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1h40 d'escale à Miami English translation pending
by Bilougate · 2013-04-08 · 47 replies
Bonjour à tous,

Nous partons pour Orlando en Floride le 6 mai et nous faisons escale à Miami pour une durée d'1h40. Je commence à m'inquiéter sur la durée de cette escale qui me parait trop courte. Il s'agit d'un vol American Airlines. Je ne sais pas s'il est encore possible de changer le billet entre Miami et Orlando. Si nous ratons notre correspondance que se passera-t-il ? Il s'agit de mon premier vol avec escale et le stresse monte de jour en jour. J'espère que quelqu'un pourra me rassurer à ce sujet.
Budget pour quinze jours dans l'Ouest américain English translation pending
by Lylyp1964 · 2013-04-03 · 91 replies
Bonjour

Nous avons un projet de voyage en famille à 3 pour l Ouest Américain du 26 07 2013 au 10 08 2013 je ne sais pas s il vaut mieux opter pour un voyage avec une agence tout organisé ou se débrouiller par nous même pour rentabiliser financièrement ce voyage . On souhaite consacrer un budget le plus intéressant possible par rapport à nos moyens Nous n avons aucune idée du budget total pour ces 15jrs ( vol de Lyon , hôtels , repas, voiture etc....) Merci d avance pour vos conseiles et de nous faire profiter de vos expériences pour réaliser ce rêve pour les 18 ans de notre fille.
Résumé de notre voyage dans l'Ouest américain en août 2012 English translation pending
by Zoune72 · 2013-04-01 · 48 replies
Bonjour à tous, après avoir pris beaucoup d'informations sur le forum pour construire notre voyage en Août dernier , voici en retour un résumé de nos 4 semaines dans l'Ouest...Tout d'abord si un seul mot devait résumer nos vacances ce serait ...fabuleux !Nous sommes partis du 4 au 31 Août en famille (les parents et 2 garçons de 15 et 10 ans). JOUR 1 : le départ ...tant attendu ! PARIS → LAS VEGAS C'est avec un peu de stress que nous prenons le chemin de l'aéroport ...et pourtant tout se déroulera « comme sur des roulettes »...Le check-in avec British Airways prendra 5 minutes (nous avions pris soin de remplir notre carte d'embarquement sur internet 24h avant).Les bagages passent sans encombre , j'avais peur d'un éventuel excédent de taille pour les tentes quechua pop-up...mais non...:donc 1 valise de vêtement pour 3 + 1 valise de vêtement pour 1 accompagné du « divers » + 1 sac avec les duvets + les 2 tentes rassemblées en un seul paquet de 75 cm de diamètre (la moitié des nuits se fera en camping) .Les 4h d'escale à Londres se passeront rapidement grâce à la découverte d'un salon VIP avec TV grand écran pour la retransmission des JO ...ce n'est qu'après que l'on a pensé que l'accès n'aurait ps dû nous être autorisé (désolé...nous ne maîtrisons pas totalement l'anglais!).Le vol pour Las Vegas se fera sans encombre et la réservation des hublots du coté droit de l'appareil nous permettra d'avoir une vue aérienne sur les hôtels du Strip.Le passage de l'immigration (tant redouté!) se fera sans problème , rapide (malgré un passeport électronique et non biométrique...).Çà y est on est en Amérique !!!La navette est rapide pour le centre de réservation de voitures et la prise des clés chez Dollar sera rapide et aucune assurance supplémentaire ne nous sera proposée …Y a-t'il un piège?Et bien , non!Par contre , pas le choix du véhicule: un seul Dodge caravan : les enfants le trouvent spacieux et en effet il s'avérera pratique pour ranger toutes les affaires nécessaire quand on campe...Direction notre hôtel:le Desert Rose Resort...mais notre GPS est visiblement en grève , nous nous fions au plan Google imprimé avant le départ ...mais en fait , pas très pratique..Bref , après quelques demi-tour , nous arrivons à bon port , 2h30 env. après la sortie de l'avion.L'hôtel est très bien (merci à Isabelle du forum de nous l'avoir conseillé):chek-in rapide, très grande chambre , immense lit et une piscine dont nous profitons immédiatement (elle reste ouverte jusqu'à 23h), puis nuit bien méritée après cette journée interminable : demain les vraies vacances commencent:à nous l'Amérique !!! Premières impressions:tout à l'air simple, bien organisé et les premiers américains rencontrés sont sympathiques;La compagnie aérienne est bien:personnel sympa, ponctuel, nourriture correcte, écrans individuels(mais seulement 7/8 films en français)
Aide à la préparation pour l'Ouest américain English translation pending
by Thierryb7501 · 2013-03-31 · 46 replies
Bonjour à toutes et tous !

Alors voilà çà y est nous nous lançons à notre tour dans la préparation d'un voyage dans l'Ouest Américain du mois de mai 2014 !!

Mais je m'aperçois que j'ai pas mal de difficultés à me rendre compte du temps qu'il nous faudra passer sur les différents sites.

Pour vous faire comprendre un peu le style de voyage que nous voulons faire, je dirais que nous aimerions un certain équilibre entre sites naturels et villes. Bien entendu nous entendons passer plus de temps dans les sites naturels que dans les villes, mais comme nous sommes en général assez curieux de tout nous n'aimerions pas non plus ne faire que des sites naturels pour une bonne homogénéïté de notre voyage. Et nous ne sommes pas de grands randonneurs non plus donc pour nous il s'agiras plus de ballades tranquilles dans les parcs nationaux que des vraies randonnées.

Il s'agit de notre premier grand voyage que nous organsierons nous mêmes, nous partons en effet habituellement par le biais de circuits organisés en groupe. Mais là je me suis dis qu'avec un voyage comme celui là, c'était l'occasion ou jamais de nous débrouiller par nous même, pour bien le vivre et pour ne pas être déçus de trop kilomètres comme en font les groupes de circuits organisés. Prendre notre temps, en tout cas plus que dans le cadre d'un voyage en groupes organisés !

Bon je m'arrête là parce que si je commence à vous écrire un vrai roman je vais décourager les plus serviables d'entre vous !!

Donc vous l'aurez peut être compris, notre profil de voyageurs est : ballades et découvertes culturelles (mais pas trop !!! ) avec un rythme pas trop soutenu.

Pour info nous arriverons de France soit par l'aéroport de Las Vegas, soit par l'aéroport de San Francisco. Ils s'agit en effet des aéroports d'arrivée pour lesquels on trouve les tarifs aériens les plus intéressants (Los Angeles restant hors de prix).

Voilà en tout cas les sites qui nous intéresse, en sachant que nous nous doutons bien que nous ne pourrons pas tout faire en 3 semaines ! Donc il y a des choix à faire et pour çà je compte sur votre aide ! Merci !

- San Francisco - Los Angeles - Las Vegas - Durango - Silverton - Bryce Canyon - Grand Canyon - Monument Valley - Mesa Verde - Lac Powell - Upper Antelope Canyon - Arches National Parc - Canyonlands - Valley of Fire - Death Valley - Yosemite - Sequoïa National Parc

Je sais çà fait vraiment trop pour 3 semaines sans avoir à courrir comme des fous mais justement je compte sur vous pour me conseiller ce qui pourrais être le mieux pour nous !!

Un grand merci à vous toutes et tous pour l'aide que vous pourrez nous apporter dans notre projet !

(P.S. : pour préparer notre voyage nous nous sommes déjà procuré la carte routière de l'IGN de l'Ouest Américain, l'atlas routier Rand Mc Nally, le guide du Routard spécial parcs nationaux de l'ouest américain, le guide Lonely Planet de l'Ouest Américain et le guide Michelin du Sud Ouest Américain)
Les 4 saisons dans l'Ouest américain en 3 semaines en mars 2013 English translation pending
by Doryan · 2013-03-29 · 71 replies
Comme j'ai beaucoup utilisé ce site pour organiser ce voyage j'avais envie de partager mon expérience ici car j'avais eu un peu de mal à trouver des carnets qui parlaient de voyager en Mars dans l'Ouest.

Je tiens à remercier particulièrement Itat pour son site et ses réponses sur le Forum durant l'organisation de ce voyage.

je vais essayer de détailler chaque jour de ce voyage et surtout la météo car c'est la grosse interrogation quand on pars en mars je vous rassure on a eu très beau, un seul jours gris pluie entre Moab et Torrey avec neige la nuit, sinon un jour a San Francisco un peu gris. On a eu des températures dans les 20° la plupart du temps très agréable pour les randonnées dans les parcs, -13 le matin à Bryce quand même et 35° à Death Valley. Première chose à dire mon planning était parfait (merci le forum😉) et tout s'est passé comme prévu dans le déroulement du voyage avec le temps et les distances alors que c'était un de mes gros soucis surtout pour les premiers jours qui étaient très chargés. Ca vient surtout du fait qu'on a voyagé à 2 et qu'on est jeune et pas du tout pénible niveau confort et sommeil je pense...

Donc petite présentation pour commencer, j'ai 22 ans et mon frère 19 on a voyagé à 2 durant 24 jours du 1 au 24 mars 2013 dans un Midsize SUV loué chez Alamo par voituredelocation.fr Mon frère avait passé 6 mois à Los Angeles pour apprendre l'anglais et je l'ai rejoint pour faire un roadtrip depuis Los Angeles avec retour à Los Angeles car son billet d'avion ne pouvait pas être changé.

En gros l'itinéraire prévu était ça: LA-Williams-Page-Monument Valley-Moab(3nuits)-Torrey-Bryce-Zion-Las Vegas (2nuits)-Death Valley (2nuits)-Sequoia-San Francisco (3nuits)-Morro Bay- Los Angeles (3nuits)

Comme on a vu les premiers jours que le rythme nous plaisait bien on a annulé un motel à Three Rivers en prévoyant d'aller dormir à Fresno le soir après Séquoia pour aller faire Yosemite en vitesse avant d'arriver à San Francisco le soir d'après ce qu'on a pas du tout regretter et ça aurait été bête de rater Yosemite. C'est la seule chose qu'on a changé à notre planning.

voilà la carte:

Jour 1: ( beaucoup de détails, passez au jours 2 pour le vif du sujet, le voyage)

avion+location de voiture chez Alamo, nuit à Pasadena.

Départ de Genève avec la compagnie United que j'avais réservé sur jereserve.com pour 619 euros aller-retour.J'ai eu la bonne idée de tenter le check-in en ligne le soir d'avant et j'ai pu voir que le fond de l'avion était vide et je me suis dit autant tenter de prendre une place sur une rangée de 3 sièges vides et ça a très bien marché, il y avait même 9 sièges vides autour de moi si on comptes les rangées du bord et c'était le vol le plus confortable que j'ai pris puisque j'ai pu dormir allongé tout le long, avion bien équipé avec bon choix de films et bons écrans, bon repas rien à redire. Départ prévu à 09:00 mais grosse blague de United apparemment puisque le pilote nous annonce que le fret a été mal pesé et qu'il fallait faire des vérifications. De retard de 20min en 20min on a fini par décoller à midi donc en partant je savais déjà que je raterai ma correspondance à New-York ce qui est pas très agréable mais bon j'avais un peu de marge et ils mont directement placé sur le prochain vol pourtant overbooked je suis arrivé à LA avec que 2 h de retard. Par contre vols internes United c'est télé payante (8dollars) et pas de nourriture gratuite. Si c'était à refaire j'éviterai une escale aux USA car 1h de queue à l'immigration à New York c'est assez lourd.

Arrivée à LA je retrouve mon frère et on prend la navette pour les loueurs, on arrive au centre Alamo, on avait payé 976 euros pour 3 semaines avec un midsize SUV type Jeep liberty (c'est le prix avec la surtaxe jeune conducteur 🤪) par contre on a inscrit un seul conducteur pour ne pas payer la taxe deux fois, mon frère a pas mal conduis sur les routes désertes de l'ouest c'était peut être risqué mais on a fait ce choix.

Quand on arrive un agent nous invite à faire un check-in sur écran tactile, premier problème j'avais dit qu'on prendrait la voiture à 22h30 et il est que 21h30 donc la machine nous dit qu'on doit payer 60 dollars de surcharge, je me plaint à l'agent qui me dit que ce sera réglé au guichet. En arrivant au guichet j'ai bien révisé toutes les subtilités pour pas me faire arnaquer le gars nous propose le roadsafe d'une manière tellement nonchalante que j'ai pas de mal à dire non 😏 même chose pour l'assurance personne transportée que je refuse en 2 sec, je lui demande si il peut changer l'heure de prise en charge pour nous éviter la surcharge il me dit de me calmer qu'il s'occupe de tout, il imprime la feuille me dit de signer et là surprise 140 dollars de charge prévue, je lui dit que je refuse il a l'air bête car il a oublié de changer l'heure de prise en charge il réimprime la feuille et là resurprise 70 dollars pour le service de plein pour rendre la voiture avec réservoir vide je me dit qu'il y a un problème je lui montre le bon et il me dit "oui vous voyez plein c'est en option." après 24 h de voyage j'étais plus en état de réfléchir je me suis dit que c'était normal de payer le plein en fait, le type nous dit que leur essence est moins cher que les stations d'a côté alors j'accepte 70 dollars le plein c'est pas non plus l'arnaque du siècle et au retour j'ai vérifié c'est bien vrai que leur essence est 4 centimes moins cher que les stations par contre on paie une taxe sur leur plein et impossible de rendre le réservoir vide bien entendu.

Arrivée sur le parking de ALAMO, 10 midsize SUV avec clef sur le volant je suis assez étonné je pensais que quelqu'un se chargeait de nous remettre une voiture. je sors une liste de voiture que j'avais préparé qui nous conviendrait car on a prévu de dormir 2 nuits dans la voiture donc il faut un grand coffre plat, il nous faut un vrai 4x4, une garde assez haute, une vrai roue de secours, et si possible une voiture qui ne consomme pas trop. Je suis étonné de trouver 5 Jeep Patriot parmi des midsize SUV alors que sur la liste de Vazyvite ce modèle n'est même pas répertorié et il s'avère que même si ça y ressemble c'est beaucoup plus petit qu'une Jeep Liberty, de plus sur les 10 voitures que 2 sont vraiment des 4x4 un jeep Patriot et un ford escape 2013, on se tourne alors vers ce Ford qui a tout ce dont on a besoin à part peut être la hauteur du châssis mais on va pas faire les pénibles, un coffre avec sièges qui se rabattent à plat, une vrai roue de secours avec tous les outils, 24000 kil, système ecoboost 4X4 qui semble indiqué qu'il consommera pas trop un ordinateur de bord assez développé on est convaincu et on se dirige vers Westwood pour aller chercher les affaires de mon frère dans son appartement.

On mange un petit truc dans un fast food et on se dirige vers notre premier motel pour finir l'autoroute était un peu coupée à cause des travaux et on arrive à 01h au motel.

J'ai reservé tous les motels avec booking.com car c'était à chaque fois le meilleur prix que j'ai trouvé et au moins tout était centralisé sur un site en cas de modification, on a pris les motels les moins chers à chaque fois. Un autre avantage un peu gadget de tout réserver avec booking.com c'est leur partenariat avec tomtom et comme mon frère avait acheté le GPS le moins cher de wallmart tomtom en 2 clics toutes les adresses de motels étaient transférées sur le GPS ce qui nous a permis de pas s'embêter à rentrer des adresses à la main durant le trajet, petit détail agréable quand on est sur l'autoroute et qu'on a vite besoin de se diriger vers le motel.

Jour 2

courses, 3 parties de route 66, nuit à williams

On s'était couché à 1h30 au premier motel et on se lève à 06h30, départ à 07h00 pour un Wallmart ouvert 24/24 que j'avais repéré avant de partir, on achète toutes les choses importantes en cas de pépin, petit kit crevaison avec un compresseur électrique et de la mousse anti crevaison pour 20 dollars, jerricane d'essence mais aussi 2 sacs de couchage pour les 2 nuits prévue en voiture, nourritures pour manger à midi les 3 prochains jours.

départ vers 08h30 pour la route 66, mais l'autoroute pour Barstow est coupée et on galère un peu pour trouver notre chemin on a prévu de faire 3 parties de la route 66 historique, le premier entre Ludlow et Needle juste après Barstow ce sera ma partie préférée, la route suit les rails et d'énormes trains parcourront avec nous cette route ce qui rajoute à l'ambiance route 66



on traverse des villages abandonnés avec quand même une ou deux caravanes de vieux qui vivent au milieu des épaves de voitures et des déchets mécaniques en tout genre, par contre rien axé sur le tourisme, on se sent même pas du tout les bienvenus quand on s'arrête pour prendre des photos, panneaux propriété privée sur des bâtisses en ruines, on se permet quand même de prendre des photos et de pic niquer au milieu de ces épaves, c'est exactement ce que je recherchais sur la route 66 que je retrouverai pas dans les deux autres parties qu'on fera plus tard dans la journée.







à moter qu'il fait très beau et que la température est pas loin des 30 degrés ce jours là.

Ensuite on reprend l'Interstate un petit bout pour se diriger vers Oatman, ambiance très différente sur ce tronçon de la route 66, plus montagneux, route sinueuse, en mauvais état parfois, plus de monde, on s'arrête à Oatman dans une ambiance très touristique qui me plait pas trop, des magasins pas du tout authentiques, mais cadre assez sympa avec les ânes au milieu de la route. On reprend la route pour passer le col après Oatman en suivant un groupe de motard et on se dirige vers la 3ème partie de route 66 que l'on a prévu entre Kingman et Seligman. à noter qu'il est déjà 16 heure en heure d'Arizona puisqu'on perd une heure par rapport à la Californie en hiver le soleil se couche vers 18h30 et on finira de conduire de nuit ce jours là qui était chargé au niveau de la route.mais avant le couché du soleil on a le temps de passer au General Store d'Hackberry qui est malheureusement fermé à cette heure-ci.

Mais franchement cette 3ème partie de route 66 s'avérera très décevante, déjà c'est une route à double voie, elle est encore beaucoup utilisée donc pas vraiment d'ambiance route 66 abandonnée, le paysage est pas exceptionnel, si c'était à refaire je me contenterai des 2 premières parties qui correspondait beaucoup plus à ce que je m'imaginais de la route 66 avec un coup de coeur pour le tronçon Ludlow-Needle.

arrivée à 21h à Williams étonnamment peu fatigué de toute cette route, on a quand même du conduire 8-9h je pense mais en se partageant le volant et en profitant du paysage ce n'est pas pénible.

Jour 3

Williams- Grand Canyon-Page

j'avais prévu de se lever tôt pour profiter du lever de soleil sur le Gran Canyon mais mon frère a mal réglé le réveil ce qui était une bonne chose car la fatigue me rattrape un peu, on se lève à 08:00 pour constater qu'il fait un peu gris donc pas trop de regret pour le lever du soleil après 1 h de route on arrive au Visitor center pour acheter le pass pour tous les parcs, sur la route on croise un troupeau d'animaux dont je ne connais pas le nom mais que j'appellerai biches 🤪 elles se laissent approcher en voiture ou a pied du coup beaucoup de monde est attroupé au bord de la route.



on se parc ensuite au grand canyon village pour aller prendre la navette et faire les points de vue à l'ouest du village, pas trop de monde dans les bus, je suis très surpris du niveau d'organisation de ce parc du grand canyon et de ces chauffeurs de bus enthousiastes et de bonne humeurs. Le ciel est gris et il fait assez froid, 6 degré le matin je pense il faut une bonne vest et des gants en laine mais le ciel se dégage vite avec les nuages qui font défiler leurs ombres sur le grand canyon, comme toute première fois au grand canyon on est très impressionnés.



on est surpris la la couleur du colorado que je pensais plutot brun-gris mais là il est plutôt vert-turquoise, ça doit dépendre du débit du barrage de Page?

on fait une petite randonnée entre quelques point de vues plutôt que de prendre le bus ce qui permet de se sentir un peu plus en milieu sauvage car les points de vue sont un peu sur entretenu à mon gout même si c'est pratique.

après les points de vue en navette on retourne à la voiture et on pic-nique au chaud dans la voiture, on part ensuite faire les point de vue de la scenic drive en direction de Page afin de regarder le coucher du soleil depuis l'un des derniers points de vues.

On aperçoit mieux le Colorado depuis cette partie de la rive à mon avis.

mais le temps se dégrade un peu et on se prend une averse de grêle avec de la pluie et un vent glacial, on fait la suite des points de vue et on part se réfugier boire un café vers la tour en pierre dont j'ai oublié le nom mais qui s'avérera très pratique pour profiter du grand canyon avec ce temps pas très agréable. heureusement vers 17h le temps se découvre un peu et on peu profiter d'un rayon de soleil et d'un couché de soleil assez inquiétant sur le Grand Canyon.



on part dès le couché du soleil pour Page et je m'énerve avec le GPS qui ne veut pas nous faire prendre la route la plus courte, je me dis qu'on prendra la route nous même mais il s'avère que la route entre page et le grand canyon est coupée à cause d'un éboulement donc le GPS avait raison, on aura donc une heure en plus de trajet la nuit, on s'arrête manger dans un diner sur la route et on arrive vers 22h30 au motel le soir à Page.

Jour 4 Lake Powell, Upper Antelope Canyon, Horseshoe Bend, Monument Valley

on se lève vers 07h30 et on va jeter un oeil sur le Lake Powell depuis Wahwheap Marina il fait un peu gris mais le ciel se dégage ce sera idéal pour Upper Antelope Canyon que j'ai prévu d'aller visiter vers 09h30 pour avoir un bon angle du soleil. Arrivé sur place l'indien au guichet nous dit que c'est 27 dollars la visite mais il voit nos appareils photos avec trépied et nous propose le pass photographe, je lui demande le prix, même prix je suis étonné, nous voilà donc parti pour 2 h seul dans Upper Antelope Canyon alors qu'on est pas du tout des pros de la photos mais ce sera justement l'occasion de faire des réglages et de tester, le trépied à 20 dollars se sera avéré un très bon investissement rien que pour ce pass photographe. J'avais entendu parler du monde exécrable dans ce canyon et bien en mars c'est le rêve en 2 h on croise 2 autres photographes et deux groupes de 4 personnes guidés par un indien. de quoi s'éclater pour les photos.

au début le soleil n'entre pas vraiment dans le canyon qui reste assez terne mais dès 10h plus de nuage et les rayons arrivent presque au fond et je retrouve les mêmes couleur que sur les photos que j'avais vu et que j'espérais retrouver.









la température au fond du canyon s'avère moins froide que prévue, 10 degré au début, 20 à la fin vers 11h30, on part du canyon et on se dirige vers Horseshoebend pour profiter d'une bonne luminosité à cet endroit aussi. petite frayeur avec la route fermée mais un surveillant vers le panneau route barrée nous dit que c'est bon pour horseshoe bend à 1 miles de la route coupée.

on est quasiment seul à notre arrivée et on peu profiter de cet endroit assez incroyable, les photos n'arrivent vraiment pas à retranscrire la taille du canyon.

la fonction panorama de l'iphone s'avère très pratique pour prendre en photo le tout.



départ vers 14h avec l'arrivée d'un cars de japonais ou chinois qui envahissent les falaises, on mange sur la parking et on se dirige vers Monument Valley pour aller faire la Scenic drive qu'on commence vers 16h.

la luminosité est parfaite et on est content de faire enfin une route non pavée pour tester un peu ce 4x4, bon cette route est très facile et on aura aucun problème on a pu vérifier la répartition des roues avant-arrière mis en image sur le tableau de bord en fonction du relief on est vraiment satisfait de ce ford escape.





on sera juste un peu en retard pour le couché du soleil sur les three sisters mais avec cette journée chargée le timing s'est avéré quasiment parfait.



c'est là qu'on avait décidé de passer la première nuit dans la voiture pour éviter les prix assez exorbitant sur place, je pensais prendre une place de camping au Goulding Lodge pour profiter des sanitaires mais la réception du camping est fermée quand on arrive et les toilettes sont protégée par code, pas de douche à disposition en dehors de heures d'ouvertures. dans ces conditions on décide d'aller manger au restaurant du Goulding lodge, tarif assez élevé mais bon buffet de salade, enfin de la nourriture saine 😉 leur plats sont pas terribles par contre, on part ensuite chercher un coin pour poser la voiture et dormir en sécurité, on trouve une immense place de parking à coté du navajo center et on passera une nuit tranquille ici malgré les -6 degré au milieu de la nuit avec un peu de chauffage on arrive a dormir sans problème sans être trop coincé en plus.



Jours 5 Gooseneck state park, Mokki Dugway, Muley point, Valley of the gods, Corona Arch, Moab

on se réveille vers 07:00 on range la voiture et départ pour Moab avec une journée chargée qui ne nous décevra pas. premièrement la célèbre photo vers monument valley que je ne voulais pas rater.

Ensuite Gooseneck state park où on se retrouve seul et là encore merci l'iphone pour le panorama



on part ensuite pour monter sur la Mokki Dugway que je ne trouve pas si impressionnante que ça, mais bon je suis habitué aux routes dans les Alpes.



on roule ensuite jusqu'à Mulley point



on redescend la Moki Dugway pour aller faire Valley of the Gods, route très sympa et facile bien que après Monument Valley ça nous parait assez fade.





on part ensuite en direction de Moab, on prend notre chambre au motel et on file vers Corona Arch pour le coucher du soleil, on arrive vers 17h au parking, on s'inscrit sur la liste du BLM, on voit qu'il y a eu moins de 10 personnes aujourd'hui, la randonnée est superbe pour monter vers cette arche j'ai adoré le cadre, on croise plusieurs personnes qui redescendent et on se retrouve seuls sous cette arche pendant 1 h,

la lumière commence à devenir assez belle avec le couché du soleil et c'est là que 4 américains (la quarantaine) locaux de Moab arrivent en sortie entre potes apparemment, ils nous demandent si on est déjà monté sur l'arche, je rigole en pensant qu'ils plaisantaient, il il nous demande si on le suit en haut, je sais pas trop quoi répondre un de ses amis fait ensuite semblant de grimper sous l'arche je pense donc toujours qu'ils rigolent mais pour finir ils nous montrent des places pour les pieds taillé dans la parois derrière l'arche, il nous dit qu'il est pilote à l'armée et qu'il est monté avec son fils de 7 ans donc on peut lui faire confiance, je suis pas hyper convaincu mais on décide de les suivre, il me semble pas que j'ai lu que des personnes avaient fait ça sur voyages forum à moins que j'ai raté un épisode. Alors je vais mettre des photos de la montée, à mon avis c'est facilement faisable si on a pas le vertige, mais il faut faire attention ça glisse un peu et c'est sur que si on tombe on est très mal barré.







mais la vue depuis la haut est superbes, dommage qu'il y ait pas de photos de nous depuis en bas, par contre le gars m'annonce quand on est sur l'arche que dans sa jeunesse il est passé dessous en avion donc je vous laisse vous faire votre avis sur sa notion de sécurité 😏 d'ailleurs j'ai vérifié sur youtube on trouve des vidéos d'avions qui passent dessous 😎

on redescend et on retourne à la voiture juste à temps avant la tombée de la nuit.

Les villes du sud au départ d'Atlanta English translation pending
by Genevois · 2013-03-25 · 83 replies
Atterrir à Atlanta est une expérience en soi. Non pas que les pistes y soient différentes d’ailleurs bien sûr, mais la taille de cet aéroport est juste incroyable. Les avions font la queue pour décoller (nous en avons compté une douzaine en attente pour une piste et il y a plusieurs pistes d’envol), les atterrissages ne sont espacés que de quelques secondes, des dizaines et peut-être même des centaines d’appareils sont reliés aux terminaux par une passerelle de débarquement.

Pour aller récupérer ses bagages, il faut prendre un train, pour aller au bâtiment des agences de location de voitures, il faut prendre un autre train. Incroyable. Cet aéroport est une ruche, sans sa reine, mais avec les multiples travailleuses. Heureusement, tout y est bien indiqué, tout y est finalement assez facile. C’est ainsi que nous trouvons aisément le comptoir de l’agence Dollar où nous avions réservé un véhicule via le net. Une fois les formalités remplies, nous allons au parking et plutôt que d’avoir un véhicule attribué, nous pouvons choisir celui que nous voulons dans la gamme payée. Et ce sera une Chevrolet Impala, une des dernières voitures US proposées aujourd’hui parmi les Nissan, Mitsubishi et Toyota …

Sortir du complexe de l’aéroport est également facile. Par contre, de nombreuses Interstate sillonnent la région d’Atlanta, il vaut mieux avoir un GPS ou son itinéraire printé via Google Maps par exemple.

Notre destination du jour, c’est Savannah, tout au sud de la Géorgie, accessible via les Interstate 75 et 16 en 5 heures environ. Petit arrêt lunch en route en sortant de l’autoroute et nous avançons pour arriver en ville vers la fin de l’après-midi. La traversée de la Géorgie est assez monotone, le paysage est plat et l’autoroute traverse soit des plaines, soit des forêts de pins, rien de vraiment spécial à admirer dans le paysage. L’Interstate 16 termine sa course directement dans le centre historique et notre GPS nous conduit facilement à travers les rues de la ville. Pas d’hôtel pour nous, mais un logement chez l’habitant via le site airbnb.com. Nous n’y avons vu que des avantages, un prix inférieur, une location en ville même, un contact privilégié avec notre hôte, des conseils particuliers sur les visites à faire dans les environs.

Nous serons accueillis chez Rick, dans le centre historique de Savannah. Une chambre particulière nous est destinée, avec cheminée, télévision et WiFi, et nous pouvons utiliser la cuisine à notre convenance. Il y a un supermarché un bloc plus loin où nous achetons le nécessaire à un petit-déjeuner complet pour demain matin. Un bon plan ce site.

Le temps est encore gris et couvert, mais malgré cela, nous pouvons déjà nous apercevoir que Savannah est une ville splendide. Les maisons coloniales se succèdent et les rues sont bordées d’arbres majestueux dont la mousse espagnole tombe des branches. De nombreux parcs parsèment la partie historique de la cité. Il est trop tard pour en faire le tour à pied ce soir. Nous irons uniquement manger dans un petit restaurant près d’un square avant de regagner notre chambre. Nous aurons le temps de visiter demain.

La première nuit en Géorgie a été fêtée par un feu d’artifice. Lumières et sons. En fait, éclairs et tonnerre. Un orage violent comme souvent dans les contrées du sud, qui a sans doute réveillé plus d’un habitant de Savannah. Au lever, le ciel est encore bien gris et la pluie n’a pas fini de tomber. Les orages n’ont pas encore cessé de traverser la région et du coup, nous sommes cloués à l’intérieur. Impossible de partir visiter la ville à pied, il pleut bien trop. Nous branchons la télévision sur la chaîne météo qui annonce la fin du passage de cette perturbation. En effet, en fin de matinée, la pluie disparaît, le ciel commence à s’éclaircir. Après la pluie vient le soleil, un dicton maintes fois vérifié.

La température est plus que clémente, un pull suffit et le t-shirt sera même de mise lorsque le soleil aura bien percé. Savannah est une ville qui se parcourt à pied. Maisons coloniales ou typiques du sud, rues parfois pavées et souvent bordées d’arbres dont la mousse espagnole peuple les branches, parcs et squares fleuris ornés de monuments (nous avons compté près de 25 squares), un bord de rivière parsemé de magasins et de restaurants, la ville ne manque pas d’atouts. Certaines maisons historiques se visitent, il y a également quelques musées dans le coin. Nous balader nonchalamment dans la ville suffit à notre bonheur immédiat, profiter du soleil et de la chaleur ambiante, de la beauté des lieux. Du City Market avec ses restaurants et ses galeries d’art, au splendide parc Forsythe, tout en passant par le bord de la rivière Savannah, nous sillonnons la ville, sans but précis, à l’intuition et souvent au hasard.

Pas mal de touristes empruntent les tours organisés en bus, lesquels passent par tous les lieux à voir. Chacun son style, mais la marche permet d’adapter son rythme, d’aller au gré de ses envies, de s’arrêter prendre un verre. A la fin de l’après-midi, nous sommes fourbus. Retour à notre chambre pour nous reposer un peu et prendre une douche. Rick a une petite cour intérieure de quelques mètres carrés où il fait bon se poser à l’ombre d’un oranger qui embaume l’endroit.

Pour le repas du soir, nous avions repéré une adresse dans le « grand Savannah », soit hors du quartier historique. Un restaurant dont les spécialités sont les plats traditionnels du sud, poulet frit, patate douce épicée (recette appelée Yams), haricots verts, crevettes ou encore côtelette de porc. Nous voilà donc partis pour le « Sisters of the new South» sur Skidaway Road. Les plats sont présentés aux clients derrière un comptoir et on peut donc choisir en toute connaissance de cause, soit à l’emporter, soit sur assiette pour manger dans la salle attenante. C’est la queue en ce dimanche soir et les Afro-Américains viennent se ravitailler, ce qui est plutôt bon signe sur la qualité des mets. La nourriture est excellente, le service est sympathique et parfait. Une excellente adresse à recommander !

Les Américains mangent tôt et il n’est vraiment pas l’heure de rentrer se coucher. Nous redescendons dans les environs du City Market, où un trio de jeunes jouent un très bon rock n’roll dans la rue. Un mini-concert gratuit, avec un panier dans lequel les spectateurs viennent verser leur contribution personnelle pour l’excellente musique jouée.

Retour à notre logement, une première journée dans le sud pleinement réussie. Savannah est une très belle petite ville provinciale, tranquille et peu bruyante. Une ville souvent à l’écart des circuits touristiques empruntés par les touristes européens qui se ruent sur New York ou sur les parcs de l’Ouest. Ici, c’est une autre Amérique, moins tape-à-l’œil, moins dynamique, ici c’est le sud !

Le lendemain, autre but d’excursion : Tybee Island, à une vingtaine de miles de Savannah, en bordure de l’Océan Atlantique. Le temps est passé au beau, mais la température a chuté avec le vent frais qui souffle. Plus question de t-shirt, mais plutôt d’une bonne veste ! Sur le chemin de l’île, il y a un lieu à visiter : le Bonaventure Cemetery. Un énorme lieu de repos éternel, sous les arbres et parmi les buissons fleuris. Certaines tombes datent du siècle passé et il paraît que quelques personnages célèbres en Géorgie y sont enterrés. Les monuments funéraires sont très différents les uns des autres, certaines sépultures sont toutes simples, alors que d’autres sont des caveaux. Evidemment, on peut s’étonner d’avoir un cimetière comme lieu de promenade, mais l’endroit est vraiment beau et bien sûr paisible. Les mousses espagnoles qui dégringolent des branches donnent une atmosphère particulière dans cet endroit, une atmosphère de circonstance.

Tybee Island est au bout de la route, un lieu de villégiature estival qui doit être surpeuplé au plus fort de l’été. Une grande plage de sable sur l’Atlantique, des appartements de vacances, quelques hôtels et de très belles maisons en bois, un endroit idéal pour une balade à vélo à travers les petites ruelles. Pas pour nous avec ce vent violent et la température assez fraîche. Néanmoins, parcourir l’île en voiture et à pied lors de nos arrêts est très agréable. C’est encore la basse saison et il y a peu de monde, tout est tranquille. Quelques ados en mal de bronzage s’essaient aux maillots de bains, mais ils ne sont pas assez courageux pour aller faire trempette. Marcher sur le sable dur de la plage est agréable et la présence d’un ponton qui avance sur les flots permet de faire quelques belles photos.

A l’entrée de l’île, sur la droite, il y a un ancien phare qui peut se visiter. Rien de transcendant toutefois, le voir de l’extérieur nous suffit. Le North Beach Grill and Bar, juste en face du phare, est un bon endroit pour le repas de midi, enfin un repas de 2 heures de l’après-midi. Un crab cake, une salade au saumon et un filet de cabillaud frit feront parfaitement l’affaire. Dernière petite balade au vent avant de retourner sur Savannah. Ce soir, nous testerons le Papa’s Seafood Restaurant sur Whitemarsh Island, à mi-chemin entre Savannah et Tybee.

Et demain, cap sur Charleston, la principale concurrente de Savannah pour le titre de la plus belle ville du sud.
Voyage au Rajasthan puis Goa en mars 2013 English translation pending
by Disederius · 2013-03-22 · 20 replies
22 mars 2013 - Nous voici à Goa pour une petite semaine, après un tour au Rajasthan en voiture avec chauffeur. Très relaxant, après 2 semaines magnifiques mais tout de même fatiguantes de visites au Rajasthan.

Ce petit récit de voyage en couple (56-52 ans) pour aider et donner envie à ceux que ça tente.

Itinéraire

J1-J2 : Maison -> Jaisalmer

· Genève->Delhi via Finnair (650€/pers A/R, yc assurances annulation)

· Delhi -> Jodhpur via Air India (60€/pers.)

· Jodhpur -> Jasailmer en voiture, Mannu notre chauffeur nous attendait à 12h à Jodhpur

J3 : Jaisalmer + nuit dans le désert

· Visite du fort, des très beaux temples Jaïns, de la ville

· Coucher de soleil sur les dunes à dos de chameau, spectacle musique-danse, dodo dans le désert à la belle étoile (juste à côté des tentes, pour ceux qui préféraient)

J4 : Jodhpur

· Visite du fort et du palais, impressionnants par leur puissance et leur finesse, révélateurs d’une histoire chargée en conflits et luttes pour le pouvoir tout en cultivant l’art de vivre et le raffinement

· Très courte ballade dans la ville autour de la Clock Tower, avec dégustation d’omelettes étonnamment délicieuses et hors du commun (nous qui pensions en avoir fait le tour …)

J5 : Ranakpur

· Très beau temple avec ses 1441 colonnes

· Halte appréciée dans le Hill Ressort, seul hotel réservé à l’avance sur le trajet (2000 INR, mais top hotel), pour une halte « piscine et cartes postales »

· Ballade de 10mn au sunset pour aller voir le petit lac aux crocodiles et le défilé des troupeaux de buffles et de chèvres qui rentrent au bercail

J6-J7 : Klumbagarh-Udaipur

· Route superbe, légèrement montagneuse, verte, agricole, petits villages, puits à l’ancienne

· Très beau fort de Klumbagarh, avec ses forteresses de 36 kms de long !!! Petite grimpette pour une vue éblouissante sur la région. Quelques temples jains en prime dans la forteresse.

· Arrivée à Udaipur, qui s’étale dans un cadre magnifique : 2 lacs successifs entourés de montagnes

· Le Lake Palace, hotel de Luxe au milieu du lac Pichola : magnifique

· Le palais d’Udaipur abrite la plus vieille dynastie au monde (1500 ans). C’est une merveille (vue de l’extérieur et à l’intérieur)

· Temples, visite de la ville, bruyante mais agréable (côté touristes et côté moins touristes), breakfast-lunch-dinner en terrasse avec vue sur le lac et Lake Palace

· Resto chéro mais excellent et super bien situé : Ambrai Restaurant (ancien chef cuisinier du Maharadja)

J8-J9 : Chittaurgarh-Bundi

· Arrêt au fort de Chittaurgarh qui possède de très beaux vestiges et qui donne l’idée de la puissance passée de ce lieu, situé sur un plateau de 4,5 Km², avec sa tour de la victoire de 9 étages, ses temples, ses palais

· Arrivée à Bundi, ville reposante, possédant le charme de l’accueil en douceur, proche des locaux.

· Les deux femmes de notre Guest House acceptent gentiment de nous montrer comment elles préparent les plats que nous commandons : Massala Tea, Chapatti, Nam, mode de cuisson et choix des épices pour les différents plats.

· Palais intéressant, fort pas terrible hormis la vue sur la région.

J10 : Puskhar

· Unique en son genre, ville de pélérinage et baba cool. Relaxante, rue « piétonne » (presque) avec ses boutiques à touristes habituelles. Son lac avec le rituel des abblutions matinales (et un peu en soirée aussi).

J11-J12 : Jaipur

· La capitale du Rajasthan nous ramène dans le bruit de la ville, mais elle possède pas mal de monuments à visiter et reste incontournable. Par contre, les bazards en bordure de grandes artères, pas terrible et plutôt fatiguant.

· Le Palais du Maharadjas, Le Palais des Vents, le Albert Hall Museum, un film indien dans la plus grande salle de cinéma du pays (ambiance garantie dans la salle lors du baiser discret entre deux amoureux), …

· Le fort d’Amber et son palais sont superbes. La découverte du site à la sortie d’un tournant couple le souffle. Temples et autres forts à côté d’Amber. Le Monkey Temple vaut le coup car le site est beau et voir les singes nager et sauter dans l’eau vaut le coup d’œil. Les cénotaphes des maharadjas successifs en bas de la colline sont à voir également.

J13 : Barathpur

· Très beau parc orthonologique à vélo. Ca change un peu et ça nous rapproche de Fatehpur (1h) et d’Agra (+30mn). Dommage qu’ils aient doublé le prix de l’entrée du parc (400 INR / Pers !).

J14 : Fatehpur Silkri -Agra

· Fatehpur. On sent qu’on se rapproche de la ville et d’Agra. Touristes sans cesse sollicités par guides et gamins. Ceci dit, la Mosquée et le Palais d’Akbar et ses descendants tranchent sur le reste (couleur et architecture différentes)

· Agra : Le fort est du même style que celui de Fatehpur. Le Baby Taj Mahal est très beau, mais vaut mieux le voir avant le Taj Mahal

· Coucher de soleil en terrasse avec vue sur le Taj

· Lever à 6h du mat, pour entrée dans le Taj à 6h30. Magique, merveilleux, avec la couleur du soleil levant

J15-J19 : Goa (Morjim beach)

· Nous sommes plutôt en fin de saison touristique. Conséquence, Goa est paisible et nous ne percevons pas le côté « boum-boum » avec ldes troupeaux de russes ennivrés.

· C’est donc sur le rythme : plage, baignades, shopping, massages, scooter, poissons grillés, … que nous nous prélassons dans cette région qui est belle, car le peu d’arrière pays que nous avons pu apercevoir est verdoyant, baigné dans les eaux et parsemé de collines.

· Seul conseil : achetez une prise anti moustique dès le 1er soir, sinon la nuit risque d’être pénible.

J20-J21 : Delhi

· On verra après Goa …. même pas pressés

J22 / Delhi->Maison

Ce que nous avons particulièrement aimé

La variété et la diversité des monuments (forts, palais, temples) à visiter en si peu de temps. Chaque jour, au moins une merveille à découvrir La spécificité de chaque ville : atmosphère, environnement, spécialités, ….

La gentillesse générale des indiens

La cuisine avec toutes ses saveurs à découvrir, avec l’envie de mettre en application à notre retour.

La gentillesse et le côté fun de notre chauffeur (cf. ci-après)

La location voiture avec chauffeur

Nous sommes ravis de notre choix. Nos critères initiaux étaient les suivants :

· trouver un chauffeur indépendant et traiter directement avec lui (éliminer les intermédiaires inutiles et coûteux)

· payer un prix « normal » : autour de 35€

· le plus difficile via mail et internet : détecter un chauffeur sérieux et sympa (important car la durée des trajets est assez longue).

Notre chauffaur a répondu à tous ces critères au-delà de nos espérances.

Les hôtels

On trouve des hotels à tous les prix : de 300 INR à 5000 INR et plus

En ce qui nous concerne, nous avons oscillé de 600 à 2000 INR, avec une moyenne de 1000 INR (14€).

Il faut négocier à chaque fois, mais compte tenu que nous n’étions pas en haute saison, ça n’était pas trop difficile. Ceci dit, nous n’avons pas non plus cherché à négocier à chaque fois au plus bas prix. Un jeune couple que nous avons croisé qui avait un budget serré, négociant dur à chaque fois, tournait à 500 INR en moyenne par nuit (7€).
Cinq jours pour voir la Côte d'Azur: comment faire? English translation pending
by Missdauphin · 2013-03-21 · 52 replies
Je suis québécoise et visiterai la Côte d'Azur du 19 au 23 mai prochains. Je repars de l'aéroport de Nice le 24.

Questions: 1- Suis-je mieux de voyager par bus ou par train? 2- Devrais-je faire différents arrêts et donc acheter une passe en fonction de cela? Quelle est la voie la plus économique? Mais aussi la plus logique? 3- Serait-il mieux d'aller directement à Nice, quitte à revenir sur mes pas avec un voyage organisé? 4- Je pensais arrêter 2 jours à Cannes. Serait-ce mieux une seule journée?

Je voyage seule cette fois-ci et si je peux rencontrer des personnes du groupe Voyage Forum, il me fera plaisir c'est certain!
Nouveau-Brunswick: quelle partie visiter? English translation pending
by Guybee · 2013-03-21 · 58 replies
j'aimerais aller visiter le nouveau-brunswick cet été environ 7-10 jours quelle section je devrais aller visiter est? sud?

nous ferons du camping avec une tente-roulotte

suggestion de camping s.v.p

merçi😉
Croisière Costa Pacifica en mer Baltique en juin English translation pending
by Rolande55 · 2013-03-17 · 27 replies
Bonjour,

Je pars début juin 2013, en croisière sur le Costa Pacifica, pour visiter les villes de la côte Baltique. Nous allons jusqu'à St Petesbourg.

Je cherche quelqu'un qui a fait cette croisière l'an dernier en juin, pour me fournir des informations sur le temps, et ceci pour préparer ma valise. Fait-il froid ? chaud ? quels vêtements sont recommandés ?

Et par la même occasion quelques informations sur les visites, à faire ou ne pas faire.

Encore merci pour vos informations, à venir. Cordialement Rolande Villeroy

Retour après six semaines au Burkina Faso: itinéraire et informations diverses English translation pending
by Jpso · 2013-03-08 · 9 replies
Bonjour,

Voilà quelques infos (itinéraire, transport, logement...) après un séjour de 6 semaines au BF.

Sophie

Généralités :

- 1 bouteille d’eau 1L ½ coûte 500 cfa et 1 sachet d’eau purifiée de 50 cl coûte 50 cfa

- Possibilité d’acheter une carte sim compatible avec n’importe quel téléphone désimlocké (pratique pour réserver les hôtels et surtout éviter de se déplacer pour rien !) – Bon réseau : Telmob

- Difficile de trouver des cigarettes light

- Le temps d’attente des transports peut s’avérer très long / On sait + ou – quand on part mais jamais quand on arrive !!

- Scooter : Ne jamais hésiter à en louer par votre hôtel. Il y aura toujours quelqu’un prêt à vous en trouver un / Vérifier l’état - Quasiment jamais de casque fourni

- Essence pour scooter : possibilité d’en acheter en bouteille sur les bords des routes donc risque de panne sèche très limité. Attention elle est parfois coupée à l’eau.

- Compagnies de bus : sur les axes goudronnés (Ouaga-Bobo-Banfora, Ouaga-Fada, Ouaga-Kaya, etc..) plusieurs bonnes compagnies sures (TSR-Rakieta-Staf) / Horaires réguliers, départs ponctuels plusieurs fois/jour

- Retraits aux Distributeur de billets automatique : DAB Visa à Ouaga-Bobo-Banfora-Fada + Nattitingou (nord du Bénin).

- Réserver son hôtel à Ouaga à l’avance surtout si vous allez au Pavillon Vert - Adresse bien connue car un peu au calme.

- Climat en Nov-Déc : 38° à Ouaga à notre arrivée le 4 nov 2012

Les températures n’ont que peu baissé jusque mi décembre.

En revanche aucun problème avec l’harmattan, qui a juste un peu soufflé à partir du début du mois de décembre

- Inutile de se charger en vêtements, un t-shirt léger lavé le soir sèche la nuit !!!

6 semaines – Nov & Déc 2012

Paris – OUAGADOUGOU

Trajet en avion – Cie Air France

OUAGADOUGOU

Logement : J Le Pavillon Vert (réservé depuis la France) – 12000 cfa (sans petit déjeuner) / Cour intérieure arborée – Chambre simple mais propre avec moustiquaire – Agréable de trouver un petit coin de verdure à l’arrivée dans la capitale !! www.hotel-pavillonvert.com

Visites : Quartier des bronziers « Niogsing »

Balade en scooter / 6500 cfa la journée (location auprès de l’hôtel) : Mare aux crocodiles de Bazoulé

Ouagadougou - BOROMO

Trajet en bus – Cie STAF – 3500 cfa le ticket pour moins de 3h sur une bonne route

Logement : J Sama Camp – 6500 cfa avec petit déjeuner – 3000 cfa le repas très copieux ! - Campement construit selon la technique des voûtes nubiennes - Tenu par une famille adorable – Toilettes (trou dans le sol) et douches (au sceau) à l’extérieur – Charme garanti ! www.samacamp.com

Balade en scooter / 4500 cfa la journée (location auprès d’un villageois) : Village de Ouribono situé à 6 kms de piste

Visite : Parc national des 2 Balé / Location d’une voiture avec chauffeur à 12500 cfa + 2 entrées avec 1 guide négociés à 8000 cfa (au lieu de 15000 cfa)

À faire : Association « les grandes personnes d’Afrique » Si c’est fermé, passez un coup de fil et le propriétaire arrive dans les 15 minutes qui suivent ! Marionnettes géantes fabriquées en papier mâché…

Boromo – Koudougou – Village de DOUDOU

Trajet en bus pour Koudougou – Cie STAF - 2500 cfa le ticket – 2h de goudron

Trajet en taxi pour Doudou – 7500 cfa (au lieu de 10000 cfa) – Route en travaux et piste correcte

Logement : J Campement communautaire – Pas d’eau et pas d’électricité – Habitat traditionnel !! www.tourisme-dev-solidaires.org

Visite du village accompagné d’un villageois qui nous offre de belles explications sur les travaux dans les potagers, les jardins circulaires implantés autour de puits, l’école, le dispensaire…

Balades en scooter (location auprès du campement) : Village de TENANDO situé à 7 kms de Doudou sur une piste qui serpente à travers la brousse – Village de BATANDO situé à 7 kms de Tenando

Doudou – Tenando – DEDOUGOU

Trajet en taxi-moto pour rejoindre la grande route de Tenando

Trajet en bus pour Dedougou – Cie CSTR – 2500 cfa le ticket

Logement : Hôtel Diarra – Simple mais propre – Accueil agréable / Contact : 20.52.28.63

Visite du marché

Dedougou – BOBO DIOULASSO

Trajet en bus – Cie TSR - 3000 cfa le ticket – Goudron très bon – 180 kms en 2h15

Logement : JJ Guest house Chez Stéphane - 4 chambres - Charme & Calme - Propreté irréprochable - Repas végétarien (gros mangeur : dîner ailleurs !!) – Stéphane est un fournisseur de bons plans et de bonnes adresses – www.chez-stephane.com

Visites : Vieux quartier, Grande Mosquée, marché couvert, Alliance Française pour une exposition photos et son agréable jardin

Balades en scooter (location auprès de Stéphane) : Village troglodyte de Koro (piste en mauvais état) et alentours

Bobo Dioulasso – BANFORA

Trajet en bus – Cie Rakieta – 1500 cfa le ticket – 50 kms

Logement : JJ Hôtel Calypso – Bungalow ventilé à 11000 cfa - Jardin arboré – Charme – Personnel très prévenant / Coup de cœur – www.hotel-calypso.com

Visite : Marché couvert

Balades en scooter / 4000 cfa (location auprès de l’hôtel) : Dômes de Fabedougou + Cascades de Karfiguela (très bonne piste)

Banfora – SINDOU

Trajet en scooter / 51 kms de piste défoncée (mais travaux de voierie quand nous sommes passés !)

Logement : Campement Djatiguiya – Case ventilée négociée à 4000 cfa (au lieu de 5000 cfa) – Simple mais correct - Calme

Balades en scooter : Pics de Sindou situés à 25 kms de l’agglomération et alentours

Sindou – BANFORA

Trajet en taxi brousse – 1h30 – 1200 cfa le billet + 1000 cfa pour le scooter sur le toit !

Logement : hôtel Calypso

Balades en scooter : Pirogue sur le lac aux hippopotames de Tengrela

Banfora – ORODARA

Trajet en mini bus – 1250 cfa le billet pour 51kms – 29 personnes à bord !

Logement : (quasi pas de choix) – Le Prestige – 11500 cfa la double ventilée – Patio - Très propre et 1ère douche chaude !

Balades en scooter / 7000 cfa pour 1 jour ½ (location auprès de l’hôtel) : pistes aux alentours d’Orodara dans les cultures fruitières, Village de Tin

Orodara – BANFORA

Trajet en taxi brousse pour Bobo – 1h15

Trajet en bus climatisé pour Banfora – Cie TCV – 1500 cfa le ticket pour Banfora – 1h30

Logement : hôtel Calypso

Banfora - GAOUA

Trajet en minibus : 1 journée pour 180 kms de piste défoncée / poussière, pannes, fatigue !!

Logements : hébergement des sœurs Madeleine Père – très simple mais propre - Calme (on s’en contente pour 1 nuit)

Hôtel Mala – 15000 cfa la chambre ventilée avec eau chaude – Cadre agréable – Terrasse – Restaurant de très bonne qualité

Visite : Grand Marché

À faire : Association APFG pour la promotion féminine (accès au microcrédit, cours sur la santé…) qui regroupe + de 400 femmes des villages voisins (vente de produits « fait main »)

Gaoua – PÔ

Trajet d’1 journée sur piste & goudron à l’arrière d’un 4x4 (grâce aux français rencontrés à Banfora)

Visite : Marché de l’or de Doudou.

Logement : LLL Esperance Tiandora – Grandeur et décadence à 7000 cfa ! La description du Petit Futé date d’au moins 20 ans ! À éviter…

Pô – TIÉBÉLÉ - OUAGADOUGOU

Trajet à l’arrière du 4x4 jusqu’à Tiébélé – 31 kms dont 21 kms sur une piste plutôt bonne

Visite : vieux village aux habitations traditionnelles Gourounsi

Trajet à l’arrière du 4x4 jusqu’à Ouaga

Logement : Espace Napam Beogo 2 tenue par une association – Patio – Basique – Chambre à 11000 cfa (on a largement préféré le Pavillon Vert)

À faire : Centre Lukare – Vente de création d’artistes (meubles, objets recyclés et détournés…)

Ouagadougou – FADA N’GOURMA

Trajet en bus – Cie Rakieta – 4000 cfa le ticket – 220 kms en 4h

Logement : LLL Hôtel Panache – Chambre ventilée dans jardin – Prix 12500 cfa la double - Accueil lamentable !!

Visites : Marché + Foire d’artisanat temporaire

Fada N’Gourma - PAMA

Trajet en minibus / 110 kms en 1h45 sur du bon goudron

Trajet en mototaxi / 20 mins sur une piste étroite à fond la caisse !

Trajet en canot à moteur – 20 min de Bonheur !!

Logement : JJJ Campement de Thialy – Environ 60.000 cfa la nuit pour 2 en pension complète - Presqu’île surmontée d’un gros rocher posé au milieu d’un lac - 8 cases de style « voute nubienne » - Piscine creusée dans la roche

Paradisiaque & Magique !! Un peu cher vis-à-vis des prestations, mais un lieu unique au Burkina, donc à faire !

Pama – TANGUIETA / Bénin

Trajet en minibus sur du goudron avec passage de la frontière Burkina-Bénin. Pas de gare routière donc attente de 2h sur le bord de la route !!

Logement : J Hôtel Baobab – Bungalow dans jardin arboré – Bons repas – 7500 cfa

Visite : Marché

Balades en moto 125c (Location à un zem via l’hôtel) / 9000 cfa pour 1 jour : Chute de Tanougou située à 30 kms par une bonne piste

Tanguieta – NATTITINGOU

Trajet en taxi brousse sur un bon goudron

Logement : JJ Ma case au Bénin – 9000 cfa la case ventilée - 2 cases dans un petit jardin au bord d’un marigot + 1 chambre chez l’habitant – Charme assuré !!

Contact : macaseaubenin@hotmail.fr – 00.229.90.15.42.37 –
http://macaseaubenin.canalblog.com

Visite : Musée Régional Ethnographique dans une magnifique demeure coloniale + Grand marché

Balades en scooter (location auprès de l’hôtel) : Chûtes de Kota situées à 15kms de Natti avec 5 kms sur une piste défoncée

À faire : Visite des Tata Somba dans le village de Koussoucoingou situé à 570m d’altitude avec vue sur l’Attakora

Location d’un 4x4 avec guide-chauffeur pour 1 jour / 85000 cfa : visite du parc de la Pendjari avec éléphants au rendez-vous !

Un très très bon guide Guide, fiable, ponctuel, souriant et capable de déplacer les montagnes pour rendre heureux ses clients ! Pour nous, il aura fait 4h de + dans le parc de la Pendjari (sans qu'on lui demande) pour que l'on voit absolument des éléphants !! Noël Nabogou - http://tatacora.blogspot.fr/ - 97.35.59.74

Nattitingou – TANGUIETA

Trajet de 50 kms en taxi brousse sur un bon goudron

Logement : Hôtel Baobab

Tanguietta – PAMA / Burkina Fasso

Trajet en minibus avec passage de la frontière Bénin- Burkina

Trajet en mototaxi +Trajet en canot à moteur

Logement : Campement de Thialy

Pama – OUAGADOUGOU

Trajet en canot à moteur + Trajet en mototaxi + Trajet en minibus jusqu’à Fada + Trajet en bus jusqu’à Ouaga – Cie STAF – 4000 cfa le ticket pour 230 kms

Logement : Le Pavillon Vert

Ouaga – KAYA

Trajet en minibus - Cie TSR – 2000 cfa le ticket sur du goudron en très bon état

Logement : Hôtel Kazienda – 20000 cfa (au lieu de 25000 cfa) – Chambre quelconque – Eau chaude – Patio (Seule option correcte à Kaya)

Visite : Halle des artisans spécialistes du cuir, petit lac situé à 2 kms du centre

Balades en scooter / 5000 cfa pour 1 jour (location auprès de l’hôtel) : Lac de Dem situé à 17 kms par une bonne piste au magnifique panorama

Kaya – OUAGADOUGOU

Trajet en minibus – Cie TSR – 2h

Logement : Le Pavillon Vert

Ouaga – PARIS

Visite : Village des artisans

Avion pour la France
Qui part pour les Caraïbes à bord du Musica le 3 décembre 2013? English translation pending
by Biker31 · 2013-02-20 · 1022 replies
Bonsoir à tous, je fais ce post pour savoir qui partira pour les Caraibes le 3 décembre 2013 afin de préparer ce voyage au mieux et si possible discuter ensembles de nos futures escales et apporter vos expériences du MSC MUSICA que je ne connais pas encore. Les autres départs sont les bienvenus bien-sur. Amitiés à tous les croisiéristes. 😛 😎
Conseils pour séjour d'une semaine à la Réunion? English translation pending
by VinceSoph · 2013-02-17 · 7 replies
Bonjour à tous !

Ma femme et moi partons ce jeudi 21/02/13 pour une semaine à La Réunion.😎 Et il falloir quand même qu'on réserve quelques petites choses...🤪 (hôtels, gîtes, hélico).

Aussi, nous aimerions avoir tous vos bons conseils sur notre périple ci-dessous car peut-être que :

- nous avons des journées trop chargées (difficile d'estimer les temps de route ou de rando),

- nous pourrions optimiser les déplacements pour diminuer les temps de route,

- vous avez des bonnes adresses d'hébergement ou de restos (on cherche plus la relation avec les gens locaux et non le grand luxe).

De plus, on a posé quelques questions dans le texte de notre périple...

Un grand grand merci par avance pour vos réponses !😉😉

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Jeudi 21 février soir : Arrivée:à l’aéroport de St Denis à 21:15. Nuit si possible à l’ouest de Saint-Denis (du côté de Saint-Paul).

Vendredi 22 fév :

Matin : Marché à Saint-Paul.

Ensuite : Faire une petite incursion à Mafate en partant de "sans souci" jusqu'aux orangers ? (combien de temps nécessaire ?)

Après-midi : plage (Ermitage, ou vers Saint-Gilles et Boucan-Canot), petite marche vers le "Bassin des Aigrettes", musée de Villèle à Saint-Gilles les Bains.

Nuit à Saint-Paul.

Samedi 23 fév :

Matin : Parcours en voiture jusqu’au Piton Maïdo (vue splendide sur le cirque de Mafate, arriver en haut avant 10h00. Le point de vue est à moins de 5 min du parking).

Une petite rando sur le début des sentiers de Mafate.

Puis, Route RF9 vers Saint-Louis.

Après-midi : Saint-Leu (plage, musée Stella).

Nuit à Saint-Louis.

Dimanche 24 fév :

Route pour Cilaos

Visite du village de Cilaos : thermes, cases créoles…

Randonnée dans le cirque de Cilaos (randonnée"la chapelle", montée au sommet du Piton des neiges)

J’ai aussi entendu parler de la roche merveilleuse et de la route de l'ilet à cordes : qu’en pensez-vous ? Autre question : n’est-il pas préférable (pour éviter de la route pour rien) d’aller au cirque de Cilaos quand nous serons du côté de Hellbourg plus dans notre périple (cf plus bas) ?

Nuit à Saint-Louis.

Lundi 25 fév :

Matin : Visite de Saint-Pierre :

· Visite de la ville : les cases créoles (rue Marius-et-Ary-Leblond) et le temple tamoul

· Shopping (intéressant ? où ?)

Après-midi : Visite du sud sauvage : Manapany, rivière Langevin (route le long de la rivière, de Langevin à Grand-Galet, Chutes de la Grande-Ravine), coulées de lave au bord de la RN2, L’anse des cascades (entre Bois-Blanc et Piton-Sainte-Rose), Piton-Sainte-Rose (l' église cernée par les laves), cap méchant (point de vue sur l'océan), Notre Dame des laves, la vierge au parasol. Tout ceci est-il faisable en une après-midi ?

Nuit du côté de Bourg-Murat (si possible de faire la route dans la journée jusque là. Si non à Sainte-Rose).

Mardi 26 fév :

visite au Piton de la Fournaise (route via la plaine des Palmistes et Bourg-Murat, si nuit précédente à Siante-Rose), rando (Descente dans l'enclos. 6 heures aller-retour du parking du pas de Bellecombe au sommet du cratère ?).

Nuit à Hell-Bourg.

Mercredi 27 fév :

rando dans la forêt de Bebour-Belouve et ensuite vers la cascade du Trou du Fer (on a aussi lu des choses sur : la cascade blanche, le voile de la marié, la mare à poule d'eau, le trou blanc, la mare à martin.)

Mais tout cela est-il faisable en une journée ?

A la place, n’est-il pas plus intéressant de passer la journée du côté du cirque de Salazie (petite randonnée jusqu'au "trou de fer") ?

Nuit à Saint-Denis.

Jeudi 28 fév :

Matin : Tour en hélico ? (vous pouvez conseiller un organisme ?)

Puis, visite de Saint-Denis :

· Le musée Léon-Dierx

· Balade dans le centre : le Barachois, la préfecture, la cathédrale Saint-Denis, l'ancien hôtel de ville, les vieilles maisons créoles de la rue de Paris, le Grand Marché, la mosquée Noor al Islam, le Petit Marché

Avion le soir (23h30).

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Vincent
Visiter la Pologne English translation pending
by Jevaisou · 2013-02-15 · 23 replies
Salut à tous,

Voilà, ça y'est après des mois de rêves, de choix et de décision à prendre, notre voyage va enfin débuter.

Nous commençons par la Pologne, nous atterrirons à Wroclow, j'ai ensuite prévu Varsovie, cracovie, Gdantz et Poznan (ordre non exhaustif :) )

Pour la suite, je ne sais pas trop, il y a t'il des villes qui ne sont pas dans les guides classiques et qui valent le détour ?

Merci à vous.
Inde d'août à octobre: moussons? English translation pending
by Petitanne56 · 2013-02-14 · 7 replies
Bonjour tout le monde! Je prévois de partir avec 3 amis 3 mois en inde d'aout à octobre 2014. Je sais que c'est la période des moussons, mais ce pays étant 6 fois plus vaste que la France, j'avais pensé étaler mon voyage du nord au sud, afin d'éviter les intempéries. Alors voici mes questions : - Pensez vous que cette période est faisable? - Pour ceux qui connaissent l'inde en profondeur, quels endroits me conseillez vous? (Pour vous situer le type de voyage que j'aimerai c'est partir en sac à dos, me déplacer en train / car, dormir en dortoir, auberges, chez l'habitant, pourquoi pas hôtels de temps à autres mais je préfère l'immersion totale. New delhi, bombay, varanasi, pondichery, le rajasthan, mais aussi des endroits atypiques, non touristiques, afin de découvrir la culture indienne en dehors des zones touristiques...) - Pour 3 mois, quel budget? Et si vous avez quelques bon plans, n'hésitez pas ;) Merci beaucoup pour vos réponses.
Trajet Jakarta - Yogyakarta avec enfants English translation pending
by Giletsandr · 2013-02-14 · 22 replies
Bonjour, Nous partons avec nos deux enfants (4 et 7 ans) un mois en Indonésie entre le 13 juillet et le 13 août 2013. Notre vol arrive à Jakarta. Nous nous posons quelques questions : - Y a-t-il la possibilité de louer une voiture à Jakarta pour rejoindre Yogykarta par nos propres moyens ? Si oui, quelles sont les étapes à faire entre les deux villes ? - Devrions-nous nous contenter de l'est de Java puis rejoindre Bali ? Merci d'avance pour vos réponses.
Arnaques à éviter en Chine English translation pending
by Peteprg · 2013-02-12 · 18 replies
Malgré que généralement on peut considérer la Chine comme sécuritaire pour les touristes il s'y écroule des arnaques qui font perdre de bonnes sommes aux gens qui s'y font prendre.

Voici quelques unes dont j'ai failli été victime.

Cérémonie du thé, Shanghai (People Square, Nanjing Lu, Bund), Pékin (tienanmen, Wanfunjing Lu)

Lors de ma première visite a Shanghai en octobre 2010, je flânais autour de Nanjing Lu prés de People Square quand un couple de jeune chinois sortit de nulle part m'aborde en s'adressant en anglais. Prétendant être des étudiant voulant pratiquer l'anglais ils mènent la conversation avec les questions habituelles, d’où vient tu, que fait tu a Shanghai etc.

Puis de fil en aiguille ils me racontent qu'ils vont assister a une cérémonie du thé et me demande si ça me plairais d'y assister. Croyant a tors qu'il s'agit d'un événement en marge d'Expo Shanghai 2010, je les suis. Nous nous retrouvons au deuxieme étage d'un petit centre commercial dans une rue secondaire pres de Nanjing Lu, puis je me retrouve dans une salle minuscule ou il y a une table très basse et du matériel pour la cérémonie disposé dessus. Voyant de toute évidence qu'il ne s'agit pas d'une activité en mage de l'Expo universelle, je demande "qui va payer pour çà?" et décide de m'en aller de là, ce que je fais subito presto.

Voici la vidéo ou je fais état de cette tentative ratée:
http://youtu.be/cW9-4JHYF8Y

De mèche avec les tenanciers des maisons de thé, de jeunes chinois bien vêtues et polies accostent les touristes pour les amener a une cérémonie du thé ou a la fin on présente une addition astronomique. N'ayant pas vue la liste des prix, vous ne pouvez pas vous attendre a payer une forte somme pour du thé. Mes recherches sur le net m'ont permis d'apprendre que certains ont crachés plus de 1000 Yuans pour l'équivalent d'une tasse de thé. De quoi s'en décrocher la mâchoire a la simple vue de la facture.

Le meilleur moyen de l'éviter est de ne pas y aller du tout. Facile a dire mais les arnaqueurs ont beaucoup de tour dans leur sac pour y amener leur victimes.

Si par malheur vous vous faites avoir, rien n'est encore perdu, vous pouvez invoquer que le prix demander est abusif et possiblement illégal (la vente forcée est interdite en Chine). Ils vont prétendre que vous devez payer la part de vos "étudiants" sous le couvert de traditions bidons tout comme le fait d'avoir consommé des thés de grande valeur. Dites leur qu'il n'a jamais été question de payer pour quiconque a part vous même et que vous n'avez jamais commander des thé de grande valeur sans même en connaitre le prix.

Si vous ne pouvez vous entendre sur un prix "raisonnable", vous pouvez simplement partir sans payer mais ils pouraient bloquer la sortie (ils ne vont pas vous agresser physiquement parce que les crimes contre la personne sont sévèrement punie en Chine.

Si vous ne pouvez toujours pas vous entendre sur un prix, dites leur que vous avez démasqué l'arnaque et que vous aller appeler la police au 110 immédiatement (si vous disposer d'un portable) ou après votre départ. De toute façon ils ne vont pas vous séquestrer longtemps de peur de se faire accuser de ce crime.

Si vous pensez toujours après votre départ vous être fait arnaquer, contactez la police qui va probablement vous aider a récupérer une partie de vos pertes.

Café, Shanghai (People Square, Nanjing Lu, Bund), Pékin (tienanmen, Wanfunjing)

Cette arnaque ressemble beaucoup a la précédent ou des jeunes chinois soit disant étudiants qui se présentent a vous dans le but de pratiquer l'anglais et vous invitent a prendre un café dans un lieu de leur choix. Vous vous retrouvez au 10eme étage dans un bar plus qu'ordinaire ou après avoir commander votre café vous voyez la table se remplir d’amuse-gueule et de petit verre d'alcool que vos charmant hôtes ont commandés. Vos yeux risquent de sortir de leurs orbite quand vous allez voir l'addition, 2000-4000 Yuans. Personne ne vous auras prévenue que le petit verre de vodka vaut 400 Yuans et que la tradition vous rend responsable de tout ce qui est consommé a la table. Proposer de payer seulement votre café et s'ils refusent appelez ou demandez leur d'appeler la police. Une femme sur le net raconte s'etre fait demander 500 Yuans pour un Sprite dans un boui boui alors qu'au kiosque d’à coté ils demandaient 4 Yuans, elle s'en est tirer pour 50, cher tout de même.

Conseil, si vos charmants étudiant vous semblent autant sympathiques, proposez leur un lieu de votre choix pour y prendre un café. Mcdo, ou Starbuck sont des choix surs.

massage, Shanghai (Nanjing Lu)

Durant mes 2 séjours a Shanghai on m'a invité a mordre a cet amecon des dizaines de fois. N'étant jamais tombé dans le panneau je me suis renseigné pour savoir de quoi il s'agit. Un Chinois te demande en anglais si tu désire un massage, et puis il t’amène dans une soit disant salle d'attente ou on t'offre un café. Puis apres avoir poiroter une demi heure ils te disent que l'attente est terminée et que tu doit payer 400 Yuans pour le temps de la salle et le café, ouch.

galerie d'art Pékin (Wanfunjing)

Je n'ai jamais mordu a cet arnaque ou un soit disant étudiant en art vous invite a une exposition rarissime ou il expose ses œuvres. On vous présente des oeuvres faites en série qui se retrouvent ailleur a petit prix mais ou des soit disant professeurs et acheteurs vont tout faire pour en justifier le prix astronomique demander.

fausse représentation, Shanghai (Nanjing Lu), Pékin (Wanfunjing Lu), Hong Kong (Kowloon, prés de Star ferry)

N'ayant jamais été jusqu'au bout de ces tentatives, je ne peu décrire de quoi il s'agit. Mais on pourrait résumé cela en qu'on te propose une chose et qu'on tente de t'amener ailleurs.

Shanghai, on me propose du magasinage et je me retrouve dans une ruelle sans issue ni commerce de 3 mètres de large. Je suis sortis de là en courant. Pékin, on me propose des cigarettes, je me retrouve face a un ascenseur d'un édifice minable. J'ai tourné les talons. Hong Kong, le magasinage qui se transforme en massage aux portes d'un ascenseur que je n'ai jamais pris.

Les chinois sont en général des gens très réservés et il ne faut pas se surprendre que les gens qui vous abordent dans le rue sont ceux qui souhaitent vous soutirer quelque chose. Règle générale, ne payez jamais des choses dont vous ne connaissez pas le prix et/ou vous n'avez pas commandé.

En terminant, une petit anecdote cocasse. J'en étais a deux jours de mon retour au pays lors de mon premier séjour a Shanghai. Je me trouvais sur Nanjing Lu pas très loin du Bund quand surgit une jeune chinoise qui me proposait des patins a 2 roulettes sur le coté. Au départ elle en demandais 500 Yuans. Trouvant ça ridicule j'offris 5 Yuans. Quelle erreur car subito presto son prix était descendu a 250. N'étant nullement intéressé a ramener ces patentes a gosse au pays a cause que ça pèse une tonne j'offris 10 et en moins d'une seconde son prix était rendu a 150. Il tombait des cordes et je ne savais plus quoi faire pour m'en débarrasser. Je me dis que si j'offre 25 son prix seras 100 et on finiras par se rejoindre. Ayant peur de les payer pour les jeter je sauta dans un taxi pour en finir... Morale, n'offrez rien si vous ne voulez pas acheter.
Descente du fleuve Nam ou de Muang Khua vers Luang Prabang English translation pending
by MargoDavid · 2013-02-07 · 30 replies
Bonjour à tous,

Nous souhaitons commencer notre voyage Laotiens par la descente du fleuve Nam Ou de Muang Khua à Louang Prabang en passant par Nong Khiaw et Pak Ou.

Pourriez vous m'indiquer les différents moyens (bateaux, kayak...) mis en oeuvre pour faire cette descente, ainsi que le prix et le temps à prendre en compte pour cela?

Aussi, est-il possible de se loger au bord du fleuve dans des hotels ou Guesthouses?

Merci d'avance, et bon voyage à tous!

Margo et David.
Laos: argent et visa English translation pending
by Bouniekoki · 2013-02-06 · 20 replies
Bonjour,

je pars pour une voyage d'un mois et demi fin février : voici l'itineraire prévu dans les grandes lignes Bangkok - Chiang Mai - Huay Ksay - Luang Prabang - Ventiane - pakse - don khong -non khiang - angkor - bangkok

d'une part, je suis preneuse de tous vos conseils ou découverte par rapport à mon parcours. sinon j'ai besoin de votre experience concernant les visas : - j'hesite a prendre mon visa pour le Laos depuis paris, apparemment cela me couterait 50 euros hors dans le lonely il est indiqué que je peux prendre mon visa au poste de frontiere terresrte de huay ksay pour 30 us dollars. est ce facile ? avez vous souvenir d'avoir payé ce prix la ? que me consiellez vous ? idem pour le cambodge, je compte le prendre au poste frontiere non khiang/trapaeng kriel ?

votre avis sur l'argent, le lonely uide dit qu'au laos, on utilise us dolllarsn bath et khip ? me faut il plutot us dollar et khip ou bath et khip ? peut on payer partout en us dollars (j'arriverai de thailande, donc je prefere changer ou retirer une monnaie !

merci d'avance pour votre aide précieuse, et tous vos conseils et avis sont les bienvenus !

Bouniekoki
Masoala: contribution au voyage (Madagascar) English translation pending
by Filanzana · 2013-02-05 · 25 replies
Contribution à la connaissance de Masoala (baie d’Antongil)

Je lis ici les là des questions puis des réponses sur lesquelles j’ai parfois envie d’intervenir mais je me méfie des posts qui dégénèrent... Cette région mérite mieux que toutes les querelles.

Voici donc un résumé pour aborder la région si vous avez envie de la découvrir : Pour commencer et rassurer (s’il le faut) je dis que j’y habite, au village de Cap Masoala. Y venir et en repartir ? Trois villes constituent l’accès de cette zone : Antalaha au nord, Maroantsetra au sud-ouest et Mananara au sud. C’est une zone très «enclavée» et vraiment isolée, d’où son originalité et son caractère... Antalaha : La route «goudronnée» y vient du nord (Sambava) reliée par piste à la côte ouest (Ambanja -Nosy Be - Diego) : c’est «pas de tout repos» pour la partie piste. Pour la partie goudron, il faut 1 h00 entre Sambava et Antalaha. Solution «avion» : 3 vols par semaine (lundi-mardi-jeudi) entre Tana et soit Sambava, soit Antalaha (mais c’est du pareil au même) + 1 vol par semaine (jeudi) entre Diego et Sambava (très intéressant pour voyager !). Par la mer : Bateau brousse (!) car il n’y a pas de bateau «voyageur» au sens où on l’entend en Europe : c’est possible depuis Toamasina-Mananara mais ... aléatoire question sécurité et chaque année on compte 1, 2 et plus de naufrages avec beaucoup de morts (requins). Pedibus : oui, depuis Maroantsetra mais ce sera développé plus loin dans la partie trek (car il faut déjà «être sur zone»). Un peu de patience. Maroantsetra : La «route nationale 5» qui n’a de route que le nom, est une piste parmi les plus improbables de Madagascar. Le nombre de bacs (souvent en panne) et de ponts (défoncés, voire plus) en font un parcours de 4x4 des plus spectaculaires. Mais c’est un voyage «haut en émotions» et en «découvertes» pour les paysages et l’ambiance «côte-est» que l’on y vit comme nulle part. Pour faire court, elle commence au bac de Ste Marie, à «Soanirana-Ivongo») pour se terminer à Maroantsetra. Des taxi-brousse (pick-up bachés genre Hilux) la pratiquent en 3 jours (+1 pour rejoindre Toamasina sur le goudron maintenant fatigué). Solution «avion» : 4 vols par semaine (lundi-mardi-jeudi-samedi) entre Tana et Maroantsetra. Vous noterez que (lundi-mardi-jeudi) c’est «commun» avec la desserte de soit Sambava, soit Antalaha : cela permet d’organiser des options intéressantes ? Pour le vol du samedi : Il est aussi très intéressant car bien que ne desservant pas Sambava ou Antalaha ce jour là, il fait une escale à Toamasina à l’aller comme au retour (Tana-Toamasina-Maroantsetra à l’aller et Maroantsetra-Toamasina-Tana au retour) ... ce qui permet de composer un programme différent. Par la mer : Bateau «Mélissa» qui assure la liaison le samedi (quand tout va bien) entre Toamasina-Soanirana-Ivongo-Mananara-Maroantsetra / Le dimanche il repart dans l’autre sens Maroantsetra-Mananara-Soanirana-Ivongo-Toamasina. Cette solution est «jolie sur le papier», mais il ne s’agit que d’une coque «plate» et non d’un bateau prévu pour la mer. Je m’attends donc à un naufrage un jour ou l’autre. Par période de beau temps et de mer calme cela peut se faire, mais pas autrement. Mananara : mêmes indications «route et bateau» que Maroantsetra, mais plus d’avion (j’ai volé sur le dernier avec une équipe de télé de «Thalassa», et je m’en souviens encore, sur Antonov suspendu pour défaut d’assurance et pilote ukrainien non validé) Météo et période «favorable» ? Le sujet est amusant. Plus qu’ailleurs il faut dire qu’il y a deux saisons : la saison des pluies et la saison où il pleut. Après cette blague ... il faut rappeler «quand même» que Maroantsetra partage avec Andapa (pas loin) le «record de pluie» de Mada (entre 8 et 9 m/an quand en Fr on a 1,25 m au plus fort) ... C’est pour cela que la forêt de Masoala «là où la forêt tombe dans la mer» est si belle ... C’est pour cela que la forêt de Masoala est la dernière et seule grande forêt tropicale humide qui reste sur la grande île devenue rouge et plus verte. En fait, plutôt que de penser à la pluie (qui vient toute l’année comme une bénédiction et hélas moins souvent), les voyageurs en pensant «météo» devraient se préoccuper de l’état de la mer qui permet d’effectuer certaines liaisons nécessaires et de leur sécurité. C’est la mer qui compte, pas les gouttes de pluie (très jolies sur les feuilles). Je tente néanmoins un tableau climatique subjectif et très personnel (mais j’y habite quand même, donc je constate et j’observe) : - 15 janvier à 15 avril : période cyclonique avec 1 à 5 cyclones prévus ...C’est la région d’impact «majeur» pour Madagascar. Les dégâts du cyclone «Gafilo» ne sont pas encore réparés. Mais à cette période et «hors alerte cyclone», il fait beau et très chaud ... très très chaud ! La mer est belle (sauf alerte). C’est la période où tous les tour-opérators arrêtent leurs programmation (par peur des cyclones ... et parce-qu’il faut bien prendre des congés aussi). Mais la région est très belle pourvu que l’on ne dépende pas d’un planning et que l’on accepte les évènements climatiques ... Les voyageurs «qui ont le temps» adoreront cette période où il n’y a personne ! Attention : les «rares» hôtels (pour touristes) sont fermés (Tous ceux de Tampolo). - 15 avril à 15 juin: période «intersaison» que l’on appelle automne en Europe et qui n’existe pas sous cette latitude. J’y ai vécu des semaines de pluie «ininterrompue» et des semaines «radieuse» comme en septembre-octobre en Europe. Attention : il pleut ! Et quand il pleut, c’est fort ! Du coup, on peut se retrouver à marcher dans la boue «fotaka» en malagasy pendant plusieurs jours ... voire plus «si affinités». Pour les étoiles «Kintana en malagasy», c’est la période la plus favorable pour la croix du sud ! 15 juin à 15 sept : période de «hiver austral» : ben, il fait 25 °c (quand même supportable ?) mais la nuit, j’apprécie la couette ... et surtout, il y a une humidité à 80-90 % qui, même avec la température, fait un «petit froid humide» en plongeant sous les draps. J’y ai vécu des semaines de pluie «ininterrompue» et des semaines «radieuse» comme en été en Europe dans les alpes du nord (j’y habite une partie de l’année pour le ski bien sur). La mer est à cette époque «incertaine» avec des creux de 4m très inconfortables et la navigation est alors dangereuse, impossible. On peut décaler un départ bateau de 1, 2, 3 jours et il faut l’accepter, sinon ne pas venir. Pour moi qui habite les Alpes du nord et pratique l’alpinisme, c’est la même chose que ma prévision de course dérangée en juillet par une neige «imprévue» et du «mauvais temps installé» : rien de plus, sauf la distance et la gestion d’un planning de voyage. MAIS : C’est la période des baleines qui viennent se reproduire dans la baie d’Antongil (réserve de plancton alimentée par les cours d’eau douce des montagnes environnantes, dans une baie profonde de 60 m, longue de 100 km et large de 40 km) - plus encore que près de l’île Ste Marie (qui plus près des routes et plus facile d’accès, plus organisée sur le tourisme et sur le marketing a su imposer son image de «lieu unique» alors que c’est inexact). Les baleines sont là chaque jour de cette période de l’année, on les approche en kayak (pour ma part) et en bateau (à distance respectable et dans l’axe qui convient). Les baleines à Masoala sont un évènement en soi, malgré la pluie, la houle, le vent et les creux de mer qui peuvent en éloigner certains. 15 sept à 15 oct : période «intersaison» que l’on appelle printemps en Europe et qui n’existe pas sous cette latitude. J’y ai vécu des jours de pluie (rares) et du beau temps (presque toujours). La mer est calme (en général) et l’on marche plutôt «à sec». Les baleines sont parties ... Pour les étoiles «Kintana en malagasy», c’est la période la plus favorable pour le scorpion ! 15 oct à 15 janv : période d’été austral : Beau et chaud ! Mer calme et températures parfois extrêmes ... Les orages sont aussi là pour rafraichir tout le monde, comme des orages d’été. Le ciel est zébré d’éclairs et les circonvolutions des alto-cumulus sont superbes à peindre en aquarelle. C’est une période que j’adore. La navigation y est plus «sécurit» sauf à un avis de tempête qui peut survenir ... (le dérèglement clim en route» se sent très bien sur place). Merci de me faire un "retour" de vos avis pour savoir si je continue ou bien ...
Compte-rendu de croisière MSC Splendida du 27 janvier 2013 - Barcelone, Tunis, Palerme, Rome, Gênes English translation pending
by Glacerine · 2013-02-04 · 157 replies
La croisière est terminée, nous voilà de retour dans le quotidien.

Personnellement j’aime prendre le temps du retour écrit, ça me permet de prolonger les vacances et d’ancrer durablement les souvenirs. Nous étions plusieurs membres du forum sur la même croisière, avec sans doute autant d’expériences différentes sur le bateau et sur les escales. Je me permets donc de démarrer… D’abord l’embarquement et le bateau, puis je posterai à la suite ce que nous avons fait sur les escales.

Jour 1 – 27 janvier 2013 – Embarquement à Marseille et tour d’horizon du bateau

Monsieur Glacerine et moi-même (je continue à utiliser les identifiants du forum) arrivons à Marseille la veille par le train, les horaires SNCF ne nous permettant pas d’arriver le jour-même. À Cherbourg nous n’avons pas de TGV, il faut plus de temps pour faire Cherbourg-Paris (3h30) que pour Paris-Marseille (3h00), sans compter la correspondance à Paris… Le trajet est long, mais on est motivé !

L’expérience du déroutage au retour sur St Tropez (au lieu de Marseille pour cause d’intempéries) me confirme qu’il reste sage d’arriver plusieurs heures avant le démarrage de l’embarquement, pour garder une marge confortable en cas d’imprévus (pannes et retards sur la route, changement de dernière minute du port d’embarquement, etc.).

Pour éviter de multiplier les déplacements avec les valises, nous avons dormi à l’hôtel à proximité immédiate de la gare St Charles. À 11 heures nous libérons la chambre et nous décidons de rejoindre directement le terminal de croisière en taxi. La course nous coûte 27 euros en juin dernier pour le même trajet effectué un samedi nous avions payé 22 euros, mais là nous sommes dimanche et nous devons payer un supplément.

Nous arrivons au terminal de croisière un peu avant 11h30. Il fait beau mais assez froid, et nous prenons un café à l’intérieur du terminal pour nous réchauffer. La procédure d’embarquement, prévue à 13h30, démarre à 13h00. Les passagers ayant effectué le pré-enregistrement sur le site Internet de MSC sont appelés en premier nous sommes beaucoup moins nombreux à embarquer à Marseille qu’en juin dernier (ce dimanche 27 janvier nous sommes environ 400 à embarquer) et la procédure est très rapide. À 13h30, nous sommes arrivés dans notre cabine.

Nous avons réservé une cabine balcon au pont 12. C’est la copie conforme de celle que nous avions sur le Fantasia en juin dernier, jusque dans les couleurs. La cabine est belle, confortable, spacieuse bien que légèrement plus petite que celle que nous avions en juin ; mais ça se joue vraiment à pas grand-chose. Et le balcon est tellement agréable…

Sur le Fantasia notre cabine avait une porte interne (fermée à clé) communiquant avec la cabine adjacente. Tous les sons passaient par cette porte : quand nos voisins parlaient (même à voix basse) on les entendait, quand ils déplaçaient un verre ou un objet, on entendait aussi… Ils avaient fait attention, nous aussi, alors ça s’était bien passé mais ça reste un sérieux inconvénient.

Pour notre séjour sur le Splendida, pas de porte communicante dans la cabine… et ça fait vraiment toute la différence. Pas un son ne filtre d’une cabine à l’autre nous savons que nous avons des voisins de chaque côté, mais à aucun moment nous ne les entendrons de toute la semaine. Les cabines sont parfaitement insonorisées… à condition de ne pas tomber sur une cabine communicante. C’est bon à savoir.

Sur le lit nous trouvons le programme (et les indications) du jour. Deny, notre cabinier, vient se présenter à notre arrivée. Comme la plupart de ses collègues, il ne parle pas français mais avec quelques mots d’anglais et par gestes, on arrive toujours à se comprendre. Les personnels d’étage sont extrêmement disponibles, souriants, et très réactifs lorsque nous leur signalons le moindre réapprovisionnement à effectuer. Le service est vraiment excellent.

Nous montons ensuite au pont 14 pour déjeuner à la cafétéria, c’est d’ailleurs la seule fois où nous y déjeunerons le midi. La nourriture y est abondante et variée, mais il faut souvent jouer des coudes pour trouver une place assise, et la foule autour des buffets est assez compacte. Comme toujours il faut aller vers le fond pour trouver un peu de calme. Beaucoup de passagers mangent le midi à la cafétéria, ce que je peux comprendre : l’ambiance est décontractée, l’amplitude horaire y est plus importante, et il est toujours possible d’y manger un morceau quelle que soit l’heure de retour des escales. Les boissons (eau, jus de fruit, café) sont gratuites (ce qui n’est pas le cas au restaurant) et en accès libre toute la journée. Le jus de fruit et le café de la cafétéria ne sont franchement pas terribles, mais ça dépanne.

En ce qui nous concerne, nous préférons le restaurant, y compris le midi. Personnellement je n’aime pas trop manger dans des assiettes en plastique, et quitte à payer mes boissons je préfère profiter du service à table. D’autant que la qualité des plats est nettement meilleure au restaurant qu’à la cafétéria.

À 16h30, munis de nos gilets de sauvetage, conformément aux indications du programme du jour trouvé sur notre lit, nous nous rendons au théâtre pour le briefing de sécurité. Une carte rouge nominative nous a été remise à l’embarquement, que nous devons remettre au personnel de bord pour le pointage. Je ne sais pas ce qui est mis en place pour les réfractaires au briefing, mais ils sont forcément identifiés. Après essai des gilets, nous sommes ensuite escortés jusqu’au point de regroupement qui nous est assigné en cas d’alerte.

En juin dernier sur le Fantasia, il n’y avait pas eu de pointage, mais nous avions eu deux réunions de sécurité : le premier briefing à chaque embarquement (comme ici à Marseille), et un deuxième exercice général pour tous les passagers, avec prise de photos dans chaque point de regroupement de chaque passager avec son gilet.

Sur le Splendida en janvier, nous n’avons eu qu’un seul briefing de sécurité l’exercice général (avec les photographes) est réservé aux seuls passagers ayant embarqué à Gênes, qui est le plus gros port d’embarquement sur ce trajet. Manifestement les choses ont été réorganisées et optimisées, le pointage permettant de vérifier que tous les passagers ont été briefés.

Le briefing de sécurité est suivi d’une réunion d’information générale sur la croisière, mais nous n’y assistons pas. Il s’agit avant tout d’une réunion commerciale de présentation des excursions et des services vendus à bord cela ne nous intéresse pas vraiment. Nous préférons explorer le bateau.

À 19h15 nous nous rendons au théâtre pour le spectacle. En juin dernier sur le Fantasia, nous avions pleinement apprécié les spectacles, différents chaque soir. Ce premier soir sur le Splendida, nous y allons donc avec l’assurance de passer un excellent moment, et nous ne sommes franchement pas déçus. De manière générale, les spectacles sont même un cran au-dessus par rapport à ceux que nous avons eu sur le Fantasia : les décors sont plus jolis et plus élaborés, nous avons moins de chanteurs de variété au profit de numéros plus variés. Danseurs, chanteurs, illusionniste, contorsionnistes, numéros de jonglage, aériens et de portés… les spectacles sont courts (30 minutes) mais de qualité.

Nous avions demandé le 1er service de restauration, mais nous sommes affectés au 2ème service, au restaurant Villa Verde. Nous aurions préféré manger plus tôt, mais après tout il faut tenter l’expérience... Aussi nous ne demandons pas à changer.

Nous sommes affectés à une table de 6 personnes, avec deux couples qui voyagent ensemble. Dans ce cas de figure c’est toujours un peu plus compliqué pour s’intégrer car ils se connaissent déjà très bien, et à bord ils passent déjà leurs journées ensemble : forcément cela joue sur la conversation. Mais tout le monde joue le jeu et nous passons des soirées fort agréables. Ce premier soir nous voyons des passagers manifester bruyamment leur mécontentement et quitter le restaurant car ils auraient préféré dîner seuls à table. En ce qui nous concerne, nous préférons toujours partager notre table. Chaque soir nous dînons au même endroit avec les mêmes passagers : nous apprécions ces moments, cela permet de lier connaissance, d’agrémenter encore un peu plus nos journées, et même de s’organiser sur les escales.

Au restaurant, pour chaque table nous avons plusieurs serveurs de multiples nationalités (plutôt indonésiens et philippins). Jamais de femmes (elles sont affectées aux bars, on ne les voit jamais aux restaurants, je ne sais pas pourquoi), toujours des hommes, toujours dans une tenue impeccable.

Sur cette croisière, à notre table nous avons pour serveur principal un des rares serveurs italiens. Il fait honneur à sa nationalité : toujours très gai, volubile, exubérant, indiscipliné, il joue et blague avec les passagers, prenant même beaucoup de libertés avec le matériel… ce qui nous a fortement surpris. Le deuxième soir, il a commencé à écrire sur les nappes avec son stylo, et il continuera ainsi qu’à la fin du séjour. Un soir où il était particulièrement déchaîné, il a déchiré toutes les cartes des menus après que nous ayons commandé (Ollé !), il a jeté des verres par-dessus son épaule à la manière russe, et il a décollé une des volutes en métal doré appliquée sur les piliers pour en faire un porte-manteau. Notre table étant située près de l’entrée, son responsable était posté à deux mètres de lui on aurait pu penser qu’il allait réagir, mais pas du tout : chaque soir il l’observait sans broncher dégrader un peu plus le matériel. Nous étions assez estomaqués. Notre serveur était sympathique et familier chaque soir il a assuré le show à table, il nous a fait beaucoup rire et il a eu un énorme succès auprès des passagers dont il avait la charge malgré tout il faut admettre qu’il était assez ingérable et honnêtement… je n’aurais pas aimé l’avoir dans mon équipe. Cela dit, il était (fort heureusement pour le bateau) une exception, et pour le reste le service était extrêmement stylé et feutré.

Nous avons très bien mangé sur le Splendida. On ne peut pas qualifier la nourriture de gastronomique, mais les plats étaient bons, souvent excellents, bien meilleurs que sur le Fantasia en juin dernier où l’équipe devait être différente.

Le point noir du 2ème service, c’est l’horaire du repas à 21h00 (et même 21h30 à Rome). Le repas du midi est parti loin (et encore, sur les escales bien souvent nous n’avons pas mangé le midi), et ça incite à grignoter dans l’après-midi. Le soir, le temps que tout le monde s’installe et de prendre les commandes, avec la durée du service (les serveurs sont moins pressés qu’au 1er service), on ne sort pas de table avant 22h45, plutôt 23h00. À moins de danser jusque tard dans la nuit, cela ne laisse pas le temps de digérer avant de se coucher ; il n’y a rien de pire pour la ligne, surtout quand les repas sont copieux. La prochaine fois, nous demanderons à changer de service.

L’an dernier sur le Fantasia, avec le 1er service nous avions réussi à mieux gérer nos repas et comme nous marchions beaucoup sur le bateau (mine de rien !) et sur les escales, nous avions même perdu un peu de poids.

Cette année sur le Splendida, en marchant pourtant plus sur les escales (7 à 8 km sur les plus courtes, et entre 12 et 15 km à Palerme), et en faisant pourtant attention à ce que nous mangions (nos voisins de tables plaisantaient même de nous voir si raisonnables) : j’ai pris tout de même un kilo. Dérisoire et rien de dramatique, mais si je n'avais pas fait attention…

Ça peut faire sourire mais pour moi ce n’est pas une simple question de coquetterie : depuis deux ans et demie, j’ai réussi à modifier durablement mon alimentation, ce qui m’a permis de perdre progressivement 25 kilos, une moyenne de 5 kilos tous les 6 mois, je suis assez contente du résultat. Avec 110 kilos mon IMC était celui d'une obésité massive ; aujourd’hui avec 84 kilos (enfin… 85 depuis le retour !) je ne suis plus qu'en surpoids excessif (dixit encore une fois l'IMC). Cette question était donc loin d’être anodine pour moi, et sur le bateau je n'étais sans doute pas la seule à m'en inquiéter.

Cela dit, je ne suis pas au régime sec (cela serait impossible à tenir sur la durée) et j’ai vraiment très bien mangé sur le Splendida. En prévention nous nous étions donné 3 règles simples, que nous avons réussi à respecter tout au long de la croisière : D'abord, à table jamais plus qu’une entrée, un plat et un dessert (ce qui est déjà plus que ce que je mange habituellement le soir). Ceux qui ont fait une croisière savent combien on peut être tenté de manger plus que de raison à table, au restaurant comme à la cafétéria ; à la cafétéria c'est même pire : on croit qu'on va pouvoir contrôler ce qu'on met dans son assiette, mais au final les assiettes (pourtant très grandes) débordent, et en plus on peut y retourner à volonté... Deuxième règle : on prend ce qui nous plait sur la carte SAUF les plats de riz et de pâtes, seuls vrais interdits que nous nous sommes imposés. Dernière règle que nous nous étions fixée, et que nous avons également réussi à tenir : collation à bord uniquement si on a pas mangé le midi durant l'escale, et uniquement des fruits frais, on ne touche pas aux pâtisseries proposées à la cafétéria l'après-midi (sinon c'est la débandade).

La carte était chaque jour suffisamment goûteuse et variée pour respecter sans frustration les règles que nous nous étions fixées. Nous avons vraiment bien mangé. Les poissons grillés et les fritures de légumes étaient même excellentes. Les desserts le soir étaient un peu moins bons, mais je n'aime pas le sucré ; ce n'est donc pas très objectif.

Pour terminer la soirée, nous passons dans les bars et à la discothèque. En juin la clientèle était très variée, très populaire, avec beaucoup d’enfants et d’ados. Le soir en juin, les bars étaient bondés, malgré la foule qui faisait la fête à l’extérieur sur l’Aquapark.

En janvier, les animations extérieures sont rapatriées à l’intérieur. Le bateau étant annoncé comme complet avant le départ, je m’attendais donc à une foule compacte sur les ponts intérieurs. Eh bien, pas du tout. Nous n’avons jamais eu de problème pour trouver une place assise dans les bars le soir, et passé 11h30 les ponts étant même plutôt désertiques. Je pense que le bateau n’était finalement pas complet, mais il faut aussi reconnaître que sur cette croisière de janvier, la moyenne d’âge est un peu plus élevée.

Du fait de cette moyenne d’âge un peu plus élevée (par rapport à juin où ça grouillait d’enfants et d'ados), la musique en discothèque nous convenait davantage, et nous espérions pouvoir en profiter.

Ce sera notre seule vraie déception de la croisière : il s’avère littéralement impossible de danser librement en discothèque. Les animateurs sont omniprésents et la totalité de la piste est occupée par la danse en ligne… et la danse en ligne c’est absolument pas notre truc, nous détestons ça autant l’un que l’autre. Les animateurs font leur job, et le moins qu’on puisse dire c’est qu’ils ont la pêche et de l’endurance. À chaque fois c’est le même rythme : ils assurent la danse en ligne durant 30 minutes, courte pause de 10 minutes au cours de laquelle on peut enfin danser un peu (mais durant cette pause, la musique est différente et nous convient beaucoup moins), puis c’est reparti pour 30 minutes de danse en ligne en occupant toute la piste. Arrrgghhh...

Le seul moyen d’échapper à la danse en ligne c’est la Piazetta ou certains salons ; les chanteurs y sont bons mais l’espace de danse y est nettement plus restreint, occupé par des couples sur de la danse de salon... Mais la danse de salon, nous ne savons pas faire. Notre frustration est d’ailleurs partagée par nos voisins de table, qui ont fait les mêmes constats et qui ont été confrontés aux mêmes difficultés, c’est un peu dommage. Pour les fans de Zumba c’est super, les autres n’ont plus qu’à faire tapisserie et à ramasser les miettes (bon d’accord, sur ce coup-là c’est un jugement un peu négatif… mais j’étais vraiment déçue, et Monsieur Glacerine l'était encore plus que moi).

Le seul soir où nos voisins de table ont réussi à danser correctement en discothèque, c’est le soir de l’escale à Rome, précisément le soir où nous avons jeté l’éponge et où n’avons même pas cherché à y retourner. Mais bon, ce n’était sans doute pas notre jour : gros coup de stress au retour de Rome, puis nous avons loupé le spectacle à cause des horaires qui avaient changé ce jour-là, et pour finir nous ne sommes pas allés à la seule soirée où nous aurions pu danser librement… Il y a des jours comme ça...

Voilà pour l’embarquement et nos impressions générales du bateau. Demain je posterai l’escale de Barcelone !
Préparation de voyage de quarante jours dans le grand Ouest américain English translation pending
by TwoM · 2013-02-04 · 22 replies
Bonjour à tous,

J'ai 19 ans et je souhaite partir cet été (juillet) pour un peu plus d'un mois aux Etats-Unis avec ma copine. Dans un soucis de budget et également parce que c'est ma façon de voir les choses, je préfère un voyage à la "roots". J'ai déjà été en Californie, il y a trois ans de ça mais j'étais resté essentiellement sur San Francisco. Je ne suis jamais allé à New-York et aimerait donc y passer à l'aller, de toute façon un vol Paris/San Francisco ou Paris/NY puis vol intérieur NY/CA ça revient à peu près au même prix. Mon idée de départ était de relier NY à San Francisco en bus mais ça revient à cher et je pense que c'est long (cb d'heures environ?) Je dis San Francisco mais je peux très bien arriver à un autre endroit en Californie si vous pensez que c'est mieux pour mon voyage hein. Ma question première est que j'ai 19 ans, j'ai le permis depuis un an environ mais est-ce suffisant pour louer une voiture? Si oui l'option voiture est-elle moins cher que le bus? J'ai vu qu'on pouvait voyager facilement avec Amtrak ou Greyhound, quel est le mieux? J'ai également vu que Greyhound ne proposait plus les pass illimités, existe t-il une alternative? Le stop ou le covoiturage sont ils développés là-bas? Dans un soucis de budget toujours et pour profiter pleinement je pense qu'on voyagera de nuit pour dormir dans le bus ou bien surfcouching, a moins qu'il soit possible de planter une tente quelque part?

Quant à l'itinéraire, que me conseillez vous? J'aimerai faire le plus de chose possible mais également que ça soit le moins cher possible, l'idéal étant d'allier les deux. Je pense qu'il faut absolument faire Los Angeles, Las Vegas, Grand Canyons. Sinon en me renseignant un peu j'ai vu que Page, Moab ou encore Bodie étaient des lieux à faire? Peut-on s'y rendre en bus avec une compagnie telle que Greyhound? Je ne sais pas dans quel ordre faire ces lieux donc c'est là que j'ai besoin d'aide pour en quelque sorte faire un itinéraire. Dois-je repartir du même aéroport qu'à l'arrivée ou cela importe peu? Ca fait beaucoup de questions déjà, merci d'avance à toute la communauté.

Très cordialement

Marin
Andalousie: une semaine avec bébé English translation pending
by Chouchou7580 · 2013-01-30 · 27 replies
Andalousie

Bonjour Nous partons en mars une semaine en Andalousie avec notre bebe (6mois) Nous allons louer une voiture.

Pourriez vous me conseiller sur un itinéraire, les impératifs étant: - limiter les trajets en voiture (au quotidien moins de 2h, si possible pas tous les jours) - limiter le nombre d hébergements différents (2 ça serait bien)

Après avoir lu différentes choses (ce forum, blogs etc) j envisage le parcours suivant: 3 nuits a Séville 3 nuits a Grenade ou Proche de Grenade, pour profiter aussi de la mer, de la campagne... Nous ferions malheureusement un crois sur Cordoue, car cela me semble un peu éloigné...

Qu en pensez vous? Avez vous des gîtes/chambres d'hôtes/hôtel a nous conseiller?

Autre question: quel aéroport choisir: malaga (via air France) ou Séville (via transavia: je ne connais pas cette compagnie, est elle fiable?)

Merci d avance pour vos suggestions!
Grand Canyon, nuit à Tusayan ou Page? English translation pending
by Kmigre · 2013-01-28 · 40 replies
Bonjour

Après avoir parcouru le site et d’autres sites en long en large et en travers, j’aimerai bien connaitre votre avis sur le point suivant.

Nous sommes 4, et partirons le matin de Seligman pour le south rim grand canyon.

Nous avons réserver 1 nuit à Tusayan dans un motel sans plus.

Le lendemain nous allons sur Page.

Que pensez-vous de passer la journée dans le par et de ne pas dormir a Tusayan ( petit retour en arrière) mais de faire la route Est en fin de journée, car parait-il très belle a cette heure-là, et de dormir a page.

Nous n’avons pas l’intention de faire de grandes promenades dans le fond du canyon, mais les points de vues classiques ( un peu de marche) et de la voiture du côté est pour ressortir.

Est-ce une bonne idée ou est ce mieux de dormir a Tusayan ?

Nous aurons d’autre parcs a visiter avec nuit sur place (Bryce, Zion, Yosemite)

Merci pour vos réponses
Sac ou boite étanche pour les papiers d'identité/argent en Thaïlande? English translation pending
by Mat3034 · 2013-01-25 · 79 replies
je cherche un conseil avisé pour acheter une pochette ou une boite étanche afin de protéger mon passeport et argent durant mes plongées masque tubas..

j'ai regardé plusieurs postes mais beaucoup parlent de pochettes qui protèges des projections d'eau, idéal pour le bateau par exemple masi quand on se trouve dans l'eau, quelle solution adoptez vous ?

sachant que je suis seul, je ne peux pas laisser mes papiers argent sur la plage, et dans le coffre de l'hotel, beaucoup parlent de vol ..

merci pour vos informations et conseils avisés ....
Voyage en famille à New York English translation pending
by Simly · 2013-01-24 · 5 replies
Me voici entrain d'écrire mon premier message sur Voyage Forum et j'espère reçevoir pleins de conseils de votre part !! Donc nous avons décidé de partir cette année, plus précisément cet été, à New York. Nous sommes 4 adultes et 4 enfants de 10 ans pour les deux plus grands et 6 ans et 1 an pour les plus petits. C'est donc la première fois que nous partons pour les états unis et je voudrais savoir si vous auriez des adresses d'hotels à un prix abordables et surtout avec chambres familiales? De plus, nous souhaiterions savoir quelles sont les activitées prioritaires à faire ou voir, sur un séjour qui sera d'une semaine, voir 5 jours. Merci d'avance pour les réponses que vous pourrez m'envoyer.
En avant pour le Grand Canyon... English translation pending
by Madisson · 2013-01-23 · 88 replies
En avant pour le grand canyon

.... IL est très tôt , le réveil à sonné vers 05h30 ; on ouvre un oeil ; houlà dur le réveil il est trop tôt pour penser à déjeuner et puis les enfants vont frapper à la porte de la chambre du paris hotel d un instant à l autre ; je vais juste me préparer un café dosette; et j attendrai d arriver au "miracle miles shop " puisque c'est ici que nous devons payer la deuxième partie de l'excursion les enfants ne sont pas en retard , j entend frapper alors que MR MADI est à peine sur ses pieds 😕 et oui c'est tôt mais c'est le prix à payer pour une belle journée par la fenêtre on peut percevoir les premieres lueurs d un beau jour qui se prépare le ciel semble clair nous discutons, nous finissons de nous préparer puis rejoignons l'ascenseur tranquillement; à cette heure de la matinée y a pas grand monde dans l hotel ; les touristes dorment encore ......nous arrivons juste devant l'entrée de l'hotel du coté du ballys c là qu on doit attendre ; c est curieux on est les premiers , y a personne, mais je pense qu on est juste un peu en avance ; nous repartons à l intérieur, et finalement je met un dollar dans une machine; je jouerai 10 minutes avec le billet , j ai fais durer un peu le plaisir !! pas question de louper le bus; nous retournons dehors il est bientot 07 h à présent et quelques personnes qui attendent le bus: on se renseigne auprès d eux ils vont bien au même endroit! déjà c rassurant!!! 10 minutes plus tard le bus arrive, on se place y a personne dedans ; mais c sans compter ce qui nous attend à miracle mile shops!!!!!!!!
An 80-Day Tour of Southern Africa
by Voyajou · 2013-01-21 · 435 replies
An 80-Day Tour of Southern Africa

Back in South Africa

January 12, 2013, 5:30 AM, Flight BA043 London-Cape Town

Directly below, Windhoek glittered like a tangle of fairy lights still lit and tossed into a box.

The horizon, edged in purple, was setting up a backup fireworks display, and suddenly, like a cherry on the platter and with unbearable intensity, in less than two minutes the entire sun revealed a gray dam and then a vast, untouched massif.

A few more minutes and the glare to the east of the plane was total. In Africa, the sun is swift.

We still had a France to cross before landing, but it felt as if we were already there. To the west, the raking light revealed what looked like acne and long, swollen scars in a desert region that might be the Swartkloofberg. Further still, straight as far as the eye could see, the two parallel tracks of a dirt road.

At 11,500 meters altitude and 940 km/h, we had a sense of stillness until the Orange River appeared, an incongruous serpent, gray edged with green.

The first South African settlements were dotted with trees providing shade, then rivers highlighted by continuous lines of vegetation.

Water and shade that make life possible.

We’ll return here by the backroads.

Half an hour from Cape Town, the plane tilted toward the sea, crossing plantations (likely citrus) and then an explosion of cultivated greenery in circles on either side of an unruly river. Finally, the coastline was no longer just sand and water—a frothy hem, a suture?

A peninsula came into view, forming two magnificent bays, and... a flight attendant firmly instructed me to return to my seat: we’d arrived!

The Colors of Cape Town

The city was dressed up as I like them—deserted, fluid, free of its vendors.

In the parking lot of the endless beach next to the commercial port north of the city, about two hundred people were unloading their goods in front of their pickups or combis, none of which were from this century: mixed-race, ageless Black people, and white folks who looked like they’d stepped out of another era.

After a few minutes, intrigued, I played a game: first looking at the merchandise, then imagining who was selling it, and finally looking at who was actually manning the stall. Tall Black vendors were selling what they often sell in Europe—leather, sunglasses, watches; mixed-race folks offered discount bundles, and the tanned older white people seemed to have emptied their attics.

We left with an antique tin kettle for morning tea over an open fire, a pack of five exercise books (that’s 600 pages to fill), Bill Bryson’s earliest stories in English, some snoek rillettes (a local fish), and—never seen before—tuna biltong and snoek biltong.

In so-called advanced countries, Sunday is for sports: white cyclists dressed like pros sweating diligently, Black street vendors running in loops at red lights to sell trash bags that day; white golfers losing their balls, which a scantily clad Black man retrieves from the water; under the sails of kite surf boards, it’s all blondes, and in the foam, joyful splashes from a bunch of Black kids.

Searching for an unusual spot for lunch, we drove through the fishing port looking for a dive and, at the end of a dead-end road with no warning, we arrived at the Shimmy Beach Club—quite the program.

The place, open for just three weeks, aims to be ultra-trendy. You could be in San Francisco, Lisbon’s docks, or St. Barth. This time, the "visible" staff was diverse, but the clientele was exclusively white, except for one mixed-race couple.

For this Sunday lunch, the women had pulled out all the stops, and local starlets—who’d make ours look tame—were turning the terrace into a frenzy.

At Cape Town’s port, the girls have *port*. The trend seems to be crochet dresses over swimsuits.

For two hours, a team of employees watered and raked the sand, starting over when they finished. A child in a floaty pink dress and a gold headband, but a future adventurer, stepped onto the freshly raked artificial beach sand for the first time.

A lanky mixed-race man dragged a hose across the ground, followed by a white woman—enchanted?—who then started watering the sand herself, carelessly splashing the glass terrace her colleague had just swept. I suspect a tacit work arrangement to keep everyone employed.

A galleon packed with tourists (are there any in the hold? Does it take tourists to Robben Island?) left the port. A helicopter took off in its wake. Trawlers returned, cutting through a ballet of catamarans, their waterlines well above the water: a bad catch.

If there’s one country where you can’t pretend to ignore skin color, it’s this one. The question is in everyone’s mind, and here more than anywhere else, it’s a decisive economic and political factor.

Columbine of Brittany

200 km north of Cape Town and 9,000 km south of the Breton coast, but on the same cold ocean, we camped on the shore of the Columbine Cape Nature Reserve, sheltered by a rocky chaos that, at first light tomorrow, would transport us to Perros-Guirec.

Our first encounter with wild animals wouldn’t end well for them: it was crayfish season, and they were the size of lobsters at Lorient’s fish market. Bought for R60 (5.5 €) a pair from kids in Pater Noster, they’d end up between two rocks, over a fire. But first, we had to pair the Chenin blanc with some snoek biltong.

With no wood, I lit a fire at dawn with dried seaweed and kelp, as if petrified; it gave off a smell of court-bouillon and... tires. Two hundred fathoms away, on an outpost, an army of cormorants stood at attention, unmoved among the frolicking seals.

At the reserve’s exit, the guard spoke French; Patrick Mwanba had arrived from Congo three years earlier to study, but the cost of living here forced him to drop out. He’d like to return home because life is cheaper there, but the war made him hesitate.

Ding ding dong! Vroom! Arf arf, Woof! Buzz! (A night from hell!)

I’d long planned to visit Calvinia, the center of a region known for extensive sheep farming. An excellent provincial museum, run by an enthusiastic curator, kept us too late to start the drive north.

So we camped in a tiny, charming campsite set up in the garden of a house. A few trees, a patch of resilient grass, and a view of a pretty lit-up steeple—what else?

Well, it turned out to be a sound-and-light show, with the pretty steeple chiming the hours and half-hours. Then suddenly, we were in the VIP stands of the Karoo-Kalahari Truck Race: roaring trucks paraded under our canvas windows, and we realized we were on the main road through town. To top it off, we enjoyed an uninterrupted canine cacophony, from the *arf arf* of little dogs to the *woof* of a mastiff. Oh, and some mosquitoes—the first ones—insisted on keeping us company in the tent, and we hadn’t yet bought the arsenal to neutralize them.

I walked through Calvinia at night; the house gardens weren’t fenced, nor did they have the «Armed Response» signs so common in the country.

The Kalahari Trails

(No, no, I haven’t converted to hiking.)

North of Calvinia, in the south of the Northern Cape, small towns follow one another up to Upington, about a hundred kilometers apart—welcome havens. Between them, with no trees in sight, we stopped in the shade of a motionless cloud: the temperature exceeded 40°C in mid-January.

We were almost out of the High Karoo and into a region of pans drying up, until the first red dunes appeared, precursors of the Kalahari. In the sparse veld vegetation, gatherings of quiver trees in the kopjes, and a caravan of camels without a handler or packs, marching in perfect formation across a pan (no, I hadn’t overdone the Windhoek at the last stop, and no, I wasn’t dehydrated enough to hallucinate).

The historic part of these towns, European in style, was built on the same plans as those in the American Midwest or the Australian Outback: a grid of streets wide enough to turn a wagon pulled by eight pairs of oxen. The architecture was Dutch-inspired, tropicalized with awnings.

Then came more recent housing, functional in style, where the wealthier mixed-race people—who make up the majority of this state—lived, and further on, the township, an assemblage of corrugated iron and plastic, like everywhere else.

Orange, Right Bank

North of Augrabies Falls National Park, on the other side of the Orange River, stretches a rugged and wild territory the size of fifty Groix islands, crisscrossed by a few tracks—the Riemvasmaak.

The inhabitants were driven out half a century ago for a military base, and as soon as President Mandela was elected, he made it a symbol by allowing the exiled populations to return. Several ethnic groups live here on almost nothing, in government-built shacks.

A community camp is set up in a small cirque at the end of a canyon that, while not in the history books, offers a good descent. By mid-afternoon, the air was at 44°C, but luckily there was a spring... except it was a hot spring, with water at 38°C. And they haven’t invented a reversible spring yet. Once the birds and baboons had settled in, in absolute silence and far from any light pollution, we enjoyed the stars like nowhere else (well, that’s what they claim in the region).

The Orange didn’t choose the easy path: arriving from Lesotho, it was almost at the ocean. The terrain to the south and north of this massif seemed easier to cross. Was it to avoid the curse of the Okavango, whose waters disappear into the sands without ever seeing the sea, that it chose this rocky route, thinking that at least the granite wouldn’t steal its water?

I Love You, I Eat You

In the dry bed of the Auob, it lay panting, head raised, alert, between its paws but head-to-tail, a tawny springbok, motionless.

A few minutes earlier, their story had been written in a lightning-fast chase, captured in photos by the driver of the car that alerted us.

It would be a long time before it started eating at the groin without breaking its surveillance.

Earlier, there was a lion lounging in the shade and hundreds of antelopes: springboks and gemsboks (oryx) in herds, hartebeests and steenboks alone. Strange pairs, apart several times, formed by a springbok and a gemsbok.

A few solitary jackals moved slightly sideways, looking furtive. Ostriches, alone, looking a bit dazed.

It was a lucky morning in the Kgalagadi (KTP).

In and Out

Kgalagadi, Nossob Camp.

We were at the very end of the almost-empty camp, ten meters from the fence, whose structure wouldn’t resist an elephant (though there aren’t any here), but it was electrified.

At dusk, on the other side, ten meters away, three lions passed in a row, as if on parade, seemingly focused on their goal and indifferent to the camp, though they glanced at it.

A jackal had gotten into the camp and was trying to get out without success while scavenging. I offered it two pieces of snoek biltong (Don’t feed the animals!) from three meters away—it smelled strong and had bones (bones in biltong!). When it passed by again, it sniffed but didn’t dare approach. Curled up in the chair, motionless, by the faint moonlight, I finally saw it come closer, grab the nearest piece, and move ten meters away to enjoy it (how many jackals know the finer points of sea biltong?). A little reassured, it came back for the second piece.

Another Morning

By morning, the jackal was gone, but our luck hadn’t left us. Two cheetahs again, who found me in the way and slowly moved toward a calmer shadow. Enough birds of prey to form a squadron, but they’re solitary hunters. Two ostriches busy with their dozen unruly chicks. And while we’re at it, a group of four Kalahari lions, sprawled under a thorny bush. Lots of oryx crossing the dunes and herds of red hartebeest. Kori bustards and secretary birds.

It was the first time the Kgalagadi had spoiled us so much.
Récit de voyage au Chili en passant par la Patagonie argentine English translation pending
by Hermine82 · 2013-01-20 · 4 replies
De Buenos Aires à Bariloche Dès sa descente de taxi au Retiro, terminal de bus de la capitale argentine, elle se dirige vers les nombreux guichets qui affichent tous leurs destinations. Bariloche direct en vingt-cinq heures. Départ douze heures trente. Juste le temps de se restaurer d'un poulet-frites-coca que le départ est annoncé. Assise au premier étage, place panoramique, semi-cama, l'aventure commence. Quelle joie de retrouver cette atmosphère printanière et le soleil qui rend tout plus beau. Elle ne pense déjà plus au brouillard et à la grisaille de sa ville natale dans le sud-ouest de la France. Il fait beau, les gens sont souriants. A sa droite, deux jeunes touristes belges révisent leurs cours d'espagnol. Elles viennent pour six mois en Argentine perfectionner leur langage et leur première halte se situe dans une ferme près de Bariloche. Elles vont travailler quatre heures par jour en échange de l'hospitalité. La plus jeune semble plus inquiète car elle n'arrête pas de manger des bonbons. La route est droite, longue, très longue. De chaque côté c'est la pampa avec ses troupeaux de vaches. Des nids de cigognes sont perchés en haut des pylones électriques. Elles parcourent ainsi des centaines de kilomètres sans voir une seule maison. De temps à autre, on devine au loin une estancia abritée par un bosquet d'arbres. Le paysage se déroule ainsi pendant des heures. Cette monotonie n'est entrecoupée que par le vue de pique-boeufs, de poules d'eau, de rapaces, d'autruches, de portails aux croisillons blancs, de plaques indiquant le nom des estancias et de barbelés. Ce grand pays d'élevage est clôturé : d'un côté l'Atlantique, de l'autre la Cordillère des Andes, à l'intérieur des milliers de kilomètres de fil de fer barbelé. Au petit matin, des haies de peupliers penchés bordent la route, l'herbe est plus verte. La pampa a laissé place à un environnement moins désertique. Au loin, quelques sommets enneigés apparaissent derrière d'immenses forêts. La route devient plus sinueuse et pentue. Le soleil se reflète dans les eaux du lac Nahuel Huapi. Bariloche est en vue. Cette région de Patagonie ressemble à notre Suisse voisine et doit sa spécialité, le chocolat, aux premiers habitants d'Europe venus s'installer ici au début du vingtième siècle. Un colectivo (bus de ville) conduit Marie au centre-ville. La fatigue commence à se faire sentir et l'on peut lire sur son visage les traits d'une touriste qui vient de voyager quarante heures non-stop depuis Toulouse-Blagnac. Après un rapide coup d'oeil au plan de la ville, elle se dirige quatre cuadras (carrefours) plus haut vers l'hospedaje San Francisco. La patronne l'accueille avec un large sourire et lui souhaite la bienvenue. Marie n'a qu'une envie : se doucher et dormir. Au réveil, le lendemain matin, elle allume le poste de télévision et la nouvelle tombe : l'ex Président Kirchner, époux de Cristina, la Présidente actuelle, vient de décéder à El Calafate. Son coeur malade vient de lâcher à l'âge de soixante et un ans. Sur chaque chaîne les images tournent en boucle, montrant tour à tour la Casa Rosada et la foule effondrée venant soutenir la veuve. “Fuerza Cristina” “Nous t'aimons”, autant d'inscriptions accrochées aux grilles du palais présidentiel montrent que le peuple s'identifie à la douleur de cette famille. Des bouquets de fleurs sont déposés sur les trottoirs. Les journalistes interviewent les mères éplorées. On montre aussi l'avion présidentiel qui s'apprête à décoller pour la Patagonie et les silhouettes de Madame Kirchner-mère, de sa soeur et de son épouse. L'Argentine toute entière est frappée par une immense émotion. Comme pour ajouter à cette peine c'est le jour du recensement national. Consignes sont données de rester chez soi. Les magasins sont fermés, la ville est déserte. Par bonheur, vers vingt heures, les commerces rouvrent et Marie se jette sur la première confiserie venue pour acheter une livre de chocolats. Tout en dégustant les spécialités barilochiennes, elle fait du lèche-vitrine. Les magasins de sport sont nombreux de part et d'autre de la rue Mitre et O'Connor, les deux principales artères de la ville. Dans la journée, elle a eu le loisir de flâner le long du lac, prenant plusieurs photos. Le contraste entre le jaune des genêts et le bleu du lac, avec pour toile de fond un ciel azur rempli de gros nuages blancs, lui donne envie d'immortaliser ce paysage. Elle a également fixé la Cathédrale au style gothique, les chalets en bois bordant le lac, la Place des Armes avec ses canons, l'office du tourisme, ancienne maison coloniale pouvant rappeler l'Alsace. Deux saint-bernard tenus en laisse par leurs maîtres attendent les photographes. Le musée de la Patagonie attire son attention. Demain, elle viendra le visiter. Aujourd'hui Marie a prévu une randonnée à Los Coihues, malgré la pluie annoncée. Le colectivo n°50 la dépose à une vingtaine de kilomètres plus haut, à l'entrée du parc. Cette balade va lui permettre de découvrir la flore de cette région. Elle emprunte le sentier de randonnée qui longe le lac Guttierez et s'arrête parfois sous les arbres pour se protéger de la pluie fine. Ce sont des coihues ou des robles à petites feuilles persistantes et brillantes semblables à du houx. De beaux chalets en bois bordent le sentier. Etonnée de trouver des bambous à cette altitude, Marie repense à son dernier voyage au Vietnam dans la région de Sapa. La pluie se calme et laisse place à un timide soleil. Elle arrive à un carrefour : à droite, cascade de los Duendes (gnomes), à gauche, Mirador (point de vue). Marie décide d'aller d'abord voir la cascade. La forêt s'épaissit et de longues barbes de vieux dansent sous les mélèzes, signe de bonne santé de la forêt. Cet endroit est magique. Les essences nouvelles éveillent la curiosité de la randonneuse, comme le ciruelillo, sorte de chèvre-feuille aux fleurs orange. Elle aperçoit aussi des chincols, petits oiseaux semblables aux moineaux. Quelques piverts martèlent les troncs d'arbres à la recherche de quelque nourriture. Le bruit de la cascade se fait de plus en plus fort. L'air est frais et humide mais la marche réchauffe Marie et son coeur est léger. Elle se plaît à chantonner et apprécie cette communion avec la nature. Elle aime poser ses mains sur les troncs d'arbres, caresser les mousses et lichens, s'excuser parfois lorsqu'elle est obligée de fouler les herbes. Ce comportement naturel n'est réprimé que par la vue d'un couple qui a fait une halte pour boire un maté. Par politesse, elle accepte gentiment l'invitation à partager cette boisson nationale qu'elle apprécie peu. Ces argentins sont heureux de discuter avec une touriste française. L'ascension vers le Mirador est plus accidentée, surtout à l'approche du sommet où le sentier se transforme en escalier de marches naturelles de pierres. De magnifiques orchidées jaunes parsèment le chemin. Marie ne peut s'empêcher de pousser un cri d'exclamation lorsqu'elle découvre le panorama. Les cimes enneigées se confondent avec les gros nuages blancs qui se reflètent dans les eaux du lac. Des condors planent dans le ciel, apparaissant et disparaissant tour à tour derrière les montagnes. Tout ici respire l'harmonie et la paix et un sentiment presque religieux envahit Marie.

CROISIERE EN PATAGONIE CHILIENNE Marie a réservé depuis la France une croisière Navimagreliant Puerto Montt à Puerto Natales, au Chili. Pour bénéficier du tarif basse-saison, elle a un impératif : être sur le lieu du départ le vendredi avant le premier novembre. Elle serait bien restée plus longtemps dans la région des sept lacs pour profiter des forêts d'alerces et d'arrayans, des ciels changeant au gré du vent, des randonnées en montagne et des parrillas le soir au dîner. Lorsqu'elle a traversé la frontière et s'est retrouvée au Chili, Marie s'est sentie envahie de joie : elle était à moitié chez elle. De l'autre côté de la Cordillère, certains paysages lui rappelaient le bocage normand : des pommiers en fleurs, des vaches noires et blanches, de l'herbe verte, des prés clôturés par des haies d'arbres, des maisons en bois. C'est donc le vendredi vingt neuf octobre, vers seize heures, que le bateau largue les amarres.A bord il y a cent vingt cinq personnes, touristes et employés compris. De gros camions ont été chargés à l'aide de puissants ascenseurs. La corne de brume se fait entendre, le drapeau chilien bleu, blanc, rouge étoilé flotte au vent, de grosses cordes de chanvre sont enroulées aux bittes d'amarrage, la cheminée crache une fumée noire. Les touristes, appuyés au bastingage, caméras au poing, immortalisent ces moments d'effervescence. Le bateau prend sa vitesse de croisière et s'élance dans le Seno Reloncavi, baie protégée de chaque côté par des terres. A droite Calbuco, à gauche Hornopiren. La mer est calme, le soleil brille, l'ambiance à bord est décontractée et des affinités se créent entre les voyageurs selon leur pays d'origine. Il y a beaucoup de français, des espagnols, des allemands, des anglais, quelques italiens, des chauffeurs et ouvriers chiliens qui se regroupent à table pour jouer aux cartes. Chacun a retrouvé ses bagages dans les couloirs, au pied des cabines-dortoirs. Deux services de cafétéria assurent la restauration à bord. La nuit commence à tomber. Marie sympathise avec un jeune couple toulousain, Sophie et Cédric, qui achèvent leur tour du monde ici au Chili. Le jour suivant deux animateurs présentent le programme en anglais et en espagnol. Suit un diaporama sur la flore et la faune de la Patagonie. Un écran TV affiche la position du navire et Marie suit avec attention ces indications sur sa carte : 73° de longitude, 45°Sud de latitude (juste à l'opposé de Bordeaux qui se situe à 45° Nord) Nous sommes dans le canal Moraleda. A droite, une multitude d'îles inhabitées, très découpées. A gauche l'Ile Magdalena. Le paysage est de toute beauté. Les mouettes, les goélands et les albatros se détachent sur le gris du ciel, parfois entrecoupé de rayons de soleil. C'est magique, féérique. Après avoir franchi le canal Chacabuco, le bateau arrive dans les eaux plus agitées de l'Océan Pacifique. Les voyageurs ont été prévenus la veille qu'il y aurait beaucoup de tangage et de roulis, surtout dans le golfe de Penas. Marie a prévenu le mal de mer à l'aide de cachets homéopathiques. Les espaces communs se vident peu à peu, les visages palissent et une odeur désagréable envahit les coursives. Marie, amusée, constate que les hommes sont plus sensibles que les femmes à ce phénomène. La soirée s'achève ainsi dans un calme tout relatif. Est-ce l'effet du médicament ou du bercement du bateau, Marie a passé une très bonne nuit. Au petit matin, le micro informe les passagers que le bâtiment a quitté l'Océan et navigue à présent dans le canal Messier, plus calme. De chaque côté de magnifiques fjords et, récompense due à l'avance prise, un arrêt est prévu au pied du glacier Tampanas (48°42 Lat S) Bien emmitouflés dans leurs vêtements chauds, têtes cagoulées, mains gantées, les touristes se précipitent à babord pour admirer le glacier. Une immense bande de glace se jette dans les eaux glacées. Quelques icebergs se sont détachés et dansent sur les vagues. On dirait une glace norvégienne. Malgré l'air glacial qui rougit les visages, on peut lire la joie de partager un spectacle hors du commun. Une escale de deux heures est prévue à Puerto Eden pour ceux qui le désirent. L'occasion sera donnée à Marie de découvrir la flore de l'île Wellington. Les terres sont battues par les vents et seules quelques fétuques poussent aux pieds d'arbustes piquants aux fleurs jaunes, les calafates. Cet arbrisseau donne des baies violettes en automne dont on fait de délicieuses confitures. La tradition dit que celui qui mange ces fruits reviendra en Patagonie! Chaque maison, ou plutôt cabane en bois, a son lopin de terre bien travaillé. La terre est noire, volcanique. Quelques barques colorées sont ancrées au port. Il y a même un collège flambant neuf et l'accès à internet. Tout au long du sentier, des boutiques d'articles artisanaux permettent aux habitants isolés de survivre. Pas de mendicité ici mais de la dignité, la dignité d'un peuple fier. Cet arrêt bi-hebdomadaire permet le ravitaillement de ce petit port de pêche en produits de première nécessité. Le débarquement à Puerto Natales se fait sous la pluie. Les plus jeunes et sportifs projettent de faire un trek de plusieurs jours dans le célèbre Parc de Torres del Paine. Quant à Marie ce sera juste une ville-étape. Elle en profite pour visiter les lieux en fin de journée lorsque la pluie a cessé. Elle revient au port où une famille de majestueux cygnes blancs à cols noirs attire son attention. C'est aujourd'hui le premier novembre, les magasins sont fermés. Sur la route du cimetière elle photographie les petites maisons colorées et leur devant de porte bien clôturé. Les pelouses sont recouvertes de pissenlits formant un épais tapis jaune. Quelques massifs de tulipes et de pivoines la renvoient à son jardin lointain. Là-bas, tout doit être en sommeil et elle apprécie la chance d'être à l'autre bout du monde en ce moment. Le jour suivant, Marie se retrouve deux cents kilomètres plus bas, dans la ville la plus australe du Chili, Punta Arenas. Des maisons aux toits de tôle peints de couleurs vives lui rappellent les ports norvégiens du Spitzberg, à latitude inverse, même paysage. Est-ce par hasard que Marie se sent déboussolée dans ces contrées? Son sens inné de l'orientation lui fait défaut. Elle interprète toujours en sens opposé les plans de son guide et doit demander son chemin aux passants. Elle regrette de ne pas avoir emporté une boussole dans ses bagages. C'est donc après plusieurs kilomètres d'errance que Marie arrive au Residencial Roca, avenue Magellan. C'est une belle bâtisse coloniale pleine de charme, tenue par deux soeurs septuagénaires. La chambre est spacieuse, les plafonds très hauts, le lit confortable. A deux pas se trouve la Place des Armes très animée en cette fin d'après-midi printanière. Un groupe de collégiens en uniforme bleu-marine et blanc posent pour elle au pied de la statue du célèbre navigateur. Des boutiques sur roulettes exposent les articles artisanaux faits de laine du pays : bonnets, pulls, écharpes, porte-clés, bijoux. A l'approche du fameux Détroit de Magellan, Marie ne peut s'empêcher d'avoir une pensée émue pour ses lointains ancêtres les portugais, découvreurs et aventuriers courageux. Le lendemain une excursion la conduit dans la pingouinerie de Seno Otway, à bord d'un minibus. Une heure de route où elle peut observer les guanacos broutant les herbes de la steppe, des troupeaux de moutons paissant tranquillement, quelques nandous et des condors. Cette région très aride, balayée par des vents violents, est une réserve naturelle pour les manchots de Magellan, reconnaissables à leur double collerette noire. C'est la période de la couvaison et les parents veillent à tour de rôle sur leurs oeufs enfouis au fond des trous, à même le sable. Au loin, un panorama spectaculaire s'offre à ses yeux : les massifs enneigés de la Terre de Feu. LE PERITO MORENO ET LE FITZ ROY Prochaine destination : El Calafate et le Perito Moreno. Après une brève escale à Rio Gallegos, passage obligé pour rejoindre en bus cette région d'Argentine si célèbre grâce à son glacier, Marie arrive au terminal d'El Calafate au milieu de l'après-midi. Elle n'a qu'une centaine de mètres à parcourir pour se rendre à l'albergue du lago argentino. Cet endroit est très touristique et elle n'est pas étonnée de trouver beaucoup de routards. Heureusement, il reste un lit disponible en chambre individuelle, en cellule plutôt. La pièce mesure deux mètres cinquante sur un mètre cinquante à peu près. Une petite fenêtre en hauteur laisse passer un peu de lumière. Les douches et les lavabos communs se trouvent au fond du bâtiment. Il y a une cuisine équipée à la disposition des clients et Marie, lasse des sandwichs jambon–beurre–pain de mie et des poulet-frites va en profiter pour se cuisiner de bons petits plats qui attireront l'odorat du réceptionniste et des co-pensionnaires. Comme à chaque fois qu'elle arrive dans une nouvelle ville, Marie prend l'atmosphère des lieux en arpentant les rues toujours tracées sur le même modèle, en quadrillage. De beaux magasins, restaurants et cafés se trouvent de chaque côté de l'avenue du général San Martin. Elle entre dans un cyber café pour consulter ses mails et envoyer quelques photos à sa famille et à ses amies. Il fait beau, l'air est frais et elle se réjouit d'être là, consciente du privilège qu'elle a. En remontant vers l'auberge, elle s'arrête au terminal pour acheter son billet pour le lendemain à la compagnie Caltur qui assure l'aller-retour pour le Perito Moreno. C'est donc le lendemain à neuf heures que le bus quitte la ville pour une heure de route à destination du mythique glacier. Le soleil brille, une belle journée s'annonce. Marie est stupéfaite à la découverte de l'imposant spectacle qui s'offre à elle du haut des passerelles. Des kilomètres de passerelles bien sécurisées zigzaguent face au monstre de glace, permettant aux visiteurs de le voir sous plusieurs angles. Tout à coup, un bruit d'explosion la stoppe sur place. Un gros bloc vient de se détacher du front, entraînant d'immenses remous dans les eaux du lac. Elle retrouve la même végétation qu'au Chili, à même latitude : les ciruelillos et les calafates. Quelques rouges-gorges sautillant de branche en branche viennent rompre le silence de leur chant aigu. L'atmosphère est irréelle. Ce glacier avance de deux mètres par jour en été, sous l'action du soleil qui réchauffe les glaces, et des vagues qui viennent miner la base de l'édifice. D'énormes icebergs se détachent et flottent à la surface des eaux turquoise. Les rayons du soleil éclairent d'immenses failles verticales d'un bleu électrique. L'ensemble ressemble à une cathédrale ou à un château-fort dont les créneaux se découpent sur le ciel limpide. Des traces brunâtres alternent avec un blanc-bleuté d'une pureté extraordinaire : on dirait un gâteau marbré. Ces strates sont constituées de sédiments et il est facile de dater l'épaisseur de neige compactée. Plus loin on aperçoit une arche et des cavernes. Le dessus ressemble à de la crème chantilly que l'on aurait dressé à l'aide d'une poche à douille. Marie ne peut s'empêcher de méditer devant ce spectacle hors du commun, faisant le vide dans sa tête et prenant toute l'énergie de ce lieu grâce à une respiration contrôlée. Le soir, Marie réserve une excursion pour découvrir les glaciers Onelli, Spagazzini et Perito Moreno depuis le lac Argentine. Arrivée à l'auberge, elle partage son plat de langoustines avec des touristes rencontrés sur le paquebot de croisière, et raconte sa journée passée devant le fabuleux glacier. Certains ont fait aujourd'hui l'excursion sur le lac et en sont revenus vraiment enchantés. Elle aime ces échanges autour d'un bon plat et d'un bon verre de vin argentin. Les conseils et les avis sur telle ou telle destination sont toujours bons à prendre, même si le temps très variable en Patagonie, peut influer sur l'appréciation de chacun. A sept heures du matin, un minibus vient prendre les touristes à l'auberge pour les conduire à Puerto Banderas, lieu de départ de l'excursion. Une longue file d'attente s'étire avant de pénétrer, après acquittement des droits d'entrée au parc, sur les quais. Les visiteurs se répartissent par groupe d'une cinquantaine de personnes dans les nombreux catamarans ancrés au port. A nouveau, Marie entend parler plusieurs langues, et une charmante hôtesse annonce la bienvenue à bord. C'est sous le soleil matinal que le bateau s'élance. Les passagers, cameras et appareils photos en main, se massent sur les plats-bords pour ne rien perdre du spectacle unique qui se déroule sous leurs yeux. A tribord ce sont des montagnes de granit rouge qui contrastent avec le bleu-vert des eaux du lac. Puis, deux heures après ils aperçoivent les premiers îlots de glace. Le glacier Onelli est en vue. Moins impressionnant que le géant mais tout aussi beau. Chacun se plaît à imaginer une forme : un gros palmipède, une baleine, un navire, une maison de Schtroumfs. Les lunettes de soleil haute protection sont indispensables pour éviter les brûlures et une odeur de crème solaire se dégage des visages rougis par le froid. Des cris d'exclamation se font entendre de part et d'autre. Il règne une atmosphère de joie et les amateurs de photos se régalent, prenant cliché sur cliché pour la postérité. Le bateau redémarre et l'hôtesse annonce le prochain glacier aux environs de midi. Frigorifiés par l'air glacial, les passagers rentrent à l'intérieur pour se réchauffer. Marie s'assied près d'une argentine et entame une conversation par politesse. Cette personne suit, avec un groupe de collègues, un stage de formation à El Calafate et en profite pour faire du tourisme dans cette région si belle. Marie apprend beau-coup de choses sur la vie quotidienne des argentins et son interlocutrice semble ravie de discuter avec une française. Un service de boissons et de sandwichs permet aux touristes de se restaurer. Aux abords du second glacier, le Spegazzini, on retrouve la même effervescence. Celui-ci est très imposant, son front mesure plusieurs mètres. Toujours des dizaines d'icebergs d'un blanc immaculé en haut et bleuté à la base. Quand on pense que seule la partie émergée est visible on réalise avec peine que la partie immergée est dix fois supérieure. Ce lac, le plus grand d'Argentine, mesure près de six cents mètres au plus profond. Le passage vers l'Upsala étant bloqué par les glaces, une approche au pied du Perito Moreno est proposée. Une pluie glaciale se met à tomber, obligeant les touristes à regagner la pièce chauffée à l'intérieur. C'est donc en début d'après-midi que Marie fait face à une barrière de soixante mètres de hauteur. La vue d'en bas est encore plus impressionnante. Plusieurs ruptures se produisent dans un bruit d'enfer. Les remous font dangereusement bouger le bateau. Les fenêtres lumineuses ont disparu laissant place à des failles verticales de couleur grise ou noire. L'omelette norvégienne s'est transformée en un redoutable fantôme. Hier, sous le soleil et vu d'en haut, le glacier était féérique, aujourd'hui, sous la pluie et vu d'en bas il est dantesque. Après une bonne nuit Marie prend le bus pour El Chalten, situé à trois heures de route plus au nord. Le même paysage de steppes se déroule : ci et là quelques guanacos et choiques semblables à des autruches, affrontent le vent glacial. Elle regarde la cordillère enneigée se dessinant au loin sur un ciel azuré parsemé de gros nuages blancs, lorsque soudain, le Géant s'offre à elle. Elle l'a déjà vu en photo, mais le voir en vrai la remplit d'une immense joie et du sentiment d'être privilégiée. Cette dent de granit émerge des montagnes et son sommet joue à cache-cache avec les nuages. Le Fitz Roy grossit de plus en plus. Ses couleurs changent au gré de la lumière, passant du gris bleuté au rose tendre. La neige recouvre les flancs, le sommet est dénudé, battu par les vents. L'arrêt du bus devant le Maison d'information du Parc lui permet de se renseigner sur les diverses randonnées à effectuer et, passionnée par les plantes, elle achète un dépliant sur la faune et la flore de cette région. Chaque groupe est accueilli par des animateurs qui donnent les règles à suivre pour respecter l'environnement et signaler le risque de se trouver face à face avec un puma! Les empreintes de daims doivent être signalés également. Des consignes de sécurité sont données afin d'éviter les accidents. El Chalten est un tout petit village s'étendant dans la vallée. Il reçoit des amateurs de randonnées et des andinistes chevronnés de tous les pays. C'est à l' Auberge Patagonia qu'elle trouve un lit dans un dortoir prévu pour quatre personnes. Comme dans toutes les auberges il y a une cuisine équipée, une salle à manger et beaucoup de routards. Ici aussi, les prés regorgent de fleurs jaunes de pissenlits. L'accueil est très chaleureux. Marie partagera sa chambre avec une allemande et deux autrichiens. Après un déjeuner composé d'une soupe de citrouille et de blanc de poulet frit, elle décide de se rendre au Mirador, en direction de la Laguna Capri. Le sentier grimpe sévèrement dès le début. Elle doit s'arrêter pour reprendre sa respiration à plusieurs reprises et elle profite de ces haltes pour se retourner et admirer le village : des toits de tôle de couleur bleue, verte, rouge, jaune rendent ce petit village très gai. Le soleil brille mais un vent glacial souffle. La forêt de hêtres atténue son effet. Au bout de deux heures de marche entrecoupées de pauses, le sentier est à découvert et un spectacle hors du commun s'offre à Marie : un couple de condors plane au-dessus d'elle. Elle s'amuse à les suivre à la jumelle et observe le travail des rémiges. Trois battements d'ailes et la levée des rémiges leur permet de se diriger. Ont-ils aperçu une proie? Leur cercle s'agrandit de plus en plus et ils disparaissent derrière les montagnes. Des mottes buissonnantes, épineuses et flamboyantes parsèment l'herbe rase. Ce sont des mata guanaco. Les fleurs ne s'épanouissent pas, ce sont des boutons en forme d'ogives de couleur rouge-orangé qui contrastent avec le vert des prés, le bleu du ciel et le blanc de la neige au loin. Une barre rocheuse s'élève: le Fitz Roy. Il se dresse, majestueux. Marie a une pensée émue pour Lionel Terray qui l'a gravi en 1952. Quel courage! A côté, elle se sent toute petite. On dirait une canine dressée qui s'élève à près de 3 500 mètres d'altitude. Les indiens l'avaient surnommé “le volcan” en raison des nuages gris qui le recouvrent souvent comme de la fumée qui s'échapperait d'un volcan. Heureusement, cet après-midi, elle peut l'admirer et le photographier dans toute sa splendeur. Lors de la descente vers le village, Marie aperçoit, à flanc de montagne, plusieurs traces blanchâtres, signe qu'il y a au-dessus, posées sur le rebord étroit, des aires de condors ou d'aigles. Les rapaces continuent leur ballet dans le ciel et se jouent des randonneurs. Elle s'arrête plusieurs fois pour se désaltérer à l'eau pure des petits torrents qui dévalent les pentes. Plus bas, elle observe des carpinteros magallanicos, ces piverts au jabot rouge feu, au bec noir et au plumage gris strié de blanc. Habitués aux humains, ils ne daignent même pas arrêter leur martèlement sur les vieux troncs calcinés par les tempêtes. En revenant sous le couvert des hêtres, elle croise Georges, le bordelais septuagénaire qu'elle a rencontré sur le Puerto Eden. Ce vieil homme solitaire, très alerte et jovial, semble ravi de retrouver un visage connu. Ils échangent quelques mots, se racontant leur parcours depuis leur séparation à Puerto Natales, quinze jours auparavant. Les journées sont si intenses ici en Patagonie qu'il leur semble s'être rencontrés dans une autre vie. Tout au long de son voyage Marie croisera ainsi ce qu'elle appelle “des petites étoiles”, des hommes et des femmes remplis d'optimisme, les yeux pétillant des mêmes valeurs qu'elle, une sorte de communauté de gens de bonne volonté. Ces deux-là auraient pu faire un bout de chemin ensemble, mais la timidité et le respect mutuel en ont décidé autrement. Le lendemain, de très bonne heure, Marie opte pour une randonnée vers le Mirador du Cerro Torre. L'approche est plus douce. Le sentier démarre dans les tourbières moelleuses gorgées d'eau. De temps à autre, les montagnes se reflètent dans des petites mares, accentuant la magie des lieux. Sur ce versant mieux exposé au soleil, les anémones et les orchidées foisonnent. Sur la gauche Marie découvre une montagne en forme de pyramide bicolore, noire et blanche. Des cascades gigantesques alimentent plus bas la rivière Fitz Roy, cachée par la végétation. Le chemin devient de plus en plus ardu et serpente à travers les rochers et les souches grises des arbres morts. Arrivée au Mirador, la même émotion indescriptible envahit Marie. A côté du Géant, sur la gauche, un autre massif plus bas et arrondi : le Poincenot. Celui-ci est entièrement recouvert de neige. Ces deux sentinelles veillent amoureusement sur le village. Marie sort le pique-nique de son sac et s'assied, fatiguée, sur l'un des nombreux bancs. Il est midi, le soleil tape fort et toujours ce vent cinglant. Lunettes de soleil, bonnet, coupe-vent, crème solaire sont vraiment indispensables. Son plaisir, à chaque grande halte, c'est d'ôter ses chaussures et chaussettes afin de laisser respirer ses pieds. Le troisième jour, Marie entreprend de gravir le versant opposé, en direction du Mirador du Lago Toro. Le départ du sentier est situé juste à côté de la Maison du Tourisme. Des panneaux de bois balisent le chemin, aucun risque de se perdre. Au pied de la montée même fraîcheur et humidité, même végétation. Au bout d'une heure de marche celle-ci se raréfie, laissant place à un paysage aride. Seules des fétuques jaunâtres poussent ça et là. La montée est de plus en plus difficile, la fatigue et le découragement se font sentir. Le sommet est encore loin et à ce rythme elle pense au retour qui risque de s'avérer trop long. Marie n'aime pas renoncer mais la sagesse lui conseille de faire demi-tour. La descente est plus agréable, moins épuisante pour son coeur qui, à cette altitude, doit travailler deux fois plus. Au loin, toujours les deux sentinelles au garde-à-vous, vues sous un angle différent. En bas, le paisible village semble endormi. Le clocher de l'église sonne midi lorsque Marie arrive, épuisée, à l'auberge Patagonia. Ce midi au menu ce sera ratatouille et beefsteak. L'auberge est vide de touristes, les jeunes partant pour la journée entière et ne revenant que tard le soir, le visage et les bras rougis, fourbus mais heureux. L'après-midi Marie décide d'aller voir les chutes du Chorillo del Salto. Cette promenade suit la petite rivière Las Vueltas. Il n'y a pas d'effort à faire, juste mettre un pied devant l'autre. Le début est une piste caillouteuse et à chaque passage d'un 4x4 un nuage poussiéreux l'oblige à se protéger le visage avec son écharpe en guise de masque. Sur le bord de la rivière, un couple d'oies andines prend le soleil. Le mâle tout blanc excepté son bec et ses pattes noires, les ailes rayées de gris. La femelle toute grise, plus petite. Le couple semble habitué à la fréquentation de cet endroit par les curieux car il ne daigne même pas bouger. Puis l'accès est interdit aux véhicules et la piste se transforme en un agréable sentier qui serpente au milieu d'un épais tapis d'herbe verte parsemé de milliers de fleurs de pissenlits. Ici encore des calafates, des ciruellos (sorte de chèvre-feuille) aux fleurs orange flamboyant, des gaultherias aux baies violettes, un véritable festival de couleurs. Soudain, Marie entend un bruit assourdissant : des tonnes d'eau s'abattent sur les rochers. Haute d'une quinzaine de mètres, la cascade miroite sous l'effet du soleil. A ses pieds, beaucoup de touristes, appareils photos en mains, immortalisent la scène. La roche est grise, brillante, usée par l'écoulement de l'eau. Sur les côtés, le gris des arbres déracinés contraste avec le vert des arbustes en fleurs. Quelques amoureux semblent s'éterniser, assis sur les rochers. C'est rechargée en énergie que Marie regagne le village qu'elle doit quitter ce soir pour une très longue route qui la conduira jusqu'à Chile Chico. RETOUR EN PATAGONIE CHILIENNE C'est donc vers 15H30 que le minibus arrive le 10 novembre à Chile Chico. La traversée sur la célèbre route 40 a été fatigante. Peu ou pas de goudron, un bus en mauvais état pas confortable du tout, un arrêt au petit matin dans une estancia pour le petit déjeuner, un ranch perdu au milieu de nulle part, un lever de soleil magnifique, la terre et le feu. Le passage de la frontière à los Antiguos avait duré plus d'une heure, les chiliens vérifiant tous les bagages des argentins; puis ce minibus pour elle toute seule. Ici aussi des lacs à perte de vue, des paysages magnifiques. L'aridité a laissé place à une nature généreuse. Marie est très heureuse de retrouver “son” Chili et la gentillesse de ses habitants. L'hôtesse du guichet ne l'avait-elle pas appelée corazon? Ce n'est pas en France que de tels mots affectueux seraient prononcés. Ce n'est pas de la familiarité, seulement un signe d'attention. La voyageuse trouve un hôtel, le Rosaria, juste à côté du port. Marie va se dégourdir les jambes en gravissant la colline qui se dresse derrière le port et où trône une Vierge. Des lycéens argentins en voyage de fin d'année chahutent et interpellent la touriste : “D'où viens-tu? Où vas-tu? Tu viens de quel pays?”. De là-haut Marie voit la petite ville et ses rues quadrillées, les barges ancrées prêtes à larguer les amarres pour Puerto Ibanez, ville située sur l'autre rive du lac Carrera. Ce soir, elle ira au restaurant car dans le bus, contrairement aux habitudes, les repas n'ont pas été servis et elle se sent affamée. Le lendemain matin elle parcourt les rues de la ville et observe l'avance du printemps : les soucis et les pivoines sont en fleurs, les arbustes aussi comme le pommier de japon, le forsythia, le genêt. Près de l'hôtel elle remarque une quantité de plantes en pots. Une jeune femme s'approche, la salue et la conversation est entamée. La même passion les anime : les fleurs et les plantes. Elle s'appelle Marcela. C'est une belle femme d'environ trente cinq ans, ses longs cheveux noirs bouclés encadrent un visage fin, à peine typé. Sa voix est douce, elle est souriante. Marie est invitée à pénétrer à l'intérieur de la serre et s'exclame devant tant d'abondance. Des semis et des boutures partout, bien étiquetés. Marie traduit en français le nom des plantes qu'elle reconnaît. Beaucoup de noms sont semblables car la racine est latine. C'est à regret que les deux amies se séparent car Marie doit faire ses bagages et embarquer sur le Pilchero pour l'autre rive. La route 40 n'a rien à envier à la Carretera Austral si ce n'est la végétation luxuriante. Même ripio, même poussière lorsque le temps est sec. De part et d'autre de la route d'immenses fougères, des bambous, des malcas (sorte de rhubarbes) en fleurs violettes dont les tiges se mangent crues et salées, transportent Marie en forêt tropicale tandis que nous sommes en Patagonie, à environ 47° de latitude Sud. Sur la gauche les sommets enneigés se découpent sur le ciel bleu. La route serpente dangereusement dans un foisonnement de cascades, de torrents, de lacs, de falaises et de plantes géantes. On se croirait dans un conte de fées! Le bus croise des touristes à bicyclette, sacoches bien remplies. Ces fous du cyclo ont bien de la chance de pouvoir s'arrêter quand ils le veulent. Planter la tente dans des lieux aussi magiques et sublimes, seuls, coupés du monde, n'ayant pour compagnie que la nature généreuse, quel luxe! Le bus arrive à Coihaique en pleine nuit. Difficile pour Marie de se repérer dans ce dédale de rues à la recherche d'un hôtel. Heureusement, quelques habitants croisés sur les trottoirs lui indiquent un hospedaje à un kilomètre de là, rue Freire. L'accueil est toujours aussi chaleureux. Elle pénètre dans une salle commune sombre, surchauffée, enfumée. Quelques hommes sont attablés, étonnés de voir ici une gringa. Les locaux, en effet, sont plutôt métissés, bruns de peau et de cheveux. Marie à une chevelure plus blanche que neige, le teint pâle. La maîtresse de maison semble hésiter avant d'accepter de recevoir son hôte. Le patron, quant à lui, conduit directement la touriste dans une cuisine sortie tout droit d'un roman de Victor Hugo. La table de bois brut cirée par la saleté des années est surchargée de récipients, couverts ébréchés et restes de nourriture. Les murs sont tapissés de placards et d'étagères où s'entassent les ustensiles et provisions. L'évier déborde de vaisselle sale et la gazinière n'a pas vu l'éponge depuis des lustres, L'homme propose à Marie de partager son repas. Poliment, elle refuse, ne voulant pas abuser de son hospitalité. Elle sort de son sac à dos un sachet de soupe poulet-vermicelle et un sandwich jambon-fromage. Pour ce soir, ça ira, pense t-elle. Elle est affamée, mais la vue de ce spectacle la rebute un peu. C'est vraiment du typique. Cet hospedaje restera pour longtemps dans les souvenirs de Marie, tant pour la cuisine que pour la chambre : des draps sales, pas de chauffage, des couvertures sentant la crasse et l'humidité. Et la salle-de-bains, impossible d'y entrer tellement c'est sale. Marie fera sa toilette à la lingette. Le lendemain Marie va se promener le long du Rio Simpson pour découvrir l'attraction locale : la tête d'indien. La route est bordée de hauts lupins en fleurs. Le violet mélangé au jaune des cytises est un ravissement pour la touriste. Elle, qui ne peut réussir à faire pousser de lupins dans sa terre trop calcaire, est émerveillée. Ici, la terre est brune, volcanique. La région foisonne de volcans qui se réveillent parfois, projetant leurs cendres à des dizaines de kilomètres. Le rocher de granit apparaît et, avec un peu d'imagination, on peut reconnaître, en effet, le profil d'une tête d'indien. Chaque ville offre ainsi une spécialité touristique à voir ou à goûter. Plus enthousiasmée par la flore que par la vue de ce bloc de granit gris, Marie remonte la route jusqu'au centre ville, en direction de la Place des Armes. Toujours le même schéma: au centre, une statue en bronze d'un général célèbre, ici O'Higgins, des canons, une fontaine, des arbres, des bancs, des marchands ambulants, des étudiants dans leurs costumes bleu-marine, chemises blanches et cravates, des pigeons, des vendeurs de grains, des agents de ville balai en mains, d'autres chargés du stationnement encaissant la taxe. Ici, au Chili, peu de chômage. Chacun à un petit emploi. Excepté aux abords des grandes villes, Marie ne trouvera pas de sans logis. C'est peut-être dû au sens de la famille très développé dans ce pays. Les vieux sont respectés et pris en charge par les enfants et petits-enfants. La solidarité et l'entraide sont encore présents. A aucun moment Marie n'a ressenti de stress venant des chiliens. Ils sont décontractés, très lents, heureux de vivre. Peut-être est-ce dû à leur récente liberté? Sortis d'un régime de dictature sous Pinochet, ils goûtent à la joie d'une liberté durement acquise. Le lendemain matin Marie arrive à Chaiten, petit village situé au bord de la mer. C'est d'ici qu'elle prévoit de rejoindre l'Ile Chiloe en ferry. Dès sa descente de bus elle part, comme à l'habitude, à la recherche d'un hospedaje. Personne dans les rues. Le premier hôtel est fermé. Au deuxième, la propriétaire dit : “Désolée, je n'ai pas d'eau”. Il règne ici une ambiance étrange, inhospitalière. Marie s'enfonce un peu plus dans la ville et tombe sur une épicerie ouverte. “Bonjour Madame, pourriez-vous m'aider, je suis à la recherche d'un hôtel”. “Pas de problème, je vais appeler mon amie Carla, elle va venir vous chercher.” Et la discussion se poursuit. Marie apprend, tout étonnée, que le village a été enseveli en mai 2008, suite à l'éruption du volcan. “Allez voir là-bas” dit l'épicière en tendant son bras, “il ne reste plus rien”. Carla arrive à bord de son puissant 4x4. Elle conduit Marie au Don Carlos, rescapé du sinistre. Un drapeau gris flotte au-dessus d'un échafaudage de bois sur lequel repose une énorme citerne d'eau. Les murs jaunes à l'origine tirent sur une couleur jaune-grisâtre. L'herbe a du mal à pousser, le sol est recouvert de cendres. L'hôtel est très grand, désert. Dans l'immense salon des photos aux murs attirent l'attention de la touriste : celles d'avant et celles d'après la catastrophe. Que vient faire cette étrangère ici doit penser Carla. N'a t-elle pas lu son guide? Si, elle l'a bien lu mais il date de 2008-2009 et l'information n'y figure pas. Marie commence à angoisser d'autant plus que le prochain départ de ferry n'est prévu que dans trois jours. Le volcan Chaiten aperçu au-dessus des montagnes continue de fumer et c'est peu rassurée que l'aventureuse part constater les dégâts occasionnés par l'éruption. Dix centimètres de cendres recouvrent les rues, de larges traces de pneus indiquent que de gros engins sont venus déblayer les lieux. Des amas de cendres s'entassent de part et d'autre du chemin. Les maisons de bois sont englouties, ne laissant apparaître que leurs toits rouges. Les voitures aussi ont été saisies par la coulée dévastatrice. Les câbles électriques arrachés s'agitent au vent. Il règne ici un silence de mort. C'est une ville fantôme, un décor de film d'horreur. Mais que font ces gens ici? Marie apprendra que le gouvernement a relogé les habitants plus loin, hors du danger potentiel et qu'il ne reste que des résistants, des enracinés qui ne veulent pas partir malgré la menace d'une nouvelle éruption. Marie a rencontré deux “Calamity Jane” sorties tout droit d'un western. Elle aura la chance d'apprendre qu'un ferry appareillera le soir même pour Quellon. Les dieux auraient-ils entendu ses prières? La traversée du canal Corcovado durera plus de six heures sur une véritable tôle ondulée, éprouvante. Chiloe la rayonnante, Chiloe la fière, Chiloe la typique, Chiloe la désirée s'offre enfin à Marie. Il y a vingt ans, lors de son précédent voyage au Chili, le couple était allé jusqu'à Puerto Montt et la région des lacs. On leur avait tellement vanté cette île que dans l'imaginaire de Marie sa beauté était devenue inaccessible. La découvrir la remplit d'une immense émotion. Elle n'est pas déçue. La lande parsemée de genêts et de ciruellos en fleurs se déroule sous ses yeux. Des troupeaux de vaches bien grasses paissent tranquillement. L'herbe est riche, bien verte. Le soleil brille et rend tout plus beau. Il pleut souvent dans cette région agricole. Les maisons colorées égayent le paysage et toujours ce ciel patagon d'un bleu soutenu sur lequel se détachent de gros cumulus blancs. La capitale, Castro, s'enorgueillit en son centre d'une belle église tout en bois aux tons pastels de violet et de jaune. Près d'elle le musée régional, en bois également, permet à Marie de mieux connaître l'histoire des chilotes, derniers résistants de la colonie espagnole. Des maquettes de chalupones, ces embarcations creusées dans les troncs d'arbres dont la proue et la poupe sont identiques, sont exposées à côté d'instruments de musique typiques. Marie flâne dans les rues animées et se réjouit de pouvoir goûter aux premières cerises et fraises de l'année. Un vrai régal! Puis elle descend vers les palafitos, ces maisons de pêcheurs construites sur pilotis, qui sont l'attraction de la ville. Côté rue, c'est une succession de façades en bois, aux bardeaux peints en bleu, vert, jaune, framboise. Côté mer, c'est moins joli: des moules sont accrochées aux poteaux qui soutiennent les maisons et une odeur désagréable se dégage des lieux. Plus loin, une locomotive noire aux jantes rouges trône au milieu d'un square fleuri de gaillardes et de lupins aux tons pastels. Des enfants jouent sur la plage recouverte de coquilles. Marie pense à ses petits-enfants et la nostalgie l'envahit.

SANTIAGO - VALPARAISO Marie quitte l'Ile Chiloé pour un long trajet de nuit en direction de Santiago. Elle connaît déjà cette région et préfère gagner du temps en voyageant de nuit, les bus étant confortables et se sentant en sécurité dans ce pays. Aux abords de la capitale, elle sent une vive émotion l'envahir et les souvenirs des trois mois passés dans l'attente d'une décision de justice remontent à la surface. Elle est à la fois impatiente et inquiète. Ne va-t-elle pas être déçue? Le taxi la dépose devant le Residencial Londres 54, recommandé par les jeunes toulousains. On se croirait dans un vieil hôtel anglais avec ses fauteuils dépareillés, son parquet crissant sous les pas, ses salons cosy et ses chambres aux plafonds très hauts. Ambiance très british. Cet hôtel a l'avantage d'être à deux pas du centre, dans un quartier très calme. La température avoisine les trente degrés l'après-midi lorsque Marie gravit le Cerro de la Virgen del Valle à los Andes. Le sentier caillouteux zigzague à travers les cactus, ce sentier qu'elle a gravi vingt ans plus tôt en compagnie de son mari. C'est comme un chemin de croix tellement la montée est rude. Elle avait promis de revenir ici si son voeu était exaucé : adopter Julie. Ici, le paysage n'a pas changé, contrairement à la banlieue de Santiago qui a vu grandir de gigantesques gratte-ciel. C'est épuisée que Marie arrive aux pieds de la statue. Elle sort l'ex-voto de son sac et l'accroche à la grille bleue qui entoure la Vierge. Debout, elle la remercie de tout son coeur et adresse une prière, mélange de bouddhisme et de christianisme, à l'intention de sa fille. Pas de Je vous salue Marie, pas de Notre père, juste un recueillement religieux. C'est le coeur léger qu'elle quitte ce lieu de pèlerinage, redescend vers la ville et apprécie de déguster une glace à la vanille à la terrasse d'un café. Le soir, Marie va se promener dans Ahumada, la principale rue piétonne de la capitale, toujours bondée de monde, avec ses beaux magasins et ses nombreux fast-food, les pollitos, restaurants où l'on trouve des demi-poulets grillés accompagnés de frites (papas fritas), le tout servi avec un énorme verre de coca-cola ou de soda. Il lui est agréable de se fondre dans la foule, de passer pour une véritable chilienne. Le lendemain Marie se dirige vers le Cerro Santa Lucia au pied duquel se dresse toujours l'hôtel Monte Carlo. On dirait qu'il a souffert du récent tremblement de terre, ses murs roses sont fissurés et il semble à l'abandon. La montée matinale de cette colline la renvoie à ses vieux souvenirs et Marie ne peut s'empêcher de penser à sa fille qui trottinait à ses côtés ou juchée sur les épaules de Jean, heureuse d'avoir enfin trouvé une famille. Les décors n'ont pas changé, seule la saison a changé : autrefois c'était l'hiver en plein mois d'août, les arbres dénudés, les massifs dépourvus de fleurs, à présent c'est le printemps, l'équivalent d'un mois de mai en France, et les fleurs abondent. Des jardiniers, tuyau ou balai en mains s'affairent à arroser les massifs ou balayer les allées. D'énormes acanthes en fleurs voisinent avec des cornes de bélier, les céanothes et les bougainvilliers se mêlent aux fleurs violettes des jacarandas (flamboyants bleus-violets), les palmiers se reflètent dans les vitres bleutées des immeubles avoisinants. Une cascade s'écoule dans trois grandes vasques superposées, ajoutant un brin de fraîcheur et d'humidité à cet endroit si romantique. Marie arrive au sommet et redécouvre les créneaux du fort aux briques rouges, retrouve avec émotion l'endroit même où avaient été prises les photos. Rien n'a changé. La colline a résisté au tremblement de terre! Seul le point de vue a changé : la ville semble deux fois plus étendue. Un groupe de jeunes filles, portable en mains, s'amusent à se photographier, assises sur un énorme canon. Marie s'assied sur un banc et médite sur la notion du temps. Pour l'ascension de l'autre célèbre cerro de Santiago, le San Cristobal, Marie emprunte le funiculaire. A plus de trois cents mètres de dénivelé est érigée une immense statue de la Vierge de l'Immaculée Conception qui veille sur la ville, les yeux levés vers le ciel et les mains ouvertes en offrande. Premier arrêt au zoo (c'est ici que Julie avait vu pour la première fois des girafes et des lions). Les jeunes parents accompagnés de leurs enfants excités descendent. Deuxième arrêt, l'esplanade de la Vierge. La statue géante attire de nombreux touristes, croyants ou non. Un jardinier propose gentiment à Marie de la prendre en photo avec, au premier plan, les roses épanouies dont il est si fier, et en arrière plan la statue vénérée. D'ici, la ville semble encore plus étendue et la pollution empêche de discerner clairement les limites de la mégapole noyée sous une fine couche de brume. Prochaine destination : Limache et le foyer Saint-Vincent de Paul. Trois heures de route sont nécessaires pour atteindre les lieux si chers au coeur de Marie. Ce chemin parcouru autrefois dans un autre état d'esprit lui semble long et court à la fois. Long car elle est pressée d'y arriver, court car elle apprécie la nature généreuse en cette saison : les cerisiers croulent sous le poids des cerises et les avocatiers sont en pleine production. Les champs de pommes de terre, de fèves et d'asperges alternent avec les vergers. Cette région agricole, loin de la capitale, convient mieux à Marie. Il est midi lorsque le bus “Golondrinas” stoppe devant la petite Place des Armes. Rien n'a changé. Toujours ces larges trottoirs carrelés qu'elle a foulé pendant trois mois, seule ou accompagnée de Julie. Une joie mêlée de nostalgie envahit la touriste. Une inquiétude aussi (et si le foyer n'existait plus!) Marie dépose ses bagages au petit restaurant faisant face à la place et dans lequel elle vient de se restaurer à la hâte, puis elle part, conduite par ses souvenirs ancrés dans sa mémoire, comme téléguidée, vers la rue Colon, au 349, où se trouvait le Foyer. La statue de bronze du célèbre saint, un enfant dans les bras et deux autres à ses pieds est toujours là, sur le trottoir. Elle reconnaît les grilles, la porte, la cloche. Le coeur battant très fort Marie s'apprête à la saisir lorsque la porte s'ouvre, laissant apparaître deux adolescents. Elle entre dans le hall, s'approche de la jeune secrétaire souriante et se présente. La Mère Supérieure étant absente, c'est Sonia, l'éducatrice qui se souvient très bien de la petite Julita, sordita con ojos azules qui recevra Marie.(...) Ses pas la conduisent machinalement vers le Collège Allemand où elle est restée près de trois mois, en attente du jugement. Elle reconnaît l'enseigne de tôle peinte en vert se dressant en arche au-dessus du portail et sur laquelle est écrit “Farienheim”. La cour est identique, des amarylys en fleur et des acanthes de part et d'autre de l'entrée gravillonnée. La grande baie vitrée et le hall. Son coeur bat très vite. Tout se mêle dans sa tête et son coeur, le passé et le présent se bousculent. Sur la gauche, le bar et derrière le comptoir deux femmes. Marie s'adresse à celle qui l'accueille d'un large sourire, se présente et demande poliment la permission de visiter le parc et de prendre des photos. A gauche la piscine, ses relax blancs et ses parasols, un peu plus loin l'aire de jeux avec le tourniquet et les balançoires sur lesquels Julie passait des heures. Les arbres centenaires aux essences rares reconnaissent Marie et agitent leurs feuilles en guise de bienvenue. Le parc s'étend sur un demi-hectare, bien entretenu. Les bancs se souviennent de cette maman et de cette petite fille qu'ils recevaient souvent. Ils revoient leurs visages se faisant face, les mouvements de leurs lèvres, leurs sourires, leurs câlins. Plus loin, en contrebas, il y avait une vache noire et blanche. Julie arrivait à prononcer le mot “vaca”. Elle n'est plus là. Le bâtiment qui était occupé par les collégiens est vide. Marie se revoit dans sa chambre où elle a commencé, patiemment, à apprendre quelques mots de français à Julie. Elle s'entend lui chantonner à l'oreille droite : “A la claire fontaine...” Que de chemin parcouru depuis ce temps! Il n'y a pas d'hôtel à Limache et Valparaiso n'est qu'à une heure en métro-bus. Un taxi la dépose à l'hôtel Pilcomayo au Cerro Alegre. Marie est encore toute bouleversée par le retour sur ces lieux qu'elle avait dû quitter en pleurs, vingt ans auparavant, les démarches n'aboutissant pas et surtout menacée de radiation par le directeur de l'hôpital. Elle était loin de sa famille et de ses deux garçons qui lui manquaient beaucoup. Elle n'avait pas pu revenir à Noël lorsque la nouvelle était tombée : “Vous pouvez venir chercher Julie”. Mais le bonheur d'avoir enfin une réponse à la question de sa fille l'emporta et elle passa une très bonne nuit. Le lendemain, Marie continue son tourisme et part à la découverte de la ville qui n'a pas changé. Les maisons colorées tapissent les collines qui protègent la baie. Des ascenseurs brinqueballants font la navette entre le bas de la ville et le haut des quartiers les plus beaux, évitant ainsi aux piétons bien des fatigues. C'est un véritable festival de couleurs, entre les murs peints de couleurs vives et les fleurs qui débordent des balcons. Marie est attirée par le musée à ciel ouvert, au cerro Bellavista, où les artistes-peintres rivalisent de créativité. Un vieil homme est en train de peindre les marches d'un escalier d'une marine éclatante, dans un style figuratif plus vrai que nature. Les barques semblent flotter sur l'océan et les mouettes blanches se dessinent sur un ciel azuré. Plus loin, des bancs en demi-lune recouverts de mosaïques invitent au repos. Les lampadaires aussi sont tapissés de mosaïques aux couleurs vives. Ailleurs, ce sont des tags plus ou moins réussis. Les chats et les chiens cohabitent. Un persan gris est allongé sur le rebord d'une fenêtre, se fondant avec le gris des volets et de la grille. Il ne daigne même pas bouger lorsque Marie le prend en photo. Le quartier dégage beaucoup de charme et les touristes sont très nombreux ici. En revenant vers l'hôtel, Marie aperçoit une enseigne “Kfe Havana Club”. Depuis son arrivée en Amérique du Sud elle n'a bu que du café en poudre! Ici, peut-être va-t'elle pouvoir déguster un bon café! Ramon le cubain l'accueille gentiment et lui sert un véritable expresso. Quel régal! Il lui parle de sa femme et de ses enfants laissés à Cuba et son souhait le plus cher c'est de visiter Paris un jour. L'hôtel est ancien. C'est un grand bâtiment à étage où les chambres et les dortoirs se répartissent de chaque côté d'un large couloir moquetté. Une cuisine équipée bien propre est à la disposition des clients. Deux ordinateurs gratuits d'accès meublent le grand salon. Une vieille machine à coudre Singer décore la pièce aux côtés d'un écran télé dernier cri. Des canapés usés invitent au repos dans le coin lecture. Satisfaite de cette première journée, Marie va cuisiner des fèves aux lardons, le tout arrosé d'un bon vin chilien “El Gato” (le chat). COQUIMBO Encore toute bouleversée par sa découverte, Marie continue son trajet vers le Nord, vers la ville natale de sa fille, Coquimbo. Des vignes et des champs d'oliviers s'étendent à perte de vue au départ de Valparaiso, dans la vaste plaine s'étalant entre le Pacifique et la Cordillère. Puis le paysage devient plus aride et la panaméricaine longe l'océan sur plus de trois cents kilomètres, surplombant de magnifiques criques. Les roches rouges, riches en cuivre et recouvertes de cactus, se détachent sur un ciel sans nuages. Il fait de plus en plus chaud et les tongs ont remplacé les chaussures de randonnée. Son sac à dos s'est allégé au fur et à mesure du voyage, surtout à Chaiten où Marie a offert la moitié de ses vêtements à Carla, toute heureuse de recevoir des “marques” françaises. Le bonnet a laissé place à la casquette et les lunettes de soleil sont vraiment indispensables. La climatisation du bus fonctionne à plein régime et les postes de télévision projettent leur DVD sous les yeux attentifs des voyageurs, tantôt en espagnol, tantôt en anglais mais sous-titrés. Marie ne s'assied plus au premier rang, plutôt au milieu ou au fond, depuis qu'un bus de la même compagnie a fait quatorze victimes au sud de Santiago. Elle a vu les images dans sa chambre le soir et, croyant aux signes, elle est devenue prudente. En Amérique du Sud les habitants sont friands de faits divers qui sont repassés en boucle sur les diverses chaînes avec des témoignages plus émouvants les uns que les autres. Ajoutez à cela les Novelas, ces feuilletons romantiques à l'eau de rose, il ne reste pas grand chose à regarder, à part les émissions de cuisine qui, comme en France, ont un réel succès. Coquimbo, petit port de pêche situé à une dizaine de kilomètres au sud de la Serena, capitale de la région, est en vue. Cette ville est abritée par une baie et s'arrondit au pied des collines, ce qui en fait un lieu tranquille et charmant, loin du tumulte de la grande ville touristique. Marie, comme à l'habitude, part à la recherche d'un hôtel en cette fin de journée. Elle ne réserve jamais à l'avance, préférant voir sur place la situation et le confort. Tout près du terminal de bus, dans une rue parallèle, elle trouve un apart-hôtel bien tenu. Elle restera là une bonne semaine pour se reposer et digérer les milliers de kilomètres parcourus. Idéal. La touriste va enfin se poser en vacancière. Le lendemain matin ses pas la guident vers le port de pêche animé. De gros palans lèvent les filets pleins de calamars et de thons qui viennent se déverser à même le quai. Les pêcheurs pèsent et découpent leur butin, rejetant les viscères à l'eau, festin attendu des pélicans et des lions de mer, habitués à recevoir cette manne providentielle. Les grosses têtes de chats à longues moustaches n'ont qu'à ouvrir leur gueule pour engloutir, encore chauds et sanguinolents, les rejets de la pêche. Le vol pataud des pélicans plongeant depuis le quai ne les effraie même pas. Les marchands et les restaurateurs négocient avec les patrons pêcheurs. Chacun semble y trouver son compte et le quai se vide peu à peu, laissant les lions de mer et les pélicans repus jusqu'au lendemain. Les mouettes mangent les miettes en virevoltant au-dessus des barques. Près du terminal pesquero une multitude de restaurants proposent leurs spécialités. Les passants peuvent grignoter à toute heure les crustacés préparés à l'avance et présentés dans des bols en plastique transparent. Moules, crevettes, calamars baignent dans un jus épicé et une odeur de pêche fraîche s'exhale des étals. Chez Juanito, chez Rosa, chez Don Jose. Chaque stand porte le nom de son propriétaire et des tables recouvertes de tissu coloré invitent à la dégustation. Evacuation tsunami. De grosses flèches jaunes indiquent au sol la direction à prendre en cas de raz-de-marée. Marie emprunte l'escalier en zigzag qui grimpe jusqu'au sommet de la colline où se dresse une immense croix en béton, la Croix du 3ème Millénaire. Les hibiscus, les lantanas et les strélitzias débordent des jardins et des géraniums géants et abondamment fleuris retombent en cascade le long des murets. A chaque halte, Marie se retourne pour profiter de la vue sur le petit port; au loin, les sommets enneigés de la cordillère, véritable décor de carte postale. Au Chili, les chiens sont rois. On les trouve partout, seuls ou en bande, même dans les terminaux de bus; ils font partie du paysage et surtout, ils ne sont pas agressifs et aboient rarement. Curieux, ils accompagnent les touristes ou les précèdent pour leur indiquer le chemin. Au pied de la croix un groupe de touristes chiliens pénètre dans la chapelle moderne. Mariage du bois et du béton, statues religieuses, autel épuré, odeur de cierges, recueillement. Le jour suivant Marie décide de grimper jusqu'à la Mosquée récemment construite et parrainée par le roi Mohammed VI pour la paix dans le monde. C'est la seule mosquée du pays, ce pays largement catholique. Trouvant cette construction pour le moins incongrue dans ce paysage et surtout inutile car il n'y a pas de musulmans ici, Marie ne peut s'empêcher de repenser à sa fille et à ses nombreux voyages au Maroc. Les drapeaux chilien et marocain flottent au vent, les voûtes au style mauresque et les mosaïques vertes et blanches ne sont pas sans lui rappeler un petit air de déjà vu. L'Orient et l'Occident cohabitent sous le regard tolérant des coquimbiens. Le sentier redescend, bordé de bananiers, de palmiers et de cannas. Les habitants croisés la renvoient aux origines de sa fille. Il y a peut-être ici des parents, des gens qui l'ont vu naître, qui ont connu sa mère et, inconsciemment, Marie leur trouve une certaine ressemblance. Une fête foraine est installée sur la Costanera. Les manèges, chenilles et auto-tamponneuses attirent les familles entières. Les bambins se promènent aux bras de leurs parents, une énorme glace en main. Les vendeurs de pop corn, glaces et sodas font recette. Les chiliens sont gourmands et heureux de profiter de ces moments de fête en famille. Cette ambiance bon enfant renvoie Marie à sa jeunesse, aux fêtes votives et à la joie de s'amuser sans souci du lendemain. C'est à Coquimbo que Marie prendra son premier bain dans l'océan glacé malgré la chaleur extérieure. Elle préfèrera lézarder, allongée sur la plage de sable gris et rêver à d'autres mers plus chaudes qu'elle a connues par le passé, au Kerala par exemple. La ville n'avait plus d'inconnu pour Marie. Elle avait déjà ses repères quotidiens : le cyber café d'où elle pouvait consulter sa messagerie et envoyer des mails, le supermarché Unimarc où elle faisait ses courses et mangeait parfois à la cafétéria, la Place des Armes qui se préparait à recevoir le gigantesque arbre de Noël enguirlandé, le port et le marché aux poissons, la plage et le jardin public ombragé où elle aimait venir lire les après-midi. Elle se verrait bien vivre ici à trente degrés de latitude sud, sans hiver rigoureux, sans trop de pluie, juste ce qu'il faut pour alimenter les réserves d'eau. Elle se sentait devenir à moitié chilienne par la pensée mais complètement par le coeur. Une excursion à Vicuna, village natal de Gabriela Mistral va permettre à Marie de découvrir la vallée de l'Esqui, ses vignobles taillés hauts comme des treilles, ses paysages à couper le souffle et l'authenticité de l'arrière-pays avec ses maisons en adobe. La tour Bauer a quelque chose de la Tour Eiffel de par sa forme pyramidale, excepté son clocher cubique crénelé et ses murs recouverts de bois. Elle abrite la mairie et l'office du tourisme. Elle apprendra que le pisco sour, cette boisson alcoolisée si typique, se fabrique dans cette région, gardant jalousement son secret. Au loin, les cerros enneigés culminent à plus de cinq mille mètres. Marie avait visité la maison natale de Pablo Neruda à Valparaiso, ici, la visite de la maison de son amie Gabriela, première femme d'Amérique latine à recevoir le prix Nobel de Littérature, l'émeut par-dessus tout. Marie se recueille sur sa tombe à Monte Grande et se promet de lire son oeuvre. LE DESERT D'ATACAMA Copiapo, Caldera, Chanaral, Antofagasta, autant de villes et d'arrêts dans ce Chili du Nord que Marie découvre pour la première fois. Les ports exportant les minerais de cuivre et le salpêtre, la pampa, le tropique du Capricorne, les cactus, les lamas, la sècheresse et une oasis accueillante, perdue dans le désert : San Pedro de Atacama. Sur la place, devant l'église, une fanfare joue et Monsieur le Maire fait un discours. Foule colorée, drapeau atacamène aux couleurs de l'arc-en-ciel, visages burinés, costumes traditionnels. Ici les touristes sont dans le typique. Le petit village d'adobe fourmille de touristes. Marie est fatiguée, ses chevilles sont enflées, son coeur bat trop fort et son crâne va exploser. Est-ce dû à l'altitude, à la chaleur ou au rythme élevé de son voyage? Quelques jours de repos dans un hôtel bien calme vont lui faire du bien. C'est à l'hôtel Cruz d'Atacama qu'elle trouve son bonheur. Situé à l'écart du village, peu fréquenté, cet endroit va lui permettre de se ressourcer. Elle repense à ses précédents arrêts. Antofagasta et la Portada, cette arche naturelle creusée par les vagues dans la roche calcaire, sa place des Armes aux bougainvilliers multicolores et aux quatre fontaines si romantiques, la crèche qui ornait déjà l'Eglise San Francisco, les balades sur les quais où se dresse une immense sculpture de cuivre et les petites plages bondées de monde. Caldera, petit port de pêche non loin de la célèbre Baie des Anglais, avec son église de bois fraîchement repeinte et son monument en hommage à Cousteau, son hôtel Pucara si accueillant. Copiapo, ville sans intérêt si ce n'est son musée minéralogique rempli de trésors. Tous ces souvenirs lui reviennent en mémoire et se bousculent dans sa tête. Ne rien faire, s'allonger sur la chaise longue et boire beaucoup d'eau. Son corps lui rappelle qu'elle aura bientôt soixante deux ans et qu'il serait temps qu'elle apprenne à le ménager. Elle se sent jeune dans son esprit et ce décalage lui déplaît. Un peu de sophrologie, quelques techniques de récupération et tout va rentrer dans l'ordre. Effectivement, le lendemain Marie arpente les rues poussiéreuses de la ville en direction de l'église. Hier, il y avait trop de monde pour s'approcher de cette église qu'elle a déjà peinte en aquarelle d'après photo. Eclatante de blancheur sous le soleil de midi, entourée d'une clôture de briques de terre et de paille séchée, elle-même peinte en blanc, son arcade au linteau surmonté de trois pics au travers de laquelle on aperçoit la porte de bois bleue, entr'ouverte. Le toit de terre et de chaume brun et, à droite, le clocher cubique surmonté d'une croix de travers. Encore plus beau en vrai, pense Marie. Elle pénètre à l'intérieur sombre et frais. La charpente de bois de cactus ressemble à un navire à l'envers. Saint Pierre et la Vierge Marie se côtoient et scintillent sous les cierges allumés. Recueillement, prières, silence. Plus loin, Marie emprunte le passage entre la place et ses vieux caroubiers et le cimetière, où se dresse le marché artisanal très coloré. Des tissages aux motifs incas, des pulls en alpaga, des poteries, des aguachos (carrés de laine tissée aux couleurs vives servant à porter les bébés dans le dos), des souvenirs fabriqués dans la Bolivie voisine, beaucoup plus pauvre. Marie s'arrête devant la boutique d'un potier qui fabrique des ocarinas. Elle l'observe remplissant les moules d'une boule d'argile et trouant l'objet avec adresse et précision pour en faire sortir les notes si harmonieuses. Alfaro est un artiste, après cuisson au four à haute température, ces ocarinas partent comme des petits pains. C'est ici, dans ce marché, que Marie va rencontrer un couple de grenoblois extraordinaire, Christophe et Fabienne, des routards atypiques et courageux. Christophe est paraplégique. Elle aura l'occasion de sympathiser et de partager avec eux quelques moments dits existentiels. Le cimetière, comme tous les cimetières de l'altiplano, est accueillant. Chaque tombe est fleurie d'une couronne de fleurs en papier crépon aux tons brûlés par le soleil. Il fait sec et chaud. Au loin, le volcan Licancabur se dresse majestueusement et veille sur les morts. Le lendemain matin Marie loue un vélo tout terrain et part visiter le Pukara de Quitor et la Gorge du Diable . Dans son sac à dos, de l'eau, des fruits secs et des biscuits, indispensables pour de tels efforts. Elle reprend la route internationale sur trois kilomètres avant de tourner à droite sur un sentier sablonneux qui serpente vers la forteresse inca construite au XIIe siècle. Elle laisse son vélo à l'entrée du site protégé et commence l'ascension des ruines. Elle imagine sans mal la vie d'ici autrefois, paisible, agricole, familiale, rituelle, avant l'arrivée des conquistadores au XVIe siècle et les massacres qui ont suivi. Marie se sent l'âme d'une indienne. Déjà, petite, quand son frère l'obligeait à jouer aux cowboys et aux indiens, elle s'attribuait d'office le rôle d'indien. Elle voue une admiration à la nature et déteste les armes à feu. Les envahisseurs catholiques ont forcé ces habitants à croire et à pratiquer une religion tellement éloignée de la leur qu'ils en ont gardé une peur superstitieuse, mêlant cette nouvelle croyance à leurs rites ancestraux dédiés au Soleil et à la Pachamama. Du sommet de la cité antique dont il ne reste que des blocs de pierre, Marie peut admirer la vaste oasis verdoyante qui s'étale dans la vallée. Quel contraste avec l'aridité environnante! Marie continue en pédalant vers la Gorge du Diable, passage étroit créé par l'érosion de la cordillère de sel. Le sentier longe des haies de bambous et d'arbrisseaux avant de traverser une large rivière au débit peu abondant et heureusement peu profonde. C'est à pied qu'elle franchit le gué en prenant soin de ne pas glisser. L'eau est fraîche, pure et invite à une pause à l'ombre des arbres. Le lendemain Marie partira pour trois jours en excursion en Bolivie, sur le Salar d'Uyuni, à plus de quatre mille cinq cents mètres d'altitude. Elle découvrira des paysages magiques, des lagunes Verte, Blanche, Colorée, qui doivent leur couleur aux algues et aux minéraux présents dans les eaux comme le borax, l'arsenic, le cuivre, le soufre. Elle sera émerveillée à la vue des flamants roses andins aux ailes noires pris dans les glaces, des volcans se reflétant dans les lagunes, des pierres sculptées par la force des vents, de la mer de sel s'étendant à perte de vue, rendant irréel le paysage, de la beauté de la nature à l'état pur.

ARICA Mi décembre Marie arrive à Arica, la ville la plus septentrionale du Chili. La France est paralysée par la neige. Ici, la température constante avoisine les vingt cinq degrés. Cela fait quatre ans que les habitants n'ont pas vu une goutte de pluie. Ville agréable située au bord de la mer, Marie décide de s'y reposer jusqu'à Noël. Le trek en Bolivie a été éprouvant à cause du mal des montagnes, de la poussière et du rythme accéléré du pilote sur les pistes sablonneuses. Cela a été pour elle l'équivalent du Dakar qui d'ailleurs sera accueilli dans la région en Janvier. Ensuite, elle a dû regagner de nuit Antofagasta avant de reprendre la seule route qui suit la côte. Arrêts repos à Tocopilla et à Iquique où elle a pu apprécier la rue Baquedano avec ses vieilles maisons coloniales datant de l'époque du salpêtre, aux teintes pastels et semblant sorties d'un western. C'est là, dans un petit restaurant en terrasse, qu'elle a commandé un gratin de fruits de mer dont elle se souviendra longtemps, tellement il était bon. C'est dans la rue Sotomayor qu'elle s'installe à l'hôtel Jardin del Sol. C'est de loin le meilleur hébergement rapport qualité prix qu'elle trouve depuis bientôt deux mois. Marta, la réceptionniste l'accueille avec un large sourire et lui donne la meilleure chambre à l'étage. Des employées, chiffons et balais en mains, traquent le moindre grain de poussière. Au rez-de-chaussée, une petite cour remplie de plantes vertes abrite Tatiana, la tortue fétiche âgée de quarante ans. Elle est énorme et dort, la nuit, dans une petite maison en bois. Au fond, un local à la disposition des résidents, avec quatre ordinateurs et une vaste documentation sur la région. A l'étage, face à l'escalier, une cuisine équipée très lumineuse va permettre à Marie de se cuisiner de bons petits plats. Les chambres sont situées sur la gauche, dominant la cour, et bien exposées au soleil. Au fond, au-dessus du local informatique, une terrasse couverte avec fauteuils, tables et chaises longues. Les murs sont tapissés de treillis en bois peints en blanc. C'est ici que Marie fera son réveillon. Le centre ville est à deux cuadras seulement. Les magasins bondés de monde en cette période pré-festive, se trouvent de part et d'autre de la rue piétonne du 21 Mai. Ici, ça ressemble à la France, il y a des terrasses de cafés et de restaurants où l'on peut boire et manger à toute heure. Ce sont les vacances scolaires d'été et les familles déambulent joyeusement dans les rues, d'énormes glaces à la main. Plus bas, Marie arrive sur une place où est installée une vieille locomotive à vapeur allemande qui reliait autrefois Arica à la Paz en Bolivie. A côté, un bassin avec des jets d'eau où viennent boire et se baigner des centaines de mouettes. Des palmiers abritent des oiseaux noirs, très laids, qui chantent comme grognent les cochons. En remontant, elle aperçoit la Cathédrale Saint Marc au style gothique, peinte en jaune et blanc. C'est une oeuvre de Gustave Eiffel, les piliers et les arcades sont en fer forgé, de même que le bâtiment abritant le Centre des Arts. (en 1868, il y a eu un terrible tremblement de terre qui a tout détruit dans la ville) Arica est protégée par le Morro, célèbre colline qui vit la victoire des chiliens sur les péruviens lors de la guerre du Pacifique. Un Christ immense y est édifié côtoyant un musée de la guerre et d'antiques canons. De là-haut, Marie a un point de vue superbe sur la ville et sur les plages qui bordent l'océan. Sur une autre colline, moins haute, qui sert de refuge en cas de tsunami, est érigée une statue de la Vierge. Des marchands de fruits et de légumes stationnent aux angles des rues, proposant avocats, bananes, fraises, cerises, tomates à des prix très raisonnables. Marie fera ses courses au supermarché Santa Isabel et achètera à ces commerçants ambulants les meilleurs fruits et légumes de tout son voyage. Elle aura l'occasion de se baigner dans la piscine olympique, sa tentative en mer ayant été repoussée à cause des méduses. De longues promenades sur le port, le long des quais où quelques lions de mer paresseux guettent les restes jetés par les pêcheurs, le long des plages sablonneuses, sur l'ex île Alacran, lui permettent de se refaire une santé. L'air marin, le soleil, la basse altitude conviennent mieux à Marie que les montagnes. Entre montagnes et déserts, elle est arrivée au bout de ce qu'elle voulait : connaître tout le Chili, sur plus de cinq mille kilomètres. Son épine dorsale, la Cordillère des Andes et son ventre, le Pacifique. Elle comprend mieux à présent le caractère de sa fille, tantôt explosif comme les volcans, tantôt doux et charmeur comme la tendre Patagonie, tantôt fier comme l'Ile Chiloé.

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