Mercredi 13 Septembre 2017 Balaruc Sète 9 km
Je suis le seul participant à la randonnée Solarbike 2017 a avoir dormi au camping de Balaruc où était prévu le regroupement. Retardés les autres n’arriveront que pour le départ du bateau de 20h à Sète.
Voir préambule : voyageforum.com/...post=8369614#8369614
J’ai donc toute la journée pour plier ma tente et réorganiser mes bagages. J’en profite pour redresser les sardines de mon tapis de sol beaucoup moins rigides que les piquets de ma tente et qui ont déjà souffert de mes 3 premières nuits.
Au téléphone Thomas m’avait invité à télécharger l’application ZENLY www.numerama.com/...-de-la-snap-map.html
Cela permet de localiser ses amis si la fonction GPS de leur Smartphone est activée et qu’ils sont connectés. En fin de matinée, je m’étonne de toujours voir Thomas et Francine à 65 km de Sète à l’endroit où ils ont dormi. Toujours pas d’info sur la page Facebook jusqu’à qu’enfin apparaisse : SUPER INQUIET CE MATIN MON HANDBIKE NE DEMARRE PLUS. 1 heure QU ON CHERCHE
En fait ils perdront plusieurs heures avant de comprendre que l’interrupteur n’est jamais passant et de le shunter. Alors qu’ayant gagné Sète, je profite de la terrasse d’un restaurant quai du Mistral, j’ignore qu’eux vont commencer une course contre la montre pour embarquer avant le départ du ferry.
Je m’offre une daurade et une dame blanche
en regardant passer des bateaux de touristes surbaissés adaptés au pont de chemin de fer.
Il s’agit du pont à bascule proche de la gare. Puis je me promène en ville en achetant quelques vivres.
Peu après 17h je gagne la gare maritime. Une camionnette italienne attire mon attention et je fais connaissance d’Adalberto qui prépare son tricycle couché et sa remorque.
Les 2 sont recouverts de panneaux solaires et il a déjà participé comme Thomas Papay au Sun Trip www.thesuntrip.com/presentation/. Il parle bien français, nous échangeons et je lui offre du raisin que je viens d’acheter. Puis je surveille son attelage pendant qu’il se repose sur le matelas dans son fourgon. Il pensait le laisser stationner là pendant 2 mois. Un marocain vivant en France et qui vient assister à tous les départs de bateaux lui déconseille et l’accompagne à un garage peu couteux. Mais comme le propriétaire est absent, Adalberto est contraint de lui laisser les clés. Cela commence sous le signe de la confiance internationale. Ils reviennent tous les 2 sur le scooter du sétois. Puis arrive Francis avec son tricycle sur la remorque de sa voiture. Il a roulé avec les participants depuis la Savoie mais il ne pourra pas pour des raisons de calendrier embarqué pour le Maroc. Il confirme qu’ils sont en retard. Avec lui je monte les escaliers pour aller au guichet. L’hôtesse qui demande nos prénoms ne trouve pas nos réservations. Pas de Francine, Thomas, Joy ou Gilles. En fait c’est un peu compliqué : Joy n’est pas son vrai prénom, il s’appelle Thierry et le billet est au nom Thomas qui se prénomme en fait Pierre-Thomas. Je m’inquiète pour son accès au guichet mais il n’aura pas besoin de monter à l’étage (non équipé d’ascenseur). Il suffira de présenter nos 4 passeports pour avoir les tickets d’embarquement. Adalberto lui n’a pas demandé à Francine de lui acheté sa place préférant régler au dernier moment. Si vous avez réussi à suivre, nous serons 5 à embarquer pour cette aventure : Thomas paraplégique et initiateur de ce raid, Joy qui sera son aide, Francine qui a participé à l’organisation, Adalberto et moi. Enfin s’ils arrivent avant le départ du ferry.
Peu après 18h Thomas arrive avec Francine. Ils ont roulés jusqu’à 70 km/h sur la voie rapide. Alors que je viens lui dire bonjour, pour notre premier contact il sert affectueusement son bras au niveau de mes cuisses pour il me semble me féliciter de mes premiers 350 km et m’encourager. Je découvre son handbike
dont les roues servent également à son fauteuil pour limiter le poids.
Je retrouve avec plaisir Francine. Mais Joy n’a pas pu suivre car il a une roue crevée sur sa remorque ce qui le ralentit.
ll n’arrive qu’à 18h30 épuisé. Nous sommes les derniers à embarquer.
Un contrôleur de billet se souvient d’avoir vu embarquer il y a un an Paul Bermejo avec son tricycle couché solaire : voyageforum.com/...post=7621147#7621147
Difficile de passer inaperçu avec de tels véhicules. Mais il semble que de simples vélos soient déjà rares. Rien n’est prévu pour. L’équipage philippin nous propose des sangles pour les arrimer aux crochets implantés régulièrement dans le sol métallique.
Pour les tricycles déjà stables sur leur roue pas de problème pour mon VTT je ne vois que la solution de le coucher.
Un philippin me propose de le sangler contre une caisse en métal. Je laisse ma tente sur le porte bagage et emmène mes 5 sacoches jusqu’à la cabine que je partage avec Francine et Adalberto. Thomas et Joy dormiront dans une cabine avec sanitaire adapté aux Personnes à Mobilité Réduite que Francine avait retenue en achetant nos billets.
Sur le pont quelques membres du personnel immortalisent le départ de cette traversée qui va durer 37 h.
Nous quittons Sète en même temps que le soleil.
Je publie mon premier message sur le Groupe Solarbikes pour informer ses membres sur Facebook :
13 septembre, 19:56
Tom, Joy, Francine, Adalberto et moi, les 5 cyclistes sont bien montés à bord.
C'est parti ! bien installés dans les cabines.
Le pilote veille sur notre sortie du port.
je finis de rassurer les followers en ajoutant :
13 septembre, 20:10
Sortie réussie. Les canots de sauvetage sont en place.
Facteur4 : Objectif pour 2050 de diviser par 4 l'émission de gaz à effet de serre.
Jeudi 14 Septembre.
Après un nuit sur une mer d'huile, nous profitons des grands espaces du Ferry dont le taux de remplissage est faible en cette saison...
bientôt la suite
Facteur4 : Objectif pour 2050 de diviser par 4 l'émission de gaz à effet de serre.
Jeudi 14 Septembre.
Le soleil inonde la Méditerranée. Je demande à une passagère de me prendre en photo sur le pont.
Il est très venté en raison de la vitesse de croisière.
Je découvre les différents niveaux de ce grand bâtiment nommé Majestic,
à travers de nombreux couloirs et escaliers.
Comme la compagnie est italienne, la boutique vend beaucoup de ses produits.
D'ailleurs peu de personnel parle français ou marocain. Nous aurons un peu de mal à comprendre qu'il est plus avantageux pour les repas d'acheter d'avance du crédit (avec bonus) sur une carte que de payer à chaque passage au restaurant. Malgré les annonces sono multilingues je découvrirai par hasard la diffusion d'un film en français dans une grande salle de cinéma. Cette ligne Sète Tanger était auparavant exploitée par une compagnie marocaine. Mais en raison de difficulté financière elle a été confiée à la GNV. www.sete-tanger.net/fr/pages/sete-tanger Et nous ne pouvons que nous réjouir que cette liaison perdure.
Dans l'après-midi tandis que Francine sympathise avec des magrébines,
Nous trinquons entre garçons avec de la bière italienne et les biscuits fabriqués à Balaruc que je leur fait découvrir (j'en ai gardé un pour Francine). Joy a eu la bonne idée d'emporter le jeu de cartes DOBBLE. Les parties sont animées.
Nous sommes ensuite invités à remplir un formulaire de douane et à le présenter chacun à notre tour à un douanier installé dans le salon. Il tamponne la dernière page de mon passeport (qui pour lui est la première).
Alors que nous longeons des côtes espagnoles,
nous sommes réunis pour un exercice d'évacuation (à l'intérieur).
Enfin nous passons une deuxième nuit à bord sans problème.
Facteur4 : Objectif pour 2050 de diviser par 4 l'émission de gaz à effet de serre.
Vendredi 15 Septembre.
Bien calculée la durée de la traversée puisque nous atteignons le port Tanger Méditerranée au lever du jour. Il a été placé 40 km au nord de la ville. Lorsque les ferries arrivaient directement à Tanger, la ville subissait de nombreux embouteillages estivaux.
Avec juste encore assez d'obscurité pour voir en écritures lumineuses la devise du Maroc : Dieu, la Patrie, le Roi.
Je m'attendais qu'avec le statut PMR de Thomas nous soyons prioritaires. Mais nous sommes invités à attendre.
Nous serons les derniers à débarquer à 09:30, 08:30 heure locale.
Nous passons rapidement la Douane. Mais la Police nous retient assez longtemps. Il faut attendre l'accord d'un chef pour nous laisser passer malgré que Joy prèsente notre itinéraire affiché sur son vélo au policier. J'en profite pour mettre les autocollants SOLARBIKES 2017 sur mes sacoches maintenant que je participe à l'aventure.
Nous échangeons des Euros contre des Dirhams auprès des guichets de banque. Le cours appliqué est 10,88. J'obtiens 4896 DH contre 450 €.
Puis nous bénéficions de l'aide des hôtesses INWI pour installer nos cartes SIM marocaines proposées au tarif très avantageux de 30 € pour 20 Go d'internet, 10 h de communications locales et 4 h à l'international + des Bonus.
C'est inouï !
Puis nous attendons Youssef qui va nous héberger pour notre première nuit. Comme il habite à 30 km au sud de Tanger. Il ne pourra venir à vélo pour ces 2 fois 70 km.
J'en profite pour tester ma nouvelle carte SIM et publier sur Facebook cette photo
15 septembre, 11:36
Installation des cartes SIM
Puis celle-ci
15 septembre, 12:04
Youssef est venu nous chercher au Port.
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juste par curiosité : y a-t-il un rapport entre les "Sun Trip" et ce "Solarbikes" ? J'ai vu que votre journal pointe vers une page Facebook mais il faut avoir soi-même un compte FB pour pouvoir lire, alors je n'en sais pas plus sur "Solarbikes 2017". A part ça, chapeau pour le participant handi-solar-bike !
Les points communs sont l'utilisation du soleil pour prolonger l'autonomie des VAE et le fait que 2 participants ont fait les deux. Mais alors que le SUN TRIP a lieu tous les ans, je ne sais pas si Thomas Papay organisera d'autres SOLARBIKES. La grosse différence c'est que je ne pourrais pas participer au SUN TRIP avec mon simple VTT alors que SOLARBIKES 2017 était beaucoup plus ouvert et sans compétition.
Je ne voulais pas non plus de compte FACEBOOK. Je ne l'ai ouvert que pour participer à ce Raid :
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Vendredi 15 Septembre (suite)
Youssef nous guide vers son domicile. Il arrête son véhicule pour nous laisser passer puis reprend la tête et stop à nouveau pour permettre aux vélos de prendre de l'avance. Je comprends rapidement que je ne pourrai pas suivre le rythme des VAE. Non seulement la route qui longe la côte est une succession de montées et descentes
mais un vent assez soutenu nous fait face. Et bien qu'il vienne du Sud il est froid.
Les autres l'ont compris aussi et après seulement 4 km lors de son arrêt Youssef me propose de mettre mes sacoches dans sa voiture. Comme c'est un DOOBLO,
je mets carrément mon VTT dans le coffre. Je ne souhaite pas retarder les autres ou me retrouver perdu dans Tanger.
Je passe donc du statut de participant à celui de reporter. Je peux prendre les cyclistes et les paysages en photo en roulant. Et encore mieux à chaque arrêt pour les laisser passer.
Joy et son superbe vélo cargo
Francine
Thomas et Adalberto
qui lui donne un petit coup de pousse.
Je suis mieux dans le véhicule pour tous ces passages pentus.
Francine est toujours en tête.
J'aurai du mal à comprendre qu'elle ne peut pas rouler doucement.
En fait son moteur puissant risque de chauffer et de griller dans les montées à faible allure.
C'est Thomas qui lui a demandé de s'équiper ainsi car il souhaite faire un grand tour du Maroc et ne peux rester trop d'heures de suite sur son tricycle.
J'ai de la chance car je bénéficie d'un guide natif à l'arrivée sur Tanger.
Il m'explique comment la plage a changé avec ses parkings souterrains et ses ascenseurs vitrés
Plus trace du
petit port d'origine.
Mais il reste les fortifications de la période coloniale.
Place aux grands boulevards et aux rond-points.
Je m'étonne de croiser de très nombreux mini- bus alors que nous arrivons dans la zone d'activité. Youssef me dit que c'est l'heure de la débauche. Pourquoi ne pas utiliser de grands autocars ? Il me répond que c'est plus facile dans le trafic.
Facteur4 : Objectif pour 2050 de diviser par 4 l'émission de gaz à effet de serre.
Vendredi 15 Septembre (fin)
Après environ 65 km, nous arrivons chez Youssef qui termine sa maison.
Pendant que les cyclistes récupèrent de cette difficile première étape,
Les VAE font le plein d'électrons solaires
ou du secteur.
Puis font l'objet de soins minutieux.
Mon VTT lui préfère l'ombre de l'atelier. Même si pour l'heure, il n'a besoin d'aucun soin. Malgré ses 25 ans et ses 50000 km. Voir ici : https://voyageforum.com/v.f?post=1000920#1000920 Les récits de tous mes voyage à vélo (à la suite).
Passionné de vélo, Youssef réalise un tricycle solaire qu'il utilisera en tandem avec un paraplégique pour le SUN TRIP 2018.
Il a reçu Paul Bermejo, l'année dernière.
Il nous offre un plat préparé par son épouse,
le traditionnel thé à la menthe
et les commodités de son hébergement.
Merci beaucoup à lui.
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Samedi 16 septembre Départ 8h arrivée Larache 17h 89 km
Réveillé à 6h, après avoir bourré Facebook de photos, fait silencieusement la vaisselle de la veille. J'ai petit-déjeuné, fait mes sacoches et remercié nos hôtes. Je suis parti à 8h alors que Francine faisait s'asseoir leur fille sur son trike (la maman a refusé de poser).
J'avais glissé un mot de remerciements sur le siège du tandem de Youssef et 200 Dirhams pour le gasoil. Il n’appréciera pas cet affront à l'hospitalité marocaine. Il voudra d'abord me rembourser en les donnant à Thomas lors de son passage au retour. Il faudra quelques échanges sur FB pour nous réconcilier en lui affirmant que ce dédommagement ne concernait que les frais de transport et pas son invitation. Il m'a vraiment évité une épreuve en me transportant.
Ayant repéré l'accès à la route la veille, j'ai décidé de partir devant pour prendre de l'avance sur les VAE pour ne pas les retarder.
Dés le premier km en quittant la maison de Youssef, je reçois un coup de klaxon d'encouragement. Idéal d'effectuer mes premiers tours de roue au Maroc sur la Nationale 1. Moins bien de constater que le vent de Sud est déjà levé et qu'il me freinera toute la journée. J'espérais en partant tôt qu'il serait moins fort et ne pas finir l'étape de 85 km à l'arrache. Cela change de mon trajet Valence d'Agen Sète où avec la pluie j'avais le vent dans le dos. Là c'est de face avec le soleil. (On se doute bien que le pire c'est la pluie dans la figure).
Les vaches paissent au bord de la route
et les motos 3 roues sont également levées.
Après seulement 17 km parvenu à une centrale électrique,
je suis rattrapé par Francine,
Thomas, Joy et Adalberto. Ils me proposent de suivre Joy qui de par sa carrure et la hauteur de son vélo-cargo me coupera le vent. Ce sera d'autant plus efficace qu'il n'a plus sa remorque. Il l'a laissé chez Youssef pour s'allèger. Il l'avait prise notamment pour transporter les sondes urinaires nécessaire à Thomas et qui sont interdites d'importation (un ami en a par avance apporté d'autres pour ravitailler lors des jours de repos prévus à Marrakech) et des compléments alimentaires. Joy distribue la marque shop.usana.com/...istributorId=6944415 . je pense que c'est comme cela qu'il a connu Thomas qui utilise ces produits comme d'autres sportifs.
Je colle à sa roue allègrement à 20 km/h. Mais dés que la pente s'accentue je décroche même s'il ralentit. Il m'est alors difficile de revenir. Si une opportunité de "raccrocher" m'est offerte, l'effort consenti m'empêche alors de suivre le rythme. Et je les gène dans leur progression. Rappelons que Thomas souhaite éviter de passer de nombreuses heures sur son trike la position devenant douloureuse et qu'il veut faire de grande étape pour boucler son tour du Maroc. Comme Youssef m'avait dit qu'Asilah est belle, je propose de passer dans le centre. Mais Thomas préfère continuer sur l'axe principal. Je leur dis que je préfère rester assis là et les abandonne pour découvrir ce village pittoresque. Je fais mon premier achat en Dirhams au marché pour 3 tomates.
La N1 est longée par l'autoroute à l'Ouest
et la voie ferrèe à l'Est.
De nombreux vendeurs de melons y sont installés.
Je m'arrête pour déguster un melon canari de 2 kg. Je reprends la route après avoir épluché le reste pour ne pas me charger de la peau et des pépins.
La sécheresse est marquée en cette fin d'été.
Je continue sur un superbe revêtement;
Pendant ce temps les cyclistes se restaurent de Tajines. J'en suis informé par téléphone et peux les rejoindre pour la suite. Adalberto me propose alors de me soulager de 2 sacoches. Mais rien n'y fait étant confronté soit au vent soit à la montée. Décidément j'arriverai seul à notre ville étape et à l'arrache !
Puis je les retrouve parce qu'ils se sont arrêtés pour acheter des bananes. Je demande à Francine qui m'en offre une de me prendre en photo avec ma tenue anti-solaire (c'est la première fois de ma vie que je roule ainsi en cette saison).
Je leur propose du melon mais Thomas dit qu'ils n’ont pas le temps (dommage il était prêt à consommer : épluché et coupé en part dans ma boite TUPPERWARE). Francine confirme mais elle n'a pas du comprendre ce que je proposais. Je repars devant profitant d'une descente pour m'élancer. Mais à la première bosse mon smartphone est éjecté de ma sacoche de guidon que je n'ai pas pris le temps de refermer. Heureusement je l'entends tombé et sa housse plastifiée absorbe le choc. Je suis de nouveau seul ce qui me permet de prendre des photos.
J'arrive sur Larache
Je me retrouve près de l'océan alors qu'ils sont 5 km à l'intérieur sur la N1. Heureusement nous avons l'application Zenly qui nous permet en étant connectés à Internet et en ayant le GPS du smartphone activé de nous géolocaliser.
Facteur4 : Objectif pour 2050 de diviser par 4 l'émission de gaz à effet de serre.
Je dirais que dans ce bas monde, il y a heureusement toujours quelques "Piqués" (dans le meilleur sens du terme), qui nous permettent de partager des moments incroyables !!!!!
Bravo et merci pour ce partage.
Moins original, mais Valence d'Agen /Bergerac aller/retour, pourrait faire aussi une expédition !!!!
Encore chapeau
"Il vaut mieux faire des enfants quand on est vieux, on les em...de moins longtemps (Desproges)
Samedi 16 septembre (fin)
A Larache, il y a de beaux bâtiments
et des quartiers moins favorisés.
l'arrière du phare (bâti en 1919) semble à l'abandon
J' y reprends des forces avec mon melon et quelques biscuits. Puis je traverse la ville en essayant de me rapprocher de Thomas et Francine symbolisés sur mon smartphone. Elle m'a appelé pour me dire qu'ils sont dans un camping, aire de camping-car au bord de la N1. Thomas recommande d'aller un peu plus loin traverser au passage piétons.
Je passe devant une école coranique.
La gare routière est flambant neuve.
Curieux de constater que des personnes sont payées pour arroser à la main toute la journée pour obtenir de belles pelouses.
Je parviens au camping après 89 km.
Pour moi, ce fut l'arrache totale
et elle a mal partout.
Chacun installe son campement
Joy aide Thomas à monter sa tente. Elle intègre un partie abri prévu pour une moto. Cela lui permet d'y pénétrer avec son fauteuil et d'y avoir ses aises.
Ensuite il recouvre de terre des vomis autour de sa tente.
Puis Adalberto emprunte mon vélo pour aller dans Larache chercher du vin pour accompagner le repas que nous allons prendre à la restauration du camping.
Avouant ainsi le manque d'agilité de son attelage. Le vélo à Gilles l'est forcément.
Après 5km, il est revenu bredouille, désespéré de ce pays où l'on ne peut trouver ni vin ni bière. Il a dit que j'avais du mérite de rouler avec ce VTT. Il m'a conseillé d'y atteler une remorque motorisée (cela permet d'avoir un vélo sans assistante pour tous les jours et avec lorsqu'il est chargé). Je lui dis que là mon vélo était léger puisque j'avais vidé mes sacoches dans ma tente. Et que " Chi va piano va sano " mais il ne semble pas comprendre mon italien. En tous cas, je suis admiratif puisque à 79 ans il va faire une partie du Sun trip 2018. Celui que Youssef va faire en tandem accompagné d'une personne à mobilité réduite.
Alors que le magasin Cyclable de Toulouse m'a prêté une sacoche avant, le temps de retourner la mienne chez le fabricant, la deuxième a également une fermeture qui s'est cassée depuis mon départ. Et celle d'une de mes sacoches arrière n'a pas supporté les 30 km dans la remorque d'Adalberto. La solide réputation de solidité du fabricant allemand Vaudé me semble bien galvaudée.
Facteur4 : Objectif pour 2050 de diviser par 4 l'émission de gaz à effet de serre.
La nuit n'a pas été réparatrice car en plus du trafic incessant sur la N1, il y a eu de nombreux coups de klaxons en ce samedi soir en raison je suppose d'une victoire au foot. Le football (opium du peuple) est une drogue légale. Auxquels répondaient les aboiements des chiens. Ce n'est que passé 4h qu'ils ont laissé s'exprimer les ronflements de mes voisins et les chants de coqs. De plus j'ai passé quelques heures à publier ce récit et ces photos sur FB. Jusqu'à présent mes publications devaient être validées par Thomas ou par une dame qui gère le groupe SOLARBIKES 2017. Ils ont décidé de me passer administrateur pour qu'elles apparaissent aussitôt et que les familles et amis aient rapidement ces nouvelles.
Dimanche 17 Septembre LARACHE KENITRA (Medhiya) 140 km
Levé à 6h,
je quitte le camping de Larache à 8:15. C'est le temps habituel qu'il me faut pour petit-déjeuner, faire ma toilette, plier ma tente et ranger chaque chose à sa place dans mes 5 sacoches. Je reprends la nationale 1
Il y a des travaux pour la réalisation d'une nouvelle voie ferrée.
Je tourne à droite pour la route secondaire 4214 qui nous rapprochera de la côte alors que la N1 part vers l'est. J'envoie un SMS à Thomas et Francine pour leur indiquer que c'est après 12 km. Je suis rapidement dans la campagne
où chacun s’affaire aux travaux agricoles.
Avec de modestes moyens
ou en culture intensive pour l'exportation.
Cela n'est possible que grâce à l'irrigation.
Je n'ose pas prendre en photo les enfants dans les champs. Je suppose que c'est parce que nous sommes dimanche et qu'ils sont en famille. Il y a souvent des personnes seules qui attendent au bord de la route, le stop et l'entraide semble populaires.
Rapidement des gens me demandent de l'argent en s'adressant à moi plutôt en Espagnol. Après 33 km et 3h, les VAE me rattrapent alors qu'ils sont partis 1h après moi. J'ai roulé à 11 km/h de moyenne (je m'arrête pour prendre des photos) et eux à 16. Je leur dis donc de ne pas m'attendre après que nous ayons échangé quelques fruits secs. Puis la misère s'amplifie avec à l'entrée de chaque village des tas d'ordures.
Pas de vendeur au bord de la route et aucun commerce. Je finis par trouver une épicerie où j'achète un Coca-Cola dont le prix 5,50 dirham est imprimé sur la bouteille
et une grande bouteille d'eau à 5. Le vendeur profitant de mon inexpérience avec les pièces tente de me faire payer un DH ou 0.5 de plus. Un client intervient en me rendant la différence sur son argent que le commerçant lui rend aussitôt. Il me dit qu'il y a des gens qui ne comprennent pas que nous sommes égaux. "Toi et moi, Kif-Kif" me dit-il. Je lui sers la main tout en acquiesçant ému par sa sincérité. Enfin dans un marché de village, j'achète du raisin et une banane. Mais je n'ose faire une photo qu'à la sortie où des camions sont chargés de compost.
J'ai parcouru 60 km sans voir un endroit accueillant pour déjeuner. Je trouve enfin un bois
que je rejoins péniblement en traversant un caniveau de sable. Je profite de couches de bébé pour éviter que mes roues ne s'enfoncent trop.
J'apprécie de pouvoir m'isoler pour cette pause déjeuner. Non pas que je me sente en danger avec tous ces Marocains qui sont partout au bord des routes. Principalement pour faire du stop en campagne mais aussi se déplacer dans les villages et discuter ( beaucoup moins les femmes) et qui marquent le plus souvent des gestes de sympathie et d'encouragement aux cyclistes. Mais plutôt une certaine gêne en raison de nos différences de niveaux de vie et de la barrière de la langue.
J'avais terminé mes fruits secs mais heureusement Joy m'en a donné qui lui ont été offerts par un magasin BIO, l'un de ses sponsors. D'un tour de magie, je transforme le mélange professeur en mélange étudiant.
Mais le raisin type Italia n'est pas sucré. Il ne vaut pas le raisin petit grain que j'ai acheté à Sète et dont j'ai offert une grappe à Adalberto quand il est arrivé à la gare maritime avec son fourgon ( il m'a alors demandé s'il était douce). J'y ajoute 2 pâtes de fruits. On m'a déconseillé de manger des crudités au Maroc et cela me ferait mal au ventre d'attraper la tourista avec du raisin sans goût...
Facteur4 : Objectif pour 2050 de diviser par 4 l'émission de gaz à effet de serre.
Dimanche 17 Septembre (suite)
Reprenant et sachant que je dois tourner à droite, je m'engage sous un tunnel où vient s'accumuler du sable.
Grand vététiste de mon état, 3 m de sable me stoppent. Et comme je me suis trompé de tunnel, je dois le traverser 2 fois. C'est grâce aux panneaux indicateurs marocains.
Je ne verrai que 2 indications Kénitra sur 60 km. En dehors de ceux de l'autoroute que l'on ne peut pas manquer.
Je passe au-dessus d'un canal d'irrigation.
Ils sont très utilisés dans cette région agricole. Nous nous encourageons mutuellement un ouvrier et moi alors qu'il repart avec son groupe, outils à l'épaule. Passé sous le bon tunnel la route devient piste en raison des aménagements ferroviaires.
En effet une ligne de chemin de fer très récente est parallèle à l'autoroute.
www.routard.com/...ign=Routard_NL_Actus
Amusant dans le même temps en France, nous n'avons plus les moyens de financer de nouvelles lignes TGV.
Je profite de l'ombre d'un tunnel pour boire et faire le point avec le GPS de mon smartphone et ma carte.
Des moutons passent dessous guidés par 2 enfants.
Des bananes sont cultivées sous serre.
Puis la chaussée est de plus en plus défoncée avec des bribes de goudron. Les habitants sont vraiment laissés-pour-compte. Il y a une superbe autoroute, une voie ferrée flambant neuve qui les entourent sans qu'ils aient les moyens de les utiliser et une route SECONDAIRE sur laquelle ils peinent.
Tous les véhicules que j'ai croisé roulent sur le bas côté pour me laisser le peu d'asphalte disponible.
Il faut dire que l'on est moins secoué sur la sable que de sauter d'un morceau de bitume à l'autre. Je plains nos amis avec leurs roues multiples car cela dure sur des dizaines de km.
Apparait une station service qui semble abandonnée.
Francine m'apprendra que cette route est appelée à disparaitre et sera remplacée par une autre. Pour l'heure j'y croise toujours beaucoup de monde. Les enfants qui ont travaillé au champ en famille et que je n'ai pas osé photographier accourent à mon passage où répondent à mes signes. Je crois que j'aurais dit mille fois bonjour aujourd'hui. Certains s'accrochent au vélo pour me retenir tant que je ne leur donne pas d'argent. Je suis obligé de me fâcher. Surtout lorsque l'un d'eux tire sur la sangle de ma sacoche au risque de me faire perdre une fermeture supplémentaire. Un autre pédale vigoureusement à mon passage. Je ralentis pour l'attendre. Nous roulons ensemble un moment, il hèle son copain en répétant : "Kénitra, Kénitra" car il m'a demandé où j'allais. Plus loin ces 2 jeunes cyclistes freinent avec les pieds, comprenant qu'ils ne veulent pas aller plus loin, je propose une photo. Plus rarement des jeunes demandent de poser pour un selfie.
Moins drôle 3 chiens se lancent à ma poursuite.
J'accélère, mauvaise stratégie et le moulinet de mes jambes excite celui qui à ma gauche grogne au niveau de mes chevilles. Heureusement le sol ne présente pas d'irrégularités sur lesquelles j'aurais pu chuter dans la panique.
Rare décor agréable de la journée :
Enfin je retrouve un bois. mais il est mis à mal pour produire du charbon de bois, très utilisé pour cuisiner.
puis une route goudronnée
et ce que l'on appelle la modernité.
Facteur4 : Objectif pour 2050 de diviser par 4 l'émission de gaz à effet de serre.
Dimanche 17 Septembre (fin)
J'arrive à Kénitra à la tombée de la nuit. Et c'est un autre monde avec des femmes en jupes ou en shorts. Ce que je n'ai pas vu pendant 100 km.
Il y a de fausses cigognes sur les lampadaires pour en attirer de vraies.
Je décide d'allumer mon feu arrière et de mettre mon gilet jaune. (tant que j'y vois assez j'économise mon éclairage avant qui est constitué de ma frontale car je n'ai pas de dynamo).
Le centre ville est animé est décoré.
Sur l'application Zenly, Thomas semble tout proche mais je n'y vois pas Francine. Cela me semble étrange car elle m'a averti qu'ils sont au camping. J'ai essayé 50 fois d'appuyer simultanément sur les 2 boutons de mon smartphone pour faire une capture d'écran et vous présenter l'application. J'avais réussi une fois l'année dernière à utiliser cette fonction. Mais rien à faire mon smartphone ne veut pas m'obéir.
Je demande aux habitants qui m'informent très gentiment que le camping de Medhyia est encore à 8 km (je saurai plus tard que Thomas n'avait plus de batterie sur son téléphone). L'un d'eux note SOLARBIKES pour nous suivre sur FACEBOOK.
Je parviens à la ville après 140 km. Mais je ne trouve pas le camping. Du moins je passe devant un qui semble fermé et qui ne présente aucune entrée. Arrivée à la plage, j'interroge un policier à un rond-point. Il me confirme que je suis passé devant. 2 km de plus mais toujours pas d’accès. J'appelle Francine qui me dit que l'entrée est dissimulé par des travaux. J'entre au camping de la plage à 20:45 et présente mon passeport au gardien qui le prend en photo avec son téléphone.
Les cyclistes n'ont pas pu planter leur tente sur le terrain trop dur. Ils ont obtenu l'autorisation de dormir dans la salle d'activité. En arrivant tard, j'ai l'avantage de bénéficier de leurs démarches. Tandis qu'ils partent manger en ville, j'étale le contenu de mes sacoches sur le comptoir du bar
qui est fermé en cette période. Même si nous ne campons pas je dois sortir ma tente pour la faire sécher.
Nous allons dormir sur les transats.
Après la douche, je profite aussi de faire une petite lessive
avant de me faire chauffer de l'eau pour mon bouillon cube vermicelle et de manger la boite de maquereau mariné que j'ai emmené.
Je suis sidéré que les autres ne transportent pas de quoi manger (Sauf Joy qui a un stock de fruits secs et les préparations USANA qui lui servent de petit-déjeuner ainsi qu'à Thomas). Ce dernier avait demandé à Francine de laisser son réchaud avant le départ (pour s'alléger).
C'est le grand confort, il y a même un vieux slip et un préservatif usagé sur le comptoir :
Avant de me coucher, je publie un très court message sur FB pour rassurer les followers car il me semble que les VAE n'ont pas mis d'information :
17 septembre, 23:37
Parti du camping de Larache à 08:15, je suis arrivé au camping de Mehdiya près de Kénitra à 20:45 après 140 km. Les autres sont arrivés un peu plus tôt. Pas le courage de raconter quoi que ce soit.
Facteur4 : Objectif pour 2050 de diviser par 4 l'émission de gaz à effet de serre.
à 05h45, le muezzin ne nous rate pas. Pas besoin de tapis pour la prière, je suis carpette.
En fait non l'étape d'hier n'était pas si difficile car l'itinéraire était tout plat. Thomas me félicite pour l'avoir réalisée. Je lui réponds qu'eux aussi ont eu du mérite étant donné l'état de la route. (ayant un tricycle couché, voyageforum.com/...post=6951448#6951448, je sais qu'il y a toujours une roue dans l'ornière).
Il me dit en rigolant que que sa femme et ses maitresses ne lui parlent que de Gilles Rouland. Que c'est bien ce qu'il fait. Il ajoute que sa femme lui a dit que je postais de superbes photos et que quand il lui a demandé : " Et les miennes, elles ne sont pas belles ? " elle a répondu que non.
Il est vrai que j'ai fait un beau reportage sur la traversée et la première étape. Mais c'était facile car je n'ai pas pédalé contrairement aux autres participants.
Lundi 18 Septembre Medhyia Mohammedia 100 km
Le soleil est au rendez-vous pour les préparatifs
Après avoir passé sa pompe à Thomas à son appel pour qu'il regonfle ses pneus, il me remercie en me disant : "c'est gentil" et m'explique que les nombreux trous ont favorisé la perte d'air (qui s'échappe un peu quand le pneu est pincé contre le bitume).
Je souhaite partir devant mais le réceptionniste n'étant pas arrivé, je ne peux régler. Je demande à Francine qu'elle le fasse pour moi.
Je pars vers la plage et regrette de ne pas mettre baigné alors que nous étions si proche de l'océan.
Dans une épicerie, j'achète de l'eau et des dattes. Le vendeur me demande où je vais. Je lui réponds jusqu'à Agadir. Il me déconseille d'acheter les plats proposés au bord des routes.
Je comprends le code des couleurs en prenant la route secondaire.
Elle est en pente depuis la côte pour remonter au niveau de la N1.
J'ai l'occasion de tester mon siffler anti ours que j'ai acheté au Québec contre des chiens errants. Les ultrasons sont efficaces, ils déguerpissent la queue entre les jambes.
Puis je retrouve la nationale et son trafic.
Des artisans tailleurs de pierre y exposent leurs œuvres.
Je continue en direction de Rabat (mais pas par l’autoroute).
Je m'arrête au niveau du jardin exotique de Bouknadel,
attiré par les bougainvilliers.
Mais il est fermé. Le gardien m'annonce que l'ouverture est proche.
Il est 11:30 et selon l'affichage, cela devrait être ouvert.
Je profite de cet endroit agréable et de l'ombre pour téléphoner à Air Arabia pour confirmer la possibilité d'embarquer un vélo.
Je vois passer un train
et Francine et Adalberto que je réussis à photographier malgré la surprise.
D'après Zenly je ne les voyais pas si proches.
Un responsable rentre dans le parc et m'annonce que l'ouverture sera retardée.
Je renonce à y faire ma pause déjeuner, j'ai déjà grignoté en attendant.
Nous arrivons dans Rabat qui est la capitale mais qui n'est pas très étendue.
Et nous nous arrêtons au CARREFOUR car Thomas a besoin de sacs poubelle.
Je m'étonne qu'ils n'achètent rien d'autres. J'y trouve des biscuits, des yaourts et profite pour acheter des piles. D'habitude les rechargeables dans ma frontale suffisent pour tout le voyage. Mais une fois je l'ai trouvé allumée dans ma sacoche et je sais pas combien de temps elle est restée en service involontairement.
J'ai un peu de mal a m'y retrouver dans les rayons. (je ne vois pas de compote)
Je crains d'avoir épuisé le temps de cet arrêt.
Mais Adalberto en a profité pour s'acheter un téléphone. Les 2 vieux dont il disposait ne fonctionnent plus.
Je remarque que Francine a une musette EDF avec un sympathique logo véhicule électrique
(je possède une Zoé).
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lundi 18 Septembre (suite)
Joy s'arrête dans un garage à l'enseigne BOSCH en demandant s'il peuvent régler son problème.
Alors qu'il a acheté un vélo-cargo avec un moteur et des batteries de cette marque, il a fait monter juste avant le départ des panneaux solaires qui devraient les recharger. Mais pas un électron a rempli cette mission. Il fonctionne juste avec ses batteries extractibles qu'il recharge sur le secteur. Des habitués lui ont dit qu'il est toujours difficile d'assembler du matériel de marque avec d'autres composants et ce n'est pas ici qu'ils vont lui donner la solution.
Je prends en photo les autres participants
puis nous repartons. Dommage de ne pas visiter la médina de Salé alors que nous passons devant.
Thomas s'est renseigné auprès de cyclistes locaux pour la traversée de Rabat. Ils conseillent d'emprunter une piste cyclable pour traverser l'oued Bou Regreg.
Effectivement l'accès au pont Hassan II est interdit aux vélos.
Mais nous ne savons pas par où passer.
A l'annonce d'une piste cyclable,
nous demandons aux forces de l'ordre.
Il faut emprunter le pont du tram.
qui comprend une bande cyclable.
C'est super !
Je suis tenter de continuer par l'estuaire de ce fleuve. Étant certain de retrouver ici la côte que nous allons longer jusqu'à Mohammedia. Mais Thomas me dit que je me trompe et démarre brutalement vers le grand boulevard de la N1. Il nous laisse frustrés Francine, Joy et moi de ne pas profiter de ce superbe paysage où nous voyons des bateaux et devinons la plage de Rabat.
Il ne veut prendre aucun risque en suivant scrupuleusement la trace de son GPS. Sa hantise est de se retrouver seul à un endroit où il ne pourrait pas faire demi-tour.
Cela commence par un morceau de piste cyclable. Mais rapidement nous trouvons dans la circulation très dense.
Avec la succession de feux, je suis le seul à pouvoir me faufiler à droite des files de voitures.
Je profite de mon avance pour activer le GPS de mon smartphone et inviter tout le monde à tourner à droite pour trouver la Côte beaucoup plus agréable et dotée plus loin d'une promenade qui peut faire piste cyclable.
Je suis un moment les VAE
et suis tenté de m'arrêter devant un beau monument.
Dés que je pénètre dans la cour de ce qui est affiché comme musée, je me fais engueuler. Je suis pas le bienvenu. Apparemment c'est l'heure de la prière car je vois un homme sur son tapis.
Je profite des aménagements récents
puis je trouve un peu d'ombre le long d'un mur pour ma pause déjeuner (en fait il est 15h).
Et l'on arrose en plein soleil.
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lundi 18 Septembre (fin)
Je reprends la route côtière
où les contrôles sont fréquents.
Les conditions de roulage sont très agréables
avec les traversées successives d'agglomérations.
Je me fais un nouvel ami :
Il a le même système de transmission sans chaine
que sur le vélo que je viens d'acheter : voyageforum.com/...post=8207147#8207147
Je n'ai pas osé le prendre de peur de l'abimer dans les transports.
Je pense qu'une courroie avec fibre de carbone sera beaucoup plus durable qu'une chaine.
Ce qui est certain c'est que cela évite le cambouis. Malgré ma pince à vélo, j'ai déjà ruiné mon pantalon.
Au village suivant je retrouve grâce à leurs véhicules en stationnement
les amis qui terminent leur déjeuner et la recharge d'une batterie de Joy.
Je reprends rapidement la route
et les photos.
Parvenu devant une demeure royale
J'envoie un SMS à Francine pour lui dire qu'elle pourra prendre en photo des gardes en tenue traditionnelle. En effet ceci est beaucoup plus discret et aisé en tricycle où l'on n'a pas besoin de se soucier de l'équilibre.
Mais ils me rattrapent avant qu'elle ait lu mon message.
Joy décide de rouler avec moi pour profiter en s'arrêtant plus souvent.
Tout le secteur est voué au tourisme.
Nous rejoignons les autres au camping de Mohammedia à 18h30 après 100 km.
Je peux enfin me baigner dans l'océan. plutôt faire trempette dans un petit bassin de la côte rocheuse. Pas besoin de monter la tente puisque nous avons choisi de louer un bungalow. A 5 c'est souvent moins cher que de payer pour chaque tente.
Les cyclistes ont fait la connaissance d'un anglais qui roule seul et lui ont proposé de passer la soirée avec nous. Il demande à Francine si je suis prof d'anglais car il a trouvé mon accent excellent lors de mes premiers mots. Il sera vite déçu.
Alors que Francine fait remarquer que nous aurions du longé l'estuaire aussitôt après le pont pour profiter des paysages. Thomas se met en colère et la fait pleurer. C'est gênant devant notre invité qui comprend très bien le français. J'interviens en ajoutant que tout le monde peut se tromper mais qu'il y a la façon de le dire. je n'ai pas apprécié son ton péremptoire. Fâché, il va s'isoler dans sa chambre.
La première fois qu'il m'avait demandé de positionner ses pieds sur son tricycle et que je ne savais pas comment faire, j'avais trouvé sa façon de demander service en m’engueulant peu adapté. C'est Francine qui avait positionné correctement ses pieds et mis en place les cordelettes élastiques qui les maintiennent sur les supports. Elle souffre également de son manque d'amabilité alors qu'elle lui rend service tout au long de la journée. C'est toujours difficile avec les personnes handicapées. Dans le laboratoire où je travaillais, nous avons accueilli une jeune malentendante. Elle n'a pas réussi à s'intégrer car personne ne voulait travailler avec elle trop habituée à obtenir tout ce qu'elle voulait auprès de ses parents ou d'éducateurs. Elle m'a offert un déjeuner pour me remercier d'avoir travaillé avec elle plusieurs semaines sur un poste isolé avant son départ dans un autre service .
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Le matin je m'étonne que Thomas ne remercie pas Francine quand elle lui apporte son shampoing qu'il a laissé dans la douche. Encore plus quand elle lui amène son passeport que le gardien tentait de donner à quelqu'un d'autre. Il nous dit que ce ... allait garder son passeport. Alors qu'il était normal qu'il le conserve tant que nous n'avions pas réglé (ce dont Francine s'est occupé) et que certainement ne sachant pas lire il ne savait plus à qui il appartenait. Mais je reste espanté quand apprenant par Francine que ses bas lavés la veille ne sont pas secs, qu' il mette ses chaussures pieds nus. Il n'a emporté qu'une paire de chaussettes !
Mardi 19 Septembre Mohammedia 9h El Jadida 18 h 136 km
(seulement 9h je suis en progrès ! Non étape plus facile)
Je suis d'abord conforté dans mon choix de rentrer en France par avion.
avec cette école de formation de personnel de bord.
Owen qui est d'Abergele au Pays de Galle a choisi de nous accompagner.
Il roulera avec moi ainsi qu' Adalberto qui trouve le rythme de Thomas trop rapide.
Il nous offre un jus d'orange fraichement pressé
qui est délicieux et appréciable avant que nous attaquions
30 km de la zone industrielle de Casablanca,
puis la traversée de la ville.
Nous stoppons pour admirer la Mosquée Hassan II,
proche de l'océan.
J'achète un melon canari et Owen des bananes.
Je demande si nous pouvons les consommer à la terrasse d'un bar en prenant des boissons qu' Adalberto nous offre.
Je publie ceci sur le groupe Solarbikes 2017 de FACEBOOK :
19 septembre, 14:55
Breaking news : Après Casablanca au km 55, j'ai rattrapé Joy qui a crevé.
"Pas le temps" de l'aider. Il reste 80 km à parcourir.
(je dois être un peu rancunier me rappelant que c'est ce que Thomas m'avait dit quand j'avais proposé du melon)
je ne manque pas d'ajouter : L'entraide est déjà en action.
Je reprends la route avec Owen.
En arrivant sur El Jadida, je trouve amusante la décoration de ce camion de livraison
Nous retrouvons les autres au camping. Arrivés sans peine avant nous, ils ont loués 2 bungalows. le premier occupé par Joy et Thomas, le second par Francine, Adalberto , Owen et moi.
Francine met à charger sa batterie avec sa mallette de transport
et tous les 4 nous allons au restaurant du camping. Quand Thomas et Joy arrivent nous rajoutons une table pour manger ensemble. Mais quand je prends une photo du groupe pour ressouder l'équipe Thomas détourne le regard.
Il finit par me dire "tu sais qu'il existe un droit à l'image".
Je suis scié ! Alors que précédemment il était tout content que je le prenne en photos et que je les publie sur FB.
Il ajoute : " en plus c'est un SOLAR bike ! "
Devant cet argument imparable qui m'exclut de facto, je lui réponds :
"Tu es comme un gamin ! Ton jouet ne fait pas ce que tu veux alors tu le jettes"
"Pour moi ça va être vite fait un clic et c'est fini !"
Plus tard alors que je fais mes adieux à Joy, il m'explique que lui en tant que revendeur USANA a un "droit à l'image" (on ne peut théoriquement pas diffuser des photos de lui sans l'accord de sa société) mais il ne le fait pas valoir. Il doute que je quitte le groupe. Je lui confirme ma volonté (le plus "drôle" c'est qu'il devrait aussi être exclu, son vélo n'ayant de solaire que l'apparence). Francine elle hésite, tiraillée entre son engagement, son désir d'aider et sa volonté de profiter davantage de ce voyage. Elle me dit que c'est bien que j'ai pu lui répondre fermement, elle se serait mise à pleurer.
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Le lendemain nous prenons un petit-déjeuner dans une ambiance moins tendue.
J’offre un thé à Owen avec mon réchaud (celui du bungalow n'est pas alimenté) et propose des galettes de riz et du beurre de cacahouète (acheté à CARREFOUR Rabat).
Je demande à Adalberto de me rendre mon second briquet que je lui avais prêté depuis Larache et dis au revoir à Francine que j'ai plus de chance de retrouver sur les routes françaises.
J'ai de la veine alors que je quitte le groupe, je vais rouler avec un nouvel ami gallois.
Nous nous dirigeons tous 2 vers la plage et sa promenade.
Nous prenons le temps de visiter
la cité portugaise.
(ce que Francine aurait aimé faire)
Puis trouvant une boutique INWI tenue par 2 jeunes qui parlent français, j'explique mon souhait de recharger ma carte SIM. En effet la veille alors que j'appelais ma sœur en France la communication a été coupée. Puis j'ai reçu un SMS me disant que je n'avais plus de crédit (pourtant je pense avoir très peu appelé l'international) . Dans une boutique à 22h je n'ai obtenu qu'une recharge de 50 Dirhams et je ne sais pas si je l'ai utilisée correctement pour l'étranger. Owen me dit que ce serai plus avantageux de changer de carte SIM. Ce que confirme le vendeur. Je ne veux pas participer à cette société du jetable mais il est dans l'impossibilité de créditer mon compte ne pouvant se connecter au site INWI. Dépité je demande une nouvelle carte SIM mais il ne peut l'activer sans le site. Pourtant c'est ce qu'ont fait les filles à l'aéroport. Le jeune me dit que ce sont des cartes spéciales...
Mercredi 20 Septembre El-Jadida Sidi-Bennour 99 km
Habitations anciennes
et constructions récentes se succèdent.
Récolte des algues
et séchage au soleil.
nous longeons la côte,
les ânes cherchent l'ombre mais la température n'est pas trop élevée.
Owen m'a conseillé ces yaourts très agréable à boire.
Nous profitons des paysages
Avant d'arriver au port industriel de Jorf Lasfar.
Pour la première fois, je prends le temps de déjeuner au restaurant.
Je demande au serveur de photographier ses uniques clients.
Nous reprenons la route régionale 301
Elle longe la côte vers Essaouira. Mais nous allons quitter provisoirement cette destination pour d'abord nous rendre à Marrakech comme initialement prévu.
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Mercredi 20 Septembre (Fin)
après avoir salué des pêcheurs,
être passés devant des marais salants,
nous prenons la route secondaire 3416
qui nous emmène vers l'intérieur
par une succession de montées descentes.
En cette fin d'après-midi nous croisons des marocains
à pied,
en âne
ou en camion.
Toujours un fort contraste entre ruralité
et autoroute au-dessus de laquelle nous passons
pour atteindre Sidi-Smaïl où nous espérons trouver un hôtel.
Contrairement à ce qu'Owen a pu voir sur internet, des jeunes que j'interroge à la terrasse d'un café nous affirment qu'il y en a pas avant Sidi-Bennour. Il nous faut faire encore 21 km. Alors que le soleil descend, Owen me dit qu'il ne veut pas rouler de nuit. Il demande si nous pouvons planter notre tente derrière une station service. Devant la réponse négative et après avoir acheter de l'eau, je lui dis ne pas s'inquiéter ayant de la lumière et un gilet réfléchissant.
Arrivés à Sidi-Bennour nous profitons de l'éclairage de la ville, un policier nous confirme l'existence d'un unique Hôtel très modeste.
Mais pour 100 Dirhams (10 €) par personne, on ne peut pas demander mieux !
nous disposons même d'un WC
et d'une douche.
Pour nous réconforter je prépare, dans une salle commune, un bouillon cube vermicelle.
Puis je réchauffe un sachet de carottes lentilles que je transporte depuis mon domicile.
Owen veut me dédommager. Je lui dis que ce n'est pas nécessaire.
je veux publier ce message :
Je me suis inscrit sur Facebook pour participer à Solarbikes 2017. Je ne voulais pas utiliser ce produit américain ni afficher ma vie sur le net. Pourtant c'est un peu ce que je fais sur VoyageForum.
Je pensais en faisant toutes ces publications finir par en faire une overdose. Je n'ai pas eu le temps
Thomas m'a fait valoir son droit à l'image. Il m'a reproché certains de mes écrits. Il m'a dit qu'il s'agit d'un SOLARbikes. N'étant plus désiré, je quitte l'aventure avec un soulagement certain. Mais satisfait d'avoir participé au début.
Malgré 3 tentatives, il ne sera pas publier sur la page du groupe. Cela m'ennuie j'avais justement terminer mon dernier message par :
"Plus rarement des jeunes demandent de poser pour un selfie. La suite au prochain numéro..."
Je suis contraint de la publier sur ma page perso mais je n'y ai qu’une douzaine d'amis (je reçois tout de même quelques messages d'encouragement et d'intérêt pour la poursuite du voyage et des récits). Les suiveurs de Solarbikes ne comprendront pas pourquoi je ne mets plus de news.
Je tente de leur proposer de devenir mes amis pour qu'ils puissent accéder à la suite de mes récits. Mais mon smartphone me propose que les premiers membres du Groupe dans l'ordre alphabétique à chaque fois que je clique sur la liste. Même quand les premiers seront devenus mes amis.
En fait je suis soulagé de ne plus m'imposer de passer des heures sur le clavier du smartphone (beaucoup moins pratique que celui d'un ordi).
Plus tard je publierai ceci sur ma page :
J'ai changé de Cycle et suis passé au Trike. Le pétrole n'existant que grâce au soleil,
je vais pouvoir réintégrer le SOLARbikes. Mon VTT lui préférait l'ombre.
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Merci ! Je m'y emploie mais c'est presque plus difficile de raconter que de rouler. Il me faut bien une journée pour raconter un jour de voyage. Surtout que je pèse mes mots craignant qu'ils soient jugés trop agressifs. Pourtant je raconte sincèrement ce qui s'est passé du moins tel que je l'ai ressenti.
Jeudi 21 Septembre Sidi-Bennour 9h30 Marrakech 19h 135 km
Notre petit-déjeuner a eu raison de mes derniers grammes de gaz.
Devant l'hôtel nous discutons avec un sympathique marocain
qui y a également dormi. Il ne voulait pas rouler de nuit pour rentrer à son domicile.
Il a travaillé avec EDF en France. Justement j'avais pris en photo les compteurs dans le couloir d'entrée de l'hôtel des Voyageurs :
Owen est souriant avant le départ.
En route il m'a raconté qui lui est également arrivé d'être poursuivi par des chiens mais il avait eu moins de chance que moi. Il avait chu et s'était blessé au coude.
Nous quittons la ville en traversant des quartiers très pauvres
mais toujours avec des constructions en cours
et des sourires.
Nous retrouvons La N7 qui va nous conduire à la ville ocre.
A nouveau, des canaux d'irrigation
et des cultures.
Peu avant midi nous tombons sur les VAE
qui ont du s'arrêter à cette école (reconnaissable à ses couleurs) car Thomas souffre de maux de ventre. Il pense qu'il a choppé des bactéries chez le tailleur qui les a hébergé hier entre son atelier et sa famille. Du moins c'est son épouse qui a offert l'hospitalité lui était moins accueillant (Ils n'ont pas pu dormir à l'hôtel des voyageurs en raison de ses escaliers étroits).
Thomas ne m'adresse pas la parole mais alors que je m'apprête à repartir après avoir photographié Owen, il me jette : " Gilles ! Tu ne publies pas des photos de moi". Je lui réponds : "Non ! J'ai compris, je ne suis pas si bête !"
Ce sera mon dernier cliché. Après m'avoir mis sur un piédestal et m'avoir dit que la vraie écomobilité est celle que je pratique. (Pour une simple remarque) Il m'a dit que je l'avais déçu et que dans mes récits, c’est toujours : "Moi, je". Il n'a pas tout à fait tort mais je lui avais répondu : "Forcément vous ne m'attendez pas alors Je suis seul".
Il ajoutera qu'il n'a pas le choix. Je lui répondrai " Si ! Tu aurais pu faire des étapes de 50 km".
Quelques km plus loin, un jeune s'accroche et ne veut pas nous lâcher.
Le paysage est souvent à tendance désertique
avec le manque de pluie.
Vers 13h nous croisons des enfants sur la route.
Nous achetons des boissons et quelques grignotages. Un marocain nous propose de s'assoir. Je lui offre des fruits secs mais il les refuse n'ayant plus assez de dents. Heureusement j'ai une madeleine dans un sachet individuel et cela lui fait plaisir. Owen nous prend en photo et il nous demande de l’envoyer à son fils en recopiant le n° de téléphone noté sur un cahier.
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Comme indiqué, j'ai acheté le mien au Québec alors que je parcourais les Routes Vertes de Montréal à Gaspé. Il est identique à celui-là : www.pro-sifflets.com/...ssole-cao-c2x7649863
Il est quelques fois peu apprécié quand je l'utilise en randonnée militante pour attirer l'attention de tout le groupe quand un organisateur veut s'adresser à tout le monde.
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Jeudi 21 Septembre (suite)
Je propose à Owen de rouler devant pour qu'il imprime la cadence.
Nous passons devant ces belles pierres en cours de restauration.
Je m'arrête dans un marché où il n'y a que des hommes. Ce vendeur veut m'offrir le melon que je choisis. Je refuse et lui donne quelques DH. Je lui demande si je peux le prendre en photo et cette fois il me demande de l'argent et c'est moi qui refuse. Finalement il se redresse et pose fièrement.
La N7 est très roulante.
la vitesse y est limitée à 100 km/h.
Nous y croisons de nombreux camions
et la voie ferrée.
L'huile est VERTE
Même les cactées souffrent de la sécheresse.
Nous demandons aux ouvriers l'autorisation de profiter d'un peu d'ombre
pour manger le melon.
Le responsable nous dit que par contre il est interdit de faire des photos des bâtiments.
Nous sommes dans une zone d'extraction de phosphates considérée comme stratégique mais traversée par une nationale.
Vers 17h, Owen achète du raisin qui est très bon.
A côté du café où nous buvons du thé à la menthe, il y a une boucherie.
Nous reprenons la route apercevant au loin les premiers reliefs de l'Atlas.
Des constructions à l'approche de Marrakech
que ce camion n'atteindra pas.
Je me laisse guider par Owen et son smartphone vers l'auberge de jeunesse qu'il a trouvé sur le net. Dans la circulation certainement avec un changement de vitesse trop rapide, je fais sauter ma chaine. Garé sur le trottoir j'utilise le gant jetable qui m'a été donné pour me servir dans la biscuiterie à Sète et que j'ai bien fait de conserver. je le mets maintenant à la poubelle. Nous parvenons à l'hébergement vers 19h après 136 km. Je fais un flop en disant à Owen : "Give me five !" Il comprend finalement que je l'invite à taper dans ma main. Je le félicite pour le choix de ce quartier calme. Nous attachons nos vélos dans la cour de l'auberge.
Facteur4 : Objectif pour 2050 de diviser par 4 l'émission de gaz à effet de serre.
Toutes mes excuses, je ne voulais pas vous "bousculer" pour la suite de votre récit que je trouve intéressant. Prenez votre temps 🙂
J'ai tout lu mais je n'ai pas encore cliqué sur les liens que vous avez transmis.
Mille fois merci gilles pour ce récit ..si precis si détaillé ..tu as pris des photos superbes... et ..j avais homme de ma mémoire des détails qui ont resurgi..
On se revoit en 2018 ?
Je m'arrête dans un marché où il n'y a que des hommes. Ce vendeur veut m'offrir le melon que je choisis. Je refuse et lui donne quelques DH. Je lui demande si je peux le prendre en photo et cette fois il me demande de l'argent et c'est moi qui refuse. Finalement il se redresse et pose fièrement.
Et oui, c'est comme cela.
Et une fois que tu l'aura compris.
Tu aura tout compris.
On ne refuse pas un présent.
Très heureux, Francine que tu apprécies le récit de ce voyage auquel tu as participé. J'attendais de l'avoir terminé pour t'envoyer le lien. Si tu veux des photos aux dimensions d'origine, envoie moi un message personnel. Pour 2018, j'ai prévu une randonnée militante dans le Limousin en Juillet et une sur la Méditerranée en Septembre.
Facteur4 : Objectif pour 2050 de diviser par 4 l'émission de gaz à effet de serre.
Bonjour,
Le marocain à qui j'offrais des amandes, noisettes, noix de cajou a su les refuser. Cela ne m'a pas vexé. Par chance j'ai compris que c'était parce qu'il n'avait plus assez de dents et je me suis adapté pour lui faire plaisir. Cela m'aurait gêné de ne pas payer le melon au marchand qui semble pauvre. C'est moi qui suis venu vers lui sur un marché pour acheter. Par contre je trouve choquant qu'il me demande de l'argent pour le prendre en photo. Si il avait simplement refuser, je ne l'aurais pas faite.
Facteur4 : Objectif pour 2050 de diviser par 4 l'émission de gaz à effet de serre.
Bonjour Gilles,
J’apprécie toujours tes récits.
J'ai bien suivi ton périple et ton aventure au Maroc, et aussi celui de Francine.
Bravo à tous les deux.
Si tout va bien pour moi je ferai ce périple en septembre et octobre 2018.
Je vois aussi que tu comptes venir dans le Limousin en Juillet , fais moi signe si tu passes pas loin de chez moi , ce serait un grand plaisir de te rencontrer.
Je réside pas loin de Beaulieu sur Dordogne (19).
Pardonnes moi.
J'ai posté en étant tout le temps dérangé.
Et du coup, j'ai oublié de te féliciter pour ton parcours.
Merci pour ce carnet de voyage.
Et pour votre courage à tous. 🙂
Merci !
Pour la rando militante, nous passerons plus au nord : http://lelimousinavelo.fr/
Nous nous rencontrerons peut-être une autre fois. Bonne préparation pour le Maroc.
Facteur4 : Objectif pour 2050 de diviser par 4 l'émission de gaz à effet de serre.
Oui ! Reprenons
Vendredi 22 Septembre 20 km à vélo, plus à pied.
Nous sommes dans l'auberge de jeunesse située rue El Jahed près du consulat français.
C'est très calme,
Nous sommes seuls dans le dortoir. Owen ayant déjà voyagé au Maroc me dit qu'il est fréquent que sur Internet les auberges soient complètes et qu'en réalité il n'y ait personne.
(Certainement un moyen d'être tranquille pour le personnel)
Nous n'avons vu qu'un seul client hier soir. Cet homme m'a prêté un plan de Marrakech édité pour la COP22 à laquelle il a participé pour que nous puissions aller diner.
C'est super, Owen aime aussi marcher et nous partons à travers la ville.
Curieusement l'office du tourisme proche est fermé.
Peut-être parce que nous sommes vendredi jour de prière.
Mais apparemment c'est aussi fermé le weekend.
Owen me fait gouter les figues de barbarie
puis du jus de grenade.
Je refuse la paille proposée en expliquant au jeune les conséquences de son utilisation :
www.change.org/...id=7259882&jb=58
Avenue Mohammed V
nous parvenons à la mosquée de La Koutoubia
qui a été labellisée verte pour la COP22.
Nous gagnons la place Jemmaa-el-Fna
incontournable lieu touristique
avec son magnifique marché.
Je photographie mon compagnon devant l'auberge où il avait dormi.
Facteur4 : Objectif pour 2050 de diviser par 4 l'émission de gaz à effet de serre.
Vendredi 22 Septembre (suite)
Owen veut se rendre au quartier des teinturiers (Francine me l'a aussi recommandé).
Nous pénétrons dans les souks
riches en artisanat local.
C'est un labyrinthe de rues étroites où hélas les cyclomoteurs sont autorisés à circuler.
Difficile de s'y diriger au milieu d'un grouillement de touristes et de locaux.
Owen demande la direction du quartier des Teinturiers. Un jeune est très prompt à nous l'indiquer. Ce qui est étrange c'est qu'il enfourche sa moto pour nous guider puis qu'il passe le relais à un ami. Nous arrêtons de suivre ces guides trop zélés pour être honnêtes. S'adressant dans un autre commerce Owen déclenche le même manège. Nous interrogeons des touristes. Certains reviennent masqués indiquant que nous sommes sur la bonne piste. Je tente ma chance auprès d'un marocain âgé que je croise. Il a un de ces sacs de toile colorée qui ont remplacé les sacs en plastique au Maroc. l'idée qu'il vient de faire ses courses dans son quartier me mets en confiance. Il me dit qu'il habite près du quartier des teinturiers et se propose de m'accompagner. Comme les ruelles défilent, Owen sentant l'arnaque, cesse de nous suivre. Quand le marocain passe le relais me disant qu'il s'arrête là (ce doit être la limite de son territoire), je profite d'une rue assez large pour qui circule un taxi pour m'engouffrer dedans. Je ne suis même pas capable de dire le nom de la place où je veux qu'il m'emmène mais je demande celle avec toutes les calèches. Nous devons être assez proche mais le chauffeur me fait un grand tour touristique. Il me réclame 400 Dirhams je ne lui en donne que 100. Je dis à Owen qui m'appelle au téléphone de me retrouver devant le poste de Police que j'avais repéré sur la place Jemaa-el-Fna. Je m'y rends.
Les policiers dans l'ombre ont vu que je prenais une photo. Ils me demandent mon smartphone. Constatant que je n'ai pris que le bâtiment, ils m'autorisent à la conserver. Je dis que c'est pour rassurer des amis et les encourager à venir. Je demande ce que l'on risque à suivre ces marocains pleins de bonne volonté. Ils me disent qu'ils entrainent les touristes dans des boutiques et que c'est très difficile d'en sortir sans rien acheter. Ils conseillent de prendre un guide officiel.
En attendant Owen j'achète un plan de Marrakech (ayant rendu celui prêté) puis nous allons manger un couscous dans un petit restaurant.
Sur le chemin du retour il y a des autocars
parfois électrique :www.huffpostmaghreb.com/...kech_n_17735232.html
dans un couloir réservé.
les taxis sont facilement identifiables par leur couleur unique,
la circulation fluide sur les grands boulevards
et la promenade à pied agréable.
Voulant profiter des ces 2 jours de repos pour laver mon linge, je demande au réceptionniste où je peux trouver une laverie. Je propose à Owen d'emmener le sien. Il est beaucoup moins chargé que moi et pense tout de même avoir pris un tee-shirt de trop. Il me demande si je regrette d'avoir emmener quelque chose. Je lui réponds que non. Après réflexion : une pochette plastique transparent qui se fixe sur la sacoche de guidon dans laquelle on glisse une carte routière. J'aurais pu y mettre mon smartphone si j'avais dû l'avoir sous les yeux en permanence. Mais je ne m'en suis pas servi.
Cette fois je prends mon vélo et la circulation n'est pas si dangereuse. Un ami de ma cousine vivant à Marrakech lui avait dit qu'il faut être fou pour faire du vélo au Maroc et que rouler en tricycle serait suicidaire. Heureusement Paul Bermejo m'avait rassuré et effectivement ce n'est pas plus dangereux qu'ailleurs. Le gardien m'ayant dit que la laverie se trouve près d'un Mac Do je m'étonne de ne pas lavoir (la voir). On m'informe qu'elle est à côté de l'autre fast-food de la même enseigne. Ne trouvant pas à ce nouvel endroit, je demande à un homme marchant sur le trottoir. Il va m'y amener. En cheminant il me dit qu'il est artiste peintre et qu’aujourd’hui c'est une très belle journée parce que sa fille est née. Il me demande si j'ai des enfants. Nous arrivons dans une galerie commerçante et insiste pour que je rentre dans son atelier en attendant l'ouverture de la laverie. M'invitant à laisser mon vélo devant la porte, il commande un thé pour nous 2 à son employé. Il me demande si j'ai déjà peint et me propose le pinceau qu'il a trempé dans le jaune, guidant ma main pour faire le sable. puis le bleu pour le ciel sur la toile (qu'il avait tendu d'avance). Il dessine 2 grands palmiers qui me représentent moi et mon épouse et 3 petits qui symbolisent mes enfants.
Après qu'il ait peint nos prénoms en arabe commence le traditionnel marchandage. Il inscrit 900 dirhams sur un papier et m'invite à faire une proposition. je propose 100 sachant que cette négociation va se terminer entre les deux sommes. Après ce petit jeu d'écriture je m'en tire pour 400. Bien sûr je pourrais refuser la toile n'ayant rien demandé. mais il y a ma femme et mes enfants dessus. Je ne sais pas si ce peintre est croyant mais moi qui suis athée, je dirais que sa méthode n'est pas catholique. Mentir et jouer sur les liens familiaux pour faire son business, je crois que cela n'est encouragé par aucun Dieu. Il m'accompagne à la laverie qui se trouve à 100 m et qui bien sûr est ouverte depuis longtemps. Dorénavant, je saurais ce qu'il en coûte de demander un renseignement à Marrakech (la leçon vaut bien un fromage). S'il ne s'agissait pas de peinture à l'eau, je dirais que son arnaque est bien huilée.
En fait il s'agit d'une blanchisserie et il faut payer pour chaque vêtement. Je m'en retourne les sacoches pleines de linge sale mais le porte-monnaie allégé et avec un souvenir.
je m'arrête devant le magnifique bâtiment de la gare.
Le hall et le panneau d'affichage sont ultra modernes.
Je passe la porte d'accès aux quais avec mon vélo. Un agent de sécurité me demande aussitôt ce que je fais. Pour meubler je lui pose la question de savoir si les bicyclettes sont autorisées dans les trains. Il me répond que non m'invitant à sortir. La COP 22 n'est pas passée par là !
Il y a une galerie marchande également neuve. Je pénètre dans la boutique INWI.
Après avoir renseigné ce couple, le commercial m'affirme que j'ai beaucoup de crédit et que je n'ai pas besoin de recharger.
A l'accueil de l'AdJ. nous rencontrons une anglaise rare cliente. Nous lui proposons de venir diner avec nous. Nous retournons à la terrasse toute proche où nous avions diner la veille à côté de la compagnie d'autocars CTM qui assure des liaisons nationales et internationales. L'endroit est calme et la température agréable. Puis nous l'accompagnons jusqu'à la gare où elle doit prendre un train à 4h du matin. Elle profitera du Wifi et de la présence de monde au Mac Do pour attendre.
Durant la nuit je me lève pour voir si mon smartphone que j'ai laissé dans le salon près du WIFI a réussi à envoyer les nombreuses photos que j'ai déjà faites sur mes 1000 premiers km pour les sauvegarder. Le gardien y dort avec un ami.
Facteur4 : Objectif pour 2050 de diviser par 4 l'émission de gaz à effet de serre.
Merci pour ce superbe récit. C'est vraiment passionnant. Par contre partir en groupe avec un type infect comme Thomas ça doit pas être simple. J'ai trouvé ton seuil de tolérance très élevé. Perso j'aurais quitté le groupe plus tôt et je l'aurais laisser se démerder tout seul ce monsieur "on me doit tout....et vous êtes mes esclaves".
Merci. Mais mon seuil de tolérance est moins élevé que celui de Francine et de Joy. Il m'a avoué qu'il prenait cette mission comme une repentance ayant eu dans le passé quelques actes dont il voudrait s'absoudre. Cela tombe bien car sur sa carte de visite (qu'il m'a remise lors de nos adieux) il y a marqué "Distributeur indépendant USANA Les Anges de la Santé pour une santé physique et financière".
Francine m'apprend par téléphone que les 4 VAE sont bien arrivés à Marrakech pour les 2 jours de repos à www.handioasis.com/fr/
Mais Thomas est très malade. Victime d'une infection, il a du être hospitalisé en attendant d'être rapatrié sanitaire. Sur le site Solarbikes 2017 où l'information est donné par Joy (Francine a également été radiée des administrateurs), j'adresse ce message de soutien :
Désolé pour Thomas. Lui qui s'était tant investi et préparé pour son Tour du Maroc. Chapeau bas pour les 1000 km parcourus. Beaucoup n'auraient pas ce courage. Symboliquement, c'est super d'avoir atteint Marrakech. Je lui souhaite un prompt rétablissement.
Cette fois mon message est publié.
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Samedi 23 Septembre
Je me lève discrètement pour ne pas réveiller Owen et ne pas perturber le gardien dans son sommeil. Ayant repérée une épicerie, je voudrais aller faire des courses pour mon petit-déjeuner mais je suis enfermé dans l'auberge.
Enfin pas pour longtemps car de l'intérieur on peut retirer le levier.
Je vais pouvoir remplir le sac que j'ai trouvé boulevard de l'URSS à Toulouse alors que j'y circulais en www.velo.toulouse.fr/ Je referme le portail sans le verrouiller pour m'assurer de pouvoir rentrer.
Mon PdJ sera composé de jus de fruit que j’enrichis en vitamine C avec les citrons verts du jardin, de yaourt et de dattes. J'ai également acheté du gel douche, papier WC et du dentifrice. Je pars toujours avec un tube entamé pour diminuer son poids mais là c'était trop peu. Par chance j'ai trouvé un mini tube (rare en France).
Tandis que le gardien fait sa prière devant sa loge,
je dépose 2 rouleaux de papier WC sur le lit d'Owen. Il me dis qu'il va me régler sa part sur la chambre et qu'il ne veut plus faire dépense commune (j'avais proposé de payer chacun son tour pour la chambre, le couscous... et d'équilibrer les comptes avec un fichier EXCEL) parce qu''hier il a tout payé. C'est comme-ci je recevais une baffe, Je suis vexé qu'il ait pu imaginer que je voulais profiter de lui. Effectivement hier il a payé les figues de barbaries et les jus de grenade mais je pensais que c'était en compensation de ce que je lui avais offert. Non pas que cela avait de la valeur en soit. C'était plutôt le fait de les avoir transporté sur des centaines de km et d'en disposer au moment opportun. Même le gaz utilisé ne valait rien pourtant il avait une valeur inestimable car c'était ma dernière cartouche (voir préambule). Là où j'ai merdé c'est au Mac Do de la gare. Alors que nous allions boire un coup avec notre amie anglaise, pressé d'aller faire pipi, je lui ai demandé de me prendre un thé au comptoir. J'aurais dû être plus vigilant et au moins proposer de le rembourser.
Owen a trouvé un Hammam qui selon TRIPADVISOR est noté d'un très bon rapport qualité prix. Nous prenons nos vélo pour retourner dans la Médina. Guidés par le GPS d'Owen, nous tournons en rond. Pas mieux avec mon plan tant il est difficile d'identifier les ruelles. Owen finit par demander alors que nous étions tout proche le hammam Mouassine à un commerçant qui nous y accompagne. Je lui donne la pièce. Un homme prend en charge nos vélos. Un jeune nous accueil en nous présentant les tarifs qui comprennent le thé offert à la fin. Je demande si nous pouvons en bénéficier tout de suite car nous sommes assoiffés par notre longue recherche.
Nous sommes confiés chacun à un masseur. le mien petit et trapu a des allures de bonze. Ayant été privé de mes lunettes je suis conduis par sa main vigoureuse à m'allonger sur le sol sur un tapis très fin. Il commence par ce que nous appellerions un gommage et qui me donne la sensation d'être frotté avec une toile émeri. Puis c'est au savon noir qui sera rincé à coup de seau d'eau. Enfin le moment le plus agréable est le massage avec une solution huileuse toujours à même le sol. Bien détendus, il ne nous reste plus qu'à régler après un second thé agréable. Nous donnons chacun un pourboire à nos masseurs avant de retrouver nos montures.
Owen achète 2 kg de dattes au marché. Il aurait pu en donner à la vieille mendiante qui tend désespérément la main à côté de lui. Moi je n'aurais pas du acheter de dattes à l'épicerie. Elles sont plus petites et plus sèches.
Le retour nous fait découvrir de beaux bâtiments.
Je retrouve mon linge qui a bien séché sur les fils prévus à cet effet. Je l'ai lavé en le foulant avec les pieds dans le bac à douche. Méthode utilisée par les Chinois et les Marocains (comme je l'ai constaté au premier restaurant où j'ai déjeuné avec Owen)
Nous finissons la soirée à la terrasse d'un restaurant européanisé mais il ne vendent tout de même pas de bière que nous aurions appréciée.
Sur ma page FACEBOOK, je mets ceci :
Après 700 km parcourus (à bicyclette) au Maroc entre Tanger et Marrakech, 2 jours de repos . Enfin uniquement à l'auberge de jeunesse près du Consulat français. Car pour l'étranger la cité est stressante avec le bruit et le grouillement auxquels s'ajoute la crainte constante de se faire arnaquer. Cela contraste avec la campagne où chaque rencontre avec un marocain peut finir par une accolade.
Après avoir hier lavé le linge, décapée la chaine de sa veille graisse chargée de sable (ce qui est très abrasif pour les maillons) et l'avoir huilée. C’est notre tour aujourd'hui au hammam Mouassine.
Demain reprise de la route. Mais comme Paul a dit que c'est très pentu sur la cote entre Essaouira et Agadir, ce sera en 4x4.
Facteur4 : Objectif pour 2050 de diviser par 4 l'émission de gaz à effet de serre.
Pour cette étape qui nous fait quitter Marrakech par la nationale 8 en direction d'Essaouira sur la cote atlantique nous avons décidé Owen et moi de s'arrêter à Chichaoua, seul endroit où l'on puisse trouver un hébergement. Et de partir tôt car il est prévu 37°C. Après m'être lavé et rasé, je me dis que je suis trompé d'une heure car mon téléphone affiche 6h et qu'il est jusqu'à présent resté à l'heure française. Owen me dit que non. Il s'est enfin aligné sur le fuseau horaire. Nous quittons l'auberge de jeunesse à 07:30 sans perturber le sommeil du concierge. Nous partons à la fraiche (27°C). Il faut de nombreux km pour quitter l'agglomération
et encore plus pour retrouver des signes de sympathie ou d'encouragement en réponse à nos bonjours. C'est chez les femmes que je décroche les premiers sourires. Enfin celles suffisamment âgées pour y être autorisées. Il leur faut atteindre la ménopause pour être enfin libérées. La circulation est peu dense. en ce dimanche et nous bénéficions d'une véritable bande cyclable qui disparaitra après 40 km.
Nous prenons un thé sur l'aire d'une station service.
Un client est intéressé par notre présence. Le serveur fait la traduction. Il nous fait comprendre que je devrais mettre le drapeau marocain au-dessus du drapeau français. Je réponds que j'ai commencé par rouler en France ( et dis à mon camarade anglais que je suis Français et que je ne l'ai pas choisi). 2 hommes balaient la station.
Nous reprenons la route.
Souvent il n'y a pas d'indication sur les bornes qui ont été repeintes.
Partout la sécheresse.
pas une goutte d'eau dans les oueds.
Une cimenterie
agrémentée de rares fleurs.
Vers onze heure, je mets ma casquette car le soleil frappe au-dessus d'un ciel voilé et du stick sur les lèvres. Un peu de négligence pendant les 2 jours de repos et une petite crevasse s'est formée sur ma lèvre inférieure. Il faut graisser car c'est désagréable surtout quand on mange épicé.
De gros efforts de plantation
mais peu d'effet pour le moment.
Un camping-car français me double. J'en suis ému. Je ne me souviens pas en avoir vu depuis la descente du bateau. Pourtant cela ne devrait pas me réjouir. Il va ajouter un peu de pollution à l'air marocain. Puis 2 immatriculés en Haute-Garonne (ils se sont donné le mot). Et 2 grosses motos européennes chargées qui me font signe. Ce doit être la transhumance qui a commencé.
La sensibilisation à la sécurité me semble efficace.
Après 73 km, j'arrive à Chichaoua à 12:30. Owen (69 ans) est là depuis 10 mn. Le repos et le hammam lui ont fait du bien. Il me reste de la marge de progression pour les 10 ans à venir. Cette étappette aurait pu se faire sur la matinée sans prendre de photos et sans échanger avec les autochtones. Par exemple, alors que je m'apprêtais à prendre en photo un rare bougainvillier sur notre itinéraire, un marocain débouche sur son âne avec un beau chargement de verdure. Il me fait signe de ne pas le prendre. Je lui dis que ce n'étais pas mon intention et que ces fleurs sont belles. Mais la chaleur accablante n'invite pas à poursuivre. Nous commandons 2 plats au poulet. Francine avec laquelle nous sommes restés en communication téléphonique vient nous rejoindre à notre table puis Adalberto et Joy.
Facteur4 : Objectif pour 2050 de diviser par 4 l'émission de gaz à effet de serre.
Dimanche 24 Septembre (Suite)
Alors que nous mangeons notre plat de poulet,
Francine a remarqué un homme qui semble guetter la fin de notre repas. Ces morceaux de poulet ne sont pas faciles à manger. Comme la plupart des plats cuits au charbon de bois sont cramés à l'extérieur et crus à l'intérieur et la chaleur coupant l’appétit, nous ne nous sommes pas acharnés dessus. Je demande au restaurateur s'il nous autorise à lui donner nos restes.
A notre demande, il nous indique un Hôtel
au prochain rond-point à gauche.
Arrivés à celui-ci nous demandons confirmation. Mais tout le monde nous dit qu'il n'y en a pas. Pourtant le motel
situé à 5 km derrière la station service
est sur Chichaoua. Mais il y a aussi une mosquée fort active toute cette soirée. Il nous faut bien 2h pour les formalités de passeport, obtenir des tickets de douches et les faire après avoir obtenu les clés des 2 chambres avec le sentiment d'être sous surveillance permanente. Même le placement des vélos doit se faire contre le mur et pas juste à côté.
Francine et moi devons déclarer que nous formons un couple. Pour qu'elle soit autorisée à dormir dans une chambre à 3 lits avec 2 hommes.
Lorsque je vais prendre ma douche, je remets le ticket à la dame qui les gère. Elle va se plaindre au réceptionniste que je n'ai pas payé car j'ai donné la mauvaise partie. Je me mets à gueuler et il menace de prévenir la sécurité. Pour prouver ma bonne foi, je retourne à la chambre chercher le talon que j'avais pris pour une partie à conserver.
Francine qui avait constaté un problème dans l'entrainement de son trike a la chance que 2 mécaniciens
du garage proche lui dépannent sa roue
à l'intérieur de laquelle une fine bague s'était cassée. Ils ne veulent pas être payés alors qu'ils ont passé du temps au démontage remontage.
Elle leur donne 200 Dh alors que finalement, ils n'en demandaient que 150.
Francine nous présente le teeshirt que les femmes de la famille qui les a accueillis lui ont donné. Elle est heureuse d'avoir partagé leur gentillesse.
Nous mangeons de la soupe marocaine,
attablés tous les 5 sur une terrasse devenue encore plus agréable avec la diminution de la température. Les marocains qui nous entourent s'absentent régulièrement pour entrer dans la mosquée à chaque appel à la prière. les femmes restent attablées tandis que les enfants jouent au toboggan ou à la balançoire.
A chaque fois que l'on règle quelque chose dans la partie bar restaurant qui dispose d'un personnel important, ils appellent le Caissier seul autorisé à toucher à l'argent. ce fut pareil au hammam. Le jeune s'est occupé de nous sauf pour le paiement. Les marocains ne se font pas confiance entre eux. Comment pourraient-ils l'avoir en nous ?
Owen est réveillé dans son premier sommeil. Le gardien de nuit demande de sortir son vélo qu'il a mis dans le couloir. Dans le courant de la nuit nous nous apercevons que nous sommes enfermés.
Contrairement à l'auberge de jeunesse de Marrakech, je ne trouve pas de solution. Nous souffrons de la chaleur car privés du courant d'air entre la porte et notre petite fenêtre. Miraculeusement à notre levé à 6h, elle n'est plus verrouillée. J'en arrive à douter qu'elle l'ait été. Francine confirme que oui.
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Lundi 25 Septembre Chichaoua 07:15 Ounara 13:15 84 km
Impossible de reculer mon vélo pour partir. Je ne m'en étais pas aperçu car pour le charger, je l'ai porté ( pour laisser l'antivol jusqu'au dernier moment) jusque devant la porte pour bénéficier d'un peu d'éclairage (gênant un peu ainsi, le passage de mes amis). La roue arrière semble bloquée. Ce n'est pas Francine qui va rester dans cette presque prison mais moi. En fait c'est la serrure de mon antivol spiral qui me sert à empêcher que l'on décroche mes sacoches arrière qui bloque la rotation. Je comprends pourquoi hier j'entendais un frottement. J'inspectais mes freins et mes roues sans en trouver l'origine. Si j'avais voyagé seul j'aurais approfondi. Pas malin de ne pas l'avoir fait. Par chance le flanc du pneu a mieux résisté
que le plastique de l'antivol.
Je devais trouver l'étape trop facile et avais besoin d'être freiné.
Comme d'habitude Owen et moi, les 2 non assistés, prenons le départ en avance.
Nous reprenons la route nationale 8 qui file directe sur Agadir en sens inverse pour retourner au rond-point où nous prenons la route régionale 207 direction Essaouira. Joy et Adalberto ont hésité à aller directement à Agadir. Ils semblent presser d'en finir...
Nous croisons souvent de vieux BERLIET.
Le décor invite à la pose.
Quand une caravane me double cela sent les vacances.
je m'arrête en contrebas de la route pour manger le melon que je viens d'acheter.
C'est l'idéal pour filmer les VAE qui arrivent
share.orange.fr/#VYNKMcaU6h30f1f8e42c
Seule Francine entend ma proposition de partager mon melon.
Cela tombe bien , elle adore ça.
De retour sur la chaussée,
approchant de la côte une brume marine assure de l'humidité.
Nous rentrons dans une vaste région de production d'huile d'argan
Comme Adalberto est fatigué, les VAE décident de s'arrêter au camping. C'est une super idée !
Facteur4 : Objectif pour 2050 de diviser par 4 l'émission de gaz à effet de serre.
Inquiet, Adalberto fait contrôler sa tension et elle est bonne.
(Joy me semble également fatigué)
Francine s’achète une nouvelle carte SIM.
Puis nous mangeons des plats préparés par le camping.
Je commence par une omelette frites avant mes spaghetti bolognaise (dommage que tout ait été servi en même temps).
Nous terminons la soirée avec le billard.
Facteur4 : Objectif pour 2050 de diviser par 4 l'émission de gaz à effet de serre.
Quelques gouttes de pluie se font entendre sur le toit de notre bungalow. Je sors aussitôt retirer le linge d’Owen qu’il avait étendu sur mon fil à linge. Il est 05h50, inutile d’attendre la sonnerie de son réveil. Ma première activité est d’échanger les cartes SIM des téléphones de Francine. Elle avait à la sortie du bateau installée sa carte INWI dans son Windows phone et n’a jamais pu utiliser Internet. Elle s’est racheté pour 50 DH une autre carte SIM pour son téléphone ANDROID. Mais dans celle-ci, il n’y a presque pas de crédit. J’ai eu cette nuit l’idée d’inverser les deux. Mais l’opération est délicate à la seule lueur du plafonnier. D’autant que l’une des entrées est nano SIM et l’autre micro. A l'extérieur éclairé par Francine, dans ma 4ème sacoche, je trouve l’adaptateur que j’ai emmené mais il s’agit d’un micro vers standard. Nous utilisons son adaptateur nano vers micro qui portait sa carte FREE France. Mon rasoir jetable s’est cassé.
Cela fait une chose de moins à faire. Je n’en avais emporté qu’un pour ce séjour de 15 jours, peut-être moins si je n’arrivais pas à suivre les vélos solaires. (je les utile couramment 2 ou 3 semaines et il m’est déjà arrivé que le plastique casse). Mais je suis tout de même en retard par rapport à mon ami anglais. Nous quittons le camping des Oliviers (racheté par André, un français, il y a quelques mois). Nous sommes à 22 km d’Essaouira. La nationale est peu fréquentée, il y a même des ânes qui se permettent de traverser les 4 voies.
Contrairement aux jours précédents, il apparait des indications : Camping, Gites…
Le ciel est gris et la température baisse en arrivant à Essaouira.
Vers 9h, le carrefour market ne semble pas près d'ouvrir. Francine qui nous rejoint souhaite comme nous visiter la ville. J’ai cru comprendre qu’Adalberto et Joy non. Comme cela ne bouge pas. Je commence seul le tour de la cité.
Je longe un parc dans lequel je vois un dromadaire,
je traverse des quartiers peu accueillants,
achète une tomate et des bananes sur un marché. Je progresse jusqu’à du sable mais sans voir le littoral. Je demande à un policier la direction du port.
Celle-ci me fait traverser la Médina où j’achète le maintenant habituel yaourt à boire DANONE. Francine m’appelle pour me dire qu’elle est avec Owen au milieu de la plage où ils discutent avec un français vivant ici depuis quelques mois. Je les rejoins après cette boucle de 8 km où presque tout était moche ( comme dit fr.wikipedia.org/.../Juliette_(chanteuse) : Il vaut mieux être belle, belle et rebelle que d'être moche, moche et remoche). La plage est sa grande promenade, elle est agréable.
Le point de vue sur l’île qui fait face est magnifique.
Francine m’apprend qu’Adalberto est passé comme une flèche sans même ralentir. Un marocain essaye de nous vendre une photo en compagnie de dromadaires à la sortie de la plage.
Les vélos solaires font grise mine. Moi je ne me suis jamais senti aussi bien. Comme il n’y a pas de soleil, à la première montée en quittant la ville, je passe en short et torse nu. C’est la première fois dans ce périple de 1300 km effectués. Francine doit souvent nous attendre dans cette succession de montées, descentes. Je l’invite aux prises de vues avec son appareil et prend beaucoup moins de photos que d’habitude. J’envie sa position chaise longue à roulette depuis laquelle elle peut mitrailler sans se soucier de l’équilibre grâce à ses 3 roues. Moi je dois dégainer mon Smartphone qui au mieux est dans ma poche, si j’ai une chemise, dans ma sacoche de guidon (là c’est casse-gueule). Le tourner 2 ou 3 fois pour qu’il soit dans le bon sens et trouver le déclencheur sur l’écran tactile tout en conduisant avec la main gauche. Quasiment impossible dans ces conditions de saisir une action ou de prendre discrètement des sujets qui ne le souhaitent pas. Depuis que Thomas a du abandonner son tour. Nous ne sommes plus pressés. Il n’y a plus de course et nous n’avons rien à prouver tout au moins pour ma part. Pourtant il y a toujours la contrainte de l’hébergement.
Nous craignons de ne pas en trouver avant Imssouane. Nous aurons alors parcourus 130 km. Après cette matinée en dilettante, il faut s’activer. Adalberto en vieux routard l’a bien compris. Je progresse lentement dans les montées en poussant à de rares occasions mon VTT si la pente est un peu plus forte et pour me détendre les jambes. Après une dizaine de km sur une chaussée médiocre après Essouira,
la route devient meilleure en retrouvant la N1
après un triangle où je ne sais pas si je dois prendre à droite ne voyant pas Francine qui utilise son GPS pour nous guider. Elle est pourtant toute proche à m’attendre. Un marocain quitte la table de son bistrot pour m’indiquer la direction qu’elle a prise. Je le rejoins pour lui serrer la main et le remercier. Owen arrive. Je partage mes bananes et lui les dattes dont il a acheté 2 Kilos à Marrakech. Dès qu’une descente s’offre à moi, j’en profite pour prendre de l’élan et le conserver le plus longtemps, améliorant mon Cx par diverses positions qui permettent également de reposer les fesses. J’atteindrai ainsi 57 km/h. en deçà de mon record de 65 avec le même équipage : voyageforum.com/...post=7793948#7793948 .
Un cycliste en vélo de course,
propriétaire de Essouiravéloshop, roule avec nous un long moment . Il pousse un peu Owen. Il me conseille un casque. Je lui conseille un rétroviseur en lui disant qu’en 50000 km avec mon VTT il m’est arrivé de me dire 2 ou 3 fois que je devrais avoir un casque mais que chaque km le rétroviseur m’a été utile pour voir où sont les amis derrière, voir le camion qui approche… il me conseille de pédaler à 50 ou 60 tours/min. Je lui réponds que je n’ai pas de puissance dans les jambes et que je suis tout le temps obligé de mouliner. Il me dit qu’il faut ne faire travailler que les jambes alors que tout mon corps à tendance à participer. Qu’il faut se reposer dans les descentes. Je n’en ai hélas pas le loisir dans cette randonnée. Enfin il me dit que je pourrais mettre des pneus étroits. Je rejette cette proposition disant qu’il m’arrive de rouler sur des pistes. Notamment le chemin de halage du canal du Midi qui n’est pas près de devenir une piste cyclable. D’ailleurs avant de nous quitter,
il s’arrête sur la chaussée alors que je stationne sur le bas côté.
Nous mangeons un tajine à Smimou. J’ai bien fait de remettre ma chemise car je vois plusieurs couples de jeunes hommes qui se tiennent par la main ou par l’épaule. J’imagine qu’ils assouvissent leurs pulsions de cette manière en attendant de fonder un foyer. Ce qui est pour eux très difficile. Mais n’allez pas prendre cela pour la vérité (on sait bien que l’on trouve n’importe quoi sur Internet et ne comptez pas sur moi pour enquêter plus profondément dans cette voie). D’ailleurs Owen me dit quand j’en vois de nouveau à Imssouane que ce ne sont pas des gays. Pourtant ils sont d’âge mûr !
Grâce à l’application Zenly Francine voit que Joy n’est pas très loin devant mais ils repartent avant nous.
Avec le relief, les paysages deviennent beaucoup plus beaux. Surtout grâce à la proximité de l’océan. Même s’il ne pleut pas l’humidité permet à la végétation de survivre.
Facteur4 : Objectif pour 2050 de diviser par 4 l'émission de gaz à effet de serre.
<< Moi je ne me suis jamais senti aussi bien >>
Franchement, ce n'est pas l'impression que j'ai eu en te lisant.
Le quartier horrible s’appelle le borj et le parc n'est est pas un, c'est la foret (comme on dit)
Le borj ( quartier ) n'est pas si horrible, il est même plutôt accueillant avec des gens très aimable.
Je le sais car c'est là que j'ai mon appartement . 🙂
On va dire que tu n'es pas tombé sur un bon jour à Essaouirra.
Ayé, le carnet de notre dernier voyage, au Maroc, est en ligne ici: sibellelaterre Bonne lecture! Marie Voici le texte sans les photos: MAROC DECEMBRE 2009…
J'ai réalisé en février dernier un voyage itinérant en "transports publics" de la France au sud du Sénégal via l'Espagne, le Maroc, le Sahara Occidental, la…
Je suis allée au Maroc une quinzaine de fois mais jamais je n’ai publié de carnet sur Voyage Forum. Pourquoi? Je l’ignore... Sans doute parce que cette…
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Tout juste rentré d’une semaine à Marrakech, je viens par ce post vous livrer mes impressions sur cette escapade marocaine. Je tiens à préciser, me concernant,…
This trip had been on my mind for about fifteen years.
But the discomfort of overnight stays, the difficulty of communication, and the prices of the few car rentals kept making me postpone the project.
And then, everything fell into place—I told myself, now’s the time!
Preparations took longer than usual; the destination is still far from mainstream.
A bit of Kazakhstan?
Not in the end.
The south or not?
Yes, in the end.
Pre-book or play it by ear?
Only two stops were a leap into the unknown.
To help me find the ideal route, I made great use of this forum (thanks to everyone for patiently answering my questions!), pored over travel journals and blogs (Christian, Jeff), zoomed in on Google Maps and Yandex, and bought the guide published by OunTravela on this destination (the guide has been updated since).
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You’ve got your passport, international driver’s license, bank cards, and euros?
Off we go to Lyon—just one night left before our early morning flight.
Tomorrow night, we’ll be sleeping in Bishkek!
(‘Beefsteak’ for my partner’s mischievous nephews...)
June 2024.
While hiking with my brother on the GR 36 Tour du Morvan, I catch sight now and then of strange rectangular markers fixed to tree trunks. Against a bright orange background, a deep black Greek tau topped with a white dove. My first encounter with the Assisi Way.
The Way of St. Francis: a pilgrimage route linking Vézelay in Burgundy to Assisi in Italy, covering nearly 1,800 km.
It felt like an obvious next step—I immediately knew I’d take it on, attempt the adventure solo.
In the months that followed, I talked about my project to everyone—family, friends, my partner. An avalanche of comments, more or less the same but varying depending on each person’s character and life experiences. But deep down, it all boiled down to one legitimate question: why?
And the answers?
Hesitant, awkward, partial, even confused. I quickly realized they weren’t so easy to find. It was as if my project seemed more like a whim, a kind of intimate caprice, rather than a well-thought-out plan.
Of course, I knew the reasons that pushed me to leave—you always have to give some. Loved ones need to understand to feel reassured, and that’s understandable.
But I fear that when I list them, they’ll sound like the same old checklist anyone embarking on this kind of journey might give.
Of all the reasons I could mention, I’ll highlight just one here: the call of the road, the solo adventure that brings a powerful sense of freedom.
A bit like Monsieur Seguin’s goat, who from her comfortable pen gazes longingly at the unconstrained horizon of the mountain.
But if I’m being honest, I think I didn’t really know what I was looking for—or, more importantly, what I’d find. Deep down, when I reflect on it, one word keeps coming up that explains nothing and everything at once: desire.
Now well past sixty, I know that when I ask myself who I am or where I’m going, two things bring me fully back to myself: hiking and writing.
And my intention was also to anchor this adventure through words, day by day. Writing down my feelings, emotions, discoveries, and reflections each evening. The famous travel journal that grounds the daily experience in reality.
When I discovered the app "Polarstep," which was initially just meant to keep my loved ones updated and reassured, inform them of my progress, and maintain a connection, I found an opportunity to do it a little differently than usual.
No retrospective notes polished up after returning, but spontaneous writing—recounting everything that crossed my mind during the day and publishing it immediately. A journey lived in real time.
This text is the exact transcription of my daily writings. Rereading them, I didn’t change a thing—just corrected a few mistakes and tweaked some awkward phrasing here and there. Short texts, fitting the format imposed by this kind of app. Writing as if addressing others.
Now, all that was left was to walk.
April 18, 2026 – Vézelay.
02 mars — Départ en bus de Latour à 6 h 50. Le trajet n’est pas direct : nous traversons Elne puis Corneilla. À Perpignan je change de bus pour un BlablaBus en direction de la gare routière nord de Barcelone. Avant d’arriver au Perthus, la police française nous arrête pour vérifier les papiers d’identité. Plusieurs personnes ne sont pas en règle, mais après environ un quart d’heure nous repartons. Nous sommes de nouveau contrôlés à La Jonquera : cette fois l’attente dure presque trois quarts d’heure pendant que la police identifie les personnes en infraction et attend qu’un véhicule vienne les récupérer. Le chauffeur essaie ensuite de rattraper le retard ; nous arrivons finalement à destination avec une demi‑heure de retard.
Je me rends rapidement à la station de métro Arc de Triomphe, située à 200 m : il faut traverser le pont le long du parking des bus, puis traverser un grand jardin ; la station se trouve à droite avant l’entrée du jardin. Le trajet vers l’aéroport n’est pas direct : je dois changer à Tomasso et prendre la ligne pour l’aéroport, où j’arrive à 13 h.
Au comptoir d’Emirates j’apprends que mon vol vient d’être annulé en raison de la guerre en Iran ; on me propose un autre vol pour le lendemain. Je dois attendre à l’aéroport jusqu’à 19 h avant d’être conduite à un hôtel ; le lendemain matin je prendrai un vol pour Vienne (avec une escale de 8 h), puis un vol Air India pour Delhi et enfin un vol pour Kolkata. J’accepte : je ne connais pas Vienne, ce sera une découverte imprévue.
À 19 h, un petit groupe est conduit à l’hôtel, à 35 minutes de l’aéroport, où l’on nous sert un léger dîner à notre arrivée.
03 mars — Un taxi vient me chercher à 6 h 30 ; le vol pour Vienne décolle à 9 h 30 et arrive à 12 h. Je suis libre jusqu’à 19 h ; le métro est direct pour rejoindre le centre‑ville. Le temps est agréable et pas trop froid, heureusement, car mes vêtements sont légers.
À la sortie du métro j’aperçois au loin la tour de la cathédrale Saint‑Étienne et je m’en approche : la toiture, faite de tuiles vernissées, est remarquable.
L’entrée est gratuite et l’intérieur, de style gothique et baroque au centre, est grandiose.
Non loin de là se trouve l’église Saint‑Anne
, également baroque, ornée de belles fresques
un concert de musique ajoute une atmosphère envoûtante à la visite.
Je poursuis ma promenade au hasard dans les rues piétonnes aux magnifiques bâtiments : je suis séduite par la ville.
Avant de repartir pour l’aéroport, je fais une halte dans un joli salon de thé. Mon vol partira finalement avec du retard.
Mercredi 4 mars — Delhi et petite frayeur bagages
Nous arrivons à Delhi peu après midi. Le passage à l’immigration est rapide et, bonne nouvelle, mon sac a été enregistré depuis Barcelone pour Kolkata. Je me rends donc au terminal de correspondance et arrive une demi‑heure avant l’embarquement : le vol se déroule sans problème. À l’arrivée, les bagages sortent vite… sauf le mien. Après avoir fait une déclaration, on me signale que mon sac est à Delhi — il faut aller le récupérer avant de prendre un autre vol. Je l’ignorais (ou l’avais oublié) : avec le retard accumulé, je n’aurais pas eu le temps de le récupérer et de prendre la correspondance.
Je prends un taxi pour l’hôtel Ichamati. L’accueil est chaleureux et la chambre propre, mais très petite. Sans mon sac, je me sens un peu désemparée — je n’ai rien pour me changer.
Ce soir je dîne avec Raja et ses amis dans un beau resto, une ancienne maison coloniale transformée en hôtel.
Nous sommes heureux de nous voir et passons une bonne soirée réconfortante.
This travel journal summarizes a trip I took in March to Argentine and Chilean Patagonia. It starts in El Calafate and ends in Ushuaia. During my planning, I considered looking into the Australis cruise from Punta Arenas to Ushuaia, as well as the W trek in Torres del Paine National Park. In both cases, I was put off by the prices. Instead of the cruise, I found two interesting wildlife excursions from Punta Arenas: whale watching in the Strait of Magellan and observing king penguins in Tierra del Fuego. The journey to Ushuaia was by bus. For Torres del Paine, things were a bit confusing, so I reached out to two agencies. In the end, I went with a rental car option, overnight stays on-site, and day hikes. I shared my full itinerary with the agency and ended up being taken care of by a local Argentine agency and a Chilean one.
So, here we go...
After a pretty disastrous weather-wise trip to Gran Canaria, we’re hoping this time the sun will shine in Puglia.
It’s not a sure thing, though—the weather’s been awful all over Europe in early May.
For those who’d like to (re)read the story without the digressions, it’s here.
Saturday, May 16:
This time we’re flying out of Charleroi (Brussels South): the ticket prices, flight times, and proximity all worked for us.
The airport (Ryanair) was recently renovated... but it’s still not very well organized. There are hardly any seats in the boarding areas, and... the restrooms cost money!!!
The flight goes smoothly, though, and we land in Bari a little late.
We quickly pick up our rental car, a very local-looking Pandina (even more so than the Fiat 500 in this region), and hit the Italian roads... and their unique driving quirks (like the fact that the countless road signs along the streets and in towns are purely decorative 😏, and that Italian cars don’t have turn signals 😮... except for rental cars).
About an hour later, we arrive at our first accommodation, right in the middle of the countryside near Monopoli.
The owner isn’t there, but they’ve left us a ton of info via messages and even turned on the space heater, which is a nice touch.
We explore the property:
And the next morning before breakfast, its immediate surroundings:
Sunday, May 17:
After our "seaside" experience in Gran Canaria last weekend (packed with people and locals), we decide to start inland.
After a hearty breakfast,
we head toward Alberobello, a super touristy village famous for its trulli—those stone houses with conical roofs.
We easily find a free parking spot on a street near the Aia Piccola district, where some trulli are still lived in year-round.
We almost immediately come across the Trullo Sovrano (the only two-story one), which you can visit (but we skip it—it’s opening time, and there’s already a line).
From there, we head down toward the Basilica of Cosma e Damiano... but we don’t go in because there’s a mass.
Now we’re on the main Piazza del Popolo, which connects the two districts of Alberobello: Rione Aia Piccola and Rione Monti, the more touristy one.
Come along, I'm taking you to this country where it's so nice to wander and slow down...
This trip was in 2023, but when I wanted to write my travel journal, VF was still closed to contributions...
So, now that I've just finished my Japan travel journal here, I figured it was high time to honor this destination we came back from so enchanted.
Disclaimer 1: This is a written travel journal. There’ll be text! Too much, for some!
Disclaimer 2: This is an illustrated travel journal. There’ll be photos! Too many, for some!
I have to say, every time I try to discipline myself, to keep it shorter, to include fewer photos... I end up adding more. It feels like my dear Aunt Nicole, who exhausted us with her slide-show evenings in the 70s/80s, decided to take her revenge. The upside for you, readers, is that you can slip away anytime without offending Aunt Nicole. I won’t even notice!
Anyway, since I love maps, here’s one to give you an idea of where I’m taking you. As you can see, we only saw a tiny part of Laos (the areas circled in red); we only had 3 weeks for ourselves (my husband’s newly retired, I still work), and we prefer taking our time over rushing around like crazy.
In broad strokes, it was very classic:
First, we “settled in” at Luang Prabang (8 days), because we wanted and needed to.
From there, we took three days to venture a little further north—not far in kilometers, but as we know, distances aren’t just about km!
Then we flew south to Paksé, letting ourselves drift down to the 4,000 Islands while stopping by the pre-Angkorian archaeological sites.
We wrapped up with the Bolaven Plateau.
A few practical notes: We arrived via Bangkok, then took a Bangkok-Luang Prabang flight, having picked up our luggage in Bangkok to check it in for Luang Prabang. No issues—the Bangkok airport, which many of you know, is very well organized.
We got our visas on arrival in Luang Prabang. Quick, but to be fair, we were on a “small” plane, and the big flights had arrived earlier, so we weren’t too crowded in line!
At the end of our trip, we didn’t fly out of Paksé but from the nearby airport in Thailand, Ubon Ratchathani (a 2.5-hour drive from Paksé), then Bangkok and Paris.
You’ll notice we skipped Vientiane to stay longer in Luang Prabang. That said, there’s now a high-speed train between Vientiane and Luang Prabang—good to know—and soon the (Chinese) train will go all the way to Bangkok and even Kuala Lumpur!
With that intro out of the way, let’s dive into the heart of the matter.
To be continued: Slowing down the pace... in Luang Prabang
Here’s a little story about my first trip to Japan with my partner.
We went for our first visit from October 29 to November 13, 2024.
I had planned this entire trip back in November 2020, but given the health situation at the time, I had to cancel...
Here’s the classic route we took:
We booked everything ourselves and got a regional pass for the area from Kyoto to Hiroshima.
The hotels were reserved 3 months in advance on Book... and Agod... (1030 € for 2 people for 13 nights = 80 €/night).
For the flight, we chose a Qatar Airways flight with a layover to break up the long journey (950 € per person).
We also got a pass on the same site (Japan-Experience) to take the train connecting Narita Airport to Shibuya Station (the N'EX Narita Express).
Since the airport is 75 km from central Tokyo, we opted for this mode of transport, even though there are cheaper alternatives.
After reading various posts on VoyageForum, I understood how important it was to have a Welcome Suica card to pay for public transport (subway, tram, bus, boat throughout the country), and we were able to buy one at Narita Airport.
It turned out to be super useful!
After a long but smooth journey, we found ourselves at Narita Airport in the evening.
Even though we had a pass for the Narita Express, we had to go to a counter to make a reservation for the train (mandatory).
Then, once we arrived at Shibuya Station, we took the subway for 2 stops and finally reached our hotel, exhausted (Hotel Asia Center of Japan – 270 € for 3 nights with breakfast included).
I’m inviting you on a stroll through my drawings—a completely subjective, far-from-exhaustive, and totally personal take, since it’s based on my own sketches. I put this travel journal together after returning in late 2024, mostly using felt-tip pens and pencils, with a few collages thrown in. I worked from our personal photos.
Let’s start with the shotengai...
Our first "wow" moment came as we stepped out of the subway in Asakusa, the Tokyo neighborhood where we’d booked our hotel for our first five nights. Exhausted after our long flight, we finally arrived and took an exit that led straight into a shotengai—one of those covered shopping streets that dot city centers and flourished between the 1950s and 1980s.
It was an instant aesthetic shock, like a close encounter of the third kind between the modern city, a typical Asian market with its street stalls, the "vintage" vibe of the arcade, the sheer abundance of goods, and the bustling crowd—a colorful mix of tourists, pilgrims (thanks to the nearby Asakusa Temple), and locals (it’s a very working-class area).
In the end, it set the tone for a feeling we’d experience throughout the trip. Wherever we went, shotengai turned out to be fantastic spots for finding little restaurants, shops, or even fresh produce. Some are real mazes, like in Kyoto, where we spent ages trying to relocate a restaurant we’d loved ;-)
In Kanazawa, the Omicho Market:
And in Kyoto, the Nishiki Market:
With my girlfriend Christelle, we’ve chosen South Africa for our first trip to Southern Africa, focusing on safaris—after a long debate with a Cape Town/Kruger combo.
But that would’ve meant cutting out St Lucia, which would’ve been harder to fit into another trip.
And St Lucia—thanks to Michel and all those travel journals—we really wanted to go there.
So our 11-night itinerary ended up like this, mostly shaped by school holidays:
- 3 nights in St Lucia
- 1 night in Hluhluwe
- 1 night at Mkhaya Game Reserve (Eswatini)
- 1 night at Hlane Royal National Park (Eswatini)
- 3 nights in Kruger (Berg en Dal / Satara / Tamboti)
- 1 night at Shindzela Tented Camp in the Timbavati private reserve
- 1 final night in Kruger at Lower Sabie
All of this in the off-season and rainy season, just a month after catastrophic floods that killed over 150 people and seriously damaged Kruger’s infrastructure.
I’ll jump straight to St Lucia and skip the loooong journey to get there (with a layover in Frankfurt, landing in Johannesburg, a domestic flight to Durban, and the rest by rental SUV—First Car Rental, perfect, no complaints).
To motivate readers—especially some familiar faces here—I’ll drop in a first photo.
If you're looking for great tips and offbeat spots, if you love exploring uncharted parts of a country, if the exotic is your adrenaline, then move along!
Our 15 days in early May in this part of Turkey (a country I first discovered during a city trip to Istanbul in 2017) will only tread well-worn paths and revisit popular routes. Simply because I kept hoping until the very end that our flight to Jordan wouldn’t be canceled. Events in the Gulf proved me wrong, so we left with:
Zero preparation.
Not a single hotel booked (well, except the first one), no visits planned, just a flight ticket bought three weeks earlier. No guidebook, no app—just the desire to explore southern Turkey and Cappadocia, whose images and the chance to stretch our legs had caught my eye.
Oh, wait—I did bring along a new guide: Gemini! Yes, my friends, generative AI was my chief advisor throughout the trip for sites to visit, accommodations, routes, and even restaurants! An experiment I wanted to try to form my own opinion on using this new technology. And what better way to test it than a Turkish getaway?
The verdict? You’ll have to wait for the trip recap to find out!
The main idea of the trip is also relaxation.
So, the plan is Antalya for a few days, the Turkish Riviera for a few more, Cappadocia as the highlight, and a return via Antalya to wrap up the trip. And it was all planned by AI!
So, if you're ready, fasten your seatbelts—cabin crew, doors to automatic and cross check—boarding for Turkey now!
After summer 2022 left me with a sense of unfinished business, here I am back in Swedish Lapland in summer 2024, ready to attempt the Sarek crossing again—and this time, to tackle part of the Kungsleden trail too.
After much hesitation, my companion Jean Marie and I decided to start with the Kungsleden, which is, from what we’ve read, stunning but very crowded (and it really is!!), and finish with the wilder option: Sarek! This park is known as Europe’s last true wilderness—sounds like a dream, right?!
The downside of this choice is that there’s no way to resupply in Sarek, and the Kungsleden isn’t exactly set up for long treks either, so we’ll have to carry a lot of food for the first part with the Sarek in mind.
Oh well, we’re motivated!
Our plan is to start in Abisko (classic), head to Vakkotavare (also classic, but with some variations to avoid the official route and the crowds), then continue the Kungsleden from Saltoluokta. Before Aktse, we’ll set off on an east-to-west crossing of Sarek (weather-dependent, since aside from the Skarja hut in the center of the park, there’s no shelter if conditions turn bad).
But at least we’ll be on the right side of the park to climb Skierfe and enjoy the jaw-dropping view of Rappaladen if we have to bail on Sarek.
That adds up to 17 days of trekking, including 1 rest day + 1 buffer day for weather hiccups.
So if you’re interested, come follow our overstuffed backpacks!
08/03 - Abisko – 5km before Abiskojaure
Some info (guides we used for prep, SFT map, sending food to Saltoluokta)
08/04 – 5km before Abiskojaure - on the east shore of Lake Alisjavri
08/05 – East shore of Lake Alisjavri – just before Tjaktja
08/06 – just before Tjaktja – above the Salka hut via Nallo
08/07 - Salka – just past Singi + round trip to Djalson Lake
08/08 - Singi – Teusajaure
08/09 - Teusajaure - Vakkotavare (end of the first section of the Kungsleden)
08/10 – rest day in Saltoluokta + round trip to the Sámi village of Pietjaure
08/11 – Saltoluokta – Sitojaure
08/12 - Sitojaure - Skierfe - Sarek or no Sarek?
08/13 – Skierfe – somewhere above Rapadalen
Coming up:
08/13 – Somewhere above Rapadalen – Above the Skarki hut
We went to Albania in August 2025.
Our itinerary included adventure (sporty activities, site visits), naps on the beach interspersed with swims, incredible natural sites, and a bit of culture.
I booked all our accommodations on Booking.com. Note: almost all places ask to be paid in cash!! You can obviously withdraw from banks, but the fees are pretty high. Luckily, we had plenty of cash, and the country is very safe. You can pay in euros most of the time, which avoids exchange fees.
We started in Tirana. I’d read a really interesting post about Albania’s bunkers (link in my profile). We chose to visit Bunk’Art with a guide from the agency that wrote the post. It was fascinating—not only to better understand the country’s history but also because her grandfather was repressed by the regime, and she shared her family’s experience with us.
Bunkers are everywhere! In Tirana, Bunk’Art is the most interesting and largest. You’ll see the dictator Enver Hoxha’s office, where he would’ve taken refuge in case of an attack on the country. Bring a sweater—it’s really cold in the underground tunnels and their huge corridors.
You can visit other bunkers around the country, in Tirana and elsewhere. Almost all are just abandoned.
The cable car up Mount Dajti is right next to Bunk’Art. The view is stunning—you realize Tirana is so close to the mountains and the sea... But otherwise, it’s not that exciting for older teens (17 and 19) and their parents.
We picked up a rental car in Tirana—it’d be ours for the next three weeks. We used Goalbania’s agency to avoid any hassles. First, there aren’t many cars available in Albania in summer. Second, French credit cards can be a nightmare abroad. So we preferred to sort that out in advance.
After Tirana, we headed to Permet. Just a heads-up: the roads are in great condition except in the mountains. And Albanian drivers aren’t stressful to deal with. Though you might suddenly encounter a herd of goats crossing the road—haha—but if you’re not going too fast, it’s fine.
In Permet, I’d been dreaming of rafting on the Vjosa, one of Europe’s last wild rivers. And we did it with a local agency! It’s beautiful, accessible to everyone, not too physical but still a bit lively—just how we like it. You can even jump into the river in some spots.
In Permet, we also hiked through a canyon and visited a lovely little church.
And we took a workshop to make their local culinary pride: gliko. It’s a jam with whole fruits inside. We’d seen it on Goalbania’s site, and it was really fun. We were with a family where the secret to making gliko has been passed down for generations...
Next, we headed to Gjirokastër. A city we loved: its old traditional houses (Skendulli and Zekate), its grand castle, the Ali Pasha Bridge. Along the way, we stopped for artisanal ice cream at a little shop run by a grandmother who’s been making it herself for ages.
One afternoon, my husband *had* to go to the coast in the south, to Ksamil (he’d read it was better than Sarandë). Verdict: we didn’t like it. Parking is a nightmare, the beaches are super noisy and crowded. The sea is packed with jet skis, boats, pedalos, and ropes. Avoid it.
On the other hand, we really liked Himarë, where we went next. We stayed at a campsite where we rented tents with mattresses and sheets inside. Right by the sea, on a low cliff (about 2 meters high). You can hear the waves at night... Magical!! To swim, you either jump straight into the sea (almost from the tent) or climb down a ladder, which you’ll need to climb back up to get out.
I was a little worried the campsite wouldn’t be very comfortable, so afterward, I’d booked a small place in Gjilek. Turns out, the place was really tiny (one room for four, no kitchen) and pretty expensive (over 100 € a night). We’d drive to the beach or restaurants—it’s on a steep slope, so not very accessible. Parking near the sea is tricky. But the (private) beaches were nice—we’d rent an umbrella not too close to the music and spend the day there. We also went to a wilder beach, harder to reach, via a long path. Behind the beach, there’s an amazing canyon where we’d sometimes climb using ropes (already in place, no need to bring your own) over big boulders rolled around by the stream, which must swell a lot in spring.
So, the sea in Albania: it’s nice if you like swimming and relaxing, but it’s not the most interesting part of the country. There are so many other amazing things to see and discover—so many stunning sites! Maybe an agency could’ve helped us find more practical accommodations and avoid Ksamil and its surroundings.
We left the coast to head to the beautiful city of Berat and its "thousand windows." We explored the city, its fortress, and its icon museum.
Then we discovered the Osum Canyon—it’s incredible. The view from the top is breathtaking. And at the bottom, it’s magical. There’s little water in summer, so rafting isn’t an option. We weren’t tempted by the big-tube descent offered by an agency—it looked fun, but the group had 40 people. We preferred hiking on our own as a family of four. We scouted the area on Google Maps... and found where to descend. We walked in the water, then it rose to our waists, then our shoulders... We weren’t moving fast. And how to get back up?? Eventually, we followed a group with a guide—the path was hard to find.
After that unforgettable hike, we visited the Bogovë Waterfalls. It’s pretty, and we swam, but the water was *really* cold.
We passed through Tirana again and then headed to Shkodër. We explored a bit—its charming little streets, the Rozafa Fortress. There’s a tiny museum where you can see *huge* Ottoman stone cannonballs. And they tell you the (charming) story of the young woman who was walled alive in the castle’s foundations to ensure its strength...
Shkodër is mostly a stopover to head into the mountains and discover Theth. Our goal: hiking in the Valbona Valley, from Valbona to Theth. We organized the trip ourselves, without an agency, but it took some time to figure everything out. So I’ll save you the trouble—haha. Book your tickets on the Komanilakeferry website. The ticket includes:
🙂 minibus transfer from downtown Shkodër to Koman
🙂 ferry ticket from Koman to Fierze. This ferry ride is *gorgeous*—between mountain slopes covered in pine trees, and sometimes a little house with a few fields...
🙂 minibus ticket from Fierze to Valbona. Now you’re in the mountains! The minibus drops you off near your accommodation—pick one as close as possible to the start of the hike (if that’s your goal!). The ones at the far end of the village add up to 1.5 hours of walking. Our choice: Guesthouse Dioni. The host is really lovely, it’s in the woods, and it’s basic but great.
After a day of hiking, we arrived in Theth. What beautiful mountains! Then we explored Theth and the surrounding area. It’s pretty busy, but you can still enjoy the Blue Eye of Theth and its swim. It’s *so* cold! But so beautiful!
🙂 minibus ticket from Theth back to Shkodër.
After a night in Shkodër, we drove to Kepi i Rodonit. A guidebook (I forget which one) raved about its beauty. And it *is* beautiful!
But the view is ruined by plastic bottles and other trash in the bushes, along the paths, and of course on the beaches. The only peaceful spot: the private beach at Kepi i Rodonit, which is cleaned. You can rent an umbrella and have lunch there. That’s where we spent our last few days—very relaxing.
In short... Albania turned out to be perfect for us and our teens!
I’m diving into a recap of our loop—pretty classic, really—Denver-Yellowstone-Denver this past summer, from July 24 to August 17. Given the sheer number of trip reports already out there (or in the works), and since I don’t have the writing chops or the photography skills of many of you, I’ll keep it practical—well, I’ll try, at least—to share our take on some of the less-visited parks and spots.
First off, a huge thank you to everyone whose trip reports, blogs, websites, comments, and more helped us put together this itinerary. Looking back, it could’ve been even better optimized: a few disappointments when we missed out on some great discoveries, often because we were short on time. Plenty of reasons to come back to the area!
We’re traveling with our four (almost) teens—18, 16, 14, and nearly 12 years old. To keep the trip enjoyable for everyone, we had to make compromises on both sides: cutting a visit short to spend more time swimming, waking up at dawn, and so on. But logistics also played a big role—things like laundry, grocery shopping, and keeping luggage organized could’ve quickly become time-consuming without a little planning.
And honestly, I think we visited every Walmart along the way! Blame it on the lack of fridges in some accommodations and, more importantly, the *very* limited space in the car, which made it impossible to bring a proper cooler. I’ll come back to the car saga later.
For accommodations, this year we alternated between basic cabins in KOA campgrounds and Yellowstone (when staying more than one night in the same place) and hotels. Always with a pool (except in Yellowstone, of course), which let the kids burn off energy—because they always have reserves, even after packed days!—and, let’s be honest, gave us a chance to relax. No Wi-Fi issues either; we all had plans with 25 GB of data (a big thanks to Gilles for the amazing deal at 0.99 €). It worked perfectly, even for texts and calls between phones—no extra charges.
Now, onto our route: as I mentioned, a classic Denver-Yellowstone-Denver loop. To avoid rushing through the parks or spending all our time on the road, we prioritized staying as close to them as possible, with at least two nights in each place. And I’ve got to say, it’s really nice to settle in, even if it’s just for two nights. It also helped us deal with the weather, which wasn’t always great during this trip. The trade-off? With vacation time being limited, some driving days ended up being long. We knew that going in, but since we kept a relaxed pace with no time constraints (don’t ask me for timings—I don’t keep track of the clock on vacation, except in the morning to get everyone up before noon!), we sometimes ended up with marathon days.
With that said, I’ll dive into the trip itself in the next post.
We all have two lives. And the second one kicks off the day you realize you only have one, with the determination to spend the time you have left on what truly adds sparkle to your life, Kevin! I like to elegantly introduce a trip with a philosophical quote. First, it gives you the illusion that I’m some kind of deep thinker, and second, it lets me fill up the first few lines of my blank page when I don’t know how to tell you I’m diving back into what really lights up my life: another adventure beyond the horizon! And nearly every other year, like a toxic relationship, my horizon tends to take shape in Uncle Sam’s backyard. And this, despite his cousin Donald calling the shots. Speaking of which, it was partly that impulsive guy who pushed us to be just as impulsive and snag our four flight tickets at a ridiculously low price—a direct result of foreign tourism taking a hit from BetaMax’s repeated antics... Four tickets? Who are the other lucky ones? In this case, our lucky ones are actually lucky ladies: My Flo, always up for exploring the world with me on foot, camelback, or scooter, is obviously in on the fun. The other two seats went to our daughters, Sasha and Luna, both thrilled to be part of this new American adventure...
But what’s the American West like in February?... A gamble. Let’s call it Russian roulette since we’re not landing during peak weather season. That’s why we encouraged our transportation and accommodation to get cozy and produce a little camper van, so we can stay ultra-flexible in the face of any weather tantrums. We’ll be roaming in Kara the van with the motto "Follow the sun!" Bad weather? We bolt. Snow? We speed up. Sunny? We act like it was the plan all along and soak it up.
"Okay, but why keep coming back to the same corner of the globe? After ten American adventures, you must be tired of seeing the same things, right?" But I’m not crazy, you know!... The American West is like making love to your gorgeous wife over and over, always enjoying it just as much. And contrary to what you might think, the American West isn’t just the Grand Canyon, Monument Valley, Las Vegas, and Bryce Canyon. Proof is, after ten trips to the U.S., my retinas are still untouched by three-quarters of the places I scribbled on a napkin for this adventure... Oh, and add to that my wife, who I’ve easily converted to my religion, and boom... relapse is even easier! Because yes, we’ve landed in Los Angeles after a sunny flight over Greenland, still under Danish flag for now. And we’re already heading east through the XXL traffic of L.A.’s eight-lane highways, eager to dive into our first discoveries. But first, night is taking over the sky, and second, we’ve been officially awake for 24 hours, so I suggest wrapping up this intro. I’ll tell you more tomorrow morning. Sound good?
And we still haven’t seen everything!
Before setting off for new horizons at the end of this year, it’s time for me to share my trip to Cape Verde this summer 2025.
I particularly love these spontaneous trips, and our stay in Cape Verde is one of those because it was only at the beginning of April that we decided on this getaway, which had been catching our eye for a while, given our love for the mountains.
As always—well, when it’s open—I turned to VF, and I want to immediately thank Marie, aka ptitortue, who helped me a lot in planning this trip through her travel journals and our exchanges!
Because Cape Verde is both small and vast! We decided not to rush from one airport to another, to enjoy the places and the people, but also to relax, since the work backlog from being stuck in May (see my previous travel journal 😅) had to be caught up on in June.
So, 4 islands will be our winners from 06/28 to 07/19:
Santiago first for logistical reasons, as round-trip flights from the capital Praia were the cheapest (650 €/person from Lyon via Lisbon with TAP, still!)
São Vicente, because it’s the gateway to the next one but ultimately more than that...
Santo Antão, pretty much the main goal of the trip since Marie (and the photos) had really sold it to me.
And finally, Sal Island, for some rest—a non-negotiable condition for my other half—and we’ll see that I should’ve listened to Marie...
That said, what a chatterbox I am—buckle up, flight attendants at the doors, off we go on new beautiful escapes! (Thanks to Sophie for the easy loan)
Last note for my eager fan club 😏: yes, there will be alcohol—how could there not be in the land of grogue!
Hello,
Since I enjoy not only the countryside but also everything related to rail travel, I’m starting this photo thread dedicated to trains in Thailand (I’d guess most of us have taken one at some point...).
Feel free to post your pictures here as long as they fit the theme: rolling stock**, stations**, platforms, tracks (even without a train on them), technical equipment, engineering structures (bridges, viaducts), etc.—all in Thailand.
For each photo, I’ll (or you can) note the station or line where it was taken.
Comments and questions are welcome.
As I’ve mentioned elsewhere, I inherited my love of travel from my parents and some of my grandparents. A strong passion, but one that was unfortunately limited by our family’s modest resources. Back then, living in northern Alsace, a simple trip to the southern part of the region—with the Wine Route as our destination—felt like an extraordinary journey to a land of plenty for the little boy I was in the late 60s and early 70s.
Everything seemed so huge when you were still just a kid.
Back then, I was overwhelmed by countless sensations—I was already highly sensitive, with a keen mind and a nose and taste buds that were developing like a pro’s. Which, as I’d later realize, wasn’t always an advantage.
Those magical days always began with a gentle late-spring or midsummer morning. The interior of the white Peugeot 404, license plate 210 LZ 67, had already soaked up the sun before the engine purred to life, and the cabin gave off a scent I could still recognize today—a fragrance I found so pleasant. Back then, I had no idea it was just the smell of warm plastic from the car’s interior.
Yes, the scents of the 404 on sunny days became my madeleine de Proust...
What’s more, the whole family was unusually cheerful because those moments of relaxation and leisure were rare. Everyone worked, and no one had an easy job or was well paid. Without the *Trente Glorieuses*, these experiences might never have happened.
Once we crossed the canton’s borders, I felt like I was light-years away from my everyday surroundings, and every kilometer plunged me deeper into *terra incognita*. It was thrilling. Far from my so-called "medium-sized" town, wheat fields, cornfields, and cabbage patches stretched out, punctuated by tall poles connected by long wires and topped with vegetation—like giant clotheslines without laundry, where magical beanstalks might grow to touch the sky. Back then, I was still far from tasting their product, which was simply beer. At the time, there was still a significant local hop production. Fun fact: it wasn’t until 2002 that Anglo-Saxon scientists proved hops and cannabis belong to the same biological family.
After the fields, the landscape took another step up as it rolled past the little boy’s eyes, often glued to the windows. First came modest hills, then a succession of rolling slopes that soon formed an unbroken chain. Their 700 meters in altitude felt like Himalayan peaks to me—impressive, inert giants, a whole new world. Gazing at them, an intense emotion welled up somewhere between my stomach and lungs, nearly taking my breath away. What mysteries, what treasures did these heights hold?
And then there were the cherries on top—the crowning touch that made the scene even more magical: proud, majestic castles perched on the summits like impassive sentinels. Monuments from the past, yet firmly rooted in the present on their rocky spurs.
The little boy’s eyes sparkled—he’d been given a castle for Christmas, complete with battlements, towers, a drawbridge, and fully armed knights. He’d watched and lived *Ivanhoe* on the only French TV channel that existed back then.
Only once did my paternal grandfather join us on one of these trips. A tall, intelligent man with a face that could shift from stern to mischievous, clearly full of humor and charisma. Sadly, his relationship with alcohol had taken a toll on his life and, by extension, those of his loved ones. He had a strong personality—if his boss crossed the line, he wouldn’t hesitate to punch him, which meant he went through a lot of different jobs. Back then, you could quit one job and easily find another. It was quite something to see him in his final stages, hallucinating pink elephants and even drinking perfume when he had nothing else left. The last time I saw him, he’d slipped away from the doctors and nurses while hospitalized in pretty bad shape—at least, I assume his liver was the issue. We were sitting down for a family lunch when the door burst open, and there he stood in his pajamas, eyes twinkling with mischief, clearly pleased with the dramatic entrance. That theatrical moment didn’t spare us from burying him a few months later at the age of 71. One day, my mother told me the family doctor had quietly remarked that it was a shame—with his robust constitution, he could’ve lived to be a hundred. Yes, the family doctor—this was the man who’d come treat you any day, at almost any hour, just for a phone call. It really existed, it’s not a myth!
That day, his wife—my paternal grandmother—was also along for the ride. Everyone agreed that Jeannette was a good woman. She worked as a waitress at *Le Tigre*, the biggest brasserie in town, right in the center. Most customers preferred to be served by her, including local dignitaries and even the mayor. As a kid, I didn’t find her very fun, open, or warm—she seemed a bit stern. Back then, women in their fifties already had the face and build of grandmothers. Same went for men, don’t get me wrong. I had no idea about the struggles she faced because of her husband. I didn’t know that 30 years earlier, she’d had to flee Alsace while pregnant, under threat from Nazi fighter-bombers. I didn’t know she’d had several miscarriages, and that my father—her only surviving child, born prematurely in March 1940 at the other end of France—weighed less than a kilo at birth and was so tiny he could fit in a shoebox. Hard to imagine he’d grow into a strapping man nearly 1.80 meters tall, tipping the scales at 100 kilos.
When you come back from summer camp in early August and ask why she didn’t pick you up with your parents, and they gently tell you she’s "in heaven," you don’t realize she passed away at 54 after suffering greatly from stomach cancer that had spread.
Back to that family outing, that enchanted parenthesis. I even remembered where we’d had lunch when I passed through Dambach-la-Ville decades later. One of those charming, flower-filled towns Alsace produces in abundance—and preserves so well. This one sits high on a hill, and I was a bit stunned on the parking lot because the view stretched far, revealing the Alsace plain below—its fields, villages, hills, and forests. The world seemed so vast and enticing that day, even though I was only glimpsing a tiny fraction of it.
The region was already very touristy, but I wouldn’t notice the downsides until much later. That Sunday noon, I discovered a large restaurant filled with diners. I can still see the enormous piece of meat they served me, decorated with a little wooden skewer topped with a flag. I kept that one for a long time. Those were the golden days of rich, flowing, thick sauces—so flavorful—and the era of the world’s best fries, made on the spot with the best potatoes. To top it off, I was *exceptionally* allowed a small bottle of apple juice, Orangina, or—even better if possible—Sinalco. Yes, Sinalco—like Orangina, but better. A brand that must’ve disappeared in the 70s, but why, and what a shame! Since then, Orangina’s little bubbles have taken the brand to the other side of the planet—it’s now Japanese.
Year after year, I’d eagerly await that ecstatic moment when the most beautiful castle in Alsace, the Haut-Koenigsbourg, appeared in my field of vision. The perfect model, the archetype that blended into the landscape at the height of a child’s dreams.
The trip home always felt like a reality check—less jarring than an alarm clock, but more diffuse and melancholic. From then on, there was only one wish: *When do we leave again?*
Hi there,
Here’s a recap of a trek through the Balkans covering three countries: Albania, Montenegro, and Kosovo. I was with a friend, and we didn’t do the full route (only one day in Kosovo).
It was a wonderful trek through snow-capped mountains and vast flower-filled meadows, meeting incredibly welcoming people.
At the end of the travel journal, I’ll share what I loved and what I liked less.
Day 1: Flight from Paris-Beauvais to Tirana with Wizz Air.
Since Albania isn’t part of Europe when it comes to phone service (at least not yet! :-)), we had to buy a physical SIM card—otherwise, the bill would’ve been sky-high if we’d used our French plan! We got one from Vodafone AL at the airport. You can buy online before leaving with a virtual SIM (e-SIM) for compatible phones, so you don’t have to swap cards. But given the uncertainty about choosing a plan online, we preferred buying one directly at Tirana Airport. Cost: 31 € for 100 GB. That’s way too much—100 GB is overkill. For 40 GB, it’s 27 €, and the plan lasts 21 days. The price difference isn’t huge, and it was cheaper than online. This plan covers all the countries along the Balkan range.
Money tip: All guesthouses and accommodations accept euros. The local currency in Albania is the LEK. In Montenegro, it’s the euro. Bank fees for withdrawing money from an ATM in Albania are pretty steep: 8 € for a withdrawal of 600–700 LEK (about 200 €)! So it’s better to withdraw cash (euros) in France. Oh, and we booked all our accommodations before leaving, but payment is always in cash. Budget around 400–500 € for 9 days of trekking.
Then, a transfer the same day to Shköder, about a 2-hour bus ride. Cost: 10 € per person. Tickets bought directly on the bus. We spent the night in Shköder at a very clean guesthouse, Open Doors B&B. It had a small balcony overlooking the city.
I really liked Shköder, especially its pedestrian street lined with restaurants and lit up at night. It’s a great place to stroll and eat. The food isn’t expensive—two big salads and two beers: 14 € :-) . Fruit prices are also very reasonable: 3 € for a kilo of cherries, compared to 9–10 € in France.
Religions coexist peacefully in these countries—Catholics and Muslims. From our balcony, my friend heard the call to prayer for the first time, coming from one of the city’s mosques.
Day 2: Bus ride to Theth, about 1,100 meters in elevation gain, the starting point for our hike the next day.
The trip took 2 hours and 40 minutes with a break in the middle. The bus was affordable, but taxis also make the trip—though they’re very expensive.
We slept in the heights of Theth at a new guesthouse, "Mountain Vista Shkafi," with an amazing view.
The family was adorable. The husband is a handyman and built almost everything himself. Their baby is named "Sky"—such a cute name, right? :-) Throughout the trek, I found the guesthouses very clean, and the hosts think of everything—no need to bring soap or shampoo; they provide it.
Lunch in Theth at a traditional restaurant on the main road. We tried "Tave Dheu," an Albanian dish with beef, cabbage (very common), and cottage cheese. Delicious but not quite filling enough. For dessert, a honey cake that was perfectly moist—such a treat! Desserts like this are rare; sometimes they serve watermelon instead.
We took a small private bus for 5 € to the "Blue Eye" parking lot, then walked for about 45 minutes to reach a stunning natural site—a kind of lagoon with incredibly blue water. The bravest can swim, but the water’s freezing!
That evening, we dined at "La Montagne Blanche"—excellent! A delightful mix of grilled meats with potatoes and grilled peppers. Some watermelon slices (which I’m not a fan of) and the famous Raki, a brandy served in Turkey and the Balkans! It was my first time drinking brandy "bottoms up." 😉
I’d like to share my family trip to Colombia with kids aged 8. After spending hours browsing the forum and only having two weeks there, we decided to focus on two regions: the Coffee Zone for one week and the Caribbean coast for another. We traveled from August 8 to 23.
Day 1 – First stop: Bogotá
We arrived in Bogotá in the evening on an Air France flight—nothing to complain about, decent service, comfortable, and on time. However, the first night was a miss. We’d booked a hotel near the airport (Abitel Prime) for convenience, but the soundproofing was almost nonexistent; we heard planes as if we were on the runway. Luckily, exhaustion helped us sleep well anyway.
Day 2 – Off to the Coffee Zone and Salento
The next morning, we headed to the airport for a domestic flight to Pereira with LATAM. No issues: punctual and efficient, and in 30 minutes, we landed in Pereira. The landing already set a different mood: lush valleys, endless plantations, and humid air.
We picked up our rental car from Localiza. Unfortunately, the experience wasn’t smooth—the paperwork took forever, and the wait tested our patience. Finally free, we hit the road to Salento, one of Quindío’s gems.
We arrived in the late afternoon and discovered a colorful village bustling with artisan shops and cafés. Our first stroll helped us soak in the atmosphere before dinner at Bambú restaurant—a great surprise with careful cooking and local flavors. We spent the night at Casa Serafín, a charming little hotel, nicely decorated and well-located… but unfortunately very noisy.
Day 3 – The magic of Cocora Valley
This was one of the trip’s highlights. We set off early for Cocora Valley, famous for its giant wax palms, Colombia’s emblem. We chose the 12 km loop recommended by the *Routard*. The landscapes were spectacular: towering palms, rivers, suspension bridges. It felt like walking through a postcard. The weather was perfect.
That evening, we dined at Barnabé restaurant—pleasant setting, decent food, but the bill was a bit steep for what it was. Back to Casa Serafín.
Day 4 – Coffee and panoramic views
The plan was a visit to Finca El Ocaso. For 1.5 hours, we followed a passionate guide who explained the entire coffee process, from harvest to cup. Very educational, accessible for both kids and adults, all in a stunning setting. The tour was in English for us, and we translated for our kids, who aren’t bilingual yet.
In the afternoon, we climbed to Salento’s viewpoint. The valley view was superb. That evening, we ate at Veggie Garden, a simple and pleasant spot that was a nice change from the heavier meals of previous days.
Day 5 – Horseback ride to Santa Rita Waterfall
We booked a horseback ride with Cocora Magic. It was a real success: calm horses, a beautiful trail, mountain and meadow landscapes, and finally the refreshing and wild Santa Rita Waterfall. Without a doubt, one of the best moments of our time in the region. We even got a bonus ride up a 300-meter hill.
We then headed to Filandia, less known than Salento but just as charming. We spent the late afternoon enjoying the pool at MuchoSur Filandia. The hotel is beautiful, in an idyllic setting. However, we also had soundproofing issues and could hear our neighbors.
Day 6 – Rainy detour through Filandia and Manizales
Rain caught up with us in the early morning: torrents of water made it impossible to go out. We stayed at the hotel, reading quietly. By noon, the rain let up: a quick walk in Filandia, a quick lunch, then off to Manizales. We chose to stay at El Otoño hot springs. Great choice: as soon as we arrived, we plunged into the hot pools, perfect after hours on the road.
Day 7 – Hiking and hot springs
In the morning, we hiked the Camino de Super Coco (found somewhat randomly on Google). A pleasant trail with mountain views and a peaceful atmosphere. The afternoon was spent in the hotel’s thermal pools, with a short marked hike down to the river. Dinner on-site at the hot springs’ restaurant. A simple but very relaxing day.
Day 8 – Rain, jacuzzi, and games
We continued to Finca Los Alpes. The rain greeted us again, but this time it turned into an asset: nothing like a steaming jacuzzi with a view of the misty mountains. The kids enjoyed the facilities too: mini-golf, ping-pong, billiards. Dinner and night at the hotel, cozy vibes.
Day 9 – Off to the Caribbean coast
Back to the airport to return the car (still a bit long). Flight to Cartagena with Avianca: punctual and comfortable. Upon arrival, we picked up another car and headed straight to the Hyatt Regency, a modern hotel with a pool. That evening, we dined at the hotel—practical after a travel day.
Day 10 – Colonial Cartagena
We set off to explore Cartagena’s old town. It was enchanting: colorful facades, flowered balconies, colonial charm—just magical. However, the heat was stifling and very humid. Afternoon relaxation by the pool. Dinner at Gestlani, a good restaurant in town.
Day 11 – Road to Barú
A hearty breakfast, then one last swim in the pool before heading to Barú. We checked into Las Islas Hotel. The setting was enchanting: wooden cabins nestled in the vegetation, a private beach, turquoise sea, impeccable service. Dinner at the hotel’s restaurant.
Day 12 – Beach and relaxation
A full beach day in Barú. Warm water, white sand, coconut trees, peace and quiet. A real postcard scene with iguanas and birds.
Day 13 – On to Santa Marta
Another morning at the beach before hitting the road to Santa Marta. The drive was a bit long (6 hours), especially with traffic jams in Barranquilla. It was the longest car ride of the trip. We spent the night at Villa María Tayrona, a beautiful place near the park.
Day 14 – Tayrona Park
We left early for Tayrona Park. We entered through **El Zaino**, parked the car, and set off on a hike to La Piscina (about 2 hours). We stopped along the way at Playa Arenilla, a stunning little beach, to rest. Lunch on-site, a swim, then back by 4 PM. The hike was a bit tiring, but the nature was spectacular: dense jungle, the sound of waves, and even a monkey encounter along the way. Evening and dinner at the hotel.
Day 15 – Last swim and return flight to Bogotá
Our last morning was split between the pool and the beach (the hotel has direct access via a 7-minute trail through vegetation and flowers)—hard to leave this paradise. We drove to Santa Marta’s airport to return the car, then flew back to Bogotá. We spent the night at Casa Dann Carlton, a comfortable hotel. We simply ordered room service, arriving too late to go out.
Day 16 – Bogotá and the end of the trip
Our last day in Colombia. After a good breakfast, we explored La Candelaria. Its cobbled streets and colorful houses were worth the visit. We visited the Botero Museum (free) and the Gold Museum, both fascinating. Back to the airport for our 11:55 PM Air France flight.
That’s a wrap on a varied trip—lush mountains, colorful villages, dream beaches, and tropical jungle.
The pace was pretty relaxed, well-suited for our kids. They absolutely loved the trip to Colombia.
Driving in Colombia was very easy, and we didn’t regret renting a car at all—it gave us more freedom to get around.
If I were to do it again, here’s what I’d change:
- I’d spend less time in the Coffee Zone to stay a bit longer on the Caribbean coast, which was more relaxing for the kids. Or I’d head to Medellín, but I didn’t think the city was very kid-friendly.
- Bogotá is a city that deserves a day’s visit, but it’s not a must-see. Maybe I’d have taken the KLM flight from Cartagena to Amsterdam instead.
Since I didn’t have time to write a proper travel journal, I thought I’d share a few photos of Bologna—a really lovely city I discovered in 2017 while stopping on my way to Tuscany.
Around Piazza Maggiore, which was packed with a stage and chairs for a show, stands the Basilica of San Petronio, massive and Gothic in style, with an unfinished façade (a common sight in Italy).
Another building near the square:
But Bologna’s real charm lies in its porticoes, which were added to the UNESCO World Heritage list in 2021: 62 km of arcades running along buildings, letting you walk sheltered from the sun or rain. Back in 1288, the city required houses to include private arcades for public use. In the city center, you can stroll under 32 km of porticoes in all sorts of styles—some plain, some ornate—with a strong presence of red tones.
Okay, it wasn’t a total disaster either. Actually, I hesitated before starting this travel journal: is it even worth writing about a holiday that won’t leave an unforgettable memory?
In the end, I went for it (there aren’t many recent travel journals about this destination).
So, read on... or don’t .
Every time we’ve been to the Canary Islands, it’s been by default (basically: where can we go in winter or early spring when we only have a week—so not too far, not too much jet lag, but with decent weather?).
This time, we had two weeks, but the winter plan kept changing: first Thailand (dropped for personal reasons), then Martinique (dropped because of work leave dates that weren’t up to me), and finally, the Canary Islands.
We’ve already been to Tenerife (which we really liked) and Lanzarote (which we liked a little less).
This year, two options: Gran Canaria or one of the smaller islands west of Tenerife (La Palma, or even La Gomera or El Hierro).
We chose Gran Canaria... not sure it was the right call!
Whose fault is it?
Storm Thérèse’s!
Yes, Storm Thérèse followed us on arrival, and its effects lasted quite a while. We had to adapt, cancel visits, change activities...
But even without Thérèse...
Saturday 21/03
Departure from Orly at 6:10 AM with Transavia.
The plane took off on time and landed a little early, tossed around by strong winds before touching down.
It had just rained, but it was (almost) no longer raining.
We quickly picked up our luggage and then the car at the Cicar counter.
We got a Seat Arona instead of the Corsa we’d booked. Well, while the driving position didn’t feel great at first (I got used to it), the engine’s smoothness and power were much appreciated on the island’s winding and sometimes steep roads.
It was only 10 AM, and we couldn’t theoretically check into our accommodation until 3 PM (the owner promised to message me if it was ready earlier).
So, we headed to the (big) *Jardín Botánico Viera y Clavijo*, where we planned to spend a few hours.
We found a huge parking lot... empty.
The passenger in the car in front of us (yes, we weren’t the only ones at the closed gate—there was a car in front and one behind) went to ask for info: it was closed due to the storm 😕.
So, we calmly headed toward Puerto de las Nieves, on the northwest coast of the island.
The plan: go to a restaurant, visit the village, and do some shopping while waiting for early afternoon.
As soon as we got out of the car, it started raining... we took shelter under the awning of a shop, waiting for it to pass. But the rain turned into a downpour, and within minutes, awning or not, Gore-Tex or not, we were soaked!
Since we were already wet, we might as well go to the restaurant—they weren’t far! But here’s the thing: contrary to what Google Maps said, they all opened at 1 PM, not noon!
Back to the car, wading through 5 cm of water because all the village streets were flooded .
The rain let up, we did some shopping, went to eat, and I got a message from the owner saying the accommodation was ready 🙂.
So, off we went to La Suerte, a few kilometers north of Agaete.
The downside of the place, especially with luggage, is that you have to climb several flights of stairs via an outdoor staircase (after parking more or less far away on a steep street) to get there 😛).
Of course, on the way from the car to the apartment, it started pouring again—the bags got soaked!
Enough rain for today! We settled in quietly, and by late afternoon, we could (finally!) go admire the view from the terrace.
Trip Planning
My partner and I are heading to the Canary Islands for a week at the end of September, specifically to Lanzarote. We chose this island over the more crowded ones for its volcanic landscape and the variety of hikes it offers.
I booked everything through Expedia: our hotel stay, car rental, and Ryanair flight tickets departing from Marseille. It was the only way to get a direct flight. To make getting around easier during our stay, I picked a hotel located in the center of the island from the wide selection available. It’s part of the Barceló chain, specifically the "Barceló Teguise Beach Adults Only" in Teguise Beach, which turned out to be an excellent choice.
The Trip
Sunday, September 21 - Monday, September 22
Departure
It’s 2:15 PM, and we’re at the Avignon TGV station. Danielle picked us up earlier due to the weather—thunderstorms and heavy rain all the way to the station. The TGV was on time, and it only took 30 minutes to reach Marseille Saint-Charles. The shuttle to the airport is quick and convenient, right behind the station.
The bus leaves for the airport in the middle of the storm, with flooded roads and cars stuck in some spots.
We get soaked making our way to the terminal. Two hours to wait before the flight. The plane finally takes off at midnight, but just before landing, the pilot announces that the destination airport is closed, and we’re being diverted to Tenerife. Ryanair will re-route us as soon as possible.
We end up waiting 2 hours, and Ryanair kindly gives us a 4 € voucher.
We re-board around 5:15 AM and take off at 6:00 AM. About 45 minutes to reach Lanzarote. After collecting our luggage, we head to the car rental desk. The counter in the terminal is closed, and we’re directed to parking lot P4—it takes us a while to find it.
I’m a bit worried about the rental company’s reaction since the car was supposed to be picked up 7 hours earlier, but it’s not a problem. A woman next to us is furious because she’s in the same situation, and her rental was canceled. Anne-Marie translates for her, but nothing changes.
We pick up a brand-new Toyota Aigo and head to the hotel.
After checking in, we cross the garden, walking alongside the large pool to reach our room.
A lovely first-floor room with a jacuzzi and a sea view.
It’s early, so we head to breakfast—a generously stocked and varied buffet with everything you could want.
Afterward, we drive to Cueva de los Verdes, but it’s packed with people and a long wait. We decide to come back another day.
Next, we visit Mirador Del Rio. This rocky viewpoint at the edge of the island has breathtaking cliffs plunging 500 meters into the ocean. The view is stunning and impressive.
A panoramic bar lets you cool off while enjoying the scenery.
We return to the hotel for a short walk around the neighborhood and enjoy the beautiful pool with its pleasant water temperature. Relaxing by the pool, sun loungers, and all.
In the evening, a very varied buffet at the restaurant. Then early to bed to recover from the sleepless night before.
Tuesday, September 23
After a restful night, we enjoy another varied and hearty breakfast. The terrace seating is very pleasant. We take an inland road leading to Timanfaya National Park.
The road near the park runs alongside vineyards where the vines are surrounded by lava stone walls to protect them from the prevailing winds.
Our first stop is at the visitor center, where the island’s volcanic activity is well-documented. Next, we stop at an area where you can take a short camel ride—two seats are installed on either side of the camel’s hump. This little ride offers a great view of the volcanic landscape from a higher vantage point. A fair price of 11 € per seat for a 20-minute ride.
We then head to the park entrance via the road leading to the parking lot, where only authorized buses can take the winding route inside the park.
It’s crowded, and we wait about 45 minutes with several stops before reaching the parking lot.
We board the bus, and the route offers beautiful views of this volcanic area and its many craters. The journey is very interesting, with several stops for photos.
At the parking lot, a guide shows us how the heat from the rocks beneath the surface can ignite dry vegetation. Water poured into holes in the ground immediately creates geysers and jets of steam.
The building next to the parking lot has a restaurant where meat is cooked using the heat from a well dug into the volcanic rock.
On our way back, we drive to Playa Blanca, a seaside town with a small sandy beach.
Back at the hotel in the late afternoon for dinner.
Wednesday, September 24
We wake up early and have a quick breakfast—few people are around at this hour. Two days ago, we booked a 10:00 AM visit to Los Verdes, lava tunnels created by eruptions and lava flows from the La Corona volcano, which extended all the way to the coast.
When the lava came into contact with the air, it solidified on the surface while continuing to flow underneath. The lava tunnels stretch for 8 kilometers to the volcano, but we only walk one kilometer.
The inside of the tunnel is impressive, with narrow passages and larger chambers.
You can see traces left by the flowing liquid lava—varied colors and twisted shapes.
At the end of the path, a large chamber has been turned into a concert hall with perfect acoustics.
Next, we visit Jameo Del Agua.
This is a continuation of the lava tunnel, developed by Manrique.
There are beautifully designed bar and restaurant areas, as well as an underground lake where you can see small blind white crabs—a protected species in this very pure water.
Higher up, there’s a lovely space with a central pool that could double as a swimming area, surrounded by beautifully designed white pathways that contrast with the blue water.
Further on, you reach a large space inside the lava tunnel, set up as a performance hall with perfect acoustics.
Stairs let you view this beautiful space from above. A gap in the lava landscape reveals the ocean on the horizon.
We head back toward the village of Yé, at the foot of the La Corona volcano.
A 160-meter walk from the church, a path crosses vineyard plots and then climbs to the top of the volcano’s crater in about 30 minutes. It’s the island’s highest volcano.
When you reach the edge of the crater, you see how deep it is, with steep slopes inside forming a large circular opening. The place is breathtaking and awe-inspiring.
We drive back to the hotel via a road that climbs quickly, offering a beautiful view of the island’s northern part.
Thursday, September 25
After another enjoyable and varied breakfast, we head to the center of the island toward the volcano park and stop at a roadside parking lot where a path leads to the Montana Cuervo volcano.
This is a crater that opened on one side. During an eruption, an explosion created a breach in the crater.
Huge blocks of rock were thrown dozens of meters away. The path goes through the breach and descends into the crater, allowing you to walk around it. It’s impressive, and you really feel small and fragile in this environment.
The crater walls, with their different colors, highlight the rock formations. The crater is surrounded by a sea of lava with sharp, jagged rocks.
You can walk around the outside of the crater, but it’s not very interesting. We then head to the west coast, stopping at a spot with a small green lake next to a beautiful black sand beach.
Next, we stop at Salinas de Janubio, a lovely viewpoint overlooking the salt marshes with different water colors. A small shop sells various local products.
We then head to the famous Papagayo beach.
The road ends at a booth where they charge 3 € to continue.
From here, the land is private, and you have to pay to drive down a 3-kilometer rocky dirt road.
Quite a few cars are driving along it, kicking up clouds of dust. The car gets a dusty makeover.
We arrive at a large parking area, with several paths leading to different small beaches.
We go to Papagayo, a small blonde sand beach surrounded by red rocks.
The beach slopes gently into the water, which is a pleasant temperature. The setting is charming and peaceful.
We stay for a while before heading back to the hotel.
Friday, September 26
We start with a visit to the César Manrique Foundation in Tahiche. This was originally one of his homes. The modern construction spans several levels and is integrated into the lava flow, using the gaps to create living spaces. Large windows make the rooms bright and open to the scenery. The place is pleasant, with flower-filled gardens outside. It’s well worth a visit.
Next, we drive to Las Grietas, where a path leads to a narrow crack in the volcanic rock, forming a tight passage where only one person can walk at a time.
The passage isn’t very long, but progress is slow due to the endless selfies being taken here.
We then stop at Casa Del Camposino, a renovated farm that houses several artisan shops.
We taste a local wine recommended by a charming woman and buy two bottles of Lanzarote red wine on her advice.
Now, we head to Tamara beach, a beautiful and wide beach at the foot of high cliffs. There are always great waves here, making it a surfer’s paradise.
On the way back to the hotel, we stop at the cactus garden, César Manrique’s final creation. Designed with a great sense of aesthetics around an old windmill, it features 4,500 varieties of cacti in various shapes, all in a beautiful setting.
We return to the hotel in the late afternoon for the evening.
Saturday, September 27
After another hearty breakfast, we head north to Haria. We stumble upon another of César Manrique’s homes, where he lived for a long time. This house is more traditional than the previous one but still has large, modern, and very pleasant rooms. At the back of the garden is his large studio, where he created his works.
Next, we visit the craft market—this was our original plan. Various stalls offer local items, and it’s very crowded. No room at the café terraces to sit down.
We then return to Famara beach for a long stay. There are always great waves here, much to the surfers’ delight. The water temperature is pleasant, and we enjoy it.
On the way back to the hotel, we stop at a gas station to refill the car, which has been very fuel-efficient. Gas is also much cheaper here than in France—1.16 € per liter of SP95.
We also wash the car, which was very dusty after the long dirt road to Papagayo beach.
At the hotel, we enjoy a farewell cocktail before dinner.
Sunday, September 28
We spend the morning by the hotel pool before checking out at noon. For lunch, we go to a restaurant called "Dona Lola," near the hotel, with a terrace offering a view of the coast. We order tuna carpaccio, which is delicious.
We then head to the airport, just 15 minutes away.
We return the rental car and go to the airport.
A long line to check in our luggage.
The return flight is on time.
A shuttle bus takes us to Saint-Charles station.
We then head to our overnight rental. The boulevard slopes down, making it easier with the suitcases.
The rental is between the old port and the train station.
Once there, we pick up the keys and make one last effort to carry the luggage up to the third floor.
The studio is nice, clean, and simply equipped—perfect for one night.
This travel journal is therefore intended solely for my photos, to present a consistent style.
All the shots were taken with a simple Samsung Galaxy smartphone and with whatever was at hand.
All stays combined, I’ve spent the equivalent of a year at most in Thailand, and I’m no great expert.
However, after many trips, lots of reading on VoyageForum and other sites, and conversations with many locals as well as expats, my view of the country is becoming clearer, though it’s constantly evolving. You never stop discovering and learning.
I guess I wanted to deliver a puzzle, mainly for those who want to get an idea of the country here and for those who feel nostalgic about it.
I don’t know if this minimalist sharing will interest anyone, but it’ll do me good to put it together. After so many months without traveling and then these other long months with VF closed, there’s plenty of material available.
There’ll be a mix of places, periods, and subjects, but it might well be intentional.
I suspect many Thais have dogs because they make excellent guardians for the home. Nothing better to deter burglars or to signal the presence of a snake. You’ll often see Thais tapping the top of their dog’s head, but don’t be fooled: it’s a sign of affection from them. Judging by the dogs’ reactions, they’re used to it.
Thailand is one of the countries on the planet where rabies is still present, so keep that in mind. It’s not just bites that can be dangerous, so don’t let just any dog lick you. Especially on a wound, of course.
Even though dogs often fear humans—this dangerous and unpredictable predator—we still need to stay cautious.
Be careful when walking into alleys because the dog will defend its master’s big yard. Be careful at night, and be careful when they’re in packs.
It sometimes crosses our minds that Thailand isn’t all that made for walking around, and dogs are one of the reasons.
That said, it’s not uncommon to see them chasing bikes or scooters. Cars, though? Much rarer—they’re too big.
It seems Thais prefer to give their dogs freedom by not locking them behind gates. Though sometimes the gate is closed, the little side door is wide open. Oh, and sometimes there’s no gate in front of the property, or it’s been full of holes for years.
You’ll often see dogs sleeping on the roadside, sometimes right on the road. When you approach, they move aside nonchalantly—or not at all. It’s less funny when they suddenly appear from thick vegetation, reminding visitors not to drive too fast. As a result, you’ll notice that dogs with injuries or missing legs aren’t that rare.
Since they believe in reincarnation and respect for all forms of life, they don’t chase dog packs away too much, and they don’t sterilize them enough. When you see a small pack roaming freely in the countryside, you think twice about running into them at the edge of a field.
A darker side of this is that euthanasia isn’t often practiced. Twice, we saw dogs at death’s door in temples, enduring terrible suffering with no one to help. The image (and the smell) of one of them, agonizing and exuding the stench of death, still comes back to me sometimes.
Some of you may have seen the YouTube vlog of a French woman living in Phuket who was given a little pig by her Thai friends. The animal, well-fed, quickly became a happy and enormous beast with its own garden. Yet it didn’t take long for it to fall seriously ill and become incurable. In her video, the French woman described how difficult it was to find a vet willing to perform euthanasia.
You’ll often see bowls by the side of the road. Thais leave food and water there for stray cats and dogs. Overall, they have a big heart for animals.
If you ever pop into a shopping mall, you might see people pushing their small dogs in strollers. It’s not just for fun—these strollers are provided for customers to put their pets in, otherwise you can’t bring them inside. It looks a bit odd when you expect to see a baby.
I’m a newbie to this forum, passionate about wildlife, the landscapes of East Africa, and Tanzania in particular.
This June 2024 trip/safari is our 7th visit to Tanzania and our 5th in the south, which has drawn us more than the north ever since we discovered it in 2015.
In 2024, the entrance fees for the reserves and services have gone up again since our last visit.
I chose to return first to Mikumi Reserve, which was the very first one we visited in the south. Then, we’ll head to Selous (J. Nyerere N. P.) as usual.
Initially, we wanted to spend 2/3 days on Mafia Island at the end of the trip, but it made the total cost too high, so we gave up...
We usually go to Ruaha and Selous, but I wanted to mix it up a bit—also to save some money...
As for the timing, June is a new experience for us. I thought it might be interesting to come just after the lodges reopen... hoping for some great wildlife encounters??
The trip starts in Marseille with our first flight on Ethiopian Airlines to Addis Ababa, then continues to Dar es Salaam, where we’ll finally set foot on Tanzanian soil again.
In Addis... "our" A-350.
.....
After arriving in Dar, we spent one night at a hotel near the airport. The next morning, we headed to the domestic flights terminal, which hasn’t changed in years.
By mid-morning, we boarded a Cessna 208B Caravan with Safari Air Link, heading to the Kikoboga bush airstrip in Mikumi, which we reached 45 minutes later.
Fun fact: the pilot was the same one as on our return flight two years ago.
Welcome on board:
Of course, a driver/guide team from our chosen lodge was waiting for us upon arrival:
I was surprised to see so many aircraft parked there... even twin-engine Embraer Brasilias??
As a fan of vintage planes, I loved it...
On the other hand, the light was incredibly harsh.....!!
Our guides only speak English. We knew that in advance. In the south, it’s very rare to find someone who speaks French. This’ll force us to dig into our high school English memories... from 60 years ago... at least.
It’s noon, and we head toward the lodge.
Near the airstrip, next to the Mikumi rangers’ base, there are quite a few herbivores. They find a bit more peace here—the big cats don’t venture this way...
Our first encounter was a group of Masai giraffes.
Rarer (for us), a savanna monitor lizard basking in the sun right in the middle of the track...??
A large gathering of impalas (mostly males) along with a few blue wildebeest:
Also unusual: a African crowned hornbill taking a dust bath in the middle of the track...!!
When it comes to identifying mammals or birds, I don’t know everything... so I might make mistakes. Please forgive me.
I’m counting on my friend Blesl’s active participation... 😉
Last February, I made a trip using "public transport" from France to southern Senegal via Spain, Morocco, Western Sahara, and Mauritania.
It’s a journey of about 5,000 km, where I took trains (as far as Marrakech), ferries (to cross Gibraltar and then to reach Casamance from Dakar), and mostly buses on the long desert straightaways. I hadn’t planned any stops in advance or booked any hotels, except for the very first train to Spain, which left plenty of room for the unexpected.
Why travel by land and sea? In recent years, flight-free travel has been gaining popularity. On social media, posts explaining how to cross Europe by train as quickly as possible go viral. Traveling without flying—and making sure people know about it—has become a great way to earn a badge of eco-responsibility: an essential totem for anyone wanting to prove both their dedication to the ecological cause and the wisdom of slow travel.
I haven’t flown in years, and this journey to West Africa could easily be filed under "responsible travel." But it wouldn’t be honest to say that: in reality, it wasn’t really my aversion to flying that motivated this long trek. I see overland travel primarily as a way to experience the world’s geography at a grounded, earthly pace—the pace of the locals. Besides, I’ll be flying back, which disqualifies any claim to being a model of sustainability.
So no eco-badge, and no adventurer’s badge either: you won’t find any heroic tales of camel rides in lost lands or mineral train wagons in this account (popular with influencers, the Mauritania iron ore train now attracts tourists from all over the world, turning "the experience" into something you "have to do at least once in your life"). This five-part story, written on the road, has no other ambition than to recount a journey through places and people, and to share the thoughts they inspire in me. As simply and, I hope, as humbly as possible.
I’m posting the episodes here, which you can also find on my blog (with more photos) at the following links:
Episode 1: Spain, from Avignon to Algeciras
Episode 2: Morocco, from Tangier to Tarfaya
Episode 3: Western Sahara, from Tarfaya to Guerguerat
Episode 4: Mauritania, from Guerguerat to Nouakchott
Episode 5: Senegal, from Rosso to Saloulou
To help those who might want to make the same trip, I’ve also put together a summary of the route with recommendations—you can read it at the end of the story and on the blog:
From France to Senegal Without Flying: Route and Itinerary Recommendations
This time, I landed in Monastir on a direct flight from Nice, again with Tunisair. We left about ten minutes late, and the flight lasted around 1 hour 30 minutes. A meal was served on board (cucumber salad with Edam-like cheese, carrots, and two small portions of dishes I couldn’t identify—semolina with peppers, olives, and parsley, two small rolls, a square of processed cheese, and a chocolate cake). It’s worth noting because it’s not common on flights this short.
In February, France and Tunisia were in the same time zone, but now Tunisia is one hour behind. This time difference and the flight duration work perfectly for a short 15-day trip since it takes me a few days to adjust to jet lag.
Luckily, I’d asked my hotel about the taxi fare from the airport because the drivers (there were several around me) didn’t hesitate to quote outrageous prices. The actual fare is 20 dinars, but one asked for 120 dinars. I refused, and another offered 60 dinars. I replied, "That’s too expensive—I’ll take the metro!" (Having tried the Tunis metro, I had no desire to repeat the experience in Monastir with a suitcase!). I started walking toward the metro, and one of the drivers caught up with me, saying, "20 dinars is fine!" I’ll skip the details, but the negotiation took a little while.
When I arrived at the hotel, I told the receptionist someone had asked for 120 dinars. He put his hands to his head and said, "They’re awful!" He remembered our phone call two days earlier when I’d booked (he’s the one who told me I could take the metro).
The Mezri Hotel isn’t expensive. I got a sea-view room for 75 dinars (22 €). (I’d booked a balcony room for 90 dinars but wouldn’t have had time to enjoy it.) It’s well-located but noisy because there’s no double glazing.
The receptionist is a very kind older gentleman. He called a friend whose wife is from Tozeur to find out if I should take a bus or a *louage* tomorrow and what time.
I arrived at the hotel around 7:00 PM and had time to stroll along the corniche to the ribat. Despite some run-down buildings, the seaside seemed livelier and cheerier than Sousse’s.
Monastir is the hometown of former president Bourguiba. I passed his mausoleum by taxi. There are Tunisian flags along the avenue by the sea because every year on April 6—the anniversary of Habib Bourguiba’s death—the president of the Republic visits the Bourguiba Mausoleum in Monastir to pay respects.
The taxi driver mentioned other Tunisian presidents. He complained about rising prices and insecurity, blaming President Kaïs Saïed (I’d already heard that security was better under Ben Ali).
At the end of my stay, I’ll take time to explore Monastir, but tomorrow morning, I’m off to Tozeur—a long bus ride awaits me.
Just back from two weeks in Andalusia, and I wanted to share this experience with you—maybe it’ll help with planning a trip. I’ll start with a quick recap in this post and try to add photos and day-by-day details later (still sorting through them). Hope I don’t bore you too much! 😎
Trip details:
April 20 to May 4, 2019:
7 days on the Costa de la Luz (El Puerto de Santa María) in an Airbnb,
4 days at the junction of the Costa del Sol and Costa Tropical (Salobreña) in an Airbnb,
3 days at Cabo de Gata for some rest at a campsite in Los Escullos.
Two families of four, each with our own car: three 9-year-old boys and a 6-year-old girl. One family was more into city exploration (not us, but we’re working on it), and the other preferred relaxation and nature (that’s us). We speak a little Spanish.
Over 5,000 km, including 2,500 km for the round trip from Carcassonne.
The weather: Variable, but we expected better for this region in late April. The first week on the Costa de la Luz was sometimes chilly (< 20°C), and the second week was warmer but not excessive (< 25°C). At least we didn’t get much rain!
Our budget: Around 2600 € per family:
700 € for accommodations, about 50 € per night,
1000 € for meals and restaurants. We usually spent around 50 € per family at restaurants—we ate out for lunch (except for 2–3 picnics) and cooked at home in the evenings, trying to be back by 6 PM.
600 € for activities: Río Tinto, a flamenco show, visits to the Alhambra, Giralda, and Alcázar, Oasis Park with meals, and a kayaking trip.
300 € for gas and tolls.
Preparation: A few months ahead with bookings for accommodations and tickets for the Alhambra, Giralda, and Alcázar. We used a few travel guides—I like the *Évasion* guide for initial planning. *Géoguide* was okay, but our friends’ *Routard* was the most useful. We also spent three months brushing up on Spanish with Mosalingua (a great spaced-repetition method, max 10 minutes a day). Downloaded Maps.me and the Andalusia map in advance—essential. And we used Tricount to track shared expenses with friends—super handy.
What we did/saw:
3 city visits (Seville, Granada, and Cádiz) + Málaga for our friends (we vetoed Córdoba—too many cities for us).
4 white villages (Vejer de la Frontera, Arcos de la Frontera, Grazalema, Ronda) + Tarifa for our friends.
Beaches (Tarifa and Bolonia, Matalascañas, Nerja, Cabo de Gata).
Nature and fun moments: Doñana National Park, a kayaking trip along the rocky coast near Nerja, and the Wild West/animal park in the Tabernas Desert.
A little culture: Río Tinto mines, the archaeological site of Itálica, Columbus’s caravels, Nerja Cave for us, and the Picasso Museum in Málaga for our friends. Plus, seeing the ham-drying process in the Alpujarras (for our friends).
Our highlights
Nerja and the surrounding villages: The rocky coast was amazing, and we loved the kayaking trip, even if the water was freezing for snorkeling. The beaches are sheltered from the wind, the town is charming, and the cave is incredible.
El Rocío and Doñana National Park. El Rocío has a timeless, almost Wild West vibe—we could’ve stayed a day or two. The quiet and pine scents reminded us of the Landes region.
What we didn’t love as much:
Río Tinto mines: Not super exciting, and the guides’ nonstop chatter kind of ruined the "nature" experience.
Our little regrets (for next time):
Forgetting our passports and missing a day trip to Tangier from Tarifa.
Not having an extra day around Nerja to go snowboarding in the Sierra Nevada—just 1.5 hours away (the kayak guide suggested it).
Not spending at least one night in El Rocío to explore Doñana National Park at dawn.
Antequera with the Guadalhorce reservoir and the Caminito del Rey (but it would’ve meant 2 more hours of driving, and we didn’t have the energy).
My general impressions of Andalusia and Spain
Landscapes: A feeling of extreme concentration of a single activity in some areas—endless olive groves, wind farms on the Costa de la Luz (which I thought were well-integrated), rows of buildings along the Costa del Sol (yikes, glad we didn’t stop there), greenhouses around Almería (a shame to have frozen the coast for so many kilometers), and the massive industrial port of Huelva.
What surprised us compared to France was the lack of small hamlets—villages are clearly defined, and people cluster there, leaving vast landscapes without human presence. In France, you find houses scattered everywhere.
Roads: Relatively few tolls. Sure, rest areas aren’t as nice as in France, but the roads are in good condition, and our wallet was happy. The roads are pretty straight with countless bridges and tunnels—the upside (besides fast travel) is that there aren’t many secondary roads disrupting the scenery.
Tourism and activities: A huge variety and richness. Feels like everyone can find something they like, and 15 days barely scratched the surface. It’s amazing how quickly you go from the coast to snow-capped peaks (Sierra Nevada) or from farmland to desert (Tabernas). And the mix of European and Arabic architecture in the same city is really special.
One small regret: Not interacting more with locals. We didn’t luck out with our Airbnbs. But shopkeepers were great—very patient with my broken Spanish! :-)
Overall, I think our choice to stay on the Costa de la Luz and then near Nerja worked well. We could explore pretty easily (even if we logged a lot of kilometers), and the settings were fantastic. The 3 days of total relaxation at Cabo de Gata were perfect.
If you prefer shorter stops, you could try staying in El Rocío (easy access to Seville and great for an early visit to Doñana National Park) or maybe Grazalema for a hike in the mountains (weather-dependent). And of course, Tarifa for a day trip to Tangier or Gibraltar.
Sometimes fantasy and a change of scenery are right near home! I love exploring the four corners of the planet, but there can also be a whole world just a little farther than the end of your street—or even the tip of your nose! So I’ll share with you in pictures the beautiful kermesse of Ath, which we only discovered last August, even though we’re neighbors (we live in Lille).
I could have subtitled this travel journal: "Ferme eut’bouc tin nez va quer eud’dans"; it’s an expression in Picard language, literally “Close your mouth or your nose will fall in,” said to someone who’s amazed—and amazed I was!!!
Ooooooooh, giants!
Oh, how I love them! In the North, we have lots of these giants, like Reuze Papa and Reuze Maman in Cassel, or Gayant, Marie, and their children Binbin, Jacquot, and Fillon in Douai, and many more.
Huh? What? You don’t know what a Géant du Nord is?
Well, it’s a benevolent hero, a legendary figure, a protector, a symbol tied to a city that parades through it, walking and dancing during carnival or the local festival. The tradition is said to have originated in Portugal in the 13th century (at least that’s where we have the first records), then we see them in the Netherlands starting in the 15th century. In the North, the oldest are Gayant and Marie of Douai (16th century), but many new ones have appeared since the 1980s with the revival of carnivals. In practice, it’s a large character (or animal figure) several meters tall; the structure is made of wicker, the body is often papier-mâché, but the head can be wood, as in Ath (lime wood), and the clothes and accessories are made of fabric, leather, and wood. The flared robe (for both male and female giants) allows one or more carriers to slip underneath to move it using only their arms, shoulders, and legs—and even make it dance! There are over 1,500 giants in Belgium and 450 in Hauts-de-France, mostly in the Nord and Pas-de-Calais departments.
In Ath, there are giants—LOTS of them! I’ve never seen so many at once. And each one is carried by only one man at a time (except for Bayard, you’ll see why later), even though the structure weighs over 100 kilos—so the carriers take turns quickly! The Ducasse of Ath and its giants have been inscribed on the UNESCO Intangible Cultural Heritage list since 2008, as part of the "Processional Giants and Dragons of Belgium and France."
What’s more, the Ducasse of Ath is remarkable for its age and local roots; a procession was first mentioned in 1399, and today the many musical groups are still local (Ath and surrounding towns). The event is extremely popular: a good part of the population is there, all generations mixed together. Everyone knows the groups, floats, and giants, and each has their favorite! Originally, religious groups paraded, illustrating episodes from the Bible or the Golden Legend. Gradually, the parade became secular and kept evolving by adding new giants, historical figures, or allegories linked to local history (Ath, Belgian Hainaut, Belgium).
Finally, the beautiful floats are all pulled by magnificent draft horses, and that’s extraordinary! The town council itself rides in fine carriages that close the parade.
To wrap up this long introduction, know that the Ducasse of Ath lasts several days, but the highlight is the highly codified procession that takes place on the 4th Sunday of August (actually, the procession passes twice, once in the morning and once in the afternoon).
So, let’s go!
On this Sunday, August 26th, we’re in Ath in the early afternoon to see the procession. What a popular enthusiasm! Everyone is wearing the city’s colors (purple, yellow, and white), often with a twisted fabric necklace. Everyone is happy, smiling, from the giggling toddler to the sprightly centenarian sipping beer with her rosy-cheeked cousin and the pretty freckled blonde niece. People call out to each other, laugh, hum, and congratulate each other all around.
People start positioning themselves at strategic spots along the route—wider areas where the giants stop to perform a dance to the tunes of the brass bands accompanying them. And there are brass bands—at least one per giant and float!
The wait passes quickly in this joyful atmosphere. Suddenly, the music grows louder, and here comes the first giant at last! It’s the "two-headed eagle," with a child (a real one) sitting safely on a little chair.
Present in the procession since the late 17th century, it originally had only one head (normal, right?) and accompanied the tailors’ guild. It gained a second head during the royal visit of 1854 (go figure why!). It’s 3.30 meters tall and weighs 115 kilos (without the child). All the men you see in white are carriers taking turns.
Its dance consists of spinning the bird around—you’d think that little kid up there must be getting dizzy!
Next is the "Neapolitan fishermen’s boat." It’s a magnificent float representing a ship, with handsome sailors clinging to its rigging. This float first appeared in the parade in 1856.
It’s followed by a human giant on stilts: "Saint Christopher of Flobecq," holding a flowered staff and carrying Christ on his shoulders (this time, not a real child!). It appeared in the 19th century, then disappeared from the procession before being reintroduced in 1976.
Now here come the "Blues," dressed in French uniforms. This group is the heir of the former cannon-arquebusier company, and they punctuate their parade with gun salutes!