Results for "sac+ou+bagage+|+28"
42129 results found.
Easy Jet pour le Maroc English translation pending
bonjour,
c est la premiere fois ke je suis inscrit sur un forum et voila j'ai reserver un vol pour septembre ves le maroc avec la compagnie easy jet mais le prix m intrigue a peine 200 euros aller-retour pour deux personne je me demande si cela ne cacherai pas une arnaque.si vous avez deja efectuer se voyage avec cet compagnie ou ke vous avez des renseignement aidez moi s'il vous plait.
merci, 🙂
Mini PC pour un tour du monde? English translation pending
Bonjours a tous,
Je suis en pleine préparation de mon tour du monde (départ juillet 2010), et une question se pose a moi.
Je pensai acheter un mini PC a trimballer un peu partout. L'intéret pour moi étant de pouvoir stocker vidéo et photo ainsi que de me connecter a internet plus facilement.
Je suis donc aller me renseigner et un vendeur ma fortement déconseiller l'achat de ce genre d' ordinateur me certifiant qu'il ne tiendrait pas le coup dans mon sac a dos.
Qu'en pensez vous? Avez vous déja tester de voyager avec ce type de PC?
Je ne sais plus quoi penser... Je pourrais eventuellemnt acheter un Mac Book mais c'est quand même un gros investissemnt et il est un peu gros... Finalement un PC est -il vraiment utile?
Je ne sais plus quoi penser... Je pourrais eventuellemnt acheter un Mac Book mais c'est quand même un gros investissemnt et il est un peu gros... Finalement un PC est -il vraiment utile?
Inde: tolérance sur l'attitude et les apparences originales? English translation pending
Bonjour,
J'aimerais connaitre votre avis, vos témoignages sur l'acceptation en Inde, aussi bien de la part des Indiens que des touristes, sur les attitudes, manières d'être, look pas possible et originaux que vous avez pu croiser lors de vos voyages et en Inde en particulier. Personnellement, j'ai croisé parfois des cas assez "rares", des looks originaux et parfois provocateurs, des voyageurs (surtout) qui se "lâchaient" complètement en profitant de la liberté qu'occasionnait leur voyage. J'ai trouvé parfois cela ridicule, mais souvent j'ai été pris de fou rire et je les en remercie. Cela dépend aussi du pays ou l'on se trouve et de l'acceptation ou indifference de la population locale...
🙂
J'aimerais connaitre votre avis, vos témoignages sur l'acceptation en Inde, aussi bien de la part des Indiens que des touristes, sur les attitudes, manières d'être, look pas possible et originaux que vous avez pu croiser lors de vos voyages et en Inde en particulier. Personnellement, j'ai croisé parfois des cas assez "rares", des looks originaux et parfois provocateurs, des voyageurs (surtout) qui se "lâchaient" complètement en profitant de la liberté qu'occasionnait leur voyage. J'ai trouvé parfois cela ridicule, mais souvent j'ai été pris de fou rire et je les en remercie. Cela dépend aussi du pays ou l'on se trouve et de l'acceptation ou indifference de la population locale...
🙂
Achat d'un vélo pour Melun-Marseille English translation pending
bonjour je rcherche des conseils pour l'achat d'un bon vtc qualité prix budget 400 EURO
J'attend vos reponse
merci
J'attend vos reponse
merci
Dépassement du poids des bagages autorisés avec Air India English translation pending
Bonjour à tous,
Ma valise pour Paris-Kathmandu pèse actuellement 28 kilos alors qu'elle ne devrait peser que 20 petits kilos, d'après la compagnie Air India avec laquelle j'ai eu la mauvaise idée de faire mon voyage (au lieu de reprendre Gulf Air qui autorise 30). Qu'en pensez-vous ? Autorisent-ils des dépassements, ne serait-ce que de quelques kilos, sachant en plus que je transporte du matériel informatique pour une association humanitaire et des livres pour une école de ktm. Je ne veux léser personne, ... et vraiment, ça me navre de devoir retirer les précieux bouquins de ma valise ! Je pars mardi matin, alors, si d'ici là quelqu'un parmi vous voyait une solution à mon problème, merci de prendre le temps de me répondre ! Bonne soirée et bons voyages !
Isabelle
Ma valise pour Paris-Kathmandu pèse actuellement 28 kilos alors qu'elle ne devrait peser que 20 petits kilos, d'après la compagnie Air India avec laquelle j'ai eu la mauvaise idée de faire mon voyage (au lieu de reprendre Gulf Air qui autorise 30). Qu'en pensez-vous ? Autorisent-ils des dépassements, ne serait-ce que de quelques kilos, sachant en plus que je transporte du matériel informatique pour une association humanitaire et des livres pour une école de ktm. Je ne veux léser personne, ... et vraiment, ça me navre de devoir retirer les précieux bouquins de ma valise ! Je pars mardi matin, alors, si d'ici là quelqu'un parmi vous voyait une solution à mon problème, merci de prendre le temps de me répondre ! Bonne soirée et bons voyages !
Isabelle
British Airways et taxe d'aéroport à Delhi English translation pending
Bonjour,
je suis rentrée de new delhi le 06/10 est on a du payé 2600 rp pour 2 personnes de taxe grande surprise car notre agence de voyage ne nous avait pas prévu on voyageait avec british!
quand j'ai contacté l'agence (voyage carrefour) et ils ne sont pas au courant!! j'attend maitenant une réponse de leur part suite à un courrier que je leur ai envoyé, avez vous eu des retours de la part de vos agences? remboursement?
Nous avons eu aussi un probleme avec des membres du personnel british airways qui on voulu nous controler nos bagages à mains apres l'enregistrement, ils ont voulu nous prendre une boite en métal (boite a étage typiquement indienne) en disant que tout les objet en métal était interdit en cabine, je lui ai alors montré l'affiche des objet interdit en lui demandant ou c'était indiqué bizzarement il est repartit!!! mais à ce moment là un autre est arrivée il a recommencé à nous fouiller et lui voulait nous prendre une bobine de fil pour cerf volant (on y avait pas penser mais c une vraie arme de guerre !!! lol on peut trancher une gorge avec ca!) on a rien voulu laisser sur place bien sur on est donc aller payer notre taxe et vu qu'on avait plus de liquide (trop fait de shopping la veille!) on a payé par carte, enfin payé c un grand mot ils ont pris mon numéro de carte pour faire un prélévement ultérieur! génial mon numéro de carte se ballade dans l'aéroport, obligé de demandé un changement de carte à ma banque (heureusement c gratuit)! on passe les controle pas de soucis pour la bobine de fil et la boite se n'est pas interdit que nous dit le douanier!!! on croit être sauvé mais en arrivant à la passerelle il avait installé un nouveau controle!!!!!!!!! jamais vu ça de ma vie alors que je suis guide accompagnatrice en voyage je prend donc souvent l'avion, le personnel british controlait tout les passagers (hors indien bien sur) et quand nous sommes arrivée celui qui avait voulu nous prendre la bobine de fil au départ a fait un signe à un de ses collégues qui nous a fait tout déballé notre bagage a mains et là "vous ne montez pas dans l'avions avec cette bobine" on a donc du la laisser la apres quand mm quelques cris et prostestations!!! savez vous si du personnel british est abilité à controlé comme ça et à confisqué des objets????????????? surtout apres le controle au rayon x! quand on sait que cette compagnie a obligé le 1er ministre indien à se faire controler se qui a provoqué un drame national, après ça la compagnie a du faire des excuses publics !! rien ne m'étonne!!!
de plus la nourriture de british quand il y en a et vraiment infecte!! en 9 h de vol on a eu un petit déj au départ et un pauvre feuilleté tout petit 45 mn avant l'attérissage, pendant le vol il fallait allé au fond de l'avion pour trouver le personnel qui lui était en train de manger pour avoir un thé et une barre de chocolat!!!!!!!!!!!!!!
je ne vous recommande donc pas cette compagnie!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Nous avons eu aussi un probleme avec des membres du personnel british airways qui on voulu nous controler nos bagages à mains apres l'enregistrement, ils ont voulu nous prendre une boite en métal (boite a étage typiquement indienne) en disant que tout les objet en métal était interdit en cabine, je lui ai alors montré l'affiche des objet interdit en lui demandant ou c'était indiqué bizzarement il est repartit!!! mais à ce moment là un autre est arrivée il a recommencé à nous fouiller et lui voulait nous prendre une bobine de fil pour cerf volant (on y avait pas penser mais c une vraie arme de guerre !!! lol on peut trancher une gorge avec ca!) on a rien voulu laisser sur place bien sur on est donc aller payer notre taxe et vu qu'on avait plus de liquide (trop fait de shopping la veille!) on a payé par carte, enfin payé c un grand mot ils ont pris mon numéro de carte pour faire un prélévement ultérieur! génial mon numéro de carte se ballade dans l'aéroport, obligé de demandé un changement de carte à ma banque (heureusement c gratuit)! on passe les controle pas de soucis pour la bobine de fil et la boite se n'est pas interdit que nous dit le douanier!!! on croit être sauvé mais en arrivant à la passerelle il avait installé un nouveau controle!!!!!!!!! jamais vu ça de ma vie alors que je suis guide accompagnatrice en voyage je prend donc souvent l'avion, le personnel british controlait tout les passagers (hors indien bien sur) et quand nous sommes arrivée celui qui avait voulu nous prendre la bobine de fil au départ a fait un signe à un de ses collégues qui nous a fait tout déballé notre bagage a mains et là "vous ne montez pas dans l'avions avec cette bobine" on a donc du la laisser la apres quand mm quelques cris et prostestations!!! savez vous si du personnel british est abilité à controlé comme ça et à confisqué des objets????????????? surtout apres le controle au rayon x! quand on sait que cette compagnie a obligé le 1er ministre indien à se faire controler se qui a provoqué un drame national, après ça la compagnie a du faire des excuses publics !! rien ne m'étonne!!!
de plus la nourriture de british quand il y en a et vraiment infecte!! en 9 h de vol on a eu un petit déj au départ et un pauvre feuilleté tout petit 45 mn avant l'attérissage, pendant le vol il fallait allé au fond de l'avion pour trouver le personnel qui lui était en train de manger pour avoir un thé et une barre de chocolat!!!!!!!!!!!!!!
je ne vous recommande donc pas cette compagnie!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Quelle trousse à pharmacie en tour du monde? English translation pending
Salut!
On part en tour du monde dans qq jours et on est en train de faire notre trousse à pharmacie. Le médecin nous a déjà prescris qq médicaments de base (assez volumineux au total!): contre le mal de gorge, mal de tete, rhume, anti inflammatoire, anti diarrhée, contre les vomissements, anti palu... Mais faut il tout prendre?? Le risque de mal de gorge est par exemple assez limité puisqu'on sera toujours en été!
Sinon, en plus des médicaments, de quoi a t on besoin? Pancements, compresses, désinfectants? Qqch d'autres?
Merci de vos conseils!
Sinon, en plus des médicaments, de quoi a t on besoin? Pancements, compresses, désinfectants? Qqch d'autres?
Merci de vos conseils!
Meilleur moyen pour aller de l'aéroport de Caracas à Ciudad Bolivar? (Vénézuela) English translation pending
Bonjour,
j'aimerais savoir quel est le meilleur moyen pour aller à ciudad bolivar depuis l'aéroport de caracas. D'après ce que j'ai lu, un bus part l'aéroport jusqu'au Parque Central, puis il faut prendre le métro jusqu'à la station Petare, puis un autre bus jusqu'au terminal de Oriente et enfin un autobus pour Ciudad Bolivar...
Je me pose donc pas mal de questions : y a-t-il un autre moyen (économique) d'aller jusqu'au terminal de Oriente? Combien de temps faut-il compter pour aller de l'aéroport jusqu'au terminal? est-ce que je peux prendre le métro avec mon gros sac à dos? sachant que mon avion atterrira à 14h45, ai-je le temps d'aller jusqu'au terminal de oriente (avant la tombée de la nuit) ? Il a-t-il des bus qui partent en fin de journée de Caracas pour arriver le matin à Ciudad Bolivar?
Merci d'avance pour vos réponses
xiquita
j'aimerais savoir quel est le meilleur moyen pour aller à ciudad bolivar depuis l'aéroport de caracas. D'après ce que j'ai lu, un bus part l'aéroport jusqu'au Parque Central, puis il faut prendre le métro jusqu'à la station Petare, puis un autre bus jusqu'au terminal de Oriente et enfin un autobus pour Ciudad Bolivar...
Je me pose donc pas mal de questions : y a-t-il un autre moyen (économique) d'aller jusqu'au terminal de Oriente? Combien de temps faut-il compter pour aller de l'aéroport jusqu'au terminal? est-ce que je peux prendre le métro avec mon gros sac à dos? sachant que mon avion atterrira à 14h45, ai-je le temps d'aller jusqu'au terminal de oriente (avant la tombée de la nuit) ? Il a-t-il des bus qui partent en fin de journée de Caracas pour arriver le matin à Ciudad Bolivar?
Merci d'avance pour vos réponses
xiquita
Tour à vélo Chiang Mai - Chiang Rai English translation pending
j'anticipe prendre un tour (3j/2n) à vélo de Chiang Mai à Chiang Rai avec la compagnie "active thailande".
http://www.activethailand.com/cycling/nt104_chiangmai_chiangrai/
est-ce que quelqu'un a déjà fait affaires avec cette compagnie? est-ce que vous le recommandez?
merci !
http://www.activethailand.com/cycling/nt104_chiangmai_chiangrai/
est-ce que quelqu'un a déjà fait affaires avec cette compagnie? est-ce que vous le recommandez?
merci !
Le low-cost, vous l'imaginiez comme cela? (humour) English translation pending
vu sur Lepost.fr , " Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur les principales compagnies aériennes à coût serré."
Easy Fric
Le réseau Les escales d’Easy Fric se calent sur les mouvements migratoires de deux catégories de population : les étudiants d’Erasmus et les retraités ouest-européens, en les mélangeant parfois. Quitte à inventer des chemins aériens aussi innovants qu'improbables comme Bergerac-Cambridge ou Maastricht-Rimini.
La philosophie Aussi appelé Air Supplément, c’est la seule compagnie au moooonde à proposer des Paris Berlin à 5 € à longueur d’année et de 4x3. Naturellement hors taxe d’aéroport. Et hors taxe de bagage en soute. Et hors taxe de bagage à main. Et hors taxe de CB. Et hors taxe de fauteuil, d’accoudoir, d’appui-tête, de ceintures …etc. En outre, Easy fric est la seule compagnie au moooonde à proposer à bord de ses avions des jambon-beurres et des Paris-Brest pour le prix d’un Paris-New-York. Toutes taxes comprises naturellement.
Le moment fort Cet instant délicieux où une hôtesse stagiaire de 62 ans vous explique en Volapük que votre I Pod est bien soumis lui aussi à la taxe de 60 € sur les bagages à main.
Air Inch Allah
Le réseau Soyez les bienvenus sur Air Inch Allah, la compagnie des vacances, des congés payés et de la rive sud de la Méditerranée. Une compagnie qui aime tellement le soleil et l’eau salée que toute la navigation s’effectue au sextant rouillé.
La philosophie Avec Air Inch Allah, vous êtes déjà là-bas. De la carlingue aux réacteurs, tout respire le sable chaud et l’artisanat local au meilleur prix. Quand au service client, ici tout se négocie âprement. Notamment le décollage et l’atterrissage.
Le moment fort Ah ! Cet enregistrement au T9 (pardon à Roissy 3) à 4 du mat’ avec les nouveaux passagers sur la ligne qui semblent découvrir l’existence de l’expression « pièce d’identité » et les habitués qui semblent découvrir l’existence de l’expression « excédent de bagages ». Un must.
O’Rabay Airlines
Le réseau Toutes les dessertes aériennes bénéficiant d’un vent arrière avec un aller-retour à Dublin tous les 5 ans pour la révision.
La philosophie Ici le maitre mot c’est Economie. Du pilote borgne au steward en liberté conditionnelle en passant par les fauteuils en bois rachetés à l’armée bulgare, tout a été obtenu au meilleur prix. Il se murmure qu’une navette circulaire Strasbourg – Nice – Toulouse – Brest serait à l’étude afin de pouvoir rogner 50 cm de l’aile droite.
Le moment fort Le moment où l’hôtesse va filtrer l’eau du réservoir du lavabo avant d’y plonger votre infusette de thé.
Air Baand’Eskrov
Le réseau Absolument toutes celles dont vous rêvez.
La philosophie Beaucoup d’attention portée à l’hébergement. C’est très important l’hébergement. Dans un pays exotique de préférence et avec un serveur parfaitement sécurisé et inviolable évidemment.
Le moment fort La veille du départ. Notamment le moment où, relevé de carte bleue en main, vous parvenez enfin à traduire du letton sur Babelfish cette annonce vocale : « Numéro telephone vous demander pas du tout affecter depuis longtemps ».
Easy Fric
Le réseau Les escales d’Easy Fric se calent sur les mouvements migratoires de deux catégories de population : les étudiants d’Erasmus et les retraités ouest-européens, en les mélangeant parfois. Quitte à inventer des chemins aériens aussi innovants qu'improbables comme Bergerac-Cambridge ou Maastricht-Rimini.
La philosophie Aussi appelé Air Supplément, c’est la seule compagnie au moooonde à proposer des Paris Berlin à 5 € à longueur d’année et de 4x3. Naturellement hors taxe d’aéroport. Et hors taxe de bagage en soute. Et hors taxe de bagage à main. Et hors taxe de CB. Et hors taxe de fauteuil, d’accoudoir, d’appui-tête, de ceintures …etc. En outre, Easy fric est la seule compagnie au moooonde à proposer à bord de ses avions des jambon-beurres et des Paris-Brest pour le prix d’un Paris-New-York. Toutes taxes comprises naturellement.
Le moment fort Cet instant délicieux où une hôtesse stagiaire de 62 ans vous explique en Volapük que votre I Pod est bien soumis lui aussi à la taxe de 60 € sur les bagages à main.
Air Inch Allah
Le réseau Soyez les bienvenus sur Air Inch Allah, la compagnie des vacances, des congés payés et de la rive sud de la Méditerranée. Une compagnie qui aime tellement le soleil et l’eau salée que toute la navigation s’effectue au sextant rouillé.
La philosophie Avec Air Inch Allah, vous êtes déjà là-bas. De la carlingue aux réacteurs, tout respire le sable chaud et l’artisanat local au meilleur prix. Quand au service client, ici tout se négocie âprement. Notamment le décollage et l’atterrissage.
Le moment fort Ah ! Cet enregistrement au T9 (pardon à Roissy 3) à 4 du mat’ avec les nouveaux passagers sur la ligne qui semblent découvrir l’existence de l’expression « pièce d’identité » et les habitués qui semblent découvrir l’existence de l’expression « excédent de bagages ». Un must.
O’Rabay Airlines
Le réseau Toutes les dessertes aériennes bénéficiant d’un vent arrière avec un aller-retour à Dublin tous les 5 ans pour la révision.
La philosophie Ici le maitre mot c’est Economie. Du pilote borgne au steward en liberté conditionnelle en passant par les fauteuils en bois rachetés à l’armée bulgare, tout a été obtenu au meilleur prix. Il se murmure qu’une navette circulaire Strasbourg – Nice – Toulouse – Brest serait à l’étude afin de pouvoir rogner 50 cm de l’aile droite.
Le moment fort Le moment où l’hôtesse va filtrer l’eau du réservoir du lavabo avant d’y plonger votre infusette de thé.
Air Baand’Eskrov
Le réseau Absolument toutes celles dont vous rêvez.
La philosophie Beaucoup d’attention portée à l’hébergement. C’est très important l’hébergement. Dans un pays exotique de préférence et avec un serveur parfaitement sécurisé et inviolable évidemment.
Le moment fort La veille du départ. Notamment le moment où, relevé de carte bleue en main, vous parvenez enfin à traduire du letton sur Babelfish cette annonce vocale : « Numéro telephone vous demander pas du tout affecter depuis longtemps ».
Diabète et repas dans l'avion, comment faire? English translation pending
😠 Bonjour,
ayant un diabete 1 tout nouveau, je cherche des témoignages de ceux qui ont cette horrible pathologie et qui arrivent quand même à voyager !!
- comment faire dans l'avion: se passer de repas ? donc avoir bien manger avant ? En effet je ne peux me piquer devant tout le monde et même avant j'évitais les toilettes des avions trop étroites à mon goût
merci kajolka
- comment faire dans l'avion: se passer de repas ? donc avoir bien manger avant ? En effet je ne peux me piquer devant tout le monde et même avant j'évitais les toilettes des avions trop étroites à mon goût
merci kajolka
Voyage en Inde en février 2010: visa, budget, bons plans...? English translation pending
bonjour bonjouuuuuuuuuur !
alors voilà qu'on vs explique un chouillat , ns sommes 2 ptites bretonnes partant à l'aventure en fevrier 2010 jusqu'en mai préparation oblige !
dc bon : plein de questions ds nos ptites tetes !
pr commencer :
- VISA : à l'ambassade ils ns disent de ne pas prendre de billet avant d'avoir le visa valide pr 6 mois en touriste, SEULEMENT, les prix des billets augmenteront d'ici là ... hum hum ... que faire??? et puis sous cbien de tps env. le visa arrive?
- BILLETS : si vs avez des bon splans par ex des sites a ns donner ou autres offres du genre super géniales ..? héhé ns sommes preneuses... pr l'instant on m'a conseillé avec escale à londres car moins cher .../
- BUDGET : ns pensons dc vivre la bas mode sac à dos et sourire ! ptet des auberges ou chez l'habitant mais pas d'hôtels .. ou alors à la cool-raoul bref un minimum de sous et un maximum de plaisir ! en gros savoir cbien ceux qui y sont déjà allés a peu près cbien par mois en restant raisonnables bien évidemment..(transport + miam miam + bière 😛 + logement + visites...)
- ASSOCIATION : on espère trouver une asso avec laquelle on pourrait s'associer pr les 3 premières semaines de voyage - seulemnt à ce jour ns trouvons que des asso pr lesquelles il faut payer un minimum ss avoir plus d'infos - connaisseriez vs des asso ayant besoin de bénévoles ?
- ITINERAIRE : si vs avez des bons ptits plans pr nos aventures concernant les endroits les + intéressants du rajasthan... ca serait ma-gni-fi-que
- LOGEMENT : également pr ce qui est des ptites homes bien sympatiques pr ns accueillir , si vs avez des adresses ou vs etes passés ... avec grand plaisir maestro !
- CONTACTS : si certains de nos lecteurs regardent ce petit mot déjanté, mais enjoué et se trouvent au même endroit au même moment pr se rencontrer ...*
sur ce , les infos sont les bienvenues merci d'avance !!
- marie et mélina -
alors voilà qu'on vs explique un chouillat , ns sommes 2 ptites bretonnes partant à l'aventure en fevrier 2010 jusqu'en mai préparation oblige !
dc bon : plein de questions ds nos ptites tetes !
pr commencer :
- VISA : à l'ambassade ils ns disent de ne pas prendre de billet avant d'avoir le visa valide pr 6 mois en touriste, SEULEMENT, les prix des billets augmenteront d'ici là ... hum hum ... que faire??? et puis sous cbien de tps env. le visa arrive?
- BILLETS : si vs avez des bon splans par ex des sites a ns donner ou autres offres du genre super géniales ..? héhé ns sommes preneuses... pr l'instant on m'a conseillé avec escale à londres car moins cher .../
- BUDGET : ns pensons dc vivre la bas mode sac à dos et sourire ! ptet des auberges ou chez l'habitant mais pas d'hôtels .. ou alors à la cool-raoul bref un minimum de sous et un maximum de plaisir ! en gros savoir cbien ceux qui y sont déjà allés a peu près cbien par mois en restant raisonnables bien évidemment..(transport + miam miam + bière 😛 + logement + visites...)
- ASSOCIATION : on espère trouver une asso avec laquelle on pourrait s'associer pr les 3 premières semaines de voyage - seulemnt à ce jour ns trouvons que des asso pr lesquelles il faut payer un minimum ss avoir plus d'infos - connaisseriez vs des asso ayant besoin de bénévoles ?
- ITINERAIRE : si vs avez des bons ptits plans pr nos aventures concernant les endroits les + intéressants du rajasthan... ca serait ma-gni-fi-que
- LOGEMENT : également pr ce qui est des ptites homes bien sympatiques pr ns accueillir , si vs avez des adresses ou vs etes passés ... avec grand plaisir maestro !
- CONTACTS : si certains de nos lecteurs regardent ce petit mot déjanté, mais enjoué et se trouvent au même endroit au même moment pr se rencontrer ...*
sur ce , les infos sont les bienvenues merci d'avance !!
- marie et mélina -
Partir dans le désert avec un reflex numérique? English translation pending
Je pars faire un treck (1 semaine) dans le desert à Noel (sous tente). J'ai un réflex numérique. Est ce que cela "craint" que je l'emmène avec moi, le sable pourrait l'abimer (c'est ce que m'ont fait remarquer certaines personnes)
J'ai déja un filtre neutre qui protège l'objectif, devrais-je l'équiper d'autre chose?
Est ce que je risque vraiment de l'abimer?
Merci pour vos avis
Nourriture à la douane aux Philippines? English translation pending
Bonjour,
Dans 2 semaines je pars aux Philippines rejoindre une amie travaillant pour une association pour enfants et familles défavorisés.
Je vais amener quelques cadeaux pour les enfants des foyers que nous allons rencontrer et me demande s'il n'y aura pas de problèmes avec la douane.
Je pars de Charles de Gaulle, avec une escale à SEOUL (incheon) puis arrivée à CEBU (Mactan International)
Je vais amener des cahiers, des crayons, des crayons de couleur, de la colle... mais ma question porte plutôt sur les tablettes de chocolat et les bonbons (carambars, fraises tagada, celebration...) que j'ai pris en quantité (et ui, beaucoup d'enfants....)
J'ai lu sur une discussion qu'apparement le chocolat était stoppé par la douane...
Qu'en pensez-vous ?
Un grand merci !
Dans 2 semaines je pars aux Philippines rejoindre une amie travaillant pour une association pour enfants et familles défavorisés.
Je vais amener quelques cadeaux pour les enfants des foyers que nous allons rencontrer et me demande s'il n'y aura pas de problèmes avec la douane.
Je pars de Charles de Gaulle, avec une escale à SEOUL (incheon) puis arrivée à CEBU (Mactan International)
Je vais amener des cahiers, des crayons, des crayons de couleur, de la colle... mais ma question porte plutôt sur les tablettes de chocolat et les bonbons (carambars, fraises tagada, celebration...) que j'ai pris en quantité (et ui, beaucoup d'enfants....)
J'ai lu sur une discussion qu'apparement le chocolat était stoppé par la douane...
Qu'en pensez-vous ?
Un grand merci !
Bagages et vol Montréal-Marseille au plus faible coût? English translation pending
Bonjour,
Nous (ma femme, mes deux filles de 10 ans & de 13 ans, ainsi que moi-même) irons été 2010 (30 juin au 20 août), a Marseille depuis Montréal.
Nous cherchons le moyen de nous y rendre au plus faible coût possible.
Nous avons fait ce même voyage été 2008 avec Air France. Aller Montréal-Paris avec Air France et Paris-Marseille en TGV et retour Marseille-Paris-Montréal avec Air France coût 4500$(CAD). Le même trajet nous couterait maintenant près de 7000$(CAD)
Nous avons déjà envisagé différents scénarios, soit avec Air Canada 6300$(CAD), Air France 6200$(CAD) et Air Transat 4300$(CAD). Le seul qui le fait directement, c'est Air Transat et c'est le moins cher. Le hic avec Air Transat, c'est LA VALISE, une seule valise et une valise = 23kg (Plus 10kg pour le bagage à main) Alors qu'avec les deux autres ce sont deux valises de 23 kg plus le bagage a main de 10 kg. Outre nos vêtements pour le voyage, nous emportons des trucs du Québec pour les amis là-bas et ramenons des souvenirs de la France pour la famille. Alors la valise de 23 kg... elle explose.
Selon votre expérience des voyages, voyez-vous une autre façon de nous y rendre et d'en revenir tout en gardant un faible coût et de pouvoir rapporter un max de bagages.
Soit en achetant les billets plus tard en cours d'année (peut-être, que les transporteurs offrent des rabais-surprises du style « achetez vos la dernière semaine de janvier et obtenez -25 % » Soit en prenant un vol Montréal-Paris et un autre moyen de faire Paris-Marseille (un charter LowCost peut-être ou le train) et de même au retour.
Voyez-vous un truc que je manque, un autre transporteur, un autre trajet ou je ne sais quoi ? Suis-je trop tôt pour acheter les billets ?
Nous apprécions et remercions tous les gens qui prennent le temps de répondre à nos messages.
Tannoyz...
Nous (ma femme, mes deux filles de 10 ans & de 13 ans, ainsi que moi-même) irons été 2010 (30 juin au 20 août), a Marseille depuis Montréal.
Nous cherchons le moyen de nous y rendre au plus faible coût possible.
Nous avons fait ce même voyage été 2008 avec Air France. Aller Montréal-Paris avec Air France et Paris-Marseille en TGV et retour Marseille-Paris-Montréal avec Air France coût 4500$(CAD). Le même trajet nous couterait maintenant près de 7000$(CAD)
Nous avons déjà envisagé différents scénarios, soit avec Air Canada 6300$(CAD), Air France 6200$(CAD) et Air Transat 4300$(CAD). Le seul qui le fait directement, c'est Air Transat et c'est le moins cher. Le hic avec Air Transat, c'est LA VALISE, une seule valise et une valise = 23kg (Plus 10kg pour le bagage à main) Alors qu'avec les deux autres ce sont deux valises de 23 kg plus le bagage a main de 10 kg. Outre nos vêtements pour le voyage, nous emportons des trucs du Québec pour les amis là-bas et ramenons des souvenirs de la France pour la famille. Alors la valise de 23 kg... elle explose.
Selon votre expérience des voyages, voyez-vous une autre façon de nous y rendre et d'en revenir tout en gardant un faible coût et de pouvoir rapporter un max de bagages.
Soit en achetant les billets plus tard en cours d'année (peut-être, que les transporteurs offrent des rabais-surprises du style « achetez vos la dernière semaine de janvier et obtenez -25 % » Soit en prenant un vol Montréal-Paris et un autre moyen de faire Paris-Marseille (un charter LowCost peut-être ou le train) et de même au retour.
Voyez-vous un truc que je manque, un autre transporteur, un autre trajet ou je ne sais quoi ? Suis-je trop tôt pour acheter les billets ?
Nous apprécions et remercions tous les gens qui prennent le temps de répondre à nos messages.
Tannoyz...
Temps difficiles, réflexion après un mois de voyage English translation pending
On ne peux pas être toujours d'accord avec les analyses d'Anselm jappe mais là, on contresigne des deux mains.
Pour que les amis du continent africain et d’ailleurs savent à quoi ressemble notre pays qui est la France.
Pour qu' on ne se trompe pas de combat.
Cet article, assez court et criant de vérité, est extrêmement bien écrit.
http://sd-1.archive-host.com/membres/up/4519779941507678/Laviolencemaispourquoifaire_parAnselmJappe.pdf
Je reviens d’un périple d’un mois sur les routes d’Italie, de Sicile et de Grèce , à la nomade, avec trois fois rien....Oubliant la ceinture de sécurité (en France, l’automobiliste est constamment menacé du moindre écart).
Arrivant à Paris, le sac sur le dos, à la gare de Lyon même, j’ai vu, sans exagération, plus de ces inquiétants guignols qu’en un mois d’août entier en ces trois lieux. L’espace d’un mois, j’avais oublié leur lourde présence, celle de leurs armes et de leur regard dédaigneux. Un regard de flic, est déjà un jugement. Fut un temps “Les guignols” d’Audiard, dans la bouche de Noel Roquevert, ça sonnaient bien. Nous n’avons hélas plus le loisir de la gouaille maintenant, les guignols nous font froid dans le dos. Chaque matin, des personnes allant travailler, ou en revenant , pour nourrir leur famille, se font harceler parce qu’ils n’ont pas le teint aussi clair que le mien, ou qu’il ne rentre pas dans le “moule” social. Il nous est imposé, chaque matin, dans toutes les gares de la région parisienne, la sale ambiance des contrôles d’identité, de suspicion . Chaque matin, une petite main dans la mienne, nous traversons ce paysage, celui de notre pays, celui de son pays. Partout, dans ce paysage, la tension se fait sentir. Le coeur triste et plein de colère, on ne peut que sentir la chape de plomb qui pèse sur les gens susceptibles d’être suspecté, à qui, non content d’imposer des conditions de vie et de travail parfois au de-là de la limite, le gouvernement ajoute un harcèlement supplémentaire. L’occulter est impossible. Le supporter est récurant, et tenter de faire de ce trajet un moment baladeur de partage avec ma petite main dans la mienne est le petit combat de mère. Souvenez-vous, nous avions été marqués par la présence de l’autorité dans notre pays, lors du premier plan Vigipirate il y a quelques années, j’aurais alors à l’époque difficilement imaginé qu’elle aille encore plus au de-là....Vigipirate, outil de première nécessité, outil bien utilisé....
Question d’un petit bonhomme de cinq ans: “ maman, ça existe une police qui contrôle la police?” Bonne question, mon fils.
Mais que l’on ne s’y trompe pas, même si la présence de la police dans les pays que je viens de parcourir se fait sentir légèrement, voir prête à sourire ( j’en ai vu de la police italienne, décontractée, lunette noire, discutant au téléphone portable ou avec le vieux du coin en plein milieu d’un beau bordel automobile, encore un autre de Thessalonique, avachit à la Symposium sur sa moto en pleine lecture nocturne qui aurait tout aussi bien pu accrocher ”Ne pas déranger” sur l’un de ses guidons...), toutes les villes que nous avons traversé sont filmées. Généva, Pisa, Napoli, Syracusa, Thessaloniki, Bologna, ...et même des moins conséquentes, pour ne parler que des plus grandes. J’étais curieuse de palper l’ambiance actuelle d’autres pays d’Europe.
On nous a raconté, à Thessalonique, que des groupes extrêmement bien organisés, il y a peu, ont déboulonné soigneusement en quelques heures les caméras de plusieurs quartiers, pour la plus part bien perchées en hauteur. Ou encore que dans les rues des villes soulevées de colère cet hiver dernier, que ce soit Thessalonique, ou des agglomérations plus petites comme Trikala par exemple, la police Grecque, dépassée, rebroussait chemin... Les termes plus exacts étaient “ont détalé”. Etonnant. Bien sûr, que cela “impressionne” le gouvernement français.
Pour en revenir à l’article d’Anselm Jappe ci-joint, on peut ajouter une autre forme de harcèlement, autre que policier ou psychologique ( dont la culpabilisation du citoyen, responsable lui-même de tout disfonctionnement, placardée sous ses yeux de façon omniprésente), qui est celle du spectre de la maladie, de la mort par la maladie. Denis Duclos en expose très bien le mécanisme dans le Monde Diplomatique. Le retour de la Pandémie. Nul doute que la vie de nos enfants en seront certainement ponctuée, ici et là, de temps à autre. Il va leur falloir grandir avec le SIDA, les pandémies, et quoi d’autres déjà ?
- Je ne peux m’empêcher de penser ici aux populations véritablement abandonnés, exterminés par le Paludisme, le Sida et autres maladies. On vient de découvrir une nouvelle maladie “bananière” dans les régions d’Afrique du Sud et de l’Est ( http://www.afriquejet.com/actualites/sante/alerte-contre-une-nouvelle-maladie-des-bananiers-en-afrique-de-l'est-2009042826446.html ), la "Banana Xanthomonas Wilt" (BXW) . A croire que l’écumage de la population mondiale ne va pas assez vite aux yeux de certains. - Voilà le choix qui s’impose à nous, vivre entre doute et paranoïa. Devoir choisir bientôt pour nos enfants, entre peur de la grippe A et la peur des effets secondaires d’un vaccin.
Amputés des subventions et des moyens aux piliers de la société ( santé, éducation, initiatives citoyennes, ...). Muselés par la peur d’être exclus de la société. Muselés par la convoitise et les crédits. Régit par de “l’économie personnelle”. Mues par la peur, le doute et la paranoïa.
“ils n’auront pas ma fleur.....ma fleur de coeur”.
On sait ce que les temps à venir vont être, sans en être capable de l’imaginer exactement. Car c’est au de là de notre Formation.Peut-être que quand le capitalisme libéral aura fini de dévorer ses enfants, si il y a fin un jour à sa faim, il devra bien se régénérer et pour cela absorbera ce qui se sera inventé à sa marge, chez ses opposants (éternelle récupération). Le balancier repartira dans un autre sens, et encore jusqu'à l'excès. Qui peut savoir?
Je suis consciente que le fléau de la balance ne sera jamais à l’équilibre. Il ne s’agit pas de se leurrer. Ainsi que nos enfants apprendront à nager dans le fleuve de leur temps, et que bien entendu, ils savent voir au de-là des apparences. D’autres générations l’ont fait, et dans des temps bien sombres de l’histoire. Mais ici et maintenant? Les grands enfants grandissent sans connaître une feue liberté de baiser, et dans l’appréhension de l’autre? L’imaginaire social se débat avec le virtuel, ça, c’est une des autres nouveautés.
Alors, je persiste à espérer qu’en l’absence d’utopie ( on peut comprendre la peur qu’en ont les occidentaux), l’absence de “projet alternatif” cohérent, unifié et solide, et la manifestation grandissante d’actes isolés (de différentes natures) réside peut-être une faille à creuser, cependant que Chronos continu de dévorer ses enfants. (Bien sûr, on ne reste pas très longtemps sans “chef”, n’est-ce pas ?) Mais que peut on créer, qu’un autre chaos, au sens heuristique du terme, au stade historique où nous nous trouvons.... Je ne sais pas. Et comme le dis si bien une amie, je me sens perdue, au milieu des débats, des triturations intellectuelles, et des nombrilismes des bons mots engagés.
Alors, oui, ne pas céder à la folie, ne pas céder à la consommation, ne pas céder à l’instrumentalisation de l’autre, ne pas céder aux moindres petites choses, ne pas céder, ne pas céder, ne pas céder, ne pas céder, ne pas céder, ....
Et j’envois des sourires pour chaque fleur de coeur.
Pour épilogue, une Dame Serbe de la génération précédente, m’a reprocher récemment de ne pas laisser l’enfance à l’enfance, de ne pas laisser couler la rivière.... Pour avoir discuter longuement avec elle de sa vie, je ne pouvait que comprendre son point de vue. Cependant notre dialogue sur l’éducation était impossible. On ne peut pas dire certaines choses à un enfant de cinq ans. Oui, mais on ne peut pas mentir sur le monde qui attend l’ enfant de cette génération. La rivière coule, de toutes façons. Et on peut lui apprendre aussi que l’on est soi-même créateur et moteur de la joie, d’un p’tit bonheur. Lui souffler un peu d’imagination et de résistance comme on souffle doucement sur une fleur de pissenlit.
Et quand il dort, il arrive que l’on pleure.
Arrivant à Paris, le sac sur le dos, à la gare de Lyon même, j’ai vu, sans exagération, plus de ces inquiétants guignols qu’en un mois d’août entier en ces trois lieux. L’espace d’un mois, j’avais oublié leur lourde présence, celle de leurs armes et de leur regard dédaigneux. Un regard de flic, est déjà un jugement. Fut un temps “Les guignols” d’Audiard, dans la bouche de Noel Roquevert, ça sonnaient bien. Nous n’avons hélas plus le loisir de la gouaille maintenant, les guignols nous font froid dans le dos. Chaque matin, des personnes allant travailler, ou en revenant , pour nourrir leur famille, se font harceler parce qu’ils n’ont pas le teint aussi clair que le mien, ou qu’il ne rentre pas dans le “moule” social. Il nous est imposé, chaque matin, dans toutes les gares de la région parisienne, la sale ambiance des contrôles d’identité, de suspicion . Chaque matin, une petite main dans la mienne, nous traversons ce paysage, celui de notre pays, celui de son pays. Partout, dans ce paysage, la tension se fait sentir. Le coeur triste et plein de colère, on ne peut que sentir la chape de plomb qui pèse sur les gens susceptibles d’être suspecté, à qui, non content d’imposer des conditions de vie et de travail parfois au de-là de la limite, le gouvernement ajoute un harcèlement supplémentaire. L’occulter est impossible. Le supporter est récurant, et tenter de faire de ce trajet un moment baladeur de partage avec ma petite main dans la mienne est le petit combat de mère. Souvenez-vous, nous avions été marqués par la présence de l’autorité dans notre pays, lors du premier plan Vigipirate il y a quelques années, j’aurais alors à l’époque difficilement imaginé qu’elle aille encore plus au de-là....Vigipirate, outil de première nécessité, outil bien utilisé....
Question d’un petit bonhomme de cinq ans: “ maman, ça existe une police qui contrôle la police?” Bonne question, mon fils.
Mais que l’on ne s’y trompe pas, même si la présence de la police dans les pays que je viens de parcourir se fait sentir légèrement, voir prête à sourire ( j’en ai vu de la police italienne, décontractée, lunette noire, discutant au téléphone portable ou avec le vieux du coin en plein milieu d’un beau bordel automobile, encore un autre de Thessalonique, avachit à la Symposium sur sa moto en pleine lecture nocturne qui aurait tout aussi bien pu accrocher ”Ne pas déranger” sur l’un de ses guidons...), toutes les villes que nous avons traversé sont filmées. Généva, Pisa, Napoli, Syracusa, Thessaloniki, Bologna, ...et même des moins conséquentes, pour ne parler que des plus grandes. J’étais curieuse de palper l’ambiance actuelle d’autres pays d’Europe.
On nous a raconté, à Thessalonique, que des groupes extrêmement bien organisés, il y a peu, ont déboulonné soigneusement en quelques heures les caméras de plusieurs quartiers, pour la plus part bien perchées en hauteur. Ou encore que dans les rues des villes soulevées de colère cet hiver dernier, que ce soit Thessalonique, ou des agglomérations plus petites comme Trikala par exemple, la police Grecque, dépassée, rebroussait chemin... Les termes plus exacts étaient “ont détalé”. Etonnant. Bien sûr, que cela “impressionne” le gouvernement français.
Pour en revenir à l’article d’Anselm Jappe ci-joint, on peut ajouter une autre forme de harcèlement, autre que policier ou psychologique ( dont la culpabilisation du citoyen, responsable lui-même de tout disfonctionnement, placardée sous ses yeux de façon omniprésente), qui est celle du spectre de la maladie, de la mort par la maladie. Denis Duclos en expose très bien le mécanisme dans le Monde Diplomatique. Le retour de la Pandémie. Nul doute que la vie de nos enfants en seront certainement ponctuée, ici et là, de temps à autre. Il va leur falloir grandir avec le SIDA, les pandémies, et quoi d’autres déjà ?
- Je ne peux m’empêcher de penser ici aux populations véritablement abandonnés, exterminés par le Paludisme, le Sida et autres maladies. On vient de découvrir une nouvelle maladie “bananière” dans les régions d’Afrique du Sud et de l’Est ( http://www.afriquejet.com/actualites/sante/alerte-contre-une-nouvelle-maladie-des-bananiers-en-afrique-de-l'est-2009042826446.html ), la "Banana Xanthomonas Wilt" (BXW) . A croire que l’écumage de la population mondiale ne va pas assez vite aux yeux de certains. - Voilà le choix qui s’impose à nous, vivre entre doute et paranoïa. Devoir choisir bientôt pour nos enfants, entre peur de la grippe A et la peur des effets secondaires d’un vaccin.
Amputés des subventions et des moyens aux piliers de la société ( santé, éducation, initiatives citoyennes, ...). Muselés par la peur d’être exclus de la société. Muselés par la convoitise et les crédits. Régit par de “l’économie personnelle”. Mues par la peur, le doute et la paranoïa.
“ils n’auront pas ma fleur.....ma fleur de coeur”.
On sait ce que les temps à venir vont être, sans en être capable de l’imaginer exactement. Car c’est au de là de notre Formation.Peut-être que quand le capitalisme libéral aura fini de dévorer ses enfants, si il y a fin un jour à sa faim, il devra bien se régénérer et pour cela absorbera ce qui se sera inventé à sa marge, chez ses opposants (éternelle récupération). Le balancier repartira dans un autre sens, et encore jusqu'à l'excès. Qui peut savoir?
Je suis consciente que le fléau de la balance ne sera jamais à l’équilibre. Il ne s’agit pas de se leurrer. Ainsi que nos enfants apprendront à nager dans le fleuve de leur temps, et que bien entendu, ils savent voir au de-là des apparences. D’autres générations l’ont fait, et dans des temps bien sombres de l’histoire. Mais ici et maintenant? Les grands enfants grandissent sans connaître une feue liberté de baiser, et dans l’appréhension de l’autre? L’imaginaire social se débat avec le virtuel, ça, c’est une des autres nouveautés.
Alors, je persiste à espérer qu’en l’absence d’utopie ( on peut comprendre la peur qu’en ont les occidentaux), l’absence de “projet alternatif” cohérent, unifié et solide, et la manifestation grandissante d’actes isolés (de différentes natures) réside peut-être une faille à creuser, cependant que Chronos continu de dévorer ses enfants. (Bien sûr, on ne reste pas très longtemps sans “chef”, n’est-ce pas ?) Mais que peut on créer, qu’un autre chaos, au sens heuristique du terme, au stade historique où nous nous trouvons.... Je ne sais pas. Et comme le dis si bien une amie, je me sens perdue, au milieu des débats, des triturations intellectuelles, et des nombrilismes des bons mots engagés.
Alors, oui, ne pas céder à la folie, ne pas céder à la consommation, ne pas céder à l’instrumentalisation de l’autre, ne pas céder aux moindres petites choses, ne pas céder, ne pas céder, ne pas céder, ne pas céder, ne pas céder, ....
Et j’envois des sourires pour chaque fleur de coeur.
Pour épilogue, une Dame Serbe de la génération précédente, m’a reprocher récemment de ne pas laisser l’enfance à l’enfance, de ne pas laisser couler la rivière.... Pour avoir discuter longuement avec elle de sa vie, je ne pouvait que comprendre son point de vue. Cependant notre dialogue sur l’éducation était impossible. On ne peut pas dire certaines choses à un enfant de cinq ans. Oui, mais on ne peut pas mentir sur le monde qui attend l’ enfant de cette génération. La rivière coule, de toutes façons. Et on peut lui apprendre aussi que l’on est soi-même créateur et moteur de la joie, d’un p’tit bonheur. Lui souffler un peu d’imagination et de résistance comme on souffle doucement sur une fleur de pissenlit.
Et quand il dort, il arrive que l’on pleure.
Retour d'une croisière sur le MSC Splendida du 6 au 13 septembre 2009 English translation pending
😉hello 😉
et bien voila la croisière c'est términé hier matin se fut splendide comme le nom du bateau . nouriture bonne toujours possible de se faire comprendre .Beaucoup d'italien c'est normal pour une copagni italienne . mais c'est la féte tous les jours pour la piscine en se débrouillant bien on n'arrive toujours a trouvé de la place il faut se débrouillé pour trouvé un lieux dans le bateau prenais le plan du navire et montré au perssonel avec votre doight il vous guiderons . la langue n'est pas un probléme .moi par exsemple je parle que français et je me suis toujour débrouillais . il y a a la récéption de jeune fille qui parle trés bien le français . pour les tickets boisson je les et pris au barà l'arière prés de la piscine .ne me demandé pas les prix je ne m'en souvien + par contre l'eau et payante pas la peine de deùmandé une carfave d'eau .voila en qu'elque mots désolé pour les faute je c'est que c'est une catastrophe
et bien voila la croisière c'est términé hier matin se fut splendide comme le nom du bateau . nouriture bonne toujours possible de se faire comprendre .Beaucoup d'italien c'est normal pour une copagni italienne . mais c'est la féte tous les jours pour la piscine en se débrouillant bien on n'arrive toujours a trouvé de la place il faut se débrouillé pour trouvé un lieux dans le bateau prenais le plan du navire et montré au perssonel avec votre doight il vous guiderons . la langue n'est pas un probléme .moi par exsemple je parle que français et je me suis toujour débrouillais . il y a a la récéption de jeune fille qui parle trés bien le français . pour les tickets boisson je les et pris au barà l'arière prés de la piscine .ne me demandé pas les prix je ne m'en souvien + par contre l'eau et payante pas la peine de deùmandé une carfave d'eau .voila en qu'elque mots désolé pour les faute je c'est que c'est une catastrophe
Hôtel Blue Bay Cayo Coco: qualité du vin rouge? English translation pending
pour ceux qui on été au bleu bay cayo coco ...est-ce que le vin rouge est bon??
Temps de trajet entre Lumbini (Népal) et Lucknow? (Inde) English translation pending
Bonjour à tous,
Je pars en octobre pour 6 mois en Asie et notament 3 mois et demi en Inde.
J'arriverais par le Népal (Lumbini), et je compte prendre un avion à Lucknow pour ralier Chennai (via Dehli) et ainsi commencer le périple par l'Inde du sud puis continuer en remontant par la côte ouest jusqu'à l'Inde du nord .
J'aurais besoin de savoir grosso modo le temps necessaire pour le trajet Lumbini/Lucknow et par quel moyen de transport pour pouvoir acheter le billet jusqu'à Chennai.
Par ailleurs, mon trajet à priori serait quelque chose du genre (je ne cite que les grosses étapes): Chennai/Madurai/Cochin/Udhagamandalam/Mysore/Halebid/Bengalore/Bijape/Pune/ Aurangabad/Mumbai pour l'Inde du sud
Puis: Vadodara/Ahmedabad/JunagadhAhmedabad/Bhuij/Udaipur/Jaipur/Agra/Dehli/Chandigarh/ Amritsar/Manali/Shimla/Dehli/Varanasi/Bodhgaya/Calcutta pour l'Inde du nord
Ca vous parait faisable en 3 mois et demi ou complètement utopique?
Merci d'avance pour vos réponses
Je pars en octobre pour 6 mois en Asie et notament 3 mois et demi en Inde.
J'arriverais par le Népal (Lumbini), et je compte prendre un avion à Lucknow pour ralier Chennai (via Dehli) et ainsi commencer le périple par l'Inde du sud puis continuer en remontant par la côte ouest jusqu'à l'Inde du nord .
J'aurais besoin de savoir grosso modo le temps necessaire pour le trajet Lumbini/Lucknow et par quel moyen de transport pour pouvoir acheter le billet jusqu'à Chennai.
Par ailleurs, mon trajet à priori serait quelque chose du genre (je ne cite que les grosses étapes): Chennai/Madurai/Cochin/Udhagamandalam/Mysore/Halebid/Bengalore/Bijape/Pune/ Aurangabad/Mumbai pour l'Inde du sud
Puis: Vadodara/Ahmedabad/JunagadhAhmedabad/Bhuij/Udaipur/Jaipur/Agra/Dehli/Chandigarh/ Amritsar/Manali/Shimla/Dehli/Varanasi/Bodhgaya/Calcutta pour l'Inde du nord
Ca vous parait faisable en 3 mois et demi ou complètement utopique?
Merci d'avance pour vos réponses
Voyage en Syrie au mois d'octobre 2009 English translation pending
Bonjour à tous
Le voyage approche ..départ pour Alep le 3 octobre. Je finalise donc quelques points d'itineraire et j'aimerai que vous me disiez ce que vous en pensez. Je suis en bus, seul, ne souhaite pas non plus passer mon temps à courir.
Alep 2J + 2N avec St siméon - Ain Dara
Bus vers Maaret Al nouman Visite Al bara - serguilla -musée des mosaiques Nuit à Maar Al nouman (je me dis que faire les villes mortes à cet endroit est moins onéreux et plus cool que depuis Alep)
Depart vers Lattaquie J'aimerai voir le chateau de Saone et Ougarit la même journée. Est ce faisable? Nuit à Lattaquié
Depart pour Tartous Est il possible de visiter Al Marquab en cours de route?? Nuit à Tartous Amrit et Safita Nuit à Tartous
Depart vers Hama Visite du Krack des chevaliers en cours de route ...est ce possible ???? Nuit à Hama
Depart vers Palmyre 2N et 1J à cet endroit.
Palmyre vers Damas. 2j et 2N à Damas avec Seydana et Maaloula OU 1N et 1j à Damas.. 1N au monastère de Mar moussa apreès avoir vu Seydana et Maaloula.
Direction la Jordanie en passant par le Hauran si possible et passage de frontière à Daara. JE dois faire celà en 14 jours
Qu'en pensez vous. Merci d'avance pour vos avis expérimentés qui m'ont déjà permis d'éliminer des destinations telles qu'Ebla et Apamée.
Pensez vous qu'il y ait lieu de s'arrêter à Hom?
Bien cordialement à tous. M.S
Alep 2J + 2N avec St siméon - Ain Dara
Bus vers Maaret Al nouman Visite Al bara - serguilla -musée des mosaiques Nuit à Maar Al nouman (je me dis que faire les villes mortes à cet endroit est moins onéreux et plus cool que depuis Alep)
Depart vers Lattaquie J'aimerai voir le chateau de Saone et Ougarit la même journée. Est ce faisable? Nuit à Lattaquié
Depart pour Tartous Est il possible de visiter Al Marquab en cours de route?? Nuit à Tartous Amrit et Safita Nuit à Tartous
Depart vers Hama Visite du Krack des chevaliers en cours de route ...est ce possible ???? Nuit à Hama
Depart vers Palmyre 2N et 1J à cet endroit.
Palmyre vers Damas. 2j et 2N à Damas avec Seydana et Maaloula OU 1N et 1j à Damas.. 1N au monastère de Mar moussa apreès avoir vu Seydana et Maaloula.
Direction la Jordanie en passant par le Hauran si possible et passage de frontière à Daara. JE dois faire celà en 14 jours
Qu'en pensez vous. Merci d'avance pour vos avis expérimentés qui m'ont déjà permis d'éliminer des destinations telles qu'Ebla et Apamée.
Pensez vous qu'il y ait lieu de s'arrêter à Hom?
Bien cordialement à tous. M.S
Compte rendu de notre séjour à l'Ibérostar Pinos Park à Majorque du 9 au 22 août 2009 English translation pending
Préambule:
ce compte-rendu ne concerne que notre appréciation personnel mais en aucun
cas l'avis général
Vous pouvez allez voir nos photos de vacances sur mon Blog : http://manu5666.skyrock.com/ et les vidéos de la chambre : http://www.youtube.com/user/manu5666#play/uploads/3/NZ5ewmfnDbY vidéo de la plage : http://www.youtube.com/user/manu5666#play/uploads/1/tyY9JB_nR9c vidéo du resto extérieur: http://www.youtube.com/user/manu5666#play/uploads/1/tyY9JB_nR9c vidéo de la piscine : http://www.youtube.com/user/manu5666#play/uploads/1/tyY9JB_nR9c
Je conseille cet hôtel aux familles principalement avec des jeunes enfants je le déconseille fortement aux personnes seules ou en couple ainsi qu'aux personnes agées
Nous avons réservé notre voyage 7 mois à l'avance en passant par Thomas cook pour comité d'entreprise = 10 % de réduction Pour 2 semaine en pension complète au départ de paris Nous sommes 2 adultes avec une fille de 4 ans et une autre de 20 mois
Vol: Arrivée à Orly-sud 3H avant, l'enregistrement à commencer en retard, nous avons été déjeuner au restaurant après tranquillement sans bagages. Vol sur un Boeing 737-800 de Transavia, une filiale d'air France.Les sièges sont 2 rangées de 3 tout le long. Sur le document de Thomas Cook il était indiqué 15 kg de bagage maxi mais à l'enregistrement c'était limité à 32 kg par siège
Quantité de bagages autorisée indication sur le site de Transavia La franchise de bagages standard pour les bagages allant dans la soute sur les vols de transavia.com est de 20 kg maximum par personne. Pour les bébés âgés de 0 à 2 ans, une franchise de bagages de 10 kg par bébé est appliquée, poussette et/ou Maxi Cosi inclus. Pour les bagages allant dans la soute, si le poids dépasse 20 kg, nous appliquons un tarif de 9 ? par kg supplémentaire et par trajet simple. Nous ne transportons pas plus de 32 kg de bagage par personne pour les vols au départ de Paris-Orly. En cas de départ depuis d'autres aéroports, veuillez prendre contact avec les aéroports concernés pour connaitre les limites éventuelles locales. Bagages à main Les bagages à main peuvent être emportés dans la cabine. Les bagages à main autorisés par personne sont : * Un seul bagage à main d'un poids maximum de 5kg est autorisé par personne. Ses dimensions maximales sont de (L x l x H) 55 cm x 35 cm x 25 cm. Ce sac à main peut contenir un ordinateur portable. * 1 manteau * 1 parapluie ou une canne * 1 caméra ou un appareil photo de format compact * de la lecture, prévue pour la durée du vol Attention : si les bagages à main ne respectent pas les dimensions et/ou le poids susmentionné(es), ils sont alors emmenés et calculés avec les bagages allant dans la soute. Catalogue des ventes à bord : http://db01.digitaalbladeren.nl/digitaalbladeren/transaviaflyer_FR/ Boeing 737-800 de transavia de Orly-sud à Majorque La flotte française de transavia.com est composée de Boeing 737-800 de nouvelle génération équipés de « winglets ». Avec quatre avions depuis 2007, la flotte comportera 7 avions au cours de l'été 2008 d'une moyenne d'âge de 3 ans. Tous les avions seront équipés de vidéos afin d'assurer votre confort et votre divertissement.
Le vol est parti en retard, attention tout est payant à bord même l'eau et il n'y a pas de collation Je vous conseille donc d'acheter une fois sous douane des boissons en quantités et autres. Le personnel de bord était agréable et le vol aussi, atterrissage parfait à l'aller mais assez sec au retour
ATTENTION: Certains vols venant de province, les gens était réveillé à 2H du matin pour le départ de l'hôtel, ceux de Paris arrivaient et repartaient en après-midi
2 hôtesses de Thomas cook nous accueillent au niveaux du retrait des bagages, l'aéroport est très grand et il faut beaucoup, beaucoup marcher pour récupérer ses valises L'aéroport n'est pas climatisé donc les achats de boissons à Orly sont judicieux Direction le car qui est climatisé avec nos bagages, prendre un chariot car il n'y a pas de personnel pour porter les valises comme au club med Attention, il n'y a pas non plus de distribution de boissons fraiche dans le car. Trajet entre 1H15 pour le premier car et le deuxième et arrivé 45 minutes après nous d'après d'autres voyageurs, nous étions déjà en train de manger quand le deuxième car est arrivé Le trajet est principalement de la voie rapide en ligne droite et le car est confortable et les chauffeurs conduisent bien et prudement (on est pas secoué par les accoups et les virages)
à l'arrivée nous avons galéré avec nos 3 valises et nos 2 enfants, nous n'avions pas vu qu'il y a des chariots pour porter les valises devant l'entrée de l'hôtel, je vous le recommande si vous êtes chargés et que vous logez dans le bâtiment C (pente pour y aller)
Chambre: Nous avions une chambre double familliale de type A2B Entièrement refait à neuf pendant l'hiver 2008/2009, les chambres sont climatisées avec une télé écran plat qui recoit 4 chaines francaises TF1, France 2, M6 et TV5 monde, le reste c'est beaucoup de chaines allemandes et espagnoles Un frigo avec freezer, un micro-onde, une grande terrasse de 9M2 car nous étions au premier étage, c'est mieux car on ne voit pas les allées et venues des autres devant votre chambre et si vous avez des enfants, ils peuvent jouer sur la terrasse sans risque, terrasse longeant l'appartement avec deux portes fenêtres (situation idéale) avec une table et deux chaises plus un petit étendoir à linge mural ; les logements en rez en chaussée sont disposés en longueur, ils nont qu'une porte fenêtre et une petite terrasse. il y avait des placards assez grand avec environs 9 cintres dans chaques, la salle de bain est très fonctionnel avec une grande douche de qualité (pomme de douche moderne 5 jets grohé !!) Le WC est dans la salle de bain, la chambre a un lit Kingsize, en fait 2 lit collés ensemble avec une literie récente et ferme. Les chambres sont nettoyées tout les jours et les serviettes de toilette sont systématiquement changées si on les mets par terre, les draps sont changés régulièrement mais on peux demander à ce qu'il soient changés en posant une petite carte sur le lit les femmes de menages sont souriantes, prévenante et leurs boulot est parfait Il y a un coffre fort mais il faut le louer pour 14, 20 euros par semaine en plus, nous; nous mettions nos affaires précieuses dans la valise fermée avec son code.
Piscine: On peux emprunter des serviettes de l'hôtel contre 10 euros de caution chacune et les changer tout les matins si on le souhaite. Il y a 3 piscines de dimensions correctes pour barboter ou jouer mais pas vraiment pour nager Elles sont particulièrement adaptés aux jeunes enfants, voir très jeunes Il faut se lever au aurores pour pouvoir poser sa serviette sur un transat ou attendre 9H qu'une partie soient libérés des chaines et là, il y a du monde quoiqu'il en soit c'est impossible d'avoir un transat libre en journée
Plage: elle est très proche et pas surpeuplée, elle est nettoyée régulièrement, le sable est très bien et il descend en pente très douce dans la mer il y a souvent une petite partie avec des algues en bord de mer mais passé ca, l'eau est nickel en général sauf 2 jours ou pleins de déchets de vieux plastiques flottaient, probablement des bateaux qui avait fait le ménage ? la plage est surveillée par la croix rouge, il y a une douche d'eau douce - l'eau était autours de 27° pendant la période ou nous y étions
Internet: il y a un vieux PC avec un clavier américain ou on peux se connecter pour 4 euros la demie-heure ou 7 euros l'heure.
Restaurant: il est climatisé et un peu bruyant, normal avec la clientèle avec pleins de petits enfants il y a un petit restaurant extérieur ou nous sommes arrivés a avoir souvent une place, très agréable le matin et en soirée, trop chaud pour nous le midi le personnel est très réactif et professionnel, très dispo, souriant, une pensée pour le sourire de Carmen. La nourriture n'est pas aussi variée qu'au club med que nous avions connu, toutefois la qualité est là, plusieurs poissons grillé tout les jours, des fromages très bon et aussi les friuts melon d'eau, ananas, plusieurs type de pain. le soir il est recommandé d'être en pantalon et chemise mais ce n'est pas obligatoire dans les faits.
Réception: Très professionnel et arrangeant, je suis assez exigeant ils nous ont prété un parasol pour la plage, nous ont fait envoyer une bombe anti-fourmi car nous avions une invasion prêt de l'entrée de l'appartement ainsi sur la terrasse. Appel d'une pédiatre à 21H30 qui est arrivée 30 minutes plus tard ATTENTION le prix des consulations est très cher, nous avons payé 110 euros spécialiste de nuit, d'autres personnes, ont payé 80 euros généraliste en journée, je vous conseille de prendre la carte de sécurité sociale europeenne a votre centre de sécu pour ne pas avancer les frais à l'hôpital. Pour les visites de médecins, la sécurité sociale devrait rembourser au mieux sur la base d'une consultation de spécialiste la nuit ou au pire sur la base d'un généraliste (a voir)
Représentant Thomas Cook Thierry THOREL Francais, très sympa, cool, très arrangeant Nous avions réservé une chambre vue mer car j'avais lu dans les forums quelles étaient moins bruyantes et nous nous sommes retrouvés avec une chambre avec vue sur les arbres dans le bâtiment C la réception a immédiatement proposé de nous transformer la pension complète en all inclusive, ce que j'ai refusé car je n'était pas intéressé. le représentant Thomas Cook nous a proposé une chambre dite vue-mer pour le lendemain mais après l'avoir visité je l'ai refusé car elle était dans le bâtiment A avec une chambre donnant sur la rue (bruyante parait-il) et l'autre pièce avec vue directe sur la piscine (bruyante en journée cette fois)avec la mer assez loin j'ai refusé car finalement notre vue arbre était très calme par rapport au reste de l'hôtel Il faut savoir qu'ils ont seulement 2 ou 3 chambres de notre catégorie avec une vrai vue mer et au calme, le reste donne sur la piscine. Du coup j'ai demandé le remboursement de notre surcout vue-mer que j'ai obtenu des le lendemain et en liquide. Bravo Thierry Thorel & Thomas Cook !!!
Spectacles: Bravo à l'équipe d'animations qui malgré un effectif faible (environs 11 persoones) arrivent à faire des spectacles de qualité aussi bien pour les enfants que les parents. (thème année 80, grease, disney, ect..) Il y a aussi certains soir des intervenants extérieurs pour les spectacles, j'ai particulièrement aprécié le spectacle brésil avec des danseurs de capuera et des danseuses de salsa. Les animations se termine vers 23H, 23H30 au plus tard, dans notre chambre avec les baies coulissantes fermés la musique n'a pas empéché les enfants de dormir.
Courses: IMPORTANT: l'eau dans les chambres n'est pas potable, pour des questions de transport nous les achetions à coté de l'hôtel
il y a pleins de petites épiceries type spar autours de l'hôtel mais assez cher on peux se dépanner en petits pot espagnol de marque HERO très bon et très apréciés par notre fille il y a aussi des couches pampers et d'autres locale mais assez cher je vous conseille de prendre le car pour cala ratjada 1, 65 euro par adulte l'aller, il y a une sorte d'intermarché ou il y a un grand choix de petits pots HIPP BIO et Naturness ainsi que de couches espagnole de marque DODO à 0, 23 centimes d'euros, ce sont des pampers, les lingettes dodo sont très bien aussi, elles sentent très bon et aucun problème avec les fesses de ma fille de 20 mois.
Vêtements: Nous n'avons pas eu besoins de prendre de gilet le soir car il fait très bon
Pharmacie : Crème solaire, Biafine, 2 prises Anti-moustique + médicaments habituels
Autres: Palmes, masque et tuba
Petit train: devant la plage à 50 mètre de l'hotel, on peux prendre un petit train pour Cala Ratjada et/ou ses plage, c'est très sympa de le faire une fois.
Clientèle : La première semaine clientèle, 50% francais et 50% allemands, la deuxième semaine beaucoup plus d'allemands
Mini-Club : Notre fille de 4 ans a voulu y aller les matins de la deuxième semaine Maquillage des enfants Peinture sur tee-shirt avec supplément de 5 euros Poney avec supplément de 5 euros Remplissage de bouteilles avec différentes couleurs de sable Notre fille était très contente
Conclusion: Très bon séjour pour ce prix à cet endroit, on a connu mieux mais beaucoup plus cher à l'heure actuel, et pas tellement comparable car niveau de vie du pays très différent.
Vous pouvez allez voir nos photos de vacances sur mon Blog : http://manu5666.skyrock.com/ et les vidéos de la chambre : http://www.youtube.com/user/manu5666#play/uploads/3/NZ5ewmfnDbY vidéo de la plage : http://www.youtube.com/user/manu5666#play/uploads/1/tyY9JB_nR9c vidéo du resto extérieur: http://www.youtube.com/user/manu5666#play/uploads/1/tyY9JB_nR9c vidéo de la piscine : http://www.youtube.com/user/manu5666#play/uploads/1/tyY9JB_nR9c
Je conseille cet hôtel aux familles principalement avec des jeunes enfants je le déconseille fortement aux personnes seules ou en couple ainsi qu'aux personnes agées
Nous avons réservé notre voyage 7 mois à l'avance en passant par Thomas cook pour comité d'entreprise = 10 % de réduction Pour 2 semaine en pension complète au départ de paris Nous sommes 2 adultes avec une fille de 4 ans et une autre de 20 mois
Vol: Arrivée à Orly-sud 3H avant, l'enregistrement à commencer en retard, nous avons été déjeuner au restaurant après tranquillement sans bagages. Vol sur un Boeing 737-800 de Transavia, une filiale d'air France.Les sièges sont 2 rangées de 3 tout le long. Sur le document de Thomas Cook il était indiqué 15 kg de bagage maxi mais à l'enregistrement c'était limité à 32 kg par siège
Quantité de bagages autorisée indication sur le site de Transavia La franchise de bagages standard pour les bagages allant dans la soute sur les vols de transavia.com est de 20 kg maximum par personne. Pour les bébés âgés de 0 à 2 ans, une franchise de bagages de 10 kg par bébé est appliquée, poussette et/ou Maxi Cosi inclus. Pour les bagages allant dans la soute, si le poids dépasse 20 kg, nous appliquons un tarif de 9 ? par kg supplémentaire et par trajet simple. Nous ne transportons pas plus de 32 kg de bagage par personne pour les vols au départ de Paris-Orly. En cas de départ depuis d'autres aéroports, veuillez prendre contact avec les aéroports concernés pour connaitre les limites éventuelles locales. Bagages à main Les bagages à main peuvent être emportés dans la cabine. Les bagages à main autorisés par personne sont : * Un seul bagage à main d'un poids maximum de 5kg est autorisé par personne. Ses dimensions maximales sont de (L x l x H) 55 cm x 35 cm x 25 cm. Ce sac à main peut contenir un ordinateur portable. * 1 manteau * 1 parapluie ou une canne * 1 caméra ou un appareil photo de format compact * de la lecture, prévue pour la durée du vol Attention : si les bagages à main ne respectent pas les dimensions et/ou le poids susmentionné(es), ils sont alors emmenés et calculés avec les bagages allant dans la soute. Catalogue des ventes à bord : http://db01.digitaalbladeren.nl/digitaalbladeren/transaviaflyer_FR/ Boeing 737-800 de transavia de Orly-sud à Majorque La flotte française de transavia.com est composée de Boeing 737-800 de nouvelle génération équipés de « winglets ». Avec quatre avions depuis 2007, la flotte comportera 7 avions au cours de l'été 2008 d'une moyenne d'âge de 3 ans. Tous les avions seront équipés de vidéos afin d'assurer votre confort et votre divertissement.
Le vol est parti en retard, attention tout est payant à bord même l'eau et il n'y a pas de collation Je vous conseille donc d'acheter une fois sous douane des boissons en quantités et autres. Le personnel de bord était agréable et le vol aussi, atterrissage parfait à l'aller mais assez sec au retour
ATTENTION: Certains vols venant de province, les gens était réveillé à 2H du matin pour le départ de l'hôtel, ceux de Paris arrivaient et repartaient en après-midi
2 hôtesses de Thomas cook nous accueillent au niveaux du retrait des bagages, l'aéroport est très grand et il faut beaucoup, beaucoup marcher pour récupérer ses valises L'aéroport n'est pas climatisé donc les achats de boissons à Orly sont judicieux Direction le car qui est climatisé avec nos bagages, prendre un chariot car il n'y a pas de personnel pour porter les valises comme au club med Attention, il n'y a pas non plus de distribution de boissons fraiche dans le car. Trajet entre 1H15 pour le premier car et le deuxième et arrivé 45 minutes après nous d'après d'autres voyageurs, nous étions déjà en train de manger quand le deuxième car est arrivé Le trajet est principalement de la voie rapide en ligne droite et le car est confortable et les chauffeurs conduisent bien et prudement (on est pas secoué par les accoups et les virages)
à l'arrivée nous avons galéré avec nos 3 valises et nos 2 enfants, nous n'avions pas vu qu'il y a des chariots pour porter les valises devant l'entrée de l'hôtel, je vous le recommande si vous êtes chargés et que vous logez dans le bâtiment C (pente pour y aller)
Chambre: Nous avions une chambre double familliale de type A2B Entièrement refait à neuf pendant l'hiver 2008/2009, les chambres sont climatisées avec une télé écran plat qui recoit 4 chaines francaises TF1, France 2, M6 et TV5 monde, le reste c'est beaucoup de chaines allemandes et espagnoles Un frigo avec freezer, un micro-onde, une grande terrasse de 9M2 car nous étions au premier étage, c'est mieux car on ne voit pas les allées et venues des autres devant votre chambre et si vous avez des enfants, ils peuvent jouer sur la terrasse sans risque, terrasse longeant l'appartement avec deux portes fenêtres (situation idéale) avec une table et deux chaises plus un petit étendoir à linge mural ; les logements en rez en chaussée sont disposés en longueur, ils nont qu'une porte fenêtre et une petite terrasse. il y avait des placards assez grand avec environs 9 cintres dans chaques, la salle de bain est très fonctionnel avec une grande douche de qualité (pomme de douche moderne 5 jets grohé !!) Le WC est dans la salle de bain, la chambre a un lit Kingsize, en fait 2 lit collés ensemble avec une literie récente et ferme. Les chambres sont nettoyées tout les jours et les serviettes de toilette sont systématiquement changées si on les mets par terre, les draps sont changés régulièrement mais on peux demander à ce qu'il soient changés en posant une petite carte sur le lit les femmes de menages sont souriantes, prévenante et leurs boulot est parfait Il y a un coffre fort mais il faut le louer pour 14, 20 euros par semaine en plus, nous; nous mettions nos affaires précieuses dans la valise fermée avec son code.
Piscine: On peux emprunter des serviettes de l'hôtel contre 10 euros de caution chacune et les changer tout les matins si on le souhaite. Il y a 3 piscines de dimensions correctes pour barboter ou jouer mais pas vraiment pour nager Elles sont particulièrement adaptés aux jeunes enfants, voir très jeunes Il faut se lever au aurores pour pouvoir poser sa serviette sur un transat ou attendre 9H qu'une partie soient libérés des chaines et là, il y a du monde quoiqu'il en soit c'est impossible d'avoir un transat libre en journée
Plage: elle est très proche et pas surpeuplée, elle est nettoyée régulièrement, le sable est très bien et il descend en pente très douce dans la mer il y a souvent une petite partie avec des algues en bord de mer mais passé ca, l'eau est nickel en général sauf 2 jours ou pleins de déchets de vieux plastiques flottaient, probablement des bateaux qui avait fait le ménage ? la plage est surveillée par la croix rouge, il y a une douche d'eau douce - l'eau était autours de 27° pendant la période ou nous y étions
Internet: il y a un vieux PC avec un clavier américain ou on peux se connecter pour 4 euros la demie-heure ou 7 euros l'heure.
Restaurant: il est climatisé et un peu bruyant, normal avec la clientèle avec pleins de petits enfants il y a un petit restaurant extérieur ou nous sommes arrivés a avoir souvent une place, très agréable le matin et en soirée, trop chaud pour nous le midi le personnel est très réactif et professionnel, très dispo, souriant, une pensée pour le sourire de Carmen. La nourriture n'est pas aussi variée qu'au club med que nous avions connu, toutefois la qualité est là, plusieurs poissons grillé tout les jours, des fromages très bon et aussi les friuts melon d'eau, ananas, plusieurs type de pain. le soir il est recommandé d'être en pantalon et chemise mais ce n'est pas obligatoire dans les faits.
Réception: Très professionnel et arrangeant, je suis assez exigeant ils nous ont prété un parasol pour la plage, nous ont fait envoyer une bombe anti-fourmi car nous avions une invasion prêt de l'entrée de l'appartement ainsi sur la terrasse. Appel d'une pédiatre à 21H30 qui est arrivée 30 minutes plus tard ATTENTION le prix des consulations est très cher, nous avons payé 110 euros spécialiste de nuit, d'autres personnes, ont payé 80 euros généraliste en journée, je vous conseille de prendre la carte de sécurité sociale europeenne a votre centre de sécu pour ne pas avancer les frais à l'hôpital. Pour les visites de médecins, la sécurité sociale devrait rembourser au mieux sur la base d'une consultation de spécialiste la nuit ou au pire sur la base d'un généraliste (a voir)
Représentant Thomas Cook Thierry THOREL Francais, très sympa, cool, très arrangeant Nous avions réservé une chambre vue mer car j'avais lu dans les forums quelles étaient moins bruyantes et nous nous sommes retrouvés avec une chambre avec vue sur les arbres dans le bâtiment C la réception a immédiatement proposé de nous transformer la pension complète en all inclusive, ce que j'ai refusé car je n'était pas intéressé. le représentant Thomas Cook nous a proposé une chambre dite vue-mer pour le lendemain mais après l'avoir visité je l'ai refusé car elle était dans le bâtiment A avec une chambre donnant sur la rue (bruyante parait-il) et l'autre pièce avec vue directe sur la piscine (bruyante en journée cette fois)avec la mer assez loin j'ai refusé car finalement notre vue arbre était très calme par rapport au reste de l'hôtel Il faut savoir qu'ils ont seulement 2 ou 3 chambres de notre catégorie avec une vrai vue mer et au calme, le reste donne sur la piscine. Du coup j'ai demandé le remboursement de notre surcout vue-mer que j'ai obtenu des le lendemain et en liquide. Bravo Thierry Thorel & Thomas Cook !!!
Spectacles: Bravo à l'équipe d'animations qui malgré un effectif faible (environs 11 persoones) arrivent à faire des spectacles de qualité aussi bien pour les enfants que les parents. (thème année 80, grease, disney, ect..) Il y a aussi certains soir des intervenants extérieurs pour les spectacles, j'ai particulièrement aprécié le spectacle brésil avec des danseurs de capuera et des danseuses de salsa. Les animations se termine vers 23H, 23H30 au plus tard, dans notre chambre avec les baies coulissantes fermés la musique n'a pas empéché les enfants de dormir.
Courses: IMPORTANT: l'eau dans les chambres n'est pas potable, pour des questions de transport nous les achetions à coté de l'hôtel
il y a pleins de petites épiceries type spar autours de l'hôtel mais assez cher on peux se dépanner en petits pot espagnol de marque HERO très bon et très apréciés par notre fille il y a aussi des couches pampers et d'autres locale mais assez cher je vous conseille de prendre le car pour cala ratjada 1, 65 euro par adulte l'aller, il y a une sorte d'intermarché ou il y a un grand choix de petits pots HIPP BIO et Naturness ainsi que de couches espagnole de marque DODO à 0, 23 centimes d'euros, ce sont des pampers, les lingettes dodo sont très bien aussi, elles sentent très bon et aucun problème avec les fesses de ma fille de 20 mois.
Vêtements: Nous n'avons pas eu besoins de prendre de gilet le soir car il fait très bon
Pharmacie : Crème solaire, Biafine, 2 prises Anti-moustique + médicaments habituels
Autres: Palmes, masque et tuba
Petit train: devant la plage à 50 mètre de l'hotel, on peux prendre un petit train pour Cala Ratjada et/ou ses plage, c'est très sympa de le faire une fois.
Clientèle : La première semaine clientèle, 50% francais et 50% allemands, la deuxième semaine beaucoup plus d'allemands
Mini-Club : Notre fille de 4 ans a voulu y aller les matins de la deuxième semaine Maquillage des enfants Peinture sur tee-shirt avec supplément de 5 euros Poney avec supplément de 5 euros Remplissage de bouteilles avec différentes couleurs de sable Notre fille était très contente
Conclusion: Très bon séjour pour ce prix à cet endroit, on a connu mieux mais beaucoup plus cher à l'heure actuel, et pas tellement comparable car niveau de vie du pays très différent.
Voyage vers l'Amérique sur un Boeing 777 English translation pending
Madame, Monsieur
Je dois partir pour la première fois en avion depuis Bruxelles vers New York, c'est un voyage que m'ont offert mes enfants pour mon 60ème anniversaire (oui les années passent, ah ce bon vieux temps où nous étions jeunes et pressés de découvrir le monde, ce que nous n'avons jamais fait d'ailleurs, car les crises, les études, l'armée et l'amour nous en ont empêchés - mais que la vie est belle tout de même), je rève de voir cette ville depuis mon enfance. Imaginez mon émotion en voyant pour la première fois les gratte ciel se dessiner dans le lointain, les grandes avenues, le Bronx, pour moi qui suis amateur de jazz (je joue dans une fanfare en Belgique où nous étudions des morceaux de grands artistes New Yorkais, tout se recoupe n'est ce pas, ainsi va la vie).
Je me demande donc comment va se passer le voyage en avion. Sur mon billet, il y a marqué qu'il s'agit d'un Boeing 777, est ce un avion fiable? Comment dois je faire pour y entrer, je ne souhaite pas porter mes bagages dans l'escalier qui mène à la porte de l'avion, y a t il possibilité d'avoir des porteurs à l'aéroport? Le quai d'embarquement est il loin de la station de bus? Où dois je composter mon ticket?
Je vous remercie par avance pour toutes les informations que vous pourrez me donner.
Damien Martel Belgique
Je dois partir pour la première fois en avion depuis Bruxelles vers New York, c'est un voyage que m'ont offert mes enfants pour mon 60ème anniversaire (oui les années passent, ah ce bon vieux temps où nous étions jeunes et pressés de découvrir le monde, ce que nous n'avons jamais fait d'ailleurs, car les crises, les études, l'armée et l'amour nous en ont empêchés - mais que la vie est belle tout de même), je rève de voir cette ville depuis mon enfance. Imaginez mon émotion en voyant pour la première fois les gratte ciel se dessiner dans le lointain, les grandes avenues, le Bronx, pour moi qui suis amateur de jazz (je joue dans une fanfare en Belgique où nous étudions des morceaux de grands artistes New Yorkais, tout se recoupe n'est ce pas, ainsi va la vie).
Je me demande donc comment va se passer le voyage en avion. Sur mon billet, il y a marqué qu'il s'agit d'un Boeing 777, est ce un avion fiable? Comment dois je faire pour y entrer, je ne souhaite pas porter mes bagages dans l'escalier qui mène à la porte de l'avion, y a t il possibilité d'avoir des porteurs à l'aéroport? Le quai d'embarquement est il loin de la station de bus? Où dois je composter mon ticket?
Je vous remercie par avance pour toutes les informations que vous pourrez me donner.
Damien Martel Belgique
Coffre fort à l'hôtel Issil de Marrakech? English translation pending
bonjour a tous je pars la semaine prochaine a l'hotel Issil au club lookea a marrakech et je veux emmener mon pc portable pensez vous qui puisse rentrer dans le coffre fort de la chambre.merci d'avance pour vos réponses😉
Improvisation nomade (version intégrale) English translation pending
PROLOGUE
Cinquante mâles indiens debout, à deux mètres, les yeux fixés sur nous. Nous, c’est deux jolies filles bien blanches assises par terre contre les sacs au bord de la route, et moi. Et puis un croisement, un ou deux bouibouis crasseux, quelques cactus et le désert à perte de vue. Silence. Une boutade en ourdou laisse éclater de rire tous les joyeux compères indiens, musulmans et camionneurs. Rien que ça. Bon alors, qu’est ce qui s’est passé ? Qu’est ce que je fous là ? Je me lève. On fait moins les malins, bande de nains. Mais ils sont beaucoup quand même. Je pars. Verrai ce qui se passera avec les filles. Vais au bouiboui boire un tchaï, un thé au lait avec des épices. Jette un œil de côté pour regarder ce rare spectacle : une bande de frustrés, et sûrement puceaux la plupart, avec deux Occidentales – et leur triste réputation, nous y reviendrons – perdues dans le désert. Le cercle se resserre autour des filles. Se resserre encore. Bientôt, elles disparaîtront. M’en fous un peu. Les connais à peine. Je ne les vois plus. Un instant. Un instant seulement avant un cri très fort. Un cri de femme, strident, enragé. Un cri terrible. Et, comme un départ de course : une bande de trous du cul qui se sauve en courant dans tous les sens. Une des filles s’est levée. C’est elle qui a crié. Un des mâles a osé toucher ses cheveux, elle lui a mis une grosse tarte dans la gueule. Du moins, elle aurait bien voulu mais ils sont partis trop vite. Au loin, ils rient. Ils pleurent de rire même car ils ont eu peur ces nigauds. C’est les nerfs en quelque sorte. Ils restent à distance maintenant. À dix mètres, le cercle se reforme. Ils attendent. Les filles n’ont pas l’air angoissé. Juste méfiantes. Le gars du bouiboui parle quelques mots d’anglais. On rigole ensemble de la situation. Cinq mètres, le cercle se rapproche. Ça va recommencer. Mais là, ça va m’agacer, je vais y aller ! J’y vais. Trop tard. Le bus arrive en klaxonnant. Il n’y a plus de place dedans. Monte sur le toit. Démarre. C’est parti ! Mais où on va au fait ?
« La vérité, c’est qu’on ne sait nommer ce qui nous pousse. Lorsque le désir résiste aux premières atteintes du bon sens, on lui cherche des raisons. Et on en trouve qui ne valent rien. Un voyage se passe de motif. Il ne tarde pas à prouver qu’il se suffit à lui-même. On croit qu’on va faire un voyage mais bientôt, c’est le voyage qui vous fait, ou vous défait… »
Nicolas Bouvier
Les Saints de Glace
Premiers jours de mai 2004, à la gare de Poitiers. Par la fenêtre de la micheline, quelques amis et famille nous font coucou tristement. Il fait beau et chaud même si mamie a dit que les Saints de glace n’étaient pas encore passés. C’est quoi les Saints de glace ? Trop tard pour lui demander. Limoges… Déjà perdus ! Dans l’allée du bus, le sac ne passe pas. Obligés de rester debout. L’impression d’être regardés… Peut-être trompés de bus… Où est la carte ? On descend à Ambazac. À la sortie du village, devant notre pouce tendu, une voiture s’arrête, toute petite et déjà surchargée. Le monsieur tasse nos sacs dans le coffre. Ça ne ferme pas, forcément, alors il force, il force et le pare brise se bombe dangereusement. La femme crie : « Arrête, tu vas tout casser ». Le coffre restera ouvert. Merci messieurs-dames, on descend là. Si, si c’est là, merci beaucoup. Saint-Laurent-les-Églises, hameau de quelques vieilles âmes. Pourquoi là ? Le petit trait rouge, tu le vois. Ça veut dire que c’est le bon chemin. Celui qui traverse la France de la côte Atlantique à l’Italie. Le Gr4. Il passe ici. Et on va par là. Vers le sud. Par contre, aide-moi à mettre le sac sur mon dos parce que, là, je vais me casser les reins autrement. Et nous voilà qu’on disparaît derrière les arbres et les collines avec nos petites jambes, bien décidés à ne jamais s’arrêter avant d’être loin. Très loin. Peut-être pas, remarque. Mais peut être que si, quand même, enfin on verra bien ! Nous, c’est Daoud et moi, deux jeunes de 25 ans, un peu perdus sans doute, sans trop d’ambitions non plus, à part foutre le camp. Quitter le travail, les appartements, les amis, la famille et puis tout le reste. Tout. On part à l’aventure. Par les chemins de randonnée pour quitter la France. À l’étranger, on verra. Déjà, il faut partir, prendre la route. Ne pas réfléchir. Un voyage se passe de motif comme on l’a lu plus haut. On aura au moins fait ça dans notre vie. On aura voyagé, on aura été libre… Avant la nuit, un petit coin pour camper se présente. Ça ne manque pas dans cette campagne. Petit feu dans la nature. Petite soirée dans la brise légère. Temps clair et doux, parfait en toile de tente. Nous voilà heureux. Le lendemain est pluvieux et froid. Sans nous décourager, nous marchons à travers les forêts, les collines, les villages. – Eh, Daoud, ça va pas là, c’est dur, j’ai mal, je suis mort. C’est fatigant de marcher. On aurait pu prendre un vélo ou un cheval ou même un âne, quelque chose quoi. Parce que rien que la France, il y a au moins, pouf, tout ça quoi ! – T’occupe pas de la marque du vélo, pédale, il m’dit. Et avec le sourire. Les épaules lacérées. La sueur salée qui pique les yeux et qui coule sous le k-way glacé. Les chaussures qui se font aux pieds. Les pieds qui se font aux chaussures. Je ne sais pas mais ça fait mal. À midi, nous dégustons un sandwich rillettes dans une cave où pourrissent des navets en décomposition. Le seul endroit où il ne pleut pas. Les mains fermées sur notre petite tasse de thé brûlante, nous ne rigolons plus. Très vite, la sueur refroidit sous les vêtements et nous devons repartir. Le soir, le vent se lève, le froid devient glacial. Nous grelottons dans la fumée du feu puis dans notre duvet d’été où le vent s’engouffre ! Des frissons me remontent des orteils jusqu’aux cheveux par vagues. Mourir de froid doit être la chose la plus atroce. Mais je suis si fatigué que je finis par m’endormir. Dans la nuit, le froid s’empare de moi et me fait délirer. Je mêle mes cris à ceux de la forêt, et à celui sinistre, du vent dans la toile de tente. Tôt le matin, je me lève pour remuer mes membres gelés. Il a neigé. Dis-moi Daoud, les Saints de glace, ce ne serait pas une période de… Il est déjà parti. Le chemin est une ornière pleine d’eau, de boue et de glaise. Il monte. Chaque pas est un effort. Le souffle est court. Courbé sous mon sac, je n’apprécie guère le paysage. Je m’entends pousser des petits gémissements. Comment puis-je résister encore ? Chaque seconde, je rêve de balancer mon sac dans le fossé. Et dire que c’était mon idée... Enfin, nous débouchons dans un petit village. Dormir abrités ce soir. C’est tout ce que nous voulons. Prendre une douche. Jeter les sacs. Mais il n’y a rien dans ce village. On nous dit de marcher encore jusqu’à une ferme à 1 ou 2 kilomètres. Peut-être pourra-t-on nous accueillir… À la ferme, les chiens nous accueillent, en effet ! Le paysan nous dit que ce n’est pas possible chez lui. On insiste un peu. On veut juste une grange, un coin de paille, à l’abri du vent et de la pluie. Mais c’est « Non. » « Allez plus haut, à 1 ou 2 kilomètres, il y a une famille qui prend des gens comme vous. » Des gens comme nous ! Ça veut dire quoi, des gens comme nous ?À bout de force et de patience, nous arrivons devant une petite maison. Nous n’espérons plus. Et pourtant, ici commence la série des gens qui nous ont aidés, motivés, offert. Une douche chaude, un lit. « Prenez cette petite bouteille de vin, ça vous réchauffera. » C’est incroyable, quand on est à bout, le plaisir que ça fait de recevoir la moindre chose. Comme cette petite boulangère qui est sortie de son magasin quand elle nous a vu passer pour nous donner des gâteaux. Ou cette petite mamie en pleine campagne à qui l’on demandait de l’eau et qui nous a donné des œufs « Vaut mieux ça que faire la drogue, » elle a ajouté… Malgré ces encouragements, quelques jours plus tard, je suis dans un lit à Clermont Ferrand sans plus pouvoir bouger. Le moral a tenu mais pas le physique. Un tendon a dit le docteur, il faut vous reposer. Agacé d’être déjà arrêté, je voudrais repartir de suite. Dans ce lit, j’ai l’impression de perdre mon temps. Mais cela se dissipe très vite. Nous réalisons peu à peu que nous sommes libres. Pas pressés. Pas comme les vacances où, chaque année, chacun s’arrange pour quelles soient parfaitement organisées afin de ne pas perdre un temps précieux. Nous, on peut rester là autant qu’on veut, se détendre, penser, rêver, manger tout doucement, apprendre à vivre sans stress, apprendre à vivre sans travailler, sans rien faire ! On se laisse vite aller à ce genre de chose et au cours du voyage, je crois que nous sommes devenus professionnels. Daoud a même dit une fois : « Quand on en a marre de rien foutre quelque part, on prend le train et on va rien foutre ailleurs ! » Se promener, observer, discuter avec les gens. Prendre son temps pour chaque chose que l’on fait. Calme, Shanti Shanti disent les Indiens ! Bref, on commence à s’apaiser et profiter de notre temps à Clermont une semaine après la démission.
Une fois soignés, nous vidons nos sacs beaucoup trop lourds pour ne garder que le nécessaire et repartons sous le soleil de mi-mai. Avec entrain mais est-ce la peine de le dire ! L’aventure nous appelle. Passons le Puy de Dôme, pas très joli avec sa grosse antenne au sommet, ses parkings payants à l’entrée et son bus pour prendre la route goudronnée qui y mène. Puis aux pieds d’autres volcans plus sauvages pour finalement passer la nuit sous l’un d’eux : celui de la Vache. Quelques jours plus tard et surtout après quelques dizaines de kilomètres de marche, nous arrivons au Puy de Sancy. L’ascension s’effectue tranquillement. On suit la crête. Pas de problème. Le vent, la neige, le ciel bleu. Et puis, on se perd. Plus de huit heures de marche. Pas de trace du chemin. Plus d’eau. Nous vagabondons dans la neige, les ruisseaux gelés, le vent très fort et la fatigue. Glisser, trébucher, marcher encore, remonter pour passer un ravin. Dur. La soif serre la gorge. Nous commençons à sucer la glace mais craignons pour notre ventre. Nous sommes des citadins fragiles. Dix heures de marche. Cette fois, la soif est la plus forte, nous nous jetons dans le ruisseau. Le vent nous a asséché la gorge toute la journée avec son pote le soleil. Mais déjà ça va mieux. Il va bientôt faire nuit, pourquoi ne pas camper là ? Le vent ne veut pas, il emporte la tente. Marcher encore. Enfin, un petit bois. Ce sera là. La tempête fait rage. Les ombres des branches s’agitent sur la toile comme des marionnettes lugubres. Le sommeil est plus fort. Les jours suivants, nous ne bougeons pas, brûlant le bois que le vent a fait descendre des arbres autour de nous, lavant notre linge et nos fesses dans le ruisseau gelé, crapahutant jusqu’à un village à travers ravins et forêts pour trouver une miche de pain. Puis repartons ragaillardis vers le Cantal. Hauts plateaux herbeux. Chemins bordés de calcaire. Traverser des réserves naturelles, zones protégées d’oiseaux, nez à nez avec un taureau et vaches dix fois plus nombreuses que les habitants. D’habitant, on en rencontre un. Un beau, un jeune. Il ramasse des pissenlits, dans son panier, avec ses bottes, une grande culotte bleue, des bretelles sur sa chemise à grands carreaux et une jolie casquette jaune. On lui demande pour quoi faire. « Bah pour faire de l’avèze ! », il répond avec son superbe accent. Mais comme on le regarde bêtement et qu’on répète « De la quoi ? » il comprend que ces gens-là ne connaissent pas l’avèze, alors il explique. « De l’alcool, c’est. Juste les têtes qu’il faut pour faire l’avèze et il en faut beaucoup des têtes. Même que ça se vend un euro le kilo ! » On en prend quelques-unes pour soupeser, c’est plus léger qu’une plume, un pissenlit. Puis on regarde autour de nous, les champs pleins de pissenlits, jaunes sur des kilomètres : une fortune ! « Salut mon gars, bonne continuation. » « Bien le bonjour chez vous, monsieur-dame. » Des pâtures, des vaches, des collines, du soleil et des chiens. Des chiens qui viennent nous agresser au milieu de nulle part. Qui nous suivent sur des centaines de mètres, qui se relaient. Puis encore quelques villages bien perdus. Une maison de retraite d’où tout le monde descend nous encourager. Un camping où nous prenons enfin une douche, lavons notre linge et d’où repartons sans avoir vu personne. Une préfecture de département, St-Flour, sans connexion internet. Le Cantal…
Fin d’après-midi, on se pose dans un coin agréable. En cinq minutes, la tente est montée. Détente. Allongés dans l’herbe, on lit, on grignote, on discute. Nos pieds se reposent. Ils ne nous font plus vraiment mal maintenant. On a de la corne. Au repas, légumes frais, bon pain et véritable fromage. En dessert, l’incontournable thé avec son carré de chocolat... Quatre semaines que nous sommes partis. J’en ai rien vu. Les vacances sur une année de travail. J’y pense. C’est bien trop peu à mon goût. Alors que nous… Quelle vie tout de même. Se promener tranquillement dans les montagnes, rencontrer des gens, visiter les villes et les campagnes de notre joli pays. Ça me plaît. Dire qu’on peut passer à côté de ça. J’ai oublié de pointer ce matin. Faut que j’explique à mon chef. Déjà que je suis arrivé en retard deux fois cette semaine. La nuit est tombée. Le ciel se couvre. Bientôt, de grosses gouttes tombent comme des cailloux sur la toile. L’orage est sur nous. Bien longtemps que je n’avais vu un tel orage. Enfin, peut-être n’y en a-t-il plus d’assez conséquents pour nous affoler comme je le suis à présent, dans les lumières et le bruit incessant de nos villes et derrière nos volets clos. C’est violent un orage quand on est dessous. Ça fait peur. La toile ridicule chavire sous les rafales. Le tonnerre en dolby stéréo. L’eau qui rentre à l’intérieur. Vite, une gamelle. On n’en a qu’une. Tout est déjà trempé. Nous écoutons, bien au fond du duvet, mêlant flashes du tonnerre et images de nos journées. Le téléphone sonne. « Nico, ton téléphone sonne. » « Ah, oui, c’est vrai, je croyais que c’était dans mon rêve. » Toujours au meilleur moment du film. « Allo ? » De la musique à fond, puis les voix déformées et alcooliques de quelques amis. Ils chantent : « Niiico reviens, Niiico reviens, Nico reviens parmi les tiens ». Je raccroche soudain. J’étais au bout du monde bravant la tempête et le tonnerre et je me retrouve au bout du fil à seulement 3 heures en voiture de chez moi, dans un champ de vaches entre deux collines tout ce qu’il y a de commun. Contrarié, je me recouche mais les fées sont parties. Un sentiment d’orgueil s’empare alors de moi recouvrant définitivement celui de la mélancolie. Nous voilà partis pour de bon et, au bout de quelques semaines seulement, j’ai l’impression d’être loin et surtout de n’être déjà plus le même. Mes amis vont continuer leur vie habituelle. Pour nous qui sommes partis, qui sommes seuls, tout va changer car tout est déjà différent, dans nos silences, les silences de la nature, le silence des nuits, la longue traversée, cette longue traversée de nous-mêmes…
De bonheur ce matin
À la fin du mois, nous sommes dans le plus reculé des chalets d’un hameau des Alpes de Haute-Provence. Une ancienne cabane de chasse, aménagée avec goût par un jeune menuisier, cachée derrière des haies de chênes verts, dans une douce prairie où quelques gros rochers polis cohabitent avec des terriers de fouines. Nous sommes chez mon frère. Le temps ici s’écoule comme nulle part ailleurs. On y est bien. Indéfinissable. Les fleurs sauvages, aromates, thym, basilic, parfument les alentours. Les papillons les caressent sans bruit. Le hamac nous tend ses draps. Le soleil lèche la maisonnette. Dans la salle d’eau, on est pris de vertige. Vue plongeante sur toute la vallée. Sur les lumières scintillantes de la ville au loin. Tout est paisible. Un silence : celui du chant des grillons, des oiseaux. Un peu plus loin, le meuglement d’une vache, l’aboiement d’un chien. Sur la table de jardin, un noyer métisse la peau. On ne bouge plus. Le temps devrait s’arrêter maintenant, enveloppés comme nous sommes dans une atmosphère idyllique à l’abri de l’agitation du monde. Notre situation à ce moment-là y est sans doute pour beaucoup : derrière nous, débute notre prochaine étape. Les Alpes. Rien que ça ! Avec nos petits mollets. La tente plantée de nouveau chaque soir. Les sacs refaits au matin. La privation. Voilà pourquoi nous apprécions tant ce petit confort après ce mois passé à gambader gaiement à travers nos départements les plus reculés, la campagne, le silence. Ici, musique maestro, le barbecue frétille, le coucher de soleil sur la vallée rougit tranquillement, Daoud nous prépare une petite marinade, le rosé est au frais, le rouge débouché, il ne manque plus que les invités du soir, à savoir mon petit frère retrouvé, accompagné des quelques voisins, choisis comme des perles et qui se reconnaîtront comme étant les irréductibles du Villard des Dourbes !
Deux semaines plus tard, nous serpentons sur le chemin en lacets qui monte vers les falaises. Arrivés en haut, nous jetons un dernier coup d’œil sur le village avant de lui tourner le dos. La fameuse barre des Dourbes s’est laissée franchir sans effort insurmontable. Nous n’en revenons pas. Ce devait être si difficile, après en avoir tant parlé pendant ces deux semaines passées avec nos amis. Cette muraille dite infranchissable ! Maintenant que nous y sommes, elle apparaît dans le paysage comme une légère barrière. Derrière elle, la vue s’ouvre sur tous ces sommets bien plus immenses et que nous espérons pourtant passer ! Simplement un pied devant l’autre…
Les jours suivants, villages et vallées se laissent dépasser avant d’arriver près du parc national du Mercantour dans la petite ville d’Allos au pied du Mont Pelât. Campons au bord d’un joli torrent. L’herbe est fine et douce. Un écureuil hésite à descendre nous saluer. Les flammes montent droites vers les étoiles. Je suis appuyé sur mon sac pour vous écrire. Je digère une grosse caillette du village accompagnée par une véritable tomme de vache qui m’emplit le palais de saveur. La bouteille de rouge aurait été la bienvenue mais on ne peut jamais tout avoir… J’aimerais décrire ce qui nous entoure : les courbes du torrent, sa musique, l’horizon rougi et arrêté par les crêtes et les pics majestueux, la fraîcheur d’un soir de montagne, l’odeur du bois de mélèze qui me chauffe le visage, nos mots qui se perdent dans la nuit. Je repense à ma mère, à sa question stupide « Le travail ne vous manque-t-il pas ? » Maman, comment te dire ? Si toute la vie pouvait être ainsi, je ne suis pas sûr de m’en lasser de sitôt. Si tu pouvais connaître cette sensation de liberté que j’ai à cet instant en t’écrivant. Chaque jour, les paysages changent, chaque jour, je fais du sport, chaque jour, après de tels efforts, j’apprécie de manger, de boire de l’eau pure des torrents sans goût de calcaire et de chlore. Nous avons déjà rencontré quelques personnes dignes de rester dans nos souvenirs et chaque matin, nous pouvons encore, grâce à ce destin que l’on force en voyageant, rencontrer de nouvelles personnes et changer peut être, d’une parole, notre vie entière. Non, maman, le travail ne me manque pas ! Pointer à l’usine et rentrer le soir venu pour me mettre devant la télé, merci. Ici, mon jardin est immense avec un torrent d’eau pure devant moi. Je vois chaque matin le soleil se lever, je marche dans le vent frais et parfumé des hauts plateaux et au-delà de notre fine toile de tente, c’est notre toit d’étoile !
Quatre heures d’ascension sans arrêt notoire et 800 mètres de dénivelé enfilés. Nous sommes de vrais montagnards. Le temps se gâte et c’est dommage car nous suivons un torrent, le Chadoulin, jusqu’à sa source et ce n’est qu’une succession de cascades. Nous trouvons aussi de nombreuses marmottes et de jolies fleurs de montagne… Juste avant d’arriver au lac, un grand parking bondé de voitures. Sommes-nous les seuls à être montés à pied ? Derrière les vitres du restaurant refuge, les bouches engloutissent les fourchettes, les cravates des serveuses équilibrent leur course entre les tables. Il est quatorze heures. Le prix du menu au restaurant équivaut à une semaine de notre budget. Nous pique-niquons dans nos ponchos sur un rocher entouré de falaises enneigées qui tombent dans l’eau glaciale. Le ciel est noir. Il fait froid. Bientôt il se remet à pleuvoir. Quand nous demandons où mettre notre petite poubelle, le monsieur nous répond « Chacun se retourne avec… » La pluie tombe drue. Les gens courent jusqu’à leur voiture et partent. Les lits en dortoir du refuge coûtent 26 € par personne et sont complets. Tout ça est écœurant. Il est quinze heures trente, nous pouvons atteindre le col en deux heures, plus deux heures pour redescendre de l’autre côté si tout va bien. Ça nous paraît beaucoup, après les quatre heures de ce matin, et peu sûr, mais nous voulons quitter ce lac, ce refuge, et retrouver la paix. Après vingt minutes de marche, la forêt s’éclaircit sur de hauts pâturages gorgés de ruisseaux et de marmottes. Il n’y a personne. Le temps est toujours menaçant. La pluie s’abat autour, sur le sommet des montagnes, sur le Pelât qui porte bien son nom. Devant nous, un peu plus loin, nos premiers chamois. Courbés pour ne pas être vus, nous retirons les sacs et sortons l’appareil photo en rampant dans l’herbe trempée pour s’approcher. Mais, c’est sans compter sur les marmottes qui, nous ayant repérés, crient pour donner l’alerte. Les chamois s’écartent tranquillement en restant sur leur garde. Une ou deux photos trop lointaines et les voilà disparus. C’est décidé, nous campons dans ces pâturages et profitons du temps qui nous reste avant la nuit pour nous promener sans les sacs et qui sait, avoir la chance de les apercevoir de nouveau. Après une heure de promenade dans les alentours, nous les repérons enfin. Un groupe d’une trentaine de chamois avec les petits, plus haut, à flanc de montagne. Avec Daoud, nous sommes à une cinquantaine de mètres l’un de l’autre, allongés dans l’herbe juste au-dessous des animaux. Encore une fois, ce sont les marmottes qui nous repèrent, mais le troupeau ne fuit pas, trouvant sans doute l’alerte exagérée. Les chamois ne nous voient pas en effet mais restent méfiants. Nous rampons doucement, cachés par les quelques buissons encore présents à cette hauteur. Je me trouve à environ vingt mètres des premiers chamois. Daoud, plus bas, ne peut pas s’approcher davantage sans être vu. Dommage ! C’est lui qui a l’appareil photo. Je suis couché derrière un arbre mort dans un tas de cailloux. En les observant, je retire de mes mains les épines de chardons qui étaient dissimulés dans l’herbe. Un vieux chamois sort du groupe et vient se poster juste au-dessus de moi. Je suis grillé mais il ne s’enfuit pas. Il ressemble à un chevreuil trapu avec un pelage plus épais et parsemé de poils blancs. Il m’observe sans bouger une ou deux minutes. Je ne bouge pas et ne baisse pas non plus le regard. Puis il se remet à brouter, me gardant à l’œil, prêt à fuir au moindre de mes mouvements, emportant le troupeau avec lui. Daoud est toujours étendu plus bas, n’osant plus bouger lui non plus, devant ce spectacle peu commun pour nous. Essayons de reconnaître les mâles, les femelles, compter les petits, voir comment ils se déplacent… Le temps passe. Agenouillé sur les rochers, j’ai des courbatures. C’est vrai qu’on est mieux dans son fauteuil devant un reportage mais il y a un petit quelque chose de plus dans la réalité, même si ce ne sont que des chamois, même si le mieux serait de les laisser tranquille. Enfin, ma patience a des limites. Trop courtes sans doute. Il faut que je bouge, quitte à ce qu’ils fuient. Je sors donc de ma planque. Tous me regardent une dernière fois avant de partir à travers les rochers escarpés. Allons faire de jolis rêves de Bambi et j’espère bien aussi, de Blanche Neige.
À l’aube, nous replions la tente et nous engageons sur le sentier du col le sac de nouveau sur le dos. Le ciel a ce bleu si particulier après que la pluie en a emporté les impuretés. À flanc de montagne, des plaques de glace – les névés – coupent la piste et vont s’écraser plus bas sur les rochers. Mieux vaut ne pas penser au pire, garder son calme, son sang-froid et se concentrer sur l’équilibre en enfonçant au mieux, dans la glace, chacun de ses pas… Je passe. Daoud, au milieu du névé, panique. Ses jambes tremblent. Je lui lance un bout de bois qui ne s’enfonce même pas dans la glace mais ça lui permet de retrouver son calme, un semblant d’équilibre et il y arrive lui aussi. Plus loin, un lac entièrement glacé recouvert de neige et une paroi abrupte à son pied. Où va le chemin ? Il semble contourner la paroi et passer au sommet. Pas la peine d’y penser. On ne peut pas continuer. Trop dangereux. Mais en s’approchant, on trouve une issue plus propice. Nous sommes au col. Pas grand-chose en vérité. 2687 mètres. Mais mi-juin, la neige est encore immaculée et la vue de cette hauteur sur les montagnes éclaboussées de soleil est inoubliable. Daoud veut faire sa grosse commission. L’émotion sans doute. Et le voilà qui s’y met bien au milieu du col. Elle n’est pas prête de dégeler celle-là ! Enfin, ça va mieux. Mais comment on fait pour descendre ? Sur le versant nord, là où nous allons, la glace recouverte de neige s’étend à perte de vue jusqu’au refuge aperçu au fond de la vallée. Il nous faudrait des pointes sous nos chaussures mais nous n’avons rien, pas même un bâton. Moi, je tenterais bien la descente sur le cul. Normalement, il n’y a rien à craindre. Ça fait une jolie courbe tout en bas et ensuite c’est moins pentu. Allez, je tente. Ça accélère sévèrement. C’est le poids du sac. J’en perds mon chapeau. Mais en bas, je m’arrête finalement comme prévu avec une ou deux roulades. Je suis trempé mais c’était bien rigolo. Daoud me rejoint. Allez, on s’en refait une ! Plus loin, le vent apporte une odeur qui me frappe. Je la connais. C’est un mélange de printemps, de roches, de fleurs et de neige, dont je me suis imprégné gamin, en colonie ! C’est la première fois que je ressens cette fabuleuse impression : ce souvenir d’une odeur si particulière, presque dix ans plus tard. Combien de temps une odeur peut-elle ainsi rester gravée dans la mémoire ? J’espère toute la vie. Col de l’Arche
Nous sommes là, dans ce village où il n’y a rien. Nous attendons, de dix à douze – les horaires d’ouverture de la poste – de recevoir la carte mémoire de l’appareil photo. Ça n’arrive pas. Faudra trouver une autre organisation. Est-ce que le courrier arrive ici avec dix jours de retard à cause de l’altitude ? Posés comme des vagabonds dans un champ de vaches, en bas du village, depuis deux jours, on attend. Le torrent roule près de nous ses galets. Imperturbable. A quelques centaines de mètres, la frontière italienne... En stop, nous rejoignons Cuneo à environ 100 km. C’est la première fois que je vais en Italie. Je ne comprends rien à la langue mais cette petite virée nous donne confiance en l’avenir. Les pays étrangers n’ont rien de plus compliqué : arrivés dans une ville, direction l’office de tourisme pour avoir une carte puis trouver un camping. Ensuite, visite du centre, avenues, places, monuments et musées qui pourraient nous intéresser. Goûter la cuisine de la région et le petit vin qui va avec. S’asseoir sur un banc, regarder la vie des autres passer. On en sait assez. Ce serait juste mieux de parler la langue. Enfin, c’est ok pour l’Italie. Le temps de remonter les Alpes et on arrive. J’aime bien dire ça : le temps de remonter les Alpes et on arrive. C’est absurde…
Les jours suivants nous emmènent sur des hauts plateaux, les alpages, dont les petits lacs, entourés d’herbe fine et fraîche, sont des petits coins de paradis. Le soir, la tente est plantée sur un lac argenté et elle se réveille au matin dans l’eau turquoise. Notre visage, pour se rincer, ondule et flotte dans le reflet, c’est alors que nous prenons vraiment conscience de notre présence ici. Bientôt, s’ouvrent nos ailes au-dessus d’un précipice, surplombant les hauteurs du monde, la beauté et le silence des paysages, dans les vents frais et parfumés du matin.. Les journées nous ensorcellent. Rêveurs contemplatifs, subjugués au détour des chemins par une couleur, une ombre, une fleur, un animal, l’eau pourpre entre des rochers mousseux, un pont de bois sur les berges du torrent, une vue imprenable que nous prenons pourtant. Le soleil. La liberté. La montagne… Allez les jaunes ! On est maintenant rodés pour la randonnée. Ce n’est plus un effort mais un plaisir. Les cols s’enchaînent un à un, avec chaque fois une nouvelle dimension sur les massifs à venir. Monter, descendre, dans les falaises, les forêts, les plateaux et les petits villages. Il n’y a personne encore à cette saison. Le Mercantour, les aiguilles de Chambeyron sont passés ! Voici le Queyras, plus bas, la vallée de l’Ubaye, au loin les cimes des Ecrins, Briançon, la Vanoise, le Mont Blanc. Nos estimations sur les cartes sont plus justes. Les bâtons achetés nouvellement sont comme deux jambes supplémentaires. Nous avançons doucement mais sûrement. Apaisés, sereins, allongés sous le soleil du midi pour la sieste avant de nous rechausser, prendre nos sacs et filer dans les ornières des sentiers sinueux à la poursuite d’un pèlerin imaginaire. Une aube
Cinq heures du matin. Daoud dort. Moi pas. Il fait trop froid dans le duvet, je me lève. Bien couvert, je suis décidé à être le premier à voir le soleil aujourd’hui. Nuit claire. Je prends le chemin du col d’où nous sommes descendus hier. Plus je monte et plus j’ai envie de monter. Ça me réchauffe. Je braque à droite vers l’ouest sous une corniche avec l’idée d’atteindre un autre petit col que j’estime bien placé par rapport au lever du soleil. Versants herbeux, roches gigantesques, je suis les chemins de chèvres. Du moins c’est comme ça qu’on appelle les bouts de chemins qui se croisent, se perdent dans la nature et finissent par disparaître. Le soleil n’est toujours pas levé mais le ciel s’éclaircit et j’ai une vue magnifique sur la vallée de la Durance et Briançon. Partout autour, les sommets enneigés dans une brume rose : l’aube. Voilà, je suis sur le col. De l’autre côté une autre vallée et dans son creux, un torrent. Je ne le vois, ni ne l’entends mais c’est ainsi. Nord-ouest, j’aperçois quelques sommets des Ecrins, toujours eux, les plus hauts dans la région. Je marche sur la crête vers le nord pour dominer davantage la vallée et les alentours qui dévalent en escaliers de pins et de verdure dans les couleurs de l’aube, ce rose, ce bleu, une légère brume, le tout un peu brillant. Assis entre deux pierres, j’ai le vertige devant tant de magnificence. J’ai mon Aube à moi. Ça devrait être ainsi chaque matin. Nous sommes si peu de chose devant cette immensité. Je reste un moment à contempler encore. Ne pense à rien. J’observe. Me concentre sur le paysage. J’essaie d’intégrer cette émotion à jamais dans ma mémoire. Les humains
Nous avons dormi, cette nuit, posés au bord d’un chemin où peuvent passer des voitures, faute d’avoir trouvé mieux. Et il en est passé des voitures ce matin, pendant que nous faisions la grasse mat, fatigués d’avoir beaucoup marché hier. Nous glandons encore un peu au lit mais il y a ces putains de voitures. Levés en grognant. Les touristes arrivent par petits groupes, en famille, avec des petits sacs et des grandes gueules. Nous déjeunons comme d’habitude avec notre bordel éparpillé partout autour de nous dans la boue. Il a plu cette nuit, la toile de tente pend sur le pont pour sécher. Nos fringues un peu partout aussi. Nous ne sommes pas lavés et pas rasés depuis plusieurs jours. Un peu en retrait, je vois les gens qui, en passant, regardent Daoud de côté, comme une bête sauvage. C’est vrai qu’il a les cheveux ébouriffés, la barbe en vrac et une tête de gars qu’il ne faut pas emmerder pendant qu’il mange. Et puis cette espèce de liquide où flottent des morceaux de bananes et de figues séchés. C’est assez louche et pas du tout appétissant. Il est assis par terre sur le chemin de cailloux. Faut voir le tableau. On dirait qu’il va mordre. Les gens font un écart pour passer, surtout les enfants. Limite si on lui dit bonjour. Et lui les regarde tranquille et sans gêne aucune. Faut dire que ça fait presque deux mois qu’on est dans la nature, faut l’excuser, enfin nous excuser parce que moi, je ne peux pas me voir mais c’est la même. En fait, nous nous trouvons à quinze minutes de l’affreuse station de Fréjus mais comme on est descendus hier soir tard, eh bien, on ne savait pas qu’on était si près des humains ! La Vanoise
Modane. Le temps est mauvais depuis plusieurs jours mais il devrait s’arranger. Il est interdit de passer la nuit en dehors des refuges dans le parc national de la Vanoise mais leur prix est trop élevé. Nous les évitons donc et campons écartés des chemins. Les animaux sont habitués aux touristes ce qui permet de les approcher : marmottes, chamois, bouquetins... Orage mémorable la première nuit. Le froid a suivi derrière. La seconde, à l’aube, une mer de nuages glisse à nos pieds jusqu’à l’horizon, recouvrant la vallée d’une soupe de coton mouvant. Toute la journée, nous longeons les versants à la limite de cet océan galactique. Le toit des montagnes alentours s’est couvert de neige. La température est glaciale, exceptionnellement, pour un mois de juillet. On n’a pas vu ça depuis 72, nous assure un autre randonneur ! Nous dormons une nouvelle nuit au pied du glacier. Des brumes blanches s’élèvent comme des fantômes. Il gèle mais le temps est clair et sec quand on se couche. Avant le jour, une tempête se lève. Notre tente est alors soulevée par les rafales. Seul, le poids de nos corps fait qu’elle ne s’envole pas. Elle se tord, se déchire, les parties détachées claquent comme des fouets. Le vent rugit de toute part. Le froid intense, mortel. Il faut partir. Au plus vite, redescendre, trouver un abri. Mais avant, sortir du duvet, rentrer dans nos chaussures gelées et plier la tente comme on peut. Jamais eu aussi froid. Nos doigts ne veulent pas se plier. Impossible de serrer nos bâtons pour marcher. Nous courons cette fois avec la peur d’y laisser le pouce surtout, le plus exposé. Ça dure des heures. Des heures, la montagne… Quatrième jour de marche, nous n’avons pas prévu assez à manger. C’est le jeûne. La fatigue des nuits glaciales. Nous espérons un refuge, de la chaleur, du repos. Le temps est toujours aussi froid. Nous ne voulons pas dormir dehors cette nuit. Mais nous hésitons encore à aller dans un refuge. La première fois que nous en avons approché un, rappelez-vous, pour y laisser un pauvre petit sac poubelle, ils ont refusé. La deuxième fois, nous nous sommes abrités pendant un orage et je me suis fâché avec le patron qui voulait qu’on consomme. Des refuges de luxe. Alors, nous n’espérons rien. Et pourtant, lorsque la petite dame du refuge la femma nous voit arriver, je crois qu’elle nous aime déjà. Sans rien dire, sans rien demander, elle nous apporte un bon café chaud. Avec ça, des crêpes à la confiture. Le soir, pour quelques euros qu’il nous reste, elle nous sert abondamment. Nous dormons dans un bon lit avec plein de couvertures. Encore des crêpes le matin avec le café. « Eh ! Vous n’allez pas partir comme ça ! » On la supplie, c’est déjà beaucoup trop de générosité. À qui la rendrons-nous ? « Il neige encore, il fait froid, prenez ça pour le midi, au moins. Ça me fait plaisir ! » Et nous alors, on en a les larmes aux yeux. Pourtant, n’est-ce pas volontaire de ne prendre pas suffisamment à manger ? Depuis un moment, nous tentons de réduire notre consommation. D’abord parce que ça alourdit nos sacs et puis tant de bouffe n’est vraiment pas nécessaire. Même avec les efforts physiques, nous mangeons déjà deux fois moins qu’auparavant, à l’époque déjà lointaine du restaurant d’entreprise et dans notre vie en général. Nous souffrons encore du désir de manger – surtout moi – de cette habitude gastronomique de panse pleine, mais pas de faim. En diminuant petit à petit, sur plusieurs mois, en mangeant équilibré et peu, nous nous sentons mieux, plus légers et plus vifs. Le jeûne est très bon pour le corps et l’esprit, pour la réflexion, la méditation. Nous voulons trouver la juste suffisance. La force la plus importante dans un tel effort est mentale. Le jeûne ravive cette force, c’est certain. Parallèlement, l’entraînement musculaire est achevé. Faut voir comme avec notre gros sac sur le dos, nous franchissons les cols, descendons les sentiers abrupts comme des cabris ! Mais cette fois, avec le froid, le mauvais calcul du temps de traversée du massif, la fatigue de plusieurs jours de marche difficile, avec nos figues sèches et nos carrés de chocolat, nous sommes limite. Nous avons dépassé la juste suffisance… Après cette bonne nuit de sommeil, de chaleur physique et morale, après avoir repris de la consistance en gras, nous partons pour notre plus haut col jamais franchi. Pas bien haut cependant, dans les trois mille. Le chemin monte tranquillement. Bientôt, la neige se met à tomber, recouvrant les monts, les vallons et redonnant une couche propre à celle déjà existante. Nous progressons donc sur un sol immaculé, montant le long du sentier à l’aide de nos bâtons comme deux pèlerins perdus en plein hiver, en des lieux inconnus, pris dans un brouillard épais. J’aimerais ne jamais arriver en haut tant mes songes sont plus légers que les flocons qui nous habillent de montagnes. Mais deux heures de marche suffisent pour atteindre le col de la Rocheure où une étendue plate et dangereuse se dessine : un lac troué de glace. Deux possibilités s’offrent alors à nous : continuer le chemin qui descend directement vers la vallée de l’Isère ou suivre la crête à l’est pour rejoindre un chemin non balisé. Nous hésitons. C’est chouette la neige. À marcher, il ne fait pas froid. Mais si nous nous perdons ? Je sens en moi bouillir l’irrésistible envie d’essayer ce chemin qui garde de l’altitude et reste dans la neige. J’ai déjà mon cœur qui bat de ce petit risque de nous perdre ! Allez, Daoud, tu connais mon opinion. Ok, alors c’est parti. Quand deux chemins se présentent, toujours choisir le plus ardu. Je ne sais pas si ce proverbe s’applique à la montagne… Plus tard, quatre ombres se rapprochent dans le brouillard : des gens ! Mais qu’est ce qu’ils foutent là ? Des fous ! Enfin, nous sommes contents de nous rencontrer avec ce temps incroyable. On ne parle à personne quand il y a trop de monde alors que, dans le désert ou la montagne, on s’empresse de lier connaissance avec le peu de personnes qu’on croise. Les nouvelles sont bonnes. Ils ont tracé de leurs pas le chemin que nous devons suivre et nous signalent qu’il n’y a aucun risque si on ne traîne pas. Et nous aussi, les rassurons en leur désignant le col un peu plus bas, qu’ils n’ont pas loupé. Plus de trois mille mètres, c’est notre record. Le jour de l’anniversaire à Daoud. Petite bataille de neige pour fêter ça. Ça essouffle. Il faut partir. Les traces disparaissent. Enfin il y a des cairns. Des tas de pierres qui indiquent le chemin. Une fissure dans la falaise nous permet de nous engouffrer vers une vallée. La vallée du fond des Fours, complètement désertique. La neige est trop fraîche pour glisser, dommage. Nous stoppons bientôt dans un refuge et mangeons au chaud. Puis la neige se changera en pluie avant que nous ne rejoignions l’affreuse et richissime station de Val d’Isère. Col de la Lose
On va au cinéma voir notre dernier film en français avant longtemps. Spider man. Allez, ça nous relaxera. Mais c’est si nul que nous sommes des plus motivés pour partir définitivement à l’étranger. Dernier col avant l’Italie, entre le massif de la Vanoise et le parc national du grand Paradiso : le col de la Lose. Cela ressemble à perdu en anglais. Quel rapport ? À partir de la gorge des sources de l’Isère, le vent change radicalement de sens. Il vient d’Italie. Un tas de gens sur le chemin de randonnée. De la neige. Ils redescendent du même côté qu’ils sont montés : du côté français. Arrivés au col les nuages arrivent, bien chargés, de l’est. Ils glissent sur nous et vont recouvrir la France. Décidément, tout le monde va par là ! Pendant cinq minutes, nous apercevons le lac, côté italien, où il nous faut descendre. Puis plus rien. Il disparaît. De là où nous nous trouvons, la falaise tombe à pic. Il faut escalader un pan pour trouver le col. Je laisse mon sac à Daoud et vais vérifier l’existence de ce col et du chemin qui en part. Il existe, c’est une brèche abrupte dans la falaise. Personne ne l’a encore emprunté, il n’y a pas de trace. Pourtant, c’est bien le chemin... Je remonte voir Daoud et lui fais part de mes observations. Comme je suis sceptique, il va voir à son tour. Il fait chaud, c’est bizarre, nous sommes à trois mille mètres. Les nuages continuent de nous recouvrir. Le ciel se bouche complètement. Ça ne sert à rien de prendre le risque. On sait comme le temps en montagne peut être mauvais. Nous ne connaissons pas la météo. Nous n’avons pas de crampons. Je me fais une raison. On redescend, on fait du stop et on passera un autre col, un autre jour. Pas grave. Mais Daoud revient. Lui aussi est sceptique mais il est descendu un peu plus bas que moi et a trouvé des mains courantes. C’est donc bien par là. Ça nous rassure. On décide d’y aller. En effet, je n’avais pas vu ces cordes sur la falaise qui nous permettent de nous accrocher. Ce sont des câbles en acier mais bientôt ils disparaissent, mangés par la glace et celle-ci colle si près de la paroi que nous devons quitter la crevasse pour contourner. Bizarre. Qu’est ce qu’on fait ? Nous ne voyons pas à dix mètres. Nous sommes dans les nuages épais et chauds de l’orage qui gronde. La pente est très inclinée. Je descends un peu en laissant le sac dans la fissure et je vois que plus loin, des blocs gelés se séparent à nouveau de la roche et que les cordes réapparaissent. On continue donc. Mais au bout d’un moment, ils disparaissent de nouveau. Nous devons ressortir de la crevasse. La neige fond, nous pouvons enfoncer nos bâtons et un peu nos chaussures en creusant tous nos pas. – C’est une via ferratta me dit Daoud, peut-être il faut faire demi-tour. – Sur la carte, c’est un chemin pourtant. J’espère que c’est le passage le plus difficile. – J’ai poussé le bouchon mais je n’aurais peut être pas dû, il me dit. Si on y arrive, je t’encule ! – Si on y arrive, on en reparle, je dis sans sourire… Nous escaladons des blocs de glace avec des crevasses profondes. Les cordes ont disparu à jamais. C’est la merde. Je pose de nouveau le sac et essaie de continuer un peu mais je vois bien vite que c’est impossible. On ne passe pas. C’est mort. À moins de quitter la falaise qui nous surplombe et de partir vers la droite à flanc de montagne sur la glace. C’est plutôt flippant. On ne voit rien, que du blanc. Daoud ne dit plus un mot. Je sais qu’il est encore moins rassuré que moi. Il déteste les passages de glace. Il devient plus blanc qu’elle. Je tente, sans le sac, bien appuyé sur mes pieds et assurant chaque pas. Plus loin, je repère un rocher qui sort de la neige. J’y vais. Il y a une marque rouge dessus. C’est par là ! Par là où ? Il n’y a que la pente glacée et abrupte. Tout est blanc. Aucune empreinte. Je remonte chercher mon sac et me positionne sous Daoud au cas où il glisserait. Glisser, faudrait pas, je ne sais pas où on s’arrêterait. Daoud prend son temps, fait bien ses pas. D’un seul coup, il glisse et part. J’ai juste le temps de planter mes deux bâtons sur sa trajectoire. Il s’emplafonne dessus mais ça l’arrête. Ouf ! Ses deux bâtons sont cassés net. Accrochés aux rochers, on se demande ce qu’on fout ici et comment on peut être si inconscient. Partout la neige immaculée descend dans les profondeurs des nuages sans qu’on y puisse rien voir. Est-ce que le degré de la pente permet vraiment de continuer sachant qu’il est pratiquement impossible de remonter. Ou alors nous devons laisser les sacs. Une heure que nous sommes partis du col et nous sommes coincés ici. L’orage se rapproche, on l’entend gronder de façon sourde et prolongée. Pour conclure : c’est la panique. Daoud me dit qu’il avait aperçu la météo et qu’ils annonçaient des orages en fin d’après-midi. Il me dit aussi qu’il avait lu quelque part que ce col était difficile… en été. Sans toute cette neige qui est tombée ! Il ne faut pas rester là. L’orage à cette altitude sans abri, non merci ! Il faut tenter quelque chose. À gauche vers la falaise ou à droite. Je pars tester une nouvelle fois à droite. Avec les bâtons, je me tiens bien. J’avance en gardant la même hauteur sur une centaine de mètres. Toujours rien. Que de la neige et cette pente qui m’attire. Ça fait comme un arc de cercle avec un trou, comme un volcan. Je continue cette fois en inclinant ma trajectoire. Après encore une centaine de mètres, j’arrive sur une partie rocheuse non recouverte de neige. Pas trace de chemin ici. Encore plus loin, toujours la même glace et la même pente, je continue. Bientôt, c’est trop incliné. Je ne peux pas. Ça m’énerve. Il y a forcement un passage quelque part. Je cherche plus bas, plus haut, je marche, je marche et enfin, enfin des traces. Je m’approche. Non, ce n’est qu’un animal. Encore, encore, cette fois, j’y suis, c’est bien des empruntes. Elles descendent tout droit, certes, donc avec des crampons, sûr, mais c’est mieux que rien. Je commençais à désespérer. Autour de moi, en levant la tête, que du blanc. Depuis combien de temps ai-je quitté Daoud ? Une demi-heure environ. Je remonte. Je suis mes traces en fait. Daoud n’a pas bougé. Je l’entendais m’appeler avant de le voir. – Alors ? – Alors, il y a des pas, par là, environ quatre à cinq cents mètres à droite, tout en flanc bien incliné comme ici dans la glace. Ça fait comme un arc de cercle. Mais je ne suis pas sûr des traces. Elles descendent tout droit. Le mec devait avoir des crampons. Mais ça va, l’air chaud fait fondre la glace et nos pieds s’enfoncent de plus en plus. On n’a pas le choix de toute façon. Ok ? – Putain, il me dit, faut que ça passe ! T’entends comme l’orage va être mauvais ! Nous partons donc, avec les sacs cette fois, mais ils permettent finalement de nous donner plus de poids. Avec ses petits bâtons cassés, je me positionne sur sa trajectoire. On arrive aux premières traces. – Tu te fous de ma gueule, il m’dit, c’est une bestiole ça, putain ! – Ok, il y en a d’autres plus loin mais ça descend pareil de toute façon. Mais tu vas voir, c’est possible de descendre, il faut rester bien droit, et se tordre la cheville dans le sens opposée à la descente. De grosses gouttes d’orage tombent. Avec précaution, en faisant des virages, en contournant les précipices, nous descendons petit à petit. C’est immense la montagne quand on est perdu comme ça. Ça n’a pas de fin. La glace continue de fondre. C’est donc de plus en plus facile mais l’orage gronde de plus en plus fort. Qu’est-ce que je vois là-bas ? On dirait des silhouettes, des gens. Il y a des gens là-bas, deux personnes. Nous sommes sauvés ! On a mis trois heures à descendre du col. On est en Italie. Les gens sont bien des gens et pas des fantômes. Et même, ce sont des Français, enfin des Suisses francophones et on comprend parfaitement quand ils nous disent que nous sommes les premiers de la saison à avoir franchi le col de la Lose, qu’il est d’ailleurs encore interdit, même avec du matériel ! C’est trop grave, nous sommes complètement inconscients. On aurait pu glisser sur des centaines de mètres. Si la vue avait permis de rendre compte de la difficulté, nous ne nous serions jamais engagés. Bref, l’orage est là, il pleut de plus en plus fort, il faut trouver un abri. Ça tombe bien puisque les gens ont la clé d’un refuge. Le problème, c’est qu’ils ne le trouvent pas. En fait, il est caché en plein dans une falaise de deux cents mètres qui tombe dans le lac. Le fameux lac aperçu pendant cinq minutes d’en haut et qu’on a bien cru ne jamais revoir. Deux chemins y mènent avec des cordes, en escalade. L’un d’eux passe le long de la cascade mais il ne m’inspire pas. L’autre me paraît plus accessible. Je le choisis, si on peut appeler ça un choix. Bref, il y a bien quelques cordes mais je dois de nouveau passer une partie glacée au milieu de la descente. C’est encore plus raide que tout à l’heure et bien glissant mais je m’engage. D’un seul coup, un pied part, je pars, c’est la chute ! Un moment de panique inoubliable. Je plante mes ongles, mes coudes, je me raidis, me tortille, balance les bâtons, rien à faire, je prends de la vitesse. Je vais m’éclater comme un oeuf. Un rocher dépasse au milieu, c’est sur lui que j’arrive, j’ai juste le temps de le voir, je suis dessus, mes jambes font ressort, je suis projeté sur le côté dans la roche. Fin de la chute. Je bouge un peu. Je ne suis pas mort. Je crois que je n’ai rien de cassé non plus. Je tremble comme une feuille. J’ai eu si peur. J’ai eu tellement de chance. J’aurais vraiment pu crever ici. Il y aurait eu une petite plaque avec mon nom, en plus de celles qui existent déjà à l’entrée du refuge. Je me remets sur mes jambes, remonte un peu récupérer mes bâtons et ce qui a été éjecté du sac. Et là, je pense à Daoud. Daoud, non ! Je ne le vois pas en levant la tête. J’espère qu’il ne m’a pas suivi. La faille est vertigineuse, impossible à passer. On le voit clairement d’en bas. Je vais voir l’autre chemin, je vois les gens qui arrivent - forcément, j’ai été plus vite qu’eux - mais pas Daoud. Il pleut beaucoup maintenant et les éclairs illuminent les nuages dans lesquels nous sommes. Enfin, Daoud est derrière eux. Je le vois qui s’accroche aux cordes, qui donne ses dernières forces en escaladant les parois trempées avec son gros sac et le vide qui mène au lac, dessous, très bas. Quand ils arrivent, je suis tout blanc, mes jambes ne cessent de trembler mais je n’ose rien dire. L’orage explose démesurément. Les gens nous disent qu’on peut rester ici, avec eux et même dormir car le temps ne s’arrangera pas avant demain. Ce sont des randonneurs chevronnés, ils en ont vu d’autres. Ils essaient de nous rassurer et de parler d’autres choses mais on a eu trop d’adrénaline aujourd’hui. Sous le refuge, il y a une petite chambre, elle sera pour nous. L’orage est impressionnant, jamais vu un truc pareil, ça pète dans tous les sens toute la nuit et il pleut à torrent. Heureusement, on n’est pas dehors, encore sur un flanc de montagne. Heureusement ! Mais c’est fini la montagne, c’est fini. On veut voir la mer !
Cinquante mâles indiens debout, à deux mètres, les yeux fixés sur nous. Nous, c’est deux jolies filles bien blanches assises par terre contre les sacs au bord de la route, et moi. Et puis un croisement, un ou deux bouibouis crasseux, quelques cactus et le désert à perte de vue. Silence. Une boutade en ourdou laisse éclater de rire tous les joyeux compères indiens, musulmans et camionneurs. Rien que ça. Bon alors, qu’est ce qui s’est passé ? Qu’est ce que je fous là ? Je me lève. On fait moins les malins, bande de nains. Mais ils sont beaucoup quand même. Je pars. Verrai ce qui se passera avec les filles. Vais au bouiboui boire un tchaï, un thé au lait avec des épices. Jette un œil de côté pour regarder ce rare spectacle : une bande de frustrés, et sûrement puceaux la plupart, avec deux Occidentales – et leur triste réputation, nous y reviendrons – perdues dans le désert. Le cercle se resserre autour des filles. Se resserre encore. Bientôt, elles disparaîtront. M’en fous un peu. Les connais à peine. Je ne les vois plus. Un instant. Un instant seulement avant un cri très fort. Un cri de femme, strident, enragé. Un cri terrible. Et, comme un départ de course : une bande de trous du cul qui se sauve en courant dans tous les sens. Une des filles s’est levée. C’est elle qui a crié. Un des mâles a osé toucher ses cheveux, elle lui a mis une grosse tarte dans la gueule. Du moins, elle aurait bien voulu mais ils sont partis trop vite. Au loin, ils rient. Ils pleurent de rire même car ils ont eu peur ces nigauds. C’est les nerfs en quelque sorte. Ils restent à distance maintenant. À dix mètres, le cercle se reforme. Ils attendent. Les filles n’ont pas l’air angoissé. Juste méfiantes. Le gars du bouiboui parle quelques mots d’anglais. On rigole ensemble de la situation. Cinq mètres, le cercle se rapproche. Ça va recommencer. Mais là, ça va m’agacer, je vais y aller ! J’y vais. Trop tard. Le bus arrive en klaxonnant. Il n’y a plus de place dedans. Monte sur le toit. Démarre. C’est parti ! Mais où on va au fait ?
« La vérité, c’est qu’on ne sait nommer ce qui nous pousse. Lorsque le désir résiste aux premières atteintes du bon sens, on lui cherche des raisons. Et on en trouve qui ne valent rien. Un voyage se passe de motif. Il ne tarde pas à prouver qu’il se suffit à lui-même. On croit qu’on va faire un voyage mais bientôt, c’est le voyage qui vous fait, ou vous défait… »
Nicolas Bouvier
Les Saints de Glace
Premiers jours de mai 2004, à la gare de Poitiers. Par la fenêtre de la micheline, quelques amis et famille nous font coucou tristement. Il fait beau et chaud même si mamie a dit que les Saints de glace n’étaient pas encore passés. C’est quoi les Saints de glace ? Trop tard pour lui demander. Limoges… Déjà perdus ! Dans l’allée du bus, le sac ne passe pas. Obligés de rester debout. L’impression d’être regardés… Peut-être trompés de bus… Où est la carte ? On descend à Ambazac. À la sortie du village, devant notre pouce tendu, une voiture s’arrête, toute petite et déjà surchargée. Le monsieur tasse nos sacs dans le coffre. Ça ne ferme pas, forcément, alors il force, il force et le pare brise se bombe dangereusement. La femme crie : « Arrête, tu vas tout casser ». Le coffre restera ouvert. Merci messieurs-dames, on descend là. Si, si c’est là, merci beaucoup. Saint-Laurent-les-Églises, hameau de quelques vieilles âmes. Pourquoi là ? Le petit trait rouge, tu le vois. Ça veut dire que c’est le bon chemin. Celui qui traverse la France de la côte Atlantique à l’Italie. Le Gr4. Il passe ici. Et on va par là. Vers le sud. Par contre, aide-moi à mettre le sac sur mon dos parce que, là, je vais me casser les reins autrement. Et nous voilà qu’on disparaît derrière les arbres et les collines avec nos petites jambes, bien décidés à ne jamais s’arrêter avant d’être loin. Très loin. Peut-être pas, remarque. Mais peut être que si, quand même, enfin on verra bien ! Nous, c’est Daoud et moi, deux jeunes de 25 ans, un peu perdus sans doute, sans trop d’ambitions non plus, à part foutre le camp. Quitter le travail, les appartements, les amis, la famille et puis tout le reste. Tout. On part à l’aventure. Par les chemins de randonnée pour quitter la France. À l’étranger, on verra. Déjà, il faut partir, prendre la route. Ne pas réfléchir. Un voyage se passe de motif comme on l’a lu plus haut. On aura au moins fait ça dans notre vie. On aura voyagé, on aura été libre… Avant la nuit, un petit coin pour camper se présente. Ça ne manque pas dans cette campagne. Petit feu dans la nature. Petite soirée dans la brise légère. Temps clair et doux, parfait en toile de tente. Nous voilà heureux. Le lendemain est pluvieux et froid. Sans nous décourager, nous marchons à travers les forêts, les collines, les villages. – Eh, Daoud, ça va pas là, c’est dur, j’ai mal, je suis mort. C’est fatigant de marcher. On aurait pu prendre un vélo ou un cheval ou même un âne, quelque chose quoi. Parce que rien que la France, il y a au moins, pouf, tout ça quoi ! – T’occupe pas de la marque du vélo, pédale, il m’dit. Et avec le sourire. Les épaules lacérées. La sueur salée qui pique les yeux et qui coule sous le k-way glacé. Les chaussures qui se font aux pieds. Les pieds qui se font aux chaussures. Je ne sais pas mais ça fait mal. À midi, nous dégustons un sandwich rillettes dans une cave où pourrissent des navets en décomposition. Le seul endroit où il ne pleut pas. Les mains fermées sur notre petite tasse de thé brûlante, nous ne rigolons plus. Très vite, la sueur refroidit sous les vêtements et nous devons repartir. Le soir, le vent se lève, le froid devient glacial. Nous grelottons dans la fumée du feu puis dans notre duvet d’été où le vent s’engouffre ! Des frissons me remontent des orteils jusqu’aux cheveux par vagues. Mourir de froid doit être la chose la plus atroce. Mais je suis si fatigué que je finis par m’endormir. Dans la nuit, le froid s’empare de moi et me fait délirer. Je mêle mes cris à ceux de la forêt, et à celui sinistre, du vent dans la toile de tente. Tôt le matin, je me lève pour remuer mes membres gelés. Il a neigé. Dis-moi Daoud, les Saints de glace, ce ne serait pas une période de… Il est déjà parti. Le chemin est une ornière pleine d’eau, de boue et de glaise. Il monte. Chaque pas est un effort. Le souffle est court. Courbé sous mon sac, je n’apprécie guère le paysage. Je m’entends pousser des petits gémissements. Comment puis-je résister encore ? Chaque seconde, je rêve de balancer mon sac dans le fossé. Et dire que c’était mon idée... Enfin, nous débouchons dans un petit village. Dormir abrités ce soir. C’est tout ce que nous voulons. Prendre une douche. Jeter les sacs. Mais il n’y a rien dans ce village. On nous dit de marcher encore jusqu’à une ferme à 1 ou 2 kilomètres. Peut-être pourra-t-on nous accueillir… À la ferme, les chiens nous accueillent, en effet ! Le paysan nous dit que ce n’est pas possible chez lui. On insiste un peu. On veut juste une grange, un coin de paille, à l’abri du vent et de la pluie. Mais c’est « Non. » « Allez plus haut, à 1 ou 2 kilomètres, il y a une famille qui prend des gens comme vous. » Des gens comme nous ! Ça veut dire quoi, des gens comme nous ?À bout de force et de patience, nous arrivons devant une petite maison. Nous n’espérons plus. Et pourtant, ici commence la série des gens qui nous ont aidés, motivés, offert. Une douche chaude, un lit. « Prenez cette petite bouteille de vin, ça vous réchauffera. » C’est incroyable, quand on est à bout, le plaisir que ça fait de recevoir la moindre chose. Comme cette petite boulangère qui est sortie de son magasin quand elle nous a vu passer pour nous donner des gâteaux. Ou cette petite mamie en pleine campagne à qui l’on demandait de l’eau et qui nous a donné des œufs « Vaut mieux ça que faire la drogue, » elle a ajouté… Malgré ces encouragements, quelques jours plus tard, je suis dans un lit à Clermont Ferrand sans plus pouvoir bouger. Le moral a tenu mais pas le physique. Un tendon a dit le docteur, il faut vous reposer. Agacé d’être déjà arrêté, je voudrais repartir de suite. Dans ce lit, j’ai l’impression de perdre mon temps. Mais cela se dissipe très vite. Nous réalisons peu à peu que nous sommes libres. Pas pressés. Pas comme les vacances où, chaque année, chacun s’arrange pour quelles soient parfaitement organisées afin de ne pas perdre un temps précieux. Nous, on peut rester là autant qu’on veut, se détendre, penser, rêver, manger tout doucement, apprendre à vivre sans stress, apprendre à vivre sans travailler, sans rien faire ! On se laisse vite aller à ce genre de chose et au cours du voyage, je crois que nous sommes devenus professionnels. Daoud a même dit une fois : « Quand on en a marre de rien foutre quelque part, on prend le train et on va rien foutre ailleurs ! » Se promener, observer, discuter avec les gens. Prendre son temps pour chaque chose que l’on fait. Calme, Shanti Shanti disent les Indiens ! Bref, on commence à s’apaiser et profiter de notre temps à Clermont une semaine après la démission.
Une fois soignés, nous vidons nos sacs beaucoup trop lourds pour ne garder que le nécessaire et repartons sous le soleil de mi-mai. Avec entrain mais est-ce la peine de le dire ! L’aventure nous appelle. Passons le Puy de Dôme, pas très joli avec sa grosse antenne au sommet, ses parkings payants à l’entrée et son bus pour prendre la route goudronnée qui y mène. Puis aux pieds d’autres volcans plus sauvages pour finalement passer la nuit sous l’un d’eux : celui de la Vache. Quelques jours plus tard et surtout après quelques dizaines de kilomètres de marche, nous arrivons au Puy de Sancy. L’ascension s’effectue tranquillement. On suit la crête. Pas de problème. Le vent, la neige, le ciel bleu. Et puis, on se perd. Plus de huit heures de marche. Pas de trace du chemin. Plus d’eau. Nous vagabondons dans la neige, les ruisseaux gelés, le vent très fort et la fatigue. Glisser, trébucher, marcher encore, remonter pour passer un ravin. Dur. La soif serre la gorge. Nous commençons à sucer la glace mais craignons pour notre ventre. Nous sommes des citadins fragiles. Dix heures de marche. Cette fois, la soif est la plus forte, nous nous jetons dans le ruisseau. Le vent nous a asséché la gorge toute la journée avec son pote le soleil. Mais déjà ça va mieux. Il va bientôt faire nuit, pourquoi ne pas camper là ? Le vent ne veut pas, il emporte la tente. Marcher encore. Enfin, un petit bois. Ce sera là. La tempête fait rage. Les ombres des branches s’agitent sur la toile comme des marionnettes lugubres. Le sommeil est plus fort. Les jours suivants, nous ne bougeons pas, brûlant le bois que le vent a fait descendre des arbres autour de nous, lavant notre linge et nos fesses dans le ruisseau gelé, crapahutant jusqu’à un village à travers ravins et forêts pour trouver une miche de pain. Puis repartons ragaillardis vers le Cantal. Hauts plateaux herbeux. Chemins bordés de calcaire. Traverser des réserves naturelles, zones protégées d’oiseaux, nez à nez avec un taureau et vaches dix fois plus nombreuses que les habitants. D’habitant, on en rencontre un. Un beau, un jeune. Il ramasse des pissenlits, dans son panier, avec ses bottes, une grande culotte bleue, des bretelles sur sa chemise à grands carreaux et une jolie casquette jaune. On lui demande pour quoi faire. « Bah pour faire de l’avèze ! », il répond avec son superbe accent. Mais comme on le regarde bêtement et qu’on répète « De la quoi ? » il comprend que ces gens-là ne connaissent pas l’avèze, alors il explique. « De l’alcool, c’est. Juste les têtes qu’il faut pour faire l’avèze et il en faut beaucoup des têtes. Même que ça se vend un euro le kilo ! » On en prend quelques-unes pour soupeser, c’est plus léger qu’une plume, un pissenlit. Puis on regarde autour de nous, les champs pleins de pissenlits, jaunes sur des kilomètres : une fortune ! « Salut mon gars, bonne continuation. » « Bien le bonjour chez vous, monsieur-dame. » Des pâtures, des vaches, des collines, du soleil et des chiens. Des chiens qui viennent nous agresser au milieu de nulle part. Qui nous suivent sur des centaines de mètres, qui se relaient. Puis encore quelques villages bien perdus. Une maison de retraite d’où tout le monde descend nous encourager. Un camping où nous prenons enfin une douche, lavons notre linge et d’où repartons sans avoir vu personne. Une préfecture de département, St-Flour, sans connexion internet. Le Cantal…
Fin d’après-midi, on se pose dans un coin agréable. En cinq minutes, la tente est montée. Détente. Allongés dans l’herbe, on lit, on grignote, on discute. Nos pieds se reposent. Ils ne nous font plus vraiment mal maintenant. On a de la corne. Au repas, légumes frais, bon pain et véritable fromage. En dessert, l’incontournable thé avec son carré de chocolat... Quatre semaines que nous sommes partis. J’en ai rien vu. Les vacances sur une année de travail. J’y pense. C’est bien trop peu à mon goût. Alors que nous… Quelle vie tout de même. Se promener tranquillement dans les montagnes, rencontrer des gens, visiter les villes et les campagnes de notre joli pays. Ça me plaît. Dire qu’on peut passer à côté de ça. J’ai oublié de pointer ce matin. Faut que j’explique à mon chef. Déjà que je suis arrivé en retard deux fois cette semaine. La nuit est tombée. Le ciel se couvre. Bientôt, de grosses gouttes tombent comme des cailloux sur la toile. L’orage est sur nous. Bien longtemps que je n’avais vu un tel orage. Enfin, peut-être n’y en a-t-il plus d’assez conséquents pour nous affoler comme je le suis à présent, dans les lumières et le bruit incessant de nos villes et derrière nos volets clos. C’est violent un orage quand on est dessous. Ça fait peur. La toile ridicule chavire sous les rafales. Le tonnerre en dolby stéréo. L’eau qui rentre à l’intérieur. Vite, une gamelle. On n’en a qu’une. Tout est déjà trempé. Nous écoutons, bien au fond du duvet, mêlant flashes du tonnerre et images de nos journées. Le téléphone sonne. « Nico, ton téléphone sonne. » « Ah, oui, c’est vrai, je croyais que c’était dans mon rêve. » Toujours au meilleur moment du film. « Allo ? » De la musique à fond, puis les voix déformées et alcooliques de quelques amis. Ils chantent : « Niiico reviens, Niiico reviens, Nico reviens parmi les tiens ». Je raccroche soudain. J’étais au bout du monde bravant la tempête et le tonnerre et je me retrouve au bout du fil à seulement 3 heures en voiture de chez moi, dans un champ de vaches entre deux collines tout ce qu’il y a de commun. Contrarié, je me recouche mais les fées sont parties. Un sentiment d’orgueil s’empare alors de moi recouvrant définitivement celui de la mélancolie. Nous voilà partis pour de bon et, au bout de quelques semaines seulement, j’ai l’impression d’être loin et surtout de n’être déjà plus le même. Mes amis vont continuer leur vie habituelle. Pour nous qui sommes partis, qui sommes seuls, tout va changer car tout est déjà différent, dans nos silences, les silences de la nature, le silence des nuits, la longue traversée, cette longue traversée de nous-mêmes…
De bonheur ce matin
À la fin du mois, nous sommes dans le plus reculé des chalets d’un hameau des Alpes de Haute-Provence. Une ancienne cabane de chasse, aménagée avec goût par un jeune menuisier, cachée derrière des haies de chênes verts, dans une douce prairie où quelques gros rochers polis cohabitent avec des terriers de fouines. Nous sommes chez mon frère. Le temps ici s’écoule comme nulle part ailleurs. On y est bien. Indéfinissable. Les fleurs sauvages, aromates, thym, basilic, parfument les alentours. Les papillons les caressent sans bruit. Le hamac nous tend ses draps. Le soleil lèche la maisonnette. Dans la salle d’eau, on est pris de vertige. Vue plongeante sur toute la vallée. Sur les lumières scintillantes de la ville au loin. Tout est paisible. Un silence : celui du chant des grillons, des oiseaux. Un peu plus loin, le meuglement d’une vache, l’aboiement d’un chien. Sur la table de jardin, un noyer métisse la peau. On ne bouge plus. Le temps devrait s’arrêter maintenant, enveloppés comme nous sommes dans une atmosphère idyllique à l’abri de l’agitation du monde. Notre situation à ce moment-là y est sans doute pour beaucoup : derrière nous, débute notre prochaine étape. Les Alpes. Rien que ça ! Avec nos petits mollets. La tente plantée de nouveau chaque soir. Les sacs refaits au matin. La privation. Voilà pourquoi nous apprécions tant ce petit confort après ce mois passé à gambader gaiement à travers nos départements les plus reculés, la campagne, le silence. Ici, musique maestro, le barbecue frétille, le coucher de soleil sur la vallée rougit tranquillement, Daoud nous prépare une petite marinade, le rosé est au frais, le rouge débouché, il ne manque plus que les invités du soir, à savoir mon petit frère retrouvé, accompagné des quelques voisins, choisis comme des perles et qui se reconnaîtront comme étant les irréductibles du Villard des Dourbes !
Deux semaines plus tard, nous serpentons sur le chemin en lacets qui monte vers les falaises. Arrivés en haut, nous jetons un dernier coup d’œil sur le village avant de lui tourner le dos. La fameuse barre des Dourbes s’est laissée franchir sans effort insurmontable. Nous n’en revenons pas. Ce devait être si difficile, après en avoir tant parlé pendant ces deux semaines passées avec nos amis. Cette muraille dite infranchissable ! Maintenant que nous y sommes, elle apparaît dans le paysage comme une légère barrière. Derrière elle, la vue s’ouvre sur tous ces sommets bien plus immenses et que nous espérons pourtant passer ! Simplement un pied devant l’autre…
Les jours suivants, villages et vallées se laissent dépasser avant d’arriver près du parc national du Mercantour dans la petite ville d’Allos au pied du Mont Pelât. Campons au bord d’un joli torrent. L’herbe est fine et douce. Un écureuil hésite à descendre nous saluer. Les flammes montent droites vers les étoiles. Je suis appuyé sur mon sac pour vous écrire. Je digère une grosse caillette du village accompagnée par une véritable tomme de vache qui m’emplit le palais de saveur. La bouteille de rouge aurait été la bienvenue mais on ne peut jamais tout avoir… J’aimerais décrire ce qui nous entoure : les courbes du torrent, sa musique, l’horizon rougi et arrêté par les crêtes et les pics majestueux, la fraîcheur d’un soir de montagne, l’odeur du bois de mélèze qui me chauffe le visage, nos mots qui se perdent dans la nuit. Je repense à ma mère, à sa question stupide « Le travail ne vous manque-t-il pas ? » Maman, comment te dire ? Si toute la vie pouvait être ainsi, je ne suis pas sûr de m’en lasser de sitôt. Si tu pouvais connaître cette sensation de liberté que j’ai à cet instant en t’écrivant. Chaque jour, les paysages changent, chaque jour, je fais du sport, chaque jour, après de tels efforts, j’apprécie de manger, de boire de l’eau pure des torrents sans goût de calcaire et de chlore. Nous avons déjà rencontré quelques personnes dignes de rester dans nos souvenirs et chaque matin, nous pouvons encore, grâce à ce destin que l’on force en voyageant, rencontrer de nouvelles personnes et changer peut être, d’une parole, notre vie entière. Non, maman, le travail ne me manque pas ! Pointer à l’usine et rentrer le soir venu pour me mettre devant la télé, merci. Ici, mon jardin est immense avec un torrent d’eau pure devant moi. Je vois chaque matin le soleil se lever, je marche dans le vent frais et parfumé des hauts plateaux et au-delà de notre fine toile de tente, c’est notre toit d’étoile !
Quatre heures d’ascension sans arrêt notoire et 800 mètres de dénivelé enfilés. Nous sommes de vrais montagnards. Le temps se gâte et c’est dommage car nous suivons un torrent, le Chadoulin, jusqu’à sa source et ce n’est qu’une succession de cascades. Nous trouvons aussi de nombreuses marmottes et de jolies fleurs de montagne… Juste avant d’arriver au lac, un grand parking bondé de voitures. Sommes-nous les seuls à être montés à pied ? Derrière les vitres du restaurant refuge, les bouches engloutissent les fourchettes, les cravates des serveuses équilibrent leur course entre les tables. Il est quatorze heures. Le prix du menu au restaurant équivaut à une semaine de notre budget. Nous pique-niquons dans nos ponchos sur un rocher entouré de falaises enneigées qui tombent dans l’eau glaciale. Le ciel est noir. Il fait froid. Bientôt il se remet à pleuvoir. Quand nous demandons où mettre notre petite poubelle, le monsieur nous répond « Chacun se retourne avec… » La pluie tombe drue. Les gens courent jusqu’à leur voiture et partent. Les lits en dortoir du refuge coûtent 26 € par personne et sont complets. Tout ça est écœurant. Il est quinze heures trente, nous pouvons atteindre le col en deux heures, plus deux heures pour redescendre de l’autre côté si tout va bien. Ça nous paraît beaucoup, après les quatre heures de ce matin, et peu sûr, mais nous voulons quitter ce lac, ce refuge, et retrouver la paix. Après vingt minutes de marche, la forêt s’éclaircit sur de hauts pâturages gorgés de ruisseaux et de marmottes. Il n’y a personne. Le temps est toujours menaçant. La pluie s’abat autour, sur le sommet des montagnes, sur le Pelât qui porte bien son nom. Devant nous, un peu plus loin, nos premiers chamois. Courbés pour ne pas être vus, nous retirons les sacs et sortons l’appareil photo en rampant dans l’herbe trempée pour s’approcher. Mais, c’est sans compter sur les marmottes qui, nous ayant repérés, crient pour donner l’alerte. Les chamois s’écartent tranquillement en restant sur leur garde. Une ou deux photos trop lointaines et les voilà disparus. C’est décidé, nous campons dans ces pâturages et profitons du temps qui nous reste avant la nuit pour nous promener sans les sacs et qui sait, avoir la chance de les apercevoir de nouveau. Après une heure de promenade dans les alentours, nous les repérons enfin. Un groupe d’une trentaine de chamois avec les petits, plus haut, à flanc de montagne. Avec Daoud, nous sommes à une cinquantaine de mètres l’un de l’autre, allongés dans l’herbe juste au-dessous des animaux. Encore une fois, ce sont les marmottes qui nous repèrent, mais le troupeau ne fuit pas, trouvant sans doute l’alerte exagérée. Les chamois ne nous voient pas en effet mais restent méfiants. Nous rampons doucement, cachés par les quelques buissons encore présents à cette hauteur. Je me trouve à environ vingt mètres des premiers chamois. Daoud, plus bas, ne peut pas s’approcher davantage sans être vu. Dommage ! C’est lui qui a l’appareil photo. Je suis couché derrière un arbre mort dans un tas de cailloux. En les observant, je retire de mes mains les épines de chardons qui étaient dissimulés dans l’herbe. Un vieux chamois sort du groupe et vient se poster juste au-dessus de moi. Je suis grillé mais il ne s’enfuit pas. Il ressemble à un chevreuil trapu avec un pelage plus épais et parsemé de poils blancs. Il m’observe sans bouger une ou deux minutes. Je ne bouge pas et ne baisse pas non plus le regard. Puis il se remet à brouter, me gardant à l’œil, prêt à fuir au moindre de mes mouvements, emportant le troupeau avec lui. Daoud est toujours étendu plus bas, n’osant plus bouger lui non plus, devant ce spectacle peu commun pour nous. Essayons de reconnaître les mâles, les femelles, compter les petits, voir comment ils se déplacent… Le temps passe. Agenouillé sur les rochers, j’ai des courbatures. C’est vrai qu’on est mieux dans son fauteuil devant un reportage mais il y a un petit quelque chose de plus dans la réalité, même si ce ne sont que des chamois, même si le mieux serait de les laisser tranquille. Enfin, ma patience a des limites. Trop courtes sans doute. Il faut que je bouge, quitte à ce qu’ils fuient. Je sors donc de ma planque. Tous me regardent une dernière fois avant de partir à travers les rochers escarpés. Allons faire de jolis rêves de Bambi et j’espère bien aussi, de Blanche Neige.
À l’aube, nous replions la tente et nous engageons sur le sentier du col le sac de nouveau sur le dos. Le ciel a ce bleu si particulier après que la pluie en a emporté les impuretés. À flanc de montagne, des plaques de glace – les névés – coupent la piste et vont s’écraser plus bas sur les rochers. Mieux vaut ne pas penser au pire, garder son calme, son sang-froid et se concentrer sur l’équilibre en enfonçant au mieux, dans la glace, chacun de ses pas… Je passe. Daoud, au milieu du névé, panique. Ses jambes tremblent. Je lui lance un bout de bois qui ne s’enfonce même pas dans la glace mais ça lui permet de retrouver son calme, un semblant d’équilibre et il y arrive lui aussi. Plus loin, un lac entièrement glacé recouvert de neige et une paroi abrupte à son pied. Où va le chemin ? Il semble contourner la paroi et passer au sommet. Pas la peine d’y penser. On ne peut pas continuer. Trop dangereux. Mais en s’approchant, on trouve une issue plus propice. Nous sommes au col. Pas grand-chose en vérité. 2687 mètres. Mais mi-juin, la neige est encore immaculée et la vue de cette hauteur sur les montagnes éclaboussées de soleil est inoubliable. Daoud veut faire sa grosse commission. L’émotion sans doute. Et le voilà qui s’y met bien au milieu du col. Elle n’est pas prête de dégeler celle-là ! Enfin, ça va mieux. Mais comment on fait pour descendre ? Sur le versant nord, là où nous allons, la glace recouverte de neige s’étend à perte de vue jusqu’au refuge aperçu au fond de la vallée. Il nous faudrait des pointes sous nos chaussures mais nous n’avons rien, pas même un bâton. Moi, je tenterais bien la descente sur le cul. Normalement, il n’y a rien à craindre. Ça fait une jolie courbe tout en bas et ensuite c’est moins pentu. Allez, je tente. Ça accélère sévèrement. C’est le poids du sac. J’en perds mon chapeau. Mais en bas, je m’arrête finalement comme prévu avec une ou deux roulades. Je suis trempé mais c’était bien rigolo. Daoud me rejoint. Allez, on s’en refait une ! Plus loin, le vent apporte une odeur qui me frappe. Je la connais. C’est un mélange de printemps, de roches, de fleurs et de neige, dont je me suis imprégné gamin, en colonie ! C’est la première fois que je ressens cette fabuleuse impression : ce souvenir d’une odeur si particulière, presque dix ans plus tard. Combien de temps une odeur peut-elle ainsi rester gravée dans la mémoire ? J’espère toute la vie. Col de l’Arche
Nous sommes là, dans ce village où il n’y a rien. Nous attendons, de dix à douze – les horaires d’ouverture de la poste – de recevoir la carte mémoire de l’appareil photo. Ça n’arrive pas. Faudra trouver une autre organisation. Est-ce que le courrier arrive ici avec dix jours de retard à cause de l’altitude ? Posés comme des vagabonds dans un champ de vaches, en bas du village, depuis deux jours, on attend. Le torrent roule près de nous ses galets. Imperturbable. A quelques centaines de mètres, la frontière italienne... En stop, nous rejoignons Cuneo à environ 100 km. C’est la première fois que je vais en Italie. Je ne comprends rien à la langue mais cette petite virée nous donne confiance en l’avenir. Les pays étrangers n’ont rien de plus compliqué : arrivés dans une ville, direction l’office de tourisme pour avoir une carte puis trouver un camping. Ensuite, visite du centre, avenues, places, monuments et musées qui pourraient nous intéresser. Goûter la cuisine de la région et le petit vin qui va avec. S’asseoir sur un banc, regarder la vie des autres passer. On en sait assez. Ce serait juste mieux de parler la langue. Enfin, c’est ok pour l’Italie. Le temps de remonter les Alpes et on arrive. J’aime bien dire ça : le temps de remonter les Alpes et on arrive. C’est absurde…
Les jours suivants nous emmènent sur des hauts plateaux, les alpages, dont les petits lacs, entourés d’herbe fine et fraîche, sont des petits coins de paradis. Le soir, la tente est plantée sur un lac argenté et elle se réveille au matin dans l’eau turquoise. Notre visage, pour se rincer, ondule et flotte dans le reflet, c’est alors que nous prenons vraiment conscience de notre présence ici. Bientôt, s’ouvrent nos ailes au-dessus d’un précipice, surplombant les hauteurs du monde, la beauté et le silence des paysages, dans les vents frais et parfumés du matin.. Les journées nous ensorcellent. Rêveurs contemplatifs, subjugués au détour des chemins par une couleur, une ombre, une fleur, un animal, l’eau pourpre entre des rochers mousseux, un pont de bois sur les berges du torrent, une vue imprenable que nous prenons pourtant. Le soleil. La liberté. La montagne… Allez les jaunes ! On est maintenant rodés pour la randonnée. Ce n’est plus un effort mais un plaisir. Les cols s’enchaînent un à un, avec chaque fois une nouvelle dimension sur les massifs à venir. Monter, descendre, dans les falaises, les forêts, les plateaux et les petits villages. Il n’y a personne encore à cette saison. Le Mercantour, les aiguilles de Chambeyron sont passés ! Voici le Queyras, plus bas, la vallée de l’Ubaye, au loin les cimes des Ecrins, Briançon, la Vanoise, le Mont Blanc. Nos estimations sur les cartes sont plus justes. Les bâtons achetés nouvellement sont comme deux jambes supplémentaires. Nous avançons doucement mais sûrement. Apaisés, sereins, allongés sous le soleil du midi pour la sieste avant de nous rechausser, prendre nos sacs et filer dans les ornières des sentiers sinueux à la poursuite d’un pèlerin imaginaire. Une aube
Cinq heures du matin. Daoud dort. Moi pas. Il fait trop froid dans le duvet, je me lève. Bien couvert, je suis décidé à être le premier à voir le soleil aujourd’hui. Nuit claire. Je prends le chemin du col d’où nous sommes descendus hier. Plus je monte et plus j’ai envie de monter. Ça me réchauffe. Je braque à droite vers l’ouest sous une corniche avec l’idée d’atteindre un autre petit col que j’estime bien placé par rapport au lever du soleil. Versants herbeux, roches gigantesques, je suis les chemins de chèvres. Du moins c’est comme ça qu’on appelle les bouts de chemins qui se croisent, se perdent dans la nature et finissent par disparaître. Le soleil n’est toujours pas levé mais le ciel s’éclaircit et j’ai une vue magnifique sur la vallée de la Durance et Briançon. Partout autour, les sommets enneigés dans une brume rose : l’aube. Voilà, je suis sur le col. De l’autre côté une autre vallée et dans son creux, un torrent. Je ne le vois, ni ne l’entends mais c’est ainsi. Nord-ouest, j’aperçois quelques sommets des Ecrins, toujours eux, les plus hauts dans la région. Je marche sur la crête vers le nord pour dominer davantage la vallée et les alentours qui dévalent en escaliers de pins et de verdure dans les couleurs de l’aube, ce rose, ce bleu, une légère brume, le tout un peu brillant. Assis entre deux pierres, j’ai le vertige devant tant de magnificence. J’ai mon Aube à moi. Ça devrait être ainsi chaque matin. Nous sommes si peu de chose devant cette immensité. Je reste un moment à contempler encore. Ne pense à rien. J’observe. Me concentre sur le paysage. J’essaie d’intégrer cette émotion à jamais dans ma mémoire. Les humains
Nous avons dormi, cette nuit, posés au bord d’un chemin où peuvent passer des voitures, faute d’avoir trouvé mieux. Et il en est passé des voitures ce matin, pendant que nous faisions la grasse mat, fatigués d’avoir beaucoup marché hier. Nous glandons encore un peu au lit mais il y a ces putains de voitures. Levés en grognant. Les touristes arrivent par petits groupes, en famille, avec des petits sacs et des grandes gueules. Nous déjeunons comme d’habitude avec notre bordel éparpillé partout autour de nous dans la boue. Il a plu cette nuit, la toile de tente pend sur le pont pour sécher. Nos fringues un peu partout aussi. Nous ne sommes pas lavés et pas rasés depuis plusieurs jours. Un peu en retrait, je vois les gens qui, en passant, regardent Daoud de côté, comme une bête sauvage. C’est vrai qu’il a les cheveux ébouriffés, la barbe en vrac et une tête de gars qu’il ne faut pas emmerder pendant qu’il mange. Et puis cette espèce de liquide où flottent des morceaux de bananes et de figues séchés. C’est assez louche et pas du tout appétissant. Il est assis par terre sur le chemin de cailloux. Faut voir le tableau. On dirait qu’il va mordre. Les gens font un écart pour passer, surtout les enfants. Limite si on lui dit bonjour. Et lui les regarde tranquille et sans gêne aucune. Faut dire que ça fait presque deux mois qu’on est dans la nature, faut l’excuser, enfin nous excuser parce que moi, je ne peux pas me voir mais c’est la même. En fait, nous nous trouvons à quinze minutes de l’affreuse station de Fréjus mais comme on est descendus hier soir tard, eh bien, on ne savait pas qu’on était si près des humains ! La Vanoise
Modane. Le temps est mauvais depuis plusieurs jours mais il devrait s’arranger. Il est interdit de passer la nuit en dehors des refuges dans le parc national de la Vanoise mais leur prix est trop élevé. Nous les évitons donc et campons écartés des chemins. Les animaux sont habitués aux touristes ce qui permet de les approcher : marmottes, chamois, bouquetins... Orage mémorable la première nuit. Le froid a suivi derrière. La seconde, à l’aube, une mer de nuages glisse à nos pieds jusqu’à l’horizon, recouvrant la vallée d’une soupe de coton mouvant. Toute la journée, nous longeons les versants à la limite de cet océan galactique. Le toit des montagnes alentours s’est couvert de neige. La température est glaciale, exceptionnellement, pour un mois de juillet. On n’a pas vu ça depuis 72, nous assure un autre randonneur ! Nous dormons une nouvelle nuit au pied du glacier. Des brumes blanches s’élèvent comme des fantômes. Il gèle mais le temps est clair et sec quand on se couche. Avant le jour, une tempête se lève. Notre tente est alors soulevée par les rafales. Seul, le poids de nos corps fait qu’elle ne s’envole pas. Elle se tord, se déchire, les parties détachées claquent comme des fouets. Le vent rugit de toute part. Le froid intense, mortel. Il faut partir. Au plus vite, redescendre, trouver un abri. Mais avant, sortir du duvet, rentrer dans nos chaussures gelées et plier la tente comme on peut. Jamais eu aussi froid. Nos doigts ne veulent pas se plier. Impossible de serrer nos bâtons pour marcher. Nous courons cette fois avec la peur d’y laisser le pouce surtout, le plus exposé. Ça dure des heures. Des heures, la montagne… Quatrième jour de marche, nous n’avons pas prévu assez à manger. C’est le jeûne. La fatigue des nuits glaciales. Nous espérons un refuge, de la chaleur, du repos. Le temps est toujours aussi froid. Nous ne voulons pas dormir dehors cette nuit. Mais nous hésitons encore à aller dans un refuge. La première fois que nous en avons approché un, rappelez-vous, pour y laisser un pauvre petit sac poubelle, ils ont refusé. La deuxième fois, nous nous sommes abrités pendant un orage et je me suis fâché avec le patron qui voulait qu’on consomme. Des refuges de luxe. Alors, nous n’espérons rien. Et pourtant, lorsque la petite dame du refuge la femma nous voit arriver, je crois qu’elle nous aime déjà. Sans rien dire, sans rien demander, elle nous apporte un bon café chaud. Avec ça, des crêpes à la confiture. Le soir, pour quelques euros qu’il nous reste, elle nous sert abondamment. Nous dormons dans un bon lit avec plein de couvertures. Encore des crêpes le matin avec le café. « Eh ! Vous n’allez pas partir comme ça ! » On la supplie, c’est déjà beaucoup trop de générosité. À qui la rendrons-nous ? « Il neige encore, il fait froid, prenez ça pour le midi, au moins. Ça me fait plaisir ! » Et nous alors, on en a les larmes aux yeux. Pourtant, n’est-ce pas volontaire de ne prendre pas suffisamment à manger ? Depuis un moment, nous tentons de réduire notre consommation. D’abord parce que ça alourdit nos sacs et puis tant de bouffe n’est vraiment pas nécessaire. Même avec les efforts physiques, nous mangeons déjà deux fois moins qu’auparavant, à l’époque déjà lointaine du restaurant d’entreprise et dans notre vie en général. Nous souffrons encore du désir de manger – surtout moi – de cette habitude gastronomique de panse pleine, mais pas de faim. En diminuant petit à petit, sur plusieurs mois, en mangeant équilibré et peu, nous nous sentons mieux, plus légers et plus vifs. Le jeûne est très bon pour le corps et l’esprit, pour la réflexion, la méditation. Nous voulons trouver la juste suffisance. La force la plus importante dans un tel effort est mentale. Le jeûne ravive cette force, c’est certain. Parallèlement, l’entraînement musculaire est achevé. Faut voir comme avec notre gros sac sur le dos, nous franchissons les cols, descendons les sentiers abrupts comme des cabris ! Mais cette fois, avec le froid, le mauvais calcul du temps de traversée du massif, la fatigue de plusieurs jours de marche difficile, avec nos figues sèches et nos carrés de chocolat, nous sommes limite. Nous avons dépassé la juste suffisance… Après cette bonne nuit de sommeil, de chaleur physique et morale, après avoir repris de la consistance en gras, nous partons pour notre plus haut col jamais franchi. Pas bien haut cependant, dans les trois mille. Le chemin monte tranquillement. Bientôt, la neige se met à tomber, recouvrant les monts, les vallons et redonnant une couche propre à celle déjà existante. Nous progressons donc sur un sol immaculé, montant le long du sentier à l’aide de nos bâtons comme deux pèlerins perdus en plein hiver, en des lieux inconnus, pris dans un brouillard épais. J’aimerais ne jamais arriver en haut tant mes songes sont plus légers que les flocons qui nous habillent de montagnes. Mais deux heures de marche suffisent pour atteindre le col de la Rocheure où une étendue plate et dangereuse se dessine : un lac troué de glace. Deux possibilités s’offrent alors à nous : continuer le chemin qui descend directement vers la vallée de l’Isère ou suivre la crête à l’est pour rejoindre un chemin non balisé. Nous hésitons. C’est chouette la neige. À marcher, il ne fait pas froid. Mais si nous nous perdons ? Je sens en moi bouillir l’irrésistible envie d’essayer ce chemin qui garde de l’altitude et reste dans la neige. J’ai déjà mon cœur qui bat de ce petit risque de nous perdre ! Allez, Daoud, tu connais mon opinion. Ok, alors c’est parti. Quand deux chemins se présentent, toujours choisir le plus ardu. Je ne sais pas si ce proverbe s’applique à la montagne… Plus tard, quatre ombres se rapprochent dans le brouillard : des gens ! Mais qu’est ce qu’ils foutent là ? Des fous ! Enfin, nous sommes contents de nous rencontrer avec ce temps incroyable. On ne parle à personne quand il y a trop de monde alors que, dans le désert ou la montagne, on s’empresse de lier connaissance avec le peu de personnes qu’on croise. Les nouvelles sont bonnes. Ils ont tracé de leurs pas le chemin que nous devons suivre et nous signalent qu’il n’y a aucun risque si on ne traîne pas. Et nous aussi, les rassurons en leur désignant le col un peu plus bas, qu’ils n’ont pas loupé. Plus de trois mille mètres, c’est notre record. Le jour de l’anniversaire à Daoud. Petite bataille de neige pour fêter ça. Ça essouffle. Il faut partir. Les traces disparaissent. Enfin il y a des cairns. Des tas de pierres qui indiquent le chemin. Une fissure dans la falaise nous permet de nous engouffrer vers une vallée. La vallée du fond des Fours, complètement désertique. La neige est trop fraîche pour glisser, dommage. Nous stoppons bientôt dans un refuge et mangeons au chaud. Puis la neige se changera en pluie avant que nous ne rejoignions l’affreuse et richissime station de Val d’Isère. Col de la Lose
On va au cinéma voir notre dernier film en français avant longtemps. Spider man. Allez, ça nous relaxera. Mais c’est si nul que nous sommes des plus motivés pour partir définitivement à l’étranger. Dernier col avant l’Italie, entre le massif de la Vanoise et le parc national du grand Paradiso : le col de la Lose. Cela ressemble à perdu en anglais. Quel rapport ? À partir de la gorge des sources de l’Isère, le vent change radicalement de sens. Il vient d’Italie. Un tas de gens sur le chemin de randonnée. De la neige. Ils redescendent du même côté qu’ils sont montés : du côté français. Arrivés au col les nuages arrivent, bien chargés, de l’est. Ils glissent sur nous et vont recouvrir la France. Décidément, tout le monde va par là ! Pendant cinq minutes, nous apercevons le lac, côté italien, où il nous faut descendre. Puis plus rien. Il disparaît. De là où nous nous trouvons, la falaise tombe à pic. Il faut escalader un pan pour trouver le col. Je laisse mon sac à Daoud et vais vérifier l’existence de ce col et du chemin qui en part. Il existe, c’est une brèche abrupte dans la falaise. Personne ne l’a encore emprunté, il n’y a pas de trace. Pourtant, c’est bien le chemin... Je remonte voir Daoud et lui fais part de mes observations. Comme je suis sceptique, il va voir à son tour. Il fait chaud, c’est bizarre, nous sommes à trois mille mètres. Les nuages continuent de nous recouvrir. Le ciel se bouche complètement. Ça ne sert à rien de prendre le risque. On sait comme le temps en montagne peut être mauvais. Nous ne connaissons pas la météo. Nous n’avons pas de crampons. Je me fais une raison. On redescend, on fait du stop et on passera un autre col, un autre jour. Pas grave. Mais Daoud revient. Lui aussi est sceptique mais il est descendu un peu plus bas que moi et a trouvé des mains courantes. C’est donc bien par là. Ça nous rassure. On décide d’y aller. En effet, je n’avais pas vu ces cordes sur la falaise qui nous permettent de nous accrocher. Ce sont des câbles en acier mais bientôt ils disparaissent, mangés par la glace et celle-ci colle si près de la paroi que nous devons quitter la crevasse pour contourner. Bizarre. Qu’est ce qu’on fait ? Nous ne voyons pas à dix mètres. Nous sommes dans les nuages épais et chauds de l’orage qui gronde. La pente est très inclinée. Je descends un peu en laissant le sac dans la fissure et je vois que plus loin, des blocs gelés se séparent à nouveau de la roche et que les cordes réapparaissent. On continue donc. Mais au bout d’un moment, ils disparaissent de nouveau. Nous devons ressortir de la crevasse. La neige fond, nous pouvons enfoncer nos bâtons et un peu nos chaussures en creusant tous nos pas. – C’est une via ferratta me dit Daoud, peut-être il faut faire demi-tour. – Sur la carte, c’est un chemin pourtant. J’espère que c’est le passage le plus difficile. – J’ai poussé le bouchon mais je n’aurais peut être pas dû, il me dit. Si on y arrive, je t’encule ! – Si on y arrive, on en reparle, je dis sans sourire… Nous escaladons des blocs de glace avec des crevasses profondes. Les cordes ont disparu à jamais. C’est la merde. Je pose de nouveau le sac et essaie de continuer un peu mais je vois bien vite que c’est impossible. On ne passe pas. C’est mort. À moins de quitter la falaise qui nous surplombe et de partir vers la droite à flanc de montagne sur la glace. C’est plutôt flippant. On ne voit rien, que du blanc. Daoud ne dit plus un mot. Je sais qu’il est encore moins rassuré que moi. Il déteste les passages de glace. Il devient plus blanc qu’elle. Je tente, sans le sac, bien appuyé sur mes pieds et assurant chaque pas. Plus loin, je repère un rocher qui sort de la neige. J’y vais. Il y a une marque rouge dessus. C’est par là ! Par là où ? Il n’y a que la pente glacée et abrupte. Tout est blanc. Aucune empreinte. Je remonte chercher mon sac et me positionne sous Daoud au cas où il glisserait. Glisser, faudrait pas, je ne sais pas où on s’arrêterait. Daoud prend son temps, fait bien ses pas. D’un seul coup, il glisse et part. J’ai juste le temps de planter mes deux bâtons sur sa trajectoire. Il s’emplafonne dessus mais ça l’arrête. Ouf ! Ses deux bâtons sont cassés net. Accrochés aux rochers, on se demande ce qu’on fout ici et comment on peut être si inconscient. Partout la neige immaculée descend dans les profondeurs des nuages sans qu’on y puisse rien voir. Est-ce que le degré de la pente permet vraiment de continuer sachant qu’il est pratiquement impossible de remonter. Ou alors nous devons laisser les sacs. Une heure que nous sommes partis du col et nous sommes coincés ici. L’orage se rapproche, on l’entend gronder de façon sourde et prolongée. Pour conclure : c’est la panique. Daoud me dit qu’il avait aperçu la météo et qu’ils annonçaient des orages en fin d’après-midi. Il me dit aussi qu’il avait lu quelque part que ce col était difficile… en été. Sans toute cette neige qui est tombée ! Il ne faut pas rester là. L’orage à cette altitude sans abri, non merci ! Il faut tenter quelque chose. À gauche vers la falaise ou à droite. Je pars tester une nouvelle fois à droite. Avec les bâtons, je me tiens bien. J’avance en gardant la même hauteur sur une centaine de mètres. Toujours rien. Que de la neige et cette pente qui m’attire. Ça fait comme un arc de cercle avec un trou, comme un volcan. Je continue cette fois en inclinant ma trajectoire. Après encore une centaine de mètres, j’arrive sur une partie rocheuse non recouverte de neige. Pas trace de chemin ici. Encore plus loin, toujours la même glace et la même pente, je continue. Bientôt, c’est trop incliné. Je ne peux pas. Ça m’énerve. Il y a forcement un passage quelque part. Je cherche plus bas, plus haut, je marche, je marche et enfin, enfin des traces. Je m’approche. Non, ce n’est qu’un animal. Encore, encore, cette fois, j’y suis, c’est bien des empruntes. Elles descendent tout droit, certes, donc avec des crampons, sûr, mais c’est mieux que rien. Je commençais à désespérer. Autour de moi, en levant la tête, que du blanc. Depuis combien de temps ai-je quitté Daoud ? Une demi-heure environ. Je remonte. Je suis mes traces en fait. Daoud n’a pas bougé. Je l’entendais m’appeler avant de le voir. – Alors ? – Alors, il y a des pas, par là, environ quatre à cinq cents mètres à droite, tout en flanc bien incliné comme ici dans la glace. Ça fait comme un arc de cercle. Mais je ne suis pas sûr des traces. Elles descendent tout droit. Le mec devait avoir des crampons. Mais ça va, l’air chaud fait fondre la glace et nos pieds s’enfoncent de plus en plus. On n’a pas le choix de toute façon. Ok ? – Putain, il me dit, faut que ça passe ! T’entends comme l’orage va être mauvais ! Nous partons donc, avec les sacs cette fois, mais ils permettent finalement de nous donner plus de poids. Avec ses petits bâtons cassés, je me positionne sur sa trajectoire. On arrive aux premières traces. – Tu te fous de ma gueule, il m’dit, c’est une bestiole ça, putain ! – Ok, il y en a d’autres plus loin mais ça descend pareil de toute façon. Mais tu vas voir, c’est possible de descendre, il faut rester bien droit, et se tordre la cheville dans le sens opposée à la descente. De grosses gouttes d’orage tombent. Avec précaution, en faisant des virages, en contournant les précipices, nous descendons petit à petit. C’est immense la montagne quand on est perdu comme ça. Ça n’a pas de fin. La glace continue de fondre. C’est donc de plus en plus facile mais l’orage gronde de plus en plus fort. Qu’est-ce que je vois là-bas ? On dirait des silhouettes, des gens. Il y a des gens là-bas, deux personnes. Nous sommes sauvés ! On a mis trois heures à descendre du col. On est en Italie. Les gens sont bien des gens et pas des fantômes. Et même, ce sont des Français, enfin des Suisses francophones et on comprend parfaitement quand ils nous disent que nous sommes les premiers de la saison à avoir franchi le col de la Lose, qu’il est d’ailleurs encore interdit, même avec du matériel ! C’est trop grave, nous sommes complètement inconscients. On aurait pu glisser sur des centaines de mètres. Si la vue avait permis de rendre compte de la difficulté, nous ne nous serions jamais engagés. Bref, l’orage est là, il pleut de plus en plus fort, il faut trouver un abri. Ça tombe bien puisque les gens ont la clé d’un refuge. Le problème, c’est qu’ils ne le trouvent pas. En fait, il est caché en plein dans une falaise de deux cents mètres qui tombe dans le lac. Le fameux lac aperçu pendant cinq minutes d’en haut et qu’on a bien cru ne jamais revoir. Deux chemins y mènent avec des cordes, en escalade. L’un d’eux passe le long de la cascade mais il ne m’inspire pas. L’autre me paraît plus accessible. Je le choisis, si on peut appeler ça un choix. Bref, il y a bien quelques cordes mais je dois de nouveau passer une partie glacée au milieu de la descente. C’est encore plus raide que tout à l’heure et bien glissant mais je m’engage. D’un seul coup, un pied part, je pars, c’est la chute ! Un moment de panique inoubliable. Je plante mes ongles, mes coudes, je me raidis, me tortille, balance les bâtons, rien à faire, je prends de la vitesse. Je vais m’éclater comme un oeuf. Un rocher dépasse au milieu, c’est sur lui que j’arrive, j’ai juste le temps de le voir, je suis dessus, mes jambes font ressort, je suis projeté sur le côté dans la roche. Fin de la chute. Je bouge un peu. Je ne suis pas mort. Je crois que je n’ai rien de cassé non plus. Je tremble comme une feuille. J’ai eu si peur. J’ai eu tellement de chance. J’aurais vraiment pu crever ici. Il y aurait eu une petite plaque avec mon nom, en plus de celles qui existent déjà à l’entrée du refuge. Je me remets sur mes jambes, remonte un peu récupérer mes bâtons et ce qui a été éjecté du sac. Et là, je pense à Daoud. Daoud, non ! Je ne le vois pas en levant la tête. J’espère qu’il ne m’a pas suivi. La faille est vertigineuse, impossible à passer. On le voit clairement d’en bas. Je vais voir l’autre chemin, je vois les gens qui arrivent - forcément, j’ai été plus vite qu’eux - mais pas Daoud. Il pleut beaucoup maintenant et les éclairs illuminent les nuages dans lesquels nous sommes. Enfin, Daoud est derrière eux. Je le vois qui s’accroche aux cordes, qui donne ses dernières forces en escaladant les parois trempées avec son gros sac et le vide qui mène au lac, dessous, très bas. Quand ils arrivent, je suis tout blanc, mes jambes ne cessent de trembler mais je n’ose rien dire. L’orage explose démesurément. Les gens nous disent qu’on peut rester ici, avec eux et même dormir car le temps ne s’arrangera pas avant demain. Ce sont des randonneurs chevronnés, ils en ont vu d’autres. Ils essaient de nous rassurer et de parler d’autres choses mais on a eu trop d’adrénaline aujourd’hui. Sous le refuge, il y a une petite chambre, elle sera pour nous. L’orage est impressionnant, jamais vu un truc pareil, ça pète dans tous les sens toute la nuit et il pleut à torrent. Heureusement, on n’est pas dehors, encore sur un flanc de montagne. Heureusement ! Mais c’est fini la montagne, c’est fini. On veut voir la mer !
Contrôle abusif à l'aéroport Roissy sur un vol El Al (compagnie aérienne nationale israélienne) English translation pending
Bonjour,
J'ai pris un vol ElAl ce matin (Paris => Jérusalem), j'ai fait l'objet d'un contrôle sans fin à Roissy. Ca a duré plus d'1 heure, tout s'est passé en anglais (les gars ne parlaient pas français), ils ont voulu que je leur montre mes relevés de comptes bancaires, mes mails perso, mails pro pour prouver tout ce que je disais.
En fait pour la plupart des questions ils me demandaient si j'avais de quoi prouver ce que j'avançais, via un mail par exemple. Comme j'ai répondu oui ils m'ont amené dans une salle derrière les bureaux d'enregistrements et m'ont demandé de leur montrer depuis un ordinateur.
La discussion a pris des disgressions hallucinantes : Lui : ou êtes vous parti à l'étranger pour la dernière fois Moi : Los Angles Lui : pourquoi Moi : business Lui : vous avez rencontré qui ? Moi : mon avocat (je bosse dans la production ciné) Lui : quel est son nom, à quoi il ressemble, vous avez un échange de mail pour prouver cette rencontre.
Tout ca a duré plus d'une heure et ça a commencé avant même l'enregistrement de mon bagage, ils ont des espèces de comptoires (Roissy 2A) pour les vérifications de routines mais là on allait bien au delà des questions du genre "avez vous fait votre bagage tout seul". J'ai été le seul à qui ils ont posé toutes ces questions, en même temps je me suis aperçu une fois dans l'avion que j'étais peut-être le seul goy.
Bref, ca me serait arrivé à Tel Aviv j'aurai compris mais là je ne comprends pas comment un type qui ni policier ni même français peut se permettre d'éplucher les mails et les comptes bancaires des passagers sur le sol français, ce type n'est qu'un employé d'ElAl et apparemment j'étais le cobaye pour sa formation (il allait reporter à son boss toutes les 10 minutes). Tout s'est passé en anglais, aucun des deux ne parle français.
S'il y a des juristes sur le forum ca vous semble pas un peu limite ? J'ai peut être trop regardé la TV mais il m semble qu'un policier français a besoin d'un mandat pour aller fouiller dans les données perso d'un citoyen lambda, un type de la sécurité d'ElAl qui n'est ni policier ni français est il au dessus des lois ? La zone du comptoir d'enregistrement à Roissy est elle sous juridiction israëlienne ?
A Tel Aviv le passe de la sécurité à pris 5 secondes montre en main (> "First time in Israel", >> "yes", > "ok, have a nice trip").
Info sur mon 'profil' : 29 ans, pas mal de tampons sur mon passeports, certains un peu exotiques (Namibie, Lesotho, Colombie, Panama...) d'autres moins (USA) mais aucun de leur "axe du mal" (Syrie, Iran...).
Merci à ceux qui ont quelques compétences juridiques pour leurs avis,
A+
J'ai pris un vol ElAl ce matin (Paris => Jérusalem), j'ai fait l'objet d'un contrôle sans fin à Roissy. Ca a duré plus d'1 heure, tout s'est passé en anglais (les gars ne parlaient pas français), ils ont voulu que je leur montre mes relevés de comptes bancaires, mes mails perso, mails pro pour prouver tout ce que je disais.
En fait pour la plupart des questions ils me demandaient si j'avais de quoi prouver ce que j'avançais, via un mail par exemple. Comme j'ai répondu oui ils m'ont amené dans une salle derrière les bureaux d'enregistrements et m'ont demandé de leur montrer depuis un ordinateur.
La discussion a pris des disgressions hallucinantes : Lui : ou êtes vous parti à l'étranger pour la dernière fois Moi : Los Angles Lui : pourquoi Moi : business Lui : vous avez rencontré qui ? Moi : mon avocat (je bosse dans la production ciné) Lui : quel est son nom, à quoi il ressemble, vous avez un échange de mail pour prouver cette rencontre.
Tout ca a duré plus d'une heure et ça a commencé avant même l'enregistrement de mon bagage, ils ont des espèces de comptoires (Roissy 2A) pour les vérifications de routines mais là on allait bien au delà des questions du genre "avez vous fait votre bagage tout seul". J'ai été le seul à qui ils ont posé toutes ces questions, en même temps je me suis aperçu une fois dans l'avion que j'étais peut-être le seul goy.
Bref, ca me serait arrivé à Tel Aviv j'aurai compris mais là je ne comprends pas comment un type qui ni policier ni même français peut se permettre d'éplucher les mails et les comptes bancaires des passagers sur le sol français, ce type n'est qu'un employé d'ElAl et apparemment j'étais le cobaye pour sa formation (il allait reporter à son boss toutes les 10 minutes). Tout s'est passé en anglais, aucun des deux ne parle français.
S'il y a des juristes sur le forum ca vous semble pas un peu limite ? J'ai peut être trop regardé la TV mais il m semble qu'un policier français a besoin d'un mandat pour aller fouiller dans les données perso d'un citoyen lambda, un type de la sécurité d'ElAl qui n'est ni policier ni français est il au dessus des lois ? La zone du comptoir d'enregistrement à Roissy est elle sous juridiction israëlienne ?
A Tel Aviv le passe de la sécurité à pris 5 secondes montre en main (> "First time in Israel", >> "yes", > "ok, have a nice trip").
Info sur mon 'profil' : 29 ans, pas mal de tampons sur mon passeports, certains un peu exotiques (Namibie, Lesotho, Colombie, Panama...) d'autres moins (USA) mais aucun de leur "axe du mal" (Syrie, Iran...).
Merci à ceux qui ont quelques compétences juridiques pour leurs avis,
A+
Sacoches à vélo English translation pending
Bonjour,
Je vais partir faire une expédition en vélo alors je me suis renseignée sur les différentes sacoches qu'on peu acheter.
Il y en a vraiment à tous les prix et j'ai plutôt un petit budjet ! Alors j'ai pas envie des sacoches trop grandes et donc trop chères alors que si ça se trouve des plus petites auraient suffit. Alors, je me demandais, quelle est la bonne taille (à peu près) pour mettre tous les trucs nécessaires genre sacs de couchage, matelas gonflables, vêtements, eau ... ?
Air China/China Southern en vols intérieurs: bagages encombrants et supplément bagages? English translation pending
Hello,
Je dois prendre deux vols interieurs chinois (sur Air China CA1901 et China Southern CZ6801). Je risque d'etre a plus de 20kg de baggage et surtout d'etre en dehors des dimesnions (je transporte une paire de ski de rando, d'envion 170cm)
Sur AirChina, d'apres leur site ( http://www.airchina.com.cn/en/index.shtml), je comprend que je suis limite a 20kg et au dessus il faut payer. Concernant l'encombrement je suis hors limite. J'imagine qu'il faudra aussi payer un supplement mais ce n'est pas tres clair. Est-ce possible de transporter des skis ?
Par contre sur China Southern (http://www.cs-air.com/en/), je ne trouve rien sur leur site. L'agence qui m'a vendu les billets dit 20kg max, mais pas plus de precisions.
Quelqu'un a-t-il experimente la surcharge pour ces compagnies en vol interieur ? Ces compagnies sont-elles tolerantes ? Ou trouver les infos precises sur ce qui est accepte ?
Merci pour votre aide.
Je dois prendre deux vols interieurs chinois (sur Air China CA1901 et China Southern CZ6801). Je risque d'etre a plus de 20kg de baggage et surtout d'etre en dehors des dimesnions (je transporte une paire de ski de rando, d'envion 170cm)
Sur AirChina, d'apres leur site ( http://www.airchina.com.cn/en/index.shtml), je comprend que je suis limite a 20kg et au dessus il faut payer. Concernant l'encombrement je suis hors limite. J'imagine qu'il faudra aussi payer un supplement mais ce n'est pas tres clair. Est-ce possible de transporter des skis ?
Par contre sur China Southern (http://www.cs-air.com/en/), je ne trouve rien sur leur site. L'agence qui m'a vendu les billets dit 20kg max, mais pas plus de precisions.
Quelqu'un a-t-il experimente la surcharge pour ces compagnies en vol interieur ? Ces compagnies sont-elles tolerantes ? Ou trouver les infos precises sur ce qui est accepte ?
Merci pour votre aide.
Affaires utiles pour un voyage longue durée avec bébé de 20 mois? English translation pending
Bonjour,
j'en appelle aux expériences des parents baroudeurs... Nous partons à la fin de l'année pour 6 mois (voir un an) nous "promener" au Brésil puis Mexique, via les antilles probablement, avec mon conjoint et notre bout de chou Elouann qui 16 mois aujourd'hui. On a un peu de mal à préparer nos affaires (et oui, on y pense déjà ! normal...) sachant qu'on a une contrainte de poids, d'encombrement...
On essaie de penser à tout, surtout à l'utile et pratique, mais pas évident...
Poussette ou pas ? portage à dos ou pas ? carrix pour remplacer poussette ? jouets ? couches lavables ? médicaments ? moustiquaire ? combien ? Hamac ? etc... pfiouuu !🤪
On pense faire du tourisme petit budget, c'est à dire pas grand hotel tout comfort, moyens obligent...
J'attends vos expériences, vos éclairages...
Merci de tout coeur !🙂
virginie
Transport d'une remorque et d'un vélo vers l'Islande? English translation pending
bonjour
Je post une question car malgré les nombreux posts a ce sujet, je ne trouves pas de réponses.
Donc voila, je pars début aout en Islande avec mon vélo et une remorque. Je doit prendre le TGV, donc 1er problème, puis 2 compagnies aériennes pour l'Islande (iceland express et airiceland, je crois); Comment vous feriez pour transporter tout ce barda, en sachant qu'apparemment, le TGV, c'est vélo dans housse, ce qui n'est pas possible pour moi (3 semaines en autonomie). J'ai pensé a emballer le velo roues demontes et fixées au cadre, le tout dans du papier bulle et la remorque separement dans du papier bulle aussi, et enfin le sac comme sac a dos.
Quelqu'un a t-il déjà eu une été confronté a ce problème?
Merci
Je post une question car malgré les nombreux posts a ce sujet, je ne trouves pas de réponses.
Donc voila, je pars début aout en Islande avec mon vélo et une remorque. Je doit prendre le TGV, donc 1er problème, puis 2 compagnies aériennes pour l'Islande (iceland express et airiceland, je crois); Comment vous feriez pour transporter tout ce barda, en sachant qu'apparemment, le TGV, c'est vélo dans housse, ce qui n'est pas possible pour moi (3 semaines en autonomie). J'ai pensé a emballer le velo roues demontes et fixées au cadre, le tout dans du papier bulle et la remorque separement dans du papier bulle aussi, et enfin le sac comme sac a dos.
Quelqu'un a t-il déjà eu une été confronté a ce problème?
Merci
Contrôle des valises aux États-Unis English translation pending
Bonjour,
Voilà, je pars aux usa dans 2 semaines. J'ai lu sur plusieurs forum que verrouiller ses bagages pouvaient être risqués car ces gentils américains pouvaient nous la défoncer.
Je compte mettre une sangle tsa par sécurité on c jamais qu'elle s'ouvre, ils sont tellement délicat qd ils manipulent ses bagages.
Les contrôles des bagages ne s'effectuent que lors du retour ?? pcq sur les forums que j'ai consulté je vois tjrs contrôle des bagages au retour mais pas à l'allée. J'atteris à JFK à NY
Enfin ma seule crainte est qu'on me paume ma valise ou qu'on vole dedans pcq c pas une sangle à cadenas qui va les empêcher de voler, je présume qu'il suffit de couper dedans ac un ciseau.
Pourriez vous m'indiquez où se vendent ces sangle et leurs prix??
Lorsque nous arrivons aux usa, les contrôles, les douanes durent lgtps??
Je vous remercie d'avance pour vos réponses.
Voilà, je pars aux usa dans 2 semaines. J'ai lu sur plusieurs forum que verrouiller ses bagages pouvaient être risqués car ces gentils américains pouvaient nous la défoncer.
Je compte mettre une sangle tsa par sécurité on c jamais qu'elle s'ouvre, ils sont tellement délicat qd ils manipulent ses bagages.
Les contrôles des bagages ne s'effectuent que lors du retour ?? pcq sur les forums que j'ai consulté je vois tjrs contrôle des bagages au retour mais pas à l'allée. J'atteris à JFK à NY
Enfin ma seule crainte est qu'on me paume ma valise ou qu'on vole dedans pcq c pas une sangle à cadenas qui va les empêcher de voler, je présume qu'il suffit de couper dedans ac un ciseau.
Pourriez vous m'indiquez où se vendent ces sangle et leurs prix??
Lorsque nous arrivons aux usa, les contrôles, les douanes durent lgtps??
Je vous remercie d'avance pour vos réponses.