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Camping autour de Venise? English translation pending
by Faspacaga · 2007-04-23 · 3 replies
Une étape sur la route de la Croatie... Venise (quasi incontournable pour les nomades romantiques de l'été). Seulement, quelqu'un connait il un camping proche de Venise et pas trop chére (et qui accepte que l'on y dorme que deux nuits!!)?

Merci à tous 😉😉😉
Abonnement internet et achat d'ordinateur portable en Chine English translation pending
by Soho · 2007-04-21 · 8 replies
Je vais sans doute partir pour 6 mois en Chine pour mon boulot et j'aimerai savoir si il est facile de souscrire un abonnement internet haut débit sur place. En France je suis abonné auprès de Wanadoo mais apparament dans cette discussion une personne dit n'avoir pu accéder à sa messagerie depuis la chine. Est ce un cas isolé ou d'autres personnes ont rencontrées ce problème (dois je donc résilier mon abonnement en France?). Autre question concernant internet en Chine: y a t'il beaucoup de restrictions d'accès à Internet (filtres) depuis la Chine? Concernant l'achat de matériel informatique sur place (PC portable), peut on faire de bonnes affaires ou bien ais je meilleur temps d'acheter en France avant mon départ? Merci pour vos réponses.
Traduction en khmer English translation pending
by Laeti5718 · 2007-04-11 · 44 replies
Bonjour ! Je suis passionnée par tout ce qui touche l'asie, la religion bouddhiste ainsi que les tatouages. J'aimerai donc me faire tatouer (entre autres) le mot "force" (je parle non pas de la force physique, mais de la force de caractere) traduit en khmer seulement je ne m'y connais absolument pas dans cette langue!

Et je suis absolument raide dingue du tatouage d'angelina jolie (dont je suis fan d'ailleur... lol) qu'elle a sur son epaule gauche (je vous joint une image). Je me suis renseigné et j'ai pu voir que c'est une prière en khmer pour eloigner le mauvais sort de son fils maddox. Sa traduction serait :

"Que tes ennemis fuient loin de toi Que les biens que tu acquiers soient tiens à jamais Ta beauté sera celle d'apsara Ou que tu ailles nombreux seront ceux qui t'assisteront, te serviront, et te protegeront, t'entourant de toute part"

Ce que j'aimerai faire, c'est remplacer la deuxieme personne du sing par la première et supprimer la troisieme phrase (afin qu'elle puisse s'appliquer pour moi et que je puisse me la faire tatouer)

je vous serai très reconnaissante de m'aider... c'est très important pour moi. D'avance merci!
Traversée à pied de la Sardaigne English translation pending
by Jaco67 · 2007-04-11 · 6 replies
Bonjour !

Je compte traverser la Sardaigne à pied cet été.

Arrivant à l'aéroport d'Olbia, mon objectif serait de rejoindre la ville de Cabras (près d'Oristano), ce qui fait à peu près 130 kilomètres à vol d'oiseau. On serait un groupe de 3 jeunes et nos principales interrogations concernent la faisabilité au niveau des sentiers (la traversée est-elle effectivement possible en évitant les routes ?, y a t-il des sentiers plus ou moins directs qui vont dans la bonne direction ?, ...) et aussi au niveau du ravitaillement en eau (trouverons nous des villages au moins 1 fois par jour pour refaire le plein ?)...

On aimerait pouvoir faire ça en 8-10 jours maximum, en dormant à la belle étoile et en se faisant la popotte au Camping Gaz.

Si vous connaissez des sites qui pourraient fournir des renseignements ou si vous avez des conseils, j'en serais grandement reconnaissant !
Chemins pour vélo dans le nord de la France English translation pending
by Randodav · 2007-04-10 · 8 replies
Après avoir beaucoup emprunté les ravels de Walonnie (Belgique), j'ai envie d'aller un peu plus loin cette année. Je me disais que le Nord de la France pourrait être intéressant puisque directement lié aux ravels. Par exemple, celui qui longe la Sambre jusque Erquelinnes ou encore celui qui longe la Meuse jusque Givet doivent certainement pouvoir être prolongé en France. Jusqu'à présent j'ai trouvé les voies vertes et véloroutes en France qui sont apparemment un peu l'équivalent des ravels mais je n'en ai pas vu dans le Nord (au plus près, la Loire).

Connaissez-vous des chemins relativement écarté de la circulation et relativement plat, traversant de belles régions du Nord de la France (au-dessus de Paris, disons)?
Matériel de camping sur la moto English translation pending
by Hervé13mars · 2007-04-10 · 4 replies
bonjour a tous. je souhaite partir plusieurs semaine cet été à moto à deux avec des nuitées en camping. j'aimerai savoir comment vous répartissez votre matériel. pour ma part, j'ai toute la popote dans le sac de réservoir, les fringues dans les sacoches et la tente et duvets dans le top case avec un petit sac a dos (vetement froid et pluie) attaché dessus. Surtout j'ai remarqué dans des discussions que certains avaient emporté une petite table et deux chaises ou fauteuils. Si j'ai réglé le problème de la table (fabrication maison !) je réfléchie encore aux fauteuils... Si quelqu'un a cette expérience (modèle, ou le placer sur la moto...) merci de me donner vos astuces, vos plans ou vos bricolages... Dans le commerce je n'ai trouvé que des modèles soit trop petits et inconfortables soit ils font 75 cm de long et je ne sais pas ou les mettre. Quand on part longtemps et qu'on dort par terre, c'est pas mal de se reposer le dos et le c... ! merci
Cadeau aux Cubaines English translation pending
by Bellebrune · 2007-04-05 · 97 replies
Voila moi je veux bien gâter ma femme de chambre et lui faire plaisir sauf que j 'haïs ben ça acheter et apporter plein de cadeau dans ma valise . Est ce que je lui fais fait autant plaisir en lui donnant de l argent . Si oui je me casseai pas la tête pour aller magasiner des bebelles.

Si non bien j irai pcq je veux bien l gâter .je trouve ça important . car j adore les cubains.

merci pour votre opinion. bellebrune
Air Asia pour Bali-Kuala Lumpur English translation pending
by Hanaé · 2007-04-05 · 24 replies
Bonjour, nous avons un avion asia air de Bali qui arrive à Kuala lumpur à 23h10 et nous devons reprendre notre vol Kuala lumpur Paris à 2 h du matin. j'aimerai savoir si les avions asia air ont souvent du retard et si vous pensez qu'on a le temps de récupérer les bagages et de faire l'enregistrement mais ça me semble un peu court! Merci d'avance
Envoyer un colis au Togo? English translation pending
by Olmi · 2007-04-02 · 18 replies
Bonjour a tous,

Merci de me donner des infos, je suis totalement dans le vague, Je désire envoyer un colis au togo, quels sont les interdits? style bijoux, le colis est il ouvert a l arrivée? la personne lors de la réception doit elle payer quelque chose? Le poids, le prix, quel moyen le plus sur pour l acheminement?? Merci a tous . OLMI
Partir un an en Angleterre English translation pending
by Zoubidoune · 2007-03-26 · 12 replies
bonjour à tous 🙂

alors voilà, j'envisage de partir un an en angleterre au mois de septembre... (à brighton sans doute) du coup, y a pas mal de choses à penser... et j'ai tout pleins de questions!

jvoulais savoir si il y avait des trucs particulier à penser avant le départ? pour téléphoner, que vaut-il mieux que je fasse? prendre un forfait spécial "europe" (enfin je sais pas du tout ce qui existe 😮) pour pouvoir appeler de là bas en france et être appelée? pour pouvoir retirer des sous, je demande à ma banque une carte VISA? quel dico d'anglais me conseilleriez vous?

merci pour tous vos tuyaux 😉

zOu'
Camping sauvage à Venise? English translation pending
by Loh2o · 2007-03-26 · 3 replies
Bonjour,

j'écris de la part d'une amie qui souhaite partir à Venise en camping car. Elle demande s'il est possible de faire du camping sauvage à l'extérieur de Venise (pas trop loin tout de même...)

Quelqu'un a-t-il une idée?

merci d'avance!!!
Chanson à l'hôtel Iberostar Daiquiri English translation pending
by Natalie23224 · 2007-03-22 · 9 replies
J'aimerais savoir si quelqu'un connait le titre de la chanson qu'on entends au Ibéro lors des différentes activités, Ex. Lors de l'animation autour de la piscine.

Ou l'animateur dit :"Sexxxyyy !"

Merci ! Nat
Top 5 visites de l'Inde? English translation pending
by Turtleshell · 2007-03-21 · 34 replies
Bonjour, je devrais être en inde pour deux mois et demi à partir du 10 aout 2007 et ce sera ma première expérience dans ce pays qui a l'air vraiment merveilleux si je me fit à vos messages🙂. Je suis en ce moment en train de me demander quels sont les 5 choses à voir absolument en inde pour orienter mon trajet autour. Sa ne me dérange pas de parcourir des grandes distances je suis abitué j'ai parcouru une grande partie de l'amérique du nord et des antilles en voiture, avion et bateau😉. Alors selon-vous que dois-je absolument voir? (excluant les adamans et maldives lol)

PS: j'atterit à New Delhi alors mon parcour partira de là!
Thaïlande en août avec deux jeunes enfants English translation pending
by Rosane · 2007-03-18 · 10 replies
Bonjour à tous, Nous envisageons de partir 2 semaines mi août avec nos enfants (garçons de 7ans et 2 ans 1/2) en Thailande. Est-ce "une pas trop mauvaise" période en terme de météo ? nous pensons aller vers Chang Maï (est-ce la bonne option pour la météo. pluie/froid ?). Y a t-il des moustiques ?

Est-il facile de se déplacer avec des jeunes enfants d'un point à un autre ? (BKK =>Sokkothai=>Chang Maî par ex)

Auriez-vous des idées de visites à nous conseiller ? (thèmes nature/animaux possibilité de bouger pour les enfants, petits treks).

Un grand merci d'avance. J'hésite encore à acheter les billets, vos conseils seront sincèrement les bienvenus

Rosane 🙂
Biking (MTB) along the Canal between the Two Seas (France)
by Facteur4 · 2007-03-17 · 309 replies
Why bike (MTB) along the canal between the Two Seas: the lateral canal of the Garonne from Bordeaux to Toulouse, and the Midi Canal from Toulouse to the Mediterranean?

This canal was created to connect the Mediterranean to the Atlantic without going around Spain, and along its entire length, there’s an old towpath (used to pull barges). Since this path is closed to traffic (except for service vehicles from Voies Navigables de France), no cars drive on it—it’s dangerous, noisy, and polluting. The Canal between the Two Seas was built for transporting goods, so it passes through many towns you can explore without dealing with traffic. You can stock up on supplies or spend the night. You’ll discover the varied landscapes of the countryside, always in the serenity brought by the calm and slow flow of the canal’s water. Most of the time, you’ll be in the shade of trees planted to stabilize the banks with their roots. All you have to do is follow this blue—or rather green—ribbon without needing to consult a map. But the biggest advantage is that it’s flat! Of course, on the Canal du Midi, water flows from the watershed divide at Naurouze eastward to the Mediterranean and westward to Toulouse. On the lateral canal of the Garonne, water flows toward Bordeaux. But this slope is almost imperceptible, which is a huge plus when you want to travel by bike for several days with luggage.

When I say "bike," I really mean MTB because, while the towpath has been replaced in some places by a paved bike path, it mostly resembles a dirt trail—sometimes smooth, sometimes rocky, and often cluttered with roots from the magnificent trees lining it. Since the canal was classified as a UNESCO World Heritage site, improvements have been underway, but it won’t be tomorrow that you’ll be able to ride from Bordeaux to Sète on a road bike. And I’m afraid the first sections of the path will be worn out before the rest is finished. You might even run into construction work for this bike path. That’s what happened to me during the spring of 2007.

Sunday, 03/11 – Valence d'Agen 08:15 to Toulouse (Rangueil) 16:30 97 km in 8h15 (6h on the bike) I started on the recently paved path along the lateral canal of the Garonne. The first locks appeared, and as I approached Moissac, the path turned into a billiard table until Castelsarrasin. After the Cousteau port, I was back on the classic dirt towpath with its rocks, roots, and nutria holes. But not for long—soon, I hit ruts left by backhoes and bulldozers, which, fortunately, were resting for the Sunday. A pile of rubble taller than me blocked the entire width of the path. I didn’t want to turn back to find the previous bridge and ride on the other bank, which was just as impassable (dense grass). It wasn’t easy to carry a bike with full panniers, so I lifted it over several mounds. I kept going, sometimes on foot, unsure how far the construction extended. Another bulldozer—luckily, the ground was dry. The work went all the way to Montech, making the path impassable. I recommend taking the N113, which runs parallel (that’s what I did on the way back). In Montech, the famous water slope was at rest, waiting for tourists. For many kilometers, I was back on the traditional towpath. The closer I got to Toulouse, the better the surface became, and the more cyclists and pedestrians I saw—until the city center, where there was nonstop bike traffic, especially students heading to Rangueil.

Monday, 03/12 – Rangueil 09:10 to Revel 16:30 86 km in 7h20 (5h30 on the bike) As soon as you reach Toulouse, you make a 90° turn to follow the connection between the lateral canal and the Canal du Midi. Heading east, you pass the barge selling the famous Toulouse violet souvenirs. A real bike path has been built for 50 km to Port Lauragais. It’s a true joy for Toulousains and travelers. Restrooms have been installed or shared with highway rest areas, allowing you to refill water (of course, bikes are banned from ASF rest areas, but cleverly placed racks let you secure your bike and walk in). At Port Lauragais, it’s another rest area shared by highway users, cyclists, and boaters. You’ll find a cafeteria, restaurant, hotel, and a shop selling regional souvenirs. But the real pleasure is reaching the watershed divide at Naurouze, where water flows toward the Mediterranean on one side and the Atlantic on the other. There, I decided to leave the Canal du Midi, which continues toward Castelnaudary with a much rougher towpath, to follow the *Rigole* that feeds the canal with water from the Saint-Ferréol basin. For me, it was like returning to the source—a bit like a pilgrimage in honor of the brilliant Pierre-Paul Riquet, the designer of this magnificent work. I followed the service trail along the *Rigole*. It’s actually a variant of the GR 653, leading to Revel alongside this artificial waterway. It’s fed by water from the Montagne Noire, and I was worried about a steep climb. But that wasn’t the case—the *Rigole* winds for 40 km, flowing gently under the trees. It was better than a dream: a smooth dirt path with the crunch of pine needles under the wheels, where I only crossed paths with a few fishermen... And to soothe sore buns, the last kilometers were on packed earth—a paradise (ATVs, stay away!). More walkers and cyclists appeared there.

Tuesday, 03/13 After a restful night in Revel, I started the morning with a walk around Lake Saint-Ferréol. A very pleasant 10 km hike, but I don’t recommend it for mountain bikers unless you’re used to mountain terrain and have strong calves. Otherwise, you can take the road—there are at least two hotels near the lake. In the afternoon, I began the return trip to Tarn-et-Garonne via the same path, with the same pleasure.

Total: 378 km of suffering and bliss, for which I must thank the departmental and regional councils for their funding, Voies Navigables de France for maintenance, and the volunteers who mark the hiking trails. And don’t you think you’re exaggerating a bit with your 378 km of bliss and the paradise of the *Rigole*?

Okay, fine—it wasn’t always idyllic. Sometimes the path was downright *pierrique*... but I had great weather, and the landscapes were so beautiful (water, sun, vegetation). In the rain or mud, it would’ve been less fun. What does *pierrique* even mean?

*Pierrique* is worse than rocky. I know a Pierrick, and he’s tough. And why *Facteur4*?

It’s France’s goal to reduce greenhouse gas emissions by a factor of 4 by 2050. I’m doing my part by biking to work 3 out of 4 times. And your cassoulet?

Guilty as charged. I ate the best cassoulet of my life at the Hôtel du Midi in Revel. But it was very productive in methane. My stomach hurt so much I couldn’t sleep and ended up writing my postcards between 3 and 4 AM. So many great memories!
Inde: je crois aux miracles... vol de tous mes documents, appareil photos, notes... English translation pending
by Emi641 · 2007-03-12 · 8 replies
Salut! Et ce qui devait arriver arriva... Depuis 4 mois de parano et de chance totale, on a fini par tout se faire piquer dans le train Varanasi/Agra. Oui oui, je sais, cette ligne est connue... Mais on a rien pu faire, malgre notre vigilance, le gars est passe comme une ombre et s est mis a courir pour bondir du train en marche et courir comme un perdu avec appareil photo, billets d avion, mp3, toutes nos photos, toutes nos notes, j en passe et des meilleures... L agence me dit maintenant qu il faudra peut etre qu on se re paye des billets, puisque la compagnie n estpas obligee de les re emettre, et je parle meme pas des 3000 photos dans le mp3 et les cartes... Voilavoila... Apres une bonne nuit blanche a ressasser tout ca, j me dit qu peut etre, une bouteille lancee a la mer, ca peut marcher desfois... Alors j ai fait une croix sur tout le reste, mais je sais pas, on ne sait jamais, si quelqu un tombait sur le cahier ou les photos... Je sais, je sais, c est completement loufoque, mais la fatigue aidant, je me mets a esperer un peu de positif. Ah oui, je sais, je devrais reciter des mantras, et me dire que c est une lesson pour moi, c est ce que m ont dit 2 nanas dans le train. Merci les filles. En attendant, je me suis tournee vers les flics, mais, grosse erreur, je me suis faite engueulee, et un pauvre travelo qui avait essaye de nous aider s est fait tabasser par la justice en personne... Bref, d un cote, bien fait pour nous, on avait qu a etre encore plus mefiants, les gros sacs etaient attaches, mais pas celui la, qu on garde toujours avec nous... La prochaine fois... Bref, je crois que je vais aller me coucher, le cote zombie facon yeux rouges et cheveux en vrac ne va rien arranger a l image destouristes dans le coin...
Retour de croisière Caraïbes sur l'Arion (19/26 février 2007) English translation pending
by Revonsaari · 2007-03-09 · 2 replies
Bonjour, Je reviens de la Croisière « Couleurs Caraïbes » Marsans du 19 fév et je vous livre mon point de vue. Je signale que je suis agent de voyage (il y en avait un certain nombre sur le bateau). Je voyageais avec mes parents (75 et 70 ans), pour leur faire découvrir les Caraïbes.

Globalement, j’ai beaucoup aimé la croisière, malgré quelques petits tracas dont je vais parler en premier. Mes parents ont aussi beaucoup aimé mais ils ont souffert de la chaleur et du rythme de la croisière qui est plus rapide que ce qu’on pourrait croire.

Les points noirs : 1) La cie charter XL : le 19 février, à Roissy, l’avion arrivant de La Romana n’a pu atterrir cause brouillard (la plupart des charters n’ont pas de systeme anti-brouillard semble-t-il). L’avion a été dérouté sur Lille et nous aussi, en bus. Organisation très moyenne. 1 sandwich à Lille avant de prendre l’avion, sans la moindre boisson … 5 heures de retard. La semaine précédent le vol a eu 19 heures de retard (pbs au train d’atterrissage) et les passagers ont dormi à Roissy : résultat, ils ont raté les premières îles : pas de Saintes ni de Dominique. Une collègue qui a fait la croisière il y a un mois a eu 7 heures de retard à l’aller. Que dire de plus ?

2) Résultat de ce retard de 5 heures : le bateau a blindé pour descendre la mer des Caraïbes jusqu’aux Saintes (finalement juste 5 mins de retard, pas mal !). Non protégé par les îles, affrontant un vent de force 7, l’Arion, petit bateau de 350 passagers, a beaucoup tangué, des portes de placard et des tiroirs ont volé dans les cabines et … beaucoup de gens (la majorité ?) ont eu le mal de mer. Certaines personnes ont eu besoin d’une piqure de Primpéran pour arrêter les nausées. Mes parents et moi n’avons pas été malades (pied marin + MerCalm le mardi matin), mais que le bateau paraissait vide le mardi ! : il y avait de quoi manger au buffet du restaurant … A partir des Saintes, le problème a disparu, car les îles protègent le navire des vents. Les passagers ont pu profiter pleinement de la croisière et à la fin, la grande majorité disait avoir aimé cette croisière et qu’il la recommanderait. On oublie vite … L'avion est certes un petit bateau qui tangue mais : 1) on ressent le mal de mer également sur les gros bateaux 2) c'est un bateau convivial, on y fait beaucoup de rencontres sympa à table, sur le pont, en bronzant, ... Qu'est-ce que ça tchatche !

A part ça : L’organisation Marsans est impeccable, à bord comme à terre. Les animateurs se donnent beaucoup de mal, avec le sourire, pour nous rendre heureux. Mathilde, Aurélie, Virginie (la délicieuse Virginie, qu’elle n’oublie pas de dire le bonjour à François si elle lit ce petit rapport …), etc. Le conférencier omniprésent, Alain Loison, a un style particulier, mais que j’ai apprécié finalement. C’est un super pro des croisières (Groenland, Croatie, Russie, …). Il donne toujours des astuces pour l’excursion de la journée suivante. A ne pas manquer … Les spectacles : très moyen, assez peu de personnes sont venues y assister. Les gens se couchent vite car les excursions fatiguent, et on se lève généralement tôt le lendemain (surtout pour des vacances). Le personnel de bord est très souriant, compétent, disponible. Les cabines sont faites plusieurs fois par jour. On mange très bien, aucun reproche à faire à ce niveau. Tout est fait pour que l’on se sente bien sur le bateau (si on veut changer de table on demande au maître d’hôtel Carlos qui se fera un plaisir de trouver une nouvelle table). Les boissons et cocktails aux bars reviennent à 3, 50 € environ. Mention particulière pour notre serveur, Puiu, un roumain, qui a vraiment égayé nos repas. Les pourboires : 3 enveloppes, 10 €, 10 €, 5 € (pas obligatoire, mais bon, ils le méritent).

Le temps : il était avec nous. 10 mins de pluie aux Saintes, 5 mins à Balata, sinon : soleil !

Les îles et excursions : - Les Saintes : charmant, une bonne mise en jambes pour découvrir les Caraïbes, on s’y promène, on va au Fort Napoléon, au 8/8, à la plage, au cimetière. La Poste est assez loin en suivant la rue principale (vers la droite quand on débarque). - La Dominique. J’ai fait la Promenade Tropicale, à recommander à ceux qui aiment la nature et les forêts. A déconseiller à ceux qui espèrent voir des fleurs : il n’y en a pas. La guide Maryline est fantastique de vie et de dynamisme, elle fait aimer son île. Ceux qui ont choisi la Mangrove en bateaux ont apprécié. Contrairement à l’année dernière, on accoste à Portsmouth et l’embarquement est juste à côté, on gagne un temps fou. Quelques personnes n’ayant pas choisi d’excursions ne se sont pas senties en sécurité en allant à pied vers les plages de l’île (groupe de types défoncés pas sympas).

- Les Grenadines : le must. Je n’en dirai rien. J’ai pris la journée « Splendeur », c’était super. Mes parents ont fait la ½ journée cata à voile, c’était bien aussi. (Union est un bon endroit pour trouver des souvenirs, et pas mal de fringues ou bonnets reggae).

- La Martinique : on a fait la ½ journée : Sacré-Cœur, Balata, St-Pierre par la route de la Trace (ça serpente !) à l’aller. Le jardin de Balata est magnifique (on peut le comparer au jardin botanique de Deshaies en Guadeloupe). On visite à St-Pierre la prison et le théâtre (ou ce qu’il en reste) : St-Pierre c’est la ville submergée par l’éruption du Mont-Pelé en 1902, 26 000 morts. Ce qui est impressionnant, c’est quand on est dans Saint-Pierre on réalise comme le volcan est loin … On rentre à FDF par la côte et on peut descendre à FDF (vers midi) ou aller manger sur le bateau et revenir par ses propres moyens (15 mins à pied) ds FDF l’après-midi. Avec les parents, on a fait le marché, pour les épices, ne pas rater les « graines à roussir », puis ma mère a dégoté dans le centre du joli tissu madras pour faire des nappes (6, 40 € le mètre si je me souviens bien). Je recommande aussi les échoppes de souvenirs et tee-shirts dans un bâtiment près de la mer face au centre ville, les tee-shirts sont beaux et pas chers.

- St-Barth : la plupart des croisiéristes, dont moi, ont aimé cette île qui a beaucoup de charme. S’il n’y avait pas tous ces yachts pour nous accueillir sur le port et toutes ces boutiques Vuitton, Hermès, ce serait vraiment top. On est allé à la Poste, puis à Shell Beach, où on a retrouvé une bonne partie du bateau (l’autre étant à la plage du Gouverneur, réputée elle aussi). On s’est senti très bien à Shell Beach, on s’est baigné et je me suis pris un trip coquillages, j’ai dû en ramasser quelques centaines, sur les millions qui s’y trouvent. Sur le coup je voulais en faire des colliers « St-Barth » que je vendrais très cher dans le bourg aux milliardaires – car évidemment j’avais décidé de rester à St-Barth -. Attention : un taxi a essayé de gruger des touristes en faisant croire que le tarif négocié pour l'aller-retour plage du Gouverneur, 20 € je crois, ne concernait que l’aller et pas l’aller-retour. Les touristes n’ont pas cédé. C’est le seul incident de ce genre dont j’ai entendu parler sur toute la croisière. - St-Martin : certains ont pris un taxi pour aller à orient Bay, nous, nous sommes allés dans Philisburg (à pied). On a trouvé des boutiques pas chères du tout en prenant les ruelles tranversales à Front Street. On a renoncé à la plage il faisait trop chaud et on a fini dans le bar-restaurant situé sur le chemin du bateau, on y a pris un verre et des appetizers de lambis. Pour la peine, on a eu double portion de bière car c’était happy hour. A St-Martin, y a vraiment des affaires à faire sur l’électronique, d’ailleurs, y a pas à s’y tromper, on a rencontré l’équipe Marsans dans ces boutiques …

- Tortola (les Iles Vierges) : Tour de l’Ile (en minibus ouverts) et plage, pas mal mais pas renversant, peut-être l’accumulation des îles ne m’a pas permis d’apprécier Tortola à sa juste valeur … Quand même, les panoramas sont magnifiques.

- St-Domingue : comme beaucoup, on a pris un taxi (certains prennent 7 personnes, d’autres 10 ou plus mais le prix est le même : 10 $ ou 10 € l’aller-retour, négociés au port avant de prendre le taxi qu’on ne paiera qu’une fois revenu) pour passer la journée à Bayahibé. ¾ d’heure pour y aller, puis une belle journée de plage. Le taxi nous laisse pas loin des boutiques où on peut acheter de superbes tableaux. C’était une belle journée pour finir la croisière, mais moins authentique que les autres. Bayahibé, c’est une usine à touristes avec les hôtels juste derrière la plage et les palmiers (on ne les aperçoit pratiquement pas).

Retour au bateau vers 15h30 pour se doucher (bazar sympa), un dernier snack et en route pour l’aéroport où on arrive avant ceux qui ont choisi les excursions (et qui n’ont pas droit à la douche car ils ne repassent pas par le bateau).

Dans l’aéroport une belle boutique duty free et une autre de souvenirs (relativement chère et peu d’objets intéressants, mais ça peut dépanner). Surprise, l’avion est à l’heure. Bye Bye les Caraïbes.

Un dernier mot : mes parents ont été surpris par la gentillesse, la convivialité des locaux. Ils ont retrouvé l’ambiance de leur province d’il y a 30 et quelques années, un savoir vivre perdu en métropole. Personnellemnt, je connaissais déjà certaines îles, donc ce n’était pas une découverte, mais c’est vrai, les gens sont très accueillants.
Maman avec quatre enfants en voyage cet été au Maroc English translation pending
by Nous5 · 2007-03-05 · 15 replies
je souhaite partir cet été au maroc en camion aménagé avec les 4 gosses. tous les renseignements sont bons à entendre . la chaleur sur la route, les bestioles, les vaccins, l'eau, ou prendre le visa. je n'ai pas encore acheté le camion. camion ou camping car?
Voyage en individuel en Iran English translation pending
by Khiva · 2007-03-05 · 17 replies
Bonjour,

Ayant déjà parcouru une partie de la route de la Soie, je rêve de continuer en visitant l'Iran. J'envisage donc - mais je suis au tout début du projet - de faire un tel voyage. Cependant, je souhaite pouvoir voyager comme je l'ai toujours fait auparavant : c'est-à-dire sac à dos sur le dos et en individuel. Pour ce voyage, je serai seule. J'ai lu les échanges dans la rubrique "voyage femme seule en Iran" et celà semble possible (en faisant attention de ne pas choquer). Je me pose une question quant aux déplacements : est-il possible de voyager en "transport en commun" sur des sites parfois excentrés ? D'avance merci de toute info que vous pourriez me donner.

Khiva
Mission humanitaire au Tchad English translation pending
by Imli · 2007-03-04 · 1 reply
11 Septembre 04

Me voici repartie pour de nouvelles aventures encore plus abracadabrantes. Tous les ingrédients sont la pour un nouveau best sceller. K-Ta woman is back ou comment faire la pire mission en un minimum de temps.

Remarquez, après avoir été remise à plus tard, retardée, reportée, déplacée, ajournée, suspendue….je me retrouve à Berlin pour un petit séjour touristique en compagnie de Luce infirmière québécoise de son état, future partenaire dans son futur (si tant est que nous partions au Tchad, je m'octroie le droit d'en douter).

Si on arrive au bout de la mission, on pourra dire qu'on revient de loin. En gros le camp de réfugies a été ouvert avec beaucoup de difficultés et on a eu du mal à avoir le droit de mettre de réfugies dedans (avouez qu'un camp de réfugies sans réfugies ça peut difficilement se reconvertir en fête foraine…). Pas de problème, on a maintenant pris rendez-vous avec les réfugies qui devraient arriver le quinze (ils sont pour le moment autours du camp, dormant sous des toiles). Autre petit problème, les puits n'ont pas encore été forés. La saison des pluies ne dure que deux mois, après c'est la sécheresse. On avait bien monte les tentes pour tout ce beau monde mais un orage énorme a tout balayé, il a fallu courir dans la pampa pour tout récupérer et demander à Berlin d'en renvoyer un stock.

Enfin il semble qu'il n'y ait pas des masses de coordination ou quelque forme de communication dans tout ce délire…

13 Septembre

Salut très chers fans!! Finalement j’arrive à approcher un ordi (je suis encore en Allemagne, tout s’explique) Pour l’instant je suis en attente. Je suis arrivée à Berlin le premier septembre, mais on devrait prendre un avion ce soir le treize, j’ai donc eu quelques jours pour visiter. Direction Ndjainena (on arrive vers très tôt demain matin). J’ai fait connaissance avec l’équipe qui part avec moi (trois allemands, une Canadienne)

Si il y a un besoin urgent de me joindre vous pouvez passer par le responsable sur Paris Grégoire BROU 0144431275 ou 0632152805 ou Judith BOURGEOIS 0144431103 ou 0678780977

Les dieux de la communication sont avec moi, il y aura une liaison internet sur place YAHOUUUUU!!! Alors tous a vos ordis, les news ne font que commencer...

14 Septembre

Quel choc! La porte de l'avion s'ouvre et me voici plongée dans la chaleur humide locale. Arrive à Ndjamena à 6h00 du mat. THE MURPHY's team is on stage.

Pour résumer il y a donc ma chère Luce, infirmière québécoise, frôlant la soixantaine. Elle est une pro du travail en Afrique (elle a entre autre ouvert puis tenu un dispensaire en Ethiopie pendant sept ans). On aura de grandes conversations toutes les deux, elle est passionnante. Stephan, para-medic germanique, la trentaine. Allure sportive, il bosse dans les ambulances de la Croix Rouge quand il n'est pas en mission à l'étranger avec les ERU. Sandra, infirmière germanique, toujours la trentaine. Minette rouquine qui a quitte l'hôpital pour ouvrir bientôt sa propre boite d'allopathie. Elle doit en être à sa quatrième mission. Nous avons Thomas, cinquante ans, médecin germanique. Première mission; Il exerce en cabinet. Et enfin votre serviteur, jeune infirmière au corps sculptural et au savoir incommensurable….

Nous voici donc à Ndjamena et pour être fidèles à notre renommée, on se retrouve seuls, assis devant l'aéroport. Nos porteurs nous ont laisses tomber, les taxis sont partis, tous les autres arrivants ont retrouve un membre de leur délégation….sauf nous. Pas le moindre petit comite d'accueil. OK, je ne m'attendais pas à avoir des colliers de fleurs, mais là, on fait plutôt dans le genre "Bagdad café".

Pas de problème ("keine problème"), l'un de nos collègue dégaine le portable et nous voila réveillant Berlin. Votre mission, si vous l'acceptez, sera de vous rendre dans l'hôtel le plus proche. Vu que les valises de mes collègues germaniques tiennent plus de la cantine que du sac à main, on dégotte un taxi qui, par la grâce de Dieu, nous emmènera au Novotel local.

Enfin, une fois à table devant un petit dej, un représentant de la délégation de Ndjamena nous rejoindra pour rectifier le tir. Excuses, plaisanteries, re-routage vers nos hôtels respectifs (les allemands d'un cote, Luce et moi de l'autre) ou nous attendrons le permis de circuler qui doit nous être remis par les autorités (pour certains ça a mis deux semaines)

Sur la route, je réalise à quel point le Burundi m'a manqué. J'ai l'impression de revenir chez moi. Il y a beaucoup de ressemblances; mêmes routes en ruine, mêmes gamins des rues, mêmes bougainvilliers.

15 septembre

Je crois comprendre ce que ressentent les habitants du Bourget. Ce matin j'ai été réveillée par le passage passablement bruyant d'un échantillon aéroporté de l'armée française, lequel volait à basse altitude. Et c'est comme ça plusieurs fois par jour!!! Pour l'instant je n'ai vu que quelques représentants locaux du corps armé. Une bande de gamins maigrelets dans leur uniforme bariolé, la kalach au poing.

Par contre, mon voisinage microcosmique semble avoir bénéficie d'un supplément d'hormone de croissance. Les lézards, les sauterelles, les mantes religieuses font tous deux ou trois fois la taille de leurs congénères européens!!

Assignée a résidence, je retrouve toute l'essence de la philosophie africaine. Le responsable local devait venir nous chercher pour manger et à l'occasion passer saluer les autorités sanitaires locales et je suis au regret de vous dire, ma sœur, que je ne vois que la température qui montoît et mon estomac qui grognât….. Dans ce pays, il faut RE-LA-TI-VI-SER.

16 septembre

Question philo locale: Doit on rire ou s'acharner quand tout semble aller de travers??

Ce matin était un grand jour pour nos nomades frustres (j'ai nomme: The Murphy's team): une partie du clan allai pouvoir s'échapper de Ndjamena (ville ou un sorcier encore inconnu avait jeté un sort empêchant toute personne de sortir de ses murs). Ils allaient fuir jusqu'à Abeche ou un autre contact les attendait. Pour ce faire, il leur faudrait embarquer a bord d'une version améliorée du tapis volant : l'avion du PAM (Programme d'Alimentation Mondial). Tout avait été minute mais une fois de plus le sorcier nous démontra sa puissance.

Le chauffeur qui devait passer à l'aube chercher nos deux fugitifs ne vint jamais. Voyant que l'heure tournait et que leurs chances de fuir s'amenuisaient, ils décidèrent de lever leur couverture et, au risque de se faire reconnaître, de prendre un taxi local. C'était mésestimer la détermination du sorcier car une fois arrives a l'aéroport, ils découvrirent que leur mon avait mystérieusement disparu de la liste des passagers…

Nous n'avons pas vraiment plus d'info sur ce qui se passe à Trejine. Les réfugies devaient arriver hier mais vu que les puits ne donnent pas assez d'eau, il faut différer l'ouverture du camp.

Thomas joue à l'électron libre, ayant loupé son avion ce matin il était prêt a sauter dans n'importe quel véhicule pour y aller par la route (notez qu'il n'y a qu'un village entre ici et le camp et que certaines rivières sont encore en crue). En plus l'ensemble du charroi local s'étend entre une voiture et pas du tout avec plus ou moins l'aide des taxis locaux. Pas bezef!

Histoire de nous occuper, j'ai pris Luce sous le bras (1.20m sur un tabouret de bar, les bras levés) et nous sommes allés voir le marché local d'un peu plus prêt. Comme à chaque fois j'ai découvert des trésors: un magnifique tapis de prière avec boussole incorporée ou encore des champions de la manucure (si vous croisez des types armés d'une grande paire de ciseaux, ce sont eux. Manucure, pédicure ou amputation sur place…)

19h00….. On a failli s'ennuyer mais heureusement, nos amis allemands étaient là. Voila qu'on tambourine à la porte de ma chambre. Le temps que je saute dans une tenue décente, je vois Thomas débouler comme un fou suivit de Luce qui trottine désepérement derrière lui. Son visage a l'éclat d'une tomate franchement trop mure. Apres la mésaventure de ce matin, nos trois germains sont aller faire le pied de grue à l'ambassade pour avancer l'obtention du permis de circuler de Stephan (tout le monde l'a sauf lui). Démarche peu diplomate il est vrai vu que les copains de Ndjamena avaient déjà fait tout ce qu'il y avait a faire, mais il semble que depuis notre arrivée, ils ne s'en réfèrent qu'a Dieter (un compatriote basé au fin fond de Trejine). Ce sacro saint Dieter aurait donc le pouvoir suprême leur permettant de boycotter tous les autres responsables. Pas une fois ils se sont tournés vers l'équipe sur place, que ce soit lors de notre arrivée a l'aéroport, pour le permis de circuler, pour l'organisation des expats qui partiront demain … ah oui, je suis donc sensée partir demain pour Abeche avec mon copain Thomas, puis on ira vers Trejine ou j'aiderai a monter des tentes (c'est vrai que vu ma carrure, ils n'attendaient que moi pour ça) pendant que Môsieur ira visiter les camps voisins.

Ce médecin à la tête d'écrevisse commence à m'échauffer les oreilles. Il n'en fait qu'a sa tête et en plus il prétend gérer ma vie! Je ne vais pas le laisser pourrir mon groove (il n'est pas né celui qui me dictera ma conduite! non mais!)

Non content de ça, leur hôtel a essuyé un incendie, alors (…sur les conseils de Dieter…) ils sont allés se réfugier au Novotel. Il y a bien d'autres hôtels dans la ville moins chers et confortables mais ils voulaient leur piscine (et je ne rigole pas!)

Il n'y a pas la moindre hiérarchie dans cette mission. Tout le monde fait ce qu'il veut et je commence à perdre patience. En plus nos trois amis ne font aucun effort pour parler Anglais et je trouve ça d'une impolitesse rare.

A ce jour il n'y a toujours pas assez d'eau au camp donc pas le moindre petit réfugie. Je vous pose donc la question: Que suis je allée faire dans cette galère?? Pourquoi foutre en l'air encore un peu plus d'argent??

Et si on s'amuse à pousser la réflexion voici quelques petites questions qu'il serait intéressant de se poser parfois:

Quand on sait que dans un camp, les réfugies sont mieux loges que les populations qui habitent a l'extérieur, quelle raison les limitrophes auraient ils de se priver de nos services et se faire passer pour des réfugie? Comment contrôler qui est réellement réfugie qui ne l'est pas? Un tel déséquilibre engendre obligatoirement des tensions… Comment s'assurer qu'un réfugie donné ne va pas frapper a toutes les portes? Ou envoyer un membre de sa famille chez l'ONG voisine?

L'ouverture d'un camp peut "empêcher" les réfugies de retourner chez eux le moment venu, ils sont souvent mieux traites que dans leur propre pays. On sait quand on ouvre un camp mais jamais quand on va le fermer (au Soudan un camp est resté ouvert près de 20 ans!)

L'ouverture d'un camp est souvent suivit d'un désastre écologique. Les arbres sont coupes pour le chauffage, certains forets réduits à néant…

L'arrivée des humanitaires dans un pays augmente de façon considérable le coût de la vie rendant le prix du poulet de base équivalent à celui du caviar, comment font les populations locales pour suivre?

Un camp/une mission humanitaire est il plus le fruit d'un réel besoin local ou d'une volonté politique expat (besoin de planter son drapeau) ?

Pourquoi n'y a-t-il pas de programme humanitaire à propos de construction d'usine? A-t-on peur de perdre un marché??

17 septembre

On se rapproche!! Avec Thomas, on a embarque dans le petit avion a hélices (16 places) du PAM, un beech-craft 1900C pour ceux que ça intéresse, et nous voici à Abeche. On a été accueilli par les expats Croix Rouge du coin, une drôle d'équipe de baroudeurs. La maison qui fait aussi office de bureau est un bordel typiquement masculin puissance trois mais on s'habitue. Il y a la, un français, un norvégien et un allemand tous plus proche de la quarantaine que de la trentaine.

Abeche, ville au milieu du désert tchadien. C'est tout plat avec quelques arbres. Manque total de couleur à part le beige. Moyen de transport local, l'âne ou le cheval (plutôt squelettique et pas très fringant d'ailleurs). Je pense que ces bestioles doivent être équipes de pilote automatique car je ne vois nulle rêne, pas le moindre guidon... Les hommes sont en djellaba et beaucoup avec un turban ou une calotte sur la tête. Peu de femme dehors.

Ce soir on est allé prendre un verre dans le camp militaire français du coin. Pas mal d'expats se retrouvent la bas.

18 septembre

(au cas ou tu ne l’aurais pas mais je ne pense pas, je te mets que quelques lignes...) Coups de théâtre dans la matinée. Nos deux copines qui devaient nous rejoindre ont été obligées de tirer à la courte paille qui allait prendre l'avion.

19 septembre

Il n y a peut être pas de réfugies dans ce camp mais on ne manque certainement pas de coq. Depuis 4h du mat ils se font écho, relayés parfois par les ânes, impossible de faire une grâce matinée. C est le jour du seigneur que diable!! Un peu de charité chrétienne sinon vous finirez tous rôtis à mon feu démoniaque. Pour le récalcitrant on allume le groupe électrogène à 6h30! pas de répit pour les braves.

Ce matin visite guidée du camp fantôme. Tout y est. La tente d´entrée où se fait le triage, la pharmacie, le labo, la salle de maternité, la tente d observation, la tente pour le personnel. Partout autour se dressent les latrines (petites cabines bâchées). Il doit y en avoir près de 200 (promis je n ai pas mis un zéro de trop) pour l’instant mais comme il y a du vol de bâche, on a ralentit la cadence. C’est un peu surréaliste de voir ces tentes de plastic au milieu de la brousse, on dirait un tableau de Magritte.

Un peu plus tard on a vu un camp en version habitée (Bregine). 40 000 réfugies en tout si on inclue les 17 000 spontanés qui devraient basculer chez nous si on ouvre. J ai été frappée par la joie de vivre des enfants. A Ndjamena ils nous collaient pour avoir de l’argent, ici ils se précipitent pour dire bonjour (et c’est tout). Ils n’ont pas du tout l’air triste, malade ou mal nourris.

Que ce soit au Tchad ou au Soudan les tissus des pagnes tiennent plus du voile que du carre de coton, toujours avec des couleurs magnifiques. Les petits garçons flottent dans leur longue chemise. Par contre les Soudanaises ont une coupe de cheveux assez particulière qui provient d un mélange de dread locks et de coupe au bol (je devrais avoir des photos, ne vous cassez pas la tête). Les familles se sont déplacées avec leur garde manger alors il y a des vaches, des moutons, des ânes et des chevaux (ça ce n’est pas pour manger) qui traînent un peu partout (autre dilemme humanitaire: on prend en charge les populations, mais doit on aussi assurer la suivie de tout ce surplus).

La vie a repris son cours, les femmes pilent le mils sous un arbre, les hommes prient en ligne, les gamins courent après les voitures. C’est tout de même impressionnant de voir s’aligner à perte de vue ces tentes empoussiérées du HCR (haut commissariat au réfugies). Bien alignées elles courent jusqu’à l’horizon.

Ce soir j’ai joué les cheerleader. Comme tous les dimanches on a joue au football sur un terrain entre le camp de Brejine et Trejine. Terrain, c’est peu dire, au fur et à mesure que le match avançait, les limites se modifiaient, s’étiraient sur la droite, sur la gauche, les supporters de la tribune Ouest ont du battre en retraite au risque de se faire piétiner par les joueurs. Les chauffeurs et autres locaux jouaient pieds nus alors que nos petits blancs semblaient équipes de chaussures pour marcher sur la lune.

On rigole, on rigole, mais la loi de Murphy pèse toujours sur nos têtes. Luce qui devait venir aujourd’hui d’Abeche, manquait à l’appel. Morton est arrive seul. Pourquoi? Sait pas...Donc si on récapitule; on a Stéphane et Sandra à Ndjamena, Luce à Abeche (du moins je l’espère, elle est entre quelque part et nulle part quoi, et Thomas et moi sur Trejine.

Quelle équipe.

20 septembre

Vous vous souvenez du combat des chefs dans Asterix?? Ben ici, c’est la même chose. D’un cote on a Abraracourcix (ou Dieter) et de l’autre Langdom qui tient plus du Assurancetourix vu son gabarit que du chef gaulois digne de ce nom. Je ne présente donc plus Dieter donc, modèle tout germanique. Un tatoue, un vrai. Membre ERU depuis sa création, c’est sur qu’il assure et qu’il a de la bouteille (son ventre l‘atteste lui aussi). Il nage dans l’urgence comme un cambodgien nagerait dans une inondation. C’est le chef ERU quoi! Langdom, malgré ses origines américaines a donc du mal à faire le poids. En plus de son physique nettement moins massif, il fait particulièrement jeune (la trentaine a peine) face à la horde de soixante-huitards sur le retour. Le problème c’est qu’en tant que responsable fédération, il SERAIT sensé chapeauter les activités de l’équipe fédération (les hydro, les log.) et celles des ERU médicales (c’est paradoxal car on appartient à la fédération mais on est autonome)

Petit flash back: Au sein de la Croix Rouge, il y a la fédération, joyeux mélange de représentants venant de tous les pays pour faire les kakous dans les pays en paix sur toute sorte de projet ( hydro réhabilitation, santé...)

Il y a le CICR, eux ils bossent dans les pays en guerre (visite de prisons, rapprochement familial...) Alors là aussi il y a de sérieux crêpages de chignon ce qui ne facilite pas plus notre histoire. Finalement les petites ONG, ça a du bon!

Donc si j’en reviens à nos moutons (qui tiennent plus du pit-bull pour certains), Abraracourcix refuse complètement l’autorité de notre ami pré-pubaire Assurancetourix et fait tout pour le ridiculiser ou le contredire. Ca va même plus loin, tous ceux qui ne sont pas ERU sont mal vus à notre table. J’ai du frauder pour pouvoir passer quelques feuilles de notre précieux PQ à Morton qui était venu d’Abeche pour quelques jours et c’est toujours ce pauvre Morton qui s’est vu remballé alors qu’il de mandait notre avis sur un examen plantaire. Il pouvait bien attendre, demain il croiserait le coordo-med (fédération) qui lui donnerait son avis sur la question. Il ne frôlait pas l’amputation mais moi je frise l’hystérie!!

En tout cas, ici, je suis en parfaite communion spirituelle avec mes soeurs les crevettes trempées dans l’eau bouillante. Il fait 50 degrés au soleil et à peine moins à l’ombre. Il ferait presque bon dans un four.

On a brûlé lors du montage des tentes (ah oui, on rallonge notre BHC ou basic health care, notre hôpital de brousse quoi). On a monte trois tentes et vide huit bouteilles à nous quatre en trois heures (sachant que la flexibilité des queues de vache est à son maximum, vous me calculerez l’age du capitaine)

Luce est arrivée dans l’après midi, bienvenue sur le radeau de la méduse!

22 septembre

Avec Suzanne on est en train de emplir les salles du BHC (basic health care), vous suivez? On s'entend plutôt bien toutes les deux. Infirmière allemande, la trentaine, première mission. Dans la vraie vie elle bosse en réa polyvalente. On fait rire tout le monde avec notre accent british pince (elle a bosse un an en angleterrre).

J'ai l'impression d'être dans un jeu pour ordinateur. Ce genre de jeu où il faut conquérir un territoire, assurer son approvisionnement, se défendre et je ne sais quoi d'autre. Dans la version Tchadienne ça donne plutôt ça: sur l'écran on voit la petite cyber-milie réveiller deux infirmiers locaux, leur montrer comment monter une table, pour deux autres ce sera une armoire, les pharmaciens s'occuperont de leur tente de pharmacie. Pendant quelques minutes notre cyber-milie peut ranger quelques ustensiles médicaux, puis elle retourne vérifier le travail, au besoin, petit clic sur la souris, on corrige le tir, et on les aiguille vers une autre tache...et voila la cyber-milie qui repart...bip...bip

L'équipe qui passera après nous (Sandra, Thomas et Luce), va certainement tout modifier mais c'est comme ça que ça marche:une équipe monte le camp (on monte les tentes, déballe les caisses, monte les tables, les lits, les salles d'examen, on approvisionne un peu chaque tente), Une autre l'adapte a ses besoins pour pouvoir l'utiliser.

J'avoue que je suis particulièrement contente de ce que nous avons fait Suzanne et moi.

Tout commençait à marcher comme sur des roulettes quand les dieux se sont rendu compte qu'on devait certainement manquer de distraction et vu que le programme des sept plaies d'Égypte est complètement dépasse, ils ont réactualise avec l'attaque des termites!! Ca devait probablement partir d'une bonne intention, il faut faire l'inventaire de matériel médical avant une quelconque ouverture du camp et vue l'étendue du travail, il était certain qu'une ou deux boites en moins seraient les bienvenues. Mais là, on bat des records!!! Si il y a des affamés au Tchad ce sont bien les termites locales! Mission pour demain, tout sortir du stock, vérifier l'état, faire l'inventaire (si, si quand même) et tout remettre sous ne tente qu'on aura au préalable monté un peu plus loin. YOUPIIII

26 Septembre

Me voici donc fuyant Trejine pour me rapprocher un peu plus de Ndjamena. Ca sent la fin de mission tout ça !!

Première station du chemin de croix : Abeche. Depuis mon dernier passage, le marasme masculin n’a fait que s’étendre et s’affirmer. Mes hormones crient au scandale !! On ne verrait pas ça même dans la chambre universitaire d’un étudiant en art plastique sous substance hallucinogènes et mi-temps chez Mc-Do… Cependant, vu l’état plutôt cyclothymique de mon système digestif ces derniers temps, je concentrerais mon attention sur le fait que je n’ai plus a offrir mon arrière train en pâture aux mouches peuplant le trou quasi en plein air dévolu à cet effet à Trejine. Je savoure donc royalement mon retour sur le trône.

En tout cas mon périple pour arriver dans cette parenthèse proche de l’inhumanité fut des plus agréables. Seule avec mon chauffeur, version moderne du touareg avec les lunettes du flic de Miami en plus (imaginez Ponchorello avec un turban et une djellaba), nous avons bondi de dune en dune a bord de notre 4x4 ronflant comme un tracteur. Autre particularité de mon compagnon : son sourire qui découvre une dentition dont la couleur oscille entre le rouge et le vieux chicot après quinze ans de consommation de gitane maïs. Il a du remarquer la légère crispation de mon visage à la suite de ce gros plan des plus surprenant et il s’est empressé de m’expliquer que tous les habitants d’Abeche étaient pareillement dotés. J’avoue que comme spécialité locale, ils auraient pu choisir mieux. J’éviterai donc d’aventurer mon regard de ce coté.

En passant par Brejine, j’ai l’impression d’être la reine mère en visite. Les gamins sont rayonnants quand ils me renvoient mon signe de la main. Comme il y a du vent aujourd’hui, ils ont fabriqué des cerfs-volants avec des sacs plastic au bout d’une ficelle. Les femmes sur leur âne reviennent du point d‘eau le plus proche, elles ont pris du bois en chemin. Apres Brejine il y a une autre ville, Farshana, et puis plus rien, la brousse qui, d’ailleurs, a pris un sérieux coup de chaud. L’herbe verte n’est plus qu’un vague souvenir, tout a pris la couleur de la paille sauf les champs de mil et d’arachide. Autres points de couleur, des arbres au bois rouge avec lequel on fait la gomme arabique.

Sur le chemin on croise des toucouls, petites baraques rondes, genre village vacance roots avec un toit en paille (un peu le même type que les relais courte paille sur le bord de l’autoroute)

Enfin les premières maisons d’Abeche ! Mon chauffeur me dépose à la maison Croix Rouge et part retrouver sa douce locale. En tant que bon musulman il m’a explique qu’il avait droit a quatre femmes, pas plus. Par contre, si la première femme est gentille, fait bien à manger, ne crée pas de problème, alors pas de raison d’aller chercher ailleurs. J’imagine donc, que la premier promise a du faillir à son devoir de femme soumise vu qu’il a aussi une femme à Ndjamena neuf enfants en tout (toutes femmes comprises)! Dur, dur la vie de bon musulman.

Ne le connaissant pas assez, je ravale mes revendications féministes déplacées.

27 septembre

Vu que je suis condamnée à rester à Abéché jusqu'a mercredi, j'en ai profité pour faire ce que toute femme fait le mieux (non, pas la cuisine, vous me connaissez trop bien): dépenser son argent en faisant du shopping.

Le marché d'Abéché est presque entièrement découvert. Chaque travée correspond à un rayon mais je ne m'étendrais pas sur le sujet, la question ayant été pleinement étudiée lors de mon passage au Burundi. Et pourtant, au détour d'une travée, entre la vaisselle chinoise et les thermos, je remarque une bassine pleine de poudre de henné. J'entame la conversation avec la vendeuse qui se propose de me tatouer les pieds avec…… et c'est comme ça que j'ai passé les deux heures les plus fabuleuses au Tchad. Il est vrai que le résultat des opérations n'a pas la grâce des arabesques orientales ou des fleurs tanzaniennes, on a même l'impression que j'ai sauté à pieds joints dans une bouse de vache, mais tant pis, ce n'est pas le tatouage mais tout ce que j'ai vécu pendant ce temps qui compte.

Toutes les voisines ont mis leur grain de sel. On m'a fait assoire par terre, de l'autre coté du comptoir (des ustensiles de vaisselle alignés sur des cartons retournés). J'avais les fesses sur un plastic et les pieds surélevés par une boite à chaussures. Pendant que ma "maquilleuse" préparait la pâte de henné, les clientes venaient me détailler, m'encourager. Et comme il a fallu laisser reposer la mixture sur mes pieds pendant deux heures, je me suis retrouvée observatrice au milieu du marché. J'avais l'impression d'être une petite souris, j'allais faire partie du décor, entrevoir un peu la vie au Tchad. Il n'y avait qu'une jeune fille qui parlait français, toutes les autres parlaient arabe, mais malgré tout on a réussi à se comprendre. Parfois, elles partaient dans une envolée lyrique, ne se souciant plus de moi, critiquant une femme qui venait de passer, chassant les gamins qui s'approchaient trop près de l'étalage. Du menton, une vielle me désigne des concombres posés à coté de moi, je lui passe. Accroupie, elle se met préparer une salade assaisonnée de citrons et de piment. Me voila partageant leur gamelle dans l'arrière boutique. On arrive même à papoter comme des copines, j'apprends que le tatouage qu'elles me font ne se fait que sur les femmes mariées…. Pas de panique, l'une d'elle me vante les mérites de son frère qui se ferait un plaisir de palier à cette désastreuse situation. Merci beaucoup les filles, mais même si les hommes d'ici ont la réputation de laisser leur femme libre de leurs mouvements je passe mon tour. Je leur montre même une photo de Lottie, on se sent un peu plus proche, certaines connaissent aussi ce genre d'histoire. J'ai toujours les pieds en l'air et les fesses en compote. Une sonnerie, l'une d'elles dégaine son téléphone portable de sous son boubou (ici on appelle ces tenues un lafaye), la technologie arrive même au fin fond du bush. On parle maquillage; mes sourcils épilés les étonnent, leurs lèvres noires me fascinent. Elles m'expliquent qu'elles se piquent les lèvres avec les épines d'un arbuste reliées en fagot, trempées dans une huile spéciale. Ca saigne, ça fait mal, mais il faut souffrir pour être belle. "Et puis c'est quel produit qui défrise tes cheveux comme ça ?" me demandent elles. A l'heure de la prière, certaines se retirent dans un coin.

Finalement le temps passe vite quand on est entre filles, mon chauffeur revient déjà me chercher. Il rie de voir me pieds emballes dans du plastic (une fois le henné sec, on l'a raclé, lavé au citron et on a tout emballé dans des sacs). Je reviens triomphante à la maison croix rouge, les pieds tout noirs.

Ce soir, je dors dans la chambre de Morton, il me l'a gracieusement laissée pendant qu'il était sur le terrain. Me suis-je trompée de chambre?? De la gomina, des pilules de régime, un tube de crème hydratante sous l'oreiller, un rouleau collant pour enlever les poils de chat sur les vêtements….. Je m'attends à trouver un bonnet de bain près de la douche. J'avais remarqué qu'il était toujours tiré à quatre épingles, la mèche rebelle calculée au millimètre près, mais là on dirait un hybride né du croisement entre le mari de Barbie et Roger Moore (dans "amicalement votre"). Une nouvelle variété d'expat que je ne connaissais pas.

29 septembre

On ne va pas sacrifier a la tradition : « le bilan ! Le bilan !! »

Je suis sur le point de prendre mon avion pour Ndjamena, accompagnée de mes deux body-gard (Ralf et Leif ou les deux ronchons du Muppet show; photos a suivre) et je dois dire que je suis plutôt satisfaite de mon travail.

Je n’y croyais pas et pourtant, en un temps record on a réussi (Suzanne et moi) a faire quelque chose de concret : on a monté le BHC. On s’est transformé en Bob le bricoleur et on a arrangé des caisses en tables, en armoires. On a monté des lits, tendu des paravents, équipé chaque tente en fonction de son affectation (labo, salle des pansements, femmes enceintes…). On a fait l’inventaire du moindre petit comprimé, la moindre aiguille qu’on avait réquisitionné afin de compléter l’inventaire du stock principal, on a évalué les compétences du staff local embauché pour travailler avec nous.…on a fait du bon boulot je crois. Maintenant, on passe la main à l’équipe suivante qui aura la lourde tache de pisser dans les coins afin de prendre possession des lieux et lancer la machine infernale (les réfugies sont arrives hier !!! a part ça pas de nouvelle). Advienne ce que Dieu voudra.

C’est vrai que je n’ai vu qu’un aspecte du boulot mais j’espère bien que j’irais plus loin lors de la prochaine mission. On a eu largement le temps de monter notre BHC 5 étoiles, maintenant, on maîtrise. La prochaine fois je jouerai vraiment à l’infirmière, je crois que je me plais dans cette dynamique.

Pour ce qui est de mes collègues, j’ai eu la chance de croiser des personnes d’une grande expérience. En plus de maîtriser leur boulot, ils avaient toujours des histoires passionnantes à raconter, le soir a la veillée. Ce fut un véritable bonheur de vivre cette expérience avec eux.

Ben, voila, voila ma brave dame, on va donc dire que ce fut une bonne mission, a quand la prochaine ??
Difficulté de vissage de zoom sur un EOS 350D English translation pending
by Nicolaswww · 2007-03-03 · 2 replies
Bonjour a tous,

J ai un EOS 350D avec un 18-55 et un 55-200 (les versions basiques fournies avec l appareil). Or depuis quelques temps le vissage du 55-200 devient difficile : il faut que je force pour le visser completement. Un peu comme si le pas de vis du boitier s etait contracte. Dans la mesure ou le 18-55 ne pose aucun probleme, je suppose que ca n est pas la bonne reponse. Le zoom est en permanence protege dans un sac a dos lowe pro prevu a cet effet, ainsi que dans du papier bulle : il n a jamais recu de choc. Etant au Vietnam il m est un peu difficile de trouver un avis sur place. Avez vous des idees ?

Merci par avance

Nicolas
Ciego de Avila à Cuba English translation pending
by Natalie23224 · 2007-02-28 · 9 replies
Pourriez-vous me décrire la capitale de Ciego De Avila ? J'aimerais en savoir un peu plus. Est-ce que c'est pauvre ? Beau ? Laid ? Dites-moi tout ce que vous savez, svp !!!

Merci beaucoup aux gentilles personnes qui prendront le temps de me répondre ! Nat 🙂
Travailler et se loger à Cancun/Playa del Carmen (Mexique) English translation pending
by Fany · 2007-02-28 · 11 replies
¡Hola!

Voila, je suis arrivee au mexique en octobre 2006 et je travaillais jusqu'a maintenant a Guadalajara en tant que jeune fille au pair. Je cherche des maintenant jusqu'a aout 2007 un autre travail, peu importe l'etat a vrai dire, meme si je souhaite plus m'installer du cote des plages. Je n'ai aucun diplome superieur hormis mon bac, mon bafa, et mon afps. Je parle aussi bien l'espagnol que l'anglais, et je voudrai donc savoir s'il serait possible de trouver kk chose du cote pacifique. J'ai deja envoyer qq CV a des hotels via le biais d'internet mais j'ai toujours pas de reponse. Auriez-vous kk pistes de boulot a me passer? Et y'aurait-il d'autres jeunes ki tt comme moi aurait envie de partir la-bas, et avec ki je pourrai prendre contact? Je suis ouverte a toute colocation, ou toute rencontre... Je cherche du boulot sur GDL mais je galere, ais-je plus de chance pres des plages? est-ce mieux d'etre sur place pr demarcher du travail?

merci de vos reponses.
De l'usage du cannabis dans le monde English translation pending
by Pondy · 2007-02-21 · 278 replies
La discussion sur la loi concernant l’usage de la cigarette a soulevé des passions et l’un des contributeurs a évoqué le sujet de la légalisation du cannabis qui en ferait autant.

Tout à fait sérieusement : le cannabis, quand il est évoqué sur le forum est modéré sur le champ. C’est parfaitement normal puisque les seules questions qui surgissent sont « où trouver du bon shit à Goa » « combien coûte le cannabis à …..etc.. »

Cependant, il serait parfaitement intéressant d’ouvrir une discussion sérieuse, le cannabis se trouvant dans tous les pays du monde. Du Maroc à l’Inde, du Mexique à la Thaïlande, des Pays-Bas au reste de l’Europe etc..

Sur le forum, quantité de membres connaissent les lois dans les pays, les risques encourus, ceux liés à la consommation au niveau de la santé, de la justice etc…

Je propose donc d’ouvrir un dialogue qui ne soit pas une foire d’empoigne mais une réflexion sensée, structurée. Quelques questions : Pensez-vous que fumez à l'étranger soit bien perçu par les habitants du pays ? Pensez-vous que l’usage du cannabis améliore les performances intellectuelles ? Pensez-vous que le cannabis ait en effet désinhibant ? Pensez-vous qu’un joint fumé occasionnellement soit anodin ? Pensez-vous que quatre à six joints par jour relèvent d’une pathologie ? Troubles psychologiques, troubles physiologiques ? Pensez-vous que le joint régulier diminue la fertilité masculine ? Pensez-vous que fumer à l’étranger soit anodin : en Inde par exemple ? Pensez-vous qu’il soit possible sans risque de transporter sa propre consommation au retour en France sans contrôle douanier ? Pensez-vous qu’il n’y ait aucun danger lorsque l’on vous en propose au Maroc, en Turquie, au Mexique, en Inde etc… (Délation du vendeur par exemple) Pensez-vous que fumez un joint régulièrement soit moins dangereux sur la santé que le tabac ? Pourquoi légaliserait-on l’usage du cannabis en France ?

Il y a mille questions.

Ce forum est vraiment le lieu pour en parler, parce que le sujet intéresse un nombre inimaginable de jeunes et de moins jeunes voyageurs. Il me semble important qu’il ne soit pas tabou, faire l’autruche ne supprime pas le problème. Vf est un forum informatif…et ouvert du moins je l'espère... Discuter, échanger, réfléchir et partager des visions différentes entre tous les voyageurs me semble passionnant pour ceux qui partent dans l’idée d’en trouver, pour ceux qui ont des enfants confrontés à ce problème, ceux qui connaissent des voyageurs incarcérés à l’étranger etc.. etc.. Je demande à la modération de tenter le coup et, si la discussion dérape, supprimer ou verrouiller le post tout simplement.

Il y a des discussions sur la prostitution, sur le sida, sur la violence, sur tous les thèmes de société que l’on rencontre dans le monde entier alors pourquoi pas sur le cannabis ?

Dom.
Travailler au pair en Espagne English translation pending
by Barbie3364 · 2007-02-16 · 4 replies
Bonjour a tous!

je viens chercher quelques informations aupres de ceux et de celles qui ont sont ou ont ete au pair en Espagne. Ma petite soeur voudrait tenter la chose. Connaissez vous des organismes ou des familles qui seraient a la recherche de quelqu'un?

Dans tous les cas je prends tous les conseils ou infos que vous voudrez bien me donner.

Merci d'avance!
Voyage, amour, trip de vie English translation pending
by Marigolote · 2007-02-13 · 16 replies
Bon le titre n 'est pas trés évocateur ...

Alors voilà savoir si mon projet de vie est utopique ou pas, si vous avez des conseils, des idées farfelues ou non a me conseiller ...

Donc je me lance ...

un couple avec deux nationalités différentes cela donne ... Deux nationalités, deux pays ...donc faut faire un choix de pays mais quand on est attaché aux deux pays (celui d 'origine et celui d 'adoption ) on fait comment ?

Alors moi je me dis on se pose dans un pays ( on a un toit petit mais pas grave) on y reste une partie de l 'année et l 'autre moitié de l 'année on voyage dans l 'autre pays ... Et tout cela de façon routarde bien sure ....

Ben vous croyez que cela est possible ?

Deuxiéme solution on vit une partie de l 'année dans un pays puis on déménage et on vit dans l 'autre pays et ainsi de suite ( bon là je vous raconte pas les frais )

🤪

Troisiéme solution on a pas de toit alors on voyage sac au dos une fois dans un pays, l 'autre fois dans l 'autre pays ( en trouvant des ptits jobs ) ...pas fort non plus cette solution a long terme ....

Alors vous vous en pensez quoi ?

On peut pas se couper en deux tout de méme

😛
Il ya 25 ans en Inde English translation pending
by Geob · 2007-02-12 · 20 replies
Discussion avec une allemande, qui a voyage aussi en Inde, il y a 25 ans. Le matin, on voyait les indiens se brossaient les dents avec un bout de bois, alors qu'aujourd'hui ils se baladent le matin avec leur brosse dans la bouche - a Mamallapuram, en dehors du quartier touristique, c'est tout un poeme de voir les indiens se ballader tout en se brossant les dents ! La voyageuse allemande, qui tient dans son pays une boutique genre "Naturalia", me disait que ce bout de bois avait l'utilite d'un anti-bacterien. Le nom serait "nimb", ou quelque chose d'approchant. Y aurait-il un ancien, ou un nouveau tres aguerri, qui pourrait me dire le nom de cet arbre ?

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