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Ouest canadien + Glacier NP (USA): récit de 3 semaines de Calgary à Vancouver English translation pending
by Hohl · 2012-09-20 · 44 replies
De retour depuis 2 semaines, je viens vous faire partager le récit de nos 3 semaines dans l’ouest canadien, du 17 août au 6 septembre 2012.

Préparatifs :

Pour ne pas faire exception à notre règle devenue habituelle, la destination finalement retenue n’était pas l’objectif premier. C’est tout d’abord l’Est du Canada (Québec, Nouveau Brunswick et Nouvelle Ecosse) qui avait retenu notre attention, mais les paysages trop semblables à notre précédent voyage sur la côte Est des Etats-Unis (Massachusetts, Maine, Vermont, New Hampshire, Rhode Island), et surtout les magnifiques récits et photos de l’Ouest canadien, nous font rapidement changer d’avis. C’est décidé, nous irons dans les Rocheuses.

Six mois de préparatifs ont été nécessaires (c’est bien on voyage avant l’heure) entre l’ébauche de l’itinéraire, la recherche des logements et des randos à ne pas manquer. N’étant pas des randonneurs aguerris, nous ne partons pas si confiants que cela, surtout au pays des ours.

Mais n’est-ce pas aussi cela qui nous a attiré, cette omniprésence de la faune ???

Itinéraire :

J1 : Zurich – Amsterdam – Calgary

J2 : Calgary – Glacier NP (USA)

J3 : Glacier NP

J4 : Glacier NP – Waterton

J5 : Waterton

J6 : Waterton – Banff

J7 : Banff

J8 : Banff – Lake Louise

J9 : Lake Louise – Jasper

J10 : Jasper

J11 : Jasper

J12 : Jasper – Clearwater

J13 : Clearwater – North Vancouver

J14 : North Vancouver – Horseshoe Bay-Nanaimo (ferry) – Tofino

J15 : Tofino

J16 : Tofino – Victoria

J17 : Victoria

J18 : Victoria – Swartz Bay-Tsawwassen (ferry) – Vancouver

J19 : Vancouver

J20 : Vol retour (Vancouver – Amsterdam – Bâle)

J21 : Arrivée

J1 : Zurich – Amsterdam – Calgary

Jour J : départ à l’aube pour l’aéroport de Zurich, où le vol est prévu à 9h30. Le vol est à l’heure, ainsi que la correspondance à Amsterdam. Premières images magiques en vol, le Groenland, avec ses fjords, icebergs et langues de glace. J’espérais secrètement que le ciel soit dégagé c’est réussi. Arrivée à Calgary à 13 h 30.





RDV au comptoir Alamo pour la prise en main de notre véhicule. Nous avons réservé un petit SUV, de type Jeep Liberty. Après avoir refusé un premier véhicule en raison des pneus sous gonflés et dangereusement lisses, nous obtenons un véhicule de catégorie supérieure, un Ford Edge encore plus puissant et plus grand que le précédent -pour les connaisseurs, 3.5 litres V6- quasiment neuf (13 000 km) avec 2 énormes pots d’échappement (bonjour la consommation d’essence).



Nous voilà « lâchés » sur les routes canadiennes avec notre énorme engin. La prise en main est hésitante… et pour ne rien arranger, la carte du Canada récemment achetée, ne semble pas être reconnue par notre GPS ! Heureusement, après plusieurs redémarrages et le temps que les satellites s’y retrouvent là-haut, on s’y retrouve aussi en bas !

Direction Calgary et ses abords, car nous partons dès le lendemain pour les Etats-Unis et nous n’aurons pas le temps d’approfondir les visites. Nous nous rendons à Edworthy Park pour les belles vues sur la Skyline, puis direction l’Econolodge University pour y déposer les bagages. Le motel est sympa, grande pièce avec kitchenette, et à proximité immédiate du C-Train pour le centre-ville.

Après un peu de repos, direction downtown pour découvrir la ville. Calgary tower, Stephen avenue (8è), Municipal building et Prince’s Island Park. Bon diner dans un resto à proximité du parc.





J2 : Calgary – Glacier NP USA (352 km – 4h30)

Avec le décalage horaire, le réveil est plus que matinal (4h). On traîne un peu histoire d’attendre le petit déjeuner, et une fois les formalités hôtelières accomplies, nous prenons la route vers les Etats Unis. L’autoroute est agréable et la circulation est des plus fluides. Nous traversons peu à peu de belles prairies vallonnées et apercevons les Rocheuses au loin.



Nous nous arrêtons à Head Smashed in Buffalo Jump pour une visite très instructive du musée et de la falaise d’où se jetaient jadis les bisons (nous y apercevons nos premiers animaux, des ground squirrels). Nous continuons notre route vers les USA et les montagnes sont de plus en plus majestueuses. Nous arrivons à la douane vers 14h30 et en repartons, après les questions insistantes, formalités d’usage et 12 US$ de moins, à 15h15. Nous franchissons les portes du Glacier NP, réglons les 25 US$ de droit d’entrée, et nous engageons sur la magnifique Going to the sun road.





Pour nous mettre en jambe, nous parcourons une centaine de mètres pour découvrir Sunrift Gorge, puis, non sans crainte de croiser un ours, empruntons le sentier des St Mary falls et Virginia falls (5 km AR).





Nous reprenons la voiture et peu avant le Logan Pass, nous faisons la rencontre des mountain goats, ces fameuses chèvres à la morphologie étrange.



Nous arrivons au Lake Mc Donald Lodge où nous logeons cette nuit (au motel).



J3 : Lake Mc Donald – Many Glacier (95,8 km - 1h50)

Ayant prévu LA rando vers Iceberg lake (18 km), nous reprenons de bon matin la Going to the Sun Road en sens inverse vers Many Glacier et le Swiftcurrent Motor Inn, départ du sentier mais aussi notre logement du soir.



Au départ du sentier, un panneau nous indique que des ours ont été signalés dans le secteur. Les premiers randonneurs que nous croisons nous le confirment, des ours étaient présents sur le sentier, mais se sont éloignés dans le parc. OUF !! Nous n’en verrons pas un seul, seuls des ground squirrels peu farouches montreront le bout de leurs griffes.



Prudents (mais dépourvus de spray anti ours), nous suivons de près ou de loin les randonneurs qui nous précèdent. Le sentier grimpe bien et les paysages se succèdent : après les sapins et les prés fleuris, Iceberg Lake. Magnifique lac partiellement recouvert de glace. Sous ce soleil radieux, c’est splendide.





Nous prenons le temps d’admirer ce beau panorama et de reprendre quelques forces avant la descente. Au menu : viande séchée et bananes, c’est tout ce que nous avons trouvé dans la petite épicerie de l’auberge Swiftcurrent. Mais cela fera bien l’affaire.

Je ne me lasse pas de cette vue et la photographie sous tous ses angles !



De retour à notre point de départ, nous remplissons les formalités d’accueil à l’auberge et prenons possession de notre jolie cabane au milieu des bois. L’endroit est charmant et reposant et les douches et sanitaires se trouvent dans un autre bâtiment, à une centaine de mètres de notre cabane. Mieux vaut de pas avoir envie de s’y rendre en pleine nuit au milieu des ours ! On n’a pas testé !



Nous reprenons la voiture pour visiter les environs et afin de réserver le bateau de 8h30 du lendemain pour la rando de Grinell Glacier (23.75 US$ par personne).

L’hôtel, au bord du lac Swiftcurrent est une imposante bâtisse en bois de 1915, de style suisse.



Nous retournons à notre cabane et pour nous remettre de notre déjeuner si frugal, dînons au restaurant de l’auberge, plutôt correct, mais au service très long.

J4 : Many Glacier – Waterton (80 km – 1h30)

Petit déj rapide dans notre cabane (vu la lenteur du service de la veille, nous n’avions pas envie de perdre du temps et de rater le bateau), nous prenons la route et apercevons en chemin ce que nous pensons être un grizzly.



Nous arrivons vers 8h à Many Glacier Hotel où nous attend le ranger qui nous accompagnera durant toute la rando vers Grinell Glacier (15 km).

On a voulu tester cette rando accompagnée pour « se sentir plus en sécurité » (vu la quarantaine de personnes présentes à l’embarcadère, les ours n’auront plus qu’à bien se tenir !) et approfondir nos connaissances sur la faune et la flore (côté flore, nous serons servis...)



Traversée du lac Swiftcurrent en environ ¼ heure. Petite marche pour rejoindre le deuxième lac, le lac Joséphine et le deuxième bateau qui nous mènera sur la rive opposée, en très peu de temps. Le sentier démarre sur de jolies passerelles en bois à travers une zone végétale marécageuse.



Une dame nous présente des baies rouges en nous indiquant qu’il s’agit de poison et répète le nom de cette plante (dont je n’ai pas retenu le nom) à tout le groupe.

Je me dis à ce moment-là qu’elle accompagne très certainement le ranger et qu’elle est chargée de donner des informations tout au long du parcours. Une deuxième personne nous montre une autre plante, puis une troisième…et je comprends que la personne se trouvant immédiatement derrière le ranger est gentiment priée de répéter ce qu’il dit avant de se retrouver en queue de peloton…chouette c’est bientôt mon tour !!! Il me montre une plante blanche et m’en indique le nom. Je lui précise que je suis française et lui demande de répéter, ce que je fais moi-même près de quarante fois, « yarrow », « yarrow » « I, this is yarrow »…ce qui, avec ma mauvaise prononciation et un peu d’épuisement, se transforme en yeuro puis youro. Si cela continue ainsi jusqu’en haut, on n’est pas arrivé. D’autant plus que nous quittons les USA pour Waterton ce soir …

Soudain le ranger nous demande de nous retourner vers le lac Joséphine où un élan prend son bain matinal ! Nous le contemplons tous un long moment avant de reprendre la route.







Grinell lake :



Le sentier est étroit et bien pentu, la chaleur est harassante (86° F, soit env. 30°C) et une petite cascade rafraîchissante est la bienvenue. Les pauses sont assez nombreuses, un peu pour souffler, beaucoup pour écouter les commentaires du ranger sur la géologie, l’histoire… Nous arrivons à un petit plateau où nous voyons, marmottes, big horn sheep et d’après notre guide, des oiseaux rares, des ptarmigans (perdrix des neiges semble-t-il).







Tout le monde écoute bien attentivement le guide (regardez bien aux pieds de la personne au premier plan)



Après encore quelques kilomètres de bonne grimpée à flanc de falaise, nous parvenons enfin à l’upper grinell lake, encore plus gelé que l’iceberg lake de la veille.





MA-GI-QUE. Jusqu’à la fin du voyage, les deux randos de Glacier NP resteront nos préférées !

Après une courte pause repas bien méritée, le guide nous emmène au bord du glacier, mais n’y accèderons pas pour des raisons de sécurité (l’été est trop doux). Comme beaucoup d’autres randonneurs pressés, nous remercions notre guide et en prenons congé avant d’entamer la descente.

Nous arrivons au lac Joséphine vers 15h30 et attendons le prochain bateau les pieds dans l’eau (c’est froid, mais ça fait du bien) sous l’œil méfiant d’une autre espèce d’écureuil.



La rando était certes « tirée en longueur », vu les pauses et interventions de notre guide, mais nous n’avons pas regretté notre choix. Sans son concours, nous n’aurions assurément pas vu d’animaux, car nous ne nous serions pas retournés vers le lac et ne nous serions peut-être pas arrêtés au niveau du plateau.

Quelques achats souvenirs à la boutique de Many glacier hotel et nous partons du côté canadien du parc, à Waterton. Passage de frontière : 4 mn chrono.

Après avoir présenté au poste de garde notre pass annuel Parcs Canada commandé sur Internet, nous arrivons à Waterton et nous installons au Mountain bear motel. Accueil très sympathique, chambre confortable, petite terrasse privative, barbecue et machine à glaçons à disposition, café à volonté. Tour de ville et bon dîner au Zum’s eatery. Service en français souriant et efficace. Avant de rentrer au motel, de nombreux deer, peu farouches, dévorent les pelouses et plantations des habitants (les malheureuses qui ne sont pas munies de leur grillage de protection)







J5 : Waterton





Après deux jours de marche, c’est désormais la voiture qui « travaillera » un peu. Hôtel Prince de Galles et petit détour par l’enclos des bisons puis 1 ou 2 km de marche autour de Red rock canyon et des chutes situées au fond du canyon.









Nous ne nous lassons pas des écureuils qui se laissent photographier tels des stars.



Lorsque nous prenons la route de Cameron Lake, le ciel commence à se couvrir, puis cela tourne à la tempête et le lac est de plus en plus démonté. Les malheureuses personnes parties en canoë, tentent de regagner la rive comme elles le peuvent.



La météo n’étant pas au beau fixe en ce début d’après-midi, c’est le moment tout indiqué de faire le plein de provisions à Pincher Creek.

De retour à Waterton, le soleil est réapparu et nous nous faisons griller une bonne pièce de bœuf achetée cet après-midi puis partons pour une promenade digestive au bord du lac. Un peu plus tard nous voyons un ours, en face de nous…sur la plage. Nous ne traînerons pas longtemps dans les parages.



Ces premiers pas dans les Rocheuses nous ont ravi. Richesse de la faune et de la flore et en prime le soleil !

Nous avons beaucoup apprécié Glacier NP et Waterton pour leur côté sauvage et leur sérénité.

A bientôt pour la suite
Premier voyage seul au Québec! English translation pending
by AurelSama · 2012-09-02 · 43 replies
Bonjours à tous,

Comme le tire l'indique, je compte partir seul au Québec du 16 septembre au 28 septembre.

Mon itinéraire est en cour d'élaboration, le problème c'est que je sais pas combien de jours consacrer à chaque endroit. Sachant que je compte louer une voiture ( faut il la louer à Montréal ou Québec ? ). Si vous pouviez me conseiller je vous en serez très reconnaissant.

Montréal ( peut être un tour dans les Laurentides ) Québec ( chute Montmorency, L'île d'Orléans ) Charlevoix ( dormir à Baie St-Paul ) Saguenay ( dormir à Chicoutimi ou Jonquière ? ) Tadoussac Pour la suite je ne sais pas si j'aurais le temps de visiter la Gaspésie ça va me faire beaucoup de route.

Quand pensez vous ?

Voila j'attend vos suggestions merci.
Petite virée dans le centre de la Mongolie English translation pending
by Leflâneur · 2017-02-08 · 54 replies
Voici un récit écrit à plusieurs mains d’après les notes prises par deux participantes et moi-même lors d’une virée mongole. Le début n’ayant aucun intérêt à être présenté ici, le carnet commence à l’aéroport de Pékin.

Nous y mesurons à sa juste valeur le sérieux – et peut-être aussi un peu le zèle - des services douaniers chinois qui nous autorisent enfin à franchir la zone du contrôle des bagages, non sans avoir minutieusement vidé, vérifié, retourné en tous sens nos petits sacs à dos de cabine, fait étudier longuement par l’autorité suprême les filtres de cigarettes, reniflé tabac à rouler et piqué au passage 7 briquets et un tube de Dexeril, sous l’œil médusé et noir de Véro.

Vue du ciel, Oulan-Bator se laisse approcher avec quelques yourtes puis une série de toits rouges, verts, bleus... suivent de tristes immeubles agricoles et très vite, presque en rase campagne, se dessine la piste (presque) goudronnée de Ghengis Khan, où nous sommes accueillis par deux hélicos en tenue léopard...

Les contrôles sont simplifiés au regard des tatillons voisins chinois et nous avons une pensée émue pour le petit gars au comptoir de Lyon qui a permis l’arrivée jusqu’ici et sans problème, de tous nos bagages.

Nous sommes reçus par Amgalan le responsable de l’agence et Bayna notre guide. Ils nous accompagnent jusqu’à l’hôtel. La route est plutôt défoncée mais ne semble en rien gêner Amgalan et sa conduite sportive.

L’architecture, marquée par le «protectorat russe» n’est pas vraiment sexy. C’est pas mal daté, déglingué, poussiéreux, en bref peu engageant. Le centre ne vaut guère mieux, en plus prétentieux. Bâtiments officiels lourdauds rivalisent avec quelques rares envolées contemporaines qui font un curieux mélange face aux récents hôtels de luxe et aux vestiges pompeux de l’ère soviétique mâtinée de relents chinois.

L’hôtel a l’avantage d’être central et après une douche réconfortante nous passons faire un peu de change. Alourdis de plusieurs dizaines de billets et avec le sentiment d’être riches (1000 Tugruts = 0,60€) nous allons déjeuner.

Dire que le pays est végétarien serait faire une grave insulte aux traditions d’élevage et au lobby qui s’en suit. Aussi c’est de la viande, qui bouillie, qui grillée, qui mitonnée en ragoût qui déborde de nos assiettes au grand désespoir de notre quasi-végétarienne Marie-Paule.

Notre premier repas mongol est arrosé d’un premier orage. Ça souffle de la poussière partout avant de tomber dru et serré. De la terrasse où nous dominons un carrefour, nous pouvons constater que la fameuse conduite locale et sportive a ses limites, certains passent, d’autres pas, mais les deux violents coups de freins, crissements de pneus et bruits de tôle froissée ne troubleront notre déjeuner que le temps de se marrer devant l’engueulade des deux chauffeurs se rejetant mutuellement les tords.

Bayna qui nous accompagnera durant notre périple est plutôt sympa. Son français appris par Internet nous impressionne pas mal et permet à ce journaliste musical de mettre un plus de beurre de yack dans son thé salé pendant la saison touristique.

Après une petite sieste nous nous aventurons en free lance dans la ville, quelque peu désorientés par l’écriture cyrillique qui ne facilite pas la lecture des plans.









Re-bourrasque nous en profitons pour une virée cartes postales, une excellente bière mongole et… une non moins excellente pizza (Si si c’est une italienne qui le dit !!!) dans ce qui semble être un des hauts lieux de rencontre de la jeunesse dorée d'Oulan-Bator.

La capitale by night ne nous livre guère ses secrets, juste une vue plus voilée de son manque d’harmonie. Sur la place principale, nous sommes invités à participer à un petit flash mob de danse occidentalisée avec, en clôture une lambada très chaloupée qui laissera de marbre le Ghengis local.



A nouveau l’orage menace. Retour au triple galop à l’hôtel pour une nuit rythmée par la boite de night voisine.

Sans les 20 heures de voyage et le rhum arrangé vanille et café bourbon façon José, certaines auraient, sans doute eu du mal à trouver Morphée.

Vendredi Où nous découvrons Adia, notre chauffeur et son véhicule, dont la dimension trapue nous inquiète vu le nombre de passagers et de bagages. Mais c’est fou ce que l’on arrive à caser dans une ambulance de l’armée russe réformée. Et hop en route, ma poule.

La banlieue Ouest sous la pluie est encore plus sinistre et embouteillée que la route de l’aéroport. Petite halte pour bon nombre de bidons d’eau minérale, jus de houblon et diverses provisions dans une épicerie-lingerie-quincaillerie.

Des produits français s’alignent en masse, dont de la moutarde, évidemment dijonnaise et un St Emilion bien égaré à côté des mètres linéaires de vodka.

La pluie nous accompagne toujours et nous déjeunons dans une petite maison, résidence d’hiver tristounette d’Adia notre chauffeur, à peine égayée au mur par un morin khuur, la traditionnelle viole à deux cordes ornée d’une tête de cheval. Premier contact avec les toilettes locales au bout de l’enclos, système ingénieux bien que jugé spartiate par certaines européennes habituées au luxe de l’eau courante.

La campagne se révèle beaucoup plus accueillante sous le soleil qui daigne enfin se montrer, et les premiers troupeaux de courtes pattes et de fiers chevaux en liberté nous remontent sérieusement le moral mis à mal jusque là par la météo locale.





A Lün, premier vrai centre situé à plus de 150 kms d’Oulan Bator, nous assistons à notre premier Naadam. Cette fête nationale populaire, nous offre un spectacle des plus dépaysant, encore qu’à voir l’insistance avec laquelle nous sommes dévisagés par certains autochtones on se demande ce qui est le plus remarquable.









Une concentration de Mongols en habits traditionnels, gueules burinées, deels et bottes du dimanche, aussi typiques que colorés sont réunis, en cercle.



A cheval, à moto ou en voiture ils sont là pour assister aux combats de lutte. Un sport national qui n’éveillera pas chez nous (du moins dans l’immédiat…) la même passion que chez les autochtones.









Après quelques affrontements, lesquels nous laissent … disons, assez pantois et moins admiratifs que les fins connaisseurs du cru, nous nous dirigeons vers la place d’arrivée des courses de chevaux.

L’ambiance est festive, mais le final des 2 ans montés par de tous jeunes enfants suggère la dureté de la vie des nomades. Peut-être est-ce cette rudesse qui pousse certains à fricoter de près avec la vodka ; cadeau, s’il en est, du protectorat russe.





Nous avalons encore le peu de goudron qui reste entre les énormes nids de poule, puis bifurquons dans une grande steppe ourlée à l’infini de montagnes arrondies. Ce sera l’endroit de notre premier bivouac. Nous y ferons l’amère constatation que matériel fourni par notre agence, et notamment les tentes, n’est pas à la hauteur de la qualité vantée.

Pendant que Bayna s’active aux gamelles, nous nous débattons en pestant contre Amgalan le grand responsable. Nous réussirons finalement à installer notre campement. Mais Christine et Estelle dont la tente n'est pas montable n’ont d’autre solution de couchage que la grande tente mess qu’elles partageront avec Bayna. Adia, taiseux et à l’air constamment renfrogné brique et rebrique son camion. Nous soupons attablés en plein steppe. Notre guide-cuistot est plutôt bon, quant au chauffeur nous en reparlerons.

«La connaissance est le trésor suprême. Les enfants sont le trésor du milieu. La richesse matérielle est le trésor le plus bas.» Proverbe mongol
Bigoodi chez les Corses - fin mai 2013 English translation pending
by Bigoodi · 2013-08-14 · 2 replies
05/2013 - Petite escapade de printemps : boucle Bastia/Bastia en 8 jours- fin mai 2013

– 4 adultes – Les prix indiqués plus bas sont mentionnés pour 2

Nous étions déjà venus plus longtemps il y a une vingtaine d’année (eh oui…) et avions adoré, cette fois ci nous refaisons un tour « express », histoire de donner un aperçu de l’île à ma sœur et à ma Môôôman : pas de randonnées en vue cette fois-ci.

Hébergement : aucune réservation faite à l’avance

Avion Lyon-Bastia réservé mi février (environ 3 mois plus tôt) sur internet : easyjet 90€ aller/retour par personne sans bagage en soute

Voiture réservée deux gros mois à l’avance via autoescape : 227€ pour 7 jours pleins, assurance tous risques, km illimités, franchise de 800 €. J’avais prévu une 5 portes éco (un peu + cher que le tout 1er prix de base) et nous avons eu de la chance : à l’aéroport Europcar nous a upgradé et nous avons eu un partner peugeot (genre kangoo) avec de la place et un grand coffre à Tip top ! merci Europcar ! Aucun souci, intérêt de passer par autoescape : le prix, et ils prennent les chèques vacances.

20/5 : Bastia – St Florent – Cap Corse ouest – Canari- 133 km. Arrivée à Bastia fin de matinée, sans encombre ni retard, aucun souci pour récupérer la voiture. Nous partons direction Bastia centre en voulant passer par la lagune de l’étang de Biruglia, mais le Prince Albert de Monaco, venu célébrer sainte Dévote nous bloque la route… Tant pis, nous partons par la route principale, direction le centre. C’est férié aujourd’hui (pentecôte) et nous n’avons aucun problème pour nous garer, gratuitement qui plus est à proximité de la gare et du port. Malheureusement il pleut et c’est sous les parapluies que nous faisons un petit tour (place Napoléon, vieux port…). Nous ne nous attardons pas et partons direction le Cap corse… Enfin, à l’origine, j’avais prévu de monter par la route de corniche au nord de Bastia et redescendre sur la côte à hauteur de Erbalunga… Mais, nous nous sommes retrouvés à St Florent… J’ai du rater un croisement… La pluie s’est arrêtée et il est bien agréable de flâner à St Florent jusqu’à la citadelle (jolie vue), nous achetons quelques biscuits corses parfum châtaigne (évidemment)… Un peu étouffe-chrétien mais parfait pour les petits creux ! Cap au nord pour le cap corse, côte ouest : un premier arrêt à Nonza, petit village très mignon avec une tour génoise. La vue sur la mer et la plage de sable gris en contrebas est chouette, le petit magasin à l’intérieur de la tour aussi. Nous tentons une chambre d’hôtes mais c’est malheureusement complet. Nous poursuivons donc vers le nord, j’avais repéré une chambre d’hôtes à Conchigliu au nord est de Canari, mais il n’ont pas de place pour 4, ils nous conseillent de monter un peu plus haut (à l’intérieur) vers Canelle et de demander au couvent. Arrivés là haut, c’est beau aussi et le couvent ‘I Fioretti’ est grand : c’est là que nous resterons, les chambres sont simples mais propres et la vue sur le clocher, le maquis et la mer est jolie (70€ par chambre de 2 avec les 2 petits dej)….
http://www.canarivillage.com/...uvent-saint-fran... Mais attention ! Ils ne prennent pas les cartes et nous disent que les distributeurs les plus proches sont soit à Bastia, soit à St Florent !!! Heureusement, nous avions un chèque de dépannage. à A savoir soyez prévoyants dans les campagnes corses et emportez le chéquier ou du liquide…

Nous avions repéré un resto quelques kilomètres après Nonza (mais là aussi l’hôtel à proximité était fermé), nous y repartons tranquillement (sinon, plus proche du couvent, nous aurions pu aussi aller au chat qui pêche en bord de route en contrebas du village ou a l’hôtel restaurant sur la place de l’église). Le ‘Morganti’ est bien sympa : virée sur la plage, apéro sur la terrasse entre les Enooooooooormes tamaris et repas en salle. Nous sommes plutôt incités à prendre la carte bien qu’il y ait un menu, c’est donc un peu cher mais très bon et le vin excellent. Pour ma part des spaghettis accompagnés d’une monumentale araignée de mer (avec bavette spéciale et rince doigts en prime) je m’en suis sortie ! ravie en plus ! Les moules farcies et le poisson était bon aussi, tout comme le gateau chataigne/brocciu à je recommande ! 204 € à 4 (à la carte avec entrée, plat, dessert et avec le vin). http://morganti.pagesperso-orange.fr/ Retour au couvent et dodo !

21/05 : Cap corse nord et est – Casinca – Moriani- 170 km. Petit dej classique et sympa avec confiture de myrthe. La discrète et timide Sandra nous parle de la région et nous conseille sur les prochaines étapes. Nous repartons tranquillement en direction de Centuri. Centuri port est franchement agréable : c’était trop loin hier soir mais ça ferait aussi une étape bien sympa pour une prochaine fois (sur le Cap corse c’est là que je resterai si je reviens). Un petit port de pêche joliment animé et entouré de beaux paysages… Capitale de la langouste qui plus est !!! Mais bon, ce n’est pas l’heure du repas, nous repartons après avoir flâné un peu, et traversons le cap d’est en ouest (nous ne nous sommes pas arrêté tout en haut du cap à Barcaggio, j’ai encore dû rater un panneau )… Stop à Macinaggio, c’est plus ‘balnéaire / touristique’, nous ne nous attardons pas trop et remettons le cap au sud (côte Est donc, cette fois). Nous voilà un peu plus tard à Erbalunga (ouf, la poste a un distributeur !). C’est un autre petit village agréable où nous nous promenons rapidement (la pluie guette et le tour est vite fait). Nous repassons par Bastia, sans nous arrêter cette fois et finissons enfin par passer par cette fameuse route de lagune (Albert est parti !). Le temps n’est pas franchement au beau fixe, et c’est en fait assez décevant hormis l’église tout au sud. Nous poursuivons donc par la casinca, ses petites routes tortueuses parsemées de jolis villages avec vue sur la cote est, forêts, cimetières et beaux tombeaux. A venzolasca, Nous nous arrêtons à ‘U fragnu’ qui semble réputé mais ils ne font que resto et c’est fermé ce soir. Nous redescendons donc doucement sur la N 198 (la route ‘rapide qui longe la cote est), coté plage et partons en quête d’un logis… le 1er que nous trouvons, fort sympathique à priori, le domaine de Valle à Querciolo est malheureusement complet, mais ils nous indiquent une autre chambre d’hôtes en direction de Moriani plage : le B&B la rivière, à Folleli. http://bb.corsica.free.fr/...mp;id=2&Itemid=7 Nous sommes accueillis par les vraiment très sympathiques Michel et Siggi. Nous avons un petit studio pour 4 (1 salon kitchenette + 1 chambre + 1 salle de bain) à 90€ pour nous 4 avec les petits dej : simple mais propre, c’est parfait ! La chambre d’hôtes est en bordure de rivière, au calme… Nous aurions pu y rester plus longtemps sans problème… Après un petit tour sur la plage (pas très belle), nous allons diner à la ferme auberge La bergerie (en direction de la mer), bon rapport qualité-prix : 120 euros pour 4 avec le vin, cuisine familiale très correcte mais ne vous attendez pas à trouver ici les petits produits corses de derrière les fagots… Une prochaine fois je tenterais surement la ferme auberge la Mandria à Talasani, un peu au sud de Folleli.

22/05 Castagnica - Vale d’Allesani – Orezza – col du Prato – Corte- 185 km. Le petit dej est très copieux et Siggi toujours aussi souriante, nous reprenons donc la route un peu à regret, direction la montagne ! Détours et contours par Valle d’Alessani, (barrage en contrebas, chouette), halte à la source gazeuse d’Orezza vers Piedicroce (accès libre à un petit kiosque qui explique l’histoire du site et le process de fabrication), et nous voila repartis pour Ponte Leccia par le col du Prato. Nous nous arrêtons dans une fabrique/magasin de laine (un peu rêche). La commerçante est très sympa, puis poursuivons notre route par la d39… beau mais un peu long… Nous sommes contents d’arriver à Corte. J’avais repéré une chambre d’hôtes (Osteria di l’orta, la grande maison bleue à la sortie nord de Corte), mais c’est plein… Toutefois, nous pourrons revenir diner, le ‘papi’ nous a mis l’eau à la bouche ! Nous visitons 3 autres chambres d’hôtes sur la route en direction d’Aléria, mais elles sont soit chères, soit complètes, soit la proprio ne revient que plus tard… Nous finissons par tomber sur le motel ‘A vigna’, toujours du coté nord de la ville : le centre est accessible à pied facilement, on peut se garer sans problème et nous trouvons 2 chambres-studio à 70€ la chambre. Le petit dej n’est pas inclus mais il y a un frigo, de la vaisselle, une cafetière et même du café : pile poil ce qu’il nous fallait, une bonne adresse à retenir, bon rapport qualité prix pour Corte. http://www.tripadvisor.fr/...e_Corse_Corsica.html Petit tour en ville jusqu’à la citadelle et il est temps d’aller nous restaurer chez Antoine à l’osteria di l’orta. S’il y a de la place, ils servent aussi des repas à des clients comme nous, qui ne dorment pas sur place. Et nous avons bien fait : ici c’est de la bonne cuisine familiale et Antoine et père ne chôment pas pour vous faire partager leurs histoires et ‘l’esprit corse’. Nous nous sommes régalés pour 120€ apéro et vin compris à 4. Une très bonne adresse à ne pas rater si vous passez par ici ! http://www.osteria-di-l-orta.com/...-en-corse/in...

23/05- Col de Sorba – Venaco – Vivario – Ghisoni - Zicavo – Col de la Vaccia – Aullène – Ste Lucie de Tallano- A Pignata. 146 km Aujourd’hui nous mettons cap au sud par la N 193, puis la D69 et faisons halte dans les petits villages que nous traversons. Nous nous arrêtons boire un coup à Zicavo, et tentons d’appeler la ferme auberge A Pignata que j’avais repérée sur un guide : c’est à coté de Levie, ils ont de la place (2 chambres pour 2) et acceptent gentiment de nous faire une petite remise (formule demie pension). C’est donc booké ! Nous voilà partis par la route vers Aullène et le col de la Vaccia.

Un arrêt dans le joli village de Ste Lucie de Tallano, et il est encore tôt dans l’après midi quand nous arrivons et ça tombe bien : les chambres sont très jolies, design, le site superbe et la piscine intérieure je ne vous dit pas !!! (sans parler du sauna). Voyez vous mêmes : http://www.apignata.com/ Bref, on se la coule douce… Mais c’est déjà l’heure de l’apéro : nous prenons un petit verre de muscat dans les fauteuils club du salon bien cosy et chaleureux. On passe à table, à coté de la cheminée, et là encore c’est le top charcuterie corse (je n’ai jamais mangé de jambon cru aussi bon) : agneau de 7H (cuit à l’étouffée), cannellonis au Brocciu bien sûr, bon choix de fromage et les desserts … Je ne vous dit que ça ! Sans parler du vin (un rouge de Figari avec une tête maure sur l’étiquette, je regrette de ne pas avoir relevé le nom…). Bref : un seul mot, 2 en fait : Allez YYYYYYYYYYYY !!!!!!!!!!!!!!! On peut aussi faire des randos à cheval avec leur centre équestre, un très bel endroit pour rester plusieurs jours quand on a des sous ! (Si un jour je suis riche, j’en ferai mon quartier général pour visiter la corse du sud).

24/05 - Levie – Zonza – aiguilles de Bavella – Porto Vecchio- Palombaggia – Bonifacio -167 km Le petit déjeuner est copieux et excellent (fromage, laitages, plusieurs choix de gâteaux…) mais il faut bien partir (snif)… D’autant qu’une très belle route nous attend : nous prenons direction Est et nous arrêtons dans les petits villages de Levie et Zonza, puis nous voilà sur la magnifique route des aiguilles de Bavella, il fait un vent à décorner les bœufs mais c’est splendide. Nous nous retrouvons coté est un peu plus haut que Porto Vecchio vers Solenzara : le vent est moins fort et nous prenons un café en bord de plage (à 2€ quand même, mais la mer est turquoise et c’est très chouette). Visite de Porto Vecchio, plutôt sympa, mais ça doit être l’enfer de conduire et se garer ici en été (comme sans doute, dans beaucoup d’endroits en Corse d’ailleurs). Nous continuons vers le sud : plage de Palombaggia (mais toujours beaucoup de vent), et nous nous retrouvons en vue de Bonifacio. On nous avait conseillé un petit hôtel en bord de mer au nord de la ville, l’hotel du golfe. En Effet, c’est sympa, le cadre est chouette sur le golfe de Santa Manza, la mer est juste en face, c’est calme, on peut se garer facilement et c’est à 10-15mn du centre de Bonifacio en voiture. Par contre ils ne proposent qu’une formule ½ pension et nous découvrirons plus tard que le repas est bien moyen, en plus les lits de l’une de nos 2 chambres étaient complètement HS… Je ne conseille donc pas cette adresse sauf si vous négociez la chambre seule et après avoir vérifié le sommier…Nous nous en sommes tirés avec les vins et apéros pour 160€ par chambre de 2. Visite de Bonifacio (parking payant 3.5€ pour 2-3H) , c’est toujours aussi chouette, puis retour à l’hôtel pour le repas (pas extraordinaire mais dans Bonifacio, aucune carte n’avait l’air révolutionnaire non plus dans cette gamme de prix).

25/05 - Pointe de Pertusato – Roccapina – Sartène – Propriano – Porto Pollo- Ajaccio – iles Sanguinaires – 212 km Petit déjeuner ‘continental’ et nous voilà repartis après un petit détour à la pointe de Pertusato vers le phare… pour Voir Bonifacio et ses falaises de loin (ça vaut le coup d’autant plus qu’avec le vent qu’il faisait il n’était pas question de sortie en mer pour nous !). Nous voilà partis direction Sartène après un petit arrêt pour adimer les rochers de roccapina, la ville est sympa mais il pleut assez fort quand nous arrivons. Ca finit par se calmer le temps de quelques achats à l’épicerie U Maggiu : c’est bon mais le saucisson est un peu trop poivré à mon goût, celui qu’on trouve à la maison est au moins aussi bon… Nous repartons et faisons halte à Propriano en bord de mer. Nous y avions passé quelques jours il ya bientôt 20 ans et ça a bien changé ! C’est vraiment très touristique maintenant et animé. Nous faisons le tour du golfe de Valinco pour pique niquer en face de Propriano à Porto Pollo (très sympa) et nous voilà en route pour Ajaccio. Il n’est pas trop tard quand nous arrivons mais ça bouchonne, nous essayons plusieurs complexes hôteliers en repartant sur la route des sanguinaires tous complets : c’est samedi soir et avec le vent, certains départs en bateau semblent avoir été annulés… Nous finissons par trouver un petit appart pour 4 à l’hôtel les Calanques (un salon avec canapé lit une chambre une kitchenette une salle de bain 136€ pour 4 sans petit dej) http://www.residence-lescalanques.fr/. Nous avons une petite terrasse et une jolie vue sur mer, il y a aussi une piscine mais le vent est trop froid pour être tentés par la baignade, nous optons plutôt pour un petit tour aux sanguinaires : ce serait dommage de rater ça surtout un jour de forte houle ! Mais c’est (encore) l’heure de l’apéro !!! Cette fois ci nous faisons quelques provisions à la superette du coin et trinquons face à la mer dans notre petit salon. Nous en avons profité pour réserver au resto Le Beau Rivage un peu plus loin en repartant sur Ajaccio. Il ne restait plus qu’une table et on comprend pourquoi : d’abord la salle est sympa, en bord de mer, on se croirait sur un bateau et le repas est parfait : 3 langoustes grillées (pour info 15€ les 100g, environ 1KG pour 4) et un menu à la carte : Loup au foie gras, et 4 desserts. Bon vin blanc à prix correct c’est cher, mais pas hors de prix vu la qualité de ce que nous avons eu dans les assiettes. Très bon comme ils diraient sur Paris première ! http://www.ajaccio-tourisme.com/Restaurants/BEAU...

26/05 – Golfe de Sagone, Cargèse – Piana – Calanches – Porto – Calvi – Algajola – Ile Rousse – 213 km L’hôtel aurait été parfait si des c… n’avaient pas fait la java à l’étage au dessus pratiquement toute la nuit… Tant pis, Petit déj sur la terrasse et c’est reparti ! Nous ne visitons finalement pas Ajaccio et nous voilà direction Calvi par le golfe de sagone, Cargèse, Piana, puis la route des calanche : c’est splendide et il n’y a pas trop de monde, ce qui fait qu’on peut s’arrêter facilement pour les photos. Nous faisons ensuite un tour à Porto : c’est bien un coin où une petite étape pour la nuit doit être agréable, mais nous nous contenterons d’un café face à la tour… C’est déjà bien ! Pour Calvi nous avons pris l’option ‘bord de mer’ après Galéria, la 81B: la route n’est pas refaite et très sinueuse, c’est beau, mais je pense que cela aurait été plus rapide par les terres par la 81… Le chauffeur commence d’en avoir ras les biscottos ! J’avais repéré un petit hôtel à Algojala, l’hôtel St Joseph http://hotel-algajola.com/ : nous nous arrêtons donc là et 2 chambres sont libres. Elles ont été refaites, les salles de bains sont nickel, nous sommes à 2 pas de la mer, au calme, il y a quelques tables pour prendre l’apéro dehors et c’est 70€ avec un petit dej très correct… Que demander de plus ??? Comme c’est le retour demain et que nous n’aurons pas beaucoup de temps, nous décidons de visiter Calvi ce soir et de diner là bas. Nous trouvons un resto correct mais sans plus U Fuconne 102€ pour 4 (menus à 20€), dommage pour la dernière soirée après avoir si bien mangé en Corse… Nous aurions sans doute dû suivre les conseils de la patronne de l’hôtel et diner au fournil à Algajola (ils ne font pas seulement pizza et ce sont les meilleurs du coin selon elle).

27/05 C’est l’heure du départ. L’avion ne décolle qu’à 11H30 nous avons le temps mais le cœur n’est plus à la visite, nous passons par la 197 via Ponte Lecchia et arrivons environ 1h30 plus tard à l’aéroport. Aucun souci pour rendre rapidement la voiture chez europcar. L’avion Easyjet est beaucoup plus rempli que pour l’aller. Ils tentent bien de me ‘coincer’ en me faisant passer ma valise dans le gabarit… Mais en basculant les roulettes ça passe ! Ouf !!! Ils n’auront pas mes 40 ou 50 euros supplémentaires ! C’est quand même à savoir si vous avez le doute sur vos bagages, il vaut peut être mieux en faire enregistrer un lors de la réservation en ligne, c’est moins cher et vous ne risquez pas de vous faire retoquer au dernier moment….

En résumé, ce fut une semaine bien trop rapide mais c’est toujours aussi beau et j’espère bien avoir l’occasion d’y retourner un jour (toujours hors saison) en prenant davantage le temps. Et n’en déplaisent aux mauvaises langues, les corses sont tops même si, à mon goût, ils conduisent un peu comme des fangios ! Pensez au fait qu'il n'y a pas de réseau ni de distributerus partout dans la campagne, et la plupart des commerces ferment entre 12h et 15h. On mange (et on boit) vraiment très bien. Les fermes auberges sont à retenir et A Pignata est inoubliable. Coté paysages, les routes de Bavella et des Calanches sortent du lot, mais il y a de beaux coins de partout, pas seulement en bord de mer d’ailleurs. Si je reviens, je ferai étape à Centuri au cap corse, à Porto sur la côte ouest, je passerai plus de temps à Corté et dans ses environs et je visiterai le niolo, la restonica, les pozziones, l’ostricani et la Scandola. Et bien sûr, je reviendrai à A Pignataaaa !!!!!!!!!!!!!!! (non, non, je n’ai pas d’actions chez eux !)

Pour info budget total de 740 euros par personne tout compris
Jeu des mots (seconde édition) English translation pending
by Riboulding · 2012-10-15 · 1023 replies
Les indices pour m'identifier sont les suivants :

Si j'avais été voyageur à une lointaine époque, il m'eût mieux valu arriver tôt à l'auberge ! Un amateur de machine excessive aura une (toute petite) chance de me trouver. Et un peu plus encore s'il est picard, et s'il vit chez ma soeur. On me trouve juste de l'autre côté du pont ...

Je suis un lieu.

P.S. : à défaut du reste (🤪), j'espère ne plus être limité en nombres de messages par 24 heures, mais par prudence le ferai moi-même en regroupant mes réponses à vos brillantes divagations pérégrinatives. Restez patients ! 🙂
60 jours au Sud-Ouest américain - 2012 English translation pending
by Isap29 · 2012-08-25 · 226 replies
Compte-rendu (uniquement texte) de notre voyage 2012 Pour les photos, il faudra attendre un peu (tri pas commencé) et ce sera uniquement sur notre site web (lien en signature). Mais, en attendant, vous pouvez toujours aller voir la galerie Picasa que nous avons mis en ligne au fil de l'eau, pendant notre voyage (voir signature).

Données principales :

60 jours, départ le 11 mai, retour le 11 juillet Arizona, Utah et Wyoming (Yellowstone) Lac Powell en bateau (5 jours) Camping « dans la voiture » avec environ une nuit à l'hôtel par semaine

Pour plus de lisibilité, ce compte-rendu sera divisé en 3 grosses parties :

Arizona (avec un tout petit peu de Californie) et le lac Powell Utah (avec un tout petit peu de Colorado) Wyoming (avec un tout petit peu de Californie)

Partie 1 : Arizona (avec un tout petit peu de Californie) et le lac Powell

Rappel du programme : J1 - Brest - Paris - Los Angeles J2 à J4 - chez nos amis J5 - Mojave NP (Amboy Crater, Hole in the Wall, Caruthers Canyon), camping sauvage J6 - route 66, Sedona (Schnebly Hill) par la I17, camping sauvage J7&J8 - randos parmi Devil's Bridge, Vultee Arch, Keyhole Arch, Fay Canyon Arch, Hanonki Indians Ruins, Red Rock Loop, nuit vers Red Canyon Road, camping sauvage J9 - West Fork puis route vers Grand Canyon Village, nuit à Mather Camp J10 - Hélico puis Hermit Rest ; South Kaibab jusqu'à Cedar Ridge, nuit à Mather Camp J11 - Cameron, achat permis navajo ; Adeii Eechii Cliffs, Coal Mine Canyon, White & Red Canyon, nuit à White Mesa Arch , camping sauvage J12 - Page pour ravitaillement, route vers Snake Gulch trail (Fredonia), camping sauvage J13 - Snake Gulch trail, camping sauvage J14 - Water Canyon, route vers Tuckup Canyon, camping sauvage J15 - Tuckup Canyon, route vers Toroweap, nuit à Toroweap campground J16 - Double Barrel Arch puis Page, nuit Page J17 - Réservation du bateau, Wire Grass, Alstrom Point, camping sauvage J18 - Edmaier's secret, The Maze, camping à State Line camp J19 - Nautilus, retour Page pour ravitaillement, prise du bateau, nuit à bord J20 à J24 - Lac Powell jusqu'à l'Escalante River, Reflection Canyon (un des buts mythiques de ce voyage), Rainbow Bridge, nuits à bord sauf J24 à Page J25 - Ravitaillement, route vers Bluff, nombreux arrêts, camping sauvage dans Butler Wash

J1 –vendredi 11 mai Réveil 3h30 embarquement à Brest-Guipavas pour Roissy. Temps pluvieux sur Paris décollage (retard) 11h03. L'avantage de prendre Air France pour l'ensemble est de ne pas avoir à se préoccuper des bagages à l'escale. Arrivée à LAX après un vol sans encombre mais avec un plafond très nuageux. Récupération du véhicule chez Avis : un Ford Expedition (33 700 km au compteur, des jantes de 20 pouces, 4WD avec les leviers qui vont bien 😉 et vraie roue de secours). Départ pour Tarzana où habitent nos amis, guidés par notre ami Tomtom. Malgré un trafic assez dense, nous arrivons à bon port et, après apéro et grillades, nous allons nous coucher.

J2 –samedi 12 mai Le matin, randonnée avec nos amis Laurence et Jean-Pierre. L'après-midi, nous partons avec JP faire les courses « spéciales » : banque pour changer nos billets de 100$, magasin de bricolage pour acheter une plaque de Styrodur pour le plancher de la voiture, magasin de pièces détachées automobiles pour un compresseur et un kit de réparation pour les pneus en cas de crevaisons multiples, puis un magasin de loisirs pour des chaises de camping (pas moyen de trouver de table à prix abordable), des recharges de gaz pour notre réchaud et un bateau gonflable pour le lac Powell.

J3&4 –dimanche 13 mai – lundi 14 mai Messe gospel pour nous dans LA suivie par une balade downtown déjeuner dans Chinatown puis retour à Tarzana. Lundi matin, départ pour les courses alimentaires (toute la matinée) puis préparation de la voiture qui sera notre « sweet home » pendant 60 jours. La glacière électrique, commandée chez Amazon, nous attendait sur place.

J5 –mardi 15 mai Départ à 9h30 pour Amboy Crater (où nous ne devions faire qu'une brève halte) que nous zapperons puis Mojave National Preserve où nous entamons notre première piste (beaucoup de prévues au programme d'où le 4x4). La température est de 35°C et nous retrouvons avec plaisir Palo Verde, Joshua Tree, Datura, Ferrocactus et autres Chollas. Arrivée à Hole in the Wall (14h44), le VC (Visitor Center) est fermé, mais c'était prévu. Nous pique-niquons puis partons faire la rando toute plate (sauf la partie aux anneaux) la roche est vraiment perforée de toute part. Fin de la rando à 17h15. Nous repartons en nous enfonçant davantage dans la Preserve sur la piste Black Canyon Rd puis Cedar Canyon Rd (par endroit Old Government Rd) ; la piste est très roulante. Nous nous faisons doubler par 3 véhicules 4WD qui, visiblement, connaissent le coin. J'ai prévu de camper à Pleasant View School mais, non seulement la piste est bloquée par les 3 véhicules précédents, mais les seuls (rares) emplacements possibles sont déjà occupés. Après discussion, un des 3 conducteurs (Jerry, outfitter local) nous propose de venir sur son terrain de camping (privé et primitif). Nous le suivons donc, laissant tomber Caruthers Canyon (il est déjà assez tard) et arrivons sur le terrain à 18h44 avec 26°C. Un vent assez fort vient gâcher la soirée. Pour info : mojavedesertoutpost.com/index.html

J6 –mercredi 16 mai Réveil à 5h40, toujours avec le vent et 18°C. Jerry vient nous offrir du café alors que le soleil se lève. Nous quittons le camp à 7h30 (24°C) et prenons la Lanfair Rd comme hier, piste très roulante (50 mph sans problème) et nous sortons de Mojave National Preserve vers 8h pour rouler sur la 66 puis 95 et enfin la I40. Nous la quittons peu après Needles pour quelques photos sur le Colorado et, à 9h10, nous entrons dans l'Arizona. Nous quittons la I40 à Kingman pour prendre la fameuse route 66 qui ne nous laissera pas de souvenirs impérissables hormis ses multiples travaux et, juste à la fin, Seligman avec ses voitures ayant inspiré le film Cars. Une touriste nous demande (en anglais, of course) de la photographier après éclats de rire, elle comprend que, nous aussi, sommes français 😉 . Nous reprenons la route vers 12h30, direction le Walmart de Flagstaff où nous complétons nos achats (table de camping, pare-soleil avant, arrière et côtés, épingles à linge). Départ vers Sedona par la I17à 14h42. Nous prenons la sortie 320 pour Schnebly Hill Rd (route puis rapidement piste). Arrêt casse-croûte vers 15h15 où nous étrennons notre table : impeccable, le « grand luxe » 😉. Nous arrivons à Schnebly Vista à 16h35, mais avec le soleil de face dans cette zone, la piste devient vraiment cahoteuse et nous apprécions la bonne garde au sol. Petit retour en arrière pour trouver un bon emplacement pour la nuit (camping interdit au niveau de Schnebly Vista) et nous arrêtons la voiture à 17h avec 25°C, température plus faible car nous sommes à 1 830 mètres.

J7 –jeudi 17 mai Réveil vers 5h et départ vers 6h20, après m'être tordu la cheville droite 😠 la vue est nettement plus agréable au soleil levant sur Schnebly Vista (12°C). Nous terminons la descente vers Sedona sur une piste TRÈS rocailleuse et nous nous dirigeons vers le VC pour acheter le America The Beautiful Pass (au lieu du Red Rock Pass), grâce auquel nous pourrons stationner et faire du camping sauvage dans les zones autorisées (placer le Pass dans le « car hanger » fourni, accroché au rétroviseur intérieur). Nous repartons à 9h06 pour Devil's Bridge là aussi, piste assez chaotique. Début de la rando à 10h30 (27°C) ma cheville me fait très mal et Isabelle file devant et grimpera jusque sur le pont (je m'arrête dessous). Retour à 12h (3 km au podomètre). Départ pour Hanonki Indians Ruins début rando à 12h47 avec 30°C. Retour à la voiture à 13h50 (1,4 km). Nous cherchons un endroit pour casser la croûte à l'ombre (ce sera d'ailleurs un de nos gros problèmes au cours de ce voyage) le long de la FR525 et trouvons ce qu'il nous faut près de Windmill Mtn cet emplacement de camping nous accueillera les 2 nuits suivantes (emplacement déjà repéré avant de partir). Arrêt donc à 14h30 (33°C) pour déjeuner et ensuite, le vent se lève, assez fort. Départ pour Red Rock State Park (6$) pour voir le coucher de soleil sur Cathedral Rock (photo classique). Nous arrivons au bord de l'eau vers 16h30 et comme il est encore assez tôt, nous sommes les premiers, ce qui nous permet de choisir notre emplacement . Isabelle repart à la voiture chercher boissons et sièges ensuite, bains de pieds dans la rivière en attendant l'heure (19h30, 29°C). Plus le temps passe, plus les photographes rappliquent et nous finissons par être cernés, visiblement nous avons pris la meilleure place 😉😎😎😎. Retour à notre emplacement pour la nuit (ouf, personne ne l'occupe) transfert des photos sur le pc, repas et dodo vers 22h.

J8 –vendredi 18 mai Lever à 5h20 avec déjà 20°C . Départ à 7h15 pour Bell Rock. En cours de route, quelques photos sur l'autre face de Cathedral Rock. La route est très jolie. Départ de rando à 9h (24°C). Nous longeons une partie de Courthouse Butte puis faisons le tour de Bell Rock. Retour à notre emplacement de « camping » car nous sommes sûr d'y trouver de l'ombre pour déjeuner. Il fait 27°C mais nous mangerons dans la voiture car le vent, très fort, s'est levé. Ma cheville semblant calmée, nous partons pour Fay Canyon à 13h30 départ de la rando à 14h20. Le sentier serpente dans le creux du canyon et la rando est quasi plate et à l'ombre des arbres bifurcation sur la droite pour aller voir l'arche, la grimpette se terminant sur de la roche très délitée (attention). Nous poursuivons la rando jusqu'à la séparation du canyon en 2 et là, sur les conseils de Sedonax, nous grimpons un peu pour avoir une vue bien dégagée. Pratiquement à la fin de la descente, Isabelle chute et s'esquinte joliment le tibia droit 😠 (décidément, c'est la série noire !). Retour à Sedona où nous photographions quelques maisons style vieux westerns puis direction Holy Cross Chapel et retour à notre « camp » vers 18h avec toujours 27°C.

J9 –samedi 19 mai Réveil à 4h50 avec 12°C la nuit a été plus agréable car un peu plus fraiche. Comme la veille, les boutons dus à une espèce de « gnats » nous grattent à n'en plus finir il y en a partout, même dans les cheveux 😠. Quelques montgolfières s'élèvent dans le ciel clair de l'aube. Départ pour le point de vue sur la route de l'aéroport où nous arrivons à 7h17 avec 15°C les polaires sont bien supportées. Petite grimpette et vue superbe nous sommes presque seuls 😎. C'est fini pour Sedona (qui mériterait bien plus) départ vers West Fork Oak Creek où nous arrivons à 8h11 après une route agréable, bordée d'arbres avec la rivière Oak Creek en contrebas. Pour entrer, il faut acquitter son obole (9$). Départ pour la rando à 8h20, rando qui ne sera pas dans notre top 10. La balade est tranquille le long du creek et très ombragée trop même, quasiment pas de vue. Les lupins sont légions, les promeneurs aussi difficile de prendre une photo sans personne dessus (on dirait même que certains le font exprès en nous voyant). Nous faisons demi-tour à 10h20 et quittons le site à 11h45 (23°C). Ensuite, la route vers Flagstaff n'en finit pas de monter et de sinuer pour arriver à Oak Creek Vista où nous nous arrêtons quelques instants. Courses rapides au Walmart de Flagstaff et direction Grand Canyon avec un arrêt chez Papillon pour finalement « atterrir » chez Grand Canyon Helicopter pour valider la réservation pour le lendemain. À 15h20, nous sommes sur notre emplacement à Mather campground, pratiquement au même endroit qu'en 2009 j'ai choisi cet emplacement (n° 290) car il est très facile d'aller à pied, à travers bois, à Market Plaza pour les navettes. Nous sortons table et chaises et déjeunons enfin !

Départ pour Hopi Point pour le coucher de soleil nous ne serons pas seuls 😉 ! Au retour, dans la navette, de magnifiques cerfs dans Grand Canyon Village, mais il fait trop sombre pour les photographier. Dodo à 21h40.

J10 –dimanche 20 mai Réveil à 5h30 et 8°C. Après le petit déjeuner, discussion avec nos voisins québécois en voyage de noces, puis nous partons pour la rim et le Visitor Center, zappé en 2009 avec nos pb de voiture. Retour au camp puis départ à 9h45 pour notre vol en hélico. Nous sommes largement en avance, mais… . Nous finissons par embarquer avec un couple d'allemands qui, sûrement moins lourds que nous, ont droit aux places avant 😎. Après un looooooooong survol de la forêt (idem au retour), nous arrivons enfin et là, c'est magnifique et la musique est là aussi pour sublimer l'instant (Ainsi parlait Zarathoustra). Nous ne regrettons pas ce vol (notre premier en hélico) mais, comme nous le verrons plus tard, nous avons trouvé mieux (à notre goût). Retour à Mather Camp vers 13h10, déjeuner puis départ vers South Kaibab Trail. Il y a 3 ans, Isabelle avait envie de descendre jusqu'en bas (Phantom Ranch) et de remonter le lendemain ; notre rando au volcan de la Réunion nous a fait relativiser tout çà et, aujourd'hui, nous avons prévu de descendre un peu plus bas que Cedar Ridge, soit environ 4 à 500 mètres de dénivelé qu'il faudra bien remonter ! 14h25, c'est parti, le sentier serpente et sinue tout en descendant bien par moment ! Les genoux suivent pour l'instant, les doigts de pieds sont bloqués sur l'avant des chaussures. 25 minutes plus tard, nous arrivons à la première étape Ooh-Ahh Point après 1 500 mètres de descente (au podo) petite pose photos puis nous continuons jusqu'au bout du plateau de Cedar Ridge où nous arrivons à 15h22 après 3,180 km de marche. Photos, casse-croute et à 16h02 nous prenons le chemin du retour. Nombreux furent les arrêts photos (quasiment aucun entrainement 😉) et à 17h44 nous arrivons en haut après 5,860 km. Pas de température sur le podo mais il fait chaud. Navette puis retour à la voiture où une boisson bien fraiche nous attend dans la glacière 😎😎😎. À 18h20 (33°C), nous choisissons la douche à l'éclipse et repartons pour Mather Camp (les douches sont en bas, près de l'entrée). Après des ablutions très agréables, j'attends Isabelle dans la voiture en écoutant Bonnie Tyler quand, tout à coup, 4 mules-deer viennent brouter juste devant la voiture. 😎 Retour au camp vers 19h25 (24°C)

J11 –lundi 21 mai Lever 5h30, petit déjeuner, remplissage de notre réserve d'eau et départ à 7h25 (19°C). Quelques arrêts photos le long de Desert Drive (on ne peut pas s'empêcher 😉) et nous arrivons à Cameron à 8h54. Arrêt au Trading Post puis au VC Navajo pour acheter notre permis pour pouvoir nous déplacer à notre guise dans la réserve et pour camper près de White Mesa Arch. Nous repartons à 9h58 (27°C) et empruntons l'Indian Rd 6730 pour tenter d'approcher un peu les Adeii Eechii Cliffs la piste est très roulante et nous traversons Painted Desert (on se croirait effectivement dans le parc du même nom) les collines restant toujours très loin, nous restons finalement dans cette zone, nous aventurant carrément hors piste 😎 il y a des débris de bois fossilisé un peu partout. Retour sur la 89 à 11h23 et le thermomètre continue à monter (29°C) la route traverse une zone de buttes très colorées, pratiquement roses. Nous prenons à droite la 160 avec, une fois de plus, de magnifiques paysages colorés d'ocre rouge. Arrivés à Tuba City, nous la traversons plein nord pour aller voir Castle Rock, mais la piste nous fait plutôt traverser un champ d'ordures. Nous repartons vers Moenkopi puis Coal Mine Canyon où nous arrivons à 12h33 (31°C). Très joli site où nous nous promenons, en plein soleil 😉, pour admirer ces paysages magnifiques. Ensuite, nous poursuivons par Ha Ho No Geh Canyon la piste commence par une longue descente puis, assez rapidement, nous amène dans des paysages quasiment identiques aux précédents. Par contre, ici, nous sommes seuls, pas un autre véhicule (parfois cela vaut mieux sur la piste 😎). Avant de reprendre notre route et devant l'absence totale d'ombre, nous déjeunons dans la voiture, moteur en route pour la clim car il fait 32°C. À 14h45, nous partons pour White & Red Canyon la piste est agréable et nous arrivons à 15h22. Plusieurs voyageurs sur VF ayant relatés des problèmes avec les indiens Hopis 🙁 (nous sommes sur leurs terres et il faut obligatoirement un guide indien), je préfère annuler la randonnée prévue à Pillars of Hercules pour faire uniquement une courte balade sur le site où l'alternance des couches rouge et blanche fait merveille nous y trouvons même l'avatar de Sedonax à qui le temps a fait subir des outrages (à l'avatar, hein 😏). Nous rejoignons la 160 et, après un très bref passage à Elephant Feet puis le plein à Red Lake, nous reprenons la piste pour White Mesa Arch la piste est assez « sandy » et, après quelques détours inutiles, nous arrivons enfin à notre campement pour la nuit. Une (très) petite marche dans le sable très mou et nous arrivons en vue de l'arche, pas très photogénique à cette heure d'où l'intérêt de passer la nuit sur place. Extinction des feux à 20h53, avec 28°C au thermomètre.

J12 –mardi 22 mai Réveil à 5h45 avec un ciel très légèrement nuageux départ à 5h58 à pieds pour l'arche qui est nettement plus jolie avec cet éclairage matinal. Retour à la voiture à 6h24 pour le petit déjeuner. Nous levons le camp à 7h30 (déjà 22°C) et, après 10 minutes, nous rejoignons la piste principale (Indian Rd 6260) par endroit, cela devient très « sandy » et nous commutons rapidement en 4WD. Arrivés à Page vers 9h, nous passons au Debbie's Hide A Way pour confirmer nos réservations, mais il n'y a personne (juste un numéro de téléphone) nous filons donc directement au Walmart compléter nos provisions et nous repartons à 10h20 pour Horseshoe Bend tout proche. Sur le parking, petite discussion voiture avec nos voisins (des allemands) qui ont le même véhicule que le nôtre, mais version « longue » ils nous indiquent même comment ouvrir uniquement la partie vitrée de la porte du coffre 😎. Départ rando à 10h25 et 31°C le paysage est toujours aussi beau et aussi fréquenté. Comme c'est notre second passage, nous ne nous éternisons pas et retour au parking 1h plus tard. Nous nous arrêtons une nouvelle fois à Navajo Bridge pour un passage aux toilettes, au VC et le casse-croûte sur une table à l'ombre 😎 puis repartons à 13h30 sous un soleil de plomb (36°C). Nous nous arrêtons à Jacob Lake à 14h20 (début de la route 67 pour Grand Canyon nord) pour demander conseil aux rangers sur la piste à suivre ensuite car j'hésite entre 2 : la Forest Rd 22 et une autre dont je n'ai pas le nom (la 422A), qui serait plus courte. La jeune ranger nous en indique une autre, nettement plus courte (non indiquée sur ma carte), qui débute presque au tout début de la 67 : la Forest Rd 461 puis 462. D'après elle, aucun problème avec notre véhicule aucun problème non plus avec la météo, tout est au beau fixe. Nous repartons donc 20 minutes plus tard en suivant son conseil et, effectivement, aucun problème, la piste est très large et se ferait même en berline. Agréable balade à travers la Kaibab National Forest, belle descente pour récupérer la FR462, puis nous rattrapons la FR 22 (en partie bitumée) et, enfin Nail Canyon. À ce moment, petite erreur de trajectoire et nous grimpons vers Little Mountain et tout un réseau de pistes assez « paumatoires » qui s'entrecoupent sans cesse. J'avais trouvé le parcours tellement évident sur la carte que j'avais négligé de saisir le point gps d'arrivée. Vérification avec les coordonnées gps et le pc, nous nous sommes bien plantés 😠. Demi-tour, reprise exacte des tronçons suivis, lecture approfondie de la carte et nous récupérons notre erreur pour arriver à l'extrémité du canyon (cul de sac) où nous passerons les 2 nuits suivantes. Il est 15h53, il fait 32°C et il n'y a pas un poil d'ombre hormis le petit toit qui abrite les panneaux explicatifs. Devinez où nous nous plaçons ?

J13 –mercredi 23 mai Réveil 6h10, 17°C petit déjeuner, remplissage des sacs à dos (eau et nourriture) et départ à 8h15 (24°C) pour une randonnée dans Sheiks Canyon un vent assez fort s'est levé. La rando n'est pas difficile (quasiment plate) et les multiples arrêts pétroglyphes font agréablement passer le temps. J'ai plusieurs points gps d'enregistrés mais Isabelle en découvre plein d'autres le canyon est en plein. Nous nous arrêtons à 12h15 à Table Rock après 9,760 km au podo pour déjeuner avec un peu d'ombre. Début de la marche retour à 13h15, le vent est très fort et pénible, la température aussi et nous terminons à 15h35, crevés avec 18,5 km dans les pattes décharge des photos sur le pc, feu de camp, diner et dodo à 19h40 😉.

J14 –jeudi 24 mai Réveil à 5h30, ciel bleu, visite d'un colibri 😎. Sous le toit qui nous a abrités hier, il y a un nid avec au moins 3 petits et les parents font le va-et-vient pour les nourrir. Plusieurs colibris dont un avec un col bien rosé viennent nous rendre visite ainsi qu'un écureuil à grosse queue panachée qui vient casser la croûte à moins de 3 mètres de nous. Départ à 7h30 (16°C) la vue dans Nail Canyon est agréable après 1/4h, nous rejoignons la FR22. Cette rando est faisable avec un véhicule ordinaire, la piste ne présentant aucune difficulté. Nous remontons la FR22 (ou 422) jusqu'à Fredonia devant nous les Vermillon Cliffs et plus loin les White Cliffs. En direction de Colorado City, nous croisons une voiture de shérif tous gyrophares allumés un automobiliste va se prendre une prune 😉. Nous traversons rapidement le territoire des indiens Païutes puis Colorado City, une des citées les plus connues comme communauté polygame. L'accès au trailhead de Water Canyon nous paraît assez dur (sable, grosses ornières) mais nous y trouvons des berlines, comme quoi ! Cette rando nous a été recommandée par Sedonax au vu de notre planning. Début de la rando à 9h50 avec une température agréable de 17°C. Sur la droite, en haut de la falaise, une petite arche se détache assez rapidement. Le sentier suit le ruisseau (peu d'eau) sur sa rive droite et bientôt la gorge se rétrécit puis semble se séparer en 2. Nous essayons d'emprunter la partie gauche (en montant) mais un américain que nous croisons nous recommande la prudence et, de toute façon, monter nous écarte de l'axe du canyon donc bouche la vue. Nous faisons donc demi-tour à 11h11. Retour à la voiture à 12h05 en ayant parcouru 4,4 km de rando aisée et très agréable. Nous quittons le parking et, en cours de chemin, croisons le marshal en plein milieu de la piste et qui ne se gare même pas 😠. En sortant de Water Road, nous prenons à droite (Canyon St, cul de sac) pour arriver rapidement à un superbe cirque rocheux dans les Vermillon Cliffs où nous pique-niquons, pratiquement à l'entrée d'une communauté (trafic assez soutenu) où un arbre nous procure assez d'ombre pour déployer notre table. Nous repartons à 13h45 et, après plein de carburant et d'eau, nous entamons la longue piste de Toroweap. Le début de la piste est très facile, très roulant et nous croisons même quelques semi-remorques. Après une cinquantaine de kilomètres, peu après Findlay Knolls, nous bifurquons sur la gauche puis, après environ 13 kilomètres où la piste en est vraiment une (sableuse, assez large pour une seule voiture), nous nous arrêtons ayant atteint la limite du parc national du Grand Canyon. N'ayant pas de permis pour la nuit, il est recommandé de ne pas dormir dans le parc, l'amende pouvant être très salée. Nous trouvons un emplacement idéal, pas très loin de la piste, dans la forêt assez clairsemée de pins et de genévriers. Visiblement nous ne sommes pas les premiers à utiliser cet endroit il est 16h et la température est de 26°C.

J15 –vendredi 25 mai Nous quittons notre emplacement à 6h52 et, sitôt franchi les limites du parc, la piste devient cahoteuse, rugueuse, bref pas très agréable et souvent les branches frottent les côtés de la voiture. Nous sortons de la forêt et la piste redevient agréable même si quelques passages sont délicats. Les derniers miles avant le trailhead de Tuckup Canyon sont même carrément pénibles. Nous arrivons à 7h40 et la température est très clémente (14°C), ce qui devrait être agréable pour la rando. Nous démarrons la rando à 8h05 avec un vent fort et beaucoup de nuages cette rando est donnée pour 5,5 km et 537 mètres de dénivelé 😉. La descente est longue et assez raide et Isabelle en a assez rapidement marre et me laisse partir devant. J'arrive à 10h15 et cherche un accès au panel de pictographes car il faut escalader un peu. Isabelle me rejoint 15 minutes plus tard avec 7,75 km au podo, les pas étant plus petits. Nous quittons le panel à 11h20 et entamons la loooongue remontée, toujours avec un vent très violent le thermomètre doit maintenant dépasser les 20°C. Quelques arrêts photos plus tard 😉😎😎😎, arrêt collation et boisson, nous arrivons à la voiture avec, au podo, 14,120 km qui a raison, le podo ou la carte ? Isabelle enrage, n'ayant pas du tout aimé cette rando : « tout ça pour ça ! ». Il est 14h34 et le thermomètre indique 24°C. Nous repartons à 14h55, franchissons la limite du parc à 15h36, soit 41 minutes pour 12,2 km, cela montre l'état de la piste. On rejoint la piste principale à 15h55 et, après une pause rafraichissement, repartons vers Toroweap. Avec le vent, des grosses touffes d'herbe (virevoltants ou Salsola tragus) traversent la piste comme dans les westerns 😎. Nous faisons une petite halte (16h42) chez les rangers mais il n'y a personne (toilettes sèches). Nous en repartons à 16h51 comme précédemment, depuis que nous sommes re-rentrés dans le parc, la piste est à nouveau rugueuse à tel point que, parfois, on irait plus vite à pied pas étonnant que sur cette piste 25% des véhicules crèvent au moins une fois 😠 (statistique des rangers). Nous arrivons à Toroweap campground à 17h15. Les 3 premiers emplacements sont occupés et, pour atteindre les suivants, il faut descendre, avec la voiture, une marche d'au moins 60 centimètres. Après inspection approfondie, je renonce et continue à pied. À l'emplacement suivant, j'entame la discussion avec Chuck le camp est complet mais il nous offre, sans même que je lui demande, de partager son emplacement : sympa, non ! Mais, lorsque je lui explique que nous dormons dans la voiture et que je n'ose pas descendre la « marche », il se propose de venir et de me guider, me rassurant en disant que ça passe tranquille. Et effectivement, quelques minutes plus tard, c'est passé avec tout de même quelques petites frayeurs, notamment lorsque, sur 3 roues (dixit Isabelle qui observe de dehors et immortalise le moment -vidéo), freins bloqués, la voiture continue tout de même à descendre. Arrivé sur son emplacement, je propose un verre à Chuck qui refuse tout, bière vin, apéro il rigole quand je lui demande s'il est mormon, mais non, il ne boit pas de boisson alcoolisée, c'est tout. Le vent est tellement violent qu'il a quitté sa tente et que sa femme et lui sont à l'arrière de leur voiture. Moi qui pensait aller faire quelques photos dans les alentours nous les imitons, tellement le sable soulevé par le vent se faufile partout (un bon force 6 😠).

J16 –samedi 26 mai Réveil à 4h du matin, une des très rares fois où nous faisons sonner le téléphone un peu dur mais le soleil ne va pas nous attendre 😉. Nous passons très vite, et le plus en silence possible, notre voiture en position jour et partons vers l'overlook à 4h30. Le passage délicat de la veille l'est encore plus de nuit Isabelle descend pour me guider, grimpe en haut de l'obstacle mais, soit je suis sur le plat, en bas, et je ne la vois pas, soit mes roues avant sont montées et les phares éclairent le ciel. À la troisième tentative ratée, je décide d'essayer en force et ça passe, raclant un peu quand même 😎. La piste est toujours aussi rugueuse pour arriver au bord du Grand Canyon et cela semble pire de nuit mais nous finissons pas arriver à l'ancien campground. Nous empoignons appareils et pieds photos et partons à la recherche d'un endroit satisfaisant où déballer notre matériel. Nous pensons avoir trouvé l'endroit optimal et commence alors l'attente de l'aube, du lever du soleil, moment où tout peut se magnifier. Mais, en plus du vent glacial qui nous gèle, le ciel se couvre d'un épais plafond de nuages et le doute s'installe, grossit et finalement, nous devons nous rendre à l'évidence, ce ne sera pas aujourd'hui que nous ferons LA photo à Toroweap 😠. C'est déprimant d'avoir fait tant de kilomètres pour ça. Retour à la voiture à 6h pour notre petit déjeuner et là, c'est rageant : le soleil se montre. Nous repartons sur la rim pour quelques photos, même si l'aube est passée. Nous partons pour Page à 7h45 (12°C) et doublons 2 voitures de photographes arrêtées sur le bord de la piste (un des deux véhicules est une berline gonflé le gars vu l'état de la piste). Plus loin, 5 mules-deer galopent non loin de nous. À 8h26, nous faisons une brève halte aux toilettes des rangers. Après être sortis du parc, la piste devient très roulante et nous pouvons accélérer jusqu'à 60 mph dans les lignes droites. Nous arrivons sur la 389 à 9h43 soit pratiquement 2h pour 95 km. Au niveau de Cliff Dwellers, la route longe les Vermillon Cliffs magnifique. Les bas-côtés ne sont pas en reste : festonnés de graminées vertes, crèmes et roses qui chatoient en ondulant sous l'effet du vent toujours aussi puissant. Nouvel arrêt au VC de Navajo Bridge pour acheter les ouvrages repérés à l'aller et nous repartons à 11h49 (23°C) le vent impétueux soulève des nuages de poussières. Après Navajo Pass, l'horizon est masqué d'un voile rosâtre, du sable en suspension cela nous change du brouillard breton 😉😎😎😎. Nous arrivons au Debbie's à 12h34 avec 22°C. Accueil très sympathique, vidage de la voiture, connexion internet, lessives (machine à laver et à sécher sont à notre disposition) et transfert de photos sur Picasa pour nos « suiveurs » dont certains de VF. Le logement que nous avons retenu est plus qu'une chambre, c'est un appartement complet : cuisine équipée, séjour, chambre et sdb. Le séjour a 2 canapés et il y a du couchage supplémentaire. Bref, nous avons bien aimé ce logement, même si le prix est un peu élevé (mieux pour une famille). Un peu plus tard, nous allons refaire le plein de notre garde-manger. Dans la soirée, nous partons manger au Fiesta Mexicana (on peut y aller à pied), recommandé par nos amis de LA et nous ne regrettons pas, nous y reviendrons d'ailleurs. Dodo à 21h20.

J17 –dimanche 27 mai Lever 5h40, petit déjeuner, pliage du linge, mails, chargement de la voiture nous quittons notre logement à 10h (20°C). Plein de carburant et direction Big Water pour Skyline Rental, notre loueur de bateau où nous arrivons à 10h32. Après avoir envisagé une location (5 jours) en prenant le bateau à la marina (compter environ 600$ par jour pour le type de bateau recherché, 23 pieds avec cabine pour dormir dedans), j'ai regardé à l'extérieur du lac et là, les prix sont plus abordables. Revers de la médaille, il faut savoir conduire une voiture avec remorque et mettre le bateau à l'eau possédant un Zodiac, ce n'est pas un problème pour nous 😎. Après vérification du dossier, validation de tout ce qu'il faut, nous partons à 12h50 pour le VC où nous nous informons sur la météo des jours à venir (beau temps fixe) et de l'état des pistes avoisinantes (RAS). Nous déjeunons sur une table à l'ombre des tonnelles du VC. Départ à 14h03 pour Wiregrass (22°C) sur la piste menant à Alstrom Point (Recreation Rd 220 ou Smokey Mountain Rd) où nous arrivons à 14h20 (24°C). Petit parking sur la droite de la piste et nous entamons la petite rando dans le canyon à 14h40. La roche est toute blanchâtre et la rando très agréable, très « ludique ». Parfois, nous hésitons : se laisser glisser et risquer un pb au retour ! Mais, généralement, la difficulté est franchissable, dans les 2 sens, à 2 et je n'ai pas besoin de sortir la corde de mon sac a dos (corde de 10 mètres, toujours au cas où). Au pire, il y a toujours un itinéraire de « débordement » pour éviter la difficulté (chercher les cairns). Nous atteignons le bridge à 15h25 et sommes de retour à la voiture à 15h50 la rando fait seulement 2,5 km. À conseiller sans problème, même avec des enfants. Nous partons pour Spencer Coal Mine, juste à côté sur la Crosby Canyon Road. Par manque d'infos et d'observation, nous descendons la route (piste) vers le lac Powell dans un paysage très agréable demi-tour avant d'arriver au lac et finalement nous découvrons les 3 entrées de la mine (murées) presque au début de la route pas grand chose à voir, à part les empilements des couches géologiques. Nous repartons pour Alstrom Point, déjà essayé en 2009 (voir notre site web) et repassons à l'endroit où notre radiateur avait « fumé » nous continuons la piste et là, le 4WD est bien obligatoire : nous étions allés au plus loin avec un véhicule standard. Nous trouvons un emplacement impeccable pour y passer la nuit et attendre le coucher de soleil il est 18h15 avec 22°C. Quel plaisir d'être seuls à contempler ces paysages magnifiques. Le coucher de soleil sur le lac est à la hauteur de nos attentes : tout simplement beau ! Point besoin d'une kyrielle de superlatifs. Après de multiples photos que nous espérons réussies car il est difficile d'englober toute cette immensité, nous regagnons notre voiture et dodo il est 21h05 et le vent est toujours là, présent et puissant.

J18 –lundi 28 mai Réveil à 5h20 pas de nuage, pas de vent 😎. Nous sommes seuls sur le toit du monde. Nouvelle séance de photos en explorant un peu plus le coin et nous quittons, presque à regrets, cet emplacement d'où nous surplombons Gunsight Bay il est 7h35 et le thermomètre nous donne 16°C. Une demi-heure plus tard (28 minutes exactement), nous n'avons parcouru que 3 kilomètres cela vous montre l'état de la piste 😉 sur sa dernière partie. Sur la fin de la descente, nous bifurquons sur la droite (et non l'inverse) pour nous rapprocher un peu de ce qui doit être Moon Butte et que nous surnommons simplement Monte Negro, puis direction le VC pour des nouvelles fraiches de la météo. Arrivés à 9h25 (19°C) et météo toujours au beau fixe d'après les rangers. Nous partons donc à 9h48, confiants, emprunter la House Rock Valley Road. C'est cette route (piste plutôt) qui dessert entre autre The Wave et Wire Pass, mais nous nous arrêtons sur le (premier) parking pour aller admirer Edmaier's Secret. Départ de la rando à 10h55 après avoir pris notre permis (6$ chacun) le sentier est plat et suit ce qui doit être le début de Buckskin Gulch un kilomètre plus loin, nous franchissons The Gap pour arriver à la zone intéressante. Petite marche en plein soleil dans du sable très mou et nous commençons à grimper sur la roche. Ensuite, nous allons au gré de nos envies, parcourant ce superbe paysage (je crois qu'on pourrait y passer la journée sans problème). Vers 12h30, nos estomacs se plaignant, nous faisons halte mais impossible de trouver la moindre ombre c'est donc en plein soleil que nous mangeons sur le pouce. Nous repartons une demi-heure plus tard, trouvons une « petite vague » 😉 et prenons le chemin du retour arrivée à la voiture à 14h45, le podo indique 8,750 km. Départ à 15h04 et nous continuons à descendre la piste plein sud pour rechercher un petit panel de pétroglyphes que Sedonax a surnommé The Maze à cause de son dessin. Avec les quelques éléments en notre possession (je n'en dirais pas plus 😉), nous essayons de nous repérer et de trouver le parking adéquat. Nous enfilons les sacs à dos et c'est parti avec 25°C. Petite grimpette, puis au feeling, traversée du plateau parmi les buissons de sauge pour atteindre la barrière rocheuse (délimitation ouest de The Wave). Peu avant d'y arriver, Isabelle me signale apercevoir quelque chose et, effectivement, nous avons trouvé 😎. Nous sommes de retour à la voiture à 16h22 ce fût donc une toute petite rando de 40 minutes et de 2 km. Nous repartons pas très loin, direction nord cette fois-ci, pour le camping de State Line, sur la frontière Arizona-Utah. Le camp n'est pas très plein mais ce ne sera plus le cas un peu plus tard. Nous choisissons donc notre emplacement, le critère principal étant un endroit plat pour ne pas avoir notre lit trop en pente. Ce camp est du type premier arrivé, premier servi et est très agréable c'est aussi le départ de l'Arizona trail. Chaque emplacement possède une petite tonnelle avec une table dessous et pit-fire juste à côté des toilettes sèches complètent l'ensemble. Transfert des photos sur le pc, passage de la voiture en position nuit, diner et dodo à 20h.

J19 –mardi 29 mai Réveil à 5h45 et départ à 7h45 (17°C) pour le Nautilus. Nous rejoignons la 89, puis passage auprès de la station de rangers (désaffectée maintenant ? Il n'y a plus de drapeau américain) et nous prenons la piste longeant la Paria River (White House Trailhead Rd). Arrêt un peu avant le camp il y a un peu de place pour se garer. Nous démarrons la rando à 8h44 (20°C) c'est entièrement plat et pas trop sableux. Une barrière à franchir et nous arrivons rapidement sur zone. Ce n'est effectivement pas ordinaire du tout et nous prenons plaisir à déambuler et à photographier. Nous sommes de retour à la voiture à 9h16 avec seulement 1,7 km au podo. Nous partons pour le Walmart et le Safeway de Page pour faire le plein de provisions pour les 5 jours suivants sur le lac Powell. À 11h50, nous sommes à Wahweap Marina pour déterminer quelle cale de mise à l'eau nous allons choisir (notre loueur doit le faire figurer sur le contrat, pas très bien compris l'utilité mais …). J'en profite pour regarder leur façon de mettre à l'eau et de sortir le bateau cela diffère effectivement un peu de mes habitudes, surtout parce qu'on est en eau douce. Nous choisissons finalement Stateline Launch Ramp qui semble moins fréquentée que Wahweap Lauch Ramp. Nous repartons au VC de Big Water uniquement pour y déjeuner tranquillement à l'ombre des tonnelles et, à 14h10, nous nous présentons chez notre loueur. Fin des papiers, récupération du bateau et du véhicule pour la mise à l'eau, dépose de nos bagages dans le bateau et direction le lac. La mise à l'eau se fait sans problème vers 16h et nous amarrons le bateau au ponton. Isabelle reste dessus pendant que je repars à Big Water rendre le véhicule et sa remorque et revenir au lac avec notre voiture. Je suis de retour vers 16h50 et nous prenons aussitôt « le large » 😎. Le programme de navigation a été établi en fonction de nos envies, ça va de soi, mais aussi avec l'aide d'un membre de VF, Jjacques01, que je remercie ici pour ses connaissances des lieux et sa patience envers mes questions. Notre bateau est un 23 pieds assez vieux (1996), 1 300 kg à vide, un moteur V8 de 7,4 litres de cylindrée, 330 chevaux et un réservoir de 75 gallons quand on accélère, ça « pousse » bien mais la consommation ne doit pas être mal non plus 😉. La cabine permet de dormir à 2 dedans, mais c'est bas de plafond un wc chimique (obligatoire si on y passe la nuit) complète l'équipement j'oubliais, une prise allume-cigare nous permet de brancher notre glacière pendant la navigation. La présence de cette prise et son bon fonctionnement a généré un échange de mail avec le loueur car indispensable pour nous. Le niveau du lac étant suffisant, nous pouvons couper par Castle Rock au lieu de faire le tour d'Antelope Island. Nous avons beau avoir 3 cartes différentes du lac, le début est un peu délicat et nous avons du mal à trouver notre chemin, d'autant que le bateau n'a même pas de compas (incompréhensible). Nous prendrons rapidement notre boussole et suivons les bouées sur nos cartes avec un peu de mal tout de même car pas une carte d'identique et toutes les bouées ne sont pas indiquées. Enfin, l'expérience aidant 😉, nous rejoignons le chenal, longeons The Sand Hills et arrivons enfin à Labyrinth Bay où j'ai prévu de passer notre première nuit sur l'eau. Nous explorons la zone pour profiter du paysage, tout en cherchant un endroit pratique pour « beacher ». La navigation se fait au ralenti quand nous apercevons un beau morceau de roche affleurant la surface et non signalé 😠 je relève donc l'embase au maximum et nous continuons notre balade. Tout à coup, sans avoir strictement rien vu, nous nous retrouvons « perchés » sur un autre caillou, pratiquement au milieu du petit chenal notre voyage sur le lac commence mal 😠😠😠. Nous prenons notre premier bain dans le lac pour essayer de nous déséchouer et heureusement que nous naviguions au ralenti hélice relevée plus de peur que de mal et nous trouvons notre emplacement pour la nuit à 18h45. Pose des 2 ancres, rangement du bateau (il faut prendre ses marques), apéro puis diner dodo à 20h50, bercés par les flots 😉😎😎😎.

J20 –mercredi 30 mai Réveil 5h40, petit déjeuner et départ à 7h15 (bien qu'en Utah, nous avons conservé l'heure de l'Arizona car nous devons repasser à Page et il n'est pas très compliqué d'ajouter une heure 😉 ). Nous remontons le chenal en suivant les bouées, avec parfois quelques petites difficultés de navigation, notamment du côté de Gregory Butte (visiblement nous ne sommes pas les seuls, un houseboat qui nous suit a les mêmes hésitations que nous). Les 2 GPS que nous avons ne nous servent à rien, le Tomtom étant complètement paumé (ça, je m'en doutais) et le Colorado (GPS de rando) n'est pas prévu pour aller si vite nous nous dirigeons donc uniquement avec nos cartes et la boussole. À un moment, nous manquons une bouée et faisons une incursion dans Wetherhill Canyon, mais reprenons rapidement le bon cap. Quel plaisir de naviguer entre ces falaises de grès, nous ne regrettons pas du tout l'investissement (non négligeable) que représentent ces 5 jours. Nous arrivons à Dangling Rope à 9h17 pour y faire le plein c'est la seule station sur le lac hormis les 3 marinas et il est vivement conseillé 😉 de s'y arrêter. Mais le prix du gallon est un peu plus élevé (5,42$) que sur la « terre ferme ». Nous en prenons tout de même 22 gallons soit environ 120$. Nous repartons à 9h35 et, après un court arrêt à Eye Arch, près de la bouée 52, nous atteignons Reflection Canyon à 10h28 il nous a donc fallu pratiquement 3h de navigation depuis Labyrinth Bay, mais nous étions à « petite vitesse » de croisière et les arrêts photos assez nombreux (pour info, nous sommes un peu au nord de Rainbow Bridge, pratiquement en face de l'embouchure de la San Juan River). J'ai découvert la photo de Michael Melford sur Reflection Canyon en 2008 et, depuis, cet endroit était devenu un but mythique, même si je sais que les conditions (hauteur d'eau notamment) ne sont plus les mêmes. Nous n'y faisons qu'une brève halte car nous reviendrons au retour. Incursion dans Llewellyn Gulch puis nous arrivons à Hole in the Rock à 12h15. Connaître l'histoire, c'est bien, et on imagine les pionniers mormons descendant la pente escarpée, retenant de toutes leurs forces leurs chariots. Du moins, on croit imaginer mais quand nous avons vu la descente (sans la partie immergée), j'ai crié au fou. Il faut le voir pour le croire et, même encore maintenant, je reste estomaqué. Nous trouvons un peu d'ombre juste à côté et faisons la pause déjeuner quel spectacle de voir ces falaises plonger verticalement dans l'eau, la surface à peine ridée par les rares bateaux qui passent au loin. Nous repartons à 13h49 et, à peine une courbe plus loin, nous entrons dans Escalante River, point le plus nord de notre navigation. Les canyons se suivent les uns après les autres tout d'abord Indian Creek, juste à gauche en entrant, puis Clear Creek avec, au bout, Cathedral in the Desert et enfin Davis Gulch avec La Gorce Arch. Impossible de décrire en quelques mots notre ressenti, mais nos yeux brillent, pétillent. Que du bonheur ! En sortant de Davis Gulch, notre attention est attirée par une bouteille plastique qui semble immobile, au lieu de dériver avec le vent approche lente et, effectivement, il s'agit d'une bouée « pirate » signalant un énoooorme plateau rocheux à peine immergé j'imagine les dégâts en cas d'impact. Nous passons rapidement devant Three Roof, le site étant maintenant interdit, et continuons vers Garces Island, à l'embouchure d'Explorer Canyon nous n'irons pas plus haut dans Escalante River. Incursion rapide dans ce dernier où nous irons randonner demain à l'aube, puis retour à l'ile où nous jetons l'ancre non loin d'un houseboat quelques scooters se baladent dans les parages. Bain, apéro, repas et dodo.

J21 –jeudi 31 mai Lever 6h15 et départ une heure plus tard pour Explorer Canyon (juste un bras d'Escalante River à traverser). Nous remontons le plus loin possible puis nous amarrons d'abord sur la rive gauche mais, finalement, préférons la droite. Départ à 8h10, un peu de grimpette et de recherche de piste, le début étant assez mal tracé mais ça se calme rapidement nous longeons le canyon, rempli de troncs d'arbres et après un ou deux demi-tour pour piste perdue, nous arrivons au premier panel de pétroglyphes à 8h45 puis à Zane Gray Arch à 9h18. À 9h32, après quelques autres pétro, nous sommes presque au fond du canyon et faisons demi-tour (mauvaise lecture de la doc, il restait un panel à voir 😠). Quelques photos, un peu d'eau et nous continuons arrivée au bateau à 10h40 avec 5,130 km au podo. Nous nous déchaussons sur la plage arrière du bateau, nos chaussures étant pleine de sable, et dégustons une boisson bien fraiche sortie de la glacière la rando était pratiquement en plein soleil, orientée plein est. Départ à 11h35 pour Willow Gulch en espérant, si possible et pas trop loin, atteindre Broken Bow Arch que nous n'avions pas pu voir en 2009 cause gros risque d'orage. Nous remontons le plus loin possible mais, alors que l'hélice soulève des nuages de boue, nous ne voyons pas comment continuer, même en mettant notre « annexe » à l'eau : trop de branchages et pas de sentier visible sur les rives. Nous faisons demi-tour à 12h45 et déjeunons, arrêtés à l'ombre d'un grand pan de falaise nous crevons de soif et, le thermomètre faisant partie de la voiture, nous n'avons pas d'idée mais il fait très chaud. Nous redescendons maintenant l'Escalante River puis le Colorado pour regagner Reflection Canyon où nous allons passer la nuit, suivant les conseils de Michael Kelsey. Après maman cane et ses canetons, nous arrivons à l'extrémité navigable du canyon. Un bon bain et je pars, seul, explorer le haut du canyon il y a des pétroglyphes sur la rive gauche. Mais après avoir essayé de traverser plusieurs fois (je m'enfonce beaucoup), marché longuement dans du sable mou, je fais demi-tour et rentre au bateau, ayant même perdu le cache de mon objectif pendant la traversée d'un « gros buisson ». Dans la langue d'eau voisine, inaccessible tant à pied qu'à la nage tant les buissons sont denses, de grands claquements sur l'eau des castors ? Nous n'aurons jamais la réponse.

J22 –vendredi 1er juin Lever 5h30 nos « castors » de la veille continuent leur bruitage mais toujours impossible de les apercevoir, même avec le bateau tant la « plage de Kelsey » est très encombrée d'arbres et arbustes. Sur l'eau, nous retrouvons maman cane et sa petite famille, pratiquement sous des ruines perchées dans une alcôve. À 7h39, nous nous arrêtons au confluent interne pour essayer de grimper et d'avoir une vue « à la Michael Melford » 😉. Premier essai, je rate, la grimpette est rude et je n'ai pas envie de me casser la figure second essai, je pousse un peu et Isabelle réussit à passer la première difficulté et continue à monter. Peine perdue, les falaises du virage suivant masquent la vue, il faudrait monter plus haut. Isabelle préfère que je la récupère avec le bateau de l'autre côté de la pointe, la descente lui paraissant plus facile via un éboulis de roches. Elle finit malgré tout, heureusement sans mal, dans l'eau jusqu'à la ceinture en essayant de monter sur le bateau 😉😎😎😎. Et cela finit par un bain total pour nous deux. Le temps de nous sécher, de nous changer, il est déjà 8h45 trop tard pour essayer un autre endroit car notre planning est assez serré. Nous repartons donc tranquillement vers la sortie du canyon que nous atteignons 15 minutes plus tard il faut bien faire quelques photos. Nous continuons la descente du Colorado et 20 minutes après entrons dans Twilight Canyon l'entrée n'est pas indiquée mais est juste au nord de la bouée 51. Nous le remontons jusqu'à la fourche, en passant par Twilight Arch et cette balade est très agréable attention cependant, dans un virage, un rocher affleure presque la surface. Retour dans le chenal à 10h20 et nous le traversons pour entrer, un peu plus bas, dans Forbidding Canyon et le non moins célèbre Rainbow Bridge. À 10h50, nous sommes amarrés au ponton un américain avec qui nous discutons nous fait visiter son bateau, autrement mieux que le notre : un Chaparall Signature 260 belle bête ma foi. Retour au bateau à 11h45 après avoir discuté avec une ranger qui nous a accompagnés presque sous le pont (il est interdit de passer dessous, par respect pour les croyances Navajo). Nous retournons dans Forbidding Canyon et trouvons un coin à l'ombre (ils ne sont pas légion à cette heure 😉 ). Ancrage réussi au second essai et bain aussitôt, histoire de nous rafraichir 😎. Pendant qu'Isabelle prépare le repas, je vérifie l'hélice de près et constate quelques petites marques et déformations (aurions-nous tout de même heurté la roche ?) dans le doute, j'attrape un morceau de grès et peaufine l'arrête. Après 30 minutes de « ponçage », cela me paraît très bien. Repartis à 14h20 vers le fond du canyon, mais il faut nous arrêter par manque d'eau et trouvant le sable trop mou pour une marche agréable, nous faisons demi-tour. À 15h04, nous entrons dans Cascade Canyon, le canyon le plus « slot » que nous ayons eu jusqu'à présent demi-tour 25 minutes plus tard et nous enchainons avec Cathedral Canyon, long canyon où les parties étroites alternent avec des zones plus larges par endroit, pas plus de 50 cm de chaque côté du bateau. Nous faisons demi-tour à 16h18 et continuons dans Mountain Sheep Canyon avec des falaises moins hautes que précédemment, mais très étroit aussi et sinueux sur la fin, tellement que nous préférons faire demi-tour avant d'y être coincés. À 17h20, nous jetons l'ancre pour la nuit un peu plus loin que l'embouchure de Mountain Sheep Canyon (vers la bouée 44), les plages étant assez rares. Bain, écriture de cartes postales, diner et dodo. J'étrenne un nouveau couchage, directement sur le siège du bateau il y fait nettement plus frais que dans la cabine. Un nuage de moucherons « stationne » jusqu'à l'arrière du taud du bateau cela fait un bruit impressionnant mais ils ne viennent pas trop nous déranger, ouf !

J23 –samedi 2 juin Lever 5h30 nous avons mal dormi, le vent n'ayant pas arrêté de tourner pendant la nuit, le bateau de taper sur le sable et les vagues de clapoter contre la coque. Les moucherons de la veille sont toujours là et, avant qu'ils se mettent à nous déranger, nous levons le camp (heu, les ancres plutôt 😉 ). Nous allons un peu plus bas sur le chenal, juste avant l'entrée de Dangling Rope Marina. Le ciel est très nuageux, avec une bonne brise, et nous recevons même nos 3 premières gouttes de pluie les 2 ancres mouillées, nous pouvons petit déjeuner tranquillement. Mais pour repartir, c'est une autre histoire, une des ancres est enraguée et rien à faire je me mets à l'eau et effectue une petite apnée d'environ 6 mètres pour la décoincer. Nous arrivons à la marina à 7h25 mais elle n'ouvre qu'à 8h. De toute façon, il faut refaire le plein, le niveau de carburant étant très bas. Nous discutons avec Jessica, ranger qui s'occupe de nous et des pompes : 5,42$ le gallon, 71 gallons pour un réservoir de 75 😇 et une facture de 384$ et des cacahouètes. Il y a aussi une petite supérette où nous achetons 1 sac de glaçons de 5kg (5,25$, tout est cher sur le lac) notre glacière a un peu de mal à étaler avec cette chaleur, n'étant branchée que quand on navigue et nous devons aussi recharger les batteries de nos appareils photos (nous n'avons pas pris notre multi-prises 12V). Le soleil est revenu et il ne subsiste que quelques petits nuages blancs température annoncée par Jessica 39°C (102°F) et du vent jusqu'à 18 mph de Ouest Sud-ouest pour la nuit. Nous repartons et, peu de temps après, nous entrons dans Rock Creek Bay que nous parcourons, allant même nous baigner tout au fond vers 10h50 très agréable. Par contre, on voit que c'est le week-end et que nous sommes moins loin de Wahweap Marina car le nombre de bateaux et de scooters est nettement plus élevé. À 11h38, nous entrons dans West Canyon et, après un peu de navigation parmi les superbes falaises « rouges », nous nous ancrons pour déjeuner à l'ombre. À coté de nous, un campement vide pour l'instant, avec 2 chiens pour le garder un bateau viendra, peu de temps après, et repartira assez rapidement. Nous repartons à 13h30 et à peine 15 minutes plus tard arrivons au fond du canyon. Demi-tour et, rapidement, nous retrouvons un « canard » aperçu à l'aller : séance photos. Un peu après, un wash (sec) en hauteur nous montre, vu la plage en dessous, les dégâts qu'il peut occasionner. Vers 14h30, nous passons, à la sortie de West Canyon, directement à Face Canyon mais il faut faire très attention car il n'y a pratiquement pas de fond c'est donc au ralenti et embase relevée au maximum que nous passons entre Gregory Butte et la rive gauche. C'est ce passage qui nous avait « intrigué » à l'aller un bateau venant en sens inverse nous demande s'il peut passer mais fait finalement demi-tour. Ce sera sans doute le chenal dans quelques centaines d'années 😉 . Pendant notre passage, nous apercevons des chevaux (navajos ?) sur la rive.

Nous passons la bouée de Face Canyon à 14h39 l'entrée du canyon est large et les falaises assez éloignées mais le spectacle est toujours aussi beau. Le canyon se rétrécit à vue d'œil et à 15h, nous sommes stoppés au fond de la branche gauche, il n'y a plus d'eau. Nous continuons à pieds pour essayer de voir Diagenetic Arch nous allons jusqu'au bout du slot canyon et grimpons un peu pour essayer d'apercevoir quelque chose. Rien, sauf peut-être là, à l'est-sud-est il nous faudra vérifier sur les photos (c'était bien l'arche).

Nous revenons au bateau et commençons à chercher un plage pour la nuit, bien orientée par rapport au vent annoncé (face au sud-ouest). Première tentative à la sortie (à gauche) de Face Canyon mais ce n'est pas bon, que de la roche. Nous quittons donc Face Canyon pour Padre Bay, au programme du lendemain et trouvons un emplacement sur du sable, pratiquement entre 2 houseboats dans Kane Creek Canyon. Il fait très chaud et nous avalons 1 litre de jus d'oranges en moins de 5 minutes un bon bain nous fait du bien et ensuite, apéro, diner et dodo à 20h30 avec un vent très chaud et du mal à nous endormir. Deux heures plus tard, un coup de « pétard » claque sèchement : un orage ? Nous ne saurons pas. Le vent se calme dans la nuit.

J24 –dimanche 3 juin Réveil à 6h10, « mer » d'huile et ciel clair. Petit déjeuner et départ à 7h40. Nous nous baladons dans Padre Bay puis Padre Canyon où nous essayons de voir s'il est possible de gagner Gunsight Bay via Gunsight Pass : peine perdue, la passe est à plusieurs mètres au-dessus du niveau de l'eau. Nous sortons de Padre Bay pour entrer dans Gunsight Bay à 8h48 cette baie est celle qui se trouve en contrebas d'Alstrom Point et nous reconnaissons bien les sites aperçus la semaine dernière. Comme nous sommes en week-end, de nombreux bateaux y ont passé la nuit. Petit bain en fond de baie avant de reprendre la route pour Navajo Canyon où nous entrons à 9h13. Un peu avant, nous croisons le sillage de plusieurs bateaux filant bon train et, patatras, notre glacière se renverse. Vers 10h, nous atteignons les ruines et nous prenons un bain à leurs pieds puis demi-tour et arrêt à Navajo Arch en haut de la falaise nous l'avions cherchée à l'aller sans succès. Nous sortons vers 11h de Navajo Canyon pour gagner Antelope Canyon, notre dernière visite sur le lac. À 11h36, nous atteignons le fond du canyon et beachons sacs à dos enfilés, nous sautons du bateau pieds nus à cause de l'eau et courrons vers l'ombre tant le sable est brûlant. Nous partons randonner dans Antelope Canyon à 12h33 dès le début, de gros tas de débris montrent bien le niveau de l'eau en hiver. Nous sommes maintenant dans une zone ressemblant un peu à Lower Antelope Canyon, mais en moins haut et moins serré tout de même très joli. Dans un recoin, à l'ombre, un oiseau blessé nous appelle que faire ? Nous décidons de laisser faire la nature. Vu l'heure, le soleil est presque à la verticale et il fait chaud, très chaud et pratiquement aucune ombre demi-tour un peu après Est Fork et retour au bateau à 13h05 (3,750 km au podo). Je suis à peine sur le bateau et Isabelle toujours sur le sable qu'un bateau promeneur de touristes arrive (1 seul passager à bord) son fond plat lui a permis de venir jusque là, mais il prend pratiquement toute la largeur du canyon. Je finis de rentrer les sacs à dos à bord et dépose rapidement les chaussures d'Isabelle sur le taud. Et là, un dialogue de sourd s'engage le pilote me demande si je suis enlisé, si j'ai besoin d'aide. Je le remercie, lui dit que non et attends qu'il recule pour me laisser le passage. Il finit par me demander ce que j'attends Isabelle pousse sur le bateau et j'avance donc d'une cinquantaine de centimètres, jusqu'à le toucher et j'attends. Il lui faudra bien 10 minutes pour comprendre que, s'il ne recule pas, je ne pourrais pas passer. Encore un qui a eu son permis bateau dans un baril de Bonux 😉. Nous sortons enfin d'Antelope Canyon et trouvons une petite plage, sur la gauche du chenal, pour nous baigner et déjeuner. Isabelle me demande où sont ses chaussures. Et « me.de » 😠 elles sont restées sur le taud (à cause de l'autre couillon qui n'avait qu'à attendre 2 minutes que l'on parte) et, avec les sillages des bateaux dans le chenal, ont dû tomber à l'eau : bilan, une paire de chaussures de randonnée de perdues, avec des semelles orthopédiques qui plus est 😠😠😠. Nous arrivons à la marina à 15 heures, vidons le bateau et je pars chercher la remorque il fait 32°C. À16h12, la remorque est dans l'eau (il a fallu attendre à l'entrée du parc, de nombreuses voitures avec bateau faisant la queue) et nous quittons la marina à 16h50 après avoir lavé et nettoyé un peu le bateau. Nous refaisons le plein à Greenhaven avec un carburant à 3,899$ le gallon au lieu de 5,42 à Dangling Rope intéressant surtout que nous en mettons 54 gallons. On rend le bateau à notre loueur inspection, tout est ok, sauf le wc chimique (Port-a-potty) dont ils veulent nous facturer le nettoyage (50$). Coup de gueule, vérification, il est bien propre (nous l'avions rincé 3 fois à la marina) mais, la chaleur aidant, le réservoir sent un peu logique, non ! À 17h45, nous quittons Big Water et regagnons Page et notre location chez Debbie's ; nous arrivons à 18h06 avec 36°C. Nous déchargeons la voiture, allons faire des courses et (re) dinons au Fiesta Mexicana. Préparation de taboulé pour les jours suivants, cuisson de nouilles pour bolognaise, d'œufs durs et, enfin, bain et douche. Dodo vers 1h du matin.

J25 –lundi 4 juin Debout à 6h15, petit déjeuner, réorganisation des bagages, préparation de la voiture et nous quittons le motel à 10h20, direction Safeway puis Wallmart. Nous finissons par trouver une paire de chaussures pour Isabelle (hideuses, flashy, horriblement chères – 150$ et même pas des vraies chaussures de randonnée) et nous prenons la route à 11h15 et 33°C . Initialement, j'avais prévu de prendre la 89 et à The Gap, de traverser la réserve Navajo pour rejoindre la 98 à Kaibito. Ce sera pour une autre fois et nous partons directement sur la 98 nous faisons le plein à Black Mesa, un peu avant Kayenta. Nous prenons la 464 vers Monument Valley pour quelques photos d'Agathle Peak à 13h20 et 34°C, toujours pas déjeuné et nous ne trouvons pas d'ombre. Petite discussion avec des français qui hésitent à rentrer sur les terres navajos mais nous, nous y allons et faisons le tour de El Capitan (Agathle Peak). Nous repartons et nous nous arrêtons au pied de Church Rock en plein soleil et déjeunons dans la voiture avec la clim. Il fait 34°C. Nous repartons à 15h17, toujours sur la 160 direction Boundary Buttes et là, nous nous paumons sur la piste et revenons sur la 191 puis finissons par retrouver le chemin ensuite, direction l'Utah et la 163 (non loin de Bluff). À 17h25, nous arrivons à l'entrée de la piste Butler Road la barrière est fermée, mais 2 4x4 sont juste devant nous et l'ouvrent, nous laissant le soin de la refermer. Rapidement, nous arrivons sur le parking du trailhead pour Wolfman Panel où nous passerons la nuit. Un fort vent de sable bouche totalement l'horizon. Dodo à 20h08.

Fin de la première partie.
Les petites "galères"? English translation pending
by José · 2004-01-12 · 161 replies
Tiens pour changer ...

Après … ou plutôt en même temps que, car je ne veux pas couper court aux autres sujets, « les petits moments de bonheur », les citations, cette destinée qui nous rattrape toujours, les « vrais » et les « faux » voyageurs ou autres questions existentielles, pourriez-vous nous raconter une de vos petites «galères» de voyage (ou considérées comme tel à leur arrivée) dont vous riez volontiers aujourd’hui?

Je lance le sujet avec cette anecdote recopiée d'un carnet.

« …ce n’est qu’à l’heure du BN que j’ai pu sortir du piège de ce fond de lit d’oued à sec dans lequel nous étions engagés depuis le milieu de matinée. Tout allait pourtant pour le mieux -du moins le croyais-je- jusqu’à l’arrivée au-dessus de cette cascade sèche, oh pas bien haute … même pas deux mètres, mais quand même infranchissable par mon compagnon d’infortune. Je veux citer Rantanplan, mon, parfois têtu et stupide - si, si j’vous jure- mulet, mais néanmoins solide, courageux et fidèle compagnon-porteur tout-terrain. Tout-terrain ? Pas tout à fait ! Bon, rien à dire face à la cascade sèche… Je me doutais bien qu’il n’allait pas sauter, pattes jointes, deux mètres plus bas rien que pour me faire plaisir. J'ai donc fait demi tour sans me prendre la tête, mais après… quand-même ! Me laisser plus de trois heures, sans aucun remord apparent, au fond d’une gorge, en pleine « cagna » de mi-journée parce que Monsieur refusait de retraverser le petit éboulis dont il s’était rit à l’aller, je trouve la plaisanterie un peu saumâtre.

Bon, la tension est retombée. Je suis maintenant tiré d’affaire, bien à l’ombre bienfaisante d’un genévrier thurifère centenaire préservé - par quel miracle ?- du massacre à la hache subi par ses diformes et squelettiques congénères. J’en ai assez pour la journée ! Le petit bivouac est installé, le thé au thym frémit gentiment sur les braises, Rantanplan broute ce qu’il peut entre les cailloux en attendant son repas du soir, je me remémore et laisse quelques traces écrites des événements de ces dernières heures.

Quand j’ai vu le mulet planter ses fers et s’immobiliser devant l’étranglement du passage et quelques cailloux polis, j’ai pensé qu’au vu des expériences précédentes, passer au-delà ne serait qu’une formalité ; d’autant plus qu’à l'aller il n’avait pas marqué la moindre hésitation.

J’ai donc commencé par le plus simple : l'accompagner en le tenant par la bride. Il n’a pas bougé les pattes d’un millimètre. Je suis passé derrière en lui donnant la traditionnelle tape sur la croupe accompagnée dans mon meilleur berbère du mot « ouchte » connu par tous les mulets de l’Atlas pour déclencher le mouvement. Rien. Une, deux, dix, vingt fois et plus sans succès, j’ai renouvelé ces gestes basiques. Sans y croire réellement j’ai vérifié qu’aucun animal rampant n’était caché dans les pierres à proximité. Si un serpent était dans coin il aurait de toutes façons fuit depuis longtemps. Je lui ai fait faire demi tour sur quelques mètres, pris par la bride et revenu en espérant passer ainsi comme si de rien n’était. Quand il s’est de nouveau planté devant la plus grosse pierre sans même l’effleurer du sabot, j’ai cru lire dans son regard « non mais tu me prends pour un con ? ». J’ai essayé de lui faire comprendre que non. Je lui ai susurré à l’oreille que c’était le plus gentil et courageux des mulets, qu’après avoir arpenté sans chuter des pierriers pentus et instables à la recherche d’une trace perdue, qu’après avoir franchi dans les rochers des passages en escaliers devant lesquels j’aurais fait demi tour sans hésiter si je n’avais pas vu les traces de fer sur les cailloux ou eu la garantie des bergers rencontrés que le passage était accessible aux mulets, qu’après avoir reculé sur plusieurs mètres, à trente mètres de la rivière en contre-bas, dans une vire de falaise étroite au point de ne pas pouvoir faire demi-tour, il ne devait pas se laisser ridiculiser par ces quelques cailloux certes un peu polis mais qu’il avait royalement toisé deux heures auparavant. Toujours rien. Fâché, j’ai fini par lui dire qu’il n’avait aucun orgueil, que je le revendrais à un méchant éleveur de chèvres dès que nous serions sortis de là, qu’il me regretterait en voyant la différence de traitement avec moi qui ne l’avais jamais battu. Je l'ai menacé de partir seul avec mon sac à dos en l’abandonnant là à son triste sort… Cela n’a pas semblé l’émouvoir. Je l’ai déchargé, fait plusieurs fois demi tour et revenu en montant dessus en croyant naïvement que si je lui montrais que je n’avais pas peur sur lui, il n’avait rien à craindre non plus. Ce ne fût pas un franc succès. J’ai ensuite pensé qu’une diversion viendrait à bout du caprice et l’ai entraîné jusqu’au petit filet d’eau qui ressurgissait en aval à une demi-heure de là. Il n’a pas voulu reboire. Moi si. Nous sommes restés là le temps de fumer une cigarette ( pas lui, moi ) et je l’ai fait trotter au retour en espérant qu’il passe dans la foulée… mais la foulée s’est figée une fois de plus à la vue du passage considéré comme délicat. Je lui ai bandé les yeux, et à nouveau tiré, poussé, monté à nouveau. Il y a eu un semblant de progrès. N’y voyant rien, il posait le premier sabot, mais dès celui-ci au contact de ce p….. de caillou c’était un « non » aussi franc que massif. Que faire ? Arrêter de se prendre la tête, passer là le reste de l’après-midi et la nuit et … demain serait un autre jour ? Imprudent. Même si je ne suis pas plus inquiet que cela sur la météo de ce mois de juillet, je n’aime pas dormir dans un endroit « sans issue ». Le laisser là et partir chercher de l’aide d’un conducteur de mulet plus expérimenté que moi ? C’était une option. De toute façon … il n’allait pas se sauver ! Construire une espèce de passerelle selon la technique locale éprouvée Tiens c’est une idée ça. Les cailloux c’est pas ce qui manque … de toutes tailles… Il n’y a plus qu’à les déplacer ! Le bois est plus rare, mais j’en ai vu ce matin qui avait du être charrié par l’eau cet hiver avant de coincer dans les rochers riverains… Il n’y a plus qu’a aller les chercher ! Au taf ! J’ai donc joué les terrassiers pendant plus d’une heure avant de, non pas m’émerveiller du labeur accompli dans la canicule de cette mi-journée, mais du moins estimer suffisant le résultat et envisager la fin de la plaisanterie. Je n’y ai pas cru longtemps ! L’animal était dans une phase d’humeur contrarié et la mienne d’humeur n’étant pas dans un cycle de jovialité, j’ai opté sagement pour une petite détente-collation destinée à faire chuter ma tension. Collation …? Et si asserdoun ( le mulet ) avait faim ? Lui aussi a généralement droit à sa ration d’orge de midi pendant que je déguste mes sardines à la tomate ou mon corned beef. Et si sa ration était alignée en petits tas tous les trente centimètres jusqu’à dépasser … ce que je ne peux toujours pas qualifier d’obstacle ? Je la tenais ma solution ! Collé à la paroi de la falaise pour profiter de la petite bande d’ombre qu’elle voulait bien dispenser, j’ai fini ma portion de Vache qui rit et mes figues ( et oui, aujourd’hui c’était fromage et dessert !) sans savoir si je devais rire ou pleurer. J’aurais du mal à décrire ici l’attitude ridicule adoptée par l’animal pour attraper le tas suivant après avoir avalé goulûment les trois premières poignées de grain, mais je me promets de la mimer à celles ou ceux qui m’en feront un jour la demande. Sachez seulement que ce cher Rantanaplan ne semblait pas décidé à esquisser le moindre petit pas en avant pour accéder au x autres petits tas de grain et finir son repas de midi. C’est cependant cette position grotesque qui m’a donné une nouvelle idée : l’encolure et la tête allongée au maximum, le naseau frémissant, les lèvres tendues trois centimètres devant sa dentition de jeune homme, et les deux pattes avant jointes formant un angle avec le sol à la limite de rupture d’équilibre … Suffirait-il de rompre la stabilité de cet inesthétique position pour qu’il fasse enfin ces deux pas en avant tant attendus depuis la fin de matinée ? Y avait qu’à … et pour cela une seule solution : le prendre par surprise car il reprendrait sa position bien campée dès que je m’approcherais.

La surprise, oui mais … Qui a déjà essayé de s’approcher d’un mulet sans se faire remarquer ?

La solution serait dans la corde qui sert à la fixation du chouari et du taghrart ( paniers de portage et sac de bât). J’ai attaché une extrémité de la corde à une des pattes avant et l’autre bout à une des pattes arrière, resservi à portée de gueule quelques grains pour l’aguicher, mis la corde en limite de tension et attendu patiemment trois mètres devant lui qu’ il essaye à nouveau d’attraper le tas suivant. L’instant propice n’a pas tardé plus d’une minute. Dès qu’il a atteint la position attendue j’ai tiré d’un coup sec simultanément sur les deux brins de la corde.

Bingo ! Déséquilibré réellement ou surpris par la tension brutale de la corde dans les chevilles, toujours est-il que plus de trois heures après s’être planté une première fois, Rantanplanfranchissait le misérable tas de cailloux, m’évitant ainsi d’avoir à exposer dans une langue où je ne connais que quelques « expressions de survie » le grotesque de la situation à la première bergerie trouvée.

Certes, la vie des montagnards locaux manque tellement de récréations que l’anecdote du roumi et asserdoun n’aurait pas manqué d’alimenter les discussions des veillées et certainement diverti le souk régional pendant des semaines… Mais j’avoue être un brin susceptible, alors … »

José
Retour d'un mois en Nouvelle-Zélande en van English translation pending
by Modix · 2018-02-13 · 67 replies
Nous sommes revenus il y a un peu plus de 2 mois d’un magnifique voyage d’un mois en Nouvelle-Zélande (du 27 octobre au 27 Novembre). J’ai passé beaucoup de temps sur ce forum pour la préparation de ce voyage. A mon tour de vous faire un petit compte-rendu qui j’espère vous aidera aussi dans vos préparatifs. N’hésitez pas à poser des questions, je me ferai un plaisir d’y répondre.

Avion : Nous avions réservé nos billets 8 mois en avance avec la compagnie Korean Air : 1236€ par personne avec une arrivée à Auckland et un départ de Christchurch. L’escale à Séoul permet d’avoir 2 vols de durées équivalentes. Au retour, l’escale était de 16h. La compagnie nous a logé gratuitement dans son hôtel 5* à proximité de l’aéroport (navette, diner et petit-déjeuner compris). Il faut demander ce service par téléphone dès que vous avez acheté vos billets. Cela permet de moins subir le décalage horaire.

Hébergement/Transport : Nous avions choisi de passer les deux premières nuits à Auckland. Nous n’avons pas regretté car nous avons pu nous remettre tranquillement du décalage horaire sans prendre de risques sur la route. La dernière nuit, nous avions également réservé une auberge à proximité de l’aéroport de Christchurch, nous décollions à 6h le lendemain. Pour le reste du voyage, nous avions choisi de voyager en campervan. Après de multiples recherches, nous avons opté pour un modèle self-contained et pas trop gros de Wendekreisen. C’est le meilleur rapport qualité/prix que nous avons trouvé et nous n’avons pas été déçus même si notre van était un peu vieux (près de 400 000km au compteur) et galérait un peu dans les cols (moteur essence). Cela nous est revenu à 1 922€ pour 25 jours. Personnel très sympa (ils ne nous ont rien pris pour une vanne abîmée et nous ont conduit à notre auberge). Nous avons essayé d’alterner camping gratuit, camping low-cost et camping équipé en fonction de nos besoins (douche, électricité, toilettes, eau potable) et des possibilités sur place. Aucune réservation nécessaire à cette époque et aucun souci pour trouver une place.

Guides et applications : Lonely Planet et Petit futé pour les guides papiers, le site Kiwipal. Sur place nous avons énormément utilisé les applications Campermate et Wikicamps qui en plus d’indiquer les sites pour camper, fournissent un tas d’autres informations (toilettes publiques, stations essence, stations de vidange, choses à visiter, loukouts….) avec photos et avis.

Conseils en vrac :

Internet : nous avions un forfait Free mobile avec téléphone sms illimités et 25 Go de données mobiles en Nouvelle Zélande. Les campings équipés proposent généralement au moins 30 minutes de Wifi gratuit mais c’est souvent très lent.

Le site Bookme nous a permis de faire de belles économies sur des activités mais il ne faut pas s’y prendre à la dernière minute.

Nous faisions presque toujours nos courses chez Pack’nSave, bon marché. En plus pour 40€ d’achat, ils donnent un bon de réduction (6cents/ litre) dans les stations essence Pack’n’Save ou Mobil

Nous avons pris la carte de fidélité Mobil qui nous a permis un petit rabais à chaque plein.

Place maintenant au carnet de voyage. Nous avons passé 28 jours complets sur place. La météo n’a (presque !) pas contrecarré nos plans initiaux. Quelques étapes peuvent paraitre longues, mais nous n’avons jamais ressenti ni fatigue, ni ennui.



En rouge, lieux où nous avons passé la nuit.
Voyage à Yellowstone English translation pending
by Gird · 2017-08-14 · 32 replies
Mon voyage de Denver à Denver en passant par Grand Junction, Salt Lake City, Jackson Hole, Yellowstone, Cody, Spearfish, Rapid City, Cheyenne, a été préparé depuis le début de novembre pour un séjour du 14 juin 2017 au 28 juin 2017. J’aurai pu rajouter Moab pour les Arches mais j’avais déjà vu ce site lors d’un précédent voyage. J’ai voyagé seul et j’ai demandé à TUI de me réserver les hôtels et la location de la voiture. TUI est une filiale de Voyage sans frontières. J’ai opté pour cette option en partie à cause des réservations à l’intérieur du parc de Yellowstone qui paraissaient délicates. TUI m’a envoyé très rapidement les vouchers. J’ai utilisé les avis des consommateurs sur les sites de réservation. Les avis étant très mauvais, mais vraiment très mauvais pour 2 hôtels, j’ai demandé à TUI de les changer, ce qui fut fait rapidement et sans problème. J’ai aussi connu très rapidement les dates et horaires de vol. Un point qui m’a inquiété longtemps, je peux même dire jusqu'à mon arrivée, ce sont les 1h30 d’écart entre mon arrivée à l’aéroport de Dallas et la connexion pour Denver. J’avais des souvenirs de passages plutôt longs aux douanes américaines. Mon interlocuteur de TUI m’affirme que le temps était suffisant et que de toute façon je serai pris en charge par la compagnie American Airlines. J’avais la même crainte au retour mais moins prononcée car l’organisation de mon séjour ne pouvait plus être impactée.

Les deux connexions se sont passées correctement. Il ne faut pas trainer mais tout est mieux organisé que lors de mes voyages précédents. Dans l’avion une vidéo vous explique que vous allez gagner du temps en utilisant les nombreuses machines qui scannent votre passeport, enregistre vos empreintes digitales et vous prend en photo en vous délivrant un reçu qui permet de gagner encore du temps en passant devant les douaniers. De nombreuses personnes sont présentes pour vous renseigner et vous dépanner bien qu’ils n’utilisent que la langue de Shakespeare que je ne maitrise pas vraiment et en plus ils ont aussi le mauvais goût de ne pas parler avec un accent français.

Une autre crainte concernait la location de la voiture où j’avais eu de mauvaises surprises à mon retour la fois précédente. Mais là encore tout avait été bien préparé, je n’ai eu aucune proposition de « surclassement » ni d’ajout de « garanties supplémentaires ». Je récupère une Hyundai accent. Heureusement que j’avais prévu une prise USB à brancher sur l’allume-cigare car en branchant mon GPS sur la prise prévue sur la voiture, celui-ci se bloque en mode connexion ordinateur rendant l’accès aux cartes impossible.



Ce problème réglé, à partir de ce moment, c’est l’esprit tranquille que je prends la route. Conduire aux USA est plutôt simple à condition quand même d’avoir un GPS. Les routes sont larges même dans les villes et les américains sont plutôt des conducteurs calmes.

Guidé par les satellites, je rejoins mon premier hôtel à Denver. Là on m’indique que le paiement ne peut pas se faire à travers le voucher. Heureusement, j’ai un numéro gratuit à contacter aux US car il est 4h du matin en France. Le problème est réglé mais cela prend une heure et la soirée est bien entamée, ce soir ce sera sandwich acheté dans la station-service en face de l’hôtel.

Jeudi 15 juin 2017 Le décalage horaire me permet d’être sur le pont vers 3h pour attendre l’ouverture de la salle de restauration à 6h. L’hôtel est vieillot, nécessite une urgente rénovation mais du côté petit-déjeuner, je n’ai rien à dire, probablement le plus complet de tous ceux que j’aurai durant ce périple. Passage par le Wal-Mart pour acheter de l’eau, du coleslaw pour la route, une glacière en polystyrène et un sac de glace. Cela surprend quand le GPS que j’ai réglé en km, m’annonce « Continuez la route pendant 220kms » et encore ce n’est qu’un tronçon car ce sont 393 kms qui sont prévus avec environ 4h de route. Je savais bien que j’allais faire l’équivalent d’un Paris-Lyon presque tous les jours mais cela surprend quand même. Et puis les « Rest area » ce font plutôt rares sur les highways. Le premier que je rencontre est plutôt sympa et porte le nom de « No name » Je m’octroie une sieste d’un quart d’heure.



J’arrive à Grand Junction vers midi, avale mon coleslaw dans un parc et file vers le nord, direction Fruita pour acheter mon Annual Pass et rentrer dans Colorado National Monument.











On n’y retrouve pas le gigantisme du Grand Canyon mais c’est splendide et tout de même impressionnant. J’y rencontre des américains qui me demandent de les prendre en photo et qui me s’enquièrent de mon opinion sur ce lieu. Ma réponse les ravit car ils pensent qu’il n'y a pas plus beau ailleurs, même s’ils veulent bien admettre du bout des lèvres qu’il y a de beaux coins en France mais sans équivalent avec ce que l’on peut voir dans leur pays. Je tente de retourner sans GPS en centre-ville où se trouve mon hôtel. J’ai des progrès à faire avec la signalisation. Ce n’est pas aujourd’hui que je me passerai de lui. Check in. Le réceptionniste m’indique un Safeway pour des courses alimentaires.

Vendredi 16 juin 2017 Levé 5h 30. Petit déjeuner moins diversifié que la veille mais j'ai la possibilité d'emporter une banane et une bouteille d'eau, idée qui me vient en voyant plusieurs personnes rentrer dans la pièce pour prendre de l'eau ou des gâteaux. Je redoutais l’achat de carburant. Je savais qu’aux USA, sauf avec une carte bancaire, tu ne peux pas faire le plein et aller payer après, le pompiste doit te débloquer la pompe et inscrire un montant. Comme j’ai 550km à faire, que les pompes à essence ne sont pas trop nombreuses sur la route, que je ne sais pas combien je dois demander même si j’ai fait quelques calculs pour avoir une estimation, j’aimerais remplir le réservoir au maximum. Et bien c’est beaucoup plus simple que je le pensais, il suffit de l’expliquer au pompiste, ici une très aimable dame, qui débloque la pompe en échange du dépôt d’une carte d’identité. Par la suite, je ferai plus simple. Je dépose un billet de 20$ sur le comptoir, signalant que j’en aurai sans doute pour moins. Quand je raccroche la pompe, je repasse chercher ma monnaie. Ce ne sont que des détails techniques et cela ne fait pas rêver mais cela fait partie de la réalité du voyage. Ce sont des points que l’on ne soulève pas dans les récits de voyages que j’ai pu lire. Parfois on se demande si les gens mangent ou dorment. Peut-être aussi parce que sur place c’est plus facile qu’on le pense alors au moment de raconter, on passe sur le quotidien. Encore un peu de réalité, le Safeway ouvre à 6h. Pratique pour s’approvisionner en produits frais pour la route. Et elle est longue la route mais elle est magnifique, je quitte Grand Junction avec en face de moi, les montagnes du Colorado Monument. Je réalise que je ne suis plus en train de regarder des photos sur Internet ou dans un livre mais que je suis enfin dans le paysage. J’y suis, je suis sur les routes du Colorado. L’aventure commence. La première aire de repos est plutôt rudimentaire, pas d’eau, des toilettes qui me font penser à celles qu’utilisaient des cousins en Bretagne au fond de leur jardin. Curieusement, bien qu’au milieu de nulle part, il y a du papier toilette.

La seconde aire de repos, située dans une région un peu moins désertique est une ancienne gare de triage et bien qu’il ne soit que 11h je décide de prendre mon repas car l’endroit est plutôt agréable et je ne sais pas ce que je vais trouver ensuite.







Les animaux domestiques ont leur endroit réservé.

Je règle le GPS sur Temple Square qui est la place autour de laquelle sont disposés les bâtiments des adeptes de l’église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours connus sous le nom de Mormons. Je trouve un parking pour le prix de 2$ de l’heure avec les deux premières heures gratuites, un prix assez surprenant pour une grande ville comme Salt Lake City. Le Temple en lui-même ne se visite pas, l’entrée est interdite aux non-mormons. Juste à côté se trouve le Tabernacle, immense salle de réunion avec un orgue possédant plus de 10 000 tuyaux.



Les fidèles sont très présents, très aimables, s’émerveillant tous de la même manière quand répondez que vous venez de France. Après la visite du musée historique, je tombe sur un groupe de français qui commence une visite en français guidée par des fidèles qui répondent à toutes les questions sur leur foi, l’organisation de leur église, la polygamie, etc. Si vous voulez visitez Beehive House, la demeure de Brigham Young le fondateur de la ville de Salt Lake City, les fidèles vont vous trouver un guide parlant français rien que pour vous. Je n’attends pas plus de 15 minutes avant de voir arriver un adepte parlant la langue de Molière qui très aimablement, me fait visiter la demeure sans trop d’insistance sur la religion contrairement à ce que j’avais craint. Au moment de se quitter je me vois offrir le « livre des Mormons » en français ainsi que la proposition de donner mes coordonnées. Mon refus sera respecté. J’apprécie l’absence de prosélytisme insistant. Il me faut encore une heure pour rejoindre l’hôtel plus au nord. Le Wal-Mart à proximité me fournit mon repas du soir.
Les Causses à vélo en juin 2011 English translation pending
by Lucbertrand · 2011-06-29 · 8 replies
650 km sur les Causses à vélo

Juin 2011

Depuis longtemps l’idée de partir à vélo à travers les causses et leurs environs au sens large me trottait dans la tête. Je me suis déjà souvent promené dans ces régions à pied ou en voiture, mais partir une dizaine de jours à vélo à travers tous ces plateaux et gorges qui les entaillent m’apparaissait comme un bon moyen de faire une synthèse de ces coins de France fabuleux et pas toujours bien connus par les Français.

Donc fort de ce préambule, le lundi 6 juin nous partons à deux Evelyne et moi pour cette balade à « saute-causses », en effet nous avons l’intention de monter et descendre ces grandes zones par tous les côtés. Notre itinéraire va nous conduire de la haute vallée du Lot vers le Mont Lozère, le causse Méjean, l’Aigoual, les gorges de la Vis, le cirque de Navacelles, le causse du Larzac, la vallée du Lot, la vallée de la Dourbie, le causse Noir, la vallée de la Jonte et celle du Tarn, le causse Sauveterre, l’Aubrac, la Margeride et en final la vallée du Lot qui va nous permettre de terminer la boucle.

Nous laissons la voiture au gîte des Alpiers, endroit perché sur la rive nord du Lot à trente kilomètres à l’est de Mende, où la propriétaire très gentiment va nous la garder dix jours.

Premier jour : Le Bleymard Florac 47 km

Du gîte des Alpiers qui domine la vallée du Lot, la vue porte au sud vers l’autre versant de la vallée, sur la masse du Mont Lozère. Le temps n’est pas très beau mais pas non plus très menaçant. Nous nous mettons en route pour partir à la découverte de cette magnifique région, qui s’étale devant nous, toute sculptée de bosses, de creux et de gorges.

Après une courte descente qui nous conduit auprès du Lot, encore petit ruisseau dans ses débuts, nous attaquons la route qui monte au col Finiels sur le Mont Lozère. Je n’ai pas la grosse forme, en effet depuis 6 mois je n’ai pas fait beaucoup de sport en général et de vélo en particulier. Mais les sept cents mètres de dénivelé en quelques 11 ou 12 kilomètres, qui conduisent au col de Finiels, sont vite absorbés. La motivation pour une belle randonnée de dix jours palie le manque de forme, et je piaffe à l’idée des grands espaces à venir. Evelyne, qui a plus d’entraînement que moi, montre aussi la même envie de partir à la rencontre de cette région aux charmes secrets mais bien réels et grandioses.

Une fois le col atteint, une immense descente de plus de trente kilomètres nous attend. Le versant sud du Mont Lozère est très impressionnant, vaste étendue désertique, recouverte de prairies à l’herbe rase, sur lesquelles une multitude de blocs erratiques aux formes plus ou moins arrondies, disposés de façon aléatoire, donnent au panorama une facture étrange. Parfois ils s’empilent les uns sur les autres dans des équilibres hypothétiques, ce qui renforce le style de cette région granitique que je qualifie de très austère, effet accentué par le ciel gris qui nous domine. La seule touche lumineuse, dans ce décor oscillant entre le gris du granit et le vert sombre de la lande, s’affiche dans le jaune des genêts, qui illumine ce paysage terne sous une couche nuageuse triste et menaçante.

Nous nous lançons dans la descente. Nous ne boudons pas notre plaisir dans ces grandes glissades sur de longues distances. En effet, je suis toujours aussi étonné des performances des roulements de mes roues, car je ressens plutôt une impression de glisse comme sur des skis, que de descente à vélo. Il faut rester concentré car la vitesse frôle rapidement les 60 kilomètres à l’heure et le spectacle magnifique ne doit pas trop nous distraire. En effet le moindre caillou ou aspérité mal négocié peut se payer cash par une chute magistrale.

Nous atteignons le joli village de Pont de Montvert. Cette petite cité à la pierre sombre, perchée sur les flancs du Mont Lozère, traversée par le Tarn tout juste né de la montagne, a subi des événements violents. En effet en ces lieux le protestantisme connut l’un de ses bastions les plus âpres. Au tout début du XVIII siècle le soulèvement des camisards s’y déclencha.

En ce commencement de juin, il y a affluence de randonneurs. Nous sommes sur le chemin de Stevenson, qui connait à notre époque un grand regain d’intérêt. Plus nous descendons et plus la forêt se fait présente et remplace les pâturages à l’herbe courte des hauteurs. On y trouve des sapins des chênes et aussi des châtaigniers, ces derniers donnant un petit air de montagne corse à ces vallées ravinées. Des touristes allemands nous demandent si nous sommes des compatriotes, dans leur langue je leur réponds que non, mais que leur pays nous l’aimons beaucoup et l’avons aussi traversé à vélo.

Notre descente nous mène au pied des à-pics du causse Méjean. La roche de sombre et granitique devient claire et calcaire, le contraste est saisissant. Rapidement nous rejoignons Florac, au nom qui fleure déjà bon la Provence. Les gens y ont déjà cet accent chantant que Pagnol a si bien révélé. Le gîte communal nous accueille en début d’après-midi après cette courte étape de mise en train. La soirée sera très agréable, à discuter avec différents protagonistes lancés sur le chemin de Stevenson et qui se retrouvent au gré des étapes. Chacun parlera plus ou moins longuement de ses expériences de voyage à pied ou autrement. A cette occasion nous ferons presque un tour de la planète, avec un arrêt prolongé en Australie. Une pluie diluvienne s’abat plusieurs heures durant, et nous sommes très contents d’être arrivés tôt.

Deuxième jour : Florac La Viale (causse Méjean) 74 km

L’aube est maussade, les prévisions météorologiques pas très enthousiastes. Après cette immense période de sécheresse qui a assoiffé l’agriculture française et tari les nappes phréatiques depuis des mois, nous nous disons que nous sommes poursuivis de malchance dans notre choix de dates de voyage. Déjà l’année dernière au mois de juin nous étions partis 17 jours à travers les Préalpes, pensant que nous souffririons de la chaleur. Ce ne fut pas le cas, loin de là en effet la pluie, le vent et le froid nous avaient mis à rude épreuve.

Cependant nous nous mettons en route après avoir dit au revoir aux différents randonneurs qui continuent leur cheminement vers le sud. En ce qui nous concerne, nous mettons le cap au nord en direction de Saint-Enimie, petite cité sur le Tarn, l’un des lieux d’accès au causse Méjean. Ce dernier est enserré sur trois côté par la vallée que le Tarn a creusé entre différents massifs. Le fait de contourner ce grand plateau qui se dresse au-dessus de hautes falaises blanches qui en barrent l’accès, durant trente kilomètres, attise notre désir de le traverser, ce qui est au programme de cet après-midi. Quelques ondées ponctuent notre route, mais rien de bien méchant. La rivière aux couleurs vert sombre du fait du ciel nuageux tranche sur le blanc des rochers qui y plongent. Nous marquons un arrêt face au château ruiné de Castelbouc, qui se dresse sur un promontoire au pied duquel quelques maisons à l’architecture caussenarde, serrées les unes contre les autres, s’agrippent au rocher. Une légende est liée au patronyme du lieu. Je vous la livre telle que vous la trouverez sur le site internet le concernant :

« Pendant les croisades, tous les hommes étaient partis guerroyer à l'exception du jeune seigneur du château. Il dut alors satisfaire toutes les jeunes filles de la seigneurie et mourut bientôt de fatigue. A sa mort, un bouc plana au dessus du château qui prit le nom de Castelbouc».

Encore quelques kilomètres et nous atteignons Saint-Enimie, blottie à l’intersection des Causses Méjean et Sauveterre. Une montée de sept kilomètres nous conduit après cinq cents mètres de dénivelé au col de Coperlac. Nous entrons dans le monde des grands causses, région déserte ou presque. Seuls, de loin en loin, quelques hameaux pratiquement inhabités s’accrochent aux creux des mouvements de terrain aux environs des mille mètres d’altitude. Afin de découvrir un peu plus ce bout de France et aussi de rester un peu plus sur nos vélos, nous n’empruntons pas le chemin le plus direct vers la Viale au sud du plateau. Nous nous dirigeons vers son bord ouest et rejoignons le Tarn à la Malène, par une route tout en lacets et très aérienne, qui permet de magnifiques points de vue sur les toits du village, son pont et la rivière. Une fois au fond de la vallée, nous suivons la gorge vers le sud jusqu’aux Vignes. Parcours d’une dizaine de kilomètres, les falaises surplombent, au sens littéral, la route. En effet on circule au pied d’immenses bombements rocheux. Cette section est la plus impressionnante des gorges, qui pourtant sont riches de panoramas de toute beauté.

Arrivés aux Vignes il nous faut de nouveau grimper sur le causse Méjean. Une route étroite s’élance dans un grand pan raide sur une dizaine de kilomètres. Il n’y a aucune circulation, et malgré les efforts exigés nous éprouvons un grand plaisir à nous élever dans ce décor majestueux. La rivière nous apparait comme un ruban de couleur sombre au fond de son écrin de falaises claires, je ne dirais pas blanches car elles prennent des teintes jaunes et brunes dans les zones de surplombs, alors qu’elles sont gris clair ou blanches dans les parties verticales.

Une fois sur le causse nous pensons en avoir terminé avec les montées. Erreur! Après quelques kilomètres à peu près plats, nous passons au lieu dit la Bourgarie, et là la route semble monter directement dans le ciel avec une inclinaison infernale, supérieure à dix pour cent. Il nous faut forcer sur les pédales. À un moment, nous sommes tous deux presque obligés de mettre pied à terre en nous traînant à quatre kilomètres à l’heure. Heureusement cela ne dure pas très longtemps et enfin c’en est fini des montées pour ce jour, car devant nous le panorama se dévoile à l’est jusqu’au Mont Aigoual tout là-bas à l’autre bout du causse Méjean. En quelques minutes d’une belle descente nous rejoignons le très pittoresque groupe de maisons dénommé Saint Pierre des Tripiers. Ce hameau, que j’ai déjà à plusieurs reprises visité, a un charme fou. Il trouve son origine au moyen-âge, le modernisme ne l’a pas atteint, toutes les constructions sont anciennes dans ce très esthétique style caussenard aux murs épais et aux formes arrondies. Son église du XII siècle ajoute la touche de perfection à ce petit coin perdu au bout du monde. Nous nous y arrêtons quelques instants. Que le lieu respire la tranquillité ! Un chat noir nous accueille et vient se faire gratter. Ce sera le seul être vivant que nous verrons. Nous nous arrachons à l’emprise du lieu et rejoignons la Viale toute proche, où se trouve notre point de chute pour les deux nuits à venir. L’accueil y est très chaleureux, le gîte a été rénové. Je me souviens y avoir séjourné il y a bien longtemps, et j’en avais le souvenir de dortoirs vétustes et non de pièces bien agencées. Nous avons même droit à un petit coin séparé avec deux lits, ce qui nous donne l’impression d’avoir notre propre chambre.

Troisième jour : à pied sur les corniches du Tarn et de la Jonte 6 heures

Nous allons délaisser nos vélos pour une randonnée à pied très originale le long des fameux balcons de la Jonte et du Tarn. Nous rejoignons à partir de notre gîte en suivant le GR 6 l’extraordinaire chemin, qui se glisse au sommet des falaises dans le coin sud-ouest du causse Méjean. Sur ce parcours les points de vue sur les falaises et les deux vallées du Tarn et de son affluent la Jonte sont absolument extraordinaires. Des à-pics dévalent à nos pieds sur plusieurs centaines de mètres. Les sculptures naturelles du rocher offrent de véritables œuvres d’art, dont la plus célèbre porte le nom évocateur de vase de Sèvres. Dans ce décor aérien de toute beauté, les vautours planent à quelques dizaines de mètres de nous et étalent leur envergure impressionnante. Nous avons du mal à avancer tellement les perspectives sont stupéfiantes à chaque pas. Tout étonnés nous constatons que nous sommes quasiment seuls sur ce chemin unique, alors que nous pensions y trouver la foule. Sur ces immenses piliers qui s’élancent à l’assaut du ciel, nous distinguons quelques grimpeurs à peine plus gros que des fourmis. Nous sommes dans un paradis de la grimpe. Cette journée à pied nous laissera un souvenir impérissable, bien que nous trouvions le déplacement à vélo plus facile donc plus agréable.

Quatrième jour : la Viale Le Vigan par le Mont Aigoual 86km

Ce matin après deux nuits, nous quittons presque à regret ce gîte tranquille où nous avons été si bien traités. L’étape de la journée risque d’être rude, le Mont Aigoual ayant la réputation d’être toujours froid et venteux, et le temps ne semble pas très beau. Nous rejoignons le village de la Parade, passons à côté du fameux Aven Armand et longeons la bordure sud du causse Méjean en direction de l’est. Dans cette partie, la forêt a disparu, seule subsiste une prairie rase et une multitude de fleurs en bordure de route. Pédaler dans ces immenses espaces, où la circulation automobile est presque absente est un vrai plaisir. À nos pieds tout en bas dans la vallée de la Jonte, nous distinguons le pittoresque village de Meyrueis, à partir duquel de grandes crêtes aux formes douces montent à l’assaut de l’Aigoual, que nous voyons maintenant très distinctement.

Le col de Perjuret est jeté à la manière d’une passerelle entre le causse Méjean et le Mont Aigoual. De façon étonnante on ne monte pas mais on descend pour le rejoindre, son altitude est de 1028 mètres. Les pentes de l’Aigoual sont couvertes de grands conifères à la livrée sombre. La pente est régulière et pas très difficile. Nous sommes dépassés par une équipe importante de cyclistes belges, mais ils ont des vélos de course et pas de sacoches ! Enfin nous voilà au sommet, tout étonné je constate qu’il n’y a pas de vent. Nous pique-niquons dehors puis prenons un café accompagné d’une part de tarte aux myrtilles. Nous apercevons la mer loin au sud. Elle est couleur gris métallisé, reflet du ciel chargé qui nous domine.

Nous nous lançons sans trop attendre dans la descente en direction du village de l’Espérou. Il ne fait pas très chaud, sur la digestion cela n’arrange rien. Après quelques kilomètres alors que nous marquons la halte pour réaliser des photographies, nous sommes rattrapés par un couple de cyclistes anglais, d’âge déjà avancé, au moins soixante dix ans chacun et aux bagages particulièrement légers. Nous engageons la discussion et je suis très étonné d’apprendre qu’ils sont partis d’Angleterre à vélo et que leur destination se trouve dans le département du Var à Draguignan. Ils n’ont pas chaud non plus.

Après une bonne et longue discussion animée et ponctuée d’éclats de rire, nous reprenons notre route. Au village de l’Espérou, nous optons pour une route minuscule qui descend par un grand pan de montagne sauvage jusqu’au Vigan. Cela commence non par la descente espérée mais par une montée qui nous conduit au col de la Lusette à 1351 mètres d’altitude. À partir de ce lieu la descente s’amorce sur une trentaine de kilomètres et plus de mille mètres de dénivelé à travers une montagne sauvage couverte de châtaigniers. Nous plongeons vers le sud de la France. Les senteurs changent, la température augmente, la luminosité se modifie. Oui nous entrons dans le Midi. Sans transition nous passons de l’austère région de plateaux et de montagnes des causses et de l’Aigoual, aux zones méditerranéennes. Cet immense versant de montagne que nous dévalons est totalement dépourvu d’habitations. Le vélo procure au cours de ces longues descentes un plaisir prodigieux. Le vent siffle aux oreilles, la sensation de vitesse est importante sur cette route étroite. Les points de vue changent à chaque mètre, le regard essaie de ne rien laisser échapper de la beauté de la nature. Cependant il faut garder tous les sens en éveil, un trou non vu, un caillou mal placé, une plaque de gravillons et l’on se retrouve par terre, dans le meilleur des cas sur la route, ou alors dans le fossé, et parfois il est profond ! La ville du Vigan grossit et cette apparition nous fait prendre conscience que cette belle étape aux paysages très variés arrive à son terme.

Le logement en cette période de grand week-end de la Pentecôte nous cause quels soucis. C’est comme cela que nous allons atterrir pour la nuit dans un château et la salle de bain circulaire se situe dans l’une des tours, très original !

Jean mon compagnon d’autres grandes escapades à vélo, traversée de l’Europe ou des Andes nous rejoint ce soir. Nous marquons cette retrouvaille, par un dîner de qualité dans le restaurant du château. En effet Jean et moi nous étions quittés en novembre dernier à Uyuni en Bolivie après trois mois d’une fabuleuse chevauchée à travers la chaîne des Andes depuis Quito en Equateur. Je rentrais en France et lui continuait son périple vers l’extrême sud du continent sud américain.

Cinquième jour : Le Vigan Lodève par gorges de la Vis et Navacelles 101 km

Maintenant c’est à trois que nous reprenons notre voyage à travers cette région de France aux reliefs si variés et contrastés. L’étape de ce jour est prometteuse. La première partie va se dérouler le long des gorges de la Vis, qui se jette dans l’Hérault à Ganges. À proximité de cette ville nous visitons un site où de curieuses roues à aubes, appelées meuses, entraînées par le courant de canaux fournissent l’eau nécessaire à l’irrigation. Par un système ingénieux de petits réservoirs fixés sur le bord extérieur de la roue, entraînée par le mouvement du courant, les récipients se remplissent en plongeant dans l’eau et restituent leur cargaison lors de leur passage au sommet de la roue. Cela permet aux maraîchers, depuis plus de cent ans, d’arroser leurs cultures sans trop se fatiguer.

La remontée de la Vis commence par un parcours agréable à proximité d’une eau transparente, qui prend des couleurs différentes en fonction de la profondeur, variant du bleu sombre des trous d’eau au clair des fonds caillouteux peu profonds sur lesquels l’onde glisse avec rapidité. Après une quinzaine de kilomètres, la rivière se faufilant dans une gorge inaccessible, la route s’en sépare et part à l’assaut d’une grande pente rocailleuse qui s’élève sur plusieurs centaines de mètres. Cet obstacle constitue le premier des trois passages difficiles de cette journée. La route est étroite sinueuse et la circulation en particulier de camping cars importante. Cela nous change des itinéraires peu fréquentés des jours précédents. Arrivés sur le plateau il nous faut lutter contre un vent adverse durant une dizaine de kilomètres avant de plonger vers l’extraordinaire cirque de Navacelles. Le lieu est prodigieux, creusé par l’eau de la Vis, qui du fait de la différence de vitesse du courant dans les courbes de son lit, a sculpté un décor unique. Nous y pique-niquons et prenons un café absolument détestable. Manifestement dans ce troquet on sait que le touriste passe et ne revient pas, donc pas de pitié on le plume en lui servant un infect breuvage maintes fois réchauffé. On ne va quand même pas se battre pour si peu, bien qu’il soit toujours désagréable d’être pris pour le pigeon de passage.

Il nous faut une seconde fois repartir à l’assaut de ces grandes falaises calcaires pour rejoindre le village de Blandas. Sept kilomètres de côte raide, mais des points de vue de toute beauté sur Navacelles, cette portion d’itinéraire est un enchantement. Une fois arrivés dans ce village, nous avons la désagréable surprise d’apprendre que notre itinéraire est utilisé par un rallye automobile. En ce qui nous concerne nous ne pouvons envisager un parcours bis sans effectuer un détour considérable, ce qui n’est pas compatible avec notre arrivée à Lodève avant la nuit. La mort dans l’âme nous nous engageons sur ce tronçon de route de tous les dangers. Nous pédalons en écoutant attentivement le bruit de moteur des bolides grondant en rapprochement, et lorsque les véhicules participant au rallye sont visibles, nous nous rangeons prudemment dans l’herbe. Heureusement cela ne va durer que sur une distance de trois kilomètres, ensuite notre chemin se différencie de celui de la course. Expérience forte et désagréable dont je me serais bien passé, bien que les véhicules ne roulent pas franchement vite, ce qui n’a donc rien à voir avec Sébastien Loeb, lancé à des vitesses stupéfiantes en dérapage dans des endroits très escarpés.

Une fois encore nous plongeons du haut du plateau vers le fond de la gorge de la Vis en direction du village de Vissec, blotti dans un méandre de la rivière un peu semblable à celui qui abrite Navacelles. Ce nom de Vissec est directement issu des conditions géologiques locales, la rivière devenant souterraine, elle réapparaît quelque distance après. Une fois au fond, il nous faut pour la troisième fois de la journée rejoindre le plateau. Tranquillement tout en discutant nous entreprenons ce dernier gros effort. Ensuite une grande étendue à peu près plate, déserte et austère nous conduit sur les hauteurs de Lodève. Il ne nous reste plus qu’à nous laisser entraîner par la gravité à vive allure sur une belle route qui amène au centre de cette petite cité. Notre gîte, très sympathique, est mitoyen de la mosquée. L’imam vient nous parler, on pourrait se croire en d’autres lieux, en d’autres pays.

Nous faisons chambre commune avec une Anglaise plus très jeune qui arpente le chemin d’Arles depuis Saint Jacques de Compostelle. Sa conversation est très intéressante et sa connaissance des différents itinéraires conduisant à Saint Jacques de Compostelle est prodigieuse. La soirée à discuter avec cette « pèlerine » est fort sympathique et instructive. Le voyage c’est aussi cela, d’ailleurs peut-être surtout cela. Les nuits en hôtel ne permettent pas ce type de rencontre, chacun se murant dans son isolement convenu. Certes le prix à payer est de se retrouver à plusieurs dans la même chambre, au risque de subir un ou plusieurs ronfleurs. Mais le risque mérite d’être couru et je n’hésite pas longtemps entre le confort de ma nuit et le plaisir de discuter avec des gens qui ont décidé de ne pas se laisser enfermer par la routine et le conformisme de nos modes de vie.

Sixième jour : Lodève Saint-Eulalie-de-Cernon 54km

Après un petit-déjeuner une fois de plus très agréable avec notre Anglaise qui est dans sa dernière semaine d’errance, nous faisons quelques courses au supermarché du coin. Alors que Jean et Evelyne font les courses, je garde les vélos. J’engage la conversation avec un paumé, qui semble connu de tout le monde dans cette ville, car chacun s’arrête prendre de ses nouvelles. La conversation est instructive. De toute évidence nous n’avons pas tous la même chance dans la vie. Certains ne savent manifestement et malheureusement pas ce que veut dire « bonne étoile », car ils sont nés sous une mauvaise. Mon éclopé de la vie a la ferme intention de rester assis sur son muret jusqu’à épuisement de ses seize cannettes de bière, ce qui fait quand même huit litres, mais il n’est que huit heures trente du matin ! Son temps de lucidité pour ce matin ne devrait pas aller au-delà des 9 ou 10 heures ;

L’étape de la journée commence par une longue montée de près de vingt kilomètres en direction de Roqueredonde. Le dénivelé finit par être important bien que la pente ne soit pas très raide. Au fur et à mesure de notre progression le panorama s’élargit et nous embrassons du regard de vastes contrées jusque vers le Pic Saint-Loup au-dessus de Montpellier.

Nous nous arrêtons au temple bouddhiste de Lérab-Ling, haut lieu de pèlerinage. Cet édifice religieux avait été inauguré par le Dalaï-lama en 2008. Malheureusement nous n’avons pas pu le visiter, les horaires n’étant pas compatibles avec notre itinéraire, dommage. Il nous faudra revenir. Cependant nous avons pu profiter des chaises et tables pour pique-niquer tranquillement en regardant les drapeaux multicolores flotter au vent.

Nous reprenons notre route à travers le causse du Larzac. Habituellement après avoir mangé le midi, nous nous arrêtons au premier bistrot pour boire un café. Depuis plusieurs années que nous roulons ensemble, cela fait partie intégrante du mode de fonctionnement lors de nos voyages à vélo. Eh bien aujourd’hui de bistrot il n’y en a pas l’ombre d’un sur ce plateau ! Au village les Rives, Jean interroge une habitante. Cette dernière nous enlève tout espoir de trouver un bar dans les vingt cinq kilomètres des environs. Cependant très gentiment elle propose de nous confectionner un café. Etant trois, nous n’osons pas accepter et après l’avoir remerciée nous continuons notre traversée de ce grand causse, jusqu’au village médiéval de Saint-Eulalie-de-Cernon. Le Cernon est la petite rivière qui coule dans cette vallée. Les templiers ont marqué cette région, et ce lieu en particulier, où nous profitons d’une pause agréable au bistrot tant convoité. Mais il nous reste un dernier raidillon pour arriver au gîte des Baraques, notre point de chute de ce soir. Nous y sommes après un dernier coup de collier et un endroit merveilleux se dévoile au détour du dernier virage, perché sur un promontoire embrassant un large panorama sur le causse du Larzac. Les propriétaires sont charmants, nous passerons un moment très sympathique.

Septième jour : Les Baraques Millau par Roquefort et la vallée du Tarn 63km

Aujourd’hui l’étape ne sera pas très longue, mais prendre le temps de contempler les lieux que l’on traverse, voire visiter certains sites réputés participe au voyage au même titre que l’accumulation des kilomètres. Il est vrai que lorsque la forme physique est présente et s’installe durablement, le voyage peut rapidement tourner en une course effrénée à la chasse au kilomètre, et au plaisir de regarder avec satisfaction le soir venu sur une carte les immensités abattues. Il n’est pas toujours facile de se défaire de ce travers, qui flatte par trop l’égo.

Mais ce jour, nous sommes résolus à mettre en exergue la lenteur et notre premier point de passage est Roquefort. La visite de la fromagerie Société est au programme. Pour moi ce n’est pas le meilleur fromage du coin, je préfère le Papillon, mais les caves Société sont vraiment magnifiquement agencées pour recevoir les visiteurs. Pour un prix modique de cinq euros tous les secrets de ce roi des fromages vous sont révélés. Cela commence par les hasards et les secrets de la géologie, une grande falaise qui glisse à la manière d’un mille feuilles debout, laissant de hautes cheminées verticales entre les pans de roche s’étant déplacés. Ces « tuyaux d’aération » appelés fleurines sont à l’origine du secret du roquefort. En effet la hauteur de la falaise équipée de cet énorme système d’aération naturelle, crée un courant d’air très favorable au développement du fameux champignon donnant toute sa qualité et sa particularité au roquefort.

Au sortir de cette visite, le temps à la pluie nous attend, mais il ne mettra pas sa menace à exécution. Au lieu de partir directement sur Millau, nous décidons de prendre le chemin des écoliers par une petite route qui nous conduit sur les bords du Tarn que nous remonterons durant vingt cinq kilomètres, en suivant les immenses méandres que la rivière fait dans ces parages.

Suivre une rivière à vélo est toujours un plaisir intense, outre les paysages changeant d’une vallée, l’eau elle-même constitue un attrait aux variations permanentes, induites par une multitude de facteurs, comme le courant, la profondeur, la sinuosité du lit, la transparence, la présence de poissons que l’on voit directement ou qui se révèlent par de gros ronds en surface etc. Le Tarn est particulièrement agréable en cet après-midi où une douce chaleur encore très supportable nous baigne. Nous traversons le pittoresque village de Peyre accroché à sa falaise au-dessus de l’eau.

Un peu avant Millau le viaduc fait son apparition. Il est tout simplement stupéfiant, un peu à la manière d’un immense vaisseau déployant ses voiles entre les causses du Larzac et du Sauveterre. On ne se lasse pas de le contempler. Plus on approche, plus les perspectives sont surprenantes. Comment pourrait-il en être autrement ? La plus haute des piles a une hauteur supérieure à la tour Eiffel ! Passer dessous est un grand moment. Nous faisons de nombreux arrêts pour nous imprégner d’images aux perspectives époustouflantes. C’est alors que nous sommes rejoints par un cycliste à l’âge respectable, quatre vingt trois ans, mais qui parcourt sans problème ses cinquante kilomètres journaliers. Une discussion animée s’engage qui va durer pas loin d’une heure. Il nous raconte par le menu toutes les péripéties cyclistes de la région au cours des soixante dix dernières années. Quand il était plus jeune les étapes de deux cent cinquante kilomètres ne lui faisaient pas peur. Il nous parle de sa philosophie de vie et de liberté, il est plein de bon sens. Pour appuyer ses démonstrations il effectue de grands gestes et afin d’être plus convainquant il pousse de la main Jean en petites tapes amicales soit dans le dos ou sur le torse. Avec Évelyne la scène nous fait bien rigoler, mais ce cycliste attire tout notre respect. Cela nous réconforte peut-être aussi un peu, en nous disant que nous avons sans doute encore devant nous de beaux jours à pédaler.

Après cette rencontre étonnante, en quelques kilomètres nous atteignons Millau et son gîte communal très bien situé en bordure du Tarn. Le week-end de la Pentecôte prend fin, et nous avons ce grand bâtiment pour nous seuls. Nous commençons à respirer. En effet les jours précédents nous avons eu des difficultés à trouver des hébergements, car traditionnellement ce grand week-end est l’un des plus chargés de l’année. Evelyne et moi avons fait l’impasse sur la tente et le sac de couchage, ce qui certains soirs a fait monter notre taux d’adrénaline, mais finalement nous nous en sommes sortis !

Pour apporter une dernière touche à cette belle journée à travers causses et gorges du Tarn, la nature nous fait un magnifique clin d’œil en nous gratifiant d’un arc en ciel très lumineux, qui s’appuie sur les causses du Larzac et Noir.

Huitième jour : Millau Blayac (Sauveterre) par Jonte, Causse Noir, Tarn 61km

Aujourd’hui nous nous lançons dans une étape à travers causses et rivières. Sur la carte cet itinéraire ressemble à un serpent se tortillant dans tous les sens. Le but recherché, outre la découverte des coins secrets de ce fragment de France, est de parcourir de petites routes pittoresques qui permettent des points de vue magnifiques sur les falaises, les vallées et les rivières, qui s’appellent Dourbie, Jonte et Tarn.

Dans un premier temps, nous remontons la merveilleuse vallée de la Dourbie. Le temps est beau, il fait bon, un petit air frais nous permet de pédaler sans difficulté. À quelques mètres de la route, la rivière s’éclaire aux rayons du soleil qui vient de passer la crête du plateau du causse Noir. Ces trais de lumière suscitent des couleurs et des teintes presque irréelles sur cette eau qui s’écoule avec calme. Par endroits, quelques poissons se laissent voir, il s’agit pour la plupart de chevennes ou de barbeaux. Ces derniers sont reconnaissables outre leur teinte légèrement ocre, au fait qu’ils passent leur temps à labourer le fond de la rivière avec leurs moustaches et leur grosse bouche. J’adore rouler et freiner brusquement, lorsqu’une partie de rivière propice se dévoile, à la recherche de ces habitants laboureurs de la rivière ! Le plaisir, la joie et pourquoi pas le bonheur peuvent suivre des chemins peu compliqués et facilement accessibles !

Avec une petite pointe de chagrin nous quittons ce merveilleux cours d’eau pour nous lancer sur une minuscule route montant à l’assaut du causse Noir. Notre changement de direction commence au joli village de la Roque-Sainte-Marguerite. Très vite l’envoûtement de cette petite gorge que nous remontons se produit et l’intensité du plaisir ne faiblira pas. A l’entrée de la route, un panneau prévient que l’étroitesse de la chaussée entraîne des difficultés de croisement. À vélo, nous ne nous sentons pas concernés par cette difficulté. Durant six kilomètres nous nous déplaçons dans un monde féerique constitué d’à-pics rocheux, de forêts sombres et de petites fleurs multicolores qui colonisent le bord de cette chaussée perdue et sinueuse. Nous sommes seuls, on pourrait se croire très loin de cette belle France, quelque part au fond d’un pays oublié en dehors des routes touristiques. Notre beau pays se permet tous les contrastes, on passe des zones visitées en masse aux petits coins secrets, un peu au hasard et sans préavis. Ces découvertes au coup par coup font tout l’intérêt de ce type de voyage en zigzagant dans ces recoins qui se cachent, et se taisent. En effet la carte ne révèle pas toujours du premier coup d’œil ces bijoux. D’ailleurs cet itinéraire nous le suivant grâce à une suggestion de dernière minute de Jean. L’insolite, c’est ce que nous recherchons, et je constate que c’est effectivement ce que nous trouvons. Ce voyage au fond des causses répond à toutes nos attentes.

Nous voilà au cœur du causse Noir que nous traversons du sud au nord. Après cette montée de toute beauté, la descente sur la vallée de la Jonte se révèle aussi de toute splendeur. Se dévoile, en face de nous de l’autre côté de la vallée dans toute sa grandeur, le chemin que nous avons suivi il y a quelques jours au cours de cette randonnée pédestre sur les corniches du Tarn et de la Jonte. On se rend compte de notre position actuelle, que le parcours que nous avons effectué se glisse littéralement au sommet de ces grands à-pics très impressionnants. Cette région prodigue des beautés multiples qui vous sautent à la figure à tous les virages, et pourtant ils sont très nombreux les virages !

Nous descendons au fond de la vallée de la Jonte vers le village du Rozier, établi au confluent du Tarn et de la Jonte. Nous y faisons une halte et envoyons quelques cartes postales. Nous reprenons notre chemin le long de la gorge du Tarn qui s’insinue entre les causses Sauveterre et Méjean. Aux Vignes nous quittons la rivière et montons sur le causse Sauveterre. Dans ces coins la magie fait toujours son effet, dès que l’on escalade un causse quel qu’il soit, rapidement le panorama sur ces magnifiques vallées, envahies de grandes forêts et bordées d’immenses parois, s’étend presque à l’infini. Après plus de dix kilomètres nous sommes sur ce nouveau causse. La première chose qui attire mon attention, ce sont de grands champs de blé blonds, ponctués d’une multitude de taches bleues, des milliers de bleuets qui poussent parmi les blés. Le soleil sur ces deux couleurs qui s’harmonisent très bien donne à la nature une touche du meilleur effet.

Le gîte de Blayac se situe au bout du monde, nous le rejoignons par des routes, presque des chemins. Le hameau est tranquille, la ferme qui nous accueille chaleureuse et nous sommes seuls. Encore une belle soirée en perspective, la fermière nous vend de très goûteuses côtelettes d’agneau, que je fais griller à cœur, au point que la salle en restera totalement enfumée, et que nos habits sentiront le mouton pour un bon moment.

Neuvième jour : Blayac (Sauveterre) Fau de Peyre (Aubrac) 90km

Nous terminons la traversée du causse Sauveterre et ensuite partons à la découverte de l’Aubrac. A partir de la ville de la Canourgue sur le Lot une longue, même très longue montée d’une vingtaine de kilomètres nous donne accès à cet espace unique que représente l’Aubrac. On pourrait se croire perdu quelque part au fond du pays de Galle ou de l’Ecosse. Cette région du centre de la France est vraiment surprenante par la multiplicité des ambiances qui se développent sur chacun de ces grands causses. Mais l’Aubrac n’est plus un causse, en effet ces derniers sont de grands plateaux calcaires creusés et délimités par les rivières qui les bordent. L’Aubrac est une formation granitique d’origine volcanique comme généralement lorsqu’il s’agit de roches métamorphiques. Durant quarante kilomètres la petite route serpente au milieu de ce paysage austère où la pierre est sombre. Heureusement le temps est beau, des fleurs parmi lesquelles le jaune domine tempèrent la sévérité de la région.

Des petites rivières, paradis de la truite, serpentent à travers ces immenses landes. Je discute avec quelques pêcheurs qui me livrent leurs inquiétudes sur le faible débit de ces rus en cette période de sécheresse. Un village porte un nom directement tiré de la physionomie de ces ruisseaux. Il se nomme Rieutort, qui signifie ruisseau au cours sinueux. En cet endroit passe le fameux GR 65, ou chemin de Compostelle. Nous y croisons une multitude de pèlerins qui se dirige vers Nasbinals en quête d’hébergement. Volontairement nous avons choisi un point de chute assez éloigné de ce lieu de passage fréquenté, afin de ne pas nous trouver dans un gîte bondé. Notre choix sera le bon, car une fois encore nous serons seuls dans un lieu très agréable. À proximité pour une somme modique, nous mangeons comme des gargantuas, mon sommeil en sera troublé !

Dixième jour : traversée des bordures de la Margeride 75 km

Aujourd’hui le dernier jour de notre errance à travers les causses arrive. Nous n’avons pas la grande forme. S’agit-il d’une baisse de forme ou d’une baisse de moral avec la venue de la fin de ce beau voyage auquel nous rêvions depuis longtemps.

Aumont-Aubrac petite ville symbole de l’Aubrac, nous y faisons une courte halte. Les pèlerins lancés sur les chemins de Compostelle sont nombreux. Je constate qu’effectivement les femmes, lancées dans cette aventure, sont plus nombreuses que les hommes. Y-a-t-il une explication ? J’en ai entendu plusieurs, mais pas certain de leur véracité et pas toujours politiquement correctes, je me garderai bien de vous les livrer !

Le temps très menaçant nous fait hésiter sur le chemin à suivre. Nous optons finalement pour l’itinéraire le plus direct en direction de Mende. Arrêt à Javols, cité antique, qui a connu une forte expansion à la fin de l’ère romaine. Nous y croisons un groupe de marcheurs engagé sur le chemin de la bête du Gévaudan. Il s’agit d’un nouveau parcours, tout récent, qui lie en quelques deux ou trois cents kilomètres, tous les lieux sur lesquels des victimes de la bête ont été répertoriées, et elles furent nombreuses. Le balisage de ce chemin au parcours en forme de patte se concrétise à l’aide d’une patte griffue de couleur mauve.

Nous finissons par arriver à Mende, là nos chemins vont se séparer. Jean partira sur Florac pour retourner à sa voiture laissée au Vigan. Evelyne et moi, nous dirigerons vers le Bleymard, où depuis dix jours notre voiture nous attend. En buvant un dernier café ensemble, alors qu’un orage passe, nous envisageons nos prochains projets, et ils sont légion et concernent tous les continents. Evelyne envisage l’Asie, Jean un retour en Amérique du Sud et pour ma part une traversée des USA par sa côte pacifique me tente bien. Mais partir n’est pas toujours si facile malgré l’envie. Bien souvent les excuses, prétextes en tous genres, ou obligations réelles ou imaginaires pour rester s’accumulent. Pourtant, en définitive il faut toujours décider de partir et cela malgré le doute et la douleur. On verra donc un peu plus tard pour les décisions, qui comme toujours ne seront pas faciles à prendre.

Sur ces considérations philosophico-voyageuses nous nous séparons. Evelyne et moi avons trente kilomètres de montée à parcourir pour rejoindre le gîte des Alpiers au-dessus du Bleymard. De manière étonnante la fatigue du matin a fait place à une forte envie d’appuyer sur les pédales. C’est à vive allure que nous parcourons cette dernière portion de route montante. Nous rattrapons un couple d’Anglais lancés dans une traversée de la France d’ouest en est (d’Arcachon au col Agnel dans les Alpes). Nous discutons un long moment et nous échangeons nos adresses. Ce sera la dernière surprise de ces dix jours de pérégrination dans cette merveilleuse région du centre de la France.

Ces escapades à vélo qu’elles se situent en France ou de l’autre côté de la planète, qu’elles durent trois, dix jours, ou qu’elles s’étalent sur plusieurs mois nous apportent une telle joie, de telles satisfactions dans l’effort physique et la découverte de régions toujours différentes, que dès que la fin approche, nous nous projetons déjà dans le prochain périple. En ce qui nous concerne Evelyne et moi, il devrait s’agir d’une traversée des Alpes françaises par les grands cols.

J’apprends que cette magnifique région des Cévennes et des Causses vient d’être classée, ce jour-même le 28/06/2011, patrimoine mondial de l’UNESCO, sur une superficie de 300 000 hectares. Cela fait une raison supplémentaire pour aller à la découverte de ses trésors cachés au fond des gorges, au pied des falaises et sur les plateaux, là où l’espace s’agrandit et où les nuages parfois donnent un petit air d’altiplano bolivien.
Récit de trois semaines au Brésil English translation pending
by Carole73 · 2008-02-03 · 14 replies
En préparant mon voyage au Bresil, j'étais vraiment à la recherchede multiples informations ou conseils ou encore d'impressions......c'est pourquoi aujourd'hui je livre à mon tour mes impressions de ce beau voyage que j'ai effectué avec mon mari l'été dernier....

Les étapes : - Rio - Petite virée à Paraty - Salvador - Les chutes d’Iguazu - Le pantanal et Bonito - Retour à Rio.

RIO

Ancienne capitale (aujourd’hui c’est Brasilia), c’est une énorme ville : c’est la deuxième plus grande ville du pays derrière São Paulo.

Nous logions dans un petit hôtel face à la plage d’Ipanema (l’Hôtel Sol Ipanema : très bien !) : avec le recul, je pense que nous étions idéalement situés car le quartier d’Ipanema est vraiment un des quartiers les plus sécurisés de Rio où il fait bon se balader le soir, et à 1 heure ou 2 heures du matin sans craindre d’être agressé par un habitant des favelas……c’est en effet un quartier plutôt chicos et dont les favelas sont retranchés derrière un très grand lac !!!!! Certains diront que ce n’est pas authentique mais compte tenu du nombre d’agression à Rio, je pense quant à moi, que c’est parfait surtout que cela ne prive aucunement du côté authentique que l’on peut parfaitement visiter dans la journée ou en fin de soirée : c’est le cas du centre ville par exemple qui doit absolument être fait car il y a non seulement beaucoup de choses à voir mais en plus, c’est là que sont concentrés en pleine journée les habitants de Rio…..c’est là où ils travaillent…..toutefois, si vous lisez dans le routard qu’il est préférable de ne pas s’y balader le soir, croyez-les : ce n’est pas des blagues !!!! Quant à Copacabana, le quartier est génial : c’est très vivant et la plage est magnifique (tout comme celle d’Ipanema d’ailleurs) mais j’avoue qu’il existe un certain risque à s’y balader le soit tard…les favelas sont en effet très proches et les brésiliens eux-mêmes admettent le coté dangereux de Copacabana ! Les allées qui bordent la plage de Copacabana par contre nous ont semblé moins inquiétantes côté sécurité car ça grouille de resto et de monde…..il est du coup très agréable de s’y promener le soir ! En tout cas, nous n’avons eu aucun problème particulier à Rio….si l’on respecte les consignes de sécurité, on ne se fait pas forcément agresser : je pense que c’est bien de le dire car on peut lire beaucoup de choses très inquiétantes parfois sur la sécurité à Rio !

Que voir et que faire à Rio : aahhh làlà……tant de choses :

- Le célèbre christ de Corcovado qui se dresse sur le pic du Corcovado d'une hauteur de 710 mètres ….le Christ quant à lui mesure 38 mètres de haut…..et est l’œuvre de l’architecte brésilien Silav Costa mais aussi d’un français : le sculpteur Paul Landowski. Ne faites pas comme nous : faites le absolument un jour de ciel dégagé car sinon, on n’a pas le plaisir d’admirer la vue…..

- Le pain de sucre, ce pic rocheux de 395 mètres qui est avec le Christ de Corcovado le symbole de Rio. De son sommet, on a une vue magnifique sur Rio….. C’est de là également que l’on peut prendre l’hélicoptère, ce que nous avons fait, car c’est beaucoup moins cher qu’en France ou en Europe : 60 euros pour 10 minutes d’hélicoptère !! Et c’est …….vraiment génial !

- Le quartier de lapa…dangereux également le soir…

- Le quartier et la plage de Copacabana De la plage de Copacabana, on a une vue sur le pain de sucre….et le quartier de Copacaban est très vivant, pleins de boutiques.....

- Le centre : à ne pas louper car l’ambiance y est totalement différente des quartiers de bord de plage que sont Ipanema ou Copacabana : c’est là toutes les populations de Rio sont réunies, qu’ils se côtoient : en clair, c’est là où les gens travaillent ! Ne pas le faire, il me semble que c’est n’avoir qu’une vision partielle de la ville de Rio…..

A y voir notamment :

- Le Palácio Tiradentes : l'actuelle Assemblée Législative de Rio de Janeiro, ancienne prison où fut enfermé le Tiradentes, le héros de l'indépendance nationale.

- Le couvent Santo Antonio et de Sao Francisco : impressionnant ……architecture coloniale et intérieur bordé d’or…..

- Le théâtre municipal de Rio de Janeiro

- Les puces

Et tout simplement……s’y promener au gré des ruelles….. C’est vrai que certaines rues sont parfois en mauvais état ….et certains immeubles mériteraient totalement d’être rénovés mais je crois que ça ne doit pas vous décourager de faire cette visite….

- Le quartier de Santa Teresa Il s’agit du quartier que l’on voit souvent dans les reportages à travers le célèbre « bondinho » (tramways), brinquebalant ses passagers sur son viaduc et le long des pentes raides du quartier, p Passagers parmi lesquels les plus aventureux ou les moins fortunés voyagent accrochés à l'extérieur de la rame, sans débourser un sou. On peut y voir de très belles perspectives sur la ville de Rio. A faire plutot en début d’après midi car là également, ce quartier est entouré de favelas ! Nous y sommes arrivé en fin de soirée et nous n’avons malheureusement pas du coup osé sortir du périmètre protégé par des policiers……

- LA PLAGE et la mer !!!!! Aaaaahhhh……en voilà une belle plage ……et la mer est belle et j’avoue que contrairement à ce qu’on peut parfois lire, nous ne l’avons pas trouvé polluée…..donc, à faire absolument : prendre un petit bain de mer à Ipanema ou Copacabana……m’enfin, « bain de mer », c’est tout de même très raccourci car en pratique, la mer est plutôt dangereuse et on se retrouve souvent face à des rouleaux d'environ 2 ou 3 mètres….Arnaud en a d’ailleurs fait les frais hé hé avec une bonne petite claque dans le bas du dos…..

- Le jardin botanique Très beau jardin à visiter pour ses immenses palmiers…et ses superbes nénuphars….et surprise de la visite : le jardin botanique étant à la frontière de la forêt de Tijuca, on peut y découvrir une multiplicité de petits singes sur le chemin…..

PARATY Que dire de Paraty…..en étant le plus franc possible : nous avons été déçus tous les deux….Paraty, c’est très mignon à voir car c’est un petit village colonial mais qui ressemble aussi à un petit village de pêcheur et surtout, une fois effectuée la visite de ce petit centre qui je le répète vaut tout de même le détour pour ses rues pavées et ses petites maisons colorées très typiques, il n’y a rien à voir….néanmoins, il parait que l’excursion en bateau qui vous emmène dans les criques des environs est à ne pas manquer !!!! En ce qui nous concerne, il ne faisait pas très beau et c’est vrai que du coup, nous n’avons pas été très tenté et avons préféré rejoindre Rio plus tôt que prévu…

SALVADOR Mon impression de Salvador : plus typique de Rio dans son architecture beaucoup plus marqué par le colonialisme portugais……tout au moins au centre historique, dans la ville haute ….c’est plein de petites maisons colorées, d’églises baroques et joli come tout ! Nous logions dans le quartier du Pelourinho, quartier principal dans le centre historique ….à l’hôtel Casa do Amarelindo tenu par un français (
http://www.casadoamarelindo.com/fr/index.htm) : très bel hôtel, assez luxueux en fait…. Ce qui est dommage c’est que malgré un travail de restauration qui a été entrepris, lorsque l’on se ballade, on constate que beaucoup de maisons ou d’églises n’ont pas été restaurées et ne sont finalement pas mises en valeur…. Côté sécurité, bizarrement, nous nous sommes sentis moins à l’aise à Salvador qu’a Rio….le quartier historique est balisé à chaque coin de rue par des policiers qui quadrillent ainsi tous le centre….et au-delà, force est de constater que on se fait vite aborder par des mecs pas très rassurants comme on dit….du coup, je vous avoue que nous n’avons pas insisté beaucoup…. De même, nous avons été quelque peu froussards lorsque nous avons voulu descendre à la ville basse : nous avons pris « l’elevador » (ou funiculaire !) à partir de la ville haute….et arrivé en bas : surprise : maisons et quartiers totalement désert et en ruine….par terre, sur les trottoirs, des mecs étalés pas très en forme dont à notre avis certains drogués….du coup….nous avons fait chemin arrière et repris ce beau funiculaire qui n’attendais que nous !!!! Courageux hein ? Salvador est connu pour sa vie nocturne, son ambiance de fête…et c’est vrai que l’ambiance y est particulièrement musicale car il n’y a pas eu un soir où on n’a pas entendu le son du tambour…. On a également assisté à un spectacle typique : au programme : danse afro-bresilienne et capoeira notamment : c’était un spectacle touristique par excellence pas vraiment doté d’authenticité mais malgré tout, on en est ressorti contents ! On a également passé une journée sur une plage de Salvador : Itapua….. à une bonne demi-heure du centre de Salvador…..inévitable !!!!! mais là, plus du tout la même ambiance qu’a Rio : mer calme sans vague…..des cocotiers partout….et des plages remplies de familles ou groupe d’amis qui se réunissent sur de petites tables de bar disposées sur les bords de plage en sirotant….une bonne bière fraiche….la bière a finalement l’air d’être la boisson la plus prisée !!! On a donc voulu vivre au rythme des habitants et avons-nous-mêmes finis sur une de ces petites tables en dégustant un bon petit plat….aaahhh c’est vraiment dur la vie….

LES CHUTES D’IGUAZU Certains disent que c’est les plus belles chutes du monde….en ce qui me concerne, elles le sont même si je n’ai pas eu la chance de pouvoir comparer avec les chutes Victoria ou les chutes du Niagara…. Entouré d’une foret tropicale, pas moins de 200 chutes se succèdent sur 2, 5 kilomètres….tantôt de petites chutes, tantôt d’énormes chutes dont la célèbre et impressionnante « Gorge du diable » ! A chaque coin de buvette, vous pourrez apercevoir de nombreux coatis : il s’agit de petits mammifères ressemblant au raton laveur, mais avec un corps plus mince, une queue plus longue et un museau allongé et souple….et attention hé hé : ils sont très gourmands et on a pu assister à une scène où un coati, d’un bond surprenant, a surgi sur la table d’un touriste japonais pour lui voler son sandwich…..ce qui n’a pas beaucoup plu au japonais en question qui en plus n’était pas très rassuré…mais qui nous a beaucoup fait rire! Nous sommes resté 2 jours sur place : il est difficile de dire avec le recul si c’était trop…il est tout à fait possible de faire les chutes du côté brésilien et les chutes du coté argentin en une journée en partant tôt le matin car la visite coté brésilien est rapide mais le fait de rester 2 jours nous a permis de faire le parc aux oiseaux que l’on a tous les 2 particulièrement apprécié…et pourtant Arnaud il faut le dire n’était pas franchement partant au départ !!!! C’est pourtant à faire car vous n’aurez pas toujours l’occasion d’être à l’intérieur les volières parmi des perroquets en masse ou des toucans que vous pouvez presque toucher…… Nous en avons aussi profiter pour aller faire un tour du côté du Paraguay qui est tout proche…à la « Ciudad Del este » : la Ciudad Del este, c’est en fait une ville dont la particularité repose la vente de produits détaxés et notamment d'électronique à bas prix…ce serait aussi était la plaque tournante de tous les trafics d'Amérique Latine... et même selon certains une base secrète d'Al Quaida ! Pas très rassurant me direz vous….et bien non….là vraiment, vous êtes dans une autre dimension : la vraie Amérique latine comme on peut voir dans certains films hé hé…. Des mecs avec des têtes de vrais tueurs, des mecs se tenant sur des 4/4, armés jusqu’aux dents…..bref….après avoir fait un TRES rapide tour, on a immédiatement pris un bus pour rejoindre la ville très calme de Foz de Iguazu…ouf !!! Mais tout de même….pour ceux qui ont pour perspective l’achat d’un appareil photo, d’une camera ou autre…..je crois que ça peut vraiment valoir le coup ! Pour information, ça ferme très tôt : 17 h30 ou 17 H !

LE PANTANAL Le Pantanal est une région qui, la moitié de l'année, forme un immense marais qui représenterait la plus grande zone humide de ce type. Pendant la saison des pluies, d'octobre à mars, les eaux des hautes terres environnantes s'écoulent vers le Pantanal. L'"inondation" commence en décembre. Quand les eaux sont hautes (en mars dans le Nord, en juin dans le Sud), 70 % des terres sont submergées, soit une superficie de près de 200 000 kms² dans le bassin du Rio Paraguay. La faune du Pantanal est extrêmement riche : on y trouverait plus d'un tiers des 1 580 espèces d'oiseau cataloguées dans tout le Brésil dont les plus célèbres sont l'arara-azul et le tuyuyu (ou jabirus d'Amérique, oiseau symbole du Pantanal). On y compte aussi plus de 80 espèces de mammifères, dont les principaux sont le jaguar et le puma (mais ne comptez pas en apercevoir un….c’est très difficle de les surprendre !), le capivara, le loup à crinière (le « guara »), le capucin, le cerf, le singe hurleur, le tamanoir, le tapir, le paresseux, des loutres, le coati…. Surtout, c’est la région des caïmans yacaré (jacara) que l’on trouve en quantité impressionnante…..

La région regorge également de poissons dont le féroce Piranha…..que l’on a eu le plaisir de pêcher !!!!!!!! et ouaaaiiii, on est aventurier ou on l’est pas que voulez vous….y’a des tempéraments comme ça !!!! Pour la petite histoire, notre guide, pour les pêcher plus facilement, se plongeait dans un bon mètre d’eau dans cette vaste zone bourrée de piranha…..en réalité, les eaux sont tellement abondantes de nourritures que les piranha ne sont pas franchement affamés et vous pouvez donc en principe tranquillement y tremper votre doigt de pied….malgré tout, les petits bouts de viande qui nous servaient d’appât ont dans les 20 mn qui ont suivi le départ de notre belle activité de pêche pourtant été dévoré férocement et je peux vous dire que l’on sentais bien les petites quenottes attaquer le bout de viande !!!!

Ce petit panorama étant fait, il me semble ici utile de livrer nos impressions sur la faisabilité du Pantanal par ses propres moyens, je veux dire par là sans réserver de la France un mini-circuit, ce que très bêtement nous avons fait !!!!! Avant toute chose, je vous déconseille vivement l’agence Terra Brazil (http://www.tourisme-bresil.com/circuits-bresil/voyage_bresil.html) : on a tout bonnement eu l’impression de se faire avoir royalement mais vraiment royalement : concrètement, ces derniers vous facturent un prix qui tout en étant très cher vous semble sur le départ raisonnable compte tenu des prix pratiqués par d’autres agences mais une fois sur place, et bien vous avez le plaisir de vous trouvez dans une fazenda tout ce qu’il y a de plus simple (ce qui ne nous dérangeait pas sur le principe….si on n’avait pas payé tant !) et surtout avec des gens qui eux avaient réservé le même séjour et les mêmes circuit que nous dans une petite agence de Campo Grande et cela pour un prix de misère ! La fazenda était la « fazenda Santa Clara » (www.pousadasantaclara.com.br) située à 40 minutes de l’entrée de l’Estrada do Parque : concrètement, vous pouvez vraiment réserver et faire vous-même les choses puisqu’en fait la prestation de Terra Brazil consiste à venir vous chercher à l’aéroport de Campo Grande et à vous escorter au car qui vous emmène à l’Estarda Do parque, ce dont ont bénéficié de la même façon les personnes avec qui nous étions et qui avaient réservé dans une agence brésilienne à Campo Grande. Surtout, on a été déçue des excursions….le mec de la Fazenda était fort sympathique mais pas très investi dans son rôle de guide…..du coup, et bien, on a passé plus de temps dans la fazenda qu’en excursion….par obligation puisque les excursions étaient très limités dans le temps ! Bref, un peu déçue en ce qui me concerne même si j’étais ravie de faire le Pantanal….quant à Arnaud, il s’est carrément ennuyé si on doit être franc !

BONITO Bonito est située dans le sud-ouest du Mato Grosso do Sul, à un peu moins de 300 km de Campo Grande. Pour ceux qui projettent d’y aller, je n’ai pas trouvé le site si exceptionnel que ça : la grotte de lago azul est toute petite et vraiment pas très belle, l’estancia mimosa, et bien, c’est sympa : il s’agit en fait d’une forêt où on peut trouver quelques cascades mais à mes yeux, rien Le seul vrai site digne d’intérêt à mes yeux, c’est le Rio da Prata.

LE TEMPS Nous sommes partis fin août, début septembre (du 17 août au 7 septembre exactement) : c’était donc l’hiver mais la fin de l’hiver (qui va de juin à septembre)….à Rio, il a fait très beau et chaud la plupart du temps : le 1er jour était couvert et j’ai donc cru pouvoir me passer de crème solaire : le soir, j’étais couverte de coups de soleil hé hé…. et Arnaud aussi! Un pull est bien nécessaire le soir car il y a quand même un bon petit vent… A Salvador, plus au nord : très humide et très chaud, beaucoup plus qu’a Rio Dans le Pantanal : encore plus chaud ! Et à Iguaçu : frisquet puisque nous avions tous les 2 besoin de nos pulls et vestes ! En fait, plus on monte vers le nord et plus il fait chaud et plus on est dans le sud, plus il peut faire frisquet !

LA NOURRITURE 10/10 : c’était copieux et …..bon….. Un must à tester, c’est les restaurants dit à volonté (« rodizio ») où vous avez un accès illimité au entrées et ensuite, viande en boche également à volonté avec accompagnements à commander au choix (frites, oignons frits, manioc fris, bananes frites…..). C’est vraiment surprenant : les serveurs s'empressent autour des tables, chacun proposant son type de viande : boeuf, agneau, porc, poulet, saucisses, abs parfois ... des fins morceaux de viande de choix croyez-moi…..difficile de résister......

Côté plat, j’ai beaucoup aimé la moqueca de poisson, plat traditionnel : plat cuisiné à base de poissons qui est fait revenir avec des oignons, de l’ail et de la coriandre, dans du lait de coco et de l’huile de palme, le tout servi avec du riz et de la farine de manioc……un peu lourd mais…..délicieux !

Côté alcool, il faut signaler la « cachaça », la boisson traditionnelle brésilienne : il s’agit d’une eau de vie de canne à sucre qui se boit plutôt comme un digestif. La caipirinha est une émanation de la cachaça : c’est un petit apéritif très frais à base de cachaça et auquel on ajoute du citron vert, du sucre et de la glace pilée : c’est très désaltérant et pas mauvais du tout cette petite boisson !!! Et …..la bière…..les brésiliens en consomment beaucoup et plus que tout le reste en fait…..

Pour ceux qui préfèrent les boissons non alcoolisées, j’ai beaucoup apprécié les jus de fruits naturels…..y’en a pour tous les gouts : à base de fraise, papaye, guarana….mais mon préféré reste celui à la mangue…hhhmmmm…..et pour information : ces préparations sont bien sur à base d’eau dont on ne sait pas vraiment s’il s’agit d’eau en bouteille ou non (plutôt non d’ailleurs !) mais je n’ai jamais été malade….vraiment…et j’en ai pourtant abusé de ces petits jus de fruits !!!!

MES REGRETS, CE QUE J’AURAIS PREFERE FAIRE….. - A Rio : ne pas avoir fait une ballade dans la magnifique forêt de Tijuca autour du Corcovado - A Salvador : ne pas avoir assister à un « candomblé » : le candomblé est une des religions afro-brésiliennes pratiquées au Brésil mais également dans les pays voisins tels que l'Uruguay, le Paraguay, l'Argentine ou encore le Vénézuéla. Mélange subtil de catholicisme, de rites indigènes et de croyances africaines, cette religion consiste en un culte des "orixas" (prononcé "oricha"), les dieux du candomblé d'origine totémique et familiale, associés chacun d'entre eux à un élément naturel (eau, forêt, feu, éclair, etc.). Se basant sur la croyance de l'existence d'une âme propre à la nature, le candomblé a été introduit au Brésil par les multiples croyances africaines des esclaves issus de la Traite des Noirs entre 1549 et 1888. - Ne pas avoir fait le Mina Gerais et ses villes célèbres (Ouro Preto notamment) : avec le recul j’aurais préféré ne pas programmer Paraty et plutôt visiter quelques villes du Mina Gerais ! Mais ça dépend des goûts et de la période à laquelle vous vous rendez au Brésil car en été, il est probable que Paraty prenne toute sa dimension…et ça reste une petite ville qui a beaucoup de charme! - Je regrette de ne pas avoir faits l’Amazonie plutôt que le Pantanal : je m’étais torturée l’esprit avant de partir pour savoir s’il était mieux de faire le Pantanal ou l’Amazonie et comme j’avais lu très souvent qu’il était plus facile de voir les animaux au Pantanal, j’avais après maintes hésitations, opté pour le Pantanal. Or, avec le recul, je pense qu’il est largement préférable de faire l’Amazonie pour plusieurs raisons : si vous choisissez l’Amazonie, vous pourrez assister au spectacle fabuleux de la rencontre des eaux, c'est-à-dire à la rencontre entre le fleuve du Rio negro, aux eaux noires, et le Solimoes, jaune et limoneux qui fissionnent pour former l’Amazone, vous pourrez également visiter la ville de Manaus avec son théâtre somptueux ainsi que son port typique. Dans la foret, s’il est vrai qu’il est difficile de voir des bêbêtes, vous n’en voyez pas tant que ça non plus au Pantanal ou parfois de très loin….en Amazonie, vous aurez aussi la possibilité de côtoyer les habitants de la foret amazonienne…. - Bonito : il est difficile de dire s’il s’agit d’un réel regret mais à mon sens, seul le site de Rio da Prata vaut vraiment le détour…or, il y a tout de même 5 heures de route entre le Pantanal et Bonito, ce qui vous mange tout de même une journée….dans le cas d’un programme serré, je ne suis pas sure que cela vaille le coup….
De Yellowstone à Disney World - juillet 2018 English translation pending
by Fay2 · 2018-07-27 · 176 replies
Pourquoi Yellowstone – Disney World?

Après un voyage multi-générationnel dans l’ouest américain en 2015 puis un retour en tête à tête avec mon fils T en 2017 (voir liens en bas de page), nous avions très envie de découvrir le Yellowstone! La lecture des différents carnets et les louanges de Thibaut sur ce parc, y sont pour beaucoup. Notre envie de découvrir des paysages complètements différents des voyages précédents et la possibilité d’observer la vie animale, nous ont naturellement amené à construire ce voyage. Comme pour nous les États-Unis ne se résument pas uniquement à la grandiosité des parcs naturels mais comprennent aussi d’incroyables parcs d’attractions, nous avons pris l’habitude de conclure nos voyages par un parc d’attraction! Nous avions déjà fait 2 fois Universal Studio à L.A (la deuxième fois pour découvrir le nouveau land Harry Potter). Mais cette année, envie de changement, une nouvelle découverte nous tendait les bras… Le monde de Pandora à Disneyworld !



Et honnêtement on s’est pris 2 grandes claques, une à Yellowstone et une autre dans le monde d’Avatar… mais je détaillerai ça plus tard !

Avant d’aller plus loin, petite place aux remerciements : Encore une fois un grand merci à tous pour m’avoir conseillé, orienté dans mes choix, rassuré lors de mes questionnements. Préparer un voyage avec l’aide des forumeurs de VF est toujours un réel moment de plaisir et de partage ! Voici donc en guise de remerciements, notre retour d’expérience! Un voyage encore une fois inoubliable, riche de perceptions visuelles et olfactives, riche en émotions et découvertes ! Des paysages grandioses avec des phénomènes incroyables, des palettes de couleurs surréalistes et un petit paradis pour rencontrer les animaux.

Constances de nos voyages aux USA : Encore une fois nous avons apprécié les paysages extraordinaires, la gentillesse des américains lors de multiples rencontres chaleureuses, la conduite toujours aussi facile et agréable (et Alamo toujours sans problème), le confort des lits, des hôtels!

Inquiétudes avant départ : Je craignais que l’on se lasse des geysers et des pools… mais il n’en a rien été, ils ont tous des couleurs, des formes, des environnements ou des particularités différentes, donc on s’émerveille à chaque fois sans sentiment de lassitude ! Je craignais aussi de moins apprécier les paysages car je suis plus sensible aux roches rouges et paysages désertiques, mais la variété des paysages rencontrés m’a comblé ! La foule, était également un point qui m’inquiétait. Mais agréablement surprise, hormis autour du Grand Prismatic et du Geyser Old Faithfull, on n’a pas eu ce sentiment de foule, et on a toujours réussi à se garer sans problème ! Chance ou bon timing ? Telle est la question ! Dernière inquiétude : Comme pour tout voyage : la météo est un paramètre aléatoire. Mais en ayant prévu suffisamment de temps sur place, nous avons pu refaire certains points découverts dans un premier temps sous les nuages, d’autres non faits à cause d’averses… Un planning non chargé laisse toute la souplesse nécessaire pour modifier les plans en fonction de la météo et réguler les visites !

Grand Prismatic sous les nuages... puis un autre jour sous le soleil!



Choix du parcours :

14 jours soit 10 jours pour Yellowstone et ses environs + 4 jours pour Disneyworld.

Arrivée et départ de Bozeman. Avantages : billets moins chers que pour Jackson et route plus rapide que depuis Salt Lake City.

Nous avons décidé de varier les plaisirs en mixant Yellowstone et ses alentours, voici les grandes lignes de notre voyage :

J1: Arrivée BOZEMAN. Nuit Bozeman J2: MAMMOTH HOT SPRINGS. Nuit 1 Gardiner J3 : LAMAR VALLEY – GRAND CANYON Y South Rim. Nuit 2 Gardiner J4 : HAYDEN VALLEY – CODY. Nuit 1 Cody J5 : CODY - BIGHORN CANYON. Nuit 2 Cody J6 : WEST THUMB - GRAND TETON. Nuit Jackson Hole J7 : GRAND TETON –YELLOWSTONE. Nuit 1 West Yellowstone J8 : NORRIS – GRAND CANYON Y North Rim. Nuit 2 West Yellowstone J9 : BASINS + OLD FAITHFULL. Nuit Old Faithfull cabin J10: YELLOWSTONE fin - Nuit Bozeman J11 : Vol pour ORLANDO. Nuit 1 Disney's All-Star Music Resort J12 : REPOS – PISCINE – DISNEY SPRINGS Nuit 2 Disney's All-Star Music Resort J13 : DISNEYWORLD - ANIMAL KINGDOM Nuit 3 Disney's All-Star Music Resort J14 : DISNEYWORLD - MAGIC KINGDOM Nuit 4 Disney's All-Star Music Resort J15 : REPOS – PISCINE – RETOUR EN FRANCE arrivée en J16

Hébergements : La question s’est effectivement posée, comme souvent quand on prépare un voyage à Yellowstone : loger à l'intérieur ou en dehors du parc ? Passer toutes les nuits aux mêmes endroits ou changer d’hôtels pour faire les différentes portions du 8 de Yellowstone?

En fait, impossible de conseiller telle ou telle solution, tout dépend de ses priorités et ses envies personnelles. Nous avons essayé de privilégier 2 nuits par hôtel quand cela était possible ! Le choix de dormir en dehors du parc s’est vite imposé car sur le parc, pour le même prix, il n’y a ni la Wifi, ni la TV (difficile avec un ado) le confort est moindre, les services, restaurations sont plus limités… J’ai quand même réussi à négocier une nuit sur le parc (et heureusement car après la dernière éruption de geyser au coucher de soleil, j’aurai eu des difficultés à reprendre la route !). Au final, aucun regret !

Voici nos hébergements par ordre de préférence pour la partie Yellowstone et environs

ANTLER INN Jackson Hole : très grande chambre avec cheminée, 3 grands lits, 2 entrées (une côté couloir central, une côté couloir extérieur pour accéder aux voitures), salle de sport, jacuzzi… Chambre payée en partie avec nuit gratuite hotel.com gagnée lors des précédents voyages

ALPINE MOTEL West Yellowstone : souvent conseillé sur VF, à juste titre ! Accueil super chaleureux et très bon rapport qualité-prix ! Excellent choix ! ABSAROKA LODGE Gardiner : belle chambre avec terrasse donnant sur la Yellowstone River. Très agréable pour y prendre son petit déjeuner ou y manger le soir en compagnie des marmottes! BIG BEAR MOTEL Cody. On a beaucoup aimé l’ambiance chaleureuse du bois et la piscine (c’est bien agréable de finir la journée par un petit plongeon pour se détendre😎). OLD FAITHFULL CABIN. Idéal pour profiter des geysers tard le soir et tôt le matin! seul intérêt! Confort sommaire !

SUPER 8 BOZEMAN - AIRPORT. Grande chambre propre et confortable. Hôtel équipée de piscine, sauna, salle de sport…. Navette gratuite pour l’aéroport (pratique). Petit bémol : bruit des trains qui klaxonnent, à éviter si on a le sommeil léger ! SUPER 8 BOZEMAN. À éviter, chambre pas propre (heureusement le seul hôtel critiquable du voyage et en début de séjour)

Pour Disneyworld : DISNEY'S ALL-STAR MUSIC RESORT : chambre très confortable, super complexe hôtelier avec décorations sur le thème de la musique (génial pour T qui a l’âme d’un musicien) ! Magnifiques piscines en forme de guitare et de piano ! Une nuit payée en partie avec nuit gratuite hotel.com gagnée lors des précédents voyages



Avantages d’un hôtel Disney : - Disney Magical Express gratuit pour le trajet entre hôtel et aéroport ! - Les navettes gratuites pour accéder aux parcs d’attractions, à Disney Springs - Les bracelets MagicBand qui servent à ouvrir la porte de chambre, pour entrer dans les parcs, pour enregistrer les FastPass, pour payer… - La possibilité de prendre les FastPass 60 jours à l’avance (contre 30 sinon) et donc obtenir les FastPass les plus difficiles à avoir - Avoir des heures d’accès aux parcs en plus (pouvoir faire plein d’attractions sans faire de queue) - Le tout superbement bien organisé ! Et non, je ne suis pas payé par Disney pour en faire la publicité !😉

Et pour finir, quelques constats : - Comme pour chaque voyage, je me suis inscrite sur Ariane
https://pastel.diplomatie.gouv.fr/fildariane/dyn/public/login.html Jusqu’à présent je n’avais jamais rien reçu pendant nos voyages ! Cette année 2 alertes : une concernant l’éruption volcanique et tremblements de terre sur Big Island-Hawaii. L’autre concernant les feux de forêt en Californie, et Yosémite. Je n’étais pas personnellement concernée par ces 2 alertes, mais cela montre bien l’utilité de ce service! - Pour parler du téléphone portable, c’est la première fois que nous rencontrons un tel désert concernant les réseaux téléphoniques. Impossible de recevoir ou d’envoyer de simples SMS ni avec Orange, ni avec Free, ni avec Bouygues même dans les villes (Orlando, Bozeman…). Le seul endroit où cela a été possible, c’est au Visitor Center de Mammoth (et uniquement avec Bouygues). Heureusement que la wifi fonctionnait bien dans les hôtels! - Retour sur le chargeur secteur usb acheté, suite à cette discussion : https://voyageforum.com/v.f?post=9043071;a=9043071 Super pratique, faible encombrement, fait bien son job ! Rien à dire !

À bientôt pour la suite !
Costa Rica: Le grand Bluff English translation pending
by ReneSC81 · 2015-02-25 · 220 replies
De retour d'un voyage en groupe (avec un voyagiste français réputé) "les grands parcs costariciens", j'écris ce petit compte rendu afin de prévenir et de faire réfléchir de futurs candidats voyageurs vers le Costa Rica . Ce pays est probablement le 75e que nous ayons visité dans le monde (en individuel ou en groupe), mais c'est celui où le rapport entre le battage publicitaire et la réalité sur place est le plus invraisemblable pour ne pas dire le plus mensonger . Les textes, les photos annoncent une faune et une flore "exceptionnelle et envahissante" : on croirait qu'il faut se méfier de retrouver des grenouilles vertes ou autres toucans dans son assiette ... La réalité sur place est toute différente : la grenouille verte, on l'a vue une seule fois ... dans un aquarium d'un musée de grenouilles; le toucan , on l'a aperçu une seule fois en deux semaines perché au sommet d'un arbre . Notre groupe était pourtant guidé par un biologiste hors pair avec une connaissance et une érudition formidable (le seul point vraiment positif d'un voyage réellement décevant). Si Coluche avait visité le Costa Rica , il aurait certainement utilisé une de ses citations favorites " Circulez, il n'y a rien à voir"
Informations/idées pour les escales dans la croisière des Antilles 2013/2014 English translation pending
by Luigi250771 · 2013-03-10 · 1084 replies
Jour 1 : Fort de France (Martinique) - Au port Départ 22:00

Jour 2 : Pointe à Pitre (Guadeloupe) - Arrivée: 08:00 - Départ: 20:00

*une location de voiture avec une agence qui viens vous déposé et reprendre la voiture au port avec un super rapport/qualité/prix

*superbe sites des plage de la gouadeloupe :*la plage saint anne a ne pas rater voyer vous meme:

Jour 3 : Philipsburg (St Martin, Antilles néerlandaises) - Arrivée: 09:00 - Départ: 18:00

*les plages de saint martin a ne pas louper regroupement de toutes les plages : *mao beach pour voir atterir les avions assez impressionnant :
https://www.youtube.com/...R=1&feature=fvwp

Jour 4 : Roadtown (Iles Vierges Britanniques) - Arrivée: 08:00 - Départ: 15:00 *le site virgin gorda pour ces baths avec le ferry speedy's : *nage avec les dauphins : Jour 5 : St Domingue (République Dominicaine) - Arrivée: 09:00 - Départ: 23:00

*ne pas louper la plage de boca chica : Jour 6 : La Romana (République Dominicaine) - Arrivée: 07:00 - Départ: 16:00

*l'ile de saona Jour 7 : St John's (Antigua et Barbuda) - Arrivée: 14:00 - Départ: 20:00

*le site stingray pour nager avec les raie allez voir la vidéo : http://www.stingraycityantigua.com/stingraycity-video Jour 8 : Fort de France (Martinique) - Arrivée: 09:00

Août en Provence = cauchemar? English translation pending
by Spectateur69 · 2011-02-01 · 82 replies
Bonjour, J'ai besoin d'être sécurisé...aidez-moi ! À lire les discussions sur le site, j'ai l'impression que mon voyage que j'ai planifié en Provene et Cote d'azur en aout 2011 sera un cauchemar; tempéraure trop chaude, embouteillages monstres partour, plages bondées de touristes, etc...Est-ce si pire ? et si oui, comment en tirer le meilleur ?😕

Nous serons 4 (adultes et 2 grand ados) qui aurons un pied à terre à Avigon et une voiture pour se promener...Vos conseils et discours sécurisants sont les bienvenus.🙂
Carnet de route: de l'air, de l'eau, la vie Namibie! English translation pending
by Colybri · 2008-11-12 · 19 replies
Retour sur Namibie : de l’eau, de l’air, la vie Namibie !

05 juillet – 22 juillet 2008

GENESE Tout commence en avril 2007. Non, en fait tout commence il y a bien longtemps. Joss a 8 ans quand, insatiable petit rat de bibliothèque, elle tombe en arrêt devant des images de dunes d’une beauté à couper le souffle. Des dunes rouges, des dunes plongeant dans la mer, des dunes survolées par des fous dans des montgolfières d’un autre âge…Et des oiseaux par milliers dans un paradis aquatique surplombé de dunes dorées. Afrique du Sud-Ouest, elle ne le retiendra pas. Mais resteront gravés Namib et Sandwich. Jusqu’en avril 2007. Les 2 garçons du couple sont invités par leur grand-père à passer les vacances d’été en Martinique. Joss et Rémy vont donc passer leurs premières vraies vacances en tête à tête ! Premier projet : Cuba en sac à dos, hébergements et transports locaux. Mais Cuba semble vaciller en juin 2007. Joss en profite pour glisser : Namibie. Et un peu à la façon « Grisemote », Rémy, peu surpris de ce choix (20 ans de vie commune…), répond : tu comptes jouer au loto ?!Joss se met au travail, découvre voyage forum, investit rapidement dans de l’anti-cernes et reçoit le soutien inespéré de collègues de son mari qui rêvent de Namibie depuis qu’ils ont sillonné l’Afrique du Sud en 4x4. Ils offriront même un magnifique calendrier 2008 consacré à ce pays. Lorsque Rémy désignant une photo demandera : « on ira, là ? », Joss répondra oui ! et achètera les billets d’avion dans la foulée !Le dossier sera bouclé à quelques exceptions près à la mi-avril 2008, le décollage prévu pour le 05 Juillet.

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VOLS : Bâle-Mulhouse/ Francfort – Francfort/ Windhoek - et retours, opérés par Lufthansa et Air Namibia.156 + 829 euros, soit 985 euros par pax, billets achetés sur internet en oct.07.RESAS : Séjour plutôt court. Joss et Rémy espèrent profiter de chaque minute, sans avoir à chercher leur « logement » au quotidien. Ils passeront par Tourmaline, qui en plus de conseils avisés et (très) patients, dispatchera la somme envoyée vers les différentes nuitées retenues. Economie non négligeable de frais bancaires. Et l’on verra plus tard que les vouchers auront leur utilité.TYPE DE VOYAGECircuit en autonome, en 4x4 équipé camping plus frigo. 2 guest farms, 1 maison d’hôte, 2 nuits d’hôtel à Walvis Bay, 1 tented camp et 9 nuits sur le toit du 4x4VOITUREToyota Hilux diesel, louée chez African Tracks. Voiture parfaite, confortable, spacieuse, pneus de 1ère qualité . Cette voiture : que du bonheur, enfin pour celui qui conduit. L’autre fait la tête en attendant son tour ! 4200 kms sans avoir ni à sortir le cric, ni à chercher l’adresse d’un garagiste. De retour en France, nous éviterons de froisser la susceptibilité de notre Toyota…Yaris. Prix : env.1400euros + env.50euros le frigo + env.500 euros d’assurances « zéro excess ».

· Carnet de route et d'humeur(s), celui d’une « pie » qui écrit autant qu’elle jacasse, c’est pas peu dire et vous voilà prévenus !

Samedi 05 Jul : Bâle Mulhouse – Frankfurt—Windhoek : enfin ! Ca y est, l’avion traverse quelques perturbations et se pose avec un peu de retard à Francfort. Peu importe, il est 16heures et la correspondance suivante pour Windhoek est prévue à 22h30 à partir du même terminal… Direction la consigne à bagages puisque Rémy et Joss, échaudés par de malheureuses expériences de vacances, ont décidé de récupérer leurs bagages et de les réenregistrer eux mêmes sur le vol Air Namibia. La tête déjà en vacances et le dos léger, l’aéroport est à lui seul un spectacle couleurs et lumières dont ils profitent les yeux grands ouverts. Un Bushmen aurait embarqué vêtu de son seul carquois que personne ne l’aurait remarqué au milieu de ce défilé de couleurs de peau, de tissus disparates et de sonorités « babéliennes ». Ah que c’est bon ce sentiment de vacances en ce jour de grands départs. A noter, le personnel au check-in est particulièrement agréable.

Aussi décalé que cela puisse paraître, c’est au son de tyroliennes et autres folkloriques musiques populaires allemandes, que se fera l’installation dans l’avion, à l’aller comme au retour. Même les passagers allemands affichent des mines consternées. Joss et Rémy, gavés dès leur enfance par ces mélodies échappées des télévisions familiales, sentent monter le fou rire libérateur des tensions précédant un long voyage. Le service est de bonne qualité, pour une classe éco et malgré l’heure avancée ; apéritif resservi, repas chaud acceptable pour un flight plateau, café ou thé, puis boisson servie par la suite sur demande et avec le sourire.

Joss par contre perdra un peu son sourire : le passager devant elle se met à l’aise et positionne son siège en couchette dès l’embarquement pour discuter avec ses amis. Derrière Joss, un enfant qui joue sur le plateau abaissé du siège ; ne fais pas aux autres… Pendant 95mns passées à « encenser » mentalement ce passager italien après lui avoir demandé gentiment et en 3 langues de redresser son siège, sans succès, Joss ne pourra plus bouger. Un sentiment de tranche de jambon fatigué entre deux tranches de pain un peu rassis. (Quand elle sera grande, elle volera en BusinessClass) Les perturbations qui plombent le ciel européen seront franchies avec maîtrise, ce qui aidera beaucoup à l’endormissement serein des passagers vers 2h du matin. ..Bush et installations autour de Kiripotib : .........................

Dimanche 06jul : Windhoek – Kiripotib guestfarm : de l’air de l’eau et des étoiles

7h00 Atterrissage en douceur sous les rayons d’une lumière qui enveloppe à la manière d’un gros câlin. Joss marche sur un petit nuage de tarmac, au grand étonnement de Rémy qui s’inquiète un peu : t’as pas froid ? Et bien non, trop excitée, en petite chemise Joss n’a pas froid, alors qu’un grand cordon de polaires frissonnants se déroule jusqu’aux formalités d’entrée sur le territoire namibien. Serait-ce l’euphorie persistante ? Les douaniers sont presque agréables, la course aux bagages se fera dans l’arrivée gagnante, et le contact déjà là à nous attendre nous rappellera d’acheter des devises à la banque de l’aéroport. Mais toute euphorie a ses limites.

Difficile d’estimer le temps d’attente devant les guichets de change. Même le plus philosophe des européens ne peut s’empêcher de se poser des questions. Dans la file parallèle, Joss reconnaît le passager italien et son groupe, bien excités. Une dame charmante vient les rejoindre, leur hôtesse et guide. Cette dame blonde d’environ 60ans remarque Joss, lui demande d’où elle vient, et se présente comme née en Namibie de parents Sud-Afs, repartie en Afrique du Sud et revenue en Namibie où elle dirige une petite structure touristique. Calme et sereine, elle répond aux esprits qui s’échauffent que si les européens possèdent une montre, les Africains eux possèdent le Temps. Elle enchaîne en estimant que l’Europe produit des enfants un peu gâtés par l’informatique généralisée et l’Euro monnaie unique. « Soyez patients avec les personnes aux guichets, elles ont beaucoup de formulaires à remplir à chaque change, dit-elle ». Joss se dit qu’il y a des rencontres parfaites, mais aussi qu’elle va changer le double de la somme envisagée…

Arrivée dans les locaux d’African Tracks, remise d’un véhicule en parfait état, et rencontre de Bruno, guide aventurier délégué par Tourmaline, qui les emmènera dans un supermarché ouvert le dimanche, puis, autour d’un verre, parlera de la Namibie qu'il aime, donnera quelques conseils de comportements et encouragera à profiter des pistes au maximum.. Joli moment. Sur la carte il tracera une voie pour relier Sesriem en évitant le goudron jusqu’à Marienthal… Il conseillera également au couple de ne pas réagir si leur mixité attire les regards, ou plus. Il sait de quoi il parle. Bruno guidera ensuite Rémy et Joss jusqu’à l’embranchement de la piste vers Dorbabis, il est 11 h30 lorsqu’ils se séparent.

direction Kiripotib guestfarm, un peu plus de 2h de route La piste est belle et calme, l’idéal pour se faire la main à gauche et s’habituer au gros Toyota. Fidèle aux conseils de MimiNono, Joss rappelle tous les quarts d’heure à son chauffeur de mari de rouler au milieu, les bords étant pleins de verres et de caillous pointus ! Rémy en aura très vite plein les oreilles de Joss et de ses Mimi-qui-sait-de-quoi-elle-parle-puisqu’elle-y-a-vécu-en-Namibie ! Mais il s’en rappellera lorsqu’il acceptera de céder le volant à sa compagne…

Kiripotib est une oasis au milieu du bush du Kalahari. Des arbres centenaires, de toutes provenances, y sont irrigués journellement. De l’air, de l’eau : la vie ! L’éolienne tourne, clang ! clang ! et puise l’eau souterraine qui arrose, abreuve, lave…De l’eau, de l’air : la vie !

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La ferme appartient à un couple d’origine allemande, absent durant ce week-end ; Joss et Rémy sont les seuls guests et vont se faire dorloter. Pour commencer, Sundowner drive avec Webster, intendant noir du domaine : 1er veld, zèbres, springbok et autres antilopes, cette fois c’est sûr, ils sont en Afrique. Ils sont au retour attendus par Edward l’adorable cuisinier qui grimace un peu : Webster étant parti avec la clé de la chambre réfrigérée, l’heure du dîner s’en trouvera légèrement décalée… Gros fou-rire ! (un peu taquine, Joss offrira en repartant un sifflet à Edward et une boussole à Webster..) ... ... .. .......................Chalets.................. ........ .Kaluhlu, seul félin des environs (Kiripotib signifie : là où le lion rugit...).... .................Cactées

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Direction le chalet en briques rouges décoré de tapis et tableaux fabriqués sur place, et de détails admirables puisés dans la nature alentour. Il y a une telle recherche du beau partout dans cette propriété - même les petites maisons des ouvriers sont belles - que Joss la curieuse en parlera à Webster : la propriétaire a fait une école des beaux arts en Allemagne et fabrique notamment des bijoux de toute beauté. Aïe, aïe, aïe pour le porte monnaie ! Troisième rencontre : Ralph, très jeune retraité allemand, propose de se rendre tout de suite sur le lieu où il expliquera le ciel namibien à travers 2 grosses lunettes astronomiques : les planètes, la poussière, les « nids », les gaz, les étoiles, la voie lactée, les galaxies.. Quelle nuit pour une 1ère nuit namibienne ! Les explications passionnées de Ralph seront suspendues le temps du dîner. Edward a travaillé pour des grands restaurants au Zimbabwe. Ce petit homme raffiné dresse des tables aussi agréables que ses menus et prendra place à la table . Les 5 convives attablés discuteront avec beaucoup de plaisir, le thème principal étant le déracinement, soit voulu par les voyages, soit subi : pauvreté ou conflits sociaux /politiques. Retour vers les étoiles. Rémy et Joss sont à présent un peu ridicules à disparaître ainsi sous plusieurs couches de vêtements : il fait très froid et même Rémy qui s’était ouvertement moqué de l’équipement « banquise » dans les valises, superpose bonnet, gants, grosses vestes et chaussettes…Joss se marre… Ralph est hilare… Le vin sud’af y est un peu pour quelque chose ! Le ciel namibien exempt de pollution livre aux yeux comblés quelques uns de ses secrets lumineux. L’excitation de cette première très longue journée namibienne, couplée à un froid très kalaharien empêchera le couple de s’endormir facilement .

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Lundi 07 juil 08 : vers l’infini, et au delà ...

Réveil néanmoins à 6h00, lever de soleil sur le veld, et visite guidée de la ferme : Webster explique le fonctionnement de la ferme, le parcours de l’eau, le type d’élevage, le fumage de la viande, la gestion du gibier…il finit le »farm tour » en parlant des propriétés des arbres : comment retrouver son chemin en s’orientant par rapport aux nids d’oiseaux, comment s’abreuver, se vêtir, se soigner, se défendre à partir d’un arbre, comment la vie animale s’organise sur un arbre. Joss est épatée par la connaissance qu’a Webster des noms communs et scientifiques de tous ces arbres et lui adresse quelques compliments. Jusqu’au moment où celui-ci affiche un air penaud et soulève une petite plaque sous laquelle sont répertoriées toutes les informations…

Retour dans la maison pour le petit déjeuner. Edward les attend : j’ai pensé vous faire plaisir en vous préparant du mil. C’est le plat namibien principal, dit-il ! Confiture de cactus, biltongs et charcuteries maison, mil, fruits de saison, pain maison, jus maison, tournesols décorant la table… D’autres excellents petits déjeuners suivront, celui-ci pourtant restera inoubliable. Direction « l’atelier en plein air » de teinture des laines destinées à la fabrication de tapis réalisés par des ouvriers bushmen qui feront une démonstration de leur savoir-faire sur des machines à tisser simplissimes. Réaliser d’aussi belles choses avec des moyens aussi rudimentaires rend admiratif. Les tapis aux motifs typiquement africains sont magnifiques mais un peu chers pour Rémy et Joss. A défaut de tapis, Joss lorgne du côté des créations de bijoux. Le pendentif qu’elle s’est choisi n’a plus quitté son cou depuis. Sur les conseils de Webster, pour porter la force de l’Afrique à son bras, Rémy opte pour le bracelet en crins de queue d’éléphant.

Et bien voilà ! Partir tôt de l’étape pour arriver tôt à l’étape suivante est un conseil qui ne sera pas appliqué : il est 13heures et les au revoir s’étirent. Direction Sesriem via le tracé indiqué par Bruno, nous ne le savons pas encore, mais 7 h 30 de pistes nous attendent …

...................les fameux nids géants et les espèces de moineaux (les républicains sociaux) qui les fabriquent ..........................

Sur la route, Joss réfléchit aux raisons qui ont généré des moments précieux durant cette première halte. L’absence des fermiers est la toute première. Les échanges de courriels avec le couple ont été empreints de gentillesse et de disponibilité ; cependant son absence a créé une sorte de bulle dans laquelle les relations avec le personnel noir ont pris une autre dimension. Parler allemand a permis de se rapprocher de Ralph également. Le dîner à 5 a posé les jalons de relations qui se poursuivent. A plusieurs reprises durant le voyage, nous aurons l’impression que le personnel noir évite le client blanc, pour ne pas le déranger. Il s’ensuit des postures difficiles à « gérer » pour Joss : dos un peu courbé, yeux fixant le sol… Ces postures de soumissions parlent à elles seules de l’histoire récente de ce pays. Il faudra du temps, beaucoup de temps, et peut-être plus, pour que ces hommes et femmes se redressent. Certaines villes traversées induiront un certain optimiste : à Walwis, Outjo ou Tsumeb, où des gens droits, beaux et fiers parleront avec facilité et chercheront la communication. Ce qui aurait pu être un handicap, devient un vecteur relationnel : ce couple mixte parlant allemand et anglais, les 2 langues du pays, voyageant en autonome en 4x4 touriste dans un pays où les relations inter-raciales ne sont pas simples, va dans les faits attirer l’attention et l’envie de poser des questions. Enfin, la plupart du temps. Il y aura aussi des regards désapprobateurs et des attitudes plus dures.

Il fait chaud, 2 écoliers attendant le bus scolaire sont accueillis à l’arrière du Toyota. Et hop !, la bouteille de Sprite finie passe par la fenêtre et s’éclate sur le bas côté. Et hop !, le « book » résumant l’histoire de la Namibie offert par Tourmaline atterrit dans un des sacs d’école. (il nous faudra 3 jours pour comprendre !).. Lorsqu’ils sont déposés, les 2 pré ados usent de tous les moyens pour persuader Joss de la nécessité de leur donner 10 euros ; (ils doivent payer le bus pour continuer…) Ils repartiront ronchons avec 20N$ chacun, sous le regard amusé de Joss et un tantinet froid de Rémy qui estime qu’il n’y a pas de raison de donner de l’argent. Il n’a pas complètement tort.

......Aux portes de Sossüsvlei (le lendemain au petit matin frisquet) .. ......



La piste que nous empruntons se corse. Les lieux traversés semblent oubliés de tout ; la piste dessinée par Bruno est instructive, ce n’est peut-être pas un hasard. Les fermes que nous dépassons n’ont que l’éolienne en commun avec Kiripotib. Certaines sont dans un état de délabrement avancé. L’expression « Petit Blanc » revient en mémoire. Les villages noirs, amas de tôles à l’équilibre précaire, sont ceux que les touristes ne sont pas censés voir. Le dénuement est déstabilisant et les regards jetés sur nous éloquents. Le voyeurisme touristique n’est pas accepté. A aucun moment cependant nous ne verrons de mains tendues.

L’état des pistes est à l’unisson. Rémy qui conduit sur piste pour la première fois, passe une espèce d’initiation accélérée sur pistes namibiennes. Nous roulons depuis 3 heures lorsque la carte indique un chemin différent de celui tracé par Bruno et qui paraît plus court. Plus court, il en a l’air ; plus rapide : oh que non il ne le sera pas, puisqu’il mènera à traverser le massif de Hardap. Il est 16 heures passées, Joss et Rémy découvrent les joies des barrières, des pistes défoncées, tantôt du sable, tantôt de la caillasse, des passages en eau étonnement profonde : elle vient d’où cette eau ?, des troupeaux anarchisés au milieu de paysages infinis. En ce deuxième jour, leurs yeux découvrent une Namibie presque stérile, qui leur permettra de relativiser le luxe qu’ils ont vu et verront par la suite. Alors que la fatigue s’installe et que les paysages deviennent abrupts, la nuit tombe. La conduite se fait à vue car la lune est cachée par des nuages venus de l’océan. Joss essaie de repérer les yeux brillants des animaux dans la nuit, pendant que Rémy se concentre sur la piste. Le couple ne cherchera pas à savoir ce qu’il y a ou n’y a pas… de chaque côté des pass qu’ils franchissent dans une obscurité totale.

Cela fait 4 heures qu’ils n’ont pas croisé âme qui vive, mais ce qui inquiète le plus Joss est une petite phrase dans le Road book remis par Tourmaline : la NWR, qui gère les campsites nationaux, se réserve le droit de redistribuer la place même payée si les campeurs ne sont pas arrivés à 18h00. Il est 18h30. Tourmaline encourage vivement ses clients à arriver au camping avant la fermeture des grilles…Joss estime qu’il n’est pas nécessaire de partager ses craintes avec le pilote…pas encore…Une légère appréhension l’étreint à l’idée de lui annoncer qu’ arrivés au camping il faudra peut-être faire demi tour… Il est 19h00, au loin de la lumière électrique : des habitations à vocation touristique annoncent l’approche de la piste principale C14 ; Rémy respire : encore une petite heure et demi de route et la tension pourra retomber ! Joss reste sur une réserve prudente. La grille est fermée, le gardien du camp de Sesriem, transi de froid, sort de sa cahute ; il est 20h30. Joss s’excuse pour ce retard et avant même qu’elle se soit présentée, le gardien dit : « Tourmaline ? » YES ! et indique le chemin d’accès vers l'emplacement réservé. Joss frissonne. « Il ne va pas faire trop froid cette nuit. Hier, il a gelé, dit le gardien, petit homme d’une grande douceur ». L’emplacement est très bien situé, même si la nuit noire empêche d’en profiter.

Le couple installe son premier campement de façon minimale, et après avoir dégusté des repas Décathlon réhydratés – l’option la plus rapide ! - convoités par les chacals venus de la dune toute proche, toilette sommaire et …dodo. D’un commun accord Rémy et Joss décident de ne se lever que vers 9h00. tant pis pour les dunes, la fatigue est trop grande. Oui mais...

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Mardi 08 juil 08 : Au Pays des Milles et Une Dunes, où l’on peut s’y perdre…

A 3 heures du matin il fait 3 °C sous la tente. A 5h30 du matin il devient évident qu’ils ne dormiront plus. Autant reprendre la route en direction de Sossusvlei, et si possible avant que le camp ouvre ses portes aux véhicules de l’extérieur. L’humeur maussade qui règne dans le véhicule s’évanouit comme par magie devant la beauté des paysages.. La nuit à grelotter ? Un cadeau du ciel. Seul le froid pouvait les tirer hors des sacs de couchage. Rémy contient tant qu’il le peut son impatience au bout du 50ème « Stop !!!! » photo lancé par sa compagne. Lumière féerique, couleurs improbables, les émotions sont indescriptibles.

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Les choses se gâtent un peu arrivés au parking annon��ant la fin de la route goudronnée. Prendre la navette ou tenter le sable mou ? Se souvenant des conseils glanés sur VF, Joss propose de dégonfler les pneus avant de s’engager sur la piste de sable. Rémy, que l’absence de café matinal rend râpeux comme de la laine de verre, estime que-c-est-n-importe-quoi-je-me-demande-où-tu-as-vu-ça-et après-on-regonflera-comment …. Joss fait sa susceptible et s’apprête à répliquer lorsque retentit une grosse voix en anglais derrière eux : un « vous prenez la navette ? », sonne comme un « vous feriez bien de prendre la navette » ; un colosse buriné chapeauté cow-boy les regarde mi-figue, mi-raisin, et le comique de la situation n’échappe à personne. C’est donc un peu penauds qu’ils payent leur place et montent dans la navette sans plus piper mot…

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Bonjour, nous c’est Cordula et Benedikt, et vous ? Ce jeune couple allemand finissant ses études en AFS est un rayon de soleil ambulant. Direction Sossusvlei. C’est difficile à décrire le bonheur. Tant de beauté et de sérénité rend forcément meilleur et heureux pour des heures et des heures de souvenirs à venir. Si quelquefois confronter ses rêves à la réalité peut être déprimant, Sossüsvlei dépassera toutes les espérances. .................................................................

Direction DeadVlei, il ne fait pas encore très chaud, marcher est agréable. La remontée des dunes refera monter la température corporelle, d’autant plus que le soleil intensifie ses rayons. Les lieux sont fascinants. La vie et la mort se côtoient naturellement : les arbres sans vie accueillent des nids de corbeaux, le sable est imprimé des traces des vies nocturnes, et, plus fort que tout, le désert est vert d’acacias, d’arbustes, d’herbes folles, en pleine saison sèche. Sable rouge ou doré ou cendré, lacs asséchés blanc craie ou argentés, ciel d’azur puissant, effiloché de nuages évanescents…Rêver d’être peintre un instant, de faire glisser les aquarelles pour trouver les teintes justes. La mémoire est parfois capricieuse.

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Joss et Rémy sont assez fiers d’eux : en vaillants quadras, ils emboîtent le pas décidé des 2 « p’tits jeunes » qu’ils ont rencontrés, sans trop de difficultés. La montée des dunes est source d’émerveillement et de sueurs abondantes ! Au loin, la Montgolfière, oiseau magistral, rend Joss un peu chagrine. Quand elle sera grande elle volera en Business Class et en Montgolfière ! Rémy se dit qu’il l’a échappé belle…

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Mon Barbu s'est perdu ! Joss et Rémy regagnent le parking et attendent Cordula et Benedikt qui ont décidé de monter une autre dune. A l’ombre des acacias ils observent les voyageurs et plaignent les groupes qui commencent à arriver. Il est 11h30, et la chaleur devient accablante. Cordula et Benedikt ne reviennent pas. A l’impatience et l’impression de perdre un temps précieux succède l’appréhension. Il est simple de s’égarer si, à l’aller, on ne repère pas les dunes que l’on contourne pour s’enfoncer vers Deadvlei et au delà. Tant pis, Joss et Rémy tiennent leur promesse et attendent longtemps le jeune couple qui finit par arriver, très fatigué. Ils se sont égarés et expliquent que la peur gagne très vite dans ces conditions. Ils remercient chaleureusement de les avoir attendus. Alors qu’ils reprennent la navette vers les voitures, Joss aperçoit la dame rencontrée à l’aéroport, en tenue de brousse, accompagnée du groupe d’ Italiens de l’avion. Ils sont silencieux ?!?... Il manque l ’Italien de Joss, celui de l’avion, il s’est égaré dans les dunes. Rémy et Joss se regardent et détournent vite leurs regards. Il serait totalement déplacé que les spasmes abdominaux qui les secouent déjà se transforment en gros fous rires ! La dame s’approche, et demande à tous, touristes et chauffeurs d’ouvrir l’œil. Notre chauffeur demande si nous sommes pressés et nous faisons un petit tour, sans succès, à la recherche du barbu, comme l’avait surnommé Joss. Le chauffeur explique que seuls les randonneurs solitaires pourraient se perdre véritablement. Il ne se fait aucun soucis pour le « barbu ». On lira plus tard qu’il avait raison.

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Après échange des coordonnées, nous prenons congés et nous apprêtons à prendre la route pour KuanguKuangu, via Solitaire, lorsqu’il faut se rendre à l’évidence : la batterie est à plat, les feux n’ayant pas été éteints. Benedikt est là, et dépanne de bon cœur Rémy et Joss ramollis par la fatigue, le manque de café et la faim. A la sortie du Park, Rémy s’arrête pour essayer de donner un coup main à une famille d’Allemands en panne au bord de la route, conduisant le frère jumeau de notre Toyota. Peine perdue. Devant leur désarroi, Rémy et Joss prennent conscience des désagréments vécus lorsque la voiture est immobilisée. Cordula et Benedikt, quelques jours auparavant, avaient eux aussi perdu une grosse somme d’argent et dû limiter leurs vacances suite à une méchante panne mécanique. Rémy et Joss chasseront ces idées noires devant une assiette de frites suivie d’un magnum aux amandes au bar-épicerie-boulangerie-friterie du camp ! .................................................Bye bye, Sossüsvlei

Vers KuanguKuangu Arrêt à Solitaire vers 15heures, le soleil est assez bas et le vent bien froid ; à noter : le paiement par carte bleue, aussi bien pour l’essence que pour les achats « boutique » : pain (merci Miminono) et Biltong par exemple. Vers 16heures, ils atteignent les dunes de Barchan et sont accueillis assez froidement par Hannetje qui les guide jusqu’au repère enchanté de KuanguKuangu. Il est très étrange de noter que dans cette partie de la Namibie, le soleil se couche à même pas 16h30… Toujours aussi tendue, Hannetje semble contrariée par l’heure du dîner réservé en leur compagnie. Joss tente de la rassurer en affirmant que son heure sera la bonne. 2 nuits sans pratiquement dormir, les heures de conduite, les émotions de la découverte, le couple est trop fatigué pour se prendre la tête ! Après une douche bien bien froide à l’extérieur, Joss grelotte le temps que ses cheveux longs sèchent. Il fait vraiment nuit et froid très tôt dans ce coin de Namibie…

.............. ............KuanguKuangu, retraite enchantée......................... ............Apologie du Farniente contemplatif....................................................L'or liquide de l'aube

L’horloge dans la chambre indique (déjà?)19h00, l’heure de se rendre à Barchan Dunes pour un dîner qui se révèlera finalement très plaisant. Le fils du couple est présent à table, entourée de sa femme et de leurs 2 petites filles. Ils habitent en AFS et sont en vacances.

Timide au départ, la conversation se débridera lorsque Rémy et Joss comprendront enfin que la panne de batterie a fait se dérégler l’horloge de leur voiture. Il était donc 16h00 à Solitaire, et 17h45 lorsqu’ils sont arrivés à Barchan Dunes, tard pour l’ hôtesse dans un pays où l’on dîne à la tombée de la nuit. Les sourires qui s’ensuivent, le vin rouge de l’apéritif et la chaleur dégagée par la cheminée se chargeront d’installer une atmosphère cordiale. En peu de temps, le repas préparé est excellent : soupe de légumes, salade mixte, steak de Springbok fondant accompagné de patates sautées et rondelles d’ananas caramélisées….gâteau chocolat moelleux et crème légère en dessert. La maison est extraordinaire d’originalité. La décoration en accord, et d’une grande finesse. La conversation s’oriente vers les conditions de vie en Namibie, la difficulté d’acheminer des matériaux ou des meubles, des tentatives de sondage pour trouver de l’eau, les efforts à faire pour accorder des logements sains à tous les Namibiens, et l’importance des liens familiaux dans ce pays où les grandes distances isolent les habitants. Nous parlons aussi de l’avenir, de l’assimilation des peuples originels, des défis que le pays doit relever. Rien n’est simple, personne n’a totalement raison, personne n’a totalement tort. Dehors l’homme qui balaie les traces du sable est presque gêné d’être salué, encore des yeux au sol. Vers 22 heures : Hummm, que les couettes sont douillettes dans la cabane de KuanguKuangu. Douillettes et indispensables.

Mercredi 09 juil 08 : N’Gandu at Sea, de l’utilité des vouchers Quelques heures plus tard, le réveil bippe pour nous permettre d’assister au lever du soleil depuis le lit, à travers les baies vitrées. C’est de l’or, de l’or liquide qui dégouline des dunes formant panorama sur 360°C. De l’or qui enjolive les vies et rend chaque seconde précieuse. Toilette, petit café, et voilà Wilhelm au volant de son 4x4 qui arrive pour un tour du domaine. La lumière est douce, et les oryx généreux. Joss va tomber en amour pour ces magnifiques antilopes déjà aperçues à Sossusvlei. Nous accompagnons ensuite Wilhelm pour l’amorçage quotidien du moteur à fuel de sa pompe à eau : « du moment que tu as de l’eau en Namibie, tu peux vivre. » Mais même avec de l'eau, on se demande comment ce sol peut produire quoique ce soit...

.......... Impossible pour Joss de se lasser des oryx. Ils sont d'une beauté fascinante.

Rémy et Joss étant les seuls guests dans la propriété, le petit déjeuner reprend une ambiance familiale, comme Hannetje en fait la remarque : je ne discute pas beaucoup avec les groupes, ils sont entre eux ». Déjà les au revoir. Un grand merci à Vinnylove qui nous a fait découvrir cet endroit dans son magnifique carnet.

.....Mise en route du moteur de la pompe à eau :...

En route pour Walvis Bay : un peu moins de 2 heures, sans arrêt.. Ces deux derniers jours, Rémy et Joss sont arrivés de nuit à leurs étapes. Ils décident de ne pas s’arrêter en route pour redevenir un peu maîtres de leur temps et consacrer l’après-midi entière à Walvis Bay. La route est facile, quoique poussiéreuse, quelques cols nécessitent de rouler un peu prudemment, plus lentement. Un vent froid et fort souffle de l’océan. La tempête de sable nous attend juste avant d’arriver à Walvis. La lecture des carnets de voyage sur VF nous y avait préparé : ralentir, espacer les distances entre véhicules et allumer les warning. Le jeu du sable poussé par le vent est hypnotique. Les masses roulent sur elles mêmes, progressent en rouleaux, aucun obstacle ne les arrêtant.

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L'hôtel Ngandu at Sea Joss et Rémy ont choisi de dormir dans un hôtel local, trouvé sur internet. Après échanges positifs de courriels et aval de Tourmaline, ils réservaient 2 nuits avec petits déjeuner pour env 38 euros la nuit en chambre double, soit 76 euros les 2 nuits pour le couple. Les avis trouvés sur la toile étaient rares mais positifs. On verrait bien. N’Gandu at Sea est un grand hôtel, répartis sur 3 bâtiments. Hôtel africain accueillant. Le vent est glacial à la descente du 4x4. Joss et Rémy n’ont qu’une envie : qu’on leur donne la clé de leur chambre pour s’y réfugier. Oui mais…

La directrice de l’hôtel, dans un style franc et direct, cherche les résas, et ne les trouve pas. Joss très calmement tend le voucher en précisant que les réservations ont été faites en octobre après plusieurs échanges via le net, que les résas sont payées depuis plusieurs mois et que cette situation n’est pas très agréable. Le voucher fait son effet. La directrice explique poliment que l’employée qui a pris la résa ne fait plus partie du personnel, que l’hôtel est plein mais qu’elle va trouver une solution. La solution fait au bas mot 120m2, 2 chambres avec baignoires, cuisine, salon, terrasse. Un peu gênés quand même, puisqu’elle annule des résas pour nous y loger. Les mesures de sécurité sont impressionnantes : codes et clés spécifiques pour accéder dans la cour du parking, aux escaliers, pour rentrer dans l’appart, pour accéder à chacune des chambres, coffre fort ds chaque chambre ! A part le matériel de cuisine un peu usé et les canapés un tantinet élimés, l’apart est vraiment agréable. Pour 38 euros la nuit ! YES ! Comble du bonheur, la baignoire se remplit d’eau très, très chaude. Le luxe absolu au regard des douches, froides et bien plus, subies depuis l’ arrivée. Ca va mousser !

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Malgré la tempête qui fait rage - marcher droit est impossible - Joss et Rémy décident d’aller manger au Raft, au dessus d’une mer démontée envahie par des milliers de méduses d’un blanc fantomatique. Le repas est excellent, la clientèle assez hétéroclite : locaux blancs tirés à 4 épingles fêtant un anniversaire, couple de touristes habillé safari chic accompagné de chauffeur et guide privés, familles cheveux en bataille jeans et polaires, couple d’amoureux, groupes de tour opérateurs heureux de vivre, tout ce petit monde créant une atmosphère joyeuse mais bruyante. Nous repassons par la réception de l’hôtel et la responsable affirme que ce vent vient de la mer et qu’il fera beau demain matin. Elle met gracieusement sa connexion Internet à disposition, s’intéresse au couple, et les voilà partis à papoter. C’est une blonde au corps sec dont le visage ridé et buriné parle des générations d’Afrique imprimées dans ses gênes. Il y a des liens d’amitié évidents entre elle et les employés noirs qui parlent et se déplacent sans courber la tête, en regardant droit dans les yeux, à l’aise dans leurs baskets . Ca fait du bien. Pendant ce temps les clients défilent : des hommes et femmes d’affaires, noirs, blancs, arabes, indiens, des congressistes. Une autre Namibie. Rémy et Joss regagnent leur apart plein d’espoir : demain il fera beau pour MolaMola.

Jeudi 10 juil 08 : à la poursuite d’un rêve Confirmation le lendemain au petit déjeuner, nous sommes les seuls touristes, courtoisement reçus cependant par les costumes et tailleurs et hauts talons. Petit déjeuner peu varié, mais bon et copieux. Il fait encore bien froid même si le vent s’est tu, sans doute épuisé par tant de combats. Le bureau de Mola Mola dirige Joss et Rémy vers la plage de l’embarcadère. Le départ du bateau est prévu à 09h00. Joss a rendez-vous avec Sandwich Harbour et ce n’est pas rien ; des histoires de dunes plongeant dans l’océan, quand le désert rencontre la mer. En attendant, la lumière froide qui court sur le bleu profond de l’océan, à leurs pieds, invite à la contemplation.

Le bateau arrive à quai et commande l’embarquement des 15 passagers de toutes sortes dont 5 Français et 2 Otaries mâles à fourrures manifestement très à l’aise, venues quémander leur ration de poissons offerte par la maison. Petite frayeur pour Joss dont les cuisses se trouvent sur le passage du plus jeune des mâles, celui qui peut se faufiler sous la barre fermant le bateau à l’arrière ! Tout ceci bien sûr est destiné à mettre les passagers de bonne humeur. Mission accomplie ! Ils régressent tous et retrouvent leur âme d’enfant devant ces otaries complices, puis lorsque les pélicans et les mouettes illuminent le ciel outremer, criant à gorge déployée à la poursuite des même poissons MolaMola. Des dauphins jouent avec l’impatience des passagers, tournant autour du bateau sans relever une seule fois la tête. Grrr !

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Le froid vif allié aux rayons du soleil sur les flots et les dunes dorées de l’horizon, crée une ambiance qui imprime la mémoire, celle des sensations, dossier Namibie _Walvis_ jul08 ! C’est peut-être un des mystères de l’appel aux voyages : vivre et revivre ces sensations de plénitude, enfin en accord avec soi et ce qui entoure. Au bon endroit au bon moment.

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La partie « mer » de l’excursion s’achève à Pelican Point, bien connu pour n’accueillir aucun pélican. Des 4x4 attendent les passagers pour les conduire entre mer et sable jusqu’à Sandwich Harbour. Notre chauffeur se prénomme Mike. un Hongrois inoubliable s’installe à l’avant, Rémy et Joss prenant place à l’arrière. Il est difficile de ne pas, à nouveau, se dire qu’il existe des rencontres parfaites. L’équipage se compose de passionnés. Mike est amoureux fou de son pays et des lieux qu’il fait visiter. Il est d’une patience à toute épreuve. Plus on lui pose de questions, plus il est heureux. Il est ému aux larmes lorsque Joss lui dit que cela fait 35 ans qu’elle rêve de ce moment. Le Hongrois, très vite surnommé « le Hongrois fou » », est un géologue un peu déconnecté : il part dans tous les sens, veut tout voir, tout faire, un peu enfant gâté, un peu chien fou, aussi attendrissant qu’un jeune chien fou. Rémy est à l’aise : Mike et le Hongrois Fou parlent allemand - même s’il lui est difficile d’en placer une au milieu des 3 pipelettes.

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Quand à Joss, des coussins de nuages en guise de Pataugas l’empêchent de toucher terre, sable plus précisément. Tous les sens en éveil, le bonheur est à son comble lorsqu’elle comprend que Mike est prêt à s’arrêter toutes les 30 secondes pour des prises de vue. Il anticipe même et la prévient pour qu’elle soit prête ! Il raconte l’Histoire du site, les particularités biologiques, ralentit dés qu’apparaissent des groupes d’oiseaux. Il s’arrête brusquement, ramasse un petit trésor et revient l’offrir à Joss pour immortaliser cette journée. Il s’agit d’une coquille d’huître de sable fossilisée. On en trouvera d’autres, mais celle ci est exceptionnelle : entière, parfaite, les coloris patinés rouge corail, blanc craie, jaune doré et noir charbon font de ce coquillage d’env. 15 cm de long une des plus belles chose qu’il ait été donné de voir au couple.





A Windhoek, Bruno avait dit : tu verras, la première fois à Sandwich Harbour, on s’en souvient, tu verras… Qui peut expliquer pourquoi certains lieux exercent une telle fascination ? Pourquoi moi, et pourquoi ici ? Pourquoi autant d’émotions ? Parmi les 5 équipages, 2 sont enthousiastes, 2 contents d’être là, et le 5ème demandera à repartir très vite, incommodé par le vent froid qui souffle et le sable qui vole. Rémy, trop occupé pendant la période de préparation du voyage pour s’y investir, en prend plein les yeux. Il pensait faire plaisir à sa petite femme, or le voilà mordu à son tour .

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La Mike’s Team arrive bonne dernière pour le banquet au creux des dunes. Le site est mémorable, à l’abri du vent, et le pique nique servi est étonnamment bien élaboré, à base de produits de la mer. Rémy affirme que les huîtres sont excellentes. Joss quand à elle n’a jamais réussi à avaler les choses qui gigotent encore, au grand dam des Aquitains de sa famille. Le mousseux Sud’Af par contre, sera très bien accueilli ! Le repas est l’occasion de discuter avec les autres passagers. Un couple de Niçois est avide d’infos concernant la libération d’ Astrid Bétancourt.

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Joss est assise en face d’un couple d’env. 60 ans. L’homme engage la conversation et se présente : fermier viticulteur de Cape Town. Même si Joss n’en laisse rien paraître, c’est le grand chamboulement dans sa tête. Pourquoi cet homme qui est l’archétype des colons responsables à la base du système odieux qui a ensanglanté l’Afrique du Sud, pourquoi cet homme décide de parler avec la seule « colorée » du groupe ? Cette question est évidemment aussi bête que pourrait l’être une tentative de réponse. Joss a grandi avec l’apartheid où les mariages mixtes étaient interdits et les métis déclarés illégaux. Même de l’autre bout du monde, ce système était vécu comme une insulte. Alors, se retrouver en face de ce monsieur poli et cultivé, qui parle si ouvertement de son pays est un petit choc. On a beau savoir que rien n’est tout gentil d’un côté ou tout méchant de l’autre, les stéréotypes ont la vie dure. La Namibie apparaît doucement comme la destination intime d’une vieille enfant à la recherche de questions dont les réponses ne sont encore connues de personne.

Il parle des inondations catastrophiques de cette année, du drame vécu par les Zimbabwéens, de la beauté de son pays, et des crimes qui s’y multiplient. Il parle de son vin, et du champagne français. Il comprend, dit que les choses devront changer, même si aucun fermier n’y est prêt. A partager les terres. Il y a une chose que Joss commence à comprendre : les descendants des colons sont africains maintenant. Ils le sont devenus. Tout comme se sent Français en France un descendant de lointains immigrés. Sauf que les descendants de colons sont chargés de valises bien bien lourdes.



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Sandwich Harbour, des dunes, une lagune d'eau douce, et l'océan atlantique.

Mike explique qu’il conduit exceptionnellement son véhicule privé et ne transporte aucun matériel de groupe. Il n’est donc pas soumis à des horaires de retour fixes … Notre chauffeur décide de continuer à travers les dunes. Chenille géante, train en folie, montagnes russes, on se croirait à la fête foraine. Un autre équipage de mordus nous accompagne par mesure de sécurité. Les dunes grognent et chantent, l’horizon s’affole, Rémy ne serait pas mécontent de retrouver un horizon stabilisé, le Hongrois Fou et Joss en redemandent.

A l’arrivée au cœur de Sandwich Harbour, là où le « delta » fait se juxtaposer le désert, les bras de lagune, la plage et l’océan, la sérénité reprend le dessus. Splendeur, calme et volupté. Joss voudrait en faire le tour, c’est un peu trop grand, et il est déjà tard. Le vent se renforce et le soleil décline rapidement. Il faut prendre le chemin du retour, par les dunes puisque la tentative de passage par la plage se révèle hasardeuse. La marée monte vite.

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Juste avant d’arriver aux salines, Mike pousse une exclamation stupéfiante et sort de sous un gros plastique noir un énorme réflex, avec un objectif comme on peut n’en voir qu’à Etosha, énorme ! Le Hongrois-Fou Rémy et Joss éclatent de rire : « now we really know you ! Everything is quite clear !”. Un chacal se promène en bord de mer, la lumière est parfaite. Mike, calmé, explique que cette image est rare ici. On lui fait confiance. Le soleil est presque couché, le 4x4 qui suivait est déjà rentré. Les salines sont belles et la fine équipe apprendra tout ce qu’il faut en savoir. Retour au parking MolaMola. Il fait nuit. Il faut bien se résoudre à se quitter. .

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A Walvis, le vent se déchaîne à nouveau. Ce soir ce sera pâtes et jambon. L’apart est glacial. Joss vide les sacs à dos à la recherche du « trésor de Mike ». Rien n’y fait, il faut s’y résoudre, il a été perdu… Tout à coup de drôles de bruits se font entendre de l’autre chambre de l’apart. La télé est allumée !?! Joss frappe à la porte, et se retrouve nez à nez avec une grande blonde d’à peu près son âge, sauf qu’elle est vraiment très grande, elle ! Après les explications et présentations d’usage elle apprend que Susan et son mari sont Sud Africains et tour operators. Ils accompagnent un groupe qu’ils retrouveront au petit déjeuner. Le vent à beau souffler comme le méchant Loup sur la maison en paille, Rémy et Joss s’endorment comme des masses de plomb.

Vendredi 11 juil 08 : entre désolation et ��blouissement Au matin, le vent s’est essoufflé, comme le Loup sur la maison de briques. Des sourires accueillants au petit dej, décidément cet hôtel leur va bien. La cuisinière vient à table dire qu’il faudrait quand même goûter à ses saucisses. Bon…C’est vrai qu’elles sont bonnes, mais des saucisses d’éland au petitdèj, pas facile ! Susan arrive avec son mari et ses 15 voyageuses : 65 ans d’âge moyen, qu’elle balade entre autre dans la bande de Caprivi, au Zaïre et au Zimbabwe. Vaillantes mamies ! Elles posent des tas de questions sur la France qui les fait rêver.

Rémy et Joss se disent qu’il est dommage de quitter Susan et son mari, d’autant plus que la décision de revenir en Afrique Australe est déjà prise. Ils demandent donc les coordonnées de la petite structure touristique et décident qu’ils confieront la partie Afrique du Sud de leur prochain périple à ce couple sudaf…mixte. La voiture chargée, direction ravitaillement puis bureau de MolaMola ; peut-être que Mike est joignable et que le trésor est resté dans son 4x4. Mais Mike est en mer. La jeune femme au bureau se lève et emmène Joss à l’extérieur, au pied d’un arbre où se trouvent des fossiles de coquilles en décoration. Elle propose à Joss de choisir celui qu’elle veut, même s’ ils sont sûrement moins beaux dit-elle, en s’excusant. D'une façon ou d'une autre, il faudra revenir à Walwis Bay.

Il est temps de quitter Walvis Bay. Avec l’impression que le reste du voyage risque d’être un peu fade, après Sossusvlei et Sandwich Harbour. Il est déjà 11heures.

Détour rapide pour voir à quoi ressemble Swapkopmund. C’est original, mais trop européen pour nous, même si deux femmes Himbas aperçues près de l’école nous ferons écarquiller les yeux et oublier les colombages. Direction Spitzkoppe, la décision étant prise de « zapper » les otaries de Cape Cross. Oui mais… A l’intersection il aurait fallu tourner à droite, or le Toyota va filer tout droit. Lorsque Rémy s’en aperçoit, le couple se dit qu’après tout, autant aller voir les otaries. Tout au long de cette longue, longue piste à l’atmosphère oppressante Joss se demande pourquoi et qui a bien pu venir s’installer ici ! Et puis les paroles de Wilhelm reviennent : du moment qu’on peut puiser de l’eau, on peut vivre. Le ciel est gris et l’horizon bouché. La végétation se limite à de minuscules plantes, rampant à la façon de lichens jaunâtres. Les collines sont grises, ternes et polies par les vents. Il règne un tel climat de désolation que Rémy se dit qu’il faut une sacrée bonne raison pour vivre ici. Il en verra au moins 2 : le tourisme généré par la pêche qui attire de nombreux aficionados et l’industrie saline.

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Le vent qui souffle à Cape Cross rappelle celui de Walvis. La mer est démontée et le chaos des vagues se mêle aux cris des dizaines de milliers d’otaries. La lumière change toutes les secondes, jeu de nuages, jeu de vent. Curieusement, alors que Joss s’attendait à suffoquer, l’odeur des grosses bébêtes est à peine présente. Aucun chacal ne déambule sur la plage, aucune charogne en décomposition. Le froid repousse les rares promeneurs. Parmi lesquels nos Italiens préférés... mais sans le barbu..? De petits sourires sont échangés, mais sans oser poser la question qui mobilise la totalité des neurones. Non, non, ils n'auraient pas continué sans lui, se rassurent Joss et Rémy. Le site est déserté, au grand plaisir du couple qui profite pleinement de ce spectacle assez sauvage. Le nouveau lodge de Cape Cross tout au bout de la plage, à l’air d’un refuge douillet où Joss se verrait bien passer une nuit, bercée par les vagues. Mais il faut repartir, direction le Spitzkoppe.

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Direction le Spitzkoppe Le soleil réapparaît progressivement, la piste reste tout autant désertique. Les nuages de poussière soulevés par les rares véhicules croisés sont opaques au point de boucher toute visibilité. C’est sûr, la pluie a oublié cette partie du monde. Joss a une pensée pour Bigoudi qui, dans son carnet, conseille judicieusement d’emballer les effets personnels dans des grands sacs poubelles épais. Non seulement les effets personnels sont protégés de la poussière, mais ils sont aussi dissimulés à la vue des vendeurs petits et grands qui essaient d’évaluer les moyens du touriste en détaillant du regard les valises dans le coffre ou sur le siège arrière. Le truc en plus de Joss : les pinces à linge en inox pour maintenir efficacement les sacs poubelle sur de grandes valises.

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Après plusieurs heures de ces pistes monotones, la fatigue aidant, Joss se demande ce qu’il peut bien y avoir comme type de camping au milieu de ce désert minéral. Elle sent bien que Rémy se pose des questions lui-aussi. Une image positive s’impose à elle : Grisemote et MLefevre ont classé ce campsite dans le top 3 de leurs sites préférés en Namibie. Il n’y a donc pas à s’inquiéter ! Et c’est donc rassurée qu’elle profite du coucher de soleil. Oui mais, dans 30mn au plus tard, il fera nuit… Au loin apparaît une montagne, ouf ils sont arrivés. L’endroit est un peu glauque, les « taudis » que l’on aperçoit depuis la route sont étonnants, tenant plus de la décharge que du village. Non, ici c’est le petit Spitzkoppe, et c’est bien une décharge. Rémy, qui a naturellement l’inquiétude et le pessimisme chevillés au corps, prononce des paroles ô combien surprenantes et édifiantes : tant que ce n’est pas indiqué, c’est qu’on est pas encore arrivés ! Ces mots sortis de sa bouche expliquent à eux seuls la qualité du réseau routier namibien et de ses indications.

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Le grand Spitzkoppe est en vue, bientôt désigné par le panneau « campsite ». Il est tard, le gardien n’est plus là. Joss soulève la barrière et c’est parti pour la découverte du Spitzkoppe. Un adorable comité d’accueil s’entête à se faire admirer : un couple d’oréotragues, petites antilopes de rochers, qui accompagne la voiture dans sa recherche d’un emplacement pour la nuit. Il fait presque nuit et la couleur orangée de la pierre est à son maximum. Sacrée journée. L’océan source de vie à Walvis, la bourgeoisie coloniale de Swapkop, la désolation fascinante de Cape Cross et à présent l’éblouissement minéral du granit illuminé. Côtelettes d’agneau, ratatouille et riz, accompagnés par le petit vin qu’il faut et Dodo. Il ne fait pas trop froid, enfin moins qu’à Sesriem.

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Samedi 12 juil 08 : voir Uis et….s’enfuir !!!

Journée au programme assez calme - et c’est tant mieux - traversée tranquille du Damaraland jusqu’au Mowani Mountain Camp. Le couple a donc le temps découvrir le site magique du Spitzkoppe au lever du soleil. Il n’y a pas de mots. Peut-être des photos. Et encore. Elles ne diront ni la pureté de l’air, ni la qualité du silence, ni la lumière froide qui effleure le visage. Joss et Rémy sont seuls dans cette immensité vierge. De retour au camp, le petit déjeuner se prend en silence, égayé par les oiseaux effrontés qui s’affrontent pour la moindre miette.

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Une certaine langueur s’installe avec la chaleur qui monte. Qu’il est dur de reprendre la route. « Heureusement » pour Joss et Rémy une odeur nauséabonde de couche-culotte bien garnie remonte par vagues du bidon-poubelle. Il est 10h, en route sans plus de regret à la découverte du Damaraland !

Fait presque étonnant, il fait chaud ! Et même très chaud. Lors d’une petite halte, les chemises à manches courtes sont tirées des sacs et les pieds sont mis à nu dans des sandales ouvertes. Pour les shorts, on attendra encore un peu. Les paysages, quoique beaux, et dépaysants après ceux du Naukluft, sont peu variés : des étendues d’herbe sèche, ponctuées de petits arbres trapus, entourées de monts aux couleurs chaudes : rouges, rosés ou gris. Les pistes parlent encore des inondations subies très tard dans la saison. Certains passages de rivière réservent des surprises de sable mou, de « flaques » d’eau dissimulant des roches traîtres, ou même de quelques springboks dont l’inconscience attirera sur eux les foudres verbales de Rémy. Les springboks posent par ailleurs un sérieux problème de conscience à Joss. Depuis qu’elle a goûté à la finesse du cuissot de cette délicieuse antilope, Joss ne peut en voir s’élancer sans se mettre à rêver d’un Braï-méchoui de Springbok. Rien à faire, elle salive rien qu’à les regarder. Les springbok sont une véritable énigme à ses yeux : leurs grands troupeaux représentent depuis toujours un formidable garde-manger pour les carnivores de tous poils. La chasse devrait avoir ancré en eux des réflexes de fuite ! Eh bien non, pas du tout. Et Joss a tout le temps de fantasmer devant ces antilopes dodues.

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L’arrivée à Uis est mémorable. Joss est au volant et conduit pour la première fois en zone « urbaine ». La stabilisation du Toyota devant les pompes à essence se fait…se fait un peu bruyamment… Il n’y a pas d’autres clients. La dizaine d’hommes présents s’est figée et regarde fixement ce petit bout de femme au volant de ce gros truc, avec un homme blanc assis sur le siège passager. C’est décidé, Joss ne descendra pas du véhicule. A Rémy qui ne parle pas anglais de se débrouiller pour savoir si la station accepte la carte (il reste juste assez de N$ pour faire des courses et payer le prochain campsite). Alors que l’essence remplit le réservoir depuis quelques minutes, Joss remarque que le dessin représentant la carte visa est du type jamais-vu-auparavant. Le doute s’installe. Le couple n’a plus assez de N$ pour régler un plein comptant. Zut, zut et rezut ! Elle descend et demande à l’un des hommes si la carte qu’elle tient dans sa main est valable ici. « Yes, maybe… on peut peut-être s’arranger avec le supermarché du site ». Joss demande très fermement au pompiste peu empressé d’arrêter sa livraison et le responsable envoie le couple payer à la caisse du supermarché.

Au moment de remonter dans la voiture, un jeune vendeur de pierres s’approche de Joss, qui n’en a cure des minéraux. Mais bon, elle veut bien lui en acheter une, pour son joli sourire timide. Cela s’appelle mettre le doigt dans l’engrenage. Elle n’a pas le temps d’acheter la pierre que 4 autres vendeurs l’entourent aussitôt, et il n’y a aucun sourire dans leur attitude. Ils sont clairement sous l’effet de substances dures. Leur empressement devient agressif. Joss et Rémy arrivent à remonter dans la voiture et se dirigent 200m plus loin, vers la supérette. Les 5 vendeurs ont suivi et Joss commence à manquer de patience. Mais ils ont l’âge de son fils aîné. Elle leur dit qu’elle n ‘aime pas les pierres, mais qu’elle leur donnera quelques dollars en revenant. Le beau gosse chef du clan répond qu’il préfèrerait un peu de cette bonne viande de poulet, avec du pain, et qu’en échange ils garderont la voiture. Ils ont soifs aussi. Au supermarché, c’est la douche froide : la responsable explique que les 2 comptabilités sont séparées et que le responsable essence le sait bien…Elle n’accepte la carte que pour des achats dans son magasin, mais nous conduit vers un distributeur de billets – ouf ! – mais hors service !!!! Il fait frais dans la supérette et les vendeurs sont visiblement connus et interdits d’entrée. Petit répit. Autant parer au ravitaillement, d’autant que les rayons sont bien garnis. Il n’y a plus de poulet frais. Rémy et Joss achètent donc des blancs de poulet surgelés, du pain et du soda.

Retour sur le parking où les achats n’attirent que des critiques : les jeunes prennent le sachet, mais ils voulaient du poulet frais, et de la bière. Au moment de démarrer, alors que les vitres sont ouvertes, ils entourent la voiture et demandent à être payés pour la garde du véhicule. Il y a bien une dizaine d’hommes d’âge mur sur le site, mais aucun n’intervient. Rémy et Joss restent fermes et essaient de démarrer. Jusqu’au moment où un des larrons se saisit de leur lampe torche et demande de l’argent pour sa restitution.

Il fait très chaud et dans la tête de Joss, tous les verrous de sécurité cèdent les uns après les autres. : « Tu n’as pas honte, que dirait ta mère si elle te voyait. Moi j’aurais honte si mon fils se comportait aussi mal que toi ! » Joss a très clairement touché un point sensible et avant de savoir s’il y a danger, elle ouvre sa portière et fait mine de se diriger vers lui, portée par sa colère de "mère outragée". Elle n’a pas le temps de mettre pied à terre que le jeune homme lance un regard désorienté à Rémy, lui rend la lampe et s’en va rapidement avec sa troupe. Rémy est mort de rire. Joss mesure 1m55 ! 1m55 de colère ça peut être impressionnant. La preuve ! Il reste encore à payer l’essence au responsable. Sans prononcer un mot, pour contenir tous ceux qui essaient de s’échapper. Voilà, il est 15h, demain c’est dimanche, il reste 70N$ de liquidités dont 50 serviront à payer la nuit à Mowani Mountain camp. Le couple n’a qu’une envie, quitter cette région au plus vite - tant pis pour la White Lady -, atteindre Mowani camp et y trouver de l’ombre. Le gardien dans sa cahute est heureusement calme et souriant. Il indique l’accès et propose du bois sec. Joss décline, expliquant qu’ils n’ont pas assez d’argent sur eux. Non, non, servez-vous autant que vous voulez, c’est gratuit. Il est 16h30, l’eau de la douche est encore (un peu) tiède, le camp bien équipé et ombragé. Allez, un peu de farniente, puis saucisse, purée, haricots verts et petit vin, et Dodo.

......Mowani camp ..................../

Dimanche 13 juil 08 : Mona Lisa et les éléphants Aucune lassitude lorsque le soleil s’empare de l’horizon. Il faut ajouter la lumière à la liste : de l’eau, de l’air, de la lumière ! Rémy aimerait cette fois plier le camp rapidement. Le couple doit trouver une solution - pour changer des euros et mettre de l’essence - avant de se diriger vers le site de gravures rupestres de Twyfelfontein, et rejoindre ensuite le campsite d’Ongongo dans le Kaokoland. Oui mais… Un vol de perruches émeraudes et craintives (magnifiques aux yeux de Joss) se pose à quelques mètres d’eux. S’ensuivent de longues manœuvres délicates pour les fixer sur la carte mémoire.

......................................................................Les perruches de Mowani camp...........

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Depuis Mowani Mountain Lodge ...... ...... Attendre 45mn pour quelques photos, puis apprendre que le lodge de Mowani n’effectue pas de change monétaire et qu’il va donc falloir faire un détour par celui de Twyfelfontein ne contribue pas à alimenter la bonne humeur de Rémy qui prononce à plusieurs reprises le mot « UIS » au milieu de pleins d’autres … L’accueil à Twyffelfontein Lodge est agréable, même s’il n’est pas possible de changer plus de 50 euros.

Il est 11h30 lorsque, remontant la piste vers la «route » principale, un nuage de poussière intrigue Rémy. Ce sont des éléphants, des éléphants du désert, ici, en plein Damaraland. Quelle chance de voir leurs premiers éléphants sauvages dans ces paysages intacts du Damaraland ; les voir évoluer est particulièrement émouvant. 13 adultes et 3 petits qui se dirigent vers la voie qui mène au site de Twyfelfontein. Autant dire qu’ils ne passeront pas inaperçus !

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Le site de Twyfelfontein est un chaos de collines, effondrées en grosses roches rouges, empilées de façon aléatoire ; certaines de ses roches offrent à voir les gravures rupestres les plus vieilles du continent africain. Bonnes chaussures conseillées.



Le guide que nous suivons porte le prénom inoubliable de Mona Lisa. Au début froide et réservée, elle se réchauffe un peu, et finalement dit qu’elle sait porter le prénom d’un célèbre tableau exposé en France, et demande pourquoi Joss est française. Joss en profite pour lui demander ensuite de lui parler des différents peuples Namibiens. La discussion bien entamée, Monalisa demande avec des yeux qui brillent : vous avez vu les éléphants ? ils sont revenus aujourd’hui ! Vous avez vus les petits ? Ils sont tellement beaux ! Nombreux sont ceux sur le site qui ont aperçu les pachydermes et, très vite, le retour des éléphants devient le sujet de discussion général. L’espace d’un trop court instant, les gens sont heureux, il n’y a plus ni guides, ni touristes, simplement quelques êtres humains partageant la joie d’autres êtres humains. Joss et Rémy auront encore l’occasion de mesurer l’attachement des Namibiens pour leur terre et toutes les formes de vie qui la peuplent. De façon tout à fait étonnante, Rémy et Joss se prennent à penser que sans ces ( censuré) UISsiens, ils ne les auraient pas vus, les éléphants.

Il est presque 13h. Un peu moins de 2 heures de pistes les conduisent, en passant vers Palmwag, jusqu’à la source de Warmquelle, gérée par la communauté d’Ongongo.

Palmwag, springbok téméraire ou inconscient, il finira par bondir sur le toit du toyota !!!!!!!.......... ........................................

........................................Zèbres de montagne..................

L’air est d’une sécheresse irritante à laquelle les sinus européens ne sont pas habitués. Cette journée sera la plus chaude du séjour et c’est avec soulagement que Joss et Rémy arrivent à Ongongo, soulevant une poussière presque coupable. Le comité d’accueil ne se fait pas attendre. Des dizaines d’enfants bravent la poussière et accourent pour vendre du bois et du petit artisanat, . Joss et Rémy ne s’arrêtent qu’une seule fois, causant ainsi bien plus de frustrations, exprimées, que de joie. Le site d’Ongongo reste gravé dans la mémoire du couple comme celui du malaise. Malgré la grandeur du site, la taille et le nombre des emplacements de camping ne permettent aucune intimité. L’employée du camp vient encaisser son dû alors que le Toyota du couple négocie encore les ornières et le passage en eau de la voie d’accès . Elle explique que c’est le boss, qui surveille le site depuis les fenêtres de sa cabane, qui l’envoie. Une espèce d’Arlésien Namibien quoi ! Il règne autour de ce camping communautaire des images de misères qui apparaissent injustes au regard de la manne touristique générée par le site et gérée par la communauté. Il doit y avoir des jours comme ça, peut-être qu'une certaine fatigue altère l'objectivité. Joss a une pensée pour MimiNono. Les couples allemands et suisses avec lesquels Rémy discute ont décidé, tout comme Rémy, de n’y dormir qu’une nuit au lieu des 2 prévues. Le site de la source est pourtant beau et surprenant . Joss a mobilisé son courage pour se baigner malgré les milliers de bébêtes, et la couleur de l’eau vert-bien-vaseux par endroit. Elle a fait son européenne ! Le soir tombe, c’est pleine lune, et des milliers de grenouilles n’attendaient qu’elle pour débuter le concert … (les bébêtes dans l’eau : les larves des grenouilles). Le boeuf acheté à Uis est immangeable...Ce sera donc jambon, pâtes, courgettes en papillotes, fromage et vin. On ne va pas se laisser aller ! Le sommeil sera lourd à partir du moment où il deviendra possible de faire abstraction du chant des batraciens....

...........Emplacements dans le lit à sec et cabane du Boss sur la rive

.................Warmquelle : la source tiède (tiède ne veut pas dire chaud...)

........................Camping d'Ongongo, dans le lit d'une rivière à sec. Accès réservé aux 4x4 ! .

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Mercredi 12 novembre 2008, 04h30.

Fin de la première partie. La deuxième n'est même pas encore à l'état d'ébauche..😊

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Grand concours de photo – mars 2016 « Mon Village / Ma Ville / Ma Région » English translation pending
by Xrctn · 2016-02-28 · 166 replies
Mon Village / Ma Ville / Ma Région

Comptez sur un mec qui marche déjà la tête à l’envers pour venir avec l’idée de prendre l’essence de ce concours… à l’envers ! Cette fois, il ne s’agit pas de proposer des clichés de voyages à l’étranger avec un thème précis mais plutôt de nous faire découvrir votre propre environnement, celui que vous côtoyez la plus grande partie de l’année, celui que l’on finit presque par oublier qu’il existe, celui auquel on souhaite parfois même échapper en partant découvrir d’autres horizons.

Ce mois-ci, je vous propose de découvrir ou de redécouvrir les lieux proches de chez vous et de nous les faire découvrir afin de nous donner l’envie de venir les voir de plus près. Je vous nomme ambassadeurs/ambassadrices de votre village, de votre ville, de votre région (province/canton/état). Carrément ! A vous de nous le ou les présenter au travers de votre regard.

Deux cas de figure : Le Village/ la Ville/ la Région de votre naissance, Le Village/ la Ville/ la Région où vous résidez actuellement.

Aucun de ces deux cas de figure n’est exclusif, c’est-à-dire que vous pouvez proposer une, deux ou trois photos pour l’un ou/et l’autre de ces deux cas de figure. Limpide non !

Cerise sur le gâteau : Zéro restriction sur le thème de la photo, aucun hors sujet en ce qui me concerne. (une éventuelle censure n’est pas de mon ressort mais de celui du webmaster) Le clocher de l’église, la devanture de la boulangerie, le visage de la charcutière, un monument, une terrasse de café, un arbre, des champs, une chaine de montagnes, une station de métro, un musée, un mur, un château, une fanfare, une fête, un artiste de rue, un détail, une vue panoramique, le banc de votre premier baiser… la liste est infinie.

Cadeau empoisonné : Cette liberté totale risque d’être enivrante mais aussi d’être paralysante puisque tous les thèmes sont permis et qu’il n’y a pas de garde-fou. Je vous lâche dans le grand bain et sans bouée par-dessus le marché !

Mes souhaits : Le premier est celui de vous faire sortir de la maison et d’arpenter les rues de votre village/ville ou les chemins de votre région avec votre appareil photo en bandoulière. Prenez l’air, humez le Printemps qui arrive (enfin ça c’est pour certains !), posez un nouveau regard à ce qui vous entoure. Vaste programme et surtout aucune excuse possible ! Et puis, il est également temps de donner une chance à ceux qui ne partent pas (pour diverses raisons) vers des destinations lointaines.

Le deuxième souhait est que vous vous révéliez… un peu, beaucoup, passionnément. D’en connaitre un peu plus sur qui se cache derrière les pseudos. De savoir d’où vous venez, pourquoi vous habitez à tel endroit et qu’est-ce qui fait que vous aimez un lieu en particulier. J’espère que vous serez nombreux à partager vos photos et tout aussi nombreux à me rejoindre sur le fil de la discussion et surtout qu’il y aura plein de bavardes et de bavards.

« Mais c’est un véritable détournement du concours cette histoire ! » diront les puristes de ce concours de photos. Peut-être, surement même ! Mais en ce me concerne, les photos ne seront ce mois-ci qu’une excuse pour découvrir d’autres regards sur le monde qui nous entoure. Je n’ai pas ni le don ni la passion photographique, j’aime prendre des photos ici et là juste pour me faire des souvenirs, tant mieux quand elles sont réussies. Je l’avoue, mon intérêt cette fois est d’en profiter pour connaitre un peu mieux ceux et celles… derrière l’objectif. Mais rassurez-vous, les discrets et les timides pourront le rester en toute quiétude et pourront se concentrer sur leurs talents photographiques pour que nous puissions tous admirer et envier le résultat de leur travail.

« Ah ouais mais ceux qui habitent à l’étranger ont un avantage, c’est pas juste ça ! » Taratata, tous les expatriés n’habitent pas dans des paradis exotiques, votre village/ville/région contient aussi des merveilleux endroits, des perles cachées… à vous de les découvrir et de donner ainsi le mal du pays à ces expatriés.

Le dernier souhait est que ce concours ne s’essouffle pas, bien au contraire qu’il rassemble davantage de participants. J’espère donc que le sujet de ce mois-ci va permettre de ratisser large, de faire revenir ceux qui se seraient égarés et peut-être même de faire changer d’avis ceux qui auraient des envies de s’égarer !!! Je compte sur vous pour rameuter les autres et je compte également sur le webmaster pour donner plus de proéminence à ce concours en le rendant plus visible sur le site.

La mission du mois : Prouver que le Voyage, l’Aventure et la Découverte commencent bien au coin de la rue et nous donner l’envie de venir… chez vous ! Bonnes balades donc et bonne chance.

Les modalités du concours : Attention, à titre exceptionnel, je me permets deux petites modifications et j’espère que Lahaut (l’investigateur de ces magnifiques concours) ne m’en voudra pas de trop.

La première concerne les heures de fermeture du concours et du vote. Ras-le-bol d’avoir comme référence l’heure de Paris. Cette fois, ce sera l’heure de… Pyongyang, (eh oui j’ose !) Quand il est midi à Londres (GMT – Greenwich Mean Time), il est 13h à Paris (GMT+1h), il est seulement 07h à Montréal (GMT-5h) mais il est déjà 20h30 (GMT+8.30) à Pyongyang (depuis que le Grand Leader en a décidé ainsi en Aout 2015 !). Voilà bien un truc qui va vous faire travailler les méninges.

La seconde modification celle-ci me tient à cœur depuis mes premières participations à ce concours de photos. N’ayant pas lu les instructions concernant l’attribution des points (eh oui j’suis comme ça !), j’avais donné un ½ point (un demi-point) à chacune des deux photos que je n’arrivais pas à départager pour la troisième place. Gros froncements de sourcils de la part de quelques-uns ! C’est qui cet inconnu qui crée l’embrouille ? Je suis donc rentré dans les rangs en me promettant que si un jour je gagnais ce concours, je modifierais cette règle car combien de fois j’ai (nous avons) agonisé au moment du vote et éliminer un participant pour un petit rien. Je remarque que c’était également le cas pour Masterpo cette fois-ci !

Eh bien en Mars je fais ce qui me plait (mon anniversaire étant le 21 Mars). Donc exceptionnellement, si vous hésitez entre deux photos pour la troisième place du podium (et uniquement pour la troisième place), je vous autorise à attribuer deux fois un ½ point (un demi-point) (tiens, je me découvre un coté rebelle, un peu Grand Leader sur les bords !).

Je récapitule vous pouvez poster jusqu'à trois photos (prises par vous-même uniquement), chacune dans un message différent, en indiquant leur numéro (1, 2 ou 3). Toutes les explications concernant ces photos sont plus que bienvenues.

Vous avez jusqu'au Vendredi 25 Mars 2016, 07h30 (heure de Pyongyang (GMT + 8h30)) pour présenter vos œuvres. Alors le vote pourra commencer et se terminera le Jeudi 30 Mars à 07h30 (heure de Pyongyang (GMT + 8h30)).

Vous voterez pour trois (ou quatre) photos maximum (et minimum), en indiquant clairement le nom du participant choisi suivi du numéro de sa photo. La première photo de votre vote se verra attribuer trois points, la seconde deux et la troisième un seul. Toutefois, il vous sera possible de placer deux exæquos pour la troisième place. Auquel cas, les deux photos placées à la troisième place se verront attribuer un ½ point (un demi-point) chacune.

Les votes comportant plus de quatre photos ne seront pas pris en compte. Le gagnant est celui qui aura proposé la photo obtenant le plus de points. En cas d'exæquos, le vainqueur sera celui qui aura obtenu le plus grand nombre de premières places, et à défaut, de secondes. Enfin, en cas d'égalité parfaite, le gagnant sera celui ou celle qui aura obtenu son score avant l'autre. Ce vainqueur aura alors la lourde tâche de choisir un thème à son tour pour le concours d’Avril 2016 qu'il organisera. Les exæquos à une autre place que la première ne seront pas départagés. Enfin, il n'est nul besoin de participer au concours pour voter. Merci de ne poster sur ce fil que des photos pour le concours, puis à compter du Vendredi 25 Mars à 07h30 (heure de Pyongyang (GMT + 8h30)), uniquement les votes.

Un fil de discussions autour de ce concours est ouvert ici : voyageforum.com/...-ma-region-d7387900/

Photorama: photos.google.com/...d3EzSlNVYjJlck5KN2lB
Danuk, frontière Thaïlande-Malaisie English translation pending
by Wolflarsen · 2012-02-11 · 28 replies
Bon c'est la 1ere fois que j'ecris un carnet de voyage ici mais la je me lance. d'abord ca commence par un depart en indonesie via kuala lumpur, jusqu'ici tout va bien. Ca se gate tout de suite avec un coup de telephone de Batam, ma doudou m'annonce que son oncle est mort recemment, bon meskine le pauvre mais le probleme c'est que le petit frere toxico s'est recemment rachete une conduite...Le brave garcon a eu une revelation mystique et, comme c'est souvent le cas pour les conversions tardives, se montre plus royaliste que le roi et s'oppose absolument a ma presence pour les quelques jours de ceremonie qui s'ensuivent. Je pourrai a la limite comprendre mais vu que l'annee derniere ce cretin s'est fait serrer les mains mouillees et qu'il me doit, au moins partiellement, d'etre en liberte a l'heure qu'il est et que c'est meme moi qui suis alle le chercher chez les flics je sais pas mais c'est pas passe.S'ensuit une discussion tres desagreable qui se termine avec moi qui lui raccroche au nez en disant avant qu'elle peut toujours se gratter pour que je vienne dans ces conditions. fierte quand tu nous tient.... le hic c'est que je venais me faire soigner les dents par sa cousine dentiste et qu'il faut que je me trouve un plan B de suite. Penang? singapour? bali? Ce sera Bali suite a quelques recherches , entre autres sur ce site, ou tout le monde conseille le meme dentiste. Je me sent moyennement bien, febrile et tout, mais je choppe un vol air asia pour le lendemain, tout en ignorant obstinement les appels de la petite. l'indien de l'internet cafe me dit qu'il n'a pas d'imprimante pour mon web check in et qu'il faut que je trouve ca ailleurs. Bon le khafir cherche 10 minutes un autre cybercafe mais non...sorry casino aja, je commence a avoir un peu le tournis et mon vol n'est qu'a 16h30 alors je vais me coucher, on verra demain matin la il faut que je dorme. le lendemain frais comme une carpe d'il y a une semaine je trouve un endroit pour imprimer tout ca , et la, surprise! mon vol etait a 9h30, Cool 100 euros dans le f尔n ca fait mal, bien sur rien a tirer d'air asia c'est pour ma gueule. Du coup je prends un autre billet mais cette fois j'attens une promo. Resultat une semaine a tuer en attendant mon vol. A KL hors de question. C'est comme ca que votre serviteur (n'en profitez pAS trop quand meme) se retrouve dans un bus pour hat yai thailande (j'etais parti pour les cameron highlands a la base mais c'est bizarre, impossible de tenir une pensee plus de 5 minutes aujourd'hui.) avec 25 indiens en goguette et quelques chinois super chelous. En parlant de chelou je trouve quand meme etrange mon etat present, frissons tremblement, temperature il me semble, mal aux os, mais on va pas s'arreter pour si peu, vas y Leon! Bon mon voisin indien decide de me tenir le crachoir, le probleme c'est que l'accent indien j'y arrive pas, on dirais toujours qu'ils ont un oeuf dur brulant dans la bouche, je sais meme pas si il me parle Malais ou Anglais mais bon sourire, oui oui c'est ca, tu peux me laisser tranquille maintenant. Le probleme c'est qu'il me regarde d'un air inquiet et je comprends quand meme qu'il me demande si jer vais bien.c'est vrai qu'a bien y reflechir je transpire comme un porc et je grelotte sous mes 2 couvertures. Pause pipi un peu plus tard, j'ai vraiment du mal a me lever et la glace des chiottes me renvoie l'image d'un zombie inconnu au bataillon> le dit zombie se retame majestueusement en sortant mais je me releve vaillament, c'est que j'ai ma fierte quand meme> Le plus dur n'est pas encore arrive, apres 250 heures de bus me voila qui doit encore descendre pour passer l'immigration, je constate que mon voisin avais change de place, mmmmmh, passons. Avec la fortitude et la bravitude qui me caracterise je fais a peu pres bonne figure au guichet des douanes et 10 metre apres vlan regamelle avant de monter dans le bus. la ca va plus du tout, plus qu'une heure jusqu'a hat yai mais non, pas moyen, hors de question que je remonte dans cette saloperie de bus je dit au chauffeur de m'ouvrir le coffre pour que je recupere mon sac, je trouverais uns piaule ici. Le brave homme m'explique que je ne suis pas encore arrive mais soudain RAOUUUUUL, pile entre ses deux jambes ce qui vient a bout de toute ses reticences, il sort lui meme mon sac et me fout dans un tuk tuk pour un hotel a Danuk. Je me reveille 20 heures plus tard au milieu de la nuit dans un lieu inconnu, tiens ca frappe a la porte, c'est la receptionniste qui vient me demander si"everifing OK?" Ben oui ca se voit pas, elle m'explique que c'est la 3eme fois qu'elle vient me voir depuis mon arrivee, ah oui quand meme... Brave dame elle m'a pris des medocs, elle a pris l'argent dans ma banane et me montre la note, bon point pour elle ca. et donc ca va un(tout petit) peu mieux et je me retrouve a danuk au matin. J'ai cherche sur le forum et personne n'en parle alors c'est moi qui m'y colle, ca tombe bien je suis un grand specialiste des border towns les plus glauques (le guide du zonnard c'est moi) du monde, J'ai deja dit deux mots de Batam sur ce site et peut etre, si vous etes gentils, un jour je vous raconterai Pailin (ca veut dire rouge sang et ca merite largement son nom...Playlist Holliday in Cambodia des dead kennedys)> Je traine ma carcasse dans les rues aussi mal reveillees que moi, un saut a la pharmacie et je retourne me coucher. En passant le pharmacien me dit que ca ne doit pas etre si malade que ca puisque j'ai reussi a venir par moi meme jusqu'a lui, je m, abstiens de lui repondre que j'ai une grosse experience des etats pitoyables...eh oui , l'entrainement, l'entrainement il n'y a que ca de vrai.Je suis un sportif de haut niveau des etats secondsd La suite demain inch'allah pour rentrer dans le vif du sujet a chaud parce que la je fatigue un peu ai je precise qu'apres deux jours ca va quand meme plutot mieux merci
Avis sur circuit au Québec en octobre? English translation pending
by Tolstone · 2011-07-16 · 47 replies
Bonjour ,

Je suis en pleine préparation de mon voyage pour Québec en octobre, voici mon itinéraire :

- J1 à J3 : Québec, nous souhaitons y rester 3 jours plein - J4 : Saguenay, 3 heures de route, - J5 : Val-Jalbert, 1 heure 30 de route & St Félicien - J6 : Alma : 1H30 de route - J7 : Ste Rose du Nord 1H30 de route - J8 : Tadoussac & Bergeronnes - J9 : Trois pistoles : 1H30 de route y compris le ferry - J10 : la Pocatière : 1H30 de route - J11 à J12: Lévis : 1H20 de route - J13 à J14: Trois Rivières : 1H45 - J15 : Retour sur Québec : 1H30 de route - J16 : Départ Aéroport

Pas trop rapide comme road trip ?? Quels sont vos avis ?? Les nombres de jours sont bien dispatchés ??
Femme Thai à double vie? English translation pending
by Chriswilliam · 2007-01-06 · 336 replies
j'ai une amie thailandaise a bkk qui me dit que certaines femme thai ont une double vie un mari farand et mari thaï en secret j'ai eu froids dans le dos 😕 bien sure en faisant bien attention de ne pas généralisé il y a aussi des fille thai vraiment sincère 😉 ...peut-être elle raconte des conneries aussi ? 🏴‍☠️
Iinéraire pour deux ou trois semaines en France English translation pending
by Youkettte · 2007-08-20 · 114 replies
Bonjour je suis nouvelle 🙂

Nous planifions un voyage en France pour 2 ou 3 semaines en juin prochain....

Bon... j'étudie par dessus la tête...

J'étudie les cartes, visite les nombreux sites internet qui parlent de voyages.... me suis achetée les guides du routard de la Provence et celui de la Côte d'Azur mais... plus je lis....plus j'ai des questions

Premièrement, nous nous cherchons un itinéraire

Deuxièmement, nous ne sommes pas trop chauds à l'idée de louer une voiture car la conduite est, paraîtrait-il, très différente de la nôtre ainsi que les routes, surtout dans les grosses villes et c'est là que se trouvent les aéroports...

Mais... si nous ne louons pas une voiture, serons-nous confinés seulement dans les grandes villes? Je sais qu'il y a les TGV... c'est une avenue que je vais explorer...

Serions-nous mieux de choisir 2 villes où il y a un aéroport, se déplacer en car ou à pieds et afin de pouvoir visiter entre les deux, se louer une voiture?

Ah... autre point.... se peut-il que les restos et bistrots soient beaucoup plus dispendieux en Provence et sur la Côte d'Azur qu'au Québec?... Mes références viennent du guide du routard...

Vos commentaires et expériences me seraient d'un grand secours...

Je parles de Provence et Côte d'Azur mais si mon budget ne me permet pas ces destinations, je suis prête à visiter tout pays de l'Europe...

Je ne connais rien, mais rien du tout, au delà de la grande mare...

Que me suggérez-vous? Tout sera en fonction de l'itinéraire...

Ah... oui pour l'hébergement, est-ce vraiment mieux de tout réserver à l'avance, à la journée près ou est-ce facile, rendus sur place, de trouver des hébergements à la dernière minute. Nous désirons voyager en chambres d'hôtes, ce qui est l'équivalent ici du bed and breakfast... Pour nous, les contacts avec les gens sont importants et rassurants...compte tenu que nous sommes néophytes...

Ouf que de questions (gênée)

Merci de vos réponses
Rencontre avec des vélos solaires et découverte du verglas d'été au Maroc English translation pending
by Facteur4 · 2018-02-02 · 63 replies
Mercredi 13 Septembre 2017 Balaruc Sète 9 km Je suis le seul participant à la randonnée Solarbike 2017 a avoir dormi au camping de Balaruc où était prévu le regroupement. Retardés les autres n’arriveront que pour le départ du bateau de 20h à Sète. Voir préambule : voyageforum.com/...post=8369614#8369614 J’ai donc toute la journée pour plier ma tente et réorganiser mes bagages. J’en profite pour redresser les sardines de mon tapis de sol beaucoup moins rigides que les piquets de ma tente et qui ont déjà souffert de mes 3 premières nuits.

Au téléphone Thomas m’avait invité à télécharger l’application ZENLY www.numerama.com/...-de-la-snap-map.html Cela permet de localiser ses amis si la fonction GPS de leur Smartphone est activée et qu’ils sont connectés. En fin de matinée, je m’étonne de toujours voir Thomas et Francine à 65 km de Sète à l’endroit où ils ont dormi. Toujours pas d’info sur la page Facebook jusqu’à qu’enfin apparaisse : SUPER INQUIET CE MATIN MON HANDBIKE NE DEMARRE PLUS. 1 heure QU ON CHERCHE En fait ils perdront plusieurs heures avant de comprendre que l’interrupteur n’est jamais passant et de le shunter. Alors qu’ayant gagné Sète, je profite de la terrasse d’un restaurant quai du Mistral, j’ignore qu’eux vont commencer une course contre la montre pour embarquer avant le départ du ferry.

Je m’offre une daurade et une dame blanche en regardant passer des bateaux de touristes surbaissés adaptés au pont de chemin de fer. Il s’agit du pont à bascule proche de la gare. Puis je me promène en ville en achetant quelques vivres. Peu après 17h je gagne la gare maritime. Une camionnette italienne attire mon attention et je fais connaissance d’Adalberto qui prépare son tricycle couché et sa remorque. Les 2 sont recouverts de panneaux solaires et il a déjà participé comme Thomas Papay au Sun Trip www.thesuntrip.com/presentation/. Il parle bien français, nous échangeons et je lui offre du raisin que je viens d’acheter. Puis je surveille son attelage pendant qu’il se repose sur le matelas dans son fourgon. Il pensait le laisser stationner là pendant 2 mois. Un marocain vivant en France et qui vient assister à tous les départs de bateaux lui déconseille et l’accompagne à un garage peu couteux. Mais comme le propriétaire est absent, Adalberto est contraint de lui laisser les clés. Cela commence sous le signe de la confiance internationale. Ils reviennent tous les 2 sur le scooter du sétois. Puis arrive Francis avec son tricycle sur la remorque de sa voiture. Il a roulé avec les participants depuis la Savoie mais il ne pourra pas pour des raisons de calendrier embarqué pour le Maroc. Il confirme qu’ils sont en retard. Avec lui je monte les escaliers pour aller au guichet. L’hôtesse qui demande nos prénoms ne trouve pas nos réservations. Pas de Francine, Thomas, Joy ou Gilles. En fait c’est un peu compliqué : Joy n’est pas son vrai prénom, il s’appelle Thierry et le billet est au nom Thomas qui se prénomme en fait Pierre-Thomas. Je m’inquiète pour son accès au guichet mais il n’aura pas besoin de monter à l’étage (non équipé d’ascenseur). Il suffira de présenter nos 4 passeports pour avoir les tickets d’embarquement. Adalberto lui n’a pas demandé à Francine de lui acheté sa place préférant régler au dernier moment. Si vous avez réussi à suivre, nous serons 5 à embarquer pour cette aventure : Thomas paraplégique et initiateur de ce raid, Joy qui sera son aide, Francine qui a participé à l’organisation, Adalberto et moi. Enfin s’ils arrivent avant le départ du ferry. Peu après 18h Thomas arrive avec Francine. Ils ont roulés jusqu’à 70 km/h sur la voie rapide. Alors que je viens lui dire bonjour, pour notre premier contact il sert affectueusement son bras au niveau de mes cuisses pour il me semble me féliciter de mes premiers 350 km et m’encourager. Je découvre son handbike dont les roues servent également à son fauteuil pour limiter le poids. Je retrouve avec plaisir Francine. Mais Joy n’a pas pu suivre car il a une roue crevée sur sa remorque ce qui le ralentit.



ll n’arrive qu’à 18h30 épuisé. Nous sommes les derniers à embarquer.

Un contrôleur de billet se souvient d’avoir vu embarquer il y a un an Paul Bermejo avec son tricycle couché solaire : voyageforum.com/...post=7621147#7621147



Difficile de passer inaperçu avec de tels véhicules. Mais il semble que de simples vélos soient déjà rares. Rien n’est prévu pour. L’équipage philippin nous propose des sangles pour les arrimer aux crochets implantés régulièrement dans le sol métallique. Pour les tricycles déjà stables sur leur roue pas de problème pour mon VTT je ne vois que la solution de le coucher. Un philippin me propose de le sangler contre une caisse en métal. Je laisse ma tente sur le porte bagage et emmène mes 5 sacoches jusqu’à la cabine que je partage avec Francine et Adalberto. Thomas et Joy dormiront dans une cabine avec sanitaire adapté aux Personnes à Mobilité Réduite que Francine avait retenue en achetant nos billets. Sur le pont quelques membres du personnel immortalisent le départ de cette traversée qui va durer 37 h. Nous quittons Sète en même temps que le soleil.

Je publie mon premier message sur le Groupe Solarbikes pour informer ses membres sur Facebook :

13 septembre, 19:56 Tom, Joy, Francine, Adalberto et moi, les 5 cyclistes sont bien montés à bord.



C'est parti ! bien installés dans les cabines.

Le pilote veille sur notre sortie du port.



je finis de rassurer les followers en ajoutant :

13 septembre, 20:10 Sortie réussie. Les canots de sauvetage sont en place.
Cap Nord et coût de la vie? (Norvège) English translation pending
by Michelacc · 2009-06-23 · 38 replies
Bonjour, nous prévoyons de partir cet été pour Cap Nord, suite à des echos et la lecture de guides, nous sommes un peu effrayés par le coût de la vie en Norvège et tout ce qui s'y rapporte ( carburant, nourriture, péages...), nous nous sommes dits qu'il vaudrait peut-être mieux monter par la Finlande où le coût serait moins cher, car à ce jour il nous semble que cela va être exhorbitant ! qu'en pensez-vous ?
Israël: un voyage dans l'espace et dans le temps English translation pending
by Mida · 2006-09-30 · 188 replies
Israël : un voyage dans l’espace et dans le temps Terre promise du peuple juif, berceau du christianisme, troisième lieu saint des musulmans. Chaque pierre rappelle une histoire, l’Histoire. Chaque nom de lieu évoque une paracha de la Torah ou un passage des Evangiles. C’est le théâtre vivant de la Bible. Israël, une vieille terre mais aussi un Etat jeune, qui à l’éternité du désert a su ajouter la fertilité des champs d’orangers, de dattes, de fraises et de bananiers. Religieux à Jérusalem, laïques à Tel Aviv, dragueurs à Eilat, les Israéliens sont à la fois rudes, exubérants, passionnés et tolérants, âpres au travail et bons vivants. Malgré des cultures d’une extrême diversité Israël a fait preuve d’une immense capacité d’adaptation en intégrant une population variée, aux nombreuses origines ethniques, religieuses et sociales. Epreuve difficile qui ne va pas sans problèmes mais quel pays saurait intégrer 1/6 de nouveaux immigrants en si peu de temps, pour ne prendre que l’exemple des réfugiés de l’ancienne URSS ? Terre de contraste ? Plutôt patrie du paradoxe, comme cette Jérusalem que l’on se dispute, et dont le nom signifie « cité de la paix » Terre Promise de la Bible, Israël est aujourd’hui un pays moderne, dynamique, prospère et animé. Nous ne comptons plus le nombre de voyages effectués dans ce pays que nous aimons tant. Et chaque fois, un émerveillement devant les villes et les villages, les forêts dont le vert profond contraste toujours avec l’aridité environnante, les fermes florissantes, les sites archéologiques riches en histoire, les industries et les entreprises en plein essor. Tout ceci sur un territoire à peine plus grand que deux départements français. Un récent séjour grâce au travail de Daniel nous permet de sortir des circuits touristiques classiques. Un incontournable : Jérusalem, ville sainte, capitale éternelle, ville mystique, mythique et magique, ville du passé et du futur. Comment ne pas s’émouvoir devant cette ville détruite combien de fois et reconstruite avec ses propres pierres, blanches et éclatantes, cette ville qui a si bien conserver son caractère et son âme. Croyant ou pas, qui « monte à Jérusalem ou y vit est envahi par cette joie mystérieuse et profonde, celle d’un monde inconnu » (Dostoïevski) Ici on n’oublie rien, « Capitale de la mémoire » avec ses quartiers ethniques et religieux de la vieille ville, une ville sacrée et chargée de spiritualité, l’émotion intense d’une visite au nouveau Yad Vashem (musée de la Shoah), un prisme triangulaire qui pénètre du fond d’une colline aride pour terminer au sommet d’une forêt qui domine Jérusalem… et l’espoir de la vie. Flâner à Jérusalem, se perdre dans le théâtre humain coloré, vif, passionné et riche de la Vieille Ville, autour des remparts, dans le Cardo. Monter le matin sur l’esplanade pour admirer la magnifique Dôme du Rocher, couvert de l’or offert par le roi Hussein de Jordanie. Découvrir au coin d’une ruelle la vue magnifique et combien empreinte d’émotion du mur Occidental, du Kotel, le Mur des Lamentations, et partager les cris de joies et d’amour des Bar Mitzvah, les chuchotements et les murmures des prières autour de la Torah. Effleurer les pierres du mur, usées par les caresses des mains et des lèvres des fidèles. Insérer ses vœux rapidement griffonnés sur une feuille de carnet. Marcher, marcher la journée et la nuit. Magique ! Inutile de refaire la liste des sites, des quartiers, et des musées à visiter à Jérusalem, les guides sont là pour ça ! Mais consacrez un peu de temps pour le nouveau Davidson Center, parc archéologique qui se trouve à la base du mur sud de l’esplanade du Temple et qui permet d’apprendre l’histoire du Mont du Temple avec des moyens informatiques impressionnants. On y apprend par de nombreuses illustrations et reconstitutions, la reconstruction du Temple d’Herode. Les images virtuelles font revivre la vie quotidienne de cette époque. Cette exhibition est indispensable pour bien comprendre toutes les explications concernant la construction du mur que l’on découvre en visitant les tunnels. Mais Jérusalem n’est pas seulement la ville qui prie : la ville nouvelle à l’ouest vit avec son temps et offre un double visage. On y travaille, et on s’y amuse comme partout. La nuit dans les cafés de Ben Yehouda, on se croirait n’importe où… sauf à Jérusalem ! Au sud du pays, le vaste triangle du désert du Néguev occupe près de la moitié de la superficie du pays. Un vrai désert, avec la nudité, l’immensité, l’aridité des étendues de pierres et de sable. Mais de plus en plus un « faux-désert » car partout surgissent des villes et des villages, la terre se couvrent d’un verdoyant manteau de culture grâce à de gigantesques travaux d’irrigation. Le Néguev, c’est en quelque sorte le Far West israélien et la re-découverte de ses solitudes a été pour nous une magnifique expérience. Nous avons passé trois nuits et trois journées formidables, remplies d’émotion et d’images. Aujourd’hui, nous ne pensons qu’à y retourner. Stéphane, français, émigré en Israël depuis huit ans, nous a accueillis et nous a transmis sa passion et son amour de la région de Mitzpé Ramon. La première fois qu’il y a séjourné, il a su que c’était ici qu’il devait se « poser » Dans un hangar, il a construit un guest-house : autour d’une grande pièce conviviale avec salon, salle à manger et cuisine américaine, il a installé quatre chambres doubles, une grande salle au première étage avec nombreux couchages, une piscine, un sauna, un jacuzzi, salle de fitness et massage. Son idée géniale : construire quatre « tomcars », sorte de buggy à deux places et, avec son 4x4 Land Rover, il fait faire des sorties autour et au fond du cratère du Mitzpé Ramon : le Makhtesh (mortier, en hébreu). Nous partons à la découverte du cratère érosif entouré d’une haute muraille. C’est un phénomène géologique unique au monde et à certains endroits, on se croit vraiment sur la lune. Nous parcourons des pistes caillouteuses parmi des splendides paysages. Des granits roses et gris, les calcaires jaunes et blancs, les grès multicolores y composent des formes étranges et spectaculaires. Les dunes du désert et les carrières de la pierre de Jérusalem, pierre de taille, toute en dentelle, une nature ponctuée par des collines rabotées par l’érosion, traversée par des oueds (rarement envahis par les eaux de pluies soudaines et brèves), cassée par des ravins et des canyons profonds. Quel bonheur de sortir des chemins balisés et faire bondir nos engins sur les chemins de pierres, des escaliers et des trous creusés par l’érosion. Rapidement, une poussière épaisse et étouffante de chaleur nous recouvre complètement. Il faudra l’aide d’une soufflette à air comprimé et une bonne douche pour tout évacuer ! Arrêt dans la quiétude d’une clairière plantée de conifères au milieu du désert pour accueillir les animaux (des chevaux nains sauvages et des chameaux) Repos et thé à la menthe. Un peu plus loin, au bord de la falaise de laquelle les bédouins précipitent leurs bêtes mortes, nous admirons l’incessant ballet des aigles, des serpents et des scorpions en quête de nourriture. La ferme de Yossi, militaire de Bat Yam à la retraite, est installée sur le site d’une ancienne ferme Nabatéenne de plus de 1000 ans avant JC. Il élève des chevaux, des oies et des brebis, et nous fait déguster ses yaourts et son fromage de chèvre. Planté dans son potager, des tomates, aubergines, courgettes, poivrons, et autres légumes, des oliviers, le tout cultivé en utilisant les plans exacts de l’installation des Nabatéens aussi bien pour l’emplacement de la maison par rapport au potager, que les enclos du bétail et les techniques d’irrigation. Cette année il plantera des vignes en espérant un bon cru pour son vin du Néguev d’ici 5 ans. En 4x4 nous descendons dans le Makhtesh où nous faisons plusieurs arrêts pour nous promener au fond des cirques creusés par l’érosion, dans des bassins immenses où les lits des rivières, asséchés en été, peuvent devenir des endroits très dangereux quand des orages éclatent. La roche d’un aspect solide s’effrite comme du sable entre nos doigts. Une géologie riche et variée, calcaire, fer et ardoise. Mais ce « pays sec » (traduction de Néguev en hébreu) est comme une éponge… sous le désert il y a de l’eau, donc possibilité de vie ! En cherchant bien on trouve des champs de culture, une variété infinie de plantes et de fleurs (les pistaches, anémones, marguerites, acacias) et une faune qui a élu domicile ( gazelles, hyènes, renard, ânes sauvages, vautours et une grande variété d’oiseaux) La découverte des solitudes désertiques du Néguev était pour nous une magnifique expérience. Nous n’oublierons jamais la lumière, le soleil éblouissant aux différents moments de la journée, les couchers du soleil qui enflamment le désert et les nuits sous un ciel étoilé. Quelle chance exceptionnelle de pouvoir assister à une éclipse de la lune ! Un grand merci à Stéphane et à Ronit pour ce séjour fantastique. guidmi@netvision.net.il ou www.guidehorizon.com Archéologues passionnés, les Israéliens ne cessent de fouiller dans le passé de leur pays. Un moine égaré dans le désert, un enfant bédouin à la recherche d’une chèvre, un paysan labourant sa terre et c’est la découverte d’une synagogue antique, un pavement de mosaïque byzantine, des vestiges d’anciens habitats ou carrément une population disparue et toute une ville. Massada est certainement un de ses sites les plus extraordinaires d’Israël. Tout d’abord par sa situation géographique : une citadelle naturelle qui domine la mer Morte du haut des 300m de ses falaises, une masse formidable de puissance et sécurité au beau milieu du désert de Judée. Quel symbole aussi par son histoire, la prise de Massada par les Romains et toute la population d’une cité qui se suicide plutôt que de vivre la captivité. Massada a d’abord été une résidence royale pour Hérode et sans doute la plus géniale « villa » que l’on puisse imaginer. Les fouilles ont permit de mettre à jour tous les bâtiments, ce qui rend le site et la visite passionnants. Le plus étonnant dans cet environnement hostile est le système qui permettait à Hérode d’avoir plusieurs bains et même une vraie piscine au milieu du désert. Incroyable ! Le système d’irrigation est très bien démontré. Nous n’avons rien inventé ! Dominant la belle route du désert menant vers le kibboutz de Ben Gourion à Sde Boker, les ruines d’Avdat, cité byzantine, veillent sur le Néguev depuis plus de quinze siècles. Les Nabatéens construisent cette ville étape sur la « route des épices », route des caravanes pour le transport d’herbes, épices, parfums et trésors de l’Orient. Ils y habitent pendant mille ans. Avdat est découvert par un voyageur anglais en 1871 mais c’est seulement en 1958 qu’elle a été restaurée. Daniel y a travaillé en 1965 avec un archéologue allemand rescapé des camps de la mort et venu en Israël en 1945. Il travaille au nettoyage d’une tombe où il y a aussi bien une croix qu’une menorah. Ne sachant à laquelle religion ils appartiennent, ils se rassurent en utilisant les deux symboles. Quelle joie pour Daniel quand il retrouve « sa tombe » Il est comblé ! De Jérusalem à Beit She’an nous empruntons la route de la vallée du Jourdain qui passe en rase campagne. La route est d’une beauté incroyable, une sorte de Grand Canyon en miniature. Nous descendons vers la mer morte où nous sommes à 300m au-dessous du niveau de la mer (le point le plus bas de la Terre). Nos oreilles bourdonnent. Point stratégique : Jericho se trouve sur notre gauche et l’Allenby Bridge pour rejoindre la Jordanie sur notre droite. La vallée de Beit She’an est d’une grande fertilité grâce aux 35 sources et aux cours d’eau qui descendent des monts de Gilboa et canalisés pour permettre l’arrosage de toute la région. On y cultive des céréales, des légumes, des bananiers et des dattes. Plusieurs kibboutzim se sont installés dans cette région et pratiquent l’élevage. Des fermes, des poulaillers et des dairy farms. Le site archéologique de Beit She’an est d’un intérêt remarquable. Sa restauration a permis de rendre la vie à la vieille cité : on peut aisément imaginer l’animation d’une ville romano-byzantine, la vie de ses habitants entre les thermes avec les vestiges de bains monumentaux, amphithéâtre des gladiateurs, et les rues pavées avec les boutiques précédées d’élégantes colonnes. Un capharnaüm de pierres provoqué par le tremblement de terre de 747. L’arbre dénudé et cruciforme qui se trouve sur la colline a servi de « croix de Golgotha » dans l’un des films christiques tournés en Israël. Les bains sont dignes d’un grand centre de fitness, lieu de rendez vous et ouvert à tous. Il s’agit d’un ensemble de huit salles entourées d’un portique. Les thermes sont posés sur un soubassement de basalte, dans les pièces centrales un système de chauffage souterrain commun à tous les édifices. Ne possédant pas de savon ils utilisent une huile et gomment avec des bâtonnets pour faire peau neuve. Toutes les villes de cette époque sont construites avec les mêmes modèles de manière qu’en arrivant dans une ville les voyageurs puissent facilement se repérer. New York a sûrement copié sur ce principe ! C’est dans la synagogue du VIe siècle de Beit Alfa que fut découverte l’une des plus belles mosaïques juives. Ce sont les pionniers du kibboutz Hefzi Bah qui voient apparaître sous leurs pioches les premiers fragments de la mosaïque d’une ménorah. Les mosaïques sont entièrement réalisées en pierre de couleurs à l’exception de quelques cubes de verre qui lui donnent un éclat mystérieux. Sur les différents panneaux on y voit la représentation du sacrifice d’Abraham, la roue des signes du zodiaque et l’Arche sainte. Les mosaïques semblent être l’œuvre d’une seule famille juive de Palestine, spécialisée en Galilée dans l’édification des synagogues et le travail des mosaïques. La réserve naturelle d’Ein Guedi, oasis de 450 ha est un véritable havre de fraîcheur. L’oasis est irriguée par de nombreuses sources, des magnifiques chutes qui retombent dans des piscines naturelles. Au-delà de ces sources se succèdent des gorges percées de grottes situées sur leurs parois. Une riche végétation subtropicale y prospère : énormes bambous, acacias, plantes aux fleurs merveilleuses, pommiers de Sodome. Dans cette végétation débordante évolue une faune plutôt discrète : nombreux bouquetins, hyènes, renards, loups et beaucoup de reptiles. Deux vallées traversent la réserve : Wadi Arugot et Wadi David. Compter deux heures pour la première marche, certainement la plus belle mais la plus longue et la plus difficile. Même si Wadi David est moins sauvage elle est plus facile et très chouette aussi. Israël, une terre promise il y a cinq mille ans et qui fêtera bientôt ses soixante ans. Une terre qui mérite la paix au delà des passions et de la folie des fanatismes.
Travailler au Royaume Uni English translation pending
by Nazerti · 2006-12-03 · 68 replies
Bonjour,

avec une amie, on compte partir travailler en angletterre ou en irlande, ou en ecosse, ou même au Pays de galle (mais là c'est un peu la grande inconnue) pour 5 mois environ. Le temps de préparer notre voyage en Inde (voir .. le topic)

Je sais qu'il y a déja pas mal de post à ce sujet. Mais j'ai quelques question precises,

en fait on voulait passer par une agence qui nous trouve un logement et un travail avant notre départ. Pour une somme de 400€.. il en existe pas mal, j'vais pas les citer pour ne pas faire de pub, mais tous se valent à peu prés Pensez vous qu'il vaut mieux se débrouiller seul sur place pour la recherche du logement ? Combien de temps ça prend en général ?

Aussi, Londres est une ville trés attirante, dynamique jeune, forcement on aimerait y aller mais, d'un autre coté, on craint de ne se retrouver qu'entre français. ou de tout dépenser sur place.. C'est couci couca finalement, il y a des pour et des contres ! Autres question, pour 5 mois, il est forcement nécessaire d'ouvrir un compte en banque, notament pour recevoir la paie ? et puis .. J'ai entendu dire que la vie à Dublin n'est pas si plaisante que ça ? manque de dynamique, presque morne et monotone .. c'est vrai ? ou ce sont encore des balivernes ? Et puis je pose la mm question pour l'Ecosse, comment est la vie là bas ? et les pays de galles .. ??

merci à vous +++
Avis sur itinéraire de 20 jours en été 2014 au Québec avec un enfant? English translation pending
by Vincecoco59 · 2013-03-18 · 2 replies
Bonjour, Suite à notre excellent séjour au Canada l'hiver dernier 2012, nous aimerions y retourner l'été cette fois ci. Nous prévoyons de le faire en Août 2014. Ainsi notre fils aura 18 mois ce qui sera mieux pour voyager. Nous aimerions y rester environ 20 jours.

Nous nous y prenons à l'avance cela nous permettra ainsi de "budgetiser" en regardant les prix pour cet été.

Pour les billets d'avion en août à quel période faut-il réserver pour obtenir un des meilleurs tarifs (d'ailleurs combien faut-il compter à cette période (Nous nous doutons que cela sera plus cher que les 350€/A/R/personne que nous avions payé l'année dernière)

Quelle itinéraire pouvez vous nous conseiller (surtout avec un enfant de 18 mois) (avec pourquoi pas 2-3 jours aux states) ?

Voici l'itinéraire que nous avions fait en mars 2012.

- J1 : Arrivée 13h10 à Montréal, location de voiture à 14h00. Direction la ville de Québec jusqu'au J5 matin. Hébergement : Location d'un appart avec stationnement privé rue Ste Claire. Un superbe appartement, des proprios sympa. Proche de toutes commodités (restaurant, supermarché, boulangerie, ...) On a même pu se rendre dans le vieux Quebec à pied (compter 35 minutes de marche) Au programme: * visite de la ville * Balade en calèche * Traversier * ski (mont relais car pas trop éloigné, tarifs abordables : 85 € location de matériel compris de 16h00 à 22h00 et nous sommes débutants donc pas besoin d'une grande station les pistes vertes nous suffisent ) * chute de Montmorency * Visite du site traditionnel Huron

- J5 : Départ après le petit déjeuner pour aventuraid à Girardville. Arrivée en début d'après midi. Parc à Loup et trottinette des neiges au programme. Une excellente après midi Hébergement : nuit dans un chalet de la base Aventuraid.

- J6 : Journée en chien de traineau (2 sur le même attelage ) avec repas au feu de bois le midi. Une excellent journée. On attache notre attelage et nous voilà parti. Le soir au retour on remet les chiens au chenil, on les nourrit. On a même eu la chance de jouer avec un vrai loup (impregné) Hébergement : nuit dans un chalet de la base Aventuraid.

- J7 : Après le petit déjeuner, direction le Zoo de saint Félicien. Nous avons pu grâce à des scolaires profiter du petit train (normalement fermé pour la période hivernale) Départ vers 15h-15h30 pour une arrivée entre 21h00 et 21h30 à Trois-rivières Hébergement : Le gite chez grand papa Beau

- J8 : Après le copieux et excellent petit déjeuner, visite de la vielle ville, prison et musée québécois de la culture populaire. Le midi repas traditionnel dans une cabanne à sucre "Chez Dany" Départ vers 17h00 pour une arrivée à Montréal vers 20h00 Hébergement : Appartement quartier Rosemont

- J9-J10 et J11 : Montréal Au programme: * visite de la ville * Jardin botanique * Serre aux papillons * Insectarium * Biodome * Match de Hockey dans un pub Sportif (Chez Moe's)

- J11 mars : Départ de la location à 16H00, pour rendre la voiture à 17h00 à l’aéroport. Enregistrement à partir de 18h00 pour le vol de 22 heures.

Merci à vous
Une traversée des Etats-Unis en 80 jours English translation pending
by Ontheroad4wd · 2010-06-26 · 3 replies
Ce qui suit est la compilation des mails envoyés à nos proches à l’automne 2009 lors d’un voyage qui nous a conduit de San Francisco à la Floride.

Etonnement et ravissement au Canada occidental

Bien avant d’arriver à Vancouver, Loute Ravie avait identifié deux quartiers à ne pas manquer; le premier au sud, ancienne zone d’entrepôts investie par les artistes, le second au nord, dans ce qui reste de la ville ancienne, infesté de galeristes et d’œuvres des aborigènes locaux, à savoir les Indiens.

Ours Etonné découvrait une forêt de buildings sur un confetti et s’entendait dire par une employée de fast food suintante qu’ici on se préoccupe de santé et qu’en conséquence il est illégal de fumer dans les bâtiments mais aussi à moins de quinze mètres de la porte desdits bâtiments.

L’exploration sous la pluie du seul camping de la ville, idéalement situé sous un échangeur autoroutier, rabattit les deux vers une tanière en dur du centre ville.

Le lendemain, à bord de Titane, notre fier 4x4 ainsi nommé pour sa couleur et pour ne pas vexer Titine (le Land Rover pour les non initiés) restée à la maison, direction les fameux Parcs Nationaux canadiens, Jasper et Banff. Longue grimpette dans les Rocheuses pour accéder aux merveilles. Loute Ravie s’extasie de la couleur des lacs (entre bleu caraïbes et bleu informatique saturé). Une piste nous amène sur les rives de l’un d’eux où le joli camping est fermé. Nous serons donc les seuls occupants pour une soirée ventée au coin du feu d’un énorme poêle installé sous un abri. Au lever du soleil, descente du versant Est pour accéder aux parcs, bande de 400 km du nord au sud et de 30 à 100 km d’est en ouest. Ours Etonné découvre que cette vallée bordée de deux massifs parallèles culminant à 3000 m est traversée du nord au sud par une autoroute et une voie de chemin de fer: c’est une approche inédite du sanctuaire qu’est censé être un parc national.

Malgré des randonnées intensives (jusqu’à 1h30!) nous ne verrons d’animaux qu’à la périphérie des villages . Si ce n’est d’évidence pas la configuration idéale pour un refuge naturel que dire des conditions faites aux malheureux touristes: tous les camps sont au creux de la vallée donc entre la voie ferrée et l’autoroute et la nuit, les trains de marchandises longs de plus d’un kilomètre vrillent les oreilles et font vibrer les sardines (ok, pour les sardines j’exagère). Sans compter qu’il a fallu s’acquitter d’un droit de 40€ pour dormir là, sans compter un droit de 6€ pour pouvoir allumer un feu au bivouac.

Ours Etonné apprendra aussi qu’il est illégal (rien de moins) de ramasser du bois mort pour le feu et qu’il faut acheter du bois frais abattu au bureau des camps. Certes le bois mort abrite la vie intense de quantité d’espèces mais de là à tronçonner des arbres vivants, la logique écologique est parfois ardue. D’autant que nos amis canadiens ne se rendent dans ces parcs qu’en véhicules de 6 ou 10 cylindres consommant 20 litres aux 100 kms et tractant des caravanes, pour les plus petites, de 10 m de longueur. Nos voisins sont arrivés un soir à leur emplacement et ne sont pas sortis de leur maison à roulettes; ils ont appareillé le lendemain matin sans avoir mis le nez dehors.

Deux nuits dans ces conditions et par 0° Celsius nous chassent hors des parcs vers le petit village de Longview dans l’Alberta profond, comme on dit. Aucun folklore mais un authentique et actuel village de cow-boys où une chambre au-dessus du saloon nous ravit après une chaude soirée au bar.

Au lever du jour, Ours Etonné arpentant les trottoirs de l’unique rue se surprend à arquer légèrement les jambes et à rouler des hanches. Le soleil arrive sur le sommet des glaciers: les parcs sont de l’autre coté de la montagne mais la vérité et la beauté sont de celui-ci.

Mythique Montana & wild Wyoming

Retour aux Etats-Unis par un petit poste frontière dans les Rocheuses: Titane est le seul véhicule, deux douanières sont aux opérations, l’une examine les papiers et pose les questions à Marine qui est au volant, l’autre a la main posée sur son arme et me regarde avec un grand sourire à deux mètres de la portière. Très pro les meufs!

Premiers miles au Montana, état dont la devise est ’le pays du ciel immense‘, une superficie de 400 000 km2 et seulement un million d’habitants. Il est 10h du matin, pour fêter le retour au pays, nous dévorons dans le premier road house des pancakes arrosés de sirop d’érable. C’est bon d’être à la maison.

Deux jours dans le Glacier National Park nous réconcilient avec le concept. Pics, lacs, pistes, lacets. Bivouacs solitaires. C’est l’Amérique!

Un peu de culture dans ce monde sauvage s’impose et nous la rencontrons à Missoula. Ici, une bande d’écrivains s’est installée il y a longtemps, fuyant les villes pour écrire sur l’Ouest, sa légende et sa réalité. Ici est née une école littéraire reconnue dans le monde entier. La ville confirme que les écrivains sont des esthètes et des jouisseurs: bons restaurants, caves à vins et à cigares, galeries et librairies, nos deux compères se régalent.

Quelques jours plus tard nous sommes en vue du saint des saints des Parcs Nationaux, le plus ancien des Etats-Unis (et donc du monde ?), le plus célèbre: Yellowstone, au nord-ouest du Wyoming.

Et là c’est le choc: ils ont inventé une technique infaillible pour voir les animaux. Il suffit d’emprunter les routes, goudronnées et festonnées de lignes jaunes continues, et de repérer un troupeau de voitures à l’arrêt. Habituellement ces hardes comptent au moins une dizaine de charriots et trois fois plus de bipèdes. Vous stoppez votre propre charriot dans la file (pas encore de disque de stationnement requis), vous saisissez votre appareil photo comme il convient, à pas de loup vous pénétrez sur le bas côté et là, mesdames, messieurs, le dilemme est de savoir s’il faut photographier les cinquante bipèdes bigarrés et bardés de technologie ou les quatre élans qui, imperturbablement prennent le frais dans le torrent.

Par surcroît, deux routes sont coupées dans le parc, l’une pour travaux, l’autre du fait de feux de forêt; seul le quart sud-ouest du parc est donc accessible. Le lendemain nous quittons Yellowstone au milieu de spectaculaires geysers fumants escortés par deux cars jaunes (yellow donc, pour ceux qui ne suivent pas) remplis de … chinois !

Pas si wild (sauvage) que ça cette partie du Wyoming et comme disent papa et maman, on voyage bien avec la télé et on voit mieux les choses. Et je rajouterais, sans se les geler.

Plus au sud, Grand Teton National Park est un bijou moins fréquenté. Les visitors centers sont des chefs d’œuvre d’architecture intégrée et abritent des musées locaux incroyablement riches (madame s’est régalée de mocassins et de sacs indiens … seulement avec les yeux). En quête d’un petit café d’après déjeuner nous nous retrouvons dans un lodge de luxe ou se tient, vous ne le croirez pas, le Festival International du film sur la vie sauvage. Faune inattendue et distrayante à tous les étages.

Nouvelle errance sur les plateaux enneigés vers l’est, soirée dans un saloon de brousse pour monsieur, qui s’y croit. Nous quitterons le Wyo pour l’Utah par une piste de montagne en terre à 2600 m suivie toute une journée et coupée d’un bivouac sous la neige avec le meilleur lard grillé du monde.

Utah (le nord), Nevada (encore le nord), Californie (toujours le nord)

Après une mutation toute darwinienne Loute Transie et Ours Grelottant descendent des montagnes isolées du Wyoming pour se retrouver à Salt Lake City. Non contente d’être tracée au cordeau comme toutes les villes américaines, Salt Lake ferait pâlir un suisse de jalousie: les rues d’une propreté absolue sont bordées de petits parterres de fleurs ou de gazon d’où pas un brin d’herbe ne s’échappe. Nous sommes dans le sanctuaire mondial des Mormons, leur Mecque, leur Jérusalem ou leur Vatican.

Poussières nous sommes dans cet univers policé.

Ce week-end se tient ici un congrès mondial mormon; plusieurs dizaines de milliers de membres de l’Eglise des Saints du Dernier Jour (nom officiel des Mormons) se pressent aux conférences et autres cérémonies. Hommes cravatés, femmes en robes strictes (mais fantaisie pour un œil français), enfants endimanchés. D’innombrables jeunes de toutes nationalités (identifiés par un drapeau de leur pays agrafé à la poitrine), souriants et empressés guident les foules, nous y compris. Bien que nous détonions fortement, pas un regard ne se pose sur nous. L’ambiance est calme et souriante.

Salt Lake a été construite au XIXè siècle autour d’un quadrilatère abritant le temple, le tabernacle … et les appartements du prophète et des ses dix neuf femmes et cinq douzaines d’enfants: ce fût le seul harem officiel des Etats-Unis. Les Mormons ont renoncé à l’alcool, au tabac, mais aussi au thé et au café, pourtant ils ont gardé un des plaisirs de la vie (le prophète était de ses propres dires, amateur de jolies femmes). Ils n’ont pas le droit de porter la barbe: est-ce pour se différencier des musulmans?

(j’espère, avec mes diatribes d’athée, n’avoir froissé aucune conviction)

Loute Transie, qui n’a pas renoncé au plaisirs esthétiques, trouve le repos dans un immense dépôt d’antiquaire très haut de gamme: armoires teutonnes, vitraux belges, ils mettent tout ça dans leurs ranchs.

Nous avons décidé de visiter les Capitoles (siège du parlement) de tous les états que nous traverserons. Construits fin 18è ou début 19è, nous pensons qu’ils traduiront les disparités entre les états à cette époque. Celui de SLC, capitale de l’Utah, est triomphal et Dieu y est aussi présent que la République. C’est un dimanche matin, tout est ouvert, nous sommes les seuls visiteurs et il n’y a pas un flic ou un vigile à l’horizon. Ah zut, le bureau du gouverneur est clos. La route vers l’ouest nous ramène dans notre élément, les hauts plateaux désertiques du nord Nevada. Alors que nous sommes encore légèrement égarés sur des pistes aux embranchements multiples sans signalisation (c’est l’Afrique!) des cow-boys conduisant à cheval un grand troupeau de vaches nous remettent dans le droit chemin. Il neige et ils sont emmitouflés jusqu’aux yeux. C’est une des belles images de ce voyage.

La petite ville d’Eureka (il y en a plusieurs aux Etats-Unis, pays des découvertes) nous ouvre les portes de son unique saloon. La neige redouble, une semaine ici serait une sacrée expérience.

Le lendemain c’est par un grand soleil que nous traversons la Sierra Nevada jusqu’à Virginia City ancienne ville de chercheurs d’or dont tout les bâtiments sont d’époque. Repaire au siècle dernier de tous les hors-la-loi, des dizaines de saloon et quand même une église, la ville aujourd’hui vit du jeu et du tourisme. Le moindre établissement de Virginia compte des dizaines de bandits-manchots. Toute proche, la petite (30 000 habitants) capitale du Nevada, Carson City est un régal. Minuscule Capitole (chaque chambre des représentants compte une trentaine de sièges) au dôme couvert d’argent (le minerai local), mais tous les attributs d’une capitale. Déjeuner dans un coffee-shop très flower-power du mobilier jusqu’au plafond et très original trio jouant du jazz avec des percussions faites de bric et de broc de récupération.

Nuit confortable sur les rives du magique lac de montagne Tahoe avec jacuzzi extérieur sur une terrasse en bois donnant sur le lac (c’est la Suède!). Nos sauvages ne sont point habitués à tant de confort mais s’acclimatent fort bien.

Détour par Bodie, Californie, ville fantôme émouvante et flamboyante au soleil couchant puis route vers Yosemite National Park aux falaises spectaculaires et aux séquoias … géants. Certains, le croirez vous, sont vieux de plus de deux mille ans.

Retour à San Francisco: depuis qu’Ours Frissonnant promène sa Loute autour du monde, c’est LE lieu où elle accepterait de se poser. Vous faut-il de plus amples commentaires?

Ce retour était imposé par le loueur pour renouveler le contrat de Titane qui a déjà une aile éraflée et le hayon arrière enfoncé: voilà ce que ça donne les animaux au volant! Nous repartons en l’état après de difficiles explications et pour fêter ça Titane fait rugir les 300 CV de son moteur 4 litres (y avait pas plus petit en Amérique, pour un ours) dans les fameuses rues en pente de la ville. Ours Frissonnant (de plaisir) se prend pour Steeve Mc Queen dans Bullit. C’est un peu moins rigolo à pied parce que bien sûr, il faut marcher dans Frisco.

La très belle route côtière n°1 longe le Pacifique au plus près et mène vers le sud à Carmel, station balnéaire très chic dont Clint Eastwood fût le maire. Un mélange de Cap Ferret et de ce que devait être La Baule en 1930. Après ablutions complètes dans un torrent et lissage des fourrures, nous posons nos pattes couvertes de mocassins chez ces gens épatants.

Ici les arbres sont sacrés à tel point qu’on les laisse pousser sur les trottoirs et jusqu’au milieu des carrefours (c’est le matin, je suis à jeun!). Dès que le moindre chantier s’ouvre sur une maison, tous les arbres de la propriété sont protégés jusqu’à 2,50 m de hauteur pour ne pas risquer ne serait-ce que de les égratigner.

Le bois mort n’est pas ramassé (souvenez-vous, il abrite tout plein de charmantes bestioles), les clôtures de bois fatigué se retiennent au lierre et les maisons en bois jouent pour la plupart la carte de la modestie, ou le genre chic négligé mais le premier prix est à 700 000 euros Les voitures s’appellent Porsche (forcément bi-turbo), Mercedes (minimum 500SL) ou BMW (rien en-dessous de M5) mais portent encore les stickers Obama-Biden de la campagne présidentielle.

Les bobos qui sommeillent en nous ont trouvé leur caricature.

Canyon & canyons

Cette fois c’est Loute Rockeuse ( rocky , rocheuse ) qui se charge , soutenue par Ours Saturé ( de parcs nationaux ), de la rédaction de la nouvelle chronique .

Lundi 12 Octobre quittons , après avoir passé la nuit à Big Sur, lieu de villégiature de monstres littéraires tels que Henry Miller, Kerouac ou Jacques London , la côte Pacifique qui à cet endroit précis peut effectivement enflammer plus d’une plume.

Objectif : Death Valley ( Vallée de la Mort ) intrépides que nous sommes .

Pour ce , traversons Lost Hill (colline perdue ), afin d’enfoncer le clou, qui en fait n’est plus qu’une plaine infinie , que se partagent jalousement , vergers ( amandes , pistaches ), puits de pétrole et champs de coton . Puis , stop dans un General Store d’enfer perdu dans la campagne , qui propose à l’envi un assortiment de joints de PVC , bouts de ficelle, pinces à tout, artichokes, muffins et bien d’autres choses , indispensables à la vie.

Plus loin Ridge Crest pour faire le plein d’eau car si j’en crois mon routard à 86 mètres au dessous du niveau de la mer, l’affaire est périlleuse .

Par chance pour compenser cette géologie fantasque, un écran de légers nuages nous isole du soleil dosant idéalement la lumière sur le décor.

En fait cette possiblement mortelle vallée ( à pied sans l’ombre même dérisoire d’un cactus ) n’est autre qu’un désert de 86 miles de long sur 40 de large , enchâssé dans les griffes de pitons rocheux aux formes et aux couleurs improbables qui tels les gardiens d’un temple millénaire, semblent n’être posés là que pour dissuader toute forme de vie de s’épanouir durablement.

Message reçu , nous passons notre route malgré la violente beauté des lieux .

Quittons la vallée par Shoshone petite ville attachante et minuscule avec son Crow Bar Saloon (genre Bagdad Café ) et son musée de poche qui nous raconte l’histoire de ces pionniers, valeureux chercheurs d’or et d’argent, ayant bien avant nous, passé les portes de cet enfer .

Las Vegas à quelques miles de là fait la belle, et tente de nous retenir dans sa toile .

Imperturbables, temporairement perdus pour la civilisation , nous renonçons à passer la nuit dans l’une des 130 500 chambre de luxe offertes à un prix somme toute au ras des sunlights .

16 Octobre, dernière ligne droite avant le Grand Canyon en empruntant la mythique Route 66 qui nous fait traverser la Hualapai Indian Reservation .

Ce Canyon est pour moi la quintessence du gigantisme qui, comme Jean Luc l’a déjà évoqué, semble être ici l’unité de mesure .

Si je vous dis que le 17 Octobre mes braves campers ( chaussures ) me déposent sur le Rim ( bord tout au bord ) d’une faille, que dis-je, d’un gouffre d’une profondeur de 1829 mètres qui, malgré un tempérament tumultueux, laisse le fleuve Colorado dessiner ses méandres sur environs 280 miles, j’espère retenir toute votre attention .

Si je vous dis ensuite que les parois artistiquement coloriées peuvent raconter l’histoire de la terre sur presque deux milliards d’années ( j’ai mes sources ) , là , je vous sens perplexes .

Normal, moi-même , un peu sonnée je choisis de différer au lendemain mon projet de descente (partielle) au fond du dit Canyon malgré les sarcasmes d’Ours mal léché qui trouve la démarche pour le moins discutable de la part d’un individu pourvu non seulement d’une âme mais aussi d’un esprit éclairé, de sacrifier six heures de son existence afin de se transporter à moins 900 pieds.

Il y a des incompréhensions dont on se remet.

Au risque de vous saouler avec ce phénomène géologique , je vais brièvement survoler un autre Canyon de proportions moindres qui porte le joli nom de Bryce .

Ici je trouve tout beau ! Suis-je bien objective où simplement envoutée ?

Mon petit Bryce donc, à peine plus jeune que son ainé , semble lui habité de centaines de colonnes de calcaire qui, sculptées avec application par l’eau et le vent, ressemblent, suivant l’ombre portée à des personnages antiques (le mot est faible) drapés de tuniques allant de l’orange au rouge profond.

Les Indiens les appelaient ‘’ hoodoos’’ cheminées de fées .Tout est dit .

A ce stade de la lecture il se peut que l’attention se relâche.

Je vous emmène donc pour une chevauchée forcément fantastique, dans un autre délire géologique qui permit à John Ford et bien d’autres de tourner des centaines de western ( John plus d’une centaine à lui tout seul , est-ce bien raisonnable ? ) que l’on nomme Monument Valley en territoire Navajo.

Là, comme beaucoup nous empruntons la piste sur nos 300 chevaux pour nous glisser parmi les immenses monolithes.

Toutefois malgré ce cadre majestueux propice au grand écran , l’émotion est absente .

Sans doute est-ce parce que les mustangs ont quatre roues et que leurs Indiens de cavaliers fourguent pour une poignée de dollars quelques pierres de turquoise aux touristes curieux .

Durablement étonné, Ours saturé m’embarque une fois de plus sur sa folle monture dans une proche vallée, plus confidentielle celle-ci, Valley of the Gods ( la vallée des dieux ) .

Cet endroit est , avec le Grand Canyon , le plus saisissant des massifs traversés .

Toujours dans ce même rouge qui donne à la peau une jolie patine , nous nous retrouvons aux pieds de colosses de pierre assez distants les uns des autres qui visuellement nous rappellent les statues de l’île de Pâques .

D’un commun accord , sous l’emprise du lieu , nous décidons de passer le reste de la journée et même la nuit , sous le regard, semble-t - il bienveillant de nos divinités.

…/… Cette lettre commencée sous la neige à Santa Fe se termine sous le soleil de la Nouvelle Orléans. Si le décalage entre le vécu et l’écriture s’est un peu creusé c’est que la route est joliment distrayante et la paresse propice à distiller les émotions.

Avertissement sur ce qui suit: Loute Ravie se croit autorisée à mettre son grain de sel: ses incrustations sont (en italique entre parenthèses).

Vers le Sud

(ça c’est pour me tenir tranquille à savoir que lorsque j’ai les fesses au soleil je suis plus gentille … )

Désormais, le voyage prend un tour nouveau.

D’abord nous quittons la région des parcs nationaux qui ne sont certes pas sans intérêt ( ça c’est pour noyer le poisson ) mais sont tout de même très touristiques bien que nous soyons hors saison. Nous entrons dans l’Amérique du quotidien. ( exotique celui-ci donc , aimable )

Ensuite, nous n’avons plus de guide, ni Routard, ni Lonely Planet. Seulement une carte, l’intuition et la chance ou pas. ( pour faire simple : la galère ! )

Ours étonné est ravi. ( persiste et signe )

Direction le Nouveau Mexique, le Rio Grande et Santa Fe. Rien qu’à l’évocation de ces lieux on a chaud. Eh bien, comme nous sommes snobs nous les visiterons sous la neige, c’est beaucoup plus chic! ( la goutte au nez )

Découverte inattendue d’un village écolo-autonome dans une vallée semi-désertique. Les maisons, adossées à une butte de terre au nord sont construites avec des pneus et des bouteilles de verre mélangés au torchis. Idéal pour emmagasiner la chaleur mais peu esthétique à l’oeuil bourgeois ce qui est sans doute voulu. Les toits sont couverts de panneaux solaires et les éoliennes achèvent le tout.

Franchissement du second des trois fleuves mythiques du voyage -après le Colorado et avant le Mississipi- le Rio Grande, qui n’est pas grand du tout. Encore un truc de mecs du sud. ( les petits ruisseaux font les grandes rivières ) Nous le retrouverons à son embouchure au Texas aussi peu impressionnant.

Taos, à l’architecture mexicaine en adobe a été transformée en galerie marchande. C’est pénible de constater que, systématiquement, dès qu’un lieu est beau dans un pays riche il est défiguré par les marchands. ( un pays s’enrichit t il sans marchands ? )

Une latina exige 15 dollars parce que j’ai laissé Titane sur son parking pendant une heure. Aucun panneau ne le précisait. (des écrits , toujours des écrits ) Devant mon refus de payer elle appelle la police. ( ours susceptible cherche la castagne ) Je prépare mentalement mes arguments en anglais. Après dix minutes, pas de policier. Je vais la voir et elle me signifie, furieuse, de m’en aller. Elle avait simulé un appel à la police.

Santa Fe, joli cœur ( parce qu’il bat ) et banlieue moche, (parce que fatiguée ) sous la neige. C’est bon pour les finances car cela abrège le lèche-vitrine de Loute Ravie. Parce que ici aussi c’était trop beau pour rester tranquille. Néanmoins les galeries exposent des œuvres magnifiques, heureusement très chères. ( trop de zéros , je capitule )

Route interminable au sud du Nouveau Mexique puis dans l’ouest du Texas. Pas une ville sur des centaines de miles. Une entrée de ranch tous les dix miles et des troupeaux de vaches dans une végétation étique. On comprend que leur T-Bone steaks soient si savoureux. ( et que Santa Fe ait de l’avenir )

Une urgence nous amène à quitter la route et là, improbable, c’est un Texas de charme. Incroyable! Le Texas ce n’est donc pas que le pétrole, les cow-boys et les Bush? Comfort, est une petite ville qu’on espérait pas ici. Son nom a un coté bizarre en français mais on peut comprendre que des pionniers en route vers l’Ouest découvrant cette vallée s’y soient installés et l’aient ainsi nommée. ( genre , sam’suffit )

Maison de bois et de pierres, juste ce qu’il faut de B&B, de brocanteurs et de petits cafés. Comme dit Loute Ravie, une étape peu justifiée financièrement mais moralement indispensable. Par chance, c’est Halloween et la ville organise un concours de décoration: pas une maison, pas un commerce qui n’ait créé sa petite saynète et c’est réjouissant.

Puis c’est l’arrivée tant attendue sur le Golfe du Mexique. La température de l’eau est décevante ( tout dépend pour qui ) mais les paysages sont une très bonne surprise: un cordon sablonneux isole sur des centaines de miles un lagon peuplé d’oiseaux. L.R. court sur les plages, se baigne et tout à coup sort de l’eau dans l’habit d’un pélican. ( n’exagérons rien )

Le cordon dunaire s’élargit en Mustang Island où, partageant la plage avec quelques pêcheurs, ( qui ne partagent pas leurs poissons ) nous roulons longtemps dans le sable. Est-ce l’Australie? Non, c’est le Texas.

Et on passe d’une île effilée à la suivante par un petit ferry, et on roule encore sur la plage où L.R. ramasse des coquillages ( quelle vie de chien ! ) et Ours Réchauffé des bouts de cordage. ( les galeries de Santa Fe n’ont qu’a bien se tenir ). C’est le Texas.

Ainsi arrive la Louisiane au charme attendu … qui se fait attendre. L’ouest de l’état est plutôt sinistre mais quelques petites villes -Washington, Martinville- nous ouvrent l’appétit.

La visite des anciennes plantations est un passage obligé qui se révèle très décevant et surfait. Imaginez une américaine dodue en costume de Scarlett O’Hara comme guide, le reste du personnel, uniquement des blancs -à l’époque, cela n’existait pas dans les états du Sud- en costume de domestique. ( n’est-ce pas là de la discrimination positive ? ) Ajoutez une visite réduite à la demeure des maîtres, sans la moindre évocation des milliers d’esclaves qui rendaient cette opulence possible. Ours Echauffé s’est enfuit. ( O.E vous prie de bien vouloir l’en excuser et suggère de raser la bâtisse )

Un pèlerinage à l’université de Nicholls où Solenn passa un semestre nous détend. Blacks et blancs s’y côtoient apparemment dans l’indifférence. La boutique de l’université regorge de vêtements et gadgets à ses couleurs. L.R. s’essaie en pom pom girl -j’ai les photos- ( tout droit de reproduction réservé ) et O.E. teste les casquettes et les T-shirts.

Et arrive New Orleans. Abords interminables et … minables avant d’arriver au cœur historique, le French Quarter aussi appelé le Carré Français, qui en fait fut construit par les espagnols sur les plans d‘un français. Nous qui aimons l’architecture coloniale -les contradictions sont parfois difficiles à assumer - sommes gâtés au point de nous demander si une autre ville au monde en offre une telle quantité et une telle diversité.

C’est bien sûr hyper-touristique et dans la rue principale, les boîtes de strip-tease le disputent aux marchands de T-shirts et aux bars à musique et restaurants best of the world. Y passons néanmoins trois belles journées et soirées après avoir découvert des clubs de jazz à l’écart.
Activités à Pattaya? English translation pending
by Tinenette59 · 2011-05-25 · 134 replies
bonjour😄 je pars en thailande le 7 juin et en fin de sejour j ai 2 journees de libre à Pattaya ! que me conseillez vous de faire ?, merci pour vos reponses 😉
So where are they and what are they doing?
by Jojoone1 · 2025-01-31 · 648 replies
This catchy and somewhat mysterious title comes from several questions I’ve been asking myself.

VF has been back open for a reasonable number of weeks and months now. The number of visitors overall matches past averages, but the number of members online in the last 24 hours seems relatively lower than what we used to see.

Yet, to my surprise, I’m seeing fewer travel journals, way fewer messages, and way fewer questions. I don’t see many new registered users online, and I notice a number of members who are logged in but either aren’t participating or have stopped participating.

Something’s not adding up for me because, in my opinion, VF is still appealing, and I don’t see which other sites could really compete.

Was there a real break between pre- and post-Covid? Does it just take more time for some people to discover the site or learn that it’s active again? Do people now prefer quick consumption on sites like FB or others I’m not familiar with? Where have the site’s old-timers gone, and what are they doing with their time now? What’s really going on here?
Louer un scooter à Ngwe Saung en Birmanie English translation pending
by Accolade · 2007-04-24 · 26 replies
Comment avoir la certitude de pouvoir louer une Mob en Birmanie

Nous terminons en général nos congés par une période dite « balnéaire» la raison essentielle est qu’en général nous revenons plusieurs fois dans un même pays pour découvrir différentes régions, ainsi garder quelques jours au terme pour nous stopper (déposer les valises ! pendant 6à 8 jours) avant de reprendre le travail. Nous sommes très attachés mon épouse et moi-même, lors de cette période que nous définirons de balnéaire, de rester comme en Thaïlande parfaitement indépendant en louant un scooter. Car pour être franc, nous ne restons jamais très longtemps sur la plage…nous partons en balade au gré de notre humeur. Notre première question est donc d’avoir la garantie de pouvoir louer un scooter (à deux places) sous notre entière responsabilité. Je sais, il reste le vélo…je vous laisse ma place sous 30° à l’ombre… c’est pas mon style…

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