Results for "Mont+Sainte-Odile+|+127"
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Quinze jours en autotour au Québec en août 2011 English translation pending
Bonjour .
Je vais partir avec mon mari et mon fils de 12 ans 15 jours au Quebec en aout 2011 en autotour.
Voici normalement mon circuit: Montréal, Rigaud, St Alexis des Monts, Lac st Jean, Ste Rose du Nord, Petite Rivière St François, Wendake, Quebec.
Pouvez vous m'indiquer ce que je peux visiter sur ce circuit : Parc , musée...... et aussi des restos sympas et pas trop cher .
Toutes idée et conseils sont bienvenus.
Merci d'avance
Que signifie être parrain/marraine d'un enfant dans la culture cubaine? English translation pending
Bonjour,
Ma question va peut-être semblée "bizarre" mais je me demande ce que signifie de nos jours être parrain et marraine d'un enfant dans la culture cubaine ?
Merci d'avance pour vos réponses
Ma question va peut-être semblée "bizarre" mais je me demande ce que signifie de nos jours être parrain et marraine d'un enfant dans la culture cubaine ?
Merci d'avance pour vos réponses
Hébergement aux alentours de Porto-Vecchio en Corse du Sud? English translation pending
bonjour,
je cherche un hebergement pour cet été (du 9 au 23 juillet 2011 soit 2 semaines) en Corse du Sud entre Porto-Vecchio / Santa-Giulia et Bonifacio pour 6 personnes (dont 2 enfants) et 9 personnes (dont 3 enfants).
Le type d'hebergement (à moins de 5 minutes d'une plage) que je recherche est : - villa (avec ou sans piscine, pas de préférence) - bungalows - gîte
Si vous avez des contacts, des adresses, je suis preneur !
Merci beaucoup d'avance.
Billy
je cherche un hebergement pour cet été (du 9 au 23 juillet 2011 soit 2 semaines) en Corse du Sud entre Porto-Vecchio / Santa-Giulia et Bonifacio pour 6 personnes (dont 2 enfants) et 9 personnes (dont 3 enfants).
Le type d'hebergement (à moins de 5 minutes d'une plage) que je recherche est : - villa (avec ou sans piscine, pas de préférence) - bungalows - gîte
Si vous avez des contacts, des adresses, je suis preneur !
Merci beaucoup d'avance.
Billy
Côte est des Etats-Unis et Canada: budget, transports, visites? English translation pending
Bonjour à toutes et à tous, je viens vers vous car vous semblez être une mine d'or d'infos et de bons plans.
Je souhaite organiser pour mes parents et moi un voyage sur la cote est des USA (NY, Washington) puis le Canada pendant le mois de septembre 2011 mais je ne sais pas par quel bout prendre le truc.
J'ai vu qu'il y avait beaucoup de sujets mais aucun ne réponds à toutes mes questions.
Vaut il mieux réserver un avion sur une compagnie française ou autre?
Quel budget minimale pour 3 adultes pensez vous?
2 ou 3 semaines de voyage?
Le trajet USA/Canada en voiture ou avion?
Que me conseillez vous de voir?
Je n'ai jamais voyagé et mes parents non plus, j'utilise mes premiers salaires pour faire un gros cadeau à ma maman qui a toujours révé de voir NY et j'aimperai vraiment que ça soit vraiment réussi.
Merci à tout ceux qui pourront m'aider!
Merci à tout ceux qui pourront m'aider!
Itinéraire pour trois semaines en voyage de noces au Québec English translation pending
Bonjour à tous!
Je suis actuellement entrain de préparer notre voyage de noce dans la région de Québec pour septembre/octobre 2011. J'hésite à passer par un tour opérateur sur internet tels que Cariboutravel ou evaneos... Est-ce un bon choix?
Sinon, j'ai déjà une idée de plannification pour ces trois semaines mais j'hésite à inclure la visite d'Ottawa dans l'Ontario avec... Que pensez-vous de cet itinéraire? Je n'ai pas envie de passer trop de temps en voiture mais de pouvoir profiter des étapes, des paysages, des activités et ne pas être trop fatiguée à la fin du voyage! Nous ne voyons pas nos vacances comme une courses aux visites!
J1 arrivée en avion à Montréal (1 nuit). Le lendemain matin, visite du quartier du Vieux Montréal ou visite de la ville en bus?
J2-3 départ après le dîner vers Ottawa (environ 2h30 et 200km) et promenade le long du canal rideau + le lendemain, visite du musée des civilisations (2 nuits)
J4-5: Départ vers la région Outaouais (environ 2h et 120km) + activités dans la région (kayak, promenades, ....) ( 2 nuits à l'auberge de bois rond Couleurs de France) J6-7-8: Départ vers le parc Mont Tremblant (environ 1h30 et 90km) + activités et découverte du parc Mont Tremblant ( 3 nuits à l'auberge Le Lupin) J9-10-11: Départ vers la Mauricie: pourvoirie Triton (environ 6h et 390km + prendre un bateau) Activités à la Pourvoirie ( 3 nuit à la Pourvoirie) J12: Départ vers le Lac Saint Jean (environ 2h30 et 155km)( 1 nuit en tipi pour découvrir la culture amériendienne de 16h à 11h le lendemain). J13-14: Lac Saint Jean + Départ vers la région Sagenay à l'Anse Saint Jean (environ 2h et 135km) + Parc National du Sagenay ( 2 nuits).
J15: Départ vers Tadoussac (environ 2h et 115km+ 10 min de ferry) )(rencontre avec les baleines) ( 1 nuit à Tadoussac) J16 et 17: Départ vers la région de Charlevoix (environ 2h30 et 160km)+ activités Charlevoix (Parc des grands jardins, equitation) ( 2 nuits dans un chalet rustique)
J18: Départ vers Québec (Environ 150km et 2h30) et arrêt au Canyon Saint-Anne . (nuit à Québec)
J19 Visite de Québec (nuit à Québec)
J20-21: retour vers Montréal (Environ 255km et 3h) et fin du voyage + suite visite de Montréal (avion vers Bruxelles) Que pensez-vous des choix d'hébergement? Nous aimerions varier les styles d'hébergement pendant notre séjour!
Un tout grand merci pour vos conseils
Je suis actuellement entrain de préparer notre voyage de noce dans la région de Québec pour septembre/octobre 2011. J'hésite à passer par un tour opérateur sur internet tels que Cariboutravel ou evaneos... Est-ce un bon choix?
Sinon, j'ai déjà une idée de plannification pour ces trois semaines mais j'hésite à inclure la visite d'Ottawa dans l'Ontario avec... Que pensez-vous de cet itinéraire? Je n'ai pas envie de passer trop de temps en voiture mais de pouvoir profiter des étapes, des paysages, des activités et ne pas être trop fatiguée à la fin du voyage! Nous ne voyons pas nos vacances comme une courses aux visites!
J1 arrivée en avion à Montréal (1 nuit). Le lendemain matin, visite du quartier du Vieux Montréal ou visite de la ville en bus?
J2-3 départ après le dîner vers Ottawa (environ 2h30 et 200km) et promenade le long du canal rideau + le lendemain, visite du musée des civilisations (2 nuits)
J4-5: Départ vers la région Outaouais (environ 2h et 120km) + activités dans la région (kayak, promenades, ....) ( 2 nuits à l'auberge de bois rond Couleurs de France) J6-7-8: Départ vers le parc Mont Tremblant (environ 1h30 et 90km) + activités et découverte du parc Mont Tremblant ( 3 nuits à l'auberge Le Lupin) J9-10-11: Départ vers la Mauricie: pourvoirie Triton (environ 6h et 390km + prendre un bateau) Activités à la Pourvoirie ( 3 nuit à la Pourvoirie) J12: Départ vers le Lac Saint Jean (environ 2h30 et 155km)( 1 nuit en tipi pour découvrir la culture amériendienne de 16h à 11h le lendemain). J13-14: Lac Saint Jean + Départ vers la région Sagenay à l'Anse Saint Jean (environ 2h et 135km) + Parc National du Sagenay ( 2 nuits).
J15: Départ vers Tadoussac (environ 2h et 115km+ 10 min de ferry) )(rencontre avec les baleines) ( 1 nuit à Tadoussac) J16 et 17: Départ vers la région de Charlevoix (environ 2h30 et 160km)+ activités Charlevoix (Parc des grands jardins, equitation) ( 2 nuits dans un chalet rustique)
J18: Départ vers Québec (Environ 150km et 2h30) et arrêt au Canyon Saint-Anne . (nuit à Québec)
J19 Visite de Québec (nuit à Québec)
J20-21: retour vers Montréal (Environ 255km et 3h) et fin du voyage + suite visite de Montréal (avion vers Bruxelles) Que pensez-vous des choix d'hébergement? Nous aimerions varier les styles d'hébergement pendant notre séjour!
Un tout grand merci pour vos conseils
Quinze jours à Tamatave en novembre English translation pending
Bonjour, je pars en novembre pour 15 jours à Tamatave.
Je serais hébergé dans la belle famille, c'est déjà ça !!!!
Questions aux membres : - Qu'est ce qu'il y a à voir, à faire, à visiter ? - Est ce que l'on peut louer un véhicule ? - Le pays étant sans gouvernement, il m'est conseillé de ne pas sortir après 19 heures, sauf accompagné ou avec une voiture ! - J'ai lu qu'il y avait des grand parcs aux alentours, comment s'y rend t on , - Existe t il des plans de la ville ? Apparament, il n'y a pas de nom de rue, comment se repérer ?
Merci de vos conseils
Questions aux membres : - Qu'est ce qu'il y a à voir, à faire, à visiter ? - Est ce que l'on peut louer un véhicule ? - Le pays étant sans gouvernement, il m'est conseillé de ne pas sortir après 19 heures, sauf accompagné ou avec une voiture ! - J'ai lu qu'il y avait des grand parcs aux alentours, comment s'y rend t on , - Existe t il des plans de la ville ? Apparament, il n'y a pas de nom de rue, comment se repérer ?
Merci de vos conseils
Avis sur itinéraire à moto Turquie-Syrie, visites, meilleure période? English translation pending
Bonjour,
Je prépare un voyage en Turquie et en Syrie pour l'année prochaine.
Le voyage depart Bergerac/Ancone et bateau pour Izmir.
Izmir direction la capadoce, mont Nemrut, lac de van, Ani. mon Ararat.
Puis direction la syrie , je ne sais pas encore par quel poste frontiere.(Qamishli ou Ras el Aîn)
puis Deir ez Zor, Raqqa, Alep, et bateau retour pour venise.
Je suis a la recherche de conseils pour ces itinéraires ou proposition , pour ceux qui ont deja fait ce voyage quel sont les endroit a ne pas manquer, la meilleure période pour partir, mon traget vous parrait il possible? (ps il y ade la place , deux motard pour le moment , max 4)
merci d'avance Tiger
Je suis a la recherche de conseils pour ces itinéraires ou proposition , pour ceux qui ont deja fait ce voyage quel sont les endroit a ne pas manquer, la meilleure période pour partir, mon traget vous parrait il possible? (ps il y ade la place , deux motard pour le moment , max 4)
merci d'avance Tiger
Randonnée dans les parcs du Québec avec enfant en poussette tout terrain English translation pending
Bonjour,
Nous partons au Québec trois semaines l’été prochain et je suis actuellement en train de préparer notre itinéraire.
J’aimerais savoir si certains d’entre vous ont déjà eu l’occasion de faire des randonnées dans les parcs nationaux avec un enfant en poussette tout terrain?
Notre plus jeune enfant aura 3 ans lors de ce séjour et nous envisageons de visiter les parcs du Charlevoix, du Saguenay, de la Gaspésie + le parc du Bic et les parcs Mégantic et de Frontenac dans les Cantons de l’Est. A priori pas de visite de Tremblant, de la Mauricie ni de Gatineau mais si jamais vous pensez que ces parcs sont plus accessibles pour les poussettes on peut éventuellement adapter notre itinéraire.
Merci pour vos infos.
Romuald
Nous partons au Québec trois semaines l’été prochain et je suis actuellement en train de préparer notre itinéraire.
J’aimerais savoir si certains d’entre vous ont déjà eu l’occasion de faire des randonnées dans les parcs nationaux avec un enfant en poussette tout terrain?
Notre plus jeune enfant aura 3 ans lors de ce séjour et nous envisageons de visiter les parcs du Charlevoix, du Saguenay, de la Gaspésie + le parc du Bic et les parcs Mégantic et de Frontenac dans les Cantons de l’Est. A priori pas de visite de Tremblant, de la Mauricie ni de Gatineau mais si jamais vous pensez que ces parcs sont plus accessibles pour les poussettes on peut éventuellement adapter notre itinéraire.
Merci pour vos infos.
Romuald
Nouvelle croisière du Cap vers Istanbul et la Grèce sur le Coral (suite) English translation pending
Bonjour ,
Je viens de recevoir le message suivant de Voyage Forum, par conséquent, j'ai décidé d'ouvrir une suite à ce post
Bonjour,
Nous venons de nous apercevoir que votre discussion a nettement dépassé les 500 posts. Au delà de ce nombre, nous devons fermer la discussion car elle consomme trop de ressources au niveau de nos serveurs.
Nous vous invitons à reposter une discussion sur ce sujet avec un lien vers l'ancienne. Merci de votre compréhension.
Cordialement,
L'équipe de VoyageForum.com
Sandrine
Bonjour,
Nous venons de nous apercevoir que votre discussion a nettement dépassé les 500 posts. Au delà de ce nombre, nous devons fermer la discussion car elle consomme trop de ressources au niveau de nos serveurs.
Nous vous invitons à reposter une discussion sur ce sujet avec un lien vers l'ancienne. Merci de votre compréhension.
Cordialement,
L'équipe de VoyageForum.com
Sandrine
Randonnée de deux jours dans les Alpes du Sud English translation pending
Bonjour à tous,
Actuellement a aix en provence je suis à la recherche d'une idée de rando sur deux jours dans les alpes du sud. Je suis prêt à faire environ 2h de voiture à partir d'aix en provence. En me baladant sur le forum j'ai trouvé pas mal de posts sur le queyras, mais je suis ouvert à toute autre possibilité, un itinéraire en boucle de préférence, sachant que nous sommes relativement sportifs et que nous voulons bivouaquer.
Merci d'avance pour vos conseils.
Notre itinéraire de presque un mois à Madagascar: réaliste? English translation pending
Bonjour,
Nous partons en couple le 11 Septembre (!) pour presque un mois de voyage à Mada.
Voici l'itinéraire que nous voulons suivre:
- Arrivée Tana le 12 Sept. à 6h, liaison en bus ou taxi (?) pour Tamatave.
- Sainte Marie depuis Tamatave avec Cap Sainte Marie départ le 13, retour le 18.
- Vol Tamatave Sambava le 19 (vérifié) puis 2 jours dans le parc de Marojejy.
- Vol Sambava-Diego le 22 (vérifié).
- Visite autour de Diego le 23-24: Mer d'Emeraude/Les 3 baies
- Départ pour Nosy Be le 25 (minibus départ 6h pour Ankify)
- 3 jours à Nosy Be
- Vol Nosy Be-Tana le 29
- demander à un guide chauffeur de nous prendre en charge le 30 à Tana pour aller visiter les Tsingy (petits/grands) et Morondava + retour Tana le 5 Octobre (Pas le temps de faire la descente de la Tsiribihina): cout???
- Visite Tana le 6
- Décollage pour Paris le 7.
Pensez vous que c'est faisable ou un peu trop serré comme timing? Merci pour vos conseils!!!
Charlotte
Pensez vous que c'est faisable ou un peu trop serré comme timing? Merci pour vos conseils!!!
Charlotte
Une journée à la gare de Bruxelles-Midi: quoi faire et où aller? English translation pending
bonjour à tous
j'ai besoin de votre aide, je vais passer une journée a bruxelle midi mais apres verification il n'y a rien la bas pourriez vous me guider que dois je faire ou allé? j'ai vue que certain disait d'allé a bruxelle centre mais comment s'y rendre de bruxelle midi, ? le metro est parait til gratuit si on a un billet du thalys? arrivé a bruxelle centre tt se trouve t-il a coté? merci bcp pour votre aide
j'ai besoin de votre aide, je vais passer une journée a bruxelle midi mais apres verification il n'y a rien la bas pourriez vous me guider que dois je faire ou allé? j'ai vue que certain disait d'allé a bruxelle centre mais comment s'y rendre de bruxelle midi, ? le metro est parait til gratuit si on a un billet du thalys? arrivé a bruxelle centre tt se trouve t-il a coté? merci bcp pour votre aide
Avis sur un circuit Venise et grands lacs du nord de l'Italie English translation pending
Bonjour,
J’ai besoin de conseils de dernière minute.
Nous partons avec 2 ados de 16 et 14 ans dans une semaine pour le sud de la France pendant 15 jours (avec un petit aller retour de 2/3 jours dans les 5 terres) puis nous récupérons le camping car de mes parents pour la dernière semaine Aout.
Mon projet :
J’aimerai aller directement à Venise (639 km de Fréjus) le samedi et y rester 2 jours. Puis dodo lundi soir au lac de garde et y rester 2 jours. Passer la journée de jeudi au lac de Come. Vendredi et samedi au lac majeur. Et retour le dimanche.
Mes questions :
I- Pour Venise :
Premièrement : j’ai lu qu’il y avait des parkings et des campings sympas et permettant un accès facile à Venise à Punta Sabioni ou Lido Jesolo. C’est vrai que c’est séduisant mais ça me fait faire un détour de 70 km pour l’atteindre….(donc 140 km aller retour pour 2 jours) !
Serait-il plus intéressant pour moi d’aller au parking de la tronchetto qui va me ruiner mais qui sera sur place ?L’économie de temps n’est pas négligeable non plus dans mon cas.De plus, étant très peu de temps sur place, je voudrais aller très tôt sur la place Saint Marc et me balader…ou éventuellement très tard (et peut être faire une petite sieste entre temps !).
Est-ce illusoire de penser qu’on va y trouver de la place sur ce parking le 21 aout ?Et si nous nous y allons le soir ou dans la nuit ou au petit matin, avons-nous plus de chance d’en trouver ?D’ailleurs, c’est peut être fermé du soir au matin ?Ou connaissez-vous une solution plus judicieuse ?
Evidemment, j’aurai bien aimé caser Vérone dans le planning…mais là, faut faire des choix.
II- Donc ensuite, on quitte Venise et on va dormir au lac de garde (environ 150 km)dans la nuit du lundi au mardi.
Toujours par soucis d’économie de temps, vous me conseiller de dormir plutôt à Peschiera del Guarda, Sirmione ou Desenzano del Garda ?
Car si j’ai bien lu tous vos conseils : on peut circuler sur toutes les communes du lac en bateau donc ça n’a peut être pas tellement d’importance la ville que nous allons choisir mais ce qui importe, c’est la facilité d’accès à l’embarcadère (à pied ou en bus !) et limiter les déplacements en camping car !
Evidemment, une étape à bergame m’aurait aussi ravie mais ce sera pour un prochain périple.
III- Le mercredi soir on part dormir au lac de Come (Sirmione /Como 170 km):
Alors là , pour moi, ça se corse.
J’ai lu beaucoup d’information mais je n’arrive pas à savoir ce qui serait le mieux dans notre cas :
1-aller directement à Como, trouver un camping ou un parking sur place et prendre le bateau pour visiter le triangle Menaggio, /Bellagio /Varenna ? (donc pas trop de route « touristique » et beaucoup de bateau !)
2-ou aller jusqu’à Varenna et traverser le CC en ferry de l’autre côté ?( donc peu de bateau mais beaucoup de route !)
3-ou un aller en venant de Lecco pour aller à Bellagio et un retour jusqu’à Como
4- ou en fin 4 : aller jusqu’à Ménaggio
Lequel de ces itinéraires serait un bon compromis pour voir des choses sympas sans galérer de trop en camping car (nous aurons les ados dans le véhicule qui ne partagent pas notre amour des beaux points de vue et je ne souhaite pas déclancher une allergie infantile aux routes touristiques.
Y a-t-il un camping placé près d’un embarcadère ?
Si c’est Como le plus raisonnable en déplacement…en terme de stationnement avec un camping car, qu’en pensez vous ?
VI- On termine le périple par 2 jours au lac Majeur .
Est-ce que Como/ Laveno, puis ferry est préférable à Como/ Stresa avec un maximum d’autoroute ?
Toujours, la même question, connaissez vous un camping ou un parking gardé dans l’une de ses 3 communes qui permettent un acces à l’embarcadère ?
Pour Orta, on verra selon le temps qu’on passe au lac Majeur mais c’est pas certain qu’on ait le temps de le voir..
A moins qu’on Zap quelque chose !.
V- Pour finir, quand je suis à Orta ou à Stresa, je rentre par où en France?
J’habite en touraine et le mieux avec un vieux camping car peu puissant dont la lenteur est proportionnelle à l’altitude (le genre que tout le monde déteste quand on est derrière !!).La meilleure combinaison est de passer par :Stresa, Turin, tunnel de Fregus, Chambéry, Grenoble…etc.. ou Stresa, Tunnel du Mont Blanc, direction Genève, Bourg en Bresse, Macon.
C’est peut être une évidence pour certain mais pas pour moi d’autant que je n’ai pas la carte de France sous les yeux !
Merci à tous ceux qui auront la patience de me lire et encore plus à ceux qui auront la gentillesse de me répondre.
Bénédicte.
J’ai besoin de conseils de dernière minute.
Nous partons avec 2 ados de 16 et 14 ans dans une semaine pour le sud de la France pendant 15 jours (avec un petit aller retour de 2/3 jours dans les 5 terres) puis nous récupérons le camping car de mes parents pour la dernière semaine Aout.
Mon projet :
J’aimerai aller directement à Venise (639 km de Fréjus) le samedi et y rester 2 jours. Puis dodo lundi soir au lac de garde et y rester 2 jours. Passer la journée de jeudi au lac de Come. Vendredi et samedi au lac majeur. Et retour le dimanche.
Mes questions :
I- Pour Venise :
Premièrement : j’ai lu qu’il y avait des parkings et des campings sympas et permettant un accès facile à Venise à Punta Sabioni ou Lido Jesolo. C’est vrai que c’est séduisant mais ça me fait faire un détour de 70 km pour l’atteindre….(donc 140 km aller retour pour 2 jours) !
Serait-il plus intéressant pour moi d’aller au parking de la tronchetto qui va me ruiner mais qui sera sur place ?L’économie de temps n’est pas négligeable non plus dans mon cas.De plus, étant très peu de temps sur place, je voudrais aller très tôt sur la place Saint Marc et me balader…ou éventuellement très tard (et peut être faire une petite sieste entre temps !).
Est-ce illusoire de penser qu’on va y trouver de la place sur ce parking le 21 aout ?Et si nous nous y allons le soir ou dans la nuit ou au petit matin, avons-nous plus de chance d’en trouver ?D’ailleurs, c’est peut être fermé du soir au matin ?Ou connaissez-vous une solution plus judicieuse ?
Evidemment, j’aurai bien aimé caser Vérone dans le planning…mais là, faut faire des choix.
II- Donc ensuite, on quitte Venise et on va dormir au lac de garde (environ 150 km)dans la nuit du lundi au mardi.
Toujours par soucis d’économie de temps, vous me conseiller de dormir plutôt à Peschiera del Guarda, Sirmione ou Desenzano del Garda ?
Car si j’ai bien lu tous vos conseils : on peut circuler sur toutes les communes du lac en bateau donc ça n’a peut être pas tellement d’importance la ville que nous allons choisir mais ce qui importe, c’est la facilité d’accès à l’embarcadère (à pied ou en bus !) et limiter les déplacements en camping car !
Evidemment, une étape à bergame m’aurait aussi ravie mais ce sera pour un prochain périple.
III- Le mercredi soir on part dormir au lac de Come (Sirmione /Como 170 km):
Alors là , pour moi, ça se corse.
J’ai lu beaucoup d’information mais je n’arrive pas à savoir ce qui serait le mieux dans notre cas :
1-aller directement à Como, trouver un camping ou un parking sur place et prendre le bateau pour visiter le triangle Menaggio, /Bellagio /Varenna ? (donc pas trop de route « touristique » et beaucoup de bateau !)
2-ou aller jusqu’à Varenna et traverser le CC en ferry de l’autre côté ?( donc peu de bateau mais beaucoup de route !)
3-ou un aller en venant de Lecco pour aller à Bellagio et un retour jusqu’à Como
4- ou en fin 4 : aller jusqu’à Ménaggio
Lequel de ces itinéraires serait un bon compromis pour voir des choses sympas sans galérer de trop en camping car (nous aurons les ados dans le véhicule qui ne partagent pas notre amour des beaux points de vue et je ne souhaite pas déclancher une allergie infantile aux routes touristiques.
Y a-t-il un camping placé près d’un embarcadère ?
Si c’est Como le plus raisonnable en déplacement…en terme de stationnement avec un camping car, qu’en pensez vous ?
VI- On termine le périple par 2 jours au lac Majeur .
Est-ce que Como/ Laveno, puis ferry est préférable à Como/ Stresa avec un maximum d’autoroute ?
Toujours, la même question, connaissez vous un camping ou un parking gardé dans l’une de ses 3 communes qui permettent un acces à l’embarcadère ?
Pour Orta, on verra selon le temps qu’on passe au lac Majeur mais c’est pas certain qu’on ait le temps de le voir..
A moins qu’on Zap quelque chose !.
V- Pour finir, quand je suis à Orta ou à Stresa, je rentre par où en France?
J’habite en touraine et le mieux avec un vieux camping car peu puissant dont la lenteur est proportionnelle à l’altitude (le genre que tout le monde déteste quand on est derrière !!).La meilleure combinaison est de passer par :Stresa, Turin, tunnel de Fregus, Chambéry, Grenoble…etc.. ou Stresa, Tunnel du Mont Blanc, direction Genève, Bourg en Bresse, Macon.
C’est peut être une évidence pour certain mais pas pour moi d’autant que je n’ai pas la carte de France sous les yeux !
Merci à tous ceux qui auront la patience de me lire et encore plus à ceux qui auront la gentillesse de me répondre.
Bénédicte.
Climat en Espagne en hiver? English translation pending
Bonjour!! J'ai envie de faire un voyage en Espagne, du 22 décembre au 16 janvier, et je me demandais si ça peut être un beau voyage nonobstant les conditions hivernales, compte tenu du fait que chez nous il fera -30 alors un 10 ou un 0 degrés ne nous effraient pas, mais on se questionne à savoir s'il pleut tous les jours des cordes? Nous aimerions inclure san sebastian, picos de europa, bilbao dans notre itinéraire, est-ce qu'il y a beaucoup de neige habituellement à cette période et est-ce très pluvieux? pourrions-nous faire de la rando ou pas du tout?
D'autre part, nous pensions, après le pays basque, partir vers saragosse, puis barcelone, valence, grenade, cordoue et séville, avant de remonter vers madrid à la fin du voyage ... Disons que pour nous, à cette date, une température de 10 nous paraîtrait très clémente!
merci!
stéphanie
merci!
stéphanie
Circuit au Québec de douze jours et onze nuits English translation pending
Bonsoir à tous, je suis nouveau sur le forum. J'ai pour projet avec ma femme et mon fils de 1an de venir au Canada fin octobre début novembre. Je souhaiterai avoir votre point de vue, vos suggestions, vos remarques, vos modifications que vous apporterez, de bonnes adresses, etc sur un circuit qu'on a choisi. On aura pour moyen de locomotion une voiture de location.
Jour 1: arrivée à Montréal. Jour 2: Montréal. Jour 3: Montréal > Saint Alexis Des Monts. jour 4:Saint Alexis Des Monts > La Malbaie. jour 5: La Malbaie> Saint Félicien. jour 6: Saint Félicien > Tadoussac. jour 7: Tadoussac > Kamouraska. jour 8: Kamouraska > Québec. jour 9: Québec. jour 10: Québec. jour 11: Québec > Victoriaville. jour 12: Victoriaville > Montréal.
Je vous remercie de m'avoir lu et de me répondre si l'envie vous dit.
Bien cordialement.
beuns.
Jour 1: arrivée à Montréal. Jour 2: Montréal. Jour 3: Montréal > Saint Alexis Des Monts. jour 4:Saint Alexis Des Monts > La Malbaie. jour 5: La Malbaie> Saint Félicien. jour 6: Saint Félicien > Tadoussac. jour 7: Tadoussac > Kamouraska. jour 8: Kamouraska > Québec. jour 9: Québec. jour 10: Québec. jour 11: Québec > Victoriaville. jour 12: Victoriaville > Montréal.
Je vous remercie de m'avoir lu et de me répondre si l'envie vous dit.
Bien cordialement.
beuns.
Transport au Cameroun en saison des pluies? English translation pending
Saluti
Je prépare un voyage à partir de mi aout pour découvrir le cameroun sur 4 semaines. Enfin, un bout du cameroun car ce pays est bien grand et il y a tant à voir que je vais sélectionner. Je souhaiterais savoir quelles régions ont des routes moins accessibles ou pas accessibles du fait des pluies ? En fonction j'affinerai mon idée de séjour. Merci beaucoup pour vos réponses !
Je prépare un voyage à partir de mi aout pour découvrir le cameroun sur 4 semaines. Enfin, un bout du cameroun car ce pays est bien grand et il y a tant à voir que je vais sélectionner. Je souhaiterais savoir quelles régions ont des routes moins accessibles ou pas accessibles du fait des pluies ? En fonction j'affinerai mon idée de séjour. Merci beaucoup pour vos réponses !
Acclimatation pour le Cotopaxi (volcan d'Équateur)? English translation pending
Bonjour a tous,
Nous partirons le 7 aout pour 3 semaines en Equateur et nous pensions faire le trajet suivant mais je me pose la question suivante: apres 2 semaines dans les Andes le faite de passer 2-3 jours au bord de l'ocean va t-il gacher notre acclimation avant de faire le Cotopaxi?
1. Quito 2-5. Oriente 6-8. Quilatoa 9-12. Cuenca et reserve Cajas 13-15. ile Jambeli 16-20 pas encore decide, Loja (?) 20-21 Cotopaxi 22. Quito 23. Depart de l'Equateur
A bientot,
Paucar
Nous partirons le 7 aout pour 3 semaines en Equateur et nous pensions faire le trajet suivant mais je me pose la question suivante: apres 2 semaines dans les Andes le faite de passer 2-3 jours au bord de l'ocean va t-il gacher notre acclimation avant de faire le Cotopaxi?
1. Quito 2-5. Oriente 6-8. Quilatoa 9-12. Cuenca et reserve Cajas 13-15. ile Jambeli 16-20 pas encore decide, Loja (?) 20-21 Cotopaxi 22. Quito 23. Depart de l'Equateur
A bientot,
Paucar
Escapade pour quatre jours à partir de Montréal? English translation pending
Bonjour à tous,
Je serai à Montreal au mois d aout pour une dizaine de jours et j aimerais faire une escapade de +/- 4 jours à partir de Montreal en louant une voiture. Pourriez-vous svp me conseiller sur des endroits sympa à faire sur ce laps de temps plutôt nature où je pourrais m aventurer. Je voudrais faire maxi +/- 10 heure de route au total.
Suis déjà aller a quebec, charlevoix, gaspesie, ... je voudrais decouvrir d autres coins sympa pas trop loin de Mtl idealement encore dans le Canada sinon aux Etats-Unis (Nouvelle Angeleterre).
Grand merci par avance pour vos reponses!
Je serai à Montreal au mois d aout pour une dizaine de jours et j aimerais faire une escapade de +/- 4 jours à partir de Montreal en louant une voiture. Pourriez-vous svp me conseiller sur des endroits sympa à faire sur ce laps de temps plutôt nature où je pourrais m aventurer. Je voudrais faire maxi +/- 10 heure de route au total.
Suis déjà aller a quebec, charlevoix, gaspesie, ... je voudrais decouvrir d autres coins sympa pas trop loin de Mtl idealement encore dans le Canada sinon aux Etats-Unis (Nouvelle Angeleterre).
Grand merci par avance pour vos reponses!
Dix-sept jours à vélo à travers les Préalpes françaises English translation pending
Préalpes juin 2010
Depuis bientôt un an nous projetions une randonnée à vélo de deux ou trois semaines à travers les bosses autour de la vallée du Rhône, en passant par la Chartreuse, le Vercors, le Mont Ventoux, la Montagne de Lure et puis par les monts d’Ardèche pour rentrer à Lyon. La période choisie n’a pas été très favorable au point de vue météorologique mais nous n’en avons pas moins pédalé. Certes l’itinéraire initial a subi des modifications importantes, dues à des chutes de pluie torrentielles et des prévisions de vent très violent, mais les 17 jours d’errance à deux roues que nous avons vécus nous ont permis de toujours connaître mieux ce fabuleux pays qu’est la France, et nous y avons éprouvé un grand plaisir dans l’effort physique.
Ce dimanche 6 juin, avec Jean nous démarrons de Lyon, tardivement, en suivant le bord du Rhône en direction de Crémieu, où nous rejoignons Evelyne qui complétera le trio. Tout commence sous les augures du temps incertain que nous subirons durant notre voyage. Sitôt tourné le coin de la rue, de gros nuages menaçants donnent la couleur, très sombre. Quelques gouttes sont les premiers signes d’alarme, mais dans notre enthousiasme du départ nous poussons d’autant plus sur les pédales, nous disant que l’étape du jour ne fera que 45km. Il est donc trois heures de l’après-midi. Après un court passage sur le goudron, nous voilà le long du canal de Jonage. Nous espérons remonter, par le chemin qui longe d’abord le canal, puis le Grand Large (plan d’eau) et finalement suivre le Rhône, jusqu’au confluent avec la rivière Ain. Le temps menaçant semble se cantonner à l’ouest alors que nous fonçons vers le nord-est avec l’espoir d’échapper à l’averse. Dans un premier temps, tout se déroule au mieux. Le chemin est très agréable, la végétation nous entourant bien verte, par endroits de grands arbres nous dominent donnant un air forestier à la balade.
Je me souvenais, pour l’avoir déjà fait à pied, que le chemin après le village de Jons pouvait être problématique. Effectivement mes souvenirs étaient exacts. Le chemin s’insinue entre un terrain de golf et des zones marécageuses le long du fleuve. Les ornières, sur ce qui n’est plus un chemin mais un sentier sinueux, deviennent profondes et larges. La pluie se met franchement de la partie. Une glaise visqueuse nous cloue littéralement au sol. La végétation envahit notre espace de roulement. Il nous faut coller la tête au guidon pour espérer passer sous les nombreuses branches qui gênent l’avancement. Cela implique la peine de la double douche. Avec nos vélos chargés d’une vingtaine de kilos la conduite devient mal aisée. Je me retrouve au fond d’une ornière de large taille dans une position d’équilibre précaire, les deux chaussures flottant sur une mare de boue. J’ai la sensation que je coule lentement. J’effleure juste la boue de mes semelles, reportant le gros de mon poids sur la selle, souhaitant que mes pieds ne soient pas immergés dans cette matière grise et gluante. Quelques kilomètres avant le confluent de l’Ain nous devons renoncer à suivre cette piste, et nous prenons le premier itinéraire de remplacement qui offre une issue non mouvante. Un peu au petit bonheur la chance nous rejoignons le village de Villette-d’Anthon. Au centre nous nous abritons alors que des trombes d’eau s’abattent de plus belle. Il ne fait pas très chaud. Cela promet pour la suite. Enfin la chute d’eau se calme, et miracle, il ferait presque beau. Nous décidons de reprendre, avant de nous rendre à Crémieu, le détour par le site du lieu de rencontre de l’Ain et du Rhône. Cet endroit est magnifique. Voir les eaux de deux cours d’eau qui se mêlent est toujours passionnant. Dans le cas présent il s’agit d’un fleuve et d’une rivière, tous deux au cours vif, le Rhône au flot puissant bien endigué et l’Ain, plus modeste qui court entre des plages de galets. Je me rends souvent sur ce lieu et ma curiosité pour ces eaux qui se rencontrent est toujours la même. Mission accomplie, je voulais absolument montrer à Jean cet endroit qui me plaît tant. Après avoir bien profité de ce spectacle, en une dizaine de kilomètres par une route fréquentée nous atteignons la jolie ville de Crémieu. Ancienne cité médiévale enserrée au milieu de plateaux calcaires, son histoire est riche et sa visite vaut le déplacement. Evelyne nous attend et voit deux tas de boue mobiles venir à sa rencontre. Les bords du Rhône nous ont laissé quelques souvenirs tangibles.
Lundi 7 juin
Départ par des routes détournées et tranquilles, et des villages déserts avec l’intention de rejoindre le lac d’Aiguebelelle. Les senteurs de fin de printemps nous accompagnent. Que le vélo dans la campagne est agréable à cette époque de l’année. Après les bourgs de Dizimieu et Soleymieu, ainsi que d’autres nous nous arrêtons à Brangues, village sur une butte. Je me souviens y être venu à l’occasion d’un marché du livre. De ce village sont originaires Stendhal et Paul Claudel. Concernant ce dernier, nous sommes allés nous recueillir sur sa tombe, qui est située au fond d’une grande propriété. Le lieu exhale la tranquillité et la sérénité, une impression de permanence, même d’éternité par rapport aux outrages du temps. Cependant la sépulture, elle, n’est pas imprégnée de cette paix. Cette vaste tombe de marbre aux courbes arrondies, dont la surface par endroits est mangée d’une fine mousse, semble recouverte d’un voile de tristesse. L’épitaphe est étrange et génère un trouble au lecteur que je suis : ici reposent les restes et la semence de Paul Claudel.
Après avoir pique-niqué sur la place du village nous reprenons notre route en direction du lac qui ponctuera notre étape de ce jour. Encore de charmants villages, la France en regorge, sur les 36000 communes que de lieux pittoresques ! Au cours de ces 17 jours nous en visiterons une multitude, tous plus jolis les uns que les autres. Arrivés dans la charmante petite ville de Saint-Genix-sur-Guiers, nous touchons aux premiers contreforts du massif de la Chartreuse. Eh bien évidemment ça commence à grimper dur. Après nous être égarés par des chemins caillouteux et très pentus, à la recherche du château du fameux Mandrin, aimé des pauvres car il détroussait les riches à leur profit, un aimable autochtone nous indique comment revenir sur notre route. Le premier col d’une longue série est franchi. Il s’agit du col de la Crusille, qui culmine fièrement à 573 mètres d’altitude. Après l’effort dans la montée, le plaisir de la descente est immédiat, et là on a plus l’impression de glisser que de rouler. Je suis toujours étonné de constater que mon vélo lancé à plus de cinquante voire soixante à l’heure, donne une grande impression de stabilité.
Après une agréable cure de vitesse à travers champs jusqu’à la modeste ville de Novalaise, nous faisons une constatation étrange, impossible de trouver le moindre ravitaillement en ce lundi après-midi. Dans les coins les plus reculés de l’Albanie ou du fin fond de la Pologne, il y a toujours une petite épicerie qui est ouverte ou qui vous accueille comme par enchantement lorsque vous demandez, mais là dans notre bon pays de France que nenni ! Pas très inquiets nous nous disons que sur le bord du lac d’Aiguebelette en ce mois de juin, le tourisme aidant, nous trouverons ce qu’il nous faut pour ce soir. Rapidement nous atteignons un camping remarquablement situé, juste en bordure d’eau, mais à l’aspect un peu glauque et à la propreté négligée. Enfin pour ce soir cela fera bien l’affaire. Une fois les tentes montées, renseignements pris, aucun moyen de se ravitailler. Un couple de retraités habitué des lieux, ayant pitié de nous, pauvres cyclistes affamés, nous offre deux sachets de riz qui nous permettent d’effectuer un excellent repas, tout en regardant les poissons du lac se livrer à leur dernière agitation avant la nuit. La surface d’huile est trouée par une myriade de petites ablettes fuyant en ordre dispersé devant ce qui me semble être une truite tentant de faire son dernier repas de la journée.
Mardi 8 juin
Bien qu’il n’ait pas plu cette nuit, la proximité du lac a généré une très forte humidité et je me retrouve avec une flaque dans ma tente. Aurait-elle vieilli prématurément? Je l’utilise depuis plus de trois ans de façon assez intensive, elle est particulièrement légère, un kilogramme deux cents, piquets compris, mais la contrepartie de la légèreté sans doute implique une durée de vie plus courte. Après un agréable petit déjeuner dans un décor idyllique, certes frugal à base du dernier croûton de pain que nous partageons en trois, nous décidons de commencer notre journée, qui promet d’être rude par le tour du lac. En effet ce contour, bien qu’il nous rallonge de quelque distance donne l’occasion d’admirer de magnifiques panoramas lacustres ponctués de barques de pêche multicolores, qui glissent paisiblement à la recherche des bons coins prometteurs en belles prises.
Nous nous arrêtons sur la rive sud du lac pour prendre un vrai petit déjeuner. Une boulangerie pâtisserie permet la consommation sur place, cela nous rappelle les grosses ventrées de gâteaux et autres forêts noires au cours de notre traversée de l’Allemagne le long du Danube. Mais je dois dire que les pâtisseries allemandes nous en avons abusé, mais jamais nous n’avons eu une sensation d’écœurement, ce qui n’est pas le cas ce matin. Enfin nous repartons bien rassasiés et sans trop de risque de prendre le coup de fringale si terrible à vélo. Très vite la route s’élève parmi les champs où l’herbe haute n’a pas encore été coupée. Des multitudes de fleurs rouges, jaunes ou bleues ponctuent les pâturages. Les senteurs toujours plus présentes, en particulier le tilleul, nous rapprochent de la nature. Un même trajet en voiture, en apparence permet de voir des paysages semblables et d’éprouver des sensations identiques, mais en réalité non. En effet d’une part la lenteur et d’autre part l’effort physique, forçant à de grandes inspirations sans la protection de l’habitacle d’un véhicule, abolissent un certain nombre de barrières à la nature. Contempler un champ, au milieu d’un foisonnement d’odeurs dues à l’herbe, aux fleurs ou aux arbres, nous projette au beau milieu de cette nature un peu plus comme acteurs que comme spectateurs. Une sorte de symbiose se crée, on se sent un peu moins intrus.
Nous n’avons pas toujours le loisir d’éviter les routes à grande circulation, mais en général nous y réussissons. Le temps semble se dégrader, cependant les sommets de la Chartreuse ne se dévoilent pas. La pluie nous cueille au pied du col de la Placette qui donne accès à Voreppe. Heureusement, elle est de courte durée. Encore une belle, raide et sinueuse descente, dans laquelle il faut rester prudent car la chaussée est humide. Arrêt dans cette agglomération, le temps de boire un café et de faire quelques courses car ce soir nous comptons dormir quelque part dans le Vercors.
Une question nous tracassait, comment passer Grenoble sans avoir à plonger dans un trafic important. La réponse nous est donnée par la carte série verte au 100 000 ième, édition 2010. En effet, une piste cyclable depuis Voreppe suit l’Isère vers l’aval sur plusieurs dizaines de kilomètres. Elle nous conduira, de plus avec un bon vent dans le dos jusqu’au village de Cognin-les-Gorges, au pied de Malleval, hameau perché que nous comptons atteindre ce soir. On constate qu’en France les choses bougent en matière de pistes cyclables. D’une part de plus en plus de routes laissent un couloir protégé pour les cyclistes et d’autre part les vraies pistes cyclables sont toujours plus nombreuses, comme celle de l’Isère qui nous a-t-on dit allait de Grenoble à Valence.
Nous voilà au pied de la terrible montée de la gorge du Nan. Ce soir nous ne ferons que 900 mètres de dénivelé le long d’une route qui s’accroche entre hautes parois et ravins, et qui cherche son chemin au travers de la roche par des tunnels qui surplombent le vide. Enfin, après une montée très exigeante de plus de neuf kilomètres qui nous a demandé pas loin d’une heure et demie, au détour du dernier lacet les quelques maisons de Malleval apparaissent. Le lieu semble passablement désert, le camping est ouvert, l’ambiance venteuse et les mille mètres d’altitude rendent ce coin de montagne hostile. Evelyne et moi ne nous sentons pas trop l’âme campeuse ce soir après une étape assez longue, 90 kilomètres, et difficile. Je vais m’enquérir auprès d’une petite auberge des différentes possibilités de logement. Très gentiment le propriétaire nous ouvre un grand gîte pour nous trois. Nous y passerons une agréable et calme nuit.
Mercredi 9 Juin
La journée s’annonce belle. L’étape commence par une montée de quelques cinq cents mètres de dénivelé, qui conduit sur le plateau du Vercors. La nature est éclatante, la petite route pratiquement déserte. De vastes champs bien verts constellés de fleurs sont bordés de hautes falaises blanches qui barrent l’accès au plateau. Après une montée raide mais plaisante à travers prairies puis le long d’escarpements et finalement en traversant une jolie forêt de feuillus, nous atteignons le col du Mont Noir à 1431 mètres d’altitude.
Ce col porte un nom curieux, car cet endroit aurait été victime des brûleurs de loups. En effet, pour les traquer et les acculer, ils incendiaient certains secteurs. Mais parfois il arrivait que le feu se propage plus loin que prévu, c’est ainsi que ces zones brûlées auraient été qualifiées de noires, d’où le nom du col.
Il fait frais pour la saison, on ne se croirait pas en juin. Nous redescendons vers le col de Romeyère, quatre cents mètres plus bas, par lequel initialement nous voulions arriver. Mais on nous avait indiqué que la route était fermée suite à des éboulements. Entre Chartreuse et Vercors de nombreuses routes sont impraticables suite à des effondrements. Sont-ils dus aux rudes conditions de cet hiver ou alors s’agit-il d’un phénomène plus général, conséquence du changement climatique?
Dans ce matin à l’air vivifiant, les couleurs sont tranchées, qu’il s’agisse des prés, des fleurs, des arbres, des parois ou des nuages. Rapidement nous rejoignons le village de Rencurel. Je trouve que pour un plateau nous descendons beaucoup, certes la vitesse est agréable, mais nécessairement il va falloir reprendre l’altitude perdue. Dans ce minuscule village balayé par un vent froid, bien qu’il vienne du sud, nous nous blottissons dans un bar bien sympathique l’espace d’un café. Mais le temps passe vite et l’heure du repas n’est pas loin. Nous poussons jusqu’à la Balme de Rencurel. Là, une épicerie nous fournit le minimum, et dans un recoin de la fontaine municipale protégée du vent, bien installés au soleil nous profitons de notre pause de midi. Un pêcheur de truites marque l’arrêt sur le pont à proximité. J’en profite pour l’interroger sur la population de truites de la Bourne. Ce torrent descend vers la très célèbre paroi d’escalade de Presles, qui abrite la curieuse grotte de Choranche avec ses fistuleuses parmi les plus longues au monde. Il s’agit de multitudes stalactites de la section d’un cheveu ou presque et qui font, si je me souviens bien, un ou deux mètres de long. Pour en revenir à notre pêcheur, il se plaint du fait que les écologistes s’opposent depuis quelques années au rempoissonnement des cours d’eau de la région, d’où une très nette baisse de l’intérêt de la pêche. Effectivement doivent-ils se mêler de tout ? C’est un autre débat, mais ne lançons pas la polémique, même si je suis séduit par la proposition du pêcheur préconisant de les mettre eux (les écologistes) dans un zoo !
Il faut s’arracher à notre douce torpeur et regagner l’altitude perdue. Par un raccourci à la pente redoutable, supérieure à 10% nous regagnons les 900 mètres. Un vent bien établi de face nous donne la sensation d’une belle côte sur les vingt kilomètres qui viennent. J’ai un petit coup de barre et Jean propose gentiment de prendre une partie de mes affaires. En effet j’ai emmené du matériel d’escalade. Est-ce vraiment utile ? La suite nous le dira. Après avoir traversé Saint-Martin-en-Vercors et Saint-Agnan-en-Vercors nous arrivons au hameau de Rousset. Le vent ne faiblit pas et le col du Rousset dresse devant nous ses grands virages. Mais la route est dessinée et l’effort modéré, d’autant plus que selon les virages le vent est avec ou contre nous.
Enfin le col est atteint, un tunnel de 700 mètres de long nous épargne les derniers efforts de la montée. Ce n’est jamais très agréable à vélo de circuler dans ces espaces clos, mais en l’occurrence il est bien éclairé. L’arrivée sur le versant sud est époustouflante. Une descente de plus de vingt kilomètres nous conduit directement à Die. Le vent est si violent, que parfois les bourrasques nous arrêtent en pleine descente et nous devons mettre pied à terre. Cela déplaît tout particulièrement à Evelyne, sans doute du fait de son poids plume.
Enfin la ville, nous nous procurons pour commencer une bouteille de clairette que nous savourerons au camping. Le temps est particulièrement sec, ce vent du sud me fait penser au vent d’Autan à Toulouse. Du camping municipal, à l’accueil très sympathique, nous avons une vue magnifique sur la montagne de Glandasse et sa magnifique paroi aux escalades célèbres, la voie de la Pentecôte et le pilier Leprince-Ringuet, pour n’en citer que deux. La soirée sera bien agréable assis dans l’herbe, le climat du midi prenant le dessus, ce qui se voit en particulier au changement de végétation.
Jeudi 10 juin
La nuit fut venteuse mais en contrepartie la sécheresse a régné, donc pas de tente à faire sécher. Si tous les matins l’état d’humidité du matériel de camping était aussi faible, alors cela deviendrait un vrai plaisir. Mais malheureusement, souvent cela s’apparente, il faut bien le reconnaître, à une corvée. Je sais que je risque de faire hurler les puristes et les inconditionnels de la tente. Mais cela n’est que mon humble avis.
La journée commence par un trajet d’une dizaine de kilomètres le long de la Drôme jusqu’au village de Pontaix. Splendide et austère hameau qui se niche au pied d’une falaise. Les murs de ses maisons canalisent littéralement la rivière. Aujourd’hui elle ne charrie pas beaucoup d’eau, elle étale son onde claire sur des plages aux galets lumineux. Au-dessus du village au sommet d’une colline, aux flancs abrupts, les ruines d’un très vieux château se découpent sur un ciel aux teintes grisées. Il se dégage de ce lieu une impression de quiétude et de bien-être. Mais nous ne sommes qu’au début de notre étape du jour, donc je prends juste le temps de faire quelques photos et nous reprenons la route. Une départementale sans circulation nous conduit au départ de la sauvage vallée qui perce les collines de la Provence drômoise jusqu’à Rémuzat.
La montagne des Trois Becs dévoile son imposante paroi de deux cent cinquante mètres de haut, appelée par les alpinistes la Pelle. Je reste hypnotisé par ce spectacle. En effet ma jeunesse défile dans ma mémoire. Cette paroi je l’ai gravie cinq fois, et à chaque reprise le plaisir était aussi intense. Voie d’escalade qui serpente au milieu de surplombs et qui toujours procure un itinéraire de toute beauté. En particulier, je me souviens de ce passage sur une dalle verticale au-dessus d’un surplomb, que l’on traverse de gauche à droite les pieds posés sur de petits silex qui sortent du rocher. On y ressent une forte impression de vide. Et puis le souvenir me revient de cette fois où nous avions débuté tardivement. La nuit avait failli nous bloquer un peu avant le sommet. Cette dernière longueur de corde heureusement pas trop difficile, cependant pas éloignée de la verticale, je l’avais parcourue à vive allure dans les ténèbres qui commençaient à prendre possession de l’espace. Et à chaque fois, l’arrivée au sommet de cette montagne dans un grand pré en pente était un bonheur. Souvent nous débouchions en fin d’après-midi dans des herbes éclairées par un soleil rasant déjà bien loin à l’ouest. En fin d’automne nous trouvions d’immenses chardons dont parfois nous cueillions une ou deux magnifiques corolles, qui allaient décorer notre bibliothèque.
Nous roulons et les perspectives se succèdent, au revoir montagne des Trois Becs. La vallée plein sud nous accueille avec un fort vent de face que nous allons combattre toute la journée dans une chaleur épuisante. Le premier village rencontré, Saint-Benoit-en-Diois, arbore sur un monticule une surprenante église, dont la silhouette est rehaussée par quatre cyprès qui se lancent à l’assaut du ciel. Chacun de ces villages traversés a sa propre personnalité, son cachet propre, son atmosphère particulière. Je suis toujours étonné de cette diversité, de cette originalité de ces trente six mille communes de France. La vallée passe quelques verrous calcaires au travers desquels l’eau a creusé son chemin. La roche calcaire est toujours superbe et cela pour de multiples raisons. Tout d’abord, généralement elle est de couleurs éclatantes. Dans les zones verticales, elle prend une belle teinte gris clair, souvent promesse d’exaltantes escalades, les pieds en adhérence sur une matière rugueuse à souhait et les doigts enfoncés dans de petites prises en forme de goutte d’eau justement creusées par l’eau. Dans les zones en surplomb les couleurs varient entre le jaune et le rouge. Et toujours, on a tout loisir d’observer des strates épousant toutes les formes et montrant toutes les épaisseurs, au gré des plissements qui au cours des âges ont pétri cette fantastique matière, créée au fond des mers par des organismes vivants qui se déposaient et formaient ces couches de sédiments, qui à leur tour surgiraient du tréfonds des mers pour s’élever en somptueuses montagnes.
La vitesse du vélo est idéale afin d’admirer à profusion toutes ces beautés de la nature. Je me rends compte que ce mode de déplacement me plaît par ces découvertes à petit rythme qu’il autorise et qui se renouvellent à l’infini au long de la route ou du chemin. L’effort physique me convient aussi, mais contrairement à certains, je ne me sens pas motivé pour enfiler les cols les uns derrière les autres lorsque je connais déjà la route. De ce fait, hors les voyages j’ai beaucoup de mal à me motiver pour aller m’entraîner autour de chez moi sur des itinéraires que nécessairement je connais.
Que cette vallée étroite et sinueuse se révèle sauvage, une petite rivière, dont je ne me souviens pas du nom, déroule ses méandres amples et parsemés de galets éclatants. Le village de Saint-Nazaire-le-Désert, le bien nommé, est atteint. Nous arrivons deux minutes après les douze heures trente fatidiques, heure de fermeture de la petite épicerie. Donc nous nous contenterons d’une boîte de maquereaux, d’un petit morceau de gruyère et de quelques fruits secs. Assis à l’ombre nous souffrons cependant sous une chaleur accablante et sous les coups de boutoir de ce vent du sud rageur. Dans un recoin du village un bar sympathique caché au détour d’une mignonne placette, nous autorise à remplir notre rite sacré quotidien du café après le déjeuner.
A nouveau sur la route, par des itinéraires dérobés, la progression s’effectue par bosses, vent adverse et chaleur en direction de notre but de la journée, Rémuzat. Une longue descente finale donne une touche particulièrement agréable à cette belle étape à travers le Diois et la Drôme Provençale.
Rémuzat est célèbre pour sa magnifique falaise qui domine de façon imposante le site. Si vous la regardez, vous ne tarderez pas à apercevoir d’immenses vautours qui planent nonchalamment le long des à-pics. Au fond d’une ruelle nous dégottons un gîte absolument adorable, implanté dans une ancienne maison de notables, construite depuis plusieurs centaines d’années. Les prix sont modiques, et l’accueil très chaleureux. J’y reviendrai un jour pour arpenter les chemins autour de ce pittoresque village.
Vendredi 11 juin
Le lieu de Rémuzat est vraiment très agréable, et en ce début de mois de juin il n’y a pas grand monde. Dans ce gîte, à part nous, sont hébergées trois femmes habituées du coin qui viennent chaque année pour se promener au milieu de la garrigue et des barres rocheuses.
Aujourd’hui notre but se situe dans les environs de Malaucène, village mythique au pied du Mont Ventoux. Le premier tronçon de notre itinéraire nous mène le long de la magnifique gorge de l’Eygues, rivière bordée de jolies et longues falaises. Au passage nous admirons le pittoresque village de Saint-May, perché sur son verrou dans un méandre du cours d’eau. Cette première partie au petit matin, en descente, dans un décor superbe de roches multicolores et plissées, le long d’une jolie rivière et de plus avec une circulation raisonnable, est un vrai bonheur.
Au cours de la pratique du vélo, contrairement à celle de la marche à pied, les moments agréables et les difficiles alternent souvent sans crier gare. Une côte, une descente, un vent contraire ou favorable dû à un changement de direction et le rythme et les conditions d’effort s’inversent spontanément. A pied par contre, la pente raide fera prendre un rythme lent, la descente elle bien souvent obligera à freiner son allure, ce qui générera une forme de fatigue due à cet effort de retenue. On ne ressent pas ce passage brutal de l’effort physique à la joie de la vitesse sans peine. Mais attention, je ne dénigre surtout pas la marche à pied. Au fond de mon cœur, le voyage à pied tient une très grande place. A une allure plus faible, il permet cependant d’atteindre des lieux auxquels le vélo ne donne pas accès. La liberté est plus grande dans les zones accidentées. Traverser les Alpes par un chemin de grande randonnée ou traverser les Pyrénées par la Haute Route des Pyrénées représentent des aventures, qui m’enthousiasment beaucoup plus que de parcourir les grands cols de ces montagnes à vélo.
Revenons à notre vallée de l’Eygues que nous allons maintenant quitter pour escalader le col de d’Ey qui culmine à 962 mètres, ce qui donne approximativement 500 m de dénivelé pour 6 kilomètres. Cette montée est rendue très agréable du fait de la présence d’une multitude d’adolescents lancés avec leurs professeurs de collège dans un voyage à deux roues d’une semaine autour de la vallée du Rhône. Nous nous retrouvons tous au col, et le lieu retentit de tous les cris de joie de ces enfants heureux d’avoir gravi leur dernière difficulté. En effet leur périple s’arrêtera à Buis-les-Baronnies après quelques 6 kilomètres de descente. En quittant le col nous croisons un couple lourdement chargé, qui chacun à un rythme lent escalade la pente raide sur son vélo couché. Ils n’ont pas l’air de peiner et la position semble très confortable.
Halte de midi dans cette charmante petite agglomération capitale des Baronnies, assis sur un banc public nous déjeunons. Ensuite une courte promenade à travers le centre ville aux rues étroites nous permet de sentir l’âme de cette cité. Nous prenons notre temps, car l’étape de cet après-midi n’est pas très importante. Nous avons rendez-vous vers les 17 heures chez Nadine au Hameau des Valettes à quelque distance au nord de Malaucène. En chemin nous passons le village de Mollans-sur-Ouvèze, au-dessus duquel trône une incroyable église, perchée sur un immense rocher plat. Un camarade m’avait dit qu’elle avait été construite par un notable de la région, ayant fait le vœu de la bâtir si son fils revenait de la première guerre mondiale. Le vœu a manifestement bien été exaucé.
Notre arrivée à Malaucène me surprend par le nombre de cyclistes qui s’y trouvent. En effet il s’agit de l’un des trois accès au Mont Ventoux. A l’heure qu’il est, nombreux sont ceux qui en descendent, le pourcentage d’étrangers est important. On sent que le lieu respire la fête de la petite reine. En fin d’après-midi nous effectuons les cinq kilomètres qui nous conduisent à notre point de rendez-vous. La pluie se met de la partie. Nadine nous accueille dans son adorable petite maison de village.
Samedi 12 juin
Aujourd’hui nous devrions faire une facile balade de récupération sans les sacoches. Je me réjouis d’avance d’un petit effort dans cette région aux mille beautés. Mais la balade de santé va en définitive se transformer en un tour du Mont Ventoux, qui se déroulera tout de même sur 118 kilomètres. Nadine est une pédaleuse effrénée, elle a déjà parcouru de nombreux kilomètres à travers le monde, et elle compte à son actif au moins une quinzaine de montées au Mont Ventoux par tous ses itinéraires. Quand je la vois pédaler à vive allure en côte sans la moindre peine, je me demande si elle n’aurait pas un petit moteur caché dans le cadre, ce dont on a soupçonné Cancellara ces derniers jours.
Nous démarrons notre circuit par la départementale 40 qui contourne le Mont Ventoux par le nord. Toujours ce satané vent du sud en pleine figure qui ne veut pas s’arrêter. Cela fait presque depuis notre départ de Lyon, qu’en général, nous pédalons contre le vent. La vue sur le Mont Ventoux est impressionnante. Mais rapidement le temps se détériore et les nuages nous cachent le sommet. Nous effectuons une halte à la fontaine de Saint-Léger-du-Ventoux et nous repartons sur un bon train. Ces coins sont très fréquentés par les cyclistes. Un petit détour par une pente terriblement raide mais heureusement courte nous mène au joli village de Montbrun-les-Bains. Aujourd’hui samedi jour de marché, les étals se parent de toutes les couleurs et de toutes les senteurs. La rue centrale a été fermée à la circulation et le marché se développe au beau milieu de la chaussée. De nouveau sur la route, nous passons Revel et marquons une pause prolongée à Sault, autre village légendaire sur le chemin du Ventoux.
Une grande partie de plaisir nous attend dans un décor réputé, il s’agit de la descente des gorges de la Nesque. Sur une trentaine de kilomètres nous nous adonnons aux joies de la vitesse sur une route sinueuse surplombant une gorge profonde aux roches éclatantes donnant sur des profondeurs impressionnantes. Arrêt à un belvédère, où nous faisons la photo classique de groupe dans l’un des méandres les plus caractéristiques de la rivière. Un homme vend des bouquets de lavande et une multitude de produits dérivés de cette plante extraordinaire. Son coffre de voiture lui sert d’échoppe. Il l’a agencé avec beaucoup de goût et un esthétisme certain. Il m’autorise à faire une photo de son étalage.
Une fois la descente terminée, les cent kilomètres au compteur ne sont pas loin et il nous faut encore en effectuer une vingtaine, en particulier quelques côtes raides pour rejoindre notre tranquille maison de village au Hameau des Valettes. Nous passons quelques affleurements d’ocre, qui ont rendu la région célèbre. Avant de rentrer dans le bourg, Nadine s’arrête dans un champ de cerises appartenant à son cousin et nous invite à une merveilleuse dégustation sur l’arbre. Ce seront les seules cerises dignes de ce nom que je mangerai en ce mois de juin particulièrement froid et peu ensoleillé. Eh bien ! En définitive, cette journée de repos aura été bien occupée.
Dimanche 13 juin
Après une agréable soirée et une bonne nuit, ce matin plusieurs choix sont possibles. Le premier consiste en une montée au Mont Ventoux par Malaucène. Jean et René, le compagnon de Nadine, vont opter pour cette alternative. En ce qui me concerne la motivation n’est pas énorme, et la fatigue accumulée depuis une semaine, un argument supplémentaire pour proposer un circuit plus clément. Evelyne n’est pas non plus très enthousiaste pour une grosse défonce. Nadine nous emmène pour un tour plus « cool ». Nous partons pour une boucle qui fera tout de même une quarantaine de kilomètres avec quelques montées sévères et un timing final serré pour arriver à temps pour préparer le repas. Dans une belle nature de printemps qui explose de toutes parts, nous passons d’abord à l’abbaye du Barroux, puis nous visitons le village du même nom. Il est de toute beauté, bien établi sur une butte, enserré dans son ancien mur de protection, et abritant en son sein un château de grande taille. Puis nous prenons la direction du très pittoresque village de la Roque Alric, tout à fait étonnant. En effet ses maisons semblent lancées à l’assaut du rocher qui les domine, ce qui lui donne une touche magnifique. Bien évidemment une belle luminosité comme le midi de la France sait en distiller ajoute à l’esthétique du site. Notre chemin se poursuit en passant à proximité des dentelles de Montmirail, roches réputées pour l’escalade qui affichent leur verticalité éclatante de blancheur. Je suis toujours étonné de constater la diversité des paysages en France et la rapidité avec laquelle on passe de l’un à l’autre, qu’il s’agisse de sites naturels ou de constructions. Puis notre route va nous conduire vers un col, qui a une particularité bien singulière. En effet lorsqu’on en atteint le sommet avec le panneau nous indiquant que nous y sommes, et bien on continue à monter pendant plusieurs kilomètres à flanc de montagne. Enfin arrive le moment de nous lancer dans une belle descente vers Malaucène. Mais Nadine pressée de rentrer pour commencer le repas, nous avait littéralement déposés sur le bord de la route au bas de la côte. Comment fait-elle ? Enfin nous arrivons au centre de Malaucène. Nous y retrouvons nos deux camarades, qui de retour du Mont Ventoux prennent tranquillement une bière au centre du village. Nous rentrons tous les quatre et retrouvons Nadine qui s’active en cuisine. Encore un moment très agréable en perspective autour de plats concoctés avec goût et qui nous laissera un excellent souvenir.
En ce dimanche après-midi, Nadine et René vont devoir partir. Eh oui ! Demain matin il leur faut aller au boulot. Donc nous nous retrouvons à trois Jean, Evelyne et moi. Nous quitterons cet endroit charmant pour poursuivre notre périple itinérant.
Lundi 14 juin
Aujourd’hui avec une petite pointe de tristesse, nous laissons ce charmant Hameau des Valettes, avec cependant l’espoir d’y revenir, Nadine nous ayant proposé de nous retrouver l’année prochaine pour quelques jours de pédalage intensif.
Notre objectif de la journée se trouve plein est et se nomme Banon, petit village réputé, une vingtaine de kilomètres à l’ouest de la vallée de la Durance. Nous devons reprendre sur les trente premiers kilomètres l’itinéraire que nous avons suivi avant-hier, de plus aujourd’hui nous avons nos bagages. Mais tout se passe très bien et la vue permanente sur le Mont Ventoux que l’on contourne par le nord est un spectacle suffisamment grandiose pour que nous ne trouvions pas le temps de nous ennuyer. Nous en profitons pour monter au village de Brantes. Encore un lieu perché, il nous faut laisser nos vélos à l’entrée et y pénétrer par un long escalier de pierre multi centenaire. Nous nous promenons parmi les vieilles maisons rénovées et nous laissons envoûter par le charme du lieu qui fait face au Mont Ventoux. Puis reprenant notre chemin, rapidement nous marquerons l’arrêt pour la pause de midi dans le très tranquille minuscule hameau de Savoillan. Une charmante boulangerie donnant sur l’église, exhale une bonne odeur de pain cuit au feu de bois, nous en avons l’eau à la bouche. Après que nous ayons effectué quelques achats, la boulangère nous autorise à nous assoir à la table devant sa vitrine. Qu’il est agréable de voyager de la sorte tout en prenant son temps et de se laisser guider dans nos haltes par le hasard, toujours heureux. Cela nous permet de nous imprégner de toutes ces atmosphères de Haute Provence, et bien entendu des auteurs comme Giono ou Bosco nous viennent à l’esprit.
Nous repartons après le rituel café du midi pour les quelques 35 kilomètres qui mènent à Banon. Le ciel est magnifique, de gros cumulus éclatants bourgeonnent tout en laissant de grandes trouées bleues. Des averses sont tombées car par endroits la route est mouillée, mais jamais nous ne recevons une goutte. L’altitude relative, le vent, la nature mouillée et la luminosité s’associent pour nous offrir des paysages de toute beauté. Le plaisir de pédaler est immense, cette nature on en fait vraiment partie, et puis ces odeurs de fleurs toujours présentes, donnent encore plus cette sensation d’intégration de nos corps au milieu naturel.
Nous atteignons le charmant village de Banon. Un cyclotouriste hollandais nous entretient sur son périple à travers la France. Souvent les personnes qui pratiquent le voyage à vélo sont seules, et les Français sont très peu nombreux. Les Allemands et les Bataves fournissent le gros des effectifs. Les vélos lourdement chargés sont souvent regardés avec curiosité en France. Les cyclistes sur leur vélo de course nous regardent souvent avec un certain dédain. Je me souviens d’une réflexion entendue dans un groupe qui nous croisait à vive allure l’année dernière en Corse, l’un des participants nous apercevant avait fait le commentaire suivant : « Eh bien ! Du vélo comme ça non merci ! ». Heureusement tous n’ont pas cette attitude, certains vont même jusqu’à nous encourager. Parfois la vue de ces deux roues lourdement chargés provoque des commentaires étranges. Il y a quelques jours, à l’entrée d’un village un groupe de randonneurs se préparait au départ. Une femme nous remarque et dit à ses compagnons : « Tiens voilà des sacochards ». Quel terme horrible !
Banon, ravissant village provençal, nous y découvrons quelques boutiques d’alimentation qui proposent des produits de qualité, en particulier le fameux fromage qui porte le nom du lieu. Après quelques achats nous rejoignons le camping un peu excentré. Dilemme, plante-on la tente ou loue-t-on un mobil home ? Le temps semble beau, l’air absolument pas humide, Jean opte pour la tente, Evelyne pour le mobil home, et moi je reste relativement indécis. Mais en finale, nous choisissons la solution en dur. Grand bien nous en a pris. A partir de onze heures du soir la pluie va se mettre à tomber et durant trente six heures ce sera un véritable déluge. J’ai rarement vu une pluie aussi violente durant une si longue période. D’ailleurs les résultats ne se sont pas fait attendre, des inondations catastrophiques ont eu lieu un peu plus au sud dans le Var, en particulier à Draguignan.
Mardi 15 juin
Une bonne partie de la nuit les précipitations ont martelé le toit de notre abri. Il fait froid et humide, on ne se croirait pas au mois de juin dans le sud de la France. La journée s’annonce morose, nous sommes quasiment dans les nuages et le mauvais temps semble très bien installé. Il va falloir nous armer de patience. Un petit intermède de repos ne fera pas de mal. De plus j’ai un livre extrêmement intéressant, journal d’un conjuré 1938-1944, d’Ulrich von Hassel. Ce diplomate qui s’était toujours opposé au national-socialisme, décrit de l’intérieur l’Allemagne de cette époque. Il analyse les doutes et les espoirs des hommes influents, en particulier, il montre l’état d’esprit des généraux qui au gré des victoires ou des défaites de Hitler pouvaient être plus ou moins enthousiastes et se montrer favorables ou non au système nazi.
Nous ne passons pas la journée dans notre baraque. A la première petite interruption des averses, je prends mon vélo et pars au centre de Banon. J’y découvre, vraiment étonné, une très grande librairie, le Bleuet. Dans un si petit village, pourquoi un établissement d’une telle taille. Les ouvrages disponibles sont très nombreux, certaines collections sont complètes, plus importantes que dans les grandes librairies réputées que j’ai l’habitude de fréquenter à Paris, Lyon ou Bordeaux. Manifestement, il doit y avoir beaucoup d’intellectuels ou passionnés de lecture qui se cachent dans la campagne environnante. Au demeurant, profitant de l’aubaine je passe un bon moment alors que le temps reste maussade.
Mercredi 16 juin
Ce matin nous avons franchement froid, au point que je me mets à grelotter. Je n’aime vraiment pas cette humidité. Il nous faut prendre des décisions, on ne peut rester cloués une journée de plus dans notre camping, cette situation est très mauvaise pour le moral. Seul le mouvement ramène la paix dans les esprits. Nous décidons de rouler jusqu’au village de Sait-Etienne-les-Orgues, situé au pied de la Montagne de Lure. Une fois sur place nous aviserons. Nous laissons nos bagages avec l’intention de revenir passer une troisième nuit à Banon. Nous voilà partis, il ne pleut pas, mais les reliefs sont accrochés par des bancs de nuages pas très prometteurs de beau temps. Une fois notre village atteint, au bistrot de la place nous prenons un café et interrogeons le propriétaire sur le temps et les conditions sur Lure. Il nous dissuade d’y aller, nous relatant la mésaventure de cyclistes qui les jours précédents ont été soumis à un véritable bombardement de grêlons. Comme si les éléments l’entendaient, la pluie reprend. Armons-nous de patience. Il est midi, profitons de ces conditions pour tranquillement déguster le plat du jour proposé. A la fin du repas, il ne pleut plus et le temps semble s’améliorer. Jean propose de faire « pour voir » les premiers kilomètres sur la route de la montagne de Lure. On se doute bien que ça y est nous y sommes et que pour nous arrêter il va falloir des grêlons gros comme des œufs de poule.
En effet, un bon rythme est pris, la route bien tracée ne présente pas de pente trop raide. Le temps tout de même incertain, nous motive pour profiter de cette fenêtre favorable, et nous avons tendance à appuyer sur les pédales. Le soleil de début d’après-midi réchauffe l’atmosphère. Vers les 1500 mètres d’altitude nous rentrons dans le brouillard et l’air se rafraîchit. Maintenant nous irons au sommet quoiqu’il arrive. La route passe à un kilomètre sous le sommet. Par un accès en mauvais état et très raide nous nous dirigeons vers les antennes qui matérialisent le sommet que nous convoitons, à l’altitude de1826 mètres. Les jeux de lumières parmi les nuées qui circulent sont magnifiques et les contrastes très accentués. Nous y sommes, cet endroit baigné dans le brouillard nous apparaît quelque peu fantomatique et mystérieux. La montagne y gagne en grandeur. Nous sommes contents d’avoir effectué cette randonnée malgré le temps plus qu’incertain. Et puis cette montagne de Lure constitue l’un des passages importants de notre circuit. Cependant le plaisir du sommet ne s’éternise pas, toujours un peu inquiets, des fois que l’orage se déclenche, l’endroit deviendrait assez malsain. Donc nous nous lançons dans une longue descente. Les premiers kilomètres sont vivifiants, puis nous sortons du brouillard et la chaleur revient. De retour au bar de la place, nous prenons un rafraîchissement et rentrons à Banon. La journée qui ne semblait pas très prometteuse nous aura cependant permis une belle escapade d’un peu plus de 80 kilomètres.
Jeudi 17 juin
Les conditions de temps n’étant pas très favorables, nous apportons une modification radicale à notre itinéraire. Au lieu de partir sur le Luberon, puis de remonter par la vallée du Rhône ou par les monts d’Ardèche, de peur du fort mistral, nous préférons remonter directement en direction du Dévoluy.
Ce jour nous donne l’occasion de vivre une étape mémorable entre toutes. En effet, pour éviter de reprendre une route déjà empruntée, nous décidons de quitter Banon en direction de l’un des cols sur la crête de la Montagne de Lure, afin de descendre directement dans la vallée du Jabron, d’où nous mettrons le cap sur le village d’Orpierre. Seul petit hic, l’itinéraire choisi est normalement utilisé par les randonneurs à pied. Mais nous verrons bien, un peu d’aventure a plutôt tendance à aiguiser notre curiosité.
Ce matin encore les sommets sont accrochés par des nuages qui ne sont pas présage de temps sec. Mais la nature après les grandes pluies des jours derniers semble toute propre, et elle luit de mille feux, vert tendre de l’herbe, lumières multicolores des différentes fleurs, où le jaune des pissenlits et des boutons d’or domine, suivi de près par le rouge ponctué de noir des coquelicots.
Nous entrons dans une étroite vallée qui conduit au bout du monde, au village de Saumane. Le lieu dépassé, la route devient presque chemin et puis le goudron prend fin. Le sentier raide assez plat nous permet pendant quelques kilomètres de rester sur nos montures. Nous nous demandons où nous allons. Au-dessus de nous un versant raide et boisé va se perdre dans le brouillard. Notre itinéraire se trouve là quelque part entre arbres et brume. Un carrefour en Y nous fait hésiter. Heureusement dans la forêt se trouve un bûcheron, il nous renseigne. Plus de doute notre voie en direction du col Saint-Vincent va nous occasionner une bonne séance de sport en poussant les vélos. Un chemin très raide parsemé de gros cailloux donne le ton. Nous voilà tous les trois à pousser dans la pente. Cela nous rappelle des expériences passées au fond de la Slovaquie. Pas de répit, ni du côté de la déclivité ni de celui de la grosseur des cailloux qui bloquent en permanence les roues. De plus pour que le jeu soit encore plus plaisant, la pluie se met de la partie. Cette manutention de bicyclettes est franchement épuisante, la douleur se fait sentir aux articulations des poignets. Et puis la pente se redresse, il faut alors se mettre à deux pour pousser un seul vélo. Le sol détrempé laisse l’eau s’écouler et par endroits on se croirait dans le lit d’un torrent. Mais avec opiniâtreté, nous poussons prenant l’eau par le haut et par le bas. Nous avons vraiment l’impression de monter dans le ciel avec nos vélos. Si nous croisions des randonneurs, ils nous prendraient probablement pour des fous, mais dans cette ambiance très humide nous sommes seuls. Enfin au détour d’un raidillon, je pars sans mon vélo et quelques dizaines de mètres après un espace plat apparaît. Il est verdoyant, et il arbore un magnifique panneau annonçant col Saint-Vincent 1287 mètres. Je pousse un cri de joie et rejoins mes compagnons pour un dernier effort. Ce col je me souviens y être passé en sens inverse, à pied, il y a trois ans lorsque j’avais réalisé une magnifique randonnée de 9 jours du Vercors à la Méditerranée. Tout était très différent, on était en automne, les arbres prenaient toutes les teintes de cette magnifique saison et il faisait très beau. En 9 jours je n’ai pas le souvenir d’avoir vu un seul nuage, seulement les habituelles brumes matinales saisonnières qui donnent un véritable cachet à la nature en y ajoutant une touche de mystère.
Au col nous ne nous attardons pas, car nous sommes trempés et le refroidissement guette. Nous plongeons sur la vallée du Jabron. Le chemin est si raide et si mal pavé que nous ne pouvons pas enfourcher nos montures, bien qu’il s’agisse d’une descente. Mais ces grandes forêts de feuillus, à la frondaison encore tendre, sont si belles sous la pluie que nous éprouvons un vrai plaisir à nous trouver en ces lieux si peu propices au vélo, surtout avec des bagages. Cependant, par endroits nous nous risquons à enfourcher nos deux roues. Il faut faire attention de ne pas tomber, entre cailloux et terre glissante. Bien doser la pression sur les freins est indispensable pour conserver un équilibre subtil et précaire. Dans les grands lacets il nous faut descendre à pied et avancer avec précaution, pour ne pas se faire emporter dans une glissade glaiseuse par le poids de nos engins. Enfin, nous sommes sous la couche nuageuse et voyons le fond de la vallée. Nous n’allons pas tarder à nous retrouver sur un terrain presque plat. Le chemin s’élargit, nous prenons de la vitesse et arrivons en vue de la première voiture rencontrée depuis bientôt trois bonnes heures. Ses occupants doivent vraiment se demander d’où nous venons.
Cette matinée a été éprouvante du fait de cette pratique du vélo dans des conditions particulières. Je ne crois pas que nombreux soient les cyclotouristes chargés qui ont emprunté le col Saint-Vincent. C’est sans doute un bon avant-goût pour le périple que nous envisageons à travers l’Amérique du Sud dans deux mois, l’altitude en moins bien sûr, parce que dans les Andes on évolue généralement vers les 4000 mètres.
De retour sur le bitume, on a l’impression d’avoir des ailes. Le temps se stabilise et un rayon de soleil nous gratifie de sa chaleur. Dans cette vallée du Jabron, nous marquons la pause et mangeons à belles dents, car les cailloux et la boue nous ont ouvert l’appétit. Mais le lieu est désert, pas le moindre petit bar pour le rituel café. Donc un peu frustrés nous repartons. Dans le village Les Omergues, enfin le bistrot tant désiré. Il arrive d’autant mieux que la pluie fait une fois de plus son apparition, et il fait froid. A l’intérieur de la salle une douce chaleur. Nous allons devoir nous faire violence pour reprendre notre chemin. Le moment redouté arrive, nous enfilons nos imperméables et stoïquement nous attaquons le col qui nous sépare de Séderon. Les muscles se réchauffent, la beauté du relief aidant, le plaisir revient.
Après Séderon, ne pas louper la petite route qui conduit au col Saint-Pierre. Après quelques hésitations nous attaquons cette dernière difficulté de la journée, qui monte à plus de mille mètres. Il s’agit d’une belle rampe de cinq kilomètres qui s’élève en courbes raides. Au milieu de la montée, un monument commémoratif rappelle la résistance au nazisme, qui dans la région fut active et en en a payé le prix fort.
Le dernier effort de cette journée terminé, nous n’avons plus qu’à nous laisser glisser vers Orpierre en passant par le village de Laborel. Dans le lointain Orpierre est bien balisé par son fameux Quiquillon, flèche de calcaire de 150 mètres de haut qui attire une multitude de grimpeurs.
Vendredi 18 juin
La journée d’hier a laissé quelques traces dans les cuisses, les mollets les bras et les poignets. Nous aspirons à nous reposer. Le cadre est propice à cette activité, un joli village enserré entre des parois calcaires qui de toutes parts dressent leurs à-pics.
Samedi 19 juin
Aujourd’hui nous allons partir pour la journée dans le but d’assister à une messe au monastère de Rosans. Il héberge des sœurs bénédictines. Je ne suis pas particulièrement pratiquant, mais prendre part à un office au sein d’un ordre régulier a toujours provoqué chez moi une forte émotion, d’une part sans doute du fait du lieu reculé où ces ordres généralement s’établissent, d’autre part du fait du côté confidentiel, bien souvent très peu de fidèles assistent à la messe. Ce jour en dehors de notre petit groupe, un quatrième ami s’étant joint à nous, une seule personne était présente. Au retour nous avons effectué une visite guidée du prieuré de Saint-André-de-Rosans. Petit intermède très instructif sur la vie de la région au cours des siècles. Cela nous a permis d’admirer de belles mosaïques multi centenaires. Encore une agréable et intensive journée de vélo (plus de 90km) à but culturel, le long de superbes petites routes sauvages et accidentées loin de la circulation, au contact d’une nature épanouie par l’abondance d’eau que cette année a apportée.
Dimanche 20 juin
Matin froid et venteux, les ruelles d’Orpierre sont de vraies glacières traversées par une bise aigre. Le courage nous manque et nous ferons une journée de visite de la magnifique vallée du Jabron, mais en voiture. Au moment de partir deux Allemandes aux vélos lourdement chargées stationnent sur la place du village. Immédiatement nous les abordons. Elles ne sont pas toutes jeunes, à mon avis 65 ans, voire sans doute plus pour l’une d’elles. Elles arrivent de Stuttgart à travers les massifs montagneux français, Vosges, Jura, Chartreuse, Vercors. Ce trajet elles l’ont accompli en douze jours, belle performance eu égard à leur chargement, les mauvaises conditions des deux semaines passées et puis de leur âge.
Lundi 21 juin
Nous nous retrouvons seuls avec Jean, Evelyne étant repartie en voiture avec François pour Crémieu. Nous allons vivre le dernier jour de notre périple dans les Préalpes. Notre intention est de rejoindre Veynes, d’y déposer nos affaires à l’hôtel et de gravir quelques cols cachés au cours de l’après-midi. Une fois de plus le vent sera contraire et nous obligera à forcer sur les pédales. Un petit café dans un bistrot du centre ville de Serres, nous procure un agréable moment. J’aime beaucoup cette petite agglomération au pied d’un gros rocher. On n’y recherche pas le calme, car c’est un axe routier très fréquenté, mais le lieu est très esthétique, et de voir ces foules de voitures de camping-cars et de motos, dont beaucoup d’étrangers déferler, cela donne un petit goût de vacances !
A Veynes, l’agréable hôtel du centre, établissement au charme désuet, à l’ombre d’une place ombragée par des platanes centenaires, nous propose une chambre de tout confort. Nous déjeunons sur place, laissons nos bagages et partons pour notre dernière petite virée. Deux jolis cols déserts, col de la Bachassette et col des Verniers, cachés au milieu de montagnes érodées, nous laisserons nos dernières sensations de ces deux semaines d’errance. A la descente du second des vues de toute beauté nous dévoilent le Pic de Bure et la crête de Bergers, cimes du Dévoluy qu’affectionnait particulièrement René Desmaison. Je reste à rêver sur ces montagnes, me disant que bientôt d’autres horizons bien plus lointains vont s’ouvrir. Demain nous prendrons le train direction Lyon, et chacun rentrera chez lui dans l’attente du prochain rendez-vous.
Depuis bientôt un an nous projetions une randonnée à vélo de deux ou trois semaines à travers les bosses autour de la vallée du Rhône, en passant par la Chartreuse, le Vercors, le Mont Ventoux, la Montagne de Lure et puis par les monts d’Ardèche pour rentrer à Lyon. La période choisie n’a pas été très favorable au point de vue météorologique mais nous n’en avons pas moins pédalé. Certes l’itinéraire initial a subi des modifications importantes, dues à des chutes de pluie torrentielles et des prévisions de vent très violent, mais les 17 jours d’errance à deux roues que nous avons vécus nous ont permis de toujours connaître mieux ce fabuleux pays qu’est la France, et nous y avons éprouvé un grand plaisir dans l’effort physique.
Ce dimanche 6 juin, avec Jean nous démarrons de Lyon, tardivement, en suivant le bord du Rhône en direction de Crémieu, où nous rejoignons Evelyne qui complétera le trio. Tout commence sous les augures du temps incertain que nous subirons durant notre voyage. Sitôt tourné le coin de la rue, de gros nuages menaçants donnent la couleur, très sombre. Quelques gouttes sont les premiers signes d’alarme, mais dans notre enthousiasme du départ nous poussons d’autant plus sur les pédales, nous disant que l’étape du jour ne fera que 45km. Il est donc trois heures de l’après-midi. Après un court passage sur le goudron, nous voilà le long du canal de Jonage. Nous espérons remonter, par le chemin qui longe d’abord le canal, puis le Grand Large (plan d’eau) et finalement suivre le Rhône, jusqu’au confluent avec la rivière Ain. Le temps menaçant semble se cantonner à l’ouest alors que nous fonçons vers le nord-est avec l’espoir d’échapper à l’averse. Dans un premier temps, tout se déroule au mieux. Le chemin est très agréable, la végétation nous entourant bien verte, par endroits de grands arbres nous dominent donnant un air forestier à la balade.
Je me souvenais, pour l’avoir déjà fait à pied, que le chemin après le village de Jons pouvait être problématique. Effectivement mes souvenirs étaient exacts. Le chemin s’insinue entre un terrain de golf et des zones marécageuses le long du fleuve. Les ornières, sur ce qui n’est plus un chemin mais un sentier sinueux, deviennent profondes et larges. La pluie se met franchement de la partie. Une glaise visqueuse nous cloue littéralement au sol. La végétation envahit notre espace de roulement. Il nous faut coller la tête au guidon pour espérer passer sous les nombreuses branches qui gênent l’avancement. Cela implique la peine de la double douche. Avec nos vélos chargés d’une vingtaine de kilos la conduite devient mal aisée. Je me retrouve au fond d’une ornière de large taille dans une position d’équilibre précaire, les deux chaussures flottant sur une mare de boue. J’ai la sensation que je coule lentement. J’effleure juste la boue de mes semelles, reportant le gros de mon poids sur la selle, souhaitant que mes pieds ne soient pas immergés dans cette matière grise et gluante. Quelques kilomètres avant le confluent de l’Ain nous devons renoncer à suivre cette piste, et nous prenons le premier itinéraire de remplacement qui offre une issue non mouvante. Un peu au petit bonheur la chance nous rejoignons le village de Villette-d’Anthon. Au centre nous nous abritons alors que des trombes d’eau s’abattent de plus belle. Il ne fait pas très chaud. Cela promet pour la suite. Enfin la chute d’eau se calme, et miracle, il ferait presque beau. Nous décidons de reprendre, avant de nous rendre à Crémieu, le détour par le site du lieu de rencontre de l’Ain et du Rhône. Cet endroit est magnifique. Voir les eaux de deux cours d’eau qui se mêlent est toujours passionnant. Dans le cas présent il s’agit d’un fleuve et d’une rivière, tous deux au cours vif, le Rhône au flot puissant bien endigué et l’Ain, plus modeste qui court entre des plages de galets. Je me rends souvent sur ce lieu et ma curiosité pour ces eaux qui se rencontrent est toujours la même. Mission accomplie, je voulais absolument montrer à Jean cet endroit qui me plaît tant. Après avoir bien profité de ce spectacle, en une dizaine de kilomètres par une route fréquentée nous atteignons la jolie ville de Crémieu. Ancienne cité médiévale enserrée au milieu de plateaux calcaires, son histoire est riche et sa visite vaut le déplacement. Evelyne nous attend et voit deux tas de boue mobiles venir à sa rencontre. Les bords du Rhône nous ont laissé quelques souvenirs tangibles.
Lundi 7 juin
Départ par des routes détournées et tranquilles, et des villages déserts avec l’intention de rejoindre le lac d’Aiguebelelle. Les senteurs de fin de printemps nous accompagnent. Que le vélo dans la campagne est agréable à cette époque de l’année. Après les bourgs de Dizimieu et Soleymieu, ainsi que d’autres nous nous arrêtons à Brangues, village sur une butte. Je me souviens y être venu à l’occasion d’un marché du livre. De ce village sont originaires Stendhal et Paul Claudel. Concernant ce dernier, nous sommes allés nous recueillir sur sa tombe, qui est située au fond d’une grande propriété. Le lieu exhale la tranquillité et la sérénité, une impression de permanence, même d’éternité par rapport aux outrages du temps. Cependant la sépulture, elle, n’est pas imprégnée de cette paix. Cette vaste tombe de marbre aux courbes arrondies, dont la surface par endroits est mangée d’une fine mousse, semble recouverte d’un voile de tristesse. L’épitaphe est étrange et génère un trouble au lecteur que je suis : ici reposent les restes et la semence de Paul Claudel.
Après avoir pique-niqué sur la place du village nous reprenons notre route en direction du lac qui ponctuera notre étape de ce jour. Encore de charmants villages, la France en regorge, sur les 36000 communes que de lieux pittoresques ! Au cours de ces 17 jours nous en visiterons une multitude, tous plus jolis les uns que les autres. Arrivés dans la charmante petite ville de Saint-Genix-sur-Guiers, nous touchons aux premiers contreforts du massif de la Chartreuse. Eh bien évidemment ça commence à grimper dur. Après nous être égarés par des chemins caillouteux et très pentus, à la recherche du château du fameux Mandrin, aimé des pauvres car il détroussait les riches à leur profit, un aimable autochtone nous indique comment revenir sur notre route. Le premier col d’une longue série est franchi. Il s’agit du col de la Crusille, qui culmine fièrement à 573 mètres d’altitude. Après l’effort dans la montée, le plaisir de la descente est immédiat, et là on a plus l’impression de glisser que de rouler. Je suis toujours étonné de constater que mon vélo lancé à plus de cinquante voire soixante à l’heure, donne une grande impression de stabilité.
Après une agréable cure de vitesse à travers champs jusqu’à la modeste ville de Novalaise, nous faisons une constatation étrange, impossible de trouver le moindre ravitaillement en ce lundi après-midi. Dans les coins les plus reculés de l’Albanie ou du fin fond de la Pologne, il y a toujours une petite épicerie qui est ouverte ou qui vous accueille comme par enchantement lorsque vous demandez, mais là dans notre bon pays de France que nenni ! Pas très inquiets nous nous disons que sur le bord du lac d’Aiguebelette en ce mois de juin, le tourisme aidant, nous trouverons ce qu’il nous faut pour ce soir. Rapidement nous atteignons un camping remarquablement situé, juste en bordure d’eau, mais à l’aspect un peu glauque et à la propreté négligée. Enfin pour ce soir cela fera bien l’affaire. Une fois les tentes montées, renseignements pris, aucun moyen de se ravitailler. Un couple de retraités habitué des lieux, ayant pitié de nous, pauvres cyclistes affamés, nous offre deux sachets de riz qui nous permettent d’effectuer un excellent repas, tout en regardant les poissons du lac se livrer à leur dernière agitation avant la nuit. La surface d’huile est trouée par une myriade de petites ablettes fuyant en ordre dispersé devant ce qui me semble être une truite tentant de faire son dernier repas de la journée.
Mardi 8 juin
Bien qu’il n’ait pas plu cette nuit, la proximité du lac a généré une très forte humidité et je me retrouve avec une flaque dans ma tente. Aurait-elle vieilli prématurément? Je l’utilise depuis plus de trois ans de façon assez intensive, elle est particulièrement légère, un kilogramme deux cents, piquets compris, mais la contrepartie de la légèreté sans doute implique une durée de vie plus courte. Après un agréable petit déjeuner dans un décor idyllique, certes frugal à base du dernier croûton de pain que nous partageons en trois, nous décidons de commencer notre journée, qui promet d’être rude par le tour du lac. En effet ce contour, bien qu’il nous rallonge de quelque distance donne l’occasion d’admirer de magnifiques panoramas lacustres ponctués de barques de pêche multicolores, qui glissent paisiblement à la recherche des bons coins prometteurs en belles prises.
Nous nous arrêtons sur la rive sud du lac pour prendre un vrai petit déjeuner. Une boulangerie pâtisserie permet la consommation sur place, cela nous rappelle les grosses ventrées de gâteaux et autres forêts noires au cours de notre traversée de l’Allemagne le long du Danube. Mais je dois dire que les pâtisseries allemandes nous en avons abusé, mais jamais nous n’avons eu une sensation d’écœurement, ce qui n’est pas le cas ce matin. Enfin nous repartons bien rassasiés et sans trop de risque de prendre le coup de fringale si terrible à vélo. Très vite la route s’élève parmi les champs où l’herbe haute n’a pas encore été coupée. Des multitudes de fleurs rouges, jaunes ou bleues ponctuent les pâturages. Les senteurs toujours plus présentes, en particulier le tilleul, nous rapprochent de la nature. Un même trajet en voiture, en apparence permet de voir des paysages semblables et d’éprouver des sensations identiques, mais en réalité non. En effet d’une part la lenteur et d’autre part l’effort physique, forçant à de grandes inspirations sans la protection de l’habitacle d’un véhicule, abolissent un certain nombre de barrières à la nature. Contempler un champ, au milieu d’un foisonnement d’odeurs dues à l’herbe, aux fleurs ou aux arbres, nous projette au beau milieu de cette nature un peu plus comme acteurs que comme spectateurs. Une sorte de symbiose se crée, on se sent un peu moins intrus.
Nous n’avons pas toujours le loisir d’éviter les routes à grande circulation, mais en général nous y réussissons. Le temps semble se dégrader, cependant les sommets de la Chartreuse ne se dévoilent pas. La pluie nous cueille au pied du col de la Placette qui donne accès à Voreppe. Heureusement, elle est de courte durée. Encore une belle, raide et sinueuse descente, dans laquelle il faut rester prudent car la chaussée est humide. Arrêt dans cette agglomération, le temps de boire un café et de faire quelques courses car ce soir nous comptons dormir quelque part dans le Vercors.
Une question nous tracassait, comment passer Grenoble sans avoir à plonger dans un trafic important. La réponse nous est donnée par la carte série verte au 100 000 ième, édition 2010. En effet, une piste cyclable depuis Voreppe suit l’Isère vers l’aval sur plusieurs dizaines de kilomètres. Elle nous conduira, de plus avec un bon vent dans le dos jusqu’au village de Cognin-les-Gorges, au pied de Malleval, hameau perché que nous comptons atteindre ce soir. On constate qu’en France les choses bougent en matière de pistes cyclables. D’une part de plus en plus de routes laissent un couloir protégé pour les cyclistes et d’autre part les vraies pistes cyclables sont toujours plus nombreuses, comme celle de l’Isère qui nous a-t-on dit allait de Grenoble à Valence.
Nous voilà au pied de la terrible montée de la gorge du Nan. Ce soir nous ne ferons que 900 mètres de dénivelé le long d’une route qui s’accroche entre hautes parois et ravins, et qui cherche son chemin au travers de la roche par des tunnels qui surplombent le vide. Enfin, après une montée très exigeante de plus de neuf kilomètres qui nous a demandé pas loin d’une heure et demie, au détour du dernier lacet les quelques maisons de Malleval apparaissent. Le lieu semble passablement désert, le camping est ouvert, l’ambiance venteuse et les mille mètres d’altitude rendent ce coin de montagne hostile. Evelyne et moi ne nous sentons pas trop l’âme campeuse ce soir après une étape assez longue, 90 kilomètres, et difficile. Je vais m’enquérir auprès d’une petite auberge des différentes possibilités de logement. Très gentiment le propriétaire nous ouvre un grand gîte pour nous trois. Nous y passerons une agréable et calme nuit.
Mercredi 9 Juin
La journée s’annonce belle. L’étape commence par une montée de quelques cinq cents mètres de dénivelé, qui conduit sur le plateau du Vercors. La nature est éclatante, la petite route pratiquement déserte. De vastes champs bien verts constellés de fleurs sont bordés de hautes falaises blanches qui barrent l’accès au plateau. Après une montée raide mais plaisante à travers prairies puis le long d’escarpements et finalement en traversant une jolie forêt de feuillus, nous atteignons le col du Mont Noir à 1431 mètres d’altitude.
Ce col porte un nom curieux, car cet endroit aurait été victime des brûleurs de loups. En effet, pour les traquer et les acculer, ils incendiaient certains secteurs. Mais parfois il arrivait que le feu se propage plus loin que prévu, c’est ainsi que ces zones brûlées auraient été qualifiées de noires, d’où le nom du col.
Il fait frais pour la saison, on ne se croirait pas en juin. Nous redescendons vers le col de Romeyère, quatre cents mètres plus bas, par lequel initialement nous voulions arriver. Mais on nous avait indiqué que la route était fermée suite à des éboulements. Entre Chartreuse et Vercors de nombreuses routes sont impraticables suite à des effondrements. Sont-ils dus aux rudes conditions de cet hiver ou alors s’agit-il d’un phénomène plus général, conséquence du changement climatique?
Dans ce matin à l’air vivifiant, les couleurs sont tranchées, qu’il s’agisse des prés, des fleurs, des arbres, des parois ou des nuages. Rapidement nous rejoignons le village de Rencurel. Je trouve que pour un plateau nous descendons beaucoup, certes la vitesse est agréable, mais nécessairement il va falloir reprendre l’altitude perdue. Dans ce minuscule village balayé par un vent froid, bien qu’il vienne du sud, nous nous blottissons dans un bar bien sympathique l’espace d’un café. Mais le temps passe vite et l’heure du repas n’est pas loin. Nous poussons jusqu’à la Balme de Rencurel. Là, une épicerie nous fournit le minimum, et dans un recoin de la fontaine municipale protégée du vent, bien installés au soleil nous profitons de notre pause de midi. Un pêcheur de truites marque l’arrêt sur le pont à proximité. J’en profite pour l’interroger sur la population de truites de la Bourne. Ce torrent descend vers la très célèbre paroi d’escalade de Presles, qui abrite la curieuse grotte de Choranche avec ses fistuleuses parmi les plus longues au monde. Il s’agit de multitudes stalactites de la section d’un cheveu ou presque et qui font, si je me souviens bien, un ou deux mètres de long. Pour en revenir à notre pêcheur, il se plaint du fait que les écologistes s’opposent depuis quelques années au rempoissonnement des cours d’eau de la région, d’où une très nette baisse de l’intérêt de la pêche. Effectivement doivent-ils se mêler de tout ? C’est un autre débat, mais ne lançons pas la polémique, même si je suis séduit par la proposition du pêcheur préconisant de les mettre eux (les écologistes) dans un zoo !
Il faut s’arracher à notre douce torpeur et regagner l’altitude perdue. Par un raccourci à la pente redoutable, supérieure à 10% nous regagnons les 900 mètres. Un vent bien établi de face nous donne la sensation d’une belle côte sur les vingt kilomètres qui viennent. J’ai un petit coup de barre et Jean propose gentiment de prendre une partie de mes affaires. En effet j’ai emmené du matériel d’escalade. Est-ce vraiment utile ? La suite nous le dira. Après avoir traversé Saint-Martin-en-Vercors et Saint-Agnan-en-Vercors nous arrivons au hameau de Rousset. Le vent ne faiblit pas et le col du Rousset dresse devant nous ses grands virages. Mais la route est dessinée et l’effort modéré, d’autant plus que selon les virages le vent est avec ou contre nous.
Enfin le col est atteint, un tunnel de 700 mètres de long nous épargne les derniers efforts de la montée. Ce n’est jamais très agréable à vélo de circuler dans ces espaces clos, mais en l’occurrence il est bien éclairé. L’arrivée sur le versant sud est époustouflante. Une descente de plus de vingt kilomètres nous conduit directement à Die. Le vent est si violent, que parfois les bourrasques nous arrêtent en pleine descente et nous devons mettre pied à terre. Cela déplaît tout particulièrement à Evelyne, sans doute du fait de son poids plume.
Enfin la ville, nous nous procurons pour commencer une bouteille de clairette que nous savourerons au camping. Le temps est particulièrement sec, ce vent du sud me fait penser au vent d’Autan à Toulouse. Du camping municipal, à l’accueil très sympathique, nous avons une vue magnifique sur la montagne de Glandasse et sa magnifique paroi aux escalades célèbres, la voie de la Pentecôte et le pilier Leprince-Ringuet, pour n’en citer que deux. La soirée sera bien agréable assis dans l’herbe, le climat du midi prenant le dessus, ce qui se voit en particulier au changement de végétation.
Jeudi 10 juin
La nuit fut venteuse mais en contrepartie la sécheresse a régné, donc pas de tente à faire sécher. Si tous les matins l’état d’humidité du matériel de camping était aussi faible, alors cela deviendrait un vrai plaisir. Mais malheureusement, souvent cela s’apparente, il faut bien le reconnaître, à une corvée. Je sais que je risque de faire hurler les puristes et les inconditionnels de la tente. Mais cela n’est que mon humble avis.
La journée commence par un trajet d’une dizaine de kilomètres le long de la Drôme jusqu’au village de Pontaix. Splendide et austère hameau qui se niche au pied d’une falaise. Les murs de ses maisons canalisent littéralement la rivière. Aujourd’hui elle ne charrie pas beaucoup d’eau, elle étale son onde claire sur des plages aux galets lumineux. Au-dessus du village au sommet d’une colline, aux flancs abrupts, les ruines d’un très vieux château se découpent sur un ciel aux teintes grisées. Il se dégage de ce lieu une impression de quiétude et de bien-être. Mais nous ne sommes qu’au début de notre étape du jour, donc je prends juste le temps de faire quelques photos et nous reprenons la route. Une départementale sans circulation nous conduit au départ de la sauvage vallée qui perce les collines de la Provence drômoise jusqu’à Rémuzat.
La montagne des Trois Becs dévoile son imposante paroi de deux cent cinquante mètres de haut, appelée par les alpinistes la Pelle. Je reste hypnotisé par ce spectacle. En effet ma jeunesse défile dans ma mémoire. Cette paroi je l’ai gravie cinq fois, et à chaque reprise le plaisir était aussi intense. Voie d’escalade qui serpente au milieu de surplombs et qui toujours procure un itinéraire de toute beauté. En particulier, je me souviens de ce passage sur une dalle verticale au-dessus d’un surplomb, que l’on traverse de gauche à droite les pieds posés sur de petits silex qui sortent du rocher. On y ressent une forte impression de vide. Et puis le souvenir me revient de cette fois où nous avions débuté tardivement. La nuit avait failli nous bloquer un peu avant le sommet. Cette dernière longueur de corde heureusement pas trop difficile, cependant pas éloignée de la verticale, je l’avais parcourue à vive allure dans les ténèbres qui commençaient à prendre possession de l’espace. Et à chaque fois, l’arrivée au sommet de cette montagne dans un grand pré en pente était un bonheur. Souvent nous débouchions en fin d’après-midi dans des herbes éclairées par un soleil rasant déjà bien loin à l’ouest. En fin d’automne nous trouvions d’immenses chardons dont parfois nous cueillions une ou deux magnifiques corolles, qui allaient décorer notre bibliothèque.
Nous roulons et les perspectives se succèdent, au revoir montagne des Trois Becs. La vallée plein sud nous accueille avec un fort vent de face que nous allons combattre toute la journée dans une chaleur épuisante. Le premier village rencontré, Saint-Benoit-en-Diois, arbore sur un monticule une surprenante église, dont la silhouette est rehaussée par quatre cyprès qui se lancent à l’assaut du ciel. Chacun de ces villages traversés a sa propre personnalité, son cachet propre, son atmosphère particulière. Je suis toujours étonné de cette diversité, de cette originalité de ces trente six mille communes de France. La vallée passe quelques verrous calcaires au travers desquels l’eau a creusé son chemin. La roche calcaire est toujours superbe et cela pour de multiples raisons. Tout d’abord, généralement elle est de couleurs éclatantes. Dans les zones verticales, elle prend une belle teinte gris clair, souvent promesse d’exaltantes escalades, les pieds en adhérence sur une matière rugueuse à souhait et les doigts enfoncés dans de petites prises en forme de goutte d’eau justement creusées par l’eau. Dans les zones en surplomb les couleurs varient entre le jaune et le rouge. Et toujours, on a tout loisir d’observer des strates épousant toutes les formes et montrant toutes les épaisseurs, au gré des plissements qui au cours des âges ont pétri cette fantastique matière, créée au fond des mers par des organismes vivants qui se déposaient et formaient ces couches de sédiments, qui à leur tour surgiraient du tréfonds des mers pour s’élever en somptueuses montagnes.
La vitesse du vélo est idéale afin d’admirer à profusion toutes ces beautés de la nature. Je me rends compte que ce mode de déplacement me plaît par ces découvertes à petit rythme qu’il autorise et qui se renouvellent à l’infini au long de la route ou du chemin. L’effort physique me convient aussi, mais contrairement à certains, je ne me sens pas motivé pour enfiler les cols les uns derrière les autres lorsque je connais déjà la route. De ce fait, hors les voyages j’ai beaucoup de mal à me motiver pour aller m’entraîner autour de chez moi sur des itinéraires que nécessairement je connais.
Que cette vallée étroite et sinueuse se révèle sauvage, une petite rivière, dont je ne me souviens pas du nom, déroule ses méandres amples et parsemés de galets éclatants. Le village de Saint-Nazaire-le-Désert, le bien nommé, est atteint. Nous arrivons deux minutes après les douze heures trente fatidiques, heure de fermeture de la petite épicerie. Donc nous nous contenterons d’une boîte de maquereaux, d’un petit morceau de gruyère et de quelques fruits secs. Assis à l’ombre nous souffrons cependant sous une chaleur accablante et sous les coups de boutoir de ce vent du sud rageur. Dans un recoin du village un bar sympathique caché au détour d’une mignonne placette, nous autorise à remplir notre rite sacré quotidien du café après le déjeuner.
A nouveau sur la route, par des itinéraires dérobés, la progression s’effectue par bosses, vent adverse et chaleur en direction de notre but de la journée, Rémuzat. Une longue descente finale donne une touche particulièrement agréable à cette belle étape à travers le Diois et la Drôme Provençale.
Rémuzat est célèbre pour sa magnifique falaise qui domine de façon imposante le site. Si vous la regardez, vous ne tarderez pas à apercevoir d’immenses vautours qui planent nonchalamment le long des à-pics. Au fond d’une ruelle nous dégottons un gîte absolument adorable, implanté dans une ancienne maison de notables, construite depuis plusieurs centaines d’années. Les prix sont modiques, et l’accueil très chaleureux. J’y reviendrai un jour pour arpenter les chemins autour de ce pittoresque village.
Vendredi 11 juin
Le lieu de Rémuzat est vraiment très agréable, et en ce début de mois de juin il n’y a pas grand monde. Dans ce gîte, à part nous, sont hébergées trois femmes habituées du coin qui viennent chaque année pour se promener au milieu de la garrigue et des barres rocheuses.
Aujourd’hui notre but se situe dans les environs de Malaucène, village mythique au pied du Mont Ventoux. Le premier tronçon de notre itinéraire nous mène le long de la magnifique gorge de l’Eygues, rivière bordée de jolies et longues falaises. Au passage nous admirons le pittoresque village de Saint-May, perché sur son verrou dans un méandre du cours d’eau. Cette première partie au petit matin, en descente, dans un décor superbe de roches multicolores et plissées, le long d’une jolie rivière et de plus avec une circulation raisonnable, est un vrai bonheur.
Au cours de la pratique du vélo, contrairement à celle de la marche à pied, les moments agréables et les difficiles alternent souvent sans crier gare. Une côte, une descente, un vent contraire ou favorable dû à un changement de direction et le rythme et les conditions d’effort s’inversent spontanément. A pied par contre, la pente raide fera prendre un rythme lent, la descente elle bien souvent obligera à freiner son allure, ce qui générera une forme de fatigue due à cet effort de retenue. On ne ressent pas ce passage brutal de l’effort physique à la joie de la vitesse sans peine. Mais attention, je ne dénigre surtout pas la marche à pied. Au fond de mon cœur, le voyage à pied tient une très grande place. A une allure plus faible, il permet cependant d’atteindre des lieux auxquels le vélo ne donne pas accès. La liberté est plus grande dans les zones accidentées. Traverser les Alpes par un chemin de grande randonnée ou traverser les Pyrénées par la Haute Route des Pyrénées représentent des aventures, qui m’enthousiasment beaucoup plus que de parcourir les grands cols de ces montagnes à vélo.
Revenons à notre vallée de l’Eygues que nous allons maintenant quitter pour escalader le col de d’Ey qui culmine à 962 mètres, ce qui donne approximativement 500 m de dénivelé pour 6 kilomètres. Cette montée est rendue très agréable du fait de la présence d’une multitude d’adolescents lancés avec leurs professeurs de collège dans un voyage à deux roues d’une semaine autour de la vallée du Rhône. Nous nous retrouvons tous au col, et le lieu retentit de tous les cris de joie de ces enfants heureux d’avoir gravi leur dernière difficulté. En effet leur périple s’arrêtera à Buis-les-Baronnies après quelques 6 kilomètres de descente. En quittant le col nous croisons un couple lourdement chargé, qui chacun à un rythme lent escalade la pente raide sur son vélo couché. Ils n’ont pas l’air de peiner et la position semble très confortable.
Halte de midi dans cette charmante petite agglomération capitale des Baronnies, assis sur un banc public nous déjeunons. Ensuite une courte promenade à travers le centre ville aux rues étroites nous permet de sentir l’âme de cette cité. Nous prenons notre temps, car l’étape de cet après-midi n’est pas très importante. Nous avons rendez-vous vers les 17 heures chez Nadine au Hameau des Valettes à quelque distance au nord de Malaucène. En chemin nous passons le village de Mollans-sur-Ouvèze, au-dessus duquel trône une incroyable église, perchée sur un immense rocher plat. Un camarade m’avait dit qu’elle avait été construite par un notable de la région, ayant fait le vœu de la bâtir si son fils revenait de la première guerre mondiale. Le vœu a manifestement bien été exaucé.
Notre arrivée à Malaucène me surprend par le nombre de cyclistes qui s’y trouvent. En effet il s’agit de l’un des trois accès au Mont Ventoux. A l’heure qu’il est, nombreux sont ceux qui en descendent, le pourcentage d’étrangers est important. On sent que le lieu respire la fête de la petite reine. En fin d’après-midi nous effectuons les cinq kilomètres qui nous conduisent à notre point de rendez-vous. La pluie se met de la partie. Nadine nous accueille dans son adorable petite maison de village.
Samedi 12 juin
Aujourd’hui nous devrions faire une facile balade de récupération sans les sacoches. Je me réjouis d’avance d’un petit effort dans cette région aux mille beautés. Mais la balade de santé va en définitive se transformer en un tour du Mont Ventoux, qui se déroulera tout de même sur 118 kilomètres. Nadine est une pédaleuse effrénée, elle a déjà parcouru de nombreux kilomètres à travers le monde, et elle compte à son actif au moins une quinzaine de montées au Mont Ventoux par tous ses itinéraires. Quand je la vois pédaler à vive allure en côte sans la moindre peine, je me demande si elle n’aurait pas un petit moteur caché dans le cadre, ce dont on a soupçonné Cancellara ces derniers jours.
Nous démarrons notre circuit par la départementale 40 qui contourne le Mont Ventoux par le nord. Toujours ce satané vent du sud en pleine figure qui ne veut pas s’arrêter. Cela fait presque depuis notre départ de Lyon, qu’en général, nous pédalons contre le vent. La vue sur le Mont Ventoux est impressionnante. Mais rapidement le temps se détériore et les nuages nous cachent le sommet. Nous effectuons une halte à la fontaine de Saint-Léger-du-Ventoux et nous repartons sur un bon train. Ces coins sont très fréquentés par les cyclistes. Un petit détour par une pente terriblement raide mais heureusement courte nous mène au joli village de Montbrun-les-Bains. Aujourd’hui samedi jour de marché, les étals se parent de toutes les couleurs et de toutes les senteurs. La rue centrale a été fermée à la circulation et le marché se développe au beau milieu de la chaussée. De nouveau sur la route, nous passons Revel et marquons une pause prolongée à Sault, autre village légendaire sur le chemin du Ventoux.
Une grande partie de plaisir nous attend dans un décor réputé, il s’agit de la descente des gorges de la Nesque. Sur une trentaine de kilomètres nous nous adonnons aux joies de la vitesse sur une route sinueuse surplombant une gorge profonde aux roches éclatantes donnant sur des profondeurs impressionnantes. Arrêt à un belvédère, où nous faisons la photo classique de groupe dans l’un des méandres les plus caractéristiques de la rivière. Un homme vend des bouquets de lavande et une multitude de produits dérivés de cette plante extraordinaire. Son coffre de voiture lui sert d’échoppe. Il l’a agencé avec beaucoup de goût et un esthétisme certain. Il m’autorise à faire une photo de son étalage.
Une fois la descente terminée, les cent kilomètres au compteur ne sont pas loin et il nous faut encore en effectuer une vingtaine, en particulier quelques côtes raides pour rejoindre notre tranquille maison de village au Hameau des Valettes. Nous passons quelques affleurements d’ocre, qui ont rendu la région célèbre. Avant de rentrer dans le bourg, Nadine s’arrête dans un champ de cerises appartenant à son cousin et nous invite à une merveilleuse dégustation sur l’arbre. Ce seront les seules cerises dignes de ce nom que je mangerai en ce mois de juin particulièrement froid et peu ensoleillé. Eh bien ! En définitive, cette journée de repos aura été bien occupée.
Dimanche 13 juin
Après une agréable soirée et une bonne nuit, ce matin plusieurs choix sont possibles. Le premier consiste en une montée au Mont Ventoux par Malaucène. Jean et René, le compagnon de Nadine, vont opter pour cette alternative. En ce qui me concerne la motivation n’est pas énorme, et la fatigue accumulée depuis une semaine, un argument supplémentaire pour proposer un circuit plus clément. Evelyne n’est pas non plus très enthousiaste pour une grosse défonce. Nadine nous emmène pour un tour plus « cool ». Nous partons pour une boucle qui fera tout de même une quarantaine de kilomètres avec quelques montées sévères et un timing final serré pour arriver à temps pour préparer le repas. Dans une belle nature de printemps qui explose de toutes parts, nous passons d’abord à l’abbaye du Barroux, puis nous visitons le village du même nom. Il est de toute beauté, bien établi sur une butte, enserré dans son ancien mur de protection, et abritant en son sein un château de grande taille. Puis nous prenons la direction du très pittoresque village de la Roque Alric, tout à fait étonnant. En effet ses maisons semblent lancées à l’assaut du rocher qui les domine, ce qui lui donne une touche magnifique. Bien évidemment une belle luminosité comme le midi de la France sait en distiller ajoute à l’esthétique du site. Notre chemin se poursuit en passant à proximité des dentelles de Montmirail, roches réputées pour l’escalade qui affichent leur verticalité éclatante de blancheur. Je suis toujours étonné de constater la diversité des paysages en France et la rapidité avec laquelle on passe de l’un à l’autre, qu’il s’agisse de sites naturels ou de constructions. Puis notre route va nous conduire vers un col, qui a une particularité bien singulière. En effet lorsqu’on en atteint le sommet avec le panneau nous indiquant que nous y sommes, et bien on continue à monter pendant plusieurs kilomètres à flanc de montagne. Enfin arrive le moment de nous lancer dans une belle descente vers Malaucène. Mais Nadine pressée de rentrer pour commencer le repas, nous avait littéralement déposés sur le bord de la route au bas de la côte. Comment fait-elle ? Enfin nous arrivons au centre de Malaucène. Nous y retrouvons nos deux camarades, qui de retour du Mont Ventoux prennent tranquillement une bière au centre du village. Nous rentrons tous les quatre et retrouvons Nadine qui s’active en cuisine. Encore un moment très agréable en perspective autour de plats concoctés avec goût et qui nous laissera un excellent souvenir.
En ce dimanche après-midi, Nadine et René vont devoir partir. Eh oui ! Demain matin il leur faut aller au boulot. Donc nous nous retrouvons à trois Jean, Evelyne et moi. Nous quitterons cet endroit charmant pour poursuivre notre périple itinérant.
Lundi 14 juin
Aujourd’hui avec une petite pointe de tristesse, nous laissons ce charmant Hameau des Valettes, avec cependant l’espoir d’y revenir, Nadine nous ayant proposé de nous retrouver l’année prochaine pour quelques jours de pédalage intensif.
Notre objectif de la journée se trouve plein est et se nomme Banon, petit village réputé, une vingtaine de kilomètres à l’ouest de la vallée de la Durance. Nous devons reprendre sur les trente premiers kilomètres l’itinéraire que nous avons suivi avant-hier, de plus aujourd’hui nous avons nos bagages. Mais tout se passe très bien et la vue permanente sur le Mont Ventoux que l’on contourne par le nord est un spectacle suffisamment grandiose pour que nous ne trouvions pas le temps de nous ennuyer. Nous en profitons pour monter au village de Brantes. Encore un lieu perché, il nous faut laisser nos vélos à l’entrée et y pénétrer par un long escalier de pierre multi centenaire. Nous nous promenons parmi les vieilles maisons rénovées et nous laissons envoûter par le charme du lieu qui fait face au Mont Ventoux. Puis reprenant notre chemin, rapidement nous marquerons l’arrêt pour la pause de midi dans le très tranquille minuscule hameau de Savoillan. Une charmante boulangerie donnant sur l’église, exhale une bonne odeur de pain cuit au feu de bois, nous en avons l’eau à la bouche. Après que nous ayons effectué quelques achats, la boulangère nous autorise à nous assoir à la table devant sa vitrine. Qu’il est agréable de voyager de la sorte tout en prenant son temps et de se laisser guider dans nos haltes par le hasard, toujours heureux. Cela nous permet de nous imprégner de toutes ces atmosphères de Haute Provence, et bien entendu des auteurs comme Giono ou Bosco nous viennent à l’esprit.
Nous repartons après le rituel café du midi pour les quelques 35 kilomètres qui mènent à Banon. Le ciel est magnifique, de gros cumulus éclatants bourgeonnent tout en laissant de grandes trouées bleues. Des averses sont tombées car par endroits la route est mouillée, mais jamais nous ne recevons une goutte. L’altitude relative, le vent, la nature mouillée et la luminosité s’associent pour nous offrir des paysages de toute beauté. Le plaisir de pédaler est immense, cette nature on en fait vraiment partie, et puis ces odeurs de fleurs toujours présentes, donnent encore plus cette sensation d’intégration de nos corps au milieu naturel.
Nous atteignons le charmant village de Banon. Un cyclotouriste hollandais nous entretient sur son périple à travers la France. Souvent les personnes qui pratiquent le voyage à vélo sont seules, et les Français sont très peu nombreux. Les Allemands et les Bataves fournissent le gros des effectifs. Les vélos lourdement chargés sont souvent regardés avec curiosité en France. Les cyclistes sur leur vélo de course nous regardent souvent avec un certain dédain. Je me souviens d’une réflexion entendue dans un groupe qui nous croisait à vive allure l’année dernière en Corse, l’un des participants nous apercevant avait fait le commentaire suivant : « Eh bien ! Du vélo comme ça non merci ! ». Heureusement tous n’ont pas cette attitude, certains vont même jusqu’à nous encourager. Parfois la vue de ces deux roues lourdement chargés provoque des commentaires étranges. Il y a quelques jours, à l’entrée d’un village un groupe de randonneurs se préparait au départ. Une femme nous remarque et dit à ses compagnons : « Tiens voilà des sacochards ». Quel terme horrible !
Banon, ravissant village provençal, nous y découvrons quelques boutiques d’alimentation qui proposent des produits de qualité, en particulier le fameux fromage qui porte le nom du lieu. Après quelques achats nous rejoignons le camping un peu excentré. Dilemme, plante-on la tente ou loue-t-on un mobil home ? Le temps semble beau, l’air absolument pas humide, Jean opte pour la tente, Evelyne pour le mobil home, et moi je reste relativement indécis. Mais en finale, nous choisissons la solution en dur. Grand bien nous en a pris. A partir de onze heures du soir la pluie va se mettre à tomber et durant trente six heures ce sera un véritable déluge. J’ai rarement vu une pluie aussi violente durant une si longue période. D’ailleurs les résultats ne se sont pas fait attendre, des inondations catastrophiques ont eu lieu un peu plus au sud dans le Var, en particulier à Draguignan.
Mardi 15 juin
Une bonne partie de la nuit les précipitations ont martelé le toit de notre abri. Il fait froid et humide, on ne se croirait pas au mois de juin dans le sud de la France. La journée s’annonce morose, nous sommes quasiment dans les nuages et le mauvais temps semble très bien installé. Il va falloir nous armer de patience. Un petit intermède de repos ne fera pas de mal. De plus j’ai un livre extrêmement intéressant, journal d’un conjuré 1938-1944, d’Ulrich von Hassel. Ce diplomate qui s’était toujours opposé au national-socialisme, décrit de l’intérieur l’Allemagne de cette époque. Il analyse les doutes et les espoirs des hommes influents, en particulier, il montre l’état d’esprit des généraux qui au gré des victoires ou des défaites de Hitler pouvaient être plus ou moins enthousiastes et se montrer favorables ou non au système nazi.
Nous ne passons pas la journée dans notre baraque. A la première petite interruption des averses, je prends mon vélo et pars au centre de Banon. J’y découvre, vraiment étonné, une très grande librairie, le Bleuet. Dans un si petit village, pourquoi un établissement d’une telle taille. Les ouvrages disponibles sont très nombreux, certaines collections sont complètes, plus importantes que dans les grandes librairies réputées que j’ai l’habitude de fréquenter à Paris, Lyon ou Bordeaux. Manifestement, il doit y avoir beaucoup d’intellectuels ou passionnés de lecture qui se cachent dans la campagne environnante. Au demeurant, profitant de l’aubaine je passe un bon moment alors que le temps reste maussade.
Mercredi 16 juin
Ce matin nous avons franchement froid, au point que je me mets à grelotter. Je n’aime vraiment pas cette humidité. Il nous faut prendre des décisions, on ne peut rester cloués une journée de plus dans notre camping, cette situation est très mauvaise pour le moral. Seul le mouvement ramène la paix dans les esprits. Nous décidons de rouler jusqu’au village de Sait-Etienne-les-Orgues, situé au pied de la Montagne de Lure. Une fois sur place nous aviserons. Nous laissons nos bagages avec l’intention de revenir passer une troisième nuit à Banon. Nous voilà partis, il ne pleut pas, mais les reliefs sont accrochés par des bancs de nuages pas très prometteurs de beau temps. Une fois notre village atteint, au bistrot de la place nous prenons un café et interrogeons le propriétaire sur le temps et les conditions sur Lure. Il nous dissuade d’y aller, nous relatant la mésaventure de cyclistes qui les jours précédents ont été soumis à un véritable bombardement de grêlons. Comme si les éléments l’entendaient, la pluie reprend. Armons-nous de patience. Il est midi, profitons de ces conditions pour tranquillement déguster le plat du jour proposé. A la fin du repas, il ne pleut plus et le temps semble s’améliorer. Jean propose de faire « pour voir » les premiers kilomètres sur la route de la montagne de Lure. On se doute bien que ça y est nous y sommes et que pour nous arrêter il va falloir des grêlons gros comme des œufs de poule.
En effet, un bon rythme est pris, la route bien tracée ne présente pas de pente trop raide. Le temps tout de même incertain, nous motive pour profiter de cette fenêtre favorable, et nous avons tendance à appuyer sur les pédales. Le soleil de début d’après-midi réchauffe l’atmosphère. Vers les 1500 mètres d’altitude nous rentrons dans le brouillard et l’air se rafraîchit. Maintenant nous irons au sommet quoiqu’il arrive. La route passe à un kilomètre sous le sommet. Par un accès en mauvais état et très raide nous nous dirigeons vers les antennes qui matérialisent le sommet que nous convoitons, à l’altitude de1826 mètres. Les jeux de lumières parmi les nuées qui circulent sont magnifiques et les contrastes très accentués. Nous y sommes, cet endroit baigné dans le brouillard nous apparaît quelque peu fantomatique et mystérieux. La montagne y gagne en grandeur. Nous sommes contents d’avoir effectué cette randonnée malgré le temps plus qu’incertain. Et puis cette montagne de Lure constitue l’un des passages importants de notre circuit. Cependant le plaisir du sommet ne s’éternise pas, toujours un peu inquiets, des fois que l’orage se déclenche, l’endroit deviendrait assez malsain. Donc nous nous lançons dans une longue descente. Les premiers kilomètres sont vivifiants, puis nous sortons du brouillard et la chaleur revient. De retour au bar de la place, nous prenons un rafraîchissement et rentrons à Banon. La journée qui ne semblait pas très prometteuse nous aura cependant permis une belle escapade d’un peu plus de 80 kilomètres.
Jeudi 17 juin
Les conditions de temps n’étant pas très favorables, nous apportons une modification radicale à notre itinéraire. Au lieu de partir sur le Luberon, puis de remonter par la vallée du Rhône ou par les monts d’Ardèche, de peur du fort mistral, nous préférons remonter directement en direction du Dévoluy.
Ce jour nous donne l’occasion de vivre une étape mémorable entre toutes. En effet, pour éviter de reprendre une route déjà empruntée, nous décidons de quitter Banon en direction de l’un des cols sur la crête de la Montagne de Lure, afin de descendre directement dans la vallée du Jabron, d’où nous mettrons le cap sur le village d’Orpierre. Seul petit hic, l’itinéraire choisi est normalement utilisé par les randonneurs à pied. Mais nous verrons bien, un peu d’aventure a plutôt tendance à aiguiser notre curiosité.
Ce matin encore les sommets sont accrochés par des nuages qui ne sont pas présage de temps sec. Mais la nature après les grandes pluies des jours derniers semble toute propre, et elle luit de mille feux, vert tendre de l’herbe, lumières multicolores des différentes fleurs, où le jaune des pissenlits et des boutons d’or domine, suivi de près par le rouge ponctué de noir des coquelicots.
Nous entrons dans une étroite vallée qui conduit au bout du monde, au village de Saumane. Le lieu dépassé, la route devient presque chemin et puis le goudron prend fin. Le sentier raide assez plat nous permet pendant quelques kilomètres de rester sur nos montures. Nous nous demandons où nous allons. Au-dessus de nous un versant raide et boisé va se perdre dans le brouillard. Notre itinéraire se trouve là quelque part entre arbres et brume. Un carrefour en Y nous fait hésiter. Heureusement dans la forêt se trouve un bûcheron, il nous renseigne. Plus de doute notre voie en direction du col Saint-Vincent va nous occasionner une bonne séance de sport en poussant les vélos. Un chemin très raide parsemé de gros cailloux donne le ton. Nous voilà tous les trois à pousser dans la pente. Cela nous rappelle des expériences passées au fond de la Slovaquie. Pas de répit, ni du côté de la déclivité ni de celui de la grosseur des cailloux qui bloquent en permanence les roues. De plus pour que le jeu soit encore plus plaisant, la pluie se met de la partie. Cette manutention de bicyclettes est franchement épuisante, la douleur se fait sentir aux articulations des poignets. Et puis la pente se redresse, il faut alors se mettre à deux pour pousser un seul vélo. Le sol détrempé laisse l’eau s’écouler et par endroits on se croirait dans le lit d’un torrent. Mais avec opiniâtreté, nous poussons prenant l’eau par le haut et par le bas. Nous avons vraiment l’impression de monter dans le ciel avec nos vélos. Si nous croisions des randonneurs, ils nous prendraient probablement pour des fous, mais dans cette ambiance très humide nous sommes seuls. Enfin au détour d’un raidillon, je pars sans mon vélo et quelques dizaines de mètres après un espace plat apparaît. Il est verdoyant, et il arbore un magnifique panneau annonçant col Saint-Vincent 1287 mètres. Je pousse un cri de joie et rejoins mes compagnons pour un dernier effort. Ce col je me souviens y être passé en sens inverse, à pied, il y a trois ans lorsque j’avais réalisé une magnifique randonnée de 9 jours du Vercors à la Méditerranée. Tout était très différent, on était en automne, les arbres prenaient toutes les teintes de cette magnifique saison et il faisait très beau. En 9 jours je n’ai pas le souvenir d’avoir vu un seul nuage, seulement les habituelles brumes matinales saisonnières qui donnent un véritable cachet à la nature en y ajoutant une touche de mystère.
Au col nous ne nous attardons pas, car nous sommes trempés et le refroidissement guette. Nous plongeons sur la vallée du Jabron. Le chemin est si raide et si mal pavé que nous ne pouvons pas enfourcher nos montures, bien qu’il s’agisse d’une descente. Mais ces grandes forêts de feuillus, à la frondaison encore tendre, sont si belles sous la pluie que nous éprouvons un vrai plaisir à nous trouver en ces lieux si peu propices au vélo, surtout avec des bagages. Cependant, par endroits nous nous risquons à enfourcher nos deux roues. Il faut faire attention de ne pas tomber, entre cailloux et terre glissante. Bien doser la pression sur les freins est indispensable pour conserver un équilibre subtil et précaire. Dans les grands lacets il nous faut descendre à pied et avancer avec précaution, pour ne pas se faire emporter dans une glissade glaiseuse par le poids de nos engins. Enfin, nous sommes sous la couche nuageuse et voyons le fond de la vallée. Nous n’allons pas tarder à nous retrouver sur un terrain presque plat. Le chemin s’élargit, nous prenons de la vitesse et arrivons en vue de la première voiture rencontrée depuis bientôt trois bonnes heures. Ses occupants doivent vraiment se demander d’où nous venons.
Cette matinée a été éprouvante du fait de cette pratique du vélo dans des conditions particulières. Je ne crois pas que nombreux soient les cyclotouristes chargés qui ont emprunté le col Saint-Vincent. C’est sans doute un bon avant-goût pour le périple que nous envisageons à travers l’Amérique du Sud dans deux mois, l’altitude en moins bien sûr, parce que dans les Andes on évolue généralement vers les 4000 mètres.
De retour sur le bitume, on a l’impression d’avoir des ailes. Le temps se stabilise et un rayon de soleil nous gratifie de sa chaleur. Dans cette vallée du Jabron, nous marquons la pause et mangeons à belles dents, car les cailloux et la boue nous ont ouvert l’appétit. Mais le lieu est désert, pas le moindre petit bar pour le rituel café. Donc un peu frustrés nous repartons. Dans le village Les Omergues, enfin le bistrot tant désiré. Il arrive d’autant mieux que la pluie fait une fois de plus son apparition, et il fait froid. A l’intérieur de la salle une douce chaleur. Nous allons devoir nous faire violence pour reprendre notre chemin. Le moment redouté arrive, nous enfilons nos imperméables et stoïquement nous attaquons le col qui nous sépare de Séderon. Les muscles se réchauffent, la beauté du relief aidant, le plaisir revient.
Après Séderon, ne pas louper la petite route qui conduit au col Saint-Pierre. Après quelques hésitations nous attaquons cette dernière difficulté de la journée, qui monte à plus de mille mètres. Il s’agit d’une belle rampe de cinq kilomètres qui s’élève en courbes raides. Au milieu de la montée, un monument commémoratif rappelle la résistance au nazisme, qui dans la région fut active et en en a payé le prix fort.
Le dernier effort de cette journée terminé, nous n’avons plus qu’à nous laisser glisser vers Orpierre en passant par le village de Laborel. Dans le lointain Orpierre est bien balisé par son fameux Quiquillon, flèche de calcaire de 150 mètres de haut qui attire une multitude de grimpeurs.
Vendredi 18 juin
La journée d’hier a laissé quelques traces dans les cuisses, les mollets les bras et les poignets. Nous aspirons à nous reposer. Le cadre est propice à cette activité, un joli village enserré entre des parois calcaires qui de toutes parts dressent leurs à-pics.
Samedi 19 juin
Aujourd’hui nous allons partir pour la journée dans le but d’assister à une messe au monastère de Rosans. Il héberge des sœurs bénédictines. Je ne suis pas particulièrement pratiquant, mais prendre part à un office au sein d’un ordre régulier a toujours provoqué chez moi une forte émotion, d’une part sans doute du fait du lieu reculé où ces ordres généralement s’établissent, d’autre part du fait du côté confidentiel, bien souvent très peu de fidèles assistent à la messe. Ce jour en dehors de notre petit groupe, un quatrième ami s’étant joint à nous, une seule personne était présente. Au retour nous avons effectué une visite guidée du prieuré de Saint-André-de-Rosans. Petit intermède très instructif sur la vie de la région au cours des siècles. Cela nous a permis d’admirer de belles mosaïques multi centenaires. Encore une agréable et intensive journée de vélo (plus de 90km) à but culturel, le long de superbes petites routes sauvages et accidentées loin de la circulation, au contact d’une nature épanouie par l’abondance d’eau que cette année a apportée.
Dimanche 20 juin
Matin froid et venteux, les ruelles d’Orpierre sont de vraies glacières traversées par une bise aigre. Le courage nous manque et nous ferons une journée de visite de la magnifique vallée du Jabron, mais en voiture. Au moment de partir deux Allemandes aux vélos lourdement chargées stationnent sur la place du village. Immédiatement nous les abordons. Elles ne sont pas toutes jeunes, à mon avis 65 ans, voire sans doute plus pour l’une d’elles. Elles arrivent de Stuttgart à travers les massifs montagneux français, Vosges, Jura, Chartreuse, Vercors. Ce trajet elles l’ont accompli en douze jours, belle performance eu égard à leur chargement, les mauvaises conditions des deux semaines passées et puis de leur âge.
Lundi 21 juin
Nous nous retrouvons seuls avec Jean, Evelyne étant repartie en voiture avec François pour Crémieu. Nous allons vivre le dernier jour de notre périple dans les Préalpes. Notre intention est de rejoindre Veynes, d’y déposer nos affaires à l’hôtel et de gravir quelques cols cachés au cours de l’après-midi. Une fois de plus le vent sera contraire et nous obligera à forcer sur les pédales. Un petit café dans un bistrot du centre ville de Serres, nous procure un agréable moment. J’aime beaucoup cette petite agglomération au pied d’un gros rocher. On n’y recherche pas le calme, car c’est un axe routier très fréquenté, mais le lieu est très esthétique, et de voir ces foules de voitures de camping-cars et de motos, dont beaucoup d’étrangers déferler, cela donne un petit goût de vacances !
A Veynes, l’agréable hôtel du centre, établissement au charme désuet, à l’ombre d’une place ombragée par des platanes centenaires, nous propose une chambre de tout confort. Nous déjeunons sur place, laissons nos bagages et partons pour notre dernière petite virée. Deux jolis cols déserts, col de la Bachassette et col des Verniers, cachés au milieu de montagnes érodées, nous laisserons nos dernières sensations de ces deux semaines d’errance. A la descente du second des vues de toute beauté nous dévoilent le Pic de Bure et la crête de Bergers, cimes du Dévoluy qu’affectionnait particulièrement René Desmaison. Je reste à rêver sur ces montagnes, me disant que bientôt d’autres horizons bien plus lointains vont s’ouvrir. Demain nous prendrons le train direction Lyon, et chacun rentrera chez lui dans l’attente du prochain rendez-vous.
Voyage d'un mois en Inde (août): vos conseils? English translation pending
Bonjour, bonjour,
Je pars en Aout en Inde pour un mois et j'aurai voulu quelques conseils de voyageurs expérimentés! Je me suis préparé un plan de route, qui est, je l'espere, réalisable, je voulais donc savoir si ce trajet etait faisable en un mois ou si il faut que je revoie mes ambitions a la baisse. Je prevois de faire Delhi-Varanasi-Agra-Jaipur-Pushkar-Jodhpur-Udaipur-Mont Abu- Bombay-Delhi. Est ce que c'est trop pour seulement un mois? Je voudrais rejoindre toutes mes destinations en train (ou parfois en bus), est ce que le train de nuit est recommendable?
J'aurais aussi voulu savoir si la compagnie JetLite etait bonne car je voudrais prendre un vol de Bombay à Delhi mais jai cru lire que ce n'etait pas terrible.
Quels sont les conseils que vous donneriez à deux filles de 18 et 20 ans qui partent en Inde pour la 1ere fois?
Merci :)!
Justine
Je pars en Aout en Inde pour un mois et j'aurai voulu quelques conseils de voyageurs expérimentés! Je me suis préparé un plan de route, qui est, je l'espere, réalisable, je voulais donc savoir si ce trajet etait faisable en un mois ou si il faut que je revoie mes ambitions a la baisse. Je prevois de faire Delhi-Varanasi-Agra-Jaipur-Pushkar-Jodhpur-Udaipur-Mont Abu- Bombay-Delhi. Est ce que c'est trop pour seulement un mois? Je voudrais rejoindre toutes mes destinations en train (ou parfois en bus), est ce que le train de nuit est recommendable?
J'aurais aussi voulu savoir si la compagnie JetLite etait bonne car je voudrais prendre un vol de Bombay à Delhi mais jai cru lire que ce n'etait pas terrible.
Quels sont les conseils que vous donneriez à deux filles de 18 et 20 ans qui partent en Inde pour la 1ere fois?
Merci :)!
Justine
Voyage de trois semaines en Guadeloupe English translation pending
Bonjour à tous,
je pars avec mon mari en gwada fin novembre, pour 3 semaines.
je n'arrive pas à bien organiser mon tour : M.G., les Saintes, la Désirade et Basse Terre + Grande Terre.
combien de jours, par quoi commencer, les bons plans hebergements, etc..
Merci de votre aide
Où changer des euros en dollars canadiens: Québec ou France? English translation pending
Bonjour,
j'ai lu beaucoup de choses et surtout des avis un peu différents... je pars semaine prochaine pendant 15 jours au Canada (Quebec et ontario). Je voulais savoir si je devais changer un max d'euros en CAD en France ou le faire directement sur place au Canada JE ne vous cache pas que les bureaux de change francais se prennent une bonne marge.
Merci d'éclairer ma lanterne.
Aux plaisirs de vous lire,
j'ai lu beaucoup de choses et surtout des avis un peu différents... je pars semaine prochaine pendant 15 jours au Canada (Quebec et ontario). Je voulais savoir si je devais changer un max d'euros en CAD en France ou le faire directement sur place au Canada JE ne vous cache pas que les bureaux de change francais se prennent une bonne marge.
Merci d'éclairer ma lanterne.
Aux plaisirs de vous lire,
Croatie-Monténégro en camping-car en août 2010 English translation pending
Bonjour, je souhaite partir en voyage en camping car vers la croatie puis le monténégro, que ne dois je pas rater?, quelles sont les "dangers" à éviter?, en 3 semaines est ce faisable?
D avance merci
Randonnée Albertville - Modane en août 2010: itinéraires? (France) English translation pending
Bonjour à tous,
Avant tout je démarre dans le forum, donc si vous avez des remarques à faire n'hésitez pas.
Je compte partir cet été (première semaine d'aout) en rando. Au depart d'Albertville et à destination de Valfrejus (Modane). Je me donne environ 7j, d'ou ma première question : cela vous semble-t-il faisable ?
une amie va me deposer vers feissons sur isere d'ou je pense demarrer. Mon premier objectif sera le mont bellacha(sans T). Mais pour tout vous dire, je recherche des itinéraires. Je pense que je pourrai rattraper le GR 55 un peu en dessous de La Motte. Mais ça, c'est pour la fin.
Je me fixe deux ou trois impératifs. Le premier sera surtout de passer le moins de temps possible en refuge. Le coté dortoir a 40E la nuit me dérange beaucoup. Et puis le bivouac me semble beaucoup plus approprié. En ce qui concerne le bivouac, même s’il est strictement interdit dans le coeur du parc national de la Vanoise (ce que je respecterai), je crois savoir que c'est possible en dehors de cette zone appelée le coeur du parc. (19-7h sans feu, sans déchet, sans bruits).
j'ai l'intention de faire cette rando seul, et je suis plutôt habitué des randos en moyenne montagne (mont thabor, les sarrasins, etc.)
En fait ce qui me manque le plus ce sont des itinéraires. Si vous avez des conseils, je suis également preneur.
dans l'espoir de vous lire bientôt
Amicalement
Avant tout je démarre dans le forum, donc si vous avez des remarques à faire n'hésitez pas.
Je compte partir cet été (première semaine d'aout) en rando. Au depart d'Albertville et à destination de Valfrejus (Modane). Je me donne environ 7j, d'ou ma première question : cela vous semble-t-il faisable ?
une amie va me deposer vers feissons sur isere d'ou je pense demarrer. Mon premier objectif sera le mont bellacha(sans T). Mais pour tout vous dire, je recherche des itinéraires. Je pense que je pourrai rattraper le GR 55 un peu en dessous de La Motte. Mais ça, c'est pour la fin.
Je me fixe deux ou trois impératifs. Le premier sera surtout de passer le moins de temps possible en refuge. Le coté dortoir a 40E la nuit me dérange beaucoup. Et puis le bivouac me semble beaucoup plus approprié. En ce qui concerne le bivouac, même s’il est strictement interdit dans le coeur du parc national de la Vanoise (ce que je respecterai), je crois savoir que c'est possible en dehors de cette zone appelée le coeur du parc. (19-7h sans feu, sans déchet, sans bruits).
j'ai l'intention de faire cette rando seul, et je suis plutôt habitué des randos en moyenne montagne (mont thabor, les sarrasins, etc.)
En fait ce qui me manque le plus ce sont des itinéraires. Si vous avez des conseils, je suis également preneur.
dans l'espoir de vous lire bientôt
Amicalement
État de la route ou piste pour faire de la moto entre Gao et Tombouctou? (Mali) English translation pending
Bonjour,
Quelqu'un connaîtrait-il l'état de la route ou piste de Gao pour Tombouctou en moto ? Merci
Quelqu'un connaîtrait-il l'état de la route ou piste de Gao pour Tombouctou en moto ? Merci
Avis sur itinéraire au Québec du 25 août au 6 septembre? English translation pending
bonjour à tous
j'aimerais connaitre votre avis sur un circuit que nous faisons du 25 aout au 6 septembre 2010. le 25 : arrivée dans l'aprésmidi nuit a montréal 26 : montréal direction québec, aprés midi visitedu vieux québec 27 : visite village hurons repas sur place apres midi chute de montmorency 28 : ile d'orléans(1/2 journée) traversier levis , visite de la ville quebec 29 ; canyon st anne (1/2 journée) sept chutes, nuit à baie st paul 30 : baie st paul, st joseph de la rive (traversier pour l'ile aux courdes), st simeon baie st catherine 31 tadoussac , observation des baleines, randonnée sentier au départ du village 1/09: tadoussac st rose du nord: croisiére sur le fjord(jusqu'a cap étenité), nuit à chicoutimi 2 : chicoutimi, chambord ( village val jalabert) ( 1/2 journée) , quel autre point d'intérêt a proximité, nuit a roberval 3: roberval saint félicien: visite du zoo st félicien (la journée) 4 et 5 : retour montréal 2 possibiltés par la tuque route 155 ou par la route 169, quel est la plus jolie route pour rentrer. le 5 nuit à montreal 6 : visit du jardin botanique, départ le soir pour paris
que pensez vous de mon circuit j'ai un jour de battement le 4 , est ce qu'il faut que je reste un jour de plus à endroit. j'attend vos conseils car c'est pas facile d'organiser seule un circuit merci d'avance
j'aimerais connaitre votre avis sur un circuit que nous faisons du 25 aout au 6 septembre 2010. le 25 : arrivée dans l'aprésmidi nuit a montréal 26 : montréal direction québec, aprés midi visitedu vieux québec 27 : visite village hurons repas sur place apres midi chute de montmorency 28 : ile d'orléans(1/2 journée) traversier levis , visite de la ville quebec 29 ; canyon st anne (1/2 journée) sept chutes, nuit à baie st paul 30 : baie st paul, st joseph de la rive (traversier pour l'ile aux courdes), st simeon baie st catherine 31 tadoussac , observation des baleines, randonnée sentier au départ du village 1/09: tadoussac st rose du nord: croisiére sur le fjord(jusqu'a cap étenité), nuit à chicoutimi 2 : chicoutimi, chambord ( village val jalabert) ( 1/2 journée) , quel autre point d'intérêt a proximité, nuit a roberval 3: roberval saint félicien: visite du zoo st félicien (la journée) 4 et 5 : retour montréal 2 possibiltés par la tuque route 155 ou par la route 169, quel est la plus jolie route pour rentrer. le 5 nuit à montreal 6 : visit du jardin botanique, départ le soir pour paris
que pensez vous de mon circuit j'ai un jour de battement le 4 , est ce qu'il faut que je reste un jour de plus à endroit. j'attend vos conseils car c'est pas facile d'organiser seule un circuit merci d'avance
Séjour de dix jours en Galice et Asturies: endroits à ne pas rater? English translation pending
bonjour
j envisage de passer 10 jours dans le nord ouest de l espagne debut juillet.
Quels seraient les endroits a ne pas rater dans ces regions ?
Merci de vos conseils.
Choix d'un petit hôtel à l'île Maurice English translation pending
Bonjour alors je serais à maurice en décembre pour 10 jours avec mon mari et mes deux enfants, comme c' est mon premier voyage je préfère un tout petit hôtel (il faut dire que je n' ai pas un gros budget non plus). Les cinq premiers jours je serai à flic en flac (lagon bleu azur) et j' hésite entre plusieurs hébergements pour les 5 derniers jours (du 24 au 29 décembre), voici leurs noms:
la tonnelle à albion
foxhill villa à pereybere
archipel bungalow
la cocoteraie à mont choisy
le jasmin hotel (pointe aux cannonniers)
le samara hotel pereybere
palm tree garden flic en flac
le choisy hotel
villa camille à grand baie
Par contre on m' a déconseillé Pereybere et à noter que ces hébergements m' ont fait un devis pour deux chambres en demi pension et bien sur j' ai retenu ceux qui m' ont fait la meilleure offre. Si quelqu'un pouvait me donner des renseignements ou des conseils ce serait super, par contre je ne souhaite pas une villa ou un appart car je ne veux pas me retrouver seule pour le réveillon de noêl. Merci d' avance.
Itinéraire pour la Bretagne à vélo English translation pending
Bonjour,
Nous sommes en train de préparer notre voyage en France (Bretagne + Loire) a vélo en mois de juin (30 jours pour tout, y compris 4-5 jours à Paris). Nous comptons à faire 45-50 km/j (nous sommes 2 femmes pas très sportives avec un enfant de 8 ans). A Moscou nous avons eu beaucoup de difficultés à trouver de l`information sur Bretagne. Nous avons étudié ce forum, les sites sur voies vertes et nous avons preparé l`itinéraire suivant: Vitré - Fougères - Le Mont St-Michel St-Malo - Dinard - Dinan - Rennes de Rennes en train jusqu`à Morlaix Morlaix - Roscoff-Cleder - Morlaix Morlaix - Carhaix-Plouguer - Pontivy -Malestroit (en longeant la véloroute) Malestroit - Questembert - Arzal - St-Nazaire, Nantes et la route le long de la Loire vers Orleans. Nous voudrions visiter les endroits les plus pittoresques de Bretagne. Est-ce que vous conseiller de faire le détour de Cleder en longeant la côte jusque l`ile de Ouessant et après jusque Crozon? Nous avons une autre variante de partie de l`itinéraire, de Pontivy, en suivant les bords du Blavet, via Hennebont, jusqu`à Lorient (choix de Jacques de ce forum). Cela nous permet de voir Pont-Aven (les photos nous ont charmé!) Nous serons tres réconnassantes pour tout conseil et information! (je m`excuse pour les fautes en francais que je n`ai pas pratiqué pour 20 ans) Bonne route a tous! Amicalement - Gala, Alexandre et Antoine
Nous sommes en train de préparer notre voyage en France (Bretagne + Loire) a vélo en mois de juin (30 jours pour tout, y compris 4-5 jours à Paris). Nous comptons à faire 45-50 km/j (nous sommes 2 femmes pas très sportives avec un enfant de 8 ans). A Moscou nous avons eu beaucoup de difficultés à trouver de l`information sur Bretagne. Nous avons étudié ce forum, les sites sur voies vertes et nous avons preparé l`itinéraire suivant: Vitré - Fougères - Le Mont St-Michel St-Malo - Dinard - Dinan - Rennes de Rennes en train jusqu`à Morlaix Morlaix - Roscoff-Cleder - Morlaix Morlaix - Carhaix-Plouguer - Pontivy -Malestroit (en longeant la véloroute) Malestroit - Questembert - Arzal - St-Nazaire, Nantes et la route le long de la Loire vers Orleans. Nous voudrions visiter les endroits les plus pittoresques de Bretagne. Est-ce que vous conseiller de faire le détour de Cleder en longeant la côte jusque l`ile de Ouessant et après jusque Crozon? Nous avons une autre variante de partie de l`itinéraire, de Pontivy, en suivant les bords du Blavet, via Hennebont, jusqu`à Lorient (choix de Jacques de ce forum). Cela nous permet de voir Pont-Aven (les photos nous ont charmé!) Nous serons tres réconnassantes pour tout conseil et information! (je m`excuse pour les fautes en francais que je n`ai pas pratiqué pour 20 ans) Bonne route a tous! Amicalement - Gala, Alexandre et Antoine
Huit jours dans le Pays basque en mai: adresses, tuyaux...? English translation pending
Bonjour,
Couple sans enfant, nous avons l'intention de séjourner 8 jours dans le Pays Basque du 8 au 16 mai. Nous souhaitons allier visites, un peu de farniente, et randonnées. Nous comptons faire essentiellement du camping mais nous n'avons rien réservé et espérons trouvé sur place à chaque fois.
N'ayant qu'une semaine, nous avons essayé de bâtir un itinéraire qui nous permettrait de voir un max de choses, sans faire trop de km :
J1 : Arrivée à Bayonne dans l'après midi. Trouver un camping pour 2 nuits. J2 : Visite de Bayonne et Anglet. J3 : Visite de Biarritz + trouver un camping vers Saint Jean de Luz pour 3 nuits. J4 : Visite de Saint Jean de Luz J5 : Rando (la Rhune) J6 : Visite de San Sebastian + trouver un camping pour 2 nuits. J7 : Trouver une autre rando vers San Sebastian ? Aiako Harria ? J8 : Retour par St Pée sur Nivelle, Espelette ... (nuit à déterminer) J9 : Départ le matin.
Qu'en pensez vous ? Si vous avez des adresses sympas, des tuyaux, des conseils, ..., n'hésitez pas !
Merci !
Clara.
Couple sans enfant, nous avons l'intention de séjourner 8 jours dans le Pays Basque du 8 au 16 mai. Nous souhaitons allier visites, un peu de farniente, et randonnées. Nous comptons faire essentiellement du camping mais nous n'avons rien réservé et espérons trouvé sur place à chaque fois.
N'ayant qu'une semaine, nous avons essayé de bâtir un itinéraire qui nous permettrait de voir un max de choses, sans faire trop de km :
J1 : Arrivée à Bayonne dans l'après midi. Trouver un camping pour 2 nuits. J2 : Visite de Bayonne et Anglet. J3 : Visite de Biarritz + trouver un camping vers Saint Jean de Luz pour 3 nuits. J4 : Visite de Saint Jean de Luz J5 : Rando (la Rhune) J6 : Visite de San Sebastian + trouver un camping pour 2 nuits. J7 : Trouver une autre rando vers San Sebastian ? Aiako Harria ? J8 : Retour par St Pée sur Nivelle, Espelette ... (nuit à déterminer) J9 : Départ le matin.
Qu'en pensez vous ? Si vous avez des adresses sympas, des tuyaux, des conseils, ..., n'hésitez pas !
Merci !
Clara.