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Les mythes touristiques English translation pending
Les Mythes Touristiques
Dans un carnet que je suis en train d'écrire sur un voyage récent au Mexique, nous sommes arrivés à une petite discussion sur les fameux groupes de musiciens Mexicains, les mariachis. Il existe un mythe selon lequel « mariachi » serait une déformation du mot Français « mariage », et que cela viendrait des fêtes tenues par les Français lors de leurs quelques années d’occupation du Mexique, dans les années 1860 et quelques. Je cite l’un des intervenants sur mon poste Mexicain :
« Les français organisaient de grandes fêtes aux mariages et avaient l'habitude d'inviter des musiciens…. Mariachi serait une déformation du mot mariage ..? »
Ce mythe a été réfuté car il a été prouvé que le terme « mariachi » était d’usage longtemps avant la peu glorieuse « Intervention » de la France au Mexique (c’était sous Napoléon III).
Plusieurs mythes semblables circulent. Certains semblent être propagés à l’intention des touristes, pour leur donner l’illusion de « mieux comprendre le pays », pour donner une profondeur supplémentaire à leurs voyages, pour alimenter leurs conversations avec les amis quand ils sont de retour. Car tout cela gonfle l’égo et donne envie de faire d’autres voyages, ça alimente le tourisme. D’où revenus, tiens donc, pour qui ?
Mais d’autres mythes existent qui ne sont peut-être pas créés à but lucratif.
Vous connaissez sans aucun doute de tels mythes et je vous propose de les partager. Et de donner les raisons pour lesquelles ces mythes existent.
Dans un carnet que je suis en train d'écrire sur un voyage récent au Mexique, nous sommes arrivés à une petite discussion sur les fameux groupes de musiciens Mexicains, les mariachis. Il existe un mythe selon lequel « mariachi » serait une déformation du mot Français « mariage », et que cela viendrait des fêtes tenues par les Français lors de leurs quelques années d’occupation du Mexique, dans les années 1860 et quelques. Je cite l’un des intervenants sur mon poste Mexicain :
« Les français organisaient de grandes fêtes aux mariages et avaient l'habitude d'inviter des musiciens…. Mariachi serait une déformation du mot mariage ..? »
Ce mythe a été réfuté car il a été prouvé que le terme « mariachi » était d’usage longtemps avant la peu glorieuse « Intervention » de la France au Mexique (c’était sous Napoléon III).
Plusieurs mythes semblables circulent. Certains semblent être propagés à l’intention des touristes, pour leur donner l’illusion de « mieux comprendre le pays », pour donner une profondeur supplémentaire à leurs voyages, pour alimenter leurs conversations avec les amis quand ils sont de retour. Car tout cela gonfle l’égo et donne envie de faire d’autres voyages, ça alimente le tourisme. D’où revenus, tiens donc, pour qui ?
Mais d’autres mythes existent qui ne sont peut-être pas créés à but lucratif.
Vous connaissez sans aucun doute de tels mythes et je vous propose de les partager. Et de donner les raisons pour lesquelles ces mythes existent.
Retour de 8 jours en Côte d'Ivoire en février 2020 English translation pending
Bonjour
Habitués à voyager surtout en Asie, Amérique du Nord et du sud, nous voulions découvrir l'Afrique subsaharienne, ses traditions et ses villages apres juste un séjour au Kenya il y a 2 ans mais plutot consacré aux safaris. On voulait un pays peu perverti par le tourisme de masse et pas tres loin pour un voyage de 8 jours. Des billets d'avion trouvés avec la TAP pas très chers (280 euros de Toulouse) ont fini de nous convaincre de choisir la Cote d'Ivoire.Mais qui dit peu touristique dit aussi peu de retour par les touristes. Doù les difficultés de préparer à l'avance ce périple d'autant qu'il n'existe qu'un guide papier (le petit futé). Pour aider les futurs voyageurs, je vais vous résumer nos 8 jours en Cote d'Ivoire. Tout d'abord, nous avons voyagé à 6, mes 3 grands garçons agés de 16 à 20 ans, leur cousin de 21 ans, ma femme et moi meme. Il a été très difficile de trouver une voiture pour 6 sans chauffeur, solution que j'aurai sans doute priviligiée (ayant conduit dans presque tous les pays que nous avons fait) si ça avait été possible mais à tort. Nous avons donc fait appel à Ismael (merci Pascal ROTHER qui m'a donné ses coordonnées) qui nous a trouvé une voiture et un chauffeur, Thimothée avec qui le courant est vraiment bien passé, qui a été parfait dans son rôle (ni trop effacé ni trop exubérant). Je ne peux que vous le conseiller. Par contre ce n'est pas un guide mais seulement un chauffeur. C'est moi qui avait établi toutes les étapes et réservé tous les hotels. Il ne connaissait pas tous les lieux et le GPS maps.me a été précieux. Par contre l'intéret de voyager avec un chauffeur est de nous expliquer les us et coutumes du pays et mieux appréhénder comment vivent les ivoiriens. D'autre part, les trajets sont longs et fatigants ce qui a permis de nous reposer pendant qu'il conduisait.
Assez de bla-bla, place au récit de notre voyage (vous pouvez voir les photos de notre voyage sur ce lien https://photos.app.goo.gl/8z1555rVFpQ6XbcT9
J1 Arrivée à Abidjan à 23h15. Chaleur accablante plus de 32° à minuit. Premier contact avec Timothée, notre chauffeur, qui nous accompagne à notre hotel, assez loin de l'aeroport, au nord de la ville pour ne pas avoir à traverser Abidjan et ses célèbres embouteillages le lendemain matin car une longue route nous attend. Hotel Bonté divine : correct
J2 Abidjan- Man Depart assez tot à 8h (c'est diffile plus tot avec mes grands ados) pour une longue route qui nous attend. Heureusement car un incident mécanique (pb de boite à vitesse) nous a obligé à nous arreter 1 heure apres le depart avec une réparation de fortune par un garagiste sur le bord de la route (où probablement nous nous serions pas arrétés si nous avions été seuls). Le super garage :


Ce qui nous a permis un premier contact avec les enfants (mais ausssi de perdre 1h30)







Après réparation, on reprend la route direction Yamoussoukro et sa basilique. Officiellement capitale politique de la Côte d'Ivoire depuis mars 1983, Yamoussoukro, ou familièrement «Yakro», est surtout le village natal du président Houphouët-Boigny.
Juste devant l’entrée de la Présidence, il y a le Lac aux caïmans. C’est un lac artificiel installé sur demande de l’ancien Président et qui longe le site comme une clôture

La Basilique Notre-Dame de la paix La Basilique de Yamoussoukro estLA PLUS GRANDE AU MONDE. (Eh oui, plus grande que la Basilique St Pierre du Vatican).



On reprend la route et on s'arrete dans un petit maquis en bord de route .


Apres cette halte, on reprend la tres longue route vers Man avec une route particulièrement défoncée avec des nids "d'éléphants " comme ils disent. Heureusement quelques scènes nous distraient de ce long voyage.






Avec l'incident mécanique nous avons du rouler de nuit ce qui est fortement déconseillé d'après ce que j'avais lu en raison de coupeurs de route (mais pas vus heureusement). Les seuls coupeurs de route que nous ayons vus, ce sont les gendarmes à l'entrée et sortie des grandes villes qui nous arretaient presque systematiquement pendant tout le voyage pour nous extorquer de l'argent. Ils vérifiaient tout pour trouver une faille (soit une perte à chaque fois de 10-20 mn) et malgré l'absence de délit et de possibilité de mettre une contravention, ils nous demandaient à chaque fois de l'argent. Nous avons fait semblant de pas comprendre et n'avons jamais payé. Mais cette corruption nous a gaché une partie du voyage (et fait perdre pas mal de temps).
Hotel Amoitrin à Man très bien avec piscine
Habitués à voyager surtout en Asie, Amérique du Nord et du sud, nous voulions découvrir l'Afrique subsaharienne, ses traditions et ses villages apres juste un séjour au Kenya il y a 2 ans mais plutot consacré aux safaris. On voulait un pays peu perverti par le tourisme de masse et pas tres loin pour un voyage de 8 jours. Des billets d'avion trouvés avec la TAP pas très chers (280 euros de Toulouse) ont fini de nous convaincre de choisir la Cote d'Ivoire.Mais qui dit peu touristique dit aussi peu de retour par les touristes. Doù les difficultés de préparer à l'avance ce périple d'autant qu'il n'existe qu'un guide papier (le petit futé). Pour aider les futurs voyageurs, je vais vous résumer nos 8 jours en Cote d'Ivoire. Tout d'abord, nous avons voyagé à 6, mes 3 grands garçons agés de 16 à 20 ans, leur cousin de 21 ans, ma femme et moi meme. Il a été très difficile de trouver une voiture pour 6 sans chauffeur, solution que j'aurai sans doute priviligiée (ayant conduit dans presque tous les pays que nous avons fait) si ça avait été possible mais à tort. Nous avons donc fait appel à Ismael (merci Pascal ROTHER qui m'a donné ses coordonnées) qui nous a trouvé une voiture et un chauffeur, Thimothée avec qui le courant est vraiment bien passé, qui a été parfait dans son rôle (ni trop effacé ni trop exubérant). Je ne peux que vous le conseiller. Par contre ce n'est pas un guide mais seulement un chauffeur. C'est moi qui avait établi toutes les étapes et réservé tous les hotels. Il ne connaissait pas tous les lieux et le GPS maps.me a été précieux. Par contre l'intéret de voyager avec un chauffeur est de nous expliquer les us et coutumes du pays et mieux appréhénder comment vivent les ivoiriens. D'autre part, les trajets sont longs et fatigants ce qui a permis de nous reposer pendant qu'il conduisait.
Assez de bla-bla, place au récit de notre voyage (vous pouvez voir les photos de notre voyage sur ce lien https://photos.app.goo.gl/8z1555rVFpQ6XbcT9
J1 Arrivée à Abidjan à 23h15. Chaleur accablante plus de 32° à minuit. Premier contact avec Timothée, notre chauffeur, qui nous accompagne à notre hotel, assez loin de l'aeroport, au nord de la ville pour ne pas avoir à traverser Abidjan et ses célèbres embouteillages le lendemain matin car une longue route nous attend. Hotel Bonté divine : correct
J2 Abidjan- Man Depart assez tot à 8h (c'est diffile plus tot avec mes grands ados) pour une longue route qui nous attend. Heureusement car un incident mécanique (pb de boite à vitesse) nous a obligé à nous arreter 1 heure apres le depart avec une réparation de fortune par un garagiste sur le bord de la route (où probablement nous nous serions pas arrétés si nous avions été seuls). Le super garage :


Ce qui nous a permis un premier contact avec les enfants (mais ausssi de perdre 1h30)







Après réparation, on reprend la route direction Yamoussoukro et sa basilique. Officiellement capitale politique de la Côte d'Ivoire depuis mars 1983, Yamoussoukro, ou familièrement «Yakro», est surtout le village natal du président Houphouët-Boigny.
Juste devant l’entrée de la Présidence, il y a le Lac aux caïmans. C’est un lac artificiel installé sur demande de l’ancien Président et qui longe le site comme une clôture

La Basilique Notre-Dame de la paix La Basilique de Yamoussoukro estLA PLUS GRANDE AU MONDE. (Eh oui, plus grande que la Basilique St Pierre du Vatican).



On reprend la route et on s'arrete dans un petit maquis en bord de route .


Apres cette halte, on reprend la tres longue route vers Man avec une route particulièrement défoncée avec des nids "d'éléphants " comme ils disent. Heureusement quelques scènes nous distraient de ce long voyage.






Avec l'incident mécanique nous avons du rouler de nuit ce qui est fortement déconseillé d'après ce que j'avais lu en raison de coupeurs de route (mais pas vus heureusement). Les seuls coupeurs de route que nous ayons vus, ce sont les gendarmes à l'entrée et sortie des grandes villes qui nous arretaient presque systematiquement pendant tout le voyage pour nous extorquer de l'argent. Ils vérifiaient tout pour trouver une faille (soit une perte à chaque fois de 10-20 mn) et malgré l'absence de délit et de possibilité de mettre une contravention, ils nous demandaient à chaque fois de l'argent. Nous avons fait semblant de pas comprendre et n'avons jamais payé. Mais cette corruption nous a gaché une partie du voyage (et fait perdre pas mal de temps).
Hotel Amoitrin à Man très bien avec piscine
Six-week trip to Mexico
I recently took a six-week trip to Mexico with Y, my Thai partner. To be precise, we spent 43 days there plus a final half-day before heading to Mexico City Airport for our return flight to Europe.
I’d already been to Mexico about 40 years ago! But that was only for a week or so, between Mérida and the Belize border.
First off, I should mention that I’ve never seen a beach in Mexico. I say this because discussions about Mexico always seem to revolve around the Costa / Riviera Maya.
Let’s start with an overview of the trip. Our itinerary can be split into two halves:
- First half: Querétaro, San Miguel de Allende, Morelia, Guanajuato, Mexico City “CDMX” (the capital). - Second half: Palenque, San Cristóbal de Las Casas, Chiapa de Corzo, Oaxaca, Puebla, Cholula, and finally Mexico City CDMX.
To move from one part of the trip to the other, we took a flight from Mexico City CDMX to Villahermosa, then a bus to Palenque.
In six weeks, we visited maybe a quarter or a fifth of the country (see the attached maps). Mexico is about three times the size of France! And when I say “visited,” it was really just a quick stop—enough to get a first impression. I understand that some people can only spend one or two weeks on vacation in a given country, but that’s not my idea of travel. Personally, I’d say a country as rich in every way as Mexico deserves several months of travel before you can say you’ve “seen” it.
In my next post, I’ll break down the expenses. That might help future travelers plan their trips. You don’t go to a country for several weeks (or more) without thinking about the budget! Besides, one of those future travelers to Mexico is us—we were so thrilled by Mexico that we’re definitely going back.
I’d already been to Mexico about 40 years ago! But that was only for a week or so, between Mérida and the Belize border.
First off, I should mention that I’ve never seen a beach in Mexico. I say this because discussions about Mexico always seem to revolve around the Costa / Riviera Maya.
Let’s start with an overview of the trip. Our itinerary can be split into two halves:
- First half: Querétaro, San Miguel de Allende, Morelia, Guanajuato, Mexico City “CDMX” (the capital). - Second half: Palenque, San Cristóbal de Las Casas, Chiapa de Corzo, Oaxaca, Puebla, Cholula, and finally Mexico City CDMX.
To move from one part of the trip to the other, we took a flight from Mexico City CDMX to Villahermosa, then a bus to Palenque.
In six weeks, we visited maybe a quarter or a fifth of the country (see the attached maps). Mexico is about three times the size of France! And when I say “visited,” it was really just a quick stop—enough to get a first impression. I understand that some people can only spend one or two weeks on vacation in a given country, but that’s not my idea of travel. Personally, I’d say a country as rich in every way as Mexico deserves several months of travel before you can say you’ve “seen” it.
In my next post, I’ll break down the expenses. That might help future travelers plan their trips. You don’t go to a country for several weeks (or more) without thinking about the budget! Besides, one of those future travelers to Mexico is us—we were so thrilled by Mexico that we’re definitely going back.
De Tijuana à Los Cabos, road trip de 16 jours en Basse Californie English translation pending
Bonjour,
Ce carnet de voyage est le compte rendu d’un séjour de 16 jours effectué du 29 avril au 14 mai 2019.
Participants: 2 adultes (63 et 65 ans) Organisation : nous-mêmes en nous basant sur des carnets de voyage, des programmes d’agence, le Lonely Planet en anglais (Baja California et Los Cabos, seul guide un peu complet). Réservation d’hôtels par internet ou par mail. Déplacements : voiture de location. Climat : frais et venteux dans le nord et le long du Pacifique, chaud et sec dans le sud et le long de la mer de Cortes. Formalités / santé :
- Pas de visa nécessaire. - Pas de vaccin à prévoir. Divers :
- Electricité : les prises sont les mêmes qu’aux Etats-Unis (deux fiches plates). Voltage : 110/140 volts. - Décalage horaire avec la France : 9h en Baja California nord - 8h en Baja California sud. - La saison pour l’observation des baleines, parmi les meilleures du monde, s’étend de janvier à avril. Conseils :
- L'eau du robinet est dite potable mais mieux vaut ne pas la boire. - Avoir deux permis de conduire internationaux (gratuits). - Avoir une bonne carte routière et télécharger les cartes sur openstreetmap. - Un 4/4 est inutile pour ce circuit. Nous avons opté pour un SUV, un peu plus haut que les berlines. Il est clair que si on veut sortir complètement des sentiers battus pour aller découvrir des sites uniquement accessibles par pistes, un 4/4 est indispensable.
- Faire le plein d’essence dès qu’il y a une station car il peut ne pas y en avoir sur plus de 200 kilomètres.
- Se méfier des nids de poule, des topes (ralentisseurs) mal ou pas signalés et des troupeaux en liberté le long des routes.

- Se laisser dépasser par les camions qui roulent très vite plutôt que de les avoir dans le dos. - De manière générale, il est préférable de ne pas circuler la nuit. Comme partout dans le monde, il vaut mieux ne rien laisser dans la voiture le soir et se garer dans des endroits éclairés et dans les parkings des hôtels. - Avoir toujours un stock d’eau dans la voiture et quelques provisions (éventuellement dans une petite glacière dont on renouvelle la glace régulièrement dans les supermarchés comme Oxxo). On peut ne pas trouver de restaurant pendant des heures (hors saison en tout cas).
- Avoir suffisamment d’argent liquide, les cartes de crédit ne fonctionnant pas partout. - Prévoir des pourboires de 10 à 15% dans les hôtels et les restaurants.
Nos coups de cœur : - en général, la géologie de la région - la vallée de los Cirios - Bahia de los Angeles - les salines de Guerrero Negro - San Ignacio, son oasis et sa mission - les plages de Bahia Concepcion (Santispac, El Coyote et El Requeson) - la Sierra Giganta et la mission San Javier (Loreto) - l’excursion en bateau à l’île Espiritu Santo (La Paz) - la vieille ville de San Jose del Cabo
Nos bonnes surprises - l’état des routes bien meilleur qu’espéré - la sécurité, en tout cas hors saison. Aucune agressivité, les Mexicains sont très aimables et toujours prêts à aider. - la nourriture tout à fait correcte et n’entraînant pas de troubles digestifs majeurs
Nos regrets ou déceptions : - ne pas avoir pu faire d’excursion pour voir les peintures rupestres - ne pas avoir pu faire de snorkeling à Cabo Pulmo - le manque de jolies villes (les villes traversées sont très laides et n’ont aucune âme) - les promenades sur les malecons n’ont jamais été à la hauteur de nos attentes, surtout à La Paz dont on dit que c’est le plus beau de Basse Californie - La Paz, grande ville peu séduisante - Cabo San Lucas : à fuir
Bilan - Très beau voyage hors des sentiers battus, avec des paysages assez époustouflants. Un petit bémol en ce qui me concerne est le manque de variété (alternance de désert et de plage, peu de jolis villages et manque de visites culturelles), peut-être dû en partie au fait que nous n’avons pas pu faire de visites de grottes de peintures rupestres et que nous n’étions pas à la saison de l’observation des baleines (choix délibéré). - Le fait d’être hors-saison était très agréable et nous a permis de très bien profiter des sites mais il avait aussi ses inconvénients, comme la difficulté d’organiser des excursions accompagnées.
Jour 1 : Bruxelles – Paris – Mexico - Tijuana a.m. : - train pour Paris CDG p.m. : - vol Paris – Mexico - vol Mexico – Tijuana
Train pour Paris CDG. Vol de 11h30 entre Paris et Mexico (Air France – A380). L’aéroport de Mexico est vieux et délabré. Quand on est en transit, il faut récupérer ses bagages et les déposer au fond de la zone de réception des bagages sur un tapis roulant réservé aux correspondances. Douane très rapide. Il ne faut surtout pas se précipiter sur le premier bureau de change dans la zone des bagages où le taux est beaucoup moins intéressant qu’ailleurs. On marche des kilomètres et on prend un train pour accéder à la zone 2 des vols domestiques. Complètement épuisés, on se dit qu’on aurait peut-être mieux fait de loger à côté de l’aéroport de Mexico et de prendre le vol de Tijuana le lendemain. Vol de +/- 3h30 pour Tijuana (Aeromexico) qui nous semble interminable et inconfortable. L’aéroport de Tijuana, par contre, est très moderne et propre. On a rapidement nos bagages. Pas de navette pour aller à l’hôtel. On prend donc un taxi (200 pesos). On se couche à 11 p.m. (heure locale), soit 8 a.m. pour nous ! Nuit à Tijuana (aéroport) Hôtel Hampton Inn, grand hôtel moderne, très confortable, excellente literie, très bonne douche. On ne retiendra pas la vue (entrepôt et chantier) mais bien les superbes photos noir et blanc de Basse Californie.
Jour 2 : Tijuana – San Quintin (6h45) a.m. : - prise de possession de la voiture de location à l’aéroport - route vers Ensenada p.m. : - arrêt à la Bufadora et déjeuner. - route vers San Quintin - nuit à San Quintin
Petit déjeuner à l’hôtel, correct sauf le pain. A 9h, la navette de l’hôtel nous conduit à l’aéroport pour prendre possession de la voiture de location. Service horriblement lent mais personnel très aimable et souriant ne parlant quasiment que l’espagnol. Départ à 10h30 et route vers Ensenada. Les quartiers de Tijuana que nous traversons ne donnent vraiment pas envie de s’attarder. Au niveau de la frontière, on se croirait à Calais avec les files interminables de camions. On longe l’impressionnant mur de fer séparant le Mexique et les USA. Il est constitué d’une énorme grille à laquelle on est en train d’accoler des panneaux métalliques. Tout cela est doublé quelques mètres plus loin par un grillage surmonté de fils de fer barbelés. Clochards ou migrants y vivent sous les ponts dans un état souvent très avancé.

Comme il pleut, on regrette encore moins de ne pas s’attarder ici. La scenic road longe la côte … mais quelle déception ! C’est très construit et mal, beaucoup de bâtiments sont en ruines ou abandonnés. Ce n’est qu’à proximité d’Ensenada que la côte devient plus belle. On fait d’ailleurs un petit arrêt à un point de vue sur une côte sauvage avec falaises et iles au loin. Il fait meilleur et le soleil apparaît.

Vers 13h15, après avoir fait un petit détour, on s’arrête à la Buffadora, un site très touristique au sud d’Ensenada, au bout d’une péninsule. L’endroit est complétement paumé.

On n’avait encore vu quasi aucun touriste, mais là, c’est la foule, dans une rue interminable bordée de boutiques et de petits restos. Et on est hors saison ! Cela s’explique par le fait qu’Ensenada accueille de gros bateaux de croisière.

On arrive enfin à la bufadora, sorte de geyser où l’eau de mer s’engouffre dans une bouche et jaillit de manière inégale.


Les gens se font photographier devant les grandes lettres colorées de ENSENADA. Il semble y en avoir de pareilles dans toutes les villes.

Ça ne vaut peut-être pas le détour mais ça fait un divertissement amusant pour couper la route. C’est tout de même le 2ème plus grand geyser marin du monde. On renonce à un chic resto conseillé dans le Lonely Planet pour manger dans un petit établissement, chez Dona Chuy, où tout est étalé sur un comptoir ouvert sur la rue. Très animé et bon. On y mange des grands coquillages remplis de grosses crevettes chauds et gratinés et des tacos de poisson, tout ça assez bon. Service agréable.

On se laisse déjà tenter par des hamacs/fauteuils très sympas (20 $ pièce après avoir marchandé). On nous en proposera plus tard des moins chers évidemment (10 $) mais notre vendeur était très sympa et parlait français. On reprend la route à 14h35 après s’être bien amusés. Encore une fois, on se dit qu’il ne faut pas se précipiter sur les premières choses qu’on nous propose, comme ici le parking qui est beaucoup plus cher à l’entrée que plus loin.

Enormément de fleurs le long de la route. Après Ensenada, il y a aussi beaucoup de serres avec des légumes mais aussi des fleurs. La route est pleine de trous dont il faut se méfier. Ce n’est pas pour rien qu’il y a tant de vendeurs de pneus le long de la route.

Les camions roulent très vite et il vaut mieux les laisser passer que de les avoir dans le dos. On suit la route des vins et on commence à voir des vignes.



Le relief change et la route passe entre de raides collines bien vertes. Des travaux sur la route nous font perdre beaucoup de temps, heureusement dans un bel endroit. Beaucoup d’oliviers dont on fait la récolte et aussi des cultures de cactus. Sur les collines, on aperçoit parfois de curieux agaves. La route devient vraiment très belle jusqu’à San Antonio del Mar où le paysage redevient plus plat. Enormément de cultures. Mais où va-t-on chercher l’eau, les rivières sont à sec déjà fin avril ? Arrivée à San Quintin vers 18h30. L’hôtel Jardines Baja n’est pas facile à trouver. Il faut prendre la direction de l’hôtel Old Mill, puis la 1ère route non macadamisée à gauche. Comme on s’est trompé, on est allé jusqu’au bout, à un assez bel endroit de bras de mer sur fond de petits volcans aux cratères bien marqués. Etonnant.


Dîner au restaurant de l’hôtel, assez bon. Beaucoup d’Américains ici. Nuit à San Quintin. Hôtel Jardines Baja, superbes jardins sophistiqués et fleuris, jolis patios et terrasses très conviviaux. Grande chambre malheureusement très sombre, normalement équipée. Salle de bain vieillotte mais correcte. Calme absolu.


Ce carnet de voyage est le compte rendu d’un séjour de 16 jours effectué du 29 avril au 14 mai 2019.
Participants: 2 adultes (63 et 65 ans) Organisation : nous-mêmes en nous basant sur des carnets de voyage, des programmes d’agence, le Lonely Planet en anglais (Baja California et Los Cabos, seul guide un peu complet). Réservation d’hôtels par internet ou par mail. Déplacements : voiture de location. Climat : frais et venteux dans le nord et le long du Pacifique, chaud et sec dans le sud et le long de la mer de Cortes. Formalités / santé :
- Pas de visa nécessaire. - Pas de vaccin à prévoir. Divers :
- Electricité : les prises sont les mêmes qu’aux Etats-Unis (deux fiches plates). Voltage : 110/140 volts. - Décalage horaire avec la France : 9h en Baja California nord - 8h en Baja California sud. - La saison pour l’observation des baleines, parmi les meilleures du monde, s’étend de janvier à avril. Conseils :
- L'eau du robinet est dite potable mais mieux vaut ne pas la boire. - Avoir deux permis de conduire internationaux (gratuits). - Avoir une bonne carte routière et télécharger les cartes sur openstreetmap. - Un 4/4 est inutile pour ce circuit. Nous avons opté pour un SUV, un peu plus haut que les berlines. Il est clair que si on veut sortir complètement des sentiers battus pour aller découvrir des sites uniquement accessibles par pistes, un 4/4 est indispensable.
- Faire le plein d’essence dès qu’il y a une station car il peut ne pas y en avoir sur plus de 200 kilomètres.
- Se méfier des nids de poule, des topes (ralentisseurs) mal ou pas signalés et des troupeaux en liberté le long des routes.
- Se laisser dépasser par les camions qui roulent très vite plutôt que de les avoir dans le dos. - De manière générale, il est préférable de ne pas circuler la nuit. Comme partout dans le monde, il vaut mieux ne rien laisser dans la voiture le soir et se garer dans des endroits éclairés et dans les parkings des hôtels. - Avoir toujours un stock d’eau dans la voiture et quelques provisions (éventuellement dans une petite glacière dont on renouvelle la glace régulièrement dans les supermarchés comme Oxxo). On peut ne pas trouver de restaurant pendant des heures (hors saison en tout cas).
- Avoir suffisamment d’argent liquide, les cartes de crédit ne fonctionnant pas partout. - Prévoir des pourboires de 10 à 15% dans les hôtels et les restaurants.
Nos coups de cœur : - en général, la géologie de la région - la vallée de los Cirios - Bahia de los Angeles - les salines de Guerrero Negro - San Ignacio, son oasis et sa mission - les plages de Bahia Concepcion (Santispac, El Coyote et El Requeson) - la Sierra Giganta et la mission San Javier (Loreto) - l’excursion en bateau à l’île Espiritu Santo (La Paz) - la vieille ville de San Jose del Cabo
Nos bonnes surprises - l’état des routes bien meilleur qu’espéré - la sécurité, en tout cas hors saison. Aucune agressivité, les Mexicains sont très aimables et toujours prêts à aider. - la nourriture tout à fait correcte et n’entraînant pas de troubles digestifs majeurs
Nos regrets ou déceptions : - ne pas avoir pu faire d’excursion pour voir les peintures rupestres - ne pas avoir pu faire de snorkeling à Cabo Pulmo - le manque de jolies villes (les villes traversées sont très laides et n’ont aucune âme) - les promenades sur les malecons n’ont jamais été à la hauteur de nos attentes, surtout à La Paz dont on dit que c’est le plus beau de Basse Californie - La Paz, grande ville peu séduisante - Cabo San Lucas : à fuir
Bilan - Très beau voyage hors des sentiers battus, avec des paysages assez époustouflants. Un petit bémol en ce qui me concerne est le manque de variété (alternance de désert et de plage, peu de jolis villages et manque de visites culturelles), peut-être dû en partie au fait que nous n’avons pas pu faire de visites de grottes de peintures rupestres et que nous n’étions pas à la saison de l’observation des baleines (choix délibéré). - Le fait d’être hors-saison était très agréable et nous a permis de très bien profiter des sites mais il avait aussi ses inconvénients, comme la difficulté d’organiser des excursions accompagnées.
Jour 1 : Bruxelles – Paris – Mexico - Tijuana a.m. : - train pour Paris CDG p.m. : - vol Paris – Mexico - vol Mexico – Tijuana
Train pour Paris CDG. Vol de 11h30 entre Paris et Mexico (Air France – A380). L’aéroport de Mexico est vieux et délabré. Quand on est en transit, il faut récupérer ses bagages et les déposer au fond de la zone de réception des bagages sur un tapis roulant réservé aux correspondances. Douane très rapide. Il ne faut surtout pas se précipiter sur le premier bureau de change dans la zone des bagages où le taux est beaucoup moins intéressant qu’ailleurs. On marche des kilomètres et on prend un train pour accéder à la zone 2 des vols domestiques. Complètement épuisés, on se dit qu’on aurait peut-être mieux fait de loger à côté de l’aéroport de Mexico et de prendre le vol de Tijuana le lendemain. Vol de +/- 3h30 pour Tijuana (Aeromexico) qui nous semble interminable et inconfortable. L’aéroport de Tijuana, par contre, est très moderne et propre. On a rapidement nos bagages. Pas de navette pour aller à l’hôtel. On prend donc un taxi (200 pesos). On se couche à 11 p.m. (heure locale), soit 8 a.m. pour nous ! Nuit à Tijuana (aéroport) Hôtel Hampton Inn, grand hôtel moderne, très confortable, excellente literie, très bonne douche. On ne retiendra pas la vue (entrepôt et chantier) mais bien les superbes photos noir et blanc de Basse Californie.
Jour 2 : Tijuana – San Quintin (6h45) a.m. : - prise de possession de la voiture de location à l’aéroport - route vers Ensenada p.m. : - arrêt à la Bufadora et déjeuner. - route vers San Quintin - nuit à San Quintin
Petit déjeuner à l’hôtel, correct sauf le pain. A 9h, la navette de l’hôtel nous conduit à l’aéroport pour prendre possession de la voiture de location. Service horriblement lent mais personnel très aimable et souriant ne parlant quasiment que l’espagnol. Départ à 10h30 et route vers Ensenada. Les quartiers de Tijuana que nous traversons ne donnent vraiment pas envie de s’attarder. Au niveau de la frontière, on se croirait à Calais avec les files interminables de camions. On longe l’impressionnant mur de fer séparant le Mexique et les USA. Il est constitué d’une énorme grille à laquelle on est en train d’accoler des panneaux métalliques. Tout cela est doublé quelques mètres plus loin par un grillage surmonté de fils de fer barbelés. Clochards ou migrants y vivent sous les ponts dans un état souvent très avancé.

Comme il pleut, on regrette encore moins de ne pas s’attarder ici. La scenic road longe la côte … mais quelle déception ! C’est très construit et mal, beaucoup de bâtiments sont en ruines ou abandonnés. Ce n’est qu’à proximité d’Ensenada que la côte devient plus belle. On fait d’ailleurs un petit arrêt à un point de vue sur une côte sauvage avec falaises et iles au loin. Il fait meilleur et le soleil apparaît.

Vers 13h15, après avoir fait un petit détour, on s’arrête à la Buffadora, un site très touristique au sud d’Ensenada, au bout d’une péninsule. L’endroit est complétement paumé.

On n’avait encore vu quasi aucun touriste, mais là, c’est la foule, dans une rue interminable bordée de boutiques et de petits restos. Et on est hors saison ! Cela s’explique par le fait qu’Ensenada accueille de gros bateaux de croisière.

On arrive enfin à la bufadora, sorte de geyser où l’eau de mer s’engouffre dans une bouche et jaillit de manière inégale.


Les gens se font photographier devant les grandes lettres colorées de ENSENADA. Il semble y en avoir de pareilles dans toutes les villes.

Ça ne vaut peut-être pas le détour mais ça fait un divertissement amusant pour couper la route. C’est tout de même le 2ème plus grand geyser marin du monde. On renonce à un chic resto conseillé dans le Lonely Planet pour manger dans un petit établissement, chez Dona Chuy, où tout est étalé sur un comptoir ouvert sur la rue. Très animé et bon. On y mange des grands coquillages remplis de grosses crevettes chauds et gratinés et des tacos de poisson, tout ça assez bon. Service agréable.

On se laisse déjà tenter par des hamacs/fauteuils très sympas (20 $ pièce après avoir marchandé). On nous en proposera plus tard des moins chers évidemment (10 $) mais notre vendeur était très sympa et parlait français. On reprend la route à 14h35 après s’être bien amusés. Encore une fois, on se dit qu’il ne faut pas se précipiter sur les premières choses qu’on nous propose, comme ici le parking qui est beaucoup plus cher à l’entrée que plus loin.

Enormément de fleurs le long de la route. Après Ensenada, il y a aussi beaucoup de serres avec des légumes mais aussi des fleurs. La route est pleine de trous dont il faut se méfier. Ce n’est pas pour rien qu’il y a tant de vendeurs de pneus le long de la route.

Les camions roulent très vite et il vaut mieux les laisser passer que de les avoir dans le dos. On suit la route des vins et on commence à voir des vignes.



Le relief change et la route passe entre de raides collines bien vertes. Des travaux sur la route nous font perdre beaucoup de temps, heureusement dans un bel endroit. Beaucoup d’oliviers dont on fait la récolte et aussi des cultures de cactus. Sur les collines, on aperçoit parfois de curieux agaves. La route devient vraiment très belle jusqu’à San Antonio del Mar où le paysage redevient plus plat. Enormément de cultures. Mais où va-t-on chercher l’eau, les rivières sont à sec déjà fin avril ? Arrivée à San Quintin vers 18h30. L’hôtel Jardines Baja n’est pas facile à trouver. Il faut prendre la direction de l’hôtel Old Mill, puis la 1ère route non macadamisée à gauche. Comme on s’est trompé, on est allé jusqu’au bout, à un assez bel endroit de bras de mer sur fond de petits volcans aux cratères bien marqués. Etonnant.


Dîner au restaurant de l’hôtel, assez bon. Beaucoup d’Américains ici. Nuit à San Quintin. Hôtel Jardines Baja, superbes jardins sophistiqués et fleuris, jolis patios et terrasses très conviviaux. Grande chambre malheureusement très sombre, normalement équipée. Salle de bain vieillotte mais correcte. Calme absolu.



Nos premiers pas en Inde, deux semaines au Ladakh et à Agra English translation pending
Nos premiers pas en Inde, deux semaines au Ladakh et à Agra
Novembre 2017, nous étions en train de réfléchir à nos vacances d’été 2018, mais nous n’arrivions pas à nous décider sur la destination. Le sud argentin, trop froid et trop loin pour deux semaines, Bali, trop de monde en juillet-août, Alaska et Hawaï, également trop loin… Je me suis souvenue que Jean-François (Max68) était parti en Mongolie. Je l’ai contacté par MP, afin d’en savoir plus. Il m’a expliqué deux-trois choses dans un premier message et m’a renvoyé un deuxième où il a écrit : « J’ai une proposition qui répond à tous tes critères… Le Ladakh. »
Le Ladakh ? Euh, ça doit être vers l’Himalaya, mais je n’arrivais pas du tout à situer cette région.😊 Google a été d’une grande aide… Eh oui, le Ladakh se trouve au nord de l’Inde, à la frontière du Pakistan et de la Chine. Les photos des paysages trouvées sur Google Image sont magnifiques. J’ai lu deux carnets sur le forum et j’ai proposé la destination à mon mari.
Le Ladakh, on peut y faire des randonnées, même un trek, faire des visites de monastères, découvrir une autre culture. C’est dans la poche, Benoît, mon mari, était tout de suite partant.🙂
Nous avons vite compris que nous ne pourrons pas louer une voiture pour nos déplacements. Soit, nous nous déplacerons avec les transports publics ou nous devrons prendre un chauffeur. Nous avons fait une très bonne expérience en Ouganda avec notre chauffeur et le guide, nous nous sommes décidés pour cette solution.
Nos expériences, avec l’agence Tourmaline en Namibie, étaient excellentes, nous avons donc décidé de contacter une agence sur place. Notre choix s’est porté sur Ju-Leh.
Dawa, jeune femme ladakhi, a répondu rapidement à mon premier mail. L’échange s’est fait en français, les réponses ont toujours été très détaillées et à chacun de mes nombreux mails, j’avais une réponse dans les 24 heures et le plus souvent dans la journée.🙂 Dawa m’a fait une première proposition et m’a conseillé de faire un trek. Notre circuit a rapidement pris forme, nous ferons quelques randonnées de 3-4 heures et un trek de 4 jours. Nous visiterons plusieurs monastères, la région du lac Pangong et la vallée de la Nubra.
Nous avons décidé de prendre un guide pour tout le séjour. Il s’avérera que nous avons bien fait. Bien sûr, il est tout à fait possible de visiter les monastères sans guide, mais pour comprendre le Bouddhisme, reconnaître les différents Bouddhas, apprécier les peintures, etc. il est, à notre avis, indispensable d’avoir une personne qui donne des explications. Sans guide, je pense que nous n’aurions pas autant apprécié les visites des nombreux monastères.
De plus, Rigzen, notre jeune guide était d’une gentillesse incroyable, au petit soin avec nous et nous avons aussi bien rigolé avec lui.😎 Il nous a permis de faire des rencontres que nous n’aurions pas pu faire sans lui. Nos chauffeurs, nous en avons eu quatre pour tout le voyage, étaient également très sympathiques.
Un peu plus tard, le voyage était plus au moins organisé, un couple d’amis s’est joint à notre projet. Il a fallu choisir les hôtels. Dawa m’a transmis une liste avec les hôtels et chambres de plusieurs catégories à Leh. Il est vite devenu clair, nous ne sommes pas faits pour les hôtels une, deux et trois étoiles à Leh.😊 Les retours sur TripAdvisor (pas d’eau, pas d’eau chaude, draps pas changés entre les clients, chambres sales, nourriture immangeable au petit déjeuner, etc.) nous ont fait vite comprendre qu’il fallait chercher dans la catégorie au-dessus. Nous n’étions pas du tout obligés de prendre un hôtel de la liste de l’agence, nous pouvions sans autre choisir un autre.
Dawa a très bien compris ce que nous désirons et nous a fait des propositions d’hôtels pour les vallées. L’Apricot Tree Hotel proche de Lamayuru s’avérera un excellent choix. Dawa m’a dit qu’il est plus difficile de trouver des « bons » hôtels à Hunder dans la vallée de la Nubra et nous a proposé l’hôtel Karma Inn. Elle m’a précisé qu’il ne sera pas à la hauteur de l’Apricot Tree, mais le choix d’hôtel est restreint à Hunder.
En ce qui concerne nos nuitées à Leh, nous avons trouvé notre bonheur avec le Gomang Boutique Hotel. Cet hôtel a de très bonnes notes sur TripAdvisor et il le mérite largement. Il n’est pas bon marché, mais le rapport qualité-prix est bien là.
Pour le trek, nous nous sommes décidés pour les Homestays, afin de pouvoir vivre des moments privilégiés avec les familles. L’expérience peut être très sympa, notre troisième Homestay, mais peut aussi être difficile. En effet, la propreté et l’hygiène du deuxième Homestay laissait vraiment à désirer.😐 De plus, nous qui pensions vivre des moments exceptionnels avec les familles, nous avons été bien déçus. L’un des Homestays était une « usine » à touristes, aucun contact avec le propriétaire et dans l’autre, le contact était très difficile à établir avec la famille.😕 Plus de détails dans le récit à venir. A refaire, nous prendrions l’option tente avec un cuisinier. En effet, je préférerais dormir dans ma tente, dans mon sac de couchage, sur mon matelas.
Dawa nous a proposé de prendre l’option « Horseman » pour le trek, afin de ne pas devoir porter nos affaires. Très bien, je ne me voyais pas trop porter un gros sac à dos pendant tout le trek. Nous aurons donc des ânes ou des chevaux qui porterons nos bagages.
Nos amis ont l’habitude de passer par une agence pour faire les réservations de leurs voyages. Nous avons pris nos billets d’avion dans cette agence et nous y avons aussi réservé notre séjour à Agra. J’ai trouvé le séjour à Agra un peu cher, mais quand on voyage avec d’autres personnes, il faut faire des compromis. Pour l’avion, nous voulions avoir tous les vols sur le même billet. Nous avons donc pris Etihad qui a un accord avec Jet Airways. Très bon choix, je conseille cette combinaison.
Nous avons consulté un médecin au CHUV à Lausanne, plus précisément un médecin de l’institut de voyage. Nous avions quelques questions au sujet du mal de montagne, prévention, médicaments, etc. Le médecin nous a fortement déconseillé la prise de Diamox et nous a donné quelques conseils pour mieux nous adapter (aller en altitude avant de partir, boire beaucoup, mais vraiment beaucoup, se reposer le premier jour et aller mollo les jours suivants, pas d’alcool les premiers jours…)
Dans le carnet, vous trouverez notre vécu et nos impressions jour par jour et j’essaierai aussi de vous transmettre quelques explications sur les monastères que nous avons reçues de notre guide et celles que nous avons eu dans notre road book. J’espère que j’ai bien retenu les explications et qu’il n’y a pas trop d’erreurs. J’ai pris des notes chaque soir, mais il est parfois difficile de ne pas mélanger les différentes visites des temples.
Novembre 2017, nous étions en train de réfléchir à nos vacances d’été 2018, mais nous n’arrivions pas à nous décider sur la destination. Le sud argentin, trop froid et trop loin pour deux semaines, Bali, trop de monde en juillet-août, Alaska et Hawaï, également trop loin… Je me suis souvenue que Jean-François (Max68) était parti en Mongolie. Je l’ai contacté par MP, afin d’en savoir plus. Il m’a expliqué deux-trois choses dans un premier message et m’a renvoyé un deuxième où il a écrit : « J’ai une proposition qui répond à tous tes critères… Le Ladakh. »
Le Ladakh ? Euh, ça doit être vers l’Himalaya, mais je n’arrivais pas du tout à situer cette région.😊 Google a été d’une grande aide… Eh oui, le Ladakh se trouve au nord de l’Inde, à la frontière du Pakistan et de la Chine. Les photos des paysages trouvées sur Google Image sont magnifiques. J’ai lu deux carnets sur le forum et j’ai proposé la destination à mon mari.
Le Ladakh, on peut y faire des randonnées, même un trek, faire des visites de monastères, découvrir une autre culture. C’est dans la poche, Benoît, mon mari, était tout de suite partant.🙂
Nous avons vite compris que nous ne pourrons pas louer une voiture pour nos déplacements. Soit, nous nous déplacerons avec les transports publics ou nous devrons prendre un chauffeur. Nous avons fait une très bonne expérience en Ouganda avec notre chauffeur et le guide, nous nous sommes décidés pour cette solution.
Nos expériences, avec l’agence Tourmaline en Namibie, étaient excellentes, nous avons donc décidé de contacter une agence sur place. Notre choix s’est porté sur Ju-Leh.
Dawa, jeune femme ladakhi, a répondu rapidement à mon premier mail. L’échange s’est fait en français, les réponses ont toujours été très détaillées et à chacun de mes nombreux mails, j’avais une réponse dans les 24 heures et le plus souvent dans la journée.🙂 Dawa m’a fait une première proposition et m’a conseillé de faire un trek. Notre circuit a rapidement pris forme, nous ferons quelques randonnées de 3-4 heures et un trek de 4 jours. Nous visiterons plusieurs monastères, la région du lac Pangong et la vallée de la Nubra.
Nous avons décidé de prendre un guide pour tout le séjour. Il s’avérera que nous avons bien fait. Bien sûr, il est tout à fait possible de visiter les monastères sans guide, mais pour comprendre le Bouddhisme, reconnaître les différents Bouddhas, apprécier les peintures, etc. il est, à notre avis, indispensable d’avoir une personne qui donne des explications. Sans guide, je pense que nous n’aurions pas autant apprécié les visites des nombreux monastères.
De plus, Rigzen, notre jeune guide était d’une gentillesse incroyable, au petit soin avec nous et nous avons aussi bien rigolé avec lui.😎 Il nous a permis de faire des rencontres que nous n’aurions pas pu faire sans lui. Nos chauffeurs, nous en avons eu quatre pour tout le voyage, étaient également très sympathiques.
Un peu plus tard, le voyage était plus au moins organisé, un couple d’amis s’est joint à notre projet. Il a fallu choisir les hôtels. Dawa m’a transmis une liste avec les hôtels et chambres de plusieurs catégories à Leh. Il est vite devenu clair, nous ne sommes pas faits pour les hôtels une, deux et trois étoiles à Leh.😊 Les retours sur TripAdvisor (pas d’eau, pas d’eau chaude, draps pas changés entre les clients, chambres sales, nourriture immangeable au petit déjeuner, etc.) nous ont fait vite comprendre qu’il fallait chercher dans la catégorie au-dessus. Nous n’étions pas du tout obligés de prendre un hôtel de la liste de l’agence, nous pouvions sans autre choisir un autre.
Dawa a très bien compris ce que nous désirons et nous a fait des propositions d’hôtels pour les vallées. L’Apricot Tree Hotel proche de Lamayuru s’avérera un excellent choix. Dawa m’a dit qu’il est plus difficile de trouver des « bons » hôtels à Hunder dans la vallée de la Nubra et nous a proposé l’hôtel Karma Inn. Elle m’a précisé qu’il ne sera pas à la hauteur de l’Apricot Tree, mais le choix d’hôtel est restreint à Hunder.
En ce qui concerne nos nuitées à Leh, nous avons trouvé notre bonheur avec le Gomang Boutique Hotel. Cet hôtel a de très bonnes notes sur TripAdvisor et il le mérite largement. Il n’est pas bon marché, mais le rapport qualité-prix est bien là.
Pour le trek, nous nous sommes décidés pour les Homestays, afin de pouvoir vivre des moments privilégiés avec les familles. L’expérience peut être très sympa, notre troisième Homestay, mais peut aussi être difficile. En effet, la propreté et l’hygiène du deuxième Homestay laissait vraiment à désirer.😐 De plus, nous qui pensions vivre des moments exceptionnels avec les familles, nous avons été bien déçus. L’un des Homestays était une « usine » à touristes, aucun contact avec le propriétaire et dans l’autre, le contact était très difficile à établir avec la famille.😕 Plus de détails dans le récit à venir. A refaire, nous prendrions l’option tente avec un cuisinier. En effet, je préférerais dormir dans ma tente, dans mon sac de couchage, sur mon matelas.
Dawa nous a proposé de prendre l’option « Horseman » pour le trek, afin de ne pas devoir porter nos affaires. Très bien, je ne me voyais pas trop porter un gros sac à dos pendant tout le trek. Nous aurons donc des ânes ou des chevaux qui porterons nos bagages.
Nos amis ont l’habitude de passer par une agence pour faire les réservations de leurs voyages. Nous avons pris nos billets d’avion dans cette agence et nous y avons aussi réservé notre séjour à Agra. J’ai trouvé le séjour à Agra un peu cher, mais quand on voyage avec d’autres personnes, il faut faire des compromis. Pour l’avion, nous voulions avoir tous les vols sur le même billet. Nous avons donc pris Etihad qui a un accord avec Jet Airways. Très bon choix, je conseille cette combinaison.
Nous avons consulté un médecin au CHUV à Lausanne, plus précisément un médecin de l’institut de voyage. Nous avions quelques questions au sujet du mal de montagne, prévention, médicaments, etc. Le médecin nous a fortement déconseillé la prise de Diamox et nous a donné quelques conseils pour mieux nous adapter (aller en altitude avant de partir, boire beaucoup, mais vraiment beaucoup, se reposer le premier jour et aller mollo les jours suivants, pas d’alcool les premiers jours…)
Dans le carnet, vous trouverez notre vécu et nos impressions jour par jour et j’essaierai aussi de vous transmettre quelques explications sur les monastères que nous avons reçues de notre guide et celles que nous avons eu dans notre road book. J’espère que j’ai bien retenu les explications et qu’il n’y a pas trop d’erreurs. J’ai pris des notes chaque soir, mais il est parfois difficile de ne pas mélanger les différentes visites des temples.
Carnet de voyage de 22 jours au Vietnam English translation pending
Bonjour a tous,
Revenu depuis 4 mois d'un magnifique voyage au Vietnam, j'ai eu l'envie d'essayer de vous faire partager cette expérience magnifique en la couchant par écrit sur un carnet de voyage.
Cela va me permettre de revivre ce voyage et de faire partager ma (petite) experience sur le Vietnam.
Alors, bien sûr, je ne suis pas un expert de la destination. Bien sur, je ne peux parler que de ma propre expérience et je ne m’érige pas un spécialiste du pays, mais si je peux aider ne serait-ce qu'un tout petit peu à vous donner envie d'y aller, je serais très heureux.😄
Pour commencer, je vais parler un peu de nous et surtout du parcours.
Nous sommes une famille de 4, les parents et les 2 enfants de 18 et 15 ans, nous habitons en Israël depuis 11 ans maintenant.
Pour construire notre parcours, nous nous sommes basés sur le Guide Vert, les différentes suggestions que j'ai trouvé sur ce Forum et sur une agence locale.
Petit aparté sur le besoin d'une agence locale et ceci n'engage encore une fois que moi. Je suis convaincu qu'on peut faire un très beau voyage au Vietnam sans passer par une agence locale. MAIS, quand on a envie d'optimiser son temps, de voyager dans des conditions confortables et qu'on a les moyens de s'offrir ce service, je trouve que c'est une option très intéressante.
Notre parcours : J0-J1 : Voyage TLV-HANOI (via Hong-Kong) J2 : Visite complète d’Hanoi – train de nuit pour Sapa J3 : Bac Ha – nuit chez l’habitant J4 : Trek autour de Bac Ha – nuit chez l’habitant J5 : Marche de Can Cau – transfert vers Sapa – Trek vers Sa Seng et nuit chez l’habitant J6 : Treks autour de Sa Seng – Nuit a Sapa J7 : Trek dans la vallée de Sapa – Retour en minibus sur Hanoï – nuit à Hanoï J8 : Départ pour l’ile de Cat Ba – Embarquement sur une Jonque privée et départ vers la Baie de Lan Ha – nuit sur la Jonque J9 : Croisière dans la baie de Lan Ha – nuit sur la Jonque J10 : Retour sur l’ile de Cat Ba – Transfert vers la Baie d’Halong Terrestre – Nuit à Tam Coc J11 : Visite de la Baie d’Halong Terrestre - Nuit à Tam Coc J12 : Visite de Hoa Lu – Retour sur Hanoï - Nuit à Hanoï J13 : Vol pour Hué – Visite des tombeaux des anciens empereurs - Nuit à Hué J14 : Visite de la citadelle de Hué – Route vers Hoi An par le Col des Nuages et la Montagne de Marbre - Nuit à Hoi An J15 : Balade en Vélo autour de Hoi An et visite de la ville - Nuit à Hoi An J16 : Visite de MySon – Transfert vers Danang et vol pour Saigon – Nuit à Saigon J17 : Visite de Saigon J18 : Départ pour le Delta du Mékong et balade en barque – Nuit à Ben Tre J19 : Balade en Vélo sur l’ile de Quo Thien – Route vers Can Tho J20 : Marché flottant de Cai Rang – Route vers Chau Doc et visite de la Réserve Naturelle de Tra Su – Nuit à Chau Doc J21 : Route vers Saigon - Nuit à Saïgon J22 : Vol retour Saïgon-TLV (via Hong Kong)
Alors, en image cela donne ça :

Voila, j’espère que le sujet va vous intéresser, je poste la suite dès que possible.
Revenu depuis 4 mois d'un magnifique voyage au Vietnam, j'ai eu l'envie d'essayer de vous faire partager cette expérience magnifique en la couchant par écrit sur un carnet de voyage.
Cela va me permettre de revivre ce voyage et de faire partager ma (petite) experience sur le Vietnam.
Alors, bien sûr, je ne suis pas un expert de la destination. Bien sur, je ne peux parler que de ma propre expérience et je ne m’érige pas un spécialiste du pays, mais si je peux aider ne serait-ce qu'un tout petit peu à vous donner envie d'y aller, je serais très heureux.😄
Pour commencer, je vais parler un peu de nous et surtout du parcours.
Nous sommes une famille de 4, les parents et les 2 enfants de 18 et 15 ans, nous habitons en Israël depuis 11 ans maintenant.
Pour construire notre parcours, nous nous sommes basés sur le Guide Vert, les différentes suggestions que j'ai trouvé sur ce Forum et sur une agence locale.
Petit aparté sur le besoin d'une agence locale et ceci n'engage encore une fois que moi. Je suis convaincu qu'on peut faire un très beau voyage au Vietnam sans passer par une agence locale. MAIS, quand on a envie d'optimiser son temps, de voyager dans des conditions confortables et qu'on a les moyens de s'offrir ce service, je trouve que c'est une option très intéressante.
Notre parcours : J0-J1 : Voyage TLV-HANOI (via Hong-Kong) J2 : Visite complète d’Hanoi – train de nuit pour Sapa J3 : Bac Ha – nuit chez l’habitant J4 : Trek autour de Bac Ha – nuit chez l’habitant J5 : Marche de Can Cau – transfert vers Sapa – Trek vers Sa Seng et nuit chez l’habitant J6 : Treks autour de Sa Seng – Nuit a Sapa J7 : Trek dans la vallée de Sapa – Retour en minibus sur Hanoï – nuit à Hanoï J8 : Départ pour l’ile de Cat Ba – Embarquement sur une Jonque privée et départ vers la Baie de Lan Ha – nuit sur la Jonque J9 : Croisière dans la baie de Lan Ha – nuit sur la Jonque J10 : Retour sur l’ile de Cat Ba – Transfert vers la Baie d’Halong Terrestre – Nuit à Tam Coc J11 : Visite de la Baie d’Halong Terrestre - Nuit à Tam Coc J12 : Visite de Hoa Lu – Retour sur Hanoï - Nuit à Hanoï J13 : Vol pour Hué – Visite des tombeaux des anciens empereurs - Nuit à Hué J14 : Visite de la citadelle de Hué – Route vers Hoi An par le Col des Nuages et la Montagne de Marbre - Nuit à Hoi An J15 : Balade en Vélo autour de Hoi An et visite de la ville - Nuit à Hoi An J16 : Visite de MySon – Transfert vers Danang et vol pour Saigon – Nuit à Saigon J17 : Visite de Saigon J18 : Départ pour le Delta du Mékong et balade en barque – Nuit à Ben Tre J19 : Balade en Vélo sur l’ile de Quo Thien – Route vers Can Tho J20 : Marché flottant de Cai Rang – Route vers Chau Doc et visite de la Réserve Naturelle de Tra Su – Nuit à Chau Doc J21 : Route vers Saigon - Nuit à Saïgon J22 : Vol retour Saïgon-TLV (via Hong Kong)
Alors, en image cela donne ça :

Voila, j’espère que le sujet va vous intéresser, je poste la suite dès que possible.
Retour en Russie pour un mois (Moscou, Saint-Pétersbourg, Rostov-le-Grand) et Tallinn - Helsinki English translation pending
Me voilà revenue d’un voyage d’un mois pile. 24 jours en Russie et une semaine entre Tallinn et Helsinki. Des pays somme toute plutôt différents !
La visite de Tallinn et d’Helsinki n’était pas au programme j’ai donc découvert ces villes dans un contexte un peu particulier ! En effet, comme une idiote je me suis trompée dans la date de mon vol retour ! Les billets retour-simple Air France étant hors de prix (290 € chacun!), nous avons décidé de reprendre un vol nettement moins onéreux depuis Helsinki avec la compagnie Norwegian (70 € !) ; et d’en profiter pour découvrir également Tallinn.
Plutôt que de mettre l’argent dans un simple vol retour, on pouvait visiter deux villes pour à peine plus cher au global, autant en profiter ! Puis rester à Tallinn revenait bien moins cher qu’à Helsinki…
Bien sûr je raconterai tout ça en détail !
Pour en rajouter une couche avec mes boulettes, le jour du retour mon liquide démaquillant s’est renversé dans ma valise cabine (c’est çà d’être coquette, oups!) signant ainsi l’arrêt de mort de mon ordi… Heureusement j'ai pu m'en procurer un autre, je vais donc pouvoir rédiger tranquillement ce carnet 😛
Ce premier post concernera plutôt mes impressions et quelques aspects pratiques et un résumé de ce que nous avons vu. Le reste viendra après...
En attendant, vous pouvez déjà consulter mes précédents articles sur la Russie, sur mon blog, ou bien mon premier carnet de voyage.
www.lasourisglobe-trotteuse.fr/voyage-russie/
voyageforum.com/...ost=8256849;#8256849
Pour ceux intéressés uniquement par Tallinn et Helsinki, ça commence là : voyageforum.com/v.f?post=9243964;a=9243964
AVANT LE DÉPART Ceci étant un second séjour en Russie, à plus ou moins un an d’intervalle de date à date (ce qui m’a valu de confondre justement) nous étions rôdés :- un AR Air France à 213€ chacun pour un tarif sans bagage en soute, soit moins cher que l’an dernier (305), tant mieux !- un voucher obtenu via Russie Autrement (gratuit pour les blogueurs).- attestation d’assurance via nos cartes bancaires, demandées en ligne. - le tout déposé chez Action Visas à Paris.
Je ne vais pas entrer dans les détails j’explique toute la procédure sur mon blog :
www.lasourisglobe-trotteuse.fr/...isa-tourisme-...
LE PARCOURS Estimant ne pas avoir vu tout ce qui nous intéressait à Moscou et Saint-Pétersbourg, nous y avons repassé respectivement 9 et 11 jours (on aime prendre notre temps…), mais étant désireux de découvrir autre chose nous avons passé deux jours à Rostov-le-Grand.Le séjour s’est découpé ainsi :
- Arrivée à Saint-Pétersbourg, 3 jours pleins, puis départ pour Moscou en train rapide Sapsan (4h). 2 jours pleins à Moscou puis 2 jours et demi à Rostov (deux nuits), AR Moscou-Rostov en train express (2h30) .
De nouveau une semaine pleine à Moscou, trajet en Sapsan puis 8 jours à Saint-Pétersbourg, dont une journée en plus du coup… (qui compte pour moitié)
En supplément : train Allegro pour Helsinki et bateau pour Tallinn dans la foulée. 3 jours pleins à Tallinn, bateau pour Helsinki et deux nuits dans la capitale finlandaise (un jour et demi sur place)
HÉBERGEMENTS Comme souvent nous sommes passés par le site Airbnb et n’avons pas été déçus.
- Joli et assez grand deux pièces à Saint-Pétersbourg pour 24€/nuit, au calme sur cour, tout équipé et avec une hôte très sympathique, arrangeante et aidante. Une de mes meilleures expériences à ce jour… situé rue Rubinstein, rue animée avec des bars et des restos, juste après la Fontanka et à deux pas de Nevski donc plutôt pratique, et à deux pas du métro. - T1 «soviétique» à Moscou, un peu resté dans son jus mais confortable, au calme et très bien placé, à côté du métro Paveletskaya sur les lignes 2 et 5 (lignes très pratiques) à 2 km au sud du Kremlin et 1 km de la galerie Tretiakov. 35€/nuit pour les 3 premières nuits puis 25 quand nous y sommes retournés pour une semaine. Hôte arrangeant, pendant notre escapade de deux nuits à Rostov nous avons pu laisser un bagage, et avons pu partir à 15h30 le jour du départ.
- Petit hôtel (Lion hotel) à Rostov, 20€/nuit pour une chambre double correcte et refaite à neuf avec salle d’eau, en plein centre face au Kremlin, petit déjeuner inclus. Bon cela confirme que je préfère louer des apparts mais bon rapport qualité/prix.
- Première nuit réservée à l’arrache à Tallinn dans un hôtel pas cher près du port et pas trop loin de la vieille ville. Pas trop eu le choix… 36€/nuit pour une petite chambre avec deux lits simples et une salle d’eau, mais surtout un petit dej avec buffet à volonté donc ça c’était sympa ! Nous sommes de toute façon arrivés à 1h du mat donc peu nous importait.
- 3 nuits dans un petit studio sympa à 15 mn à pied de la vieille ville pour 33€/nuit je crois. Bon accueil et bon plan de notre hôte d’origine italienne, juste un bémol sur le bruit de la route et les rideaux quasi inutiles. Réservation à l’arrache la veille donc bon…
- Joli petit deux pièces à Helsinki, sur cour, bien placé à deux pas du bord de mer et 10 mn du centre. Hôte très sympa. 116€ pour deux nuits tout compris (frais Airbnb et frais de ménage), le meilleur rapport qualité/prix quand on a cherché et bon prix pour Helsinki où les hébergements sont chers.
TRANSPORTS SUR PLACE - Environ 40€ de Sapsan chacun pour un AR entre Saint-Pétersbourg et Moscou, en classe éco.
- 20€ par personne pour l’AR en train express Moscou-Rostov. Tout fut acheté sur le site officiel des chemins de fer russes environ un mois avant le départ.
- 70€ chacun pour le trajet simple en train Allegro entre Saint-Pétersbourg et Helsinki, mais les billets furent achetés la veille donc forcément plus chers… Ce fut une expérience intéressante et nous comptions la vivre un jour de toute façon ! Contrôle des passeports à bord !
Article détaillé sur le train Allegro ici :
https://www.lasourisglobe-trotteuse.fr/train-allegro-helsinki-a-saint-petersbourg-prix-conseils-photos/
- 70€ chacun pour l’AR en bateau entre Helsinki et Tallinn avec la compagnie Tallink. Traversée en ferry agréable. Billets achetés la veille mais les prix n’ont pas l’air de trop bouger, par contre c’est plus cher le week-end, nous avons pu éviter.
- Pour la fin, 70€ chacun de billets Norwegian Helsinki-Paris, achetés une semaine avant.
BUDGET SUR PLACE Nous avons dépensé environ 1400€ sur place pendant ce mois de vadrouille. Ceci inclut surtout les repas, quasi tous pris à l'extérieur (sauf les déjeuners à Moscou et Helsinki), les transports locaux (métro tous les jours à Moscou, quelques fois le bus à Saint-Pétersbourg) et bien sûr les visites, surtout des musées et des palais. Honnêtement, pas de folies ! Plus quelques bricoles à ramener, des petites choses pas très chères (un sac en toile, un calendrier, des magnets, une boite faussement laquée...)
Globalement nous avons profité du rouble assez faible, avec un taux moyen de 78 roubles pour 1€, contre 68 l'an dernier, donc une petite augmentation du pouvoir d'achat.
NOURRITURE Le plus gros du budget donc ! Nous avons alterné avec quelques cafétérias vraiment pas chères à Saint-Pétersbourg (il y en a partout), la chaine très typique de crêpes Teremok (ils font aussi les soupes, salades et pelmenis) surtout pour le déjeuner, et quelques restos moyen de gamme certains soirs. Surtout des restaurants géorgiens, une des cuisine préférée des Russes ! A Moscou et Saint-Pétersbourg nous avons diné pour environ 20-25€ à deux.
A Rostov ce fut différent, nous avons enfin trouvé des restaurants de cuisine russe et les écarts de prix avec les deux "capitales" sont flagrants ! A titre d'exemple nous avons fait un très bon repas avec deux plats parmi les plus chers, deux boissons, un gros desserts à partager, pour... 8€ à deux ! Le retour à Moscou fut douloureux, hum. Il semble un peu compliqué de trouver des restos de cuisine russe dans les deux principales villes, qui ne soient pas à destination des touristes, hélas.
A Tallinn nous avons été étonnés de voir des prix très proches de ceux de la France (pas le cas du salaire moyen...) voire proches de ceux de Paris dans la vieille ville ! Nous avons tout de même réussi à trouver des bons plans, donc au final pas trop de dépenses (cantine de centre commercial à 5€ le plat, crêpes géantes dans le centre, burgers, nouilles chinoises à 5€)
Évidemment ce fut un peu moins facile à Helsinki mais on s'est débrouillé (buffet à volonté boissons incluses pour 13€ chacun, pizzas 10-12€ le dernier soir)
RÉSUMÉ DES VISITES Ne s’agissant pas d’un premier séjour nous avons pu approfondir nos connaissances des deux villes, donc peu d’ « incontournables » cette fois, du moins à Moscou. Nous nous sommes de nouveau baladés à Saint-Pétersbourg, au soleil (nous n’avions pas vu toute la ville au soleil l’année précédente) et avons complété avec les musées et palais. Séjour très « culturel » donc, alors qu’à Moscou nous avons privilégié les parcs et les monastères (entre autres).
En gros à Saint-Pétersbourg nous avons vu les palais Youssoupov (le plus beau de la ville selon nous), Menchikov (le plus ancien), Stroganov, le palais de marbre et le château des Ingénieurs.
En musées nous avons de nouveau arpenté l'Ermitage ainsi que le bâtiment de l'Etat major en face, où se trouvent les toiles impressionnistes et "avant-gardistes" (Picasso, Gauguin, Matisse...) et avons complété avec le musée Russe, grand musée de peinture, sculpture, et artisanat russe, et avons découvert l'étonnante Kunstkamera, "cabinet des curiosités" de Pierre le Grand.

A Moscou, nous avons donc été voir:
- Le domaine de Kolomenskoye, listé au patrimoine mondial de l'UNESCO et son étonnant palais de bois reconstruit (lieu de naissance de Pierre le Grand) avec ses églises anciennes et bâtiments en bois
- Le domaine royal de Tsaristyno et son palais
- Le parc Gorki, plus central (une partie)
- L'esplanade du VDNKh (prononcé VDNra) et ses pavillons dédiés aux anciennes républiques soviétiques
- Le Kremlin d'Izmaïlovo et son marché de souvenirs, étrange endroit entre Las Vegas/Disney et un marché aux puces, adapté de l'architecture traditionnelle russe; un brin kitsch mais lieu de sortie des Moscovites, à voir selon moi !
- Les deux galeries Tretiakov, deux musées à voir à Moscou quand on aime l'art !
- Les monastères Donskoï et Novospasky, véritables havres de paix.
- De nouvelles balades dans le centre, le vieil Arbat, autour de la galerie Tretiakov...
- Et bien sûr, de nouvelles visites des stations de métro, on est fan !

A Rostov nous avons bien sûr visité le très beau Kremlin, principal attraction, ainsi qu'un autre monastère au bord du lac, nous sommes baladés le long du lac et dans différents endroits de la ville, puis avons passé pas mal de temps à tester les spécialités locales 😛 😇

A Tallinn, balades dans la ville close et sa colline, le parc de Kadriorg et ses alentours, le musée d'art estonien KUMU, le bord de mer.

A Helsinki, tour du centre, du port, place du Sénat, balade Art nouveau, bord de mer (en même temps ce fut rapide...)

IMPRESSIONS GLOBALES Bien sur dur de donner une seule impression pour un voyage d'un mois et autant de villes différentes !
Connaissant déjà Moscou et Saint-Pétersbourg pas de grosses surprises, mais alors que l'an dernier j'avais été plutôt mitigée sur Moscou, j'ai beaucoup mieux apprécié mon séjour cette fois-ci ! J'ai mieux aimé ce que j'ai vu, puis nous avons volontairement choisi de privilégier les endroits au calme et au vert, plus supportables que les horribles autoroutes urbaines qui composent la ville.On s'est senti bien dans notre petit appart soviétique, on n'avait pas envie de partir 😛 Toujours le même bémol que l'an dernier : les jolis coins du centre font un peu "Disney" pour nouveaux riches, et l'omniprésence de chaînes de restauration ou salons de thé finit par agacer tant il ne semble y avoir de place pour rien d'autre...
Pour Saint-Pétersbourg, même avis, une très belle ville, pour moi une des plus belles d'Europe, mais au bout d'un moment, envie de m'en évader car TROP TROP polluée... des voitures partout, deux pauvres petites rues piétonnes (oui j'aime les rues piétonnes et je n'aime pas les voitures dans les centres-villes...) mais surtout qui FONCENT et qui PUENT. Essence mal raffinée, normes différentes des nôtres donc les bronches souffrent. On a vu des camionnettes laisser une bonne trainée noire derrière elles 🤪 Mon manteau blanc est vite devenu tout gris (oui je sais c'est idiot d'avoir un manteau blanc en voyage) Je sais que c'est comme ça dans beaucoup de pays, mais je ne connais que l'Europe (et Marrakech) alors au bout d'un moment j'avais juste hâte de me mettre au vert ! Car justement, contrairement à Moscou on ne peut pas dire que ça grouille sous les grands parcs... Oui je parais sévère mais à part ça pas de défauts 😛
Puis la ville est plus "sympa" que Moscou car plus de petits restos, bars, plus d'endroits où aller pour les petits budgets, etc
Nous avons apprécié notre petite escapade à Rostov, LA découverte du séjour ! Petite ville typique russe, très différentes des deux capitales, un peu décrépite, tranquille, on voit la différence de niveau de vie aussi...
Pour la dernière partie du séjour, petite déception pour Tallinn, non pas pour son aspect esthétique mais plutôt pour son aspect trop touristique (et nous étions toute fin septembre), la très jolie vieille ville nous a fait l'effet d'un Disney à touristes... en revanche nous avons bien aimé le KUMU. Bon 3 jours c'est pas énorme, et nous n'y étions pas dans les bonnes circonstances (stressés, fatigués, et... frigorifiés !) En revanche très contents de voir un centre historique piéton ! Après Saint-Pétersbourg ça faisait du bien justement !
Pour finir, on n'attendait pas grand-chose d'Helsinki, au final elle nous a bien plu. Là encore, le calme, les rues piétonnes ou peu fréquentées par les voitures, la verdure, furent les bienvenus ! Cela nous a paru plus authentique que Tallinn et on a trouvé l'accueil BEAUCOUP plus sympathique que dans cette dernière. Car oui à Tallinn ce fut un autre point négatif (pas partout ouf).
Et pour finir sur l’accueil en Russie, nous n'avons pas à nous plaindre à part pour quelques gardiennes de musées, de véritables caricatures 😏
Voilà pour le petit topo avant-carnet, n'hésitez pas si vous avez déjà des questions 😉
Suite très prochainement !
La visite de Tallinn et d’Helsinki n’était pas au programme j’ai donc découvert ces villes dans un contexte un peu particulier ! En effet, comme une idiote je me suis trompée dans la date de mon vol retour ! Les billets retour-simple Air France étant hors de prix (290 € chacun!), nous avons décidé de reprendre un vol nettement moins onéreux depuis Helsinki avec la compagnie Norwegian (70 € !) ; et d’en profiter pour découvrir également Tallinn.
Plutôt que de mettre l’argent dans un simple vol retour, on pouvait visiter deux villes pour à peine plus cher au global, autant en profiter ! Puis rester à Tallinn revenait bien moins cher qu’à Helsinki…
Bien sûr je raconterai tout ça en détail !
Pour en rajouter une couche avec mes boulettes, le jour du retour mon liquide démaquillant s’est renversé dans ma valise cabine (c’est çà d’être coquette, oups!) signant ainsi l’arrêt de mort de mon ordi… Heureusement j'ai pu m'en procurer un autre, je vais donc pouvoir rédiger tranquillement ce carnet 😛
Ce premier post concernera plutôt mes impressions et quelques aspects pratiques et un résumé de ce que nous avons vu. Le reste viendra après...
En attendant, vous pouvez déjà consulter mes précédents articles sur la Russie, sur mon blog, ou bien mon premier carnet de voyage.
www.lasourisglobe-trotteuse.fr/voyage-russie/
voyageforum.com/...ost=8256849;#8256849
Pour ceux intéressés uniquement par Tallinn et Helsinki, ça commence là : voyageforum.com/v.f?post=9243964;a=9243964
AVANT LE DÉPART Ceci étant un second séjour en Russie, à plus ou moins un an d’intervalle de date à date (ce qui m’a valu de confondre justement) nous étions rôdés :- un AR Air France à 213€ chacun pour un tarif sans bagage en soute, soit moins cher que l’an dernier (305), tant mieux !- un voucher obtenu via Russie Autrement (gratuit pour les blogueurs).- attestation d’assurance via nos cartes bancaires, demandées en ligne. - le tout déposé chez Action Visas à Paris.
Je ne vais pas entrer dans les détails j’explique toute la procédure sur mon blog :
www.lasourisglobe-trotteuse.fr/...isa-tourisme-...
LE PARCOURS Estimant ne pas avoir vu tout ce qui nous intéressait à Moscou et Saint-Pétersbourg, nous y avons repassé respectivement 9 et 11 jours (on aime prendre notre temps…), mais étant désireux de découvrir autre chose nous avons passé deux jours à Rostov-le-Grand.Le séjour s’est découpé ainsi :
- Arrivée à Saint-Pétersbourg, 3 jours pleins, puis départ pour Moscou en train rapide Sapsan (4h). 2 jours pleins à Moscou puis 2 jours et demi à Rostov (deux nuits), AR Moscou-Rostov en train express (2h30) .
De nouveau une semaine pleine à Moscou, trajet en Sapsan puis 8 jours à Saint-Pétersbourg, dont une journée en plus du coup… (qui compte pour moitié)
En supplément : train Allegro pour Helsinki et bateau pour Tallinn dans la foulée. 3 jours pleins à Tallinn, bateau pour Helsinki et deux nuits dans la capitale finlandaise (un jour et demi sur place)
HÉBERGEMENTS Comme souvent nous sommes passés par le site Airbnb et n’avons pas été déçus.
- Joli et assez grand deux pièces à Saint-Pétersbourg pour 24€/nuit, au calme sur cour, tout équipé et avec une hôte très sympathique, arrangeante et aidante. Une de mes meilleures expériences à ce jour… situé rue Rubinstein, rue animée avec des bars et des restos, juste après la Fontanka et à deux pas de Nevski donc plutôt pratique, et à deux pas du métro. - T1 «soviétique» à Moscou, un peu resté dans son jus mais confortable, au calme et très bien placé, à côté du métro Paveletskaya sur les lignes 2 et 5 (lignes très pratiques) à 2 km au sud du Kremlin et 1 km de la galerie Tretiakov. 35€/nuit pour les 3 premières nuits puis 25 quand nous y sommes retournés pour une semaine. Hôte arrangeant, pendant notre escapade de deux nuits à Rostov nous avons pu laisser un bagage, et avons pu partir à 15h30 le jour du départ.
- Petit hôtel (Lion hotel) à Rostov, 20€/nuit pour une chambre double correcte et refaite à neuf avec salle d’eau, en plein centre face au Kremlin, petit déjeuner inclus. Bon cela confirme que je préfère louer des apparts mais bon rapport qualité/prix.
- Première nuit réservée à l’arrache à Tallinn dans un hôtel pas cher près du port et pas trop loin de la vieille ville. Pas trop eu le choix… 36€/nuit pour une petite chambre avec deux lits simples et une salle d’eau, mais surtout un petit dej avec buffet à volonté donc ça c’était sympa ! Nous sommes de toute façon arrivés à 1h du mat donc peu nous importait.
- 3 nuits dans un petit studio sympa à 15 mn à pied de la vieille ville pour 33€/nuit je crois. Bon accueil et bon plan de notre hôte d’origine italienne, juste un bémol sur le bruit de la route et les rideaux quasi inutiles. Réservation à l’arrache la veille donc bon…
- Joli petit deux pièces à Helsinki, sur cour, bien placé à deux pas du bord de mer et 10 mn du centre. Hôte très sympa. 116€ pour deux nuits tout compris (frais Airbnb et frais de ménage), le meilleur rapport qualité/prix quand on a cherché et bon prix pour Helsinki où les hébergements sont chers.
TRANSPORTS SUR PLACE - Environ 40€ de Sapsan chacun pour un AR entre Saint-Pétersbourg et Moscou, en classe éco.
- 20€ par personne pour l’AR en train express Moscou-Rostov. Tout fut acheté sur le site officiel des chemins de fer russes environ un mois avant le départ.
- 70€ chacun pour le trajet simple en train Allegro entre Saint-Pétersbourg et Helsinki, mais les billets furent achetés la veille donc forcément plus chers… Ce fut une expérience intéressante et nous comptions la vivre un jour de toute façon ! Contrôle des passeports à bord !
Article détaillé sur le train Allegro ici :
https://www.lasourisglobe-trotteuse.fr/train-allegro-helsinki-a-saint-petersbourg-prix-conseils-photos/
- 70€ chacun pour l’AR en bateau entre Helsinki et Tallinn avec la compagnie Tallink. Traversée en ferry agréable. Billets achetés la veille mais les prix n’ont pas l’air de trop bouger, par contre c’est plus cher le week-end, nous avons pu éviter.
- Pour la fin, 70€ chacun de billets Norwegian Helsinki-Paris, achetés une semaine avant.
BUDGET SUR PLACE Nous avons dépensé environ 1400€ sur place pendant ce mois de vadrouille. Ceci inclut surtout les repas, quasi tous pris à l'extérieur (sauf les déjeuners à Moscou et Helsinki), les transports locaux (métro tous les jours à Moscou, quelques fois le bus à Saint-Pétersbourg) et bien sûr les visites, surtout des musées et des palais. Honnêtement, pas de folies ! Plus quelques bricoles à ramener, des petites choses pas très chères (un sac en toile, un calendrier, des magnets, une boite faussement laquée...)
Globalement nous avons profité du rouble assez faible, avec un taux moyen de 78 roubles pour 1€, contre 68 l'an dernier, donc une petite augmentation du pouvoir d'achat.
NOURRITURE Le plus gros du budget donc ! Nous avons alterné avec quelques cafétérias vraiment pas chères à Saint-Pétersbourg (il y en a partout), la chaine très typique de crêpes Teremok (ils font aussi les soupes, salades et pelmenis) surtout pour le déjeuner, et quelques restos moyen de gamme certains soirs. Surtout des restaurants géorgiens, une des cuisine préférée des Russes ! A Moscou et Saint-Pétersbourg nous avons diné pour environ 20-25€ à deux.
A Rostov ce fut différent, nous avons enfin trouvé des restaurants de cuisine russe et les écarts de prix avec les deux "capitales" sont flagrants ! A titre d'exemple nous avons fait un très bon repas avec deux plats parmi les plus chers, deux boissons, un gros desserts à partager, pour... 8€ à deux ! Le retour à Moscou fut douloureux, hum. Il semble un peu compliqué de trouver des restos de cuisine russe dans les deux principales villes, qui ne soient pas à destination des touristes, hélas.
A Tallinn nous avons été étonnés de voir des prix très proches de ceux de la France (pas le cas du salaire moyen...) voire proches de ceux de Paris dans la vieille ville ! Nous avons tout de même réussi à trouver des bons plans, donc au final pas trop de dépenses (cantine de centre commercial à 5€ le plat, crêpes géantes dans le centre, burgers, nouilles chinoises à 5€)
Évidemment ce fut un peu moins facile à Helsinki mais on s'est débrouillé (buffet à volonté boissons incluses pour 13€ chacun, pizzas 10-12€ le dernier soir)
RÉSUMÉ DES VISITES Ne s’agissant pas d’un premier séjour nous avons pu approfondir nos connaissances des deux villes, donc peu d’ « incontournables » cette fois, du moins à Moscou. Nous nous sommes de nouveau baladés à Saint-Pétersbourg, au soleil (nous n’avions pas vu toute la ville au soleil l’année précédente) et avons complété avec les musées et palais. Séjour très « culturel » donc, alors qu’à Moscou nous avons privilégié les parcs et les monastères (entre autres).
En gros à Saint-Pétersbourg nous avons vu les palais Youssoupov (le plus beau de la ville selon nous), Menchikov (le plus ancien), Stroganov, le palais de marbre et le château des Ingénieurs.
En musées nous avons de nouveau arpenté l'Ermitage ainsi que le bâtiment de l'Etat major en face, où se trouvent les toiles impressionnistes et "avant-gardistes" (Picasso, Gauguin, Matisse...) et avons complété avec le musée Russe, grand musée de peinture, sculpture, et artisanat russe, et avons découvert l'étonnante Kunstkamera, "cabinet des curiosités" de Pierre le Grand.

A Moscou, nous avons donc été voir:
- Le domaine de Kolomenskoye, listé au patrimoine mondial de l'UNESCO et son étonnant palais de bois reconstruit (lieu de naissance de Pierre le Grand) avec ses églises anciennes et bâtiments en bois
- Le domaine royal de Tsaristyno et son palais
- Le parc Gorki, plus central (une partie)
- L'esplanade du VDNKh (prononcé VDNra) et ses pavillons dédiés aux anciennes républiques soviétiques
- Le Kremlin d'Izmaïlovo et son marché de souvenirs, étrange endroit entre Las Vegas/Disney et un marché aux puces, adapté de l'architecture traditionnelle russe; un brin kitsch mais lieu de sortie des Moscovites, à voir selon moi !
- Les deux galeries Tretiakov, deux musées à voir à Moscou quand on aime l'art !
- Les monastères Donskoï et Novospasky, véritables havres de paix.
- De nouvelles balades dans le centre, le vieil Arbat, autour de la galerie Tretiakov...
- Et bien sûr, de nouvelles visites des stations de métro, on est fan !

A Rostov nous avons bien sûr visité le très beau Kremlin, principal attraction, ainsi qu'un autre monastère au bord du lac, nous sommes baladés le long du lac et dans différents endroits de la ville, puis avons passé pas mal de temps à tester les spécialités locales 😛 😇

A Tallinn, balades dans la ville close et sa colline, le parc de Kadriorg et ses alentours, le musée d'art estonien KUMU, le bord de mer.

A Helsinki, tour du centre, du port, place du Sénat, balade Art nouveau, bord de mer (en même temps ce fut rapide...)

IMPRESSIONS GLOBALES Bien sur dur de donner une seule impression pour un voyage d'un mois et autant de villes différentes !
Connaissant déjà Moscou et Saint-Pétersbourg pas de grosses surprises, mais alors que l'an dernier j'avais été plutôt mitigée sur Moscou, j'ai beaucoup mieux apprécié mon séjour cette fois-ci ! J'ai mieux aimé ce que j'ai vu, puis nous avons volontairement choisi de privilégier les endroits au calme et au vert, plus supportables que les horribles autoroutes urbaines qui composent la ville.On s'est senti bien dans notre petit appart soviétique, on n'avait pas envie de partir 😛 Toujours le même bémol que l'an dernier : les jolis coins du centre font un peu "Disney" pour nouveaux riches, et l'omniprésence de chaînes de restauration ou salons de thé finit par agacer tant il ne semble y avoir de place pour rien d'autre...
Pour Saint-Pétersbourg, même avis, une très belle ville, pour moi une des plus belles d'Europe, mais au bout d'un moment, envie de m'en évader car TROP TROP polluée... des voitures partout, deux pauvres petites rues piétonnes (oui j'aime les rues piétonnes et je n'aime pas les voitures dans les centres-villes...) mais surtout qui FONCENT et qui PUENT. Essence mal raffinée, normes différentes des nôtres donc les bronches souffrent. On a vu des camionnettes laisser une bonne trainée noire derrière elles 🤪 Mon manteau blanc est vite devenu tout gris (oui je sais c'est idiot d'avoir un manteau blanc en voyage) Je sais que c'est comme ça dans beaucoup de pays, mais je ne connais que l'Europe (et Marrakech) alors au bout d'un moment j'avais juste hâte de me mettre au vert ! Car justement, contrairement à Moscou on ne peut pas dire que ça grouille sous les grands parcs... Oui je parais sévère mais à part ça pas de défauts 😛
Puis la ville est plus "sympa" que Moscou car plus de petits restos, bars, plus d'endroits où aller pour les petits budgets, etc
Nous avons apprécié notre petite escapade à Rostov, LA découverte du séjour ! Petite ville typique russe, très différentes des deux capitales, un peu décrépite, tranquille, on voit la différence de niveau de vie aussi...
Pour la dernière partie du séjour, petite déception pour Tallinn, non pas pour son aspect esthétique mais plutôt pour son aspect trop touristique (et nous étions toute fin septembre), la très jolie vieille ville nous a fait l'effet d'un Disney à touristes... en revanche nous avons bien aimé le KUMU. Bon 3 jours c'est pas énorme, et nous n'y étions pas dans les bonnes circonstances (stressés, fatigués, et... frigorifiés !) En revanche très contents de voir un centre historique piéton ! Après Saint-Pétersbourg ça faisait du bien justement !
Pour finir, on n'attendait pas grand-chose d'Helsinki, au final elle nous a bien plu. Là encore, le calme, les rues piétonnes ou peu fréquentées par les voitures, la verdure, furent les bienvenus ! Cela nous a paru plus authentique que Tallinn et on a trouvé l'accueil BEAUCOUP plus sympathique que dans cette dernière. Car oui à Tallinn ce fut un autre point négatif (pas partout ouf).
Et pour finir sur l’accueil en Russie, nous n'avons pas à nous plaindre à part pour quelques gardiennes de musées, de véritables caricatures 😏
Voilà pour le petit topo avant-carnet, n'hésitez pas si vous avez déjà des questions 😉
Suite très prochainement !
Trois semaines en Bolivie par Breizhdub English translation pending
EN ROUTE...
Bon bah voila, c'est parti, me voila dans le train pour Paris, de laquelle je m'envole pour la Bolivie demain matin. Voici a peu pres 6 semaines que je prépare cette aventure de trois semaines ou j'ai prévu de voir un bon bout de terre de ce pays. 3 semaines pour un pays comme celui-ci, ce n'est pas énorme, car des photos et récits que j'ai pu parcourir sur VF, les quatres coins de ce pays en valent la chandelle.
POURQUOI LA BOLIVIE? Pourquoi la Bolivie? Il me restait 3 semaines de congés a prendre cette année et l'envie de découverte d'horizons inconnus me rongeait les ongles, mais quels horizons? Un fait qui va grandement réduire la palette de possibilités: j'ai a présent posé les pieds sur tous les continents a l'exception d'un seul, l'Amérique du Sud. Et comme je suis un peu du genre a aimer dire "oui, j'ai été la-bas", le choix fut enteriné. Les options étaient maintenant limitées a une douzaine de pays. Des lors, je me suis penché sur ce a quoi j'aspirais le plus a voir lors d'un voyage. Je n'ai rien contre les plages de sable blanc avec palmiers, mais je préfere de loin les grands espaces, les déserts et les paysages montagneux. Je me suis tout naturellement porté sur la plus lomgue chaine de montagnes du monde, avec ses 7100 kilometres de long, la Cordillere des Andes. Elle s'étend du Venezuela au Chili, en passant par la Colombie, l'Equateur, le Pérou, la Bolivie, et l'Argentine. Apres moultes heures passées sur la toile a s'informer sur ces pays, il y avait tant de choses a voir dans chacun d'entre eux que le choix est vite devenu un dilemme. Mais il fallait en faire un, ce qui fut fait. Cette année, en route pour la Bolivie...
DEPART IMMINENT Paris, 18 Aout. Réveil a l'hotel ce matin, la tete un peu dans le cirage. Sous un ciel maussade, je marche vers la Gare du Nord pour prendre le RER B qui me conduira a Charles-de-Gaulle. Le petit provincial que je suis est tout ébahi de voir autant d'agitation dans la ville alors que le jour ne fait que pointer son nez. Au total cela fera 2h de transit depuis l'hotel jusqu'a la porte d'embarquement, sans anicroches. A l'enregistrement des bagages, une hotesse tres aimable et joviale me demande de la suivre, j'obtempere, elle commence alors une série de questions sur le ton d'une conversation entre amis, ce qui me laisse un peu pantois:
Alors comme ca vous vous rendez a La Paz?
Exact
Et donc vous partez seul, style routard?
Exact
C'est sympa ca, sinon vous faites quoi dans la vie?
Je suis développeur Web
Tres bien, cela consiste en quoi?
Nous avons un logiciel, mon role est d'apporrter de nouvelles fonctionnalités.
Mmh super! Et pour qui travaillez-vous?
Je deviens perplexe, pourquoi me pose-t-elle toutes ces questions? D'ailleurs, elle ne prend pas note de mes réponses.
Je travaille pour XXX.
Cool! Sinon vous faites quoi pendant votre temps libre?
J'aime bien la randonnée, le foot, la peche...
Ok! Moi quand j'étais petite on m'emmenait souvent a la peche, du coup vous pechez ou?
Dans des réservoirs, ce sont des lacs de taille moyenne
Elle enchainera sur mes techniques de peche, en allant jusque dans les moindres détails.
Bon eh bien, c'est super tout ca. Alors je vous souhaite un bon voyage, et éclatez-vous bien, au revoir!
Alors quelle s'apprete a prendre congés, je la retiens, curieux:
Excusez-moi, mais toutes ces questions, c'est pour un sondage? C'est pourquoi au juste??
Oh, non non, c'est juste que .... vous allez entrer sur le territoire américain, alors on a certaines procédures qu'on applique, c'est tout...
Ok
Sacrés ricains. Je ne vois pas bien a quoi peut mener un tel interrogatoire. De toute évidence, cela a été instauré parmi les procédures antiterroristes, seulement voila, les réponses ne sont pas enregistrées, et j'aurais pu mentir autant que possible. Aussi, je vois mal comment, avec des conversations sur des techniques de peche, elle aurait pu déceler une éventuelle personne indésirable. Pour finir, s'il s'agit bien de procédures anti-terroristes, pourquoi celle-ci ne s'applique-t-elle que pour les USA? Il n'y a pas de terrorisme en Europe? Bref, passons.
POURQUOI LA BOLIVIE? Pourquoi la Bolivie? Il me restait 3 semaines de congés a prendre cette année et l'envie de découverte d'horizons inconnus me rongeait les ongles, mais quels horizons? Un fait qui va grandement réduire la palette de possibilités: j'ai a présent posé les pieds sur tous les continents a l'exception d'un seul, l'Amérique du Sud. Et comme je suis un peu du genre a aimer dire "oui, j'ai été la-bas", le choix fut enteriné. Les options étaient maintenant limitées a une douzaine de pays. Des lors, je me suis penché sur ce a quoi j'aspirais le plus a voir lors d'un voyage. Je n'ai rien contre les plages de sable blanc avec palmiers, mais je préfere de loin les grands espaces, les déserts et les paysages montagneux. Je me suis tout naturellement porté sur la plus lomgue chaine de montagnes du monde, avec ses 7100 kilometres de long, la Cordillere des Andes. Elle s'étend du Venezuela au Chili, en passant par la Colombie, l'Equateur, le Pérou, la Bolivie, et l'Argentine. Apres moultes heures passées sur la toile a s'informer sur ces pays, il y avait tant de choses a voir dans chacun d'entre eux que le choix est vite devenu un dilemme. Mais il fallait en faire un, ce qui fut fait. Cette année, en route pour la Bolivie...
DEPART IMMINENT Paris, 18 Aout. Réveil a l'hotel ce matin, la tete un peu dans le cirage. Sous un ciel maussade, je marche vers la Gare du Nord pour prendre le RER B qui me conduira a Charles-de-Gaulle. Le petit provincial que je suis est tout ébahi de voir autant d'agitation dans la ville alors que le jour ne fait que pointer son nez. Au total cela fera 2h de transit depuis l'hotel jusqu'a la porte d'embarquement, sans anicroches. A l'enregistrement des bagages, une hotesse tres aimable et joviale me demande de la suivre, j'obtempere, elle commence alors une série de questions sur le ton d'une conversation entre amis, ce qui me laisse un peu pantois:
Alors comme ca vous vous rendez a La Paz?
Exact
Et donc vous partez seul, style routard?
Exact
C'est sympa ca, sinon vous faites quoi dans la vie?
Je suis développeur Web
Tres bien, cela consiste en quoi?
Nous avons un logiciel, mon role est d'apporrter de nouvelles fonctionnalités.
Mmh super! Et pour qui travaillez-vous?
Je deviens perplexe, pourquoi me pose-t-elle toutes ces questions? D'ailleurs, elle ne prend pas note de mes réponses.
Je travaille pour XXX.
Cool! Sinon vous faites quoi pendant votre temps libre?
J'aime bien la randonnée, le foot, la peche...
Ok! Moi quand j'étais petite on m'emmenait souvent a la peche, du coup vous pechez ou?
Dans des réservoirs, ce sont des lacs de taille moyenne
Elle enchainera sur mes techniques de peche, en allant jusque dans les moindres détails.
Bon eh bien, c'est super tout ca. Alors je vous souhaite un bon voyage, et éclatez-vous bien, au revoir!
Alors quelle s'apprete a prendre congés, je la retiens, curieux:
Excusez-moi, mais toutes ces questions, c'est pour un sondage? C'est pourquoi au juste??
Oh, non non, c'est juste que .... vous allez entrer sur le territoire américain, alors on a certaines procédures qu'on applique, c'est tout...
Ok
Sacrés ricains. Je ne vois pas bien a quoi peut mener un tel interrogatoire. De toute évidence, cela a été instauré parmi les procédures antiterroristes, seulement voila, les réponses ne sont pas enregistrées, et j'aurais pu mentir autant que possible. Aussi, je vois mal comment, avec des conversations sur des techniques de peche, elle aurait pu déceler une éventuelle personne indésirable. Pour finir, s'il s'agit bien de procédures anti-terroristes, pourquoi celle-ci ne s'applique-t-elle que pour les USA? Il n'y a pas de terrorisme en Europe? Bref, passons.
Compte rendu d'une croisière sur le MSC Fantasia en mai 2016 (Méditerranée) English translation pending
Nous voilà de retour de notre toute première croisière, à bord du MSC Fantasia durant une semaine en Méditerranée occidentale.
J'aimerai vous proposer ce compte rendu pour aider les futurs croisiéristes et en remerciement pour toutes les informations que j'ai pu glaner au travers des retours des membres et qui ont été d'une aide précieuse pour la préparation de ce voyage.
Je commencerai par une petite présentation des préparatifs de la croisière, je détaillerai chacune des escales en apportant les informations qui ont pu me manquer avant le départ et je ferai une petite conclusion.
Pour ce voyage, ma soeur et moi avions décidé de faire la surprise à notre maman en lui offrant cette croisière pour son anniversaire.
Donc, en février, nous sommes passés par l'agence Rive Gauche dont on nous avait parlé. Bon, au sujet de cette agence... Soit, ils ont de bons prix, mais alors le service client... et sans parler du site internet qui est un ... Bon on se comprend !
Je vais être diplomate en disant que mon dossier a été géré par une personne qui ne semblait pas très motivée, mais sans doute que ce n'est pas le cas de tous les conseillers... En tout cas, quand j'ai appelé la première fois, elle m'a assurée qu'il n'y avait plus de cabine pour 3 sur les 2 croisières que j'avais sélectionnées (Fantasia et Poesia)! Sur des bateaux de plus de 3 000 personnes et 3 mois avant... Bon, je suis novice sur les croisières mais ça m'a semblé bizarre... Là, j'avoue, petite panique ! On se calme, on vérifie sur le site et là, ô miracle, une suite Auréa avec balcon pour 3 adultes avec le 2ème passager à - 50 % pour la somme de 2709€. Je ne réfléchis pas longtemps, de peur qu'il n'y ait plus de places et dans les 10 secondes je téléphone à la frangine pour avoir les informations passeport et HOP c'est réservé !
A la base on voulait une Fantastica avec balcon sans trop s'être renseigné sur les différences de service entre les ambiances. C'est donc un peu par hasard qu'on s'est retrouvé en Auréa! Mais au final ça a été une vraie aubaine qu'il n'y ait plus d'autres cabines disponibles à ce moment là (même s'il y en a eu à nouveau quelques jours plus tard) tellement on a été emballé par cette catégorie ! Mais j'y reviendrai plus tard !
Donc nous voilà affecté à la cabine 12233, à l'arrière du pont 12. Je téléphone de nouveau à l'agence 2 jours plus tard pour des informations et là elle ne trouve pas ma réservation alors que j'ai reçu les e-mails de confirmation... Restons zen... On communique par e-mail quelques jours mais je n'ai jamais vraiment de réponses à mes questions donc je laisse tomber et flâne un peu sur le net et tombe sur ce merveilleux forum !
Et là commence les préparatifs ! Pendant 3 mois. J'écume tous les sites et forums en français, en anglais et même en italien ! Je dois dire que j'ai adoré cette période d'anticipation ! Tant et si bien que le jour J je connais quasiment par coeur le bateau, les services, les escales...
Je confectionne donc un petit guide maison, pour donner à ma mère le jour du départ, détaillant le bateau et le programme des escales ! D'ailleurs si certains sont intéressés, je peux vous l'envoyer! Donnez-moi juste votre e-mail en message privé !
Avant le départ, une autre petite prise de tête avec l'agence... Une semaine avant de partir, je me rends compte que je n'ai pas reçu les documents de voyage... Il a fallu deux coups de fil et un e-mail un peu pinçant pour les avoir, seulement 4 jours avant le départ ! Tout va bien!
Le départ est prévu de Gènes et nous choisissons de nous y rendre en voiture (4h de route depuis chez nous). J'ai donc pré-réservé le parking par MSC pour 90€ la semaine.
Nous avons tout ce qu'il nous faut donc c'est parti !
J'aimerai vous proposer ce compte rendu pour aider les futurs croisiéristes et en remerciement pour toutes les informations que j'ai pu glaner au travers des retours des membres et qui ont été d'une aide précieuse pour la préparation de ce voyage.
Je commencerai par une petite présentation des préparatifs de la croisière, je détaillerai chacune des escales en apportant les informations qui ont pu me manquer avant le départ et je ferai une petite conclusion.
Pour ce voyage, ma soeur et moi avions décidé de faire la surprise à notre maman en lui offrant cette croisière pour son anniversaire.
Donc, en février, nous sommes passés par l'agence Rive Gauche dont on nous avait parlé. Bon, au sujet de cette agence... Soit, ils ont de bons prix, mais alors le service client... et sans parler du site internet qui est un ... Bon on se comprend !
Je vais être diplomate en disant que mon dossier a été géré par une personne qui ne semblait pas très motivée, mais sans doute que ce n'est pas le cas de tous les conseillers... En tout cas, quand j'ai appelé la première fois, elle m'a assurée qu'il n'y avait plus de cabine pour 3 sur les 2 croisières que j'avais sélectionnées (Fantasia et Poesia)! Sur des bateaux de plus de 3 000 personnes et 3 mois avant... Bon, je suis novice sur les croisières mais ça m'a semblé bizarre... Là, j'avoue, petite panique ! On se calme, on vérifie sur le site et là, ô miracle, une suite Auréa avec balcon pour 3 adultes avec le 2ème passager à - 50 % pour la somme de 2709€. Je ne réfléchis pas longtemps, de peur qu'il n'y ait plus de places et dans les 10 secondes je téléphone à la frangine pour avoir les informations passeport et HOP c'est réservé !
A la base on voulait une Fantastica avec balcon sans trop s'être renseigné sur les différences de service entre les ambiances. C'est donc un peu par hasard qu'on s'est retrouvé en Auréa! Mais au final ça a été une vraie aubaine qu'il n'y ait plus d'autres cabines disponibles à ce moment là (même s'il y en a eu à nouveau quelques jours plus tard) tellement on a été emballé par cette catégorie ! Mais j'y reviendrai plus tard !
Donc nous voilà affecté à la cabine 12233, à l'arrière du pont 12. Je téléphone de nouveau à l'agence 2 jours plus tard pour des informations et là elle ne trouve pas ma réservation alors que j'ai reçu les e-mails de confirmation... Restons zen... On communique par e-mail quelques jours mais je n'ai jamais vraiment de réponses à mes questions donc je laisse tomber et flâne un peu sur le net et tombe sur ce merveilleux forum !
Et là commence les préparatifs ! Pendant 3 mois. J'écume tous les sites et forums en français, en anglais et même en italien ! Je dois dire que j'ai adoré cette période d'anticipation ! Tant et si bien que le jour J je connais quasiment par coeur le bateau, les services, les escales...
Je confectionne donc un petit guide maison, pour donner à ma mère le jour du départ, détaillant le bateau et le programme des escales ! D'ailleurs si certains sont intéressés, je peux vous l'envoyer! Donnez-moi juste votre e-mail en message privé !
Avant le départ, une autre petite prise de tête avec l'agence... Une semaine avant de partir, je me rends compte que je n'ai pas reçu les documents de voyage... Il a fallu deux coups de fil et un e-mail un peu pinçant pour les avoir, seulement 4 jours avant le départ ! Tout va bien!
Le départ est prévu de Gènes et nous choisissons de nous y rendre en voiture (4h de route depuis chez nous). J'ai donc pré-réservé le parking par MSC pour 90€ la semaine.
Nous avons tout ce qu'il nous faut donc c'est parti !
Mon itinéraire: 20 jours en Thaïlande English translation pending
Bonjour tout le monde !
Je viens de m'inscrire sur ce forum car mon copain et moi souhaiterions partir en Thaïlande l'été prochain. J'ai réalisé un premier itinéraire pour nous faire une idée du budget. J'ai beaucoup lu de posts et le lonely planet, mais aujourd'hui j'aurais besoin de vos conseils pour savoir si l'itinéraire est bon ou si l'on pourrait l'améliorer 😉 le voici :
Jour 1 : Bangkok Jour 2 : Bangkok Jour 3 : Bangkok, départ dans l'après midi vers Ayuttaya en train Jour 4 : Ayuttaya Jour 5 : départ dans la journée vers Lopburi en train Jour 6 : Lopburi, puis trajet vers sukhotai dans l'après midi (train + bus) Jour 7 : sukhotai, départ vers lampang en bus en fin d'après-midi Jour 8 : lampang, départ en début de soirée vers chiang mai en bus Jour 9 : chiang mai Jour 10 : chiang mai, excursion trek d'un jour Jour 11 : chiang mai Jour 12 : départ matinal vers Phuket en avion Jour 13 : Phuket Jour 14 : Phuket, départ en fin d'après midi vers Phang Nga en bus Jour 15 : Phang Nga, excursion après midi + nuit dans le parc maritime Jour 16 : Phan Nga Jour 17 : départ dans la soirée vers Krabi en bus, nuit la bas Jour 18 : départ matinal vers Ko Phi Phi Jour 17 : Ko Phi Phi Jour 18 : départ dans la journée vers Ko Lanta Jour 19 : Ko Lanta, puis départ en soirée pour dormir à Krabi Jour 20 : Krabi, puis vol vers Bangkok pour une nuit et retour en France
C'est notre premier voyage à l'étranger, même si nous avons déjà fais des capitales européennes comme Londres ou Amsterdam, c'est pour cela que j'hésite sur certaines parties de l'itinéraire, notamment pour le sud... Dites moi ce que vous en pensez, si je devrais privilégier une île à une autre, etc ! Je suis preneuse de tout conseil :)
A bientôt !
Jour 1 : Bangkok Jour 2 : Bangkok Jour 3 : Bangkok, départ dans l'après midi vers Ayuttaya en train Jour 4 : Ayuttaya Jour 5 : départ dans la journée vers Lopburi en train Jour 6 : Lopburi, puis trajet vers sukhotai dans l'après midi (train + bus) Jour 7 : sukhotai, départ vers lampang en bus en fin d'après-midi Jour 8 : lampang, départ en début de soirée vers chiang mai en bus Jour 9 : chiang mai Jour 10 : chiang mai, excursion trek d'un jour Jour 11 : chiang mai Jour 12 : départ matinal vers Phuket en avion Jour 13 : Phuket Jour 14 : Phuket, départ en fin d'après midi vers Phang Nga en bus Jour 15 : Phang Nga, excursion après midi + nuit dans le parc maritime Jour 16 : Phan Nga Jour 17 : départ dans la soirée vers Krabi en bus, nuit la bas Jour 18 : départ matinal vers Ko Phi Phi Jour 17 : Ko Phi Phi Jour 18 : départ dans la journée vers Ko Lanta Jour 19 : Ko Lanta, puis départ en soirée pour dormir à Krabi Jour 20 : Krabi, puis vol vers Bangkok pour une nuit et retour en France
C'est notre premier voyage à l'étranger, même si nous avons déjà fais des capitales européennes comme Londres ou Amsterdam, c'est pour cela que j'hésite sur certaines parties de l'itinéraire, notamment pour le sud... Dites moi ce que vous en pensez, si je devrais privilégier une île à une autre, etc ! Je suis preneuse de tout conseil :)
A bientôt !
MSC Fantasia Dubaï - Gênes 25 mars 2017 English translation pending
bonsoir à tous.
Je me permet donc d'ouvrir le fil de cette croisière qui sera surement passionnante en rencontres puisque nous sommes déjà plusieurs inscrits. Nous avons beaucoup de temps pour la préparer , mais c'est déjà du "bon" temps car cela fera durer le plaisir!
Je me permet donc d'ouvrir le fil de cette croisière qui sera surement passionnante en rencontres puisque nous sommes déjà plusieurs inscrits. Nous avons beaucoup de temps pour la préparer , mais c'est déjà du "bon" temps car cela fera durer le plaisir!
Baja California Sur et un peu plus... English translation pending
Bonjour à tous,
je me décide enfin à poster notre carnet de voyage en Basse Californie du Sud, où nous avons passé 2 semaines pleines avec une incursion de facilement 4km au nord ;), et une semaine supplémentaire à Mexico, Oaxaca et Puebla, en pleine semaine sainte. C'était notre premier séjour au Mexique, du 9 au 31 mars 2013.
Trajet : 9/03 : Paris Mexico 10/03 : Teotihuacan/Mexico 11/03 : La Paz/piste de San evaristo 12/03 : Isla Espiritu santo 13/03 : Route vers Loreto 14/03 : Isla Coronado/Loreto 15/03 : Mission San Javier/Mulege 16/03 : Santa Rosalia/San Ignacio 17/03 : Sierra de San Francisco/Dunes de Guerrero Negro 18/03 : Guerrero Negro + Baleines Ojo de Liebre 19/03 : la grande transition via San Isidro jusqu'à Adolfo Lopez Mateo 20/03 : Baleines, 2è tour ! puis retour à La Paz 21/03 : La Paz/Villages/Cabo Pulmo 22/03 : Cabo Pulmo/San Jose del Cabo 23/03 : San Jose del Cabo/El Arco/Todos Santos 24/03 : Procession de Todos Santos/Villages/retour vers La Paz 25/03 : Bahia Balandra - Vol Vers Mexico 26/03 : Vol vers Oaxaca - visite de Oaxaca 27/03 : Mitla-El yagul-Teotitlan del valle-Arbol del Tule 28/03 : Monte Alban/Oaxaca/Bus pour Puebla 29/03 : Processions du vendredi Saint à Puebla 30/03 : Mexico 31/03 : Coyoacan et vol retour
On a été 6 fois sur des bateaux ! Pas hyper amoureux de la mer au départ, mais là, il y a quand même quelques trucs exceptionnels à voir. Partout, l’accueil a été parfait. Notre espagnol était bien rouillé après 10 ans sans pratiquer, ça n’a pas empêcher de nouer beaucoup de contacts.
Les guides et cartes (pour Baja, pour le reste c'est assez simple) : - Le Routard 2011 avait encore une section Baja… On était partis avec la photocopie de cette section. Franchement, dispensable. - Le Lonely a une section Baja un peu plus intéressante, et nous avions surtout récupéré un lonely en anglais dédié à Baja. Vieux, donc beaucoup d’adresses périmées, mais pas forcément inutile surtout si on compte explorer quelques bleds très paumés. - Renseignements sur les routes sur internet http://www.granviajero.com/...=11897&n_wp1=-1/ et sur place - Personnellement, j’avais récupéré des infos de droite et de gauche, et je me suis fait mon propre mini-guide, que je tiens à disposition. Seulement quelques pages, mais pas besoin de tellement plus, finalement. - Nous avions aussi pris un GPS de marche dans lequel nous avions rentré les coordonnées des principales villes. Pas indispensable, mais parfois ça aide à repérer là où on en est. - Il y a une carte routière à acheter qui est de très bonne facture, publiée par National Geographic (commandée sur Amazon). - Il existe un ou 2 autres carnets utiles sur le forum.
La logistique (toujours pour Baja, ailleurs on a pris le bus) : - On avait pris un 4*4. Franchement, faire sans, ce serait dommage. - On n’a jamais couru, mais on n’a jamais beaucoup chômé non plus. Les routes peuvent être longues (surtout quand on passe par les pistes), mais la conduite est finalement assez tranquille. 2 semaines pour Baja sud, ça nous semble être bien. - Nous n’avions pas fait Baja nord car les frais de Drop off étaient trop chers, d’où notre boucle dans le sud. Lors des préparatifs, le Nord nous avait semble moins dense en coins sympa, mais quelques coupes nous ont fait mal au coeur. - On avait réservé quelques nuits au départ, puis on a fini en roue libre quand on a vu que c’était finalement simple de trouver à se loger, même à San Jose del Cabo pendant le spring break. Peut être plus dur pour Cabo San Luca, mais de toutes façons il ne faut pas dormir là-bas. Beaucoup de logements sont très difficilement trouvables sur Internet. Certains endroits où on a dormi sont des perles avec peu de chambres, ça vaut peut-être le coup de les réserver à l’avance si vous les voulez. - Baja Sur est totalement safe. La criminalité 0 n’existe pas, mais franchement, rien à redire. Oaxaca, Puebla, Mexico, c'est un peu différent, mais on s'y est senti très bien.
Les saisons : - La mer est un poil fraîche en mars par endroits (en général baignable quand même). Mais, il y a les baleines. Et en mars, les mères commencent à laisser les petits aller jouer avec les bateaux. En avril, a priori il n'y en a presque plus. En janvier février, il y a en plus les baleines bleues, qu'on a loupé de 2 jours... - Les températures sont idéales. Il peut déjà faire très chaud par endroits (on a crevé de chaud à Bahia concepcion). Il y a certainement d’autres choses à faire, mais on s’est dit qu’en été, entre la chaleur, l’absence de baleines et tout, ça devait perdre une grosse partie de son charme. - La semaine sainte apporte quelques processions sympa à Baja (nous n’avons fait que le Dimanche des rameaux côté Baja, donc le tout début). Les jours chargés ont été faits à Oaxaca et Puebla, la procession du vendredi Saint à Puebla est impressionnante. - Le Spring break est marrant à voir pour qui n’a jamais vu, et se concentre quasi exclusivement à Cabo San Luca (+ un peu San Jose del Cabo, si vraiment on cherche). Bon, au bout d’une heure ou 2 on a compris le concept, mais pas de quoi se priver d’aller à El Arco.
samedi 9 mars 2013
arrivée a l hotel azores, mexico. 440Mex. calme, propre, eau chaude avec de la patience.
dimanche 10 mars 2013
on attaque de bon matin au café El Popular, le seul ouvert dans les rues complètement désertes de Mexico. Des 6h avec des molletes au chorizo et des huevos rancheros a la sauce jalapeños, c'est un peu violent mais plutôt bon. On se dirige ensuite vers notre premier highlight, en métro puis en bus (a 3Mex le ticket de metro ca vaut pas le coup de se priver). Sur le trajet, les premières impressions de Mexico sont assez décevantes, avec beaucoup de quartiers complètement gris construits à flanc de colline. Après une heure de bus, nous voici accueillis par des cactus a Teotihuacan. Nous entrons par le sud, et remontons toute la calzada de los muertos, dans une enfilade impressionnante de constructions précolombiennes. premier arrêt avec l'ascension de la piramide del sol ou il n y a pas encore grand monde. les escaliers sont raides mais la vue est superbe. Nous continuons jusqu a la piramide de la luna, ou nous sommes accueillis par un des nombreux vendeurs du site qui nous propose un bracelet a 10 pesos "moins que pas cher, cadeau pour la belle doche" (en français s'il vous plait). Depuis la piramide de la luna la vue est époustouflante sur toute l'étendue du site (2km de long). On traverse aussi quelques petits temples avec des restes de peintures murales qui donnent une vague idée de ce qu a pu être le site a l'époque, puis redescendons vers notre point de départ, en passant par le joli museo del sitio. On est contents d être arrives tôt, car cette fois ci, nous croisons des hordes de touristes (pour la plupart mexicains). Il faut savoir que ceux ci ne se déplacent pas sans siffler ou souffler dans des jouets qui font un boucan infernal, pas tout à fait adapté au lieu. Nous parvenons tout de même a en faire abstraction pour aller jusqu'à la citadelle et au superbe mur du temple de quetzalcoatl rempli de sculptures de serpents a plumes. Notre prochain arrêt est aux basiliques de la guadalupe. Nous mangeons dans un boui boui local (Zenon) ou les mariachis accompagnent notre repas. On suit une foule gigantesque pour rejoindre les basiliques, l'ambiance est bon enfant pour cette sortie familiale du dimanche. nous allons à partir de là enchaîner les surprises. Véritable complexe touristique, le site est compose d'une belle ancienne basilique qui ferait peur à la tour de Pise, de jolies chapelles, et d'une basilique ultra moderne, mélange de salle de l'ONU et de cathédrale moderne, où certains pélerins viennent à genoux depuis la ville, et où il se passe toujours quelque chose. Messe en continu, salves d'applaudissements et de génuflexions, mouvement perpétuel des fidèles (un joyeux bordel), et même 4 tapis roulants pour voir un suaire... rien ne manque. retour pour une petite pause à l hôtel après un trajet en métro où la encore il se passe toujours quelque chose. nous terminons la journée à la cathédrale pour la meese de 19h avec les mariachis... mais sans les mariachis. diner rapide et sans intérêt chez vics. nuit hotel azores
lundi 11 mars 2013
la journée commence sur les chapeaux de roues, au sens strict du terme, puisque notre "taxi" mettra environ 10mn pour rejoindre l'aéroport. c est sur qu en passant au rouge à fond, ça va plus vite... on recommandera donc de ne pas réserver le taxi depuis l'hôtel sauf a aimer les sensations fortes. Arrivés à La Paz, nous récupérons le 4*4 (avec 2h de retard), et prenons la route de San Evaristo, histoire de tester un peu les pistes locales. Après avoir traversé une immense forêt de cactus, le chemin devient un peu monotone malgré la proximité de la mer. Mais alors que nous nous demandons si cela vaut le coup de poursuivre, le paysage devient changeant avec des collines vert-cuivre - il y a d'ailleurs une mine -, et en toile de fond des rochers déchirées aux couleurs ocre. La piste avançant, on s'approche parfois de la mer, parfois de la montagne, certains rochers ont des contrastes saisissants entre le vert-cuivre et l'ocre, le tout avec toujours une bonne dose de cactus à des endroits parfois improbables. Nous croisons un ou deux petits villages de pêcheurs, dont l'un au bord d'une plage au dénivelé impressionnant, où le temps semble s'être arrêté. La piste devient ensuite beaucoup plus raide et complètement cabossée, ce qui nécessitera le passage en mode 4*4 ! Quelques émotions garanties, surtout lorsqu'il s'agira de faire demi-tour en haut d'un col, mais quelle vue plongeante sur la mer et les montagnes qui l'entourent ! Le retour nous réserve aussi son lot de surprises avec un point de vue complètement différent sur les paysages déjà traversés et une lumière de fin d'après-midi qui donne des tonalités nouvelles à la montagne. Quelques dérapages plus loin nous avons une petite frayeur alors que l'eau dormante à l'aller sur notre droite est devenue un petit torrent qui passe par dessus notre gué. On traverse finalement tranquillement et on rejoint La Paz pour prendre possession de notre chambre avec superbe vue sur la baie, avant de dîner au "Bandidos" dans un joli jardin de palmiers pour s'y enfiler une petite bière locale et un excellent burger cuit sous le capot d'une voiture. Ambiance USA des 50's, il ne manque que la serveuse en patins à roulettes. nuit posada colibri 80USD (chambre Sophie)
mardi 12 mars 2013
Ce matin, la vue sur la baie ensoleillée est encore plus belle, et nous rejoignons Mar Y Aventuras qui nous emmène sur l'île d'Espiritu Santo aujourd'hui. A peine sur notre lancha - toute petite embarcation rustique -, que nous sommes entourés de dauphins qui traversent la baie. Notre prochaine rencontre se fait avec des otaries qui se laissent flotter tranquillement en laissant seulement leurs nageoires à la surface. Drôle de spectacle. Nous longeons ensuite l'île pour y découvrir des paysages superbes. Falaises roses plongeant dans l'eau, rochers ocres découpés, strates géologiques bien marquées, îlots remplis de cactus et une mer déjà bien verte. Nous arrivons ensuite près d'une autre colonie d'otaries, qui nous offrent un petit spectacle en imitant la nage des dauphins, mais cette fois-ci, nous ne resterons pas dans le bateau ! Une fois à l'eau, de nombreux poissons multicolores nous accueillent, mais ce n'est rien à côté de ce qui nous attend. Les otaries commencent à nager autour de nous, d'abord relativement loin, puis s'approchent et jouent dans l'eau, s'enroulant, sautant, nous offrant un spectacle incroyable. C'est alors que quelqu'un tire ma palme vers l'arrière. Ma chère et tendre ? Non, personne aux alentours, c'est une otarie un peu joueuse. Puis ce sont deux otaries qui passent au près, très près même, un peu effrayant au premier abord. Leurs nageoires m'effleurent, puis une d'elle approche doucement son museau et m'attrape le bras. Surpris, j'ai un petit mouvement de recul mais c'est complètement indolore. Heureusement cela n'effraie pas mon nouveau compagnon de jeu qui revient à la charge plusieurs fois pour une vraie danse subaquatique à mon bras, expérience inoubliable ! Nous nous dirigeons ensuite vers une plage paradisiaque aux eaux vertes et aux roches roses pour nous remettre de nos émotions autour d'un excellent déjeuner. Les mangues et les avocats sont succulents. Il est désormais temps de prendre la route du retour, en longeant cette fois-ci la côte de l'île de beaucoup plus près. La lumière de l'après midi embellit encore l'endroit. De retour à La Paz nous nous promenons dans les rues colorées et sur le malecon où nous goûtons à des jus de fruits frais plutôt originaux (orange-carotte et orange-figue de barbarie-celeri) mais néanmoins excellents. Après un petit apéro au vin local (dispensable) pour profiter de notre superbe vue, nous finissons par retourner au Bandidos, nos autres cibles étant fermées ou peu apétissantes. nuit posada colibri
mercredi 13 mars
Après avoir refait le monde avec nos hôtes autour d'un excellent petit déjeuner, nous prenons la route pour Loreto, 3h30 selon les locaux, beaucoup plus en respectant les limitations ! Qu'à cela ne tienne nous faisons de nombreuses pauses photo près des lancherias colorées (petits magasins). La première, avec son enseigne qui grince, nous envoie tout droit vers la scène d'ouverture de "Il était une fois dans l'ouest". La route est bordée de cactus et nous apercevons le Pacifique au loin. Nous faisons une petite pause déjeuner à l'ombre d'une palapa à Ciudad Insurgentes (el Carrizal). Le temps s'est arrêté, le cadre est mignon comme tout malgré le bord de route, et nous terminons notre repas avec un jus d'orange frais exceptionnel au petit stand en face du restau. La route s'enfonce ensuite dans la sierra de la Giganta et descend de nouveau vers la mer de Cortes. Les vues sont belles mais notre point de vue préféré sera l'arrivée à Nopolo où l'on surplombe le golf dans un cadre magique. Le resort qui l'entoure est très joli, mais comme on le dit ici, c'est définitivement "gringolandia". Nous arrivons à Loreto où nous prenons possession de notre chambre dans la charmante "posada del Cortes" - à 45€, absolument imbattable pour cette qualité - puis réservons notre tour du lendemain avant de dîner à la Terraza, restaurant de sushis... à la mexicaine. Original et plutôt bon. nuit à la posada del cortes (750mex)
jeudi 14 mars
Après un départ hésitant : petit déj longuet et absence d'échelle sur le bateau qui nous retarde, nous voilà parti pour Isla Coronado. La vue sur Loreto et les montagnes et très sympa, puis au bout de 10 minutes nous rencontrons une dizaine de dauphins qui nagent autour de notre barque. Nous allons ensuite de nouveau nager avec les otaries. L'une d'elle nous gratifie d'un superbe saut juste avant notre plongée. La visibilité est moins bonne qu'il y a 2 jours, mais les otaries sont en très grand nombre. Après un déjeuner sur une superbe plage, nous partons pour une séance de snorkeling dans des eaux transparentes. Ce n'est clairement pas la Grande Barrière mais quelques poissons multicolores et étoiles de mer jalonnent la promenade. De retour sur l'île nous partons marcher à la découverte des plantes du désert et goûterons même à une racine de cactus gorgée d'eau, version "man vs. wild". Sur le chemin du retour les dauphins sont de nouveau au rendez-vous et encore plus nombreux, nous profitons du spectacle jusqu'à plus soif avant de rejoindre Loreto. Il est trop tard pour aller à la Mission San Javier, nous en profitons donc pour flâner dans les ruelles et prendre une énorme margarita sur la place principale. Les enfants jouent, les mariachis nous font la sérénade, l'ambiance est décontractée, c'est parfait pour se détendre, et on rencontre même quelqu'un du forum ! Nous dînons ensuite au Papagayo cantando (très bon). nuit à la posada del cortes (750mex)
vendredi 15 mars
Lever de bonne heure pour profiter du lever de soleil depuis la terrasse de l'hôtel, puis nous nous dirigeons vers la Mission San Javier. La route vient d'être finie mais déjà, de nombreux trous sont présents et la route s'est carrément effondrée par endroits. Cependant, les paysages sont superbes dans les montagnes et le cadre dans lequel se situe la mission est tout simplement impressionnant, entouré de falaises abruptes. La mission en elle-même ne manque pas de charme, et la petite rue qui y mène, avec ses maisons blanches au toit de chaume locale (palapa) ajoutent au charme de l'endroit. Nous y petit déjeunons tranquillement avant de nous arrêter voir 2-3 peintures rupestres sur le chemin du retour. Nous prenons ensuite la route vers le nord. Malheureusement, même si la Bahia Concepcion, notre point de chute principal du jour, offre quelques points de vues paradisiaques avec ses eaux vertes et les montagnes qui entourent la baie, le tout bien évidemment avec quelques cactus bien placés, nous sommes assez déçus de la qualité des plages au sable dur comme de la pierre. De plus, la chaleur est étouffante même au bord de l'eau, ce qui ne nous encourage pas à trop nous dépenser. Nous nous dirigeons donc vers Mulegé un peu plus tôt que prévu pour longer la jolie rivière bordée de palmiers, puis visiter la ville (sans grand intérêt). Ici nous sommes presque aux USA, mais le long de la rivière environ 50% des maisons sont à vendre ou bien commencent à tomber en ruine. C'est un peu désert. Une fois en ville il y a un peu plus de vie notamment le soir avec encore des enfants qui jouent un peu partout. Le repérage en voiture est intéressant, comme partout en Baja mais de façon encore plus marquée ici : on détermine le sens de circulation des rues à sens unique en fonction des voitures garées... aucune signalisation par ailleurs ! Nous dînons au El Candil, une vraie expérience sociologique : nous sommes entourés de baba cools américains, probables ex-hippies avec la fleur dans les cheveux et la barbe longue, mais suffisamment friqués pour venir ici dans leurs petits avions privés. Amusant. nuit à la Casa Granada, 55USD
Samedi 16 mars 2013
Quelle journée sympathique nous allons passer ! Tout commence avec un petit déjeuner au cours duquel notre hôte russe nous raconte avec émotion l'histoire de la ville et de ses récents ouragans successifs, ce qui explique pourquoi tant de propriétaires ont décidé de jeter l'éponge. On remarque que depuis notre arrivée on discute avec tout le monde, quelle que soit l'origine des gens, et c'est bien agréable d'avoir un tel accueil. Sur la route vers Santa Rosalia, on s'arrête à un petit cimetière ultra coloré en plein désert. Les tombes sont plus grandes et plus pimpantes que certaines maisons ! Arrivés à Santa Rosalia, nous découvrons la petite église construite par Eiffel dont on reconnaît bien la patte. Mais c'est le charme de cette petite ville qui grouille d'activité qui va nous séduire. Beaucoup de maisons colorées, beaucoup de monde qui s'affaire, un énorme jus d'orange frais (14 oranges pressées pour 2€ !), une belle boulangerie entre tradition française et bâtiment du far west dont nous testons avec plaisir quelques petits gâteaux, une ancienne usine de cuivre et son joli musée avec vue, et enfin le retour au port des pêcheurs de poulpes... Vu les commentaires lus, nous pensions y faire un stop rapide. Nous y avons finalement flâné sans voir le temps passer. Nous tentons ensuite d'aller voir les coulées de lave au pied du volcan "Tres Virgenes"... Si un portique d'accueil nous fait croire à un parc bien indiqué, nous ne verrons qu'une usine de géothermie au bout de la route et heureusement quelques superbes cactus. Le volcan n'en demeure pas moins imposant mais on le voit aussi bien de la route principale. Nous filons ensuite vers San Ignacio pour un déjeuner très tardif à l'ombre de la place du village, devant une mission encore une fois superbe. Nous prenons ensuite notre temps pour profiter de la palmeraie et réserver nos activités du lendemain, avant de goûter à des tostadas excellentes dans une des lancherias du village (l'équivalent local de la baraque à frites) puis à une tarte aux dattes, une des spécialités locales. nuit à Casa Leree, 520Mex
Dimanche 17 mars 2013
On finit tranquillement notre tarte dans le jardin de la guest house avant de grimper sur le plateau voisin pour une superbe vue de la mission noyée au milieu de la palmeraie et entourée d'anciens volcans. L'amusante marche se prolonge sur le plateau entre diverses espèces de cactus, puis longe la palmeraie pour rejoindre le village. Nous prenons ensuite le chemin de la sierra de San Francisco, et comme nous l'avait dit l'agent qui nous a vendu les pass, les derniers kilomètres sont en très mauvais état : 7 kilomètres parcourus en quasiment une heure. Ceci dit la montée, qui commence doucement, offre des vues sur de jolis plateaux, puis sur un canyon impressionnant décoré de roche rouge et de cirios, ces "arbres cierge" qu'on ne peut voir qu'ici. Nous finissons par arriver au village de San Francisco de la Sierra, bout du monde s'il en est, mais qui comporte 2 églises pour 20 habitants au grand maximum. Nous y récupérons notre guide à qui il manque quelques dents et dont la compréhension n'est pas évidente. Celui-ci nous ouvre les portes du petit chemin menant aux peintures rupestres, prétexte de cette montée à plus de 1100m d'altitude. Les peintures sont usées mais quand même imposantes. Stop sympathique même si nous étions plus venus pour les paysages. Sur le chemin du retour, nous pique-niquons à l'un des plus beaux points de vue pour profiter pleinement du paysage. Une fois redescendus, nous prenons l'interminable ligne droite jusqu'à Guerrero Negro, d'abord bordée comme d'habitude de cactus, puis qui se transforme en sable. L'arrivée ne laisse rien présager de bon : du vent, du sel et du sable dans cette ville à l'absence totale de charme qui se résume à un grand boulevard décrépi. Le temps que notre lessive se fasse, nous allons tout de même voir les dunes de sable blanc en Basse Californie du Nord, qui pour le coup sont très belles et ludiques et tombent directement dans la lagune. Stop au supermarché local pour refaire le plein de provisions dans une ambiance quasi soviétique des grandes heures. Excellent dîner avec les habituelles margaritas et bières chez Mallarimo, avant de retrouver notre motel propre mais au lit posé sur un socle en ciment ! nuit au Dunas Motel, 245Mex
Lundi 18 mars 2013
C'est parti pour les baleines ! Après notre déception de la Norvège, nous espérons bien nous rattraper. Au bout d'une demi-heure de bateau pour rejoindre le large, nous commençons à voir quelques jets d'eau... C'est sûr, elles sont là, mais pour l'instant chat échaudé craint l'eau froide et nous avons peur de ne les voir que de très loin. Quelques minutes après et nous voilà déjà rassurés, de très nombreuses baleines nagent dans les environs et nous montrent tantôt leur tête, tantôt leur dos, ainsi que leurs nageoires. Petit à petit on en voit de plus en plus et de plus en plus près, et l'excitation monte. Viendront, viendront pas ? Quand soudain, ça y est, une mère et son bébé se décident à venir jouer avec nous, au début à l'autre bout du bateau, mais ensuite après un ou deux passages sous le bateau c'est notre tour, et nous pouvons enfin les toucher ! Une fois, puis deux, puis on ne compte plus, elles en redemandent autant que nous. Le contact est extraordinaire et étonnant, une sorte de caoutchouc tout lisse et moelleux. On voit également de près la multitude de dents très fines et très longues, les petits yeux, etc, et bien sûr on se fait arroser à la moindre occasion... Sur le chemin du retour nous longeons les dunes de sable, voyons quelques otaries (où en Basse Californie n'y en a-t-il pas ?) et cabanes de pêcheurs. On passe ensuite par les énormes dunes de sel. Heureusement car notre visite complète des salines finira par tomber à l'eau. Qu'à cela ne tienne, après cette expérience totalement inoubliable ce n'est pas bien grave. Après un petit jus de fruits, un taco et une incroyable chasse aux timbres, nous prenons la route et commençons à redescendre vers le sud. La route inverse offre des angles différents et la lumière d'après midi est vraiment parfaite chaque jour. En chemin nous nous arrêtons à la sortie de San Ignacio pour acheter un pain de dattes, sorte de pain d'épices succulent. Nous décidons de dormir à Santa Rosalia qui nous avait tant plu à l'aller et profitons de la vue de notre hôtel puis du restaurant El Muelle aux margaritas incomparables. Nous y goûtons également l'excellent poulpe local (aussi appelé Calamar géant de Humbolt). nuit au El Morro, 650Mex avec vue.
Mardi 19 mars 2013
Aujourd'hui c'est la grande descente vers le sud, entrecoupée d'une chasse au distributeur de billets... Après une file d'attente incroyable à Santa Rosalia (c'est apparemment toujours le cas), le distributeur de Mulegé tombe en panne sous nos yeux, tandis que celui de Ciudad Insurgentes ne reconnaît pas nos cartes... Nous finirons par trouver notre bonheur à Ciudad Constitucion. En attendant, il a fallu faire quelques kilomètres pour relier tous ces points. Encore une fois, le chemin retour offre de nouveaux points de vue parfois inattendus, notamment avec une petite brume marine près de Mulegé qui rend le paysage mystérieux. Les vues de la Bahia concepcion sont toujours aussi belles. On bifurque ensuite pour 60km de piste vers San Isidro, à l'aventure ! Il nous faudra plus de 2h photos comprises pour traverser la Sierra à cet endroit mais le paysage en vaut largement la peine. C'est alors qu'à quelques kilomètres de l'arrivée, après un virage, on arrive sur une vue plongeante extraordinaire sur la vallée et la palmeraie de San Isidro, avec en toile de fond un mur de canyon et El Pilon, un mont isolé et abrupt extrêmement photogénique. De là, nous allons faire un stop photo tous les 500m avant de traverser le joli village calme et très fleuri, puis de pique niquer au bord de la route pour profiter de ce cadre extraordinaire, pour nous le plus beau paysage jusqu'à présent. Nous enchaînons ensuite sur une grande ligne droite et poussons jusqu'à Adolfo Lopez Mateo où encore une fois le défi n'est pas de trouver une chambre mais de trouver un restau où nous ne sommes pas les seuls convives, dans le cas présent le Baja Sur, seul restau ouvert ce soir. Superbe assiette de la mer au demeurant (langouste, crevettes, sole à 16€) nuit au El Camaron Feliz, 350Mex... très bof mais peu de choix.
La 2è moitié... un jour...
je me décide enfin à poster notre carnet de voyage en Basse Californie du Sud, où nous avons passé 2 semaines pleines avec une incursion de facilement 4km au nord ;), et une semaine supplémentaire à Mexico, Oaxaca et Puebla, en pleine semaine sainte. C'était notre premier séjour au Mexique, du 9 au 31 mars 2013.
Trajet : 9/03 : Paris Mexico 10/03 : Teotihuacan/Mexico 11/03 : La Paz/piste de San evaristo 12/03 : Isla Espiritu santo 13/03 : Route vers Loreto 14/03 : Isla Coronado/Loreto 15/03 : Mission San Javier/Mulege 16/03 : Santa Rosalia/San Ignacio 17/03 : Sierra de San Francisco/Dunes de Guerrero Negro 18/03 : Guerrero Negro + Baleines Ojo de Liebre 19/03 : la grande transition via San Isidro jusqu'à Adolfo Lopez Mateo 20/03 : Baleines, 2è tour ! puis retour à La Paz 21/03 : La Paz/Villages/Cabo Pulmo 22/03 : Cabo Pulmo/San Jose del Cabo 23/03 : San Jose del Cabo/El Arco/Todos Santos 24/03 : Procession de Todos Santos/Villages/retour vers La Paz 25/03 : Bahia Balandra - Vol Vers Mexico 26/03 : Vol vers Oaxaca - visite de Oaxaca 27/03 : Mitla-El yagul-Teotitlan del valle-Arbol del Tule 28/03 : Monte Alban/Oaxaca/Bus pour Puebla 29/03 : Processions du vendredi Saint à Puebla 30/03 : Mexico 31/03 : Coyoacan et vol retour
On a été 6 fois sur des bateaux ! Pas hyper amoureux de la mer au départ, mais là, il y a quand même quelques trucs exceptionnels à voir. Partout, l’accueil a été parfait. Notre espagnol était bien rouillé après 10 ans sans pratiquer, ça n’a pas empêcher de nouer beaucoup de contacts.
Les guides et cartes (pour Baja, pour le reste c'est assez simple) : - Le Routard 2011 avait encore une section Baja… On était partis avec la photocopie de cette section. Franchement, dispensable. - Le Lonely a une section Baja un peu plus intéressante, et nous avions surtout récupéré un lonely en anglais dédié à Baja. Vieux, donc beaucoup d’adresses périmées, mais pas forcément inutile surtout si on compte explorer quelques bleds très paumés. - Renseignements sur les routes sur internet http://www.granviajero.com/...=11897&n_wp1=-1/ et sur place - Personnellement, j’avais récupéré des infos de droite et de gauche, et je me suis fait mon propre mini-guide, que je tiens à disposition. Seulement quelques pages, mais pas besoin de tellement plus, finalement. - Nous avions aussi pris un GPS de marche dans lequel nous avions rentré les coordonnées des principales villes. Pas indispensable, mais parfois ça aide à repérer là où on en est. - Il y a une carte routière à acheter qui est de très bonne facture, publiée par National Geographic (commandée sur Amazon). - Il existe un ou 2 autres carnets utiles sur le forum.
La logistique (toujours pour Baja, ailleurs on a pris le bus) : - On avait pris un 4*4. Franchement, faire sans, ce serait dommage. - On n’a jamais couru, mais on n’a jamais beaucoup chômé non plus. Les routes peuvent être longues (surtout quand on passe par les pistes), mais la conduite est finalement assez tranquille. 2 semaines pour Baja sud, ça nous semble être bien. - Nous n’avions pas fait Baja nord car les frais de Drop off étaient trop chers, d’où notre boucle dans le sud. Lors des préparatifs, le Nord nous avait semble moins dense en coins sympa, mais quelques coupes nous ont fait mal au coeur. - On avait réservé quelques nuits au départ, puis on a fini en roue libre quand on a vu que c’était finalement simple de trouver à se loger, même à San Jose del Cabo pendant le spring break. Peut être plus dur pour Cabo San Luca, mais de toutes façons il ne faut pas dormir là-bas. Beaucoup de logements sont très difficilement trouvables sur Internet. Certains endroits où on a dormi sont des perles avec peu de chambres, ça vaut peut-être le coup de les réserver à l’avance si vous les voulez. - Baja Sur est totalement safe. La criminalité 0 n’existe pas, mais franchement, rien à redire. Oaxaca, Puebla, Mexico, c'est un peu différent, mais on s'y est senti très bien.
Les saisons : - La mer est un poil fraîche en mars par endroits (en général baignable quand même). Mais, il y a les baleines. Et en mars, les mères commencent à laisser les petits aller jouer avec les bateaux. En avril, a priori il n'y en a presque plus. En janvier février, il y a en plus les baleines bleues, qu'on a loupé de 2 jours... - Les températures sont idéales. Il peut déjà faire très chaud par endroits (on a crevé de chaud à Bahia concepcion). Il y a certainement d’autres choses à faire, mais on s’est dit qu’en été, entre la chaleur, l’absence de baleines et tout, ça devait perdre une grosse partie de son charme. - La semaine sainte apporte quelques processions sympa à Baja (nous n’avons fait que le Dimanche des rameaux côté Baja, donc le tout début). Les jours chargés ont été faits à Oaxaca et Puebla, la procession du vendredi Saint à Puebla est impressionnante. - Le Spring break est marrant à voir pour qui n’a jamais vu, et se concentre quasi exclusivement à Cabo San Luca (+ un peu San Jose del Cabo, si vraiment on cherche). Bon, au bout d’une heure ou 2 on a compris le concept, mais pas de quoi se priver d’aller à El Arco.
samedi 9 mars 2013
arrivée a l hotel azores, mexico. 440Mex. calme, propre, eau chaude avec de la patience.
dimanche 10 mars 2013
on attaque de bon matin au café El Popular, le seul ouvert dans les rues complètement désertes de Mexico. Des 6h avec des molletes au chorizo et des huevos rancheros a la sauce jalapeños, c'est un peu violent mais plutôt bon. On se dirige ensuite vers notre premier highlight, en métro puis en bus (a 3Mex le ticket de metro ca vaut pas le coup de se priver). Sur le trajet, les premières impressions de Mexico sont assez décevantes, avec beaucoup de quartiers complètement gris construits à flanc de colline. Après une heure de bus, nous voici accueillis par des cactus a Teotihuacan. Nous entrons par le sud, et remontons toute la calzada de los muertos, dans une enfilade impressionnante de constructions précolombiennes. premier arrêt avec l'ascension de la piramide del sol ou il n y a pas encore grand monde. les escaliers sont raides mais la vue est superbe. Nous continuons jusqu a la piramide de la luna, ou nous sommes accueillis par un des nombreux vendeurs du site qui nous propose un bracelet a 10 pesos "moins que pas cher, cadeau pour la belle doche" (en français s'il vous plait). Depuis la piramide de la luna la vue est époustouflante sur toute l'étendue du site (2km de long). On traverse aussi quelques petits temples avec des restes de peintures murales qui donnent une vague idée de ce qu a pu être le site a l'époque, puis redescendons vers notre point de départ, en passant par le joli museo del sitio. On est contents d être arrives tôt, car cette fois ci, nous croisons des hordes de touristes (pour la plupart mexicains). Il faut savoir que ceux ci ne se déplacent pas sans siffler ou souffler dans des jouets qui font un boucan infernal, pas tout à fait adapté au lieu. Nous parvenons tout de même a en faire abstraction pour aller jusqu'à la citadelle et au superbe mur du temple de quetzalcoatl rempli de sculptures de serpents a plumes. Notre prochain arrêt est aux basiliques de la guadalupe. Nous mangeons dans un boui boui local (Zenon) ou les mariachis accompagnent notre repas. On suit une foule gigantesque pour rejoindre les basiliques, l'ambiance est bon enfant pour cette sortie familiale du dimanche. nous allons à partir de là enchaîner les surprises. Véritable complexe touristique, le site est compose d'une belle ancienne basilique qui ferait peur à la tour de Pise, de jolies chapelles, et d'une basilique ultra moderne, mélange de salle de l'ONU et de cathédrale moderne, où certains pélerins viennent à genoux depuis la ville, et où il se passe toujours quelque chose. Messe en continu, salves d'applaudissements et de génuflexions, mouvement perpétuel des fidèles (un joyeux bordel), et même 4 tapis roulants pour voir un suaire... rien ne manque. retour pour une petite pause à l hôtel après un trajet en métro où la encore il se passe toujours quelque chose. nous terminons la journée à la cathédrale pour la meese de 19h avec les mariachis... mais sans les mariachis. diner rapide et sans intérêt chez vics. nuit hotel azores
lundi 11 mars 2013
la journée commence sur les chapeaux de roues, au sens strict du terme, puisque notre "taxi" mettra environ 10mn pour rejoindre l'aéroport. c est sur qu en passant au rouge à fond, ça va plus vite... on recommandera donc de ne pas réserver le taxi depuis l'hôtel sauf a aimer les sensations fortes. Arrivés à La Paz, nous récupérons le 4*4 (avec 2h de retard), et prenons la route de San Evaristo, histoire de tester un peu les pistes locales. Après avoir traversé une immense forêt de cactus, le chemin devient un peu monotone malgré la proximité de la mer. Mais alors que nous nous demandons si cela vaut le coup de poursuivre, le paysage devient changeant avec des collines vert-cuivre - il y a d'ailleurs une mine -, et en toile de fond des rochers déchirées aux couleurs ocre. La piste avançant, on s'approche parfois de la mer, parfois de la montagne, certains rochers ont des contrastes saisissants entre le vert-cuivre et l'ocre, le tout avec toujours une bonne dose de cactus à des endroits parfois improbables. Nous croisons un ou deux petits villages de pêcheurs, dont l'un au bord d'une plage au dénivelé impressionnant, où le temps semble s'être arrêté. La piste devient ensuite beaucoup plus raide et complètement cabossée, ce qui nécessitera le passage en mode 4*4 ! Quelques émotions garanties, surtout lorsqu'il s'agira de faire demi-tour en haut d'un col, mais quelle vue plongeante sur la mer et les montagnes qui l'entourent ! Le retour nous réserve aussi son lot de surprises avec un point de vue complètement différent sur les paysages déjà traversés et une lumière de fin d'après-midi qui donne des tonalités nouvelles à la montagne. Quelques dérapages plus loin nous avons une petite frayeur alors que l'eau dormante à l'aller sur notre droite est devenue un petit torrent qui passe par dessus notre gué. On traverse finalement tranquillement et on rejoint La Paz pour prendre possession de notre chambre avec superbe vue sur la baie, avant de dîner au "Bandidos" dans un joli jardin de palmiers pour s'y enfiler une petite bière locale et un excellent burger cuit sous le capot d'une voiture. Ambiance USA des 50's, il ne manque que la serveuse en patins à roulettes. nuit posada colibri 80USD (chambre Sophie)
mardi 12 mars 2013
Ce matin, la vue sur la baie ensoleillée est encore plus belle, et nous rejoignons Mar Y Aventuras qui nous emmène sur l'île d'Espiritu Santo aujourd'hui. A peine sur notre lancha - toute petite embarcation rustique -, que nous sommes entourés de dauphins qui traversent la baie. Notre prochaine rencontre se fait avec des otaries qui se laissent flotter tranquillement en laissant seulement leurs nageoires à la surface. Drôle de spectacle. Nous longeons ensuite l'île pour y découvrir des paysages superbes. Falaises roses plongeant dans l'eau, rochers ocres découpés, strates géologiques bien marquées, îlots remplis de cactus et une mer déjà bien verte. Nous arrivons ensuite près d'une autre colonie d'otaries, qui nous offrent un petit spectacle en imitant la nage des dauphins, mais cette fois-ci, nous ne resterons pas dans le bateau ! Une fois à l'eau, de nombreux poissons multicolores nous accueillent, mais ce n'est rien à côté de ce qui nous attend. Les otaries commencent à nager autour de nous, d'abord relativement loin, puis s'approchent et jouent dans l'eau, s'enroulant, sautant, nous offrant un spectacle incroyable. C'est alors que quelqu'un tire ma palme vers l'arrière. Ma chère et tendre ? Non, personne aux alentours, c'est une otarie un peu joueuse. Puis ce sont deux otaries qui passent au près, très près même, un peu effrayant au premier abord. Leurs nageoires m'effleurent, puis une d'elle approche doucement son museau et m'attrape le bras. Surpris, j'ai un petit mouvement de recul mais c'est complètement indolore. Heureusement cela n'effraie pas mon nouveau compagnon de jeu qui revient à la charge plusieurs fois pour une vraie danse subaquatique à mon bras, expérience inoubliable ! Nous nous dirigeons ensuite vers une plage paradisiaque aux eaux vertes et aux roches roses pour nous remettre de nos émotions autour d'un excellent déjeuner. Les mangues et les avocats sont succulents. Il est désormais temps de prendre la route du retour, en longeant cette fois-ci la côte de l'île de beaucoup plus près. La lumière de l'après midi embellit encore l'endroit. De retour à La Paz nous nous promenons dans les rues colorées et sur le malecon où nous goûtons à des jus de fruits frais plutôt originaux (orange-carotte et orange-figue de barbarie-celeri) mais néanmoins excellents. Après un petit apéro au vin local (dispensable) pour profiter de notre superbe vue, nous finissons par retourner au Bandidos, nos autres cibles étant fermées ou peu apétissantes. nuit posada colibri
mercredi 13 mars
Après avoir refait le monde avec nos hôtes autour d'un excellent petit déjeuner, nous prenons la route pour Loreto, 3h30 selon les locaux, beaucoup plus en respectant les limitations ! Qu'à cela ne tienne nous faisons de nombreuses pauses photo près des lancherias colorées (petits magasins). La première, avec son enseigne qui grince, nous envoie tout droit vers la scène d'ouverture de "Il était une fois dans l'ouest". La route est bordée de cactus et nous apercevons le Pacifique au loin. Nous faisons une petite pause déjeuner à l'ombre d'une palapa à Ciudad Insurgentes (el Carrizal). Le temps s'est arrêté, le cadre est mignon comme tout malgré le bord de route, et nous terminons notre repas avec un jus d'orange frais exceptionnel au petit stand en face du restau. La route s'enfonce ensuite dans la sierra de la Giganta et descend de nouveau vers la mer de Cortes. Les vues sont belles mais notre point de vue préféré sera l'arrivée à Nopolo où l'on surplombe le golf dans un cadre magique. Le resort qui l'entoure est très joli, mais comme on le dit ici, c'est définitivement "gringolandia". Nous arrivons à Loreto où nous prenons possession de notre chambre dans la charmante "posada del Cortes" - à 45€, absolument imbattable pour cette qualité - puis réservons notre tour du lendemain avant de dîner à la Terraza, restaurant de sushis... à la mexicaine. Original et plutôt bon. nuit à la posada del cortes (750mex)
jeudi 14 mars
Après un départ hésitant : petit déj longuet et absence d'échelle sur le bateau qui nous retarde, nous voilà parti pour Isla Coronado. La vue sur Loreto et les montagnes et très sympa, puis au bout de 10 minutes nous rencontrons une dizaine de dauphins qui nagent autour de notre barque. Nous allons ensuite de nouveau nager avec les otaries. L'une d'elle nous gratifie d'un superbe saut juste avant notre plongée. La visibilité est moins bonne qu'il y a 2 jours, mais les otaries sont en très grand nombre. Après un déjeuner sur une superbe plage, nous partons pour une séance de snorkeling dans des eaux transparentes. Ce n'est clairement pas la Grande Barrière mais quelques poissons multicolores et étoiles de mer jalonnent la promenade. De retour sur l'île nous partons marcher à la découverte des plantes du désert et goûterons même à une racine de cactus gorgée d'eau, version "man vs. wild". Sur le chemin du retour les dauphins sont de nouveau au rendez-vous et encore plus nombreux, nous profitons du spectacle jusqu'à plus soif avant de rejoindre Loreto. Il est trop tard pour aller à la Mission San Javier, nous en profitons donc pour flâner dans les ruelles et prendre une énorme margarita sur la place principale. Les enfants jouent, les mariachis nous font la sérénade, l'ambiance est décontractée, c'est parfait pour se détendre, et on rencontre même quelqu'un du forum ! Nous dînons ensuite au Papagayo cantando (très bon). nuit à la posada del cortes (750mex)
vendredi 15 mars
Lever de bonne heure pour profiter du lever de soleil depuis la terrasse de l'hôtel, puis nous nous dirigeons vers la Mission San Javier. La route vient d'être finie mais déjà, de nombreux trous sont présents et la route s'est carrément effondrée par endroits. Cependant, les paysages sont superbes dans les montagnes et le cadre dans lequel se situe la mission est tout simplement impressionnant, entouré de falaises abruptes. La mission en elle-même ne manque pas de charme, et la petite rue qui y mène, avec ses maisons blanches au toit de chaume locale (palapa) ajoutent au charme de l'endroit. Nous y petit déjeunons tranquillement avant de nous arrêter voir 2-3 peintures rupestres sur le chemin du retour. Nous prenons ensuite la route vers le nord. Malheureusement, même si la Bahia Concepcion, notre point de chute principal du jour, offre quelques points de vues paradisiaques avec ses eaux vertes et les montagnes qui entourent la baie, le tout bien évidemment avec quelques cactus bien placés, nous sommes assez déçus de la qualité des plages au sable dur comme de la pierre. De plus, la chaleur est étouffante même au bord de l'eau, ce qui ne nous encourage pas à trop nous dépenser. Nous nous dirigeons donc vers Mulegé un peu plus tôt que prévu pour longer la jolie rivière bordée de palmiers, puis visiter la ville (sans grand intérêt). Ici nous sommes presque aux USA, mais le long de la rivière environ 50% des maisons sont à vendre ou bien commencent à tomber en ruine. C'est un peu désert. Une fois en ville il y a un peu plus de vie notamment le soir avec encore des enfants qui jouent un peu partout. Le repérage en voiture est intéressant, comme partout en Baja mais de façon encore plus marquée ici : on détermine le sens de circulation des rues à sens unique en fonction des voitures garées... aucune signalisation par ailleurs ! Nous dînons au El Candil, une vraie expérience sociologique : nous sommes entourés de baba cools américains, probables ex-hippies avec la fleur dans les cheveux et la barbe longue, mais suffisamment friqués pour venir ici dans leurs petits avions privés. Amusant. nuit à la Casa Granada, 55USD
Samedi 16 mars 2013
Quelle journée sympathique nous allons passer ! Tout commence avec un petit déjeuner au cours duquel notre hôte russe nous raconte avec émotion l'histoire de la ville et de ses récents ouragans successifs, ce qui explique pourquoi tant de propriétaires ont décidé de jeter l'éponge. On remarque que depuis notre arrivée on discute avec tout le monde, quelle que soit l'origine des gens, et c'est bien agréable d'avoir un tel accueil. Sur la route vers Santa Rosalia, on s'arrête à un petit cimetière ultra coloré en plein désert. Les tombes sont plus grandes et plus pimpantes que certaines maisons ! Arrivés à Santa Rosalia, nous découvrons la petite église construite par Eiffel dont on reconnaît bien la patte. Mais c'est le charme de cette petite ville qui grouille d'activité qui va nous séduire. Beaucoup de maisons colorées, beaucoup de monde qui s'affaire, un énorme jus d'orange frais (14 oranges pressées pour 2€ !), une belle boulangerie entre tradition française et bâtiment du far west dont nous testons avec plaisir quelques petits gâteaux, une ancienne usine de cuivre et son joli musée avec vue, et enfin le retour au port des pêcheurs de poulpes... Vu les commentaires lus, nous pensions y faire un stop rapide. Nous y avons finalement flâné sans voir le temps passer. Nous tentons ensuite d'aller voir les coulées de lave au pied du volcan "Tres Virgenes"... Si un portique d'accueil nous fait croire à un parc bien indiqué, nous ne verrons qu'une usine de géothermie au bout de la route et heureusement quelques superbes cactus. Le volcan n'en demeure pas moins imposant mais on le voit aussi bien de la route principale. Nous filons ensuite vers San Ignacio pour un déjeuner très tardif à l'ombre de la place du village, devant une mission encore une fois superbe. Nous prenons ensuite notre temps pour profiter de la palmeraie et réserver nos activités du lendemain, avant de goûter à des tostadas excellentes dans une des lancherias du village (l'équivalent local de la baraque à frites) puis à une tarte aux dattes, une des spécialités locales. nuit à Casa Leree, 520Mex
Dimanche 17 mars 2013
On finit tranquillement notre tarte dans le jardin de la guest house avant de grimper sur le plateau voisin pour une superbe vue de la mission noyée au milieu de la palmeraie et entourée d'anciens volcans. L'amusante marche se prolonge sur le plateau entre diverses espèces de cactus, puis longe la palmeraie pour rejoindre le village. Nous prenons ensuite le chemin de la sierra de San Francisco, et comme nous l'avait dit l'agent qui nous a vendu les pass, les derniers kilomètres sont en très mauvais état : 7 kilomètres parcourus en quasiment une heure. Ceci dit la montée, qui commence doucement, offre des vues sur de jolis plateaux, puis sur un canyon impressionnant décoré de roche rouge et de cirios, ces "arbres cierge" qu'on ne peut voir qu'ici. Nous finissons par arriver au village de San Francisco de la Sierra, bout du monde s'il en est, mais qui comporte 2 églises pour 20 habitants au grand maximum. Nous y récupérons notre guide à qui il manque quelques dents et dont la compréhension n'est pas évidente. Celui-ci nous ouvre les portes du petit chemin menant aux peintures rupestres, prétexte de cette montée à plus de 1100m d'altitude. Les peintures sont usées mais quand même imposantes. Stop sympathique même si nous étions plus venus pour les paysages. Sur le chemin du retour, nous pique-niquons à l'un des plus beaux points de vue pour profiter pleinement du paysage. Une fois redescendus, nous prenons l'interminable ligne droite jusqu'à Guerrero Negro, d'abord bordée comme d'habitude de cactus, puis qui se transforme en sable. L'arrivée ne laisse rien présager de bon : du vent, du sel et du sable dans cette ville à l'absence totale de charme qui se résume à un grand boulevard décrépi. Le temps que notre lessive se fasse, nous allons tout de même voir les dunes de sable blanc en Basse Californie du Nord, qui pour le coup sont très belles et ludiques et tombent directement dans la lagune. Stop au supermarché local pour refaire le plein de provisions dans une ambiance quasi soviétique des grandes heures. Excellent dîner avec les habituelles margaritas et bières chez Mallarimo, avant de retrouver notre motel propre mais au lit posé sur un socle en ciment ! nuit au Dunas Motel, 245Mex
Lundi 18 mars 2013
C'est parti pour les baleines ! Après notre déception de la Norvège, nous espérons bien nous rattraper. Au bout d'une demi-heure de bateau pour rejoindre le large, nous commençons à voir quelques jets d'eau... C'est sûr, elles sont là, mais pour l'instant chat échaudé craint l'eau froide et nous avons peur de ne les voir que de très loin. Quelques minutes après et nous voilà déjà rassurés, de très nombreuses baleines nagent dans les environs et nous montrent tantôt leur tête, tantôt leur dos, ainsi que leurs nageoires. Petit à petit on en voit de plus en plus et de plus en plus près, et l'excitation monte. Viendront, viendront pas ? Quand soudain, ça y est, une mère et son bébé se décident à venir jouer avec nous, au début à l'autre bout du bateau, mais ensuite après un ou deux passages sous le bateau c'est notre tour, et nous pouvons enfin les toucher ! Une fois, puis deux, puis on ne compte plus, elles en redemandent autant que nous. Le contact est extraordinaire et étonnant, une sorte de caoutchouc tout lisse et moelleux. On voit également de près la multitude de dents très fines et très longues, les petits yeux, etc, et bien sûr on se fait arroser à la moindre occasion... Sur le chemin du retour nous longeons les dunes de sable, voyons quelques otaries (où en Basse Californie n'y en a-t-il pas ?) et cabanes de pêcheurs. On passe ensuite par les énormes dunes de sel. Heureusement car notre visite complète des salines finira par tomber à l'eau. Qu'à cela ne tienne, après cette expérience totalement inoubliable ce n'est pas bien grave. Après un petit jus de fruits, un taco et une incroyable chasse aux timbres, nous prenons la route et commençons à redescendre vers le sud. La route inverse offre des angles différents et la lumière d'après midi est vraiment parfaite chaque jour. En chemin nous nous arrêtons à la sortie de San Ignacio pour acheter un pain de dattes, sorte de pain d'épices succulent. Nous décidons de dormir à Santa Rosalia qui nous avait tant plu à l'aller et profitons de la vue de notre hôtel puis du restaurant El Muelle aux margaritas incomparables. Nous y goûtons également l'excellent poulpe local (aussi appelé Calamar géant de Humbolt). nuit au El Morro, 650Mex avec vue.
Mardi 19 mars 2013
Aujourd'hui c'est la grande descente vers le sud, entrecoupée d'une chasse au distributeur de billets... Après une file d'attente incroyable à Santa Rosalia (c'est apparemment toujours le cas), le distributeur de Mulegé tombe en panne sous nos yeux, tandis que celui de Ciudad Insurgentes ne reconnaît pas nos cartes... Nous finirons par trouver notre bonheur à Ciudad Constitucion. En attendant, il a fallu faire quelques kilomètres pour relier tous ces points. Encore une fois, le chemin retour offre de nouveaux points de vue parfois inattendus, notamment avec une petite brume marine près de Mulegé qui rend le paysage mystérieux. Les vues de la Bahia concepcion sont toujours aussi belles. On bifurque ensuite pour 60km de piste vers San Isidro, à l'aventure ! Il nous faudra plus de 2h photos comprises pour traverser la Sierra à cet endroit mais le paysage en vaut largement la peine. C'est alors qu'à quelques kilomètres de l'arrivée, après un virage, on arrive sur une vue plongeante extraordinaire sur la vallée et la palmeraie de San Isidro, avec en toile de fond un mur de canyon et El Pilon, un mont isolé et abrupt extrêmement photogénique. De là, nous allons faire un stop photo tous les 500m avant de traverser le joli village calme et très fleuri, puis de pique niquer au bord de la route pour profiter de ce cadre extraordinaire, pour nous le plus beau paysage jusqu'à présent. Nous enchaînons ensuite sur une grande ligne droite et poussons jusqu'à Adolfo Lopez Mateo où encore une fois le défi n'est pas de trouver une chambre mais de trouver un restau où nous ne sommes pas les seuls convives, dans le cas présent le Baja Sur, seul restau ouvert ce soir. Superbe assiette de la mer au demeurant (langouste, crevettes, sole à 16€) nuit au El Camaron Feliz, 350Mex... très bof mais peu de choix.
La 2è moitié... un jour...
Thaïlande: deux semaines au pays du sourire (Bangkok, Ayutthaya, Chiang Mai, Krabi, Koh Kradan) English translation pending
En mars dernier nous sommes partis pour notre premier voyage en Asie, direction la Thaïlande, en voici le compte rendu que vous pouvez trouver également sur mon blog :
Mes carnets de voyage
Episode 0 : Itinéraire & Préparatifs
Cet hiver, on laissera de côté les pistes de ski des Alpes pour nous rendre au soleil. Histoire d’oublier la grisaille et le froid de Paris, nous prendrons nos quartiers d’hiver en Thaïlande. Ce sera notre première expérience asiatique dans, paraît-il, le pays qui s’y prête le mieux.
La Thaïlande, est un pays à l’histoire millénaire et foisonnante. D’abord partie intégrante du puissant Empire Khmer, le territoire de la Thaïlande a ensuite hébergé plusieurs royaumes successifs : de Sukhothaï au Siam en passant par Ayutthaya. Ce n’est que depuis 1932 qu’on le connaît sous son nom actuel.
La Thaïlande est un pays de la taille de la France et peuplée lui aussi d’environ 60 000 000 d’habitants. Le territoire thaïlandais s’étend sur plus de 1600 km depuis les montagnes du Nord marquant la frontière avec le Laos jusqu’au bout de l’isthme de Kra et le début de la péninsule Malaise. La Thaïlande recèle de nombreux paysages très variés. Des paysages de montagnes autour de Chiang Mai, la « Rose du Nord ». De grandes plaines agricoles, au centre autour de la Chao Phraya et à l’Est dans l’Issan, jalonnées de grandes cités historiques comme Sukhothai ou Ayutthaya. Des plages paradisiaques et appréciées des touristes plus au sud que l’on décompose en deux entitées. Celles au bord du golfe de Thaïlande (Koh Samui, Koh Phangan, Koh Chang, Koh Tao …) et celles bordant la mer d’Andaman (Phuket, Koh Phi Phi, Koh Lanta …).
La Thaïlande est un pays très prisé des toursites et le nombre de visiteurs ne cesse d’augmenter d’année en année. C’est plus de 20 millions de touristes qui ce sont ainsi rendus en Thaïlande en 2011. Ceux ci sont attirés par les charmes du pays, les temples, les plages, et des prix défiant toute concurrence !
Après de longues soirées à se documenter, a faire et à refaire des simulations d’itinéraires, à parcourir le Lonely Planet, les sites internets et les forums histoire d’avoir un aperçu de ce pays en 15 jours, notre choix c’est finalement porté sur l’itinéraire suivant :
1. Bangkok ; 2.Ayutthaya ; 3. Chiang Mai ; 4. Parc National de Doi Inthanon ; 5. Ferme des éléphants de Patara ; 6. Ao Nang (Krabi) ; 7. Baie de Phang Nga ; 8 Koh Phi Phi ; 9. Koh Kradan
Nous arriverons le samedi 2 mars 2013 à l’aéroport international de Suvarnabhumi. De là, nous prendrons un taxi pour notre hôtel dans le centre historique de Bangkok où nous resterons 2 nuits (1). Le lundi 4 mars, nous prendrons le train en direction d’Ayutthaya (2). L’après-midi, nous y visiterons son parc historique, inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO. Le mardi 5, direction Don Muang, le 2ème aéroport bangkokais où nous prendrons un vol pour Chiang Mai (3). Nous resterons 3 nuits dans le « Rose du Nord » le temps de découvrir (peut-être) le Doi Inthanon (4) et les éléphants de Patara (5). Le vendredi 8, nous reprendrons l’avion en direction des plages du sud et de la localité d’Ao Nang près de Krabi (6) où nous resterons 4 nuits. Cette station balnéaire servira de base arrière pour des excursions dans les lieux très connus de Phang Nga (7), Koh Phi Phi (8) et Railay. Le mardi 12, nous prendrons la direction de la petite île de Koh Kradan (9) où nous jouerons les Robinsons pendant 3 nuits. Pour finir, nous rentrerons sur Bangkok via Trang pour une journée de Shopping.
Pour préparer ce voyage, une fois de plus je me suis appuyé sur les valeurs sûres : Voyageforum.com pour les compte rendus de voyageurs et leur bons plans. Tripadvisor pour le choix des hôtels. Agoda et Booking pour les réservations d’hôtels lorsque les prix étaient plus intéressant que directement sur les sites d’hôtels. Kayak.fr pour les vols et Air Asia pour les vols intérieurs.
Concernant les guides versions papier il y en a pléthore. Nous en possédons 3 : le Lonely Planet Thaïlande, celui que l’on utilise le plus, jamais à court d’informations, le guide évasion Thaïlande qui se cantonne aux lieux hyper fréquentés et ne donnent que peu d’infos dès que l’on veut sortir des autoroutes touristiques et le Petit Futé Thaïlande récupéré il y a peu.
Mes carnets de voyage

Episode 0 : Itinéraire & Préparatifs

Cet hiver, on laissera de côté les pistes de ski des Alpes pour nous rendre au soleil. Histoire d’oublier la grisaille et le froid de Paris, nous prendrons nos quartiers d’hiver en Thaïlande. Ce sera notre première expérience asiatique dans, paraît-il, le pays qui s’y prête le mieux.
La Thaïlande, est un pays à l’histoire millénaire et foisonnante. D’abord partie intégrante du puissant Empire Khmer, le territoire de la Thaïlande a ensuite hébergé plusieurs royaumes successifs : de Sukhothaï au Siam en passant par Ayutthaya. Ce n’est que depuis 1932 qu’on le connaît sous son nom actuel.
La Thaïlande est un pays de la taille de la France et peuplée lui aussi d’environ 60 000 000 d’habitants. Le territoire thaïlandais s’étend sur plus de 1600 km depuis les montagnes du Nord marquant la frontière avec le Laos jusqu’au bout de l’isthme de Kra et le début de la péninsule Malaise. La Thaïlande recèle de nombreux paysages très variés. Des paysages de montagnes autour de Chiang Mai, la « Rose du Nord ». De grandes plaines agricoles, au centre autour de la Chao Phraya et à l’Est dans l’Issan, jalonnées de grandes cités historiques comme Sukhothai ou Ayutthaya. Des plages paradisiaques et appréciées des touristes plus au sud que l’on décompose en deux entitées. Celles au bord du golfe de Thaïlande (Koh Samui, Koh Phangan, Koh Chang, Koh Tao …) et celles bordant la mer d’Andaman (Phuket, Koh Phi Phi, Koh Lanta …).
La Thaïlande est un pays très prisé des toursites et le nombre de visiteurs ne cesse d’augmenter d’année en année. C’est plus de 20 millions de touristes qui ce sont ainsi rendus en Thaïlande en 2011. Ceux ci sont attirés par les charmes du pays, les temples, les plages, et des prix défiant toute concurrence !
Après de longues soirées à se documenter, a faire et à refaire des simulations d’itinéraires, à parcourir le Lonely Planet, les sites internets et les forums histoire d’avoir un aperçu de ce pays en 15 jours, notre choix c’est finalement porté sur l’itinéraire suivant :
1. Bangkok ; 2.Ayutthaya ; 3. Chiang Mai ; 4. Parc National de Doi Inthanon ; 5. Ferme des éléphants de Patara ; 6. Ao Nang (Krabi) ; 7. Baie de Phang Nga ; 8 Koh Phi Phi ; 9. Koh KradanNous arriverons le samedi 2 mars 2013 à l’aéroport international de Suvarnabhumi. De là, nous prendrons un taxi pour notre hôtel dans le centre historique de Bangkok où nous resterons 2 nuits (1). Le lundi 4 mars, nous prendrons le train en direction d’Ayutthaya (2). L’après-midi, nous y visiterons son parc historique, inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO. Le mardi 5, direction Don Muang, le 2ème aéroport bangkokais où nous prendrons un vol pour Chiang Mai (3). Nous resterons 3 nuits dans le « Rose du Nord » le temps de découvrir (peut-être) le Doi Inthanon (4) et les éléphants de Patara (5). Le vendredi 8, nous reprendrons l’avion en direction des plages du sud et de la localité d’Ao Nang près de Krabi (6) où nous resterons 4 nuits. Cette station balnéaire servira de base arrière pour des excursions dans les lieux très connus de Phang Nga (7), Koh Phi Phi (8) et Railay. Le mardi 12, nous prendrons la direction de la petite île de Koh Kradan (9) où nous jouerons les Robinsons pendant 3 nuits. Pour finir, nous rentrerons sur Bangkok via Trang pour une journée de Shopping.
Pour préparer ce voyage, une fois de plus je me suis appuyé sur les valeurs sûres : Voyageforum.com pour les compte rendus de voyageurs et leur bons plans. Tripadvisor pour le choix des hôtels. Agoda et Booking pour les réservations d’hôtels lorsque les prix étaient plus intéressant que directement sur les sites d’hôtels. Kayak.fr pour les vols et Air Asia pour les vols intérieurs.
Concernant les guides versions papier il y en a pléthore. Nous en possédons 3 : le Lonely Planet Thaïlande, celui que l’on utilise le plus, jamais à court d’informations, le guide évasion Thaïlande qui se cantonne aux lieux hyper fréquentés et ne donnent que peu d’infos dès que l’on veut sortir des autoroutes touristiques et le Petit Futé Thaïlande récupéré il y a peu.
En direct d'une croisière sur le Celebrity Equinox English translation pending
Bonjour à tous !
Nous en avions rêvé… 😮 C’était peut-être le cauchemar de certains…🏴☠️ Celebrity l’a fait… 🙂
Nous voici depuis quelques heures sur un bateau dont l’intérieur (et les balcons de cabine) est 100% NON-FUMEUR ! En effet, nous avons appris par un courrier que Celebrity venait de changer sa politique « tabac » sur toute sa flotte : désormais, tous les espaces publics intérieurs sont non-fumeur et à l’extérieur, il reste sur les « classe Solstice » 5 zones très délimitées pour les fumeurs de cigarettes, dont une seule permet aussi le cigare et la pipe…
A noter que fumer en cabine est « puni » d’un débit automatique du compte cabine de 250 dollars pour « frais de nettoyage »… 😕 Alors c’est vrai que c’est un vrai plaisir que d’être sur un bateau qui, nulle part, ne « sent le tabac »… En fait, il ne s’agit que de l’application stricte, si j’ai bien compris, des lois américaines, équivalentes des lois françaises, italiennes et plus généralement européennes, que certaines compagnies bafouent allègrement en permanence… Alors qu’il semble que personne dans la clientèle de ce bateau, ne proteste, et ne donne l’air de se sentir lésé… 😮
Mais toute histoire a un début, et la nôtre n’y fait pas exception… Alors revenons à mardi…
PROLOGUE
Il y a des jours où l’horloge biologique, sans doute dopée à l’adrénaline, remplace tous les réveils et alarmes du monde… Ainsi, je me réveille à 6 heures, en ce mardi 13 novembre, alors que les téléphones et réveils de la maison ont été chargés de sonner entre 6:30 et 6:45… L’excitation du départ est certainement contagieuse, puisque Mme PAP… euh… ben non, je me suis rasé, lavé, douché, caféiné, tout ça sans chercher à être silencieux, et… elle dort encore, comme un bébé… 😎
J’ai presque des scrupules à la réveiller, mais y a encore du boulot… Vous savez bien, les vestes 😇 à ranger dans les valises, et les valises à clore… Elle se lève donc, en disant « qu’on a bien le temps » (et en cela, elle a raison, nos étapes sont courtes)… Je mets la maison en mode vacances (simulateurs de lumière, programmation de l’alarme, fax aux « men in black » de la télésurveillance pour dire qu’on part), je prépare le petit déjeuner… Quand tout est prêt, les valises le sont aussi, fermées, bien moins lourdes qu’en septembre… Mme PAP s’entraine pour l’année prochaine… la « valisette cabine » n° 6 a été remplacée par un tout petit sac de voyage… Et les 4 grosses valises, si elles sont toujours là, sont nettement moins lourdes à porter… Bon, on aura quand même une demi-heure de retard sur l’horaire fixé, mais le temps au beau fixe (froid au départ puisque 0° à Poitiers) jusqu’à Bordeaux, suivi d’un simple brouillard (tenace, quand même) dans la vallée de la Garonne, et redevenant splendide, à Narbonne, où il fait 18°… Pffff… dire qu’on a emporté les doudounes… 😕 mais bon, on les laissera dans la voiture… on ne sait jamais le temps qu’il fera au retour… Du coup, on est à Narbonne vers 16 heures…
On va pas s’étendre sur notre soirée au Novotel de Narbonne, où nos amis François et Valérie (non, non, toute ressemblance avec des personnages bien connus serait une pure coïncidence 😎), qui habitent le coin, viennent nous rejoindre pour un sympathique diner (même si quelconque sur le plan culinaire, c’est Novotel, hein)…
Un merveilleux soleil, avec une température qui croitra de 12 à 19°, pour le trajet de « bord de Méditerranée », qui va nous emmener jusqu’à notre seconde étape : le Novotel de Gênes… Une petite pensée émue, depuis l’autoroute, lorsque nous passons, après Saint Raphaël, au niveau du Dramont, pour ma Maman qui, comme le chantait si bien Georges, « passe sa mort en vacances », au large de l’Ile d’Or… 😐
Soirée très calme et « en amoureux », on ne connait personne à Gênes… Par contre, le Novotel est grouillant de monde, gros contraste avec hier où il n’y avait presque personne… Curieusement, peu de bateaux de croisières au port de Gênes, pour ce qu’on a pu voir en passant à côté (le Novotel est situé en partie est de Gênes)…
Notre troisième étape va nous conduire de Gênes à Civitavecchia, toujours sous une température agréable et par un beau soleil, en ce jeudi 15 novembre… Après un copieux petit déjeuner au buffet du Novotel, nous partons vers 9h 30, et vogue la galère, en suivant les indications de notre ami Tomtom… qui nous dit brusquement avant d’arriver au niveau de Livourne, que notre « route programmée est coupée » 😮… Bah, aucun panneau, aucune indication, nous passons outre… Mais en arrivant peu avant Grosseto, à environ 100 km du but, nous pouvons nous rendre compte qu’une déviation « route coupée » est en place, et nous allons parcourir les toutes petites routes du coin pendant une quarantaine de kilomètres, avant de retrouver la « 4 voies » (pas d’autoroute *vraie* entre Livourne et Rome)… 🤪
Nous pourrons constater à la télé, en arrivant à l’hôtel, à quel point Tomtom avait raison, en disant « route coupée », puisque la route (2 x 2 voies, sur « pilotis » sur une longue distance dans ce coin) s’est proprement effondrée sur environ une travée entre deux « pilotis »… Les inondations terribles (dont la télé française avait parlé en quelques lignes (mais bon, les évènements politiques français dont un certain show télévisé que nous avons pu suivre dans notre chambre, à Narbonne, devaient être plus importants vus des média français…) et que nous avions situées bien plus au centre de l’Italie, sont là… Et dans l’état où c’est, ce sera pas réparé pour notre retour… 😕
Partout, ce n’est que désolation, boue, champs encore inondés… Nous croiserons des centaines de personnes, à l’air épuisé, couvertes de boue des pieds à la tête, avec des pelles, des balais, des gens tentant de reprendre dans leurs maisons éventrées quelques biens sauvables…😕 Nous verrons des voitures « plantées », verticalement, dans les fossés, manifestement emportées par les eaux… Tout ça fait comme une grosse boule dans l’estomac, on se dit que la solidarité humaine voudrait qu’on s’arrête pour aider ces gens, et puis les gendarmes qui sont partout nous font signe d’avancer, de ne pas ralentir le flot des voitures, et ce flot repart en laissant derrière lui toute la misère d’un monde ravagé… 😐 et on repense à notre croisière, à notre destin à nous qui n’est pas, en ce jour, d’être au nombre des malheureux… Mais quand même un moment très très fort… 😕
Malgré tout cela, et une bonne trentaine de kilomètres de déviation, nous arrivons à Civitavecchia vers 15 heures, pour constater que quatre bateaux de croisière sont au départ (nouvelle croisière, ou en escale)… Le Celebrity Reflection, que, si j’ai bien compris, Nadu attendra dimanche à Barcelone, le Costa Atlantica, le MSC Orchestra, et le Serenade of the Seas… Les gens se pressent avec moults valises que les bus-navettes du port engloutissent dans leurs soutes…
Nous rejoignons notre hôtel, modeste trois étoiles, le Mediterraneo, à deux pas de l’entrée du port, choisi non pas pour son standing mais pour sa « vocation croisière » : on peut laisser sa voiture dans le parking fermé et surveillé pour 8 euros par jour, et en plus, ils organisent une navette pour nous conduire demain matin « au pied du bateau »… Mais finalement, s’il ne paie pas de mine de l’extérieur, il est entièrement refait de l’intérieur, avec des chambres fonctionnelles et grandes (bon, on a pris la « suite junior », pour moins cher qu’une chambre dans un Novotel, et avec une super terrasse qui en été doit être très agréable.). Après un grand tour de promenade dans Civitavecchia, notamment pour acheter des timbres italiens, ça, c’est fait, pour les deux escales italiennes de la croisière, et pour faire nos premières photos en amoureux, sous un chaud soleil, nous rentrerons juste à temps à l’hôtel pour prendre quelques photos du soleil couchant sur la rade de Civitavecchia… Et à 17h 15, il fait nuit… c’est sûr que nous sommes beaucoup beaucoup plus à l’est que Poitiers, même si l’heure est la même… A Poitiers, il faisait nuit à 18h 30, ces jours derniers… 😐
Pas de restaurant dans notre hôtel, mais une profusion de restaurants pizzeria autour du port, et nous tirons le gros lot… Une pizzeria où nous allons déguster des pizzas dignes du neoRomantica (et les lecteurs assidus savent que nous avions infiniment apprécié la pizzeria de ce bateau), avec en plus un accueil super sympa…🙂 Mme PAP ayant malencontreusement renversé mon verre 😮 de Jack Daniels d’un revers de main (qui a dit « encore ! » dans le fond de la salle ? 😉) tout en discutant avec le patron (c’est sûr que les italiens parlent avec les mains, et on prend vite le pas…), ce dernier m’a rapporté un nouveau verre, « à sa charge » 😛… et puis un Chianti tout à fait sympathique pour un prix très modéré, bref nous recommandons ce restaurant, qui est la seconde pizzeria en allant vers l’entrée du port, depuis l’hôtel Mediterraneo… Un grand moment aussi d’anthropologie sociale en contemplant à la table voisine trois couples venus dîner ensemble… chacun son smartphone, et le consultant, pendant tout le repas, on ne les a quasiment pas entendus s’adresser la parole… mais peut-être, disait Mme PAP, qu’ils s’envoient des SMS… 🤪
Retour à l’hôtel… Bon, pas de télé, vu que sur plus de 100 chaines, pas une seule qui ne soit pas en Italien…😠 Rarement vu ça… Et puis le wifi, c’est 5 euros… Mais bon, avec l’ordinateur, on a pu suivre au moins l’actualité française sur bfmtv.fr… Rien de bien réjouissant, alors on coupe vite, et on passe en revue nos préparatifs pour demain matin… Navette hôtel-port prévue pour 10 heures…
Nous en avions rêvé… 😮 C’était peut-être le cauchemar de certains…🏴☠️ Celebrity l’a fait… 🙂
Nous voici depuis quelques heures sur un bateau dont l’intérieur (et les balcons de cabine) est 100% NON-FUMEUR ! En effet, nous avons appris par un courrier que Celebrity venait de changer sa politique « tabac » sur toute sa flotte : désormais, tous les espaces publics intérieurs sont non-fumeur et à l’extérieur, il reste sur les « classe Solstice » 5 zones très délimitées pour les fumeurs de cigarettes, dont une seule permet aussi le cigare et la pipe…
A noter que fumer en cabine est « puni » d’un débit automatique du compte cabine de 250 dollars pour « frais de nettoyage »… 😕 Alors c’est vrai que c’est un vrai plaisir que d’être sur un bateau qui, nulle part, ne « sent le tabac »… En fait, il ne s’agit que de l’application stricte, si j’ai bien compris, des lois américaines, équivalentes des lois françaises, italiennes et plus généralement européennes, que certaines compagnies bafouent allègrement en permanence… Alors qu’il semble que personne dans la clientèle de ce bateau, ne proteste, et ne donne l’air de se sentir lésé… 😮
Mais toute histoire a un début, et la nôtre n’y fait pas exception… Alors revenons à mardi…
PROLOGUE
Il y a des jours où l’horloge biologique, sans doute dopée à l’adrénaline, remplace tous les réveils et alarmes du monde… Ainsi, je me réveille à 6 heures, en ce mardi 13 novembre, alors que les téléphones et réveils de la maison ont été chargés de sonner entre 6:30 et 6:45… L’excitation du départ est certainement contagieuse, puisque Mme PAP… euh… ben non, je me suis rasé, lavé, douché, caféiné, tout ça sans chercher à être silencieux, et… elle dort encore, comme un bébé… 😎
J’ai presque des scrupules à la réveiller, mais y a encore du boulot… Vous savez bien, les vestes 😇 à ranger dans les valises, et les valises à clore… Elle se lève donc, en disant « qu’on a bien le temps » (et en cela, elle a raison, nos étapes sont courtes)… Je mets la maison en mode vacances (simulateurs de lumière, programmation de l’alarme, fax aux « men in black » de la télésurveillance pour dire qu’on part), je prépare le petit déjeuner… Quand tout est prêt, les valises le sont aussi, fermées, bien moins lourdes qu’en septembre… Mme PAP s’entraine pour l’année prochaine… la « valisette cabine » n° 6 a été remplacée par un tout petit sac de voyage… Et les 4 grosses valises, si elles sont toujours là, sont nettement moins lourdes à porter… Bon, on aura quand même une demi-heure de retard sur l’horaire fixé, mais le temps au beau fixe (froid au départ puisque 0° à Poitiers) jusqu’à Bordeaux, suivi d’un simple brouillard (tenace, quand même) dans la vallée de la Garonne, et redevenant splendide, à Narbonne, où il fait 18°… Pffff… dire qu’on a emporté les doudounes… 😕 mais bon, on les laissera dans la voiture… on ne sait jamais le temps qu’il fera au retour… Du coup, on est à Narbonne vers 16 heures…
On va pas s’étendre sur notre soirée au Novotel de Narbonne, où nos amis François et Valérie (non, non, toute ressemblance avec des personnages bien connus serait une pure coïncidence 😎), qui habitent le coin, viennent nous rejoindre pour un sympathique diner (même si quelconque sur le plan culinaire, c’est Novotel, hein)…
Un merveilleux soleil, avec une température qui croitra de 12 à 19°, pour le trajet de « bord de Méditerranée », qui va nous emmener jusqu’à notre seconde étape : le Novotel de Gênes… Une petite pensée émue, depuis l’autoroute, lorsque nous passons, après Saint Raphaël, au niveau du Dramont, pour ma Maman qui, comme le chantait si bien Georges, « passe sa mort en vacances », au large de l’Ile d’Or… 😐
Soirée très calme et « en amoureux », on ne connait personne à Gênes… Par contre, le Novotel est grouillant de monde, gros contraste avec hier où il n’y avait presque personne… Curieusement, peu de bateaux de croisières au port de Gênes, pour ce qu’on a pu voir en passant à côté (le Novotel est situé en partie est de Gênes)…
Notre troisième étape va nous conduire de Gênes à Civitavecchia, toujours sous une température agréable et par un beau soleil, en ce jeudi 15 novembre… Après un copieux petit déjeuner au buffet du Novotel, nous partons vers 9h 30, et vogue la galère, en suivant les indications de notre ami Tomtom… qui nous dit brusquement avant d’arriver au niveau de Livourne, que notre « route programmée est coupée » 😮… Bah, aucun panneau, aucune indication, nous passons outre… Mais en arrivant peu avant Grosseto, à environ 100 km du but, nous pouvons nous rendre compte qu’une déviation « route coupée » est en place, et nous allons parcourir les toutes petites routes du coin pendant une quarantaine de kilomètres, avant de retrouver la « 4 voies » (pas d’autoroute *vraie* entre Livourne et Rome)… 🤪
Nous pourrons constater à la télé, en arrivant à l’hôtel, à quel point Tomtom avait raison, en disant « route coupée », puisque la route (2 x 2 voies, sur « pilotis » sur une longue distance dans ce coin) s’est proprement effondrée sur environ une travée entre deux « pilotis »… Les inondations terribles (dont la télé française avait parlé en quelques lignes (mais bon, les évènements politiques français dont un certain show télévisé que nous avons pu suivre dans notre chambre, à Narbonne, devaient être plus importants vus des média français…) et que nous avions situées bien plus au centre de l’Italie, sont là… Et dans l’état où c’est, ce sera pas réparé pour notre retour… 😕
Partout, ce n’est que désolation, boue, champs encore inondés… Nous croiserons des centaines de personnes, à l’air épuisé, couvertes de boue des pieds à la tête, avec des pelles, des balais, des gens tentant de reprendre dans leurs maisons éventrées quelques biens sauvables…😕 Nous verrons des voitures « plantées », verticalement, dans les fossés, manifestement emportées par les eaux… Tout ça fait comme une grosse boule dans l’estomac, on se dit que la solidarité humaine voudrait qu’on s’arrête pour aider ces gens, et puis les gendarmes qui sont partout nous font signe d’avancer, de ne pas ralentir le flot des voitures, et ce flot repart en laissant derrière lui toute la misère d’un monde ravagé… 😐 et on repense à notre croisière, à notre destin à nous qui n’est pas, en ce jour, d’être au nombre des malheureux… Mais quand même un moment très très fort… 😕
Malgré tout cela, et une bonne trentaine de kilomètres de déviation, nous arrivons à Civitavecchia vers 15 heures, pour constater que quatre bateaux de croisière sont au départ (nouvelle croisière, ou en escale)… Le Celebrity Reflection, que, si j’ai bien compris, Nadu attendra dimanche à Barcelone, le Costa Atlantica, le MSC Orchestra, et le Serenade of the Seas… Les gens se pressent avec moults valises que les bus-navettes du port engloutissent dans leurs soutes…
Nous rejoignons notre hôtel, modeste trois étoiles, le Mediterraneo, à deux pas de l’entrée du port, choisi non pas pour son standing mais pour sa « vocation croisière » : on peut laisser sa voiture dans le parking fermé et surveillé pour 8 euros par jour, et en plus, ils organisent une navette pour nous conduire demain matin « au pied du bateau »… Mais finalement, s’il ne paie pas de mine de l’extérieur, il est entièrement refait de l’intérieur, avec des chambres fonctionnelles et grandes (bon, on a pris la « suite junior », pour moins cher qu’une chambre dans un Novotel, et avec une super terrasse qui en été doit être très agréable.). Après un grand tour de promenade dans Civitavecchia, notamment pour acheter des timbres italiens, ça, c’est fait, pour les deux escales italiennes de la croisière, et pour faire nos premières photos en amoureux, sous un chaud soleil, nous rentrerons juste à temps à l’hôtel pour prendre quelques photos du soleil couchant sur la rade de Civitavecchia… Et à 17h 15, il fait nuit… c’est sûr que nous sommes beaucoup beaucoup plus à l’est que Poitiers, même si l’heure est la même… A Poitiers, il faisait nuit à 18h 30, ces jours derniers… 😐
Pas de restaurant dans notre hôtel, mais une profusion de restaurants pizzeria autour du port, et nous tirons le gros lot… Une pizzeria où nous allons déguster des pizzas dignes du neoRomantica (et les lecteurs assidus savent que nous avions infiniment apprécié la pizzeria de ce bateau), avec en plus un accueil super sympa…🙂 Mme PAP ayant malencontreusement renversé mon verre 😮 de Jack Daniels d’un revers de main (qui a dit « encore ! » dans le fond de la salle ? 😉) tout en discutant avec le patron (c’est sûr que les italiens parlent avec les mains, et on prend vite le pas…), ce dernier m’a rapporté un nouveau verre, « à sa charge » 😛… et puis un Chianti tout à fait sympathique pour un prix très modéré, bref nous recommandons ce restaurant, qui est la seconde pizzeria en allant vers l’entrée du port, depuis l’hôtel Mediterraneo… Un grand moment aussi d’anthropologie sociale en contemplant à la table voisine trois couples venus dîner ensemble… chacun son smartphone, et le consultant, pendant tout le repas, on ne les a quasiment pas entendus s’adresser la parole… mais peut-être, disait Mme PAP, qu’ils s’envoient des SMS… 🤪
Retour à l’hôtel… Bon, pas de télé, vu que sur plus de 100 chaines, pas une seule qui ne soit pas en Italien…😠 Rarement vu ça… Et puis le wifi, c’est 5 euros… Mais bon, avec l’ordinateur, on a pu suivre au moins l’actualité française sur bfmtv.fr… Rien de bien réjouissant, alors on coupe vite, et on passe en revue nos préparatifs pour demain matin… Navette hôtel-port prévue pour 10 heures…
Pas de révolution en Grèce English translation pending
Kalimera a tous les aspirants voyageurs,
je suis en Grece depuis un mois, Athenes et la Crete, et je vois que tout va bien, la vie y est bien douce, pas de revolution dans l'air... il y fait tres beau, on se baigne... je me demande juste ou sont les touristes ??? aucun a l'horizon.....
les francais et tous les autres europeens bouderaient ils ce beau pays, qui fait, jusqu'a preuve du contraire, partie de l'Europe ?
Je m'interroge... pourquoi ne pas venir ici ?? moins loin que la Thailande... tout le monde parle anglais ou francais, la vie n'est pas tres chere, voire carrement moins chere qu'en France, partout des hotels entre 25 et 35 euros pour 2 (20 euros pour une personne seule)...
Qu'en pensez vous chers amis voyageurs ?
Anne
je suis en Grece depuis un mois, Athenes et la Crete, et je vois que tout va bien, la vie y est bien douce, pas de revolution dans l'air... il y fait tres beau, on se baigne... je me demande juste ou sont les touristes ??? aucun a l'horizon.....
les francais et tous les autres europeens bouderaient ils ce beau pays, qui fait, jusqu'a preuve du contraire, partie de l'Europe ?
Je m'interroge... pourquoi ne pas venir ici ?? moins loin que la Thailande... tout le monde parle anglais ou francais, la vie n'est pas tres chere, voire carrement moins chere qu'en France, partout des hotels entre 25 et 35 euros pour 2 (20 euros pour une personne seule)...
Qu'en pensez vous chers amis voyageurs ?
Anne
Retour de la croisière "Les îles grecques" sur le Costa Fortuna du 23 mai 2011 English translation pending
Pourquoi le temps passe t-il 4 fois plus vite en croisière que sur terre ? 😉 Je m'étais posée cette question l'an dernier pour notre 1ere croisière, et je peux vous dire que cette année, on a eu la même impression !
De retour de la croisière "les îles grecques" sur le Costa Fortuna, entamée à Venise lundi 23 Mai (snif, quand est-ce qu'on repart ??), il est temps de faire partager nos impressions grâce à ce compte-rendu. Je ferai parfois des comparaisons avec l'an dernier (Dolce Vita sur Costa Concordia).
Attachez vos gilets de sauvetage, le compte-rendu va commencer !!
Jour 1 : Lundi 23 Mai 2011 Nous sommes déjà à Venise depuis Samedi. On file visiter la Basilique St Marc en début de matinée (elle était fermée ce dimanche en raison du culte), puis, on récupère nos bagages, et partons à pieds jusqu'à la Piazzale Roma. Nous trouvons de suite la navette Costa qui relie la Piazale Roma au terminal maritime. En 10 minutes, on y débarque. Je sors du bus, un peu stressée, et commence à partir droit devant, quand une hôtesse Costa me rattrape en m'informant où il faut aller pour déposer les bagages. On donne donc notre valise à une autre hôtesse, avec l'étiquette qu'on a reçue par internet (avec numéro de cabine et nom). En échange, on a droit à une étiquette verte n°12. Il est midi quand nous sommes arrivés. On se dirige vers le terminal 107 Jaune, où l'embarquement vient juste de commencer. Pour chaque numéro appelé, l'embarquement prend environ 5 minutes (parfois plus rapide, parfois plus long, c'est une moyenne). On s'assoit et on attend notre tour. Des Barmen et barmaid font le tour des croisièristes qui attendent pour leur proposer des forfaits boissons. 1H plus tard, c'est notre tour, on appelle les numéros 12 (chouette, c'est nous !). On en a vu qui ont essayé d'embarquer plus tôt que leurs numéros, ils se sont tous fait refouler fissa ! Le temps de montrer notre carte d'embarquement Web check in et nos passeports, nous voilà déjà sur le bateau. Nous y sommes accueillis en français, à l'entrée, par l'hôtesse francophone Lindsay Garin (elle est belge). Il est 13H, elle nous informe que la cabine sera prête d'ici une demi heure. On tente le coup car on voudrait se lester de nos sacs à dos, et on se dirige pont 1. Notre cabine 1283 se trouve vers l'avant du navire, à tribord. C'est une cabine extérieure sans balcon. Bonne surprise, elle est déjà prête. Autre bonne surprise, la cabine est nettement plus grande que celle qu'on a eu l'an dernier sur le Concordia !! L'an dernier on était cabine 6204, complètement à l'avant du bateau, et on n'avait pas de canapé. Donc, on apprécie déjà le plus grand espace dont on dispose. Sur le lit, nos 2 cartes Costa, le Today de Venise, le Tour Magazine, et le ticket de restaurant pour le soir (2e service de 21H). Pas de trace de nos tickets d'excursion.
On laisse nos sacs à dos, et partons déjeuner au restaurant buffet Cristoforo Colombo, pont 9. Le choix est toujours aussi varié que l'an dernier. On retrouve nos bruschette à la tomate favorites (ahhh, soupir nostalgique). Il y a toujours des salades variées, 2 types de pizza, une spécialité de pâtes, et différents plats principaux, avec en général un thème spécial. Et là, coincidence énorme, sur qui on tombe au buffet ?? le serveur qui nous était attribué l'an dernier sur le Concordia au dîner !! Sympa de le retrouver... On commande une bière pour bien débuter la croisière. Pour les amateurs de bières, bonne nouvelle, Costa propose maintenant un forfait "20 bières" pour 82,3 €. Une fois rassasiés, et avant de nous rendre à la réunion d'information prévue à 15H30, on décide de profiter du peu de monde embarqué pour faire le tour du propriétaire. Et là, autre bonne surprise, même si le Fortuna semble être un peu moins long que le Concordia, il est construit sur le même plan, on n'a donc aucun mal à se repérer, on retrouve nos habitudes en 2 minutes. L'impression générale est très sympa. J'apprécie la déco du Fortuna, dont le thème est "les anciens bateaux transatlantiques". Même si c'est parfois encore un peu kitsch, c'est un peu moins clinquant que sur le Concordia. On passe donc par l'Atrium, dont le plafond est orné des navires de la flotte Costa, puis on passe par les différents bars et salons : au pont 5, le bar central est le "Conte di Savoia". Ensuite, on traverse le Casino Neptunia (plus grand que sur le Concordia, en plus des machines à sous, il y a une grande salle avec des tables de poker), et on trouve le Wine bar "Conte di Rosso", le bar "Conte Verde", et le salon Leonardo Da Vinci. A 15H, visite guidée du spa, situé pont 11. Ensuite, repos sur le pont et on se rend au théâtre pour la fameuse réunion avec Lindsay. On n'y apprend pas grand chose de neuf par rapport à l'an dernier, mais c'est une bonne piqûre de rappel. On enregistre notre carte bancaire à une borne, sans soucis, puis on monte sur le pont en attendant le départ de Venise. A nos côtés, plusieurs bateaux, dont le Nieuw Amsterdam de la Holland in America, et le Splendour of the seas de la Royal Carribean. Le départ du bateau, à 17H, est un très beau moment. Le passage dans le canal de la Giudecca est magique, quand on passe devant la Place St-Marc, la Basilique et le Palais des Doges. Très impressionnant, et on a une vue différente depuis le bateau. Le temps de se changer, on va assister au spectacle à 19H30. C'est "Acromagic show", du duo Iouvilov. Un spectacle combiné d'un peu de magie, d'acrobatie... Pas mal. Puis, dîner au restaurant Raffaello, pont 3, à l'avant du bateau. Nous sommes à une table de 6 personnes, à côté des fenêtres. A notre table, 2 dames originaires de Normandie vont devenir nos copines de dîner. Nous ne serons que 4 pendant la croisière. Notre serveur, Robinson, et son assistant, sont charmants. Ils ne maîtrisent pas bien le français, mais pas de problème avec l'anglais. On a entendu certains français dans la croisière se plaindre qu'ils avaient beaucoup de mal à se faire comprendre du personnel. En général, le personnel dédié au customer service et à l'animation parlent le français, mais peu de serveurs ou cabinistes le parlent. Cest mieux de maîtriser l'anglais. On inaugure le forfait directement débité de notre carte Costa, sans aucune anicroche. C'est même mieux qu'avec les tickets, car finalement, si on veut, on peut prendre le même vin tous les soirs si on veut, tandique qu'avec les tickets, il fallait prendre celui qui était marqué sur le ticket. Voilà pour cette 1ere journée bien remplie et qui est passée à vitesse grand V !! Bientôt la suite, je vais essayer de poster les photos du bateau !
De retour de la croisière "les îles grecques" sur le Costa Fortuna, entamée à Venise lundi 23 Mai (snif, quand est-ce qu'on repart ??), il est temps de faire partager nos impressions grâce à ce compte-rendu. Je ferai parfois des comparaisons avec l'an dernier (Dolce Vita sur Costa Concordia).
Attachez vos gilets de sauvetage, le compte-rendu va commencer !!
Jour 1 : Lundi 23 Mai 2011 Nous sommes déjà à Venise depuis Samedi. On file visiter la Basilique St Marc en début de matinée (elle était fermée ce dimanche en raison du culte), puis, on récupère nos bagages, et partons à pieds jusqu'à la Piazzale Roma. Nous trouvons de suite la navette Costa qui relie la Piazale Roma au terminal maritime. En 10 minutes, on y débarque. Je sors du bus, un peu stressée, et commence à partir droit devant, quand une hôtesse Costa me rattrape en m'informant où il faut aller pour déposer les bagages. On donne donc notre valise à une autre hôtesse, avec l'étiquette qu'on a reçue par internet (avec numéro de cabine et nom). En échange, on a droit à une étiquette verte n°12. Il est midi quand nous sommes arrivés. On se dirige vers le terminal 107 Jaune, où l'embarquement vient juste de commencer. Pour chaque numéro appelé, l'embarquement prend environ 5 minutes (parfois plus rapide, parfois plus long, c'est une moyenne). On s'assoit et on attend notre tour. Des Barmen et barmaid font le tour des croisièristes qui attendent pour leur proposer des forfaits boissons. 1H plus tard, c'est notre tour, on appelle les numéros 12 (chouette, c'est nous !). On en a vu qui ont essayé d'embarquer plus tôt que leurs numéros, ils se sont tous fait refouler fissa ! Le temps de montrer notre carte d'embarquement Web check in et nos passeports, nous voilà déjà sur le bateau. Nous y sommes accueillis en français, à l'entrée, par l'hôtesse francophone Lindsay Garin (elle est belge). Il est 13H, elle nous informe que la cabine sera prête d'ici une demi heure. On tente le coup car on voudrait se lester de nos sacs à dos, et on se dirige pont 1. Notre cabine 1283 se trouve vers l'avant du navire, à tribord. C'est une cabine extérieure sans balcon. Bonne surprise, elle est déjà prête. Autre bonne surprise, la cabine est nettement plus grande que celle qu'on a eu l'an dernier sur le Concordia !! L'an dernier on était cabine 6204, complètement à l'avant du bateau, et on n'avait pas de canapé. Donc, on apprécie déjà le plus grand espace dont on dispose. Sur le lit, nos 2 cartes Costa, le Today de Venise, le Tour Magazine, et le ticket de restaurant pour le soir (2e service de 21H). Pas de trace de nos tickets d'excursion.
On laisse nos sacs à dos, et partons déjeuner au restaurant buffet Cristoforo Colombo, pont 9. Le choix est toujours aussi varié que l'an dernier. On retrouve nos bruschette à la tomate favorites (ahhh, soupir nostalgique). Il y a toujours des salades variées, 2 types de pizza, une spécialité de pâtes, et différents plats principaux, avec en général un thème spécial. Et là, coincidence énorme, sur qui on tombe au buffet ?? le serveur qui nous était attribué l'an dernier sur le Concordia au dîner !! Sympa de le retrouver... On commande une bière pour bien débuter la croisière. Pour les amateurs de bières, bonne nouvelle, Costa propose maintenant un forfait "20 bières" pour 82,3 €. Une fois rassasiés, et avant de nous rendre à la réunion d'information prévue à 15H30, on décide de profiter du peu de monde embarqué pour faire le tour du propriétaire. Et là, autre bonne surprise, même si le Fortuna semble être un peu moins long que le Concordia, il est construit sur le même plan, on n'a donc aucun mal à se repérer, on retrouve nos habitudes en 2 minutes. L'impression générale est très sympa. J'apprécie la déco du Fortuna, dont le thème est "les anciens bateaux transatlantiques". Même si c'est parfois encore un peu kitsch, c'est un peu moins clinquant que sur le Concordia. On passe donc par l'Atrium, dont le plafond est orné des navires de la flotte Costa, puis on passe par les différents bars et salons : au pont 5, le bar central est le "Conte di Savoia". Ensuite, on traverse le Casino Neptunia (plus grand que sur le Concordia, en plus des machines à sous, il y a une grande salle avec des tables de poker), et on trouve le Wine bar "Conte di Rosso", le bar "Conte Verde", et le salon Leonardo Da Vinci. A 15H, visite guidée du spa, situé pont 11. Ensuite, repos sur le pont et on se rend au théâtre pour la fameuse réunion avec Lindsay. On n'y apprend pas grand chose de neuf par rapport à l'an dernier, mais c'est une bonne piqûre de rappel. On enregistre notre carte bancaire à une borne, sans soucis, puis on monte sur le pont en attendant le départ de Venise. A nos côtés, plusieurs bateaux, dont le Nieuw Amsterdam de la Holland in America, et le Splendour of the seas de la Royal Carribean. Le départ du bateau, à 17H, est un très beau moment. Le passage dans le canal de la Giudecca est magique, quand on passe devant la Place St-Marc, la Basilique et le Palais des Doges. Très impressionnant, et on a une vue différente depuis le bateau. Le temps de se changer, on va assister au spectacle à 19H30. C'est "Acromagic show", du duo Iouvilov. Un spectacle combiné d'un peu de magie, d'acrobatie... Pas mal. Puis, dîner au restaurant Raffaello, pont 3, à l'avant du bateau. Nous sommes à une table de 6 personnes, à côté des fenêtres. A notre table, 2 dames originaires de Normandie vont devenir nos copines de dîner. Nous ne serons que 4 pendant la croisière. Notre serveur, Robinson, et son assistant, sont charmants. Ils ne maîtrisent pas bien le français, mais pas de problème avec l'anglais. On a entendu certains français dans la croisière se plaindre qu'ils avaient beaucoup de mal à se faire comprendre du personnel. En général, le personnel dédié au customer service et à l'animation parlent le français, mais peu de serveurs ou cabinistes le parlent. Cest mieux de maîtriser l'anglais. On inaugure le forfait directement débité de notre carte Costa, sans aucune anicroche. C'est même mieux qu'avec les tickets, car finalement, si on veut, on peut prendre le même vin tous les soirs si on veut, tandique qu'avec les tickets, il fallait prendre celui qui était marqué sur le ticket. Voilà pour cette 1ere journée bien remplie et qui est passée à vitesse grand V !! Bientôt la suite, je vais essayer de poster les photos du bateau !
Inde du Sud (Tamil Nadu et Kerala) - Août 2010 English translation pending
Pour éviter toute déconvenue : le récit qui suit est bien davantage un recueil d’infos pratiques qu’un carnet de voyage …
C'était un retour. Nous avions parcouru le Rajasthan il y a 10 ans et connaissions aussi le Sri Lanka. Donc, pour une fois, nous avions une idée de ce qui nous attendait. Mieux, nous retournions le chercher. Et nous n'avons pas été déçus. Même après 10 ans. Même dans une autre région. L'accueil des Indiens est incomparable et rend fabuleux un voyage pourtant fatigant à la base.
NOTRE PERIPLE EN 2 SEMAINES :
Sam 21 Août – Vol Emirates Paris CDG / Dubaï / Chennai Dim – Arrivée à Chennai à 8h20- Taxi jusqu'à Mama (950 Rs) - Nuit à Mamallapuram Lun – Nuit à Mamallapuram Mar – Bus jusqu'à Pondi (2h-60 Rs) - Nuit à Pondicherry Mer – Bus jusqu'à Chidambaram (1h30-24 Rs) – Bus jusqu'à K. (2h30-25 Rs) - Nuit à Kumbakonam Jeu – Rickshaw jusqu'à Darasuram et retour (100 Rs) – Bus jusqu'à Gangaikondacholapuram et retour (1h30-16 Rs x 2) - Nuit à Kumbakonam Ven – Bus jusqu'à Thanjavur (1h30-14,5 Rs) - Nuit à Thanjavur Sam – Bus jusqu'à Trichy (1h15-16 Rs) - Nuit à Trichy Dim – Bus privé (1ère erreur !) jusqu'à Madurai (2h30-100 Rs au lieu de 60 Rs-2ème erreur !!) - Nuit à Madurai Lun – Bus jusqu'à Kumily (4h-45 Rs ) - Nuit à Kumily Mar – Jungle Safari - Nuit à Kumily Mer – Spice Garden et Tea Factory - Nuit à Kumily Jeu – Bus jusqu'à Kottayam (3h30-69 Rs) – Ferry jusqu'à Alleppey (2h30-10 Rs) - Nuit à Alleppey Ven – Houseboat – Nuit sur le bateau Sam – Bus jusqu'à Ernakulam (1h30-39 Rs) - Nuit à Ernakulam (Kochi) Dim – Ferry (10 min ?-2,5 Rs) jusqu'à Fort Kochi - Nuit à Ernakulam Lun 6 Sept – Taxi à 6h30 pour l'aéroport (45 min-650 Rs) - Vol Emirates Kochi / Dubaï / Paris – Départ de Kochi à 10h30
Les prix des bus indiqués s'entendent par personne. Des détails sont donnés dans le paragraphe itinéraire.
BUDGET :
Dépenses préalables : Vols réguliers Emirates Paris/Dubaï/Chennai – Kochi/Dubaï/Paris : 775 €/p
Dépenses sur place (pour nous 2, hors achats perso d’artisanat) : 732 € répartis ainsi : - 315 € d'hébergement (14 nuits) - 87 € (5 000 Rs) pour les activités dans la réserve de Periyar - 70 € (4 000 Rs) pour le houseboat à Alleppey - Le reste (260 €) pour les repas, les transports et les quelques rares entrées de sites. 3 retraits cash en ATM (10 000 Rs à chaque fois, pas réussi à sortir plus) et un exchange de 50€ (passeport nécessaire) au cours de 1€ = 56,9 Rs.
Budget total tout compris (hors achats perso) : 2282 € pour nous 2
Comme je le précise à chaque fois, ce récapitulatif budgétaire est indicatif. Notamment en terme d'hébergement … Nos choix nous ont portés vers certains hôtels assez chers pour l'Inde. On peut très facilement se loger pour 2 ou 3 fois moins (notre coup de cœur va d'ailleurs à la petite chambre tout en bambou de Alleppey à 400 Rs).
GUIDES :
Guide Bleu Inde du Sud – Un peu déçus (c'est bien la 1ère fois) par le manque de détail sur la religion hindou, le panthéon … La description de certains grands temples manquent parfois de précision et de plan. Lonely Planet Inde du Sud (LP) - 3e édition Sept 2009 – Très fiable pour les tarifs des bus, un peu moins pour les tarifs des hôtels. Quant aux restaurants proposés, certains avaient disparu mais peut-on blâmer le LP ?...
TRANSPORTS :
1 - Vols Paris/Dubaï/Chennai – Kochi/Dubaï/Paris - Emirates Achetés fin avril en ligne sur le site d'Emirates www.emirates.com Ils nous offraient l'avantage de répondre parfaitement à nos besoins avec un retour différent de l'arrivée, des horaires confortables et une escale très courte à Dubaï. Le tronçon Paris/Dubaï du samedi se fait sur un Airbus A380 … Waouh, c'est méga gros !
Arrivée à 08h20 à Chennai : Ca grouille ! Bienvenue en Inde ! On se met en quête d'un ATM. Le premier ne fonctionne pas, le second oui. L'arrivée matinale à Chennai nous permettait d'envisager de rejoindre Mamallapuram aussitôt. On hésitait entre attraper un bus sur la route de l'aéroport ou repasser par Chennai pour y voir la plus grande gare routière de l'Inde du Sud. Ca nous tentait bien mais la fatigue l'a emporté et finalement, nous avons opté pour la solution bien plus coûteuse mais ultra-simple du taxi. 950 Rs cash. A 50 Rs près, c'est bien le prix qu'on a vu affiché dans les nombreuses agences de Mama pour un retour vers l'aéroport.
Départ à 10h30 de Kochi : L'aéroport est spacieux, lumineux, agréable. Mais pas de boutiques pour y dépenser ses dernières roupies …
2 – Les bus Ah … les bus en Inde !! Ils sont l'une des raisons pour lesquelles on a eu envie de revenir. En effet, on adore ce type de transport. Pour plein de raisons : la fréquence, la rapidité (durée souvent équivalente au train ou à peine plus longue), la vue panoramique quand on arrivait (très souvent) à avoir les places avant, et surtout le plaisir d'être témoins de jolies scènes de vie (dans le bus et hors du bus). Une raison supplémentaire maintenant : la fiabilité (!) : aucune panne sur nos 13 parcours en bus. Comme nous avons quasiment toujours pris le bus au départ d'une gare routière (et non pas en l'arrêtant sur le bord d'une route), nous avons toujours voyagé assis et, le plus souvent, nous réussissions même à avoir les places avant qui nous permettaient d'avoir plus de place pour nos grandes jambes (enfin … celles de Philippe) et une vue panoramique de la route et du paysage. Enfin, le coût est dérisoire. L'ensemble de nos tickets, pour nous 2 (sauf erreur, environ 750 Rs-13 € !), nous a coûté à peine plus cher que le taxi de Kochi pour l'aéroport. Notre intérêt pour ces voyages nous a même fait refuser l'offre d'un Indien à Alleppey qui remontait sur Kochi avec sa voiture perso et nous proposait de nous emmener pour 10 Rs … Plus rapide et moins cher que le bus !? Eh bien, non merci, sans façon ! Nous n'avons jamais réservé notre place. Nous arrivions à la gare routière, généralement très tôt le matin (souvent vers 7h) ; nous cherchions les chauffeurs ou les vendeurs de tickets facilement repérables à leur uniforme-pantalon beige. On indiquait notre destination, il nous montrait le bon bus, on s'y installait (les places ne sont pas numérotées) et on attendait le départ (jamais plus de quelques minutes). Nous payions notre ticket dans le bus, pendant le trajet. Aucune arnaque, le "contrôleur" dispose d'un petit automate qui sort un ticket imprimé indiquant le trajet et le prix. Ca permet une dernière vérification. Et pour savoir où descendre, chauffeur, contrôleur ou voyageur vous préviendront ! En 13 voyages, nous n'avons jamais galéré. Que du bonheur ! Et puis, il y a aussi ces ambiances de gares routières à l'odeur si caractéristique : un mélange de thé au lait, de curry, de jasmin, de gasoil et d'urine. Unique ! Une atmosphère et une animation tellement propre à l'Inde. C'est là qu'on trouve le plus grand choix de tiffin (les petits en-cas vendus dans la rue du genre samossas, beignets de dhal, boulettes sucrées de riz …) pour quelques roupies.
Sauf à Trichy (pour Madurai) où on s'est laissé berner par un rabatteur, nous avons toujours utilisé les bus d'état ordinaires. Ce bus privé était certes plus confortable mais pas plus rapide et nous a coûté 100 Rs. Bien sûr, ici, pas de petite facturette. Et pour cause, mon voisin, lui, avait payé 60 Rs … le prix normal. Si vous voulez être sûrs d'utiliser les bus ordinaires, n'écoutez et ne suivez que les hommes en uniforme beige.
Attention, à Mamallapuram, les bus pour aller à Pondicherry ne partent pas de la gare routière mais d'un bus stop sur la route. Il faut demander à un rickshaw de vous emmener à l'ECR bus stop. ECR comme East Cost Road. Le LP est totalement muet sur ce point.
3 – Les rickshaws Pas de harcèlement, ils sont juste là quand vous en avez besoin. Pas d'arnaque sur le prix demandé. C'est généralement raisonnable. Autour de 20-30 Rs la course en ville.
HEBERGEMENT : On a suivi un rabatteur efficace et convaincant à notre arrivée à Alleppey. En dehors de cette étape, nous avons suivi le Lonely Planet pour toutes les autres. En tapant dans la catégorie moyenne qui offre un peu plus de confort mais surtout un peu plus de chaleur (en terme d'ambiance) que la catégorie inférieure.
Quelques remarques sur nos choix :
Mamallapuram – Le Sea Breeze – 2500 Rs (hors taxes 12,5% offertes après courte négo) – paiement par CB Les chambres sont bien mais ne justifient pas un tel prix. Ce qui peut expliquer le prix, c'est la piscine : grande et très propre. Un pur bonheur après les 10 heures d'avion … même, voire surtout, sous la pluie. Petit déjeuner continental inclus, simple mais copieux. Les petits hôtels de Mama (j'en ai vu 4, 400 à 800 Rs la chambre) nous ont paru bien tristes. Propres mais froids, sombres et tristes. Cela dit, c'est sans doute parce que c'était notre première approche et nous n'étions pas encore adaptés. Voilà pourquoi on s'est rabattu sur le Sea Breeze. Après coup, je ne le conseille pas, il est 2 fois trop cher.
Pondicherry – Le Park Guesthouse – 600 Rs Grand complexe qui dépend de l'ashram, sans charme mais bien situé. On a eu la chance d'avoir une chambre au dernier étage, avec un petit balcon donnant sur la mer. Chambre simple mais propre et une fois les moustiquaires installées, elle avait presque du charme … A noter parce que cas unique : accueil absolument détestable ! Bizarre pour un tel lieu …
Kumily – Mickey Homestay – 750 Rs Charmante chambre d'hôte toute claire, toute pimpante, avec un balcon agrémenté de chaises et d'une balancelle en rotin. Accueil familial. Une très très bonne adresse.
Alleppey (Alappuzha) - Ashtamudi Homestay – 400 Rs Voici l'adresse indiquée sur leur carte : West of S.D.V Central School, Zilla Court Ward http://www.hostelworld.com/...Stay/Alappuzha/18851 C'est dans une petite ruelle paumée, même pas tracée sur le plan du LP. Ca explique le jeune rabatteur (Sachu de son surnom) qui nous aborde dans le ferry, un stop avant le terminus. Baratin bien rodé. Tarif vraiment attractif (on est en basse saison et la guesthouse est vide) ! On se laisse entraîner. L'entrée de la guesthouse est vraiment peu engageante. On grimpe à l'étage par un méchant escalier de métal en colimaçon et là on arrive sur un vaste espace d'accueil tout en bambou qui dessert 4 ou 5 chambres aux portes de bois élégantes. On découvre notre chambre, tout en bambou elle aussi, moustiquaire, sdb simple, ventilo, paille de riz au sol. C'est simple mais bourré de charme. On a beaucoup aimé. On y a pris notre diner et notre petit déjeuner (non inclus). Large choix à la carte, service à toute heure, prix raisonnables. C'est également par Sachu que nous avons réservé un houseboat pour le lendemain. Sans harcèlement de sa part, il a même fallu que ce soit nous qui en parlions ! Une belle adresse mais il faut la trouver …
Kochi (Ernakulam) – Grand Hotel – 2200 Rs (hors taxes 15% offertes) – paiement CB On change de style. Magnifique hôtel à la décoration soignée et de très bon goût. Accueil très cordial, très chaleureux : malgré nos sacs à dos poussiéreux et nos tee-shirts blancs de transpiration, un portier aux magnifiques bacchantes nous ouvre la porte avec un large sourire. Sympa ! Autant le Sea Breeze est vraiment surévalué, autant celui-ci vaut largement ce prix. Fréquenté principalement par des Indiens. Petit déjeuner buffet (inclus) néanmoins un peu décevant, j'attendais plus de choix. C'est une très belle adresse si on cherche du confort. Et tout ça pour moins de 40 €. J'ose le conseiller.
Nos autres adresses se ressemblent et ne méritent pas de commentaires particuliers. Chambres quelconques, spacieuses, propres mais toujours assez sombres. Kumbakonam – Hotel Raya's – 1200 Rs Thanjavur – Hotel Ramnath – 1000 Rs - Seule chambre dispo dans ce 3ème hôtel qu'on faisait … Ce jour-là à Tanjore, l'offre était inférieure à la demande et je pense que le prix de la chambre a flambé … Car, malgré le prix, nous avions des wc à la turque dans une chambre vraiment tristoune … Trichy – Hotel Femina (petit dej buffet indien inclus vraiment super !) – 1240 Rs Madurai – Hotel Madurai Residency (petit dej buffet indien plus simple) – 880 Rs
Quel que soit le type d'hôtel, la literie a toujours été de très bonne qualité : matelas épais et ferme. Le lit est parfois juste couvert d'un drap-housse et d'une couverture pliée (ou un drap épais). Les serviettes de toilette sont apportées à l'installation. Un drap supplémentaire est fourni à la demande (mais pas toujours). Un sac à viande peut s'avérer bien utile dans la petite hôtellerie. Cela dit, nous n'en avions pas (toujours notre obsession de voyager léger) et on s'est très bien débrouillé sans …
La douche est à l'asiatique : une douchette fixée au mur de la sdb, juste à côté du wc ou du lavabo ; en dessous un robinet qui remplit un seau muni d'une louche. Pas de cabine, pas de rideau, pas de bac à douche. La cabine de douche, c'est toute la salle de bain ! Le sol incliné permet d'évacuer l'eau rapidement. Tout compte fait, c'est extrêmement agréable : on n'est pas coincé, bloqué, étriqué dans une cabine. Et mes grands gestes brutaux trouvent enfin tout l'espace pour s'exprimer, sans faire tomber le shampooing ! Très vite, on a abandonné la douchette pour ne plus se laver qu'en s'aspergeant avec la petite louche. Moins de gâchis et que c'est rafraichissant !
Pensez à du papier toilette. La Mickey's Homestay n'en fournit pas. On peut en acheter dans la micro épicerie juste à côté.
REPAS : La nourriture indienne nous ravit. Oui, elle est souvent épicée mais pas au point d'avoir la bouche en feu. A moins de ne pas supporter la moindre trace de piment, ça reste tout à fait mangeable. Gros écart de prix entre les restaurants destinés aux touristes et les Family Restaurant où se pressent, comme le nom l'indique, des familles entières d'Indiens. C'est dans ces restaurants populaires que nous avons le mieux mangé. Certains n'ont pas de carte et proposent un menu unique, un thali généralement, servi sur une feuille de bananier. La bouteille d'eau capsulée (15Rs) arrivera assez souvent automatiquement mais il vous faudra réclamer une cuillère sauf si vous vous sentez capables de manger avec les mains, pardon, avec LA main, la seule main droite. Moi, j'ai essayé, et je me suis retrouvée très vite avec les 2 mains dans mon riz à patouiller comme un cochon. J'ai arrêté. Pas douée ! Finalement, la cuillère, c'est pas mal. Nous avons peu suivi les conseils du LP qui se sont avérés assez souvent dépassés.
Quelques prix :
1 bouteille d'eau (1 litre) : dans la rue ou au family restaurant 15 Rs, au restaurant touristique 20 Rs 1 bière Kingfischer (650ml) : 120 Rs au restaurant 1 canette de Coca Light : 26 Rs (très difficile à trouver) 1 black tea : 3 à 5 Rs. Par défaut, le thé est servi sucré avec du lait. Si vous le préférez noir, précisez-le. 1 tiffin (en-cas vendu dans la rue, samossa, beignet de dhal (méga bon !), ladoo boulette jaune de riz sucrée et parfumée …) : entre 2 et 4 Rs la pièce. Avec 5 ou 6 pièces, vous faites un bon repas car ça plombe bien … 1 jus de noix de coco : 15 Rs (n'oubliez pas de demander l'ouverture de la noix pour manger la pulpe une fois le jus bu) 1 jus de fruits frais pressé (grenade, ananas, pomme, raisin …) : entre 20 et 30 Rs 1 biryani ou 1 thali au family restau : 30-37 Rs (60-100 Rs au restau touristique) 1 raïta : 10 Rs au family restau (30-40 Rs au restau touristique) 1 repas au family restau (biryani + raïta + eau) = 60 Rs/p (95 Rs pour 2 car 1 seul raïta et 1 seule eau) Même repas au restau touristique = entre 2 et 3 fois plus cher.
Quelques beaux souvenirs :
Thanjavur – Restaurant Sree Ariya Bhavan (high class veg rest) 1324, South Rempart Dans le quartier de la gare routière (old bus stand), à 30 mètres de l'hôtel Ramnath (même trottoir, à gauche en sortant de l'hôtel). On nous entraîne dans l'arrière-salle. Elle n'a aucune fenêtre. Beurk, je suis toujours perturbée dans les pièces borgnes. Premier réflexe de rejet, c'est glauque. Au même moment, j'entends Philippe devant moi dire "oh, que c'est chouette !" Ah ?!?!... Du coup, je regarde la pièce autrement, j'oublie qu'elle n'a pas de fenêtre et là je vois de superbes colonnes dans un endroit certes un peu décati mais encore bourré de charme. De plus, l'affluence prouve que la nourriture doit être authentique et goûteuse. Allez, oublions l'absence de lumière naturelle. On s'assoit à la table d'un homme seul qui se moque bien de nous voir l'envahir. Pas de carte, plat unique : thali. La feuille de bananier arrive. Suivie de la plâtrée de riz blanc servie à la volée, de l'apadam (grande chips) et des 5 ou 6 sauces et petites douceurs qui l'accompagnent. Tout est à volonté ! Pas besoin de réclamer, quand y en a plus, y en a encore ! On croise beaucoup de regards surpris mais ravis de nous voir là. Entre 2 bouchées goulues, nous ne manquons pas de leur rendre leur sourire. De toute façon, vu comme je me régale, ils voient qu'on apprécie !! Quand j'aime ce que je mange, ça se voit ! 32 Rs le thali. 14 Rs la bouteille d'eau.
Thanjavur – Bombay Sweets 1344, South Rempart Pas bien loin du précédent. Lui au contraire est ouvert sur la rue, très clair. Ah !... Un grand choix de petits en-cas, de beignets (pure ghee) salés et de petites douceurs sucrées. Le bonheur pour nous fut d'avoir été guidé par le patron (?) qui a pris le temps de nous montrer, de nous expliquer. On consommera chacun 2 beignets salés et un petit dessert pour 80 Rs au total. Voilà encore une adresse raisonnable et fort agréable et qui change du thali et des biryanis. Le Rasa Gulla est une boule de lait fermenté (!) dans un sirop. Surprenant et très bon.
Kumily - Ebonys Cafe – Roof Top Restaurant En bas de la rue du Mickey Homestay. On y a pris 1 petit dej et 2 diners. Voila un chouette restau pour touristes. Surprenant, il n'est pas dans le LP. Ambiance agréable et nourriture excellente. 450 Rs le diner pour nous 2 (2 small pot of masala tea, 2 plain naan, 1 veg curry, 1 malai kofta, 1 veg raïta).
Ernakulam – Aruvi Nature Restaurant Chittor Road (cf LP) 2 ou 3 petites salles en enfilade, bleues, toute simples. On arrive vers midi. Personne. On s'installe. Aussitôt on nous explique qu'ici tout est fait selon la tradition ayurvédique. Le repas kéralais traditionnel arrive. On goûtera des mets originaux : un jus de betterave et un dessert divin de riz ou de tapioca (??) au thé au lait (??). Bref, je ne sais pas bien ce que c'était mais c'était vraiment bon. Le restaurant s'est rempli pendant notre repas. Boutique attenante de produits ayurvédiques. Bonne adresse.
Ernakulam - Restaurant de l'hôtel Sapphire - Mahatma Gandhi Road Grand restaurant familial bourré d'Indiens. Grande carte, cuisine délicieuse. Prawn biryani à 100 Rs, plain naan à 17 Rs, black tea à 6 Rs. Mon meilleur souvenir culinaire.
L’ITINERAIRE : Le Lonely Planet propose des suggestions d'itinéraires : "Si vous n'avez que 3 mois …." Argh, ça m'agace !… 2 semaines en Inde du Sud, c'est une hérésie … Oui, comme partout, comme toujours. Alors, comme toujours, nous avons limité nos ambitions. Nous avions prévu de privilégier le Tamil Nadu car nous étions en mal de temples et de ne passer que rapidement au Kerala. Mais sur place, la fréquence et la fiabilité des bus nous ont permis de gagner du temps que nous avons consacré à la réserve de Periyar et à une journée pleine en houseboat.
Mamallapuram : Petite ville tournée vers le tourisme : hôtels, restau, agences, boutiques, tout est fait pour nous. Même si, du coup, elle a perdu tout son caractère indien, elle n'est pas désagréable du tout et pour démarrer un voyage, c'est pas mal … Magnifique site archéologique. L'ascèse d'Arjuna gravé dans la roche nous a enchantés. Billet combiné pour les 5 rathas et le temple du rivage = 250 Rs. Oui, ça vaut le coup.
Pondicherry : Ville qui tombe en décrépitude. Ajouté à cela une pluie incessante, notre vision de Pondicherry s'en est forcément trouvé altérée … Peut-être qu'avec un peu de soleil on aurait sans doute trouvé la promenade le long du bord de mer tout-à-fait charmante.
Chidambaram : Petit stop sur la route de Pondi à Kumbakonam pour visiter le temple de Shiva Nataraja qu'on rejoint à pied depuis la gare routière. Juste à l'entrée du temple, on trouve une échoppe qui va nous garder pour quelques roupies nos sandales (et oui, les temples, c'est toujours pieds nus) et surtout nos 2 sacs à dos. Nous voici légers pour visiter ce grand temple. Qui vaut le coup ! On y passera 2 heures. Ne ratez pas la cérémonie du feu (il y en a plusieurs par jour) annoncée par un tintamarre effroyable de cloches, clochettes, tambours … Impossible de la rater. Tout à fait authentique. On retourne, toujours à pied, à la gare routière où on attrape un bus pour Kumbakonam. Ce petit stop se fait facilement.
Kumbakonam : Autant Mama est vouée au tourisme, autant Kumbakonam ne l'est pas. Hôtels et restaurants sont faits pour les locaux. Ca peut paraitre un poil difficile quand le coup de pompe de l'après midi arrive et qu'on aimerait tellement "prendre un pot" quelque part. Par contre, on y a vu nos plus belles scènes de rues, de marché, de vie. On y a très bien mangé dans une gargote ou en achetant des tiffins et du raisin noir qu'on a mangés dans notre chambre … On a consacré l'après midi du mercredi à visiter quelques temples "modernes" de Kumbakonam. Mais l'intérêt majeur, ce sont les 2 temples cholas des environs que nous visiterons le jeudi. On s'est planté dans l'ordre de nos visites. Car pour aller à Gangaikondacholapuram (36km), c'est long et un peu compliqué. Il vaut donc mieux commencer par celui-là et garder Darasuram (5km) pour l'après midi en rickshaw. Gangaikondacholapuram : depuis la gare routière de Kumba, il faut prendre un bus en réussissant à dire d'un seul coup la destination Gangai-konda-chola-puram. C'est déjà la première difficulté, et non des moindres ! Pas de bus direct, il faudra prendre une correspondance. Ah … on va innover ! Après ¾ h d'une jolie route, le bus (le 1er) passe un barrage et nous dépose au terminus Lower Anaic - 7,5 Rs – tout le monde descend et se dirige vers des rickshaws qui attendent sagement. On s'entasse à 5-6 par rickshaw et on retraverse le barrage dans l'autre sens (5 Rs/personne) par un autre pont, non praticable par les bus. Le rickshaw nous dépose auprès d'un second bus qui, lui, passe à Gangai. 3,5 Rs – 20 minutes. Quand on y arrive (ce n'est pas le terminus), le contrôleur nous fait signe. On saute du bus. Le temple est là, juste en bord de route. Pour le retour, nous voici donc à un arrêt de bus en bord de route et là, c'est un peu plus compliqué que dans une gare routière. Ce qui nous a aidés c'est le petit ticket facturette de l'aller. Je l'ai montré pour expliquer que je voulais y retourner. Comme il est aussi écrit en tamoul, ça a suffi. Et on fait le chemin inverse : 20 min jusqu'à Lower Anaic, 5 minutes de rickshaw puis ¾ h d'un autre bus jusqu'à Kumba. Quand on sait ce qu'il faut faire, c'est plus facile et in fine, ça se fait tout seul … Nous, heureusement qu'on a été pris en charge à l'aller par une adorable jeune femme qui avait compris où on voulait aller, qui y passait et qui s'est chargée de nous chaperonner. Pour le retour, on s'est débrouillé, mais on savait ce qu'il fallait faire. Alors, est-ce que ce temple mérite toute cette équipée ? Oui, oui, oui ! Il est superbe, dans un cadre bucolique, au calme, bien préservé, bien restauré. 1 heure peut suffire à la visite mais on peut vraiment s'y poser davantage. Le sanctuaire est fermé de 12h à 16h mais c'est surtout l'extérieur qui est remarquable. Et puis justement, parce qu'il se mérite, il n'en est que plus intéressant ! Quelques visiteurs indiens. Grand calme ! Et puis enfin, cette équipée, que c'était bien ! Allez, lancez-vous ! Darasuram : 100 Rs, c'était le prix convenu avec le rickshaw pour nous y amener, nous attendre et nous ramener. En y arrivant, on tombe sous le charme (d'autant qu'on n'avait pas encore vu Gangai.) et on flâne, on flâne, on flâne … A un moment, on voit notre chauffeur nous rejoindre dans le temple et on comprend à son sourire un peu embarrassé qu'il s'impatiente. Du coup, on l'a libéré. Ca fait cher l'aller simple mais tant pis, on veut profiter. On y restera jusqu'à plus soif et on paiera 50 Rs un nouveau rickshaw pour rentrer. Le prix de la liberté.
Avec Darasuram et Gangai, pour nous les amoureux des vieilles pierres, voilà une journée coup de cœur !
Ah, j'entends la question des moins passionnés … S'il fallait n'en faire qu'un seul ? Pfff … Gangai est plus bucolique mais moins facilement accessible. C'est tout ce que je dirais !
Thanjavur (Tanjore) : Que de monde (des Indiens !) dans ce grand temple chola ! Le plus grand. Voilà qui rend la visite bien différente de celle de Darasuram et Gangai. L'ambiance est très différente. On perd en atmosphère bucolique ce qu'on gagne en atmosphère vivante et dévote. Il faut du temps. On y passera 2 heures le matin et on y reviendra en fin d'après-midi. Le palais du centre ville (50 Rs) - Sans intérêt. La bibliothèque (gratuite) renferme de beaux manuscrits sur des palmes. Le musée (30 Rs) présente de beaux bronzes, notamment de splendides Shiva Nataraja (roi de la danse).
Trichy : Rock Fort Temple : pour y arriver, nous avons pris un bus de ville. Tous ceux qui commencent par 1 y mènent pour 3 Rs. C'est loin. L'entrée du temple ressemble à une ruelle, encombrée de boutiques. Comme toujours, on dépose nos sandales et on grimpe 430 marches. Au somment, jolie vue 360°. C'est sympa, mais ça ne vaut pas les 3 étoiles du guide bleu … Grand temple de Sri Ranganathaswami : très vivant, très animé. On vous proposera d'accéder à la terrasse pour 10Rs. C'est sympa pour voir les gopuram MAIS attention, évitez les heures trop chaudes, pieds nus, c'est totalement impraticable. A voir les gesticulations et les grimaces de Philippe, j'ai bien cru que sa peau de bébé allait cloquer !! En fait, il est plus coriace qu'il n'en a l'air … Le complexe est très grand, nous n'avions pas pris de guide (et avons eu confirmation par une touriste belge qu'ils ne sont pas tous très fiables …) mais du coup, il faut un peu chercher. Ne ratez surtout pas un grand temple au fond (oui, je sais, au fond ce n'est pas terrible comme indication) dont la façade est ornée de 8 ou 10 immenses cavaliers sculptés dans la pierre. Cherchez-le, c'est sans doute la plus belle façade qu'on ait vue. C'est extraordinaire. Un indice, il est à côté de la grande salle des 1000 piliers. Allez, brûlez-vous les pieds maintenant !
Madurai : Temple de Meenakshi : euh … encore un temple ?... Ici on paie 50 Rs l'entrée + 5 Rs pour la salle aux piliers qui abrite un musée de bronzes. Le mandapa aux 1000 piliers abrite des colonnes aux sculptures très fines. Immanquable aussi.
Un mot sur les temples : Quand on dit temple, il faut comprendre ensemble religieux, constitué d'une ou plusieurs enceintes qui protègent deS templeS. Chaque temple (cette fois, le bâtiment) est constitué d'une salle de piliers et d'un sanctuaire (le saint des saints) assez souvent interdit aux non hindous. Ce qui est très beau, ce sont les murs extérieurs de ces différents temples ainsi que les piliers gravés dans la masse. C'est très schématique mais c'est pour dire que temple ne correspond pas juste à une seule construction mais bien à un grand ensemble dans lequel les gens vivent. A Tanjore, comme à Trichy ou Madurai, le temple est quasiment un village. Ici, l'intérêt est donc double : l'architecture extraordinaire et l'ambiance dévote très vivante, tant par les différentes cérémonies conduites par les prêtres que par les habitudes des Indiens qui vivent dans ces temples : ils y travaillent, ils y prient, ils y mangent, assis en tailleur devant de larges feuilles de bananiers, ils y dorment (nous aussi d'ailleurs, on s'y est fait une petite sieste ni vu ni connu !) … Les photos sont interdites à l'intérieur des temples (principalement dans le sanctuaire) ou bien payantes en acquittant un droit photo. Par contre, elles sont permises à l'extérieur du sanctuaire : les murs, les enceintes … Ce sont d'ailleurs eux qui présentent souvent le plus grand intérêt esthétique (ça doit faire 5 fois que je le dis). Les heures de fermeture (de 12h à 16h assez souvent) ne concernent souvent que les sanctuaires. Ce n'est donc pas très gênant.
Kumily et la réserve de Periyar : Après 4 heures de bus depuis Madurai, nous arrivons à Kumily vers midi. Il fait plus frais (bonne nouvelle !) et il pleuviote (mauvaise nouvelle !). Dès notre descente de bus, nous sommes abordés par Abbas (qui s'est auto-baptisé KK, King of Kumily), un musulman dont la barbe noire est aussi large que son sourire. Il nous présente l'offre de la Thekkady Tourist Guide Association. Il parle très bien anglais et a suffisamment d'humour pour qu'on ne se sente pas agressés. Mais quand même … on voudrait bien se poser ! Donc, on l'interrompt, on lui dit avoir repéré 2 petites pensions. Ok, je vous y retrouve dans 1 heure nous dit-il. Et de nous offrir la course en rickshaw. Et de fait, il nous retrouve bien vite chez Mickey et, plus confortablement, nous propose différentes sorties. L'offre et les prix correspondent à ce qu'on avait lu dans le LP. On n'hésite pas et on opte pour : - le spectacle de Kathakali le soir même (2 x 150 Rs) - le jungle safari pour le lendemain (2 x 1 650 Rs + 2 x 300 Rs de droit d'entrée + 50 Rs de droit de photo) - un jardin d'épices et la fabrique de thé pour le surlendemain (2 x 2 x 100 Rs d'entrées + 350 Rs de rickshaw) Au total 5 000 Rs pour nous 2, payés cash. On a confiance, on paie tout d'avance. Waouh, les fous !! Ben non, on avait bien senti. Pas de coup fourré au final. Le spectacle de Khatakali : Nos billets de kathakali nous seront livrés "à domicile", chez Mickey, quelques minutes après le départ d'Abbas. Les places sont numérotées et c'est intéressant d'être devant. Il est donc important d'aller acheter ses billets "le plus tôt possible". Nous étions au 2ème rang. Voilà qui nous rassure tout de suite sur son honnêteté. La salle de spectacle est un bête hangar, sièges en plastique, scène de fortune, aucun décor. Une salle de dames patronnesses. 2 shows par jour, à 16h30 et à 19h. Nous avions réservé pour celui du soir. On avait lu que les artistes se maquillent devant les spectateurs. Nous étions donc à nos places dès 18h30 tout comme un autre touriste canadien dont les cheveux étaient épouvantablement gras (remarque gratuite et stupide me direz-vous mais qui va prendre du sens un peu plus bas …). Malheureusement, c'est peut-être vrai pour le show de 16h30 mais entre les 2, ils ne se démaquillent pas. Nous n'avons donc assisté qu'à "l'enjuponnage" d'un danseur. Mais ça valait déjà bien le déplacement. A 19h, la salle était pleine (80 personnes peut-être), à 95% des Indiens. Sur scène, 2 danseurs et 2 musiciens. Pendant ½ heure, des explications vont nous être données (en anglais) sur la signification des couleurs du maquillage et sur les gestes des mains, des yeux, du visage (ah bon, on a un muscle là !?...). Puis, ½ heure de véritable spectacle. Un résumé papier (dispo en Français) est fourni pour nous aider à comprendre le sens de la danse. A la fin du spectacle les 2 danseurs restent sur scène pour permettre aux photographes de s'en donner à cœur joie. C'est intéressant, sans être immanquable. Et ce n'est pas bien cher, pas de quoi hésiter longtemps. Je le dis souvent, il vaut mieux avoir des regrets que des remords. Le Jungle Safari : On quitte notre pension à 5h30. Comme prévu, la jeep est là à nous attendre dans la rue, avec déjà à bord, un jeune couple d'Anglais. Il fait noir et froid. On roule toutes bâches ouvertes et malgré un pull et un coupe-vent, on grelotte … En route, le chauffeur s'arrête pour payer le droit d'entrée et le droit photo. On récupère les tickets. C'est bien 300 Rs … A 7h30, on arrive à un superbe lodge, près d'un lac, où nous allons prendre un excellent petit déj buffet avec les clients du lodge. A 9h30, un guide nous remet des guêtres en coton pour nous protéger des sangsues (leech en Anglais). Les guêtres sont totalement fermées et s'enfilent comme des chaussettes, donc, même avec nos sandales, nous étions bien protégés. Et nous démarrons à pied vers la forêt. On a de la chance, il fait beau. On ne grelotte plus !! Il fait même bien chaud … On arrive au pied de collines couvertes de végétation tropicale. Et là, gros coup de bol, un éléphant, puis 2, puis 3, un petit, puis … nous en verrons 12 ! D'assez loin quand même, mais les photos au zoom rendent vraiment bien d'autant qu'ils étaient étagés sur la colline. Après avoir longuement profité de ce spectacle, nous retournons au lodge pour un déjeuner buffet tout aussi copieux et raffiné que le petit déj. Engoncés dans d'inconfortables gilets de sauvetage, nous voilà partis tous les 5 pour une balade sur le lac. Le guide rame et nous 4, on l'encourage. On arrive auprès d'une jolie cascade. Quelques photos. Retour. Thé et petits gâteaux secs. Petit pourboire au guide et de nouveau une bonne heure de jeep pour revenir à Kumily. In fine, nous avons eu beaucoup de chance avec le temps et les animaux. Ces quelques heures passées avec le guide étaient très agréables et très enrichissantes, nous avons appris des tas de choses sur les animaux et sur la végétation. Mais, même dans ces conditions optimales, je n'ai pas trouvé que ça valait 2000 Rs/p. Alors, que diront ceux qui n'ont pas eu la chance de voir un seul éléphant ? Ceci étant dit, le petit couple d'Anglais nous a dit par mail (lors d'échange de photos) que ça avait été leur meilleur souvenir de voyage … comme quoi … peut-être était-ce parce qu'ils avaient fait notre connaissance … Sérieusement, journée très sympa et qui, selon votre vécu (car je pense que tout est là), vous laissera un souvenir plus ou moins fort. Attention, ce trek n'a pas lieu DANS la réserve mais en bordure (Gavi Lake). Impossible avec ces entrées d'aller voir Thekkady (petit village au centre de la réserve). Le jardin d'épice et la fabrique de thé : A 10h, comme prévu, le rickshaw était là pour nous emmener au Spice Garden d'Abraham. Abraham nous reçoit, nos entrées sont pré-réglées (100 Rs/p). Pas d'embrouille … Il nous propose de nous guider dans son jardin en Français. Je pense qu'il rigole … et bien non ! Il connait parfaitement son sujet et maitrise les mots français qui s'y rapportent. La visite en devient passionnante. Pas de vente d'épices dans ce jardin, donc, aucune pression … La visite dure plus d'une heure qu'on ne voit pas passer. Nous rejoignons ensuite la Connemara Tea Factory. Visite guidée (100 Rs/p), nous sommes là encore tous les 2 tout seuls, accompagnés d'un employé qui, dans un très bon Anglais, va nous expliquer tout le processus de fabrication du thé. D'abord dans la plantation pour nous parler de la plante, de la même famille que le camélia, puis en nous commentant un diaporama qui illustre les étapes de la fabrication enfin, dans l'usine même, très bruyante (d'où le diaporama avant) pour voir in situ le processus. Là encore, 1 heure passionnante. Ces 2 visites nous ont enchantés. Je les recommande chaudement. Le massage ayurvédique : Avec l'âge et quelques expériences déjà vécues ici ou ailleurs, je me suis un peu décoincée sur les massages et je dois même avouer que maintenant … j'adore ça ! Je décide de tester celui de Matha Ayurveda Hospital sur Lake Road. Après une petite négo, j'obtiens un massage complet de 80 minutes pour 600 Rs. Je me déshabille. Entièrement. La jeune fille me donne un petit "cache sexe" jetable en papier. Rigolo. Il ya 10 ans, ça ne m'aurait pas faire rire du tout … Le massage commence par la tête et se poursuit par tout le corps. En fait de massage, c'était surtout un gros badigeonnage. Je suis couverte d'huile, de la tête aux pieds, mais de massage, que nenni, nada, rien. Juste un étalage. Après 60 minutes, je suis enfermée assise dans une capsule pour y transpirer. Bref, on met le poulet au four après l'avoir bien graissé. La tête est dehors (heureusement !) et le premier exploit consiste à rester assise car avec cette quantité d'huile, on glisse sur le tabouret de plastique et aucun tourne broche pour s'accrocher ! Le 2ème exploit consiste à supporter cette transpiration dans la graisse. C'est désagréable au possible. Enfin, après 10 interminables minutes, je ressors, je m'essuie (comme je peux, ça glisse !), et toc, je me prends un soupçon de poudre brune entre 2 pics de cheveux (ben oui, avec l'huile, je ressemble à la statue de la Liberté). Oui, c'est vrai, ça manquait cette touche finale ! C'est fini, thank you Mam ! Voilà comment 80 minutes de massage se sont transformées en 70 minutes de tartinage. Mais le supplice n'était pas encore fini puisqu'il fallait rentrer maintenant … Traverser la petite ville pour rejoindre la pension, avec les cheveux plus gras que si je n'étais tombée dans une bassine de friture. Que j'aurais aimé être invisible, tortiller du nez pour d'un seul coup me retrouver sous ma douche, allez, à défaut frôler les murs et rentrer le plus vite possible ! Et bien non ! Je tombe pile dans une grande procession qui réunit toute la ville ! Un monde fou dans les rues. En temps normal, j'aurais jubilé ! Quelle chance ! Là j'ai dit, quelle poisse ! Forcément … Allez, le ridicule ne tue pas, la preuve j'ai survécu. Bref, je n'ai pas du tout aimé. Vous aviez compris ? Mais attention, je suis aussi convaincue que ça a été très mal fait et je n'en tire aucune conclusion hâtive. La seule conclusion : à moins que vous ne vouliez savoir ce que ressent une sardine à l'huile, évitez soigneusement cette adresse ! Non, je n'en ai pas testé une autre !! Mais maintenant j'ai compris d'où sortait le touriste canadien rencontré au Khatakali ! Lui visiblement, ça ne le gênait pas …
Alleppey : Comme on veut pouvoir enchaîner avec un ferry à Kottayam, on quitte Kumily en bus à 6h35. On a même hésité à partir plus tôt. Sage décision que de ne l'avoir pas fait car nous aurions alors raté de magnifiques paysages. 3h30 d'une jolie route en lacets. On arrive à Kottayam vers 10h. Un rickshaw nous dépose à l'embarcadère pour 30 Rs. Argh … c'est ça le ferry ?... Le dernier ferry que nous avions pris, c'était en Norvège. Ce n'était pas le même … Celui-ci part à 11h30. Largement le temps d'aller acheter quelques petites bouchées délicieuses en guise de repas. On s'installe, le ferry se remplit sagement et à l'heure dite, on démarre. 2h30 de navigation sur des canaux bordés tantôt par des rizières, tantôt par des maisons. Magnifique voyage !! Juste avant le terminus, quelques jeunes rabatteurs montent à bord et cherchent le touriste. On n'est que 2, du coup, on se les prend tous en même temps. Ils prêchent chacun pour leur guesthouse. Chacun leur tour, ils parlent et nous glissent une carte dans la main. Un peu de surenchère, un peu de friction, mais ça reste cordial. On est habituellement assez hermétique à ces joutes, préférant nous fier aux adresses du LP, pourtant ici, on se laisse convaincre par Sachu qui nous emmène dans sa guesthouse. On ne le regrettera pas. Jolie petite adresse que j'ai décrite plus haut. C'est nous qui lui demandons s'il propose des houseboats. Bien sûr … Il arrive avec un book et nous propose 3 bateaux. On choisit le premier : 4 000 Rs les 22h. On ne négocie pas, le prix nous convient. Service et prix correspondent bien à ce qu'on avait lu et entendu. On réserve pour le lendemain. On embarque à 11h. Bateau totalement fidèle aux photos. Ca nous convient, on paie Sachu (cash) qui nous avait accompagnés jusque là. Un pilote et un cuisinier. Une jolie chambre avec des fenêtres qui ouvrent sur l'eau, une sdb complète. A 11h30 on démarre 11h30 – départ 13h00 – amarrage pour le déjeuner 14h30 – départ 17h30 – amarrage pour la nuit 19h30 – dîner 8h00 – départ et petit-déjeuner en cours de navigation 9h00 – retour au port Au total 5h30 de navigation. On a vraiment regretté de ne pas déjeuner en voguant … Malgré ce petit regret, que c'était bien !! Et pourtant, nous avions un temps gris, un ciel pâle, un peu de bruine même en fin de journée. Aucun merveilleux coucher de soleil comme on l'espérait, aucune jolie lumière chaude de fin de journée … Malgré cela, et avec des conditions météo vraiment moyennes, on a trouvé ce petit break extraordinaire. D'abord, le rythme est lent, c'est calme et très peu bruyant. On entend à peine le moteur. Ensuite, très peu de bateaux voguent sur l'eau à cette époque. En haute saison, pour la même prestation, les prix grimpent jusqu'à 10 000 Rs. Les bateaux croisés sont occupés pour la plupart par des Indiens aussi émerveillés que nous. Echange de sourire et de grands saluts. Enfin, les paysages sont splendides, même sous un ciel blanc bien triste. La pause pour la nuit nous a permis de descendre et de nous promener dans le village ruban, coincé entre canal et rizière. Quelle drôle d'impression d'habiter sur ce ruban de terre entouré d'eau. Nous ferons une très longue promenade, avec partout le sourire des habitants pour nous accueillir. Et quand la nuit tombe, les pêcheurs sortent, les enfants continuent à rire et à jouer. Quelle belle ambiance ! Nuit calme et romantique, et petit-déjeuner cette fois en voguant. Nous avons particulièrement apprécié d'avoir un petit balcon au dessus du chauffeur qui permet une vue panoramique. Tous les bateaux n'en disposent pas. Vérifiez ce point, ça me parait être vraiment un avantage. Un regret : on ne passe pas dans les tout petits canaux. Ainsi, la petite balade en canot proposée par ailleurs est-elle sans doute très complémentaire. Nous ne l'avons pas faite car il pleuvait … mais je le regrette. Ferry, houseboat et canot auraient permis une vue complète de la vie dans les Backwaters.
Kochi : On hallucine en arrivant à Kochi. De la circulation, des bouchons, de très nombreuses voitures personnelles neuves … Le Kerala est très différent du Tamil Nadu. Le bus nous laisse à Ernakulam où on avait décidé de loger car plus facile d'accès pour l'aéroport. Une fois les bagages posés, nous filons vers Fort Kochi que l'on rejoint en ferry (un guichet, 2 files, une pour les filles, une pour les mecs) pour 2,5 Rs/p. On trouve à Fort Kochi, à une centaine de mètres du débarcadère (en prenant à droite dès la sortie) une petite échoppe d'antiquités où le vieux patron loue des vélos (for tourist only !). 6 Rs de l'heure. On note l'heure de départ, on paie au retour. Aucune caution. Ca change tout !! D'abord on a moins chaud qu'en marchant, ensuite on couvre plus de distance, enfin, on évite les rickshaws qui ici sont vraiment racoleurs. Des cadenas intégrés permettent de s'arrêter comme on veut. Fort Kochi est un endroit où il fait bon flâner, a fortiori en vélo. Personnellement, j'ai beaucoup aimé la visite du palais hollandais pour ses splendides peintures murales (5Rs l'entrée) Les carrelets (les filets suspendus) m'ont moins impressionnée que prévu. L'environnement est devenu trop touristique et a perdu beaucoup d'authenticité. Et puis la toile de fond (un port grouillant d'activité) n'est pas celle que j'avais imaginée. Une bonne journée suffit à visiter Fort Kochi mais attention, évitez le dimanche, certaines rues (notamment la rue du bazar) sont mortes et c'est bien dommage.
DIVERS : L’accueil : Ils sont bruyants (good morning ! nous hurle tout sourire cet employé en nous voyant sortir de notre chambre à 6h du mat, toutes les chambres alentour ont su qu'on partait ….), indisciplinés au possible, bien peu concernés par nos normes d'hygiène, indifférents aux détritus qui jonchent leurs rues et aux (trop rares) poubelles qui restent désespérément vides, englués dans une paperasserie effroyable. Mais ils sont aussi chaleureux, avenants, toujours prêts à aider, souriants, tellement souriants, gentils, dans le bon sens du terme, ils sont heureux de nous voir aimer leur pays et nous le disent, tant de qualités humaines qui rendent l'Inde si attachante. Les contacts sont faciles et toujours ouverts et francs. Les relations ne sont jamais entachées d'une arrière-pensée mercantile, jamais agressives, jamais lourdes. Bien sûr, ça reste un voyage fatigant : le bruit permanent dans la rue, les routes défoncées et les bus tellement inconfortables, la saleté, la pollution. Des inconvénients bien minces au regard de tout ce que l'Inde apporte. Notre dernier voyage, c'était le Japon. On est ici à l'opposé. J'aime les 2. La carte bancaire : Encore peu répandue en terme de paiement commerçant. Par contre, nombreux ATM, même au Tamil Nadu. Le climat à cette époque : 3 jours de pluie en début de voyage puis retour du beau, chaud et humide mais avec souvent un ciel très pâle. On transpire beaucoup. On peut néanmoins se passer de l'A/C (qui gonfle considérablement le prix des chambres) car toutes les chambres sont pourvues d'un ventilo qui peut suffire. Vêtements : Climat chaud et humide, transpiration et poussière : on se salit beaucoup. Des sandales à scratch permettent à la fois de marcher confortablement et, surtout, d'être retirées rapidement pour entrer dans les temples. Et c'est suffisant pour le petit trek du Jungle Safari. Nous avons sortis pulls et coupe vent à Periyar. L’affluence touristique à cette époque : Low season, on l'a vu. On a rencontré de très nombreux touristes indiens (des Indiens du Tamil Nadu au Kerala et inversement) mais pas d'occidentaux. Un peu plus à Kochi mais bien peu … Même les houseboats croisés étaient à 90% occupés par des Indiens. Les problèmes de santé : Aucun. Pas de précautions particulières : on a mangé des crudités, des fruits (comment s'en passer ?...), bu des jus de fruits avec des glaçons, mangé dans la rue … Bref, la seule précaution à laquelle on ne déroge jamais, c'est l'eau capsulée. Pour la reste, on a profité ! Les moustiques : Ils sont nombreux, piquent beaucoup et souvent. Pour autant, les piqûres ne sont pas très virulentes. Choix personnel : nous avons décidé de ne pas prendre de médoc contre le palu. On assume, sans débat ni revendication. Photos : Les nôtres ou celles dont on a fait l'objet ? Car pendant ce voyage, nous avons dû plus d'une fois jouer les starlettes ! Ils ont été nombreux à nous demander une photo, les plus hardis allant jusqu'à poser avec nous. Nous avons même fini entourés par toute une famille dont on nous a présenté tous les membres. Je n'ai pas retenu les 14 prénoms (vilaine que je suis !). Voilà qui en dit long. Ils aiment nous photographier et ils aiment être photographiés. Echange amical, facile. Vive le numérique qui permet de montrer aussitôt le résultat. Et toujours, un sourire lumineux pour remerciement. Nous demandons toujours la permission avant de faire une photo. Nous n'avons essuyé aucun refus. Aucun. Que du bonheur ! L'artisanat : Rien d'extraordinaire. C'est un avis tout à fait perso. On ramène principalement des longhis colorés en coton (entre 95 et 170 Rs) qui font de bien jolies nappes. On les a fait aussitôt ourler sur place par un tailleur (20 Rs les 2 ourlets). En France, les ourlets nous auraient coûté plus cher que les longhis. Du reste, le travail de ce tailleur est un très beau souvenir : de beaux gestes précis et rapides.
On a beaucoup aimé : 🙂 Regarder vivre les Indiens Admirer leurs vêtements, les dothis blancs immaculés ou les saris vaporeux multicolores Prendre le bus Manger dans la rue
On a moins aimé : 😕 Les klaxons Se brûler les pieds dans les temples
En conclusion ... Un voyage en Inde, c'est toujours un choc. Pour beaucoup la vie y est dure et certaines scènes sont très éprouvantes. Pourtant, malgré la misère, les Indiens restent accueillants et avenants. C'est ce paradoxe qui rend l'Inde si attachante. Aller en Inde, c'est prendre une belle leçon de vie. Comme il y a 10 ans, je sais qu'une fois encore je retournerai en Inde.
C'était un retour. Nous avions parcouru le Rajasthan il y a 10 ans et connaissions aussi le Sri Lanka. Donc, pour une fois, nous avions une idée de ce qui nous attendait. Mieux, nous retournions le chercher. Et nous n'avons pas été déçus. Même après 10 ans. Même dans une autre région. L'accueil des Indiens est incomparable et rend fabuleux un voyage pourtant fatigant à la base.
NOTRE PERIPLE EN 2 SEMAINES :
Sam 21 Août – Vol Emirates Paris CDG / Dubaï / Chennai Dim – Arrivée à Chennai à 8h20- Taxi jusqu'à Mama (950 Rs) - Nuit à Mamallapuram Lun – Nuit à Mamallapuram Mar – Bus jusqu'à Pondi (2h-60 Rs) - Nuit à Pondicherry Mer – Bus jusqu'à Chidambaram (1h30-24 Rs) – Bus jusqu'à K. (2h30-25 Rs) - Nuit à Kumbakonam Jeu – Rickshaw jusqu'à Darasuram et retour (100 Rs) – Bus jusqu'à Gangaikondacholapuram et retour (1h30-16 Rs x 2) - Nuit à Kumbakonam Ven – Bus jusqu'à Thanjavur (1h30-14,5 Rs) - Nuit à Thanjavur Sam – Bus jusqu'à Trichy (1h15-16 Rs) - Nuit à Trichy Dim – Bus privé (1ère erreur !) jusqu'à Madurai (2h30-100 Rs au lieu de 60 Rs-2ème erreur !!) - Nuit à Madurai Lun – Bus jusqu'à Kumily (4h-45 Rs ) - Nuit à Kumily Mar – Jungle Safari - Nuit à Kumily Mer – Spice Garden et Tea Factory - Nuit à Kumily Jeu – Bus jusqu'à Kottayam (3h30-69 Rs) – Ferry jusqu'à Alleppey (2h30-10 Rs) - Nuit à Alleppey Ven – Houseboat – Nuit sur le bateau Sam – Bus jusqu'à Ernakulam (1h30-39 Rs) - Nuit à Ernakulam (Kochi) Dim – Ferry (10 min ?-2,5 Rs) jusqu'à Fort Kochi - Nuit à Ernakulam Lun 6 Sept – Taxi à 6h30 pour l'aéroport (45 min-650 Rs) - Vol Emirates Kochi / Dubaï / Paris – Départ de Kochi à 10h30
Les prix des bus indiqués s'entendent par personne. Des détails sont donnés dans le paragraphe itinéraire.
BUDGET :
Dépenses préalables : Vols réguliers Emirates Paris/Dubaï/Chennai – Kochi/Dubaï/Paris : 775 €/p
Dépenses sur place (pour nous 2, hors achats perso d’artisanat) : 732 € répartis ainsi : - 315 € d'hébergement (14 nuits) - 87 € (5 000 Rs) pour les activités dans la réserve de Periyar - 70 € (4 000 Rs) pour le houseboat à Alleppey - Le reste (260 €) pour les repas, les transports et les quelques rares entrées de sites. 3 retraits cash en ATM (10 000 Rs à chaque fois, pas réussi à sortir plus) et un exchange de 50€ (passeport nécessaire) au cours de 1€ = 56,9 Rs.
Budget total tout compris (hors achats perso) : 2282 € pour nous 2
Comme je le précise à chaque fois, ce récapitulatif budgétaire est indicatif. Notamment en terme d'hébergement … Nos choix nous ont portés vers certains hôtels assez chers pour l'Inde. On peut très facilement se loger pour 2 ou 3 fois moins (notre coup de cœur va d'ailleurs à la petite chambre tout en bambou de Alleppey à 400 Rs).
GUIDES :
Guide Bleu Inde du Sud – Un peu déçus (c'est bien la 1ère fois) par le manque de détail sur la religion hindou, le panthéon … La description de certains grands temples manquent parfois de précision et de plan. Lonely Planet Inde du Sud (LP) - 3e édition Sept 2009 – Très fiable pour les tarifs des bus, un peu moins pour les tarifs des hôtels. Quant aux restaurants proposés, certains avaient disparu mais peut-on blâmer le LP ?...
TRANSPORTS :
1 - Vols Paris/Dubaï/Chennai – Kochi/Dubaï/Paris - Emirates Achetés fin avril en ligne sur le site d'Emirates www.emirates.com Ils nous offraient l'avantage de répondre parfaitement à nos besoins avec un retour différent de l'arrivée, des horaires confortables et une escale très courte à Dubaï. Le tronçon Paris/Dubaï du samedi se fait sur un Airbus A380 … Waouh, c'est méga gros !
Arrivée à 08h20 à Chennai : Ca grouille ! Bienvenue en Inde ! On se met en quête d'un ATM. Le premier ne fonctionne pas, le second oui. L'arrivée matinale à Chennai nous permettait d'envisager de rejoindre Mamallapuram aussitôt. On hésitait entre attraper un bus sur la route de l'aéroport ou repasser par Chennai pour y voir la plus grande gare routière de l'Inde du Sud. Ca nous tentait bien mais la fatigue l'a emporté et finalement, nous avons opté pour la solution bien plus coûteuse mais ultra-simple du taxi. 950 Rs cash. A 50 Rs près, c'est bien le prix qu'on a vu affiché dans les nombreuses agences de Mama pour un retour vers l'aéroport.
Départ à 10h30 de Kochi : L'aéroport est spacieux, lumineux, agréable. Mais pas de boutiques pour y dépenser ses dernières roupies …
2 – Les bus Ah … les bus en Inde !! Ils sont l'une des raisons pour lesquelles on a eu envie de revenir. En effet, on adore ce type de transport. Pour plein de raisons : la fréquence, la rapidité (durée souvent équivalente au train ou à peine plus longue), la vue panoramique quand on arrivait (très souvent) à avoir les places avant, et surtout le plaisir d'être témoins de jolies scènes de vie (dans le bus et hors du bus). Une raison supplémentaire maintenant : la fiabilité (!) : aucune panne sur nos 13 parcours en bus. Comme nous avons quasiment toujours pris le bus au départ d'une gare routière (et non pas en l'arrêtant sur le bord d'une route), nous avons toujours voyagé assis et, le plus souvent, nous réussissions même à avoir les places avant qui nous permettaient d'avoir plus de place pour nos grandes jambes (enfin … celles de Philippe) et une vue panoramique de la route et du paysage. Enfin, le coût est dérisoire. L'ensemble de nos tickets, pour nous 2 (sauf erreur, environ 750 Rs-13 € !), nous a coûté à peine plus cher que le taxi de Kochi pour l'aéroport. Notre intérêt pour ces voyages nous a même fait refuser l'offre d'un Indien à Alleppey qui remontait sur Kochi avec sa voiture perso et nous proposait de nous emmener pour 10 Rs … Plus rapide et moins cher que le bus !? Eh bien, non merci, sans façon ! Nous n'avons jamais réservé notre place. Nous arrivions à la gare routière, généralement très tôt le matin (souvent vers 7h) ; nous cherchions les chauffeurs ou les vendeurs de tickets facilement repérables à leur uniforme-pantalon beige. On indiquait notre destination, il nous montrait le bon bus, on s'y installait (les places ne sont pas numérotées) et on attendait le départ (jamais plus de quelques minutes). Nous payions notre ticket dans le bus, pendant le trajet. Aucune arnaque, le "contrôleur" dispose d'un petit automate qui sort un ticket imprimé indiquant le trajet et le prix. Ca permet une dernière vérification. Et pour savoir où descendre, chauffeur, contrôleur ou voyageur vous préviendront ! En 13 voyages, nous n'avons jamais galéré. Que du bonheur ! Et puis, il y a aussi ces ambiances de gares routières à l'odeur si caractéristique : un mélange de thé au lait, de curry, de jasmin, de gasoil et d'urine. Unique ! Une atmosphère et une animation tellement propre à l'Inde. C'est là qu'on trouve le plus grand choix de tiffin (les petits en-cas vendus dans la rue du genre samossas, beignets de dhal, boulettes sucrées de riz …) pour quelques roupies.
Sauf à Trichy (pour Madurai) où on s'est laissé berner par un rabatteur, nous avons toujours utilisé les bus d'état ordinaires. Ce bus privé était certes plus confortable mais pas plus rapide et nous a coûté 100 Rs. Bien sûr, ici, pas de petite facturette. Et pour cause, mon voisin, lui, avait payé 60 Rs … le prix normal. Si vous voulez être sûrs d'utiliser les bus ordinaires, n'écoutez et ne suivez que les hommes en uniforme beige.
Attention, à Mamallapuram, les bus pour aller à Pondicherry ne partent pas de la gare routière mais d'un bus stop sur la route. Il faut demander à un rickshaw de vous emmener à l'ECR bus stop. ECR comme East Cost Road. Le LP est totalement muet sur ce point.
3 – Les rickshaws Pas de harcèlement, ils sont juste là quand vous en avez besoin. Pas d'arnaque sur le prix demandé. C'est généralement raisonnable. Autour de 20-30 Rs la course en ville.
HEBERGEMENT : On a suivi un rabatteur efficace et convaincant à notre arrivée à Alleppey. En dehors de cette étape, nous avons suivi le Lonely Planet pour toutes les autres. En tapant dans la catégorie moyenne qui offre un peu plus de confort mais surtout un peu plus de chaleur (en terme d'ambiance) que la catégorie inférieure.
Quelques remarques sur nos choix :
Mamallapuram – Le Sea Breeze – 2500 Rs (hors taxes 12,5% offertes après courte négo) – paiement par CB Les chambres sont bien mais ne justifient pas un tel prix. Ce qui peut expliquer le prix, c'est la piscine : grande et très propre. Un pur bonheur après les 10 heures d'avion … même, voire surtout, sous la pluie. Petit déjeuner continental inclus, simple mais copieux. Les petits hôtels de Mama (j'en ai vu 4, 400 à 800 Rs la chambre) nous ont paru bien tristes. Propres mais froids, sombres et tristes. Cela dit, c'est sans doute parce que c'était notre première approche et nous n'étions pas encore adaptés. Voilà pourquoi on s'est rabattu sur le Sea Breeze. Après coup, je ne le conseille pas, il est 2 fois trop cher.
Pondicherry – Le Park Guesthouse – 600 Rs Grand complexe qui dépend de l'ashram, sans charme mais bien situé. On a eu la chance d'avoir une chambre au dernier étage, avec un petit balcon donnant sur la mer. Chambre simple mais propre et une fois les moustiquaires installées, elle avait presque du charme … A noter parce que cas unique : accueil absolument détestable ! Bizarre pour un tel lieu …
Kumily – Mickey Homestay – 750 Rs Charmante chambre d'hôte toute claire, toute pimpante, avec un balcon agrémenté de chaises et d'une balancelle en rotin. Accueil familial. Une très très bonne adresse.
Alleppey (Alappuzha) - Ashtamudi Homestay – 400 Rs Voici l'adresse indiquée sur leur carte : West of S.D.V Central School, Zilla Court Ward http://www.hostelworld.com/...Stay/Alappuzha/18851 C'est dans une petite ruelle paumée, même pas tracée sur le plan du LP. Ca explique le jeune rabatteur (Sachu de son surnom) qui nous aborde dans le ferry, un stop avant le terminus. Baratin bien rodé. Tarif vraiment attractif (on est en basse saison et la guesthouse est vide) ! On se laisse entraîner. L'entrée de la guesthouse est vraiment peu engageante. On grimpe à l'étage par un méchant escalier de métal en colimaçon et là on arrive sur un vaste espace d'accueil tout en bambou qui dessert 4 ou 5 chambres aux portes de bois élégantes. On découvre notre chambre, tout en bambou elle aussi, moustiquaire, sdb simple, ventilo, paille de riz au sol. C'est simple mais bourré de charme. On a beaucoup aimé. On y a pris notre diner et notre petit déjeuner (non inclus). Large choix à la carte, service à toute heure, prix raisonnables. C'est également par Sachu que nous avons réservé un houseboat pour le lendemain. Sans harcèlement de sa part, il a même fallu que ce soit nous qui en parlions ! Une belle adresse mais il faut la trouver …
Kochi (Ernakulam) – Grand Hotel – 2200 Rs (hors taxes 15% offertes) – paiement CB On change de style. Magnifique hôtel à la décoration soignée et de très bon goût. Accueil très cordial, très chaleureux : malgré nos sacs à dos poussiéreux et nos tee-shirts blancs de transpiration, un portier aux magnifiques bacchantes nous ouvre la porte avec un large sourire. Sympa ! Autant le Sea Breeze est vraiment surévalué, autant celui-ci vaut largement ce prix. Fréquenté principalement par des Indiens. Petit déjeuner buffet (inclus) néanmoins un peu décevant, j'attendais plus de choix. C'est une très belle adresse si on cherche du confort. Et tout ça pour moins de 40 €. J'ose le conseiller.
Nos autres adresses se ressemblent et ne méritent pas de commentaires particuliers. Chambres quelconques, spacieuses, propres mais toujours assez sombres. Kumbakonam – Hotel Raya's – 1200 Rs Thanjavur – Hotel Ramnath – 1000 Rs - Seule chambre dispo dans ce 3ème hôtel qu'on faisait … Ce jour-là à Tanjore, l'offre était inférieure à la demande et je pense que le prix de la chambre a flambé … Car, malgré le prix, nous avions des wc à la turque dans une chambre vraiment tristoune … Trichy – Hotel Femina (petit dej buffet indien inclus vraiment super !) – 1240 Rs Madurai – Hotel Madurai Residency (petit dej buffet indien plus simple) – 880 Rs
Quel que soit le type d'hôtel, la literie a toujours été de très bonne qualité : matelas épais et ferme. Le lit est parfois juste couvert d'un drap-housse et d'une couverture pliée (ou un drap épais). Les serviettes de toilette sont apportées à l'installation. Un drap supplémentaire est fourni à la demande (mais pas toujours). Un sac à viande peut s'avérer bien utile dans la petite hôtellerie. Cela dit, nous n'en avions pas (toujours notre obsession de voyager léger) et on s'est très bien débrouillé sans …
La douche est à l'asiatique : une douchette fixée au mur de la sdb, juste à côté du wc ou du lavabo ; en dessous un robinet qui remplit un seau muni d'une louche. Pas de cabine, pas de rideau, pas de bac à douche. La cabine de douche, c'est toute la salle de bain ! Le sol incliné permet d'évacuer l'eau rapidement. Tout compte fait, c'est extrêmement agréable : on n'est pas coincé, bloqué, étriqué dans une cabine. Et mes grands gestes brutaux trouvent enfin tout l'espace pour s'exprimer, sans faire tomber le shampooing ! Très vite, on a abandonné la douchette pour ne plus se laver qu'en s'aspergeant avec la petite louche. Moins de gâchis et que c'est rafraichissant !
Pensez à du papier toilette. La Mickey's Homestay n'en fournit pas. On peut en acheter dans la micro épicerie juste à côté.
REPAS : La nourriture indienne nous ravit. Oui, elle est souvent épicée mais pas au point d'avoir la bouche en feu. A moins de ne pas supporter la moindre trace de piment, ça reste tout à fait mangeable. Gros écart de prix entre les restaurants destinés aux touristes et les Family Restaurant où se pressent, comme le nom l'indique, des familles entières d'Indiens. C'est dans ces restaurants populaires que nous avons le mieux mangé. Certains n'ont pas de carte et proposent un menu unique, un thali généralement, servi sur une feuille de bananier. La bouteille d'eau capsulée (15Rs) arrivera assez souvent automatiquement mais il vous faudra réclamer une cuillère sauf si vous vous sentez capables de manger avec les mains, pardon, avec LA main, la seule main droite. Moi, j'ai essayé, et je me suis retrouvée très vite avec les 2 mains dans mon riz à patouiller comme un cochon. J'ai arrêté. Pas douée ! Finalement, la cuillère, c'est pas mal. Nous avons peu suivi les conseils du LP qui se sont avérés assez souvent dépassés.
Quelques prix :
1 bouteille d'eau (1 litre) : dans la rue ou au family restaurant 15 Rs, au restaurant touristique 20 Rs 1 bière Kingfischer (650ml) : 120 Rs au restaurant 1 canette de Coca Light : 26 Rs (très difficile à trouver) 1 black tea : 3 à 5 Rs. Par défaut, le thé est servi sucré avec du lait. Si vous le préférez noir, précisez-le. 1 tiffin (en-cas vendu dans la rue, samossa, beignet de dhal (méga bon !), ladoo boulette jaune de riz sucrée et parfumée …) : entre 2 et 4 Rs la pièce. Avec 5 ou 6 pièces, vous faites un bon repas car ça plombe bien … 1 jus de noix de coco : 15 Rs (n'oubliez pas de demander l'ouverture de la noix pour manger la pulpe une fois le jus bu) 1 jus de fruits frais pressé (grenade, ananas, pomme, raisin …) : entre 20 et 30 Rs 1 biryani ou 1 thali au family restau : 30-37 Rs (60-100 Rs au restau touristique) 1 raïta : 10 Rs au family restau (30-40 Rs au restau touristique) 1 repas au family restau (biryani + raïta + eau) = 60 Rs/p (95 Rs pour 2 car 1 seul raïta et 1 seule eau) Même repas au restau touristique = entre 2 et 3 fois plus cher.
Quelques beaux souvenirs :
Thanjavur – Restaurant Sree Ariya Bhavan (high class veg rest) 1324, South Rempart Dans le quartier de la gare routière (old bus stand), à 30 mètres de l'hôtel Ramnath (même trottoir, à gauche en sortant de l'hôtel). On nous entraîne dans l'arrière-salle. Elle n'a aucune fenêtre. Beurk, je suis toujours perturbée dans les pièces borgnes. Premier réflexe de rejet, c'est glauque. Au même moment, j'entends Philippe devant moi dire "oh, que c'est chouette !" Ah ?!?!... Du coup, je regarde la pièce autrement, j'oublie qu'elle n'a pas de fenêtre et là je vois de superbes colonnes dans un endroit certes un peu décati mais encore bourré de charme. De plus, l'affluence prouve que la nourriture doit être authentique et goûteuse. Allez, oublions l'absence de lumière naturelle. On s'assoit à la table d'un homme seul qui se moque bien de nous voir l'envahir. Pas de carte, plat unique : thali. La feuille de bananier arrive. Suivie de la plâtrée de riz blanc servie à la volée, de l'apadam (grande chips) et des 5 ou 6 sauces et petites douceurs qui l'accompagnent. Tout est à volonté ! Pas besoin de réclamer, quand y en a plus, y en a encore ! On croise beaucoup de regards surpris mais ravis de nous voir là. Entre 2 bouchées goulues, nous ne manquons pas de leur rendre leur sourire. De toute façon, vu comme je me régale, ils voient qu'on apprécie !! Quand j'aime ce que je mange, ça se voit ! 32 Rs le thali. 14 Rs la bouteille d'eau.
Thanjavur – Bombay Sweets 1344, South Rempart Pas bien loin du précédent. Lui au contraire est ouvert sur la rue, très clair. Ah !... Un grand choix de petits en-cas, de beignets (pure ghee) salés et de petites douceurs sucrées. Le bonheur pour nous fut d'avoir été guidé par le patron (?) qui a pris le temps de nous montrer, de nous expliquer. On consommera chacun 2 beignets salés et un petit dessert pour 80 Rs au total. Voilà encore une adresse raisonnable et fort agréable et qui change du thali et des biryanis. Le Rasa Gulla est une boule de lait fermenté (!) dans un sirop. Surprenant et très bon.
Kumily - Ebonys Cafe – Roof Top Restaurant En bas de la rue du Mickey Homestay. On y a pris 1 petit dej et 2 diners. Voila un chouette restau pour touristes. Surprenant, il n'est pas dans le LP. Ambiance agréable et nourriture excellente. 450 Rs le diner pour nous 2 (2 small pot of masala tea, 2 plain naan, 1 veg curry, 1 malai kofta, 1 veg raïta).
Ernakulam – Aruvi Nature Restaurant Chittor Road (cf LP) 2 ou 3 petites salles en enfilade, bleues, toute simples. On arrive vers midi. Personne. On s'installe. Aussitôt on nous explique qu'ici tout est fait selon la tradition ayurvédique. Le repas kéralais traditionnel arrive. On goûtera des mets originaux : un jus de betterave et un dessert divin de riz ou de tapioca (??) au thé au lait (??). Bref, je ne sais pas bien ce que c'était mais c'était vraiment bon. Le restaurant s'est rempli pendant notre repas. Boutique attenante de produits ayurvédiques. Bonne adresse.
Ernakulam - Restaurant de l'hôtel Sapphire - Mahatma Gandhi Road Grand restaurant familial bourré d'Indiens. Grande carte, cuisine délicieuse. Prawn biryani à 100 Rs, plain naan à 17 Rs, black tea à 6 Rs. Mon meilleur souvenir culinaire.
L’ITINERAIRE : Le Lonely Planet propose des suggestions d'itinéraires : "Si vous n'avez que 3 mois …." Argh, ça m'agace !… 2 semaines en Inde du Sud, c'est une hérésie … Oui, comme partout, comme toujours. Alors, comme toujours, nous avons limité nos ambitions. Nous avions prévu de privilégier le Tamil Nadu car nous étions en mal de temples et de ne passer que rapidement au Kerala. Mais sur place, la fréquence et la fiabilité des bus nous ont permis de gagner du temps que nous avons consacré à la réserve de Periyar et à une journée pleine en houseboat.
Mamallapuram : Petite ville tournée vers le tourisme : hôtels, restau, agences, boutiques, tout est fait pour nous. Même si, du coup, elle a perdu tout son caractère indien, elle n'est pas désagréable du tout et pour démarrer un voyage, c'est pas mal … Magnifique site archéologique. L'ascèse d'Arjuna gravé dans la roche nous a enchantés. Billet combiné pour les 5 rathas et le temple du rivage = 250 Rs. Oui, ça vaut le coup.
Pondicherry : Ville qui tombe en décrépitude. Ajouté à cela une pluie incessante, notre vision de Pondicherry s'en est forcément trouvé altérée … Peut-être qu'avec un peu de soleil on aurait sans doute trouvé la promenade le long du bord de mer tout-à-fait charmante.
Chidambaram : Petit stop sur la route de Pondi à Kumbakonam pour visiter le temple de Shiva Nataraja qu'on rejoint à pied depuis la gare routière. Juste à l'entrée du temple, on trouve une échoppe qui va nous garder pour quelques roupies nos sandales (et oui, les temples, c'est toujours pieds nus) et surtout nos 2 sacs à dos. Nous voici légers pour visiter ce grand temple. Qui vaut le coup ! On y passera 2 heures. Ne ratez pas la cérémonie du feu (il y en a plusieurs par jour) annoncée par un tintamarre effroyable de cloches, clochettes, tambours … Impossible de la rater. Tout à fait authentique. On retourne, toujours à pied, à la gare routière où on attrape un bus pour Kumbakonam. Ce petit stop se fait facilement.
Kumbakonam : Autant Mama est vouée au tourisme, autant Kumbakonam ne l'est pas. Hôtels et restaurants sont faits pour les locaux. Ca peut paraitre un poil difficile quand le coup de pompe de l'après midi arrive et qu'on aimerait tellement "prendre un pot" quelque part. Par contre, on y a vu nos plus belles scènes de rues, de marché, de vie. On y a très bien mangé dans une gargote ou en achetant des tiffins et du raisin noir qu'on a mangés dans notre chambre … On a consacré l'après midi du mercredi à visiter quelques temples "modernes" de Kumbakonam. Mais l'intérêt majeur, ce sont les 2 temples cholas des environs que nous visiterons le jeudi. On s'est planté dans l'ordre de nos visites. Car pour aller à Gangaikondacholapuram (36km), c'est long et un peu compliqué. Il vaut donc mieux commencer par celui-là et garder Darasuram (5km) pour l'après midi en rickshaw. Gangaikondacholapuram : depuis la gare routière de Kumba, il faut prendre un bus en réussissant à dire d'un seul coup la destination Gangai-konda-chola-puram. C'est déjà la première difficulté, et non des moindres ! Pas de bus direct, il faudra prendre une correspondance. Ah … on va innover ! Après ¾ h d'une jolie route, le bus (le 1er) passe un barrage et nous dépose au terminus Lower Anaic - 7,5 Rs – tout le monde descend et se dirige vers des rickshaws qui attendent sagement. On s'entasse à 5-6 par rickshaw et on retraverse le barrage dans l'autre sens (5 Rs/personne) par un autre pont, non praticable par les bus. Le rickshaw nous dépose auprès d'un second bus qui, lui, passe à Gangai. 3,5 Rs – 20 minutes. Quand on y arrive (ce n'est pas le terminus), le contrôleur nous fait signe. On saute du bus. Le temple est là, juste en bord de route. Pour le retour, nous voici donc à un arrêt de bus en bord de route et là, c'est un peu plus compliqué que dans une gare routière. Ce qui nous a aidés c'est le petit ticket facturette de l'aller. Je l'ai montré pour expliquer que je voulais y retourner. Comme il est aussi écrit en tamoul, ça a suffi. Et on fait le chemin inverse : 20 min jusqu'à Lower Anaic, 5 minutes de rickshaw puis ¾ h d'un autre bus jusqu'à Kumba. Quand on sait ce qu'il faut faire, c'est plus facile et in fine, ça se fait tout seul … Nous, heureusement qu'on a été pris en charge à l'aller par une adorable jeune femme qui avait compris où on voulait aller, qui y passait et qui s'est chargée de nous chaperonner. Pour le retour, on s'est débrouillé, mais on savait ce qu'il fallait faire. Alors, est-ce que ce temple mérite toute cette équipée ? Oui, oui, oui ! Il est superbe, dans un cadre bucolique, au calme, bien préservé, bien restauré. 1 heure peut suffire à la visite mais on peut vraiment s'y poser davantage. Le sanctuaire est fermé de 12h à 16h mais c'est surtout l'extérieur qui est remarquable. Et puis justement, parce qu'il se mérite, il n'en est que plus intéressant ! Quelques visiteurs indiens. Grand calme ! Et puis enfin, cette équipée, que c'était bien ! Allez, lancez-vous ! Darasuram : 100 Rs, c'était le prix convenu avec le rickshaw pour nous y amener, nous attendre et nous ramener. En y arrivant, on tombe sous le charme (d'autant qu'on n'avait pas encore vu Gangai.) et on flâne, on flâne, on flâne … A un moment, on voit notre chauffeur nous rejoindre dans le temple et on comprend à son sourire un peu embarrassé qu'il s'impatiente. Du coup, on l'a libéré. Ca fait cher l'aller simple mais tant pis, on veut profiter. On y restera jusqu'à plus soif et on paiera 50 Rs un nouveau rickshaw pour rentrer. Le prix de la liberté.
Avec Darasuram et Gangai, pour nous les amoureux des vieilles pierres, voilà une journée coup de cœur !
Ah, j'entends la question des moins passionnés … S'il fallait n'en faire qu'un seul ? Pfff … Gangai est plus bucolique mais moins facilement accessible. C'est tout ce que je dirais !
Thanjavur (Tanjore) : Que de monde (des Indiens !) dans ce grand temple chola ! Le plus grand. Voilà qui rend la visite bien différente de celle de Darasuram et Gangai. L'ambiance est très différente. On perd en atmosphère bucolique ce qu'on gagne en atmosphère vivante et dévote. Il faut du temps. On y passera 2 heures le matin et on y reviendra en fin d'après-midi. Le palais du centre ville (50 Rs) - Sans intérêt. La bibliothèque (gratuite) renferme de beaux manuscrits sur des palmes. Le musée (30 Rs) présente de beaux bronzes, notamment de splendides Shiva Nataraja (roi de la danse).
Trichy : Rock Fort Temple : pour y arriver, nous avons pris un bus de ville. Tous ceux qui commencent par 1 y mènent pour 3 Rs. C'est loin. L'entrée du temple ressemble à une ruelle, encombrée de boutiques. Comme toujours, on dépose nos sandales et on grimpe 430 marches. Au somment, jolie vue 360°. C'est sympa, mais ça ne vaut pas les 3 étoiles du guide bleu … Grand temple de Sri Ranganathaswami : très vivant, très animé. On vous proposera d'accéder à la terrasse pour 10Rs. C'est sympa pour voir les gopuram MAIS attention, évitez les heures trop chaudes, pieds nus, c'est totalement impraticable. A voir les gesticulations et les grimaces de Philippe, j'ai bien cru que sa peau de bébé allait cloquer !! En fait, il est plus coriace qu'il n'en a l'air … Le complexe est très grand, nous n'avions pas pris de guide (et avons eu confirmation par une touriste belge qu'ils ne sont pas tous très fiables …) mais du coup, il faut un peu chercher. Ne ratez surtout pas un grand temple au fond (oui, je sais, au fond ce n'est pas terrible comme indication) dont la façade est ornée de 8 ou 10 immenses cavaliers sculptés dans la pierre. Cherchez-le, c'est sans doute la plus belle façade qu'on ait vue. C'est extraordinaire. Un indice, il est à côté de la grande salle des 1000 piliers. Allez, brûlez-vous les pieds maintenant !
Madurai : Temple de Meenakshi : euh … encore un temple ?... Ici on paie 50 Rs l'entrée + 5 Rs pour la salle aux piliers qui abrite un musée de bronzes. Le mandapa aux 1000 piliers abrite des colonnes aux sculptures très fines. Immanquable aussi.
Un mot sur les temples : Quand on dit temple, il faut comprendre ensemble religieux, constitué d'une ou plusieurs enceintes qui protègent deS templeS. Chaque temple (cette fois, le bâtiment) est constitué d'une salle de piliers et d'un sanctuaire (le saint des saints) assez souvent interdit aux non hindous. Ce qui est très beau, ce sont les murs extérieurs de ces différents temples ainsi que les piliers gravés dans la masse. C'est très schématique mais c'est pour dire que temple ne correspond pas juste à une seule construction mais bien à un grand ensemble dans lequel les gens vivent. A Tanjore, comme à Trichy ou Madurai, le temple est quasiment un village. Ici, l'intérêt est donc double : l'architecture extraordinaire et l'ambiance dévote très vivante, tant par les différentes cérémonies conduites par les prêtres que par les habitudes des Indiens qui vivent dans ces temples : ils y travaillent, ils y prient, ils y mangent, assis en tailleur devant de larges feuilles de bananiers, ils y dorment (nous aussi d'ailleurs, on s'y est fait une petite sieste ni vu ni connu !) … Les photos sont interdites à l'intérieur des temples (principalement dans le sanctuaire) ou bien payantes en acquittant un droit photo. Par contre, elles sont permises à l'extérieur du sanctuaire : les murs, les enceintes … Ce sont d'ailleurs eux qui présentent souvent le plus grand intérêt esthétique (ça doit faire 5 fois que je le dis). Les heures de fermeture (de 12h à 16h assez souvent) ne concernent souvent que les sanctuaires. Ce n'est donc pas très gênant.
Kumily et la réserve de Periyar : Après 4 heures de bus depuis Madurai, nous arrivons à Kumily vers midi. Il fait plus frais (bonne nouvelle !) et il pleuviote (mauvaise nouvelle !). Dès notre descente de bus, nous sommes abordés par Abbas (qui s'est auto-baptisé KK, King of Kumily), un musulman dont la barbe noire est aussi large que son sourire. Il nous présente l'offre de la Thekkady Tourist Guide Association. Il parle très bien anglais et a suffisamment d'humour pour qu'on ne se sente pas agressés. Mais quand même … on voudrait bien se poser ! Donc, on l'interrompt, on lui dit avoir repéré 2 petites pensions. Ok, je vous y retrouve dans 1 heure nous dit-il. Et de nous offrir la course en rickshaw. Et de fait, il nous retrouve bien vite chez Mickey et, plus confortablement, nous propose différentes sorties. L'offre et les prix correspondent à ce qu'on avait lu dans le LP. On n'hésite pas et on opte pour : - le spectacle de Kathakali le soir même (2 x 150 Rs) - le jungle safari pour le lendemain (2 x 1 650 Rs + 2 x 300 Rs de droit d'entrée + 50 Rs de droit de photo) - un jardin d'épices et la fabrique de thé pour le surlendemain (2 x 2 x 100 Rs d'entrées + 350 Rs de rickshaw) Au total 5 000 Rs pour nous 2, payés cash. On a confiance, on paie tout d'avance. Waouh, les fous !! Ben non, on avait bien senti. Pas de coup fourré au final. Le spectacle de Khatakali : Nos billets de kathakali nous seront livrés "à domicile", chez Mickey, quelques minutes après le départ d'Abbas. Les places sont numérotées et c'est intéressant d'être devant. Il est donc important d'aller acheter ses billets "le plus tôt possible". Nous étions au 2ème rang. Voilà qui nous rassure tout de suite sur son honnêteté. La salle de spectacle est un bête hangar, sièges en plastique, scène de fortune, aucun décor. Une salle de dames patronnesses. 2 shows par jour, à 16h30 et à 19h. Nous avions réservé pour celui du soir. On avait lu que les artistes se maquillent devant les spectateurs. Nous étions donc à nos places dès 18h30 tout comme un autre touriste canadien dont les cheveux étaient épouvantablement gras (remarque gratuite et stupide me direz-vous mais qui va prendre du sens un peu plus bas …). Malheureusement, c'est peut-être vrai pour le show de 16h30 mais entre les 2, ils ne se démaquillent pas. Nous n'avons donc assisté qu'à "l'enjuponnage" d'un danseur. Mais ça valait déjà bien le déplacement. A 19h, la salle était pleine (80 personnes peut-être), à 95% des Indiens. Sur scène, 2 danseurs et 2 musiciens. Pendant ½ heure, des explications vont nous être données (en anglais) sur la signification des couleurs du maquillage et sur les gestes des mains, des yeux, du visage (ah bon, on a un muscle là !?...). Puis, ½ heure de véritable spectacle. Un résumé papier (dispo en Français) est fourni pour nous aider à comprendre le sens de la danse. A la fin du spectacle les 2 danseurs restent sur scène pour permettre aux photographes de s'en donner à cœur joie. C'est intéressant, sans être immanquable. Et ce n'est pas bien cher, pas de quoi hésiter longtemps. Je le dis souvent, il vaut mieux avoir des regrets que des remords. Le Jungle Safari : On quitte notre pension à 5h30. Comme prévu, la jeep est là à nous attendre dans la rue, avec déjà à bord, un jeune couple d'Anglais. Il fait noir et froid. On roule toutes bâches ouvertes et malgré un pull et un coupe-vent, on grelotte … En route, le chauffeur s'arrête pour payer le droit d'entrée et le droit photo. On récupère les tickets. C'est bien 300 Rs … A 7h30, on arrive à un superbe lodge, près d'un lac, où nous allons prendre un excellent petit déj buffet avec les clients du lodge. A 9h30, un guide nous remet des guêtres en coton pour nous protéger des sangsues (leech en Anglais). Les guêtres sont totalement fermées et s'enfilent comme des chaussettes, donc, même avec nos sandales, nous étions bien protégés. Et nous démarrons à pied vers la forêt. On a de la chance, il fait beau. On ne grelotte plus !! Il fait même bien chaud … On arrive au pied de collines couvertes de végétation tropicale. Et là, gros coup de bol, un éléphant, puis 2, puis 3, un petit, puis … nous en verrons 12 ! D'assez loin quand même, mais les photos au zoom rendent vraiment bien d'autant qu'ils étaient étagés sur la colline. Après avoir longuement profité de ce spectacle, nous retournons au lodge pour un déjeuner buffet tout aussi copieux et raffiné que le petit déj. Engoncés dans d'inconfortables gilets de sauvetage, nous voilà partis tous les 5 pour une balade sur le lac. Le guide rame et nous 4, on l'encourage. On arrive auprès d'une jolie cascade. Quelques photos. Retour. Thé et petits gâteaux secs. Petit pourboire au guide et de nouveau une bonne heure de jeep pour revenir à Kumily. In fine, nous avons eu beaucoup de chance avec le temps et les animaux. Ces quelques heures passées avec le guide étaient très agréables et très enrichissantes, nous avons appris des tas de choses sur les animaux et sur la végétation. Mais, même dans ces conditions optimales, je n'ai pas trouvé que ça valait 2000 Rs/p. Alors, que diront ceux qui n'ont pas eu la chance de voir un seul éléphant ? Ceci étant dit, le petit couple d'Anglais nous a dit par mail (lors d'échange de photos) que ça avait été leur meilleur souvenir de voyage … comme quoi … peut-être était-ce parce qu'ils avaient fait notre connaissance … Sérieusement, journée très sympa et qui, selon votre vécu (car je pense que tout est là), vous laissera un souvenir plus ou moins fort. Attention, ce trek n'a pas lieu DANS la réserve mais en bordure (Gavi Lake). Impossible avec ces entrées d'aller voir Thekkady (petit village au centre de la réserve). Le jardin d'épice et la fabrique de thé : A 10h, comme prévu, le rickshaw était là pour nous emmener au Spice Garden d'Abraham. Abraham nous reçoit, nos entrées sont pré-réglées (100 Rs/p). Pas d'embrouille … Il nous propose de nous guider dans son jardin en Français. Je pense qu'il rigole … et bien non ! Il connait parfaitement son sujet et maitrise les mots français qui s'y rapportent. La visite en devient passionnante. Pas de vente d'épices dans ce jardin, donc, aucune pression … La visite dure plus d'une heure qu'on ne voit pas passer. Nous rejoignons ensuite la Connemara Tea Factory. Visite guidée (100 Rs/p), nous sommes là encore tous les 2 tout seuls, accompagnés d'un employé qui, dans un très bon Anglais, va nous expliquer tout le processus de fabrication du thé. D'abord dans la plantation pour nous parler de la plante, de la même famille que le camélia, puis en nous commentant un diaporama qui illustre les étapes de la fabrication enfin, dans l'usine même, très bruyante (d'où le diaporama avant) pour voir in situ le processus. Là encore, 1 heure passionnante. Ces 2 visites nous ont enchantés. Je les recommande chaudement. Le massage ayurvédique : Avec l'âge et quelques expériences déjà vécues ici ou ailleurs, je me suis un peu décoincée sur les massages et je dois même avouer que maintenant … j'adore ça ! Je décide de tester celui de Matha Ayurveda Hospital sur Lake Road. Après une petite négo, j'obtiens un massage complet de 80 minutes pour 600 Rs. Je me déshabille. Entièrement. La jeune fille me donne un petit "cache sexe" jetable en papier. Rigolo. Il ya 10 ans, ça ne m'aurait pas faire rire du tout … Le massage commence par la tête et se poursuit par tout le corps. En fait de massage, c'était surtout un gros badigeonnage. Je suis couverte d'huile, de la tête aux pieds, mais de massage, que nenni, nada, rien. Juste un étalage. Après 60 minutes, je suis enfermée assise dans une capsule pour y transpirer. Bref, on met le poulet au four après l'avoir bien graissé. La tête est dehors (heureusement !) et le premier exploit consiste à rester assise car avec cette quantité d'huile, on glisse sur le tabouret de plastique et aucun tourne broche pour s'accrocher ! Le 2ème exploit consiste à supporter cette transpiration dans la graisse. C'est désagréable au possible. Enfin, après 10 interminables minutes, je ressors, je m'essuie (comme je peux, ça glisse !), et toc, je me prends un soupçon de poudre brune entre 2 pics de cheveux (ben oui, avec l'huile, je ressemble à la statue de la Liberté). Oui, c'est vrai, ça manquait cette touche finale ! C'est fini, thank you Mam ! Voilà comment 80 minutes de massage se sont transformées en 70 minutes de tartinage. Mais le supplice n'était pas encore fini puisqu'il fallait rentrer maintenant … Traverser la petite ville pour rejoindre la pension, avec les cheveux plus gras que si je n'étais tombée dans une bassine de friture. Que j'aurais aimé être invisible, tortiller du nez pour d'un seul coup me retrouver sous ma douche, allez, à défaut frôler les murs et rentrer le plus vite possible ! Et bien non ! Je tombe pile dans une grande procession qui réunit toute la ville ! Un monde fou dans les rues. En temps normal, j'aurais jubilé ! Quelle chance ! Là j'ai dit, quelle poisse ! Forcément … Allez, le ridicule ne tue pas, la preuve j'ai survécu. Bref, je n'ai pas du tout aimé. Vous aviez compris ? Mais attention, je suis aussi convaincue que ça a été très mal fait et je n'en tire aucune conclusion hâtive. La seule conclusion : à moins que vous ne vouliez savoir ce que ressent une sardine à l'huile, évitez soigneusement cette adresse ! Non, je n'en ai pas testé une autre !! Mais maintenant j'ai compris d'où sortait le touriste canadien rencontré au Khatakali ! Lui visiblement, ça ne le gênait pas …
Alleppey : Comme on veut pouvoir enchaîner avec un ferry à Kottayam, on quitte Kumily en bus à 6h35. On a même hésité à partir plus tôt. Sage décision que de ne l'avoir pas fait car nous aurions alors raté de magnifiques paysages. 3h30 d'une jolie route en lacets. On arrive à Kottayam vers 10h. Un rickshaw nous dépose à l'embarcadère pour 30 Rs. Argh … c'est ça le ferry ?... Le dernier ferry que nous avions pris, c'était en Norvège. Ce n'était pas le même … Celui-ci part à 11h30. Largement le temps d'aller acheter quelques petites bouchées délicieuses en guise de repas. On s'installe, le ferry se remplit sagement et à l'heure dite, on démarre. 2h30 de navigation sur des canaux bordés tantôt par des rizières, tantôt par des maisons. Magnifique voyage !! Juste avant le terminus, quelques jeunes rabatteurs montent à bord et cherchent le touriste. On n'est que 2, du coup, on se les prend tous en même temps. Ils prêchent chacun pour leur guesthouse. Chacun leur tour, ils parlent et nous glissent une carte dans la main. Un peu de surenchère, un peu de friction, mais ça reste cordial. On est habituellement assez hermétique à ces joutes, préférant nous fier aux adresses du LP, pourtant ici, on se laisse convaincre par Sachu qui nous emmène dans sa guesthouse. On ne le regrettera pas. Jolie petite adresse que j'ai décrite plus haut. C'est nous qui lui demandons s'il propose des houseboats. Bien sûr … Il arrive avec un book et nous propose 3 bateaux. On choisit le premier : 4 000 Rs les 22h. On ne négocie pas, le prix nous convient. Service et prix correspondent bien à ce qu'on avait lu et entendu. On réserve pour le lendemain. On embarque à 11h. Bateau totalement fidèle aux photos. Ca nous convient, on paie Sachu (cash) qui nous avait accompagnés jusque là. Un pilote et un cuisinier. Une jolie chambre avec des fenêtres qui ouvrent sur l'eau, une sdb complète. A 11h30 on démarre 11h30 – départ 13h00 – amarrage pour le déjeuner 14h30 – départ 17h30 – amarrage pour la nuit 19h30 – dîner 8h00 – départ et petit-déjeuner en cours de navigation 9h00 – retour au port Au total 5h30 de navigation. On a vraiment regretté de ne pas déjeuner en voguant … Malgré ce petit regret, que c'était bien !! Et pourtant, nous avions un temps gris, un ciel pâle, un peu de bruine même en fin de journée. Aucun merveilleux coucher de soleil comme on l'espérait, aucune jolie lumière chaude de fin de journée … Malgré cela, et avec des conditions météo vraiment moyennes, on a trouvé ce petit break extraordinaire. D'abord, le rythme est lent, c'est calme et très peu bruyant. On entend à peine le moteur. Ensuite, très peu de bateaux voguent sur l'eau à cette époque. En haute saison, pour la même prestation, les prix grimpent jusqu'à 10 000 Rs. Les bateaux croisés sont occupés pour la plupart par des Indiens aussi émerveillés que nous. Echange de sourire et de grands saluts. Enfin, les paysages sont splendides, même sous un ciel blanc bien triste. La pause pour la nuit nous a permis de descendre et de nous promener dans le village ruban, coincé entre canal et rizière. Quelle drôle d'impression d'habiter sur ce ruban de terre entouré d'eau. Nous ferons une très longue promenade, avec partout le sourire des habitants pour nous accueillir. Et quand la nuit tombe, les pêcheurs sortent, les enfants continuent à rire et à jouer. Quelle belle ambiance ! Nuit calme et romantique, et petit-déjeuner cette fois en voguant. Nous avons particulièrement apprécié d'avoir un petit balcon au dessus du chauffeur qui permet une vue panoramique. Tous les bateaux n'en disposent pas. Vérifiez ce point, ça me parait être vraiment un avantage. Un regret : on ne passe pas dans les tout petits canaux. Ainsi, la petite balade en canot proposée par ailleurs est-elle sans doute très complémentaire. Nous ne l'avons pas faite car il pleuvait … mais je le regrette. Ferry, houseboat et canot auraient permis une vue complète de la vie dans les Backwaters.
Kochi : On hallucine en arrivant à Kochi. De la circulation, des bouchons, de très nombreuses voitures personnelles neuves … Le Kerala est très différent du Tamil Nadu. Le bus nous laisse à Ernakulam où on avait décidé de loger car plus facile d'accès pour l'aéroport. Une fois les bagages posés, nous filons vers Fort Kochi que l'on rejoint en ferry (un guichet, 2 files, une pour les filles, une pour les mecs) pour 2,5 Rs/p. On trouve à Fort Kochi, à une centaine de mètres du débarcadère (en prenant à droite dès la sortie) une petite échoppe d'antiquités où le vieux patron loue des vélos (for tourist only !). 6 Rs de l'heure. On note l'heure de départ, on paie au retour. Aucune caution. Ca change tout !! D'abord on a moins chaud qu'en marchant, ensuite on couvre plus de distance, enfin, on évite les rickshaws qui ici sont vraiment racoleurs. Des cadenas intégrés permettent de s'arrêter comme on veut. Fort Kochi est un endroit où il fait bon flâner, a fortiori en vélo. Personnellement, j'ai beaucoup aimé la visite du palais hollandais pour ses splendides peintures murales (5Rs l'entrée) Les carrelets (les filets suspendus) m'ont moins impressionnée que prévu. L'environnement est devenu trop touristique et a perdu beaucoup d'authenticité. Et puis la toile de fond (un port grouillant d'activité) n'est pas celle que j'avais imaginée. Une bonne journée suffit à visiter Fort Kochi mais attention, évitez le dimanche, certaines rues (notamment la rue du bazar) sont mortes et c'est bien dommage.
DIVERS : L’accueil : Ils sont bruyants (good morning ! nous hurle tout sourire cet employé en nous voyant sortir de notre chambre à 6h du mat, toutes les chambres alentour ont su qu'on partait ….), indisciplinés au possible, bien peu concernés par nos normes d'hygiène, indifférents aux détritus qui jonchent leurs rues et aux (trop rares) poubelles qui restent désespérément vides, englués dans une paperasserie effroyable. Mais ils sont aussi chaleureux, avenants, toujours prêts à aider, souriants, tellement souriants, gentils, dans le bon sens du terme, ils sont heureux de nous voir aimer leur pays et nous le disent, tant de qualités humaines qui rendent l'Inde si attachante. Les contacts sont faciles et toujours ouverts et francs. Les relations ne sont jamais entachées d'une arrière-pensée mercantile, jamais agressives, jamais lourdes. Bien sûr, ça reste un voyage fatigant : le bruit permanent dans la rue, les routes défoncées et les bus tellement inconfortables, la saleté, la pollution. Des inconvénients bien minces au regard de tout ce que l'Inde apporte. Notre dernier voyage, c'était le Japon. On est ici à l'opposé. J'aime les 2. La carte bancaire : Encore peu répandue en terme de paiement commerçant. Par contre, nombreux ATM, même au Tamil Nadu. Le climat à cette époque : 3 jours de pluie en début de voyage puis retour du beau, chaud et humide mais avec souvent un ciel très pâle. On transpire beaucoup. On peut néanmoins se passer de l'A/C (qui gonfle considérablement le prix des chambres) car toutes les chambres sont pourvues d'un ventilo qui peut suffire. Vêtements : Climat chaud et humide, transpiration et poussière : on se salit beaucoup. Des sandales à scratch permettent à la fois de marcher confortablement et, surtout, d'être retirées rapidement pour entrer dans les temples. Et c'est suffisant pour le petit trek du Jungle Safari. Nous avons sortis pulls et coupe vent à Periyar. L’affluence touristique à cette époque : Low season, on l'a vu. On a rencontré de très nombreux touristes indiens (des Indiens du Tamil Nadu au Kerala et inversement) mais pas d'occidentaux. Un peu plus à Kochi mais bien peu … Même les houseboats croisés étaient à 90% occupés par des Indiens. Les problèmes de santé : Aucun. Pas de précautions particulières : on a mangé des crudités, des fruits (comment s'en passer ?...), bu des jus de fruits avec des glaçons, mangé dans la rue … Bref, la seule précaution à laquelle on ne déroge jamais, c'est l'eau capsulée. Pour la reste, on a profité ! Les moustiques : Ils sont nombreux, piquent beaucoup et souvent. Pour autant, les piqûres ne sont pas très virulentes. Choix personnel : nous avons décidé de ne pas prendre de médoc contre le palu. On assume, sans débat ni revendication. Photos : Les nôtres ou celles dont on a fait l'objet ? Car pendant ce voyage, nous avons dû plus d'une fois jouer les starlettes ! Ils ont été nombreux à nous demander une photo, les plus hardis allant jusqu'à poser avec nous. Nous avons même fini entourés par toute une famille dont on nous a présenté tous les membres. Je n'ai pas retenu les 14 prénoms (vilaine que je suis !). Voilà qui en dit long. Ils aiment nous photographier et ils aiment être photographiés. Echange amical, facile. Vive le numérique qui permet de montrer aussitôt le résultat. Et toujours, un sourire lumineux pour remerciement. Nous demandons toujours la permission avant de faire une photo. Nous n'avons essuyé aucun refus. Aucun. Que du bonheur ! L'artisanat : Rien d'extraordinaire. C'est un avis tout à fait perso. On ramène principalement des longhis colorés en coton (entre 95 et 170 Rs) qui font de bien jolies nappes. On les a fait aussitôt ourler sur place par un tailleur (20 Rs les 2 ourlets). En France, les ourlets nous auraient coûté plus cher que les longhis. Du reste, le travail de ce tailleur est un très beau souvenir : de beaux gestes précis et rapides.
On a beaucoup aimé : 🙂 Regarder vivre les Indiens Admirer leurs vêtements, les dothis blancs immaculés ou les saris vaporeux multicolores Prendre le bus Manger dans la rue
On a moins aimé : 😕 Les klaxons Se brûler les pieds dans les temples
En conclusion ... Un voyage en Inde, c'est toujours un choc. Pour beaucoup la vie y est dure et certaines scènes sont très éprouvantes. Pourtant, malgré la misère, les Indiens restent accueillants et avenants. C'est ce paradoxe qui rend l'Inde si attachante. Aller en Inde, c'est prendre une belle leçon de vie. Comme il y a 10 ans, je sais qu'une fois encore je retournerai en Inde.
Retour de croisière sur le MSC Splendida du 8 au 15 mai 2010 English translation pending
Bonjour a Desbelles, Bruno, alcati et toutes les personnes du forum
je commence un petit compte rendu de notre croisière qui s'est passée magnifiquement bien😎 Départ de nice vers gènes a 11h30 un petit peu de retard car il manquait 2 personnes, nous sommes arrivées a gènes a 14h15 les valises ont été prises par les porteurs, et direction le terminal, j'avais auparavant fait l'enregistrement express, donc pas de queue, on en a profité pour prendre les forfaits boissons, je vous expliquerais en détail le prix, en 10 minutes on était sur le bateau, un garçon de cabine nous a amené dans notre cabine, là superbe une belle cabine dans les tons rouge et marron, avec un balcon une table et deux fauteuils, dans la cabine un immense lit plus un divan avec une petite table, des rangements, une belle salle de bain avec douche, tout était parfait, et d'une propreté exemplaire. Sur la carte d'embarquement il était mentionné le numero de notre table pour le soir au restaurant villa verde, et le service, mais apparemment il s'était trompé nous avions demandé le deuxième service et nous avons eu le premier, donc nous sommes de suite allés voir le maitre d'hotel, qui très gentiment nous à mit au deuxième service avec un table pour 2 personnes comme nous voulions. Nous avons passé l'après midi a visiter le bateau, qui est vraiment splendide "comme son nom l'indique"😉 a 17h30 exercice de sauvetage, nous avons enfilé nos bouées et nous sommes allés au point de rassemblement, cela a duré quinze minutes, et après nous avons pu regagner notre cabine pour defaire nos bagages. 18 heures le bateau a démarré sur une mer calme. le soir nous avons prit un apéritif dans un des nombreux bars, puis 21 heures premier repas servi au restaurant, le restaurant villa verdé est très beau dans les tons de vert et or ( style fer forgé) menu: entrée salade potage pates plat principal garnitures dessert nous avons pas prit tout les plats😉 Voila pour ce soir c'est fini, je vous raconterais la suite demain, car il faut que je me rappelle de tout et le fatigue du retour se fait sentir😕
je commence un petit compte rendu de notre croisière qui s'est passée magnifiquement bien😎 Départ de nice vers gènes a 11h30 un petit peu de retard car il manquait 2 personnes, nous sommes arrivées a gènes a 14h15 les valises ont été prises par les porteurs, et direction le terminal, j'avais auparavant fait l'enregistrement express, donc pas de queue, on en a profité pour prendre les forfaits boissons, je vous expliquerais en détail le prix, en 10 minutes on était sur le bateau, un garçon de cabine nous a amené dans notre cabine, là superbe une belle cabine dans les tons rouge et marron, avec un balcon une table et deux fauteuils, dans la cabine un immense lit plus un divan avec une petite table, des rangements, une belle salle de bain avec douche, tout était parfait, et d'une propreté exemplaire. Sur la carte d'embarquement il était mentionné le numero de notre table pour le soir au restaurant villa verde, et le service, mais apparemment il s'était trompé nous avions demandé le deuxième service et nous avons eu le premier, donc nous sommes de suite allés voir le maitre d'hotel, qui très gentiment nous à mit au deuxième service avec un table pour 2 personnes comme nous voulions. Nous avons passé l'après midi a visiter le bateau, qui est vraiment splendide "comme son nom l'indique"😉 a 17h30 exercice de sauvetage, nous avons enfilé nos bouées et nous sommes allés au point de rassemblement, cela a duré quinze minutes, et après nous avons pu regagner notre cabine pour defaire nos bagages. 18 heures le bateau a démarré sur une mer calme. le soir nous avons prit un apéritif dans un des nombreux bars, puis 21 heures premier repas servi au restaurant, le restaurant villa verdé est très beau dans les tons de vert et or ( style fer forgé) menu: entrée salade potage pates plat principal garnitures dessert nous avons pas prit tout les plats😉 Voila pour ce soir c'est fini, je vous raconterais la suite demain, car il faut que je me rappelle de tout et le fatigue du retour se fait sentir😕
Portraits d'Ouzbékistan English translation pending
1. Un consul pas comme les autres
S'il est un voyage dont je rêvais depuis très longtemps, et que je n'avais eu de cesse de toujours remettre à plus tard, c'était bien celui-là. Ce rêve était encore plus ancien que mon attrait pour ma Chine, et ce dernier ne lui était d'ailleurs pas tellement étranger. Ca doit en fait remonter au superbe documentaire télévisé d'Haroun Tazieff "retour à Samarcande" qui doit dater du début des années 90. En m'intéressant à Samarcade, j'ai finalement été obligé de me documenter sur l'histoire de l'Asie Centrale, et, inévitablement, d'aborder celle des Mongols. C'est plus tard en visitant la biographie de Gengis Khan et l'histoire de son empire que j'ai été forcé de m'intéresser à la Chine et d'enfin de m'imprégner de ce milieu qui est aujourd'hui le mien. Il n'était donc que justice que je fasse physiquement le trajet inverse, et que de Chine, je rejoigne les villes mythiques de la jeune République d'Ouzbékistan.
La première étape fut de demander un visa ouzbèke. J'ai tout d'abord été étonné lorsque l'Ambassade de Pékin m'a donné un numéro de téléphone portable lorsque j'ai demandé comment joindre le consulat de Shanghai. J'ai appelé ledit numéro, et suis tombé sur un homme très accueillant qui m'a clairement expliqué les pièces à produire et la marche à suivre. Il m'a également suggéré de lui passer un coup de fil avant d'aller à son bureau, car il y est seul et est parfois en déplacement. Ce fut notamment un peu plus tard lorsque je l'ai appelé quannd il était en déplacement à Pékin. Lorsqu'il eut fini de me réexpliquer la marche à suivre à distance, il se laissa aller à un "merci de venir visiter notre pays", avec une voix émue qui traduisait autre chose qu'une simple formule de politesse. Charmante entrée en matière!
Je me suis rendu la semaine suivante à son bureau, situé dans une tour de bureau voisine du Bund et toute proche du consulat russe, et qui n'est en fait pas un consulat mais l'agence d'Ouzbekistan Airways qui a cessé d'opérer à Shanghai. La décoration n'a cependant pas changé, et le grand bureau vide et joliment décoré était toujours aux couleurs de la compagnie nationale. Tandis que j'entendais le consul s'entretenir en ouzbèke au téléphone, la secrétaire m'a invité à m'asseoir dans un confortable fauteuil d'où j'ai fauché quelques brochures touristiques et une carte du pays qui trainaient sur les étagères. Une fois sa conversation terminée, un grand gaillard au faciès centre-asiatique est venu m'accueillir et m'a fait rentrer dans la salle de réunion en me proposant du thé ou du café.
Il allait m'assister lors du remplissage du formulaire en commentant chaque case malgré la simplicité des questions posées. En fait il en profitait pour faire la conversation car, manifestment, il n'était pas débordé par son activité. Nous avons discuté un bon moment. Ca faisait un an qu'il était à Shanghai et c'est lui qui a ouvert ce bureau. La conversation était donc plutôt celle entre deux expatriés qu'entre un employé consulaire et un demandeur de visa. Puis nous avons discuté un petit moment des possibilités touristiques du pays, cartes et photos à l'appui, et c'est avec plaisir que j'ai répondu à ses questions sur la France.
En début de semaine suivante, sa secrétaire m'a téléphoné pour me dire que le visa était prêt et que je pouvais passer le prendre. Je suis donc retourné à son bureau le lendemain, et cette fois c'est en langue française que Monsieur le Consul est venu m'accueillir, en s'excusant du fait que je doive attendre une dizaine de minutes supplémentaires le temps qu'il prépare le visa et qu'il le colle sur mon passeport. Des excuses??? On croit rêver! Pendant ce temps-là, des ouzbeks déambulaient dans la salle d'accueil, en me saluant d'un geste de la main portée sur le coeur, à la manière des iraniens.
Le consul m'a finalement tendu mon passeport agrémenté d'un visa bleu et vert aux couleurs du pays, et en me demandant de lui téléphoner à mon retour d'Ouzbékistan pour que je lui raconte mon voyage!
Cette entrée en matière spectaculaire - tous les demandeurs de visa de par le monde savent à quel point l'arrogance et l'impolitesse du personnel consulaire de tous les postes diplomatiques de tous les pays peut atteindre des sommets - était un prélude au formidable accueil que ses compatriotes allaient me réserver un peu plus tard.
Quelques temps plus tard, j'ai reçu mes billets d'avion, et ai ressenti une émotion certaine en voyant le dernier arriver: Samarcande et mon nom figuraient dessus.
S'il est un voyage dont je rêvais depuis très longtemps, et que je n'avais eu de cesse de toujours remettre à plus tard, c'était bien celui-là. Ce rêve était encore plus ancien que mon attrait pour ma Chine, et ce dernier ne lui était d'ailleurs pas tellement étranger. Ca doit en fait remonter au superbe documentaire télévisé d'Haroun Tazieff "retour à Samarcande" qui doit dater du début des années 90. En m'intéressant à Samarcade, j'ai finalement été obligé de me documenter sur l'histoire de l'Asie Centrale, et, inévitablement, d'aborder celle des Mongols. C'est plus tard en visitant la biographie de Gengis Khan et l'histoire de son empire que j'ai été forcé de m'intéresser à la Chine et d'enfin de m'imprégner de ce milieu qui est aujourd'hui le mien. Il n'était donc que justice que je fasse physiquement le trajet inverse, et que de Chine, je rejoigne les villes mythiques de la jeune République d'Ouzbékistan.
La première étape fut de demander un visa ouzbèke. J'ai tout d'abord été étonné lorsque l'Ambassade de Pékin m'a donné un numéro de téléphone portable lorsque j'ai demandé comment joindre le consulat de Shanghai. J'ai appelé ledit numéro, et suis tombé sur un homme très accueillant qui m'a clairement expliqué les pièces à produire et la marche à suivre. Il m'a également suggéré de lui passer un coup de fil avant d'aller à son bureau, car il y est seul et est parfois en déplacement. Ce fut notamment un peu plus tard lorsque je l'ai appelé quannd il était en déplacement à Pékin. Lorsqu'il eut fini de me réexpliquer la marche à suivre à distance, il se laissa aller à un "merci de venir visiter notre pays", avec une voix émue qui traduisait autre chose qu'une simple formule de politesse. Charmante entrée en matière!
Je me suis rendu la semaine suivante à son bureau, situé dans une tour de bureau voisine du Bund et toute proche du consulat russe, et qui n'est en fait pas un consulat mais l'agence d'Ouzbekistan Airways qui a cessé d'opérer à Shanghai. La décoration n'a cependant pas changé, et le grand bureau vide et joliment décoré était toujours aux couleurs de la compagnie nationale. Tandis que j'entendais le consul s'entretenir en ouzbèke au téléphone, la secrétaire m'a invité à m'asseoir dans un confortable fauteuil d'où j'ai fauché quelques brochures touristiques et une carte du pays qui trainaient sur les étagères. Une fois sa conversation terminée, un grand gaillard au faciès centre-asiatique est venu m'accueillir et m'a fait rentrer dans la salle de réunion en me proposant du thé ou du café.
Il allait m'assister lors du remplissage du formulaire en commentant chaque case malgré la simplicité des questions posées. En fait il en profitait pour faire la conversation car, manifestment, il n'était pas débordé par son activité. Nous avons discuté un bon moment. Ca faisait un an qu'il était à Shanghai et c'est lui qui a ouvert ce bureau. La conversation était donc plutôt celle entre deux expatriés qu'entre un employé consulaire et un demandeur de visa. Puis nous avons discuté un petit moment des possibilités touristiques du pays, cartes et photos à l'appui, et c'est avec plaisir que j'ai répondu à ses questions sur la France.
En début de semaine suivante, sa secrétaire m'a téléphoné pour me dire que le visa était prêt et que je pouvais passer le prendre. Je suis donc retourné à son bureau le lendemain, et cette fois c'est en langue française que Monsieur le Consul est venu m'accueillir, en s'excusant du fait que je doive attendre une dizaine de minutes supplémentaires le temps qu'il prépare le visa et qu'il le colle sur mon passeport. Des excuses??? On croit rêver! Pendant ce temps-là, des ouzbeks déambulaient dans la salle d'accueil, en me saluant d'un geste de la main portée sur le coeur, à la manière des iraniens.
Le consul m'a finalement tendu mon passeport agrémenté d'un visa bleu et vert aux couleurs du pays, et en me demandant de lui téléphoner à mon retour d'Ouzbékistan pour que je lui raconte mon voyage!
Cette entrée en matière spectaculaire - tous les demandeurs de visa de par le monde savent à quel point l'arrogance et l'impolitesse du personnel consulaire de tous les postes diplomatiques de tous les pays peut atteindre des sommets - était un prélude au formidable accueil que ses compatriotes allaient me réserver un peu plus tard.
Quelques temps plus tard, j'ai reçu mes billets d'avion, et ai ressenti une émotion certaine en voyant le dernier arriver: Samarcande et mon nom figuraient dessus.
Aux pays du sourire et des orchidées: (1) Bangkok et Vietnam+photos English translation pending
BANGKOK-VIETNAM-CAMBODGE-LAOS, DU 22 OCT. AU 5 DECEMBRE 2006.
VOYAGE AUX PAYS DU SOURIRE ET DES ORCHIDEES !
En remerciement pour l’aide apportée par de nombreux membres de VF.
suivez le récit en PHOTOS (pages 4 à 9 album photos:MARCHÉS ETHNIQUES CAN CAU +BAC HA ) sur http://claudinebeaujean.myphotoalbum.com (bkk +vietnam;le reste plus tard...)
22 OCTOBRE :départ Madrid 13h50, vol TG949 B747-400
23 OCTOBRE :arrivee á BKK à 6h20 apres un vol sans histoire. Les sièges, confortables, de la classe économique laissent plus d’espace pour les jambes que ceux de beaucoup de compagnies occidentales. Trois semaines après son inauguration officielle, nous decouvrons l’immense et luxueux Suvarnabhumi airport, orné d’omniprésentes photos du roi et du couple royal (elles devaient d’ailleurs nous accompagner tout au long du sejour thailandais !). Bagages et douane efficaces :le tout en un peu moins d’une demie heure ! Taxi pour le Marriott resort…les superstructures du sky train sont terminées…il fait dejà tres chaud et humide sous un soleil de plomb. Après deux heures d’un profond sommeil réparateur (nous ne sommes pas là pour dormir !), nous voguons sur le Chao Phraya avec une des navettes, qui relient gratis l’hotel à Saphan Taksim, tête de lignes sky train +river boats, en 10 minutes ;jamais nous n’avons dû l’attendre plus de 5 minutes !
A Saphan Taksim, river express direction Tha Tien pour visiter le Wat Pho et son fameux Buddah couché.Affirmer qu’il fait chaud est un euphémisme :il fait même très chaud !Pendant tout notre voyage (sauf dans région de Sapa/Bac Ha), les températures seront constamment comprises entre 32 et 35ºC, accompagnées d’une humidité de l’air très importante. Le Chao Phraya est en crue…les hautes eaux les plus fortes des 6 dernières années…paraît-il !A Tha Tien, comme dans beaucoup d’autres embarcadères, nous empruntons des pontons surélevés.Les eaux ont envahis les premières échoppes du petit marché…les habitants, manifestement, vivent avec … Enceinte du Wat Pho :gigantesque Buddah couché, 46m de long., recouvert d’une feuille d’or…un fidèle recueillait les aumones déposées dans la centaine de troncs placés sur toute la longueur du bouddha ;le tintement rythmé des monnaies nous accompagnait ainsi jusqu’au moment de remettre nos chaussures...mais aussi beaucoup de moines, 4 chedis surmontés de flèches élancées, une école de massages que l’on dit célèbre…et des farangs ! Le soleil décline vite sous ces latitudes…peu avant 18h, il fait noir…et l’agitation cesse pendant l’execution de l’hymne national !!!scene reellement vécue sur le quai d’une station de skytrain…soudain tout se fige. Pour pouvoir profiter de la clim, nous visitons le nouveau centre commercial Paragon….et tout spécialement sa librairie :section étrangère :surtout en anglais…français, anecdotique…et espagnol, inconnu ! La soiréee se termine au dîner buffet du 78e étage de la tour Baiyoke, la plus haute du royaume.Il y a foule pour goûter plats locaux, internationaux et autres sushis tout en jouissant d’une vue imprenable sur BKK la nuit !
A propos, j’allais oublier le coup d’état du 19 sept…c’est que rien, mais absolument rien, n’évoque, de près ou de loin, »l’évènement » !
24 OCTOBRE : L’hôtel est vraiment idéalement situé sur la rive du Chao Phraya.Nous l’avons choisi après une discussion VF sur les meilleurs petits déj de BKK !Nous n’avons pas été trompés :le merveilleux petit déjeuner buffet est tout simplement somptueux :choix et qualité !(il sera neanmoins dépassé par celui de saigon !!!) Même si le Marriott est grand…on peut affirmer qu’il est presque intime :jamais, nous n’avons ressenti la désagréable impression d’être envahis par des groupes bruyants, d’autant que les bruits sont étouffés par un luxuriant jardin tropical où est cachée une jolie piscine.On peut même rever que l’on est seuls !!!
Par la navette et le boat river, en route ( !) pour Tha Chang, direction Wat Phra Kaew et le grand palais contigu.Toujours accompagné de cette chaleur humide et implacable….qui ne nous abandonnera presque jamais ! Ce jour là, nous n’étions pas vêtus décemment !Du moins selon le critère des cerbères de garde à l’entrée du palais…qu’on en juge !Je portais un pantalon :inacceptable…on m’a loué une robe longue pour mettre par-dessus.Pierre ne valait pas mieux : horreur, un pantalon 4/5e laissait apparaître quelques centimètres de chair au-dessus de la cheville :inacceptable…il a du revêtir un panta…lon(g) ! Le Grand Palais est un ensemble de bâtiments (pantheon, bibliothèque, palais) d’une beauté à la fois spectaculaire et agressive, remplis de sculptures, de décorations, de couleurs et de peintures murales.Dans ses murs, le Wat Phra Keo, le temple du Bouddha d’émeraude, abrite la figure la plus sacrée du pays.Il paraît que le roi, en personne, se déplace pour le changer d’ornements… Nous nous offrons alors une balade en bateau pour profiter de la très relative « fraicheur » des khlongs !le hasard nous emmènera sur le khlong Noi.Sur la rive gauche, la gare de Thonburi…en face nous passons en revue les barges royales rangées dans un hangar sur l’eau, ensuite, nombreux wats les pieds dans l’eau, ou encore protégés par des tas de sacs de sable, maisons sur pilotis visibles ou parfois engloutis, fleurs flottantes emportées par le vigoureux courant, barques epiceries de marchands….on est loin du centre ville et de ses tours…. Visite du wat Arun qui ne manque pas d’attirer tous les regards, depuis le Chao Phraya, avec sa haute tour entièrement recouverte de morceaux de porcelaine cassés et de céramique. Nous terminons cette journée bien remplie, en tuk tuk, par la maison de Jim Thompson :composée de six maisons en teck, derniers exemples de l’authentique architecture intérieure thai, au beau milieu d’un luxuriant jardin. Excellent dîner au Mango Tree, sur les conseils avisés (et toujours d’actualité…ce qui est loin d’être la règle) du Routard, édition 2006. A ce propos, Mango Tree a ouvert un restaurant dans l’aile « départs internationaux » de Suvarnabhumi airport !
25 OCTOBRE 2006 :une journée à Ayuthaya en groupe, avec un guide anglophone, débitant, de mémoire, un texte bien rôdé…mais incapable de comprendre, encore moins de répondre aux questions…no comments !Heureusement, Rtd et LP nous accompagnent…. parc historique d’Ayutthaya :Wat Phra Mahathat et sa célèbre tête de Bouddah prisonnière des racines, Wat Phra Si Sanphet avec ses trois grands chedis. Au N du parc, Wat Na Phramen et son Buddah assis, 6m de haut, vêtu du costume royal. Au S de la ville, Wat Yai Chai Mongkhon et son immense Bouddah couché, à l’air particulièrement serein. Bang Pa In :palais d’été de la famille royale, à visiter seulement si vous disposez de trop de temps.Ensemble de constructions, attribuées aux membres de la famille, éparpillées dans un beau et vaste jardin bien entretenu.Le jardin est protégé du Chao Phraya en crue, par une longue muraille de sacs de sable ;la rue qui mène à la porte d’entrée est inondée… Retour en ville en bateau.
26 OCTOBRE 2006 : visites du temple au lingam, Chao Mae Tuptim :temple entouré de nombreux phallus en bois et en pierre.A ne pas manquer :situé à l’entrée du Raffles, près du khlong. Une fidèle aurait été enceinte, peu après y avoir prié, ce qui lui vaut sa réputation. Marché Thewet Flower :orchidées et fleurs tropicales. Pak Khlong market :immense marché de fruits et légumes, mélange de couleurs et de senteurs.
En fin d’aprem, retour à Suvarnabhumi où nous attend le vol TG684 à destination de Hanoi.
27 OCTOBRE 2006 : nous sommes très satisfait de notre hôtel, en plein dans le vieux quartier de Hanoi, à quelques encablures du lac de l’Epée. Le Classic Hotel, 22A, Pho Ta Hien. Grandes chambres lumineuses, avec sdb, accès gratuit à internet;choisir de préférence une chambre aux deux derniers étages (6 ou 7e) beaucoup plus tranquilles. Organise toutes vos excursions ;réception :on parle français. Seul point faible :petit déj assez quelconque (préférer omelette…éviter œufs frits !).
Quelques impressions, en vrac : - flot ininterrompu de motos, souvent surchargées, 2 à 4 passagers, voire 5 (si, si !).En moto (ou vélo), on transporte littéralement TOUT ce qui peut être transporté et même plus !!! - concert PERMANENT de klaxons ! rétroviseurs inutiles, puisque tout qui fait une manœuvre, klaxonne. - une espèce rare :le piéton absolument INUTILE, pour traverser, d’attendre une accalmie qui n’arrivera jamais. Il faut y aller lentement mais sûrement, sans hésitation :les motos vous éviteront…nous n’avons jamais rencontré la moindre agressivité…ni le moindre télescopage ! Un spectacle qui vaut le coup d’œil :s’installer sur un banc et jouir du spectacle de l’occidental effarouché tentant sa première traversée… - les trottoirs :piétons EXCLUS…servent de parkings aux motos…ou de cuisine aux restos de rues…ou d’étals aux commerces - l’anarchie des centaines de fils électriques aériens - motocyclistes sans casques…mais avec masques !pollution ?se protéger du soleil ? - l’absence presque totale de poteaux, flèches indicateurs de directions.
ensuite, longue marche en suivant l’itinéraire proposé par LP…ponctuée de plusieurs arrets « canette »….. c’est ainsi que nous visiterons le lac de l’Epée restituée, le temple de la montagne de jade, la cathedrale, la pagode de Ba Da, la prison de Hoa Lo (Hanoi Hilton des prisonniers américains), le temple de la littérature…
dîner au Quan Bia Minh, à quelques pas de l’hotel, resto en terrasse surplombant la rue grouillante….
Nous prenons alors le train de 22h pour Lao Cai, 9h de trajet pour un peu plus que 300km !
28 OCTOBRE 2006 : nuit en couchette molle…4 couchettes par cabine !Il parait que nous avons longé le fleuve Rouge pendant la plus grande partie du parcours….il est 6h50 quand nous arrivons.Nous faisons connaissance avec notre « french speaking guide », conscient que son français est pauvre !No comments !
Après plus de 2h d’une route spectaculaire à souhait, col, ravins et vues panoramiques sur les rizières en terrasses, nous atteignons CAN CAU et son marché du samedi. ce petit marché en plein air, en montagne, dans un site extraordinaire, compte, dit-on, parmi les plus extraordinaires du pays ! A 20km au N de Bac Ha et à 7km au S de la frontière chinoise, d’où la présence de nombreux marchands chinois et le commerce des chiens.Filles et garçons, principalement Hmong bariolés, mais aussi quelques Hmongs noirs montent au marché dans l’espoir de rencontrer l’âme sœur.Les échoppes sont tenues uniquement par les femmes, parfois portant leur enfant au dos, dans leurs plus beaux vêtements multicolores.Les hommes se retrouvant autour de tables basses pour boire de l’alcool…très fort (il parait qu’il peut s’enflammer !) et très bon marché (selon les guides). Ce marché restera l’un de nos très bons souvenirs !(d’autant plus, que nous y étions les seuls touristes)
nous redescendons à Bac HA, où nous ferons une promenade de 2h dans les hameaux d’ethnie hmong avoisinants. Nuit à Bac Ha. (600m alt.)
29 OCTOBRE 2006 : Si vous souhaitez visiter l’authentique marché de Bac Ha, faites comme nous :logez sur place. Impossible de ne pas être réveillé à 5h précises par les très nombreux haut-parleurs diffusant pendant plus d’une heure « la voix du vietnam »…dès 8h, le marché bat son plein et les premières hordes de touristes en provenance de Sapa n’arriveront pas avant 11h…ce qui vous permet d’avoir le marché pour vous « tout seul » ! Les Hmong qui ornent leurs jupes de couleurs diverses sont dits « bariolés ».Ils sont les plus nombreux sur le marché.Les Hmongs « noirs » portent des jupes unies.La confection est affaire exclusive des femmes ;elles décorent les costumes de toute la famille.Le vêtement est en coton teint à l’indigo, plus ou moins foncé, presque noir, selon le nombre de bains.Leurs mains sont d’ailleurs souvent bleues.Elles sont habillées d’une jupe, d’une veste et de guêtres et portent volontiers de grandes boucles d’oreilles. Le marché de Bac Ha a la réputation d´être le plus coloré du nord vietnam…c’est bien possible, Can Cau l’était tout autant…mais son marché beaucoup moins étendu que ne l’est Bac Ha ;en outre, le premier est dans la nature, hors agglomération, le second, au cœur du village. Beaucoup de sections :vêtements, viandes (têtes de porc, tripes, boudins), légumes, fruits, alcools à base de riz dans de grands bidons de 5L en plastic blanc ;un peu à l’écart on vend des bœufs, des chiens, des porcs… on se rend compte qu’on vient de vivre un grand moment…on quitte à regrets cette extraordinaire ambiance…pour affronter à contre-courant, les premiers flots de touristes qui commencent à submerger les lieux. Il commence à faire très chaud. En route pour Sapa. A nouveau à Lao Cai, on s’arrête au poste frontière sino-vietnamien, face à la ville chinoise de Hekon, sur l’autre rive du Fleuve Rouge.Un intense trafic de marchandises franchit, sans interruption, le pont dans le sens S-N….camions, et surtout motos, vélos lourdement chargés. La route qui monte à Sapa offre quelques très belles échappées sur les rizières en terrasses qui ne font pas oublier celles de la route Lao Cai-Bac Ha-Can Cau, beaucoup plus spectaculaires. Le soir tombe…et la température aussi, quand nous arrivons à Sapa (1600m alt.)…ce sera notre seule soirée fraîche de tout le voyage !
30 OCTOBRE 2006 : En route pour un trek d’une dizaine de km….dont près d’une moitié en escaliersassez raides, souvent sous le soleil et la chaleur humide. En cours de randonnée, nous visiterons deux villages Hmong noirs.A leurs yeux, leurs costumes ne constituent pas une attraction pour touristes.Les familles sont grandes :depuis les grands parents jusqu’aux nombreux enfants.Il n’est pas rare de voir les plus jeunes travaillant dans les champs.Nous avons été suivis tout un temps par une jeune Hmong de 25 ans, mère d’un enfant, qui a tenté, avec succes, de nous vendre ses tissus brodés…Ses contacts fréquents avec des touristes lui ont permis de s’exprimer très bien, j’insiste très bien, en anglais…largement mieux que les guides « anglophones » ! En cours de route, nous franchirons la chute d’eau de Cat Cat, déformation du français « cascade »….comme Sapa, déformation du français « sapin »…souvenirs des colonisateurs ! Il est 18h quand nous quittons Sapa, dans un minibus surchargé et polyglotte, pour rejoindre le train qui quitte Lao Cai pour Hanoi à 21h15….
31 OCTOBRE 2006 : toujours en compagnie de la chaleur accablante…nous poursuivons la visite de Hanoi, sous le signe des pagodes. . * le pont Long Bien, ex pont Paul Doumer :d’aspect, il aurait pu être construit par Eiffel. Le pont a résisté aux bombardements américains.A présent, réservé aux trains, deux roues et piétons.Il franchit le fleuve Rouge dont les rives sont squattées par des logements flottants. * la pagode au piñier unique, qui, comme son nom l’indique, repose sur un unique pilier de pierre. * l’imposant mausolée de Ho Chi Minh :bâtiment du plus pur style soviétique, laid et massif.Sa visite nous sera épargnée :le corps momifié est envoyé en Russie ( ?), pour entretien, une fois l’an en octobre-novembre. Les visites suivantes près du lac de l’ouest : * la pagode Quan Thanh renferme une belle statue d’un génie en bronze noir * le jardin botanique, havre de fraîcheur relative * la pagode Tay Ho, de style naïf. * la pagode Tran Quoc, bâtie sur une presqu’île, une des plus anciennes du pays, et sa haute tour en briques, dont les étages symbolisent les étapes de la vie de Bouddha.
Un conseil pour terminer la promenade :le bar du dernier étage du Sofitel Plaza, tout proche de la dernière pagode.Vous profiterez de la clim et du spectacle offert par le soleil couchant….puis par les lumières de la ville. La journée se termine par un repas mémorable au Cha Ca La Vong, 14, Cha Ca dans le vieux quartier.Au menu, plat unique :Cha Ca=poisson-chat, servi accompagné d’arachides, oignons, herbes et nouilles de riz, brasero sur table…ambiance garantie, tout simplement délicieux ! Mode d’emploi :imiter vos voisins de table…si ce sont des locaux !
1er NOVEMBRE 2006 :une journée autour de Ninh Binh. A propos des tombes que l’on rencontre un peu partout le long des routes, hors des villes : Les cimetières n’existent pas, au sens où nous l’entendons.Les défunts sont enterrés au beau milieu des rizières, des champs, dans toutes les directions, en désordre apparent, n’importe où.En fait, paraît-il, selon leurs dernières volontés.
Après 80km de trajet uniformément plat, apparait à l’horizon, sur fond de ciel bleu, une ligne de roches déchiquetées.Nous atteignons Hoa Lu, ancienne capitale du pays, dont il ne reste debout que 2 temples proches l’un de l’autre. * Dinh Tien Hoang et ses animaux mythiques sensés protéger des mauvais esprits. * Le Da Hanh, son petit frère, en quelque sorte, à la gloire d’une des dynasties.
Nous rejoignons ensuite, Van Lam, but principal de notre excursion.D’ici, partent les nombreuses barques à fond plat remplies de touristes et conduites en majorité par une, voire deux rameuses ;les rameurs étant plus rares.Il n’est pas exceptionnel de les voir ramer à l’aide de leurs pieds…ni de croiser quelque touriste particulièrement courageux…ou compatissant, ramant, lui, de manière traditionnelle ! Les rameurs eux-mêmes, exclusivement des habitants de Van Lam, sont réunis en une coopérative chargée d’organiser les promenades en barque, et donc, la vente de leur production de broderies.Il faut s’attendre à se voir proposer par la rameuse nappes et chemises.Au contact des passagers, elles font mieux que se débrouiller en anglais voire en français ! Il ne faut pas perdre de vue qu’elles n’ont l’occasion de ramer, chacune à tour de rôle, qu’une seule fois, tous les 18 jours…et par la même occasion de vendre leur production propre. La plupart des tissus brodés vendus dans le vieux quartier de Hanoi viennent d’ici. La promenade elle-même, passe sous des ponts très bas, traverse des rizières fermées par d’énormes pitons rocheux, d’oú son surnom de « baie d’Halong terrestre ». On emprunte trois galeries très basses, la plus longue mesurant 127m, séparées par des lacs tranquilles, remplis de végétaux, entre des hautes falaises. On en retiendra un plaisir pour les yeux…une nature extraordinaire…l’effort, la gentillesse et la conviction de la rameuse, des photos…et deux nappes ! On oubliera la densité un peu trop forte, à notre goût, du trafic fluvial.
2 et 3 NOVEMBRE 2006 :la baie d’Halong délibérément, je ne vous décrirai pas par le menu ce qui restera un moment magique, inoubliable….tant d’autres voyageurs l’ont déjà fait, le feront…et beaucoup mieux que je ne pourrais le faire ! * trois heures sur les routes ou impressions sur un parcours vietnamien typique ;en l’occurence, 3 heures de route pour parcourir les 170 km qui séparent Hanoi de Halong. Trois heures à travers les rizières, au milieu des mobylettes et d’un concert ininterrompu de klaxons.Charrettes, vieux chariots de bois, buffles d’eaux….tombeaux éparpillés…hautes maisons étroites dont seule la façade est peinte de couleurs vives (bleue, verte ou rose).Arrêt obligatoire dans un magasin d’Etat, aux prix très surfaits…le pire :certains touristes se laissent tenter ! * 2 jours avec nuit sur la jonque, réservé par une agence à Hanoi…il paraît que, sur place, il est plus difficile de négocier les prix. * Une expérience des plus merveilleuses…nous remercions Bouddha :la météo a été exceptionnelle. * rarement l’expression « tomber sous le charme » n’a été aussi adéquate !Une journée, et une nuit romantique sous la pleine lune.Le charme si grand…nous en étions muets d’admiration, à tel point que le silence fut la note dominante de notre groupe de 30 personnes ! * l’étendue de la baie est telle que, effet du hasard ou volonté délibérée, on se retrouve vraiment seuls, au beau milieu des rochers baignés par les tièdes eaux turquoises. La magie continue d’opérer, lorsque, à la nuit tombante, et alors qu’on s’imaginait seuls, la lune éclaire une trentaine d’autres embarcations silencieuses, comme subjuguées.(les bateaux devraient rester relativement groupés pour des raisons de sécurité….)
Un bémol, pour vous démontrer que je n’ai pas perdu tout esprit critique :on a dû dejeuner, enfermé dans la salle à manger…alors que le spectacle n était pas du tout dans l’assiette, même si la qualité du repas n’était absolument pas en cause !
4 NOVEMBRE 2006 : une journée au parc national de Cuc Phuong (100km S-O de Hanoi), une des dernières forêts tropicales au monde.Elle abriterait plus de 60 espèces de mammifères, certaines uniques…un an après notre voyage en Afrique australe, nous n’en verrons aucune :les animaux craignent les braconniers ! Par contre, le parc contient pas mal de très grands et vénérables arbres de 50m de haut et plus de 1000 ans ;des grottes aussi où on a découvert des grottes préhistoriques. Le plus éprouvant fut le trek de 10km, sous la chaleur moite épuisante et sous la houlette d’un guide qui n’a pas hésité a nous faire gravir un nombre impressionnant d’escaliers en un minimum de temps, moins de trois heures. La visite devait s’achever par le très intéressant Centre d’Aide aux Primates en péril, destiné à améliorer le sort des singes au Vietnam et ainsi éviter, à terme, leur disparition, victimes des chasseurs et braconniers qui les vendent comme animaux de compagnie ou pour leur valeur « médicale ». Parmi les diverses espèces, mention spéciale pour les délicats entelles qui n’acceptent de se nourrir uniquement de feuilles fraîchement coupées…sans cette alimentation essentielle, ils sont condamnés à dépérir. Après un séjour plus ou moins long, tous les pensionnaires du Centre d’Aide sont progressivement relâchés dans la nature.
Nous terminerons la journée à Hanoi par le célèbre spectacle de marionnettes sur l’eau, Mua Roi Can (réserver à l’avance) :en 12 actes, chacun racontant, accompagné d’un petit orchestre, une légende inspirée de l’histoire du pays ou de la vie quotidienne dans les rizières. A chacun son goût…certains l’apprécient énormément…tel ne fut pas notre cas !Probablement plus adapté à un public très jeune ou plus au courant de l’Histoire.
5 NOVEMBRE 2006 : Nous profitons de notre ultime journée à Hanoi pour déambuler une dernière fois dans les rues (pas sur les trottoirs !) du vieux quartier….ambiance :klaxons, motos, vélos, véritables poids lourds…tuk tuk vélos transportant des touristes... mélanges de parfums des fleurs, des bougies, des barbecues, des marchés… Ensuite, direction quartier de l’Opéra, maintenant Théâtre municipal ;avec le Hilton qui le jouxte—l’ensemble ne manque pas d’allure—on s’imaginerait à Paris !Ajoutez `cela, l’ancien Palais du Gouverneur, aujourd’hui résidence des visiteurs officiels… Face au théâtre, Trang Tien, ses galeries d’art, ses librairies, ses grands magasins…
Le soir tombe…direction la gare et le train de la Réunification pour Hue. Jamais nous n’avions imaginé qu’un trajet de 48h manquerait de wagon-restaurant !Heureusement, nous avons pu acheter le nécessaire parmi les échopes, sur le quai même. A 19h pile, le train démarrait.13 heures pour parcourir un peu plus de 800km…mieux que pour Lao Cai !
6 NOVEMBRE : Hue, nous voici…après une « bonne nuit » en couchettes dites « molles ». Après une tentative en vélo peu encourageante…nous arrivons face à la porte principale de la Cité Interdite.Visite de rares vestiges ayant subsistés après le passage de l’armée américaine en 1968…. Le charme de la ville ne tient pas seulement à ses monuments mais aussi à son emplacement, au bord de la rivière des Parfums. Comme la pagode de la Vieille Dame céleste avec sa tour octogonale de 7 étages, emblème de beaucoup d’affiches d’offices de tourisme locaux ou nationaux.Vous y verrez une Austin bleue, conservée comme une relique, avec laquelle en 1963, un bonze se rendit à Saigon pour s’y immoler par le feu, en protestation contre les répressions anti-boudhistes.
7 NOVEMBRE 2006 : journée entière consacrée à quelques tombeaux impériaux des Nguyen.Si l’on veut en visiter un maximum, mieux vaut le faire en voiture accompagné d’un chauffeur connaissant la région….car les mausolées ne sont pas fléchés !En outre, ils sont éparpillés hors de la ville, de part et d’autre de la rivière des Parfums. Le tombeau de Tu Duc, assez romantique, s’ouvre par un parc autour d’un lac rempli de nénuphars…puis par un escalier monumental, on accede au bien nommé ( !) palais de la Modestie (sic) ;au-delà, son mausolée…car il serait inhumé dans une pinède avoisinante, en un lieu tenu secret ! Le tombeau de Khai Dinh, très différent, presque baroque !Pas de parc, mais d’emblée un long escalier monumental, vraiment très raide, en 3 volées entourées de dragons.Première terrasse avec statues de mandarins, de soldats et d’animaux ;deuxième terrasse, le tombeau, arcade renaissance de style européen. A l’intérieur, sous un lourd dai de béton, statue grandeur nature de l’empereur, en bronze doré, offerte par la France !Le tout décoré de tessons multicolores de porcelaine et de verre coulés dans du ciment… Le tombeau de Minh Mang, au contraire du précédent, en harmonie avec la nature, entouré de pièces d’eau, d’esplanades, de portiques…un temple, un pont dit de l’Intelligence…tout au fond une île en forme de pyramide où se trouverait le tombeau qui ne se visite pas. Le tombeau de Thien Tri, dans un cadre très buccolique, sans mur d’enceinte et assez délabré….du même coup, visite très agréable, en solitaire !
8 NOVEMBRE 2006 : se révèlera, par la suite, être le seul jour pluvieux de notre voyage ! par la route, de Hue à Hoi An, via le bien nommé, col des Nuages (496m)….nous aurions autant profité du paysage en empruntant le tout récent tunnel !Nous supposons que le tunnel est payant…ou trop étroit…vu le nombre élevé de camions semi remorques que nous avons rencontrés dans le col ! Après avoir traversé Da Nang et longé la Montagne de Marbre, arrêt « obligé » aux marchands de statuettes de marbre en tous genres et pour tous les goûts, même mauvais, qui nous ont laissés « de marbre » !
9 NOVEMBRE 2006 : Hoi An…inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco, donc un site à ne pas manquer ! Hélas, cette vieille ville historique est en train de se transformer en un marché à ciel ouvert de produits à touristes !Le charme est en voie de disparition ! Une ville pour tourisme de masse :les restaurants, les cafés, les hôtels, les magasins de souvenirs et de lanternes, les tailleurs ont envahi les ruelles et remplacent inexorablement les artisanats d’art traditionnel. Restent encore, à flâner et visiter l`élégant pont japonais avec sa mini pagode, le temple Quang Dong avec ses statues de dragons chinois décorés de mosaïques, un magasin de soies, élevage de vers et tissage inclus dont la visite s’achève en magasin de chemises, quelques vieilles maisons, d’accès payant où l’on peut apprécier le mélange des architectures japonaises et chinoises. Bref, Hoi An, un brin décevant, nous laissera sur notre faim.
10 NOVEMBRE 2006 : visite du site archéologique de My Son, situé à 50km de Hué. A effectuer, pour ne pas être déçu, avant la visite du Cambodge, tant le site est délabré par des guerres successives, la dernière en date, et non la moindre, étant celle des américains. Vestiges importants :nous sommes en présence des restes du centre religieux hindouiste du royaume des Chams, envahisseurs d’Angkor.On y retrouve des symboles hindouistes tels des tours carrées à plusieurs niveaux ainsi qu’une statue d’un taureau, monture sacrée de Shiva. Les ruines, en pleine forêt, sont en cours de restauration….un sentier balisé mène aux vestiges les plus significatifs.
11 NOVEMBRE 2006 : ou histoire d’un jour gaspillé…. A l’enregistrement des bagages de l’aéroport de Danang, nous apprenons que notre vol Vietnamairlines prévu à 13h30 partira à 17h45….il ne nous restait plus qu’à visiter une ville que les guides ne recommandent pas spécialement ! Un coup d’œil sur la cathédrale assez banale sauf sa couleur rose bonbon, quelques marchés avec de beaux étals de fruits et légumes, un temple Cao Dai, une religion qui les honore toutes, mettant tous œufs dans le même panier :on y retrouve les pères de toutes les grandes religions Mahomet, Lao Tseu, Jésus, Bouddha et Confucius ;au fond, derrière l’autel, un globe cyclopéen :un œil divin, symbole du caodaïsme. Il est 17h45 pile quand l’avion décolle pour Saigon où nous arriverons la nuit tombée.
12 NOVEMBRE 2006 une journée à Saigon Saigon ne s’appelle Ho Chi Minh Ville que dans les horaires de transports et les documents officiels….le peuple l’appelle Saigon. Encore plus de circulation et de klaxons…qu’à Hanoi !ce n’est pas peu dire ! Les rues sont bordées de commerces de tous genres, hôtels, restaurants, cafés, bars, karaokés, clubs …. Le marché Ben Thanh…ou les Halles centrales du temps de la colonisation.On y trouve vraiment de tout….on peut y boire et manger jusqu’aux délicatement parfumés durians… Le marché de la rue Huynh ThucKhang, à 100m du précédent :vous y trouverez, à même la rue, tout ce qui se mange….plus video et hifi. Un peu plus loin, le temple hindou Mariammam avec son lion, ses deux gardiens sens´s effrayer les mauvais esprits et ses lingams. L’avenueNguyen Hue, véritables Champs Elysées, avec Le Loi, axes principaux, l’hôtel Rex célèbre pour avoir été le repaire des officiers américains en manque d’affection, l’hôtel de ville , plus colonial que ça….impossible, cependant un emblème de Saigon et une colossale statue de Ho Chi Minh, dans son rôle de jeune père, tenant un enfant dans ses bras. Le musée de HCMV, imposante bâtisse de style néo-classique dans un jardin orné entr’autres, d’un hélicoptère américain, d’un tank soviétique et d’un joli canon antiaérien. Le jardin nous ayant suffi, nous escamoterons la visite intérieure. LePalais de la Réunification, ex palais présidentiel du Sud Vietnam, resté absolument tel quel…intérêt historique indéniable….le plus extraordinaire :le bunker installé au sous sol ! La cathédrale …incongrue avec ses statues de saints européens ! La poste centrale , a ne pas rater !Quel style…très rétro, sous une charpente conçue par Eiffel et sous le regard bienveillant de l’oncle Ho ! La pagode de l’empereur de jade….très colorée, une multitude de statues en bois, de style naïf…odeur d’encens omniprésente…un va et vient permanent de fidèles…dans une salle latérale exigüe, des statuettes de femmes et d’enfants représentant les défauts et les qualités de l´être humain…si mes souvenirs sont bons, une douzaine de statuettes seulement !!! Comme toujours visites sous une chaleur humide accablante….heureusement émaillées de chasses à la canette ! Ne ratez pas un des meilleurs buffets dinatoires que nous ayons rencontré….celui du Sofitel Plaza (quartier de la cathédrale) …génial et succulent, même les locaux viennent y déguster, c’est tout dire ! Un régal à prix doux pour une telle qualité !
13 NOVEMBRE 2006 : 3 heures de route pour couvrir les 136km séparant Saigon de Vinh Long où nous embarquons pour une longue et belle balade en bâteau sur le Mékong.Jusqu’au marché les rives du fleuve ne sont que maisons en bois sur hauts pilotis…on dirait parfois des échasses. Direction Cai Be et son marché flottant.Chaque embarcation du marché arbore comme enseigne, une longue perche avec le légume ou le fruit proposé.Un légume ou un fruit par barque. Ensuite l’île, ou plutôt les îlots, de An Bruh que l’on atteint à travers un lacis d’arroyos aux eaux boueuses…étroits couloirs d’eaux brunâtres à travers une végétation exubérante et riche de vergers. Visites d’une pépinière d’arbres fruitiers :durians, mandarines, pamplemousses, caramboles et autres loganes ;d’un jardin de bonsais, et…d’une collection de cartes de visite et de divers objets hétéroclites…sans grand intérêt ;d’une vieille demeure en bois, bien conservée…ou restaurée.
En résumé très belle balade sur le delta, les arroyos…et le marché flottant.La vie des habitants est totalement conditionnée par le Mékong.Le reste….bof !
En route pour Can Tho, à 32km, accessible par bacs…et une longue file d’attente tant le charroi est intense.Une fois sur le bac, magnifique coucher de soleil.
14 NOVEMBRE 2006 : nouvelle balade sur le Mékong pour visiter cette fois le « célèbre » marché flottant de Cai Rang. C’est pour cela que la plupart des touristes font halte à Can Tho…..la raison aussi de notre départ matinal pour éviter le gros des troupes.
A Can Tho, éviter :My Khanh Touring Village, bien que vanté par le Routard....:mal entretenu et très bruyant !....
15 NOVEMBRE 2006 : en route pour Chau (le bien nommé) Doc, près de la frontière cambodgienne, ville joliment située, sur leconfluent du Mekong et du Bassac, bras du Mekong venu de Phnom Penh. En bâteau, visite du village flottant de Phu Chau, maisons batties sur des bidons …dans leur « cave » des nattes immenses où ils élèvent des milliers de poissons chats…leur voracité peut même inspirer la nausée ! Puis Chau Giang, village sur pilotis de musulmans Cham qui tissent la soie ;mosquée. La journée s’achève au Mont Sam (rien à voir avec l’oncle du même nom !) :il fait bien trop chaud et humide pour l’escalader !Par contre au pied du mont, ne pas manquer * le temple de la Reine du Pays, lieu d’un important pèlerinage…vous pouvez lui faire offrande de porc laqué, elle en est très friande :vous pourrez d’ailleurs l’acheter sur place, vous n’aurez que l’embarras du choix ! * la pagode de Tay An mélange hindou-bouddhiste avec 2 éléphants, de nombreux serpents et une foule de statues.
16 NOVEMBRE 2006 :une journée à Ha Tien, aller et retour depuis Chau Doc une très agréable excursion que je ne saurais trop vous conseiller….d’autant que nous avons eu la chance de la faire à bord d’une jeep (décapotée), souvenir de l’armée américaine, complètement restaurée et bichonnée par un jeune passionné local.Aujourd’hui, ce fier véhicule doit valoir une fortune…tant son état doit ressembler à ce qu’il était à sa sortie d’usine !Bref, un bijou ! Si la promenade vous tente, adressez vous, la veille de préférence, à la réception du plus bel hôtel de la ville, au 32, Le Loi.
« Au bout d’une longue route (95km) étroite et belle, on arrive à Ha Thien comme dans un terminus, au bout du monde.Port de pêche de 100000 habitants, la ville est située à l’extrêmité ouest du delta du Mekong, dans un recoin du golf du Siam.La frontière cambodgienne n’est qu’à 8 km.Aux alentours, on peut découvrir les beaux paysages du delta :rizières miroitantes de lumière sous le soleil, rochers calcaires plongés dans la mer turquoise, plages de sable fin, grottes cachant de petits temples…….Ha Thien a trois spécialités :le poisson (nous en avons dégusté), le poivre noir (nous en avons acheté) et les objets fabriqués avec les écailles des tortues marines (on aime moins…) » (Routard 2006 p.240)
commencer la visite par la pagode Tinh Xa Ngoc Tien d’où la vue est splendide.(et les escaliers, raides…sans oublier la chaleur) Traverser le fleuve par le beau pont flottant. Les tombeaux de la famille Mac, famille de pirates à l’origine…grâce à laquelle la ville doit de ne pas être cambodgienne mais bien vietnamienne. La plage de Mui Nai….plage de rêve, soleil, mer d’huile, sable fin…déserte, lors de notre passage…. Le restaurant Xuan Thanh, près du marché, en bord de fleuve, carte alléchante, savoureuse fondue de poisson aux herbes. Le marché pour les amateurs de poivre et de chapeaux !
17 NOVEMBRE 2006 :adieu vietnam, bonjour cambodge ! en bâteau de Chau Doc (départ 7h) à Phnom Penh (arrivée 13h) avec arrêts aux postes frontières…obtention aisée du visa cambodgien. (à suivre…)
suivez le récit en PHOTOS (pages 4 à 9 album photos:MARCHÉS ETHNIQUES CAN CAU +BAC HA ) sur http://claudinebeaujean.myphotoalbum.com (bkk +vietnam;le reste plus tard...)
22 OCTOBRE :départ Madrid 13h50, vol TG949 B747-400
23 OCTOBRE :arrivee á BKK à 6h20 apres un vol sans histoire. Les sièges, confortables, de la classe économique laissent plus d’espace pour les jambes que ceux de beaucoup de compagnies occidentales. Trois semaines après son inauguration officielle, nous decouvrons l’immense et luxueux Suvarnabhumi airport, orné d’omniprésentes photos du roi et du couple royal (elles devaient d’ailleurs nous accompagner tout au long du sejour thailandais !). Bagages et douane efficaces :le tout en un peu moins d’une demie heure ! Taxi pour le Marriott resort…les superstructures du sky train sont terminées…il fait dejà tres chaud et humide sous un soleil de plomb. Après deux heures d’un profond sommeil réparateur (nous ne sommes pas là pour dormir !), nous voguons sur le Chao Phraya avec une des navettes, qui relient gratis l’hotel à Saphan Taksim, tête de lignes sky train +river boats, en 10 minutes ;jamais nous n’avons dû l’attendre plus de 5 minutes !
A Saphan Taksim, river express direction Tha Tien pour visiter le Wat Pho et son fameux Buddah couché.Affirmer qu’il fait chaud est un euphémisme :il fait même très chaud !Pendant tout notre voyage (sauf dans région de Sapa/Bac Ha), les températures seront constamment comprises entre 32 et 35ºC, accompagnées d’une humidité de l’air très importante. Le Chao Phraya est en crue…les hautes eaux les plus fortes des 6 dernières années…paraît-il !A Tha Tien, comme dans beaucoup d’autres embarcadères, nous empruntons des pontons surélevés.Les eaux ont envahis les premières échoppes du petit marché…les habitants, manifestement, vivent avec … Enceinte du Wat Pho :gigantesque Buddah couché, 46m de long., recouvert d’une feuille d’or…un fidèle recueillait les aumones déposées dans la centaine de troncs placés sur toute la longueur du bouddha ;le tintement rythmé des monnaies nous accompagnait ainsi jusqu’au moment de remettre nos chaussures...mais aussi beaucoup de moines, 4 chedis surmontés de flèches élancées, une école de massages que l’on dit célèbre…et des farangs ! Le soleil décline vite sous ces latitudes…peu avant 18h, il fait noir…et l’agitation cesse pendant l’execution de l’hymne national !!!scene reellement vécue sur le quai d’une station de skytrain…soudain tout se fige. Pour pouvoir profiter de la clim, nous visitons le nouveau centre commercial Paragon….et tout spécialement sa librairie :section étrangère :surtout en anglais…français, anecdotique…et espagnol, inconnu ! La soiréee se termine au dîner buffet du 78e étage de la tour Baiyoke, la plus haute du royaume.Il y a foule pour goûter plats locaux, internationaux et autres sushis tout en jouissant d’une vue imprenable sur BKK la nuit !
A propos, j’allais oublier le coup d’état du 19 sept…c’est que rien, mais absolument rien, n’évoque, de près ou de loin, »l’évènement » !
24 OCTOBRE : L’hôtel est vraiment idéalement situé sur la rive du Chao Phraya.Nous l’avons choisi après une discussion VF sur les meilleurs petits déj de BKK !Nous n’avons pas été trompés :le merveilleux petit déjeuner buffet est tout simplement somptueux :choix et qualité !(il sera neanmoins dépassé par celui de saigon !!!) Même si le Marriott est grand…on peut affirmer qu’il est presque intime :jamais, nous n’avons ressenti la désagréable impression d’être envahis par des groupes bruyants, d’autant que les bruits sont étouffés par un luxuriant jardin tropical où est cachée une jolie piscine.On peut même rever que l’on est seuls !!!
Par la navette et le boat river, en route ( !) pour Tha Chang, direction Wat Phra Kaew et le grand palais contigu.Toujours accompagné de cette chaleur humide et implacable….qui ne nous abandonnera presque jamais ! Ce jour là, nous n’étions pas vêtus décemment !Du moins selon le critère des cerbères de garde à l’entrée du palais…qu’on en juge !Je portais un pantalon :inacceptable…on m’a loué une robe longue pour mettre par-dessus.Pierre ne valait pas mieux : horreur, un pantalon 4/5e laissait apparaître quelques centimètres de chair au-dessus de la cheville :inacceptable…il a du revêtir un panta…lon(g) ! Le Grand Palais est un ensemble de bâtiments (pantheon, bibliothèque, palais) d’une beauté à la fois spectaculaire et agressive, remplis de sculptures, de décorations, de couleurs et de peintures murales.Dans ses murs, le Wat Phra Keo, le temple du Bouddha d’émeraude, abrite la figure la plus sacrée du pays.Il paraît que le roi, en personne, se déplace pour le changer d’ornements… Nous nous offrons alors une balade en bateau pour profiter de la très relative « fraicheur » des khlongs !le hasard nous emmènera sur le khlong Noi.Sur la rive gauche, la gare de Thonburi…en face nous passons en revue les barges royales rangées dans un hangar sur l’eau, ensuite, nombreux wats les pieds dans l’eau, ou encore protégés par des tas de sacs de sable, maisons sur pilotis visibles ou parfois engloutis, fleurs flottantes emportées par le vigoureux courant, barques epiceries de marchands….on est loin du centre ville et de ses tours…. Visite du wat Arun qui ne manque pas d’attirer tous les regards, depuis le Chao Phraya, avec sa haute tour entièrement recouverte de morceaux de porcelaine cassés et de céramique. Nous terminons cette journée bien remplie, en tuk tuk, par la maison de Jim Thompson :composée de six maisons en teck, derniers exemples de l’authentique architecture intérieure thai, au beau milieu d’un luxuriant jardin. Excellent dîner au Mango Tree, sur les conseils avisés (et toujours d’actualité…ce qui est loin d’être la règle) du Routard, édition 2006. A ce propos, Mango Tree a ouvert un restaurant dans l’aile « départs internationaux » de Suvarnabhumi airport !
25 OCTOBRE 2006 :une journée à Ayuthaya en groupe, avec un guide anglophone, débitant, de mémoire, un texte bien rôdé…mais incapable de comprendre, encore moins de répondre aux questions…no comments !Heureusement, Rtd et LP nous accompagnent…. parc historique d’Ayutthaya :Wat Phra Mahathat et sa célèbre tête de Bouddah prisonnière des racines, Wat Phra Si Sanphet avec ses trois grands chedis. Au N du parc, Wat Na Phramen et son Buddah assis, 6m de haut, vêtu du costume royal. Au S de la ville, Wat Yai Chai Mongkhon et son immense Bouddah couché, à l’air particulièrement serein. Bang Pa In :palais d’été de la famille royale, à visiter seulement si vous disposez de trop de temps.Ensemble de constructions, attribuées aux membres de la famille, éparpillées dans un beau et vaste jardin bien entretenu.Le jardin est protégé du Chao Phraya en crue, par une longue muraille de sacs de sable ;la rue qui mène à la porte d’entrée est inondée… Retour en ville en bateau.
26 OCTOBRE 2006 : visites du temple au lingam, Chao Mae Tuptim :temple entouré de nombreux phallus en bois et en pierre.A ne pas manquer :situé à l’entrée du Raffles, près du khlong. Une fidèle aurait été enceinte, peu après y avoir prié, ce qui lui vaut sa réputation. Marché Thewet Flower :orchidées et fleurs tropicales. Pak Khlong market :immense marché de fruits et légumes, mélange de couleurs et de senteurs.
En fin d’aprem, retour à Suvarnabhumi où nous attend le vol TG684 à destination de Hanoi.
27 OCTOBRE 2006 : nous sommes très satisfait de notre hôtel, en plein dans le vieux quartier de Hanoi, à quelques encablures du lac de l’Epée. Le Classic Hotel, 22A, Pho Ta Hien. Grandes chambres lumineuses, avec sdb, accès gratuit à internet;choisir de préférence une chambre aux deux derniers étages (6 ou 7e) beaucoup plus tranquilles. Organise toutes vos excursions ;réception :on parle français. Seul point faible :petit déj assez quelconque (préférer omelette…éviter œufs frits !).
Quelques impressions, en vrac : - flot ininterrompu de motos, souvent surchargées, 2 à 4 passagers, voire 5 (si, si !).En moto (ou vélo), on transporte littéralement TOUT ce qui peut être transporté et même plus !!! - concert PERMANENT de klaxons ! rétroviseurs inutiles, puisque tout qui fait une manœuvre, klaxonne. - une espèce rare :le piéton absolument INUTILE, pour traverser, d’attendre une accalmie qui n’arrivera jamais. Il faut y aller lentement mais sûrement, sans hésitation :les motos vous éviteront…nous n’avons jamais rencontré la moindre agressivité…ni le moindre télescopage ! Un spectacle qui vaut le coup d’œil :s’installer sur un banc et jouir du spectacle de l’occidental effarouché tentant sa première traversée… - les trottoirs :piétons EXCLUS…servent de parkings aux motos…ou de cuisine aux restos de rues…ou d’étals aux commerces - l’anarchie des centaines de fils électriques aériens - motocyclistes sans casques…mais avec masques !pollution ?se protéger du soleil ? - l’absence presque totale de poteaux, flèches indicateurs de directions.
ensuite, longue marche en suivant l’itinéraire proposé par LP…ponctuée de plusieurs arrets « canette »….. c’est ainsi que nous visiterons le lac de l’Epée restituée, le temple de la montagne de jade, la cathedrale, la pagode de Ba Da, la prison de Hoa Lo (Hanoi Hilton des prisonniers américains), le temple de la littérature…
dîner au Quan Bia Minh, à quelques pas de l’hotel, resto en terrasse surplombant la rue grouillante….
Nous prenons alors le train de 22h pour Lao Cai, 9h de trajet pour un peu plus que 300km !
28 OCTOBRE 2006 : nuit en couchette molle…4 couchettes par cabine !Il parait que nous avons longé le fleuve Rouge pendant la plus grande partie du parcours….il est 6h50 quand nous arrivons.Nous faisons connaissance avec notre « french speaking guide », conscient que son français est pauvre !No comments !
Après plus de 2h d’une route spectaculaire à souhait, col, ravins et vues panoramiques sur les rizières en terrasses, nous atteignons CAN CAU et son marché du samedi. ce petit marché en plein air, en montagne, dans un site extraordinaire, compte, dit-on, parmi les plus extraordinaires du pays ! A 20km au N de Bac Ha et à 7km au S de la frontière chinoise, d’où la présence de nombreux marchands chinois et le commerce des chiens.Filles et garçons, principalement Hmong bariolés, mais aussi quelques Hmongs noirs montent au marché dans l’espoir de rencontrer l’âme sœur.Les échoppes sont tenues uniquement par les femmes, parfois portant leur enfant au dos, dans leurs plus beaux vêtements multicolores.Les hommes se retrouvant autour de tables basses pour boire de l’alcool…très fort (il parait qu’il peut s’enflammer !) et très bon marché (selon les guides). Ce marché restera l’un de nos très bons souvenirs !(d’autant plus, que nous y étions les seuls touristes)
nous redescendons à Bac HA, où nous ferons une promenade de 2h dans les hameaux d’ethnie hmong avoisinants. Nuit à Bac Ha. (600m alt.)
29 OCTOBRE 2006 : Si vous souhaitez visiter l’authentique marché de Bac Ha, faites comme nous :logez sur place. Impossible de ne pas être réveillé à 5h précises par les très nombreux haut-parleurs diffusant pendant plus d’une heure « la voix du vietnam »…dès 8h, le marché bat son plein et les premières hordes de touristes en provenance de Sapa n’arriveront pas avant 11h…ce qui vous permet d’avoir le marché pour vous « tout seul » ! Les Hmong qui ornent leurs jupes de couleurs diverses sont dits « bariolés ».Ils sont les plus nombreux sur le marché.Les Hmongs « noirs » portent des jupes unies.La confection est affaire exclusive des femmes ;elles décorent les costumes de toute la famille.Le vêtement est en coton teint à l’indigo, plus ou moins foncé, presque noir, selon le nombre de bains.Leurs mains sont d’ailleurs souvent bleues.Elles sont habillées d’une jupe, d’une veste et de guêtres et portent volontiers de grandes boucles d’oreilles. Le marché de Bac Ha a la réputation d´être le plus coloré du nord vietnam…c’est bien possible, Can Cau l’était tout autant…mais son marché beaucoup moins étendu que ne l’est Bac Ha ;en outre, le premier est dans la nature, hors agglomération, le second, au cœur du village. Beaucoup de sections :vêtements, viandes (têtes de porc, tripes, boudins), légumes, fruits, alcools à base de riz dans de grands bidons de 5L en plastic blanc ;un peu à l’écart on vend des bœufs, des chiens, des porcs… on se rend compte qu’on vient de vivre un grand moment…on quitte à regrets cette extraordinaire ambiance…pour affronter à contre-courant, les premiers flots de touristes qui commencent à submerger les lieux. Il commence à faire très chaud. En route pour Sapa. A nouveau à Lao Cai, on s’arrête au poste frontière sino-vietnamien, face à la ville chinoise de Hekon, sur l’autre rive du Fleuve Rouge.Un intense trafic de marchandises franchit, sans interruption, le pont dans le sens S-N….camions, et surtout motos, vélos lourdement chargés. La route qui monte à Sapa offre quelques très belles échappées sur les rizières en terrasses qui ne font pas oublier celles de la route Lao Cai-Bac Ha-Can Cau, beaucoup plus spectaculaires. Le soir tombe…et la température aussi, quand nous arrivons à Sapa (1600m alt.)…ce sera notre seule soirée fraîche de tout le voyage !
30 OCTOBRE 2006 : En route pour un trek d’une dizaine de km….dont près d’une moitié en escaliersassez raides, souvent sous le soleil et la chaleur humide. En cours de randonnée, nous visiterons deux villages Hmong noirs.A leurs yeux, leurs costumes ne constituent pas une attraction pour touristes.Les familles sont grandes :depuis les grands parents jusqu’aux nombreux enfants.Il n’est pas rare de voir les plus jeunes travaillant dans les champs.Nous avons été suivis tout un temps par une jeune Hmong de 25 ans, mère d’un enfant, qui a tenté, avec succes, de nous vendre ses tissus brodés…Ses contacts fréquents avec des touristes lui ont permis de s’exprimer très bien, j’insiste très bien, en anglais…largement mieux que les guides « anglophones » ! En cours de route, nous franchirons la chute d’eau de Cat Cat, déformation du français « cascade »….comme Sapa, déformation du français « sapin »…souvenirs des colonisateurs ! Il est 18h quand nous quittons Sapa, dans un minibus surchargé et polyglotte, pour rejoindre le train qui quitte Lao Cai pour Hanoi à 21h15….
31 OCTOBRE 2006 : toujours en compagnie de la chaleur accablante…nous poursuivons la visite de Hanoi, sous le signe des pagodes. . * le pont Long Bien, ex pont Paul Doumer :d’aspect, il aurait pu être construit par Eiffel. Le pont a résisté aux bombardements américains.A présent, réservé aux trains, deux roues et piétons.Il franchit le fleuve Rouge dont les rives sont squattées par des logements flottants. * la pagode au piñier unique, qui, comme son nom l’indique, repose sur un unique pilier de pierre. * l’imposant mausolée de Ho Chi Minh :bâtiment du plus pur style soviétique, laid et massif.Sa visite nous sera épargnée :le corps momifié est envoyé en Russie ( ?), pour entretien, une fois l’an en octobre-novembre. Les visites suivantes près du lac de l’ouest : * la pagode Quan Thanh renferme une belle statue d’un génie en bronze noir * le jardin botanique, havre de fraîcheur relative * la pagode Tay Ho, de style naïf. * la pagode Tran Quoc, bâtie sur une presqu’île, une des plus anciennes du pays, et sa haute tour en briques, dont les étages symbolisent les étapes de la vie de Bouddha.
Un conseil pour terminer la promenade :le bar du dernier étage du Sofitel Plaza, tout proche de la dernière pagode.Vous profiterez de la clim et du spectacle offert par le soleil couchant….puis par les lumières de la ville. La journée se termine par un repas mémorable au Cha Ca La Vong, 14, Cha Ca dans le vieux quartier.Au menu, plat unique :Cha Ca=poisson-chat, servi accompagné d’arachides, oignons, herbes et nouilles de riz, brasero sur table…ambiance garantie, tout simplement délicieux ! Mode d’emploi :imiter vos voisins de table…si ce sont des locaux !
1er NOVEMBRE 2006 :une journée autour de Ninh Binh. A propos des tombes que l’on rencontre un peu partout le long des routes, hors des villes : Les cimetières n’existent pas, au sens où nous l’entendons.Les défunts sont enterrés au beau milieu des rizières, des champs, dans toutes les directions, en désordre apparent, n’importe où.En fait, paraît-il, selon leurs dernières volontés.
Après 80km de trajet uniformément plat, apparait à l’horizon, sur fond de ciel bleu, une ligne de roches déchiquetées.Nous atteignons Hoa Lu, ancienne capitale du pays, dont il ne reste debout que 2 temples proches l’un de l’autre. * Dinh Tien Hoang et ses animaux mythiques sensés protéger des mauvais esprits. * Le Da Hanh, son petit frère, en quelque sorte, à la gloire d’une des dynasties.
Nous rejoignons ensuite, Van Lam, but principal de notre excursion.D’ici, partent les nombreuses barques à fond plat remplies de touristes et conduites en majorité par une, voire deux rameuses ;les rameurs étant plus rares.Il n’est pas exceptionnel de les voir ramer à l’aide de leurs pieds…ni de croiser quelque touriste particulièrement courageux…ou compatissant, ramant, lui, de manière traditionnelle ! Les rameurs eux-mêmes, exclusivement des habitants de Van Lam, sont réunis en une coopérative chargée d’organiser les promenades en barque, et donc, la vente de leur production de broderies.Il faut s’attendre à se voir proposer par la rameuse nappes et chemises.Au contact des passagers, elles font mieux que se débrouiller en anglais voire en français ! Il ne faut pas perdre de vue qu’elles n’ont l’occasion de ramer, chacune à tour de rôle, qu’une seule fois, tous les 18 jours…et par la même occasion de vendre leur production propre. La plupart des tissus brodés vendus dans le vieux quartier de Hanoi viennent d’ici. La promenade elle-même, passe sous des ponts très bas, traverse des rizières fermées par d’énormes pitons rocheux, d’oú son surnom de « baie d’Halong terrestre ». On emprunte trois galeries très basses, la plus longue mesurant 127m, séparées par des lacs tranquilles, remplis de végétaux, entre des hautes falaises. On en retiendra un plaisir pour les yeux…une nature extraordinaire…l’effort, la gentillesse et la conviction de la rameuse, des photos…et deux nappes ! On oubliera la densité un peu trop forte, à notre goût, du trafic fluvial.
2 et 3 NOVEMBRE 2006 :la baie d’Halong délibérément, je ne vous décrirai pas par le menu ce qui restera un moment magique, inoubliable….tant d’autres voyageurs l’ont déjà fait, le feront…et beaucoup mieux que je ne pourrais le faire ! * trois heures sur les routes ou impressions sur un parcours vietnamien typique ;en l’occurence, 3 heures de route pour parcourir les 170 km qui séparent Hanoi de Halong. Trois heures à travers les rizières, au milieu des mobylettes et d’un concert ininterrompu de klaxons.Charrettes, vieux chariots de bois, buffles d’eaux….tombeaux éparpillés…hautes maisons étroites dont seule la façade est peinte de couleurs vives (bleue, verte ou rose).Arrêt obligatoire dans un magasin d’Etat, aux prix très surfaits…le pire :certains touristes se laissent tenter ! * 2 jours avec nuit sur la jonque, réservé par une agence à Hanoi…il paraît que, sur place, il est plus difficile de négocier les prix. * Une expérience des plus merveilleuses…nous remercions Bouddha :la météo a été exceptionnelle. * rarement l’expression « tomber sous le charme » n’a été aussi adéquate !Une journée, et une nuit romantique sous la pleine lune.Le charme si grand…nous en étions muets d’admiration, à tel point que le silence fut la note dominante de notre groupe de 30 personnes ! * l’étendue de la baie est telle que, effet du hasard ou volonté délibérée, on se retrouve vraiment seuls, au beau milieu des rochers baignés par les tièdes eaux turquoises. La magie continue d’opérer, lorsque, à la nuit tombante, et alors qu’on s’imaginait seuls, la lune éclaire une trentaine d’autres embarcations silencieuses, comme subjuguées.(les bateaux devraient rester relativement groupés pour des raisons de sécurité….)
Un bémol, pour vous démontrer que je n’ai pas perdu tout esprit critique :on a dû dejeuner, enfermé dans la salle à manger…alors que le spectacle n était pas du tout dans l’assiette, même si la qualité du repas n’était absolument pas en cause !
4 NOVEMBRE 2006 : une journée au parc national de Cuc Phuong (100km S-O de Hanoi), une des dernières forêts tropicales au monde.Elle abriterait plus de 60 espèces de mammifères, certaines uniques…un an après notre voyage en Afrique australe, nous n’en verrons aucune :les animaux craignent les braconniers ! Par contre, le parc contient pas mal de très grands et vénérables arbres de 50m de haut et plus de 1000 ans ;des grottes aussi où on a découvert des grottes préhistoriques. Le plus éprouvant fut le trek de 10km, sous la chaleur moite épuisante et sous la houlette d’un guide qui n’a pas hésité a nous faire gravir un nombre impressionnant d’escaliers en un minimum de temps, moins de trois heures. La visite devait s’achever par le très intéressant Centre d’Aide aux Primates en péril, destiné à améliorer le sort des singes au Vietnam et ainsi éviter, à terme, leur disparition, victimes des chasseurs et braconniers qui les vendent comme animaux de compagnie ou pour leur valeur « médicale ». Parmi les diverses espèces, mention spéciale pour les délicats entelles qui n’acceptent de se nourrir uniquement de feuilles fraîchement coupées…sans cette alimentation essentielle, ils sont condamnés à dépérir. Après un séjour plus ou moins long, tous les pensionnaires du Centre d’Aide sont progressivement relâchés dans la nature.
Nous terminerons la journée à Hanoi par le célèbre spectacle de marionnettes sur l’eau, Mua Roi Can (réserver à l’avance) :en 12 actes, chacun racontant, accompagné d’un petit orchestre, une légende inspirée de l’histoire du pays ou de la vie quotidienne dans les rizières. A chacun son goût…certains l’apprécient énormément…tel ne fut pas notre cas !Probablement plus adapté à un public très jeune ou plus au courant de l’Histoire.
5 NOVEMBRE 2006 : Nous profitons de notre ultime journée à Hanoi pour déambuler une dernière fois dans les rues (pas sur les trottoirs !) du vieux quartier….ambiance :klaxons, motos, vélos, véritables poids lourds…tuk tuk vélos transportant des touristes... mélanges de parfums des fleurs, des bougies, des barbecues, des marchés… Ensuite, direction quartier de l’Opéra, maintenant Théâtre municipal ;avec le Hilton qui le jouxte—l’ensemble ne manque pas d’allure—on s’imaginerait à Paris !Ajoutez `cela, l’ancien Palais du Gouverneur, aujourd’hui résidence des visiteurs officiels… Face au théâtre, Trang Tien, ses galeries d’art, ses librairies, ses grands magasins…
Le soir tombe…direction la gare et le train de la Réunification pour Hue. Jamais nous n’avions imaginé qu’un trajet de 48h manquerait de wagon-restaurant !Heureusement, nous avons pu acheter le nécessaire parmi les échopes, sur le quai même. A 19h pile, le train démarrait.13 heures pour parcourir un peu plus de 800km…mieux que pour Lao Cai !
6 NOVEMBRE : Hue, nous voici…après une « bonne nuit » en couchettes dites « molles ». Après une tentative en vélo peu encourageante…nous arrivons face à la porte principale de la Cité Interdite.Visite de rares vestiges ayant subsistés après le passage de l’armée américaine en 1968…. Le charme de la ville ne tient pas seulement à ses monuments mais aussi à son emplacement, au bord de la rivière des Parfums. Comme la pagode de la Vieille Dame céleste avec sa tour octogonale de 7 étages, emblème de beaucoup d’affiches d’offices de tourisme locaux ou nationaux.Vous y verrez une Austin bleue, conservée comme une relique, avec laquelle en 1963, un bonze se rendit à Saigon pour s’y immoler par le feu, en protestation contre les répressions anti-boudhistes.
7 NOVEMBRE 2006 : journée entière consacrée à quelques tombeaux impériaux des Nguyen.Si l’on veut en visiter un maximum, mieux vaut le faire en voiture accompagné d’un chauffeur connaissant la région….car les mausolées ne sont pas fléchés !En outre, ils sont éparpillés hors de la ville, de part et d’autre de la rivière des Parfums. Le tombeau de Tu Duc, assez romantique, s’ouvre par un parc autour d’un lac rempli de nénuphars…puis par un escalier monumental, on accede au bien nommé ( !) palais de la Modestie (sic) ;au-delà, son mausolée…car il serait inhumé dans une pinède avoisinante, en un lieu tenu secret ! Le tombeau de Khai Dinh, très différent, presque baroque !Pas de parc, mais d’emblée un long escalier monumental, vraiment très raide, en 3 volées entourées de dragons.Première terrasse avec statues de mandarins, de soldats et d’animaux ;deuxième terrasse, le tombeau, arcade renaissance de style européen. A l’intérieur, sous un lourd dai de béton, statue grandeur nature de l’empereur, en bronze doré, offerte par la France !Le tout décoré de tessons multicolores de porcelaine et de verre coulés dans du ciment… Le tombeau de Minh Mang, au contraire du précédent, en harmonie avec la nature, entouré de pièces d’eau, d’esplanades, de portiques…un temple, un pont dit de l’Intelligence…tout au fond une île en forme de pyramide où se trouverait le tombeau qui ne se visite pas. Le tombeau de Thien Tri, dans un cadre très buccolique, sans mur d’enceinte et assez délabré….du même coup, visite très agréable, en solitaire !
8 NOVEMBRE 2006 : se révèlera, par la suite, être le seul jour pluvieux de notre voyage ! par la route, de Hue à Hoi An, via le bien nommé, col des Nuages (496m)….nous aurions autant profité du paysage en empruntant le tout récent tunnel !Nous supposons que le tunnel est payant…ou trop étroit…vu le nombre élevé de camions semi remorques que nous avons rencontrés dans le col ! Après avoir traversé Da Nang et longé la Montagne de Marbre, arrêt « obligé » aux marchands de statuettes de marbre en tous genres et pour tous les goûts, même mauvais, qui nous ont laissés « de marbre » !
9 NOVEMBRE 2006 : Hoi An…inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco, donc un site à ne pas manquer ! Hélas, cette vieille ville historique est en train de se transformer en un marché à ciel ouvert de produits à touristes !Le charme est en voie de disparition ! Une ville pour tourisme de masse :les restaurants, les cafés, les hôtels, les magasins de souvenirs et de lanternes, les tailleurs ont envahi les ruelles et remplacent inexorablement les artisanats d’art traditionnel. Restent encore, à flâner et visiter l`élégant pont japonais avec sa mini pagode, le temple Quang Dong avec ses statues de dragons chinois décorés de mosaïques, un magasin de soies, élevage de vers et tissage inclus dont la visite s’achève en magasin de chemises, quelques vieilles maisons, d’accès payant où l’on peut apprécier le mélange des architectures japonaises et chinoises. Bref, Hoi An, un brin décevant, nous laissera sur notre faim.
10 NOVEMBRE 2006 : visite du site archéologique de My Son, situé à 50km de Hué. A effectuer, pour ne pas être déçu, avant la visite du Cambodge, tant le site est délabré par des guerres successives, la dernière en date, et non la moindre, étant celle des américains. Vestiges importants :nous sommes en présence des restes du centre religieux hindouiste du royaume des Chams, envahisseurs d’Angkor.On y retrouve des symboles hindouistes tels des tours carrées à plusieurs niveaux ainsi qu’une statue d’un taureau, monture sacrée de Shiva. Les ruines, en pleine forêt, sont en cours de restauration….un sentier balisé mène aux vestiges les plus significatifs.
11 NOVEMBRE 2006 : ou histoire d’un jour gaspillé…. A l’enregistrement des bagages de l’aéroport de Danang, nous apprenons que notre vol Vietnamairlines prévu à 13h30 partira à 17h45….il ne nous restait plus qu’à visiter une ville que les guides ne recommandent pas spécialement ! Un coup d’œil sur la cathédrale assez banale sauf sa couleur rose bonbon, quelques marchés avec de beaux étals de fruits et légumes, un temple Cao Dai, une religion qui les honore toutes, mettant tous œufs dans le même panier :on y retrouve les pères de toutes les grandes religions Mahomet, Lao Tseu, Jésus, Bouddha et Confucius ;au fond, derrière l’autel, un globe cyclopéen :un œil divin, symbole du caodaïsme. Il est 17h45 pile quand l’avion décolle pour Saigon où nous arriverons la nuit tombée.
12 NOVEMBRE 2006 une journée à Saigon Saigon ne s’appelle Ho Chi Minh Ville que dans les horaires de transports et les documents officiels….le peuple l’appelle Saigon. Encore plus de circulation et de klaxons…qu’à Hanoi !ce n’est pas peu dire ! Les rues sont bordées de commerces de tous genres, hôtels, restaurants, cafés, bars, karaokés, clubs …. Le marché Ben Thanh…ou les Halles centrales du temps de la colonisation.On y trouve vraiment de tout….on peut y boire et manger jusqu’aux délicatement parfumés durians… Le marché de la rue Huynh ThucKhang, à 100m du précédent :vous y trouverez, à même la rue, tout ce qui se mange….plus video et hifi. Un peu plus loin, le temple hindou Mariammam avec son lion, ses deux gardiens sens´s effrayer les mauvais esprits et ses lingams. L’avenueNguyen Hue, véritables Champs Elysées, avec Le Loi, axes principaux, l’hôtel Rex célèbre pour avoir été le repaire des officiers américains en manque d’affection, l’hôtel de ville , plus colonial que ça….impossible, cependant un emblème de Saigon et une colossale statue de Ho Chi Minh, dans son rôle de jeune père, tenant un enfant dans ses bras. Le musée de HCMV, imposante bâtisse de style néo-classique dans un jardin orné entr’autres, d’un hélicoptère américain, d’un tank soviétique et d’un joli canon antiaérien. Le jardin nous ayant suffi, nous escamoterons la visite intérieure. LePalais de la Réunification, ex palais présidentiel du Sud Vietnam, resté absolument tel quel…intérêt historique indéniable….le plus extraordinaire :le bunker installé au sous sol ! La cathédrale …incongrue avec ses statues de saints européens ! La poste centrale , a ne pas rater !Quel style…très rétro, sous une charpente conçue par Eiffel et sous le regard bienveillant de l’oncle Ho ! La pagode de l’empereur de jade….très colorée, une multitude de statues en bois, de style naïf…odeur d’encens omniprésente…un va et vient permanent de fidèles…dans une salle latérale exigüe, des statuettes de femmes et d’enfants représentant les défauts et les qualités de l´être humain…si mes souvenirs sont bons, une douzaine de statuettes seulement !!! Comme toujours visites sous une chaleur humide accablante….heureusement émaillées de chasses à la canette ! Ne ratez pas un des meilleurs buffets dinatoires que nous ayons rencontré….celui du Sofitel Plaza (quartier de la cathédrale) …génial et succulent, même les locaux viennent y déguster, c’est tout dire ! Un régal à prix doux pour une telle qualité !
13 NOVEMBRE 2006 : 3 heures de route pour couvrir les 136km séparant Saigon de Vinh Long où nous embarquons pour une longue et belle balade en bâteau sur le Mékong.Jusqu’au marché les rives du fleuve ne sont que maisons en bois sur hauts pilotis…on dirait parfois des échasses. Direction Cai Be et son marché flottant.Chaque embarcation du marché arbore comme enseigne, une longue perche avec le légume ou le fruit proposé.Un légume ou un fruit par barque. Ensuite l’île, ou plutôt les îlots, de An Bruh que l’on atteint à travers un lacis d’arroyos aux eaux boueuses…étroits couloirs d’eaux brunâtres à travers une végétation exubérante et riche de vergers. Visites d’une pépinière d’arbres fruitiers :durians, mandarines, pamplemousses, caramboles et autres loganes ;d’un jardin de bonsais, et…d’une collection de cartes de visite et de divers objets hétéroclites…sans grand intérêt ;d’une vieille demeure en bois, bien conservée…ou restaurée.
En résumé très belle balade sur le delta, les arroyos…et le marché flottant.La vie des habitants est totalement conditionnée par le Mékong.Le reste….bof !
En route pour Can Tho, à 32km, accessible par bacs…et une longue file d’attente tant le charroi est intense.Une fois sur le bac, magnifique coucher de soleil.
14 NOVEMBRE 2006 : nouvelle balade sur le Mékong pour visiter cette fois le « célèbre » marché flottant de Cai Rang. C’est pour cela que la plupart des touristes font halte à Can Tho…..la raison aussi de notre départ matinal pour éviter le gros des troupes.
A Can Tho, éviter :My Khanh Touring Village, bien que vanté par le Routard....:mal entretenu et très bruyant !....
15 NOVEMBRE 2006 : en route pour Chau (le bien nommé) Doc, près de la frontière cambodgienne, ville joliment située, sur leconfluent du Mekong et du Bassac, bras du Mekong venu de Phnom Penh. En bâteau, visite du village flottant de Phu Chau, maisons batties sur des bidons …dans leur « cave » des nattes immenses où ils élèvent des milliers de poissons chats…leur voracité peut même inspirer la nausée ! Puis Chau Giang, village sur pilotis de musulmans Cham qui tissent la soie ;mosquée. La journée s’achève au Mont Sam (rien à voir avec l’oncle du même nom !) :il fait bien trop chaud et humide pour l’escalader !Par contre au pied du mont, ne pas manquer * le temple de la Reine du Pays, lieu d’un important pèlerinage…vous pouvez lui faire offrande de porc laqué, elle en est très friande :vous pourrez d’ailleurs l’acheter sur place, vous n’aurez que l’embarras du choix ! * la pagode de Tay An mélange hindou-bouddhiste avec 2 éléphants, de nombreux serpents et une foule de statues.
16 NOVEMBRE 2006 :une journée à Ha Tien, aller et retour depuis Chau Doc une très agréable excursion que je ne saurais trop vous conseiller….d’autant que nous avons eu la chance de la faire à bord d’une jeep (décapotée), souvenir de l’armée américaine, complètement restaurée et bichonnée par un jeune passionné local.Aujourd’hui, ce fier véhicule doit valoir une fortune…tant son état doit ressembler à ce qu’il était à sa sortie d’usine !Bref, un bijou ! Si la promenade vous tente, adressez vous, la veille de préférence, à la réception du plus bel hôtel de la ville, au 32, Le Loi.
« Au bout d’une longue route (95km) étroite et belle, on arrive à Ha Thien comme dans un terminus, au bout du monde.Port de pêche de 100000 habitants, la ville est située à l’extrêmité ouest du delta du Mekong, dans un recoin du golf du Siam.La frontière cambodgienne n’est qu’à 8 km.Aux alentours, on peut découvrir les beaux paysages du delta :rizières miroitantes de lumière sous le soleil, rochers calcaires plongés dans la mer turquoise, plages de sable fin, grottes cachant de petits temples…….Ha Thien a trois spécialités :le poisson (nous en avons dégusté), le poivre noir (nous en avons acheté) et les objets fabriqués avec les écailles des tortues marines (on aime moins…) » (Routard 2006 p.240)
commencer la visite par la pagode Tinh Xa Ngoc Tien d’où la vue est splendide.(et les escaliers, raides…sans oublier la chaleur) Traverser le fleuve par le beau pont flottant. Les tombeaux de la famille Mac, famille de pirates à l’origine…grâce à laquelle la ville doit de ne pas être cambodgienne mais bien vietnamienne. La plage de Mui Nai….plage de rêve, soleil, mer d’huile, sable fin…déserte, lors de notre passage…. Le restaurant Xuan Thanh, près du marché, en bord de fleuve, carte alléchante, savoureuse fondue de poisson aux herbes. Le marché pour les amateurs de poivre et de chapeaux !
17 NOVEMBRE 2006 :adieu vietnam, bonjour cambodge ! en bâteau de Chau Doc (départ 7h) à Phnom Penh (arrivée 13h) avec arrêts aux postes frontières…obtention aisée du visa cambodgien. (à suivre…)
Croisière sur le B of the Seas English translation pending
Je pars le 28 avril sur le B of the seas.
Départ et arrivée Barcelone.
Je passe par Livorno, j'ai choisi d'aller passer 1 journée à Florence que dois-je voir ?
Je serai aussi 1/2 journée à Split en Croatie que dois-je voir ?
1 journée à Naples, je veux aller au musée d'archéologie. Que dois-je voir l'autre demi-journée ?
Je serai deux jours à Venise et aussi 1 journée à Dubrovnik.
Si vous avez des suggestions, je serais heureuse de les connaitre.
Merci à l'avance.
Si vous avez des propositions de resto, je serais aussi heureuse de les connaître. Bonne soirée ou journée à tous
Si vous avez des propositions de resto, je serais aussi heureuse de les connaître. Bonne soirée ou journée à tous
Italie/Grèce/Espagne à la mi-avril? English translation pending
bonjour,
je voudrais savoir s'il est trop de bonne heure pour visiter l'Italie, la Grèce et l'Espagne à partir du 15 avril?Est-ce que les principaux attraits touristiques et les auberges de jeunesse sont ouverts?De plus, quelle est la température en général à la mi-avril dans ces régions?Pluvieux ou plutôt ensoleillé (que ca soit chaud ou frais, ca ne me dérange pas)
Je vous remercie beaucoup
Si vous avez des questions sur ces villes, n'hésitez pas à me contacter, ca me fera un grand plaisir de vous aider (transports/auberges/sites/vie nocturne!): Irlande (Galway/Dublin) - Écosse (Glasgow/Edinburgh) - Belgique (Brussel/Brugge) - Amsterdam - Prague - Munich - Autriche (Salzburg/Wien) - Bratislava - Autriche (Budapest/Pècs)
Je vous remercie beaucoup
Si vous avez des questions sur ces villes, n'hésitez pas à me contacter, ca me fera un grand plaisir de vous aider (transports/auberges/sites/vie nocturne!): Irlande (Galway/Dublin) - Écosse (Glasgow/Edinburgh) - Belgique (Brussel/Brugge) - Amsterdam - Prague - Munich - Autriche (Salzburg/Wien) - Bratislava - Autriche (Budapest/Pècs)
Tour d'Italie en camping-car: intérêt du nord de la côte adriatique? English translation pending
Bonjour à tous,
Nous prévoyons un tour de l'Italie de 3 semaines en camping car en aout prochain. Nous aurions souhaité faire la côte adriatique à l'aller et la côte méditerranéenne au retour. Mais en me baladant dans les différentes discussions, j'ai l'impression que tout le nord de la côte adriatique n'a pas l'air folichonne ??
En gros, notre itinéraire actuel se compose (grosso modo) de :
- Milan
- Vérone
- Venise
- ??? (gros trou on a besoin de vous !!!)
- Les Pouilles (Vieste, Peschici, Ostuni, Lecce, Matera...), où on a un ami qui fera office de guide
- La Calabre
- Sicile
- Naples
- Rome / Vatican
- Florence / Pise
- Cinque terre
- Gênes
Ca fait un bon bout de chemin, et justement on a pas envie d'avoir un (trop) gros bout de trajet d'une traite entre Venise et les Pouilles...
Des idées ?
Merci pour votre aide !!
Croisière en fête sur le Costa Marina English translation pending
Bonjour à tous,
Nous avons confirmé notre participation pour la croisière en fête sur le "COSTA MARINA" du 20 Mars départ de Marseille: le prix attractif (480 E) et les escales nous ont incités à repartir!.. 5ème croisières en 14 mois! vive la retraite!!!
MERCI à tout les membres VF de me donner des renseignements concernant ces escales : LIVOURNE-NAPLES-LE PIREE (ATHENES)-IZMIR-CORFOU et LA VALETTE-en évitant si posible les excursions proposées par Costa (trop chères!)
Bons plans, sites incontournables à ne pas manquer etc....
Bon dimanche à tous
Bon dimanche à tous
Récit d'une croisière sur le Costa Allegra en Méditerranée English translation pending
CROISIERE SUR LE COSTA ALLEGRA EN MEDITERRANEE
(du 18 au 25 Avril 2004)
Avec escales à :Civitavecchia (excursion à Rome et au Vatican)Catane (excursion sur les pentes de l’Etna)La Valette (visite de la ville)Katacolon (excursion sur le site d’Olympie)Naples (excursion sur le site de Pompeï)Livourne (excursion à Pise)Samedi 17 Avril
Pont Sainte Maxence - 15 heures
Les bagages sont enfin bouclés… il est temps car dans trois heures environ le train doit nous prendre en gare de Pont pour Paris, gare du Nord. Il faut dire que je ne me suis guère pressé car il me fallait attendre l’arrivée de Dominique hier soir afin de rassembler toutes nos affaires et de n’avoir qu’une seule valise à confectionner pour nous deux…
A cette saison de l’année il n’est pas toujours pratique de prévoir à l’avance le temps que nous aurons surtout lorsque, quittant la Métropole, nous nous embarquons vers les côtes méditerranéennes où le temps se devrait d’être plus clément. Partant en croisière, il ne faut pas omettre les tenues de gala pour les diverses soirées du bateau : diner du Commandant, diner des adieux… mais nous n’en sommes pas encore là…
Gare de Pont - 17 heures 47
Le train n’a pas de retard et nous non plus… c’est préférable d’ailleurs. Nous voici très rapidement à Paris… taxi pour le changement de gare : Nord – Austerlitz et attente tranquille pour l’heure de notre prochain départ.
Gare d’Austerlitz - 21 heures 17
Tout doucement notre Corail s’ébranle et nous regardons s’éloigner la capitale. La soirée est belle et le ciel bien dégagé, ce qui ne nous empêche pas de nous glisser rapidement dans nos couchettes respectives et « bonjour la nuit ».
Dimanche 18 Avril
Gare de Nice - 8 heures 15
Notre train n’enregistre aucun retard… Je suis levé depuis une petite heure déjà et, après un brin de toilette et m’être rasé, ai pu admirer le spectacle du lever de soleil et toute la beauté de la côte que nous venons de longer.
11 heures
Nous sommes accueillis maintenant par le personnel des "Croisières Pleine Vie". L’organisation est parfaite, les bagages bien étiquetés nous précèdent par camion vers le lieu d’embarquement. A bord d’autocars grand confort nous partons à notre tour, direction Savonne, port Italien.
Première soirée à bord de l'Allegra :

19 heures
C’est l’heure du premier service au restaurant Montmartre, service auquel nous sommes inscrits. Nous avons une table réservée à côté d’un hublot (elle sera la même pour chaque dîner), table que nous allons partager avec un jeune Papy, une jeune Mamy de la région bordelaise et leur petite fille de 13 ans qui nous vient de Maisons-Laffitte… le choix des tables a été bien fait… Le personnel est italien, stylé, gracieux, serviable (il déplie même vos serviettes de table pour les étaler sur vos genoux… un maître d’hôtel qui prend les commandes, un garçon qui nous sert avec élégance… le grand luxe… et le repas copieux et surprenant ; au sein d’une grande carte qui changera tous les jours nous pouvons choisir : une entrée, un potage, une pâte, un plat de résistance, un légume, un assortiment de fromages et un dessert… En réalité il y a trois cartes en une seule : une normale avec un grand choix de plats, une deuxième avec les suggestions du chef et enfin une carte végétarienne que Dominique prendra à plusieurs reprises. Le tout, bien entendu, arrosé à volonté de vin blanc ou rouge ou les deux si cela nous chante mais… pour ne pas trop chanter justement… nous ne ferons guère de mélanges…
Tandis que nous dinons, le bateau prend la mer et nous regardons s’éloigner les côtes avec un grand plaisir tout à fait partagé… et une petite surexcitation qui monte en nous.
21 heures
Nous nous retrouvons au théâtre des Folies Bergères pour quelques consignes d’ordre général sur le déroulement de notre croisière suivies d’une représentation offerte par la troupe d’Opéra Prima Production (excellent groupe de danseurs).

Lundi 19 Avril
Rome
La visite de Rome est très intéressante même si ce n’est pas en une matinée (à peine d’ailleurs!) que l’on peut prétendre avoir visité Rome mais cela est suffisant cependant pour en avoir un aperçu substantiel pour nous donner le goût d’y revenir un jour… Paula, notre guide, excelle dans son rôle et nous contente de ses explications sur le Colisée, le forum romain et la Fontaine de Trévi.
Le Vatican
Après un très bon déjeuner dans un grand hôtel moderne, nous voici à la cité du Vatican… sur laquelle… il tombe un véritable déluge de pluie !!! C’est donc au pas de course qu’avec Dominique nous la traverserons afin de trouver au plus vite un abri sous les arcades dans l’attente du reste de notre bande afin de pouvoir passer tous ensemble les services de contrôle et de sécurité permettant l’accès à la Basilique Saint-Pierre…
Soirée à bord
Tandis que le Costa Allegra, après avoir appareillé et repris la mer, met le cap sur la Sicile, nous assistons, après le diner, au théâtre des Folies Bergères à un merveilleux spectacle de « ventriloque » et nous poursuivrons au bar du Flamenco en attendant l’ouverture à minuit des cuisines où nous attendra un splendide buffet que nous aurons le plaisir de ne pas déguster que des yeux…

Mardi 20 Avril
Ce matin, après notre coucher fort tardif, disons plutôt fort matinal ce matin, nous nous sommes octroyés une courte grasse matinée. Petit déjeuner rapide et nous voilà déjà sur le pont… le Costa Allegra longe actuellement le Stromboli, volcan toujours en activité. Aux environs de 10 heures, nous passons le détroit de Messine, apercevant à tribord la ville de Messine et à bâbord Villa San Gionanni et Reggio Calabria. Quittant le détroit, nous mettons le cap au sud / sud-ouest, en direction de Catane.
14 heures
Un peu plus tard, alors que nous finissons de déjeuner au self service, le Costa Allegra, tracté par un petit remorqueur, entre dans le port de Catane.

Il est aussi pour nous l’heure de répondre à notre convocation au salon du Murano pour le départ en excursion. Cette fois-ci nous prendrons le car n° 7 et aurons pour accompagnateur Jean-Marc, pour guide Philippe que l’on rejoint sur le quai et qui, tandis que l’on se dirige en bus vers l’Etna nous parle un peu de cette île. Cette île est montagneuse dans l’ensemble et son point culminant, le volcan Etna, encore en activité, atteint 3.340 mètres.
Deuxième ville de Sicile après Palerme, Catane est un port situé sur la côte est, au bas des pentes de l’Etna ; c’est l’une des plus anciennes cités d’Europe. Son histoire est entièrement liée au volcan et aux tremblements de terre qui, par deux fois, l’ont détruite, en 1669 par une coulée de lave puis en 1693 par un tremblement de terre.
21 heures 30
Ce soir, c’est Yves Duteil qui nous régale d’un concert au théâtre des Folies Bergères.
Un peu plus tard, après une dernière petite promenade sur le pont et tandis que le bateau quitte l’Italie en passant le phare de Cap Passero, naviguant vers le Sud-Est en direction de l’île de Malte, nous regagnons notre cabine où le confort de nos couchettes sera le bienvenu.

Mercredi 21 Avril
Port de la Valette - 7 heures
Le port de La Valette est considéré comme l’un des plus beaux ports naturels d’Europe. La vision qui s’offre à nous en entrant dans le port en bateau est très impressionnante et d’une rare beauté. La vue sur la ville, à flanc de colline, et le port, est grandiose. Courte promenade en autobus pour gagner, en longeant les remparts, l’entrée principale de la ville dont nous visiterons principalement la cathédrale mais aussi le musée national d’Archéologie qui renferme d’importantes collections de pièces préhistoriques, phéniciennes, puniques et romaines, des objets d’art arabe, des poteries et plusieurs autres collections d’objet d’art. Nous terminerons par un temps libre de visite de la Valette.

12 heures 30
Alors que nous nous mettons tout juste à table pour le déjeuner, le Costa Allegra appareille pour une grande traversée jusqu’au port de Katacolon en Grèce que nous n'atteindrons que demain matin.Nous en profitons pour passer un après-midi calme et de repos, les uns au cours de danse (mais je n’en fait pas partie), les autres sur le pont en lecture où dans les jacuzzis sur le pont. Il fait un temps splendide quoiqu’un peu froid.
Jeudi 22 Avril
Port de Katacolon - 7 heures
Après une excellente nuit, nous approchons des côtes grecques ! Notre rendez-vous pour le départ en excursion sur Olympie a été fixé à 8 heures au théâtre des Folies Bergères… nous y sommes à l’heure après nous être repus d’un bon et copieux petit-déjeuner.
Le site d’Olympie est situé à environ 36 km de Katacolon, c’est l’un des plus grands sanctuaires panhelléniques du monde antique. C’est en effet dans ce site paisible, au cœur d’une vallée qui s’étend entre la colline boisée du Mont Kronion, le fleuve Alphée et son affluent le Kladéos, que furent vénérées, plus que partout ailleurs, la force et la résistance humaines.

Après cette excellente et très instructive matinée sur le site d’Olympie nous revoici au port de Katacolon où les grecs nous ont réservé une petite surprise, nous accueillant pour un ouzo et quelques pas de danse folklorique en notre compagnie… puis c’est le retour à bord et un nouvel appareillage à 13 heures, alors que nous déjeunons tranquillement, pour un retour sur l’Italie.
Le soir, après le traditionnel cocktail au Flamenco puis le diner au Montmartre ce sera une bonne et sympathique soirée "chansonniers" qui nous retiendra aux Folies Bergères avant de regagner notre cabine où, comme chaque soir, sur nos oreillers nous attend un petit carré de chocolat agrémenté de quelques lignes poétiques en guise de « Bonne Nuit ».
Vendredi 23 Avril
Nous voici d’ailleurs déjà en manœuvre pour l’accostage après une entrée fort bien réussie dans le Port de Naples à 14 heures.

Le Vésuve
Ce Volcan actif d'Italie se trouve à une douzaine de kilomètres au sud-est de la ville de Naples (Campanie). Cette montagne est constituée en fait de deux volcans bien distincts: le mont Somma (l'édifice le plus ancien), d'une altitude de 1.132 m, et, à l'intérieur duquel, le Vésuve, proprement dit, d'une altitude de 1.281 m. Ce dernier a une forme de cône parfait avec au sommet un cratère pratiquement circulaire d'environ 600 m de diamètre et profond de 200 m.
Musée des Camées
En une petite demi-heure de route nous avons gagné l’entrée du site de Pompeï… il y a beaucoup de monde, aussi nous commencerons par une visite de l’atelier musée des camées de Torre del Greco.

Le site de Pompéï
Pénétrant sur le site par la Porta Marina, la Via du même nom nous a conduit jusqu’au Forum, centre de la ville, où se dressaient temples et bâtiments publics : le Temple de Jupiter, le Temple d’Apollon… Nous avons ensuite admiré ce qui reste des Thermes de Stablies dont le luxe et le confort sont surprenants…

Ce soir, avant le diner, nous sommes invités au salon du Flamenco à un cocktail au champagne offert par les Croisières Pleine Vie. Puis le repas, précédant une soirée costumée, sera quelque peu animé… on y dansera et y fera la farandole dans une grande agitation.
Puis rendez-vous au théâtre des Folies Bergères pour une nouvelle représentation de l’Opera Prima Production qui sera suivie un peu plus tard par le défilé des passagers qui ont bien voulu se déguiser et s’inscrire… Nous attendrons ensuite l’heure fatidique de minuit pour descendre au restaurant Montmartre où le Chef et ses acolytes ont préparé un somptueux buffet.
Et depuis 20 heures, nous naviguons déjà vers le port de Livourne...
Samedi 24 Avril
La navigation de la nuit fut certainement excellente car nous voici à Livourne avec quelque avance sur le programme prévu, ce qui va nous permettre d’assister de près aux manœuvres d’accostage.
Dès notre arrivée à Pise, je suis extrêmement surpris du décor et de l’ensemble architectural qui s’offrent à mes yeux : son baptistère, sa cathédrale, son Camposanto (cimetière) et sa célèbre tour. J’avais bien entendu parler de Pise et de sa tour mais jamais, ô grand jamais ! je n’avais imaginé une telle beauté d’ensembles.

Ce soir, dès notre retour à bord, nous sommes quelque peu bousculés car c’est l’heure des rangements, des bagages et de la nostalgie qui s’installe en nous… Cette croisière ce fut tellement dans notre futur, ce fut tellement dans notre instant présent et demain ce ne sera plus qu’un souvenir, un souvenir merveilleux certes mais un souvenir qui entre désormais peu à peu dans notre passé…
Dernier diner, une nouvelle fois de gala… demain ce sera à nouveau la « tambouille » de tous les jours… alors profitons-en pleinement une dernière fois et donnons à nos palais tout le charme qu’il se doit : Magret de canard fumé avec confiture de poires et petite salade de saison Consommé avec julienne de crêpes aux tomates Pâtes farcies de viande et parmesan Escalopes de veau servies avec pommes Duchesses et poires caramélisées Petite salade composée et de saison Plateau de fromages italiens et internationaux servis avec des crackers, des noix et des fruits secs Pâtisserie spéciale du chef Nous nous rendrons, après le repas, pour une dernière soirée au théâtre des Folies Bergères où Marie Giraud offre un récital.
Dimanche 25 Avril
Après ces 1949 milles marins parcourus (plus de 3.600 kilomètres en bateau !), nous revoici de bonne heure sur le pont pour cette rentrée en rade de Toulon.

POUR LE RECIT COMPLET DE CE VOYAGE ET ENCORE PLUS DE PHOTOS cliquez ICI 😉
Pont Sainte Maxence - 15 heures
Les bagages sont enfin bouclés… il est temps car dans trois heures environ le train doit nous prendre en gare de Pont pour Paris, gare du Nord. Il faut dire que je ne me suis guère pressé car il me fallait attendre l’arrivée de Dominique hier soir afin de rassembler toutes nos affaires et de n’avoir qu’une seule valise à confectionner pour nous deux…
A cette saison de l’année il n’est pas toujours pratique de prévoir à l’avance le temps que nous aurons surtout lorsque, quittant la Métropole, nous nous embarquons vers les côtes méditerranéennes où le temps se devrait d’être plus clément. Partant en croisière, il ne faut pas omettre les tenues de gala pour les diverses soirées du bateau : diner du Commandant, diner des adieux… mais nous n’en sommes pas encore là…
Gare de Pont - 17 heures 47
Le train n’a pas de retard et nous non plus… c’est préférable d’ailleurs. Nous voici très rapidement à Paris… taxi pour le changement de gare : Nord – Austerlitz et attente tranquille pour l’heure de notre prochain départ.
Gare d’Austerlitz - 21 heures 17
Tout doucement notre Corail s’ébranle et nous regardons s’éloigner la capitale. La soirée est belle et le ciel bien dégagé, ce qui ne nous empêche pas de nous glisser rapidement dans nos couchettes respectives et « bonjour la nuit ».
Dimanche 18 Avril
Gare de Nice - 8 heures 15
Notre train n’enregistre aucun retard… Je suis levé depuis une petite heure déjà et, après un brin de toilette et m’être rasé, ai pu admirer le spectacle du lever de soleil et toute la beauté de la côte que nous venons de longer.
11 heures
Nous sommes accueillis maintenant par le personnel des "Croisières Pleine Vie". L’organisation est parfaite, les bagages bien étiquetés nous précèdent par camion vers le lieu d’embarquement. A bord d’autocars grand confort nous partons à notre tour, direction Savonne, port Italien.
Première soirée à bord de l'Allegra :

19 heures
C’est l’heure du premier service au restaurant Montmartre, service auquel nous sommes inscrits. Nous avons une table réservée à côté d’un hublot (elle sera la même pour chaque dîner), table que nous allons partager avec un jeune Papy, une jeune Mamy de la région bordelaise et leur petite fille de 13 ans qui nous vient de Maisons-Laffitte… le choix des tables a été bien fait… Le personnel est italien, stylé, gracieux, serviable (il déplie même vos serviettes de table pour les étaler sur vos genoux… un maître d’hôtel qui prend les commandes, un garçon qui nous sert avec élégance… le grand luxe… et le repas copieux et surprenant ; au sein d’une grande carte qui changera tous les jours nous pouvons choisir : une entrée, un potage, une pâte, un plat de résistance, un légume, un assortiment de fromages et un dessert… En réalité il y a trois cartes en une seule : une normale avec un grand choix de plats, une deuxième avec les suggestions du chef et enfin une carte végétarienne que Dominique prendra à plusieurs reprises. Le tout, bien entendu, arrosé à volonté de vin blanc ou rouge ou les deux si cela nous chante mais… pour ne pas trop chanter justement… nous ne ferons guère de mélanges…
Tandis que nous dinons, le bateau prend la mer et nous regardons s’éloigner les côtes avec un grand plaisir tout à fait partagé… et une petite surexcitation qui monte en nous.
21 heures
Nous nous retrouvons au théâtre des Folies Bergères pour quelques consignes d’ordre général sur le déroulement de notre croisière suivies d’une représentation offerte par la troupe d’Opéra Prima Production (excellent groupe de danseurs).

Lundi 19 Avril
Rome
La visite de Rome est très intéressante même si ce n’est pas en une matinée (à peine d’ailleurs!) que l’on peut prétendre avoir visité Rome mais cela est suffisant cependant pour en avoir un aperçu substantiel pour nous donner le goût d’y revenir un jour… Paula, notre guide, excelle dans son rôle et nous contente de ses explications sur le Colisée, le forum romain et la Fontaine de Trévi.
Le Vatican
Après un très bon déjeuner dans un grand hôtel moderne, nous voici à la cité du Vatican… sur laquelle… il tombe un véritable déluge de pluie !!! C’est donc au pas de course qu’avec Dominique nous la traverserons afin de trouver au plus vite un abri sous les arcades dans l’attente du reste de notre bande afin de pouvoir passer tous ensemble les services de contrôle et de sécurité permettant l’accès à la Basilique Saint-Pierre…
Soirée à bord
Tandis que le Costa Allegra, après avoir appareillé et repris la mer, met le cap sur la Sicile, nous assistons, après le diner, au théâtre des Folies Bergères à un merveilleux spectacle de « ventriloque » et nous poursuivrons au bar du Flamenco en attendant l’ouverture à minuit des cuisines où nous attendra un splendide buffet que nous aurons le plaisir de ne pas déguster que des yeux…

Mardi 20 Avril
Ce matin, après notre coucher fort tardif, disons plutôt fort matinal ce matin, nous nous sommes octroyés une courte grasse matinée. Petit déjeuner rapide et nous voilà déjà sur le pont… le Costa Allegra longe actuellement le Stromboli, volcan toujours en activité. Aux environs de 10 heures, nous passons le détroit de Messine, apercevant à tribord la ville de Messine et à bâbord Villa San Gionanni et Reggio Calabria. Quittant le détroit, nous mettons le cap au sud / sud-ouest, en direction de Catane.
14 heures
Un peu plus tard, alors que nous finissons de déjeuner au self service, le Costa Allegra, tracté par un petit remorqueur, entre dans le port de Catane.

Il est aussi pour nous l’heure de répondre à notre convocation au salon du Murano pour le départ en excursion. Cette fois-ci nous prendrons le car n° 7 et aurons pour accompagnateur Jean-Marc, pour guide Philippe que l’on rejoint sur le quai et qui, tandis que l’on se dirige en bus vers l’Etna nous parle un peu de cette île. Cette île est montagneuse dans l’ensemble et son point culminant, le volcan Etna, encore en activité, atteint 3.340 mètres.
Deuxième ville de Sicile après Palerme, Catane est un port situé sur la côte est, au bas des pentes de l’Etna ; c’est l’une des plus anciennes cités d’Europe. Son histoire est entièrement liée au volcan et aux tremblements de terre qui, par deux fois, l’ont détruite, en 1669 par une coulée de lave puis en 1693 par un tremblement de terre.
21 heures 30
Ce soir, c’est Yves Duteil qui nous régale d’un concert au théâtre des Folies Bergères.
Un peu plus tard, après une dernière petite promenade sur le pont et tandis que le bateau quitte l’Italie en passant le phare de Cap Passero, naviguant vers le Sud-Est en direction de l’île de Malte, nous regagnons notre cabine où le confort de nos couchettes sera le bienvenu.

Mercredi 21 Avril
Port de la Valette - 7 heures
Le port de La Valette est considéré comme l’un des plus beaux ports naturels d’Europe. La vision qui s’offre à nous en entrant dans le port en bateau est très impressionnante et d’une rare beauté. La vue sur la ville, à flanc de colline, et le port, est grandiose. Courte promenade en autobus pour gagner, en longeant les remparts, l’entrée principale de la ville dont nous visiterons principalement la cathédrale mais aussi le musée national d’Archéologie qui renferme d’importantes collections de pièces préhistoriques, phéniciennes, puniques et romaines, des objets d’art arabe, des poteries et plusieurs autres collections d’objet d’art. Nous terminerons par un temps libre de visite de la Valette.

12 heures 30
Alors que nous nous mettons tout juste à table pour le déjeuner, le Costa Allegra appareille pour une grande traversée jusqu’au port de Katacolon en Grèce que nous n'atteindrons que demain matin.Nous en profitons pour passer un après-midi calme et de repos, les uns au cours de danse (mais je n’en fait pas partie), les autres sur le pont en lecture où dans les jacuzzis sur le pont. Il fait un temps splendide quoiqu’un peu froid.
Jeudi 22 Avril
Port de Katacolon - 7 heures
Après une excellente nuit, nous approchons des côtes grecques ! Notre rendez-vous pour le départ en excursion sur Olympie a été fixé à 8 heures au théâtre des Folies Bergères… nous y sommes à l’heure après nous être repus d’un bon et copieux petit-déjeuner.
Le site d’Olympie est situé à environ 36 km de Katacolon, c’est l’un des plus grands sanctuaires panhelléniques du monde antique. C’est en effet dans ce site paisible, au cœur d’une vallée qui s’étend entre la colline boisée du Mont Kronion, le fleuve Alphée et son affluent le Kladéos, que furent vénérées, plus que partout ailleurs, la force et la résistance humaines.

Après cette excellente et très instructive matinée sur le site d’Olympie nous revoici au port de Katacolon où les grecs nous ont réservé une petite surprise, nous accueillant pour un ouzo et quelques pas de danse folklorique en notre compagnie… puis c’est le retour à bord et un nouvel appareillage à 13 heures, alors que nous déjeunons tranquillement, pour un retour sur l’Italie.
Le soir, après le traditionnel cocktail au Flamenco puis le diner au Montmartre ce sera une bonne et sympathique soirée "chansonniers" qui nous retiendra aux Folies Bergères avant de regagner notre cabine où, comme chaque soir, sur nos oreillers nous attend un petit carré de chocolat agrémenté de quelques lignes poétiques en guise de « Bonne Nuit ».
Vendredi 23 Avril
Nous voici d’ailleurs déjà en manœuvre pour l’accostage après une entrée fort bien réussie dans le Port de Naples à 14 heures.

Le Vésuve
Ce Volcan actif d'Italie se trouve à une douzaine de kilomètres au sud-est de la ville de Naples (Campanie). Cette montagne est constituée en fait de deux volcans bien distincts: le mont Somma (l'édifice le plus ancien), d'une altitude de 1.132 m, et, à l'intérieur duquel, le Vésuve, proprement dit, d'une altitude de 1.281 m. Ce dernier a une forme de cône parfait avec au sommet un cratère pratiquement circulaire d'environ 600 m de diamètre et profond de 200 m.
Musée des Camées
En une petite demi-heure de route nous avons gagné l’entrée du site de Pompeï… il y a beaucoup de monde, aussi nous commencerons par une visite de l’atelier musée des camées de Torre del Greco.

Le site de Pompéï
Pénétrant sur le site par la Porta Marina, la Via du même nom nous a conduit jusqu’au Forum, centre de la ville, où se dressaient temples et bâtiments publics : le Temple de Jupiter, le Temple d’Apollon… Nous avons ensuite admiré ce qui reste des Thermes de Stablies dont le luxe et le confort sont surprenants…

Ce soir, avant le diner, nous sommes invités au salon du Flamenco à un cocktail au champagne offert par les Croisières Pleine Vie. Puis le repas, précédant une soirée costumée, sera quelque peu animé… on y dansera et y fera la farandole dans une grande agitation.
Puis rendez-vous au théâtre des Folies Bergères pour une nouvelle représentation de l’Opera Prima Production qui sera suivie un peu plus tard par le défilé des passagers qui ont bien voulu se déguiser et s’inscrire… Nous attendrons ensuite l’heure fatidique de minuit pour descendre au restaurant Montmartre où le Chef et ses acolytes ont préparé un somptueux buffet.
Et depuis 20 heures, nous naviguons déjà vers le port de Livourne...
Samedi 24 Avril
La navigation de la nuit fut certainement excellente car nous voici à Livourne avec quelque avance sur le programme prévu, ce qui va nous permettre d’assister de près aux manœuvres d’accostage.
Dès notre arrivée à Pise, je suis extrêmement surpris du décor et de l’ensemble architectural qui s’offrent à mes yeux : son baptistère, sa cathédrale, son Camposanto (cimetière) et sa célèbre tour. J’avais bien entendu parler de Pise et de sa tour mais jamais, ô grand jamais ! je n’avais imaginé une telle beauté d’ensembles.

Ce soir, dès notre retour à bord, nous sommes quelque peu bousculés car c’est l’heure des rangements, des bagages et de la nostalgie qui s’installe en nous… Cette croisière ce fut tellement dans notre futur, ce fut tellement dans notre instant présent et demain ce ne sera plus qu’un souvenir, un souvenir merveilleux certes mais un souvenir qui entre désormais peu à peu dans notre passé…
Dernier diner, une nouvelle fois de gala… demain ce sera à nouveau la « tambouille » de tous les jours… alors profitons-en pleinement une dernière fois et donnons à nos palais tout le charme qu’il se doit : Magret de canard fumé avec confiture de poires et petite salade de saison Consommé avec julienne de crêpes aux tomates Pâtes farcies de viande et parmesan Escalopes de veau servies avec pommes Duchesses et poires caramélisées Petite salade composée et de saison Plateau de fromages italiens et internationaux servis avec des crackers, des noix et des fruits secs Pâtisserie spéciale du chef Nous nous rendrons, après le repas, pour une dernière soirée au théâtre des Folies Bergères où Marie Giraud offre un récital.
Dimanche 25 Avril
Après ces 1949 milles marins parcourus (plus de 3.600 kilomètres en bateau !), nous revoici de bonne heure sur le pont pour cette rentrée en rade de Toulon.

POUR LE RECIT COMPLET DE CE VOYAGE ET ENCORE PLUS DE PHOTOS cliquez ICI 😉
Voyage en Sicile en août (avec enfants) English translation pending
Bonjour !
Je souhaite partir en Sicile cet été. 3 semaines : est ce que cela vous paraît long ? Certains aurait des idées de circuits ? Sachant que je ne souhaite pas déménager tous les jours mais 3 ou 4 fois max. nous avons 2 enfants de 8 et 5 ans. Je suis également preneuse de toutes les bonnes adresses (logement, resto....)
Merci beaucoup à tous !
Restaurants à Rome English translation pending
bonjour
J'aimerai savoir si vous connaissez des ptis restau simpa pas trop cher à rome? et ce dans le centre de rome entre le colisee et le vatican
mci d'avance
J'aimerai savoir si vous connaissez des ptis restau simpa pas trop cher à rome? et ce dans le centre de rome entre le colisee et le vatican
mci d'avance
Bateau Norwegian Gem et sa croisière actuelle? (début août 2009) English translation pending
bonjour à tous.
j'ai besoin de renseignements sur le norvégian gem, la vie à bord, l'itinéraire. (barcelone, barcelone)
c'est restauration en freestyle je crois ?
y a t'il des français à bord ? une hotesse francophone ?
le personnel à t'il un minimum de considération pour les français ? ou ce sent t'on vraiment isolés et à l'étranger ?
les menus sont t'ils en français ? y a t'il un "today" en français ?
j'ai besoin de renseignements sur le norvégian gem, la vie à bord, l'itinéraire. (barcelone, barcelone)
c'est restauration en freestyle je crois ?
y a t'il des français à bord ? une hotesse francophone ?
le personnel à t'il un minimum de considération pour les français ? ou ce sent t'on vraiment isolés et à l'étranger ?
les menus sont t'ils en français ? y a t'il un "today" en français ?
Retour de croisière Bleu de France en Méditerranée (19-26 avril 2009) English translation pending
Bonjour,
Nous sommes rentrés ce matin de notre croisière sur le Bleu de France. C'était notre première croisière et nous sommes ravis de ce voyage, malgrès quelques réserves.
C'est un très beau bateau et je confirme tout ce que j'ai pu lire sur: le personnel: vraiment adorable et efficace les restaurants: ils sont très bons, voire excellent pour le Flamboyant. Une petite réserve sur leurs pâtisseries, pas du tout à la hauteur du reste la cabine: nous étions au pont 5, la cabine était spacieuse, très silencieuse et à l'écart des passages la formule tout inclus: c'est très pratique et procure une liberté vraiment très agréable Nous avons aussi noté quelques points négatifs qui mériteraient d'être améliorés: Excursion à Pompei: nous nous faisions une joie de visiter ce site grandiose avec nos enfants. Nous avions 5h30 d'escale et nous avions pris l'excursion du bateau malgré son prix de 200 € pour 2 adultes et 2 enfants. Nous étions au mouillage à Sorrente. Nous avons du prendre la chaloupe pour aller à terre, puis un mini bus pour sortir de Sorrente et enfin un grand bus. Au final, j'ai chronométré exactement 50 mn de l'entrée du site de Pompei à la sortie 😠. Le guide était furieux de ces conditions de visite et nous a fait courir dans les allées afin de nous montrer tout de même quelques trucs majeurs. C'était très sympathique de sa part mais nos enfants n'arrivaient pas à suivre le rythme et n'ont pas profité du tout de la visite. Si nous avions été prévenu que le temps de visite serait aussi court, jamais nous n'aurions pris cette excursion, surtout à ce prix. C'est le plus gros reproche, à la limite de l'arnaque. la table 59 du Flamboyant: cette table est située juste à coté des escalators de services qui relient le restaurant aux cuisines. Le bruit des escalators est TRES présent. Nous avons demandé à changer mais le premier service était complet et le second trop tard pour nos enfants. Si vous avez ce numéro sur votre carte d'embarcation, ou la 57 juste derrière, filer directement à la réception demander à changer. les piscines: l'eau n'est pas chauffée, donc elle est vraiment très froide à cette époque et quasi inutilisable. Voici quelques infos sur les excursions: Olbia: circuler, y a rien à voir ! même les boutiques sont fermées à l'heure de l'escale. Peut être les plages l'été ? Tunis: nous avons pris un taxi pour aller à la Medina. Nous en avons eu pour 8 €, mais on peu trouver à 5 €. Au retour, nous avons pris le train TGM pour 1.6 € à 4. Il faut descendre à l'arrêt La Goulotte vieille pour le port. Ce train va aussi à Sidi Bou Said mais nous étions un peu juste en temps pour y aller. Cette escale mériterait d'être allongée de 2h, en supprimant celle inutile à Olbia ? Malte: La Valette est vraiment une ville magnifique. On y accède en 10mn à pied depuis la sortie du port. Il faut prendre la route à droite, puis monter à gauche. On arrive à l'entrée de la ville ou l'on peut trouver l'office de tourisme sur la gauche et récupérer des infos. Nous avons fait le spectacle "L'Expérience de Malte" qui relate toute l'histoire de l'ile sur 45 mn de film. Très bien. Taormine: mouillage en baie. Nous avons pris l'excursion du bateau pour aller visiter l'Etna le matin. On marche sur un ancien cratère inactif du volcan. Les paysages du volcans sont typiques et les enfants peuvent ramasser des pierres de laves. C'est une excursion intéressante. Au retour, on s'arrête dans une fabrique de bijou en pierre de lave, vendu très cher même avec la remise "spéciale" croisiéristes 😉. Ce qui est sympa c'est le buffet de dégustation de spécialités siciliennes, très bon. Au retour au quai d'embarquement, nous ne sommes pas rentré au bateau directement, mais nous avons pris un taxi pour Taormine. Il faut compter entre 15 et 20 € la course. Le village est très joli, et le théâtre grec magnifique. A voir. Sorrente: mouillage en baie. Nous avons malheureusement pris l'excursion du bateau pour Pompei. Grave erreur. Voir point négatif ci-dessus. Je déconseille fortement. L'escale devrait avoir 4 h de plus, ou être plus proche de Pompei. Ajaccio: nous connaissions, alors nous avons fait une sortie simple dans le centre pour aller au marché, à 3 mn du bateau. Le reste de la journée, nous avons profiter du bateau pour nous reposer. Enfin, un dernier conseil. Lors de la traversé Sorrente-Ajaccio, nous croisons devant le Stromboli. N'oubliez pas de vous mettre sur le pont 9 à tribord vers 23h pour admirer les éruptions du volcan de nuit. Grandiose 😮. Un grand merci au membre de l'équipage croisé dans l'ascenseur à cette heure et qui nous l'a signalé, sinon nous le rations. J'espère que vous prendrai autant de plaisir que nous sur cette croisière, et que vous éviterez les quelques désagrément que nous avons eu. Bonne croisière, Fred
Nous sommes rentrés ce matin de notre croisière sur le Bleu de France. C'était notre première croisière et nous sommes ravis de ce voyage, malgrès quelques réserves.
C'est un très beau bateau et je confirme tout ce que j'ai pu lire sur: le personnel: vraiment adorable et efficace les restaurants: ils sont très bons, voire excellent pour le Flamboyant. Une petite réserve sur leurs pâtisseries, pas du tout à la hauteur du reste la cabine: nous étions au pont 5, la cabine était spacieuse, très silencieuse et à l'écart des passages la formule tout inclus: c'est très pratique et procure une liberté vraiment très agréable Nous avons aussi noté quelques points négatifs qui mériteraient d'être améliorés: Excursion à Pompei: nous nous faisions une joie de visiter ce site grandiose avec nos enfants. Nous avions 5h30 d'escale et nous avions pris l'excursion du bateau malgré son prix de 200 € pour 2 adultes et 2 enfants. Nous étions au mouillage à Sorrente. Nous avons du prendre la chaloupe pour aller à terre, puis un mini bus pour sortir de Sorrente et enfin un grand bus. Au final, j'ai chronométré exactement 50 mn de l'entrée du site de Pompei à la sortie 😠. Le guide était furieux de ces conditions de visite et nous a fait courir dans les allées afin de nous montrer tout de même quelques trucs majeurs. C'était très sympathique de sa part mais nos enfants n'arrivaient pas à suivre le rythme et n'ont pas profité du tout de la visite. Si nous avions été prévenu que le temps de visite serait aussi court, jamais nous n'aurions pris cette excursion, surtout à ce prix. C'est le plus gros reproche, à la limite de l'arnaque. la table 59 du Flamboyant: cette table est située juste à coté des escalators de services qui relient le restaurant aux cuisines. Le bruit des escalators est TRES présent. Nous avons demandé à changer mais le premier service était complet et le second trop tard pour nos enfants. Si vous avez ce numéro sur votre carte d'embarcation, ou la 57 juste derrière, filer directement à la réception demander à changer. les piscines: l'eau n'est pas chauffée, donc elle est vraiment très froide à cette époque et quasi inutilisable. Voici quelques infos sur les excursions: Olbia: circuler, y a rien à voir ! même les boutiques sont fermées à l'heure de l'escale. Peut être les plages l'été ? Tunis: nous avons pris un taxi pour aller à la Medina. Nous en avons eu pour 8 €, mais on peu trouver à 5 €. Au retour, nous avons pris le train TGM pour 1.6 € à 4. Il faut descendre à l'arrêt La Goulotte vieille pour le port. Ce train va aussi à Sidi Bou Said mais nous étions un peu juste en temps pour y aller. Cette escale mériterait d'être allongée de 2h, en supprimant celle inutile à Olbia ? Malte: La Valette est vraiment une ville magnifique. On y accède en 10mn à pied depuis la sortie du port. Il faut prendre la route à droite, puis monter à gauche. On arrive à l'entrée de la ville ou l'on peut trouver l'office de tourisme sur la gauche et récupérer des infos. Nous avons fait le spectacle "L'Expérience de Malte" qui relate toute l'histoire de l'ile sur 45 mn de film. Très bien. Taormine: mouillage en baie. Nous avons pris l'excursion du bateau pour aller visiter l'Etna le matin. On marche sur un ancien cratère inactif du volcan. Les paysages du volcans sont typiques et les enfants peuvent ramasser des pierres de laves. C'est une excursion intéressante. Au retour, on s'arrête dans une fabrique de bijou en pierre de lave, vendu très cher même avec la remise "spéciale" croisiéristes 😉. Ce qui est sympa c'est le buffet de dégustation de spécialités siciliennes, très bon. Au retour au quai d'embarquement, nous ne sommes pas rentré au bateau directement, mais nous avons pris un taxi pour Taormine. Il faut compter entre 15 et 20 € la course. Le village est très joli, et le théâtre grec magnifique. A voir. Sorrente: mouillage en baie. Nous avons malheureusement pris l'excursion du bateau pour Pompei. Grave erreur. Voir point négatif ci-dessus. Je déconseille fortement. L'escale devrait avoir 4 h de plus, ou être plus proche de Pompei. Ajaccio: nous connaissions, alors nous avons fait une sortie simple dans le centre pour aller au marché, à 3 mn du bateau. Le reste de la journée, nous avons profiter du bateau pour nous reposer. Enfin, un dernier conseil. Lors de la traversé Sorrente-Ajaccio, nous croisons devant le Stromboli. N'oubliez pas de vous mettre sur le pont 9 à tribord vers 23h pour admirer les éruptions du volcan de nuit. Grandiose 😮. Un grand merci au membre de l'équipage croisé dans l'ascenseur à cette heure et qui nous l'a signalé, sinon nous le rations. J'espère que vous prendrai autant de plaisir que nous sur cette croisière, et que vous éviterez les quelques désagrément que nous avons eu. Bonne croisière, Fred
Vivre à Naples, "mieux" qu'en Belgique? English translation pending
Bonjour à tutti!
En réalité, je suis belge donc, 26 ans et je travaille ici en tant que prof de math dans une bonne école de la région namuroise. Je suis en couple depuis 4 ans avec un napolitain de 26 ans lui aussi qui termine d'ici 2 ans ses études en médecine. Après cela, il doit se spécialiser dans une branche de son choix. Le grand débat est évidemment de savoir si l'on vit en Belgique, à Naples ou ailleurs..
Lui est bien sur très attaché à Naples (la plus belle ville du monde selon lui) et, bien qu'il aime la Belgique, ma famille et mes amis, ne semble pas enclin à venir vivre et travailler ici. Il ne cesse de tenter de me convaincre de quitter ma vie ici pour partir vivre à Naples avec lui.
Je suis en effet assez réticente à l'idée d'aller vivre la bas, car je suis assez lucide et clairvoyante. La raison première est bien entendu le fait que je ne veille pas trop quitter ma famille et mes amis auxquels je suis très attachée, et la seconde raison est la situation économique du sud de l'Italie.
Je me rends à Naples environ 4 fois par an depuis plus de 6 ans et mes impressions sur cette villes sont assez noires. En effet, je trouve que : - la ville est très sale (reste d'énormes tas de poubelles en périphéries et beaucoup de déchets au sol, même dans les beaux quartiers),
- qu'il y reigne l'insécurité (de drôles de gens qui nous tournent autour lorsqu'on s'éloigne des grands axes du centre pour visiter les petites ruelles par exemple),
- il y a un non respect de beaucoup de choses de la part des citoyens napolitains (non respect du code de la route (sans parler de toutes les simulations d'accidents pour essayer de grappiller un peu d'argent aux assurances pour tous ceux qui ont peu de moyens), de la propreté (énormément de déchets jetés par les fenêtre ou sur la voie publique dans la rue), pas de politesse (du style bonjour au revoir dans les commerces ou de personnes qui cèdent le passage lors des gros embouteillages), …),
- les enfants ne semblent pas très bien éduqués de ce que je peux voir dans la rue ou dans les commerces (des mamans débordées cédant à toute une série de crises de larmes ou de scènes en plein magasins, de petits enfants qui jouent dans la que jusque pas d'heure),
- les écoles semblent délabrées et les étudiants qui en sortes ont à peine un classeur avec eux,
- il y a ce problème de mafia (beaucoup de vols de voiture sous rançon : 3x dans la famille de mon copain, par exemple qqu emboutit légèrement la voiture et pendant que mon copain sort pour constater les débat, l'associé de l'autre voiture rentre dans celle de mon copain et lui embarque. 3 jours plus tard, les voleurs téléphonent et acceptent de rendre la voiture (14000euros) en échange d'une rançon de 4500 euros. La police est bien sûr impuissante face à ce problème devenu habituel et fait la sourde oreille. De plus, des menaces sont faites dans le cas d'une déposition à la police. Il faut donc jouer les hypocrites et faire une simple déclaration de vol. Ou! payer la rançon, ce que tous les citoyens font habituellement), sans parler des quartiers malfamés ou l'on ne peux meme pas se rendre (quartiers espagnol par exemple car risque d'agression si l'on croise le regard de quelqu'un, ou encore le marché noir devant la gare centrale ou l'on s'est fait arraché notre iPhone), ou encore quelqu'un qui se jette sur nous pour nous demander 2 à 5 euros pour garder notre voiture lorsque par miracle on trouve une place de parking dans la rue pour sortir manger ou boire un verre (si 'lin ne paye pas, on est sur de retrouver notre voiture abimée,
- et j'en passe...
Il est vrai que la ville regorge de richesses archéologiques et que le panorama de la baie est splendide sous de nombreux angles. Les napolitains que je rencontres sont très accueillants et bons vivants. Oui c'est sur, il y a des points positifs. Mais tellement de négatif implicite malgré tout pour la vie la-bas.
Alors que pensez-vous de cela? Je pense aussi bien sur à ma situation économique très confortable ici avec un salaire de 2000 euros/mois pour 22h/ semaine en tant que prof licencié, avec mes assurance et la sécurité sociale qui sont inexistants la-bas (C'est aussi certainement pour cela que la criminalité ne cesse d'augmenter à Naples. C'est un autre débat.). Et puis cette difficulté de trouver un travail stable à Naples et surtout dans une bonne école avec des élèves adorables comme j'ai ici. Pas dans des écoles style ZEP ou D+ (que certains adorent mais dans lesquelles il m'est inconcevable de travailler car problème d'autorité).
Il est vrai que nous nous aimons énormément, sinon la question ne se poserait pas. Mais il est difficile de se mettre d'accord. Mon copain fait la sourde oreille et me dit toujours que j'exagère et que Naples est géniale, qu'il y a tout à proximité et que c'est bien plus merveilleux de vivre la-bas où il fait souvent beau et ou la montagne, la mer, les magasins, tout se trouve dans les environs. Dans la région de Namur, la vie et les citoyens sont plus tristes selon lui et la vie est moins pétillante, qu'il s'y ennui et qu'il y a mois de choses à faire que chez lui (alors que bien sur, c'est à Namur que nous sortons le plus et que nous faisons toutes sortes d'activités comme du paintball, bowling, karting, 2j à Knokke, Bruxelles, Bruges, en Ardenne, … mais pour lui ce n'est pas la même chose.)
Donc, je vous demande à vous qui avez vécu ou qui vivez dans cette ville ce que vous en pensez et ce que vous feriez dans ma situation… Merci pour vos avis précieux et merci de prendre le temps de me répondre.
Au plaisir de Vous lire…
Cordialement'
En réalité, je suis belge donc, 26 ans et je travaille ici en tant que prof de math dans une bonne école de la région namuroise. Je suis en couple depuis 4 ans avec un napolitain de 26 ans lui aussi qui termine d'ici 2 ans ses études en médecine. Après cela, il doit se spécialiser dans une branche de son choix. Le grand débat est évidemment de savoir si l'on vit en Belgique, à Naples ou ailleurs..
Lui est bien sur très attaché à Naples (la plus belle ville du monde selon lui) et, bien qu'il aime la Belgique, ma famille et mes amis, ne semble pas enclin à venir vivre et travailler ici. Il ne cesse de tenter de me convaincre de quitter ma vie ici pour partir vivre à Naples avec lui.
Je suis en effet assez réticente à l'idée d'aller vivre la bas, car je suis assez lucide et clairvoyante. La raison première est bien entendu le fait que je ne veille pas trop quitter ma famille et mes amis auxquels je suis très attachée, et la seconde raison est la situation économique du sud de l'Italie.
Je me rends à Naples environ 4 fois par an depuis plus de 6 ans et mes impressions sur cette villes sont assez noires. En effet, je trouve que : - la ville est très sale (reste d'énormes tas de poubelles en périphéries et beaucoup de déchets au sol, même dans les beaux quartiers),
- qu'il y reigne l'insécurité (de drôles de gens qui nous tournent autour lorsqu'on s'éloigne des grands axes du centre pour visiter les petites ruelles par exemple),
- il y a un non respect de beaucoup de choses de la part des citoyens napolitains (non respect du code de la route (sans parler de toutes les simulations d'accidents pour essayer de grappiller un peu d'argent aux assurances pour tous ceux qui ont peu de moyens), de la propreté (énormément de déchets jetés par les fenêtre ou sur la voie publique dans la rue), pas de politesse (du style bonjour au revoir dans les commerces ou de personnes qui cèdent le passage lors des gros embouteillages), …),
- les enfants ne semblent pas très bien éduqués de ce que je peux voir dans la rue ou dans les commerces (des mamans débordées cédant à toute une série de crises de larmes ou de scènes en plein magasins, de petits enfants qui jouent dans la que jusque pas d'heure),
- les écoles semblent délabrées et les étudiants qui en sortes ont à peine un classeur avec eux,
- il y a ce problème de mafia (beaucoup de vols de voiture sous rançon : 3x dans la famille de mon copain, par exemple qqu emboutit légèrement la voiture et pendant que mon copain sort pour constater les débat, l'associé de l'autre voiture rentre dans celle de mon copain et lui embarque. 3 jours plus tard, les voleurs téléphonent et acceptent de rendre la voiture (14000euros) en échange d'une rançon de 4500 euros. La police est bien sûr impuissante face à ce problème devenu habituel et fait la sourde oreille. De plus, des menaces sont faites dans le cas d'une déposition à la police. Il faut donc jouer les hypocrites et faire une simple déclaration de vol. Ou! payer la rançon, ce que tous les citoyens font habituellement), sans parler des quartiers malfamés ou l'on ne peux meme pas se rendre (quartiers espagnol par exemple car risque d'agression si l'on croise le regard de quelqu'un, ou encore le marché noir devant la gare centrale ou l'on s'est fait arraché notre iPhone), ou encore quelqu'un qui se jette sur nous pour nous demander 2 à 5 euros pour garder notre voiture lorsque par miracle on trouve une place de parking dans la rue pour sortir manger ou boire un verre (si 'lin ne paye pas, on est sur de retrouver notre voiture abimée,
- et j'en passe...
Il est vrai que la ville regorge de richesses archéologiques et que le panorama de la baie est splendide sous de nombreux angles. Les napolitains que je rencontres sont très accueillants et bons vivants. Oui c'est sur, il y a des points positifs. Mais tellement de négatif implicite malgré tout pour la vie la-bas.
Alors que pensez-vous de cela? Je pense aussi bien sur à ma situation économique très confortable ici avec un salaire de 2000 euros/mois pour 22h/ semaine en tant que prof licencié, avec mes assurance et la sécurité sociale qui sont inexistants la-bas (C'est aussi certainement pour cela que la criminalité ne cesse d'augmenter à Naples. C'est un autre débat.). Et puis cette difficulté de trouver un travail stable à Naples et surtout dans une bonne école avec des élèves adorables comme j'ai ici. Pas dans des écoles style ZEP ou D+ (que certains adorent mais dans lesquelles il m'est inconcevable de travailler car problème d'autorité).
Il est vrai que nous nous aimons énormément, sinon la question ne se poserait pas. Mais il est difficile de se mettre d'accord. Mon copain fait la sourde oreille et me dit toujours que j'exagère et que Naples est géniale, qu'il y a tout à proximité et que c'est bien plus merveilleux de vivre la-bas où il fait souvent beau et ou la montagne, la mer, les magasins, tout se trouve dans les environs. Dans la région de Namur, la vie et les citoyens sont plus tristes selon lui et la vie est moins pétillante, qu'il s'y ennui et qu'il y a mois de choses à faire que chez lui (alors que bien sur, c'est à Namur que nous sortons le plus et que nous faisons toutes sortes d'activités comme du paintball, bowling, karting, 2j à Knokke, Bruxelles, Bruges, en Ardenne, … mais pour lui ce n'est pas la même chose.)
Donc, je vous demande à vous qui avez vécu ou qui vivez dans cette ville ce que vous en pensez et ce que vous feriez dans ma situation… Merci pour vos avis précieux et merci de prendre le temps de me répondre.
Au plaisir de Vous lire…
Cordialement'