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Récit de voyage au Chili en passant par la Patagonie argentine English translation pending
De Buenos Aires à Bariloche
Dès sa descente de taxi au Retiro, terminal de bus de la capitale argentine, elle se dirige vers les nombreux guichets qui affichent tous leurs destinations. Bariloche direct en vingt-cinq heures. Départ douze heures trente. Juste le temps de se restaurer d'un poulet-frites-coca que le départ est annoncé. Assise au premier étage, place panoramique, semi-cama, l'aventure commence. Quelle joie de retrouver cette atmosphère printanière et le soleil qui rend tout plus beau. Elle ne pense déjà plus au brouillard et à la grisaille de sa ville natale dans le sud-ouest de la France. Il fait beau, les gens sont souriants.
A sa droite, deux jeunes touristes belges révisent leurs cours d'espagnol. Elles viennent pour six mois en Argentine perfectionner leur langage et leur première halte se situe dans une ferme près de Bariloche. Elles vont travailler quatre heures par jour en échange de l'hospitalité. La plus jeune semble plus inquiète car elle n'arrête pas de manger des bonbons.
La route est droite, longue, très longue. De chaque côté c'est la pampa avec ses troupeaux de vaches. Des nids de cigognes sont perchés en haut des pylones électriques. Elles parcourent ainsi des centaines de kilomètres sans voir une seule maison. De temps à autre, on devine au loin une estancia abritée par un bosquet d'arbres. Le paysage se déroule ainsi pendant des heures. Cette monotonie n'est entrecoupée que par le vue de pique-boeufs, de poules d'eau, de rapaces, d'autruches, de portails aux croisillons blancs, de plaques indiquant le nom des estancias et de barbelés. Ce grand pays d'élevage est clôturé : d'un côté l'Atlantique, de l'autre la Cordillère des Andes, à l'intérieur des milliers de kilomètres de fil de fer barbelé.
Au petit matin, des haies de peupliers penchés bordent la route, l'herbe est plus verte. La pampa a laissé place à un environnement moins désertique. Au loin, quelques sommets enneigés apparaissent derrière d'immenses forêts. La route devient plus sinueuse et pentue. Le soleil se reflète dans les eaux du lac Nahuel Huapi. Bariloche est en vue.
Cette région de Patagonie ressemble à notre Suisse voisine et doit sa spécialité, le chocolat, aux premiers habitants d'Europe venus s'installer ici au début du vingtième siècle.
Un colectivo (bus de ville) conduit Marie au centre-ville. La fatigue commence à se faire sentir et l'on peut lire sur son visage les traits d'une touriste qui vient de voyager quarante heures non-stop depuis Toulouse-Blagnac. Après un rapide coup d'oeil au plan de la ville, elle se dirige quatre cuadras (carrefours) plus haut vers l'hospedaje San Francisco. La patronne l'accueille avec un large sourire et lui souhaite la bienvenue. Marie n'a qu'une envie : se doucher et dormir.
Au réveil, le lendemain matin, elle allume le poste de télévision et la nouvelle tombe : l'ex Président Kirchner, époux de Cristina, la Présidente actuelle, vient de décéder à El Calafate. Son coeur malade vient de lâcher à l'âge de soixante et un ans. Sur chaque chaîne les images tournent en boucle, montrant tour à tour la Casa Rosada et la foule effondrée venant soutenir la veuve. “Fuerza Cristina” “Nous t'aimons”, autant d'inscriptions accrochées aux grilles du palais présidentiel montrent que le peuple s'identifie à la douleur de cette famille. Des bouquets de fleurs sont déposés sur les trottoirs. Les journalistes interviewent les mères éplorées. On montre aussi l'avion présidentiel qui s'apprête à décoller pour la Patagonie et les silhouettes de Madame Kirchner-mère, de sa soeur et de son épouse. L'Argentine toute entière est frappée par une immense émotion.
Comme pour ajouter à cette peine c'est le jour du recensement national. Consignes sont données de rester chez soi. Les magasins sont fermés, la ville est déserte. Par bonheur, vers vingt heures, les commerces rouvrent et Marie se jette sur la première confiserie venue pour acheter une livre de chocolats. Tout en dégustant les spécialités barilochiennes, elle fait du lèche-vitrine. Les magasins de sport sont nombreux de part et d'autre de la rue Mitre et O'Connor, les deux principales artères de la ville. Dans la journée, elle a eu le loisir de flâner le long du lac, prenant plusieurs photos. Le contraste entre le jaune des genêts et le bleu du lac, avec pour toile de fond un ciel azur rempli de gros nuages blancs, lui donne envie d'immortaliser ce paysage. Elle a également fixé la Cathédrale au style gothique, les chalets en bois bordant le lac, la Place des Armes avec ses canons, l'office du tourisme, ancienne maison coloniale pouvant rappeler l'Alsace. Deux saint-bernard tenus en laisse par leurs maîtres attendent les photographes. Le musée de la Patagonie attire son attention. Demain, elle viendra le visiter.
Aujourd'hui Marie a prévu une randonnée à Los Coihues, malgré la pluie annoncée. Le colectivo n°50 la dépose à une vingtaine de kilomètres plus haut, à l'entrée du parc. Cette balade va lui permettre de découvrir la flore de cette région. Elle emprunte le sentier de randonnée qui longe le lac Guttierez et s'arrête parfois sous les arbres pour se protéger de la pluie fine. Ce sont des coihues ou des robles à petites feuilles persistantes et brillantes semblables à du houx. De beaux chalets en bois bordent le sentier. Etonnée de trouver des bambous à cette altitude, Marie repense à son dernier voyage au Vietnam dans la région de Sapa. La pluie se calme et laisse place à un timide soleil. Elle arrive à un carrefour : à droite, cascade de los Duendes (gnomes), à gauche, Mirador (point de vue). Marie décide d'aller d'abord voir la cascade. La forêt s'épaissit et de longues barbes de vieux dansent sous les mélèzes, signe de bonne santé de la forêt. Cet endroit est magique. Les essences nouvelles éveillent la curiosité de la randonneuse, comme le ciruelillo, sorte de chèvre-feuille aux fleurs orange. Elle aperçoit aussi des chincols, petits oiseaux semblables aux moineaux. Quelques piverts martèlent les troncs d'arbres à la recherche de quelque nourriture. Le bruit de la cascade se fait de plus en plus fort. L'air est frais et humide mais la marche réchauffe Marie et son coeur est léger. Elle se plaît à chantonner et apprécie cette communion avec la nature. Elle aime poser ses mains sur les troncs d'arbres, caresser les mousses et lichens, s'excuser parfois lorsqu'elle est obligée de fouler les herbes. Ce comportement naturel n'est réprimé que par la vue d'un couple qui a fait une halte pour boire un maté. Par politesse, elle accepte gentiment l'invitation à partager cette boisson nationale qu'elle apprécie peu. Ces argentins sont heureux de discuter avec une touriste française.
L'ascension vers le Mirador est plus accidentée, surtout à l'approche du sommet où le sentier se transforme en escalier de marches naturelles de pierres. De magnifiques orchidées jaunes parsèment le chemin. Marie ne peut s'empêcher de pousser un cri d'exclamation lorsqu'elle découvre le panorama. Les cimes enneigées se confondent avec les gros nuages blancs qui se reflètent dans les eaux du
lac. Des condors planent dans le ciel, apparaissant et disparaissant tour à tour derrière les montagnes. Tout ici respire l'harmonie et la paix et un sentiment presque religieux envahit Marie.
CROISIERE EN PATAGONIE CHILIENNE Marie a réservé depuis la France une croisière Navimagreliant Puerto Montt à Puerto Natales, au Chili. Pour bénéficier du tarif basse-saison, elle a un impératif : être sur le lieu du départ le vendredi avant le premier novembre. Elle serait bien restée plus longtemps dans la région des sept lacs pour profiter des forêts d'alerces et d'arrayans, des ciels changeant au gré du vent, des randonnées en montagne et des parrillas le soir au dîner. Lorsqu'elle a traversé la frontière et s'est retrouvée au Chili, Marie s'est sentie envahie de joie : elle était à moitié chez elle. De l'autre côté de la Cordillère, certains paysages lui rappelaient le bocage normand : des pommiers en fleurs, des vaches noires et blanches, de l'herbe verte, des prés clôturés par des haies d'arbres, des maisons en bois. C'est donc le vendredi vingt neuf octobre, vers seize heures, que le bateau largue les amarres.A bord il y a cent vingt cinq personnes, touristes et employés compris. De gros camions ont été chargés à l'aide de puissants ascenseurs. La corne de brume se fait entendre, le drapeau chilien bleu, blanc, rouge étoilé flotte au vent, de grosses cordes de chanvre sont enroulées aux bittes d'amarrage, la cheminée crache une fumée noire. Les touristes, appuyés au bastingage, caméras au poing, immortalisent ces moments d'effervescence. Le bateau prend sa vitesse de croisière et s'élance dans le Seno Reloncavi, baie protégée de chaque côté par des terres. A droite Calbuco, à gauche Hornopiren. La mer est calme, le soleil brille, l'ambiance à bord est décontractée et des affinités se créent entre les voyageurs selon leur pays d'origine. Il y a beaucoup de français, des espagnols, des allemands, des anglais, quelques italiens, des chauffeurs et ouvriers chiliens qui se regroupent à table pour jouer aux cartes. Chacun a retrouvé ses bagages dans les couloirs, au pied des cabines-dortoirs. Deux services de cafétéria assurent la restauration à bord. La nuit commence à tomber. Marie sympathise avec un jeune couple toulousain, Sophie et Cédric, qui achèvent leur tour du monde ici au Chili. Le jour suivant deux animateurs présentent le programme en anglais et en espagnol. Suit un diaporama sur la flore et la faune de la Patagonie. Un écran TV affiche la position du navire et Marie suit avec attention ces indications sur sa carte : 73° de longitude, 45°Sud de latitude (juste à l'opposé de Bordeaux qui se situe à 45° Nord) Nous sommes dans le canal Moraleda. A droite, une multitude d'îles inhabitées, très découpées. A gauche l'Ile Magdalena. Le paysage est de toute beauté. Les mouettes, les goélands et les albatros se détachent sur le gris du ciel, parfois entrecoupé de rayons de soleil. C'est magique, féérique. Après avoir franchi le canal Chacabuco, le bateau arrive dans les eaux plus agitées de l'Océan Pacifique. Les voyageurs ont été prévenus la veille qu'il y aurait beaucoup de tangage et de roulis, surtout dans le golfe de Penas. Marie a prévenu le mal de mer à l'aide de cachets homéopathiques. Les espaces communs se vident peu à peu, les visages palissent et une odeur désagréable envahit les coursives. Marie, amusée, constate que les hommes sont plus sensibles que les femmes à ce phénomène. La soirée s'achève ainsi dans un calme tout relatif. Est-ce l'effet du médicament ou du bercement du bateau, Marie a passé une très bonne nuit. Au petit matin, le micro informe les passagers que le bâtiment a quitté l'Océan et navigue à présent dans le canal Messier, plus calme. De chaque côté de magnifiques fjords et, récompense due à l'avance prise, un arrêt est prévu au pied du glacier Tampanas (48°42 Lat S) Bien emmitouflés dans leurs vêtements chauds, têtes cagoulées, mains gantées, les touristes se précipitent à babord pour admirer le glacier. Une immense bande de glace se jette dans les eaux glacées. Quelques icebergs se sont détachés et dansent sur les vagues. On dirait une glace norvégienne. Malgré l'air glacial qui rougit les visages, on peut lire la joie de partager un spectacle hors du commun. Une escale de deux heures est prévue à Puerto Eden pour ceux qui le désirent. L'occasion sera donnée à Marie de découvrir la flore de l'île Wellington. Les terres sont battues par les vents et seules quelques fétuques poussent aux pieds d'arbustes piquants aux fleurs jaunes, les calafates. Cet arbrisseau donne des baies violettes en automne dont on fait de délicieuses confitures. La tradition dit que celui qui mange ces fruits reviendra en Patagonie! Chaque maison, ou plutôt cabane en bois, a son lopin de terre bien travaillé. La terre est noire, volcanique. Quelques barques colorées sont ancrées au port. Il y a même un collège flambant neuf et l'accès à internet. Tout au long du sentier, des boutiques d'articles artisanaux permettent aux habitants isolés de survivre. Pas de mendicité ici mais de la dignité, la dignité d'un peuple fier. Cet arrêt bi-hebdomadaire permet le ravitaillement de ce petit port de pêche en produits de première nécessité. Le débarquement à Puerto Natales se fait sous la pluie. Les plus jeunes et sportifs projettent de faire un trek de plusieurs jours dans le célèbre Parc de Torres del Paine. Quant à Marie ce sera juste une ville-étape. Elle en profite pour visiter les lieux en fin de journée lorsque la pluie a cessé. Elle revient au port où une famille de majestueux cygnes blancs à cols noirs attire son attention. C'est aujourd'hui le premier novembre, les magasins sont fermés. Sur la route du cimetière elle photographie les petites maisons colorées et leur devant de porte bien clôturé. Les pelouses sont recouvertes de pissenlits formant un épais tapis jaune. Quelques massifs de tulipes et de pivoines la renvoient à son jardin lointain. Là-bas, tout doit être en sommeil et elle apprécie la chance d'être à l'autre bout du monde en ce moment. Le jour suivant, Marie se retrouve deux cents kilomètres plus bas, dans la ville la plus australe du Chili, Punta Arenas. Des maisons aux toits de tôle peints de couleurs vives lui rappellent les ports norvégiens du Spitzberg, à latitude inverse, même paysage. Est-ce par hasard que Marie se sent déboussolée dans ces contrées? Son sens inné de l'orientation lui fait défaut. Elle interprète toujours en sens opposé les plans de son guide et doit demander son chemin aux passants. Elle regrette de ne pas avoir emporté une boussole dans ses bagages. C'est donc après plusieurs kilomètres d'errance que Marie arrive au Residencial Roca, avenue Magellan. C'est une belle bâtisse coloniale pleine de charme, tenue par deux soeurs septuagénaires. La chambre est spacieuse, les plafonds très hauts, le lit confortable. A deux pas se trouve la Place des Armes très animée en cette fin d'après-midi printanière. Un groupe de collégiens en uniforme bleu-marine et blanc posent pour elle au pied de la statue du célèbre navigateur. Des boutiques sur roulettes exposent les articles artisanaux faits de laine du pays : bonnets, pulls, écharpes, porte-clés, bijoux. A l'approche du fameux Détroit de Magellan, Marie ne peut s'empêcher d'avoir une pensée émue pour ses lointains ancêtres les portugais, découvreurs et aventuriers courageux. Le lendemain une excursion la conduit dans la pingouinerie de Seno Otway, à bord d'un minibus. Une heure de route où elle peut observer les guanacos broutant les herbes de la steppe, des troupeaux de moutons paissant tranquillement, quelques nandous et des condors. Cette région très aride, balayée par des vents violents, est une réserve naturelle pour les manchots de Magellan, reconnaissables à leur double collerette noire. C'est la période de la couvaison et les parents veillent à tour de rôle sur leurs oeufs enfouis au fond des trous, à même le sable. Au loin, un panorama spectaculaire s'offre à ses yeux : les massifs enneigés de la Terre de Feu. LE PERITO MORENO ET LE FITZ ROY Prochaine destination : El Calafate et le Perito Moreno. Après une brève escale à Rio Gallegos, passage obligé pour rejoindre en bus cette région d'Argentine si célèbre grâce à son glacier, Marie arrive au terminal d'El Calafate au milieu de l'après-midi. Elle n'a qu'une centaine de mètres à parcourir pour se rendre à l'albergue du lago argentino. Cet endroit est très touristique et elle n'est pas étonnée de trouver beaucoup de routards. Heureusement, il reste un lit disponible en chambre individuelle, en cellule plutôt. La pièce mesure deux mètres cinquante sur un mètre cinquante à peu près. Une petite fenêtre en hauteur laisse passer un peu de lumière. Les douches et les lavabos communs se trouvent au fond du bâtiment. Il y a une cuisine équipée à la disposition des clients et Marie, lasse des sandwichs jambon–beurre–pain de mie et des poulet-frites va en profiter pour se cuisiner de bons petits plats qui attireront l'odorat du réceptionniste et des co-pensionnaires. Comme à chaque fois qu'elle arrive dans une nouvelle ville, Marie prend l'atmosphère des lieux en arpentant les rues toujours tracées sur le même modèle, en quadrillage. De beaux magasins, restaurants et cafés se trouvent de chaque côté de l'avenue du général San Martin. Elle entre dans un cyber café pour consulter ses mails et envoyer quelques photos à sa famille et à ses amies. Il fait beau, l'air est frais et elle se réjouit d'être là, consciente du privilège qu'elle a. En remontant vers l'auberge, elle s'arrête au terminal pour acheter son billet pour le lendemain à la compagnie Caltur qui assure l'aller-retour pour le Perito Moreno. C'est donc le lendemain à neuf heures que le bus quitte la ville pour une heure de route à destination du mythique glacier. Le soleil brille, une belle journée s'annonce. Marie est stupéfaite à la découverte de l'imposant spectacle qui s'offre à elle du haut des passerelles. Des kilomètres de passerelles bien sécurisées zigzaguent face au monstre de glace, permettant aux visiteurs de le voir sous plusieurs angles. Tout à coup, un bruit d'explosion la stoppe sur place. Un gros bloc vient de se détacher du front, entraînant d'immenses remous dans les eaux du lac. Elle retrouve la même végétation qu'au Chili, à même latitude : les ciruelillos et les calafates. Quelques rouges-gorges sautillant de branche en branche viennent rompre le silence de leur chant aigu. L'atmosphère est irréelle. Ce glacier avance de deux mètres par jour en été, sous l'action du soleil qui réchauffe les glaces, et des vagues qui viennent miner la base de l'édifice. D'énormes icebergs se détachent et flottent à la surface des eaux turquoise. Les rayons du soleil éclairent d'immenses failles verticales d'un bleu électrique. L'ensemble ressemble à une cathédrale ou à un château-fort dont les créneaux se découpent sur le ciel limpide. Des traces brunâtres alternent avec un blanc-bleuté d'une pureté extraordinaire : on dirait un gâteau marbré. Ces strates sont constituées de sédiments et il est facile de dater l'épaisseur de neige compactée. Plus loin on aperçoit une arche et des cavernes. Le dessus ressemble à de la crème chantilly que l'on aurait dressé à l'aide d'une poche à douille. Marie ne peut s'empêcher de méditer devant ce spectacle hors du commun, faisant le vide dans sa tête et prenant toute l'énergie de ce lieu grâce à une respiration contrôlée. Le soir, Marie réserve une excursion pour découvrir les glaciers Onelli, Spagazzini et Perito Moreno depuis le lac Argentine. Arrivée à l'auberge, elle partage son plat de langoustines avec des touristes rencontrés sur le paquebot de croisière, et raconte sa journée passée devant le fabuleux glacier. Certains ont fait aujourd'hui l'excursion sur le lac et en sont revenus vraiment enchantés. Elle aime ces échanges autour d'un bon plat et d'un bon verre de vin argentin. Les conseils et les avis sur telle ou telle destination sont toujours bons à prendre, même si le temps très variable en Patagonie, peut influer sur l'appréciation de chacun. A sept heures du matin, un minibus vient prendre les touristes à l'auberge pour les conduire à Puerto Banderas, lieu de départ de l'excursion. Une longue file d'attente s'étire avant de pénétrer, après acquittement des droits d'entrée au parc, sur les quais. Les visiteurs se répartissent par groupe d'une cinquantaine de personnes dans les nombreux catamarans ancrés au port. A nouveau, Marie entend parler plusieurs langues, et une charmante hôtesse annonce la bienvenue à bord. C'est sous le soleil matinal que le bateau s'élance. Les passagers, cameras et appareils photos en main, se massent sur les plats-bords pour ne rien perdre du spectacle unique qui se déroule sous leurs yeux. A tribord ce sont des montagnes de granit rouge qui contrastent avec le bleu-vert des eaux du lac. Puis, deux heures après ils aperçoivent les premiers îlots de glace. Le glacier Onelli est en vue. Moins impressionnant que le géant mais tout aussi beau. Chacun se plaît à imaginer une forme : un gros palmipède, une baleine, un navire, une maison de Schtroumfs. Les lunettes de soleil haute protection sont indispensables pour éviter les brûlures et une odeur de crème solaire se dégage des visages rougis par le froid. Des cris d'exclamation se font entendre de part et d'autre. Il règne une atmosphère de joie et les amateurs de photos se régalent, prenant cliché sur cliché pour la postérité. Le bateau redémarre et l'hôtesse annonce le prochain glacier aux environs de midi. Frigorifiés par l'air glacial, les passagers rentrent à l'intérieur pour se réchauffer. Marie s'assied près d'une argentine et entame une conversation par politesse. Cette personne suit, avec un groupe de collègues, un stage de formation à El Calafate et en profite pour faire du tourisme dans cette région si belle. Marie apprend beau-coup de choses sur la vie quotidienne des argentins et son interlocutrice semble ravie de discuter avec une française. Un service de boissons et de sandwichs permet aux touristes de se restaurer. Aux abords du second glacier, le Spegazzini, on retrouve la même effervescence. Celui-ci est très imposant, son front mesure plusieurs mètres. Toujours des dizaines d'icebergs d'un blanc immaculé en haut et bleuté à la base. Quand on pense que seule la partie émergée est visible on réalise avec peine que la partie immergée est dix fois supérieure. Ce lac, le plus grand d'Argentine, mesure près de six cents mètres au plus profond. Le passage vers l'Upsala étant bloqué par les glaces, une approche au pied du Perito Moreno est proposée. Une pluie glaciale se met à tomber, obligeant les touristes à regagner la pièce chauffée à l'intérieur. C'est donc en début d'après-midi que Marie fait face à une barrière de soixante mètres de hauteur. La vue d'en bas est encore plus impressionnante. Plusieurs ruptures se produisent dans un bruit d'enfer. Les remous font dangereusement bouger le bateau. Les fenêtres lumineuses ont disparu laissant place à des failles verticales de couleur grise ou noire. L'omelette norvégienne s'est transformée en un redoutable fantôme. Hier, sous le soleil et vu d'en haut, le glacier était féérique, aujourd'hui, sous la pluie et vu d'en bas il est dantesque. Après une bonne nuit Marie prend le bus pour El Chalten, situé à trois heures de route plus au nord. Le même paysage de steppes se déroule : ci et là quelques guanacos et choiques semblables à des autruches, affrontent le vent glacial. Elle regarde la cordillère enneigée se dessinant au loin sur un ciel azuré parsemé de gros nuages blancs, lorsque soudain, le Géant s'offre à elle. Elle l'a déjà vu en photo, mais le voir en vrai la remplit d'une immense joie et du sentiment d'être privilégiée. Cette dent de granit émerge des montagnes et son sommet joue à cache-cache avec les nuages. Le Fitz Roy grossit de plus en plus. Ses couleurs changent au gré de la lumière, passant du gris bleuté au rose tendre. La neige recouvre les flancs, le sommet est dénudé, battu par les vents. L'arrêt du bus devant le Maison d'information du Parc lui permet de se renseigner sur les diverses randonnées à effectuer et, passionnée par les plantes, elle achète un dépliant sur la faune et la flore de cette région. Chaque groupe est accueilli par des animateurs qui donnent les règles à suivre pour respecter l'environnement et signaler le risque de se trouver face à face avec un puma! Les empreintes de daims doivent être signalés également. Des consignes de sécurité sont données afin d'éviter les accidents. El Chalten est un tout petit village s'étendant dans la vallée. Il reçoit des amateurs de randonnées et des andinistes chevronnés de tous les pays. C'est à l' Auberge Patagonia qu'elle trouve un lit dans un dortoir prévu pour quatre personnes. Comme dans toutes les auberges il y a une cuisine équipée, une salle à manger et beaucoup de routards. Ici aussi, les prés regorgent de fleurs jaunes de pissenlits. L'accueil est très chaleureux. Marie partagera sa chambre avec une allemande et deux autrichiens. Après un déjeuner composé d'une soupe de citrouille et de blanc de poulet frit, elle décide de se rendre au Mirador, en direction de la Laguna Capri. Le sentier grimpe sévèrement dès le début. Elle doit s'arrêter pour reprendre sa respiration à plusieurs reprises et elle profite de ces haltes pour se retourner et admirer le village : des toits de tôle de couleur bleue, verte, rouge, jaune rendent ce petit village très gai. Le soleil brille mais un vent glacial souffle. La forêt de hêtres atténue son effet. Au bout de deux heures de marche entrecoupées de pauses, le sentier est à découvert et un spectacle hors du commun s'offre à Marie : un couple de condors plane au-dessus d'elle. Elle s'amuse à les suivre à la jumelle et observe le travail des rémiges. Trois battements d'ailes et la levée des rémiges leur permet de se diriger. Ont-ils aperçu une proie? Leur cercle s'agrandit de plus en plus et ils disparaissent derrière les montagnes. Des mottes buissonnantes, épineuses et flamboyantes parsèment l'herbe rase. Ce sont des mata guanaco. Les fleurs ne s'épanouissent pas, ce sont des boutons en forme d'ogives de couleur rouge-orangé qui contrastent avec le vert des prés, le bleu du ciel et le blanc de la neige au loin. Une barre rocheuse s'élève: le Fitz Roy. Il se dresse, majestueux. Marie a une pensée émue pour Lionel Terray qui l'a gravi en 1952. Quel courage! A côté, elle se sent toute petite. On dirait une canine dressée qui s'élève à près de 3 500 mètres d'altitude. Les indiens l'avaient surnommé “le volcan” en raison des nuages gris qui le recouvrent souvent comme de la fumée qui s'échapperait d'un volcan. Heureusement, cet après-midi, elle peut l'admirer et le photographier dans toute sa splendeur. Lors de la descente vers le village, Marie aperçoit, à flanc de montagne, plusieurs traces blanchâtres, signe qu'il y a au-dessus, posées sur le rebord étroit, des aires de condors ou d'aigles. Les rapaces continuent leur ballet dans le ciel et se jouent des randonneurs. Elle s'arrête plusieurs fois pour se désaltérer à l'eau pure des petits torrents qui dévalent les pentes. Plus bas, elle observe des carpinteros magallanicos, ces piverts au jabot rouge feu, au bec noir et au plumage gris strié de blanc. Habitués aux humains, ils ne daignent même pas arrêter leur martèlement sur les vieux troncs calcinés par les tempêtes. En revenant sous le couvert des hêtres, elle croise Georges, le bordelais septuagénaire qu'elle a rencontré sur le Puerto Eden. Ce vieil homme solitaire, très alerte et jovial, semble ravi de retrouver un visage connu. Ils échangent quelques mots, se racontant leur parcours depuis leur séparation à Puerto Natales, quinze jours auparavant. Les journées sont si intenses ici en Patagonie qu'il leur semble s'être rencontrés dans une autre vie. Tout au long de son voyage Marie croisera ainsi ce qu'elle appelle “des petites étoiles”, des hommes et des femmes remplis d'optimisme, les yeux pétillant des mêmes valeurs qu'elle, une sorte de communauté de gens de bonne volonté. Ces deux-là auraient pu faire un bout de chemin ensemble, mais la timidité et le respect mutuel en ont décidé autrement. Le lendemain, de très bonne heure, Marie opte pour une randonnée vers le Mirador du Cerro Torre. L'approche est plus douce. Le sentier démarre dans les tourbières moelleuses gorgées d'eau. De temps à autre, les montagnes se reflètent dans des petites mares, accentuant la magie des lieux. Sur ce versant mieux exposé au soleil, les anémones et les orchidées foisonnent. Sur la gauche Marie découvre une montagne en forme de pyramide bicolore, noire et blanche. Des cascades gigantesques alimentent plus bas la rivière Fitz Roy, cachée par la végétation. Le chemin devient de plus en plus ardu et serpente à travers les rochers et les souches grises des arbres morts. Arrivée au Mirador, la même émotion indescriptible envahit Marie. A côté du Géant, sur la gauche, un autre massif plus bas et arrondi : le Poincenot. Celui-ci est entièrement recouvert de neige. Ces deux sentinelles veillent amoureusement sur le village. Marie sort le pique-nique de son sac et s'assied, fatiguée, sur l'un des nombreux bancs. Il est midi, le soleil tape fort et toujours ce vent cinglant. Lunettes de soleil, bonnet, coupe-vent, crème solaire sont vraiment indispensables. Son plaisir, à chaque grande halte, c'est d'ôter ses chaussures et chaussettes afin de laisser respirer ses pieds. Le troisième jour, Marie entreprend de gravir le versant opposé, en direction du Mirador du Lago Toro. Le départ du sentier est situé juste à côté de la Maison du Tourisme. Des panneaux de bois balisent le chemin, aucun risque de se perdre. Au pied de la montée même fraîcheur et humidité, même végétation. Au bout d'une heure de marche celle-ci se raréfie, laissant place à un paysage aride. Seules des fétuques jaunâtres poussent ça et là. La montée est de plus en plus difficile, la fatigue et le découragement se font sentir. Le sommet est encore loin et à ce rythme elle pense au retour qui risque de s'avérer trop long. Marie n'aime pas renoncer mais la sagesse lui conseille de faire demi-tour. La descente est plus agréable, moins épuisante pour son coeur qui, à cette altitude, doit travailler deux fois plus. Au loin, toujours les deux sentinelles au garde-à-vous, vues sous un angle différent. En bas, le paisible village semble endormi. Le clocher de l'église sonne midi lorsque Marie arrive, épuisée, à l'auberge Patagonia. Ce midi au menu ce sera ratatouille et beefsteak. L'auberge est vide de touristes, les jeunes partant pour la journée entière et ne revenant que tard le soir, le visage et les bras rougis, fourbus mais heureux. L'après-midi Marie décide d'aller voir les chutes du Chorillo del Salto. Cette promenade suit la petite rivière Las Vueltas. Il n'y a pas d'effort à faire, juste mettre un pied devant l'autre. Le début est une piste caillouteuse et à chaque passage d'un 4x4 un nuage poussiéreux l'oblige à se protéger le visage avec son écharpe en guise de masque. Sur le bord de la rivière, un couple d'oies andines prend le soleil. Le mâle tout blanc excepté son bec et ses pattes noires, les ailes rayées de gris. La femelle toute grise, plus petite. Le couple semble habitué à la fréquentation de cet endroit par les curieux car il ne daigne même pas bouger. Puis l'accès est interdit aux véhicules et la piste se transforme en un agréable sentier qui serpente au milieu d'un épais tapis d'herbe verte parsemé de milliers de fleurs de pissenlits. Ici encore des calafates, des ciruellos (sorte de chèvre-feuille) aux fleurs orange flamboyant, des gaultherias aux baies violettes, un véritable festival de couleurs. Soudain, Marie entend un bruit assourdissant : des tonnes d'eau s'abattent sur les rochers. Haute d'une quinzaine de mètres, la cascade miroite sous l'effet du soleil. A ses pieds, beaucoup de touristes, appareils photos en mains, immortalisent la scène. La roche est grise, brillante, usée par l'écoulement de l'eau. Sur les côtés, le gris des arbres déracinés contraste avec le vert des arbustes en fleurs. Quelques amoureux semblent s'éterniser, assis sur les rochers. C'est rechargée en énergie que Marie regagne le village qu'elle doit quitter ce soir pour une très longue route qui la conduira jusqu'à Chile Chico. RETOUR EN PATAGONIE CHILIENNE C'est donc vers 15H30 que le minibus arrive le 10 novembre à Chile Chico. La traversée sur la célèbre route 40 a été fatigante. Peu ou pas de goudron, un bus en mauvais état pas confortable du tout, un arrêt au petit matin dans une estancia pour le petit déjeuner, un ranch perdu au milieu de nulle part, un lever de soleil magnifique, la terre et le feu. Le passage de la frontière à los Antiguos avait duré plus d'une heure, les chiliens vérifiant tous les bagages des argentins; puis ce minibus pour elle toute seule. Ici aussi des lacs à perte de vue, des paysages magnifiques. L'aridité a laissé place à une nature généreuse. Marie est très heureuse de retrouver “son” Chili et la gentillesse de ses habitants. L'hôtesse du guichet ne l'avait-elle pas appelée corazon? Ce n'est pas en France que de tels mots affectueux seraient prononcés. Ce n'est pas de la familiarité, seulement un signe d'attention. La voyageuse trouve un hôtel, le Rosaria, juste à côté du port. Marie va se dégourdir les jambes en gravissant la colline qui se dresse derrière le port et où trône une Vierge. Des lycéens argentins en voyage de fin d'année chahutent et interpellent la touriste : “D'où viens-tu? Où vas-tu? Tu viens de quel pays?”. De là-haut Marie voit la petite ville et ses rues quadrillées, les barges ancrées prêtes à larguer les amarres pour Puerto Ibanez, ville située sur l'autre rive du lac Carrera. Ce soir, elle ira au restaurant car dans le bus, contrairement aux habitudes, les repas n'ont pas été servis et elle se sent affamée. Le lendemain matin elle parcourt les rues de la ville et observe l'avance du printemps : les soucis et les pivoines sont en fleurs, les arbustes aussi comme le pommier de japon, le forsythia, le genêt. Près de l'hôtel elle remarque une quantité de plantes en pots. Une jeune femme s'approche, la salue et la conversation est entamée. La même passion les anime : les fleurs et les plantes. Elle s'appelle Marcela. C'est une belle femme d'environ trente cinq ans, ses longs cheveux noirs bouclés encadrent un visage fin, à peine typé. Sa voix est douce, elle est souriante. Marie est invitée à pénétrer à l'intérieur de la serre et s'exclame devant tant d'abondance. Des semis et des boutures partout, bien étiquetés. Marie traduit en français le nom des plantes qu'elle reconnaît. Beaucoup de noms sont semblables car la racine est latine. C'est à regret que les deux amies se séparent car Marie doit faire ses bagages et embarquer sur le Pilchero pour l'autre rive. La route 40 n'a rien à envier à la Carretera Austral si ce n'est la végétation luxuriante. Même ripio, même poussière lorsque le temps est sec. De part et d'autre de la route d'immenses fougères, des bambous, des malcas (sorte de rhubarbes) en fleurs violettes dont les tiges se mangent crues et salées, transportent Marie en forêt tropicale tandis que nous sommes en Patagonie, à environ 47° de latitude Sud. Sur la gauche les sommets enneigés se découpent sur le ciel bleu. La route serpente dangereusement dans un foisonnement de cascades, de torrents, de lacs, de falaises et de plantes géantes. On se croirait dans un conte de fées! Le bus croise des touristes à bicyclette, sacoches bien remplies. Ces fous du cyclo ont bien de la chance de pouvoir s'arrêter quand ils le veulent. Planter la tente dans des lieux aussi magiques et sublimes, seuls, coupés du monde, n'ayant pour compagnie que la nature généreuse, quel luxe! Le bus arrive à Coihaique en pleine nuit. Difficile pour Marie de se repérer dans ce dédale de rues à la recherche d'un hôtel. Heureusement, quelques habitants croisés sur les trottoirs lui indiquent un hospedaje à un kilomètre de là, rue Freire. L'accueil est toujours aussi chaleureux. Elle pénètre dans une salle commune sombre, surchauffée, enfumée. Quelques hommes sont attablés, étonnés de voir ici une gringa. Les locaux, en effet, sont plutôt métissés, bruns de peau et de cheveux. Marie à une chevelure plus blanche que neige, le teint pâle. La maîtresse de maison semble hésiter avant d'accepter de recevoir son hôte. Le patron, quant à lui, conduit directement la touriste dans une cuisine sortie tout droit d'un roman de Victor Hugo. La table de bois brut cirée par la saleté des années est surchargée de récipients, couverts ébréchés et restes de nourriture. Les murs sont tapissés de placards et d'étagères où s'entassent les ustensiles et provisions. L'évier déborde de vaisselle sale et la gazinière n'a pas vu l'éponge depuis des lustres, L'homme propose à Marie de partager son repas. Poliment, elle refuse, ne voulant pas abuser de son hospitalité. Elle sort de son sac à dos un sachet de soupe poulet-vermicelle et un sandwich jambon-fromage. Pour ce soir, ça ira, pense t-elle. Elle est affamée, mais la vue de ce spectacle la rebute un peu. C'est vraiment du typique. Cet hospedaje restera pour longtemps dans les souvenirs de Marie, tant pour la cuisine que pour la chambre : des draps sales, pas de chauffage, des couvertures sentant la crasse et l'humidité. Et la salle-de-bains, impossible d'y entrer tellement c'est sale. Marie fera sa toilette à la lingette. Le lendemain Marie va se promener le long du Rio Simpson pour découvrir l'attraction locale : la tête d'indien. La route est bordée de hauts lupins en fleurs. Le violet mélangé au jaune des cytises est un ravissement pour la touriste. Elle, qui ne peut réussir à faire pousser de lupins dans sa terre trop calcaire, est émerveillée. Ici, la terre est brune, volcanique. La région foisonne de volcans qui se réveillent parfois, projetant leurs cendres à des dizaines de kilomètres. Le rocher de granit apparaît et, avec un peu d'imagination, on peut reconnaître, en effet, le profil d'une tête d'indien. Chaque ville offre ainsi une spécialité touristique à voir ou à goûter. Plus enthousiasmée par la flore que par la vue de ce bloc de granit gris, Marie remonte la route jusqu'au centre ville, en direction de la Place des Armes. Toujours le même schéma: au centre, une statue en bronze d'un général célèbre, ici O'Higgins, des canons, une fontaine, des arbres, des bancs, des marchands ambulants, des étudiants dans leurs costumes bleu-marine, chemises blanches et cravates, des pigeons, des vendeurs de grains, des agents de ville balai en mains, d'autres chargés du stationnement encaissant la taxe. Ici, au Chili, peu de chômage. Chacun à un petit emploi. Excepté aux abords des grandes villes, Marie ne trouvera pas de sans logis. C'est peut-être dû au sens de la famille très développé dans ce pays. Les vieux sont respectés et pris en charge par les enfants et petits-enfants. La solidarité et l'entraide sont encore présents. A aucun moment Marie n'a ressenti de stress venant des chiliens. Ils sont décontractés, très lents, heureux de vivre. Peut-être est-ce dû à leur récente liberté? Sortis d'un régime de dictature sous Pinochet, ils goûtent à la joie d'une liberté durement acquise. Le lendemain matin Marie arrive à Chaiten, petit village situé au bord de la mer. C'est d'ici qu'elle prévoit de rejoindre l'Ile Chiloe en ferry. Dès sa descente de bus elle part, comme à l'habitude, à la recherche d'un hospedaje. Personne dans les rues. Le premier hôtel est fermé. Au deuxième, la propriétaire dit : “Désolée, je n'ai pas d'eau”. Il règne ici une ambiance étrange, inhospitalière. Marie s'enfonce un peu plus dans la ville et tombe sur une épicerie ouverte. “Bonjour Madame, pourriez-vous m'aider, je suis à la recherche d'un hôtel”. “Pas de problème, je vais appeler mon amie Carla, elle va venir vous chercher.” Et la discussion se poursuit. Marie apprend, tout étonnée, que le village a été enseveli en mai 2008, suite à l'éruption du volcan. “Allez voir là-bas” dit l'épicière en tendant son bras, “il ne reste plus rien”. Carla arrive à bord de son puissant 4x4. Elle conduit Marie au Don Carlos, rescapé du sinistre. Un drapeau gris flotte au-dessus d'un échafaudage de bois sur lequel repose une énorme citerne d'eau. Les murs jaunes à l'origine tirent sur une couleur jaune-grisâtre. L'herbe a du mal à pousser, le sol est recouvert de cendres. L'hôtel est très grand, désert. Dans l'immense salon des photos aux murs attirent l'attention de la touriste : celles d'avant et celles d'après la catastrophe. Que vient faire cette étrangère ici doit penser Carla. N'a t-elle pas lu son guide? Si, elle l'a bien lu mais il date de 2008-2009 et l'information n'y figure pas. Marie commence à angoisser d'autant plus que le prochain départ de ferry n'est prévu que dans trois jours. Le volcan Chaiten aperçu au-dessus des montagnes continue de fumer et c'est peu rassurée que l'aventureuse part constater les dégâts occasionnés par l'éruption. Dix centimètres de cendres recouvrent les rues, de larges traces de pneus indiquent que de gros engins sont venus déblayer les lieux. Des amas de cendres s'entassent de part et d'autre du chemin. Les maisons de bois sont englouties, ne laissant apparaître que leurs toits rouges. Les voitures aussi ont été saisies par la coulée dévastatrice. Les câbles électriques arrachés s'agitent au vent. Il règne ici un silence de mort. C'est une ville fantôme, un décor de film d'horreur. Mais que font ces gens ici? Marie apprendra que le gouvernement a relogé les habitants plus loin, hors du danger potentiel et qu'il ne reste que des résistants, des enracinés qui ne veulent pas partir malgré la menace d'une nouvelle éruption. Marie a rencontré deux “Calamity Jane” sorties tout droit d'un western. Elle aura la chance d'apprendre qu'un ferry appareillera le soir même pour Quellon. Les dieux auraient-ils entendu ses prières? La traversée du canal Corcovado durera plus de six heures sur une véritable tôle ondulée, éprouvante. Chiloe la rayonnante, Chiloe la fière, Chiloe la typique, Chiloe la désirée s'offre enfin à Marie. Il y a vingt ans, lors de son précédent voyage au Chili, le couple était allé jusqu'à Puerto Montt et la région des lacs. On leur avait tellement vanté cette île que dans l'imaginaire de Marie sa beauté était devenue inaccessible. La découvrir la remplit d'une immense émotion. Elle n'est pas déçue. La lande parsemée de genêts et de ciruellos en fleurs se déroule sous ses yeux. Des troupeaux de vaches bien grasses paissent tranquillement. L'herbe est riche, bien verte. Le soleil brille et rend tout plus beau. Il pleut souvent dans cette région agricole. Les maisons colorées égayent le paysage et toujours ce ciel patagon d'un bleu soutenu sur lequel se détachent de gros cumulus blancs. La capitale, Castro, s'enorgueillit en son centre d'une belle église tout en bois aux tons pastels de violet et de jaune. Près d'elle le musée régional, en bois également, permet à Marie de mieux connaître l'histoire des chilotes, derniers résistants de la colonie espagnole. Des maquettes de chalupones, ces embarcations creusées dans les troncs d'arbres dont la proue et la poupe sont identiques, sont exposées à côté d'instruments de musique typiques. Marie flâne dans les rues animées et se réjouit de pouvoir goûter aux premières cerises et fraises de l'année. Un vrai régal! Puis elle descend vers les palafitos, ces maisons de pêcheurs construites sur pilotis, qui sont l'attraction de la ville. Côté rue, c'est une succession de façades en bois, aux bardeaux peints en bleu, vert, jaune, framboise. Côté mer, c'est moins joli: des moules sont accrochées aux poteaux qui soutiennent les maisons et une odeur désagréable se dégage des lieux. Plus loin, une locomotive noire aux jantes rouges trône au milieu d'un square fleuri de gaillardes et de lupins aux tons pastels. Des enfants jouent sur la plage recouverte de coquilles. Marie pense à ses petits-enfants et la nostalgie l'envahit.
SANTIAGO - VALPARAISO Marie quitte l'Ile Chiloé pour un long trajet de nuit en direction de Santiago. Elle connaît déjà cette région et préfère gagner du temps en voyageant de nuit, les bus étant confortables et se sentant en sécurité dans ce pays. Aux abords de la capitale, elle sent une vive émotion l'envahir et les souvenirs des trois mois passés dans l'attente d'une décision de justice remontent à la surface. Elle est à la fois impatiente et inquiète. Ne va-t-elle pas être déçue? Le taxi la dépose devant le Residencial Londres 54, recommandé par les jeunes toulousains. On se croirait dans un vieil hôtel anglais avec ses fauteuils dépareillés, son parquet crissant sous les pas, ses salons cosy et ses chambres aux plafonds très hauts. Ambiance très british. Cet hôtel a l'avantage d'être à deux pas du centre, dans un quartier très calme. La température avoisine les trente degrés l'après-midi lorsque Marie gravit le Cerro de la Virgen del Valle à los Andes. Le sentier caillouteux zigzague à travers les cactus, ce sentier qu'elle a gravi vingt ans plus tôt en compagnie de son mari. C'est comme un chemin de croix tellement la montée est rude. Elle avait promis de revenir ici si son voeu était exaucé : adopter Julie. Ici, le paysage n'a pas changé, contrairement à la banlieue de Santiago qui a vu grandir de gigantesques gratte-ciel. C'est épuisée que Marie arrive aux pieds de la statue. Elle sort l'ex-voto de son sac et l'accroche à la grille bleue qui entoure la Vierge. Debout, elle la remercie de tout son coeur et adresse une prière, mélange de bouddhisme et de christianisme, à l'intention de sa fille. Pas de Je vous salue Marie, pas de Notre père, juste un recueillement religieux. C'est le coeur léger qu'elle quitte ce lieu de pèlerinage, redescend vers la ville et apprécie de déguster une glace à la vanille à la terrasse d'un café. Le soir, Marie va se promener dans Ahumada, la principale rue piétonne de la capitale, toujours bondée de monde, avec ses beaux magasins et ses nombreux fast-food, les pollitos, restaurants où l'on trouve des demi-poulets grillés accompagnés de frites (papas fritas), le tout servi avec un énorme verre de coca-cola ou de soda. Il lui est agréable de se fondre dans la foule, de passer pour une véritable chilienne. Le lendemain Marie se dirige vers le Cerro Santa Lucia au pied duquel se dresse toujours l'hôtel Monte Carlo. On dirait qu'il a souffert du récent tremblement de terre, ses murs roses sont fissurés et il semble à l'abandon. La montée matinale de cette colline la renvoie à ses vieux souvenirs et Marie ne peut s'empêcher de penser à sa fille qui trottinait à ses côtés ou juchée sur les épaules de Jean, heureuse d'avoir enfin trouvé une famille. Les décors n'ont pas changé, seule la saison a changé : autrefois c'était l'hiver en plein mois d'août, les arbres dénudés, les massifs dépourvus de fleurs, à présent c'est le printemps, l'équivalent d'un mois de mai en France, et les fleurs abondent. Des jardiniers, tuyau ou balai en mains s'affairent à arroser les massifs ou balayer les allées. D'énormes acanthes en fleurs voisinent avec des cornes de bélier, les céanothes et les bougainvilliers se mêlent aux fleurs violettes des jacarandas (flamboyants bleus-violets), les palmiers se reflètent dans les vitres bleutées des immeubles avoisinants. Une cascade s'écoule dans trois grandes vasques superposées, ajoutant un brin de fraîcheur et d'humidité à cet endroit si romantique. Marie arrive au sommet et redécouvre les créneaux du fort aux briques rouges, retrouve avec émotion l'endroit même où avaient été prises les photos. Rien n'a changé. La colline a résisté au tremblement de terre! Seul le point de vue a changé : la ville semble deux fois plus étendue. Un groupe de jeunes filles, portable en mains, s'amusent à se photographier, assises sur un énorme canon. Marie s'assied sur un banc et médite sur la notion du temps. Pour l'ascension de l'autre célèbre cerro de Santiago, le San Cristobal, Marie emprunte le funiculaire. A plus de trois cents mètres de dénivelé est érigée une immense statue de la Vierge de l'Immaculée Conception qui veille sur la ville, les yeux levés vers le ciel et les mains ouvertes en offrande. Premier arrêt au zoo (c'est ici que Julie avait vu pour la première fois des girafes et des lions). Les jeunes parents accompagnés de leurs enfants excités descendent. Deuxième arrêt, l'esplanade de la Vierge. La statue géante attire de nombreux touristes, croyants ou non. Un jardinier propose gentiment à Marie de la prendre en photo avec, au premier plan, les roses épanouies dont il est si fier, et en arrière plan la statue vénérée. D'ici, la ville semble encore plus étendue et la pollution empêche de discerner clairement les limites de la mégapole noyée sous une fine couche de brume. Prochaine destination : Limache et le foyer Saint-Vincent de Paul. Trois heures de route sont nécessaires pour atteindre les lieux si chers au coeur de Marie. Ce chemin parcouru autrefois dans un autre état d'esprit lui semble long et court à la fois. Long car elle est pressée d'y arriver, court car elle apprécie la nature généreuse en cette saison : les cerisiers croulent sous le poids des cerises et les avocatiers sont en pleine production. Les champs de pommes de terre, de fèves et d'asperges alternent avec les vergers. Cette région agricole, loin de la capitale, convient mieux à Marie. Il est midi lorsque le bus “Golondrinas” stoppe devant la petite Place des Armes. Rien n'a changé. Toujours ces larges trottoirs carrelés qu'elle a foulé pendant trois mois, seule ou accompagnée de Julie. Une joie mêlée de nostalgie envahit la touriste. Une inquiétude aussi (et si le foyer n'existait plus!) Marie dépose ses bagages au petit restaurant faisant face à la place et dans lequel elle vient de se restaurer à la hâte, puis elle part, conduite par ses souvenirs ancrés dans sa mémoire, comme téléguidée, vers la rue Colon, au 349, où se trouvait le Foyer. La statue de bronze du célèbre saint, un enfant dans les bras et deux autres à ses pieds est toujours là, sur le trottoir. Elle reconnaît les grilles, la porte, la cloche. Le coeur battant très fort Marie s'apprête à la saisir lorsque la porte s'ouvre, laissant apparaître deux adolescents. Elle entre dans le hall, s'approche de la jeune secrétaire souriante et se présente. La Mère Supérieure étant absente, c'est Sonia, l'éducatrice qui se souvient très bien de la petite Julita, sordita con ojos azules qui recevra Marie.(...) Ses pas la conduisent machinalement vers le Collège Allemand où elle est restée près de trois mois, en attente du jugement. Elle reconnaît l'enseigne de tôle peinte en vert se dressant en arche au-dessus du portail et sur laquelle est écrit “Farienheim”. La cour est identique, des amarylys en fleur et des acanthes de part et d'autre de l'entrée gravillonnée. La grande baie vitrée et le hall. Son coeur bat très vite. Tout se mêle dans sa tête et son coeur, le passé et le présent se bousculent. Sur la gauche, le bar et derrière le comptoir deux femmes. Marie s'adresse à celle qui l'accueille d'un large sourire, se présente et demande poliment la permission de visiter le parc et de prendre des photos. A gauche la piscine, ses relax blancs et ses parasols, un peu plus loin l'aire de jeux avec le tourniquet et les balançoires sur lesquels Julie passait des heures. Les arbres centenaires aux essences rares reconnaissent Marie et agitent leurs feuilles en guise de bienvenue. Le parc s'étend sur un demi-hectare, bien entretenu. Les bancs se souviennent de cette maman et de cette petite fille qu'ils recevaient souvent. Ils revoient leurs visages se faisant face, les mouvements de leurs lèvres, leurs sourires, leurs câlins. Plus loin, en contrebas, il y avait une vache noire et blanche. Julie arrivait à prononcer le mot “vaca”. Elle n'est plus là. Le bâtiment qui était occupé par les collégiens est vide. Marie se revoit dans sa chambre où elle a commencé, patiemment, à apprendre quelques mots de français à Julie. Elle s'entend lui chantonner à l'oreille droite : “A la claire fontaine...” Que de chemin parcouru depuis ce temps! Il n'y a pas d'hôtel à Limache et Valparaiso n'est qu'à une heure en métro-bus. Un taxi la dépose à l'hôtel Pilcomayo au Cerro Alegre. Marie est encore toute bouleversée par le retour sur ces lieux qu'elle avait dû quitter en pleurs, vingt ans auparavant, les démarches n'aboutissant pas et surtout menacée de radiation par le directeur de l'hôpital. Elle était loin de sa famille et de ses deux garçons qui lui manquaient beaucoup. Elle n'avait pas pu revenir à Noël lorsque la nouvelle était tombée : “Vous pouvez venir chercher Julie”. Mais le bonheur d'avoir enfin une réponse à la question de sa fille l'emporta et elle passa une très bonne nuit. Le lendemain, Marie continue son tourisme et part à la découverte de la ville qui n'a pas changé. Les maisons colorées tapissent les collines qui protègent la baie. Des ascenseurs brinqueballants font la navette entre le bas de la ville et le haut des quartiers les plus beaux, évitant ainsi aux piétons bien des fatigues. C'est un véritable festival de couleurs, entre les murs peints de couleurs vives et les fleurs qui débordent des balcons. Marie est attirée par le musée à ciel ouvert, au cerro Bellavista, où les artistes-peintres rivalisent de créativité. Un vieil homme est en train de peindre les marches d'un escalier d'une marine éclatante, dans un style figuratif plus vrai que nature. Les barques semblent flotter sur l'océan et les mouettes blanches se dessinent sur un ciel azuré. Plus loin, des bancs en demi-lune recouverts de mosaïques invitent au repos. Les lampadaires aussi sont tapissés de mosaïques aux couleurs vives. Ailleurs, ce sont des tags plus ou moins réussis. Les chats et les chiens cohabitent. Un persan gris est allongé sur le rebord d'une fenêtre, se fondant avec le gris des volets et de la grille. Il ne daigne même pas bouger lorsque Marie le prend en photo. Le quartier dégage beaucoup de charme et les touristes sont très nombreux ici. En revenant vers l'hôtel, Marie aperçoit une enseigne “Kfe Havana Club”. Depuis son arrivée en Amérique du Sud elle n'a bu que du café en poudre! Ici, peut-être va-t'elle pouvoir déguster un bon café! Ramon le cubain l'accueille gentiment et lui sert un véritable expresso. Quel régal! Il lui parle de sa femme et de ses enfants laissés à Cuba et son souhait le plus cher c'est de visiter Paris un jour. L'hôtel est ancien. C'est un grand bâtiment à étage où les chambres et les dortoirs se répartissent de chaque côté d'un large couloir moquetté. Une cuisine équipée bien propre est à la disposition des clients. Deux ordinateurs gratuits d'accès meublent le grand salon. Une vieille machine à coudre Singer décore la pièce aux côtés d'un écran télé dernier cri. Des canapés usés invitent au repos dans le coin lecture. Satisfaite de cette première journée, Marie va cuisiner des fèves aux lardons, le tout arrosé d'un bon vin chilien “El Gato” (le chat). COQUIMBO Encore toute bouleversée par sa découverte, Marie continue son trajet vers le Nord, vers la ville natale de sa fille, Coquimbo. Des vignes et des champs d'oliviers s'étendent à perte de vue au départ de Valparaiso, dans la vaste plaine s'étalant entre le Pacifique et la Cordillère. Puis le paysage devient plus aride et la panaméricaine longe l'océan sur plus de trois cents kilomètres, surplombant de magnifiques criques. Les roches rouges, riches en cuivre et recouvertes de cactus, se détachent sur un ciel sans nuages. Il fait de plus en plus chaud et les tongs ont remplacé les chaussures de randonnée. Son sac à dos s'est allégé au fur et à mesure du voyage, surtout à Chaiten où Marie a offert la moitié de ses vêtements à Carla, toute heureuse de recevoir des “marques” françaises. Le bonnet a laissé place à la casquette et les lunettes de soleil sont vraiment indispensables. La climatisation du bus fonctionne à plein régime et les postes de télévision projettent leur DVD sous les yeux attentifs des voyageurs, tantôt en espagnol, tantôt en anglais mais sous-titrés. Marie ne s'assied plus au premier rang, plutôt au milieu ou au fond, depuis qu'un bus de la même compagnie a fait quatorze victimes au sud de Santiago. Elle a vu les images dans sa chambre le soir et, croyant aux signes, elle est devenue prudente. En Amérique du Sud les habitants sont friands de faits divers qui sont repassés en boucle sur les diverses chaînes avec des témoignages plus émouvants les uns que les autres. Ajoutez à cela les Novelas, ces feuilletons romantiques à l'eau de rose, il ne reste pas grand chose à regarder, à part les émissions de cuisine qui, comme en France, ont un réel succès. Coquimbo, petit port de pêche situé à une dizaine de kilomètres au sud de la Serena, capitale de la région, est en vue. Cette ville est abritée par une baie et s'arrondit au pied des collines, ce qui en fait un lieu tranquille et charmant, loin du tumulte de la grande ville touristique. Marie, comme à l'habitude, part à la recherche d'un hôtel en cette fin de journée. Elle ne réserve jamais à l'avance, préférant voir sur place la situation et le confort. Tout près du terminal de bus, dans une rue parallèle, elle trouve un apart-hôtel bien tenu. Elle restera là une bonne semaine pour se reposer et digérer les milliers de kilomètres parcourus. Idéal. La touriste va enfin se poser en vacancière. Le lendemain matin ses pas la guident vers le port de pêche animé. De gros palans lèvent les filets pleins de calamars et de thons qui viennent se déverser à même le quai. Les pêcheurs pèsent et découpent leur butin, rejetant les viscères à l'eau, festin attendu des pélicans et des lions de mer, habitués à recevoir cette manne providentielle. Les grosses têtes de chats à longues moustaches n'ont qu'à ouvrir leur gueule pour engloutir, encore chauds et sanguinolents, les rejets de la pêche. Le vol pataud des pélicans plongeant depuis le quai ne les effraie même pas. Les marchands et les restaurateurs négocient avec les patrons pêcheurs. Chacun semble y trouver son compte et le quai se vide peu à peu, laissant les lions de mer et les pélicans repus jusqu'au lendemain. Les mouettes mangent les miettes en virevoltant au-dessus des barques. Près du terminal pesquero une multitude de restaurants proposent leurs spécialités. Les passants peuvent grignoter à toute heure les crustacés préparés à l'avance et présentés dans des bols en plastique transparent. Moules, crevettes, calamars baignent dans un jus épicé et une odeur de pêche fraîche s'exhale des étals. Chez Juanito, chez Rosa, chez Don Jose. Chaque stand porte le nom de son propriétaire et des tables recouvertes de tissu coloré invitent à la dégustation. Evacuation tsunami. De grosses flèches jaunes indiquent au sol la direction à prendre en cas de raz-de-marée. Marie emprunte l'escalier en zigzag qui grimpe jusqu'au sommet de la colline où se dresse une immense croix en béton, la Croix du 3ème Millénaire. Les hibiscus, les lantanas et les strélitzias débordent des jardins et des géraniums géants et abondamment fleuris retombent en cascade le long des murets. A chaque halte, Marie se retourne pour profiter de la vue sur le petit port; au loin, les sommets enneigés de la cordillère, véritable décor de carte postale. Au Chili, les chiens sont rois. On les trouve partout, seuls ou en bande, même dans les terminaux de bus; ils font partie du paysage et surtout, ils ne sont pas agressifs et aboient rarement. Curieux, ils accompagnent les touristes ou les précèdent pour leur indiquer le chemin. Au pied de la croix un groupe de touristes chiliens pénètre dans la chapelle moderne. Mariage du bois et du béton, statues religieuses, autel épuré, odeur de cierges, recueillement. Le jour suivant Marie décide de grimper jusqu'à la Mosquée récemment construite et parrainée par le roi Mohammed VI pour la paix dans le monde. C'est la seule mosquée du pays, ce pays largement catholique. Trouvant cette construction pour le moins incongrue dans ce paysage et surtout inutile car il n'y a pas de musulmans ici, Marie ne peut s'empêcher de repenser à sa fille et à ses nombreux voyages au Maroc. Les drapeaux chilien et marocain flottent au vent, les voûtes au style mauresque et les mosaïques vertes et blanches ne sont pas sans lui rappeler un petit air de déjà vu. L'Orient et l'Occident cohabitent sous le regard tolérant des coquimbiens. Le sentier redescend, bordé de bananiers, de palmiers et de cannas. Les habitants croisés la renvoient aux origines de sa fille. Il y a peut-être ici des parents, des gens qui l'ont vu naître, qui ont connu sa mère et, inconsciemment, Marie leur trouve une certaine ressemblance. Une fête foraine est installée sur la Costanera. Les manèges, chenilles et auto-tamponneuses attirent les familles entières. Les bambins se promènent aux bras de leurs parents, une énorme glace en main. Les vendeurs de pop corn, glaces et sodas font recette. Les chiliens sont gourmands et heureux de profiter de ces moments de fête en famille. Cette ambiance bon enfant renvoie Marie à sa jeunesse, aux fêtes votives et à la joie de s'amuser sans souci du lendemain. C'est à Coquimbo que Marie prendra son premier bain dans l'océan glacé malgré la chaleur extérieure. Elle préfèrera lézarder, allongée sur la plage de sable gris et rêver à d'autres mers plus chaudes qu'elle a connues par le passé, au Kerala par exemple. La ville n'avait plus d'inconnu pour Marie. Elle avait déjà ses repères quotidiens : le cyber café d'où elle pouvait consulter sa messagerie et envoyer des mails, le supermarché Unimarc où elle faisait ses courses et mangeait parfois à la cafétéria, la Place des Armes qui se préparait à recevoir le gigantesque arbre de Noël enguirlandé, le port et le marché aux poissons, la plage et le jardin public ombragé où elle aimait venir lire les après-midi. Elle se verrait bien vivre ici à trente degrés de latitude sud, sans hiver rigoureux, sans trop de pluie, juste ce qu'il faut pour alimenter les réserves d'eau. Elle se sentait devenir à moitié chilienne par la pensée mais complètement par le coeur. Une excursion à Vicuna, village natal de Gabriela Mistral va permettre à Marie de découvrir la vallée de l'Esqui, ses vignobles taillés hauts comme des treilles, ses paysages à couper le souffle et l'authenticité de l'arrière-pays avec ses maisons en adobe. La tour Bauer a quelque chose de la Tour Eiffel de par sa forme pyramidale, excepté son clocher cubique crénelé et ses murs recouverts de bois. Elle abrite la mairie et l'office du tourisme. Elle apprendra que le pisco sour, cette boisson alcoolisée si typique, se fabrique dans cette région, gardant jalousement son secret. Au loin, les cerros enneigés culminent à plus de cinq mille mètres. Marie avait visité la maison natale de Pablo Neruda à Valparaiso, ici, la visite de la maison de son amie Gabriela, première femme d'Amérique latine à recevoir le prix Nobel de Littérature, l'émeut par-dessus tout. Marie se recueille sur sa tombe à Monte Grande et se promet de lire son oeuvre. LE DESERT D'ATACAMA Copiapo, Caldera, Chanaral, Antofagasta, autant de villes et d'arrêts dans ce Chili du Nord que Marie découvre pour la première fois. Les ports exportant les minerais de cuivre et le salpêtre, la pampa, le tropique du Capricorne, les cactus, les lamas, la sècheresse et une oasis accueillante, perdue dans le désert : San Pedro de Atacama. Sur la place, devant l'église, une fanfare joue et Monsieur le Maire fait un discours. Foule colorée, drapeau atacamène aux couleurs de l'arc-en-ciel, visages burinés, costumes traditionnels. Ici les touristes sont dans le typique. Le petit village d'adobe fourmille de touristes. Marie est fatiguée, ses chevilles sont enflées, son coeur bat trop fort et son crâne va exploser. Est-ce dû à l'altitude, à la chaleur ou au rythme élevé de son voyage? Quelques jours de repos dans un hôtel bien calme vont lui faire du bien. C'est à l'hôtel Cruz d'Atacama qu'elle trouve son bonheur. Situé à l'écart du village, peu fréquenté, cet endroit va lui permettre de se ressourcer. Elle repense à ses précédents arrêts. Antofagasta et la Portada, cette arche naturelle creusée par les vagues dans la roche calcaire, sa place des Armes aux bougainvilliers multicolores et aux quatre fontaines si romantiques, la crèche qui ornait déjà l'Eglise San Francisco, les balades sur les quais où se dresse une immense sculpture de cuivre et les petites plages bondées de monde. Caldera, petit port de pêche non loin de la célèbre Baie des Anglais, avec son église de bois fraîchement repeinte et son monument en hommage à Cousteau, son hôtel Pucara si accueillant. Copiapo, ville sans intérêt si ce n'est son musée minéralogique rempli de trésors. Tous ces souvenirs lui reviennent en mémoire et se bousculent dans sa tête. Ne rien faire, s'allonger sur la chaise longue et boire beaucoup d'eau. Son corps lui rappelle qu'elle aura bientôt soixante deux ans et qu'il serait temps qu'elle apprenne à le ménager. Elle se sent jeune dans son esprit et ce décalage lui déplaît. Un peu de sophrologie, quelques techniques de récupération et tout va rentrer dans l'ordre. Effectivement, le lendemain Marie arpente les rues poussiéreuses de la ville en direction de l'église. Hier, il y avait trop de monde pour s'approcher de cette église qu'elle a déjà peinte en aquarelle d'après photo. Eclatante de blancheur sous le soleil de midi, entourée d'une clôture de briques de terre et de paille séchée, elle-même peinte en blanc, son arcade au linteau surmonté de trois pics au travers de laquelle on aperçoit la porte de bois bleue, entr'ouverte. Le toit de terre et de chaume brun et, à droite, le clocher cubique surmonté d'une croix de travers. Encore plus beau en vrai, pense Marie. Elle pénètre à l'intérieur sombre et frais. La charpente de bois de cactus ressemble à un navire à l'envers. Saint Pierre et la Vierge Marie se côtoient et scintillent sous les cierges allumés. Recueillement, prières, silence. Plus loin, Marie emprunte le passage entre la place et ses vieux caroubiers et le cimetière, où se dresse le marché artisanal très coloré. Des tissages aux motifs incas, des pulls en alpaga, des poteries, des aguachos (carrés de laine tissée aux couleurs vives servant à porter les bébés dans le dos), des souvenirs fabriqués dans la Bolivie voisine, beaucoup plus pauvre. Marie s'arrête devant la boutique d'un potier qui fabrique des ocarinas. Elle l'observe remplissant les moules d'une boule d'argile et trouant l'objet avec adresse et précision pour en faire sortir les notes si harmonieuses. Alfaro est un artiste, après cuisson au four à haute température, ces ocarinas partent comme des petits pains. C'est ici, dans ce marché, que Marie va rencontrer un couple de grenoblois extraordinaire, Christophe et Fabienne, des routards atypiques et courageux. Christophe est paraplégique. Elle aura l'occasion de sympathiser et de partager avec eux quelques moments dits existentiels. Le cimetière, comme tous les cimetières de l'altiplano, est accueillant. Chaque tombe est fleurie d'une couronne de fleurs en papier crépon aux tons brûlés par le soleil. Il fait sec et chaud. Au loin, le volcan Licancabur se dresse majestueusement et veille sur les morts. Le lendemain matin Marie loue un vélo tout terrain et part visiter le Pukara de Quitor et la Gorge du Diable . Dans son sac à dos, de l'eau, des fruits secs et des biscuits, indispensables pour de tels efforts. Elle reprend la route internationale sur trois kilomètres avant de tourner à droite sur un sentier sablonneux qui serpente vers la forteresse inca construite au XIIe siècle. Elle laisse son vélo à l'entrée du site protégé et commence l'ascension des ruines. Elle imagine sans mal la vie d'ici autrefois, paisible, agricole, familiale, rituelle, avant l'arrivée des conquistadores au XVIe siècle et les massacres qui ont suivi. Marie se sent l'âme d'une indienne. Déjà, petite, quand son frère l'obligeait à jouer aux cowboys et aux indiens, elle s'attribuait d'office le rôle d'indien. Elle voue une admiration à la nature et déteste les armes à feu. Les envahisseurs catholiques ont forcé ces habitants à croire et à pratiquer une religion tellement éloignée de la leur qu'ils en ont gardé une peur superstitieuse, mêlant cette nouvelle croyance à leurs rites ancestraux dédiés au Soleil et à la Pachamama. Du sommet de la cité antique dont il ne reste que des blocs de pierre, Marie peut admirer la vaste oasis verdoyante qui s'étale dans la vallée. Quel contraste avec l'aridité environnante! Marie continue en pédalant vers la Gorge du Diable, passage étroit créé par l'érosion de la cordillère de sel. Le sentier longe des haies de bambous et d'arbrisseaux avant de traverser une large rivière au débit peu abondant et heureusement peu profonde. C'est à pied qu'elle franchit le gué en prenant soin de ne pas glisser. L'eau est fraîche, pure et invite à une pause à l'ombre des arbres. Le lendemain Marie partira pour trois jours en excursion en Bolivie, sur le Salar d'Uyuni, à plus de quatre mille cinq cents mètres d'altitude. Elle découvrira des paysages magiques, des lagunes Verte, Blanche, Colorée, qui doivent leur couleur aux algues et aux minéraux présents dans les eaux comme le borax, l'arsenic, le cuivre, le soufre. Elle sera émerveillée à la vue des flamants roses andins aux ailes noires pris dans les glaces, des volcans se reflétant dans les lagunes, des pierres sculptées par la force des vents, de la mer de sel s'étendant à perte de vue, rendant irréel le paysage, de la beauté de la nature à l'état pur.
ARICA Mi décembre Marie arrive à Arica, la ville la plus septentrionale du Chili. La France est paralysée par la neige. Ici, la température constante avoisine les vingt cinq degrés. Cela fait quatre ans que les habitants n'ont pas vu une goutte de pluie. Ville agréable située au bord de la mer, Marie décide de s'y reposer jusqu'à Noël. Le trek en Bolivie a été éprouvant à cause du mal des montagnes, de la poussière et du rythme accéléré du pilote sur les pistes sablonneuses. Cela a été pour elle l'équivalent du Dakar qui d'ailleurs sera accueilli dans la région en Janvier. Ensuite, elle a dû regagner de nuit Antofagasta avant de reprendre la seule route qui suit la côte. Arrêts repos à Tocopilla et à Iquique où elle a pu apprécier la rue Baquedano avec ses vieilles maisons coloniales datant de l'époque du salpêtre, aux teintes pastels et semblant sorties d'un western. C'est là, dans un petit restaurant en terrasse, qu'elle a commandé un gratin de fruits de mer dont elle se souviendra longtemps, tellement il était bon. C'est dans la rue Sotomayor qu'elle s'installe à l'hôtel Jardin del Sol. C'est de loin le meilleur hébergement rapport qualité prix qu'elle trouve depuis bientôt deux mois. Marta, la réceptionniste l'accueille avec un large sourire et lui donne la meilleure chambre à l'étage. Des employées, chiffons et balais en mains, traquent le moindre grain de poussière. Au rez-de-chaussée, une petite cour remplie de plantes vertes abrite Tatiana, la tortue fétiche âgée de quarante ans. Elle est énorme et dort, la nuit, dans une petite maison en bois. Au fond, un local à la disposition des résidents, avec quatre ordinateurs et une vaste documentation sur la région. A l'étage, face à l'escalier, une cuisine équipée très lumineuse va permettre à Marie de se cuisiner de bons petits plats. Les chambres sont situées sur la gauche, dominant la cour, et bien exposées au soleil. Au fond, au-dessus du local informatique, une terrasse couverte avec fauteuils, tables et chaises longues. Les murs sont tapissés de treillis en bois peints en blanc. C'est ici que Marie fera son réveillon. Le centre ville est à deux cuadras seulement. Les magasins bondés de monde en cette période pré-festive, se trouvent de part et d'autre de la rue piétonne du 21 Mai. Ici, ça ressemble à la France, il y a des terrasses de cafés et de restaurants où l'on peut boire et manger à toute heure. Ce sont les vacances scolaires d'été et les familles déambulent joyeusement dans les rues, d'énormes glaces à la main. Plus bas, Marie arrive sur une place où est installée une vieille locomotive à vapeur allemande qui reliait autrefois Arica à la Paz en Bolivie. A côté, un bassin avec des jets d'eau où viennent boire et se baigner des centaines de mouettes. Des palmiers abritent des oiseaux noirs, très laids, qui chantent comme grognent les cochons. En remontant, elle aperçoit la Cathédrale Saint Marc au style gothique, peinte en jaune et blanc. C'est une oeuvre de Gustave Eiffel, les piliers et les arcades sont en fer forgé, de même que le bâtiment abritant le Centre des Arts. (en 1868, il y a eu un terrible tremblement de terre qui a tout détruit dans la ville) Arica est protégée par le Morro, célèbre colline qui vit la victoire des chiliens sur les péruviens lors de la guerre du Pacifique. Un Christ immense y est édifié côtoyant un musée de la guerre et d'antiques canons. De là-haut, Marie a un point de vue superbe sur la ville et sur les plages qui bordent l'océan. Sur une autre colline, moins haute, qui sert de refuge en cas de tsunami, est érigée une statue de la Vierge. Des marchands de fruits et de légumes stationnent aux angles des rues, proposant avocats, bananes, fraises, cerises, tomates à des prix très raisonnables. Marie fera ses courses au supermarché Santa Isabel et achètera à ces commerçants ambulants les meilleurs fruits et légumes de tout son voyage. Elle aura l'occasion de se baigner dans la piscine olympique, sa tentative en mer ayant été repoussée à cause des méduses. De longues promenades sur le port, le long des quais où quelques lions de mer paresseux guettent les restes jetés par les pêcheurs, le long des plages sablonneuses, sur l'ex île Alacran, lui permettent de se refaire une santé. L'air marin, le soleil, la basse altitude conviennent mieux à Marie que les montagnes. Entre montagnes et déserts, elle est arrivée au bout de ce qu'elle voulait : connaître tout le Chili, sur plus de cinq mille kilomètres. Son épine dorsale, la Cordillère des Andes et son ventre, le Pacifique. Elle comprend mieux à présent le caractère de sa fille, tantôt explosif comme les volcans, tantôt doux et charmeur comme la tendre Patagonie, tantôt fier comme l'Ile Chiloé.
CROISIERE EN PATAGONIE CHILIENNE Marie a réservé depuis la France une croisière Navimagreliant Puerto Montt à Puerto Natales, au Chili. Pour bénéficier du tarif basse-saison, elle a un impératif : être sur le lieu du départ le vendredi avant le premier novembre. Elle serait bien restée plus longtemps dans la région des sept lacs pour profiter des forêts d'alerces et d'arrayans, des ciels changeant au gré du vent, des randonnées en montagne et des parrillas le soir au dîner. Lorsqu'elle a traversé la frontière et s'est retrouvée au Chili, Marie s'est sentie envahie de joie : elle était à moitié chez elle. De l'autre côté de la Cordillère, certains paysages lui rappelaient le bocage normand : des pommiers en fleurs, des vaches noires et blanches, de l'herbe verte, des prés clôturés par des haies d'arbres, des maisons en bois. C'est donc le vendredi vingt neuf octobre, vers seize heures, que le bateau largue les amarres.A bord il y a cent vingt cinq personnes, touristes et employés compris. De gros camions ont été chargés à l'aide de puissants ascenseurs. La corne de brume se fait entendre, le drapeau chilien bleu, blanc, rouge étoilé flotte au vent, de grosses cordes de chanvre sont enroulées aux bittes d'amarrage, la cheminée crache une fumée noire. Les touristes, appuyés au bastingage, caméras au poing, immortalisent ces moments d'effervescence. Le bateau prend sa vitesse de croisière et s'élance dans le Seno Reloncavi, baie protégée de chaque côté par des terres. A droite Calbuco, à gauche Hornopiren. La mer est calme, le soleil brille, l'ambiance à bord est décontractée et des affinités se créent entre les voyageurs selon leur pays d'origine. Il y a beaucoup de français, des espagnols, des allemands, des anglais, quelques italiens, des chauffeurs et ouvriers chiliens qui se regroupent à table pour jouer aux cartes. Chacun a retrouvé ses bagages dans les couloirs, au pied des cabines-dortoirs. Deux services de cafétéria assurent la restauration à bord. La nuit commence à tomber. Marie sympathise avec un jeune couple toulousain, Sophie et Cédric, qui achèvent leur tour du monde ici au Chili. Le jour suivant deux animateurs présentent le programme en anglais et en espagnol. Suit un diaporama sur la flore et la faune de la Patagonie. Un écran TV affiche la position du navire et Marie suit avec attention ces indications sur sa carte : 73° de longitude, 45°Sud de latitude (juste à l'opposé de Bordeaux qui se situe à 45° Nord) Nous sommes dans le canal Moraleda. A droite, une multitude d'îles inhabitées, très découpées. A gauche l'Ile Magdalena. Le paysage est de toute beauté. Les mouettes, les goélands et les albatros se détachent sur le gris du ciel, parfois entrecoupé de rayons de soleil. C'est magique, féérique. Après avoir franchi le canal Chacabuco, le bateau arrive dans les eaux plus agitées de l'Océan Pacifique. Les voyageurs ont été prévenus la veille qu'il y aurait beaucoup de tangage et de roulis, surtout dans le golfe de Penas. Marie a prévenu le mal de mer à l'aide de cachets homéopathiques. Les espaces communs se vident peu à peu, les visages palissent et une odeur désagréable envahit les coursives. Marie, amusée, constate que les hommes sont plus sensibles que les femmes à ce phénomène. La soirée s'achève ainsi dans un calme tout relatif. Est-ce l'effet du médicament ou du bercement du bateau, Marie a passé une très bonne nuit. Au petit matin, le micro informe les passagers que le bâtiment a quitté l'Océan et navigue à présent dans le canal Messier, plus calme. De chaque côté de magnifiques fjords et, récompense due à l'avance prise, un arrêt est prévu au pied du glacier Tampanas (48°42 Lat S) Bien emmitouflés dans leurs vêtements chauds, têtes cagoulées, mains gantées, les touristes se précipitent à babord pour admirer le glacier. Une immense bande de glace se jette dans les eaux glacées. Quelques icebergs se sont détachés et dansent sur les vagues. On dirait une glace norvégienne. Malgré l'air glacial qui rougit les visages, on peut lire la joie de partager un spectacle hors du commun. Une escale de deux heures est prévue à Puerto Eden pour ceux qui le désirent. L'occasion sera donnée à Marie de découvrir la flore de l'île Wellington. Les terres sont battues par les vents et seules quelques fétuques poussent aux pieds d'arbustes piquants aux fleurs jaunes, les calafates. Cet arbrisseau donne des baies violettes en automne dont on fait de délicieuses confitures. La tradition dit que celui qui mange ces fruits reviendra en Patagonie! Chaque maison, ou plutôt cabane en bois, a son lopin de terre bien travaillé. La terre est noire, volcanique. Quelques barques colorées sont ancrées au port. Il y a même un collège flambant neuf et l'accès à internet. Tout au long du sentier, des boutiques d'articles artisanaux permettent aux habitants isolés de survivre. Pas de mendicité ici mais de la dignité, la dignité d'un peuple fier. Cet arrêt bi-hebdomadaire permet le ravitaillement de ce petit port de pêche en produits de première nécessité. Le débarquement à Puerto Natales se fait sous la pluie. Les plus jeunes et sportifs projettent de faire un trek de plusieurs jours dans le célèbre Parc de Torres del Paine. Quant à Marie ce sera juste une ville-étape. Elle en profite pour visiter les lieux en fin de journée lorsque la pluie a cessé. Elle revient au port où une famille de majestueux cygnes blancs à cols noirs attire son attention. C'est aujourd'hui le premier novembre, les magasins sont fermés. Sur la route du cimetière elle photographie les petites maisons colorées et leur devant de porte bien clôturé. Les pelouses sont recouvertes de pissenlits formant un épais tapis jaune. Quelques massifs de tulipes et de pivoines la renvoient à son jardin lointain. Là-bas, tout doit être en sommeil et elle apprécie la chance d'être à l'autre bout du monde en ce moment. Le jour suivant, Marie se retrouve deux cents kilomètres plus bas, dans la ville la plus australe du Chili, Punta Arenas. Des maisons aux toits de tôle peints de couleurs vives lui rappellent les ports norvégiens du Spitzberg, à latitude inverse, même paysage. Est-ce par hasard que Marie se sent déboussolée dans ces contrées? Son sens inné de l'orientation lui fait défaut. Elle interprète toujours en sens opposé les plans de son guide et doit demander son chemin aux passants. Elle regrette de ne pas avoir emporté une boussole dans ses bagages. C'est donc après plusieurs kilomètres d'errance que Marie arrive au Residencial Roca, avenue Magellan. C'est une belle bâtisse coloniale pleine de charme, tenue par deux soeurs septuagénaires. La chambre est spacieuse, les plafonds très hauts, le lit confortable. A deux pas se trouve la Place des Armes très animée en cette fin d'après-midi printanière. Un groupe de collégiens en uniforme bleu-marine et blanc posent pour elle au pied de la statue du célèbre navigateur. Des boutiques sur roulettes exposent les articles artisanaux faits de laine du pays : bonnets, pulls, écharpes, porte-clés, bijoux. A l'approche du fameux Détroit de Magellan, Marie ne peut s'empêcher d'avoir une pensée émue pour ses lointains ancêtres les portugais, découvreurs et aventuriers courageux. Le lendemain une excursion la conduit dans la pingouinerie de Seno Otway, à bord d'un minibus. Une heure de route où elle peut observer les guanacos broutant les herbes de la steppe, des troupeaux de moutons paissant tranquillement, quelques nandous et des condors. Cette région très aride, balayée par des vents violents, est une réserve naturelle pour les manchots de Magellan, reconnaissables à leur double collerette noire. C'est la période de la couvaison et les parents veillent à tour de rôle sur leurs oeufs enfouis au fond des trous, à même le sable. Au loin, un panorama spectaculaire s'offre à ses yeux : les massifs enneigés de la Terre de Feu. LE PERITO MORENO ET LE FITZ ROY Prochaine destination : El Calafate et le Perito Moreno. Après une brève escale à Rio Gallegos, passage obligé pour rejoindre en bus cette région d'Argentine si célèbre grâce à son glacier, Marie arrive au terminal d'El Calafate au milieu de l'après-midi. Elle n'a qu'une centaine de mètres à parcourir pour se rendre à l'albergue du lago argentino. Cet endroit est très touristique et elle n'est pas étonnée de trouver beaucoup de routards. Heureusement, il reste un lit disponible en chambre individuelle, en cellule plutôt. La pièce mesure deux mètres cinquante sur un mètre cinquante à peu près. Une petite fenêtre en hauteur laisse passer un peu de lumière. Les douches et les lavabos communs se trouvent au fond du bâtiment. Il y a une cuisine équipée à la disposition des clients et Marie, lasse des sandwichs jambon–beurre–pain de mie et des poulet-frites va en profiter pour se cuisiner de bons petits plats qui attireront l'odorat du réceptionniste et des co-pensionnaires. Comme à chaque fois qu'elle arrive dans une nouvelle ville, Marie prend l'atmosphère des lieux en arpentant les rues toujours tracées sur le même modèle, en quadrillage. De beaux magasins, restaurants et cafés se trouvent de chaque côté de l'avenue du général San Martin. Elle entre dans un cyber café pour consulter ses mails et envoyer quelques photos à sa famille et à ses amies. Il fait beau, l'air est frais et elle se réjouit d'être là, consciente du privilège qu'elle a. En remontant vers l'auberge, elle s'arrête au terminal pour acheter son billet pour le lendemain à la compagnie Caltur qui assure l'aller-retour pour le Perito Moreno. C'est donc le lendemain à neuf heures que le bus quitte la ville pour une heure de route à destination du mythique glacier. Le soleil brille, une belle journée s'annonce. Marie est stupéfaite à la découverte de l'imposant spectacle qui s'offre à elle du haut des passerelles. Des kilomètres de passerelles bien sécurisées zigzaguent face au monstre de glace, permettant aux visiteurs de le voir sous plusieurs angles. Tout à coup, un bruit d'explosion la stoppe sur place. Un gros bloc vient de se détacher du front, entraînant d'immenses remous dans les eaux du lac. Elle retrouve la même végétation qu'au Chili, à même latitude : les ciruelillos et les calafates. Quelques rouges-gorges sautillant de branche en branche viennent rompre le silence de leur chant aigu. L'atmosphère est irréelle. Ce glacier avance de deux mètres par jour en été, sous l'action du soleil qui réchauffe les glaces, et des vagues qui viennent miner la base de l'édifice. D'énormes icebergs se détachent et flottent à la surface des eaux turquoise. Les rayons du soleil éclairent d'immenses failles verticales d'un bleu électrique. L'ensemble ressemble à une cathédrale ou à un château-fort dont les créneaux se découpent sur le ciel limpide. Des traces brunâtres alternent avec un blanc-bleuté d'une pureté extraordinaire : on dirait un gâteau marbré. Ces strates sont constituées de sédiments et il est facile de dater l'épaisseur de neige compactée. Plus loin on aperçoit une arche et des cavernes. Le dessus ressemble à de la crème chantilly que l'on aurait dressé à l'aide d'une poche à douille. Marie ne peut s'empêcher de méditer devant ce spectacle hors du commun, faisant le vide dans sa tête et prenant toute l'énergie de ce lieu grâce à une respiration contrôlée. Le soir, Marie réserve une excursion pour découvrir les glaciers Onelli, Spagazzini et Perito Moreno depuis le lac Argentine. Arrivée à l'auberge, elle partage son plat de langoustines avec des touristes rencontrés sur le paquebot de croisière, et raconte sa journée passée devant le fabuleux glacier. Certains ont fait aujourd'hui l'excursion sur le lac et en sont revenus vraiment enchantés. Elle aime ces échanges autour d'un bon plat et d'un bon verre de vin argentin. Les conseils et les avis sur telle ou telle destination sont toujours bons à prendre, même si le temps très variable en Patagonie, peut influer sur l'appréciation de chacun. A sept heures du matin, un minibus vient prendre les touristes à l'auberge pour les conduire à Puerto Banderas, lieu de départ de l'excursion. Une longue file d'attente s'étire avant de pénétrer, après acquittement des droits d'entrée au parc, sur les quais. Les visiteurs se répartissent par groupe d'une cinquantaine de personnes dans les nombreux catamarans ancrés au port. A nouveau, Marie entend parler plusieurs langues, et une charmante hôtesse annonce la bienvenue à bord. C'est sous le soleil matinal que le bateau s'élance. Les passagers, cameras et appareils photos en main, se massent sur les plats-bords pour ne rien perdre du spectacle unique qui se déroule sous leurs yeux. A tribord ce sont des montagnes de granit rouge qui contrastent avec le bleu-vert des eaux du lac. Puis, deux heures après ils aperçoivent les premiers îlots de glace. Le glacier Onelli est en vue. Moins impressionnant que le géant mais tout aussi beau. Chacun se plaît à imaginer une forme : un gros palmipède, une baleine, un navire, une maison de Schtroumfs. Les lunettes de soleil haute protection sont indispensables pour éviter les brûlures et une odeur de crème solaire se dégage des visages rougis par le froid. Des cris d'exclamation se font entendre de part et d'autre. Il règne une atmosphère de joie et les amateurs de photos se régalent, prenant cliché sur cliché pour la postérité. Le bateau redémarre et l'hôtesse annonce le prochain glacier aux environs de midi. Frigorifiés par l'air glacial, les passagers rentrent à l'intérieur pour se réchauffer. Marie s'assied près d'une argentine et entame une conversation par politesse. Cette personne suit, avec un groupe de collègues, un stage de formation à El Calafate et en profite pour faire du tourisme dans cette région si belle. Marie apprend beau-coup de choses sur la vie quotidienne des argentins et son interlocutrice semble ravie de discuter avec une française. Un service de boissons et de sandwichs permet aux touristes de se restaurer. Aux abords du second glacier, le Spegazzini, on retrouve la même effervescence. Celui-ci est très imposant, son front mesure plusieurs mètres. Toujours des dizaines d'icebergs d'un blanc immaculé en haut et bleuté à la base. Quand on pense que seule la partie émergée est visible on réalise avec peine que la partie immergée est dix fois supérieure. Ce lac, le plus grand d'Argentine, mesure près de six cents mètres au plus profond. Le passage vers l'Upsala étant bloqué par les glaces, une approche au pied du Perito Moreno est proposée. Une pluie glaciale se met à tomber, obligeant les touristes à regagner la pièce chauffée à l'intérieur. C'est donc en début d'après-midi que Marie fait face à une barrière de soixante mètres de hauteur. La vue d'en bas est encore plus impressionnante. Plusieurs ruptures se produisent dans un bruit d'enfer. Les remous font dangereusement bouger le bateau. Les fenêtres lumineuses ont disparu laissant place à des failles verticales de couleur grise ou noire. L'omelette norvégienne s'est transformée en un redoutable fantôme. Hier, sous le soleil et vu d'en haut, le glacier était féérique, aujourd'hui, sous la pluie et vu d'en bas il est dantesque. Après une bonne nuit Marie prend le bus pour El Chalten, situé à trois heures de route plus au nord. Le même paysage de steppes se déroule : ci et là quelques guanacos et choiques semblables à des autruches, affrontent le vent glacial. Elle regarde la cordillère enneigée se dessinant au loin sur un ciel azuré parsemé de gros nuages blancs, lorsque soudain, le Géant s'offre à elle. Elle l'a déjà vu en photo, mais le voir en vrai la remplit d'une immense joie et du sentiment d'être privilégiée. Cette dent de granit émerge des montagnes et son sommet joue à cache-cache avec les nuages. Le Fitz Roy grossit de plus en plus. Ses couleurs changent au gré de la lumière, passant du gris bleuté au rose tendre. La neige recouvre les flancs, le sommet est dénudé, battu par les vents. L'arrêt du bus devant le Maison d'information du Parc lui permet de se renseigner sur les diverses randonnées à effectuer et, passionnée par les plantes, elle achète un dépliant sur la faune et la flore de cette région. Chaque groupe est accueilli par des animateurs qui donnent les règles à suivre pour respecter l'environnement et signaler le risque de se trouver face à face avec un puma! Les empreintes de daims doivent être signalés également. Des consignes de sécurité sont données afin d'éviter les accidents. El Chalten est un tout petit village s'étendant dans la vallée. Il reçoit des amateurs de randonnées et des andinistes chevronnés de tous les pays. C'est à l' Auberge Patagonia qu'elle trouve un lit dans un dortoir prévu pour quatre personnes. Comme dans toutes les auberges il y a une cuisine équipée, une salle à manger et beaucoup de routards. Ici aussi, les prés regorgent de fleurs jaunes de pissenlits. L'accueil est très chaleureux. Marie partagera sa chambre avec une allemande et deux autrichiens. Après un déjeuner composé d'une soupe de citrouille et de blanc de poulet frit, elle décide de se rendre au Mirador, en direction de la Laguna Capri. Le sentier grimpe sévèrement dès le début. Elle doit s'arrêter pour reprendre sa respiration à plusieurs reprises et elle profite de ces haltes pour se retourner et admirer le village : des toits de tôle de couleur bleue, verte, rouge, jaune rendent ce petit village très gai. Le soleil brille mais un vent glacial souffle. La forêt de hêtres atténue son effet. Au bout de deux heures de marche entrecoupées de pauses, le sentier est à découvert et un spectacle hors du commun s'offre à Marie : un couple de condors plane au-dessus d'elle. Elle s'amuse à les suivre à la jumelle et observe le travail des rémiges. Trois battements d'ailes et la levée des rémiges leur permet de se diriger. Ont-ils aperçu une proie? Leur cercle s'agrandit de plus en plus et ils disparaissent derrière les montagnes. Des mottes buissonnantes, épineuses et flamboyantes parsèment l'herbe rase. Ce sont des mata guanaco. Les fleurs ne s'épanouissent pas, ce sont des boutons en forme d'ogives de couleur rouge-orangé qui contrastent avec le vert des prés, le bleu du ciel et le blanc de la neige au loin. Une barre rocheuse s'élève: le Fitz Roy. Il se dresse, majestueux. Marie a une pensée émue pour Lionel Terray qui l'a gravi en 1952. Quel courage! A côté, elle se sent toute petite. On dirait une canine dressée qui s'élève à près de 3 500 mètres d'altitude. Les indiens l'avaient surnommé “le volcan” en raison des nuages gris qui le recouvrent souvent comme de la fumée qui s'échapperait d'un volcan. Heureusement, cet après-midi, elle peut l'admirer et le photographier dans toute sa splendeur. Lors de la descente vers le village, Marie aperçoit, à flanc de montagne, plusieurs traces blanchâtres, signe qu'il y a au-dessus, posées sur le rebord étroit, des aires de condors ou d'aigles. Les rapaces continuent leur ballet dans le ciel et se jouent des randonneurs. Elle s'arrête plusieurs fois pour se désaltérer à l'eau pure des petits torrents qui dévalent les pentes. Plus bas, elle observe des carpinteros magallanicos, ces piverts au jabot rouge feu, au bec noir et au plumage gris strié de blanc. Habitués aux humains, ils ne daignent même pas arrêter leur martèlement sur les vieux troncs calcinés par les tempêtes. En revenant sous le couvert des hêtres, elle croise Georges, le bordelais septuagénaire qu'elle a rencontré sur le Puerto Eden. Ce vieil homme solitaire, très alerte et jovial, semble ravi de retrouver un visage connu. Ils échangent quelques mots, se racontant leur parcours depuis leur séparation à Puerto Natales, quinze jours auparavant. Les journées sont si intenses ici en Patagonie qu'il leur semble s'être rencontrés dans une autre vie. Tout au long de son voyage Marie croisera ainsi ce qu'elle appelle “des petites étoiles”, des hommes et des femmes remplis d'optimisme, les yeux pétillant des mêmes valeurs qu'elle, une sorte de communauté de gens de bonne volonté. Ces deux-là auraient pu faire un bout de chemin ensemble, mais la timidité et le respect mutuel en ont décidé autrement. Le lendemain, de très bonne heure, Marie opte pour une randonnée vers le Mirador du Cerro Torre. L'approche est plus douce. Le sentier démarre dans les tourbières moelleuses gorgées d'eau. De temps à autre, les montagnes se reflètent dans des petites mares, accentuant la magie des lieux. Sur ce versant mieux exposé au soleil, les anémones et les orchidées foisonnent. Sur la gauche Marie découvre une montagne en forme de pyramide bicolore, noire et blanche. Des cascades gigantesques alimentent plus bas la rivière Fitz Roy, cachée par la végétation. Le chemin devient de plus en plus ardu et serpente à travers les rochers et les souches grises des arbres morts. Arrivée au Mirador, la même émotion indescriptible envahit Marie. A côté du Géant, sur la gauche, un autre massif plus bas et arrondi : le Poincenot. Celui-ci est entièrement recouvert de neige. Ces deux sentinelles veillent amoureusement sur le village. Marie sort le pique-nique de son sac et s'assied, fatiguée, sur l'un des nombreux bancs. Il est midi, le soleil tape fort et toujours ce vent cinglant. Lunettes de soleil, bonnet, coupe-vent, crème solaire sont vraiment indispensables. Son plaisir, à chaque grande halte, c'est d'ôter ses chaussures et chaussettes afin de laisser respirer ses pieds. Le troisième jour, Marie entreprend de gravir le versant opposé, en direction du Mirador du Lago Toro. Le départ du sentier est situé juste à côté de la Maison du Tourisme. Des panneaux de bois balisent le chemin, aucun risque de se perdre. Au pied de la montée même fraîcheur et humidité, même végétation. Au bout d'une heure de marche celle-ci se raréfie, laissant place à un paysage aride. Seules des fétuques jaunâtres poussent ça et là. La montée est de plus en plus difficile, la fatigue et le découragement se font sentir. Le sommet est encore loin et à ce rythme elle pense au retour qui risque de s'avérer trop long. Marie n'aime pas renoncer mais la sagesse lui conseille de faire demi-tour. La descente est plus agréable, moins épuisante pour son coeur qui, à cette altitude, doit travailler deux fois plus. Au loin, toujours les deux sentinelles au garde-à-vous, vues sous un angle différent. En bas, le paisible village semble endormi. Le clocher de l'église sonne midi lorsque Marie arrive, épuisée, à l'auberge Patagonia. Ce midi au menu ce sera ratatouille et beefsteak. L'auberge est vide de touristes, les jeunes partant pour la journée entière et ne revenant que tard le soir, le visage et les bras rougis, fourbus mais heureux. L'après-midi Marie décide d'aller voir les chutes du Chorillo del Salto. Cette promenade suit la petite rivière Las Vueltas. Il n'y a pas d'effort à faire, juste mettre un pied devant l'autre. Le début est une piste caillouteuse et à chaque passage d'un 4x4 un nuage poussiéreux l'oblige à se protéger le visage avec son écharpe en guise de masque. Sur le bord de la rivière, un couple d'oies andines prend le soleil. Le mâle tout blanc excepté son bec et ses pattes noires, les ailes rayées de gris. La femelle toute grise, plus petite. Le couple semble habitué à la fréquentation de cet endroit par les curieux car il ne daigne même pas bouger. Puis l'accès est interdit aux véhicules et la piste se transforme en un agréable sentier qui serpente au milieu d'un épais tapis d'herbe verte parsemé de milliers de fleurs de pissenlits. Ici encore des calafates, des ciruellos (sorte de chèvre-feuille) aux fleurs orange flamboyant, des gaultherias aux baies violettes, un véritable festival de couleurs. Soudain, Marie entend un bruit assourdissant : des tonnes d'eau s'abattent sur les rochers. Haute d'une quinzaine de mètres, la cascade miroite sous l'effet du soleil. A ses pieds, beaucoup de touristes, appareils photos en mains, immortalisent la scène. La roche est grise, brillante, usée par l'écoulement de l'eau. Sur les côtés, le gris des arbres déracinés contraste avec le vert des arbustes en fleurs. Quelques amoureux semblent s'éterniser, assis sur les rochers. C'est rechargée en énergie que Marie regagne le village qu'elle doit quitter ce soir pour une très longue route qui la conduira jusqu'à Chile Chico. RETOUR EN PATAGONIE CHILIENNE C'est donc vers 15H30 que le minibus arrive le 10 novembre à Chile Chico. La traversée sur la célèbre route 40 a été fatigante. Peu ou pas de goudron, un bus en mauvais état pas confortable du tout, un arrêt au petit matin dans une estancia pour le petit déjeuner, un ranch perdu au milieu de nulle part, un lever de soleil magnifique, la terre et le feu. Le passage de la frontière à los Antiguos avait duré plus d'une heure, les chiliens vérifiant tous les bagages des argentins; puis ce minibus pour elle toute seule. Ici aussi des lacs à perte de vue, des paysages magnifiques. L'aridité a laissé place à une nature généreuse. Marie est très heureuse de retrouver “son” Chili et la gentillesse de ses habitants. L'hôtesse du guichet ne l'avait-elle pas appelée corazon? Ce n'est pas en France que de tels mots affectueux seraient prononcés. Ce n'est pas de la familiarité, seulement un signe d'attention. La voyageuse trouve un hôtel, le Rosaria, juste à côté du port. Marie va se dégourdir les jambes en gravissant la colline qui se dresse derrière le port et où trône une Vierge. Des lycéens argentins en voyage de fin d'année chahutent et interpellent la touriste : “D'où viens-tu? Où vas-tu? Tu viens de quel pays?”. De là-haut Marie voit la petite ville et ses rues quadrillées, les barges ancrées prêtes à larguer les amarres pour Puerto Ibanez, ville située sur l'autre rive du lac Carrera. Ce soir, elle ira au restaurant car dans le bus, contrairement aux habitudes, les repas n'ont pas été servis et elle se sent affamée. Le lendemain matin elle parcourt les rues de la ville et observe l'avance du printemps : les soucis et les pivoines sont en fleurs, les arbustes aussi comme le pommier de japon, le forsythia, le genêt. Près de l'hôtel elle remarque une quantité de plantes en pots. Une jeune femme s'approche, la salue et la conversation est entamée. La même passion les anime : les fleurs et les plantes. Elle s'appelle Marcela. C'est une belle femme d'environ trente cinq ans, ses longs cheveux noirs bouclés encadrent un visage fin, à peine typé. Sa voix est douce, elle est souriante. Marie est invitée à pénétrer à l'intérieur de la serre et s'exclame devant tant d'abondance. Des semis et des boutures partout, bien étiquetés. Marie traduit en français le nom des plantes qu'elle reconnaît. Beaucoup de noms sont semblables car la racine est latine. C'est à regret que les deux amies se séparent car Marie doit faire ses bagages et embarquer sur le Pilchero pour l'autre rive. La route 40 n'a rien à envier à la Carretera Austral si ce n'est la végétation luxuriante. Même ripio, même poussière lorsque le temps est sec. De part et d'autre de la route d'immenses fougères, des bambous, des malcas (sorte de rhubarbes) en fleurs violettes dont les tiges se mangent crues et salées, transportent Marie en forêt tropicale tandis que nous sommes en Patagonie, à environ 47° de latitude Sud. Sur la gauche les sommets enneigés se découpent sur le ciel bleu. La route serpente dangereusement dans un foisonnement de cascades, de torrents, de lacs, de falaises et de plantes géantes. On se croirait dans un conte de fées! Le bus croise des touristes à bicyclette, sacoches bien remplies. Ces fous du cyclo ont bien de la chance de pouvoir s'arrêter quand ils le veulent. Planter la tente dans des lieux aussi magiques et sublimes, seuls, coupés du monde, n'ayant pour compagnie que la nature généreuse, quel luxe! Le bus arrive à Coihaique en pleine nuit. Difficile pour Marie de se repérer dans ce dédale de rues à la recherche d'un hôtel. Heureusement, quelques habitants croisés sur les trottoirs lui indiquent un hospedaje à un kilomètre de là, rue Freire. L'accueil est toujours aussi chaleureux. Elle pénètre dans une salle commune sombre, surchauffée, enfumée. Quelques hommes sont attablés, étonnés de voir ici une gringa. Les locaux, en effet, sont plutôt métissés, bruns de peau et de cheveux. Marie à une chevelure plus blanche que neige, le teint pâle. La maîtresse de maison semble hésiter avant d'accepter de recevoir son hôte. Le patron, quant à lui, conduit directement la touriste dans une cuisine sortie tout droit d'un roman de Victor Hugo. La table de bois brut cirée par la saleté des années est surchargée de récipients, couverts ébréchés et restes de nourriture. Les murs sont tapissés de placards et d'étagères où s'entassent les ustensiles et provisions. L'évier déborde de vaisselle sale et la gazinière n'a pas vu l'éponge depuis des lustres, L'homme propose à Marie de partager son repas. Poliment, elle refuse, ne voulant pas abuser de son hospitalité. Elle sort de son sac à dos un sachet de soupe poulet-vermicelle et un sandwich jambon-fromage. Pour ce soir, ça ira, pense t-elle. Elle est affamée, mais la vue de ce spectacle la rebute un peu. C'est vraiment du typique. Cet hospedaje restera pour longtemps dans les souvenirs de Marie, tant pour la cuisine que pour la chambre : des draps sales, pas de chauffage, des couvertures sentant la crasse et l'humidité. Et la salle-de-bains, impossible d'y entrer tellement c'est sale. Marie fera sa toilette à la lingette. Le lendemain Marie va se promener le long du Rio Simpson pour découvrir l'attraction locale : la tête d'indien. La route est bordée de hauts lupins en fleurs. Le violet mélangé au jaune des cytises est un ravissement pour la touriste. Elle, qui ne peut réussir à faire pousser de lupins dans sa terre trop calcaire, est émerveillée. Ici, la terre est brune, volcanique. La région foisonne de volcans qui se réveillent parfois, projetant leurs cendres à des dizaines de kilomètres. Le rocher de granit apparaît et, avec un peu d'imagination, on peut reconnaître, en effet, le profil d'une tête d'indien. Chaque ville offre ainsi une spécialité touristique à voir ou à goûter. Plus enthousiasmée par la flore que par la vue de ce bloc de granit gris, Marie remonte la route jusqu'au centre ville, en direction de la Place des Armes. Toujours le même schéma: au centre, une statue en bronze d'un général célèbre, ici O'Higgins, des canons, une fontaine, des arbres, des bancs, des marchands ambulants, des étudiants dans leurs costumes bleu-marine, chemises blanches et cravates, des pigeons, des vendeurs de grains, des agents de ville balai en mains, d'autres chargés du stationnement encaissant la taxe. Ici, au Chili, peu de chômage. Chacun à un petit emploi. Excepté aux abords des grandes villes, Marie ne trouvera pas de sans logis. C'est peut-être dû au sens de la famille très développé dans ce pays. Les vieux sont respectés et pris en charge par les enfants et petits-enfants. La solidarité et l'entraide sont encore présents. A aucun moment Marie n'a ressenti de stress venant des chiliens. Ils sont décontractés, très lents, heureux de vivre. Peut-être est-ce dû à leur récente liberté? Sortis d'un régime de dictature sous Pinochet, ils goûtent à la joie d'une liberté durement acquise. Le lendemain matin Marie arrive à Chaiten, petit village situé au bord de la mer. C'est d'ici qu'elle prévoit de rejoindre l'Ile Chiloe en ferry. Dès sa descente de bus elle part, comme à l'habitude, à la recherche d'un hospedaje. Personne dans les rues. Le premier hôtel est fermé. Au deuxième, la propriétaire dit : “Désolée, je n'ai pas d'eau”. Il règne ici une ambiance étrange, inhospitalière. Marie s'enfonce un peu plus dans la ville et tombe sur une épicerie ouverte. “Bonjour Madame, pourriez-vous m'aider, je suis à la recherche d'un hôtel”. “Pas de problème, je vais appeler mon amie Carla, elle va venir vous chercher.” Et la discussion se poursuit. Marie apprend, tout étonnée, que le village a été enseveli en mai 2008, suite à l'éruption du volcan. “Allez voir là-bas” dit l'épicière en tendant son bras, “il ne reste plus rien”. Carla arrive à bord de son puissant 4x4. Elle conduit Marie au Don Carlos, rescapé du sinistre. Un drapeau gris flotte au-dessus d'un échafaudage de bois sur lequel repose une énorme citerne d'eau. Les murs jaunes à l'origine tirent sur une couleur jaune-grisâtre. L'herbe a du mal à pousser, le sol est recouvert de cendres. L'hôtel est très grand, désert. Dans l'immense salon des photos aux murs attirent l'attention de la touriste : celles d'avant et celles d'après la catastrophe. Que vient faire cette étrangère ici doit penser Carla. N'a t-elle pas lu son guide? Si, elle l'a bien lu mais il date de 2008-2009 et l'information n'y figure pas. Marie commence à angoisser d'autant plus que le prochain départ de ferry n'est prévu que dans trois jours. Le volcan Chaiten aperçu au-dessus des montagnes continue de fumer et c'est peu rassurée que l'aventureuse part constater les dégâts occasionnés par l'éruption. Dix centimètres de cendres recouvrent les rues, de larges traces de pneus indiquent que de gros engins sont venus déblayer les lieux. Des amas de cendres s'entassent de part et d'autre du chemin. Les maisons de bois sont englouties, ne laissant apparaître que leurs toits rouges. Les voitures aussi ont été saisies par la coulée dévastatrice. Les câbles électriques arrachés s'agitent au vent. Il règne ici un silence de mort. C'est une ville fantôme, un décor de film d'horreur. Mais que font ces gens ici? Marie apprendra que le gouvernement a relogé les habitants plus loin, hors du danger potentiel et qu'il ne reste que des résistants, des enracinés qui ne veulent pas partir malgré la menace d'une nouvelle éruption. Marie a rencontré deux “Calamity Jane” sorties tout droit d'un western. Elle aura la chance d'apprendre qu'un ferry appareillera le soir même pour Quellon. Les dieux auraient-ils entendu ses prières? La traversée du canal Corcovado durera plus de six heures sur une véritable tôle ondulée, éprouvante. Chiloe la rayonnante, Chiloe la fière, Chiloe la typique, Chiloe la désirée s'offre enfin à Marie. Il y a vingt ans, lors de son précédent voyage au Chili, le couple était allé jusqu'à Puerto Montt et la région des lacs. On leur avait tellement vanté cette île que dans l'imaginaire de Marie sa beauté était devenue inaccessible. La découvrir la remplit d'une immense émotion. Elle n'est pas déçue. La lande parsemée de genêts et de ciruellos en fleurs se déroule sous ses yeux. Des troupeaux de vaches bien grasses paissent tranquillement. L'herbe est riche, bien verte. Le soleil brille et rend tout plus beau. Il pleut souvent dans cette région agricole. Les maisons colorées égayent le paysage et toujours ce ciel patagon d'un bleu soutenu sur lequel se détachent de gros cumulus blancs. La capitale, Castro, s'enorgueillit en son centre d'une belle église tout en bois aux tons pastels de violet et de jaune. Près d'elle le musée régional, en bois également, permet à Marie de mieux connaître l'histoire des chilotes, derniers résistants de la colonie espagnole. Des maquettes de chalupones, ces embarcations creusées dans les troncs d'arbres dont la proue et la poupe sont identiques, sont exposées à côté d'instruments de musique typiques. Marie flâne dans les rues animées et se réjouit de pouvoir goûter aux premières cerises et fraises de l'année. Un vrai régal! Puis elle descend vers les palafitos, ces maisons de pêcheurs construites sur pilotis, qui sont l'attraction de la ville. Côté rue, c'est une succession de façades en bois, aux bardeaux peints en bleu, vert, jaune, framboise. Côté mer, c'est moins joli: des moules sont accrochées aux poteaux qui soutiennent les maisons et une odeur désagréable se dégage des lieux. Plus loin, une locomotive noire aux jantes rouges trône au milieu d'un square fleuri de gaillardes et de lupins aux tons pastels. Des enfants jouent sur la plage recouverte de coquilles. Marie pense à ses petits-enfants et la nostalgie l'envahit.
SANTIAGO - VALPARAISO Marie quitte l'Ile Chiloé pour un long trajet de nuit en direction de Santiago. Elle connaît déjà cette région et préfère gagner du temps en voyageant de nuit, les bus étant confortables et se sentant en sécurité dans ce pays. Aux abords de la capitale, elle sent une vive émotion l'envahir et les souvenirs des trois mois passés dans l'attente d'une décision de justice remontent à la surface. Elle est à la fois impatiente et inquiète. Ne va-t-elle pas être déçue? Le taxi la dépose devant le Residencial Londres 54, recommandé par les jeunes toulousains. On se croirait dans un vieil hôtel anglais avec ses fauteuils dépareillés, son parquet crissant sous les pas, ses salons cosy et ses chambres aux plafonds très hauts. Ambiance très british. Cet hôtel a l'avantage d'être à deux pas du centre, dans un quartier très calme. La température avoisine les trente degrés l'après-midi lorsque Marie gravit le Cerro de la Virgen del Valle à los Andes. Le sentier caillouteux zigzague à travers les cactus, ce sentier qu'elle a gravi vingt ans plus tôt en compagnie de son mari. C'est comme un chemin de croix tellement la montée est rude. Elle avait promis de revenir ici si son voeu était exaucé : adopter Julie. Ici, le paysage n'a pas changé, contrairement à la banlieue de Santiago qui a vu grandir de gigantesques gratte-ciel. C'est épuisée que Marie arrive aux pieds de la statue. Elle sort l'ex-voto de son sac et l'accroche à la grille bleue qui entoure la Vierge. Debout, elle la remercie de tout son coeur et adresse une prière, mélange de bouddhisme et de christianisme, à l'intention de sa fille. Pas de Je vous salue Marie, pas de Notre père, juste un recueillement religieux. C'est le coeur léger qu'elle quitte ce lieu de pèlerinage, redescend vers la ville et apprécie de déguster une glace à la vanille à la terrasse d'un café. Le soir, Marie va se promener dans Ahumada, la principale rue piétonne de la capitale, toujours bondée de monde, avec ses beaux magasins et ses nombreux fast-food, les pollitos, restaurants où l'on trouve des demi-poulets grillés accompagnés de frites (papas fritas), le tout servi avec un énorme verre de coca-cola ou de soda. Il lui est agréable de se fondre dans la foule, de passer pour une véritable chilienne. Le lendemain Marie se dirige vers le Cerro Santa Lucia au pied duquel se dresse toujours l'hôtel Monte Carlo. On dirait qu'il a souffert du récent tremblement de terre, ses murs roses sont fissurés et il semble à l'abandon. La montée matinale de cette colline la renvoie à ses vieux souvenirs et Marie ne peut s'empêcher de penser à sa fille qui trottinait à ses côtés ou juchée sur les épaules de Jean, heureuse d'avoir enfin trouvé une famille. Les décors n'ont pas changé, seule la saison a changé : autrefois c'était l'hiver en plein mois d'août, les arbres dénudés, les massifs dépourvus de fleurs, à présent c'est le printemps, l'équivalent d'un mois de mai en France, et les fleurs abondent. Des jardiniers, tuyau ou balai en mains s'affairent à arroser les massifs ou balayer les allées. D'énormes acanthes en fleurs voisinent avec des cornes de bélier, les céanothes et les bougainvilliers se mêlent aux fleurs violettes des jacarandas (flamboyants bleus-violets), les palmiers se reflètent dans les vitres bleutées des immeubles avoisinants. Une cascade s'écoule dans trois grandes vasques superposées, ajoutant un brin de fraîcheur et d'humidité à cet endroit si romantique. Marie arrive au sommet et redécouvre les créneaux du fort aux briques rouges, retrouve avec émotion l'endroit même où avaient été prises les photos. Rien n'a changé. La colline a résisté au tremblement de terre! Seul le point de vue a changé : la ville semble deux fois plus étendue. Un groupe de jeunes filles, portable en mains, s'amusent à se photographier, assises sur un énorme canon. Marie s'assied sur un banc et médite sur la notion du temps. Pour l'ascension de l'autre célèbre cerro de Santiago, le San Cristobal, Marie emprunte le funiculaire. A plus de trois cents mètres de dénivelé est érigée une immense statue de la Vierge de l'Immaculée Conception qui veille sur la ville, les yeux levés vers le ciel et les mains ouvertes en offrande. Premier arrêt au zoo (c'est ici que Julie avait vu pour la première fois des girafes et des lions). Les jeunes parents accompagnés de leurs enfants excités descendent. Deuxième arrêt, l'esplanade de la Vierge. La statue géante attire de nombreux touristes, croyants ou non. Un jardinier propose gentiment à Marie de la prendre en photo avec, au premier plan, les roses épanouies dont il est si fier, et en arrière plan la statue vénérée. D'ici, la ville semble encore plus étendue et la pollution empêche de discerner clairement les limites de la mégapole noyée sous une fine couche de brume. Prochaine destination : Limache et le foyer Saint-Vincent de Paul. Trois heures de route sont nécessaires pour atteindre les lieux si chers au coeur de Marie. Ce chemin parcouru autrefois dans un autre état d'esprit lui semble long et court à la fois. Long car elle est pressée d'y arriver, court car elle apprécie la nature généreuse en cette saison : les cerisiers croulent sous le poids des cerises et les avocatiers sont en pleine production. Les champs de pommes de terre, de fèves et d'asperges alternent avec les vergers. Cette région agricole, loin de la capitale, convient mieux à Marie. Il est midi lorsque le bus “Golondrinas” stoppe devant la petite Place des Armes. Rien n'a changé. Toujours ces larges trottoirs carrelés qu'elle a foulé pendant trois mois, seule ou accompagnée de Julie. Une joie mêlée de nostalgie envahit la touriste. Une inquiétude aussi (et si le foyer n'existait plus!) Marie dépose ses bagages au petit restaurant faisant face à la place et dans lequel elle vient de se restaurer à la hâte, puis elle part, conduite par ses souvenirs ancrés dans sa mémoire, comme téléguidée, vers la rue Colon, au 349, où se trouvait le Foyer. La statue de bronze du célèbre saint, un enfant dans les bras et deux autres à ses pieds est toujours là, sur le trottoir. Elle reconnaît les grilles, la porte, la cloche. Le coeur battant très fort Marie s'apprête à la saisir lorsque la porte s'ouvre, laissant apparaître deux adolescents. Elle entre dans le hall, s'approche de la jeune secrétaire souriante et se présente. La Mère Supérieure étant absente, c'est Sonia, l'éducatrice qui se souvient très bien de la petite Julita, sordita con ojos azules qui recevra Marie.(...) Ses pas la conduisent machinalement vers le Collège Allemand où elle est restée près de trois mois, en attente du jugement. Elle reconnaît l'enseigne de tôle peinte en vert se dressant en arche au-dessus du portail et sur laquelle est écrit “Farienheim”. La cour est identique, des amarylys en fleur et des acanthes de part et d'autre de l'entrée gravillonnée. La grande baie vitrée et le hall. Son coeur bat très vite. Tout se mêle dans sa tête et son coeur, le passé et le présent se bousculent. Sur la gauche, le bar et derrière le comptoir deux femmes. Marie s'adresse à celle qui l'accueille d'un large sourire, se présente et demande poliment la permission de visiter le parc et de prendre des photos. A gauche la piscine, ses relax blancs et ses parasols, un peu plus loin l'aire de jeux avec le tourniquet et les balançoires sur lesquels Julie passait des heures. Les arbres centenaires aux essences rares reconnaissent Marie et agitent leurs feuilles en guise de bienvenue. Le parc s'étend sur un demi-hectare, bien entretenu. Les bancs se souviennent de cette maman et de cette petite fille qu'ils recevaient souvent. Ils revoient leurs visages se faisant face, les mouvements de leurs lèvres, leurs sourires, leurs câlins. Plus loin, en contrebas, il y avait une vache noire et blanche. Julie arrivait à prononcer le mot “vaca”. Elle n'est plus là. Le bâtiment qui était occupé par les collégiens est vide. Marie se revoit dans sa chambre où elle a commencé, patiemment, à apprendre quelques mots de français à Julie. Elle s'entend lui chantonner à l'oreille droite : “A la claire fontaine...” Que de chemin parcouru depuis ce temps! Il n'y a pas d'hôtel à Limache et Valparaiso n'est qu'à une heure en métro-bus. Un taxi la dépose à l'hôtel Pilcomayo au Cerro Alegre. Marie est encore toute bouleversée par le retour sur ces lieux qu'elle avait dû quitter en pleurs, vingt ans auparavant, les démarches n'aboutissant pas et surtout menacée de radiation par le directeur de l'hôpital. Elle était loin de sa famille et de ses deux garçons qui lui manquaient beaucoup. Elle n'avait pas pu revenir à Noël lorsque la nouvelle était tombée : “Vous pouvez venir chercher Julie”. Mais le bonheur d'avoir enfin une réponse à la question de sa fille l'emporta et elle passa une très bonne nuit. Le lendemain, Marie continue son tourisme et part à la découverte de la ville qui n'a pas changé. Les maisons colorées tapissent les collines qui protègent la baie. Des ascenseurs brinqueballants font la navette entre le bas de la ville et le haut des quartiers les plus beaux, évitant ainsi aux piétons bien des fatigues. C'est un véritable festival de couleurs, entre les murs peints de couleurs vives et les fleurs qui débordent des balcons. Marie est attirée par le musée à ciel ouvert, au cerro Bellavista, où les artistes-peintres rivalisent de créativité. Un vieil homme est en train de peindre les marches d'un escalier d'une marine éclatante, dans un style figuratif plus vrai que nature. Les barques semblent flotter sur l'océan et les mouettes blanches se dessinent sur un ciel azuré. Plus loin, des bancs en demi-lune recouverts de mosaïques invitent au repos. Les lampadaires aussi sont tapissés de mosaïques aux couleurs vives. Ailleurs, ce sont des tags plus ou moins réussis. Les chats et les chiens cohabitent. Un persan gris est allongé sur le rebord d'une fenêtre, se fondant avec le gris des volets et de la grille. Il ne daigne même pas bouger lorsque Marie le prend en photo. Le quartier dégage beaucoup de charme et les touristes sont très nombreux ici. En revenant vers l'hôtel, Marie aperçoit une enseigne “Kfe Havana Club”. Depuis son arrivée en Amérique du Sud elle n'a bu que du café en poudre! Ici, peut-être va-t'elle pouvoir déguster un bon café! Ramon le cubain l'accueille gentiment et lui sert un véritable expresso. Quel régal! Il lui parle de sa femme et de ses enfants laissés à Cuba et son souhait le plus cher c'est de visiter Paris un jour. L'hôtel est ancien. C'est un grand bâtiment à étage où les chambres et les dortoirs se répartissent de chaque côté d'un large couloir moquetté. Une cuisine équipée bien propre est à la disposition des clients. Deux ordinateurs gratuits d'accès meublent le grand salon. Une vieille machine à coudre Singer décore la pièce aux côtés d'un écran télé dernier cri. Des canapés usés invitent au repos dans le coin lecture. Satisfaite de cette première journée, Marie va cuisiner des fèves aux lardons, le tout arrosé d'un bon vin chilien “El Gato” (le chat). COQUIMBO Encore toute bouleversée par sa découverte, Marie continue son trajet vers le Nord, vers la ville natale de sa fille, Coquimbo. Des vignes et des champs d'oliviers s'étendent à perte de vue au départ de Valparaiso, dans la vaste plaine s'étalant entre le Pacifique et la Cordillère. Puis le paysage devient plus aride et la panaméricaine longe l'océan sur plus de trois cents kilomètres, surplombant de magnifiques criques. Les roches rouges, riches en cuivre et recouvertes de cactus, se détachent sur un ciel sans nuages. Il fait de plus en plus chaud et les tongs ont remplacé les chaussures de randonnée. Son sac à dos s'est allégé au fur et à mesure du voyage, surtout à Chaiten où Marie a offert la moitié de ses vêtements à Carla, toute heureuse de recevoir des “marques” françaises. Le bonnet a laissé place à la casquette et les lunettes de soleil sont vraiment indispensables. La climatisation du bus fonctionne à plein régime et les postes de télévision projettent leur DVD sous les yeux attentifs des voyageurs, tantôt en espagnol, tantôt en anglais mais sous-titrés. Marie ne s'assied plus au premier rang, plutôt au milieu ou au fond, depuis qu'un bus de la même compagnie a fait quatorze victimes au sud de Santiago. Elle a vu les images dans sa chambre le soir et, croyant aux signes, elle est devenue prudente. En Amérique du Sud les habitants sont friands de faits divers qui sont repassés en boucle sur les diverses chaînes avec des témoignages plus émouvants les uns que les autres. Ajoutez à cela les Novelas, ces feuilletons romantiques à l'eau de rose, il ne reste pas grand chose à regarder, à part les émissions de cuisine qui, comme en France, ont un réel succès. Coquimbo, petit port de pêche situé à une dizaine de kilomètres au sud de la Serena, capitale de la région, est en vue. Cette ville est abritée par une baie et s'arrondit au pied des collines, ce qui en fait un lieu tranquille et charmant, loin du tumulte de la grande ville touristique. Marie, comme à l'habitude, part à la recherche d'un hôtel en cette fin de journée. Elle ne réserve jamais à l'avance, préférant voir sur place la situation et le confort. Tout près du terminal de bus, dans une rue parallèle, elle trouve un apart-hôtel bien tenu. Elle restera là une bonne semaine pour se reposer et digérer les milliers de kilomètres parcourus. Idéal. La touriste va enfin se poser en vacancière. Le lendemain matin ses pas la guident vers le port de pêche animé. De gros palans lèvent les filets pleins de calamars et de thons qui viennent se déverser à même le quai. Les pêcheurs pèsent et découpent leur butin, rejetant les viscères à l'eau, festin attendu des pélicans et des lions de mer, habitués à recevoir cette manne providentielle. Les grosses têtes de chats à longues moustaches n'ont qu'à ouvrir leur gueule pour engloutir, encore chauds et sanguinolents, les rejets de la pêche. Le vol pataud des pélicans plongeant depuis le quai ne les effraie même pas. Les marchands et les restaurateurs négocient avec les patrons pêcheurs. Chacun semble y trouver son compte et le quai se vide peu à peu, laissant les lions de mer et les pélicans repus jusqu'au lendemain. Les mouettes mangent les miettes en virevoltant au-dessus des barques. Près du terminal pesquero une multitude de restaurants proposent leurs spécialités. Les passants peuvent grignoter à toute heure les crustacés préparés à l'avance et présentés dans des bols en plastique transparent. Moules, crevettes, calamars baignent dans un jus épicé et une odeur de pêche fraîche s'exhale des étals. Chez Juanito, chez Rosa, chez Don Jose. Chaque stand porte le nom de son propriétaire et des tables recouvertes de tissu coloré invitent à la dégustation. Evacuation tsunami. De grosses flèches jaunes indiquent au sol la direction à prendre en cas de raz-de-marée. Marie emprunte l'escalier en zigzag qui grimpe jusqu'au sommet de la colline où se dresse une immense croix en béton, la Croix du 3ème Millénaire. Les hibiscus, les lantanas et les strélitzias débordent des jardins et des géraniums géants et abondamment fleuris retombent en cascade le long des murets. A chaque halte, Marie se retourne pour profiter de la vue sur le petit port; au loin, les sommets enneigés de la cordillère, véritable décor de carte postale. Au Chili, les chiens sont rois. On les trouve partout, seuls ou en bande, même dans les terminaux de bus; ils font partie du paysage et surtout, ils ne sont pas agressifs et aboient rarement. Curieux, ils accompagnent les touristes ou les précèdent pour leur indiquer le chemin. Au pied de la croix un groupe de touristes chiliens pénètre dans la chapelle moderne. Mariage du bois et du béton, statues religieuses, autel épuré, odeur de cierges, recueillement. Le jour suivant Marie décide de grimper jusqu'à la Mosquée récemment construite et parrainée par le roi Mohammed VI pour la paix dans le monde. C'est la seule mosquée du pays, ce pays largement catholique. Trouvant cette construction pour le moins incongrue dans ce paysage et surtout inutile car il n'y a pas de musulmans ici, Marie ne peut s'empêcher de repenser à sa fille et à ses nombreux voyages au Maroc. Les drapeaux chilien et marocain flottent au vent, les voûtes au style mauresque et les mosaïques vertes et blanches ne sont pas sans lui rappeler un petit air de déjà vu. L'Orient et l'Occident cohabitent sous le regard tolérant des coquimbiens. Le sentier redescend, bordé de bananiers, de palmiers et de cannas. Les habitants croisés la renvoient aux origines de sa fille. Il y a peut-être ici des parents, des gens qui l'ont vu naître, qui ont connu sa mère et, inconsciemment, Marie leur trouve une certaine ressemblance. Une fête foraine est installée sur la Costanera. Les manèges, chenilles et auto-tamponneuses attirent les familles entières. Les bambins se promènent aux bras de leurs parents, une énorme glace en main. Les vendeurs de pop corn, glaces et sodas font recette. Les chiliens sont gourmands et heureux de profiter de ces moments de fête en famille. Cette ambiance bon enfant renvoie Marie à sa jeunesse, aux fêtes votives et à la joie de s'amuser sans souci du lendemain. C'est à Coquimbo que Marie prendra son premier bain dans l'océan glacé malgré la chaleur extérieure. Elle préfèrera lézarder, allongée sur la plage de sable gris et rêver à d'autres mers plus chaudes qu'elle a connues par le passé, au Kerala par exemple. La ville n'avait plus d'inconnu pour Marie. Elle avait déjà ses repères quotidiens : le cyber café d'où elle pouvait consulter sa messagerie et envoyer des mails, le supermarché Unimarc où elle faisait ses courses et mangeait parfois à la cafétéria, la Place des Armes qui se préparait à recevoir le gigantesque arbre de Noël enguirlandé, le port et le marché aux poissons, la plage et le jardin public ombragé où elle aimait venir lire les après-midi. Elle se verrait bien vivre ici à trente degrés de latitude sud, sans hiver rigoureux, sans trop de pluie, juste ce qu'il faut pour alimenter les réserves d'eau. Elle se sentait devenir à moitié chilienne par la pensée mais complètement par le coeur. Une excursion à Vicuna, village natal de Gabriela Mistral va permettre à Marie de découvrir la vallée de l'Esqui, ses vignobles taillés hauts comme des treilles, ses paysages à couper le souffle et l'authenticité de l'arrière-pays avec ses maisons en adobe. La tour Bauer a quelque chose de la Tour Eiffel de par sa forme pyramidale, excepté son clocher cubique crénelé et ses murs recouverts de bois. Elle abrite la mairie et l'office du tourisme. Elle apprendra que le pisco sour, cette boisson alcoolisée si typique, se fabrique dans cette région, gardant jalousement son secret. Au loin, les cerros enneigés culminent à plus de cinq mille mètres. Marie avait visité la maison natale de Pablo Neruda à Valparaiso, ici, la visite de la maison de son amie Gabriela, première femme d'Amérique latine à recevoir le prix Nobel de Littérature, l'émeut par-dessus tout. Marie se recueille sur sa tombe à Monte Grande et se promet de lire son oeuvre. LE DESERT D'ATACAMA Copiapo, Caldera, Chanaral, Antofagasta, autant de villes et d'arrêts dans ce Chili du Nord que Marie découvre pour la première fois. Les ports exportant les minerais de cuivre et le salpêtre, la pampa, le tropique du Capricorne, les cactus, les lamas, la sècheresse et une oasis accueillante, perdue dans le désert : San Pedro de Atacama. Sur la place, devant l'église, une fanfare joue et Monsieur le Maire fait un discours. Foule colorée, drapeau atacamène aux couleurs de l'arc-en-ciel, visages burinés, costumes traditionnels. Ici les touristes sont dans le typique. Le petit village d'adobe fourmille de touristes. Marie est fatiguée, ses chevilles sont enflées, son coeur bat trop fort et son crâne va exploser. Est-ce dû à l'altitude, à la chaleur ou au rythme élevé de son voyage? Quelques jours de repos dans un hôtel bien calme vont lui faire du bien. C'est à l'hôtel Cruz d'Atacama qu'elle trouve son bonheur. Situé à l'écart du village, peu fréquenté, cet endroit va lui permettre de se ressourcer. Elle repense à ses précédents arrêts. Antofagasta et la Portada, cette arche naturelle creusée par les vagues dans la roche calcaire, sa place des Armes aux bougainvilliers multicolores et aux quatre fontaines si romantiques, la crèche qui ornait déjà l'Eglise San Francisco, les balades sur les quais où se dresse une immense sculpture de cuivre et les petites plages bondées de monde. Caldera, petit port de pêche non loin de la célèbre Baie des Anglais, avec son église de bois fraîchement repeinte et son monument en hommage à Cousteau, son hôtel Pucara si accueillant. Copiapo, ville sans intérêt si ce n'est son musée minéralogique rempli de trésors. Tous ces souvenirs lui reviennent en mémoire et se bousculent dans sa tête. Ne rien faire, s'allonger sur la chaise longue et boire beaucoup d'eau. Son corps lui rappelle qu'elle aura bientôt soixante deux ans et qu'il serait temps qu'elle apprenne à le ménager. Elle se sent jeune dans son esprit et ce décalage lui déplaît. Un peu de sophrologie, quelques techniques de récupération et tout va rentrer dans l'ordre. Effectivement, le lendemain Marie arpente les rues poussiéreuses de la ville en direction de l'église. Hier, il y avait trop de monde pour s'approcher de cette église qu'elle a déjà peinte en aquarelle d'après photo. Eclatante de blancheur sous le soleil de midi, entourée d'une clôture de briques de terre et de paille séchée, elle-même peinte en blanc, son arcade au linteau surmonté de trois pics au travers de laquelle on aperçoit la porte de bois bleue, entr'ouverte. Le toit de terre et de chaume brun et, à droite, le clocher cubique surmonté d'une croix de travers. Encore plus beau en vrai, pense Marie. Elle pénètre à l'intérieur sombre et frais. La charpente de bois de cactus ressemble à un navire à l'envers. Saint Pierre et la Vierge Marie se côtoient et scintillent sous les cierges allumés. Recueillement, prières, silence. Plus loin, Marie emprunte le passage entre la place et ses vieux caroubiers et le cimetière, où se dresse le marché artisanal très coloré. Des tissages aux motifs incas, des pulls en alpaga, des poteries, des aguachos (carrés de laine tissée aux couleurs vives servant à porter les bébés dans le dos), des souvenirs fabriqués dans la Bolivie voisine, beaucoup plus pauvre. Marie s'arrête devant la boutique d'un potier qui fabrique des ocarinas. Elle l'observe remplissant les moules d'une boule d'argile et trouant l'objet avec adresse et précision pour en faire sortir les notes si harmonieuses. Alfaro est un artiste, après cuisson au four à haute température, ces ocarinas partent comme des petits pains. C'est ici, dans ce marché, que Marie va rencontrer un couple de grenoblois extraordinaire, Christophe et Fabienne, des routards atypiques et courageux. Christophe est paraplégique. Elle aura l'occasion de sympathiser et de partager avec eux quelques moments dits existentiels. Le cimetière, comme tous les cimetières de l'altiplano, est accueillant. Chaque tombe est fleurie d'une couronne de fleurs en papier crépon aux tons brûlés par le soleil. Il fait sec et chaud. Au loin, le volcan Licancabur se dresse majestueusement et veille sur les morts. Le lendemain matin Marie loue un vélo tout terrain et part visiter le Pukara de Quitor et la Gorge du Diable . Dans son sac à dos, de l'eau, des fruits secs et des biscuits, indispensables pour de tels efforts. Elle reprend la route internationale sur trois kilomètres avant de tourner à droite sur un sentier sablonneux qui serpente vers la forteresse inca construite au XIIe siècle. Elle laisse son vélo à l'entrée du site protégé et commence l'ascension des ruines. Elle imagine sans mal la vie d'ici autrefois, paisible, agricole, familiale, rituelle, avant l'arrivée des conquistadores au XVIe siècle et les massacres qui ont suivi. Marie se sent l'âme d'une indienne. Déjà, petite, quand son frère l'obligeait à jouer aux cowboys et aux indiens, elle s'attribuait d'office le rôle d'indien. Elle voue une admiration à la nature et déteste les armes à feu. Les envahisseurs catholiques ont forcé ces habitants à croire et à pratiquer une religion tellement éloignée de la leur qu'ils en ont gardé une peur superstitieuse, mêlant cette nouvelle croyance à leurs rites ancestraux dédiés au Soleil et à la Pachamama. Du sommet de la cité antique dont il ne reste que des blocs de pierre, Marie peut admirer la vaste oasis verdoyante qui s'étale dans la vallée. Quel contraste avec l'aridité environnante! Marie continue en pédalant vers la Gorge du Diable, passage étroit créé par l'érosion de la cordillère de sel. Le sentier longe des haies de bambous et d'arbrisseaux avant de traverser une large rivière au débit peu abondant et heureusement peu profonde. C'est à pied qu'elle franchit le gué en prenant soin de ne pas glisser. L'eau est fraîche, pure et invite à une pause à l'ombre des arbres. Le lendemain Marie partira pour trois jours en excursion en Bolivie, sur le Salar d'Uyuni, à plus de quatre mille cinq cents mètres d'altitude. Elle découvrira des paysages magiques, des lagunes Verte, Blanche, Colorée, qui doivent leur couleur aux algues et aux minéraux présents dans les eaux comme le borax, l'arsenic, le cuivre, le soufre. Elle sera émerveillée à la vue des flamants roses andins aux ailes noires pris dans les glaces, des volcans se reflétant dans les lagunes, des pierres sculptées par la force des vents, de la mer de sel s'étendant à perte de vue, rendant irréel le paysage, de la beauté de la nature à l'état pur.
ARICA Mi décembre Marie arrive à Arica, la ville la plus septentrionale du Chili. La France est paralysée par la neige. Ici, la température constante avoisine les vingt cinq degrés. Cela fait quatre ans que les habitants n'ont pas vu une goutte de pluie. Ville agréable située au bord de la mer, Marie décide de s'y reposer jusqu'à Noël. Le trek en Bolivie a été éprouvant à cause du mal des montagnes, de la poussière et du rythme accéléré du pilote sur les pistes sablonneuses. Cela a été pour elle l'équivalent du Dakar qui d'ailleurs sera accueilli dans la région en Janvier. Ensuite, elle a dû regagner de nuit Antofagasta avant de reprendre la seule route qui suit la côte. Arrêts repos à Tocopilla et à Iquique où elle a pu apprécier la rue Baquedano avec ses vieilles maisons coloniales datant de l'époque du salpêtre, aux teintes pastels et semblant sorties d'un western. C'est là, dans un petit restaurant en terrasse, qu'elle a commandé un gratin de fruits de mer dont elle se souviendra longtemps, tellement il était bon. C'est dans la rue Sotomayor qu'elle s'installe à l'hôtel Jardin del Sol. C'est de loin le meilleur hébergement rapport qualité prix qu'elle trouve depuis bientôt deux mois. Marta, la réceptionniste l'accueille avec un large sourire et lui donne la meilleure chambre à l'étage. Des employées, chiffons et balais en mains, traquent le moindre grain de poussière. Au rez-de-chaussée, une petite cour remplie de plantes vertes abrite Tatiana, la tortue fétiche âgée de quarante ans. Elle est énorme et dort, la nuit, dans une petite maison en bois. Au fond, un local à la disposition des résidents, avec quatre ordinateurs et une vaste documentation sur la région. A l'étage, face à l'escalier, une cuisine équipée très lumineuse va permettre à Marie de se cuisiner de bons petits plats. Les chambres sont situées sur la gauche, dominant la cour, et bien exposées au soleil. Au fond, au-dessus du local informatique, une terrasse couverte avec fauteuils, tables et chaises longues. Les murs sont tapissés de treillis en bois peints en blanc. C'est ici que Marie fera son réveillon. Le centre ville est à deux cuadras seulement. Les magasins bondés de monde en cette période pré-festive, se trouvent de part et d'autre de la rue piétonne du 21 Mai. Ici, ça ressemble à la France, il y a des terrasses de cafés et de restaurants où l'on peut boire et manger à toute heure. Ce sont les vacances scolaires d'été et les familles déambulent joyeusement dans les rues, d'énormes glaces à la main. Plus bas, Marie arrive sur une place où est installée une vieille locomotive à vapeur allemande qui reliait autrefois Arica à la Paz en Bolivie. A côté, un bassin avec des jets d'eau où viennent boire et se baigner des centaines de mouettes. Des palmiers abritent des oiseaux noirs, très laids, qui chantent comme grognent les cochons. En remontant, elle aperçoit la Cathédrale Saint Marc au style gothique, peinte en jaune et blanc. C'est une oeuvre de Gustave Eiffel, les piliers et les arcades sont en fer forgé, de même que le bâtiment abritant le Centre des Arts. (en 1868, il y a eu un terrible tremblement de terre qui a tout détruit dans la ville) Arica est protégée par le Morro, célèbre colline qui vit la victoire des chiliens sur les péruviens lors de la guerre du Pacifique. Un Christ immense y est édifié côtoyant un musée de la guerre et d'antiques canons. De là-haut, Marie a un point de vue superbe sur la ville et sur les plages qui bordent l'océan. Sur une autre colline, moins haute, qui sert de refuge en cas de tsunami, est érigée une statue de la Vierge. Des marchands de fruits et de légumes stationnent aux angles des rues, proposant avocats, bananes, fraises, cerises, tomates à des prix très raisonnables. Marie fera ses courses au supermarché Santa Isabel et achètera à ces commerçants ambulants les meilleurs fruits et légumes de tout son voyage. Elle aura l'occasion de se baigner dans la piscine olympique, sa tentative en mer ayant été repoussée à cause des méduses. De longues promenades sur le port, le long des quais où quelques lions de mer paresseux guettent les restes jetés par les pêcheurs, le long des plages sablonneuses, sur l'ex île Alacran, lui permettent de se refaire une santé. L'air marin, le soleil, la basse altitude conviennent mieux à Marie que les montagnes. Entre montagnes et déserts, elle est arrivée au bout de ce qu'elle voulait : connaître tout le Chili, sur plus de cinq mille kilomètres. Son épine dorsale, la Cordillère des Andes et son ventre, le Pacifique. Elle comprend mieux à présent le caractère de sa fille, tantôt explosif comme les volcans, tantôt doux et charmeur comme la tendre Patagonie, tantôt fier comme l'Ile Chiloé.
Clark (Philippines) / Kota Kinabalu (Malaisie) c'est fini avec Air Asia English translation pending
Bonjour
Comme Air Asia arrête ce vol le 1er fev , avez vous une autre idée pour obtenir un billet de sortie ( ceux pas cher et à jeter 😠) qu'on puisse continuer à faire plouf-plouf après 59 jours de présence ?
Tankiou !😇
Comme Air Asia arrête ce vol le 1er fev , avez vous une autre idée pour obtenir un billet de sortie ( ceux pas cher et à jeter 😠) qu'on puisse continuer à faire plouf-plouf après 59 jours de présence ?
Tankiou !😇
5 Grands sauts de puces à travers cet immense pays pour de sublimes découvertes:octobre-novembre2012 English translation pending
Ce récit, je le fais pour nous mais aussi pour ceux qui nous ont permis de réaliser ce voyage et qui nous ont beaucoup aidé tout au long de cette préparation et plus particulièrement: Madikéra, Chrissand, Diamina, Kashtin, KriKri, Chegringo et bien d’autres !
SOMMAIRE :
Episode 1 : France à Buenos-Aires - page 1
Episode 2 : Iguazu (Brésil et Argentine) - pages 1 à 2
Episode 3 : Le NOA - pages 3à10 - Salta, Tilcara- page3- Laguna de Pozuelos; Humahuaca; Tilcara, Purmamarca, Salinas Grande, Purmamarca-page7; Purmamarca(suite) -Cachi; page8 - Cachi-San Carlos- page9; San Carlos, Quilmes, Cafayate, Salta; Salta-Buenos Aires- page10
Episode 4 : La Patagonie -pages 10à 14 - Ushuaia jour 1et 2, page10 -jour 3, page11 - Ushuaia- Rio Gallegos; Rio Gallegos-El Calafate; El Calafate:Todos Glacieres;-page11 El Perito Moreno- El Chalten; -page12 - El Chalten jour 2 et 3; El Calafate, El Calafate-Buenos-Aires; -page14
- Episode 5 : Buenos-Aires -Jour 1et 2- page15 jour 2et 4- page19
-Bilan:- page19
Episode 1)
Après une longue journée de voyage : (partis à 4h.30; arrivée à 21h) France-Buenos-Aires, nous sommes attendus à l’aéroport (ce qui est très agréable) et rapidement emmenés chez notre hébergeur. Yann, nous accueille avec le sourire et toute sa gentillesse. Nous découvrons notre logement: une chambre spacieuse avec une salle de bain impeccable, une entrée avec une mezzanine ! Bref le grand confort, nous apprécions notre douche et une bonne nuit de sommeil.
Avec le décalage horaire, nous sommes réveillés tôt et les premiers au petit déjeuner par ailleurs bien agréable : Jus d’orange, petits pains frais avec « dulce de leche » (un régal !), beurre, confiture, bref de quoi nous caler pour un moment. Nous en profitons pour discuter avec Yann. Aujourd’hui c’est change, puis résa d’autobus à Retiro entre Salta et Buenos-Aires. Cette journée s’avérera difficile, d’une part par le changement de climat et du milieu d’autre-part comme il faisait beau, je suis partie en sandalettes ce n’est pas l’idéal à Buenos-Aires et j’en payerai les conséquences tout au long du voyage! Pas de photos en ce premier jour, beaucoup de quartiers traversés et observés. Beaucoup de difficultés pour trouver du change, les banques ne l’acceptent pas et dans les «casa de cambio» il varie de1€=5,90 au plus 6,14!ce 26 octobre !
Nous rentrons fatigués, mais une bonne douche et un bon restaurant (premier beef de chorizo, extra et pas cher!) indiqué par Yann, nous requinquent!
Une bonne nuit et nous voici réveillés à nouveau de bonne heure : nous préparons nos bagages, Yann a réservé le taxi et en route pour Iguazù !
Episode2): Iguazù
Le vol avec LAN se passe sans problème: nous avons le plaisir de voir le Parana que nous survolons un bon moment, mais hélas les nuages recouvriront le paysage assez rapidement.
Nous avons droit à une barquette repas et nous découvrirons notre premier alfajores (petit clin d’œil à Madikéra!)
Nous arrivons à l’heure, la navette : bus 4 de Travel (35pesos/personne), nous emmène dans notre logement: la maison et le jardin sont entourés de fleurs, notre bungalow est derrière. Nous nous installons, il fait très chaud, lourd et l’air est chargé d’humidité: la propriétaire m’avait prévenue c’est la période très chaude ! Une fois installés, nous partons à la gare de bus chercher nos tickets de bus pour le Brésil. La gare est importante, plusieurs guichets mais on nous indique ou acheter les tickets pour Foz de Iguazù et là miracle! On est dans un petit bureau climatisé! On y serait bien resté mais une fois les tickets en poche (120pesos
A/R pour deux) on est bien obligé de sortir ! C’est incroyable comment cette chaleur vous tombe sur les épaules ça nous rappelle notre arrivée à Djibouti !
Quelques courses au supermarket en face, une bonne bière pour étancher notre soif et en route pour l’office de tourisme. Nous sommes seul dans les rues, tout est fermé, l’office de tourisme aussi!
Nous rentrons par un autre chemin et nous reposons dans notre chambre.
A 16h. nous repartons pour l’office de tourisme, qui nous donnera plein de renseignements: cartes etc., Après quelques courses nous retournons au bungalow. Nous n’avons pas faim !
Un gros orage s’abat sur Iguazù, c’est impressionnant !
Le soir nous discutons un bon moment avec nos voisins français qui sont partis en voiture de Buenos-Aires et y retournent!
Jour4 ; en route pour Foz de Iguazù
Après une nuit agitée, nous sommes réveillés tôt; nous préparons notre petit déjeuner et à 7h.30 nous sommes à la gare des bus : nous en profitons pour vérifier les horaires des bus pour les chutes côté argentin. Un petit tour aux toilettes et le bus est arrivé. Le voyage est rapide, les tampons pour la sortie (et pour le retour aussi) du pays se font sans problème, c’est curieux nous n’aurons pas de tampon pour l’entrée ni pour la sortie du Brésil! Le chauffeur nous indique l’entrée du parc où prendre les tickets et nous dit d’attendre, pour le retour, au même endroit! Nous faisons la queue pour prendre les billets, mais c’est rapide: nous payerons en Euros, le change est plus intéressant. Nous constatons qu’il y a une heure de décalage il est donc 10h. au Brésil d’où l’affluence.
Nous voici dans le parc, nous prenons le bus à étage qui nous emmène au sentier des chutes: J’ai beau regarder, pas d’oiseaux pas d’animaux le long du parcours! Nous descendons face au grand hôtel Tropical los Cataras, il y a un chemin qui part le long du fleuve. Et très rapidement on est surpris, par la vue, toute cette eau, moi qui avais peur que le débit soit faible! On nous avait dit que le côté brésilien n’était pas terrible, mais pour une première impression on trouve ça impressionnant ! On est émerveillé! Comme il y a beaucoup de monde les photos sans personne sont rares !

Nous prenons le temps d'observer les oiseaux qui piquen du bec dans les chutes!!!


Nous sommes impressionnés par le débit et ne regrettons pas d'être venus voir au Brésil en premier: nous avons une vue d'ensemble différente!

Parfois, il y a tellement d'eau que tous les rochers sont recouverts!
Nous trouvons qu'il y a beaucoup d'eau déjà, le bruit est impressionnant!
Après la douche ou nous ne prendrons pas de photos nous retournons sur l'aire de pique-nique et là

Un koati gourmand tente de récupérer de quoi manger!!!!
SOMMAIRE :
Episode 1 : France à Buenos-Aires - page 1
Episode 2 : Iguazu (Brésil et Argentine) - pages 1 à 2
Episode 3 : Le NOA - pages 3à10 - Salta, Tilcara- page3- Laguna de Pozuelos; Humahuaca; Tilcara, Purmamarca, Salinas Grande, Purmamarca-page7; Purmamarca(suite) -Cachi; page8 - Cachi-San Carlos- page9; San Carlos, Quilmes, Cafayate, Salta; Salta-Buenos Aires- page10
Episode 4 : La Patagonie -pages 10à 14 - Ushuaia jour 1et 2, page10 -jour 3, page11 - Ushuaia- Rio Gallegos; Rio Gallegos-El Calafate; El Calafate:Todos Glacieres;-page11 El Perito Moreno- El Chalten; -page12 - El Chalten jour 2 et 3; El Calafate, El Calafate-Buenos-Aires; -page14
- Episode 5 : Buenos-Aires -Jour 1et 2- page15 jour 2et 4- page19
-Bilan:- page19
Episode 1)
Après une longue journée de voyage : (partis à 4h.30; arrivée à 21h) France-Buenos-Aires, nous sommes attendus à l’aéroport (ce qui est très agréable) et rapidement emmenés chez notre hébergeur. Yann, nous accueille avec le sourire et toute sa gentillesse. Nous découvrons notre logement: une chambre spacieuse avec une salle de bain impeccable, une entrée avec une mezzanine ! Bref le grand confort, nous apprécions notre douche et une bonne nuit de sommeil.
Avec le décalage horaire, nous sommes réveillés tôt et les premiers au petit déjeuner par ailleurs bien agréable : Jus d’orange, petits pains frais avec « dulce de leche » (un régal !), beurre, confiture, bref de quoi nous caler pour un moment. Nous en profitons pour discuter avec Yann. Aujourd’hui c’est change, puis résa d’autobus à Retiro entre Salta et Buenos-Aires. Cette journée s’avérera difficile, d’une part par le changement de climat et du milieu d’autre-part comme il faisait beau, je suis partie en sandalettes ce n’est pas l’idéal à Buenos-Aires et j’en payerai les conséquences tout au long du voyage! Pas de photos en ce premier jour, beaucoup de quartiers traversés et observés. Beaucoup de difficultés pour trouver du change, les banques ne l’acceptent pas et dans les «casa de cambio» il varie de1€=5,90 au plus 6,14!ce 26 octobre !
Nous rentrons fatigués, mais une bonne douche et un bon restaurant (premier beef de chorizo, extra et pas cher!) indiqué par Yann, nous requinquent!
Une bonne nuit et nous voici réveillés à nouveau de bonne heure : nous préparons nos bagages, Yann a réservé le taxi et en route pour Iguazù !
Episode2): Iguazù
Le vol avec LAN se passe sans problème: nous avons le plaisir de voir le Parana que nous survolons un bon moment, mais hélas les nuages recouvriront le paysage assez rapidement.
Nous avons droit à une barquette repas et nous découvrirons notre premier alfajores (petit clin d’œil à Madikéra!)
Nous arrivons à l’heure, la navette : bus 4 de Travel (35pesos/personne), nous emmène dans notre logement: la maison et le jardin sont entourés de fleurs, notre bungalow est derrière. Nous nous installons, il fait très chaud, lourd et l’air est chargé d’humidité: la propriétaire m’avait prévenue c’est la période très chaude ! Une fois installés, nous partons à la gare de bus chercher nos tickets de bus pour le Brésil. La gare est importante, plusieurs guichets mais on nous indique ou acheter les tickets pour Foz de Iguazù et là miracle! On est dans un petit bureau climatisé! On y serait bien resté mais une fois les tickets en poche (120pesos
A/R pour deux) on est bien obligé de sortir ! C’est incroyable comment cette chaleur vous tombe sur les épaules ça nous rappelle notre arrivée à Djibouti !
Quelques courses au supermarket en face, une bonne bière pour étancher notre soif et en route pour l’office de tourisme. Nous sommes seul dans les rues, tout est fermé, l’office de tourisme aussi!
Nous rentrons par un autre chemin et nous reposons dans notre chambre.
A 16h. nous repartons pour l’office de tourisme, qui nous donnera plein de renseignements: cartes etc., Après quelques courses nous retournons au bungalow. Nous n’avons pas faim !
Un gros orage s’abat sur Iguazù, c’est impressionnant !
Le soir nous discutons un bon moment avec nos voisins français qui sont partis en voiture de Buenos-Aires et y retournent!
Jour4 ; en route pour Foz de Iguazù
Après une nuit agitée, nous sommes réveillés tôt; nous préparons notre petit déjeuner et à 7h.30 nous sommes à la gare des bus : nous en profitons pour vérifier les horaires des bus pour les chutes côté argentin. Un petit tour aux toilettes et le bus est arrivé. Le voyage est rapide, les tampons pour la sortie (et pour le retour aussi) du pays se font sans problème, c’est curieux nous n’aurons pas de tampon pour l’entrée ni pour la sortie du Brésil! Le chauffeur nous indique l’entrée du parc où prendre les tickets et nous dit d’attendre, pour le retour, au même endroit! Nous faisons la queue pour prendre les billets, mais c’est rapide: nous payerons en Euros, le change est plus intéressant. Nous constatons qu’il y a une heure de décalage il est donc 10h. au Brésil d’où l’affluence.
Nous voici dans le parc, nous prenons le bus à étage qui nous emmène au sentier des chutes: J’ai beau regarder, pas d’oiseaux pas d’animaux le long du parcours! Nous descendons face au grand hôtel Tropical los Cataras, il y a un chemin qui part le long du fleuve. Et très rapidement on est surpris, par la vue, toute cette eau, moi qui avais peur que le débit soit faible! On nous avait dit que le côté brésilien n’était pas terrible, mais pour une première impression on trouve ça impressionnant ! On est émerveillé! Comme il y a beaucoup de monde les photos sans personne sont rares !

Nous prenons le temps d'observer les oiseaux qui piquen du bec dans les chutes!!!

Nous sommes impressionnés par le débit et ne regrettons pas d'être venus voir au Brésil en premier: nous avons une vue d'ensemble différente!

Parfois, il y a tellement d'eau que tous les rochers sont recouverts!

Nous trouvons qu'il y a beaucoup d'eau déjà, le bruit est impressionnant!
Après la douche ou nous ne prendrons pas de photos nous retournons sur l'aire de pique-nique et là
Un koati gourmand tente de récupérer de quoi manger!!!!
Récit de notre trajet Bangkok - Siem Reap par Poipet English translation pending
Ayant à préparer notre transfert de Bangkok à Siem Reap pour notre petite famille (avec 2 enfants de 7 et 14 ans), je m'étais longuement renseigné sur les moyens de transports et les durées de trajet sur les forums.
Ayant été prévenue de la difficulté rencontrée par certains internautes et d'autres voyageurs rencontrés à BBK, lors du passage à la frontière, je n'étais pas très à l'aise lorsqu'il a fallu enfin se décider sur la manière dont nous allions procéder. Finalement, nous y sommes parfaitement parvenus avec un trajet total qui n'aura pas excédé 6h30.
Voici le mieux à faire:
1- Changer à BBK ses Euros ou Bath en Dollars (cela évitera d'avoir à le faire à la frontière et ainsi d'esquiver les mauvais conseillers)
2- Pour 4 personnes avec bagages, nous avons réservé un taxi depuis l'hôtel pour 3500 Baths le trajet BBK (depuis un quartier proche de Khao San Road jusqu'à la frontière). A savoir qu'étant passés par l'hôtel pour commander un taxi, nous n'avons pas négocié le prix de la course. Aussi, je pense que nous aurions pu payer moins cher mais, pour ce prix là, nous étions sûrs de notre destination et sereins pour notre sécurité (trés bon véhicule et chauffeur prudent). En partant à 8h00, nous sommes arrivés à 11h15 à la frontière.
3- Etant arrivés avant l'arrivée du train en provenance de BBK (11h30), nous n'étions de ce fait, pas trés nombreux à faire la queue au service Thaîlandais de l'immigration.
4- Une fois les formalités accomplies coté Thaîlandais, nous sommes arrivés dans une enclave neutre entre les 2 pays, où comme nous l'avions lu dans d'autres forums, nous avons été plusieurs fois sollicités pour des visas et remarqué ce grand bâtiment blanc sur la droite que tout laisse supposer être le poste officiel de l'immigration cambodgienne. C'est une erreur, passez votre chemin et refusez toutes les solliciations Dirigez-vous sans vous arrêter jusqu'au vrai poste de l'immigration cambodgienne qui se trouve à 500 mètres sur le coté droit de la route (trés petite structure blanche délabrée).
5- Arrivés au poste coté Cambodgien, nous avons préparé passeports, visas et fiches de renseignement que nous avons présentés aux guichet de l'immigration. Après un rapide contrôle, nous étions en règle et sommes sortis dans le but de prendre un autre taxi pour nous amener à Siem Reap.
6- Arrivés au fameux rond point après la frontière, nous avons prestement décliné l'offre qui nous avait été faite de prendre une navette gratuite jusqu'à la gare routière (autre arnaque à éviter il semblerait) et avons marché dans le but de trouver un taxi.
Ils étaient nombreux à nous solliciter au niveau du rond point mais nous avons préféré passer notre chemin et en trouver un moins pressant en nous dirigeant vers une des routes principales. Nous en avons trouvé un au feeling quelques mètres plus loin, qui, pour nous conduire à Siem Reap, nous a demandé 30$ (tout en payant un petit bakchich au policier non loin).
7- Après une course un peu stressante du fait des règles de conduite au Cambodge, le taxi nous a déposé sans encombre jusqu'à notre hôtel à 14h30.
Bref, beaucoup de stress en amont, mais grâce aux intéressantes informations des internautes récupérées ici et là, nous avons été fiers des conditions dans lesquelles nous avons effectué notre périple. Tout en sachant qu'avec 2 enfants, n'avons pas regretté d'avoir mis le prix; prix de la sérénité pour nous dans cette aventure.
Transport de Pointe-à-Pitre à Gosier un dimanche English translation pending
Nous serons en escale à Pointe-à-Pitre le dimanche 17 février et aimerions aller sur les plages de Gosier. Nous sommes 8 personnes partant du Port. Y a t-il des bus le dimanche ? Sinon, avez-vous une idée du prix d'un taxi pour ce trajet (surtout qu'il nous en faudra 2). Merci pour votre aide.
Retour de Thaïlande, décembre 2012 English translation pending
Bonjour,
Tout d’abord je vous souhaite à tous une belle année, pleine de voyages et de belles découvertes ! De retour de notre voyage en Thaïlande, voici un « petit » compte rendu afin de partager quelques infos (et pour le plaisir !).
Arrivée le 14 décembre à 6h00 du mat à Suvanaboum. Nous ne souhaitions pas séjourner à Bangkok pour les premières nuits, et après moultes recherches, notre choix s’est porté sur la petite ville de Bang Phli, à 30 km environ de Bangkok (guesthouse : Sananwan palace. Tout plein de catégorie de chambres. 750 bath la cat sup avec clim mais les prix débutent autour de 450 je crois. La guest est agréable, propre, et avec piscine). Bang Phli est à proximité de l’aéroport donc évidemment, ben y a des avions ! Le trafic est variable… il doit y avoir des couloirs aériens empruntés uniquement à certaines heures… Bref, on passe les 2 1ères heures à regarder les avions passer au dessus de la piscine en se marrant …. On dirait bien qu’on a fait un drôle de choix ! Heureusement ça ne dure pas toute la journée. Après quelques heures de glandouille-jet lag au bord de la piscine, on part faire un petit tour. Bang Phli est une chouette ville (merci à Mr Comtois de nous avoir confortés dans notre choix !): des petits restaus de rue, des grands retaus-karaoke pour festoyer, des klongs, de la vie… Nous sommes contents de notre choix qui nous a permis de déconnecter rapidement ! Le lendemain est un samedi et nous découvrons le temple Bang Phli Yai, qui est apparemment réputé, en pleine effervescence. On retrouve avec plaisir les odeurs d’encens, le son des gongs, la foule qui colle des petites feuilles d’or sur les statues de buddha… Un gentil monsieur surpris de voir 2 farangs dans le coin vient nous expliquer que les 3 statues présentent dans le temple viennent d’Ayuthaya (et comme d’hab, c’est le temple le plus important de Thaïlande ;) !). Il y a également à Bang Phli un joli marché tout en bois le long d’un klong, très fréquenté par les touristes Thaï, et le plus grand buddha couché de Thaïlande (oui messieurs dames, plus grand que celui du Wat Po ! Mais certes moins bien mis en valeur). Fin novembre – début décembre je crois, il y a apparemment une grande fête du lotus (Rub Bua) qui doit être une occasion sympa de découvrir la ville.
16 décembre : on part pour Phitsanulok. On sait bien que les trains sont toujours en retard… mais on est têtus et comme le lendemain on va se faire du bus et ben tant pis, c’est parti pour le train ! Le train (450 baths) qui devait donc partir à 10h50 part à 12h00. On devait arriver à 16h00 et avoir un peu de temps pour découvrir « Philok, » mais ce sera arrivée à 18h .Pas grave, le trajet est chouette, et nous donne l’occasion de voir (entre autres) les fameux singes de Lopburi qui envahissent la ville et le temple le long de la voie ferrée. Arrivés à 18h00 donc, on se dirige vers la Lithai guesthouse qui est complète. Direction la Bon Bon guesthouse à 50m. Pas grand-chose à en dire : c’est propre, 450 baths (ventilo et sdb). Pas mal placé car à proximité de la gare, du fleuve, des petits marchés de nuit. On a la flemme de marcher jusqu’au temple principal et on se contente de se balader en ville. On longe la Health road où s’enchainent les cours d’aerobic, les espaces de massages, un marché de nuit (le marché de nuit principal indiqué sur la carte du lonely est fermé, en tous cas ce soir là). Dans un autre petit marché situé à proximité de la gare, on achète une petite chose cuite dans des feuilles de bananiers et surprise : pâte de riz et fraises, miam !
17 décembre : on part pour Loei (4 heures de bus, 150 baths). La route est jolie, plein de pépiniéristes sur les 50 derniers km qui offrent de jolis tapis de fleurs…Arrivés à Loei, on saute dans un songthaew pour rejoindre Chiang Khan (1h15, 35baths). Je dois avouer qu’à lire certains d’entre vous qui disaient que Chiang Khan n’était plus ce qu’elle était je me disais « quelle bande de vieux ronchons…c’était toujours mieux avant » ;) ! Mais arrivés là bas, je comprends mieux… la rue le long du Mékong n’est qu’une succession de boutiques et guesthouses… drôle de première impression. On longe donc cette fameuse rue et finissons par nous poser à la Loogmai guesthouse, une belle maison pleine de charme tenue par une dame peintre qui expose dans la salle principale (chambre très spacieuse avec vue sur le Mékong au rez de chaussée, ventilo et sdb : 550baths. A l’étage il y a également des chambres sans sdb). Comme expliqué dans le lonely, la proprio quitte les lieux à 17h30 et laisse les clefs de la maison. On se balade ensuite en ville, et savourons notre premier coucher de soleil sur le Mékong… la vue sur le Laos en face est vraiment superbe. Le lendemain, nous louons des vélos et partons vers les rapides, que l’on ne voit pas vraiment à cette période car le Mékong est encore bien rempli. Mais la balade est tout de même très agréable. Le soir, nous dînons dans un petit resto dans lequel madame prépare la cuisine en regardant la sitcom thaï du soir, et on adore regarder ces sitcoms ! Après dîner, on est attirés par un bruit de fiesta au loin…. Forcément on approche. Une soirée karaoke bat son plein, et en 10 secondes on est repérés, et conviés à venir danser ! Une bonne soirée au programme, et on dirait qu’on n’est pas trop mauvais en « danse Thaï » ;) !
19 décembre : nous partons pour Sangkhom. Pour cela nous prenons un premier songthaew pour Ban Tad (45 minutes, 20 baths), puis un second pour Pakchom (1h30 environ, 45baths). Pause déjeuner à Pakchom car le fameux petit bus vert ne part qu’à 15h, et c’est reparti (bus environ 1h30, 50baths). La route est superbe. Arrivés à Sangkhom, la Bouy guesthouse où nous souhaitions aller est complète. On réserve pour le lendemain et on se rabat pour la 1ère nuit sur le River Hut juste à côté (200baths le petit bungalow en bambou très simple avec terrasse donnant sur le Mékong). Sangkhom, c’est le gros coup de cœur de notre voyage…. Difficile d’expliquer pourquoi mais nous sommes totalement tombés sous le charme de cette petite ville, son marché, la vue sur le Mékong et ces grandes avancées de sable qui nous donnent l’impression d’être à la plage... Le séjour que nous avions prévu de 2 nuits se transforme en 4 entre balades à vélos, à pied, en voiture pour rejoindre le Wat Pha Tak Sau et profiter du superbe point de vue, glandouille dans le hamac de la terrasse de notre petit bungalow donnant sur le Mékong (280baths, ventilo et sdb)… La Bouy GH est un petit paradis : l’atmosphère chaleureuse, la cuisine de madame Toy, la prorio, délicieuse, et son rire un vrai bonheur ! Bref, on recommande chaudement.
23 décembre : en route pour Nong Khai. Encore une très belle route dans le petit bus vert (une pensée pour monsieur Obeo en passant à Thabo). Même si nous sommes partis nostalgiques de Sangkhom, après 4 jours de grand calme, on est tout de même contents de retrouver un peu d’activité. Les marchés sont sympas, plein de temples (mais pour la plupart fermés…), de belles maisons… et toujours, bien sûr, le Mékong, mais ici en version « promenade de bord de mer » ! On s’installe à la Mutmee (chambre avec sdb et ventilo très jolie – 550 bath, c’est une triple). Le jardin est sympa.
Le lendemain c’est journée vélo pour visiter tout d’abord le fameux parc Salakeawkoo qui vaut vraiment le détour, puis se balader dans la campagne alentours. Dîner du réveillon dans un restau où on choisit nos plats sur photos (personne ne parle anglais et on progresse vraiment difficilement en Thaï… !). Crevettes pèt pèt !!!
25 décembre : après une dernière journée de balade en ville (les temples principaux ont ré-ouvert, chouette ! On a bien aimé le temple Wat Po Chai qui mêle des fresques de scènes de vie actuelle aux fresques traditionnelles), nous faisons nos adieux (enfin, nos au revoir on espère !) au Mékong… On a vraiment adoré ces 3 étapes le long du fleuve qui ont été toutes différentes.
Nous avions envisagé de passer pour le retour par Udon Thani pour aller voir le lac rose mais finalement Bangkok nous titille… ! C’est donc parti pour le bus de nuit. Comme on veut être en forme, on s’offre la 1ère classe VIP (au rdc du bus donc), la classe pour 450 baths !
26 décembre : arrivés à 4h30 à Bangkok, Mochit, on saute dans un taxi meter qui nous mène dans le quartier de Thewet. La Sri Ayuthaya que nous aimons bien est fermée à cette heure bien matinale, nous nous installons donc au Shanti (750bath la chambre ventilo – sdb). Nous n’avions jamais visité le Golden Mount, et décidons donc d’y remédier. Et on ne regrette pas : la vue est vraiment chouette et ce petit îlot de verdure au pied du mont bien agréable. Après une petite balade aux alentours, direction le MBK pour la traditionnelle séquence shopping. Qui sera suivie de la traditionnelle séquence massage !
27 décembre : aujourd’hui sera la journée « insolite ». Attisés par un post sur un autre forum (!), on part pour Koh Kret. Le bus 33 passe juste à côté de Thewet, ça tombe bien ! Nous voilà donc partis pour ¾ d’heure de bus environ (8 baths). Arrivés à Pak Kret, le chauffeur du bus double un sontgthaew et lui fait signe qu’il va lui « larguer » 2 farangs à la prochaine station. Correspondance parfaite donc ! On saute dans le songthaew (6 baths), qui à son tour nous indique le chemin à suivre une fois descendus. Direction l’embarcadère pour la petite traversée en ferry (2 baths !), et c’est parti. Ahhh Koh Kret ! Superbe balade à vélo autour de l’île au milieu des palmiers, marres de lotus, paysages de diverses cultures… le top ! On crève de chaud mais on est heureux ! Après une délicieuse noodle soup, on saute dans un taxi pour nous rendre dans un endroit dont nous avions entendu parler à Chatuchak lors de notre dernier séjour : le V64. Cet endroit tout nouveau (ils vont fêter leur 1er anniversaire le 20/1) est un regroupement d’artistes, dans le quartier de Laksi. Beaucoup de peintres, quelques sculpteurs, on a vraiment beaucoup aimé cet endroit très accueillant dans lequel on peut se balader dans les ateliers, et découvrir de très belles choses. Un vrai plaisir, et on recommande chaleureusement (c’est à proximité du MOCA pour ceux qui souhaiteraient se faire une grande journée « Art contemporain » à Bangkok).
Après cette belle journée, on rentre se balader dans le quartier de Thewet : grignoter des choses étranges au marché, regarder les restos du soir s’installer et les poissons remplis d’herbes griller, faire un petit tour sur le marché aux fleurs, et assister au coucher de soleil sur le Chao Praya en nourrissant les poissons… ça sent déjà la nostalgie !
28 décembre : pffff… ben voilà, fin de l’aventure pour cette fois. Toujours cette petite boule dans la gorge en montant dans le taxi pour l’aéroport…. Mais heureusement une chose est sûre : on reviendra !
J'espère que ces quelques infos seront utiles. Beaux voyages à tous !
Croisière transocéanique ( le Cap - Gênes) sur le MSC Sinfonia du 15 avril 2013 au 3 mai 2013 English translation pending
Bonjour à tous
Mes meilleurs Voeux déjà pour 2013 et des beaux voyages en perspective...
Voici le mien prévu pour le 15 avril 2013: Afrique du Sud, Namibie, Sénégal, Espagne, Portugal, Italie Les escales au départ du Cap: Walvis Bay, Dakar, Ténérife, Funchal, Malaga, Rome/Civitavecchia, Gênes Avez vous des propositions/suggestions d'excursions à faire par nous-même en bus ou en taxi pour éviter les prix abusifs des excursions proposées?
Merci😉
Voici le mien prévu pour le 15 avril 2013: Afrique du Sud, Namibie, Sénégal, Espagne, Portugal, Italie Les escales au départ du Cap: Walvis Bay, Dakar, Ténérife, Funchal, Malaga, Rome/Civitavecchia, Gênes Avez vous des propositions/suggestions d'excursions à faire par nous-même en bus ou en taxi pour éviter les prix abusifs des excursions proposées?
Merci😉
Votre avis sur mon itinéraire de 18 jours en Thailande English translation pending
Bonjour,
Mon ami et moi nous rendons en Thailande dans 2 semaines pour 18 jours sur place. J'aimerais avoir votre avis sur l'itinéraire que nous avons établi. Je passe beaucoup de temps sur les forums depuis 2 mois et je dois dire qu'à force je ne sais plus quoi choisir :) On a envie d'en profiter et pas d'avoir le sentiment de courir tout le temps . Vos précieux conseils sont donc les bienvenus :)
JOUR 1 : arrivée à Chiang Mai 18h, nuit sur Chiang Mai JOUR 2 : visite des temples , sunday market et night market, nuit sur Chiang Mai JOUR 3-4-5-6 : visite du Doi Sutep le matin puis départ pour Chiang Dao, visite des grottes puis boucle Tha Ton, Mae Salong, Doi Tung, Tha Ton et enfin depuis Tha Ton rejoindre Chiang Rai en bateau JOUR 7 : départ pour Sukhothai en bus ??? à priori pas trop le choix... Nuit sur Sukhothai JOUR 8 : visite du parc le matin puis départ pour Ayutthaya en bus. Nuit sur Ayutthaya JOUR 9 : visite du parc puis départ pour Bangkok JOUR 10-11-12 : visite des temples, balade sur les klongs, match de boxe thai, Chinatown, ... JOUR 13 : départ pour Koh Chang en bus JOUR 14-15-16 : séjour sur Koh Chang avec sans doute excursion sur Kok Mak, Koh Kood ou Koh Wai JOUR 17 : retour sur Bangkok JOUR 18 : dernier jour sur Bangkok pour faire derniers achats JOUR 19 : vol retour
Mes questions : 1) pour les jours 3 à 6 nous ne savons pas encore où dormir sur ces 3-4 nuits...A votre avis, est ce préférable de poser ses bagages au même endroit pendant les 4 jours et de visiter la région depuis un unique "camp de base" ou de s'arrêter 1 nuit dans chaque endroit ? 2) pour faire notre boucle dans le triangle d'or, quel est le meilleur choix ? louer une voiture avec ou sans chauffeur, ou alors c'est faisable en transports en commun ? est ce intéressant de faire un trek sur 2J/1N avec guide ??? 3) nous nous demandions si pour un premier voyage c'était vraiment intéressant de faire Sukhothai et Ayutthaya. Ne devrions nous pas privilégier l'un des 2 sites et y passer plus de temps ? 4) pour nous rendre sur Koh Chang, j'ai trouvé des infos qui divergent d'un site à un autre sur les horaires des bus. Savez vous s'il existe bien un bus qui part de Sukhumvit à 6h30 le matin ?
Enfin, n'hésitez pas à me dire si vous jugez que notre itinéraire est trop chargé. Je suis ouverte à toute critique :)
merci d'avance pour votre aide !
Pamela
Mon ami et moi nous rendons en Thailande dans 2 semaines pour 18 jours sur place. J'aimerais avoir votre avis sur l'itinéraire que nous avons établi. Je passe beaucoup de temps sur les forums depuis 2 mois et je dois dire qu'à force je ne sais plus quoi choisir :) On a envie d'en profiter et pas d'avoir le sentiment de courir tout le temps . Vos précieux conseils sont donc les bienvenus :)
JOUR 1 : arrivée à Chiang Mai 18h, nuit sur Chiang Mai JOUR 2 : visite des temples , sunday market et night market, nuit sur Chiang Mai JOUR 3-4-5-6 : visite du Doi Sutep le matin puis départ pour Chiang Dao, visite des grottes puis boucle Tha Ton, Mae Salong, Doi Tung, Tha Ton et enfin depuis Tha Ton rejoindre Chiang Rai en bateau JOUR 7 : départ pour Sukhothai en bus ??? à priori pas trop le choix... Nuit sur Sukhothai JOUR 8 : visite du parc le matin puis départ pour Ayutthaya en bus. Nuit sur Ayutthaya JOUR 9 : visite du parc puis départ pour Bangkok JOUR 10-11-12 : visite des temples, balade sur les klongs, match de boxe thai, Chinatown, ... JOUR 13 : départ pour Koh Chang en bus JOUR 14-15-16 : séjour sur Koh Chang avec sans doute excursion sur Kok Mak, Koh Kood ou Koh Wai JOUR 17 : retour sur Bangkok JOUR 18 : dernier jour sur Bangkok pour faire derniers achats JOUR 19 : vol retour
Mes questions : 1) pour les jours 3 à 6 nous ne savons pas encore où dormir sur ces 3-4 nuits...A votre avis, est ce préférable de poser ses bagages au même endroit pendant les 4 jours et de visiter la région depuis un unique "camp de base" ou de s'arrêter 1 nuit dans chaque endroit ? 2) pour faire notre boucle dans le triangle d'or, quel est le meilleur choix ? louer une voiture avec ou sans chauffeur, ou alors c'est faisable en transports en commun ? est ce intéressant de faire un trek sur 2J/1N avec guide ??? 3) nous nous demandions si pour un premier voyage c'était vraiment intéressant de faire Sukhothai et Ayutthaya. Ne devrions nous pas privilégier l'un des 2 sites et y passer plus de temps ? 4) pour nous rendre sur Koh Chang, j'ai trouvé des infos qui divergent d'un site à un autre sur les horaires des bus. Savez vous s'il existe bien un bus qui part de Sukhumvit à 6h30 le matin ?
Enfin, n'hésitez pas à me dire si vous jugez que notre itinéraire est trop chargé. Je suis ouverte à toute critique :)
merci d'avance pour votre aide !
Pamela
Séjour à l'hôtel Royal Decameron au Salvador English translation pending
Bonjour,
Nous venons de réserver pour une semaine au Royal Decameron soit du 4 au 11 mars. J'aimerais savoir si c'est vrai que nous ne pouvons pas nous baigner à la plage de l'hotel? Si nous prenons le bus à 2$, est-ce que l'autre plage est baignable? Nous désirons faire 3 ou 4 excursions, j'aimerais connaître lesquelles sont des incontournables et à quoi m'attendre comme coût? Est-ce vrai que nous ne pouvons sortir de par nous-même et devons toujours nous promener avec un tour guidé? À quoi dois-je m'attendre comme température début mars? Est-ce qu'il est possible de faire de l'apnée dans les environs? Est-ce qu'il y a une taxe d'entrée et de départ?
Merci à l'avance pour vos réponses! Christine
Nous venons de réserver pour une semaine au Royal Decameron soit du 4 au 11 mars. J'aimerais savoir si c'est vrai que nous ne pouvons pas nous baigner à la plage de l'hotel? Si nous prenons le bus à 2$, est-ce que l'autre plage est baignable? Nous désirons faire 3 ou 4 excursions, j'aimerais connaître lesquelles sont des incontournables et à quoi m'attendre comme coût? Est-ce vrai que nous ne pouvons sortir de par nous-même et devons toujours nous promener avec un tour guidé? À quoi dois-je m'attendre comme température début mars? Est-ce qu'il est possible de faire de l'apnée dans les environs? Est-ce qu'il y a une taxe d'entrée et de départ?
Merci à l'avance pour vos réponses! Christine
Tanzanie fin mai-début juin: température et nombres de jours nécessaire? English translation pending
Bonjour à tous,
J ai lu plusieurs commentaire sur la Tensanie mais rien sur la période de fin mai à début juin.
Je partirais avec ma fille de 22 ans pour un Safari photos vers le 19 mai jusqu'a 9 de Juin.
Cette période est souvent exclus dans les forfaits pré-organisé.
Nous ne désirons pas un voyage de groupe mais plutôt explorateur avec un guide francophone.
Avez-vous des conseils, sur les agences, sur la période, sur le temps nécessaire pour une bonne visite des lieux.
Merci Papio
Merci Papio
Petit hôtel pour un voyage de noce au nord de l'Espagne? English translation pending
Bonjour à tous et à toutes,
Nous partons en voyage de noce au mois de juillet. Nous commencons notre petit voyage dans le sud de la France près de Carcasonne et terminons par le nord de L'Espagne. Nous sommes à la recherche d'un petit hotel, bed and breakfast très agréable pour y passer quelques jours. De préférence dans une petite ville, petit village typiquement espagnol. Nous adorons la nature et les endroits calmes...
Avez-vous de propositions à nous faire?
Nous sommes impatients de vous lire.
Marie
Nous partons en voyage de noce au mois de juillet. Nous commencons notre petit voyage dans le sud de la France près de Carcasonne et terminons par le nord de L'Espagne. Nous sommes à la recherche d'un petit hotel, bed and breakfast très agréable pour y passer quelques jours. De préférence dans une petite ville, petit village typiquement espagnol. Nous adorons la nature et les endroits calmes...
Avez-vous de propositions à nous faire?
Nous sommes impatients de vous lire.
Marie
Reflex: lequel choisir pour mes besoins? English translation pending
Bonjour à tous,
Je suis actuellement en train de réfléchir à l'achat d'un reflex. En effet, après un voyage dans l'ouest américain avec mon Sony HX9V, j'ai été dans l'ensemble satisfait des photos et surtout des vidéos, mais je me suis vite senti "bridé" et les photos manque de "peps"...
J'ai donc envie de sauter le pas, et d'investir dans un reflex. Je précise que je n'en ai jamais utilisé. Après lecture de plusieurs forums et tests, mon choix se porterait sur le Sony Alpha 65. Mais quelques critiques font état d'une grosse différence entre ce qu'on voit dans le capteur et ce qu'on en obtient ensuite en photo.
Voici l'utilisation et les caractéristiques que je souhaiterais : - des photos de paysages principalement : mon prochain voyage sera certainement à Yellowstone. Ainsi, je pense acheter tout de suite un objectif 10-20 sigma - des photos de la faune à distance (bison, ours etc...) et un peu de la flore (pas de macro pour l'instant) - des photos en basse luminosité (coucher de soleil, ville, ...) - un poids par trop conséquent car il pourra arriver que je marche une journée entière. - du timelapse (peut-on déclencher une photo par seconde pendant 1 heure par exemple ???) - un peu de video (et d'après ce que j'ai lu gros gros avantage à Sony)
Je vous remercie par avance pour votre aide qui me sera très précieuse, et je suis preneur de tout conseil.
Je suis actuellement en train de réfléchir à l'achat d'un reflex. En effet, après un voyage dans l'ouest américain avec mon Sony HX9V, j'ai été dans l'ensemble satisfait des photos et surtout des vidéos, mais je me suis vite senti "bridé" et les photos manque de "peps"...
J'ai donc envie de sauter le pas, et d'investir dans un reflex. Je précise que je n'en ai jamais utilisé. Après lecture de plusieurs forums et tests, mon choix se porterait sur le Sony Alpha 65. Mais quelques critiques font état d'une grosse différence entre ce qu'on voit dans le capteur et ce qu'on en obtient ensuite en photo.
Voici l'utilisation et les caractéristiques que je souhaiterais : - des photos de paysages principalement : mon prochain voyage sera certainement à Yellowstone. Ainsi, je pense acheter tout de suite un objectif 10-20 sigma - des photos de la faune à distance (bison, ours etc...) et un peu de la flore (pas de macro pour l'instant) - des photos en basse luminosité (coucher de soleil, ville, ...) - un poids par trop conséquent car il pourra arriver que je marche une journée entière. - du timelapse (peut-on déclencher une photo par seconde pendant 1 heure par exemple ???) - un peu de video (et d'après ce que j'ai lu gros gros avantage à Sony)
Je vous remercie par avance pour votre aide qui me sera très précieuse, et je suis preneur de tout conseil.
Tafraout fin janvier 2013 English translation pending
bonjour à Tous ,
tout d'abord mes meilleurs voeux pour cette nouvelle année , beaucoup de voyage et de bon souvenirs
nous partons fin janvier une semaine à Tafraout , nous logerons à Ousmenate j'ai déjà eu pas mal d'info sur le forum , mais pouvez me donner quelques précisions sur les randos à faire dans la journée , les plus beaux villages , les excursions à ne pas manquer
Taroudant mérite t'elle une halte
la fréquentation et le climat à Tafraout en janvier
voilà , en vous remerciant par avance tous les conseils seront les bienvenus
Philippe
nous partons fin janvier une semaine à Tafraout , nous logerons à Ousmenate j'ai déjà eu pas mal d'info sur le forum , mais pouvez me donner quelques précisions sur les randos à faire dans la journée , les plus beaux villages , les excursions à ne pas manquer
Taroudant mérite t'elle une halte
la fréquentation et le climat à Tafraout en janvier
voilà , en vous remerciant par avance tous les conseils seront les bienvenus
Philippe
Retour de 16 jours au Sri Lanka en novembre 2012 English translation pending
bonjour a tous.
je commence par remercier les voyageurs du forum grace a qui j'ai eu des bon conseils pour réaliser mon voyage!
je vais vous decrire les grandes lignes de notre voyage, je ne décrirai pas les sites que j'ai visité, mais le reste du voyage, je suis disponible pour toutes questions. Nous sommes partis en couple du 11 au 27 novembre.
Arrivée a 3H30 du matin par le vol nice/doha/colombo avec qatar airways (600e/p)
Grâce aux astuces du forum nous n'avons pas pris de taxi en sortant de l'aéroport; il suffit d'aller sur le parking à gauche de la sortie, trouver le bus blanc qui va a Aweriwatta (2km)gratuit, une fois arrivée la, sur le même parking, prendre le bus 187 (50r) direction colombo fort (gare). Deuxième trajet, compter une demi heure, le chauffeur roule très trop vite, les gens montent au fur et a mesure et le bus est vite blindé, donc il faut payé un siège si vos bagages sont dessus!
arrivée a la gare on avait prévu d'aller a Kandy par le train de 7h00 en 2e classe mais a tout hasard j'ai demandé une place en première et il y en avait donc c'est partie pour 2H de train.
le wagon est confortable, la vu panoramique est très sympa mais les vitres pas très propres, donc on a fait une bonne partie du trajet entre les deux wagons, portes ouvertes tranquil a faire des photos et admirer le paysage, super bon souvenir!
Arrivée a Kandy: Tuk Tuk (200r) direction ST Bridget Guesthouse pour 2 nuits accueil très sympathique, chambre propre, terrasse au 1er étage très agréable, on voit des singes faire les fous dans la foret autour de la maison. Tarif pour 2 nuits avec pti dej, diner, taxes: 10 000r (2500r/nuit) le rice and curry trés bon
l'aprés midi petit tour au bord du lac et dodo
2e jour: sur les conseils de la propriétaire (aie je ne me souviens plus de son prénom, ne prends pas de notes, sorry) nous avons pris un taxi (2500r) pour aller au Millenium Elephant foundation, vers Pinawela (ou se situe un autre orphelinat d'éléphant mais pas conseillé). Pour 4000r/p nous avons passé 1h avec les éléphants (tarif a 2K ou 3K r pour un temps inférieur) mais bon moi j'aime beaucoup les éléphants alors voila! certains diront que ce n'est pas leur rendre service mais sur le site il y avait une dizaine de touristes maxi et les animaux avaient l'air en forme! il y a plein de jeunes bénévoles étranger, qui s'en occupe avec les locaux.
Donc pour ce prix la on a fait une petite balade dans la foret, juste tout les 2 sur un tapis sur le dos de la bête, un petit tour suffit, pour la bête et pour nous, ça fait vite mal au c** une colonne vertébrale d'éléphant! Ensuite on leur donne une petite corbeille de fruit a manger, très sympa. et ensuite le cormac le descend dans la rivière, l'allonge dans l'eau et la vous pouvez bichonner votre éléphant qui vous a trimballé sur son dos en le frottant avec des demis noix de coco en guise de brosse, honnêtement il n'avait pas l'air malheureux bien au contraire, levait ses oreilles pour qu'on lui frotte en dessous!
Une expérience qui reste inoubliable, pouvoir approcher et caresser cet énorme animal c'est extra. ne pas oublier le pourboir pour le cormac ainsi que le membre de l'association qui vous accompage durant toute la visite (il nous a fait de superbes photos et vidéos avec nos appareils)
voila pour les éléphants, nous avons ensuite repris notre taxi direction le jardin botanique de Peradeniya. Balade dans le jardin pendant environ 2h, très sympa, un très beau jardin plein de belles espèces différentes, visite a ne pas manquer si vous allez a Kandy.
De la tuk tuk pour rejoindre kandy , fini le taxi, visite du temple de la dent, que j'ai trouvé joli mais bon, rien d'extraordinaire non plus, par contre une fois sortie du temple une horde de singes est arrivée, il y en avait des dizaines, ils ont joué devant le temple, tentant parfois de gratter des fleurs aux sri lankais qui passaient par la.
le soir, spectacle de danses traditionnelles, prés du temple, 500r/p, sympatique, a voir!
Le lendemain direction Dambulla et pas Badulla...je m'explique:
Arrivé a la gare routière de kandy, un brouhaha indescriptible, des gens, des bus de partout, bref le bordel, on demande a quelqu'un ou trouver le bus pour Dambulla, arrivé à l'endroit indiqué un bus quasi plein est entrain de partir je jette un oeil vite fait sur l'écriteau sur le parbrise et je demande confirmation au chauffeur qu'il va bien a Dambulla: oui oui!! ok, on monte, on paye, je savais que le trajet devait durer 2h, donc quand au bout d'une heure et demi je vois un panneau: Nuwara Eliya 50km, je me suis dit: meeeerde, on est en route pour Badulla et pas Dambulla.. je demande confirmation au passager a coté moi et on descend du bus au milieu de la pampa sri lankaise... y'a plus qu'a prendre le bus dans l'autre sens et retourner a kandy pour reprendre un bus pour Dambulla.. et oui des fois on va trop vite mais bon on a vu des beaux paysages, mais j'ai quand même eu un savon...
Arrivée (enfin!) a Dambullla, tuk tuk direction Sigirya (marre du bus la) Guesthouse: Lakmini lodge 2000r/ nuit, propriétaire très sympa mais bon chambre un peu bof.. Moustiquaire trop petite pour le lit, plein de moustique, mais bon c'est pas cher et on mange bien donc on ne regrette pas. Le lendemain matin, petit dej dans la cabane avec vu sur le rocher très sympa! Mais ce jour là, la pluie était au rdv, pas top pour aller visiter le rocher du lion mais bon, on y va. juste en arrivant au bas du rocher la pluie s'est arrêtée mais le brouillard était de la partie, la vue une fois au sommet n'était pas ce qu'on attendait mais c'était quand même magnifique, la montée du rocher est facile et trés sympa, encore une belle expérience au sri lanka, nous y retournerons un jour en espérant que le temps sera de la partie. J'avais peur des frelons mais pas de mauvaises surprises de ce coté la, on en a vu très peu et de loin!
Retour a la guesthouse en fin de matinée, bus direction Dambulla, on avait prévu de rester 2 nuits a sigiriya mais le coin était un peu austère sous la pluie et il faut repasser par dambulla pour repartir donc on s'est dit qu'on allait dormir la bas. Malheureusement rien dans le routard et j'avais rien prévu labas, donc on a atterri dans une guesthouse conseillé par un tuktuk la veille. Grave Erreur....
Saman's guesthouse, ce fut juste la pire nuit de ma vie à l'étranger, j'ai visité 25 pays, j'ai donc un peu de comparaison. Aprés avoir difficilement négocié 4000r pour 2 nuits (2 nuits quelle idée!) on pose les bagages et on part, a pied, sous la pluie, visiter les grottes de Dambulla! Visite maginifique, montée un peu raide en sortant du rocher mais cava. Belles grottes, aucun touriste, tranquilou, a ne pas manquer.
en sortant du temple la c'est la douche, la vrai, pas la petite pluie supportable, on se met a l'abri dans un café. En sortant du café en attendant un tuk tuk, on voit un coiffeur, mon mari ayant besoin d'y aller et ayant du temps a perdre, il a tenté la coupe a la sri lankaise. Bilan: Top! le coiffeur a géré grave, et une belle coupe a 1 euro, on lui a laissé plus quand meme c'est indécent de payer 1 euro aprés une demi heure chez le coiffeur.
retour a la guesthouse, on fait le tour de la chambre, on secoue les oreillers (toujours) et la une énorme araignée sort de sa cachette) mon mari en a la phobie, on aurai du partir a ce moment la. le sol est sale, plein de bete morte dans les coins, des toiles d’araignée partout, j'en ai tué une dizaine, la sale de bain crade une horreur les toilettes j'en parle meme pas. Mais bon il fait nuit, il pleut et y'a pas grand chose dans le coin donc bon on reste. On mange dans le resto en bas, infame, on passe devant la cuisine, des mouches partout, des tonnes, sur la viande aussi.. et la nuit magique, les chiens, les oiseaux toute la nuit ils ont braillé, la clim qui marche pas le ventilo non plus, la moustiquaire pleine de trou des moustiques partout, bref on a pas dormi on a attendu patiemment 6h du mat pour se lever, payer et se barrer en vitesse. Biensur comme on est resté qu'une nuit on a du payer 3000r, pour ça, aie.
On devait aller a Polonaruwa mais vu que la pluie étaient toujours la on a décidé de ne pas y aller et redescendre vers le sud, donc direction Haputale via Kandy.
Bus pour Kandy 2h, train pour Haputale plutot Ella: 6h il est trés facile de se déplacer via les moyens locaux au sri lanka, les trains sont a l'heure et les prix sont dérisoires.
Direction haputale donc, la pluie s'est arrerée en chemin et nous traversons les plantations de thé dans un train confortable. Magnifiques paysages et un bouquin, le temps passe tranquillement. J avais choisie Haputale, mais en route en relisant le guide du routard, je me suis rendue compte qu'Ella avait l'air d’être une ville plus vivante et après ces nuits on avait besoin d'un coin a touristes avec du monde des bars et restaurant un minimum animés! donc arrivé a Ella: pas décue! du monde mais pas trop, des bars, internet partout, des hotels confortables! nous sommes restés 2 nuits a Ella Holiday inn 4000r/nuit, plein centre, restau top et pas cher, chambre immense, vrai salle de bain, balcon, graaande moustiquaire!
Le lendemain matin, le soleil et de la partie, enfin! il pleuvait encore la veille au soir a Ella. Balade a pied dans les plantations et grimpette au little adam's peak, trés sympa!! En redescendant de la montagne en bord de sentier, un serpent a eu peur de notre passage et est monté dans la plantation a coté, il était énorme, on a photographié sa montée dans la plantation ou on l'a vu du début a la fin la bete faisait au moins 3 mètre un monstre quoi mais bon même si je suis partie en courant quand je l'ai vu a coté de mon pied il a eu encore plus peur que moi et s"est éloigné tranquilou!
L'aprés midi visite d'une fabrique de thé (200r), visite très instructive, sympa, dégustation de thé a la fin de la visite, dommage pour moi j'ai horreur de ça! on en a acheté mes proches le trouve très bon!
Le lendemain direction Polhena, en bus, blindé on a passé 5h debout, le seul moment ou on a eu vite fait une place des vieilles sont arrivés et comme les jeunes ne se levaient pas, une femme m'a tapoté sur la jambe en me demandant de me lever..bon soit, ça fait 10 mn que tu es la et moi 4h que je suis debout mais c'est pas grave..! passons.
Arrivée a Matara, direction Polhena en tuk tuk, pour une magnifique adresse: Sarisha Beach resort (même propriétaire que le Blue coral aussi a Polhena. Je met en avant cette guesthouse trés trés sympa qui n'est malheureusement pas sur trip advisor, le propriétaire Nishanta ainsi que sa femme sont au petit soin pour vous!! Nous avions décidé de terminer notre séjour (9 buits) pour profiter de la plage et faire du snorkelling. Sarisha se compose de 3 bungalows sur plage privée, avec une cuisine commune. Chambre spacieuse, propre, moustiquaire, eau chaude, grande salle de bain, terrasse. Un super promontoire sur la mer ou l'on prend ses repas, top! tout ca pour 2000r/nuit. Repas au top aussi, poisson frais, grillé avec une sauce et un riz dont je me rappellerai longtemps ;) Malheureusement, la mer était très agitée, impossible de faire du snorkelling, très rageant car sur la plage de notre bungalows, a quelques mètres du bord on voyait plein de tortues sortir la tête de l'eau pour respirer, il y en avait une bonne dizaine le matin et en fin d’après midi. Sachant que si on fait pas de snorkelling, on peut trouver le temps long, c’était un peu mort au moment ou j'y étais donc bon, on prend le guide du routard et on cherche une autre station balnéaire, si je puis dire, ou nous poser.
Direction Unawatuna hotel flower garden, le best de notre séjour. Magnifique chambre, salle de bain, tout au top clim, frigo, des grands placards, bouilloire avec thé et café renouvelé tout les jours! Puisque le snorkelling c'était un peu mort on voulait un hotel avec piscine, parce que moi la mer pour me baigner ca va 5min alors que la piscine je peux y rester 3h d'affilée sans problème😄 tarif 6000r/ nuit pour 7 nuits sans petit dej (négocié avec supplication même) une fois que j'avais vu la magnifique piscine entourée de verdure impossible d'aller ailleurs! je précise qu'on en a visité 3 autres avant celui la. Le super surprise dans cet hotel c'est la nourriture! WAOU, leurs pizza étaient excellente mais vraiment meilleures qu'en france, on a halluciné! Le soir chaque plat est accompagné d'une entrée (soupe ou salade) et d'un dessert pour environ 1000r/p. Pour le sri lanka c'est cher mais vraiment sans comparaison avec ce qu'on a mangé pendant tout le voyage. On allait mangé ailleurs de temps en temps au bord de la plage, mais on avait hate de manger a l'hotel de lendemain, vraiment. Les plats européens comme les plats sri lanka sont fins et top, j'ai mangée des pates carbo, un décilce!
Notre coup de coeur hotel, on a testé le pti dej le dernier jour, hyper copieux et top aussi!
Sinon sur Unawatuna, c'est sympa, pas trop monde, belles plages, plein de bar et resto mais calme juste ce qu'il faut! On a visité le fort de Galle, petite balade sympa. Nous avons été voir une ferme de tortues ainsi que des pecheurs perchés dont un qui nous demandé des sous depuis sa perche...passons Moi je demande des sous a personne quand on me regarde pécher a nice mais bon...
dernier jour retour sur colombo en bus pour aller a l'aeroport, on s'est un peu planté de route encore mais rien de méchant, et retour a nice sous la pluie et froid.
Nous retournerons au sri lanka pour visiter le nord, anura, polonaruwa et sigiriya. Ce fut un beau voyage, dépaysant et sans encombres.
Nous avons dépensé en tout et pour tout 2400€ (avion, hotel, excursions, restau...) pour 2 bien évidement et honnêtement on s'est fait plaisir!
voila, bon désolé j'avais prévu de faire un petit résumé je sais pas comment j'ai pu écrire une tartine pareil mais bon maintenant c'est écrit hein si vous avez eu la foi d'arriver jusque là j’espère que j'aurai pu vous apporter quelques informations utiles!
@++
tyf
je commence par remercier les voyageurs du forum grace a qui j'ai eu des bon conseils pour réaliser mon voyage!
je vais vous decrire les grandes lignes de notre voyage, je ne décrirai pas les sites que j'ai visité, mais le reste du voyage, je suis disponible pour toutes questions. Nous sommes partis en couple du 11 au 27 novembre.
Arrivée a 3H30 du matin par le vol nice/doha/colombo avec qatar airways (600e/p)
Grâce aux astuces du forum nous n'avons pas pris de taxi en sortant de l'aéroport; il suffit d'aller sur le parking à gauche de la sortie, trouver le bus blanc qui va a Aweriwatta (2km)gratuit, une fois arrivée la, sur le même parking, prendre le bus 187 (50r) direction colombo fort (gare). Deuxième trajet, compter une demi heure, le chauffeur roule très trop vite, les gens montent au fur et a mesure et le bus est vite blindé, donc il faut payé un siège si vos bagages sont dessus!
arrivée a la gare on avait prévu d'aller a Kandy par le train de 7h00 en 2e classe mais a tout hasard j'ai demandé une place en première et il y en avait donc c'est partie pour 2H de train.
le wagon est confortable, la vu panoramique est très sympa mais les vitres pas très propres, donc on a fait une bonne partie du trajet entre les deux wagons, portes ouvertes tranquil a faire des photos et admirer le paysage, super bon souvenir!
Arrivée a Kandy: Tuk Tuk (200r) direction ST Bridget Guesthouse pour 2 nuits accueil très sympathique, chambre propre, terrasse au 1er étage très agréable, on voit des singes faire les fous dans la foret autour de la maison. Tarif pour 2 nuits avec pti dej, diner, taxes: 10 000r (2500r/nuit) le rice and curry trés bon
l'aprés midi petit tour au bord du lac et dodo
2e jour: sur les conseils de la propriétaire (aie je ne me souviens plus de son prénom, ne prends pas de notes, sorry) nous avons pris un taxi (2500r) pour aller au Millenium Elephant foundation, vers Pinawela (ou se situe un autre orphelinat d'éléphant mais pas conseillé). Pour 4000r/p nous avons passé 1h avec les éléphants (tarif a 2K ou 3K r pour un temps inférieur) mais bon moi j'aime beaucoup les éléphants alors voila! certains diront que ce n'est pas leur rendre service mais sur le site il y avait une dizaine de touristes maxi et les animaux avaient l'air en forme! il y a plein de jeunes bénévoles étranger, qui s'en occupe avec les locaux.
Donc pour ce prix la on a fait une petite balade dans la foret, juste tout les 2 sur un tapis sur le dos de la bête, un petit tour suffit, pour la bête et pour nous, ça fait vite mal au c** une colonne vertébrale d'éléphant! Ensuite on leur donne une petite corbeille de fruit a manger, très sympa. et ensuite le cormac le descend dans la rivière, l'allonge dans l'eau et la vous pouvez bichonner votre éléphant qui vous a trimballé sur son dos en le frottant avec des demis noix de coco en guise de brosse, honnêtement il n'avait pas l'air malheureux bien au contraire, levait ses oreilles pour qu'on lui frotte en dessous!
Une expérience qui reste inoubliable, pouvoir approcher et caresser cet énorme animal c'est extra. ne pas oublier le pourboir pour le cormac ainsi que le membre de l'association qui vous accompage durant toute la visite (il nous a fait de superbes photos et vidéos avec nos appareils)
voila pour les éléphants, nous avons ensuite repris notre taxi direction le jardin botanique de Peradeniya. Balade dans le jardin pendant environ 2h, très sympa, un très beau jardin plein de belles espèces différentes, visite a ne pas manquer si vous allez a Kandy.
De la tuk tuk pour rejoindre kandy , fini le taxi, visite du temple de la dent, que j'ai trouvé joli mais bon, rien d'extraordinaire non plus, par contre une fois sortie du temple une horde de singes est arrivée, il y en avait des dizaines, ils ont joué devant le temple, tentant parfois de gratter des fleurs aux sri lankais qui passaient par la.
le soir, spectacle de danses traditionnelles, prés du temple, 500r/p, sympatique, a voir!
Le lendemain direction Dambulla et pas Badulla...je m'explique:
Arrivé a la gare routière de kandy, un brouhaha indescriptible, des gens, des bus de partout, bref le bordel, on demande a quelqu'un ou trouver le bus pour Dambulla, arrivé à l'endroit indiqué un bus quasi plein est entrain de partir je jette un oeil vite fait sur l'écriteau sur le parbrise et je demande confirmation au chauffeur qu'il va bien a Dambulla: oui oui!! ok, on monte, on paye, je savais que le trajet devait durer 2h, donc quand au bout d'une heure et demi je vois un panneau: Nuwara Eliya 50km, je me suis dit: meeeerde, on est en route pour Badulla et pas Dambulla.. je demande confirmation au passager a coté moi et on descend du bus au milieu de la pampa sri lankaise... y'a plus qu'a prendre le bus dans l'autre sens et retourner a kandy pour reprendre un bus pour Dambulla.. et oui des fois on va trop vite mais bon on a vu des beaux paysages, mais j'ai quand même eu un savon...
Arrivée (enfin!) a Dambullla, tuk tuk direction Sigirya (marre du bus la) Guesthouse: Lakmini lodge 2000r/ nuit, propriétaire très sympa mais bon chambre un peu bof.. Moustiquaire trop petite pour le lit, plein de moustique, mais bon c'est pas cher et on mange bien donc on ne regrette pas. Le lendemain matin, petit dej dans la cabane avec vu sur le rocher très sympa! Mais ce jour là, la pluie était au rdv, pas top pour aller visiter le rocher du lion mais bon, on y va. juste en arrivant au bas du rocher la pluie s'est arrêtée mais le brouillard était de la partie, la vue une fois au sommet n'était pas ce qu'on attendait mais c'était quand même magnifique, la montée du rocher est facile et trés sympa, encore une belle expérience au sri lanka, nous y retournerons un jour en espérant que le temps sera de la partie. J'avais peur des frelons mais pas de mauvaises surprises de ce coté la, on en a vu très peu et de loin!
Retour a la guesthouse en fin de matinée, bus direction Dambulla, on avait prévu de rester 2 nuits a sigiriya mais le coin était un peu austère sous la pluie et il faut repasser par dambulla pour repartir donc on s'est dit qu'on allait dormir la bas. Malheureusement rien dans le routard et j'avais rien prévu labas, donc on a atterri dans une guesthouse conseillé par un tuktuk la veille. Grave Erreur....
Saman's guesthouse, ce fut juste la pire nuit de ma vie à l'étranger, j'ai visité 25 pays, j'ai donc un peu de comparaison. Aprés avoir difficilement négocié 4000r pour 2 nuits (2 nuits quelle idée!) on pose les bagages et on part, a pied, sous la pluie, visiter les grottes de Dambulla! Visite maginifique, montée un peu raide en sortant du rocher mais cava. Belles grottes, aucun touriste, tranquilou, a ne pas manquer.
en sortant du temple la c'est la douche, la vrai, pas la petite pluie supportable, on se met a l'abri dans un café. En sortant du café en attendant un tuk tuk, on voit un coiffeur, mon mari ayant besoin d'y aller et ayant du temps a perdre, il a tenté la coupe a la sri lankaise. Bilan: Top! le coiffeur a géré grave, et une belle coupe a 1 euro, on lui a laissé plus quand meme c'est indécent de payer 1 euro aprés une demi heure chez le coiffeur.
retour a la guesthouse, on fait le tour de la chambre, on secoue les oreillers (toujours) et la une énorme araignée sort de sa cachette) mon mari en a la phobie, on aurai du partir a ce moment la. le sol est sale, plein de bete morte dans les coins, des toiles d’araignée partout, j'en ai tué une dizaine, la sale de bain crade une horreur les toilettes j'en parle meme pas. Mais bon il fait nuit, il pleut et y'a pas grand chose dans le coin donc bon on reste. On mange dans le resto en bas, infame, on passe devant la cuisine, des mouches partout, des tonnes, sur la viande aussi.. et la nuit magique, les chiens, les oiseaux toute la nuit ils ont braillé, la clim qui marche pas le ventilo non plus, la moustiquaire pleine de trou des moustiques partout, bref on a pas dormi on a attendu patiemment 6h du mat pour se lever, payer et se barrer en vitesse. Biensur comme on est resté qu'une nuit on a du payer 3000r, pour ça, aie.
On devait aller a Polonaruwa mais vu que la pluie étaient toujours la on a décidé de ne pas y aller et redescendre vers le sud, donc direction Haputale via Kandy.
Bus pour Kandy 2h, train pour Haputale plutot Ella: 6h il est trés facile de se déplacer via les moyens locaux au sri lanka, les trains sont a l'heure et les prix sont dérisoires.
Direction haputale donc, la pluie s'est arrerée en chemin et nous traversons les plantations de thé dans un train confortable. Magnifiques paysages et un bouquin, le temps passe tranquillement. J avais choisie Haputale, mais en route en relisant le guide du routard, je me suis rendue compte qu'Ella avait l'air d’être une ville plus vivante et après ces nuits on avait besoin d'un coin a touristes avec du monde des bars et restaurant un minimum animés! donc arrivé a Ella: pas décue! du monde mais pas trop, des bars, internet partout, des hotels confortables! nous sommes restés 2 nuits a Ella Holiday inn 4000r/nuit, plein centre, restau top et pas cher, chambre immense, vrai salle de bain, balcon, graaande moustiquaire!
Le lendemain matin, le soleil et de la partie, enfin! il pleuvait encore la veille au soir a Ella. Balade a pied dans les plantations et grimpette au little adam's peak, trés sympa!! En redescendant de la montagne en bord de sentier, un serpent a eu peur de notre passage et est monté dans la plantation a coté, il était énorme, on a photographié sa montée dans la plantation ou on l'a vu du début a la fin la bete faisait au moins 3 mètre un monstre quoi mais bon même si je suis partie en courant quand je l'ai vu a coté de mon pied il a eu encore plus peur que moi et s"est éloigné tranquilou!
L'aprés midi visite d'une fabrique de thé (200r), visite très instructive, sympa, dégustation de thé a la fin de la visite, dommage pour moi j'ai horreur de ça! on en a acheté mes proches le trouve très bon!
Le lendemain direction Polhena, en bus, blindé on a passé 5h debout, le seul moment ou on a eu vite fait une place des vieilles sont arrivés et comme les jeunes ne se levaient pas, une femme m'a tapoté sur la jambe en me demandant de me lever..bon soit, ça fait 10 mn que tu es la et moi 4h que je suis debout mais c'est pas grave..! passons.
Arrivée a Matara, direction Polhena en tuk tuk, pour une magnifique adresse: Sarisha Beach resort (même propriétaire que le Blue coral aussi a Polhena. Je met en avant cette guesthouse trés trés sympa qui n'est malheureusement pas sur trip advisor, le propriétaire Nishanta ainsi que sa femme sont au petit soin pour vous!! Nous avions décidé de terminer notre séjour (9 buits) pour profiter de la plage et faire du snorkelling. Sarisha se compose de 3 bungalows sur plage privée, avec une cuisine commune. Chambre spacieuse, propre, moustiquaire, eau chaude, grande salle de bain, terrasse. Un super promontoire sur la mer ou l'on prend ses repas, top! tout ca pour 2000r/nuit. Repas au top aussi, poisson frais, grillé avec une sauce et un riz dont je me rappellerai longtemps ;) Malheureusement, la mer était très agitée, impossible de faire du snorkelling, très rageant car sur la plage de notre bungalows, a quelques mètres du bord on voyait plein de tortues sortir la tête de l'eau pour respirer, il y en avait une bonne dizaine le matin et en fin d’après midi. Sachant que si on fait pas de snorkelling, on peut trouver le temps long, c’était un peu mort au moment ou j'y étais donc bon, on prend le guide du routard et on cherche une autre station balnéaire, si je puis dire, ou nous poser.
Direction Unawatuna hotel flower garden, le best de notre séjour. Magnifique chambre, salle de bain, tout au top clim, frigo, des grands placards, bouilloire avec thé et café renouvelé tout les jours! Puisque le snorkelling c'était un peu mort on voulait un hotel avec piscine, parce que moi la mer pour me baigner ca va 5min alors que la piscine je peux y rester 3h d'affilée sans problème😄 tarif 6000r/ nuit pour 7 nuits sans petit dej (négocié avec supplication même) une fois que j'avais vu la magnifique piscine entourée de verdure impossible d'aller ailleurs! je précise qu'on en a visité 3 autres avant celui la. Le super surprise dans cet hotel c'est la nourriture! WAOU, leurs pizza étaient excellente mais vraiment meilleures qu'en france, on a halluciné! Le soir chaque plat est accompagné d'une entrée (soupe ou salade) et d'un dessert pour environ 1000r/p. Pour le sri lanka c'est cher mais vraiment sans comparaison avec ce qu'on a mangé pendant tout le voyage. On allait mangé ailleurs de temps en temps au bord de la plage, mais on avait hate de manger a l'hotel de lendemain, vraiment. Les plats européens comme les plats sri lanka sont fins et top, j'ai mangée des pates carbo, un décilce!
Notre coup de coeur hotel, on a testé le pti dej le dernier jour, hyper copieux et top aussi!
Sinon sur Unawatuna, c'est sympa, pas trop monde, belles plages, plein de bar et resto mais calme juste ce qu'il faut! On a visité le fort de Galle, petite balade sympa. Nous avons été voir une ferme de tortues ainsi que des pecheurs perchés dont un qui nous demandé des sous depuis sa perche...passons Moi je demande des sous a personne quand on me regarde pécher a nice mais bon...
dernier jour retour sur colombo en bus pour aller a l'aeroport, on s'est un peu planté de route encore mais rien de méchant, et retour a nice sous la pluie et froid.
Nous retournerons au sri lanka pour visiter le nord, anura, polonaruwa et sigiriya. Ce fut un beau voyage, dépaysant et sans encombres.
Nous avons dépensé en tout et pour tout 2400€ (avion, hotel, excursions, restau...) pour 2 bien évidement et honnêtement on s'est fait plaisir!
voila, bon désolé j'avais prévu de faire un petit résumé je sais pas comment j'ai pu écrire une tartine pareil mais bon maintenant c'est écrit hein si vous avez eu la foi d'arriver jusque là j’espère que j'aurai pu vous apporter quelques informations utiles!
@++
tyf
Circuit de dix jours en Inde du Sud English translation pending
Bonjour,
Je suis en train de " ficeler " un itinéraire au Kerala début février avec une petite incursion dans le Tamil Nadu. ( boucle Cochin/Cochin).J’ai lu beaucoup de messages sur les circuits au Kerala, mais beaucoup sont sur des séjours de plus longue durée.
Ne disposant de pas beaucoup de temps (10 jours) et ne voulant pas courir, (j’ai déjà fait le Nord de l’Inde et je sais que les trajets entre villes sont parfois longs et hasardeux) , nous avons préféré nous limiter à une "petite" zone.
Comme nous nous offrons une extension aux Maldives , nous ne ferons pas de plage en Inde.
Voilà un "brouillon" d’itinéraire après lecture de vos post , du LP et du GDR :
COCHIN - 2 jours
(MYSORE - trop excentré ?? mais le marché a l’air sympa et je suis fan des marchés !! )
TRICHY – 1 jour
MADURAI - 2 jours
MUNNAR - 2 jours
REGION ALLEPEY – 2 jours
COCHIN
- Dois-je éliminer une étape ? Peut être que remonter à Mysore nous prendrait trop de temps.
- Dois je en rajouter en chemin (euh question idiote .....il y aurait mille choses à rajouter!!).
- Si j’élimine Mysore, quel autre marché me conseillez vous ?
- Quel est selon vous le meilleur enchaînement et sens de la boucle sachant que nous arrivons à Cochin et re-décollons de Cochin. ?
- Quid de la période de la cueillette du thé. J’ai lu qu’elle se faisait toute l’année ! Nous l’avons manquée en Thaïlande !
- J’aimerai faire une étape en train. Je garde un excellent souvenir du train en Inde du Nord ? laquelle ?
Je pense que la location d’une voiture/chauffeur sera la meilleure solution pour gagner du temps. Me le confirmez vous? Me confirmez vous aussi que je peux prendre contact avec Mokcha tour ?
Dernière question : je n’ai jamais voyagé avec un chauffeur …. Vous suit -il partout pendant la journée ou est on libre ?
Merci d’avance pour votre aide et vos conseils.
Joyeuses fêtes !
Simone
Je suis en train de " ficeler " un itinéraire au Kerala début février avec une petite incursion dans le Tamil Nadu. ( boucle Cochin/Cochin).J’ai lu beaucoup de messages sur les circuits au Kerala, mais beaucoup sont sur des séjours de plus longue durée.
Ne disposant de pas beaucoup de temps (10 jours) et ne voulant pas courir, (j’ai déjà fait le Nord de l’Inde et je sais que les trajets entre villes sont parfois longs et hasardeux) , nous avons préféré nous limiter à une "petite" zone.
Comme nous nous offrons une extension aux Maldives , nous ne ferons pas de plage en Inde.
Voilà un "brouillon" d’itinéraire après lecture de vos post , du LP et du GDR :
COCHIN - 2 jours
(MYSORE - trop excentré ?? mais le marché a l’air sympa et je suis fan des marchés !! )
TRICHY – 1 jour
MADURAI - 2 jours
MUNNAR - 2 jours
REGION ALLEPEY – 2 jours
COCHIN
- Dois-je éliminer une étape ? Peut être que remonter à Mysore nous prendrait trop de temps.
- Dois je en rajouter en chemin (euh question idiote .....il y aurait mille choses à rajouter!!).
- Si j’élimine Mysore, quel autre marché me conseillez vous ?
- Quel est selon vous le meilleur enchaînement et sens de la boucle sachant que nous arrivons à Cochin et re-décollons de Cochin. ?
- Quid de la période de la cueillette du thé. J’ai lu qu’elle se faisait toute l’année ! Nous l’avons manquée en Thaïlande !
- J’aimerai faire une étape en train. Je garde un excellent souvenir du train en Inde du Nord ? laquelle ?
Je pense que la location d’une voiture/chauffeur sera la meilleure solution pour gagner du temps. Me le confirmez vous? Me confirmez vous aussi que je peux prendre contact avec Mokcha tour ?
Dernière question : je n’ai jamais voyagé avec un chauffeur …. Vous suit -il partout pendant la journée ou est on libre ?
Merci d’avance pour votre aide et vos conseils.
Joyeuses fêtes !
Simone
Organisation pour un voyage à moindre prix au Japon English translation pending
Bonjour, je souhaiterai organisé un voyage au Japon avec ma soeur.
Nous avons un budget de environs 2000 euros chacune pour 10 jours et nous ne souhaitons pas nous tourné vers une agence de voyages pour organisé notre excursion (les prix sont trop élevé).
J'aimerai donc avoir l'aide de quelqu'un pour connaitre les choses a voir et comment réservé. Il me semble que les auberges de jeunesse sont biens.
Les villes que nous souhaitons voir sont : Tokyo, Kyoto, le Mont Fuji, le Mont Koya.
Quelqu'un aurait-il un exemple de circuit a faire a moindre prix?
Merci d'avance pour toutes vos réponses.
A bientôt.
Grande traversée des Alpes en juin English translation pending
Bonjour,
J'envisage avec des amis la Traversée des Alpes du Léman à Nice ou Menton cet été avec un départ entre le 10 et 15 Juin. Est-ce raisonnable ? A quoi doit-on s'attendre à cette époque au niveau de l'enneigement ? Quel équipement prévoir ? Je sais d'expérience que les descentes sur pentes enneigées sans équipement deviennent vite galère, même parfois au mois de Juillet... Niveau durée, on tablait grosso modo sur un mois, mais en prenant en compte l'enneigement possible de certains cols, combien faut-il rajouter?
J'envisage avec des amis la Traversée des Alpes du Léman à Nice ou Menton cet été avec un départ entre le 10 et 15 Juin. Est-ce raisonnable ? A quoi doit-on s'attendre à cette époque au niveau de l'enneigement ? Quel équipement prévoir ? Je sais d'expérience que les descentes sur pentes enneigées sans équipement deviennent vite galère, même parfois au mois de Juillet... Niveau durée, on tablait grosso modo sur un mois, mais en prenant en compte l'enneigement possible de certains cols, combien faut-il rajouter?
Magasin de vélo à Ajaccio English translation pending
Salut les cyclos
Bonnes fêtes de fin d'année à tous.
Bon j'ai des petits soucis avec mon vélo en ce moment. Je serai à Ajaccio dans environ 2-3 semaines, je cherche un magasin de vélo vraiment compétent qui aime vraiment les cyclos (prix très doux !!) et avec un bon approvisionnement.
Mon boîtier de pédalier est déjà HS après seulement 8000km (changé en août à Tallin) 😠, ces derniers jours je n'ai pas arrêté de crever (même avec des marathon plus) et ça fait du bruit dans le moyeu avant.
Merci pour votre aide !
Road trip en Tasmanie English translation pending
Hello, tout le monde,
Mon amie et moi partons bientôt pour Hobart en Tasmanie, on souhaite voyager à moindre frais, découvrir et travailler par la même occasion. On pensais à du couchsurfing et camping, voir du bakpack pour loger pas cher.
Du stop et du bus pour bouger à moindre frais.
Et faire le tour des fermes aux alentours de nos destinations pour trouver du boulot.
Qu'en pensez vous?
On est pour le moment à Melbourne, on pense partir en avion, les prix on l'air plus abordables. Des conseils, des bons plans à nous donner pour cette aventure?
On est pour le moment à Melbourne, on pense partir en avion, les prix on l'air plus abordables. Des conseils, des bons plans à nous donner pour cette aventure?
L'Afrique en dehors des circuits connus English translation pending
Bonjour,
Nous sommes actuellement en tour du monde et entamons dans quelques temps la partie Africaine de notre voyage. En dehors des immanquables et parcours classiques bien identifiés, nous sommes à la recherche de destinations peu fréquentées, réellement en dehors des sentiers battus, même si l'expression ne nous plait guère...
Si vous connaissez bien ce pays, quel serait les zones "peu connues" à visiter, qu'il s.agisse de nature, villages, etc... ?
D'avance merci pour votre aide !
Contourdumonde.
Nous sommes actuellement en tour du monde et entamons dans quelques temps la partie Africaine de notre voyage. En dehors des immanquables et parcours classiques bien identifiés, nous sommes à la recherche de destinations peu fréquentées, réellement en dehors des sentiers battus, même si l'expression ne nous plait guère...
Si vous connaissez bien ce pays, quel serait les zones "peu connues" à visiter, qu'il s.agisse de nature, villages, etc... ?
D'avance merci pour votre aide !
Contourdumonde.
Retour de Birmanie en décembre 2012 - budget, réservations et informations pratiques English translation pending
Bonjour,
de retour de Birmanie où j'effectuais mon 2ème séjour (j'y étais déjà en Novembre 2011), je tenais à compléter un peu voyage forum qui a chaque fois m'est d'une grande utilité...
1) D'abord c'est complètement VRAI que tout est overbooké cette année;si vous le pouvez RESERVEZ vos hotels au moins quelques jours à l'avance; par exemple, quand vous arrivez a Bagan, si vous savez déjà que Mandalay est votre prochaine destination... téléphonez et bookez vous votre chambre histoire de ne pas rester coincés en arrivant!! après on ne vous laissera jamais à la rue en birmanie; le proprio de la guesthouse m'a fait dormir dans sa chambre quand je suis arrivée à Hpa-an en plein milieu de la nuit et qu'il n'avait pas de quoi me loger... mais bon voila c'est rigolo de temps en temps, mais quand on peut éviter pourquoi pas...
2) Pareil pour les billets d'avion: je devais me faire une excursion à Kengtung et je n'avais pas réservé mon billet d'avance... quelle galère pour m'en trouver un!! Je n'ai pu choisir aucune date, ni la ville de départ et d'arrivée... si vous avez besoin, j'ai connu un agent de voyage super chouette a Yangon, emailez moi je vous filerai son mail, il pourra vous aider a réserver un vol avant votre départ
3) Les coûts sur place on effectivement augmentés, mais pas non plus de manière trop énorme; à Yangon par exemple, la GH dans laquelle j'avais dormi pour 9dollars l'an dernier est passée à 12 dollars (chambre privative avec clim'); ok c'est 30% d'augmentation, mais je trouve que ca reste raisonnable; après tous les autres endroits où je suis allée cette année étaient moins fréquentés que Bagan, Mandalay ou encore Inle... mais je n'ai jamais payé plus de 6dollars la nuit la chambre simple...
4) Pensez à prendre de quoi vous couvrir dans les bus de nuit, il y fait un froid de canard!!!!! (pour moi ca a été doudoune + couverture d'avion + bonnet cette année... et je vous assure que ca n'était pas de trop)
Voila, et si vous voulez avoir un petit aperçu de ce plus beau pays du monde et des birmans qui sont si extraordinaires... http://youtu.be/QJBIPOymtPg
Bonne préparation, Fanny :)
1) D'abord c'est complètement VRAI que tout est overbooké cette année;si vous le pouvez RESERVEZ vos hotels au moins quelques jours à l'avance; par exemple, quand vous arrivez a Bagan, si vous savez déjà que Mandalay est votre prochaine destination... téléphonez et bookez vous votre chambre histoire de ne pas rester coincés en arrivant!! après on ne vous laissera jamais à la rue en birmanie; le proprio de la guesthouse m'a fait dormir dans sa chambre quand je suis arrivée à Hpa-an en plein milieu de la nuit et qu'il n'avait pas de quoi me loger... mais bon voila c'est rigolo de temps en temps, mais quand on peut éviter pourquoi pas...
2) Pareil pour les billets d'avion: je devais me faire une excursion à Kengtung et je n'avais pas réservé mon billet d'avance... quelle galère pour m'en trouver un!! Je n'ai pu choisir aucune date, ni la ville de départ et d'arrivée... si vous avez besoin, j'ai connu un agent de voyage super chouette a Yangon, emailez moi je vous filerai son mail, il pourra vous aider a réserver un vol avant votre départ
3) Les coûts sur place on effectivement augmentés, mais pas non plus de manière trop énorme; à Yangon par exemple, la GH dans laquelle j'avais dormi pour 9dollars l'an dernier est passée à 12 dollars (chambre privative avec clim'); ok c'est 30% d'augmentation, mais je trouve que ca reste raisonnable; après tous les autres endroits où je suis allée cette année étaient moins fréquentés que Bagan, Mandalay ou encore Inle... mais je n'ai jamais payé plus de 6dollars la nuit la chambre simple...
4) Pensez à prendre de quoi vous couvrir dans les bus de nuit, il y fait un froid de canard!!!!! (pour moi ca a été doudoune + couverture d'avion + bonnet cette année... et je vous assure que ca n'était pas de trop)
Voila, et si vous voulez avoir un petit aperçu de ce plus beau pays du monde et des birmans qui sont si extraordinaires... http://youtu.be/QJBIPOymtPg
Bonne préparation, Fanny :)
Projet de voyage au parc du Keukenhof (Pays-Bas) English translation pending
bonsoir a toutes et a tous.
Je viens de m'inscrire sur le forum, pour essayer de trouver une réponse a mes questions, concernant l’hébergement aux pays bas.
N'ayant jamais fréquenté ce pays, j'aurais voulu m'y rendre pour visiter entre autres les jardins et parcs fleuris en avril.
Voyant les sommes astronomiques demandés par les voyages organisés, je projette de m'y rendre en voiture, et j'aurais aimé connaitre des endroits ou je peut me restaurer et passer la nuit.
merci de m’aider et de me conseiller
Visite de Dalat et Easyriders (Vietnam) English translation pending
Bonjour à tous,
Mon copain et moi planifions un voyage au Vietnam en Mars 2013. Nous y allons pour un peu plus de 3 semaines et nous nous retrouvons un peu dans une impasse à l'idée de vouloir faire beaucoup de choses et réaliser que nous manquerons probablement de temps 😛 !!
Nous souhaitons savoir si selon vous Dalat et sa région est un incontournable ? Nous avions comme première idée de prendre un vol de Saigon à Dalat et ensuite faire affaire avec les easyriders jusqu'à environ Hoi An... Mais là le trip proposé par les easyriders officiels dure environ 6 jours à 75$ chaque... Nous n'avons pas 6 jours à mettre seulement pour cette région... Nous nous demandons ce que vous nous proposeriez... a) Prendre un vol jusqu'à Dalat, y rester environ 2 jours et louer une moto pour visiter les campagnes avoisinantes ? Ou faire affaire avec les easyriders pour visiter les campagnes avoisinantes? Ensuite se rendre à Hoi An en train ou en autobus? b) Suivre notre première idée et faire affaire avec les easyriders mais peut-être un indépendant qui pourrait davantage ajusté l'itinéraire? Quelqu'un à suggérer? c) Oublier Dalat et prendre un vol Saigon-Danang suivi de l'autobus pour Hoi An...
Merci beaucoup à l'avance !!!
Élianne
Mon copain et moi planifions un voyage au Vietnam en Mars 2013. Nous y allons pour un peu plus de 3 semaines et nous nous retrouvons un peu dans une impasse à l'idée de vouloir faire beaucoup de choses et réaliser que nous manquerons probablement de temps 😛 !!
Nous souhaitons savoir si selon vous Dalat et sa région est un incontournable ? Nous avions comme première idée de prendre un vol de Saigon à Dalat et ensuite faire affaire avec les easyriders jusqu'à environ Hoi An... Mais là le trip proposé par les easyriders officiels dure environ 6 jours à 75$ chaque... Nous n'avons pas 6 jours à mettre seulement pour cette région... Nous nous demandons ce que vous nous proposeriez... a) Prendre un vol jusqu'à Dalat, y rester environ 2 jours et louer une moto pour visiter les campagnes avoisinantes ? Ou faire affaire avec les easyriders pour visiter les campagnes avoisinantes? Ensuite se rendre à Hoi An en train ou en autobus? b) Suivre notre première idée et faire affaire avec les easyriders mais peut-être un indépendant qui pourrait davantage ajusté l'itinéraire? Quelqu'un à suggérer? c) Oublier Dalat et prendre un vol Saigon-Danang suivi de l'autobus pour Hoi An...
Merci beaucoup à l'avance !!!
Élianne
Méthodes pour apprendre la langue marocaine? English translation pending
salam aleykoum mes cher frere et soeur je vait bientot me marier inchallah et aller vivre au maroc définitivement je souhaite apprendre la langue marocaine car mon futur mari es tres occupé avec son travail et sera regulierement en deplacement .
je voudrai savoir si il y a des methodes pour apprendre
Vos recettes pour les fêtes? English translation pending
Vous allez faire quoi ? Recette perso ou du "bout du monde" selon l'expression ridicule ?
J'ai pas mal d'idées de recettes pour les fêtes, du classique au local Corse. Mais j'ai envie d'étonner !
Quartier près de la gare centrale à New Delhi? English translation pending
Bonjour à tous
qui connait le nom d"un quartier à Delhi, dans lequel, le soir des petits groupes de musiciens se réunissent ? Musique "Baul" (suis pas sûr) pas très loin de la gare Centrale (pas sûr non plus.....) Dans ce quartier (musulman) avec plein de petites ruelles se trouverait la tombe d'un saint. Voilà ce que je peux donner comme indices ! En fait ce sont les souvenirs d'un doc vu sur Arte, et comme j'aime ce genre de musique (comme celle jouait pas feu Nurzat Fatih Ali Khan) et que je dois retourner à Delhi. Merci d'avance aux perspicaces connaisseurs du lieu.😉
André
qui connait le nom d"un quartier à Delhi, dans lequel, le soir des petits groupes de musiciens se réunissent ? Musique "Baul" (suis pas sûr) pas très loin de la gare Centrale (pas sûr non plus.....) Dans ce quartier (musulman) avec plein de petites ruelles se trouverait la tombe d'un saint. Voilà ce que je peux donner comme indices ! En fait ce sont les souvenirs d'un doc vu sur Arte, et comme j'aime ce genre de musique (comme celle jouait pas feu Nurzat Fatih Ali Khan) et que je dois retourner à Delhi. Merci d'avance aux perspicaces connaisseurs du lieu.😉
André
Séjour de cinq semaines en Équateur et Galapagos English translation pending
Nous partons mon épouse et moi 5 semaines en Équateur début janvier. Je précise que nous avons la soixantaine et que nous avons l’habitude de voyager seuls ou avec des amis, et de loger dans des hôtels moyens voire modestes.
Nous avons fait un projet de circuit que nous vous soumettons. Toutes les suggestions seront les bienvenues.
Vendredi 4/1 : Installation à l’hôtel à Quito
Samedi 5/1 et dimanche 6/1 : Visite Quito
Lundi 7/1 : Otavalo
Mardi 8/1 Tour Laguna Cuicocha
Mercredi 9/1 : Retour Quito. Bus Saquisili
Jeudi 10/1 Marché Saquisili
Vendredi 11, samedi 12, dimanche 13 /1 : Boucle 3 jours Quilotoa
Lundi 14/1 : Visite Cotopaxi en partant de Latacunga
Mardi 15, mercredi 16, jeudi 17 : Visite Banos et environs
Vendredi 18/1 : Banos. Départ pour Puyo
Samedi 19/1 et dimanche 20 : Séjour aux cabanas Huella Verde à Canelos
Lundi 21 : Retour Puyo
Mardi 22/1 : Riobamba
Mercredi 23/1, jeudi 24, vendredi 25/1 : Cuenca
Samedi 26/1 : Bus pour Guyaquil
Dimanche 27/1 : Guyaquil
Lundi 28/1 à samedi 2/2 : Visite Galapagos
Dimanche 3/2 à Jeudi 7/2 : Visite côte Pacifique, Sanilas, Ile de la Plata ?, Puerto Lopez
Vendredi 8/2 : Avion Manta Quito
Samedi 9/2 Quito
Dimanche 10/2 Départ.
Nous nous interrogeons sur l’utilité de l’étape de Otavalo. Est-ce très différent de ce que nous verrons après. Avons-nous fait l’impasse sur un ou des lieux incontournables ? Nous continuons de nous interroger également sur les Galapagos, car notre budget est serré et nous voudrions être certains que cela va être extraordinaire à cette saison.
Merci de votre aide.
Pierre
Nous nous interrogeons sur l’utilité de l’étape de Otavalo. Est-ce très différent de ce que nous verrons après. Avons-nous fait l’impasse sur un ou des lieux incontournables ? Nous continuons de nous interroger également sur les Galapagos, car notre budget est serré et nous voudrions être certains que cela va être extraordinaire à cette saison.
Merci de votre aide.
Pierre
Blue Ridge Parkway: temps à y consacrer, sens, étape et hébergement? (Est américain) English translation pending
Bonsoir,
Nous envisageons de parcourir cette route début juin 2013, et avons déposé sur notre projet de planning de voyage, resté malheureusement sans réponse, peut être parce que trop long à commenter.
http://voyageforum.com/forum/avis_projet_road_trip_quatre_semaines_dans_est_etats-unis_nouvelle-angleterre_au_printemps_2013_D5648449/
Quel est le retour d’expérience, sur ce parc des forumers l'ayant parcouru?
Merci d'avance pour vos réponses, cordialement.
Nous envisageons de parcourir cette route début juin 2013, et avons déposé sur notre projet de planning de voyage, resté malheureusement sans réponse, peut être parce que trop long à commenter.
http://voyageforum.com/forum/avis_projet_road_trip_quatre_semaines_dans_est_etats-unis_nouvelle-angleterre_au_printemps_2013_D5648449/
Quel est le retour d’expérience, sur ce parc des forumers l'ayant parcouru?
Merci d'avance pour vos réponses, cordialement.
Apporter ordinateur portable en République Dominicaine? English translation pending
Bonjour à tous,
je hésite à prendre mon PC portable dans l'hotel ressort en RD pour des raisons de sécurité. J'ai lu un peu à droite et gauche que la sécurité dans les hotels n'est pas garantie et je doute que le PC de 17 pouces entre dans un coffre de sécurité dans les chambres. 😄
Que conseillez-vous ? Merci
je hésite à prendre mon PC portable dans l'hotel ressort en RD pour des raisons de sécurité. J'ai lu un peu à droite et gauche que la sécurité dans les hotels n'est pas garantie et je doute que le PC de 17 pouces entre dans un coffre de sécurité dans les chambres. 😄
Que conseillez-vous ? Merci
Itinéraire de vingt-six jours en Thaïlande en sac à dos English translation pending
Bonjour à tous,
Je vous présente mon itinéraire pour mon premier grand voyage, je part seul en Thailande , arrivée le Mercredi 9 Janvier 2013 - 23:45 à Bangkok, retour le Mardi 5 Février 2013 - 01:00, donc libre du 10 au 5.
J'ai besoin de vous pour me conseiller sur la durée de chaques escales de mon voyages, afin de l'optimiser ( à peu près ^^).Pour chaques villes j'ai noté ce que je voudrai voir, mais je me doute que tout ne sera possible.
Bangkok ( Tavee GH): Temple Wat Arun / Wat Pho / Marché flottant de Damnoen Saduak / Marché de chatuchak ( le dimanche) / Lumpinee / Radja / Un passage à l'ancien camp de mon prof / Zoo de Suan Dusit
Train Hualompong - Ayuttaya
Ayutthaya (Promtong Mansion): Visite à velo Wat Phra Si Sanphet / Wihaan Mongkhon Bophit / tete de boudha enracinée ...
Train Ayutthaya - Lopburi
Lopburi ( Noom GH): Marché de nuit, Temple, village des singes
Train Lopburi-Phitsanulok Bus pour Sukhothai
Sukhothai ( Sila Resort / Baan Georges GH): visite de la vieille ville
Bus pour Chiang Mai
Chiang Mai ( Julie's GH): Marché / Elephants / Doi Suthep / Doi Inthanon
Avion Pour Bangkok Avion pour Krabi
Krabi: temple du Wat Tham Seua / snorkeling / Mangrove / je ne sais pas trop quoi de plus à par farniente.
Avion Pour Bangkok Avion Pour Paris
Je suis biensur ouvert à tout avis ou proposition :-)
Je vous présente mon itinéraire pour mon premier grand voyage, je part seul en Thailande , arrivée le Mercredi 9 Janvier 2013 - 23:45 à Bangkok, retour le Mardi 5 Février 2013 - 01:00, donc libre du 10 au 5.
J'ai besoin de vous pour me conseiller sur la durée de chaques escales de mon voyages, afin de l'optimiser ( à peu près ^^).Pour chaques villes j'ai noté ce que je voudrai voir, mais je me doute que tout ne sera possible.
Bangkok ( Tavee GH): Temple Wat Arun / Wat Pho / Marché flottant de Damnoen Saduak / Marché de chatuchak ( le dimanche) / Lumpinee / Radja / Un passage à l'ancien camp de mon prof / Zoo de Suan Dusit
Train Hualompong - Ayuttaya
Ayutthaya (Promtong Mansion): Visite à velo Wat Phra Si Sanphet / Wihaan Mongkhon Bophit / tete de boudha enracinée ...
Train Ayutthaya - Lopburi
Lopburi ( Noom GH): Marché de nuit, Temple, village des singes
Train Lopburi-Phitsanulok Bus pour Sukhothai
Sukhothai ( Sila Resort / Baan Georges GH): visite de la vieille ville
Bus pour Chiang Mai
Chiang Mai ( Julie's GH): Marché / Elephants / Doi Suthep / Doi Inthanon
Avion Pour Bangkok Avion pour Krabi
Krabi: temple du Wat Tham Seua / snorkeling / Mangrove / je ne sais pas trop quoi de plus à par farniente.
Avion Pour Bangkok Avion Pour Paris
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