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En quinze jours: Quito, Napo, Misahualli, Banos, Riobamba, Cuenca, Guayaquil, Galapagos English translation pending
by Anacrouse · 2012-05-21 · 144 replies
Pour m’être largement aidée des témoignages que j’ai pu lire, je vous livre ma contribution de retour de voyage. Quels voyageurs sommes nous ? La cinquantaine, nous sommes trop indépendants pour les voyages organisés avec prise en charge collective et n’avons plus du tout le gout les voyages sac à dos. Nous apprécions un confort de bon aloi et voyageons avec une adolescente de 17 ans.

Pour ce voyage, nous avons délibérément choisi de ne pas faire de treck dans les Andes ayant visité les Andes vénézuéliennes en 2011. De ce fait même si les paysages sont sans doute plus beaux en Equateur, pour un voyage court de 2 semaines, nos priorités ont été l’Amazonie basse et les Galapagos, avec entre les deux, un périple tranquille mais non sportif.

- JOUR 1 – Samedi: Arrivée à Quito, température 12°. On a mis près de 2 heures pour récupérer les bagages et sortir et encore, on était dans les premiers….Nous avons retenus dans une maison coloniale du centre historique de Quito.

- JOUR 2 – Dimanche: Il fait un semblant de soleil. Nous décidons de prendre le téléphérique pour la vue, il parait que c’est beau. Dans les œufs, au bout de 10 minutes d’ascension on est dans un brouillard cotonneux, arrivés en haut on ne voit pas plus loin que 10 mètres, il fait froid, la végétation est rase sur un relief arrondi, on dirait le Puy de Dôme.

On reprend illico les œufs dans l’autre sens pour une ballade dans la vieille ville en commençant par la basilica del voto national, puis une redescente tranquillement vers la vielle ville. C’est une église tout en béton de style gothique, avec des gargouilles qui représentent tout le bestiaire équatorien. On peut grimper dans les tours, la vue sur Quito est magnifique. Là, tel un bâtisseur des cathédrales, il faut attaquer l’escalade les arcs boutants sur des échelles en fer à béton. On arrive dans le clocher, le vide est impressionnant, le garde corps fait 50 cm… Le tout, c’est de redescendre sans regarder en bas….

Notre périple nous mène au Palacio del Gobierno puis à l’église de la Compagnia de Jesus. 160 ans ont été nécessaires pour construire l’édifice. L'intérieur, un peu kitch, est surprenant, entièrement recouvert de feuilles d’or. La décoration de style baroque est chargée mélangeant les styles gothique et néoclassique. Elle est tout simplement somptueuse, avec des détails très intéressants, notamment un moucharabieh mauresque. On poursuit notre périple par la casa sucre, le monastère Carmen Alto (fermé), le monastère san Francisco, le muséo de la ciudad, la jolie rue de la Ronda, la pluie se met à tomber, on termine notre périple un peu fatigués à l’hôtel. En réalité, on est morts !

- JOUR 3 – Lundi Transfert à l’aéroport pour un vol de 35 minutes vers Coca en ayant traversé le versant Est de la Cordillère des Andes. Nous retrouvons notre guide francophone pour un trajet en bateau à moteur d’environ 2H30 descendant le fleuve Napo. Arrivée à l’embarcadère du Napo Wildlife Center, changement d’embarcation pour une pirogue qui va remonter à la pagaie un bras d’eau tracé dans la foret vierge, jusqu’a la lagune Anangu où se situe le lodge. Nous sommes en bordure du parc Yasuni, intégralement protégé.

La communauté Anangu qui est propriétaire des terres et gère directement le lodge, a développé une étique très stricte de protection de l’environnement, assurant la préservation des espèces en favorisant un tourisme de qualité qui assure à ses membres l’autosuffisance économique tout en donnant un sens à son action. L'une des décisions les plus importantes de la communauté a été d'interdire totalement la chasse sur la totalité de leur territoire. C’est la raison pour laquelle, contrairement aux autres loges installés le long de la rivière Napo qui souffrent de «forêts vides» en raison de la menace des chasseurs, ici, la faune est abondante car elle ne craint rien et peut se reproduire en toute tranquillité depuis prêt de 30 ans. La peur de l’homme a disparu.

Mon objectif pour ce séjour: voir des loutres géantes. Dès notre arrivée, hop, nous voila dans la pirogue sur les petits canaux autour de la lagune. L’oiseau endémique est le hoatzin, une bête primitive, marron avec des couleurs bleues et une belle houppette sur la tête. Il mange des plantes pourries qu’il pèche avec application et digère avec un estomac de ruminant. Il vit en groupe et se chamaille tout le temps en criant. Il ne sait pas chanter, il tousse. Il arrive à voler 5 ou 6 mètres, mais il se pose tellement maladroitement, qu’il percute ses congénères alignés sur la branche!

Sur le chemin du retour, des petits cris ont attiré l’attention de notre guide : une famille de loutres en train de chasser les piranhas ! et quand elles pèchent, les loutres crient. Elles attrapent les poissons et les mangent bruyamment ou couinant de bonheur. Ce jour là, elles se sont battues avec un caïman à lunettes qui voulait leur voler leur pitance. Impayable !

- JOUR 4 – Mardi: C’est très étrange, l’eau est tellement foncée, qu’on a l’impression de naviguer sur une infusion de thé ! C’est un milieu acide, favorable aux piranhas, mais paradoxalement peu propice au développement des larves de moustiques. Enfin, c’est le guide l’a dit… C’est vrai que sur la lagune, on a pas été vraiment attaqués par les bestioles, mais dans la foret, elles se sont rattrapées. Nous avons débarqués pour une ballade de 3 heures dans la foret à la découverte de toute la richesse L’après midi, profitant du beau temps, expédition à l’assaut d’un arbre ceibo, découvrir la canopée sur une plateforme en bois perchée au sommet de l’arbre, à 40 mètres de hauteur.

- JOUR 5 – Mercredi: Excursion en pirogue jusqu’au fleuve Napo voir les falaises argileuses à perroquets. Ce sont deux dépressions dans le relief laissant filtrer les sels minéraux, et permettant à de nombreux animaux (surtout les perroquets) de rétablir le PH de leur estomac grâce a l’absorption de glaise. L’après midi, petite excursion en pirogue pour observer les oiseaux, singes et caïmans à lunettes. Le soir, au soleil couchant, nouvelle excursion en pirogue pour observer la tribu des petits singes nocturnes qui sortent de leur trou d’arbre pour attraper des insectes et cueillir des fruits. L’éclairage de la lune transforme les yeux des grenouilles en perles brillantes sur les feuilles, tandis que de gros boutons rouges apparaissent dans la lumière de la torche: les caïmans à lunettes sont en chasse.

- JOUR 6 – Jeudi: Retour à Coca sans être pressés. Sur notre petit canal, le guide stoppe soudain l’avancée de la pirogue, les loutres chassent en famille. Nous sommes à moins de 3 mètres, c’est magique….A Coca nous récupérons notre chauffeur pour rejoindre, en 4 heures de route, Misahualli situé également sur le fleuve Napo, aurifère à cet endroit, eau vive et transparente. On peut faire du rafting

JOUR 7 – Vendredi: On commence la journée par une petite expédition au village car la place est squattée par des singes capucins. Ces petits malins ont repéré que les sacs marrons transportés par les touristes viennent de chez le boulanger.....et en moins de temps qu'il ne faut pour s'en apercevoir, le voleur se jette dessus et arrache le butin qu'il emporte déguster sur une branche haute. Le touriste reste en état de sidération pendant que les petits singes s'adonnent à toutes sortes d'acrobaties pendus par la queue.

Départ pour PUYO et Banos par la route des cascades qui longe le rio Pastaza par une succession de tunnels dans la roche. Arrivée au paillon del Diablo, chute d’eau impressionnante de près de 50 mètres de haut. Un sentier balisé descend en pente raide vers la chute, puis une remontée de 70 marches permet d'atteindre un balcon accroché à la falaise pour un point de vue aussi magnifique qu'impressionnant. L'eau a creusé dans le rocher une saignée de laquelle elle sort en furie dans un bruit assourdissant. Un petit tunnel taillé dans le rocher et une progression à 4 pattes conduisent au point ultime de la chute, juste dessous, mais c'est réservé aux intrépides hydrophiles qui ne craignent pas d'être trempés!. En contrebas, un pont suspendu enjambe la gorge, ça balance et ça vibre, les collégiens s'en donnent à cœur joie, les vieilles indiennes en costume traditionnel s'en remettent à Dieu avant de s'élancer sur la passerelle....

Nous poursuivons vers Banos le long du rio Pastaza. Sur la rive opposée, la chute du Manto della novia. Entre les 2, un fil d'acier et une nacelle motorisée en fer forgé (tarabita). Grimpez donc mes amis, vous allez voir comme c'est chouette d'être pendu au dessus du vide dans un panier à salade pour faire une belle photo! Arrivée à Banos, l'activité est tournée vers le tourisme: petits bars et restos proposent dans la rue des grillades au charbon de bois, du cochon bien sur et du cui, le cochon d'inde. Il y a plein d’équatoriens en vacances qui nous invitent à nous régaler comme eux, avec les doigts. Notre rictus septique les fait éclater de rire. Je finirai par me laisser convaincre de goutter une patte avec mauvaise conscience et l'horrible impression de manger notre animal domestique...

A Banos on peut faire du shopping de filles car c'est en effet ici que l'on trouve 2 artisans spécialisés dans la sculpture du tagua, grosse graine d'un palmier autrement appelé ivoire végétal, à des prix les plus bas du pays: bracelets 2$, colliers 5$....Comment résister? Banos c'est le point de départ de randonnées magnifiques et de multiples activités et pour se requinquer une gourmandise locale à base de sucre de canne. On en fait une confiserie un peu molle, la melcocha, étirée encore et encore, à l'entrée des magasins sur un énorme crochet en bois. A la sortie de la ville, coup d'œil au canyon de San Martin de Porrès, très spectaculaire. Comme c'est ignoré par les guides en papier, il n'y a aucun touriste.

En direction de Riobamba, l'éruption volcanique de 1999 a tout emporté sur son passage et les terres sont recouvertes à certains endroits par plus de 2 mètres de lave. A Riobamba nous avons réservé dans une superbe bâtisse coloniale restaurée et joliment meublée.

- JOUR 8 – Samedi: La ville est bruyante, un peu moche et hormis le marché, rien ne justifie qu'on s'attarde. Nous partons vers Cuenca. La route longe la lagune de Colta, sans aucun intérêt, avant de passer à l’église de Balbanera, la première construite en Equateur. Seule la façade est d'origine mais cette église modeste est touchante.

Deuxième arrêt à Guamote, village typique indigène. C'est jour de marché, le cochon est en train de griller sur la braise, ça sent bon. La voie de chemin de fer est démontée, les rails s'entassent à coté de la gare, bâtisse plantée au milieu de la rue. Le soleil caresse doucement les maisons colorées, quelques indiens en habits traditionnels vaquent à leurs occupations sans se hâter dans les ruelles désertes, on se croirait dans un western.

Nous poursuivons notre périple vers Alaussi , connue pour sa gare et son célèbre train (Nariz del diablo). Nous avons décidé de ne pas céder à l'appel de cette attraction qui n'existe que pour les touristes. Tout le village tourne autour d'eux au point d'en perdre son âme. D'ailleurs à cette heure de déjeuner, même une virée au marché ne permet pas d'acheter du cochon grillé, mais pour un burger, pas de soucis. Au secours, le monde est devenu fou! Pour le souvenir on fait une photo de l'auto-ferro avant de reprendre la route. Il se met à tomber un déluge, la visibilité est réduite à 10 mètres....ceux qui on pris le train en seront pour leurs frais.

Nous voici arrivés sur le site archéologique d’Ingapirca. Comme pour toutes les constructions incas, il s'agit d'un assemblage sans mortier d'une exceptionnelle précision de pierres énormes, gigantesques pour certaines et le tout sans aucun moyen de traction et l'ignorance de la roue. Quelques lamas broutent autour des ruines ce qui donne un caractère bucolique à l'endroit. Il pleut des cordes, la température est descendue à 10°... Pour ceux qui connaissent le Pérou, le site fait assez champ de ruines et ils seront sans doute déçus malgré le temple du soleil encore presque intact. Pour les autres comme nous qui côtoient pour la première fois la culture inca, il aurait été dommage de faire l'impasse. Le musée, compris dans le prix de l'entrée, présente des pièces intéressantes. La pluie n'a pas cessé et l'arrivée à Cuenca sonne la fin d'une journée bien fatigante. Nous sommes transis de froid et abandonnons ici notre chauffeur, préférant la perspective d'un bain bouillant pour nous remettre sur pieds. Notre hôtel est encore une fois installé dans une ancienne demeure coloniale.

- JOUR 9 – dimanche: Début de journée au Mirador de Turi, pour la vue sur Cuenca mais également lieu de résidence d'Edourdo VEGA, le plus connu des céramistes du pays. Malheureusement on est dimanche et c'est fermé. Nous repassons le fleuve en direction de Barranco, vieille fabrique de panamas qui dispose également d'un musée. Le panama tout simple vaut 20$, le choix des chapeaux est vaste, on repart avec nos chapeaux dans un astucieux sac en coton. C’est un véritable plaisir de se promener à travers ses ruelles pavées bordées de maisons coloniales restaurées aux balcons de fer forgé et aux lourdes portes de bois. Cuenca possède plusieurs places, des églises, des cloîtres, une cathédrale, récemment restaurée et des marchés. En ce dimanche matin, il règne une agitation bon enfant. Malheureusement je n'avais pas imaginé que le dimanche, tout serait fermé à partir de 14H, églises comprises. Juste le temps d'acheter une gourmandise, une pluie diluvienne se met à tomber et c'est parti pour tout l'après midi. Départ pour Guayaquil où nous avons réservé dans une maison colonialedu quartier de Las Peñas construite en 1926 et restaurée en 2007 par le propriétaire actuel, antiquaire de profession.

- JOUR 10 – Lundi: Transfert à l’aéroport pour prendre votre vol vers les Galapagos. Arrivée à l'aéroport de Baltra, il faut payer la taxe de 100$ par personne avant d’enregistrer pour le vol vers Isabela, la plus grande des iles Galapagos. 30 minutes de vol permettent de découvrir, un paysage incroyable, noir de lave, austère, rugueux avec dans cette aridité, de-ci de-là, quelques cactus. Puerto Villamil se découvre au creux d'une baie, gros village assoupi avec des routes sablonneuses entouré de végétation. L'aéroport d’Isabela se résume à une case et un guichet pour payer la taxe Ingala 10$ par personne. 5 minutes après on est arrivés à destination, un hôtel situé sur une plage vierge, adossé à une lagune avec des flamants roses et des iguanes marins qui se chauffent au soleil. Cet après midi nous irons visiter les Tintoreras, petits ilots qui se trouvent dans la baie de Puerto Villamil. C'est un lieu de reproduction des iguanes marins qui se retrouvent par centaines sur les plages caillouteuses pour faire leurs nids. C'est un des rares ilets sur lequel il est possible de débarquer pour une petite promenade qui permet de faire connaissance avec ses habitants: otaries, crabes rouges, fous à pattes bleues, pingouins. Ne rien toucher, ne pas approcher, l'intrus ici c'est l'humain.

- JOUR 11 – Mardi: Ce matin, escapade plongée aux tunnels. Il s'agit de coulées de lave très fluide dont le dessus, qui s'est refroidi plus vite que le dessous, a formé une croute pendant que l'intérieur continuait sa progression liquide en direction de la mer. Il s'est ainsi créé des sortes de boyaux creux, comme des tunnels. La croute étant très fine, la mer en a effondré des portions créant un dédale de ponts basaltiques. Le paysage est particulièrement curieux, les reliefs du sol sont très coupants. Les petits bateaux se faufilent dans ce labyrinthe, pour un spectacle à deux entrées: les fous à pattes bleues perchés sur leurs rochers émergents regardent passer les touristes qui en retour les prennent en photo. La ballade est courte et le retour permet quelques arrêts le long de la cote pour faire du snorkling. Ce jour là nous avons vu plusieurs tortues marines en train de croquer du corail. L'une d'elle, particulièrement grosse, faisait plus d'un mètre de long. Peu farouche et curieuse en même temps, il nous a été possible de toucher sa carapace, un peu gluante, c'était très émouvant.

L'après midi, nous décidons de visiter l'élevage de tortues terrestres de l'ile. Nous irons à pied par la passerelle en bois qui serpente au dessus de la lagune, entre les palétuviers qui forment des voutes avec leurs branches. Sur le trajet il faut enjamber les iguanes marins qui se chauffent au soleil, tandis que les flamands roses pèchent des petits crustacés.

- JOUR 12 – mercredi Ce matin expédition au mur des larmes construit peu de temps après la deuxième guerre mondiale par 300 prisonniers. Lors de sa construction, une partie s'est effondrée, la construction a été interrompue et n'a jamais repris. Il reste un mur en pierres sèches de 100 mètres de long environ. Sur le chemin du retour, nous avons fait quelques petits arrêts où il a fallu faire attention où mettre les pieds car les iguanes marins étaient très affairés à creuser leurs nids dans le sable… 2 gros males se sont battus pour une femelle, comme quoi l’amour est toujours aveugle…

L’après midi, snorkling à isla tortuga et aux ilets quatro hermanos où nichent les frégates à jabot rouge. On ne peut pas accoster sur les iles, il faut regarder de loin ces prétentieux qui se gonflent comme des baudruches pour attirer les femelles dans leur nid, en battant des ailes pour les convaincre car la concurrence est rude. Les jeunes otaries posées sur les rochers voient en ces visiteurs d’un jour l’occasion de s’amuser en poursuivant les nageurs, passant dessous dessus et puis d’un coup, hop, en voila une qui donne un coup de nez et essaye d’arracher le tuba…je sais pas lequel des deux a nagé le plus vite (pour sortir de l’eau), mort de trouille et nous autres, pas charitables, morts de rire.

- JOUR 13 – Jeudi: Aujourd’hui on a décidé de ne rien faire et de profiter de la plage. Initialement nous devions faire l’excursion au volcan Sierra Negra, puis au volcan chico, mais avec nos coup de soleil et la chaleur, on s’est pas senti de marcher 17 km sans un pouce d’ombre comme des damnés. On en a profité pour aller au port s’amuser avec les otaries…

Un peu empotées et relativement vulnérables sur terre, les otaries sont espiègles et agiles dès lors qu’elles sont immergées. A l’arrivée d’un bateau dans la baie, elles viennent réclamer des compagnons de jeux. Le petit appontement est occupé par les otaries qui s’étalent un peu partout et occupent les bancs pour digérer tranquillement leur poisson. En résumé : un banc, une otarie, une sieste.

- JOUR 14 – Vendredi: Nous étions prêts de bon matin pour prendre notre vol prévu à 8H30 vers santa cruz. A 11 heures nous avons enfin décollé. Le voyage retour est aussi fascinant que l'aller avec le survol du cratère et des falaises abruptes de l’ilot Pinzon. C’est le seul point positif de ce retour par air. Arrivés à Baltra (ile aéroport), bus navette pour atteindre le bac, à 15 minutes de là puis taxi pour atteindre le lodge à Santa Rosa, à proximité des tunnels de lave qui, contrairement à ceux d'Isabella, ne sont pas effondrés. Nous partons ainsi pour une expédition de 600 à 700 mètres environ, à 10 mètres sous terre, dans une ambiance irréelle. La voute est assez haute et permet généralement une progression debout sans sensation de claustrophobie. Parfois le boyau se rétrécit, le plafond descend et il faut avancer cassé en deux, à la lueur de nos torches malgré le balisage du chemin par des ampoules. Nous ressortons dans un champ de vaches, propres comme des mineurs sortant de la mine!

- JOUR 15 – Départ vers l'aéroport. On s'arrête en route pour admirer depuis la ligne de crête, le cratère effondré du volcan Los Gemelos, couvert de végétation et inaccessible aux randonneurs. L’aéroport sonne la fin des vacances. A Guayaquil on peut acheter du chocolat équatorien en tablette, absolument délicieux. Si votre vol retour est en transit par Madrid, ne vous laissez pas tenter par le moindre achat liquide en free tax parce qu’à la correspondance, le contrôle de sécurité madrilène pique absolument TOUT.

Rétrospectivement, les bonnes et les moins bonnes options de notre voyage

A retenir : - Napo, incomparable pour la faune - la route de cascades, - Les Galapagos, pour le mythe!

Ce que nous regrettons : - le retour d’isabela vers santa cruz en avion, un bateau rapide aurait paradoxalement fait gagner du temps en simplifiant le trajet, malgré le survol de l’ilot Pinzon, très beau. - le prix excessif des Galapagos,

Ce qui peut se discuter: - le choix d’un séjour terrestre aux Galapagos. Il permet de profiter pleinement d’Isabela ce qui n’est pas possible en croisière. La contrepartie c’est que les excursions sur les iles voisines sont limitées et que par conséquent l’accès à la faune est beaucoup plus restreint, - Faire le choix simple et bon marché de ila de la plata, suffisant pour la faune, la même qu’aux Galapagos.

Si vous souhaitez avoir le trajet complet, avec tous les détails, les cartes et tous les liens internet des lieux visités et des hôtels, les contacts téléphoniques divers, les prix payés, répondez à ce message en mettant en CLAIR dans le texte de votre REPONSE votre ADRESSE EMAIL.

Je vous adresserai en retour le fichier word qui fait 48 pages.

Vous pouvez aussi avoir accès à toutes mes contributions en cliquant sur mon nom.
Itinéraire pour trois semaines dans le nord-est du Vietnam? English translation pending
by Mortycia · 2011-07-22 · 57 replies
Bonjour,

Nous partons au Vietnam pour 3 semaines à partir du 14 Aout. Nous souhaiterions faire une boucle dans le nord du pays pendant 1 semaine à 10 jours, puis descendre tranquillement vers le sud. Sans trop prévoir nos arrêts qui se feront au grès du voyage nous calons un peu nos grosses étapes qui vont définir les directions à prendre car nous ne restons que 3 semaines et nous ne pourrons pas tout faire ! Mon soucis est que tout le monde parle beaucoup du Nord Ouest sur les forum et dans les guides mais j'ai beaucoup de mal à trouver des infos sur le Nord Est. Le guide du Routard nous informe que c'est une région magnifique et moins touristique mais il n'y a que 2 pages derrière ... Le nord Ouest à l'air superbe mais je ne sais pas si nous aurons le temps d'aller si loin. Mis à part la Baie d'Ha Long (coté mer et coté terrestre) connaissez vous de belles étapes dans la région du nord Est en allant vers le lac Bac Bé et la chine ? Je remercie par avance tous ceux qui prendrons le temps de me conseiller ! Bonne journée 😉
Programme de quatre jours à New York en octobre English translation pending
by Johanna15019 · 2010-09-15 · 30 replies
bonjour à tous voila je pars en octobre à New York pour 3 jours et demi et je voulais savoir si mon programme prevu était convenable et avoir quelque conseille sur celui ci

JOUR 1 ( vendredi 22 octobre)

- statue de la liberté - battery park - ground zero ( le memorial tribute WTC visitor center et la caserne des pompiers) - century 21 - chinatown - little italy - le soir empire state builiding

JOUR 2 ( samedi 23 octobre)

- chelsea - greenwich village - soho - un peu brooklyn - retour au coucher du soleil a pied sur le brooklyn bridge

JOUR 3 ( dimanche 24 octobre)

- midtown - broadway - times square - aprés midi a central park - fao shwarz - soirée sur times square - montée au rockfeler center

JOUR 4 ( 25 octobre)

- harlem le matin - l' aprés midi je ne sais pas encore car notre avion est à 23H30 (JFK) donc je pensais faire du shopping l'aprés midi mais je ne sais pas trop où

voila j'attend vos conseils pour savoir si ce programme est possible et si je n'ai rien oublié d'indispensable pour ce premier voyage à new york qui est une surprise pour mon cheri. Petite precision mon hotel se situe a secaucus dans le new jersey
Votre avis sur notre itinéraire de cinq semaines en Afrique Australe? English translation pending
by A2Stef · 2010-08-29 · 8 replies
Coucou à tous,

A2line & moi partons 5 semaines en octobre pour une boucle Afrique du Sud - Botswana - Zambie (Chutes Victoria) - Namibie - Afrique du Sud.

Nous sommes en Toyota Yaris SEDAN et sac à dos. La plupart des hébregements seront en camping. Nous avons l'habitude des voyages "autonomes" mais pas du tout du camping...ce sera une première...

Voici le déroulé:

11/10: Départ de Paris (ETIHAD Airways)

12/10: Arrivée à Johannesrburg à 6h00. Prise en charge du véhicule de location à l'aéroport. Balade et nuit à Johannesburg

13/10: Johannesburg - Blyde River canyon (nuit réservée au Forever Resort Blyde Canyon)

14/10: Randonnée dans le Blyde River Canyon (nuit réservée au Forever Resort Blyde Canyon)

15/10: BRC - Kruger Park (nuit réservée au Camp de LOWER SABIE)

16/10: Kruger Park (nuit réservée au Camp de SATARA)

17/10: Kruger Park: Morning Walk au départ de SATARA (réservé) puis route jusqu'au camp de Olifant's (nuit réservée)

18/10: Kruger Park: Morning Walk au départ de Olifant's (réservé) puis route jusqu'au camp de PUNDA MARIA (nuit réservée)

19/10: Matin à PUNDA MARIA puis route vers TOM BURKE àvers la frontière AFS/BOTSAWNA et nuit vers TOM BURKE

20/10: Passage de la fronière et route vers NATA (nuit au Nata Lodge réservée)

21/10: NATA - LIVINGSTONE en Zambie (nuit au Zambezi Waterfront réservée)

22/10: CHUTES VICTORIA côtés Zambie et Zimbabwé via le pont frontière (nuit au Zambezi Waterfront réservée)

23/10: LIVINGSTONE - DIVUNDU en Namibie, Balade aux CHUTES POPA et nuit près de celles-ci (on aimerait dormir au Goabacca Camp, mais ils ne répondent à aucun de nos mails...)

24/10: DIVUNDU - ETOSHA (nuit au Camp de Namutoni résevée)

25/10: ETOSHA (nuit au Camp d'Halali)

26/10: ETOSHA (nuit au camp d'Okokuejo)

27/10: OKOKUEJO - WALVIS BAY (nuit à Walvis Bay)

28/10: Excursion en mer Sandwich Harbour avec Mola-Mola (nuit à Walvis Bay)

29/10: WALVIS BAY - SESRIEM, Couché du soleil sur la Dune ELIM (nuit au camping de Sossusvlei))

30/10: Levé du soleil sur la Dune 45 + le Sossusvlei + le Dead Vlei (nuit au camping de Sossusvlei ou à l'extérieur ?)

31/10: SESRIEM - FISH RIVER CANYON (nuit au Camp de Hobas)

01/11: FISH RIVER CANYON (nuit au camp de Hobas ?)

02/11: FRC - LE CAP, AFS (nuit au Cap)

03/11: LE CAP, Balade

04/11: LE CAP, Robben Island et Nelson Mandela Gateway

05/11: LE CAP, Réserve naturelle du Cap de Bonne espérance

06/11: LE CAP: Table Mountain et Neighbourggoods Market

07/11: A/R HERMANUS, Observation des Baleines

08, 09, 10/11: Rien de prévu. Ces jours peuvent servir pour un ajustement au cours du voyage...

11/11: Remise du véhicule de location à l'aéroport du Cap et vol pour Johannesburg (réservé) / nuit à Johannesburg

12/11: Vol Jo'Burg - Paris

13/11: Arrivée à Paris

Nous avons plusieurs interrogations à propos de cette prévisions:

- Ce parcours vous paraît il réaliste (logique et temps de parcours, sites au programme....) ?

- Pour le Blyde River Canyon: Peut-on randonner seuls ou sommes nous obligés de passer par le Forever Resort BC (ils en proposent plusieurs). Si oui, où pouvons nous trouver une carte du BRC pour se repérer...

- Pour la nuit près des POPOA'S Falls, on aimerait dormir au Goabacca Camp mais ils ne répondent pas à nos mails...y'a t il un Camp agréable dans les alentours ?

- Walvis Bay: On s'y rend pour l'excursion en mer mais le prix de la nuit est cher (100 € environ - on y restrait 2 nuits-) et l'excursion est fréquemment annulée en raison des conditions climatiques... On se demande si ça vaut le coup d'y aller ou si l'on choisit un autre itinéraire à partir d'Okojuejo...On ne sait pas trop... De plus, nous n'arrivons pas joindre Mola-Mola. L'adresse électronique que nous avons est erronée....

- Le Cap: La ville a l'air si grande et intéressante que l'on a du mal à dégager les incontournables et à prévoir un itinérarire de 3/4 jours...

- Hermanus: Ce n'est pas très clair pour nous. L'observation des baleines se fait elle depuis la terre par nos propres moyens ou par bateau via une agence ?

- On se demande enfin quel est l'équipement de camping que nous devons avoir pour n'avoir aucune surprise une fois sur les camps...

Voili voilà, merci beaucoup pour vos commentaires et vos observations avisés...😉

A bientôt, A2line & Stéphane
Itinéraire de dix jours Tokyo-Kyoto-Osaka English translation pending
by SnoopDop · 2009-09-24 · 12 replies
Bonjour,

J'aimerais votre avis et suggestions pour une première visite au Japon et en solo vers la mi-octobre, je voulais le faire en fin septembre pour assister au Tokyo Game Show et au tournoi de Sumo mais j'ai dû le retarder pour différentes raisons.

J1-J5: Tokyo J01: arrivé à Tokyo le soir après environ 18 heures de vol 😕 J02: faire le tour "Dynamic Tokyo" de Hato Bus / JTB J03: visite de Akihabara et Harajuku J04: faire le tour d'une journée à Nikko et entourages via JTB pour voir les feuillage d'automne "Koyo" 🙂 J05: visiter Ueno Park et le musée national de Tokyo

J6-J10: Kyoto-Osaka J06: arrivée à Kyoto vers midi via Shinkansen avec la réduc "Puratto Kodama" 9, 800 Yens acheter le JR West Kansai pass sur place après midi: visiter Sanjusangendo, Kiyomizudera et quartier Gion J07: si 22 octobre, assister au festival Jidai Matsuri 🙂 J08: visiter le Golden Pavillon le matin aller à Osaka J09: quartiers Umeda et Dotonbori J10: visiter le chateau Himeji (pas sûr, il parrait qu'il est en "maintenance" ?) le soir, quitter le Japon par l'aeroport Kansai 🙁

Que pensez vous de cet itinéraire ? J'ai dû écourter la partie Kyoto d'un jour (2 au lieu de 3) et le rajouter a Osaka parceque tout les bons hôtels dispo et à bon prix avaient l'air d'être pleins le 3ème jour (un dimanche)

Mon budget hors hebergement et vol est d'environ mille euros. Connaissez vous d'autres companies qui font des visites guidées d'une journée dans Tokyo ou Kyoto moins cher que JTB? Devrais-je prendre le Japan Rail Pass normal ou juste me contenter de la version West ou un autre pass régional du Kansai ?

Merci!
Merida et Progresso au Mexique English translation pending
by Mllepascale · 2008-02-18 · 27 replies
Bonjour, ya t'il qqun qui connait ces 2 petites villes au nord-ouest de cancun ? je crois que c'est un coin moin touristique que Cancun, car il n'y a pas de mégahotel pour troupeau de touriste ! je pars 11 jours la bas fin mars, et je rammase de l'info sur les petits hotels, les resto (style buibui), les bus cancun/merida, les activités, les fetes etc.... tout quoi

merci pour vos conseils

Pascale
Biking (MTB) along the Canal between the Two Seas (France)
by Facteur4 · 2007-03-17 · 309 replies
Why bike (MTB) along the canal between the Two Seas: the lateral canal of the Garonne from Bordeaux to Toulouse, and the Midi Canal from Toulouse to the Mediterranean?

This canal was created to connect the Mediterranean to the Atlantic without going around Spain, and along its entire length, there’s an old towpath (used to pull barges). Since this path is closed to traffic (except for service vehicles from Voies Navigables de France), no cars drive on it—it’s dangerous, noisy, and polluting. The Canal between the Two Seas was built for transporting goods, so it passes through many towns you can explore without dealing with traffic. You can stock up on supplies or spend the night. You’ll discover the varied landscapes of the countryside, always in the serenity brought by the calm and slow flow of the canal’s water. Most of the time, you’ll be in the shade of trees planted to stabilize the banks with their roots. All you have to do is follow this blue—or rather green—ribbon without needing to consult a map. But the biggest advantage is that it’s flat! Of course, on the Canal du Midi, water flows from the watershed divide at Naurouze eastward to the Mediterranean and westward to Toulouse. On the lateral canal of the Garonne, water flows toward Bordeaux. But this slope is almost imperceptible, which is a huge plus when you want to travel by bike for several days with luggage.

When I say "bike," I really mean MTB because, while the towpath has been replaced in some places by a paved bike path, it mostly resembles a dirt trail—sometimes smooth, sometimes rocky, and often cluttered with roots from the magnificent trees lining it. Since the canal was classified as a UNESCO World Heritage site, improvements have been underway, but it won’t be tomorrow that you’ll be able to ride from Bordeaux to Sète on a road bike. And I’m afraid the first sections of the path will be worn out before the rest is finished. You might even run into construction work for this bike path. That’s what happened to me during the spring of 2007.

Sunday, 03/11 – Valence d'Agen 08:15 to Toulouse (Rangueil) 16:30 97 km in 8h15 (6h on the bike) I started on the recently paved path along the lateral canal of the Garonne. The first locks appeared, and as I approached Moissac, the path turned into a billiard table until Castelsarrasin. After the Cousteau port, I was back on the classic dirt towpath with its rocks, roots, and nutria holes. But not for long—soon, I hit ruts left by backhoes and bulldozers, which, fortunately, were resting for the Sunday. A pile of rubble taller than me blocked the entire width of the path. I didn’t want to turn back to find the previous bridge and ride on the other bank, which was just as impassable (dense grass). It wasn’t easy to carry a bike with full panniers, so I lifted it over several mounds. I kept going, sometimes on foot, unsure how far the construction extended. Another bulldozer—luckily, the ground was dry. The work went all the way to Montech, making the path impassable. I recommend taking the N113, which runs parallel (that’s what I did on the way back). In Montech, the famous water slope was at rest, waiting for tourists. For many kilometers, I was back on the traditional towpath. The closer I got to Toulouse, the better the surface became, and the more cyclists and pedestrians I saw—until the city center, where there was nonstop bike traffic, especially students heading to Rangueil.

Monday, 03/12 – Rangueil 09:10 to Revel 16:30 86 km in 7h20 (5h30 on the bike) As soon as you reach Toulouse, you make a 90° turn to follow the connection between the lateral canal and the Canal du Midi. Heading east, you pass the barge selling the famous Toulouse violet souvenirs. A real bike path has been built for 50 km to Port Lauragais. It’s a true joy for Toulousains and travelers. Restrooms have been installed or shared with highway rest areas, allowing you to refill water (of course, bikes are banned from ASF rest areas, but cleverly placed racks let you secure your bike and walk in). At Port Lauragais, it’s another rest area shared by highway users, cyclists, and boaters. You’ll find a cafeteria, restaurant, hotel, and a shop selling regional souvenirs. But the real pleasure is reaching the watershed divide at Naurouze, where water flows toward the Mediterranean on one side and the Atlantic on the other. There, I decided to leave the Canal du Midi, which continues toward Castelnaudary with a much rougher towpath, to follow the *Rigole* that feeds the canal with water from the Saint-Ferréol basin. For me, it was like returning to the source—a bit like a pilgrimage in honor of the brilliant Pierre-Paul Riquet, the designer of this magnificent work. I followed the service trail along the *Rigole*. It’s actually a variant of the GR 653, leading to Revel alongside this artificial waterway. It’s fed by water from the Montagne Noire, and I was worried about a steep climb. But that wasn’t the case—the *Rigole* winds for 40 km, flowing gently under the trees. It was better than a dream: a smooth dirt path with the crunch of pine needles under the wheels, where I only crossed paths with a few fishermen... And to soothe sore buns, the last kilometers were on packed earth—a paradise (ATVs, stay away!). More walkers and cyclists appeared there.

Tuesday, 03/13 After a restful night in Revel, I started the morning with a walk around Lake Saint-Ferréol. A very pleasant 10 km hike, but I don’t recommend it for mountain bikers unless you’re used to mountain terrain and have strong calves. Otherwise, you can take the road—there are at least two hotels near the lake. In the afternoon, I began the return trip to Tarn-et-Garonne via the same path, with the same pleasure.

Total: 378 km of suffering and bliss, for which I must thank the departmental and regional councils for their funding, Voies Navigables de France for maintenance, and the volunteers who mark the hiking trails. And don’t you think you’re exaggerating a bit with your 378 km of bliss and the paradise of the *Rigole*?

Okay, fine—it wasn’t always idyllic. Sometimes the path was downright *pierrique*... but I had great weather, and the landscapes were so beautiful (water, sun, vegetation). In the rain or mud, it would’ve been less fun. What does *pierrique* even mean?

*Pierrique* is worse than rocky. I know a Pierrick, and he’s tough. And why *Facteur4*?

It’s France’s goal to reduce greenhouse gas emissions by a factor of 4 by 2050. I’m doing my part by biking to work 3 out of 4 times. And your cassoulet?

Guilty as charged. I ate the best cassoulet of my life at the Hôtel du Midi in Revel. But it was very productive in methane. My stomach hurt so much I couldn’t sleep and ended up writing my postcards between 3 and 4 AM. So many great memories!
Travailler à Disney World Floride English translation pending
by Justinescofi · 2006-10-30 · 2318 replies
Bonjour,

Je pars le 6 fevrier 2007 vivre à Orlando en Floride. Je vais travailler en merchandising position pour Disney! Et j'ai une copine qui doit me rejoindre dans le courant du mois de mars (elle aussi chez disney) Est ce que quelqu'un a deja vecu cette experience?? J'ai plein de question concernant les maisons: sont elles toutes regroupées au meme endroit? Si ma copine est dans une autre maison est obligatoirement pres de la mienne ou peut elle etre a l'autre bout du parc? Combien sommes nous par maison? la salle de sport est elle loin des maisons? Par rapport au centre d'Orlando, seront nous loin? est il envisageable d'aller prendre un verre dans le centre vers 21h et d'etre de retour retour à 23h. (en fait c'est pour me rendre compte si c galere d'aller en ville) on m'a dit qu'il y avait des bus mis a notre dispo gratuitement mais sont ils fiables, assez nombreux pour tout les utilisateurs? ils nous derservent pres d centres commerciaux mais est ce en ville ou bien laché au milieu de nulpart? A t on des facilités pour ouvrir un compte en banque? Voila pour l'instant!!! merci a vous tous PS: j'ai vecu un an à londres je n'ai pas peur de me retruover seule livrée à moi même, mais c juste pour etre sur de ne pas me sentir enfermée dans ce parc!!

à bientot!

justine
Patagonie 2005 English translation pending
by MountainKing · 2006-03-18 · 8 replies
Je vous livre le compte rendu du voyage de noces que nous avons fait il y a un an maintenant....C'est tres long, alors je poste en trois parties.

Pour notre voyage de noces, on avait décidé de faire original et pas vraiment reposant ( ca c'etait plutot la Martinique il y a un an ), en s'envolant pour l'Argentine, et plus précisément la Patagonie, un territoire grand comme 3 fois la France.

Tout fut organisé bien des mois avant par l'organisme "Voyageurs du monde", qui vous cisèle un programme à la carte et privé, uniquement pour les novi que nous sommes. Le tout financé par ma maman chérie, encore un grand merci à elle. A chaque etape nous allions donc être receptionnés par une guide privé parlant francais, et un chauffeur qui nous emmeneraient directement à l'hotel résérvé. Seule deux excursions sur les glaciers à El Calafate allaient etre en groupe et en anglais, infrastructure oblige.Et à chaque fois, des hotels au top, et des breakfasts gargantuesques!

Le 14 février, on s'envole donc pour 14 jours en terre sud-americaine, à partir de l'aéroport Marseille-Provence. On y arrive bien avant le départ programmé de l'avion, et bien nous en prit, car en flanant devant les panneaux electroniques indiquant les partances, je m'apercois que le vol pour Madrid, transit obligatoire pour l'Amerique latine avec Iberia (la compagnie nationale espagnole), est annulé pour cause de mauvais temps (mistral surpuissant). Direction le comptoir d'Iberia fissa fissa, pour s'arranger un vol Marseille-Lyon puis Lyon-Madrid, afin d'etre à l'heure pour le Madrid-Buenos Aires de 23h40.... Ca commence bien...

Nous nous envolons donc pour Lyon par un mistral à décorner le plus solide des taureau landais, dans un coucou que même mon grand père devait avoir peur de prendre à son epoque....et nous atterrissons dans la neige drue ! Je me suis dis que si je restais bloqué à Lyon, je pourrai toujours aller voir le concert de Kreator le soir même :-p

Mais finalement, avec un peu de retard nous pouvons décoller direction la capitale espagnole où il fait tolerablement frisquet.

On atterrit une heure et demie avant l'embarquement du vol transatlantique, ca nous laisse donc le temps de souffler un peu... Tu parles Charles !!! A partir de maintenant, ca va être la course et l'épopée internationale !!

1 heure avant le boarding, on se présente au guichet pour se faire enregistrer, mais on nous apprend que le vol est plein. On m'avait prévenu de la pratique courante d'Iberia à surbooker ses vols, et on va en faire l'expérience.... Allez gueuler et taper du poing en espagnol quand vous causez pas espagnol et qu'ils parlent et comprennent l'anglais comme moi le finlandais antique....

On est mis en stand by, c'est à dire qu'à un moment (40 mn avant le vol), ils appellent les noms de ceux qui sont arrivés en premier en stand by etc...Nous evidemment, avec le retard par Lyon, on etait bons derniers. Une fois tous les noms appelés sauf le notre, je commence à m'irriter, et le mec au guichet me dit de passer le controle et d'aller voir directement à la porte d'embarquement. Un bon moyen de se débarasser de nous en sommes... On court, on attend que toute la longue file s'écoule, et on se retrouve avec plusieurs autres jeunes en stand by, comme des cons, à dire que nos bagages sont à l'interieur de ce putain d'avion et qu'ils vont partir sans nous (ben oui, on les a fait enregistrer à Marseille direct pour Bueons Aires !). Les mecs comprennent mais ne nous laissent pas passer, meme l'argentin qui rentrait chez lui et qui prenait la mouche !

On nous dit d'aller voir a la porte d'embarquement pour Sao Paolo...On recourt...et on nous dit impossible sans autorisation préalable du genre de guichet central d'information d'Iberia. On recourt jusque la, et la chose comique c'est qu'il est deja minuit, que la femme seule derrière ce nouveau guichet voit arriver 7 ou 8 jeunes qui lui gueulent dessus en trois langues différentes au moins ! L'argentin evidemment se fait comprendre, les allemands se font aider par une flamande je pense, qui leur traduit dans leur langue et qui me traduit a moi en francais ! C'est ubuesque!

A ce moment là, j'ai commencé à me sentir découragé/irrité. Parce qu'à cette heure, c'etait forcément dormir dans l'aérogare, et foutre en l'air tout le voyage qui etait réglé au jour le jour en Argentine ! Heureusement, la chance ou je sais pas quoi fut enfin de notre coté. La femme derrière sa vitre prononce mon nom, je ne sais pas pourquoi moi plutot que les autres, mais tant mieux. Elle nous dit qu'on a deux billets résérvés pour....Santiago du Chile !!! Rigolade ultime parmi nous, surtout quand je lui dis :"ok, mais ma connexion pour Buenos Aires apres" et qu'elle me regarde la bouche grande ouverte....Mais qu'est ce que je vais foutre au Chili !! Finalement on se rend à un autre guichet ou nos billets pour Santiago sont validés et où la correspondance est prévue. Seulement l'embarquement commence à 0h20, et bien sur il est déjà 0h30, sachant que l'embarquement n'est pas dans le même terminal !! Un rapide au revoir à nos compagnons d'infortune, et on file à TGV vers le terminal A !

Youpi on se ramène à temps, les mecs de l'embarquement sont les même que ceux pour le vol initial et quand ils nous voyent ils s'exclament en rigolant "tiens, nos amis de Buenos Aires !" CONNAUDS !!!! La bonne surprise c'est qu'on a été mis en Business Class, donc tout confort, champagne, nappe pour le repas excellent, digestifs nombreux et à volonté, trousse de toilette hyper chic, téléphone etc... On reprend notre souffle, on se dit que cette fois c'est bon, on a finit le périple. Ouais ben on va encore ressortir de l'avion car y avait un probleme de Kerosène, et le temps de changer ledit avion, on en a encore pour 1h30 avant de réembarquer, attendant dans un hall vide !! Le décollage se fera bel et bien... à 3h du mat'.... Le temps de faire un bon gueuleton et on s'endort comme des masses aprés ces péripéties imprévues !

Au réveil, je dépense 10 euros la minute de téléphone pour prévenir l'agence francaise des schismes et du retard dans la capitale argentine.

Mais à chaque malheur, y a un truc de bon à retenir. Et dans notre cas, en plus de l'expérience de la class affaire, on va retenir la Cordillères des Andes....Et je serai tenté de dire que, rien que pour le survol de cette formidable beauté de la Nature, cela valait le coup d'être à la bourre ! Rien qu'en survolant la chose, j'etais estomaqué, éberlué, ému. C'est impressionant.

Après 13h de vol, on se pose en terre chilienne, et pendant l'heure et demie d'attente, on se prend un petit magnèt, je photographie le drapeau chilien flottant dehors, je bois une binouse locale, pour bien prouver qu'un jour dans ma vie je suis allé au Chili ! :-)) Le vol pour Buenos Aires est à l'heure, et c'est donc avec 10 heures de retard qu'on pose nos petits petons sur le sol argentin.Sur le chaud sol argentin.

Ah oui, il nous reste nos bagages à recupérer. Nos bagages qui ont du arriver le matin donc. Sauf que personne ne sait ou ils sont ! Et hop on est reparti dans l'épopée, même de ce coté ci de l'atlantique ! La guide qui nous accueille (elle etait bien au rendez vous, au moins ca !), va nous faciliter la tâche en traduisant. On repasse le poste de controle à l'envers, on cherche nos bagages, mais ils n'y sont toujours pas. On repasse le controle, on retourne voir LanChile (parce qu'Iberia bien sur, n'ouvraient leurs guichets qu'une heure plus tard...), la compagnie chilienne, qui nous renvoit dans un bureau ailleurs. Quand on arrive, une fille bien sympa nous sort triomphalement le sac de ma Femme, et quand je lui demande :"et le mien ?" elle tombe la face, moi je me marre tellement c'est invraisemblable tout ca ! Je décris donc le bagage manquant, apres coup de fil, il arrivera ce soir sur les coups de 22h. Mais comme on repart le lendemain à 7h00 pour Trelew, il nous le fallait impérativement ! Finalement il sera livré à l'hotel où on pieutait...à minuit !

Cette fois le voyage rocambolesque est définitivement terminé, mais dediou, même si on a plus ri qu'autre chose, parfois on a cru ne jamais atteindre notre but ! Avec tout ca, j'oublierai presque de vous parler de Buenos Aires ! Le premier soir fut court, mais heureusement on s'etait pris 2 jours et demi libre au retour de notre programme en Patagonie, ce qui nous a laissé le temps de découvrir tous les charmes de cette immense capitale (12 millions d'habitants avec la grande banlieue, 4M je crois pour le gros centre). Pour moi, c'est un mix entre les USA ( pour ses avenues larges, son quadrillage en rues perpendiculaires et ses buildings) et l'europe ( ses nombreux monuments, certains quartiers typiquement italiens comme La Boca ou parisiens comme Recoleta, et ses autochtones d'apparence similaire )

Et j'ai adoré cette ville. Oui bien sur c'est une grande ville d'Amerique du sud, donc il y a beaucoup de pauvreté et y a des quartiers où ils faut franchement pas s'aventurer, même de jour. Mais c'est comme toute grande ville, faut pas faire le touriste typique avec son camescope en bandoulière, faut pas sortir d'argent dans la rue, ni trainer où il faut pas. Je ne me suis pas senti en insécurité de jour dans le centre, ni la nuit la fois où on est sorti tard (dans un quartier qui bouge beaucoup).

La conduite y est plus sportive que jamais, c'est une vraie guerre !! Enormement de caisses, ca ne respecte pas les files, ca coupe le devant, ca se frole tout le temps, ca use au moins 12 klaxons à l'année, les bus se tirent la bourre, AUCUN RESPECT DES PIETONS ( faut vraiment pas rester au milieu de la route !), les limitations de vitesse intra-muros ils connaissent pas...bref pire que tout ce que j'ai pu voir, et pourtant c'est un marseillais habitué à l'Italie qui vous dit ca !

On a beaucoup marché, notre hotel etant trés bien placé à chaque fois, dans le Microcentro. On a pris le métro: une antiquité ! Avec sa ligne A d'époque, avec les wagons tout en bois. Les autres lignes c'est guère mieux, on se dit qu'on va dérailler une fois sur deux ! Mais surtout il est mal adapté à la ville, ne couvrant pas bien l'immense superficie du centre. Mais bon, à 0, 70 pesos le trajet...Comme le genre de RER qu'on a pris pour aller à Tigre, une bourgade d'où partent nombre de mini croisières sur le fleuve du même nom. 1, 89 pesos l'aller/retour par personne !!!

Il faut savoir que pour nous, la bas c'est moins cher que cher pour beaucoup de choses, l'euro etant trés fort, plus que le dollar. J'ai changé en moyenne 1 euro pour 3, 60 pesos...Donc pour le trajet de metro ca fait du 0, 20 cents d'euros en gros.... Et pour le reste c'est pareil. On mange super bien pour 10 euros, bien pour moins, fastueux pour 15 euros. La pinte est à 1, 50 euros en moyenne (4 euros pour le plus cher que j'ai pu voir, Guinness importée), les taxis c'est dérisoire, le menu McDo (oui oui je sais...mais ma Femme teste le BigMac dans tous les pays !) est à 2 euros et des poussières, etc....

Attention, pour eux c'est pas donné tout ca, le salaire minimum etant à 300 pesos, et la moyenne basse à 1000 pesos... Mais ca sort, ca boit, ca achète, ca mange... Et pour manger, rhalala le bonheur !!! Jamais vous mangerez une viande aussi gouteuse, aussi tendre ! Pour pas cher vous avez des portions plus que généreuses, et excellentes ! Les spécialités sont le "bife de lomo" (beefsteack enorme et tendre), le asado criollo (agneau croustillant), les brochettes de poulets ou boeufs enormes... Tout est au feu de bois, dans les restos le coté ou ca grille les viandes est à part de la cuisine et au vu de tous, avec ces moutons entiers qui cuisent sur les braises, c'est génial ! On s'est franchement gavé pendant ce voyage ! On a connu des restos succulents.Dans chaque ville. Et une spécialité vraiment locale :la Dulce de Leche, ou confiture de lait. Je m'en suis mis jusque là, et j'en ai même ramené !

Pour en revenir à BUENOS AIRES, c'est un peu découpé en quartiers pour le grand centre.

Recoleta c'est tout mignon, c'est un des quartiers les plus riches, ca ressemble beaucoup à Paris dans ses rues, dans ses parcs, l'avenue aux magasins les plus chics et aux hotels fastueux...Des immeubles haussmaniens, des statues, les ambassades, son Hard Rock Café ..;-) Et puis le cimetière réputé, tel le Père Lachaise parisien, qui ne contient que des mausolée plus "beaux" les uns que les autres ! Aucun corps dans la terre dans ce cimetière. Seuls des hommes politiques, fortunés ou de stars locales, dont la fameuse Evita Peron, y sont enterrés, ce qui donna la démesure des monuments mortuaires, composés de statues pafois immenses, de colonnes, de marbre...Trés beau à voir.

Palermo/Belgrano, c'est le quartier le plus chic, avec en son centre un parc enorme, ainsi qu'un jardin japonais et un parc de Roses. C'est comme le Parc Borely à Marseille ou Vincennes à Paris mais en trés trés grand. C'est un peu le poumon de Bs As, car la première plage est à 400 km, donc les Portenos (habitants de Bs As communément) passent leur week end là, tous les jours y a des joggers, les promeneurs de chiens, les flaneurs... Un quartier qui bouge beaucoup la nuit, et où nous a emmené le frère d'un medecin argentin qui est venu bosser dans le service à ma Femme depuis quelques mois. Une trés bonne soirée qui nous a permis de voir comment sortaient les argentins, de restos en bars et de bars en bars.( 4 euros le Jack, snif...) Au passage, les argentines...muy bonitas !! Sexy et souvent belles.

La Boca, ca c'est le quartier populaire, bordé par San Telmo, l'ancien quartier riche qui fut déserté après une épidémie de fièvre jaune y a longtemps, et où le premier spectacle de Tango dans un etablissement eut lieu dans la capitale. Un coin qui ressemble enormément à l'Italie du sud...normal, à l'origine ce furent des immigrants italiens qui arrivèrent ici.C'est trés coloré, c'est pas très propre, et ca craint vraiment. Le jour on peut aller à Caminito, une rue ou il y a des peintres, des boutiques, avec des maisons bariolées faites de tôles ou de briques, où on sent la pauvreté partout..Mais vous avez pas intêret à vous aventurer hors de cette rue et celle adjacente, même de jour. Si ce n'est pour faire un tour au mythique stade de l'equipe Bocas Junior: la Bombonera ! LE club populaire de Bs As. River Plate, le club concurrent, etant celui des riches. Une vraie religion la bas. Pour 6 pesos on peut aller dans les gradins, voir le petit musée, sentir l'atmosphère de ce lieu...Ca parait vétuste, avec ses gradins élimés, ses peintures décatis...Mais c'est magique !On aurait dit un neuneu quand je disais à ma Femme :"vas y prend moi en photo la, puis filme moi la" en train de simuler un gooooooooaaaaalllllllllllllllllllllllllllll...:-)) Et hop, un tshirt officiel dans la poche ! Petite anecdote pour les footeux: pourquoi les couleurs jaune et bleu pour cette équipe ? Parce que les italiens ayant crée ce club, ne sachant pas quelles couleurs lui donner, décidèrent que le prochain bateau qui rentrerait dans le port donnerait du fait de son pavillon, les couleurs au club naissant ! Et ce fut une coque...suedoise qui passa à ce moment là ! Voila c'etait la minute historique !

Les Docks, qui avant etaient un quartier dangereux, furent réhabilités en lieu agréable, succession de restaurants, de bars, de glaciers...Il fait bon s'y balader le long du fleuve (aussi sain que la Seine....).

Le Microcentro, où ca foisonne de vie la semaine, circulation impossible, boucan, pollution, magasins innombrables, commerces, monuments... En parlant de monuments, il y en a presque autant qu'à Paris, c'est incroyable ! Et des beaux. Un obélisque vertigineux au milieu de l'avenue du 9 de Julio (indépendance proclamée de l'Argentine), qui est l'avenue la plus large du monde !! 125 mètres pratiquement ! Les Champs Elysée peuvent aller se rhabiller ! :-p Impossible de la traverser à pied d'une seule traite, ou alors en courant vite! Il y a 7 voies d'un coté, 7 de l'autre et 2 contre allées ! Impression de gigantisme ! Alors quand tout est bouché, vous voyez le truc... La Casa Rosada (l'Elysée de chez nous à ce que j'ai compris) est bellement rose ! La Cathédrale est magnifique, même si elle n'a pas le cachet de vieillesse des eglises romaines, normal vu sa jeunesse, et l'ancienne Hacienda typiquement espagnole, sans oublier une batisse impressionante genre la mairie ou je sais plus quoi, font de la place de Mayo une place magnifique et où on sent l'Argentine.

Et puis on a pu faire la visite guidée (pas en francais bien sur...) l'Opera local, le Teatro Colon, un des quatre Operas les plus réputés avec la Scala de Milan, le Garnier de Paris et celui de Vienne. Tres belles architecture, une activité de fourmis dans les sous sols (2000 paires de chaussures en stock, des milliers de fringues, de perruques...) et un interieur sublime, à l'accoustique quasi parfaite (l'orchestre repetait juste à ce moment) et SANS aucune amplification. Superbe !

On a vu plein d'autres choses, on s'est beaucoup baladé, on a beaucoup baffré et bu (overdose de Quilmes, la bière la plus réputée chez eux, une lager basique), et on a finit en apothéose le dernier soir par l'ouverture du festival international de Tango dans la capitale interplanetaire du Tango justement ! En plein air, dans le parc de Palermo cité plus haut, gratos, avec une grande scène facon festival, et des milliers de personnes devant ! Sur scène un orchestre, avec apparement une légende vivante du style au piano et des intervenants aussi connus, des ecrans géants sur les cotés, et des danseurs EPOUSTOUFLANTS de temps en temps ! Je ne suis pas fan du truc, mais voir la grâce des danseurs, les trucs hallucinants qu'ils peuvent faire, ca me met en admiration totale ! La perfection. Sur les derniers titres, toute la foule chantait en choeur, sauf deux pauvres francais au milieu qui ne pigeaient que dalle aux speeches, ni aux paroles. Mais mémé derrière moi a chanté pour nous deux ! "Bravo Maestro" comme elle disait.

Le dernier jour nous a permis d'acheter les souvenirs, de dépenser nos derniers pesos, et de nous balader une dernière fois dans cette capitale envoutante, chaude (35 degrés moite !), et pleine de charmes. Les autochtones sont très souriants et accueillants, et même si ca ne cache pas la pauvreté regnante (les "cartoneros" qui trient les poubelles pour se faire un petit peu de sous, les jeunes qui jonglent devant les voitures aux feux rouges, les mendiantes bébé au sein, les vendeurs en tout genre qui s'époumonent pour quelques pesos, les désoeuvrés à la Boca, les bidonvilles à la périphérie de la ville...), la ville possède une âme et des qualités intrinsèques certaines. C'est quand même réputée comme la capitale la moins dangereuse et la moins pauvre d'Amerique du sud....

A suivre: la Patagonie.
Je vous invite à découvrir le Portugal English translation pending
by Pinacoladada · 2019-06-24 · 155 replies
INTRODUCTION

Des vidéos sont insérées tout au long du résumé. Veuillez cliquer sur l'image pour démarrer la vidéo.

Nous avons séjourné 16 jours au Portugal fin mai - début juin de cette année et avons parcouru près de 2300 km pour découvrir différents attraits de ce magnifique pays.

Comme la plupart de nos précédents voyages, plusieurs semaines ont été consacrées à la création de notre itinéraire afin de pouvoir être en mesure d'atteindre parfaitement nos objectifs.

Lors de notre séjour, nous avons utilisé l'application Maps.me, une application mobile qui fournit des cartes hors ligne. Cette application s'avère très précieuse lors de nos déplacements en voiture, en randonnée et même lors de nos circuits à pied dans les grandes villes.

J'avais préalablement téléchargé les coordonnées GPS de toutes les attractions prévues à notre itinéraire dans l'application Maps.me, ce qui a facilité grandement nos déplacements.

La réservation de tous les hôtels ainsi que la location d'une voiture ont été effectuées sur internet avant notre départ.

Durant ce voyage, je n'ai pris aucune photo des établissements dans lesquels nous avons séjourné.

Si vous désirez obtenir des informations supplémentaires sur ces établissements, la majorité d'entre eux possèdent déjà leur propre site web.

Les attraits touristiques que nous avons visité sont les suivants:

Sintra Azenhas do Mar Obidos Nazaré Alcobaça Batalha Alvados: Grutas de San Antonio Grutas de Mira de Aire Fatima: Grutas da Moeda Fatima - Sanctuaire Tomar Coimbra Aveiro Porto Braga et son sanctuaire Bom Jesus do Monte Sanctuaire de Sameiro Guimaraes Lamego et son sanctuaire Nossa Senhora dos Remédios Serra da Estrela: Poço da Broca Falls Serra da Estrela: Praia Fluvial de Loriga Serra da Estrela: Torre Serra da Estrela: Covão do Boi Monsanto Penha Garcia Marvao Evora Mertola Cacela Velha Tavira Santo Estevao: Pego do Inferno Loulé Faro Albufeira: Praia da Falesia Carvoeiro: Praia de Albandeira Lagoa: Sentier des septs vallées suspendues Grottes de Carvoeiro (Aurora Boat Trips) Alvor: Praia Três Irmãos Lagos: Ponta da Piedade Grottes de Lagos (Blue Fleet Boat Trips) Carrapateira: Praia da Bordeira Aljezur: Praia de Monte Clérigo Aljezur: Praia da Amoreira Praia de Odeceixe

Voici un aperçu de l'itinéraire que nous avons parcouru. Il ne reflète pas exactement tous les arrêts que nous avons fait. Cependant, cela vous permet de visualiser l'étendue du trajet.

Veuillez cliquer sur chaque image afin d'obtenir une vue agrandie.







Au début de chaque journée, j'indique la distance parcourue, le temps passé sur la route et le temps des activités.

Toutes ces informations sont données à titre indicatif seulement, puisque les valeurs indiquées peuvent varier pour différentes raisons.

Sans plus attendre, je vous invite à venir découvrir par le biais de nos vidéos les différents attraits que nous avons visités lors de notre séjour au Portugal.

POUR VOUS RENDRE À UNE JOURNÉE SPÉCIFIQUE, VOICI LES LIENS APPROPRIÉS:

Jour 1: Sintra Jour 2: Sintra (suite), Azenhas do Mar, Obidos et Peniche Jour 3: Nazaré et Alcobaça Jour 4: Monastère de Batalha, Fatima et les grottes Mira de Aire, Moeda et San Antonio Jour 5: Tomar, Coimbra et Aveiro Jour 6: Porto Jour 7: Braga, Sanctuaire Bom Jesus do Monte, Sanctuaire de Sameiro et Guimarães Jour 8: Guimarães, Lamego et le Sanctuaire Dos Remedios Jour 9: Serra da Estrela (Plage fluviale Poço da Broca, Plage fluviale de Loriga, Torre, Senhora da Boa Estrela) et Idanha-a-Nova Jour 10: Monsanto, Penha Garcia, Marvao Jour 11: Évora et Mertola Jour 12: Cacela Velha, Tavira, Cascade du Pego do Inferno, Loulé, Faro et sa Chapelle des Os, Praia da Falesia (Albufeira)
Préparation d'un voyage en Afrique du Sud English translation pending
by Lapisora · 2018-11-08 · 117 replies
Bonjour à tous,

je débute la préparation de notre ( famille de 4) voyage en AFS pour le mois de juillet 2019. Avant de commencer une description de ce que nous souhaitons réaliser, je suis en train de chercher un vol Paris Johannesburg à un prix raisonnable. Une question m'est venue, et ceux qui ont déjà fait ce voyage pourront je l'espère y répondre. Un vol direct au départ de Paris étant trop cher, il y aura une escale. J'ai vu une offre de British Airways avec une escale de un peu plus d'une heure à Londres, est ce suffisant pour quelqu'un qui ne connait cet aéroport ? Le plus souvent, les escales sont prévues à Francfort, Munich, Bruxelles, à votre avis combien faut il prévoir de temps en étant prudent ?

D'avance merci pour vos réponses.
Maya, Playa... 3 semaines dans la péninsule du Yucatán English translation pending
by Rouquine38 · 2018-08-24 · 208 replies
Bonjour à tous, Nous voilà de retour depuis moins d’une semaine et j’ai encore plein de superbes images dans les yeux 🙂. J’ai beaucoup utilisé les différents carnets publiés sur ce forum (Rinanella, Lalee, Tberney…) et demandé des informations (Mimimicha, Alexval2...) pour préparer mon voyage, je viens donc apporter tout naturellement ma petite contribution 😊. Outre le fait de relater notre séjour au Mexique, je vais essayer de donner un maximum d’informations utiles afin d’aider les futurs voyageurs 😉.

Nous avions passé une semaine à Noël sur la Riviera Maya voici presque cinq ans et avions adoré. Pour un premier aperçu, nous avions quand même bien vadrouillé même si nous étions restés la semaine dans le même logement au nord de Playa del Carmen. Nous nous étions promis d’y retourner plus longuement et nous y voici enfin. Au départ, j’avais prévu d’aller à Mexico quelques jours puis venir à Cancun mais ce n’était guère possible vu le temps imparti de 18 jours sur place. Eh! Oui comme pour beaucoup, les vacances ne sont pas extensibles et en plus imposées au mois d’août pour mon mari donc on fait avec 🙁.

Comme chaque année, nous prenons nos vols secs pour la destination choisie pratiquement un an à l’avance afin d’avoir des tarifs compétitifs car pour un départ en Août, c’est l’escalade des prix. Début Octobre, nous avons profité d’une offre intéressante Paris / Cancun à 733€ avec Air Canada 😎.

Au mois de janvier, j’élabore un programme : une grande boucle de la péninsule du Yucatan, et un peu de Chiapas (Palenque) puis une semaine cool sur la Riviera Maya. Ce programme était un peu ambitieux, mi-juillet quand je le regarde enfin en détail, je me rends compte qu’on allait courir un peu beaucoup. Du coup, modification des réservations des hôtels en ôtant les deux nuits prévues à Palenque. Tant pis le Chiapas sera pour une prochaine fois 🤪.

Voici dans les grandes lignes, le programme: 31 juillet : Arrivée, nuit à Cancun 1er août : Direction Holbox 2 août : Repos à Holbox 3 août : Rio Lagartos, nuit à Valladolid 4 août : Chichen Itza, nuit à Izamal 5 août : Merida, nuit à Uxmal 6 août: Ruta Puuc, nuit à Uxmal 7 août : Direction Campêche 8 août : Calakmul, nuit à Xpujil 9 août : Fin de la boucle, nuit à Bacalar 10 août : Lagune de Bacalar 11-18 août: Playa del Carmen

Et quelques photos pour vous donner envie de prendre la route avec nous 😉. Plage et cénote



Site Maya et ville coloniale



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Bangladesh, trois semaines de bruits, de poussière et d'odeurs English translation pending
by Mekchime · 2017-12-01 · 80 replies
Après avoir un été un lecteur assidu mais discret de ce forum pendant des années, et avoir allègrement usé de la masse d'informations disponible grâce à ses membres, je me demandais de quelle manière je pouvais y contribuer à mon tour.

Je me suis alors rendu compte qu'il n'existait pas de carnet de voyage récent pour le Bangladesh, le dernier remontant à 2008. Pourquoi une telle situation? Très certainement car le nombre de touristes annuel représente environ 20.000 personnes, comparé à une population toujours en croissance de 150 millions de Bangladais, sur un territoire représentant grosso modo un tiers de la France. Le Bangladesh est ainsi le pays le plus dense du monde, hormis quelques cités-états, et la situation n'est pas près de s'arranger en termes de surpopulation.

Pour faire une comparaison un peu spécieuse et illustrer la quasi absence de touristes, on peut rapporter les chiffres précédemment cités à la population de Paris (un peu plus de deux millions intramuros), et se rendre compte que moins de 300 touristes par an auraient le privilège de sentir les douces effluves d’urine de notre métro et de prendre des selfies devant la tour Eiffel.

De ce constat simple le voyageur peut déduire qu'il ne rencontrera pas beaucoup de compatriotes et que les infrastructures touristiques seront à peu près nulles, mais surtout qu'il doit s'attendre à attirer l'attention de façon constante de foules d'hommes et d'adolescents pour lesquels la notion d'espace personnel est inconnue, et ne s'imaginent pas une seule seconde qu'être suivi partout pendant des heures, et ce, répété chaque jour du séjour, peut finir par devenir légèrement pesant, et amener le touriste a rejoindre sa chambre d’hôtel plus tôt que prévu pour s’étendre en position fœtale et pleurer. J’exagère un peu… mais l’idée est là.

Pour résumer, ce fut un voyage extrêmement intéressant mais difficile et fatigant à la fois. Je vais essayer de retranscrire au fil de ce carnet mes impressions de façon la plus fidèle possible et sans langue de bois, et j’évoquerai également un peu l’actualité et l’exode forcé des Rohingyas vers le Sud-est du Bangladesh où je me trouvais il y quelques mois. Je vais m’appliquer à être le plus exhaustif possible dans l’introduction car il est difficile de trouver des informations récentes en français a propos de ce pays.

Qui suis-je ?

Je m’appelle Maxime, j’ai 28 ans et j’ai déjà eu beaucoup d’occasions de voyager ou de passer du temps à l’étranger, notamment depuis avoir été diplômé d’école de commerce en 2013. J’avais déjà avant cette date réalisé un stage de trois mois au Maroc, et passé un semestre d’échange en Corée du Sud en plus de quelques voyages en Europe de l’Est notamment. Apres avoir passé deux ans en stage et apprentissage en région parisienne j’ai différé mon entrée dans le monde professionnel pour voyager un an en Asie avec l’argent que j’avais alors économisé. Apres mon retour en Europe, j’ai travaillé un peu plus d’un an en Italie dans une société de conseil mais ai été plus ou moins poussé vers la sortie car je ne manifestais guère d’enthousiasme quand il fallait « mapper des process target ». Apres cette expérience j’ai décidé de voyager de nouveau notamment en Iran et Asie Centrale. Tout cela pour dire que malgré mes voyages précédents, le Bangladesh a représenté un choc culturel plutôt corsé.

Pourquoi le Bangladesh ?

Le Bangladesh était l’un des pays auxquels je pensais pour finir mon voyage d’un an en Asie mais j’avais finalement opté pour un autre itinéraire. Je voyais aussi ce pays comme un test pour savoir si je pourrais être tenté également par un voyage en Inde, ne voulant pas aller dans ce pays pour seulement quelques semaines, mais n’osant pas me lancer pour plusieurs mois. C’était aussi l’occasion de découvrir un pays complètement ignoré des touristes et plus connu pour ses accidents industriels et pour favoriser l’insertion professionnelle des petits bouts de chou que pour ses paysages verdoyants ou des monuments classés a l’UNESCO.

Dans quel contexte s’est déroulé le voyage ?

J’ai décidé de me rendre en Australie pour réaliser un working holiday visa d’un an et me rapprocher de ma copine australienne rencontrée lors de mon précédent voyage en Asie centrale. Pour joindre l’utile a l’agréable j’ai voyagé environ deux mois entre la France et l’Australie, et me suis arrêté aux Emirats Arabes Unis, a Oman et au Sri Lanka avant de visiter le Bangladesh. Je voyageais donc seul avec mon sac-a-dos, sans guide, utilisant les transports en commun… A la routarde dirons-nous.

Informations pratiques

· Visa : disponible à l’aéroport pour une durée de trente jours pour les touristes français, il coute de mémoire 51 US dollars. On ne vous demande pas grand-chose mais on m’a demandé ou je comptais passer la nuit et ils ont même appelé mon hôte sur Couchsurfing pour vérifier. J’avais par ailleurs un vol de sortie au départ du même aéroport moins de trente jours plus tard. · Météo : rien de particulier, chaud et humide au mois d’avril mais pas de pluies diluviennes ininterrompues. · Transport : le pays étant très petit et dense, il est extrêmement facile de se déplacer même entre les petites villes ou villages. Il y a un nombre assez incroyable de bus sillonnant le pays à tombeaux ouverts pour les amateurs de sensations fortes. En ville on trouve des Rickshaws et des Tuktuks partout, et des taxis/tuktuks collectifs font la navette entre les villages pour un prix dérisoire. On y reviendra plus en détail par la suite.

Est-ce dangereux de visiter le Bangladesh ?

Le ministère des affaires étrangères déconseille fortement de se rendre dans le pays, qu’il classait en zone orange au moment de mon séjour. Il y a notamment eu une attaque dans un restaurant italien un an auparavant au cours de laquelle une vingtaine de personnes avaient péri. Il donne aussi des conseils pertinents en conseillant d’éviter les rassemblements politiques ou de grévistes car la culture politique locale est assez violente. En bref, je pense qu’ils font leur travail correctement en mettant en garde les voyageurs, un routard français ayant par exemple disparu peu de temps avant mon passage alors qu’il prévoyait de passer en Birmanie par voie terrestre ou par bateau ce qui est illégal et pas forcement intelligent.
https://www.diplomatie.gouv.fr/fr/conseils-aux-voyageurs/conseils-par-pays/bangladesh/#securite Pour ma part, je ne me suis jamais senti en situation d’insécurité, bien que je n’eusse pas été a l’abri d’un mouvement de foule ou d’un accident de la route. Alors que l’islamisme représente apparemment un danger croissant, je n’ai pas vécu de situation inconfortable par rapport a la religion et les musulmans d’apparence les plus pieux, grosses barbes rousses, Kamis… se sont montrés sympathiques et chaleureux avec moi.

Quel est le niveau d’hygiène ?

Les phobiques peuvent je pense arrêter leur lecture ici car c’est certainement le pays le plus sale que j’ai visité jusqu'à présent. Des ordures partout, des villes poussiéreuses au possible, des draps d’hôtel aux taches suspectes, des chauffeurs de rickshaws qui font leurs besoins dans la rue… Par exemple, après une journée complète assis dans un bus, je me suis gratté le visage et mes ongles étaient noirs de saleté. J’imagine que ca doit être pareil en Inde.

Pour ma part, sans dire que la situation était excellente au niveau gastrique, je me contentais généralement de fumer une cigarette le matin avant de quitter l’hôtel, et j’étais tranquille pour la journée. Donc globalement, trois semaines dans le pays sans être trop malade, ce dont j’étais assez fier.

La minute chien errant

Religion musulmane oblige, ou bien trafic routier meurtrier, les rues ne sont pas envahies de chiens errants comme la Birmanie ou le Sri Lanka par exemple, et nos meilleurs amis ne représentent pas une menace quotidienne pour nos délicats mollets. Bien appréciable.

Comment et qu’est-ce qu’on y mange ?

Les gens mangent avec les mains mais vous pouvez facilement demander au moins une cuiller si cela vous dérange. En général, il est possible de se laver les mains au savon avant et après avoir mangé dans tous les restaurants donc ca va. La main droite sert à manger et la gauche à se débarbouiller le derrière (quasiment pas de petite douche dans les toilettes, plus généralement une petite carafe dans laquelle on puise).

Vous pouvez généralement choisir comme base soit du riz soit du pain (pratha, chapati…) généralement servi avec des currys de viande, de poisson ou de légumes. Vous pouvez également consommer du dhal (plat a base de lentilles un peu partout), des omelettes… Une grande variété de fruits est également disponible et vous pouvez acheter des noix de coco pour environ 0,5 euro la pièce. Pour le petit-déjeuner, l’un des plats les plus populaires est une sorte de samosa frit fourré à la patate, très bon mais brulant quand on mord dedans. Les Bangladais boivent également énormément de the dans de petits verres, avec ou sans lait concentré, au citron… Un verre de the coute généralement cinq takas, soit environ 0,06 euro. L’eau en bouteille se trouve partout à un prix raisonnable pour un touriste occidental, peut-être 0,4 euro les deux litres. On trouve de l’alcool dans quelques bars dans les grandes villes, ainsi que dans une poignée de magasins ouverts aux étrangers, mais la consommation reste très limitée.

Accueil de la population ?

Les Bangladais sont d’une gentillesse et d’une curiosité un peu envahissante avec les rares étrangers qu’ils rencontrent. Le fait d’être seul les incite je pense encore plus a vous aborder et vouloir passer du temps avec vous.

Cela peut être d’autant plus stressant que chaque personne rencontrée va au bout de cinq minutes vous demander votre numéro de téléphone, votre facebook, votre email, et vous appeler, écrire... chaque jour pour vous demander de vos nouvelles, comment vont vos parents... et ce pendant des mois après votre rencontre. Je fournirai des exemples un peu plus précis par la suite, notamment des captures d’écran de mon téléphone.

Cette situation pouvant être déjà pénible pour un garçon brun de taille moyenne et à la peau mate comme moi, j’imagine que cela serait surement bien pire pour une fille blonde par exemple et surtout non accompagnée. Je suis sur que des voyageuses intrépides s’y sont déjà rendues et ont apprécié leur séjour sur place mais je ne recommanderais pas ce pays a titre personnel pour une routarde seule. J’ai en un peu plus de trois semaines rencontré trois étrangers dans le Nord du pays, trois carabins anglais qui faisaient un stage de quelques mois dans un hôpital du pays, mais aucun touriste, donc je pense que les chances de se trouver un compagnon de voyage sur place sont assez minces.

Cependant pour rendre à César ce qui est à César, je me dois aussi de dire que les gens ont presque toujours été d'une grande gentillesse, ne m'ont presque jamais demandé de l'argent dans la rue, et m’ont paru être globalement très honnêtes avec les étrangers. Les Bangladais adorent par ailleurs Zinedine Zidane, qui s’est rendu dans le pays pour je crois des actions humanitaires, et dont le nom revient systématiquement quand vous dites être français.

Facile de communiquer avec la population ?

Comme dit un peu plus tôt les gens ne sont pas timides et rendent volontiers service. Beaucoup parlent un anglais assez basique, mais on trouve assez souvent des gens qui maitrisent cette langue couramment donc peu de soucis d’incompréhension comme en Chine par exemple. Je pense que l’arabe est également assez répandu dans la mesure ou des millions de Bangladais travaillent ou ont travaillé dans les pays du golfe.

Quel a été mon itinéraire ?

· Dhaka : 1 nuit · Sonorgaon : 1 nuit · Chittagong : 2 nuits · Cox’s Bazaar : 2 nuits · Ramu et Chittagong Hills Tracts : 4 nuits · Bus de nuit entre Chittagong et Syhlet : 1 nuit · Syhlet : 2 nuits · Sri Mangal : 2 nuits · Rajshahi : 3 nuits · Bogra : 4 nuits · Retour a Dhaka dans l’après-midi pour prendre l’avion vers 22h

Qu’est-ce que j’ai raté et pourquoi ?

Deux attractions touristiques majeures que je n’ai pas faites : · Le parc national des Sunderbans, qui est la plus grande mangrove du monde à cheval sur l’Inde pour un tiers, et le Bangladesh pour le reste. On y trouve encore notamment une grande population de tigres du Bengale sauvages. · Prendre le rocket boat pour une croisière fluviale entre Dhaka et Barisal. Le Bangladesh étant traversé par de multiples fleuves, il est recommandé d’effectuer un trajet sur un de ces bateaux à vapeur. J’avais initialement prévu de débuter mon voyage au Bangladesh par ces deux attractions mais le temps était mauvais dans le Sud-ouest a mon arrivée et j’ai décidé de visiter le Sud-est en premier. Par la suite j’ai lu des avis assez mitiges de personnes ayant souscrit à des tours, nécessaires pour visiter ce parc national, et n’en ayant pas eu pour leur argent (environ 200 USD donc une somme coquette pour ce pays). Ils se plaignaient notamment de n’être pas allés en profondeur dans la mangrove et d’avoir surtout été conduit dans une sorte d’écomusée à proximité immédiate de la ville de Khulna d’où ils étaient partis. Etant seul et n’ayant rien réserve j’avais peu de chances de trouver un groupe prêt au départ sur lequel me greffer pour diminuer la note, et avec une agence sérieuse.

Est-ce que le Bangladesh ressemble à l’Inde ?

Je ne suis jamais allé en Inde, mais selon certains Bangladais qui s’y rendaient régulièrement pour leur travail, l’Inde est bien plus organisée et développée que leur pays.

Budget

C’est un pays extrêmement bon marché pour un voyageur, j’ai dépensé en 24 jours 29150 Takas, billets d’avion et visa exclus, soit environ 300 euros, ou bien 12,5 euros par jour. Je n’ai pas payé pour ma première nuit à Dhaka car j’ai fait du couchsurfing et ai été invité plusieurs nuits dans la région de Ramu. Le reste du temps, j’ai dormi dans des hôtels bon marché, mangé dans de petits restaurants et pris les transports en commun. J’aurais pu dépenser encore un peu moins mais j’ai fait quelques achats de vêtements pendant mon dernier jour, en prévision de mon année en Australie.
Retour de Birmanie (25 jours) English translation pending
by Romarinette · 2017-11-01 · 29 replies
Bonsoir, Comme je me suis beaucoup inspirée de ce forum pour préparer notre voyage, il me semble normal de faire un retour sur ce merveilleux voyage. Nous sommes un couple de retraités et nous aimons prendre notre temps, regarder vivre les locaux, sur les marchés, dans les transports en commun, les lieux de culte etc... Notre parcours a été très classique: Mandalay, Bagan, Kalaw, Lac Inlee, Taungoo, Bago, et Rangon, le tout en 25 jours.

Nous sommes partis de Paris avec Oman air avec une escale à Muscat et une arrivée à Bangkok. Compagnie correcte, vol sans problème, nous avons payé 500 euros le vol aller-retour. Après 2 nuits à Bangkok, nous avons pris un vol Airasia pour Mandalay pour 50 euros. Arrivés à Mandalay, nous avons pris un taxi ( 80000 kyats) pour nous rendre à notre hôtel au centre ville, le Royal Yadarnabon, réservé sur Booking.com. La première chambre que l'on nous a donnée avait une fenêtre borne, la seconde avait une fenêtre qui donnait sur un mur...donc le personnel nous a proposé une 3eme chambre qui nous convenait avec 2 grandes fenêtres...Du coup, c'était un peu bruyant car elle donnait sur la rue...mais on s'y habitue vite. Cet hôtel était une bonne affaire, puisque pour 4 nuits, nous avons payé 65 dollars! Petit déjeuner correct compris, vèlos gratuits, climatisation, belle grande chambre.Ce fut notre hôtel le moins cher de Birmanie. Installation dans notre chambre, première sortie à pieds jusqu'à la forteresse du Palais Royal.Les rues sont bruyantes et grouillantes de monde, klaxons et musique à fond. Nous sommes attirés par un lieu où de nombreux indiens affluent...en habits de fête...On s'approche des groupes et un monsieur nous invite à entrer dans une grande salle où on nous sert à manger...nous sommes invités à cette fête! Bon, il faut s'assoir par terre et manger avec les doigts...Nous sommes l'attraction de la soirée , tout le monde veut nous prendre en photo et se faire prendre en photo avec nous....Nous remercions nos hôtes et nous rentrons à l'hôtel...Dans la rue c'est encore la folie. On est samedi soir, des camionnette pleines de jeunes, la musique à fond, sillonnent les rues, ça chante, ça crie, ça klaxonne. Bienvenue à Mandalay! La suite viendra très prochainement...
Du nord au sud du Vietnam en décembre 2016 English translation pending
by Goudette · 2017-01-18 · 7 replies
Vietnam 2016 (de Hanoï à Saïgon)

Jeudi 15 décembre : départ de Genval-Gare

Les photos du 1er jour

A 14h20, les valises sont prêtes et embarquées dans la Peugeot. Direction la gare de Genval. Enfin nous allons tester la ligne SNCB entre Schuman et l'aéroport. On se souvient qu'en juin, ils étaient en grève lors de notre départ vers Porto.

A l'aéroport, le contrôle douanier est maintenant complètement automatique : lecture électronique du passeport et ouverture du portique. Au contrôle de sécurité, mon sac à dos est embarqué sur une voie de garage : ouverture du sac et de la pochette des médocs : bon, je pensais la laisser dans la valise et j'ai oublié que mon canif qui m'accompagne partout depuis le Népal (en 1985 !!!) est dans cette trousse ! Rien n'y fait, le canif termine à la poubelle. On ne va pas se laisser abattre pour autant.

Le vol vers Istanbul est à l'heure. Ouf car nous n'avons qu'une heure pour le transfert dans l'immense aéroport Ataturc. Il y a bien de la place pour les jambes. On affiche enfin la gate B08. C'est à l'étage du dessous : un peu de pagaille pour prendre le bus, sous la pluie. Pour ce long vol de nuit, nous avons des places hublot à deux. Nous ne serons pas dérangés et nous pourrons nous lever à notre guise. J'allais m'endormir avec coussin, couverture, foulard, quand on nous sert encore un souper. Il est 3h du matin à Bruxelles. Enfin les lumières s'estompent et nous essayons de dormir. C'est moins confortable que le premier vol ! On nous réveille à 14h, heure de Hanoï pour un petit déj peu appétissant.

Vendredi 16 décembre : découverte de Hanoï

Après un atterrissage sans encombre, nous passons l'immigration en 15 minutes chrono. Attente des valises. Une famille vietnamienne avec 3 jeunes enfants réceptionne entre 10 et 15 bagages de toutes tailles ! Il doit s'agir d'un déménagement.

A la sortie, nous voyons tout de suite notre guide, TRUNG (prononcer Tchoung). La voiture de Mac (prononcer Maï) arrive et nous voilà dans la circulation. Dès l'entrée en ville, nous sommes assaillis de scooters de tous côtés. Le piéton n'est pas roi ici. Le guide est sympa. Il nous explique le change : 1 euro = 25000 dongs. Nous serons donc millionnaires 😏

Les maisons sont très étroites, une seule pièce, et hautes, tout en profondeur. L'hôtel est en plein centre ville. Sympa. Notre chambre est au 6e. C'est un peu vieillot, mais charmant, et beaucoup mieux que ce que j'attendais. Il fait bon, ni trop chaud, ni froid, bien que tous les locaux sont en anorak d'hiver bien fermé. Pour moi le t-shirt est parfait.

A 19h, souper à l'hôtel. Nous nous laissons conseiller par le serveur et c'est très bon, en particulier les nems.

Petit tour dans le quartier. Frayeur pour traverser la rue au milieu des scooters, voitures et klaxons. Un gentil monsieur me prend par le bras pour m'amener de l'autre côté, car Daniel est passé sans se soucier de moi ! Ceci dit, on s'habitue vite et la technique n'est finalement pas si compliquée.

Samedi 17 décembre : Journée libre à Hanoï

Après une excellente nuit, nous avons une journée entière libre pour découvrir la ville. Nous quittons l'hôtel vers 9h30. Il fait bon. Direction le km zéro et un circuit préparé par Daniel pour découvrir les plus belles rues de la vieille ville : le quartier des corporations : 36 quartiers dont la rue des bijoutiers, celle des lampions avec les très kitch décos de Noël et Nouvel An, la rue du poisson, celle des casseroles,

Nous prenons un verre à la rue des voiles où un liégeois nous annonce des inondations importantes dans la région du centre, où nous serons dans quatre jours.

Au grand carrefour du km zéro, à Hoan Kiem Lake, si encombré hier, près du lac de ‘Epée Restituée', des enfants jouent et roulent avec de petites voitures électriques, de petits go-karts très bas avec 2 manettes. C'est très agréable. Nous décidons que nous viendrons dîner au Avalon Lunch Café. L'après-midi, nous longeons le lac avec photos du stupa de la tortue Thap Rua. Visite de Bach Ma, le plus ancien temple de la ville. Nous sommes très contents de cette première journée, surtout de la visite du musée de la Femme Vietnamienne. Nous y avons découvert les rites de mariages dans plusieurs ethnies, l'histoire des femmes révolutionnaires, la déesse mère, les techniques pour moudre, la palanche, le film témoignage de femmes vendeuses de fruits ou autres marchandises dans la rue à Hanoï pour nourrir (difficilement) leur famille, les femmes héroïnes de la guerre et décorées suite à la perte de plusieurs de leur fils. Tout cela me touche énormément.

Passage dans la cathédrale Saint-Joseph. Des femmes y serinent des incantations lancinantes et ininterrompues.

Il nous reste juste une heure de repos avant le rdv avec notre guide et notre compagnon de voyage, Stéphane, genevois de 42 ans que nous connaitrons mieux dans les prochains jours.

Le repas dans un restaurant proche est excellent. Ensuite nous faisons le tour du lac de l'épée restituée au milieu d'une foule incroyable : danseurs de tango, mazurka, … Cela nous amuse un moment, puis retour à l'hôtel.

Première journée très remplie. Hanoï nous a déjà conquis.

Les photos du 3e jour

Dimanche 18 décembre : Hanoï avec le guide

Les photos du 4e jour

A 8h le guide nous attend. Un mariage se prépare dans la maison en face de l'hôtel. Notre minibus va nous mener au Temple de la Littérature, la 1e université du Vietnam, qui date de 1070, mais n'est pas reconnue par l'Unesco en tant qu'université. Des groupes d'enfants, les meilleurs écoliers du pays nous saluent, et font des selfies avec moi. Je n'ai jamais eu autant de succès avec ma peau si blanche ! Le lieu était consacré à la formation des mandarins, les hauts fonctionnaires de 1442 à 1779. Des stèles, portées par une tortue, aujourd'hui protégées par l'UNESCO honorent les dits mandarins. Il n'en reste aujourd'hui que 82 sur 116, suite aux bombardements de 1954. Le Yin et le Yang sont figurés partout : carré = terre, rond = ciel, tortue = terre, oiseau = ciel, tambour en bois – cloche ou gong en métal, homme - femme, bien - mal, montagne - eau, …

Nous admirons les colonnes en bois de fer souvent laquées en rouge, avec des idéogrammes très beaux.

Important à ne pas confondre : Un temple honore une ou des personnalités. La pagode honore toujours le Boudha.

Les offrandes peuvent être de la nourriture ou de l'argent. On donne aussi de faux billets pour les brûler pour garantir aux ancêtres qu'ils ne manquent pas d'argent dans leur nouvelle vie.

Ensuite se pose la question de la file d'attente d'une heure pour voir la dépouille d'Ho Chi Minh. Je ne suis pas vraiment prenante, mais nous n'y échappons pas. La file est sous haute surveillance, sans appareil-photo, pour juste passer davant le tombeau et voir la tête et les mains cirées du héros national. Puis nous visitons le parc, les maisons, dont celle sur pilotis, la Pagode au pilier unique, en forme de lotus, et les voitures de Ho Chi Minh, et nous nous arrêtons devant le palais présidentiel où sont reçus les visiteurs de marque étrangers.

Trung ne peut s'empêcher de nous raconter tous les détails des guerres gagnées par les Vietnamiens : l'indépendance contre les Français en 1954, les Américains en 1975, les Chinois.

Le dîner est moins apprécié que les précédents, le chauffeur s'étant fait arrêter par la police, suite à un feu soi-disant non respecté. Devant le restaurant, nous assistons à une scène violente d'une personne en crise complète : épilepsie ? drogue ?

Ensuite nous visitons la pagode sur le lac de l'épée restituée, via le pont rouge, déjà photographié à de multiples reprises.

La visite se poursuit avec le musée d'ethnographie. Les maisons des différentes ethnies minoritaires du pays sont présentées. La visite est très agréable. Il y a peu de monde et les constructions se visitent facilement, parfois à condition de se déchausser.

A l'entrée du soir nous allons au spectacle de marionnettes sur l'eau, typique du Vietnam. Plusieurs scénettes typiques sont représentées : des travaux des champs aux combats de dragons, de l'épopée de l'épée restituée aux différents instruments de musique.

Ensuite nous attend le cyclo-pousse qui nous fait visiter les rues animées aux lumières du soir et repassent dans des rues que nous avons découvertes hier. On se sent comme chez nous, à l'aise. Ce voyage nous plait de plus en plus.

Le repas dans un resto chic est vraiment délicieux, exceptionnel et le service est vraiment gentil : on se sent extrèmement bienvenu ici. Ce soir nous n'irons pas trainer autour du lac -) car demain il s'agit de se lever très tôt.

Les photos du 4e jour

Lundi 19 décembre : en route vers Ninh Binh

Les photos du 5e jour

Réveil à 5h45, plus tôt encore que pour aller au boulot !! Et après une mauvaise nuit, trop de bruit et de longues heures sans retrouver le sommeil.

Nous partons sans petit déjeuner pour la leçon de taï chi, en face du mausolée Ho Chi Minh, où des personnes âgées sont des habitués de l'exercice de cet art martial asiatique très matinal. Un professeur charmant, de +- 70 ans nous initie à quelques positions et mouvements lents de taï chi. C'est assez difficile de contrôler les jambes, les bras, les mains et sa position sur 2 axes. Mais on s'en sort pas trop mal. Dommage qu'à la fin des exercices, les habitués sont tous partis. Je comptais sur une démo de pros et quelques photos des positions les plus typiques.

Retour à l'hôtel pour le petit déjeuner et la valise plus le check-out. Stéphane est en retard et a du mal à boucler sa valise. Il pleuvine. Un petit crachin qui ne durera pas, et des files et des foules de scooters, de voitures, des bus, tout le monde est soudain dans les rues. C'est lundi.

Première visite à un atelier de laque. Après une seconde arrestation par la police, comme hier. Trung est scandalisé par les ‘voleurs', les fonctionnaires qui essaient de se faire un supplément avant les fêtes de fin d'année. Explications sur les techniques de peinture laquée : à la coquille d'oeuf (de canne), à la feuille d'or ou d'argent, avec des grains de coquillages, … Un travail d'équipe, et de bénédictin ! Puis nous visitons la boutique. Notre choix se porte sur un vase bien coloré, moderne, genre Picasso, avec d'un côté la représentation des quatre saisons et de l'autre, des instruments de musique. 70 euros quand même. Et je m'inquiète de la valise, déjà trop remplie.

Route vers la province du Ninh Binh, baie d'Halong terrestre. Les hommes se préparent pour une ballade à vélo avec le guide. Très peu pour moi. Je reste avec le chauffeur et on attend les bikers à 2 ou 3 endroits. Je fais ouvrir la valise de Daniel pour sortir les jumelles. C'est vrai que le long de l'eau, sur les rizières, il y a des oiseaux, et des personnes au travail, un peu éloignées. Les voilà partis. A la halte suivante, je les attends trop longtemps : il y a un problème. Ben oui, les jumelles sont perdues ! C'était bien la peine !

Le repas de midi se passe dans une famille, nombreuse ! Le monsieur a trois filles et une ribambelle de petites-filles. C'est charmant. Ils nous servent une dizaine de plats. Dur de faire honneur à tout ! Tout est délicieux, sauf les nems, curieusement. Avec les conseils de Tchung, on s'en sort honorablement pour le pourboire. Le guide nous explique que la famille élève des chiens pour les restaurants. C'est vrai que plusieurs chiens se baladent autour de nous, dont une femelle et de magnifiques chiots très attachants. Dommage que leur sort soit de finir à la casserole ! Quelle horreur !

Après quelques kilomètres de route, sans crier gare, nous voilà installés dans de minuscules barques très plates. Notre rameur connait quelques mots de français. La promenade se fait dans un calme parfait, contraste après l'effervescence de Hanoï et ses klaxons incessants.

Nous en profitons à fond. Le soleil apparaît timidement derrière le brouillard mystérieux. Nous passons dans une grotte à chauve-souris, brr ! Belle expérience, à placer dans notre top 5. A notre retour à l'embarcadère, deux couples de mariés posent pour leur photos de mariage dans ce décor magnifique.

Nous voilà repartis pour la dernière visite de la journée : le site de l'ancienne capitale de Hoa Lu. Deux temples du 17e siècle célèbrent le Vietnam indépendant des 9e et 10e siècles (du temps des croisades). Le temple de Dinh Tien Hong est le plus beau : le portique est remarquable avec une clotûre décorée de céramiques vertes. Drapeau du Vietnam ancestral et du moderne cohexistent bizarrement pour honorer une dynastie royale en pays communiste. Le temple de LiDai Hanh, successeur du précédent et second mari d'une veuve devenue célèbre.

Nous quittons ce site remarquable après une tentative ratée de visiter un cimetière bien gardé par des chiens turbulents. Dans la rizière voisine, nous remarquons un homme et son buffle. Des haut-parleurs diffusent le journal officiel de manière à ce que la population ne puisse en aucun cas échapper au message venu d'en haut.

Nous poursuivons notre route pour Ninh Bin où nous passerons la nuit dans un hôtel chic. Le repas servi assez pompeusement se termine par un yaourt proposé directement dans son pot, assez drôle.

Tout le monde n'est pas pauvre dans ce pays : un château privé ressemblant à l'église de Koekelberg est en construction en face de l'hôtel.

Les photos du 5e jour Mardi 20 décembre : Vers la baie de Halong

Les photos du 6e jour

Longue route vers la baie d'Halong en passant près de la ville portuaire de Haï Phong. Gros trafic de camions sur cette route parsemée de postes de police. Nous traversons plusieurs villages. Nouvelle interpellation par la police pour passage d'une ligne blanche imaginaire. Mais le chauffeur se défend bien et ne paie pas, avec ou sans bakshich, on ne saura jamais.

Tout le reste du trajet, lui et Tchung continuent à traiter les policiers de voleurs. C'est vrai que cela devient excessif !

Nous observons durant le trajet, à la fois l'activité rurale dans les rizières et la vie dans les petites villes, avec l'artisanat et le commerce local. Tchung prend plaisir à nous montrer les restaurants proposant du chien ou du chat, repas de fête pour les habitants du Nord.

Du côté de HaïPhong, nous traversons un village le long d'un fleuve avec des fours de fabrication de ciment, très pollué : tout est blanc. Nous passons trop vite, sans pouvoir faire de photos.

Vers 11h, nous arrivons à la baie d'Halong et nous faisons encore un arrêt dans un élévage d'huîtres perlières. Nous avons droit à une explication de tout le processus, dont la démonstration de l'opération pratiquée pour implanter et extraire une perle d'une huître porteuse.

La boutique offre un choix énorme de bijoux un peu trop kitsch et trop cher pour les perles. Je trouve de belles boucles d'oreilles modernes en nacre pour les filles : cadeau de Noël tout trouvé.

Dans le port de la baie d'Halong, le guide nous laisse aux mains d'un de ses collègues. Nous embarquons vers midi sur un bateau d'une vingtaine de cabines, de la compagnie Mirage. Notre cabine est confortable avec douche, petit salon avec porte sur un mini balcon, très agréable, très privé. La porte en face de notre cabine donne sur la soute : les machines et le logement du personnel, beaucoup moins bien logés que nous !

L'accueil par notre guide et le personnel du bateau est très sympa. Le jeune capitaine parle anglais, avec un humour et une efficacité désarmantes. On est très bien tombés. Nous avons l'occasion de faire connaissance avec d'autres francophones : un couple d'anversois bien sympas, actifs dans le textile pour les couturiers, des français du sud. Nous avons droit à une bouteille de vin blanc lors du premier repas. Pas terrible ce vin local, nous nous en tiendrons donc à l'eau et à la bière pour le reste du voyage.

La vue est splendide dès le départ de la croisière. Malgré le temps brumeux, nous nous rendons compte que cet endroit est l'un des plus beaux du monde et nous en profitons bien, du pont inférieur, au supérieur, à notre cabine. Il fait plus chaud qu'à Hanoï et je sors mon top préféré en espérant bronzer un peu. Des excursions sont prévues pour visiter des îles et nous avons le choix de partir en kayak ou en bateau en bambou. Je suis un peu inquiète de ce qui nous attend. Mais tout se passe bien. Nous embarquons sur les petits bateaux tirés derrière le Pelican 2, qui nous déposent à un embarcadère où nous attendent les barques en bambou. Nous empruntons un petit passage sous les rochers vers un lac intérieur où les rochers sont colonisés par des macaques dont les sauts et les grimaces amusent les touristes. Ensuite nous attend la surprise : c'est le nom d'une grotte vraiment magnifique dont plusieurs concrétions font penser qui à des amoureux, qui au ‘doigt de Dieu', hum ! Tchung avait essayé de me convaincre de ne pas participer à l'excursion à cause des marches et du dénivelé. Heureusement que je ne l'ai pas écouté ! Premier arrêt photo avec un panorama époustouflant. Pour faire un portrait il faut utiliser le flash, ce qui n'est pas évident pour tout le monde et finit par occasionner quelques disputes de couples car on ne repassera pas à cet endroit en fin de visite, Tchung me l'a bien expliqué. Nous nous en sortons très bien. De retour sur le bateau, nous profitons de la fin de la Happy Hour pour déguster une margarita en compagnie de nos amis flamands. Pendant le repas du soir, le capitaine met à l'honneur quelques personnes : anniversaires et anniversaires de mariage. C'est sympa. On nous propose le film Indochine, en français. Malheureusement nous sommes bien trop fatigués. Nous allons plutôt dormir pour espérer voir le lever du soleil à partir de notre lit demain matin. Nous passons une bonne nuit dans notre super cabine, entourés d'un nombre d'autres bateaux pareils au nôtre et de quelques barques et un grand bateau de croisière visible au loin.

Les photos du 6e jour

Mercredi 21 décembre : Baie de Halong

Les photos du 7e jour

Réveil matinal sur le bateau pour observer le lever du soleil. Malheureusement, la brume a bien du mal à se lever, elle. Le spectacle est quand même inoubliable. L'atmosphère est propice à une forme de nostalgie et à un grand calme intérieur. Au programme, la visite de l'île de Titop, astronaute russe qui a visité le Vietnam et qui est le seul étranger à avoir donné son nom à une île de la baie. La montée compte 425 marches, mais Tchung m'a appris qu'ici je peux faire demi-tour quand je veux si la montée est trop difficile. De toute façon, monter des marches, je sais faire ! Je remarque qu'exceptionnellement nous prenons du retard sur l'horaire annoncé. Et à notre arrivée sur l'île, il y a une file. Pas normal ici, tout est si bien organisé d'habitude. La raison de ce couac ? La dame qui a fermé le site hier soir a, par mégarde, emporté la clé ! Un bateau officiel arrive à toute vitesse et débarque une véritable armée de fonctionnaires. La porte s'ouvre et la file se résorbe immédiatement. Daniel veut monter vite pour ne pas être gèné par ceux qui descendent et prendre des photos à son aise. De mon côté, c'est un peu l'inverse, je préfère être dans une file pour pouvoir m'arrêter de temps en temps sans être celle qui freine tout le monde. Tout se passe bien. Il y a régulièrement des paliers avec une vue magnifique. En haut on a droit à un panorama à 360°. C'est juste grandiose. Aucun regret pour l'effort fourni. Après cela on aurait pu se baigner ou se promener sur la plage, mais c'est décidément pas mon truc, et nous attendons sagement au pied de l'immense statue de TiTov.

De retour sur le bateau, nous avons droit à un brunch à 10 h du matin ! Pas vraiment faim, mais comme nous ignorons la suite exacte du programme, nous en profitons quand même. A cette heure-là je choisis les plats froids qui me plaisent vraiment bien. Il faut déjà refaire les valises. Heureusement nous n'avions que notre sac à dos et nous sommes vite prêts. Sur le pont nous faisons encore quelques dernières photos, le soleil arrivant enfin, et chauffant vite l'atmosphère.

Notre guide et notre chauffeur nous attendent. Premier déchirement. C'est ‘le plus beau d'not'voyage' qui se termine déjà, j'ai un goût de trop peu !

Nous voilà en route vers l'aéroport de Hanoï. Nous allons également quitter notre guide, si drôle et attachant ! Snif !

Nous traversons une région de charbonnages, que nous ne verrons pas, mais l'état de l'environnement ne laisse pas de doutes. Petite pause dans un grand centre commercial qui vend de grandes statues pour l'extérieur. A l'intérieur, un atelier de brodeuses et des salles d'exposition et de vente de tous les produits vietnamiens : bijoux, objets laqués, gastronomie, soie, … l'usine à touristes.

A l'aéroport de Hanoï, tout est bien organisé. Tchung nous accompagne pour l'enregistrement des valises. Curieusement nous avons un léger dépassement du poids autorisé, mais finalement ça passe sans encombre. Nous échangeons nos coordonnées avec Tchung et nous nous assurons que tout est ok pour les pourboires.

Une heure trente plus tard nous débarquons à l'aéroport international de Danang, au coeur des souvenirs des combats de 1968, dans un aéroport qui a servi aux américains pour perpétrer leurs pires méfaits dans le pays, à savoir la guerre chimique avec le ‘composant orange' de Monsanto qui recyclait ici son herbicide que le monde entier ne voulait plus acheter à cause de la dioxine.

Notre nouveau guide, Lam, nous l'explique dans la voiture. Les inondations récentes qui ont causé plusieurs morts il y a 5 jours à Hoï An en sont une des conséquences liées au déboisement de cette région proche du 17e parallèle qui était la frontière Nord-Sud après la défaite des Français en 1954. Le guide nous conduit pour le souper sur une plage de Danang en bord de mer. On voit à seulement quelques mètres les grosses vagues prisées aujourd'hui des surfeurs américains qui ont remplacé les GI's.

Nous sommes fatigués et le chauffeur très prudent nous conduit à Hoï An, dans un hôtel à l'écart de la ville. Il pleut et cela n'augure rien de bon pour demain. Mais nous sommes vraiment trop épuisés pour y penser.

Les photos du 7e jour

Jeudi 22 décembre à Hoï An

Les photos du 8e jour

Nous nous réveillons de bonne heure, comme d'habitude, et selon les désirs de notre guide. Nous entendons la pluie qui tambourine à tout berzingue sur le toit. L'hôtel est un ensemble de chambres qui donnent directement sur l'extérieur. Je me dis que dans ces conditions, je ne me lève pas. Hors de question de visiter la ville en barque comme les touristes de la semaine dernière ! Finalement cela se calme et nous nous levons quand même. La salle du petit déjeuner est le long de la rivière, et il faut traverser le jardin pour y accéder. Des personnes s'activent autour d'un ponton et autour d'un petit bateau sur la rivière. C'est agréable et très calme.

Départ avec notre guide pour découvrir la plus belle ville du pays. Ville très commerçante qui vient donc d'être inondée. On voit les traces d'humidité à 1m50 sur les murs. Les habitants ont rapidement nettoyé et tout remis en ordre après la décrue de la rivière. En Belgique, pareille inondation aurait été traitée de catastrophe naturelle majeure et le roi aurait certainement enfilé ses bottes pour venir consoler les victimes. Ici on prend cela avec philosophie malgré que la saison des typhons devrait être terminée depuis la mi-novembre.

Notre visite commence par un arrêt dans un cimetière au milieu des rizières. Le guide nous explique la signification des pierres tombales qui indiquent à côté du nom du défunt, le nom de tous les donateurs de la famille qui ont financé la sépulture, ainsi que la liste des descendants du défunt. Selon le rite local boudhiste, la tête du mort est toujours orientée côté montagne et les pieds en direction de l'eau, toujours à cause du Yin et du Yang, et dans un esprit de Feng-Shui. Daniel remarque la tombe d'un jeune soldat, ou officier de l'armée sud-vietnamienne vaincue.

Quelques buffles au repos et des femmes au travail dans les rizières. On est en période de labour en vue de la transplantation des pousses de riz. Le lizeron d'eau est présent et cultivé. Nous en mangerons dans les prochains jours. Nous visitons ensuite à pied les quelques rues commerçantes de Hoï An. Premier arrêt pour visiter une fabrique de soie, doublée d'un atelier de confection express. La visite commence par des explications en français sur la culture du ver à soie, puis l'extraction des fils de soie.

Puis à l'étage, nous découvrons les tenues qu'on propose de confectionner pour nous sur mesure, dans le tissu que nous choisissons. Malgré la chaleur difficilement supportable, surtout pour prendre des mesures, j'ai tellement envie de la tenue traditionnelle qui rend les vietnamiennes si belles et élégantes, je finis par accepter et Daniel commande à son tour une belle chemise noire. La prise de mesures est comique : photos de dos, de devant, … et dictée d'un tas de chiffres. On nous promet la confection et la livraison pour 18h à l'hôtel avec essayage et retouches éventuelles pour le soir même. Dans une autre boutique, nous découvrons la fabrication des lampions et de la marquetterie.

Le guide nous explique les particularités architecturales des maisons anciennes de la vieille ville, piétonière en-dehors des heures de pointe. La visite est très agréable. Plusieurs maisons se visitent. Nous apprenons les styles chinois, vietnamien et colonial. Nous visitons un petit temple dédié à la dame maritime qui a protégé les premiers migrants venus de Chine par la mer. Puis le pont couvert japonais, avec un petit temple intégré en son centre. Des animaux protègent l'entrée et la sortie du temple. La visite se poursuit par le marché local, où j'achète du thé au gingembre pour Damien. La suite va se faire à vélo, pour le guide et pour les hommes. Moi j'ai droit au cyclo-pousse. Daniel prend le guidon du cyclo-pousse pour la photo qui fera le plaisir de mes collègues comme carte de voeux pour 2017.

Belle ballade de quelques km pour se rendre à travers les rizières et les champs inondés, couverts de lizeron. Nous arrivons à l'heure du repas dans un petit village de maraichers où nous aurons droit à une visite guidée des plantations d'herbes aromatiques et légumes divers par le fils de la maison, bien sympathique et très didactique. Il nous apprend à arroser les lopins de terre avec 2 arrosoirs et une palanche : sportif ! Tout est net, propre, sans la moindre mauvaise herbe. Daniel est scotché. Je retiens que les hommes travaillent sur la plantation, pendant que les femmes vont au marché et reviennent à la maison avec l'argent, ce qui les rend très importantes. Avant de manger, nous avons droit à un cours de cuisine pour préparer des crèpes de riz aux crevettes et à la viande. La recette est soigneusement notée. Nous comptons bien réaliser la recette à la maison. Nous sommes affamés, mais un massage des pieds va encore nous permettre de nous détendre avant de passer à table. C'est très agréable, et cela ne se limite pas aux pieds : les épaules, la nuque, le cuir chevelu, le visage, et cela semble très amusant à nos hôtesses. Elles doivent bien se moquer de nous. Le guide fait quelques photos bien chouettes à notre insu. Enfin le dîner est servi et c'est une fois de plus absolument divin. Un plat en particulier est très personnel : le riz donne lieu à une présentation artistique de ce que nous inspirons à la cuisinière : pour moi ce sera une tortue. Je ne sais pas pourquoi ! Daniel a une sorte d'araignée, et pour Stéphane, c'est un homme bien en forme, hoho.

Avant de quitter cette maison, et cette famille super attachante, nous avons encore une démonstration de calligraphie. Le professeur (un véritable chinois) dessine à l'encre de Chine des dessins figuratifs, puis des versions de plus en plus abstraites pour nous montrer comment on en est arrivé aux idéogrammes représentant le bonheur, la prospérité et la longévité. Je retiens que le soleil + la lune sont utilisés pour figurer la lumière : logique.

En chemin pour retrouver notre minibus, le guide nous montre encore la végétation locale en bord de rivière, et l'escargot rouge qui s'attaque aux plants de riz et qu'il faut combattre au moyen de produits chimiques. La voiture nous attend un peu plus loin. Nous voyons un troupeau de buffles que leur propriétaire ramène pour la soirée, et qui traverse la route sans ralentir malgré le flot ininterrompu de voitures et de scooters, impressionnant.

La nuit tombe et nous rentrons à l'hôtel. A 18h pile, on nous appelle de la réception pour la livraison des vêtements sur mesure. Je m'attendais à ce qu'une femme m'aide à décider si cela convient bien. Mais non, le livreur attendra sagement à la réception. Je dois retrouver le bon de commande dans mon sac. Panique, j'ai complètement perdu de vue ce papier dont je n'ai pas compris l'importance ce matin. L'essayage est ok. Nous sommes ravis et nous envoyons directement les photos sur What's app. Les filles n'en reviennent pas que nous ayons osé nous lancer dans cette aventure typique.

La soirée est libre. Nous allons retourner en ville pour souper dans un restaurant conseillé par le guide. Je demande à la jeune réceptionniste de réserver une table pour nous. Elle semble étonnée que nous choisissions ce restaurant et veut nous envoyer ailleurs. Tant pis. La navette pour HoÏ An arrive et nous voilà partis avec des français bruyants qui se prennent pour le centre du monde. Mauvaise surprise au restaurant : l'entrée choisie par Daniel est tellement piquante qu'il ne peut pas la manger et l'empêche même d'apprécier le plat suivant. Après une ballade dans la rue aux lampions, très animée, nous achetons une bougie à une veille dame qui nous montre qu'on pose ce lampion sur la rivière et qu'il emporte notre voeu. C'est romantique. Subitement à 21h30, un rapide message dans les hauts-parleurs annonce la fin de la période de rue piétonne. A l'instant des vélomoteurs déboulent de toute part. Il faut donc rentrer. Un jeune homme nous propose un taxi. Nous annonçons le nom de l'hôtel, je m'arrange pour le prix de la course et nous voilà partis. A un moment, il klaxonne comme un fou, et m'explique que sa sister habite là. Il veut juste lui faire un petit bonsoir. On ne se complique pas la vie, ici, c'est trop cool.

Les photos du 8e jour

Vendredi 23 décembre : Danang : le musée Cham et la route du Col des Nuages vers Hué

Les photos du 9e jour

Nous devons à nouveau partir tôt, car nous devons déposer Stéphane à temps à l'aéroport de Danang. De là il va rejoindre sa famille au Myanmar pour fêter Noël avec eux. Avant cela nous allons visiter le musée Cham. A l'hôtel je fais mes adieux à la charmante réceptionniste, Tho. Elle me laisse une carte avec son nom et ‘Your Daughter'. Je suis sous le charme.

Nous longeons la côte et les voies de chemin de fer en direction de Danang et de ses grands hôtels-resorts qui attirent beaucoup de riches touristes américains et russes. D'anciennes bases militaires avec leurs bunkers intéressent Daniel et le guide. Nous arrivons près de l'immense pont en forme de dragon que nous voyons enfin de jour, après notre passage de nuit dimanche soir. Danang, 3e ville du Vietnam (avec 1 million d'habitants) s'appelait Tourane pendant la colonisation française. Proche du 17e parallèle, les GI's américains y ont localisé leurs principales bases aéro-navales, point de départ des bombardements les plus horribles. Abandon de la base un mois avant la chute de Saïgon en mars 1975.

Nous visitons le musée des sculptures, qui abrite depuis sa création en 1915-1919 par Henri Parmentier, des sculptures en grès datant du Ve au XVe s. Les Chams sont venus d'Indonésie avec leur culture hindouiste. Représentations de Brahma, Shiva, qui mêle le corps d'un lion (force) et d'un éléphant (intelligence), statues de Ganesh, le dieu éléphant.

A l'entrée du musée une carte du Vietnam permet de resituer le Champa au Vietnam ainsi que les hauts-lieux de la culture Cham, notamment le site de My Son détruit en grande partie par les bombardements américains mais dont Parmentier avait établi des relevés topographiques et des plans et des maquettes exposés dans le musée.

A la sortie du musée, une exposition de belles photos sur la vie quotidienne au Vietnam ainsi que des lieux les plus remarquables du pays retient notre attention.

A l'aéroport nous rachetons les dongs qui restaient à Stéphane avant de le laisser continuer son voyage.

Et nous voilà sur la route à travers la montagne : la route du Col des Nuages : il y a du brouillard et nous ne faisons qu'un arrêt. Parfois une trouée nous permet de voir les belles plages en bas. Il n'y a pas tellement de monde sur cette route, un tunnel permettant d'éviter le col est emprunté par les camions. Il n'y a plus que les touristes qui veulent passer le col. Ce n'est pas la saison idéale mais nous apprécions quand même la route et la vue. Ce col est la barrière climatique entre le Nord et le Sud du pays. Au pied de la montagne, la route croise le chemin de fer qui traverse tout le pays de Hanoï à Saïgon, en passant par Hué. Un village de pêcheurs offre un panorama de carte postale, comme dit Lam.

Le long de la route nous remarquons des échoppes qui vendent de petites bouteilles jaunes. C'est de l'huile d'eucalyptus. A la halte suivante, nous en achetons un flacon. C'est bon pour traiter les courbatures et les piqures de moustiques.

Arrivée dans la ville de Hué (350.000 habitants) vers midi. Après le dîner, nous visitons la cité impériale, avec la citadelle au premier plan, face à la rivières des parfums. Ancienne capitale du Vietnam, de 1802 à 1954. Hué est classée au Patrimoine mondial de l'Unesco.

Le roi Gia Long construisit cette citadelle de 1805 à 1832. Il s'agit du fondateur de la dynastie des Nguyen. L'ensemble a un périmètre de 10 km. Je suis accueillie par trois magnifiques jeunes filles pour une intervieuw dans le cadre de leurs études. Elles m'interrogent sur les sports que je pratique, hihi, très drôle ! Le temps est menaçant, avec de la bruine par moments.

Lors de la guerre du Vietnam, les troupes Vietcong s'y regroupaient et les américains ont donc allègrement bombardé ce joyau du 19e siècle, détruisant une grande partie des bâtiments. Mais grâce à l'Unesco la reconstruction des bâtiments les plus emblématiques peut se poursuivre.

Trois enceintes composent la citadelle en s'inspirant de l'architecture des Cités impériales chinoises.

A l'entrée de la Cité impériale, deux rangées de canons nous accueillent. Il y en a 9, chiffre symbolique, dont 5 pour les 5 éléments : eau, bois, métal, feu et terre, et de l'autre côté, les 4 saisons. L'entrée principale, ou Porte de Midi est percée de cinq portes, l'entrée pour les mandarins d'un côté, pour les militaires de l'autre. Ici les poètes et les militaires ont une importance égale. Après les grands bassins d'eau, une allée mène au Palais du Trône.

Des sculptures d'animaux se retrouvent un peu partout à chacun de ces animaux est attaché une symbolique particulière : les dragons qui surveillent les visiteurs du haut des toits ou dans les escaliers représentent la sagesse et la puissance le griffon apporte bonheur et protection royale, le phoenix la vertu et la tortue est porteuse de longévité.

80 colonnes en bois de fer ont résisté aux bombardements mais pas aux termites.

Entrée dans la Cité Interdite : Il ne reste que des ruines excepté 2 galleries : le pavillon de lecture et un théâtre dans lequel on peut poser avec des costumes fastueux, comme celui du mandarin.

Nous visitons deux temples : le temple du Culte des empereurs Nguyen avec 9 urnes dynastiques puis nous visitons le jardin et nous sortons dans la Cité habitée par ????

Au soir du 23 décembre, nous soupons dans une magnifique maison, ancienne demeure d'un mandarin.

Les photos du 9e jour

Samedi 24 décembre : Seconde journée à Hué.

Les photos du 10e jour

Les cyclo-pousses couverts nous attendent devant l'hôtel. Nous démarrons immédiatement vers la Pagode de la Dame Céleste en bordure de la rivière des Parfums. Nous traversons les rues animées de la cité impériale ainsi que le pont Eiffel sur la rivière. Je surprends Daniel à boire sa bouteille d'eau offerte comme chaque jour par le guide, alors que son conducteur transpire dans les côtes et sur les pavés inégaux. Moi, au moins j'ai la présence d'esprit de proposer la mienne à mon conducteur.

Nous laissons le cyclo-pousse au pied de la pagode de Thien Mu, en face de l'embarcadère sur la rivière. Là, une scène que nous avons vue à de multiples reprises se déroule sur les escaliers au pied de la pagode : une jeune femme dans une tenue magnifique, un ao daï d'un bleu profond, pose pour un photographe professionnel. La scène dure un moment sans le moindre mouvement, ni même des yeux ou des cils. J'en profite pour photographier la belle, seule et avec Daniel. Puis le guide fait la photo à trois. Beau souvenir.

La pagode de Thien Mu se caractérise par une tour de 7 étages qui donne sur le fleuve : 7 étages comme les 7 réincarnations de Budha. Divers symboles ornent la tour : fleurs de lotus et svastiska rappelant une croix gammée à l'envers. A droite une tortue géante avec une stèle et à gauche, une cloche.

Dans le temple les trois boudhas représentant le passé, le présent et le futur. Joli jardin avec des bonzaïs et relique de l'Austin bleue utilisée par Tich Quang Due qui s'est immolé par le feu en 1963 à Saïgon pour protester contre le pouvoir anti-boudhiste de Diem, pro-catholique. Son coeur serait resté intact malgré la température très élevée de l'immolation. A l'arrière, nous découvrons les locaux du monastère où les bonzes arrivent par un long couloir pour aller dans les réfectoires où le repas les attend, avec des cadeaux que les visiteurs leur ont apportés : cannettes de coca entre autres.

Malheureusement, le temps se gâte : il va pleuvoir sans discontinuer le reste de la journée.

Nous visitons la maison typique de la famille d'un mandarin, où on nous sert le thé et des friandises au gimgembre. L'autel des ancêtres est bien fourni en nourriture par les deux soeurs âgées et célibataires qui vivent là.

Les petits hôtels à l'extérieur des maisons sont destinés à accueillir les âmes errantes et les esprits qui circulent la nuit autour des maisons.

Le dîner se passe dans une maison-jardin, un endroit magnifique avec des nénuphars et des fleurs de lotus.

L'après-midi est consacrée à la visite de deux tombeaux des rois de la dynastie Nguyen.

Selon les croyances, la vraie vie est dans l'au-delà et les morts continuent leur chemin avec les mêmes besoins que les vivants : manger, dormir, acheter des choses, … Le tombeau impérial sert aussi de résidence à la campagne. La construction répond à des critères de géomancie particuliers entre montagne et eau (du fleuve ou du lac artificiel). Lorsqu'un élément manque, on l'ajoute de façon artificielle. Il y a toujours un paravent avant l'élément principal de la construction.

Une vaste esplanade regroupe les statues de mandarins et leurs montures : éléphants et chevaux, un pavillon avec une stèle narrant la biographie du personnage, un temple, puis le site funéraire à proprement parler. Dans le parc nous reconnaissons de beaux arbres : frangipaniers, jacquiers, longanier, litchi. Nous visitons d'abord le tombeau de Tu Duc, qui a règné de 1848 à 1883, ou palais de la modestie, pas du tout modeste. Il a nécessité 3 ans de construction de 1864 à 1867 et a englouti des sommes faramineuses. Petites statues de mandarins, le roi lui-même étant petit. Le dais au-dessus du tombeau est en béton mais si bien fait qu'on dirait un rideau qui bouge. Impressionnant.

Le second tombeau, celui de Khai Dinh, dernier de la dynastie, est bien différent, en béton au lieu de la pierre. Il mélange les références traditionnelles et européennes : fleurs de lys. Le style est très kitsch. L'homme était complètement mégalo. La construction a pris 11 ans de 1920 à 1931. Des ardoises d'Anger, des fresques avec des bouteilles, du verres, des cuillères à soupe, des morceaux d'assiettes pour représenter moultes scènes de la vie, des animaux, des fleurs aux quatre saisons. Une pièce annexe regroupe des cadeaux reçus de son vivant des princes et rois occidentaux.

La dernière visite est bien différente, dans un monastère d'eunnuques impériaux. C'est l'heure de la prière et un jeune bonze psalmodie en frappant un gong pour envoyer ses prières vers le ciel. Un petit cimetière annexe comporte quelques tombes de bonzes. A côté on entend le chant d'une pagode de bonzesses.

Arrêt dans une fabrique de chapeaux vietnamiens traditionnels et de bâtons d'encens. L'agence de voyage nous offre un beau chapeau aux poèmes : dans lequel on voit des scènes typiques par transparence lorsque le chapeau est soumis à la lumière : magnifique. Encombrant aussi, mais Lam assure que Turkish Airlines acceptera sans problème un sac supplémentaire avec nos chapeaus et quelques bottes de bâtons d'encens très parfumés.

Ce soir, c'est le réveillon de Noël. Des bandes de jeunes vietnamiens se rassemblent dans le centre de la ville. Nous allons souper dans un magnifique restaurant jardin. Nous nous sommes mis sur notre 31 : Daniel porte sa nouvelle chemise sur mesure et j'ai mis ma longue jupe et de belles chaussures : un petit risque après une journée entière de pluie ! Nous commandons un cocktail. Malgré le niveau de standing du restaurant, le premier plat du menu est servi avant notre apéritif. Je me permets de demander à la charmante serveuse de reprendre la soupe et d'attendre un peu. Après le repas, il est encore temps de passer au 12e étage de notre hôtel où une boisson nous attend dans une ambiance musicale : deux jeunes musiciens jouent des airs connus pendant qu'un groupe de chinois émèchés renverse de la bière partout. Bon, nous allons dormir car la fatigue de cette longue journée a raison de notre envie de fêter Noël.

Les photos du 10e jour

Dimanche 25 décembre Jour de Noël : Saïgon – Ho Chi Minh Ville.

Les photos du 11e jour

Départ de bon matin : déjeuner à 5h45, avant même l'ouverture officielle du restaurant : nous sommes les premiers à nous restaurer, et nos valises sont déjà prêtes devant la porte de la chambre, et tout cela un jour de Noël ! La voiture nous attend pour le trajet vers l'aéroport de Hué et le transfert vers Saïgon. Petit aéroport et enregistrement rapide : notre guide et notre chauffeur vont pouvoir rentrer vite chez eux, l'un à Hoï An et l'autre à Danang. Lam nous apprend qu'on annonce à nouveau un typhon sur la région du centre, que nous quittons juste à temps. Il y aura de nouveau des inondations, et des morts. Il a l'air assez déprimé.

Dans le bus de transfert de l'aérogare vers l'avion, Daniel donne sa place assise à une jeune vietnamienne et son bébé qui pousse de petits cris de plaisir à mes grimaces. J'échange quelques mots avec la maman qui rentre chez elle après une visite à sa famille. Ca fait du bien, la chaleur humaine ! Dans l'avion des bonzes en tenue marron (grand véhicule) voyagent à nos côtés. Le vol ne dure qu'une heure et nous voilà à Ho Chi Minh Ville. Choc de chaleur à l'arrivée ! genre 32°. Nous sommes pris en charge par notre nouveau guide : Tien, une dame de mon âge. J'apprécie énormément cette diversité de guides qui nous font connaître les multiples facettes et visions de ce pays magique. Quelle chance nous avons ! Le chauffeur Hung, nous conduit directement dans le quartier de Cholon qui est un grand marché chinois : une enclave de 500.000 sino-vietnamiens (Hoa) à proximité du coeur de Saïgon. Saïgon a été rebaptisée par les communistes en 1975 en Ho Chi Minh City. Seul le quartier n°1 du centre-ville conserve la dénomination de Saïgon.

Avec 8 millions d'habitants, c'est la ville la plus importante du pays, Hanoï en comptant 3,1 millions et Hué 350.000. Danang compte 1 million d'habitants et Hoï An 120.000. La rivière Saïgon la traverse et est le siège d'une activité portuaire fortement développée avec la présence de l'armée américaine durant la guerre à partir de 1962 (plus de 100.000 civils et militaires américains à la ‘belle' époque !! Après la prise de Saïgon le 30 avril 1975, près de 1,5 millions d'habitants ont fuit de Saïgon et du Delta du Mekong avec les ‘boat people'. A mettre en perspective avec l'exode syrien de 2015-2016 ! Beau sujet de réflexion pour un jour de Noël !!

Dés le 1er mai 1975, Saïgon vivra dans la répression et les anciens militaires et fonctionnaires du régime déchu seront envoyés dans des camps de rééducation dans le Nord profond. Ce fut le cas d'une partie de la famille de notre guide dont le père, ancien colonel passera 10 ans dans un de ces camps. Notre guide et sa soeur, qui sortaient de l'adolescence ont aussi été envoyées en camp de travail et se sont vues mises à la rue comme nombre de sud-vietnamiens. Des traces profondes subsistent malgré les mesures de libéralisation prises par le régime à partir de 1987. Durant ces 12 ans de répression, l'économie de la région a régressé de 40 ans, mais actuellement les investisseurs reviennent. Le trafic des scooters est impressionnant mais un peu plus discipliné qu'à Hanoï quand même.

Visite du marché chinois : beaucoup de brol en plastique, surtout car le nouvel an approche et les gens achètent des cadeaux de toutes sortes. Petit cours linguistique de notre guide, cela semble être son dada : chaque lettre peut s'écrire avec toutes sortes d'accents qui vont en modifier la prononciation et le sens. Explications sur les plantes médicinales achat de champignons. Le marché chinois couvert est actuellement en cours de rénovation, et il est donc fermé.

Visite d'un temple chinois : Thieu Hau ou temple de la Dame Céleste, déesse protectrice des navigateurs. Des négociants originaires de Canton en assurent l'entretien et ont mis en place un système d'assistance financière mutuelle. La guide nous montre dans les personnages représentés dans la frise les deux seuls européens qui seraient … le capitaine Haddock d'un côté, … et Tintin de l'autre côté !

Repas dans un bon restaurant. Le proprio est particulièrement fier de sa moto Honda gros cylindre qui trône à la réception du restaurant. Dans la rue, nous remarquons à nouveau le réseau de fils téléphoniques enchevêtrés, une réparation étant justement en cours par la société locale de télécom.

Visite du quartier du centre-ville à pied : cela se limite à deux boulevards : l'avenue Nguyen Hué : l'avenue des champs-élysées de Saïgon : 750 m de long et 70 m de large, qui relie l'Hôtel de Ville à la rivière et est coupée par les travaux du metro. Le long de cette avenue, plusieurs centres commerciaux luxueux et de grands hôtels comme l'Hôtel Rex, et le centre commercial Union Square près de l'hôtel de ville. Devant l'hôtel de ville de style colonial qui a fait l'objet de travaux d'agrandissement récents, une grande statue de Ha Chi Minh. Nous passons devant le Théâtre Municipal et à l'extrémité de l'autre avenue importante (rue Dong Khai) la cathédrale Notre-Dame et la poste centrale en vis-à-vis. Jour de Noël et office en cours : la visite est impossible.Visite rapide de la Poste Centrale supportée par une charpente Gustave Eiffel et explication sur les plans de Saïgon datant de 1892 et 1936. La rue Dong Khai ou rue du soulèvement populaire est la seconde artère de la ville et est bordée également de grands hôtels dont le Caravelle, le Majestic et le Continental. Nous tenons encore à visiter le musée de la guerre. Les fameuses ‘cages à tigres' du Bagne de Poulo Condor ainsi que divers objets abandonnés par l'armée américaine nous impressionnent fortement. Dans le musée nous remarquons aussi l'exposition sur l'utilisation des défoliants (agent orange) et les suites causées sur la santé des habitants. On y voit entre autres la célèbre photo du massacre de My Lai en mai 1968 et la photo de la fille au napalm brûlée à l'âge de 9 ans, suite au largage de bombes. Dur, dur !

Egalement une salle sur les armes US utilisées dont le fameux Phal de la Fabrique Nationale d'Armes de Herstal.

Retour à l'hôtel et prise de possession de notre chambre. Ce n'est pas le meilleur hôtel de notre voyage, mais il est idéalement situé en plein centre-ville tout près de la nouvelle tour Bitexco.

Puis encore un merveilleux dîner sur le fleuve, sur un bateau-restaurant qui navigue pendant le repas. Superbes vues sur les tours illuminées de la ville et concert et danses pendant le trajet. Romantique au possible. Le service par une très jeune fille qui ne connait pas la Belgique, mais va regarder sur Google après son service : touchant !

Les photos du 11e jour

Lundi 26 décembre : Route vers Caber et croisière sur le Bassac

Les photos du 12e jour

La nuit a été difficile pour Daniel. La clim fonctionnant trop bien, et la couette étant trop étroite, Daniel dort tout habillé en grelottant. Aujourd'hui nous n'avons plus de guide. Nous laissons les valises à la réception et partons avec notre sac à dos avec le chauffeur pour 3 heures de route vers le port de Caber sur le delta du Mekong. Le produit anti-moustique et la crème solaire sont bien calés dans mon sac avec tout le reste. La Toyota Innovation roule très bien. La sortie de Saïgon en ce lundi matin n'est pas trop encombrée. Les feux sont synchro. Après la ville, nous découvrons les rizières, qui sont plantées dans cette région plus chaude. Dans le sud, il y a 3 récoltes par an, de 3 mois et 10 jours par récolte, au lieu de deux seulement dans le nord. Il y a des tombes un peu partout sur les parcelles. Des soldats ? nous l'ignorons. A certains carrefours, la police de la route est à l'oeuvre. Ici ils n'arrêtent pas les touristes mais certains véhicules plus ou moins trafiqués. Nous dépassons des véhicules en tous genres : les scooters avec 1, 2, 3 ou 4 personnes avec ou sans casque, chargés de sacs, de caisses, de barres de fer, de tout ce qu'on peut imaginer.

Dans une ville, la situation se corse. Il y a 3 bandes de circulation : à droite pour les scooters qui se doublent entre eux. Un camion en panne les oblige à mordre sur la 2e bande, la nôtre. Et à gauche, les camions, bus et autres véhicules plus lents mordent parfois la ligne de ce côté. Ca fait peur, il ne faudrait pas regarder ! On dirait bien qu'on arrive car la route devient étroite et cahoteuse. Nous stoppons devant un temple roccoco avec un signe distinctif : un oeil. Nous apprendrons plus tard qu'il s'agit d'un temple Cao Daï, modèle de religion synchrétiste qui associe Victor Hugo, Lao Tseu et Lénine avec les courants boudhistes et chinois.

Il fait chaud et je profite qu'une vendeuse me propose des chapeaux à 2 dollars pour m'en offrir un qui devrait bien me servir sur le bateau, pendant que Daniel s'apprête à changer des dongs pour 10 euros, alors que nous avons compté hier soir que nous aurions besoin de tout les dongs restants. Bizarre. Nous faisons plein de photos du temple sans savoir de quoi il s'agit, le chauffeur ne parlant ni Anglais ni Français. Le jardin attenant au temple est constitué de vasques avec des lotus dont les fleurs s'ouvrent : magnifique. C'est la première fois que nous observons des boutons et des fleurs dans toutes les phases de l'éclosion. Très chouette comme arrêt imprévu.

Nous sommes vraiment très proches de l'embarcadère où nous attend la guide de cette dernière étape de notre fabuleux voyage : encore une femme, plus jeune que la Saïgonnaise, également prénommée Tien. Je m'enduis de crème solaire. C'est un four ici. Un ‘petit' bateau vient nous chercher pour nous amener sur le Bassac II, bateau de croisière de taille modeste, avec ses 10 cabines. Je photographie tout. C'est magique. Nous sommes les premiers ‘invités' sur le Bassac II. Le personnel nous accueille comme des rois. Ils sont super gentils. Il y aura 14 personnes au total. Nous sommes les seuls francophones, avec un couple de suisses allemands, un couple de britanniques gays et une famille anglophone. C'est vraiment familial. Notre cabine est sur le pont supérieur, pas bien grande, mais il y a tout le comfort, la clim, la douche, et le lit. C'est l'étage de la capitainerie et de la salle de restaurant. Le dîner est à nouveau excellent avec en entrée de grosses crevettes à tremper dans le sel et à arroser de jus de citron. Mmmh !

Après le repas, les autres font tous la sieste, mais pas nous bien sûr ! Il y a tant de choses à voir sur les berges et sur le fleuve : les barges qui transportent la terre draguée par des grues dans la rivière, de petites embarcations guidées par des femmes à chapeaux coniques, des bateaux de touristes, … Nous traversons des villages où nous entendons les karaokés, où un bac amène les scooters d'une rive à l'autre. Nous passons sous quelques grands ponts, nous croisons des chantiers navals, des fours à briques, des raffineries, des usines de transformation du riz, … Cela grouille de vie.

A 16 h, nous embarquons sur un petit bateau pour nous rendre dans un de ces villages. La guide nous montre et nous laisse sentir les feuilles aromatiques et fruitières : le pamplemousse, la noix de coco, le bananier, le jaquier, …

Dans les plantations de riz, la culture a environ un mois. Ce sera mûr dans deux mois. Elle nous montre les oeufs d'escargot, qui font mourir le plant, qu'il faut donc arroser de pesticides. Ici aussi il y a des tombes un peu partout sur les parcelles. Ce sont les tombes des ancêtres de la famille qui voulaient rester sur leurs terres. A présent ces pratiques sont interdites car les parcelles seraient bientôt complètement occupées par les tombes ! Nous sommes accueillis dans la cour d'une maison avec des plats de fruits à déguster : pamplemousse, ananas, mandarines, banane, mangue et fruit du jacquier. La dame fabrique de petits animaux en feuilles tressées : une sauterelle et un oiseau. Nous avons vraiment apprécié cette visite, les fruits, les explications, l'accueil et tout.

De retour sur le bateau nous avons encore droit à un souper de rois. Les gambas sont à nouveau extra bonnes. Je sympathise avec le jeune couple suisse et nous avons une conversation en allemand sur les médicaments orphelins et la position spécifique de la Belgique en la matière. Fou, non ? Je prends aussi plaisir à discuter en anglais avec le monsieur un peu plus âgé que nous, qui est retraité depuis peu et aime les mêmes pays que nous, ainsi que son ami, un peu enrobé, qui a les mêmes problèmes que moi dès qu'il fait un peu plus chaud. Il agite son petit éventail à manche et je me sens moins seule à souffrir de la chaleur ambiante. Eux termineront leurs vacances sur l'île paradisiaque de Phu Quoc alors que les suisses vont passer le nouvel an à Hong Kong. Il fait noir. La navigation ne s'arrête pas. Les bateaux nous croisent pratiquement sans éclairage. Incroyable !

Les photos du 12e jour

Mardi 27 décembre : Fin de la croisière et de Cantho à Saïgon

Les photos du 13e jour

Lorsque le bateau lève l'ancre à 6h, il y a un peu de brume. Nous sommes les premiers sur le pont. A cette heure matinale, il fait bon. Petit déjeuner continental, délicieux.

A 8h30, les bagages bouclés, nous quittons le Bassac II pour un petit bateau et la visite du marché flottant de Phong Dien.

C'est un marché de gros. Un bateau est rempli d'ananas par exemple, un autre de noix de coco, un autre de patates douces. Les commerçants viennent s'approvisionner tôt le matin avant d'aller à leur tour vendre les produits sur leur marché local. Ensuite nous visitons une fabrique de nouilles, la dernière fabrique artisanale. Il y a donc beaucoup de touristes.

A 10h30, nous débarquons à Cantho, ville de 1,3 millions d'habitants. Hung, notre chauffeur nous attend. Petit stress, la Toyota Innova ne démarre pas. Hung jette un petit coup d'oeil sous le capot et ça repart. La route sera plus longue qu'à l'aller. Je veux absolument une photo d'un caphe-hamac, lieu où les conducteurs de scooter peuvent se reposer quelques minutes ou quelques heures au milieu de la longue route entre Saïgon et Cantho. C'est difficile car nous roulons vite. Il y a plus de trafic et de bosses qu'à l'aller. Hung accepte de faire un arrêt, mais notre caphe n'est pas très grand et personne ne s'y repose. Tant pis, je crois que je me souviendrai quand même toujours de cette spécificité du Vietnam.

A 12h30, nous faisons halte au Mekong Rest Place. Un endroit magnifique avec des arbres en fleur, des étangs, des nénuphars, des petits ponts, plusieurs salles de restaurant et à nouveau une table isolée, très bien située pour nous. Le repas démarre très bien avec les crevettes au pamplemousse. Les plats suivants sont moins à notre goût et il nous prend une subite envie de steak ! Ce doit être psychologique, car cette fois la fin des vacances est très proche.

La seconde moitié du trajet passe très vite. L'entrée en ville se passe sans problème et nous voilà de retour à l'hôtel ‘Au Lac II'. Nos valises nous attendent à la réception et nous prenons un moment pour nous rafraichir, nous reposer et écrire quelques cartes. Il est temps !

Nous sortons vers 17h. Objectif n° 1 : poster nos cartes à la grande poste, prendre un verre et marcher un peu dans le quartier de l'hôtel de ville, de la cathédrale et enfin choisir un resto pour notre dernier souper.

Près de la poste, nous découvrons une rue sympa, piétonne, consacrée aux librairies et aux bouquinistes. A la poste, Daniel photographie un bureau complètement désordonné juste à côté de la boîte aux lettres où je laisse mes cartes. Heureusement, je ne l'ai pas remarqué car je discute avec une dame japonaise, ancienne professeur d'Anglais, ravie de parler à des européens et qui m'a montré la boîte pour le moins pas typique et invisible pour moi. Avant de nous restaurer, petite halte dans le bistrot du Sheraton où le café glacé est délicieux mais hyper cher. Enfin bon, une fois n'est pas coutume !

Nous optons pour un restaurant italien, car les steaks du Steak House sont aussi hors de prix. Après la pizza de Daniel et mes linguine vongole, une glace achève ce repas purement européen.

Les photos du 13e jour

Mercredi 28 décembre : dernier jour à Saïgon

Les photos du 14e jour

Déjà notre dernier jour au Vietnam. Aujourd'hui nous prenons un peu plus de temps pour nous préparer et nous mettre en route. D'abord boucler la valise pour la dernière fois. La réception nous autorise à garder la chambre jusque 13h et le chauffeur viendra nous chercher à 16h.

Après un copieux petit déjeuner, nous partons à pied pour le Palais de la Réunification que notre guide n'a pas jugé opportun de nous montrer dimanche. Comme à Hanoï, les habitants mangent dans la rue leur soupe matinale, le phö. Nous passons près du temple hindou de Mariamman qui est le dernier de Saïgon et semble encore fréquenté. Un jeune couple hindou est venu présenter leur fils de 21 jours aux dieux. Divers autels avec des offrandes, une vache sacrée sur roues, typiques de ce genre de temples donnent à l'endroit un aspect rococco. Le temple dédié à la déesse Mariamman construit par des négociants tamouls a été fermé après la chute de Saïgon et réouvert en 1993. Hélas, nous n'avons pas regardé au-dessus du toit, la tour de 10m entourée de sculptures colorées. Vraiment notre guide aurait pu nous montrer ou du moins nous parler de bien des sites intéressants très proches de l'hôtel.

Nous poursuivons notre route via la rue Pasteur, une des rares rues à avoir conservé sa dénomination française, avant d'arriver à proximité du Palais de la Réunification. Auparavant nous faisons mine de vouloir entrer dans une propriété adjacente avec un beau bâtiment colonial gardé par des policiers et des militaires qui nous empêchent d'entrer. Bon, ce n'est pas la bonne entrée, ou pas le bon site. Nous poursuivons jusqu'au bout de la rue et nous arrivons devant une entrée qui est ouverte d'où on aperçoit le palais, siège du pouvoir sud-vietnamien de 1966 au 30 avril 1975 lorsque 2 chars nord vietnamiens de construction chinoise brisèrent la clotûre d'entrée. Construit entre 1962 et 1966 par le président Diem selon les plans d'un architecte sud-vietnamien qui s'est inspiré d'un idéogramme chinois, signifiant chance, prospérité et richesse pour le pays. Le palais a été conservé comme monument historique depuis 1975 et seulement ouvert au public depuis 1990. Le bâtiment reste meublé comme à l'époque et est construit dans un style moderne assez fonctionnel et emprunt d'une grande symbolique.

Nous entrons dans le parc en même temps qu'une troupe de jeunes filles en ao daï rouge et blanc. Plus tard nous verrons des répétitions de la troupe sur la pelouse devant le palais.

Au premier étage du palais se trouvent les salles de réception et du Conseil des Ministres. Au second étage, le bureau du président Thieu et divers salons, au troisième étage, des salles de réception et de loisirs dont un cinéma, au quatrième, les terrasses avec l'hélicoptère présidentiel, une salle de danse, … Au sous-sol on visite les cuisines et le garage avec la vieille Mercedes présidentielle.

Dans le parc on voit les 2 chars qui ont pris le palais en 1975 ainsi que l'avion du pilote sud-vietnamien qui a trompé la défense aérienne pour bombarder le Palais. Cette visite en valait vraiment la peine et on s'étonne qu'elle ne soit pas prévue au programme du catalogue. A proximité du palais se trouve le musée de Ho Chi Minh Ville mais nous n'avons plus assez de temps pour le visiter. Nous rentrons à l'hôtel pour une dernière douche et pour libérer la chambre. Daniel a repéré un restaurant français tout près de l'hôtel, au pied de la tour Bitexco : La Niçoise. Le patron français nous accueille chaleureusement et à la table voisine, deux belges sont attablés, dont un baroudeur pensionné domicilié à La Hulpe. Peut-être le reverrons nous un de ces jour à La Mazerine ? Pour ce dernier repas nous voulons manger autre chose que du riz et nous dégustons du poisson dont la recette mèle les aromates vietnamiens et provençaux. Avant de retourner à l'hôtel pour notre rdv avec le chauffeur, nous allons nous balader le long du fleuve Saïgon où on nous propose un tour en bateau. Dommage, il est trop tard pour nous. Un coup de blues m'envahit. Ce voyage était vraiment trop bien et se termine trop vite.

Nous rejoignons l'hôtel en traversant la tour Bitexco, la plus haute du Vietnam avec ses 262 m et ses 68 étages, construite en 2010. La vue panoramique y est payante et il ne nous reste que quelques dongs.

Le chauffeur est ponctuel à notre rdv pour le départ vers l'aéroport. Dernier trajet au milieu des embouteillages de scooters, avec un pincement de coeur. A l'aéroport j'achète encore 2 statues de dames vietnamiennes qui trouveront une belle place sur le meuble du bureau.

Le voyage de nuit sera pénible. Nous sommes tombés sur les pires voisins aux sièges devant nous. Un couple de russes, qui prennent leurs aises en baissant leur siège au maximum pendant le voyage entier. A Istanbul, il y a quatre heures d'attente. Il y a une tempête, des trombes d'eau, et il fait 7 degrés. Je remets mon pantalon et mes baskets en lieu et place du confortable pantacourt et des sandales. Les vacances sont bel et bien terminées.

A Bruxelles, tout se passe au mieux et dans un temps record. Damien est là et nous ramène de suite à Rixensart avec -2° au thermomètre : glagla !

Reste juste à digérer la fatigue, faire les lessives, les courses, regarder et sélectionner les photos pour créer ce petit reportage et le mettre en ligne au plus vite.

Vietnam, tu es dans notre coeur pour toujours.

Road-trip en Roumanie (6 520 km) English translation pending
by Podfokeur · 2014-06-25 · 18 replies
Bonjour

Sans aucune prétention, ci-dessous mon récit ( un peu long) au jour le jour de mon road-trip de 6520km en Roumanie.

Si vous avez des questions, n'hésitez pas, j'y répondrai avec plaisir

Bonne lecture

Xav

SAMEDI 31 MAI

C'est le grand jour. Direction la Roumanie. Cette 1ère journée devrait normalement me conduire à Zagreb. Je dis normalement car je n'ai pas encore décidé de la route que je vais prendre après Trieste. Mais j'aimerais revoir Zagreb que j'ai eu l'occasion de visiter lors d'un voyage de 3 semaines en Croatie pendant l'été 2013.

Je quitte donc Meribel vers 10h30. Je dois encore acheter un peu de nourriture à Moutiers. Puis je fais le plein d'essence et j'en profite pour vérifier la pression des pneus.

Direction Bourg Saint Maurice et le col du Petit Saint Bernard. Il n'est pas loin de midi je fais un dernier arrêt en France pour me restaurer. Je ne suis pas fan, mais un Mac Do fera bien l'affaire. Je passe la frontière Franco-Italienne. Il y a encore des murs de neige impressionnants. Certains frisent les 4 mètres de haut. La descente sur la vallée d'Aoste est très jolie, très alpine. Pour une fois, je décide de prendre la nationale, au moins jusqu'à Yvrea. Ça n'a pas été un choix très judicieux car je prends beaucoup de retard et Zagreb est encore à 800km. Je vais y arriver tard. Mais c'est aussi ça les voyages, prendre le temps de vivre.

Après un petit cafouillage à Yvrea, me voilà sur l'autoroute . On voit moins de choses mais c'est tout de même plus reposant pour les longs trajets. En un peu moins d'une heure je me retrouve à Milan et allégé de 10,60€ ! Maintenant c'est tout droit jusqu'au territoire Slovène. Trieste enfin, je m'acquitte des 29,30€ de péage et je file en direction de la frontière Italo-Slovène. Il est un peu plus de 20h00 quand je la franchis. Je prends la vignette d'autoroute pour 1 mois, elle me servira pour le trajet du retour ( 30,00€) Maintenant je continue ma route vers Zagreb via Ljubljana. Il me reste environ 220km. Vers 22h00 à la frontière Sloveno- Croate je prends la voie des camions et ça me vaut 800m de marche arrière pour reprendre la bonne file. Pas top sur l'autoroute ! Il est 22h30. Je suis arrivé à bon port et je retrouve vite mes repères dans cette jolie ville. Un petit tour rapide dans le centre de Zagreb et je me couche car demain ce sont 700km qui m'attendent.

DIMANCHE 1 JUIN

Le réveil sonne à 8h00 mais je me réveille à 9h00. Je me plonge dans les cartes et les itinéraires. À Zagreb il y a du wifi gratuit dans tout le centre touristique. Bien utile pour les routards. 9h30, je daigne sortir de mon duvet, m'habiller et j'avale un morceau avant de reprendre la route. Il est 10h00 quand je décolle enfin. À mon grand étonnement, je sors de Zagreb avec beaucoup de facilité. Afin d'éviter de faire du change Euro/Kuna, je prends la nationale jusqu'à la frontière Croato-Hongroise. Il est un peu plus de 12h00 quand j'y arrive. Dans un Algeco de l'autre côté de l'autoroute je prends la vignette d'autoroute pour 1 mois, elle me servira pour le retour ( 19,00€). Vraiment pas chère pour 1400km A/R. J'atteins Budapest en un peu plus de 2h. Je n'ai pas fait de change Euro/Forint et donc je ne peux pas faire le plein en Hongrie. Je vous l'accorde il me passe dans la tête des idées un peu saugrenues parfois. Clairement je n'avais pas envie de me retrouver avec en poche des Euros, des Kunas, des Forints et des Lei. Enfin toujours est-il que je vais être très content de voir la frontière pour faire du change Euros / Lei et faire le plein de gazole. La voilà la Roumanie!! Après 1650km, m'y voici. Une fois la douane passée, je suis rapidement mis dans le bain. À peine arrêté à la 1ère station essence pour changer de l'argent, faire le plein et acheter la rovignieta que déjà 5 ou 6 gamins viennent me réclamer des Euros ou une vignette d'autoroute Hongroise, Autrichienne, Slovène qu'ils revendront, je suppose, à la sauvette. Compte tenu de l'insistance dont il font preuve, je remonte dans la voiture et je vais 1km plus loin. Impossible de trouver un panneau dans Satu Mare qui m'indique la direction de Baia Mare. Je sors la boussole et je me dirige au Nord-Est et je finis par trouver ce que je cherche, la route 19. Après une bonne soixantaine de km de routes défoncées en direction de Sapanta, je rends les armes et je me gare près d'une vieille station essence/ bar/ restaurant. J'y passe là ma 1ère nuit en Roumanie.

LUNDI 2 JUIN

Il est 7h00 quand j'ouvre un œil, 7h30 quand je sors de mon sac de couchage et je décolle en direction de Sighetu Marmatiei vers 8h00. Il fait 14 degrés, le temps est couvert mais il ne pleut pas. Très vite j'arrive à Sapanta pour visiter le cimetière joyeux. Toutes les stèles sont décorées d'une très jolie croix bleue en bois sculptée, représentant la profession du défunt ou les causes de son décès. En bruit de fond, dans l'église attenante, un prêtre récite sur un ton laconique, des prières. Je poursuis ma route vers la vallée de la Marei et du Cosaului, plus précisément dans les villages de Desesti puis Budesti où sont bâties des églises entièrement en bois. L'architecture est vraiment remarquable. Toutes les 2 figurent au patrimoine mondial de l'UNESCO et se dressent au milieu d'un cimetière délabré. L'une est petite et ressemble plus à une chapelle, l'autre est beaucoup plus imposante. L'ambiance qui y règne est à chaque fois particulière. Ironie du sort, en redescendant à pied de l'église de Desesti, je vois un Renault Master où il est marqué " Boulangerie-Pâtisserie". Ces 2 seuls mots me font écarquiller les yeux et je finis de lire le reste " Famille Gandi - Courchevel 1850 ". Un véhicule Français, de la Savoie et de la commune où je vis. Simplement incroyable ! J'essaye de savoir à qui appartient ce véhicule et un homme m'interpelle en Roumain. Je lui dis que je suis Français et là une femme, qui attend son bus et qui m'entend parler Français , vient se mêler à la conversation et sert d'interprète car elle parle un Français très convenable. Lui me dit qu'il fait les 5 mois de saison d'hiver à Courchevel et elle, elle me dit qu'elle a appris le Français à l'école car jusqu'il y a très peu de temps c'était la 1ère langue qu'il fallait apprendre après le Roumain. Bref les échanges se poursuivent... une rencontre et une conversation très intéressante qui se termine par l'arrivée du bus que doit prendre la dame. C'est exactement ce que j'aime dans le voyage, des rencontres inattendues. Sur la route pour revenir à Sighetu Marmariei je croise de nombreux et magnifiques portails en bois massif sculptés. Paradoxalement les maisons sont moins jolies. Un casse croute vite avalé et je file visiter l'ancienne prison et musée des victimes du Communisme et de la Résistance de 1945 à 1989. J'y consacre 2h45 pour bien comprendre les rouages du bulldozer Communiste. Tout y est très bien expliqué, il y a une brochure en Français et une jeune femme à l'accueil parle très bien le Français. Le lieu en lui même mais surtout certaines pièces de la prison font bien ressentir l'atmosphère qui devait y régner. Je reprends ma route en me dirigeant dans la vallée de l'Izei et plus précisément à Barsana où je trouve un endroit pour passer la nuit. Enfin si on ne me déloge pas dans la soirée car je ne sais pas si c'est privé ou public. Il est 21h00, je regarde la carte et le guide du Routard pour la journée de demain, un homme s'approche de la voiture et commence à me parler en Franco-Romano- Italo- Anglais. Il s'appelle Joan et il a 68ans. Nous discutons pendant plus d'une heure sur nos vies respectives et sur les avantages et les inconvénients de la vie en Roumanie, en France et en Italie où il a travaillé en tant que jardinier pendant 5ans. La discussion se ponctue de fou-rires car nous sommes obligés de mimer ou de dessiner les mots que nous ne savons pas dire dans l'une des 4 langues. Il aurait voulu que je rentre ma voiture sur son terrain pour y passer la nuit mais son portail n'a jamais été fini et donc il ne s'ouvre pas. Il s'excuse plusieurs fois et nous nous souhaitons bonne nuit et à demain.



Mardi 3 juin

A 8h15 après une nuit bien froide, je suis réveillé par Joan qui frappe à ma vitre. Il me demande si j'ai bien dormi et il s'en va. Je mange un morceau et 30 minutes plus tard je revois Joan débarquer avec son frère qui parle un peu le Français. Il me dit que j'aurais dû dormir chez lui. S'en suis une discussion sur mon voyage ainsi que quelques fou-rires sur ma prononciation des villages Roumains et je reprends ma route dans la vallée de l'Izei en direction de Poienile Izei vers 9h30. À la sortie de Barsana, je tombe sur un grand monastère entièrement fait en bois. C'est un havre de paix très bien entretenu, très fleuri, où s'activent ça et là quelques bonnes sœur. Ce site est lui aussi au patrimoine mondial de l'UNESCO. Le guide du Routard indique une route de traverse pour rejoindre Pioenile Izei, évidemment je m'empresse de la prendre pour fuir les sentiers battus. Je ne suis pas déçu du voyage ! La route se transforme en piste puis à certains endroits en chemin 4x4. Trop tard, je suis engagé et il n'y a aucun endroit pour faire demi-tour. J'arrive bon gré malgré à la fameuse église en bois qui elle aussi est au patrimoine de l'UNESCO. La description du guide du Routard fait mention " d'une petite église en bois au milieu d'un cimetière verdoyant ". Je dirais plutôt une petite église en bois au milieu d'une jungle d'où surgissent quelques croix rouillées et stèles en pierre. Elle semble abandonnée là au milieu de rien car au centre du village une grande église plus moderne a été bâtie. Elle a évidemment beaucoup moins de charme. Je ne sais pas pourquoi, je me sens bien dans cet endroit. Dans tous les villages que je traverse, les gens sont occupés à travailler dans les champs. En ce moment c'est la période des foins. Partout où je passe, les gens s'arrêtent de travailler et ils me regardent passer. Je crois que les touristes viennent rarement s'aventurer dans ces endroits. Et pour cause, les routes sont scabreuses mais vraiment il vaut la peine de se perdre dans les petites vallées du Maramures. Puisque ce n'est pas très loin de ma route, je fais un crochet par Botiza. Ce village est connu pour sa fabrication de tapis de laine colorés par des teintes naturelles. Il faut passer sous un énorme portique en bois sculpté pour rentrer dans le village, il doit faire au moins 5m de haut. J'ai remarqué que tous les villageois qui passaient devant une église ( il y en a 3 ! ) se signe de la croix à 1,2 ou 3 reprises. Je pense que c'est partout pareil mais c'est la 1ère fois que je m'en aperçois. Sur les conseils du guide du Routard je vais à Ieud. Mis à part l'église en bois qui date de 1364 et qui est la plus vieille de la région du Maramures, il n'y a rien d'autres d'attrayant. Je passe à travers champs pour rejoindre Viseu de Jos et donc la route principale. Mon dos et mes amortisseurs se réjouissent de retrouver une route digne de ce nom. Je fais le plein à la petite bourgade de Viseu de Sus car ensuite il n'y a plus rien pour les prochains 100km. Petite anecdote amusante, dans la ville de Viseu de Sus, il est indiqué " BORSA 9km ", c'est ma direction donc je continue ma route. Au bout d'une vingtaine de minutes, j'aperçois le panneau d'entrée de Borsa sans jamais être sorti de la ville précédente. En effet, j'ai remarqué que la vie se concentre principalement aux abords de la seule route bitumée qui traverse une ville ou un village. À tel point que des petits villages de 500 habitants peuvent faire 4,5,6km de long et ainsi toucher le village suivant. Ce qui a pour conséquence aussi de devoir toujours rouler à 50km/h ( vitesse maximale autorisée en agglomération). Je commence l'ascension du col de Prislop. À la moitié de la montée, le temps se gâte sérieusement. Des ruisseaux coulent sur la route. Juste avant le sommet je croise un berger avec au moins une centaines de moutons. Il est là, impassible sur le bord de la route alors qu'il pleut des cordes et que la température a chuté à 7 degrés ( elle était de 22 en milieu de journée). Il paraît qu'au col, la vue est imprenable sur les montagnes du parc national du Rodnei. Je n'en distingue que des ombres dans le brouillard. Aussi surprenant que ça puisse paraître, il y a un monastère perché là au milieu de nulle part. Il ressemble plus à un château de conte de fées qu'à un édifice religieux. À noter que le col de Prislop est le carrefour des régions du Maramures, de la Bucovina et de la Transylvannia. Je continue ma route et descend sur Carlibaba. La route est pleine de trous, certains sont si gros que si je n'étais pas vigilant je pourrais y laisser le train avant . L'endroit est sauvage. Pas âme qui vive. Je me régale. Tout le long de la route, il y a des tas gigantesques de grumes devant lesquels sont garés des camions prêts à les emmener. Dans des coins de forêt, il y a des jolies roulottes en bois servant de maisons aux bûcherons travaillant dans le secteur. Ils sont là en exil pour quelques semaines ou mois. J'atteins enfin Carlibaba, les 1ers 500m ressemble à s'y méprendre à un décor de western. Tout y est. Les maisons en planche avec une terrasse couverte sur l'avant, les clôtures en bois autour des maisons, les parcs à vache en rondin fin, les ponts en bois etc... Ici c'est LA matière 1ere pour tout faire ! Je rattrappe la route principale et je file à 100km/h ( ça change des 30 habituels) vers Fundu Moldovei où j'ai repéré un camping sur le guide du Routard. Douche chaude, lessive, internet pour rassurer les proches et du silence. Un bel endroit pour se requinquer.



MERCREDI 4 JUIN

C'est sous un soleil radieux que débute ma 1ère journée en Bucovina. Ce matin le réveil est tardif ( 9h00) les 200km d'hier dont 180km sur routes défoncées ont eu raison de moi. Je consulte la carte et le guide du Routard avant de partir. Tous le monastères du secteur sont au patrimoine mondial de l'UNESCO ( 5 ). Pour le moment je ne fais pas d'overdose d'églises et monastères car chaque édifice est différent par son environnement, sa décoration, son architecture etc... Mon hôte me dit que la route sera bien meilleur que celle d'hier au col de Prislop ( ça me parait difficile de faire pire) ! Je prends la route en direction de Vatra Moldovitei où je visite le Monastère Moldovita. C'est en fait une grosse église recouverte à l'intérieur comme à l'extérieur de fresques religieuses. Ce qui lui donne un aspect très particulier c'est son toit qui déborde d'au moins 2m. Le tout entouré par un mur d'enceinte épais de 4m environ. Je reprends la route en direction de Sucevita. Elle est bordée d'un petit torrent de montagne, d'alpages, de vaches en liberté, de forêts de sapins, de maisons en bois clôturées par des jolies barrières en bois elles aussi. Avec le soleil qui est de la partie, ça donne un avant goût de ce que peut être le paradis ! La forteresse monastique de Sucevita est très imposante, elle renferme une église entièrement peinte comme précédemment. Les lieux sont très bien entretenues et les peintures murales très bien conservées. Je fais une petite pause à Radauti pour changer de l'argent et me restaurer avec des sortes de beignets fourrés, l'un aux champignons et l'autre à la crème pâtissière. Je flâne ensuite dans les rues et sur le marché de cette petite bourgade bien vivante. Au moment de repartir, j'assiste à une procession religieuse en pleine rue, Je m'approche pour prendre des photos et je comprends qu'il s'agit en fait d'un enterrement ( gloups!). Cette petite pause me fait du bien car j'ai encore 3 monastères à visiter et je risque de friser l'overdose. Je reprends la route vers Arbore pour voir un énième édifice mais je suis très déçu et je repars dans les 5 minutes qui suivent. Les remparts sont... En fait il n'y en a plus, les peintures extérieures sont délavées par le soleil, les peintures intérieures tombent par plaque et on ne distingue plus grand chose et le jardin qui entoure l'église est quasi en friche. L'endroit n'avait aucune âme et pourtant il est sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO. Et dire que j'ai fait 12km de piste pour ça... Je vais maintenant en direction d'un site où se trouve 2 forteresses monastiques ( seulement 10km les séparent). Le monastère d'Humorului et celui de Voronet. L'un a mal vieilli et l'autre et très bien conservé. L'un est désert et l'autre est bondé ( 3 bus et beaucoup de marchands). Les 2 sont entretenus par des religieuses qui s'acharnent à conserver une âme à ces lieux. Les édifices religieux que j'ai vu ces dernières 48h sont tous magnifiques ( excepté Arbore ). Ils ont tous un attrait particulier par le fait qu'ils ont été construits il y a 6 ou 7 siècles et avec des moyens techniques très rudimentaires. Moi qui ne suis pas du tout intéressé par le milieu religieux, j'ai beaucoup apprécié les différentes visites que j'ai pu faire car j'ai été bluffé par les prouesses architecturales et artistiques. Pour finir, ma préférence va tout de même vers les églises en bois du Maramures car elles sont très discrètes ( j'étais toujours seul lors des visites) et je suis resté en admiration devant de si grandes constructions entièrement en bois. Me voilà maintenant dans ma voiture, la tête repue de monastères et d'églises en tout genre. Je choisis la facilité et je retourne donc dans le camping de la veille, 40km en arrière. Il est calme, abordable, propre et les propriétaires, Hollandais, ne sont pas avares en recommandations. Et, cerise sur le gâteau, j'ai eu un verre de schnaps à la poire à mon arrivée. Petit remontant qui est fait par Monsieur avec les poires du camping. Tout juste 55 degrés... Ah il me fallait bien ça !!

JEUDI 5 JUIN

Il est 7h30 quand j'ouvre les yeux, le ciel est couvert, pas d'averses pour le moment. Étant donné qu'aujourd'hui je change de région, je vais surtout rouler et très peu visiter donc je me permets de partir à 10h45. Les montagnes font place aux grandes plaines. Je file à vive allure au beau milieu d'hectares de champs de blé, de maïs, de pommes de terre, de soja et aussi de nombreux vergers. Ici la machine a remplacé l'homme. Fini les fenaisons et les cultures tout à la main comme dans les montagnes du Bucovina et du Maramures. Rien d'intéressant à voir par ici donc je passe Gura Humorului, Falticeni et Targu Neamt et me voilà maintenant dans la région de la Moldavie. Je fais très rapidement les 130km qui me séparent du monastère de Neamt. C'est en réalité une université orthodoxe. Le lieu est particulier car mis à part l'église, tout est moderne. J'ai vraiment l'impression de rentrer dans un campus plus que dans un monastère. Drôle d'endroit. Les peintures qui décorent l'édifice sont en parfait état, il me semble même que ça a été restauré. La vivacité des couleurs donnent de la gaieté à cette église. Il se met à pleuvoir donc je reprends la route vers le 2ème et dernier monastère de la journée, Secu. Juste avant de sortir de l'enceinte, 3 prêtres orthodoxes passent devant ma voiture, je les salue mais ils se dirigent vers un bâtiment et ne tournent pas la tête pour me répondre. Ils sont habillés avec des grandes soutanes noires et un couvre chef plat, propre à cette religion, une bonne partie du visage est enfoui dans une épaisse barbe poivre et sel. Paraît-il qu'il y aurait plus de 50 monastères dans le secteur, pour ma part je me contente des 2 seuls qui sont sur ma route, j'ai eu largement mon compte hier. Perplexe, c'est le mot qui me vient tout de suite à l'esprit pour qualifier mon sentiment à la sortie de Secu. C'est une forteresse monastique massive. Tellement massive que les remparts servent de logement pour les moines qui y vivent. Il y a 2 boutiques de souvenirs et de babioles comme dans les autres endroits mais ici ils ne sont résolument pas tourné vers le tourisme. Un peu partout, des moines prient en tenant un livre à la main mais personne ne me regarde. Histoire d'ajouter un peu d'austérité au lieu, si tant est qu'il en ait besoin, l'intérieur de l'église n'est éclairé que par des bougies si bien que je ne vois pas les peintures au plafond et surtout je ne vois pas les 2 moines à genoux dans un coin entrain de prier. Évidemment j'ai sursauté quand l'un des 2 a tourné une page de son livre. Tant que j'y suis, je vais finir de noircir le tableau, une grande partie du hall d'entrée de l'église est peint par une représentation de l'enfer, beaucoup de flammes, de têtes coupées, de personnages qui brûlent et de diables. Seul sur le parking, seul dans le monastère, qu'est ce que j'ai fait ?! Bin...je suis parti ! Je fais route vers Poiana Largului et j'arrive au lac de Montelui. Le paysage est nettement moins plat, le lieu est très joli, très sauvage, la forêt pousse jusque sur les berges. Il y a très peu d'habitations autour. Je le longe pendant une trentaine de kilomètres en faisant quelques arrêts pour profiter de la vue. Je me mets en quête de trouver un endroit où passer la nuit et quelques kilomètres plus loin j'aperçois un panneau Port Bicaz, je me dis " chouette, je vais passer la nuit au bord de l'eau". Quelle déception en voyant le fameux port... C'est une espèce de complexe touristique avec 2 boutiques de souvenirs, 1 restaurant, 1 "camping" en bungalow, 1 hôtel flottant miteux et 3 pédalos qui se battent en duel. C'est vieillot et certaines choses ne sont pas finies. Il y a aussi quelques habitations flottantes. Le lieu ne m'inspire pas et je continue en direction du lac Rosul où là j'ai la ferme intention de mettre un terme à ma journée. Avant d'y arriver, je passe dans les magnifiques gorges du Bicaz. Elles sont courtes mais le passage est impressionnant. C'est très étroit et au dessus de ma tête, les falaises touchent le ciel. C'est rempli de bus, de touristes et de boutiques à babioles. Impossible de s'arrêter mais l'endroit est vraiment joli et vaut le détour. À peine quelques kilomètres de plus et j'arrive au lac Rosul qui se trouve dans un parc national dont je n'ai jamais pu obtenir le nom. Malgré tout le lieu est dénaturé par 3 complexes hôteliers et une multitude de boutiques à babioles. Je m'achète un Kurto-skalacs, une sorte de pâte à brioche enroulée sur une grosse broche sur laquelle ils y mettent de la cassonade ou de la vergeoise avec des petits éclats de noisettes, le tout cuit au dessus de la braise. Ça donne une délicieuse gourmandise en forme de tube d'une bonne trentaine de cm et qui me fait les yeux doux à chaque fois que je la regarde. C'est bien cuit et croquant à l'extérieur et moelleux à l'intérieur. Maintenant il pleut assez fort et la température est tombée à 11 degrés, je suis en altitude et par expérience je sais que la nuit on peut encore perdre quelques degrés. Je décide donc de descendre un peu et de trouver un petit chemin pour me cacher dans la forêt. Avant de partir, je vois un panneau indiquant la présence d'ours dans le secteur. Mon plan tombe encore à l'eau. Direction Gheorgeni en Transylvanie et j'aviserai sur place. Ce fut vite fait, la ville est délabré, vraiment rien de convenable pour se poser confortablement. Tampis, je poursuis vers Miercurea Ciuac et je m'arrêterai dans dans un chemin en plein champs. Faut-il encore trouver un chemin... Rien de rien, que des pâturages, des champs et des petites forêts. Jusqu'au moment où j'aperçois une piste convenable, je m'y engage, je fais 800m et miracle, une sorte d'élargissement. Parfait ça me convient. En pleine nature et près d'une toute petite colline couverte par une forêt de résineux, je vais être très bien pour la nuit. À peine 5 minutes que je suis là et déjà une 1ère voiture qui passe avec des gens qui me dévisagent ( tsiganes ). Puis une deuxième, puis un tracteur, un vélo un piéton, une autre voiture... Pour la tranquillité c'est loupé. Je remonte en voiture et je vais voir ce qu'il y a derrière cette colline... Un village... Avec des constructions faites de bric et de broc. Ok j'ai compris, ce n'est pas encore l'endroit de rêve où je passerai la nuit. Il me reste 2 solutions, trouver un autre chemin ou faire les 38km restants vers Miercurea Ciuc, il est 20h30et c'est donc la 2ème option que je choisis. La ville en elle même n'a rien d'attirant et je jette mon dévolu sur un Motel très bon marché mais très propre et pas vieillot. Sentiment bizarre dans ma chambre d'hôtel, je repense à tous ces beaux endroits que j'ai traversé dans le Maramures et en Bucovina, ici c'est déjà bien différent, moins authentique.

VENDREDI 6 JUIN

8h00 le réveil sonne mais je fais la sourde oreille. 1ère journée en Transylvanie 10h45 je décolle enfin, direction Rupea, Sighisoara et Bietran. Je vais prendre le temps aujourd'hui car j'ai trop roulé hier. Je vais profiter un peu. Oui mais je sens bien que la route sera la même qu'hier finalement, elle sera bien fade et morne. Toujours les mêmes paysages qui défilent. De la nationale à 100km/h. Non ce n'est pas possible, pas 2 jours de suite, je ne suis pas venu pour ça. Je cherche sur la carte un plan B. Eurêka !!!!! Ça sera un poil plus long mais ça ne pourra pas être pire qu'hier, impossible. Je file donc vers l'Ouest en direction de Vlahita. Il me faut à peine 3km pour sortir de Miercura Ciuc et être déjà en pleine campagne. Je suis maintenant sur des grands plateaux où alternent forêts de résineux, ruisseaux limpides, tourbières et alpages d'herbe rase, je suis au Canada...quelques kilomètres plus loin je croise une charrette remplit de foin, une autre remplit de terre, une Dacia rouillée, des bergers et leurs moutons, en fait non c'est bien en Roumanie que je suis. Maintenant je fais route vers le Sud en direction d'Ocland et le paysage change encore, la route se rétrécie, les trous apparaissent ça et là, le paysage devient beaucoup plus bosselé, par endroits le bitume laisse place à la piste en terre, les champs retrouvent des dimensions humaines. Je me surprends à rouler à 40km/h, même en dehors des villages. Je ne suis plus pressé par une troupe d'excités qui se collent à mon train arrière. Les villages que je traverse sont paisibles, les gens sont assis et discutent devant les maisons, ça sent le fumier, il y a de la bouse de vache sur la route, devant les magasins mix les charrettes sont plus nombreuses que les voitures. Ça me redonne du baume au cœur après les quelques 380km insipides que j'ai fait hier. Cette authenticité c'est exactement pour ça que je suis venu en Roumanie. Je prends même le temps de m'arrêter voir un apiculteur qui me met une combinaison sur le dos pour aller voir ses abeilles. Je lui achète du miel de montagne en partant. Je m'empresse de le goûter puis d'en avaler 5 ou 6 cuillères. Tout ça sent la nature et c'est vivifiant. J'arrive presque à ma 1ère étape quand en pleine campagne je tombe sur un passage à niveau on ne peut plus simpliste, 2 rails et 1 signal lumineux rouge ( presque jamais de barrières en Roumanie). Il y a déjà 3 ou 4 voitures de part et d'autre. Certains ont les portières ouvertes et sont affalés dans leurs sièges et d'autres sont assis dans l'herbe entrain de discuter. En bon occidental que je suis, je laisse le moteur tourner et je vais voir si le train arrive. D'un côté on peut voir à 800m environ et de l'autre à plusieurs kilomètres. Histoire de ne pas paraître con, je coupe quand même mon moteur et j'attends dehors comme tout le monde. L'idée de passer quand même me traverse l'esprit. Au bout de 15 bonnes minutes, un train de marchandises d'un autre âge arrive à la vitesse d'un bon cycliste, 40km/h tout au plus. Tout le monde remonte tranquillement dans sa voiture et reprend son bonhomme de chemin. Je crois qu'aujourd'hui j'ai vraiment fait le bon choix de route. Pour preuve, 80km parcourus pour atteindre Rupea et ma moyenne culmine tout de même à 28km/h !! Rupea c'est une jolie cité féodale fortifiée au pied de laquelle il y a un bourg rural très animé. Il n'y avait aucune information sur le guide du routard mais Daniel ( un français rencontré sur VF qui est marié à une roumaine et qui habite en Roumanie) m'avait conseillé d'y aller. Je ne suis pas déçu, c'est joli, il n'y a aucun touriste et je me fais une balade à l'ombre pour monter jusqu'au fort. Ensuite j'avale les 53km qui me séparent de Sighisoara en une trentaine de minutes. Les paysages traversés sont toujours aussi plaisants. La cité fortifiée de Sighisoara est classé au patrimoine mondial de l'UNESCO. Je laisse ma voiture au parking qui se trouve en bas et je monte à pied la ruelle qui permet d'y accéder. C'est relativement grand et on se laisse perdre agréablement dans les ruelles pavées. C'est ici qu'est nait Vlad Dracul, qui inspira l'auteur du légendaire et célèbre personnage de Dracula. Néanmoins le site a perdu de son charme car c'est une succession de bars, de glaciers, de restaurants et d'hôtels 4 étoiles. C'est le rendez-vous de la petite bourgeoisie et c'est archi-blindé de touristes. Bof ! En redescendant, les gardiens des parkings sautent sur les touristes pour les faire payer le temps resté et je n'y échappe pas. Oui mais voilà, je ne me suis pas garé sur leurs parkings, je suis allé un peu plus loin. Incrédules et mécontents, ils me regardent partir et marmonnent des jurons.

( CE QUI SUIT A ETE ECRIT LE LENDEMAIN MATIN, SAMEDI 7 JUIN, AVEC LES IDEES PLUS CLAIRES) La dernière étape me conduit à Bietran, petit village coloré et tranquille où une église fortifiée a été construite au 16ème siècle. Je me gare sur la place du village et je me dis que je vais être au top pour passer la nuit, je ne crois pas si bien dire... Je pars à pied en direction de la fortification qui se trouve sur un petit promontoire. Je suis un peu déçu par l'endroit car le site est en réfection, si bien qu'il n'y a que le tour de l'église et sa visite qui sont faisables. On aperçoit néanmoins les tours de guet. L'intérieur de l'église est quelconque, ça sent le vieux, le renfermé et le bois est vermoulu. Le tout a besoin urgemment d'un coup de jeune. Je termine la visite et je redescends dans le village et reviens à ma voiture. J'installe mes petites affaires pour passer la nuit puis comme je l'avais prévu en arrivant sur place, je vais me poser sur une table à l'extérieur avec une bière pour potasser sur la suite de mon parcours. Le choix est rapide, il y a un magasin mix qui fait aussi bar et où il y a l'air d'y avoir des jeunes d'une vingtaine d'années ou alors il y a un petit chalet en bois sur la place du village avec 4 grandes tables en rondins pouvant accueillir 10 personnes chacune. Mon choix se porte sur le 2ème car il y a du monde ( déjà 3 tables pleines ) et aussi parce qu'il y a une fumée alléchante qui s'y dégage, l'ambiance a l'air bon enfant. J'arrive devant le cabanon, toutes les têtes se tournent vers moi et le niveau sonore baisse. Merde je fais un tel effet !! J'apprendrai plus tard dans la soirée par un jeune qui parle anglais que les touristes viennent voir l'église et se sauvent aussi sec. Je commande donc ma bière et je vais m'asseoir à la dernière table de libre. Ici pas de fioritures, on se lève ou on crie pour commander et quand c'est prêt le gars te l'annonce en criant. Je m'affale sur le banc et je commence à siroter ma bière, je n'ai pratiquement pas le temps d'ouvrir mon bouquin que déjà un groupe d'une douzaine de personnes arrivent puis dans la foulée une dizaine d'autres. Le niveau sonore s'élève immédiatement. Ils me demandent si ils peuvent s'asseoir à ma table et j'accepte volontiers ( en même temps c'est la seule table qui reste). Très vite on m'adresse la parole et je réponds par un petit " sunt francez" ( je suis français). Visiblement ça fait son effet car j'entends dans les phrases "francez" à tout va. Ça parle fort, ça rigole, ça rote, ça blague, ça tape dans le dos et surtout ça boit. La terrasse est exclusivement occupée par des hommes allant de 25 à 65ans. Autant dire que l'ambiance est très joviale. 2 gars de ma table se lèvent et vont vers une voiture et ils en reviennent avec 5 ou 6 bouteille d'eau mais remplis d'une boisson couleur Champagne et d'une autre couleur rosé mais plus soutenue. Les plus âgés s'en servent un verre ou plutôt un baquet ( les verres font tout de même 33cl ) et ils le coupent avec du coca. À moi on m'en sert un verre plein et sans coca. Je lève mon verre et je proclame un " noroc " bien viril qui n'a pas manqué de faire rire ma tablée. C'est légèrement pétillant, sucré, pas trop alcoolisé et avec un goût agréable mais que je n'arrive pas à déterminer. Ne comprenant pas le Roumain, impossible de savoir ce que c'est. Un homme arrive avec son synthétiseur et une enceinte, ce qui a ravivé les plus endormis. On rajoute des tables car d'autres hommes viennent se greffer à ce que l'on peut appeler maintenant une fête. 2 tablées commencent à manger et je tends le cou pour voir ce qu'il y a dans les assiettes. Ce sont les célèbres mititei ( petite saucisse de 10cm à base de viande hachée, aillée et aromatisée puis grillée). Ça me va très très bien car je n'ai pas mangé depuis 11h30 et la boisson locale commence à faire son effet. Je passe commande d'une assiette et d'une autre bière. Assiettes et verres en plastique, ici on mange avec les mains, à la bonne franquette, il y a juste 2 cures-dents plantés dans l'une des 2 saucisses et j'ai aussi une bonne poignée de frites. Un jeune de mon âge vient s'asseoir à côté de moi et il commence à me parler en anglais. Je me sens moins isolé et je peux enfin comprendre pourquoi une telle ambiance. Avant ça, un homme à la voie portante et déjà bien éméché vient me voir avec un petit verre et une bouteille de vodka à la main, il me dit en français et en roulant les R, " jé né pou rien faire pour toi mais jé ta souhaité la bienvénoue " et il me tend un verre de vodka plus que plein. Il me fait signe de boire cul sec, ce que je fais après avoir proclamer mon fameux " noroc ". Je reprends la conversation avec le gars qui est assis à côté de moi, il me dit que ce soir c'est la fête car ils viennent de finir un chantier de gaz. Enfin c'est ce que j'ai compris car après 2 baquets de bières, 1 baquet de pétillant de cerises, 1 baquet de pétillant de raisins et 1 verre de vodka, mon anglais est devenu subitement plus aléatoire. Nous continuons un peu la discussion et je les remercie pour cette bonne soirée. Je pars plein de joie à la voiture pour me coucher. Autant dire que je suis très heureux d'être déjà installé pour la nuit car je ne suis pas du tout en état de prendre le volant et en plus en Roumanie c'est tolérance zéro pour l'alcool. Une bien belle journée qui se termine d'une bien belle manière. Non pas parce que j'ai bu plus que de raison mais parce que ça fait du bien de prendre son temps et de voir des gens avec une âme. Avant de m'endormir, je les entends entonner des chants Roumains à capella. Vers 4h00 du matin, les derniers fêtards quittent les lieux bruyamment... De sacrés gaillards ces Roumains.



SAMEDI 7 JUIN

Le réveil est matinal, entre l'église qui sonne tous les 1/4h et les chevaux au petit trot sur le bitume, je ne traîne pas longtemps pour émerger. Je mange un morceau tranquillement et je mets un peu d'ordre dans mes affaires puis je consulte la carte et le programme du jour. Ma 1ère étape doit me conduire à Prejmer et j'y arrive au bout de 2h45. J'ai choisi de passer par le Sud pour profiter des routes de campagne avant de reprendre les grands axes et de voir la ville. Il y a de fortes chances pour que ce soir ce soit moins champêtre qu'hier. C'est ce qui rend les voyages agréables, les jours se suivent mais ne se ressemblent pas, aucune routine possible. Une fois sur la nationale, je me laisse filer gentiment, créant derrière moi une longe file de voitures. À 10km de Brasov, je contourne la ville par le Nord-Ouest puis j'arrive à Prejmer. La ville en elle même n'a absolument aucun attrait et est plutôt déserte mais l'église fortifiée vaut vraiment le déplacement. Elle est d'ailleurs classée au patrimoine mondial de l'UNESCO. C'est un édifice circulaire massif de 15m de haut sur lequel repose un toit 1 pan incliné vers le centre formant ainsi un début d'entonnoir. Les seules ouvertures donnant vers l'extérieur sont des meurtrières. L'intérieur du cercle est composé de plus de 230 portes numérotées sur 3 niveaux accessibles par un labyrinthe de balcons et d'escaliers. Derrière chaque porte, appartenant à une famille, une pièce plus ou moins grande leurs permettait à l'époque d'y cacher leurs récoltes et de s'y réfugier en cas d'invasion. Il y avait tout le nécessaire pour subsister en étant assiégé, un forgeron, un tisserand, un potier, une école etc... La vie à l'extérieur était installée pour un temps dans cette promiscuité. Au sommet du rempart, sous le toit, une coursive permet de faire le tour complet de l'édifice en ayant une vue par les meurtrières. Certaines pièces sont reliées entre elles créant ainsi plein de passages "secrets". Le centre du cercle est occupé par une imposante église dont les arches sont faites en pierres ou en briques, contrastant ainsi avec le blanc des murs. Vraiment un très bel endroit où il est agréable de flâner et de se perdre d'autant plus si l'on s'y retrouve seul comme j'en ai eu la chance, je le recommande fortement. Je mets maintenant le cap sur Brasov, une ville assez importante de 285 000 habitants, installée au pied d'une montagne sur laquelle dans le dernier tiers il y a BRASOV écrit en grosses lettres blanches, de la même manière qu'HOLLYWOOD aux USA. Un téléphérique permet d'aller au sommet de cette montagne pour contempler la ville et les environs. Rien de particulier à visiter mis à part une église...encore. Là dessus je fais l'impasse. Ici il est plutôt recommandé de battre le pavé tant le centre historique est grand et piéton. C'est LE centre névralgique de la ville. Une très grande place où il y a aujourd'hui un marché et une grande et large rue piétonne où se succèdent des terrasses aux ambiances hétéroclites. Tous les regards sont rivés sur les écrans, finale dame de Roland Garros oblige. Nous sommes samedi et ça grouille de gens mais ça reste tout de même agréable. À 16h00 je m'autorise un petit goûter et je m'achète un placinta cu mere, une spécialité roumaine. De la feuille de brick au dessus et en dessous et au milieu une pomme hachée ( peau, cœur, pépins) aromatisée à la cannelle. Si bien que je me retrouve à cracher discrètement ce que je n'arrive pas à mâcher, élégant ! Une fois avoir fait le centre en long en large et en travers, je me dirige vers ce qui semble être un rallye en pleine ville. Cela fait plus de 3h que j'entends des moteurs pétarader. Il s'agit en fait d'une course de côte où chaque participant part en contre la montre. Je reste là plus d'1h30 à regarder Ferrari, Porsche et autres bolides à 4 roues passer à très vive allure puis je regagne tranquillement ma voiture en passant par des vestiges de ce qu'était avant les remparts de Brasov et je passe également dans un des nombreux parcs de la ville. En allant en direction de ma voiture, je m'aperçois que les autres ont pour la plupart un PV sur le pare brise...ma plaque étrangère les en a visiblement dissuadés et c'est parfait car je n'avait pas pris la peine de prendre un ticket à l'horodateur, je ne m'étais. pas donné ce mal en devinant un peu que je ne craignais pas grand chose. Il se fait tard, je vais quitter la Transylvanie pour y revenir à la fin de mon périple. Il est temps que je me trouve un endroit où dormir aux alentours de Sinaia. La nationale que j'emprunte est agréable et j'arrive rapidement sur place. Nous sommes samedi soir et tout le monde est de sortie et en plus de ça il y a des mariages. Trop d'agitation à mon goût, je reviens sur mes pas et je tente ma chance à Busteni. Là je trouve une petite route sans indication particulière et qui a l'air de partir en forêt. Je crois que ça va me plaire. Je passe devant les dernières maisons et je traverse une petite forêt puis rapidement plus rien et un vaste vallon relativement plat et sans arbres s'ouvre devant moi. C'est encore mieux que ce que j'espérais. La route se transforme vite en piste mais c'est carrossable. Quelle chance ! 1km plus loin, je croise un panneau "attention aux ours", voilà qui finit de me séduire. Soudain, en m'enfonçant dans le vallon, en lisière de forêt, je crie PUTAIN UN OURS !!!! Ça c'est LA bonne surprise du voyage car sans grands espoirs j'avais espéré en voir un mais avec la quasi certitude que ça ne serait pas le cas. J'immortalise l'instant puis il disparaît dans la forêt. Il me faut chercher un endroit où me poser maintenant et je ne vais pas être déçu... 3km plus loin je tombe sur ce que l'on peut appeler le WOODSTOCK du campeur ! Le vallon est désormais plat et les alpages sont envahis de campeurs en tout genre. Ça va du campeur de compétition avec la tente, les chaises, la table, le barbecue à gaz, la glacière électrique...au puriste qui fait griller ces mitetei avec la lame de son couteau et qui dort à la belle étoile. Certains ont mis une clôture électrique autour de leurs tentes pour se protéger des ours. C'est l'anarchie la plus totale, on se pose où on veut et comme on veut. Les barbecues marchent à plein régime. Énormément de campements affichent fièrement leur patriotisme en plantant un drapeau roumain devant leurs tentes. Je trouve tout de même mon coin de verdure et je mange un morceau avant de me glisser dans mon duvet et de m'endormir au son bien désagréable de musiques folkloriques Roumaines crachées par les énormes enceintes de la voiture tuning de mes voisins d'un soir !!



DIMANCHE 8 JUIN

Déjà 1 semaine que j'arpente les routes de Roumanie. Il est 7h30, trop tôt, j'essaye de me rendormir mais le soleil tape et j'ai déjà trop chaud. Et puis surtout, j'ai déjà mon "David Guetta" local ( que j'appelle finalement Dj Carpates) qui s'est remis aux platines de bon matin. Je passe la tête dehors, grand soleil. Mais je rêve ou les hommes aux alentours tournent déjà à la bière !!!! Est ce qu'à un moment ils dorment et s'arrêtent de boire ces Roumains?! Je range mes petites affaires et je prends mon petit déjeuner dans ce que l'on peut appeler une discothèque de plein air. Mon voisin Dj Carpates a un invité, encore un furieux du tuning qui a la bonne idée d'ouvrir les portières et le coffre de sa voiture, de se mettre sur les mêmes ondes radio que Dj Carpates et d'envoyer les watts au maximum. Là clairement c'est tout le vallon qui profite des derniers tubes du moment. Pour le repos je repasserai plus tard, non là ce matin c'est dimanche et il y a une arrivée massive de voitures et je reste juste pour le plaisir de voir ce capharnaüm. On bat des records et je rigole tout seul comme un con dans ma voiture. Tampis je perds ma matinée mais pendant ce temps je potasse mon parcours et je rigole en regardant les gens. C'est bête et méchant, oui mais c'est tellement bon. Comment décrire tout ça sans rien oublier... Sur un vallon plat de 3km environ, vous prenez 500 voitures, 4 fois plus de personnes, des barbecues, des chiens, des tables, des chaises, des tentes, des campeurs, des drapeaux roumains, des randonneurs, des promeneurs, des alpinistes alors qu'il n'y a pas de quoi faire, des gens en maillot de bain, des vétetistes, des mamies avec la canne, des gamins hurlants qui jouent dans l'eau gelée du torrent, de la musique à tous les coins de tentes, de la fumée de barbecue en pagaille, de la poussière soulevée par les voitures et le meilleur pour la fin, du bourgeois en manque d'exotisme alpin dans leurs gros 4x4 de luxe desquels sortent des bécasses à talons qui ont une ceinture en guise de jupe et qui se demandent si c'est le choléra ou la peste qu'elles vont attraper en pique-niquant dans l'herbe, un must, j'adore. Étonnement les lieux sont propres et les gens prennent la peine de mettre leur déchets dans les grosses poubelles prévues à cet effet. Oui mais voilà, l'endroit est peuplé d'ours et une poubelle classique ne résiste pas très longtemps à l'appétit d'un plantigrade. Conséquences, ce qui était propre la veille au soir ne l'est plus le lendemain matin et les ours ont joué les petits Poucet en semant des détritus de la poubelle jusqu'à la lisière de la forêt... Charmant. Un Roumain vient taper causette avec moi mais là ça s'avère compliqué car la seule langue qu'il connait, c'est la sienne. Pas grave, on va trouver une langue commune, le Franmain et le Rouglais. Les 2 lui conviennent et moi aussi. On passe donc 20 minutes à discuter voiture et transport routier, son métier. Bien sympa encore cette rencontre. Depuis le début, je trouve que les gens sont très avenants. Et puis j'ai ai un atout de taille pour engager assez facilement la conversation, ma plaque d'immatriculation. J'ai apposé sur le "F" un stickers de la station de Meribel. Si bien qu'il est impossible de savoir de quel pays je viens, sauf si on connait Meribel évidemment. À 99% c'est l'élément déclencheur pour les rencontres. Déjà 12h30 allez je file à Sinaia pour voir le château de Pelés. Au passage j'arrose copieusement tous mes amis campeurs d'une épaisse poussière ! Paradoxe Roumain, il est marqué à plusieurs reprises "ATTENTION AUX OURS, LAISSEZ LES TRANQUILLES" et " GARDER LES LIEUX PROPRES SOUS PEINE DE POURSUITES" et tout est prévu pour faire le contraire. Ceci dit j'ai quand même beaucoup aimé l'endroit qui, j'ai oublié de le dire, se trouve au pied des monts des Bucegi. 10km plus tard je me retrouve au pied de la longue montée pavée qui mène au château Pelés. Quand je vois l'effervescence dans la ville, je réalise très vite que ça va être blindé. Pas loupé, c'est la queue pour acheter les tickets et pour rentrer dans le château. Une fois mon billet d'entrée en poche, je décide de tenter ma chance pour accéder tout de suite étant donné que je suis seul. Et ça marche, on me colle dans un groupe de Roumains avec un guide et c'est parti. Mais au bout de la 2ème pièces, je les laisse filer car la visite se fait au pas de charge et ça ne me plait pas. Surtout qu'il y a énormément de choses à voir. C'est richement décoré, parfois trop. Les matériaux utilisés sont très nobles voir précieux. C'est vraiment très bien entretenu et on s'imagine aisément comment s'organisait la vie quand tout ça était habité. L'architecture extérieure n'a rien à envier à l'intérieur. Là aussi il y a le souci du détail. Encore un très bel endroit à ne pas louper. Autant j'ai pris mon temps pour monter au château et le visiter, autant là je redescends au pas de course car le ciel est noir et je vois déjà des éclairs au loin. Je regagne vite ma voiture et je démarre en direction de Slanic via Ploeisti. Au bout d'à peine 2 minutes c'est un déluge de pluie et de grêle qui s'abattent sur moi. J'y ai échappé belle sur ce coup là. La route vers Ploeisti est sans intérêt, tout comme la ville d'ailleurs donc je bifurque tout de suite vers Slanic et sa mine de sel que je visiterai demain. Le bourg est petit, sans vie et plutôt tristounet. Il y a là 4 ou 5 immeubles de l'époque communiste, cubiques, gris et sans balcons. Je repère très vite le puits de la mine et je m'installe sur le parking pour la nuit.

LUNDI 9 JUIN

Encore une fois je me fais réveiller par la chaleur qu'il fait déjà à 7h00 du matin dans la voiture. Je me prélasse au soleil, fais un brin de toilette, consulte les cartes et mange un morceau. Encore une fois je prends le temps et je vais même faire un tour dans le village. En réalité ce n'est pas si moche que ça, mis à part ces 5 ou 6 bâtiments de l'époque communiste, le reste est joli. Il y a beaucoup d'arbres et hier soir je n'ai pas vu toutes les petites maisons qui se cachaient. Je reviens à ma voiture et quand je me décide à aller en direction de l'entrée, je prends peur. Il y a déjà beaucoup de voitures et il y a une bonne demi heure de queue à l'entrée. À un jour près j'aurai trouvé porte close car la mine ferme exceptionnellement mardi 10 juin ! Me voilà dans le petit ascenseur où peuvent rentrer 6 personnes bien serrées. La descente dure 90 secondes. Chaque élément en ferraille de la cabine est rongée par le sel. Je suis maintenant à 208m sous terre. Il fait très frais 12 degrés ( toute l'année). Je sors de la cabine et je suis stupéfait, c'est grand, très grand, immense ! Les proportions font peur, je ne m'attendais pas à ça. Il y a environ une dizaine de salles, accessibles au public, reliées par des très larges passages. En tout il y a 8 hectares qu'il est possible d'arpenter et 2,5 hectares fermés au public, les hauteurs sous plafond varie entre 32m et 54m. Les volumes qui ont été extrait de cette mine sont colossaux. Il y a même une croix religieuse lumineuse. Passé cette 1ère impression, je m'avance un peu en pensant qu'il y aurait un guide ou un petit train mais je vois que tout le monde déambule à sa guise alors je fais pareil. Je tombe sur une salle où il y a des structures gonflables pour enfant et des karts à pédales. Ça me surprend un peu mais pourquoi pas. Dans la suivante il y a un bar café et magasin mixt avec tables, chaises etc... Là rien de trop surprenant. Dans une autre, des sculptures avec la pierre de la mine. Nulle part je trouve des informations sur l'extraction du sel, c'est bien dommage car je ne comprends pas où se trouve le sel quand je regarde les murs de cette mine. Ils ressemblent à de la pierre compacte, lissée et où on aperçoit très bien les strates. Ici on y vient en famille, parents, enfants, grands parents, cousins etc... C'est un lieu qui a l'air très apprécié et très fréquenté par les Roumains. Un peu plus loin j'aperçois un petit plan d'eau avec une passerelle qui l'enjambe. Ailleurs un terrain de football. Ici un coin TV avec un grand écran plat. Là un coin repos compartimenté et équipé avec des lits de camps. J'en fais le tour et effectivement des gens se reposent avec une couverture qui les recouvre. C'est déroutant comme endroit. On y fait même son footing ou de la marche sportive. Les gens me regardent l'air interrogatif car ils ne comprennent pas comment je peux tenir avec juste un tee-shirt. Tout le monde sans exception a une veste où au moins un pull. De toute façon, froid ou pas je n'ai pas le choix, mon sweat est dans la voiture. Je me dirige vers l'ascenseur pour repartir et je vois une gravure que j'ai du mal a identifié car la lumière est plutôt faiblarde dans cette mine. Il s'agit en fait d'une représentation d'Usain Bolt, le sprinter, qui fait son fameux geste après chaque course gagnée. Au dessus de lui, il y a "PUMA" inscrit avec le logo de la marque. Je reprends l'ascenseur en étant perplexe sur ce que je viens de voir. Je viens visiter une mine d'extraction de sel et j'ai tout vu sauf ce pour quoi j'étais venu. Revenu à la surface j'aperçois un panneau expliquant brièvement la mine. En fait Slanic est une station balnéaire où l'on vient prendre du bon temps mais aussi soigner des maladies respiratoires. L'air de la mine est , parait-il, très bon pour ça. La pression atmosphérique est constante ( 780 hpa ) et c'est visiblement très bon aussi pour le corps. Il y aussi la possibilité de se baigner dans un lac salé à 1km de là mais je ne l'ai pas testé. Avant de partir je m'achète un kurtos-kalacs. Cette fois ci je vois tout le procédé de fabrication. Délicieux ! Maintenant je mets le cap sur l'extrême Sud de la Moldavie, un endroit peu visité de la Roumanie, Vulcanii- Nairosi, au Nord de Buzau. La route pour y aller est très agréable, je passe dans de nombreux petits villages. Je m'enfonce dans un paysage de collines bien rondes et très verdoyantes et arborées. Difficile de croire qu'ici il y a de l'activité volcanique. Je me gare sur le petit parking et je suis accueilli par le propriétaire, " welcome to muddy land ". Trouvant le cadre vraiment sympa je lui demande tout de suite si jeu peux dormir ici et il accepte sans problème. Ça m'en coûte 5lei et je peux disposer des sanitaires et des tables ombragées mises à disposition. La douche chaude est à 5lei. Parfait tout ça. Maintenant je me dirige vers la zone volcanique par un sentier montant sur une colline. Jusqu'au bout le suspens est entretenu car on ne voit rien, c'est bien vert à des kilomètres à la ronde. Soudain j'aperçois enfin les cônes volcaniques. En fait c'est une zone bien précise qui fait tout au plus 400m de circonférence. Il y a des cônes crachant de la bout à intervalles plus ou moins réguliers ou alors il y a de grosses flaques boueuses glougloutantes ! Ni l'eau ni la boue sont chaudes, ce ne sont que des remontées gazeuses. Les contrastes entre les couleurs sulfurées et le vert des alentours est saisissant. Je suis quasi seul et je profite de l'endroit en me baladant de flaque en flaque et de cône en cône. Déjà 2h30 que je suis ici, je m'y sens vraiment bien tant le calme règne. Je descends au parking et je m'installe pour la nuit. Dommage que demain je doive poursuivre ma route car l'endroit est enchanteur. Pas une seule habitation à des kilomètres à la ronde, une nature préservée, pas de bruit, et tout le nécessaire pour camper confortablement. Il y a même un petit magasin mixt et du wifi gratuit. Je finis cette journée devant un magnifique coucher de soleil et une bonne bière. C'est sûr, ici j'y reviendrai.



MARDI 10 JUIN

J'ai dormi comme un bébé, tellement c'est calme. Je mange un morceau sur l'une des tables ensoleillées puis j'essaye d'organiser via internet mes quelques jours dans le delta. Je me repose au soleil et je me laisse bercer par le son des cigales et des oiseaux. Absolument génial. Je discute avec le propriétaire des lieux, je prends vraiment du bon temps, à tel point que je commence à émettre l'idée de rester une nuit de plus. Il est 12h00 et toujours aucun touriste n'est venu ce matin, je me motive enfin à quitter ce cadre idyllique et je fais route vers Galati via Buzau et Braila, 2 grandes villes sans attraits particuliers. Il y a peu de monde sur la route et les kilomètres défilent dans des paysages de cultures. Au bout de 165km j'arrive à Galati. L'entrée dans la ville est peu accueillante, c'est le moins que l'on puisse dire. Un amas d'usines croulantes crachent de la fumée peu rassurante. Passé cet endroit, ça grouille de vie dans toutes les rues, il faut dire qu'il y énormément de petits commerces. Pour le moment je n'ai toujours pas vu le fameux Danube. Je cherche mais je ne trouve pas quand enfin j'aperçois le haut d'une péniche. Je trouve une place où me garer et je vais vite me promener sur la Malul Dunarii C'est une large piste cyclable et piétonne sur environ 4 ou 5km, le tout bien arboré et à une dizaine de centimètres du Danube. Il y a aussi une quinzaine de grandes sculptures en ferraille qui bordent la promenade. Malgré les 34 degrés affichés, je décide tout de même d'en parcourir l'intégralité. Il y a très peu de monde, juste quelques joggeurs, cyclistes, promeneurs et patineurs. Vers 18h30 quand le soleil joue à cache cache au milieu des immeubles, les gens affluent. C'est LA balade des gens de Galati et je les comprends. Des cabanons , pour manger sur le pouce, commencent à se monter pour la belle saison. En fin de journée je contacte Quentin un français rencontré grâce à VF et qui un spécialiste du delta. Il va pouvoir me rancarder sur l'endroit. Il me dit de me rendre à Mahmudia, un village à une soixantaine de km au Sud de Tulcea. Là un gars et sa femme m'accueilleront et me feront découvrir le delta en bateau. Et peut être même que je pourrais pêcher ! Je m'installe sur un parking au bord du Danube et je passe la nuit ici.





MERCREDI 11 JUIN

Il est 6h30, un bruit me réveille. Je mets du temps à émerger et de nouveau le même bruit. Ça vient d'une de mes roues, on est entrain de me mettre un sabot !!!! Je bondis hors de mon sac de couchage et je regarde dans les rétros, fausse alerte, ce n'est qu'un balayeur municipal qui tape dans mes roues avec son balai. Le réveil est brutal mais passé cette frayeur, je retombe comme une masse avant d'être réveillé par la chaleur déjà étouffante dans l'habitacle. Il est 8h30 et je m'installe sur le bord du Danube pour le petit déjeuner. Joli cadre. Le Danube doit faire pas loin d'un kilomètre de large là où je me trouve. Difficile de se rendre compte mais c'est très large. Il charrie tout un tas de débris et l'eau est marron. Peu engageant. Des péniches de 100m où peut être plus me passent devant le nez, impressionnantes. Je prends la route pour Mahmudia vers 10h30 en prenant le bac pour traverser le Danube. J'attends 1/4h et je monte à bord. Ma plaque d'immatriculation a encore frappé, on m'interpelle pour savoir d'où je viens et j'échange un peu avec le gars dans un Français Roumain Anglais approximatif. La vue sur l'environnement du fleuve n'est pas mal non plus depuis le bac. Je suis maintenant dans la région de la Dobrogea, la route est agréable, peu de monde, beaucoup de cultures, d'étangs, de marais, de villages. 80km plus au Sud je passe rapidement Tulcea et il me reste 30km pour Mahmudia. Sur la route j'appelle Quentin qui a une maison dans Mahmudia mais qui est reparti en France il y a 2 jours, dommage !!! Il m'indique l'adresse de son ami Vassile qui a un endroit pour m'héberger. Ce sera finalement sa femme qui va m'accueillir car il est dans le delta entrain de pêcher avec un ami et son neveu. On communique difficilement car elle ne parle que le Roumain et le Russe. Elle me montre où je vais dormir puis je file me balader dans le village et sur le bord du Danube qui est à 2 pas. Il fait 28 degrés et il y a beaucoup de vent. Je casse la croute devant le Danube et je vois défiler tous types d'embarcations. Des barques, des hors-bord, un traversier, des pinasses, des canoës-kayaks, des bateaux de croisière plus ou moins grands. Devant moi, hors de l'eau, il y a des barques en bois étanchées avec du goudron liquide appliqué de façon rudimentaire. La vie dans le village est paisible. 1 seule route goudronnée et pas moins de 5 magasins mixt !! Une chose est sûre je ne mourrai pas de faim ici. Je rentre tranquillement chez Vassile et je fais une petite sieste de 30 minutes quand j'entends du bruit dans la pièce principale. Je descends et je suis accueilli à bras ouverts par un homme de 57ans, grand, mince, à l'allure sportive. Il parle un très bon Anglais et la communication est très facile. Il comprends aussi très bien le Français mais ne le parle pas. Immédiatement on parle du delta, c'est LE spécialiste du secteur. Il n'est pas avare d'histoires, de conseils et d'anecdotes sur le delta. Il me fait voir sa pêche du jour. J'ecarquille les yeux quand il me fait voir de nombreux brèmes, des brochets, des sandres et même une carpe et un silure. Aujourd'hui comme il dit, c'était une partie de pêche entre amis. Il y a son ami de toujours qui s'appelle lui aussi Vassile mais que tous appellent Colonel en référence à son grade dans l'armée et il y a aussi son neveu Ivan. Si tôt à table, j'ai droit à un verre de tuica, un alcool de prunes Roumain. Ça doit friser avec les 40 degrés quand même. Vassile, Colonel et Ivan ont faim donc dans la foulée, sa femme met sur la table la ciorba du jour, un excellent bouillon de viande, relevé avec du céleri branche, du persil, de la coriandre et d'autres herbes. C'est excellent, vraiment à tomber. Puis j'ai droit ensuite à une autre spécialité Roumaine, les sarmales. Des feuilles de vigne farcies avec de la polenta et un peu de viande et des légumes, le tout cuit dans un bouillon. Une fois dans l'assiette on y met du yaourt nature dessus. Le plat du pauvre paraît-il... Si tous les pauvres pouvaient manger aussi bon, le monde tournerait mieux ! Il est 19h30, s'en suit une longue discussion ponctuée de franches rigolades avec Vassile, son ami Colonel et Ivan son neveu. On aborde tout un tas de sujets aussi intéressants les uns que les autres. Mon image sur les Roumains et la Roumanie change définitivement. Je dois avouer que j'étais venu avec des à priori et ils ont été balayés par tous les gens que j'ai pu rencontrer jusqu'à présent. Nous allons ensuite voir son jardin et sa vigne. Vassile fait un " red red wine" comme il l'appelle, je comprends qu'il doit décaper. Puis nous revenons chez lui et nous discutons encore jusqu'à minuit. Maintenant il est tant de dormir car la journée va être longue demain.

JEUDI 12 JUIN

Je me réveille à 7h00 et je saute du lit pour rejoindre Colonel et Ivan qui sont déjà debout. Au bout d'une heure, ne voyant pas arriver Vassile, je demande à Ivan si il dort encore, il me répond oui et il va dans la foulée le réveiller. Mauvaise nouvelle, Vassile a mal dormi et il a mal à l'estomac. Pas de pêche pour lui aujourd'hui. Il me rassure en me disant que Vassile et Ivan connaissent très bien le secteur et que nous allons partir tous les 3. Mis à part que les 2 ne parlent pas l'Anglais, je ne suis pas inquiet du tout. Avant de partir nous avalons un morceau, ou plutôt un gros morceau. Christina, la femme de Vassile, nous a préparé une grosse assiette avec 3 œufs au plat, des tomates coupées grossièrement, des concombres qui sont en fait des gros cornichons, de la feta mais au lait de vache et non au lait de brebis comme habituellement, et du pain. Le tout arrosé de thé au citron. Autant dire que ça cale un homme. Surtout qu'après elle amène du icré, une sorte de tarama maison préparé avec des œufs de brochet. Tout ça est très bon mais je n'en peux plus. Place aux choses sérieuses, nous chargeons la voiture de tout le matériel, nombreuses cannes, une bourriche, une grosse épuisette, 2 boîtes à appâts, de l'eau et de la nourriture. Nous allons au port de Mahmudia qui est en réalité une petite péniche amarrée sur laquelle se trouve la capitainerie et où sont stationnées plusieurs embarcations dont celle de Vassile. On charge la barque, on va faire le plein de benzina ( essence) puis on descend le Danube à toute vitesse. Ivan a été initié très tôt par son oncle et il est tout à fait apte à partir seul dans méandres du Danube qui a tissé une véritable toile d'araignée. Le fleuve se sépare en 2 bras en amont de Tulcea puis le bras au Sud de sépare une deuxième fois juste en aval de la même ville. Il y a donc bratul Chilia qui par très au Nord et qui fait aussi office de frontière avec l'Ukraine, bratul Sulina qui est quasi tout droit et qui se termine dans la ville du même nom et il y a enfin bratul Sfantu Gheorghe qui est le plus au Sud et qui zigzague beaucoup avant de rejoindre la mer. Mahmudia se trouve sur ce bras et nous naviguons dessus. Ces 3 bras alimentent tout le delta, les rivières, les canaux, les chenaux, les passes, les lacs, les étangs, les ruisseaux, les marais. Il y en a en quantités indénombrables. Cette quantité d'eau crée une biosphère extrêmement riche, si bien qu'elle fait partie du programme de surveillance de l'UNESCO. L'accès y est donc réglementé. On s'enfonce dans ce labyrinthe végétal jusqu'à arriver au lac de Gorgova où nous prenons différents canaux pour voir la faune et la flore environnantes. Il y a vraiment de tout, des hérons, des aigrettes, des ibis noirs, des pélicans, des cormorans, des cygnes, des foulques, des canards, des goéland, des mouettes, des martins pêcheurs, des aigles pêcheurs, des loutres, des castors, des chevaux sauvages, des serpents, des grenouilles et bien d'autres choses. Sous l'eau c'est pareil, il y a une multitude de sortes de poissons dont certains sont endémiques au delta. Aujourd'hui nous sommes venus pour le brochet et la perche, 2 carnassiers très appréciés pour leur délicate chair. Au niveau de la végétation, c'est très riche aussi. Donnant ainsi une multitude de nuances de verts. Nous passons sur un petit lac qui est entièrement recouvert de nénuphars jaunes et blancs, je n'en ai jamais vu autant, c'est impressionnant. Se balader dans le delta c'est mettre ses 5 sens en éveil, la vue pour la faune et la flore, le toucher avec l'eau et les poissons attrapés, l'odorat avec les nombreuses effluves que dégagent le fleuve, les marais et la flore, l'ouïe pour le concert que nous offrent les oiseaux et enfin le goût quand après une partie de pêche on déguste les poissons si bien préparés par Christina et qu'on arrose tout ça d'un petit vin blanc local. Nous choisissons notre plan d'eau et nous nous mettons à pied d'œuvre pour dénicher des beaux spécimens. Déjà 1h30 que nous taquinons les poissons mais rien de rien. Nous changeons d'endroits à de nombreuses reprises mais nous faisons chou blanc. C'est dans le lac de Potcoava, non loin du grand lac de Gorgova que Colonel fait la 1ère prise. 5 autres se suivront, dont 2 à mettre à mon actif. Entre temps nous faisons échouer notre embarquation sur un véritable champs de nénuphars et nous pique-niquons là au beau milieu d'un concert de coassements de grenouilles. Il est 17h30 quand nous plions bagages. Il nous faut 45min de barque pour rejoindre le port de Mahmudia. Je suis seul devant, Colonel derrière moi et Ivan à la barre. Je profite pleinement de ce moment qu'offre la nature. Nous passons par des canaux peu empruntés et donc nous ne croisons personne à part des oiseaux qui se sauvent à notre passage. Une fois chez Vassile, nous vidons les poissons et nous les mettons au congélateur qui est déjà plein à craquer de toutes sortes de poissons. Après une bonne douche nous nous mettons à table devant un véritable festin. Ce soir tout le repas sera fait avec les poissons du delta. Ciorba aux 6 poissons, beignets de brochet, boulettes de chair de silure frites, icre de carpe ( tarama maison), bref il y en a trop et je m'empiffre tant qu'il m'est possible d'en avaler. Quand Christina amène des crêpes à la confiture de coings, c'est le coup de grâce. Après de longues discussions sur la partie de pêche du jour et sur le programme du lendemain, nous allons nous coucher.

VENDREDI 13 JUIN

Il est à peine 8h00 que déjà j'entends que ça parle dans le salon. Je me lève et me mets â table avec les autres. Christina nous amène le petit déjeuner ou plutôt les mêmes assiettes gargantuesques de la veille. Nous partons ensuite dans le delta mais sans Colonel qui doit regagner Constanta dans la journée. Aujourd'hui nous allons pêcher et visiter le lac d'Uzlina et ses environs. Le temps est couvert est nous subissons plusieurs averses toute la matinée. Comme hier, nous attendons que ça veuille bien mordre. Au bout de 2h c'est Vassile qui attrape le 1er brochet. En tout ce seront 3 brochets et 4 perches que nous remontrons à la surface. Le temps s'améliore en ce début d'après- midi et nous en profitions pour enlever nos cirées et faire une pause pique-nique sur la barque. Nous sommes absolument seuls sur ce plan d'eau attenant au lac principal. Il y a quelques pélicans au loin mais sinon c'est le calme le plus complet. Nous décidons de plier le matériel et de rentrer tranquillement vers Mahmudia en empruntant d'autres canaux. C'est très agréable d'être seuls dans ce cadre de verdure sauvage. Une fois à la maison, Ivan s'attelle comme d'habitude à la corvée du nettoyage de la pêche du jour. Après une bonne douche, nous nous mettons à table pour un festin que Christina a mijoté toute l'après-midi. Cette fois ci je ne me fais pas avoir et je goûte tous les plats mais en moins grande quantité. Mon estomac ne supporterait pas une 2ème goinfrerie. Nous finissons la soirée par une longue discussion autour d'un verre de palinka puis je vais me coucher.

SAMEDI 14 JUIN

7h30, je saute du lit car aujourd'hui j'ai un peu de route et j'aimerais ne pas arriver trop tard. Le temps de charger la voiture, d'avaler un dernier petit déjeuner gargantuesque dont Christina a le secret puis je mets en route pour longer le bord de la mer noire. Mais avant je remercie chaleureusement mes hôtes pour leur accueil et Vassile me donne encore quelques endroits à visiter sur ma route vers Constanta. Christina me donne des boulettes de poissons frites que j'avais adoré la veille. Je met le cap vers l'extrémité Sud du delta accessible en voiture, Murighiol. À la sortie de la ville, Il y a un petit plan d'eau où se trouvent toujours des colonies assez importantes d'oies sauvages, d'échassiers, de pélicans etc... Je fais un stop très court car si il n'y a pas de moustiques en journée, ils sont largement remplacés par les taons. Le temps de prendre quelques photos et je cours en direction de ma voiture. Maintenant je continue vers Babadag, Mamaia et Constanta. Du côté gauche de la route, c'est encore le delta et sur la droite ce sont des champs de blé, de mais, de pommes de terre et d'éoliennes !!! Il y en a des centaines. On ne peut pas dire que ça enjolive le paysage. La route est bonne et il y a peu de monde, j'arrive rapidement à Navodari. Là j'aperçois enfin la Mer Noire. Un vieux rêve qui se réalise enfin. Je vais vite déchanter car Navodari touche Mamaia et le littoral est envahi d'immeubles, de résidences et de complexes hôteliers si bien que la mer on ne peut plus la voir. Et puis c'est samedi, il fait beau et les gens de Bucarest sont venus en masse pour passer le week-end au bord de l'eau. Il ne m'en faut pas plus pour mettre les voiles et fuir tout ça. Je me dirige maintenant vers Constanta, mais tout le long de la route c'est la même chose, du béton, du béton et encore du béton. Je me pose tout un tas de questions. Est ce que je vais quand même à Constata? Est ce que ça en vaut vraiment la peine? Et puis le guide du Routard n'indique rien de mirobolant à visiter. Je me dis aussi que l'on ne vient pas ici tous les jours mais à la vue des 1ères usines de Constanta, je préfère ne pas y aller. Je me console en me disant que j'apprécierai davantage la Mer Noire depuis la côte Turque lors d'un prochain voyage. La côte roumaine est tellement restreinte qu'elle a été prise d'assaut par des promoteurs peu regardant sur l'esthétisme. Il est 13h00 et je me demande si je fais toute la route vers Bucarest dès maintenant. Après une petite pause casse-croute dans un village où visiblement toute l'économie tourne autour de la pomme de terre, je me décide à rallier Bucarest aujourd'hui. Je quitte la région de la Dobrogéa pour rentrer à nouveau dans le Muntenie.La route est parallèle à l'autoroute, rien de particulier à voir et je fais très rapidement les 160km qui me séparent de la capitale. Quand un panneau indique " Bucarest 18km " il est difficile de croire que l'on va arriver dans la capitale. A 8km je vois encore des paysans faire brouter leurs vaches sur le bas côté. La route se transforme en double voie et les 1ères zones commerciales font leur apparition. Vient ensuite un boulevard " fortifié" de 3 ou 4 km d'immeubles résidentiels collés les uns au autres. Alternant les façades délabrées, les façades fraîchement ravalées, les façades grises et parfois colorées. L'ensemble est plutôt terne. Comme une grande partie de la ville d'ailleurs. Il y a peu d'indications et j'ai beaucoup de mal à me repérer. Les gens roulent vite, changent brusquement de direction et finalement je me laisse embarquer par le flux de la circulation en me disant que de toute façon je tomberai bien sur un panneau ou un endroit plus touristique. J'aperçois maintenant des bâtiments plus soignés, quelques bars et une population plus jeune. Je décide donc de trouver une place pour me garer. Il me semble que c'est le bon point de départ pour explorer les lieux. Je ne me suis pas trompé, je suis juste au commencement du quartier de Lipscani. C'est le quartier de Bucarest le plus animé. Dans les rues et ruelles se succèdent une multitude de bars branchés, brasseries, restaurants, magasins de souvenirs etc... J'ouvre mon plan de la ville et je décide de voir tout de suite l'ancien palais de Ceausescu. De là où je suis il y a 1km de marche pour s'y rendre. Je laisse de côté le quartier de Lipscani que j'arpenterai tranquillement demain. Quand j'arrive au croisement du boulevard qui passe devant le palais, je suis stupéfait par ce que je vois. Les platanes qui bordent la route me cachent une bonne partie de la masse du bâtiment mais je peux déjà apercevoir sa démesure. Plus j'avance pour me mettre face à lui et plus je découvre ce mastodonte. Je suis maintenant sur la grande place et je vois l'intégralité du palais. C'est quand même fou de faire une construction aussi gigantesque. De plus l'édifice est construit sur une grosse bute et ça lui donne un aspect encore plus imposant et ça assoit sa supériorité sur toute toute la ville et sur les visiteurs qui le contemplent. En voyant ça, on imagine très bien la mégalomanie du couple Ceausescu. En regagnant ma voiture, je passe devant de nombreux bars et tous ce sont mis à l'heure Brésilienne. Les terrasses sont bondées et il y a même un écran géant pour retransmettre les matchs de la coupe du monde de football. Aujourd'hui j'ai fait beaucoup plus de km que prévu initialement et je ne traîne pas à casser la croûte et à me coucher. De plus demain je vais sillonner la ville à pied donc je dois être en forme.



DIMANCHE 15 JUIN

8h30, réveillé par la pluie qui tombe sur la tôle. Déjà ma 2ème semaine en Roumanie qui s'achève. Pensant au temps qu'il fait dehors, je reste au chaud dans mon duvet. Rien que de savoir que je vais parcourir la ville sous la pluie ne m'enchante pas. Je finis quand même par me lever et je mange un morceau. Armé de mon plan je décide de quadriller le centre ville. J'ai déjà en tête les principales choses à voir et je me balade dans les rues au gré du vent. Il pleut moins fort et maintenant c'est un crachin breton qui tombe sans discontinuer. Je ne suis pas vraiment mouillé mais je sens bien que mes affaires sont moites. Bucarest est une ville très particulière, c'est la ville des paradoxes. Se côtoient les très pauvres et les très riches, les bâtiments en ruine et les petits bijoux d'architecture, le gris et le coloré, des églises séculaires et des tours d'acier et de verre, des gens en habits traditionnels et ceux avec la dernière marque à la mode. Bref ici tous les opposés vivent ensemble et ça donne un mélange plutôt surprenant. Hors du quartier de Lipscani , qui est fréquenté par une population de moins de 40ans, la vie a l'air plus difficile, les bâtiments sont gris et parfois le ferraillage du béton est apparent, les enseignes des commerces sont vieillottes et les devantures demandent à être rafraîchies, les gens sont habillés plus simplement et ils portent la tristesse en eux, les voitures sont moins rutilantes. Les longues années de totalitarisme communiste ont laissé des traces indélébiles. La vie peine à reprendre un court normal. Même dans le quartier de Lipscani, il y a des ruines au beau milieu de bars branchés. Il y a même un bâtiment prêt à tomber, soutenus par une structure en acier qui vient obstruer le passage d'une rue piétonne fréquentée. Une chose très appréciable, c'est qu'une grande majorité des rues du quartier de Lipscani soient piétonnes. Contrairement à ce que j'ai pu lire dans beaucoup de témoignages et récits sur les forums, je n'ai quasiment pas vu de chiens errants, contrairement à des villes comme Sighetu Marmatei et Galati où pullulent des hordes de chiens amochés, crasseux et parfois agressifs. Mis à part les réalisations parfois pharaoniques de Ceausescu et quelques bâtiments ayant survécus à la 1ère et 2ème guerre mondiale puis à 45ans de totalitarisme, il n'y a pas grand chose à voir d'autre. Avec une bonne journée de marche et sans me presser, je pense avoir fait le tour des principaux lieux attrayants. Je cherche maintenant un restaurant où l'on mange des spécialités roumaines. Étant donné que c'est un quartier fréquenté par une population jeune, je n'y trouve que des burgers, pizzas, kebabs etc... Je finis par trouver un restaurant où j'ai du mal à déchiffrer le menu et où les prix sont corrects. Parfait, je m'assois et regarde la carte. Difficile de choisir car tout est marqué en Roumain. Heureusement il y a des photos du plat devant chaque énoncé. Je passe commande d'un plat qui m'a l'air bon et en attendant je regarde dans la rue. En levant la tête je vois marquer sur la devanture le nom du restaurant et à côté en plus petit " restaurant turkish ". Grosse déception. Je mange tout de même un bon petit plat Turc et ensuite je vais sur une place où a été installé un écran géant. Ce soir la France joue contre le Honduras. Je ne suis pas fan de football mais voir un match de l'équipe de France à l'étranger, c'est une expérience que je n'avais jamais vécu. Aujourd'hui qu'il fait froid et pluvieux, il y a plus de monde devant l'écran que pour le match d'hier et où le temps était clément. Je ne suis pas resté assez de longtemps pour voir la réaction des gens lors d'un but de la France mais je sentais beaucoup plus de ferveur que pour le match de la veille. Il y a eu des débuts d'applaudissements et de cris quand la France a failli marquer un but. Depuis le début de ce voyage, je remarque que la France, les Français et la langue Française sont très appréciés par les Roumains. Épuisé par ma longue marche, je file me coucher avant la fin de la 1er mi-temps.

LUNDI 16 JUIN

Il est 7h30 quand j'entends les 1ers Klaxons et la circulation qui s'intensifie. On est lundi et une nouvelle semaine commence. Il y a beaucoup de monde dans Bucarest. Je me mets en route vers 9h00 et à ma grande surprise je sors de la ville très rapidement et en plus sur la bonne route. Malgré la circulation et une pluie battante, tout va bien et je me retrouve sur la nationale 7 pour Pitesti puis Curtea de Arges que j'atteins au bout de 150km de routes plutôt bonnes. Je casse la croûte et je vais me balader dans la ville pour voir notamment 2 jolies églises. Mais cette fois ci je me cantonne à les voir de l'extérieur. Je regarde la carte puis je me remets en piste pour m'attaquer à la Transfagarasan. Une route de montagne paraît-il très jolie qui traverse les Carpates. Sur les conseils de Daniel rencontré sur VF, j'avais inversé mon parcours pour arriver plus tard et être sûr que la route soit ouverte et déneigée. Oui mais en sortant de Curtea de Arges, je vois un panneau indiquant " TRANSFAGARASAN INCHIS KM104 cabana Capra ". Là je suis déçu et je m'arrête pour regarder la carte et trouver un plan B. Une seule route peut me dégager de cette impasse mais puisque je suis là je decide quand même d'aller jusqu'à ce fameux KM104. Au bout de 10km la route rentre dans une gorge et devient très sinueuse. Le plafond nuageux est bas, une bruine tombe et il fait 12 degrés. Le col qui se trouve à 2000m est annoncé à 58km. Je reste un peu perplexe en voyant une telle distance et en sachant que ça va être sinueux et que la route va se dégrader. Quelques kilomètres plus loin j'arrive au barrage Vidraru et au lac du même nom. Je sens que l'on déjà loin de tout. Plus de maisons, presque plus de circulation mis à part les quelques touristes téméraires. Là une tourelle d'une trentaine de mètres permet d'avoir un beau panorama sur l'endroit. Ça se limite à pas grand chose car le brouillard est trop épais. Je traverse le barrage à pied, il y a des cabanons à souvenirs mais ils sont fermés. C'est un peu tristounet ici. Je repars pour le col. Presque tout le monde redescend sauf 6 motos d'Irlandais et 1 voiture de Hongrois. Il se remet à pleuvoir et le temps est peu engageant pour se retrouver perché en altitude. La route reste à plat et serpente en suivant les nombreuses criques du lac. Après 10km j'ai la sensation de ne pas avoir avancé, le barrage est encore juste là à portée de main. Une fois le lac derrière moi, le paysage change, la route s'élève, les alpages et la végétation de montagne apparaissent. Au KM94, encore un panneau " TRANSFAGARASAN INCHIS KM104 cabana Capra ". Bon cette fois ci plus d'espoir pour franchir le col. D'autant plus que je ne croise aucune voiture dans le sens inverse. KM100, toujours pas un brin de neige. Le brouillard est épais et ne me permet pas de voir plus loin que les motos devant moi. D'habitude chez moi je vois les motos monter les cols à plein régime mais là ils sont obligés d'y aller à tâtons tant la visibilité est mauvaise. Je suis un peu démoralisé quand je pense à toute cette route que je vais devoir refaire en sens inverse et sans avoir rien vu au final. Arrivent enfin les fameux KM104 et sa cabana Capra, une sorte de refuge hôtel planté au milieu de rien. C'est fermé apparemment. Les irlandais s'arrêtent, les Hongrois aussi. Il pleut toujours et il ne fait plus que 8,5 degrés, je n'ai pas envie de mettre le nez dehors donc je continue car finalement la route a l'air ouverte. Le paysage est plus minéral, l'herbe commence à laisser place à des pierriers. La route passe désormais à flan de montagne, il n'y a pas de barrières et donc la sortie de route n'est pas autorisée. Je suis dans l'incertitude de pouvoir arriver en haut car la neige fait son apparition sur les bords et je ne croise toujours pas de véhicule qui descendent. Dans une percée dans le brouillard, j'aperçois en contrebas les motos et la voiture qui se sont remis en marche. J'arrive à un tunnel qui doit faire 500m de long, je le traverse et surprise, je suis enfin au col. Malgré les 7 degrés, la pluie et le brouillard il y a 2 courageux qui vendent du fromage séché dans des panses de brebis et du miel. Je ne vois pas l'intérêt de m'y arrêter car on ne voit strictement rien de rien. C'est bien dommage car je pense que l'endroit est joli. De toute façon je n'ai aucun regret car la météo pour les prochaines 48h est exécrable donc inutile que je dorme sur place pour voir le paysage le lendemain. Un peu surprenant de se retrouver ici alors qu'il y a à peine quelques heures j'étais en plein centre de Bucarest. Je commence la descente vers le petit village en bas de la Transfagarasan, Cartisoara. La revêtement de la route est beaucoup mieux de ce côté. Si d'un côté il m'a fallu faire 85km pour arriver en haut du col, de l'autre côté il me faut 35km pour le descendre. À mi-chemin, le brouillard se dissipe et je peux apercevoir une vaste plaine cultivée qui mène jusqu'à Sibiu. Me voilà à nouveau dans la région de la transylvanie. À Cartisoara, je me mets en quête d'un endroit pour dormir et je trouve mon bonheur quelques kilomètres plus loin. La route à été fatiguante et je ne mets pas longtemps à m'endormir.

MARDI 17 JUIN

J'entends déjà de la vie à l'extérieur, il est 7h30, je me lève tranquillement car aujourd'hui je passe toute la journée à Sibiu qui n'est qu'à 25km. Le temps de casser la croûte tranquillement et j'arrive à Sibiu vers 9h30. Sibiu c'est une agglomération de 160 000 habitant qui s'est construite autour d'un gros bourg fortifié. À l'intérieur les rues et ruelles y sont pavées et de nombreux bâtiments sont classés monuments historiques. J'ai dénombré 5 églises dont 1 cathédrale. Tout est très bien entretenu et les couleurs des façades égayent l'endroit. Dans chaque toit, il y a des lucarnes qui font penser à des yeux bridés qui nous observent. La vie du bourg s'axe autour de 3 places, la plus grande étant Piata Mare puis Piata Mica et enfin Piata Huet. Comme à mon habitude, je parcoure les lieux en long en large et en travers. C'est très agréable de flâner dans cet endroit. Puisque je passe devant la cathédrale et je rentre y faire un tour. À l'entrée est affiché un trombinoscope du diocèse de Roumanie, c'est très amusant de voir tous ces barbus. Vers 12h00 je me dirige vers Piata Cibin, une place à l'extrême Nord Ouest où se déroule chaque jour le grand marché. C'est une place carré avec autour des petits cabanons ressemblant à des Algeco et au centre des longues tables en béton couvertes par des plaques ondulées en plastique. Ça grouille de vie. Viandes, poissons et charcuteries sont vendues dans les petits cabanons et fruits, légumes, fleurs, épices sont vendus au centre. Des femmes vendent aussi des fleurs de tilleul et des bourgeons de sapin. Ça grouille de vie. Il y a des tsiganes reconnaissables à leurs grands chapeaux noirs et à leurs barbes mal rasées qui se baladent sur le marché pour vendre les quelques pantalons qu'ils ont à cheval sur le bras. Ils parlent forts et visiblement ne manquent pas d'arguments pour fourguer leur camelote. Ça marchande, ça rigole, ça hèle le passant, j'aime beaucoup les marchés dans tous les pays où je vais. C'est le poumon d'une ville et c'est plein d'authenticité. Je me restaure dans l'un des 5 cabanons abritant un gratar ( grill ) et je mange bien évidemment des mitetei. En guise de dessert je vais dans un autre cabanon qui vend des pâtisseries. Je me prends un Gogosi cu ceruse, une sorte de beignet en forme de demi lune fourré à la cerise. Le guide du routard indique une très bonne adresse pour manger et je vais repérer l'endroit pour ce soir. C'est en dehors des fortifications et c'est facile à trouver car l'intégralité de la façade est en bois sculpté comme en Bucovina. Ensuite je retourne dans ma voiture et je m'allonge à l'arrière pour rédiger mon carnet de voyage. Il ne me faudra pas 5 minutes pour sombrer dans une longue sieste de 2h. Je me réveille au bruit des gamins qui sortent de l'école. Requinqué, je décide d'aller voir le musée ethnographique à Piata Mica. Il pleut des cordes. Ce musée se trouve dans un bâtiment abritant un patio couvert. J'ai le sentiment de rentrer dans un petit immeuble. Il y a des coursives intérieures et sur certaines, il y a des plantes vertes et sur d'autres du linge qui sèche. Un monsieur d'une soixante d'années m'accueille gentiment et m'amène au guichet pour que je m'acquitte des 5 lei. Puis on monte au 1er étage et il m'ouvre une porte et allume les lumières. C'est certain je suis et serai le seul visiteur de la journée. C'est petit, ça prend la moitié du 1er étage. Il y a tout un tas d'objets bien présentés venant principalement d'Afrique noire mais aussi d'Inde et du moyen-orient. Le monsieur reste avec moi et il m'explique en Roumain l'utilité des principaux objets. Il le sait, je lui ai dit, je ne comprends pas un traître mot de ce qu'il me raconte mais il y tient. La visite du 1er étage se termine par une momie Égyptienne dans un sarcophage ouvert. Impressionnant. Je ne pensais pas que ce serait en Roumanie que je verrai ma 1ère momie. Ensuite il m'emmène à la cave où il y a une exposition temporaire sur les vêtements Roumains d'antan. S'ensuit une discussion en Franco-Roumain et en langage des signes. Nicolae me demande d'où je viens et ce que je fais dans la vie, où je vais en Roumanie, si j'aime son pays etc... J'ai remarqué que les Roumains sont soucieux de savoir si l'on aime leur pays. Ils sont très patriotes et ça se voit au quotidien. Je reprends ma balade et je vais m'acheter encore un Gogosi. Quand on en goûte 1, on en reprend forcément un deuxième. Je me pose sur un banc à peu près sec abrité par un arbre puis je regarde passer les gens. J'aime ce voyeurisme discret car il est révélateur de la vie d'un endroit, d'une région, d'un pays. D'ailleurs je remarque qu'ici et plus que partout ailleurs en Roumanie, tous les gens font le signe de croix en passant devant une église, les jeunes comme les vieux. Il est 19h30, il pleut toujours et j'ai froid, je vais donc me réchauffer dans ce fameux restaurant. Tout comme la façade, l'intérieur est en bois. Ça fait vieille taverne Roumaine. Tous les plateaux de tables sont en bois taillés grossièrement au ciseau à bois. La serveuse me laisse choisir ma place et m'amène la carte. Il n'y a que des spécialités roumaines qui tiennent au corps et ça me va très bien. Je me régale avec une assiette de polenta épaisse, de fromage de vache, de saucisses, de côtes de porc fumées et une bonne bière. Pour digérer ce plat généreux et malgré la pluie, je me promène encore dans les rues de Sibiu avant d'aller me coucher.

MERCREDI 18 JUIN

Réveil matinal encore. Le temps de prendre le petit déjeuner et je me remets au volant en direction de Sebes et Alba Iulia où je dois visiter 2 églises et et des ruines. En arrivant sur place, je ne trouve pas les lieux très accueillants et je préfère passer mon chemin. Je n'avais pas prévu ça au programme donc je fais une pause pour voir ce que je fais. Normalement la suite de mon périple doit m'emmener dans 2 grottes dans les monts Apuseni et demain il est prévu que je quitte le pays. Mais je dois avouer qu'il m'est difficile de partir et j'aimerais rallonger de 24 ou 48h mon séjour. Il y a une chose que je n'avais pas pu faire en début de séjour car les jours d'ouverture ne correspondaient pas avec ma présence sur place, c'est le dernier train à vapeur d'Europe à Vaser. Le souci c'est que depuis Alba Iulia ça me fait faire une remontée vers le Nord jusqu' à la frontière Ukrainienne puis une redescente vers l'Ouest à la frontière Hongroise pour sortir du pays. Je préfère continuer mon programme comme je l'avais prévu et je me laisse une journée de plus pour prendre une décision. Cap vers Abrud au Nord-Ouest. Je sors rapidement de la ville et je me retrouve dans la campagne. Au bout d'une dizaine de kilomètres, il y a un grand portique en bois sculpté annonçant l'arrivée dans les Muntii Apusani. C'est un massif calcaire, confidentiel, austère, très boisé et sauvage qui n'excède pas 1300m d'altitude et où on y trouve encore des loups et des ours. Ici plus que dans le Maramures ou la Bucovina, les habitants ont conservé un mode de vie très pastorale. La route longe une petite rivière et je passe de hameau en hameau. Pour l'amoureux de nature que je suis , c'est un petit coin de paradis. Les routes ne sont pas en très bon état et ça m'oblige à rouler à pas plus de 40km/h. Ça n'a pas d'importance car ça me permet d'apprécier les lieux. J'arrive à Abrud, un petit bourg plein de vie et je trouve un hôtel pour pouvoir prendre une bonne douche car les lingettes ça va un moment. Quand je demande le prix on m'annonce 150 lei. Ils ont dû me prendre pour un américain, je trouve ça très cher pour un simple hôtel de campagne et je continue mon chemin vers Campeni. Apres 15km j'arrive dans ce gros village et j'y trouve aussi un hôtel mais je ne sais pas si il est ouvert ou fermé car je ne trouve personne à l'intérieur. Tant pis je me décide à dormir comme d'habitude dans ma voiture. Je trouve du wifi gratuit et je me pose sur la place principale. Il y a pas mal de vie ici aussi. Étonnement il y a un casino qui fait aussi bar. C'est le rdv de toute la jeunesse pour boire un coup. Tout le monde se connaît ici et je ne passe pas inaperçu. Je me balade dans la rue principale puis je mange un morceau avant de consulter les cartes et mon option pour le train à vapeur de Vaser. Grâce à internet je peux consulter la météo qui sera un élément important dans ma décision. Je me couche indécis.

JEUDI 19 JUIN

Il est 7h00 quand j'entends que ça bouge déjà dans le centre de Campeni. Je prends le petit déjeuner en regardant tout ce petit monde s'affairer. Je consulte la carte, je vais avoir une trentaine de kilomètres pour me rendre à la Ghetarul subteran de Scarisoara. La route est toujours aussi mauvaise mais j'oublie vite ce détail face à la beauté du paysage. Je longe une rivière et de l'autre côté je vois de nombreuses maisons coquettes et des fermettes où des poules, des vaches et des cochons paissent en liberté. Ces habitations ne sont accessibles que par des passages à gué ou des vieux ponts qui tiennent encore debout par je ne sais quel miracle. À Girda de Sus un panneau m'indique la grotte est à 10km sur ma droite. Heureusement qu'il n'y a pas de circulation car la route est étroite maintenant. Rapidement je prends de l'altitude sur une pente annoncée à 15%. Pour éviter de faire des virages, la route monte droit dans les champs ! J'ai maintenant un magnifique 360 degrés sur les Muntii Apuseni. Chaque maison, alpage, forêt de sapins et chemin sont délimités par des barrières rustiques en bois. Ça donne beaucoup de cachet au paysage. J'arrive enfin sur le tout petit parking de la grotte, il y a tout au plus 8 voitures. Ici le tourisme est très peu développé et les gens tout comme les paysages sont préservés. Je laisse les quelques maisons derrière moi et je m'enfonce dans la forêt pour 15 minutes de marche. C'est encore une période calme car les quelques tables des vendeurs de souvenirs sont désertes. En haut d'une colline, il y a une guérite en bois pour prendre les tickets et l'entrée de la grotte. Il s'agit en fait d'un trou de 60m de diamètre et de 48m de profondeur qui donne accès à une grotte. On y descend par des escaliers en fer qui tiennent parce qu'il le faut et ça se termine par un escalier très raide en bois et tout de biais. En bas des escaliers, il reste un gros tas de neige de l'hiver qui vient de se terminer, c'est étonnant à cette époque Ayant croisé une bonne quinzaine de personnes sur le chemin, je me retrouve donc seul dans la grotte, c'est très appréciable. Une passerelle en bois permet de faire tout le tour de cette grande salle. A 1ère vue, rien de mirobolant mais quand l'œil s'habitue à l'obscurité, on remarque qu'en fait tout le sol est en glace sale. Et si il faisait 20 degrés à la surface, ici il n'en fait plus que 3 ou 4. À certains endroits l'eau qui ruisselle du plafond forme des très gros cônes de glace de la hauteur de 2 hommes. De part et d'autre de la salle, la glace disparaît dans des cavités sombres. Difficile de comprendre le phénomène car le panneau explicatif à la surface n'est écrit qu'en Roumain. C'est le plus grand glacier souterrain du monde et c'est la seule chose que je sais. En tout cas c'est très surprenant et ça vaut le coup d'oeil. Je regagne ma voiture et finalement 2 femmes se sont installées sur le bord du chemin et vendent des placintha cu branza et du sirop de bourgeons de sapin. Je redescends tranquillement sur Girda de Sus en profitant de la belle vue. Dans le village je vois un restaurant et je m'y arrête. Il y a du monde à l'intérieur malgré la taille du village. Je m'installe donc sur la terrasse et on m'amène la carte que je suis bien incapable de déchiffrer. Apparemment il y a une spécialité maison et ça m'ira très bien. Il faut savoir prendre des risques. Mon plat arrive, aux 1ers abords je suis déçu. Une purée et un "truc" pané. C'est seulement en goûtant que je m'aperçois que la purée est "maison" et que le "truc" pané est en fait une farce avec du choux, du fromage, un peu de champignons, des petits lardons et le blanc d'un œuf dur écrasé, le tout enfermé dans une fine escalope de porc et pané, rien que ça. Un plat de cowboys au prix défiant toute concurrence. Il va sans dire que je déclare forfait pour un dessert. Digestion oblige, une fois au volant, on ne peut pas dire que je sois énervé. Je maintiens mes 40km/h habituels et c'est parfait pour contempler tous les petits hameaux et la nature qui bordent la route pour aller à Stei. Je suis maintenant dans la région de la Crisana. Je suis fatigué, je n'ai plus envie de rouler pour aujourd'hui et je préfère dormir dans ce gros bourg plutôt que dans un hameau près de Pestera Ursilor.

VENDREDI 20 JUIN

Il est encore 7h00 quand j'ouvre les yeux. Décidément ça devient militaire ce voyage. Je mange un morceau et je me dirige vers Chiscau où se trouve Pestera Ursilor ( grotte des ours). Je prends mon temps car je n'ai que 25km à faire et la grotte ouvre à 10h00, je suis largement en avance. Moi qui voulais terminer ce voyage sur une note "rurale", depuis 48h je suis je suis comblé. J'arrive donc sur place, le parking est payant mais au lieu de 5 lei comme annoncé dans le guide du Routard, c'est 10. Jolie majoration. Je vais me garer plus loin dans le village et j'attends l'ouverture. Pour accéder à la grotte, il faut monter pendant 10 minutes sur un chemin bitumé. Les 1ers mètres me font vite comprendre qu'ici c'est l'usine. Il doit y avoir de chaque côté plus d'une cinquantaine de petits vendeurs de babioles. Et ce qui est dommage c'est que tout vient de Chine et 80% n'a rien en rapport avec les lieux. Bon là clairement ça n'aura rien à voir avec ce que j'ai fait hier, en plus un bus vient d'arriver... Une fois mon billet en poche , qui est annoncé à 12lei dans le guide du Routard et qui est en réalité à 20lei ( ici clairement on plume le pigeon! ), je dois attendre dans une salle avec terrasse afin de constituer un groupe assez important pour partir avec un guide. Évidemment on sait faire patienter le client, il y a un bar qui vend des sodas, cafés, chips, bonbons et autres saloperies du genre. Oui je suis un râleur, on est Français ou on ne l'est pas ! Coup de sifflet du guide, on rentre en rang d'oignons dans la grotte en passant un tourniquet. Il fallait s'en douter, je me fais submerger par un tsunami de soixantenaires Roumains. Une fois à l'intérieur, le guide nous fait une petite piqûre de rappel, pas de photos, pas le droit de toucher etc... Tout ce tapage est vite oublié quand on découvre ( enfin) la beauté du site. Sur 50 personnes je suis le seul Français, la visite se fera donc en Roumain. Je me tiens à l'arrière du groupe et j'admire le travail de Dame Nature. Bon pas trop quand même car je n'avais pas vu mais derrière moi il y a un cerbère qui fait le serre file et qui me presse le pas. Eh oui c'est marqué à l'entrée, la visite c'est 45mn et pas une de plus. Parlons un peu de la grotte, après avoir cheminé par un "couloir" d'une quarantaine de mètres dans lequel on aperçoit quelques stalagmites et stalactites et surtout une multitude d'ossements et de crânes d'ours des cavernes, on arrive dans une très grande salle de 8m sous plafond et là c'est un véritable spectacle de formes, de couleurs et de tailles. Le guide explique des choses sûrement intéressantes mais je n'y comprends rien. Voyant que je ne regarde pas l'endroit expliqué par le guide, le serre file s'excite comme une puce avec son laser et le pointe vers une colonne de calcaire. À l'annonce d'un chiffre, tout le groupe fait un "wowww" de stupéfaction. Je me retourne vers le serre file et je lui sors " sunt Francez " ! Là il se détend et comprend mon comportement bizarre. Au bout de 5mn il tente dans un Français très compréhensible de m'expliquer les grandes lignes de l'historique de la grotte et à mon tour de lacher un " wowww" quand il m'annonce que la fameuse colonne s'est faite en 22000 ans environ. La visite continue par une petite salle où en son centre il y a un squelette entier d'ours sur le flanc ( 3m de long et poids estimé à 600kg). Belle bestiole ! La visite terminée, nos vendeurs de babioles sont sur le pied de guerre et nous attendent de pieds fermes. Heureusement j'ai mon pare feu de soixantenaires. Moi je file en douce direction la voiture pour consulter la carte et prendre enfin une décision pour le petit train à vapeur de Vaser. J'essaye de faire un calcul juste et quand apparaît sur ma calculatrice 350km, la décision s'impose d'elle même. La balade en train ce sera pour un prochain séjour en Roumanie. Je savoure ces derniers instants de nature avant de rejoindre Oradea pour ma dernière nuit. Une fois n'est pas coutume je rejoins Oradea, la plus grande ville de Crisana, par une route pleine de nids de poule et d'ornières. Il faut dire que la circulation de camions y est très dense. En arrivant sur place je fais du change pour faire le plein et je me balade dans cette jolie ville qui a un centre doté de très beaux bâtiments et d'une rue piétonne très agréable. Il fait chaud et j'en profite pour me mettre au frais dans une église. 2 prêtres donnent une messe. Je m'assois un bon 1/4h pour écouter leurs jolis chants religieux. Et toujours cette ferveur des Roumains qui à chaque entrée dans une église viennent embrasser un chevalet et un crucifix tout en se signant du signe de croix à plusieurs reprises. Certains prient à genoux, d'autres restent debout et se signent presque frénétiquement, une femme prit à genoux et pleure. Moments intenses et agréables à la fois. J'en ressors apaisé et je continue de flâner en ville. Je cherche désormais un restaurant qui rediffuse le match de la France. Je trouve mon bonheur dans la rue piétonne. Beaucoup se demande qui est ce grand agité qui saute à chaque but et occasion de la France. Ma dernière soirée en Roumanie se termine bien car on a gagné 5-2 contre la Suisse. Maintenant au dodo car demain c'est parti pour 48h sur les routes qui me ramèneront en France.
El Nido avec ce tour opérateur? English translation pending
by Hotwaker · 2014-02-27 · 93 replies
bonjour Nous serons à el nido dans quelques semaines. Nous envisageons de partir 3 jours pour visiter les îles avec Nativ' Exploration Palawan à El Nido. Nous aimerions avoir quelques retours d'expérience. merci 🙂
Réussir son séjour en Thaïlande malgré les troubles actuels English translation pending
by Sunhae · 2014-02-27 · 308 replies
La discussion sur le meme theme venant d'etre fermee, en voici une autre pour continuer a informer les voyageurs en langue francaise. Donc pour les futurs touristes soucieux, a nouveau les points sensibles a eviter imperativement a Bangkok :

Avenue Ploenchit, du carrefour de Ratchaprasong au carrefour de Chitlom Intersection Silom Rd et parc Lumpini a Sala Daeng Asoke Pratumwan Complexe gouvernemental de Chaeng Wattana Pont de Pan Fah

Selon la loi en vigueur, tout non ressortissant thai qui se mele aux manifestant est passible d'expulsion immediate. Tous les sites le long de la Chao Phraya sont safe. Le transport depuis et vers les 2 aeroports se passe comme normal, meme si il est conseille de prendre une marge temps supplementaire. A ce jour, tous les transports publics fonctionnent normalement. Les grands shopping malls sont ouverts, mais attention a l''emplacement de certains situes au coeur des points sensibles. Les eviter imperativement. Ne pas se ballader non plus aux abords des points sensibles, les fusils a grenade M79 recemment employes lors des attentats ont une portee de 375 metres....
Le Mali souffre: pas de touristes ni de voyage! English translation pending
by Iknane · 2012-12-20 · 136 replies
il faudrait que cette guerre cesse car il faut qu'on voyage tranquillement partout au mali. les touristes se fond rare maintenant au mali c'est pas normal. ILS FAUT LA PAIX AU MALI POUR QU'ON PUISSE ÊTRE HEUREUX
Bigoodi chez Dixie et les Yankees – Boucle du sud-est des Etats-Unis depuis Washington English translation pending
by Bigoodi · 2012-10-14 · 5 replies
Bigoodi chez Dixie et les Yankees – Boucle du sud-est des Etats-Unis depuis Washingtown

Celà faisait longtemps que nous n’étions pas retournés au Etats-Unis… Après un 1er voyage à New York fin 98, puis un gros mois passé dans l’ouest au printemps 99, j’avais un peu boycotté la destination tant que Bush y était encore président… Puis nous avons attendu l’opportunité d’un taux de change intéressant pour nous décider à visiter le grand Sud-est cette fin d’année 2011… Au départ j’étais partie pour aller voir les états du Sud uniquement (Louisiane, Floride, Carolines, Géorgie…), mais le prix des billets d���avion en a décidé autrement : 800 € environ pour Miami et 435 € TTC départ de Lyon pour Washington (par personne)… Nous n’avons pas hésité longtemps ! Type de voyage : Voyage en couple, location de voiture et 2 premières nuits d’hôtels réservées depuis France itinéraire préparé à grosses mailles avant le départ, et ensuite voyage au jour le jour ! Préparatifs : - Billets d’avion pris en direct sur le site de Lufthansa en juin (pour un départ début novembre) - Voiture réservée environ un mois avant le départ sur e-locationdevoiture.fr. C’est la première fois que j’utilisais leurs services : ma fois, bon rapport qualité prix, délais de réponse par mail très corrects, et pas d’obligation d’appeler un n° excessivement surtaxé pour le moindre renseignement (suivez mon regard !). 39 jours, Hyundai accent 5 portes : 792 € soit 20.3 € par jour km illimités et assurances incluses Voiture - Les petits moins : - Le loueur était Alamo : si j’avais su, j’aurais pris sur internet la voiture économique 3 portes : Ils n’en ont pas sur le parc, et nous nous serions retrouvés dans la même gamme pour un peu moins cher. Je craignais d’avoir un coffre trop petit pour nos bagages, mais pour 2 adultes, la Hyundai était parfaite, bien que la vendeuse ait essayé de nous refiler le modèle au-dessus. .La voiture n’était pas très propre à l’intérieur et nous avons du rajouter du liquide pour la direction assistée en cours de route (entretien laissant à désirer de ce point de vue). .Nous étions sensés avoir une assurance dépannage mais la vendeuse à l’accueil voulait nous la vendre quand même en supplément, donc je ne suis pas sure de ce qui se serait passé en cas de panne… (nous ne l’avons pas prise) .Enfin, ils facturent un plein au départ, il faut donc penser à rendre la voiture vide au retour. -Hôtel : Comme il n’y a pas de métro direct entre l’aéroport et le centre de Washington, et vu le prix des navettes pour 2, j’ai finalement opté pour la solution de prendre la voiture dès la sortie de l’aéroport… Se pose alors la question du parking… J’ai donc choisi de passer les 2 premières nuits au Travelodge d’Alexandria : il propose un parking gratuit, n’est pas très loin du centre d’Alexandria et de la station de métro qui vous emmène au centre de Washington en moins de 30 mn…101 USD la nuit TTC petit (très petit) déjeuner inclus. Pas très glamour, un peu vieillot, mais propre et d’un rapport qualité-prix, il me semble, assez correct pour le secteur.

Itinéraire approximatif

1/11 – Washington DC – Alexandria Nous atterrissons à 16h30 comme prévu, mais le temps de récupérer les bagages, chercher un distributeur (tous étaient HS ce jour-là aux arrivées), aller chez Alamo (par une navette gratuite, leurs bureaux sont à 5 mn de l’aéroport), faire les formalités pour récupérer la voiture, nous taper les bouchons de fin de journée (nous n’avons pas pris la route à péage, c’est sans doute une erreur), il est environ 19H quand nous posons enfin nos valises au Travelodge. Pas de folie ce soir ! Nous allons à pied dans le centre d’Alexandria (15 mn environ) et cassons la croute au O’ Donnell : pub sympa et bonne Guiness !

2/11 – Alexandria - Washington DC – centre – Georgetown Alexandria : Nous nous levons de bonne heure et après un petit déj léger, nous voila partis à pied en direction du Potomac. Les berges sont bien aménagées, il fait frais mais beau, la lumière est dorée et la ballade sympathique. Puis nous remontons la rue principale jusqu’à la station de métro : c’est commerçant et le look assez british (beaucoup de maisons en briques). Nous voilà arrivés au métro : il faut prendre son ticket au distributeur, mais heureusement qu’un employé fort sympathique nous aide… Il faut choisir sa destination, le tarif qui correspond à l’heure de pointe ou pas, ne pas se tromper sur le nombre de tickets, et choisir soi même le bon prix… un peu prise de tête la 1ère fois! Washington DC. Nous décidons de commencer par l’est et descendons à eastern market environ 30 mn plus tard. Les stations se ressemblent toutes, sont tristounettes mais propres et fonctionnelles. Je peux vous dire que nous aurons bien marché ce jour là ! Quartier de capitol Hill, résidentiel et sympa avec toutes les décos d’halloween en prime, puis la bibliothèque du congrès, le capitole (extérieur seulement car il y avait une conférence ce jour là ), le mall : nous entrons seulement au museum d’histoire naturelle faute de temps, mais c’est un sacrilège de n’avoir pas visité les autres musées… je sais ! une autre fois surement… La maison blanche, puis sur notre lancée nous partons à Georgetown (sympa aussi, ça ressemble un peu à l’ambiance d’Alexandria), et nous revenons fourbus en longeant le Potomac jusqu’à la station de Foggy botom. Nous n’aurons pas le courage de continuer sur les mémoriaux aujourd’hui… C’est un peu speed, il faut se lever tôt, mais c’est faisable en une journée. Je pense qu’en prenant son temps et en visitant de beaux musées on doit pouvoir passer facilement 3-4 jours à Washington s’en s’ennuyer. A noter : à Alexandria un trolley gratuit vous emmène du métro jusqu’au centre par le rue principale.. Sympa, sauf qu’on n’a pas pris la bonne rue pour redescendre… Mais nous n’en sommes plus à ça près de marche à pied… Soirée à nouveau à Alexandria où nous optons pour le restaurant «la tasca » : buffet de tapas a volonté pour 100 USD pour 2 avec de la bière, bon mais quand même un peu cher pour la qualité…

3/11 – Virginie :Shenandoah NP – Skyline Drive– Charloteville (210 miles -> pour mémoire 1 Mile = 1.6 km, en gras dans les titres, la ville où nous faisons escale pour la nuit) La boucle qui nous attend est longue, aussi nous avons décidé de ne pas passer plus de temps à Washington au départ. Nous voila donc partis ce matin, en voiture cette fois, direction Shenandoah. Aucun problème pour sortir de Washington DC… Les directions sont bien indiquées et la co-pilote est parfaite (c’est moaaaaaaaa) ! Nous nous arrêtons au visitor center de Front Royal pour obtenir des infos sur le parc et la skyline drive parkway. Ils nous donnent une carte, les temps de parcours, les endroits où s’arrêter… Tip top ! A savoir : en règle générale n’hésitez pas à vous rendre dans les visitor centers, la plupart du temps ils seront très accueillants et vous donneront de bons conseils, ils ont parfois internet et PC à disposition (denrée de plus en plus rare dans les hôtels : on ne trouve souvent que l’accès wifi), des coupons pour les hôtels, enfin, vous y trouverez parfois des discounts ou la gratuité sur les parkings. Ils peuvent aussi vous fournir de bonnes cartes routières de leur état (parfois de l’état d’à coté mais c’est plus rare)… Et détail pratique : les toilettes sont quasiment toujours propres ! Bon, nous voilà donc partis sur la mythique skyline drive road : nous avons raté les week ends surchargés d’automne (il parait qu’il y a foule pour voir les forêts colorées), mais c’est encore très joli : beaux panoramas, nombreux points de vues très dégagés sur la forêt, et au moins nous sommes tranquilles (entrée dans le parc 15$ pour la voiture). Nous faisons aussi quelques petites balades à pied conseillées sur la carte (forêt, rivières), puis sortons en fin de journée à Charloteville, 1ère halte parmi les villes ‘historiques’ du secteur s’étant distinguées pendant la guerre de sécession. La ville est étendue et nous trouvons le visitor center in extremis avant la fermeture. Ils nous donnent 2h de parking gratuit et nous conseillent le holiday inn ou le sleep inn. Nous optons pour le Sleep Inn un peu moins cher (93$ : la plupart des prix que j’indiquerai pour les hôtels sont pour 2 avec le parking et 2 petits dej le plus souvent très corrects, sinon je le précise). C’est bien mais si avions su, nous serions allés au nord de la ville sur l’axe où tous les motels se trouvent et sont meilleurs marché, car de toutes façons, même depuis le sleep inn, il faut prendre la voiture pour se rendre dans le centre. Visite à pied de « la » rue commerçante : nous tombons pendant un festival de cinéma et c’est assez animé. Nous dinons au Commonwealth au bout de la rue commerçante, bar resto branchouille, bondé, sympa, bon, mais bruyant et un peu chérot…

4/11 - Fredericksburg – Richmond- Williamsburg (199 M) - Virginie Nous allons faire un tour au must du coin “Monticello” demeure de Jefferson. Le site à l’air sympa mais ça nous parait un peu cher (17$) pour visiter une maison « historique » de 1800 et quelques, et en plus, je ne suis déjà pas fan de vieilles bicoques en général… Nous préférons continuer. Nous voila un peu plus tard au nord est à Fredericksburg : 2h de parking gratuit (système de contrôle ‘bizarre’ par une voiture qui circule et filme les gens qui se gare en enregistrant leur heure d’arrivée). Nous visionnons un petit film sur la ville et le secteur au visitor center et allons faire un tour : petits commerces coquets et centre plutôt résidentiel. Richmond : franchement, la ville nous a paru sinistre et peu rassurante malgré le sympathique accueil du welcome center, et une arrivée pourtant en plein jour. Bref, nous n’avons pas du tout envie de passer la soirée ici même si Spielberg est en train d’y tourner, et nous nous sauvons direction Williamsburg. Là c’est sympa, on ne s’y attendait pas mais c’est un « véritable village historique » avec figurants costumés, reconstitution de scènes de batailles etc… On se croirait dans un décor de film. La visite de la ville est gratuite (si l’on n’entre pas dans les demeures ‘historiques’), nous la parcourons au pas de course car la nuit tombe. Puis nous retournons dans la zone commerciale qui fait office de « vraie » ville et prenons une nuit au Comfort Inn, 52$ petit dej inclus, nous mangeons à coté au Fireside Chophouse (bonne viande, mais accueil assez froid).

5/11- Jamestown - Petersburg – Bedford – Ronaoke – (227M) Le lendemain, nous retournons faire un tour à pied (et à la lumière du jour) dans Williamsburg puis partons jusqu’à Jamestown, un peu plus au sud. Là aussi, c’est historique et reconstitué (coté bateaux), mais payant… Et en dehors du parc d’attraction il n’y a rien à voir, nous repartons donc à l’est en suivant la jolie route 5, le long de la james river, direction Petersburg. Là aussi l’accueil du visitor center (une vieille banque reconvertie) est sympathique, mais le tour du centre est vite fait et on arrive rapidement dans des quartiers plutôt délabrés. C’est franchement bizarre ce secteur du sud de Washington : on dirait un genre d’apartheid (certes le mot est un peu fort…quoique), avec des villes pauvres de noirs, dans certains cas des quartiers plus riches de blancs juste à coté, mais surtout pas de mélange. Et quand on traverse les banlieues en voiture, ça sent franchement la dèche… Tout ça nous laisse une drôle d’impression. Nous continuons la route vers le parc des Great Smoky Mountains. Arrêt rapide à Bedford (mémorial de la 2eme guerre mondiale que nous ne visiterons pas) avant d’arriver à Ronaoke, d’où nous pourrons reprendre la suite de la skyline drive : la blue ridge parkway. Nous allons poser nos bagages au sud de la ville au Quality inn (65$), visitons le centre (market street est sympa), et dinons au Quarter resto cajun, bonne ambiance, repas correct (47$ pour 2 avec la bière).

6/11 – Blue ridge parkway – Blowing rock – Asheville (316M)- Caroline du Nord Ce matin, le pare brise est gelé. Et aujourd’hui nous allons changer de fuseau horaire, d’état (Caroline du Nord) et passer les 1000 1ers miles. Première étape le long de la route au visitor center de rocky knob histoire de récupérer des infos sur les points à voir, puis halte un peu plus au sud à Mabry Mill, joli moulin, l’un des sites les plus photographiés de l’état. Nous continuons direction blowing rock : agréable station touristique de montagne, puis direction Asheville. Pas de chance, la route est coupée… Qui plus est la jauge d’essence commence à entamer dangereusement la réserve et autant vous dire que les stations ne sont pas pléthores dans le coin (dans tous les parcs d’ailleurs, il est fortement conseillé d’entrer avec le plein). Nous faisons donc un détour par le lac tahoma et trouvons une station in extremis, avant de rejoindre Asheville. Nuit au Days’Inn (59$) et repas à la Lexington avenue brewery dans le centre (37$)

7/11 – Great Smoky Mountains – Cheerokee- Knoxville – Tennessee (219M) Nous commençons par un arrêt rapide à Cherokee. Le nom est évocateur mais la ville et ses alignements de boutiques à touristes beaucoup moins… Nous entrons dans le parc par Oconaluftee (gratuit) et c’est parti pour une journée d’exploration dans le parc : jolie ballades à pied notamment au Clingmans Dome d’où la vue est spectaculaire et vaut bien la grimpette, le alum cave trail est sympa aussi. Par contre je ne conseille pas la loop de cades cove, où nous nous sommes retrouvés à faire la queue (en voiture) sur une petite route de terre sans rien d’extraordinaire. Nous sortons du parc vers 16h30 et poursuivons jusqu’à Knoxville. En chemin Sevierville : ville /parc d’attraction inattendue à cet endroit. Le centre ville de Knoxville est animé, nous dormons au red roof Inn ( 62$ sans petit dej), et dinons au Downtown Inn and Brewerie…décidément on s’abonne aux breweries (repas 30$ pour 2, y compris la bière bien sur).

8/11 – Nasheville !!! (208M) Très Sympa : l’arrivée dans Nashville est plutôt impressionnante avec tous ces buildings et le “batman” qui les surplombe (building à Oreilles de chauve souri). On trouve une place à proximité du visitor center sur broadway : encore un accueil tip top, le préposé nous indique toutes les animations gratuites et leurs heures, nous montre sur une carte le parcours touristique à faire à pied et nous dit où se situent les motels bon marché et le parking le moins cher du centre ville (7eme avenue vers la library, nous paierons 8$ pour l’après midi et la soirée). 1ère mission : poser les bagages à l’hôtel, nous partons vers le sud et optons pour le Red Roof lodge 65$. Pas très glamour, dans une zone industrielle en bordure d’autoroute, mais bon rapport qualité prix et à ¼ d’heure du centre ville en voiture… Nous n’en demandons pas plus ! Nous repartons vagabonder dans Nashville : super ambiance, du monde et de la musique de partout, en plus pour un mois de novembre, il fait chaud et nous nous promenons en tee shirt. Un petit tour le long du riverfront, une bière au BB King Bar, déambulation sur Broadway, puis nous nous mettons en quête d’un resto : tout est plein, nous trouvons une jolie place à la fenêtre du Margaritaville : music live (country évidemment), fenêtre ouverte sur Broadway street, tip top ribs… que demande le peuple ? (60$) A noter : nous avions gagné une heure aujourd’hui mais le soleil se couche à 17h15… Désormais les jours sont courts

9/11 Franklin – Leipers fork – Memphis (246M) Nous prenons la Natchez trace parkway vers le sud : 1ere étape à Franklin. C’est joli mais il pleut des cordes ce matin, aussi, nous ne nous attardons pas. Petite Halte à Leipers’ Fork sur la route : jolie maisons et boutiques d’antics, puis nous mettons le cap à l’ouest. L’arrivée à Memphis est moins sympa. Au bord du Mississippi (quand même !), le visitor center est l’un des rares peu accueillants sur lequel nous soyons tombés (surement un mauvais jour…), mais ils nous parlent de l’éconolodge en centre ville, pas très cher avec un coupon. C’est là que nous découvrons les coupons : des magazines, par état généralement, qui vous permettent d’obtenir des réductions dans les hôtels (environ 10 $ par nuit) : la plupart du temps si vous ne réservez pas, et hors vendredis, samedis et jours fériés. Par contre il vaut mieux demander d’abord s’ils ont une chambre disponible, car sinon ils vous disent souvent qu’ils n’ont plus de place quand ils vous voient débouler le coupon à la main… L’éconolodge est bien placé mais la fille qui nous accueille est plutôt désagréable… pas moyen de voir la chambre avant 15 H (elle allait sans doute bientôt arrêter son service)… On se dit qu’on va faire un tour et qu’on verra bien. On trouve à se garer pas loin de Beale street et nous allons faire un tour à pied, mais là aussi c’est plutôt mort et pas franchement accueillant : le blues quoi ! Après notre petit tour nous tentons quelques hôtels, tous chers et retournons à l’éconolodge : miracle, la fille est partie et le nouveau réceptionniste est beaucoup plus sympa, la chambre est correcte : 80 $ avec petit déjeuner (léger) et parking. C’est surtout sympa de se dire qu’on n’aura pas besoin de reprendre la voiture pour une fois. Nous repartons à pied, visitons la ville (pas géniale). Nous nous arrêtons à l’hôtel Peabody vers 17h pour voir la foire aux canards : des canards dressés qui tous les jours à la même heure sortent de la fontaine du lobby du palace sur un tapis rouge pour prendre l’ascendeur et retrouver leurs quartiers, avec tout un cérémonial organisé par le concierge… et des tonnes de curieux qui regardent ! ça vaut le coup d’œil… Encore un petit tour sur Beale street qui commence quand même à s’animer, puis nous allons diner au Charles vergo’s rib’s rendez vous : le roi du cochon. C’est dans une petite rue toute moche derrière le holiday inn et non loin du peabody : C’est sympa pour l’ambiance et le décorum, et le prix est correct, mais ne vous attendez pas à de la haute gastronomie… Ils mettent du cumin dans la sauce barbecue des rib’s, voila tout (enfin je pense)…46$ le repas pour 2. Retour à pied à l’hôtel, la ville nous a paru moins festive que Nashville…c’est sans doute le blues qui veut ça !

10/11 – Mississippi - Claksdale – Vicksburg (314M) En route vers le sud, le long du Mississippi ! Eh bien je ne m’attendais pas à ça… Les champs de coton, c’est sympa au début, mais c’est plat et morne au bout d’un moment quand même… Les villes sont pauvres et peu attrayantes…On comprend pourquoi ils se sont rabattus sur la musique dans un coin pareil ! Clarksdale ne nous emballe pas du tout, nous continuons par la route 1 sur Vicksburg que nous avons par contre bien aimé (magasin, antics, ambiance tranquille, belles demeures …). Nous prenons une chambre à l’éconolodge équipé, miracle, d’internet avec PC (60$) et bon poisson chez Rusty (70$ avec du vin si je me souviens bien…). Pour info, nous avions aussi demandé au casino (bateau à aube sur le fleuve) s’ils avaient des chambres mais elles étaient à 79$.

11/11 – Jackson – Port Gibson – Natchez (188M) Visite de Jackson pour commencer la journée, ne ratez pas le chouette musée des beaux arts, gratuit qui plus est. Les tableaux de Glenray Tutor notamment, très colorés et hyper réalistes m’ont interpellée. Nous quittons Jackson par la fin de la Natchez trace parkway (aujourd’hui, nous franchissons les 2000 miles). Une étape à Port Gibson (multitudes d’églises et de belles maisons), puis nous arrivons dans l’après midi à Natchez : Cette ville là, nous l’aurons bien aimé : visitor center encore tip top et avec du coca gratuit ! Belles demeures « antebellum », jolie ballade « historique » à faire (circuits à pied et en voiture), bon hôtel (best western 70$) face au Mississippi, et bon petit resto : Breaud’s top ribs (53$). Une étape vraiment sympa… A noter, si vous ne trouvez pas d’hôtel à Natchez, il semble y en avoir aussi en face, de l’autre coté du pont…

12/11 – Louisiane - Baton rouge – St Francisville – Breaux Bridge (263 M) Toujours cap au sud. St Francisville pour commencer : Sympa, de jolies maisons. Un peu plus tard, nous voila à Baton rouge…Well well well, c’est une grande ville, morte, aucune ambiance en ce 12/11 férié. Mais c’est quand même bien de pouvoir monter au sommet du capitole et profiter de la vue panoramique (gratuit). Ensuite, nous nous sauvons à l’ouest, cap sur les les bayous ! La route vaut le coup à elle seule : une sorte d’autoroute sur pilotis (2 en fait, 1 par sens de circulation), et d’immenses marécages autour… Nous suivons le panneau du welcome center de l’Atchafalaya et nous faisons bien : un petit film sympa sur le bassin, des expositions chouettes et un accueil sensationnel : nous repartons avec des cartes, des conseils sur les visites, les restos, une tentative de parler français et un CD de musique cajun en prime ! Bref : le tip top de tous les visitor centers que nous ayons vus…et on en a vus ! Il est déjà tard, le visitor center nous a indiqué où aller voir le coucher de soleil : sur le lake Martin, sur la 31 entre Breaud bridge et St Martinsville…tourné vers l’ouest, mousse espagnole et reflet des cyprès dans l’eau… C’est vrai que c’est beau. Nous ne cherchons donc pas longtemps l’hôtel pour ne pas perdre de temps et nous retrouvons au Super 8 de breaux bridge : à éviter ! à bruyant et pas très net. 56$. Nous allons manger à Pont Breaux genre de guinguette cajun dans une grange reconstituée, musique live et bonne ambiance (62$).

13/11 – Henderson – Butte la rose - St Martinsville – Lake fausse pointe – Lafayette (163 M) – pays Cajun Aujourd’hui, nous arpentons les petites routes du pays cajun : j’adooooooore ce coin. Nous allons nous promener au lake fausse point state park entrée 2$ : nous nous promenons à pied, mais il est possible de louer des canoés un jour moins venteux… nous voyons quelques alligators, des tatous, et le paysage est agréable. A Lafayette nous nous posons à la Quinta (62$) Bonne chaine hôtelière, bon rapport qualité prix parmi toutes celles que nous aurons pu tester. Nous retournons diner en bord de bayou chez Pat’s à Henderson (67$) : salle de danse et resto. L’accueil est superbe, Dee, notre serveuse inoubliable, et l’ambiance bon enfant. Ils font hôtel aussi à coté, ça doit être pas mal mais toutes les chambres économiques étaient prises lors de notre passage. (72 à 95$). Dans ce genre de resto avec music live à Lafayette, on nous a aussi conseillé Randols et Préjean mais nous n’avons pas eu l’occasion de tester.

14/11 - Pays cajun toujours – Environs de New Iberia (81M) Nous allons voir le musée Jean Lafitte à vermillon ville, qui raconte l’histoire du pays cajuns, entre Québec et Louisiane, le village reconstitué est fermé le lundi mais le musée est très bien. Nous allons aussi faire un tour de l’autre coté au sud ouest de la ville à l’acadian village, c’est mort et décevant, à mon avis même un jour plus animé…. Nous allons ensuite à New ibéria, visiter la fabrique de Tabasco (très sympa) et les jungle gardens à coté (16$ pour deux, bien aussi : nous verrons de gros alligators mais malheureusement ce n’est pas la saison des oiseaux), les jardins sont très chouettes et la promenade en voiture bien agréable. Nous finissons la journée au magasin de konriko (producteur de riz) : c’est un genre d’épicerie touristique genre celle qu’on voit dans la petite maison dans la prairie, très bon accueil ! Faites-y un tour même si vous n’allez pas visiter la fabrique. Nous dormons au Day inn (77$, la ville est plus agréable mais plus chère que Lafayette) et dinons au Little River inn (80$, bon repas). J’en profite pour faire un petit point non exhaustif sur la gastronomie cajun : étouffée (écrevisses et riz), alligator, poisson chat et Tabasco !

15/11 – Cypress Mort state park – Houma – Cocodries – Thibodeaux (240M) Allez, on va voir jusqu’au bout ce que ça donne ! Direction Cypressmort State park (entrée 2$). La route 319 est sympa, au bout c’est plutôt désert hormis des maisons sur pilotis, quelques pêcheurs, un ponton et une loutre. Après un petit tour à Franklin (sympa), nous repartons sur Houma. La ville n’est pas agréable et le tour vite fait. Nous partons donc sur Cocodries. La route est très chouette mais c’est la fin de saison et nous ne trouvons pas de chambre. Nous remontons donc chercher un gite à Thibodeaux : ce sera finalement le Day’s Inn (78$) et un repas rapide à Foundry on the bayou (35$)…nous sommes claqués !

16/11 – Lac des allemands – lac du bœuf – Grand Isle – la Métairie (banlieue New orleans) (221 M) Je me disais bien que nous trouverions l’occasion de faire un tour en bateau sur les bayous… Eh bien ce sera pour aujourd’hui avec Raplh Zam’s tour, sur le lac du bœuf : très sympa, il parle cajun, prend le temps de nous expliquer, nous montre ses alligators, nous passons 1h30 bien agréable en sa compagnie (50$ pour 2, il n’y a que nous sur le bateau). Sinon j’aurais bien aimé essayer aussi sur le lac Martins avant le coucher du soleil, ça doit valoir le coup (panneau indiquant des tours à coté de la jetée), mais l’occasion ne s’est pas présentée. Nous descendons ensuite jusqu’à grand Isle state park (2$), des petits airs de fin du monde en cette arrière saison : nous ne trouvons pas à nous loger et reprenons la route 1 vers le nord, le long du bayou Lafourche. Il est tard, nous ne trouvons rien à Larose et prenons donc la direction de la Nouvelle Orléans. Nous ne voulons pas chercher en centre ville à cette heure ci et optons pour la Quinta de la Métairie, zone industrielle dans la banlieue ouest de NO (62$). Diner au NO Hamburger non loin de là 25$ (sympa et bon rapport qualité prix).

17/11 - New Orleans (15M) Nous y voilà ! Nous préférons chercher une chambre dans le centre ce début de matinée plutôt qu’hier soir dans la nuit. Après un petit tour au visitor center de basin, nous testons sans succès plusieurs hôtels chers ou n’ayant (soit disant) plus de chambres avec coupons comme le best western par exemple (coupon à 55$, mais pas de chambre en dessous de 149$…). Nous finissons par trouver une très jolie chambre au NO Courtyard, toujours grâce aux coupons (69$) : la chambre n’est pas très grande, mais donne sur un joli patio au calme, nous pouvons garer la voiture gratuitement à 2 pas dans la rue, et le centre est facilement accessible à pied (sinon avec le visitor center il y avait un pkg en centre ville à 10$ , la journée). Nous nous posons rapidement et avons donc toute la journée pour découvrir la ville : c’est chouette, agréable : nous tombons à un moment pas trop bondé mais quand même animé, ça nous va bien ! Beaucoup de galeries, de jolies boutiques, des rues telle qu’on les as dans la tête avant de venir, avec musique (jazz cette fois) et balcons en fer forgé… Nous tombons sous le charme. Un sympathique peintre toulousain qui expose là nous conseille de diner chez Antoine, l’une des institutions de la ville : c’est ce que nous faisons mais nous sommes bien déçus : le service est parfait, le décorum y est, c’est certes très chic, mais l’addition est franchement trop salée pour ce qu’on trouve dans les assiettes, je déconseille vivement … (154$ avec le vin et le pourboire imposé de 15 ou 20%).

18/11 - Plantation Laura – Biloxi (225M) – Mississippi à nouveau L’hôtel est très bien, mais nous avons eu la mauvaise surprise de dormir dans la chambre voisine d’un couple de tarés de l’Alabama (le mot n’est pas trop faible) qui a passé toute la nuit à s’insulter malgré nos quelques coups de gueule… le réveil est un peu dur… Après un dernier petit tour en ville, puis un passage par les quartiers de Trémé, faubourg marigny et garden district, nous partons sur la route des plantations. La R18 n’a rien de très intéressant et nous sommes contents d’atteindre « Laura » (18$ par personne), la visite est intéressante : histoire de la plantation, de la famille, des créoles, vie des esclaves etc… ça vaut le coup d’en voir au moins une. Nous reprenons ensuite la route 10, plus directe vers l’est, et quittons la Louisiane pour faire halte à Biloxi. Bye Bye bayous mais c’est aussi un plaisir de longer la mer à partir de Bay St Louis sur la 90. Très bonne étape : nuit au Quality inn, face à la mer sur la 90 (80$) et bon repas au Back Bay Seafood resto à quelques miles de là sur la 605 (56$).

19/11 – Ocean’s springs –Dauphin island – Mobile (166M) Alabama Visite d’Ocean Springs : très sympa aussi bien coté plage que coté centre (shearwater pottery, et dreampainters : artiste accueillante et très agréable). Juste après la limite avec l’Alabama, nous descendons à Dauphin Island : ballade nature d’une heure environ, entre forêt et rivage, très chouette. Nous arrivons à Mobile en fin de journée. Un tour au visitor center, en centre ville (rapide, pas grand-chose à voir), et nous allons prendre une chambre en banlieue ouest à la Quinta (63$). Retour au centre pour une dégustation d’huitres à toutes les sauces, miam, chez le fameux Wintzell’s (73$). Entre l’hôtel et le resto, nous passons par government road : très belle avenue bordée par de grands chênes et de belles maisons à colonnades.

20/11 – Fairhope – Montrose - Pensacola (149 M) - Floride Cette route cotière est bien agréable (alternative 98), et les petites villes traversées aussi : Fairhope, Point clear, l’eau devient claire, le sable blanc, ça sent la Floride même si nous sommes toujours en Alabama. Gulf shores au sud : grosse station balnéaire A Pensacola (Floride), l’office du tourisme (difficile à trouver : vers le pont direction 98) nous conseille d’aller voir le musée aéronaval. A la base, nous ne sommes pas emballés mais décidons d’aller y faire un tour quand même… Heureusement ! C’est tip top, et, même pour les non passionnés (comme nous) d’histoire militaire ou d’aviation, on se laisse prendre : ce serait vraiment dommage de passer par là sans s’arrêter. Prévoir tout de même un peu de temps car il y a plusieurs grands hagards à parcourir. En sortant il y a aussi un phare et une jolie plage à aller voir un peu plus loin sur la base militaire. Nous ne voulons pas revenir en ville et repayer le toll (1$) et restons donc de ce coté de l’ile de santa rosa : nous faisons bien car nous trouvons un super Days’inn (santa rosa 67$ sans coupons un dimanche soir), nous n’avons pas la vue sur mer mais sommes juste à coté. Nous allons voir le coucher de soleil, il y a aussi une route payante 8$, mais si vous vous garez juste avant, vous avez le même soleil ! (sinon la route vous conduit à l’extrémité ouest de l’ile). Diner au non moins tip top Flounder’s (belle déco genre caraïbes, bonne ambiance et bon repas de poissons, 73$) à Très bonne étape ! Hôtel et resto sont à proximité du pont (un peu à l’est).

21/11 – Grayton – Seaside – Mexico beach – Panama city – Apalachicola (185 M) Nous continuons vers l’est par la très jolie route 399 puis rejoignons la 98 à hauteur de Navarre. C’est trop tentant : petite baignade à Grayton beach (5$ quand même pour l’accès). Nous poursuivons le long de la cote : seaside (genre de ‘Pleasantville’), puis nous suivons la la route 30A jusqu’à Panama city : grandes tours en bord de mer qui ne nous inspirent guère, Mexico beach, Port St Joe… Aucun hôtel ne retient notre attention, nous ferons donc étape à Apalachicola ce soir : la petite ville est jolie, les chambres d’hôtes ‘historiques’ ne sont pas données : Nuit au best western (93$) un peu moins cher mais cher, quand même… Le seul autre motel du coin, plus bas de gamme, ne donne pas franchement envie… Repas au Boss Oyster house (73$), le long de la rivière. Aujourd’hui nous avançons à nouveau les montres d’une heure et franchissons les 4000 miles.

22/11- Talahassee – Wakula springs Edward Ball NP – Crystal river (297 M) Voilà une étape que je ne conseille pas du tout de faire comme ça… 1er arrêt du jour à Talahassee (moyen), mais là aussi le visitor center est mal indiqué, décidément ça se répète Floride ! Autre étape un peu plus au sud au Edward Bell Park (6$) et nos 1ers dugongs ! (vaches marines / lamentins / manatees). L’eau est très claire, une plate forme est aménagée pour qu’on puisse les voir d’en haut, des ballades en bateau sont possibles aussi avec les rangers. Petite promenade dans le parc, et nous reprenons la route vers Crystal river. Cette route 98 est monotone et vraiment trop longue après Wakula springs, et il n’y a pas beaucoup de localités le long et rien à visiter. A la réflexion nous aurions peut être dû continuer vers l’est et faire escale vers Lake city pour voir Okefenokee wildlife refuge ou la forêt du coin, puis une autre étape au sud à Ocala et sa forêt avant de rejoindre Tampa. Il est donc tard quand nous arrivons à Crystal river, et nous nous arrêtons sans trop chercher à l’éconolodge (59$). Diner au Cracker’s (26$, sympa).

23/11 – Ybor - St Petersburg / Tampa – Sarasota (229M) L’éconolodge de Crystal river… Quelle erreur ! Le lendemain matin, ils ont la bonne idée de faire venir les plombiers pour vérifier leur chaudière à 8h00, résultat pas de douche possible, une réceptionniste incompétente, même pas d’excuses ni de discount (bien sûr, le chef n’est pas là, pas joignable, et l’informatique est en panne aussi… pourtant la carte bancaire est bien passée hier soir, elle !). Et il n’y a plus de café après 9H00 car l’heure du petit déj est passée puisque nous avons perdu notre temps à parlementer. Bref nous sommes surement tombés au mauvais moment mais l’adresse est à éviter absolument, ils sont trop nazes ! Nous nous sauvons donc de ce trou sans regrets… Bon, notons qu’il y a sans doute quand même de jolis tours à faire (beaucoup de pubs pour nager avec les dugongs… nous n’avons pas testé) Nous voilà à Ibor, ville sympa à dominance cubaine : cigares, cafés, architecture et ambiance latino St Petersburg et Tampa sont en fait quasiment la même ville, nous n’y ferons qu’un tour en voiture : il pleut. La côte est assez moche dans ce coin : grandes barres d’immeubles- résidences de vacances sans aucun charme. C’est un peu mieux en continuant sur le sud : Anna maria, Longboat key, Lido. Escale du soir au vieux Day’s Inn de Sarasota (50$), centre commerçant... Repas chez Barnacle (61$)

24/11 – Sanibel/Captiva – Naples (216M) Poursuite vers le sud par siesta beach : bien aménagée, surveillée (petite cabines genre alerte à Malibu), grande, mais pas très belle. Casey key est parsemée de belles villas : ça vaut le coup de voir ça mais très peu d’accès à la mer. Puis arrivent Sanibel et Captiva, là ça devient carrément chicos : les 2 iles séparées seulement par un petit pont, sont plus tranquilles que la côte : villas de luxe, plages célèbres pour leurs coquillages, mais les hôtels sont chers… trop chers (130$ mini pour une chambre plutôt médiocre) ! Tout est cher en fait : 6$ pour entrer et on ne peut même pas se garer sans payer (2$ par heure)… ou se faire aligner (nous y avons échappé de justesse mais avons bien repéré les pervenches locales). Allez, on repart, pour finir la journée à Naples, juste à temps pour le coucher de soleil sur la plage, apparemment une institution ! La ville regorge de belles demeures à l’italienne et de boutiques de luxe (un petit air de cote d’azur)… Un peu ‘m’as-tu vu’, mais disons que c’est mon côté ‘mauvaise langue’… Nuit à la Quinta 7 miles plus loin sur la 951, très bon rapport qualité prix à 57$ avec les coupons. Pizza en centre ville pour le diner (50$) .

25/11 – Marco Island – everglades ouest – Homestead – Florida City (214M) Nous continuons notre route par un petit crochet sur Marco Island…Pas la peine : c’est moche ! (parkings payants, plages privées, condos..). Nous ne trainons donc pas plus avant d’arriver à la porte ouest des Everglades (westcoast). En effet, le parc est immense et se compose de plusieurs points d’entrée : l’ouest où nous commençons est plutôt un point d’entrée maritime. J’hésite à prendre le tour en bateau…A l’accueil, un ranger sympa nous indique que même en voiture nous verrons de jolis coins, des oiseaux et des crocos. En plus il y a du vent ce jour là, donc pour les dauphins ça risque d’être rapé… Nous voilà donc repartis en voiture avec la bonne carte des rangers (la blanche) et les points où s’arrêter. Ce coin là est Top ! Magnifique ! Une belle lumière dorée, des alli, des crocos, des oiseaux, des ciprières en veux-tu en voilà ! Prenez les petites routes ‘graveled’ dans ce coin, ça vaut bien la poussière ! Et arrêtez-vous tout au long du chemin dans les visitors centers qui proposent souvent des balades ou aménagements sympas à proximité immédiate. En fin d’après midi nous avions pour idée de dormir dans la banlieue de Miami : 1er hôtel complet, 2eme hôtel, complet…ouuuh ça sent pas bon ! Même à l’aéroport, une des rares chambres qui reste est à 100$. En fait, il y a une gay pride + le black Friday (supers soldes nocturnes), ce jour là… Bref tout est booké… Donc changement de programme ! Nous décidons d’aller voir + tôt que prévu les Everglades est, et Miami attendra ! Il fait donc nuit quand nous prenons la route 1 pour Homestead… Pas grand chose en vue, mais nous aimerions bien nous poser… Nous poursuivons jusqu’à la dernière ville avant la route des Keys : Florida city. C’est finalement là que nous resterons 2 nuits, au comfort Inn (68$ par nuit). Nous sommes trop vannés à direction le wendy’s en face de l’hôtel et fast food ce soir (14$) !

26/11 – Everglades est - Florida City (124M) De ce coté-ci, l’accès au parc est payant (10$ pour 2 avec la voiture), nous nous promenons toute la journée : il faut descendre dans les divers visitors centers (Ernest Coe, flamingo). Il y a souvent des parcs aménagés sympas pour des photos de crocos /alligators de près, des expos ou simplement des infos sur les coins à visiter. Attention ! Dans certains coins, les moustiques sont coriaces, ils nous obligent à rebrousser chemin (on croise au passage 2 pêcheurs emmitouflés jusqu’en haut du crâne, même leurs yeux et leurs dents ne se voient pas !). Dans le visitor center suivant, nous apprendrons que c’est dans cette zone que l’armée teste ses répulsifs à moustiques… Une bonne journée, même si le coin est moins magique que le côté ouest où nous sommes passés hier (pas mal de vent aussi aujourd’hui). Repas chez Sonny’s (44$)

27/11 – Key West ! (141M) Une route mythique nous attend aujourd’hui, mais ça commence mal, après le chek out nous découvrons un pneu complètement à plat au moment de mettre les bagages dans la voiture…Heureusement, super Archie est là : le patron de l’hôtel nous demande les papiers de la voiture, appelle l’assistance d’Alamo (heureusement parce qu’entre le tapez 1, tapez 2, tapez 12 selon tous les cas de figure possibles, avec des termes de mécanique au milieu, je crois qu’on aurait eu du mal…). Il nous laisse la chambre autant qu’on veut tant que le problème n’est pas réglé, c’est sympa car d’habitude, les motels sont plutôt vigilants sur l’heure du check out (heureusement que ce n’est pas arrivé à l’éconolodge d’où vous savez)…L’un de ses employés nous aide à mettre la roue de secours, et Archie nous fait un plan pour nous indiquer où aller faire réparer (selon les accords avec Alamo). Ça n’est pas très loin mais ça prend un temps fou en paperasse. En plus ils nous conseillent de trouver un centre auto pour remettre du liquide pour la direction assistée (qu’ils n’ont pas)… La roue crevée ne nous aura donc rien couter sauf du temps. Sinon si j’ai bien compris, je crois qu’alamo propose aussi de vous envoyer quelqu’un pour réparer là ou vous êtes pour 40$, je ne sais pas s’il faut quand même faire réparer la roue crevée en plus… Avec toutes ses mésaventures il est quasiment midi quand nous finissons par prendre la route. Merci Archie !!!!!!!!!!!!!! Allez au Comfort Inn de Florida city !!!! Les keys : la route est belle. Je m’attendais à une succession de ponts genre viaduc de Millau au-dessus de la mer des caraïbes, mais pas du tout, il s’agit plutôt d’une nationale qui traverse une succession de petites iles et un grand pont à peu près au milieu… Il y a pas mal de vent, c’est foutu pour le snorkeling aujourd’hui, et en plus comme nous sommes partis tard, nous faisons seulement de petites haltes à anne’s beach, Islamorada et Sombrero beach avant d’arriver au bout du bout : Key West. L’ambiance est tout de suite sympa en arrivant (à part le visitor center ‘privé’ plutôt avare en infos, surtout quand il se rend compte qu’on ira voir les chambres par nous-mêmes), il vaut peut être mieux tenter l’officiel sur Duval street. On fait un tour en voiture et essayons de négocier les hôtels/ chambres d’hôtes… glourp c’est cher dans les 130$ (ou très moche à 80$)… J’ai bien quelques coupons…tentons ! Les 1ers ne donnent rien (hôtels miteux) et puis, bonne pioche ! Nous nous retrouvons un peu au nord du centre (qui reste quand même accessible en 20 mn à pied) dans un joli petit hôtel, Harborside motel, sur une marina à 74$ : à ce prix on a juste le café mais il y a un frigo dans la chambre et l’apéro / petit dej sur le ponton est bien sympa, le patron aussi ! Le parking étant gratuit à l’hotel, nous partons à pied nous balader en ville et le long du port… On en a plein les pattes mais c’est cool. Diner chez Mickael’s, sur margaret street, bon mais un peu cher, et trop de moustiques en terrasse. Crabe, canard, chocolate volcano pour 106$, dont pourboire de 18% d’office. Louie’s backyard sur vernon street nous a été recommandé aussi (cher également).

28/11 - Key west – Pigeon key – Coral gables – Miami Downtown (183M) Ce matin, nous repartons flâner sur le vieux port, au bahamian village, puis faisons un petit tour sur la plage (uniquement du sable apporté d’ailleurs, à cause des cyclones), avant de reprendre tranquillement la route dans l’autre sens. Toujours pas mal de vent…tant pis pour le snorkeling du coté de key largo… Nous nous arrêtons à Pigeon key où il est possible de se balader à pied sur un vieux pont désaffecté qui jouxte le nouveau. Puis nous remontons doucement sur Miami. L’arrivée est assez impressionnante : on entre dans le centre aux multiples buildings ultra modernes, bien loin de l’image du quartier art déco qu’on a tous en tête. Toujours en voiture, nous faisons un crochet par le beau quartier de Coral Gables / granada boulevard, puis little havana, avant d’arriver à Miami Beach (le quartier art déco en bord de mer). Toujours avec nos coupons, nous allons au Day’s Inn no 4299 sur collins avenue (80$ sans petit dej) un peu plus au nord : l’accueil est moyen, mais l’hôtel est un peu excentré sur le nord mais bien placé : jolie piscine, balade du front de mer à 2 pas. .. et nous avons la chance de trouver une place de parking dans la rue (gratuit la nuit de 18h à 8h00, ensuite 1$ par heure). Nous nous posons, puis prenons l’apéro sur le front de mer dans le jardin de l’hôtel (nous avons nos réserves de pastis et prenons soin d’acheter régulièrement les cacahuètes, ce qui fait que nous nous retrouvons souvent à trinquer dans des coins bien sympas !). Et c’est parti pour longer la plage jusqu’au quartier art déco. Bon, c’est sûr que ça faisait plus court en voiture, on en aura plein les pattes au retour !.De beaux hôtels se succèdent en bord de mer et le quartier art déco, au sud, est sympa, coloré et animé (beaucoup de restos), par contre aucun resto ne nous inspire vraiment et nous dinons au Friday (37$). Retour à l’hôtel par l’intérieur mais la rue bien que sans à priori danger particulier dans ce coin la nuit, n’est pas très agréable à pied…et longueeeeeeeeee ! (nous nous sommes rencardés au préalable, il vaut mieux être prudent à Miami semble t’il…)

29/11 – Miami – Key Biscane- Coconut grove – Fort Lauderdale (74M) Allez, retour à Miami beach (en voiture cette fois), puis visite des environs : retour par le centre et direction south beach, key biscane et coconut grove, 2 quartiers résidentiels et riches, puis nous remontons la côte en direction du nord. Holywood semble plus décontractée, sympa. Il fait beau et la mer donne envie : nous nous arrêtons de bonne heure à Fort Lauderdale pour profiter un peu de la plage cet après midi. Hôtel moyen, mais sur la rue en bord de mer, on traverse en maillot : Waterfront Inn (78 $ avec un petit dej très réduit et incluant 10$ de parking). A l’hôtel, nous rencontrons un couple du Texas qui a économisé pour partir en croisière du genre âge tendre et tête de bois avec ZZ Top, et d’autres stars dont on se souvenait des tubes mais aux noms qui ne nous disaient rien. Ils semblent assez amers sur l’évolution de l’économie américaine et sur la politique menée par O’Bama et trouvent qu’il y a moins de travail qu’avant, surtout dans les zones touristiques et que la population s’appauvrit au fil des années… Fort Lauderdale est posée sur toute une ramification de canaux bordés par de belles villas avec leur petit ponton et leur petit (ou gros) bateau. Nous partons vers l’intérieur en quête d’un resto et ‘tombons’ sur Chima brazilian steakhouse : beau, chic, cher et très bon ! Menu unique avec viande à volonté (161$ pour 2 avec le vin). Voila le concept : il y a un buffet (légumes, salades, fromage etc…) et les serveurs sont chacun spécialisés dans un type de viande : quand vous voulez les appeler, vous placez un repère à coté de votre assiette et ils accourent avec une brochette géante dans les bras : vous pouvez choisir la cuisson que vous préférez et vous abstenir sur des morceaux dont vous n’avez pas envie, mais reprendre plusieurs fois vos préférés, la viande est délicieuse et le repas gargantuesque, nous ne regretterons pas l’addition cette fois ci !

30/11 – Palm Beach – Pelican Island – Cocoa beach (206M) Nous remontons toujours vers le nord…Riviera beach, Pompano, Boca raton …Ici c’est une succession impressionnantes de magnifiques villas calfeutrées derrière leurs hautes grilles, sur des dizaines de kilomètres, peu d’accès à la mer, c’en est indécent toute cette richesse concentrée ici… Nous faisons un tour dans Palm beach mais ne sommes pas emballés, on trace ! Ensuite la route 1A est assez monotone, arrêt à Pelican island pour voir la plage (pas mal). Nous arrivons à Cocoa Beach en fin d’après midi, nous passons la nuit au days inn (72$), cap canaveral est en face, l’hôtel ne donne pas sur la plage, mais il y a un ‘pier’ à 5 mn à pied où nous cassons la croute (30$) en regardant les surfeurs : étape sympa.

01/12 – Kennedy Space center – Daytona Beach(88 M) Vous l’aurez remarqué, il fallait faire un choix et nous avons donc zappé les parcs d’attraction de Floride. Mais nous sommes quand même à Cap canaveral et c’est mythique ! celui là ne nous échappera pas… (92$ pour 2). Ça nous a plu : visite guidée en bus des différents sites, expositions de nombreuses fusées et équipements divers et variés, simulation de décollage… La journée passe très vite et nous n’avons pas tout vu ! Prévoyez du temps (plus d’une demie journée) ! Nous n’irons donc pas bien loin ce soir : arrêt à Daytona days inn sympa à 55$ près de la plage, un peu au nord du pont où passe la 421, Kitchenette, internet : bon hôtel. La plage est agréable, il est autorisé de rouler dessus dans un périmètre bien défini. Nous retraversons le pont pour diner à Aunt Catfish, sur la rivière (bon rapport qualité prix aussi à 54$).

02/12 - St Augustine – Jacksonville – Fernandina beach (165M) Tout le monde nous parle de St Augustine…eh bien nous sommes déçus : village ‘historique’ à la Disney, beaucoup de monde, ça sent le graillon à tous les coins de rue, tout cela nous semble bien artificiel… on se sauve ! Un tour à Jacksonville (grande plage), puis nous suivons la très jolie 105 / 1A (amelia island), et nous terminons cette journée à Fernandina beach : très sympa, aussi bien dans le centre que coté plage. Nous dormons en bord de plage au Seaside amelia inn (71$), repas dans le centre au mexicain du coin, Pepper (35$)…

03/12 – Jekyll island –Savannah – Brunswick - Tybee island (212M) - Georgie Nous quittons la Floride pour la Georgie. Un petit arrêt au bord de la 95 pour récupérer cartes et coupons au welcome center : ceux situés en bordure de nationale à l’entrée des états sont mieux achalandés à ce niveau là que ceux des centre villes depuis la Floride. 5$ pour aller voir Jekyll island : plutôt chouette, notamment la pointe sud en bord de mer. Nous remontons par Brunswick : joli pont avant d’arriver par la R25, tour rapide par le centre et direction Savannah par la 95 (il devient impossible de longer la cote dans ce secteur). Malheureusement il y a une fête ce soir et nous ne trouvons pas de motel, il est déjà assez tard mais nous nous décidons quand même d’aller un peu plus loin à l’est sur Tybee island : nous avons bien fait, c’est une petite station balnéaire agréable, l’Howard Johnson est très correct pour 70$... et nous nous régalons au ‘crab shak’ le long de la rivière : spicy crabs et autres dégustations aquatiques (59$). Ils ont aménagé une sorte d’étang autour du resto où barbotent 2 gros alligators : à faire si vous êtes dans le secteur !

04/12 – Savannah – Beaufort – Port royal – Charleston (157M) – Caroline du Sud Nous voilà en pleine patrie de Pat Conroy, qui m’a donné depuis longtemps envie de découvrir cette partie du globe à travers ses romans. Nous commençons par une bonne ballade dans les rues de Savannah : belles demeures, petits quartiers un peu à l’anglaise, mousse espagnole, nombreux parcs, Savannah river, la ville a du charme et nous nous laissons séduire. Puis nous poursuivons au nord en longeant plus ou moins la côte, très découpée à ce niveau : Port royal (le tour est vite fait), puis Beaufort. Beaucoup de casernes et de bases militaires dans cette zone : nous arrivons à Beaufort au moment de la parade de Noel : défilé militaire, fanfare, clubs sportifs, commerçants, politique… On dirait que toute la ville s’est donné rendez-vous pour défiler sur les ‘chars’. Beaucoup de monde et circulation bloquée…au début on trouve ça marrant, mais 2 heures plus tard nous avons hâte de voir les pompiers clôturer la marche ! Du coup nous arrivons assez tard à Charleston et en plus l’accès est assez bizarre (Ponts, sens uniques, signalisation pas évidente…). Après avoir fait un tour en voiture et pu récupéré une carte de la ville au visitor center (fermé mais ils en laissent en général à disposition dehors). Nous ressortons du centre et optons pour le Sleep Inn - 58$. Les coupons sont difficiles à trouver dans cette zone : il faut les demander aux offices de tourisme de l’état (sur la nationale à l’entrée dans l’état), les visitor centers de centre ville n’en distribuent pas par ici… retour en ville pour diner au Roogan’s porch (63$ atmosphère et cadre agréable, repas correct).

05/12 – Charleston – Mont Pleasant – Georgetown – North Myrtle beach (160M) Puisque nous n’avons pas vu grand chose hier soir, ce matin nous repartons découvrir Charleston un peu mieux : à pied et de jour. Nous nous garons au visitor center (6$ pour quelques heures). Le bus est gratuit comme souvent dans les villes touristiques, et tout comme Savannah, la ville est très plaisante : bord de rivière, belle maisons et jardins, ruelles à l’européenne, halles : ça change un peu des villes stéréotypées que nous avons vues très –trop- souvent… Et c’est reparti vers le nord par la R17 : Mont pleasant et sullivan’s Island : successions de petites maisons en bord de plage, georgetown, Pawleys Island : entre rivière et Océan, maisons sur pilotis, pontons pour la pêche à la crevette, Surfside beach, myrtle beach…stations balnéaires sans grand charme : immeubles- hotels en bord de mer, boutiques à touristes…. Bof, nous faisons halte sans conviction à Noth myrtle beach désertée à cette époque : Ocean’s Drive resort en bord de mer à la hauteur de Main street. 57$ très bon rapport qualité prix avec balcon sur l’Océan, sans petit dej, mais avec une kitchenette. Hamburger le long de la route principale chez logan’s 28$... On nous avait conseillé Benett’s seafood buffet, mais nous ne l’avons trouvé qu’en repartant le lendemain…

6/12 – Wilmington – Topsail - Atlantic beach (186M) – North Carolina 1er arrêt de la journée au visitor center sur la 17 à hauteur de Shalotte et de la doc sur la Caroline du Nord où nous venons d’entrer. Ensuite, halte rapide à Wilmington : petite ville animée, rues pavé et waterfront agréable. Puis nous faisons un crochet sur la 210 pour voir les jolies plages de Topsail et nous terminons la journée à Atlantic beach en calculant d’être suffisamment proche du ferry demain matin sans avoir à se lever aux aurores. Nuit au Windjammer (57$ sans petit dej mais il y a toujours un frigo et de quoi faire thé ou café) à coté du sheraton : sur la plage, jolie vue, cadre très sympa : nous avons du bol, ils ferment demain pour la saison ! Repas dans un cadre agréable sur l’eau au Channel marker à coté du pont vers Morehead (82$).

7/12 – Outter bank’s – Nag head’s (154M) Nous remontons par Beaufort (sympa) puis prenons la la jolie route 70 pour prendre le ferry à Cedar Island aujourd’hui pour traverser les ‘banks’ (15$, pas besoin de réservation à cette époque de l’année, le visitor center précédent nous a donné les horaires, il y en a 4 par jour). Les banks consistent en une enfilade de petites îles sauvages parsemées de quelques villages qui s’animent sans doute beaucoup plus en été. Les iles sont en longueur : au milieu, une route et du sable de chaque coté, des phares : sauvage et plutôt chouette. Ocracoke isalnd et le phare de cape Hatteras, pea island, bodie Island…Nous terminons la journée à Nags head au blue héron (63$ sans petit dej)… Il y avait beaucoup plus de motel au nord si nous avions poursuivi ¼ d’heure de plus mais tan pis… Nous sommes sur la plage et dinons au Blue Moon dans la petite zone commerciale du surfside plazza, beach road, un peu plus au nord (très bon, 65$).

8/12 ––– Manteo - Back bay -Virginia Beach (191M) - Virginie Visite de Manteo : centre ville et waterfront mignons : une étade sans doute plus agréable que Nags head si nous avions su… Puis nous remettons cap au Nord direction Norfolk qui ne nous inspire pas du tout… Nous repartons donc en direction de la cote à Virginia Beach : grosse station touristique. Nous allons directement au 4 sails sur les conseils du visitor center : c’est sans doute le meilleur rapport qualité prix du voyage : 57$ sans petit dej pour un petit studio avec balcon sur l’atlantique et une chambre séparée donnant sur la ville. Kitchenette, parking, baignoire balnéo… que demander de plus ! Nous partons visiter la réserve de back bay : ce n’est pas vraiment la bonne époque pour les oiseaux mais tant pis, le cadre est joli et très bientôt nous devrons dire au revoir à l’Océan alors profitons-en…. Apéro sur ‘notre’ balcon sur l’océan et repas chez Tautoy’s (62$). Au retour nous prenons par le front de mer (à pied) pour regarder de nombreuses animations en néon sur plusieurs centaines de mètres : un peu plus tôt de nombreuses voitures défilaient au pas pour voir ça. Nous apprenons par la réception de l’hôtel que c’est une institution ici…et que c’est payant normalement…mais nous sommes passés à travers !

9/12- Chincoteage - St Mickaels (254M) - Maryland Ce matin nous prenons le plus long pont tunnel du monde qui traverse la baie de Cheasapeake par la R13… Ce sera l’un des rares péages significatifs lors de ce voyage, mais justifié (19$). Un petit tour sur la très jolie Chincoteage island où nous nous baladons dans la réserve : c’est la saison des oies sauvages. Ca sent le retour… Nous décidons de faire une dernière étape à St Mickael… C’est très joli, mais cher, et en plus il y a la grande parade de Noel demain (encore !). Tan pis, les villes les plus proches sont trop loin, et nous dormons au Best Western pour 108$... repas au Town dock (78$, lui aussi cher pour ce qu’on a)

10/12 Annapolis – Washington Dulles (119M) Allez un petit tour de bonne heure dans St Mickaels avant le début de la parade de peur de nous retrouver encore une fois coincés… (c’est qu’on a un avion à prendre ce soir !). C’est quand même joli, et là aussi, la parade à l’air d’un évènement : de nombreux bus arrivent, tout le monde prépare des chaises sur le trottoir, on commence à voir de vieilles guimbardes décorées se préparer…Ouuuuuh ça sent la route bloquée : nous ne demandons pas notre reste et n’en verrons pas plus… Ah si, quand même, sur la route du retour, une déco de Noêl géniale : imaginez, dans un champ, un avion à réaction grandeur nature qui a éperonné le traineau du père noël... Les rennes et les paquets parsèment les alentours et notre pauvre Père noël assis sur un gros cadeau, se gratte la tête tout abasourdi ! Génial ! Encore une petite visite : Annapolis, sympa : le port, la rue commerçante, le campus militaire… Et c’est la fin : nous prenons par le centre de Washington pour le revoir une dernière fois en voiture, cette fois, et nous retrouvons à l’aéroport sans encombre… Finished !

Impressions générales… Presque 1 an plus tard !

Comment dire ? Notre ressenti est mitigé…

Bien sûr, le pays est magnifique, on trouve des parcs sympas, de beaux paysages encore vierges et le voyage est facile : les visiters centers sont très pros, donnent beaucoup d’infos gratuites et avec une carte bancaire tout est ‘easy going’ : les routes, les hôtels et les repas à n’importe quelle heure… ce n’est vraiment pas une destination ‘prise de tète’… idéal pour un premier voyage individuel !

Au niveau budget nous avons eu de la chance de tomber à une période où l’euro est plutôt fort…

Pour le reste, nous avions eu une meilleure impression générale coté ouest, mais c’est peut être, aussi que nous vieillissons et avons plus de références maintenant… Globalement nous avons été assez déçus par les rencontres : la plupart du temps nous avons trouvé les américains assez fermés, très tournés sur eux mêmes, sûrs d’avoir raison sur tout : pas beaucoup d’autocritique, ni d’humilité, et un rejet assez systématique de ce qui ne leur ressemble pas… Ceci explique peut être cela : on rencontre aussi un patriotisme plutôt poussé, il faut dire que dans ce secteur, on ne peut pas faire 2 pas sans rencontrer une base militaire, un mémorial, un musée militaire, quelqu���un qui a été militaire ou qui nous parle d’un militaire dans sa famille…

Ceci dit, le voyage a tout de même été très sympa, et j’ai adoré la Louisiane et les cajuns !

Si c’était à refaire je passerais peut être plus de temps pour visiter ocala et okanofee forest en Floride, les everglades coté ouest, amelia island, hunting island, cumberland island entre la Caroline du sud et la Georgie…

7280 miles au compteur quand même, mais ça roule très bien et il y a très souvent des choses à voir en cours d’étape.

Les motels : dans notre gamme de prix les Days inn, Comfort inn et la Quinta étaient en général très corrects.

Budget total de 6360 euros pour 2 tout compris, sur la base d’un euro à 1.35$

Lectures pendant le voyage :

Le retour de Jim Lamar, de Lionel Salaun : j’ai bien aimé : une histoire de fraternité dans le Mississippi – très - profond

Famille modèle, d’Eric Puchner : tranches de vie d’une famille ruinée en californie

Le Pont des soupirs, de Richard Russo : Un épicier qui fait la rétrospective de sa vie : là aussi un bouquin qui permet de s’imprégner et de comprendre un peu mieux les mentalités américaine.

Et aussi… (ceux lus avant qui me viennent à l’esprit) - Les superbes Beach Music et Prince des marées de Pat Conroy qui m’ont depuis longtemps donné envie de découvrir Caroline et Géorgie… et plus récemment Charleston sud - le tip top Miraculeux destin d’Edgar Mint de Braddy Udall (il vient d’en ressortir un nouveau ! enfin !) - Les Barbra Kingsolver qui ont souvent une dimension écologique et se lisent tous seuls - Les James Frey et ses galeries de personnages improbables

Films : - La veille du départ nous tombons sur « j’irai dormir à Hollywood » de Antoine de Maximy, j’ai bien aimé… on the road ! - Dans l’avion : la couleur des sentiments (the help). La vie des « maids » dans le Mississippi il n’y a pas de cela si longtemps et qui donne à réfléchir…
Voyage en Chine du Sud, de Canton à Dali English translation pending
by Gressiaque · 2010-08-26 · 2 replies
Voyage en Chine du sud – de Canton à Dali (25 jours en mars-avril 2007)

Voyageurs expérimentés, nous reculions depuis plusieurs années devant la Chine. Peur de cet immense pays, de cette population que l’on imagine encore bloquée par un système pesant. Un entretien avec Robert-Emile Cannat, à la fin de sa conférence-projection de Connaissance du monde, a levé tous nos doutes. De plus, il a eu la gentillesse de nous donner les coordonnées du jeune guide chinois qu’il utilise lors de ses reportages… Le reste fut un superbe voyage.

Notre programme : Arrivée à Canton (Guangzhou)Vol Canton-GuilinGuilin-Yangshuo et la rivière LiCircuit en voiture et à pied dans la région des rizières en terrasses du Dos du dragon et dans les villages Yao et DongRetour à Guilin et vol pour KunmingCircuit en voiture : Shilin (forêt de pierres), Jianshui (belle ville du sud du Yunnan), Yuanyang (fabuleuses rizières en terrasses), retour sur Kunming pour remonter sur Dali et Lijiang (2 superbes vieilles villes)Retour par avion sur Canton.Moyens de transports : Vol Paris-Canton sur la China-Southern Airlines, partenaire d’Air France. Nous avons fait le vol aller sur Air France, le retour sur la compagnie chinoise (avion impec et service plutôt meilleur). Avantages : prix compétitif et 3 vols intérieurs pour presque rien. Le débit ne se fait que lors de l’émission du billet 15 jours avant le départ et non à la réservation.

Nous marchons beaucoup pour visiter les villes, sinon en taxis. Les chauffeurs de taxis chinois mettent (en général) le compteur et rendent jusqu’au dernier centime (pas de pourboire en Chine). Par contre, il est conseillé avoir la destination écrite en chinois.

Poste le plus onéreux, la location de voiture avec chauffeur (environ 70 € par jour). Nous avons fait ce choix pour réaliser un programme chargé dans des délais raisonnables, de plus nous étions 5 pour partager ce coût. Seule la voiture permet d’enchaîner les excursions sans être tributaire des horaires de train ou bus. Le réseau routier est très varié, on passe très vite de l’autoroute à la route infâme. Globalement pas de problème.

Monnaie : Appellation officielle le « Renminbi » RMB. Nom usuel le « Yuan ». 1 € = 10 Y

Hébergement : En Chine, dans les hôtels (pas les auberges), il est d’usage de verser une caution d’environ une nuit que l’on récupère en réglant la note. Dans la plupart des hôtels importants, la réception parle anglais, dans les villages notre guide était indispensable. Canton : nous avons réservé par internet à l’hôtel Aiqun, bien placé au bord de la Rivière des Perles (180 Y la double sans petit déjeuner) (rarement inclus, et c’est mieux ainsi, on peut aller déjeuner comme et où l’on veut). Hôtel datant de la période « coloniale », une partie neuve, l’autre ancienne. Beau bâtiment, mais nous logions dans la partie ancienne qui mérite quelques réfections. Moyen mais bon marché pour Canton. Pour les hôtels suivants, dans les villes, nous avons en général (après consultation de nos guides papier) pris les hôtels que notre guide nous proposait. Clientèle chinoise aisée ou pour touristes asiatiques (Japon, Corée..) bon rapport qualité-prix pour des doubles avec SdB et WC. Guilin : Elephant Trunk Hill, bien à 204 Y la double. Yangshuo : Morning Sun, bien à 150 Y Longji : châlet-hôtel sans nom au milieu des rizières sur le Dos du Dragon, une heure de montée raide à pied, bagage réduit monté dans des hottes par des femmes Yao (10 à 15 Y par porteuse). Chambre correcte à 100 Y. Très propre et proprio sympa. Repas midi, soir + petit déj : 77 Y par personne. Chengyang : vieille maison en bois sans nom à l’entrée du village Dong, très rustique, insonorisation inexistante. 110 Y la double. Diner à 87 Y pour 5 (pas terrible). Spectacle de danses possible sur demande, pas mal mais cher pour le pays à 100 Y par personne. Zhaoxing : hôtel neuf, très bien, au cœur du village, 160 Y la double. Diner + petit déj. 158 Y pour 5. Kunming : Xiangrui Hôtel (moins bien placé que le Camellia indiqué dans nos guide mais complet… beaucoup de touristes occidentaux). 260 Y avec p.dj. superbe et moderne. Jiangshui : hôtel inconnu, bien et confortable à 240 Y (prix affiché 388). Yuanyang : Hôtel Yunti, très bien à 270 Y. Dali : Landscape Hôtel. En catégorie VIP. Très bien à 280 Y. Lijiang : Hôtel Dexin. Très bien à 230 Y. Canton : Hôtel Victory, très bien mais à 580 Y la triple. Le Aiqun était complet avec la foire de Canton…

Notre circuit : Mercredi 21 mars : Canton, arrivée à 7.45 h (heure locale), pour nous 0.45 h. Aéroport neuf, immense. Formalités sans problème. Taxi 170 Y, le centre est à 25 km. On récupère un peu à l’hôtel, puis départ à la découverte de la ville. Notre hôtel est situé au bord de la Rivière des Perles, cœur de l’ancienne zone « coloniale ». Tout autour, c’est un mélange d’immeubles ultra modernes, mélangés à des « HLM »ratés, le tout cerné par des échangeurs routiers rasant les fenêtres. C’est aussi une population moderne et beaucoup de jeunes au look déjanté. Peu ou pas de touristes, les gens sont plutôt curieux, amicaux et souriants. On traverse le marché Quingping dans une partie plus ancienne. Chine plus conforme à nos clichés : petites boutiques de toutes sortes : multiples racines alimentaires ou médicales, les bestioles séchées, les pattes de tigres (eh oui !), les scorpions qui grouillent dans un récipient, bonzaïs, poissons, chiens de luxe (on ne mange pas ceux-là)… Beaucoup de choses à manger, très propres et odorantes. Dans toutes ces échoppes les vendeuses portent bonnet et manchettes de tissu… et tout le monde est souriant avec tout le monde... On craque pour des sortes de gros raviolis, très bons à 1 Y les deux. On arrive sur Xiajiu Lu et c’est le choc. Une grande avenue pietonne grouillante, bardée d’enseignes néon immenses, bordée de boutiques de mode, bijoux, chaussures… et devant chaque, des jeunes gens qui attirent les clients avec enthousiasme en piaillant (pour nous) et en dansant. On y trouve tout, un MacDo, un concert de rock en plein air, des centres commerciaux rutilants de lumière et partout des stands de brochettes… et une foule se promenant (énormément de jeunes, garçons et filles au look incroyable). On y passe l’après-midi. On dîne au restaurant Guangzhou… 2.000 places sur plusieurs étages. Personnel pléthorique, aux petits soins. Repas correct à 173 Y pour 5. Retour à l’hôtel, toujours à pied, dans une ambiance nocturne digne de Las Vegas.

Jeudi 22 mars : Lever matinal, notre avion pour Guilin est à 9.45 h. Notre guide est à l’arrivée. Temps couvert. On s’installe à l’hôtel. Repas rapide et on part visiter la ville, ses lacs et collines. On visite aussi le nouvel aquarium, très bien fait, et détail amusant, dans un aquarium géant 4 sirènes exécutent une danse aquatique très gracieuse. On découvre les points Internet, immenses salles bourrées d’ordinateurs, tous occupés par des jeunes… Comme à Las Vegas, on sert à boire à volonté aux joueurs (du thé). Nous n’avons pas réussi à nous connecter sur notre messagerie ? Après dîner, balade nocturne en bateau sur les lacs et canaux. Les berges et monuments ruissellent de toutes les couleurs et il y a même des musiciens par endroit. Très agréable, dommage que le bateau soit bondé de touristes chinois (très, très bruyants) et que le tarif soit élevé (170 Y par personne). C’est un point qui nous surprendra tout au long de ce circuit : le prix très élevé des entrées ou attractions par rapport au niveau de vie chinois.

Vendredi 23 mars : Il pleut. Fin de la visite de Guilin (parc des 7 étoiles, pont de verre, grottes..). Route pour Yangshuo, installation à l’hôtel. Ville très touristique. Visite de la Silver Cave (conseillée par notre guide plutôt que celle de « La flute de roseau ») et elle est effectivement superbe, immense, avec des éclairages de couleur, par contre beaucoup de groupes de chinois !!! Dîner sur une petite place près du marché couvert, pleine d’échoppes et de petits restaurants… brochettes, « momos », riz, 88 Y pour 5. On prend un café dans la rue principale pietonne : 70 Y !!! Rue très touristique, pleine de boutiques pour touristes.

Samedi 24 mars : Lever matinal. Comme on n’aime pas trop les petits déjeuners dans les hôtels chinois, on va dans une petite gargote pleine de monde près du marché. Mode d’emploi : on regarde faire… ensuite on prend une petite cuvette émaillée, on se fait servir une soupe aux nouilles avec une viande en lamelles au choix, on termine en ajoutant différents ingrédients. C’est très chaud, plutôt bon (attention aux ingrédients ajoutés, certains sont terribles) et cela amuse beaucoup les chinois de nous voir faire.. et pour 1 à 3 Y par personne. On fait un tour dans le marché, très asiatique. Le coin boucherie ferait évanouir nos comités d’hygiène. La viande est belle mais les étals plus que douteux, les gros morceaux sont cloués sur l’étal. L’ambiance est correcte, il faut s’habituer doucement au spectacle. On coupe, on tue, on ébouillante, on fait des pâtes, on tue des chiens devant la cage où attendent les autres… Marché très nature, les poissons sont coupés vivants en morceaux … c’est la Chine ! Retour à l’hôtel. On part à 9 h faire une croisière sur la rivière Li, de Xingping à Yangdi, il pleut encore ! On prend un bateau individuel (100 Y/personne). La balade est agréable malgré le temps. On voit à peine les pitons, mais cela donne une ambiance voilée romantique. Sur le retour, on croise une véritable armada de bateaux faisant la croisière au départ de Guilin, pleins de chinois bavards !!! On déjeune à Xingping pour 97 Y/pour 5. Ensuite on se promène dans un parc au bord de la rivière et on fait une balade sur un radeau de bambou avec petite gloriette, thé… gondolier local (80 Y/personne). Très zen. Un pêcheur et ses 4 cormorans ont commencé à pêcher tout près de nous. Un oiseau est remonté avec un beau poisson qu’il a essayé vainement d’avaler, les 3 autres battant des ailes. Le gars a fait déglutir le cormoran pour nous montrer le poisson. On s’attendait à une demande d’argent mais il nous a dit au revoir en s’éloignant !!! chance ou compris dans le prix ? Le radeau nous a déposé près d’un gigantesque banyan où il y avait une animation folle (on est samedi). Plein de chinois, sur des radeaux, d’autres sur la berge, en différents costumes loués de minorités, se faisaient prendre en photos en riant comme des fous. On a profité de l’occasion pour les photographier, pour leur plus grand plaisir… et souvent avec nous sur la photo. Retour à l’hôtel, au programme, un son et lumière sur un lac à 19 h. (320 Y/personne !!!). Par contre, très bien organisé, poncho pour la pluie fourni (heureusement inutile), spectacle magnifique avec une multitude de figurants pour une chorégraphie spectaculaire très graphique, y compris en éclairage.

Dimanche 25 mars : Journée décevante. Balade au Pont du Dragon, très vieux pont dans un petit village. Mais sous une pluie battante, pont et village ne nous font pas vibrer. En début d’après-midi nous repartons en bateau vers Fuli où l’on visitera de vieux villages. Pluie ou fatigue, l’ensemble est décevant.

Lundi 26 mars : Route pour Longji et le Dos du Dragon. On découvre dans une station service récente les WC à la chinoise !!! pas de porte, un petit retour de cloison empêchant une vue directe et une rigole d’évacuation. Un car de touristes chinois arrivant, les filles ne se sont pas attardées !!! Notre guide Robert nous a acheté des bricoles pour manger en route, que l’on complète en achetant un peu de fruits. Le ciel est plus dégagé et la région est belle. La voiture stoppe près d’un village et Robert nous explique (un peu tardivement) qu’il faut se constituer un petit bagage pour la nuit car la voiture ne va pas plus loin. On va monter à pied dans la montagne, ce petit bagage étant monté dans les hottes des femmes Yao qui sont là. Et l’on part en file indienne sur le sentier qui monte (raide) entre les rizières. Le soleil est revenu et l’on transpire à grosses gouttes, sauf les porteuses qui montent allègrement, souriantes et nous attendent quand on prend des photos. Le paysage est magnifique malgré quelques nuages. Après 1 heure de montée, on arrive à un grand chalet-hôtel où l’on passera la nuit. Accueil sympa, café, thé, pancake et chambres très propres pour ce coin perdu dans les rizières. On paie nos porteuses, le prix est 10 à 15 Y par fille. On donne 50 pour les 3. Elles sont contentes et demandent si elles peuvent faire la descente demain. On dit OK. Après on est assailli par toute une petite bande, dont nos porteuses, pour nous vendre diverses bricoles. Ambiance très sympa et rigolarde, elles sont gentilles comme tout. Parmi leurs objets il y a surtout des vieilles pièces de monnaie en argent (genre Tael je crois). Elles en ont toutes, de toutes sortes et les prix de 50 Y au départ, après des achats à 20 se stabiliseront à 10, sans insister beaucoup… L’hôtel est bien équipé, lave-vaiselle, micro-ondes, télé et la patronne nous a mitonné un bon dîner : porc aux pousses de bambou, petits légumes frits, riz, vin de riz chaud, tranches frites sucrées de patate douce.

Mardi 27 mars : Pancake au petit déjeuner. On part à pied dans les rizières. Le temps est correct et clair. On monte davantage et l’on a des vues superbes sur ces collines complètement sculptées par des générations de paysans. On ne s’en lasse pas, dommage que ces rizières ne soient pas inondées, ici c’est un peu tôt en saison. La descente dans l’après-midi est plus facile. On prend la route de Chengyuang, tellement défoncée que par moment on a crû rester enlisé. Arrivée à la tombée du jour. Hôtel du même style que les autres maisons du village… structures en bois, cloisons en planches à peine jointives… bref du rustique. On fait l’erreur de dîner sur place. On commande du canard… il n’y a pratiquement que des os et de la peau. Je râle et Robert nous fait servir un autre plat plus consistant. Depuis, je suis convaincu que j’avais tort et que le canard était normal (pour un canard chinois, qui n’a rien à voir avec nos grosses bêtes). On nous propose un spectacle privé de chants et danses Dong pour 100 Y par personne. C’est cher mais finalement c’était bien et intéressant. Une dizaine de filles et garçons, en costumes traditionnels, des instruments en bambou (lusheng, orgue à bouche) de toutes tailles et des chants plutôt mélodieux accompagnés de danses. Et ambiance apaisée avec l’hôtelier…

Mercredi 28 mars : Visite de Chengyang, village Dong, ses Ponts du vent et de la pluie, ses norias pour irriguer les champs, sa Tour du tambour, ses ruelles pavées de galets. C’est un recul dans le temps même s’il y a quelques antennes télé. Une porte ouverte laisse voir un intérieur d’un autre siècle avec parfois une femme en train de tisser. Des petits cochons noirs s’affairent au nettoyage des caniveaux sous l’œil placide d’un buffle… On reprend la route. Petite halte à Sanjiang pour acheter des fruits et Robert nous prend des « momos » sorte de gros raviolis et des « petits cakes ». On longe la rivière, jolis paysages. On fait une autre halte à Diping où l’on voit un Pont du vent en construction. Chantier ouvert où l’on se faufile pour admirer la technique et l’adresse des ouvriers (pas une pièce métallique, uniquement des assemblages en bois, et pas d’outillage électrique). Ces hommes se laissent photographier avec plaisir, fiers d’être admirés. La route s’élève et l’on commence à voir des champs de thé et l’on retrouve la montagne entaillée de rizières. A Tang’An les rizières sont en eau et c’est superbe. On n’a pas le temps d’entrer dans le village qui paraît pourtant superbe, avec les gens qui rentrent des champs et qui nous sourient en passant. On fait un polaroid d’un groupe d’enfants rieurs qui posent à la chinoise (en faisant le V avec les doigts), leur joie d’avoir ce cliché… Arrivée à Zhaoxing à la nuit. Dîner et repos. Il n’y a pas de vie nocturne dans ces villages.

Jeudi 29 mars : On a la matinée pour visiter le village. Robert nous quitte pour prendre le bus pour nous retrouver à Kunming demain à l’aéroport. Beaucoup de ponts du vent et de tours du tambour. Belle balade le long de la rivière bordée de maisons, toutes les scènes de la vie se font naturellement, gens souriants (il ne doit pas y avoir beaucoup de touristes occidentaux). Au détour d’une ruelle, on tombe sur une troupe locale qui va chanter et danser pour un petit groupe de notables chinois. On est invité à s’asseoir avec eux et filmé !!! Superbes costumes des danseuses, avec des variantes entre elles. Les chants sont très chinois… des aigus !!! On ne peut s’attarder, nous devons repartir à Guilin où l’on arrive à 19 h.

Vendredi 30 mars : Le matin, balade dans Guilin le long des canaux et départ pour l’aéroport en taxi (80 Y). Robert est bien à l’aéroport de Kunming et nous conduit à l’hôtel. On va dîner à l’Aoma (cité dans Le Routard), prix corrects, propre, mais une cuisine incendiaire ? on a tous la bouche en feu (et pourtant on compte 5 séjours en Inde). Pour calmer l’incendie on prend un Muesli aux fruits et yaourt. Avec bières et l’eau : 156 Y pour 5.

Samedi 31 mars : Hôtel chinois, petit déj. chinois !! Buffet avec plein de choses que l’on ne se voit pas manger à cette heure. On prend une collection de boulettes de différentes formes et couleurs, un verre de lait et des pâtisseries locales, en regrettant notre soupe de Yangshuo. On part en taxi pour le Temple des bambous (12 km). Série de temples richement décorés, dommage que les photos de Bouddhas soient interdites. Beaucoup de chinois prient et déjeunent devant les temples (des tables et sièges sont prévus). On repart avec nos taxis pour les Monts de l’ouest (16 km). Les 2 conductrices sont ravies, avec nous elles ont gagné leur journée, 165 Y chacune. On déjeune au pied du téléphérique qui nous coûtera 70 Y par personne mais économisera nos forces !! Au restaurant, une nuée de petites chinoises s’affairent autour de nous et nous préparent « les nouilles par-dessus le pont », spécialité locale. Un tas d’ingrédients : poissons, œufs, herbes, viandes, sont jetés avec les nouilles dans un bouillon très chaud, un peu gras. Au final, l’ensemble est bon, genre soupe chinoise haut de gamme. Le trajet en téléphérique passe au-dessus du lac Dian. Ensuite il faut prendre soit un télésiège, soit une petite voiture qui nous dépose au pied d’une montée assez sévère d’escaliers, parsemée de petits oratoires plus ou moins beaux (les divinités chinoises sont parfois aussi surprenantes pour nous que celles des hindous). Le tout, à flanc de montagne, parfois le passage se fait dans d’étroits boyaux creusés dans la roche. On monte jusqu’à la Porte du Dragon où des nuées de chinois se photographient mutuellement… Vues superbes sur l’ensemble de la montée. On dîne dans un petit restaurant près de l’hôtel. On choisit des poissons sur l’étalage, plus une épuisette de crevettes. Salle très propre, mais pas un mot d’anglais. Même les mots : riz, bière, écrits en pinyin dans mon guide ne fonctionnent pas. Il faut montrer sur les autres tables et même dans le frigo !! On nous sert très vite thé noir et crevettes, le poisson frit avec riz, le chef nous sert même des choses en plus. Tout cela très bon, ambiance très sympa… malgré le fait que la dizaine de serveuses et les patrons ne nous lâchent pas des yeux !!! 120 Y pour 5.

Dimanche 1 avril : On commence la journée par le marché aux fleurs et aux oiseaux (plutôt décevant). Le Temple de la compréhension de toutes choses (tout un programme !) est très bien, plein de portiques et de temples… et surtout de gens qui viennent prier et brûler de gros cierges de cire rouge. Globalement on a été surpris par l’état des temples, tous parfaitement restaurés et très fréquentés. On enchaîne par le Temple d’or, plusieurs bâtiments dans un grand parc. Belle promenade malgré le nombre d’escaliers, mais les temples sont moins beaux. On fait un peu de shopping dans les petites échoppes. Puis retour à l’hôtel et l’on retourne dîner comme la veille. On ne change pas une équipe qui gagne, dit-on… et les petites serveuses s’amusent tellement bien avec nous !!

Lundi 2 avril : Départ pour Shillin, à 86 km, avec notre nouvelle voiture (il y a même une plante verte entre les 2 sièges à l’avant). La Forêt de pierres, ensemble de pitons en calcaire gris (un peu les Tsingy malgaches), s’étend sur 26.000 ha, la partie ouverte au public 80 ha. Mélange de parc, d’étangs et aussi un véritable labyrinthe un peu fantastique au milieu de ces dents de pierre, mais c’est surtout une attraction très prisée des chinois. Et pourtant le prix de 140 Y devrait les faire reculer. Il y a nettement une partie de la population qui est sortie de la pauvreté et qui fait du tourisme. Le plus étonnant, il n’y a pas de tarif différent pour les étrangers comme on le voit dans certains pays. Il y a donc une foule énorme sur ce site, peu ou pas d’occidentaux. Des hordes derrière leurs guides, se photographiant dans toutes les attitudes (le paysage n’est pas important). Dur, il n’y a pas de plan du site, il faut se faufiler et essayer de voir l’essentiel en grimpant pour se repérer… et quel bruit !!! Balade à faire malgré tout, le site est beau, étonnant, très bien tenu, fleuri, et au détour d’un piton on trouve souvent une belle chinoise dans un ravissant costume local (elle pose pour les photos). On reprend la route pour Jianshui. La campagne est belle et fertile, mais les paysans travaillent encore à la faucille pour récolter le blé. On passe même sur une petite route où, comme en Inde, le blé est étalé sur la route et battu par les véhicules qui roulent dessus. Le vannage se fait, dos au vent, en versant le blé avec un panier plat spécial.

Mardi 3 avril : On commence la journée par la Résidence de la famille Zhang, située dans le village de Tuanshan à 13 km. Plein de vieilles maisons, de cours fermées, de porches ouvragés, de claustras. On est gênés car ces maisons sont habitées, mais ouvertes à la visite car historiques et il faut payer un droit d’accès au village. Certains se sont adaptés et ont des petites boutiques. Une maison a un livre d’or et on y découvre que l’on peut y manger. Robert discute avec les gens qui sont ravis. On va dans la cuisine et un menu est élaboré. Cette maison fait chambre d’hôtes pour les chinois car un groupe de jeunes (très branchés) descendent de l’étage, visitent la maison, prennent des photos et pour finir nous demandent de poser avec eux. Le repas prêt, on nous installe dans la pièce d’honneur où figurent 2 grands portraits des ancêtres. On nous sert un tas de plats : morceaux de porc frits, patates douces, fèves, morceaux de choux épicés, omelette, tofu grillé, légumes en lanières, du riz et du thé et de la bière. Bon, très propre et des hôtes hyper gentils. 100 Y en tout. On reprend la route pour voir le Pont du dragon, ouvrage ancien avec 17 arches et dessus 3 petites tours faisant portes aux toits superbes. La voie est si étroite que seuls passent vélos et voitures. Les camions doivent descendre dans la rivière et passer à gué… On revient à Jianshui pour visiter les Jardins de la famille Zhu. Immense résidence chinoise sur 2 ha. Une succession de courettes, séparées par de belles portes rondes et bordées de pavillons fermés par des portes sculptées toutes plus belles les unes que les autres. L’ensemble est parfaitement entretenu avec des jardins splendides. A voir absolument pour mieux imaginer la vie d’un riche clan au 19e siècle. On peut même y passer la nuit, dans des meubles d’époque, un hôtel est installé dans une partie de la demeure. On dîne au Xiangmanlou, indiqué par le Michelin, quelques touristes dont des français (on nous dit que dans cette région nous sommes majoritaires). Bon repas pour 135 Y à 5.

Mercredi 4 avril : Visite du Temple de Confucius. C’est plus un parc qu’un temple, avec de nombreux portiques, un étang avec un îlot relié à la berge par un joli pont et des pavillons. Il fait un temps gris et froid, donc pas idéal pour apprécier ce temple à sa juste valeur. Par contre, dans un pavillon, un orchestre traditionnel joue dès qu’il y a des visiteurs. A ces costumes et instruments curieux, à ces musiciens souriants, s’ajoute une musique très agréable. On passe un bon moment à les écouter, malheureusement, ils n’ont pas de CD à vendre. On prend la route pour Yuanyang par Gejiu. Route très moyenne, la région devient montagneuse, mais il y a beaucoup de bananiers. Arrivée vers 17 h. On traîne un peu en ville, sale et de peu d’intérêt. Seul point intéressant, il y a pas mal de femmes en costume qui viennent faire des achats. On tombe sur une livraison de chiens jaunes chez le boucher (c’est un travail pour certains de capturer ces chiens errants, ils sont tous de la même espèce et jaunes – on les trouvent dans les cartes au restaurant et c’est assez cher). Dîner très nul. Un plat très graillonneux, un autre uniquement composé de pattes de poules noires… rien de mangeable, on a mal choisi. On file rapidement car la desserte se fait avec un chariot sur lequel trône un gros bidon transparent dans lequel tous les déchets sont versés !!!

Jeudi 5 avril : Départ à 6 h pour voir le lever de soleil sur les rizières à Duoyicun. Brume épaisse qui se lève un peu sur le site… on est loin des images de R.E. Cannat. Le paysage est quand même très beau. On déjeune dans une gargote locale… pas terrible, on en donne une bonne partie à un gosse frigorifié et triste au bord de la route, et on lui laisse le poncho reçu à Yangshuo. On repart l’après-midi pour Jingkou, village animiste. Droit d’entrée : 60 Y pour 5. Village intéressant avec maisons au toit de chaume, pas mal de costumes, mais trop fréquenté. Gens peu souriant, demandant facilement de l’argent, des gosses embêtants… On termine par Laghuzui pour y voir le coucher de soleil…trop de brume. Dîner à l’hôtel très moyen, mais économique (40 Y). Beaucoup de français, ce serait le coin où l’on en voit le plus en Chine !!!

Vendredi 6 avril : Départ à 8.30 h pour le marché de Niujiaozhai à 30 km. Marché très intéressant et coloré. Pratiquement toutes les femmes sont en costume traditionnel, Hani, Yi et Dai. Aucun touriste à part nous et ambiance très souriante et curieuse (marché à voir d’urgence). Marché campagnard avec pas mal d’animaux (on passe rapidement le coin aux volailles – c’est la période de grippe aviaire), et plein de petits cochons noirs tenus en laisse. Le coin aux gros animaux se tient à l’entrée du village. Plein d’étals de tissus, laines colorées et broderies pour les costumes (les femmes cousent des bandes de broderies industrielles !!!). On a adoré ce marché, on y trouve de tout (il y a même un dentiste !) et les gens ne s’occupent pas de nous et vaquent à leurs affaires… idéal pour saisir des images naturelles, il suffit de montrer l’appareil avec un sourire si l’on est remarqué, il y a un sourire immédiat en réponse. On retourne à Laohuzui qui cette fois est à peu près dégagé du brouillard. C’est effectivement spectaculaire, un à-pic qui s’ouvre sur une immensité de rizières en terrasses de toutes formes et tailles. On déjeune là dans une petite gargote (correct) pour 80 Y. Ensuite, direction Bada pour un coucher de soleil sur les rizières. Le ciel s’est dégagé et sur le trajet on fait de nombreux arrêts tellement c’est beau. Bada offre un spectacle unique sur un panorama de rizières, même si ce soir là le coucher de soleil était discret. Retour à l’hôtel. Dîner qui confirme que Yuanyang n’aura pas d’étoile au Michelin.

Samedi 7 avril : On retourne à Kunming sous la pluie et le brouillard (cela semble fréquent dans ce coin). Journée de route. On dîne au Yunnan Flavor, près du Camellia. Il y a un spectacle agréable de danses et de chants. Par contre, si les plats sont corrects, le service est moyen.

Dimanche 8 avril : On part pour Dali. Temps médiocre mais belle route. Vieille ville touristique pour les chinois mais avec pas mal de « laowai » « étranger ». On se balade malgré le mauvais temps en faisant un peu de shopping (peu de choses intéressantes). On dîne au Bamboo Café, le patron parle un peu français et l’anglais, et la nourriture est bonne. Après, on fait un tour dans la rue principale. C’est superbe, les principaux bâtiments et les grandes portes de la muraille sont illuminés.

Lundi 9 avril : On remonte le long du lac Erhai jusqu’au marché de Shaping. Marché assez moyen, peu de costumes et peu d’étals. Seul intérêt, à l’extérieur, une sorte de marché aux nouilles en gros. La pesée des énormes sacs effectuée, ils sont chargés sur le dos de femmes qui les portent, pliées en deux, jusqu’au véhicule de l’acheteur. A Zhoucheng on visite un petit temple (on peut l’oublier) et un atelier familial de « batik local ». La technique consiste à coudre des petits paquets du tissu pour le protéger de la teinture. On obtient des zones blanches. Méthode compliquée et sommaire qui limite le nombre de couleurs. Rien à voir avec la technique indonésienne. A Xizhou, on visite la Maison des Yan où l’on assiste à un spectacle de danses Bai. Retour à Dali où l’on passe le reste de la journée en promenade dans la ville et dans les magasins pour chinois, style supermarché. On y trouve des choses incroyables, souvent d’un goût très éloigné du notre, et des articles tels des bocaux d’eau de vie pleins de serpents et autres horreurs.

Mardi 10 avril : Départ pour Lijiang. Il pleut et il pleuvra toute la journée. Route correcte, on monte car Lijiang est à 2.400 m. Beaucoup de cultures en terrasses, mais non irriguées. On fait un arrêt devant un immense bâtiment en rase campagne. Incroyable hall de gare grouillant de stands de bijoux en jade. Des centaines d’étals vendant tous la même chose ou presque et des milliers de touristes chinois se bousculant pour voir et acheter. Dans le fond, derrière des vitres, un atelier avec des ouvriers/ouvrières taillant et ponçant le jade… une fourmilière ! Deuxième halte, le même décor mais cette fois pour manger… Pour 20 Y par personne on a droit à 6 plats + du riz. Des baguettes et un bol et toute la table pioche dans les plats et jette ses déchets par terre… comme toutes les tables autour de nous. On est bien sûr les seuls occidentaux, donc point de mire de tous.. Installation à l’hôtel à Lijiang. On libère le chauffeur et Robert qui repartent, la visite ici peut se faire sans eux. Malgré le temps, on va à pied vers la zone touristique. C’est une vieille ville très agréable avec de nombreux petits canaux et petits ponts. Ruelles bordées de multiples boutiques de souvenirs et de petits restaurants. Beaucoup de monde dès que la pluie se calme. On va dîner au Petit Paris, français marié à une chinoise, arrivé en 1992 sur un forage pétrolier et jamais reparti. Bon resto mais très cher, il est vrai qu’ici c’est la foire aux touristes. Le long du canal principal, bordé de restos, des racoleuses en tenue de toutes les ethnies dansent et chantent à tue-tête (peut-être pour se réchauffer car il fait plutôt frais). Ambiance avec la foule et tous ces lampions rouges…

Mercredi 11 avril : Le ciel se dégage et on a même un peu de soleil. On grimpe un peu pour voir les toits gris de la vieille ville. On va au parc du Dragon noir, superbe avec son pont qui se réflète dans l’étang sur fond de montagne. A un endroit, plein de cadenas fixés à une rambarde par les amoureux… On continue la balade dans la vieille ville, scènes de rue amusantes, gens souriants, danses ethniques de vieilles dames sur la grand place (un groupe de touristes ? on n’avait jamais vu ces costumes). On va à l’aéroport prendre l’avion pour Kunming. Robert a bien fait notre réservation d’hôtel.

Jeudi 12 avril : Vol pour Canton. A midi on est à l’hôtel Victory, sur l’île de Shamian. On retourne dans le marché Quingping où l’on a remarqué des « biscuiteries » très fines lors de notre premier passage. Boutique avec des articles surtout destinés à une clientèle chinoise. Prix très faibles mais la vendeuse se montre féroce dans le marchandage que l’on fait pour le plaisir !!! Après on va à nouveau sur les « Champs Elysées » cantonais. Toujours la même densité de foule. On explore plusieurs grands magasins et une immense galerie commerciale neuve, ultra moderne. Dans le fond, au-delà des boutiques classiques, on trouve de minuscules échoppes bourrées de pacotilles. Des grands sacs pleins de bijoux fantaisie, destinés aux importateurs occidentaux qui doivent acheter par tonne, chaque boutique est spécialisée dans un style ou une matière… Retour à l’hôtel après s’être remplis les yeux une dernière fois de cette Chine que l’on a adorée et où l’on retournera.

Conclusion : Seul problème lors de ce voyage : la météo. Peut-être aurait-il fallu partir 15 jours ou 1 mois plus tard ? Sur le planning, on conseille 1 jour en plus dans les villages Dong et 1 jour en plus également dans la région de Yuanyang pour les villages et marchés.

Budget : Ce voyage avec un petit groupe de 5 personnes, billets d’avion compris, fait dans des conditions correctes de confort, avec un guide privé et voiture avec chauffeur est revenu à un peu moins de 2.000 € par personne.

Un voyage de mille lieues commence par un pas. Lao Tseu
Vietnam: Sapa/Bac Ha vus par Larsay English translation pending
by Larsay · 2010-03-07 · 78 replies
J’ai bien écrit « vus par Larsay », donc « subjectifs » ; par conséquent, ce poste invite uniquement les commentaires courtois ! 😏

SAPA

Pour embêter mon ami Fabworld, 😏 je suis allé passer 5 jours à Sapa, et n’ai pas regretté une minute.

Ce que j’ai aimé :

- Le cadre, magnifique. Ce n’est pas pour rien que les français avaient baptisé la région « Les Alpes tonkinoises » !

- Les vendeuses en costume tribal, H’mongs (costume noir) et Dao (grande coiffe rouge). Les râleurs qui se plaignent d’un harassement ne comprennent visiblement pas que la vente de produits artisanaux est la principale ressource de ces gens, pauvres et qui ne bénéficient que d’une récolte de riz par an (sauf dans la vallée longée par la route de Lao Cai). Un « non merci » avec un sourire suffit généralement ; sinon, vous dites « toi co roy » (prononcer « toï co zoï » - J’en ai déjà) et le manège s’arrête. J’ai d’ailleurs observé de nombreux touristes qui s’amusaient beaucoup à être entourés de locaux, tout le monde bavardant et riant ; hélas, j’ai également remarqué que les râleurs mal élevés étaient souvent des français, ce qui ne m’étonne plus depuis longtemps : en 11 jours entre Sapa et Bac Ha, j’en ai rencontré ma dose ! 😠

- Le grand choix d’hôtel. J’en ai visité beaucoup par curiosité. Voici mes préférés :

- BUDGET : Le Friendly Hotel, qui mérite bien son nom. Jeune patron très sympa et attentif à ses clients, excellent restau décoré comme un bistrot européen, et 12 chambres pour tous les prix : $10 (vue sur l’arrière), $15 (fenêtre ou balcon vue vallée et montagnes) et $20 (grandes chambres balcon même vue). Toutes les chambres ont un sèche-cheveux, la télé et un minibar (ce dernier pas dans celles à $10). Terrasse sur le toit avec tables et chaises longues, Internet gratuit. Location de motos et VTT ($10 – Même prix pour les 2 car les vélos reviennent souvent en mauvais état – ou ne reviennent pas du tout vu l’état des pistes).

- PLUS CHER : Le Holiday Sapa, ex-Royal View (attention : le Royal View est maintenant plus loin, à gauche avant le marché), qui méritait également ce nom vu que l’hôtel est à flanc de montagnes face au massif du Fansipan, donc vues époustouflantes imprenables de toutes les chambres. $30 (40 pour 3) pour une petite chambre avec fenêtre, $50 (60 pour 3) pour de grandes chambres avec balcon + fenêtre et cheminée, $55 (70 pour 3/4) avec balcon, et $80 (100 pour 3/4) pour des suites de 2 pièces avec une énorme terrasse.

- POUR LES AMATEURS DE CHALETS : un norvégien a repris une ancienne maison coloniale et l’a transformée en une copie conforme d’un Relais de campagne de luxe bien de chez nous, le Chapa Garden : 4 chambres très élégantes avec balcon (2 petites à $65, 2 grandes à 80) ; seul problème : pas de triple, il faut ajouter un lit supplémentaire à $15. Je n’y ai pas mangé, mais on dit le restaurant vraiment gastronomique. Jardin-terrasse. A noter qu’avec 4 chambres seulement, il est demandé de garantir la réservation avec une carte de crédit.

- Le grand choix de restaurants. On mange mieux à Sapa qu’à Hanoï, et c’est tout de même sympa de pouvoir déguster une excellente cuisine italienne un soir (le Delta), une aussi délicieuse indoue le lendemain (le Bombay), de la succulente viande d’Australie/Nlle Zélande le surlendemain (le T-Bone Steak), et de la cuisine locale le dernier jour (Chapa Restaurant), le tout dans la même rue et sans avoir à négocier son passage entre tous les tarés de Viets en moto de Hanoï.

- Le trekking. Alors là, j’ai été bien content, car j’ai constaté ce que je savais déjà : que l’on peut passer des journées entières de trekking autour de Sapa sans rencontrer un touriste (contrairement à ce qu’affirment tous les râleurs, qui sont d’ailleurs hélas beaucoup plus nombreux à écrire dans le Forum que les « bien-contents ! »). Même pour aller à Ta Van, mon ami guide Cédric nous a amené sur une piste empierrée qui part à gauche de la route goudronnée 1,5 km après Sapa ; on monte un long col (vues époustouflantes des montagnes et des hordes de touristes de la vallée) pour arriver dans un petit village Dao ; avant la dernière maison, on prend une petite piste à gauche qui continue a longer la vallée, et on arrive sur un large promontoire rocheux sur lequel sont disséminés ce que je savais exister par centaines dans toutes les vallées autour de Sapa : de gros rochers lisses couverts de pétroglyphes dont les plus anciens datent du XIe siècle ; preuve que nous sortons tous du même « tonneau », l’un est un homme stylisé avec un soleil en guise de tête : comme on retrouve la même figurine dans le Hoggar et le Tassili des Ajjers au Sahara, dans les Andes, et sûrement ailleurs, les fondamentalistes auront du mal à m’expliquer que…. n’est-ce-pas ? On arrive très haut au-dessus de Ta Van et descend à travers les rizières en terrasses ; retour par la vallée à pied ou par la route en moto-taxi («30 000 dong).

- Mes 3 amis guides (2 français et un suisse) de Sapatrek. Je ne les connaissais que comme–ça ; je viens de passer 5 jours avec eux et je peux dire que, contrairement à ce que prétend un certain membre du Forum –sans les connaître comme d’habitude ! ils connaissent très bien la région, et pour cause : ils sont mariés –ou en voie de…- avec des locales et parlent leur langue (Olivier m’a soufflé à parler et le H’mong et le Dao couramment au marché), et leurs femmes, qui parlent anglais, sont guides également. D’ailleurs, pour un trek de 2 jours, Olivier vous emmène carrément dans la maison de ses beaux-parents Dao à 3km de Ta Phin, et vous serez donc les seuls du coin ! Donc, pour le trekking, je recommande Sapatrek, de la même façon que je ne le ferais pas si quelque chose clochait !

Ils ne sont pas encore équipés pour des treks de 4-5 jours et plus, qui demandent un service logistique relativement important. M. Vu Van Huy de Trekking Adventure, avec lequel j’ai longuement bavardé, vous organise ça sans problème : cafeofsmiles@gmail/com – (84) 203 872 037 ; il parle anglais impec.

Ce que j’ai moins aimé

- La gueule rébarbative des vendeuses du marché, qui ne sont pas des H’mongs mais des Viets. Elles ne se plaisent visiblement pas à Sapa. Personnellement, je serais enchanté qu’elles retournent dans leur Delta ! Allez du marché couvert où elles sévissent au marché en plein air H’mong/Dao de la place de l’église, et vous me direz qui sont adorables et qui sont tout le contraire. J’ai d’ailleurs remarqué, a Sapa comme à Bac Ha, que la grande majorité des Viets sont suprêmement méprisants avec les locaux, qu’ils considèrent visiblement comme des sauvages habillés de nippes bizarres (j’ai assisté à Sapa aussi bien qu’à Bac Ha à de nombreuses scènes que mes contradicteurs ne pourront certainement pas nier). Un grand nombre ne sont pas beaucoup plus polis avec les touristes !

- Le bordel à la gare de Lao Cai. Visiblement, les « autorités » locales n’ont pas encore compris que le tourisme était une grosse source de revenus : les employés sont aimables comme des portes de prison locale, la plupart ne parlent pas un mot d’anglais, et toutes les annonces au haut-parleur sont en Viet ; j’ai passé 2 heures d’attente à secourir des touristes complètement perdus là-dedans, y compris 2 jeunes qu’une employée revêche dirigeait vers le mauvais train avec un aplomb remarquable. En plus, ils cadenassent la porte du quai entre deux trains et la plupart restent sur le quai pour ne pas être embêtés par les touristes perdus dans ce bazar. Visiblement, on dérange !!!!!!!! A noter que les portes des toilettes des wagons sont verrouillées 🤪 , donc bien prendre ses précautions avant .

Pour les fortunés, je signale que la société LIVITRANS a un train de luxe avec des cabines VIP de 2 lits (et un bar commun) pour 1 140 000 dongs et les autres de 4 lits à 420 000. Horaire : Hanoï-Lao Cai : départ 20h40, arrivée 5h : Lao Cai-Hanoï : départ 19h30, arrivée 4h30. livitrans115@vnn.vn

Les minibus Lao Cai-Sapa sont maintenant à 50 000 dong, les taxis à 300 000.

Pour ceux qui veulent louer une moto, M. Hai, très sympathique et parlant un anglais impec, diplômé de l’école de tourisme de Hanoï, et propriétaire du 2e restaurant à gauche de l’hôtel Thien Hai sur la place de la gare, loue des motos 125cc (Honda, Yamaha, Minsk) pour $10 par jour. Très sympa, ils vous gardent vos excès de bagages, vs offre une douche, ne vous fait pas payer l’Internet, et on n’y mange pas mal du tout pour pas cher. 0912 6600 030. Comme je suis gentil, si vous voulez louer une moto, vous me contactez et je vous le fais de Hanoï (tout de même plus sûr que de France).

Si vous devez coucher à Lao Cai, le Thien Hai, juste à droite de la gare, est fastueux, mais 450 000 dong pour une supérieure et 890 000 pour une grande suite. Sinon, tous les hôtels autour de la gare se ressemblent (le Terminus est OK). Il paraît qu’ils servent surtout d’hôtels de passe aux Viets locaux, les bars qu’il faut pour ces demoiselles se trouvant à la sortie de Lao Cai en allant sur Sapa. Vous ne pourrez pas dire que je ne vérifie pas tout (sauf les demoiselles) !!!!!

BAC HA

Alors, j’ai été soufflé ! Rien à voir avec Sapa pour un tas de raisons :

- Pas de touristes en semaine, à part quelques aventuriers. Ils arrivent le samedi soir ou le dimanche vers 10-11h pour le marché du dimanche (et repartent vers 14-15h).

- Des paysages époustouflants, complètement différents de ceux de Sapa. Les montagnes sont beaucoup moins hautes (point culminant 1800m alors que le Fansipan est à 3148m), donc, à perte de vue, leurs flancs sont couverts de terrasses à riz et maïs. J’ai passé 3 jours stupéfait du travail de Titan réalisé par les H’mongs Fleurs ; quel peuple admirable de courage !

- Le marché du dimanche. Je m’attendais à un Disneyworld avec un touriste pour deux h’mongs ; pas du tout ! C’est tout simplement renversant ! Imaginez des milliers de femmes habillées d’un costume époustouflant : ample jupe tout en minces bandes de tissu multicolores, corsage en tissu chatoyant mauve ou noir, et gilet/turban avec les mêmes bandes multicolores (plus des bijoux de toute sorte en argent) ; le gilet de certaines est couvert de perles de verre et/ou de résilles. Il faut de 4 à 6 mois pour faire un costume complet. Les hommes sont bien moins attrayants : habillés tout en noir, et beaucoup ont de sérieuses têtes d’alcoolique, ce qui ne m’a pas étonné du tout après avoir goûté à l’excellent alcool de maïs local (meilleur que l’alcool de riz de Sapa), qui doit faire au moins 40°. Donc, il y a beaucoup de touristes, mais ils sont noyés dans la masse. Gigantesque marché où on vend de tout. C’est surtout pour les locaux une occasion de se retrouver (il faut voir les ripailles dans les immenses restaurants ; ayant auparavant vu les étals de boucherie, je me suis abstenu !). Parmi toutes ces H’mongs, vous verrez quelques très belles femmes, grandes, minces, élancées, au fin visage, et habillées d’un très élégant pantalon noir, veste noire avec une mince ceinture rouge, et une petit turban multicolore à dominante rouge : ce ne sont pas des H’mongs, mais des Dao Kim Mien.

- Les balades à faire aux alentours. Pour faire une fois plaisir à mon ami Fabworld, j’ai loué une moto. C’est lui qui a raison et j’ai eu tort (pour une fois ! 😏) : se balader en moto dans les montagnes, c’est unique !

Voici le tour que j’ai fait le 1er jour : prendre la route qui monte sur Si Ma Cai (aucune pancarte indiquant « Can Cau », SMC est la principale bourgade avant la Chine) ; à 6km sur le long col montant sur Can Cau, piste avec panneau indicateur sur la droite montant au village de Lung Phin : elle est bonne sur 800m, après, c’est la galère. J’ai donc continué la route. Quelques kilomètres plus loin, nouvelle piste à droite avec panneau « Xa Lung Sui – 5km » : prenez-la, elle est bonne et les paysages ont magnifiques. Retour sur la route. Vous verrez sur la gauche une sorte d’esplanade avec un immense panneau en béton « Welcome to Si Ma Chai » : une piste prend sur la gauche : vous la prenez au retour pour un « trek » époustouflant. Continuer la route jusqu’à Can Cau (moche, mais il paraît que le marché du samedi est très chouette). Continuer ensuite jusqu’à Si Ma Cai –les panoramas deviennent extraordinaires. Curieuse ville où la vietnamisation va bon train (contrairement à ce que prétend un certain membre de ce Forum : il doit être aveugle, vu que, où que vous alliez en pays H’mong, tous les business et l’administration sont au main des Viets, à part quelques locaux-potiches dans l’administration, sans aucun pouvoir de décision, pour la forme). Grosse bourgade avec un énorme développement immobilier en train, destiné à y installer tous les Viets possibles et imaginables. A noter un hôtel presque fini, le Hong Ngung (tel : 0974 384 044), élégant si on en juge par le lobby de faux marbre blanc : chambres à 160 000/200 000 et 300 000 ; il faudra acheter un permis à Bac Ha pour y séjourner. Retour sur Can Cau et prendre la piste à droite du panneau en béton (petit panneau « Ta Van chu 2 km »). Alors là, j’ai été soufflé ! Vous continuez la piste après Ta Van Chu, jusqu’à ce que vous arriviez à un T : tout de suite avant, tourner à gauche au coin d’une maison avec 2 côtés en mur blanc ; la piste retourne sur Bac Ha parmi des paysages presque aussi époustouflants que ceux de Dong Van-Mao Vac, mais je vous préviens, certains passages sont très durs, complètement défoncés dans les descentes. C’est tellement extraordinaire que j’ai remis ça le lendemain !

2e jour : en grand historien, j’avais toujours rêvé d’aller à Pha Long. Pourquoi ? C’était le QG d’un personnage hors du commun, le général H’mong Chao Quang Lo.

L’épopée du général Chao Quang Lo

Au lendemain du coup de force japonais du 9 mars 1945 –massacre des garnisons françaises, sauf celles qui ont pu s’échapper en pays H’mong (où elles ont été receuillies au péril de la vie des locaux) ou en Chine (où les américains les ont désarmées et enfermées dans des camps sordides en tant que « Vichystes » alors qu’ils venaient de se battre comme des lions contre les Japs), les H’mongs locaux ont élu des comités régionaux chargés de l’administration, dont l’un, celui de Pha Long, dirigé par Chao Quand Lo. Les japs s’étant conduits comme à leur habitude lorsqu’ils sont arrivés là-haut, il organise la lutte armée et tient la région après l’évacuation des japs.

Lorsque les français ont évacué toute la Haute Région, de Lao Cai à Cao Bang, après le désastre de la RC4 en octobre 1950, les H’mongs ont refusé de nous suivre. Le Vietminh est arrivé et ne s’est pas beaucoup mieux conduit que les japs. Chao Quang Lo, après avoir essayé de leur expliquer en vain que les H’mongs n’avaient rien contre le Vietminh et reconnaîtraient une indépendance sous leur contrôle, mais tenaient à ce que ce soient les H’mongs qui administrent leur région, il n’a eu d’autre choix que de reprendre les armes –qu’il avait cachées. Le Vietminh a attaqué Pha Long le 30 octobre 1950, et a pris une énorme volée, Chao Quand Lo se révélant un extraordinaire chef de guerre. Il avait d’ailleurs à l’époque un jeune lieutenant qui se révèlera aussi talentueux dans « l’Art de la Guerre », au Nord Laos envahi par les Viets, le célèbre général Van Pao.

Ravitaillé par les français, Chao Quang Lo ne cesse de battre les Viets à plate couture ; en désespoir de cause, ceux-ci n’ont plus que le choix de demander aux chinois de les aider (la Chine était à l’époque la grande alliée du Vietminh). Voilà donc toute la région envahie par une nuée de sauterelles chinoises. Les H’mongs en ont massacré des milliers dans d’atroces batailles -les chinois ont fini par baptiser CQL « Le dragon terrestre »- mais ont succombé sous le seul nombre, et Pha Long a finalement été pris fin mars 1952 (donc après 3 ans de guerre féroce – quels guerriers, ces H-mongs !).

Chao Quang Lo s’est alors réfugié dans les montagnes et a continué la lutte. Il est mort d’une façon horrible en avril 1952. Les chinois avaient appris qu’il avait trouvé un petit chinois de 3 ans, abandonné et couvert de gale, et l’avait adopté. Ce fils, Tach Pao, avait plus de 20 ans quand les chinois l’ont persuadé de trahir son père adoptif, sous la promesse qu’ils le reconnaîtraient comme « Roi des H’mongs » ; il leur a donc indiqué la cachette de son père, qui a succombé après s’être battu comme un tigre et avoir failli rompre l’encerclement ; bien entendu, les chinois se sont ensuite débarrassés du fils.

Même maintenant, Chao Quand Lo est une légende parmi les H’mongs, à l’instar de son ancien lieutenant Van Pao. Ce dernier vit dans une ferme du Montana et a été récemment mis en prison pour ‘activisme’, vu qu’il protestait contre l’épouvantable massacre des H’mongs du Nord Laos, à coup de bombes, napalm, et gaz asphyxiants. Ca doit être pour le remercier des immenses services qu’il a rendus aux américains pendant la Guerre du Vietnam !

Hélas, je n’ai pas pu y arriver. La route est absolument épouvantable à partir de Si Ma Cai, et débouche sur la large vallée encaissée de la rivière Song Chay, où un grand viaduc en béton est en construction ; j’aurai pu traverser en bateau, mais il y avait encore 18km à faire. Prévu dès que le pont est fini, en passant une nuit à Si Ma Cai. Du coup, je suis retourné sur la piste de Ta Van Chu, aussi émerveillé que le 1er jour.

Les hôtels et restaurants de Bac Ha

- Le Sao Mai, longtemps le seul hôtel de Bac ha, est très bien. Dormir dans l’aile originelle 1, avec de grandes chambres à $20 ; il y a 2 autres ailes, l’une avec des chambres aux fenêtres opaques –une sale habitude au Vietnam, car ni vue ni lumière ($25) - et une toute neuve, complètement impersonnelle (($35). Internet, location de moto ($7), restaurant triste.

Le Sao Mai organise des treks super de 1, 2 et 3 jours où je suis allé en moto.Pour 1 jour, je recommande le Bac Ha-Lung Phin-Ta Van Chu ($20) ; pour 2 jours, le Bac Ha-Ta Van Chu-Lu Than en semaine ($45) et le Bac Ha-Can Cau-Ta Van chu-Bac Ha le samedi (pour le marché de Can Cau - $50).

- Le Cung Fu, tout neuf, et que je n’ai pas visité (pas eu le temps). Il parait qu’il est bien aussi, mais il donne sur des terrains vagues utilisés le jour du marché pour la foire aux animaux : buffles, chevaux, chiens, et oiseaux.

- Budget : Le Ngan Nga, en face du marché. Chambres correctes pour $10, et surtout patrons super sympas, mignonnes serveuses parlant anglais, et le meilleur restaurant de Bac Ha (terrasse sur la rue pour admirer les H’mongs Fleurs tout en se régalant).

- Autre restaurant : le Hoang Nge, juste en face du Sao Mai, dans une jolie maison en bois avec petite terrasse. Le patron, M. Nge, se présente comme l’Office du tourisme de Bac Ha. Il vous fait les résas de train et de bus, notamment le Bac Ha-Lao Cai -50 000 dong : 9h, 12h, 14h 9 (prendre ce dernier pour le train de nuit Lao Cai-Hanoi, mais il y a 4 heures rasantes à passer à Lao Cai avant de se battre à la gare. Taxi : $40).

Je vous signale qu’il y a un bus de nuit tout moderne Bac Ha-Hanoi (180 000 dong) qui part à 21h dans les 2 sens.

Une curiosité à voir à Bac Ha : le « château » du Roi-Chat (Vua Meo). Contrairement à ce qu’écrit le LP et le Routard, il n’a pas été « construit par les français pour complaire au chef H’mong Hoang A Tuong » (ils n’ont pas dû lire les explications en anglais hilarant), mais par ce dernier, un Tay, après avoir hérité de la fortune de son bandit de père, Hoang Yen Chao. Celui-ci, ayant compris qu’il y avait de gros sous à faire dans le coin, a acheté des terres qu’il faisait cultiver par des ouvriers agricoles H’mong Fleurs exploités à mort, et s’est lancé dans tous les trafics possibles et imaginables, dont les armes et l’opium. Le fils s’est fait construire ce grand palais baroque de plus de 10 000 m2, très bien restauré et en passe de devenir un musée local (entrée gratuite).

La plaie intégrale de Bac Ha 😠😕🏴‍☠️

Hélas, il y en a une, et de taille ! Les Viets ont trouvé le moyen d’installer sur la petite colline dominant la ville un haut-parleur qui gueule pendant 1 heure de 7h à 8h, 12h à 13, et 18h à 19h. Comme la ville est dans une cuvette, ça résonne tous azimuths. Même les locaux râlent, mais il n’y a rien à faire !

Pour aller à Bac Ha

- Train de nuit Hanoi-Lao Cai, puis bus public Lao Cai-Bac Ha (ou vous louez une moto chez M. Hai)

- Bus de nuit tout moderne Hanoi- Bac Ha (180 000 dong) qui part à 21h dans les 2 sens.

- Bus Sapa-Bac Ha (ou excursion organisée pour le marché du dimanche, départ de Sapa 7h30)

Je vous signale également que la route qui mène de Lao Cai à Coc Ly (marché du mardi, renommé mais il parait que ça ne vaut pas le détour) est fermée pour cause de construction de barrage (tout le Nord du Vietnam se couvre de barrages : Sonla, Lai Chau, Coc Ly, Ha Giang, etc.) ; le seul moyen d’y aller est de remonter jusqu’à 1km de Bac Ha pour redescendre ensuite 27km jusqu’à Coc Ly.

VOILA !
De Retour de Polynésie English translation pending
by Fraise2 · 2005-06-15 · 23 replies
Je suis FRAISE et tout d’abord, je tiens à remercier ceux qui m’ont aidé à préparer notre voyage (il y a fort longtemps déjà), car sans aide nous n’aurions pas pu prévoir un tel programme aussi sympa, c’est certain, donc encore merci à eux tous et toutes.

Aussi, c’est avec plaisir qu’à mon tour, je peux donner des infos à ceux qui le souhaitent (à la hauteur de mon humble expérience bien sûr…), donc si vous avez des questions ?

Le 1er conseil que je peux donner est de ne pas trop prévoir d’îles, car sinon l’on passe son temps dans les transferts, minimum 3 jours par îles et encore. Bien que nous avions minutieusement et longuement préparé le programme sur chaque île (donc peu de perte de temps), le rythme a été toutefois soutenu, alors mieux vaut éviter de courir partout……et surtout, surtout ne pas de contenter de rester dans l’hôtel, même s’il paraît fabuleux, il y a tellement de choses à voir à côté, c’est là qu’est tout le charme de ces îles, c’est là que la magie commence, ces paysages sauvages, bruts de toute construction, cette végétation, les villageois….bien souvent l’intérieur de l’île recèle de trésors, alors passez à côté quel dommage…..

Nous sommes revenus depuis un petit moment et nous pensons encore tous les jours à la Polynésie, nostalgie, nostalgie, bien que nous n’ayons pas eu de chance du tout avec la météo : le maraaou (vent violent) s'est levé pour 11 jours consécutifs et de la pluie (notamment une journée entière à Bora et un déluge à Nuku Hiva au point d’être bloqués dans la vallée d'Hatiheu et rapatriés par l’Aranui trempés jusqu’aux os), nous avons, hélas, vu plein d'arc-en-ciel mais juste 1 seul et unique couché de soleil à Mooréa le 1er jour (car très souvent nuageux en fin d’après-midi), la vraie « pouasse » quoi ! C’est exceptionnel à cette époque…. Bref périple bien mouvementé et assez loin du soleil et des bleus du lagon idyllique que l’on s’imagine avant de partir….mais malgré tout cela, nous sommes enchantés par ces îles, plus particulièrement par Huahiné et surtout Les Marquises.

Nous avons gardé le moral, grâce à la gentillesse des gens (une réalité), à l’accueil dans les pensions, à la beauté des paysages (même sous un ciel plutôt gris par moment) car tout ne se concentre pas sur le lagon, fort heureusement….ces montagnes, ces endroits sauvages, cette végétation, ces odeurs, ces petits villages si typiques, les chiens, les coqs, les margouillats, les chants, les danses, le sourire et l’éternelle bonne humeur des Polynésiens, le poisson cru au lait de coco, la hinano, les perles, les fleurs, les succulents ananas de Mooréa et les pamplemousses sucrés des Marquises, les chèvres, les cochons sauvages, les chevaux, LA NATURE….un dépaysement total (particulièrement aux Marquises), une vrai découverte, à la hauteur de ce que l’on en attendait.

Les quelques jours de beau temps (plutôt d’éclaircies) que nous avons pu avoir, nous ont permis quand même de profiter du lagon : un émerveillement. A ne pas rater, masque et tuba, le top pour les poissons, un enchantement sans cesse renouvelé, ce que les plongeurs doivent découvrir nous laisse rêveur….

Pour les plus courageux (ceux qui ne sont pas fatigués de lire) ou pour ceux que cela peut intéresser (les futurs partants), quelques infos ci-après en résumé (en essayant de faire « court » : fort difficile sur une telle destination) : TAHITI mérite que l’on s’y arrête, surtout sur Tahiti Iti, le tour de l’île se fait rapidement en voiture avec de beaux paysages et plages de sable noir. L’intérieur de l’île (la traversière) est absolument à faire en 4 x 4. Ne pas rater le marché pour le shopping avant le retour et bien sûr manger aux roulottes.

* Nos regrets : ne pas avoir prévu 1 jour de plus sur Tahiti, trop court.

* Pension Damyr : idéal à l’arrivée pour une nuit en transit (juste à côté de l’aéroport avec transfert gratuit).

* Pension Ahitea Lodge : bien au retour (tout proche du centre et des quais, surtout bien moins cher que Tiaré ou Mandarin avec cuisine à disposition). MOOREA malgré sa proximité avec Tahiti, a su garder tout son charme et en dehors d’une partie de la bande côtière (où sont les hôtels) on se retrouve très rapidement plongé dans la magie de ces îles. Ne pas rater la soirée au Tiki village pour les danses polynésiennes (bien que touristique) mais sans le repas, louer un scooter pour faire le tour de l’île, voir le belvédère, le lycée agricole (goûter aux confitures et jus de fruits), les baies de Cook et d’Opunohu (encore plus sauvage), la belle plage du sofitel. Faire du quad en empruntant la route des ananas (un must…). Louer un canoë et se régaler avec le jardin de corail des motus Fareone et Tiahura en face des Tipaniers. Passer la journée et pique-niquer au lagoonarium du Motu Ahi à Afareaitu (notre 1er contact avec les raies et les tortues : génial), etc, etc…

* Nos regrets : aucun car beau temps et réalisation de notre programme (chargé mais top !).

* Les Tipaniers : parfait, magnifique plage, très bonne ambiance, bungalow face au ponton, bon restaurant, supers petits-déjeuners face au lagon, une très bonne adresse. HUAHINE très sauvage, authentique : notre préférée (bien que principalement admirée sous un ciel gris entre 2 éclaircies…alors avec un super soleil, cela doit être fabuleux). Flâner sur les quais de Faré (la gentillesse des villageois réchauffe le coeur), manger le soir aux roulottes sur les quais, faire le tour de l’île en voiture ou en scooter, voir les Maraes et la lagune de Maeva, les anguilles de faie, visiter la ferme Pearlfarm (où l’on peut acheter des perles pour ceux qui ne vont pas aux Tuamotus) se régaler les yeux au belvédère en admirant les baies de Maroe et Bourayne, la côte sauvage de Tefarerii, grimper jusqu’au point de vue panoramique de l’Eden Parc (dur, mais époustouflant). Louer un petit bateau pour faire le tour du lagon de Huahiné Iti (magnifique : snorkeking, plages désertes, motus inhabités) ou soit avec Maraamu Sailing de la pension Mauarii (très bien car pas de Shark Feeding et petite structure avec petit bateau, type très sympa et passionné).

* Nos regrets : avoir été obligés de faire le tour en voiture et non en scooter car trop nombreuses averses et ne pas avoir pu faire le jardin de corail du Sofitel Heiva à cause du fort courant du lagon et enfin ne pas avoir assez profité des couleurs du lagon lors de notre épopée en bateau, écourtée par une averse torrentielle (on n’y voyait pas à 5 m : ballottés par les vagues et planqués sous une bâche de fortune tellement cela tombait…. tout un programme….).

* Motel Vanille : moyen, bungalow Picasso plus que simple (SdB minuscule), restaurant fermé car propriétaires en vacances sans prévenir…..(donc c’est leur fille qui tenait la pension à notre arrivée), est-ce à cause de la météo ou du fait que nous étions seuls à la pension ? sentiment d’abandon et surtout de tiroir caisse : 3 € pour faire des glaçons (même en fournissant l’eau et le plastique !!), 2 € pour réserver un prestataire par téléphone, ventilateur payant, difficile de modifier l’horaire du petit-déjeuner, etc, etc…), donc nous sommes plutôt réservés sur le sujet, par contre d’autres ont aimé, alors à voir… ??

* Restaurant Mauarii : très bon, beau décor. Visiblement bungalows très sympas (particulièrement ceux du jardin) mais n’avons pas expérimenté. BORA-BORA incontournable mais pour le « fun », le jet ski et le mythe. Très beau lagon, mais l’île ressemble à la côte d’Azur Polynésienne avec tous ces hôtels, ces voitures, tous les touristes (japonais et américains en prime), plus du tout cette impression « du bout du monde ». Tout ce passe sur les motus, dans les hôtels sur pilotis et sur le lagon car sur l’île rien d’extraordinaire. Donc y rester très peu de temps mais absolument faire le tour du lagon en pirogue. La seule journée de soleil, nous avions réservé avec Nono : snorkeling merveilleux, excellent pique-nique sur un motu, Shark Feeding (même si c’est à éviter le faire au moins 1 fois : impressionnant), nage avec les raies (super journée bien que très « touristes » quand même et la vente insistante du film en fin de parcours, dommage….).

Confirmation du snorkeling à faire, un peu plus loin de chez Nono, à pied par la plage, à hauteur de l’hôtel Bora-Bora, moments superbes même sous un ciel très tristouné.

Avons renoncé à passer un moment au Méridien vu la météo.

* Nos regrets : avoir raté les raies mantas (eau trouble à cause du courant), avoir fait le tour de l’île en vélo au lieu de monter en 4 x 4 (pour admirer le lagon des hauteurs) à cause de la pluie et du paysage bouché. Avoir manqué le lendemain, Maupiti à cause du ciel gris et surtout de l’état de la mer (encore le maraaou) bonjour le mal de mer……. Donc encore du vélo et les boutiques de Vaitapé…. (on va dire moins authentique, n’est ce pas), réel regret pour Maupiti…..

* Pension Nono : idéal pour les « petites bourses » car cuisine à disposition, très pratique vu les prix sur Bora, superbe plage Matira : le bungalow rond directement sur la plage : le top, les pieds dans l’eau ! excellent souvenir, bon accueil et coin très sympa. Petits déjeuners supers copieux chez la mamie au snack d’à côté directement sur la plage.

* Restaurant Bloody Mary’s : très beau décor, toutefois un peu « surfait » quand aux plats, mais à faire un soir de cafard pour se remonter le moral après une journée passée pratiquement sous la pluie….. RANGIROA une autre facette de la Polynésie avec ces anneaux coralliens, la sensation d’immensité, vraiment d’autres paysages, des villages perdus, ces petites églises, encore le bout du monde (mais différemment d’Huahiné). Ne pas hésiter à se promener dans les villages d’Avatoru mais surtout de Tiputa, impression d’être des années en arrière, un régal….une atmosphère tranquille, reposante, un autre temps….malgré un vent fort nous avons pris plaisir à faire du vélo sur cette unique route et les petits chemins de corail.

Rangiroa semble le must pour les plongeurs (soirée passée chez Tuanaké à écouter les récits d’habitués du coin, fort instructif d’ailleurs). Pour les non plongeurs, snorkelings fabuleux notamment à l’aquarium du motu Nuhi Nuhi et sur la plage de l’hôtel Kia Ora, à côté des pilotis, innombrables poissons multicolores à 200 m du bord.

Pour info, le stop marche très bien sur l’île (on retrouve la même gentillesse et spontanéité des gens qu’à Huahiné).

* Nos regrets : c’est sans doute sur cette île qu’ils sont les plus cuisants, à savoir : impossibilité d’aller au lagon bleu et à l’île aux récifs en raison de l’état du lagon (la cause : encore et toujours « le maraaou », même la nuit, ce vent infernal nous a poursuivi en s’engouffrant dans les feuilles de palmiers et de bananiers, un boucan d’enfer). D’avoir raté par 2 fois, le ballet des dauphins à la passe de Tiputa toujours pour la même raison…. Un peu dur au bout d’un moment (et c’est pas fini malheureusement).

Nous avons donc fait encore du vélo ( ....), visité la ferme Gaugins’s Pearl (très bonnes explications) et vente en direct de perles mais non montées (prix corrects) et pris le temps de choisir « LA » perle, achetée chez Taaroa Bijoux (très bonne adresse, bonne écoute et conseils, très beaux bijoux à des prix très corrects et coin Web en plus).

* Pension Tuanaké : bonne adresse et bon accueil. Bungalow simple mais propre et devant le lagon ! Repas pris en commun comme une véritable pension de famille, convivialité assurée et rencontres intéressantes (le 1er soir nous étions 19 à table avec les enfants). N’est pas à faire sur tout un séjour (je pense, c’est certain), mais là correspondant bien au « style » des Tuamotus, vraiment.

Au passage, balade en vélo (à défaut du lagon…) jusqu’à la pension Le Mérou bleu, chère, mais comme sur leur site internet, c'est-à-dire, top au niveau du cadre, à la passe d’Avatoru comme des robinsons, par contre dito Pension Mauarii : nous n’avons pas expérimenté. Autrement la pension Joséphine à la passe Tiputa semble avoir un peu vieillie vu de l’extérieur, chère également juste pour voir les dauphins ?

J’espère n’avoir pas été trop « longue », mais comment réduire à quelques lignes ces fabuleuses îles : IMPOSSIBLE….

Bon vent à ceux qui ont l’énorme chance d’avoir encore tout à découvrir, vous ne serez pas déçus, c'est un voyage qui coûte effectivement très cher, mais inoubliable…..
NW Canada, Alaska et Nord Arizona English translation pending
by Trois14 · 2011-07-18 · 409 replies
préambule

L'ensemble de ce voyage a été réalisé par mon épouse et moi-même entre le 27 Juin 2011 et le 11 août 2011.

Les photos proviennent bien, en règle générale, de ce voyage de l'été 2011. Cependant, je ne m'interdis pas d'introduire occasionnellement quelques photos prises lors du voyage précédent assez semblable (2007), lorsqu'elles sont nettement meilleures que celles prises cette année.

La rédaction d'un carnet de voyage est une première pour moi, et probablement une dernière aussi, car je n'envisage pas de me lancer régulièrement dans ce type de récit, pour raison de temps. Mais, si bien des régions du monde font l'objet de nombreuses descriptions sur VoyageForum, bien peu de carnets détaillés existent pour l'Alaska, aussi j'ai souhaité y remédier. J'espère, malgré la qualité médiocre des photos incorporées (limitées chacunes à 100 Ko), donner envie à quelques uns de s'intéresser au grand Nord du continent Américain. Il le mérite bien. Nota (juillet 2013) : les photos dans le corps du texte ont, depuis quelque temps, parfois disparu (merci VF ?) surtout dans la deuxième partie de chaque page ; elles ont alors été remplacées par ... une vignette. Mais il suffit de cliquer sur cette vignette dans le corps du texte pour les retrouver à leur taille normale.

Il s'agit de notre quatrième voyage en Alaska. Nous avons insisté cette fois : - sur les lieux que j'avais le plus appréciés auparavant (négligeant certains endroits pourtant célèbres, comme Denali NP, qui ne nous tentent plus) ; un "Best Of" en quelque sorte. - sur la partie maritime Sud (l' "Inside Passage") que nous ne connaissions pas.

Enfin le voyage se termine par une extension en Arizona, car nous souhaitions retourner une fois de plus à CBN (The Wave) ; nous avons eu en Avril dernier la bonne surprise d'apprendre que nous avions gagné, via la loterie internet, deux permis d'accès au site (très difficile à obtenir), vers la fin de notre séjour Américain. Il nous fallait en profiter. ===================================================

Notre trajet a été le suivant :

(comme le texte est très long et entrecoupé par des commentaires, afin de retrouver un passage plus facilement, j'ai introduit un certain nombre de renvois avec lien vers le texte correspondant : cliquer alors sur les passages en gras dans la table suivante) :

- Vol Lyon-Paris-Los Angeles (voir juste ci-après) - vol pour Seattle - frontière Canadienne - Yoho N.P. - Lac Moraine, Lac Louise, Icefields Parkway (ours) - Jasper, Lac Maligne - Alaska Highway : 1/ traversée de la Colombie Britannique : Dawson Creek, Fort Nelson, généralités sur l'Alaska Highway, Muncho Lake (ours), Liard River Hot Springs, ours sur la route - Alaska Highway (suite) : 2/ entrée dans le Yukon, Watson Lake, Teslin Lake, Whitehorse - généralités sur la ruée vers l'or du Klondike - passage en Alaska, Skagway - retour au Yukon, Whitehorse à nouveau, route vers Dawson City, Dawson City, - Top of the world Highway, passage en Alaska, Tok, Glennallen, passage rapide à Anchorage - route vers Homer, Homer - Journée à Brooks Falls, Katmai NP (ours très nombreux) - péninsule de Kenai, Anchorage - route vers Glennallen et Kenny Lake (pipeline de l'Alaska) - Edgerton Hwy, Kennicott et McCarthy (ours), - route vers le parc de Kluane, passage à nouveau au Yukon, lac de Kluane - Haines Junction, survol des glaciers (Kaskawulsh et South Arm Glacier) - route vers Haines (retour en Alaska) Haines, Chilcoot River (ours) - A PARTIR DE MAINTENANT TRAJETS EN FERRY. Ferry vers Juneau, Juneau, Mendenhall Glacier - Tracy Arm Fjord, Sawyer Glaciers, retour à Juneau (ours) - ferry vers Sitka, Sitka - en route vers Wrangell, passage à Petersburg, Wrangell, vers Anan Creek (ours) - Anan Creek (ours très nombreux) - Ketchikan - retour à Bellingham en ferry, retour à Seattle. - vol vers Las Vegas, route vers Page - The Wave (route défoncée), autour de Page - Secret Canyon - Cottonwood Canyon Road Bryce NP, Red Canyon, Cedar Breaks NM, retour à Las Vegas - Havasupai - Palm Springs, retour à Los Angeles, retour en France.

===================================================

Le vol depuis Lyon vers Paris puis Los Angeles a été parfait (Air France en Affaire, grâce aux miles FlyingBlue). Vol AF CDG-LAX

A l'arrivée nous prenons possession d'une petite voiture Hertz pour quelques heures, car nous devons changer rapidement d'aéroport ; direction John Wayne Airport (SNA) à 40 miles de là, à Santa Ana. Mais nous avons le temps sur le trajet de faire un détour pour nous dégourdir les jambes près de l’océan ; ce sera Huntington Beach, et son sympathique pier. Huntington Beach

Vol ensuite vers Seattle avec Southwest Airlines, une compagnie low cost, mais qui fonctionne parfaitement, et au confort très correct. Enregistrement rapide (il n'y a pas de boarding pass avec siège pré-attribué, mais on reçoit un numéro qui signifie l'ordre de pénétration dans l'avion, où chacun choisit à sa guise un des sièges encore disponibles). Bagages gratuits ! Encore un vol sans problème, à l'heure, avec une escale de quelques minutes à Oakland. Tout cela pour environ 50$ ttc par personne !

Peu avant d'atterrir, nous survolons le Mt Rainier, repère mythique de la région de Seattle. Mount Rainier

La réception de la voiture à Seattle sera un moment important, car nous devrons cohabiter un gros mois ensemble, sur plus de 10000 km. Et, outre une consommation raisonnable (le prix de l'essence n'est plus ce qu'il était ; nous l'avons trouvée dans certains coins reculés sensiblement plus chère qu'en France !), il nous fallait une longueur inférieure à 15', pour minimiser le coût de transport sur le ferry. Il fallait aussi qu'elle soit confortable, afin de ménager nos vieilles articulations. Le préposé au comptoir Hertz est compréhensif, efficace et compétent, il assimile nos exigences.

Il nous attribue une Hyundai Elantra. Bonne pioche, elle a été parfaite, à l'aise sur les pistes (faciles) telles que Top Of The World Hwy ou McCarthy Road, et confortable pour les très longs trajets routiers (je dirais que c'est comme une Mégane, en plus confortable. Le toit ouvrant sera un plus très apprécié (surtout par Madame qui a ainsi pu profiter du soleil Arctique, sans faire chuter notre moyenne), car nous avons eu sur la plus grande partie du trajet un temps anormalement beau et ensoleillé. La radio par satellite nous permettra de recevoir des centaines de chaînes, même très loin de toute zone habitée. Prix total payé pour cette voiture en km illimité, pour 1 mois complet : 1 175 US$ ttc, avec toutes les assurances raisonnablement nécessaires.

Petite remarque amusante : nous avons reçu une voiture immatriculée en Floride, et cela nous a attiré beaucoup de sympathie tout au long du parcours, car la Floride, c'est très looooooin de l'Alaska. On nous a souvent fait confirmer que nous venions bien de Floride, et lorsque nous répondions "non, de France", on nous demandait alors généralement "où est situé cet état ?". Notre réponse habituelle, "encore plus à l'Est que la Floride" les a à peine surpris (l'Américain moyen ne connaît que très mal la géographie).

Notre première tâche a été de faire un très gros plein de nourriture et d'outillages de cuisine dans un Safeway et dans un Walmart à proximité de l'aéroport de Seattle, car, pour des raisons d'économie ou de diététique, nous ne mangerons pas très souvent au restaurant.

En fait, tous les midi nous prévoyons un picnic léger et rapide. Et le soir, nous ne fréquenterons les restaurants que de temps à autres, lorsqu'ils amèneront un plus significatif. Car au Canada et en Alaska, les restaurants sont rares dans les zones reculées, et ailleurs ils sont toujours très chers (environ le double de ceux qu'on rencontre dans le SW des USA à qualité comparable) ; ils sont en outre généralement très quelconques ou bourratifs.

De plus, les logements que nous fréquenterons (hôtels-motels-lodges, bungalows, BnB, roadhouses, cabanes, …) nous donneront souvent gratuitement accès à un barbecue (nous comptons bien faire une cure intensive de saumon sauvage grillé) ; et sinon nous aurons parfois une kitchenette, ou au moins un micro-onde disponible ; nous utiliserons une boite spéciale en plastique, très pratique, spécialement conçue pour préparer rapidement et facilement une plâtrée de riz ou de pâtes dans un micro-onde. Il nous a néanmoins fallu trouver des cartouches bleues Camping-Gaz. Et là, mauvaise surprise, elles ne sont plus distribuées aujourd'hui dans les magasins REI de Seattle "pour raison de sûreté" (?) nous explique-t-on (j'aurais plutôt pensé pour raison commerciale). Mais heureusement nous en trouverons rapidement dans un "Big 5" voisin.

Nous passons quelques minutes, pour le fun, au Pike Market de Seattle afin de retrouver l'ambiance inimitable des vendeurs de poissons.

Pike Market, Seattle

Nous faisons là notre première rencontre du voyage avec les fameux saumons sauvages d'Alaska, à la chair couleur rouge vif, incomparables avec les saumons d'élevage que nous connaissons en Europe.

Lancés par un assistant, ils rejoignent la caisse enregistreuse par dessus les têtes et les étalages pour y être pesés et emballés. Il est vrai (nous pourrons le confirmer plus tard) que les saumons d'Alaska sont bien des champions reconnus pour le saut, par exemple pour remonter une chute. Les poissons volent bas !

Un petit tour express, sur le front de mer près du marché nous permettra de saluer une dernière fois le Mt Rainier, omniprésent dans la ville.

Seattle waterfront

Notre premier picnic se déroulera sur la rive Est du Lac Union, dans une zone un peu rétro et hippie, assez sympa, avec des maisons flottantes (on se croirait au nord se Sausalito). Lake Union

Mais nous ne nous attardons pas, et quittons bien vite la ville, direction Nord, par l'I5. Là, les difficultés commencent. Comme la dernière fois où j'ai emprunté cette autoroute en direction du Canada, elle est complètement engorgée sur 60 miles (la carpool est elle-même saturée). Contrairement à l'idée reçue, la vie ne doit pas être toujours rose dans la région de Seattle !

Nous arrivons enfin au Canada, et dormons à Abbotsford, une cinquantaine de km à l'Est de Vancouver (ville que nous éviterons complètement cette fois).

Le lendemain de bonne heure, nous nous engageons sur la "transcanadienne" direction Est, avant d'obliquer vers Kelowna et la vallée de l'Okanagan (région que nous ne connaissions pas), puis de rejoindre les Rocheuses Canadiennes.

la transcanadienne

pont flottant de Kelowna

des cultures à perte de vue

vallée de l'Okanagan

Nous n'avons pas vraiment apprécié cette région, pourtant réputée. Certains points de vue sont effectivement très beaux (le fond de la vallée est une succession de jolis lacs très longs), mais la circulation y est pénible, et les villages assez quelconques. La région est fameuse pour ses vergers, et ses fruits ; mais si ces derniers sont bien vendus en grand nombre dans des stands un peu partout au bord de la route, le tarif est dissuasif (bien plus cher qu'en supermarché, bien plus cher qu'en Europe). De plus il est très difficile de trouver à midi un coin sympathique avec tables de picnic.

Heureusement, la belle surprise de la journée sera notre ville étape, Revelstoke, au pied du Parc des Glaciers (le Canadien, pas l'Américain). Nous logeons dans un motel sympathique (Swiss Chalet), genre BnB. Et l'ambiance de ce gros bourg forestier est vraiment plaisante et relaxante : un orchestre de jazz dans un kiosque à musique anime agréablement une soirée bon enfant. Seul bémol, la ville est traversée en permanence par des trains interminables (on a compté 168 wagons), mais cela donne un coté folklorique indéniable.
Pont 6, 7 ou 8 du Costa Pacifica: balcon? English translation pending
by Turfiste · 2016-09-18 · 5 replies
Bonsoir Préparation capitales nordiques pour 2017 sur Costa Pacifica, jamais pris Costa pouvez vous me renseigner merci Sur pré réservation on me donnait le 6 vers l'avant(pas de mal de mer) Y a t-il promo pour Séniors où autre

Nous partons le 14/10/2016 de Marseille sur Splendida
Choix d'un bateau de croisières: Costa, MSC ou le Louis Majestic? English translation pending
by Pepito29 · 2010-05-16 · 4 replies
je voyage toujours sur costa ou msc mais je voudrais faire une croisiere sur le luois majestic le 31/10/201 trouverais je la meme qualite
Qui sera sur le bateau de croisières Celebrity Equinox, départ le 8 août de Rome? English translation pending
by Van15 · 2011-07-21 · 11 replies
Bon, ben, voilà, tout est dans le titre 😉 Grâce à tous les croisiéristes présents sur ce forum, j'ai pu organiser notre croisière ainsi que les escales... UN GRAND MERCI A CHACUN POUR LEUR CONTRIBUTION!

Il ne me reste plus qu'à faire connaissance avec des personnes présentes sur le même bateau... Alors, qui sera de la partie???

On se réjouit car ce sera notre première croisière... 🙂

Bonne journée à tous et surtout aux Belges, qui ont congé aujourd'hui 😛
Croisière "Perles de l'océan Indien" sur le Costa Romantica: où se rencontrer sur le bateau? English translation pending
by JoelleStGenis · 2010-11-07 · 30 replies
Qui pourrait me renseigner sur le meilleur point de rendez-vous sur le COSTA ROMANTICA (ne connaissant pas le bateau) ? Nous voudrions y rencontrer certains passagers francophones au moment du départ de la croisière à la Réunion : sur le pont supérieur peut-être, près d'une pisicine ?

D'autre part, vers quelle heure commence l'embarquement au Port-Réunion ? à partir de quelle heure, au plus tôt, peut-on s'y présenter ? A quel moment aura lieu l'exercice de Sécurité ?

Merci d'avance de votre aide,

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