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Réussir son séjour en Thaïlande malgré les troubles actuels English translation pending
by Sunhae · 2014-02-27 · 308 replies
La discussion sur le meme theme venant d'etre fermee, en voici une autre pour continuer a informer les voyageurs en langue francaise. Donc pour les futurs touristes soucieux, a nouveau les points sensibles a eviter imperativement a Bangkok :

Avenue Ploenchit, du carrefour de Ratchaprasong au carrefour de Chitlom Intersection Silom Rd et parc Lumpini a Sala Daeng Asoke Pratumwan Complexe gouvernemental de Chaeng Wattana Pont de Pan Fah

Selon la loi en vigueur, tout non ressortissant thai qui se mele aux manifestant est passible d'expulsion immediate. Tous les sites le long de la Chao Phraya sont safe. Le transport depuis et vers les 2 aeroports se passe comme normal, meme si il est conseille de prendre une marge temps supplementaire. A ce jour, tous les transports publics fonctionnent normalement. Les grands shopping malls sont ouverts, mais attention a l''emplacement de certains situes au coeur des points sensibles. Les eviter imperativement. Ne pas se ballader non plus aux abords des points sensibles, les fusils a grenade M79 recemment employes lors des attentats ont une portee de 375 metres....
En route pour la Thaïlande! English translation pending
by Yaklaf · 2014-02-25 · 24 replies
Chers amis baroudeurs,

Je serais en Thaïlande du 22/03/2014 au 11/04/2014. Je n'ai encore rien prévu mais je vais surement faire le nord et le sud.. en 3 semaines, je crois pouvoir faire un tour des 2 côtés. Si vous avez des conseils, bons plans, n'hésitez pas! :D Je vais commencer à potasser le forum...

Et si vous êtes dans le coin pendant cette période, allons boire un mangoshake ou manger dans un ptit marché... :D Bonne route!
La Jamaïque ne veut pas vraiment des voyageurs... English translation pending
by Sphere1 · 2014-02-25 · 4 replies
Il y a quelques mois, étant au États-Unis, je décide d’aller enfin visiter ce pays mythique (Bob Marley, Bolt, la nature, le reggae, les rastas, etc.). Passeport Français, exemption de visa classique, billet de continuation classique. Je trouve un endroit sans problème d’insécurité, pas hors de prix, bon... j’y passe un mois agréable, les habitants sont sympas.

Étant un grand voyageur depuis longtemps, quand un pays m’intéresse et me plaît, j’y passe bien sûr plus de quatre semaines. Les formalités de visa étant compliquées ou incertaines (ou invraisemblablement longues), j’opte pour le classique aller-retour, via Miami, histoire d’avoir un mois pour voir.

À l’immigration, sans aucune raison (passeport, billet de continuation, réservation, en règle), je suis dirigé vers les bureaux. Là un jeune agent vérifie tout, hésite, et finit par trouver que je devrais avoir un billet de retour vers la France, alors que je voyage et n’y vais pas. Comme c’est du n’importe quoi je refuse, poliment. J’essaye de parlementer, puis de parler à une femme agent, hostile, rien à faire. Je demande à voir un superviseur, jamais vu. Je demande à ce que le motif soit inscrit, rien n’a été inscrit.

S’en est suivi plus de 24h bloqué, car le prochain retour pour Miami n’était que le lendemain. Trois faux départ car leur aéroport était désorganisé à l’extrême, personne ne savait quand l’avion allait partir (cela avait déjà été le cas lors de mon précédent retour).

Ce genre de mésaventure ne m’est arrivé que deux fois, en plus de 30 ans durant lesquels j’ai voyagé très souvent. L’autre fois c’était pour traverser la Sierra Léone, alors en guerre civile, c’est pour dire...

Donc pour information, attention, la Jamaïque n’est pas un pays bien accueillant au niveau de l’immigration. J’ai entendu dire que mon cas était loin d’être isolé.

Sinon pour résumer : - Il y a au moins un endroit sans aucun soucis de sécurité, se renseigner, c’est au sud-ouest. - Aucun problème avec les transports publics, de jour en tout cas. - Logements assez chers (compter au minimum 50$ pour une chambre d’hôte) - Nature, climat, gens, très sympathiques.

Si l’immigration vous laisse passer donc...
Laos - Cambodge (un peu) - Vietnam English translation pending
by Ninou98 · 2014-02-25 · 73 replies
Bonjour,

Je suis en train de préparer un périple de 2 mois Laos - Angkor - Vietnam (le Nooooord) Ma connaissance de ces pays se limite à quelques discussions de salon, à quelques lectures et à quelques recherches sur VF. Comme nous partons dans 2 mois, si quelques forumeurs pouvaient m'éclairer de leurs connaissances...

Voici la trame de notre programme. Je compte sur vous pour exercer vos yeux avertis sur ce programme pour m'aider à le finaliser.

Paris / Luang Prabang 29 avril

1jour / 2 nuits à Luang Prabang REPOS parce que les longues heures d'avion, moi ça m'épuise ! Alors je me suis trouvé un bel hôtel avec un beau jardin sur les bords du Mékkong le Thongbay Guesthouse. J'espère qu'ils seront à la hauteur de leur réputation. Et pendant que je bullerai Le Grand ira en repérage 😉

BoucleNord : Bateau en remontant le Mékong jusqu'à Pakbeng Bus jusqu'à Oudomxai Bus jusqu'à Muang Khua Bateau en descendant la Nam Ou jusqu'à Nong Khiaw Arrêt 2 jours à Nong Khiaw pour faire une belle balade dans ce petit paradis Retour à Luang Prabang (en bateau ? pas sûr, il y a des travaux actuellement etnous ne savons pas s'ils seront terminés - Dommage)

3 jours à Luang Prabang Nos incontournables : - chutes de Kuang Shi (un petit Havasupai, paraît-il, mais sans la remontée lol) - chutes de Tad Saé - le «plus beau Vat du Laos» datant de 1560 : Vat XiengThong

puis au choix : - Musée National et/ou - le Vat May et/ou - Vat Xieng Mouane et/ou - La Maison du Patrimoine et/ou - Musée Ethnologique et/ou - le marché Phousi Et se balader dans cette ville dont tout le monde tombe amoureux apparemment

Luang Prabang > Ventiane BUS On fera le trajet de jour pour admirer les paysages réputés superbes mais Je ne sais pas si on pourra s'arrêter pour prendre quelques photos 😕

Etape : 1 nuit à Vang Vieng parce qu'il faut bien se reposer un peu, on est en vacances quand même 😉

Vientiane

2 jours : Phou Khao Khouay Parc National – trek (easy) avec la Ferme des Orchidées

Retour à Vientiane 2 jours : Je n'ai pas encore identifiés d'« incontournables » je compte sur vous

Vientiane > Paské (Bus de nuit)

A Paské Pas encore d'incontournables non plus, mais Prévoir de monter sur la colline du Vat In Pang pour un coucher de soleil (après une journée pas trop chargée). Vue impressionnante sur leMékong, mais attention 380 marches à monter et à redescendre.

4000 îles. L'île deDon Khone - 3 jours / 2 nuits Les« incontournables » : Chutes de Li Phi, Chutes de Phapheng (oui oui on aime bien les chutes d'eau, les cascades, etc) prendre un bateau pour aller voir les dauphins. ne rater aucun lever ou coucher sur soleil partout sur l'île ou en bateau +++

Circuit de 2 jours ou 3 jours sur le Plateau des Bolovens (Voiture avec chauffeur ? Moto ? Ça risque d'être comique ! 😉) Chutes de Tad Fan et de Tat Nuang, Tad Pasuam (2km de marche entre les 2) Chutes de Tad Champee sur la route de Salavane Cascade de Nam Tok Katamtok, Chutes de Tad Lo (cf. plus haut), Visite d'une plantation de café ? (retrouver le Hollandais qui fait le« meilleur café du monde ») aller de Sekong à Attapeu en bateau sur la rivière Kong (SUPERBE) Pour une petite leçon d'histoire aller voir la Piste de Ho Chi Minh localiser les Chutes de Tad Fane

Retourà Paské - Vat Phou « Temple Montagne » (A 8 km de Champassak) On peut y passer la journée à visiter et à se balader. Très bel endroit, paisible, entouré de verdure et de pièces d'eau couvertes de lotus. Ancien sanctuaire khmer à 1 400m d'altitude, classé au patrimoine mondial de l'Unesco. Du haut de la terrasse supérieure, la vue sur le Mékong et les environs est magnifique. Petit musée.

CAMBODGE Bus pour le Cambodge – Choisir un bus TRES confortable – Trajet très long 7 heures au moins, en général plutôt 9, jusqu'à Kratie mais il paraît que c'est beau. A faire de jour ?

J'avais prévu une étape à Kratie mais je lis tellement de choses peu sympathiques sur cette ville, qu'on va peut être aller directement à Siem Reap 20 heures de bus (ouille mon dos!)

SiemReap de 5 à 7 jours

A voir Pagode Wat Bo, peintures anciennes Balade sur la digue du Baray jusqu'au bassin royal de Srah Sang.

Restau Curry Wallah cuisine indienne – Délicieux Green Star perdu au fond d'un quartier excentré – service chaleureux etnourriture excellente Khmer Kitchen cuisine khmer très bon

Angkor

Les« incontournables »

Pour les photos ne pas oublier qu'à midi le soleil est presque à la verticale (on est pratiquement sur l'équateur) donc heures des photos exclusivement de 7h30 à 9h30 puis à partir de 15h30 jusqu'à 18 h.

1jour Temples de PreahKhan etde TaProhm. En milieu/fin d'après midi visiter Phnom Bakheng (mais fuir avant le coucher du soleil quand la horde débarque). Coucher du soleil à Angkor Vat (Rechercher le meilleur endroit)

1 jour à vélo ou en tuk-tuk Bantey Srei En théorie, une grosse matinée en partant tôt. En théorie parcequ'en réalité, il y a tellement de choses à voir en route que lesarrêts sont nombreux.

1 jour Temples Roluos, situé à environ 15km à l'est de Siem Reap (c'est aussi faisable à vélo mais il y a pas mal de circulation sur la route)

1jour : (tuk tuk ou voiture avec chauffeur?) A 40 km au nord de Siem Reap (à vérifier) Temple de Beng Melea. A une dizaine de km visiter Kbal Spean Site archéologique, spectaculaire lit de rivière sculpté.

1jour Lever de soleil sur Angkor Vat MAIS les gens se pressent à l'intérieur de l'enceinte du temple alors que si on reste sur la gauche du pont à l'entrée, on sera tranquille et reflets sur l'étendue d'eau qui entoure le temple +++ Angkor Thom : Bayon temple principal du carré Angkor Thom, Baphuon antérieur à Angkor Thom (XIe siècle), Phimeanakas temple du Xe siècle (donc antérieur à la cité AngkorThom). La vue, à partir du sommet, est très jolie. (attention àl'heure pour les photos), Terrasse des Eléphants, Terrasse du Roi Lépreux.

1jour ANGKOR VAT - ANGKOR VAT - ANGKOR VAT VIETNAM(1 mois environ)

SIEM REAP > Da Nang (rien à faire à Da Nang on file sur Hoi An)

Hoi An - 3 jours Hôtel Hao Binh Hotel très sympat Morning Glory Restau +++

Visite de My Son 69 km ausud-ouest de Da Nang,

Hoi An > Hué (120 km – env 5 heures en fonction des arrêts et des visites) ne pas hésiter à prendre une voiture avec chauffeur route superbe on a envie de s'arrêter tout le temps (Col des nuages entre autres) Si on est en forme (parce la visite est fatigante) Montagnes de marbre

HUE Hotel Huenino – très agréable, propre Resto Chez Ovi ++ grignoter à la Boulangerie Française – produits fabriqués dans un orphelinat

2 jours - pour visiter un peu Hué (prendre contact avec un guide pour une ½ journée au moins)

3 jours - Organiser une balade dans le Parc National de Ke Bang (Grottes de Phong Nha). (Par exemple : Voir avec l'Agence Hue Touriste à Hué organise des excursions sympa(parlent français) sinon Jimmy ?

1 jour - Les tunnels de Vinh Moc

Hué→ Hanoi (Train de nuit)

Hanoi : Retrouver l'adresse du restau de rue où l'on mange les meilleurs Bo Bun de laterre !

Temple de la littérature Le Lac de l'Epée ??

Ninh Binh 1 jour / 2 nuits (éviter absolument le week end) Grottes de Trang An (env 12 km de Ninh Binh). Prendre un tuk tuk. 3 h de balade sur une rivière et 9 grottes. Ce site est manifestement plus beau que Tam Coc et surtout moins envahi de touristes et de vendeuses à la sauvette

Boucle Nord 10 jours au moins de Hanoi à Sa Pa « Route desPhotographes » Route 32 Puis Ha Giang - Hanoi. 1ere étape Hanoi > Nghia LO (201 km) 1 nuit à Nghia Lo - Guesthouse chez Luat et Phong. Belle maison thaï à flanc de colline un peu à l'extérieur de Nghai Lo. Lits doubles séparés par des cloisons. Cuisine excellente.Dîner très copieux et succulent

2ième étape Nghia Lo > Mu Cang Chai (via le col Khau Pha 80 km environ) des cols – des points de vue +++ le plus beau étant celui de Khau Pha (à voir le soir au crépuscule ?? ou le matin au lever du soleil ?? ... si on est courageux) Village de La Pan Tan (rizières réputées les plus belles du Vietnam – Classées au Patrimoine Mondial) une 20taine de Km avant Mu Cang Chai après le Col de Khau Pha Maison d'Hôte de Monsieur Tu' (prononcer Teu). Dîner excellent pas de français ni d'anglais « on parle avec les mains ». Sur le bord de la rizière en direction du village de Om Khoumtourner à gauche au bout du petit pont. La maison est sur la droite. Visite sympa à faire : le village h'mong de Mo Ré 10 km AR sur une bonne piste qui prend à l'angle de l'hôtel Suoi Mo (une horreur en béton repérable de loin). Traverser le village et continuer à monter. Une piste raide prend à gauche, un grand virage à gauche et de là une très belle vue. En redescendant prendre le petit chemin qui longe la rivière (pilon a riz hydraulique) puis on arrive à une piscine naturelle. Très sympa.

3ième étape Mu Cang Chai > Tan Yuen 60 km environ Avoir le matin : le marché ! Très sympa toutes les ethnies du coin se retrouvent dans leur costume traditionnels. Vraiment +++

4ième étape Tan Yuen > Ha Giang (Entre Tan Yuen et Sa Pa partie de la route la plus belle qui lui vaut son surnom de Route des photographes. On a envie de s'arrêter tout le temps. Le must le Col de Tram Lo avant d'arriver à Sa Pa)

Puis Ha Giang – Dong Van – Meo Vac - Cao Bang – Lac Ba Bé – Hanoi (pas encore eu le temps de disséquer cette partie mais ce sera grosso modo le parcours de Mathieu. Il est parfait (le parcours, pas Mathieu 😛)

Croisière dans la Baie de Tu Long avec Indochina-Junk 3 jours/2 nuits. Dragon Pearl

Prévoir avant ou après la Baie d'Along 1 journée sur l'Ile de Cat Bat Très belles randonnées à faire dans le Parc National

Et le 27 juin en fin de journée Airport > Plane > Airport > Maison parce qu'il faut bien revenir un jour...

Merci de vos conseils, Amicalement Ninou
L'extinction de ce qui brûle, carnet d'un stage infirmier au Cambodge English translation pending
by Audentes · 2014-02-12 · 46 replies
Bonjour à tous,

Lecteur assidu du forum qui s'est avéré une aide précieuse lors de la préparation de ce voyage, j'ai finalement décidé de sauter le pas et de livrer à mon tour mon expérience et mes impressions. Au retour d'un stage infirmier dans un hôpital de Phnom Penh, j'ai rassemblé mes notes dans un court récit, afin de garder une trace de ces deux mois incroyables passés au Cambodge. Passionné de littérature de voyage, je me suis pris au jeu de l'écriture et bien vite, ce carnet de bord est devenu un compte-rendu très subjectif de ce que j'ai pu voir lors de mon échappée asiatique. J'y parle de ce que j'y ai vécu en tant qu'étudiant infirmier mais aussi de mon émerveillement lors de mes escapades à la découverte du pays.

Je vous en poste les premières lignes, en espérant que cela vous donnera envie d'en lire davantage. Si c'est le cas, n'hésitez pas à me le faire savoir et je mettrai la suite avec plaisir ! Je m'excuse par avance des coquilles, surement nombreuses, et des longueurs dans le texte, qui en rebuteront surement certains et qui correspondent à mon état d'esprit au moment où je l'ai rédigé. Avec un peu de chance, ce retour permettra de passer le temps à ceux qui sont sur le départ et rappellera peut-être des souvenirs aux autres, qui ont déjà râpé leurs sandales sur les pistes d'Angkor et les trottoirs de Phnom Penh.

L'extinction de ce qui brûle Carnets d'un étudiant infirmier au Cambodge

« La grandeur d’un métier est peut-être, avant tout, d’unir les hommes : il n’est qu’un luxe véritable, et c’est celui des relations humaines. » Antoine de Saint-Exupéry, Terre des Hommes

I De l’art de plier bagages

Combien d’heures passées, la tête entre les mains, à m’esquinter les yeux avec ferveur en dévorant les récits de Monod, Lévi-Strauss et autres explorateurs au long cours ? Combien de temps passé à les suivre dans leurs pérégrinations, promenant mon regard fiévreux sur un atlas fatigué en rêvant d’ailleurs lointains, d’archéologie exotique et de médecine tropicale ? J’ai appris ma géographie en accompagnant par la pensée ces scientifiques, aventuriers et voyageurs de tous poils dans leurs périples lointains, ivre de la musique de ces noms synonymes d’ailleurs : Adrar mauritanien, route des Incas, Terre de Feu, jungle indonésienne... « La toponymie est un moyen de transport », écrit Sylvain Tesson. Mes nuits deviennent blanches, à force de me surprendre en pleine lecture de ces récits de voyages. Je me laisse hypnotiser par les aventures indochinoises de Pierre Loti, redécouvrant les temples d’Angkor dans une terreur sacrée, et de Malraux pillant les mêmes avec une religieuse application. Fasciné, je suis les tours de roues des écrivains-voyageurs qui traversent à vélo cette Asie mystérieuse et envoûtante, en me faisant la promesse d’aller moi aussi, un jour, user mes semelles sur les chemins de ces contrées de légende.

Voyant se profiler à l’horizon la fin de mes études en soins infirmiers, je me livre à une introspection. Difficile de dire avec précision ce qui m’a décidé à devenir soignant sans échapper aux poncifs du genre. Peut-être est-ce la proximité avec les soignés, cette possibilité de mettre du sens dans mes actions et de me frotter aux buissons épineux de la vie et de ses accidents de parcours pour pouvoir avancer à mon tour ? En apprenant que certains se saisissent de leur dernière année pour partir voir comment l’on soigne aux antipodes, une idée me taraude, s’infiltre peu à peu pour hanter mes nuits et ne plus me laisser de repos. Partir ? Oui, mais où ? Avant même que la question ne se fasse jour, un nom brûle déjà mes lèvres. Cambodge, ce pays de mystères que j’ai tant de fois visité en pensée. Une ronde infinie de questions me paralyse : comment faire ? Que vais-je bien pouvoir apprendre là-bas ? Ne vaut-il pas mieux laisser le rêve de côté et se contenter de trouver un stage en France ? Pourtant, la monotonie de mon quotidien me pèse, je ne me satisfais plus des cours interminables sur les arcanes de la santé publique, ni de ces longues journées d’ennui dans un service de rééducation. A nouveau, une phrase de Tesson me revient : « A trop réfléchir aux raisons qui poussent à partir, on néglige de boucler son sac. » Ma décision est prise.

Fasciné depuis longtemps par cette destination, je ne tarde pas à rassembler les informations qui me manquent pour saisir les problématiques auxquelles le Cambodge est confronté. Ravagé par un génocide il y a seulement quarante ans, le royaume tente de relever la tête en oubliant l’horreur, le regard tourné vers un avenir encore incertain. Déterminé à devenir, lui aussi, un dragon au sein du marché asiatique, il a entamé une course folle vers sa modernisation, prêt à tout pour rattraper en marche le train de la mondialisation. Les malchanceux laissés sur les rails sont aussi nombreux qu’inaudibles, victimes de l’écart toujours croissant entre richesse et pauvreté, dont les retentissements se font ressentir jusque dans l’accès aux soins. Dans un pays où les accidents de la voie publique tuent cinq personnes par jour et où le traumatisme crânien est la première cause de mortalité aux urgences, la traumatologie revêt une importance significative. La chirurgie sera donc mon carton d’invitation pour partir à la rencontre des cambodgiens. Trois jours suffisent pour ficeler un dossier vantant les mérites de cette expérience internationale en usant du jargon de circonstance. Camille, amie précieuse et partenaire infatigable de treks en tous genres se joint à l’aventure. Sa spontanéité et sa bonne humeur ne seront pas de trop pour surmonter les moments de doute à venir.

En attendant les réponses à nos demandes d’autorisation et de financement, nous sommes pris de vertige devant ce saut dans l’inconnu qui nous attend. Qu’attendre d’un tel voyage, au-delà de la découverte d’une culture aux antipodes de la sienne ? Tout. Et rien. C’est parfois la meilleure manière d’éviter la déception née de l’incompatibilité du fantasme avec la réalité. En partant là-bas, j’ai bon espoir que le milieu des soins nous permettra d’en apprendre davantage sur le rapport des cambodgiens à la vie mais aussi à la mort, à la souffrance et au handicap. Je suis curieux de connaître leur façon d’appréhender le sacré et de savoir quel rôle la spiritualité et la philosophie jouent dans leur vie, pour les aider à surmonter les aléas d’une vie parfois très rude. Ce voyage est aussi l’occasion de prendre du recul, d’éclairer sous un nouveau jour notre manière de penser le soin en Occident.

Quelques semaines plus tard, l’accord de la direction de l’école claque comme le coup de feu annonçant le départ de la course : j’ai des fourmis dans les jambes depuis longtemps mais le départ est pris. Avides de découvertes, de rencontres et de nouvelles pierres pour nous construire, nous faisons nos sacs, le cœur déjà loin à l’Est.

II La colline de Madame Penh

Premiers pas sur le tarmac de l’aéroport. Un millier d’odeurs se disputent l’accès à nos narines en même temps que nos corps ont la sensation de plonger dans un bain d’eau chaude, tandis que nous forçons notre passage à travers cet air moite qui nous colle à la peau. Dans la lumière rasante de la fin de journée, nous pressentons Phnom Penh : tel un animal mythologique, sa présence s’impose avant même qu’on ne puisse la voir. Nous la devinons à sa rumeur, concerto pour klaxons et moteurs à bout de souffle, ainsi qu’à son parfum: effluves évanescentes de viande grillée et d’encens, additionnée de l’âcre odeur de l’huile de vidange. Ce premier contact nous laisse déboussolés, interdits, immobiles avec nos sacs à la main, comme attendant d’être tirés d’un rêve étrange. Reprenant nos esprits, nous nous jetons sur un chauffeur de tuk-tuk comme des naufragés sur un morceau de bois flottant et filons vers le centre, à travers le chaos de la circulation. Cramponnés à tout ce qui dépasse dans l’habitacle, nous nous en remettons à la dextérité du conducteur, qui fend le flot de véhicules sur sa monture pétaradante, sorte de Moïse des temps modernes traversant la mer du trafic phnom penhois.

Nous échouons finalement dans une auberge au décor de pub irlandais. En Asie, ces établissements à mi-chemin entre l’hôtel bon marché et l’auberge de jeunesse pullulent, proposant au voyageur fatigué le confort d’un lit à la propreté variable et la cuisine correspondante. Le propriétaire de notre point de chute, un américain jovial, semble y avoir trouvé le décor d’une existence confortable et tranquille. Nos valises déposées, nous décidons d’aller prendre le pouls de la ville, transformée par la nuit en un dédale de rues éclairées anarchiquement par quelques enseignes clignotantes et des lampadaires fatigués. Il fait 27° et sur les trottoirs, la vie déborde des logements exigus où la famille ne tient pas sans se marcher dessus. Ici, un homme ventripotent regarde la télé en short, là des passants sont rassemblés autour d’un restaurant ambulant duquel émane des effluves appétissantes, alors que des gamins jouent dehors en pyjama, sans que l’on sache au juste de quelle échoppe crasseuse ils sont sortis tels des diables d’une boîte. En revenant du quai Sisowath, nous faisons la connaissance des rats de Phnom Penh : gros comme de jeunes chats, ils traversent à toute vitesse le parc arboré qui nous ramène vers le centre. Soudain, un enfant s’approche, tout sourire, et me lâche un « hello » sonore en me tendant la main. J’esquisse d’abord un mouvement de recul, pensant que le môme va me réclamer un dollar, mais il n’en est rien. Il repart satisfait après m’avoir serré la main à l’occidentale, comme dans les séries américaines. Note à moi-même : goûter au voyage c’est libérer son esprit du poids de ses préjugés pour laisser de la place aux rencontres à venir... Plus tard dans la soirée, je m’assois dans un fauteuil en rotin sur le toit de la guesthouse. En face, le palais royal perce l’épaisseur de la nuit de ses centaines de guirlandes lumineuses. Autour de moi, Phnom Penh, perle de l’Asie, étale son bric à brac d’architecture coloniale, de façades décrépies et de pierres centenaires qui servent de refuge à un million cinq cent mille habitants. Dans cette atmosphère onirique de bout du monde, je me sens tout à coup arrivé.

Nos premiers jours dans cette mégalopole miniature sont occupés à nous trouver un logement dans l’ancien quartier français, à proximité de l’hôpital qui doit nous accueillir. Notre quête aboutit finalement dans un établissement aux prix modestes, où nous dégottons une chambre correcte (un seul préservatif usagé sous le lit !). Le gérant, un cambodgien anglophone à l’abdomen proéminent paraît ravi d’accueillir deux nouveaux occidentaux à qui il pourra vendre ses nouilles et ses boissons fraîches. Notre quartier général trouvé, nous partons rapidement à la découverte de la ville, profitant de ces quelques jours de flottement avant le début de notre stage pour l’arpenter en long, en large et en travers. Nous nous laissons porter par nos pas, ivres de l’atmosphère créée par le parfum des fleurs cuisant doucement au soleil et de la poussière en suspension, filtrant la lumière du soleil sur les grandes avenues du centre. Nous errons dans les ruelles jonchées de détritus où, le soir venu, s’organisent des matchs de volley endiablés entre adversaires torse-nus, jeunes adultes grandis trop vite et retrouvant, l’espace de quelques heures, une innocence perdue. Je repense à Nietzsche, qui disait que la maturité de l’homme consiste à retrouver le sérieux qu’il avait au jeu étant enfant…

Un dimanche, notre vagabondage quotidien nous mène au Wat Phnom, le plus vieux temple de la ville. Situé dans un écrin de verdure au beau milieu de la ville et à deux pas du Mékong, il semble parfaitement intégré dans l’espace urbain qui l’entoure. Lieu sacré dédié au Bouddha, son grand stupa immaculé renferme les restes du dernier empereur d’Angkor, qui a fui son palais lors de l’invasion Siam du XVème siècle. Selon la légende, une certaine Daun Penh, ou « Grand-mère Penh », aurait aperçu, flottant dans le Mékong, un tronc d’arbre dans lequel reposaient des statues sacrées. Les dieux avaient littéralement abandonné Angkor. Avec l’aide de quelques villageois, madame Penh recueilli les objets sacrés et les installa dans un petit temple au sommet d’une butte en terre érigée pour l’occasion. La ville alentour s’étoffa et devint Phnom Penh, « la colline de madame Penh ». Au sommet de ce monticule d’une trentaine de mètres, les murs blancs du temple veillent sur la ville, indifférents aux aléas de l’Histoire. Il s’agit d’un lieu de rassemblement, où l’on vient autant pour s’attirer les faveurs du Bouddha en lui déposant quelques offrandes que pour venir s’asseoir à l’ombre des grands arbres qui entourent le lieu saint. Dans les feuillages des longaniers, quelques singes s’échangent les nouvelles du jour alors que des mélodies traditionnelles émanent du sommet de la colline, s’élevant vers le ciel comme une fumée d’encens.

Poursuivant notre exploration, nous atteignons le musée national des beaux-arts. Conçu par l’Ecole Française d’Extrême-Orient au début du siècle dernier, il s’inspire à la fois de l’architecture traditionnelle khmère et du style colonial. Il constitue la preuve que certains ont fait le choix de respecter le pays dont ils étaient les hôtes, plutôt que de le marquer au fer rouge d’une domination occidentale nauséabonde. Le palais royal, lui, n’aura pas bénéficié de la même attention : dès leur entrée dans le pays, les sujets du Roi de France ont gravé leurs fleurs de lys sur ses magnifiques dalles en argent. Nous parcourons les salles de ce musée, à peine aussi grand qu’une aile du Louvre. En plus d’être un oasis de fraîcheur dans l’atmosphère brûlante de la ville, il renferme de véritables trésors extraits des temples à travers le pays pour les protéger des pillards. Des statues pré-angkoriennes nous toisent de leurs regards énigmatiques, alors qu’un peu plus loin, des linteaux de pierre racontent le fracas des batailles antiques, danses frénétiques où les chars affrontent sans merci les éléphants de guerre. De temps à autre, une femme âgée nous propose de lui acheter une fleur de lotus ou quelques bâtonnets d’encens pour les déposer au pied d’une statue de Bouddha ou d’une représentation d’Harihara, déité syncrétique unifiant les figures de Vishnu et de Shiva. Quelques moines en toges safran venus visiter le musée s’arrêtent au passage et saluent avec respect les images sacrées. Pour les voyageurs que nous sommes, la scène est étrange : imagine-t-on des nonnes déposer des bougies aux pieds de la Vierge à L’enfant de Da Vinci ? Ici, les avatars du divin, pour être des œuvres d’art, n’en continuent pas moins d’être vénérées, inscrivant ce musée dans la vie spirituelle et culturelle du pays, au même titre que ses temples. Au détour d’une allée ouverte sur le luxuriant jardin central, la figure de Prajnaparamita, déesse de la parfaite sagesse du Bouddhisme, m’arrête en plein ��lan. La finesse de ses traits, l’aura de mystère et de beauté qui s’en dégagent m’hypnotisent et me figent. Je me perds dans la contemplation de son visage, transpirant la sérénité. Peut-on tomber amoureux d’un bloc de pierre ? Dehors, de jeunes moines se reposent autour d’un bassin à l’ombre de leurs parapluies orange. Ils discutent tranquillement, indifférents aux cliquetis des photographes en herbe trop contents de pouvoir immortaliser la scène, qui figurera en bonne place dans leur diaporama de vacances.

Pour nous imprégner davantage de la vie de Phnom Penh, nous visitons ses marchés, foisonnant de vie. Le Phsar Thom Thmey, d’abord, grand marché central de l’époque française dont la coupole art déco fait partie des vingt plus grandes au monde. Le marché russe, ensuite, dédales d’allées sombres et surchauffées où un bric à brac invraisemblable remplit l’espace du sol au plafond. On y trouve tout ce qu’il est humainement possible de vendre : depuis les étoffes aux couleurs éclatantes jusqu’aux pièces de viande se balançant à hauteur du visage, en passant par l’électronique chinoise, les pièces de mécanique, les vêtements contrefaits et les répliques d’œuvres d’art. Attaque en règle des cinq sens, qui frise l’overdose sous les assauts répétés de ces stimuli incessants.

Le soir nous rentrons à la guesthouse, fourbus par les kilomètres faits à pied plutôt qu’en tuk-tuk afin de favoriser notre immersion dans la ville et aussi d’économiser quelques dollars précieux. Notre auberge est une sorte d’oasis urbain où les backpackers fatigués et les expatriés gouailleurs se retrouvent à la tombée du jour comme des animaux à un point d’eau. Enfoncé dans un fauteuil, je me livre à une ethnologie sauvage de cette faune hétéroclite entre deux verres de tequila bon marché – n’ayant pas le cœur d’essayer le Mékong Whisky, la production locale. Des individus que tout sépare se côtoient dans cette version cambodgienne de l’auberge espagnole. Ici une voyageuse aux habits colorés lit en silence, indifférente aux borborygmes d’un finlandais éméché venu chercher une énième bière tandis qu’un américain schizophrène s’occupe à faire taire les voix qui résonnent dans sa tête en monologuant dans un coin. Tous, du rabatteur au visage creusé par la métamphétamine jusqu’au jeune touriste hébété semblent trouver leur compte dans cette ambiance de liberté façon beatnik, arrosée d’alcool, de substances indéterminées et d’une quête d’absolu un peu vaine. Dans la moiteur de la nuit tropicale, les mouvements semblent se diluer dans l’air, les corps ne plus faire qu’un avec le bain dans lequel ils sont immergés. Dans cette atmosphère féconde qui infiltre chacun de mes pores, je griffonne inlassablement sur mon carnet, couchant sur papier les impressions laissées par ce voyage dans l’Ailleurs, les mégots de mes Alain Delon – les acteurs se fument au Cambodge – s’entassant dans un cendrier sur la table basse. Demain est une page vierge qu’il me tarde de remplir.
Fjords de Norvège English translation pending
by Etudian · 2014-02-10 · 175 replies
bonjour,

je fais une croisière fin juin, je voudrais savoir s'il est possible de faire des excursions par moi même pour éviter les pièges (tarif excessif) par rapport aux prestations. PARCOURS Kristiansand, hellesylt/geiranger, flaam, stavanger, goteborg

merci pour toutes vos informations🙂
Le Ponant: une compagnie de croisières à rabais? English translation pending
by 4yne · 2014-02-06 · 52 replies
Bonjour,

Nous partons dans 13 jours pour une croisière en Antarctique. Aujourd'hui nous recevons notre carnet de voyage où il est stipulé qu'il est strictement interdit de dépasser les 20 kg de bagages pour le vol entre Buenos Aires et Ushuaïa.

Nulle part cette clause n'existe sur le site de la compagnie LAN. Renseignements pris auprès de la compagnie du Ponant, ce sont des accords privés pour un vol privé! A 7000 euros par personne, la croisière de 15 jours ils ergotent pour 3 kg de bagages par passager.

C'est honteux ! c'est du vol ! C'est de l'économie de bout de chandelles! Cela promet pour la croisière à venir!!!!

Si vous connaissez un moyen pour pouvoir annuler cette croisière merci de me le faire savoir.
Visites autour de Bangkok English translation pending
by Tixounette · 2014-01-22 · 30 replies
Bonjour,

J'ai bien lu le post sur les manifs à Bangkok mais je voulais avoir vos conseils. Nous avons 2 enfants de 3 et 7 ans et partons fin février pour 15 jours en Thailande (pour la 2eme fois). Nous n'avons pas encore tout à fait arrété le programme et hésitons quant aux excursions que nous voulions faire avec les enfants au regard de la situation qui peut évoluer dans n'importe quel sens. Entre autre, nous voulions passer 2 jours pleins à Ayutthaya et une journée avec visites comme le grand aquarium, voire le zoo et une demi journée pour faire le marché de damnoen saduak. Pensez-vous qu'il serait tout de meme plus raisonnable de réorienter nos visites loin de Bangkok ou pas? Le reste de notre programme consistait à se faire une virée de 3 jours autour de Siem reap (cambodge), le rêve de Mr...:) et farniente le reste du temps dans le sud autour de Phuket, Krabi et Khao Lak. Merci d'avance pour vos conseils!😉
Le monde insolite de l'obshezhitie n°3 (Minsk) English translation pending
by Yuna1207 · 2014-01-15 · 9 replies
Quelques extraits tirés de mon carnet de voyage durant mon semestre en tant qu'étudiante à l'université linguistique d'état de Minsk au Belarus en 2008. La description se concentre sur la vie dans la résidence universitaire qui est un univers assez particulier:

Janvier 2008, ça y est le jour du grand départ est arrivé, nous voilà tous rassemblés, petits étudiants en traduction, à Zaventem prêts à embarquer sur un vol à destination de Minsk, au Belarus où nous passerons un semestre dans le cadre du célèbre programme d’échange Erasmus. 8 filles, 2 garçons, j’aurais préféré partir en petit comité, voire seule mais nos choix étaient très limités : Minsk ou... Minsk. Ce sera donc Minsk pour tout le monde ! Seul Micha manque à l’appel, et cela fait pratiquement une heure qu’on l’attend (c’est lui qui a récupéré les passeports à l’ambassade), il finit par appeler : « Heu dites, c’est à Zaventem ou à Charleroi qu’on embarque ? »... ambiance ambiance, mon père, grand impatient au tempérament colérique, peste déjà. Il n’a pourtant aucun souci à se faire, Sush et moi nous étions arrangées pour récupérer nos passeports plus tôt et pouvions donc tranquillement aller nous enregistrer ! Ce que nous faisons ne voyant toujours personne arriver alors que le check-in se clôture dans 15 min… le suspense est à son comble (et les envies de meurtre des autres étudiantes aussi !) … Enfin, on peut pousser un grand ouf de soulagement quand on aperçoit notre camarade tout guilleret, comme si de rien n’était, nous faisant de grands signes à l’autre bout de l’aéroport. Cette fois c’est bon, on est partis !

L’angoisse a laissé place à l’excitation du voyage et du grand plongeon dans l’inconnu. Il faut dire que lorsque j’ai choisi d’étudier le russe, je n’ai jamais pensé aux problèmes du racisme, qui est pourtant, selon mon expérience, plus présent qu’il ne l’est chez nous (ou du moins plus facilement exprimé ? je ne sais pas…). Mais maintenant que j’en ai pris conscience et dois me rendre sur place, je dois bien admettre que j’ai un peu peur de me retrouver dans ces rues face à des slaves mécontents de voir chez eux une Indienne à la peau un peu trop foncée à leur goût. Enfin, laissons cela de côté, je suis trop heureuse de partir à l’aventure pour un semestre !

Nous faisons escale à Riga, ce qui nous permet de déjà pratiquer notre russe et d’évaluer notre niveau/ les progrès qu’il nous reste à faire si l’on veut se faire comprendre aisément de la population ! Verdict : on peut remercier nos chers professeurs car le résultat est plutôt concluant ! Les heures passent, nous réembarquons dans un minuscule avion qui n’inspire guère confiance à Sush, peu rassurée à l’idée de monter dedans ! J’aime bien prendre l’avion, je suis sûre qu’il nous emmènera à destination. Bingo ! nous voilà à Minsk. Il n’y a pratiquement personne dans l’aéroport, nous sommes seuls avec deux trois businessmen à passer la douane… c’est vraiment étrange de voir un grand aéroport international aussi vide !

Nous sommes en plein hiver, mais les températures sont plutôt douces pour la saison et nous sommes donc accueillis par une fine pluie plutôt qu’un froid glacial. Pas vraiment surprenant pour les petits Belges que nous sommes ! Kirill, un employé de l’unif est venu nous chercher. Nous prenons une marchrutka (petit taxi collectif) pour nous rendre à 40 km de là, en plein centre de Minsk, à l’obshezhitie N°3 (résidence universitaire, littéralement « logement collectif »). Aaaah, qui aurait cru que nous aurions tant de souvenirs à garder de ce vieux bâtiment gris/jaune aux peintures décaties et aux balcons en ruines ?!

L’obshezhitie, c’est un microcosme singulier. Un bouquin intitulé « ces drôles de Russes » (que l’on retrouve d’ailleurs décliné à toutes les sauces : Anglais, Belges, Chinois, etc.) décrit ces résidences universitaires comme des « maisons de fous » et ce à juste titre ! Je ne peux trouver meilleure expression pour exprimer la vie et l’atmosphère qui y règnent. Ce qui s’y passe semble totalement surnaturel ! Dépaysement garanti, on est en plein cliché slave ! Le bâtiment compte treize étages comprenant chacun vingt blocs de deux chambres prévues pour 3, 4 ou 5 étudiants et une douche donc pour 6, 8 ou 10 étudiants. Le mobilier assez vétuste (voire plus que vétuste pour les Biélorusses qui ont droit aux chambres à l’état le plus piteux que l’on puisse imaginer) est identique de Moscou à Minsk en passant par Saint-Pétersbourg. À l’entrée du bâtiment, deux gardiens surveillent en permanence nos allées et venues et nous devons leur présenter notre « propusk » (laisser passer) à chaque entrée et le leur donner lorsque nous voulons inviter des amis (qui ne peuvent bien évidemment pas rester dormir). Ils sont toutefois très sympathiques et très curieux. On ne peut plus en sortir après minuit et on ne peut y rentrer qu’à partir de 6h du matin. Bref, si on sort faire la bringue, il faut être en forme et ne pas craindre le froid, on attendra donc avril pour écumer les discothèques du coin ! Afin de contourner cette règle, des petits malins ont décidé de nouer des draps qu’ils ont ensuite attachés au balcon du premier étage afin de sortir et rentrer quand bon leur semble. Les gardiens ont évidemment rapidement découvert le stratagème et bloqué l’accès à ce fameux balcon. Mais il en faut bien plus pour arrêter nos camarades fêtards, un brin tarés sur les bords il faut bien le reconnaître, puisqu’ils décident de réitérer l’opération en passant au balcon du deuxième ! C’est précisément pour cette raison que lors de notre rencontre avec Gökhan, un Turc, il se baladait la jambe plâtrée…

À chaque étage ou presque, deux femmes de chambre sont là pour nous apporter de nouveaux draps et serviettes de bain et répartir les étudiants dans les chambres. Toutefois, leur tâche favorite semble être de surveiller discrètement nos moindres faits et gestes (il ne faudrait pas que filles et garçons dorment ensemble !). Elles viennent souvent frapper à notre porte et en profitent pour jeter un coup d’œil à l’état de la chambre. Ce qui nous a valu un bon fou rire après l’anniversaire de Sush, bien arrosé, où notre chambre s’était transformée en discothèque l’espace d’une soirée (nous avions réussi à échapper à la surveillance des gardiens jusqu’au petit matin, miracle !) : comme à l’accoutumée, la femme de chambre vient « prendre de nos nouvelles », nous sommes toujours au lit mais la laissons entrer persuadées que la chambre est dans un état nickel. Nous nous félicitons après son départ et mettons enfin nos lunettes… pour découvrir que des dizaines et des dizaines de cannettes de bière et bouteilles de vodka avaient été méticuleusement placées le long du bureau et du mur sans que l’on s’en rende compte. Oups ! Heureusement qu’elle nous apprécie et a donc décidé de ne pas nous en tenir rigueur !

Nous sommes tous logés à l’étage des étrangers. Je partage ma chambre avec Sush et une Turque, Nilgün. Les autres étudiants sont principalement Coréens, Iraniens et Turcs. Nous partageons également nos sanitaires avec une Chinoise malheureusement pas très adepte du nettoyage ni de la politesse. Elle cuisine dans l’évier de la toilette qu’elle ne rince pas, elle laisse ses tampax s’empiler dans la poubelle sans jamais la changer et elle décongèle sa viande en la posant dans la baignoire et laissant couler l’eau toute l’après-midi… de quoi me faire bondir ! Je coupe à chaque fois le robinet mais quelle ne fut pas ma surprise un jour d’entrer dans la salle de bain et de trouver un poisson de 50-60 cm nageant joyeusement dans notre baignoire !!! J’ai ensuite croisé son copain hache à la main parti décapiter la pauvre bête dans la cuisine. C’est ça le charme de l’obshezhitie, des rencontres toujours plus inattendues les unes que les autres !

La cuisine est l’un de mes endroits favoris : 8 cuisinières dont seulement 2 en fonction pour une centaine d’étudiants et un seul évier raccordé/ non bouché. À n’importe quelle heure du jour ou de la nuit on peut y trouver quelqu’un concoctant un bon petit plat. L’occasion de faire le plein de recettes exotiques. C’est d’ailleurs ici que je commence à vraiment me passionner pour la cuisine ! J’y passe aussi des heures à refaire le monde en compagnie de Firat, un autre Turc devenu mon meilleur ami là-bas, une tasse de thé à la main jusqu’à ce que l’on soit surpris par le lever du soleil. Mon second endroit favori, c’est le couloir. Incroyable mais vrai. Pour je ne sais quelle raison, à l’étage des étrangers, tout le monde traîne toujours devant la porte de sa chambre, et le retour de la fac annonce donc toujours de grands débats animés sur nos visions du monde, nos cultures, la politique, .. avec des étudiants de tous âges (certains ont plus de 60 ans) et de tous horizons… passionnant ! Et chose rare, bien que nous soyons entre étrangers, nous parlons russe !

Au 8e étage, il n’y a pratiquement que des Turcs, tandis que le troisième est réservé aux Chinois. À l’image des poupées russes, la communauté chinoise forme un microcosme particulier au sein du microcosme de l’obshezhitie. On dit d’ailleurs « je vais faire un tour en Chine » quand on s’y rend. Ceux-ci sont de vrais businessmen qui négocient tout. On trouve sur les portes de leur chambre des inscriptions en chinois qui correspondent en fait au produit/service que les résidents vendent : huile, riz, impression de documents, machine à laver, connexion internet (hé oui on a passé 5 mois sans Internet, ce qui paraît incroyable aujourd’hui), sans oublier les bières et paquets de chips indispensables à toutes les soirées improvisées en secret des gardiens ! Bien évidemment le trafic est tellement important que ces derniers ne peuvent l’ignorer, tout autant qu’il est illégal. Les Chinois leur refilent donc quelques bières lorsqu’ils reviennent avec leurs stocks et c’est comme s’ils n’avaient rien vu. Ce qui nous arrange bien !

La rencontre la plus surprenante est sûrement celle de Maxim, un Russe, qui a débarqué un beau jour dans notre chambre après avoir fait le tour des chambres d’étrangers pour me retrouver ! Flatteur n’est-ce pas ? Il était 1h du matin et bien que notre coloc Nilgün souhaitait dormir, il n’a pas lâché l’affaire et a entamé une longue discussion en pleine nuit ! Le début d’une belle histoire d’amitié, toutefois entachée par quelques crises de jalousie mais ça on n’y peut rien, c’est le caractère russe ! D’ailleurs, je constate avec ravissement que mes origines plus qu’exotiques en ces contrées slaves jouent largement en ma faveur, attisant la curiosité de tous et me permettant de faire milles et une rencontres.

Les soirées avec les Biélorusses sont tout aussi délirantes que passionnantes, ils sont tout heureux de rencontrer des gens qui parlent bien russe (les autres étrangers arrivent en général sans aucune base contrairement à nous qui sommes dans notre 3è année d’études), beaucoup parlent français aussi. Dès qu’on arrive chez eux, on a inévitablement droit à du thé et des petits biscuits, coutume très appréciable que l’on a rapidement adoptée dans notre propre chambrée. Quand l’humeur est à la vodka, il faut toujours une raison de boire, donc on invente à tour de rôle un « toast » en l’honneur de l’amitié, de l’amour, … jusqu’à finir par les raisons les plus farfelues qu’il existe. Tout est bon afin que l’on ne boive pas sans raison ! La vodka se boit toujours accompagnée soit d’un aliment, soit d’une autre boisson, en général ce qu’il reste dans le frigo : cornichons, jus de tomate, biscuits, confiture ou encore le pot de confiture pratiquement vide dans lequel on rajoute de l’eau, le mélange est bizarre mais ça fait passer l’alcool.

Le Belarus étant considéré comme la dernière dictature aux portes de l’Europe, il n’est pas toujours de bon ton de parler politique. Il faut bien connaître les personnes et ne pas trop les brusquer. Certaines ont peur des représailles et n’osent pas en parler en présence d’autres étudiants car la délation serait apparemment toujours pratique courante et quelques-uns se seraient déjà faits renvoyer après que leurs propos ont été rapportés à la direction.

Les chambres dans lesquelles ils logent sont parfois totalement insalubres. Certains dorment sur des matelas de 3 cm posés sur un sommier à ressorts qui s’enfonce tellement qu’il touche le sol. Je ne parle pas des sanitaires tellement répugnants qu’on n’ose même pas s’en servir (et pourtant on ne peut pas dire que l’on fasse les précieuses quand on voit l’état des nôtres). Dès notre arrivée, des travaux de plomberies débutent, on doit donc se doucher parfois à l’eau froide (par -20°C dehors), parfois à l’eau bouillante (détrompez-vous c’est pire) voire nous passer d’eau (imaginez votre tignasse pleine de shampooing et bam plus d’eau pour vous rincer ! Ou mieux, plus moyen de tirer la chasse des toilettes pendant 2 jours…). Sans même que l’on s’en rende compte la semaine sans eau chaude/froide/ sans eau tout court a fini par se transformer en semestre complet. Mais tout est tellement surréaliste ici qu’on s’y est très vite accommodés !

C’est toutes ces petites choses qui peuvent paraître désagréables a priori qui ont rendu cette aventure aussi unique en son genre. Elles m’ont permis de grandir et de relativiser quant aux problèmes que je pouvais rencontrer dans ma vie quotidienne. Le seul vrai point négatif est d’avoir constaté que mes inquiétudes étaient justifiées : plusieurs amis se sont faits agresser car ils semblaient étrangers (Turcs) ou parlaient une langue étrangère (des Européens parlant l’anglais). J’ai donc eu beaucoup de chance.

Une expérience incroyable et très originale qui restera à jamais gravée :) !
Seychelles: En catamaran d'îles en îles... English translation pending
by Jemaflor · 2014-01-05 · 20 replies
Existe-t-il un meilleur moyen pour découvrir les Seychelles qu’une navigation entre les nombreuses îles de l’archipel ? Pas sûr ! Aussi, je vous propose d’embarquer à bord d’un catamaran et, voiles au vent, de vagabonder (virtuellement) d’escales en escales et de plages en plages … Sept îles sont au programme, on peut y ajouter quelques îlots, des séances de snorkeling … et tout au long du périple, un dépaysement au charme fou.

Cependant, le voyage commence à bord d’un avion … Depuis le hublot de cet appareil d’Air Seychelles, l’immense horizon marin s’est longtemps confondu avec le ciel. A présent, on devine quelques îles perdues au milieu du vaste Océan Indien. L’avion amorce sa descente et survole toujours la belle bleue … ce n’est seulement que quelques instants avant l’atterrissage qu’apparaît enfin le tarmac de l’aéroport, il est situé juste au bord de l’océan. çà y est nous y sommes ! A nous maintenant la découverte de l’archipel des Seychelles.



Mahé

Comme le départ de la navigation est programmé dans l’après-midi, cela laisse un peu de temps pour aller faire un tour en ville. Victoria est une petite ville typique des îles tropicales ; 20 000 habitants y vivent mais pour les Seychelles, Victoria constitue l’agglomération la plus importante de tout l’archipel, et surtout, c’est la capitale du territoire.



En matinée, le lieu le plus fréquenté est bien sûr le marché du centre ville. Une halle couverte rassemble les marchands dont les étalages sont bien achalandés ainsi que quelques particuliers qui proposent leur production personnelle. Les régimes de petites bananes y sont en nombre, les piments et les épices aussi. Des œufs, enfin des monticules d’œufs disposés en pyramides attendent les acheteurs comme tous ces poissons bien alignés sur les présentoirs. Ici, les poissons se vendent par paquets, plusieurs lots de poissons sont ainsi attachés par un lien dans l’attente d’être choisis. Détail amusant, un vendeur vide ses poissons devant les yeux envieux d’un oiseau blanc qui se fera un régal des viscères … un vrai oiseau éboueur !





Parmi les allées déambule une foule bigarrée en quête de provisions mais aussi, semble-t-il, de conversations. Les échanges en créole vont bon train, on se dit « Bonzour ! », on se donne des nouvelles, on parle des uns et des autres … une atmosphère classique de marché local aux couleurs tropicales. La vue de toutes ces marchandises exotiques vous donne l’envie d’y goûter. Comme il est difficile de manger un poisson sur le pouce, je me laisse séduire par quelques fruits … les minuscules bananes m’amusent, c’est combien M’dame ? Comme je n’ai pas encore bien compris le taux de change entre les Euros et les Roupies seychelloises, j’ai du me faire avoir … rien de grave, la marchande était sympathique et souriante et moi content de mon achat. Quant à la saveur des bananes du pays ? Cela ferait bien de vous dire qu’elles étaient succulentes … Soyons honnête en avouant qu’elles avaient une saveur habituelle de bananes !

A quelques pas du marché et au bord d’une place trône un imposant monument. Sa tour, haute en couleurs, est décorée de centaines de statuettes de divinités hindoues.



Construit en 1992, il est le seul temple Hindou de Mahé et de toutes les Seychelles. Le Arul Mihu Navasakthi Vinayagar, c’est son nom (presque plus facile à recopier qu’à prononcer !) vénère Vinayagar, le Dieu Hindou de la sécurité et de la prospérité. A l’extrémité de la ruelle du marché couvert, un autre édifice arbore quelques teintes éclatantes sous le soleil, mais là, il s’agit d’un bâtiment bien moins spirituel puisqu’il est dédié au commerce de rue.



En se baladant dans Victoria on s’aperçoit que les habitations, les petits immeubles et les bâtiments sont de styles très différents … cela va du bric-à-brac de bois et de tôles aux constructions sans charme en béton. Quelques belles bâtisses coloniales contrastent dans cet ensemble bien hétéroclite. A l’angle de la grande Avenue de l’Indépendance, l’ancien Palais de Justice en est un splendide exemple. Mais la vétusté et l’exigüité des pièces ont fait que le Tribunal a délaissé, il y a de cela quelques années, ces locaux traditionnels pour s’installer plus loin dans des bâtiments plus fonctionnels.



Un tour de ville … enfin d’une capitale et si petite soit-elle se doit de présenter une église, c’est habituel. Bien que multiethnique, la population de cette ville (et de l’archipel) est principalement catholique, une grande cathédrale honore cette religion un peu excentrée, je n’ai pas poussé la promenade jusqu’à sa façade ! En revanche, je me suis arrêté pour photographier la cathédrale de confession anglicane, St Paul ses murs sont d’un blanc éblouissant et avec ses tours l’édifice a un bel aspect.



Un peu plus loin, au milieu d’un carrefour, un monument emblématique de Victoria ne passe pas inaperçu : la Clocktower ou « Lorloz » comme l’on dit ici en Créole ! C’est un souvenir de la période coloniale britannique. A l’époque, le Gouverneur Ernest Sweet Escott avait voulu pour son île ultramarine une réplique de la tour de l’horloge située à la station Victoria de Londres. C’est ainsi que fut érigée en 1903 cette drôle de tour à la teinte argentée et auréolée à son sommet de lanternes. On croirait voir là un mini Big Ben !





Tant que nous y sommes, poursuivons la visite des monuments commémoratifs de la capitale avec à cet autre carrefour l’imposant Monument National du Bicentenaire de l’Indépendance. Si vous vous demandez ce qu’il symbolise … j’ai la réponse. Ces trois paires d’ailes blanches évoquent l’origine ethnique des seychellois, ils sont issus de trois continents : l’Afrique, l’Europe et l’Asie. En arrière-plan flotte au vent le drapeau tout en couleurs des Seychelles, avec ses cinq bandes obliques : bleue, jaune, rouge, blanc et verte. Nous sommes ici au bout de la grande avenue de l’Indépendance, bien peu animée en ce samedi matin. Evidemment les bâtiments administratifs sont fermés ainsi que les nombreuses banques qui bordent l’avenue. En effet, en parcourant les artères de Victoria, on constate que les établissements bancaires ont pignon sur rue … aux Seychelles, on fait les yeux doux aux investisseurs étrangers. Pour s’en convaincre, il suffit de voir les multiples projets immobiliers proposés à la vente.



Un bon exemple est situé à seulement quelques kilomètres du centre ville, juste en bord de mer. Eden Island est une île artificielle gagnée sur le territoire maritime. Comme à Dubaï, mais toutes proportions gardées, on a construit sur ces langues de terre. Par bonheur il n’y a bien sûr aucun gratte ciel (ici on reste raisonnable) mais un ensemble de résidences de tourisme. Cela donne un peu un aspect de lotissement de luxe avec des habitations dont le style architectural rappelle celui des îles. Des lagons ont été dessinés, eaux turquoise, bancs de sable clair et palmiers … ce lieu est privé et sécurisé. Une allure de paradis, assurément, mais un peu trop artificiel !

Les heureux propriétaires ou locataires bénéficient de plaisantes vues, soit sur le paisible lagon soit sur la mer. Certains ont pour horizon une partie de la baie … mais avec ces éoliennes en point de mire ! On imagine la polémique engendrée par l’installation de ces immenses pylônes juste en face de Victoria et donc d’Eden Island. Au final, l’incontournable besoin d’énergie électrique a gagné la partie au détriment de l’esthétique du paysage, c’est ainsi !



Ce début de dépaysement avec la visite (à terre) de Victoria et d’Eden Island a son intérêt mais je dois reconnaître que c’est surtout pour la découverte des îles et le périple en catamaran que cette destination m’a séduit.



Le temps est donc venu de quitter la marina, de prendre la mer … et de naviguer le long de la côte nord de Mahé en direction d’un mouillage abrité. Notre skipper tient le cap, nous faisons voile vers Beau Vallon. La baie immense est bordée par une sympathique plage de sable fin, elle s’étend sur environ trois kilomètres. Un lieu si charmant est bien sûr très fréquenté, par les touristes mais également par les Seychellois. Par bonheur, il n’y a pas (encore ?) de front de mer trop bétonné entre les palmiers, cocotiers et autres arbres comme les takamakas, on remarque quelques hôtels mais aussi de somptueuses villas créoles, à vous rendre envieux !





Côté Océan, une silhouette se détache à l’horizon, celle de Silhouette … en effet c’est le nom original de cette île ! Peu à peu la plage se vide, il ne reste à présent que quelques enfants jouant sur le sable alors qu’une luminosité dorée de fin d’après-midi illumine le rivage et les cocotiers. Encore quelques minutes et le spectacle du coucher de soleil nous sera offert. Un ciel embrasé et un soleil qui joue à cache-cache avec les nuages. Place à d’inoubliables moments de contemplation … et à quelques photos.





Au petit matin, le chaleureux soleil de la veille a disparu, de nombreux nuages encombrent le ciel au dessus de la baie de Beau Vallon. Nous levons l’ancre et quittons Mahé en direction d’autres îles de l’archipel. Juste à la suite d’une averse, les rayons d’un soleil qui sous ces latitudes n’est jamais très loin nous offrent un lumineux bout d’arc en ciel.



L’îlot en face de la Pointe Glacis est en vue. Un amoncellement de rochers typiquement seychellois avec ses énormes blocs granitiques coiffés d’une touffe de cocotiers. Superbe !



La suite de la traversée vers l’île Curieuse ? Euh ! Du vent, une mer agitée, de la houle, des creux et des vagues, quelques gouttes par moments … au total, quatre heures passées en grande partie allongée sur le dos dans l’attente de l’arrivée à terre.

Suite du voyage (îles Curieuse, St Pierre, Cousin ...) message suivant
Récit de mon séjour en Israël – Palestine - décembre 2013 English translation pending
by Jordanscam · 2014-01-05 · 113 replies
21/12/2013 - 14h15 Aéroport Charles de Gaulle, enfin !!! Ce voyage était attendu, il était temps que la date arrive. Ras-le-bol du quotidien. Israël-Palestine, depuis le temps que j'en rêve....Tous ces rendez-vous manqués. Combien de fois suis-je venue en Jordanie avec l'idée de traverser la frontière et de voir la Palestine et le désert du Néguev... Mais à chaque fois, entourée de mes amis bédouins de Pétra, le courage me lâchait et j'en oubliais cette envie. Alors, cette fois-ci, pas question... Aller-retour Tel-Aviv, je ne mettrais pas un pied en Jordanie. 14 jours pour rencontrer ces deux peuples si différents et si identiques à la fois, si loin et si proche d'une vie sans conflit. J'ai hâte de voir les paysages mais aussi de sentir l'atmosphère si spécifique à cette « terre sainte des trois religions ».

21h50 – Aéroport d'Istanbul Comité d'accueil spécial pour les embarquements pour Israël. Certains passent tranquilles. Moi, c'est un peu plus compliqué...à priori parce que j'ai pleins de visas de Jordanie et d’Égypte. Questions : - Le parcours de votre valise depuis chez vous ? - Vous venez pour quelle raison ? - Est ce que quelqu'un vous a remis quelque chose, un colis, un paquet, un cadeau ? - Est ce que tout ce qui est dans vos sacs est à vous ? - Quel hôtel en Israël ? Tout çà dure environ 10 minutes. Le chef d'embarquement regarde mon passeport, mes visas et c'est OK. J'espère qu'à Tel-Aviv, çà ne se compliquera pas. Je viens juste pour voir le pays moi !!!

22/12/2013 – 2h15 Voilà, je suis dans ma chambre, dans une auberge de jeunesse super bien située dans Tel-Aviv, près de la plage. L'air est frais mais pas froid, pas besoin de veste. Un peu le bordel pour arriver : j'aurai voulu prendre le train, mais fermé la nuit. J'ai été guidée vers un bus qui mène au centre ville... en fait à la gare principale. Bus gratuit. Ensuite, j'ai un peu ramé en voulant prendre le train, mais toujours aucun avant 5h du matin. J'ai fini par prendre un taxi qui m'a amené à l’hôtel pour 40 shekels, comme prévu au départ. Bah oui, en fin de compte, j'étais à la bonne station ? Allez, je suis crevée, gros dodo, et demain, petite visite de Tel-Aviv...

15h15 – Je quitte Tel-Aviv par le train pour aller à Akko (Saint Jean d'Acre). Cette première journée était très sympa, même si je ne trouve rien d'exceptionnel à la capitale israélienne. C'est une ville moderne, qui ressemble à tant d'autres villes modernes du moyen-orient... Si ce n'est que tous les quartiers sont beaux. J'ai commencé ma découverte vers 10h30. Tout à pied... j'ai commencé à longer la promenade au bord de la méditerranée, et ce soleil avec la plage, c'est franchement un régal en décembre. En manche courte, la température est géniale. Je revis. J'ai commencé par visiter le quartier Allenby avec son souk Hacarnel, coloré et animé et j'ai longé des ruelles du vieux quartier Yéménite, le quartier Kern Hatamarim. Arrivée à Neve Tsedek, j'ai visité l'ancienne gare de Jaffa qui a été restaurée superbement, même si maintenant ceux sont des boutiques et restaurants qu'on y trouve. J'arrive enfin à l'endroit qui me paraissait le plus beau à voir : Jaffa ! Et là, j'ai été ravie. C'est le plus vieux quartier de Tel-Aviv, où juifs et arabes se côtoient en paix. Un vrai bonheur. L'endroit est vraiment atypique. Il surplombe Tel-Aviv, au milieu d'un jardin méditerranéen luxuriant, des ruelles et des remparts, d'une place et de boutiques. Cette vieille cité Ottoman est superbe. J'ai continuée dans les bas de Jaffa, au souk Halishpeskin, un marché aux puces où l'on y trouve de tout. L'ambiance y est très sympathique. Sortie de Jaffa, je suis rentrée par le boulevard Rothschild, un promenade arborée et bordée de belles demeures. Ouais, bon d'accord, mais rien d'extraordinaire... à part que j'ai beaucoup marché. Me voilà rendue à l'auberge, récupération de mon sac à dos et bus 10 qui m’emmène direct à la gare. Sinon, j'ai remarqué très peu mais quelques arabes et blacks dans la ville. Mais, tristement, j'ai aussi remarqué qu'ils étaient employés aux besognes les plus dures et ingrates. Toutefois, je n'ai pas ressenti de racisme, et les habitants sont souriants, sympas et facilement près à vous aider. J'entends aussi beaucoup parler français. Touristes sûrement, mais aussi des habitants je pense.

19h – Je suis crevée. Besoin de dormir. J'ai réservé une chambre chez l'habitant, via airbnb. Moshe, mon hôte, n'est pas là. Je suis allée chercher les clés dans un restaurant, pas loin de chez lui. A vrai dire, la maison ne paye pas de mine, le jardin est à l'abandon. Mais elle est propre, à part le lit, pas tout à fait clean. Je suis un peu dégoûtée de devoir enlever les restes des mouchoirs de ma précédente et les poils.... beurk. Mais j'ai connu pire. Et puis, ce n'est que pour une nuit. Ce soir, j'ai eu la flemme, malgré mon envie, de faire un tour dans la vieille ville. J'ai pris un bon repas dans un petit restaurant : falafel, houmous, frites, légumes...çà me rappelle la Jordanie … même repas !!! Et une bière brune, sans alcool, très bonne. Allez, gros dodo et demain, visite de Akko.

21h – Mea culpa Moche, ne m'étais trompée de chambre. Son autre locataire, israélienne, utilise en fait la chambre que j'avais squatté !!! Elle m'a réveillé et montré ma chambre, toute propre, avec de bon draps...En fait, c'est elle la cochonne...Et en plus, il m'avais prévenu qu'elle était un peu cradoc et s'excusait à l'avance. Maintenant, dur dur de se rendormir. En tout les cas, première réflexion de ma « colocataire » qui me laisse dubitative. Je lui explique que ma fille m'a envoyé un SMS me disant qu'une explosion a eu lieu à Tel-Aviv, alors que j'y étais, et que tout était calme. Elle me dit que oui, il y a eu une bombe dans un bus, mais sans personne à l'intérieur. Ce qui me dérange, c'est qu'elle rajout qu'ici, à Akko (vieille ville surtout musulmane et chrétienne), il y avait beaucoup d'arabes et donc « safety »: pas de bombe dans une ville arabe !!! Ouais, que veut-elle dire ??!!
Vol AirAsia Bangkok - Phuket English translation pending
by Cocodume · 2014-01-03 · 88 replies
bonjour, est-ce que quelqu'un a déjà voyagé avec air asia?sont -ils fiable?etc... j'ai l'intention de faire un vol aller/retour bangkok/phuket avec cette compagnie et je voudrais savoir si les bagages en soute sont compris et si oui jusqu'à quel poids?(apparemment c est 20kg mais certains disent 15kg d'autres disent non, enfin il y a plusieurs versions).savoir ce qu il en est exactement. merci pour vos reponses.
Discussion à mourir de rire du concours de janvier 2014 English translation pending
by Baroud35 · 2013-12-30 · 147 replies
Voilà la discussion pour se poiler 😛...

J'espère que ce thème redonnera le sourire à cette petite dame de Hoï an qui en aurait bien besoin😇.



Baroud35
Manifestations à Bangkok English translation pending
by Francos2112 · 2013-12-02 · 1037 replies
Bonjour, Nous partons en Thailande dans une semaine - svp nous aimerions avoir un aperçu de la situation à Bangkok. Nous lisons beaucoup sur le sujet sur différents sites d'information et l'avertissement de notre Ambassade est de ne pas prendre part aux manifestations. Vu d'ici ça va mais vu de Bangkok, c'est comment? Est-ce qu'il y a des voyageurs ou des locaux qui peuvent nous éclairer de la situation.
Croisière en famille dans les Caraïbes English translation pending
by Peeweeonline · 2013-11-28 · 5 replies
Le récit original est sur notre blog http://www.thefloatingspace.com Retrouvez les photos de cet article sur Picasa Web Album Des vidéos sont également disponibles sur Youtube

Et si nous partions tous ensemble en croisière dans les Caraïbes ? Tout commence lors d’une fête de famille où nous célébrons plusieurs anniversaires. L’idée de faire un voyage ensemble était déjà dans l’air du temps mais cet évènement ou plutôt… ces évènements étaient le moment idéal pour marquer le coup et se faire un superbe cadeau pour les 40 ans de mariage de mes parents, leurs 60 ans, mes 40 ans et les 30 ans de mon frère ! Nous sommes en 2011 et nous fixons l’échéance du voyage à 2013, nous donnant ainsi 2 ans pour organiser, réserver et bien sûr épargner une cagnotte d’environ 2500 euros/pers. budget global sur lequel je m’engage en ma qualité de trésorier de l’expédition ;–) La difficulté majeure fut de trouver le voyage idéal, celui qui allait susciter l’intérêt de chacun. Mes parents souhaitaient être en famille, dans un endroit ensoleillé avec de belles prestations hôtelières. Mon frère rêvait de retourner aux Etats-Unis après notre voyage à New York. Quant à nous, habitués à l’itinérance organisée, nous souhaitions vivre quelque chose d’inédit.

La croisière dans les Caraïbes au départ de Miami comblait toutes ces attentes ! Ma mère était impressionnée par le faste des soirées sur les bateaux … Mais elle en rêvait bien en secret ! Pour notre part, nous gardions un excellent souvenir de notre voyage en Floride avec l’image de ces immenses paquebots amarrés en file indienne dans le port de croisière de Miami. Ce voyage est certainement né à ce moment là, où nous imaginions déjà que ce serait génial de revenir ici en famille. Mes parents allaient découvrir l’Amérique, le frangin Miami Beach et son glamour et pour nous ce serait notre première croisière. Après quelques recherches je constate que les circuits longs au départ de Miami ne sont pas si nombreux, beaucoup d’itinéraires sur 5/6 jours mais très peu au delà d’une semaine. Seul Costa propose un circuit de 10 jours sur le nord des Caraïbes de Miami à Miami. Pour un beau contraste saisonnier nous décidons de partir en mars au cœur de l’hiver français et d’organiser un mini séjour à Miami avant le départ et à l’arrivée. Pour faire quelques économies sur les billets d’avion, vendus à un prix exorbitant par Costa, je fais quelques recherches (Florence dira des nuits et des nuits de recherches, mais il n’en fut rien…) et je trouve des billets très bon marché au départ de Bruxelles sur Air France. Bruxelles n’étant qu’à 1h20 de Paris notre choix est fait, le voyage débutera dans la capitale belge le 25 février, pour se terminer à Paris le 12 mars.

Lundi 25 février 2013 THALYS 16h00 GARE DU NORD 17h20 BRUXELLES MIDI

C’est le grand jour, les valises sont prêtes et bien bouclées ! Il vaut mieux pour celles des parents qui accusent 44kg pour les 46 autorisés. Selon maman, elle a vidé les armoires et dispose ainsi de toute la panoplie de la parfaite croisiériste ;–) Des 3 coins de France tout ce petit monde se met en route dans le froid et la neige, direction gare du Nord où nous embarquons dans le Thalys de 16h20 pour Bruxelles Midi. A notre arrivée, installation rapide à l’hôtel car nous partons en tramway pour le centre ville. Nous profitons de ce passage à Bruxelles pour dîner avec Vanessa et Xavier des amis belges. Nous avons rendez vous avec eux au restaurant Léon la friture, premier de la franchise LEON au cœur du quartier historique. En chemin nous passons par la superbe « grande place » qui malgré son éclairage en panne est vraiment magnifique. Dans les petites ruelles aux alentours, les chocolatiers sont tentants et l’envie ne manque pas d’emporter un ballotin ou mieux, une bonne gaufre liégeoise pour satisfaire l’estomac qui grogne de plus en plus. Mais bon… les valises sont déjà trop chargées pour un assortiment de chocolats et pour la gaufre, nous sommes quand même sur le point de passer à table alors on va se calmer ! Le restaurant LÉON est une vraie usine à touriste comme Xavier me l’avait dit. Cela ne gâche pas le plaisir de revoir nos petits belges que nous n’avions pas vu depuis « fort longtemps » comme ils disent ;–) Les moules, les frites et la bière coulent à flots jusqu’à minuit, heure à laquelle nous nous quittons en promettant de revenir les visiter lors d’un grand W.E. C’est une bonne première journée musclée et personne n’en redemande une fois rentré à l’hôtel. Les réveils sont réglés pour 6h00, extinction des feux.

Mardi 26 février 2013 THALYS 07h05 CDG 08h20 – AF690 CDG 10h45 MIA 14h20

C’est à l’aube et le ventre vide que nous rejoignons le comptoir d’enregistrement Air France situé au niveau inférieur de la gare de Bruxelles Midi. La journée s’annonce très longue puisqu’elle se terminera… 20 heures plus tard dans les rues de Miami Beach ! C’est la première fois que nous voyageons avec des billets AIR-TGV et je suis surpris de me voir remettre dès l’enregistrement initial, les cartes d’embarquements et les billets de Thalys estampillés d’un numéro de vol Air France. Après un petit déjeuner sur le pouce, (mon père ne le sait pas encore, mais il commence un régime sur le pouce ;–) nous embarquons à bord du Thalys direction CDG. Maintenant que nous sommes en route, sous la responsabilité d’Air France, et même avec la contrainte de partir de Bruxelles pour obtenir ce tarif, je commence à me dire que c’était vraiment un bon plan de vol ;–) Le fait de partir de Bruxelles nous a permis d’économiser 300 euros par pers. sur le billet d’avion direct avec Air France. Pour un trésorier.. ça compte ;–) Dans notre avion un boeing 777, nous avons réservé des places en 3+2 à l’aller comme au retour. Elles nous permettent ainsi de trinquer tous ensemble à l’apéritif, où chacun appréciera sa petite coupe de champagne, rare privilège des voyageurs en classe Eco sur la compagnie Française. C’est un vol de jour où personne ne trouvera le sommeil : Florence comme à son habitude, dévore les magazines gratuits de la compagnie, pour ma part je fais l’inventaire des films que j’ai soigneusement préparés sur l’Ipad, mais que comme d’habitude, je ne regarderai pas ! Guillaume profite des films à la demande pour revoir Forrest Gump (il rêve déjà du semi marathon qu’il va courir en avril ;–) et maman transforme son écran de divertissement en véritable machine à sous. Elle annonce d’ailleurs fièrement un gain de 15 dollars au bout d’une demi heure de vol. Quant à papa, très sage, il observe le microcosme de l’appareil… 9h et quelques turbulences plus tard, nous y sommes…

Qui l’eut crû ? Bernard et Pierrette de L’Honor de Cos, Tarn et Garonne sont à Miami, USA ! Au passage de l’immigration où nous attendons une bonne heure en file indienne, tant l’afflux de touristes est important à notre arrivée, le douanier demande en français à papa, de présenter son pouce pour le relevé des empreintes. Mon père, tellement surpris qu’on lui parle dans sa langue après avoir entendu des “thumbs please !” par paquet de 12, en aurait presque eu une hésitation ! Quel soulagement de constater que les valises sont bien là, détail qui m’inquiétait un peu dans le déroulement de ce voyage. En organisation individuelle avion+croisière, les points critiques étaient :1- le ratage d’avion qui pouvait compromettre sérieusement le séjour 2- un retard ou une perte de bagages qui rendait la croisière compliquée logistique-ment. Je rappelle quand même qu’il y a l’intégralité de l’armoire de mes parents dans les valises, soit : 37kg de costumes, robes de soirée, tong, short, bijoux etc. Celles ci étant récupérées, plus rien ne peut nous arrêter, attention Miami, les Fauré sont dans la place ! En sortant de l’aéroport, choc thermique ! Nous sommes partis à 0° et il fait environ 27°, une chaleur très humide et un ciel couvert. Les cols roulés tombent, nous galérons un peu dans l’aéroportpour trouver l’itinéraire jusqu’au métro aérien et nous rejoignons le terminal du Airport Flyer. Ce bus local nous transporte vers le centre ville de Miami Beach où nous logerons jusqu’au 28, jour de départ du Costa Mediterranea. Nous aurions pu prendre un taxi pour rallier Miami Beach, mais cette première immersion est plutôt sympa pour mes parents qui se retrouvent dans le bus en ambiance locale entre rabbi Jacob et 50 cents ! Il faudra quand même ménager les aînés… Cette journée de voyage est particulièrement fatigante et pourtant ils ne bronchent pas… Nous descendons à l’arrêt Washington et Lincoln à 300m de notre hôtel, le Crest suites. C’est une bonne surprise, il est très bien situé à un bloc de la plage, 5mn du quartier art deco et calme malgré son tarif compétitif (300 dollars, 2 nuits pour 5) Après notre installation, Guillaume et moi ne résistons pas à l’envie de faire un plouf dans la piscine avant de d’aller prendre notre diner sur Lincoln Road, la grande rue piétonne de Miami Beach. Pour papa et maman les cartes des restaurants sont en chinois, ils ne parlent pas l’anglais et même traduction, ils ont un peu de mal à s’imaginer à quoi va ressembler leur assiette… Pour papa ce premier repas sera sous le signe des épices ! Il commande des Wings Hot Sauce qu’il commence a manger sans broncher… Ne craignant pas les plats épicés, j’y risque un doigt, et je me rends compte que c’est immangeable pour les non initiés ! Et papa qui ne disait rien ! Nous lui commandons la même chose… sans sauce cette fois. Rattrapés par le jetlag nous ne faisons pas de vieux os dans les rues pourtant animées du quartier. Un petit tour au starbuck pour un café et tout le monde est couché à 22h00 !

Mercredi 27 février 2013 CREST HOTEL SUITE JAMES AVENUE MIAMI BEACH

C’est une grosse journée de visite au programme aujourd’hui mais elle ne débute qu’a 9 heures… Notre horloge interne étant encore à Bruxelles nous sommes presque tous réveillés à 6h00 du matin. Guillaume et moi partons faire un footing en bordure de plage (entretenir notre forme et garder nos formes était aussi un objectif du voyage) tandis que Florence et papa vont marcher vers quartier art déco encore tout éclairé. Au retour c’est dans un Mc Donald’s voisin de l’hôtel que nous prendrons notre petit déjeuner. Pour notre journée de visite nous partons avec Miami Tour Company compagnie qui présentait l’avantage d’avoir un audio-tour en français. 09h00, le van nous récupère devant l’hôtel et c’est parti pour un circuit Miami + Everglades pour une durée totale de 7h30. Avec Florence grâce au tour nous découvrons des endroits que nous n’avions pas eus le temps de visiter lors de notre premier voyage en 2011. Notamment le mémorial de l’holocauste, très émouvant avec les chants des enfants dans le tunnel Lonely Path, les quartiers de Coral Gables avec l’ancienne maison de Stallone et Madonna et enfin le Biltmore Hôtel, luxueux hôtel ayant appartenu Johnny Weissemuller. A Coconut Grove où nous stoppons 15mn chrono au Cocowalk Mall pour manger un morceau. Papa n’étant pas du genre à écourter ses repas, il commande tout de même une escalope milanaise … qu’il terminera à l’américaine, dans un doggy Bag ;–) L’après midi commence par un passage devant le Coconut Grove cemetery où Mickael Jackson tourna le video clip de « Thriller » Yeah ! Petit pas de danse et nous prenons un café sur 8th street, calle 8 au coeur du quartier cubain. Ici gros contraste avec Miami Beach, nous sommes en périphérie de la ville, c’est un quartier populaire, des anciens jouent au domino dans un parc, les devantures des boutiques sont exclusivement en espagnol. Nous continuons le périple en prenant la route des Everglades où nous stoppons à Gator Park. Observation de la faune à bord d’un air boat, spectacle mettant en scène serpents, crapauds et alligators. Papa et maman sous le charme, sont sur le point d’en adopter un…. mais abandonnent l’idée craignant qu’il ne bouffe le chat de la grand mère !

Nous rentrons en passant par Biscayne Bay où nous effectuons un petit repérage puisque c’est ici que nous logerons au retour de la croisière, juste en face de l’American Airlines Arena où nous verrons jouer l’équipe de basket championne en titre, les Miami Heat. Au retour à l’hôtel, nous faisons quelques achats au magasin Alvin’s Island, un superstore de fringues de plage, papa y essaye quelques casquettes. Les parents prennent un peu de repos, Guillaume, Florence et moi partons en repérage pour le resto du soir. En chemin nous buvons notre première Pina Colada (la toute première d’une longue série) offerte par Popeye de la BAC *** C’est au restaurant Il Bolognese que nous dinerons ce soir. Alpagués dans la rue par un coupon de réduction à 20% nous serons convaincus par une bouteille de vin offerte lors de notre deuxième passage devant le restaurant. Entre les pâtes aux fruits de mer, filet de bœuf et salade Caesar, tout est vraiment savoureux. Le tout arrosé d’un Malbec argentin qui glisse très bien, ce qui n’est pas pour déplaire à un certain Bernard. F. En fin de soirée, Guillaume et moi nous partons confiants vers le Mansion, une fameuse boite de Miami Beach où j’avais eu la chance de passer une soirée en 2011. Malheureusement nous sommes reçus par un physionomiste très hautain qui d’un « please gentlemen, wait here » nous fait comprendre que cela ne va pas être possible. Nous attendrons quelques minutes, le temps de voir rentrer quelques poupées qui elles, n’ont pas à attendre bien sûr…. Notons que cet employé physio était français et qu’après quelques recherches j’ai pu voir qu’il s’appelait Stéphane et que sa réputation le précédait. Alors mon petit Stéphane, si tu lis ces quelques lignes, saches que si tu veux rentrer un jour aux fêtes d’été de l’Honor de Cos, mon père qui est du comité te dira « Bonsoir Monsieur, restez sur le côté s’il vous plait, nous vous appellerons si une place se libère » ! *** Guillaume

Jeudi 28 février 2013 COSTA MEDITERRANEA EMBARQUEMENT

Aujourd’hui nous embarquons à bord du navire à partir de 13h00 ce qui nous laisse encore la matinée et le début d’après midi pour profiter de Miami Beach. Nous prenons tous le petit déjeuner à l’hôtel où nous sommes reçus par un couple sud américain très sympathique. Pancakes maison arrosées de sirop d’érable, rien de tel pour commencer une journée… LEGERS ;–) Après avoir bouclé les valises que nous stockons à la conciergerie, nous partons tous vers la plage. Guillaume va faire son footing quotidien (le dernier à terre du voyage) et le reste de la troupe part se baigner sur la célèbre plage de Miami Beach. Après la photo obligatoire devant les cabanes colorées des sauveteurs, Florence et maman se jettent à l’eau (se jeter, c’est peut être pas le bon terme, elles se faxent dans l’eau comme dirait Gad Elmaleh) Papa prend quelques photos (floues) en gardant quand même un œil sur la faune locale. Le ciel est encore couvert aujourd’hui mais la température reste agréable. Nous partons ensuite faire quelques achats dans les boutiques du quartier Art deco et notamment dans la boutique du Miami Design Preservation League où nous trouvons de belles affichettes pour la maison. Nous nous retrouvons tous pour le déjeuner chez Johnny Rocket’s une franchise typiquement américaine pour y manger des trucs horribles diététiquement parlant, mais qui ferait croire en Dieu une fois dans la bouche… Comme par exemple le plat que je commande et dont j’ai déjà longuement parlé dans ce blog les Chili Cheese fries. Papa qui ne veut plus aucune sauce depuis sa mésaventure du premier soir, commande un hamburger sec ! Il dira d’ailleurs, (accent du sud) ET BEH, C EST UN PEU SEC LE HAMBURGER ! Ma grand mère qui n’aurait pas contredit son fils aurait certainement dit : ESTOUFAREL ! Maman sympathise avec le serveur, un canadien qui parle très bien le français et qui l’embrasse pour l’occasion. L’hôtel s’est chargé de commander notre taxi qui sera là vers 14h30. A 5 personnes + 5 valises nous pensions devoir prendre systématiquement 2 taxis mais en fait ceux typé van sont assez nombreux. C’est donc très pratique et bon marché d’utiliser ce mode de transport en groupe. Notre course jusqu’au port de Miami est très rapide, à peine 20mn du centre de Miami Beach. Pour en avoir parlé avec un agent de voyages rencontré dans la matinée dans le quartier art deco, nous savons que le Costa Mediterranea est arrivé dans la nuit. C’est un moment sympa de longer le quai des bateaux du port de Miami en sachant que nous allons embarquer dans l’un d’eux. Plusieurs sont là : deux de la compagnie Carnival et un de la compagnie Norwegian Cruise Line et bien sûr le notre le Costa Mediterranea, 292 m de long, 2900 passagers avec l’équipage. Dans le hall d’enregistrement la prise en charge est très rapide. Il n’y a quasiment personne et nous nous retrouvons rapidement sur la passerelle d’embarquement.

C’est un véritable immeuble qui se retrouve face à nous quand on est au pied d’un tel navire. D’un tonnage de 85700 tonnes il n’est pourtant pas dans les plus gros et nous en verrons de plus impressionnants au cours de la croisière. Mais force est de constater qu’il a fière allure, une très belle ligne extérieure. Nous ne pourrons pas en dire autant de la déco intérieure mais nous en parlerons plus tard. A l’entrée du bateau, il y a bien sûr : le capitaine STUBBING et GOPHER le barman;–) Petit clin d’œil pour les fans de la série, Guillaume rappelle à maman, que dans ce bateau : nous montons à bord avec nos problèmes et ils disparaissent quand nous en descendons ! C’est comme ça que ça se passe sur le Pacific Princess ! Mais ici nous sommes à bord du Costa Mediterranea et le boss, c’est le commandant Mateo Fava. C’est d’ailleurs par cette phrase que le TODAY (journal de bord), déposé chaque jour sur le lit de nos cabines, commence : Le commandant Mateo FAVA vous informe ! Après la traditionnelle photo d’arrivée, nous découvrons nos cabines communicantes situées au pont 7 du navire, le Prometheo. A l’intérieur nous trouvons nos valises et nos cartes Costa où figure la mention « Extra » (all-inclusive), véritable sésame ouvrant les portes de tous les bars du navire ;–). Nos cabines sont en classe premium, et à ce titre nous disposons d’un balcon légèrement plus grand que dans une cabine classique. Les rangements sont nombreux, si bien que même à trois nous disposons de toute la place nécessaire pour bien nous organiser sans retrouver des chaussettes de Guillaume dans les culottes de Florence ! Le sofa/bed de chaque cabine se module assez rapidement, Guillaume alias « le romanichel du Mediterranea » pourra changer de cabine à la mi-séjour pour dormir avec les ainés, et ainsi laisser de l’intimité aux jeunes ! Oui car sur le bateau on peut se classer dans la catégorie « jeune » à 40 ans, la moyenne d’âge des croisiéristes étant plutôt autour de 50/60 ans. Nous constaterons quand même par la suite, que tout ce petit monde reste actif malgré les années… notamment lors des soirées et diverses animations. A 17h30 nous assistons à la réunion d’information de l’hôte francophone, Grégoire. Une jeune homme très sympa, qui distille quelques vannes bien pensées : » le top des questions que posent les croisiéristes ? – vous n’avez pas vu ma femme ? Est ce que cet ascenseur monte ou descend ? Est ce que l’équipage dort à bord ? Question à laquelle il répondait, non ils dorment à terre toutes les nuits pour être ramenés sur le navire en hélico le lendemain matin ! Cette réunion est surtout utile pour l’organisation à bord du navire: horaires des repas, spectacles, animations, utilisation de notre carte Costa, les excursions etc. Grâce à l’option premium nous avons pu choisir le deuxième service du dîner qui est à 21h00 (le premier étant à 18h15 comme en maison de retraite !) et nous bénéficions également du petit déjeuner servi gratuitement en cabine. Nous faisons connaissance avec notre steward German, qui comme la plupart des membres de l’équipage sera omniprésent et très attentionné tout au long de la croisière. L’exercice d’évacuation se déroule dans une ambiance bon enfant, et pendant le décompte des passagers rassemblés sur le pont, nous avons une petite pensée pour les victimes du Concordia. « In situ », on imagine aisément la terreur et la panique qui ont du s’emparer d’eux lorsque cet immeuble flottant s’est mis à vaciller. Nous découvrons le restaurant Degli Argentieri, où une superbe table pour 5 faisant face à l’arrière du navire nous attend. Nous prenons donc ce premier repas face au somptueux panorama du skyline de Miami. La qualité et la finesse des plats sont à la hauteur de nos attentes, papa revit après son stage de survie sur les terres de l’oncle Sam. Il est 22h30, nous assistons au départ du navire, accoudés aux balcons de nos cabines, sans agiter de mouchoirs, sans cris de joie, sans jets de confettis, mais avec une belle sensation de liberté. Après quelques miles dans le chenal, cap sur Nassau et le triangle des Bermudes où nous rappelons à maman que des navires, des avions et porte avions y ont disparu mystérieusement… A quoi elle répond « n’importe quoi ! » La plage de Miami Beach scintille encore au loin lorsque nous disparaissons dans la nuit noire de l’océan… et dans l’ultra confort de nos Queen size !

Vendredi 1er mars 2013 NASSAU, BAHAMAS 09H30 -18H00

Les premières lueurs du jour transpercent les rideaux de la cabine, je me glisse en silence sur le balcon pour assister au sunrise sur la mer des Caraïbes. Le soleil ne sera pas encore au rendez vous aujourd’hui, mais une belle lumière comme seul un ciel chargé peut en procurer illumine les eaux caribéennes. Nous arrivons à Nassau, capitale colorée des Bahamas, où nous passerons une grande partie de la journée (09h30-18h00). Nous prenons notre petit déjeuner en famille dans le restaurant Perla Del Lago où chacun trouve son bonheur même s’il manque à mon goût quelques bonnes crêpes maison ;–) A 10h00 nous débarquons dans la foule du terminal car 3 autres navires sont également dans le port. Il y a le Carnival Breeze, le Norwegian Epic et le superbe Disney Dream, l’un des 4 bateaux de la compagnie aux grandes oreilles Disney Cruises. Les nombreux taxis à la sortie du terminal demandent tous 5 dollars par tête. Une bonne course pour un trajet d’à peine 10 minutes ! Nous visitons ce matin l’ ATLANTIS PARADISE ISLAND, complexe hôtelier du milliardaire Sol Kerzner, qui est le second employeur de l’état des Bahamas (6000 employés). Son extrême rentabilité a poussé son propriétaire à en construire un deuxième à Dubaï ATLANTIS The Palm où nous avons eu la chance de séjourner il y a deux ans. La particularité de cet hôtel est d’abriter l’un des plus grands aquarium du monde qui réunit près de 200 espèces marines dans 11 millions de m3 d’eau. Guillaume et les parents feront cette visite, pendant que Florence et moi, connaissant celui de Dubaï, rejoignons la marina colorée de l’Atlantis pour faire une pause au Starbuck.

Dans le casino de l’hôtel maman dépouille Sol Kerzner de quelques dollars sur un bandit manchot. Nous regagnons le centre ville de Nassau par le Sydney Poitier bridge, afin d’avoir une vue aérienne sur l’Atlantis et sur le port de croisière. Au sommet du pont, nous constatons que le Mediterranea qui paraissait si gros hier, n’est plus qu’un petit joueur au milieu des 130 000 tonnes affichées par le carnival Breeze et le Disney Dream. Info pour les futurs visiteurs : sur la carte de l’île nous constatons qu’il existe un petit ferry permettant de rallier l’Atlantis du terminal pour à peine 3 dollars. Nous regagnons le bateau après une dégustation de Cake au rhum dans la ville et c’est déjà l’heure de la ripaille où nous retrouvons les parents et Guillaume enchantés de leur visite. L’après midi nous repartons vers la plage de Junkanoo beach qui se trouve à proximité du terminal. Mais nous n’y restons pas longtemps puisque le soleil n’est toujours pas là ;–( Au retour nous faisons un crochet par le straw market, un marché de la vannerie sans grand intérêt mais qui nous permet d’apprécier le départ du Carnival Breeze si démesuré derrière les huttes des petits marchands de sac de plage ! Le soir après un bon dîner bien arrosé d’un vin californien blanc dont j’ai oublié le nom, c’est la première incursion dans la boite de nuit du navire : « Disco Selva ». L’endroit est sympa même s’il n’y a pas foule quand nous y rentrons vers minuit. La main lourde d’Isaac sur les doses de whisky dans mon coca précipiteront mon retour vers la cabine 7184.

Samedi 2 mars 2013 Journée de navigation

Pour démarrer cette première journée de navigation nous prenons le petit déjeuner dans nos cabines, afin de profiter de notre balcon avec vue imprenable sur l’océan. Nous transférons la table des parents de notre côté car il n’était visiblement pas possible d’ouvrir la séparation des terrasses (pour les futurs croisiéristes en cabines communicantes, l’ouverture de cette porte de séparation se fait par une clé carrée de pompiers). Le petite déjeuner est copieux, même très copieux puisque la veille nous avions sélectionné toutes les options du menu ! Pendant que les filles sont à l’aquagym sous les ordres d’une italienne gironde et bronzée, je me risque sur la piste de footing du navire, un anneau jaune d’une centaine de mètres sur lequel je fais 100 tours… en changeant de sens à la mi-course pour casser la monotonie de ce manège infernal ! Trop court pour vraiment y prendre du plaisir. Mais le sport sur le navire ça se passe essentiellement dans la salle de gymnastique Olympia au pont 10. C’est là que presque quotidiennement se retrouvent les boulimiques de sport, les beaux italiens bronzés, mais aussi ceux, qui de manière préventive, éliminent les calories ingurgitées chaque soir au repas ! (nous faisons plutôt partie de cette dernière catégorie). Le dîner est vraiment une très bonne surprise à laquelle nous ne nous attendions pas. Nous pensions avoir une cuisine basique servie en abondance, industrielle ou surgelée mais il n’en fût rien… Pour ces repas qui sont, il faut le dire, une vrai fête, le point d’orgue de la journée, c’est une vrai cuisine élégante et savoureuse servie à la carte par des serveurs tirés à 4 épingles. Sur la carte tout est possible ! Que souhaitez vous ce soir monsieur ? Le menu ? Plusieurs entrées ? Tous les plats ? Aucun problème monsieur, vous pouvez goûter à tout ! Un vrai bon moment ponctué d’entractes animées par des serveurs attentionnés qui n’hésitent pas à faire le spectacle en faisant danser les dames à chaque table. Vraiment la grande classe, d’autant plus que l’élégance du costume pour les hommes et des robes de soirée pour les dames, qui nous avait un peu effrayés dans un premier temps, ajoute un côté magique à la soirée. C’est l’occasion de se faire photographier comme des stars et de s’imaginer un destin à la Jack Dawson ou Rose De Witt Bukater… Pas jusqu’au dénouement final quand même ! Aujourd’hui nous retiendrons également que le soleil n’est toujours pas au rendez vous, que le casino tourne à plein régime et que papa s’est trouvé quelques concurrents dans sa marche matinale sur le pont du navire. Guillaume l’a surpris en train de dépasser énergiquement un concurrent qui avait eu l’audace de le dépasser au tour précédent… C’est l’esprit de compétition Fauré qui frappe ! Même ici au milieu de la mer des Caraïbes. Durant la nuit nous naviguerons avec une route sud-est dans l’océan Atlantique, à environ 20 miles de l’archipel des Bahamas, de l’île de San Salvador et de notre destination, l’archipel des îles Caïcos. Merci pour ces infos commandant Matéo ;–)

Dimanche 3 mars îles turks and Caïcos 08h00 – 12h30 – temps variable 26°

Arrivée aujourd’hui aux iles turks and caicos département britanniques perdus au milieu des Caraïbes. C’est encore sous un soleil voilé que nous débarquons ça commence vraiment à manquer d’autant plus que le paysage est superbe. Le bateau accoste prés d’une plage de rêve très proche et donc propice aux photographies avec le bateau en arrière plan. Patience… une petite éclaircie à notre départ sauvera les clichés. guillaume attendra cette éclaircie ce matin sur la plage et nous faussera compagnie pour la matinée. Son envie de soleil est plus forte que tout ! Nous débarquons donc au signal sur cette île. Un passage obligé dans les boutiques de détaxe sans aucun intérêt et nous voilà dans un taxi direction cockburn town la capitale de l’île. A première vue rien de bien folichon à visiter dans cette ville mais nous partons quand même déterminés à faire connaissance avec les autochtones ! arrêt dans le centre où il n’y à personne nous passons derrière le village pour avoir une Vue sur les marais salants (instructifs, grâce aux panneaux explicatifs ) puis nous revenons vers la prison du centre ville qui semble aménager pour les visites. Le garde nous renseigne mais cela ne nous intéresse guère. Notre intérêt est irrésistiblement attiré par une petite musique qui s’échappe de l’église qui fait face à la prison. Je me risque a demander au garde de la prison si notre présence poserait un problème, il se renseigne et nous voilà installé au milieu d’un office évangélique haïtien. Pour mes parents totalement étranger aux pratiques évangélique c’est la grande surprise. Présentations embrassades nous n’échappons à rien. Le sermon du révérend est à la hauteur de nos attentes. Engagé, passionné c’est l’église évangélique. Les prêcheurs pleurent , supplient, ma mère est submergées par l’émotion et trouve là son plus beau souvenir de voyage. Comme quoi l’aventure à du bon !

Nous revenons au bateau par les bordures de plages déchaînées. Guigui a pu se baigner, il parade sur la superbe plage avec enfin le soleil au RDV ! Un petit coup d’oeil sur le musée de la Nasa (oui monsieur) car John Glenn a atterri dans le coin après son vol spatial. On remonte à bord du bateau où une pizza party nous attend, puis c’est l’heure de la sieste et du sport pour guigui et moi, toujours adeptes de la salle olympia où nous avons nos petites habitudes avec le cdt de bord Mateo Fava! Le soir spectacle avec Alex Carroli (véritable gymnaste aux talents multiples) arrosé de quelques apéritifs musclés en famille avant le repas du soir qui sera suivi d’un buffet de minuit constitué essentiellement de desserts (50 mètres de buffet) que les filles louperont en allant au lit trop tôt! Ce ne sera pas le cas des hommes qui finiront dans la boite de nuit pour la deuxième fois!! Ocho Rios, Jamaïque le 4 mars 12h00 – 18h00 – temps variable 28°

Aujourd’hui nous arrivons en Jamaïque. L’escale est prévue à 12h et nous avons donc le temps de faire notre sport quotidien, même papa qui annonce fièrement 45 tours des ponts du navire soit plus de 11km. Pour cette escale nous avons programmé une activité commune pour toute la famille : l’ascension des chutes de Dunn’s. Il ne s’agit pas des chutes les plus fantastiques que nous ayons vues, mais l’aménagement et le soleil aidant, c’est un vrai moment de plaisir où maman fera même sa téméraire en empruntant les chemins de traverses avec nous pour gravir les chutes. Nous n’avons malheureusement pas de photos de cette ascension, notre photographe reporter Bernard ayant rencontré un problème de mise au point ! Ambiance reggae de rigueur en sortant du parc (Jamaïque oblige) parmi les vendeurs ambulants tous rasta à souhait. Nous retiendrons également notre passage à Dolphin’s Cove en sortant des chutes qui nous a permis de regarder les diverses démonstrations avec ces merveilleux mammifères. Soleil couchant sur les côtes de Jamaïque au retour, séance photo obligatoire en famille sur notre balcon terrasse à bord du Mediterranea. La nouvelle de la journée c’est l’arrivée du grand beau temps, le vrai grand beau temps que nous attendions, on va quand même pas passer notre temps à courir après le soleil dans les Caraïbes ! Pour fêter ça, c’est la tournée de tout le monde au bar. Il faut pas grand chose !

Grand Cayman le 5 mars 09h00-18h00 – beau temps 28°

Aujourd’hui grande journée (9h-18h) à Grand Cayman, paradis des plages et paradis fiscal, les banques sont omniprésentes (la finance est vraiment l’activité principale de l’île). C’est une Journée où chacun fera sa vie puisque Florence et moi allons rencontrer les raies Pastenagues sur un sand bank (banc de sable) , Guillaume va se faire bronzer sur la plus belle plage de l’île (seven mile beach), tandis que papa et maman testeront le petit train du centre ville avant de remonter sur le bateau. Notre excursion démarre assez tôt car Stingray City est située de l’autre côté de l’île. Ballade agréable en bus jusqu’à l’embarquement où nous pouvons apercevoir quelques iguanes le long du chenal. Nous accostons à Stingray city une demi heure après le départ. De nombreux touristes sont déjà là. La densité de raies Pastenagues présentes est incroyable. Du haut du bateau on peut voir toutes les petites taches brunes dans l’océan, c’est vraiment impressionnant.

Nous ne pensions pas en voir autant, et avoir tant de proximité avec les bestioles. On s’équipe ( masques, chaussures ) et c’est la rencontre ! Les raies sont douces et câlines c’est assez incroyable. Il est possible de les caresser, de les nourrir, et de nager avec elles, un vrai beau souvenir. Nous regagnons le bus environ une heure plus tard. Nous demandons au chauffeur de nous déposer à Seven Miles Beach. C’est à mi-chemin entre le départ pour les raies et le bateau. La plage est grandiose, bordée d’un sable d’une blancheur éclatante. Nous trouvons un petit coin tranquille pour nous installer puis nous passons une partie de l’après midi à l’ombre d’un filao avant de nous réfugier dans un centre commercial très américain pour acheter donuts et milk shake ( on ne mange sans doute pas assez à bord du bateau!!! ). Pour le retour nous partagerons avec une résidente chargée de courses, un taxi qui nous ramènera vers la dernière chaloupe une demi heure avant le départ du bateau. Guillaume s’est aussi trouvé un coin de plage tranquille ( plus ensoleillé que la nôtre, ses pieds s’en souviendront !) et papa et maman semblent satisfaits de leur tour en petit train. Ce soir on recule l’horloge d’une heure, passage au fuseau d’Amérique du sud oblige. Une journée complète de navigation nous attend avant d’atteindre Roatan au Honduras, patrie de German notre steward ( responsable de notre chambre ) qui descendra également à terre pour voir femme et enfants quelques heures. Un article concernant le régime du personnel embarqué à bord qui travaille 8 mois pour 2 mois de congés. Les 2 personnes auxquelles nous avons affaire chaque jour sont German et notre serveur philippin Chrisostomos. Ils sont attentionnés et super efficaces. Comme chaque employé du navire d’ailleurs une autre grosse satisfaction du voyage : le service.

journée en mer le 6 mars temps variable 30°

deuxième journée en mer de notre croisière alors que nous faisons route vers l’Amérique du sud et les côtes du Honduras. A bord du bateau nous avons nos habitudes, sport pour Guillaume et moi, tour des ponts pour papa, casino pour maman et cours de Salsa pour Florence. Mais avant ça c’est l’heure de la visite des cuisines du navire avec Grégoire l’hôte francophone du séjour. Nous nous réunissons dans un premier temps au théâtre Osiris où Grégoire nous fait un speech agrémenté de quelques diapos, puis nous partons vers les cuisines où c’est le branle bas de combat. Tout est en ordre de bataille pour le repas de midi. La première surprise c’est la propreté. Tout est vraiment rutilant dans cet espace qui sert quotidiennement des milliers de repas.

Ensuite c’est l’organisation. En témoigne cette fiche recette scotchée sur un frigo. Beaucoup d’apéros pour moi aujourd’hui qui trinque avant le cours de Salsa, après et avant le repas de midi, je me ballade tel un pacha sur les ponts du navire, mes verres de martini à la main. Je me risque au cours de Salsa malgré l’ivresse légère et en profite pour filmer les déhanchés de ma femme. Dans l’après midi il y a une vente spéciale à bord. J’y risque un oeil. Il s’agit d’une vente de montres et de stylos Belle and Roses ( comme ils disent ). Oui vous avez bien entendu il n’y pas d’erreurs, ce n’est pas Bell and Ross. C’est vraiment cheap mais ça ne semble pas décourager les croisiéristes qui achètent en nombre. Ah ces italiens, l’imitation c’est leur truc ! Dans l’aprés midi nous offrons à maman quelques billets de bingo, ce qui nous permet de déguster un très bon cappuccino dans le salon où le tirage est effectué. Costa c’est quand même l’Italie, super bon le cappuccino! Le spectacle du soir est orchestré par un grand ténor italien qui nous émeut beaucoup, la présentation du show en 5 langues est toujours dirigée par le grand Max le directeur de croisière, très drôle, très charismatique ( vu les cris des croisiéristes allemands, il doit être teuton.) Ce soir après le repas c’est soirée blanche ( nous ne serons pas totalement blancs, personne ne nous ayant prévenu du dress code avant le départ ). Les danseurs du navire rejoindront les passagers pendant la soirée, ce qui nous permet d’admirer de plus près la sculpturale Natalia une danseuse black caliente ! Et pour finir c’est une démonstration de sculpture sur végétaux (mangues, citrouilles) nous apprendrons qu’il s’agit d’une spécialité de certains cuisiniers philippins. Impressionnant.

Jeudi 7 mars 2013 ISLA ROATAN ONDURAS 08h00 – 16h00 – beau temps 30°

Arrivée aujourd’hui au Honduras. Nous avons décidé de faire une sortie groupée vers la plus belle plage de l’île Tabyana Beach du côté de West Bay. Il s’agit d’une plage aux eaux translucides très proche de la barrière de corail. Sur le port, Guigui, Flo, maman et moi nous trouvons un chauffeur de taxi qui accepte de nous emmener au niveau du Bananarama hôtel et de nous y attendre jusqu’à 14h. Papa reste au niveau du village d’accostage pour y faire sa promenade. Le chauffeur du taxi est peu loquace et essaye de nous vendre durant le trajet « le canopy » l’attraction tyrolienne de l’île au parc Gumbalimba. Arrivé sur place il se gare sur un parking et encaisse la deuxième moitié de notre course à 40 euros, de bonne guerre cela vaut bien l’attente jusqu’à 14h. Malgré la foule nous trouvons un coin tranquille sur la plage et c’est l’installation. Ne m’étant pas encombré de mon masque et tuba j’en loue sur la plage pour 2 euros! Nous commençons à explorer les fonds riches en variétés de poissons mais toutefois moins gros que ceux vus en Mer Rouge. C’est tout de même un spectacle éblouissant avec une mention spéciale au snorkling à la frontière de la barrière, tout près du bleu profond ! De retour sur le quai d’embarquement nous achetons quelques cartes postales et je déguste une glace offerte par le personnel de la cie princess qui ont leur bateau amarré juste à cote du notre. L’eau est translucide sur le ponton, des poissons multicolores virevoltent au pied du bateau! Des honduriens jouent de la musique folklorique pour notre départ, un touriste anglais ivre se fait prendre en photo avec eux, il est ridicule, c’est aussi ça le tourisme de masse!

Vendrdi 8 mars 2013 Cozumel Mexique, 9h00 – 19h00 Beau temps 30°

Escale attendue de notre croisière voici enfin le Mexique où nous arrivons sous un super soleil. Pour Guillaume, Flo et moi ce sera aujourd’hui une journée complète de visite entre les ruines de Tulum et le parc de Xel Ha. Les parents quant à eux vont visiter des ruines maya à san gervasio à proximité de playa del Carmen lieu du débarquement. Quant à nous, nous prenons un bus vers Tulum accompagnés d’une super guide francophone. Nous avons la chance d’être nombreux pour cette excursion et nous bénéficions de notre propre guide aujourd’hui. (ce n’est pas du luxe à Tulum). Le temps du trajet nous pouvons ainsi nous enquérir de diverses infos sur les mexicains et les environs du site maya. La riviera aux alentours est un haut lieu du springbreak américain donc densément bordée d’hôtels luxueux. Nous arrivons sur le site vers 10h30 et nous y resterons 1H30 montre en main. C’est court mais le prix à payer pour admirer ce site exceptionnel en étant croisiériste. Il était impossible de faire l’impasse sur cet endroit, et encore plus en étant sur ce site en bordure des eaux limpides mexicaines. Après quelques explications culturelles et des centaines de photographies nous quittons les lieux avec le regret de ne pouvoir y passer plus de temps, notamment pour la baignade su la plage en contrebas des ruines, accessible par un charmant escalier en bois. Notre repas de midi est programmée au parc de Xel Ha où un buffet mexicain nous attend. Nous traversons par la suite ce parc où sont visibles quelques poissons dans des lagunes aménagées, mais restons franchement déçus par les lieux en rapport avec les autres fonds que nous avons pu voir au Honduras. Peut être faudrait t-il prévoir une excursion plus longue à Tulum? Mais elle n’existe malheureusement pas dans le catalogue Costa, et venir ici par ses propres moyens et trop dangereux avec le délai de route pour attraper la dernière chaloupe. Nous regagnons le navire sous un superbe soleil couchant. Cette nuit nous changerons une dernière fois d’heure en avançant la pendule d’une heure pour revenir sur le fuseau de Miami.

Samedi 9 mars 2013 Journée en mer beau temps 30°

Dernière journée de navigation de notre croisière. Nous en profitons pour explorer les endroits du bateau que nous ne connaissions pas, comme par exemple la salle de jeu des enfants qui a une vue imprenable sur le pont de l’équipage. Nous faisons également une visite dans la petite chapelle du navire où nous constatons que des touristes se sont éclatés sur le livre d’or « satan est mon seul dieu » et nous emportons une image de saint Elme le patron des marins ! D’un téléphone du navire nous appelons la cabine des parents avec un fort accent espagnol, pour signaler un prétendu problème. Problemo problemo madame Fauré !!! Crise de rire. Ce soir pour fêter la fin de la croisière une soirée romaine est donnée. Des toges sont distribuées dans nos cabines avec un fascicule comportant le mode d’emploi pour les enfiler. Florence et moi faisons honneur aux toges tandis que les parents et Guillaume reste Smart. Nous préparons les valises, qui seront rassemblées sur le pont dans la nuit. Une dernière soirée qui se termine à la boite de nuit du navire puis nous rentrons dans nos cabines vers 1h00 du matin. Demain matin arrivée à Miami où nous restons deux jours avant le retour en France.

Dimanche 10 mars 2013 Miami débarquement à 10h00

Après un rassemblement au pont 10 nous retrouvons nos valises et un taxi sur le quai de débarquement. Un dernier petit tour dans nos cabines qui sont déjà préparées pour les nouveaux arrivants et en route vers notre hôtel, à seulement à dix minutes du bateau. La plus courte course que n’ai eu à faire notre taxi selon ses dires. Il y a beaucoup de monde dans cet Holiday Inn qui a visiblement été pris d’assaut par d’autres croisiéristes du MSC Poésie, de retour de 4 jours dans les Caraïbes. Dans le lobby nous discutons avec un groupe de marseillais habitués des croisières qui nous confie être très satisfait des prestations à bord. Ah ces retraités les petits veinards. Nous découvrons notre chambre, vaste avec deux grands lits et un sofa bed convertible qui lui s’avérera peu confortable ! Mais qu’importe nous sommes ensemble, nous rentrons d’une croisière dans les Caraïbes et nous sommes à Miami !!! Le reste de la matinée est consacré à la recherche d’un restaurant. Nous trouvons notre bonheur sur Bayside Market Place au bord de la marina. L’après midi nous embarquons pour la fameuse croisière Millionaire’s row où nous naviguerons à proximité de Star Island et Fisher Island, lieux de villégiature de stars telles que Shaquille o’ Neal, Sinatra ou encore Shakira. Au départ du bateau dans le chenal, une vedette nous frôle avec à son bord une superbe paire de fesses qui s’agite de haut en bas pour amuser les touristes. Papa n’en perd pas une miette et pense que malgré leurs lacunes culinaires ces américains ont de la ressource ! Au retour les hommes prennent la direction de l’American Airlines Arena où nous allons voir jouer les champions en titre, les Miami Heat contre les Indiana Pacers. Pendant ce temps là maman et Flo se baignent dans la piscine de l’hôtel puis vont se promener dans le centre commercial de Market Place. Nous arrivons dans l’arena vers 17h30 où la foule est déjà en place, bien compacte. Je récupère mes places réservées plusieurs mois auparavant via le « Will Call » (échange des places sur présentation de l’ID) et nous prenons place dans notre tribune section 401 rang 4.

Des places en hauteur tout en haut du dôme, mais idéales pour une vue d’ensemble avec un excellent rapport d’ambiance. L’American Airlines Arena est vraiment un superbe endroit. A chacun des étages nous trouvons de quoi nous restaurer et les places sont idéalement situées pour apprécier le spectacle (pourtant à 30 dollars à peine! ). C’est vraiment un grand show ! De la présentation des joueurs au moindre temps mort, tout est spectacle ! Le savoir-faire américain parle, il y a rien à dire ils savent vendre. Papa est très étonné par la capacité de nos voisins de travées à ingurgiter pizzas, hot dog et bières à tout moment du match ! (Ils passent tout leur temps à manger ma parole!). A l’extérieur Flo et Maman font la queue pour nous obtenir une table au Hooters de Market Place. C’est bien là bas que nous les retrouverons mais nous n’y mangerons pas à cause d’un mauvais emplacement de la table. Les jolies serveuses de la franchise attendrons le lendemain pour nous revoir. Ce soir c’est au restaurant Forrest Gump que nous mangerons. Une bonne assiette de friture rien de tel pour bien dormir ! Maman en fera malheureusement les frais une partie de la nuit !!! Nous rentrons tout de même repus et guillerets de cette soirée sur Bayside et nous nous endormons du sommeil du juste (sauf maman qui est malade!) dans notre immense chambre (pour Flo et moi ce sera quand même un peu dur sur le sofa bed!) Demain dernière journée sur le sol américain avant notre vol prévu en soirée.

lundi 11 mars 2013 Miami Embarquement aéroport 18h55

Dernier jour de voyage pour la famille Fauré ! Nous démarrons la journée par un bon petit déjeuner au RDC de notre hôtel. Papa a droit au buffet mais il ne prendra qu’un café avec un croissant. Pour avoir un croissant il faut payer un buffet au holyday inn… Ça c’est une société de consommation ;–) Dans la matinée nous visitons le centre de Miami en metromovers, il s’agit d’un métro aérien gratuit sillonnant le centre de la ville. C’est une belle ballade, il fait beau et nous poursuivons la visite à pied à la recherche d’un bureau de poste. Les cartes postales achetées la veille n’attendent plus que l’affranchissement pour être envoyées. Trouver un bureau de poste c’est une tâche qui à l’air relativement simple, surtout dans un grande ville comme Miami. C’est pourtant avec les plus grandes difficultés que nous trouvons un bureau de l’USPS (US postal service) dans un immeuble confidentiel du centre ville (sur Brickell Av) même l’employée de la poste semble surprise de nous voir ici ! Voilà qui ne va pas redorer le blason des USA aux yeux de papa ! Il doit penser qu’il est bien plus simple d’acheter un timbre à l’Honor de Cos et c’est sûrement vrai ! Flo, Guillou et moi nous mangeons enfin au Hooters de Biscayne Bay, tandis que nous confions papa et maman aux mains des employés d’un grill argentin à volonté ( ils en ont assez de la nourriture américaine, enfin surtout papa ! ). Chez HOOTERS la nourriture est conforme à notre attente ( soit : de la grosse cavalerie américaine ! ) je vais y manger mes dernières chili cheese fries du séjour ! Ce qui démarque cet établissement des autres ce sont les serveuses: sexy en diable qui doivent vraisemblablement passer un casting avant d’être embauchées. Nous retrouvons papa et maman ravis de leur repas au grill argentin où il pleuvait de la viandeautant que dans les rêves les plus fous de papa ! Un tour au Hard Rock Café voisin où Flo effectue quelques achats, un passage à la boutique des Miami Heat, où je trouve une visière qui pourrait, qui sait, parfaitement être adaptée à l’UTMB ! Et c’est déjà l’heure du taxi vers l’aéroport commandé par la réception de l’hôtel. En arrivant dans l’aérogare nous dépensons nos derniers dollars en café et friandises puis c’est l’heure de notre vol retour vers CDG : AF7185 à 18h55. Nous savions que le temps à l’arrivée n’était pas au mieux mais nous étions loin d’imaginer les difficultés à venir. Air France m’avait pourtant envoyé un mail conseillant le report du vol, mais une fois n’est pas coutume, je n’avais pas consulté les emails. Le vol se déroule néanmoins sans inquiétude et comme il se doit arrosé au champagne ! Au réveil nous sommes en mode mode grand blanc, c’est à gros flocons qu’il neige sur la capitale…

Mardi 12 mars 2013 Paris Arrivée aéroport CDG à 08h20 grand blanc, 25cm de neige -3°

L’appareil perd de l’altitude puis, à quelques mètres, au moment de toucher la piste, relance les gaz pour repartir. Grand silence dans l’appareil. Je dois avouer que c’est bien la première fois que j’ai une frayeur sérieuse en avion ! S’ensuivent de longues minutes sans aucune explication … Le commandant de bord s’adresse enfin à nous en expliquant que des rafales de vent au pied des pistes empêchent l’appareil d’atterrir dans de bonnes conditions. Dans l’appareil, nous entendons les mouches voler ! Un petit quart d’heure plus tard notre 777 atterrit enfin sans problème. Inutile de vous dire que c’est sous un tonnerre d’applaudissements que le commandant pose l’appareil. Avec les intempéries c’est un bazar sans nom qui s’empare de l’aérogare et de la gare TGV de Roissy.

Tous les trains venant du nord sont apparemment annulés. Nous attendons 2 bonnes heures nos bagages pour cause de gel des fermetures de soute et manque de personnels au sol. Dans la gare TGV, des couvertures et des chocolats chauds sont distribués, nous finissons vraiment en beauté ! Après avoir demandé à Air France un formulaire de réclamation (et bien oui nous sommes français quand même ! nous allons réclamer pour la forme, même si Air France ne peut pas faire grand chose contre la neige !) Papa et maman descendent vers MONTAUBAN, Guillaume doit rentrer à MELUN et nous sur LYON. Miraculeusement chacun prendra place dans un train adéquat aux différentes destinations en début d’après midi. Après un atterrissage à 8h20 et au vu des conditions climatiques, je crois que nous pouvons parler de miracle ! Pour l’anecdote nous obtiendrons 75 euros chacun de la part d’Air France, qui ne demande rien n’a rien ! En quelques mots, une superbe croisière en famille qui restera un de mes plus beau souvenir de voyage! Le point fort: nous étions ensemble et cela ça n’a pas de prix ! Le prix parlons en ! En quelques chiffres clés et quelques références voici les données techniques de ce trip. ————————————————————————————————— Les vols : air France Bruxelles-Miami : aller départ Bruxelles AF7182 07h05 gare BRUXELLES MIDI-08h20 arrivée PARIS CDG puis AF690 PARIS CDG 10h50 arrivée MIAMI 14H40- retour d��part Miami 18h55 le 11 mars 2013 arrivée CDG 08h20 le 12 mars 2013: 564 euros + Thalys vers Bruxelles 30 euros Frais ESTA USA: 10.3 euros La croisière COSTA Mediterranea cabines 7182-7184 Premium balcon accollées avec suppléments all-inclusive (19.5 euros/jour): 1352 euros Les faux frais à bord + excursions : 300 euros Hôtel IBIS Bruxelles midi : 38 euros Crest hôtel suites Miami le 26 et 27/02: 67 euros Hôtel holyday inn port of Miami Downtown : 37 euros (grande chambre 5 places) Transports, excursions et repas sur Miami : 170 euros (le 26 et 27/02 le 10 et 11/03) Match Miami Heat – Indiana Pacers section 401, row 4, seats 5-7 par TICKETMASTER : 36.82 euros Excursions Miami tout company (audio guide français Miami + everglades) 44 euros Le train retour de CDG vers nos différentes destinations fut gracieusement offert par la SNCF puisqu’il n’y eu aucun contrôle et que nous n’avions pas de billets. Le capharnaüm ambiant a fait que c’était sauve qui peut sans billet et sans reproches ! Le plaisir d’être avec ceux qu’on aime au bout du monde PRICELESS ;–)

Le récit original est sur notre blog http://www.thefloatingspace.com Retrouvez les photos de cet article sur Picasa Web Album Des vidéos sont également disponibles sur Youtube
Costa: boissons en formule all exclusive English translation pending
by Mike69290 · 2013-11-13 · 9 replies
Bonjour,

J'ai pris une mini-croisière COSTA Méditerranée en passant avec mon CE d'entreprise.

Il est indiqué que le tarif comprend "Les boissons en formule ALL EXCLUSIVE".

Costa ne parle que de la formule all inclusive.

Qu'est-ce que la formule all exclusive ? (mon CE n'a pas d'idée)

Merci
Aventure au Costa Rica English translation pending
by Cedric78700 · 2013-11-13 · 14 replies
bonjour , sommes revenus au mois d'août du Vietnam , en sac à dos ... déjà je ne peux que penser au prochain c'est encore loin mais bon !!! nous aimerions découvrir le Costa Rica , peux être un bout du Panama ... par contre avec mon boulot je suis obligé de prendre 3/4 semaines pendant l'été :-( si vous avez des blogs , des récits de vacances... une idée de parcours, moyens de locomotion ... ou pourquoi pas en discuter ;-) contactez moi !! ps : c'est vraiment première approche même pas encore acheté mon lonely ;-)
Visiter New York English translation pending
by Nanouben · 2013-11-02 · 23 replies
Bonjour à tous,

Avez vous des sites sur lesquels je peux réserver mes excursions à New York, les bon plans visites ?!

D'avance merci
La Malaisie de Kuala Lumpur jusqu'aux Perhentian en famille English translation pending
by Citronate · 2013-10-20 · 41 replies
Quality Hotel City Centre du 22 août au 25 août adresse Jalan Raja Laut, Chow Kit Kuala Lumpur 537 Myr soit 125€.

Nous partons à la découverte de Kuala Lumpur et de ses alentours.

KL est une vitrine de luxe de l’Asie. Des gratte-ciel par dizaines jouxtent les bâtiments immenses, fourmillant de boutiques occidentales. Paris, New York et Milan se sont données rendez-vous pour un défilé unique. Les mosquées, les temples hindous, les églises et les pagodes bouddhistes réunissent ainsi les fidèles de différents horizons.

Nous logeons au Quality city center situé dans le centre-ville de Kuala Lumpur, à seulement 5 minutes à pied de la station de LRT Raja Laut.

Une astuce quand je voyage je regarde toujours les cartes postales du pays pour d'une part connaitre les meilleurs sites d'excursions mais aussi pour connaitre le meilleur point de vue photographique😉.

Première excursion 3 en 1 "Batu caves, elephant sanctuary, le zoo de deerland", habituellement je n'aime pas trop les "excursion hôtel" mais là je fais exception vu la distance pour visité le sanctuaire des éléphants.

Les Batu Caves constituent une visite à ne pas louper, situé à une dizaine de 10km au nord de Kuala Lumpur.



C’est un site naturel et religieux de très grande notoriété pour la communauté indienne de Malaisie. C’est dans un décor naturel, une grotte nichée dans une colline calcaire, à 100 m d’altitude, que se trouve le temple Hindou.



Nous croisons également ça et là quelques singes savourant des cacahuètes et des bananes (faites attention quand même, ils ne sont pas toujours mignons).



Visite du sanctuaire des éléphants de Kuala Gandah, à moins d'une heure et demie de route de Kuala Lumpur. Situé au cœur d'une superbe forêt tropicale peuplé par les Orang Asli qui sont de type africain et suivent toujours leurs rites, coutumes et savoir-faire ancestraux. Entre autres ils chassent toujours à la sarbacane (singes et petits mammifères), sont nomades, se soignent par les plantes. "j'ai même croisé un aborigène sur une mobylette (je sais ça retire du charme à l'histoire)🤪."



Le sanctuaire des éléphants est un programme ambitieux de protection des éléphant mis en œuvre et géré par la Malaysian Wildlife Society (société de conservation de la faune et de la flore sauvages malaisiennes), ou l'on peut s'approcher d'éléphants semi-sauvages. Baignade avec les pachydermes dans un fleuve plus que douteux ( surtout quand ils font leurs besoins)😕 . Une expérience absolument unique et inoubliable !



Deerland ce zoo est sans intérêt, excepté le fait de mettre des serpent absolument gigantesque sur la tête ( pour les plus courageux).



Retour à Kuala Lumpur et ses beaux édifices : la tour Menara pour sa vue panoramique



la grande et moderne mosquée nationale,



la petite et adorable mosquée du vendredi "Masjid Jamek",



le Sultan Abdul Samad building il a été construit entre 1894 et 1897



KL birds park…



dépaysement assuré architecture orientale, odeurs de cuisine et d’épices, population très dense, bruit, circulation, klaxons… les quartiers de Little India et Chinatown nous transportent respectivement en Inde et en Chine dès la porte franchie, un festival de couleurs et d’odeurs différentes. Il est facile de se déplacer dans la ville grâce au métro moderne et efficace. La population de Malaisie est majoritairement musulmane donc la plupart des femmes, jeunes et petites filles portent le hidjab "foulard".



A suivre...
L'e-visa pour le Cambodge English translation pending
by Lairbeau · 2013-10-08 · 24 replies
G complété le formulaire du visa internet pour le Cambodge. Surprise en fin de parcours: le prix ! 53 $Us, soit ~ 40 €, alors que le routard parle de 20 € . Est-ce que ce prix est correct ? Deuxio, comment faire pour joindre la photo id, ? J'ai des photos toutes faites, correspondant au format demandé, mais comment l'envoyer sachant que j'opère avec une tablette Samsung.? Tertio, eske tout ça se justifie, sachant que le visa on arrival est possible sur ma route ?. Mais quand même.....Rb
Envoyer un passeport par la poste depuis le Cambodge English translation pending
by Bruno007 · 2013-10-06 · 18 replies
Bonjour,

ma femme cambodgienne a fait refaire son passeport à PP, mais a du rentrer en France avant qu'il ne soit délivré.

Elle voudrait se le faire expédier en France via courrier (DHL, ChronoPost ou autre), mais qq lui a dit que ce n'était pas légal : est-ce exact ou pas ?

Merci d'avance pour votre avis.
Arnaque à la carte bancaire au Nouveau-Mexique English translation pending
by Aiassa · 2013-10-02 · 26 replies
Notre banque vient de nous envoyer un courriel nous annonçant qu'elle mettait notre Carte Bleue Visa en opposition parce qu'elle vient de faire l'objet d'une utilisation frauduleuse. Nous tombons de la chaise, comme on dit, car André suit ses comptes sur Internet et n'avait rien remarqué d'anormal. Il téléphone donc à notre banque en France qui nous explique que notre carte a été frauduleusement copiée dans un restaurant (buffet chinois à Farmington) où nous étions la veille au soir. En y réfléchissant bien, André se souvient que le caissier (très sympathique au demeurant!) a fait des manipulations avec la carte, le plus naturellement du monde. Ceci juste pour avertir que cela aussi est possible au cours d'un voyage. Recommandation: ne pas quitter sa CB des yeux quand on paie! Nous avons la chance d'avoir plusieurs CB, donc ce n'est pas catastrophique que l'on en annule une. Une personne qui n'en aurait qu'une pourrait être très très mal.
Fil sur le Moré (Burkina Faso) English translation pending
by Khalem · 2013-10-01 · 23 replies
Bonjour,

Je vous propose de faire un fil ici où l'on retrouvera quelques mots en Moré (Burkina Faso). Je ne suis ni linguiste, ni quoique ce soit, un simple touriste que avait tenté d'apprendre quelques mots par politesse.

J'ai récolté ces mots dans dans la rue et les ai écrit comme je les entendais. 
En apprenant ne serait-ce qu’une vingtaine de mots, notre rapport avec les gens peut être totalement modifié (en bien).

Bonjour : Néibéogo Bonsoir : Nézabré

Oui : Heyy Non : Ayo

Comment t’appelles tu? Fô youlaboué Je m’appelle : Mom yourla Enchanté : Kiémamé
 Je vais à : Mamlo-da Je suis... : Môm ya... ... un enfant : ...biga

Merci : barka Encore : Bissé Viens ici : waka Comment : Wân wâna Combien : wâna

Comment ca va? Manawana? Le travail? Tuma? La famille? Zakrama?
Ca va : Lafi bala C’est bon : Yaa sooma Il y a pas de problème : Yelkabé

Bon travail : Né-i tuma Bonne nuit : Wanakon Béssongo Bon appétit : Win da i clafi

A bientôt : Bilfou Au revoir : Lindare A demain : Beogo Pardon je ne comprends pas : Mamsougi paoumdé

1 : yembré 2 : iibou 3 : tenbo 4 : Naassé 5 : N’nou

Eau : kôm Amis : M’zoua

N'hésitez pas à completer. Bon voyage à tous!

Clément
Ouest américain en septembre 2013: que de pistes fermées! English translation pending
by Zitounet · 2013-09-30 · 128 replies
Je n'avais pas prévu de faire un carnet de voyage cette année. En effet, pour ce 7ème voyage, il n'y avait pas de secteur nouveau, pas de lieux inconnu, pas de parc dont le forum ne soit déjà inondé de photos. Non, c'était juste un circuit classique avec des musts de la Californie, Nevada, Utah et Arizona, un circuit de 3 semaines début septembre destiné à faire découvrir le Grand West à un couple d'amis. Et puis la météo s'en est mêlée, au point de modifier un peu notre programme de visites ; pas de grands changements toutefois qui nécessiteraient de raconter comme le fait l'amie Bastinj actuellement. Le sujet de ce carnet est tout simplement de faire un inventaire de ce qui était fermé dans les principaux parcs visités et de raconter une expérience différente.

Tout d'abord, il y a eu l'avant, avec la fermeture de la Hwy 89 près de Page : sans certitude pour septembre et ayant peu d'attrait pour le piège à touristes de Antelope Canyon, j'avais éliminé une étape à Page dès le mois de mars - tant pis pour Horseshoe Bend.

Et puis il y a eu l'America Cup qui risquait de rendre inaccessible le meilleurs points de vue sud du Golden Gate Bridge.

Il y a eu l’incendie Stanislaus National Forest près de Yosemite. Je suivais l'ensemble des feux sur le site de Wildfire Mapper et la fermeture de la Hwy 120 (pas la Tioga Pass mais la partie Big Oak Flat Rd) allait provoquer un détour de 100km. Par la suite, la fermeture de la Tioga Pass ne m’inquiéta pas, par contre les webcam de Yosemite, 3 jours avant de partir, montraient tous les sites complètement enfumés et depuis longtemps, Yosemite Falls complètement à sec. Le samedi soir, (départ prévu lundi matin) je décidais de remplacer Yosemite par Sequoia, de contourner la Sierra Nevada par le sud et de modifier les réservations d'hôtel en conséquence. Résultat plus de Bodie ni de Mono Lake – pas indispensable, mais découverte du Isabella Lake (boof) et maintien de Ancient Bristlecone Pine, seul lieu vraiment nouveau pour moi.

Le circuit définitif

Le lundi 2 septembre, pas de problème. Arrivée à SFO avant midi, prise en charge d'une Hyundai Santa Fe chez Alamo (naturellement, y a plus de Jeep Grand Cherokee), route vers le sud-est, courses à Atwater, nuit à Chowchilla.



Mardi 3 septembre, entrée dans le King Canyon, arrêt au visitor center puis promenade dans General Grand Grove. (Il y a 3 ans, c'est la partie reculée du King Canyon qui était en feu. Là nous avions vu la fumée de près).

General Grand Grove

General Sherman, Tunnel Log et ascension du Mono Rock sont les principaux points de la journée.

Tunnel Log Marches du Mono Rock

Buttress Tree

Pas de rencontre avec des ours cette année. En fin d'après-midi, route vers Bakersfield, à travers les champs d'arbres fruitiers, les vignes puis les plantations de pompes à pétrole à perte de vue.

Dans Sequoia NP

SUITE http://voyageforum.com/v.f?do=post_edit;post=6192533; Bristelcone - Alabama Hills - Sunset à Death Valley
Voyager seule dans l'Ouest américain English translation pending
by 3008 · 2013-09-14 · 52 replies
bonjour, je projette de faire un voyage dans l ouest americain en octobre, n ayant pas d amis disponibles a ces dates pour m accompagner je souhaiterai quand meme faire ce voyage. je suis une femme seule. je voudrai faire san francisco le desert et repartir en france de los angeles. que pensez vous de cela? est ce dangereux, inconscient? tous vos avis et conseils me seront d une grande aide merci d avance
Thaïlande, un pays qui manque d'écologie English translation pending
by Eyestoeyes · 2013-09-06 · 78 replies
Bonjour, je sais que je vais pas forcement me faire des amis en lançant ce sujet... C'est la 2ème fois que je reviens de Thaïlande, et à l'issu de ce second voyage, j'ai remarqué que ce pays n'est pas très écolo... Certes les villes sont propres balayées, mais pour m'être éloignée des sentiers touristiques, j'ai vu beaucoup d'amas de poubelles partout dans la nature, les détritus jetés à même la campagne...et cela gâche le paysage. C'est peut être le résultat de nos déchets de touristes qui veut ça, mais je pense que la Thaïlande comme tous ces pays émergents n'a pas su réfléchir à un développement écolo de leur pays...ils font les mêmes erreurs que nous. A nous touristes de refuser tout emballage supplémentaire, lorsque par exemple au seven eleven, le vendeur vous met dans un sac plastique l'unique article acheté. Pour eux c'est un réflexe, mais ayons celui de refuser ce sac plastique qui finira dans la nature. Préservons ce beau pays avant qu'il ne soit trop tard...
Maroc en novembre English translation pending
by Snowy · 2013-08-31 · 57 replies
Bonjour,

Nous voulons partir au Maroc un mois (tout novembre) Nous partirons en fourgon aménager (Peugeot J9 ou fiat scudo les 2 100% autonome)

On hésiter de ou partir car le prix est presque identique après tout les calcul possible (autoroute - carburant)... et traverser l'Espagne bof trop dangereux et onéreux) Partir de Sète ou de Algésiras,

Notre but est de découvrir le pays autant dans les terre que les bord de mer, pourquoi pas un peux de piste ou on peux passer sans 4x4... aussi de distribuer des vêtement que nous avons récupérer par-ci, par-là ... (nouds avons une association humanitaire qui aide déjà la Mongolie, nous travaillons en solo sans aucune aide d'autre association et on ne veux pas passer par eu sauf pour nous dire ou on peux aller distribuer les vêtement)

on aime beaucoup les coins sympa, tranquille, avec les gens du pays sans trop de monde (surtout sans foule de touriste ou grand riche qui se la pette avec son cc a 200000 roro et qui fais du tord au gens normaux qui on des cc normaux (vu en Grèce et honteux))

nous sommes ouvert a toute proposition adresse de camping pas chère, parking ou aire, devant l'habitant, parc a visiter, gorge etc...

Quelque questions...

Ou prendre les billets les site comme a-ferries ou direct-ferries sont il a bannir ou les tarifs sont pareille que sur place? ou autre solution? Ou peux t'on faire de la grimpe ou via ferrata dans les montagne ou autre? de la marche montagne dessert, bord de mer Avez vous un bon plans pour louer et faire du kite surf Peut on faire camping du sauvage? est ce risquer? Ya t'il un des aire pour cc et service, parking sure, etc Ya t'il un guide ou autre pour cela que guide touristique et carte a acheter on a un vieux garmine de 2005 ou trouver des carte du Maroc

on se réjouit de vos conseille et réponse

merci A+
Nager avec des dauphins à Hammamet, c'est possible? English translation pending
by Zozett · 2013-08-29 · 36 replies
Bonjour,

Nous partons début septembre à Hammamet en Club Marmara Hammamet Beach 3*, y a t il la possibilité de nager avec les dauphins ? Si oui dans quel coin, et à quel prix ?

Merci ! 🙂

Aline
Colis vers les USA: restrictions English translation pending
by Loumniaa · 2013-08-26 · 21 replies
Bonjour,

Je voudrais envoyer un colis vers les USA mais je ne sais pas quelles sont les restrictions exactes. Je sais que c'est très délicat pour la nourriture.. En fait je pensais envoyer une ou deux bouteilles de vin, une cigarette electronique, des medicaments avec ordonnance, et une ou deux rallonges electrique. Je me demandais si le tout passerais... Pouvez vous m'éclairer ? :)

Merci d'avance !

Ps : J'ai déjà laisser un msg du meme type mais je ne l'ai pas retrouver je ne sais pas si ça a marché.. Désolé si il y en a deux ! :)
4 Bretons dans l'Ouest américain English translation pending
by KD29 · 2013-08-17 · 31 replies
Bonjour à tous ceux qui liront ce carnet de voyage, A mon tour je me lance pour réaliser mon carnet, pour remercier tous ceux et celles, qui directement ou indirectement sur ce forum, m’ont aidé à réaliser mon AMERICAN DREAM. En 1996, nous avions fais notre voyage de noce (15jrs) dans l'Ouest Américain en Tour Opérator. Je me suis toujours dit qu'un jour nous y retournerions avec nos enfants. Ce jour est arrivé mais cette fois-ci on l'a fait nous même. Donc je peux vous assurer que si nous l’avons fait tout le monde peut le faire. Ceux qui hésitent encore, lancez-vous, vous ne le regretterez pas.

Je m'excuse par avance pour l'orthographe et la rédaction (c'est loin d'être mon fort, je vais faire de mon mieux).

Une petite présentation s’impose : 4 bretons (2 adultes et 2 garçons - 12 et 15 ans) vivant dans une petite ville de 3500 habitants. Pour ce qui est de la langue, moi niveau scolaire, mon mari et mon jeune fils 3 mots et enfin mon grand fils niveau collège.

Notre roadtrip en quelques chiffres : 8 mois et demi avant le départ, début des préparatifs, à savoir définir les lieux incontournables où nous souhaitons passer, le point d’arrivé et le point de départ et enfin la durée du séjour en fonction du budget estimatif. 8 mois avant le départ, réservation des billets d’avion : Air France - Brest / Paris / San Francisco puis Los Angeles / Paris / Brest 7 mois avant le départ, réservation des hôtels. 6 mois avant le départ, réservation de la voiture : SUV standard sur locationdevoiture.fr via Sunny cars et au final retrait de la voiture chez Alamo. Egalement achat de guides et carte SD des états unis pour un tom tom que l’on nous a prêté. 1 mois avant le départ, réservation du Jet Ski sur le lac powell, le spectacle Ka à Las Vegas et achat de Dollars.

22 jours – 15 hôtels – 4 états – 2510 miles (4039km) – 9 parcs - 12700 euros – 6 Mac Do – 6 Pizzerias – 8 restos burgers et 1 mexicain (à Page bien sur).

Voilà je me lance :

Jeudi 11 juillet :

C’est le grand jour, aujourd’hui nous prenons l’avion pour les USA. Baptême de l'air pour les enfants. Le voyage se passe bien, nous arrivons à San Francisco vers 19h. Passage de la douane en moins d’une heure (il n’y avait que notre avion). Nous avions fait le choix du taxi pour rejoindre notre hôtel (Hollyday Inn Fisherman’s Wharf) - coût taxes et tip compris 55 $. Nous allons directement dormir.

Vendredi 12 juillet : San Francisco

Nous n'avons que 2 jours à SF, j'avais repéré les endroits à voir mais pas de programme précis, j'attendais de voir notre état physique à l'arrivé. Nous débutons notre 1ère journée à SF à 9h30 par l’achat de nos pass muni pour 3 jours (22$ par personne). Il n’y a pas encore grand monde donc nous débutons par un petit tour en Cable Car jusqu’à Market street pour ensuite prendre le bus 21 direction Alamo square et ses maisons victoriennes.





Nous reprenons le bus pour le quartier de « Haight Ashbury ». Achat de quoi faire un casse-croûte et nous allons manger dans le Golden Gate Park (1ère rencontre animalière de notre voyage et bien sur pas la dernière).



Après le déjeuner retour à Market Street, nous prenons le bus 19 jusqu’à Aquatic park. Petite balade à pied le long du bord de mer, puis nous prenons le bus 28 jusqu’au Golden Gate. Ce n'était pas la bonne heure pour prendre cette direction, vendredi 16h beaucoup de monde sur la route, nous mettrons au moins une heure pour arriver au Golden Gate).



Retour en bus jusqu’à notre Hôtel. Le soir nous allons manger notre 1er Burger dans la quartier de Fisherman’s Wharf (petite joueuse, je n'ai même pas réussit à finir).

Samedi 13 juillet : San Francisco

Nous commençons à nouveau notre journée en prenant le Cable Car direction Lombart Street.



Nous reprenons le Cable Car (oui nous l’aimons beaucoup), prochain arrêt le Cable Car Museum où on peut voir toute la machinerie.



Nous reprenons encore le Cable Car pour rejoindre Market Street où nous allons acheter une carte sim prépayé chez AT&T. Nous prenons ensuite le bus pour rejoindre « Coit Tower », il y a un peu de monde mais ça passe vite. Chouette de vue de là-haut. Nous avons même vu deux bateaux de la coupe Louis Vuitton s’entraîner devant Alcatraz.





Nous redescendons à pied jusqu’à embarcadero via un chemin bucolique, à prendre à droite en sortant de la tour.



Après une pause déjeuner au Pier 39, nous partons acheter le Annual Pass (qui va nous servir pour entrer dans tous les parcs). Il est possible de l'acheter au « san francisco maritime national historical park ». Une fois notre pass en poche nous partons pour Chinatown, toujours en bus.



En rentrant à l'hotel nous nous arrêtons dans le magasin Wallgreen en face de l’hôtel pour quelques courses et quelques souvenirs (type de magasin conseillé sur le forum). Ce soir c'est pique nique en bord de mer, face à Alcatraz.

Bilan de San Francisco : 2 jours c'est trop court, il reste tant de quartiers à visiter. J'aurai du mieux préparer cette étape pour optimiser nos déplacements.

Dimanche 14 juillet : San Francisco - Oackhurst - 223 miles - 359 km

C’est le grand jour de la voiture. Nous reprenons un taxi pour l’aéroport pour aller chercher notre voiture (notre carrosse comme je l'ai affectueusement appelé tout au long de notre séjour). Au comptoir Alamo il y a 3 personnes devant nous (cool ça ne va pas être trop long). C’est notre tour et je me concentre pour tout bien comprendre. La personne, sympathique, plaisante avec les enfants et nous met à l’aise, il nous fait signer le contrat et là il nous dit qu’il faut rendre le véhicule réservoir vide, je m’étonne et nous partons. Je n’ai pas été assez vigilante et il nous a rajouté sur le contrat l’option "rendre le véhicule à vide", résultat des courses 91 $ en supplément au retour du véhicule à Los Angeles. Tant pis pour moi je n’avais qu’à faire attention. Arrivé dans le parking on nous montre les modèles que nous pouvons choisir et nous jetons notre dévolu sur un Ford Edge de 1405 miles immatriculé en juin 2013.



Nous mettons notre tom tom en marche et c’est parti nous voilà sur les routes américaines, direction un walmart pour acheter nos premières victuailles et une indispensable glacière. Sur les conseils lus sur le forum, j'ai apporté des sacs de congélation zippés. Dans tous les hôtels il y a des machines à glace, 3 ou 4 sacs remplis de glaçons et on tient toute la journée. Pour la nuit, la plupart de nos chambres étaient équipées de frigo, dans le cas contraire on changeait les glaçons pour la nuit. Après les courses, nous reprenons la route direction Oackhurst où nous allons passer la nuit. Ville de passage à l'entrée des Yosemite. Demain une grosse journée nous attends : la traversé du parc des Yosemite.

Je reviens très vite pour la suite.

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