Après avoir un été un lecteur assidu mais discret de ce forum pendant des années, et avoir allègrement usé de la masse d'informations disponible grâce à ses membres, je me demandais de quelle manière je pouvais y contribuer à mon tour.
Je me suis alors rendu compte qu'il n'existait pas de carnet de voyage récent pour le Bangladesh, le dernier remontant à 2008. Pourquoi une telle situation? Très certainement car le nombre de touristes annuel représente environ 20.000 personnes, comparé à une population toujours en croissance de 150 millions de Bangladais, sur un territoire représentant grosso modo un tiers de la France. Le Bangladesh est ainsi le pays le plus dense du monde, hormis quelques cités-états, et la situation n'est pas près de s'arranger en termes de surpopulation.
Pour faire une comparaison un peu spécieuse et illustrer la quasi absence de touristes, on peut rapporter les chiffres précédemment cités à la population de Paris (un peu plus de deux millions intramuros), et se rendre compte que moins de 300 touristes par an auraient le privilège de sentir les douces effluves d’urine de notre métro et de prendre des selfies devant la tour Eiffel.
De ce constat simple le voyageur peut déduire qu'il ne rencontrera pas beaucoup de compatriotes et que les infrastructures touristiques seront à peu près nulles, mais surtout qu'il doit s'attendre à attirer l'attention de façon constante de foules d'hommes et d'adolescents pour lesquels la notion d'espace personnel est inconnue, et ne s'imaginent pas une seule seconde qu'être suivi partout pendant des heures, et ce, répété chaque jour du séjour, peut finir par devenir légèrement pesant, et amener le touriste a rejoindre sa chambre d’hôtel plus tôt que prévu pour s’étendre en position fœtale et pleurer. J’exagère un peu… mais l’idée est là.
Pour résumer, ce fut un voyage extrêmement intéressant mais difficile et fatigant à la fois. Je vais essayer de retranscrire au fil de ce carnet mes impressions de façon la plus fidèle possible et sans langue de bois, et j’évoquerai également un peu l’actualité et l’exode forcé des Rohingyas vers le Sud-est du Bangladesh où je me trouvais il y quelques mois. Je vais m’appliquer à être le plus exhaustif possible dans l’introduction car il est difficile de trouver des informations récentes en français a propos de ce pays.
Qui suis-je ?
Je m’appelle Maxime, j’ai 28 ans et j’ai déjà eu beaucoup d’occasions de voyager ou de passer du temps à l’étranger, notamment depuis avoir été diplômé d’école de commerce en 2013. J’avais déjà avant cette date réalisé un stage de trois mois au Maroc, et passé un semestre d’échange en Corée du Sud en plus de quelques voyages en Europe de l’Est notamment. Apres avoir passé deux ans en stage et apprentissage en région parisienne j’ai différé mon entrée dans le monde professionnel pour voyager un an en Asie avec l’argent que j’avais alors économisé. Apres mon retour en Europe, j’ai travaillé un peu plus d’un an en Italie dans une société de conseil mais ai été plus ou moins poussé vers la sortie car je ne manifestais guère d’enthousiasme quand il fallait « mapper des process target ». Apres cette expérience j’ai décidé de voyager de nouveau notamment en Iran et Asie Centrale. Tout cela pour dire que malgré mes voyages précédents, le Bangladesh a représenté un choc culturel plutôt corsé.
Pourquoi le Bangladesh ?
Le Bangladesh était l’un des pays auxquels je pensais pour finir mon voyage d’un an en Asie mais j’avais finalement opté pour un autre itinéraire. Je voyais aussi ce pays comme un test pour savoir si je pourrais être tenté également par un voyage en Inde, ne voulant pas aller dans ce pays pour seulement quelques semaines, mais n’osant pas me lancer pour plusieurs mois. C’était aussi l’occasion de découvrir un pays complètement ignoré des touristes et plus connu pour ses accidents industriels et pour favoriser l’insertion professionnelle des petits bouts de chou que pour ses paysages verdoyants ou des monuments classés a l’UNESCO.
Dans quel contexte s’est déroulé le voyage ?
J’ai décidé de me rendre en Australie pour réaliser un working holiday visa d’un an et me rapprocher de ma copine australienne rencontrée lors de mon précédent voyage en Asie centrale. Pour joindre l’utile a l’agréable j’ai voyagé environ deux mois entre la France et l’Australie, et me suis arrêté aux Emirats Arabes Unis, a Oman et au Sri Lanka avant de visiter le Bangladesh. Je voyageais donc seul avec mon sac-a-dos, sans guide, utilisant les transports en commun… A la routarde dirons-nous.
Informations pratiques
· Visa : disponible à l’aéroport pour une durée de trente jours pour les touristes français, il coute de mémoire 51 US dollars. On ne vous demande pas grand-chose mais on m’a demandé ou je comptais passer la nuit et ils ont même appelé mon hôte sur Couchsurfing pour vérifier. J’avais par ailleurs un vol de sortie au départ du même aéroport moins de trente jours plus tard.
· Météo : rien de particulier, chaud et humide au mois d’avril mais pas de pluies diluviennes ininterrompues.
· Transport : le pays étant très petit et dense, il est extrêmement facile de se déplacer même entre les petites villes ou villages. Il y a un nombre assez incroyable de bus sillonnant le pays à tombeaux ouverts pour les amateurs de sensations fortes. En ville on trouve des Rickshaws et des Tuktuks partout, et des taxis/tuktuks collectifs font la navette entre les villages pour un prix dérisoire. On y reviendra plus en détail par la suite.
Est-ce dangereux de visiter le Bangladesh ?
Le ministère des affaires étrangères déconseille fortement de se rendre dans le pays, qu’il classait en zone orange au moment de mon séjour. Il y a notamment eu une attaque dans un restaurant italien un an auparavant au cours de laquelle une vingtaine de personnes avaient péri. Il donne aussi des conseils pertinents en conseillant d’éviter les rassemblements politiques ou de grévistes car la culture politique locale est assez violente. En bref, je pense qu’ils font leur travail correctement en mettant en garde les voyageurs, un routard français ayant par exemple disparu peu de temps avant mon passage alors qu’il prévoyait de passer en Birmanie par voie terrestre ou par bateau ce qui est illégal et pas forcement intelligent.
https://www.diplomatie.gouv.fr/fr/conseils-aux-voyageurs/conseils-par-pays/bangladesh/#securite
Pour ma part, je ne me suis jamais senti en situation d’insécurité, bien que je n’eusse pas été a l’abri d’un mouvement de foule ou d’un accident de la route. Alors que l’islamisme représente apparemment un danger croissant, je n’ai pas vécu de situation inconfortable par rapport a la religion et les musulmans d’apparence les plus pieux, grosses barbes rousses, Kamis… se sont montrés sympathiques et chaleureux avec moi.
Quel est le niveau d’hygiène ?
Les phobiques peuvent je pense arrêter leur lecture ici car c’est certainement le pays le plus sale que j’ai visité jusqu'à présent. Des ordures partout, des villes poussiéreuses au possible, des draps d’hôtel aux taches suspectes, des chauffeurs de rickshaws qui font leurs besoins dans la rue… Par exemple, après une journée complète assis dans un bus, je me suis gratté le visage et mes ongles étaient noirs de saleté. J’imagine que ca doit être pareil en Inde.
Pour ma part, sans dire que la situation était excellente au niveau gastrique, je me contentais généralement de fumer une cigarette le matin avant de quitter l’hôtel, et j’étais tranquille pour la journée. Donc globalement, trois semaines dans le pays sans être trop malade, ce dont j’étais assez fier.
La minute chien errant
Religion musulmane oblige, ou bien trafic routier meurtrier, les rues ne sont pas envahies de chiens errants comme la Birmanie ou le Sri Lanka par exemple, et nos meilleurs amis ne représentent pas une menace quotidienne pour nos délicats mollets. Bien appréciable.
Comment et qu’est-ce qu’on y mange ?
Les gens mangent avec les mains mais vous pouvez facilement demander au moins une cuiller si cela vous dérange. En général, il est possible de se laver les mains au savon avant et après avoir mangé dans tous les restaurants donc ca va. La main droite sert à manger et la gauche à se débarbouiller le derrière (quasiment pas de petite douche dans les toilettes, plus généralement une petite carafe dans laquelle on puise).
Vous pouvez généralement choisir comme base soit du riz soit du pain (pratha, chapati…) généralement servi avec des currys de viande, de poisson ou de légumes. Vous pouvez également consommer du dhal (plat a base de lentilles un peu partout), des omelettes… Une grande variété de fruits est également disponible et vous pouvez acheter des noix de coco pour environ 0,5 euro la pièce. Pour le petit-déjeuner, l’un des plats les plus populaires est une sorte de samosa frit fourré à la patate, très bon mais brulant quand on mord dedans. Les Bangladais boivent également énormément de the dans de petits verres, avec ou sans lait concentré, au citron… Un verre de the coute généralement cinq takas, soit environ 0,06 euro. L’eau en bouteille se trouve partout à un prix raisonnable pour un touriste occidental, peut-être 0,4 euro les deux litres. On trouve de l’alcool dans quelques bars dans les grandes villes, ainsi que dans une poignée de magasins ouverts aux étrangers, mais la consommation reste très limitée.
Accueil de la population ?
Les Bangladais sont d’une gentillesse et d’une curiosité un peu envahissante avec les rares étrangers qu’ils rencontrent. Le fait d’être seul les incite je pense encore plus a vous aborder et vouloir passer du temps avec vous.
Cela peut être d’autant plus stressant que chaque personne rencontrée va au bout de cinq minutes vous demander votre numéro de téléphone, votre facebook, votre email, et vous appeler, écrire... chaque jour pour vous demander de vos nouvelles, comment vont vos parents... et ce pendant des mois après votre rencontre. Je fournirai des exemples un peu plus précis par la suite, notamment des captures d’écran de mon téléphone.
Cette situation pouvant être déjà pénible pour un garçon brun de taille moyenne et à la peau mate comme moi, j’imagine que cela serait surement bien pire pour une fille blonde par exemple et surtout non accompagnée. Je suis sur que des voyageuses intrépides s’y sont déjà rendues et ont apprécié leur séjour sur place mais je ne recommanderais pas ce pays a titre personnel pour une routarde seule. J’ai en un peu plus de trois semaines rencontré trois étrangers dans le Nord du pays, trois carabins anglais qui faisaient un stage de quelques mois dans un hôpital du pays, mais aucun touriste, donc je pense que les chances de se trouver un compagnon de voyage sur place sont assez minces.
Cependant pour rendre à César ce qui est à César, je me dois aussi de dire que les gens ont presque toujours été d'une grande gentillesse, ne m'ont presque jamais demandé de l'argent dans la rue, et m’ont paru être globalement très honnêtes avec les étrangers. Les Bangladais adorent par ailleurs Zinedine Zidane, qui s’est rendu dans le pays pour je crois des actions humanitaires, et dont le nom revient systématiquement quand vous dites être français.
Facile de communiquer avec la population ?
Comme dit un peu plus tôt les gens ne sont pas timides et rendent volontiers service. Beaucoup parlent un anglais assez basique, mais on trouve assez souvent des gens qui maitrisent cette langue couramment donc peu de soucis d’incompréhension comme en Chine par exemple. Je pense que l’arabe est également assez répandu dans la mesure ou des millions de Bangladais travaillent ou ont travaillé dans les pays du golfe.
Quel a été mon itinéraire ?
· Dhaka : 1 nuit
· Sonorgaon : 1 nuit
· Chittagong : 2 nuits
· Cox’s Bazaar : 2 nuits
· Ramu et Chittagong Hills Tracts : 4 nuits
· Bus de nuit entre Chittagong et Syhlet : 1 nuit
· Syhlet : 2 nuits
· Sri Mangal : 2 nuits
· Rajshahi : 3 nuits
· Bogra : 4 nuits
· Retour a Dhaka dans l’après-midi pour prendre l’avion vers 22h
Qu’est-ce que j’ai raté et pourquoi ?
Deux attractions touristiques majeures que je n’ai pas faites :
· Le parc national des Sunderbans, qui est la plus grande mangrove du monde à cheval sur l’Inde pour un tiers, et le Bangladesh pour le reste. On y trouve encore notamment une grande population de tigres du Bengale sauvages.
· Prendre le rocket boat pour une croisière fluviale entre Dhaka et Barisal. Le Bangladesh étant traversé par de multiples fleuves, il est recommandé d’effectuer un trajet sur un de ces bateaux à vapeur.
J’avais initialement prévu de débuter mon voyage au Bangladesh par ces deux attractions mais le temps était mauvais dans le Sud-ouest a mon arrivée et j’ai décidé de visiter le Sud-est en premier. Par la suite j’ai lu des avis assez mitiges de personnes ayant souscrit à des tours, nécessaires pour visiter ce parc national, et n’en ayant pas eu pour leur argent (environ 200 USD donc une somme coquette pour ce pays). Ils se plaignaient notamment de n’être pas allés en profondeur dans la mangrove et d’avoir surtout été conduit dans une sorte d’écomusée à proximité immédiate de la ville de Khulna d’où ils étaient partis. Etant seul et n’ayant rien réserve j’avais peu de chances de trouver un groupe prêt au départ sur lequel me greffer pour diminuer la note, et avec une agence sérieuse.
Est-ce que le Bangladesh ressemble à l’Inde ?
Je ne suis jamais allé en Inde, mais selon certains Bangladais qui s’y rendaient régulièrement pour leur travail, l’Inde est bien plus organisée et développée que leur pays.
Budget
C’est un pays extrêmement bon marché pour un voyageur, j’ai dépensé en 24 jours 29150 Takas, billets d’avion et visa exclus, soit environ 300 euros, ou bien 12,5 euros par jour. Je n’ai pas payé pour ma première nuit à Dhaka car j’ai fait du couchsurfing et ai été invité plusieurs nuits dans la région de Ramu. Le reste du temps, j’ai dormi dans des hôtels bon marché, mangé dans de petits restaurants et pris les transports en commun. J’aurais pu dépenser encore un peu moins mais j’ai fait quelques achats de vêtements pendant mon dernier jour, en prévision de mon année en Australie.
"Bon il serait peut-etre temps de te marier et de trouver un vrai travail quand meme" - Grand-mere
Du Sri Lanka, où je venais de passer environ trois semaines, je prends un avion pour Kuala Lumpur où une escale de quelques heures me permettra de prendre une correspondance et de rejoindre Dhaka. Premier constat, je suis le seul occidental dans la salle d'embarquement, et les Bangladais ont l'air surpris de me voir ici mais se montrent sympathiques et curieux. Une fois monté, je m'endors pour la grande majorité du vol et me réveille environ 20 minutes avant d'arriver à Dhaka.
Mon voisin profite de cet intervalle pour me poser les questions qui deviendront habituelles au cours de mon séjour, d'où je viens, ce que je viens faire là, est-ce que mes parents sont vivants... Il me demande aussi si je suis musulman et ma réponse négative semble le satisfaire, étant lui-même Hindu comme environ 10% de la population. Il me fait comprendre qu'ils n'aime pas beaucoup les disciples de Mahomet, pas de chance quand tu vis au milieu de 140 millions d'entre eux... Il insiste pour me donner l'equivalent d'un euro en monnaie locale et pour que je vienne lui rendre visite dans son magasin de Dhaka après avoir pris un certain nombre de selfies avec moi. Gentil, mais un peu bizarre quand même.
Dhaka
Je perds mon camarade au moment du passage de la douane, où les Bangladais s'engouffrent rapidement mais où les quelques etrangers présents dans l'aéroport doivent prendre leur mal en patience pour obtenir leur visa. Je dois perdre plus ou moins une heure avant de decrocher le précieux tampon. Apres celà, j'achète une carte sim et contacte mon hôte du site Couchsurfing que je dois retrouver un peu plus tard. Je quitte l'aéroport et décide de prendre un taxi ou tuktuk pour rejoindre le centre-ville où vit Mike, le Russe qui m'hébergera pour la nuit. Joute avec les chauffeurs de taxi présents, je finis par partir avec l'un d'eux, mais assez bizzarement, il ne conduit pas, et je me retrouve avec lui et deux autres Bangladais dans la voiture. Pas trop rassurant, mais je vois sur maps.me qu'ils ont bien mis le cap sur le quartier de Gulshan, en plein centre, où je dois aller.
Coup classique quand j'arrive, le type me demande plus d'argent que ce qui était plus ou moins convenu, mais je suis déjà dehors avec mon sac. Ça négocie, ça parlemente, des Bangladais qui parlent un peu anglais se joignent à la conversation qui est animée mais reste bon enfant. Je finis par donner 100 takas de plus au type mais je lui prends sa dernière cigarette histoire de le faire un peu chier quand même. Je suis à quelques centaines de mètres de chez Mike, mais ayant perdu trop de temps entre les formalités administratives, l'achat d'une carte sim, et la course en taxi, ce dernier est parti au travail et ne reviendra que deux heures plus tard. Une averse me pousse donc vers le premier restaurant où je mange un morceau et attend que ça passe.
Après cela, je décide de marcher un peu dans les alentours, et retrouve par hasard un des Bangladais qui m'avait aidé à parler avec le chauffeur de taxi. On marche un petit peu et j'essaie de comprendre son anglais assez basique. avant de se séparer il me demande mon numéro de téléphone et me demande "you love me?". Encore un gars gentil, mais un peu bizarre...
Je rejoins Mike, dépose mon sac, bois un café avec lui et souffle un peu. Il doit rencontrer quelqu'un un peu plus tard pour parler boulot, donc je sors manger et me promener aux alentours du lac et conviens de le retrouver un peu plus tard pour une bière.
Vendeuse de cigarettes, par paquet ou bien à l'unité
Les rues sont dans un état assez déplorable, surtout quand on sait que ce quartier est l'un des plus modernes de Dhaka
Street food locale, grasse mais pas mauvaise, j'ai gouté plusieurs plats dans la rue
Je retrouve Mike un peu plus tard, et j'effectue avec lui ma première course en Rickshaw pour rejoindre un bar. Il me raconte qu'un soir alors qu'il fumait de l'herbe dans la rue, il a rencontré un Ecossais passablement éméché aussi et ont décidé de faire une course de Rickshaw en promettant l'équivalent de deux dollars à celui qui pédalerait le plus vite. Imaginer cette scène m'a fait bien rire, bien que ce soit assez horrible quand on y pense. Nous buvons deux canettes de bières à environ cinq euros l'une si je me rappelle bien, pendant que Mike m'explique son ressenti dans ce pays. Il me confirme que les etrangers, même à Dhaka, sont une curiosité pour les locaux et reçoivent un traitement de faveur. Nous rentrons chez lui, où je m'endors du sommeil du juste.
Le lendemain je décide de prendre le bus pour Sonorgaon où il existe des bâtiments intéressants datant d'avant l'indépendance. Je marche jusqu'à un arrêt de bus d'où je monte dans un bus branlant direction la gare routière Sud. Plus d'une heure sera nécessaire pour parcourir quelques kilomètres dans le chaos ambiant, et je manque de me faire renverser en descendant du bus qui ne s'arrête pas mais se contente de ralentir. Je parviens à acheter un billet pour Sonorgaon, billet qui me sera facturé bien trop cher (le bus allant à Chittagong, je pense avoir payé le tarif complet jusqu'au terminus).
Sachant que le gouvernement français définit le Bangladesh comme un pays dangereux, et quitte à avoir une tête d'etranger, je décide de porter le turban que l'on m'a offert à Oman. Etranger oui, mais si possible arabe et musulman. Cependant, l'un des passagers du bus vient vers moi et commence à me parler en arabe, dialecte d'Oman svp, car il avait vécu de nombreuses années dans ce pays et avait reconnu le turban. C'est raté pour la discretion !
vision du chaos de la gare routière
L'opération turban fut donc un echec
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Ayant un peu trainé, à l'encontre de mes habitudes, avant de quitter Dhaka, puis ayant perdu du temps dans les bus pour rejoindre la gare routière puis la ville de Sonargaon elle-même, j'arrive en milieu d'après-midi, plus tard que je l'aurais souhaité.
Sonargaon est une ancienne capitale du Bengale qui recèle encore de quelques bâtiments historiques et d'un ou deux musées. Arrivé trop tard pour visiter tous les sites, je me dirige vers la vieille ville de Panam d'abord à pieds, puis dans un tuktuk car je ne trouvais pas le chemin et l'heure tournait. Arrivé sur place je donne 50 takas au chauffeur qui avait dit qu'il me prendrait gratuitement. Le prix de la course étant de dix takas comme je l'appris plus tard, cela a dû être une heureuse surprise pour lui.
Je me balade dans ce que je pensais être une ville assez étendue mais qui s'avère en fait être une assez longue rue bordée de vieilles maisons appartenant apparemment à des marchands hindus ayant fui le pays au moment de la partition de l'Inde en 1947 (A cette époque, le Pakistan et le Bangladesh formaient donc un même pays largement dominé par les habitants du Pakistan actuel, bien que séparé par plusieurs milliers de kilomètres et des différences culturelles. Le Bangladesh ne deviendra indépendant qu'au terme d'une sanglante guerre d'indépendance menée avec le soutien de l'Inde en 1971). Les habitants locaux s'étaient réfugiés en Inde, quand des millions de musulmans faisaient le chemin inverse vers le Pakistan.
Le manque de temps, la petite taille du site, et le stress de trouver un endroit où passer la nuit ne me permettent pas je pense d'apprécier pleinement les lieux. Je vois par ailleurs des femmes s'épouiller mutuellement près de la rivière ce qui m'a assez surpris je dois dire (sachant que je n'étais arrivé que la veille, j'étais encore en période de rôdage).
Je récupère mon sac laissé au guichet, marche un peu dans les alentours pour essayer de dénicher un endroit ou dormir. On me conduit dans une sorte de maison où on me propose une chambre basique sur le lit de laquelle reposaient une quantité de cerf-volants poussiéreux pour une vingtaine d'euros ce qui me fait gentiment rigoler. Je propose 500 takas, ce qui est dans les prix d'une chambre d'hôtel normale (6-7 euros) ce que la dame refuse. Je m'en vais sans qu'on cherche �� me retenir.
La nuit se rapproche et je me remets en route vers la ville pour trouver autre chose quand un type m'appelle de son échoppe pour m'offrir un thé. Il tient une sorte de petite épicerie comme il y en a tant en Asie. Son fils est également présent et on discute avec un peu d'anglais. L'idée de passer la nuit chez eux commence à germer dans mon esprit. Ils finissent par me demander où je compte dormir et je leur propose de leur donner un peu d'argent pour passer la nuit chez eux, ce qu'ils acceptent malgré qu'ils aient l'air de trouver cela un peu bizarre.
Un autre de ses fils d'une quinzaine d'années est arrivé entre temps avec plusieurs de ses copains, et le père lui dit d'aller acheter un poulet pour le diner du soir. Je les accompagne et insiste pour acheter la bête encore vivante pour 200 takas (2,5 euros), que le vendeur tue à ce moment là. Nous sommes sur le retour quand nous sommes pris à partie par un "uncle" du gamin, chauffeur de tuktuk de son état, pour une raison que j'ai du mal à comprendre. Nous rentrons à l'épicerie, suivi de ce type qui invective le père de famille, ce qui me met assez mal à l'aise car je ne souhaitais pas créer de troubles pour ce dernier. Je finis par devoir aller au commissariat avec ce type plus le fils de la famille qui me fait office de traducteur sans savoir si j'allais revenir ou non. Le dîner que j'avais payé étant presque prêt, et ayant très faim, je suis passablement énervé.
J'arrive donc au commissariat de nuit avec mes deux camarades, et je suis conduit au chef de la police locale toujours sans savoir pourquoi. On me demande de laisser mon gros sac ce que je fais, ainsi que mon petit sac contenant mon appareil photo, ce que je refuse. Je leur explique de façon polie et respectueuse que mes objets de valeur étaient dedans. "Mais... nous sommes la police... on ne va pas essayer de te voler !", c'est peut-être vrai au Bangladesh, mais ce n'est pas universel malheureusement. On me présente finalement au chef qui parle très bien anglais et inspecte mon passeport. Les visas du Tadjikistan et de l'Ouzbekistan font notamment de moi quelqu'un d'assez "suspect" d'après lui, mais tous les pandores sont en fait aux petits soins, et m'offrent du thé et des gâteaux. Je reçois finalement l'autorisation de dormir chez mes hôtes, et suis raccompagné par deux tuktuks plein de flics armés jusqu'aux dents pour ma protection. Merci pour la discretion les gars ! Ils me laissent à l'épicerie après m'avoir demandé mon facebook.
Je finis par pourvoir dîner avant de partager un lit avec deux des fils du taulier. Ce premier jour complet ne fut pas non plus de tout repos.
Je me mets en route le lendemain pour Chittagong après donné une douzaine d'euros au père de famille pour les remercier. Retour à la gare routière et achat du billet de bus.
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Avant de penser voyager au Bangladesh, je ne connaissais que deux villes de ce pays, la capitale Dhaka, et Chittagong. Cette dernière avait en effet fait parler d'elle et pas pour de bonnes raisons, il y a une dizaine d'années. C'est ici que le porte-avion Clémenceau, renfermant probablement une bonne dose d'amiante, devait être démantelé dans des conditions de travail certainement loin des normes de sécurité européennes.
Bref, j'arrive à la gare routière, et maps.me m'indique le chemin à suivre pour me rendre à l'hôtel Al-Faisal repéré sur wikitravel. Il se situe a environ deux kilomètres et je décide donc de marcher jusque là-bas comme j'aime le faire quand je voyage. Je le trouve assez facilement après une marche assez désagréable en raison du traffic. On me propose une première chambre dont l'odeur est difficillement supportable et que je refuse, puis une seconde pour le même prix, que j'accepte sans qu'elle sente la rose non plus. Je me douche et me repose un peu avant de sortir dîner à proximité.
Après cela, je demande des informations aux deux réceptionnistes, très amicaux et parlant bien anglais, comment rejoindre les casses de navires le lendemain. Ils m'indiquent où prendre le bus et écrivent ma destination en Bengali sur un morceau de papier.
Le lendemain je parviens donc en bus et sans encombre à destination et rencontre un comptable qui travaille sur un de ces sites. Il semble avoir du mal à croire que je suis un touriste et non un journaliste, qui ne sont pas les bienvenus. Il m'accompagne et me montre une petite porte sur un côté qui me permet de rejoindre la plage d'où je peux observer les bâteaux.
Ce que je découvre est un spectacle assez beau dans sa désolation je dois dire, et fait clairement relativiser sur nos conditions de travail en France. Les gars qu'on aperçoit sur la seconde photo me font signe de dégager car les appareils photo comme les journalistes ne sont pas les bienvenus. Je rencontre et discute avec un groupe de lycéens en train de zoner qui me montrent ensuite les environs.
Après être rentré en ville et repassé par mon hôtel, je décide de me promener un peu en ville et d'aller voir une université qui s'avèrera fermée au public. Nouveau groupe d'adolescents qui veut que je les prenne en photos et les leur envoie sur une application appelée Immo ou Imo que tout le monde utilise dans le pays. J'irai ensuite manger au même endroit où un type me demandera si je suis marin et ouvrira de grands yeux en apprenant que je suis un touriste.
Pied à terre dans les montées pour pousser le Rickshaw
La chèvre voulait boire dans la tasse de ce gars, ce qui faisait bien rire tout le monde
Un petit pipi rapide
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Bonjour Maxime,
Merci pour ce partage. Votre carnet est passionnant, riche en informations et resentis et les photos sont superbes! J'attends la suite avec impatience!
Marie
Faites que le rêve dévore votre vie afin que la vie ne dévore pas votre rêve.
Départ de Chittagong pour Cox's Bazar, le trajet en bus prendra environ trois heures. Je prends place à l'avant du bus et suis rejoint par un homme d'une petite trentaine d'années. Il place son jeune fils sur ses genoux où il s'endormira paisiblement, et son coq à côté de mon sac. Il me dit qu'il vit à Ramu, près de Cox's Bazar, qui compte une forte minorité bouddhiste à laquelle il appartient.
Le coq et mon sac Quechua
Pour en revenir à Cox's Bazar où j'arrive sans encombres, cette ville, et le district du même nom, sont au coeur de l'actualité car c'est là que les réfugiés Rohingyas se concentrent en grande majorité depuis quelques mois.
Source wikipedia pour rappeler l'histoire de la ville:
"La région de Chittagong, y compris Cox's Bazar, est sous la domination des rois d'Arakan du ixe siècle à sa conquête par les Moghols en 1666. Pendant un voyage à Arakan, le prince moghol Shâh Shujâ passe par Cox's Bazar et est captivé par la beauté de la région ; il commande à ses forces, dont mille palanquins, de s'y installer temporairement. Il existe aujourd'hui un lieu appelé Dulahazara, signifiant « mille palanquins ». Après les Moghols, la région est sous domination tipra, puis arakan à nouveau, suivi des Portugais puis des Britanniques.
Le nom de Cox's Bazar vient du nom de famille d'un officier de la Compagnie anglaise des Indes orientales, le capitaine Hiram Cox, surintendant de Palonki (aujourd'hui Cox's Bazar), après que Warren Hastings devient gouverneur du Bengale à la suite du passage de la British East India Company Act en 1773. Cox fut choisi pour s'occuper d'un conflit de longue durée entre les réfugiés Arakan et les Rakhains locaux. Il fait progresser la réinsertion des réfugiés de la région, mais meurt en 1799 avant d'avoir fini son travail. Pour commémorer son rôle dans ce projet, on monte un marché/bazar nommé en son honneur. La thana de Cox's Bazar est établi en 1854 et la municipalité en 1869"
On se trouve donc dans une zone culturellement et historiquement à cheval entre les mondes birmans et bouddhistes, et bengalis hindus/musulmans de l'autre.
Pour ma part, je me trouve un peu dufficilement un hôtel au prix raisonnable, et décide d'aller voir la fameuse plage qui se trouve être la plus longue plage du monde avec plus de 120 kilomètres de long. Je vois quelques etrangers, sûrement expatriés venus se détendre, mais la grande majorité des gens présents sont des Bangladais. Et on se baigne tout habillé s'il vous plait.
Sur la plage se trouvaient de nombreux photographes qui réalisaient des portraits de leurs clients avant de leur partager les photos sur des cartes sd ou via bluetooth. Chaque photo était facturée environ 5-10 centimes il me semble.
J'ai aussi l'occasion de visiter la ville qui compte quelques temples bouddhistes de style birman mais sans charme particulier et où des gens vous suivent en vous réclamant un pourboire pour avoir gardé vos chaussures à l'entrée ou tenu la jambe au long de votre passage.
Le reste de la ville n'a rien de particulier mais on lit la proximité de la Birmanie sur les visages, dont les traits se font plus asiatiques et sont souvent recouverts de Tanaka, cette sorte de pâte jaune à base d'écorce qui sert à la fois de maquillage et de protection contre le soleil dans le pays voisin.
Bon voilà, et vu que je n'aime pas aller à la plage je décide de visiter la ville de Ramu le lendemain.
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Bonjour Maxime,
un mot merci !!!
Je voyage tous les ans en Inde, l'année dernière dans west bengal où les touristes ne viennent pas et les habitants ont souvent été surpris de voir une femme seule visiter cette région et heureux de venir échanger quelques mots Les villes sont très polluées mais j'ai toujours trouvé un hôtel et assez propre. J'ai l'impression d'après ton carnet que les conditions de vie sont encore plus dure au Bangladesh qu'en Inde même dans ces contrées.
Je te remercie de nous faire parcourir ce pays en détail où l'on ne franchit pas souvent la frontière. On voit bien la vie quotidienne à travers tes photos .
vivement la suite !!
mariejo
Qui a l'habitude de voyager sait qu'il vient toujours un moment où il faut partir...
Paulo Coelho
Merci pour ton retour, je ne sais pas si cela te tenterait comme voyage, ça serait intéressant de comparer avec l'Inde, et en particulier l'état du Bengale, où je ne suis pas allé personnellement. Bon après encore une fois je ne suis pas sûr que je recommenderais ce pays à une femme seule, pas car elle courrait un plus grand danger qu'en Inde je pense, mais en raison de l'attention qu'elle recevrait en permanence. Après chacun est libre de faire ce qu'il veut 😛
"Bon il serait peut-etre temps de te marier et de trouver un vrai travail quand meme" - Grand-mere
Je ne me doute pas encore en prenant un tuktuk (ils appellent ca des CNG au Bangladesh, je viens de me souvenir) pour la gare routière que je viens de débuter la journée la plus importante de mon voyage au Bangladesh. Arrive a destination, je monte dans un minibus en partance pour Ramu et les villages des alentours. Mon voisin, air d’étudiant attarde, sac en bandoulière plein de papiers et lunettes vissées sur le nez (très rare au Bangladesh), contre lequel je suis serré, me demande combien on m’a demandé de payer pour ce trajet d’environ 16 kilomètres. Quand je lui réponds 30 takas, environ 40 centimes donc, il se met en colère et me dit que cela ne devrait pas excéder 25 takas, qu’on profite de moi car je suis étranger… et qu’on va l’entendre.
Arrivés a Ramu, je m’extraie difficilement du minibus plein à craquer, suivi de ce gars que j’appellerai Reza, car nous avons fait un certain nombre de trucs illégaux ensemble par la suite. Une discussion s’ensuit entre lui et le chauffeur et je paie finalement 30 takas et lui 20, 50 pour tous les deux donc. « Je te dois cinq takas, tu veux boire un thé ? ». Reza vit dans un village un peu après Ramu, mais est descendu pour ne pas que je me fasse délester de cinq beaux centimes durement gagnés et surement aussi un peu par curiosité devant ce touriste a la tête d’espion israélien. Nous buvons un thé, puis deux, tout en fumant copieusement, un de ses amis croisé par hasard se joint à nous. C’est un ancien soldat du génie, passionné de littérature et notamment admirateur de Victor Hugo. Reza qui effectue des recherches ici dans le cadre de son doctorat commence à m’expliquer avec passion et moult détails l’histoire de la région et la progression de l’islam dans cette terre qui fut autrefois très majoritairement bouddhiste. Il est lui-même issu d’une minorité ethnique et sa famille ne s’est convertie à l’islam qu’assez récemment. Il me parle aussi brièvement de la colonisation de la région par nos amis anglais, toujours si doués pour le commerce, et qui auraient échangé aux populations locales des bibles, contre à peu près tout ce qui avait de la valeur.
Pour la première fois depuis mon arrivée, j’ai une discussion poussée et vraiment intéressante avec une personne du cru, oubliés les « comment s’appelle ton père ? », « tu aimes le cricket ? »… Il explique par exemple à ma demande pourquoi les rickshaws électriques, très répandus par ailleurs, sont interdits sous peine d’amende. Le gouvernement subventionne ainsi l’électricité pour favoriser l’activité économique en la vendant probablement à perte, et les rickshaws représenteraient une industrie bien trop gourmande si on les laissait faire, rien qu’à Dhaka, on ne compterait pas moins de 500.000 de ces vélos-taxis.
Au bout d’un moment il m’invite à venir chez lui a quelques kilomètres de la, et m’explique que c’est un lieu tranquille ou il peut écrire et faire ses recherches au calme. Je le suis dans la mesure ou je lui fais confiance car il n’y a pas d’arnaque à touristes dans les pays ou il n’y a pas de touristes. Si j’avais encore des doutes, ils s’estompent immédiatement en arrivant chez lui et en voyant la quantité de livres empilés un peu partout. Bien qu’il soit assez occupé, il m’offre de me faire visiter les alentours car je suis étranger. Nous nous rendons chez un autre de ses amis, qui se trouvera être aussi son fournisseur d’alcool, pour lui emprunter sa moto. Il me propose ainsi d’acheter de l’alcool de riz ensemble et de partager les frais, ce que j’accepte avec quelques réserves et avec l’impression qu’il ne me dit pas tout non plus. Nous partons ensuite a deux sur la moto avec je pense une curiosité mutuelle mais aussi quelques doutes sur les motivations de chacun. Il finira par exemple par me demander si je ne suis pas juif, bien que cela n’eut pas posé de problème avec lui je pense.
Chez Reza
Nous parcourrons la campagne et visitons un certain nombre de sites tout en discutant. Ce qui est frappant au Bangladesh, c’est le contraste entre la crasse de ses villes poussiéreuses, et la beauté de ses campagnes d’un vert presque fluo grâce surement a la seule richesse du pays, ses nombreuses rivières. Nous nous arrêtons également dans la ville de Ramu ou je visite un temple en sa compagnie et ou l’ambiance est beaucoup plus recueillie et agréable qu’a Cox’s Bazar.
La majorité des temples bouddhistes de Ramu a été brulée lors de violences inter-religieuses en 2012. En gros, une fausse image d'un Coran désacralisé, posté sur un faux compte facebook dont le profil semblait appartenir à un homme de confession bouddiste a conduit une foule en colère de 25.000 personnes a attaquer des lieux de culte non musulmans. Bref, tout ça pour dire que même si les gens ont toujours été gentils et accueillants avec moi il peut parfois suffir d'une étincelle.
Wikipedia :
The 2012 Ramu violence refers to a series of attacks on Buddhist monasteries, shrines, and houses of Buddhist inhabitants in Ramu Upazila in Cox's Bazar District in Bangladesh by local mobs on the midnight past 29 September 2012. The mobs destroyed 12 Buddhist temples and monasteries and 50 houses in reaction to a tagging of an image depicting the desecration of a Quran on the timeline of a fake Facebook account under a Buddhist male name. The actual posting of the photo was not done by the Buddhist who was falsely slandered. The Buddhist was innocent of the accusation. The violence later spread to Ukhia Upazila in Cox's Bazar District and Patiya Upazila in Chittagong District where Buddhist monasteries, Sikh Gurudwaras and Hindu temples were targeted for attacks.
Nous rentrons dans son village et buvons une partie de l’alcool de riz. Il me propose de passer la nuit là-bas mais je décline poliment son offre car toutes mes affaires sont restées a ma Guest House, mais promet de revenir le lendemain si son offre tient toujours. Il accepte mais insiste pour me donner la moitié de l’alcool restant avant de me raccompagner au départ des bus.
Arrivé à la gare routière de Cox, un chauffeur de CNG essaie de m’arnaquer et offre de me prendre pour dix fois le prix, 100 takas au lieu des 10 habituels pour rejoindre la ville. Je rigole et lui tape dans le dos avant de partir avec un autre, ce qui fait rire ses confrères. Je décide de manger rapidement près de ma Guest House, quelques œufs et des galettes, dans une gargote dont le patron tout heureux d’avoir un client étranger me prend par la main et insiste pour me montrer les cuisines et en inspecter la propreté. Curieux que mon estomac ait si bien tenu le coup dans ce pays…
Le lendemain, check out et départ pour le village de Reza dont il m’avait écrit le nom en Bengali pour le chauffeur de bus. Je retrouve péniblement sa maison grâce à maps.me, ainsi que son locataire tout surpris de me voir revenu. Il ne pensait pas que je tiendrais parole, et c’est je crois a ce moment la que j’ai pleinement gagné sa confiance.
Deuxième acte illégal après nous être procuré de la goutte locale, Reza me propose de me rendre toujours en moto et avec le plein de la veille dans une zone interdite aux étrangers. En effet, cette zone frontalière délimitée de façon un peu floue entre la Birmanie et le Bangladesh a été un facteur d’instabilité. On parle beaucoup du problème des rohingyas coté birman, mais le Bangladesh n’a pas été en reste non plus avec les populations bouddhistes, culturellement plus proches de la Birmanie. « Silence, on tue » ca s’est passé des deux cotés de la frontière, bien que surement dans une proportion moindre qu’au Myanmar.
Casque sur la tête et lunettes de soleil pour me camoufler le visage, nous parcourrons de nouveau la campagne, prémices des Chittagong Hills Tracts dont les douaniers m’avaient bien précisé de me tenir éloigné en me délivrant mon visa quelques jours plus tôt. Reza me dit aussi qu’il est d’accord de m’emmener dans cette zone qu’il connait bien et a sillonné dans tous les sens pour ses recherches car j’ai la peau mate, une taille moyenne et un physique passe-partout. Nous convenons aussi d’une histoire selon laquelle nous nous serions rencontres quelques années plus tôt lors d’une conférence en Allemagne a laquelle il avait participé. Nous passons les check points de la police sans nous arrêter et nous retrouvons dans la zone interdite. La culture principale est le tabac et Reza s’arrête pour discuter avec un fermier et demander le chemin, mais c’est en fait un test pour vérifier que ce dernier ne soupçonne pas que je suis un occidental. Test réussi haut la main.
Nous rentrons au village et retrouvons son ami admirateur de Victor Hugo pour diner et finir l’alcool, ce qui tombait bien dans la mesure où je fêtais mes 28 ans ce jour-la. Reza me raconte alors tout ce qu’il ne m’avait pas dit la veille, qu’en plus d’être étudiant, il est aussi journaliste et a donné de sa personne pour écrire des articles passionnants. Il s’est par exemple rendu illégalement en Inde a Calcutta et s’est fait passé pour un membre d’une mafia locale pour vivre dans un bordel pendant six mois et raconter le quotidien de ces femmes dont il aurait aidé plusieurs d’entre elles a en sortir par la suite.
Il me propose une autre aventure pour le lendemain, aller visiter et dormir dans un village de l’ethnie Chakma, la plus importante de la région, et ce a un jet de pierre de la frontière birmane.
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Passionnant ton carnet de voyage. Cela fait 3 ans que j'hésite à partir dans ce pays. j'ai acheté le seul guide existant "le petit futé".
tu confortes mon hésitation d'y aller en femme seule. il va falloir que je me trouve un accompagnateur 😠
Ceci dit, voyager en inde, pays dont tu parles et que je connais bien, n'est pas non plus de tout repos, surtout pour une femme.
En tout cas, continue de nous régaler par ton récit 😏
laurence
Top ce carnet 🙂
Je connais bien l’Inde mais je ne me suis jamais intéressé à ce pays à part un livre que j’avais lu (et que je recommande) : Bangladesh Rickshaw.
C’est un européens qui traverse le pays en Rickshaw et rejoint pendant un certain temps la communauté.
Retour à Ramu pour prendre un premier camion/bus, on ne se parle pas avec Reza pour ne pas attirer l’attention, mais il écrit à un moment donné sur son téléphone que son contact dans la dernière ville avant la frontière nous attend. Nous changeons de bus et finissons par arriver sans encombre dans cette dernière, qui a l’atmosphère particulière un peu far-west qui caractérise ces endroits du bout du monde a cheval sur plusieurs pays et aires culturelles. Je baisse la tète et suis Reza de près jusqu’à un magasin ou nous retrouvons son ami/contact. Nous buvons le traditionnel the et attendons que le contact de notre contact se manifeste. Reza me demande si j’ai des petites coupures avec moi pour payer les villageois pour notre nourriture… et je lui réponds que non car je les ai dépensées pour payer les bus. Je lui donne un ou deux billets de 50 Takas en lui demandant d’acheter des cigarettes qui sont souvent le meilleur moyen de se faire des amis en Asie.
Nous retrouvons finalement le villageois qui va nous accompagner, petite cinquantaine et figure rusée de trafiquant d’opium. Il n’y a plus rien d’indien dans son visage. Il flaire qu’il se trame quelque chose de louche et pose des questions a mon sujet. Reza lui explique que je suis issu de la bonne société de Dhaka et ai été élevé et éduqué en ne parlant qu’anglais, explication un peu fumeuse qui n’a pas l’air de convaincre son interlocuteur qui garde un sourire en coin. Nous nous installons dans un tuktuk, Didi le villageois à l’avant, Reza, son ami et moi a l’arrière. On me fait assoir au milieu des deux autres et Reza m’enfonce sur la tete la casquette de son ami après m’avoir dit de ne pas parler et que maintenant je devais lui faire confiance. Un peu stressant.
Nous arrivons dans un village, payons le chauffeur du tuktuk qui semble lui aussi soupçonneux. Reza lui demande son numéro de téléphone et lui dit que nous le recontacterons le lendemain pour revenir, ce que nous ne ferons pas. Reza me dit alors « bienvenue en Birmanie, j’espère que tu es prêt car nous allons rester un mois ici », gros coup de pression, car je n’ai pas mes affaires avec moi, je n’ai dit a personne que j’allais disparaitre pour plus de deux ou trois jours, que mon visa aura expiré d’ici-la et mon avion pour l’Australie ne m’aura pas attendu. Il faut aussi savoir que Reza a passé illégalement six mois en Birmanie avec les rebelles du Nord du pays dans le cadre de son activité de journaliste, ce qui rend ce qui s’avèrera être une blague suffisamment crédible pour que je m’en inquiète.
Arrivés chez lui, Didi nous sort une bouteille de rhum birman de derrière les fagots et nous fait servir une collation par sa femme Dada. On me dira ensuite que Didi veut dire « frère »et « Dada »sœur. On fume, on discute, Reza est ravi de venir dans ce village pour la première fois et restera en contact avec ce gars pour ses incursions futures. On se croit dans un autre pays, les gens sont différents, des autels bouddhistes sont présents dans chaque maison, des cochons se baladent en semi-liberté autour des maisons, et l’alcool est consommé ouvertement.
Reza essaie de glisser un billet dans la chemise de Didi pour le dedommager, ce que ce dernier refus et il s'ensuit une affrontement burlesque de cinq minutes jusqu'a ce qu'il capitule enfin
C'est le genre d'endroit ou tu n'achetes pas ta viande a carrefour et tu dois la tuer toi-meme
On demande au fils de la maison de me faire visiter le village et nous partons ensemble. Il croise un voisin qui parle un peu mieux anglais et se joint à nous. Les deux me demandent d’où je viens et je finis par lâcher le morceau en leur demandant d’être discrets (le gouvernement français parle de risques d’enlèvement dans cette région, en plus qu’elle soit interdite aux étrangers) mais ils le disent a tous ceux que l’on croise en chemin et se joignent également a nous. On me conduit a l’école locale, ou le seul Bengali du village fait a la fois office de docteur et de professeur. C’est quelqu’un de touchant qui, on me le dira par la suite, vit dans ce village depuis une vingtaine d’années sans rien gagner (je ne sais pas si c’est une expression ou bien si c’est littéralement vrai). Il parle anglais, me fait apporter une chaise par l’un des gamins, puis demande a un autre de grimper a l’un des cocotiers qui se trouve dans la cour et de m’en décrocher deux de ses fruits. Je m’assois cérémonieusement, de même que le professeur et boit le lait de mes deux noix de coco sous le regard bienveillant de tous les élèves. Je retourne avec mes deux accompagnateurs vers la maison, passablement ballonné par tout ce que je viens de boire.
A gauche Nirmol qui m'offrira l'hospitalité, et a droite le fils de Didi
Devant l'école
Le soir après le diner, les deux jeunes m’emmènent au temple du coin qui semble être aussi un lieu de rassemblement et de socialisation pour les jeunes du village. Des jeunes sont notamment en train de danser un peu à l’extérieur. Je passe la nuit chez le voisin de Didi qui m’a invité à dormir.
Je pars marcher le lendemain avec Reza et mon hôte dans les collines alentours. Beaux paysages vallonnés et tropicaux ou nous croisons parfois une maison ou une jeune femme avec son enfant. Il fait très chaud et humide et je commence a suer a grosses gouttes et a devenir rouge. Nous nous trouvons au somment d’une colline d’où nous pouvons voir la Birmanie a quelques centaines de mètres, il serait surement facile de passer la frontière dans l’illégalité a cet endroit comme de nombreux habitants font pour aller vendre ou acheter divers produits de chaque cote de la frontière.
Un peu plus tard, catastrophe, nous croisons une patrouille de trois gardes-frontières. Nous gardons notre sang-froid, leur serrons la main avec de grands sourires et Reza leur explique que nous travaillons ensemble a l’université. Ils ne parlent pas anglais donc je ne saisis pas la teneur de toute la conversation mais nous repartons sans problèmes et rallions de nouveau le village. Nous devons attendre plusieurs personnes pour quitter la zone.
Nous attendons longtemps, Reza va aux nouvelles pendant que je discute avec les professeurs de l’école, le Bengali et un assistant de l’ethnie locale. Je sens un peu de tension chez Reza, quand les autres arrivent en moto. Et la, il ne se passe rien, l’attente continue sans que je sache pourquoi, je commence a me dire que nous allons dormir de nouveau ici et m’en ouvre a Reza. C’est alors que nous nous mettons en route. Je bataille avec la maitresse de maison pour lui donner un peu d’argent comme Reza l’avait fait la veille avec son mari. J’avais auparavant donné au jeune homme qui m’avait offert l’hospitalité et au professeur les billets des pays que j’avais traverse en chemin (émirats, Oman, Sri Lanka et Malaisie) en souvenir et n’ayant rien d’autre, geste minime mais qui fut apprécié. Didi nous offre chacun une noix de bétel en partant, que je prends mais que je jetterai hors de sa vue, suite a une expérience malheureuse avec cette plante aux Philippines quelques années plus tôt (disons que c’était la première fois que je vomissais le soir de Noel).
Premier constat, nous partons sur trois motos mais pas ensemble. On me fait monter sur la même moto que deux frères au physique très Bengali, pendant que les membres des minorités ethniques suivront a distance. Je remarque également que le chemin emprunté n’est pas le même qu’a l’aller. Un peu étrange mais je ne pose pas encore de question. Les deux frères me déposé chez un membre de leur famille a plusieurs kilomètres de la qui me fait rentrer dans sa maison. Il est fan du Real Madrid et du grand Zinedine Zidane dont je suis un peu l’émanation sur place. Au bout d’un moment les autres nous rejoignent, et je pars avec l’un d’eux. Nous roulons pour arriver au bord de la mer a peut-être 20 ou 30 kilomètres de Cox’s Bazar, ou on me dit qu’il n’y a plus de danger. Nous prenons un thé tous ensemble dans un hôtel de standing pour 20 centimes pièce, un prix exorbitant pour le pays. J’invite tout le monde de bon cœur bien évidemment.
Le fin mot de l’histoire sera qu’une patrouille de gardes-frontières avait été attaquée ce jour-ci dans la région et que la tension était soudainement montée d’un cran, et les mesures de sécurité renforcées non seulement avec la Birmanie mais aussi avec l’Inde, ce qui aura son importance par la suite.
Je pars avec Reza et nous prenons un Tuktuk pour Cox’s Bazar ou nous passerons la nuit chez des connaissances, qui nous servent à diner et nous attribuent une pièce de leur logement mais situé en dehors du corps principal de l’appartement. Nous n’avons donc pas accès aux toilettes. Assoiffé comme je l’étais j’ai bu beaucoup bien fraiche et ce qui devait arriver arriva, l’envie irrépressible de pisser me vint. Pas de problème selon Reza, il me propose de monter sur le toit pour faire mes besoins et fumer une dernière cigarette, a Rome, fais comme les Romains. Je commence a me soulager quand quelqu’un arrive ce qui me met un peu mal a l’aise, bien qu’il n’y ait pas de problème, et Reza lui explique que je suis français, probablement le premier qu’il rencontrait, donc j’ai moyennement dû contribuer a notre réputation ce soir la.
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Retour a Ramu avec Reza qui me propose de rester encore un peu chez lui. Le 14 Avril est le jour du Nouvel an Bengali donc nous nous rendons encore une fois dans la ville de Ramu pour assister aux celebrations . Nous faisons aussi un detour par l’atelier de reparation de motos ou le bolide de Reza est remis en etat.
Juste en face, un type casse des briques avec un marteau. Les briques sont produites partout au Bangladesh et servent notamment au soubassement des routes, je mettrai des photos d'un "Bricks field" que j'ai visité à la fin de mon séjour plus loin dans le carnet
Quelques photos de la ville :
Sous les pavés la plage...
Ces deux peintures commémorent la lutte pour l'indépendance du peuple Bangladais contre le Pakistan en 1971. La guerre a été extrêmement meurtrière et ne s'est achevée qu'avec le soutien massif de l'armée indienne.
Les festivités du nouvel an battent leur plein dans un espèce de terrain vague, les gens ont revétu de beaux costumes et se rassemblent pour profiter de ce jour férié.
Je me suis offert un tour de montagnes russes locales, actionnées manuellement par deux hommes pour le plus grand plaisir d'enfants surexcités.
Le clou de la cérémonie devant être leur suspension sous la peau à des crochets par un groupe d'hommes, qui devaient ensuite tourner autour d'un mat. Ça avait l'air assez gore, mais j'avais envie de voir ça. Les types passaient en attendant dans la foule pour récolter de l'argent, avant de finalement se dégonfler pour une raison inconnue sans faire couler leur sang.
Toujours intéressant cependant de voir ce genre de fêtes où les gens passent du bon temps. Il y avait notamment un concours de chant pour les enfants, divers étals de nourriture... Le soir tombe et Reza me dit qu'il n'est pas sûr pour les étrangers de rester à Ramu quand il fait sombre car les émeutes anti-bouddhistes de 2012 ont amené des journalistes et humanitaires occidentaux dans la zone et nous sommes vus par les musulmans intégristes comme ayant un parti pris à leur encontre. Je n'ai pas senti d'animosité mais je lui fais confiance et nous rentrons donc au bercail.
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Merci pour votre retour Marie, ça me rassure, j'avais un peu l'impression de pleurnicher haha mais ça a été intense comme voyage 😉
Ben non, bien au contraire!! Tu racontes tes craintes, tes doutes, tes stress, tes questionnements mais tout en gardant toujours la volonté de découvrir et de faire confiance à l'Autre. J'aime ça. Et quelle chance et chouette expérience que ta rencontre avec Reza! J'imagine que sans lui, ton voyage et ta découverte du pays aurait été bien différente!!
Et les photos sont vraiment réussies!
Faites que le rêve dévore votre vie afin que la vie ne dévore pas votre rêve.
Un carnet de voyage, hors des sentiers battus, comme je les aime... même si je n'en ferai pas le dixième!
C'est vivant, au plus près de la vie réelle, très bien illustré.
Reza, encore lui, m'avait offert de m'emmener dans le parc national des Sunderbans, célèbre pour ses tigres, à condition que je couvre ses frais pour s'y rendre et revenir ici ensuite. Il connaissait en effet des scientifiques travaillant dans une base militaire avancée au coeur de la jungle. Il estime les frais à environ 70 euros par personne, soit bien moins que le prix d'un tour organisé et avec la quasi certitude de vivre une aventure peu banale, je suis donc emballé par l'idée. Nous avions convenu de nous arrêter par Dhaka, étape quasi obligatoire, et d'en profiter pour acheter de l'alcool dans les fameux magasins réservés aux étrangers. Je suggère d'apporter avec nous également trois ou quatre cartouches de clopes pour ces soldats et scientifiques oubliés dans la mangrove. Quelle entrée triomphale nous eûmes faite !
Malheureusement, son contact lui écrit alors que nous étions prêts à partir, pour lui dire que les mesures de sécurité à la frontière ont été renforcées et qu'il est impossible d'amener un étranger. Nous nous séparons donc à Ramu, à regret au moins pour ma part, et le laisse retourner à ses livres, pendant que je monte dans un bus pour Chittagong. De là après quelques heures d'attente, je prends un bus de nuit pour Sylhet, dans le Nord-est.
Arrivé de bon matin, je prends une chambre à l'hôtel Abu Humza près de la gare routière, et m'endors pour quelques heures. Sylhet est une ville pas désagréable pour le Bangladesh, et bien qu'elle soit la troisième ville la plus peuplée du pays, elle ne compte qu'un peu plus de 500.000 habitants. C'en est apparemment aussi l'une des villes les plus riches (/les moins pauvres) en raison d'une forte diaspora présente au Royaume-Uni et aux Etats-Unis. J'ai par exemple demandé de l'aide à un jeune type pour monter dans le bon bus et ce dernier m'a, à ma grande surprise, répondu avec un très fort accent anglais.
Pour décrire rapidemment cette ville, elle s'étend le long d'un fleuve que l'on peut traverser en barque ou sur un vieux pont, compte plusieurs mausolées de saints musulmans et peut servir de base pour explorer les environs. Je ne sais pas pourquoi je l'ai trouvée moins oppressante que d'autres villes parfois plus petites.
Le reste de ma journée se déroulera comme suit : je passe le pont pour rejoindre le centre-ville, je me promène un peu avant de rallier le mausolée, puis revient en faisant une boucle et en longeant la rivière.
Quelques photos:
Comme dans d'autres pays asiatiques, beaucoup de femmes travaillent dans la construction
Deux photos du mausolée, j'ai vu une femme à poil gueuler dans son enceinte mais ça n'avait pas l'air d'offusquer qui que ce soit. Cet endroit m'a en effet semblé drainer tous les invalides et handicapés de la ville donc ça ne devait pas être inhabituel.
Retour dans la ville profane :
Combat de chèvres dans l'indifférence générale
Je mange un petit quelque chose au bord du fleuve avant de retourner à mon hôtel
Je profite du wifi disponible dans le lobby de l'hôtel, ce qui est suffisamment rare pour être signalé pour répondre aux messages reçus pour mon anniversaire et discuter avec un de mes amis. Un Bangladais en manque d'attention commence à me parler ce dont je n'ai pas du tout envie, puis il me montre une vidéo de lui en train de monter dans un avion et d'y assoir, scène passionnante et filmée de bout en bout. J'essaie de lui faire comprendre mon manque d'intérêt mais c'est peine perdue donc je retourne dans ma chambre. Il aura réussi à me soutirer mon facebook, dont je le supprimerai sans remord le lendemain. Erreur de débutant vite corrigée, j'ai oublié de le bloquer ce dont il profitera pour m'appeler deux fois, ce qui m'exaspère.
Je dîne dans un restaurant assez fréquenté à proximité de l'hôtel et qui deviendra ma cantine. Le gars a la caisse a vécu à Manchester où il travaillait dans un MacDo. Je lui dis que je ne suis jamais allé au Royaume-Uni ce qui le surprend beaucoup, et lui demande des conseils sur quoi visiter aux environs et comment m'y rendre. Le service est irréprochable et je suis à chaque fois conduit dans une sorte de pièce fermée par un rideau où je suis tranquille.
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Bonjour Laurence, merci pour ton retour. C'est en effet un pays qui n'est pas de tout repos quand on est seul, je suis sûr qu'à deux c'est plus facile. Après j'ai jeté un oeil a ton profil et tu as l'air d'être une voyageuse experimentée donc tu t'en sortirais surement seule. Je n'ai jamais voyagé en Inde, mais j'imagine qu'il doit y avoir moyen de souffler ou de visiter des regions moins surpeuplées que d'autres, quand le Bangladesh m'a donné l'impression d'être une ville qui ne s'arrête jamais, il y a du monde litteralement partout.
Je pense cependant que les locaux seraient peut-etre moins familers avec une femme et que tu eviterais surement les groupes d'adolescents masculins qui peuvent etre assez penibles et pas seulement au Bangladesh.
Je n'ai pa encore fini de rediger mon carnet mais si tu as des questions en prevision d'un eventuel voyage, n'hesite pas!
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Salut ! Merci pour ton message, j'ai regardé le livre dont tu parles et il m'intéresserait probablement, particulierement apres ce voyage. Il a pas froid aux yeux de traverser le pays en tuktuk, j'avais deja la trouille en bus moi haha
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Bon ben là Maxime, vraiment merci.
Tu ne nous fait pas un carnet de voyage mais bien un récit d'aventure rempli de suspens. C'est encore mieux que "j'irais dormir chez vous" (parce que Antoine n'est pas assez tête brûlée pour aller dans des coins interdits, quoique 😉).
Il se trouve que ton retour m’intéresse particulièrement depuis mon dernier voyage en Inde.
On y a rencontré des étudiants Bangladais en goguette vraiment sympas et je m'étais dit qu'il serait interessant de me pencher sur cette idée de destination .
J'avoue qu'être l'objet d'une certaine curiosité nous plait toujours beaucoup ; on est sur d'être loin de chez nous dans ces moments là 😛.
Par contre les villes je déteste et les villes pourries(sales, bruyantes...) encore plus!!
J'attends donc avec attention la suite en espérant que tu nous fera découvrir le coté plus rural et nature du pays
Une question pour finir : comment sont habillées les femmes globalement, on en voit peu sur les photos ?
Merci encore et à bientôt pour la suite
Christelle
Le monde est comme un miroir, si tu lui souris, il te sourit aussi!
Ah mais j'ai deja mis des photos de la campagne haha. La densité du Bangladesh est de 1100 habitants par kilometre carré (on est autour de 100 en France) et la propreté laisse à désirer partout. Bon je vais rajouter les photos des plantations de thé prochainement mais ça reste une exception et elles ne couvrent pas une grosse superficie. Après encore une fois je ne suis pas allé partout mais je ne vois pas de raison que ce soit différent dans les autres régions.
Ce que je t'invite a faire c'est aller sur google maps par exemple, de prendre une ville moyenne et de regarder à quoi ça ressemble avec l'option Street view. Par exemple dans ma dernière étape qui était la ville de Bogra la rue principale n'est que partiellement couverte ce que je n'ai vu nulle part ailleurs et surement a cause de la circulation. Tu peux aussi te mettre sur une route entre deux villes et voir le trafic mais aussi que des gens vivent tout le long sans discontinuer.
Pour ce qui est des femmes, c'est vrai qu'il n'y en a pas beaucoup sur mes photos, je n'ai d'ailleurs pas souvent discuté avec elles dans la rue. Elles sont habillées à la façon des indiennes je dirais, en sari, la plupart sont voilées mais pas toutes. Mais effectivement c'est vrai qu'on voit beaucoup plus d'hommes dans la rue que de femmes.
Et enfin pour ce qui est de l'attention, je suis allé dans des pays où les étrangers en reçoivent beaucoup, je pense notamment à l'Iran, à la Birmanie et à la Chine par exemple, mais elle s'y exprime d'une manière moins constante ou invasive. On ne m'a jamais fait assoir en Chine en me posant des questions banales pendant qu'un type me filmait à trente centimètres de mon visage avec son téléphone par exemple.
"Bon il serait peut-etre temps de te marier et de trouver un vrai travail quand meme" - Grand-mere
Une sortie sur la journée depuis Sylhet que je recommande definitivement. Cette petite ville se situe à environ deux heures de demi de bus de Sylhet mais se distingue par sa proximité avec l'Inde, sa cascade, ses rivières, champs de thé...
J'arrive donc là-bas mais ne trouve personne qui parle anglais, je comprends cependant que le dernier bus pour rentrer ce soir sera à 17h, ce qui me laisse environ 6 heures sur place. Je marche le long de la rivière où des travailleurs récoltent des graviers qui seront transportés sur des barques à fond plat proches du naufrage pour être vendus en Inde. J'imagine que les indiens sont trop bien pour ce travail ingrat.
Maps.me n'étant pas d'une grande aide, je ne sais pas vraiment comment me diriger vers les différents sites quand deux gars d'une vingtaine d'années viennent à ma rencontre. Ils sont aussi en goguette pour la journée depuis Sylhet. L'un est étudiant, l'autre corvéable à merci à Abu Dhabi, mais de retour au pays pour de courtes vacances.
Nous nous dirigeons vers la rivière où se massent une foule bigarrée de touristes locaux, de femmes en train de laver leur linge et de bateliers.
Je commence à comprendre que le but principal des deux beaux gosses qui m'accompagnent est de se prendre en photo dans le plus de situations possibles. Ils ont ainsi apporté une demi-douzaine de tenues differentes dont ils changent régulièrement et sont trop heureux d'avoir à leur service un étranger à l'appareil photo imposant. Je finirai la journée avec plus de 100 photos d'eux qu'il faudra bien évidemment leur envoyer.
Qu'ils sont mignons
La jeune fille que l'on voit sur la photo est l'une des seules qui sont venues me parler pendant mon séjour. Venue avec ses parents, professeurs à lúniversité son anglais était très bon. Après son départ, mes deux acolytes m'ont fait comprendre que malgré ses quinze ans elle était à leur goût. Je pense que le degré de frustration sexuelle chez les garçons doit être assez fort dans ce pays musulman et conservateur.
Nous allons ensuite vers une cascade où les gens se baignent et s'arrosent tout habillés et où je discute pour la seule fois avec des étrangers, trois internes anglais venus faire un stage dans un hôpital du pays. Mes deux compagnons ont l'air déçus que je les délaisse cinq minutes. Les anglais sont logés dans un bel hôtel et ont un guide et un chauffeur pour les accompagner, cela doit être plus reposant.
Le shooting photo continue, je commence à en avoir un peu marre mais on se met en route pour manger puis visiter l'une des plantations de thé.
Nouveau shooting photo, il commence à se faire tard et j'insiste pour que l'on rejoingne la gare routière avant cinq heures. Ils ne comprennent pas pourquoi je me dépèche mais je n'ai guère envie de passer la nuit sur place ou de galérer pour rentrer.
Nous repassons la rivière en barque juste à temps
"Pourquoi tu te dépèches Maxime, relaxe" trente secondes plus tard nous voyons le dernier bus passer et lui faisons signe de s'arrêter. Il doit rester 4 ou 5 sièges libres, nous en prenons trois, le bus s'arrête de nouveau 50 mètres plus loin et fait monter une dizaine de personnes supplémentaires qui resteront debout. De rien les gars...
Dans le bus je suis assis à côté d'un adolescent grassouillet qui passe son temps à me dévisager et qui finit par me demander si je suis un fan du Real Madrid ou du Barça. N'étant ni espagnol ni fan de foot, je réponds quand même le Barça en espérant qu'il me lâche. Raté, il se désigne du pouce et m'affirme qu'il est un madrilène inconditionnel.
On arrive enfin à Sylhet où je fausse compagnie à mes deux camarades sous pretexte que mon téléphone n'a plus assez de batterie pour transférer les photos de mon appareil, puis les leur envoyer, ce qui était vrai par ailleurs. Je vais à mon hôtel tout seul et fait ce que j'avais promis, enfin seul !
"Bon il serait peut-etre temps de te marier et de trouver un vrai travail quand meme" - Grand-mere
Sri Mangal est la première région productrice de thé du pays. J'avais cru comprendre qu'autrefois les touristes louaient généralement des vélos ou faisaient des randonnées dans les plantations verdoyantes. Cependant pour d'obscures raisons de sécurité, cela n'est apparemment plus possible. Bon en tout cas Sri Mangal est une étape logique après Sylhet, dont elle se trouve à quelques heures seulement et sur la route de Dhaka.
J'arrive donc, trouve un hotel pour 4 ou 500 takas la chambre simple avec sdb (hôtel United), c'est pas le luxe mais ça reste correct et la grille de l'entrée est fermée par une grosse chaine la nuit.
Chambre avec vue sur le bordel habituel :
C'est une ville assez sale et poussiérieuse un peu à l'image des autres villes du pays mais il est assez facile d'en sortir et de trouver des plantations de thé. Je suis allé à pieds facilement et sans problème dans l'une d'elle à proximité du centre ville (direction sud). J'ai pris la première photo pour pouvoir me rappeler du nom, Finlay si ça peut servir à quelqu'un.
J'ai vu principalement des femmes travailler dans les plantations.
Je me promenais tranquillement quand une moto de la police avec deux officiers en uniforme me dépasse, s'arrête et revient vers moi. Ils me demandent comment je suis venu ici tout seul, pourquoi je suis là, me disent que c'est trop dangereux pour les touristes d'être ici car des éléments séditieux mal identifiés veulent "détruire le tourisme", en l'occurence moi car j'étais seul... Deuxième fois que j'ai à faire avec la police pendant ce séjour. Ils m'invitent chaudement à interrompre ma visite "if I don't mind" et à retourner sagement en ville avec eux pour ma propre sécurité. Je monte donc sans casque sur la moto avec eux, nous sommes donc trois... dont deux flics... sans casque...
Il s'avère que j'ai en fait eu de la chance de les rencontrer car il se met à tomber des trombes d'eau sur la ville. Je rentre donc me mettre à l'abri dans un restaurant / tea shop le temps que ça passe. J'attire pas mal l'attention du personnel et des autres clients, majoritairement des vendeurs de rue et des rickshawallas qui se montrent tous curieux et gentils.
Le garçon qui servait le thé sést recoiffé avant de me demander de prendre son portrait
Mes camarades d'infortune :
Celui de gauche tirait un espèce de charriot avec des marchandises dessus, avait un grand sourire sans aucune dent et portait son écharpe nouée autour de la tête, il avait du mal à parler mais je n'ai pas compris si il était muet ou non. Toujours est-il que quand je lui demandé de le prendre en photo il a pris une mine beaucoup plus grave. Celui de droite était un ancien membre de l'armée de l'air, mais tout ce qu'il pilotait à présent était un Rickshaw, et a fait office de traducteur avant de m'emmener dans son carrosse pour me présenter à divers de ses connaissances. Je finirai par lui dire que j'ai besoin d'aller à mon hôtel au bout d'un long moment.
Première journée un peu courte en raison du trajet et de la pluie, mais aucun problème de sécurité apparent.
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Excursion à la journée depuis Sri Mangal. Je trouve facilement le tuktuk pour m'emmener dans une ville à proximité et dont j'ai oublié le nom. Je le partage avec un type qui descendra en chemin car il travaillait dans le parc national, je ne sais plus exactement ce qu'il y faisait, mais il connaissait une chanson en français et quelques mots de notre langue que lui avait appris un de nos compatriotes à Chittagong. Bref.
De cette ville dont j'ai oublié le nom, il faut prendre un autre tuktuk qui vous laissera le long de la route qui mène à la plantation et au lac. De là c'est facile de trouver. Le garde de la plantation m'a laissé rentrer moyennant un "bakchich", disons que nous sommes tous à vendre, la seule chose qui change c'est le prix et le sien était bas. Je rencontre aussi le manager de la plantation à qui j'explique être marocain histoire de limiter les risques décrits par la maréchaussée la veille.
Au programme, balade autour de ce petit lac et dans les champs de thé. Cette escapade permet un peu de souffler après environ deux semaines au Bangladesh. Je me paie même le luxe de ne plus voir personne à un moment donné, sensation au combien etrange.
Je me balade, décide de couper à travers les colines pour retourner vers le lac. Je me perds. Je maudis ces Bangladais qui sont ne sont jamais là quand on a besoin d'eux... Je tombe finalement sur un type qui surveille quelques vâches maigrichonnes et qui m'indique le chemin à suivre. Sauvé !
Je rentre comme un grand dans la petite ville dont j'ai oublié le nom mais devrait être Bhanugach quand je regarde google maps. Je décide de manger un morceau avant de rentrer et un type propre sur lui mais un peu lourd me suit et m'explique qu'il veut de l'argent. Moi qui ai déjà du mal quand ma copine me parle alors que je me concentre sur ma bouffe, je me serais bien passé de sa présence. Je lui demande si il souhaite boire un thé en ma compagnie à la fin de mon repas mais il reste ferme sur sa demande en argent comptant, "et bein vas te faire foutre alors".
Je rentre à mon hôtel dans un camion-bus en traversant les plantations où j'avais été cueilli par les flics la veille. Bonne nuit de repos avant mon départ pour Rajshahi le lendemain, ville située géographiquement à l'opposée de là où je suis. Ce sera donc une longue journée en bus.
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Journée sans aucun intérêt d’un point du vue touristique, mais qui peut donner quelques précieux renseignements.
Premièrement, ma grande crainte s’est justifiée, je vais devoir retourner à Dhaka car il n’y a pas de liaison directe entre ma ville de départ et ma ville d’arrivée. Super. Je pars donc de mon hôtel tôt le matin histoire d’arriver a la gare routière locale avant huit heures, le trajet pour Dhaka devant prendre peut-être quatre ou cinq heures, puis cinq a six heures jusqu'à Rajshahi.
Trajet ennuyeux, le bus a eu un peu de retard au départ. Nous arrivons à Dhaka mais nous avons mis plutôt dans les six heures pour rallier la capitale. Je découvre avec horreur que les bus pour Rajshahi partent d’une gare routière se situant a l’opposée de celle dans laquelle je suis arrivé. Il doit déjà être plus de 14 heures. J’apprends cependant a mon grand soulagement que la compagnie de bus mets a la disposition de ses voyageurs une navette gratuite vers la gare routière d’où partent les bus pour Rajshahi. Bon encore une bonne heure de perdu. Arrive là-bas j’achète pour billet dans un bus partant peut-être une demi-heure plus tard, et quelque chose à manger. Je calcule que je devrais arriver aux alentours de 22 heures en comptant six heures de trajet.
Nous partons, et je me rends compte que le trajet se situera dans la fourchette haute. Nous nous arrêtons a un moment donné pour manger et je rencontre un groupe de pèlerins musulmans indonésiens et leur guide local qui vont s’arrêter un peu avant nous pour participer a un festival religieux.
L’heure tourne, on les dépose, on continue notre chemin, nous nous approchons dangereusement de notre destination aux alentours de 22 heures, nous touchons presque au but, encore peut-être dix minutes quinze minutes quand soudain… c’est le drame. Problème mécanique, nous perdons environ 40 minutes avant de pouvoir repartir, certains passagers nous ont planté là et ont hélé des tuktuks. Plus rien ne m’atteint et j’attends dans le bus.
Nous arrivons a presque 23 heures et je monte rapidement dans un Rickshaw en expliquant que je veux aller dans un hôtel. « Hôtel » peut vouloir dire restaurant au Bangladesh et le gars me dépose devant un de ces derniers. Incompréhension le patron du restaurant m’indique qu’il y a un hôtel cent mètres plus loin et je me dépêche d’y aller. Je prends une de leurs chambres miteuses, pose mon sac et informe le gars de la réception que je sors manger quand il me dit que les portes seront fermées dans dix minutes. Envie de pleurer, je n’ai rien eu de solide à me mettre sous la dent de la journée. Le gars comprend la situation, dit qu’il attendra un peu mais j’en ai eu assez pour la journée, je me retire dans mes appartements. Apres cette journée dans le bus, je me gratte le visage et mes ongles sont noirs de saleté. J’aimerais vous dire que je me suis pris une bonne douche mais je crois me souvenir que je me suis juste allongé et endormi immédiatement du sommeil des justes.
Hôtel Asia pour ceux que ca intéresse, pas cher, mais assez vétuste/dégueulasse, sur la New Widened road. Il se trouve âpres l’hôtel Bindu qui se trouve être le restaurant dont je parlais.
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Chapeau votre récit, tant dans la forme que dans le contenu.
J’ai eu la chance de passer deux semaines au Bangladesh il y a qques années. De grands souvenirs de foules bruyantes, mais aussi de verts incroyables, de tuktuks improbables.
Nous avons tâté du bateau à aubes pendant 18 heures, dans une cabine en teck surchauffée, avec dîner à la table du commandant en compagnie d’un notable local , tout ça pour au moins 15€....
Passé également 3 jours sur un petit bateau dans le delta. Pas vu le tigre, mais expérience très attachante, du style croisière de luxe des années trente, avec le boy en gants blancs qui attend le retour des excursionnistes à la coupée du bateau, avec un plateau de citronnade glacée. Et à défaut de fauves, des oiseaux, des singes et des crocos quand même , qui justifient l’accompagnateur et son fusil.
Et un retour en train de nuit vers Dakka, où l’employé vient nous demander de choisir entre l’éclairage ou le ventilateur.
Br3f, que du bonheur.....
Bon, si Rajshahi n'a pas été élue destination touristique de l'année 1987 (ou d'une autre) c'est qu'il y a une raison. La ville elle-même n'a pas énormément d'attrait mais se situe à la frontière indienne donc il se pourrait que si vous la passiez par voie terrestre, Rajshahi soit votre première étape dans le pays. L'inde se situe au-delà d'une grosse rivière quasiment à sec au moment de mon passage fin avril. Le trafic fluvial était cependant loin d'être négligeable, à la fois pour les gens qui travaillaient et pour les locaux qui voulaient se détendre sur les bancs de sables mis à jour par la descente du niveau des eaux.
L'Inde est en face
Les mecs qui cassent des briques pour faire le soubassement des routes.
Bien que j'ais préféré Sylhet, la ville en elle-même n'est pas horrible. Il y a notamment un grand parc avec des attractions et un zoo qui m'ont rappelé ce qui peut se trouver dans chaque ville un minimum importante dans les pays de l'ex Union Soviétique. Le Bangladesh est d'ailleurs toujours officiellement une République Populaire, coincidence ? J'ai aussi vu des affiches ornées du marteau et cette bonne vieille faucille qui ont si souvent portés chance à ceux qui les brandissaient. Bref.
Il y a également un musée qui recèle de nombreuses belles statues qui datent de l'ère pré-islamique et un ou deux mausolées. Mon guide pour la journée était un banquier qui participait à l'organisation d'un tournoi de cricket et m'a véhiculé dans divers endroit. Il m'a notamment emmené dans un hôpital financé et tenu par une organisation chrétienne. On me l'a bien sûr fait visiter même si je n'étais pas particulièrement à l'aise avec cette idée.
Mon guide rentre chez lui et je décide de chercher une mosquée recommendée par deux ou trois personnes sur google mais qui ne s'avèrera guère intéressante. Il n'empêche que celà m'a incité à me promener dans les petites rues non touristiques de Rajshahi et de discuter un peu avec les habitants.
Cette grand-mère qui tenait une sorte de minuscule épicerie m'a montré ses petites-filles dont celle-ci qui avait l'air de me dire de dégager de son territoire
Le vendeur de cacahouètes qui se sert d'un ecrou pour determiner le prix
Je me reposais chez la dame quand un gars d'une cinquantaine d'années, se déplaçant difficelement avec des béquilles est arrivé. Il s'est trouvé qu'il parlait très bien anglais et m'a dit de le raccompagner pour boire un thé. Né en Inde, il avait dû contracter la polio ou quelque chose dans ce genre quand il était jeune. Je ne suis ni médecin, ni expert en quoi que ce soit, mais je me dis que la vaccination obligatoire contre un bon nombre de maladies ça doit quand même être fondé sur des bases solides car je n'ai jamais vu ce genre de cas en Europe.
Je retourne à mon hôtel dans la soirée.
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Bonjour Maxime,
super intéressant ton récit... je me régale...
Par rapport à ta réflexion sur le gars qui avait eu la polio, tu n'as pas eu l'occasion d'en rencontrer car tu es jeune et que la vaccination est maintenant systématique en France mais moi qui ait la soixantaine, j'en ai connu des cas comme ça avec des béquilles suite à la polio. Et oui, la vaccination a du bon, souvent...quoiqu'on en dise!
En tout cas merci pour ce témoignage passionnant, bien que je ne pense pas aller un jour dans ce pays !
Anne
Mes récits de voyages : www.unendroitoualler.fr
Les environs de Rajshahi sont assez riches en attractions et quelques sites intéressants peuvent être visités en réalisant une boucle sur la journée depuis cette ville et ce en transports en commun.
Puthia
Cet petite ville regroupe le plus grand nombre de temples Hindous du Bangladesh. Elle se situe à environ 20 kilomètres de Rajshahi et il est facile de monter dans un bus qui vous y déposera. Ce n'est pas Prambanan ou Angkor Wat mais ça vaut le coup d'oeil si vous passez dans les environs.
Pour ceux qui parlent anglais :
en.wikipedia.org/...uthia_Temple_Complex
Deux insupportables petits cons me suivent partout tout au long de ma visite jusqu'à ce que je sois vraiment excédé et les pourrisse dans toutes les langues que je connaisse. Je les avais vu venir mais je ne m'attendais pas à ce qu'ils soient aussi collants et désagréables. Je réponds d'abord aux questions d'usage trois fois d'affilée bien que ça commence à me gonfler, les classiques "comment s'appelle ton père ?" (je me demande bien ce que ça pouvait leur foutre mais il devait y avoir une raison culturelle car j'y avais droit tous les jours), "es-tu musulman ?"... Puis les "donne moi de ton eau", "donne moi ta montre" (montre Quechua au combien banale mais qui m'est bien utile), "donne moi ton appareil photo"... Je m'en vais mais ils me suivent, je les attends et ils me disent qu'ils vont au temple suivant, tant mieux pour vous, je vais prendre mon petit-déjeuner, salut ! Je rentre dans un boui-boui où bien sûr ils me rejoignent l'air de rien. Je m'en vais, ils me suivent... Je m'assois sur un tronc au bord du lac, décidé à leur faire comprendre que je me passerais dès à présent de leur compagnie. "comment s'appelle ton père ?", "Donne moi ta montre". Je lui reponds en la montrant du doigt, en souriant bêtement et en faisant ces petites ondulations de la tête dont les habitants du sous-continent indien ont le secret et qui peuvent vouloir dire "oui", "non", "je ne sais pas", "c'est trop salé"... you want my watch? Il pense que je vais lui donner, ce qui finit par me faire exploser et son ami lui dit que peut-être il vaut mieux s'en aller. Je ne m'énerve que très rarement et j'essaie toujours de discuter ou d'échanger avec les gens que je rencontre mais ces deux garçons étaient juste trop pénibles. Enfin seul, mais pas pour longtemps.
"Un lieu d'enseignement moderne pour vos enfants"
Salade, tomate, oignon chef ? Non ce ne sont pas des kebabs mais des baguettes de bouse sêche servant de combustible.
Un guide local m'aide à arrêter un tuk tuk pour rejoindre ma prochaine destination. Il m'en faudra deux au total mais cela se fera facilement.
Mosquée de Bagha
Dans le second tuktuk je me fais immédiatement de nouveaux amis. Un jeune ingénieur il me semble, bien habillé et baragouinant un peu d'anglais qui me soutire mon facebook au bout de cinq minutes, et qui m'enverra la demande suivante deux jours plus tard:
hello friend
Hello Maxime, how are you??
hello
You come not Rajshahi??
Friend I going to franc
please help me, I am agree going to France
Bien que n'étant pas magicien, je l'ai fait disparaître vite fait de mes contacts car après bientôt trois semaines, je commençais vraiment à saturer de tous ces messages... Ce n'est pas le premier pays où les gens pensent qu'avoir rencontré un blanc suffit instantanément à rejoindre un eldorado fantasmé. Un an plus tôt au Tadjikistan "tu peux m'envoyer une lettre d'invitation pour l'Allemagne ou l'Australie ?" "Je ne suis ni allemand ni australien mon gars, je suis français" "ah ok bah envoie moi en une pour la France alors"... Bref.
Parmi les autres passagers, un autre gars qui vivait aux émirats arabes unis, discute avec moi et finalement me suit et me montre les environs avec un de ses amis. Il m'emmène notamment à la fameuse mosquée de Bagha qui date du XVIe siècle et se trouve être un lieu de prière important dans la région. Il m'emmène également voir un temple situé dans l'enceinte d'une école où les filles se mettront à glousser et les garçons à littéralement m'entourer.
Nous déjeunons ensemble puis je rentre en bus sur Rajshahi. Arrivé aux abords de la ville je demandais au chauffeur de me déposer au niveau de l'université dont la visite était recommendée sur wikitravel. Rien de fascinant, je marche quelques kilomètres pour rentrer à pieds à mon hôtel où je pense être un peu tranquille, mais mon téléphone sonne et le banquier de la veille me rappelle que je lui avais plus ou moins promis de dîner avec lui.
Je ressors donc de l'hôtel pour le retrouver à son travail, une agence bancaire dont il devait être l'un des managers, et ce après la fermeture. On m'offre le traditionnel thé pendant que les employés comptent les liasses de billets. Pas sûr que c'eut été possible en France. Nous sortons discuter au bord de la rivière en mangeant des cacahouètes et il me montre notamment des vidéos de l'Inde où il s'est rendu plusieurs fois pour son travail pour me montrer que c'est bien mieux organisé et développé de l'autre coté de la rivière Padma. Il rentre ensuite dans plusieurs épiceries avec un emballage de gateau vide, car il avait promis à sa fille de six ans de lui en racheter ce que j'avais trouvé touchant. Diner ensemble, poulet grillé, galettes et sodas dans un restaurant au décor plus ou moins arabo-iranien. Je passe finalement un très bonne soirée avec lui qui rencontrait un français pour la première fois. Il avait cependant rencontré un prêtre italien peu de temps auparavant qui cherchait à récolter des fonds pour la mission locale située en dehors de Rajshahi. J'aurais aimé allé lui rendre visite si j'avais eu plus de temps, d'autant plus que je parle italien et ai travaillé dans ce pays.
Retour à l'hôtel, départ le lendemain pour Bogra avec un arrêt dans la ville de Natore à mi-chemin.
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Après avoir fait le trajet en bus depuis Rajshahi et être arrivé à Natore, je me dirige vers le Natore Rajbari, ou Palais de Natore en Français. Il y a d'autres attractions aux alentours mais je ne disposais pas de beaucoup de temps ou d'informations disponibles, et j'étais par ailleurs en transit avec mon gros sac.
Le palais dispose de quelques batiments et statues intéressantes mais se visite rapidement. Je suis suivi par les habituels pots de colle adolescents du coin qui m'explique que ce que je vois est "maison" "lac" "oiseau"... "Pourquoi tu voyages tout seul ?", "J'aime être seul", "Ah bon. Mais sinon à part ça comment s'appelle ton père ?"
De belles jeunes filles en saris colorés sont venues me parler et m'ont serré la main au moment de se dire au revoir, rien que cela m'a fait du bien. Un peu de changement par rapport aux adolescents collants à souhait.
Parfois il vaut mieux ne pas chercher à comprendre
Je fausse compagnie à ces deux garçons gentils mais un peu gonflants, à la faveur d'une rencontre avec un directeur de journal de Dhaka et d'un de ses chroniqueurs ingénieurs/inventeurs à la dégaine de savant fou. On discute pas mal, les deux sont intéressants et avenants. Le savant fou me montre une photo d'une sculpture du Christ en bois qu'il a réalisé et essaie de vendre car il "ressemble à Jésus". Il m'enverra des mails pendant un mois pour que je soumette un de ses projets scientifiques à notre gouvernement, car je suis bien sûr un intime d'Emmanuel Macron. Nous nous séparons, et je prends le bus pour Bogra.
J'arrive à la gare routière de cette ville qui restera dans mon trio de tête des villes les plus horribles que j'ai eu la chance de visiter, avec notamment Nukus en Ouzbekistan. Poussiéreuse, bruyante, surpeuplée, je finis cependant par rejoindre l'hôtel Akboria recommandé par un local qui m'y deposera en moto après avoir eu pitié de moi. La ville est hideuse mais les gens sont sympathiques par contre.
Je recommande l'hôtel cependant qui pour 5 euros offre une chambre simple avec ventilateur correcte malgré une odeur de renfermé et la faune abondante présente dans la salle de bain. Il y a aussi du wifi, ce qui est rare au Bangladesh.
Je mange et reste dans ma chambre pour le reste de la soirée.
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Je ne le sais pas encore mais Bogra sera ma dernière etape avant de quitter le pays.
La ville de Bogra est connue pour les attractions suivantes:
-Rien
Par contre on trouve aux alentours plusieurs sites classés au patrimoine de l'UNESCO, nommément:
- Mahasthangarh
- Paharpur
Mahastangarh
Ce site étant situé à seulement quelques kilomètres de la ville je décide d'y consacrer ma première journée.
Source wikipedia :
Mahasthangarh (মহাস্থানগড় Môhasthangôṛ) est le plus ancien site archéologique urbain découvert au Bangladesh. Le village de Mahasthan, situé dans l'Upazila de Shibganj au sein du District de Bogra, contient les restes d'une ancienne cité appelée Pundranagara ou Paundravardhanapura dans le territoire de Pundravardhana1, 2, 3. Une plaque de calcaire contenant six lignes en Prakrit écrite en Brahmi, découverte en 1931, date Mahasthangarh du iiie siècle av. J.-C. au plus tard4. La zone fortifiée a été utilisée jusqu'au xviiie siècle2.
La zone est assez jolie et il est nécessaire de traverser des champs pour rejoindre les vestiges de la ville.
Quelques kilomètres plus au Sud se trouve le temple de Gokul Medh qui est en fait plus impressionnant que la vieille ville elle-même. Y étant allé à pieds j'ai immanquablement fini par être invité par les ouvriers d'un silo à patates et emmené au moto sur ce site par le comptable de l'entreprise.
Je retourne à Bogra en Tuktuk, la journée a été chaude, j'ai envie d'être tranquille. Je marche dans la rue, des mecs dans une échoppe crient "hey !" "hey !", je fais semblant de ne pas les entendre et j'accélère quand l'un d'eux crie "Hey excuse me man !" donc je me sens un peu obligé de me retourner et d'aller vers eux. On me fait assoir, on me donne un thé, celui du groupe qui parle le mieux anglais me pose des questions pendant que son pote me filme avec son téléphone à 30 centimètres de mon visage. Avant que je n'arrive à partir on me demande mon facebook que je leur donne en disant que je n'ai pas de carte sim mais que je les accepterai depuis l'hôtel. Petit mensonge, mais j'apprends de mes erreurs.
Retour à l'hôtel, diner et dodo.
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J'ai eu un petit aperçu du Bangladesh il y a environ 30 ans .....certaines de tes photos , des ouvriers qui cassent les briques , des rickshaws , des rues , des échoppes , pourraient être de la même époque .
Je n'avais pas le souvenir d'être à ce point questionnée et entourée ...peut-être car je n'étais pas restée longtemps , ça n'a pas eu le temps de devenir pesant .
Ton récit est vraiment intéressant .
Merci de nous raconter tout cela . Les récits de première main sur ce pays sont si rares .
"La vie est un voyage qui se vit au présent ou jamais ...."
Super récit !
Le côté collant de la population ça me rappelle Aceh au début des années 2000 😎 Tes parents vivent-ils toujours ? Comment s'appelle ton frère ? Tu fais quoi comme taf ? Vous avez 4 saisons en France ? Paris est à combien d'heures de trajet de la France ? C'est quoi ton adresse, ton numéro de téléphone ? Tu rentres quand en France que je vienne avec toi ? ...
La suite !!!
Deux fois moins de monde ? Et aussi pas de facebook , ni d'e-mails , ni de smartphone , ni donc de carte sim, et si peu de fax et téléphone international .
"La vie est un voyage qui se vit au présent ou jamais ...."
Et moi qui croyait que les Indiens étaient les habitants les plus curieux de la planète. Ce sont des petits joueurs à coté de tes "nouveaux amis" !!
Sinon j'attends encore la réponse à cette question passionnante : "il s'appelle comment ton père ?😛" (en fait je suis jalouse, on ne me l'a jamais posé celle là!!).
Vivement la suite de ce voyage pas facile mais hors du commun
Christelle
Le monde est comme un miroir, si tu lui souris, il te sourit aussi!
Effectivement la population a je pense plus que doublé depuis l'indépendance. Selon Wikipedia la population a augmenté de 12 ou 13 millions entre 2011 et 2016, donc plus ou moins deux millions d'habitants en plus chaque année. Un demi-million de Rohingyas ne représente donc que plus ou moins six mois de croissance démographique pour le Bangladesh.
Mais oui, et c'est un point que je souhaitais mettre en conclusion, je vois mal comment la situation peut évoluer favorablement pour le Bangladesh avec tant d'habitants sur un si petit territoire. Le pays sera aussi fortement impacté en cas de montée des eaux et je ne suis pas sûr que qui ce soit se précipitera pour accueillir des dizaines de millions de réfugiés climatiques bangladais. Avec la même densité la France compterait plus de 700 millions d'habitants, ça semble irréel.
"Bon il serait peut-etre temps de te marier et de trouver un vrai travail quand meme" - Grand-mere
Paharpur est un autre site intéressant à visiter depuis Bogra. Il faut d'abord prendre un bus pour Jaipurhat qui se situe à environ 45 kilomètres de Bogra, puis un autre pour Paharpur à environ 10 kilomètres. La forte densité du réseau interurbain et la variété des transports fait que ce trajet se fait facilement dans les deux sens. Je prendrais ainsi un bus à l'aller entre Jaipurhat et Paharpur et un gros tuktuk au retour.
Bref arrivé à Paharpur, je déjeune en compagnie d'un commercial de Proctor & Gamble qui me montre son tableau d'objectifs à réaliser sur sa tablette. Lessives, barres de savon, dentifrice... tout y était. C'était assez marrant de se dire que son travail était somme toute assez similaire à ce que ferait un commercial européen même si il démarchait des petites échoppes sans porte. Une rencontre sympa.
Je décide de marcher vers le site de Paharpur lui-même. Voici ce que Wikipedia en dit (oui je commence à avoir la flemme d'écrire ce carnet, heureusement qu'on touche au bout pour moi et pour ceux qui sont encore là haha) :
Le Somapura Mahavihara ou Paharpur était le plus grand monastère bouddhique d'Asie du Sud. Il est parmi les restes de vihara bouddhiques le plus célèbre. Situé à Naogaon (Bangladesh), il est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1985, organisation internationale qui a contribué à hauteur de 5,6 millions de dollars pour sa préservation
La structure, en forme de carré, est composée de 177 cellules utilisées par les moines pour méditer, et d'un stûpa au centre. On trouve également plusieurs autres stûpas dans le complexe, ainsi que des sanctuaires de tailles variées, des plaques en terre cuite, des sculptures en pierre, des inscriptions et gravures, de la monnaie, de la céramique, etc.
Le site abrite les restes d'un vaste monastère bouddhique, Somapura Mahavihara, recouvrant 27 ha. Il était un important centre intellectuel non seulement pour les Bouddhistes, mais aussi pour les Jaïns et les Hindous.
Il est aussi possible d'y dormir pour ceux que ça intéresse
Enfin pour finir, je vais vous offrir une petite sucrerie, des photos d'une briqueterie comme il y en a des milliers dans le pays. J'en avais souvent vues de loin mais n'y était jamais allé directement. Cependant dans la mesure où il y en avait une entre l'entrée du site et l'endroit où le bus m'a deposé j'ai décidé d'y jeter un oeil. Les ouvriers étaient assez surpris de me voir débarquer mais avoir partagé le reste de mes cigarettes entre eux avait brisé la glace.
Voilà, voilà, je me suis promis de ne plus me plaindre quand la clim serait un peu trop forte à mon goût au boulot.
Retour à Bogra pour la nuit.
"Bon il serait peut-etre temps de te marier et de trouver un vrai travail quand meme" - Grand-mere
J'avais songé quitter Bogra la veille de mon vol et passer une dernière nuit et la journée du lendemain à Dhaka, mais l'idée de devoir chercher un hôtel dans Dhaka et le rejoindre depuis cette gare routière, qui se trouve en plus être excentrée au Nord de la ville et donc du même coté que l'aéroport, me donnait mes maux de tête. Je vais donc consacrer cette dernière journée à Bogra au shopping histoire de ne pas avoir trop l'air d'un vagabond en Australie.
Il existe un grand marché en face de mon hôtel, plus des stands de vêtements dans la rue à proximité immédiate, j'ai donc le choix. Je commence par acheter des caleçons pour 50 takas pièce (environ 60 centimes donc), puis je regarde les chemises. Parmi plus ou moins 200 chemises criardes mon choix se porte sur une chemise claires à petits carreaux. Coincidence ou pas il s'avère que c'est une chemise Jules, les mêmes que l'on trouve en France, mais pour 3 euros au lieu de 30-50. Il y avait en effet des pièces de différentes marques vendues là (Uniqlo, Waikiki...) et les etiquettes étaient libelées en turc, suédois... J'achète au final trois chemises, les seules qui me semblent portables en dehors du Bangladesh ou d'une soirée disco. Je n'avais pas le temps de le faire mais apparemment les chemises sur mesure coutaient environ 500 takas avec choix du tissu, mesures prises sur le corps...
Je m'achète également une belle ceinture en cuir pour environ 5 euros. Le vendeur la coupera à ma taille, fera les trous... c'était presque du sur-mesure. Je me mets en quête de jeans et je tombe sur du Celio un peu partout, mais je cherche quelque chose avec moins de diamants et de plus classique. Je trouve mon bonheur un peu plus loin pour environ 16 euros les deux il me semble. Je demande aux vendeurs où je peux faire recoudre une de mes chaussures decathlon et l'un d'eux m'emmène dans une autre rue.
Un type, cireur de chaussures/cordonnier, était assis dans la rue et y offrait ses services. Je lui montre la misère, lui donne ma basket contre une tong, m'assoit et fume une cigarette en attandant qu'il ait terminé. Cela lui prendra encore moins de temps que ma pause nicotine. Il me rend ma chaussure recousue, je lui tends un billet de 20 takas (0,25 euro) pour un prix annoncé de 10, et grand seigneur, lui dit de garder la monnaie. Cette réparation de fortune aura tenu près de six mois donc il méritait bien un petit pourboire je trouve.
A la demande de ma douce, je cherche à acquérir une moustiquaire pour nos escapades en voiture à venir en Australie. Je tombe sur un magasin qui fera mon bonheur, me mets d'accord sur le prix avec le vendeur qui parlait bien anglais. Après la transaction il me demande d'où je suis originaire et je réponds que je suis français. Il ouvre de grands yeux ébahis et m'explique qu'il a vécu trois à Paris ("pote de la chappelle") où il faisait la plonge dans un restaurant, mais n'avait jamais vraiment appris le français qui était une langue trop difficile à son gout. Il m'offre le traditionnel thé et on discute un peu. Je me dis qu'il est sûrement mieux ici à gérer son business qu'en France à trimer illégalement pour une misère.
Je retourne vers les chemises où le vendeur m'avait ajouté sur facebook également, nouveau thé avec les vendeurs, puis avec les amis des vendeurs, puis les amis de leurs amis. Pour la faire courte j'ai fini par être invité à diner chez lui après avoir fait le tour de tous les membres de sa famille. Sa famille était très gentille et son beau-frère commence à me citer tous les départements d'outre-mer ce qui me surprend. D'habitude c'est plutôt "Paris, Eiffel Tower, very romantic". Son entreprise exportait en fait des vêtements vers ces territoires et il m'offrira un polo et un tee-shirt qu'il avait en surplus. Son autre soeur et son mari arrivent en renfort et ils forment un beau couple assez marrant qui m'explique leur mariage était un "marriage love" et pas un "love marriage" car l'amour s'est installé postérieurement à la cérémonie.
On me raccompagne finalement jusque dans ma chambre d'hôtel vers minuit. Adieux larmoyants, promesse de revenir les voir si je reviens au Bangladesh... Je fais mon sac-à-dos, en y incorporant tous mes achats. Départ pour Dhaka le lendemain matin.
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Journée sans intérêt touristique mais au combien importante, je m'apprête à quitter le pays. Avec un vol partant de Dhaka vers 22 ou 23 heures je suis assez large. Je prends donc un bus vers 9h30 10h pour arriver aux environs de 15 heures a la gare routière de Dhaka.
Je mange, achète des clopes et demande aux autochtones comment rejoindre l'aéroport et le prix approximatif pour le taxi quand quelqu'un m'explique que je peux prendre le bus pour y aller. Comme j'ai le temps et que je suis un peu un crevard sur les bords je me dis que ça serait pas mal d'économiser cinq euros.
Je demande autour de moi et finalement un gars vivant près de l'aéroport me dit de le suivre. Il bosse dans un hôtel près de l'aéroport et descendra au même arrêt que moi. Il est originaire du Nord du pays et vient de revenir à Dhaka après une semaine de vacances dans sa famille. Le trajet prendra une bonne heure ce qui ne me dérange pas car je vais avoir plusieurs heures d'attente.
Pour la dernière fois, un Bangladais va me suivre jusqu'à l'aéroport, je suis assez surpris mais pas tant que ça. La sécurité ne le laisse pas passer, je le remercie et rentre dans l'aéroport. Ce dernier semble bien plus fréquenté qu'à l'aller. Je passe tous les contrôles, change ce qu'il me reste de takas en dollars de Singapour pour mon escale et arpente les couloirs. Je m'assois sur un banc à coté d'un occidental qui pianote sur son ordinateur. Son clavier est Azerty et je lui demande s'il est français. C'est le cas et je parle français pour la première fois depuis un mois. Embarquement imminent, je monte dans l'avion, le Bangladesh c'est fini ! Direction Singapour pour une vingtaine d'heures, puis l'Australie pour un an ou plus si affinités
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Merci Maxime pour ce beau voyage qui m'a bien fait rire, frissonner, tenu en haleine !! et voilà maintenant c'est fini mais je pense le relire car j'ai beaucoup aimé et je guettai tous les matins une nouvelle étape !! c'était mon voyage pour la journée !!!
Maintenant je vais patienter quelques jours avant de repartir en Inde . Je n'ai jamais été accompagnée de cette façon même dans des régions non touristiques c'est la grande différence et au quotidien ça compte .
merci encore et je suis prête pour te lire si tu te décides à écrire un nouveau carnet
bonne journée
Mariejo
Qui a l'habitude de voyager sait qu'il vient toujours un moment où il faut partir...
Paulo Coelho
Pour conclure et avec plusieurs mois de recul, je dois dire que ce fut un voyage réellement intense. Je n’avais jamais eu un choc culturel pareil dans aucun des 50+ pays que j’ai pu visiter pour des durées plus ou moins longues. C’est un pays parfait pour ceux qui ont le syndrome Christophe Colomb et veulent être les seuls blancs aux alentours. Je peux désormais regarder en roulant des yeux les gens qui m’expliquent qu’ils connaissent des lieux totalement épargnés par le tourisme a Bali ou Ibiza
Est-ce que je suis content d’y être allé ?
Plutôt oui, c’était une sacre expérience même si j’en ai chie. Je ne suis cependant pas sur que j’y retournerais a moins que Reza ne m’organise un itinéraire en béton pour visiter les Sunderbans et prendre le bateau a vapeur. Je pense en effet qu’en trois semaines j’ai eu un bel aperçu de ce pays, mais que je souhaite aller dans beaucoup d’autres endroits qui seront surement plus beaux et intéressants. J’avais atteint un certain niveau de ras-le-bol au bout de trois semaines, et je me suis pris une si grosse cuite pendant mon escale a Singapour que je ne me rappelle même pas être monté dans l’avion pour Melbourne et me suis réveillé trente minutes avant l’atterrissage.
A qui je conseille d’aller visiter le Bangladesh et dans quelles conditions ?
J’ai beaucoup voyagé seul avec mon sac-a-dos (dans les limites de mes 28 ans il est vrai, mais sachez que j’ai déjà fortement hypothéqué un brillant avenir dans une tour sordide de La Défense), c’était loin d’être mon premier voyage et j’en ai vraiment bavé. J’aimerais bien avoir l’avis de quelqu’un qui a voyagé extensivement en Inde et pourrait comparer les deux pays. Voyager avec un ami aurait été idéal je pense car c’est toujours plus facile de décompresser a deux et de rigoler de chaque situation absurde. Je suis particulièrement reconnaissance a Reza de m’avoir consacré du temps et de m’avoir donné beaucoup d’explications et de renseignements qui me faisaient défaut.
Peut-être que voyager en petit groupe avec un guide serait plus plaisant, avec notamment une croisière en bateau a vapeur. Cependant il n’est pas bon marché de voyager avec des standards qualitatifs élèves notamment pour l’hébergement. Je ne vois d’ailleurs aucune bonne raison de voyager au Bangladesh plutôt que dans un autre pays si l’argent n’est pas un problème. Peu de touristes signifie aussi une faible offre en termes de prestations et d’acteurs. Il n’y aura surement jamais assez de touristes étrangers pour favoriser l’émergence de d’hébergements de qualité à prix raisonnables comme c’est surement en train de se passer au Myanmar ou en Iran par exemple.
En bref, je ne le recommande pas pour les débutants et surtout pas pour les femmes seules (sans vouloir remettre en question votre habilité à prendre vos propres décisions mesdames). L’attention permanente suscitée était dure a vivre et serait surement encore pire pour une femme. Et si en Inde il existe des guest houses touristiques ou des établissements touristiques pour souffler, ce n’est pas le cas au Bangladesh.
Pour ceux qui veulent un aperçu, chercher la rue de l’hôtel Akboria a Bogra et descendez-la jusqu’au rond-point, la google car n’a apparemment pas réussi à faire les quelques centaines de mètres de ligne droite a cause du trafic je dirais.
Comment je vois le Bangladesh évoluer ?
Je ne suis qu’un touriste et pas un expert donc cela n’engage que moi. J’ai vu un certain nombre de choses intelligentes, par exemple la vente de médicaments à l’unité plutôt qu’a la boite, cela evite le gaspillage. Cependant, si j’ai foi en l’être humain, je suis un grand cynique et je ne vois pas comment ce pays peut s’en sortir. La population croît à un rythme effrene alors qu’il y a facilement déjà deux fois trop de monde par rapport a la taille de ce pays. Le Bangladesh sera aussi l’un des pays les plus impactés par la montée des eaux si cela se produit et je ne crois pas que qui que ce soit se précipitera pour accueillir des dizaines de millions de bangladais.
Critiquer les grandes compagnies occidentales ou asiatiques qui y ont font produire leurs vêtements a bas cout me semble aussi une analyse assez limitée même si comme l’enfer elle est pavée de bonnes intentions. En effet, environ quatre millions de personnes, le plus souvent des femmes sans réelle éducation, y travaillent et font vivre autant de familles. Les exportations de textile représentent environ 80% du total des exportations du pays qui s’en passerait donc difficilement.
Les acteurs du développement (j’ai oublie d’en parler avant alors je mets ca ici) : Mohammad Yunnus et la Grameen Bank qui facilitent l’accès au crédit des plus pauvres. Les rickshawallas qui travaillent en ville et envoient une partie de leur salaire a leur famille restée a la campagne.
Les limites de ce carnet
J’ai essayé de raconter de façon honnête et sans politiquement correct ce que j’ai vécu et ressenti pendant ce voyage. J’ai parfois l’impression d’avoir fait ma princesse, mais c’était vraiment un voyage a part, et j’ai essayé de voyager au plus de la réalité locale et de la population donc je n’ai pas de regret. Je ne suis pas un Rousseauiste partisan de la thèse du bon sauvage, des expressions telles que « ils n’ont rien mais ils sont tellement plus heureux que nous » me herissent le poil et je trouve l’être humain intéressant et touchant dans ses contradictions plus que dans une vision fantasmée et superficielle de cet orient « compliqué ».
J’espère en tout cas par ce carnet avoir racheté quelques années de lecture passive sur ce forum en offrant quelque chose de fouillé pour un pays inhabituel et être ainsi utile a la communauté. Merci a tous ceux qui m’ont lu et j’espère que cela aidera de potentiels voyageurs au Bangladesh. Je vais essayer de contribuer de façon plus active à ce très utile forum. Il est possible que j’aille passer quelques semaines aux Iles Salomon pendant que je suis en Australie et je ne crois pas qu’il existe de carnet pour cette destination. A voir, et bon vent a tous !
Maxime
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Bonjour Jacques, merci pour votre retour, les choses n'ont pas du beaucoup changer malheureusement. En tout cas vous avez l'air d'avoir fait toutes les choses que j'ai raté dans ce pays (J'ai aussi évité de prendre le train car c'était si simple de prendre le bus bien que le train soit plus propice aux rencontres et fournit de beaux sujets de photo). Et effectivement on ne peut jamais être sûr d'apercevoir des tigres à chaque fois même si c'est un peu decevant.
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Merci aussi pour ton retour Anne, j'adore voyager mais je suis convaincu que nous avons beaucoup de chance d'être français/européens quand je vois ce genre de chose.Nous avons vraiment tout pour réussir et vivre heureux même si notre mentalité passablement dépressive nous a donné de grands écrivains 🙂
"Bon il serait peut-etre temps de te marier et de trouver un vrai travail quand meme" - Grand-mere
J'en étais sure!! Non pas que ton père s'appelle Daniel mais qu'un mec interessant comme toi était né dans les Landes 😉 (mais non les autres, ne hurlez pas, je rigoooole).
En tout cas merci encore Maxime, moi qui suis tjs à l'affut de nouvelles découvertes, je me suis régalée!!
Sur que l'ambiance m'attire beaucoup mais effectivement avec mon mari, parce que les lourds il les calmerait vite et qu'avec les autres on aurait de belles parties de rigolade 😄.
Et puis ton "syndrome Christophe Colomb" me parle grave parce que mon kif ultime en voyage c'est de me sentir comme "Christophe Colomb qui découvre l'Amérique"!! C'est ta création ce syndrome ou ça vient de quelque part ?
Merci encore et bon dimanche (ou bon lundi, je ne sais pas où tu en es en Australie 😛)
Christelle
Le monde est comme un miroir, si tu lui souris, il te sourit aussi!
Carnets de voyage › Inde / Bangladesh / Népal · 6 replies
Avant de m'installer en Thaïlande, j'ai parcouru le sous continent indien durant plus de dix ans. J'ai même vécu quelques années dans le sud de l'Inde, au…
Revenant de 15 jours de balade au Bangladesh, je voudrais partager mon expérience et impressions. Avant de partir Ambassade du Bangladesh En Belgique Rue J.…
I’m sharing a little recap of this new 4-week trip to China—nothing fancy, just my experience.
We’re taking advantage of the extended visa exemption to return to China for the 4th time. I loved last summer’s trip so much that I’m a bit worried about being disappointed this year. Plus, I’ve had a few hiccups before this departure: my WeChat account got blocked, and I couldn’t recover it (luckily, Alipay still works fine); I couldn’t verify my 12306 account for weeks; Trip.com failed to book our second train; and I’ve got an injury that’ll slow me down during the trip... Ugh, I hate starting a trip with these kinds of issues. Then, oh surprise! Just before leaving, my 12306 account got verified! Super easy to use from that point on—I could book a few train tickets without fees.
We’re sticking with Free’s e-SIMs, which work great in China.
August 2–3
Anyway, on the morning of August 2nd, we took the RER to CDG. As usual, we couldn’t check in online. It’s always a bit frustrating, especially since we didn’t have any checked luggage. We flew with Air China. We arrived at the check-in counter at 9:50 AM, 2 hours and 40 minutes before the flight. The line for our check-in stretched 300 meters across the airport in both directions. What a joke!! We spent 1 hour and 45 minutes in that line just to reach the counter and get our boarding passes. By then, it was 11:35 AM, and boarding had already started at 11:20 AM. The screens showed a 25-minute walk to our gate—on the other side of the airport, of course—plus we had to go through passport control and security... Long story short, the plane didn’t leave without us 🙂 We boarded among the last passengers, and we took off at 12:30 PM. We’d flown Air China four times before, but this time, it felt *really* low-cost. The check-in chaos, the cramped seats (12 seats per row), no music by artists known outside China, mediocre food, and a boarding area at Beijing Airport with only 10 seats—worthy of Ryanair or EasyJet. And yet, the price was sky-high. Again, D.’s vacation requests were denied outside of July and August, so we’re traveling from August 2nd to 30th. We couldn’t have picked a worse time for inflated prices, and with the situation in Iran, we got hit with a 390 € fuel surcharge. I’ve never paid so much for flights—I felt like I’d bought business class, but nope, far from it!!
We landed in Beijing around 4:15 AM. It was 28°C with thick fog. We drove and drove and drove for 20 minutes, as usual in Beijing. Then we went through a first check, a second check, a third check, and waited for our connecting flight at 6:40 AM. A small Airbus A320, but way more space than in the Boeing 777 from the first flight. We landed in Kunming, Yunnan, around 10:15 AM in the rain.
We headed to the subway. You can’t pay at the machines with Alipay here either, so we set up the transport QR code directly in Alipay to scan at the subway gates. The process is a bit long the first time if you haven’t entered your info before, but once it’s done, it’s *so* much easier! We took Line 6 to the terminus for 6 yuan each.
We’d booked a hotel nearby, on the 16th floor. It’s actually studios on different floors of a huge residential building. The view’s pretty nice from here. We settled in quickly—back to those wooden beds, or rather, mattresses as hard as wood, which we *hadn’t* missed...
Then we went out for our first bowl of noodles of the trip and wandered through the shopping streets of the old town.
It was crowded, and the weather was cool—around 19–20°C. We tried a local specialty: milk skin, thick, dried, then grilled with rose jam. Yeah... we won’t be having that again. The taste and texture of the milk skin... no thanks.
We saw a lot of wild mushroom hotpot too. It’s on our list for later. We also passed through the Jinma and Biji gates, where I played with reflections in puddles. I *love* doing that 🙂
At the end of the day, we headed to a temple advertised as open 24/7 on Amap. Of course, when we got there, it was closed. We’ll go back tomorrow. That was the first of many disappointments with Amap this trip—I hadn’t had that issue on previous visits.
We were exhausted after that sleepless flight. Night was falling, and we decided to grab a quick bite without much appetite. We shared a delicious vegetable fried rice for 12 yuan—we even left half of it. The portions are *huge*.
After a couple of small purchases, we headed back at 9 PM, wiped out, after walking 17 km between the airports and these first steps in Kunming. I expected to see quite a few Western travelers here, but we didn’t spot a single one. Instead, we met lots of curious Chinese people, many of them super friendly and helpful—almost *too* eager, like when they’d run to serve us as fast as possible. It’s a bit much, but it’s great to be back!
"So, my little wanderers, back at the decks? What’s this mystery destination you’ve got in store for us at the start of the year?"
Yes, the schoolyard bell’s ringing again! We’re hitting the road... or rather, the skies! At first glance, our destination might surprise more than a few. First off, simply because I was here exactly twenty years ago, and I don’t usually like retracing my own footsteps. Secondly, because the name of this place screams mass tourism—basically the opposite of what Flo and I look for.
Despite that, in this land of backsheesh, I’d promised myself I’d come back one day to experience it my way. And since Flo told me, during our wanderer chats, that this destination straddling Africa and the Middle East was in her top 2 travel dreams, the stars aligned for this roots-style trip to quickly make it onto our pharaonic festivities program! Unless you’re totally clueless in general knowledge, you’ve probably guessed by now—we’re off to Egypt! Of course, a few classics will be on our itinerary, but above all, we want to soak up a culture that can’t be appreciated in four-star resorts or on a Nile cruise boat. And let’s be clear, these next two weeks won’t be a walk in the park—neither for our two daughters who are joining us, nor for our bodies!
And that’s clear from the get-go: after our first flight, eight hours of trying (and failing) to sleep on Milan airport’s metal seats, our second flight, landing, passport stamps, our Uber ride, and our first Cairo kilometers, we finally drop our exhaustion at the little guesthouse we booked in Giza. Doesn’t all that energy deserve a little reward?
Oh, absolutely! And here it is: a full-on slap in the face for everyone! But just look at this view from our hotel terrace? For 20 € a night for four, even with this incredible view, I figured the room must be pretty shabby, right? Nope... Is the staff rude, then? Nope... Okay, so what’s the catch? You’re gonna tell me breakfast is included too? Well, yes! Honestly, this Egypt trip is off to a great start.
And the rest of the afternoon, spent rubbing shoulders with locals, only confirmed this vibe. After digesting our pyramid view, we dove into the hustle and bustle of our neighborhood with the goal of exchanging money, eating at street stalls, and testing the hospitality of the locals. Ten out of ten!
Eight little sun breads with baba ganoush and falafel? 80 pounds, or 1.5 €. A dozen Middle Eastern pastries? Same! 80 pounds! Two hawawshis, those little pita breads stuffed with meat and spices? 10 pounds each, or about twenty cents! Not to mention all those smiles and free "welcomes" left and right!!!
What a welcome! We end this first day with a sunset over the three sisters of Giza—where we’ll obviously be gawking tomorrow...
Hi everyone, I’m Patrick, 67 years old, a seasoned traveler (already 22 trips outside Europe).
In autumn 2025, I took my first 3-week trip to Japan, with stops in Tokyo, Kamakura, Matsumoto, Kamikochi, Takayama, Kanazawa, Kyoto, Nara, Osaka, Koyasan, Tokyo again, and Nikko.
I wanted to go back in May 2026 and explore some lesser-known places to complement my first trip.
Last year, there were four of us traveling together to discover Japan (a fairly classic itinerary). This time, I’ll be traveling solo for part of the trip and with a couple of French friends for the rest.
The weather was gorgeous in May, averaging around 25°C, with two very hot days in Kyoto and only two rainy days.
As usual, I organized everything myself, gathering plenty of information from various sites, including this one.
Transportation:
An ICOCA card is essential.
I got a 5-day Kansai-Hiroshima pass because I took the shinkansen between Hiroshima and Osaka three times, and it paid for itself quickly.
Accommodations:
Mostly through Booking. No issues at all. Average cost was 46 € per night.
Meals:
For breakfast, I alternated between buying food at a konbini to eat in my room or on the train and grabbing something at local cafés.
For lunch and dinner, I tried to vary my meals as much as possible—lots of sashimi, sushi, and ramen.
Okonomiyaki in Osaka and Hiroshima.
Oysters in every form (raw, grilled, fried) in Onomichi and Hiroshima.
A variety of seafood (shrimp, shellfish) in Hiroshima and Matsumoto.
Fish whose names often escaped me, but notably mackerel and eel (unagi).
Tempura and gyoza.
Chicken skewers (yakitori) and one teppanyaki meal.
One omakase meal (9 different dishes).
In the end, not much meat aside from a few yakitori skewers. No splurges on super expensive wagyu or Kobe beef.
Average dinner cost: 4,800 yen, drinks included.
The Itinerary:
Day 1: Departure from Brussels
Day 2: Arrival in Osaka
Day 3: To Himeji, then Kurashiki
Day 4: To Fukuyama, then Tomo no Ura, then Onomichi
Day 5: Cycling the Shimanami Kaido
Day 6: To Takahara, then Hiroshima
Day 7: To Kyoto to attend the Aoi Matsuri parade
Day 8: To Miyajima
Day 9: Hiroshima, then Kyoto
Day 10: Southern Kyoto
Day 11: Northern Kyoto
Day 12: Final day in Kyoto, then to Nagatsugawa
Day 13: Start of the Nakasendo Trail (Magome to Tsumago)
Day 14: Second day of the trail (Kiso Fukushima)
Day 15: Third day of the trail (Narai), then Matsumoto
Day 16: To Mt. Fuji (Kawaguchiko)
Day 17: To Tokyo
Day 18: Excursion to Enoshima and Kamakura
Day 19: Flight home, with a 10-hour layover in Hong Kong
Day 20: Arrival in Brussels
My buddy Christian and I (Patrick) are off for 28 days in Argentina in March.
We’ve already shared several trips as a duo (Bolivia Peru, Namibia, Laos, Costa Rica).
Since we’re starting from the idea that at our age (65) we won’t be coming back here—there are just too many other corners of the world to discover—we did the "grand tour" of Argentina, with 6 domestic flights to make the most of our 28 days.
Here are our stops:
1) Departure from Brussels to Buenos Aires via Madrid
2) Arrival and first contact with Buenos Aires
3) Early morning flight to Ushuaia. Boat trip on the Beagle Channel
4) Ushuaia: hikes in Tierra del Fuego National Park
5) Ushuaia: last hike and flight to El Calafate
6) El Calafate to El Chaltén by bus. First hike
7) El Chaltén: hike
8) El Chaltén: hike
9) El Chaltén: hike and bus back to El Calafate
10) El Calafate: Perito Moreno Glacier
11) Flight to Bariloche. Car rental and surrounding areas
12) Seven Lakes Region
13) Nahuel Huapi National Park region
14) Flight to Salta. Car rental
15) To Tilcara
16) To Humahuaca
17) To Purmamarca
18) To Jujuy via the salt flats
19) To Cafayate
20) Around Cafayate
21) To Cachi
22) Back to Salta
23) Flight to Iguazu
24) Waterfalls on the Argentine side
25) Waterfalls on the Brazilian side and flight to Buenos Aires
26) Buenos Aires
27) Return flight
28) Morning arrival
Happy reading!..
Hi everyone, we're back from a DIY USA road trip we organized from July 31, 2026, to August 26, 2026.
The destination: The Southwest USA, including Texas, Arizona, and New Mexico. Roughly 7,000 kilometers covered.
The car: A Chevrolet Equinox for two, rented through BSP Auto and Avis. Inside, we had 2 suitcases, a travel bag, two carry-on bags, a Walmart cooler, photo gear, and water bottles (a 40-pack).
The route: Dallas DFW, Fort Worth, Houston, Austin, San Antonio, Alpine, El Paso, Tucson, Sedona, Albuquerque, Amarillo, and back to Dallas to finish with a departure from DFW.
The travelers: Two seniors well advanced in years (73 and 75) but still active (nothing too physically demanding—to stay alive and fund our trips), fully independent physically, though a bit less so mentally. Big USA fans, a country where anything is possible. More walkers than hikers, preferring 3-star hotels over roadside motels, Italian restaurants over US food, frequent stops for photos, museums over nothing, naps over forced marches. Not too whiny, just enough to stay French in the land of the "great Satan," as they say.
Not great with languages—street English (but handy), and my Spanish is non-existent except for: "Hola! Una cerveza por favor!" That’s about it. My wife understands everything but refuses to speak.
The cost of the road trip: Around 12,000 €, including AF flights, the car, gas, gifts, visits, and everything else. Well managed, since we’d budgeted 13,500 € initially.
The positive side: A delight, with those endless open roads. Museums to discover. The realization of the Hispanic presence and its important history in this part of America. Lovely locals. Tourists who were more or less friendly. A terrible Texan accent that was hard to understand. Gas stations that were like real stores, with prepared food, alcohol sold in Arizona and New Mexico, and employees who were always up for a laugh!
The negative side: The heat throughout the trip... 43°C in Dallas at the end. Impossible to walk the streets. Lots of homeless people in downtown Dallas. Hotel breakfasts that were always the same. You get used to it.
So, it was positive overall, but the concept is starting to wear us out. We might rethink the DIY road trip model for next time. If the man upstairs grants us more time.
Next up, we’ll wait for the first batch of sorted photos to go through the wringer.
If I close my eyes and think of the Sultanate of Oman, I first smell a light scent of incense, feel the warmth of a sunbeam on my skin, before sand slips through my fingers. I taste the sweetness of a date, a real candy, then the flavor of coffee with a hint of cardamom and rosewater... I hear the desert wind whistling in my ears, the distant call of a muezzin, then the murmur of water. I open my eyes to see smiles, welcoming gestures, a turquoise sea, rocks ranging from ochre to purple, deep wadis where torrents burst forth, orange dunes, white sandy beaches where tiny crabs scurry at full speed. I see incredible oases emerging between arid mountains. I see abandoned villages that I’d dream were full of life, imposing fortresses overlooking valleys, and lively souks where offers are delicate and negotiation is a mutual courtesy.
All that, and so much more.
This is what I tried to capture in my illustrated travel journal, which I’ll fill in here and there with photos.
I drew this journal “cold,” after my return (actually, I made it this summer, while our trip was last winter). It’s a pretty special format—I bought it in Japan without really knowing what I’d do with it. Well, it found its purpose! Below is a photo of this accordion-style journal: here, it’s only partially open, because when fully unfolded, it’s 5 meters long!
For drawing enthusiasts: The accordion format is both a constraint (each sheet is 9 cm x 27 cm) and a freedom (you can create a fresco). The paper is also a bit special: it doesn’t allow for fine lines, but it takes ink well (liner pen). However, everything has to be done almost in one go (with a very light pencil sketch) because it erases poorly. It absorbs too much water for coloring with markers or watercolors (unless you avoid soaking it), but it works well with oil pastels and their use with a brush and solvent. Since it’s yellowish, it allowed me to create contrasts even with white pastel.
On the right, the "welcome marker"—those dates offered everywhere as a sign of hospitality. On the left, a tribute to those stunning doors worn by time, admired all over the old quarters, including the abandoned ones.
Oman is one of the world’s largest producers of frankincense resin. Incense burners are everywhere, from the simplest clay ones to the most precious handcrafted silver ones...
Hospitality will often lead you to accept a small coffee, an "Omani coffee," very light, subtly flavored with cardamom, maybe a touch of saffron, and occasionally rosewater.
Here, I’ve depicted a man in the common everyday attire of Omanis: the dishdasha, mostly white (during the week and daytime; colors are more common in the evening or on Fridays and Saturdays). While you’ll see some men dressed in Western clothes, they’re very few. The white dishdasha is truly the shared attire of all men. The dishdasha, which has no hood, is distinguished by a small pom-pom attached to the collar, the furakha, which is soaked in perfume. And believe me, Omanis go overboard with it! "It smells like the pom-pom" is an expression that’s now part of our shared language, my husband and I.
Another must of men’s attire is the kuma, a small round head covering, usually white with brightly colored patterns. The keffiyeh is also worn (but without the cord called an agal in Arab countries), and it’s mostly worn by those with roots in the desert, from what I understood.
And what about the women, you might ask? Some are veiled, some in full black (but not a burka—more like a chador + abaya), due to the influence of Saudi Arabia and the United Arab Emirates, whereas the traditional outfit used to be a layering of very colorful dresses. Most of the women we saw wore neutral clothing, a plain veil over their hair, but with their faces uncovered. We also saw many saris and colorful veils—don’t forget that 40% of the population consists of Indian, Nepalese, and Bangladeshi immigrants, who work a lot in tourism, hospitality, restaurants, services, and construction.
Just to clarify, as a tourist, there’s no pressure to wear a veil, and never any disapproving looks. Of course, you’ll save the mini shorts, plunging necklines, bare shoulders, and midriffs for the hotel terrace—but I’d say that’s the same for men and women, and with the sun being strong, it’s better for your skin too.
Here’s the introduction! In the next post, I’ll tell you about my itinerary, and we can dive in!
The latest travel journal about Turkmenistan dates back to 2019. Here’s a quick update on this vast desert country, which is now a bit easier to visit than before.
This is my first travel journal. If you have any questions, don’t hesitate to ask. The country is slowly opening up, but it’s still possible to visit sites where you’ll be completely alone. In five days, I saw two Hongkongers, a few Germans, and a Chilean at the crater, ten Chinese people in a capital bazaar, and that’s it!
It’s possible to visit Turkmenistan from Uzbekistan. The easiest and most economical way is to take a taxi to the border from Bukhara. The trip takes a little over an hour.
Crossing the border takes quite a while because many Turkmen bring back items bought in Uzbekistan to resell in Turkmenistan. For example, diapers, baby products, or beauty products.
It took me over 2.5 hours to cross the border. To visit Turkmenistan, it’s mandatory to have a guide and go through a travel agency. British agencies often offer three-, five-, or seven-day trips for over 1,500 or 2,000 €.
But if your budget is more limited, you can contact a few Turkmen agencies directly by email, and they’ll make you an offer between 700 and 1,300 € for three to seven days. I took a five-day trip from Turkmenabat in the northeast of the country to Dashoguz in the north. The goal was to visit the main UNESCO-listed sites, including Merv, and archaeological sites like Nisa or Gonur Tepe.
Your guide will also be your driver. They’ll pick you up at the border. The formalities are very long because customs officers have to stamp multiple documents, and obtaining the visa you previously requested from your travel agency requires several checks. But the process goes relatively smoothly, even if each step takes a while.
Once on the other side, the first surprise is the brand-new highway all the way to Turkmenabat. A very long line of trucks stretches for several kilometers on the Turkmen side to cross the border into Uzbekistan. According to my guide, Turkmen trucks transport gas and cotton (though not this season, since the harvest is in September), but they mainly fill up their tanks because fuel is much cheaper in Turkmenistan. A full tank for a car costs about 3 €, which is unbeatable.
From the Farap border post, the goal is to reach the city of Mary, which is home to the UNESCO-listed site of Merv in its suburbs, about thirty kilometers away. This city is known as a foundation by Alexander the Great in the 4th century BC under the name Alexandria of Margiana. Several fortresses are visible.
After more than three hours on the road, we have lunch at a Turkish restaurant called Aladdin. Several quotes from the president are visible along the highway, but the road is in good condition, and we move along easily. This will be by far the best road in the country—things will get much worse later.
Roundabouts are particularly interesting because they feature emblems of Turkmen culture, like the dog, a carpet, the Ahal Teke horse, or Muslim symbols, even though the presence of Islamic artifacts is quite limited.
After as many weeks as I have fingers on my right hand, we're hitting the road again, fully recovered from our pharaonic adventure. Back in France to drop off our daughters (sorry, girls!), this time it's just the two of us, ready to be welcomed by a new destination. They say it offers one of the richest cultural heritages in the world for those willing to put in the effort. It's the land of the ancient Silk Road, where we'll follow a journey steeped in history and discoveries straight out of *One Thousand and One Nights*. A former Soviet bloc region independent only since 1991, we'll be walking in the footsteps of Genghis Khan, Tamerlane, Alexander the Great, Marco Polo...
Another fun fact about this country: it's strictly forbidden to import porn on your phone. True story. The same goes for painkillers! Unless it's about sodomy—though the two don’t seem connected, that’s just how it is. Don’t ask me why! Anyway, I’m getting off track. Here’s the big question: Where do you think we’ve just landed?... To give you a hint, the locals are known for being incredibly welcoming. No sooner said than done—our first taxi driver, proud to transport French travelers, refused to let us pay for the ride. Great vibes for these two weeks ahead. So, any guesses?
Uzbekistan!!!
"How about a Christmas market this year, huh? A little romantic weekend getaway...
- Yes! That’d be cool! Strasbourg? Colmar?
- Feels a bit déjà vu, doesn’t it? Plus, slim chance of snow there... And I’d love something a bit more exotic with a touch of originality..."
"Okay, Google, give me the list of the five most beautiful Christmas markets in Europe.
- In fifth place, the Christmas market in Vilnius, the capital of Lithuania.
- Save your breath! Lithuania, here we come!"
We wanted cold, and cold is exactly what we got the moment we set foot in this new, unknown land. As for landscapes, forests and lakes stretch as far as the eye can see across this vast plain, its vegetation scorched by the frost of a winter that’s clearly already well underway here.
Lakes, in fact, set the scene for our first visit to Trakai Castle, whose brick-red towers and walls rise proudly against the azure sky of our first day. Lakes, because this castle was built on an island and is only accessible on foot via a series of walkways spanning half-frozen lake offshoots. I couldn’t have picked a better spot to build my castle! Translation: We’re totally sold! Proof is we spend two hours hiking around the area, alternating between forests, reeds, and cozy houses tastefully decorated for Christmas.
This time, I landed in Monastir on a direct flight from Nice, again with Tunisair. We left about ten minutes late, and the flight lasted around 1 hour 30 minutes. A meal was served on board (cucumber salad with Edam-like cheese, carrots, and two small portions of dishes I couldn’t identify—semolina with peppers, olives, and parsley, two small rolls, a square of processed cheese, and a chocolate cake). It’s worth noting because it’s not common on flights this short.
In February, France and Tunisia were in the same time zone, but now Tunisia is one hour behind. This time difference and the flight duration work perfectly for a short 15-day trip since it takes me a few days to adjust to jet lag.
Luckily, I’d asked my hotel about the taxi fare from the airport because the drivers (there were several around me) didn’t hesitate to quote outrageous prices. The actual fare is 20 dinars, but one asked for 120 dinars. I refused, and another offered 60 dinars. I replied, "That’s too expensive—I’ll take the metro!" (Having tried the Tunis metro, I had no desire to repeat the experience in Monastir with a suitcase!). I started walking toward the metro, and one of the drivers caught up with me, saying, "20 dinars is fine!" I’ll skip the details, but the negotiation took a little while.
When I arrived at the hotel, I told the receptionist someone had asked for 120 dinars. He put his hands to his head and said, "They’re awful!" He remembered our phone call two days earlier when I’d booked (he’s the one who told me I could take the metro).
The Mezri Hotel isn’t expensive. I got a sea-view room for 75 dinars (22 €). (I’d booked a balcony room for 90 dinars but wouldn’t have had time to enjoy it.) It’s well-located but noisy because there’s no double glazing.
The receptionist is a very kind older gentleman. He called a friend whose wife is from Tozeur to find out if I should take a bus or a *louage* tomorrow and what time.
I arrived at the hotel around 7:00 PM and had time to stroll along the corniche to the ribat. Despite some run-down buildings, the seaside seemed livelier and cheerier than Sousse’s.
Monastir is the hometown of former president Bourguiba. I passed his mausoleum by taxi. There are Tunisian flags along the avenue by the sea because every year on April 6—the anniversary of Habib Bourguiba’s death—the president of the Republic visits the Bourguiba Mausoleum in Monastir to pay respects.
The taxi driver mentioned other Tunisian presidents. He complained about rising prices and insecurity, blaming President Kaïs Saïed (I’d already heard that security was better under Ben Ali).
At the end of my stay, I’ll take time to explore Monastir, but tomorrow morning, I’m off to Tozeur—a long bus ride awaits me.
With my girlfriend Christelle, we’ve chosen South Africa for our first trip to Southern Africa, focusing on safaris—after a long debate with a Cape Town/Kruger combo.
But that would’ve meant cutting out St Lucia, which would’ve been harder to fit into another trip.
And St Lucia—thanks to Michel and all those travel journals—we really wanted to go there.
So our 11-night itinerary ended up like this, mostly shaped by school holidays:
- 3 nights in St Lucia
- 1 night in Hluhluwe
- 1 night at Mkhaya Game Reserve (Eswatini)
- 1 night at Hlane Royal National Park (Eswatini)
- 3 nights in Kruger (Berg en Dal / Satara / Tamboti)
- 1 night at Shindzela Tented Camp in the Timbavati private reserve
- 1 final night in Kruger at Lower Sabie
All of this in the off-season and rainy season, just a month after catastrophic floods that killed over 150 people and seriously damaged Kruger’s infrastructure.
I’ll jump straight to St Lucia and skip the loooong journey to get there (with a layover in Frankfurt, landing in Johannesburg, a domestic flight to Durban, and the rest by rental SUV—First Car Rental, perfect, no complaints).
To motivate readers—especially some familiar faces here—I’ll drop in a first photo.
Here we go!!!
I left home at 4 AM on October 31st and headed to Barcelona. Driving through Barcelona on the ring road stresses me out a bit, but at 6 AM the traffic is smooth, and I arrive at the airport without any issues. I call the valet, who quickly comes to pick up my car. He takes photos of it from all angles before letting me go.
Baggage check-in hasn’t started yet, and there are already several of us waiting.
Once free, everything happens very quickly. The flight to Abu Dhabi is on time and goes smoothly. I’ve never had any problems with this airline, which I’ve been using for several years.
The flight to Bangkok arrives at 7 AM as scheduled. This is my first time in Thailand and Bangkok. I’m used to traveling in India, and I notice that everything here is well organized—the customs process is quick, and the luggage is already on the carousel.
I booked a taxi on Booking. All I have to do is find the right exit and door based on the agency’s instructions. A large sign with the names of people who booked is posted on a wall. A hostess greets me and calls the taxi, which arrives 5 minutes later. I booked one night at the Lost Inn BKK hotel in the Phra Nakhon district, and we arrive at 9 AM. The welcome isn’t warm, and I have to wait until noon, sitting on a chair, before I can check into my room. I’m exhausted, and sleeping sitting up isn’t ideal. Noon finally arrives—the room is small but clean, which is fine for one night. I quickly take a shower to wake up because I plan to spend the afternoon visiting the Grand Palace. First, I need to exchange some money, and the banks are all close together on the same street, which is very convenient. When I enter one, a hostess gives me a ticket and invites me to sit down. There are about twenty counters, and I wait quietly until my number is called. The exchange is quick, so I can head out to find the Royal Palace. It’s actually very easy, and the walk is pleasant.
Entry to the Royal Palace (500 baht).
It’s magnificent and grand, and there are quite a few of us visiting. The sky is gray, it’s very humid, and a shower interrupts the visit. It’s a vast complex of temples and palaces. The buildings are colorful and sparkling, with a great sense of serenity (without the tourists, of course). I quietly enjoy the place and try to take photos without tourists, which isn’t easy.
Very close to the Grand Palace is Wat Pho, one of the oldest Buddhist temples in the capital.
It’s very famous for its 46-meter-long reclining Buddha statue.
Walking around the temple, you can see different representations of Buddha, all covered in gold leaf.
Inside the temple, on one side, monks recite their prayers, while the other side is reserved for tourists who come to meditate in silence.
Before returning to the hotel, I have dinner at an Indian restaurant. I go to bed early because tomorrow’s wake-up call will be very early again.
Saturday, November 2nd
Wake-up at 4 AM, departure from the hotel at 4:30 AM. The taxi I booked via Booking is waiting for me and takes me to the airport. The trip is fairly quick—he takes small roads, and at this hour, there’s no traffic.
The flight to Phnom Penh is on time. Before boarding, I realize I left my fleece jacket on the carousel, but it’s too late to go back for it.
The flight goes well, and customs is quick.
At the exit, I take a tuk-tuk to Julieka’s GH near the museum. The welcome is friendly. I won’t be able to check into my room until noon, so I take the opportunity to exchange some euros on the market street. The street is lined with restaurants, and I’ll have my first meal there.
The museum is right across the street, so I don’t waste any time visiting it.
The representations of Hindu deities are very different from those in India, and I don’t recognize them. Many beautiful Buddhas are on display.
The museum is very pleasant, and there aren’t too many people, which is a plus.
At the exit, I return to the GH, settle into my room—which is decent and clean.
The Royal Palace is 1 km away. I walk along a garden, and at the end of the street is the Tonlé Sap, but I turn right. I arrive at a large esplanade and see the buildings with tiered roofs and glazed tiles. The entrance to the palace is a little further away.
At the entrance, I notice there isn’t the same crowd as at the one in BKK.
Khmer architecture is magnificent. The complex consists of gardens, palaces, pagodas with golden roofs, and slender spires.
The Silver Pagoda houses the small Emerald Buddha, which is actually made of jade. The silver flooring is covered with carpets. Photos are not allowed.
The walls surrounding the pagoda are covered with frescoes depicting scenes from the Ramayana.
My partner and I traveled from Sunday, July 5, 2026, to Wednesday, July 22, 2026.
We spent a long time debating whether to rent a car or use public transportation. In the end, after reading so many posts about travelers getting scammed by police or rental companies—even those recommended by blogs and reviews—we decided to stick with public transport. It worked out really well. Sure, we had a little less freedom to go where we wanted, but it was way less stressful for us.
Sunday, July 5:
Arrived at Cancun Airport. Withdrew cash from the ATM in the terminal just before exiting. The ADO bus counter (they pronounce it "A-Jee-O") is right behind you when you're facing the ATM. Bus to downtown Cancun cost 145 pesos per person.
Stayed at "Rose 5," booked on Booking. The studio was super clean and perfect for one night. The owner’s instructions for accessing the place were very precise, with photos included. Check-in was self-service with a code. The ADO bus terminal isn’t far, and there are shops and restaurants nearby. We really appreciated that the AC was already on when we arrived. By the way, I’d recommend always booking places with AC—it’s *really* hot in Mexico.
Monday, July 6:
Bought a SIM card with data from a TELCEL store. My partner, who’s on Free Mobile, was able to use her regular plan. Just so you know, I found the network pretty unstable. As soon as we left the cities, neither of us—me with TELCEL or her with Free—had any signal.
Another thing to watch out for: roaming charges. I had to turn my SIM back on for less than 30 seconds to get a bank SMS code, and my phone apparently connected to the internet—resulting in an 8-euro roaming fee.
Left on an ADO bus to Chiquila for 278 pesos per person. During our trip, ADO buses were always on time, comfortable, and clean. The AC is *cranked* though, so bring something to cover up with—it gets cold. Some routes were fully booked even in the low season, so try to reserve 1 or 2 days in advance either via the app (when it works) or at the counter.
When we arrived at the ADO terminal in Chiquila, the ferry company counters were right next to it. Ferries leave every 30 minutes, alternating between companies, so no need to book ahead. Just take whichever one is leaving next (330 pesos per person).
When we got to Holbox (pronounced "Hol-bosh"), we’d booked a place via Booking called "Casa de Nana." It was a huge studio with a fridge, cooking plate, and utensils. The best part? The *location*. It was 100 meters from the beach and 200 meters from a Chedraui supermarket. They provided bath towels and beach towels, and the AC worked perfectly. There’s a key box so you can leave your keys inside when you go out. The only downside was that no one was there to let us in when we arrived, so we had to wait a while. The Wi-Fi was good, which was lucky because during our 4-day stay in Holbox, the phone network *never* worked. According to locals, that’s pretty common in Holbox, along with water outages.
Luckily, I’d had the good idea to download an offline map, which helped us find our way back to the place more easily. You can walk there from the dock.
The restaurant next to our place (La Barracuda) was great if you like seafood—I’d recommend their octopus dishes.
Tuesday, July 7:
We did a kayak tour in Holbox’s mangroves at 6 AM. We were looking for a sunrise kayak tour with a French-speaking guide. That’s exactly what we got with "Kayaking Holbox," where Diego, the owner, speaks English and French. He was joined by Gustavo, another guide.
We’d booked for a group tour, but we were the only ones. Diego still went ahead with it instead of canceling due to lack of participants, so we got a private tour at the group rate—really professional of him. They showed us this amazing ecosystem for over 3 hours. We saw all kinds of birds: pink flamingos, pelicans, egrets, frigatebirds... rays, a horseshoe crab, and a little crocodile that was *so* well hidden. Diego and Gustavo have a real eye for spotting animals—I could’ve passed by the crocodile 100 times and never seen it, it blended in so well. Their explanations about the flora and fauna were super interesting. We also got a little break where we tasted mangoes and bananas that taste *nothing* like the ones in France. A real treat—those little Mexican yellow mangoes! I’d definitely recommend Diego and his agency for a French-language kayak tour (1000 pesos per person).
In the evening, we walked to Punta Coco to see the bioluminescence. No need for a guided tour—if you really don’t want to walk, you can take a taxi. At Punta Coco, you have to pass the beach bar/restaurant and then go left into a kind of inlet that forms a lagoon. You have to wiggle your feet or move your hands in the water to create movement, which makes the light appear. Just don’t expect the kind of photos you’ve seen online—they’re all edited! It’s fun to see, but you won’t be dazzled by the light...
Wednesday, July 8:
Whale shark tour with "My Holbox Tours." Why recommend this agency over others for swimming with whale sharks? Simply because Valérie surrounds herself with top professionals to make your experience unforgettable. We were with Captain Fernando, who does everything to position the boat perfectly and make your swim easier. In the water, we were with Humberto, who also goes above and beyond to make sure you have an incredible time. He doesn’t just "supervise" like some guides from other companies who leave you on your own. No, Humberto reads the whale shark’s trajectory and guides you—all you have to do is follow him. He really puts in the effort, even holding your hand to guide you through this quick but intense encounter. Humberto also films the moment and will offer to show you the videos and sell them to you. His footage is really high quality.
Fernando and Humberto also prepared food for us. Special mention for their guacamole! Valérie is there to make sure everything goes smoothly on the boat and to answer your questions in French, English, or Spanish about these animals. If you choose My Holbox Tours, you can be sure you’ll get a top-notch experience.
About the tour itself: before you go, you should know that the sharks can be *really* far away. The day we went, it took 3.5 hours by boat to reach them. The boats are small, and let me tell you—on the way there, when we weren’t going with the waves, it was *rough*. Out of 9 passengers, 4 got seasick. But once you’re face-to-face with the shark, you forget all about that. Even if swimming with a whale shark isn’t exactly a walk in the park—they swim pretty fast, so you need some endurance to keep up. You’ll usually get 2 turns. Our first swim lasted a little over 4 minutes, and the second about 2 minutes because the shark was moving fast and we were still tired from the first swim. It might seem short, but when you’re swimming, it feels *long*. Either way, it’s an experience you *have* to do—but choose your company wisely. On the way back, there’s a stop at Cabo Catoche. Honestly, the snorkeling is pretty disappointing if you’ve done it elsewhere in the world. But the lunch stop at Cabo Catoche is really nice for relaxing (white sand and hammocks).
Thursday, July 9:
Short morning walk to Punta Mosquito at 6 AM. Really nice.
Ferry to Chiquila (330 pesos per person) + ADO bus to Valladolid (300 pesos per person).
In Valladolid, we booked "Casa Lucia" via Booking. The hotel is gorgeous, with a colonial style, and very close to the ADO bus terminal and downtown. It’s super quiet and clean. There’s a shared kitchen you can use with a fridge, microwave, and water dispenser, plus a big table by the pool and a nice indoor terrace. Breakfast was simple but included. The only small downsides were the tiny room and bathroom, no mirror in the room, and a noisy fan.
Friday, July 10:
Not far from the ADO bus terminal is the colectivo station for Chichen Itza. They offer a round-trip to Chichen Itza with an option to stop at Ik Kil cenote on the way back and then drop you off in Valladolid for 370 pesos per person (Ik Kil entrance included).
For the Chichen Itza visit, we’d booked a tour with a guide often mentioned in groups—his name is Juan Pat. He’s a Maya who lives near the site and speaks excellent French. He reserves spots in advance for you and queues up to be the first on-site. It cost 500 pesos per person + entrance fees. His tour lasts 2 hours and focuses mainly on the main pyramid and the ball court. He’s passionate and fascinating, even if some of his claims, as a Maya, might be a little biased. I think it’s *really* important to have a guide—otherwise, you’ll miss so much. You can contact Juan Pat on WhatsApp at +52 985 121 2381.
Afterward, we went to Ik Kil cenote (showers and life jackets mandatory, lockers available). It’s *very* crowded, but still really beautiful with its lush vegetation.
Saturday, July 11:
Since we didn’t have a car but still wanted to visit other cenotes that seemed hard to reach by public transport, we decided to book a taxi for the day. We agreed on 1200 pesos to take us to 3 different cenotes and wait for us at each one. (To find taxis, just look where they park near the ADO bus station.)
He picked us up at Zaci cenote, which we’d walked to. We got there at opening time and were the first ones there—had the place to ourselves for a while! 150 pesos per person. A pretty cenote in the city center with lush vegetation. It’s a bit like Ik Kil but without the deep cylindrical effect.
Cenote Xcanahaltun: the most beautiful cenote we visited. Entry 250 pesos per person. It’s a closed cenote with a hole that lets light in—a cave-like setting. You can kayak inside. There are little fish at the edge that nibble dead skin off your feet. Since it’s closed, the water is *freezing*!
Cenote Palomitas: entry 250 pesos per person. Another stunning closed cenote, even more enclosed than Xcanahaltun. The hole in the ceiling is smaller, so it was pretty dark when we arrived—kind of an eerie vibe. But when the staff turned on the lights, it looked like a "Gothic cathedral" full of bright stalactites.
Cenote Sac Aua: entry 290 pesos per person. The ticket includes a guided cave tour (tip-based). This cenote is really unique with its central island and way less crowded than Suytun. Just so you know, the water is *really* cold in cenotes. In these three, in July, we had the place to ourselves for a while and never saw more than 2 families at once—so peaceful!
Sunday, July 12:
ADO bus to Bacalar (536 pesos per person).
In Bacalar, we stayed via Airbnb with a host named Luli, who offers several rooms with shared bathroom and kitchen.
The room is nicely decorated in a pleasant setting. It’s ideally located near the lagoon and downtown. The shared kitchen is handy. The mosquito net over the bed is useful because there are *a lot* of mosquitoes in Bacalar. Luli provides a water jug, which is really nice. The only big downside is the lack of water pressure in the shower—we had to rinse off by filling a bucket. Also, there’s no real door separating the room from the bathroom. We never met Luli in person, but she was very responsive via messages. The terrace in the middle of the vegetation is lovely.
From the ADO terminal to the place, we took a taxi for 40 pesos. Since this driver was honest about the price (we’d checked beforehand), we decided to use him every time we needed a taxi in Bacalar. Here’s his WhatsApp: +52 983 184 3585.
Monday, July 13:
We did a boat tour on the lagoon with "Bacalar Francophone Activities." Since we were just the two of us, it cost 3500 pesos. If we’d managed to be 4 people, it would’ve been 1000 pesos per person.
We had a private 4-hour tour on the lagoon with Steeve and his very comfortable boat. He’s from Quebec, so his French is perfect. During those 4 hours, Steeve showed us the lagoon’s iconic spots *and* places other boats don’t go. He told us about the lagoon’s history and gave great tips on where to go and where to eat. As a little bonus, he gave us a video taken with his drone during our swimming break.
Tuesday, July 14:
We went to Los Rapidos by taxi (400 pesos round trip) and entry was 225 pesos per person. It’s *very* touristy but really beautiful. You can eat there (expensive), relax, and go down the "rapids" as many times as you want. It’s worth it if you spend a few hours there. You can’t bring in food or drinks—you leave them at the entrance and pick them up on the way out.
Wednesday, July 15:
On Wednesdays, navigation is banned on Bacalar Lagoon, so we’d planned another excursion.
Visit to Calakmul from Bacalar with ABCtours (WhatsApp +52 983 319 8359).
This agency organized a trip from Bacalar to Calakmul with a French-speaking guide. Communication beforehand via WhatsApp was smooth. Mr. Checo, the driver, and Fernando, the guide (who spoke great French), picked us up on the day. Mr. Checo drove very carefully on the long road and always made sure we were comfortable. Fernando is passionate about flora and fauna—he’s a biologist with a degree in ornithology, so he knows *everything* about animals. The slightest sound or song, and he knows what it is. He’s got an eye for spotting them, from the biggest to the smallest.
During the trip, we stopped at km 27 for a short forest walk, then went to see the two main pyramids on the site. On the way back, we stopped at the bat cave for the magical spectacle of millions of bats flying out at dusk. In the end, we saw or glimpsed (some briefly) spider monkeys, howler monkeys, a toucan, 2 tapirs, turkeys, 2 deer, and lots of birds. If, like us, you’re more into flora and fauna than archaeology, I’d *highly* recommend this agency and tour with Fernando.
It’s not cheap, but the road between Bacalar and the site is *long* (3.5 hours). Price: 3900 pesos per person for 2 (3500 for 3, 3200 for 4).
Thursday, July 16:
ADO bus to Playa del Carmen (614 pesos per person).
In Playa del Carmen, we stayed in an Airbnb. The building is on the town hall square, next to the casino.
The best thing about this place is the *location*—super close to Fifth Avenue (La Quinta). The kitchen is pretty basic, but the fridge works well. There are supermarkets nearby. The rooftop pool is really nice. The two big downsides, though, are the soundproofing (you can *hear* the neighbor’s alarm and all the events on the square) and the *total* lack of water pressure in the shower. We had to fill a trash can with water to pour over ourselves. When we told the owner, he said it wasn’t normal and someone would come fix it, but we never heard back. Based on previous reviews, this seems to be a known issue that never gets resolved.
Playa del Carmen is *very* touristy on Fifth Avenue, but in a fun, musical vibe—we never felt unsafe. There are *tons* of little souvenir shops for tourists on this street. There’s a beautiful monumental sculpture on the beach (the two figures meeting in the air), next to which you can see the Voladores show (men climbing a pole, tying themselves with ropes, and descending headfirst while "flying" around the pole). The show is tip-based and happens several times a day. In our opinion, Calle 38 is prettier than Fifth Avenue—it’s lush, green, and quieter, with the sea at the end. Great for an early evening stroll. We had really good meals at great prices at "El Tio Noy" tacos, just a few meters from Fifth Avenue in a side street.
For souvenirs, we’d recommend going to Walmart instead of Fifth Avenue—you’ll find skulls, tequila, mezcal, keychains, mugs, glasses... at good, fixed prices.
Friday, July 17:
We did the excursion to Isla Contoy. Isla Contoy is an uninhabited, highly protected island. Only 200 people are allowed to land per day on a rotating basis, so only a few companies have permission to dock there. Most agencies subcontract the day to a third-party company.
We booked through VRM (Viviendo Riviera Maya), but it was Ocean Tours Mexico that handled the tour. Contoy is a little paradise. We were accompanied by multilingual guides, including French speakers, throughout the day. Steffy gave us info about the island during a short walk on the marked trails, and Leño Tlatemoa kept the mood up on the boat rides with music and dancing. Isla Contoy is *truly* stunning, and the lunch was delicious: grilled fish and chicken, guacamole and tortilla chips, rice, fruit, drinks (everything is brought and taken back by the guides). The snorkeling part was pretty disappointing if you’ve done it in Cozumel, though. The stop at Isla Mujeres isn’t very interesting either—it’s too short to explore, and the island is *extremely* touristy. Still, the excursion was very well organized, and we had a great day (2970 pesos per person).
Saturday, July 18:
We wanted to go snorkeling in Cozumel but thought the prices from French-speaking agencies were too high. Plus, for snorkeling, we figured we didn’t *need* a French-speaking guide.
So we found a much cheaper solution by taking the ferry from Playa del Carmen ourselves and choosing an agency in Playa. The round-trip ferry cost 663.50 pesos per person. Then we took a taxi to the snorkeling boat (100 pesos). The agency we chose is called Mystic Snorkel—they don’t have a physical office. The tour cost 1400 pesos per person. It was a small boat, but that day we were the only ones, so we got a private tour at the group rate. We stopped at 4 different sites, all very different and beautiful. We saw all kinds of fish, corals, a nurse shark, and turtles. El Cielo, with its huge starfish, is *exceptional*. If you’re going snorkeling in the Yucatan Peninsula, this is *the* tour to do—the other sites are pretty "poor" in comparison.
Sunday, July 19:
Morning dive with Triton Diving. I chose the Cozumel dive option. Great experience.
Booking via WhatsApp was easy. On the day of the dive, Selene, who speaks French, was our guide. She’s *very* attentive to the group’s safety. The briefings are clear and precise. In Cozumel, we did 2 very different sites: the first was a drift dive with lots of life—beautiful corals and fish. The second was a wreck, the C53, a 56-meter boat you can enter. Not much marine life, but a beautiful wreck intentionally sunk for divers—still in great condition. An unforgettable moment. Selene even took videos during the dive, which the club sends you for free afterward. I’d *highly* recommend this club.
Just so you know, in Playa del Carmen, the beaches were full of sargassum during our stay, despite barriers and daily cleanup. Locals told us the problem is getting worse and the sargassum is arriving earlier in the season. Tourism has taken a *big* hit this summer, and they’re wondering if tourism can even survive the sargassum season anymore. A lot of tourists are heading to the islands—Isla Mujeres and Cozumel—to enjoy the beaches, as the west side of those islands is sargassum-free.
Monday, July 20:
Colectivo to Puerto Morelos. First, a colectivo toward Cancun that drops you off between Puerto Morelos town and Puerto Morelos beach (40 pesos per person), then another from that junction to the beach (10 pesos per person).
In Puerto Morelos, we’d booked a room via Airbnb at "Piedra del Caribe." *Best* place we stayed in Mexico. It’s an aparthotel. Our room was ready before check-in, so they let us in early. The place matched the description—spacious, with a comfortable king-size bed. The shower had *great* pressure, which isn’t a given in Mexico. The staff was super friendly and welcoming. They let us use the pool, restrooms, and rooftop shower after check-out while we waited for our ride to Cancun Airport. They even kept our luggage. I *highly* recommend this place.
In Puerto Morelos, there was *way* less sargassum than in Playa del Carmen—it was actually swimmable.
We did the snorkeling tour with the fishermen’s cooperative for 450 pesos per person for 2 hours. The reef is close to the beach (you’re not allowed to swim there), so the boat ride is short. It’s not as pretty as Cozumel, but it’s nice and affordable. On Puerto Morelos’s page, you can also access a small, not-very-well-preserved reef. There’s also a cenote in the sea where fresh water mixes with saltwater—the water is murky there. We had a great dinner and excellent cocktails at "La Choza del Puerto."
Tuesday, July 21:
Wandered around Puerto Morelos (check out the church and read everything—it’s entertaining!), relaxed by the hotel pool, and left for Cancun Airport by taxi (400 pesos) booked via InDrive to head back to France.
Our highlights:
- Holbox
- The whale shark tour
- The cenotes
- The local flora and fauna (so present!)
- Isla Contoy
- Cabo Catoche (except for the snorkeling)
What we liked least:
- The bioluminescence (barely visible despite good conditions)
- The food—we found it not very diverse in taquerias
- The constant tipping
- The lack of water pressure in showers (fixed, wall-mounted, no hose or showerhead)
Don’t hesitate to ask if you have any questions while it’s still fresh in our minds.
Traveling with just one spare pair of underwear, considering a hot shower a miracle, never staying in the same place too long by sleeping wherever night catches us, taking whatever local, improbable, and rickety transport we can find—this is the DNA of us wanderers. Except this time, the script for our movie is going to be a whole different genre. On paper, the destination doesn’t exactly scream epic adventure: Réunion! And what’s more... we won’t be two, or four, or even ten. We’ll be a solid thirty. All from the same family. Yes, thirty. At this point, it’s not just a trip—it’s a summer camp on the move! Why inflict this on such a peaceful island? Because my brother decided to get married there with his lovely bride. A great idea, you might say... especially when it involves relocating the equivalent of a small Ardennes village 10,000 kilometers from home for three weeks! So who’s stepping up to be the guide and wave the little flag?
So, for an exceptional trip, exceptional stories! Don’t worry, the debates at the supermarket over whether to choose plain chips or roast chicken chips, the beach picnics washed down with ti’ punch, and other rougail sausages to digest by the pool will only make it into the family archives. Here, I’ll stick to the tales of our beautiful escapes, the ones where we explore the wild corners of this little volcanic rock planted in the middle of the Indian Ocean. So where exactly are we headed?
For the first week—the subject of this first installment—we’re taking it easy. We’ll start by rediscovering the coastline, from the Souffleur in Saint-Leu to the Hermitage lagoon, before a little trip to the Cirque de Cilaos and its legendary road with 400 turns, just to get our legs warmed up.
This travel journal is therefore intended solely for my photos, to present a consistent style.
All the shots were taken with a simple Samsung Galaxy smartphone and with whatever was at hand.
All stays combined, I’ve spent the equivalent of three years at most in Thailand, and I’m not a big expert on the country.
However, after many trips, lots of reading on VoyageForum and other sites, and conversations with many locals as well as expats, my view of the country is becoming clearer, though it’s constantly evolving. You never stop discovering and learning.
I guess I wanted to piece together a puzzle, mainly for those who want to get an idea of the country here and for those who miss it.
I don’t know if this minimalist sharing will interest anyone, but it’ll do me good to put it together. After so many months without traveling and then these other long months with VF closed, there’s plenty of material available.
There’ll be a mix of places, periods, and subjects, but it might well be intentional.
I suspect many Thais have dogs because they make excellent guards for the home. Nothing better to deter burglars or to signal the presence of a snake. You’ll often see Thais tapping the top of their dog’s head, but don’t be fooled: it’s a sign of affection from them. Judging by the dogs’ reactions, they’re used to it.
Thailand is one of the countries on the planet where rabies is still present, so keep that in mind. It’s not just bites that can be dangerous, so don’t let just any dog lick you. Especially on a wound, of course.
Even though dogs often fear humans—this dangerous and unpredictable predator—we still need to stay cautious.
Be careful when walking into alleys because the dog will defend its master’s big property, be careful at night, and be careful when they’re in packs.
It sometimes crosses our minds that Thailand isn’t really made for walking around, and dogs are one of the reasons.
That said, it’s not uncommon to see them chasing bikes or scooters. Cars, though, are much rarer—they’re too big.
It seems Thais prefer to give their dogs freedom by not locking them behind gates. Though sometimes the gate is closed, the little side door is wide open. Oh, and sometimes there’s no gate in front of the property, or it’s been broken for years.
You’ll often see dogs sleeping on the side of the road, sometimes right on the road. When you arrive, they move aside nonchalantly—or not at all. It’s less funny when they suddenly appear from thick vegetation, which reminds visitors not to drive too fast. As a result, you’ll notice that dogs with injuries or missing legs aren’t that rare.
Since they believe in reincarnation and respect for all forms of life, they don’t chase dog packs away too much, and they don’t sterilize them enough. Seeing a small pack roaming freely in the countryside, you might think it’s best not to cross paths with them at the edge of a field.
A darker side of this is that euthanasia isn’t often practiced. Twice, we saw dogs at temples on the brink of death, enduring terrible suffering. No one did anything about it. The image (and the smell) of one of them, dying and emitting the stench of death, still comes back to me sometimes.
Some of you may have seen the YouTube vlog of a French woman living in Phuket who was given a little pig by her Thai friends. The well-fed animal quickly became a happy, enormous beast with its own garden. Yet, it didn’t take long for it to fall seriously ill and become incurable. In her video, the French woman described how difficult it was to find a vet willing to perform euthanasia.
You’ll often see bowls by the side of the road. Thais leave food and water in them for stray cats and dogs. Overall, they have a big heart for animals.
If you ever pop into a shopping mall, you might see people pushing their small dogs in strollers. It’s not a gimmick—it’s just that these strollers are provided for customers to put their pets in, otherwise you can’t bring them inside. It looks a bit odd when you expect to see a baby.
It was winter, a winter with beautiful weather,
A season that only exists in the southwest of America,
I remember very well what I told you that morning
A month ago... A century ago, an eternity ago...
We’ll go... wherever you want, whenever you want...
Well, yeah, back from our adventure in our enchanting American West just a month ago, we’re already taking a bite out of one of its lesser-known competitors. "Flo, if you had to pick just one reason to justify your love for the U.S., what would it be?" The greasy, dripping burgers? No, I don’t think I’m going out on a limb by saying it’d be the wide-open spaces... And that’s exactly what our new quest is taking us to—a land on the other side of the globe where the horizon also seems endless, where silence tastes like salty wind and sand, where freedom is measured in kilometers of desert tracks, where the GPS is mostly there to confirm you’re lost in the middle of nowhere... Add to that magic formula the fact that you’ll see more zebras, giraffes, wildebeest, and elephants than people per square kilometer, and you can imagine us setting foot in Southern Africa for the first time, more precisely at the small airport in Windhoek, capital of... of...? Brush up on your geography, damn it! We’re landing in Namibia!!!
To be honest, Namibian landscapes have been flirting with me for ages. So how did I resist this island of temptation for so long? First, the budget. Let’s just say that for the same amount of effort (and kidneys), the bank lets you choose two other adventures almost anywhere else on the planet. Then there were my girls. Yeah, back then, they were too little to dose up on Malarone, the only malaria remedy at the time... Long story short, ten years later, all the planets have aligned. First, I won the Euromillions! Well, almost... Let’s just say my girls are now old enough... not to take Malarone, but to stop following me on all my adventures! Jackpot! "Flo, how about a little two-person caprice, just the two of us, tackling the Namibian tracks?"
As we landed on the runway, first wow effect: The horizon is immense. It’s flat as can be, incredibly flat... So much flat space! Did I mention it was flat?... Looking into the distance, it feels like your gaze could circle the Earth without hitting a single obstacle—until you end up staring at your own backside. "Oh, what a nice view!" Well, it’s the first time I’ve seen my butt from this angle! Touching moment... Sorry, I’m rambling—must be the exhaustion from the three-flight marathon we just powered through via Ethiopia and South Africa... And yet, no time to philosophize about my anatomy. As usual, we want to rack up our first kilometers to be front and center at dawn tomorrow. After wrapping up the tedious Namibian immigration formalities and meeting the 4x4 that’ll be our companion day and night for the next fifteen days, we’re off! We’re not exactly fresh, but we’re ready to tackle the next five hundred kilometers in night mode, cruise control set due south! Just outside Windhoek, the local wildlife—a jackal—welcomes us with a smile: "Welcome to Namibia!" That’s what it said! Honest... Okay, first endless straight road, first flaming sunset, first corrugated dirt track, first Milky Way with zero light pollution... You get it—it’s definitely the day of firsts... First night camping, too, in the big trunk of our Toyota Fortuner parked by the side of the track... The real adventure, the kind that smells under the arms, can finally begin...
Here we go—finally, the big day has arrived! A trip the whole family (my two kids, my husband, and me) had been looking forward to for so long.
To keep it short, we left from Nice, arrived in Namibia on June 25, 2025, and left again on the 21st—four weeks later.
We used an agency for all the camping reservations, activities, and the car rental. At least that side of things was taken care of. Michaël was our contact throughout the planning and the trip itself.
We spent our first night at Londiningi BB. A bit out of the city center but very quiet. The rooms were spacious and clean, and we could eat on-site that evening. Perfect for recovering from the flight.
This travel journal is our second on VoyageForum, following last year’s where we recounted our four weeks in Vietnam.
The goal remains the same: since some members on this site share tips, experiences, and great deals that help us prepare for our trips, we do the same after returning—both to give back a little and in the hope that our experiences might be useful to others in some way.
Our route was as follows: Bangkok, Siem Reap, Krabi, Suratthani, Koh Phangan, Koh Tao, Chumphon, Bang Saphan, Prachuab Khiri Khan, Sam Roi Yod, Hua Hin, Phetchaburi, Bangkok.
Beyond rediscovering Bangkok, our objectives were the long-held dream of seeing Angkor and exploring southern Thailand, much of which isn’t overly touristy.
A quick big thank-you to Barbot, who took the time to answer several of our questions.
12/07/2013
The cheapest flight we found earlier this year was a Paris-Bangkok route with a layover in Moscow for 1440 €, total for two people.
So, this time we tried Aeroflot. Airbus A318 for the first leg, A330 for the second. Nothing particularly annoying to report—the passengers were very calm, the cabin temperature was comfortable, and we had enough legroom.
That said, the quality of the meal trays was pretty mediocre, and the flight attendants weren’t exactly comedians.
We’d like to remind everyone that it’s best to exchange as little money as possible at the airport upon arrival, since the rate is about 5% worse than at city banks.
Of course, we made sure to take the airport exit where you can catch official taxis to avoid getting scammed. So, we queued up, a little lady gave us the ticket, and off we went with the driver.
Generally, this system works well because these drivers are registered, know their duties, and the risks they face if they break the rules. Except that day, right off the bat, we got the scammer of the day. His first move was to snatch the ticket from my wife’s hands—the one you’re supposed to keep in case of a complaint. My husband saw it, but after a full day of travel, we were a bit out of it, and honestly, there was no reason to be suspicious. But once we started driving, the guy refused to turn on the meter. We insisted more and more firmly, but nothing. So, I used the famous method of opening the door and starting to step out of the car. At 40 km/h, that scares the driver more than the passenger. He finally turned on the meter, but that didn’t calm him down—quite the opposite. For the next half-hour, he ruined the ride by demanding extra fees here and there. Having dealt with several scam attempts last year in Vietnam, this wasn’t exactly new, and we were proud of ourselves for staying pretty zen. Still, this guy was a little scary—he was completely wired and aggressive. Honestly, it was hard not to think he was on something. He’d be perfect for a *Scarface* remake. When we finally arrived at the hotel, he followed us to the entrance. We paid the two tolls (25 and 45 baht), gave him the usual 100 baht extra for the ride, and stayed polite but firm. So, meter: 245 baht + 100 baht + 25 and 45 baht for tolls—we paid the exact amount, no way we were tipping this guy. He left furious, but he was already like that before picking us up... Anyway, avoid Mr. Chartree Chidchen, number 089 826 7308, car E2663!
We were so relieved to finally settle in at Feung Nakorn Balcony hotel in the temple district. 42 € per night, great reception, all the staff is friendly. The AC works fine, the bed seemed hard at first but turned out to be comfortable. The hotel is quiet, away from the nightlife, but at this time of year, many places are less crowded than in high season. Even with a nice fish pond and outdoor breakfast area, it’s a decent hotel, though we felt we could’ve found something better.
After a night on the plane, the first afternoon is always a bit of a slog. We napped for a few hours, and when we woke up—guess what—we were starving. We visited a temple across from the hotel (nothing special) and then decided to take the Chao Phraya Express, the river shuttle that serves many piers along the river. It was a really enjoyable experience. The steel gangway wobbles when you board and disembark, the boat sits low in the water, and sometimes you get splashed. During peak times, you’re packed in like sardines, but most of all, there’s that exotic urban landscape passing by, especially the temple rooftops.
At that exact moment, the boat was packed. We didn’t see a ticket booth at the pier, and we tried in vain to pay the few baht for the ride. The cashier on the boat was too busy, and another employee we called didn’t have time to help us. Oh well, we weren’t going to force the issue. Still, this mode of transport is super practical for avoiding traffic, and at the piers, the lines with station names are clearly marked, with colors matching the flags on the boats. Combined with a map like the *Routard* guide, it’s easy to navigate.
We easily made it to the restaurant *Harmonique*, located near one of these piers. It’s a unanimous favorite on this forum, and let us tell you—it’s well-deserved. What a wonderful experience that evening! We only saw the outdoor gazebo because there was no way we were dining inside. It’s not flashy, so those looking for a luxurious setting should look elsewhere.
That night, the staff was a bit slow, and we had to track them down several times to move things along. But oh, my friends—what a feast on the plate! Start with the appetizer platter for two at 250 baht, featuring four specialties, each more tempting than the last, followed by their famous crab curry for 200 baht. There’s *so much* crab in there! The dish is so delicious and rich that when you finish, you feel—how to put it—like it was almost *too* good, to the point where you’re almost put off eating for days. And also, oh yes, we *will* be back. Their satay chicken is just as amazing, and it would be a crime not to mention their generous dessert with ice cream, warm banana, and chocolate, plus their *excellent* almond milkshake.
Later, we took a taxi to Kao San Road, mainly to book a Ko Tao-Chumphon trip for 600 baht per person at the Lomprayah counter. In hindsight, we should’ve booked all three of our trips there right away.
Kao San Road is *ultra*-touristy—better for younger crowds, but it’s still worth seeing. There’s rock ‘n’ roll, hippies, and crowds everywhere.
We walked back to the hotel, and when we got a little lost near a canal, a really nice older Thai man spontaneously appeared out of the night to kindly point us in the right direction.
Finally, a real long night of sleep ahead—we cranked up the AC. Sweet, the vacation has begun!
Hi there,
I just got back from a trip to Sri Lanka from December 18th to January 1st with 2 adults and 2 kids (12 years old).
If it helps, here’s my itinerary.
We left on December 18th from Madrid with Qatar Airways. No complaints. I booked my tickets back in March for 800 € per person. (I flew from Madrid because I live near the Spanish border and was too worried about strikes in France.)
We arrived on December 19th at 4 PM (local time). Before leaving France, I’d booked a taxi through MyTransfer for 59 € to Sigiriya. A van was waiting for us at the airport exit.
A never-ending 3-hour drive to Sigiriya. We stayed at Samana Guesthouse—very simple, clean, with a pool and an excellent Sri Lankan breakfast. Shower and straight to bed.
Friday, December 20th: Beautiful weather, but very humid and hot. We visited Lion Rock (36 € for adults) and then Pidurangala.
I loved both sites—they’re a must-do in my opinion.
Spent the late afternoon by the pool.
Saturday, December 21st: Another gorgeous day. The guesthouse manager offered us a free 2-hour tuk-tuk tour. We first visited a lake, rice fields, the temple, and the Sigiriya market, plus the usual tourist trap—the botanical garden (no pressure to buy anything at the end).
Then we took a tuk-tuk to Dambulla Temple, the Golden Buddha, and the wholesale market.
Sunday, December 22nd: Still beautiful weather. I’d booked a taxi for 8 AM. We did all the long trips by taxi to save time. I’d ask for prices from 2 or 3 WhatsApp taxi agencies 2 days or the day before—super responsive, always got replies within 5 minutes. We headed to Ella (4-hour drive) for 22,000 LKR.
Arrived in the afternoon at Rest Full Homestay—a small, family-run guesthouse. Clean, cozy, and an amazing Sri Lankan breakfast.
In the afternoon, we went to Nine Arches Bridge. It was a Sunday, a Sri Lankan holiday, so it was *packed*—mostly locals and very few white tourists! Even though it was crowded, it was cool because it was all Sri Lankans. We waited an hour for the train. It’s worth seeing, but honestly, I didn’t think it was that amazing.
Then we headed to the station to check if we needed to book tickets for the train to Haputale—turns out, no.
Monday, December 23rd: Beautiful weather. We hiked Ella Rock—a gorgeous trek. The final stretch is steep but shaded, so it wasn’t as tough as I’d read. The whole hike is stunning from start to finish. We saw the train pass twice (one blue, one red) and lots of women picking tea.
After that, we did Little Adam’s Peak. It’s not hard, but it was *packed* with tourists—meh. Luckily, at the top, you can walk a bit farther (down one side and back up) to get some space to yourself.
What I *didn’t* like was the commercial vibe at the big café/restaurant with a pool at the entrance of Little Adam’s Peak. Loud music, all that money being made right next to little souvenir stands run by Sri Lankans or tea-picking women. Felt off.
Ended the day buying souvenirs at one of the few shops we found during the trip.
Tuesday, December 24th: Beautiful weather. Took the train to Haputale. We got to the station 30 minutes before the 9:30 AM train. We could’ve taken 2nd or 3rd class—I went with 2nd (160 LKR per person).
It was crowded, but we managed to get seats—first 2, then 3. Only a 1-hour ride, but I *loved* it—windows and doors open the whole time.
Arrived in Haputale around 11 AM, and the mist was already rolling in.
We walked to our guesthouse, The Mist Holiday Bungalow. Simple but clean, with a great view of the tea plantations. The owner’s wife is Vietnamese and used to work for French tour operators, so her French is still pretty good—helpful for us since our English is terrible. They booked us a tuk-tuk for 4:45 AM the next day (2,000 LKR) to Lipton’s Seat.
Spent the afternoon wandering around Haputale. Not much charm, but there’s a nice fruit and veggie market and a short walk through the tea plantations.
Wednesday, December 25th: Beautiful weather. The tuk-tuk was on time to take us to Lipton’s Seat. We were the first ones there—the sky was just starting to turn pink. In the end, only about ten of us watched the sunrise. The guesthouse had packed us breakfast, and we walked back down (half on the road, half through the plantations). Didn’t see any tea picking since it was Christmas, but the walk was still incredible. We took detours through villages full of kids.
After that, we visited the tea factory. The tour was really interesting, and we took the bus back down to Haputale. Such a great moment—whole families were heading to mass, dressed up and made up. All so beautiful.
At noon, we left for Udawalawe National Park. Taxi for 14,000 LKR. Stayed at River Inn Safari Cottage. *Warning*: It’s the same place as Eagle Safari Cottage. I don’t recommend it. We’d always stayed with families before, but here it was just staff—totally different vibe. The pool was nice but not very clean (water was murky). The bungalow was big and fine, but it was brand new—so new the asphalt floor wasn’t fully dry. It’s in the middle of nowhere, so we had to eat on-site. Couldn’t leave a review on Booking because they never confirmed we’d stayed, and they canceled our reservation the next day.
Thursday, December 26th: Beautiful weather. I’d booked a safari through the hotel for 5:30–10 AM for 54 USD. Honestly, yes, there are a lot of jeeps, but it was great. The kids loved it—we saw everything there was to see.
Left by taxi at 11:30 AM for Welligama (12,000 LKR).
We didn’t stay in Welligama city but at Coconut Beach, between Welligama and Midigama. *Total crush* on the guesthouse: Sky Mountain Café with View. Such a lovely family. The mom makes amazing meals at reasonable prices. The view from the hill over the sea is unreal.
Spent the afternoon walking along the beach.
Friday, December 27th: Beautiful weather. My kids are surfers. Unfortunately, there weren’t any boards their size to rent at Coconut, so we took a tuk-tuk to Welligama Bay (1,000 LKR). They surfed from 8 AM to 5 PM—rental was 5,000 LKR for the day. Meanwhile, we walked the beach and swam. Water was 29°C.
Saturday, December 28th: Beautiful weather, rain from 4 PM until midnight. Same surf day. They were so well-behaved the whole trip, so this was their reward.
Sunday, December 29th: Beautiful weather. Beach day at Coconut. *Warning*: It’s a reef break. For surfers, there are three spots (Coconut Left, Middle, and Right). The boys bodysurfed (with fins) all morning, and at 1 PM, we took the bus to Hikkaduwa.
Stayed at Hotel Universal Beach. Nothing special—right on the water, but the rooms were dark even though they were clean. The manager was super nice, but the rest was meh, and breakfast was mediocre compared to what we’d had before (2 eggs and 3 slices of toast). Plus, it was late—8 AM.
First impression of Hikkaduwa wasn’t great—way too many Russians for our taste.
Monday, December 30th: Beautiful weather. Spent the whole day exploring. Turtle Beach, then the other side of the beach (toward Galle) near the fishing port. The beach there is much wider, with scattered hotels and super quiet. It’s beautiful—I should’ve booked somewhere in that area. Ended up having a great day away from the crowds.
Tuesday, December 31st: Overcast, then beautiful, rain at 4 PM. Had to end the year (and the trip) with some surf. Rented boards for the kids (3,000 LKR per board for the day). Bad luck—the waves were on a reef break but small. Not great for them, but no big deal. They still got out of the water by 2 PM. Walked the beach (which is gorgeous), had a juice, and went for a swim. Then back to surfing in the rain at 4 PM.
Wednesday, January 1st: Left by taxi at 5 AM (18,000 LKR). Flight at 10 AM. Arrived in Madrid at 8 PM.
I could have titled my travel journal like Carmen: "Some trips are born twice." Indeed, we had considered this destination back in February 2020. However, an honest tour operator advised us against traveling at that time due to the climate. So, we gave up and opted for Guatemala instead (see "On the Mayan Lands" on this site).
So, why this title? When I was in primary school, over 65 years ago, the illustrations in my history books (Machu Picchu) and geography books (Lake Titicaca) made me dream, and those images stayed in my mind. It took until 2026 to finally make this dream come true!
We prepared our trip with Tout Pérou, a French-speaking "agency." Everything was handled via email and WhatsApp exchanges with our contact: Laurent, who was both competent, friendly, and full of good advice.
For 200 €, Tout Pérou provided us with drivers and guides whenever we wanted, helped us buy our domestic flights (cheaper when purchased in Peru), booked shuttles between airports and hotels, and got us a discount on the train ride to Aguas Calientes, as well as on the buses between Chivay and Puno and between Puno and Cusco. In short, Laurent took care of all the logistics and the Machu Picchu tickets. It was up to us to book our hotels. Tout Pérou provided a list, but we weren’t obliged to follow it. Another advantage of the package: we didn’t have to pay in advance; we paid the service providers directly day by day.
We didn’t meet Laurent in person because he was on vacation in Europe. Before his departure, he gave us a briefing, provided a summary table with the entire program, the service providers, their phone numbers, their fees, the schedules, and gave us plenty of advice (money, exchange, safety, etc.). After returning at the end of our stay, he kept checking in on us.
Lastly, we had also gathered information from Arnaud Lagadec, who runs a hotel in Cusco and offers tours of the region. He gave us a lot of useful information. Another contact: Thomas Montaigne, very friendly, who runs an agency in Arequipa (Agence Pérou Exclusif).
Day 1 – Paris to Lima
Foreword
I’ll share our trip without any pretension—I don’t have the talent of some contributors on this forum—and I’ll illustrate it with a few photos (taken with an ordinary smartphone). My comments are personal and only reflect my own views. So, please be kind! Feel free to comment on my story as you like, but let’s avoid pointless debates.
Even though we live in the south of the Paris region, true to our habits when the flight is in the morning, we chose to spend the night before our departure in a hotel near CDG and parked our car in a parking lot in Garches. This way, we avoid the stress that often comes with traveling around Paris (accidents, roadworks, traffic jams, etc.).
Check-in and border control went smoothly on that Sunday morning. Our Air France flight was uneventful. In Lima, border control took a particularly long time, and for the first time, we didn’t get an entry visa stamped in our passports.
As planned, a driver took us to the Miraflores district, where our hotel was located. We were surprised by the numerous signs about possible tsunamis, having forgotten that Peru is prone to such events and regularly experiences earthquakes. We’d see the consequences of these during our journey.
Exhausted from the early wake-up, the 13-hour flight, and the 7-hour time difference, we had dinner at the hotel before a restful night.
Note that this day was Peru’s presidential election day. As a result, we weren’t served beer—the sale of alcohol was banned that Sunday.
We did the Langtang trek (hike) from September 10th to 17th, with the first and last days being the trip from Kathmandu and back—so 6 days of actual walking. It’s a fairly well-known trek but certainly not as famous or crowded as those in the Annapurna or Everest regions, which is why we chose it.
In theory, it’s mandatory to have a guide for this trek. In reality, it seems there are ways to bypass the regulations: we met at least two people hiking without a guide—a South Korean, a New Zealander, and possibly also a couple of English women and an American couple, though we’re not sure if they had a guide.
The agency we booked with had told us it was an affordable trek for relatively older people in good shape—which is our case (I’m 72 myself). I have to say upfront that we found it quite challenging, maybe because we didn’t have good weather—it was the end of the monsoon season. To be clear, no matter your fitness level, I’d say doing this trek in the middle of the monsoon season would be suicidal.
Day 1 – Journey from Kathmandu to Syapru Besi
On Monday, September 8th, there had been violent protests in Kathmandu against the government, which had, among other things, blocked access to social media and been accused of nepotism and corruption. There were 19 deaths. The situation was very tense on the day of our departure, Wednesday the 10th. The agency warned us that public transport was very unreliable. So, we decided to take a jeep, at an additional cost of $100 ($160 minus what was already budgeted for the bus).
We left a little before 7 a.m. and it took us a good hour just to reach the outskirts of Kathmandu. Along the way, we saw several houses and vehicles set on fire by protesters.
The road to Syapru Besi is only 120 km, but it’s frankly awful. It’s always narrow, winds through endless mountains, and the shoulders range from bad to confusing to nonexistent. Several sections are just dirt tracks. We didn’t regret opting for the jeep, as we could stop several times at our convenience—if only to let Y (my Thai partner) throw up everything she had. She’d taken her usual motion sickness medication, but the constant turns, accelerations, and braking eventually made her terribly carsick.
In Nuwakot, we stopped for breakfast at a nice little restaurant, Jimbu. It was around 8:30 a.m., and we’d barely covered 60 km. The restaurant has a lovely garden overlooking the Trishuli Ganga, the river flowing down from Syapru Besi. First photo: the river in the bottom right corner, mist and clouds over the mountain on the other side.
An hour later, my second photo: the hills along the Trishuli Ganga. You can see the different crops—lush green rice paddies in the lower right and corn, already yellowed and likely harvested, in the foreground on the left. And of course, the mist and clouds through which you can glimpse the mountain on the other side of the river.
When we started looking for a summer destination a few months ago, our first criterion was to avoid extreme heat and heatwaves. We had already been to Norway two years ago and are considering going back in the future for other occasions. So, we had some fun asking ChatGPT which destinations enjoyed a mild climate during the summer without going too far. Among the list provided by the AI were the Canary Islands... The idea of a place we wouldn’t have thought of first, both not too far away and exotic enough, appealed to us: “Hmm, why not?”
This destination had never really attracted me, though Magali was a bit more interested. Five years earlier, COVID had caused a short break in my professional activity, and I had planned a trip because the flight price was attractive, and I was looking for a destination different from what usually appeals to me, more than out of deep interest. From a distance and with a social judgment I acknowledge (it’s not great, but it’s not completely wrong), I had the image of a destination for party-goers enjoying the sun without the slightest interest in local culture, with concrete coastlines and denatured landscapes—everything I detest the most. Still, I had done some quick research on the different islands and spotted Lanzarote for its beautiful volcanic landscapes, hiking trails, beaches, and the impression of a good balance between activity and fewer crowds than Tenerife or Gran Canaria. Then I dropped the idea of going, without ever reconsidering traveling to the Canaries...
Until now! Because we started researching the different islands of the archipelago to see which ones might appeal to us the most. It was La Gomera, the third smallest island of the archipelago, more praised for its hiking trails and preserved nature than for its beaches, away from mass tourism (fifty times fewer tourists than Tenerife) but still a bit more developed than its wild neighbor El Hierro, that caught our attention. Contrary to what might be suggested later, I’m not at all addicted to AI, but I use it from time to time to synthesize quick research or simply for experimentation. Since ChatGPT had started anticipating my tastes lately as if it had become my buddy (often successfully, sometimes off the mark), I asked which Canary Island would suit me best for a trip with my family. The tool answered first with... La Gomera. So, I tested it and teased it a bit to see if this suggestion was well-founded, as the method sometimes makes it contradict itself. But no luck: “You’d appreciate the wild nature of El Hierro, but with family, you’ll find little activity for the kids. You won’t like the touristy vibe of the big islands like Tenerife, Gran Canaria, Lanzarote, and Fuerteventura. You could consider La Palma, but it’s really La Gomera that will suit you best, based on your interests and the criteria given.” So, we dug deeper into our research and were convinced without a shadow of a doubt that this island was the one waiting for us.
Without knowing it, we had Canarians in our circle who revealed their origins when they heard about our travel plans. One from Tenerife insisted we’d be better off choosing Tenerife (obviously...) because it also has preserved spots and that La Gomera, “you can explore it in two or three days, you’ll get bored quickly...” The other, a colleague from Gran Canaria who had never visited La Gomera, still recommended it without hesitation because it turned out her parents had just gone there on vacation: they loved it and had encountered few tourists. She also tended to think this destination was usually the subject of short stays, but according to what her parents told her, taking your time there was also a great idea. However, in our research, the idea that La Gomera is an island you can explore in three or four days max kept coming up. So, we considered combining its visit with La Palma or El Hierro, the other two that caught our eye. But hopping between islands by ferry represents a significant budget for non-Canarians, even more so for a family of four. Then, scrutinizing Google Maps, it seemed obvious that two weeks were too short to discover two islands as they deserve, and that there seemed to be plenty to see in La Gomera, given its very unique culture. After all, we read that some people spend several months a year there, others never even leave... Finally, these landscapes and this atmosphere, which seemed to us a mix of Europe, North Africa, and Latin America, tempted us. So, it would be two weeks in La Gomera, deal!
La Gomera is therefore the second... well, the third smallest island of the Canaries since La Graciosa was recently recognized as a fully inhabited island. It has the shape of a rough circle about 20 to 25 kilometers in diameter and has just over 20,000 inhabitants, half of them in its capital, San Sebastián de la Gomera, the only real town. Like its Canarian sisters, La Gomera is a volcanic formation that rose about 10 million years ago. The island is very mountainous and rugged, covered with red and black rocky landscapes. Geological activity has shaped, between the sprawling massifs that end in steep cliffs in the ocean, six coastal valleys with tropical vegetation that have favored human settlement. They divide the island like slices of a cake; from the north clockwise: the agricultural Vallehermoso, the rustic Agulo, the green, humid, and fertile Hermigua, the sunny capital San Sebastián de la Gomera, the southern and isolated Alajeró-Santiago, and the seaside Valle Gran Rey. They constitute the six municipalities (more like cantons to our French understanding) of the territory.
The large solidified magma massifs that shape the heart of the island have created a large depression more protected from the sun at its center, allowing the growth of a vast laurel forest, today grouped within the Garajonay National Park, La Gomera’s green lung, which has earned it the status of a World Biosphere Reserve. Its completely European appearance contrasts sharply with the rocky and tropical landscapes of the rest of the island. Thus, the climate varies greatly from one point to another on the island: in summer, you can quickly go from a dry and sunny valley at 35°C to a humid forest area at altitude at 18°C.
La Gomera was populated late. As with the rest of the Canaries, human presence is thought to have begun about 2,000 years ago. Groups of animist Berbers, probably fleeing persecution, gradually populated the archipelago, especially the western islands and La Gomera, becoming its small aboriginal population: the Guanches (or later Gomeros). The animist and pastoral civilization of the Guanches thrived until the Spanish takeover in the 15th century, which, after a short period of harmony and mixing with the indigenous people, suddenly ended in bloodshed... La Gomera later became the “Columbus Island” after Christopher Columbus’s stopover, increasing the blending of populations. In the 20th century, many Gomeros emigrated to Cuba and other Latin American countries in search of a better life, bringing back a mix of cultures and traits quite palpable in today’s Gomeran culture. It is, however, in La Gomera that the vestiges of Guanche culture seem to have left the most traces, in the language, gastronomy, social practices... Moreover, most Gomeros, especially in remote villages, have a particular identifiable type and proudly claim their ancestral roots, even making La Gomera a bit exotic in the eyes of other Canarians.
Perhaps that’s why it has never really wanted to develop its tourist infrastructure too much. If we set aside the tourists who visit for the day by bus or boat from Tenerife on a marked itinerary (and whom we ultimately rarely encounter), La Gomera has remained a hidden gem, a destination focused on nature discovery that attracts hikers, nature-loving divers, and scientists for its fauna and flora, and to a lesser extent, beachgoers who don’t seek overly developed coastlines. Tourist activity is therefore limited. Roughly speaking, you’ll find a majority of Spaniards, including a substantial number of residents from other Canary Islands, many Germans who have a particular fondness for La Gomera and spend long stays there or own second homes, to the point that the German cultural footprint is clearly noticeable in some places (it’s said to be Angela Merkel’s favorite holiday spot), and still quite a few French. The presence of other nationalities seemed negligible to us. Most travelers come mainly for hiking, but it’s also a prime spot for whale watching. Additionally, the seaside resorts of La Gomera—San Sebastián, Santiago, and especially Valle Gran Rey—are well-known destinations for hippies, especially German ones, ranging from chic boho hippies to old-school hippies who’ve been there for decades, quite similar to those you’d meet in India in Goa, Rishikesh, or Paharganj. Thus, practices like naturism, vegetarianism, and local organic production are quite well established in some areas.
Some practical info:
- The round-trip flight from Paris to Tenerife cost us 365 € per person (outbound with Transavia, return with EasyJet), including checked luggage and three seats reserved side by side.
- We chose two bases to explore the island: one week in Valle Gran Rey, reputed to be the most pleasant of the three seaside resorts, and one week in Hermigua, more mountainous and close to the natural park. We booked two houses with balconies and views: the first at 120 € per night, the second at 99 €.
- The round-trip ferry between Tenerife and La Gomera cost us 270 € with the company Baleària Canarias, including discounts for children aged 4 and 12, but I don’t have the exact details. It was a bit cheaper than with the other company, Fred Olsen.
- Finally, we rented a car through the agency Cicar for 360 € for 16 days, which comes to 22.50 € per day.
- Apart from that, we didn’t plan anything and decided the day before or even the morning of what we wanted to do. We didn’t invest in any paper guide on the Canaries, as information on La Gomera was scarce, but we used the very comprehensive site La Gomera Travel, a travel guide published by the Canary Islands Tourism Council, a real goldmine of almost exhaustive information on the island.
Alright, off we go for 16 days of adventure discovering La Gomera!
Last October, we landed in Marrakech to spend a few days with family exploring Morocco’s roads.
Transport: a rented Dacia.
Accommodations: small guesthouses.
Our first stop was just a few kilometers from Marrakech, at a lovely house perfect for relaxing and recharging before continuing. It’s called Bleu House, a little paradise on the outskirts of Marrakech. The welcome was very warm, with a beautiful pool and a lovely garden.
Next, we headed toward the Tichka Pass. The road has really improved in recent years—it’s much easier to drive now. No more getting stuck behind trucks, and today, the construction is practically finished.
Morocco has turned green after the recent rains. It’s a joy for the herds and shepherds.
I hesitated about writing this travel journal...
This summer, we only did the classics (the 3 northern parks and Zanzibar) and let a local agency take care of everything from start to finish.
No craziness, no risks, no sleeping under the stars, no self-drive, no venturing off the beaten path, no incidents, and not even any delays in the pre-planned itinerary...
But don’t think we were disappointed!
The whole family (there were 6 of us) came back with smiles and memories of great moments spent together.
So, if you're looking for a "classic" way to discover Tanzania, this is the place to be.
Our 2-week itinerary:
- Arusha (1 night upon arrival)
- Tarangire (1 night)
- Ngorongoro (2 nights in Karatu then Irmisigiyo)
- Serengeti (3 nights in Robanda, Togoro Plains, and Seronera)
- Zanzibar Stone Town (1 night)
- Zanzibar Matemwe (3 nights)
- Zanzibar Jambiani (3 nights)
Come along, I'm taking you to this country where it's so nice to wander and slow down...
This trip was in 2023, but when I wanted to write my travel journal, VF was still closed to contributions...
So, now that I've just finished my Japan travel journal here, I figured it was high time to honor this destination we came back from so enchanted.
Disclaimer 1: This is a written travel journal. There’ll be text! Too much, for some!
Disclaimer 2: This is an illustrated travel journal. There’ll be photos! Too many, for some!
I have to say, every time I try to discipline myself, to keep it shorter, to include fewer photos... I end up adding more. It feels like my dear Aunt Nicole, who exhausted us with her slide-show evenings in the 70s/80s, decided to take her revenge. The upside for you, readers, is that you can slip away anytime without offending Aunt Nicole. I won’t even notice!
Anyway, since I love maps, here’s one to give you an idea of where I’m taking you. As you can see, we only saw a tiny part of Laos (the areas circled in red); we only had 3 weeks for ourselves (my husband’s newly retired, I still work), and we prefer taking our time over rushing around like crazy.
In broad strokes, it was very classic:
First, we “settled in” at Luang Prabang (8 days), because we wanted and needed to.
From there, we took three days to venture a little further north—not far in kilometers, but as we know, distances aren’t just about km!
Then we flew south to Paksé, letting ourselves drift down to the 4,000 Islands while stopping by the pre-Angkorian archaeological sites.
We wrapped up with the Bolaven Plateau.
A few practical notes: We arrived via Bangkok, then took a Bangkok-Luang Prabang flight, having picked up our luggage in Bangkok to check it in for Luang Prabang. No issues—the Bangkok airport, which many of you know, is very well organized.
We got our visas on arrival in Luang Prabang. Quick, but to be fair, we were on a “small” plane, and the big flights had arrived earlier, so we weren’t too crowded in line!
At the end of our trip, we didn’t fly out of Paksé but from the nearby airport in Thailand, Ubon Ratchathani (a 2.5-hour drive from Paksé), then Bangkok and Paris.
You’ll notice we skipped Vientiane to stay longer in Luang Prabang. That said, there’s now a high-speed train between Vientiane and Luang Prabang—good to know—and soon the (Chinese) train will go all the way to Bangkok and even Kuala Lumpur!
With that intro out of the way, let’s dive into the heart of the matter.
To be continued: Slowing down the pace... in Luang Prabang
It’s an ancient city that breathes, a living spring.
Here, no kitschy signs like “I miss you in Fengyu,” nor mass-produced fake antiques.
The century-old houses still bear the marks of wind and rain; in the morning, you hear roosters crowing, and at dusk, smoke gently rises from the kitchens.
This city doesn’t try to please anyone—like the spring water flowing through it, it simply keeps living at its own pace.
Located in Eryuan County, in the Dali Prefecture of Yunnan, the ancient town of Fengyu is a nationally designated historical and cultural city. It’s nicknamed the “land of scholars and ink”—during the Qing Dynasty, the Fengxiang Academy produced four *jinshi* and eleven *juren* in the imperial examinations. The Bai families made studying and farming a true legacy. Even on market days, you’ll find stalls of calligraphy and paintings, while lintels and screen walls are covered with family mottos.
Fengyu was also an important stop on the ancient Tea Horse Road. It preserves the second-largest Bai architectural complex in China, just after Xizhou. The famous traveler Xu Xiake spent seven days here and compared it to the “peach blossom paradise.”
I’m inviting you on a stroll through my drawings—a completely subjective, far from exhaustive, and totally personal take, since it’s based on my own sketches. I put this travel journal together after returning in late 2024, mostly using felt-tip pens and pencils, with a few collages thrown in. I worked from our personal photos.
Let’s start with the shotengai...
Our first "wow" moment came as we stepped out of the subway in Asakusa, the Tokyo neighborhood where we’d booked our hotel for our first five nights. Exhausted after our long flight, we finally arrived and took an exit that led straight into a shotengai—one of those covered shopping streets that pop up in city centers and flourished between the 1950s and 1980s.
It was an instant aesthetic shock, like a close encounter of the third kind between the modern city, a typical Asian market with its street stalls, the vintage vibe of the arcade, the sheer abundance of goods, and the bustling crowd—a mix of tourists, pilgrims (thanks to nearby Senso-ji Temple), and locals (it’s a very working-class area).
In the end, it set the tone for a feeling we’d experience throughout the trip. Wherever we went, shotengai turned out to be fantastic spots for finding little restaurants, shops, or even fresh produce. Some are like real mazes, like in Kyoto, where we spent ages trying to relocate a restaurant we’d loved ;-)
In Kanazawa, the Omicho Market:
And in Kyoto, Nishiki Market:
Preamble:
Africa was calling to me, so a year ago, with our usual travel companions, we decided to return to the continent we love so much.
Where to go?
Uganda quickly caught our attention—wildlife we’re used to seeing, plus gorillas and the shoebill we missed in Zambia.
We got in touch with Paul, who’s been mentioned several times on the forum back in September, booked our flight tickets, secured the gorilla permits, and by early October, the most important things were done.
We still had plenty of time to hold our "prep meetings" for the final itinerary.
Three days before departure, I sprained my ankle (my weak spot, as you’ll recall from our Colombia trip).
I wasn’t in great spirits, but after a year of waiting, nothing was going to stop me.
We’d see how it goes!
Off we went for our new adventures
If you're looking for great tips and offbeat spots, if you love exploring uncharted parts of a country, if the exotic is your adrenaline, then move along!
Our 15 days in early May in this part of Turkey (a country I first discovered during a city trip to Istanbul in 2017) will only tread well-worn paths and revisit popular routes. Simply because I kept hoping until the very end that our flight to Jordan wouldn’t be canceled. Events in the Gulf proved me wrong, so we left with:
Zero preparation.
Not a single hotel booked (well, except the first one), no visits planned, just a flight ticket bought three weeks earlier. No guidebook, no app—just the desire to explore southern Turkey and Cappadocia, whose images and the chance to stretch our legs had caught my eye.
Oh, wait—I did bring along a new guide: Gemini! Yes, my friends, generative AI was my chief advisor throughout the trip for sites to visit, accommodations, routes, and even restaurants! An experiment I wanted to try to form my own opinion on using this new technology. And what better way to test it than a Turkish getaway?
The verdict? You’ll have to wait for the trip recap to find out!
The main idea of the trip is also relaxation.
So, the plan is Antalya for a few days, the Turkish Riviera for a few more, Cappadocia as the highlight, and a return via Antalya to wrap up the trip. And it was all planned by AI!
So, if you're ready, fasten your seatbelts—cabin crew, doors to automatic and cross check—boarding for Turkey now!
It often happens that we're asked what to visit in Belgium.
And the answers usually point to Bruges, Ghent, Antwerp, and Brussels—and rightly so, as these cities are well worth visiting ;).
However, Belgium, though small, isn’t just limited to these four cities.
I live in one of them (Brussels), enjoy spending time in the other three, but I’d like to highlight some lesser-known spots that could add to the trip for those who want to see a bit more or something different.
Between trips, I like exploring one or two corners of the country where I live.
Hence the idea for a travel journal of walks.
Most of the places I’ll talk about can be visited as a day trip from Brussels, whether by public transport or car.
In chronological order of the topics covered:
- The Gileppe Dam (Liège province) - message 2, page 1
- The Domaine de La Hulpe (Walloon Brabant) - message 3, page 1
- Mechelen (Antwerp province) - message 4, page 1
- The coast - message 5, page 1
- The Westhoek, from De Panne - message 6, page 1
- The Zwin, from Knokke - message 7, page 1
- Lier (between Mechelen and Antwerp) - message 8, page 1
- Mons (Hainaut) - message 9, page 1
- The Florenville region - message 12, page 1
- The East Cantons - message 13, page 1
- Dinant - message 18, page 1
- The Japanese garden in Hasselt - message 24, page 2
- Leuven - message 29, page 2
- Louvain-la-Neuve - message 32, page 2
- Ostend - message 42 (page 3) and message 166 (page 9)
- The floralies of Groot-Bijgaarden - message 43, page 3
- Halle Forest - message 44, page 3
- Pralines - message 54, page 3
- Charleroi - message 68, page 4
- Namur - message 92, page 5
- Le Bois du Cazier (Marcinelle) - message 95, page 5
- Couques and gosettes - message 96, page 5
- Liège - message 99, page 5
- Tournai - message 115, page 6
- Oudenaarde - message 121, page 7
- Meise Botanical Garden - message 124, page 7
- Tongeren - message 125, page 7
- Beersel Castle (Flemish Brabant) - message 126, page 7
- Brussels in lockdown (messages 150 and 154, page 8)
- Notre-Dame à la Rose Hospital in Lessines (messages 161 and 162, page 9)
- Westende (message 167, page 9)
I’ll keep updating this list as the journal progresses...