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Photos de lacs des Rocheuses canadiennes English translation pending
by Jemaflor · 2011-08-17 · 20 replies
Quand on est amateur de photos de paysages, la région des Montagnes Rocheuses en Alberta est une véritable destination de rêve ! Là-bas, le photographe a tout pour être comblé : tant de panoramas grandioses, de chaînes montagneuses aux sommets continuellement saupoudrés de neige, de forêts de conifères à perte de vue et surtout … de superbes lacs, les points forts des images prises sur place ! Des souvenirs que j’évoque ici avec la présentation d’une galerie de photos de quelques lacs photogéniques à souhait. Comme le côté esthétique et visuel prime lorsqu’on découvre un tel décor, j’ajoute seulement aux images quelques phrases d’impressions, celles d’un voyageur-photographe amateur …

Au gré de mes découvertes, je vous propose de débuter ce périple photographique par le beau … Lac Bow. Un paysage typique de la région : écrin de montagnes, eaux calmes et rives fleuris. Ici, la vue du lac est complétée par un premier plan de fleurs rouges qui s’harmonisent avec les teintes bleues du ciel et de la surface du l’eau. Ce sont des Castillégies rouges dont le nom in english est beaucoup plus imagé : Indian paintbrush … Une appellation qui immédiatement fait penser que de tels panoramas sont naturellement d’excellents sujets pour les peintres !



Un autre cadrage de ce lac, en format vertical, pour donner encore plus de hauteur aux sommets environnants et avec d’autres fleurs, d’autres couleurs afin d’en ajouter à la palette. Ces Lupins aux jolies teintes rose-mauve sont très courants au bord des lacs de la région.



C’est bien connu des photographes, les reflets sur l’eau font toujours un superbe effet sur une photo. Ces montagnes qui se mirent sur cette étendue d’eau ont immanquablement attiré mon regard … et mon objectif. Avec le filtre polarisant monté sur mon objectif, il fallait faire un choix : soit obtenir un ciel au bleu renforcé par le polarisant mais au prix d’une atténuation des reflets sur l’eau … cela aurait été dommage ! Soit tourner mon filtre de façon à avoir un maximum d’effet miroir, même si le bleu du ciel s’en trouvait un peu moins ... polarisé. C’est donc cette dernière option que j’ai choisi.



Jasper et son Parc Régional offre quelques bels exemples de paysages lacustres et donc de bons sujets photographiques. Un de ses joyaux est situé à 1700 mètres d’altitude, il s’agit du Lac Maligne. Le lieu fait partie de ces endroits où l’on peut « déclencher » presque sans effort de recherche d’une composition équilibrée … l’environnement sublime se prête idéalement aux beaux cadrages. Une photo prise même au hasard donnera à coup sûr (enfin presque) un résultat intéressant, à condition que le rendu et la lumière soient quand même corrects. Une impression d’immensité et de nature préservée se dégage du lieu, ici, j’ai apprécié cette vue, certes très classique mais dont la composition fait que l’on se sent poussé à la prendre : le lac et l’abri pour les canoës qui nous permettront ensuite de progresser au fil de l’eau. De plus la photo seule indique la situation avec le nom du lac inscrit sur la toiture.



Pour profiter du lac et de ses paysages, faire une balade en canoë est donc idéale, j’en garde un excellent souvenir. Mais le point de vue le plus photogénique du Lac Maligne demanderait environ 3 heures à pagayer pour l’atteindre en canoë … aussi, il est plus facile de s’y rendre au moyen des bateaux qui proposent la petite croisière vers cet îlot au point de vue à nul autre. Arrivé sur place, le temps de pause photo est limité, environ ¼ d’heure pour photographier la vue depuis le ras de l’eau et/ou depuis un belvédère au milieu des conifères. Pas étonnant que tous les visiteurs fassent la même photo … un cadrage trop classique type carte postale, peut être, mais que cette vue est belle ! Sur ces rochers de Spirit Island le photographe est aux anges …! Un œil sur le cadrage et vite on s’aperçoit que la composition est parfaite. Quant à la lumière, même si le soleil est bien présent, l’orientation de ce splendide tableau fait qu’il est pratiquement en permanence exposé à une lumière qui frise le contre-jour, délicat à gérer …



En regagnant la petite ville de Jasper, on longe et on domine un autre lac, le Lac Medecine avec son îlot, clic clac, c’est pris ! Un lac dont la particularité est de disparaître à l’automne … surprenant ? Le phénomène est le résultat de l’effet d’une rivière souterraine qui draine l’eau. Cette « marée basse » saisonnière intriguait les amérindiens, pour eux, il ne pouvait qu’être la conséquence du pouvoir surnaturel d’un sorcier-médecin … d’où le nom du lac. Côté photo, je pense qu’à « marée haute » comme sur ma photo, la vision est plus esthétique !



Tout autour de la petite ville de Jasper, plusieurs lacs valent que l’on y fasse une pause … photographique. Tel ce Lac Beauvert, certes moins vaste que l’immense Maligne mais pas dénué d’attraits pour autant. Un sentier pédestre permet d’en faire le tour, chemin faisant j’ai apprécié particulièrement cette vue agrémentée de cet arbre au tronc irrégulier et aux branches tortueuses. Cela contraste avec les habituels troncs parfaitement rectilignes des conifères si présents dans la région.



Au gré des routes, prenons maintenant un peu de hauteur. Une vue aérienne est un point de vue toujours intéressant en photo. Le Lac Peyto est un grand classique des Rocheuses canadiennes. Qui n’a pas déjà vu ce lac étiré dont l’extrémité évoque les branches d’une étoile. Et puis il y a ce splendide bleu glacier qui ressort à merveille aux côtés du vert de la forêt. Un lac facile d’accès (parking aménagé), il faut juste marcher quelques centaines de mètres sur une allée bitumée pour atteindre une terrasse en bois et admirer le panorama.Trouver un premier plan original pour cette photo n’est pas évident, la répartition des sapins sur le versant est assez uniforme … alors, comme la plupart des visiteurs, c’est le conjoint ou les amis qui font office d’avant-plan, un sourire plus ou moins figé et en un clic le souvenir du passage est immortalisé. Concernant ma vue générale, un sapin et ces quelques rochers à droite feront l'affaire pour donner encore plus de profondeur à l'image.



Un autre point de vue aérien m’a laissé un excellent souvenir visuel, mais celui là, il se mérite ! Il faut gravir le versant pentu du Chaînon Parker avant de bénéficier de la vue grandiose sur le glacier Sasketawan et son petit lac. En quelque sorte, c’est la récompense du randonneur, le réconfort après l’effort ! Cette langue glaciaire qui serpente en contrebas des pics enneigés donne un effet d’immensité et de profondeur à l’image.



Un paysage immense ne doit occulter l’observation des détails visibles lors de la randonnée comme la vue des ces fleurs de montagne. Là aussi, c’est un sujet qui se prête à une photo, le temps d’oublier les plans larges. Cadrage en gros plan et arrière-plan flou, ainsi la plante fleurie et ses teintes se trouvent valorisées sur ce fond plus clair.



Parmi tous les lacs que l’on découvre le long de la route entre Jasper et Banff, il en est un qui par son cadre unique marque encore plus le voyageur, le Lac Moraine est un vrai joyau serti par la forêt et par son écrin de pics montagneux. Simples visiteurs, contemplatifs rêveurs ou amateurs de photos, chacun y trouve son bonheur … ce paysage est admirable de beauté et photogénique à souhait !



C’est au petit matin que la vue s’avère la plus propice à la prise photo. Aucune ride à la surface du lac où se reflètent les parois de ce cirque naturel. J’avoue avoir été complètement séduit par ce cadre unique et je ne suis évidemment pas le seul. Il suffit de voir tous les lèves- tôt, amateurs de photos arrivant avec leur matériel, pied photo, fourre-tout garni d’objectifs et de filtres. Le point de vue est idyllique mais présente de fort contraste de luminosité avec des sommets et une forêt déjà au soleil et toute la partie gauche du paysage encore plongée dans l’ombre, un contraste de lumière difficile à capturer !



Génial ! Voilà maintenant un canoë jaune qui s’avance troublant à peine le miroir d’eau, juste un léger sillage est visible à la surface donnant pour la photo une impression de mouvement. J’attends qu’il soit positionné entre les deux conifères et déclenche à plusieurs reprises. Ce canoë est idéal pour ma photo, il apporte un détail (minuscule) qui renforce par contraste l’impression d’immensité du paysage.



Une autre vue à saisir le matin, celle des canoës disposés en étoile près du ponton. Ils attendent les visiteurs qui les loueront afin de faire un tour sur l’eau. J’ai apprécié ici le fait qu’un de ces canoës s’éloigne du ponton afin de dynamiser la scène.

Ce n’est pas un nom mais un prénom que porte le plus célèbre (et le plus visité …) lac des Rocheuses canadiennes. Le Lac Louise a été nommé ainsi en hommage à la fille, Louise, de la reine Victoria.



Cette photo n’est peut-être pas la plus représentative de ce que l’on peut observer au bord de ce lac pendant la période estivale. Ici, j’ai voulu isoler ce couple en train de contempler la beauté du décor … histoire d’obtenir une impression d’amoureux seul au monde ! Pourtant, en été, il y a foule sur les promenades autour du lac. Imaginez que lorsque je prends cette photo se trouvent derrière moi des dizaines (ou des centaines d’estivants !) déambulant allègrement dans les allées. La cabane sur la rive opposée se trouve sur ma composition du côté opposé à ce couple, un choix voulu, afin d'équilibrer la photo. Ce lac possède un cadre enchanteur avec ces eaux bien protégées entre les parois de pics vertigineux.

De l’autre côté, vers la vallée, la vue est moins « nature », avouons que l’imposante façade de l’Hôtel Lac Louise est un peu massive, plus de 1000 clients peuvent y séjourner. Qu’à cela ne tienne, je fais quand même la photo, pour le souvenir et parce que cette luminosité dorée accompagnée de reflets oscillants à la surface de l’eau a un impact visuel intéressant.



Au cœur du Parc National de Banff, le Lac Minekawa vaut bien sûr le détour (pour quelques photos …). Tout en longueur avec ses 22 kilomètres de long sur 2 de large seulement!), il a la particularité outre un somptueux cadre d’être un des rares lacs de la contrée sur lequel les bateaux à moteur sont autorisés à naviguer, sous certaines conditions évidemment ! Pour mettre en valeur cet aspect, il me faut un bateau en premier plan, cette coque rouge est idéale, une teinte qui vient compléter le nuancier du tableau.



Même si cette vue ne montre pas un des lacs de la région mais la rivière Bow, un tel panorama ne pouvait pas me laisser indifférent … La composition était trop harmonieuse pour ne pas la capturer parmi mes souvenirs photographiques de ce périple.



Une photo que je pourrais intituler : « En attendant le train … ». D’abord, devant cette vue plongeante sur la belle courbe du fleuve traversant ces immenses forêts, on est saisi d’admiration par la beauté du lieu. Et puis il y a cette voie de chemin de fer qui suscite très vite un espoir … voir arriver un train et son interminable convoi de wagons, le complément qui donnerait de la vie à ma photo. Le sifflement des trains chargés de bois est un souvenir sonore que l’on associe à ces étendues forestières, il est assez fréquent de l’entendre dans cette région … mais pas à ce moment là ! Pourtant, ce n’est pas faute d’avoir fait durer le plus longtemps possible notre pique-nique !

Mais à l’heure des retouches et montages photos, tout devient possible … la preuve en photo, avec ce petit travail amical d’un amateur de logiciel de retouche ! Merci, pour ce train virtuel … et une photo en guise de clin d'oeil pour terminer cette série ! 😉



Cette galerie de photos de lacs des Montagnes Rocheuses de l’Alberta n’est pas exhaustive … tous les voyageurs ayant parcouru cette région le savent ! Les lacs et les points de vue à photographier y sont si nombreux … Un vrai bonheur pour assouvir la passion des amateurs de photos de nature.
Sécurité du Terminal Venezia - parking croisières English translation pending
by Sissi43 · 2011-08-10 · 9 replies
Bonjour, 🙂

Nous parquerons notre véhicule dans le Terminal Venezia en gare maritime de Venise, la veille de départ de notre croisière. Savez-vous si le parking est suffisamment sûr pour laisser en toute sécurité les bagages dans le coffre de la voiture le temps de la soirée jusqu'au lendemain midi ?(ce qui nous éviterait de transporter nos 4 valises à travers Venise)

Merci pour vos retours,
Compte rendu: retour de quinze jours en Thaïlande English translation pending
by Alexp79 · 2011-07-02 · 2 replies
Hello,

Je reviens de 2 semaines là bas; comme de tradition, un compte rendu retour, même si sur cette destination déjà bien fournie sur VF, les infos pullulent.

Mon itinéraire; Bangkok- Sukhotai (vol bangkok airways), Ayutthaya (bus), kanchanaburi (bus avec changement à suphanburi), koh samet (via bangkok).

Mes impressions à chaud: - Sukhotai; petite ville de province sans grand intérêt mais possédant une merveille culturelle à une dizaine de Kms; le parc historiques et ses alentours. - Ayutthaya: ville de moyenne densité à moins de 100kms de bangkok; de nombreux temples magnifiques éparpillés dans la ville; moins champêtre à visiter que le parc historique de sukhotai mais tout aussi intéressant. - Knachanaburi: jolie petite ville à 3h de Bangkok en direction de la frontière du Myanmar. Ville agréable mais surtout alentours très verts et magnifiques. - Bangkok: capitale de la thailande et mégalopole tournée vers le 21e siècle; j'ai bien aimé mais je n'y reviendrai pas trop car très souvent évoqué sur VF. - Koh samet: petite île à qq heure de bangkok, faisant partie d'un parc national; assez déçu en ce qui me concerne même si je n'en attendais pas des merveilles. N'y allez pas en saison humide en tout cas à moins d'aimer ciels gris, mer agitée voire démontée.

Les hébergements: - Sukhotai; j'ai logé à new sukhotai: ai testé une nuit au JJ Guesthouse; bungalow sympas mais la piscine mentionnée par le lonely planet n'existe plus; au bout d'un chemin; pas mal de chiens errants la nuit sur ce chemin. Suis parti ensuite au garden guesthouse; mieux situé et moins isolé; bungalow simples climatisés à 350 THB: accueil correct; un bon rapport qualité prix à mon gout. pick up locaux pour old sukhotai à 50 mètres de la guesthouse. - Ayutthaya: j'ai testé deux nuits au tony's places; chambres très belles conforts à 700 THB; grand resto; mais accueil moyen. - Kanchanaburi: Ploy Guesthouse; un coup de coeur hébergement; chambres tout confort à 600THB, mini piscine bord de la rivière; très bon accueil sympa; je vous recommande cette adresse chaudement. - Bangkok: The dawin hotel; bon hotel confort pour une nuit mais on peut trouver mieux et plus calme sur Bangkok. - Koh samet: Naga bungalow: bof bof accueil vraiment moyen; mauvais rapport qualité prix à mon avis et environnement bruyant. Loger sur une autre plage plus au sud à mon avis.

Les transports: très souvent abordé ici; ça fonctionne bien: bangkok airways; bonne compagnie; aéroport de sukhotai est un monopole de la compagnie et ça se ressent (monopole de navettes pour centre ville). Bus climatisés pour aller de partout et de bonne qualité. Train j'ai pas pu testé; pour une autre fois. Pour le transport maritime; de ce qu'en j'en ai vu pour aller à koh samet je m'attendais à un poil mieux; je ne sais pas comme c'est pour les autres îles mais pour koh samet: bâteaux vieillissants plus type de pêche que ferry; montée et sortie du bateau accrobatique (voire un poil dangereux j'ai trouvé à l'aller). De plus à cette saison la mer est agitée, donc les malades en mer prévoyez lol. ayant connu les fast ferries dans les visayas aux philippines, je m'attendais à mieux en thailande^^

Mes coups de coeur: - Le parc de sukhotai; magnifique auquel il faut rajouter les visites des temples extérieurs. louer et vélo et flaner c'est agréable. Le parc est très vert et les temples sont pas si éloignés les uns des autres. Compter 20mns en pick up local de new sukhotai. - Kanchanaburi: la ville comme les alentours m'ont charmé; louer un vélo pour visiter la ville. A l'extérieur, les cascades d' Erawan sont sympa; on s'y baigne à chaque niveau (7) avec des poissons qui broutent les pieds. C'est assez touristique; y aller le matin tôt est peut être un bon choix. mémorial du col de feu de l'enfer; bon c'est un mémorial intéressant historiquement; les paysages autour sont verts et beaux; sinon pas grand chose à voir; celà reste une ballade agréable. Pont de la rivière Kwai; bof un pont et laid en plus mais bon je m'y attendais. ballade en bâteau sur rivière; c'est sympa même si ça reste touristique. On visite une cave avec plein de buddhas, un musées et on se ballade un peu. - Bangkok: comme Manille j'ai bien aimé bangkok avec son mélange de grande modernité et de quartiers plus traditionnels.

Mes impressions mitigées: - Ayutthaya; les temples sont beaux mais la ville est comme toute ville asiatique qui se respecte; assez quelconque et bordélique; du coup c'est assez sportif de visiter tout ça entre le traffic auto. Les chiens errants en meute sont vraiment nombreux et parfois agressifs.

Mes impressions négatives: Je n'ai pas accroché à koh samet; les plages sont quelconques (du moins à cette période de l'année); paysages assez quelconques aussi; hébergements d'un rapport qualité prix assez moyen; transports peu pratiques et assez chers pour le coin (si vous ne conduisez pas moto comme moi). accueil assez moyen voire mauvais; bref une destination week end près de bangkok; il y a surement bien mieux ailleurs; mais bon ce coup ci j'avais pas le temps d'aller plus loin. Droit d'entrée du parc; 200THB par personne;

sécurité; RAS moyennant précautions d'usage. attention aux chiens errants en meute. Période d'élections législatives; ça se ressentait; plein de défilés; affiches de partout; pas mal de contrôles de police;

Compagnie aérienne; Ethiad airways; très bonne compagnie via abu dhabi. Aéroport international de bangkok; très moderne; utiliser le airport link; très pratique et connexions avec le sky train ensuite. Sinon taxis; plus cher (environ 450 THB) mais intéressant si très chargés; sinon airport link est le plus pratique et on evite embouteillages en plus😉

Mes impressions de Thailande (à chaud); un beau pays de ce que j'en ai vu; pratique et assez facile d'y voyager; pays sur aussi. Les plages je n'en parlerai pas car ayant vu que koh samet l'avis n'est que négatif. Les paysages; assez quelconques le long des autoroutes et grands axes (logiques) mais très beaux autour de kanchanaburi et sukhotai. Le coté culturel; aller en thailande sans voir des sites historiques c'est bien dommage; Sukhotai est un coup de coeur en ce qui me concerne. Les villes: bangkok est une mégalopole bouillonnante à découvrir; kanchanaburi est une ville de province agréable, entourée d'une nature exubérante. Le rapport avec les Thailandais; peu de monde parle bien l'anglais même à bangkok et ça se ressent dans le rapport avec les gens; de plus, dans les zones touristiques, on ressents que le tourisme a modifié les relations humaines. Peu de sourires dans beaucoup d'endroits (le pays du sourire😎) alors que plus on s'éloigne des villes ou sites touristiques on retrouve un accueil plus agréable, malgré les difficultés de communication si on ne parle pas Thai. C'est le symptôme typique des pays touchés par un tourisme de masse. De ce côté là, j'ai préféré de loin les Philippines et les Philippins . Voilà j'ai bien aimé mon voyage en Thailande mais cette destination ne fera pas partie de mes destinations coups de coeur (Madagascar et Philippines); les gouts et les couleurs.....🙂

Voilà à chaud; prochain voyage; Philippines again.
La larme de l'Inde: deux semaines de Sri lanka English translation pending
by Senmout · 2011-06-28 · 10 replies
La larme de l’Inde : deux semaines au Sri Lanka

Nous devions partir au Japon mais le tsunami nous a dissuadé tant pour le danger nucléaire que pour le fait de se retrouver touriste dans un pays en plein drame humain. Faire un choix en moins de 3 semaines , trouver 6 billets d’avion à prix abordables et un pays facile à se déplacer à 6 ne donnait pas l’impression d’être tâche facile mais finalement cela s’est résolu en 2 jours : ce serait le Sri Lanka ! Nous avons tracé ‘à la louche ‘ un itinéraire, j’ai quand même fait quelques réservations car improviser à 6 n’est pas toujours facile surtout en basse saison , préparer les sacs à dos et hop c’était parti ! ! ! Nous avions la nostalgie de laisser derrière nous notre voyage au Japon qui nous faisait envie depuis si longtemps , l’âme en peine pour les Japonais mais le Sri Lanka , à juste titre , ‘pays du sourire’ a su panser nos regrets… Petite île extrêmement diversifiée de part ses paysages permettant d’allier nature, culture et plage , il y en a donc pour tout le monde ! Et quel accueil ! Des sourires, des bonjours, se faire accoster pour discuter… furent aussi un moment fort de notre voyage ! En 15 jours , nous n’avions pas la prétention de tout voir mais nous avons picoré un peu partout : triangle culturel, montagnes du centre, plages du sud et aménagé les journée afin que nos 4 jeunes , tous en préparation d’un examen puissent réviser . Nous avons aussi pour la première fois eu le plaisir de partager ce voyage avec Nadia , la petite amie de notre fils aîné . Sachant qu’il va maintenant falloir compter les voyages qui nous permettront de réunir notre tribu au complet , nous avons apprécié et savouré ces moments en famille , fous-rires autant que coups de gueule voyant se dessiner l’année prochaine où nous ne partirons qu’à deux pour un autre type de voyage .

CLIMAT : Début de la grande mousson donc très, très chaud. Kandy : pluie entre 14h et 16h Triangle culturel : chaleur très sèche, difficile Montagnes : matins brumeux et déluge l’après-midi Plages : chaleur moite , tantôt ensoleillé , tantôt gris mais rarement de la pluie

CHANGE : 100 roupies = 0,65 e ATM de partout

GUIDES : J’avais un vieux routard de 2003 ‘plus édité actuellement) qui nous a servi à débroussailler. Lonely planet : source principale Petit futé : comme d’habitude très moyen mais j’y apprécie leurs cartes

BUDGET : total pour 6 : 7872e Avion de Paris avec Emirate ( escale à Dubai) : 640 e par pers TGV Valence –Paris : 90e AR par pers Repas : total 920 e ( petit dej- midi- soir) Visites : total 620 e Hébergement : 1623 ( voir plus loin un souci qui nous a coûté très cher) Déplacement : 330e Hôtel Formule 1 Roissy : 78e

DEPLACEMENTS :

Nous avions misé sur les déplacements bus et train mais quand on est 6 , on a e amorti un van beaucoup plus facile et rapide . Le rapport qualité / prix / gain de temps , nous a fait opter le plus souvent pour cette solution qui finalement nous est revenue à 3,70 e par jour et par pers. Quelques exemples : Aéroport –Kandy : 7000 rp 3 jours de van de Kandy et triangle culturel . Déposés à Haputale : 6000 rp / j Van Ella / Tangalle : 5000 Van Tangalle/ Mirissa : 3500 Van Mirissa/ Negombo : (5h) 8000 Tuk tuk à la journée autour d’Ella : 3000 le tuk tuk A recommander : Sur Ella : Bernard 0777 437 996

REPAS : Une moyenne de 10e par jour et par personne sans se priver ! Restos ayant retenus notre attention : Amarasinghe GH à Haputale : prix modique , bonne cuisine, copieux (rice and curry 350) Adam’s breeze à Ella sur la route du mini adam’s peak : carte diversifiée , super accueil , cadre magnifique , couleurs chatoyante , prix cool et bonne cuisine. Blue Horizon à Tangalle ( le long de la plage à 5 mn des bungalows de Séverine) . Tenue par une famille charmante. Cuisine bonne et diversifiée. Poisson excellent ( poisson frais et frites 450) . Petits prix Mirissa beach inn ( sur la plage) Ambiance reggae, jeune patron venant de racheter le resto . Carte variée. Très bon poisson , crevettes…

HEBERGEMENT : Kandy Cottage : 24e la chambre Sur les hauteurs de Kandy ( tuk tuk indispensable) , au milieu d’une Nature luxuriante et loin du brouhaha de la ville grouillante. Petite GH pouvant accueillir au maximum 7 personnes dans un pavillon de plain-pied. Très spacieux, propre et eau chaude. Accueil sensationnel par Koumar serviable et souriant. Repas très copieux à la demande pour 450 rp . Une excellente adresse ! ! ! ! ! ! ! ! Cinnamon lodge à Habanara Au départ , le site AGODA ( A FUIR !) , proposait 78e la chambre double pour une nuit. Cela devait être notre petit coup de folie du voyage mais cela est devenu l’enfer du voyage qui a plombé notre budget car nous ne saurons jamais qui a commis une erreur ( car Agoda n’a donné suite à aucune de mes réclamations) mais sur place , étaient retenues 3 chambre simple … bizarre pour 6 … Accueil absolument pas commercial voir hautain . Nous avions le choix entre perdre notre réservation ou ajouter le supplément et voir la chambre passer à 120e la nuit …Nous avions réservé 2 nuits ! Bref , l’horreur ! Sinon très bel hôtel certes mais absolument du type que nous fréquentons habituellement avec une clientèle exigeante, imbus de leur personne… Mal-être… Petits bungalows tout confort , magnifique piscine, jardins splendides… Restaurants à prix excessif 2500rp le buffet. Notre mésaventure ne nous a pas permis de profiter pleinement de l’endroit. Amarasinghe GH à Haputale Petite Gh avec chambre toute simple mais très propre dotée d’un balcon, au milieu d’un joli jardin prés d’un cours d’eau. Les chambres du bas ne sont pas agréables) . Les patrons, un couple , sont absolument adorables. Excellent repas. Une très bonne adresse ! Ambiente Hotel à Ella Perchée sur les hauteurs d’Ella ( tuk tuk indispensable) Vue imprenable et sublime ( on se croirait dans le film dinotopia) sur les forêts, cascades, little adam’s peak… Chambre confortable. Accueil mitigé. Restauration : lenteur du service franchement exaspérante ! Patini bungalow à Tangalle : notre coup de CŒUR ! A l’Est de la ville, sur une plage paradisiaque, au milieu d’un beau jardin, deux magnifiques bungalows double ( Séverine a eu la gentillesse d’ajouter 2 matelas pour nos ados) . On sent que les matériaux sont de valeur et que rien n’a été laissé au hasard. Agréable, spacieux, ventilateur, grande sdb, terrasse avec salon de jardin pour 3000 rp la nuit ! Accueil extrêmement chaleureux de Séverine toujours à disposition pour rendre service et donner des conseils… Néanmoins attention baignade très dangereuse ! On a adoré !

Palm Villa à Mirissa Sur la plage , petit complexe de chambres accolées avec terrasse. Belle vue sur le promontoire et une plage paradisiaque tout à fait praticable pour la baignade. Joli jardin avec hamac et transat. Accueil sympa du patron qui parle français. 32e la chambre double avec vue mer petit déjeuner copieux compris. Golden beach à Negombo Réservé sur booking ( et sans mauvaise surprise ! ! ! !) . Grosse structure ayant juste l’avantage d’ être prés aéroport , avoir une jolie piscine et le confort de la dernière nuit. Très impersonnel pour l’accueil. Célébration d’un mariage ( voir dans récit) pas cool pour ceux qui veulent DORMIR !

VISITES : Temple de la dent d’or à Kandy : 1000/pers + chaussures 20 Joli temple, très animé, vaste espaces verts. Lieu de pèlerinage. Détient le reliquaire d’une dent de Bouddha. Musée Jardin botanique à Kandy 10$ ( étudiant 5$) Arbres centenaires, fleurs, lieu de rdv des amoureux, arboreum, jardins aux orchidées… relaxant et très chouette balade Jardin aux épices n° 100 à Matale Découverte sympa mais vente languissante Temple de Nalanda : 50 rp Cadre magnifique au bord d’un petit lac. Minuscule petit temple en pleine Nature . Un bon souvenir ! Polonaruwa Ticket valable pour plusieurs sites : 50$ Bien conservé, intéressant mais vers 14h la chaleur nous a fait fuir … Sigiriya Ticket comprenant entrée A faire tôt le matin pour l’effort physique et pour y être au calme. Ascension moins vertigineuse que celle annoncée par les guides. Superbes fresques et vue panoramique inoubliable ! Dambulla temple : 1200 /pers L’effort est récompensé par la visite des grottes et de la multitudes de bouddhas. Lipton’s seat : 50/pers Magnifique balade au milieu des plantations de thé… compter 2h Fabrique de thé : 200/pers Très instructive ! Temple de dowa à Ella: 100/pers Massage ayurvédique à Ella : 30e / pers Massage facial, crâne, hammam, sauna, massage corps, huile sur le front Temple de Buduragawala : 200/pers Black hole : 200/pers Tangalle Temple de Mukirigala : 200/pers Tangalle Turtle project Pekawa : 1000/pers Fantastique !

ITINERAIRE : 21 avril : Depart Tgv de Valence . Paris-Dubaï

22 : Arrivée à Colombo à 8h30 ; transfert en van vers kandy ( 4h) Repos à Kandy cottage 23 : Visite de Kandy dont le temple de la dent d’or et le jardin botanique 24 : Kandy / Matale/ Nalanda/ Dambulla/ Habanara 25 : Habanara/ Polonaruwa/ Habanara 26 : Habanara / Haputale ( journée de route ) 27 : Lipton’s seat et visite de la fabrique 28 : Haputale/ Ella en train . Massage à Ella 29 : Ella et ses environs 30 : Ella/ Tangalle . Après-midi plage 1er mai : Tangalle à pied , marché local , plage 2 : Temple Mukirigala/ Black hole / Plage / Soir : ponte des tortues 3 : Tangalle/Mirissa : farniente 4 : Visite de galle 5 : Matin visite de Matara / puis farniente 6 : Mirissa/ Negombo 7 : vol retour via dubaï

LE VOYAGE :

Le 22/04 Arrivée à Colombo sous une chaleur moite et étouffante, nous sommes ravis d’avoir pris l’initiative d’avoir réservé un van pour aller jusque Kandy ! On comprend vite que la réputation sur la conduite sri lankaise n’est pas imaginaire… Pas grave , nous sommes fatigués, nous dormirons tout le trajet , de toute façon , il valait mieux ne rien voir … Transfert au Kandy Cottage qui nous plait tout de suite par son isolement et sa situation en pleine nature ! Koumar nous a préparé un excellent repas ! Sieste réparatrice . La maison est à notre disposition, nous nous sentons chez nous .

Le 23/04 Départ en tuk tuk pour la visite du temple de la dent d’or . Après avoir traversé le parc où les sri lankais arrivent les bras chargés d’offrandes : fleurs, encens se mêlent … , et déposé nos chaussures ( j’appréhendais un peu car je suis un peu ‘chochotte quand il s’agit de marcher pied nu, mais ouf c’est d’une grande propreté) , nous nous laissons emmener par la foule jusqu’à apercevoir l’ouverture du reliquaire. Ferveur, dévotion, entassé les uns contre les autres , le tout avec le sourire … Très beau temple mais musée , à notre goût bof… Je suis aux anges mais Thomas , claustro, n’apprécie pas , nous ne nous éternisons pas … On rejoint ensuite la tour de l’horloge en se baladant dans la ville pour y prendre le bus et se rendre au jardin botanique. Ville grouillante , bruyante mais propre. Nous sommes rapidement abordés par un sri lankais parlant parfaitement français qui nous vient en aide pour l’achat d’une carte sim’s. Celui-ci engage la conversation ; certains sont sur leur garde , persuadés d’être tombé sur un faux-guide ; il nous emmène au marché en précisant bien que c’ets gratuit , nous aide à acheter nos épices ( beaucoup, beaucoup moins chers que dans les jardins aux épices de Matale) puis nous place dans le bus . Nous le remercions chaleureusement et effectivement , il l’a fait par plaisir sans rien nous demander … eh oui c’est aussi cela l’accueil sri-lankais ! Le bus nous amène directement au jardin … les receveur nous dit que pour nous c’est ‘free’ … deuxième étonnement de la journée ! Dans le bus , déluge de sourires et de surprise de nous trouver là … Nous arrivons au jardin botanique sous des trombes d’eau ; c’est parti pour 2h de mousson. Nous trouvons abri sous un arbre du voyageur qui porte bien son nom mais la pluie redoublant , nous allons patienter à la cafétéria. Déjeuner quelconque et plutôt onéreux… S’ensuivent 2h de balade très agréable au milieu des arbres majestueux et multi centenaires, des fleurs éblouissantes, des amoureux qui se cachent derrière les arbres.. pavillon des orchidées magnifiques. Cela nous aère de la ville bruyante ! Je sème la panique dans les rangs d’un groupe scolaire en prenant un portrait ( sollicité ! ! ! quand même je ne me serai pas permise !), puis un second, puis…tous se bousculant ( essentiellement les garçons) en criant ‘i’m beautiful’ et en éclatant de rire en se visionnant ! Regard amusé de l’institutrice qui attend patiemment la fin de la séance photo ! Retour en bus dans le centre , balade puis retour à la Gh où Koumar nous attend avec le thé ( décidemment il est parfait !) et nous annonce qu’il a trouvé un van moins cher qu’il ne le pensait pour nos trois jours au triangle culturel. Sourire radieux sous nos félicitations . Eh oui c’est aussi facile que cela l’ Asie , comme toujours ! ! ! A nouveau excellent dîner et gros dodo !

Le 24/04 Départ de la Gh à 8h30. Raja , un grand monsieur , sera notre chauffeur pour trois jours. Il est souriant, prévenant, de bons conseils et surtout très prudent ! Premier arrêt dans le jardin aux épices n° 100 . découverte attractive des différentes épices mais barbante présentation des produits comme toujours . Ce n’est pas payant ; on donnera un pourboire au guide et achèterons un produit en dédommagement. Second arrêt à Nalanda , petit temple mi-bouddhiste / mi-hindouiste, perdu au milieu d’une végétation dense, au bord d’un lac avec ses pêcheurs. Grand moment de sérénité ! Troisième arrêt à Dambulla . Il est 12h30 , il fait extrémement chaud . Mais notre effort pour monter les nombreuses marches sera largement récompensé par les temples troglodytes contenant des dizaines statues de bouddha dont un couché de 15m de long. La vue sur les environs est magnifique ; on aperçoit même Sigiriya. Déjeuner à l’ Eden hôtel . Ambiance touristique et accueil pincé bof… Arrivée au Cinammon hôtel à 15h . On pensait rapidement profité de la piscine et c’est le pourquoi , nous avions mis un coup de griffe dans le budget. Nous arrivons dans l’ambiance ‘coincée ‘ de ces grands hôtels que nous n’apprécions guère. Nous avions réservé par la centrale Agoda ( A FUIR !) Très vite , on se rend compte qu’il y a un problème, cela chuchote , va et vient… J’ai fait la réservation pour 3 doubles et agoda pour 3 simples… Ou on perd la réservation ou on rajoute la bagatelle de 350$. Deux heures d’explications ne serviront à rien , aucun geste commercial … refus d’ajouter juste un extra bed dans chaque chambre etc… bref on paye mais là l’hôtel qu’on savait cher devient exorbitant ! C’est dur à avaler ! Fin d’après-midi piscine et repas sur place , lui aussi à prix exorbitant dans une ambiance club med avec des indiens complètement imbus de leur personne … Bref , on n’aimait déjà pas beaucoup ce type d’hôtel , pour le coup c’est fini , on ne nous y reprendra plus !

25/04 Lever 6h30 et départ 7h30 pour Polonaruwa . Nous avons compris qu’il valait mieux visiter tôt que de mourir accablés par la chaleur. Mais à notre arrivée à 9h , la chaleur est déjà implacable …On opte donc pour la visite avec le van plutôt que le vélo ( yes ! ! ! ! moi , je ne vais pas me plaindre lol ; cf voyage au Laos). Ruines encore merveilleusement bien conservées, dissiminées sur un large site. Moment suprême : le recueil et la prière d’une trentaine de sri lankaise au pied du Bouddha haut d’une trentaine de mètres. Récitation du bonze … nous restons là , bercés par la prière. Repas de midi dans petit resto connu de notre guide , tout simple et pas cher. Retour à l’hôtel ( faut bien amortir cette horrible dépense ! ! !) et après-midi détente.

26/04 Lever 6h et départ 6h30 pour la forteresse de Sigiriya ‘ à la fraîche’ . Ascension de 45 mn ; nous sommes seuls au monde, c’est magique ! !Je m’attendais au pire pour le vertige vu ce qui est annoncé dans les guides mais pas du tout , aucun problème ! Les fresques sont tout simplement sublimes de grâce , beauté , élégance.. Dernière étape après avoir franchi ‘ les pattes du lion’ pour une vue panoramique à 360° superbe ! Nous savourons l’instant … Quand nous redescendons les groupes commencent à arriver ! Le reste de la journée sera de la voiture pour aller rejoindre Haputale au centre des montagnes. Pause resto à Kandy dans un hôtel plutôt mafieux et pause dans une tea factory. Paysage de montagne et cascades magnifiques ! On croirait avoir changer de pays ! Nous arrivons à l’ amarasinghe Gh vers 19h . Accueil convivial et excellent repas pour clore cette journée !

27/04 On s’accorde une grasse mat et on se lève sous un ciel brumeux. On part dans le village et nous négocions 2 tuk tuk pour nous déposer au chemin qui mène à Lipton’s seat. Ascension de 15mn : le paysage est à tomber à genoux . Nous voilà seuls au monde au milieu des plantations . pour quelques roupies, un vieux monsieur nous propose une tasse de thé qui sera sûrement la meilleure de toute ma vie tant nous sommes bien ! Nous redescendons vraiment tout tranquillement jusque la fabrique de thé de Lipton . On se croirait dans un tableau avec ses nuances de vert et ces petites touches multicolores des saris des cueilleuses. Magnifique balade ! Tout est beau à l’œil et toutes ces femmes ont le sourire mais nous nous cachons pas la face devant la pénibilité de la tâche . Nous traversons le village à l’heure de l’entrée en classe. Romain ne résiste pas à engager la conversation avec les instituteurs qui nous proposeront finalement de visiter l’école. Nous déclenchons à nouveau la folie avec nos appareils photos mais un simple rappel à l’ordre y mettra un terme… On est loin de la discipline en France ! Un beau moment de bonheur et de partage comme nous les aimons. Le temps devient menaçant , il commence à pleuvoir , nous hâtons le pas … Bien , nous en a pris car à peine dans l’usine une pluie torrentielle s’abat ! Visite très intéressante de l’usine et découverte des différentes phases de fabrication. A nouveau , les conditions de travail sont difficiles , notamment pour les porteurs de sacs de feuilles qui ont à charrier 1,2 tonnes par jour dans une chaleur étouffante! Nous voulions rentrer en bus mais le déluge ne cesse pas ; nous prenons le tuk tuk et le retour ressemble à la fin du monde avec routes écroulées, torrents de boue… nous ne sommes guère rassurés mais arriverons à bon port et juste avant que la route de la Gh ne s’effrondre , elle aussi…

28/04 Départ vers la gare ferroviaire pour prendre le train vers Ella. Regards souriants mais étonnés des voyageurs. On met au chauffeur de tuk tuk au bord du suicide en lui disant qu’on ne veut pas de tuk tuk mais le train même si c’est plus long et que celui-ci est en retard de plus d’une heure… ah ces occidentaux ! Parcours cahin-cahan dans un paysage somptueux tantôt de forêts de sapins tantôt de théiers, de rizières, de villages . Nuit à l’Ambiente dont la réputation de panorama superbe ne fait pas défaut ! On resterait des heures sur la terrasse ! Après –midi au centre de massage ayurvédique. On choisit le forfait complet soit 2h de soins : massage de la tête , facial, corps, hammam ‘ en caisson) , sauna, shirodhara ( huile chaude coulant sur le front) Une merveille… on se retrouve 2h après complètement alanguis. Douche nécessaire car nous sommes gras comme des sardines… Dîner à l’Ambiente où chacun y va de sa petite anecdote sur le soin , de ses préférences ….

29/04 Lever à 7h mais le muezzin hurle déjà depuis 1h. Tentative d epetit déjeuner mais une fois de plus notre commande de la veille est restée incomprise ; nous quittons la table. Nous avons loué pour la journée 2 tuk tuk . Première étape : le magnifique petit temple troglodytes de Dowa ; Deuxième étape : le demodora nine arch bridge : joli pont à neuf arches que nous rejoignons après un sympathique balade sur la voie de chemin de fer au milieu d’une végétation luxuriante. Troisième étape : le little adam’s peak . Chouette balade au milieu des plantations de thé et vue superbe sur les environs et la cascade de ravana. Pause au chaleureux adam’s breeze pour y déguster un jus de fruits frais et y commander notre déjeuner. Nos tuk tuk nous emmène ensuite à la grotte de Ravana que seuls 2 d’entre nous atteindrons mais sans pouvoir y rentrer car des macaques agressifs en garde l’entrée. Chaleur absolument torride ! Visite du temple de Ravana, modèle réduit de Dowa. Déjeuner très agréable , prix doux , cadre magnifique et rice & curry adapté à nos palais occidentaux. Une excellente adresse ! Dernière étape aux Ravana falls. Beauté du site et chaleur humaine des sri lankais qui viennent s'y doucher. Retour à L’Ambiente à 16h ; grande pause terrasse pour admirer le paysage et bouquiner. Un jour sans mousson . Nous avons aimé ce petit village à notre goût lus convivial qu’Haputale.

30/04 Nous devions passer par Tissa mais la veille , Séverine nous a envoyé un texto disant que les bungalows étaient finalement libres … Nous rejoignons donc Tangalle directement. Petit arrêt à Wellawaya pour faire retrait ATM et acheter quelques provisions. Arrêt à Buduruwagaba , site paisible au milieu des rizières, des mangroves. Immense rocher à pic sculpté il y a 10 siècles avec au centre un Bouddha de 15m de haut. Très chouette ! Arrivée à 13h au Patini bungalows si souvent recommandés sur le forum et accueil chaleureux de Séverine. Un havre de paix avec 2 magnifiques bungalows tout confort au bord de l’océan ( attention à la houle ! baignade dangereuse) . Plage paradisiaque même si baignade agitée. Un bon moment de détente et de fous –rires. Nous prendrons nos deux repas à l’Ibis GH juste à côté mais les prix et l’accueil mitigé , nous font promettre que nous chercherons ailleurs dés le lendemain. 1er mai Balade dés 8h, pour éviter la chaleur qui nous rattrapera bien vite , dans la petite ville de Tangalle. Cela tombe bien , c’est le jour du marché local ! ! ! Et cela : j’adoooooore ! Ville en elle-même sans grand intérêt mais ambiance décontractée. Dans le marché , nous faisons l’objet de tous les regards, du fait déjà d’ être touriste mais en plus d’être en tribu .Mille couleurs , mille sentuers, mille sourires : que demander de plus ? ! Retour au bungalow ; sur la route du retour , nous assistons au reportage photos de mariés, tenues superbes, sourires …. Déjeuner au Blue Horizon tenu par une famille locale qui deviendra un peu notre quartier général car repas copieux, variés, prix modiques et accueil chaleureux ! Après-midi farniente et travail scolaire pour les ados !

2 mai Départ à 8h avec 2 tuk tuk (dont 1 que nous surnommerons à très juste titre ‘Mario Kart’ pour sa conduite plus que sportive…) pour le temple de Mulkirigale, situé à 20km. Paysages magnifiques de rizières. Ce temple est un des plus anciens de l’île et bien sûr en hauteur ( allez quelques marches de plus , cela fait du bien pour la cellulite !) mais sur 3 niveaux différents de grottes et en haut un dagoba resplendissant de blanc. Une belle sortie ! En redescendant la colline , nous faisons une halte dans une école maternelle et jouons à nouveau les trouble-fêtes… encore un moment authentique au milieu des cris de joie. Destination le ‘Black Hole’ : geyser provoqué par l’eau s’engouffrant entre 2 cavités d’une falaise ; un bel effet ! Impressionnant , naturel avec vue superbe sur la mer et ses plages paradisiaques. Après-midi : farniente Après le dîner ‘mario kart’ vient nous chercher pour nous emmener sur la plage de rekawa voir la ponte des tortues ; celle-ci est située à 15km. Création d’une petite ONG pour la protection des œufs de tortues qui peuvent venir pondre en toute tranquillité et les œufs sont surveillés. A peine arrivés , un volontaire, nous fait un appel lumineux disant que la tortue est installée et a pondu son premier oeuf ( quand elle a commençait à pondre , elle ne repart plus) . Spectacle émouvant de la Nature. Une tortue peut pondre entre 50 et 100 œufs et revient pondre où elle est née même trente ans plus tard… La ponte terminée , on la laisse ensevelir ses œufs ; Attente sous un ciel étoilé, bercé par les vagues… Elle retournera à la mer , nous laissant des images merveilleuses plein la tête … Ah la richesse de la vie animale !

3 mai On quitte aujourd’hui à regret les bungalows, Séverine . Son mari Daya nous emmène en van jusque la Palm villa que nous avons réservée. Après 1h30 de route, nous voici à Mirissa. Installation dans nos chambres , un autre cadre , une autre ambiance mais aussi une mer beaucoup plus calme et plage tout aussi paradisiaque. Détente.

4 mai Grasse mat et au réveil , on réalise qu’un copieux et délicieux petit déj est compris dans la prestation : plutôt une bonne nouvelle ! Baignade, repos, jeux de cartes, lecture dans le petit jardin face au chambre et avec vue magnifique sur la mer et le parrot’s rock . A 15h30 , nous partons pour Galle , ancien fort hollandais . La route de la côte est jolie avec ses petites et son animation : pécheurs, étals de poissons, fruits… amis la concentration de tombes et maisons délabrées dues au tsunami finissent par nous miner le moral. Bref , nous arrivons , en plus d’un ciel gris , plafond bas, à Galle qui présente le même état de délabrement ( ici le tsunami a été particulièrement meurtrier car la vague s’est engouffrée dans la ville ne laissant aucune chance aux habitants. Bref , nous n’arriverons pas à apprécier notre visite même en faisant le tour des remparts… La nouvelle ville ne présente aucun intérêt , nous rentrons !

5 mai Départ dans la matinée en tuk-tuk pour Matara , histoire de se changer les idées de la veille… Jolie bord de mer , petit temple sur un îlot, animation garantie des villes sri lankaise, moment de ferveur au temple, bric à brac de petits commerce.. bref la vie et cela nous fait beaucoup de bien. Retour à la villa et après midi farniente.

6 mai Aujourd’hui long transfert entre Mirissa et Negombo afin de nous approcher de l’aéroport. Cinq de route dont deux heures d’embouteillage à Colombo. Après le déjeuner, baignade dans la piscine ; ici le bord de mer est moins attrayant… Balade et derniers achats dans quelques boutiques touristiques ( je pense que c’est le pays où nous n’avons , à part à Negombo et Kandy, rencontrer le moins de boutique touristique ;.. attention , ce n’est pas une critique) . L’hôtel est un grand complexe comme nous ne les aimons pas et au moment de prendre notre dîner , comme ils y célèbrent une noce , on vous nous obliger à prendre le buffet hors de prix plutôt que de manger à la carte … nous quittons la table ! A notre retour , la fête bat son plein et on commence à se faire du souci pour notre nuit car même enfermés dans la centre , on se croirait sur la piste de danse. Tout s’arrête fort heureusement à minuit…

7 mai Transfert en tuk-tuk en 20 mn à l’aéroport et éternelle fin de voyage que vous connaissez tous ….

EN CONCLUSION Petit pays d’environ ¼ de la France . Nous avons respectés ce que nous nous étions fixés : visite et temps de repos ! cela nous a bien convenu vu le travail que les enfants avaient et vu la chaleur. Plus cher , certes que l’Asie du sud-est , mais nous ne sommes privés de rien. L’accueil des plus chaleureux décrit sur le forum n’est pas un leurre : des milliers de sourires sans cesse ! Le paysage présente l’énorme avantage d’être extrêmement diversifié et on y alterne facilement visites culturelles, randonnées, nature , plages… cela a donc plu à toute la tribu !

NOUS AVONS AIME :

La diversité des paysages Les sourires La ponte des tortues Les plages paradisiaques L’accueil chaleureux de Séverine au Patini bungalow qui nous a beaucoup expliqué les us et coutumes du pays.

NOUS AVONS MOINS AIME : La conduite relevant plus d’un jeu vidéo que de la sécurité routière La lenteur du service à table qui nous a monopolisé beaucoup de temps surtout le midi Tout est payant ( on se croirait en France) et les prix parfois prohibitifs La ville de Galle

NOUS N’AVONS PAS AIME : Les moustiques et les fourmis Les nombreuses erreurs sur les additions au restaurant Le cauchemar de l’hôtel Cinammon et la prestation AGODA
Retour de Sainte-Rose (villa Bagatelle) et Saint-François (Coté Plage 971) en Guadeloupe English translation pending
by Severine59 · 2011-06-24 · 3 replies
Bonjour

Nous revenons de 20j en Guadeloupe. Nous etions avec notre bébé de 1 an. Je vous fais un compte rendu et n'hesitez pas à me poser des questions...

Alors déjà avec un bébé je déconseille car notre voyage n'a pas été a la hauteur de nos espérances, bien que nous adorons notre minette. Je n'aurais pas pu la laisser ici donc... Voyage très difficile car bébé agité en avion, decalage horaire difficile, chaleur etc... Déjà pour des adultes ce n'est pas evident alors pour un bébé, no comment!

Villa Bagatelle: très bien, jardin et piscine entretenus a merveille. Laetitia, la fille des proprios est très gentille et serviable. Un seul petit bémol la climatisation qui se coupe trop tôt donc ensuite il fait une chaleur difficile à supporter donc on se reveille. Ca a le merite de faire profiter très tôt de la journée.

Residence Côté Plage: très beau, très joliment décoré, la propriétaire a vraiment beaucoup de gouts. Pierre Yves (son fils) nous a accueillis et passait regulièrement voir si tout se passait bien. Il etait aussi aux petits soins...

Moi qui avais lu des messages positifs mais d'autres négatifs sur la villa Bagatelle j'ai été rassurée en y etant. Certes il faut faire la part des choses mais en même temps lorsqu'on voit le prix que l'on paye il ne faut pas non plus s'attendre a du 5 etoiles. Dans les 2 cas je trouve que ces 2 hebergements sont plus que corrects.

A la villa Bagatelle il y a eu un apéro qui etait fort sympatique et a permis de mieux connaitre les autres vacanciers et la propriétaire.

Les plages sont magnifiques, tant sur GT que BT. Elle sont chacunes leur particularité. Ce qui est exceptionnel c'est que sur BT nous nous sommes parfois retrouvés seuls sur une plage immense, bordée de cocotiers (comme sur les cartes postales). Coté GT nous avons adoré la couleur du lagon de Ste Anne (entre autre).

Ce qui nous a vraiment frappés c'est qu'on puisse se baigner sans avoir besoin de "se mouiller" tant l'eau est chaude.

Basse terre:

Nous avons donc decouvert la Basse terre, nous avons fait le tour complet le samedi pour profiter de faire une halte au marché de BT le samedi matin. On y mange des Bokits succulents dans un stand au milieu du marché exterieur, ça ressemble un peu a un abribus.

Nous avons souvent été manger a la plage de la Grande Anse a Deshaies. Nous avons fait le banana's X2 (très bon) arc en ciel, resto du lac. A chaque fois Liline etait fermée donc pas essayé! Sinon RAS sauf pour l'arc en ciel ou l'apéro offert est un peu mesquin (3 gouttes de rhum dans un gobelet en plastique). Celui du resto du lac(je dis resto du lac mais je ne sais pas si il s'appelle vraiment comme ça, c'est le resto qui est au fnd a G lorsqu'on est face a la plage) est un vrai apéro et on a le choix entre Ti punch, planteur ou jus de fruit

Nous avons fait du canoe a Bouillante pour aller sur l'iltet pigeon, Génial! Magnifique! Une journée inoubliable! Heureusement que nous l'avons fait car nous devions faire petite terre une fois hebergés a St François mais c'etait complet... NOus devions faire de la plongée mais mon mari avait une otite donc... à la place Canoe

Nous avons fait aussi le jardin Botanique a Deshaies, nous avons trouvé cela decevant, car on pensait approcher de plus près la maison Coluche, or non. Par contre il y a pas mal d'animaux que l'on peut nourrir. En voulant donner a manger aux petits oiseaux multicolores (dont j'ai oublié le nom) ils m'ont renversé le gobelet et bcp sont venus dans mes mains pour lecher la nourriture. Trop sympa!

Nous avons visité le domaine Séverin, surtout pour notre fille (mais aussi pour nous, vive de Ti Punch et le planteur!), balade en petit train, puis a pied dans le parc et degustation. Je dirais même qu'on aurait du faire que ça et pas le jardin Bo car dans le parc il y a tout un tas d'arbres et de plantes et leur nom est inscrit avec des explications. Ils produisent des ouassous (espèces de gambas d'eau douce) et il y a un jour ou on peut assister a la peche, le vendredi je crois.

Grande Terre:

Nous avons fait le tour, baignade a la plage du Souffleur, magnifique a Port Louis, vu la porte d'enfer et la pointe de la grande Vigie (enfin moi je suis restée dans la voiture car il pleuvait à mort à ce moment là...) La pointe des chateaux...

Nous sommes allés sur l'ilet Gosier

La plage du bourg de Ste Anne est vraiment très belle, une raie est même venue nager entre mes jambes.

Restos, nous avons fait entre autres au vieux temps a Ste Anne: super! La Créolie a St François: une tuerie. Nous avons mangé de la cigale de mer, c'est excellent! Plus de gout que la Langouste.

En Bref:

Certaines pratiques sont deplaisantes, il arrive de temps en temps qu'une fois installés à table le menu a tout d'un coup augmenté par rapport aux prix affichés dehors. A Gosier nous avions fait un resto ou nous sommes partis sans commander car ça avait grimpé de presque 50%?!

La propreté reste a desirer dans certains endroits (je ne parle pas que des restos), il est arrivé qu'à moins de 50m d'une plage paradisiaque, il y ait une decharge avec un amoncellemnt d'ordures! C'est dommage. Sur le bord des routes au milieu de rien, on trouve comme ça une machine a laver toute rouillée Ou des bouteilles de verre ou plastique.

La conduite reste a desirer, je dirais même pire, il faut vraiment se mefier. Nous avons croisé plusieurs fois une voiture qui en depasse une autre en plein virage. Ou qui depasse alors qu'un usager arrive en sens inverse! Nous avons des amis qui en venant nous voir on eu un accrochage car un 2 roues les suivait de très très près. Ils ont freiné car le véhicule devant eux s'est arreté pour tourner à gauche. Ils se sont fait rentrés dedans, la personne du 2 roues a sorti un couteau pour leur faire peur, ils sont partis.

Nous avons rencontré des gens vraiment très gentils, d'autres un peu moins, mais il faut de tout pour faire un monde.

Voilà j'espère que ça vous a donné quelques renseignements, sinon je suis dispo pour repondre a vos questions.

PS: J'ai vraiment essayé d'être la plus objective possible même si je donne mon opinion sur certaines choses.
Périple d'un mois en Bolivie et au Pérou: vos conseils? English translation pending
by Greco64 · 2011-06-16 · 8 replies
Bonjour la compagnie,

je décolle dans 15 jours pour la Bolivie et le Pérou ... Pas inquiet pour l'avancée du programme je m'y suis mis sérieusement il y a 1 semaine vue que rien n'est à réserver à l'avance ... 🙂 Nous pensons passer un peu plus de temps au Pérou qu'en Bolivie ... Voilà notre programme pour la 1ère partie en Bolivie :

J1 : Nous arrivons à la Paz au petit matin, journée tranquille sur la Paz à visiter la ville J2 : Route de la mort en VTT puis départ pour Potosi de nuit ... J3 : Journée à Potosi (Mine + Musées ...) J4 : Départ à 10h pour Uyuni (apparemment le trajet et très beau ?!) ... Arrivée, réservation d'un trek Sud Lipez / Salar J5/6/7/8 : Trek puis départ à 20h le jour 8 pour La Paz (Arrivée à 7h30) J9 : Départ pour Copacabana (3h30 de bus) J10: Isla del Sol

Qu'en pensez-vous ? Est ce que c'est trop rapide ? Les trajets en bus vous semblent-ils cohérents ? On a pris le parti de ne pas aller à Sucré ... préférant Potosi ... qu'en pensez-vous ? Un jour sur la Isla del sol est-ce suffisant ? Une fois terminé avec la Bolivie vaut-il mieux partir a Arequipa ou à Cuzco (sachant que l'on va faire les 2) ?

J'ai fait de nombreuses recherches sur le forum avant de vous embêter avec mes questions ... 🙂

Merci d'avance pour vos réponses et vos remarques pouvant améliorer notre séjour ...

Cordialement Mary et Jérémy
Bolivie-Chili-Argentine: entre lagunes, salars, geysers et volcans English translation pending
by Krikri6792 · 2011-06-15 · 175 replies
Ci-dessous le récit de notre voyage de cinq semaines en mai 2011 au départ de La Paz à travers le sud-ouest de la Bolivie, le nord du Chili et le nord-ouest de l'Argentine... en 4X4 et en self-drive !

Le récit accompagné de photos est ici :

https://sites.google.com/...uleuxvoyagesbolivie/



Présentation

En 2005, il y avait eu l’Equateur… et depuis, l’envie de retrouver les paysages andins ne nous a pas quittés. Mais l’Amérique du Sud, c’est vaste… alors quel(s) pays choisir pour ce deuxième séjour ?

C’est le Nord du Chili et notamment le désert d’Atacama qui nous ont attirés en premier (Ah, la vallée de la Lune) et puisque la frontière argentine n’était pas si éloignée, autant la traverser pour découvrir le Nord-Ouest argentin, réputé pour sa belle quebrada classée au patrimoine mondial.

Mais quand nous avons commencé à lorgner sur les paysages du sud de la Bolivie, le coup de foudre fut immédiat. A partir de ce moment-là, nous ne pouvions plus imaginer un voyage dans cette région sans y inclure le Sud bolivien avec ses lagunes colorées, ses geysers bouillonnants, ses volcans aux sommets enneigés et le fameux Salar d’Uyuni… mais c’est là que le projet se corsa !

En effet, la quasi-totalité des voyageurs parcourt le Sud bolivien dans des 4X4 de tours opérateurs. Seuls quelques irréductibles se lancent dans un parcours en solo… et fidèles à nos valeurs, nous voulions le tenter seuls !

Merci aux membres de VoyageForum qui nous ont précédés dans cette aventure et qui nous ont confirmé que c’était bien possible : Misele, Paratte, Quai67, Tichodrome, Tsarang974.

La seule contrainte : commencer et finir le voyage à La Paz car c’est là que nous pouvions louer un 4X4 chez Petita qui rend possible le passage dans les pays voisins.

Nous imaginons alors le parcours suivant en cinq semaines, du 28 avril au 3 juin 2011.

Même si c’est le début de l’hiver, c’est en principe la saison sèche et pas encore la période la plus froide. Restait à déterminer le sens… horaire ou antihoraire. Nous avions préparé notre itinéraire dans le sens des aiguilles d’une montre mais c’est finalement la météo qui décidera pour nous car, en raison de pluies importantes fin mars début avril, le Salar d’Uyuni est recouvert de vingt à cinquante centimètres d’eau et sa traversée toujours impossible quelques jours avant notre départ.

Par conséquent, nous nous dirigerons d'abord vers la frontière chilienne via le parc national de Sajama, traverserons ensuite le Nord du Chili et le Nord-Ouest de l'Argentine avant de finir par le Sud-Ouest de la Bolivie et le Salar d'Uyuni, qui aura eu le temps, on l'espère, de s'assécher d'ici là…

Partant hors saison, nous avons uniquement réservé notre première nuit à La Paz ainsi que notre séjour de cinq jours à San Pedro de Atacama. Nous espérons trouver facilement des hébergements sur notre parcours. Dans le cas contraire, notre véhicule (châssis long) est équipé à l’arrière d’un couchage pour deux personnes qui pourrait nous servir ponctuellement.

Enfin, pour me mettre dans le bain linguistique, je décidais de m’initier à l’espagnol. C’est ainsi que pendant toute l’année scolaire j’ai suivi deux heures de cours tous les lundis qui m’ont permis de bien progresser : une petite pensée pour Gabriela et mes collègues du cours.

Alors, prêts à suivre nos aventures ?

Notre parcours



La Paz ou le mal des montagnes

J1 et 2 : Jeu 28 et Ven 29 /04/11

Alors que le monde a les yeux tournés vers le mariage de Kate et du prince William, nous embarquons pour vingt-quatre heures de voyage… via Madrid et Lima. Rien de particulier à signaler : c’est long certes, mais moins que pour l’Australie… ça aide à supporter !

Avant de quitter Lima, nous prenons nos premiers comprimés de Diamox en prévention d’éventuels troubles liés à l’altitude mais deux heures plus tard, alors que nous atterrissons à 4100 mètres à La Paz, nous sommes tout étonnés de ne rien ressentir de particulier… en tout cas, pas pour l’instant !

A l’aéroport, le chauffeur envoyé par notre hôtel nous attend. A bord de son taxi, nous découvrons avec enthousiasme la banlieue d’El Alto dans un dédale de maisons en pisé et briques orange, de boutiques, d’usines et de marchés sous un ciel parfaitement bleu et un soleil radieux.

Le dépaysement est total ! Il l’est plus encore quand le taxi s’arrête à un point de vue. La ville se dévoile à nos pieds, grouillante et trépidante, entourée de quelques sommets prestigieux dont l’Illimani (6462 m) et le Huayna Potosi. (6094 m). Nous restons bouche bée !

Quatre-cents mètres plus bas, à l’hôtel « A la Maison » dans le quartier résidentiel de Sopocachi, Ludo nous accueille en français. Il nous a réservé un appartement très douillet de 120 m2 au troisième et dernier étage… sans ascenseur. C’est à ce moment-là que nous ressentons véritablement que nous ne sommes pas au niveau de la mer ! La montée des trois niveaux est éreintante !

Pourtant, aussitôt nos valises déposées, nous repartons, toujours en taxi, chez notre loueur de 4X4. Aldo, propriétaire suisse de l’agence Petita, nous présente notre véhicule… et tous ses petits secrets. Il reprend ensuite avec nous tous les détails de notre itinéraire. Tout l’après-midi y passe.

La réception définitive du 4X4 ne se faisant que demain, le retour à notre hôtel se fait à pied… ça descend… ouf… car on commence à se sentir un peu bizarres… comme dans le coton… surtout moi !

Nous décidons malgré tout d’aller dîner même si je sais par avance que je ne pourrai sans doute pas manger grand-chose. A la Comédie, Hervé se régale d’une soupe à l’oignon et d’un filet de lama. Je mange du bout des lèvres quelques cuillerées de soupe au potiron.

Au retour, les trois étages de la Maison ont définitivement raison de moi. Je m’affale épuisée et nauséeuse sur le canapé, gagnée par le mal des montagnes.

La nuit est difficile. J’ai d’importants vertiges et toujours des nausées. Au fond de mon lit, je me dis que jamais je ne pourrai me lever demain matin, encore moins faire de la route. Il faudra certainement décaler le départ… à moins qu’il faille songer à me rapatrier ! Mais demain est un autre jour…

Deux jours à Tomarapi au pied du volcan Sajama

J3 : Sam 30/04/11

Après cette nuit chaotique, j’appréhende le lever. Je commence par m’asseoir sur le lit… ça a l’air d’aller ! Je me lève… ça va ! Je me dirige vers la salle de bains… je suis étonnée que ça aille ! Hervé a préparé le petit-déjeuner, je m’attable et je peux manger… un peu !

Certes ce n’est pas le grand appétit ni la grande forme mais je vais bien mieux qu’hier soir. On décide donc de ne rien changer à nos projets et de prévoir les courses, la prise de la voiture et notre première étape.

Aldo nous a conseillé de faire les courses en taxi car à La Paz, circuler et stationner dans le centre relève de la gageure. Ici, le taxi est très bon marché, 7 bolivianos = 0,70 euros pour une course, autant ne pas s’en priver !

Une fois les provisions et les bagages chargés, notre 4X4 est prêt pour le départ. Quelques mots sur son pedigree.

C’est un Nissan Patrol, 149 000 km au compteur. Affectueusement, nous le baptiserons « El Coche ». Le voilà, photographié au cours du voyage.

Ses équipements : sur la galerie, un réservoir supplémentaire de 100 litres pour accroître l’autonomie à 800 km espérés, deux roues de secours, une pelle, un couchage pour deux personnes, de la vaisselle, un réchaud et une lampe à gaz, une table et deux chaises pliantes. Nous avons des autorisations (actes rédigés par notaire) pour sortir le véhicule de Bolivie et le rentrer en Argentine et au Chili. Dans nos bagages, nous avons prévu des sacs de couchage pour une température jusqu’à -10°, des chaussures de marche, des vêtements chauds dont anoraks, bonnets et gants. Nous avons également téléchargé sur notre GPS les cartes des trois pays prévus et enregistré plus de cent points. Bref, nous sommes parés !

Aldo nous guide sur les premiers kilomètres… puis nous lâche sur les hauteurs d’El Alto où nous ne tardons pas à trouver la route à péage en direction du sud. Première destination : Patacamaya à un peu moins de 100 km.

Mais avant tout, il faut faire le plein du réservoir supplémentaire, de préférence avant Patacamaya nous a recommandé Aldo, car dans cette localité à 200 km de la frontière chilienne, on est vite soupçonné de vouloir faire de la contrebande d’essence.

Mais à force de voir défiler le paysage, nous laissons passer les stations-service une à une avant de réaliser que la suivante est déjà celle de Patacamaya. Alors arriverons-nous à faire le plein comme prévu ?

Quand je vois le monde à la station, j’ai des doutes. Il y a là une bonne vingtaine de véhicules qui attendent et surtout plein de Boliviens et de Boliviennes, chacun avec son jerricane, tous agglutinés autour de la pompe.

Quand arrive enfin notre tour et que nous annonçons vouloir plus de cent litres, le pompiste nous dit niet. A force d’insister, il accepte de mettre 20 litres dans notre réservoir principal et 20 autres litres dans le réservoir supplémentaire. C’est tout mais ça a l’avantage de ne pas être cher : 40 litres pour 150 Bolivianos = 15 euros, le rêve pour nous Européens ! Nous sommes tout de même un peu contrariés car la prochaine pompe se trouve à la frontière bolivo-chilienne… en espérant qu’elle soit approvisionnée !

Cap à l’ouest vers le Chili, sur une route parfaitement asphaltée ! La piste, ce sera pour plus tard !

Sur notre trajet, quelques curiosités retiennent notre attention. D’abord, ces chullpas… des tours funéraires en pierre ou en adobe, très nombreuses dans la région. Elles étaient construites par divers groupes aymaras (Indiens de Bolivie) pour abriter les restes momifiés d’ancêtres notables ou hautement estimés.

Plus loin, ce sont des paysages de mesas, nous rappelant un peu le Nouveau-Mexique, notamment cet ensemble de roches aux formes évocatrices… les sommets enneigés, en plus ! A gauche, c’est le Sajama, point culminant de Bolivie avec ses 6542 m. A droite, le Parinacota (6348 m) et le Pomerape (6240 m)… au Chili !

De plus près, on y verrait bien une tête de puma, non ?

C’est au pied du Sajama que nous avons prévu de faire étape. Nous quittons par conséquent l’asphalte au kilomètre 145 pour une piste cahoteuse qui mène au village de Tomarapi à la lisière nord du parc national de Sajama.

A côté de l’église typique de l’altiplano, l’Ecolodge Tomarapi, tenu par la communauté villageoise, offre l’hébergement le plus confortable : des chambres simples mais équipées de chauffage et de salle de bains avec eau chaude. Pour cette région, c’est le grand luxe car si en arrivant, nous n’avons pas tout de suite l’utilité du chauffage, nous serons très contents d’en bénéficier un peu plus tard car, dès que le soleil se couche, la température chute terriblement.

Au restaurant du lodge, nous goûtons au quinoa et à la viande d'alpaga… enfin, surtout Hervé, car moi, je picore… je n’ai pas encore retrouvé l’appétit ! L’altitude, c’est éprouvant !

Ce soir, nous dormons à 4200 mètres d’altitude !

J4 : Dim 01/05/11

La température est descendue bien au-dessous de zéro cette nuit et ce matin, au petit-déjeuner, bonnets et manteaux ne sont pas de trop.Mais déjà, au dehors, le soleil brille et invite à la découverte des sites du parc national voisin.

A peine sortis du village, nous apercevons les vedettes du parc... Le volcan bolivien Sajama qui a donné son nom au parc !

Et les jumeaux chiliens Pomerape et Parinacota…

… à moins que ce ne soient les lamas et alpagas qui jouent les stars… avec leurs pompons colorés.

Après un arrêt au bord de la lagune Huaña Cota dont les bords sont encore gelés,

… direction les sources d’eau chaude… si, si… on a bien l’intention de se baigner même si pour l’instant on apprécie de porter une grosse polaire !

Voici notre accompagnatrice, elle fait partie de la communauté de Manasaya qui gère cette activité dans le parc. Dans son cabas, elle porte son carnet à souches sur lequel elle nous enregistre. Pour deux, nous payons 60 Bol = 6 euros, serviettes fournies.

Elle nous guide au milieu des bodefales, végétation de tourbe et d’herbe rase typique de l’altiplano… où paissent nombre de lamas pas effarouchés du tout.

Ici c’est déjà très sympa… mais c’est le bassin suivant, idéal pour deux, que notre cholita nous a réservé !

Là, c’est tout simplement divin… l’eau est chaude (33°) et le cadre unique…

On a un peu de mal à s’extraire de ce spa naturel bienfaisant… mais d’autres découvertes nous attendent.

D’abord le village de Sajama… plutôt quelconque… sauf sa jolie petite église au toit de chaume !

Dans le parc, les guides mentionnent également un site de geysers… pour y accéder, il y a bien un petit pont blanc par dessus le rio pour les piétons, mais pour les voitures, le passage à gué est inévitable.

La photo a été prise au retour ! Impressionnant mais facile !

Sept kilomètres à l’ouest du village, voilà cet étonnant champ de geysers !

Ici ni barrière ni balisage, on se promène en toute liberté au milieu des résurgences… mais pas sans précaution, car ça glougloute, ça fait des bulles, ça crache, ça bouillonne, pas de doute, il y a une certaine activit�� sous nos pieds !

Nous y découvrons aussi nos premiers spécimens de « llareta »(Azorella Yareta), une plante à fleurs qui pousse en Amérique du Sud entre 3200 et 5000 mètres. Elle servait de combustible par le passé mais elle est aujourd’hui protégée.

Enfin, le queñua (Polylepis tarapacana), le seul arbuste au monde à pousser à de telles altitudes.

Pour clore la journée, nous suivons une piste vers une forêt de queñuas à 4500 mètres et finissons à pied les 50 derniers mètres dans les rochers. Cinquante mètres de dénivelé, cela paraît très peu mais à cette altitude, c’est déjà un petit exploit… ça correspond tout de même à 15 étages ! Là-haut, nos efforts sont récompensés, la vue est tout simplement grandiose ! On devine au loin le village de Sajama et en face de nous, majestueux, les deux jumeaux chiliens.

Excellente journée ! En plus, je commence à me sentir vraiment bien et au dîner, je peux enfin apprécier la bonne cuisine andine.

Deuxième nuit à Tomarapi !

Une journée de galère pour passer la frontière

J5 : Lun 02/05/11

Dès 8 heures du matin, nous quittons l’auberge de Tomarapi avec comme objectif de rallier le Chili après une dernière excursion en Bolivie vers les chullpas colorées du Rio Lauca, un détour d’une cinquantaine de kilomètres tout de même.

La piste d’accès se trouve à gauche tout juste avant Tambo Quemado, le poste frontière bolivien où se trouve aussi la seule station d’essence avant longtemps. Hervé a la bonne idée de vouloir s’assurer de l’approvisionnement de cette pompe avant de décider du détour. Grand bien lui en a pris car à la station, on nous décrète : « No gasolina ! No hay antes Arica ! »… Ai-je besoin de vous traduire ? Il n’y a pas d’essence avant Arica, la grande ville du bord de mer à 160 km !

Bon, il reste dans notre réservoir environ de quoi faire une petite centaine de kilomètres, guère plus. Dans ces conditions, le détour vers les chullpas est compromis…

Voici ce qu’on a loupé !

Il nous reste un petit espoir, celui de trouver de l’essence (en bidon) à Putre au Chili, à 60 kilomètres.

En attendant, nous voici sur le point de traverser la frontière. Hervé se gare sur le côté pour se renseigner sur les démarches à faire pour la sortie de la voiture du territoire bolivien. Un douanier nous fait signe de passer… OK, on passe mais à peine passés, le doute nous assaille ! Ne devions-nous pas régler les formalités ici ????

Une dizaine de kilomètres plus loin, nous voilà à Chungara, le poste chilien. C’est bien ici qu’on doit valider la sortie de Bolivie, du moins en ce qui concerne les personnes. Pour le véhicule, on nous envoie dans une cahute voisine et là, catastrophe, après avoir fait la queue pendant une demi-heure, Hervé s’entend dire qu’il manque LE document que nous devions faire établir à Tambo Quemado.

Alors retour à la case départ… au poste bolivien dix kilomètres derrière nous. Après moultes explications plus ou moins compréhensibles, le douanier, par ailleurs fort sympathique, finit par nous délivrer le fameux sésame puis nous envoie le photocopier dans une boutique voisine tout en nous répétant plusieurs fois « Numero de memorizad, si ?…» Nous répondons bêtement « Si, si ». Mais c’est quoi, ce fichu numéro ? Et où l’obtient-on ??

Heureusement, la dame au photocopieur nous rend attentive au numéro manquant et nous emmène à côté, dans une agence, où en quelques clics sur un ordinateur et pour quelques bolivianos, le gars fait le nécessaire et reporte sur le document initial ce fichu numéro.

Ouf, après un dernier passage auprès de notre sympathique douanier, nous voilà enfin en règle, prêts à retourner au poste chilien. Entretemps, la file d’attente s’est considérablement allongée. Après avoir tout validé pour la sortie de Bolivie, pour nous et pour notre « Coche », il nous reste à refaire les mêmes démarches pour l’entrée au Chili.

Pas de chance, nous tombons derrière les occupants d’un bus… je vous laisse imaginer la queue ! Quelques tampons plus tard et après être passés part trois ou quatre bureaux et guichets différents, il ne reste plus que la fouille du véhicule.

En effet, aucun fruit ni légume provenant de Bolivie n’a le droit de pénétrer au Chili et les douaniers ont l’œil. Tout y passe, les valises bien sûr… mais aussi la boîte à gants et autres petites caches. Heureusement qu’on avait mangé toutes les bonnes choses contenues dans la glacière pendant toutes ces heures d’attente.

Quand nous sommes enfin libérés, il est 12 h 15 heure bolivienne, 13 h 15 au Chili… soit plus de quatre heures passées en formalités !

Il est temps de jeter un œil au paysage environnant car il en vaut la peine ! Nous sommes à présent au bord du lac Chungara (4500 m), l’un des lacs les plus hauts du monde, dominé par le Parinacota (celui qu’on voyait déjà hier, mais de loin !).

Zoom sur son sommet !

Une petite balade sur les rives du lac nous permet de mieux apprécier la couleur vert émeraude de ses eaux et d’y observer une foulque en train de construire son nid.

Un peu plus loin, c’est notre première rencontre avec les vigognes (Vicugna vicugna), ces camélidés sauvages qui vivent à plus de quatre mille mètres.

Mais nous n’avons pas la tête à faire du tourisme tant que le problème de l’essence n’est pas résolu. Alors tant pis pour les autres merveilles du Lauca NP (on y reviendra peut-être demain ?), on décide de filer directement vers Putre.

La route internationale habituellement bitumée est en cours de réfection. Sur plus de 50 kilomètres, le revêtement a été retiré sans être remplacé. Je vous laisse imaginer la poussière ! Ajoutons à cela la perte de mille mètres de dénivelé et vous comprendrez que notre attention se focalise davantage sur le ruban de terre !

Enfin, après un dernier tronçon vertigineux avant Putre, nous voilà dans le centre du village… à la recherche d’essence. On nous indique qu’il y en a dans la maison rouge… en fait, une épicerie qu’on appelle ici supermarché… et qui en vend en bidons de vingt litres.

C’est le coup de massue ! Le prix du litre frôle les mille pesos soit 1,50 euro, rien à voir avec le prix bolivien. Mais nous n’avons pas le choix car, dans les prochains jours, nous avons programmé plus de quatre-cents kilomètres sans station d’essence sur le trajet.

Maintenant que nous avons réglé nos questions d’intendance, nous pouvons songer à trouver un hébergement. J’avais repéré le Terrace Lodge. Une chambre douillette et claire, décorée avec beaucoup de goût, une belle vue sur la falaise, un accueil très chaleureux par les propriétaires italiens et un prix très raisonnable : c’est parfait, on prend sans hésitation !

Nous nous y sentons si bien que nous n’avons pas envie de quitter la chambre et y improvisons une petite dînette. Nous dormons ce soir à 3500 mètres. Ah ! On se sent revivre !

A travers 4 parcs nationaux chiliens : Lauca, Vicuñas, Surire, Isluga

J6 : Mar 03/05/11

C’est parti pour plus de quatre cent kilomètres… mais pas en une seule journée, nous prévoyons au moins deux jours (voire trois) pour en profiter pleinement et tranquillement, d’autant qu’après une nuit de relâche, nous rejoignons à nouveau la haute altitude.

Pour ce soir, nous avons réservé, auprès de la CONAF, l’administration des parcs nationaux chiliens, deux lits dans le refuge du Salar de Surire à 4200 mètres.

Ce sera, par conséquent, une toute petite étape de 120 kilomètres… ponctuée de plusieurs arrêts.

Comme nous avons zappé quelques points d’intérêt du Lauca NP hier, c’est le moment de nous rattraper. Mais en raison du mauvais état de la route, nous nous contenterons de ceux qui se trouvent sur notre trajet sans retourner à la hauteur du lac Chungara.

A l’entrée du parc, les rochers de las Cuevas sont réputés abriter des viscaches (Lagidium viscacia), des rongeurs de la famille des Chinchillas ressemblant à des lapins avec une queue d’écureuil. En empruntant le petit sentier, nous ne tardons pas à en apercevoir.

Cherchez l’animal !

En y regardant mieux, il y en a partout… certains se dorent au soleil, d’autres préfèrent l’ombre !

En tout cas, la vue de ce bodefal sur fond de volcans vaut le détour. C’est magnifique !

Immédiatement après cette zone humide bien verte, une piste nous fait traverser des paysages plus désertiques vers le site archéologique « El Chacu ».

Il s’agit d’un site utilisé par les Incas et les Aymaras pour capturer les vigognes et autres camélidés. D’une longueur maximale de 100 mètres et d’une largeur de 30/40 mètres, il se situait sur la pente descendante d’un petit canyon, ce qui évitait qu’il soit visible des animaux arrivant de la pampa voisine. Chacu

Pour Lauca, ce sera tout ! Deux kilomètres après la maison des rangers de Las Cuevas, nous quittons la route internationale et tournons à droite vers Guallatire sur une bonne piste entretenue.

Guallatire, c’est à la fois ce sommet à 6060 mètres et un petit village où nous faisons notre arrêt du midi. Le volcan est actif. Voyez les fumeroles qui s’en échappent !

Guallatire, l’église du village et le petit kiosque idéal pour notre pique-nique.

Hervé en profite pour explorer le campanile.

Si le village a l’air dépeuplé, en revanche, le bodefal voisin est fréquenté par une multitude de lamas et d’alpagas ! Ils ont la belle vie dans ce cadre somptueux !

Bientôt un panneau nous indique l’entrée dans la Reserva Nacional Las Vicuñas… et comme son nom l’indique, ces camélidés graciles aux grands yeux sombres sont légion dans ce parc aux badlands colorés.

Le Salar de Surire n’est alors plus très loin… plus que quelques virages sur cette piste !

Au refuge, il n’y a personne pour l’instant. Le ranger devrait arriver dans la soirée… en tout cas, nous l’espérons. D’ici là, nous en profitons pour explorer les environs tout en scrutant l’horizon dans l’attente d’un éventuel panache de poussière.

Derrière le refuge, des viscaches en nombre posent pour la photo ! C’est l’occasion de les approcher de très, très près !

Puis en prenant de la hauteur (une centaine de mètres de dénivelé cette fois, on progresse, on progresse !), nous découvrons l’étendue du salar en dégradés de rose, gris et bleu !

Avant l’arrivée du ranger, nous voyons arriver deux autres véhicules dont descendent de l’un, deux couples suisses et leur accompagnateur, de l’autre 3 vététistes et leur guide. Manifestement, il va falloir partager les lieux.

Enfin, peu après 18 heures, le garde arrive en compagnie de deux de ses acolytes. Nous sommes par conséquent 14 personnes à vouloir loger ici cette nuit. Je me demande comment tout ce petit monde va pouvoir cohabiter mais le refuge, composé d’un bâtiment principal et d’un préfabriqué, est plus grand que je ne le pensais et chacun y trouve aisément sa place. On nous octroie une chambre à deux lits, rien que pour nous, super ! Les sanitaires sont partagés et limités au strict minimum : eau froide, pas d’eau courante au WC mais un broc, pas de douche ni de chauffage.

Dans la cuisine commune, Enrique, le guide des Suisses, prend rapidement les choses en main et mitonne des pâtes au thon pour son groupe. Pour nous deux, ce sera plus frugalement soupe, petits pois et pomme, le tout arrosé d’un verre de Merlot généreusement servi par Enrique.

Toutes les langues se mêlent pendant le dîner, de l’allemand à l’espagnol en passant par l’anglais, et le français. Alors qu’un bon feu crépite dans le poêle, manteaux et polaires restent cependant de rigueur.

Au moment de faire notre petite vaisselle, il n’y a plus d’eau au robinet de la cuisine, signe que les tuyaux ont déjà gelé. Température attendue dans la nuit : -10° ! Nous nous pelotonnons dans nos sacs de couchage pour une nuit très froide à 4200 m.

Vigognes dans le PN Las Vicuñas



La suite dans les parcs chiliens : Surire et Isluga

J7 : Mer 04/05/11

Au réveil, la vitre de la fenêtre de notre chambre est recouverte d’une fine couche de givre… à l’intérieur !

A 7 h 30, nous sommes pourtant les premiers levés et une heure plus tard déjà sur la route (pardon, la piste !) alors que nos compagnons de nuit émergent à peine de leur sac de couchage.

Notre destination de fin de journée est encore indéterminée : Colchane à 90 km ou Iquique à 315 km. Nous déciderons le moment venu.

Pour l’instant, direction les thermes et geysers de Polloquere en longeant la rive du salar. Surire n’a rien à voir avec notre humeur (sourire !) mais provient du nom « suri » donné au nandou, cet oiseau voisin de l’autruche présent sur l’Altiplano.

D’ailleurs, l’endroit mérite bien son nom, déjà les volatiles sont en vue. Mais à peine le photographe a-t-il dégainé qu’ils prennent leurs pattes à leur cou et détalent à vitesse grand V. Nous aurons l'occasion d'en revoir quelques jours plus tard, j'y reviendrai !

Les colonnes de vapeur s’échappant des piscines naturelles de Polloquere se devinent de loin et témoignent de l’intense activité volcanique.

Nous n’avons pas l‘intention de nous baigner à cette heure-ci mais un visiteur insolite occupe déjà l’un des bassins. Il se réchauffe sans doute les pattes !

C’est un flamant andin !

Après ce détour, nous retrouvons sur la piste principale nos compagnons suisses dans leur minibus jaune. Nous n’arrêterons pas de les doubler ou de les rattraper à différents points d'intérêt du parcours et… notamment devant le tableau de ce couple de viscaches en pleine bouderie.

Ils nous rejoignent ensuite au passage de ce col ! Comparaison des données de nos GPS respectifs, ils affichent bien tous les deux 4730 mètres… le point culminant de la journée ! Maintenant place à la descente !

Place à des paysages plus verdoyants, à de vastes prairies spongieuses où les eaux ont modelé des milliers de petits îlots aux formes douces et rondes où la gelée matinale a déposé un bel ourlet blanc.

Depuis le mirador voisin, nous contemplons cette zone humide géante et profitons de l’endroit pour déjeuner au « balcon ».

Après le repas, nous ne tardons pas à franchir l’entrée du parc national du volcan Isluga. C’est maintenant le sommet du même nom (5530 m) qui règne en maître !

A ses pieds, les bords de la lagune Arabilla voient les Ouettes des Andes (Guallata andina) cohabiter harmonieusement avec les lamas.

Après un bain aux thermes d’Enquelga (toujours seuls !), nous débouchons sur la route asphaltée reliant Colchane à Iquique vers 15 heures et décidons de rejoindre la ville du bord de mer dès ce soir.

Après une nuit rustique et plusieurs jours de piste poussiéreuse, nous avions envie d’un bel hôtel pour nous coucouner et d’un bon repas pour nous remettre d’aplomb… je salivais déjà à l’idée d’un bon poisson ! Mais pour l’instant, nous sommes encore à plus de 300 km… et à près de 4000 mètres d’altitude !

Alors que la route était censée nous mener au niveau de la mer, la voilà qui continue encore à grimper jusqu’à 4300 mètres avant d’ enchaîner des montées et descentes incessantes sur des dizaines de kilomètres. On se croirait sur des montagnes russes… ou plutôt chiliennes, en l’occurrence !

Notre tacot a un peu de mal dans les côtes. Alors qu’il assume parfaitement sur les pistes, sur l’asphalte, ce n’est pas une flèche et on a l’impression de ne pas avancer. A cette allure, on n’est pas prêts d’arriver à Iquique…

Heureusement, un petit arrêt du côté de « Los Penitentes » va nous permettre de souffler et nous détendre un peu au milieu de ces curieuses silhouettes de pierre… qui nous en rappellent d’autres, quelque part dans l’Ouest américain ou australien ! On adore !

Ils ont tous une bonne bouille, ces Pénitents !

Après cet intermède, la route commence véritablement à amorcer sa descente dans un décor de montagnes colorées.

Puis la végétation change au fur et à mesure de la perte d’altitude et se fait de plus en plus rare jusqu’à devenir sable et poussière à l’étage inférieur. C’est dans ce paysage désolé à 100 km de la ville d’Iquique que l’on peut apercevoir un géoglyphe, visible du sol, le Gigante d’Atacama que nous ne voulons bien sûr pas louper. Hervé se dévoue pour se rendre à ses pieds !

Aux portes d’Iquique nous sommes toujours à 800 mètres d’altitude. C’est dire combien la descente finale va s’avérer impressionnante. Des lacets en épingle à cheveux, heureusement en sens unique, vont nous faire "tomber" au pied de la dune.

La nuit, elle aussi, est tombée quand nous nous arrêtons devant le Terrado Suites, un hôtel de classe internationale où nous demandons en chœur une chambre avec vue sur mer.

"Une chambre ? Mais l’hôtel est complet", nous répond-on ! On a du mal à croire qu'un hôtel de cette taille, avec près de 100 chambres, soit complet en semaine, au mois de mai. Eh bien oui, car fréquenté +++ par des hommes d’affaires en costume cravate ! On avait oublié que dans les hôtels des grandes villes il n’y avait pas uniquement que des touristes ! La déception est grande !

Commence alors la tournée des autres hôtels que j’avais notés, mais au Holiday Inn, au Radisson, au Gavina… la réponse est toujours la même. Completo !

Dans ce dernier, un réceptionniste compatissant accepte de passer quelques coups de fil pour nous tout en nous faisant comprendre que seuls les hébergements de catégorie inférieure auraient des disponibilités. Il nous trouve alors une cabine à l’autre bout de la ville… basique… très basique… loin de nos rêves de confort cosy… mais à moins de dormir dans notre carrosse, nous n’avons guère d’autre choix, vu l’heure !

Au final, en guise de dîner à base de poisson, nous nous préparerons, vite fait, une salade composée au thon… en boîte… Sans commentaire !

Iquique - Tocopilla... au bord de la mer !

J8 : Jeu 05/05/11

Nous avons bien envie de passer une journée et une nuit supplémentaire à Iquique mais pas dans cette cabine. Le premier objectif de la matinée est donc de trouver un hébergement plus sympa !

L’office du tourisme nous conseille le Divasto Hôtel mais, après une rapide visite, c’est finalement en face, à l’Hosteria Cavancha Beach en front de mer, que nous nous posons.

La salle de bains aurait certes besoin d’un petit coup de rafraîchissement mais la chambre est vaste et ses deux grandes baies vitrées donnent sur une agréable terrasse surplombant la plus belle plage d’Iquique, Cavancha Beach.

Le comble est qu’il est immédiatement voisin du Terrado, celui où on a fait chou blanc hier… Ah ! Si on avait su !

Après un bain de soleil fort apprécié sur la terrasse, nous consacrons le reste de la journée à la découverte de la ville.

Si Iquique est avant tout le plus grand port du nord du pays, elle garde encore quelques avenues bordées de maisons coloniales témoignant du passé florissant dans l’industrie du salpêtre. Elle possède également quelques plages agréables.

Promenade sur les planches de long de la plage. On se croirait presque à Deauville !

En passant, quelques belles fresques de street art !

A l’extrémité de la plage, nous quittons le bord de mer pour rejoindre le centre-ville.

Passage par la calle Baquedano avec ses demeures en pin d’Oregon aux façades et vérandas aux tons pastel. S’il y en a autant à Iquique, c’est que les bateaux, lourdement chargés de salpêtre pour les Etats-Unis, rentabilisaient toujours leur voyage retour avec du fret, comme le pin d’Oregon, qui se revendait ici à un bon prix dans la construction.

Dans cette rue, le guide du Routard recommande de jeter un œil au Palacio Astoreca, la demeure d'une riche famille d’aristocrates, bâtie en 1904, entièrement en pin d’Oregon, justement.

Il se trouve que ce palais abrite à partir d’aujourd’hui une exposition itinérante de tableaux de peintres chiliens (musée des Beaux-Arts de Santiago) : Coleccion in viaje … collection en voyage, joli nom ! Au moment où nous nous présentons, on s’empresse de nous ouvrir les portes des différentes salles d’exposition. Serions-nous les premiers visiteurs ? Tout laisse à le penser. En tout cas, l’inauguration n’aura lieu qu’en soirée.

Voici une des œuvres exposées !

Après cette parenthèse culturelle, nous arrivons dans le cœur de la ville sur la plaza Arturo Prat où trône la pittoresque « Clock Tower ». Derrière la tour de l’horloge, on aperçoit le théâtre !

Au retour, nous ne résistons pas à tremper les pieds dans l’eau, elle est aussi froide qu’en Bretagne ! En revanche, l’air est doux et ensoleillé. Température autour de 25°. Ça fait du bien !

Fin d’après-midi sur notre terrasse à regarder les lions de mer batifoler dans les flots et les pélicans s’ébrouer sur la jetée.

La vue depuis notre terrasse !

La soirée se poursuit au restaurant de l’hôtel, tout seuls, sur la terrasse (c’est dire qu’il fait bon !) à profiter de la baie et à nous régaler d’un excellent filet de sébaste dont on rêvait depuis la veille... puis s'achève au casino à claquer quelques milliers de pesos !!!

J9 : Vend 06/05/11

En raison de la courte étape qui nous attend, pas la peine de partir aux aurores, autant profiter encore un peu de la vue sur la plage de Cavancha. Au moment de charger la voiture, la couche de poussière amassée pendant cette première semaine sur les pistes se rappelle à nous : elle s’est incrustée partout ! Si on a le malheur de frôler les portières même intérieures, nos habits se transforment en serpillères. C’est une horreur !

Pour 8000 pesos (12 €), le garage voisin nous propose un lavage intérieur/extérieur. En fait, avec un seul seau d’eau, le gars va nettoyer tout le véhicule… (économie d'eau oblige ?) Mais notre Coche va sortir de là astiqué comme un sou neuf ! Quel plaisir alors de reprendre place à son bord !

Maintenant, route vers Tocopilla ,225 km par la Ruta 1… un air de désert du Sinaï avec la montagne désolée et poussiéreuse tombant dans la mer… et une route rectiligne… à l'infini !

Sur notre trajet, à 150 km d'Iquique, nous sommes très surpris de trouver un poste de douane… pourtant, on est bien au Chili… peut-être en raison d'un changement de région ? En tout cas, les douaniers n'ont pas voulu voir nos passeports, uniquement le document de douane du 4X4. Un petit coup de tampon et hop ! C'est reparti !

Quelques kilomètres avant Tocopilla, plus exactement tout juste avant le tunnel, nous nous arrêtons à la Caleta de la Cuchara qu'Aldo nous avait recommandée.

Effectivement, l'endroit est sympa et nettement plus accueillant que la ville industrielle voisine. Nous décidons par conséquent d'y rester pour la nuit et d'inaugurer le couchage dans le véhicule.

Nous partageons la crique avec quelques condors !

La soirée est douce et agréable. Après le dîner et une petite balade vespérale à la lumière de nos lampes frontales, nous nous endormons vite les yeux rivés sur les étoiles, bercés par les vagues du Pacifique !

Vers le désert d'Atacama : Chiu-Chiu, Caspana et les geysers de Tatio

J10 : Sam 07/05/11

Après deux jours au niveau de la mer, nous prévoyons aujourd'hui un retour dans l'Altiplano. A l'origine, nous pensions dormir dans le 4X4 sur le site des geysers de Tatio à 4300 mètres d'altitude. Mais finalement passer de 0 à 4300 mètres en une journée n'était pas raisonnable. On nous avait parlé d'une auberge à Caspana (3200 m) à environ une heure de route des geysers (en réalité un peu plus !)… Alors OK, direction Caspana à 230 km dont 80 km de piste.

Nous quittons donc notre petite crique du côté de Tocopilla à l'assaut des montagnes à travers un paysage gris et aride le long d'une route flanquée d'une double ligne à haute tension… pas vraiment glamour ce début de parcours !

Ici c'est une région propice à l'extraction de nombreux minerais. D'ailleurs, à proximité de Calama, nous entrevoyons la mine de cuivre de Chuquicamata, la plus grande mine à ciel ouvert du monde. Mais elle ne se visite pas le week-end alors ce n'est pas la peine de s'attarder à Calama.

Nous cherchons vainement un endroit pour pique-niquer mais jusque ici (150 km et un peu plus de trois heures), nous n'avons pas vu un seul brin d'herbe. Nous attendrons encore 40 km de plus avant de trouver notre bonheur dans l'oasis de Chiu-Chiu.

Sur la place du village, un arbre aux baies roses (un faux poivrier) nous prodigue son ombre bienfaisante et nous pouvons enfin nous attabler.

Il fait chaud, presque orageux et les sommets des Andes sont couverts de nuages. Espérons que le temps ne se gâte pas là-haut !

En attendant, profitons-en pour faire un tour dans le village, visiter son église, l'une des plus anciennes du Chili, à l'architecture coloniale typique, d'aspect massif avec d'épais murs en adobe et une menuiserie en bois de cactus.

Aux alentours, j'avais noté un site de pétroglyphes, plus précisément à mi-chemin entre Chiu-Chiu et Lasana. Nous ne tardons pas à les repérer mais certains sont difficiles d'accès car situés sur la pente pierreuse de ce canyon.

Le lama est très présent dans ces représentations de scènes pastorales.

Ici le berger avec sa crosse nous rappelle un peu le Kokopelli des Indiens pueblos d'Amérique du Nord.

Avant de rejoindre les montagnes, nous faisons un dernier arrêt prêt d'une drôle de lagune parfaitement circulaire dite sans fond !

Puis nous attaquons les 80 kilomètres de piste, plutôt bonne dans l'ensemble, à destination du joli village de Caspana, adossé au pied d'une falaise et entouré de nombreuses terrasses cultivées.

Nous y trouvons bien une auberge mais elle est fermée. Tant pis, nous sommes maintenant rodés, nous prévoyons donc une nouvelle nuit dans notre Coche et installons notre campement devant le bâtiment.

Après un tour dans le village et une visite du petit musée, c'est l'heure de la tambouille… puis coucher de bonne heure… car demain, il faut se lever aux aurores si nous voulons être aux geysers du Tatio pour le lever du soleil car c'est le matin très tôt que les geysers sont les plus impressionnants.

Eglise de Chiu Chiu



J11 : Dim 08/05/11

Réveil à 4 h 30… Les affaires sont rapidement rangées et le départ aussitôt donné. Soixante-cinq kilomètres de pistes à effectuer de nuit nous attendent jusqu'au Tatio.

On commence par louper le premier carrefour… ça commence mal ! Il faut être particulièrement concentré, à la fois sur le GPS pour suivre précisément l'itinéraire prévu, et sur l'état de la piste.

Il n'y a personne d'autre sur ce trajet sauf… tout d'un coup, une torche est braquée sur nos yeux. En fait des carabineros qui nous arrêtent au beau milieu de nulle part, en pleine nuit. Ils nous réclament les documents du véhicule et le permis de conduire d'Hervé, pas même nos passeports… puis nous adressent un franc "Adelante" !… En avant !

En avant, en avant… mais ça n'avance pas vite ! La piste est pentue, très pentue, notre tacot s'essouffle, Hervé est obligé de monter en première. La route nous apparaît également étroite, nous roulons probablement à flanc de montagne.

Ouf, ça va mieux quand nous passons le col, 4500 mètres… ce n'est pas rien !

Peu après, la piste rejoint celle venant de San Pedro de Atacama. On pensait qu'à partir de là nous rencontrerions la caravane des véhicules des tours opérateurs mais personne encore pour l'instant.

Entre 6 heures et 6 H 30, nous arrivons sur les lieux et il fait toujours nuit… nous sommes la deuxième voiture à pénétrer sur le site. L'entrée est payante comme tous les sites de la région. Ici, 5000 pesos = 7,50 € par personne.

En sortant de la voiture, le froid nous surprend, il fait -5/-10°. Polaire, doudoune, bonnet et gants sont bienvenus.

Le jour commence tout doucement à se lever dans une ambiance un peu irréelle. Les geysers se mettent à cracher leurs jets bouillonnants et nous commençons à distinguer les panaches de fumerolles s'étirant vers le ciel !

Dès que le soleil darde ses rayons, l'activité des geysers diminue mais celle des tours opérateurs est alors à son maximum. Pour tous, c'est l'heure du petit-déjeuner…pour les touristes, les œufs sont cuits dans les sources bouillantes. Pour nous, ce sera tout simplement un café au lait bien chaud accompagné de tartines.

Ensuite, pour échapper au monde, nous grimpons sur la corniche surplombant le parking pour nous retrouver seuls, absolument seuls sur les hauteurs de l'Altiplano. De là, nous dominons tout le site et apprécions la balade au milieu des rochers !

C'est aussi l'endroit idéal pour surveiller la fréquentation des lieux car les touristes ont tous rendez-vous dans la piscine naturelle après la visite des geysers. Si nous ne voulons pas partager le bain avec cinquante personnes, il est utile de garder un œil sur les parcs de stationnement. Quand il ne reste plus que notre voiture sur le parking, nous redescendons de la montagne.

Sous un ciel d'azur et un soleil radieux, les geysers ont maintenant une toute autre tête !

Certaines sources chaudes révèlent encore des merveilles insoupçonnées. Admirez celle-ci, entourée d'un joli jardin suspendu et installée dans une prairie fumante !

Avec le départ des touristes, les vigognes reprennent possession des lieux. Ces deux-là sont amusantes !

Près des thermes, il n'y a maintenant plus grand monde… c'est le moment de nous délasser dans le bassin d'eau chaude en compagnie de quelques baigneurs chiliens.

Il est midi quand nous quittons le Tatio en direction de San Pedro de Atacama par la piste qui passe par Machuca.

Nous n'arrêtons pas de nous extasier devant le panorama de ce haut plateau désertique aux couleurs mordorées, dominé par les sommets enneigés d'une ribambelle de volcans prestigieux.

Ce nandou ne s'y est d'ailleurs pas trompé... il se plaît bien dans ce décor.

Ce n'est sans doute pas pour rien que le village de Machuca s'est implanté ici, le site est magnifique.

En bonus, une belle lagune aux eaux miroitantes finit de parfaire l'image idyllique de carte postale.

Après Machuca (encore à 4000 mètres), la piste commence à perdre tout doucement de l'altitude jusqu'à San Pedro (2500 m). Nous passons les thermes de Puritama (payants)… le bain, c'est déjà fait… ainsi que le canyon de Guatin… impatients d'arriver à destination après deux nuits de bivouac et un lever matinal.

Mais avant de rejoindre l'Atacama Lodge que nous avons réservé pour cinq nuits, il est essentiel de faire un ravitaillement général dans le village de San Pedro.

Ne cherchez pas de supérette, encore moins de supermarché, à notre grande surprise, il n'y en a pas… uniquement de petites boutiques à l'ancienne ayant chacune sa spécialité. En revanche, si vous cherchez la station d'essence, il vous faudra bien chercher car elle est cachée au fin fond d'un cul de sac. Ajoutez à cela des rues non pavées et encore moins asphaltées, des piétons, des cyclistes, des 4X4… une poussière monstre… et une chaleur à laquelle on n'était plus habitués. C'est ainsi que nous est apparu ce village touristique qu'on nous avait vanté comme étant "un splendide petit village d'adobe". Bon, avec un petit peu de recul, c'est vrai que le village est sympa, surtout quand on laisse son véhicule à l'extérieur, mais nous sommes tout de même contents de ne pas y loger.

A 6 kilomètres au sud de San Pedro, l'Atacama Lodge est un véritable havre de paix. Propriétés de Alain Maury, astronome français et organisateur de séances d'observation du ciel, les lodges accueillent essentiellement des astronomes amateurs souhaitant observer le ciel parmi les plus clairs du monde dans des télescopes performants mais aussi des individuels ou groupes qui veulent tout simplement profiter d'un séjour au grand calme.

C'est notre cas et nous sommes ravis de notre choix. Nous héritons d'un lodge en adobe et toit de paille d'une quarantaine de mètres carrés comprenant une cuisine équipée, une salle de bains avec hydromassage (!) et une chambre avec… vue sur le volcan Licancabur. A cela s'ajoute une terrasse d'une surface équivalente à partager avec le lodge mitoyen… mais comme nous sommes les seuls occupants… Promis, on vous mettra des photos plus loin !

Atacama : la vallée de la Lune en long en large et en travers

J12 : Lun 09/05/11

A 8 h 45, nous sommes déjà devant la guérite d'entrée de la vallée de la Lune censée ouvrir à 8 h 30. Personne ! Tant pis, nous paierons plus tard, déplaçons la barrière et entrons… (Deux jours plus tard, nous réaliserons que, dans la région, l'heure n'est pas la même que dans le nord du pays… il devait être par conséquent 7 h 45).

Située à 10 km à l'ouest de San Pedro et à 2500 mètres d'altitude, la vallée, formée il y a 22 millions d'années, présente d'étranges paysages aux allures lunaires. L'absence de vie animale et végétale en fait un des endroits les plus inhospitaliers au monde.

Le premier site sur notre route, c'est la Quebrada de Kari… un canyon aux parois couvertes de cheminées et de flèches pétrifiées, saupoudrées d'une fine pellicule de sel. Si vous prêtez l'oreille, vous entendrez craquer le sel qui se dilate sous le soleil !

Une randonnée agréable de 4 km A/R jusqu'au pied de la Cordillère… de Sal ! Deux heures d'exploration tranquille !

Du sel, encore du sel, cette fois dans les Cavernas… de Sal ! Mais d'abord, on nous réclame notre droit d'entrée au contrôle intermédiaire, juste au niveau des cavernes. Nous nous mettons en règle : 2000 pesos par personne, valable pour la journée… avec en prime, un plan sommaire du site et quelques indications dans un anglais… sommaire aussi !

Bon, nous voilà documentés pour découvrir les deux curiosités suivantes : les Cavernas de Sal et le Cañon. Les deux itinéraires peuvent être enchaînés en boucle en une heure environ.

Equipés d'une torche, nous nous glissons, parfois au ras du sol, dans les cavernes successives. C'est fatigant mais amusant ! Contorsions obligatoires surtout avec un sac à dos !

Heureusement, la balade se poursuit ensuite à l'air libre entre dunes et mesas…

… sous l'œil attentif de ce hoodoo à l'expression humaine.

Sur une si bonne lancée, enchaînons avec El Cañon, immédiatement voisin… qui, en cette fin de matinée, a drapé son entrée de rouge !

Le sentier, d'abord coincé entre deux parois, s'élève bientôt vers un plateau torturé d'où dépasse la chaîne des volcans environnants.

La descente n'est pas évidente à trouver, un balisage confus nous conduit dans une pente périlleuse... nous obligeant à revenir sur nos pas pour choisir une voie plus sûre : la route toute proche, tout simplement !

La matinée a filé à toute vitesse et nous n'avons exploré que la moitié de la vallée. Néanmoins, nous préférons reporter le reste en fin d'après-midi afin de profiter par la même occasion du coucher du soleil.

En attendant, le meilleur endroit de repli est assurément la terrasse du lodge.

Vers 16 heures, retour dans la vallée de la Lune pour la suite de la visite. Premier objectif : la grande Dune !

Depuis peu, l'accès direct à la Dune est interdit… un nouveau sentier, plus discret, mène sur une crête voisine. Mais quelle crête ! Des vues époustouflantes… de part et d'autre, des creux, des pointes, des vagues, des pics, des arêtes, des croûtes… de sel, de sable et de pierre sculptées par l'érosion.

On a vraiment du mal à détacher notre regard de ce paysage !

Mais la dune nous attend. Zut, au moment où on approche, le soleil joue à cache-cache avec un nuage ! On décide d'attendre… un ange passe !

Le soleil revient timidement !

Allez, en passant, un dernier panorama sur le Licancabur et ses voisins. Immédiatement à sa droite, le Juriques et encore plus à droite, le Cerro Toco que nous aurons l'occasion d'évoquer prochainement.

Au moment où nous quittons la dune pour rejoindre les Tres Marias, nous voyons arriver les premiers minibus des agences de San Pedro. Houla, devant les trois statues de pierre, il y a foule !

Après deux, trois clichés, nous nous enfuyons par une piste défoncée vers d'anciennes mines de sel.

Et à notre retour devant les trois Marie, nous avons les lieux pour nous tout seuls. Nous décidons d'assister au coucher du soleil ici plutôt que sur LE lieu habituellement dédié qu'est la grande dune. Nous nous postons sur une crête et attendons !

Les derniers rayons du soleil inondent la vallée de leur lumière douce et chaude !

Le ciel rosit maintenant derrière les trois statues !

Puis c'est tout le désert qui se met à rougeoyer au soleil couchant !

La vallée de la Lune se serait-elle transformée en planète rouge… Décidément, elle n'en finit pas de nous étonner ! Nous l'avons explorée en long, en large et en travers mais bien sûr, il y aurait encore tant à voir ! Pour une autre fois, peut-être ! Pour l'instant, les gardes surveillent le départ de tous les véhicules, il est interdit de passer la nuit sur le site.

Deuxième nuit à l'Atacama Lodge.

Dans la Vallée de la Lune



Atacama : de la vallée de la Mort à la vallée de l'Arc-en-ciel

J13 : 10/05/11

Dans une région réputée pour son ciel très clair, il fait ce matin bien gris. Nous prenons tout de même la route en espérant une amélioration en cours de journée. Au programme : deux autres vallées et un site de pétroglyphes.

A 4 km à l'ouest de San Pedro, sur la route de Calama, une piste très rugueuse nous conduit dans la vallée de la Muerte dont le nom est en fait une déformation de "Valle de la Marte" (Mars). Nous espérions la parcourir d'une extrémité à l'autre afin de pouvoir rattraper plus loin la route vers Calama jusqu'à notre point d'intérêt suivant.

Mais bientôt, la piste devient sableuse. Enclenchement du 4X4… ça passe… puis le sable devient de plus en plus profond et la pente de plus en plus importante. Il faut se faire une raison, renoncer au trajet "one way" et continuer un peu à pied. Pourtant des traces témoignent du passage de véhicules : en réalité, l'astuce consiste à faire le parcours dans le sens inverse pour bénéficier de la descente. Avis aux amateurs !

Nous longeons alors le champ de dunes à pied (c'est ici que se pratique le snowboard) avant de grimper sur un escarpement rocheux d'où notre regard embrasse toute la vallée. Malheureusement, de gros nuages s'accrochent toujours aux sommets et les conditions ne sont pas parfaites !

Retour sur la route de Calama que nous suivons jusqu'au km 55 après avoir franchi un col à 3500 mètres. Là, nous prenons, à droite, la piste vers Rio Grande.

Youpi, le soleil fait une percée alors que nous approchons de notre destination !

A 23 km du carrefour précédent se trouve un site d'art rupestre : Hierbas Buenas. Nous pensions devoir chercher les pétroglyphes, pas du tout, ils nous sont quasiment servis sur un plateau.

Un cabanon pour le gardien, un abri pour le pique-nique, des poubelles, des toilettes, des emplacements de parking, des sentiers délimités par plein de petits cailloux… tout est parfaitement signalés et aménagés aussi bien que dans les parcs américains ou australiens. Dans ces conditions, l'accès coûte 2000 pesos (3 €) par personne comprenant aussi les droits pour la vallée de l'Arc-en-ciel (Arcoiris).

Il n'y a plus qu'à aller contempler… et il y a matière ! Le site à lui seul vaut le coup d'œil : un ensemble de roches, couleur vanille, chapeautées d'une couche chocolat… très esthétique !

A l'époque préhispanique, le site servait d'étape aux caravaniers qui faisaient du troc. Les habitants de l'Atacama auraient gravé des messages sur les pierres à destination de ces voyageurs.

Les motifs sont nombreux et représentent principalement des animaux tels que lamas, renards et flamants.

Après avoir observé les différentes gravures sous tous les angles, en route pour la vallée de l'Arc-en-ciel… quelques kilomètres plus loin !

A l'entrée dans ce large canyon… premières impressions ! Waouh ! Que de couleurs !

Nous décidons d'aller jusqu'au fond de la vallée en voiture avant de revenir petit à petit en explorant à pied les secteurs qui nous paraissent particulièrement intéressants.

Nous commençons par remarquer ce massif de hoodoos. Et si nous allions y faire un tour ?

Nous nous y faufilons aussitôt.

Depuis l'entrée de ce massif, les teintes de la vallée sont encore plus flagrantes !

Nous poursuivons notre balade dans la palette de couleurs…

… en nous attardant sur quelques tableaux !

Celui-ci est tout simplement fascinant !

Bien que les nuages aient à nouveau pris le dessus, nous faisons une dernière incursion dans la vallée voisine, parallèle, très colorée aussi et dont les parois sont couvertes de quelques cactus remarquables. Un cactus de sexe féminin ?

Puis c'est le retour à San Pedro sous un ciel de plus en plus chargé qui va même donner quelques gouttes de pluie ici dans le désert. Sur les sommets, il doit pleuvoir… ou peut-être même neiger !

La séance d'observation du ciel que nous avons prévue depuis notre arrivée n'est pas encore pour ce soir !

Atacama : à l'assaut du cerro Toco, à 5604 mètres

J14 : Mer 11/05/11

Il a fait très mauvais hier soir et neigé en altitude. En regardant par la fenêtre, on distingue une fine couche de neige fraîchement tombée sur les sommets et sur l'Altiplano. La température matinale s'en ressent aussi.

Dans ces conditions, tenter l'ascension du Cerro Toco (5604 mètres) tombe à l'eau.

En revanche, c'est un temps idéal pour faire du vélo. Nous laissons "El coche" sur le parking municipal de San Pedro et arpentons dès 8 h 30 les rues du village à la recherche d'un loueur. Nous en repérons un, au joli nom de "Km Zero", qui devrait ouvrir à 9 heures. En attendant, capucino et expresso au salon de thé O2 en face nous font patienter. 9 h 15, toujours personne dans la "tienda de bicicletas". Le patron du café que nous sollicitons s'empresse de se renseigner par téléphone. Le loueur est à Calama et ne comptait pas ouvrir sa boutique mais il nous envoie son père. Dix minutes plus tard, notre homme est sur place et à 9 h45, nous enfourchons enfin nos montures pour une demi-journée (5 heures) ou plus.

Le soleil a fini par triompher des nuages. Il fait très beau et déjà chaud.

Au programme, une boucle par la vallée de Quitor et le tunnel de l'ancienne route de Calama puis retour par l'actuelle route de Calama jusqu'au point de départ.

Dès la sortie du village, le ton est donné. Avec tout ce qu'il a plu en montagne, le rio est bien alimenté et s'étale sur toute la largeur de la vallée de Quitor. On a beau zigzaguer entre les petits îlots en évitant de poser le pied par terre, on finit inévitablement par se tremper les extrémités après plusieurs gués consécutifs.

La Quebrada del Diablo est la première curiosité au programme de cette sortie mais un rio encore plus profond que les précédents va faire capoter le projet.

Nous revenons sur nos pas dans cette vallée verdoyante parsemée d'herbes de la pampa ondulant sous le souffle du vent… pour nous diriger vers le fameux tunnel

Commence alors une rude montée dans une gorge aux roches rouges. Altitude de la vallée 2480 m, altitude du tunnel 2640 m, dénivelé 160 mètres. Jusqu'à 100 mètres de dénivelé, je résiste, je serre les dents et je reste en selle. Au-delà, je triche un peu en poussant mon destrier.

Encore quelques tours de roue et place à un beau panorama sur les crêtes environnantes, tout juste avant le tunnel !

La traversée se fait dans la pénombre (on a oublié de prendre nos lampes frontales) à peine percée par un filet de lumière venant de l'extrémité opposée.

C'est maintenant la descente tout en douceur mais par endroit dans du sable mou, ce qui oblige à pédaler même en descendant. Le pique-nique permet heureusement de recharger les batteries. Hervé annonce qu'il reste quatre kilomètres jusqu'au carrefour avec la route asphaltée mais j'ai l'impression que plus je pédale, plus la route s'éloigne.

Le parcours devient vraiment inconfortable avec une alternance de caillasse et de sable mou. Par moment, il faut carrément s'écarter de la piste, trop mauvaise, pour pédaler hors trace. Les kilomètres s'accumulent… Ça use, ça use !

Enfin la route ! A ce point du parcours, il reste 15 km à couvrir jusqu'à San Pedro… que j'espérais en descente. Pas du tout, la descente finale n'est pas pour tout de suite. D'abord 10 km de montée… de quoi me mettre le moral à plat. Heureusement une bonne orange bien juteuse va nous prodiguer l'énergie nécessaire pour les juguler. Après cet ultime effort, c'est la descente libératrice, 5 km qu'Hervé dévale à tombeau ouvert pendant que je reste loin derrière, agrippée à mes freins.

Nous posons le pied à terre au "Km zéro" à 14 h 45 après 5 heures soit une demi-journée de location (12 euros pour deux) et avec 35 km au compteur dont 20 de piste défoncée… un sacré périple !

Nous sommes fourbus mais contents. Un entraînement bénéfique, dans la perspective d'une prochaine ascension de sommet.

Fin d'après-midi cool à la terrasse d'un café à San Pedro puis retour au lodge pour un repos bien mérité.

En cours de soirée, Hervé entend un craquement en se baissant. Une fermeture Eclair qui a cédé ? Non, plus grave… il sort de sa poche la carte bleue… cassée en deux (c'est la seule en notre possession !). La puce électronique est intacte mais ici c'est la bande magnétique qui importe. Nous avons bien encore quelques devises mais pas de quoi terminer le voyage. Alors sommes-nous condamnés à finir clochards ? A suivre…

J15 : Jeu 12/05/11

Ciel très dégagé ce matin ! C'est l'occasion ou jamais de tenter l'ascension du Cerro Toco que nous contemplons depuis notre fenêtre depuis quatre jours maintenant.

Le voici photographié la veille depuis notre lodge… les Chiliens le qualifient de montagne à vaches… mais il culmine tout de même à plus de 5600 mètres…

Entre les différents sommets qui nous entourent, celui-ci a l'avantage de pouvoir être tenté sans guide et sans équipement technique. En outre, une piste menant vers un ancien camp minier permet de monter en véhicule jusqu'à 5200 mètres et des poussières… réduisant à moins de 400 mètres le dénivelé à gravir.

Certes nous étions déjà montés à 4810 mètres au refuge du volcan Cotopaxi en Equateur… mais jamais davantage ! Comment allions-nous réagir et pourrions-nous même y arriver ? That is the question !

C'est donc un peu fébriles que nous prenons, dès 8 heures, la direction du Toco par la route internationale du Paso de Jama. C'est la route reliant le Chili à l'Argentine et elle est largement empruntée par les poids lourds. Leur vitesse témoigne de l'extrême difficulté de la pente … on dirait qu'ils sont arrêtés tant ils ont du mal à monter. Derrière eux, "el Coche" est à peine plus vaillant, la plupart du temps en seconde. De surcroît, la route est jonchée de grosses pierres ayant servi aux chauffeurs à bloquer leurs camions en panne pour éviter de reculer.

Régulièrement, on se concerte : ça va? Oui, moi ça va, et toi ? Pour l'instant tout est OK.

A 4200 mètres d'altitude et à une quarantaine de kilomètres de SPA, nous quittons la route internationale pour une piste caillouteuse et pour 1000 mètres de plus à grimper. Nous dépassons le véhicule d'une agence, à l'arrêt pour une pause.

4800 mètres : ça y est, nous sommes à la hauteur du Mont Blanc et à celle du refuge du Cotopaxi.

5000 mètres, la piste devient de plus en plus étroite et pentue.

5260 mètres : fin de la piste près de l'ancien camp minier. Il fait très beau… et moins froid qu'on ne le craignait. Nous nous équipons cependant sérieusement : chaussures de marche, pantalons épais, polaires, doudounes, bonnets, gants, bâtons de marche, sacs à dos avec boisson chaude et en-cas… et bien sûr l'appareil photo. Le véhicule croisé précédemment nous rejoint.

La consigne que nous nous sommes fixés est la suivante : marcher très lentement et surtout redescendre au moindre signe de mal des montagnes. 9 h 45 : c'est parti sur un sentier bien tracé, légèrement verglacé par une fine pellicule de neige. Nous avançons tout doucement, en veillant à bien ventiler à chaque pas. Les gars conduits par l'agence entament leur montée derrière nous.

10 heures, 5309 mètres : déjà une première pause et une belle vue !

Une pause plus loin, des "jeunes", un Français et un Russe conduits par un guide chilien… nous rattrapent ! Ils viennent d'abandonner leur coéquipier brésilien déjà gagné par le mal des montagnes. Ils nous invitent à les suivre mais nous n'avons pas ni le même âge ni le même rythme. Nous avons besoin de prolonger notre halte car chaque mètre gagné demande un gros effort. Quand nous nous mettons enfin debout, ils sont déjà loin !

11 heures, 5440 mètres : nous arrivons dans un secteur de plus en plus enneigé. Le sentier, au début très visible, disparaît entre les pierres et sous la neige.

Ni cairn, ni balisage… alors par où passer ? On a beau scruter la montagne, les gars devant nous ne sont plus en vue ! Nous avons aussi perdu leur trace. Heureusement, Hervé, rusé comme un Sioux, finit par retrouver quelques traces de pas ténues lui paraissant fraiches… nous voilà tirés d'affaire et prêts à reprendre la lente ascension.

12 heures, 5545 mètres et un arrêt de plus ! Côté souffle, tout va bien mais la fatigue est réelle. A chaque halte, je ne peux m'empêcher de m'affaler sur un rocher et ai toutes les peines du monde à me relever. Pendant que je m'attarde, Hervé en profite pour explorer le large plateau devant nous à la recherche du meilleur panorama.

Il cherche en outre un indice pour valider la suite de l'itinéraire car, à nouveau, nous sommes dans l'interrogation. Par où passer ? Pas l'ombre d'une silhouette en vue ! Mais où sont passés les gars ? Hervé m'affirme être sûr de son itinéraire mais moi, je commence vraiment à douter. Et si nous n'étions pas sur la bonne trace ? Franchement, parmi les sommets qui nous entourent, lequel est celui que nous cherchons ?

Hervé, confiant, décide de suivre son intuition et moi, je n'ai pas d'autre choix que de le suivre tout en continuant à douter à voix haute… quand soudain, du haut de la montagne, dévalent à toute vitesse les trois gars de tout à l'heure. Nous sommes bien sur la bonne voie et cette bonne nouvelle nous donne des ailes pour vaincre les dernières difficultés.

12 h 30, 5600 mètres… et enfin la vue sur l'autre versant vers les lagunes Verde et Blanca en Bolivie. ! Extraordinaire ! Dire que nous serons à leur pied dans quelques semaines.

Sur le chemin de crête… l'arrivée est imminente !

12 h 35 : ça y est, Hervé est le premier à poser devant le mât du sommet !

Le GPS affiche 5622 mètres… on a du mal à le croire… mais nous avons vaincu le Cerro Toco !

Nous nous accordons quelques minutes pour savourer notre performance et… contempler le panorama. De gauche à droite, le Licancabur, le Juriques et les lagunes boliviennes.

Mais déjà il faut se dépêcher de descendre pour éviter le mal de montagne qui tente de nous envahir. Nous essayons de limiter les arrêts mais je me sens curieusement moins bien dans la descente que dans la montée… un peu comme si j'étais saoule. Au bout d'une heure dix, nous atteignons néanmoins la voiture... fatigués mais ravis de notre "exploit".

A 5000 mètres, nous obliquons vers le plateau du Chantajor afin de voir à quoi ressemblent les radiotélescopes en construction. Avec la mise en service en 2012 du plus grand observatoire de radioastronomie jamais construit au monde (projet regroupant Américains, Européens et Japonais), la région est en passe de devenir une plate-forme scientifique incontournable sur la planète.

Un bel alignement !

Retour à San Pedro par la route internationale, encore plus impressionnante et dangereuse dans la descente, pourvue de nombreuses voies de freinage d'urgence tous les kilomètres, pour les poids lourds en détresse. "El coche" qui se traînait à l'aller a maintenant besoin d'un sérieux coup de bride pour être ralenti.

Arrêt au village pour tester notre carte bancaire que nous avons pris soin de réparer à la bande adhésive. Mais les terminaux informatiques sont en panne dans tous les commerces, aussi bien le distributeur automatique que la station d'essence. Nous ne serons donc pas encore fixés sur notre sort et réglons nos dépenses en devises… tant qu'il nous en reste !

La fin de l'après-midi est consacrée à la préparation des bagages (départ demain matin pour l'Argentine) et accessoirement à un peu de repos car la journée n'est pas finie. Ce soir, nous avons rendez-vous avec la lune…

A 21 heures, nous rejoignons un groupe d'une vingtaine de Francophones dans le jardin d'Alain Maury pour une séance d'observation du ciel, d'abord à l'œil nu puis grâce à des télescopes performants. Etoiles, planètes, nébuleuses, galaxies, tout y passe et bientôt, grâce aux explications passionnées de l'astronome et de son épouse chilienne Alejandra, la Croix du Sud, la Mouche, Alpha du Centaure ou Saturne n'ont plus de secrets pour nous ! Enfin, la vedette du spectacle est incontestablement … la lune !

Une belle soirée qui nous a permis d'améliorer nos connaissances du ciel tout en passant un agréable moment ! A recommander ! Dernière nuit à l'Atacama Lodge.

Au cours de la montée du Cerro Toco

Vers l'Argentine par le désert de Tara

J16 : Ven 13/05/11

Notre séjour à San Pedro de Atacama s'achève. Nous avons volontairement zappé toutes les lagunes aux alentours : Cejas, Tebenquiche, Miscanti, Miniques… car nous devrions en voir d'autres, encore plus belles, dans le Sud-Ouest bolivien.

Nous prenons donc la route vers l'Argentine… oups, pas immédiatement … heureusement que nous avons pensé à demander confirmation car nous allions filer directement vers le Paso de Jama. En effet, les formalités douanières relatives à la sortie du Chili doivent se faire ici au poste de douane à l'entrée de San Pedro, 120km avant la frontière réelle !

Il y a un peu d'attente mais au final, en une demi-heure, tout est réglé.

Cap sur le Paso de Jama, comme hier, par cette incroyable route internationale. Sur les quarante premiers kilomètres, nous sommes en terrain connu… après, place à la nouveauté !

Le point de chute, ce soir, est prévu dans le village argentin de Susques à 300 kilomètres de San Pedro mais avec le détour dans le désert de Tara, il faut compter une cinquantaine de kilomètres de plus. Ni village, ni station-service sur cette route avant la frontière argentine, il faut le savoir aussi !

Rien que des volcans… aux flancs marbrés… à perte de vue !

… et quelques lagunes aussi ! Celle de Pujsa à 80 km de SPA mérite un arrêt !

A l'approche du Salar de Tara, à 4500 mètres d'altitude, les imposants monolithes des Monjes de la Pacana montent la garde à proximité de la nationale.

Mais les paysages autour de ces colosses ne constituent qu'une mise en bouche. Il faut s'aventurer au cœur du désert pour découvrir ses trésors cachés. Pour les atteindre, il faut impérativement un 4X4 car le risque d'ensablement est sérieux.

Aucune piste n'y mène! Après le sable mou, on a le choix, sur cette grande ligne droite, entre des centaines de traces. Il vaut donc mieux avoir préparé son itinéraire !

Seul repère dans cette immensité : ce cactus en forme de coussin… Cumulopuntia boliviana ignescens.

Suivre les cailloux du Petit Poucet risque aussi de vous conduire sur une fausse piste ;-)

Au milieu de cette étendue désertique surgissent alors des formations rocheuses tout en rondeur, dont les couleurs et les formes nous font penser à celles du désert Blanc en Egypte ou encore aux Coyote Buttes en Arizona.

Comme pour leurs "cousines", la nature y a dessiné des anneaux, des courbes et des vagues.

Mais ces doigts pointés vers le ciel annoncent d'autres formations encore plus singulières !

Quand apparaît devant nous cette immense falaise, nous savons que nous avons atteint les "Cathédrales de Tara".

Cette mesa s'interrompt brusquement pour laisser place à une lagune… le "Salar de Tara" ! Nous sommes à 4300 mètres d'altitude.

Sur ses rives, un petit abri tombe à pic pour le déjeuner. Le banc est déjà prévu, nous n'avons qu'à installer notre table et à déballer nos victuailles.

Un décor de rêve !

A 15 heures, nous sommes de retour sur la route internationale et une heure plus tard, à la frontière argentine. Quelle chance, il n'y a aucune attente, les formalités sont accomplies dans la foulée, le véhicule à peine fouillé… tout se passe comme sur des roulettes. Nous réglons nos montres, il y a une heure de décalage entre les deux pays.

Encore deux bonnes heures jusqu'à Susques… en passant de 4200 à 3600 mètres.

Le premier hôtel sur notre trajet est le Pastos Chicos… un complexe touristique comprenant une station-service, un restaurant et un hôtel. Nous demandons à visiter… la décoration est chaleureuse… mais la chambre sent très fort la peinture fraiche et la fenêtre ne s'ouvre pas. Nous laissons tomber avec regret !

Dans le virage suivant, Unquillar Hotel a l'air fermé mais en frappant à la porte, une jeune femme se précipite pour nous ouvrir. L'endroit est accueillant, joliment décoré également, la chambre mignonne, équipée de chauffage pour un prix bien inférieur que le précédent. Nous prenons sans regret !

La patronne du Pastos Chicos aura la bonne surprise de nous revoir un peu plus tard dans la soirée… pour le dîner. Au menu, une bonne viande d'Argentine accompagnée d'un excellent Malbec.

Nous n'avons toujours pas pu tester notre carte bancaire rafistolée (pas de banque aux alentours) et continuons à payer en devises. Pour combien de temps encore ?

Monjes de la Pacana



De Susques à Salta par la Ruta 40

J17 : Sam 14/05/11

Aujourd'hui, route vers Salta, plus de 300 km, par la R 40… hum, "route" est un peu prétentieux car il s'agit d'une piste... du moins jusqu'à mi-parcours, ce qui devrait bien faire une journée de trajet, entrecoupée de quelques sites remarquables.

L'accès de cette Ruta 40 se prend juste avant l'hôtel Pastos Chicos. Au début, la piste se présente bien, large et lisse, avec de temps en temps un peu de tôle ondulée. Elle grimpe doucement vers la Puna - l'altiplano argentin à 4200 m - dans un paysage mamelonné ponctué de quelques villages perdus.

Au loin on commence à distinguer la silhouette massive du volcan Tuzgle. Il compte, autour de sa base, quelques merveilles qui vont tour à tour nous occuper toute la matinée.

Tout d'abord, sur ses contreforts apparaît une falaise rocheuse et à ses pieds, le site d'escalade qui nous intéresse.

A vrai dire, nous n'avons aucune intention de pratiquer cette activité mais simplement d'explorer de long en large ce site de boulders, l'un des plus beau d'Amérique du Sud aux dires des connaisseurs de ce sport.

Nous l'avons découvert en regardant le film d'un groupe de grimpeurs, une Suissesse et neuf Grenoblois qui, fin 2010, ont été les premiers à y ouvrir des voies.

L'endroit est tout simplement fascinant, avec ses amas rocheux éparpillés sur toute la pente comme si un géant les avait fait dégringoler de la montagne.

Je sers à donner l'échelle… ou à retenir le caillou ?

Toujours au pied du Tuzgle, mais un peu plus loin, voilà une ancienne mine de soufre désaffectée… et une nouvelle occasion d'explorer ses moindres recoins. Seuls quelques murs restent encore debout !

Le camp était situé dans un environnement naturel exceptionnel au milieu d'une belle prairie marécageuse dominée par le cône veiné du volcan.

Enfin, pour finir, nous suivons la piste derrière la mine jusqu'au bout…

Quelle ne fut notre surprise de trouver là, si loin de tout, et surtout si loin de la R40, une maison… habitée… un peu comme celle-ci !

Après toutes ces flâneries, il est déjà 14 heures et grand temps d'avancer vers Salta. Allez, un dernier coup d'œil au Tuzgle, omniprésent !

Mais, à peine repartis, nous voilà à nouveau arrêtés, bouche bée, à l'entrée de cette vallée colorée où prédomine soudain le rouge carmin.

La piste continue à serpenter entre les collines en direction du viaduc de la Polvorilla.

Son état se dégrade nettement à cet endroit, et si on avait dû commencer par là, on aurait sans doute hésité à poursuivre tant la trace se perd dans le lit de la rivière !

Le viaduc est vraiment un bel ouvrage… apparemment on peut y monter, mais nous, on s'est contenté de l'admirer d'en bas.

Il est 14 heures, nous sommes à peine à moitié route de Salta, nous sommes samedi, nous n'avons pas réservé d'hébergement et nous craignons que le scénario d'Iquique ne se répète.

Nous décidons par conséquent de limiter les arrêts et de tracer jusqu'à la ville. Nous comptons sur le retour de l'asphalte pour augmenter notre vitesse moyenne mais ce n'est qu'après San Antonio de los Cobres que nous retrouvons le bitume.

A partir de ce village, une interminables série de lacets va nous faire perdre 2500 mètres d'altitude (Salta est à 1200 mètres) et alors qu'on croyait en avoir fini avec la piste, voilà que, cinquante kilomètres avant Salta, une nouvelle portion largement fréquentée par des camions nous inflige encore une fin de parcours dans une poussière infernale.

Quand enfin Salta se profile, nous sommes soulagés ! Il n'y plus qu'à se diriger vers le centre pour trouver un hébergement. J'avais repéré le Convento Antiguo qui m'avait fait bonne impression sur Internet. Malheureusement, ce que nous craignions, est arrivé : il est complet. Un plan en main, nous passons en revue tous les hôtels des rues Caseros et España mais quand ils ne sont pas complets, ils sont soit bruyants, soit moches, soit trop excentrés. Finalement, quand le Wilson Hotel nous propose sa dernière chambre, une grande suite avec parking, Wifi et petit déjeuner, nous n'hésitons plus… et posons nos valises dans cet hôtel moderne en plein centre.

Mais avant tout, il devient urgent de retirer des liquidités. Notre carte bleue raccommodée voudra-t-elle bien fonctionner ? Suspense… Hervé s'applique à l'introduire fermement dans le distributeur automatique. La machine hoquette, crachote… nous retenons notre souffle… et finalement accepte de nous délivrer nos billets ! Nous voilà tranquillisés sur la poursuite de notre voyage… du moins jusqu'au prochain retrait !

La bourse bien remplie et le cœur léger, nous partons visiter le centre-ville : la Cathédrale richement décorée, les abords de la Plaza 9 de Julio entourée de beaux bâtiments coloniaux admirablement préservés.

Il fait doux bien qu'un peu nuageux. Salta est très animée en ce samedi soir : beaucoup de monde dans les rues, aux terrasses des cafés, de la musique … et pour nous, l'envie de prolonger la soirée dans un restaurant près de la place centrale (dont j'ai oublié le nom).

Dans le désert de Tara

Dans la Quebrada de Humahuaca : Purmarcara et Tilcara

J18 : Dim 15/05/11

Déception au réveil, le ciel est désespérément gris ! On espérait approfondir la visite de Salta ce matin et admirer la ville depuis le mirador du Cerro Bernardo mais vu l'état du ciel, cette prolongation ne se justifie plus. Après quelques courses dans le supermarché du quartier, nous quittons la ville après le check-out à 11 heures.

Nous assurons néanmoins notre gîte de ce soir à Tilcara par une réservation téléphonique. Le village de Tilcara se situe dans la Quebrada de Humahuaca à environ 200 km au nord de Salta. Pour rejoindre la région, deux possibilités jusqu'à Jujuy : l'autoroute ou la Ruta 9 dite de la "Cornisa" (de la corniche).

Cette dernière est bien plus pittoresque et c'est pour cela que nous l'avons choisie. Etroite et sinueuse, elle traverse une forêt humide (oui, oui, humide !) où les lianes et les fougères rivalisent avec les eucalyptus… dans une ambiance très brumeuse. Parfois réduite à quatre mètres de largeur à peine, elle enchaîne les virages dans lesquels on ne peut se croiser et qu'il faut négocier "uno por vez", chacun son tour. Heureusement qu'il y a très peu de monde ! A ce rythme, trois heures pour parcourir les 90 km est une bonne moyenne.

Pour corser le tout, voilà que la pluie s'en mêle alors que nous espérions nous arrêter près du lac de la Cienega. Tant pis, on continue et ce n'est que bien plus au nord que le ciel laisse apparaître l'espoir d'une amélioration.

Ce n'est finalement qu'à l'approche de Purmamarca que le temps s'améliore réellement, nous sommes à plus de 2000 mètres d'altitude à l'entrée de la Quebrada de Humahuaca, classée au patrimoine mondial de l'UNESCO.

Alors finis les nuages et la végétation luxuriante, place à un univers à nouveau plus minéral, presque sans herbe, avec comme seules silhouettes celles des cactus, en suivant le lit du rio Grande… presque complètement asséché.

Avec le retour du soleil, le petit détour jusqu'à Purmamarca vaut vraiment le coup, afin d'approcher une des curiosités géologiques de la Quebrada de Humahuaca : la montagne aux Sept Couleurs !

Vue sur Purmarcara depuis le mirador.

Le "Paseo de los Colorados", un sentier de 3 km, permet d'être aux premières loges pour admirer la montagne colorée et ses replis. Il y a un vent terrible… j'ai du mal à tenir debout au passage de ce ressaut !

Du beige au violet en passant par le rouge orangé et le vert, la montagne aux Sept Couleurs exhibe la richesse minérale de la quebrada.

Poursuivons maintenant vers Tilcara. Après la montagne colorée, voici les outils du peintre… de grandes plaques rocheuses, aux reflets rouge, ocre, vert-de-gris ou ardoise, alignées les unes à côté des autres, telles des dizaines de palettes. Nous sommes en face de la "Paleta del Pintor" (la Palette du Peintre).

Plus que quelques kilomètres et nous voici à Tilcara. Nous avons réservé une "cabaña" au "Cerro Chico, lo del francés…" à l'écart du village, tout au bout d'une piste chaotique.

Sur les flancs du Cerro Negro, Nourredine, un ancien ingénieur français, a construit sept bungalows au milieu de verdoyantes terrasses en culture, de vergers et d'un parc boisé, réalisant ainsi son rêve d'enfant : créer un petit village dans la montagne.

Il nous réserve un accueil sympathique et chaleureux, nous laissant le choix entre deux cabañas. Elles sont toutes décorés dans un style rustique traditionnel, équipées de salle de bains avec eau chaude 24 h/24 et d'un poêle à bois… et offrent une vue panoramique exceptionnelle sur la Quebrada,

Nous choisissons la plus grande avec la meilleure vue, tant pis s'il faut monter les bagages un peu plus haut ! Conquis, nous réservons immédiatement une deuxième nuit.

Pour plus de photos du Cerro Chico, c'est ICI. Nous profitons de ce cadre exceptionnel jusqu'à la tombée de la nuit avant de nous retirer à l'intérieur, près du poêle bien chaud pour un dîner improvisé. Première nuit au Cerro Chico.

J19 : Lun 16/05/11

Réveil avec le soleil levant, inondant la quebrada. Excellent petit déjeuner avec les meilleurs croissants de tout le séjour ! Nous sommes si bien au Cerro Chico que nous avons envie de profiter pleinement des lieux, du moins ce matin. Nourredine nous a indiqué une balade en boucle sur les hauteurs de la propriété alors… vamos !

Une petite sente raide s'élève derrière notre cabine. Du point de vue, au premier plan, les bungalows et la piscine, au centre le lit du rio Grande et parallèle à la rivière, la route qui mène plus au nord vers la Quiaca et la frontière bolivo-argentine.

Tout le flanc de montagne au-dessus de la propriété a été aménagé en terrasses, avec des cactus et toute une variété de plantes grasses. On se croirait dans un jardin botanique !

En poursuivant la promenade, une nouvelle vue sur la propriété : au fond à gauche, on distingue maintenant le village de Tilcara et, au milieu, un petit étang : la laguna de los patos (le lac aux canards).

Alors que nous nous rapprochons à nouveau des habitations, nous tombons nez à nez avec un renard, "el zorro" en espagnol ! Il nous regarde droit dans les yeux !

Enfin, le tour ne serait pas complet sans un saut jusqu'à l'enclos des lamas. N'est-il pas mignon celui-ci, avec sa tresse ?

Après un déjeuner sur la terrasse, il est temps de découvrir les autres attractions touristiques de Tilcara et, en premier lieu, la Pucara de Tilcara. Il s'agit d'une forteresse de l'époque précolombienne construite il y a environ 900 ans par les Indiens Tilcaras, et qui a été restaurée à l'identique par des archéologues de l'université de Buenos Aires. Nous sommes lundi, ça tombe bien, l'entrée est gratuite avec donation.

Vue générale du site.

On peut y voir un ensemble d'habitations labyrinthiques de pierre, soigneusement reconstituées… au milieu d'un jardin de cactus.

Les poutres des maisons sont en bois de cactus, les murs et les toits en pierre.

A son apogée, le site hébergeait plus de 2000 habitants. Vu la hauteur des plafonds, on peut aisément imaginer qu'ils étaient de petite taille. Quant aux habitantes, probablement ressemblaient-elles à cela ?

En tout cas, ils jouissaient d'une vue imprenable sur toute la quebrada, ce qui facilitait beaucoup la protection des lieux.

Après cette agréable balade dans le temps, en route vers une autre attraction vantée dans les guides : la Garganta del Diablo. Pour y accéder, une piste de 8 km pour les véhicules ou un sentier à pied de 4km pour les piétons. Nous sommes un peu fainéants aujourd'hui alors nous optons pour la première solution. Nous imaginions une belle chute d'eau, en fait la Garganta, une cascade artificielle créée par un canal d'irrigation, n'a rien d'exceptionnel.

De retour au village, comme l'hôtel n'accepte pas la carte bancaire, nous passons une fois de plus au distributeur. Confiant, Hervé introduit la carte (la fameuse carte cassée et recollée), la machine hésite… hésite encore et… ô stupeur, avale la carte. La banque attenante est fermée, ouverture demain matin ! Nous voilà dans de beaux draps ! Affolés, nous nous précipitons dans le centre téléphonique voisin pour appeler un numéro d'urgence. Mais impossible ni de comprendre ni de se faire comprendre vraiment ! Finalement, la meilleure solution n'est-elle d'attendre tout simplement demain matin et l'ouverture de la banque pour qu'on nous rende la carte ? Mais qu'allons-nous devenir si nous ne pouvons obtenir de retrait ?

En attendant, avec les derniers pesos et pour nous remonter le moral, nous nous offrons un bon dîner à "El Patio" sur les conseils de Nourredine. Brochettes de lama pour Hervé et lama à l'orange pour moi accompagnés d'une bonne bouteille de Cabernet Sauvignon !

Deuxième nuit au Cerro Chico !

De Humahuaca à Iruya : Cerro Hornocal, San Isidro

J20 : Mar 17/05/11

Dès 9 heures, nous attendons de pied ferme l'ouverture de la banque. Avec mon espagnol sommaire, j'explique à l'employé que "nuestra tarjeta Visa esta bloqueada en la machina". Il se dirige aussitôt vers le cagibi renfermant le distributeur. Il revient avec la carte dans un triste état et décrète qu'elle n'est plus bonne à rien. Mais alors que faire ?

Après un moment de réflexion, nous lui demandons une seconde chance. Si nous retentions un deuxième essai après avoir réparé la carte une nouvelle fois ? Nous ne risquons pas grand chose maintenant que la banque est ouverte.

Aussitôt dit, aussitôt fait … la machine hoquette, crachote… et... et… et… Hourra ! les billets apparaissent. Nous sommes sauvés… pour l'instant… jusqu'au prochain retrait en Bolivie !

Après une pause café et un petit tour au marché, nous prenons la route vers Humahuaca, 45 km au nord de Tilcara. Au bout de trois semaines, nous découvrons enfin que "el Coche" possède une antenne (rétractable), ce qui nous permet d'écouter de la musique… enfin détendus !

Le village d'Humahuaca (où nous arrivons à 11 heures) ne nous inspire guère mais, aux alentours, un point de vue remarquable ne nous a pas échappé lors de la préparation du voyage. Sa localisation a été tout particulièrement difficile à établir.

La Ruta 73 (en réalité, une piste) s'éloigne de Humahuaca (2950 m). En ligne de mire, un sommet garni d'antennes, et pour l'atteindre une série de lacets serrés. Ici, la vue à la descente !

Au bout de 25 km et à 4200 mètres, un replat offre un point de vue idéal vers la montagne en face… sur les arches multicolores du Cerro Hornocal. Un tableau grandeur nature !

En réalité, ce cordon montagneux est issu d'une formation géologique particulière appelée "Yacoraite", composée principalement de schistes plus ou moins plissés, recouverts de grès tendre, rouge foncé, mais aussi bleu, jaune, vert, violet, ce qui donne cet effet de couleurs absolument incroyable !

Nous espérions y rester un moment et pique-niquer en face de ce chef-d'œuvre de la nature. Mais un vent violent nous en dissuade aussitôt le nez dehors. Malgré le froid, nous grimpons néanmoins sur le haut de la colline pour un point de vue encore plus grandiose. Nous avons le souffle coupé à la fois par l'altitude, le vent et… le panorama !

Quant à notre coin de pique-nique, nous l'installons, un étage plus bas, à l'abri du vent derrière les murs d'une masure abandonnée… en veillant à ne pas se faire piquer par ces cactus, des figuiers de Barbarie.

Nous retrouvons la route nationale vers 14 h 30, pas pour très longtemps, car une quinzaine de kilomètres plus loin, nous tournons à nouveau à droite vers Iruya à 60 km.

Une piste caillouteuse, où circulent malgré tout bus et camions, nous emmène d'abord à un col à 4000 mètres en passant par quelques hameaux aux noms insolites : Iturbe, Chaupi Rodeo et même… New-York… heu, pardon, Muyoc !

A partir de là s'enchaînent de belles vallées et gorges encaissées puis, soudain au détour d'un virage, une nouvelle œuvre de la nature : une montagne colorée aux larges marbrures roses… à ne pas manquer !

Alors que nous nous apprêtons à photographier ce sommet remarquable, une bergère bien audacieuse vient nous réclamer un droit pour avoir pris ses moutons en photo. Mais alors que nous acceptons bien volontiers de la dédommager de quelques pesos, elle en exige davantage. Alors nous la laissons à… ses moutons et reprenons la route !

Les paysages qui nous attendent à partir du col sont encore plus étonnants ! D'abord, une chaîne montagneuse aux flancs lisses et doux comme drapés de velours !

Une piste serpentant en mille lacets dans une descente vertigineuse. On ose à peine imaginer qu'on va passer par là ! Mais quand on sait que le col culmine à 4000 m et que le village d'Iruya est situé à 2500 m, on comprend mieux !

Puis des à-pics impressionnants !

Enfin… après plus de deux heures, une église et quelques maisons accrochées à une falaise : Iruya, un village… au bout du monde, vraiment !

Nous nous mettons tout de suite à la recherche d'un hébergement (pour deux nuits) et nous n'aurons pas à chercher longtemps… à l'hosteria Federico III, il y a tout ce qu'il nous faut : une petite chambre au mur de galets chaulés, avec chauffage, eau chaude, petit déjeuner, donnant sur une terrasse proprette avec vue sur la falaise, pour un prix certes presque équivalent à celui de la cabaña de la veille mais ici, on est loin de tout…

Une fois installés, allons voir le village ! Une belle église restaurée, de petites venelles pavées très pentues… Iruya ne manque pas de charme !

Mais alors que le village est vraiment isolé, il n'en est pas moins vivant et résonne en permanence des jeux et des rires d'un grand nombre d'enfants et de jeunes.

Le Federico III fait aussi restaurant. Nous n'avons alors qu'à traverser la cour pour mettre les pieds sous la table devant des "brisas norteñas" (sorte de tourte) pour Hervé et un "Federico III pastel" (sorte de crêpe au fromage et oignons) pour moi. En dessert, nous nous partageons une crêpe au caramel… si bonne que nous ne résistons pas à en commander immédiatement une seconde.

J21 : Mer 18/05/11

Aujourd'hui à priori "el coche" devrait rester au repos et nous, randonner à pied jusqu'à Isidro soit une quinzaine de km A/R. Cet itinéraire est un classique souvent évoqué sur notre forum préféré. Il suffit de suivre la piste qui, elle, remonte le rio.

Le départ est donné de bonne heure et le pas rapide au début… forcément on commence par descendre… mais dès que le sens de la pente s'inverse, bouh ! on ressent immédiatement la différence… c'est comme si quelqu'un nous retenait par les épaules !

Mais ce que nous n'avions pas prévu, c'est qu'à cette saison, le rio est bien plus profond qu'en pleine saison sèche et sauf à se mouiller les mollets, nous ne voyons pas de moyen de traverser. Alors quand les occupants d'un 4X4 passant à ce moment-là nous préviennent que ce ne sera pas la seule fois où nous devrions franchir la rivière, nous changeons nos plans et rebroussons chemin jusqu'au village.

"El coche" va donc reprendre du service immédiatement. En réalité, il y a une bonne quinzaine de gués (nous les avons comptés), certains doubles et le torrent coule très fort. 4X4 obligatoire !

La piste s'arrête au pied du village de San Isidro, perché sur une falaise 30 à 40 mètres plus haut. Un autre village du bout du monde !

Un petit sentier y grimpe directement mais Hervé, qui aime bien les variantes, décide de partir dans le sens opposé par le lit de la rivière. Quelle idée saugrenue ! Je le suis en grognant ! Au bout de quelques centaines de mètres, il finit par admettre son mauvais choix. Mais maintenant qu'on a fait tout ce chemin pourquoi ne pas tenter une boucle nous ramenant vers le village plutôt que de revenir sur nos pas ? Pas si facile ! Après avoir trouvé un canyon latéral, Hervé persévère puis aperçoit un homme sur un sentier, un peu plus haut ! Un peu d'escalade et nous voilà tirés d'affaire, sur la bonne voie pour atteindre San Isidro… hum, d'une façon très peu conventionnelle !

Ça y est, le village est en vue !

Comme son voisin Iruya et contrairement à ce qu'on pourrait croire, le village est habité et animé. D'ailleurs, en le traversant, nous rencontrons à cette heure-ci (12/13h) beaucoup d'écoliers.

Pour survivre, les habitants ont sans doute besoin d'être autosuffisants, ceci expliquant sans doute la scène suivante : de la viande de lama séchant sur un fil… à côté du linge !

Sur le chemin du retour à Iruya, nous faisons une pause pour admirer les étonnantes couleurs du canyon en dégradés de roses et gris.

Les nombreux passages dans la rivière nous donnent une idée, d'autant que nous bénéficions d'un peu de temps : et si on faisait une toilette approfondie à notre "coche" ?A l'aide d'une petite bassine et d'une bouteille plastique, nous l'aspergeons abondamment avant de le frotter à l'intérieur comme à l'extérieur. Le voilà pimpant et rutilant… mais pour combien de temps ?

De retour à l'hôtel, la fin de l'après-midi passe à buller sur la terrasse. Nous ne sommes pas les seuls, lui aussi apprécie le farniente !

Mais dès que le soleil décline, il fait vite frisquet. C'est le moment de bouger et de courir le village à la recherche d'un comedor où dîner ce soir. Nous en repérons plusieurs mais à l'heure du dîner, leurs portes sont étonnamment fermées. Alors il n'y a plus qu'à retourner manger au Federico, le seul à être ouvert. Des escalopes milanaises au menu de ce soir et pour le dessert, une valeur sûre : comme hier, des crêpes au caramel !

Deuxième nuit au Federico III.

Cerro Hornocal

De la Quebrada de Chulin à Yavi : des pétroglyphes à gogo

J22 : Jeu 19/05/11

A 9 h 30, nous quittons Iruya par la même piste qu'à l'aller, celle aux mille lacets. Nous avons de la chance car, jusqu'au col, nous ne croisons aucun véhicule et finalement, nous mettons moins de 2 heures pour rejoindre la nationale.

Nous poursuivons vers le nord et la frontière bolivienne. Ce soir, nous avons prévu d'être à Yavi, toujours en Argentine, soit un trajet de près de 250 km depuis Iruya, mais pas d'une traite… nous avons quelques projets pour la journée.

Près de Tres Cruces, voilà déjà le premier arrêt avec, comme objectif, celui de rejoindre un canyon du nom de Quebrada de Chulin où se trouve une caverne (Inca Cueva) où a été découverte en 1937 une momie vieille de 6000 ans.

Plus que la caverne, c'est la quebrada qui nous intéresse. D'après notre documentation, ce serait un beau canyon aux roches rouges renfermant en outre une belle collection de pétroglyphes.

Le site se trouve à environ deux heures de marche du Rio Grande et le point de départ se situe près du carrefour de Tres Cruces, au niveau d'un pont ferroviaire abandonné. Altitude 3560 m.

Aucun panneau, ni balisage ni cairn. A part les coordonnées GPS de la grotte aux momies, pas d'autre indication en notre possession !

Nous laissons "el coche" (avec toutes nos affaires) garé sur le bord de la route, certes avec un brin d'appréhension, et suivons le lit asséché de la rivière en direction d'une paroi rouge, visible de loin. Il est presque midi.

Au bout d'une heure, nous approchons du point GPS programmé mais, à part deux petites maisons abandonnées, rien qui ne puisse évoquer la grotte en question. Peut-être est-ce l'ancien camp des chercheurs de momies ?

Sans aucune indication supplémentaire, nous étions sur le point d'abandonner quand Hervé propose de continuer encore un peu, à gauche des masures, pendant un quart d'heure au maximum… n'oublions pas qu'on a laissé le 4X4 sur le bord de la nationale !

Quinze minutes plus tard, voilà les premières parois rouges annonçant l'entrée dans la Quebrada de Chulin. Nous sommes à présent à 3700 mètres.

Alors plus question de renoncer, explorons davantage ! Des rochers rouges et lisses… agrémentés de bouquets d'herbes de la pampa ! Un filet d'eau stagnant dans des potholes ! Ça nous rappelle quelque chose.

Des falaises rouges percées d'une arche naturelle auxquelles s'accrochent quelques arbustes ! Du slickrock ! Assurément on a déjà vu ça ailleurs !

Ma parole ! On se croirait dans un "red canyon" de l'Utah !

Et par-dessus le marché, comme là-bas, un site de pétroglyphes, caché sous une voûte !

Vraiment, ce canyon est un petit bijou et on aurait aimé y passer l'après-midi. Peut-être aurions nous fini par trouver la grotte aux momies, cachée quelque part dans les hauteurs ! Mais nous ne sommes pas totalement rassurés d'avoir laissé la voiture sans surveillance aussi longtemps. Avec quelques regrets, nous décidons de ne pas poursuivre.

Quarante cinq minutes plus tard, nous sommes de retour auprès d'el coche qui se porte comme un charme. Sans doute ne risquait-il pas plus ici que sur un parking dans la forêt de Fontainebleau !

Cap au nord : Abra Pampa, bourgade triste balayée par les vents où nous pique-niquons sur un banc de la place centrale, puis encore plus au nord vers la ville frontière de La Quiaca, tout aussi déprimante.

Entre les deux, un immense plateau à 3500 mètres clôturé des deux côtés de la route et consacré à l'élevage de vaches, de moutons et de lamas. A l'entrée de la Quiaca, nous prenons immédiatement à droite la direction de Yavi.

Mais avant notre destination finale, un dernier détour… vers la Laguna Colorada (pas celle de Bolivie, mais celle de Yavi !) où l'on peut observer là aussi un grand nombre de pétroglyphes.

En approchant de la lagune, ils ne sont pas visibles d'emblée. Mais des amas de pierre érigés en murets attirent mon attention. Bingo… j'ai trouvé. Chaque enceinte abrite bien un site de pétroglyphes, il ne reste plus qu'à visiter chaque cachette. Certaines sont néanmoins condamnées par un portail cadenassé.

Pour rejoindre Yavi, Hervé décide d'essayer une piste non indiquée sur la carte du GPS mais semblant aller dans la bonne direction. Encore une de ses lubies ! Rapidement il faut nous rendre à l'évidence : pas moyen d'arriver sur la piste principale par cette variante. La trace se perd dans le décor… et nous avec ! Nous avançons hors piste, au rythme des creux et des bosses au beau milieu du plateau. Impasse totale !

Finalement, le chauffeur fantaisiste au volant d'un 4X4 efficace finit par nous tirer de là avec quelques suées avant de reprendre sagement la piste classique jusqu'à Yavi.

Yavi : des maisons en adobe et toit de chaume alignées le long de la rue principale et tout au bout, à la sortie du village, l'Hostal & Cabañas de Yavi où nous espérions trouver un hébergement. Personne…

La voisine nous indique que la propriétaire ne vit pas en permanence sur place mais habite quelque part dans le village. Il va bientôt faire nuit et nous n'avons pas trop envie de chercher alors quand la jeune femme nous propose une chambre chez elle, nous sommes intéressés.

Intérieur kitsch mais chaleureux ! Certes l'eau de la douche est à peine tiède, la pression faible, il n'y a pas de chauffage mais le petit déjeuner est compris et le prix imbattable : 80 ARS soit 16 €. Nous acceptons illico ! Son nom : Posada "Aires de Yavi".

Après un petit tour dans le village (église, musée), nous papotons avec la propriétaire et ses deux petites filles autour d'un bon feu de cheminée avant de sortir dîner. Le seul restaurant de Yavi est en panne de gaz, la soirée se poursuit dans notre chambre autour d'une soupe, vite préparée sur notre réchaud. C'est un jour de chance pour notre hôtelière : peu après, elle louera sa deuxième chambre à cinq touristes argentins !

Retour en Bolivie : Tupiza et ses canyons

J 23 : Ven 20/05/11

Après le petit déjeuner à la Posada, direction la frontière argentine avec un peu d'appréhension devant les formalités qui nous attendent.

Quelques véhicules argentins sont déjà arrêtés devant le poste et leurs conducteurs en train de faire la queue devant l'un des bureaux. Après nous être brièvement renseignés, en précisant bien que nous étions français et notre véhicule bolivien, on nous indique de patienter derrière les autres, manifestement tous argentins, propriétaires de leur véhicule. L'attente s'éternise. Apparemment dans le bureau, le douanier a l'air de gérer un cas litigieux. Nous piétinons dans le froid et les courants d'air, passablement énervés. Quand enfin vient notre tour, nous apprenons avec quelque agacement que notre cas relève du bureau voisin. Dire qu'on a fait attendu tout de temps pour rien ! Mais, à côté, la douanière très embarrassée ne sait pas trop quoi faire de nos papiers. Après un coup de fil prolongé, elle finit par conserver tous nos documents et nous dit que c'est OK.

Mais ce n'est pas fini pour autant, il reste à passer l'immigration (pour les personnes). Pas de chance, nous tombons là encore derrière les occupants d'un bus !

Finalement nous sommes libérés au bout de deux heures… pour l'instant… car il reste à valider l'entrée en Bolivie et la file d'attente déborde là aussi du trottoir. Heureusement, tout se règle en cinq minutes car on nous indique immédiatement le bon guichet pour lequel il n'y a pas de queue. Ouf !

Nous ne nous attardons pas dans la ville frontière de Villazon sauf pour acheter quelques fruits au marché. Nous comprenons au vu des centaines de boutiques et de vendeurs ambulants pourquoi tant d'Argentins traversent la frontière, notamment à pied : pas besoin de passer l'immigration pour une simple escapade de quelques heures, il suffit de franchir le pont. Le prix des marchandises en Bolivie permet sans doute de faire de bonnes affaires.

Très vite nous prenons la route pour Tupiza à 90 km, une route encore en construction, asphaltée presque en totalité sauf les ouvrages (ponts). Nous avons donc droit régulièrement à quelques déviations poussiéreuses jusqu'à notre arrivée.

Nichée à 2950 m d'altitude dans la vallée du rio Tupiza, entourée d'un paysage déchiqueté et bénéficiant d'un climat doux toute l'année, cette petite ville (22 000 habitants tout de même) est, paraît-il, le lieu idéal pour se reposer quelques jours.

Ça tombe bien, telle est notre intention pour les deux prochaines journées avant d'entamer l'expédition tant attendue vers le Sud Lipez et ses lagunes.

Pour notre hébergement, nous avons en tête d'aller au Mitru Hotel situé en plein centre, qui, selon le guide LP, est le meilleur de la ville. Une chambre très propre équipée de mobilier en bois de cactus, une bonne couette bien chaude car il n'y a pas de chauffage, une salle de bains privée avec eau chaude 24h/24, la télé, le petit déjeuner et la Wifi. En sus, un petit coin de gazon autour d'une belle piscine, un environnement fleuri, une place dans un parking fermé pour "el coche"… tout cela pour 260 Bolivianos = 26 €. Pas d'hésitation, nous prenons sur le champ !

Après un déjeuner rapide sur la terrasse, nous nous empressons de régler quelques questions d'intendance : passage à la banque (ouf, la carte après quelques balbutiements a bien voulu fonctionner), courses au marché, laverie… avant de nous octroyer quelques heures de détente.

Comme annoncé, le centre-ville dégage une atmosphère provinciale très appréciable. Beaucoup de petites boutiques (ne cherchez pas de supermarché !), des restaurants, des cafés, des agences touristiques, un marché… et le spectacle des Boliviennes pour beaucoup encore en tenue traditionnelle… dépaysement garanti !

La cathédrale

Une "tienda de bicicletas"

Bref, à la fois un rythme de vie paisible et une joyeuse animation ! Une ville très agréable !

Fin de journée sur une chaise longue tout en prenant le soleil, si, si… à l'abri du vent près de la piscine, il fait très chaud. Bikini et crème solaire sont d'ailleurs les accessoires indispensables pour la plupart des jeunes touristes de l'hôtel. Mais dès le coucher de soleil, petite laine de rigueur !

A Tupiza, difficile d'échapper à la soirée "tout" pizza ! Plus qu'un jeu de mot, c'est devenu une institution et les pizzerias fleurissent à tous les coins de rue ! Alors nous nous laissons tenter, d'autant qu'à deux pas de l'hôtel, nous avions repéré le restaurant "Italiana" au cadre à la fois rustique et stylé. La cuisine est à la hauteur du décor… délicieuse et goûteuse. On y reviendra.

J24 : Sam 21/05/11

C'est à nouveau jour de repos pour "el coche" et pour nous, jour de rando, en l'occurrence dans le "Cañon del Inca", soit une quinzaine de km. Départ à pied en direction… de la décharge ! Dommage pour cette pollution visuelle car au second plan, on commence déjà à entrevoir les rochers rouges de la quebrada.

C'est par la "Puerta del Diablo" que nous pénétrons dans le canyon.

Plus loin, ces pics élancés nous confirment que nous arrivons maintenant dans la "Valle de los Penes" ou "los Machos" !

Mais bientôt le sentier s'arrête au pied d'une grande paroi où coule un petit filet d'eau, nous sommes dans le canyon de l'Inca !

Serait-ce lui, l'Inca ?

Au fond de cette vallée, nous essayons de repérer une trace qui nous permettrait de rejoindre Tupiza en faisant une boucle. La petite carte sommaire distribuée par les agences de la ville laisse à penser que celle-ci existe, d'autant que la carte de Google Earth laissait également deviner une trace ténue. Ceci dit, la carte locale n'est pas à l'échelle et entre la carte satellite et la réalité du terrain, il y a un abîme !

Voici la carte en question, en vert fluo l'itinéraire qu'on espère pouvoir suivre !

Ayant remarqué des marques de pas et/ou de pattes d'animal (chien ?) à l'entrée d'une ravine, nous pensons être sur la bonne voie et commençons à grimper dans un amas rocheux !

50 m, 100 m, 150 m de dénivelé : nous progressons régulièrement, de rocher en rocher, en espérant ne pas avoir à faire demi-tour car plus que la montée, c'est la descente dans ces éboulis de pierres instables que je crains.

200 mètres de dénivelé : stop, Hervé annonce qu' il faut renoncer, la pente devient vraiment trop scabreuse. Nous sommes manifestement sur une fausse piste… impossible de franchir ces parois !

Retour chez l'Inca pour profiter d'un déjeuner à l'ombre.

Mais pas question de rester sur notre faim ! Immédiatement après la pause du midi, nous repartons musarder dans les canyons, non pas pour tenter de retrouver une quelconque trace, nous avons fait une croix dessus, mais pour découvrir toutes les facettes de ces paysages. X heures à aller et venir !

Des vallées envahies de cactus… un petit air de Nouveau-Mexique !

Et une armée de pénitents ?

A force d'arpenter ainsi tous les canyons latéraux, on en a plein les bottes et en arrivant à Tupiza à 15 heures, nous ne rêvons que d'une chose, tremper nos pieds surchauffés dans la piscine !

La trempette va être rapide car glaciale. En revanche, comme hier, un peu de bronzette ne fait pas de mal ! Profitons, profitons… car demain débute notre expédition dans la région de Los Lipez et nous nous attendons à des conditions plus rustiques.

Dernières courses afin de faire le plein de provisions pour 5 à 7 jours puis dîner au restaurant italien, cette fois-ci en compagnie de Marie Josée, une jeune Québécoise avec laquelle nous parlons de… voyages, bien sûr !

Dans les canyons de Tupiza

Sur les pistes du Sud Lipez : des hauts et des bas

J25 : Dim 22/05/11

Après différents réaménagements du parcours, nous avons à cette date deux journées d'avance sur notre planning initial, une marge confortable au moment d'aborder la partie cruciale de notre voyage, celle dont beaucoup prétendaient qu'elle ne pouvait pas se faire sans tour-opérateur.

Alors que le circuit classique proposé par les agences se déroule en 3 jours/2 nuits au départ d'Uyuni ou 4 jours/3 nuits depuis Tupiza, nous pensons le faire en 5 à 7 jours en alternant des hébergements 5 étoiles (boliviennes !) et d'autres… plutôt 5 cactus !

Notre première étape doit nous amener à San Pablo de Lipez où nous devrions passer la nuit à l'hôtel Tayka Los Volcanos, classé confortable, mais nous n'avons fait aucune réservation et espérons qu'il sera ouvert en ce tout début de saison malgré sa situation excentrée. Tout ceci va nous réserver bien des surprises !

Déjà le début de matinée commence par quelques coups de sang ! Sortir "el coche" du garage n'est pas une mince affaire. Réveiller les propriétaires garés derrière nous, trouver les clés, déplacer tous les véhicules, tout ça prend du temps ! Enfin, ça y est, nous voilà dans la rue mais pas encore partis pour autant. En effet, le marché du dimanche étale ses stands sur toute la rue principale, sans aucune déviation mise en place ! Nous tournons en rond ! C'est finalement en suivant par hasard une voiture locale que nous finissons par sortir de ce labyrinthe.

Ça y est, cette fois-ci, les formations en ailerons de la quebrada de Palala, à la sortie de Tupiza, confirment que nous sommes bien sur le début de la piste vers le Sud Lipez. Nous voilà vraiment partis !

La route commence alors à escalader une quebrada abrupte et étroite pendant une dizaine de kilomètres jusqu'à une crête, prise en étau entre deux pics et deux vallées : el Sillar = la Selle ! Vous remarquerez les veines bleutées provoquées par la présence de plomb dans la roche !

Les flancs de la montagne sont recouverts d'une forêt d'aiguilles pétrifiées.

J'avais lu qu'il pouvait y avoir jusqu'à 60 véhicules de tours-opérateurs au départ d'Uyuni, chaque jour. De Tupiza ils sont en général moins nombreux. En tout cas, pour l'instant, nous apercevons un seul véhicule devant nous au Sillar et un autre loin derrière, ce n'est pas pour nous déplaire et plutôt rassurant.

Voilà le 4X4 loin devant nous !

De crête en crête, de versant en versant, la surprise est de tous les instants avec l'impression de contempler ces paysages depuis le hublot d'un avion !

Petit à petit, nous avalons les dénivelés, doucement, parfois péniblement jusqu'à franchir le point culminant de la journée à 4390 mètres. Jamais guère plus de 20 à 25 km à l'heure et parfois beaucoup moins ! Le déplacement risque d'être plus long que prévu !

En outre, pas ou peu de panneaux et quand les noms des localités sont indiqués, ils sont parfois différents de ceux mentionnées sur les cartes. A chaque carrefour, nous sommes obligés de nous arrêter pour vérifier notre direction.

Pour corser le tout, un vent terrible… à en ébouriffer le pelage des lamas et le plumage des nandous !

A la mi-journée, après plus de trois heures de route, une pause est bienvenue mais pas n'importe où, nous cherchons de préférence un coin abrité. Après avoir repéré un escarpement coupe-vent, Hervé s'écarte de la piste et s'engage… dans le sable mou !

Zut, zut, zut, nous sommes immédiatement ensablés ! Il me garantit que nous sortirions de là d'un coup de 4X4 mais il a beau faire, nous nous enfonçons de plus belle.

Bon, rien ne sert de s'acharner, il faut retrousser nos manches. Hervé commence à manier la pelle pendant que je vais ramasser un maximum de grosses pierres. A plus de 4000 mètres d'altitude, le souffle est court et la tâche éreintante.

Vautré dans le sable, Hervé rehausse el coche à l'aide du cric et remplit le trou avec les pierres amassées. Déjà une heure que nous trimons comme des fous et je ne vois pas très bien comment nous allons nous en sortir. Il y avait bien un 4X4 derrière nous au départ mais je trouve qu'il aurait déjà dû nous rattraper… à moins qu'il n'ait pris une direction différente. Dans ce cas-là, serons-nous obligés d'attendre ici jusqu'à demain ?

Juste à ce moment-là, je vois le 4X4 arriver. Je me poste en plein milieu de la piste en faisant de grands signes au conducteur. Le véhicule s'arrête et j'explique au chauffeur avec mes rudiments d'espagnol que "nuestro coche esta bloqueado aqui". "Por que ?", me demande-t-il. Porque, porque… le vocabulaire me manque, qu'il vienne plutôt voir !

Quatre touristes (parlant parfaitement l'anglais et l'espagnol), le chauffeur et un jeune guide descendent de voiture. Hervé expose brièvement la situation et demande qu'on nous remorque.

Le chauffeur est perplexe : avec un 4X4, nous n'aurions pas dû avoir de problème. Il propose que tout le monde pousse, cela devrait suffire. Hervé se met au volant : à la une, à la deux, tout le monde pousse et… rien ne se passe !

Le Bolivien se gratte la tête : hum, il y a bien une touffe de "paja brava" coincée sous le châssis mais avec un 4X4… "Etes-vous sûr d'avoir enclenché le 4X4 ?" interroge-t-il. Hervé persuadé que oui vérifie pour la bonne cause et là, honte à nous, honte à lui, dans l'énervement il avait bien enclenché le 4X4 dans la voiture mais pas sur les roues.

Il se remet au volant, tout le monde pousse d'une chiquenaude, "el coche" bondit hors du sable sous les applaudissements. Une des touristes a photographié la scène. Dommage, nous ne l'avons pas revue par la suite mais qui sait, peut-être l'image traîne-t-elle quelque part sur un blog.

En tout cas, ils ont bien dû se moquer de nous !

Nous nous étions arrêtés pour déjeuner mais l'incident nous a pour l'instant coupé l'appétit. Il est 14 heures, nous repartons pour une heure et demi de plus en traversant des villages isolés : Cerrilos, Pululu… avant de manger un morceau, vite fait, debout à côté de la voiture.

El coche avance comme une tortue et le soleil commence déjà à décliner quand nous arrivons près d'un village au pied du Cerro Lipez. Il est 17 heures.

Nous pensions notre destination finale proche quand tout d'un coup, en regardant attentivement le GPS, je me rends compte que nous n'avons pas invoqué le bon saint. Ici c'est San Antonio et non San Pablo. Décidément, ce n'est pas notre jour !

Nous aurions pu dormir dans le carrosse ou chercher un logement chez l'habitant à San Antonio. Mais comme il nous reste une heure avant la tombée de la nuit, nous rebroussons chemin jusqu'au carrefour manqué pour prendre la direction de San Pablo afin de trouver plus de confort après toutes ces péripéties… à condition que l'hôtel soit ouvert.

Une vingtaine de kilomètres à peine mais une bonne heure de conduite sur une mauvaise piste… nous arrivons épuisés devant l'hôtel Los Volcanes. Ce que nous redoutions est arrivé : sans réservation, il n'y a personne !

En plus, les conditions de piste difficiles ont fortement entamé nos réserves de carburant et la jauge d'huile clignote. Au village de San Pablo, alors que la nuit vient de tomber, deux jeunes nous indiquent où trouver du carburant (certains habitants ont des réserves) et où trouver la personne possédant les clés de l'hôtel.

Pendant qu'Hervé complète le réservoir et fait l'appoint d'huile, les garçons m'amènent à l'autre bout du village frapper à une porte. Le fils de la maison m'assure qu'il y a un gardien dans l'hôtel, mais en m'accompagnant à nouveau sur place, il est forcé d'admettre qu'il n'y a personne.

En discutant avec lui, je finis par saisir le mot "alojamento" et la possibilité de dormir chez l'habitant. Le garçon nous accompagne alors chez Doña Flora. La vieille dame nous propose pour 20 Bol (2 euros) une chambre spartiate mais propre avec trois lits. Vu notre état de fatigue et l'heure, nous la trouvons "muy bien". Bien sûr à ce prix, les toilettes (avec chasse d'eau !) sont dans la cour, il n'y pas de douche, tout juste un lavabo avec de l'eau froide et le petit déjeuner n'est pas prévu. Après la journée qu'on vient de passer, c'est mieux que de dormir dans le 4X4.

Nous avons finalement parcouru 230 km en 9 heures (dont 1 h 30 d'arrêt), soit une moyenne de 20 km/h à peine. Les pistes du Sud Lipez sont vraiment difficiles, nous le confirmons, bien davantage que celles que nous avons expérimentées jusque là dans l'Ouest américain ou en Australie.

Après ça, dodo illico sans même dîner. Nous sommes KO.

J26 : Lun 23/05/11

J'ai eu du mal à m'endormir et ce matin au réveil, je me sens un peu vaseuse. Est-ce en raison de l'altitude (plus de 4100 m) ou simplement parce que je n'ai pas mangé grand chose hier ? Pour me remettre sur pied, Hervé me sert le petit déjeuner : eau chaude + café et lait en poudre + tartines déjà un peu rassies. Ça fait du bien !

Avant 8 heures, nous prenons congé de Doña Flora et de son mari en les remerciant pour leur accueil. Comme nous avons dormi dans nos sacs de couchage, la chambre va être vite remise en ordre !

Un coup d'œil au village de San Pablo de Lipez avant de partir !

L'étape prévue est deux fois plus courte que celle de la veille, soit 120 km environ jusqu'à Quetena Chico où nous devrions trouver une auberge où passer la nuit. Nous espérons par conséquent faire un trajet moins fatigant et surtout moins long… mais rien n'est moins sûr !

Le clou de la journée devrait être le passage d'un col à près de 5000 mètres ! Waouh !

Pour atteindre cette altitude, la montée se fera par palier. Il nous faut d'abord retourner à l'endroit où nous nous sommes aperçus de notre erreur hier : San Antonio de Lipez, au pied du Cerro du même nom.

Après San Antonio, la piste se met à chevaucher les monts environnants… pour s'envoler vers les sommets.

Un peu avant 10 heures, un premier col est atteint : 4790 mètres nous annonce un panneau à l'entrée de ce village fantôme. Ici c'est San Antonio Viejo… Emouvant, ce grand pueblo abandonné, au pied du Cerro Nuevo Mundo… pour une sombre histoire de diable, paraît-il. Superbe site pourtant !

Mais ce n'est pas fini : après une courte descente, la piste repart vers des hauteurs extrêmes au prix de secousses incessantes. Je ne suis pas en grande forme et lors de certains arrêts, je n'ai même pas le courage de sortir de la voiture. Heureusement Hervé assure côté conduite et côté photos car les paysages sont fabuleux !

Il est 11 heures. Pourtant, l'eau qui stagne dans cette prairie marécageuse est toujours gelée, preuve qu'il fait très, très froid. Ça n'a pourtant pas l'air de gêner les lamas !

Un quart d'heure plus tard, nous approchons du col !

4904 mètres : c'est le point le plus élevé de tout le parcours dans le Sud Lipez. Ça mérite que je sorte de la voiture malgré ma petite forme et pour marquer l'avènement, nous laissons El Coche pour parcourir les derniers mètres à pied.

Juste après le col, voici qu'apparaît la lagune Morejon aux reflets gris-bleu, ourlée de sel, à 4855 mètres d'altitude dominée par le volcan Uturuncu !

Il est maintenant 13 heures mais impossible d'envisager de manger en plein air, il y a beaucoup trop de vent. Alors quand à l'entrée du parc national Eduardo Avaroa les rangers nous proposent leur coin-salon, nous sommes soulagés après ces cinq heures de piste éprouvante. C'est aussi ici que nous réglons les droits pour le parc : 150 BOL/personne, entrée valable trois jours.

Requinqués par un bon casse-croûte, nous repartons plein d'entrain, d'autant que nous savons notre destination finale proche. Il ne reste qu'une quinzaine de kilomètres jusqu'à Quetena Chico.

Après un dernier passage de gué large et boueux, nous arrivons au village un peu après 14 heures, heureux d'avoir fini notre journée de route. Nous pénétrons dans la cour de ce qui semble être une auberge. En attendant la gérante, nous visitons les chambres toutes inoccupées à cette heure de la journée et destinées à des groupes de 2 à 6 personnes.

En demandant une chambre pour deux, la propriétaire annonce qu'il n'y a pas de chambre pour ce nombre. Nous insistons en nous disant prêts à louer une chambre plus grande (30 BOL par lit soit 120 BOL pour une chambre de 4 lits, ce qui ferait 12 euros). Mais rien n'y fait, elle veut absolument nous envoyer ailleurs, dans une autre auberge du village ou dans un village voisin. Mais nous ne voulons pas faire un kilomètre de plus et insistons encore. Elle finit par accepter à contrecœur.

Elle nous installe alors dans une chambre pour quatre. Les toilettes sont partagées, il y a un lavabo avec de l'eau froide, pas de chauffage mais, bonne surprise, une douche !

Nous nous empressons de nous renseigner sur son fonctionnement et tombons sur une aimable jeune femme qui nous affirme que dans une heure, l'eau sera chaude. Parfait !

Peu après, celle qui nous a si froidement accueillis vient nous prévenir que pour la douche, ce sera 10 BOL (1€) de plus. Que ne donnerait-on pas pour prendre une douche alors soit !

L'aimable jeune fille revient finalement toute gênée pour nous avertir que les tuyaux avaient gelé, donc pas de douche ! Info ou intox ? Bref, il faudra se contenter aujourd'hui encore d'une toilette de chat.

Nous passons tout l'après-midi à bouquiner, à préparer l'itinéraire des jours suivants, à nous détendre… jusqu'à l'arrivée d'un autre 4X4. Tiens, comme el coche, il a un réservoir d'essence sur le toit ! En y regardant de plus près, nous découvrons l'autocollant de Petita, celui de notre loueur, apposé sur sa lunette arrière.

Ses occupants : un couple d'Allemands voyageant comme nous en individuels. Comme quoi nous ne sommes pas les seuls baroudeurs à se frotter aux pistes du Sud Lipez ! Ils font le parcours dans le sens d'inverse, ce qui nous donne l'occasion de profiter de nos bons et mauvais plans réciproques.

Pour le dîner, nous nous concoctons une marmite de spaghettis à la sauce tomate… de quoi nous requinquer définitivement.

Alors qu'il fait nuit depuis belle lurette, un dernier groupe arrive : trois jeunes Russes en compagnie de leur chauffeur et de leur cuisinière. Nous craignons une ambiance bruyante mais non, très rapidement, c'est l'extinction des feux pour tous ! Nous dormons à 4100 mètres d'altitude.

Verde et Blanca, des lagunes hautes en couleurs

J27 : Mar 24/05/11

Réveil aux premières lueurs du jour. Les trois Russes sont déjà dans les starting blocks, prêts à faire l'ascension du volcan Uturuncu (6006 mètres). Un peu comme au Cerro Toco au Chili, la piste ici monte jusqu'à 5750 mètres. Nous avions envisagé cette ascension, mais après l'expérience du Toco, nous préférons rester sur une réussite, d'autant qu'aujourd'hui la météo n'est pas vraiment clémente.

En effet, le ciel est très chargé et la voisine de l'auberge (à qui nous achetons un peu d'essence) nous annonce pluie et neige dans la direction que nous allons prendre.

Une étape équivalente à celle d'hier (120 km) doit nous conduire au pied du volcan Licancabur, à proximité des lagunes Blanca et Verde où se trouve un refuge offrant une prestation équivalente à celle des hébergements précédents.

Aux dires du couple allemand rencontré à l'auberge, la piste serait meilleure à partir de maintenant mais à peine sortis de Quetena, les cahots reprennent. Cela ne nous empêche pas de pousser jusqu'à Barrancas, un détour de 6 km pour admirer le village abandonné blotti au pied d'une falaise déchiquetée. Les ruines laissent apparaître quelques dates repères : 1925 pour l'église, 1993 pour l'école, preuves que les lieux n'ont été désertés que récemment.

Sans doute la faute au rio : aujourd'hui nous le franchissons à gué mais qu'en est-il quand il est en crue ? Les habitants devaient être piégés !

Le bodefal voisin du village fantôme !

Après le village de Quetena Grande qui en dépit de son nom compte moins de maisons que son homonyme Chico, nous nous apprêtons à traverser des zones désertiques et reculées qui, sous les nuages, paraissent encore plus hostiles !

La voisine de l'auberge avait raison : à l'approche des lagunes Hedionda et Kollpa, les intempéries se précisent.

Mais les averses sont très localisées. Au fil de notre progression, nous sommes les témoins privilégiés de la transformation des paysages sous des cieux changeants.

Ici, le plateau saupoudré de neige se plaît à se refléter à la surface de la lagune Hedionda sous un ciel parfaitement bleu.

Là, le soleil perce timidement en dépit d'une grande traîne nuageuse.

Mais en prenant à l'ouest du salar de Chalviri la direction de Hijo Hiton vers la frontière bolivo-chilienne, le ciel s'obscurcit vraiment dans une atmosphère dramatique.

L'aspect de la piste est aussi hostile que celle du ciel et depuis ce matin, nous n'avons croisé qu'un seul véhicule.

Il est bientôt midi, nous approchons de la mine Orsu après avoir franchi à 4800 mètres le point culminant de la journée. A cette altitude, la piste est truffée de petites plaques de neige et de glace. Prudence !

Les lagunes Verde et Blanca ne sont alors plus très loin. Devant nous, le Juriques en robe carmin et caché derrière son dos, le Licancabur, les deux sommets que nous observions depuis la fenêtre de notre lodge à San Pedro de Atacama. A droite, on devine les prémices de la lagune Blanca.

Nous avons couvert les 120 km de notre étape en 4 heures environ, notre vitesse moyenne est donc légèrement en hausse. Les Allemands avaient raison : la piste est un peu meilleure.

Il est 13 heures quand nous franchissons le seuil du refuge de la Laguna Blanca. Plusieurs groupes sont venus y déjeuner à l'abri car plus encore que les jours précédents, un vent fou balaie les abords de la lagune et s'engouffre dans le refuge, faisant claquer les portes et trembler le toit. Espérons qu'il ne va pas s'envoler !

On nous propose une chambre pour deux avec "baño privado" certes, mais comme le froid intense empêche toute installation sanitaire de fonctionner correctement, il n'y a pas d'eau courante ni au lavabo ni au WC et la douche n'est là que pour le décor. Pas de chauffage non plus, ni d'électricité permanente. C'est le système D : un fût rempli d'eau plus un broc et l'électricité entre 18 et 20 heures seulement. Le prix : 120 BOL pour deux (12 $). Le refuge peut aussi servir le dîner et le petit déjeuner pour quelques bolivianos supplémentaires. Nous prenons tout le package.

En attendant, pour le midi, nous puisons dans nos provisions pour notre salade au thon journalière.

Nous aurions tellement aimé nous promener à pied autour du refuge au bord des lagunes blanche et verte mais impossible avec ce vent. : 60? 80? 100 km/h ? Alors c'est à bord de notre tacot que nous allons les découvrir mais pas sans penser à glisser dans notre sac maillot de bain et serviette !!!

Entre les deux lagunes se dresse un petit abri en pierre et à ses pieds, un bassin d'eau chaude. Les chauffeurs se gardent bien d'y amener leurs clients, ils se réservent, dit-on, ce petit bain pour eux tout seuls après leur journée de conduite. A cette heure-ci, ils sont encore tous au volant alors à nous, la baignade !

Bien que la température extérieure ressentie avoisine les -5°, nous n'avons aucun mal à nous plonger avec délice dans ce bain à plus de 30 degrés. Pendant plus d'une demi-heure, nous profitons de la douce chaleur de l'eau dans ce décor de sable, de sel et de pierre, repoussant sans cesse le moment crucial d'en sortir.

Pour s'en extraire, c'est une autre affaire ! Affronter mouillé les rafales de vent glacial, c'est pire que de se tremper l'été dans un torrent corse, au bout de quelques secondes, vous êtes anesthésié. Une expérience inoubliable ! Dire qu'il y a quelques instants, j'étais en maillot de bain !

Après avoir fait le tour complet du couple de lagunes, retour au chaud au refuge. Chaud, chaud… tout est relatif. En fait, la température à l'intérieur du refuge reste très correcte en journée tant que le soleil chauffe à travers le toit en polycarbonate (pour éviter la casse). Mais en soirée, dès qu'il se couche, il y fait très froid. Sous-vêtements longs, pantalon de ski, petite et grosse polaire, doudoune avec capuche, bonnet et gants : c'est dans cette tenue que nous nous présentons au dîner. Heureusement, une bonne soupe aux légumes nous prodigue un peu de réconfort. Nous n'en laissons pas une goutte !

Mais la chaleur, nous ne la trouverons réellement que sous la couette… plus exactement dans notre sac de couchage prévu pour supporter une température jusqu'à -10°. Cette nuit, c'est indispensable ! Altitude 4350 mètres

Colorada, la plus colorée des lagunes

J28 : Mer 25/05/11

- 13° à 8 heures : el coche fait son premier caprice en refusant de démarrer. Hervé desserre le frein pour le faire reculer au soleil et capot ouvert, nous attendons une bonne demi-heure qu'il se réchauffe. J'ai les doigts qui m'en tombent tellement il fait froid. Quand la température remonte à -8, nous démarrons enfin.

Alors que jusqu'à présent nous n'avons croisé que très peu de véhicules, nous sommes soudain très surpris de les voir arriver en nombre. En effet, à 8 heures, à la Laguna Verde, c'est l'heure de pointe des tours-operateurs. Entre ceux qui sont vides et qui rejoignent la frontière pour chercher des touristes en provenance du Chili et ceux qui ont démarré très tôt avec leurs clients, c'est le défilé incessant. Il vaut mieux être prudents, ils foncent à tombeau ouvert à travers le désert : plusieurs morts chaque année.

Précisons que la piste est maintenant large et bonne, une vraie autoroute. Peu après ce rush matinal, c'est à nouveau l'accalmie (ouf!) et nous pouvons profiter tranquillement des merveilleuses couleurs des montagnes environnantes.

Ce soir, nous espérons pouvoir bénéficier d'un hébergement de qualité à l'hôtel Tayka del Desierto. Avec un peu de chance, il est ouvert car situé sur le circuit classique du Sud Lipez, à proximité de la Laguna Colorada et de l'Arbol de Piedra. Alors croisons les doigts ! Cent cinquante kilomètres nous en séparent.

En attendant, nous progressons vers le nord, longeons le désert de Dali, encore à l'ombre, boudons les thermes de Polques archibondés et roulons vers Sol de Mañana, un champ de geysers à 4850 mètres d'altitude !

Sol de Mañana… seuls sur les lieux, dans un froid polaire alors que sous nos pieds, la terre bouillonne !

A l'approche de la Laguna Colorada, les 4X4 des tours-opérateurs reviennent en force et leurs panaches de poussière gâchent un peu la vue. Mais alors qu'ils s'engagent tous à l'est, notre route passe à l'ouest de la lagune. Nous voilà à nouveau au calme et aux premières loges pour admirer un flamant andin isolé sur la lagune colorée. Quelle merveille… cette couleur allant du rouge au rose et au mauve !

Il est midi et le refuge de la lagune Colorada tombe à point pour déjeuner à l'abri du vent (moins violent qu'hier malgré tout) en compagnie de cinq jeunes filles et leur guide. Ils nous donnent les dernières nouvelles sur l'état du salar d'Uyuni : praticable mais pas encore sec en totalité. A méditer !

Après le repas, nous prenons le petit sentier longeant la rive et amenant au mirador Aguas Calientes où l'on peut observer lamas et flamants.

Mais c'est surtout l'occasion de contempler cette incroyable palette de couleurs… en bleu-blanc-rouge… tiens, tiens !

En retournant à la voiture, le vent se lève à nouveau et comme nous l'avons dans le nez, nous avançons péniblement. N'oublions pas que nous sommes à plus de 4300 mètres.

La Laguna Colorada marque le limite de la Réserve Nationale. Immédiatement après, la piste se dégrade, laissant place à de longues distances de tôle ondulée.

Dix-huit kilomètres plus au nord, encore une autre attraction : le fameux Arbol de Piedra, magnifique sculpture naturelle.

Puis, dernière ligne droite jusqu'à l'hôtel Tayka, harmonieusement intégré au paysage ocre du désert de Siloli !

Yes, il est ouvert :-) Un lit confortable, une couette douillette, du chauffage, de l'eau chauffée à l'énergie solaire… au bout de quatre jours, quel bonheur ! En prime, un excellent repas… elle n'est pas belle, la vie !

Laguna Colorada

On a roulé sur le salar d'Uyuni encore inondé

J29 : Jeu 26/05/11

- 5° ce matin : el Coche, garé à l'ombre, fait encore des siennes. Au bout de plusieurs tentatives infructueuses, le chauffeur d'un tour-opérateur vole à notre secours et le fait démarrer en insistant sur le démarreur. Ils ont la main, les gars !

Notre projet pour les jours suivants a été un peu revu à la baisse. A l'origine, nous avions prévu de contourner le salar par l'ouest, de rejoindre ensuite l'île Incahuasi puis le village de Coquesa au nord. Nous pensions zapper Uyuni.

Aldo, notre loueur, nous avait indiqué que le contournement du salar par l'ouest était certes un projet très intéressant mais que sur certaines portions de piste nous ne dépasserions pas les 5 km/h. Or on a déjà eu notre compte de mauvaises pistes alors on préfère laisser tomber, d'autant qu'on manque d'infos précises sur l'état du salar dans cette partie.

Nous nous dirigerons par conséquent d'abord vers Uyuni. De là, nous pourrons rallier l'île Incahuasi puis éventuellement, si toutes les conditions sont réunies, le nord du salar.

Pour rejoindre Uyuni, nous choisissons de passer par Villa Alota, la Valle de Rocas, San Agustin et San Juan, un itinéraire à l'écart du circuit des TO.

Si nous sommes endurants, nous pourrons être à Uyuni (plus de 300 km) dès ce soir. Sinon, nous nous arrêterons à mi-chemin à San Juan.

Cette journée commence alors par la route des Joyaux Andins, cinq lagunes (Ramaditas, Honda, Char Khota, Hedionda, Cañapa), posées comme autant d'émeraudes au pied d'un des plus prestigieux sommets andins, l'Ollagüe (5863 mètres).

La lagune Hedionda est réputée pour ses rassemblements de flamants roses. Aujourd'hui pas un seul à l'horizon. En revanche, partout de curieux petits tas de terre dûs à ces drôles de petits rongeurs. En voici un qui pointe son nez !

En prenant à l'est après la dernière des cinq lagunes vers Villa Alota, nous nous écartons du tour classique et du flot des 4 x 4 en provenance d'Uyuni. Mais pas question pour l'instant d'augmenter notre vitesse moyenne. Piste caillouteuse, gués boueux et arrêts photos vont nous occuper une bonne partie de la matinée.

Bientôt, nous distinguons au loin une large voie. Un gazoduc ? Une autoroute ? Presque… en réalité, une piste très large et bien entretenue que nous ne tardons pas à rejoindre et qui va nous permettre d'augmenter enfin notre vitesse de croisière. 70 km/h à l'aise, d'ailleurs les véhicules que nous croisons font largement du 100. Poussière garantie L

Dire qu'il n'y en a pas un seul qui s'arrête dans cette magnifique Valle de Rocas qui s'étend à présent devant nos yeux, sauf nous.

Une heure d'exploration dans ces ravines aux formes insolites.

Wings, mushroom, balanced rocks… et autres formes rocheuses stimulant l'imagination !

Un étrange labyrinthe et une lointaine parenté avec un certain Maze en Utah.

Après cette incursion dans la vallée des roches, un peu avant Villa Alota, nous délaissons à nouveau la grande route pour un itinéraire plus confidentiel en direction de San Agustin, une piste coincée entre une haute falaise et un rio où paissent nombre de lamas.

Après un col à 4200 mètres, la vallée s'élargit, laissant bientôt place aux champs de quinoa.

Pique-nique sur la place du village de San Agustin, puis descente vers San Juan sur une piste sablonneuse et du coup poussiéreuse comme jamais. On a l'impression de rouler sur de la farine, la poussière pénètre partout. A chaque cahot, celle accumulée dans la voiture se soulève en un voile brumeux. Je suis au bord de l'asphyxie.

En traversant la voie ferrée, un avant-goût de salar : c'est l'extrémité de celui de Chiguana.

Le village de San Juan n'a rien d'attrayant. Il est 15 heures. Plus de cent cinquante kilomètres nous séparent d'Uyuni, il reste trois heures avant la tombée de la nuit. Ça va être juste mais tentons quand même !

Car Uyuni, ce n'est pas la porte à côté, le salar n'est pas accessible partout, il faut rejoindre une rampe d'accès, le trajet nous parait interminable et l'heure tourne.

Quand nous atteignons enfin la rampe de Colcha K, c'est pour nous apercevoir qu'il reste jusqu'à une trentaine de centimètres d'eau sur la surface du salar. Je me renseigne auprès d'un gars dans un engin de chantier, il m'assure qu'on peut traverser "sin problema". D'ailleurs, nous ne sommes pas les seuls.

On espère tout de même trouver du sec plus loin car sinon atteindre Uyuni avant la nuit est tout bonnement mission impossible.

Hervé règle la boussole sur son GPS et c'est parti à 5 km/h dans 30 centimètres d'eau.

Quelle impression étrange alors que tout autour de nous, la terre se confond avec le ciel.

Ouf, au bout de 5 kilomètres, nous arrivons sur la surface sèche, ce qui permet d'appuyer sur le champignon pour atteindre les 70 à 90 km/h ! C'est alors aussi facile que de rouler sur une autoroute !

Nous retrouvons à nouveau un peu d'eau à la hauteur de Colchani, au moment de sortir du salar.

Entre-temps, le soleil s'est couché, teintant le ciel d'un voile mauve. Mais nous n'avons pas le courage de faire des photos, ne songeant qu'à une chose, vite, vite rejoindre la ville et trouver un toit, sans réservation, mais pas n'importe où.

Depuis plusieurs mois, nous étions en contact avec Christophe, propriétaire de la maison d'hôtes "La petite porte". C'est là que nous aimerions loger mais il n'a que deux chambres alors…les chances sont minces.

Il est 18 h 30 et il fait nuit quand nous arrivons sur place. Un coup de sonnette, personne ! Un deuxième coup… toujours personne… quand soudain, la porte s'ouvre et Janette l'épouse bolivienne de Christophe, nous accueille en confirmant la disponibilité de la chambre. Ouf, ouf, ouf !

Derrière une façade quelconque dans une rue triste et poussiéreuse, nous découvrons alors un paradis et c'est couverts de poussière, les valises pleines de linge sale que nous passons la porte.

Séduits par les lieux, nous décidons immédiatement d'y rester deux nuits, histoire de récupérer.

Une fois bien installés, nous finissons la soirée à la Loco autour d'un délicieux filet de lama au roquefort pour Hervé, au poivre vert pour moi accompagné de quinoa aux légumes et suivi d'une part de tarte aux noix et chocolat du Brésil ! Un des meilleurs repas de notre voyage.

J30 : Ven 27/05/11 Après son passage dans le salar, el Coche, en plus de la poussière dont il était déjà garni, est maintenant recouvert d'une belle couche de cristaux de sel allant jusqu'à former de petits stalactites sous le bas de caisse. Mais pour l'instant pas question de le passer au lavage, nous comptons lui infliger le même sort aujourd'hui en retournant dans le désert de sel jusqu'à l'île Incahuasi.

Plus vaste réserve de sel et de lithium au monde, le salar d'Uyuni s'étend sur plus 1 200 000 km2 à 3653 mètres d'altitude.

En accédant au salar à Colchani, la progression se fait d'abord les roues dans l'eau ! A la vue de ces îlots de sel encerclés d'eau, on pourrait presque se croire au bord d'un océan à marée basse !

Puis, un peu plus loin, nous ne tardons pas à trouver une surface presque sèche… une vaste étendue désolée d'un blanc aveuglant et d'une incomparable pureté. Juste le ciel, le sel et nous !

Une mer blanche et plane de plaques de sel de forme hexagonale ! Leurs contours moins nets qu'en plein hiver trahissent leur assèchement récent.

Quel bonheur de faire notre propre trace dans cette immensité avec comme seul repère le relief à l'horizon mais… en évitant ces grandes auréoles grisâtres dans lesquelles, raconte-t-on, on peut s'enfoncer dangereusement.

Bientôt l'île émerge au loin. Appelée Incahuasi ou la maison de l'Inca, elle est également connue sous le nom de lsla del Pescado. En la voyant ainsi posée sur cet océan de sel, son allure de poisson se confirme.

Mais on pourrait aussi l'appeler l'île aux cactus car elle est entièrement recouverte de Trichoreceus.

Très appréciée des touristes, elle est souvent envahie de monde, surtout à l'heure du midi où tous les groupes s'y arrêtent pour la pause déjeuner. Mais aujourd'hui la fréquentation se limite à quatre ou cinq véhicules et pas plus d'une dizaine de touristes. La balade vers les hauteurs de l'île est très agréable et la vue magnifique sur le salar.

Pour nous aussi, le cadre de l'île est idéal à l'heure du déjeuner. Pas besoin de déballer notre matériel : des tables constituées d'une plaque de sel et des tabourets de sel sont immédiatement disponibles… avec vue sur le désert blanc. Parfait pour tirer le repas du sac.

Mais déjà une autre île se profile au loin, qu'on aimerait bien atteindre. C'est parti pour une vingtaine de kilomètres de plus sur cet océan de sel.

D'après notre carte, ce serait celle-ci l'île Pescado mais elle est parfois aussi nommée Isla Pescador ou Isla Grande. Bref, comme souvent en Bolivie, d'un document à l'autre, les noms varient. En tout cas, elle est beaucoup plus grande que la précédente, également recouverte de cactus mais beaucoup plus sauvage et non aménagée. D'ailleurs, aucun autre véhicule n'a poussé jusque là… est-ce mauvais signe ?

Cela doit nous inciter à la prudence. Pas question d'y accoster, l'état de la couche de sel ne nous assure pas confiance. Ce n'est pas le moment de s'embourber ! Nous nous contenterons de la contempler à distance.

Puis retour à Uyuni non sans aller tâter un peu de surface inondée, histoire de voir les sommets andins s'y refléter et les cristaux de sel y briller.

Après la magie de ce désert de sel et d'eau, retour à la réalité car el Coche est dans un sale état. Heureusement, à l'entrée d'Uyuni, une station de nettoyage quasi professionnelle tombe à point nommé pour un décapage au "Karcher".

De retour à "la petite porte", il est temps de penser à l'organisation des prochains jours.

Nous avons en effet décidé d'abandonner définitivement l'idée de rejoindre Coquesa au nord du salar, cette zone étant en général la dernière à s'assécher.

Après avoir rapidement potassé nos guides pour trouver une nouvelle destination, nous consacrerons donc les trois jours prochains à une escapade à Sucre via Potosi, avant de passer les deux derniers jours de notre voyage à La Paz.

Afin de ne pas faire chou blanc à Sucre un week-end, nous assurons une réservation d'hôtel pour les deux prochaines nuits dans cette ville.

Voiture décrassée, linge lavé, courses faites, valises préparées… tout est prêt pour cette dernière phase du voyage. Il ne reste plus qu'à aller dîner et puisque la Loco nous a fait une si bonne impression pourquoi changer ? Le filet de lama au poivre vert ravit une fois de plus nos papilles.

Deuxième nuit à la Petite Porte.

Potosi la rude et Sucre la douce

J31 : Sam 28/05/11

Nous quittons le doux cocon de la Petite Porte à 7 h 30 car la journée risque d'être longue : 208 km mais 5 heures de route jusqu'à Potosi puis 160 km et 3 heures de plus jusqu'à Sucre. Entre Potosi et Sucre, la route est asphaltée mais celle entre Uyuni et Potosi est encore en construction, uniquement bitumée aux trois quarts.

Allons, courage… car pour commencer, c'est de la piste pendant les 20 premiers kilomètres jusqu'à Pulacayo. Après cette petite localité, nous accueillons le bitume comme une libération. Après des jours et des jours de piste poussiéreuse, enfin une belle route, fraîchement terminée, comme en témoigne encore l'absence de marquage au sol. Cerise sur le gâteau, elle nous fait aussi traverser de somptueux paysages.

Ce beau ruban asphalté nous amènerait-il à Potosi en moins de temps que prévu ? Hélas, non ! Déjà au loin, on distingue des panaches de poussière, signes que les véhicules circulent sur une piste de terre. Effectivement, nous ne tardons pas à arriver au cœur d'un vaste chantier. Partout ouvriers et engins s'activent à la construction de la route. Au fil des kilomètres, nous assistons, intéressés et amusés, aux différentes étapes : du tas de terre prêt à être étalé… à la route déjà lissée sur le point d'être recouverte.

Jusqu'à Potosi se succèdent alors des portions bitumées et d'autres non. Le plus étonnant des ouvrages est sans aucun doute ce superbe pont à arche en cours de construction. Une très belle œuvre !

De chantier en déviation, nous arrivons finalement à Potosi vers midi. Notre estimation était bonne. Après avoir cherché en vain un parking gardé pour el Coche, nous finissons par le laisser près de la plaza Estudiante afin de faire un petit tour à pied dans la ville. N'ayant pas vraiment potassé les curiosités à y voir, nous errons sans véritable but dans le centre historique et au hasard des rues, admirons l'une ou l'autre des 80 églises héritées de l'époque coloniale ainsi la vue sur le Cerro Rico qui a fait la richesse de la ville avec ses mines d'argent.

Mais la foule grouillante en ce samedi et l'altitude (4000 mètres) deviennent vite oppressantes et je ne suis pas mécontente de poursuivre vers Sucre. Les paysages changent rapidement, les montagnes s'arrondissent, des eucalyptus apparaissent au bord de la route ainsi que des champs de céréales et de nombreux villages.

A mi-chemin, la route plonge de 1000 mètres dans un canyon, Sucre n'est alors plus très loin. Il est 16 heures quand, soudain, au détour d'un virage… un gros encombrement… tous les véhicules sont arrêtés, engorgeant les deux voies de circulation. Mais que se passe-t-il ? La route serait-elle barrée par un bloqueo (grève)? Je me renseigne auprès des occupants de la voiture voisine. Je ne comprends pas toute la réponse de la dame, simplement qu'il faudra patienter au moins une heure et comme elle mime un volant de voiture, je conclus qu'il doit s'agir d'un accident.

En fait, pas du tout, la circulation a été interrompue en raison d'une course automobile sans qu'aucune déviation ne soit prévue. D'ailleurs en prêtant l'oreille, on entend le crissement des pneus des bolides et en tournant le bouton de la radio, on assiste aux commentaires en direct. Ambiance locale assurée !

Quand à 17 h 30 le convoi s'ébranle enfin, nous avons tout juste le temps de rejoindre notre hôtel avant la tombée de la nuit. El Parador Santa Maria la Real… encore un paradis !

Élégant et raffiné, cet hôtel historique possède une cour à arcades, des meubles anciens, une terrasse avec vue et une étrange partie historique. Nous nous y sentons comme des coqs en pâte !

Nichée à 2750 mètres d'altitude dans une vallée entourée de basses montagnes, Sucre jouit d'un climat doux et agréable. C'est effectivement le cas en cette belle soirée de mai qui se prête fort bien à un dîner au balcon au "Los Balcones Restaurant" sur la plazza 25 de Mayo. Un assortiment de viandes pour Hervé et une brochette pour moi… des portions énormes pour un prix lui aussi très doux ! Je sens que Sucre va nous plaire !

Dim 29/05/11

Un petit déjeuner digne des plus grands hôtels dans une salle à manger au décor ancien… voilà de quoi bien démarrer la journée.

Après avoir visité la partie souterraine historique de l'hôtel, la journée est consacrée à la visite de la ville, réputée être la plus belle de Bolivie et qui est aussi la capitale constitutionnelle du pays.

La course automobile s'est installée aujourd'hui au cœur de la cité et sur la plaza 25 de Mayo, les bolides sont, ce matin, sur la ligne de départ. Devant la cathédrale

Tous les Sucrites sont au rendez-vous et bien sûr, les vendeurs de barbe à papa, de bonbons, de sandwichs et de boissons. Une grande fête populaire !

La rue principale, théâtre de la course, est barrée mais nous finissons par trouver un moyen de contourner les barrières afin de pouvoir poursuivre notre visite.

Sucre conserve de belles églises et un magnifique ensemble de bâtiments chaulés hérités de l'époque coloniale et très bien conservés grâce notamment à son inscription depuis 1991 au patrimoine mondial de l'UNESCO.

Nous poursuivons notre balade jusqu'au parc Bolivar où trône une réplique miniature de la tour Eiffel réalisée par l'auteur de l'original en 1906.

Le marché fait aussi partie des incontournable de la ville : un véritable festival de couleurs et de senteurs… et des fruits et légumes à profusion !

Pour le déjeuner, ce sera au Patio, c'est une salteñeria… qui sert (mais on peut aussi emporter) de délicieux salteñas, sorte de chaussons fourrés de viande, petits pois, raisins secs et olives, le tout légèrement pimenté…

Installé dans le patio d'une demeure ancienne, le lieu est très agréable et très apprécié des locaux. D'ailleurs, on y fait la queue en ce dimanche midi.

Sucre est aussi la capitale bolivienne du chocolat, nous ne résistons pas à en goûter quelques-uns mais ils n'arrivent pas à la cheville des chocolats belges. En revanche, chez Para Ti Chocolates, celui au quinoa est très original.

Chocolat et chaussons fourrés nous ayant bien plombés, le retour pour quelques heures à l'hôtel est bienvenu. C'est alors l'occasion de découvrir la vue depuis la terrasse, par-dessus les toits.

En fin d'après-midi, nous grimpons par d'étroites rues pentues vers le jardin de la Recoleta.

Pendant ce temps, sur la plaza 25 de Mayo, les vainqueurs de la course se voient remettre leur prix alors que nous allons finir la soirée par un excellent dîner à la Taverne, le restaurant de l'Alliance française.

Une très belle journée à Sucre et un véritable coup de cœur pour cette ville !

J33 : Lun 30/05/11

Impossible de rejoindre La Paz (à 700 km) en une journée, il faut scinder le trajet en deux, c'est donc une étape de transition qui nous attend jusqu'à Oruro.

Le départ est à nouveau matinal. Jusqu'à Potosi (150 km, 3 heures) nous reprenons exactement la même route qu'à l'aller.

Cent cinquante kilomètres nous attendent ensuite jusqu'à Chalapatta à travers des canyons impressionnants, des cols à plus de 4000 mètres, des montées et descentes terribles. El coche se traîne et la route nous semble interminable.

A Chalapatta, nous rattrapons la route venant d'Uyuni. Il reste encore 117 km jusqu'à Oruro mais heureusement là, c'est en ligne quasi droite sur un haut plateau jusqu'à notre destination finale.

Oruro, une ville horrible que nous nous hâtons de quitter ! A 15 km au nord-est, j'avais repéré les thermes d'Obrajes, un "complexe touristique" comprenant une sorte de piscine d'eau thermale chaude et un hostal familial. Je ne m'attendais pas à monts et merveilles et effectivement il valait mieux. L'accueil peu aimable et la chambre glaciale ne nous paraissent même pas valoir les 220 BOL (22 €) demandés.

Finalement, pour cette dernière nuit avant La Paz, nous serons aussi bien à dormir dans el Coche sur le parking, tout simplement.

Salar d'Uyuni inondé !

Derniers jours à La Paz

J34 : Mar 31/05/11

Nous avons si bien dormi dans notre 4 x 4 sur le parking des thermes d'Obrajes que nous sommes tout surpris de trouver un second véhicule garé à côté du nôtre et encore plus étonnés de constater qu'il remorque une des voitures ayant participé à la course automobile de Sucre.

Nous replions vite fait nos affaires, ça caille, et après un rapide petit déjeuner debout à côté d'el Coche, nous prenons la direction de La Paz. Le trajet est rapide bien que la circulation sur ce tronçon soit bien plus chargée que sur les autres routes boliviennes. De nombreux chantiers sont également en cours afin de doubler à terme cet axe de circulation, l'un des plus empruntés du pays.

A 11heures, nous rendons le véhicule chez Petita (rien à signaler) et une heure plus tard, le taxi nous dépose à la Loge. Au moment de préparer ce voyage, nous avions hésité entre la Maison et la Loge, tous les deux proposant un hébergement sous forme d'appart'hôtel. Pour couper la poire en deux, nous avions passé la nuit de l'arrivée dans le premier et réservé le deuxième pour le retour.

Dans le quartier résidentiel de Sopocachi, dans une petite rue qui ne paie pas de mine, un bâtiment en forme de bateau ! Nous y sommes !

Au rez-de-chaussée, le restaurant la Comédie. Dans les étages, cinq appartements. Bernardo nous a réservé celui du deuxième étage, un deux-pièces clair et moderne aux tons brique, ocre chaud et bois sombre, avec télé et ordinateur connecté à Internet. Formule petit déjeuner à domicile avec tous les ingrédients prévus dans le frigo et le pain frais accroché à la porte le matin à 7 heures. En plus du ménage quotidien, le lavage, séchage et repassage du linge est inclus (ça, c'est inespéré). Tout cela (pour moins de 50 €) promet une fin de voyage très agréable.

Après quelques heures de repos, il est temps d'explorer à pied le quartier. Le centre, ce sera pour demain.

La ville la plus haute du monde se laisse encore mieux apprécier depuis les quelques belvédères qui l'entourent. Le plus proche de notre appartement est celui du parc Monticulo. C'est donc là que nous nous rendons en cette fin d'après-midi.

A La Paz, les quartiers les plus riches se situent dans le fond du canyon alors que les plus pauvres se concentrent sur les hauteurs. C'est particulièrement visible ici :

De beaux immeubles modernes côtoient des petites bicoques rudimentaires, le tout dominé par une impressionnante chaîne montagneuse.

Au fil de notre balade, deux détails ont retenu notre attention. Impossible d'échapper aux rues en pente !

Et partout, des enchevêtrements de fils électriques

Après avoir arpenté le quartier de bas en haut et de haut en bas, nous n'avons heureusement pas de kilomètres à faire pour trouver une bonne adresse pour le dîner. Il nous suffit de descendre d'un étage et de nous attabler à la Comédie et si Hervé se laisse une nouvelle fois tenter par une viande, moi je choisis une truite du lac Titicaca. Cuisine excellente et service impeccable. Nous y reviendrons !

J35 : Mer 01/06/2011

A 7 heures, comme prévu, le pain frais est déposé devant la porte de notre appartement et une heure plus tard, nous sommes déjà dehors, avec comme but de rallier le centre à pied… 2,5 km… en montée.

Ce qui est curieux, c'est qu'on commence par descendre… forcément, nous partons dans la mauvaise direction, ce qui nous donne l'occasion de jeter un œil sur le quartier des ambassades et des grandes entreprises.

De grands immeubles de bureaux… on pourrait se croire dans une ville comme Calgary, par ex.

Mais cette erreur matinale va nous coûter beaucoup d'énergie car la montée sera d'autant plus longue et la traversée du quartier du Prado interminable.

Nous en avons plein les bottes en arrivant à la plaza San Francisco et sommes heureux de pouvoir trouver quelques instants de paix et de repos dans l'église du même nom.

La place est en complète rénovation et une armée d'ouvriers s'y active déjà de bon matin.

Mais si nous sommes venus jusque là, c'est pour découvrir l'un des marchés les plus curieux de La Paz, celui des Sorcières.

Entre les boutiques d'artisanat pour touristes, quelques marchandes vendent des ingrédients bien étranges : des ongles de camélidés et des fœtus de lamas momifiés, destinés à influencer ou à amadouer les esprits bienveillants ou malveillants de l'univers aymara.

Une balade agréable dans ces petites rues pavées… au fil des boutiques hautes en couleurs !

Une balade entre tradition et modernité car ici, on croise aussi bien des cholitas aux longues tresses, chapeau melon, jupe traditionnelle et châle aux couleurs vives que leurs filles en jeans et tee-shirt moulant.

En milieu de matinée, la ville grouille d'activité et les vendeurs et vendeuses sont tous à leur poste. Car ce qui frappe par-dessus tout, c'est que tout se vend et s'achète dans la rue. Beaucoup ont investi dans un petit kiosque, en fait plutôt un minuscule placard renfermant toutes sortes de marchandises, de la friandise à la boisson en passant par des jouets ou des billets de loterie. Mais la plupart vendent à la sauvette à un coin de rue.

Les plus étonnants : un vendeur de loupes, un autre vendant des pochettes et porte-documents en plastique, un troisième des casquettes usagées… bref, ce spectacle donne lieu à une intense activité, chacun criant et attirant le badaud.

Sans compter une cohorte de cireurs de chaussures, disponibles à chaque coin de rue. Vous n'avez aucune excuse de ne pas avoir vos chaussures parfaitement cirées. Ces lustrabotas portent souvent une cagoule ou une casquette enfoncée jusqu'aux yeux pour, dit-on, éviter l'opprobre sociale.

En cette fin de matinée, la circulation atteint son maximum, les rues principales sont engorgées de véhicules, essentiellement des taxis, des bus et surtout une flopée de microbus. A la fenêtre de chacun d'eux, un gars débite en permanence et en criant les noms de toutes les rues desservies… au milieu de klaxons incessants.

Traverser les grandes artères dans ces conditions relève alors du parcours du combattant. Personne ne respecte rien, les Boliviens sont aussi mauvais conducteurs que les Egyptiens ou les Equatoriens et même aux passages pour piétons, on n'est pas complètement en sécurité. Depuis quelque temps pourtant, une campagne de sensibilisation a été mise en place et des "zèbres" régulent le trafic à proximité de certains carrefours. Une approche ludique mais pas toujours prise aux sérieux par les conducteurs. J'ai bien failli me faire renverser.

Ajoutez à cela la pollution et l'altitude ! Dans ce contexte pas étonnant que nous ayons un peu la tête qui tourne au bout d'une matinée dans cette ville grouillante, surotu après cinq semaines dans la solitude des déserts. J'avais listé bien d'autres points d'intérêt mais pour aujourd'hui dans le centre, on s'arrête là. Alors le retour, en taxi ou à pied ? Bon, ça descend… alors à pied !

S'il n'est pas question de retourner dans le centre, nous promener dans un parc pour profiter d'une belle vue n'est pas exclu Après le mirador du Monticulo hier, c'est donc le point de vue du Laikakota qui nous attend cet après-midi. Et toujours à pied !

Bien que le parc soit visible de loin, nous nous perdons dans le dédale des rues et des escaliers des alentours. Pensant y arriver par un raccourci, nous débouchons finalement sur la terrasse d'une propriété privée. Une belle vue mais une impasse !

En arrivant là-haut, force est de constater que le parc est actuellement fermé pour travaux. D'ailleurs c'est tout le site qui est en restructuration. La ville y a créé une passerelle piétonne et une piste cyclable reliant le parc Laikakota au parc Roosevelt, une promenade très agréable dans des espaces verts joliment aménagés et une très belle vue en prime… depuis la "via Balcon".

Finalement, à notre compteur, largement plus d'une dizaine de kilomètres aujourd'hui. A 4000 mètres d'altitude, ça creuse, alors nous sommes encore bien contents, ce soir, de pouvoir mettre les pieds sous la table à la Comédie.

Reste la corvée des valises mais avec tout le linge déjà lavé et repassé à la Loge, cela devient une simple formalité ! Merci Bernardo de proposer ce service inclus qui va drôlement me faciliter la vie au retour ! Merci aussi pour tous les cafés si gentiment offerts. Un accueil vraiment top !

J36 : Jeu 02/06/2011

Comme notre vol est prévu à 17 h 30 ce soir, il nous reste toute la matinée pour finir la découverte de la ville. Les points à voir absolument sont alors cochés sur un plan et c'est parti, une nouvelle fois à pied.

De bon matin, nous reprenons la passerelle de la via Balcon en appréciant une fois encore le panorama.

Ensuite, direction le Museo del Aire Libre où l'on peut voir des répliques de statues trouvées sur le site de Tiwanaku, un grand centre cérémoniel pré-inca. Il est sans doute plus intéressant de voir les originales sur le site archéologique mais à défaut, on s'en contentera.

J'arrive finalement à persuader Hervé que le centre-ville n'est pas si éloigné alors nous mettons le cap sur le quartier de la cathédrale. La cathédrale

A l'intérieur, un des ses principaux attraits, ses vitraux !

La plaza Murillo devant la cathédrale

La Calle Jaén, la plus jolie rue coloniale

Cette ville grouillante, que nous trouvions hier presque hostile, se présente aujourd'hui sous une facette plus sereine et alors que nous déambulons à nouveau sur le Prado pour revenir à Sopocachi, nous supportons beaucoup mieux son agitation. A croire qu'en deux jours, elle a su nous apprivoiser.

En tout cas, même si elle n'a pas la beauté et la douceur d'une ville comme Sucre, elle dégage, grâce à sa situation exceptionnelle, quelque chose de fascinant.

C'est sur cette impression que se termine notre voyage de cinq semaines… dans des contrées à l'image de sa capitale… parfois hostiles mais toujours fascinantes. Bref, un fabuleux voyage !

Marché de la Paz



En conclusion

Un parcours de 5300 km, un kilométrage très proche de notre estimation initiale mais un itinéraire revu et adapté sur place et finalement bien équilibré. Des étapes parfois courtes en distance mais pas forcément en temps en raison de l'état du réseau routier, surtout en Bolivie. Des conditions climatiques parfois rudes mais jamais extrêmes, des altitudes toujours élevées. Des paysages à couper le souffle et un dépaysement total ! Un voyage qui nous a enchantés !

Commençons par ce que nous n'avons pas aimé : — la poussière… omniprésente ! — le passage des frontières… long, très long. Prévoir une demi-journée pour le passage depuis ou vers la Bolivie. Entre le Chili et l'Argentine, les formalités sont un peu plus rapides. Sinon, la solution est de consacrer un voyage à chaque pays. Ce que nous avons aimé : — Tout le reste… et particulièrement les paysages extraordinaires du Sud Lipez mais aussi ceux des parcs nationaux le long de la frontière bolivo-chilienne, du désert d'Atacama et notamment du salar de Tara sans oublier le parc national de Sajama. — après tant de beauté sauvage, la Quebrada de Humahuaca nous a fait un peu moins d'impression même si nous avons beaucoup aimé les arches du Cerro Hornocal ou la piste menant à Iruya. — enfin, un coup de cœur pour la ville de Sucre !

Sur le mode de déplacement Le Nissan Patrol, loué chez Petita, très bien équipé et entretenu par Aldo et son mécanicien, était parfaitement adapté aux conditions de piste difficiles de ces régions isolées. Pas une seule crevaison malgré le mauvais traitement infligé par le terrain. Il était malgré loin d'être étanche à la poussière. Très efficace pour le franchissement, un peu moins sur la route, il est néanmoins gourmand en carburant (25 l au 100 en moyenne). Heureusement, l'essence en Bolivie a l'avantage d'être très bon marché. Au Chili et en Argentine, le prix est proche de celui de l'Europe. La location d'un tel véhicule reste cependant une pratique marginale, la plupart des voyageurs utilisant les bus (parfois de nuit) pour les grands déplacements et les tour-opérateurs pour faire des excursions d'un ou plusieurs jours. Il donne assurément une très grande sensation de liberté. La conduite sur les pistes particulièrement en Bolivie n'est toutefois pas à prendre à la légère et exige un peu d'expérience. Il est également primordial de préparer minutieusement son itinéraire en raison de l'inexistence totale d'indications routières. Contrairement à que prétendent certains, circuler en indépendants dans la région de los Lipez est alors tout à fait faisable dans ces conditions.

Sur le mode d'hébergement Nous avons volontairement mixé des hébergements de type refuge certes rudimentaires mais permettant d'être au plus près des sites naturels et des hôtels plus confortables quand c'était possible. Dans les hôtels, le petit déjeuner est toujours inclus. Nos hébergements préférés : l'Atacama Lodge à SPA, le Cerro Chico à Tilcara, le Parador Santa Maria à Sucre et la Loge à La Paz. Les hébergements sont dans l'ensemble bon marché en Bolivie. Au Chili et en Argentine, ils sont plus proches du standard européen.

Sur la sécurité A aucun moment, nous n'avons ressenti un quelconque sentiment d'insécurité. Comme partout, il s'agit d'être vigilant et de ne pas exhiber de signe ostentatoire de richesse. Dans les villages, il n'y a aucun problème. En ville, notre véhicule était toujours garé dans un parking fermé, la nuit (toujours compris dans le prix des hôtels). Les habitants de l'altiplano andin sont des gens discrets, nous n'avons jamais été sollicités, pas même par les enfants.

Quelques données bibliographiques Pour la Bolivie, j'ai investi dans le guide Lonely Planet. Pour le Chili et l'Argentine, je me suis contentée de consulter le Routard et le LP à la bibliothèque municipale. En fait, nous avons surtout utilisé Google Earth pour visualiser et préparer l'itinéraire et Internet en général pour diverses informations. Ci-dessous, les coordonnées de quelques internautes dont les récits et/ou les témoignages m'ont aidés dans la préparation de ce voyage : http://www.namast.com/pag.php?pag=chi10 http://sites.google.com/...aterreargentine/Home http://www.enroutepourlemonde.fr/...Argentine/in... http://www.bourlingueurs.com/ Voilà vous savez tout, ou presque… en tout cas, si ce récit vous a donné envie de suivre nos traces, si vous avez besoin de renseignements complémentaires, n'hésitez pas, nous nous ferons une joie de vous répondre. Vous pouvez nous contacter par l'intermédiaire de notre forum préféré ou de notre livre d'or. Christine (récit) et Hervé (photos)

FIN...

Cerro Hornocal... encore !
Sulawesi: compte-rendu d'un voyage de 1 mois du Sud au Nord English translation pending
by Dauclair · 2011-06-13 · 10 replies
Voici un compte-rendu pratique de mon voyage sur l’île de Sulawesi. Compte-rendu qui comme d’habitude se veut surtout pratique et je l’espère le plus objectif possible. Par la suite, n’hésitez pas à me poser des questions si le cœur vous en dit ! Je peux également vous fournir des photos sur les différents lieux où je suis allée. Bonne lecture à tous.

Voyage seule en mode sac à dos, c'est parti 😎.

Paris Kuala Lumpur 10/05/2011 - Kuala Lumpur Paris 10/06/2011 : Vols effectués avec la compagnie low cost Air Asia. 645 € A/R, réservation effectuée une semaine avant le départ, ça restait le tarif le plus compétitif. Bien garder en tête pour ceux pour qui cela a une importance qu’il faut payer à bords pour les repas (environ 5€ pour un chicken biryani) et un lecteur DVD. De même, les bagages (15kg=13€) ou le choix de la place en amont sont payants. Kuala Lumpur Makassar : 134.10 euros. Toujours avec Air Asia, quand on aime !!? Arrivée à Makassar à 17h. Visa à l’arrivée : 25 € ou 240 000 RP. Si vous n’avez pas de dollars assez récents (les miens ont été refusés) ou de RP, ils gardent votre passeport et vous autorisent à sortir pour aller à l’ATM retirer de l’argent et revenir. Après les contrôles, comme je le fais souvent, je m’éloigne un peu de la sortie principale de l’aéroport afin de trouver un Ojek qui pour 40 000 RP (bcp trop cher je pense) me mènera en 45 minutes au New Legend hôtel.

Makassar: Hotel New Legend: dortoir 60 000 RP avec pdj. 5000 RP de moins seulement que pour la single mais plus respirable et pas moyen de négocier. Franchement pas terrible et pas aimable mais pratique. Clairement, on est en 1er dans le lonely et on vous le fait bien sentir. Mais peut importe, je pars tôt demain pour Rantepao et donc ça me convient pour cette nuit. L’hôtel se charge de ma réservation de bus (moyennant mini commission de 10000 RP) soit : Bus Makassar – Rantepao : 80 000 + 10 000 RP + Ojek de l’hôtel jusqu’à la station de bus 25 000 RP (!!!!) grrrrr….

Makassar – Rantepao : Départ de bus de la compagnie Litha à 10h. Il faut noter le confort impressionnant du bus ! L’Indonésie ne m’avait pas laissé de tels souvenirs ? A priori, ce n’est que sur ce trajet que l’on trouve de tels bus, profitons-en. A part 2h de routes défoncées, RAS… enfin, je m’étais un peu emballée pour le bus car la clim tombe en panne au bout de 2h et dans ces bus pas moyen d’ouvrir les fenêtres donc on grille littéralement, le chauffeur en 1er… Durée du trajet 9h. Arrivée à Rantepao 19h.

Rantepao : Wisma Maria. Chambre simple 60 000 RP. Un des rares hôtels dont les tarifs sont toujours à jour (cf. lonely) car ils n’ont pas augmenté en 2011. Avec un excellent pdj et un personnel, enfin une famille plus qu’attachante ! ++ 1er jour. Guide négocié pour la journée à 200 000 RP avec funérailles + une autre fête assez grandiose où il me guidera +différents sites, promenades dans les rizières etc. Attention, la 1ère proposition de tarif faite la veille au soir à l’arrivée du bus était beaucoup plus élevée mais j’ai repris mes esprits après une nuit de sommeil (malgré comment dire le réveil très matinal au chant deSSSS coqSSS *#&% !) et je renégocie le matin avant le départ. A savoir que pour aller voir ces funérailles, on n’a pas besoin de guides mais les explications fournies sont les bienvenues, voilà pourquoi je prends un guide pour ma 1ère journée au pays Toraja. Pour la suite, je me débrouillerai seule, car tous les sites, sont accessibles et je préfère vadrouiller en toute liberté. 2ème journée : location scooter automatique dans la boutique en face de Wisma Maria : 60 000 rp la journée négocié à 50 000. Grand marché de Rantépao, vente de buffles, on est samedi (accès 10 000 rp !) Batutumonga ++ : certains guides essaieront de vous décourager mais c’est tout à fait faisable et la balade est magnifique. Par contre si vous n’êtes pas super à l’aise en scooter, je ne vous conseille pas de faire la boucle en revenant pas Tikala car il n’y a pas de route à proprement parlé, c’est du rallye, de la caillasse partout ! Faisable mais super tendu. 3ème jour : re-tour au marché car je souhaite voir un combat de coqs… Hélas j’arrive trop tard (10h). Essayez d’y aller tôt. Puis site de Londa. Marche. Très bon massage à côté du Wisma Maria (quand vous sortez de la GH, à une centaine de mètres à droite, Mama salon). Full body, 1h, 80 000 RP. Tous les trajets en bemo c’est 2000 RP.

Rantepao – Pendolo : Le wisma Maria a réservé le bus sans prendre de commission, très rare pour être précisé ! Compagnie Ketty, 100 000 RP. Le bus passe me chercher à l’hôtel à 8h mais ne partira vraiment qu’à 9h… Arrivée Pendolo 18h30. Trajet long dans la montagne!!! Attention aussi, le chauffeur s’arrête à 10h pour prendre son pdj. C’est le seul arrêt qu’il fait pour se nourrir de toute la journée. Faites vos provisions. (Vérifié auprès d’autres travellers, les autres chauffeurs semblent fonctionner à l’identique).

Pendolo : Pendolo Cottages : 75 000 RP pour 1 ou 100 000 Rp pour 2 pour un bungalow ++ Je conseille fortement un arrêt à Pendolo. Bungalow les pieds dans le lac Poso. Une atmosphère préservée, ambiance de bout du monde. Clairement quand on se balade dans le village, traverse le petit marché, les rires et l’accueil unanime sont juste incroyables. La famille qui tient le Pendolo cottages vous apporte le pdj le matin avec une gentillesse incroyable ! J’étais avec un couple canadien. On a fait un feu sur la plage le 1er soir et on y a fait cuire pommes de terre. Le 2ème soir, on se retrouvait dans la cuisine du proprio à faire cuire des légumes avec la femme en riant aux éclats. Excellents souvenirs… Paysages incroyables. Et pas de coqs !!!

Pendolo – Tentena : Je l’ai fait en Ojek pour 100 000 RP ce qui permet de passer non pas par la grande route principale mais de longer le lac et de traverser des petits villages bouddhistes notamment + S’arrêter quand bon me semble. Durée environ 3h. Sinon, le proprio du Pendolo Cottages peut arranger une voiture ou renseigner sur les bus. Idem durée entre 2 ou 3h mais par la grande route.

Tentena : Hôtel Victori : Chambre Single à 100 000 Rp négociée à 65 000 RP. Une nouvelle fois les prix du Lonely ne sont plus à jour. Location du scooter est possible mais à 100 000 Rp la journée non merci et que des semi-automatiques. J’ai rencontré un local qui m’a loué son scooter automatique pour 70 000 Rp. Il y a aussi des Ojek devant le Victori qui peuvent vous balader. Il faut bien négocier. Environ 50 000 Rp pour 6h de balade. Beaucoup de choses à voir dans le coin. La baignade dans les cascades est plutôt sympa. La plage de Siuri Cottages est pas mal mais enfin c’est un peu un truc à touristes, ne pas y manger, insipide et chère ! Attention, le lonely mentionne la traversée possible en bateau de tentena à Pendolo. Faux ! Depuis des années, ce n’est plus possible. Petit village très charmant avec ces 2 ponts surannés. Pour manger néanmoins, éloignez-vous un peu du centre et les prix chutent, exemple, le nasi campur passe de 25 000 à 10 000 Rp quelques rues plus loin. Suivez les locaux, ambiance garantie !

Départ pour rejoindre Ampana en vue de prendre le ferry pour les Togian Island : Se fait en plusieurs temps : Du Victory, un ojek vous mène au terminal de bus pour 5 000 Rp. Minibus pour Poso : Environ 2h max. Y aller pas trop tard car comme d’habitude le départ se fait quand le minibus est plein (j’ai attendu 1h30). 20 000 Rp. Puis changer à Poso. Poso – Ampana : Normalement c’est 4/5h de trajet. Pour moi ça a été beaucoup plus suivant la loi d’emmerdement maximal ! 60 000 Rp. J’ai bien dit 60 000 et pas 80 000 comme on a essayé de me faire payer mais je connaissais le prix donc pas d’entourloupe?. Soyez ferme.

Ampana : La bonne nouvelle pour tous : Il y a un ATM où vous pouvez retirer jusqu’à 2 millions de RP. Il n’est pas loin du port. Tout le monde connait. Je n’ai pas été à l’hôtel Oasis car je trouvais les prix de la single trop cher et il n’y a plus de dortoir depuis des années (Grrr lonely pas à jour encore). Mais Eddy le proprio dont on m’avait parlé sur ce forum m’a fait faire le tour de la ville en scooter pour me trouver un hôtel me convenant ! Hôtel Mulla : 60 000 Rp. Un peu excentré mais ok. Ojek jusqu’au port (arrêt compris à l’ATM) : 5 000 Rp.

Ferry pour les Togian : tous les jours sauf le vendredi. Départ à 10h/10h30. Prix 50 000 rp. Arriver en avance pour avoir une place et observer le chargement du ferry. 1er arrêt assez long à Wakai, puis à Kataput, puis à Malenge. Arrivée vers 18 h. J’ai séjourné au Lestari à Malenge. On vient vous chercher à Malenge, il faut encore environ 15/20 minutes de petit bateau pour arriver à destination. Je pensais y rester quelques jours et ensuite aller au Fadhila Cottages à Kataput dont j’ai entendu beaucoup de bien mais dur de décoller de Malenge où je suis finalement restée 8 jours. Prix des bungalows : Avec mandi commun 100 000 rp. Avec mandi privé 150 000 (mais je l’ai négocié à 130 000 rp). Les prix s’entendent repas compris + the/café/eau à volonté. Et on y mange très très bien. Nourriture traditionnelle à base de poisson frais pêché chaque jour, un régal. Electricité par générateur de 18h à 22h et parfois 1h le matin vers 7h. Il y a un spot de snorkelling devant le resort sinon les sorties en bateau sont à 50 000 rp la demi-journée (baissée à 40 000). On peut aussi emprunter un petit canoë pour accéder au village bajos qui fait face, îlot Papan. Balade dans la jungle possible, grotte aux chauves-souris. Etre guidé vous coûtera 20 000 rp, ce qui est pas mal pour la 1ère fois. Ils peuvent aussi vous emmener faire un tour en bateau dans la mangrove. Bof la mangrove. Idem 20 000 rp. En tous cas, en plus de la tranquillité et la beauté du coin, pas mal d’activités possibles. Pas de diving. Juste une chose, le corail est mort dû à la pêche à la dynamite il y a plusieurs années effectuée par les habitants, et les bajos. Pour les habitués de beaux sites de snorkelling, c’est assez décevant. Mais les Togian restent quand même un de mes souvenirs incroyables de ce voyage.

Pour en partir, il faut bien se caler sur les ferry si vous repartez vers Gorontalo à savoir le jeudi et le dimanche, le ferry part de Wakai vers 17h normalement (!!). Plusieurs possibilités : soit vous vous levez tôt et chopez à Malenge le ferry qui va à Ampana à 6h du matin et descendez à Wakai. Arrivée à 8h 15. 20 000 rp. Puis vous attendez donc toute la journée à Wakai le départ du ferry pour Gorontalo. C’est ce que j’ai fait et je ne regrette pas. Wakai vaut le détour, son marché, baignade dans la cascade, village avec maisons sur pilotis etc. Bref, la journée passe vite et maintenant il y a même un café internet! Soit, vous prenez un bateau privé depuis Lestari en début d’après midi pour environ 300 000 rp. Version confort mais plus chère, et arrivée juste avant le départ du ferry.

Le ferry pour Gorontalo : Plusieurs classes à bord : l’économique, je ne la conseille pas. 63 000 rp mais on est assis sur des sièges tout bouffés horribles, durs et on ne peut pas bouger. Je ne suis franchement pas bégueule mais la faut pas pousser ! C’est pourtant ce que j’avais réservé mais quand j’ai vu le machin j’ai paniqué, une nuit comme ça, même sous cacheton, ça va pas être possible ! Du coup, en vitesse j’ai pu changer, et pour 5 000 rp de plus (ouhh folie🙂) me voilà en executiv, à savoir allongée (photo fournie sur demande)!! Tout juste génial ! Attention, il faut se dépêcher, le bateau parait gros mais il n’y a pas tant de places à bord. Ensuite vous avez la business, de gros sièges que vous pouvez allonger et c’est avec A/C, 75 000 rp. Si vous ne souhaitez pas être avec le bas peuple, eh eh 😛, et si vous êtes plusieurs, vous pouvez partager une cabine. Désolée, je ne me souviens plus exactement le tarif mais c’est quelque chose comme 250 000 rp car c’était rentable à partir de 4 personnes je crois. Mais vous êtes coupés de la vie à bord. Donc départ du ferry officieux 17h, arrivée vers 6h du matin à Gorontalo.

Gorontalo : Rejoindre l’hôtel ne doit pas vous coûter plus de 5000 rp ! Melati Hôtel : Economy room (mandi dehors) 75 000 rp. Pour les autres c’est 110 000 rp. Pdj compris. Attention gros warning sur l’honnêteté au Melati. Une suissesse était là et demandait une chambre bon marché. Ils lui ont caché l’existence des chambres éco pour la forcer à prendre une chambre plus chère. Quand elle a réalisé donc que j’avais ce type de chambre, elle n’était pas ravie. Puis un couple a réservé une voiture via leur soin et ils se sont fait duper sur le prix du trajet. A savoir, arrivés à l’agence et en discutant ensuite avec le chauffeur, on s’est rendu compte qu’il n’aurait du payer commission comprise que 50 000 par personne mais le proprio s’était fait son petit business et leur avait fait payer le double en leur demandant d’être discrets pour on ne s’est quelle raison (enfin on l’a su par la suite) et s’était mis l’argent dans la poche. Bref, faire attention. Ils vont reporter en détails au Lonely car ça parait peut clair comme ça mais c’était clairement abusé ! Les responsables de l’agence de location eux-mêmes semblaient assez désabusés. Je ne suis restée qu’une journée à Gorontalo. Je pensais y rester plus, peut-être la fatigue, c’est un ressenti assez personnel, d’autres vous diront qu’ils ont adoré. Pour moi l’atmosphère y était un peu pesante et beaucoup trop de « Hello Mister » à mon goût ! Trop c’est trop ! Trop de sollicitations de toute part, je ne sais pas, bref, ce n’était pas mon lieu, une journée était donc suffisante. J’y ai quand même loué un tuk tuk pour quelques heures (50 000 rp, trop, négocier je pense mais fatigue) pour aller voir le fort, le lac Limbote etc. Possibilité de balade sur le lac (1h / 75 000 rp).

Gorontalo – Manado : voiture chartérisée. Le prix de la place dépend d’où vous vous asseyez à savoir à l’avant 150 000, au milieu 125 000 et à l’arrière 100 000 rp. Choisir l’avant ou le milieu. L’arrière est juste horrible ! Du vécu ! Départ 9h, arrivée à Manado 19h avec 1 seul arrêt !! Puis pour 50 000 rp de plus, trajet jusqu’à Tomohon. 1 bonne heure en plus. Pour le trajet de Gorontalo à manado, vous pouvez aussi prendre un bus mais alors le départ est vers 5h du matin et durera au moins 15/16h. 🤪

Tomohon : Happyflower homestay. Bungalow 120 000 négocié 80 000 rp car je suis restée 4 nuits et une personne. Tous les trajets en ville en bemo sont à 2 000 rp. Le marché traditionnel est vraiment à voir. Apparemment plus important certains jours comme le mercredi ou le samedi. Lac Danau Linow : Petit truc : on vous demande 25 000 rp pour pouvoir boire un café et ne même pas pouvoir faire le tour ! En discutant avec le gars à l’entrée, il me dit que si je prends le chemin sur la droite je fais une chouette balade, presque la moitié du tour du lac, gratuitement et ai une vue magnifique sur le lac et le volcan en arrière-plan. A vous de voir ! J’ai pas vu un chat et la balade était, très chouette !! Ascension du Gunung Lokon : Contrairement à ce qui est stipulé dans le lonely, il est interdit d’aller jusqu’au sommet depuis au moins 4 ans. On accède néanmoins au lac de cratère bouillonnant et il faut se couvrir le visage à cause du soufre qui se dégage. L’ascension se fait parfaitement bien seul. A l’happyflower un guide propose ses services mais comprend très bien que vous vouliez y aller seul. Il m’a dessiné un schéma afin de me faciliter la tâche. J’ai trouvé mon chemin sans problème et j’ai fait l’A/R en quelques heures. Autre chose à ne pas rater : le lac Tondano. Juste magnifique. J’ai loué un ojek, négocié au terminal bus, il y en a plein qui attendent. 50 000 rp. On s’est baladé et c’était vraiment top. Des paysages incroyables de maisons sur pilotis et tous ces petits villages qui paraissent s’être arrêtés quelque part dans le temps. ++ ça n’engage que moi mais j’ai beaucoup aimé ce coin, la douceur de vivre, observer le travail dans les champs, les maisons traditionnelles. J’ai été invitée plus d’une fois à manger, aussi à une grande fête d’anniversaire. Une vraie proximité avec les gens qui semblent tous se connaitre. Famille très sympa à l’happy flower et le guide que pourtant je n’ai engagé pour aucun service m’a donné des tonnes de conseils sur le coin et d’autres régions aussi.

Tomohon –Manado: Bus 1h 6 000 Rp. Puis bemo, mentionner la marina to Bunaken 2 000 rp. Pour rejoindre Bunaken : soit le ferry public à 15h pour 25 000 rp (45 min). Soit chartériser un bateau si vous êtes au port plus tôt pour pouvoir arriver avant à Bunaken et ne pas perdre une journée. C’est ce que j’ai fait car d’autres locaux partaient en bateau. Je me suis donc jointe à eux pour 50 000 rp, je suis arrivée à 12h à Bunaken ; on m’a déposée juste devant le Daniel’s Homestay.

Bunaken : Daniel’s Homestay 150 000 rp. Pas de négo possible pour quoi que ce soit et on vous dit clairement d’aller voir ailleurs si vous n’êtes pas contents. Gros changement d’ambiance ! Je dirais que c’est une peu le Bali de Sulawesi ? Avis très personnel of course. Mais quand même, bienvenu dans l’industrie du tourisme et n’étant pas plongeur, mais simple snorkeller comment vous dire qu’on ne se sent pas forcément super bienvenu. Au Lorenso un peu plus loin où j’ai été un peu trainer, l’ambiance semble être bien meilleure. Mais + cher. Vous pouvez aussi séjourner dans le village où il y a un homestay (100 000 / 125 000 rp à négocier) ; famille très sympa. Je ne vais rester que 2 jours du coup même si j’avoue les fonds marins sont superbes. Les tortues et autres requins présents ! Des espèces de petits poissons que je n’ai encore jamais vues. Bref, je suis ravie ! Idée de tarif : Accompagner le bateau des plongeurs pour faire du snorkelling 50 000 rp. Cher car c’est genre pour un spot et 1h max. Location matériel / jour 25 000 rp. Même si c’est palmes seulement. Mouais… La nourriture, ben quand on a connu les Togian, en tous cas Malenge… Bon ok j’arrête !! Et le bruit !! Argh, le staff qui se met des mines tous les soirs alors que tous les clients tentent désespérément de dormir. C’est limite. Autre lieu, autre ambiance, je n’y étais pas, c’est tout. Le départ approchant aussi, très certainement. D’autres adoreront cette ambiance. Mais c’est sûr bon spot de snorkelling. Pas besoin d’ailleurs de partir en bateau, juste en face des bungalows c’est le top. Je ne parlerais pas de la plongée, je n’en fais pas. Mais certains plongeurs se régalaient vraiment semble-t-il. Petit warning par contre. Il y a de la mangrove partout. Pour rentrer dans l’eau, avec le rythme des marées, c’est pas évident, il faut pas mal marcher et il vaut quand même mieux avoir des chaussures. Ne pas s’attendre aux belles plages. Les seules qu’il y a sont super crades. La seule fois où j’ai fait un tour avec les plongeurs, je snorkellais littéralement au milieu d’une poubelle géante. Pas super agréable. Des détritus et sacs poubelles partout dans la mer. Misère humaine… Donc j’ai préféré rester près du Daniel’s pour admirer le corail.

Ferry pour Manado : Tous les jours sauf le dimanche à 8h30, part du village (10 min de marche). 25 000 rp. Ah oui, j’oubliais, normalement les touristes doivent payer une entrée pour le parc de Bunaken - vous savez pour qu’ils ramassent toutes les merdes dans la mer une fois l’an (désolée, ça me laisse a-mer) - c’est 50 000 rp le 1er jour puis 150 000 rp mais on n’a jamais vu le type sensé collecter cette taxe. Assez aléatoire.

Bus pour Tongkoko : il part de la station de bus Pal 2 (changer 1 fois de bemo pour y aller – 2x 2 000rp). 1h 8 500 rp. Loin d’être aussi évident que ce que semble indiquer le lonely ensuite… Puis Bemo pour Bitung 2 000 rp. Bemo pour Girian 2 000 rp. Et là débrouille-toi pour rejoindre Batuputih car non il n’y a pas de mikrolet !! grrr grr !! Effectivement, des pick-up font le trajet et proposent souvent des tarifs hallucinants. Faut négocier grave. Et ils partent quand ils veulent. J’ai négocié un ojek (oui j’aime beaucoup les ojek !!) pour 20 000 rp. Environ 45 min.

Tongkoko : Homestay Tarsius : 100 000 rp repas compris. Plusieurs homestay familiaux très sympas et non mentionnés dans le guide. Se trouve juste devant l’entrée du parc. La promenade pour voir les tarsiers le soir coûte 85 000 rp (guide compris). Il faut absolument un guide sinon c’est impossible. Les tarsiers sont visibles à partir de 17h mais bien sûr commencer la balade plus tôt permettra de voir d’autres animaux. Il y a aussi une superbe plage de sable noir et si vous vous levez assez tôt, vous aurez peut-être la chance de pouvoir y voir des macaques au lever du jour. Batuputih est un village très paisible où je serais bien restée si la fin de mon voyage n’avait pas sonné. Pour le retour sur Bitung, soit l’homestay vous trouve un ojek ou vous remmène pour le même prix. La dame m’a conduite en voiture. Bus retour Bitung – Manado Pal II 7 500 rp (moins cher car pas d’air du tout !) 1h15

Manado : Hôtel Rex : chambre très économique 35 000 rp (mandi dehors of course). Suffisant pour dormir sans confort attention. Réception très efficace. Massage à Manado 1h 60 000 rp. Taxi pour aéroport à 4h du mat’ : 75 000 rp 20 min Taxes d’aéroport : Si vol national 40 000 rp / si vol international 110 000 rp. Vol avec Garuda airlines Manado Jakarta : 97.60 euros. Repas servi à bord à l’inverse de Air Asia ou tout est payant ?. Low cost super quali ! Puis vol Jakarta – Kuala Lumpur avec Air Asia : 45.95 euros + Taxes aéroport internationales 150 000 rp (possibles 20 dollars)

Et enfin encore quelques heures d’attente à l’aéroport de Kuala Lumpur pour le vol le lendemain matin à 1h du matin, Air Asia, Kuala Lumpur Paris le 10/06/2011 ! 🏴‍☠️🏴‍☠️

Superbe voyage qui m’a fait un peu plus aimer l’Indonésie que je connaissais déjà à travers quelques ville de Java, Lombok, une partie de Flores et des petites iles de la Sonde. Je suis à votre dispo pour des précisions ! Bonne route à tous ! 😉
"Révolutions" islandaise, espagnole, grecque, française... English translation pending
by Montagne666 · 2011-05-31 · 268 replies
Retour de transat chez RCI sur le Jewel of the Seas English translation pending
by Jancha40 · 2011-05-28 · 25 replies
Bonjour,

Après quelques petits ennuis chez Costa, mon mari et moi avons décidé d'aller voir si l'herbe était plus verte ailleurs. Nous voilà donc partis sur le Jewel of the Seas, beau bateau au demeurant.

Arrivés à Fort Lauderdale vers 13 heures l'embarquement a été très rapide : enregistrement de la carte Visa, mais aussi signature d'un "code de bonne conduite" ...! évidemment nous sommes Français, peut-être les 2 seuls à bord , avec tout ce que cela sous-entend pour les Américains. C'était le 5 Mai avant l'affaire.

Une fois à bord, un personnel super gentil et aimable nous envoie vers le restaurant self service en poupe, le sol était loin d'être net, avec des miettes et d'autres résidus de nourriture, mais enfin, on ne mange pas par terre.

Après nous être restaurés, nous avons pris possession de la cabine, pont 7 avec Balcon, beaucoup plus petite que celle de Costa, pour 15 M2, mètre en main, et dans laquelle on entre par un boyau de 80 cm de large su 1m60 de long. Tout était propre.

Il ne nous restait plus qu'à attendre les 3 valises laissées à l'arrivée devant l'entrée du terminal de croisières. Vers 14 heures une 1ère valise est arrivée. Après avoir fait un tour sur le bateau et l'exercice de sauvetage, la 2de valise est arrivée vers 18 heures.

L'heure du repas, 2d service, est arrivée. Nous allons donc vers la salle à manger, et là, désillusion : la table à 2 que nous avions demandé était une table à 9, avec 5 Canadiens francophones, 1 Mexicaine et 1 Ecossais, son mari, tous très sympathiques.

Après le repas nous rentrons à la cabine pour constater que la 3è valise n'est toujours pas arrivée. Nous allons jusqu'au bureau de la réception, pous nous entendre dire que cette valise présente un réel danger pour la sécurité des passagers car à l'intérieur on a vu des bouteilles d'alcool, un canif et des ciseaux. Nous demandons quelqu'un qui parle Français, là c'en était trop pour ce personnel extrèmement désagréable et grossier. Après une dizaine de minutes quelqu'un arrive qui parlait un Français plus qu'approximatif et nous redit la même chose. Enfin la valise arrive, et je l'ouvre pour leur montrer son contenu : 2 trousses de toilettes, avec petits ciseaux à ongles et lime à ongles, puis une paire de bottes cowboy que je venais d'acheter à Miami et enfin quelques vêtements utilisés durant les 3 jours passés à Miami. Ils avaient pris les bottes pour des bouteilles, quand même pas très malin de leur part. Vers minuit, nous avons pu aller dormir après avoir récupéré notre 3è valise.

L'aventure n'étant pas terminée, je vous conterai la suite plus tard. Bonne journée à tous.
Voyage d'un mois en Croatie English translation pending
by Guillotjc · 2011-05-24 · 14 replies
bonjour Comme je le disais ailleurs nous partons en CROATIE LE7 juin pour 1 mois pas d'amateur apparemment pour faire un bout de chemin, et quelques conseils pour l'itinéraire seraient les biens venus merci d'avance a bientot
Contraception idéale lors d'un tour du monde? English translation pending
by Laurieterry · 2011-05-21 · 18 replies
Oui je sais, la question est spéciale mais je voudrais savoir quelle contraceptif vous avez pour vous absenter de la France pendant une année?

Merci
Ferry Saranda (Albanie) - Corfou? English translation pending
by Gilles7394 · 2011-05-13 · 27 replies
Bonsoir Quelqu'un sait-il s'il est possible de passer d'Albanie (Saranda) à Corfou en ferry avec un véhicule? Sinon, y a t-il une route ouverte (et donc un poste frontière) entre Saranda et Igoumenitsa (Grèce)? Les informations que je trouve ça et là sont très contradictoires et peut-être pas à jour 😕 Merci à ceux/celles qui connaitraient un peu ce coin d'Europe !
Guide ou chauffeur pour le Kawah Ijen depuis Bali? English translation pending
by Meysi · 2011-04-26 · 12 replies
Bonjour les routards, Mon ami et moi partons pour Bali en juillet prochain. Nous hésitons à louer une voiture sans chauffeur là-bas à cause du trafic et de la fatigue. Nous n'avons pas trop de temps à perdre (malheureusement), donc nous prendrons peu les transports en commun. Nous pensions louer les services d'un guide/chauffeur, voire simplement d'un chauffeur pour nous faire découvrir/emmener à l'ouest de Bali sur quelques jours. Nous cherchons qqun qui nous emmènerait ensuite sur Java pour grimper sur le Kawah Ijen, puis retour sur Bali. Exemple : le guide vient nous chercher à Ubud, on va vers Jatiluwih, dans la région des lacs et Munduk, puis sur la côte nord, puis Gilimanuk et zou, Kawah Ijen (ou en sens inverse). Mais il paraît que les guides balinais rechignent à aller sur Java ?? Si vous avez de bonnes adresses, faites tourner s'il vous plaît ! En vous remerciant
Voyage 4x4 de deux mois en Europe du Nord, entre mai et août English translation pending
by Emmanuel99 · 2011-03-30 · 3 replies
Salut les voyageurs, Je souhaite partir avec mon 4X4 en Europe du Nord (Norvège, Suède, Finlande voire Island...) pour environ 2 mois, soit en Mai juin soit Juillet Aout 2011 avec mon Defender en autonomie totale. Auriez vous des conseils à me donner et des itinéraires "off road" à me conseiller?😉
Pas de coup de coeur pour la Malaisie... où aller? English translation pending
by Fannyvar · 2011-03-22 · 27 replies
Bonjour, nous sommes sur la fin de notre itinéraire tour du monde en famille ; nous "découvrons" la Malaisie depuis une semaine (après la Thaïlande, le Laos et le Cambodge), et je n'accroche pas vraiment... Après 3 jours passés à Kuala Lumpur (qui ne nous a pas passionnée), nous sommes partis sur Langkawi où la pluie et grisaille nous accompagnent tous les jours. Cette île ne m'enchante pas, je trouve que les hebergements n'ont pas de charme et les plages envahies de jet ski et autres engins motorisés... très différent de ce j'avais imaginé... Nous partons demain sur Pénang, où j'espère faire quelques visites culturelles...

Ensuite, il nous reste 10 jours à "meubler" avant notre vol pour Bali. Que faire ? Nous trimballons nos masques et tuba en espérant voir quelques beaux fonds sous marin... Nous étions bien tenté de retourner en Thaïlande pour découvrir Koh Lanta, mais j'ai peur que la météo la bas soit la même qu'ici ; qu'en est il pour les îles Perhentian ? pluie ou pas ? Le Teman Negara ne me branche pas trop avec cette météo... Ceux qui connaissent bien la Malaisie ou qui y sont actuellement peuvent ils nous conseiller, nous donner des idées sur des endroits sympas à découvrir avec nos filles de 2 et 4 ans ? Nous dépérissons depuis 4 jours sur Langkawi, remontez moi le moral ! Merci !!
Inflation au Vietnam English translation pending
by Larsay · 2011-03-04 · 89 replies
Hélas hélas, voilà les dernieères nouvelles, publiées dans le Courrier du Vietnam d'il y a 3 jours suite à une grosse augmentation de l'essence ici (je me demande d'ailleurs bien pourquoi vu que le Vietnam exporte des millions de tonnes de pétrole par an ; vive les compagnies pétrolières !!!!!) :

- Vols domestiques (Vietnam Airlines) : 30% d'augmentation à partir du 15 mars - Taxis HCMC : + 10 à 24% appliqués immédiatement. Même chose prévue pour les bus - Taxis Hanoi : augmentation prévue de 1300 à 1500 dongs par kilomètre (avec une petite phrase : "en réalité, il faut une augmentation de 2000 dongs pour couvrir l'augmentation du prix de l'essence")

Du coup, tout est plus cher y compris la nourriture (et je ne parle pas du prix des produits importés vu, qu'en plus, le dong a été dévalué de 9,13% la semaine dernière !!!!)

C'est encore une destination époustouflante à pas cher, mais vous voilà prévenus 😄
Voyage d'une semaine en Écosse English translation pending
by Adin · 2011-02-11 · 8 replies
Bonsoir tout le monde

Ça fait pas mal de temps que je scrute le site internet. La semaine prochaine je compte partir une semaine en écosse et j'ai plusieurs question

Je suis étudiant, j'ai 19 ans, je pars seul et je suis un peu perdu. J'aimerais y aller pour me dépayser et oublier tout le stress accumulé depuis deux ans. J'aimerai beaucoup visiter les châteaux, les plaines, faire quelque randonné. Vraiment un retour a la nature, ras le bol de la ville même si visiter Édimbourg, Glasgow ou autre ne me dérange pas du tout

Donc voila pour un budget étudiant (environ 600€), une semaine voir une semaine et demi de disponible, est ce que quelqu'un pourrai me donner des conseil pour organiser ce voyage, je sais je m'y prend tard mais il fallait absolument que j'attende les résultat de partiel pour savoir si je pars

Ps : je n'ai pas le permis de conduire, et c'est mon premier voyage seul

merci de votre aide
Aide sur l'organisation de notre voyage de vingt et un jours dans l'Ouest américain English translation pending
by Dpann79 · 2011-02-06 · 16 replies
Bonsoir, Et voila nous avons décidé ce WE de repartir dans l'Ouest des Etats-Unis mais cette fois ci en voiture ... par contre au niveau du parcours cela se complique un peu car il y a des sites que nous souhaitons refaire mais également d'en découvrir de nouveaux : Voici l'ébauche du trajet : J1 = Paris - Los Angeles J2 = Los Angeles J3 = Los Angeles J4 = Los Angeles - Death Valley J5 = Death Valley - Las Vegas J6 = Las Vegas J7 = Las Vegas - Valley Of Fire - Zion J8 = Zion - Kanarra Creek J9 = Lac Powell J10 = The Wave (si nous gagnons à la loterie) - Lower Antelope - Horse hoe Bend J11 = Valley of the god - Muley Point - Gooseneck State Park - Mexican Hat - Monument Valley J12 = J13 = J14 = J15 = J16 = J17 = J18 = Grand Canyon (Bright Angel Trail descente) J19 = Grand Canyon (Bright Angel Trail remontée) - Route 66 - Vegas J20 = Las Vegas - Red Rock Canyon - Los Angeles J21 = Los Angeles - Paris Voila pouvez-vous m'aider pour combler les blancs ou voir si je dois moduler différament mon trajet (sachant que de Los Angeles à Death valley c'est reservé) Pour info nous avons déjà visité en 2009 : San Francisco - Arches - Yosemite - Yellowstone - Canyonlands (Island in the sky) - Bryce - Four Corner - Las Vegas - Mesa Verde - Bodies - Antelope Islande - Antelope Canyon - Mesa Verde - Monuent Valley Merci de votre aide David
Traversée Marseille-Oran, formalités et ambiance au port? English translation pending
by Jyb07 · 2011-01-31 · 6 replies
Bonjour, Dans le cadre d'une préparation de voyage en Algérie, il n'est plus prudent de passer par la Tunisie, j'envisage donc la traversée maritime de MARSEILLE -ORAN pour une destination sur TIMIMOUNE et retour, en groupe de 4X4, je suis à la recherche de tous renseignements sur les formalités et ambiance au port de ORAN avec les autorités, toutes remarques sur la destination, je suis preneur de toutes infos sur les guides à prendre et à éviter. Merci de vos expériences en retour Jean-Yves
Réservation au Stovepipe Wells Village dans l'Ouest américain? English translation pending
by Bonibonikru · 2011-01-11 · 26 replies
pour ceux qui préparent leur voyage dans l'ouest américain ...

Stovepipe Wells Village n'est plus géré par Xanterra => le site internet pour les réservations n'est plus accessible

j'ai appelé car j'ai fait ma résevervation pour cet été avant le changement de gestionnaire, on m'a confirmé que ma réservation était toujours valide par contre, la personne que j'ai eu n'a pas pu me donner la nouvelle adresse internet

si quelqu'un a l'info ....
Vingt jours dans l'Ouest américain en 2010 (seconde partie) English translation pending
by Patbill · 2011-01-09 · 2 replies
Partie 1: San Francisco à las Vegas

Partie 2: Las Vegas à Moab

J7: Las Vegas

On se lève plus tard- façon de parler. Moi à 8h30 pour faire la lessive, eux à 9h. On range un peu nos affaires et puis on va manger juste à côté du motel 6 au « coco’s bakery ». Les excellents croissants font du bien. Départ à 10h30 pour le strip "by day". On débute par entrer dans le Luxor. On ne regarde que le lobby avec 2 grandes statues de pharaons. On prend ensuite un petit monorail pour faire 500m vers l’excalibur. On sait on devient fainéant mais avec la chaleur on gagne du terrain comme ça.









Au cas où veut grossir !

On poursuit pour s’arrêter au hard rock café où les 2 achètent leur t-shirt (total 51,9$) pendant que je vais à côté au walgreens pour mettre nos photos sur DVD (16,16$). Ca fait quand même 800 photos déjà, donc 4 CD gravés. Seules les vidéos n’ont pas pu être transférées. Je fais 2 aller retour Bellagio- walgreens car ils n’étaient pas prêt en 1h comme ils ont dit. Mais fait chaud. Les 4 bouteilles d’eau de mon sac partent vite. Passage par le planet hollywood (rien de spécial excepté une partie avec un beau plafond ciel bleu- c'est la partie de l'ancien hotel Aladdin), puis parcours du Bellagio et son luxe évident et surtout le caesar palace. Hotel gigantesque. On va voir l’immense piscine ainsi que l’ « Appian way », "rue" bordée de magasins chics (on s’arrête juste à l’apple store pour envoyer qq messages. Non pas d'arrêt chez Abercombie svp- on ira au outlet store cet après midi). La déco est kitch avec des statues des dieux et aussi un ciel bleu au plafond comme à l’autre hotel.



a l'intérieur du planet Hollywood



l'entrée du Bellagio

on aurait peur de déranger la déco des glaces😉



On y mange dans un petit snack chinois (37$). Pas trop terrible et le coca est cher (3,5$). On entre encore dans le Venezian. Egalement un hotel gigantesque avec une superbe reproduction des canaux et place St Marc de Venise. Bon les gondoles sont électriques 😉 mais les gondoliers chantent très bien.

on peut même se faire masser la texte avec de l'oxygène "pur". Du grand n'importe quoi 😮

On reprend le monorail comme hier pour ¾ d’heure de piscine au motel 6. Je profite toujours de petits moments comme ceux-là pour gratter mes notes de voyage dans le carnet de voyage. A 18h30 on part en auto vers un « outlet center »: Las vegas premium outlets, situé près de downtown. C’est une sorte de grand espace de plein air avec des magasins de marques dont les prix sont démarqués. J’y achète 2 jeans Levis (40$ pour 1 Levis) et 1 maillot de bain Quicksilver (24$). Facilement moitié prix de chez nous. Faut tout de même y aller mollo. Le $ est à 1,34 mais tout de même...



Le soir commence à tomber et il fait toujours aussi chaud que durant la journée. On va manger un buffet dans un bel endroit, le « main street station », dans une salle décoré façon Victorienne (35,64 pas trop cher) Deux hollandaises plaisent bien aux garçons. Oui Quentin tu ira faire ton Erasmus en Hollande ! De la on va a pied vers Fremont street, c’est une rue plein de casino et d’animation de rue.

Laurent se fait photographier avec deux danseuses de cabaret.C'est sa photo de profil facebook encore actuellement ! Il fait bien chaud ici avec tout ces néons (95° a mon avis). On assiste aussi a un spectacle dérivé de « we will rock you » de Queen sur le faux plafond de la rue.

une construction curieuse sur le chemin de Fremont street Main street station buffet. Excellent rapport qualité- prix dans un beau décor

A 23h retour au motel. Laurent a cru perdre son portefeuille durant notre balade. 1/2 heure d'énervement mais en cherchant bien il est dans l'une de ses nombreuses poches de son short. NDD on veut dormir !!

J8: Las Vegas Levé 7h30 malgré notre courte nuit- c'est qu'on a de la route vers Bryce. Petit déjeuner chez Coco’s, bon french toast et jus d’orange (30,6$) Toujours très chaud et ciel bleu.

1h de route vers « Valley of Fire » on y reste 2 heures. La route sinueuse dans ces paysages de désert rouge est photogénique. On monte d’abord des échelles pour voir des inscriptions indiennes puis on fait une ballade aux "white domes" mais 40 minutes seulement au lieu de 1h30 prévue car avec 105° il fait trop chaud pour marcher , parfois même dans le sable mou. On boit de l’eau tous les 50 mètres. Il faut même 1h environ pour que l’on séche dans l’auto après cette ballade tellement on a transpiré. A propos, à l’entrée du parc, il n’y avait pas de rangers mais une boite indiquant de mettre 10 $ dans une enveloppe comme droit d’entrée, ils font bien confiance.











Ensuite, 1h30 de route un peu longuette car c'est tout droit et sur la fin on passe a nouveau sur l’autoroute via le Virgin Canyon.



A 14h, on est a saint George mais avec le passage en Utah on a 1h de décalage en plus donc 15h. On mange dans un beau saloon vu au début de la ville. Un sandwich a la dinde et on une photo avec la serveuse Rachel (celà fait déjà la 3e serveuse pour la collection de Laurent).

il était pas trop content le flic quand j'ai pris sa photo 😠

Arrêt à Hurricane pour acheter de l’eau chez WalMart. Le grand magasin est gigantesque mais isolé dans cette zone assez peu peuplée.

Il est 16h30, toujours 100°, on s’arrête a Springdale pour manger une glace. (1 boule gigantesque pour 2.50 $) Le temps file vite, des nuages arrivent pour voiler un peu le ciel, quand on atteint vraiment le parc du Zion. Il y a aussi de nombreux travaux sur la route, ce qui nous retarde pas mal.



Pas le temps d'aller dans la vallée du Zion ni d'aller voir les dunes du parc Coral pink faute de temps.

Apres le Zion, c’est une région de paturage et d’élevage, les nuages sont plus présent. Il pleut à l'horizon.





On arrive finalement à 20h15 au best Western Rubys-in (128$) . Il y a un monde fou!! Comme il y a eu un orage ici il y a 1h, il y a panne d’électricité dans tous les chalets excepté le chalet principal lobby resto. Quentin se douche a la lumière de son I-pod.

Petite brouille entre mes gars au sujet d'un enfant que Laurent aurait failli écraser (la première après 8 jours- un record !) mais ils s’expliquent et cela s’arrange bien.

Normalement coucher soleil à 20.20 Derrière notre chalet il y a un petit lac et on assiste à un super couché de soleil avec reflet dans le lac.



Comme le lobby et le restaurant ont de la lumière, tout le monde y est et il y a une immense queue pour manger. Même les client de l’hôtel d’en face viennent aussi manger dans ce même restaurant.

Un bon moment pour écrire mon carnet de voyage et ne rien oublier.

Il est 21h30 quand on se met à table et encore la file derrière nous. Le buffet a 17.50 $ n’est pas aussi bon et varié que hier soir. Le steak de Laurent (New York steak 19 $) était aussi meilleur a Oakhurst.

Arrivé à la chambre la lumière est revenue juste à temps pour la douche et dodo.

J9: Bryce canyon - Escalante

Lever à 8h. Breakfast au rubys inn (21,6$) et un départ à 9h30. Beau ciel bleu (durant 2h seulement car après une fine pluie viendra un peu gâcher les photos de la fin du Bryce). Un petit arrêt en face du rubys inn pour voir une petite reproduction de vieilles bicoques de l'ouest (fake mais fun)



Quel beau panorama du sunset point ! On suit le « rim » vers le sunrise point et on va descendre balader à l’intérieur du canyon. Heureusement qu’on a débuté par le trail du Queens garden et navajo sous le soleil. Superbe balade. Beaucoup de touristes à la fin.











On va encore voir les points de vue bryce point mais c’est sous la pluie. On attend 15 minutes dans l’auto car on voit que ça va s’améliorer. En effet, le soleil revient et on refait nos photos. A propos 60° (16°c) seulement. ça change de hier !

On passe encore par inspiration point puis à 13h15 on quitte le parc pour aller à Tropic, où on achète notre pic nic qu'on prendra au Kodachrome park où on arrive un peu plus loin.



Toutes les tables sont au soleil. La t° a de nouveau grimpé. (83°). Le parc est petit et sympa. On fait un petit chemin d’1/2 h puis 2 points de vue sur des cheminées de rochers. A nouveau un chemin en graviers. A la pompe d’essence on lave bien les vitres pour toujours faire des photos prises de l’auto en mouvement.









l'activité journalière du lavage des vitres

On repart vers Escalante par une belle route. Des nuages reviennent sur la fin. Dommage. On fait une partie de la « hole in the rock road » mais comme c’est un chemin de terre et qu’il a plu il n’y a pas longtemps, la route est de plus en plus boueuse et surtout glissante.

On ne s'était pas renseigné si elle était praticable.

Laurent est au volant et s’amuse bien. Après une bonne demi heure dessus on décide de faire demi tour par prudence parce que s’il pleut encore on risque d’être embourbé. De plus on voit des éclairs au loin. Dire qu’on était qu’à 5 miles de notre destination : devils garden. Tant pis.





Retour sur Escalante pour faire le plein et laver un peu l’auto (encore une fois !). Arrivée à 18h à Escalante à notre petit motel (circle D motel 76,3$).Sympa avec un petit patio devant la chambre. Comme on est 1h plus tôt, on profite d’un peu de relax. Douche, lecture de la doc, bière + chips. La coors light est fort light. Pas géniale. La Budweiser est meilleure. Comme il y a connexion internet, les 2 vont sur leur messagerie. On supprime qq photos de la carte mémoire également car il y a bcp de photos prises de l’auto qui sont floues. Il fait 68°. très clément. Diner au "cow boy blues" (48$) quasi en face (à recommander car excellents spare ribs)



J10: Escalante- Moab

Lever à 7h. Il fait couvert (et à écouter la météo les jours à venir aussi. Espérons que non). Il y a eu un bel orage cette nuit donc il fait un peu frais ce matin. Breakfast avec prix titre indicatif : café 2$, hot chocolate 2$50, omelette 7$, 2 pancakes 2$50, toast 1$50.

On fait les 2 premières heures sous les nuages (parfois même dedans). Dommage car la route est sensée être très belle. Ce matin il n’y a que 58° (14°c) et quand on passe un col à 9200 feet (2800 m ) ça descend encore à 52° (11°c). la vue aurait été plus belle avec du soleil

On arrive plus tôt au parc capitol reef par une belle route de montagnes et forêts. On voit même des biches. Arrivé au parc, le ciel se dégage parfois. On pic nic dans le parc au "panorama point". On va voir un point de vue sur un méandre d’une rivière. Si Laurent a décider d'avoir des photos de filles de chaque état, Quentin s'est dit qu'il allait se faire photographier en poirier dans chaque parc. Chacun son truc...Faut pas contredire des ados dans ces cas-là.



On quitte le parc par une belle route au début, puis nettement plus lassante après. Laurent prend à nouveau le volant pour me relayer car la "ras le bolite" m'envahit.





Nous arrivons au parc du canyonlands à 16h30. A nouveau plein soleil et ½ d’attente car des travaux sur la route. On commence par voir le point de vue sur la green river puis celui de grandview où on fait un chemin à pied d’1h pour un panorama de 360° de toute beauté.





on fera la shafer road un jour...

green river overlook

grandview point





Problème majeur 😕😕 : plus d’essence. Pas vu que la jauge d’essence descendait si vite! La dernière pompe vue était à Green River à 70 miles d’ici et la route sinueuse pour monter au parc pompe vite de l’essence. On coupe l’air co mais faut se rendre à l’évidence, on aura plus assez pour rejoindre Moab situé à 30 miles. On rejoint le visitor center mais il est déjà fermé car il est 19h. Un Américain s’arrête pour nous offrir de l’aide. Il téléphone au 911 pour de l’aide, tandis que Quentin fait de même au téléphone public en face du visitor center. Une dépanneuse viendra avec de l’essence endéans l’heure et demi. On attend mais à 20h30 toujours personne. Q retéléphone mais il semble que l’info soit mal passée. Le prix demandé était aussi de 250$ donc un peu excessif. C’est à ce moment qu’un Américain en mobilhome s’arrête. Ce devait être un des derniers visiteurs du parc d’ailleurs. Il s’appelle Mart et veut bien faire l’aller retour vers Moab pour chercher de l’essence. Quentin monte avec lui tandis que Laurent et moi restons près de l’auto. Il fait nuit. De l’auto on assiste au spectacle d’éclairs au lointain puis la nuit noire. On a l'air fort cons à attendre tous les 2 dans cette auto !



On y passera quelques heures !

Ils reviennent 1h après avec un jerrican rempli d’essence. Mart demande seulement 50$ comme frais de son essence. Très très sympa de sa part. On arrive finalement à Moab à 23h, au Apache motel (81 $ la nuit). Juste à temps car la réception fermait. On va encore manger un cheesburger vite fait chez Mc Do avant de s'effondrer au lit.

Partie 3: Moab à Needles
Compte rendu de seize jours en Ouzbékistan en août 2010 English translation pending
by Lalu22550 · 2010-12-30 · 22 replies
Bonjour, voici un compte rendu de notre séjour (3 personnes) en Ouzbékistan du 11 au 28 août 2010.

11 août : Départ de Paris (escale à Riga)

12 août : Arrivée à Tashkent vers 3h du matin – Vol pour Urgench (départ 7h)

Arrivée à Urgench puis direction Khiva

13 et 14 août : Khiva

15 août : Départ de Khiva pour les citadelles du désert (Ayaz Kala) puis Boukhara

16 au 18 août : Boukhara

19 août : Nuit en Yourte au nord de Nurata

20 août : Lac Aydar Kul puis Samarcande

21 et 22août : Samarcande

23 août : Départ pour Shakhrisabz

24 août : Vallée de Langar

25 août : Départ de Shakhrisabz pour Tashkent

26 août : Lac artificiel de Charvak

27 août : Tashkent

28 août : Tashkent – Riga – Paris

Hébergement :

Khiva : Meros Hôtel– 25 $ par nuit pour deux personnes avec le petit déjeuner (première négociation donc pas très rompu à l'exercice...). Nous y avons fait trois nuits. Chambre confortable, joli balcon, très bien placé dans le centre historique de Khiva. Petit déjeuner copieux et varié. Seul regret, la clim un peu bruyante mais bon elle marche ! Hôtel que nous recommandons.

Boukhara : Sarafon Hôtel le coup de cœur du voyage ! Cet hôtel n'était dans aucun guide (Routard, Lonely Planet et Olizane) mais nous pensons qu'il y sera dans les prochaines éditions. Excellent accueil par toute la famille (les parents et le fils). Les chambres sont confortables. Très belle cour intérieure. L'hôtel est situé tout près de Liab-i-Haouz, quartier le plus vivant de Boukhara. Petit déjeuner très sympa dans la cour intérieure. Il est possible de dîner (4$/pers.) à l'hôtel et si vous êtes des touristes sympa, peut-être que la famille vous invitera à boire le thé en fin de repas... Prix très modeste : 10$ par personne par nuit avec le petit déjeuner. Nous recommandons chaudement !

Nuit en Yourte : des hôtels de Boukhara proposent des nuits en yourte au nord de Nurata, près du lac Aydar Kul. L'excursion est autour de 70-80 $ par personne (dégressif si vous allez à plusieurs) et comprend le trajet Boukhara-Yourte-Boukhara, la nuit en yourte, les repas et la visite au lac Aydar Kul et même un petit tour de chameau ! Cela nous a semblé un peu cher et nous avons déicidé de nous débrouiller par nos propres moyens et cela nous a coûté 50$ par personnes (Boukhara-Yourte-Samarcande) ! Visiblement, il n'y a pas beaucoup de choix pour la nuit en Yourte. Nous n'avons trouvé qu'un seul camp. La nuit + 3 repas + la visite au lac = 25$ par personne. La négociation se fait avec le chef du camp et un petit moustachu très drôle qui ne parle pas anglais, à part peut-être le désormais fameux : "Ladies and Gentlemen : the lunch" ! Un grand moment ! Le cadre est sympa, au milieu du désert (très apaisant). Les repas sont bons et copieux. Les toilettes et douches dans le désert sont à voir (et à pratiquer...) !

Samarcande : Hôtel Joni. Très bien situé à deux pas du Régistan. Chambre correcte en dehors peut-être de la salle de bain. Le petit déjeuner n'est pas terrible. Ne pas hésitez à négocier le prix des chambres. Nous avons payé environ 13$ par nuit et par personne avec le petit déjeuner. Pour ceux qui recherche un hôtel près du Régistan c'est le bon choix pour ceux qui cherchent moins cher ou plus confortable alors c'est ailleurs qu'il faut aller.

Shakhrisabz : Shakhrisabz Tour & Travel. Comme beaucoup de voyageurs fréquentant VF, nous nous sommes rendus chez Lutfullohon. L'accueil est à la hauteur de ce que nous avons pu lire sur VF. Les chambres sont sympas, le cadre est idyllique, un B&B pour se reposer !! En cas de problème digestif, ne pas hésiter à demander un remède (miracle ?) au gérant. Il est possible de dîner sur place pour 4$. La nuit + le petit déjeuner = 10$ par personne et par nuit. Il propose également une excursion dans la vallée de Langar. Nous avons fait cette excursion et nous en sommes vraiment satisfaits, le cadre est magnifique, les couleurs splendides et notre guide était très cool !

Tashkent : Grand Nur Hôtel. Après de multiples péripéties pour trouver un hôtel dans Tashkent (le Gulnara était complet !) nous sommes arrivés au Grand Nur (hôtel 3 étoiles) dans des chambres très spacieuses, de grands lits, la télé, salle de bain avec baignoire... Ce n'est pas exactement ce que nous recherchions mais on a fini par prendre cet hôtel puisque nous en avions ras-le-bol de chercher... En arrivant nous avons vu que l'hôtel n'avait pas l'air complet du tout et nous en avons profité pour négocier : 25$ par personne pour une nuit avec le petit déj. C'est plus cher par rapport autres hôtels que nous avons fait mais nous étions dans la capitale et dans un trois étoiles.

Transports : en vrac, les tarifs pour quelques trajets...

Avion :

Paris – Tashkent : 540 €

Tashkent – Urgench : 60€ par personne

Aéroport d'Urgench – Hôtel Meros Khiva. Taxi partagé : 15$ (environ 30 000 sums) pour 4 personnes (première négociation de taxi...)

Hôtel Meros Khiva – Aéroport d'Urgench : 25 000 sums aller-retour en taxi, négocié avec le gérant de l'hôtel

Khiva – Citadelles du Désert – Boukhara : 110$ pour 3 personnes en taxi

Liab-i-Haouz Boukhara – Gare routière de Boukhara : 5000 sums pour 3 personnes en taxi

Gare routière de Boukhara – Navoï : 25 000 sums pour 3 en taxi partagé

Navoï – Nurata : 12 000 sums pour 3 en minibus (à faire, un bon moment en immersion totale !)

Nurata – camp de yourtes et lac aydar kul – Nurata : 60 000 sums pour 3 en Tico

Navoï – Samarcande : 48 000 sums pour le taxi

Shakhrisabz – Tashkent : 90 000 sums pour 3 en taxi (négocié avec l'hôtel) – Plus de 5h de route...

Divers :

Par rapport aux récits de voyage des années précédentes, les prix constatés sont supérieurs notamment pour les transports. Lors de notre séjour, l'Ouzbékistan connaissait une période de pénurie d'essence. Un conseil, privilégiez les véhicules qui roulent au gaz.

Concernant le change, évitez le change à l'aéroport, préférez celui dans les bazars. Pour info, le change officiel était de 1620 sums pour 1 $ et dans le bazar de Khiva nous avons négocié 1$ pour 2000 sums.

Climat en août : autant le dire, il fait très chaud... mais c'est supportable. On va dire que 2 jours sont nécessaire pour l'adaptation. Évitez les visites entre 12h et 15h.

Formalités à l'aéroport : à votre arrivée à l'aéroport vous aurez à remplir un document de déclaration de devises. Ce document est en cyrillique mais si vous cherchez bien, il y a des exemplaires en anglais (à remplir en 2 exemplaires). Conservez ce document de même que les papiers d'enregistrement remis dans les hôtels.

Nous sommes dispo pour ceux qui souhaitent plus de renseignements ou quelques photos.

Bon voyage 🙂

Arnaud
Retour d’expérience de randonnée Toubkal (Atlas marocain) en novembre 2010 English translation pending
by Nonel · 2010-11-16 · 12 replies
Bonjour tout le monde !

Un petit retour d’expérience de mon récent séjour dans l’Atlas marocain, histoire de contribuer un peu à voyageforum - après avoir glané tant d’infos sur ce site magique, c’est à mon tour d’en donner !

Notre objectif : nous évader de la grisaille parisienne le temps d’une semaine au Maroc, avec au programme 5 jours de rando dans la région d’Imlil (dont la fameuse ascension du Toubkal), et 1 jour de glandouille à Marrakech, mais pour le moins cher possible parce que j'ai pas un rond. Comme nous avons décidé de partir à deux totalement en indépendants (ie on a tout sur le dos : bouffe, tente, réchaud etc., et on ne prendra ni guide ni muletier) et à une saison pas forcément propice, je pense que mon post peut servir (j’avais trouvé relativement peu d’infos sur le site à ce sujet).

J1 : Vol Paris-Marrakech puis trajet Marrakech-Imlil

Histoire de ne pas perdre de temps, on a décidé de prendre le premier vol de la journée (9h du matin avec Ryanair). Réveil à 4h du mat et derniers préparatifs. On voulait marcher de chez nous (Montparnasse) jusqu’à la porte Maillot pour prendre la navette Ryanair (puisqu’à 5h du mat il n’y a pas encore de métro, ah ah !), mais… il pleut des cordes. Ce sera donc en taxi (et bim, 20€ dans la gueule) puis en navette (et vlan, 15€ par personne dans la gueule) que nous rejoignons l’aéroport de Beauvais.

Service minimum dans l’avion (visiblement le sourire aussi c’est payant chez Ryanair…) mais on s’en fout, de toute façon nous tout ce qu’on veut c’est dormir ! Arrivée à 11h30 à l’aéroport de Marrakech (avec le décalage horaire on gagne une heure, c’est toujours ça de pris), il fait chaud, il fait beau, les gens sont serviables et accueillants… Ça fait du bien.

Après s’être renseignés sur le prix d’un taxi aéroport-Imlil (400DHM !), on décide de prendre la navette de l’aéroport (20DHM) qui nous dépose à l’entrée de la Médina, puis on marche pendant 10-15min jusqu’à une ‘borne’ de taxis collectifs. Normalement les taxis collectifs (ou ‘grands taxis’) sont beaucoup moins chers que les individuels, mais comme nous sommes les seuls à vouloir aller à Imlil à cette heure-là, finalement ça nous revient quand même 200DHM.

Arrivée à Imlil vers 15h et installation à l’auberge Dar Thigoula (18€ pour une chambre double, réservée sur hostelbookers –attention je l’épelle peut-être mal). Accueil adorable et tajine inoubliable (60DHM pour un repas copieux et délicieux), je recommande chaudement cette adresse.

J2 : Trek Imlil - refuge du Toubkal

Réveil aux aurores, petit dej traditionnel du même acabit que le dîner de la veille, puis départ pour le refuge du Toubkal. Le chemin est relativement bien balisé, mais on confirme quand même l’itinéraire auprès de chaque personne qu’on croise, au cas où. Ce n’est que de la montée (on passe quand même de 1700m à 3200m en une journée !), mais c’est vraiment sublime, et le ciel est bleu immaculé. Arrivée au refuge vers 16h.

On plante la tente près du refuge du CAF (10DHM par personne pour avoir le droit d’utiliser les sanitaires - sinon le lit en dortoir au refuge est à 150DHM je crois, et en novembre inutile de réserver ils ont de la place) et après un bon repas chaud on se prépare pour la nuit.

J3 : Trek refuge du Toubkal - Toubkal - refuge du Toubkal

Réveil tardif (il faut dire qu’on a vraiment passé une nuit de merde !!!) et départ pour le Toubkal à 9h30. Le chemin est moins bien balisé que la veille, et comme il n’y a personne sur le sentier pour nous renseigner- forcément, les berbères du coin ne s’amusent pas à escalader le Toubkal pour la forme ! -, on hésite un peu à certains endroits. Ça monte, ça monte… Toujours personne… Mais où sont donc tous les touristes qu’on a croisés hier au refuge??? (réponse : ils sont partis bien plus tôt que nous et ils sont déjà en haut, ahem !).

Vers midi on arrive enfin au ‘pied’ du Toubkal, où se présentent deux options. A droite, des traces dans la neige qui montent en pente douce jusqu’au sommet, à gauche, un sentier poussiéreux ultra escarpé. Comme on n’est pas équipés pour la neige, on finit par choisir le chemin de gauche. …Erreur, grossière erreur ! On se galère pendant une bonne heure et demie sur une pente quasi verticale (holy shit, comment on va bien pouvoir faire pour redescendre tout ça ???) pour finalement arriver dans un cul de sac (on apprendra par la suite qu’il y avait bien un chemin pour rejoindre le sommet, sisi, tu vois pas là, caché entre les deux rochers… mais de toute façon c’était de l’escalade plus que de la rando, et même si on l’avait vu je sais pas si on l’aurait tenté). Bon cela dit en haut c’est vraiment très beau, même si nous n’avons pas la vue à 360° qu’on aurait eu au sommet…

On dévale la pente à moitié sur le cul, puis on redescend doucement jusqu’au refuge que nous atteignons à 16h.

Bilan de la journée : malgré le temps sublime et les paysages de rêve on n’a pas vraiment profité de l’ascension… Cumuler un départ tardif, en novembre, et sans guide, c’était trop.

Alors à l’attention de tout ceux qui se diraient ‘houlaaaa la ptite nature, c’est une débutante, même pas peur, moi j’ai déjà fait mille fois pire !’ : je tiens à préciser que je suis une bonne marcheuse et que généralement je trekke seule et sans guide (Camp de Base de l’Everest, W à Torres del Paine au Chili, Laugavegurinn en Islande, …) – je dis pas ça pour me la péter (enfin un peu quand même, hihi !), mais parce que prendre le Toubkal à la légère sous prétexte qu’on a déjà randonné ailleurs c’est exactement l’erreur que j’ai faite en lisant les posts d’autres voyageurs.

J4 : Trek refuge du Toubkal - Imlil

Après une deuxième nuit sous tente un peu plus agréable que la première (on a dormi avec nos manteaux il faut dire !), on remballe tout notre barda et on redescend à Imlil par le même chemin que le J2 (ie : refuge du Toubkal – Sidi Chamarouch – Aremd – Imlil).

Arrivée à Imlil vers 16h, installation de la tente au camping d’Imlil (80DHM pour deux, mine de rien ! mais à ce prix-là on a droit à une douche presque chaude) puis dîner assez moyen dans un restau du village (un tajine pour deux à 80DHM, mais qui n’a rien à voir avec celui goûté au Dar Thigoula le premier jour).

J5 : Trek Imlil - Matat - Tizi Oudit - Matat - route d'Imlil puis trajet jusqu'à Marrakech

On packe nos affaires et c’est parti pour la boucle des Azzaden (une randonnée d’un jour et demi dans la vallée des Azzaden, et qui se fait aussi depuis Imlil). Le sentier n’est vraiment pas bien balisé, mais il y a suffisamment de gens sur la route pour nous indiquer le chemin. Le temps est toujours au beau fixe, et les paysages sont toujours aussi chouettes (et encore différents de ceux de la vallée du Toubkal), mais avec nos gros sacs sur le dos on avance vraiment lentement. A 14h on se rend compte qu’on n’arrivera jamais à notre étape du soir avant la nuit, et on décide de rentrer à Marrakech un peu plus tôt que prévu.

On se poste donc sur la route d’Imlil, dans l’espoir d’attraper un taxi (les habitants qu’on a croisés nous ont rassurés : pas de problème, il en passe plein, on va forcément pouvoir en chopper un). Pas de taxi, mais au bout de 5 minutes un bus pour Asni (20DHM) dans lequel on a la chance de rencontrer deux Français qui rentrent eux aussi à Marrakech. A Asni on négocie un taxi pour 4 à 120DHM, et on rentre à Marrakech en bavardant avec notre adorable chauffeur.

Je vous fais grâce du détail de nos deux derniers jours à Marrakech, il y a probablement un milliard de post sur le forum à ce sujet ! Juste quelques infos en vrac, quand même :

- L’hôtel Riad Rabbat dans lequel nous étions est plutôt sympa, pas trop cher (240DHM la double avec salle de bain - même si visiblement on peut trouver beauuuucoup moins cher) et très bien situé, mais le petit dej est tout simplement dé-gueu-lasse

- Le restaurant Dar Mimoun (il est dans le guide du Routard, je crois) et une petite merveille : accueille charmant, décor superbe, et cuisine délicieuse pour pas cher

- Un plat à tajine pour deux ça se négocie à 50DHM (et probablement moins si on a le courage), mais bien faire attention que ça ne soit pas juste un plat de décoration (en prendre un sans peinture dessus)

- En novembre 2010, un taxi pour l’aéroport c’est 50DHM, pas 100 et encore moins 150 !!!

Voilà, je crois que c’est tout… Ah, non, une dernière chose quand même : je tiens à souligner (trois fois, en gras, et en rouge) que les Marocains en général, et les Berbères en particulier, sont tout simplement des gens A-DO-RABLES. Jamais vu ça de ma vie nulle part ailleurs. Partout où nous sommes allés les gens se sont montrés accueillants, ouverts, souriants, polis, discrets, et surtout : contrairement aux préjugés qu’on peut avoir (moi la première, je l’admets honteusement), ils sont ultra serviables et ne veulent rien en échange !!! Il y a une ‘culture du service’ (donner une information, une direction, aider quelqu’un pour rien du tout, juste pour le plaisir) tout simplement incroyable.

Bilan de la semaine:

Les +: les gens, les paysages, le temps (mais ils connaissent les nuages dans ce pays ou quoi???), les tajines, les prix

Les -: le poids du sac, le balisage des sentiers, la neige en haut du Toubkal, le froid la nuit

J'espère que ça vous servira, n'hésitez pas à poser des questions au besoin!!!

Bon voyage,

Mélanie.
Autotour de vingt et un jours aux États-Unis avec enfants English translation pending
by Malulou · 2010-11-11 · 5 replies
et voici le 2989 eme projet de circuit dans l'ouest des USA, encore un poil différent et donc encore des questions qui se posent..... soit une famille de 5 correziens (2 adultes et 3 enfants (13,12,8)) prévoyant un voyage de 3 semaines ouest usa en aout 2011. apres lecture des divers forums, du routard, nous commencons a mieux cerner la bete. apres reflexion, la partie routiere se ferait en camping car fausse bonne idée a 2 ou 3 mais a 5 la chose me parait pas si mal adaptée, plus cher ( 200 €/j+ surplus essence+ emplacement) que l'hotel (meme à 5 donc souvent 2 chambres 90/150€/j + voiture 55€/j), l'economie doit se faire sur les repas et les petits dejs que nous ne prendrons pas dans les hotels. le circuit possible J1(7 aout 2011) arrivée las vegas J2 journée las vegas (1 journée doit nous suffire, sauf budget illimite l'interet avec des enfants me parait limite et nous sommes des campagnards) J3 recuperation du camping car départ vers le grand canyon ( autour de 450 km, 5 h de route) J4 grand canyon J5 grand canyon monument valley (300 km,3h30). on se s'arrete pas au lac powel..... J6 monument valley moab (3 h de route) J6 arches nuit vers moab J7 canyonland nuit vers moab J8 moab capitol reef (3h de route) J9 capitol reef brice canyon (3 h de route) J10 bryce canyon J11 bryce canyon zion nuit vers las vegas (5 h de route) J12 las vegas death valley (on passe a cote mais vu la saison pas trop d'interet de s'arreter) arret a sequoia (7 h de route....) ou avant si trop long J13 sequoia J14 sequoia J15 sequoia yosemite (4 h de route) J16 yosemite J17 yosemite J18 yosemite san francisco (5h de route) J 19 san francisco J20 san francisco J21 28 aout 2011 retour paris..... les questions: est ce raisonnable? doit -on reserver les emplacements camping car ( par internet comme j'ai pu le lire), ou voir à l'arrivée le soir s'il reste de la place ? si oui facile meme avec un niveau d'anglais scolaire sup. Trop de kilometres d'autant plus avec camping car ? Y a t'il des spots a recommander dans nos différents point d'arrivée? etc......... trop ou pas assez dev temps a certains endroits? avez vous des avis ?
Meilleur endroit en Égypte pour le mois de janvier? English translation pending
by Thie2341 · 2010-10-11 · 11 replies
Bonjour je souhaite partir en janvier en mer rouge J' aimerai savoir qu' elle et le meilleur endroit pour cette periode: Hurgada, Sharm el-scheik, Taba ou Marsa Alam Merci
Traversier de La Guadeloupe aux Saintes? English translation pending
by Treborl · 2010-09-10 · 20 replies
Bonjour, est-ce que la traversé entre La Guadeloupe et Les Saintes est bien agité car mon épouse est assez fragile au « mal de mer »? 😛
Savoir vivre English translation pending
by Vietalier · 2010-09-06 · 187 replies
Entendu de multiples fois lors de mes voyages au Viet Nam :  " Respectez l'autre... Et vous vous repecterez vous-même ! Je dédie ceci à bien des voyageurs français que j'ai vu - HÉLAS !!! - se comporter commes de véritables rustauds, et le qualificatif reste faible, tant le spectacle fut " ad nauseam " ; quant à la trace laissée... je ne vous explique même pas ! Cordialissimes amitiés voyageuses de Vietalier.

PS : un hochement de la tête pour dire bonjour, des mains jointes devant le visage pour remercier ; tout ceci est bien simple et ouvre bien des portes, même à celles et ceux qui ne parlent pas la langue du Pays qui les accueille. PENSEZ-Y.
Délai de la transcription d'un mariage malgache reconnu en France? English translation pending
by Fabmada · 2010-08-25 · 34 replies
bonjour j'aurai avoir des retours d'experience sur des personnes qui ce sont marier à madagascar et qui on ensuite fait la demande de transcription de leur mariage par le bian du consulat francais.. quelle est le delai d'attente, la transcription arrive à l'adresse en france indiqué mais une personne exterieur peut elle la recuperer car moi je suis toujours à mada..

et dernierment quand j'ai le document quelle sont les delais pour l'acceptation du visa long sejour en france

merci par avance
Retour de vingt-trois jours en Bolivie English translation pending
by Sushicat · 2010-08-18 · 9 replies
Coucou,

Je viens de rentrer et je vous fait donc part de mon expérience et de mes impressions de ce magnifique pays...

J1: Arrivée La paz sans nos sacs qui sont restés à Carracas, visite Paz.

J2: Nos sacs sont arrivés !!!! Youpi !!! Paz et départ le soir pour Sucre.

La paz, ce qu'on a bien aimé : calle Jaen, coup de coeur pr le petit musée des instruments de musique. Le parc avec son mirador ou nous avons pu faire une petite sieste. Le marche de la calle Illampu.

J3 : Sucre. Nous on a trouve ça joli ms sans plus, le style colonial avec les grandes allées c'est pas notre truc. Mais c'est vrai que Sucre c'est reposant après La Paz. 3 choses à faire : 1. aller manger à la Taverne qui est le restaurant de l'alliance française. Ca revient au même prix qu'une pizzeria et c'est juste à tomber par terre. 2. Monter au mirador, la vue est vraiment chouette. 3. Se renseigner pour faire une excursion dans les villages alentours.

J4 et J5: 2 jours dans les villages Jalqua avec un guide indépendant, ferai un post dessus plus tard, on a croisé quasi personne, paysages géniaux, un de mes meilleurs souvenirs. Itinéraire : Inca trail jusque Chaunaca-dodo Irupampa près du cratère de Maragua puis AR pour aller voir des empreintes de dinosaure vers Ninu mayu. Top top top.

J6: route jusque potosi un peu plus longue que prévu car barricades à l'entrée de Potosi. Potosi : on adore ses petites ruelles et ses églises magnifiques.

J7: Potosi: tout est fermé car bloqueo (donc pas de casa moneda pour nous), on continue notre errance dans les ruelles plus museo santa teresa qui est le seul ouvert. Musée très interessant ms prévoir lainage, il pèle.

J8: Toujours bloqués... On va à la mine mais on reste à l'extérieur, je suis clostro et je n'aime pas le côté zoo. Les autres ont apprécié la descente ds le fond. On arrive à chopper un bus de nuit pr Tupiza.

J9: Tupiza. Petite ville super sympa. On a adoré le petit marché local dans la rue qui longe la voie ferrée. Chouette vue du mirador.

J10: 7h de dada dans les alentours. Génial car 7h permet de faire une boucle et de traverser de nombreuses rivières avec le canasson. Par contre même moi qui sait monter, l'équipement fait que j'ai eu l'intérieur des cuisses défoncées à cause du trot en levée, si vous avez un caleçon moulant pour faire la rando, prenez le !!! Paysages superbes.

J11-14: Expé salar Uyuni depuis Tupiza avec Grano del Oro. Dans ce sens là c'est sympa car on remonte vers le chaud. Par contre un peu frustrée par le peu de temps passé sur le salar. A refaire je resterai sur ma première idée à savoir rajouter l'ascension du Tunupa à la fin (même si très très contents de retrouver la civilisation au bout de 4 jours). On arrive à Uyuni au debut dela fête de l'indépendance, moults défilés, super. On fait un petit tour au cimetierre de trains, l'agence Grano del Oro nous avait prévenu, ne pas y aller, ce n'est pas un cimetierre mais une décharge... Bus nuit pour La Paz.

J15: Arrivés paz on file à l'aéroport pr choper un vol pr Trinidad (on veut pas aller à Rurre car aparemment très touristique). Arrivés Trinidad tout est fermé car fête indépendance et dur trouver info car oui ce n'est pas touristique...

J16: On trouve enfin des infos pr partir le lendemain. Moto taxis jusque la laguna suarez. Erreur, ce sont des restos installés au bord de la lagune avec la musique à fond... On repart en stop sous la cana.

J17-18: Expédition sur le Rio: moults oiseaux, dauphins roses, pêche aux pirhanas (pas mauvais ma foi), dodo communauté. Bien sympa bien que étant donné que malades la nuit du départ, le premier jours n'ait pas été apprécié à sa juste valeur. Vol tard le soir pour la paz.

J19: Org de la suite du séjour le matin et départ en micro pour copacabana. La route est hallucinante. Copacabana: cathédrale sympa. Grimper au mirador.

J20: départ pr l'ile du soleil tot le matin jusqu'au nord de l'ile. Traversée de l'ile jusqu'au sud (Yumani). Ile magnifique et reposante. On a envie de rester plus. Très beau coucher de soleil.Ne pas hésiter à suivre les enfants pr dormir chez l'habitant au même confort que hotel mais prix dérisoire.

J21: on veut descendre voir les ruines de Yumani d'où apparemment on peut prendre un bateau... très chouette ballade mais pas de bateau et pas le temps de choper celui à l'embarcadère. Heureusement des gens qui en ont privatisé un passent par là, on en profite... Nouveau tour dans copacabana puis bus de retour la Paz.

J22: Route de la mort. On part sous la neige, il pèle à max. Ensuite le temps se radoucit. La route donne sur des paysages magnifiques. Finalement je trouve la descente un peu courte, on a tracé comme des malades... Surtout que le retour en bus prend 3h. On commence à en avoir ras le bol des transports...

J23: shopping avant le retour en france. On va voir le petit spectacle qui se tient tous les vendredis soirs et samedis soirs au musée des instruments de musique. La seconde partie est tout simplement géniale (d'autant plus si vous êtes musiciens), le musicologue du musée est un pro du charango, impressionnant.

En résumé: la bolivie n'est pas un pays très touristique.

Par exemple nous n'avons pas croisé tant de gens que ça sur l'isla del sol. C'est vrai que il y a du monde au débarcadère mais peu font la traversée de l'ile et il suffit de les laisser partir devant. Du coup je pense que Rurrenabaque n'est peut être pas si touristique que ça et que cela aurait été plus simple pour nous de faire notre expédition dans la jungle depuis là bas.

Isla del sol: y aller en fin de séjour, c'est reposant. Aurait aimé y rester plus. A refaire, je descendrai au sud de l'ile pr faire la randonnée dans l'autre sens, le bateau du lendemain au nord étant vers 13h.

Route de la mort: bien mais retour long. Rester le soir sur Coroico pr faire des randos dans les environs avant de rentrer sur La paz me semble une bonne option.

Sucre: faire les randos autour!!!

On voudrait revenir pr faire le huyana Potosi et plein d'autres choses....

Voila, j'espère que cela donnera des idées à certains.

A bientot.

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