Results for "Grand-Saint-Bernard+|+9"
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Air France: temps de correspondance pour Lyon - Figari (Corse)? English translation pending
Bonjour,
QUestion à ceux qui travaillent aux résas AF ainsi qu'à ceux qui en ont fait l'expérience : je désire réserver un Lyon --> Figari pour le 20 juillet; le vol direct étant complet (?), le site AF me propose en premier et au plus court : Votre vol aller : Lyon - Figari Mercredi 20 juillet 2011
AF7832 - Voyageur 15:35 Lyon, Lyon Saint Exupéry (LYS) - France - Terminal 2
16:35 Nice, Côte d'Azur (NCE) - France - Terminal 2 puis
AF4750 - Economique 17:15 Nice, Côte d'Azur (NCE) - France - Terminal 2
18:10 Figari, Figari Sud Corse (FSC) - France soit un temps de correspondance de 40 mn. Vous pensez que ça peut le faire ? Merci et bonne journée. @lain
QUestion à ceux qui travaillent aux résas AF ainsi qu'à ceux qui en ont fait l'expérience : je désire réserver un Lyon --> Figari pour le 20 juillet; le vol direct étant complet (?), le site AF me propose en premier et au plus court : Votre vol aller : Lyon - Figari Mercredi 20 juillet 2011
AF7832 - Voyageur 15:35 Lyon, Lyon Saint Exupéry (LYS) - France - Terminal 2
16:35 Nice, Côte d'Azur (NCE) - France - Terminal 2 puis
AF4750 - Economique 17:15 Nice, Côte d'Azur (NCE) - France - Terminal 2
18:10 Figari, Figari Sud Corse (FSC) - France soit un temps de correspondance de 40 mn. Vous pensez que ça peut le faire ? Merci et bonne journée. @lain
Comment se rendre aux sources de St Thomas les Bains (66)? English translation pending
Bonjour,
Spécialement au catalan.😉
Je cherche les possiblités de me rendre aux sources de St Thomas les bains (près mont louis)
L'accès est il libre? Possibilité d'arrêt en CC?.....
Merci à tous😄
Spécialement au catalan.😉
Je cherche les possiblités de me rendre aux sources de St Thomas les bains (près mont louis)
L'accès est il libre? Possibilité d'arrêt en CC?.....
Merci à tous😄
Camping familial en Auvergne? English translation pending
Bonjour à tous !
Nous préparons nos vacances en Auvergne avec nos 2 garçons de 7 & 10 ans.
Nous aimerions voir les volcans et faire des randonnées.
Nous recherchons donc un camping familial (c'est à dire tranquille, pas trop grand) près du parc des volcans, des puys.
Sachant que nous restons que 10 jours.
Merci pour votre aide.
Céline & Laurent
Nous préparons nos vacances en Auvergne avec nos 2 garçons de 7 & 10 ans.
Nous aimerions voir les volcans et faire des randonnées.
Nous recherchons donc un camping familial (c'est à dire tranquille, pas trop grand) près du parc des volcans, des puys.
Sachant que nous restons que 10 jours.
Merci pour votre aide.
Céline & Laurent
Choisir la Grande Canarie ou Ténérife pour cinq jours seulement? English translation pending
Merci pour vos réponses ... : sac au dos, j'arrive à Las Palmas pour une semaine fin février. Que me conseillez-vous ? visiter Grand Carnaries ou prendre le bateau pour Teneriffe ? je pense qu'il y a des ferrys ? Y a-t-il carnaval cette semaine là ? j'aime découvrir les autres, les parcs naturels, marcher en rando ou sur une plage, etc... voyageant seule, je prendrai les bus locaux et je ne pense pas qu'il faille réserver pour dormir quelque part en février ... y a-t-il des associations qui pourraient m'intéresser ? et d'abord quelle île visiter car je suis sûre que 5 jours c'est peu pour découvrir ce coin de terre. merci beaucoup de vos conseils
Découverte de la Provence et balades dans les Alpilles English translation pending
Bonjour,
Nous allons passer une semaine en Provence fin mai. Nous pensons louer une maison à Saint-Remy, nous souhaitons découvrir la région et surtout faire de belles balades à pieds. Nous avons deux chiens (très bien éduqués!!!), est-ce qu'il existe un guide des balades à faire ? pourront-ils se baigner (je parle des chiens 😛) et comment sont acceptés les chiens dans cette région? il est exclu que nous les gardions attachés durant toutes nos balades. Pour nous maintenant! nous aimons l'architecture, la lavande (ça c'est moi surtout!) et les marchés, nous n'aimons pas le tourisme de masse, version cars de Japonais (mais je n'ai rien contre les Japonais!), c'est pour cette raison que nous avons choisi le mois de mai. Est-ce que j'aurai la chance de voir les champs de lavande ou est-ce trop tôt 🤪. Voilà, n'hésitez pas à me faire part de vos découvertes ... restos, jolis villages, jolies balades à pieds ou je ne sais quoi ....
Idées d'excursions à Budapest? English translation pending
Bonjour a tous,
Nous nous rendons a Budapest avec 2 autres couples, nous descendons au Saint George Résidence Hôtel (4 jours depart le 12 fevrier)
Que pensez vous de cette hôtel?
Quelles sont les bons restaurants de la villes?
Quelles excursions me suggérer vous? train? métro? quelles sont vos astuces pour la visites?
merci
petitchef5
Itinéraire aux Etats-Unis en septembre 2011 / juillet 2012? English translation pending
Bonjour à tous!
Nous sommes en train de préparer un road trip aux USA, de septembre 2011 à Juillet 2012 (si on a assez de $$$). Nous sommes une famille de 4, avec deux enfants de 1.5 et 4 ans. Nous comptons acheter un CC de classe C ou un grand bien aménagé de classe B, sur la côte est, puis faire: la cote est vers le sud/ remonter le mississipi jusqu'à chicago / traverser jusqu'à la cote ouest / descendre la cote ouest / faire les parcs du sud ouest / traverser par Denver et saint louis / revendre le CC / rentrer.
Que pensez-vous de notre itinéraire en termes de climat et de timing?
Pouvons nous trouver un CC pas trop cher sur la cote est??? (budget environ 8000 euros)
Quel budget carburant devons nous prévoir?
Cout de l'assurance?
Quel budget tout court??? (on a un total de 25000 E tout compris!!!!!)
Trouve-t-on facilement des lavomatics ou bien y a-t-il des machines à laver dans les campings?
Ou peut-on parker notre engin quand on visite des villes? (new-york, Chicago, SF, NO...)
merci d'avance!
merci d'avance!
Route de Bryce Canyon à Moab directe ou via Torrey? English translation pending
j'hésite entre deux trajets de las vegas à moab pour le début de mon parcour début octobre en motorisé.
jour 1 départ de végas en fin d'après-midi et coucher vers saint george ou washington.
jour 2 départ tôt washington - bryce canyon en passant par cedar city et panguitch. pm visite bryce coucher à bryce.
jour 3 am visite bryce et direction torrey par route 12 coucher a torrey
jour 4 torrey - moab
ou bien
jour 1 départ vegas fin d'après-midi et coucher vers saint george ou washington
jour 2 washington - am visite zion et tunnel vers carmel junction et bryce canyon
jour 3 visite bryce canyon
jour 4 départ tôt bryce - moab par route 12 et 24 avec arrêts photos. coucher à moab.
lequel de ces itinéraires est le plus appropriés.
merci de vos bons conseils
lequel de ces itinéraires est le plus appropriés.
merci de vos bons conseils
Coût du pass pour l'entrée dans les parcs de l'Ouest américain? English translation pending
BONJOUR
Mon voyage avance doucement mais surement.
l'itinéraire est réglé et votre aide pour arrivée PHOENIX et retour SF c'est avérée trés judicieuse.
venons en au fait
en prevision du budget quelqu'un peu me dire pour combien j'aurais de frais de PASS parcs sachant que l' on doit faire les classiques à savoir Death Valley, Monument valley, Grand Canyon, BRYCE CANYON, Lac POWELL ET GLENN CANYON et la traversée de ZION au retour de Bryce VERS saint georges.
En outre , peut t on se procurer ces pass par internet avant et ou ??
enfin tout tuyaux sur ce sujet m 'intéresse
cordialement
Faire du magasinage en Tunisie? English translation pending
bonjour je vais partir en tunisie mais je me demande si en tunisie il y as des beau magasin de vetement chaussure comme en turquie ou en grece merci
Partir en Angleterre après le bac en étant mineur? English translation pending
Bonjour a tous, je suis nouveau sur ce forum, et depuis quelques temps je cherche des réponses à mes questions (d'ou l'ouverture de cette discussion).
J'ai obtenu mon Baccalauréat en fillière ES cette année sans mention avec deux ans d'avance, je me suis inscrit dans une Fac (Saint Quentin) en Eco-Gestion, n'étant pas tres bosseur ni motivé par la fac je ne suis pas sur de confirmer mon inscription. Je ne dispose pas d'un tres bon niveau d'Anglais (9 au bac) et je souhaite devenir bilingue pour l'an prochain entrer en école de commerce. Je me pose donc des questions si partir quelques semaines, ou quelques moi en Angleterre l'an prochain, ne m'apporterait pas le plus grand bien. Bien évidemment, je sais que quelques semaines ou quelques mois ne me transformeront pas en un British typique, mais cela je pense me permettrait d'avoir un niveau de maitrise tres correct. Cela étant dit je me suis pas mal renseigner grace a des gens ayant décider de faire de même, cependant aucun n'était mineur. Ayant deux ans d'avance, je viens juste d'avoir 16 ans, donc je me demande si mon projet d'Angleterre est toujours possible. J'aimerais beaucoup si vous le pouviez m'avancer, sur des questions, sur le logement (famille d'accueil etc..), l'apprentissage (quel école ? A quel prix ? Pour combien de temps ?) et si ma minorité n'est pas un probleme majeur. Si vous avez des témoignages ou si vous pouvez m'aider n'hésiter pas, j'en ai besoin en ce moment :)
Merci a vous
Merci a vous
Traversée de la Réunion par le GR 2 en octobre 2010 English translation pending
Bonjour,
Je pars à la Réunion du 1er au 15 octobre, pour faire de la rando en itinérant, seule avec mon sac à dos.
Je suis très sportive et ai déjà fait des randos sur plusieurs jours ou semaines, mais j'ai encore des doutes concernant l'itinéraire.
Voici le programme que j'envisage :
J1 : Saint Denis - Le Brulé en bus puis rando jusqu'au gite de la Roche écrite
J2 : Montée à la Roche écrite, puis Dos d'âne
J3 : Dos d'âne - Aurère - Ilet à Malheur
J4 : Ilet à Malheur - Grand Place - Roche Plate
J5 : Roche Plate - La Nouvelle - Marla
J6 : Marla - Cilaos par le col du Taïbit
J7 : Cilaos - Gîte de la caverne Dufour
J8 : Montée au Piton des Neiges - Bourg Murat
J9 : Bourg Murat - Gite du Volcan
J10 : Rando Aller-Retour au volcan
J11 : Gîte du volcan - Basse Vallée
J12 : Transfert en bus vers Hell Bourg en faisant du "tourisme" sur la côte est
J13 : Rando en boucle autour de Bélouve
Mes questions : Mon itinéraire semble t-il à vos yeux le plus intéressant pour avoir un aperçu de tout (et faire le moins de transferts en bus possible) ? La partie du GR R2 entre le gite du volcan et Basse Vallée présente t-elle de l'intérêt ? Parce qu'elle m'oblige à passer 2 nuits au gite du volcan, qui n'est pas le plus agréable d'après ce que j'ai compris. Si cette rando n'est pas particulièrement jolie, je peux peut-être aller directement à Hell Bourg en bus depuis le gite du volcan ? (le J10) Est-il mieux d'aller directement à Bélouve après être montée au Piton des neiges, d'y passer une journée, puis de prendre un bus pour Bourg Murat (ou le gite du volcan ?), et de finir par remonter la côte est le dernier jour ? En fait, la partie de rando entre la caverne Dufour et Bourg-Murat est-elle sympa en rando ?
Comment fonctionnent les bus ? Je serai seule, est-il indispensable de réserver TOUTES les nuits en cette saison (ce qui me bloque si j'ai envie de changer mes plans au dernier moment), ou seulement le gite du volcan et de la caverne Dufour ?
Merci d'avance pour vos conseils, vos rectifications d'itinéraires, vos bons plans de gites sympas, vos suggestions...
Lucile
Mes questions : Mon itinéraire semble t-il à vos yeux le plus intéressant pour avoir un aperçu de tout (et faire le moins de transferts en bus possible) ? La partie du GR R2 entre le gite du volcan et Basse Vallée présente t-elle de l'intérêt ? Parce qu'elle m'oblige à passer 2 nuits au gite du volcan, qui n'est pas le plus agréable d'après ce que j'ai compris. Si cette rando n'est pas particulièrement jolie, je peux peut-être aller directement à Hell Bourg en bus depuis le gite du volcan ? (le J10) Est-il mieux d'aller directement à Bélouve après être montée au Piton des neiges, d'y passer une journée, puis de prendre un bus pour Bourg Murat (ou le gite du volcan ?), et de finir par remonter la côte est le dernier jour ? En fait, la partie de rando entre la caverne Dufour et Bourg-Murat est-elle sympa en rando ?
Comment fonctionnent les bus ? Je serai seule, est-il indispensable de réserver TOUTES les nuits en cette saison (ce qui me bloque si j'ai envie de changer mes plans au dernier moment), ou seulement le gite du volcan et de la caverne Dufour ?
Merci d'avance pour vos conseils, vos rectifications d'itinéraires, vos bons plans de gites sympas, vos suggestions...
Lucile
Voyage en Russie avec un passage en Mongolie English translation pending
Bonjour à tous,
Nous envisageons de visiter la Russie puis de passer en Mongolie. Nous visiterons bien su Saint Petersbourg et Moscou mais nous aimerions visiter la Russie en sortant des sentiers battus utilisés par les agences pour cela j'ai 2 questions. Est ce que quelqu'un parmis vous peut : - M'indiquer des villes ou des lieux à visiter en Russie qui sont le reflet de la vie quotidienne Russe. - Ou peut on franchir la frontière Russie Mongolie Merci pour votre disponibilité
Nous envisageons de visiter la Russie puis de passer en Mongolie. Nous visiterons bien su Saint Petersbourg et Moscou mais nous aimerions visiter la Russie en sortant des sentiers battus utilisés par les agences pour cela j'ai 2 questions. Est ce que quelqu'un parmis vous peut : - M'indiquer des villes ou des lieux à visiter en Russie qui sont le reflet de la vie quotidienne Russe. - Ou peut on franchir la frontière Russie Mongolie Merci pour votre disponibilité
Guides du voyage pour la Syrie? English translation pending
Salut🙂!
que conseillez vous?
J'ai fais une recherche sur le forum et pas trouvé grand chose.
le guide du routard: Paru en 11/2008 La Jordanie offre un bel itinéraire sur les traces de Lawrence d’Arabie ; et toutes les traditions du monde arabe : narguilé, appel du muezzin et promenades à dos de chameau. La musique, en Syrie, fait partie de la vie quotidienne : elle envahit les rues, jaillit des fenêtres de voitures, sort des magasins, des souks obscurs… Et puis le routard Jordanie, Syrie c’est toujours : – des adresses souvent introuvables ailleurs : savourer différents mezze, siroter un whisky bédouin (thé à a menthe dans le sud de la Jordanie), fumer le narguilé en jouant au backgammon et dormir à bon prix… – des visites culturelles originales en dehors des sentiers battus. – des infos remises à jour chaque année. – 35 cartes et plans détaillés. le petit futé Syrie:
La Syrie du guide Michelin: Paru en 02/2009 Des logos coups de coeur pour souligner les points forts, les sites incontournables, l’accueil chaleureux ou, a contrario, les logos coups de gueule pour les désagréments comme le harcèlement des vendeurs ou les prix exorbitants. Informations complètes et pointues, cartes et plans lisibles et très précis, quelques photos pleine page, et le tour est joué. Rien n’a échappé à la sagacité des auteurs, du masque primitif méconnu à l’indispensable laverie. La collection nécessaire à tout voyageur qui se respecte. Le guide bleu Syrie: Paru en 09/2009 La Syrie répond à nos images d’Epinal sur le Proche-Orient : un monde de désert et d’oasis, de villes aux rues ombreuses percées de minarets, aux jardins secrets et aux souks odorants. Elle est cela et bien plus, le Guide Bleu vous le donne à voir: > des approches sur l’histoire millénaire d’une Syrie babylonnienne, hellinistique, puis romaine, byzantine, musulmane, ottomane, sous mandat français, et enfin nationale . > la visite de Damas l’orientale, des sites romains environnants (Bosra) et des premiers lieux de la chrétienté ; d’Alep la commerçante et ses souks fabuleux ; des vestiges byzantins de la vallée de l’Oronte (Saint-Siméon) ; des citadelles des Croisés dans l’arrière-pays côtier ; de Palmyre au cœur du désert et au soleil couchant. > une foule de conseils pratiques, des adresses coups de cœur et un glossaire d’art et d’histoire.
Lonely Planet Syria and Lebanon: Lonely planet est leader sur le marché des guides à destination de la Syrie et du Liban. cf Nielsen Bookscan Le gouvernement syrien compte susciter les investissments et adopte pour cela un plan d'action afin de propager l'image d'une Syrie civilisée loin de celle des conflits territoriaux. Damas et Aleppo en Syrie ont été citée par le journal britannique The Observer comme les destinations en vogue pour 2008. Paru en 08/2008 à+
que conseillez vous?
J'ai fais une recherche sur le forum et pas trouvé grand chose.
le guide du routard: Paru en 11/2008 La Jordanie offre un bel itinéraire sur les traces de Lawrence d’Arabie ; et toutes les traditions du monde arabe : narguilé, appel du muezzin et promenades à dos de chameau. La musique, en Syrie, fait partie de la vie quotidienne : elle envahit les rues, jaillit des fenêtres de voitures, sort des magasins, des souks obscurs… Et puis le routard Jordanie, Syrie c’est toujours : – des adresses souvent introuvables ailleurs : savourer différents mezze, siroter un whisky bédouin (thé à a menthe dans le sud de la Jordanie), fumer le narguilé en jouant au backgammon et dormir à bon prix… – des visites culturelles originales en dehors des sentiers battus. – des infos remises à jour chaque année. – 35 cartes et plans détaillés. le petit futé Syrie:
La Syrie du guide Michelin: Paru en 02/2009 Des logos coups de coeur pour souligner les points forts, les sites incontournables, l’accueil chaleureux ou, a contrario, les logos coups de gueule pour les désagréments comme le harcèlement des vendeurs ou les prix exorbitants. Informations complètes et pointues, cartes et plans lisibles et très précis, quelques photos pleine page, et le tour est joué. Rien n’a échappé à la sagacité des auteurs, du masque primitif méconnu à l’indispensable laverie. La collection nécessaire à tout voyageur qui se respecte. Le guide bleu Syrie: Paru en 09/2009 La Syrie répond à nos images d’Epinal sur le Proche-Orient : un monde de désert et d’oasis, de villes aux rues ombreuses percées de minarets, aux jardins secrets et aux souks odorants. Elle est cela et bien plus, le Guide Bleu vous le donne à voir: > des approches sur l’histoire millénaire d’une Syrie babylonnienne, hellinistique, puis romaine, byzantine, musulmane, ottomane, sous mandat français, et enfin nationale . > la visite de Damas l’orientale, des sites romains environnants (Bosra) et des premiers lieux de la chrétienté ; d’Alep la commerçante et ses souks fabuleux ; des vestiges byzantins de la vallée de l’Oronte (Saint-Siméon) ; des citadelles des Croisés dans l’arrière-pays côtier ; de Palmyre au cœur du désert et au soleil couchant. > une foule de conseils pratiques, des adresses coups de cœur et un glossaire d’art et d’histoire.
Lonely Planet Syria and Lebanon: Lonely planet est leader sur le marché des guides à destination de la Syrie et du Liban. cf Nielsen Bookscan Le gouvernement syrien compte susciter les investissments et adopte pour cela un plan d'action afin de propager l'image d'une Syrie civilisée loin de celle des conflits territoriaux. Damas et Aleppo en Syrie ont été citée par le journal britannique The Observer comme les destinations en vogue pour 2008. Paru en 08/2008 à+
Faire un voyage au Sénégal en septembre étant enceinte? English translation pending
Bonjour,
je suis enceinte d'un mois et demi et envisageais un séjour plutôt "tranquille" (Dakar, Gorée, Saint-Louis) en septembre. J'ai lu que certains traitement anti-palu étaient compatibles avec la grossesse donc pas de souci, en revanche je suis un peu perdue sur la question de la fièvre jaune: il semble qu'il ne soit plus obligatoire depuis peu mais que le carnet peut être encore demandé à l'arrivée. Et concernant le vaccin en lui-même, là encore visiblement les avis divergent...
J'en parlerai bien sûr avec ma gynéco à la fin du mois, mais d'ici là si vous avez des infos ou témoignages je suis preneuse, car j'ai envie de penser à mes vacances!
Merci d'avance
Bons plans d'activités natures près de Bucarest? English translation pending
Bonjour à tous,
J'ai besoin de quelques conseils pour un séjour en Roumanie cet été. Avec notre association nous emmenons un groupe de jeunes (12-16 ans) de Seine Saint Denis, à Bucarest au mois de juillet. Leur séjour durera une semaine et nous aimerions prévoir deux jours dans un cadre plus nature. Nous cherchons donc un lac proche de Bucarest où nous pourrions les emmener facilement en transport en commun et les loger pour une nuit. Si possible nous aimerions leur faire faire un peu de canoë, de vélo ou tout autre activité nature sympa. Si vous avez des adresses, des idées nous sommes preneurs.
merci d'avance
J'ai besoin de quelques conseils pour un séjour en Roumanie cet été. Avec notre association nous emmenons un groupe de jeunes (12-16 ans) de Seine Saint Denis, à Bucarest au mois de juillet. Leur séjour durera une semaine et nous aimerions prévoir deux jours dans un cadre plus nature. Nous cherchons donc un lac proche de Bucarest où nous pourrions les emmener facilement en transport en commun et les loger pour une nuit. Si possible nous aimerions leur faire faire un peu de canoë, de vélo ou tout autre activité nature sympa. Si vous avez des adresses, des idées nous sommes preneurs.
merci d'avance
Circuit de dix jours au Québec: votre avis? English translation pending
Bonjour,
Avec mon conjoint nous partons mi-mai dans la région de Québec. Je suis entrain de finaliser notre circuit de 10 jours et j'aimerai savoir si c'est réalisable. J1-J2-J3: Montréal J4: chemin du Roy J5: Saguenay - Tadoussac J6: Tadoussac (baleines) et départ pour la région de Charlevoix J7: baie saint Paul - chute de Montmorency - Canyon st Anne J8: Wendake - Ile d'orléans J9-J10: Québec
Avez-vous des commentaires à y apporter? Y-a-t-il des incohérences?
Merci par avance pour votre aide.
Avec mon conjoint nous partons mi-mai dans la région de Québec. Je suis entrain de finaliser notre circuit de 10 jours et j'aimerai savoir si c'est réalisable. J1-J2-J3: Montréal J4: chemin du Roy J5: Saguenay - Tadoussac J6: Tadoussac (baleines) et départ pour la région de Charlevoix J7: baie saint Paul - chute de Montmorency - Canyon st Anne J8: Wendake - Ile d'orléans J9-J10: Québec
Avez-vous des commentaires à y apporter? Y-a-t-il des incohérences?
Merci par avance pour votre aide.
Seize jours à la Réunion: programme réaliste? English translation pending
Bonjour,
Comme beaucoup d'autres membres, nous avons concocté un programme de vacances à La Réunion depuis la métropole, sans trop savoir si celui-ci est réaliste. Quelques appréciations avisées seraient donc les bienvenues 😉 :
- Vendredi 14 mai : atterrissage à Saint-Denis à 8h40, location de voiture. Visite de Saint-Leu, Saint-Louis, Entre-Deux. - Nuit à Saint-Paul. - Samedi 15 mai : Piton Maïdo à l’aube, marché de Saint-Pierre, musée Villèle, Le Tampon, Petite-île, Manapany. - Nuit à Petite-île - Dimanche 16 mai : Mare Longue, Saint-Philippe, Le Tremblet, le Grand Brûlé - Nuit à La Plaine des palmistes - Lundi 17 mai : Piton de la Fournaise, Plaine des cafres - Nuit à La Plaine des palmistes - Mardi 18 mai : forêt de Bébour, restitution de la voiture à Saint-Louis (possible ?). - Nuit à Saint-Louis - Mercredi 19 mai : Départ en car pour Cilaos à 7h30, arrivée à 9h00. Option 1 : Randonnée vers le gîte Caverne Dufour. - Nuit au gîte Caverne Dufour (besoin de duvet ?). - Jeudi 20 mai : ascension du Piton des Neiges. - Nuit au gîte Caverne Dufour. Option 2 : Randonnée pour la Roche Merveilleuse. - Nuit à Cilaos - Jeudi 20 mai : randonnée sentier de la Chapelle - Nuit à Cilaos - Vendredi 21 mai : Départ pour Mafate par la cascade Bras-Rouge et le col du Taïbit. - Nuit à Marla. - Samedi 22 mai : Randonnée Marla => Roche Plate - Nuit à Roche Plate - Samedi 23 mai : Randonnée Roche Plate => Cayenne - Nuit à Cayenne - Dimanche 24 mai : Randonnée Cayenne => Aurère - Nuit à Aurère - Lundi 25 mai : Départ pour Salazie par le col du Bélier. - Nuit à Grand Ilet - Mardi 26 mai : Randonnée la Roche Ecrite. Bus pour Salazie. - Nuit à Salazie. - Mercredi 27 mai : Randonnée Voile de la Mariée. Bus pour Saint-André. - Nuit à Saint-André. - Jeudi 28 mai : Location d’une voiture, visite de Champ Borne, Sainte-Anne, le Colosse... - Nuit à Saint-Denis. - Vendredi 29 mai : Visite de Saint-Denis. Restitution de la voiture (possible ?). Décollage de Saint-Denis à 22h30.
Merci !
J.
Comme beaucoup d'autres membres, nous avons concocté un programme de vacances à La Réunion depuis la métropole, sans trop savoir si celui-ci est réaliste. Quelques appréciations avisées seraient donc les bienvenues 😉 :
- Vendredi 14 mai : atterrissage à Saint-Denis à 8h40, location de voiture. Visite de Saint-Leu, Saint-Louis, Entre-Deux. - Nuit à Saint-Paul. - Samedi 15 mai : Piton Maïdo à l’aube, marché de Saint-Pierre, musée Villèle, Le Tampon, Petite-île, Manapany. - Nuit à Petite-île - Dimanche 16 mai : Mare Longue, Saint-Philippe, Le Tremblet, le Grand Brûlé - Nuit à La Plaine des palmistes - Lundi 17 mai : Piton de la Fournaise, Plaine des cafres - Nuit à La Plaine des palmistes - Mardi 18 mai : forêt de Bébour, restitution de la voiture à Saint-Louis (possible ?). - Nuit à Saint-Louis - Mercredi 19 mai : Départ en car pour Cilaos à 7h30, arrivée à 9h00. Option 1 : Randonnée vers le gîte Caverne Dufour. - Nuit au gîte Caverne Dufour (besoin de duvet ?). - Jeudi 20 mai : ascension du Piton des Neiges. - Nuit au gîte Caverne Dufour. Option 2 : Randonnée pour la Roche Merveilleuse. - Nuit à Cilaos - Jeudi 20 mai : randonnée sentier de la Chapelle - Nuit à Cilaos - Vendredi 21 mai : Départ pour Mafate par la cascade Bras-Rouge et le col du Taïbit. - Nuit à Marla. - Samedi 22 mai : Randonnée Marla => Roche Plate - Nuit à Roche Plate - Samedi 23 mai : Randonnée Roche Plate => Cayenne - Nuit à Cayenne - Dimanche 24 mai : Randonnée Cayenne => Aurère - Nuit à Aurère - Lundi 25 mai : Départ pour Salazie par le col du Bélier. - Nuit à Grand Ilet - Mardi 26 mai : Randonnée la Roche Ecrite. Bus pour Salazie. - Nuit à Salazie. - Mercredi 27 mai : Randonnée Voile de la Mariée. Bus pour Saint-André. - Nuit à Saint-André. - Jeudi 28 mai : Location d’une voiture, visite de Champ Borne, Sainte-Anne, le Colosse... - Nuit à Saint-Denis. - Vendredi 29 mai : Visite de Saint-Denis. Restitution de la voiture (possible ?). Décollage de Saint-Denis à 22h30.
Merci !
J.
Périple Binche (Belgique) - Audierne (Bretagne) à vélo English translation pending
Bonjour à tous,
Je suis occupé à préparer un parcours pour cet été qui ira de Binche (Belgique) à Audierne ( Bretagne) +/900 kms sur une dizaine de jours. Auriez-vous quelques suggestions de tracés, endroits où loger, coins à éviter.
Mon projet de Base:
Maubeuge- Le Cateau- Cambrésis
Le Cateau- Chaulnes
Chaulnes-Crèvecoeur-Le-Grand
Crèvecoeur-Elbeuf
Elbeuf-Livarot
livarot-Tinchebray
Tichebray-Antrain
Antrain-Moncontour
Moncontour-Gourin
Gourin-Audierne.
Il existe une voie verte ( la N°6) à partir de Saint Meen-Le Grand que je pourrais parcourir sur une centaine de kms. A votre avis, un bon plan?
Pour le retour, je pense prendre le tgv à Quimper, Rennes, Paris puis corai jusque Maubeuge. Mais là, train + vélo, je n'ai pas d'expérience. J'ai bien parcouru les forums mais je crains la galère. Déjà rien qu'à essayer une simulation horaire et tarifaire sur le site de la sncf, j'vous dis pas. Enfin, préparer, c'est déjà voyager.
Bonne route à tous, prudence et ...Vive le vélo
Visiter l'Est algérien English translation pending
bjr!
après l'ouest du pays, la vallé de le mzab et le grand sud, voici le moment venu de découvrir l'est algérien 😏
des conseils? des suggestions? des activités, des lieus à absolument ne pas rater? comment ça se passe côté plage?
nous diposons d'une semaine et d'une voiture
j'attends vos idées!
merci
Trois semaines en camping-car au Québec English translation pending
Bonjour , je part (seul) du 27 mai au 15 juin 2010. Circuit : Montréal - Val d'Or -Chibougamau - lac saint jean - Trois Riviéres- Montréal , voilas en gros . Comme je pense faire des haltes pêche , visites et si possible rencontres mon périple n'est il pas un peu long ? Autre chose , est il possible de stationner pour la nuit ailleurs que dans un camping ( chemin forestier par exemple , ) ? Merci par avances à tous pour vos réponses .
Retour de la croisière "Perles de l'océan Indien" sur le Costa Romantica English translation pending
voila croisiere terminée ,
alors pour tout ceux qui souhaites des reponses sur cette croisiere , je vais vous raconter
1°jour arrivée a la reunion , si vous n'avez pas de transfert costa ne le prenez pas , preferer plutot un taxi ou alors la navette jusqu'a saint denis puis bus qui vous depose a l'entrée du port ( prix du tranfert aller costa 30€ ) pas le temps de visiter la reunion
escale a maurice : a la sortie du bateau une navette bateau vous amene pour 1 € par pers jusqu'a la sortie du port , de la passer de l'autre cote de la rue et remonter environ 500 metres vous trouverez la station de bus pour environ 2€ par personne vous pourez vous rendre a l ile au cerf ou a grand baie ou passer la journée sur mont choisy ( pour le change il y en a sur le chemin qui mene a la station de bus )
escale a mahe :
a la sortie du port prendre la direction centre ville , c'est indique , traverser le parc pour enfant et marcher tout droit , vous tombez directement sur la gare de bus ( bureau de change sur le chemin ) prendre le bus direction beau vallon et passer le reste de l'apres midi vous aurez le temps de visiter victoria le 3° jour , attention la nuit dernier bus a 20h 30
journée pleine aux seychelles excursion costa 187€ !!!!!!!!!!!
et bien c'est tres simple, il suffit de vous rendre a la marina , la il y a le ferry qui part a 9h pour 50e la digue ar ou 70 les deux iles preferez la digue , louer un velo 10e et rester jusqu'a 16h30
deux possibilites : bateau transfert la digue et praslin 80€
pour madagascar vous pourrez faire toutes les excursions a bas prix avec les locaux attention bien marchander
bon voyage
1°jour arrivée a la reunion , si vous n'avez pas de transfert costa ne le prenez pas , preferer plutot un taxi ou alors la navette jusqu'a saint denis puis bus qui vous depose a l'entrée du port ( prix du tranfert aller costa 30€ ) pas le temps de visiter la reunion
escale a maurice : a la sortie du bateau une navette bateau vous amene pour 1 € par pers jusqu'a la sortie du port , de la passer de l'autre cote de la rue et remonter environ 500 metres vous trouverez la station de bus pour environ 2€ par personne vous pourez vous rendre a l ile au cerf ou a grand baie ou passer la journée sur mont choisy ( pour le change il y en a sur le chemin qui mene a la station de bus )
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bon voyage
Vertus de l'échec, traversée des Calanques English translation pending
Une traversée des Calanques en janvier
Le projet initial prévoyait de rejoindre Nice au départ de la gare Saint-Charles à Marseille, en traversant différents massifs montagneux, le premier étant les Calanques. Projet quelque peu ambitieux, quand la préparation physique a été pour le moins négligée, de plus monté à la hâte et de façon approximative en matière de poids de sac qui avoisinait les quatorze kilos. Evidemment le péché de vanité ça se paie généralement cash. Bien entendu ce fut le cas. La balade démarrée dans l’allégresse un matin de fin janvier 2010 sur l’esplanade de la gare Saint-Charles s’est terminée dans la douleur deux jours plus tard à Roquefort-la-Bédoule, village situé sur les hauteurs de Cassis. Un démarrage de sciatique m’a cloué et forcé à l’abandon.
Toute expérience est bonne à faire. Cela permet de réfléchir aux erreurs commises afin de ne pas les répéter. Cela rappelle surtout aux réalités pour éviter de se croire au-dessus de la moyenne en partant dans n’importe quelle condition. Donc, je ne regrette pas ces deux jours passés à marcher même si parfois j’en ai bavé, à cause de la première étape bien trop longue, du manque d’entraînement, du sac trop lourd et du temps particulièrement hostile le deuxième jour.
Les conditions météorologiques n’étaient pas très favorables à cette époque, cependant je l’avais choisie car elle correspondait à une période de pleine lune. Et, en hiver on peut être amené à marcher dans l’obscurité, et l’astre de la nuit prodigue à ces moments-là une lumière appréciable et salvatrice.
Le TGV Lyon Marseille fonce dans la nuit. A partir de Montélimar le jour se lève. Une plaine brouillardeuse et toute couverte de givre se dévoile. Je me dis que les Calanques, première partie de mon périple, devraient échapper à ce phénomène du fait de leur proximité de la mer. L’arrivée à Marseille a lieu vers les huit heures trente.
L’air est frais sans plus, pour une fin janvier je dirais qu’il fait bon. Dès la sortie de la gare, Notre Dame de la Garde, « la Bonne Mère », me saute au visage. Ce ne sera que le deuxième point de passage de ma balade. Dans un premier temps je compte descendre au Vieux Port pour admirer les étalages des pêcheurs qui arrivent juste de la mer, et débarquent leurs poissons encore vivants. La ville en ce début de matinée est populeuse, les voitures nombreuses. Rapidement je rejoins la Canebière, ce boulevard mythique en légère descente, qui me conduit en quelques minutes sur le quai du port.
En effet, comme prévu quelques étals sont alignés et exposent une marchandise aux teintes colorées, comme seuls les poissons de Méditerranée en dévoilent. Le loup, la sole, le turbot occupent une bonne place, ensuite le rouget, normal et grondin, ainsi que la rascasse rehaussent l’ensemble d’une touche rouge vif. Le rouget sur le bassin d’Arcachon, mais là on n’est plus en Provence, lorsqu’il est de petite taille porte le charmant surnom de vendangeur. En effet, on le dénomme ainsi pour les raisons suivantes : il rentre dans le bassin au moment des vendanges et prend la couleur rouge de la feuille de vigne en automne. Même s’il est goûteux, ce n’est pas mon préféré. Une bonne sole ou un joli marbré à la livrée blanc immaculé, rayée de fines lignes noires sont mes préférés, sans oublier une friture de girelles multicolores. Revenons à nos étals ; au beau milieu de tous ces poissons une grosse langouste ajoute sa touche. Tout heureux je m’attarde en faisant une multitude de photographies.
Des ruelles en pente m’invitent à prendre la direction de « la Bonne Mère » qui veille du haut de sa colline sur la ville. Un petit bistrot, à la devanture bien méridionale, me tente pour un arrêt technique. Les toilettes sans papier, heureusement je suis toujours prévoyant. Le café est bon, l’accent des clients est un vrai plaisir. Je demande au tenancier le chemin le plus court pour monter au sommet de la colline. « En bus ou à pied ?» interroge-t-il. Je lui confirme que je compte y monter par mes propres moyens. Et là, il me sort une tirade digne de Pagnol à peu près dans ces termes : « Eh! Vous fatiguez pas à monter là-haut, redescendez sur le port et faites une photo au téléobjectif et vous direz que vous y êtes allé ». J’adore, et toute la salle rigole, le midi ça vaut le coup! Me voilà reparti, la rue en pente raide permet de s’élever rapidement. Je traverse un parc arboré au chemin en épingles à cheveux, et débouche au pied du raidillon final. Mon attention est attirée par un char d’assaut datant de la seconde guerre mondiale du nom de « Jeanne d’arc ». Son équipage avait été tué à cet endroit lors de l’assaut des troupes françaises, qui le 25 août 1944 reprenaient la colline aux Allemands. L'évocation des combats passés et de ces soldats qui y laissèrent leur vie procure toujours des moments de grande émotion. Cela me rappelle mon voyage à travers l’Europe de l’est, ponctué de lieux évocateurs du grand cataclysme déclenché par la dictature nazie.
Je m’arrache à ce spectacle et au panneau relatant les circonstances de ces événements tragiques. Devant moi, un grand escalier matérialisant un chemin de croix me conduit directement sur le parvis de la basilique.
Que le site est aérien ! Que la vue est immense, époustouflante sur la mer et ses îles, sur la terre ses maisons et ses collines. J’ai un regard tout spécialement pour le château d’If, datant de l’époque de François Premier et qui fut rendu célèbre par le roman d’Alexandre Dumas qui fit rêver beaucoup d’entre nous dans notre jeunesse, le comte de Monte-Cristo.
Marseille s’étale en contrebas. Ses constructions, innombrables, semblent blotties, tassées les unes sur les autres comme pour se tenir chaud en attente du mistral qui commence à lancer ses rafales d’air froid, rageuses et aléatoires. Je fais le tour de cette vaste esplanade. Sous tous les angles le spectacle est étonnant. Une large terrasse en contrebas semble véritablement en surplomb sur la ville, comme si on allait tomber sur les premiers toits en se penchant. Le parapet de cette esplanade est littéralement couvert d’ex-voto. Ils en occupent tout l’espace vertical, à tel point que l’on passe, par un effet de perspective, sans transition aucune du blanc des plaques de marbre aux toits des maisons qui se serrent quelques centaines de mètres plus bas. L’effet est très étonnant.
Les ex-voto, lorsqu’on entre dans la basilique, attirent immédiatement l’attention pour ne plus la lâcher. Généralement, on imagine qu’ils expriment des paroles de remerciements pour une guérison ou simplement qu’ils donnent une date et un nom. On oublie que l’ex-voto n’est pas toujours une simple plaque mais parfois un véritable tableau gravé. Alors les vœux de reconnaissance à la Vierge de la part des marins s’apparentent à de véritables œuvres d’art qui relatent des situations dignes de films d’aventure. Ce régiment d’infanterie qui remercie la Vierge Marie de lui avoir permis d’échapper aux sous-marins allemands en 1918 lors de son transfert d’Afrique du Nord sur le front occidental. Encore cet équipage d’un grand voilier qui a survécu à une terrible tornade dans l’Océan Indien. Ou encore ce remerciement pour avoir été préservé d’une grande épidémie de choléra. Ces trois exemples pour donner une idée de ce que représentent ces centaines voire milliers d’ex-voto de marins qui rendent grâce à la Vierge pour leur salut.
L’édifice est d’architecture imposante, sur certains côtés extérieurs il me rappelle la basilique de Fourvière à Lyon. L’intérieur est incroyablement orné de couleurs chaudes, le style est presque oriental.
Après cette visite particulièrement intéressante il me faut reprendre ma route vers les Calanques que je distingue au loin au-delà d'une longue corniche. Je la rejoins en descendant un chemin abrupt au pied de la basilique où de nombreux chats errant parmi les cactus me détalent entre les jambes. Puis après avoir suivi sur quelques centaines de mètres une rue comme il en existe dans toutes les villes, une dame m’indique un sentier très pittoresque qui se glisse entre les maisons au fond d’une minuscule gorge. Par ce cheminement je rejoins directement le bord de mer. Il est dix heures, je vais marcher le long de cette corniche durant deux heures. Par moments, il me prend l’envie de monter dans un bus qui me conduirait directement à Callelongue, mais je résiste. Est-ce une bonne chose ? Aujourd’hui je ne crois pas, car étant donné mon entraînement, j’aurais mieux fait de me ménager ce qui m’aurait évité les déboires et douleurs à venir, en commençant par une immense étape.
Le temps est légèrement couvert, le vent est en train de s’installer par rafales successives. Cela est caractéristique à la couleur de la mer, qui prend cette teinte bleu noir, annonciatrice des jours de mistral avec ses vaguelettes qui courent au large. Cette corniche me paraît interminable, l’impression d’éloignement étant augmentée par l’humidité de l’air qui donne une touche floue à tout ce qui se trouve à quelques kilomètres. Les aménagements sont de belle qualité et la marche est agréable. Quelques objets qui se veulent des sculptures égayent la marche. En particulier, une proue de navire, que j’identifie comme phénicien, côtoie un genre de crabe armé d’une énorme pince qui monte au ciel, le tout façonné en bois brut gris clair presque couleur cendre. Quelle en est la symbolique ? Juste avant, une immense hélice en bronze pointait vers le ciel, pour rappeler le retour des rapatriés d’Algérie et la ville de Marseille a fait inscrire à son pied la mention suivante pour que le passant se souvienne: Aux rapatriés d’Afrique du Nord et d’outre-mer. A tous ceux qui ont pour dernière demeure un sol maintenant étranger, sur lequel ils ont vécu, travaillé et où ils ont aimé. Salut à vous qui êtes revenus, notre ville est la vôtre.
Je réalise une fois de plus, que le fait de marcher permet beaucoup plus de s’imprégner d’un pays que de le parcourir en véhicule. Une multitude de choses vous interpellent lorsque vous vous déplacez au rythme des pieds. La randonnée on la conçoit toujours dans des régions de nature loin des villes. Traverser les Calanques en partant de la gare Saint-Charles m’avait tout d’abord semblé une drôle d’idée, pas forcément intéressante, puis je m’étais dit : cette ville de Marseille par laquelle tu es souvent passé la connais-tu ? Bien sûr une multitude de fois j’avais, comme on dit en franglais, commuté par cette gare carrefour, bien qu’elle soit dans un cul-de-sac, paradoxe ! J’avais vu la porte d’Aix, j’étais même déjà passé par Notre dame de la Garde, j’avais même feuilleté le dictionnaire amoureux de Marseille, collection remarquable, mais cette ville du sud dont Albert Londres a fait une magnifique description intemporelle, je n’avais jamais pris le temps de m’y plonger quelques heures à errer au hasard. Donc, cette introduction au voyage m’est apparue de plus en plus pertinente et voilà comment on décide d’un voyage à pied en le débutant par la traversée d’une ville sur une quinzaine de kilomètres. Je dois dire que l’expérience est intéressante est mérite d’être faite, mis à part qu’il est préférable d’avoir la forme physique et ne pas vouloir faire deux étapes en une.
On est toujours surpris de la vitesse à laquelle on avance à pied. Les détours du rivage qui me semblaient sans fin sont atteints rapidement et bientôt la densité des maisons diminue, la roche blanche des Calanques se fait plus présente. Les petits villages à la touche très méridionale, en périphérie de la grande ville sont traversés. Leurs noms sont universellement connus, Montredon, la Madrague, les Goudes. Ce dernier cache un petit port au fond d’une crique resserrée surplombée de villas, qui semblent surveiller de leurs gros yeux carrés les bateaux sagement alignés. A cette époque de l’année l’activité est quasi nulle. En arrière-plan les premières falaises d’escalade s’érigent et montent vers le ciel comme des sentinelles qui seraient garantes de l’originalité du site. Encore un kilomètre par la route qui domine la mer. Le spectacle est impressionnant, les îles se découpent en plans successifs. Elles présentent toutes des crêtes extraordinairement déchiquetées et je ne me lasse pas de les contempler. Comme quoi il faut être sans préjugé, car même en marchant sur une route goudronnée on peut être saisi par la beauté des paysages. Il faut dire cependant que le trafic automobile est presque nul. Je vois simplement passer le minibus qui aurait pu me faire effectuer le trajet en vingt minutes au lieu de trois heures et demie. Mais aurais-je éprouvé la même sollicitation à l’appel des Calanques et du voyage à pied ?
Dans toute sa splendeur apparaît dans un virage la calanque toute en longueur, au nom évocateur de Callelongue. Le chemin commence ici, il s’agit de la porte d’entrée dans les Calanques au départ de Marseille. L’air commence à se rafraîchir et le mistral à forcir. Je ressens de la fatigue, mais je suis habitué aux démarrages de longues randonnées, qui demandent une petite mise au point, cela ne m’inquiète pas. Un restaurant à l’aspect sympathique me tente et je me laisse faire, la Grotte. Le patron me demande où je veux m’installer, je lui dis là où il fait le plus chaud. Il me désigne une petite table tout à côté d’un gros poêle qui distribue sans avarice sa douche chaleur. Que je suis bien! Une grosse entrecôte me procure un plaisir immense, même si il n’est écologiquement pas bien de manger de la viande à cause des quantités d’eau nécessaires, il paraît cinquante mètres cubes par kilogramme, et puis aussi à cause de l’effet de serre du fait des vaches qui émettent des gaz comme le méthane!
Après un moment très agréable qui m’a permis de me reposer, je fais le plein d’eau de mes deux bouteilles de Badoit en vue d’une traversée des Calanques sans possibilité de ravitaillement. Ce qui sera le cas. Une fois dehors l’ambiance hivernale se rappelle à moi. Je pense aujourd’hui aller au moins jusqu’à la calanque de Sormiou. Mais nous verrons bien. Je démarre par le chemin en bord de mer, la vue porte jusqu’au bec de Sormiou. Il n’y a que moutonnements de falaises éclatantes qui plongent dans la mer d’un bleu profond. En arrière-plan, très loin perdu dans un brouillard ténu dû à la distance, on discerne le cap Canaille entre Cassis et la Ciotat. Perdue dans ce décor gigantesque la Grande Candelle arbore son arête de Marseille qui apparaît minuscule bien qu’elle se développe sur plus de cent vingt mètres. La France quand on pense à la regarder est à mon sens le plus beau pays du monde.
Se sentir exposé à un chemin que l’on ne maîtrise pas complètement en se disant que la nuit viendra trop tôt et qu’il faudra s’adapter au dernier moment en fonction de ce que l’on trouvera avant la fuite du soleil, est un des principaux moteurs de mes balades hivernales, toujours un peu contraintes par les heures que l’on sait contingentées.
Je me souviens de ma jeunesse et d’une traversée des Calanques en courant que j’avais réalisée en trois heures trente sept minutes et trente sept secondes de Callongue au parking de Port Miou. Mais aujourd’hui les années se sont accumulées et le sac fait quatorze kilogrammes, et moi qui me crois le chantre du sac léger, je me fais presque honte.
Le vent forcit, donc le ciel se dégage. Le contraste de ces vagues de rochers blancs qui plongent dans cette mer, hésitant entre le bleu profond et le vert émeraude absout de toutes les souffrances, car je commence à ressentir que je vais dépasser les possibilités de ma forme. Mais à aucun moment l’idée de ralentir ne m’effleure, toujours trop confiant dans la capacité de ma carcasse à amortir les violences. Il faut dire que le panorama est tellement grandiose que l’on ne pense plus à écouter son corps mais seulement à s’enfoncer toujours plus profondément dans ce monde minéral. Se déplacer entre ciel et mer sur ce chemin aérien est une véritable drogue.
Cet immense arc qui conduit jusqu’au bec de Sormiou m’envoûte littéralement. N’ayant pas regardé ma carte j’ai de la difficulté à estimer les distances. Je sais seulement que le chemin que j’ai décidé de suivre s’insinue dans ces falaises. Je réalise que je ne suis plus uniquement dans une balade sur un chemin mais qu’il va falloir faire appel sans doute à quelques notions élémentaires d’escalade. En effet, lorsque je m’engage sur le tracé vert des Walkyries, l’ambiance change. Après un chemin pierreux demandant de l’attention, la verticalité du lieu s’impose. Rapidement une main courante est nécessaire pour négocier un passage d’une dizaine de mètres vertical. J’avais oublié que les Calanques ne se déclinaient pas toujours en chemins mais en aussi en terrain un peu plus aventure. Cela n’est pas pour me déplaire.
Le site est austère, et pas une seule personne, oui en France on peut se sentir très loin. Sur une vire aérienne je fais une erreur et me trouve acculé à des pas d’escalade à la limite du raisonnable. Ne pas insister et faire demi-tour, en effet les fameuses traces de peinture vertes donnent la direction d’un petit aplomb qui nécessite un pas d’escalade facile. A plusieurs reprises je dépasse des lieux qui fourniraient des bivouacs dignes des dieux. Mais voilà il reste quelques heures de jour et cette obsession de continuer sans relâche, est toujours la plus forte, que c’est dommage !
Ce chemin qui s’insinue entre des barres rocheuses est vraiment extraordinaire. La jouissance naît aussi du fait que se sachant engagé dans un trajet de longue durée, l’étonnement est bien réel de se voir acculé à des passages de cette difficulté antinomiques de grandes distances à franchir. Les vagues frappent la base des falaises en projetant des gerbes d’écume. Je me sens en harmonie avec les éléments. Cependant, au fond de moi, une petite voix m’avertit que tout n’est pas pour le mieux. En effet, le sac se fait lourd et une forme de fatigue générale, que je décèle au manque de souplesse dans les passages aériens, commence à se manifester. Le chemin est minuscule, il se faufile au milieu de la falaise qui semble ne laisser aucune issue, la jouissance est bien réelle. Dans un passage très raide et aérien, alors que je pousse sur la jambe droite, une douleur fulgurante me saisit le mollet. Je m’agrippe du mieux possible à l’aide de mes deux mains. Je suis cloué sur place par la douleur. Je déporte le plus vite possible le poids de mon corps sur la jambe gauche. Immobile au milieu de ce monde de pierre je me demande ce que je vais faire si la douleur ne cesse pas. Mais rapidement elle s’estompe. Je comprends que je viens de dépasser les limites. Doucement, je me remets en marche en faisant attention à mon mollet droit vulnérabilisé. Mon premier souci, c’est de sortir de cette zone trop raide pour me permettre de m’arrêter pour la nuit. Dans le fond, que tout ne se passe pas « comme sur des roulettes » ça change et ça donne un peu de piment!
Le coin est vraiment sauvage, une grande falaise sur plusieurs kilomètres dans laquelle je louvoie de vire en vire. Je repars donc doucement en faisant bien attention de délester au maximum ma jambe droite. Un peu plus tard une deuxième alerte, et à nouveau ce mal fulgurant dans le mollet droit. Je décide de m’arrêter pour une petite halte et faire le point.
- A nouveau je suis en marche à un pas lent, bien conscient de préserver ma jambe droite. Cela me paraît tenir. Bientôt, au-dessus de moi, la falaise se couche et le chemin prend un aspect plus habituel et cela jusqu’à la crête qui domine la calanque suivante. J’atteins la crête et rapidement j’aborde la descente en direction de la route qui conduit à Sormiou. Le vent est particulièrement violent. Je croise un homme, jumelles rivées sur les yeux. Je suis intrigué. Il me dit qu’il est en train d’observer un aigle de Bonelli en vol stationnaire dans le mistral qui produit un effet d’onde sur le relief. Gentiment il me propose à mon tour d’observer ce bel oiseau. Spectacle superbe, merci Monsieur pour ce petit moment de bonheur que vous m’avez procuré.
La vue se découvre sur un vaste paysage, la Grande Candelle, sentinelle éclatante de blancheur, pointe vers le ciel, un peu plus loin, le Devenson caractéristique du fait de sa grande conque au rocher rouge, que j’avais gravie il y a une trentaine d’années et qui m’a laissé des souvenirs forts, plonge dans les flots, et puis tout là-bas, le cap Canaille, affichant sa silhouette massive, semble matérialiser le bout de la terre dans la mer.
Un peu avant l’intersection avec la route de Sormiou, sur le chemin se trouve un panneau rappelant les caractéristiques de la grotte Cosquer. Elle fut découverte en 1991 par le plongeur Henri Cosquer par 37 mètres de profondeur au pied de la falaise du cap de Morgiou. Une datation au carbone 14 a permis de faire remonter l’occupation du lieu entre 18500 et 27000 ans « avant le présent ». L’entrée en fut immergée il y a 10000 ans lors d’une période de réchauffement de la planète. La visite n’en est pas possible, mais le plus vieux musée immergé du monde peut se découvrir grâce à un film en trois dimensions qui permet d’en avoir une représentation imagée. Cette lecture me fait instantanément oublier mes petits maux et me plonge dans un monde fantastique d’il y a presque 300 siècles. J’ai du mal à réaliser ce que représentent 300 siècles !
A mes pieds la calanque de Sormiou dévoile sa plage et son ensemble de petites maisons blotties au fond d’une crique profonde, à l’entrée de laquelle veille, tel un garde gigantesque, le bec de Sormiou. Je ne vais pas descendre, mais je décide de continuer jusqu’à Morgiou en espérant y arriver avant la nuit et surtout y trouver un gîte. En effet le mistral souffle de plus en plus fort et une longue nuit dehors ne m’attire pas vraiment, et surtout le bivouac est strictement interdit et je n’aime pas en général enfreindre les règlements. La contravention est de 135 euros !
Le chemin m’apparaît long, la fatigue s’accentue. Une côte semble ne jamais finir alors que je sais d’expérience que les distances dans les Calanques ne sont jamais très longues. Après avoir croisé deux personnes bien emmitouflées, j’arrive enfin sur la crête séparant les deux calanques. Le Crêt Saint Michel baigné de la lumière du soleil couchant, magnifique falaise d’escalade, fait son apparition, donc Morgiou n’est plus tout proche. Le vent fort commence à m’inquiéter. Et si je ne trouvais rien pour dormir dans cette calanque? Malheureusement cette éventualité me semble probable ! Je me souviens qu’il s’y trouve un bistrot. Il faut toujours positiver, vais-je trouver un arrangement avec le patron.
Un petit chemin sur la droite, débutant par un immense détour presque à flanc, donne accès au fond de cet étroit vallon si pittoresque. Les toits des cabanons groupés dans un écrin restreint de verdure se discernent dans la pénombre, comme écrasés par les vastes pans de falaises calcaires blanches qui en vagues successives s’élèvent jusqu’à la Grande Candelle, qui encore pour quelques minutes, comme un sémaphore brille au-dessus d’un monde de pénombre. Dans le prolongement des habitations, le port, abrité au fond de son étroit bras de mer resserré par cette roche éclatante omniprésente, se prépare à hiberner en attendant la longue nuit qui emplira les lieux dans peu de temps.
La route étroite et sinueuse qui donne accès à la calanque est vite rejointe, et devant moi l’enfilade des cabanons se dessine. Br ! L’éclairage décroît et ce vent froid que l’on entend gémir dans les murailles me dominant, crée une atmosphère sévère. Une ombre furtive passe d’un cabanon à un autre, je n’ai pas le temps de l’intercepter. Un chien dans cette ruelle étroite, le maître ne doit pas être loin. En effet une femme sort d’une habitation. Je me renseigne sur les possibilités d’hébergement. Elle est catégorique, il n’y en a pas. De plus elle m’indique que le bistrot est exceptionnellement fermé. Heureusement que je me suis chargé de deux litres d’eau à Callongue, ce qui me sera bien utile car maintenant, je ne dois pas m’attendre à en trouver avant Cassis, c'est-à-dire au mieux demain midi.
Mais ces cogitations ne règlent pas mon besoin urgent de trouver un point de chute pour la nuit. Je sais que le bivouac est interdit, le procès verbal est de 135 euros, je l’ai lu à plusieurs reprises. De plus j’essaie toujours de me conformer aux règlements en vigueur. Mais aujourd’hui que faire ? La dame me parle bien de nombreux cabanons vides à cette époque. Je ne me vois absolument pas rentrer par effraction dans l’un d’eux. Alors elle se souvient qu’au-dessus du port se trouve un abri sous roche qui offre un espace plat permettant la station couchée. Elle y montait me dit-elle, il y a bien longtemps, lorsqu’elle était jeune. Fort de ce renseignement je reprends ma route. Je constate que le bar est effectivement fermé, puis je débouche sur le port. Le chemin escalade en pente raide le versant gauche. Je distingue une petite falaise quelques dizaines de mètres en retrait. Je m’y dirige, et miracle à son pied un superbe espace plat me permet d’ériger ma minuscule tente couleur vert militaire en toute discrétion. Etant donné l’époque et les conditions climatiques je ne crains pas trop d’être débusqué par un agent ou un garde forestier.
L’installation est rapide, cependant je prends soin de procéder dans l’ordre. Une couverture de survie posée au sol, sur laquelle je déploie ma tente double paroi. Je gonfle mon mini matelas, j’étale mon sac de couchage dans lequel je glisse mon léger drap intérieur, à la dénomination courante que je déteste, sac à viande. Il a une double vocation, d’une part éviter de salir le tissu du sac de couchage lorsque je m’y introduis tout habillé, et d’autre part augmenter le confort et la chaleur lors d’une longue station comme aujourd’hui de quatorze heures.
L’endroit bien que tout proche des bateaux, que j’entends se balancer dans le clapotis, permet la plus grande discrétion. Quelques grands pins contribuent à escamoter la silhouette de mon abri dans la nuit qui prend possession des lieux.
Une fois allongé je réalise que je suis très fatigué. Je n’ai ni soif ni faim, mauvais signe. Je prends pleinement conscience que je suis parti sans préparation et que cette étape très longue pour commencer risque de m’être fatale. Je sens mon mollet droit qui se remet doucement des deux crampes très douloureuses ressenties dans les escarpements de la falaise des Walkyries.
Bien installé dans ma tente j’entends le vent qui s’affole tout autour en bourrasques hargneuses et colériques. En prévision de ces conditions, je me suis appliqué à bien planter les piquets et j’ai pris la précaution de renforcer leur prise au sol en les recouvrant de grosses pierres. Je me sens bien. La nuit est complètement tombée. Une clarté monte lentement et finit par s’imposer. La lune en maîtresse des ténèbres, qu’elle assaille et conquiert, s’impose et rend à la roche tout son éclat. Malgré la fatigue, je ne peux résister à la contemplation de ce spectacle. Le bruit du vent dans les parois et les arbres, le cliquetis des bateaux à l’amarre, le clapot léger des vagues mourantes qui réussissent à venir au fond de cette baie profonde, me bercent dans cette clarté nocturne. En face, par delà le court bras d’eau, je peux distinguer très nettement le dièdre du renard, belle escalade d’un peu moins d’une centaine de mètres, qui suit un itinéraire semblable à un livre ouvert, que l’on parcourt en apposant les pieds de part et d’autre sur chacune des pages. Malgré l’envoûtement du spectacle en ce lieu de confluence de la mer et de la montagne, je suis obligé malgré la féerie, de me réfugier au chaud dans ma guitoune. En effet, les températures négatives et le mistral s’allient pour rompre le sortilège. Les morsures du froid me forcent à battre et retraite, un peu comme si en ce lieu où le bivouac est interdit, les curieux de la nuit en infraction, intrus qui se sont imposés sans invitation, étaient irrémédiablement refoulés et non autorisés à voler un spectacle de toute beauté.
Quatorze heures allongé dans une tente à attendre le jour avec des températures en dessous de zéro et un vent fou, on pourrait imaginer que c’est long et que c’est un vrai calvaire. Eh bien non ! Un matériel adapté permet de véritablement jouir de cette situation, se sentir en harmonie avec la nature en réalisant que même en hiver dormir dehors procure des sensations agréables. Le temps va s’écouler entre brefs sommes perturbés par les rafales qui font claquer la toile du double-toit, quelques moments de lecture et de temps en temps par une prise de nourriture et une gorgée d’eau. Mais je me sens tout à fait à ma place et ma grande fatigue me fait d’autant plus apprécier cette longue station couchée.
J’ai la ferme intention de ne démarrer que lorsque le jour sera pleinement levé car le chemin contournant Sugiton est assez escarpé et de nuit voire seulement dans la pénombre cela ne doit pas être très agréable. L’aube pointe, j’en distingue la lumière à travers ma mince protection. Puis d’un coup une lumière plus vive m’inonde. Tiens de quoi s’agit-il ? En face de moi le versant orienté à l’est reçoit le soleil et me le renvoie avec prodigalité. Spectacle magnifique, cette pente de cailloux qui s’éclaire subitement. Je plie rapidement mes affaires, bien ordonnées dans des sacs de congélation de différentes tailles, que je maintiens au plus serré avec des élastiques. Je me force à manger, je devrais dire ingurgiter une rondelle de saucisson, un morceau de pain et un bounty, le tout accompagné d’une petite rasade d’eau. Lorsque je bivouaque seul, je ne me fais jamais rien chauffer le matin. Et de plus dans les Calanques, même en hiver, avec ce mistral ce serait folie criminelle. De mon repère en hauteur, la vue plonge directement sur le port et ses bateaux de pêcheurs et de plaisance bien rangés le long des jetées à angle droit.
La marche reprend, la forme est revenue, le long repos m’a fait le plus grand bien. Un bruit de moteur monte de la calanque. Un pêcheur revient de relever ses filets. Sans doute ramène-t-il de beaux poissons de roche multicolores ? Le chemin prend par endroits des airs d’escalade, les pieds sont en adhérence et il faut s’aider des mains pour se hisser. Le rocher est très poli par les nombreux passages. Au-dessus de moi l’aiguille de Sugiton dresse ses belles faces, qui sont parcourues d’innombrables voies d’escalade. Je me souviens y être venu souvent, il y a bien longtemps.
J’arrive à la calanque de Sugiton qui est dominée par l’impressionnante paroi des toits, aux teintes marron. Un petit raidillon me conduit juste à son pied. Je vais la longer sur toute sa longueur. Il ne fait pas chaud, de petites stalactites de glace pendent sous les surplombs. Le chemin est vraiment au pied car on passe carrément sous la paroi à l’endroit même où les grimpeurs commencent leur escalade. Je discerne les pitons qui partent à l’assaut de ce monde en dévers. Aujourd’hui le site est désert. D’ailleurs jusqu’à Cassis je ne verrai pas âme qui vive. Le cheminement pénètre dans un goulet raide aux cailloux instables, pourtant je suis sur un chemin de grande randonnée. Mais l’effort de la veille doit encore se faire sentir. Puis j’emprunte le sentier de traverse, GR 98 qui conduit au col de la Candelle. Le dénivelé depuis la mer atteint les quatre cents mètres. La vue s’élargit et s’embellit. L’île de Riou, tel un destroyer résiste dans une mer sous l’emprise du mistral. Le cap Morgiou s’étire loin dans cette mer bleue foncée moutonnée de vaguelettes rapides qui fuient vers le large. Une pensée à la grotte Cosquer qui se cache là-bas à son pied par moins trente sept mètres. Cela prouve qu’il y a vingt mille ans le niveau de la mer était beaucoup plus bas. Cela veut-il dire que les théories actuelles sur le réchauffement sont à relativiser? Effectivement un certain nombre de polémiques fleurissent à ce sujet ces derniers temps. Qu’en est-il ? De nombreux ouvrages, tel celui de Claude Allègre ou encore celui de Emmanuel Grenier, scientifique reconnu « Les dérangements du temps 500 ans de chaud et de froid en Europe » permettent de se forger sa propre opinion.
Par une multitude de courbes je monte vers le col de la Candelle. Son arête ouest, dénommée arête de Marseille grandit et me barre l’horizon. Cette escalade mythique de difficulté moyenne a été immortalisée par Gaston Rebuffat, qui en a fait des photos à grande diffusion d’un esthétisme parfait. De vieux souvenirs me reviennent à l’esprit. Combien de générations d’alpinistes cette falaise magnifique a-t-elle inspirés ? Et qui plus tard sont partis à l’assaut des géants des Alpes et des autres massifs montagneux du globe. Ma solitude par cette journée froide et venteuse est peuplée d’une foule hétéroclite se riant du temps, d’une part ces hommes préhistoriques qui vivaient en ce lieu il a quelques trois cents siècles et d’autre part les cohortes de grimpeurs qui se sont succédés sur cette arête depuis plus de quatre vingt ans, car le premier parcours remonte à 1927. Durée dérisoire comparée aux 300 siècles qui nous séparent des artistes qui ont orné la grotte se cachant au creux de la falaise de Morgiou. D’ailleurs à ce sujet, les deux découvertes récentes majeures que sont la grotte Cosquer et la grotte Chauvet dans l’Ardèche ont révolutionné les théories sur l’art préhistorique. En effet il y a quelques temps alors que je visitais le double de la grotte de Lascaux, je demandais au paléontologue qui nous accompagnait, si ces deux découvertes avaient modifié nos connaissances en la matière. Sa réponse fut étonnante et d’un grand intérêt. En effet, il m’expliqua que toutes nos connaissances avaient été bouleversées, car avant ces découvertes, à travers les sites connus on pouvait constater une évolution technique au cours du temps dans les dessins pariétaux, les perspectives s’affinaient les dimensions se précisaient en cohérence avec la datation au carbone 14 des sites. Puis ces deux grottes ornées d’un intérêt majeur ont été découvertes. Les dessins observés sont beaucoup plus vieux que tous ceux connus. La surprise de taille réside dans le fait que ces deux nouvelles grottes dévoilent des représentations à la facture technique très évoluée, patatrac, nos belles théories envolées ! Voilà ce que m’a répondu ce spécialiste de l’art préhistorique.
L’arrivée au col me rappelle à la réalité du moment présent. Un vent violent me cueille littéralement et me fait vaciller. Le panorama s’étend de Marseille au cap Canaille entre Cassis et La Ciotat. Mais je ne m’éternise pas pour échapper aux rafales d’air violentes et anarchiques.
Je poursuis par le chemin qui me paraît le plus rapide. Il va me conduire au cap Gros. Un peu à contre cœur je décide de prendre cette direction certes plus courte mais qui va m’éloigner du bord de mer et de ses immenses falaises. En effet, je n’ose pas m’aventurer dans la direction du Devenson, le vent véritablement rageur commence à m’inquiéter. Momentanément dans un petit talweg je suis protégé et en cet endroit il fait bon. A mes pieds une vue magnifique révèle le Val Vierge sous un angle stupéfiant, quatre cents mètres de gorges qui dévalent jusqu’à la mer. Un dernier petit raidillon et je débouche au cap Gros. Un ultime coup d’œil aux falaises que je vais quitter pour cheminer sur un plateau qui présente moins de caractère.
Ma carte indique un refuge, manifestement il n’y est plus. Dommage car je me serais bien arrêté. Le vent devient, non pas inquiétant mais franchement dangereux. Sur cette crêt du Mont Puget jusqu’à quelque distance du col de la Gardiole, j’ai vraiment eu la sensation de lutter pour ma survie, me sentant en grand danger. Cette accélération du vent est sans doute due au relief entre Marseille et Cassis qui à cet endroit crée une étroiture propice à un effet venturi, qui se concrétise par un courant d’air d’une violence inouïe et sans répit. La peur je l’ai déjà expérimentée dans de nombreuses circonstances, les accidents de la route, la grande chute en escalade, le bivouac dans une paroi en altitude, noyée sous une épaisse couche de neige, les bombardements de pierres en paroi ou au canon à Sarajevo, les avalanches et par mauvais temps sans visibilité la sensation est terrifiante de se trouver sur une neige qui se met en mouvement sans être capable d’appréhender l’ampleur du phénomène. Mais, aujourd’hui la peur va prendre un aspect différent, il s’agit de la peur de s’envoler comme une feuille et cela durant un long, très long moment. Je suis passé pratiquement sans transition d’une zone relativement calme à la bourrasque la plus terrible que j’ai connue. Pourtant le vent, je croyais en avoir une certaine expérience. Il y a quelques années au cours d’une tempête hivernale, durant quatre jours j’avais parcouru une partie du chemin cathare. Mon corps s’était habitué et je me sentais totalement adapté à cet environnement hostile. A plusieurs reprises j’avais été bousculé et jeté au sol, mais je maîtrisais et cette confrontation virile avec les éléments m’avait beaucoup plu. Seulement en montant au château de Quiribus, j’avais été très impressionné et j’avais rampé dans les escaliers verglacés et m’étais réfugié dans une grande pièce voûtée, de laquelle il me semblait que le château vibrait en harmonie avec les coups de boutoir de la tempête. Mais là encore en me plaquant aux murailles et en rampant sur des sols uniformes, cela était plus un « jeu d’adrénaline » qu’une peur déclenchée par un risque que l’on évalue comme mortel.
Aujourd’hui sur cette crête pourtant large et absolument pas aérienne il en va tout autrement. J’ai l’impression de ne plus rien maîtriser, et d’être le jouet passif de ces bourrasques continues qui cherchent à m’arracher du sol. Pas de point de repos auquel me raccrocher, au milieu de ce large chemin de pierraille je me fais penser à ces gros buissons épineux que l’on voit rouler au cours des tempêtes dans les films de cow-boys. J’en ai déjà vu en réalité non aux USA mais dans le désert saoudien. Ils apparaissent dans le nuage de sable et quelques instants plus tard ils ont disparu absorbés par la grisaille. Aujourd’hui pas de grisaille, un ciel lumineux et cette tempête farouche contre laquelle j’essaie de lutter. De plus il fait froid, quelques petites plaques de glace rappellent que la température est négative. Je suis peu couvert, et il n’est plus possible de m’arrêter et de sortir un quelconque habit. Cela ne me vient même pas à l’idée tellement cela me paraît voué à l’échec. Je n’ai pas de gants et mes doigts sont gourds. Arc-bouté, je dérape sur les cailloux, avec mes bâtons j’essaie de freiner puis de bloquer le mouvement que m’impose le vent. Les pierres sont comme des roulements à bille sur lesquels mes chaussures se mettent en mouvement. Surtout ne pas laisser la vitesse augmenter. A plusieurs reprises, je me retrouve couché pour ne pas être emporté. J’essaie de ramper, mais sur ce sol aux cailloux tranchants cela est particulièrement mal aisé et il me faudrait des heures pour sortir de cette zone, dans laquelle j’ai l’impression de jouer ma survie. Il est particulièrement déstabilisant de ne trouver aucun point auquel se raccrocher, mais ne voir qu’un immense espace duquel je pense que je n’aurais peut-être pas l’endurance suffisante pour en sortir. Effectivement le doute m’a assailli.
Juste devant moi un gros buisson, je me jette à son pied et un calme tout relatif me permet de reprendre mon souffle. Combien de temps a duré ce premier round ? Je ne sais pas. Dans ces situations le temps d’un côté paraît long, mais les efforts musculaires énormes ainsi que les cogitations du cerveau en extrême vigilance en relativisent la durée. Je peux même ouvrir mon sac, sortir mes gants et mettre une veste par-dessus mon t-shirt. Je constate que j’ai perdu un verre de lunettes sans doute arraché par la pression de l’air !
Allongé, je reprends mon souffle et récupère vite en me réchauffant dans ma veste. J’examine le chemin qu’il me reste à parcourir jusqu’au col de la Gardiole. Le terrain est tout à fait débonnaire, incroyable que je me sente en tel danger ! Quelques petites dépressions me semblent très propices à l’effet de venturi, mais pas moyen d’y couper. Fort de l’expérience que je viens de vivre je me remets en route. Effectivement les petites dépressions qui ne m’inspiraient pas sont particulièrement redoutables.
Enfin en m’approchant du col, l’effet venturi diminue et je retrouve un vent simplement violent qui ne m’empêche pas de marcher. Même au contraire, puisque maintenant il me pousse dans le dos. Je viens de vivre un moment particulièrement intense. Une barrière coupe le chemin, je la franchis. Certaines inscriptions y figurent, en particulier encore une fois le montant de l’amende en cas d’infraction au règlement et ce qui me fait sourire l’interdiction d’emprunter ce chemin si le vent est supérieur à 40k/h ! J’apprendrai en écoutant le bulletin météorologique ce soir que les rafales ont dépassé les 110k/h, et en considérant l’effet venturi produit au niveau de cette crête, on doit pouvoir rajouter un pourcentage non négligeable.
Le col est vite atteint et je me dirige à bonne allure vers Cassis. Un peu avant d’atteindre la calanque de Port-Miou, à l’abri relatif d’un petit vallon je m’arrête et mange de bon cœur. Ce moment de repos je le savoure. Rapidement j’atteins le parking de la calanque et par la route je rejoins le centre ville. Cette petite cité je l’aime beaucoup, son port et ses restaurants qui le bordent rendent le lieu particulièrement sympathique. Arrivé devant l’un d’eux qui avec témérité a laissé son enseigne sur pied et quelques tables, j’entends un grand bruit, l’enseigne s’envole et deux tables avec tous les couverts se renversent dans un fracas de vaisselle cassée. Les tables dehors aujourd’hui, il faut être optimiste, car même les plus accrocs à la cigarette devraient avoir du mal !
Je m’attarde à regarder la carte des menus et me laisse tenter par une grosse platée de pâtes aux fruits de mer. Qu’il fait bon et chaud dans cette salle de restaurant. Le patron me demande d’où je viens et où je vais. Quand je lui parle de mon départ de Saint-Charles hier matin il est admiratif. Mais lorsque je lui dis que ma conviction pour la suite en a pris un petit coup, il sourit.
Après ce moment bien agréable, il ne me reste plus qu’à me remettre en route et parcourir les huit kilomètres qui me séparent de mon but de la journée le village de Roquefort-la-Bédoule, où mes beaux-parents m’attendent. Cette dernière partie le long de la route ne présente pas un réel intérêt, le chemin de grande randonnée passe un peu au-dessus, mais je suis pressé de rejoindre mon point de chute de la journée. Vers les seize heures je touche au but. Avec l’arrêt et le refroidissement des muscles les douleurs apparaissent. J’ai du mal à me plier et une douleur persistante me zèbre la fesse droite. Je me dis que demain matin il sera temps de faire le point.
Le lendemain matin j’ai du mal à sortir de mon lit, une douleur aiguë me cloue sur ma couche. Je prends conscience que j’ai voulu forcer sur la bête sans l’entraînement nécessaire et je le paie. Cela m’était rarement arrivé, à tel point que je n’en ai pas le souvenir. Mais il me faut tirer les leçons de ce type d’erreur et me préparer mieux ou alors commencer par des étapes courtes le temps que le corps se mette au diapason. Donc je vais reprendre le train pour Lyon en constatant l’échec de mon projet. Un coup de téléphone à l’hostellerie de la Sainte-Baume, pour leur dire que ce soir je n’y viendrai pas. Et voilà la belle randonnée hivernale que je prévoyais durant onze jours se termine après deux seulement. Mais le renoncement, bien qu’il me contrarie, ne m’enlève pas la passion des grands périples à pied. L’envie de repartir n’en est que plus forte, et l’expérience vécue ces deux jours a été très enrichissante et surtout doit me rappeler à l’humilité.
Le projet initial prévoyait de rejoindre Nice au départ de la gare Saint-Charles à Marseille, en traversant différents massifs montagneux, le premier étant les Calanques. Projet quelque peu ambitieux, quand la préparation physique a été pour le moins négligée, de plus monté à la hâte et de façon approximative en matière de poids de sac qui avoisinait les quatorze kilos. Evidemment le péché de vanité ça se paie généralement cash. Bien entendu ce fut le cas. La balade démarrée dans l’allégresse un matin de fin janvier 2010 sur l’esplanade de la gare Saint-Charles s’est terminée dans la douleur deux jours plus tard à Roquefort-la-Bédoule, village situé sur les hauteurs de Cassis. Un démarrage de sciatique m’a cloué et forcé à l’abandon.
Toute expérience est bonne à faire. Cela permet de réfléchir aux erreurs commises afin de ne pas les répéter. Cela rappelle surtout aux réalités pour éviter de se croire au-dessus de la moyenne en partant dans n’importe quelle condition. Donc, je ne regrette pas ces deux jours passés à marcher même si parfois j’en ai bavé, à cause de la première étape bien trop longue, du manque d’entraînement, du sac trop lourd et du temps particulièrement hostile le deuxième jour.
Les conditions météorologiques n’étaient pas très favorables à cette époque, cependant je l’avais choisie car elle correspondait à une période de pleine lune. Et, en hiver on peut être amené à marcher dans l’obscurité, et l’astre de la nuit prodigue à ces moments-là une lumière appréciable et salvatrice.
Le TGV Lyon Marseille fonce dans la nuit. A partir de Montélimar le jour se lève. Une plaine brouillardeuse et toute couverte de givre se dévoile. Je me dis que les Calanques, première partie de mon périple, devraient échapper à ce phénomène du fait de leur proximité de la mer. L’arrivée à Marseille a lieu vers les huit heures trente.
L’air est frais sans plus, pour une fin janvier je dirais qu’il fait bon. Dès la sortie de la gare, Notre Dame de la Garde, « la Bonne Mère », me saute au visage. Ce ne sera que le deuxième point de passage de ma balade. Dans un premier temps je compte descendre au Vieux Port pour admirer les étalages des pêcheurs qui arrivent juste de la mer, et débarquent leurs poissons encore vivants. La ville en ce début de matinée est populeuse, les voitures nombreuses. Rapidement je rejoins la Canebière, ce boulevard mythique en légère descente, qui me conduit en quelques minutes sur le quai du port.
En effet, comme prévu quelques étals sont alignés et exposent une marchandise aux teintes colorées, comme seuls les poissons de Méditerranée en dévoilent. Le loup, la sole, le turbot occupent une bonne place, ensuite le rouget, normal et grondin, ainsi que la rascasse rehaussent l’ensemble d’une touche rouge vif. Le rouget sur le bassin d’Arcachon, mais là on n’est plus en Provence, lorsqu’il est de petite taille porte le charmant surnom de vendangeur. En effet, on le dénomme ainsi pour les raisons suivantes : il rentre dans le bassin au moment des vendanges et prend la couleur rouge de la feuille de vigne en automne. Même s’il est goûteux, ce n’est pas mon préféré. Une bonne sole ou un joli marbré à la livrée blanc immaculé, rayée de fines lignes noires sont mes préférés, sans oublier une friture de girelles multicolores. Revenons à nos étals ; au beau milieu de tous ces poissons une grosse langouste ajoute sa touche. Tout heureux je m’attarde en faisant une multitude de photographies.
Des ruelles en pente m’invitent à prendre la direction de « la Bonne Mère » qui veille du haut de sa colline sur la ville. Un petit bistrot, à la devanture bien méridionale, me tente pour un arrêt technique. Les toilettes sans papier, heureusement je suis toujours prévoyant. Le café est bon, l’accent des clients est un vrai plaisir. Je demande au tenancier le chemin le plus court pour monter au sommet de la colline. « En bus ou à pied ?» interroge-t-il. Je lui confirme que je compte y monter par mes propres moyens. Et là, il me sort une tirade digne de Pagnol à peu près dans ces termes : « Eh! Vous fatiguez pas à monter là-haut, redescendez sur le port et faites une photo au téléobjectif et vous direz que vous y êtes allé ». J’adore, et toute la salle rigole, le midi ça vaut le coup! Me voilà reparti, la rue en pente raide permet de s’élever rapidement. Je traverse un parc arboré au chemin en épingles à cheveux, et débouche au pied du raidillon final. Mon attention est attirée par un char d’assaut datant de la seconde guerre mondiale du nom de « Jeanne d’arc ». Son équipage avait été tué à cet endroit lors de l’assaut des troupes françaises, qui le 25 août 1944 reprenaient la colline aux Allemands. L'évocation des combats passés et de ces soldats qui y laissèrent leur vie procure toujours des moments de grande émotion. Cela me rappelle mon voyage à travers l’Europe de l’est, ponctué de lieux évocateurs du grand cataclysme déclenché par la dictature nazie.
Je m’arrache à ce spectacle et au panneau relatant les circonstances de ces événements tragiques. Devant moi, un grand escalier matérialisant un chemin de croix me conduit directement sur le parvis de la basilique.
Que le site est aérien ! Que la vue est immense, époustouflante sur la mer et ses îles, sur la terre ses maisons et ses collines. J’ai un regard tout spécialement pour le château d’If, datant de l’époque de François Premier et qui fut rendu célèbre par le roman d’Alexandre Dumas qui fit rêver beaucoup d’entre nous dans notre jeunesse, le comte de Monte-Cristo.
Marseille s’étale en contrebas. Ses constructions, innombrables, semblent blotties, tassées les unes sur les autres comme pour se tenir chaud en attente du mistral qui commence à lancer ses rafales d’air froid, rageuses et aléatoires. Je fais le tour de cette vaste esplanade. Sous tous les angles le spectacle est étonnant. Une large terrasse en contrebas semble véritablement en surplomb sur la ville, comme si on allait tomber sur les premiers toits en se penchant. Le parapet de cette esplanade est littéralement couvert d’ex-voto. Ils en occupent tout l’espace vertical, à tel point que l’on passe, par un effet de perspective, sans transition aucune du blanc des plaques de marbre aux toits des maisons qui se serrent quelques centaines de mètres plus bas. L’effet est très étonnant.
Les ex-voto, lorsqu’on entre dans la basilique, attirent immédiatement l’attention pour ne plus la lâcher. Généralement, on imagine qu’ils expriment des paroles de remerciements pour une guérison ou simplement qu’ils donnent une date et un nom. On oublie que l’ex-voto n’est pas toujours une simple plaque mais parfois un véritable tableau gravé. Alors les vœux de reconnaissance à la Vierge de la part des marins s’apparentent à de véritables œuvres d’art qui relatent des situations dignes de films d’aventure. Ce régiment d’infanterie qui remercie la Vierge Marie de lui avoir permis d’échapper aux sous-marins allemands en 1918 lors de son transfert d’Afrique du Nord sur le front occidental. Encore cet équipage d’un grand voilier qui a survécu à une terrible tornade dans l’Océan Indien. Ou encore ce remerciement pour avoir été préservé d’une grande épidémie de choléra. Ces trois exemples pour donner une idée de ce que représentent ces centaines voire milliers d’ex-voto de marins qui rendent grâce à la Vierge pour leur salut.
L’édifice est d’architecture imposante, sur certains côtés extérieurs il me rappelle la basilique de Fourvière à Lyon. L’intérieur est incroyablement orné de couleurs chaudes, le style est presque oriental.
Après cette visite particulièrement intéressante il me faut reprendre ma route vers les Calanques que je distingue au loin au-delà d'une longue corniche. Je la rejoins en descendant un chemin abrupt au pied de la basilique où de nombreux chats errant parmi les cactus me détalent entre les jambes. Puis après avoir suivi sur quelques centaines de mètres une rue comme il en existe dans toutes les villes, une dame m’indique un sentier très pittoresque qui se glisse entre les maisons au fond d’une minuscule gorge. Par ce cheminement je rejoins directement le bord de mer. Il est dix heures, je vais marcher le long de cette corniche durant deux heures. Par moments, il me prend l’envie de monter dans un bus qui me conduirait directement à Callelongue, mais je résiste. Est-ce une bonne chose ? Aujourd’hui je ne crois pas, car étant donné mon entraînement, j’aurais mieux fait de me ménager ce qui m’aurait évité les déboires et douleurs à venir, en commençant par une immense étape.
Le temps est légèrement couvert, le vent est en train de s’installer par rafales successives. Cela est caractéristique à la couleur de la mer, qui prend cette teinte bleu noir, annonciatrice des jours de mistral avec ses vaguelettes qui courent au large. Cette corniche me paraît interminable, l’impression d’éloignement étant augmentée par l’humidité de l’air qui donne une touche floue à tout ce qui se trouve à quelques kilomètres. Les aménagements sont de belle qualité et la marche est agréable. Quelques objets qui se veulent des sculptures égayent la marche. En particulier, une proue de navire, que j’identifie comme phénicien, côtoie un genre de crabe armé d’une énorme pince qui monte au ciel, le tout façonné en bois brut gris clair presque couleur cendre. Quelle en est la symbolique ? Juste avant, une immense hélice en bronze pointait vers le ciel, pour rappeler le retour des rapatriés d’Algérie et la ville de Marseille a fait inscrire à son pied la mention suivante pour que le passant se souvienne: Aux rapatriés d’Afrique du Nord et d’outre-mer. A tous ceux qui ont pour dernière demeure un sol maintenant étranger, sur lequel ils ont vécu, travaillé et où ils ont aimé. Salut à vous qui êtes revenus, notre ville est la vôtre.
Je réalise une fois de plus, que le fait de marcher permet beaucoup plus de s’imprégner d’un pays que de le parcourir en véhicule. Une multitude de choses vous interpellent lorsque vous vous déplacez au rythme des pieds. La randonnée on la conçoit toujours dans des régions de nature loin des villes. Traverser les Calanques en partant de la gare Saint-Charles m’avait tout d’abord semblé une drôle d’idée, pas forcément intéressante, puis je m’étais dit : cette ville de Marseille par laquelle tu es souvent passé la connais-tu ? Bien sûr une multitude de fois j’avais, comme on dit en franglais, commuté par cette gare carrefour, bien qu’elle soit dans un cul-de-sac, paradoxe ! J’avais vu la porte d’Aix, j’étais même déjà passé par Notre dame de la Garde, j’avais même feuilleté le dictionnaire amoureux de Marseille, collection remarquable, mais cette ville du sud dont Albert Londres a fait une magnifique description intemporelle, je n’avais jamais pris le temps de m’y plonger quelques heures à errer au hasard. Donc, cette introduction au voyage m’est apparue de plus en plus pertinente et voilà comment on décide d’un voyage à pied en le débutant par la traversée d’une ville sur une quinzaine de kilomètres. Je dois dire que l’expérience est intéressante est mérite d’être faite, mis à part qu’il est préférable d’avoir la forme physique et ne pas vouloir faire deux étapes en une.
On est toujours surpris de la vitesse à laquelle on avance à pied. Les détours du rivage qui me semblaient sans fin sont atteints rapidement et bientôt la densité des maisons diminue, la roche blanche des Calanques se fait plus présente. Les petits villages à la touche très méridionale, en périphérie de la grande ville sont traversés. Leurs noms sont universellement connus, Montredon, la Madrague, les Goudes. Ce dernier cache un petit port au fond d’une crique resserrée surplombée de villas, qui semblent surveiller de leurs gros yeux carrés les bateaux sagement alignés. A cette époque de l’année l’activité est quasi nulle. En arrière-plan les premières falaises d’escalade s’érigent et montent vers le ciel comme des sentinelles qui seraient garantes de l’originalité du site. Encore un kilomètre par la route qui domine la mer. Le spectacle est impressionnant, les îles se découpent en plans successifs. Elles présentent toutes des crêtes extraordinairement déchiquetées et je ne me lasse pas de les contempler. Comme quoi il faut être sans préjugé, car même en marchant sur une route goudronnée on peut être saisi par la beauté des paysages. Il faut dire cependant que le trafic automobile est presque nul. Je vois simplement passer le minibus qui aurait pu me faire effectuer le trajet en vingt minutes au lieu de trois heures et demie. Mais aurais-je éprouvé la même sollicitation à l’appel des Calanques et du voyage à pied ?
Dans toute sa splendeur apparaît dans un virage la calanque toute en longueur, au nom évocateur de Callelongue. Le chemin commence ici, il s’agit de la porte d’entrée dans les Calanques au départ de Marseille. L’air commence à se rafraîchir et le mistral à forcir. Je ressens de la fatigue, mais je suis habitué aux démarrages de longues randonnées, qui demandent une petite mise au point, cela ne m’inquiète pas. Un restaurant à l’aspect sympathique me tente et je me laisse faire, la Grotte. Le patron me demande où je veux m’installer, je lui dis là où il fait le plus chaud. Il me désigne une petite table tout à côté d’un gros poêle qui distribue sans avarice sa douche chaleur. Que je suis bien! Une grosse entrecôte me procure un plaisir immense, même si il n’est écologiquement pas bien de manger de la viande à cause des quantités d’eau nécessaires, il paraît cinquante mètres cubes par kilogramme, et puis aussi à cause de l’effet de serre du fait des vaches qui émettent des gaz comme le méthane!
Après un moment très agréable qui m’a permis de me reposer, je fais le plein d’eau de mes deux bouteilles de Badoit en vue d’une traversée des Calanques sans possibilité de ravitaillement. Ce qui sera le cas. Une fois dehors l’ambiance hivernale se rappelle à moi. Je pense aujourd’hui aller au moins jusqu’à la calanque de Sormiou. Mais nous verrons bien. Je démarre par le chemin en bord de mer, la vue porte jusqu’au bec de Sormiou. Il n’y a que moutonnements de falaises éclatantes qui plongent dans la mer d’un bleu profond. En arrière-plan, très loin perdu dans un brouillard ténu dû à la distance, on discerne le cap Canaille entre Cassis et la Ciotat. Perdue dans ce décor gigantesque la Grande Candelle arbore son arête de Marseille qui apparaît minuscule bien qu’elle se développe sur plus de cent vingt mètres. La France quand on pense à la regarder est à mon sens le plus beau pays du monde.
Se sentir exposé à un chemin que l’on ne maîtrise pas complètement en se disant que la nuit viendra trop tôt et qu’il faudra s’adapter au dernier moment en fonction de ce que l’on trouvera avant la fuite du soleil, est un des principaux moteurs de mes balades hivernales, toujours un peu contraintes par les heures que l’on sait contingentées.
Je me souviens de ma jeunesse et d’une traversée des Calanques en courant que j’avais réalisée en trois heures trente sept minutes et trente sept secondes de Callongue au parking de Port Miou. Mais aujourd’hui les années se sont accumulées et le sac fait quatorze kilogrammes, et moi qui me crois le chantre du sac léger, je me fais presque honte.
Le vent forcit, donc le ciel se dégage. Le contraste de ces vagues de rochers blancs qui plongent dans cette mer, hésitant entre le bleu profond et le vert émeraude absout de toutes les souffrances, car je commence à ressentir que je vais dépasser les possibilités de ma forme. Mais à aucun moment l’idée de ralentir ne m’effleure, toujours trop confiant dans la capacité de ma carcasse à amortir les violences. Il faut dire que le panorama est tellement grandiose que l’on ne pense plus à écouter son corps mais seulement à s’enfoncer toujours plus profondément dans ce monde minéral. Se déplacer entre ciel et mer sur ce chemin aérien est une véritable drogue.
Cet immense arc qui conduit jusqu’au bec de Sormiou m’envoûte littéralement. N’ayant pas regardé ma carte j’ai de la difficulté à estimer les distances. Je sais seulement que le chemin que j’ai décidé de suivre s’insinue dans ces falaises. Je réalise que je ne suis plus uniquement dans une balade sur un chemin mais qu’il va falloir faire appel sans doute à quelques notions élémentaires d’escalade. En effet, lorsque je m’engage sur le tracé vert des Walkyries, l’ambiance change. Après un chemin pierreux demandant de l’attention, la verticalité du lieu s’impose. Rapidement une main courante est nécessaire pour négocier un passage d’une dizaine de mètres vertical. J’avais oublié que les Calanques ne se déclinaient pas toujours en chemins mais en aussi en terrain un peu plus aventure. Cela n’est pas pour me déplaire.
Le site est austère, et pas une seule personne, oui en France on peut se sentir très loin. Sur une vire aérienne je fais une erreur et me trouve acculé à des pas d’escalade à la limite du raisonnable. Ne pas insister et faire demi-tour, en effet les fameuses traces de peinture vertes donnent la direction d’un petit aplomb qui nécessite un pas d’escalade facile. A plusieurs reprises je dépasse des lieux qui fourniraient des bivouacs dignes des dieux. Mais voilà il reste quelques heures de jour et cette obsession de continuer sans relâche, est toujours la plus forte, que c’est dommage !
Ce chemin qui s’insinue entre des barres rocheuses est vraiment extraordinaire. La jouissance naît aussi du fait que se sachant engagé dans un trajet de longue durée, l’étonnement est bien réel de se voir acculé à des passages de cette difficulté antinomiques de grandes distances à franchir. Les vagues frappent la base des falaises en projetant des gerbes d’écume. Je me sens en harmonie avec les éléments. Cependant, au fond de moi, une petite voix m’avertit que tout n’est pas pour le mieux. En effet, le sac se fait lourd et une forme de fatigue générale, que je décèle au manque de souplesse dans les passages aériens, commence à se manifester. Le chemin est minuscule, il se faufile au milieu de la falaise qui semble ne laisser aucune issue, la jouissance est bien réelle. Dans un passage très raide et aérien, alors que je pousse sur la jambe droite, une douleur fulgurante me saisit le mollet. Je m’agrippe du mieux possible à l’aide de mes deux mains. Je suis cloué sur place par la douleur. Je déporte le plus vite possible le poids de mon corps sur la jambe gauche. Immobile au milieu de ce monde de pierre je me demande ce que je vais faire si la douleur ne cesse pas. Mais rapidement elle s’estompe. Je comprends que je viens de dépasser les limites. Doucement, je me remets en marche en faisant attention à mon mollet droit vulnérabilisé. Mon premier souci, c’est de sortir de cette zone trop raide pour me permettre de m’arrêter pour la nuit. Dans le fond, que tout ne se passe pas « comme sur des roulettes » ça change et ça donne un peu de piment!
Le coin est vraiment sauvage, une grande falaise sur plusieurs kilomètres dans laquelle je louvoie de vire en vire. Je repars donc doucement en faisant bien attention de délester au maximum ma jambe droite. Un peu plus tard une deuxième alerte, et à nouveau ce mal fulgurant dans le mollet droit. Je décide de m’arrêter pour une petite halte et faire le point.
- A nouveau je suis en marche à un pas lent, bien conscient de préserver ma jambe droite. Cela me paraît tenir. Bientôt, au-dessus de moi, la falaise se couche et le chemin prend un aspect plus habituel et cela jusqu’à la crête qui domine la calanque suivante. J’atteins la crête et rapidement j’aborde la descente en direction de la route qui conduit à Sormiou. Le vent est particulièrement violent. Je croise un homme, jumelles rivées sur les yeux. Je suis intrigué. Il me dit qu’il est en train d’observer un aigle de Bonelli en vol stationnaire dans le mistral qui produit un effet d’onde sur le relief. Gentiment il me propose à mon tour d’observer ce bel oiseau. Spectacle superbe, merci Monsieur pour ce petit moment de bonheur que vous m’avez procuré.
La vue se découvre sur un vaste paysage, la Grande Candelle, sentinelle éclatante de blancheur, pointe vers le ciel, un peu plus loin, le Devenson caractéristique du fait de sa grande conque au rocher rouge, que j’avais gravie il y a une trentaine d’années et qui m’a laissé des souvenirs forts, plonge dans les flots, et puis tout là-bas, le cap Canaille, affichant sa silhouette massive, semble matérialiser le bout de la terre dans la mer.
Un peu avant l’intersection avec la route de Sormiou, sur le chemin se trouve un panneau rappelant les caractéristiques de la grotte Cosquer. Elle fut découverte en 1991 par le plongeur Henri Cosquer par 37 mètres de profondeur au pied de la falaise du cap de Morgiou. Une datation au carbone 14 a permis de faire remonter l’occupation du lieu entre 18500 et 27000 ans « avant le présent ». L’entrée en fut immergée il y a 10000 ans lors d’une période de réchauffement de la planète. La visite n’en est pas possible, mais le plus vieux musée immergé du monde peut se découvrir grâce à un film en trois dimensions qui permet d’en avoir une représentation imagée. Cette lecture me fait instantanément oublier mes petits maux et me plonge dans un monde fantastique d’il y a presque 300 siècles. J’ai du mal à réaliser ce que représentent 300 siècles !
A mes pieds la calanque de Sormiou dévoile sa plage et son ensemble de petites maisons blotties au fond d’une crique profonde, à l’entrée de laquelle veille, tel un garde gigantesque, le bec de Sormiou. Je ne vais pas descendre, mais je décide de continuer jusqu’à Morgiou en espérant y arriver avant la nuit et surtout y trouver un gîte. En effet le mistral souffle de plus en plus fort et une longue nuit dehors ne m’attire pas vraiment, et surtout le bivouac est strictement interdit et je n’aime pas en général enfreindre les règlements. La contravention est de 135 euros !
Le chemin m’apparaît long, la fatigue s’accentue. Une côte semble ne jamais finir alors que je sais d’expérience que les distances dans les Calanques ne sont jamais très longues. Après avoir croisé deux personnes bien emmitouflées, j’arrive enfin sur la crête séparant les deux calanques. Le Crêt Saint Michel baigné de la lumière du soleil couchant, magnifique falaise d’escalade, fait son apparition, donc Morgiou n’est plus tout proche. Le vent fort commence à m’inquiéter. Et si je ne trouvais rien pour dormir dans cette calanque? Malheureusement cette éventualité me semble probable ! Je me souviens qu’il s’y trouve un bistrot. Il faut toujours positiver, vais-je trouver un arrangement avec le patron.
Un petit chemin sur la droite, débutant par un immense détour presque à flanc, donne accès au fond de cet étroit vallon si pittoresque. Les toits des cabanons groupés dans un écrin restreint de verdure se discernent dans la pénombre, comme écrasés par les vastes pans de falaises calcaires blanches qui en vagues successives s’élèvent jusqu’à la Grande Candelle, qui encore pour quelques minutes, comme un sémaphore brille au-dessus d’un monde de pénombre. Dans le prolongement des habitations, le port, abrité au fond de son étroit bras de mer resserré par cette roche éclatante omniprésente, se prépare à hiberner en attendant la longue nuit qui emplira les lieux dans peu de temps.
La route étroite et sinueuse qui donne accès à la calanque est vite rejointe, et devant moi l’enfilade des cabanons se dessine. Br ! L’éclairage décroît et ce vent froid que l’on entend gémir dans les murailles me dominant, crée une atmosphère sévère. Une ombre furtive passe d’un cabanon à un autre, je n’ai pas le temps de l’intercepter. Un chien dans cette ruelle étroite, le maître ne doit pas être loin. En effet une femme sort d’une habitation. Je me renseigne sur les possibilités d’hébergement. Elle est catégorique, il n’y en a pas. De plus elle m’indique que le bistrot est exceptionnellement fermé. Heureusement que je me suis chargé de deux litres d’eau à Callongue, ce qui me sera bien utile car maintenant, je ne dois pas m’attendre à en trouver avant Cassis, c'est-à-dire au mieux demain midi.
Mais ces cogitations ne règlent pas mon besoin urgent de trouver un point de chute pour la nuit. Je sais que le bivouac est interdit, le procès verbal est de 135 euros, je l’ai lu à plusieurs reprises. De plus j’essaie toujours de me conformer aux règlements en vigueur. Mais aujourd’hui que faire ? La dame me parle bien de nombreux cabanons vides à cette époque. Je ne me vois absolument pas rentrer par effraction dans l’un d’eux. Alors elle se souvient qu’au-dessus du port se trouve un abri sous roche qui offre un espace plat permettant la station couchée. Elle y montait me dit-elle, il y a bien longtemps, lorsqu’elle était jeune. Fort de ce renseignement je reprends ma route. Je constate que le bar est effectivement fermé, puis je débouche sur le port. Le chemin escalade en pente raide le versant gauche. Je distingue une petite falaise quelques dizaines de mètres en retrait. Je m’y dirige, et miracle à son pied un superbe espace plat me permet d’ériger ma minuscule tente couleur vert militaire en toute discrétion. Etant donné l’époque et les conditions climatiques je ne crains pas trop d’être débusqué par un agent ou un garde forestier.
L’installation est rapide, cependant je prends soin de procéder dans l’ordre. Une couverture de survie posée au sol, sur laquelle je déploie ma tente double paroi. Je gonfle mon mini matelas, j’étale mon sac de couchage dans lequel je glisse mon léger drap intérieur, à la dénomination courante que je déteste, sac à viande. Il a une double vocation, d’une part éviter de salir le tissu du sac de couchage lorsque je m’y introduis tout habillé, et d’autre part augmenter le confort et la chaleur lors d’une longue station comme aujourd’hui de quatorze heures.
L’endroit bien que tout proche des bateaux, que j’entends se balancer dans le clapotis, permet la plus grande discrétion. Quelques grands pins contribuent à escamoter la silhouette de mon abri dans la nuit qui prend possession des lieux.
Une fois allongé je réalise que je suis très fatigué. Je n’ai ni soif ni faim, mauvais signe. Je prends pleinement conscience que je suis parti sans préparation et que cette étape très longue pour commencer risque de m’être fatale. Je sens mon mollet droit qui se remet doucement des deux crampes très douloureuses ressenties dans les escarpements de la falaise des Walkyries.
Bien installé dans ma tente j’entends le vent qui s’affole tout autour en bourrasques hargneuses et colériques. En prévision de ces conditions, je me suis appliqué à bien planter les piquets et j’ai pris la précaution de renforcer leur prise au sol en les recouvrant de grosses pierres. Je me sens bien. La nuit est complètement tombée. Une clarté monte lentement et finit par s’imposer. La lune en maîtresse des ténèbres, qu’elle assaille et conquiert, s’impose et rend à la roche tout son éclat. Malgré la fatigue, je ne peux résister à la contemplation de ce spectacle. Le bruit du vent dans les parois et les arbres, le cliquetis des bateaux à l’amarre, le clapot léger des vagues mourantes qui réussissent à venir au fond de cette baie profonde, me bercent dans cette clarté nocturne. En face, par delà le court bras d’eau, je peux distinguer très nettement le dièdre du renard, belle escalade d’un peu moins d’une centaine de mètres, qui suit un itinéraire semblable à un livre ouvert, que l’on parcourt en apposant les pieds de part et d’autre sur chacune des pages. Malgré l’envoûtement du spectacle en ce lieu de confluence de la mer et de la montagne, je suis obligé malgré la féerie, de me réfugier au chaud dans ma guitoune. En effet, les températures négatives et le mistral s’allient pour rompre le sortilège. Les morsures du froid me forcent à battre et retraite, un peu comme si en ce lieu où le bivouac est interdit, les curieux de la nuit en infraction, intrus qui se sont imposés sans invitation, étaient irrémédiablement refoulés et non autorisés à voler un spectacle de toute beauté.
Quatorze heures allongé dans une tente à attendre le jour avec des températures en dessous de zéro et un vent fou, on pourrait imaginer que c’est long et que c’est un vrai calvaire. Eh bien non ! Un matériel adapté permet de véritablement jouir de cette situation, se sentir en harmonie avec la nature en réalisant que même en hiver dormir dehors procure des sensations agréables. Le temps va s’écouler entre brefs sommes perturbés par les rafales qui font claquer la toile du double-toit, quelques moments de lecture et de temps en temps par une prise de nourriture et une gorgée d’eau. Mais je me sens tout à fait à ma place et ma grande fatigue me fait d’autant plus apprécier cette longue station couchée.
J’ai la ferme intention de ne démarrer que lorsque le jour sera pleinement levé car le chemin contournant Sugiton est assez escarpé et de nuit voire seulement dans la pénombre cela ne doit pas être très agréable. L’aube pointe, j’en distingue la lumière à travers ma mince protection. Puis d’un coup une lumière plus vive m’inonde. Tiens de quoi s’agit-il ? En face de moi le versant orienté à l’est reçoit le soleil et me le renvoie avec prodigalité. Spectacle magnifique, cette pente de cailloux qui s’éclaire subitement. Je plie rapidement mes affaires, bien ordonnées dans des sacs de congélation de différentes tailles, que je maintiens au plus serré avec des élastiques. Je me force à manger, je devrais dire ingurgiter une rondelle de saucisson, un morceau de pain et un bounty, le tout accompagné d’une petite rasade d’eau. Lorsque je bivouaque seul, je ne me fais jamais rien chauffer le matin. Et de plus dans les Calanques, même en hiver, avec ce mistral ce serait folie criminelle. De mon repère en hauteur, la vue plonge directement sur le port et ses bateaux de pêcheurs et de plaisance bien rangés le long des jetées à angle droit.
La marche reprend, la forme est revenue, le long repos m’a fait le plus grand bien. Un bruit de moteur monte de la calanque. Un pêcheur revient de relever ses filets. Sans doute ramène-t-il de beaux poissons de roche multicolores ? Le chemin prend par endroits des airs d’escalade, les pieds sont en adhérence et il faut s’aider des mains pour se hisser. Le rocher est très poli par les nombreux passages. Au-dessus de moi l’aiguille de Sugiton dresse ses belles faces, qui sont parcourues d’innombrables voies d’escalade. Je me souviens y être venu souvent, il y a bien longtemps.
J’arrive à la calanque de Sugiton qui est dominée par l’impressionnante paroi des toits, aux teintes marron. Un petit raidillon me conduit juste à son pied. Je vais la longer sur toute sa longueur. Il ne fait pas chaud, de petites stalactites de glace pendent sous les surplombs. Le chemin est vraiment au pied car on passe carrément sous la paroi à l’endroit même où les grimpeurs commencent leur escalade. Je discerne les pitons qui partent à l’assaut de ce monde en dévers. Aujourd’hui le site est désert. D’ailleurs jusqu’à Cassis je ne verrai pas âme qui vive. Le cheminement pénètre dans un goulet raide aux cailloux instables, pourtant je suis sur un chemin de grande randonnée. Mais l’effort de la veille doit encore se faire sentir. Puis j’emprunte le sentier de traverse, GR 98 qui conduit au col de la Candelle. Le dénivelé depuis la mer atteint les quatre cents mètres. La vue s’élargit et s’embellit. L’île de Riou, tel un destroyer résiste dans une mer sous l’emprise du mistral. Le cap Morgiou s’étire loin dans cette mer bleue foncée moutonnée de vaguelettes rapides qui fuient vers le large. Une pensée à la grotte Cosquer qui se cache là-bas à son pied par moins trente sept mètres. Cela prouve qu’il y a vingt mille ans le niveau de la mer était beaucoup plus bas. Cela veut-il dire que les théories actuelles sur le réchauffement sont à relativiser? Effectivement un certain nombre de polémiques fleurissent à ce sujet ces derniers temps. Qu’en est-il ? De nombreux ouvrages, tel celui de Claude Allègre ou encore celui de Emmanuel Grenier, scientifique reconnu « Les dérangements du temps 500 ans de chaud et de froid en Europe » permettent de se forger sa propre opinion.
Par une multitude de courbes je monte vers le col de la Candelle. Son arête ouest, dénommée arête de Marseille grandit et me barre l’horizon. Cette escalade mythique de difficulté moyenne a été immortalisée par Gaston Rebuffat, qui en a fait des photos à grande diffusion d’un esthétisme parfait. De vieux souvenirs me reviennent à l’esprit. Combien de générations d’alpinistes cette falaise magnifique a-t-elle inspirés ? Et qui plus tard sont partis à l’assaut des géants des Alpes et des autres massifs montagneux du globe. Ma solitude par cette journée froide et venteuse est peuplée d’une foule hétéroclite se riant du temps, d’une part ces hommes préhistoriques qui vivaient en ce lieu il a quelques trois cents siècles et d’autre part les cohortes de grimpeurs qui se sont succédés sur cette arête depuis plus de quatre vingt ans, car le premier parcours remonte à 1927. Durée dérisoire comparée aux 300 siècles qui nous séparent des artistes qui ont orné la grotte se cachant au creux de la falaise de Morgiou. D’ailleurs à ce sujet, les deux découvertes récentes majeures que sont la grotte Cosquer et la grotte Chauvet dans l’Ardèche ont révolutionné les théories sur l’art préhistorique. En effet il y a quelques temps alors que je visitais le double de la grotte de Lascaux, je demandais au paléontologue qui nous accompagnait, si ces deux découvertes avaient modifié nos connaissances en la matière. Sa réponse fut étonnante et d’un grand intérêt. En effet, il m’expliqua que toutes nos connaissances avaient été bouleversées, car avant ces découvertes, à travers les sites connus on pouvait constater une évolution technique au cours du temps dans les dessins pariétaux, les perspectives s’affinaient les dimensions se précisaient en cohérence avec la datation au carbone 14 des sites. Puis ces deux grottes ornées d’un intérêt majeur ont été découvertes. Les dessins observés sont beaucoup plus vieux que tous ceux connus. La surprise de taille réside dans le fait que ces deux nouvelles grottes dévoilent des représentations à la facture technique très évoluée, patatrac, nos belles théories envolées ! Voilà ce que m’a répondu ce spécialiste de l’art préhistorique.
L’arrivée au col me rappelle à la réalité du moment présent. Un vent violent me cueille littéralement et me fait vaciller. Le panorama s’étend de Marseille au cap Canaille entre Cassis et La Ciotat. Mais je ne m’éternise pas pour échapper aux rafales d’air violentes et anarchiques.
Je poursuis par le chemin qui me paraît le plus rapide. Il va me conduire au cap Gros. Un peu à contre cœur je décide de prendre cette direction certes plus courte mais qui va m’éloigner du bord de mer et de ses immenses falaises. En effet, je n’ose pas m’aventurer dans la direction du Devenson, le vent véritablement rageur commence à m’inquiéter. Momentanément dans un petit talweg je suis protégé et en cet endroit il fait bon. A mes pieds une vue magnifique révèle le Val Vierge sous un angle stupéfiant, quatre cents mètres de gorges qui dévalent jusqu’à la mer. Un dernier petit raidillon et je débouche au cap Gros. Un ultime coup d’œil aux falaises que je vais quitter pour cheminer sur un plateau qui présente moins de caractère.
Ma carte indique un refuge, manifestement il n’y est plus. Dommage car je me serais bien arrêté. Le vent devient, non pas inquiétant mais franchement dangereux. Sur cette crêt du Mont Puget jusqu’à quelque distance du col de la Gardiole, j’ai vraiment eu la sensation de lutter pour ma survie, me sentant en grand danger. Cette accélération du vent est sans doute due au relief entre Marseille et Cassis qui à cet endroit crée une étroiture propice à un effet venturi, qui se concrétise par un courant d’air d’une violence inouïe et sans répit. La peur je l’ai déjà expérimentée dans de nombreuses circonstances, les accidents de la route, la grande chute en escalade, le bivouac dans une paroi en altitude, noyée sous une épaisse couche de neige, les bombardements de pierres en paroi ou au canon à Sarajevo, les avalanches et par mauvais temps sans visibilité la sensation est terrifiante de se trouver sur une neige qui se met en mouvement sans être capable d’appréhender l’ampleur du phénomène. Mais, aujourd’hui la peur va prendre un aspect différent, il s’agit de la peur de s’envoler comme une feuille et cela durant un long, très long moment. Je suis passé pratiquement sans transition d’une zone relativement calme à la bourrasque la plus terrible que j’ai connue. Pourtant le vent, je croyais en avoir une certaine expérience. Il y a quelques années au cours d’une tempête hivernale, durant quatre jours j’avais parcouru une partie du chemin cathare. Mon corps s’était habitué et je me sentais totalement adapté à cet environnement hostile. A plusieurs reprises j’avais été bousculé et jeté au sol, mais je maîtrisais et cette confrontation virile avec les éléments m’avait beaucoup plu. Seulement en montant au château de Quiribus, j’avais été très impressionné et j’avais rampé dans les escaliers verglacés et m’étais réfugié dans une grande pièce voûtée, de laquelle il me semblait que le château vibrait en harmonie avec les coups de boutoir de la tempête. Mais là encore en me plaquant aux murailles et en rampant sur des sols uniformes, cela était plus un « jeu d’adrénaline » qu’une peur déclenchée par un risque que l’on évalue comme mortel.
Aujourd’hui sur cette crête pourtant large et absolument pas aérienne il en va tout autrement. J’ai l’impression de ne plus rien maîtriser, et d’être le jouet passif de ces bourrasques continues qui cherchent à m’arracher du sol. Pas de point de repos auquel me raccrocher, au milieu de ce large chemin de pierraille je me fais penser à ces gros buissons épineux que l’on voit rouler au cours des tempêtes dans les films de cow-boys. J’en ai déjà vu en réalité non aux USA mais dans le désert saoudien. Ils apparaissent dans le nuage de sable et quelques instants plus tard ils ont disparu absorbés par la grisaille. Aujourd’hui pas de grisaille, un ciel lumineux et cette tempête farouche contre laquelle j’essaie de lutter. De plus il fait froid, quelques petites plaques de glace rappellent que la température est négative. Je suis peu couvert, et il n’est plus possible de m’arrêter et de sortir un quelconque habit. Cela ne me vient même pas à l’idée tellement cela me paraît voué à l’échec. Je n’ai pas de gants et mes doigts sont gourds. Arc-bouté, je dérape sur les cailloux, avec mes bâtons j’essaie de freiner puis de bloquer le mouvement que m’impose le vent. Les pierres sont comme des roulements à bille sur lesquels mes chaussures se mettent en mouvement. Surtout ne pas laisser la vitesse augmenter. A plusieurs reprises, je me retrouve couché pour ne pas être emporté. J’essaie de ramper, mais sur ce sol aux cailloux tranchants cela est particulièrement mal aisé et il me faudrait des heures pour sortir de cette zone, dans laquelle j’ai l’impression de jouer ma survie. Il est particulièrement déstabilisant de ne trouver aucun point auquel se raccrocher, mais ne voir qu’un immense espace duquel je pense que je n’aurais peut-être pas l’endurance suffisante pour en sortir. Effectivement le doute m’a assailli.
Juste devant moi un gros buisson, je me jette à son pied et un calme tout relatif me permet de reprendre mon souffle. Combien de temps a duré ce premier round ? Je ne sais pas. Dans ces situations le temps d’un côté paraît long, mais les efforts musculaires énormes ainsi que les cogitations du cerveau en extrême vigilance en relativisent la durée. Je peux même ouvrir mon sac, sortir mes gants et mettre une veste par-dessus mon t-shirt. Je constate que j’ai perdu un verre de lunettes sans doute arraché par la pression de l’air !
Allongé, je reprends mon souffle et récupère vite en me réchauffant dans ma veste. J’examine le chemin qu’il me reste à parcourir jusqu’au col de la Gardiole. Le terrain est tout à fait débonnaire, incroyable que je me sente en tel danger ! Quelques petites dépressions me semblent très propices à l’effet de venturi, mais pas moyen d’y couper. Fort de l’expérience que je viens de vivre je me remets en route. Effectivement les petites dépressions qui ne m’inspiraient pas sont particulièrement redoutables.
Enfin en m’approchant du col, l’effet venturi diminue et je retrouve un vent simplement violent qui ne m’empêche pas de marcher. Même au contraire, puisque maintenant il me pousse dans le dos. Je viens de vivre un moment particulièrement intense. Une barrière coupe le chemin, je la franchis. Certaines inscriptions y figurent, en particulier encore une fois le montant de l’amende en cas d’infraction au règlement et ce qui me fait sourire l’interdiction d’emprunter ce chemin si le vent est supérieur à 40k/h ! J’apprendrai en écoutant le bulletin météorologique ce soir que les rafales ont dépassé les 110k/h, et en considérant l’effet venturi produit au niveau de cette crête, on doit pouvoir rajouter un pourcentage non négligeable.
Le col est vite atteint et je me dirige à bonne allure vers Cassis. Un peu avant d’atteindre la calanque de Port-Miou, à l’abri relatif d’un petit vallon je m’arrête et mange de bon cœur. Ce moment de repos je le savoure. Rapidement j’atteins le parking de la calanque et par la route je rejoins le centre ville. Cette petite cité je l’aime beaucoup, son port et ses restaurants qui le bordent rendent le lieu particulièrement sympathique. Arrivé devant l’un d’eux qui avec témérité a laissé son enseigne sur pied et quelques tables, j’entends un grand bruit, l’enseigne s’envole et deux tables avec tous les couverts se renversent dans un fracas de vaisselle cassée. Les tables dehors aujourd’hui, il faut être optimiste, car même les plus accrocs à la cigarette devraient avoir du mal !
Je m’attarde à regarder la carte des menus et me laisse tenter par une grosse platée de pâtes aux fruits de mer. Qu’il fait bon et chaud dans cette salle de restaurant. Le patron me demande d’où je viens et où je vais. Quand je lui parle de mon départ de Saint-Charles hier matin il est admiratif. Mais lorsque je lui dis que ma conviction pour la suite en a pris un petit coup, il sourit.
Après ce moment bien agréable, il ne me reste plus qu’à me remettre en route et parcourir les huit kilomètres qui me séparent de mon but de la journée le village de Roquefort-la-Bédoule, où mes beaux-parents m’attendent. Cette dernière partie le long de la route ne présente pas un réel intérêt, le chemin de grande randonnée passe un peu au-dessus, mais je suis pressé de rejoindre mon point de chute de la journée. Vers les seize heures je touche au but. Avec l’arrêt et le refroidissement des muscles les douleurs apparaissent. J’ai du mal à me plier et une douleur persistante me zèbre la fesse droite. Je me dis que demain matin il sera temps de faire le point.
Le lendemain matin j’ai du mal à sortir de mon lit, une douleur aiguë me cloue sur ma couche. Je prends conscience que j’ai voulu forcer sur la bête sans l’entraînement nécessaire et je le paie. Cela m’était rarement arrivé, à tel point que je n’en ai pas le souvenir. Mais il me faut tirer les leçons de ce type d’erreur et me préparer mieux ou alors commencer par des étapes courtes le temps que le corps se mette au diapason. Donc je vais reprendre le train pour Lyon en constatant l’échec de mon projet. Un coup de téléphone à l’hostellerie de la Sainte-Baume, pour leur dire que ce soir je n’y viendrai pas. Et voilà la belle randonnée hivernale que je prévoyais durant onze jours se termine après deux seulement. Mais le renoncement, bien qu’il me contrarie, ne m’enlève pas la passion des grands périples à pied. L’envie de repartir n’en est que plus forte, et l’expérience vécue ces deux jours a été très enrichissante et surtout doit me rappeler à l’humilité.
Organisation d'un voyage en Russie en mars: transports et hôtels? English translation pending
Bonsoir,
Ca y est j'ai réservé des billets avec Austrian air lines pour un aller à Paris Saint-petersbourg le 13 mars et retour moscou paris le 22 mars. Je n'ai pas encore réservé d'hotels à Saint pet mais j'ai un peu étudié la question: peut etre que je vais opter pour le marco-polo à 70 euros la nuit. Un peu cher, mais sinon, moins cher c'est pas terrible et comme c'est pour mes 50 ans, je voulais qq chose d'un peu agréable. Ensuite nous voulons prendre le train pour moscou le 18. Et ensuite passer 2 jours à moscou. Nous avons demandé à notre carte visa premier une attestation d'assurance. Sinon tout reste à faire, réservation d'hotels, demande de visa.
Est-ce facile de passer d'une ville à l'autre ? Faut-il que nous ayons toutes nos réservations d'hotels avant de partir ? qq'un connait-il le marco polo ? ou sinon avez-vous des idées d'hotels dans cette catégorie ? Avez-vous des suggestions pour des hotels centraux à moscou dans cette gamme de prix ? QQ'un a t-il visité la russie, en mars. On m'a dit que c'était la période de la boue, mais je crois j'espère enfin qu'il y aura encore de la neige!
MErci pour vos réponses et je promets que je témoignerai de mon expérience! Claire-lis
Ca y est j'ai réservé des billets avec Austrian air lines pour un aller à Paris Saint-petersbourg le 13 mars et retour moscou paris le 22 mars. Je n'ai pas encore réservé d'hotels à Saint pet mais j'ai un peu étudié la question: peut etre que je vais opter pour le marco-polo à 70 euros la nuit. Un peu cher, mais sinon, moins cher c'est pas terrible et comme c'est pour mes 50 ans, je voulais qq chose d'un peu agréable. Ensuite nous voulons prendre le train pour moscou le 18. Et ensuite passer 2 jours à moscou. Nous avons demandé à notre carte visa premier une attestation d'assurance. Sinon tout reste à faire, réservation d'hotels, demande de visa.
Est-ce facile de passer d'une ville à l'autre ? Faut-il que nous ayons toutes nos réservations d'hotels avant de partir ? qq'un connait-il le marco polo ? ou sinon avez-vous des idées d'hotels dans cette catégorie ? Avez-vous des suggestions pour des hotels centraux à moscou dans cette gamme de prix ? QQ'un a t-il visité la russie, en mars. On m'a dit que c'était la période de la boue, mais je crois j'espère enfin qu'il y aura encore de la neige!
MErci pour vos réponses et je promets que je témoignerai de mon expérience! Claire-lis
Une semaine en Ecosse: itinéraire et hébergement? English translation pending
Bonjour,
Nous partons 1 semaine en Ecosse à la mi-mars. Pour tout dire vrai, nous n'avons pas prévu grand chose ! La seule chose de sûr est qu'on arrive à Edimburgh (13 mars) et qu'on décolle de la même ville 7 jours après (20 mars) ! 🙂
Ce que je pensais faire est :
- Visite d'edimburgh : 1 jour et demi - Les Highlands : Alors là c'est vaste et c'est là où j'ai besoin de votre aide...!! On m'a parlé de l'île de Skye qui est magnifique, mais sinon Loch Ness, Inverness ?? Quel Loch aller voir ? Il y en a tellement... - ça tenterait bien mon copain d'aller visiter une distillerie... Des idées de distillerie sur la route entre edimburgh et les highlands ? - Est ce que Glasgow vaut le coup ?
Dernière question : Le logement... Evidemment, vu la saison, on ne peut pas camper... Donc j'imagine que les auberges et B&B sont plus adaptés. Faut - il réserver à l'avance ? Quel est le prix moyen de la nuit par personne dans les highlands ?
Merci à tous pour votre aide, qui est, à chaque fois, très utile !
Nous partons 1 semaine en Ecosse à la mi-mars. Pour tout dire vrai, nous n'avons pas prévu grand chose ! La seule chose de sûr est qu'on arrive à Edimburgh (13 mars) et qu'on décolle de la même ville 7 jours après (20 mars) ! 🙂
Ce que je pensais faire est :
- Visite d'edimburgh : 1 jour et demi - Les Highlands : Alors là c'est vaste et c'est là où j'ai besoin de votre aide...!! On m'a parlé de l'île de Skye qui est magnifique, mais sinon Loch Ness, Inverness ?? Quel Loch aller voir ? Il y en a tellement... - ça tenterait bien mon copain d'aller visiter une distillerie... Des idées de distillerie sur la route entre edimburgh et les highlands ? - Est ce que Glasgow vaut le coup ?
Dernière question : Le logement... Evidemment, vu la saison, on ne peut pas camper... Donc j'imagine que les auberges et B&B sont plus adaptés. Faut - il réserver à l'avance ? Quel est le prix moyen de la nuit par personne dans les highlands ?
Merci à tous pour votre aide, qui est, à chaque fois, très utile !
Transport sur Venise pour quatre jours? English translation pending
Bonjour,
Mon mari, moi et ma fille de 6 ans partons 4 jours à Venise fin février.
Pourriez-vous me conseiller sur la "venice card" dont le coût est assez aberrant (90 euros à peu près) ?
Comment fait on en sortant de l'aéroport Marco Polo pour rejoindre la place saint marc où nous avons notre hôtel ?
Merci par avance pour vos conseils 🙂
Mon mari, moi et ma fille de 6 ans partons 4 jours à Venise fin février.
Pourriez-vous me conseiller sur la "venice card" dont le coût est assez aberrant (90 euros à peu près) ?
Comment fait on en sortant de l'aéroport Marco Polo pour rejoindre la place saint marc où nous avons notre hôtel ?
Merci par avance pour vos conseils 🙂
Très déçu par Southall, la "Little India" de Londres English translation pending
Bonjour,
Je suis allé passer un WE à Londres début janvier, et j'ai été très déçu😕 par Southall, la "Little India" de Londres. Je m'attendais à un endroit animé et "haut en couleurs", genre les puces de Saint-Ouen, ou quelque chose qui me rappelle un peu les quartiers Old Delhi, Paraganj, ou encore certains quartiers de Calcutta... En fait le quartier indien de Londres est aussi triste et banal que le quartier indien de Paris (Gare du Nord - La Chapelle) : rien que des commerçants alignés les uns à la suite des autres, aucune vie de rue, pas de marché découvert (pas de chance le dimanche n'est pas un jour de marché à Southall...). Très peu d'enfants, d'adolescents et de femmes dans les rues. Quelle déception !!!🏴☠️ Seule consolation : j'ai super bien mangé et pour pas cher (le grand resto face au cinéma en forme de Pagode), et je me suis trouvé quelques jolis CD de musique indienne.😛
Bon OK il faisait un froid de canard ce dimanche et je suppose que les indiens ça aime pas le froid. Mais quand même...
Quand je retournerai à Londres, j'irai peut-être faire un tour dans les autres quartiers indiens (Brick Lane, il paraît que c'est un coin à restos bengali, Hounslow, ou Brent Cross), mais sans illusions... Si quelqu'un connait un quartier indien vraiment animé, merci de me le faire savoir.
Heureusement en février je pars 3 semaines en Inde du sud (Tamil Nadu et Kerala), de quoi oublier facilement ma frustration londonienne !...😉
Bientôt la Kumbha Mela! "rainbow gathering" en mars (Inde) English translation pending
Namaskar,
Voilà plus que quelques jours, et c'est le début des extraordinaires festivités a Haridwar, le plus grand rassemblement religieux au monde, j'y serai vers mi mars pour le second bain royal, mais j'ai entendu parler d'une rainbow gathering s'y déroulant... plus pratique car j'aimerai aussi dormir non loin. Kuelqun a t'il des infos plus précise pour s'y rendre? merci d'avance!
Film "Le dernier vol" de Karim Didri (voyage au Ténéré, Niger) English translation pending
« le dernier vol » de Karim Dridi ou comment voyager en période de fêtes…
Les amateurs de déserts, de Grande Ourse et de grand chariot et petit chariot devraient aimer le dernier opus de Karim Dridi, ou si l’on veut, la promenade amoureuse de Marion Cotillard et de Guillaume Canet…(sur les écrans actuellement)
« A la poursuite du Ténéré », sur un scénario de nostalgie coloniale (très Saint Ex…) une belle aviatrice, à la recherche de son compagnon aviateur lui aussi, perdu dans le désert, va se trouver confrontée aux dures réalités de la pacification « coloniale »…
Un lieutenant rebelle et barbu , Guillaume CANET, déchiré entre son amour réel pour les populations occupées(Touaregs) ses devoirs de militaire et son profond désir de paix, va bousculer ses convictions et risquer la cour martiale pour aider Marion à la recherche de son amour perdu…
Raconté comme çà, çà fait un peu Arlequin, surtout qu’on ne peut rentrer à aucun moment dans un scénario aussi invraisemblable, mais la magie des images, des dunes inlassablement filmées, des dromadaires inlassablement maltraités, les sons, le « chant des dunes », la crasse et le sable qui ternissent peu à peu les chemises de lin des héros, hypnotisent peu à peu le spectateur amoureux de désert…
Par moins cinq degrés en France, à quelques jours de Noël, on prend plaisir à suivre les deux tourtereaux dans leur épopée improbable, à douter avec eux et à craindre pour eux…et quand on sort de la séance de ciné, il faut se retenir pour ne pas réserver à Point Afrique pour huit jours d’escapades, tant les feux de bois de Guillaume et de Marion, les blatèrements de leurs dromadaires, nous laissent une impression attachante…
Les amateurs de déserts, de Grande Ourse et de grand chariot et petit chariot devraient aimer le dernier opus de Karim Dridi, ou si l’on veut, la promenade amoureuse de Marion Cotillard et de Guillaume Canet…(sur les écrans actuellement)
« A la poursuite du Ténéré », sur un scénario de nostalgie coloniale (très Saint Ex…) une belle aviatrice, à la recherche de son compagnon aviateur lui aussi, perdu dans le désert, va se trouver confrontée aux dures réalités de la pacification « coloniale »…
Un lieutenant rebelle et barbu , Guillaume CANET, déchiré entre son amour réel pour les populations occupées(Touaregs) ses devoirs de militaire et son profond désir de paix, va bousculer ses convictions et risquer la cour martiale pour aider Marion à la recherche de son amour perdu…
Raconté comme çà, çà fait un peu Arlequin, surtout qu’on ne peut rentrer à aucun moment dans un scénario aussi invraisemblable, mais la magie des images, des dunes inlassablement filmées, des dromadaires inlassablement maltraités, les sons, le « chant des dunes », la crasse et le sable qui ternissent peu à peu les chemises de lin des héros, hypnotisent peu à peu le spectateur amoureux de désert…
Par moins cinq degrés en France, à quelques jours de Noël, on prend plaisir à suivre les deux tourtereaux dans leur épopée improbable, à douter avec eux et à craindre pour eux…et quand on sort de la séance de ciné, il faut se retenir pour ne pas réserver à Point Afrique pour huit jours d’escapades, tant les feux de bois de Guillaume et de Marion, les blatèrements de leurs dromadaires, nous laissent une impression attachante…
Croisière sur le Ruby Princess English translation pending
Bonjour, je fais la croisière de 10 jours sur le Ruby
escale à Princess Cays et Saint-Thomas que j'ai déjà visité
pour la Dominique j'aimerais faire la visite de l'île en prenant un taxi près du bâteau,
pour Grenade de 7 à 2 heures de l'après-midi je pense visiter le plus possible en peu de temps.
Je fais escale à Aruba et Curacao, je voudrais louer une voiture genre jeep à une de ses deux îles
d'après vos expériences dans quelle île ca vaut plus la peine et dans la quelle c'est moins difficille de s'orienter.
Si vous avec des suggestions pour les autres escales ca serait bienvenue.
Merci beaucoup