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Témoignage sur une situation actuelle à Madagascar (2 août 2009) English translation pending
Madame, monsieur
Cette lettre est un bref témoignage sur la situation actuelle à Madagascar. Elle n’a pour but que de vous informer. Voici mon histoire. Je m’appelle Gabriel Ribet et je suis parti à Madagascar deux mois dans le but de faire du tourisme, du reboisement et de la photo botanique. J’ai 28 ans je suis photographe, botaniste, diplômé d’écologie et de biodiversité et passionné d’aventure. Passons sur les premières étapes de mon voyage qui furent assez pénibles mais sans tragédie notable. Disons qu’il était assez difficile de travailler sur mes photos puisque la crise politique fait qu’on se fait « harceler » en permanence en raison du manque de touristes, tout simplement. Là ou ca a été dramatique c’est quand j’ai voulu rejoindre Masoala (la où je devais faire du reboisement)… j’avais pris le taxi brousse reliant Diego à Sambava pour aller à Antalaha. Après deux nuits et un jour de route cabossée, je suis arrivé à Sambava, en pleine nuit. Puis j’ai pris taxi brousse pour Antalaha à 4 heure du matin, un minibus de la CTVA immatriculé 2513de. Je m’y suis endormi et à mon réveil à 8 heure j’ai constaté avec horreur que mes bagages contenants tout mon argent, matériel photo, vêtements, médicaments, etc… avaient disparu. L’aide chauffeur les avait donnés à une personne à qui j’avais payé le voyage en plus ! Et ce à Sambava alors que je venais de m’endormir !!! Ce criminel d’aide chauffeur a donné tout ce que j’avais a une voleuse ! Incompréhensible. Et je me suis retrouvé avec 2 euros en poche à 9000 km de chez moi, 1000 km de la capitale, me rendant compte peu à peu que l’ensemble de mon voyage est gâché. Plus de photo, plus rien… que de la peine et souffrance. Une perte estimée entre 2500 et 3000 euro sans compter le temps perdu, deux mois de ma vie que j’aurais pu passer ailleurs qu’à trainer dans des bidonvilles. L’affaire semble simple. Je connais l’identité de la voleuse, du complice et de la société responsable. Et pourtant il n’en est rien. Je n’étais qu’au début de mon cauchemar. En résumé j’ai passé 3 semaines à écumer les postes de police, commissariats, gendarmeries, tribunaux, gares routière, et même les journaux quand je suis rentré à Tananarive. C’est un jeune pécheur malgache du nom de Landrot Zuma qui ma recueilli et m’a aidé pendant tout ce temps. On a déterminé la complicité du manœuvre en constatant devant gendarme qu’il avait contacté la voleuse le jour même du vol. À partir de là, on pouvait logiquement espérer remonter jusqu'à mes affaires et condamner les coupables. Il a fallu 3 jours à la police de Sambava rien que pour prendre ma déposition ! Et même avec cette déposition ils n’arrêtaient pas le complice, parce que selon eux il fallait d’abord arrêter la voleuse ! On a décidé de changer d’institution et de passer par la gendarmerie. Ils l’ont bien arrêté mais l’on relâché 4 heures plus tard pour vice de forme officiellement (et certainement pour bakchich officieusement bien sur). Nous l’avons fait arrêter une semaine après par la police d’Antalaha et là on y a presque cru. Il a été déferré au tribunal 2 jours plus tard pour finalement être relâché sur parole. Mon procès a eu lieu 2 semaines après mon retour en France. Je ne sais toujours pas ce qu’il en est puisque mon ami Landrot a du retourner pécher à Ambilobe de l’autre coté de l’ile. La voleuse a été arrêtée le jour où je prenais l’avion. D’après ce que j’en sais elle a été relâchée, et mes affaires n’ont toujours pas été retrouvées. J’ai perdu une année de travail, je sombre dans une profonde dépression due à un désespoir immense, et la coupable n’a même pas été en prison, ni même payé quoi que ce soit, le complice non plus et la société responsable ne m’a évidemment pas non plus versé le moindre dédommagement. Pour une somme semblable en France les peines seraient déjà très sévères. Mais pour l’équivalent de plus de 80 smic malgache on est quand même surpris de constater l’extrême clémence du système judiciaire à l’encontre des coupables… du moins dans les affaires les opposant aux étrangers… Inversement si j’avais tenté de me faire justice en punissant l’aide chauffeur par exemple, il y a fort a parier que je serais encore en prison a l’heure actuelle, et que ma « rançon » serait de plusieurs milliers d’euro. Des exemples de ce type de situation j’en ai des dizaines. La partialité de la justice malgache justifierait largement selon moi un boycott de cette destination. Mais il n’y a pas que ça… J’ai pu finalement reboiser un jour et demi… mais j’ai tout de même réussi à faire progresser les méthodes de l’association en matière de germination et de repeuplement. Il est juste regrettable que je n’ai pu travailler plus longtemps. Très regrettable. Je ne sais même pas si j’aurais un jour les moyens ou même le temps d’y retourner. Mais comment aider ce payer si corrompu, ce chien qui mord la main qui le nourri… la question qui me vient maintenant c’est même pourquoi l’aider ? J’ai pu constater que le régime actuel (Haute Autorité de Transition) est une véritable tyrannie au sens philosophique du terme, c'est-à-dire qu’un individu agissant pour un groupuscule d’intérêts s’est auto proclamé chef de l’état, en l’occurrence à l’issue de manipulations de la foule et des média plus que douteuses. A Madagascar à l’heure actuelle il n’y a plus vraiment de gouvernement, de justice, de police, de loi ou d’armée. Ces institutions ne sont plus efficaces. Les droits de chacun et le respect des lois ne sont absolument pas garantis, surtout en ce qui concerne les étrangers. Mais tout ca est maintenu par le ciment de la propagande et de la corruption… en effet on ne se tarit pas d’éloges au nouveau président et sa nouvelle politique dans les journaux… et c’est vrai il y a certains progrès dans certains secteurs. Par contre on ne parle que du bout des lèvres des vrais scandales (électricité, essence, inflation, destruction écologiques), on les recouvre par du Michael Jackson ou les horreurs commises ou à commettre de l’ancien président, par exemple. Ce système chaotique permet l’existence de trafics qui n’avaient jamais atteint une telle importance, tel que l’exploitation du bois de rose par exemple qui s’exporte par tonnes en Chine, au prix mirobolant de 4 euro le kg !!! Le parc de Masoala patrimoine de l’humanité (Unesco) est mis en grand danger par ces décisions politiques qui permettent a de nombreux riches malgaches de collectionner les 4x4 et au président de s’en mettre plein les poches avant son départ annoncé. Tout cela au détriment de l’environnement, du peuple et même de l’humanité. Je vais m’arrêter là pour cette description de la situation malgache. En ce qui me concerne cela va très mal. Je me sens aussi foutu que le pays. Je ne me relève pas de l’échec total de cette mission : j’ai travaillé des mois pour réunir des fonds pour mes photos botanique et mes projets de reboisement (puisque seuls les étrangers se préoccupent un tant soit peu de la conservation de la forêt malgache. Ils sont aussi les seuls à être bloqué et escroqués par les organismes censés protéger l’environnement). J’ai perdu tout ce que j’ai. J’ai beaucoup de mal à reprendre pied. Je ne sais plus vraiment quoi faire pour la suite ni même si je veux encore aider ou même retourner à Madagascar, l’ile à laquelle je suis si lié. Ce pays n’a de justice ou d’ordre qu’en apparence et la corruption le ronge au fur et a mesure qu’il s’enfonce dans la pauvreté. Et ce ne sont pas les subventions que le FMI (ou autre) lui accordent qui vont l’en sortir puisque cela ne fait qu’entretenir la corruption. Je pourrais discourir des heures sur le sujet avec faits à l’appui mais ce n’est pas l’objet de ma lettre. Ce serait aux journalistes de le faire… Ce pays est riche. Très riche mais établi sur de mauvaises bases. C’est un peu le cas de tous les pays, et surtout en Afrique, mais ici c’est à un point inexplicable. Comment un pays aussi riche de tout peut il être parmi les plus pauvres du monde ? C’est la question régulière des étrangers, et même des malgaches. Cela m’a couté 3000 euro pour le comprendre. A vrai dire la question qu’il faut se poser c’est comment un pays qui ne possède pas les fondements que sont la justice et l’ordre peut il tenir debout ? C’est un peu comme de construire une maison sans fondation… Comment construire une économie saine et équitable si l’injustice et la corruption sont omniprésentes ? Ou comment peut on faire venir des touristes alors qu’on les laisse se faire dépouiller en toute impunité…quand ce n’est pas encore pire ! Comment faire pour rétablir l’ordre et repartir un minimum les richesses si la police, l’armée et la justice sont rendues inefficaces par la corruption généralisée, si les politiques bradent les ressources naturelles au lieu de les préserver, utilisent les aides à leur fins personnelles au lieu de faire des infrastructures nécessaires profitant a tous, si le riche abuse du pauvre sans aucune limite dans le seul but de s’acheter un 4x4 (un ouvrier coute 26 euro par mois !!! A Tana une fois payé le loyer et l’electricité il ne reste que 6 euro environ au smicard pour vivre !!! Et pourtant les 4x4 a 30000 euros fourmillent, j’ai même vu un hummer.). Je pourrais remplir au moins deux ou trois page de ces incohérences et de ces injustices insupportables… mais je conclurais sur ces mots : j’en appelle au boycott de cette ile, ou du moins a plus de clairvoyance, de transparence, de prévention et de fermenté. Ce n’est pas aider un pays que de le perfuser d’argent, d’aide ou d’emprunts en tous genres. Le pays est de plus en plus endetté, les projets restent des projets. Tout se perd en corruption, la population est de plus en plus pauvre. Même des vêtements que vous donneriez finiraient en vente sur les marchés. Eviter d’y faire du tourisme. Malheureusement cela ne profite pas au plus pauvres, et surtout cela habitue toute une partie de la population à l’argent facile, pendant que le reste continue de trimer dur pour quelques centimes Le pire en ce qui concerne le tourisme c’est que les droits des étrangers sont loin d’y être respecté. Ils sont bafoués. Et par certains égard, la justice la bas ressemble a de l’extorsion, à de la séquestration pour rançonnement, sur fond de xénophobie palpable, ou de préférence nationale (si vous préférez). Et ca n’a rien à voir avec la couleur de peau : les africains sont presque aussi maltraités que les blancs par la « justice » malgache. En général ces gens sont tellement malhonnêtes que quand on porte plainte contre eux, ils font une contre plainte, et c’est l’étranger qui se retrouve souvent en prison !!! Je pense que compte tenu du nombre d’histoires similaire à la mienne voir bien pire il faut faire quelques chose. Cela ne veux pas dire que je ne souhaite pas retourner la bas, j’aime ce pays probablement 100 fois plus que la plupart des malgaches, qui quelque soit leurs niveau de vie se contrefichent en général de leur terre et de leur concitoyens. Mais comment protéger vos droits ? Comment faire en sorte que ca ne se reproduise plus ? Comment protester face aux injustices inacceptables et aux destructions volontaires qui ronge ce pays pour des clopinettes ? La réponse n’est pas évidente. Que faire ? Moi je pense savoir ce qu’il ne faut surtout plus faire. S’ils ne sont pas capables de garantir les droits et la sécurité des étrangers pourquoi continuer à y faire du tourisme de masse ? S’ils sont incapables de développer le pays correctement pourquoi continuer de subventionner la construction de routes qui ne ferons jamais ? Pourquoi continuer à subventionner et aider des parcs naturels qui se font dépouiller par décision politique (et dont le personnel participe même au trafic parfois) ? C’est à chacun de prendre ses responsabilités. En tout cas cette ile est très difficile à cerner. La première fois que j’y ai séjourné je n’aurais jamais pensé avoir un jour une opinion aussi négative à son sujet. Il a fallu qu’il m’arrive cet « incident » douloureux pour que je comprenne un peu mieux ce qu’il se passe la bas, et comment ça se passe. Pour que j’ai un regard un peu plus objectif et moins « émerveillé » sur les choses. J’ai pu profiter pleinement de la corruption et de l’inefficacité régissant toutes les administrations. J’ai connu l’injustice et l’impuissance, et le désespoir total m’a complètement ravagé en un mois. J’ai connu aussi la solidarité. Mais elle n’est jamais venue des plus aisés ou même de mes pairs. Elle est venue de braves gens travailleurs et honnêtes, qui ne constituent qu’une part très faibles de la population (du moins celle qu’on voit), malheureusement prise en otage dans le nid de vipères malgache. Finalement c’est pour ceux-la que ca me fait le plus mal : j’ai rencontré des gens extraordinairement civils, civiques, intéressants, accueillants et passionnés par autre chose que l’argent. Mais ils sont peu et plongent avec le reste…sans que je ne puisse rien faire pour eux. Et certains sont des amis chers. Merci de votre écoute. J’espère vous avoir fourni des informations utiles, objectives et sincères au sujet de Madagascar. Cordialement Gabriel Ribet
Cette lettre est un bref témoignage sur la situation actuelle à Madagascar. Elle n’a pour but que de vous informer. Voici mon histoire. Je m’appelle Gabriel Ribet et je suis parti à Madagascar deux mois dans le but de faire du tourisme, du reboisement et de la photo botanique. J’ai 28 ans je suis photographe, botaniste, diplômé d’écologie et de biodiversité et passionné d’aventure. Passons sur les premières étapes de mon voyage qui furent assez pénibles mais sans tragédie notable. Disons qu’il était assez difficile de travailler sur mes photos puisque la crise politique fait qu’on se fait « harceler » en permanence en raison du manque de touristes, tout simplement. Là ou ca a été dramatique c’est quand j’ai voulu rejoindre Masoala (la où je devais faire du reboisement)… j’avais pris le taxi brousse reliant Diego à Sambava pour aller à Antalaha. Après deux nuits et un jour de route cabossée, je suis arrivé à Sambava, en pleine nuit. Puis j’ai pris taxi brousse pour Antalaha à 4 heure du matin, un minibus de la CTVA immatriculé 2513de. Je m’y suis endormi et à mon réveil à 8 heure j’ai constaté avec horreur que mes bagages contenants tout mon argent, matériel photo, vêtements, médicaments, etc… avaient disparu. L’aide chauffeur les avait donnés à une personne à qui j’avais payé le voyage en plus ! Et ce à Sambava alors que je venais de m’endormir !!! Ce criminel d’aide chauffeur a donné tout ce que j’avais a une voleuse ! Incompréhensible. Et je me suis retrouvé avec 2 euros en poche à 9000 km de chez moi, 1000 km de la capitale, me rendant compte peu à peu que l’ensemble de mon voyage est gâché. Plus de photo, plus rien… que de la peine et souffrance. Une perte estimée entre 2500 et 3000 euro sans compter le temps perdu, deux mois de ma vie que j’aurais pu passer ailleurs qu’à trainer dans des bidonvilles. L’affaire semble simple. Je connais l’identité de la voleuse, du complice et de la société responsable. Et pourtant il n’en est rien. Je n’étais qu’au début de mon cauchemar. En résumé j’ai passé 3 semaines à écumer les postes de police, commissariats, gendarmeries, tribunaux, gares routière, et même les journaux quand je suis rentré à Tananarive. C’est un jeune pécheur malgache du nom de Landrot Zuma qui ma recueilli et m’a aidé pendant tout ce temps. On a déterminé la complicité du manœuvre en constatant devant gendarme qu’il avait contacté la voleuse le jour même du vol. À partir de là, on pouvait logiquement espérer remonter jusqu'à mes affaires et condamner les coupables. Il a fallu 3 jours à la police de Sambava rien que pour prendre ma déposition ! Et même avec cette déposition ils n’arrêtaient pas le complice, parce que selon eux il fallait d’abord arrêter la voleuse ! On a décidé de changer d’institution et de passer par la gendarmerie. Ils l’ont bien arrêté mais l’on relâché 4 heures plus tard pour vice de forme officiellement (et certainement pour bakchich officieusement bien sur). Nous l’avons fait arrêter une semaine après par la police d’Antalaha et là on y a presque cru. Il a été déferré au tribunal 2 jours plus tard pour finalement être relâché sur parole. Mon procès a eu lieu 2 semaines après mon retour en France. Je ne sais toujours pas ce qu’il en est puisque mon ami Landrot a du retourner pécher à Ambilobe de l’autre coté de l’ile. La voleuse a été arrêtée le jour où je prenais l’avion. D’après ce que j’en sais elle a été relâchée, et mes affaires n’ont toujours pas été retrouvées. J’ai perdu une année de travail, je sombre dans une profonde dépression due à un désespoir immense, et la coupable n’a même pas été en prison, ni même payé quoi que ce soit, le complice non plus et la société responsable ne m’a évidemment pas non plus versé le moindre dédommagement. Pour une somme semblable en France les peines seraient déjà très sévères. Mais pour l’équivalent de plus de 80 smic malgache on est quand même surpris de constater l’extrême clémence du système judiciaire à l’encontre des coupables… du moins dans les affaires les opposant aux étrangers… Inversement si j’avais tenté de me faire justice en punissant l’aide chauffeur par exemple, il y a fort a parier que je serais encore en prison a l’heure actuelle, et que ma « rançon » serait de plusieurs milliers d’euro. Des exemples de ce type de situation j’en ai des dizaines. La partialité de la justice malgache justifierait largement selon moi un boycott de cette destination. Mais il n’y a pas que ça… J’ai pu finalement reboiser un jour et demi… mais j’ai tout de même réussi à faire progresser les méthodes de l’association en matière de germination et de repeuplement. Il est juste regrettable que je n’ai pu travailler plus longtemps. Très regrettable. Je ne sais même pas si j’aurais un jour les moyens ou même le temps d’y retourner. Mais comment aider ce payer si corrompu, ce chien qui mord la main qui le nourri… la question qui me vient maintenant c’est même pourquoi l’aider ? J’ai pu constater que le régime actuel (Haute Autorité de Transition) est une véritable tyrannie au sens philosophique du terme, c'est-à-dire qu’un individu agissant pour un groupuscule d’intérêts s’est auto proclamé chef de l’état, en l’occurrence à l’issue de manipulations de la foule et des média plus que douteuses. A Madagascar à l’heure actuelle il n’y a plus vraiment de gouvernement, de justice, de police, de loi ou d’armée. Ces institutions ne sont plus efficaces. Les droits de chacun et le respect des lois ne sont absolument pas garantis, surtout en ce qui concerne les étrangers. Mais tout ca est maintenu par le ciment de la propagande et de la corruption… en effet on ne se tarit pas d’éloges au nouveau président et sa nouvelle politique dans les journaux… et c’est vrai il y a certains progrès dans certains secteurs. Par contre on ne parle que du bout des lèvres des vrais scandales (électricité, essence, inflation, destruction écologiques), on les recouvre par du Michael Jackson ou les horreurs commises ou à commettre de l’ancien président, par exemple. Ce système chaotique permet l’existence de trafics qui n’avaient jamais atteint une telle importance, tel que l’exploitation du bois de rose par exemple qui s’exporte par tonnes en Chine, au prix mirobolant de 4 euro le kg !!! Le parc de Masoala patrimoine de l’humanité (Unesco) est mis en grand danger par ces décisions politiques qui permettent a de nombreux riches malgaches de collectionner les 4x4 et au président de s’en mettre plein les poches avant son départ annoncé. Tout cela au détriment de l’environnement, du peuple et même de l’humanité. Je vais m’arrêter là pour cette description de la situation malgache. En ce qui me concerne cela va très mal. Je me sens aussi foutu que le pays. Je ne me relève pas de l’échec total de cette mission : j’ai travaillé des mois pour réunir des fonds pour mes photos botanique et mes projets de reboisement (puisque seuls les étrangers se préoccupent un tant soit peu de la conservation de la forêt malgache. Ils sont aussi les seuls à être bloqué et escroqués par les organismes censés protéger l’environnement). J’ai perdu tout ce que j’ai. J’ai beaucoup de mal à reprendre pied. Je ne sais plus vraiment quoi faire pour la suite ni même si je veux encore aider ou même retourner à Madagascar, l’ile à laquelle je suis si lié. Ce pays n’a de justice ou d’ordre qu’en apparence et la corruption le ronge au fur et a mesure qu’il s’enfonce dans la pauvreté. Et ce ne sont pas les subventions que le FMI (ou autre) lui accordent qui vont l’en sortir puisque cela ne fait qu’entretenir la corruption. Je pourrais discourir des heures sur le sujet avec faits à l’appui mais ce n’est pas l’objet de ma lettre. Ce serait aux journalistes de le faire… Ce pays est riche. Très riche mais établi sur de mauvaises bases. C’est un peu le cas de tous les pays, et surtout en Afrique, mais ici c’est à un point inexplicable. Comment un pays aussi riche de tout peut il être parmi les plus pauvres du monde ? C’est la question régulière des étrangers, et même des malgaches. Cela m’a couté 3000 euro pour le comprendre. A vrai dire la question qu’il faut se poser c’est comment un pays qui ne possède pas les fondements que sont la justice et l’ordre peut il tenir debout ? C’est un peu comme de construire une maison sans fondation… Comment construire une économie saine et équitable si l’injustice et la corruption sont omniprésentes ? Ou comment peut on faire venir des touristes alors qu’on les laisse se faire dépouiller en toute impunité…quand ce n’est pas encore pire ! Comment faire pour rétablir l’ordre et repartir un minimum les richesses si la police, l’armée et la justice sont rendues inefficaces par la corruption généralisée, si les politiques bradent les ressources naturelles au lieu de les préserver, utilisent les aides à leur fins personnelles au lieu de faire des infrastructures nécessaires profitant a tous, si le riche abuse du pauvre sans aucune limite dans le seul but de s’acheter un 4x4 (un ouvrier coute 26 euro par mois !!! A Tana une fois payé le loyer et l’electricité il ne reste que 6 euro environ au smicard pour vivre !!! Et pourtant les 4x4 a 30000 euros fourmillent, j’ai même vu un hummer.). Je pourrais remplir au moins deux ou trois page de ces incohérences et de ces injustices insupportables… mais je conclurais sur ces mots : j’en appelle au boycott de cette ile, ou du moins a plus de clairvoyance, de transparence, de prévention et de fermenté. Ce n’est pas aider un pays que de le perfuser d’argent, d’aide ou d’emprunts en tous genres. Le pays est de plus en plus endetté, les projets restent des projets. Tout se perd en corruption, la population est de plus en plus pauvre. Même des vêtements que vous donneriez finiraient en vente sur les marchés. Eviter d’y faire du tourisme. Malheureusement cela ne profite pas au plus pauvres, et surtout cela habitue toute une partie de la population à l’argent facile, pendant que le reste continue de trimer dur pour quelques centimes Le pire en ce qui concerne le tourisme c’est que les droits des étrangers sont loin d’y être respecté. Ils sont bafoués. Et par certains égard, la justice la bas ressemble a de l’extorsion, à de la séquestration pour rançonnement, sur fond de xénophobie palpable, ou de préférence nationale (si vous préférez). Et ca n’a rien à voir avec la couleur de peau : les africains sont presque aussi maltraités que les blancs par la « justice » malgache. En général ces gens sont tellement malhonnêtes que quand on porte plainte contre eux, ils font une contre plainte, et c’est l’étranger qui se retrouve souvent en prison !!! Je pense que compte tenu du nombre d’histoires similaire à la mienne voir bien pire il faut faire quelques chose. Cela ne veux pas dire que je ne souhaite pas retourner la bas, j’aime ce pays probablement 100 fois plus que la plupart des malgaches, qui quelque soit leurs niveau de vie se contrefichent en général de leur terre et de leur concitoyens. Mais comment protéger vos droits ? Comment faire en sorte que ca ne se reproduise plus ? Comment protester face aux injustices inacceptables et aux destructions volontaires qui ronge ce pays pour des clopinettes ? La réponse n’est pas évidente. Que faire ? Moi je pense savoir ce qu’il ne faut surtout plus faire. S’ils ne sont pas capables de garantir les droits et la sécurité des étrangers pourquoi continuer à y faire du tourisme de masse ? S’ils sont incapables de développer le pays correctement pourquoi continuer de subventionner la construction de routes qui ne ferons jamais ? Pourquoi continuer à subventionner et aider des parcs naturels qui se font dépouiller par décision politique (et dont le personnel participe même au trafic parfois) ? C’est à chacun de prendre ses responsabilités. En tout cas cette ile est très difficile à cerner. La première fois que j’y ai séjourné je n’aurais jamais pensé avoir un jour une opinion aussi négative à son sujet. Il a fallu qu’il m’arrive cet « incident » douloureux pour que je comprenne un peu mieux ce qu’il se passe la bas, et comment ça se passe. Pour que j’ai un regard un peu plus objectif et moins « émerveillé » sur les choses. J’ai pu profiter pleinement de la corruption et de l’inefficacité régissant toutes les administrations. J’ai connu l’injustice et l’impuissance, et le désespoir total m’a complètement ravagé en un mois. J’ai connu aussi la solidarité. Mais elle n’est jamais venue des plus aisés ou même de mes pairs. Elle est venue de braves gens travailleurs et honnêtes, qui ne constituent qu’une part très faibles de la population (du moins celle qu’on voit), malheureusement prise en otage dans le nid de vipères malgache. Finalement c’est pour ceux-la que ca me fait le plus mal : j’ai rencontré des gens extraordinairement civils, civiques, intéressants, accueillants et passionnés par autre chose que l’argent. Mais ils sont peu et plongent avec le reste…sans que je ne puisse rien faire pour eux. Et certains sont des amis chers. Merci de votre écoute. J’espère vous avoir fourni des informations utiles, objectives et sincères au sujet de Madagascar. Cordialement Gabriel Ribet
Nikon D90 pour débuter en photographie? English translation pending
Bonjour a tous,
je viens a la recherche de conseils. Je suis "debutant amateur" en photo, c est a dire que je connais les bases des reglages (vitesse, ouverture...), qq notions sur la profondeur de champs etc...
Et j aimerai changer de materiel, je suis actuellement en voyage et je suis frustre avec mon bridge (Fujifilm Finepix 4Mpixel) que je ne trouve pas tres pratique en mode manuel... et j aimerai aussi progresser sur mes cliches.
J ai fait qq recherches et je me demandais si le Nikon D90 etait un bon appareil, avec quels objectifs je pourrais l accompagner... J avais penser a qqch comme 22-70 et 70-250 mais je me demande si ce n est pas trop encombrant en voyage, si il ne vaut pas mieux avoir un seul objectif ?
Aussi je me demande si mon experience avec le bridge que j ai n est pas du a sa generation, car je ne sait pas trop ce qu on fait en ce moment a ce niveau ? Si ils sont plus facilemt debrayables etc ?
Ah oui, j ai oublie de preciser que je possede un Nikon FM2n (argentique) c est pour ca que je voulais rester avec un Nikon car il me semble que les objectifs sont adaptables entre les modeles (j ai simplement une lentille de 50 sur l argentique).
Merci pour vos conseils et aides.
Gregoire
je viens a la recherche de conseils. Je suis "debutant amateur" en photo, c est a dire que je connais les bases des reglages (vitesse, ouverture...), qq notions sur la profondeur de champs etc...
Et j aimerai changer de materiel, je suis actuellement en voyage et je suis frustre avec mon bridge (Fujifilm Finepix 4Mpixel) que je ne trouve pas tres pratique en mode manuel... et j aimerai aussi progresser sur mes cliches.
J ai fait qq recherches et je me demandais si le Nikon D90 etait un bon appareil, avec quels objectifs je pourrais l accompagner... J avais penser a qqch comme 22-70 et 70-250 mais je me demande si ce n est pas trop encombrant en voyage, si il ne vaut pas mieux avoir un seul objectif ?
Aussi je me demande si mon experience avec le bridge que j ai n est pas du a sa generation, car je ne sait pas trop ce qu on fait en ce moment a ce niveau ? Si ils sont plus facilemt debrayables etc ?
Ah oui, j ai oublie de preciser que je possede un Nikon FM2n (argentique) c est pour ca que je voulais rester avec un Nikon car il me semble que les objectifs sont adaptables entre les modeles (j ai simplement une lentille de 50 sur l argentique).
Merci pour vos conseils et aides.
Gregoire
Improvisation Nomade (4) Turquie English translation pending
Un train pour Istanbul.
Une heure du matin. Frontière bulgare. Premier arrêt. Descendre pour tamponner le bon de sortie sur le passeport. Une heure plus tard, le train repart. Nous sommes entre les deux frontières. Un douanier bulgare nous demande une taxe. Une taxe de quoi ? On déplie la carte, on examine les billets en demandant des explications. Le gars monte le ton, 10 € il veut, mais il n’en est pas question. Notre billet va à Istanbul. Après dix minutes d’énervement, il laisse tomber. Les Bulgares, c’est des bâtards, on répète en pensant à Charlie… 20 minutes plus tard. Frontière turque. Descendre pour le contrôle des bagages. Un douanier, turc cette fois, nous explique de façon aimable que nous pouvons rester au chaud dans le train, nous les Français, et que les Roumains et les Bulgares, seulement, seront fouillés. Juste le tampon d’entrée sur le passeport et on attend au chaud. Les gens nous regardent. Qui ne méprise pas l’injustice ? Certainement pas ceux que ça arrange… Pas de visa mais trois mois d’invitation gratuite. Invités et bienvenus qu’on est ! Vive l’histoire et les relations diplomatiques françaises avec la Turquie. Vive Atatürk qui nous aimait bien et vive l’Europe dans laquelle la Turquie veut entrer… Au lever du jour, le train longe la mer de Marmara et se faufile entre les premières habitations. Une heure plus tard, alors que le train roule encore, nous ne sommes toujours pas dans le centre ville. C’est quoi cette ville ? Plus de 50 km depuis les premiers bâtiments. Et puis, nous voilà au cœur d’Istanbul. L’aquarelle fraîche d’un soleil matinal illumine la ville. Première impression : c’est beaucoup plus propre, plus neuf, plus riche que ce qu’on a vu de la Roumanie et de la Bulgarie. Deuxième impression. Les gens sont bien habillés et surtout ils ont le sourire. Ça faisait longtemps. Les Bulgares ne sourient pas beaucoup dans le hall de leur vieux blockhaus. Enfin, je ne pensais pas que ce serait aussi occidental ici. Clean, branché, on se croirait à Paris. Dans certains quartiers, les femmes ne sont même pas voilées… Le train stoppe gare du Sultan Ahmet. Quartier du palais. Mosquée bleue. Sainte Sophie. Deux touristes en plus ce matin. Un bout de papier imprimé sur le Net nous sert de guide. Des rabatteurs nous attrapent rapidement – normal, avec nos gros sacs – et nous proposent des hôtels où, si l’on accepte de les accompagner, ils toucheront un bakchich. Calme les gars. Déjà, petit déjeuner. Tranquille. Ensuite seulement, la ville nous absorbera.
L’automne tarde à venir ici. C’est encore l’été. Le ciel, chaque matin, est bleu. Avec Daoud, jour après jour, nous sillonnons la ville. Istanbul la magnifique, vallonnée, pavée à l’infini. Une ville avec, à chaque détour, une vue imprenable sur le bleu de la mer. Ses vieilles maisons ocres de trois ou quatre étages, dans un dédale méditerranéen de ruelles biscornues. Dix-huit millions de personnes vivent à Istanbul, un tiers de la population, environ, d’un pays qui fait deux fois la France en superficie. Les journées passent vite, encore une puis une autre. De plus en plus loin, on cherche et on trouve les rues encore revêtues de terre battue. Les tissus multicolores se balancent, indifférents, entre les maisons de torchis d’où les enfants, aux yeux brillants et aux sourires ensorceleurs, entrent et sortent pieds nus et sales comme des rats. J’adore cette ville, ses marchés d’épices et d’étoffes. Les ports accrochés sur la mer par d’immenses cargos, les monuments grandioses, les mosquées irréelles et les cours intérieures, fleuries et calmes où l’on trouve toujours une fontaine et le parfum fruité des narguilés. Ces dalles, des places et des allées, sont foulées depuis deux mille ans. Deux mille ans… Byzance, Constantinople et enfin Istanbul. Istanbul la Magnifique. On se sent bien dans le cœur de cette ville. Le climat sans doute ou l’espace, je ne sais pas. Les vacances aussi bien sûr. Rien foutre encore. Fainéanter dans un lieu neuf est la plus absorbante des occupations, écrivait Nicolas Bouvier. C’est bien ça. Des heures, assis ici et là, admirant la fourmilière. Nous ne sommes pas seuls. Distraction largement répandue dans les pays où la température est clémente. Partout, dans les petites rues ensoleillées, devant leurs portes, discutent les petits vendeurs à la sauvette, les cireurs de chaussures kurdes, les marchands de tapis qui excellent dans les langues et ceux qui ne font décidément rien et restent assis toute la journée à l’ombre d’un figuier. Puis soudain, dans toute cette vie, toute cette agitation, dans toute la ville, résonne, comme un rappel à l’ordre, comme venu du ciel, dont l’écho se perpétue mille fois dans chaque recoin, chaque maison : le chant du muezzin. Istanbul…
Le long du Bosphore, sur le pont Galata et partout dans les ports, des pêcheurs, alignés les uns à côté des autres par centaines, remontent leurs lancers jours et nuits. Cachée entre deux bateaux, des gamins déguenillés pêchent eux aussi. Un bout de fil, un morceau de ferraille recroquevillée en guise d’hameçon et des capsules de coca pour faire du plomb. En très peu de temps, ils remplissent de poissons une bouteille en plastique découpée et s’en vont courir les vendre dans le premier restaurant… Un restaurant populaire avec un choix entre trois ou quatre plats typiques, disposés dans de grandes gamelles. Perdus par ici, des touristes français demandent, sans un mot de turc ni d’anglais, s’ils peuvent payer en euros tout en sortant une liasse de billets pour se faire comprendre. On sourit avec Daoud. Le serveur a déjà les yeux qui pétillent, pas de problème, il dit, come, come. Nous, on se tait et on regarde. Comme souvent, les prix ne sont pas affichés mais nous les avons demandés avant de choisir. Eux se servent sans rien demander, s’installent et mangent bruyamment comme ça se fait chez la plupart des gens en vacances à l’étranger. Si, c’est vrai ! À la fin du repas, passage à la caisse. C’est là qu’on devrait rigoler. Nous avons fait un calcul approximatif du total avec le change en livres turques. Mais, le gars ne les vole pas. Pas un centime. Étonnant, c’était si facile de les arnaquer. Vient notre tour à la caisse. Comme par hasard, Daoud ne retrouve pas son argent au fond de sa poche. Une vingtaine d’euros. Quarante millions de livres. Une somme importante. Je paie et nous sortons dans la rue. Daoud fouille une nouvelle fois ses poches. Un petit monsieur vient alors et nous tend l’argent qu’il a dû ramasser par terre. Merci monsieur, on dit. Lui s’excuse, gêné, avant de se retirer, penaud de gratitude. On est sur le cul. C’en est trop ! Alors c’est quoi la morale dans tout ça ? De nouveaux préjugés qui s’évaporent. Un peu d’honnêteté où on ne s’attendait pas à en trouver davantage que dans les derniers pays visités… Finalement, où on a le plus de chance de se faire voler en voyage, c’est dans les hôtels fréquentés par des occidentaux. Ça ne nous est jamais arrivé, bien que n’étant pas assidus à une surveillance acharnée de nos affaires en vrac partout. On met en éveil l’instinct d’un voleur en se méfiant. La confiance donnée contamine les autres. Et puis, pas grand-chose à voler de toute façon, mis à part l’argent liquide et l’appareil photo mais que nous portons le plus souvent avec nous. Beaucoup de voyageurs utilisent une petite banane plate qui se colle au niveau du ventre sous les vêtements, ce qui permet de garder les papiers sur soi. Je n’aime pas cette banane, elle colle au corps quand il fait chaud et alors les papiers puent la transpiration. Une petite pochette plastique dans la poche de mon pantalon avec une fermeture suffit. Superstitieux, je dirais que le portefeuille chargé que nous avons trouvé et rendu dans une gare d’Italie, nous porte chance. Logique, j’ai franchement l’impression que le vol est moins répandu ici qu’en Occident. On ressent quand il y a un risque. La plupart du temps, il n’y en a pas. En Turquie, les commerçants laissent leurs marchandises sur les étalages pendant la nuit avec juste un drap dessus et personne n’y touche.
Ramadan
Maman, tu serais contente. Chaque fois que tu me demandes pourquoi nous ne faisons pas la fête sans boire de l’alcool, je nie faiblement sans vraiment savoir te répondre. Et, à y réfléchir, je dois bien admettre que, même si c’est possible, il n’y a pas de fête sans alcool. À chaque soirée, chaque événement, l’alcool est présent. C’est notre culture. Pourquoi Jésus, l’ivrogne, a changé l’eau en vin ? Je ne comprends pas. De véritables orgies sont organisées dans des villes entières où l’alcool coule à flot pour un attroupement de fêtards. Un commerce florissant et dangereux. Par exemple, les dernières ferias de Bayonne. Des souvenirs vagues. Des dizaines de milliers de jeunes. Une lamentable beuverie… Comme c’est étrange ici ! Où sont les hommes titubant, une bière à la main, jusqu’au premier buisson pour se vider en grognant ? Je ne vois pas de nez bourrus, de cartes des vins sur les joues, d’insultes puériles et de bagarres générales… Aujourd’hui, à Istanbul, je me rends compte de la part importante qu’a l’alcool dans notre société occidentale. En me promenant dans la soirée, je remarque comme les gens s’amusent et rient sans un soupçon d’ivresse. Je les entends chanter doucement, fredonner en famille. Ils se promènent dans les jardins fleuris de la mosquée, dans les lumières, les fontaines, et entre les deux rues principales, où s’élancent les vieux minarets en direction de la lune immense qui règle la fin de ce mois de ramadan. C’est une fête religieuse, certes, comme les nôtres… mais ici, la piété a remplacé l’alcool. La rupture du jeûne débute par la dégustation délicieuse et gourmande de spécialités vendues pour l’occasion sur toutes les places, dans les rues et les terrasses de la ville. Ensuite, les gens se promènent en famille, souvent les hommes se tiennent par la main. Les femmes ont revêtu leur plus beau voile. C’est simple, agréable, il n’y a pas d’excentricité, ni dans leurs manières, ni dans la façon de s’habiller. Des petits groupes de musique traditionnelle jouent sur les terrasses des salons de thé où l’on fume le narguilé. Quant à moi, je dévore tous ces sourires si vrais, si simples. Parfois, je croise le regard d’une jeune femme, indéniable, bien que très vite évité et chaste. Et pour me donner un petit peu le droit, moi aussi, de goûter à cette fête, je me suis privé de manger aujourd’hui et j’ai bien fait, pour apprécier, à l’heure tant attendue, le simple fait de manger et de boire. Un bonheur réel : manger quand on a faim.
Meriem
Je suis partie pour un nouveau voyage. Comme chaque année, je traverse l’atlantique. Comme chaque année, je garde en souvenir le sourire des mes parents qui m’accompagnent à l’aéroport. Je quitte Montréal, le froid, les amis, les habitudes. Je suis heureuse. L’avion survole plusieurs heures un paysage sans corps : l’océan. Il est dessous, partout. Il recouvre toutes les images de ma vie à mesure qu’elles défilent dans mon esprit. Je m’endors… Il fait nuit. Le vide me surprend en descendant de l’avion à l’aéroport d’Istanbul. Je suis seule. Je ne connais personne ici. Je ne connais pas cette ville. J’ai froid. C’est vrai, il fait froid, mais est-ce bien cela qui fait trembler mes jambes, mes bras, tout mon corps. Je m’engouffre dans un taxi. Les lumières défilent…J’arrive devant un hôtel. Une chambre. Un lit. Je ferme les yeux, je m’endors… Je me réveille dans un cauchemar. Du bruit dans les rues. Des gens qui passent sous la fenêtre. Des portes qui claquent dans l’hôtel. Je ne suis plus dans mon chez moi, dans mon petit lit. L’angoisse s’empare de moi de nouveau. J’ai chaud puis froid. Je me dis que je vieillis. Je répète comme une prière : tout ira bien, tout va bien se passer. Enfin, les rêves viennent me reprendre…
Le Simbâb hôtel est situé dans une petite rue qui descend vers la mer, dans le quartier de Kumkapi. Plusieurs hôtels de ce type existent, pas très éloignés du centre, simples et modestes où défilent les voyageurs. Des dortoirs de six personnes, un petit resto sur la terrasse qui domine la mer de Marmara où on entend les cornes des cargos et où l’on regarde, la nuit, voler les mouettes sur les lumières de la ville. Les douches ne sont pas très chaudes et les chambres ne sont pas chauffées mais, dans le salon, les voyageurs de passage se retrouvent pour bavarder devant une tasse de thé. Ils jouent aux cartes, aux échecs et préparent ensemble la suite de leur voyage ou de la soirée. On rencontre dans ce petit salon des jeunes de tous les horizons : Turcs, Espagnols, Italiens, Américains, Belges, Suisses, Allemands, Anglais, Français, Danois, Hollandais, Norvégiens, Canadiens, Coréens, Japonais, Iraniens et Argentins. C’est à peu près tout. Ça ne représente pas le monde entier, seulement la majeure partie de ceux qui voyagent, ceux qui en ont les moyens. Des étudiants en vacances, arrivés au terme de leur périple au bout de l’Europe ou des voyageurs partis pour un trip, qui reviennent du Moyen Orient, d’Asie et même d’Afrique par l’Égypte, la Syrie et la Jordanie. Avec chacun d’eux, nous discutons, échangeons des conseils de voyage. Deux jours, une semaine, un mois. Certains y sont peut-être encore ! Mais être là, au Simbab, dans le cœur d’Istanbul, ce n’est pas du temps perdu et cela prouve que nous ne sommes pas seuls à parcourir le monde. Alors, de plus en plus confiants, nous sommes impatients de reprendre la route… Un jour, je partirai en voyage, je serai dans une guest house avec des jeunes de tous les pays. Je ne ferai rien et ce sera bien. J’y suis !
Pendant trois jours, je visite les mosquées et les musées du matin au soir. C’est magnifique. Je m’endors avec le poids de l’Histoire. Il m’assomme jusqu’au matin… Pleine période de ramadan, c’est l’occasion de m’y mettre. Non pas que je sois fervente, ni même vraiment croyante mais juste, je dois perdre quelques kilos. Et puis jeûner est une bonne chose et cela permet de partager un peu plus la vie de la ville et de ses habitants… Ma peau est brune, mes yeux sont noirs, sous mon voile, je suis turque. Je veux m’intégrer. Je veux comprendre. Mais quand les gens m’interpellent, les femmes, elles sont étonnées que je ne comprenne pas. J’en suis moi-même tellement désolée. Malheureusement, le turc ne ressemble en rien à l’arabe. Comme j’aurais pourtant voulu discuter avec elles… Tout ce temps, je ne parle à personne. Des journées entières sans dire un mot. Ça me manque. J’ai beau me dire que je suis bien contente d’être seule et libre de choisir la composition de mes journées sans avoir à négocier avec quelqu’un. C’est triste d’être seule…
Retour au salon du Simbab. On écoute un jeune Américain. Il nous explique comment Bush et son gouvernement se justifient à l’aide d’une immense propagande. « Si tu ne sors pas du pays pour te rendre compte, il dit, et si tu prends tout ce qu’on te dit pour argent comptant, ce qui se passe pour une bonne partie de la population, tu ne peux qu’avoir affreusement peur du monde qui t’entoure ». Je me souviens des dernières élections présidentielles en France. Tout le monde parlait d’insécurité, on avait l’impression que le danger était à tous les coins de rues. Finalement, l’extrême droite est passée au deuxième tour. Si ce coup a été calculé, c’est rudement bien joué ! Imaginez alors un pays agressé, comme les Américains l’ont été le 11 septembre. C’est compréhensible qu’ils aient peur, qu’ils votent Bush. Même si, là aussi, on a entendu parler d’un coup monté. Ce serait énorme. Enfin, aujourd’hui, le terrorisme existe bel et bien surtout depuis que tous ces groupes rebelles, ces combattants musulmans de tous les pays, ont été regroupés sous un même drapeau, un même nom, celui d’Al Qaïda ! Dans la même soirée, Khaled, un universitaire iranien, nous explique qu’il s’est enfui de son pays pour ne pas faire l’armée. Il espère obtenir un visa pour l’Angleterre. En Iran, il dit que la situation est inversée : la propagande anti-américaine est un phénomène bien réel. On parle d’occidentalisation décadente, d’un embargo qui dure depuis trop longtemps, d’intérêts occidentaux qui ont protégé pendant 20 ans les sauvageries de Saddam Hussein… Entre nous tous, le silence dure quelques instants… Est-ce dans la nature des hommes de toujours se trouver un ennemi pour exister ? En attendant, Khaled est ici clandestin. S’il se fait choper, c’est l’expulsion et la prison…
Bon alors, on va où mon Daoud ? Faut se décider. Asie, Afrique, tour de la Méditerranée, Syrie, Jordanie ensuite Égypte et on continue vers le Soudan, l’Éthiopie, le Kenya et la Tanzanie. Sinon, on peut faire Iran, Pakistan, Inde. C’est pas mal non plus. Mais il faut se décider, se renseigner pour les visas, les obtenir et partir. Dans la soirée, on écoute Maria, une Espagnole qui arrive juste d’Inde. Elle nous raconte ses aventures et nous donne envie de partir là-bas. Plus tard, on écoute David, un Français qui revient d’Asie centrale : Ouzbékistan, Tadjikistan, Kirghizstan, Pakistan et Afghanistan. Les noms qui se terminent par « stan » font peur mais lui dit que ce sont les plus merveilleux. Il évoque les villes légendaires de Samarkand, d’Ispahan, de Kaboul… Mais aussi, il donne les dernières infos : à Kaboul hier, le camion d’une organisation d’aide internationale a sauté. Trois morts. Des Français. La discussion dérape alors sur différents lieux et faits. Certains disent qu’on ne peut plus accéder au Cachemire, qu’il y a des prises d’otages. D’autres ont passé un merveilleux séjour. Qui a la vérité ? On ne peut plus se rendre au Népal. Le roi a fait assassiner tous les membres de sa famille. Ses enfants aussi. C’est la révolution. Elle serait financée par la Chine. Katmandou ! Goa ! Qui fait la fête là-bas ? Pakistan : dans les zones tribales, le circuit de la drogue est mieux organisé que celui de la nourriture pour les réfugiés… Vous allez en Afghanistan ? Ah oui ! Mais pour quoi faire ? Parce que c’est dangereux... Un voyageur japonais a été pris par des terroristes en Iraq. Le prix de sa libération n’a cessé d’augmenter. Finalement, ils l’ont exécuté… Les heures défilent. Je joue aux échecs avec Arhim, un Allemand qui attend son visa pour l’Iran. Bref, trois jours de suite que je perds contre lui. Comme toujours, je m’acharne… Une ombre passe derrière moi, une jolie ombre brune. Elle parle avec Daoud. J’essaie d’écouter. Elle s’appelle Meriem. Je suis déconcentré. Finalement je me retourne. Hum…jolie bouille… Je perds encore et toujours.
Cinq heures du matin, nous sommes sur la terrasse de l’hôtel. Le soleil se lève. C’est le début d’un nouveau rythme de vie. Lever tard le jour, coucher tôt le matin et ne rien faire entre. J’ai enfin visité la ville de nuit. J’aime les villes la nuit, les lumières. Hier soir, je suis descendue au salon pour prendre un nouveau livre et finalement, un petit groupe sortait. Je me suis jointe à eux dans la fièvre des rues animées, des bars et des boîtes. Ça change d’ambiance. Une autre ville que j’ai découverte. Et aussi pleins de gens, pleins de voyageurs. Je ne suis plus toute seule. Là, je suis avec Jin, une Coréenne qui partage ma chambre. Elle attend que l’agence de voyage lui trouve un vol pour rentrer. Elle a terminé son tour du monde. Elle avait tout payé d’avance à l’agence. Trois mois qu’elle attend ce dernier vol ! Heureusement qu’Istanbul lui plaît et les Turcs aussi... Elle m’emmène dans un petit restaurant au coin d’une rue. Nous ne sommes que toutes les deux et elle est très intime avec le mec. À la fin du repas, il me tire les cartes et me fait peur. Je préfère oublier ce qu’il m’a dit. En rentrant, je parle avec Michèle. Elle est Américaine et tente depuis plus d’un mois de rentrer en Iran pour rejoindre sa mère qui ne peut plus en sortir. Je sais que les relations avec les Etats-Unis s’enveniment chaque jour davantage. Elle a peur de ne plus revoir sa mère. Khaled a essayé de l’aider à l’ambassade mais finalement, on lui a demandé qui il était et de montrer ses papiers. C’était chaud… Je vais chercher à boire. Ce soir, on se fait un « big chiken », la version internationale d’un jeu venu de France. Ça va être la fête !
Est-ce qu’on prend un avion à Istanbul, direct pour l’Asie ? Oui je sais, on doit récupérer une lettre à Erzeroum, à 1.500 km d’ici, à l’extrémité est du pays. Ça ne nous arrange pas, à moins de rejoindre Téhéran directement et de prendre l’avion là-bas. Mais alors, il nous faut un visa de transit pour l’Iran. Est-ce qu’on peut l’avoir à la frontière ? On va demander à l’ambassade iranienne. Oui, on peut. Mais le prix de l’avion là-bas, est-ce que ce sera le même ? Et puis à Téhéran, autant tracer directement vers la frontière pakistanaise, on a sept jours, et demander un nouveau visa de transit pour le Pakistan. Est-ce qu’on peut l’avoir à la frontière ? On va demander à l’ambassade. Oui, on peut mais il faut une lettre de l’ambassade française car la sécurité n’est pas assurée dans la région du Baloutchistan où se trouve la frontière. À moins de prendre un bateau pour Bombay une fois sur les côtes de l’océan indien. On n’aura pas le temps. Arhim le tente. Il part demain. Alors nous, on fait quoi. Il faut partir ! Mais sans prendre de risque. Téméraires mais pas kamikaze. Et puis comment avoir toutes ces infos ? Pourquoi change-t-on toujours de projet ? Chaque nuit, chaque matin. En Inde, on va en Inde. Combien de temps ? On verra, trois mois, trois ans. On prend un aller simple !
Il commence par frôler mes joues puis la première lèvre. Ses doigts descendent le long de mon cou. Je les sens sur mon épaule et doucement, en me frôlant à peine, sa main disparaît sous la couette. Je me laisse aller et suis la danse de nos corps. Soupire. J’aime ce moment. Il peut durer des jours. Mais on frappe à la porte…Il me plaît en fait ce mec. Il n’est pas mal et pas trop stupide. On est bien tous les deux. Comment empêcher les émotions qu’on a avec quelqu’un ? Comment empêcher son corps d’onduler sous de douces caresses ? Comment garder ses principes quand on a de si délicieuses habitudes ? C’est dur de rester froide, de montrer de la gêne, de la distance, de la confusion. C’est dur de rester indifférente…Comment déjà, cette histoire a-t-elle commencé ? De longues discussions, de longues promenades sur les bords de la mer. Je l’observais. Je ne cessais de l’observer. Ses mains, son regard. J’ai eu envie de ses lèvres. L’attirance commence par le regard. Je devrais m’empêcher de détailler mes interlocuteurs. Je ne pourrais alors être attirée par ce que je ne peux pas voir… Je sais qu’il est avec moi pour mon exotisme. Je déteste ça. Mais de le savoir, ça me protège, du moins je le crois. Le soir, tout contre moi, pendant que je lis, il rêvasse. Puis, comme si pendant tout ce temps il pensait à moi, il me regarde et me pose des questions personnelles, me fait une remarque sur mon comportement ou un jeu de mot que je ne comprends pas. Des choses qu’on oublie plus vite que le temps passé à trouver les mots pour les dire. Mais à quoi pense-t-il ? Il essaie de me deviner. J’espère qu’il ne tombe pas amoureux…Juste quelques jours pour l’oublier… Il y a longtemps que je me suis interdit de rêver, surtout quand il n’y a pas à rêver. L’amour c’est du temps, l’attirance ne suffit pas, et du temps nous n’en avons pas. Même pas le temps de s’ennuyer, pas de frustration, pas de sentiment, pas d’échec. Juste bien avec quelqu’un un peu de temps. C’est facile à comprendre. Le temps où tout est beau et neuf. C’est ce qui me plaît, là, tout de suite. Savoir être désirable, savoir plaire, savoir choisir et partir. J’ai pris mon billet. Je suis partie. Soulagée.
Le vendredi matin, nous traversons de nouveau Istanbul pour nous rendre à l’ambassade indienne une troisième fois. La première pour connaître les papiers à fournir, la deuxième pour les donner et enfin aujourd’hui, pour récupérer notre passeport avec le visa. C’est fait, nous avons notre visa indien en poche. Il est valable à partir d’aujourd’hui pour trois mois… Différentes agences de voyage proposent des vols pour l’Inde. Nous finissons par obtenir un vol aller pour Bombay dans une semaine. Une semaine, juste le temps pour moi de rejoindre cette femme qui est partie au milieu du pays, loin dans les montagnes, en souriant quand elle m’a dit adieu. Il faut que je parte ce soir. Même pas de question à se poser. Si, savoir où elle est exactement, espérer qu’elle y est encore et s’imaginer qu’elle m’attend… Les informations m’apprennent ce soir que mon grand père, expatrié en Côte d’ivoire, devrait être rapatrié à cause des explosions de violence qui se sont déroulées à Abidjan la nuit dernière. Aussi qu’Arafat, tombé dans le coma après avoir été victime d’un attentat, est conduit en France pour être hospitalisé. L’Irak est en feu. Bush a été réélu. Il pleut des images d’une guerre sale. Sur toutes les télés du monde, il sourit. La tête me tourne. La semaine prochaine, je serai en Inde. Le bus traverse la nuit. La neige s’épaissit. Est-ce qu’elle sera là ? J’ai 26 ans aujourd’hui.
Mais, il n’a même pas eu le temps de me manquer. Il est déjà là…En ouvrant les yeux ce matin, c’est lui que j’ai vu. Je ne sais pas si je suis contente. Nous allons nous promener dans la neige, dans une vallée de Cappadoce. Si, je suis contente, mais j’aurai préféré l’attendre un peu. Pourquoi est-il si pressé ? À Kunya, nous visitons le musée de Mewlânâ Djalal-ud-Dîn Rûmî, fondateur de la confrérie des derviches tourneurs, la danse du soleil, la danse des atomes vers le centre des éléments, l’un des plus grands poètes et mystiques soufis. « Comment entrevoir le sens profond dissimulé sous la brume des mots, trouver la perle en regardant simplement la mer ? » À la sortie du Mausolée, le vent balaie les flocons dans les dernières lueurs du jour. Serrés l’un contre l’autre, nous progressons dans les petites rues désertes. Sept degrés en dessous de zéro, il fait si froid dehors, il est si chaud. Je suis bien, rassurée... Un autre bus dans la tempête se fraie, dans la nuit, un passage à travers les montagnes. Je ne suis pas la seule à avoir les yeux fixés sur le brouillard, à appréhender que le bus glisse dans un virage. Mais je finis par m’endormir blottie contre lui qui fait semblant de ne pas avoir peur…Nous arrivons au lever du jour dans la petite ville d’Ergidir au milieu des montagnes, au bord d’un lac qui porte le même nom. Nous sommes sains et saufs. Le ciel est bleu ce matin. Petit déjeuner, bon café et croissants, au chaud derrière les baies vitrées de la terrasse, dans la petite pension de famille d’Ibrahim. Nous sommes perdus au fin fond de la Turquie, en plein hiver. La chambre a une vue merveilleuse. Je suis heureuse et ça se voit…La vie est belle. Il n’y a qu’à regarder un oiseau voler, les feuilles colorées de l’automne danser avec le vent, un lac aux eaux bleues devant des montagnes enneigées. Au loin, le chant d’une femme comme une plainte enivrante au rythme de la musique orientale. Des enfants courent autour, les mamans pleurent et les hommes jouent comme de grands enfants. La vie par une autre fenêtre. Entre beauté et cruauté, entre respect et dégoût. Je suis là, avec toi, et bien plus encore. Comment oublier ces moments délicieux de folie… ? Qui nous fait si sensibles à la vie ?
Une heure du matin. Frontière bulgare. Premier arrêt. Descendre pour tamponner le bon de sortie sur le passeport. Une heure plus tard, le train repart. Nous sommes entre les deux frontières. Un douanier bulgare nous demande une taxe. Une taxe de quoi ? On déplie la carte, on examine les billets en demandant des explications. Le gars monte le ton, 10 € il veut, mais il n’en est pas question. Notre billet va à Istanbul. Après dix minutes d’énervement, il laisse tomber. Les Bulgares, c’est des bâtards, on répète en pensant à Charlie… 20 minutes plus tard. Frontière turque. Descendre pour le contrôle des bagages. Un douanier, turc cette fois, nous explique de façon aimable que nous pouvons rester au chaud dans le train, nous les Français, et que les Roumains et les Bulgares, seulement, seront fouillés. Juste le tampon d’entrée sur le passeport et on attend au chaud. Les gens nous regardent. Qui ne méprise pas l’injustice ? Certainement pas ceux que ça arrange… Pas de visa mais trois mois d’invitation gratuite. Invités et bienvenus qu’on est ! Vive l’histoire et les relations diplomatiques françaises avec la Turquie. Vive Atatürk qui nous aimait bien et vive l’Europe dans laquelle la Turquie veut entrer… Au lever du jour, le train longe la mer de Marmara et se faufile entre les premières habitations. Une heure plus tard, alors que le train roule encore, nous ne sommes toujours pas dans le centre ville. C’est quoi cette ville ? Plus de 50 km depuis les premiers bâtiments. Et puis, nous voilà au cœur d’Istanbul. L’aquarelle fraîche d’un soleil matinal illumine la ville. Première impression : c’est beaucoup plus propre, plus neuf, plus riche que ce qu’on a vu de la Roumanie et de la Bulgarie. Deuxième impression. Les gens sont bien habillés et surtout ils ont le sourire. Ça faisait longtemps. Les Bulgares ne sourient pas beaucoup dans le hall de leur vieux blockhaus. Enfin, je ne pensais pas que ce serait aussi occidental ici. Clean, branché, on se croirait à Paris. Dans certains quartiers, les femmes ne sont même pas voilées… Le train stoppe gare du Sultan Ahmet. Quartier du palais. Mosquée bleue. Sainte Sophie. Deux touristes en plus ce matin. Un bout de papier imprimé sur le Net nous sert de guide. Des rabatteurs nous attrapent rapidement – normal, avec nos gros sacs – et nous proposent des hôtels où, si l’on accepte de les accompagner, ils toucheront un bakchich. Calme les gars. Déjà, petit déjeuner. Tranquille. Ensuite seulement, la ville nous absorbera.
L’automne tarde à venir ici. C’est encore l’été. Le ciel, chaque matin, est bleu. Avec Daoud, jour après jour, nous sillonnons la ville. Istanbul la magnifique, vallonnée, pavée à l’infini. Une ville avec, à chaque détour, une vue imprenable sur le bleu de la mer. Ses vieilles maisons ocres de trois ou quatre étages, dans un dédale méditerranéen de ruelles biscornues. Dix-huit millions de personnes vivent à Istanbul, un tiers de la population, environ, d’un pays qui fait deux fois la France en superficie. Les journées passent vite, encore une puis une autre. De plus en plus loin, on cherche et on trouve les rues encore revêtues de terre battue. Les tissus multicolores se balancent, indifférents, entre les maisons de torchis d’où les enfants, aux yeux brillants et aux sourires ensorceleurs, entrent et sortent pieds nus et sales comme des rats. J’adore cette ville, ses marchés d’épices et d’étoffes. Les ports accrochés sur la mer par d’immenses cargos, les monuments grandioses, les mosquées irréelles et les cours intérieures, fleuries et calmes où l’on trouve toujours une fontaine et le parfum fruité des narguilés. Ces dalles, des places et des allées, sont foulées depuis deux mille ans. Deux mille ans… Byzance, Constantinople et enfin Istanbul. Istanbul la Magnifique. On se sent bien dans le cœur de cette ville. Le climat sans doute ou l’espace, je ne sais pas. Les vacances aussi bien sûr. Rien foutre encore. Fainéanter dans un lieu neuf est la plus absorbante des occupations, écrivait Nicolas Bouvier. C’est bien ça. Des heures, assis ici et là, admirant la fourmilière. Nous ne sommes pas seuls. Distraction largement répandue dans les pays où la température est clémente. Partout, dans les petites rues ensoleillées, devant leurs portes, discutent les petits vendeurs à la sauvette, les cireurs de chaussures kurdes, les marchands de tapis qui excellent dans les langues et ceux qui ne font décidément rien et restent assis toute la journée à l’ombre d’un figuier. Puis soudain, dans toute cette vie, toute cette agitation, dans toute la ville, résonne, comme un rappel à l’ordre, comme venu du ciel, dont l’écho se perpétue mille fois dans chaque recoin, chaque maison : le chant du muezzin. Istanbul…
Le long du Bosphore, sur le pont Galata et partout dans les ports, des pêcheurs, alignés les uns à côté des autres par centaines, remontent leurs lancers jours et nuits. Cachée entre deux bateaux, des gamins déguenillés pêchent eux aussi. Un bout de fil, un morceau de ferraille recroquevillée en guise d’hameçon et des capsules de coca pour faire du plomb. En très peu de temps, ils remplissent de poissons une bouteille en plastique découpée et s’en vont courir les vendre dans le premier restaurant… Un restaurant populaire avec un choix entre trois ou quatre plats typiques, disposés dans de grandes gamelles. Perdus par ici, des touristes français demandent, sans un mot de turc ni d’anglais, s’ils peuvent payer en euros tout en sortant une liasse de billets pour se faire comprendre. On sourit avec Daoud. Le serveur a déjà les yeux qui pétillent, pas de problème, il dit, come, come. Nous, on se tait et on regarde. Comme souvent, les prix ne sont pas affichés mais nous les avons demandés avant de choisir. Eux se servent sans rien demander, s’installent et mangent bruyamment comme ça se fait chez la plupart des gens en vacances à l’étranger. Si, c’est vrai ! À la fin du repas, passage à la caisse. C’est là qu’on devrait rigoler. Nous avons fait un calcul approximatif du total avec le change en livres turques. Mais, le gars ne les vole pas. Pas un centime. Étonnant, c’était si facile de les arnaquer. Vient notre tour à la caisse. Comme par hasard, Daoud ne retrouve pas son argent au fond de sa poche. Une vingtaine d’euros. Quarante millions de livres. Une somme importante. Je paie et nous sortons dans la rue. Daoud fouille une nouvelle fois ses poches. Un petit monsieur vient alors et nous tend l’argent qu’il a dû ramasser par terre. Merci monsieur, on dit. Lui s’excuse, gêné, avant de se retirer, penaud de gratitude. On est sur le cul. C’en est trop ! Alors c’est quoi la morale dans tout ça ? De nouveaux préjugés qui s’évaporent. Un peu d’honnêteté où on ne s’attendait pas à en trouver davantage que dans les derniers pays visités… Finalement, où on a le plus de chance de se faire voler en voyage, c’est dans les hôtels fréquentés par des occidentaux. Ça ne nous est jamais arrivé, bien que n’étant pas assidus à une surveillance acharnée de nos affaires en vrac partout. On met en éveil l’instinct d’un voleur en se méfiant. La confiance donnée contamine les autres. Et puis, pas grand-chose à voler de toute façon, mis à part l’argent liquide et l’appareil photo mais que nous portons le plus souvent avec nous. Beaucoup de voyageurs utilisent une petite banane plate qui se colle au niveau du ventre sous les vêtements, ce qui permet de garder les papiers sur soi. Je n’aime pas cette banane, elle colle au corps quand il fait chaud et alors les papiers puent la transpiration. Une petite pochette plastique dans la poche de mon pantalon avec une fermeture suffit. Superstitieux, je dirais que le portefeuille chargé que nous avons trouvé et rendu dans une gare d’Italie, nous porte chance. Logique, j’ai franchement l’impression que le vol est moins répandu ici qu’en Occident. On ressent quand il y a un risque. La plupart du temps, il n’y en a pas. En Turquie, les commerçants laissent leurs marchandises sur les étalages pendant la nuit avec juste un drap dessus et personne n’y touche.
Ramadan
Maman, tu serais contente. Chaque fois que tu me demandes pourquoi nous ne faisons pas la fête sans boire de l’alcool, je nie faiblement sans vraiment savoir te répondre. Et, à y réfléchir, je dois bien admettre que, même si c’est possible, il n’y a pas de fête sans alcool. À chaque soirée, chaque événement, l’alcool est présent. C’est notre culture. Pourquoi Jésus, l’ivrogne, a changé l’eau en vin ? Je ne comprends pas. De véritables orgies sont organisées dans des villes entières où l’alcool coule à flot pour un attroupement de fêtards. Un commerce florissant et dangereux. Par exemple, les dernières ferias de Bayonne. Des souvenirs vagues. Des dizaines de milliers de jeunes. Une lamentable beuverie… Comme c’est étrange ici ! Où sont les hommes titubant, une bière à la main, jusqu’au premier buisson pour se vider en grognant ? Je ne vois pas de nez bourrus, de cartes des vins sur les joues, d’insultes puériles et de bagarres générales… Aujourd’hui, à Istanbul, je me rends compte de la part importante qu’a l’alcool dans notre société occidentale. En me promenant dans la soirée, je remarque comme les gens s’amusent et rient sans un soupçon d’ivresse. Je les entends chanter doucement, fredonner en famille. Ils se promènent dans les jardins fleuris de la mosquée, dans les lumières, les fontaines, et entre les deux rues principales, où s’élancent les vieux minarets en direction de la lune immense qui règle la fin de ce mois de ramadan. C’est une fête religieuse, certes, comme les nôtres… mais ici, la piété a remplacé l’alcool. La rupture du jeûne débute par la dégustation délicieuse et gourmande de spécialités vendues pour l’occasion sur toutes les places, dans les rues et les terrasses de la ville. Ensuite, les gens se promènent en famille, souvent les hommes se tiennent par la main. Les femmes ont revêtu leur plus beau voile. C’est simple, agréable, il n’y a pas d’excentricité, ni dans leurs manières, ni dans la façon de s’habiller. Des petits groupes de musique traditionnelle jouent sur les terrasses des salons de thé où l’on fume le narguilé. Quant à moi, je dévore tous ces sourires si vrais, si simples. Parfois, je croise le regard d’une jeune femme, indéniable, bien que très vite évité et chaste. Et pour me donner un petit peu le droit, moi aussi, de goûter à cette fête, je me suis privé de manger aujourd’hui et j’ai bien fait, pour apprécier, à l’heure tant attendue, le simple fait de manger et de boire. Un bonheur réel : manger quand on a faim.
Meriem
Je suis partie pour un nouveau voyage. Comme chaque année, je traverse l’atlantique. Comme chaque année, je garde en souvenir le sourire des mes parents qui m’accompagnent à l’aéroport. Je quitte Montréal, le froid, les amis, les habitudes. Je suis heureuse. L’avion survole plusieurs heures un paysage sans corps : l’océan. Il est dessous, partout. Il recouvre toutes les images de ma vie à mesure qu’elles défilent dans mon esprit. Je m’endors… Il fait nuit. Le vide me surprend en descendant de l’avion à l’aéroport d’Istanbul. Je suis seule. Je ne connais personne ici. Je ne connais pas cette ville. J’ai froid. C’est vrai, il fait froid, mais est-ce bien cela qui fait trembler mes jambes, mes bras, tout mon corps. Je m’engouffre dans un taxi. Les lumières défilent…J’arrive devant un hôtel. Une chambre. Un lit. Je ferme les yeux, je m’endors… Je me réveille dans un cauchemar. Du bruit dans les rues. Des gens qui passent sous la fenêtre. Des portes qui claquent dans l’hôtel. Je ne suis plus dans mon chez moi, dans mon petit lit. L’angoisse s’empare de moi de nouveau. J’ai chaud puis froid. Je me dis que je vieillis. Je répète comme une prière : tout ira bien, tout va bien se passer. Enfin, les rêves viennent me reprendre…
Le Simbâb hôtel est situé dans une petite rue qui descend vers la mer, dans le quartier de Kumkapi. Plusieurs hôtels de ce type existent, pas très éloignés du centre, simples et modestes où défilent les voyageurs. Des dortoirs de six personnes, un petit resto sur la terrasse qui domine la mer de Marmara où on entend les cornes des cargos et où l’on regarde, la nuit, voler les mouettes sur les lumières de la ville. Les douches ne sont pas très chaudes et les chambres ne sont pas chauffées mais, dans le salon, les voyageurs de passage se retrouvent pour bavarder devant une tasse de thé. Ils jouent aux cartes, aux échecs et préparent ensemble la suite de leur voyage ou de la soirée. On rencontre dans ce petit salon des jeunes de tous les horizons : Turcs, Espagnols, Italiens, Américains, Belges, Suisses, Allemands, Anglais, Français, Danois, Hollandais, Norvégiens, Canadiens, Coréens, Japonais, Iraniens et Argentins. C’est à peu près tout. Ça ne représente pas le monde entier, seulement la majeure partie de ceux qui voyagent, ceux qui en ont les moyens. Des étudiants en vacances, arrivés au terme de leur périple au bout de l’Europe ou des voyageurs partis pour un trip, qui reviennent du Moyen Orient, d’Asie et même d’Afrique par l’Égypte, la Syrie et la Jordanie. Avec chacun d’eux, nous discutons, échangeons des conseils de voyage. Deux jours, une semaine, un mois. Certains y sont peut-être encore ! Mais être là, au Simbab, dans le cœur d’Istanbul, ce n’est pas du temps perdu et cela prouve que nous ne sommes pas seuls à parcourir le monde. Alors, de plus en plus confiants, nous sommes impatients de reprendre la route… Un jour, je partirai en voyage, je serai dans une guest house avec des jeunes de tous les pays. Je ne ferai rien et ce sera bien. J’y suis !
Pendant trois jours, je visite les mosquées et les musées du matin au soir. C’est magnifique. Je m’endors avec le poids de l’Histoire. Il m’assomme jusqu’au matin… Pleine période de ramadan, c’est l’occasion de m’y mettre. Non pas que je sois fervente, ni même vraiment croyante mais juste, je dois perdre quelques kilos. Et puis jeûner est une bonne chose et cela permet de partager un peu plus la vie de la ville et de ses habitants… Ma peau est brune, mes yeux sont noirs, sous mon voile, je suis turque. Je veux m’intégrer. Je veux comprendre. Mais quand les gens m’interpellent, les femmes, elles sont étonnées que je ne comprenne pas. J’en suis moi-même tellement désolée. Malheureusement, le turc ne ressemble en rien à l’arabe. Comme j’aurais pourtant voulu discuter avec elles… Tout ce temps, je ne parle à personne. Des journées entières sans dire un mot. Ça me manque. J’ai beau me dire que je suis bien contente d’être seule et libre de choisir la composition de mes journées sans avoir à négocier avec quelqu’un. C’est triste d’être seule…
Retour au salon du Simbab. On écoute un jeune Américain. Il nous explique comment Bush et son gouvernement se justifient à l’aide d’une immense propagande. « Si tu ne sors pas du pays pour te rendre compte, il dit, et si tu prends tout ce qu’on te dit pour argent comptant, ce qui se passe pour une bonne partie de la population, tu ne peux qu’avoir affreusement peur du monde qui t’entoure ». Je me souviens des dernières élections présidentielles en France. Tout le monde parlait d’insécurité, on avait l’impression que le danger était à tous les coins de rues. Finalement, l’extrême droite est passée au deuxième tour. Si ce coup a été calculé, c’est rudement bien joué ! Imaginez alors un pays agressé, comme les Américains l’ont été le 11 septembre. C’est compréhensible qu’ils aient peur, qu’ils votent Bush. Même si, là aussi, on a entendu parler d’un coup monté. Ce serait énorme. Enfin, aujourd’hui, le terrorisme existe bel et bien surtout depuis que tous ces groupes rebelles, ces combattants musulmans de tous les pays, ont été regroupés sous un même drapeau, un même nom, celui d’Al Qaïda ! Dans la même soirée, Khaled, un universitaire iranien, nous explique qu’il s’est enfui de son pays pour ne pas faire l’armée. Il espère obtenir un visa pour l’Angleterre. En Iran, il dit que la situation est inversée : la propagande anti-américaine est un phénomène bien réel. On parle d’occidentalisation décadente, d’un embargo qui dure depuis trop longtemps, d’intérêts occidentaux qui ont protégé pendant 20 ans les sauvageries de Saddam Hussein… Entre nous tous, le silence dure quelques instants… Est-ce dans la nature des hommes de toujours se trouver un ennemi pour exister ? En attendant, Khaled est ici clandestin. S’il se fait choper, c’est l’expulsion et la prison…
Bon alors, on va où mon Daoud ? Faut se décider. Asie, Afrique, tour de la Méditerranée, Syrie, Jordanie ensuite Égypte et on continue vers le Soudan, l’Éthiopie, le Kenya et la Tanzanie. Sinon, on peut faire Iran, Pakistan, Inde. C’est pas mal non plus. Mais il faut se décider, se renseigner pour les visas, les obtenir et partir. Dans la soirée, on écoute Maria, une Espagnole qui arrive juste d’Inde. Elle nous raconte ses aventures et nous donne envie de partir là-bas. Plus tard, on écoute David, un Français qui revient d’Asie centrale : Ouzbékistan, Tadjikistan, Kirghizstan, Pakistan et Afghanistan. Les noms qui se terminent par « stan » font peur mais lui dit que ce sont les plus merveilleux. Il évoque les villes légendaires de Samarkand, d’Ispahan, de Kaboul… Mais aussi, il donne les dernières infos : à Kaboul hier, le camion d’une organisation d’aide internationale a sauté. Trois morts. Des Français. La discussion dérape alors sur différents lieux et faits. Certains disent qu’on ne peut plus accéder au Cachemire, qu’il y a des prises d’otages. D’autres ont passé un merveilleux séjour. Qui a la vérité ? On ne peut plus se rendre au Népal. Le roi a fait assassiner tous les membres de sa famille. Ses enfants aussi. C’est la révolution. Elle serait financée par la Chine. Katmandou ! Goa ! Qui fait la fête là-bas ? Pakistan : dans les zones tribales, le circuit de la drogue est mieux organisé que celui de la nourriture pour les réfugiés… Vous allez en Afghanistan ? Ah oui ! Mais pour quoi faire ? Parce que c’est dangereux... Un voyageur japonais a été pris par des terroristes en Iraq. Le prix de sa libération n’a cessé d’augmenter. Finalement, ils l’ont exécuté… Les heures défilent. Je joue aux échecs avec Arhim, un Allemand qui attend son visa pour l’Iran. Bref, trois jours de suite que je perds contre lui. Comme toujours, je m’acharne… Une ombre passe derrière moi, une jolie ombre brune. Elle parle avec Daoud. J’essaie d’écouter. Elle s’appelle Meriem. Je suis déconcentré. Finalement je me retourne. Hum…jolie bouille… Je perds encore et toujours.
Cinq heures du matin, nous sommes sur la terrasse de l’hôtel. Le soleil se lève. C’est le début d’un nouveau rythme de vie. Lever tard le jour, coucher tôt le matin et ne rien faire entre. J’ai enfin visité la ville de nuit. J’aime les villes la nuit, les lumières. Hier soir, je suis descendue au salon pour prendre un nouveau livre et finalement, un petit groupe sortait. Je me suis jointe à eux dans la fièvre des rues animées, des bars et des boîtes. Ça change d’ambiance. Une autre ville que j’ai découverte. Et aussi pleins de gens, pleins de voyageurs. Je ne suis plus toute seule. Là, je suis avec Jin, une Coréenne qui partage ma chambre. Elle attend que l’agence de voyage lui trouve un vol pour rentrer. Elle a terminé son tour du monde. Elle avait tout payé d’avance à l’agence. Trois mois qu’elle attend ce dernier vol ! Heureusement qu’Istanbul lui plaît et les Turcs aussi... Elle m’emmène dans un petit restaurant au coin d’une rue. Nous ne sommes que toutes les deux et elle est très intime avec le mec. À la fin du repas, il me tire les cartes et me fait peur. Je préfère oublier ce qu’il m’a dit. En rentrant, je parle avec Michèle. Elle est Américaine et tente depuis plus d’un mois de rentrer en Iran pour rejoindre sa mère qui ne peut plus en sortir. Je sais que les relations avec les Etats-Unis s’enveniment chaque jour davantage. Elle a peur de ne plus revoir sa mère. Khaled a essayé de l’aider à l’ambassade mais finalement, on lui a demandé qui il était et de montrer ses papiers. C’était chaud… Je vais chercher à boire. Ce soir, on se fait un « big chiken », la version internationale d’un jeu venu de France. Ça va être la fête !
Est-ce qu’on prend un avion à Istanbul, direct pour l’Asie ? Oui je sais, on doit récupérer une lettre à Erzeroum, à 1.500 km d’ici, à l’extrémité est du pays. Ça ne nous arrange pas, à moins de rejoindre Téhéran directement et de prendre l’avion là-bas. Mais alors, il nous faut un visa de transit pour l’Iran. Est-ce qu’on peut l’avoir à la frontière ? On va demander à l’ambassade iranienne. Oui, on peut. Mais le prix de l’avion là-bas, est-ce que ce sera le même ? Et puis à Téhéran, autant tracer directement vers la frontière pakistanaise, on a sept jours, et demander un nouveau visa de transit pour le Pakistan. Est-ce qu’on peut l’avoir à la frontière ? On va demander à l’ambassade. Oui, on peut mais il faut une lettre de l’ambassade française car la sécurité n’est pas assurée dans la région du Baloutchistan où se trouve la frontière. À moins de prendre un bateau pour Bombay une fois sur les côtes de l’océan indien. On n’aura pas le temps. Arhim le tente. Il part demain. Alors nous, on fait quoi. Il faut partir ! Mais sans prendre de risque. Téméraires mais pas kamikaze. Et puis comment avoir toutes ces infos ? Pourquoi change-t-on toujours de projet ? Chaque nuit, chaque matin. En Inde, on va en Inde. Combien de temps ? On verra, trois mois, trois ans. On prend un aller simple !
Il commence par frôler mes joues puis la première lèvre. Ses doigts descendent le long de mon cou. Je les sens sur mon épaule et doucement, en me frôlant à peine, sa main disparaît sous la couette. Je me laisse aller et suis la danse de nos corps. Soupire. J’aime ce moment. Il peut durer des jours. Mais on frappe à la porte…Il me plaît en fait ce mec. Il n’est pas mal et pas trop stupide. On est bien tous les deux. Comment empêcher les émotions qu’on a avec quelqu’un ? Comment empêcher son corps d’onduler sous de douces caresses ? Comment garder ses principes quand on a de si délicieuses habitudes ? C’est dur de rester froide, de montrer de la gêne, de la distance, de la confusion. C’est dur de rester indifférente…Comment déjà, cette histoire a-t-elle commencé ? De longues discussions, de longues promenades sur les bords de la mer. Je l’observais. Je ne cessais de l’observer. Ses mains, son regard. J’ai eu envie de ses lèvres. L’attirance commence par le regard. Je devrais m’empêcher de détailler mes interlocuteurs. Je ne pourrais alors être attirée par ce que je ne peux pas voir… Je sais qu’il est avec moi pour mon exotisme. Je déteste ça. Mais de le savoir, ça me protège, du moins je le crois. Le soir, tout contre moi, pendant que je lis, il rêvasse. Puis, comme si pendant tout ce temps il pensait à moi, il me regarde et me pose des questions personnelles, me fait une remarque sur mon comportement ou un jeu de mot que je ne comprends pas. Des choses qu’on oublie plus vite que le temps passé à trouver les mots pour les dire. Mais à quoi pense-t-il ? Il essaie de me deviner. J’espère qu’il ne tombe pas amoureux…Juste quelques jours pour l’oublier… Il y a longtemps que je me suis interdit de rêver, surtout quand il n’y a pas à rêver. L’amour c’est du temps, l’attirance ne suffit pas, et du temps nous n’en avons pas. Même pas le temps de s’ennuyer, pas de frustration, pas de sentiment, pas d’échec. Juste bien avec quelqu’un un peu de temps. C’est facile à comprendre. Le temps où tout est beau et neuf. C’est ce qui me plaît, là, tout de suite. Savoir être désirable, savoir plaire, savoir choisir et partir. J’ai pris mon billet. Je suis partie. Soulagée.
Le vendredi matin, nous traversons de nouveau Istanbul pour nous rendre à l’ambassade indienne une troisième fois. La première pour connaître les papiers à fournir, la deuxième pour les donner et enfin aujourd’hui, pour récupérer notre passeport avec le visa. C’est fait, nous avons notre visa indien en poche. Il est valable à partir d’aujourd’hui pour trois mois… Différentes agences de voyage proposent des vols pour l’Inde. Nous finissons par obtenir un vol aller pour Bombay dans une semaine. Une semaine, juste le temps pour moi de rejoindre cette femme qui est partie au milieu du pays, loin dans les montagnes, en souriant quand elle m’a dit adieu. Il faut que je parte ce soir. Même pas de question à se poser. Si, savoir où elle est exactement, espérer qu’elle y est encore et s’imaginer qu’elle m’attend… Les informations m’apprennent ce soir que mon grand père, expatrié en Côte d’ivoire, devrait être rapatrié à cause des explosions de violence qui se sont déroulées à Abidjan la nuit dernière. Aussi qu’Arafat, tombé dans le coma après avoir été victime d’un attentat, est conduit en France pour être hospitalisé. L’Irak est en feu. Bush a été réélu. Il pleut des images d’une guerre sale. Sur toutes les télés du monde, il sourit. La tête me tourne. La semaine prochaine, je serai en Inde. Le bus traverse la nuit. La neige s’épaissit. Est-ce qu’elle sera là ? J’ai 26 ans aujourd’hui.
Mais, il n’a même pas eu le temps de me manquer. Il est déjà là…En ouvrant les yeux ce matin, c’est lui que j’ai vu. Je ne sais pas si je suis contente. Nous allons nous promener dans la neige, dans une vallée de Cappadoce. Si, je suis contente, mais j’aurai préféré l’attendre un peu. Pourquoi est-il si pressé ? À Kunya, nous visitons le musée de Mewlânâ Djalal-ud-Dîn Rûmî, fondateur de la confrérie des derviches tourneurs, la danse du soleil, la danse des atomes vers le centre des éléments, l’un des plus grands poètes et mystiques soufis. « Comment entrevoir le sens profond dissimulé sous la brume des mots, trouver la perle en regardant simplement la mer ? » À la sortie du Mausolée, le vent balaie les flocons dans les dernières lueurs du jour. Serrés l’un contre l’autre, nous progressons dans les petites rues désertes. Sept degrés en dessous de zéro, il fait si froid dehors, il est si chaud. Je suis bien, rassurée... Un autre bus dans la tempête se fraie, dans la nuit, un passage à travers les montagnes. Je ne suis pas la seule à avoir les yeux fixés sur le brouillard, à appréhender que le bus glisse dans un virage. Mais je finis par m’endormir blottie contre lui qui fait semblant de ne pas avoir peur…Nous arrivons au lever du jour dans la petite ville d’Ergidir au milieu des montagnes, au bord d’un lac qui porte le même nom. Nous sommes sains et saufs. Le ciel est bleu ce matin. Petit déjeuner, bon café et croissants, au chaud derrière les baies vitrées de la terrasse, dans la petite pension de famille d’Ibrahim. Nous sommes perdus au fin fond de la Turquie, en plein hiver. La chambre a une vue merveilleuse. Je suis heureuse et ça se voit…La vie est belle. Il n’y a qu’à regarder un oiseau voler, les feuilles colorées de l’automne danser avec le vent, un lac aux eaux bleues devant des montagnes enneigées. Au loin, le chant d’une femme comme une plainte enivrante au rythme de la musique orientale. Des enfants courent autour, les mamans pleurent et les hommes jouent comme de grands enfants. La vie par une autre fenêtre. Entre beauté et cruauté, entre respect et dégoût. Je suis là, avec toi, et bien plus encore. Comment oublier ces moments délicieux de folie… ? Qui nous fait si sensibles à la vie ?
Recherche projet humanitaire au Burkina Faso pour janvier 2009 English translation pending
Bonjour à tous
Je part au burkina faso en janvier 2009 avec une amie, mais je n'ai toujours pas de projet concret, je cherche une association humanitaire sérieuse .
Je suis réellement motivé pour intervenir bénévolement au burkina dans l'optique de réaliser ou de poursuivre un projet sur place ou une mission. Je m'adapterai a tout projet, construction, cours pour les enfants, lecture, animations ... je n'ai pas beaucoup d'expérience dans ces domaines mais une bonne faculté d'adaptation en général, cela serait une très belle nouvelle expérience.
Je recherche aussi dans le domaine ou j'ai le plus de compétences, l'informatique. Je peux organiser des stages d'initiation à l'informatique sur windows, la bureautique, internet, la messagerie..) Mais aussi des stages plus technique éventuellement sur l'installation la maintenance et le dépannage informatique. J'ai aussi quelque compétences en matière de développement informatique.
A bientôt dans l'attente de vos proposition. Benoit.
Je part au burkina faso en janvier 2009 avec une amie, mais je n'ai toujours pas de projet concret, je cherche une association humanitaire sérieuse .
Je suis réellement motivé pour intervenir bénévolement au burkina dans l'optique de réaliser ou de poursuivre un projet sur place ou une mission. Je m'adapterai a tout projet, construction, cours pour les enfants, lecture, animations ... je n'ai pas beaucoup d'expérience dans ces domaines mais une bonne faculté d'adaptation en général, cela serait une très belle nouvelle expérience.
Je recherche aussi dans le domaine ou j'ai le plus de compétences, l'informatique. Je peux organiser des stages d'initiation à l'informatique sur windows, la bureautique, internet, la messagerie..) Mais aussi des stages plus technique éventuellement sur l'installation la maintenance et le dépannage informatique. J'ai aussi quelque compétences en matière de développement informatique.
A bientôt dans l'attente de vos proposition. Benoit.
Circuit dans l'Ouest américain avec un tour opérateur English translation pending
🙂Je part début octobre et je voudrais en savoir un peu plus sur le circuit "Il était un fois dans l'Ouest" de LOOK VOYAGE . Hôtel, circuit, organisation, ... Merci pour vos réponses. Bisous.😛
Des vacanciers marocains agressés sur les aires d'autoroutes espagnoles (23 juillet 2009) English translation pending
Des vacanciers Marocains agressés sur les aires d’autoroutes espagnoles RABAT | Les victimes ont été attaquées par des ressortissants d’Europe de l’Est à l’arme blanche et parfois à balles réelles.
AFP | 23.07.2009 | 16:20
Des familles de Marocains résidant à l’étranger et en route pour le Maroc à l’occasion des vacances d’été sont victimes d’agressions sur les aires d’autoroutes espagnoles, selon une source associative. "Plusieurs familles de résidents marocains en Europe ont été attaquées sur les aires de repos par des ressortissants d’Europe de l’Est à l’arme blanche et parfois à balles réelles, obligeant les vacanciers à remettre leur argent et leurs affaires personnelles", a affirmé jeudi le président de la Plate-forme intercontinentale des Marocains résidant à l’étranger, Jamal Rayan. "La police espagnole ne fait rien malgré les dépôts de plaintes. Je ne sais pas si c’est par laxisme ou à cause de la barrière de la langue", a ajouté M. Rayan, qui réside aux Pays-Bas. "Nous sommes conscients de ce problème, a réagi auprès de l’AFP le ministre chargé des Marocains résidant à l’étranger (MRE), Mohamed Ameur. "Les autorités marocaines chargées de la sécurité se coordonnent avec leurs homologues en Espagne sur ce sujet", a-t-il ajouté. "Bien évidemment, a-t-il poursuivi, toutes les aires de repos en Espagne ne peuvent pas être gardées jour et nuit". Les MRE représentent 12% de la population totale du Maroc, soit environ 4 millions de personnes. Chaque année à la même époque, la grande transhumance des vacances les ramène au pays. Cet été, les autorités marocaines estiment que plus de 2, 7 millions de MRE devraient transiter dans les ports et aéroports marocains. La grande majorité d’entre eux (70%) prennent le bateau, les autres l’avion.
AFP | 23.07.2009 | 16:20
Des familles de Marocains résidant à l’étranger et en route pour le Maroc à l’occasion des vacances d’été sont victimes d’agressions sur les aires d’autoroutes espagnoles, selon une source associative. "Plusieurs familles de résidents marocains en Europe ont été attaquées sur les aires de repos par des ressortissants d’Europe de l’Est à l’arme blanche et parfois à balles réelles, obligeant les vacanciers à remettre leur argent et leurs affaires personnelles", a affirmé jeudi le président de la Plate-forme intercontinentale des Marocains résidant à l’étranger, Jamal Rayan. "La police espagnole ne fait rien malgré les dépôts de plaintes. Je ne sais pas si c’est par laxisme ou à cause de la barrière de la langue", a ajouté M. Rayan, qui réside aux Pays-Bas. "Nous sommes conscients de ce problème, a réagi auprès de l’AFP le ministre chargé des Marocains résidant à l’étranger (MRE), Mohamed Ameur. "Les autorités marocaines chargées de la sécurité se coordonnent avec leurs homologues en Espagne sur ce sujet", a-t-il ajouté. "Bien évidemment, a-t-il poursuivi, toutes les aires de repos en Espagne ne peuvent pas être gardées jour et nuit". Les MRE représentent 12% de la population totale du Maroc, soit environ 4 millions de personnes. Chaque année à la même époque, la grande transhumance des vacances les ramène au pays. Cet été, les autorités marocaines estiment que plus de 2, 7 millions de MRE devraient transiter dans les ports et aéroports marocains. La grande majorité d’entre eux (70%) prennent le bateau, les autres l’avion.
Cherche bonne école et colocataires motivés à Londres en septembre 2009 English translation pending
Salut à tous et à toutes,
Je m'appelle Lou, j'ai 20 ans, j'habite sur Paris, commercial dans le prêt-à-porter.
J'envisage de partir à Londres sérieusement en Septembre 2010 (ou Janvier) pour une durée indéterminée minimum de 6 mois pour y travailler et approfondir mon Anglais (voir étudier).
Je cherche donc une ou plusieurs personnes motivées pour faire de la collocation afin de partager les frais. Surtout être à plusieurs c'est plus plaisant, pour se motiver, s'entraider. Étant commercial je suis de nature sociable et fêtard 😛
De plus si vous avez des informations sur les démarches à faire, des secteurs qui recrutent, ou des bonnes écoles où étudier ou tout simplement vos expériences faites en moi part.
Cordialement,
Lou.
Je m'appelle Lou, j'ai 20 ans, j'habite sur Paris, commercial dans le prêt-à-porter.
J'envisage de partir à Londres sérieusement en Septembre 2010 (ou Janvier) pour une durée indéterminée minimum de 6 mois pour y travailler et approfondir mon Anglais (voir étudier).
Je cherche donc une ou plusieurs personnes motivées pour faire de la collocation afin de partager les frais. Surtout être à plusieurs c'est plus plaisant, pour se motiver, s'entraider. Étant commercial je suis de nature sociable et fêtard 😛
De plus si vous avez des informations sur les démarches à faire, des secteurs qui recrutent, ou des bonnes écoles où étudier ou tout simplement vos expériences faites en moi part.
Cordialement,
Lou.
Peut-on apprendre l'anglais à Cap Town? English translation pending
Peut-on apprendre l'anglais à cap town??
Bonjours a tous,
Je prévois de partir en Afrique du Sud à partir de nov 09. Je pars pour une période de 3 à 6 mois.
Le but de ce voyage, est d'apprendre l'anglais. Je ne suis pas billing et je veux profiter de la crise
pour réaliser ce vieux rêve (celui d'apprendre la langue). La déstination qui me correspond le mieux
pour cela est Cap Town d'après les infos que j'ai pu prendre. Je compte voyager dans les Backpackers
et autres endroits du style, m'imprégnier des gens et vivre à font. Mon problème est que je ne parle pas anglais du tout.
Même pas de vieille base. Peut être que des personnes peuvent me donner des contacts, des tuyeaux pour
prendre des cours sans etre obligé de passer par un institut (finance oblige).
Merci à vous tous
Je prévois de partir en Afrique du Sud à partir de nov 09. Je pars pour une période de 3 à 6 mois.
Le but de ce voyage, est d'apprendre l'anglais. Je ne suis pas billing et je veux profiter de la crise
pour réaliser ce vieux rêve (celui d'apprendre la langue). La déstination qui me correspond le mieux
pour cela est Cap Town d'après les infos que j'ai pu prendre. Je compte voyager dans les Backpackers
et autres endroits du style, m'imprégnier des gens et vivre à font. Mon problème est que je ne parle pas anglais du tout.
Même pas de vieille base. Peut être que des personnes peuvent me donner des contacts, des tuyeaux pour
prendre des cours sans etre obligé de passer par un institut (finance oblige).
Merci à vous tous
Adresse d'un bon ashram en Inde du Nord (ou dans les environs de Mumbai)? English translation pending
Bonjour,
J'ai 22 ans et je prévois de me rendre en Inde en début d'année prochaine, je n'ai pas encore d'itinéraire bien défini mais je resterai probablement dans le Nord, en tous cas pas en dessous de Mumbai...
Je m'intéresse beaucoup aux philosophies orientales et je rêve depuis des années d'aller étudier dans un ashram, je viens de commencer mes recherches mais il y en a tellement! Je ne sais pas trop où me renseigner... ni comment savoir quelles infos sont fiables. J'aimerais en trouver un où l'enseignement spirituel soit de très bonne qualité et qui se trouve dans un endroit peu touristique (sans être trop dangereux non plus...) Je voudrais vraiment être complètement immergée dans la culture et la philosophie indiennes et ne surtout pas me retrouver dans un lieu à but commercial fréquenté par de nombreux occidentaux.
Par ailleurs, j'aimerais aussi apprendre la médecine ayurvédique... Je me doute qu'il doit falloir plus de quelques jours ou semaines pour en maîtriser les bases mais j'aimerais profiter de ce premier séjour pour au moins un peu m'y initier... donc pareil, si vous connaissez une école sérieuse qui ne soit pas un piège à touristes, ça m'intéresse.
Donc voilà, si vous avez des expériences, conseils ou autres à me faire partager, je suis preneuse!! même s'ils ne concernent que le tourisme en Inde du Nord en général (des villes ou lieux que vous avez particulièrement aimés, des conseils de toutes sortes, bonnes adresses... ) Mon but est vraiment de découvrir le peuple indien et sa philosophie, vivre des aventures intéressantes, voir de beaux paysages et faire de belles rencontres, si possible en dehors des sentiers battus...
Merci d'avance pour votre aide! :)
J'ai 22 ans et je prévois de me rendre en Inde en début d'année prochaine, je n'ai pas encore d'itinéraire bien défini mais je resterai probablement dans le Nord, en tous cas pas en dessous de Mumbai...
Je m'intéresse beaucoup aux philosophies orientales et je rêve depuis des années d'aller étudier dans un ashram, je viens de commencer mes recherches mais il y en a tellement! Je ne sais pas trop où me renseigner... ni comment savoir quelles infos sont fiables. J'aimerais en trouver un où l'enseignement spirituel soit de très bonne qualité et qui se trouve dans un endroit peu touristique (sans être trop dangereux non plus...) Je voudrais vraiment être complètement immergée dans la culture et la philosophie indiennes et ne surtout pas me retrouver dans un lieu à but commercial fréquenté par de nombreux occidentaux.
Par ailleurs, j'aimerais aussi apprendre la médecine ayurvédique... Je me doute qu'il doit falloir plus de quelques jours ou semaines pour en maîtriser les bases mais j'aimerais profiter de ce premier séjour pour au moins un peu m'y initier... donc pareil, si vous connaissez une école sérieuse qui ne soit pas un piège à touristes, ça m'intéresse.
Donc voilà, si vous avez des expériences, conseils ou autres à me faire partager, je suis preneuse!! même s'ils ne concernent que le tourisme en Inde du Nord en général (des villes ou lieux que vous avez particulièrement aimés, des conseils de toutes sortes, bonnes adresses... ) Mon but est vraiment de découvrir le peuple indien et sa philosophie, vivre des aventures intéressantes, voir de beaux paysages et faire de belles rencontres, si possible en dehors des sentiers battus...
Merci d'avance pour votre aide! :)
Vos avis sur 747 KLM entre Amsterdam et Los Angeles English translation pending
Tours les précisisons que vous pourrez apporter seront les bienvenues...
Madagascar: séjour itinérant au Nord-Est entre Tamatave et Diego Suarez English translation pending
Salut à tous,
Je souhaiterais avoir vos avis et conseils éclairés sur un itinéraire de 25 jours dans le Nord Est de l’ile.
Nous partons à 3 de Saint-Denis à la Réunion entre le 15 juillet et le 8 aout 2009 (dates non bloquées). Nous sommes âgées de 24 à 29 ans donc sac à dos et budget limité (malgré l’envie et le programme envisagé…) avec objectifs découverte/rando/nature
A priori, on a prévu les déplacements en Taxibrousse et/ou 4x4 selon le terrain et randonnées pédestre. Voici l’itinéraire « envisagé »en faisant les étapes suivantes:
* 1er jour: Tamatave puis transfert en avion vers Maroantsetra ou en 4x4 si piste accessible en cette période (3 jours de route) ??? * 2 à 6ieme jour: Maroantsetra, baie d'antongil et Nosy Mangabe, parc marin… * 7 à 12ieme jour: Maroansetra/Cap Est/Antalaha en randonnées à travers le Parc de Masoala * 13ieme jour: Antalaha - Sambava * 14ieme jour: Sambava/Parc de Marojejy/Sambava * 15ieme jour: Sambava - Vohemar - Daraina * 16ieme jour: Daraina - Ankarana * 17ieme jour: Parc de l'Ankarana, visite en entrant par l'entrée Est * 18 au 24ieme jour: Montagne d'Ambre/mer d'émeraude/3 baies/tsingy rouges de l'irodo/Diego avec + ou – 3 jours sur le planning global si 4x4 entre Tamatave et Maroansetra * 25ieme jour: départ de Diego pour retour à l'Ile de la Réunion
Du coup on a quelques questions (non exhaustif…) : - Cet itinéraire est-il faisable à cette époque de l’année (problème d’accès et période où il pleut à Maroantsetra ?) ? - A part dans les parcs nationaux, notamment pour la péninsule de Masoala, besoin d’un guide ? - Si oui, le(s)quel(s) vous nous conseillez ? - Si vol interne entre Tamatave et Maroantsetra, la correspondance est-elle gérable rapidement ? ou alors en taxibrousse/4x4, mais quel est l’état actuel de la piste entre Soanierana et Maroantsetra ? - La traversée du Parc de Masoala : Maroantsetra – Cap Est – Antalaha se gère en combien de temps pour de bons marcheurs ? - Et puis si vous avez des conseils, astuces et adresses (hébergement, guides…) pour cet itinéraire, on est preneur… 🙂
Merci,
Ben
Je souhaiterais avoir vos avis et conseils éclairés sur un itinéraire de 25 jours dans le Nord Est de l’ile.
Nous partons à 3 de Saint-Denis à la Réunion entre le 15 juillet et le 8 aout 2009 (dates non bloquées). Nous sommes âgées de 24 à 29 ans donc sac à dos et budget limité (malgré l’envie et le programme envisagé…) avec objectifs découverte/rando/nature
A priori, on a prévu les déplacements en Taxibrousse et/ou 4x4 selon le terrain et randonnées pédestre. Voici l’itinéraire « envisagé »en faisant les étapes suivantes:
* 1er jour: Tamatave puis transfert en avion vers Maroantsetra ou en 4x4 si piste accessible en cette période (3 jours de route) ??? * 2 à 6ieme jour: Maroantsetra, baie d'antongil et Nosy Mangabe, parc marin… * 7 à 12ieme jour: Maroansetra/Cap Est/Antalaha en randonnées à travers le Parc de Masoala * 13ieme jour: Antalaha - Sambava * 14ieme jour: Sambava/Parc de Marojejy/Sambava * 15ieme jour: Sambava - Vohemar - Daraina * 16ieme jour: Daraina - Ankarana * 17ieme jour: Parc de l'Ankarana, visite en entrant par l'entrée Est * 18 au 24ieme jour: Montagne d'Ambre/mer d'émeraude/3 baies/tsingy rouges de l'irodo/Diego avec + ou – 3 jours sur le planning global si 4x4 entre Tamatave et Maroansetra * 25ieme jour: départ de Diego pour retour à l'Ile de la Réunion
Du coup on a quelques questions (non exhaustif…) : - Cet itinéraire est-il faisable à cette époque de l’année (problème d’accès et période où il pleut à Maroantsetra ?) ? - A part dans les parcs nationaux, notamment pour la péninsule de Masoala, besoin d’un guide ? - Si oui, le(s)quel(s) vous nous conseillez ? - Si vol interne entre Tamatave et Maroantsetra, la correspondance est-elle gérable rapidement ? ou alors en taxibrousse/4x4, mais quel est l’état actuel de la piste entre Soanierana et Maroantsetra ? - La traversée du Parc de Masoala : Maroantsetra – Cap Est – Antalaha se gère en combien de temps pour de bons marcheurs ? - Et puis si vous avez des conseils, astuces et adresses (hébergement, guides…) pour cet itinéraire, on est preneur… 🙂
Merci,
Ben
Cherche à faire de l'humanitaire en été 2009 English translation pending
je cherche à faire de l'humanitaire dans n'importe quel domaine cet été
mais mes recherches n'ont pas encore abouties... malheureusement
quelqu'un pourrait me renseigner sur des associations qui œuvrent au moyen-orient ou en asie ?
j'attends vos réponses avec impatience
mais mes recherches n'ont pas encore abouties... malheureusement
quelqu'un pourrait me renseigner sur des associations qui œuvrent au moyen-orient ou en asie ?
j'attends vos réponses avec impatience
Les plus belles plages d'Indonésie: sondage English translation pending
Petit sondage express pour recueillir l'avis des voyageurs qui, comme moi, fuient les hordes de touristes et veulent trouver des coins encore sauvages, une nature encore preservee mais qui aime bien son confort quotidien tout de meme.
Ou y a-t-il encore des paysages grandioses qui m'impressionnent et qui sortent de la carte postale rebattue : confetti, sable blanc, cocotiers. L'Indonesie est riche.
Alors, a votre avis, les plus belles plages d'Indonesie sont ?
And the winner is ????
Tour des capitales d'Europe English translation pending
Bonjour,
voilà, l'année prochaine soit l'été ou l'automne 2010, je compte partir un mois et faire un tour des Capitales d'Europe. J'aimerais connaître votre avis sur les villes que je voudrais faire ainsi que la durée que vous conseillerez de rester: Donc voila mon programme provisoire des villes que je souhaiterais visiter: Amsterdam Copenhague Helsinki Varsovie Berlin Vienne Athènes Zagreb Rome
Pensez vous que c'est possible en un mois? Merci d'avance pour vos réponses
voilà, l'année prochaine soit l'été ou l'automne 2010, je compte partir un mois et faire un tour des Capitales d'Europe. J'aimerais connaître votre avis sur les villes que je voudrais faire ainsi que la durée que vous conseillerez de rester: Donc voila mon programme provisoire des villes que je souhaiterais visiter: Amsterdam Copenhague Helsinki Varsovie Berlin Vienne Athènes Zagreb Rome
Pensez vous que c'est possible en un mois? Merci d'avance pour vos réponses
Aller au Botswana depuis la Namibie ou l'Afrique du Sud? English translation pending
Bonjour,
Qui pourrait me donner des informations pour faire le meilleur choix de point de vue financier et du point de vue de la durée du transfert par la route entre :
- une location de 4X4 à Windoek en Namibie pour rejoindre le Botswana (sachant que je ne "voyagerai" pas en Namibie où j'ai déjà passé un mois);
- une location de 4X4 à Johannesburg pour rejoindre également le Botswana au plus court.
Je sais que le billet d'avion pour Johannesburg est moins cher, la location 4x4 aussi je crois, donc ce qui manque surtout c'est une idée de la durée du transfert entre ces deux villes et le Botswana.
Dans les deux cas l'essentiel du voyage sera le Botswana, plutôt le nord et ses réserves, pour une durée d'un mois environ.
Merci pour ces infos.
mpec
A330-200 Kingfisher pour le vol Londres-Mumbai English translation pending
Bonjour,
Je viens d'acheter un billet Londres-Mumbai avec Kingfisher. Le vol sera effectué par un A330-200. Quelqu'un peut-il m'indiquer une bonne place en éco ?
Merci :-)
bs@benoit-salvi.com
Je viens d'acheter un billet Londres-Mumbai avec Kingfisher. Le vol sera effectué par un A330-200. Quelqu'un peut-il m'indiquer une bonne place en éco ?
Merci :-)
bs@benoit-salvi.com
La Première d'Air France English translation pending
Bonjour à tous!
Je suis optimiste et je créé ce nouveau topic en me disant que dorénavant La Première et la Classe Affaires allaient être deux produits différents.
Première info, la sélection pour le recrutement des PNC dédiés à La Première est lancée depuis le 22 juin, elle s'étalera jusqu'au 20 août. Les stages de formation suivront très rapidement. A suivre...
Je suis optimiste et je créé ce nouveau topic en me disant que dorénavant La Première et la Classe Affaires allaient être deux produits différents.
Première info, la sélection pour le recrutement des PNC dédiés à La Première est lancée depuis le 22 juin, elle s'étalera jusqu'au 20 août. Les stages de formation suivront très rapidement. A suivre...
Meilleure compagnie aérienne pour un vol low cost Paris-Tunis? English translation pending
Bonjour,
nous sommes une famille de trois personnes dont un enfant de 10 ans et nous nous rendons à Tunis le 24 octobre pour trois semaines. Nous souhaitons prendre un vol de PAris ou de Bruxelles. Les deux sont possible et je cherche présentement un low cost mais je ne trouve pas. Nous sommes canadiens et séjournerons en Europe les 6 prochains mois.
ce serait gentil de nous aider si vous avez quelques tuyaux.
Danielle
Danielle
Hôtel Riu Karamboa au Cap Vert English translation pending
Je serai au Riu Karamboa au Cap vert en septembre prochain, je n'ai pas trouvé d'informations sur cet hôtel qui a ouvert très récemment. Qui pourrait me donner ses impressions générales, site, chambre, animations, environnement.😉
Les plus belles définitions sur un pays vues sur VF! English translation pending
Pour faire contre pois , aux perles sur Vf .😉. j'ai trouver des définitions extraordinaire sur un pays ou un endroit .
j'espère que la personne ne m'en veut pas de la citer ..la thailande (( profites bien de ce pays qui laisse un goût de revenez))
par mademoiselle . Cil92
a vous ..........
j'espère que la personne ne m'en veut pas de la citer ..la thailande (( profites bien de ce pays qui laisse un goût de revenez))
par mademoiselle . Cil92
a vous ..........
Avis sur planning de trois semaines à Madagascar? English translation pending
Bonjour,
Nous partons à Mada en Juillet. Nous attérissons et décollons de Nosy Be et nous voudrions pas mal bouger dans le nord. Nous avons pensé à ce planning: - Jour 1: Arrivée à Nosy Be - Jour 2 à 4: Trajet Nosy Be / Sainte-Marie via Tana et Tamatave (Taxi brousse et bateau). - Jour 5 à 8: Sainte Marie (plongée, baleine, circuit VTT, ...) - Jour 9: Sainte Marie - Maroantsetra (Bateau - Taxi brousse)) - Jour 10 - Jour 12: Maroantsetra - Antalaha (randonnée) - Jour 13 à 14: Trajet Antalaha - Diego Suarez (Taxi Brousse ?) - Jour 15: Diego Suarez (visite) - Jour 16 à 18: Trajet Diego Suarez / Nosy Be (Taxi brousse ?) - Jour 19 à 21: Nosy Be (Plongée, visite des iles, ...)
Nous nous rendons compte que c'est peut être un peu optimiste mais nous voudrions vraiment aller à Sainte Marie... - -> Pensez-vous que ce trajet est tout de même faisable?
Merci d'avance pour votre aide,
Stéphanie et Antoine.
Nous partons à Mada en Juillet. Nous attérissons et décollons de Nosy Be et nous voudrions pas mal bouger dans le nord. Nous avons pensé à ce planning: - Jour 1: Arrivée à Nosy Be - Jour 2 à 4: Trajet Nosy Be / Sainte-Marie via Tana et Tamatave (Taxi brousse et bateau). - Jour 5 à 8: Sainte Marie (plongée, baleine, circuit VTT, ...) - Jour 9: Sainte Marie - Maroantsetra (Bateau - Taxi brousse)) - Jour 10 - Jour 12: Maroantsetra - Antalaha (randonnée) - Jour 13 à 14: Trajet Antalaha - Diego Suarez (Taxi Brousse ?) - Jour 15: Diego Suarez (visite) - Jour 16 à 18: Trajet Diego Suarez / Nosy Be (Taxi brousse ?) - Jour 19 à 21: Nosy Be (Plongée, visite des iles, ...)
Nous nous rendons compte que c'est peut être un peu optimiste mais nous voudrions vraiment aller à Sainte Marie... - -> Pensez-vous que ce trajet est tout de même faisable?
Merci d'avance pour votre aide,
Stéphanie et Antoine.
Avis sur mon projet en Argentine du 19 décembre au 16 janvier 2010 English translation pending
Bonjour à tous,
J'envisage avec mon amie de faire un périple en Argentine du 19 Décembre au 16 Janvier et avoir votre avis sur notre projet, vaut-il mieux annuler certaines destinations pour en privilégier d’autres et de me conseiller sur le moyen de transport le plus approprié (coût/temps/sécurité) . Bien sur on veut admirer les paysages mais il n’en demeure pas moins que nous voulons également connaître les habitants dans leur quotidien.
Pour l'hébergement nous aurons le petit guide malin qui va bien. Mon amie parle espagnole et moi-même les bases d'anglais.
C’est la première fois que nous abordons le continent américain et je ne vous cache pas que ce continent nous impressionne par sa superficie d‘où les longs trajets.
Arrivé Buenos aires Passer à Bahia Blanca, puis l'embouchure du Rio negro, puis Puerto Madryn et la pénisule Valdès pour y voir les baleines, les pingouins et autres sympathiques animaux et oiseaux. De là, continuer à descendre via Comodoro, une halte peut-être à la réserve de Puerto deseado, puis arriver à Rio Gallegos pour arriver à Ushaia, balade sur le canal beagle et à l'isla Navarino. Ensuite, je voudrais voir ( avant qu'ils fondent) les glaciers qui se jettent dans le Lago Argentino, le plus célèbre est le Moreno, un peu plus loin ( moins de monde ?) leViedma. Je ne crois pas avoir une forme physique suffisante pour aller jusqu'au Fritz Roy, mais nous pourrons peut-être voir ces magnifiques montagnes de loin.Continuer à remonter en passant par Boariloche et traverser le haut de la Patagonie par la route 23 qui arrive à San Antonio et revenir à Buenos Aires; 4 semaines pour aller voir tout ça ! Et puis, pour le budget nous comptons 2500/ 3000 euros avec l' avion Paris - Buenos Aires par personne est-ce raisonnable Je vous remercie d'avance de vos conseils
Arrivé Buenos aires Passer à Bahia Blanca, puis l'embouchure du Rio negro, puis Puerto Madryn et la pénisule Valdès pour y voir les baleines, les pingouins et autres sympathiques animaux et oiseaux. De là, continuer à descendre via Comodoro, une halte peut-être à la réserve de Puerto deseado, puis arriver à Rio Gallegos pour arriver à Ushaia, balade sur le canal beagle et à l'isla Navarino. Ensuite, je voudrais voir ( avant qu'ils fondent) les glaciers qui se jettent dans le Lago Argentino, le plus célèbre est le Moreno, un peu plus loin ( moins de monde ?) leViedma. Je ne crois pas avoir une forme physique suffisante pour aller jusqu'au Fritz Roy, mais nous pourrons peut-être voir ces magnifiques montagnes de loin.Continuer à remonter en passant par Boariloche et traverser le haut de la Patagonie par la route 23 qui arrive à San Antonio et revenir à Buenos Aires; 4 semaines pour aller voir tout ça ! Et puis, pour le budget nous comptons 2500/ 3000 euros avec l' avion Paris - Buenos Aires par personne est-ce raisonnable Je vous remercie d'avance de vos conseils
Itinéraire de trois semaines en Chine English translation pending
Bonjour à tous,
Nous partons pour la Chine 3 semaines dès fin juillet et nous avons mis au point un itinéraire (merci voyageforum, LP et les cartes 🙂 ) Ce que je souhaiterai savoir c'est si le parcours que nous comptons faire est réalisable (aux vues des distances, de la chaleur, des transports etc.), sachant que nous sommes deux en sac à dos, et les billets d'avion sont arrivée et départ de Pékin.
J1 à 3 : Pékin J4 : PingYao / TaiYuan J5 & 6 : Xi'An J7 : YuanYang J8 : Guilin J9 : Ping'An J10 : YangShuo J11 : YangShuo / Shenzhen J12 & 13 : Hong Kong J14 à 16 : Shanghai J17 à 19 : Pékin (Datong et une journée de marge si on prend du retard 😛 )
Nous hésitons à faire sauter une ville (Shanghai ?) pour rester plus longtemps dans les terres vers YuanYang et les rizières en terrasse (Ping'An & Yangshuo). Que nous conseillez-vous ?
Merci d'avance pour votre aide et vos commentaires, Julie
Nous partons pour la Chine 3 semaines dès fin juillet et nous avons mis au point un itinéraire (merci voyageforum, LP et les cartes 🙂 ) Ce que je souhaiterai savoir c'est si le parcours que nous comptons faire est réalisable (aux vues des distances, de la chaleur, des transports etc.), sachant que nous sommes deux en sac à dos, et les billets d'avion sont arrivée et départ de Pékin.
J1 à 3 : Pékin J4 : PingYao / TaiYuan J5 & 6 : Xi'An J7 : YuanYang J8 : Guilin J9 : Ping'An J10 : YangShuo J11 : YangShuo / Shenzhen J12 & 13 : Hong Kong J14 à 16 : Shanghai J17 à 19 : Pékin (Datong et une journée de marge si on prend du retard 😛 )
Nous hésitons à faire sauter une ville (Shanghai ?) pour rester plus longtemps dans les terres vers YuanYang et les rizières en terrasse (Ping'An & Yangshuo). Que nous conseillez-vous ?
Merci d'avance pour votre aide et vos commentaires, Julie
Itinéraire de cinq semaines au Mexique et au Guatemala English translation pending
Bonjour amis voyageurs venus du monde entier.
Je me permets de lancer une nouvelle discution car je viens de finir un premier itinéraire pour 5 semaines au Mexique et au Guatemala. Du coup j'aurai voulu avoir voulu vos avis sur ces questions : * est ce possible de le faire en 5 semaines sans trop courir ? * quels sont les sites/choses/ activités à faire/voir pendant les étapes de mon itinéraire ? * enfin quel budget prévoir ?
D'avance je vous remercie pour votre aide et tous les petits conseils et astuces que vous pourrez me donner.
Voici mon itinéraire :· Mexico : Téotihuacan, visite de la ville, Zocolo, Notre Dame de Guateloupe => que faire de plus et ne pas rater ? · Puebla : que voir ? · Oaxaca : que voir ? · San Cristobal de Las Casas : à ne pas louper ? · Volcan Tajumulco – Xela - ascension de deux jours avec levé de soleil · Lac Attitlan – visite des petits village autour et parapente - ballade de Santa cruz à San marco · Chichicastelnango : visite du marché, cimetière et des rites culturels (très tôt le matin donc y dormir la veille) · Antigua et volcan Pacaya – ascension prêt de la lave à faire en fin d’après midi – faire levé de soleil à San Marcos à droite de la plage. · Guatemala City : quels monuments / quartiers y voir ? · Visite de Semuc Champey (baignade dans les lacs + mirador pour la vue) et des grottes de Lanquin (spéléo à la bougie et descente dans chambres à air de pick up) + dégustation de chocolat. · Flores / el Remate / Tikal · Sayaxché : que y faire ? · Yaxchilan : visite du site archéologique · Palenque / Agual Azul / Misol Ha · Campeche : s’y arrêter ? · Merida / Valladolid et Ek Balem · Chichen Itza : faut-il le coup si je visite Yaxchilan, Ek Balam et Palenque ? Cancun / Playa Del Carmen / Isla Holbox · Tulum : visite des ruines et plage · Retour sur Mexico en avionVoili voilou ... encore merci d'avance.
A bientôt
Je me permets de lancer une nouvelle discution car je viens de finir un premier itinéraire pour 5 semaines au Mexique et au Guatemala. Du coup j'aurai voulu avoir voulu vos avis sur ces questions : * est ce possible de le faire en 5 semaines sans trop courir ? * quels sont les sites/choses/ activités à faire/voir pendant les étapes de mon itinéraire ? * enfin quel budget prévoir ?
D'avance je vous remercie pour votre aide et tous les petits conseils et astuces que vous pourrez me donner.
Voici mon itinéraire :· Mexico : Téotihuacan, visite de la ville, Zocolo, Notre Dame de Guateloupe => que faire de plus et ne pas rater ? · Puebla : que voir ? · Oaxaca : que voir ? · San Cristobal de Las Casas : à ne pas louper ? · Volcan Tajumulco – Xela - ascension de deux jours avec levé de soleil · Lac Attitlan – visite des petits village autour et parapente - ballade de Santa cruz à San marco · Chichicastelnango : visite du marché, cimetière et des rites culturels (très tôt le matin donc y dormir la veille) · Antigua et volcan Pacaya – ascension prêt de la lave à faire en fin d’après midi – faire levé de soleil à San Marcos à droite de la plage. · Guatemala City : quels monuments / quartiers y voir ? · Visite de Semuc Champey (baignade dans les lacs + mirador pour la vue) et des grottes de Lanquin (spéléo à la bougie et descente dans chambres à air de pick up) + dégustation de chocolat. · Flores / el Remate / Tikal · Sayaxché : que y faire ? · Yaxchilan : visite du site archéologique · Palenque / Agual Azul / Misol Ha · Campeche : s’y arrêter ? · Merida / Valladolid et Ek Balem · Chichen Itza : faut-il le coup si je visite Yaxchilan, Ek Balam et Palenque ? Cancun / Playa Del Carmen / Isla Holbox · Tulum : visite des ruines et plage · Retour sur Mexico en avionVoili voilou ... encore merci d'avance.
A bientôt
Comment organiser son voyage à Las Vegas? English translation pending
Bonjour a tous,
Nouvelle sur ce forum, je viens vers vous pour quelques renseignement Mon mari et moi avons décidé de partir a las vegas l'été prochain Nous souhaiterons partir 1 semaine, jai donc regardé un peu les sejours tout compris(enfin avec le vol ) proposé sur internet pour me donner une idée de prix avec un hotel assez beau (bellagio, venetian..) Par contre en lisant un peu les discutions je vois beaucoup de personne reserver directement sur le site de l'hotel et prendre l'avion seul Est ce vraiment moins cher ? sachant que j'habite pres de marseille et qu'il me faudra donc la navette marseille / paris, non ? Par contre nous sommes vraiment nul en anglais, est ce que ça va nous poser d'enormes probleme, je pense que oui
Merci a tous pour vos reponses et n'hesitez pas je prends tous les conseils
Nouvelle sur ce forum, je viens vers vous pour quelques renseignement Mon mari et moi avons décidé de partir a las vegas l'été prochain Nous souhaiterons partir 1 semaine, jai donc regardé un peu les sejours tout compris(enfin avec le vol ) proposé sur internet pour me donner une idée de prix avec un hotel assez beau (bellagio, venetian..) Par contre en lisant un peu les discutions je vois beaucoup de personne reserver directement sur le site de l'hotel et prendre l'avion seul Est ce vraiment moins cher ? sachant que j'habite pres de marseille et qu'il me faudra donc la navette marseille / paris, non ? Par contre nous sommes vraiment nul en anglais, est ce que ça va nous poser d'enormes probleme, je pense que oui
Merci a tous pour vos reponses et n'hesitez pas je prends tous les conseils
Retour de trois mois à Madagascar (janvier-mars 2009) English translation pending
Retour de Mada
Un peu décallé car le voyage de 3 mois a eu lieu de Janvier à Mars. Mais une partie de moi vit encore avec les critères de temps valable sur la grande île, d’où le retard. C’était mon deuxième voyage , l’an dernier nous avions sillonné le pays avec une vieille 4L que l’on avait acheté avec un copain. Cette année, autre façon de voyager : en solo et moyens de locomotions locaux. Mon itinéraire : - Arrivée Nosy Bé avec la Corsair. Quelques jours sur l’île et coup de cœur pour Nosy Komba, petit îlot à la végétation luxuriante, sans routes, sans voitures… - Bateau puis taxi brousse pour Tana, deux jours de voyage. - Quelques jours à Tana et visite des collines sacrées alentour. Je pars à Vatomandry le jour de l’ultimatum de Tgv contre Ra8 sans imaginer quelle serait la suite. - Une semaine à Vatomandry , petite ville tranquille et agréable pour profiter de la mer et manger du poisson. - Taxi brousse pour Manoro dans l’idée de trouver un bateau allant sur Mananjary par le canal des Pangalanes. Je trouve un chaland transportant riz et sel, 5 jours de navigation cool, allongé sur les sacs à rêver et regarder les paysages et villages magnifiques et parfois à pousser le bateau quand le canal est ensablé. Le soir on couchait chez l’habitant, à midi la femme du patron nous faisait la popote. - Quelques jours à Mananjary puis Manakara. Je suis surpris de voir un jour tous les gens courir avec plein de bouteilles d’huile dans les bras. J’apprends plus tard qu’ils ont dévalisé les entrepôts du président. Puis train pour Fianar. Départ à 7h le matin, arrivée à 2h du mat le lendemain pour faire je crois 200 kms. Il faut dire que le train était anormalement chargé et la vieille loco n’a pas pu monter la côte. Les roues et l’embrayage patinaient dans les rampes si bien que le chauffeur a fini par dételer les wagons voyageurs situés à la fin du train et amener les marchandises à Fiana avant de venir nous rechercher! Malgré les aléas et la promiscuité de la seconde classe que j’avais délibérément choisi pour être prés des gens et dans leurs conditions, ce voyage est un must que je recommande à tous. - A Fianar l’ambiance est tendue, grève générale, commerces fermés, militaires partout. Beaucoup de voyageurs de rencontre disent qu’il faut quitter le pays pendant qu’il est temps, risque de guerre civile, plus d’avions. Je prefere rester, en évitant les grandes villes et en me mettant au vert dans la brousse. - Je fais 4 jours de randonnée à pied dans le massif de l’Andringintra, plus haut sommet de l’île accessible (2658m). Pour rejoindre le départ nous prenons une vieille 404 bachée, à 25 dedans sans compter les poules! Voyage épique et paysages superbes le long de rizières et des villages traditionnels, ascension du pic Boby, sur lequel nous prenons les reste d’un cyclone avec des vents de 150 km/h. Impressionnant, ainsi que la nuit dans le refuge à 2000 metres d’altitude ou nous ne dormons pas de la nuit tellement il fait froid et où nous nous réchauffons autour d’un grand feu. - Je continue la route vers le sud en taxi brousse. Tuléar. Un mois et demi de voyage. La situation est toujours insurrectionnelle, couvre feu le soir (très théorique en province). Tana étant toujours à éviter et ne voulant pas refaire la même route je prefere prendre mon temps, je trouve une pirogue vézo à Manguily (Ifaty) qui peut m’emmener à Morondava. Environ 6 jours de voyage prévus, nous en mettrons 9. Mais là encore que du rêve. Sur les eaux turquoise du lagon, à manger des langoustes, tortues de mer et moult poissons, en couchant sur la plage autour d’un feu, à plonger dans les coraux avec un simple tuba… - Nous faisons halte à Bélo sur mer, qui vient d’etre ravagé par un cyclone, dans l’église à moitié détruite, sans toit, les gens continuent à prier et aller à la messe comme si de rien n’était. - Morondava, plus un touriste, les hotels au trois quarts fermés, c’est la crise… la célèbre allée des baobabs , magique au couché de soleil. - Reprise du taxi brousse pour Antsirabé et sa fraîcheur après un mois de chaleur et soleil extrême (mais ou est-elle donc cette saison des pluies que certains redoutent? Pour Janvier et Fevrier, j’ai tenu mes comptes, ça donne 45 jours de soleil, 6 jours de pluie, et 8 jours variables.) - Une petite anecdote à Antsirabé pour montrer dans quel climat la population vit les événements: je déambule dans un marché, tout à coup sans raison apparente je vois les gens courir partout, les vendeurs ramasser à la va-vite leurs affaires, je ne sais pas ce qu’il faut faire ni quelle conduite tenir, puis tout ce calme. En fait j’apprends plus tard que c’est l’éclatement d’un pneu de pousse pousse qui créa ce mouvement de panique! - Apres une journée de VTT assez physique pour le sympathique lac Tritriva puis quelques jours de fraîcheur et de temps pluvieux (eh, oui tout arrive!) j’ai à nouveau envie de soleil et comme mon avion doit repartir en principe de Nosy Bé je décide de repartir sur le Nord pour Diégo. Deux nouvelles journées de taxi brousse, il reste toujours un écueil sur cette route vers Port Bérgé, j’ai d’ailleurs une amie qui y est restée en rade une journée entiere à attendre que la piste sèche, mais pour moi ça a été, juste pousser un peu. - A Diégo , la ville est très calme, pas d’évenements. Je pars à Ramena, je fais à pied la très agréable randonnées des 3 baies, et encore un peu de bateau. C’est là que j’apprends la destitution du président. Je serais arrivé sur l’île au début des problèmes et j’ai l’impression de repartir à la fin, même si ça semble ne pas etre encore fini. Au cours des conversations avec les gazy, je n’ai jamais eu un avis favorable sur l‘ancien, puisse le nouveau ne pas rentrer dans les mêmes travers. - Je repars prendre mon avion à Nosybé, celui-ci n’existe plus, et la Corsair m’emmene à Tana puis à la Réunion pour retrouver la France. Je ne fais pas de bilan, vous imaginez qu’il est positif à 100 pour 100. Mon budget pour 3 mois sur place a été de 2000euros, soit 700 par mois. Sans me priver, avec quelques bons restos de temps en temps, des rencontres, des sorties, des souvenirs mémorables, sans jamais aucun sentiment d’insécurité ni d’agressivité, même en ces temps troublés.
Un peu décallé car le voyage de 3 mois a eu lieu de Janvier à Mars. Mais une partie de moi vit encore avec les critères de temps valable sur la grande île, d’où le retard. C’était mon deuxième voyage , l’an dernier nous avions sillonné le pays avec une vieille 4L que l’on avait acheté avec un copain. Cette année, autre façon de voyager : en solo et moyens de locomotions locaux. Mon itinéraire : - Arrivée Nosy Bé avec la Corsair. Quelques jours sur l’île et coup de cœur pour Nosy Komba, petit îlot à la végétation luxuriante, sans routes, sans voitures… - Bateau puis taxi brousse pour Tana, deux jours de voyage. - Quelques jours à Tana et visite des collines sacrées alentour. Je pars à Vatomandry le jour de l’ultimatum de Tgv contre Ra8 sans imaginer quelle serait la suite. - Une semaine à Vatomandry , petite ville tranquille et agréable pour profiter de la mer et manger du poisson. - Taxi brousse pour Manoro dans l’idée de trouver un bateau allant sur Mananjary par le canal des Pangalanes. Je trouve un chaland transportant riz et sel, 5 jours de navigation cool, allongé sur les sacs à rêver et regarder les paysages et villages magnifiques et parfois à pousser le bateau quand le canal est ensablé. Le soir on couchait chez l’habitant, à midi la femme du patron nous faisait la popote. - Quelques jours à Mananjary puis Manakara. Je suis surpris de voir un jour tous les gens courir avec plein de bouteilles d’huile dans les bras. J’apprends plus tard qu’ils ont dévalisé les entrepôts du président. Puis train pour Fianar. Départ à 7h le matin, arrivée à 2h du mat le lendemain pour faire je crois 200 kms. Il faut dire que le train était anormalement chargé et la vieille loco n’a pas pu monter la côte. Les roues et l’embrayage patinaient dans les rampes si bien que le chauffeur a fini par dételer les wagons voyageurs situés à la fin du train et amener les marchandises à Fiana avant de venir nous rechercher! Malgré les aléas et la promiscuité de la seconde classe que j’avais délibérément choisi pour être prés des gens et dans leurs conditions, ce voyage est un must que je recommande à tous. - A Fianar l’ambiance est tendue, grève générale, commerces fermés, militaires partout. Beaucoup de voyageurs de rencontre disent qu’il faut quitter le pays pendant qu’il est temps, risque de guerre civile, plus d’avions. Je prefere rester, en évitant les grandes villes et en me mettant au vert dans la brousse. - Je fais 4 jours de randonnée à pied dans le massif de l’Andringintra, plus haut sommet de l’île accessible (2658m). Pour rejoindre le départ nous prenons une vieille 404 bachée, à 25 dedans sans compter les poules! Voyage épique et paysages superbes le long de rizières et des villages traditionnels, ascension du pic Boby, sur lequel nous prenons les reste d’un cyclone avec des vents de 150 km/h. Impressionnant, ainsi que la nuit dans le refuge à 2000 metres d’altitude ou nous ne dormons pas de la nuit tellement il fait froid et où nous nous réchauffons autour d’un grand feu. - Je continue la route vers le sud en taxi brousse. Tuléar. Un mois et demi de voyage. La situation est toujours insurrectionnelle, couvre feu le soir (très théorique en province). Tana étant toujours à éviter et ne voulant pas refaire la même route je prefere prendre mon temps, je trouve une pirogue vézo à Manguily (Ifaty) qui peut m’emmener à Morondava. Environ 6 jours de voyage prévus, nous en mettrons 9. Mais là encore que du rêve. Sur les eaux turquoise du lagon, à manger des langoustes, tortues de mer et moult poissons, en couchant sur la plage autour d’un feu, à plonger dans les coraux avec un simple tuba… - Nous faisons halte à Bélo sur mer, qui vient d’etre ravagé par un cyclone, dans l’église à moitié détruite, sans toit, les gens continuent à prier et aller à la messe comme si de rien n’était. - Morondava, plus un touriste, les hotels au trois quarts fermés, c’est la crise… la célèbre allée des baobabs , magique au couché de soleil. - Reprise du taxi brousse pour Antsirabé et sa fraîcheur après un mois de chaleur et soleil extrême (mais ou est-elle donc cette saison des pluies que certains redoutent? Pour Janvier et Fevrier, j’ai tenu mes comptes, ça donne 45 jours de soleil, 6 jours de pluie, et 8 jours variables.) - Une petite anecdote à Antsirabé pour montrer dans quel climat la population vit les événements: je déambule dans un marché, tout à coup sans raison apparente je vois les gens courir partout, les vendeurs ramasser à la va-vite leurs affaires, je ne sais pas ce qu’il faut faire ni quelle conduite tenir, puis tout ce calme. En fait j’apprends plus tard que c’est l’éclatement d’un pneu de pousse pousse qui créa ce mouvement de panique! - Apres une journée de VTT assez physique pour le sympathique lac Tritriva puis quelques jours de fraîcheur et de temps pluvieux (eh, oui tout arrive!) j’ai à nouveau envie de soleil et comme mon avion doit repartir en principe de Nosy Bé je décide de repartir sur le Nord pour Diégo. Deux nouvelles journées de taxi brousse, il reste toujours un écueil sur cette route vers Port Bérgé, j’ai d’ailleurs une amie qui y est restée en rade une journée entiere à attendre que la piste sèche, mais pour moi ça a été, juste pousser un peu. - A Diégo , la ville est très calme, pas d’évenements. Je pars à Ramena, je fais à pied la très agréable randonnées des 3 baies, et encore un peu de bateau. C’est là que j’apprends la destitution du président. Je serais arrivé sur l’île au début des problèmes et j’ai l’impression de repartir à la fin, même si ça semble ne pas etre encore fini. Au cours des conversations avec les gazy, je n’ai jamais eu un avis favorable sur l‘ancien, puisse le nouveau ne pas rentrer dans les mêmes travers. - Je repars prendre mon avion à Nosybé, celui-ci n’existe plus, et la Corsair m’emmene à Tana puis à la Réunion pour retrouver la France. Je ne fais pas de bilan, vous imaginez qu’il est positif à 100 pour 100. Mon budget pour 3 mois sur place a été de 2000euros, soit 700 par mois. Sans me priver, avec quelques bons restos de temps en temps, des rencontres, des sorties, des souvenirs mémorables, sans jamais aucun sentiment d’insécurité ni d’agressivité, même en ces temps troublés.
Danemark à vélo et retour en bateau English translation pending
Qui est déjà revenu du Danemark en bateau ? IL paraît que le bateau reste la meilleure solution pour ramener son vélo. Qui a des tyuaux à ce propos ? Le port de retour peut être en Belgique ou Nord de la France. Merci d'avance.

Objectif Sigma? English translation pending
Bonjour,
J'aurais pu poster ce post sur un forum dédié mais j'aimerais un avis de nos amis voyageur.
Ma question est la suivante: je vais bientôt acheter un dSLR Canon et j'aimerais savoir si un objectif
Sigma 18-200mm est un choix judicieux pour voyager ou vaut-il mieux investir dans deux objectifs distincts (un 18-70 et un
70-250mm par exemple).
http://www.ephotozine.com/article/Sigma-18200mm-f3563-DC-4354
Merci!
(dsl: je ne sais pas faire de lien, comment faire pour vous montrer une page du web en cliquant dans mon post?)😊
http://www.ephotozine.com/article/Sigma-18200mm-f3563-DC-4354
Merci!
(dsl: je ne sais pas faire de lien, comment faire pour vous montrer une page du web en cliquant dans mon post?)😊
Préparation d'un voyage Paris-Copenhague à vélo English translation pending
Salut, je suis nouveau et j'ai très envie de passer quelques semaines à faire un voyage à vélo. Mais comme j'ai jamais fait ça, je viens vous voir pour avoir des conseils pour organiser, etc.
Je compte faire avec un ami le trajet Paris Copenhague l'été de l'année prochaine. J'ai compté un peu moins de deux semaines l'aller, et le retour en train. J'ai un Décathlon Triban Road 7, mon ami veut prendre un nouveau vélo mais il veut pas mettre sa paye dedans non plus. Je fais du vélo régulièrement de façon utilitaire, une petite dizaine de kilomètres par jour et de temps en temps un trajet ma banlieue -> Paris pour 40 km environ. Ça me crève, mais parce que je ne sais pas vraiment gérer l'effort, pendant le voyage on ira beaucoup plus cool j'imagine.
Dès l'entrée en Belgique on suivra la route de la mer du nord donc je ne m'en fait pas trop. En revanche ce qui m'inquiète c'est toute la partie française du voyage, et particulièrement la sortie de Paris, les français n'étant pas forcément les plus civilisés lorsqu'il s'agit de doubler un vélo en voiture. Et j'ai beaucoup de mal à trouver des cartes ou des indications sur les pistes cyclables du coin.J'aimerais planifier la route pour croiser le moins de voiture possible. Que vaut l'option "vélo" de viamichelin.com?
Question planification, quel est votre avis concernant cette partie plate du monde? On est assez sportifs mais on n'a jamais fait de voyage de ce genre, donc je ne sais pas trop quelles distances, durée de trajet, vitesse prévoir? Je pensais faire une centaine de km par jour, en commençant par 80 pour sortir de Paris puis plutôt 120 aux Pays-bas et Danemark vu le relief. Ça le fait?
Sac-à-dos ou sacoches? on a déjà des sacs de randonnée, mais j'imagine que les sacoches sont mieux question équilibre. Ou pas, vous me direz. Il faudra trimballer nos tentes et du linge pour deux semaines, et le manger qu'on achète le matin pour pas se faire avoir si on arrive à l'étape trop tard (vécu en randonnée pédestre).
Vous avez des conseils particuliers à nous donner? J'ai surement encore plein de questions à poser, mais je ne m'en souvient plus. On a pas vraiment idée de dans quoi on se lance, j'ai commencé à tracer des étapes sur les cartes mais ça reste très abstrait.
Merci beaucoup.
Je compte faire avec un ami le trajet Paris Copenhague l'été de l'année prochaine. J'ai compté un peu moins de deux semaines l'aller, et le retour en train. J'ai un Décathlon Triban Road 7, mon ami veut prendre un nouveau vélo mais il veut pas mettre sa paye dedans non plus. Je fais du vélo régulièrement de façon utilitaire, une petite dizaine de kilomètres par jour et de temps en temps un trajet ma banlieue -> Paris pour 40 km environ. Ça me crève, mais parce que je ne sais pas vraiment gérer l'effort, pendant le voyage on ira beaucoup plus cool j'imagine.
Dès l'entrée en Belgique on suivra la route de la mer du nord donc je ne m'en fait pas trop. En revanche ce qui m'inquiète c'est toute la partie française du voyage, et particulièrement la sortie de Paris, les français n'étant pas forcément les plus civilisés lorsqu'il s'agit de doubler un vélo en voiture. Et j'ai beaucoup de mal à trouver des cartes ou des indications sur les pistes cyclables du coin.J'aimerais planifier la route pour croiser le moins de voiture possible. Que vaut l'option "vélo" de viamichelin.com?
Question planification, quel est votre avis concernant cette partie plate du monde? On est assez sportifs mais on n'a jamais fait de voyage de ce genre, donc je ne sais pas trop quelles distances, durée de trajet, vitesse prévoir? Je pensais faire une centaine de km par jour, en commençant par 80 pour sortir de Paris puis plutôt 120 aux Pays-bas et Danemark vu le relief. Ça le fait?
Sac-à-dos ou sacoches? on a déjà des sacs de randonnée, mais j'imagine que les sacoches sont mieux question équilibre. Ou pas, vous me direz. Il faudra trimballer nos tentes et du linge pour deux semaines, et le manger qu'on achète le matin pour pas se faire avoir si on arrive à l'étape trop tard (vécu en randonnée pédestre).
Vous avez des conseils particuliers à nous donner? J'ai surement encore plein de questions à poser, mais je ne m'en souvient plus. On a pas vraiment idée de dans quoi on se lance, j'ai commencé à tracer des étapes sur les cartes mais ça reste très abstrait.
Merci beaucoup.
Vol Paris-Nice: quelle compagnie? English translation pending
Bonjour,
Je souhaite passer un week end à Nice les 19 et 20 septembre.
Quelle compagnie aérienne me conseillez vous ?
J'ai consulté les offres Air France et Easyjet qui se ressemblent du point de vue coût.
Je suis tenté par l'option speedy boarding plus d'Easy Jet qui permet d'accéder en premier à l'avion car nous sommes 3 et aimerions voyager côte à côte.
J'aimerais avoir le point de vue de ceux qui ont pu comparer ces deux compagniers sur un vol court (1h30).
Merci pour vos infos et bonne journée.
Je souhaite passer un week end à Nice les 19 et 20 septembre.
Quelle compagnie aérienne me conseillez vous ?
J'ai consulté les offres Air France et Easyjet qui se ressemblent du point de vue coût.
Je suis tenté par l'option speedy boarding plus d'Easy Jet qui permet d'accéder en premier à l'avion car nous sommes 3 et aimerions voyager côte à côte.
J'aimerais avoir le point de vue de ceux qui ont pu comparer ces deux compagniers sur un vol court (1h30).
Merci pour vos infos et bonne journée.