Results for "Perth+ou+Western+|+11+>+237"
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Etats-Unis: réservation d'hotels nécessaire ou pas en septembre? English translation pending
Bonjour à tous !
Nous projetons d'aller aux Etats Unis en Septembre 2011.
Le circuit n'est pas encore finalisé. Beaucoup d'idées mais des circuits différents et nous ne sommes pas encore d'accord sur le choix !!!
Pensez vous que l'on puisse partir à cette période avec juste nos vols et la location de voiture et décider de prendre les chambres d'hôtel là où on s'arrêtera ?
Merci de votre aide
Nous projetons d'aller aux Etats Unis en Septembre 2011.
Le circuit n'est pas encore finalisé. Beaucoup d'idées mais des circuits différents et nous ne sommes pas encore d'accord sur le choix !!!
Pensez vous que l'on puisse partir à cette période avec juste nos vols et la location de voiture et décider de prendre les chambres d'hôtel là où on s'arrêtera ?
Merci de votre aide
Terrorisme en Inde: maintenir le cap ou déroutage? English translation pending
Bonjour,
Je pars au Sri Lanka en fin juin et serai en Inde de mi-juillet à mi-septembre. Comme beaucoup, je me rendrai d'abord en Inde du Sud pour m'acclimater puis j'irai en Inde du Nord, de façon à voir l'envers du décor.
Pourtant, depuis l'attentat terroriste de ce matin et les commentaires fort peu encourageants des ministères des affaires étrangères français et canadien (le hasard du web), je me demande s'il est réaliste de s'en tenir à mon projet de "vivre l'Inde" (sur deux mois ça peut paraître ridicule mais je ne peux pas faire mieux) ou tout simplement de virer tribord et d'aller me perdre en Malaisie, au Vietnam et au Laos.
Certains me diront que j'ai autant de chance de monter dans un train indien qui déraille que d'attendrir un agent SNCF pour ne pas payer mon billet. D'autres me conseilleront d'éviter les coins touristiques le plus possible, et les grandes villes en particulier. Bien que je n 'aime pas trop la foule, je ne vais quand même pas passer deux mois dans des trous paumés, si ?
Pour conclure, je sais pertinemment que l'Inde n'est pas bisounoursland et que ça pète toujours un peu mais j'aimerai éviter de servir de cible à des nataxistes vindicatifs, d'autant que je ne suis pas très doué pour jouer les cibles mouvantes.
Salut et au plaisir de vous lire
PS : mes partiels viennent à peine de s'achever, aussi, je n'ai aucune idée de ma trajectoire en Inde mais j'y travaillerai sous peu
Je pars au Sri Lanka en fin juin et serai en Inde de mi-juillet à mi-septembre. Comme beaucoup, je me rendrai d'abord en Inde du Sud pour m'acclimater puis j'irai en Inde du Nord, de façon à voir l'envers du décor.
Pourtant, depuis l'attentat terroriste de ce matin et les commentaires fort peu encourageants des ministères des affaires étrangères français et canadien (le hasard du web), je me demande s'il est réaliste de s'en tenir à mon projet de "vivre l'Inde" (sur deux mois ça peut paraître ridicule mais je ne peux pas faire mieux) ou tout simplement de virer tribord et d'aller me perdre en Malaisie, au Vietnam et au Laos.
Certains me diront que j'ai autant de chance de monter dans un train indien qui déraille que d'attendrir un agent SNCF pour ne pas payer mon billet. D'autres me conseilleront d'éviter les coins touristiques le plus possible, et les grandes villes en particulier. Bien que je n 'aime pas trop la foule, je ne vais quand même pas passer deux mois dans des trous paumés, si ?
Pour conclure, je sais pertinemment que l'Inde n'est pas bisounoursland et que ça pète toujours un peu mais j'aimerai éviter de servir de cible à des nataxistes vindicatifs, d'autant que je ne suis pas très doué pour jouer les cibles mouvantes.
Salut et au plaisir de vous lire
PS : mes partiels viennent à peine de s'achever, aussi, je n'ai aucune idée de ma trajectoire en Inde mais j'y travaillerai sous peu
Road Trip côte Ouest août-septembre 2014 / (Ou comment nous sommes devenus "US Obsessed") English translation pending
Bonjour à toutes et à tous!
Voilà presque un an que le virus du Road Tripper US nous a été inoculé. Au départ, tout est parti (comme souvent), d'une simple conversation autour d'un café, par une froide journée de Janvier. De fil en aiguille, le projet s'est concrétisé, et nous sommes partis pour une première découverte de l'Ouest Américain l'été dernier, du 26 Août au 7 Septembre 2014. Nous sommes partis à 3; moi (24 ans), mon fiancé (28 ans), et un ami (32 ans).
Initialement, la durée prévue du Road Trip était de plus de deux semaines, mais à cause d'un imprévu de dernière minute, nous avons dû le raccourcir à 12 jours. Nous avons acheté les billets d'avion 3 semaines avant, et donc également réservé les motels et la location de la voiture à ce moment là. A cette époque, mes connaissances sur la façon d'organiser un tel voyage étaient au stade 0. Je crois que je n'ai même pas paniqué de tout organiser autant à la dernière minute, alors que maintenant cela me semble impensable!
Je me souviens que nous avions juste noté quelques points d'intérêt ensemble. Par la suite, j'ai un peu tâtonné et j'ai fini par mettre au point un parcours plus ou moins pertinent. J'avais été sur des dizaines de blogs traitant du sujet, en ayant l'impression d'avoir fait le tour de la problématique, mais les informations sont très éclatées. Avec du recul je me rends compte que certaines choses auraient pu être bien mieux préparées (notamment le programme de visite dans chaque parc). Cependant, je ne regrette rien, car une grosse part de spontanéité / surprise / découverte a ainsi été préservée.
C'est seulement au retour de ce voyage, en commençant à réfléchir au prochain parcours (qui aura bien sûr lieu dans l'Ouest Américain 😉) que j'ai pu découvrir VoyageForum, et la mine d'informations que ce site représente, grâce à sa communauté passionnée. A force de lire les carnets de voyage, j'ai réalisé que nous n'étions pas les seuls à aimer à la folie ces endroits des Etats-Unis, et que finalement ce n'est peut être pas si inquiétant d'imaginer des parcours de road trip qui rempliraient aisément nos 15 prochaines années...
Je me lance donc dans l'écriture de notre carnet de voyage 2014, en espérant que vous aurez plaisir à le lire!
Mais d'abord, quelques informations pour que vous compreniez qui nous sommes / pourquoi le parcours a été fait de cette manière;
-Avant de partir, et encore plus aujourd'hui, nous avons un fort attrait pour le kitsch américain / la démesure / voir meme le glauque / sinistre. Nous voulions du motel pourri, de la route interminable au milieu du désert monotone par 50°C, de la ville fantôme décrépie, du Texan avec un colt à la ceinture, du glamour gangsta, du Hippie de Sedona, et du Wilderness teinté de poussière ocre ... Les Etats-Unis c'est évidemment bien plus que ça, mais tous ces mythes ont bercé nos enfances et adolescences, et nous attirent malgré nous.
-A côté de cela, j'aime à penser que nous sommes tout de même (un peu) des adultes éduqués et équilibrés, et nous attendions de ce road trip également; beaucoup de nature et peu de ville / un mix d'océan - désert - forêt - canyons, comme seule l'Amérique du Nord ou presque sait le faire / pas trop de rando car ce n'est pas notre grande spécialité / maximum 4/5 heures de voiture par jour / des motels pas trop chers / des paysages à couper le souffle / pas trop de foule car habitant à Paris nous en avons notre dose toute l'année.
-Comme je l'expliquais plus haut, nous avions initialement prévu un parcours, et par la suite avons été obligé de réduire le nombre de jours sur place, ce qui fait que nous avons pris la décision de supprimer juste quelques étapes, quite à survoler certains endroits. Je sais que ce n'est pas raisonnable et dommage pour certains, mais nous voulions voir le maximum en un minimum de temps, et ce n'est pas la sagesse qui a parlé à ce moment là. Au final on a toujours tout fait à notre rythme et n'avons pas eu la sensation de courir.
-Toutes les photos ont été prises avec soit un smartphone / soit la camera Legria Mini, d'où le fait que certaines photos soient de mauvaise qualité. Par ailleurs nous avons eu un souci sur place et quasiment toutes nos photos de Arches NP ont été supprimées...
Au final on y est plutôt bien arrivés, en faisant le parcours suivant (Boucle par SF en 12 jours):
-Jour 1: Mardi 26 Août : Arrivée SF (vers 15h environ) -Jour 2: Yosemite NP, nuit à Bishop -Jour 3: Death Valley, nuit à Las Vegas -Jour 4: Zion NP, nuit à Page -Jour 5: Horseshoe Bend, Lake Powell, Monument Valley, nuit à Monticello -Jour 6: Matinée à Canyonlands (The Needles) / Après midi à Arches (Delicate Arch) / Nuit à Salina -Jour 7: Bryce Canyon, nuit à Kanab -Jour 8: Valley of Fire, nuit à Las Vegas -Jour 9: Route le long de la "Zone 51", nuit à Mammoth Lakes -Jour 10: Bodie, Mono Lake, nuit à Mariposa -Jour 11: Un bout de Highway 1 jusqu'à Santa Cruz, nuit à San Mateo (notre ami avait un avion de SF à NYC le lendemain) -Jour 12: Petite visite de SF (surtout Castro), nuit et soirée à San Jose -Jour 13: Départ SF-Paris
Merci pour votre patience face à ce premier pavé, je promets de faire des efforts pour synthétiser au mieux la suite!
JOUR 1 : Paris - Seattle / Seattle - SF
Voyage sans encombre. Nous trépignons d'impatience. A vrai dire on tournait déjà comme des lions en cage depuis l'achat des billets d'avion, 3 semaines avant le départ.


Nous sortons de l'aéroport, il fait beau, il fait chaud, ça sent bon la Californie.
Mais comme un bonheur n'arrive jamais seul nous avons notre premier petit souci de voyage: AVIS ne veut pas nous laisser notre SUV. Nous avions prépayé la location sur internet (pour un excellent tarif d'ailleurs : 300 euros au total pour les 12 jours), mais nous nous retrouvons face à un jeune qui nous semble nouveau et très ambitieux, il nous embobine sur les assurances, nous refusons, mais il tente tout de même de faire passer notre carte bancaire pour prélever une caution dont nous n'étions même pas au courant initialement. Il se trouve que nous avions sans le savoir dépassé les plafonds hebdomadaires de nos cartes bancaires, elles ne passaient pas, et impossible d'appeler nos banques car en France il était trop tard. Nous essayons de négocier comme on peut mais la fatigue n'aidant pas, nous finissons pas abandonner et décidons de revenir à la première heure le lendemain en attendant de réfléchir à une solution.
A la sortie de l'aéroport, heureux mais tout de même inquiets pour la suite du voyage que nous imaginons déjà en catastrophe sans voiture, nous croisons un monsieur américain de 50 ans environ, il fume une cigarette. Nous lui demandons où nous pouvons prendre le taxi ou le métro pour rejoindre notre motel. C'est à ce moment là que nous allons avoir notre première expérience de la légendaire gentillesse et générosité des Américains. Le monsieur nous propose de nous accompagner en train jusqu'à chez lui, et à partir de là il nous amènera en voiture jusqu'à notre motel. Nous ne pouvons pas nous empêcher d'être méfiants au début, mais après tout, pourquoi pas lui faire confiance? Le trajet en train se passe très bien, on arrive chez lui, il habite avec son compagnon dans une sublime maison victorienne (il nous la fait visiter, moment unique). Nous prenons la voiture, il nous fait même faire un tour de la ville.

Il nous ramène jusqu'à notre motel. Nous nous quittons, il nous laisse son numéro, et nous demande de l'appeler si jamais nous avons un problème le lendemain, avec la voiture. Nous sommes épuisés mais heureux, légèrement inquiets pour le lendemain, mais savourons tout de même notre première Bud au Java Beach, en nous disant que dans la vie "Things happen for a reason".

Nous dormons au Robert's at the Beach Motel (2828 Sloat Bvd), pour environ 130$ la nuit pour 3 (chambre double avec deux lits queen size). Le motel n'est pas très propre mais le couple Indien qui le tient est d'une extrême gentillesse, ils cuisinent des burritos et nous en proposent au passage 🙂
La cuisine bio / végétarienne du Java Beach est excellente également.
Demain, nous allons nous lever très tôt pour aller enfin récupérer notre véhicule à l'aéroport de SF et entamer véritablement le road trip en prenant la route vers notre première destination: Yosemite NP.
Voilà presque un an que le virus du Road Tripper US nous a été inoculé. Au départ, tout est parti (comme souvent), d'une simple conversation autour d'un café, par une froide journée de Janvier. De fil en aiguille, le projet s'est concrétisé, et nous sommes partis pour une première découverte de l'Ouest Américain l'été dernier, du 26 Août au 7 Septembre 2014. Nous sommes partis à 3; moi (24 ans), mon fiancé (28 ans), et un ami (32 ans).
Initialement, la durée prévue du Road Trip était de plus de deux semaines, mais à cause d'un imprévu de dernière minute, nous avons dû le raccourcir à 12 jours. Nous avons acheté les billets d'avion 3 semaines avant, et donc également réservé les motels et la location de la voiture à ce moment là. A cette époque, mes connaissances sur la façon d'organiser un tel voyage étaient au stade 0. Je crois que je n'ai même pas paniqué de tout organiser autant à la dernière minute, alors que maintenant cela me semble impensable!
Je me souviens que nous avions juste noté quelques points d'intérêt ensemble. Par la suite, j'ai un peu tâtonné et j'ai fini par mettre au point un parcours plus ou moins pertinent. J'avais été sur des dizaines de blogs traitant du sujet, en ayant l'impression d'avoir fait le tour de la problématique, mais les informations sont très éclatées. Avec du recul je me rends compte que certaines choses auraient pu être bien mieux préparées (notamment le programme de visite dans chaque parc). Cependant, je ne regrette rien, car une grosse part de spontanéité / surprise / découverte a ainsi été préservée.
C'est seulement au retour de ce voyage, en commençant à réfléchir au prochain parcours (qui aura bien sûr lieu dans l'Ouest Américain 😉) que j'ai pu découvrir VoyageForum, et la mine d'informations que ce site représente, grâce à sa communauté passionnée. A force de lire les carnets de voyage, j'ai réalisé que nous n'étions pas les seuls à aimer à la folie ces endroits des Etats-Unis, et que finalement ce n'est peut être pas si inquiétant d'imaginer des parcours de road trip qui rempliraient aisément nos 15 prochaines années...
Je me lance donc dans l'écriture de notre carnet de voyage 2014, en espérant que vous aurez plaisir à le lire!
Mais d'abord, quelques informations pour que vous compreniez qui nous sommes / pourquoi le parcours a été fait de cette manière;
-Avant de partir, et encore plus aujourd'hui, nous avons un fort attrait pour le kitsch américain / la démesure / voir meme le glauque / sinistre. Nous voulions du motel pourri, de la route interminable au milieu du désert monotone par 50°C, de la ville fantôme décrépie, du Texan avec un colt à la ceinture, du glamour gangsta, du Hippie de Sedona, et du Wilderness teinté de poussière ocre ... Les Etats-Unis c'est évidemment bien plus que ça, mais tous ces mythes ont bercé nos enfances et adolescences, et nous attirent malgré nous.
-A côté de cela, j'aime à penser que nous sommes tout de même (un peu) des adultes éduqués et équilibrés, et nous attendions de ce road trip également; beaucoup de nature et peu de ville / un mix d'océan - désert - forêt - canyons, comme seule l'Amérique du Nord ou presque sait le faire / pas trop de rando car ce n'est pas notre grande spécialité / maximum 4/5 heures de voiture par jour / des motels pas trop chers / des paysages à couper le souffle / pas trop de foule car habitant à Paris nous en avons notre dose toute l'année.
-Comme je l'expliquais plus haut, nous avions initialement prévu un parcours, et par la suite avons été obligé de réduire le nombre de jours sur place, ce qui fait que nous avons pris la décision de supprimer juste quelques étapes, quite à survoler certains endroits. Je sais que ce n'est pas raisonnable et dommage pour certains, mais nous voulions voir le maximum en un minimum de temps, et ce n'est pas la sagesse qui a parlé à ce moment là. Au final on a toujours tout fait à notre rythme et n'avons pas eu la sensation de courir.
-Toutes les photos ont été prises avec soit un smartphone / soit la camera Legria Mini, d'où le fait que certaines photos soient de mauvaise qualité. Par ailleurs nous avons eu un souci sur place et quasiment toutes nos photos de Arches NP ont été supprimées...
Au final on y est plutôt bien arrivés, en faisant le parcours suivant (Boucle par SF en 12 jours):
-Jour 1: Mardi 26 Août : Arrivée SF (vers 15h environ) -Jour 2: Yosemite NP, nuit à Bishop -Jour 3: Death Valley, nuit à Las Vegas -Jour 4: Zion NP, nuit à Page -Jour 5: Horseshoe Bend, Lake Powell, Monument Valley, nuit à Monticello -Jour 6: Matinée à Canyonlands (The Needles) / Après midi à Arches (Delicate Arch) / Nuit à Salina -Jour 7: Bryce Canyon, nuit à Kanab -Jour 8: Valley of Fire, nuit à Las Vegas -Jour 9: Route le long de la "Zone 51", nuit à Mammoth Lakes -Jour 10: Bodie, Mono Lake, nuit à Mariposa -Jour 11: Un bout de Highway 1 jusqu'à Santa Cruz, nuit à San Mateo (notre ami avait un avion de SF à NYC le lendemain) -Jour 12: Petite visite de SF (surtout Castro), nuit et soirée à San Jose -Jour 13: Départ SF-Paris
Merci pour votre patience face à ce premier pavé, je promets de faire des efforts pour synthétiser au mieux la suite!
JOUR 1 : Paris - Seattle / Seattle - SF
Voyage sans encombre. Nous trépignons d'impatience. A vrai dire on tournait déjà comme des lions en cage depuis l'achat des billets d'avion, 3 semaines avant le départ.


Nous sortons de l'aéroport, il fait beau, il fait chaud, ça sent bon la Californie.
Mais comme un bonheur n'arrive jamais seul nous avons notre premier petit souci de voyage: AVIS ne veut pas nous laisser notre SUV. Nous avions prépayé la location sur internet (pour un excellent tarif d'ailleurs : 300 euros au total pour les 12 jours), mais nous nous retrouvons face à un jeune qui nous semble nouveau et très ambitieux, il nous embobine sur les assurances, nous refusons, mais il tente tout de même de faire passer notre carte bancaire pour prélever une caution dont nous n'étions même pas au courant initialement. Il se trouve que nous avions sans le savoir dépassé les plafonds hebdomadaires de nos cartes bancaires, elles ne passaient pas, et impossible d'appeler nos banques car en France il était trop tard. Nous essayons de négocier comme on peut mais la fatigue n'aidant pas, nous finissons pas abandonner et décidons de revenir à la première heure le lendemain en attendant de réfléchir à une solution.
A la sortie de l'aéroport, heureux mais tout de même inquiets pour la suite du voyage que nous imaginons déjà en catastrophe sans voiture, nous croisons un monsieur américain de 50 ans environ, il fume une cigarette. Nous lui demandons où nous pouvons prendre le taxi ou le métro pour rejoindre notre motel. C'est à ce moment là que nous allons avoir notre première expérience de la légendaire gentillesse et générosité des Américains. Le monsieur nous propose de nous accompagner en train jusqu'à chez lui, et à partir de là il nous amènera en voiture jusqu'à notre motel. Nous ne pouvons pas nous empêcher d'être méfiants au début, mais après tout, pourquoi pas lui faire confiance? Le trajet en train se passe très bien, on arrive chez lui, il habite avec son compagnon dans une sublime maison victorienne (il nous la fait visiter, moment unique). Nous prenons la voiture, il nous fait même faire un tour de la ville.

Il nous ramène jusqu'à notre motel. Nous nous quittons, il nous laisse son numéro, et nous demande de l'appeler si jamais nous avons un problème le lendemain, avec la voiture. Nous sommes épuisés mais heureux, légèrement inquiets pour le lendemain, mais savourons tout de même notre première Bud au Java Beach, en nous disant que dans la vie "Things happen for a reason".

Nous dormons au Robert's at the Beach Motel (2828 Sloat Bvd), pour environ 130$ la nuit pour 3 (chambre double avec deux lits queen size). Le motel n'est pas très propre mais le couple Indien qui le tient est d'une extrême gentillesse, ils cuisinent des burritos et nous en proposent au passage 🙂
La cuisine bio / végétarienne du Java Beach est excellente également.
Demain, nous allons nous lever très tôt pour aller enfin récupérer notre véhicule à l'aéroport de SF et entamer véritablement le road trip en prenant la route vers notre première destination: Yosemite NP.
Voyage dans l'Ouest américain: partir en tour opérateur ou par nous mêmes? English translation pending
Bonjour,
suite à mon précédent poste pour savoir si c'était mieux de partir en TO ou d'organiser nous même, nous sommes toutes les trois d'accord pour l'organiser suite à vos messages.
Pouvez vous me dire la compagnie à choisir pour payer le moins cher??? et à peu près combien payer les billets pour rester dans notre budjet environ 2000 euros pour 15 jours et par personne!!!
Merci d'avance
suite à mon précédent poste pour savoir si c'était mieux de partir en TO ou d'organiser nous même, nous sommes toutes les trois d'accord pour l'organiser suite à vos messages.
Pouvez vous me dire la compagnie à choisir pour payer le moins cher??? et à peu près combien payer les billets pour rester dans notre budjet environ 2000 euros pour 15 jours et par personne!!!
Merci d'avance
Pourquoi les Canadiens et les Américains ne préfèrent t-il pas la Martinique à Cuba ou la République Dominicaine? English translation pending
Les touristes américains et canadiens qui viennent en martinique ne représentent que 1% des touristes qui viennent en martinique...
95% des touristes de martinique sont francais...
Je me demandais pourquoi les quebecois ne viennent pas en martinique?
on parle francais en martinique pourtant!!
qu est-ce qui manque à la martinique pour que vous veniez en nombre en martinique?
Je me demandais aussi comment se fait il que les américains adorent venir en france( preuve que la langue francaise n est pas une barriere pour eux) et que ces memes americains ne viennent jamais en martinique pourtant à 2 pas de chez eux??
que manque t il a la martinique pour attirer les américains et les quebecois en martinique (qui est une ile magnifique) ??
J aimerai comprendre car je ne comprend pas...
😕
De Seattle à Los Angeles: carnet d'un voyage en famille le long du Pacifique (ou presque), été 2016 English translation pending
Allez je me lance dans la rédaction du carnet de nos vacances !
En préambule, je voudrais remercier tous ceux sur ce forum qui m'ont aidée à préparer ce voyage et qui ont si gentiment et patiemment répondu à toutes les questions que je me posais pendant son organisation ! C'est grâce à eux que ce périple a été une réussite !
Petite présentation des voyageurs d'abord :
De droite à gauche, entre Bob le minion et Gru : P. mon mari, L. 15 ans, M. 17 ans (si si, la petite tête au chapeau tout derrière !), T. 12 ans et moi !
Nous souhaitions faire un grand voyage aux Etats-Unis avec nos enfants et j'imaginais que cela se ferait plutôt à l'été 2017, lorsque nous aurions enfin fini de rembourser notre maison. Mais à l'automne dernier, nous avons réalisé que notre fille allait passer le bac en 2017, puis enchaînerait sur des études et que donc l'été 2016 serait certainement le dernier où cela serait facile d'organiser des vacances en famille au complet. Alors zou, on casse la tirelire et à nous les Usa !
La décision du grand voyage prise, il a fallu déterminer le parcours.
J'avais le vieux rêve de descendre le long du Pacifique par la route 101/1, les enfants voulaient voir Seattle pour la Space Needle (à force de la voir en fond d'écran sur leur ordi 😏) et pour se rendre sur les terres de leur chanteur préféré, Macklemore, ils souhaitaient aller à San Francisco parce que San Francisco et à Los Angeles pour les studios Universal, et mon mari, accommodant comme toujours était d'accord pour tout. De plus, une de nos belles-soeurs vit à Los Angeles et cela nous donnait enfin une occasion de lui rendre visite. Le trajet était trouvé !
Voici au jour le jour nos nuitées : - Du 11/07 au 14/07 Seattle - 14/07 - 15/07 Port Angeles - 15/07 - 17/07 La Push - 17/07 - 19/07 Ilwaco - 19/07 - 21/07 Portland - 21/07 - 23/07 Bend - 23/07 - 24/07 White city - 24/07 - 25/07 Eureka - 25/07 - 26/07 Mendocino - 26/07 - 29/07 San Francisco - 29/07 - 31/07 Pacific Grove (Monterey) - 31/07 - 01/08 Morro Bay - 01/08 - 02/08 Santa Barbara - 02/08 - 04/08 Los Angeles
Nous sommes rentrés depuis un peu plus de quinze jours maintenant, et je vis encore ce voyage. J'essaie de faire un bilan, de définir ce qui m'a le plus étonnée, le plus marquée, et c'est difficile parce que tout se bouscule dans ma tête et que nous avons vécu tant de chose pendant ces 24 jours ! J'espère que raconter au jour le jour ce voyage en reprenant les notes prises chaque soir va m'aider à faire le tri... En tout cas, nous avons fait un séjour inoubliable, tous les jours l'un d'entre nous y fait référence... et j'ai déjà envie de repartir ! Pour ce qui est de la logistique et de l'organisation matérielle : - billets d'avion pris chez Air France en novembre. Vols multidestinations Paris-Seattle et Los Angeles-Paris, opérés à l'aller par Delta Airlines et au retour par Air France. 6500 euros pour nous 5 (4 prix adultes et 1 jeune), j'ai privilégié les vols directs. Les vols se sont bien passés, malgré du retard au départ à chaque fois. - voiture réservée en janvier chez Alamo. Catégorie Dodge Gran Caravan. Grâce à un lien donné par un forumeur (je suis désolée, je ne sais plus qui exactement, en tout cas merci infiniment encore !), j'obtiens une réduction de 10 %, le conducteur additionnel gratuit et la possibilité de rendre le réservoir d'essence vide. Nous aurons une Toyota Sienna, parfaite pour nous 5 et nos 5 valises. - nuits en hôtels uniquement, quasiment tous réservés via booking.com. Aucun souci concernant les réservations. A 5 personnes nécessitant un couchage adulte, j'ai dû la plupart du temps réserver deux chambres séparées. Il y a également eu des fois où nous étions dans un seul logement, avec deux chambres et parfois une cuisine. - repas pris le plus souvent sous forme de pique-nique le midi et au restaurant le soir. Restaurants souvent fast-food, nous ne sommes pas de grands gastronomes, et nos 3 ados étaient ravis de toute façon. T. s'est même lancé le challenge de manger le plus de hamburgers possibles pendant le séjour, et est arrivé à 13 ! La plupart des petits déjeuners ont été pris à l'hôtel. - les billets pour la majorité des attractions prévues ont été pris à l'avance, pour bénéficier de prix intéressants (Universal studios à 85 $) et de places disponibles (Alcatraz). Ils avaient été offert comme cadeaux de Noël en avance aux enfants par leurs grands-parents. Pour ceux que ça intéresserait, au total ce voyage nous a coûté presque 18000 euros pour nous 5.
Dans le prochain message, notre arrivée à Seattle ! (ici )

De droite à gauche, entre Bob le minion et Gru : P. mon mari, L. 15 ans, M. 17 ans (si si, la petite tête au chapeau tout derrière !), T. 12 ans et moi !
Nous souhaitions faire un grand voyage aux Etats-Unis avec nos enfants et j'imaginais que cela se ferait plutôt à l'été 2017, lorsque nous aurions enfin fini de rembourser notre maison. Mais à l'automne dernier, nous avons réalisé que notre fille allait passer le bac en 2017, puis enchaînerait sur des études et que donc l'été 2016 serait certainement le dernier où cela serait facile d'organiser des vacances en famille au complet. Alors zou, on casse la tirelire et à nous les Usa !
La décision du grand voyage prise, il a fallu déterminer le parcours.
J'avais le vieux rêve de descendre le long du Pacifique par la route 101/1, les enfants voulaient voir Seattle pour la Space Needle (à force de la voir en fond d'écran sur leur ordi 😏) et pour se rendre sur les terres de leur chanteur préféré, Macklemore, ils souhaitaient aller à San Francisco parce que San Francisco et à Los Angeles pour les studios Universal, et mon mari, accommodant comme toujours était d'accord pour tout. De plus, une de nos belles-soeurs vit à Los Angeles et cela nous donnait enfin une occasion de lui rendre visite. Le trajet était trouvé !Voici au jour le jour nos nuitées : - Du 11/07 au 14/07 Seattle - 14/07 - 15/07 Port Angeles - 15/07 - 17/07 La Push - 17/07 - 19/07 Ilwaco - 19/07 - 21/07 Portland - 21/07 - 23/07 Bend - 23/07 - 24/07 White city - 24/07 - 25/07 Eureka - 25/07 - 26/07 Mendocino - 26/07 - 29/07 San Francisco - 29/07 - 31/07 Pacific Grove (Monterey) - 31/07 - 01/08 Morro Bay - 01/08 - 02/08 Santa Barbara - 02/08 - 04/08 Los Angeles
Nous sommes rentrés depuis un peu plus de quinze jours maintenant, et je vis encore ce voyage. J'essaie de faire un bilan, de définir ce qui m'a le plus étonnée, le plus marquée, et c'est difficile parce que tout se bouscule dans ma tête et que nous avons vécu tant de chose pendant ces 24 jours ! J'espère que raconter au jour le jour ce voyage en reprenant les notes prises chaque soir va m'aider à faire le tri... En tout cas, nous avons fait un séjour inoubliable, tous les jours l'un d'entre nous y fait référence... et j'ai déjà envie de repartir ! Pour ce qui est de la logistique et de l'organisation matérielle : - billets d'avion pris chez Air France en novembre. Vols multidestinations Paris-Seattle et Los Angeles-Paris, opérés à l'aller par Delta Airlines et au retour par Air France. 6500 euros pour nous 5 (4 prix adultes et 1 jeune), j'ai privilégié les vols directs. Les vols se sont bien passés, malgré du retard au départ à chaque fois. - voiture réservée en janvier chez Alamo. Catégorie Dodge Gran Caravan. Grâce à un lien donné par un forumeur (je suis désolée, je ne sais plus qui exactement, en tout cas merci infiniment encore !), j'obtiens une réduction de 10 %, le conducteur additionnel gratuit et la possibilité de rendre le réservoir d'essence vide. Nous aurons une Toyota Sienna, parfaite pour nous 5 et nos 5 valises. - nuits en hôtels uniquement, quasiment tous réservés via booking.com. Aucun souci concernant les réservations. A 5 personnes nécessitant un couchage adulte, j'ai dû la plupart du temps réserver deux chambres séparées. Il y a également eu des fois où nous étions dans un seul logement, avec deux chambres et parfois une cuisine. - repas pris le plus souvent sous forme de pique-nique le midi et au restaurant le soir. Restaurants souvent fast-food, nous ne sommes pas de grands gastronomes, et nos 3 ados étaient ravis de toute façon. T. s'est même lancé le challenge de manger le plus de hamburgers possibles pendant le séjour, et est arrivé à 13 ! La plupart des petits déjeuners ont été pris à l'hôtel. - les billets pour la majorité des attractions prévues ont été pris à l'avance, pour bénéficier de prix intéressants (Universal studios à 85 $) et de places disponibles (Alcatraz). Ils avaient été offert comme cadeaux de Noël en avance aux enfants par leurs grands-parents. Pour ceux que ça intéresserait, au total ce voyage nous a coûté presque 18000 euros pour nous 5.
Dans le prochain message, notre arrivée à Seattle ! (ici )

Première fois à Las Vegas pour un circuit de douze jours English translation pending
Bonjour à tous,
Je suis très content d'avoir trouvé un endroit ou on pourra me renseigner parfaitement sur quelques points qui m'inquiètent.
Comme indiqué dans le titre, c'est mon premier voyage à las vegas, aux etats-unis aussi d'ailleurs.
Déscription de mon voyage:
1 nuit à las vegas hotel bally's
1 nuit grand canyon Best western squire inn
1 nuit Page best western lake powell
1 nuit kayenta Best western Wetherill inn
2 nuits Moab Aarchway inn
1 nuit brice canyon Best western Ruby's inn
1 nuit st george Holiday inn saint george
1 nuit death valley Furnace creek ranch
2 nuits las vegas Excalibur hotel
départ le 22/05 et retour le 02/06.
Pour ce voyage, j'ai loué une voiture chez hertz (les seuls, je crois, à louer des mustang).prise et remise à l'aéroport, voici le montant de la location. Le tarif inclut : Remboursement des frais de concession aéroport
Rachat partiel de franchise en cas de perte
Taxe
Supplément assurance responsabilité civile
GOV SERVICE FEE
CUSTOMER FACILITY CHARGE
VEHICLE LICENSING COST RECOVERY
Votre carte de crédit sera débitée au moment de la réservation 445.98 EUR
Prépaiement requis pour ce tarif Ce tarif est garanti Montant total de la location 445.98 EUR
Options non incluses dans le tarif
Les montants des options n'incluent pas les taxes et autres charges Assurance accident personnelle (PAI) / effets personnels 3.76 EUR Par jour
Pour tout cela, j'ai quelques questions. 1) faut-il rajouter des assurances sur place pour la location de la voiture? pas envie de prendre des trucs inutiles. 2)quelles formalités faut-il faire entre deux avions? bruxelles-atlanta-las vegas? récupérer bagages, check in??? ben oui hein première fois là bas. pfttt 3) quel type de vêtements pour dinner dans les casinos? et pour jouer? 4) fonctionnement des parkings des hotels? 5) et tout ce qu'il faut savoir d'autres que j'ai oublié de demander.
merci d'avance à tous, c'est un plaisir de lire vos récits de voyages et un mine de renseignements.
Pour tout cela, j'ai quelques questions. 1) faut-il rajouter des assurances sur place pour la location de la voiture? pas envie de prendre des trucs inutiles. 2)quelles formalités faut-il faire entre deux avions? bruxelles-atlanta-las vegas? récupérer bagages, check in??? ben oui hein première fois là bas. pfttt 3) quel type de vêtements pour dinner dans les casinos? et pour jouer? 4) fonctionnement des parkings des hotels? 5) et tout ce qu'il faut savoir d'autres que j'ai oublié de demander.
merci d'avance à tous, c'est un plaisir de lire vos récits de voyages et un mine de renseignements.
Road trip Ouest américain de 22 jours... English translation pending
...ou comment rater son retour après 15 ans d'absence dans l'Ouest américain! (J'ai cherché pendant quelques temps comment nommer ce carnet car je voulais faire comprendre que notre voyage s'était bine déroulé mais avait été chamboulé par un accident stupide - les accidents ne sont-ils pas stupides par définition 😛 - qui avait provoqué une entorse de la cheville et qui donc avait chamboulé tous les plans soigneusement préparés depuis une année)
Tout d'abord je souhaiterais remercier tous les habituées et - moins habitués - du forum qui ont pris le temps de me donner des conseils et recommandations pour ce voyage. Sans eux nous serions passés à côté de pas mal de choses extraordinaires et surtout utiles lors de ce périple.
Bilan de ce voyage de 3 semaines: 3880kms parcourus, 5 parcs nationaux, 3 villes majeures de la Côte Ouest, des paysages tout simplement magnifiques, des gens toujours aussi agréables, des hamburgers à n'en plus finir et toujours autant de plaisir de revenir sur ce continent.
Ce fut un super voyage malgré le désagrément de mon entorse. On a pu profiter et faire pas mal des choses prévues au planning même si finalement cette blessure nous a forcés à ralentir le tempo ce qui en soit n’était pas plus mal. On a pu profiter de ses moments de « vacances ».
Mon mari, qui n’était pas très chaud au départ, a finalement décrété que c’était un super voyage et il est revenu avec pleins de beaux souvenirs en tête. C’est sûr on y retournera.
Je mettais mis pas mal la pression pour tout organiser, réserver et au final je me suis rendue compte qu'on peut encore faire pas mal de choses sur place sans tout organiser à l’avance. Par exemple on a annulé 1 semaine avant (et sur place) l’hôtel de Monument Valley) et du coup on a dû décaler toutes les autres réservations d’hôtels et d’activités et ben 0 souci, tout a été possible. C’est comme ça que je me suis rendue compte qu’il y avait pas mal de chambres libres que ce soit dans le parc du Grand Canyon, ou à Springdale. C’est sûr que de tout organisé avant aide pour mieux échelonner les dépenses mais je crois que pour le prochain voyage je me laisserai plus de libertés. A cogiter pour le prochain voyage...
Tout d'abord je souhaiterais remercier tous les habituées et - moins habitués - du forum qui ont pris le temps de me donner des conseils et recommandations pour ce voyage. Sans eux nous serions passés à côté de pas mal de choses extraordinaires et surtout utiles lors de ce périple.
Bilan de ce voyage de 3 semaines: 3880kms parcourus, 5 parcs nationaux, 3 villes majeures de la Côte Ouest, des paysages tout simplement magnifiques, des gens toujours aussi agréables, des hamburgers à n'en plus finir et toujours autant de plaisir de revenir sur ce continent.
Ce fut un super voyage malgré le désagrément de mon entorse. On a pu profiter et faire pas mal des choses prévues au planning même si finalement cette blessure nous a forcés à ralentir le tempo ce qui en soit n’était pas plus mal. On a pu profiter de ses moments de « vacances ».
Mon mari, qui n’était pas très chaud au départ, a finalement décrété que c’était un super voyage et il est revenu avec pleins de beaux souvenirs en tête. C’est sûr on y retournera.
Je mettais mis pas mal la pression pour tout organiser, réserver et au final je me suis rendue compte qu'on peut encore faire pas mal de choses sur place sans tout organiser à l’avance. Par exemple on a annulé 1 semaine avant (et sur place) l’hôtel de Monument Valley) et du coup on a dû décaler toutes les autres réservations d’hôtels et d’activités et ben 0 souci, tout a été possible. C’est comme ça que je me suis rendue compte qu’il y avait pas mal de chambres libres que ce soit dans le parc du Grand Canyon, ou à Springdale. C’est sûr que de tout organisé avant aide pour mieux échelonner les dépenses mais je crois que pour le prochain voyage je me laisserai plus de libertés. A cogiter pour le prochain voyage...
Premier tour des présidentielles au Pérou English translation pending
à l'heure où nous sommes plus préoccupés par ce qui se passe au M.O. ou en Afrique, peu d'échos du premier tour de présidentielles au Pérou, pourtant le résultat effraye déjà beaucoup de péruviens eux même!
Ollanta Humala consigue el 30.45% de los votos, Keiko Fujimori el 23.08%
http://www.peru.com/noticias/
et bien esperons qu'entre la peste et le choléra! en caricaturant un peu....🤪
Ollanta Humala consigue el 30.45% de los votos, Keiko Fujimori el 23.08%
http://www.peru.com/noticias/
et bien esperons qu'entre la peste et le choléra! en caricaturant un peu....🤪
Envoyer de l'argent en Thaïlande English translation pending
Je veux envoyer une petite somme d’ argent a une famille en Thailande et je suis bloque, parce que je n’ ai pas le numero de refernce bancaire international BIC. Est-il possible, sans risque de perte, d’ envoyer disons un billet ou deux de 50 euros dans une lettre normale, glisse(s) entre deux feuilles de papier pour assurer un peu plus de discretion ? Qui en aurait-il l’ experience ?
Merci d’ avance, et SVP inutile de demarrer une nouvelle discussion du genre « cotes positifs et negatifs d’ envoyer de l’ argent a quelqu’ un en Thailande », je n’ en aurai que faire. Il y a de toute facon eu assez de deliberations la-dessus dans d’ autres posts je pense, et cette affaire ne regarde que moi. Donc, restons-en aux aspects purement pratiques ! Merci !
Concrétisation d'un road trip dans l'Ouest américain (boucle Las Vegas) English translation pending
Bonjour! à tous passionnés ou rêveurs des parcs de l'Ouest américain,
Grâce ou à cause de vous, cette idée de voyage me trotte dans la tête depuis cinq ans. J'aime les montagnes, les lacs et la verdure, mais un jour, je suis tombée par hasard sur un carnet des parcs des USA. Les images, les récits et votre enthousiasme m'ont poussée à lire et relire sur cette destination. Je rêvais tout en me disant que jamais je ne pourrais concrétiser ce voyage, puisque pour bien en profiter, il fallait réserver les hébergements dans les parcs un an à l'avance, et c'est presque impossible pour nous.
Mais voilà qu'aujourd'hui, la possibilité se présente de réaliser ce roadtrip. Nous pourrions partir du 11 au 25 ou 26 avril 2018. Nous ne sommes pas de première jeunesse, 61 et 53 ans lors de ce voyage, mais nous pouvons facilement randonner 4 ou 5 heures, à condition qu'il ne fasse pas trop chaud, car nous sommes en bonne condition physique.
J'ai pensé faire une boucle au départ de Las Vegas qui se ferait comme suit:
J1-- Arrivée Las Vegas J2-- LV - route 66 - nuit Grand Canyon J3-- nuit Grand Canyon J4-- Grand Canyon - nuit Page J5-- Page - Monument Valley ( nuit the view ) J6-- Monument Valley - nuit Moab J7-- nuit Moab J8-- nuit Moab J9-- Moab - nuit Torrey J10--Torrey - nuit Bryce J11--nuit Bryce J12--Bryce - Zion J13--Zion J14-- Zion - VOF - Las Vegas J15-- Las Vegas J16-- vol de retour
J'ai vérifié avec Google maps pour les temps de route et ça me semble correct. Je suis consciente de n'avoir pas mis les visites et les randonnées que nous aimerions faire, car je n'ai pas encore eu le temps de bien potasser le sujet, mais je le ferai. Pour le moment, je suis en pleine préparation d'un voyage à Hawaï et je manque de temps.
Nous voulons faire les points de vue classiques, les randonnées incontournables et voir les paysages aux heures les plus appropriées puisque nous ne retournerons probablement plus.
Pour ce premier "post", je vous demanderais seulement de valider mon itinéraire et de me dire si c'est préférable de le faire dans l'autre sens pour ce temps de l'année et pour la possibilité de voir par exemple VOF aux meilleures heures. Aussi, est-ce que nous nous posons trop longtemps à Grand Canyon, Bryce ou Zion, pour dégager du temps pour Mesa Verde, par exemple? Serait-il préférable d'atterrir à Phoenix et repartir de Vegas?
Ma seule préoccupation pour le moment, c'est de réserver les hébergements dans les parcs et comme j'ai lu qu'il fallait s'y prendre tôt, je panique un peu.
Je veux vraiment optimiser mon itinéraire alors je fais appel à votre légendaire générosité.
Merci!😀
Grâce ou à cause de vous, cette idée de voyage me trotte dans la tête depuis cinq ans. J'aime les montagnes, les lacs et la verdure, mais un jour, je suis tombée par hasard sur un carnet des parcs des USA. Les images, les récits et votre enthousiasme m'ont poussée à lire et relire sur cette destination. Je rêvais tout en me disant que jamais je ne pourrais concrétiser ce voyage, puisque pour bien en profiter, il fallait réserver les hébergements dans les parcs un an à l'avance, et c'est presque impossible pour nous.
Mais voilà qu'aujourd'hui, la possibilité se présente de réaliser ce roadtrip. Nous pourrions partir du 11 au 25 ou 26 avril 2018. Nous ne sommes pas de première jeunesse, 61 et 53 ans lors de ce voyage, mais nous pouvons facilement randonner 4 ou 5 heures, à condition qu'il ne fasse pas trop chaud, car nous sommes en bonne condition physique.
J'ai pensé faire une boucle au départ de Las Vegas qui se ferait comme suit:
J1-- Arrivée Las Vegas J2-- LV - route 66 - nuit Grand Canyon J3-- nuit Grand Canyon J4-- Grand Canyon - nuit Page J5-- Page - Monument Valley ( nuit the view ) J6-- Monument Valley - nuit Moab J7-- nuit Moab J8-- nuit Moab J9-- Moab - nuit Torrey J10--Torrey - nuit Bryce J11--nuit Bryce J12--Bryce - Zion J13--Zion J14-- Zion - VOF - Las Vegas J15-- Las Vegas J16-- vol de retour
J'ai vérifié avec Google maps pour les temps de route et ça me semble correct. Je suis consciente de n'avoir pas mis les visites et les randonnées que nous aimerions faire, car je n'ai pas encore eu le temps de bien potasser le sujet, mais je le ferai. Pour le moment, je suis en pleine préparation d'un voyage à Hawaï et je manque de temps.
Nous voulons faire les points de vue classiques, les randonnées incontournables et voir les paysages aux heures les plus appropriées puisque nous ne retournerons probablement plus.
Pour ce premier "post", je vous demanderais seulement de valider mon itinéraire et de me dire si c'est préférable de le faire dans l'autre sens pour ce temps de l'année et pour la possibilité de voir par exemple VOF aux meilleures heures. Aussi, est-ce que nous nous posons trop longtemps à Grand Canyon, Bryce ou Zion, pour dégager du temps pour Mesa Verde, par exemple? Serait-il préférable d'atterrir à Phoenix et repartir de Vegas?
Ma seule préoccupation pour le moment, c'est de réserver les hébergements dans les parcs et comme j'ai lu qu'il fallait s'y prendre tôt, je panique un peu.
Je veux vraiment optimiser mon itinéraire alors je fais appel à votre légendaire générosité.
Merci!😀
Les Huit Salopards, Quentin Tarantino English translation pending
On me dit dimanche matin que, ça y est, le dernier Tarantino est sorti. Alors forcément, j'y cours l'après-midi, sans avoir rien lu, rien vu, rien entendu du film, comme un somnambule sauterait du balcon si quelqu'un le lui demandait…
La première partie du film est relativement paisible pour un western, l'intro n'est pas sans rappeler celle de Django unchained, la neige à perte de viseur, la diligence stoppée sans qu'on sache si embuscade il va y avoir ou pas, des gros plans à couper le souffle sur les chevaux en pleine course, les dialogues ultra travaillés. S'y ajoutent la découpe du film en plusieurs actes, l'entracte et les huis clos, tout ça ne fait que renforcer l'impression d'être au théâtre autant qu'au cinéma.
Dans la deuxième partie, le moins qu'on puisse dire, c'est qu'on va de rebondissements en rebondissements et surtout, ça pétarade sec. Pour les nuls en maths, pas d'inquiétude à avoir le moment venu, quand il s'agit de compter les survivants… En revanche, ça se corse si la question est d'évaluer combien de dizaines d'hectolitres de sang sont versés. A force, on ne sait plus si l'humour tarantinien est noir ou rouge globule.
Une des forces de ce réalisateur, c'est qu'au moins, il ne laisse personne indifférent. Avec ce dernier film, il est soit porté aux nues soit descendu en flèche. Certains tarantinologues voient même dans Les Huit Salopards l'art du réalisateur porté à son summum. Mon avis de cinéphile du dimanche est moins tranché. J'ai trouvé le film trop violent, préféré Django unchained autant pour le jeu des acteurs (avec l'inoubliable duo Christoph Waltz - Leonardo DiCaprio) que pour le scénario qui avait plus d'épaisseur. Les deux films sont sans cesse comparés. Il parait qu'originellement, Les huit salopards devait même faire suite à Django unchained.
A condition de ne pas être hypersensible, il faut au moins y aller parce qu'on ne s'y ennuie jamais. Et aussi pour la très belle musique d'Ennio Morricone, les répliques qui fusent et percutent, le jeu des acteurs, avec mention spéciale au black, le Major Marquis (Samuel L. Jackson) et au seul personnage féminin, Daisy Domergue (Jennifer Jason Leigh), qui affiche tout le long du film un incroyable sourire de cinglée. Ou tout bêtement pour se faire son propre avis.
La première partie du film est relativement paisible pour un western, l'intro n'est pas sans rappeler celle de Django unchained, la neige à perte de viseur, la diligence stoppée sans qu'on sache si embuscade il va y avoir ou pas, des gros plans à couper le souffle sur les chevaux en pleine course, les dialogues ultra travaillés. S'y ajoutent la découpe du film en plusieurs actes, l'entracte et les huis clos, tout ça ne fait que renforcer l'impression d'être au théâtre autant qu'au cinéma.
Dans la deuxième partie, le moins qu'on puisse dire, c'est qu'on va de rebondissements en rebondissements et surtout, ça pétarade sec. Pour les nuls en maths, pas d'inquiétude à avoir le moment venu, quand il s'agit de compter les survivants… En revanche, ça se corse si la question est d'évaluer combien de dizaines d'hectolitres de sang sont versés. A force, on ne sait plus si l'humour tarantinien est noir ou rouge globule.
Une des forces de ce réalisateur, c'est qu'au moins, il ne laisse personne indifférent. Avec ce dernier film, il est soit porté aux nues soit descendu en flèche. Certains tarantinologues voient même dans Les Huit Salopards l'art du réalisateur porté à son summum. Mon avis de cinéphile du dimanche est moins tranché. J'ai trouvé le film trop violent, préféré Django unchained autant pour le jeu des acteurs (avec l'inoubliable duo Christoph Waltz - Leonardo DiCaprio) que pour le scénario qui avait plus d'épaisseur. Les deux films sont sans cesse comparés. Il parait qu'originellement, Les huit salopards devait même faire suite à Django unchained.
A condition de ne pas être hypersensible, il faut au moins y aller parce qu'on ne s'y ennuie jamais. Et aussi pour la très belle musique d'Ennio Morricone, les répliques qui fusent et percutent, le jeu des acteurs, avec mention spéciale au black, le Major Marquis (Samuel L. Jackson) et au seul personnage féminin, Daisy Domergue (Jennifer Jason Leigh), qui affiche tout le long du film un incroyable sourire de cinglée. Ou tout bêtement pour se faire son propre avis.
Avis sur itinéraire dans l'Ouest américain en été 2011? English translation pending
Bonjour a tous,
Voila mon itinéraire pour ma premiére visite de Ouest américain - été 2011 prend forme.
Avion : Delta Airline DL 125 - DL 124 Voiture : Alamo / Fort escape ou similaire
Itinéraire: J Activité / Dormir / Hotel deja réservé 1 Arrivee Los Angeles / Los Angeles 2 Plage a LA Route Grand Canyon / Victoville - Barstow 3 Mojave Reserve Route 66 (Topock-Oatman-Kingman) / Kingman - Seligman 4 GC en hélicoptère après midi / Grand Canyon / Yavapai Lodge 5 Grand Canyon / Holbrook 6 Petrified Forest - Painted Desert / Chinle / Best western de Chinle 7 Canyon de Chelly / Mexican hat / Hat Rock Inn 8 Monument valley / Page 9 Lake Powel / Bryce Canyon / Bryce View Lodge 10 Bryce Canyon / Springdale / Historic Pionner Lodge 11 Zion / Las Vegas 12 Las Vegas / Las Vegas 13 Las Vegas – Dead Valey / Furnace Creek / Furnace Creek Rang 14 Dead Valey / Mono Lake 15 Bodies - Yosemite / Yosemite / Curry Village 16 Yosemite / Yosemite / Curry Village 17 Yosemite – SF / San Francisco 18 San Franscisco / San Francisco 19 SF – Route Cote 1 / Cote Pacifique 20 Route Cote 1 / Cote Pacifique 21 Universal Studio / Los Angeles 22 Los Angeles / Los Angeles 23 Retour
L’idée est de faire les visites principalement le matin et de faire la route dans l’AP vers le site suivant en ayant réservé les hôtels les plus proches des parcs pour ne pas perte de temps.
Sur Google Map, la plupart des étape vont entre 100 et 150 milles ( 2H / 3H).
Mon itinéraire tient-il la route ?
Pour le jour 16, j'hésite à supprimer ma 2° nuit au curry Village, et prendre un autre motel à la sortie de Yosemite pour avoir plus de temps a SF le J17.
Où faire mes 2 étapes sur la cote entre SF et LA J19 et J20 pour faire Universal Studio le lendemain
Merci pour tous vos conseils passés et futurs
Voila mon itinéraire pour ma premiére visite de Ouest américain - été 2011 prend forme.
Avion : Delta Airline DL 125 - DL 124 Voiture : Alamo / Fort escape ou similaire
Itinéraire: J Activité / Dormir / Hotel deja réservé 1 Arrivee Los Angeles / Los Angeles 2 Plage a LA Route Grand Canyon / Victoville - Barstow 3 Mojave Reserve Route 66 (Topock-Oatman-Kingman) / Kingman - Seligman 4 GC en hélicoptère après midi / Grand Canyon / Yavapai Lodge 5 Grand Canyon / Holbrook 6 Petrified Forest - Painted Desert / Chinle / Best western de Chinle 7 Canyon de Chelly / Mexican hat / Hat Rock Inn 8 Monument valley / Page 9 Lake Powel / Bryce Canyon / Bryce View Lodge 10 Bryce Canyon / Springdale / Historic Pionner Lodge 11 Zion / Las Vegas 12 Las Vegas / Las Vegas 13 Las Vegas – Dead Valey / Furnace Creek / Furnace Creek Rang 14 Dead Valey / Mono Lake 15 Bodies - Yosemite / Yosemite / Curry Village 16 Yosemite / Yosemite / Curry Village 17 Yosemite – SF / San Francisco 18 San Franscisco / San Francisco 19 SF – Route Cote 1 / Cote Pacifique 20 Route Cote 1 / Cote Pacifique 21 Universal Studio / Los Angeles 22 Los Angeles / Los Angeles 23 Retour
L’idée est de faire les visites principalement le matin et de faire la route dans l’AP vers le site suivant en ayant réservé les hôtels les plus proches des parcs pour ne pas perte de temps.
Sur Google Map, la plupart des étape vont entre 100 et 150 milles ( 2H / 3H).
Mon itinéraire tient-il la route ?
Pour le jour 16, j'hésite à supprimer ma 2° nuit au curry Village, et prendre un autre motel à la sortie de Yosemite pour avoir plus de temps a SF le J17.
Où faire mes 2 étapes sur la cote entre SF et LA J19 et J20 pour faire Universal Studio le lendemain
Merci pour tous vos conseils passés et futurs
La gastronomie: un frein aux voyages? English translation pending
Vous est-il arrivé de renoncer à un ou des voyages à cause de la nourriture servie à destination ?
Personnellement, certains pays ne m'attirent pas ou plus à cause de leurs habitudes alimentaires.(Egypte, Jordanie, Angleterre, Mongolie, Chine par exemple) Je pense cependant m'y rendre ou y retourner un jour.
La seule fois où j'ai écourté un voyage à cause de la nourriture, c'était en Roumanie sous la dictature communiste... Il n'y avait pas grand chose de bon mais surtout il n'y avait pas grand chose dans l'assiette🤪
Personnellement, certains pays ne m'attirent pas ou plus à cause de leurs habitudes alimentaires.(Egypte, Jordanie, Angleterre, Mongolie, Chine par exemple) Je pense cependant m'y rendre ou y retourner un jour.
La seule fois où j'ai écourté un voyage à cause de la nourriture, c'était en Roumanie sous la dictature communiste... Il n'y avait pas grand chose de bon mais surtout il n'y avait pas grand chose dans l'assiette🤪
Trois semaines en Tasmanie en novembre English translation pending
Bonjour,
je planifie visiter la tasmanie en novembre et y passé 3 semaines. J'aimerais savoir si c'est une perte de temps de apsser autant de temps labas ?
J'aime beaucoup le trekking et l'une des raisons qui m'amenais en Tasmanie est l'overland trek. J'aimerai bien savoir quel son quels sont les autres Must à faire sur cette ile.
Je me demandais également si le réseau de transport est developpé ( réseau de bus ) ou s'il est préférable de louer un véhicule...
Bref j'aimerais avoir vos conseils questions d'avoir un super voyage
Merci
Merci
Comment transporter beaucoup d'argent au Cameroun et en République Démocratique du Congo? English translation pending
Bonjour!
Vous avez rapidement la meilleure solution (à partir du Canada) de transporter 13 000$US? Je pars vendredi...
Vous avez rapidement la meilleure solution (à partir du Canada) de transporter 13 000$US? Je pars vendredi...
Problème de Carte Bleue et de banque en Thaïlande English translation pending
Bonjour à tous,
Je suis rentré hier matin de Thaïlande où je viens de passer deux semaines de vacances vraiment dépaysantes et très agréables ... à un détail près (qui n'a rien à voir avec la Thaïlande ou les Thaïlandais). C'est une mésaventure qui viens de m'arriver et que je souhaite partager avec vous car ça peut arriver à tout le monde (enfin, je pense). Je m'explique.
Je me suis décidé un peu tardivement à partir et j'ai seulement pris l'A/R CDG-BKK ainsi que 2 nuits à l'arrivée. A l'aéroport de BKK, je retire 10000 bahts, et commence mes vacances.
L'asie c'est une première pour moi et j'apprécie vraiment beaucoup ces quelques premiers jours. Environs une semaine plus tard, je souhaite retirer à nouveau 10000 bahts car j'arrive à la fin des premiers et là : problème. Dans la matinée, j'essaie 5 ou 6 distributeurs qui me disent tous que je dépasse la limite de ma carte ou que je n'ai plus les sous. J'ai une visa premier (conseillée pour voyager m'avait dit ma banquière) dont je n'ai PAS dépassé le plafond ni en paiement, ni en retrait. Je vérifie mes comptes et aucun paiement ou retrait suspect : mes sous sont toujours là.
Après plusieurs essais à Sukhothai et à Chiang Mai (le même jour), toujours rien et je décide de téléphoner à ma banque (populaire sans raison) car ça commence à devenir urgent : la Thaïlande est une destination peu chère, c'est vrai, mais j'ai quand même besoin d'argent (je ne suis pas moine donc même si la nourriture est très bonne et très peu chère, je dois la payer, idem pour la nuit sans parler des activités) d'autant plus que j'ai prévu de descendre en avion dans le sud du pays et il me faut acheter le billet !!!
Leur explication est délirante : ils ont eu une alarme dans leur système car il y eu un retrait inhabituel (c'est vrai que je ne part qu'une fois par an en vacances lointaines mais quand même) à BKK (retrait le jour de mon arrivée) et ils ont essayé de me contacter pour en savoir plus (jusque là, pas de pb, ça peut même être perçu comme positif : ils s'inquiètent pour savoir si j'ai bien effectué ce retrait ...). Mais n'ayant pas pris l'option internationale et n'étant, de fait, pas chez moi, ils n'ont pas réussi à me contacter et ont par conséquent décidé de me bloquer purement et simplement ma carte !!!!! Bilan, me voilà dans un pays que je découvre et dont je ne parle pas la langue, dans une ville où j'ai prévu de ne rester que 2 jours, sans argent et sans billet pour repartir !!!
Finalement, il a fallu que je me fasse faire un transfert Western Union (25 € à mes frais pour le moment) pour disposer d'argent le temps qu'ils débloquent ma carte (48h alors qu'au premier coup de fils ils m'avaient annoncé 24h) et j'ai payé mes billets d'avion plein pot vu que j'ai dû les acheter le jours j à l'aéroport n'ayant eu la possibilité des les prendre sur internet (facilement 30 ou 40 € de plus). Et encore, je m'estime heureux que ça se soit produit en semaine, car si ça m'était arrivé un week-end, je ne sais pas si le transfert aurait pu être fait aussi vite et il aurait fallu 2 jours de plus pour la débloquer.
Je n'ai pas encore pris soin de contacter ma #@¤¤*[^& de banquière depuis mon retour car je suis encore un peu sur un petit nuage et je ne souhaite pas avoir cette discussion (certainement animée) avec ma banquière avant de reprendre le boulot (ça sert à rien de me pourrir les jours qu'il me reste avec ça).
Ce qui est hallucinant, c'est qu'après un premier coup de fil, personne n'a semblé se bouger et comprendre l'urgence de la situation (ok, je risquait pas ma vie mais prendre un jour ou 2 de retard me chamboulait mes vacances déjà assez courtes). Même pour téléphoner, il faut une peu de fric et avec 250 bahts en poche, on va pas très loin !!! Il a fallu que ma soeur (en France) les appelle et les engueule quelquechose de sympa pour qu'ils se bougent mais là ils ne pouvaient rien faire (soit-disant) : il fallait attendre. Ma banquière m'aurait bien fait un transfert western union avec mon fric mais ils n'ont plus de cash dans l'agence (c'est sûr, c'est plus pratique une banque sans fric !!) et ils ne sont pas partenaire western union.
Bilan, après lecture de mon contrat, je vais leur passer un petit coup de fil sympathique avant de clore mes comptes chez eux car je ne vois vraiment pas quelles sont les explications et les excuses qu'ils pourraient me donner qui pourraient me faire les pardonner et leur donner raison.
Je ne sais pas si ce genre de mésaventure est déjà arrivé à quelqu'un (j'ai rien vu sur le forum) mais même si je ne vois pas pourquoi je devrais prévenir ma banque de mes intentions de partir en vacances ou pas, il est peut-être préférable de passer un petit couip de fil avant de partir.
Que cela n'effraie personne, cela fait des trucs à raconter (même si je m'en serai bien passé) et on en rigole après.
Bons voyages à tous
César
Je suis rentré hier matin de Thaïlande où je viens de passer deux semaines de vacances vraiment dépaysantes et très agréables ... à un détail près (qui n'a rien à voir avec la Thaïlande ou les Thaïlandais). C'est une mésaventure qui viens de m'arriver et que je souhaite partager avec vous car ça peut arriver à tout le monde (enfin, je pense). Je m'explique.
Je me suis décidé un peu tardivement à partir et j'ai seulement pris l'A/R CDG-BKK ainsi que 2 nuits à l'arrivée. A l'aéroport de BKK, je retire 10000 bahts, et commence mes vacances.
L'asie c'est une première pour moi et j'apprécie vraiment beaucoup ces quelques premiers jours. Environs une semaine plus tard, je souhaite retirer à nouveau 10000 bahts car j'arrive à la fin des premiers et là : problème. Dans la matinée, j'essaie 5 ou 6 distributeurs qui me disent tous que je dépasse la limite de ma carte ou que je n'ai plus les sous. J'ai une visa premier (conseillée pour voyager m'avait dit ma banquière) dont je n'ai PAS dépassé le plafond ni en paiement, ni en retrait. Je vérifie mes comptes et aucun paiement ou retrait suspect : mes sous sont toujours là.
Après plusieurs essais à Sukhothai et à Chiang Mai (le même jour), toujours rien et je décide de téléphoner à ma banque (populaire sans raison) car ça commence à devenir urgent : la Thaïlande est une destination peu chère, c'est vrai, mais j'ai quand même besoin d'argent (je ne suis pas moine donc même si la nourriture est très bonne et très peu chère, je dois la payer, idem pour la nuit sans parler des activités) d'autant plus que j'ai prévu de descendre en avion dans le sud du pays et il me faut acheter le billet !!!
Leur explication est délirante : ils ont eu une alarme dans leur système car il y eu un retrait inhabituel (c'est vrai que je ne part qu'une fois par an en vacances lointaines mais quand même) à BKK (retrait le jour de mon arrivée) et ils ont essayé de me contacter pour en savoir plus (jusque là, pas de pb, ça peut même être perçu comme positif : ils s'inquiètent pour savoir si j'ai bien effectué ce retrait ...). Mais n'ayant pas pris l'option internationale et n'étant, de fait, pas chez moi, ils n'ont pas réussi à me contacter et ont par conséquent décidé de me bloquer purement et simplement ma carte !!!!! Bilan, me voilà dans un pays que je découvre et dont je ne parle pas la langue, dans une ville où j'ai prévu de ne rester que 2 jours, sans argent et sans billet pour repartir !!!
Finalement, il a fallu que je me fasse faire un transfert Western Union (25 € à mes frais pour le moment) pour disposer d'argent le temps qu'ils débloquent ma carte (48h alors qu'au premier coup de fils ils m'avaient annoncé 24h) et j'ai payé mes billets d'avion plein pot vu que j'ai dû les acheter le jours j à l'aéroport n'ayant eu la possibilité des les prendre sur internet (facilement 30 ou 40 € de plus). Et encore, je m'estime heureux que ça se soit produit en semaine, car si ça m'était arrivé un week-end, je ne sais pas si le transfert aurait pu être fait aussi vite et il aurait fallu 2 jours de plus pour la débloquer.
Je n'ai pas encore pris soin de contacter ma #@¤¤*[^& de banquière depuis mon retour car je suis encore un peu sur un petit nuage et je ne souhaite pas avoir cette discussion (certainement animée) avec ma banquière avant de reprendre le boulot (ça sert à rien de me pourrir les jours qu'il me reste avec ça).
Ce qui est hallucinant, c'est qu'après un premier coup de fil, personne n'a semblé se bouger et comprendre l'urgence de la situation (ok, je risquait pas ma vie mais prendre un jour ou 2 de retard me chamboulait mes vacances déjà assez courtes). Même pour téléphoner, il faut une peu de fric et avec 250 bahts en poche, on va pas très loin !!! Il a fallu que ma soeur (en France) les appelle et les engueule quelquechose de sympa pour qu'ils se bougent mais là ils ne pouvaient rien faire (soit-disant) : il fallait attendre. Ma banquière m'aurait bien fait un transfert western union avec mon fric mais ils n'ont plus de cash dans l'agence (c'est sûr, c'est plus pratique une banque sans fric !!) et ils ne sont pas partenaire western union.
Bilan, après lecture de mon contrat, je vais leur passer un petit coup de fil sympathique avant de clore mes comptes chez eux car je ne vois vraiment pas quelles sont les explications et les excuses qu'ils pourraient me donner qui pourraient me faire les pardonner et leur donner raison.
Je ne sais pas si ce genre de mésaventure est déjà arrivé à quelqu'un (j'ai rien vu sur le forum) mais même si je ne vois pas pourquoi je devrais prévenir ma banque de mes intentions de partir en vacances ou pas, il est peut-être préférable de passer un petit couip de fil avant de partir.
Que cela n'effraie personne, cela fait des trucs à raconter (même si je m'en serai bien passé) et on en rigole après.
Bons voyages à tous
César
Quel moyen de paiement de dépannage en voyage au Pérou? English translation pending
Hola,
je pars seul (au Pérou) pour 3 semaines et dans 3 semaines, et je souhaite disposer d'un moyen de paiement de dépannage (en cas de perte/vol/démagnétisation de ma CB), que me conseillez-vous ?
Je pense emmener quelques billets (euros ? pas la peine de changer pour des dollars, si ?) à planquer dans ma valise, mais risque de vol Les chèques de voyage (Travelers Check) euros ou dollars ? mais chers et j'imagine qu'on paye encore des frais à l'échange Je ne trouve pas d'info sur les cartes de voyage (Visa TravelMoney ou AMex Travelcash) sur le site de ma banque Prendre une 2e carte bancaire à laisser dans ma valise, mais c'est pas donné non plus et faut penser à l'annuler dans 1 an, et sans doute trop tard pour faire une demande cas exceptionnel : faire appel à mes parents en cas de galère pour qu'ils me virent des sous par Western Union (je ne connais pas les conditions) autre... ?
Périple dans l'ouest des États-Unis English translation pending
bonjour
voici la mouture définitive de notre séjour :
7/07 arrivée à atlanta, nuit à atlanta (en provenance de fdf martinique) 8 au 10/ 07 : los angeles hotel : hollywood celebrity hotel 10 au 11/07 : las vegas nuit au MGM grand 11 au 13/07 : grand canyon nuit au best western squire inn 13 au 15/07 : monument valley nuit au goulding's lodge 15 au 17/07 : page nuit au best western at lake powell 17 au 19/07: Bryce canyon nuit au best western ruby's inn 19 au 20/07 : las vegas again nuit au caesar's palace 20 au 21/07 ; death valley nuit au furnace creek ranch 21 au 23/07 : yosemite park nuits au evergreen lodge 23 au 27/07 : san fransisco peut-être nuits en bed and breakfast ? qqn en connait-il de bien ? ou alors un hotel près des choses à voir
voici donc le circuit plus ou moins définitif. des commentaires seraient les bienvenus... sur les hotels ou sur les étapes
merci baumisa
voici la mouture définitive de notre séjour :
7/07 arrivée à atlanta, nuit à atlanta (en provenance de fdf martinique) 8 au 10/ 07 : los angeles hotel : hollywood celebrity hotel 10 au 11/07 : las vegas nuit au MGM grand 11 au 13/07 : grand canyon nuit au best western squire inn 13 au 15/07 : monument valley nuit au goulding's lodge 15 au 17/07 : page nuit au best western at lake powell 17 au 19/07: Bryce canyon nuit au best western ruby's inn 19 au 20/07 : las vegas again nuit au caesar's palace 20 au 21/07 ; death valley nuit au furnace creek ranch 21 au 23/07 : yosemite park nuits au evergreen lodge 23 au 27/07 : san fransisco peut-être nuits en bed and breakfast ? qqn en connait-il de bien ? ou alors un hotel près des choses à voir
voici donc le circuit plus ou moins définitif. des commentaires seraient les bienvenus... sur les hotels ou sur les étapes
merci baumisa
Changer l'argent au Maroc English translation pending
Vaut-il mieux avoir des euros sur soi et les échanger là-bas ou retirer carrément de l'argent dans un distributeur?
Est-ce facile de trouver une banque ( je fais un circuit et je ne sais pas si le guide nous emmènera vers une banque...)
Which currency should we bring to Argentina?
Hi everyone!
My partner and I are heading to Argentina for a 3-week trip at the end of January, and we’d love to know which of these options is best:
- Exchanging euros to pesos directly once we’re there
- Exchanging euros to USD here in France and bringing the USD to swap for pesos as soon as we arrive in Argentina, since we’ve seen a lot of advice about bringing USD.
Another question: how much cash should we bring for 3 weeks in Argentina?
Thanks so much for your help! Looking forward to your tips! Yannick
Another question: how much cash should we bring for 3 weeks in Argentina?
Thanks so much for your help! Looking forward to your tips! Yannick
Hôtel à New Orleans English translation pending
Bonjour à toutes et tous
Nous serons, en aôut 2019, 4 nuits à New Orleans dans le cadre d'un road trip dans le sud des USA. Ma question, qui s'adresse uniquement aux spécialistes du forum, concerne le séjour en hôtel. 2 solutions s'offrent à nous, sachant que nous aurons un véhicule pour l'ensemble des vacances:
soit nous logerons à l'extérieur de "downtown" (Metairie - Kenner - Gretna ...) et nous rendrons dans le centre en voiture, ce qui signifie temps de transport, stationnement en ville, perte de temps etc... soit nous logerons "downtown" (St Claude, Bywater, Marigny, CBD, Treme etc...) et nous pourrons effectuer la plupart de nos visites à pied.
Après une 1ère recherche sur le net, peu d'hôtels du centre ville offrent la possibilité d'un parking gratuit et c'est là que les avis et conseils des connaisseurs vont m'être d'une grande aide.
Point important, notre budget est pour l'instant de 100€/nuit maxi dans le 1er cas et peut aller jusque 150€ dans le second cas.
Merci à vous
Pascal
Nous serons, en aôut 2019, 4 nuits à New Orleans dans le cadre d'un road trip dans le sud des USA. Ma question, qui s'adresse uniquement aux spécialistes du forum, concerne le séjour en hôtel. 2 solutions s'offrent à nous, sachant que nous aurons un véhicule pour l'ensemble des vacances:
soit nous logerons à l'extérieur de "downtown" (Metairie - Kenner - Gretna ...) et nous rendrons dans le centre en voiture, ce qui signifie temps de transport, stationnement en ville, perte de temps etc... soit nous logerons "downtown" (St Claude, Bywater, Marigny, CBD, Treme etc...) et nous pourrons effectuer la plupart de nos visites à pied.
Après une 1ère recherche sur le net, peu d'hôtels du centre ville offrent la possibilité d'un parking gratuit et c'est là que les avis et conseils des connaisseurs vont m'être d'une grande aide.
Point important, notre budget est pour l'instant de 100€/nuit maxi dans le 1er cas et peut aller jusque 150€ dans le second cas.
Merci à vous
Pascal
Voyage en camion camping-car Asie Centrale 2016 English translation pending
Voilà pr tout ceux qui voudraient faire la route jusqu'en Asie centrale avec leur véhicule.. Actuellement en Ouzbekistan, voici quelques conseils et infos pr éviter qq traquenards ou enquiquinements on espère...
Pr l'Iran, le coûteux carnet de passage en douane (150% de la valeur du vehicule, caution débitée et rendue uniquement sur présentation du carnet au retour) est malheureusement réellement obligatoire visiblement.. Et c'est le premier truc qu'ils ont demandé à la douane!
Sinon le permis international ne ns a pas encore servi ms comme c'est gratis, pourquoi s'en priver, hein? Et puis, plus on a de paperasses plus ou moins officielles (dont ils ne pipent pas mot), plus ça semblent vraiment sérieux vis à vis des flics..
Pour l'instant, les douanes n'ont pas été un gros problème, même si le Turkménistan en transit nous a coûté une blinde (200$+25$ en liquide pr les 2 chiens) car en plus des taxes (assurance comprise dedans) il y a un forfait kilométrique.. Prévoyez des USD longtemps à l'avance (à Van, Turquie, par exemple) car pas de retrait possible ni de Western Union en Iran, jusqu'à Ashgabat(ça va peut être changer un jour)
En Ouzbekistan, ils sont assez pointilleux, fouille complète, jusqu'à vérifier chaque médicaments.. Un peu long, car ils sont un peu mous du genou, lol..
Prendre son mal en patiente à l'air de marcher..
Voilà pr l'administratif..
A part ça, la conduite en iran est vraiment désastreuse, et Téhéran est pire que tout, faites vraiment gaffe, c'est chacun pr soi et Allah pr tous!! Ms les routes st bonnes..
Au Turkménistan et en Ouzbekistan, au contraire les gens savent conduire ms les routes sont souvent en très mauvais état, même si l'on ne s'éloigne pas des axes principaux ( le reste, c'est effroyable!).. Ms les nombreux travaux font espérer du mieux ds les temps à venir...
Au fait, on trouve du diesel un peu partout a 4000soum sur les grands axes, et de meilleure qualité qu'en iran (le vieux Merco fume beaucoup moins.. Ms fini les pleins à 12€.. Mdr..).
En Ouzbekistan, beaucoup de contrôles policiers, ms toujours assez cools pr le moment, ms la "registration" chaque nuit ds un hôtel empêche souvent de squatter loin des centres villes, et pose des problèmes qd on ne l'a pas fait même pendant une nuit ou 2 ds certains endroits.. C'est cher et chiant car beaucoup de perte de temps et il est très difficile de squatter au bord de la "petite rivière aperçue en passant"
Bon, ce sont les petits inconvénients du truc, ms à côté du bonheur de voyager par nos propres moyens ds ces contrées, peut être pas les plus faciles, cela semble dérisoire.. Tout les pays jusqu'ici traversés nous ont véritablement comblés, les gens sont au summum de la sympathie et de la générosité, c'est vraiment un pur bonheur, et n'hésitez pas, foncez...
Sauvegarde des photos English translation pending
Bonjour a tous , nous partons mardi pour notre roadtrip dans l'ouest , mais une question que je me posais est:
Faites vous des sauvegardes de vos photos et videos chaque soir en fin de journée sur un autre support genre clé usb ou autre ? Car c'est mon beau frere qui ma expliqué sa mesaventure , en rentrant de voyage a l'etranger , sa carte SD ou il avait fait ses photos ne contenait plus rien ........GRRRR
Mais voila , comme je n'emporte pas d'ordinateur portable , je ne vois pas comment je pourrais sauvegarder . J'ai essayé de faire un copier coller via mon smartphone et un HUB mais le HUB ne repere pas mes videos , uniquement mes photos ...
Est -ce que cela est déjà arrivé a plusieurs d'entre vous ?? On serai vraiment degouté de revenir de ce voyage et de ne plus rien avoir comme souvenir.....en pensant qu'une sauvegarde serait efficace il est vrai en cas de perte de l'originale ou de l'effacement de celle-ci .
Dites moi comment vous faites , merci 😉
Faites vous des sauvegardes de vos photos et videos chaque soir en fin de journée sur un autre support genre clé usb ou autre ? Car c'est mon beau frere qui ma expliqué sa mesaventure , en rentrant de voyage a l'etranger , sa carte SD ou il avait fait ses photos ne contenait plus rien ........GRRRR
Mais voila , comme je n'emporte pas d'ordinateur portable , je ne vois pas comment je pourrais sauvegarder . J'ai essayé de faire un copier coller via mon smartphone et un HUB mais le HUB ne repere pas mes videos , uniquement mes photos ...
Est -ce que cela est déjà arrivé a plusieurs d'entre vous ?? On serai vraiment degouté de revenir de ce voyage et de ne plus rien avoir comme souvenir.....en pensant qu'une sauvegarde serait efficace il est vrai en cas de perte de l'originale ou de l'effacement de celle-ci .
Dites moi comment vous faites , merci 😉
Circuit dans l'Ouest américain: les parcs avec Yellowstone English translation pending
bonjour à tous
nous envisageons un autotour de 22 ou 23 jours en septembre 2016 dans les parcs ouest usa avec comme seule ville las vegas et salt lake city (arrivée et depart) mais nous serons 6 savez vous ou on peut louer un vehicule pour 6 genre van ou minibus ou autre vehicule car il y aura aussi les bagages combien faut il compter pour une nuit en motel le moins cher nous convient très bien on est retraites tous je vous joins notre circuit et vous pourrez me dire ce que vous en pensez toute idée est bone à prendre peut on trouver de quoi se nourrir sans aller au restaurant tous les jours ? merci
Vol Paris - Salt Lake City
visiter temple square
Jackson hole (si on peut voir un rodéo en septembre ) ??
Commencer votre visite par le Town Square, la place centrale de la ville. Au centre de celle-ci, une statue, symbole du Wyoming, trône à l'intersection des quatre allées du petit parc. Ces allées sont autant d'entrées qui ont toutes une arche faite en bois de cervidés venant du National Elk Refuge.
"The Silver Dollar Bar" est le véritable centre d'intérêt de la ville. Ce saloon typique est célèbre pour son bar composé de plus de 2000 pièces de 1$.
Le téléphérique de Teton village transporte à vive allure les touristes vers le ciel. Il parcourt plus de 1200 m en 12 mn, sur l'arête de Rendez-vous Peak (3000 m), un sommet de montagne situé dans la station de ski Jackson Hole.
Grand teton
•La Teton Park Road est une route de 35 Km presque parallèle à la Highway 191, qui parcours le parc du Nord au Sud. De nombreux points de vue et points de départ pour ballades et randonnées sont disponibles.
•Jenny Lake Scenic Drive, sur la Teton Park Road, est une route en sens unique Nord-Sud qui offre de bons points de vue sur les sommets et permet de se parquer pour se balader autour du lac Jenny.
•Oxbow Bend, A 35 Km au Nord de Jackson Hole, accessible par le Highway 191 ou la Teton Park Road (un peu plus long). Un bon endroit pour voir des animaux sauvages. Bons points de vue le long de route.
•Rendezvous Peak Tramway, un téléphérique situé à 15 Km au Nord-Ouest de Jackson Hole sur la Highway 22, au Teton Village. Il monte au sommet Rendezvous Peak, à 3093 m. Longueur 3800 m, dénivelé 1300 m.
•Le National Elk Refuge, à quelques kilomètres au Nord de Jackson Hole sur la Highway 191. C'est une vaste étendue où viennent se réfugier d’immenses troupeaux d'élans en hiver.
•Signal Mountain. Une route de 8 Km débute au Signal Mountain Lodge et vous emmène au sommet de la colline Signal Mountain, à 250 m au-dessus de la vallée. Super point de vue panoramique sur la chaîne des Teton, le lac Jackson Lake.
•String Lake : Sentier de 4.5 Km, 3 heures de marche aller-retour, autour du lac String Lake qui fait la jonction entre Jenny Lake et Leigh Lake. Accessible depuis le Jenny Lake Scenic Drive.
•Leigh Lake : Sentier de 3.2 Km, 1,5 heure de marche aller-retour, pour accéder au lac. Possibilité de continuer le long des berges du lac Leigh Lake sur 12 Km. Accessible depuis le Jenny Lake Scenic Drive.
Yellowstone (3 jours au moins)
logement à Cody, Gardiner, West Yellowstone ou/et Jackson ou dans le parc ?
voir : geysers, sources chaudes, mares de boue, grand canyon de Yellowstone, lac
Salt Lake City
(antelope Island ?)
Capitol reef
•Le scenic Drive (13 Km)
•Le Goosenecks Overlook
•Les divers points de vues et attraction le long de la Freemont River
•Si possible le Waterpocket Fold au Sud
• ne pas manquer Cathedral Valley
Moab (2 à 3 j au moins) voir
Canyonlands -
Canyonlands est divisé en 3 parties : Au Nord Island in the sky, au Sud The Needles et à l'Ouest The Maze. Seules les 2 premières sont facilement accessibles. ATTENTION : l’entrée Sud est distante de celle du Nord d’environ 200 Km.
Dans la partie Sud The Needles :
•Nombreux sentiers et points de vue très facile d'accès et peu fatigants. Sur la route qui mène à l'entrée de The Needles se trouve un rocher bariolé de peintures rupestres (et moins rupestres) : Newspaper Rock.
•Roadside Ruin Trail, 500 m, 20 minutes de ballade, ruine d'un grenier indien. Cave Spring Trail, 1 Km, 45 minutes de ballade, plusieurs points de vue et peintures rupestres. Campement historique de Cowboy. (Attention : 2 échelles le long du parcours).
•Pothole Point, 1 Km, 1 heure de marche, rochers érodés, marmites remplies d'eau et grouillantes de vie.
•A l'extérieur du parc (partie Est), le Needles Overlook. Accessible par une route de 35 Km depuis la Highway 191
Dans la partie Nord, The Island in the sky :
•De nombreux points de vue accessibles le long de la route 313. Grand View Point offre une vue sur le parc sur plus de 100 Km à la ronde. A pied jusqu'au bord de la falaise, 3 Km de promenade aller-retour
•Green River Overlook : Un point de vue sur le fleuve Green River, accessible en voiture, par une piste. Mesa Arch, 500 m aller-retour vers une arche naturelle.
•Upheaval Dome : Un peu plus au Nord se trouve un crater d'origine incertaine (volcanique ou extraterrestre), 1,6 Km à pied aller-retour jusqu'au bord de la falaise.
Arches
•Desert Nature Trail, 300 mètres autour du Visitor Center, 15 à 30 minutes.
•Park Avenue Viewpoint, point de vue sur le spectaculaire canyon Parkavenue.
•Balanced Rock, 500 mètres autour du rocher du même nom, 15 à 30 minutes.
•The Windows, 1.6 Km autour 3 arches, north window, south window et Turret Arch, 30 à 60 minutes.
•Double Arch, 800 mètre jusqu'au pied de Double Arch (voir photo ci-dessous), 15 à 30 minutes.
•Delicate Arch Viewpoint, 100 mètres jusqu'au point de vue de l'arche Delicate Arch (voir photo ci-dessus).
•Petrified Dune View point, point de vue sur des dunes de sable pétrifiées.
•Skyline Arch, 600 mètres aller-retour pour voir cette arche qui a doublé de taille en 1940.
•Landscape Arch, 3.2 Km aller-retour vers cette spectaculaire arche de 89 mètres de large et 30 m de hauteur.
•Park Avenue, un sentier en sens unique, de 1.5 Km en descente (98 m de dénivelé) dans un canyon spectaculaire
Dead horse point -
C'est un promontoire (600m au dessus du vide et 1731m d'altitude) à partir duquel on a une vue imprenable sur une magnifique vallée pleine de canyon ainsi que sur un grand "virage" du Colorado, très apprécié des photographes. L'eau marron/orange du Colorado contraste avec la terre rouge et la verdure ... Magique !
fisher towers &UT 128
La route UT 128 est l'une des plus belles routes des USA ... Cette route commence entre Moab et Arches National Park et longe le Colorado sur plusieurs km. Elle offre des paysages merveilleux, ressemblants à Monument Valley Tribal Park, Canyonlands National Park et Arches ! Elle permet également d'accéder aux Fisher Towers (les tours du pécheur). Ce sont d'immense monolithe de terre rouge ... C'est magique !!
Monument valley
visite avec guide navajo en 4x4 ??
•Le point de vue depuis le visitor center
•Faire un tour sur la route en gravier (le Valley Drive)
•Les "Three Sisters"
•Le John Ford Point
•Artist's Point
Page (au moins 2 jours ?)
lac Powell (visiter le barrage Glen Dam ?)
croisière rainbow bridge
Antelope canyon (visite Upper antelope canyon)
•Upper Antelope Canyon (appelé Tse bighanilini par les indiens Navajo) est la partie la plus facile à visiter. Les guides vous déposent juste devant l'entrée.
•La lumière se reflète sur les parois, créant de multiples variations de couleurs.
•Le sommet d'Antelope Canyon mesure par endroits moins de 80 cm de large pour une profondeur de plus de 30 mètres. Il est donc prudent d'emporter un flash ou un trépied.
Grand canyon sud
survol en hélicoptère (depuis Tusayan ??)
•Falaise Sud (South Rim) : Après vous être garé dans un des nombreux parkings du Grand Canyon Village (certain sont assez loin et des navettes sont disponibles), allez vous balader sur les nombreux sentiers jalonnés de points vue le long de falaise.
•Sur la falaise Sud, de nombreux points de vue se trouvent le long de la Highway 64 en direction du l'Est, tel Yaki Point et Grand View Point.
Las Vegas
The Strip - fontaine du Bellagio - Fremont street experience ....
death valley
•Artist Palette : Une route à sens unique, à 6 Km de Furnace Creek sur la Highway 178, passe devant des roches multicolores
•Zabrieskie Point, à 4 Km de Furnace Creek sur la Highway 190 (Est) : Au lever ou au coucher du soleil, les roches multicolores s'embrasent littéralement. Beau point de vue avec la vallée en fond.
•Dantes View, à 31 Km de Furnace Creek sur la Highway 190 (direction Est) : Point de vue panoramique à 1670 m d’altitude qui domine la partie la plus basse de la vallée.
•Badwater, à 27 Km au Sud de Furnace Creek : Point le plus bas du parc et des Etats-Unis (-86). Une source alimente un étang d'eau stagnante. Possibilité de marcher sur le sel à 800 mètres.
•Devil Golf Course, avant Badwater, à 16 Km de Furnace Creek sur la Highway 178 : Aiguilles de sel chystalisé très acérées, s'étendant à perte de vue.
•Mosaic Canyon : Prendre au Sud à 3 Km a l'Ouest de Stovepipe Wells. Fragments de roches multicolores soudées et polies par l'érosion.
vallée de feu
Atlatl Rock : on accède grâce à une passerelle à un ensemble de pétroglyphes vieux de 4000 ans. L'atlatl est une arme de chasse destinée à propulser des flèches.
Arch Rock : situé à proximité de l'Atlatl Rock, il s'agit d'une arche naturelle de petites dimensions. *Clark Memorial : un monument en mémoire des pionniers.
Elephant Rock : un autre produit de l'érosion, accessible par un chemin.
Petrified Logs (troncs pétrifiés) : une ancienne forêt vieille de 225 millions d'années.
White Domes : des formations multicolores de grès.
Zion
Tandis que les routes d'accès (Scenic drive) procurent un trajet panoramique à travers une grande partie de la région (attention, d'avril à octobre, le Zion Canyon Scenic Drive est accessible uniquement en navette), la randonnée est le meilleur moyen de voir Zion National Park
Le Riverside Walk le long de la Virgin River est un chemin pitoresque goudronné d'environ 3,2 km aller-retour. Il vous mène jusqu'a la fin du Zion Canyon et au début du mytique Zion Narrows, le Temple of Sinawava. Depuis ce point, il est possible de continuer dans le canyon où la distance entre les parois, hautes de plus de 300 mètres n'est que de 7 mètres. Bonne paire de chaussures de marche requise. S'attendre à être mouillé, l'eau ruissellant le long des parois du canyon. Une grande partie du canyon est trop étroit pour permettre de passer au sec. Passage obligé dans la rivière (attention aux rochers très glissants).
Bryce canyon
A ne pas manquer :Sunrise point - Sunset Point - Inspiration Point - Bryce Point - Paria View - Si possible, faire une petite marche à l'intérieur du Canyon.
•Sur une route de crête d'une trentaine de kilomètres, 13 points d'observation facilement accessible en voiture, permettent d'admirer le paysage.
•Fairyland point : Randonnée dans une forêt de pins "spruce" assez dense jusqu'à une falaise ou la vue est exeptionnelle et ou survivent des pins "bristlecone".
•Bristlecone Loop Trail, 1.6 Km aller-retour le long du plateau qui débute à Rainbow point. 30 mètres de dénivelé. Compter 1 heure de marche.
•Natural Bridge : Une arche naturelle creusée dans le grès par l'érosion. Point de vue depuis la route du parc
Salt Lake City
vol Salt Lake city - Paris
nous envisageons un autotour de 22 ou 23 jours en septembre 2016 dans les parcs ouest usa avec comme seule ville las vegas et salt lake city (arrivée et depart) mais nous serons 6 savez vous ou on peut louer un vehicule pour 6 genre van ou minibus ou autre vehicule car il y aura aussi les bagages combien faut il compter pour une nuit en motel le moins cher nous convient très bien on est retraites tous je vous joins notre circuit et vous pourrez me dire ce que vous en pensez toute idée est bone à prendre peut on trouver de quoi se nourrir sans aller au restaurant tous les jours ? merci
Vol Paris - Salt Lake City
visiter temple square
Jackson hole (si on peut voir un rodéo en septembre ) ??
Commencer votre visite par le Town Square, la place centrale de la ville. Au centre de celle-ci, une statue, symbole du Wyoming, trône à l'intersection des quatre allées du petit parc. Ces allées sont autant d'entrées qui ont toutes une arche faite en bois de cervidés venant du National Elk Refuge.
"The Silver Dollar Bar" est le véritable centre d'intérêt de la ville. Ce saloon typique est célèbre pour son bar composé de plus de 2000 pièces de 1$.
Le téléphérique de Teton village transporte à vive allure les touristes vers le ciel. Il parcourt plus de 1200 m en 12 mn, sur l'arête de Rendez-vous Peak (3000 m), un sommet de montagne situé dans la station de ski Jackson Hole.
Grand teton
•La Teton Park Road est une route de 35 Km presque parallèle à la Highway 191, qui parcours le parc du Nord au Sud. De nombreux points de vue et points de départ pour ballades et randonnées sont disponibles.
•Jenny Lake Scenic Drive, sur la Teton Park Road, est une route en sens unique Nord-Sud qui offre de bons points de vue sur les sommets et permet de se parquer pour se balader autour du lac Jenny.
•Oxbow Bend, A 35 Km au Nord de Jackson Hole, accessible par le Highway 191 ou la Teton Park Road (un peu plus long). Un bon endroit pour voir des animaux sauvages. Bons points de vue le long de route.
•Rendezvous Peak Tramway, un téléphérique situé à 15 Km au Nord-Ouest de Jackson Hole sur la Highway 22, au Teton Village. Il monte au sommet Rendezvous Peak, à 3093 m. Longueur 3800 m, dénivelé 1300 m.
•Le National Elk Refuge, à quelques kilomètres au Nord de Jackson Hole sur la Highway 191. C'est une vaste étendue où viennent se réfugier d’immenses troupeaux d'élans en hiver.
•Signal Mountain. Une route de 8 Km débute au Signal Mountain Lodge et vous emmène au sommet de la colline Signal Mountain, à 250 m au-dessus de la vallée. Super point de vue panoramique sur la chaîne des Teton, le lac Jackson Lake.
•String Lake : Sentier de 4.5 Km, 3 heures de marche aller-retour, autour du lac String Lake qui fait la jonction entre Jenny Lake et Leigh Lake. Accessible depuis le Jenny Lake Scenic Drive.
•Leigh Lake : Sentier de 3.2 Km, 1,5 heure de marche aller-retour, pour accéder au lac. Possibilité de continuer le long des berges du lac Leigh Lake sur 12 Km. Accessible depuis le Jenny Lake Scenic Drive.
Yellowstone (3 jours au moins)
logement à Cody, Gardiner, West Yellowstone ou/et Jackson ou dans le parc ?
voir : geysers, sources chaudes, mares de boue, grand canyon de Yellowstone, lac
Salt Lake City
(antelope Island ?)
Capitol reef
•Le scenic Drive (13 Km)
•Le Goosenecks Overlook
•Les divers points de vues et attraction le long de la Freemont River
•Si possible le Waterpocket Fold au Sud
• ne pas manquer Cathedral Valley
Moab (2 à 3 j au moins) voir
Canyonlands -
Canyonlands est divisé en 3 parties : Au Nord Island in the sky, au Sud The Needles et à l'Ouest The Maze. Seules les 2 premières sont facilement accessibles. ATTENTION : l’entrée Sud est distante de celle du Nord d’environ 200 Km.
Dans la partie Sud The Needles :
•Nombreux sentiers et points de vue très facile d'accès et peu fatigants. Sur la route qui mène à l'entrée de The Needles se trouve un rocher bariolé de peintures rupestres (et moins rupestres) : Newspaper Rock.
•Roadside Ruin Trail, 500 m, 20 minutes de ballade, ruine d'un grenier indien. Cave Spring Trail, 1 Km, 45 minutes de ballade, plusieurs points de vue et peintures rupestres. Campement historique de Cowboy. (Attention : 2 échelles le long du parcours).
•Pothole Point, 1 Km, 1 heure de marche, rochers érodés, marmites remplies d'eau et grouillantes de vie.
•A l'extérieur du parc (partie Est), le Needles Overlook. Accessible par une route de 35 Km depuis la Highway 191
Dans la partie Nord, The Island in the sky :
•De nombreux points de vue accessibles le long de la route 313. Grand View Point offre une vue sur le parc sur plus de 100 Km à la ronde. A pied jusqu'au bord de la falaise, 3 Km de promenade aller-retour
•Green River Overlook : Un point de vue sur le fleuve Green River, accessible en voiture, par une piste. Mesa Arch, 500 m aller-retour vers une arche naturelle.
•Upheaval Dome : Un peu plus au Nord se trouve un crater d'origine incertaine (volcanique ou extraterrestre), 1,6 Km à pied aller-retour jusqu'au bord de la falaise.
Arches
•Desert Nature Trail, 300 mètres autour du Visitor Center, 15 à 30 minutes.
•Park Avenue Viewpoint, point de vue sur le spectaculaire canyon Parkavenue.
•Balanced Rock, 500 mètres autour du rocher du même nom, 15 à 30 minutes.
•The Windows, 1.6 Km autour 3 arches, north window, south window et Turret Arch, 30 à 60 minutes.
•Double Arch, 800 mètre jusqu'au pied de Double Arch (voir photo ci-dessous), 15 à 30 minutes.
•Delicate Arch Viewpoint, 100 mètres jusqu'au point de vue de l'arche Delicate Arch (voir photo ci-dessus).
•Petrified Dune View point, point de vue sur des dunes de sable pétrifiées.
•Skyline Arch, 600 mètres aller-retour pour voir cette arche qui a doublé de taille en 1940.
•Landscape Arch, 3.2 Km aller-retour vers cette spectaculaire arche de 89 mètres de large et 30 m de hauteur.
•Park Avenue, un sentier en sens unique, de 1.5 Km en descente (98 m de dénivelé) dans un canyon spectaculaire
Dead horse point -
C'est un promontoire (600m au dessus du vide et 1731m d'altitude) à partir duquel on a une vue imprenable sur une magnifique vallée pleine de canyon ainsi que sur un grand "virage" du Colorado, très apprécié des photographes. L'eau marron/orange du Colorado contraste avec la terre rouge et la verdure ... Magique !
fisher towers &UT 128
La route UT 128 est l'une des plus belles routes des USA ... Cette route commence entre Moab et Arches National Park et longe le Colorado sur plusieurs km. Elle offre des paysages merveilleux, ressemblants à Monument Valley Tribal Park, Canyonlands National Park et Arches ! Elle permet également d'accéder aux Fisher Towers (les tours du pécheur). Ce sont d'immense monolithe de terre rouge ... C'est magique !!
Monument valley
visite avec guide navajo en 4x4 ??
•Le point de vue depuis le visitor center
•Faire un tour sur la route en gravier (le Valley Drive)
•Les "Three Sisters"
•Le John Ford Point
•Artist's Point
Page (au moins 2 jours ?)
lac Powell (visiter le barrage Glen Dam ?)
croisière rainbow bridge
Antelope canyon (visite Upper antelope canyon)
•Upper Antelope Canyon (appelé Tse bighanilini par les indiens Navajo) est la partie la plus facile à visiter. Les guides vous déposent juste devant l'entrée.
•La lumière se reflète sur les parois, créant de multiples variations de couleurs.
•Le sommet d'Antelope Canyon mesure par endroits moins de 80 cm de large pour une profondeur de plus de 30 mètres. Il est donc prudent d'emporter un flash ou un trépied.
Grand canyon sud
survol en hélicoptère (depuis Tusayan ??)
•Falaise Sud (South Rim) : Après vous être garé dans un des nombreux parkings du Grand Canyon Village (certain sont assez loin et des navettes sont disponibles), allez vous balader sur les nombreux sentiers jalonnés de points vue le long de falaise.
•Sur la falaise Sud, de nombreux points de vue se trouvent le long de la Highway 64 en direction du l'Est, tel Yaki Point et Grand View Point.
Las Vegas
The Strip - fontaine du Bellagio - Fremont street experience ....
death valley
•Artist Palette : Une route à sens unique, à 6 Km de Furnace Creek sur la Highway 178, passe devant des roches multicolores
•Zabrieskie Point, à 4 Km de Furnace Creek sur la Highway 190 (Est) : Au lever ou au coucher du soleil, les roches multicolores s'embrasent littéralement. Beau point de vue avec la vallée en fond.
•Dantes View, à 31 Km de Furnace Creek sur la Highway 190 (direction Est) : Point de vue panoramique à 1670 m d’altitude qui domine la partie la plus basse de la vallée.
•Badwater, à 27 Km au Sud de Furnace Creek : Point le plus bas du parc et des Etats-Unis (-86). Une source alimente un étang d'eau stagnante. Possibilité de marcher sur le sel à 800 mètres.
•Devil Golf Course, avant Badwater, à 16 Km de Furnace Creek sur la Highway 178 : Aiguilles de sel chystalisé très acérées, s'étendant à perte de vue.
•Mosaic Canyon : Prendre au Sud à 3 Km a l'Ouest de Stovepipe Wells. Fragments de roches multicolores soudées et polies par l'érosion.
vallée de feu
Atlatl Rock : on accède grâce à une passerelle à un ensemble de pétroglyphes vieux de 4000 ans. L'atlatl est une arme de chasse destinée à propulser des flèches.
Arch Rock : situé à proximité de l'Atlatl Rock, il s'agit d'une arche naturelle de petites dimensions. *Clark Memorial : un monument en mémoire des pionniers.
Elephant Rock : un autre produit de l'érosion, accessible par un chemin.
Petrified Logs (troncs pétrifiés) : une ancienne forêt vieille de 225 millions d'années.
White Domes : des formations multicolores de grès.
Zion
Tandis que les routes d'accès (Scenic drive) procurent un trajet panoramique à travers une grande partie de la région (attention, d'avril à octobre, le Zion Canyon Scenic Drive est accessible uniquement en navette), la randonnée est le meilleur moyen de voir Zion National Park
Le Riverside Walk le long de la Virgin River est un chemin pitoresque goudronné d'environ 3,2 km aller-retour. Il vous mène jusqu'a la fin du Zion Canyon et au début du mytique Zion Narrows, le Temple of Sinawava. Depuis ce point, il est possible de continuer dans le canyon où la distance entre les parois, hautes de plus de 300 mètres n'est que de 7 mètres. Bonne paire de chaussures de marche requise. S'attendre à être mouillé, l'eau ruissellant le long des parois du canyon. Une grande partie du canyon est trop étroit pour permettre de passer au sec. Passage obligé dans la rivière (attention aux rochers très glissants).
Bryce canyon
A ne pas manquer :Sunrise point - Sunset Point - Inspiration Point - Bryce Point - Paria View - Si possible, faire une petite marche à l'intérieur du Canyon.
•Sur une route de crête d'une trentaine de kilomètres, 13 points d'observation facilement accessible en voiture, permettent d'admirer le paysage.
•Fairyland point : Randonnée dans une forêt de pins "spruce" assez dense jusqu'à une falaise ou la vue est exeptionnelle et ou survivent des pins "bristlecone".
•Bristlecone Loop Trail, 1.6 Km aller-retour le long du plateau qui débute à Rainbow point. 30 mètres de dénivelé. Compter 1 heure de marche.
•Natural Bridge : Une arche naturelle creusée dans le grès par l'érosion. Point de vue depuis la route du parc
Salt Lake City
vol Salt Lake city - Paris
Envois sécurisés France - République Dominicaine English translation pending
Bonjour,
quelqu'un peut me renseigner sur l'envoi de documents de manière sécurisé et pas trop cher vers Santo Domingo ?
Selon les tarifs que j'ai obtenu des services privés, ça coûte une fortune !! :
Exemple: Envoi enveloppe 100g de la France --> SDO DHL : 75 euros Fedex : 125 euros Chronospost international 70 euros (7 jours). Poste normale = aucune confiance...
Peut-on trouver pas excessivement cher et sûr ?
Je n’ai pas d'urgence particulière mais surtout la sécurité de l'envoi. J'ai vu que les Western Unions servent de dépôt colis et courrier sécurisé mais aucune idée comment cela marche.
La réponse concernant les colis m'intéresse également même si je pense que le cout doit allègrement dépasser la valeur même de ce qu'on envoi..
Merci par avance
quelqu'un peut me renseigner sur l'envoi de documents de manière sécurisé et pas trop cher vers Santo Domingo ?
Selon les tarifs que j'ai obtenu des services privés, ça coûte une fortune !! :
Exemple: Envoi enveloppe 100g de la France --> SDO DHL : 75 euros Fedex : 125 euros Chronospost international 70 euros (7 jours). Poste normale = aucune confiance...
Peut-on trouver pas excessivement cher et sûr ?
Je n’ai pas d'urgence particulière mais surtout la sécurité de l'envoi. J'ai vu que les Western Unions servent de dépôt colis et courrier sécurisé mais aucune idée comment cela marche.
La réponse concernant les colis m'intéresse également même si je pense que le cout doit allègrement dépasser la valeur même de ce qu'on envoi..
Merci par avance
Thaïlande: cuisine "de rue" adaptée pour les enfants? English translation pending
Bonjour,
J-5 pour notre départ en Thailande !!! un peu de stress et d'interrogations de dernière minute Pouvez vous me dire si la cuisine dit de "rue" est adaptée à des enfants (6 et 9 ans), j'ai cru comprendre que cette cuisine était très épicée?? Merci de vos réponses et bonnes fêtes à tous
J-5 pour notre départ en Thailande !!! un peu de stress et d'interrogations de dernière minute Pouvez vous me dire si la cuisine dit de "rue" est adaptée à des enfants (6 et 9 ans), j'ai cru comprendre que cette cuisine était très épicée?? Merci de vos réponses et bonnes fêtes à tous
Y en a marre du «vrai»! English translation pending
À lire les commentaires et récits de voyage, plusieurs touristes déclarent vouloir (ou avoir) visiter le « vrai (visage) » de tel pays. Cette utilisation revient plus fréquemment lorsqu'on parle des pays en voie de développement. Comme si un pays avait un vrai et un faux visage! Chaque endroit du monde possède des citoyens qui vivent dans une extrême pauvreté, dans un état de désespoir... tandis que d'autres citoyens (du même pays) nagent dans un luxe incroyable... mais tous les deux sont vrais!
Si vous parlez de voir la pauvreté d'un peuple, alors appelons un chat un chat! N'y a-t-il pas des visites en autocar de luxe qui parcoure les bidonvilles dans plusieurs pays! C'est comme une nouvelle mode. De la pauvreté, il y en a chez moi tout près. Est-ce que je vie dans le « vrai Québec »? Que l'on parle d'un voyage hors sentier battu, voire d'un circuit alternatif... certes mais toutes les facettes d'un pays sont véritables; la richesse comme la pauvreté.
Et voilà, ma montée de lait est finie!
🤪
Si vous parlez de voir la pauvreté d'un peuple, alors appelons un chat un chat! N'y a-t-il pas des visites en autocar de luxe qui parcoure les bidonvilles dans plusieurs pays! C'est comme une nouvelle mode. De la pauvreté, il y en a chez moi tout près. Est-ce que je vie dans le « vrai Québec »? Que l'on parle d'un voyage hors sentier battu, voire d'un circuit alternatif... certes mais toutes les facettes d'un pays sont véritables; la richesse comme la pauvreté.
Et voilà, ma montée de lait est finie!
🤪
Itinéraire pour une semaine en Ecosse fin juin? English translation pending
Bonjour,
J'envisage de passer une semaine en Ecosse fin juin et de continuer vers l'angleterre pour la suite de nos vacances. L'itinéraire prévu pour la partie Ecossaise vous semble-t-il bon et réalisable ?
D'avance merci de votre retour :
Jour 1 > trajet jusqu'à Edimbourg, arrivée vers 19h. Nuit Edimbourg Jour 2 > Visite d'Edimbourg. Nuit Edimbourg Jour 3 > Visite d'Edimbourg. Nuit Edimbourg Jour 4 > Départ pour le loch ness dans la matinée. Ballade et visite du château. Départ dans l'après-midi direction Ullapool. Nuit Ullapool Jour 5 > Départ pour le Wester Ross et ballade toute la journée. Nuit soit dans le Wester Ross soit dans l'île de Skye Jour 6 > Ile de Skye. Nuit Ile de Skye Jour 7 > Ile de Skye. Nuit Ile de Skye Jour 8 > Départ de Skye dans la matinée pour Fort Williams. En fin d'après-midi, direction Glasgow pour y passer la nuit. Jour 9 > Fin de notre séjour en Ecosse, direction l'Angleterre.
Qu'en pensez-vous ?
Avez vous des hotels ou B&B à conseiller dans ces villes/régions ? Merci d'avance pour votre aide :)
J'envisage de passer une semaine en Ecosse fin juin et de continuer vers l'angleterre pour la suite de nos vacances. L'itinéraire prévu pour la partie Ecossaise vous semble-t-il bon et réalisable ?
D'avance merci de votre retour :
Jour 1 > trajet jusqu'à Edimbourg, arrivée vers 19h. Nuit Edimbourg Jour 2 > Visite d'Edimbourg. Nuit Edimbourg Jour 3 > Visite d'Edimbourg. Nuit Edimbourg Jour 4 > Départ pour le loch ness dans la matinée. Ballade et visite du château. Départ dans l'après-midi direction Ullapool. Nuit Ullapool Jour 5 > Départ pour le Wester Ross et ballade toute la journée. Nuit soit dans le Wester Ross soit dans l'île de Skye Jour 6 > Ile de Skye. Nuit Ile de Skye Jour 7 > Ile de Skye. Nuit Ile de Skye Jour 8 > Départ de Skye dans la matinée pour Fort Williams. En fin d'après-midi, direction Glasgow pour y passer la nuit. Jour 9 > Fin de notre séjour en Ecosse, direction l'Angleterre.
Qu'en pensez-vous ?
Avez vous des hotels ou B&B à conseiller dans ces villes/régions ? Merci d'avance pour votre aide :)
Improvisation nomade (version intégrale) English translation pending
PROLOGUE
Cinquante mâles indiens debout, à deux mètres, les yeux fixés sur nous. Nous, c’est deux jolies filles bien blanches assises par terre contre les sacs au bord de la route, et moi. Et puis un croisement, un ou deux bouibouis crasseux, quelques cactus et le désert à perte de vue. Silence. Une boutade en ourdou laisse éclater de rire tous les joyeux compères indiens, musulmans et camionneurs. Rien que ça. Bon alors, qu’est ce qui s’est passé ? Qu’est ce que je fous là ? Je me lève. On fait moins les malins, bande de nains. Mais ils sont beaucoup quand même. Je pars. Verrai ce qui se passera avec les filles. Vais au bouiboui boire un tchaï, un thé au lait avec des épices. Jette un œil de côté pour regarder ce rare spectacle : une bande de frustrés, et sûrement puceaux la plupart, avec deux Occidentales – et leur triste réputation, nous y reviendrons – perdues dans le désert. Le cercle se resserre autour des filles. Se resserre encore. Bientôt, elles disparaîtront. M’en fous un peu. Les connais à peine. Je ne les vois plus. Un instant. Un instant seulement avant un cri très fort. Un cri de femme, strident, enragé. Un cri terrible. Et, comme un départ de course : une bande de trous du cul qui se sauve en courant dans tous les sens. Une des filles s’est levée. C’est elle qui a crié. Un des mâles a osé toucher ses cheveux, elle lui a mis une grosse tarte dans la gueule. Du moins, elle aurait bien voulu mais ils sont partis trop vite. Au loin, ils rient. Ils pleurent de rire même car ils ont eu peur ces nigauds. C’est les nerfs en quelque sorte. Ils restent à distance maintenant. À dix mètres, le cercle se reforme. Ils attendent. Les filles n’ont pas l’air angoissé. Juste méfiantes. Le gars du bouiboui parle quelques mots d’anglais. On rigole ensemble de la situation. Cinq mètres, le cercle se rapproche. Ça va recommencer. Mais là, ça va m’agacer, je vais y aller ! J’y vais. Trop tard. Le bus arrive en klaxonnant. Il n’y a plus de place dedans. Monte sur le toit. Démarre. C’est parti ! Mais où on va au fait ?
« La vérité, c’est qu’on ne sait nommer ce qui nous pousse. Lorsque le désir résiste aux premières atteintes du bon sens, on lui cherche des raisons. Et on en trouve qui ne valent rien. Un voyage se passe de motif. Il ne tarde pas à prouver qu’il se suffit à lui-même. On croit qu’on va faire un voyage mais bientôt, c’est le voyage qui vous fait, ou vous défait… »
Nicolas Bouvier
Les Saints de Glace
Premiers jours de mai 2004, à la gare de Poitiers. Par la fenêtre de la micheline, quelques amis et famille nous font coucou tristement. Il fait beau et chaud même si mamie a dit que les Saints de glace n’étaient pas encore passés. C’est quoi les Saints de glace ? Trop tard pour lui demander. Limoges… Déjà perdus ! Dans l’allée du bus, le sac ne passe pas. Obligés de rester debout. L’impression d’être regardés… Peut-être trompés de bus… Où est la carte ? On descend à Ambazac. À la sortie du village, devant notre pouce tendu, une voiture s’arrête, toute petite et déjà surchargée. Le monsieur tasse nos sacs dans le coffre. Ça ne ferme pas, forcément, alors il force, il force et le pare brise se bombe dangereusement. La femme crie : « Arrête, tu vas tout casser ». Le coffre restera ouvert. Merci messieurs-dames, on descend là. Si, si c’est là, merci beaucoup. Saint-Laurent-les-Églises, hameau de quelques vieilles âmes. Pourquoi là ? Le petit trait rouge, tu le vois. Ça veut dire que c’est le bon chemin. Celui qui traverse la France de la côte Atlantique à l’Italie. Le Gr4. Il passe ici. Et on va par là. Vers le sud. Par contre, aide-moi à mettre le sac sur mon dos parce que, là, je vais me casser les reins autrement. Et nous voilà qu’on disparaît derrière les arbres et les collines avec nos petites jambes, bien décidés à ne jamais s’arrêter avant d’être loin. Très loin. Peut-être pas, remarque. Mais peut être que si, quand même, enfin on verra bien ! Nous, c’est Daoud et moi, deux jeunes de 25 ans, un peu perdus sans doute, sans trop d’ambitions non plus, à part foutre le camp. Quitter le travail, les appartements, les amis, la famille et puis tout le reste. Tout. On part à l’aventure. Par les chemins de randonnée pour quitter la France. À l’étranger, on verra. Déjà, il faut partir, prendre la route. Ne pas réfléchir. Un voyage se passe de motif comme on l’a lu plus haut. On aura au moins fait ça dans notre vie. On aura voyagé, on aura été libre… Avant la nuit, un petit coin pour camper se présente. Ça ne manque pas dans cette campagne. Petit feu dans la nature. Petite soirée dans la brise légère. Temps clair et doux, parfait en toile de tente. Nous voilà heureux. Le lendemain est pluvieux et froid. Sans nous décourager, nous marchons à travers les forêts, les collines, les villages. – Eh, Daoud, ça va pas là, c’est dur, j’ai mal, je suis mort. C’est fatigant de marcher. On aurait pu prendre un vélo ou un cheval ou même un âne, quelque chose quoi. Parce que rien que la France, il y a au moins, pouf, tout ça quoi ! – T’occupe pas de la marque du vélo, pédale, il m’dit. Et avec le sourire. Les épaules lacérées. La sueur salée qui pique les yeux et qui coule sous le k-way glacé. Les chaussures qui se font aux pieds. Les pieds qui se font aux chaussures. Je ne sais pas mais ça fait mal. À midi, nous dégustons un sandwich rillettes dans une cave où pourrissent des navets en décomposition. Le seul endroit où il ne pleut pas. Les mains fermées sur notre petite tasse de thé brûlante, nous ne rigolons plus. Très vite, la sueur refroidit sous les vêtements et nous devons repartir. Le soir, le vent se lève, le froid devient glacial. Nous grelottons dans la fumée du feu puis dans notre duvet d’été où le vent s’engouffre ! Des frissons me remontent des orteils jusqu’aux cheveux par vagues. Mourir de froid doit être la chose la plus atroce. Mais je suis si fatigué que je finis par m’endormir. Dans la nuit, le froid s’empare de moi et me fait délirer. Je mêle mes cris à ceux de la forêt, et à celui sinistre, du vent dans la toile de tente. Tôt le matin, je me lève pour remuer mes membres gelés. Il a neigé. Dis-moi Daoud, les Saints de glace, ce ne serait pas une période de… Il est déjà parti. Le chemin est une ornière pleine d’eau, de boue et de glaise. Il monte. Chaque pas est un effort. Le souffle est court. Courbé sous mon sac, je n’apprécie guère le paysage. Je m’entends pousser des petits gémissements. Comment puis-je résister encore ? Chaque seconde, je rêve de balancer mon sac dans le fossé. Et dire que c’était mon idée... Enfin, nous débouchons dans un petit village. Dormir abrités ce soir. C’est tout ce que nous voulons. Prendre une douche. Jeter les sacs. Mais il n’y a rien dans ce village. On nous dit de marcher encore jusqu’à une ferme à 1 ou 2 kilomètres. Peut-être pourra-t-on nous accueillir… À la ferme, les chiens nous accueillent, en effet ! Le paysan nous dit que ce n’est pas possible chez lui. On insiste un peu. On veut juste une grange, un coin de paille, à l’abri du vent et de la pluie. Mais c’est « Non. » « Allez plus haut, à 1 ou 2 kilomètres, il y a une famille qui prend des gens comme vous. » Des gens comme nous ! Ça veut dire quoi, des gens comme nous ?À bout de force et de patience, nous arrivons devant une petite maison. Nous n’espérons plus. Et pourtant, ici commence la série des gens qui nous ont aidés, motivés, offert. Une douche chaude, un lit. « Prenez cette petite bouteille de vin, ça vous réchauffera. » C’est incroyable, quand on est à bout, le plaisir que ça fait de recevoir la moindre chose. Comme cette petite boulangère qui est sortie de son magasin quand elle nous a vu passer pour nous donner des gâteaux. Ou cette petite mamie en pleine campagne à qui l’on demandait de l’eau et qui nous a donné des œufs « Vaut mieux ça que faire la drogue, » elle a ajouté… Malgré ces encouragements, quelques jours plus tard, je suis dans un lit à Clermont Ferrand sans plus pouvoir bouger. Le moral a tenu mais pas le physique. Un tendon a dit le docteur, il faut vous reposer. Agacé d’être déjà arrêté, je voudrais repartir de suite. Dans ce lit, j’ai l’impression de perdre mon temps. Mais cela se dissipe très vite. Nous réalisons peu à peu que nous sommes libres. Pas pressés. Pas comme les vacances où, chaque année, chacun s’arrange pour quelles soient parfaitement organisées afin de ne pas perdre un temps précieux. Nous, on peut rester là autant qu’on veut, se détendre, penser, rêver, manger tout doucement, apprendre à vivre sans stress, apprendre à vivre sans travailler, sans rien faire ! On se laisse vite aller à ce genre de chose et au cours du voyage, je crois que nous sommes devenus professionnels. Daoud a même dit une fois : « Quand on en a marre de rien foutre quelque part, on prend le train et on va rien foutre ailleurs ! » Se promener, observer, discuter avec les gens. Prendre son temps pour chaque chose que l’on fait. Calme, Shanti Shanti disent les Indiens ! Bref, on commence à s’apaiser et profiter de notre temps à Clermont une semaine après la démission.
Une fois soignés, nous vidons nos sacs beaucoup trop lourds pour ne garder que le nécessaire et repartons sous le soleil de mi-mai. Avec entrain mais est-ce la peine de le dire ! L’aventure nous appelle. Passons le Puy de Dôme, pas très joli avec sa grosse antenne au sommet, ses parkings payants à l’entrée et son bus pour prendre la route goudronnée qui y mène. Puis aux pieds d’autres volcans plus sauvages pour finalement passer la nuit sous l’un d’eux : celui de la Vache. Quelques jours plus tard et surtout après quelques dizaines de kilomètres de marche, nous arrivons au Puy de Sancy. L’ascension s’effectue tranquillement. On suit la crête. Pas de problème. Le vent, la neige, le ciel bleu. Et puis, on se perd. Plus de huit heures de marche. Pas de trace du chemin. Plus d’eau. Nous vagabondons dans la neige, les ruisseaux gelés, le vent très fort et la fatigue. Glisser, trébucher, marcher encore, remonter pour passer un ravin. Dur. La soif serre la gorge. Nous commençons à sucer la glace mais craignons pour notre ventre. Nous sommes des citadins fragiles. Dix heures de marche. Cette fois, la soif est la plus forte, nous nous jetons dans le ruisseau. Le vent nous a asséché la gorge toute la journée avec son pote le soleil. Mais déjà ça va mieux. Il va bientôt faire nuit, pourquoi ne pas camper là ? Le vent ne veut pas, il emporte la tente. Marcher encore. Enfin, un petit bois. Ce sera là. La tempête fait rage. Les ombres des branches s’agitent sur la toile comme des marionnettes lugubres. Le sommeil est plus fort. Les jours suivants, nous ne bougeons pas, brûlant le bois que le vent a fait descendre des arbres autour de nous, lavant notre linge et nos fesses dans le ruisseau gelé, crapahutant jusqu’à un village à travers ravins et forêts pour trouver une miche de pain. Puis repartons ragaillardis vers le Cantal. Hauts plateaux herbeux. Chemins bordés de calcaire. Traverser des réserves naturelles, zones protégées d’oiseaux, nez à nez avec un taureau et vaches dix fois plus nombreuses que les habitants. D’habitant, on en rencontre un. Un beau, un jeune. Il ramasse des pissenlits, dans son panier, avec ses bottes, une grande culotte bleue, des bretelles sur sa chemise à grands carreaux et une jolie casquette jaune. On lui demande pour quoi faire. « Bah pour faire de l’avèze ! », il répond avec son superbe accent. Mais comme on le regarde bêtement et qu’on répète « De la quoi ? » il comprend que ces gens-là ne connaissent pas l’avèze, alors il explique. « De l’alcool, c’est. Juste les têtes qu’il faut pour faire l’avèze et il en faut beaucoup des têtes. Même que ça se vend un euro le kilo ! » On en prend quelques-unes pour soupeser, c’est plus léger qu’une plume, un pissenlit. Puis on regarde autour de nous, les champs pleins de pissenlits, jaunes sur des kilomètres : une fortune ! « Salut mon gars, bonne continuation. » « Bien le bonjour chez vous, monsieur-dame. » Des pâtures, des vaches, des collines, du soleil et des chiens. Des chiens qui viennent nous agresser au milieu de nulle part. Qui nous suivent sur des centaines de mètres, qui se relaient. Puis encore quelques villages bien perdus. Une maison de retraite d’où tout le monde descend nous encourager. Un camping où nous prenons enfin une douche, lavons notre linge et d’où repartons sans avoir vu personne. Une préfecture de département, St-Flour, sans connexion internet. Le Cantal…
Fin d’après-midi, on se pose dans un coin agréable. En cinq minutes, la tente est montée. Détente. Allongés dans l’herbe, on lit, on grignote, on discute. Nos pieds se reposent. Ils ne nous font plus vraiment mal maintenant. On a de la corne. Au repas, légumes frais, bon pain et véritable fromage. En dessert, l’incontournable thé avec son carré de chocolat... Quatre semaines que nous sommes partis. J’en ai rien vu. Les vacances sur une année de travail. J’y pense. C’est bien trop peu à mon goût. Alors que nous… Quelle vie tout de même. Se promener tranquillement dans les montagnes, rencontrer des gens, visiter les villes et les campagnes de notre joli pays. Ça me plaît. Dire qu’on peut passer à côté de ça. J’ai oublié de pointer ce matin. Faut que j’explique à mon chef. Déjà que je suis arrivé en retard deux fois cette semaine. La nuit est tombée. Le ciel se couvre. Bientôt, de grosses gouttes tombent comme des cailloux sur la toile. L’orage est sur nous. Bien longtemps que je n’avais vu un tel orage. Enfin, peut-être n’y en a-t-il plus d’assez conséquents pour nous affoler comme je le suis à présent, dans les lumières et le bruit incessant de nos villes et derrière nos volets clos. C’est violent un orage quand on est dessous. Ça fait peur. La toile ridicule chavire sous les rafales. Le tonnerre en dolby stéréo. L’eau qui rentre à l’intérieur. Vite, une gamelle. On n’en a qu’une. Tout est déjà trempé. Nous écoutons, bien au fond du duvet, mêlant flashes du tonnerre et images de nos journées. Le téléphone sonne. « Nico, ton téléphone sonne. » « Ah, oui, c’est vrai, je croyais que c’était dans mon rêve. » Toujours au meilleur moment du film. « Allo ? » De la musique à fond, puis les voix déformées et alcooliques de quelques amis. Ils chantent : « Niiico reviens, Niiico reviens, Nico reviens parmi les tiens ». Je raccroche soudain. J’étais au bout du monde bravant la tempête et le tonnerre et je me retrouve au bout du fil à seulement 3 heures en voiture de chez moi, dans un champ de vaches entre deux collines tout ce qu’il y a de commun. Contrarié, je me recouche mais les fées sont parties. Un sentiment d’orgueil s’empare alors de moi recouvrant définitivement celui de la mélancolie. Nous voilà partis pour de bon et, au bout de quelques semaines seulement, j’ai l’impression d’être loin et surtout de n’être déjà plus le même. Mes amis vont continuer leur vie habituelle. Pour nous qui sommes partis, qui sommes seuls, tout va changer car tout est déjà différent, dans nos silences, les silences de la nature, le silence des nuits, la longue traversée, cette longue traversée de nous-mêmes…
De bonheur ce matin
À la fin du mois, nous sommes dans le plus reculé des chalets d’un hameau des Alpes de Haute-Provence. Une ancienne cabane de chasse, aménagée avec goût par un jeune menuisier, cachée derrière des haies de chênes verts, dans une douce prairie où quelques gros rochers polis cohabitent avec des terriers de fouines. Nous sommes chez mon frère. Le temps ici s’écoule comme nulle part ailleurs. On y est bien. Indéfinissable. Les fleurs sauvages, aromates, thym, basilic, parfument les alentours. Les papillons les caressent sans bruit. Le hamac nous tend ses draps. Le soleil lèche la maisonnette. Dans la salle d’eau, on est pris de vertige. Vue plongeante sur toute la vallée. Sur les lumières scintillantes de la ville au loin. Tout est paisible. Un silence : celui du chant des grillons, des oiseaux. Un peu plus loin, le meuglement d’une vache, l’aboiement d’un chien. Sur la table de jardin, un noyer métisse la peau. On ne bouge plus. Le temps devrait s’arrêter maintenant, enveloppés comme nous sommes dans une atmosphère idyllique à l’abri de l’agitation du monde. Notre situation à ce moment-là y est sans doute pour beaucoup : derrière nous, débute notre prochaine étape. Les Alpes. Rien que ça ! Avec nos petits mollets. La tente plantée de nouveau chaque soir. Les sacs refaits au matin. La privation. Voilà pourquoi nous apprécions tant ce petit confort après ce mois passé à gambader gaiement à travers nos départements les plus reculés, la campagne, le silence. Ici, musique maestro, le barbecue frétille, le coucher de soleil sur la vallée rougit tranquillement, Daoud nous prépare une petite marinade, le rosé est au frais, le rouge débouché, il ne manque plus que les invités du soir, à savoir mon petit frère retrouvé, accompagné des quelques voisins, choisis comme des perles et qui se reconnaîtront comme étant les irréductibles du Villard des Dourbes !
Deux semaines plus tard, nous serpentons sur le chemin en lacets qui monte vers les falaises. Arrivés en haut, nous jetons un dernier coup d’œil sur le village avant de lui tourner le dos. La fameuse barre des Dourbes s’est laissée franchir sans effort insurmontable. Nous n’en revenons pas. Ce devait être si difficile, après en avoir tant parlé pendant ces deux semaines passées avec nos amis. Cette muraille dite infranchissable ! Maintenant que nous y sommes, elle apparaît dans le paysage comme une légère barrière. Derrière elle, la vue s’ouvre sur tous ces sommets bien plus immenses et que nous espérons pourtant passer ! Simplement un pied devant l’autre…
Les jours suivants, villages et vallées se laissent dépasser avant d’arriver près du parc national du Mercantour dans la petite ville d’Allos au pied du Mont Pelât. Campons au bord d’un joli torrent. L’herbe est fine et douce. Un écureuil hésite à descendre nous saluer. Les flammes montent droites vers les étoiles. Je suis appuyé sur mon sac pour vous écrire. Je digère une grosse caillette du village accompagnée par une véritable tomme de vache qui m’emplit le palais de saveur. La bouteille de rouge aurait été la bienvenue mais on ne peut jamais tout avoir… J’aimerais décrire ce qui nous entoure : les courbes du torrent, sa musique, l’horizon rougi et arrêté par les crêtes et les pics majestueux, la fraîcheur d’un soir de montagne, l’odeur du bois de mélèze qui me chauffe le visage, nos mots qui se perdent dans la nuit. Je repense à ma mère, à sa question stupide « Le travail ne vous manque-t-il pas ? » Maman, comment te dire ? Si toute la vie pouvait être ainsi, je ne suis pas sûr de m’en lasser de sitôt. Si tu pouvais connaître cette sensation de liberté que j’ai à cet instant en t’écrivant. Chaque jour, les paysages changent, chaque jour, je fais du sport, chaque jour, après de tels efforts, j’apprécie de manger, de boire de l’eau pure des torrents sans goût de calcaire et de chlore. Nous avons déjà rencontré quelques personnes dignes de rester dans nos souvenirs et chaque matin, nous pouvons encore, grâce à ce destin que l’on force en voyageant, rencontrer de nouvelles personnes et changer peut être, d’une parole, notre vie entière. Non, maman, le travail ne me manque pas ! Pointer à l’usine et rentrer le soir venu pour me mettre devant la télé, merci. Ici, mon jardin est immense avec un torrent d’eau pure devant moi. Je vois chaque matin le soleil se lever, je marche dans le vent frais et parfumé des hauts plateaux et au-delà de notre fine toile de tente, c’est notre toit d’étoile !
Quatre heures d’ascension sans arrêt notoire et 800 mètres de dénivelé enfilés. Nous sommes de vrais montagnards. Le temps se gâte et c’est dommage car nous suivons un torrent, le Chadoulin, jusqu’à sa source et ce n’est qu’une succession de cascades. Nous trouvons aussi de nombreuses marmottes et de jolies fleurs de montagne… Juste avant d’arriver au lac, un grand parking bondé de voitures. Sommes-nous les seuls à être montés à pied ? Derrière les vitres du restaurant refuge, les bouches engloutissent les fourchettes, les cravates des serveuses équilibrent leur course entre les tables. Il est quatorze heures. Le prix du menu au restaurant équivaut à une semaine de notre budget. Nous pique-niquons dans nos ponchos sur un rocher entouré de falaises enneigées qui tombent dans l’eau glaciale. Le ciel est noir. Il fait froid. Bientôt il se remet à pleuvoir. Quand nous demandons où mettre notre petite poubelle, le monsieur nous répond « Chacun se retourne avec… » La pluie tombe drue. Les gens courent jusqu’à leur voiture et partent. Les lits en dortoir du refuge coûtent 26 € par personne et sont complets. Tout ça est écœurant. Il est quinze heures trente, nous pouvons atteindre le col en deux heures, plus deux heures pour redescendre de l’autre côté si tout va bien. Ça nous paraît beaucoup, après les quatre heures de ce matin, et peu sûr, mais nous voulons quitter ce lac, ce refuge, et retrouver la paix. Après vingt minutes de marche, la forêt s’éclaircit sur de hauts pâturages gorgés de ruisseaux et de marmottes. Il n’y a personne. Le temps est toujours menaçant. La pluie s’abat autour, sur le sommet des montagnes, sur le Pelât qui porte bien son nom. Devant nous, un peu plus loin, nos premiers chamois. Courbés pour ne pas être vus, nous retirons les sacs et sortons l’appareil photo en rampant dans l’herbe trempée pour s’approcher. Mais, c’est sans compter sur les marmottes qui, nous ayant repérés, crient pour donner l’alerte. Les chamois s’écartent tranquillement en restant sur leur garde. Une ou deux photos trop lointaines et les voilà disparus. C’est décidé, nous campons dans ces pâturages et profitons du temps qui nous reste avant la nuit pour nous promener sans les sacs et qui sait, avoir la chance de les apercevoir de nouveau. Après une heure de promenade dans les alentours, nous les repérons enfin. Un groupe d’une trentaine de chamois avec les petits, plus haut, à flanc de montagne. Avec Daoud, nous sommes à une cinquantaine de mètres l’un de l’autre, allongés dans l’herbe juste au-dessous des animaux. Encore une fois, ce sont les marmottes qui nous repèrent, mais le troupeau ne fuit pas, trouvant sans doute l’alerte exagérée. Les chamois ne nous voient pas en effet mais restent méfiants. Nous rampons doucement, cachés par les quelques buissons encore présents à cette hauteur. Je me trouve à environ vingt mètres des premiers chamois. Daoud, plus bas, ne peut pas s’approcher davantage sans être vu. Dommage ! C’est lui qui a l’appareil photo. Je suis couché derrière un arbre mort dans un tas de cailloux. En les observant, je retire de mes mains les épines de chardons qui étaient dissimulés dans l’herbe. Un vieux chamois sort du groupe et vient se poster juste au-dessus de moi. Je suis grillé mais il ne s’enfuit pas. Il ressemble à un chevreuil trapu avec un pelage plus épais et parsemé de poils blancs. Il m’observe sans bouger une ou deux minutes. Je ne bouge pas et ne baisse pas non plus le regard. Puis il se remet à brouter, me gardant à l’œil, prêt à fuir au moindre de mes mouvements, emportant le troupeau avec lui. Daoud est toujours étendu plus bas, n’osant plus bouger lui non plus, devant ce spectacle peu commun pour nous. Essayons de reconnaître les mâles, les femelles, compter les petits, voir comment ils se déplacent… Le temps passe. Agenouillé sur les rochers, j’ai des courbatures. C’est vrai qu’on est mieux dans son fauteuil devant un reportage mais il y a un petit quelque chose de plus dans la réalité, même si ce ne sont que des chamois, même si le mieux serait de les laisser tranquille. Enfin, ma patience a des limites. Trop courtes sans doute. Il faut que je bouge, quitte à ce qu’ils fuient. Je sors donc de ma planque. Tous me regardent une dernière fois avant de partir à travers les rochers escarpés. Allons faire de jolis rêves de Bambi et j’espère bien aussi, de Blanche Neige.
À l’aube, nous replions la tente et nous engageons sur le sentier du col le sac de nouveau sur le dos. Le ciel a ce bleu si particulier après que la pluie en a emporté les impuretés. À flanc de montagne, des plaques de glace – les névés – coupent la piste et vont s’écraser plus bas sur les rochers. Mieux vaut ne pas penser au pire, garder son calme, son sang-froid et se concentrer sur l’équilibre en enfonçant au mieux, dans la glace, chacun de ses pas… Je passe. Daoud, au milieu du névé, panique. Ses jambes tremblent. Je lui lance un bout de bois qui ne s’enfonce même pas dans la glace mais ça lui permet de retrouver son calme, un semblant d’équilibre et il y arrive lui aussi. Plus loin, un lac entièrement glacé recouvert de neige et une paroi abrupte à son pied. Où va le chemin ? Il semble contourner la paroi et passer au sommet. Pas la peine d’y penser. On ne peut pas continuer. Trop dangereux. Mais en s’approchant, on trouve une issue plus propice. Nous sommes au col. Pas grand-chose en vérité. 2687 mètres. Mais mi-juin, la neige est encore immaculée et la vue de cette hauteur sur les montagnes éclaboussées de soleil est inoubliable. Daoud veut faire sa grosse commission. L’émotion sans doute. Et le voilà qui s’y met bien au milieu du col. Elle n’est pas prête de dégeler celle-là ! Enfin, ça va mieux. Mais comment on fait pour descendre ? Sur le versant nord, là où nous allons, la glace recouverte de neige s’étend à perte de vue jusqu’au refuge aperçu au fond de la vallée. Il nous faudrait des pointes sous nos chaussures mais nous n’avons rien, pas même un bâton. Moi, je tenterais bien la descente sur le cul. Normalement, il n’y a rien à craindre. Ça fait une jolie courbe tout en bas et ensuite c’est moins pentu. Allez, je tente. Ça accélère sévèrement. C’est le poids du sac. J’en perds mon chapeau. Mais en bas, je m’arrête finalement comme prévu avec une ou deux roulades. Je suis trempé mais c’était bien rigolo. Daoud me rejoint. Allez, on s’en refait une ! Plus loin, le vent apporte une odeur qui me frappe. Je la connais. C’est un mélange de printemps, de roches, de fleurs et de neige, dont je me suis imprégné gamin, en colonie ! C’est la première fois que je ressens cette fabuleuse impression : ce souvenir d’une odeur si particulière, presque dix ans plus tard. Combien de temps une odeur peut-elle ainsi rester gravée dans la mémoire ? J’espère toute la vie. Col de l’Arche
Nous sommes là, dans ce village où il n’y a rien. Nous attendons, de dix à douze – les horaires d’ouverture de la poste – de recevoir la carte mémoire de l’appareil photo. Ça n’arrive pas. Faudra trouver une autre organisation. Est-ce que le courrier arrive ici avec dix jours de retard à cause de l’altitude ? Posés comme des vagabonds dans un champ de vaches, en bas du village, depuis deux jours, on attend. Le torrent roule près de nous ses galets. Imperturbable. A quelques centaines de mètres, la frontière italienne... En stop, nous rejoignons Cuneo à environ 100 km. C’est la première fois que je vais en Italie. Je ne comprends rien à la langue mais cette petite virée nous donne confiance en l’avenir. Les pays étrangers n’ont rien de plus compliqué : arrivés dans une ville, direction l’office de tourisme pour avoir une carte puis trouver un camping. Ensuite, visite du centre, avenues, places, monuments et musées qui pourraient nous intéresser. Goûter la cuisine de la région et le petit vin qui va avec. S’asseoir sur un banc, regarder la vie des autres passer. On en sait assez. Ce serait juste mieux de parler la langue. Enfin, c’est ok pour l’Italie. Le temps de remonter les Alpes et on arrive. J’aime bien dire ça : le temps de remonter les Alpes et on arrive. C’est absurde…
Les jours suivants nous emmènent sur des hauts plateaux, les alpages, dont les petits lacs, entourés d’herbe fine et fraîche, sont des petits coins de paradis. Le soir, la tente est plantée sur un lac argenté et elle se réveille au matin dans l’eau turquoise. Notre visage, pour se rincer, ondule et flotte dans le reflet, c’est alors que nous prenons vraiment conscience de notre présence ici. Bientôt, s’ouvrent nos ailes au-dessus d’un précipice, surplombant les hauteurs du monde, la beauté et le silence des paysages, dans les vents frais et parfumés du matin.. Les journées nous ensorcellent. Rêveurs contemplatifs, subjugués au détour des chemins par une couleur, une ombre, une fleur, un animal, l’eau pourpre entre des rochers mousseux, un pont de bois sur les berges du torrent, une vue imprenable que nous prenons pourtant. Le soleil. La liberté. La montagne… Allez les jaunes ! On est maintenant rodés pour la randonnée. Ce n’est plus un effort mais un plaisir. Les cols s’enchaînent un à un, avec chaque fois une nouvelle dimension sur les massifs à venir. Monter, descendre, dans les falaises, les forêts, les plateaux et les petits villages. Il n’y a personne encore à cette saison. Le Mercantour, les aiguilles de Chambeyron sont passés ! Voici le Queyras, plus bas, la vallée de l’Ubaye, au loin les cimes des Ecrins, Briançon, la Vanoise, le Mont Blanc. Nos estimations sur les cartes sont plus justes. Les bâtons achetés nouvellement sont comme deux jambes supplémentaires. Nous avançons doucement mais sûrement. Apaisés, sereins, allongés sous le soleil du midi pour la sieste avant de nous rechausser, prendre nos sacs et filer dans les ornières des sentiers sinueux à la poursuite d’un pèlerin imaginaire. Une aube
Cinq heures du matin. Daoud dort. Moi pas. Il fait trop froid dans le duvet, je me lève. Bien couvert, je suis décidé à être le premier à voir le soleil aujourd’hui. Nuit claire. Je prends le chemin du col d’où nous sommes descendus hier. Plus je monte et plus j’ai envie de monter. Ça me réchauffe. Je braque à droite vers l’ouest sous une corniche avec l’idée d’atteindre un autre petit col que j’estime bien placé par rapport au lever du soleil. Versants herbeux, roches gigantesques, je suis les chemins de chèvres. Du moins c’est comme ça qu’on appelle les bouts de chemins qui se croisent, se perdent dans la nature et finissent par disparaître. Le soleil n’est toujours pas levé mais le ciel s’éclaircit et j’ai une vue magnifique sur la vallée de la Durance et Briançon. Partout autour, les sommets enneigés dans une brume rose : l’aube. Voilà, je suis sur le col. De l’autre côté une autre vallée et dans son creux, un torrent. Je ne le vois, ni ne l’entends mais c’est ainsi. Nord-ouest, j’aperçois quelques sommets des Ecrins, toujours eux, les plus hauts dans la région. Je marche sur la crête vers le nord pour dominer davantage la vallée et les alentours qui dévalent en escaliers de pins et de verdure dans les couleurs de l’aube, ce rose, ce bleu, une légère brume, le tout un peu brillant. Assis entre deux pierres, j’ai le vertige devant tant de magnificence. J’ai mon Aube à moi. Ça devrait être ainsi chaque matin. Nous sommes si peu de chose devant cette immensité. Je reste un moment à contempler encore. Ne pense à rien. J’observe. Me concentre sur le paysage. J’essaie d’intégrer cette émotion à jamais dans ma mémoire. Les humains
Nous avons dormi, cette nuit, posés au bord d’un chemin où peuvent passer des voitures, faute d’avoir trouvé mieux. Et il en est passé des voitures ce matin, pendant que nous faisions la grasse mat, fatigués d’avoir beaucoup marché hier. Nous glandons encore un peu au lit mais il y a ces putains de voitures. Levés en grognant. Les touristes arrivent par petits groupes, en famille, avec des petits sacs et des grandes gueules. Nous déjeunons comme d’habitude avec notre bordel éparpillé partout autour de nous dans la boue. Il a plu cette nuit, la toile de tente pend sur le pont pour sécher. Nos fringues un peu partout aussi. Nous ne sommes pas lavés et pas rasés depuis plusieurs jours. Un peu en retrait, je vois les gens qui, en passant, regardent Daoud de côté, comme une bête sauvage. C’est vrai qu’il a les cheveux ébouriffés, la barbe en vrac et une tête de gars qu’il ne faut pas emmerder pendant qu’il mange. Et puis cette espèce de liquide où flottent des morceaux de bananes et de figues séchés. C’est assez louche et pas du tout appétissant. Il est assis par terre sur le chemin de cailloux. Faut voir le tableau. On dirait qu’il va mordre. Les gens font un écart pour passer, surtout les enfants. Limite si on lui dit bonjour. Et lui les regarde tranquille et sans gêne aucune. Faut dire que ça fait presque deux mois qu’on est dans la nature, faut l’excuser, enfin nous excuser parce que moi, je ne peux pas me voir mais c’est la même. En fait, nous nous trouvons à quinze minutes de l’affreuse station de Fréjus mais comme on est descendus hier soir tard, eh bien, on ne savait pas qu’on était si près des humains ! La Vanoise
Modane. Le temps est mauvais depuis plusieurs jours mais il devrait s’arranger. Il est interdit de passer la nuit en dehors des refuges dans le parc national de la Vanoise mais leur prix est trop élevé. Nous les évitons donc et campons écartés des chemins. Les animaux sont habitués aux touristes ce qui permet de les approcher : marmottes, chamois, bouquetins... Orage mémorable la première nuit. Le froid a suivi derrière. La seconde, à l’aube, une mer de nuages glisse à nos pieds jusqu’à l’horizon, recouvrant la vallée d’une soupe de coton mouvant. Toute la journée, nous longeons les versants à la limite de cet océan galactique. Le toit des montagnes alentours s’est couvert de neige. La température est glaciale, exceptionnellement, pour un mois de juillet. On n’a pas vu ça depuis 72, nous assure un autre randonneur ! Nous dormons une nouvelle nuit au pied du glacier. Des brumes blanches s’élèvent comme des fantômes. Il gèle mais le temps est clair et sec quand on se couche. Avant le jour, une tempête se lève. Notre tente est alors soulevée par les rafales. Seul, le poids de nos corps fait qu’elle ne s’envole pas. Elle se tord, se déchire, les parties détachées claquent comme des fouets. Le vent rugit de toute part. Le froid intense, mortel. Il faut partir. Au plus vite, redescendre, trouver un abri. Mais avant, sortir du duvet, rentrer dans nos chaussures gelées et plier la tente comme on peut. Jamais eu aussi froid. Nos doigts ne veulent pas se plier. Impossible de serrer nos bâtons pour marcher. Nous courons cette fois avec la peur d’y laisser le pouce surtout, le plus exposé. Ça dure des heures. Des heures, la montagne… Quatrième jour de marche, nous n’avons pas prévu assez à manger. C’est le jeûne. La fatigue des nuits glaciales. Nous espérons un refuge, de la chaleur, du repos. Le temps est toujours aussi froid. Nous ne voulons pas dormir dehors cette nuit. Mais nous hésitons encore à aller dans un refuge. La première fois que nous en avons approché un, rappelez-vous, pour y laisser un pauvre petit sac poubelle, ils ont refusé. La deuxième fois, nous nous sommes abrités pendant un orage et je me suis fâché avec le patron qui voulait qu’on consomme. Des refuges de luxe. Alors, nous n’espérons rien. Et pourtant, lorsque la petite dame du refuge la femma nous voit arriver, je crois qu’elle nous aime déjà. Sans rien dire, sans rien demander, elle nous apporte un bon café chaud. Avec ça, des crêpes à la confiture. Le soir, pour quelques euros qu’il nous reste, elle nous sert abondamment. Nous dormons dans un bon lit avec plein de couvertures. Encore des crêpes le matin avec le café. « Eh ! Vous n’allez pas partir comme ça ! » On la supplie, c’est déjà beaucoup trop de générosité. À qui la rendrons-nous ? « Il neige encore, il fait froid, prenez ça pour le midi, au moins. Ça me fait plaisir ! » Et nous alors, on en a les larmes aux yeux. Pourtant, n’est-ce pas volontaire de ne prendre pas suffisamment à manger ? Depuis un moment, nous tentons de réduire notre consommation. D’abord parce que ça alourdit nos sacs et puis tant de bouffe n’est vraiment pas nécessaire. Même avec les efforts physiques, nous mangeons déjà deux fois moins qu’auparavant, à l’époque déjà lointaine du restaurant d’entreprise et dans notre vie en général. Nous souffrons encore du désir de manger – surtout moi – de cette habitude gastronomique de panse pleine, mais pas de faim. En diminuant petit à petit, sur plusieurs mois, en mangeant équilibré et peu, nous nous sentons mieux, plus légers et plus vifs. Le jeûne est très bon pour le corps et l’esprit, pour la réflexion, la méditation. Nous voulons trouver la juste suffisance. La force la plus importante dans un tel effort est mentale. Le jeûne ravive cette force, c’est certain. Parallèlement, l’entraînement musculaire est achevé. Faut voir comme avec notre gros sac sur le dos, nous franchissons les cols, descendons les sentiers abrupts comme des cabris ! Mais cette fois, avec le froid, le mauvais calcul du temps de traversée du massif, la fatigue de plusieurs jours de marche difficile, avec nos figues sèches et nos carrés de chocolat, nous sommes limite. Nous avons dépassé la juste suffisance… Après cette bonne nuit de sommeil, de chaleur physique et morale, après avoir repris de la consistance en gras, nous partons pour notre plus haut col jamais franchi. Pas bien haut cependant, dans les trois mille. Le chemin monte tranquillement. Bientôt, la neige se met à tomber, recouvrant les monts, les vallons et redonnant une couche propre à celle déjà existante. Nous progressons donc sur un sol immaculé, montant le long du sentier à l’aide de nos bâtons comme deux pèlerins perdus en plein hiver, en des lieux inconnus, pris dans un brouillard épais. J’aimerais ne jamais arriver en haut tant mes songes sont plus légers que les flocons qui nous habillent de montagnes. Mais deux heures de marche suffisent pour atteindre le col de la Rocheure où une étendue plate et dangereuse se dessine : un lac troué de glace. Deux possibilités s’offrent alors à nous : continuer le chemin qui descend directement vers la vallée de l’Isère ou suivre la crête à l’est pour rejoindre un chemin non balisé. Nous hésitons. C’est chouette la neige. À marcher, il ne fait pas froid. Mais si nous nous perdons ? Je sens en moi bouillir l’irrésistible envie d’essayer ce chemin qui garde de l’altitude et reste dans la neige. J’ai déjà mon cœur qui bat de ce petit risque de nous perdre ! Allez, Daoud, tu connais mon opinion. Ok, alors c’est parti. Quand deux chemins se présentent, toujours choisir le plus ardu. Je ne sais pas si ce proverbe s’applique à la montagne… Plus tard, quatre ombres se rapprochent dans le brouillard : des gens ! Mais qu’est ce qu’ils foutent là ? Des fous ! Enfin, nous sommes contents de nous rencontrer avec ce temps incroyable. On ne parle à personne quand il y a trop de monde alors que, dans le désert ou la montagne, on s’empresse de lier connaissance avec le peu de personnes qu’on croise. Les nouvelles sont bonnes. Ils ont tracé de leurs pas le chemin que nous devons suivre et nous signalent qu’il n’y a aucun risque si on ne traîne pas. Et nous aussi, les rassurons en leur désignant le col un peu plus bas, qu’ils n’ont pas loupé. Plus de trois mille mètres, c’est notre record. Le jour de l’anniversaire à Daoud. Petite bataille de neige pour fêter ça. Ça essouffle. Il faut partir. Les traces disparaissent. Enfin il y a des cairns. Des tas de pierres qui indiquent le chemin. Une fissure dans la falaise nous permet de nous engouffrer vers une vallée. La vallée du fond des Fours, complètement désertique. La neige est trop fraîche pour glisser, dommage. Nous stoppons bientôt dans un refuge et mangeons au chaud. Puis la neige se changera en pluie avant que nous ne rejoignions l’affreuse et richissime station de Val d’Isère. Col de la Lose
On va au cinéma voir notre dernier film en français avant longtemps. Spider man. Allez, ça nous relaxera. Mais c’est si nul que nous sommes des plus motivés pour partir définitivement à l’étranger. Dernier col avant l’Italie, entre le massif de la Vanoise et le parc national du grand Paradiso : le col de la Lose. Cela ressemble à perdu en anglais. Quel rapport ? À partir de la gorge des sources de l’Isère, le vent change radicalement de sens. Il vient d’Italie. Un tas de gens sur le chemin de randonnée. De la neige. Ils redescendent du même côté qu’ils sont montés : du côté français. Arrivés au col les nuages arrivent, bien chargés, de l’est. Ils glissent sur nous et vont recouvrir la France. Décidément, tout le monde va par là ! Pendant cinq minutes, nous apercevons le lac, côté italien, où il nous faut descendre. Puis plus rien. Il disparaît. De là où nous nous trouvons, la falaise tombe à pic. Il faut escalader un pan pour trouver le col. Je laisse mon sac à Daoud et vais vérifier l’existence de ce col et du chemin qui en part. Il existe, c’est une brèche abrupte dans la falaise. Personne ne l’a encore emprunté, il n’y a pas de trace. Pourtant, c’est bien le chemin... Je remonte voir Daoud et lui fais part de mes observations. Comme je suis sceptique, il va voir à son tour. Il fait chaud, c’est bizarre, nous sommes à trois mille mètres. Les nuages continuent de nous recouvrir. Le ciel se bouche complètement. Ça ne sert à rien de prendre le risque. On sait comme le temps en montagne peut être mauvais. Nous ne connaissons pas la météo. Nous n’avons pas de crampons. Je me fais une raison. On redescend, on fait du stop et on passera un autre col, un autre jour. Pas grave. Mais Daoud revient. Lui aussi est sceptique mais il est descendu un peu plus bas que moi et a trouvé des mains courantes. C’est donc bien par là. Ça nous rassure. On décide d’y aller. En effet, je n’avais pas vu ces cordes sur la falaise qui nous permettent de nous accrocher. Ce sont des câbles en acier mais bientôt ils disparaissent, mangés par la glace et celle-ci colle si près de la paroi que nous devons quitter la crevasse pour contourner. Bizarre. Qu’est ce qu’on fait ? Nous ne voyons pas à dix mètres. Nous sommes dans les nuages épais et chauds de l’orage qui gronde. La pente est très inclinée. Je descends un peu en laissant le sac dans la fissure et je vois que plus loin, des blocs gelés se séparent à nouveau de la roche et que les cordes réapparaissent. On continue donc. Mais au bout d’un moment, ils disparaissent de nouveau. Nous devons ressortir de la crevasse. La neige fond, nous pouvons enfoncer nos bâtons et un peu nos chaussures en creusant tous nos pas. – C’est une via ferratta me dit Daoud, peut-être il faut faire demi-tour. – Sur la carte, c’est un chemin pourtant. J’espère que c’est le passage le plus difficile. – J’ai poussé le bouchon mais je n’aurais peut être pas dû, il me dit. Si on y arrive, je t’encule ! – Si on y arrive, on en reparle, je dis sans sourire… Nous escaladons des blocs de glace avec des crevasses profondes. Les cordes ont disparu à jamais. C’est la merde. Je pose de nouveau le sac et essaie de continuer un peu mais je vois bien vite que c’est impossible. On ne passe pas. C’est mort. À moins de quitter la falaise qui nous surplombe et de partir vers la droite à flanc de montagne sur la glace. C’est plutôt flippant. On ne voit rien, que du blanc. Daoud ne dit plus un mot. Je sais qu’il est encore moins rassuré que moi. Il déteste les passages de glace. Il devient plus blanc qu’elle. Je tente, sans le sac, bien appuyé sur mes pieds et assurant chaque pas. Plus loin, je repère un rocher qui sort de la neige. J’y vais. Il y a une marque rouge dessus. C’est par là ! Par là où ? Il n’y a que la pente glacée et abrupte. Tout est blanc. Aucune empreinte. Je remonte chercher mon sac et me positionne sous Daoud au cas où il glisserait. Glisser, faudrait pas, je ne sais pas où on s’arrêterait. Daoud prend son temps, fait bien ses pas. D’un seul coup, il glisse et part. J’ai juste le temps de planter mes deux bâtons sur sa trajectoire. Il s’emplafonne dessus mais ça l’arrête. Ouf ! Ses deux bâtons sont cassés net. Accrochés aux rochers, on se demande ce qu’on fout ici et comment on peut être si inconscient. Partout la neige immaculée descend dans les profondeurs des nuages sans qu’on y puisse rien voir. Est-ce que le degré de la pente permet vraiment de continuer sachant qu’il est pratiquement impossible de remonter. Ou alors nous devons laisser les sacs. Une heure que nous sommes partis du col et nous sommes coincés ici. L’orage se rapproche, on l’entend gronder de façon sourde et prolongée. Pour conclure : c’est la panique. Daoud me dit qu’il avait aperçu la météo et qu’ils annonçaient des orages en fin d’après-midi. Il me dit aussi qu’il avait lu quelque part que ce col était difficile… en été. Sans toute cette neige qui est tombée ! Il ne faut pas rester là. L’orage à cette altitude sans abri, non merci ! Il faut tenter quelque chose. À gauche vers la falaise ou à droite. Je pars tester une nouvelle fois à droite. Avec les bâtons, je me tiens bien. J’avance en gardant la même hauteur sur une centaine de mètres. Toujours rien. Que de la neige et cette pente qui m’attire. Ça fait comme un arc de cercle avec un trou, comme un volcan. Je continue cette fois en inclinant ma trajectoire. Après encore une centaine de mètres, j’arrive sur une partie rocheuse non recouverte de neige. Pas trace de chemin ici. Encore plus loin, toujours la même glace et la même pente, je continue. Bientôt, c’est trop incliné. Je ne peux pas. Ça m’énerve. Il y a forcement un passage quelque part. Je cherche plus bas, plus haut, je marche, je marche et enfin, enfin des traces. Je m’approche. Non, ce n’est qu’un animal. Encore, encore, cette fois, j’y suis, c’est bien des empruntes. Elles descendent tout droit, certes, donc avec des crampons, sûr, mais c’est mieux que rien. Je commençais à désespérer. Autour de moi, en levant la tête, que du blanc. Depuis combien de temps ai-je quitté Daoud ? Une demi-heure environ. Je remonte. Je suis mes traces en fait. Daoud n’a pas bougé. Je l’entendais m’appeler avant de le voir. – Alors ? – Alors, il y a des pas, par là, environ quatre à cinq cents mètres à droite, tout en flanc bien incliné comme ici dans la glace. Ça fait comme un arc de cercle. Mais je ne suis pas sûr des traces. Elles descendent tout droit. Le mec devait avoir des crampons. Mais ça va, l’air chaud fait fondre la glace et nos pieds s’enfoncent de plus en plus. On n’a pas le choix de toute façon. Ok ? – Putain, il me dit, faut que ça passe ! T’entends comme l’orage va être mauvais ! Nous partons donc, avec les sacs cette fois, mais ils permettent finalement de nous donner plus de poids. Avec ses petits bâtons cassés, je me positionne sur sa trajectoire. On arrive aux premières traces. – Tu te fous de ma gueule, il m’dit, c’est une bestiole ça, putain ! – Ok, il y en a d’autres plus loin mais ça descend pareil de toute façon. Mais tu vas voir, c’est possible de descendre, il faut rester bien droit, et se tordre la cheville dans le sens opposée à la descente. De grosses gouttes d’orage tombent. Avec précaution, en faisant des virages, en contournant les précipices, nous descendons petit à petit. C’est immense la montagne quand on est perdu comme ça. Ça n’a pas de fin. La glace continue de fondre. C’est donc de plus en plus facile mais l’orage gronde de plus en plus fort. Qu’est-ce que je vois là-bas ? On dirait des silhouettes, des gens. Il y a des gens là-bas, deux personnes. Nous sommes sauvés ! On a mis trois heures à descendre du col. On est en Italie. Les gens sont bien des gens et pas des fantômes. Et même, ce sont des Français, enfin des Suisses francophones et on comprend parfaitement quand ils nous disent que nous sommes les premiers de la saison à avoir franchi le col de la Lose, qu’il est d’ailleurs encore interdit, même avec du matériel ! C’est trop grave, nous sommes complètement inconscients. On aurait pu glisser sur des centaines de mètres. Si la vue avait permis de rendre compte de la difficulté, nous ne nous serions jamais engagés. Bref, l’orage est là, il pleut de plus en plus fort, il faut trouver un abri. Ça tombe bien puisque les gens ont la clé d’un refuge. Le problème, c’est qu’ils ne le trouvent pas. En fait, il est caché en plein dans une falaise de deux cents mètres qui tombe dans le lac. Le fameux lac aperçu pendant cinq minutes d’en haut et qu’on a bien cru ne jamais revoir. Deux chemins y mènent avec des cordes, en escalade. L’un d’eux passe le long de la cascade mais il ne m’inspire pas. L’autre me paraît plus accessible. Je le choisis, si on peut appeler ça un choix. Bref, il y a bien quelques cordes mais je dois de nouveau passer une partie glacée au milieu de la descente. C’est encore plus raide que tout à l’heure et bien glissant mais je m’engage. D’un seul coup, un pied part, je pars, c’est la chute ! Un moment de panique inoubliable. Je plante mes ongles, mes coudes, je me raidis, me tortille, balance les bâtons, rien à faire, je prends de la vitesse. Je vais m’éclater comme un oeuf. Un rocher dépasse au milieu, c’est sur lui que j’arrive, j’ai juste le temps de le voir, je suis dessus, mes jambes font ressort, je suis projeté sur le côté dans la roche. Fin de la chute. Je bouge un peu. Je ne suis pas mort. Je crois que je n’ai rien de cassé non plus. Je tremble comme une feuille. J’ai eu si peur. J’ai eu tellement de chance. J’aurais vraiment pu crever ici. Il y aurait eu une petite plaque avec mon nom, en plus de celles qui existent déjà à l’entrée du refuge. Je me remets sur mes jambes, remonte un peu récupérer mes bâtons et ce qui a été éjecté du sac. Et là, je pense à Daoud. Daoud, non ! Je ne le vois pas en levant la tête. J’espère qu’il ne m’a pas suivi. La faille est vertigineuse, impossible à passer. On le voit clairement d’en bas. Je vais voir l’autre chemin, je vois les gens qui arrivent - forcément, j’ai été plus vite qu’eux - mais pas Daoud. Il pleut beaucoup maintenant et les éclairs illuminent les nuages dans lesquels nous sommes. Enfin, Daoud est derrière eux. Je le vois qui s’accroche aux cordes, qui donne ses dernières forces en escaladant les parois trempées avec son gros sac et le vide qui mène au lac, dessous, très bas. Quand ils arrivent, je suis tout blanc, mes jambes ne cessent de trembler mais je n’ose rien dire. L’orage explose démesurément. Les gens nous disent qu’on peut rester ici, avec eux et même dormir car le temps ne s’arrangera pas avant demain. Ce sont des randonneurs chevronnés, ils en ont vu d’autres. Ils essaient de nous rassurer et de parler d’autres choses mais on a eu trop d’adrénaline aujourd’hui. Sous le refuge, il y a une petite chambre, elle sera pour nous. L’orage est impressionnant, jamais vu un truc pareil, ça pète dans tous les sens toute la nuit et il pleut à torrent. Heureusement, on n’est pas dehors, encore sur un flanc de montagne. Heureusement ! Mais c’est fini la montagne, c’est fini. On veut voir la mer !
Cinquante mâles indiens debout, à deux mètres, les yeux fixés sur nous. Nous, c’est deux jolies filles bien blanches assises par terre contre les sacs au bord de la route, et moi. Et puis un croisement, un ou deux bouibouis crasseux, quelques cactus et le désert à perte de vue. Silence. Une boutade en ourdou laisse éclater de rire tous les joyeux compères indiens, musulmans et camionneurs. Rien que ça. Bon alors, qu’est ce qui s’est passé ? Qu’est ce que je fous là ? Je me lève. On fait moins les malins, bande de nains. Mais ils sont beaucoup quand même. Je pars. Verrai ce qui se passera avec les filles. Vais au bouiboui boire un tchaï, un thé au lait avec des épices. Jette un œil de côté pour regarder ce rare spectacle : une bande de frustrés, et sûrement puceaux la plupart, avec deux Occidentales – et leur triste réputation, nous y reviendrons – perdues dans le désert. Le cercle se resserre autour des filles. Se resserre encore. Bientôt, elles disparaîtront. M’en fous un peu. Les connais à peine. Je ne les vois plus. Un instant. Un instant seulement avant un cri très fort. Un cri de femme, strident, enragé. Un cri terrible. Et, comme un départ de course : une bande de trous du cul qui se sauve en courant dans tous les sens. Une des filles s’est levée. C’est elle qui a crié. Un des mâles a osé toucher ses cheveux, elle lui a mis une grosse tarte dans la gueule. Du moins, elle aurait bien voulu mais ils sont partis trop vite. Au loin, ils rient. Ils pleurent de rire même car ils ont eu peur ces nigauds. C’est les nerfs en quelque sorte. Ils restent à distance maintenant. À dix mètres, le cercle se reforme. Ils attendent. Les filles n’ont pas l’air angoissé. Juste méfiantes. Le gars du bouiboui parle quelques mots d’anglais. On rigole ensemble de la situation. Cinq mètres, le cercle se rapproche. Ça va recommencer. Mais là, ça va m’agacer, je vais y aller ! J’y vais. Trop tard. Le bus arrive en klaxonnant. Il n’y a plus de place dedans. Monte sur le toit. Démarre. C’est parti ! Mais où on va au fait ?
« La vérité, c’est qu’on ne sait nommer ce qui nous pousse. Lorsque le désir résiste aux premières atteintes du bon sens, on lui cherche des raisons. Et on en trouve qui ne valent rien. Un voyage se passe de motif. Il ne tarde pas à prouver qu’il se suffit à lui-même. On croit qu’on va faire un voyage mais bientôt, c’est le voyage qui vous fait, ou vous défait… »
Nicolas Bouvier
Les Saints de Glace
Premiers jours de mai 2004, à la gare de Poitiers. Par la fenêtre de la micheline, quelques amis et famille nous font coucou tristement. Il fait beau et chaud même si mamie a dit que les Saints de glace n’étaient pas encore passés. C’est quoi les Saints de glace ? Trop tard pour lui demander. Limoges… Déjà perdus ! Dans l’allée du bus, le sac ne passe pas. Obligés de rester debout. L’impression d’être regardés… Peut-être trompés de bus… Où est la carte ? On descend à Ambazac. À la sortie du village, devant notre pouce tendu, une voiture s’arrête, toute petite et déjà surchargée. Le monsieur tasse nos sacs dans le coffre. Ça ne ferme pas, forcément, alors il force, il force et le pare brise se bombe dangereusement. La femme crie : « Arrête, tu vas tout casser ». Le coffre restera ouvert. Merci messieurs-dames, on descend là. Si, si c’est là, merci beaucoup. Saint-Laurent-les-Églises, hameau de quelques vieilles âmes. Pourquoi là ? Le petit trait rouge, tu le vois. Ça veut dire que c’est le bon chemin. Celui qui traverse la France de la côte Atlantique à l’Italie. Le Gr4. Il passe ici. Et on va par là. Vers le sud. Par contre, aide-moi à mettre le sac sur mon dos parce que, là, je vais me casser les reins autrement. Et nous voilà qu’on disparaît derrière les arbres et les collines avec nos petites jambes, bien décidés à ne jamais s’arrêter avant d’être loin. Très loin. Peut-être pas, remarque. Mais peut être que si, quand même, enfin on verra bien ! Nous, c’est Daoud et moi, deux jeunes de 25 ans, un peu perdus sans doute, sans trop d’ambitions non plus, à part foutre le camp. Quitter le travail, les appartements, les amis, la famille et puis tout le reste. Tout. On part à l’aventure. Par les chemins de randonnée pour quitter la France. À l’étranger, on verra. Déjà, il faut partir, prendre la route. Ne pas réfléchir. Un voyage se passe de motif comme on l’a lu plus haut. On aura au moins fait ça dans notre vie. On aura voyagé, on aura été libre… Avant la nuit, un petit coin pour camper se présente. Ça ne manque pas dans cette campagne. Petit feu dans la nature. Petite soirée dans la brise légère. Temps clair et doux, parfait en toile de tente. Nous voilà heureux. Le lendemain est pluvieux et froid. Sans nous décourager, nous marchons à travers les forêts, les collines, les villages. – Eh, Daoud, ça va pas là, c’est dur, j’ai mal, je suis mort. C’est fatigant de marcher. On aurait pu prendre un vélo ou un cheval ou même un âne, quelque chose quoi. Parce que rien que la France, il y a au moins, pouf, tout ça quoi ! – T’occupe pas de la marque du vélo, pédale, il m’dit. Et avec le sourire. Les épaules lacérées. La sueur salée qui pique les yeux et qui coule sous le k-way glacé. Les chaussures qui se font aux pieds. Les pieds qui se font aux chaussures. Je ne sais pas mais ça fait mal. À midi, nous dégustons un sandwich rillettes dans une cave où pourrissent des navets en décomposition. Le seul endroit où il ne pleut pas. Les mains fermées sur notre petite tasse de thé brûlante, nous ne rigolons plus. Très vite, la sueur refroidit sous les vêtements et nous devons repartir. Le soir, le vent se lève, le froid devient glacial. Nous grelottons dans la fumée du feu puis dans notre duvet d’été où le vent s’engouffre ! Des frissons me remontent des orteils jusqu’aux cheveux par vagues. Mourir de froid doit être la chose la plus atroce. Mais je suis si fatigué que je finis par m’endormir. Dans la nuit, le froid s’empare de moi et me fait délirer. Je mêle mes cris à ceux de la forêt, et à celui sinistre, du vent dans la toile de tente. Tôt le matin, je me lève pour remuer mes membres gelés. Il a neigé. Dis-moi Daoud, les Saints de glace, ce ne serait pas une période de… Il est déjà parti. Le chemin est une ornière pleine d’eau, de boue et de glaise. Il monte. Chaque pas est un effort. Le souffle est court. Courbé sous mon sac, je n’apprécie guère le paysage. Je m’entends pousser des petits gémissements. Comment puis-je résister encore ? Chaque seconde, je rêve de balancer mon sac dans le fossé. Et dire que c’était mon idée... Enfin, nous débouchons dans un petit village. Dormir abrités ce soir. C’est tout ce que nous voulons. Prendre une douche. Jeter les sacs. Mais il n’y a rien dans ce village. On nous dit de marcher encore jusqu’à une ferme à 1 ou 2 kilomètres. Peut-être pourra-t-on nous accueillir… À la ferme, les chiens nous accueillent, en effet ! Le paysan nous dit que ce n’est pas possible chez lui. On insiste un peu. On veut juste une grange, un coin de paille, à l’abri du vent et de la pluie. Mais c’est « Non. » « Allez plus haut, à 1 ou 2 kilomètres, il y a une famille qui prend des gens comme vous. » Des gens comme nous ! Ça veut dire quoi, des gens comme nous ?À bout de force et de patience, nous arrivons devant une petite maison. Nous n’espérons plus. Et pourtant, ici commence la série des gens qui nous ont aidés, motivés, offert. Une douche chaude, un lit. « Prenez cette petite bouteille de vin, ça vous réchauffera. » C’est incroyable, quand on est à bout, le plaisir que ça fait de recevoir la moindre chose. Comme cette petite boulangère qui est sortie de son magasin quand elle nous a vu passer pour nous donner des gâteaux. Ou cette petite mamie en pleine campagne à qui l’on demandait de l’eau et qui nous a donné des œufs « Vaut mieux ça que faire la drogue, » elle a ajouté… Malgré ces encouragements, quelques jours plus tard, je suis dans un lit à Clermont Ferrand sans plus pouvoir bouger. Le moral a tenu mais pas le physique. Un tendon a dit le docteur, il faut vous reposer. Agacé d’être déjà arrêté, je voudrais repartir de suite. Dans ce lit, j’ai l’impression de perdre mon temps. Mais cela se dissipe très vite. Nous réalisons peu à peu que nous sommes libres. Pas pressés. Pas comme les vacances où, chaque année, chacun s’arrange pour quelles soient parfaitement organisées afin de ne pas perdre un temps précieux. Nous, on peut rester là autant qu’on veut, se détendre, penser, rêver, manger tout doucement, apprendre à vivre sans stress, apprendre à vivre sans travailler, sans rien faire ! On se laisse vite aller à ce genre de chose et au cours du voyage, je crois que nous sommes devenus professionnels. Daoud a même dit une fois : « Quand on en a marre de rien foutre quelque part, on prend le train et on va rien foutre ailleurs ! » Se promener, observer, discuter avec les gens. Prendre son temps pour chaque chose que l’on fait. Calme, Shanti Shanti disent les Indiens ! Bref, on commence à s’apaiser et profiter de notre temps à Clermont une semaine après la démission.
Une fois soignés, nous vidons nos sacs beaucoup trop lourds pour ne garder que le nécessaire et repartons sous le soleil de mi-mai. Avec entrain mais est-ce la peine de le dire ! L’aventure nous appelle. Passons le Puy de Dôme, pas très joli avec sa grosse antenne au sommet, ses parkings payants à l’entrée et son bus pour prendre la route goudronnée qui y mène. Puis aux pieds d’autres volcans plus sauvages pour finalement passer la nuit sous l’un d’eux : celui de la Vache. Quelques jours plus tard et surtout après quelques dizaines de kilomètres de marche, nous arrivons au Puy de Sancy. L’ascension s’effectue tranquillement. On suit la crête. Pas de problème. Le vent, la neige, le ciel bleu. Et puis, on se perd. Plus de huit heures de marche. Pas de trace du chemin. Plus d’eau. Nous vagabondons dans la neige, les ruisseaux gelés, le vent très fort et la fatigue. Glisser, trébucher, marcher encore, remonter pour passer un ravin. Dur. La soif serre la gorge. Nous commençons à sucer la glace mais craignons pour notre ventre. Nous sommes des citadins fragiles. Dix heures de marche. Cette fois, la soif est la plus forte, nous nous jetons dans le ruisseau. Le vent nous a asséché la gorge toute la journée avec son pote le soleil. Mais déjà ça va mieux. Il va bientôt faire nuit, pourquoi ne pas camper là ? Le vent ne veut pas, il emporte la tente. Marcher encore. Enfin, un petit bois. Ce sera là. La tempête fait rage. Les ombres des branches s’agitent sur la toile comme des marionnettes lugubres. Le sommeil est plus fort. Les jours suivants, nous ne bougeons pas, brûlant le bois que le vent a fait descendre des arbres autour de nous, lavant notre linge et nos fesses dans le ruisseau gelé, crapahutant jusqu’à un village à travers ravins et forêts pour trouver une miche de pain. Puis repartons ragaillardis vers le Cantal. Hauts plateaux herbeux. Chemins bordés de calcaire. Traverser des réserves naturelles, zones protégées d’oiseaux, nez à nez avec un taureau et vaches dix fois plus nombreuses que les habitants. D’habitant, on en rencontre un. Un beau, un jeune. Il ramasse des pissenlits, dans son panier, avec ses bottes, une grande culotte bleue, des bretelles sur sa chemise à grands carreaux et une jolie casquette jaune. On lui demande pour quoi faire. « Bah pour faire de l’avèze ! », il répond avec son superbe accent. Mais comme on le regarde bêtement et qu’on répète « De la quoi ? » il comprend que ces gens-là ne connaissent pas l’avèze, alors il explique. « De l’alcool, c’est. Juste les têtes qu’il faut pour faire l’avèze et il en faut beaucoup des têtes. Même que ça se vend un euro le kilo ! » On en prend quelques-unes pour soupeser, c’est plus léger qu’une plume, un pissenlit. Puis on regarde autour de nous, les champs pleins de pissenlits, jaunes sur des kilomètres : une fortune ! « Salut mon gars, bonne continuation. » « Bien le bonjour chez vous, monsieur-dame. » Des pâtures, des vaches, des collines, du soleil et des chiens. Des chiens qui viennent nous agresser au milieu de nulle part. Qui nous suivent sur des centaines de mètres, qui se relaient. Puis encore quelques villages bien perdus. Une maison de retraite d’où tout le monde descend nous encourager. Un camping où nous prenons enfin une douche, lavons notre linge et d’où repartons sans avoir vu personne. Une préfecture de département, St-Flour, sans connexion internet. Le Cantal…
Fin d’après-midi, on se pose dans un coin agréable. En cinq minutes, la tente est montée. Détente. Allongés dans l’herbe, on lit, on grignote, on discute. Nos pieds se reposent. Ils ne nous font plus vraiment mal maintenant. On a de la corne. Au repas, légumes frais, bon pain et véritable fromage. En dessert, l’incontournable thé avec son carré de chocolat... Quatre semaines que nous sommes partis. J’en ai rien vu. Les vacances sur une année de travail. J’y pense. C’est bien trop peu à mon goût. Alors que nous… Quelle vie tout de même. Se promener tranquillement dans les montagnes, rencontrer des gens, visiter les villes et les campagnes de notre joli pays. Ça me plaît. Dire qu’on peut passer à côté de ça. J’ai oublié de pointer ce matin. Faut que j’explique à mon chef. Déjà que je suis arrivé en retard deux fois cette semaine. La nuit est tombée. Le ciel se couvre. Bientôt, de grosses gouttes tombent comme des cailloux sur la toile. L’orage est sur nous. Bien longtemps que je n’avais vu un tel orage. Enfin, peut-être n’y en a-t-il plus d’assez conséquents pour nous affoler comme je le suis à présent, dans les lumières et le bruit incessant de nos villes et derrière nos volets clos. C’est violent un orage quand on est dessous. Ça fait peur. La toile ridicule chavire sous les rafales. Le tonnerre en dolby stéréo. L’eau qui rentre à l’intérieur. Vite, une gamelle. On n’en a qu’une. Tout est déjà trempé. Nous écoutons, bien au fond du duvet, mêlant flashes du tonnerre et images de nos journées. Le téléphone sonne. « Nico, ton téléphone sonne. » « Ah, oui, c’est vrai, je croyais que c’était dans mon rêve. » Toujours au meilleur moment du film. « Allo ? » De la musique à fond, puis les voix déformées et alcooliques de quelques amis. Ils chantent : « Niiico reviens, Niiico reviens, Nico reviens parmi les tiens ». Je raccroche soudain. J’étais au bout du monde bravant la tempête et le tonnerre et je me retrouve au bout du fil à seulement 3 heures en voiture de chez moi, dans un champ de vaches entre deux collines tout ce qu’il y a de commun. Contrarié, je me recouche mais les fées sont parties. Un sentiment d’orgueil s’empare alors de moi recouvrant définitivement celui de la mélancolie. Nous voilà partis pour de bon et, au bout de quelques semaines seulement, j’ai l’impression d’être loin et surtout de n’être déjà plus le même. Mes amis vont continuer leur vie habituelle. Pour nous qui sommes partis, qui sommes seuls, tout va changer car tout est déjà différent, dans nos silences, les silences de la nature, le silence des nuits, la longue traversée, cette longue traversée de nous-mêmes…
De bonheur ce matin
À la fin du mois, nous sommes dans le plus reculé des chalets d’un hameau des Alpes de Haute-Provence. Une ancienne cabane de chasse, aménagée avec goût par un jeune menuisier, cachée derrière des haies de chênes verts, dans une douce prairie où quelques gros rochers polis cohabitent avec des terriers de fouines. Nous sommes chez mon frère. Le temps ici s’écoule comme nulle part ailleurs. On y est bien. Indéfinissable. Les fleurs sauvages, aromates, thym, basilic, parfument les alentours. Les papillons les caressent sans bruit. Le hamac nous tend ses draps. Le soleil lèche la maisonnette. Dans la salle d’eau, on est pris de vertige. Vue plongeante sur toute la vallée. Sur les lumières scintillantes de la ville au loin. Tout est paisible. Un silence : celui du chant des grillons, des oiseaux. Un peu plus loin, le meuglement d’une vache, l’aboiement d’un chien. Sur la table de jardin, un noyer métisse la peau. On ne bouge plus. Le temps devrait s’arrêter maintenant, enveloppés comme nous sommes dans une atmosphère idyllique à l’abri de l’agitation du monde. Notre situation à ce moment-là y est sans doute pour beaucoup : derrière nous, débute notre prochaine étape. Les Alpes. Rien que ça ! Avec nos petits mollets. La tente plantée de nouveau chaque soir. Les sacs refaits au matin. La privation. Voilà pourquoi nous apprécions tant ce petit confort après ce mois passé à gambader gaiement à travers nos départements les plus reculés, la campagne, le silence. Ici, musique maestro, le barbecue frétille, le coucher de soleil sur la vallée rougit tranquillement, Daoud nous prépare une petite marinade, le rosé est au frais, le rouge débouché, il ne manque plus que les invités du soir, à savoir mon petit frère retrouvé, accompagné des quelques voisins, choisis comme des perles et qui se reconnaîtront comme étant les irréductibles du Villard des Dourbes !
Deux semaines plus tard, nous serpentons sur le chemin en lacets qui monte vers les falaises. Arrivés en haut, nous jetons un dernier coup d’œil sur le village avant de lui tourner le dos. La fameuse barre des Dourbes s’est laissée franchir sans effort insurmontable. Nous n’en revenons pas. Ce devait être si difficile, après en avoir tant parlé pendant ces deux semaines passées avec nos amis. Cette muraille dite infranchissable ! Maintenant que nous y sommes, elle apparaît dans le paysage comme une légère barrière. Derrière elle, la vue s’ouvre sur tous ces sommets bien plus immenses et que nous espérons pourtant passer ! Simplement un pied devant l’autre…
Les jours suivants, villages et vallées se laissent dépasser avant d’arriver près du parc national du Mercantour dans la petite ville d’Allos au pied du Mont Pelât. Campons au bord d’un joli torrent. L’herbe est fine et douce. Un écureuil hésite à descendre nous saluer. Les flammes montent droites vers les étoiles. Je suis appuyé sur mon sac pour vous écrire. Je digère une grosse caillette du village accompagnée par une véritable tomme de vache qui m’emplit le palais de saveur. La bouteille de rouge aurait été la bienvenue mais on ne peut jamais tout avoir… J’aimerais décrire ce qui nous entoure : les courbes du torrent, sa musique, l’horizon rougi et arrêté par les crêtes et les pics majestueux, la fraîcheur d’un soir de montagne, l’odeur du bois de mélèze qui me chauffe le visage, nos mots qui se perdent dans la nuit. Je repense à ma mère, à sa question stupide « Le travail ne vous manque-t-il pas ? » Maman, comment te dire ? Si toute la vie pouvait être ainsi, je ne suis pas sûr de m’en lasser de sitôt. Si tu pouvais connaître cette sensation de liberté que j’ai à cet instant en t’écrivant. Chaque jour, les paysages changent, chaque jour, je fais du sport, chaque jour, après de tels efforts, j’apprécie de manger, de boire de l’eau pure des torrents sans goût de calcaire et de chlore. Nous avons déjà rencontré quelques personnes dignes de rester dans nos souvenirs et chaque matin, nous pouvons encore, grâce à ce destin que l’on force en voyageant, rencontrer de nouvelles personnes et changer peut être, d’une parole, notre vie entière. Non, maman, le travail ne me manque pas ! Pointer à l’usine et rentrer le soir venu pour me mettre devant la télé, merci. Ici, mon jardin est immense avec un torrent d’eau pure devant moi. Je vois chaque matin le soleil se lever, je marche dans le vent frais et parfumé des hauts plateaux et au-delà de notre fine toile de tente, c’est notre toit d’étoile !
Quatre heures d’ascension sans arrêt notoire et 800 mètres de dénivelé enfilés. Nous sommes de vrais montagnards. Le temps se gâte et c’est dommage car nous suivons un torrent, le Chadoulin, jusqu’à sa source et ce n’est qu’une succession de cascades. Nous trouvons aussi de nombreuses marmottes et de jolies fleurs de montagne… Juste avant d’arriver au lac, un grand parking bondé de voitures. Sommes-nous les seuls à être montés à pied ? Derrière les vitres du restaurant refuge, les bouches engloutissent les fourchettes, les cravates des serveuses équilibrent leur course entre les tables. Il est quatorze heures. Le prix du menu au restaurant équivaut à une semaine de notre budget. Nous pique-niquons dans nos ponchos sur un rocher entouré de falaises enneigées qui tombent dans l’eau glaciale. Le ciel est noir. Il fait froid. Bientôt il se remet à pleuvoir. Quand nous demandons où mettre notre petite poubelle, le monsieur nous répond « Chacun se retourne avec… » La pluie tombe drue. Les gens courent jusqu’à leur voiture et partent. Les lits en dortoir du refuge coûtent 26 € par personne et sont complets. Tout ça est écœurant. Il est quinze heures trente, nous pouvons atteindre le col en deux heures, plus deux heures pour redescendre de l’autre côté si tout va bien. Ça nous paraît beaucoup, après les quatre heures de ce matin, et peu sûr, mais nous voulons quitter ce lac, ce refuge, et retrouver la paix. Après vingt minutes de marche, la forêt s’éclaircit sur de hauts pâturages gorgés de ruisseaux et de marmottes. Il n’y a personne. Le temps est toujours menaçant. La pluie s’abat autour, sur le sommet des montagnes, sur le Pelât qui porte bien son nom. Devant nous, un peu plus loin, nos premiers chamois. Courbés pour ne pas être vus, nous retirons les sacs et sortons l’appareil photo en rampant dans l’herbe trempée pour s’approcher. Mais, c’est sans compter sur les marmottes qui, nous ayant repérés, crient pour donner l’alerte. Les chamois s’écartent tranquillement en restant sur leur garde. Une ou deux photos trop lointaines et les voilà disparus. C’est décidé, nous campons dans ces pâturages et profitons du temps qui nous reste avant la nuit pour nous promener sans les sacs et qui sait, avoir la chance de les apercevoir de nouveau. Après une heure de promenade dans les alentours, nous les repérons enfin. Un groupe d’une trentaine de chamois avec les petits, plus haut, à flanc de montagne. Avec Daoud, nous sommes à une cinquantaine de mètres l’un de l’autre, allongés dans l’herbe juste au-dessous des animaux. Encore une fois, ce sont les marmottes qui nous repèrent, mais le troupeau ne fuit pas, trouvant sans doute l’alerte exagérée. Les chamois ne nous voient pas en effet mais restent méfiants. Nous rampons doucement, cachés par les quelques buissons encore présents à cette hauteur. Je me trouve à environ vingt mètres des premiers chamois. Daoud, plus bas, ne peut pas s’approcher davantage sans être vu. Dommage ! C’est lui qui a l’appareil photo. Je suis couché derrière un arbre mort dans un tas de cailloux. En les observant, je retire de mes mains les épines de chardons qui étaient dissimulés dans l’herbe. Un vieux chamois sort du groupe et vient se poster juste au-dessus de moi. Je suis grillé mais il ne s’enfuit pas. Il ressemble à un chevreuil trapu avec un pelage plus épais et parsemé de poils blancs. Il m’observe sans bouger une ou deux minutes. Je ne bouge pas et ne baisse pas non plus le regard. Puis il se remet à brouter, me gardant à l’œil, prêt à fuir au moindre de mes mouvements, emportant le troupeau avec lui. Daoud est toujours étendu plus bas, n’osant plus bouger lui non plus, devant ce spectacle peu commun pour nous. Essayons de reconnaître les mâles, les femelles, compter les petits, voir comment ils se déplacent… Le temps passe. Agenouillé sur les rochers, j’ai des courbatures. C’est vrai qu’on est mieux dans son fauteuil devant un reportage mais il y a un petit quelque chose de plus dans la réalité, même si ce ne sont que des chamois, même si le mieux serait de les laisser tranquille. Enfin, ma patience a des limites. Trop courtes sans doute. Il faut que je bouge, quitte à ce qu’ils fuient. Je sors donc de ma planque. Tous me regardent une dernière fois avant de partir à travers les rochers escarpés. Allons faire de jolis rêves de Bambi et j’espère bien aussi, de Blanche Neige.
À l’aube, nous replions la tente et nous engageons sur le sentier du col le sac de nouveau sur le dos. Le ciel a ce bleu si particulier après que la pluie en a emporté les impuretés. À flanc de montagne, des plaques de glace – les névés – coupent la piste et vont s’écraser plus bas sur les rochers. Mieux vaut ne pas penser au pire, garder son calme, son sang-froid et se concentrer sur l’équilibre en enfonçant au mieux, dans la glace, chacun de ses pas… Je passe. Daoud, au milieu du névé, panique. Ses jambes tremblent. Je lui lance un bout de bois qui ne s’enfonce même pas dans la glace mais ça lui permet de retrouver son calme, un semblant d’équilibre et il y arrive lui aussi. Plus loin, un lac entièrement glacé recouvert de neige et une paroi abrupte à son pied. Où va le chemin ? Il semble contourner la paroi et passer au sommet. Pas la peine d’y penser. On ne peut pas continuer. Trop dangereux. Mais en s’approchant, on trouve une issue plus propice. Nous sommes au col. Pas grand-chose en vérité. 2687 mètres. Mais mi-juin, la neige est encore immaculée et la vue de cette hauteur sur les montagnes éclaboussées de soleil est inoubliable. Daoud veut faire sa grosse commission. L’émotion sans doute. Et le voilà qui s’y met bien au milieu du col. Elle n’est pas prête de dégeler celle-là ! Enfin, ça va mieux. Mais comment on fait pour descendre ? Sur le versant nord, là où nous allons, la glace recouverte de neige s’étend à perte de vue jusqu’au refuge aperçu au fond de la vallée. Il nous faudrait des pointes sous nos chaussures mais nous n’avons rien, pas même un bâton. Moi, je tenterais bien la descente sur le cul. Normalement, il n’y a rien à craindre. Ça fait une jolie courbe tout en bas et ensuite c’est moins pentu. Allez, je tente. Ça accélère sévèrement. C’est le poids du sac. J’en perds mon chapeau. Mais en bas, je m’arrête finalement comme prévu avec une ou deux roulades. Je suis trempé mais c’était bien rigolo. Daoud me rejoint. Allez, on s’en refait une ! Plus loin, le vent apporte une odeur qui me frappe. Je la connais. C’est un mélange de printemps, de roches, de fleurs et de neige, dont je me suis imprégné gamin, en colonie ! C’est la première fois que je ressens cette fabuleuse impression : ce souvenir d’une odeur si particulière, presque dix ans plus tard. Combien de temps une odeur peut-elle ainsi rester gravée dans la mémoire ? J’espère toute la vie. Col de l’Arche
Nous sommes là, dans ce village où il n’y a rien. Nous attendons, de dix à douze – les horaires d’ouverture de la poste – de recevoir la carte mémoire de l’appareil photo. Ça n’arrive pas. Faudra trouver une autre organisation. Est-ce que le courrier arrive ici avec dix jours de retard à cause de l’altitude ? Posés comme des vagabonds dans un champ de vaches, en bas du village, depuis deux jours, on attend. Le torrent roule près de nous ses galets. Imperturbable. A quelques centaines de mètres, la frontière italienne... En stop, nous rejoignons Cuneo à environ 100 km. C’est la première fois que je vais en Italie. Je ne comprends rien à la langue mais cette petite virée nous donne confiance en l’avenir. Les pays étrangers n’ont rien de plus compliqué : arrivés dans une ville, direction l’office de tourisme pour avoir une carte puis trouver un camping. Ensuite, visite du centre, avenues, places, monuments et musées qui pourraient nous intéresser. Goûter la cuisine de la région et le petit vin qui va avec. S’asseoir sur un banc, regarder la vie des autres passer. On en sait assez. Ce serait juste mieux de parler la langue. Enfin, c’est ok pour l’Italie. Le temps de remonter les Alpes et on arrive. J’aime bien dire ça : le temps de remonter les Alpes et on arrive. C’est absurde…
Les jours suivants nous emmènent sur des hauts plateaux, les alpages, dont les petits lacs, entourés d’herbe fine et fraîche, sont des petits coins de paradis. Le soir, la tente est plantée sur un lac argenté et elle se réveille au matin dans l’eau turquoise. Notre visage, pour se rincer, ondule et flotte dans le reflet, c’est alors que nous prenons vraiment conscience de notre présence ici. Bientôt, s’ouvrent nos ailes au-dessus d’un précipice, surplombant les hauteurs du monde, la beauté et le silence des paysages, dans les vents frais et parfumés du matin.. Les journées nous ensorcellent. Rêveurs contemplatifs, subjugués au détour des chemins par une couleur, une ombre, une fleur, un animal, l’eau pourpre entre des rochers mousseux, un pont de bois sur les berges du torrent, une vue imprenable que nous prenons pourtant. Le soleil. La liberté. La montagne… Allez les jaunes ! On est maintenant rodés pour la randonnée. Ce n’est plus un effort mais un plaisir. Les cols s’enchaînent un à un, avec chaque fois une nouvelle dimension sur les massifs à venir. Monter, descendre, dans les falaises, les forêts, les plateaux et les petits villages. Il n’y a personne encore à cette saison. Le Mercantour, les aiguilles de Chambeyron sont passés ! Voici le Queyras, plus bas, la vallée de l’Ubaye, au loin les cimes des Ecrins, Briançon, la Vanoise, le Mont Blanc. Nos estimations sur les cartes sont plus justes. Les bâtons achetés nouvellement sont comme deux jambes supplémentaires. Nous avançons doucement mais sûrement. Apaisés, sereins, allongés sous le soleil du midi pour la sieste avant de nous rechausser, prendre nos sacs et filer dans les ornières des sentiers sinueux à la poursuite d’un pèlerin imaginaire. Une aube
Cinq heures du matin. Daoud dort. Moi pas. Il fait trop froid dans le duvet, je me lève. Bien couvert, je suis décidé à être le premier à voir le soleil aujourd’hui. Nuit claire. Je prends le chemin du col d’où nous sommes descendus hier. Plus je monte et plus j’ai envie de monter. Ça me réchauffe. Je braque à droite vers l’ouest sous une corniche avec l’idée d’atteindre un autre petit col que j’estime bien placé par rapport au lever du soleil. Versants herbeux, roches gigantesques, je suis les chemins de chèvres. Du moins c’est comme ça qu’on appelle les bouts de chemins qui se croisent, se perdent dans la nature et finissent par disparaître. Le soleil n’est toujours pas levé mais le ciel s’éclaircit et j’ai une vue magnifique sur la vallée de la Durance et Briançon. Partout autour, les sommets enneigés dans une brume rose : l’aube. Voilà, je suis sur le col. De l’autre côté une autre vallée et dans son creux, un torrent. Je ne le vois, ni ne l’entends mais c’est ainsi. Nord-ouest, j’aperçois quelques sommets des Ecrins, toujours eux, les plus hauts dans la région. Je marche sur la crête vers le nord pour dominer davantage la vallée et les alentours qui dévalent en escaliers de pins et de verdure dans les couleurs de l’aube, ce rose, ce bleu, une légère brume, le tout un peu brillant. Assis entre deux pierres, j’ai le vertige devant tant de magnificence. J’ai mon Aube à moi. Ça devrait être ainsi chaque matin. Nous sommes si peu de chose devant cette immensité. Je reste un moment à contempler encore. Ne pense à rien. J’observe. Me concentre sur le paysage. J’essaie d’intégrer cette émotion à jamais dans ma mémoire. Les humains
Nous avons dormi, cette nuit, posés au bord d’un chemin où peuvent passer des voitures, faute d’avoir trouvé mieux. Et il en est passé des voitures ce matin, pendant que nous faisions la grasse mat, fatigués d’avoir beaucoup marché hier. Nous glandons encore un peu au lit mais il y a ces putains de voitures. Levés en grognant. Les touristes arrivent par petits groupes, en famille, avec des petits sacs et des grandes gueules. Nous déjeunons comme d’habitude avec notre bordel éparpillé partout autour de nous dans la boue. Il a plu cette nuit, la toile de tente pend sur le pont pour sécher. Nos fringues un peu partout aussi. Nous ne sommes pas lavés et pas rasés depuis plusieurs jours. Un peu en retrait, je vois les gens qui, en passant, regardent Daoud de côté, comme une bête sauvage. C’est vrai qu’il a les cheveux ébouriffés, la barbe en vrac et une tête de gars qu’il ne faut pas emmerder pendant qu’il mange. Et puis cette espèce de liquide où flottent des morceaux de bananes et de figues séchés. C’est assez louche et pas du tout appétissant. Il est assis par terre sur le chemin de cailloux. Faut voir le tableau. On dirait qu’il va mordre. Les gens font un écart pour passer, surtout les enfants. Limite si on lui dit bonjour. Et lui les regarde tranquille et sans gêne aucune. Faut dire que ça fait presque deux mois qu’on est dans la nature, faut l’excuser, enfin nous excuser parce que moi, je ne peux pas me voir mais c’est la même. En fait, nous nous trouvons à quinze minutes de l’affreuse station de Fréjus mais comme on est descendus hier soir tard, eh bien, on ne savait pas qu’on était si près des humains ! La Vanoise
Modane. Le temps est mauvais depuis plusieurs jours mais il devrait s’arranger. Il est interdit de passer la nuit en dehors des refuges dans le parc national de la Vanoise mais leur prix est trop élevé. Nous les évitons donc et campons écartés des chemins. Les animaux sont habitués aux touristes ce qui permet de les approcher : marmottes, chamois, bouquetins... Orage mémorable la première nuit. Le froid a suivi derrière. La seconde, à l’aube, une mer de nuages glisse à nos pieds jusqu’à l’horizon, recouvrant la vallée d’une soupe de coton mouvant. Toute la journée, nous longeons les versants à la limite de cet océan galactique. Le toit des montagnes alentours s’est couvert de neige. La température est glaciale, exceptionnellement, pour un mois de juillet. On n’a pas vu ça depuis 72, nous assure un autre randonneur ! Nous dormons une nouvelle nuit au pied du glacier. Des brumes blanches s’élèvent comme des fantômes. Il gèle mais le temps est clair et sec quand on se couche. Avant le jour, une tempête se lève. Notre tente est alors soulevée par les rafales. Seul, le poids de nos corps fait qu’elle ne s’envole pas. Elle se tord, se déchire, les parties détachées claquent comme des fouets. Le vent rugit de toute part. Le froid intense, mortel. Il faut partir. Au plus vite, redescendre, trouver un abri. Mais avant, sortir du duvet, rentrer dans nos chaussures gelées et plier la tente comme on peut. Jamais eu aussi froid. Nos doigts ne veulent pas se plier. Impossible de serrer nos bâtons pour marcher. Nous courons cette fois avec la peur d’y laisser le pouce surtout, le plus exposé. Ça dure des heures. Des heures, la montagne… Quatrième jour de marche, nous n’avons pas prévu assez à manger. C’est le jeûne. La fatigue des nuits glaciales. Nous espérons un refuge, de la chaleur, du repos. Le temps est toujours aussi froid. Nous ne voulons pas dormir dehors cette nuit. Mais nous hésitons encore à aller dans un refuge. La première fois que nous en avons approché un, rappelez-vous, pour y laisser un pauvre petit sac poubelle, ils ont refusé. La deuxième fois, nous nous sommes abrités pendant un orage et je me suis fâché avec le patron qui voulait qu’on consomme. Des refuges de luxe. Alors, nous n’espérons rien. Et pourtant, lorsque la petite dame du refuge la femma nous voit arriver, je crois qu’elle nous aime déjà. Sans rien dire, sans rien demander, elle nous apporte un bon café chaud. Avec ça, des crêpes à la confiture. Le soir, pour quelques euros qu’il nous reste, elle nous sert abondamment. Nous dormons dans un bon lit avec plein de couvertures. Encore des crêpes le matin avec le café. « Eh ! Vous n’allez pas partir comme ça ! » On la supplie, c’est déjà beaucoup trop de générosité. À qui la rendrons-nous ? « Il neige encore, il fait froid, prenez ça pour le midi, au moins. Ça me fait plaisir ! » Et nous alors, on en a les larmes aux yeux. Pourtant, n’est-ce pas volontaire de ne prendre pas suffisamment à manger ? Depuis un moment, nous tentons de réduire notre consommation. D’abord parce que ça alourdit nos sacs et puis tant de bouffe n’est vraiment pas nécessaire. Même avec les efforts physiques, nous mangeons déjà deux fois moins qu’auparavant, à l’époque déjà lointaine du restaurant d’entreprise et dans notre vie en général. Nous souffrons encore du désir de manger – surtout moi – de cette habitude gastronomique de panse pleine, mais pas de faim. En diminuant petit à petit, sur plusieurs mois, en mangeant équilibré et peu, nous nous sentons mieux, plus légers et plus vifs. Le jeûne est très bon pour le corps et l’esprit, pour la réflexion, la méditation. Nous voulons trouver la juste suffisance. La force la plus importante dans un tel effort est mentale. Le jeûne ravive cette force, c’est certain. Parallèlement, l’entraînement musculaire est achevé. Faut voir comme avec notre gros sac sur le dos, nous franchissons les cols, descendons les sentiers abrupts comme des cabris ! Mais cette fois, avec le froid, le mauvais calcul du temps de traversée du massif, la fatigue de plusieurs jours de marche difficile, avec nos figues sèches et nos carrés de chocolat, nous sommes limite. Nous avons dépassé la juste suffisance… Après cette bonne nuit de sommeil, de chaleur physique et morale, après avoir repris de la consistance en gras, nous partons pour notre plus haut col jamais franchi. Pas bien haut cependant, dans les trois mille. Le chemin monte tranquillement. Bientôt, la neige se met à tomber, recouvrant les monts, les vallons et redonnant une couche propre à celle déjà existante. Nous progressons donc sur un sol immaculé, montant le long du sentier à l’aide de nos bâtons comme deux pèlerins perdus en plein hiver, en des lieux inconnus, pris dans un brouillard épais. J’aimerais ne jamais arriver en haut tant mes songes sont plus légers que les flocons qui nous habillent de montagnes. Mais deux heures de marche suffisent pour atteindre le col de la Rocheure où une étendue plate et dangereuse se dessine : un lac troué de glace. Deux possibilités s’offrent alors à nous : continuer le chemin qui descend directement vers la vallée de l’Isère ou suivre la crête à l’est pour rejoindre un chemin non balisé. Nous hésitons. C’est chouette la neige. À marcher, il ne fait pas froid. Mais si nous nous perdons ? Je sens en moi bouillir l’irrésistible envie d’essayer ce chemin qui garde de l’altitude et reste dans la neige. J’ai déjà mon cœur qui bat de ce petit risque de nous perdre ! Allez, Daoud, tu connais mon opinion. Ok, alors c’est parti. Quand deux chemins se présentent, toujours choisir le plus ardu. Je ne sais pas si ce proverbe s’applique à la montagne… Plus tard, quatre ombres se rapprochent dans le brouillard : des gens ! Mais qu’est ce qu’ils foutent là ? Des fous ! Enfin, nous sommes contents de nous rencontrer avec ce temps incroyable. On ne parle à personne quand il y a trop de monde alors que, dans le désert ou la montagne, on s’empresse de lier connaissance avec le peu de personnes qu’on croise. Les nouvelles sont bonnes. Ils ont tracé de leurs pas le chemin que nous devons suivre et nous signalent qu’il n’y a aucun risque si on ne traîne pas. Et nous aussi, les rassurons en leur désignant le col un peu plus bas, qu’ils n’ont pas loupé. Plus de trois mille mètres, c’est notre record. Le jour de l’anniversaire à Daoud. Petite bataille de neige pour fêter ça. Ça essouffle. Il faut partir. Les traces disparaissent. Enfin il y a des cairns. Des tas de pierres qui indiquent le chemin. Une fissure dans la falaise nous permet de nous engouffrer vers une vallée. La vallée du fond des Fours, complètement désertique. La neige est trop fraîche pour glisser, dommage. Nous stoppons bientôt dans un refuge et mangeons au chaud. Puis la neige se changera en pluie avant que nous ne rejoignions l’affreuse et richissime station de Val d’Isère. Col de la Lose
On va au cinéma voir notre dernier film en français avant longtemps. Spider man. Allez, ça nous relaxera. Mais c’est si nul que nous sommes des plus motivés pour partir définitivement à l’étranger. Dernier col avant l’Italie, entre le massif de la Vanoise et le parc national du grand Paradiso : le col de la Lose. Cela ressemble à perdu en anglais. Quel rapport ? À partir de la gorge des sources de l’Isère, le vent change radicalement de sens. Il vient d’Italie. Un tas de gens sur le chemin de randonnée. De la neige. Ils redescendent du même côté qu’ils sont montés : du côté français. Arrivés au col les nuages arrivent, bien chargés, de l’est. Ils glissent sur nous et vont recouvrir la France. Décidément, tout le monde va par là ! Pendant cinq minutes, nous apercevons le lac, côté italien, où il nous faut descendre. Puis plus rien. Il disparaît. De là où nous nous trouvons, la falaise tombe à pic. Il faut escalader un pan pour trouver le col. Je laisse mon sac à Daoud et vais vérifier l’existence de ce col et du chemin qui en part. Il existe, c’est une brèche abrupte dans la falaise. Personne ne l’a encore emprunté, il n’y a pas de trace. Pourtant, c’est bien le chemin... Je remonte voir Daoud et lui fais part de mes observations. Comme je suis sceptique, il va voir à son tour. Il fait chaud, c’est bizarre, nous sommes à trois mille mètres. Les nuages continuent de nous recouvrir. Le ciel se bouche complètement. Ça ne sert à rien de prendre le risque. On sait comme le temps en montagne peut être mauvais. Nous ne connaissons pas la météo. Nous n’avons pas de crampons. Je me fais une raison. On redescend, on fait du stop et on passera un autre col, un autre jour. Pas grave. Mais Daoud revient. Lui aussi est sceptique mais il est descendu un peu plus bas que moi et a trouvé des mains courantes. C’est donc bien par là. Ça nous rassure. On décide d’y aller. En effet, je n’avais pas vu ces cordes sur la falaise qui nous permettent de nous accrocher. Ce sont des câbles en acier mais bientôt ils disparaissent, mangés par la glace et celle-ci colle si près de la paroi que nous devons quitter la crevasse pour contourner. Bizarre. Qu’est ce qu’on fait ? Nous ne voyons pas à dix mètres. Nous sommes dans les nuages épais et chauds de l’orage qui gronde. La pente est très inclinée. Je descends un peu en laissant le sac dans la fissure et je vois que plus loin, des blocs gelés se séparent à nouveau de la roche et que les cordes réapparaissent. On continue donc. Mais au bout d’un moment, ils disparaissent de nouveau. Nous devons ressortir de la crevasse. La neige fond, nous pouvons enfoncer nos bâtons et un peu nos chaussures en creusant tous nos pas. – C’est une via ferratta me dit Daoud, peut-être il faut faire demi-tour. – Sur la carte, c’est un chemin pourtant. J’espère que c’est le passage le plus difficile. – J’ai poussé le bouchon mais je n’aurais peut être pas dû, il me dit. Si on y arrive, je t’encule ! – Si on y arrive, on en reparle, je dis sans sourire… Nous escaladons des blocs de glace avec des crevasses profondes. Les cordes ont disparu à jamais. C’est la merde. Je pose de nouveau le sac et essaie de continuer un peu mais je vois bien vite que c’est impossible. On ne passe pas. C’est mort. À moins de quitter la falaise qui nous surplombe et de partir vers la droite à flanc de montagne sur la glace. C’est plutôt flippant. On ne voit rien, que du blanc. Daoud ne dit plus un mot. Je sais qu’il est encore moins rassuré que moi. Il déteste les passages de glace. Il devient plus blanc qu’elle. Je tente, sans le sac, bien appuyé sur mes pieds et assurant chaque pas. Plus loin, je repère un rocher qui sort de la neige. J’y vais. Il y a une marque rouge dessus. C’est par là ! Par là où ? Il n’y a que la pente glacée et abrupte. Tout est blanc. Aucune empreinte. Je remonte chercher mon sac et me positionne sous Daoud au cas où il glisserait. Glisser, faudrait pas, je ne sais pas où on s’arrêterait. Daoud prend son temps, fait bien ses pas. D’un seul coup, il glisse et part. J’ai juste le temps de planter mes deux bâtons sur sa trajectoire. Il s’emplafonne dessus mais ça l’arrête. Ouf ! Ses deux bâtons sont cassés net. Accrochés aux rochers, on se demande ce qu’on fout ici et comment on peut être si inconscient. Partout la neige immaculée descend dans les profondeurs des nuages sans qu’on y puisse rien voir. Est-ce que le degré de la pente permet vraiment de continuer sachant qu’il est pratiquement impossible de remonter. Ou alors nous devons laisser les sacs. Une heure que nous sommes partis du col et nous sommes coincés ici. L’orage se rapproche, on l’entend gronder de façon sourde et prolongée. Pour conclure : c’est la panique. Daoud me dit qu’il avait aperçu la météo et qu’ils annonçaient des orages en fin d’après-midi. Il me dit aussi qu’il avait lu quelque part que ce col était difficile… en été. Sans toute cette neige qui est tombée ! Il ne faut pas rester là. L’orage à cette altitude sans abri, non merci ! Il faut tenter quelque chose. À gauche vers la falaise ou à droite. Je pars tester une nouvelle fois à droite. Avec les bâtons, je me tiens bien. J’avance en gardant la même hauteur sur une centaine de mètres. Toujours rien. Que de la neige et cette pente qui m’attire. Ça fait comme un arc de cercle avec un trou, comme un volcan. Je continue cette fois en inclinant ma trajectoire. Après encore une centaine de mètres, j’arrive sur une partie rocheuse non recouverte de neige. Pas trace de chemin ici. Encore plus loin, toujours la même glace et la même pente, je continue. Bientôt, c’est trop incliné. Je ne peux pas. Ça m’énerve. Il y a forcement un passage quelque part. Je cherche plus bas, plus haut, je marche, je marche et enfin, enfin des traces. Je m’approche. Non, ce n’est qu’un animal. Encore, encore, cette fois, j’y suis, c’est bien des empruntes. Elles descendent tout droit, certes, donc avec des crampons, sûr, mais c’est mieux que rien. Je commençais à désespérer. Autour de moi, en levant la tête, que du blanc. Depuis combien de temps ai-je quitté Daoud ? Une demi-heure environ. Je remonte. Je suis mes traces en fait. Daoud n’a pas bougé. Je l’entendais m’appeler avant de le voir. – Alors ? – Alors, il y a des pas, par là, environ quatre à cinq cents mètres à droite, tout en flanc bien incliné comme ici dans la glace. Ça fait comme un arc de cercle. Mais je ne suis pas sûr des traces. Elles descendent tout droit. Le mec devait avoir des crampons. Mais ça va, l’air chaud fait fondre la glace et nos pieds s’enfoncent de plus en plus. On n’a pas le choix de toute façon. Ok ? – Putain, il me dit, faut que ça passe ! T’entends comme l’orage va être mauvais ! Nous partons donc, avec les sacs cette fois, mais ils permettent finalement de nous donner plus de poids. Avec ses petits bâtons cassés, je me positionne sur sa trajectoire. On arrive aux premières traces. – Tu te fous de ma gueule, il m’dit, c’est une bestiole ça, putain ! – Ok, il y en a d’autres plus loin mais ça descend pareil de toute façon. Mais tu vas voir, c’est possible de descendre, il faut rester bien droit, et se tordre la cheville dans le sens opposée à la descente. De grosses gouttes d’orage tombent. Avec précaution, en faisant des virages, en contournant les précipices, nous descendons petit à petit. C’est immense la montagne quand on est perdu comme ça. Ça n’a pas de fin. La glace continue de fondre. C’est donc de plus en plus facile mais l’orage gronde de plus en plus fort. Qu’est-ce que je vois là-bas ? On dirait des silhouettes, des gens. Il y a des gens là-bas, deux personnes. Nous sommes sauvés ! On a mis trois heures à descendre du col. On est en Italie. Les gens sont bien des gens et pas des fantômes. Et même, ce sont des Français, enfin des Suisses francophones et on comprend parfaitement quand ils nous disent que nous sommes les premiers de la saison à avoir franchi le col de la Lose, qu’il est d’ailleurs encore interdit, même avec du matériel ! C’est trop grave, nous sommes complètement inconscients. On aurait pu glisser sur des centaines de mètres. Si la vue avait permis de rendre compte de la difficulté, nous ne nous serions jamais engagés. Bref, l’orage est là, il pleut de plus en plus fort, il faut trouver un abri. Ça tombe bien puisque les gens ont la clé d’un refuge. Le problème, c’est qu’ils ne le trouvent pas. En fait, il est caché en plein dans une falaise de deux cents mètres qui tombe dans le lac. Le fameux lac aperçu pendant cinq minutes d’en haut et qu’on a bien cru ne jamais revoir. Deux chemins y mènent avec des cordes, en escalade. L’un d’eux passe le long de la cascade mais il ne m’inspire pas. L’autre me paraît plus accessible. Je le choisis, si on peut appeler ça un choix. Bref, il y a bien quelques cordes mais je dois de nouveau passer une partie glacée au milieu de la descente. C’est encore plus raide que tout à l’heure et bien glissant mais je m’engage. D’un seul coup, un pied part, je pars, c’est la chute ! Un moment de panique inoubliable. Je plante mes ongles, mes coudes, je me raidis, me tortille, balance les bâtons, rien à faire, je prends de la vitesse. Je vais m’éclater comme un oeuf. Un rocher dépasse au milieu, c’est sur lui que j’arrive, j’ai juste le temps de le voir, je suis dessus, mes jambes font ressort, je suis projeté sur le côté dans la roche. Fin de la chute. Je bouge un peu. Je ne suis pas mort. Je crois que je n’ai rien de cassé non plus. Je tremble comme une feuille. J’ai eu si peur. J’ai eu tellement de chance. J’aurais vraiment pu crever ici. Il y aurait eu une petite plaque avec mon nom, en plus de celles qui existent déjà à l’entrée du refuge. Je me remets sur mes jambes, remonte un peu récupérer mes bâtons et ce qui a été éjecté du sac. Et là, je pense à Daoud. Daoud, non ! Je ne le vois pas en levant la tête. J’espère qu’il ne m’a pas suivi. La faille est vertigineuse, impossible à passer. On le voit clairement d’en bas. Je vais voir l’autre chemin, je vois les gens qui arrivent - forcément, j’ai été plus vite qu’eux - mais pas Daoud. Il pleut beaucoup maintenant et les éclairs illuminent les nuages dans lesquels nous sommes. Enfin, Daoud est derrière eux. Je le vois qui s’accroche aux cordes, qui donne ses dernières forces en escaladant les parois trempées avec son gros sac et le vide qui mène au lac, dessous, très bas. Quand ils arrivent, je suis tout blanc, mes jambes ne cessent de trembler mais je n’ose rien dire. L’orage explose démesurément. Les gens nous disent qu’on peut rester ici, avec eux et même dormir car le temps ne s’arrangera pas avant demain. Ce sont des randonneurs chevronnés, ils en ont vu d’autres. Ils essaient de nous rassurer et de parler d’autres choses mais on a eu trop d’adrénaline aujourd’hui. Sous le refuge, il y a une petite chambre, elle sera pour nous. L’orage est impressionnant, jamais vu un truc pareil, ça pète dans tous les sens toute la nuit et il pleut à torrent. Heureusement, on n’est pas dehors, encore sur un flanc de montagne. Heureusement ! Mais c’est fini la montagne, c’est fini. On veut voir la mer !