Mercredi 13 Septembre 2017 Balaruc Sète 9 km
Je suis le seul participant à la randonnée Solarbike 2017 a avoir dormi au camping de Balaruc où était prévu le regroupement. Retardés les autres n’arriveront que pour le départ du bateau de 20h à Sète.
Voir préambule : voyageforum.com/...post=8369614#8369614
J’ai donc toute la journée pour plier ma tente et réorganiser mes bagages. J’en profite pour redresser les sardines de mon tapis de sol beaucoup moins rigides que les piquets de ma tente et qui ont déjà souffert de mes 3 premières nuits.
Au téléphone Thomas m’avait invité à télécharger l’application ZENLY www.numerama.com/...-de-la-snap-map.html
Cela permet de localiser ses amis si la fonction GPS de leur Smartphone est activée et qu’ils sont connectés. En fin de matinée, je m’étonne de toujours voir Thomas et Francine à 65 km de Sète à l’endroit où ils ont dormi. Toujours pas d’info sur la page Facebook jusqu’à qu’enfin apparaisse : SUPER INQUIET CE MATIN MON HANDBIKE NE DEMARRE PLUS. 1 heure QU ON CHERCHE
En fait ils perdront plusieurs heures avant de comprendre que l’interrupteur n’est jamais passant et de le shunter. Alors qu’ayant gagné Sète, je profite de la terrasse d’un restaurant quai du Mistral, j’ignore qu’eux vont commencer une course contre la montre pour embarquer avant le départ du ferry.
Je m’offre une daurade et une dame blanche
en regardant passer des bateaux de touristes surbaissés adaptés au pont de chemin de fer.
Il s’agit du pont à bascule proche de la gare. Puis je me promène en ville en achetant quelques vivres.
Peu après 17h je gagne la gare maritime. Une camionnette italienne attire mon attention et je fais connaissance d’Adalberto qui prépare son tricycle couché et sa remorque.
Les 2 sont recouverts de panneaux solaires et il a déjà participé comme Thomas Papay au Sun Trip www.thesuntrip.com/presentation/. Il parle bien français, nous échangeons et je lui offre du raisin que je viens d’acheter. Puis je surveille son attelage pendant qu’il se repose sur le matelas dans son fourgon. Il pensait le laisser stationner là pendant 2 mois. Un marocain vivant en France et qui vient assister à tous les départs de bateaux lui déconseille et l’accompagne à un garage peu couteux. Mais comme le propriétaire est absent, Adalberto est contraint de lui laisser les clés. Cela commence sous le signe de la confiance internationale. Ils reviennent tous les 2 sur le scooter du sétois. Puis arrive Francis avec son tricycle sur la remorque de sa voiture. Il a roulé avec les participants depuis la Savoie mais il ne pourra pas pour des raisons de calendrier embarqué pour le Maroc. Il confirme qu’ils sont en retard. Avec lui je monte les escaliers pour aller au guichet. L’hôtesse qui demande nos prénoms ne trouve pas nos réservations. Pas de Francine, Thomas, Joy ou Gilles. En fait c’est un peu compliqué : Joy n’est pas son vrai prénom, il s’appelle Thierry et le billet est au nom Thomas qui se prénomme en fait Pierre-Thomas. Je m’inquiète pour son accès au guichet mais il n’aura pas besoin de monter à l’étage (non équipé d’ascenseur). Il suffira de présenter nos 4 passeports pour avoir les tickets d’embarquement. Adalberto lui n’a pas demandé à Francine de lui acheté sa place préférant régler au dernier moment. Si vous avez réussi à suivre, nous serons 5 à embarquer pour cette aventure : Thomas paraplégique et initiateur de ce raid, Joy qui sera son aide, Francine qui a participé à l’organisation, Adalberto et moi. Enfin s’ils arrivent avant le départ du ferry.
Peu après 18h Thomas arrive avec Francine. Ils ont roulés jusqu’à 70 km/h sur la voie rapide. Alors que je viens lui dire bonjour, pour notre premier contact il sert affectueusement son bras au niveau de mes cuisses pour il me semble me féliciter de mes premiers 350 km et m’encourager. Je découvre son handbike
dont les roues servent également à son fauteuil pour limiter le poids.
Je retrouve avec plaisir Francine. Mais Joy n’a pas pu suivre car il a une roue crevée sur sa remorque ce qui le ralentit.
ll n’arrive qu’à 18h30 épuisé. Nous sommes les derniers à embarquer.
Un contrôleur de billet se souvient d’avoir vu embarquer il y a un an Paul Bermejo avec son tricycle couché solaire : voyageforum.com/...post=7621147#7621147
Difficile de passer inaperçu avec de tels véhicules. Mais il semble que de simples vélos soient déjà rares. Rien n’est prévu pour. L’équipage philippin nous propose des sangles pour les arrimer aux crochets implantés régulièrement dans le sol métallique.
Pour les tricycles déjà stables sur leur roue pas de problème pour mon VTT je ne vois que la solution de le coucher.
Un philippin me propose de le sangler contre une caisse en métal. Je laisse ma tente sur le porte bagage et emmène mes 5 sacoches jusqu’à la cabine que je partage avec Francine et Adalberto. Thomas et Joy dormiront dans une cabine avec sanitaire adapté aux Personnes à Mobilité Réduite que Francine avait retenue en achetant nos billets.
Sur le pont quelques membres du personnel immortalisent le départ de cette traversée qui va durer 37 h.
Nous quittons Sète en même temps que le soleil.
Je publie mon premier message sur le Groupe Solarbikes pour informer ses membres sur Facebook :
13 septembre, 19:56
Tom, Joy, Francine, Adalberto et moi, les 5 cyclistes sont bien montés à bord.
C'est parti ! bien installés dans les cabines.
Le pilote veille sur notre sortie du port.
je finis de rassurer les followers en ajoutant :
13 septembre, 20:10
Sortie réussie. Les canots de sauvetage sont en place.
Facteur4 : Objectif pour 2050 de diviser par 4 l'émission de gaz à effet de serre.
Jeudi 14 Septembre.
Après un nuit sur une mer d'huile, nous profitons des grands espaces du Ferry dont le taux de remplissage est faible en cette saison...
bientôt la suite
Facteur4 : Objectif pour 2050 de diviser par 4 l'émission de gaz à effet de serre.
Jeudi 14 Septembre.
Le soleil inonde la Méditerranée. Je demande à une passagère de me prendre en photo sur le pont.
Il est très venté en raison de la vitesse de croisière.
Je découvre les différents niveaux de ce grand bâtiment nommé Majestic,
à travers de nombreux couloirs et escaliers.
Comme la compagnie est italienne, la boutique vend beaucoup de ses produits.
D'ailleurs peu de personnel parle français ou marocain. Nous aurons un peu de mal à comprendre qu'il est plus avantageux pour les repas d'acheter d'avance du crédit (avec bonus) sur une carte que de payer à chaque passage au restaurant. Malgré les annonces sono multilingues je découvrirai par hasard la diffusion d'un film en français dans une grande salle de cinéma. Cette ligne Sète Tanger était auparavant exploitée par une compagnie marocaine. Mais en raison de difficulté financière elle a été confiée à la GNV. www.sete-tanger.net/fr/pages/sete-tanger Et nous ne pouvons que nous réjouir que cette liaison perdure.
Dans l'après-midi tandis que Francine sympathise avec des magrébines,
Nous trinquons entre garçons avec de la bière italienne et les biscuits fabriqués à Balaruc que je leur fait découvrir (j'en ai gardé un pour Francine). Joy a eu la bonne idée d'emporter le jeu de cartes DOBBLE. Les parties sont animées.
Nous sommes ensuite invités à remplir un formulaire de douane et à le présenter chacun à notre tour à un douanier installé dans le salon. Il tamponne la dernière page de mon passeport (qui pour lui est la première).
Alors que nous longeons des côtes espagnoles,
nous sommes réunis pour un exercice d'évacuation (à l'intérieur).
Enfin nous passons une deuxième nuit à bord sans problème.
Facteur4 : Objectif pour 2050 de diviser par 4 l'émission de gaz à effet de serre.
Vendredi 15 Septembre.
Bien calculée la durée de la traversée puisque nous atteignons le port Tanger Méditerranée au lever du jour. Il a été placé 40 km au nord de la ville. Lorsque les ferries arrivaient directement à Tanger, la ville subissait de nombreux embouteillages estivaux.
Avec juste encore assez d'obscurité pour voir en écritures lumineuses la devise du Maroc : Dieu, la Patrie, le Roi.
Je m'attendais qu'avec le statut PMR de Thomas nous soyons prioritaires. Mais nous sommes invités à attendre.
Nous serons les derniers à débarquer à 09:30, 08:30 heure locale.
Nous passons rapidement la Douane. Mais la Police nous retient assez longtemps. Il faut attendre l'accord d'un chef pour nous laisser passer malgré que Joy prèsente notre itinéraire affiché sur son vélo au policier. J'en profite pour mettre les autocollants SOLARBIKES 2017 sur mes sacoches maintenant que je participe à l'aventure.
Nous échangeons des Euros contre des Dirhams auprès des guichets de banque. Le cours appliqué est 10,88. J'obtiens 4896 DH contre 450 €.
Puis nous bénéficions de l'aide des hôtesses INWI pour installer nos cartes SIM marocaines proposées au tarif très avantageux de 30 € pour 20 Go d'internet, 10 h de communications locales et 4 h à l'international + des Bonus.
C'est inouï !
Puis nous attendons Youssef qui va nous héberger pour notre première nuit. Comme il habite à 30 km au sud de Tanger. Il ne pourra venir à vélo pour ces 2 fois 70 km.
J'en profite pour tester ma nouvelle carte SIM et publier sur Facebook cette photo
15 septembre, 11:36
Installation des cartes SIM
Puis celle-ci
15 septembre, 12:04
Youssef est venu nous chercher au Port.
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juste par curiosité : y a-t-il un rapport entre les "Sun Trip" et ce "Solarbikes" ? J'ai vu que votre journal pointe vers une page Facebook mais il faut avoir soi-même un compte FB pour pouvoir lire, alors je n'en sais pas plus sur "Solarbikes 2017". A part ça, chapeau pour le participant handi-solar-bike !
Les points communs sont l'utilisation du soleil pour prolonger l'autonomie des VAE et le fait que 2 participants ont fait les deux. Mais alors que le SUN TRIP a lieu tous les ans, je ne sais pas si Thomas Papay organisera d'autres SOLARBIKES. La grosse différence c'est que je ne pourrais pas participer au SUN TRIP avec mon simple VTT alors que SOLARBIKES 2017 était beaucoup plus ouvert et sans compétition.
Je ne voulais pas non plus de compte FACEBOOK. Je ne l'ai ouvert que pour participer à ce Raid :
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Vendredi 15 Septembre (suite)
Youssef nous guide vers son domicile. Il arrête son véhicule pour nous laisser passer puis reprend la tête et stop à nouveau pour permettre aux vélos de prendre de l'avance. Je comprends rapidement que je ne pourrai pas suivre le rythme des VAE. Non seulement la route qui longe la côte est une succession de montées et descentes
mais un vent assez soutenu nous fait face. Et bien qu'il vienne du Sud il est froid.
Les autres l'ont compris aussi et après seulement 4 km lors de son arrêt Youssef me propose de mettre mes sacoches dans sa voiture. Comme c'est un DOOBLO,
je mets carrément mon VTT dans le coffre. Je ne souhaite pas retarder les autres ou me retrouver perdu dans Tanger.
Je passe donc du statut de participant à celui de reporter. Je peux prendre les cyclistes et les paysages en photo en roulant. Et encore mieux à chaque arrêt pour les laisser passer.
Joy et son superbe vélo cargo
Francine
Thomas et Adalberto
qui lui donne un petit coup de pousse.
Je suis mieux dans le véhicule pour tous ces passages pentus.
Francine est toujours en tête.
J'aurai du mal à comprendre qu'elle ne peut pas rouler doucement.
En fait son moteur puissant risque de chauffer et de griller dans les montées à faible allure.
C'est Thomas qui lui a demandé de s'équiper ainsi car il souhaite faire un grand tour du Maroc et ne peux rester trop d'heures de suite sur son tricycle.
J'ai de la chance car je bénéficie d'un guide natif à l'arrivée sur Tanger.
Il m'explique comment la plage a changé avec ses parkings souterrains et ses ascenseurs vitrés
Plus trace du
petit port d'origine.
Mais il reste les fortifications de la période coloniale.
Place aux grands boulevards et aux rond-points.
Je m'étonne de croiser de très nombreux mini- bus alors que nous arrivons dans la zone d'activité. Youssef me dit que c'est l'heure de la débauche. Pourquoi ne pas utiliser de grands autocars ? Il me répond que c'est plus facile dans le trafic.
Facteur4 : Objectif pour 2050 de diviser par 4 l'émission de gaz à effet de serre.
Vendredi 15 Septembre (fin)
Après environ 65 km, nous arrivons chez Youssef qui termine sa maison.
Pendant que les cyclistes récupèrent de cette difficile première étape,
Les VAE font le plein d'électrons solaires
ou du secteur.
Puis font l'objet de soins minutieux.
Mon VTT lui préfère l'ombre de l'atelier. Même si pour l'heure, il n'a besoin d'aucun soin. Malgré ses 25 ans et ses 50000 km. Voir ici : https://voyageforum.com/v.f?post=1000920#1000920 Les récits de tous mes voyage à vélo (à la suite).
Passionné de vélo, Youssef réalise un tricycle solaire qu'il utilisera en tandem avec un paraplégique pour le SUN TRIP 2018.
Il a reçu Paul Bermejo, l'année dernière.
Il nous offre un plat préparé par son épouse,
le traditionnel thé à la menthe
et les commodités de son hébergement.
Merci beaucoup à lui.
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Samedi 16 septembre Départ 8h arrivée Larache 17h 89 km
Réveillé à 6h, après avoir bourré Facebook de photos, fait silencieusement la vaisselle de la veille. J'ai petit-déjeuné, fait mes sacoches et remercié nos hôtes. Je suis parti à 8h alors que Francine faisait s'asseoir leur fille sur son trike (la maman a refusé de poser).
J'avais glissé un mot de remerciements sur le siège du tandem de Youssef et 200 Dirhams pour le gasoil. Il n’appréciera pas cet affront à l'hospitalité marocaine. Il voudra d'abord me rembourser en les donnant à Thomas lors de son passage au retour. Il faudra quelques échanges sur FB pour nous réconcilier en lui affirmant que ce dédommagement ne concernait que les frais de transport et pas son invitation. Il m'a vraiment évité une épreuve en me transportant.
Ayant repéré l'accès à la route la veille, j'ai décidé de partir devant pour prendre de l'avance sur les VAE pour ne pas les retarder.
Dés le premier km en quittant la maison de Youssef, je reçois un coup de klaxon d'encouragement. Idéal d'effectuer mes premiers tours de roue au Maroc sur la Nationale 1. Moins bien de constater que le vent de Sud est déjà levé et qu'il me freinera toute la journée. J'espérais en partant tôt qu'il serait moins fort et ne pas finir l'étape de 85 km à l'arrache. Cela change de mon trajet Valence d'Agen Sète où avec la pluie j'avais le vent dans le dos. Là c'est de face avec le soleil. (On se doute bien que le pire c'est la pluie dans la figure).
Les vaches paissent au bord de la route
et les motos 3 roues sont également levées.
Après seulement 17 km parvenu à une centrale électrique,
je suis rattrapé par Francine,
Thomas, Joy et Adalberto. Ils me proposent de suivre Joy qui de par sa carrure et la hauteur de son vélo-cargo me coupera le vent. Ce sera d'autant plus efficace qu'il n'a plus sa remorque. Il l'a laissé chez Youssef pour s'allèger. Il l'avait prise notamment pour transporter les sondes urinaires nécessaire à Thomas et qui sont interdites d'importation (un ami en a par avance apporté d'autres pour ravitailler lors des jours de repos prévus à Marrakech) et des compléments alimentaires. Joy distribue la marque shop.usana.com/...istributorId=6944415 . je pense que c'est comme cela qu'il a connu Thomas qui utilise ces produits comme d'autres sportifs.
Je colle à sa roue allègrement à 20 km/h. Mais dés que la pente s'accentue je décroche même s'il ralentit. Il m'est alors difficile de revenir. Si une opportunité de "raccrocher" m'est offerte, l'effort consenti m'empêche alors de suivre le rythme. Et je les gène dans leur progression. Rappelons que Thomas souhaite éviter de passer de nombreuses heures sur son trike la position devenant douloureuse et qu'il veut faire de grande étape pour boucler son tour du Maroc. Comme Youssef m'avait dit qu'Asilah est belle, je propose de passer dans le centre. Mais Thomas préfère continuer sur l'axe principal. Je leur dis que je préfère rester assis là et les abandonne pour découvrir ce village pittoresque. Je fais mon premier achat en Dirhams au marché pour 3 tomates.
La N1 est longée par l'autoroute à l'Ouest
et la voie ferrèe à l'Est.
De nombreux vendeurs de melons y sont installés.
Je m'arrête pour déguster un melon canari de 2 kg. Je reprends la route après avoir épluché le reste pour ne pas me charger de la peau et des pépins.
La sécheresse est marquée en cette fin d'été.
Je continue sur un superbe revêtement;
Pendant ce temps les cyclistes se restaurent de Tajines. J'en suis informé par téléphone et peux les rejoindre pour la suite. Adalberto me propose alors de me soulager de 2 sacoches. Mais rien n'y fait étant confronté soit au vent soit à la montée. Décidément j'arriverai seul à notre ville étape et à l'arrache !
Puis je les retrouve parce qu'ils se sont arrêtés pour acheter des bananes. Je demande à Francine qui m'en offre une de me prendre en photo avec ma tenue anti-solaire (c'est la première fois de ma vie que je roule ainsi en cette saison).
Je leur propose du melon mais Thomas dit qu'ils n’ont pas le temps (dommage il était prêt à consommer : épluché et coupé en part dans ma boite TUPPERWARE). Francine confirme mais elle n'a pas du comprendre ce que je proposais. Je repars devant profitant d'une descente pour m'élancer. Mais à la première bosse mon smartphone est éjecté de ma sacoche de guidon que je n'ai pas pris le temps de refermer. Heureusement je l'entends tombé et sa housse plastifiée absorbe le choc. Je suis de nouveau seul ce qui me permet de prendre des photos.
J'arrive sur Larache
Je me retrouve près de l'océan alors qu'ils sont 5 km à l'intérieur sur la N1. Heureusement nous avons l'application Zenly qui nous permet en étant connectés à Internet et en ayant le GPS du smartphone activé de nous géolocaliser.
Facteur4 : Objectif pour 2050 de diviser par 4 l'émission de gaz à effet de serre.
Je dirais que dans ce bas monde, il y a heureusement toujours quelques "Piqués" (dans le meilleur sens du terme), qui nous permettent de partager des moments incroyables !!!!!
Bravo et merci pour ce partage.
Moins original, mais Valence d'Agen /Bergerac aller/retour, pourrait faire aussi une expédition !!!!
Encore chapeau
"Il vaut mieux faire des enfants quand on est vieux, on les em...de moins longtemps (Desproges)
Samedi 16 septembre (fin)
A Larache, il y a de beaux bâtiments
et des quartiers moins favorisés.
l'arrière du phare (bâti en 1919) semble à l'abandon
J' y reprends des forces avec mon melon et quelques biscuits. Puis je traverse la ville en essayant de me rapprocher de Thomas et Francine symbolisés sur mon smartphone. Elle m'a appelé pour me dire qu'ils sont dans un camping, aire de camping-car au bord de la N1. Thomas recommande d'aller un peu plus loin traverser au passage piétons.
Je passe devant une école coranique.
La gare routière est flambant neuve.
Curieux de constater que des personnes sont payées pour arroser à la main toute la journée pour obtenir de belles pelouses.
Je parviens au camping après 89 km.
Pour moi, ce fut l'arrache totale
et elle a mal partout.
Chacun installe son campement
Joy aide Thomas à monter sa tente. Elle intègre un partie abri prévu pour une moto. Cela lui permet d'y pénétrer avec son fauteuil et d'y avoir ses aises.
Ensuite il recouvre de terre des vomis autour de sa tente.
Puis Adalberto emprunte mon vélo pour aller dans Larache chercher du vin pour accompagner le repas que nous allons prendre à la restauration du camping.
Avouant ainsi le manque d'agilité de son attelage. Le vélo à Gilles l'est forcément.
Après 5km, il est revenu bredouille, désespéré de ce pays où l'on ne peut trouver ni vin ni bière. Il a dit que j'avais du mérite de rouler avec ce VTT. Il m'a conseillé d'y atteler une remorque motorisée (cela permet d'avoir un vélo sans assistante pour tous les jours et avec lorsqu'il est chargé). Je lui dis que là mon vélo était léger puisque j'avais vidé mes sacoches dans ma tente. Et que " Chi va piano va sano " mais il ne semble pas comprendre mon italien. En tous cas, je suis admiratif puisque à 79 ans il va faire une partie du Sun trip 2018. Celui que Youssef va faire en tandem accompagné d'une personne à mobilité réduite.
Alors que le magasin Cyclable de Toulouse m'a prêté une sacoche avant, le temps de retourner la mienne chez le fabricant, la deuxième a également une fermeture qui s'est cassée depuis mon départ. Et celle d'une de mes sacoches arrière n'a pas supporté les 30 km dans la remorque d'Adalberto. La solide réputation de solidité du fabricant allemand Vaudé me semble bien galvaudée.
Facteur4 : Objectif pour 2050 de diviser par 4 l'émission de gaz à effet de serre.
La nuit n'a pas été réparatrice car en plus du trafic incessant sur la N1, il y a eu de nombreux coups de klaxons en ce samedi soir en raison je suppose d'une victoire au foot. Le football (opium du peuple) est une drogue légale. Auxquels répondaient les aboiements des chiens. Ce n'est que passé 4h qu'ils ont laissé s'exprimer les ronflements de mes voisins et les chants de coqs. De plus j'ai passé quelques heures à publier ce récit et ces photos sur FB. Jusqu'à présent mes publications devaient être validées par Thomas ou par une dame qui gère le groupe SOLARBIKES 2017. Ils ont décidé de me passer administrateur pour qu'elles apparaissent aussitôt et que les familles et amis aient rapidement ces nouvelles.
Dimanche 17 Septembre LARACHE KENITRA (Medhiya) 140 km
Levé à 6h,
je quitte le camping de Larache à 8:15. C'est le temps habituel qu'il me faut pour petit-déjeuner, faire ma toilette, plier ma tente et ranger chaque chose à sa place dans mes 5 sacoches. Je reprends la nationale 1
Il y a des travaux pour la réalisation d'une nouvelle voie ferrée.
Je tourne à droite pour la route secondaire 4214 qui nous rapprochera de la côte alors que la N1 part vers l'est. J'envoie un SMS à Thomas et Francine pour leur indiquer que c'est après 12 km. Je suis rapidement dans la campagne
où chacun s’affaire aux travaux agricoles.
Avec de modestes moyens
ou en culture intensive pour l'exportation.
Cela n'est possible que grâce à l'irrigation.
Je n'ose pas prendre en photo les enfants dans les champs. Je suppose que c'est parce que nous sommes dimanche et qu'ils sont en famille. Il y a souvent des personnes seules qui attendent au bord de la route, le stop et l'entraide semble populaires.
Rapidement des gens me demandent de l'argent en s'adressant à moi plutôt en Espagnol. Après 33 km et 3h, les VAE me rattrapent alors qu'ils sont partis 1h après moi. J'ai roulé à 11 km/h de moyenne (je m'arrête pour prendre des photos) et eux à 16. Je leur dis donc de ne pas m'attendre après que nous ayons échangé quelques fruits secs. Puis la misère s'amplifie avec à l'entrée de chaque village des tas d'ordures.
Pas de vendeur au bord de la route et aucun commerce. Je finis par trouver une épicerie où j'achète un Coca-Cola dont le prix 5,50 dirham est imprimé sur la bouteille
et une grande bouteille d'eau à 5. Le vendeur profitant de mon inexpérience avec les pièces tente de me faire payer un DH ou 0.5 de plus. Un client intervient en me rendant la différence sur son argent que le commerçant lui rend aussitôt. Il me dit qu'il y a des gens qui ne comprennent pas que nous sommes égaux. "Toi et moi, Kif-Kif" me dit-il. Je lui sers la main tout en acquiesçant ému par sa sincérité. Enfin dans un marché de village, j'achète du raisin et une banane. Mais je n'ose faire une photo qu'à la sortie où des camions sont chargés de compost.
J'ai parcouru 60 km sans voir un endroit accueillant pour déjeuner. Je trouve enfin un bois
que je rejoins péniblement en traversant un caniveau de sable. Je profite de couches de bébé pour éviter que mes roues ne s'enfoncent trop.
J'apprécie de pouvoir m'isoler pour cette pause déjeuner. Non pas que je me sente en danger avec tous ces Marocains qui sont partout au bord des routes. Principalement pour faire du stop en campagne mais aussi se déplacer dans les villages et discuter ( beaucoup moins les femmes) et qui marquent le plus souvent des gestes de sympathie et d'encouragement aux cyclistes. Mais plutôt une certaine gêne en raison de nos différences de niveaux de vie et de la barrière de la langue.
J'avais terminé mes fruits secs mais heureusement Joy m'en a donné qui lui ont été offerts par un magasin BIO, l'un de ses sponsors. D'un tour de magie, je transforme le mélange professeur en mélange étudiant.
Mais le raisin type Italia n'est pas sucré. Il ne vaut pas le raisin petit grain que j'ai acheté à Sète et dont j'ai offert une grappe à Adalberto quand il est arrivé à la gare maritime avec son fourgon ( il m'a alors demandé s'il était douce). J'y ajoute 2 pâtes de fruits. On m'a déconseillé de manger des crudités au Maroc et cela me ferait mal au ventre d'attraper la tourista avec du raisin sans goût...
Facteur4 : Objectif pour 2050 de diviser par 4 l'émission de gaz à effet de serre.
Dimanche 17 Septembre (suite)
Reprenant et sachant que je dois tourner à droite, je m'engage sous un tunnel où vient s'accumuler du sable.
Grand vététiste de mon état, 3 m de sable me stoppent. Et comme je me suis trompé de tunnel, je dois le traverser 2 fois. C'est grâce aux panneaux indicateurs marocains.
Je ne verrai que 2 indications Kénitra sur 60 km. En dehors de ceux de l'autoroute que l'on ne peut pas manquer.
Je passe au-dessus d'un canal d'irrigation.
Ils sont très utilisés dans cette région agricole. Nous nous encourageons mutuellement un ouvrier et moi alors qu'il repart avec son groupe, outils à l'épaule. Passé sous le bon tunnel la route devient piste en raison des aménagements ferroviaires.
En effet une ligne de chemin de fer très récente est parallèle à l'autoroute.
www.routard.com/...ign=Routard_NL_Actus
Amusant dans le même temps en France, nous n'avons plus les moyens de financer de nouvelles lignes TGV.
Je profite de l'ombre d'un tunnel pour boire et faire le point avec le GPS de mon smartphone et ma carte.
Des moutons passent dessous guidés par 2 enfants.
Des bananes sont cultivées sous serre.
Puis la chaussée est de plus en plus défoncée avec des bribes de goudron. Les habitants sont vraiment laissés-pour-compte. Il y a une superbe autoroute, une voie ferrée flambant neuve qui les entourent sans qu'ils aient les moyens de les utiliser et une route SECONDAIRE sur laquelle ils peinent.
Tous les véhicules que j'ai croisé roulent sur le bas côté pour me laisser le peu d'asphalte disponible.
Il faut dire que l'on est moins secoué sur la sable que de sauter d'un morceau de bitume à l'autre. Je plains nos amis avec leurs roues multiples car cela dure sur des dizaines de km.
Apparait une station service qui semble abandonnée.
Francine m'apprendra que cette route est appelée à disparaitre et sera remplacée par une autre. Pour l'heure j'y croise toujours beaucoup de monde. Les enfants qui ont travaillé au champ en famille et que je n'ai pas osé photographier accourent à mon passage où répondent à mes signes. Je crois que j'aurais dit mille fois bonjour aujourd'hui. Certains s'accrochent au vélo pour me retenir tant que je ne leur donne pas d'argent. Je suis obligé de me fâcher. Surtout lorsque l'un d'eux tire sur la sangle de ma sacoche au risque de me faire perdre une fermeture supplémentaire. Un autre pédale vigoureusement à mon passage. Je ralentis pour l'attendre. Nous roulons ensemble un moment, il hèle son copain en répétant : "Kénitra, Kénitra" car il m'a demandé où j'allais. Plus loin ces 2 jeunes cyclistes freinent avec les pieds, comprenant qu'ils ne veulent pas aller plus loin, je propose une photo. Plus rarement des jeunes demandent de poser pour un selfie.
Moins drôle 3 chiens se lancent à ma poursuite.
J'accélère, mauvaise stratégie et le moulinet de mes jambes excite celui qui à ma gauche grogne au niveau de mes chevilles. Heureusement le sol ne présente pas d'irrégularités sur lesquelles j'aurais pu chuter dans la panique.
Rare décor agréable de la journée :
Enfin je retrouve un bois. mais il est mis à mal pour produire du charbon de bois, très utilisé pour cuisiner.
puis une route goudronnée
et ce que l'on appelle la modernité.
Facteur4 : Objectif pour 2050 de diviser par 4 l'émission de gaz à effet de serre.
Dimanche 17 Septembre (fin)
J'arrive à Kénitra à la tombée de la nuit. Et c'est un autre monde avec des femmes en jupes ou en shorts. Ce que je n'ai pas vu pendant 100 km.
Il y a de fausses cigognes sur les lampadaires pour en attirer de vraies.
Je décide d'allumer mon feu arrière et de mettre mon gilet jaune. (tant que j'y vois assez j'économise mon éclairage avant qui est constitué de ma frontale car je n'ai pas de dynamo).
Le centre ville est animé est décoré.
Sur l'application Zenly, Thomas semble tout proche mais je n'y vois pas Francine. Cela me semble étrange car elle m'a averti qu'ils sont au camping. J'ai essayé 50 fois d'appuyer simultanément sur les 2 boutons de mon smartphone pour faire une capture d'écran et vous présenter l'application. J'avais réussi une fois l'année dernière à utiliser cette fonction. Mais rien à faire mon smartphone ne veut pas m'obéir.
Je demande aux habitants qui m'informent très gentiment que le camping de Medhyia est encore à 8 km (je saurai plus tard que Thomas n'avait plus de batterie sur son téléphone). L'un d'eux note SOLARBIKES pour nous suivre sur FACEBOOK.
Je parviens à la ville après 140 km. Mais je ne trouve pas le camping. Du moins je passe devant un qui semble fermé et qui ne présente aucune entrée. Arrivée à la plage, j'interroge un policier à un rond-point. Il me confirme que je suis passé devant. 2 km de plus mais toujours pas d’accès. J'appelle Francine qui me dit que l'entrée est dissimulé par des travaux. J'entre au camping de la plage à 20:45 et présente mon passeport au gardien qui le prend en photo avec son téléphone.
Les cyclistes n'ont pas pu planter leur tente sur le terrain trop dur. Ils ont obtenu l'autorisation de dormir dans la salle d'activité. En arrivant tard, j'ai l'avantage de bénéficier de leurs démarches. Tandis qu'ils partent manger en ville, j'étale le contenu de mes sacoches sur le comptoir du bar
qui est fermé en cette période. Même si nous ne campons pas je dois sortir ma tente pour la faire sécher.
Nous allons dormir sur les transats.
Après la douche, je profite aussi de faire une petite lessive
avant de me faire chauffer de l'eau pour mon bouillon cube vermicelle et de manger la boite de maquereau mariné que j'ai emmené.
Je suis sidéré que les autres ne transportent pas de quoi manger (Sauf Joy qui a un stock de fruits secs et les préparations USANA qui lui servent de petit-déjeuner ainsi qu'à Thomas). Ce dernier avait demandé à Francine de laisser son réchaud avant le départ (pour s'alléger).
C'est le grand confort, il y a même un vieux slip et un préservatif usagé sur le comptoir :
Avant de me coucher, je publie un très court message sur FB pour rassurer les followers car il me semble que les VAE n'ont pas mis d'information :
17 septembre, 23:37
Parti du camping de Larache à 08:15, je suis arrivé au camping de Mehdiya près de Kénitra à 20:45 après 140 km. Les autres sont arrivés un peu plus tôt. Pas le courage de raconter quoi que ce soit.
Facteur4 : Objectif pour 2050 de diviser par 4 l'émission de gaz à effet de serre.
à 05h45, le muezzin ne nous rate pas. Pas besoin de tapis pour la prière, je suis carpette.
En fait non l'étape d'hier n'était pas si difficile car l'itinéraire était tout plat. Thomas me félicite pour l'avoir réalisée. Je lui réponds qu'eux aussi ont eu du mérite étant donné l'état de la route. (ayant un tricycle couché, voyageforum.com/...post=6951448#6951448, je sais qu'il y a toujours une roue dans l'ornière).
Il me dit en rigolant que que sa femme et ses maitresses ne lui parlent que de Gilles Rouland. Que c'est bien ce qu'il fait. Il ajoute que sa femme lui a dit que je postais de superbes photos et que quand il lui a demandé : " Et les miennes, elles ne sont pas belles ? " elle a répondu que non.
Il est vrai que j'ai fait un beau reportage sur la traversée et la première étape. Mais c'était facile car je n'ai pas pédalé contrairement aux autres participants.
Lundi 18 Septembre Medhyia Mohammedia 100 km
Le soleil est au rendez-vous pour les préparatifs
Après avoir passé sa pompe à Thomas à son appel pour qu'il regonfle ses pneus, il me remercie en me disant : "c'est gentil" et m'explique que les nombreux trous ont favorisé la perte d'air (qui s'échappe un peu quand le pneu est pincé contre le bitume).
Je souhaite partir devant mais le réceptionniste n'étant pas arrivé, je ne peux régler. Je demande à Francine qu'elle le fasse pour moi.
Je pars vers la plage et regrette de ne pas mettre baigné alors que nous étions si proche de l'océan.
Dans une épicerie, j'achète de l'eau et des dattes. Le vendeur me demande où je vais. Je lui réponds jusqu'à Agadir. Il me déconseille d'acheter les plats proposés au bord des routes.
Je comprends le code des couleurs en prenant la route secondaire.
Elle est en pente depuis la côte pour remonter au niveau de la N1.
J'ai l'occasion de tester mon siffler anti ours que j'ai acheté au Québec contre des chiens errants. Les ultrasons sont efficaces, ils déguerpissent la queue entre les jambes.
Puis je retrouve la nationale et son trafic.
Des artisans tailleurs de pierre y exposent leurs œuvres.
Je continue en direction de Rabat (mais pas par l’autoroute).
Je m'arrête au niveau du jardin exotique de Bouknadel,
attiré par les bougainvilliers.
Mais il est fermé. Le gardien m'annonce que l'ouverture est proche.
Il est 11:30 et selon l'affichage, cela devrait être ouvert.
Je profite de cet endroit agréable et de l'ombre pour téléphoner à Air Arabia pour confirmer la possibilité d'embarquer un vélo.
Je vois passer un train
et Francine et Adalberto que je réussis à photographier malgré la surprise.
D'après Zenly je ne les voyais pas si proches.
Un responsable rentre dans le parc et m'annonce que l'ouverture sera retardée.
Je renonce à y faire ma pause déjeuner, j'ai déjà grignoté en attendant.
Nous arrivons dans Rabat qui est la capitale mais qui n'est pas très étendue.
Et nous nous arrêtons au CARREFOUR car Thomas a besoin de sacs poubelle.
Je m'étonne qu'ils n'achètent rien d'autres. J'y trouve des biscuits, des yaourts et profite pour acheter des piles. D'habitude les rechargeables dans ma frontale suffisent pour tout le voyage. Mais une fois je l'ai trouvé allumée dans ma sacoche et je sais pas combien de temps elle est restée en service involontairement.
J'ai un peu de mal a m'y retrouver dans les rayons. (je ne vois pas de compote)
Je crains d'avoir épuisé le temps de cet arrêt.
Mais Adalberto en a profité pour s'acheter un téléphone. Les 2 vieux dont il disposait ne fonctionnent plus.
Je remarque que Francine a une musette EDF avec un sympathique logo véhicule électrique
(je possède une Zoé).
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lundi 18 Septembre (suite)
Joy s'arrête dans un garage à l'enseigne BOSCH en demandant s'il peuvent régler son problème.
Alors qu'il a acheté un vélo-cargo avec un moteur et des batteries de cette marque, il a fait monter juste avant le départ des panneaux solaires qui devraient les recharger. Mais pas un électron a rempli cette mission. Il fonctionne juste avec ses batteries extractibles qu'il recharge sur le secteur. Des habitués lui ont dit qu'il est toujours difficile d'assembler du matériel de marque avec d'autres composants et ce n'est pas ici qu'ils vont lui donner la solution.
Je prends en photo les autres participants
puis nous repartons. Dommage de ne pas visiter la médina de Salé alors que nous passons devant.
Thomas s'est renseigné auprès de cyclistes locaux pour la traversée de Rabat. Ils conseillent d'emprunter une piste cyclable pour traverser l'oued Bou Regreg.
Effectivement l'accès au pont Hassan II est interdit aux vélos.
Mais nous ne savons pas par où passer.
A l'annonce d'une piste cyclable,
nous demandons aux forces de l'ordre.
Il faut emprunter le pont du tram.
qui comprend une bande cyclable.
C'est super !
Je suis tenter de continuer par l'estuaire de ce fleuve. Étant certain de retrouver ici la côte que nous allons longer jusqu'à Mohammedia. Mais Thomas me dit que je me trompe et démarre brutalement vers le grand boulevard de la N1. Il nous laisse frustrés Francine, Joy et moi de ne pas profiter de ce superbe paysage où nous voyons des bateaux et devinons la plage de Rabat.
Il ne veut prendre aucun risque en suivant scrupuleusement la trace de son GPS. Sa hantise est de se retrouver seul à un endroit où il ne pourrait pas faire demi-tour.
Cela commence par un morceau de piste cyclable. Mais rapidement nous trouvons dans la circulation très dense.
Avec la succession de feux, je suis le seul à pouvoir me faufiler à droite des files de voitures.
Je profite de mon avance pour activer le GPS de mon smartphone et inviter tout le monde à tourner à droite pour trouver la Côte beaucoup plus agréable et dotée plus loin d'une promenade qui peut faire piste cyclable.
Je suis un moment les VAE
et suis tenté de m'arrêter devant un beau monument.
Dés que je pénètre dans la cour de ce qui est affiché comme musée, je me fais engueuler. Je suis pas le bienvenu. Apparemment c'est l'heure de la prière car je vois un homme sur son tapis.
Je profite des aménagements récents
puis je trouve un peu d'ombre le long d'un mur pour ma pause déjeuner (en fait il est 15h).
Et l'on arrose en plein soleil.
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lundi 18 Septembre (fin)
Je reprends la route côtière
où les contrôles sont fréquents.
Les conditions de roulage sont très agréables
avec les traversées successives d'agglomérations.
Je me fais un nouvel ami :
Il a le même système de transmission sans chaine
que sur le vélo que je viens d'acheter : voyageforum.com/...post=8207147#8207147
Je n'ai pas osé le prendre de peur de l'abimer dans les transports.
Je pense qu'une courroie avec fibre de carbone sera beaucoup plus durable qu'une chaine.
Ce qui est certain c'est que cela évite le cambouis. Malgré ma pince à vélo, j'ai déjà ruiné mon pantalon.
Au village suivant je retrouve grâce à leurs véhicules en stationnement
les amis qui terminent leur déjeuner et la recharge d'une batterie de Joy.
Je reprends rapidement la route
et les photos.
Parvenu devant une demeure royale
J'envoie un SMS à Francine pour lui dire qu'elle pourra prendre en photo des gardes en tenue traditionnelle. En effet ceci est beaucoup plus discret et aisé en tricycle où l'on n'a pas besoin de se soucier de l'équilibre.
Mais ils me rattrapent avant qu'elle ait lu mon message.
Joy décide de rouler avec moi pour profiter en s'arrêtant plus souvent.
Tout le secteur est voué au tourisme.
Nous rejoignons les autres au camping de Mohammedia à 18h30 après 100 km.
Je peux enfin me baigner dans l'océan. plutôt faire trempette dans un petit bassin de la côte rocheuse. Pas besoin de monter la tente puisque nous avons choisi de louer un bungalow. A 5 c'est souvent moins cher que de payer pour chaque tente.
Les cyclistes ont fait la connaissance d'un anglais qui roule seul et lui ont proposé de passer la soirée avec nous. Il demande à Francine si je suis prof d'anglais car il a trouvé mon accent excellent lors de mes premiers mots. Il sera vite déçu.
Alors que Francine fait remarquer que nous aurions du longé l'estuaire aussitôt après le pont pour profiter des paysages. Thomas se met en colère et la fait pleurer. C'est gênant devant notre invité qui comprend très bien le français. J'interviens en ajoutant que tout le monde peut se tromper mais qu'il y a la façon de le dire. je n'ai pas apprécié son ton péremptoire. Fâché, il va s'isoler dans sa chambre.
La première fois qu'il m'avait demandé de positionner ses pieds sur son tricycle et que je ne savais pas comment faire, j'avais trouvé sa façon de demander service en m’engueulant peu adapté. C'est Francine qui avait positionné correctement ses pieds et mis en place les cordelettes élastiques qui les maintiennent sur les supports. Elle souffre également de son manque d'amabilité alors qu'elle lui rend service tout au long de la journée. C'est toujours difficile avec les personnes handicapées. Dans le laboratoire où je travaillais, nous avons accueilli une jeune malentendante. Elle n'a pas réussi à s'intégrer car personne ne voulait travailler avec elle trop habituée à obtenir tout ce qu'elle voulait auprès de ses parents ou d'éducateurs. Elle m'a offert un déjeuner pour me remercier d'avoir travaillé avec elle plusieurs semaines sur un poste isolé avant son départ dans un autre service .
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Le matin je m'étonne que Thomas ne remercie pas Francine quand elle lui apporte son shampoing qu'il a laissé dans la douche. Encore plus quand elle lui amène son passeport que le gardien tentait de donner à quelqu'un d'autre. Il nous dit que ce ... allait garder son passeport. Alors qu'il était normal qu'il le conserve tant que nous n'avions pas réglé (ce dont Francine s'est occupé) et que certainement ne sachant pas lire il ne savait plus à qui il appartenait. Mais je reste espanté quand apprenant par Francine que ses bas lavés la veille ne sont pas secs, qu' il mette ses chaussures pieds nus. Il n'a emporté qu'une paire de chaussettes !
Mardi 19 Septembre Mohammedia 9h El Jadida 18 h 136 km
(seulement 9h je suis en progrès ! Non étape plus facile)
Je suis d'abord conforté dans mon choix de rentrer en France par avion.
avec cette école de formation de personnel de bord.
Owen qui est d'Abergele au Pays de Galle a choisi de nous accompagner.
Il roulera avec moi ainsi qu' Adalberto qui trouve le rythme de Thomas trop rapide.
Il nous offre un jus d'orange fraichement pressé
qui est délicieux et appréciable avant que nous attaquions
30 km de la zone industrielle de Casablanca,
puis la traversée de la ville.
Nous stoppons pour admirer la Mosquée Hassan II,
proche de l'océan.
J'achète un melon canari et Owen des bananes.
Je demande si nous pouvons les consommer à la terrasse d'un bar en prenant des boissons qu' Adalberto nous offre.
Je publie ceci sur le groupe Solarbikes 2017 de FACEBOOK :
19 septembre, 14:55
Breaking news : Après Casablanca au km 55, j'ai rattrapé Joy qui a crevé.
"Pas le temps" de l'aider. Il reste 80 km à parcourir.
(je dois être un peu rancunier me rappelant que c'est ce que Thomas m'avait dit quand j'avais proposé du melon)
je ne manque pas d'ajouter : L'entraide est déjà en action.
Je reprends la route avec Owen.
En arrivant sur El Jadida, je trouve amusante la décoration de ce camion de livraison
Nous retrouvons les autres au camping. Arrivés sans peine avant nous, ils ont loués 2 bungalows. le premier occupé par Joy et Thomas, le second par Francine, Adalberto , Owen et moi.
Francine met à charger sa batterie avec sa mallette de transport
et tous les 4 nous allons au restaurant du camping. Quand Thomas et Joy arrivent nous rajoutons une table pour manger ensemble. Mais quand je prends une photo du groupe pour ressouder l'équipe Thomas détourne le regard.
Il finit par me dire "tu sais qu'il existe un droit à l'image".
Je suis scié ! Alors que précédemment il était tout content que je le prenne en photos et que je les publie sur FB.
Il ajoute : " en plus c'est un SOLAR bike ! "
Devant cet argument imparable qui m'exclut de facto, je lui réponds :
"Tu es comme un gamin ! Ton jouet ne fait pas ce que tu veux alors tu le jettes"
"Pour moi ça va être vite fait un clic et c'est fini !"
Plus tard alors que je fais mes adieux à Joy, il m'explique que lui en tant que revendeur USANA a un "droit à l'image" (on ne peut théoriquement pas diffuser des photos de lui sans l'accord de sa société) mais il ne le fait pas valoir. Il doute que je quitte le groupe. Je lui confirme ma volonté (le plus "drôle" c'est qu'il devrait aussi être exclu, son vélo n'ayant de solaire que l'apparence). Francine elle hésite, tiraillée entre son engagement, son désir d'aider et sa volonté de profiter davantage de ce voyage. Elle me dit que c'est bien que j'ai pu lui répondre fermement, elle se serait mise à pleurer.
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Le lendemain nous prenons un petit-déjeuner dans une ambiance moins tendue.
J’offre un thé à Owen avec mon réchaud (celui du bungalow n'est pas alimenté) et propose des galettes de riz et du beurre de cacahouète (acheté à CARREFOUR Rabat).
Je demande à Adalberto de me rendre mon second briquet que je lui avais prêté depuis Larache et dis au revoir à Francine que j'ai plus de chance de retrouver sur les routes françaises.
J'ai de la veine alors que je quitte le groupe, je vais rouler avec un nouvel ami gallois.
Nous nous dirigeons tous 2 vers la plage et sa promenade.
Nous prenons le temps de visiter
la cité portugaise.
(ce que Francine aurait aimé faire)
Puis trouvant une boutique INWI tenue par 2 jeunes qui parlent français, j'explique mon souhait de recharger ma carte SIM. En effet la veille alors que j'appelais ma sœur en France la communication a été coupée. Puis j'ai reçu un SMS me disant que je n'avais plus de crédit (pourtant je pense avoir très peu appelé l'international) . Dans une boutique à 22h je n'ai obtenu qu'une recharge de 50 Dirhams et je ne sais pas si je l'ai utilisée correctement pour l'étranger. Owen me dit que ce serai plus avantageux de changer de carte SIM. Ce que confirme le vendeur. Je ne veux pas participer à cette société du jetable mais il est dans l'impossibilité de créditer mon compte ne pouvant se connecter au site INWI. Dépité je demande une nouvelle carte SIM mais il ne peut l'activer sans le site. Pourtant c'est ce qu'ont fait les filles à l'aéroport. Le jeune me dit que ce sont des cartes spéciales...
Mercredi 20 Septembre El-Jadida Sidi-Bennour 99 km
Habitations anciennes
et constructions récentes se succèdent.
Récolte des algues
et séchage au soleil.
nous longeons la côte,
les ânes cherchent l'ombre mais la température n'est pas trop élevée.
Owen m'a conseillé ces yaourts très agréable à boire.
Nous profitons des paysages
Avant d'arriver au port industriel de Jorf Lasfar.
Pour la première fois, je prends le temps de déjeuner au restaurant.
Je demande au serveur de photographier ses uniques clients.
Nous reprenons la route régionale 301
Elle longe la côte vers Essaouira. Mais nous allons quitter provisoirement cette destination pour d'abord nous rendre à Marrakech comme initialement prévu.
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Mercredi 20 Septembre (Fin)
après avoir salué des pêcheurs,
être passés devant des marais salants,
nous prenons la route secondaire 3416
qui nous emmène vers l'intérieur
par une succession de montées descentes.
En cette fin d'après-midi nous croisons des marocains
à pied,
en âne
ou en camion.
Toujours un fort contraste entre ruralité
et autoroute au-dessus de laquelle nous passons
pour atteindre Sidi-Smaïl où nous espérons trouver un hôtel.
Contrairement à ce qu'Owen a pu voir sur internet, des jeunes que j'interroge à la terrasse d'un café nous affirment qu'il y en a pas avant Sidi-Bennour. Il nous faut faire encore 21 km. Alors que le soleil descend, Owen me dit qu'il ne veut pas rouler de nuit. Il demande si nous pouvons planter notre tente derrière une station service. Devant la réponse négative et après avoir acheter de l'eau, je lui dis ne pas s'inquiéter ayant de la lumière et un gilet réfléchissant.
Arrivés à Sidi-Bennour nous profitons de l'éclairage de la ville, un policier nous confirme l'existence d'un unique Hôtel très modeste.
Mais pour 100 Dirhams (10 €) par personne, on ne peut pas demander mieux !
nous disposons même d'un WC
et d'une douche.
Pour nous réconforter je prépare, dans une salle commune, un bouillon cube vermicelle.
Puis je réchauffe un sachet de carottes lentilles que je transporte depuis mon domicile.
Owen veut me dédommager. Je lui dis que ce n'est pas nécessaire.
je veux publier ce message :
Je me suis inscrit sur Facebook pour participer à Solarbikes 2017. Je ne voulais pas utiliser ce produit américain ni afficher ma vie sur le net. Pourtant c'est un peu ce que je fais sur VoyageForum.
Je pensais en faisant toutes ces publications finir par en faire une overdose. Je n'ai pas eu le temps
Thomas m'a fait valoir son droit à l'image. Il m'a reproché certains de mes écrits. Il m'a dit qu'il s'agit d'un SOLARbikes. N'étant plus désiré, je quitte l'aventure avec un soulagement certain. Mais satisfait d'avoir participé au début.
Malgré 3 tentatives, il ne sera pas publier sur la page du groupe. Cela m'ennuie j'avais justement terminer mon dernier message par :
"Plus rarement des jeunes demandent de poser pour un selfie. La suite au prochain numéro..."
Je suis contraint de la publier sur ma page perso mais je n'y ai qu’une douzaine d'amis (je reçois tout de même quelques messages d'encouragement et d'intérêt pour la poursuite du voyage et des récits). Les suiveurs de Solarbikes ne comprendront pas pourquoi je ne mets plus de news.
Je tente de leur proposer de devenir mes amis pour qu'ils puissent accéder à la suite de mes récits. Mais mon smartphone me propose que les premiers membres du Groupe dans l'ordre alphabétique à chaque fois que je clique sur la liste. Même quand les premiers seront devenus mes amis.
En fait je suis soulagé de ne plus m'imposer de passer des heures sur le clavier du smartphone (beaucoup moins pratique que celui d'un ordi).
Plus tard je publierai ceci sur ma page :
J'ai changé de Cycle et suis passé au Trike. Le pétrole n'existant que grâce au soleil,
je vais pouvoir réintégrer le SOLARbikes. Mon VTT lui préférait l'ombre.
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Merci ! Je m'y emploie mais c'est presque plus difficile de raconter que de rouler. Il me faut bien une journée pour raconter un jour de voyage. Surtout que je pèse mes mots craignant qu'ils soient jugés trop agressifs. Pourtant je raconte sincèrement ce qui s'est passé du moins tel que je l'ai ressenti.
Jeudi 21 Septembre Sidi-Bennour 9h30 Marrakech 19h 135 km
Notre petit-déjeuner a eu raison de mes derniers grammes de gaz.
Devant l'hôtel nous discutons avec un sympathique marocain
qui y a également dormi. Il ne voulait pas rouler de nuit pour rentrer à son domicile.
Il a travaillé avec EDF en France. Justement j'avais pris en photo les compteurs dans le couloir d'entrée de l'hôtel des Voyageurs :
Owen est souriant avant le départ.
En route il m'a raconté qui lui est également arrivé d'être poursuivi par des chiens mais il avait eu moins de chance que moi. Il avait chu et s'était blessé au coude.
Nous quittons la ville en traversant des quartiers très pauvres
mais toujours avec des constructions en cours
et des sourires.
Nous retrouvons La N7 qui va nous conduire à la ville ocre.
A nouveau, des canaux d'irrigation
et des cultures.
Peu avant midi nous tombons sur les VAE
qui ont du s'arrêter à cette école (reconnaissable à ses couleurs) car Thomas souffre de maux de ventre. Il pense qu'il a choppé des bactéries chez le tailleur qui les a hébergé hier entre son atelier et sa famille. Du moins c'est son épouse qui a offert l'hospitalité lui était moins accueillant (Ils n'ont pas pu dormir à l'hôtel des voyageurs en raison de ses escaliers étroits).
Thomas ne m'adresse pas la parole mais alors que je m'apprête à repartir après avoir photographié Owen, il me jette : " Gilles ! Tu ne publies pas des photos de moi". Je lui réponds : "Non ! J'ai compris, je ne suis pas si bête !"
Ce sera mon dernier cliché. Après m'avoir mis sur un piédestal et m'avoir dit que la vraie écomobilité est celle que je pratique. (Pour une simple remarque) Il m'a dit que je l'avais déçu et que dans mes récits, c’est toujours : "Moi, je". Il n'a pas tout à fait tort mais je lui avais répondu : "Forcément vous ne m'attendez pas alors Je suis seul".
Il ajoutera qu'il n'a pas le choix. Je lui répondrai " Si ! Tu aurais pu faire des étapes de 50 km".
Quelques km plus loin, un jeune s'accroche et ne veut pas nous lâcher.
Le paysage est souvent à tendance désertique
avec le manque de pluie.
Vers 13h nous croisons des enfants sur la route.
Nous achetons des boissons et quelques grignotages. Un marocain nous propose de s'assoir. Je lui offre des fruits secs mais il les refuse n'ayant plus assez de dents. Heureusement j'ai une madeleine dans un sachet individuel et cela lui fait plaisir. Owen nous prend en photo et il nous demande de l’envoyer à son fils en recopiant le n° de téléphone noté sur un cahier.
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Comme indiqué, j'ai acheté le mien au Québec alors que je parcourais les Routes Vertes de Montréal à Gaspé. Il est identique à celui-là : www.pro-sifflets.com/...ssole-cao-c2x7649863
Il est quelques fois peu apprécié quand je l'utilise en randonnée militante pour attirer l'attention de tout le groupe quand un organisateur veut s'adresser à tout le monde.
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Jeudi 21 Septembre (suite)
Je propose à Owen de rouler devant pour qu'il imprime la cadence.
Nous passons devant ces belles pierres en cours de restauration.
Je m'arrête dans un marché où il n'y a que des hommes. Ce vendeur veut m'offrir le melon que je choisis. Je refuse et lui donne quelques DH. Je lui demande si je peux le prendre en photo et cette fois il me demande de l'argent et c'est moi qui refuse. Finalement il se redresse et pose fièrement.
La N7 est très roulante.
la vitesse y est limitée à 100 km/h.
Nous y croisons de nombreux camions
et la voie ferrée.
L'huile est VERTE
Même les cactées souffrent de la sécheresse.
Nous demandons aux ouvriers l'autorisation de profiter d'un peu d'ombre
pour manger le melon.
Le responsable nous dit que par contre il est interdit de faire des photos des bâtiments.
Nous sommes dans une zone d'extraction de phosphates considérée comme stratégique mais traversée par une nationale.
Vers 17h, Owen achète du raisin qui est très bon.
A côté du café où nous buvons du thé à la menthe, il y a une boucherie.
Nous reprenons la route apercevant au loin les premiers reliefs de l'Atlas.
Des constructions à l'approche de Marrakech
que ce camion n'atteindra pas.
Je me laisse guider par Owen et son smartphone vers l'auberge de jeunesse qu'il a trouvé sur le net. Dans la circulation certainement avec un changement de vitesse trop rapide, je fais sauter ma chaine. Garé sur le trottoir j'utilise le gant jetable qui m'a été donné pour me servir dans la biscuiterie à Sète et que j'ai bien fait de conserver. je le mets maintenant à la poubelle. Nous parvenons à l'hébergement vers 19h après 136 km. Je fais un flop en disant à Owen : "Give me five !" Il comprend finalement que je l'invite à taper dans ma main. Je le félicite pour le choix de ce quartier calme. Nous attachons nos vélos dans la cour de l'auberge.
Facteur4 : Objectif pour 2050 de diviser par 4 l'émission de gaz à effet de serre.
Toutes mes excuses, je ne voulais pas vous "bousculer" pour la suite de votre récit que je trouve intéressant. Prenez votre temps 🙂
J'ai tout lu mais je n'ai pas encore cliqué sur les liens que vous avez transmis.
Mille fois merci gilles pour ce récit ..si precis si détaillé ..tu as pris des photos superbes... et ..j avais homme de ma mémoire des détails qui ont resurgi..
On se revoit en 2018 ?
Je m'arrête dans un marché où il n'y a que des hommes. Ce vendeur veut m'offrir le melon que je choisis. Je refuse et lui donne quelques DH. Je lui demande si je peux le prendre en photo et cette fois il me demande de l'argent et c'est moi qui refuse. Finalement il se redresse et pose fièrement.
Et oui, c'est comme cela.
Et une fois que tu l'aura compris.
Tu aura tout compris.
On ne refuse pas un présent.
Très heureux, Francine que tu apprécies le récit de ce voyage auquel tu as participé. J'attendais de l'avoir terminé pour t'envoyer le lien. Si tu veux des photos aux dimensions d'origine, envoie moi un message personnel. Pour 2018, j'ai prévu une randonnée militante dans le Limousin en Juillet et une sur la Méditerranée en Septembre.
Facteur4 : Objectif pour 2050 de diviser par 4 l'émission de gaz à effet de serre.
Bonjour,
Le marocain à qui j'offrais des amandes, noisettes, noix de cajou a su les refuser. Cela ne m'a pas vexé. Par chance j'ai compris que c'était parce qu'il n'avait plus assez de dents et je me suis adapté pour lui faire plaisir. Cela m'aurait gêné de ne pas payer le melon au marchand qui semble pauvre. C'est moi qui suis venu vers lui sur un marché pour acheter. Par contre je trouve choquant qu'il me demande de l'argent pour le prendre en photo. Si il avait simplement refuser, je ne l'aurais pas faite.
Facteur4 : Objectif pour 2050 de diviser par 4 l'émission de gaz à effet de serre.
Bonjour Gilles,
J’apprécie toujours tes récits.
J'ai bien suivi ton périple et ton aventure au Maroc, et aussi celui de Francine.
Bravo à tous les deux.
Si tout va bien pour moi je ferai ce périple en septembre et octobre 2018.
Je vois aussi que tu comptes venir dans le Limousin en Juillet , fais moi signe si tu passes pas loin de chez moi , ce serait un grand plaisir de te rencontrer.
Je réside pas loin de Beaulieu sur Dordogne (19).
Pardonnes moi.
J'ai posté en étant tout le temps dérangé.
Et du coup, j'ai oublié de te féliciter pour ton parcours.
Merci pour ce carnet de voyage.
Et pour votre courage à tous. 🙂
Merci !
Pour la rando militante, nous passerons plus au nord : http://lelimousinavelo.fr/
Nous nous rencontrerons peut-être une autre fois. Bonne préparation pour le Maroc.
Facteur4 : Objectif pour 2050 de diviser par 4 l'émission de gaz à effet de serre.
Oui ! Reprenons
Vendredi 22 Septembre 20 km à vélo, plus à pied.
Nous sommes dans l'auberge de jeunesse située rue El Jahed près du consulat français.
C'est très calme,
Nous sommes seuls dans le dortoir. Owen ayant déjà voyagé au Maroc me dit qu'il est fréquent que sur Internet les auberges soient complètes et qu'en réalité il n'y ait personne.
(Certainement un moyen d'être tranquille pour le personnel)
Nous n'avons vu qu'un seul client hier soir. Cet homme m'a prêté un plan de Marrakech édité pour la COP22 à laquelle il a participé pour que nous puissions aller diner.
C'est super, Owen aime aussi marcher et nous partons à travers la ville.
Curieusement l'office du tourisme proche est fermé.
Peut-être parce que nous sommes vendredi jour de prière.
Mais apparemment c'est aussi fermé le weekend.
Owen me fait gouter les figues de barbarie
puis du jus de grenade.
Je refuse la paille proposée en expliquant au jeune les conséquences de son utilisation :
www.change.org/...id=7259882&jb=58
Avenue Mohammed V
nous parvenons à la mosquée de La Koutoubia
qui a été labellisée verte pour la COP22.
Nous gagnons la place Jemmaa-el-Fna
incontournable lieu touristique
avec son magnifique marché.
Je photographie mon compagnon devant l'auberge où il avait dormi.
Facteur4 : Objectif pour 2050 de diviser par 4 l'émission de gaz à effet de serre.
Vendredi 22 Septembre (suite)
Owen veut se rendre au quartier des teinturiers (Francine me l'a aussi recommandé).
Nous pénétrons dans les souks
riches en artisanat local.
C'est un labyrinthe de rues étroites où hélas les cyclomoteurs sont autorisés à circuler.
Difficile de s'y diriger au milieu d'un grouillement de touristes et de locaux.
Owen demande la direction du quartier des Teinturiers. Un jeune est très prompt à nous l'indiquer. Ce qui est étrange c'est qu'il enfourche sa moto pour nous guider puis qu'il passe le relais à un ami. Nous arrêtons de suivre ces guides trop zélés pour être honnêtes. S'adressant dans un autre commerce Owen déclenche le même manège. Nous interrogeons des touristes. Certains reviennent masqués indiquant que nous sommes sur la bonne piste. Je tente ma chance auprès d'un marocain âgé que je croise. Il a un de ces sacs de toile colorée qui ont remplacé les sacs en plastique au Maroc. l'idée qu'il vient de faire ses courses dans son quartier me mets en confiance. Il me dit qu'il habite près du quartier des teinturiers et se propose de m'accompagner. Comme les ruelles défilent, Owen sentant l'arnaque, cesse de nous suivre. Quand le marocain passe le relais me disant qu'il s'arrête là (ce doit être la limite de son territoire), je profite d'une rue assez large pour qui circule un taxi pour m'engouffrer dedans. Je ne suis même pas capable de dire le nom de la place où je veux qu'il m'emmène mais je demande celle avec toutes les calèches. Nous devons être assez proche mais le chauffeur me fait un grand tour touristique. Il me réclame 400 Dirhams je ne lui en donne que 100. Je dis à Owen qui m'appelle au téléphone de me retrouver devant le poste de Police que j'avais repéré sur la place Jemaa-el-Fna. Je m'y rends.
Les policiers dans l'ombre ont vu que je prenais une photo. Ils me demandent mon smartphone. Constatant que je n'ai pris que le bâtiment, ils m'autorisent à la conserver. Je dis que c'est pour rassurer des amis et les encourager à venir. Je demande ce que l'on risque à suivre ces marocains pleins de bonne volonté. Ils me disent qu'ils entrainent les touristes dans des boutiques et que c'est très difficile d'en sortir sans rien acheter. Ils conseillent de prendre un guide officiel.
En attendant Owen j'achète un plan de Marrakech (ayant rendu celui prêté) puis nous allons manger un couscous dans un petit restaurant.
Sur le chemin du retour il y a des autocars
parfois électrique :www.huffpostmaghreb.com/...kech_n_17735232.html
dans un couloir réservé.
les taxis sont facilement identifiables par leur couleur unique,
la circulation fluide sur les grands boulevards
et la promenade à pied agréable.
Voulant profiter des ces 2 jours de repos pour laver mon linge, je demande au réceptionniste où je peux trouver une laverie. Je propose à Owen d'emmener le sien. Il est beaucoup moins chargé que moi et pense tout de même avoir pris un tee-shirt de trop. Il me demande si je regrette d'avoir emmener quelque chose. Je lui réponds que non. Après réflexion : une pochette plastique transparent qui se fixe sur la sacoche de guidon dans laquelle on glisse une carte routière. J'aurais pu y mettre mon smartphone si j'avais dû l'avoir sous les yeux en permanence. Mais je ne m'en suis pas servi.
Cette fois je prends mon vélo et la circulation n'est pas si dangereuse. Un ami de ma cousine vivant à Marrakech lui avait dit qu'il faut être fou pour faire du vélo au Maroc et que rouler en tricycle serait suicidaire. Heureusement Paul Bermejo m'avait rassuré et effectivement ce n'est pas plus dangereux qu'ailleurs. Le gardien m'ayant dit que la laverie se trouve près d'un Mac Do je m'étonne de ne pas lavoir (la voir). On m'informe qu'elle est à côté de l'autre fast-food de la même enseigne. Ne trouvant pas à ce nouvel endroit, je demande à un homme marchant sur le trottoir. Il va m'y amener. En cheminant il me dit qu'il est artiste peintre et qu’aujourd’hui c'est une très belle journée parce que sa fille est née. Il me demande si j'ai des enfants. Nous arrivons dans une galerie commerçante et insiste pour que je rentre dans son atelier en attendant l'ouverture de la laverie. M'invitant à laisser mon vélo devant la porte, il commande un thé pour nous 2 à son employé. Il me demande si j'ai déjà peint et me propose le pinceau qu'il a trempé dans le jaune, guidant ma main pour faire le sable. puis le bleu pour le ciel sur la toile (qu'il avait tendu d'avance). Il dessine 2 grands palmiers qui me représentent moi et mon épouse et 3 petits qui symbolisent mes enfants.
Après qu'il ait peint nos prénoms en arabe commence le traditionnel marchandage. Il inscrit 900 dirhams sur un papier et m'invite à faire une proposition. je propose 100 sachant que cette négociation va se terminer entre les deux sommes. Après ce petit jeu d'écriture je m'en tire pour 400. Bien sûr je pourrais refuser la toile n'ayant rien demandé. mais il y a ma femme et mes enfants dessus. Je ne sais pas si ce peintre est croyant mais moi qui suis athée, je dirais que sa méthode n'est pas catholique. Mentir et jouer sur les liens familiaux pour faire son business, je crois que cela n'est encouragé par aucun Dieu. Il m'accompagne à la laverie qui se trouve à 100 m et qui bien sûr est ouverte depuis longtemps. Dorénavant, je saurais ce qu'il en coûte de demander un renseignement à Marrakech (la leçon vaut bien un fromage). S'il ne s'agissait pas de peinture à l'eau, je dirais que son arnaque est bien huilée.
En fait il s'agit d'une blanchisserie et il faut payer pour chaque vêtement. Je m'en retourne les sacoches pleines de linge sale mais le porte-monnaie allégé et avec un souvenir.
je m'arrête devant le magnifique bâtiment de la gare.
Le hall et le panneau d'affichage sont ultra modernes.
Je passe la porte d'accès aux quais avec mon vélo. Un agent de sécurité me demande aussitôt ce que je fais. Pour meubler je lui pose la question de savoir si les bicyclettes sont autorisées dans les trains. Il me répond que non m'invitant à sortir. La COP 22 n'est pas passée par là !
Il y a une galerie marchande également neuve. Je pénètre dans la boutique INWI.
Après avoir renseigné ce couple, le commercial m'affirme que j'ai beaucoup de crédit et que je n'ai pas besoin de recharger.
A l'accueil de l'AdJ. nous rencontrons une anglaise rare cliente. Nous lui proposons de venir diner avec nous. Nous retournons à la terrasse toute proche où nous avions diner la veille à côté de la compagnie d'autocars CTM qui assure des liaisons nationales et internationales. L'endroit est calme et la température agréable. Puis nous l'accompagnons jusqu'à la gare où elle doit prendre un train à 4h du matin. Elle profitera du Wifi et de la présence de monde au Mac Do pour attendre.
Durant la nuit je me lève pour voir si mon smartphone que j'ai laissé dans le salon près du WIFI a réussi à envoyer les nombreuses photos que j'ai déjà faites sur mes 1000 premiers km pour les sauvegarder. Le gardien y dort avec un ami.
Facteur4 : Objectif pour 2050 de diviser par 4 l'émission de gaz à effet de serre.
Merci pour ce superbe récit. C'est vraiment passionnant. Par contre partir en groupe avec un type infect comme Thomas ça doit pas être simple. J'ai trouvé ton seuil de tolérance très élevé. Perso j'aurais quitté le groupe plus tôt et je l'aurais laisser se démerder tout seul ce monsieur "on me doit tout....et vous êtes mes esclaves".
Merci. Mais mon seuil de tolérance est moins élevé que celui de Francine et de Joy. Il m'a avoué qu'il prenait cette mission comme une repentance ayant eu dans le passé quelques actes dont il voudrait s'absoudre. Cela tombe bien car sur sa carte de visite (qu'il m'a remise lors de nos adieux) il y a marqué "Distributeur indépendant USANA Les Anges de la Santé pour une santé physique et financière".
Francine m'apprend par téléphone que les 4 VAE sont bien arrivés à Marrakech pour les 2 jours de repos à www.handioasis.com/fr/
Mais Thomas est très malade. Victime d'une infection, il a du être hospitalisé en attendant d'être rapatrié sanitaire. Sur le site Solarbikes 2017 où l'information est donné par Joy (Francine a également été radiée des administrateurs), j'adresse ce message de soutien :
Désolé pour Thomas. Lui qui s'était tant investi et préparé pour son Tour du Maroc. Chapeau bas pour les 1000 km parcourus. Beaucoup n'auraient pas ce courage. Symboliquement, c'est super d'avoir atteint Marrakech. Je lui souhaite un prompt rétablissement.
Cette fois mon message est publié.
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Samedi 23 Septembre
Je me lève discrètement pour ne pas réveiller Owen et ne pas perturber le gardien dans son sommeil. Ayant repérée une épicerie, je voudrais aller faire des courses pour mon petit-déjeuner mais je suis enfermé dans l'auberge.
Enfin pas pour longtemps car de l'intérieur on peut retirer le levier.
Je vais pouvoir remplir le sac que j'ai trouvé boulevard de l'URSS à Toulouse alors que j'y circulais en www.velo.toulouse.fr/ Je referme le portail sans le verrouiller pour m'assurer de pouvoir rentrer.
Mon PdJ sera composé de jus de fruit que j’enrichis en vitamine C avec les citrons verts du jardin, de yaourt et de dattes. J'ai également acheté du gel douche, papier WC et du dentifrice. Je pars toujours avec un tube entamé pour diminuer son poids mais là c'était trop peu. Par chance j'ai trouvé un mini tube (rare en France).
Tandis que le gardien fait sa prière devant sa loge,
je dépose 2 rouleaux de papier WC sur le lit d'Owen. Il me dis qu'il va me régler sa part sur la chambre et qu'il ne veut plus faire dépense commune (j'avais proposé de payer chacun son tour pour la chambre, le couscous... et d'équilibrer les comptes avec un fichier EXCEL) parce qu''hier il a tout payé. C'est comme-ci je recevais une baffe, Je suis vexé qu'il ait pu imaginer que je voulais profiter de lui. Effectivement hier il a payé les figues de barbaries et les jus de grenade mais je pensais que c'était en compensation de ce que je lui avais offert. Non pas que cela avait de la valeur en soit. C'était plutôt le fait de les avoir transporté sur des centaines de km et d'en disposer au moment opportun. Même le gaz utilisé ne valait rien pourtant il avait une valeur inestimable car c'était ma dernière cartouche (voir préambule). Là où j'ai merdé c'est au Mac Do de la gare. Alors que nous allions boire un coup avec notre amie anglaise, pressé d'aller faire pipi, je lui ai demandé de me prendre un thé au comptoir. J'aurais dû être plus vigilant et au moins proposer de le rembourser.
Owen a trouvé un Hammam qui selon TRIPADVISOR est noté d'un très bon rapport qualité prix. Nous prenons nos vélo pour retourner dans la Médina. Guidés par le GPS d'Owen, nous tournons en rond. Pas mieux avec mon plan tant il est difficile d'identifier les ruelles. Owen finit par demander alors que nous étions tout proche le hammam Mouassine à un commerçant qui nous y accompagne. Je lui donne la pièce. Un homme prend en charge nos vélos. Un jeune nous accueil en nous présentant les tarifs qui comprennent le thé offert à la fin. Je demande si nous pouvons en bénéficier tout de suite car nous sommes assoiffés par notre longue recherche.
Nous sommes confiés chacun à un masseur. le mien petit et trapu a des allures de bonze. Ayant été privé de mes lunettes je suis conduis par sa main vigoureuse à m'allonger sur le sol sur un tapis très fin. Il commence par ce que nous appellerions un gommage et qui me donne la sensation d'être frotté avec une toile émeri. Puis c'est au savon noir qui sera rincé à coup de seau d'eau. Enfin le moment le plus agréable est le massage avec une solution huileuse toujours à même le sol. Bien détendus, il ne nous reste plus qu'à régler après un second thé agréable. Nous donnons chacun un pourboire à nos masseurs avant de retrouver nos montures.
Owen achète 2 kg de dattes au marché. Il aurait pu en donner à la vieille mendiante qui tend désespérément la main à côté de lui. Moi je n'aurais pas du acheter de dattes à l'épicerie. Elles sont plus petites et plus sèches.
Le retour nous fait découvrir de beaux bâtiments.
Je retrouve mon linge qui a bien séché sur les fils prévus à cet effet. Je l'ai lavé en le foulant avec les pieds dans le bac à douche. Méthode utilisée par les Chinois et les Marocains (comme je l'ai constaté au premier restaurant où j'ai déjeuné avec Owen)
Nous finissons la soirée à la terrasse d'un restaurant européanisé mais il ne vendent tout de même pas de bière que nous aurions appréciée.
Sur ma page FACEBOOK, je mets ceci :
Après 700 km parcourus (à bicyclette) au Maroc entre Tanger et Marrakech, 2 jours de repos . Enfin uniquement à l'auberge de jeunesse près du Consulat français. Car pour l'étranger la cité est stressante avec le bruit et le grouillement auxquels s'ajoute la crainte constante de se faire arnaquer. Cela contraste avec la campagne où chaque rencontre avec un marocain peut finir par une accolade.
Après avoir hier lavé le linge, décapée la chaine de sa veille graisse chargée de sable (ce qui est très abrasif pour les maillons) et l'avoir huilée. C’est notre tour aujourd'hui au hammam Mouassine.
Demain reprise de la route. Mais comme Paul a dit que c'est très pentu sur la cote entre Essaouira et Agadir, ce sera en 4x4.
Facteur4 : Objectif pour 2050 de diviser par 4 l'émission de gaz à effet de serre.
Pour cette étape qui nous fait quitter Marrakech par la nationale 8 en direction d'Essaouira sur la cote atlantique nous avons décidé Owen et moi de s'arrêter à Chichaoua, seul endroit où l'on puisse trouver un hébergement. Et de partir tôt car il est prévu 37°C. Après m'être lavé et rasé, je me dis que je suis trompé d'une heure car mon téléphone affiche 6h et qu'il est jusqu'à présent resté à l'heure française. Owen me dit que non. Il s'est enfin aligné sur le fuseau horaire. Nous quittons l'auberge de jeunesse à 07:30 sans perturber le sommeil du concierge. Nous partons à la fraiche (27°C). Il faut de nombreux km pour quitter l'agglomération
et encore plus pour retrouver des signes de sympathie ou d'encouragement en réponse à nos bonjours. C'est chez les femmes que je décroche les premiers sourires. Enfin celles suffisamment âgées pour y être autorisées. Il leur faut atteindre la ménopause pour être enfin libérées. La circulation est peu dense. en ce dimanche et nous bénéficions d'une véritable bande cyclable qui disparaitra après 40 km.
Nous prenons un thé sur l'aire d'une station service.
Un client est intéressé par notre présence. Le serveur fait la traduction. Il nous fait comprendre que je devrais mettre le drapeau marocain au-dessus du drapeau français. Je réponds que j'ai commencé par rouler en France ( et dis à mon camarade anglais que je suis Français et que je ne l'ai pas choisi). 2 hommes balaient la station.
Nous reprenons la route.
Souvent il n'y a pas d'indication sur les bornes qui ont été repeintes.
Partout la sécheresse.
pas une goutte d'eau dans les oueds.
Une cimenterie
agrémentée de rares fleurs.
Vers onze heure, je mets ma casquette car le soleil frappe au-dessus d'un ciel voilé et du stick sur les lèvres. Un peu de négligence pendant les 2 jours de repos et une petite crevasse s'est formée sur ma lèvre inférieure. Il faut graisser car c'est désagréable surtout quand on mange épicé.
De gros efforts de plantation
mais peu d'effet pour le moment.
Un camping-car français me double. J'en suis ému. Je ne me souviens pas en avoir vu depuis la descente du bateau. Pourtant cela ne devrait pas me réjouir. Il va ajouter un peu de pollution à l'air marocain. Puis 2 immatriculés en Haute-Garonne (ils se sont donné le mot). Et 2 grosses motos européennes chargées qui me font signe. Ce doit être la transhumance qui a commencé.
La sensibilisation à la sécurité me semble efficace.
Après 73 km, j'arrive à Chichaoua à 12:30. Owen (69 ans) est là depuis 10 mn. Le repos et le hammam lui ont fait du bien. Il me reste de la marge de progression pour les 10 ans à venir. Cette étappette aurait pu se faire sur la matinée sans prendre de photos et sans échanger avec les autochtones. Par exemple, alors que je m'apprêtais à prendre en photo un rare bougainvillier sur notre itinéraire, un marocain débouche sur son âne avec un beau chargement de verdure. Il me fait signe de ne pas le prendre. Je lui dis que ce n'étais pas mon intention et que ces fleurs sont belles. Mais la chaleur accablante n'invite pas à poursuivre. Nous commandons 2 plats au poulet. Francine avec laquelle nous sommes restés en communication téléphonique vient nous rejoindre à notre table puis Adalberto et Joy.
Facteur4 : Objectif pour 2050 de diviser par 4 l'émission de gaz à effet de serre.
Dimanche 24 Septembre (Suite)
Alors que nous mangeons notre plat de poulet,
Francine a remarqué un homme qui semble guetter la fin de notre repas. Ces morceaux de poulet ne sont pas faciles à manger. Comme la plupart des plats cuits au charbon de bois sont cramés à l'extérieur et crus à l'intérieur et la chaleur coupant l’appétit, nous ne nous sommes pas acharnés dessus. Je demande au restaurateur s'il nous autorise à lui donner nos restes.
A notre demande, il nous indique un Hôtel
au prochain rond-point à gauche.
Arrivés à celui-ci nous demandons confirmation. Mais tout le monde nous dit qu'il n'y en a pas. Pourtant le motel
situé à 5 km derrière la station service
est sur Chichaoua. Mais il y a aussi une mosquée fort active toute cette soirée. Il nous faut bien 2h pour les formalités de passeport, obtenir des tickets de douches et les faire après avoir obtenu les clés des 2 chambres avec le sentiment d'être sous surveillance permanente. Même le placement des vélos doit se faire contre le mur et pas juste à côté.
Francine et moi devons déclarer que nous formons un couple. Pour qu'elle soit autorisée à dormir dans une chambre à 3 lits avec 2 hommes.
Lorsque je vais prendre ma douche, je remets le ticket à la dame qui les gère. Elle va se plaindre au réceptionniste que je n'ai pas payé car j'ai donné la mauvaise partie. Je me mets à gueuler et il menace de prévenir la sécurité. Pour prouver ma bonne foi, je retourne à la chambre chercher le talon que j'avais pris pour une partie à conserver.
Francine qui avait constaté un problème dans l'entrainement de son trike a la chance que 2 mécaniciens
du garage proche lui dépannent sa roue
à l'intérieur de laquelle une fine bague s'était cassée. Ils ne veulent pas être payés alors qu'ils ont passé du temps au démontage remontage.
Elle leur donne 200 Dh alors que finalement, ils n'en demandaient que 150.
Francine nous présente le teeshirt que les femmes de la famille qui les a accueillis lui ont donné. Elle est heureuse d'avoir partagé leur gentillesse.
Nous mangeons de la soupe marocaine,
attablés tous les 5 sur une terrasse devenue encore plus agréable avec la diminution de la température. Les marocains qui nous entourent s'absentent régulièrement pour entrer dans la mosquée à chaque appel à la prière. les femmes restent attablées tandis que les enfants jouent au toboggan ou à la balançoire.
A chaque fois que l'on règle quelque chose dans la partie bar restaurant qui dispose d'un personnel important, ils appellent le Caissier seul autorisé à toucher à l'argent. ce fut pareil au hammam. Le jeune s'est occupé de nous sauf pour le paiement. Les marocains ne se font pas confiance entre eux. Comment pourraient-ils l'avoir en nous ?
Owen est réveillé dans son premier sommeil. Le gardien de nuit demande de sortir son vélo qu'il a mis dans le couloir. Dans le courant de la nuit nous nous apercevons que nous sommes enfermés.
Contrairement à l'auberge de jeunesse de Marrakech, je ne trouve pas de solution. Nous souffrons de la chaleur car privés du courant d'air entre la porte et notre petite fenêtre. Miraculeusement à notre levé à 6h, elle n'est plus verrouillée. J'en arrive à douter qu'elle l'ait été. Francine confirme que oui.
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Lundi 25 Septembre Chichaoua 07:15 Ounara 13:15 84 km
Impossible de reculer mon vélo pour partir. Je ne m'en étais pas aperçu car pour le charger, je l'ai porté ( pour laisser l'antivol jusqu'au dernier moment) jusque devant la porte pour bénéficier d'un peu d'éclairage (gênant un peu ainsi, le passage de mes amis). La roue arrière semble bloquée. Ce n'est pas Francine qui va rester dans cette presque prison mais moi. En fait c'est la serrure de mon antivol spiral qui me sert à empêcher que l'on décroche mes sacoches arrière qui bloque la rotation. Je comprends pourquoi hier j'entendais un frottement. J'inspectais mes freins et mes roues sans en trouver l'origine. Si j'avais voyagé seul j'aurais approfondi. Pas malin de ne pas l'avoir fait. Par chance le flanc du pneu a mieux résisté
que le plastique de l'antivol.
Je devais trouver l'étape trop facile et avais besoin d'être freiné.
Comme d'habitude Owen et moi, les 2 non assistés, prenons le départ en avance.
Nous reprenons la route nationale 8 qui file directe sur Agadir en sens inverse pour retourner au rond-point où nous prenons la route régionale 207 direction Essaouira. Joy et Adalberto ont hésité à aller directement à Agadir. Ils semblent presser d'en finir...
Nous croisons souvent de vieux BERLIET.
Le décor invite à la pose.
Quand une caravane me double cela sent les vacances.
je m'arrête en contrebas de la route pour manger le melon que je viens d'acheter.
C'est l'idéal pour filmer les VAE qui arrivent
share.orange.fr/#VYNKMcaU6h30f1f8e42c
Seule Francine entend ma proposition de partager mon melon.
Cela tombe bien , elle adore ça.
De retour sur la chaussée,
approchant de la côte une brume marine assure de l'humidité.
Nous rentrons dans une vaste région de production d'huile d'argan
Comme Adalberto est fatigué, les VAE décident de s'arrêter au camping. C'est une super idée !
Facteur4 : Objectif pour 2050 de diviser par 4 l'émission de gaz à effet de serre.
Inquiet, Adalberto fait contrôler sa tension et elle est bonne.
(Joy me semble également fatigué)
Francine s’achète une nouvelle carte SIM.
Puis nous mangeons des plats préparés par le camping.
Je commence par une omelette frites avant mes spaghetti bolognaise (dommage que tout ait été servi en même temps).
Nous terminons la soirée avec le billard.
Facteur4 : Objectif pour 2050 de diviser par 4 l'émission de gaz à effet de serre.
Quelques gouttes de pluie se font entendre sur le toit de notre bungalow. Je sors aussitôt retirer le linge d’Owen qu’il avait étendu sur mon fil à linge. Il est 05h50, inutile d’attendre la sonnerie de son réveil. Ma première activité est d’échanger les cartes SIM des téléphones de Francine. Elle avait à la sortie du bateau installée sa carte INWI dans son Windows phone et n’a jamais pu utiliser Internet. Elle s’est racheté pour 50 DH une autre carte SIM pour son téléphone ANDROID. Mais dans celle-ci, il n’y a presque pas de crédit. J’ai eu cette nuit l’idée d’inverser les deux. Mais l’opération est délicate à la seule lueur du plafonnier. D’autant que l’une des entrées est nano SIM et l’autre micro. A l'extérieur éclairé par Francine, dans ma 4ème sacoche, je trouve l’adaptateur que j’ai emmené mais il s’agit d’un micro vers standard. Nous utilisons son adaptateur nano vers micro qui portait sa carte FREE France. Mon rasoir jetable s’est cassé.
Cela fait une chose de moins à faire. Je n’en avais emporté qu’un pour ce séjour de 15 jours, peut-être moins si je n’arrivais pas à suivre les vélos solaires. (je les utile couramment 2 ou 3 semaines et il m’est déjà arrivé que le plastique casse). Mais je suis tout de même en retard par rapport à mon ami anglais. Nous quittons le camping des Oliviers (racheté par André, un français, il y a quelques mois). Nous sommes à 22 km d’Essaouira. La nationale est peu fréquentée, il y a même des ânes qui se permettent de traverser les 4 voies.
Contrairement aux jours précédents, il apparait des indications : Camping, Gites…
Le ciel est gris et la température baisse en arrivant à Essaouira.
Vers 9h, le carrefour market ne semble pas près d'ouvrir. Francine qui nous rejoint souhaite comme nous visiter la ville. J’ai cru comprendre qu’Adalberto et Joy non. Comme cela ne bouge pas. Je commence seul le tour de la cité.
Je longe un parc dans lequel je vois un dromadaire,
je traverse des quartiers peu accueillants,
achète une tomate et des bananes sur un marché. Je progresse jusqu’à du sable mais sans voir le littoral. Je demande à un policier la direction du port.
Celle-ci me fait traverser la Médina où j’achète le maintenant habituel yaourt à boire DANONE. Francine m’appelle pour me dire qu’elle est avec Owen au milieu de la plage où ils discutent avec un français vivant ici depuis quelques mois. Je les rejoins après cette boucle de 8 km où presque tout était moche ( comme dit fr.wikipedia.org/.../Juliette_(chanteuse) : Il vaut mieux être belle, belle et rebelle que d'être moche, moche et remoche). La plage est sa grande promenade, elle est agréable.
Le point de vue sur l’île qui fait face est magnifique.
Francine m’apprend qu’Adalberto est passé comme une flèche sans même ralentir. Un marocain essaye de nous vendre une photo en compagnie de dromadaires à la sortie de la plage.
Les vélos solaires font grise mine. Moi je ne me suis jamais senti aussi bien. Comme il n’y a pas de soleil, à la première montée en quittant la ville, je passe en short et torse nu. C’est la première fois dans ce périple de 1300 km effectués. Francine doit souvent nous attendre dans cette succession de montées, descentes. Je l’invite aux prises de vues avec son appareil et prend beaucoup moins de photos que d’habitude. J’envie sa position chaise longue à roulette depuis laquelle elle peut mitrailler sans se soucier de l’équilibre grâce à ses 3 roues. Moi je dois dégainer mon Smartphone qui au mieux est dans ma poche, si j’ai une chemise, dans ma sacoche de guidon (là c’est casse-gueule). Le tourner 2 ou 3 fois pour qu’il soit dans le bon sens et trouver le déclencheur sur l’écran tactile tout en conduisant avec la main gauche. Quasiment impossible dans ces conditions de saisir une action ou de prendre discrètement des sujets qui ne le souhaitent pas. Depuis que Thomas a du abandonner son tour. Nous ne sommes plus pressés. Il n’y a plus de course et nous n’avons rien à prouver tout au moins pour ma part. Pourtant il y a toujours la contrainte de l’hébergement.
Nous craignons de ne pas en trouver avant Imssouane. Nous aurons alors parcourus 130 km. Après cette matinée en dilettante, il faut s’activer. Adalberto en vieux routard l’a bien compris. Je progresse lentement dans les montées en poussant à de rares occasions mon VTT si la pente est un peu plus forte et pour me détendre les jambes. Après une dizaine de km sur une chaussée médiocre après Essouira,
la route devient meilleure en retrouvant la N1
après un triangle où je ne sais pas si je dois prendre à droite ne voyant pas Francine qui utilise son GPS pour nous guider. Elle est pourtant toute proche à m’attendre. Un marocain quitte la table de son bistrot pour m’indiquer la direction qu’elle a prise. Je le rejoins pour lui serrer la main et le remercier. Owen arrive. Je partage mes bananes et lui les dattes dont il a acheté 2 Kilos à Marrakech. Dès qu’une descente s’offre à moi, j’en profite pour prendre de l’élan et le conserver le plus longtemps, améliorant mon Cx par diverses positions qui permettent également de reposer les fesses. J’atteindrai ainsi 57 km/h. en deçà de mon record de 65 avec le même équipage : voyageforum.com/...post=7793948#7793948 .
Un cycliste en vélo de course,
propriétaire de Essouiravéloshop, roule avec nous un long moment . Il pousse un peu Owen. Il me conseille un casque. Je lui conseille un rétroviseur en lui disant qu’en 50000 km avec mon VTT il m’est arrivé de me dire 2 ou 3 fois que je devrais avoir un casque mais que chaque km le rétroviseur m’a été utile pour voir où sont les amis derrière, voir le camion qui approche… il me conseille de pédaler à 50 ou 60 tours/min. Je lui réponds que je n’ai pas de puissance dans les jambes et que je suis tout le temps obligé de mouliner. Il me dit qu’il faut ne faire travailler que les jambes alors que tout mon corps à tendance à participer. Qu’il faut se reposer dans les descentes. Je n’en ai hélas pas le loisir dans cette randonnée. Enfin il me dit que je pourrais mettre des pneus étroits. Je rejette cette proposition disant qu’il m’arrive de rouler sur des pistes. Notamment le chemin de halage du canal du Midi qui n’est pas près de devenir une piste cyclable. D’ailleurs avant de nous quitter,
il s’arrête sur la chaussée alors que je stationne sur le bas côté.
Nous mangeons un tajine à Smimou. J’ai bien fait de remettre ma chemise car je vois plusieurs couples de jeunes hommes qui se tiennent par la main ou par l’épaule. J’imagine qu’ils assouvissent leurs pulsions de cette manière en attendant de fonder un foyer. Ce qui est pour eux très difficile. Mais n’allez pas prendre cela pour la vérité (on sait bien que l’on trouve n’importe quoi sur Internet et ne comptez pas sur moi pour enquêter plus profondément dans cette voie). D’ailleurs Owen me dit quand j’en vois de nouveau à Imssouane que ce ne sont pas des gays. Pourtant ils sont d’âge mûr !
Grâce à l’application Zenly Francine voit que Joy n’est pas très loin devant mais ils repartent avant nous.
Avec le relief, les paysages deviennent beaucoup plus beaux. Surtout grâce à la proximité de l’océan. Même s’il ne pleut pas l’humidité permet à la végétation de survivre.
Facteur4 : Objectif pour 2050 de diviser par 4 l'émission de gaz à effet de serre.
<< Moi je ne me suis jamais senti aussi bien >>
Franchement, ce n'est pas l'impression que j'ai eu en te lisant.
Le quartier horrible s’appelle le borj et le parc n'est est pas un, c'est la foret (comme on dit)
Le borj ( quartier ) n'est pas si horrible, il est même plutôt accueillant avec des gens très aimable.
Je le sais car c'est là que j'ai mon appartement . 🙂
On va dire que tu n'es pas tombé sur un bon jour à Essaouirra.
Ayé, le carnet de notre dernier voyage, au Maroc, est en ligne ici: sibellelaterre Bonne lecture! Marie Voici le texte sans les photos: MAROC DECEMBRE 2009…
J'ai réalisé en février dernier un voyage itinérant en "transports publics" de la France au sud du Sénégal via l'Espagne, le Maroc, le Sahara Occidental, la…
Je suis allée au Maroc une quinzaine de fois mais jamais je n’ai publié de carnet sur Voyage Forum. Pourquoi? Je l’ignore... Sans doute parce que cette…
Comme promis avant le départ, je vous livre ici mon carnet de voyage, en espérant qu'il vous plaira. J'y ajouterai des photos pour illustrer, car je trouve les…
Tout juste rentré d’une semaine à Marrakech, je viens par ce post vous livrer mes impressions sur cette escapade marocaine. Je tiens à préciser, me concernant,…
It was winter, a winter with beautiful weather,
A season that only exists in the southwest of America,
I remember very well what I told you that morning
A month ago... A century ago, an eternity ago...
We’ll go... wherever you want, whenever you want...
Well, yeah, back from our adventure in our enchanting American West just a month ago, we’re already taking a bite out of one of its lesser-known competitors. "Flo, if you had to pick just one reason to justify your love for the U.S., what would it be?" The greasy, dripping burgers? No, I don’t think I’m going out on a limb by saying it’d be the wide-open spaces... And that’s exactly what our new quest is taking us to—a land on the other side of the globe where the horizon also seems endless, where silence tastes like salty wind and sand, where freedom is measured in kilometers of desert tracks, where the GPS is mostly there to confirm you’re lost in the middle of nowhere... Add to that magic formula the fact that you’ll see more zebras, giraffes, wildebeest, and elephants than people per square kilometer, and you can imagine us setting foot in Southern Africa for the first time, more precisely at the small airport in Windhoek, capital of... of...? Brush up on your geography, damn it! We’re landing in Namibia!!!
To be honest, Namibian landscapes have been flirting with me for ages. So how did I resist this island of temptation for so long? First, the budget. Let’s just say that for the same amount of effort (and kidneys), the bank lets you choose two other adventures almost anywhere else on the planet. Then there were my girls. Yeah, back then, they were too little to dose up on Malarone, the only malaria remedy at the time... Long story short, ten years later, all the planets have aligned. First, I won the Euromillions! Well, almost... Let’s just say my girls are now old enough... not to take Malarone, but to stop following me on all my adventures! Jackpot! "Flo, how about a little two-person caprice, just the two of us, tackling the Namibian tracks?"
As we landed on the runway, first wow effect: The horizon is immense. It’s flat as can be, incredibly flat... So much flat space! Did I mention it was flat?... Looking into the distance, it feels like your gaze could circle the Earth without hitting a single obstacle—until you end up staring at your own backside. "Oh, what a nice view!" Well, it’s the first time I’ve seen my butt from this angle! Touching moment... Sorry, I’m rambling—must be the exhaustion from the three-flight marathon we just powered through via Ethiopia and South Africa... And yet, no time to philosophize about my anatomy. As usual, we want to rack up our first kilometers to be front and center at dawn tomorrow. After wrapping up the tedious Namibian immigration formalities and meeting the 4x4 that’ll be our companion day and night for the next fifteen days, we’re off! We’re not exactly fresh, but we’re ready to tackle the next five hundred kilometers in night mode, cruise control set due south! Just outside Windhoek, the local wildlife—a jackal—welcomes us with a smile: "Welcome to Namibia!" That’s what it said! Honest... Okay, first endless straight road, first flaming sunset, first corrugated dirt track, first Milky Way with zero light pollution... You get it—it’s definitely the day of firsts... First night camping, too, in the big trunk of our Toyota Fortuner parked by the side of the track... The real adventure, the kind that smells under the arms, can finally begin...
Le dernier carnet sur le Turkménistan date de 2019. Voici donc un court retour sur ce vaste pays désertique qui se visite un peu plus facilement qu'auparavant.
C'est mon premier carnet. Si vous avez des questions, n'hésitez pas. Le pays s'ouvre lentement mais il est possible de visiter des sites où vous serez tout seul. En 5 jours, j'ai vu 2 hongkongais, quelques allemands et un chilien au cratère, 10 chinois dans un bazar de la capitale, et c'est tout !
Il est possible de visiter le Turkménistan depuis l'Ouzbékistan. Le plus simple et le plus économique est de se rendre en taxi jusqu'à la frontière depuis Boukhara. Le trajet prend un peu plus d'une heure.
Le passage de la frontière est assez long puisque de nombreux Turkmènes ramènent des objets achetés en Ouzbékistan afin de pouvoir les revendre au Turkménistan. Par exemple des couches, des produits pour bébés ou des produits de beauté.
Il m'a fallu plus de 2h30 pour franchir la frontière. Il est obligatoire pour visiter le Turkménistan d'avoir un guide et de passer par une agence de voyage. Les agences britanniques proposent souvent des séjours de trois, cinq ou sept jours à plus de 1 500 ou 2 000 euros.
Mais si votre budget est plus limité, il vous suffit de contacter quelques agences turkmènes directement par mail qui vous feront une proposition entre 700 et 1 300 euros pour trois à sept jours. J'ai pris un séjour de 5 jours de Turkmenabat dans le Nord-Est du pays jusqu'à Dashoguz dans le Nord. L'objectif est de visiter les principaux sites classés à l'Unesco, dont Merv, et les sites archéologiques comme Nisa ou Gonur Tepe.
Votre guide sera également le chauffeur. Il viendra vous chercher à la frontière. Les formalités sont très longues car les douaniers doivent multiplier les tampons et l'obtention du visa que vous avez préalablement demandé à votre agence de voyage nécessite plusieurs contrôles. Mais le passage se fait relativement aisément même si chaque étape est assez longue.
Une fois de l'autre côt��, première surprise, l'autoroute est très récente jusqu'à Turkmenabat. Une très longue file de camions s'étend sur plusieurs kilomètres du côté turkmène afin de pouvoir passer la frontière et aller en Ouzbékistan. En effet, selon mon guide, les camions turkmènes transportent du gaz, du coton (pas à cette saison puisque la récolte a lieu en septembre), mais ont surtout un réservoir plein car le prix du carburant est beaucoup moins cher au Turkménistan. Un plein pour une voiture vaut à peu près 3 euros, ce qui est défiant toute concurrence.
Depuis le poste frontière de Farap, l'objectif est d'atteindre la ville de Mary qui abrite dans sa banlieue, à une trentaine de kilomètres, le site classé à l'UNESCO de Merv. Cette cité est connue comme étant une fondation d'Alexandre le Grand au IVe siècle avant Jésus-Christ sous le nom d'Alexandrie de Margiane. Plusieurs forteresses sont visibles.
Après plus de trois heures de route, nous déjeunons dans un restaurant turc qui s'appelle Aladdin. Plusieurs citations du président sont visibles sur l'autoroute, mais la route est de qualité et on avance aisément. Ce sera de loin la meilleure route du pays. ça se gâtera largement par la suite.
Les ronds-points sont particulièrement intéressants puisqu'on y retrouve des emblèmes de la culture turkmène, soit le chien, soit un tapis, soit le cheval Ahal Teke soit des symboles musulmans, même si la présence d'artefacts islamiques est assez réduite.
Bonjour tout le monde, nous voici rentrés d'un RT USA organisé par nos soins du 31/07/2026 au 26/08/2026.
La destination : Le Sud-Ouest USA avec le Texas, l'Arizona et le Nouveau-Mexique. 7000 kilomètres effectués à la louche.
L'Auto : Une Chevrolet Equinoxe pour deux en passant par BSP Auto et Avis. Et dedans 2 valises, un sac de voyage, deux valises cabines, la glacière de chez Walmart, le matos photos et les bouteilles d'eau (pack de 40).
Le trajet : Dallas DFW, Fort Worth, Houston, Austin, San Antonio, Alpine, El Paso, Tucson, Sedona, Albuquerque, Amarillo et Dallas pour finir avec départ sur DFW.
Les voyageurs : Deux séniors bien avancés dans l'âge (73 et 75) mais toujours en activité (pas épuisante physiquement) (pour rester vivants et financer les voyages), autonomes physiquement à 100%, intellectuellement beaucoup moins, passionnés des USA, pays où tout est possible, plus marcheurs que randonneurs, plutôt hôtels à partir de 3 étoiles que motels de bord de route, plutôt restos Italiens que nourriture US, adeptes des arrêts fréquents pour les photos, plutôt musées que rien, Plutôt sieste que marches forcées. Pas trop râleurs, juste ce qu'il faut pour rester français au pays du grand Satan qu'ils disent.
Pas trés doués pour les langues, Anglais des rues (mais bien pratique), Espagnol nul pour moi hormis : " Hola ! Una Cerveza por Favor ! " Cela fait court. Madame comprend tout mais refuse de parler.
Le coût du RT : Environ 12 000 euros avec les vols AF, Auto, Essence, cadeaux, visites et tutti quanti. Bien maitrisé puisque 13500 euros prévus au départ.
Le bilan positif : Un régal avec les longues routes à perte de vue. Des Musées à découvrir. Le constat de la présence Hispanique et de son Histoire importante dans ce secteur de l'Amérique. Des locaux adorables. Des touristes plus ou moins sympas. Un accent Texan abominable et difficile à comprendre. Des stations Gas qui sont de véritables magasins avec nourriture préparée et autre alcools vendus en Arizona et Nouveau-Mexique et des employés au top ! Toujours prêts à rigoler !
Le bilan négatif : La chaleur tout au long du séjour...43° sur Dallas en fin de séjour. Impossible de sortir dans les rues. Beaucoup de "Homeless" dans les rues de l'Hyper Centre de Dallas. Les breakfasts Hôtel toujours les mêmes. On s'y fait.
Donc, positif certes mais le concept commence à fatiguer. Il se pourrait que le modèle RT autonome soit repensé pour le prochain. SI celui qui est en haut nous prête vie.
Pour la suite, attendons les premières photos triées et passées à la moulinette.
Last October, we landed in Marrakech to spend a few days with family exploring Morocco’s roads.
Transport: a rented Dacia.
Accommodations: small guesthouses.
Our first stop was just a few kilometers from Marrakech, at a lovely house perfect for relaxing and recharging before continuing. It’s called Bleu House, a little paradise on the outskirts of Marrakech. The welcome was very warm, with a beautiful pool and a lovely garden.
Next, we headed toward the Tichka Pass. The road has really improved in recent years—it’s much easier to drive now. No more getting stuck behind trucks, and today, the construction is practically finished.
Morocco has turned green after the recent rains. It’s a joy for the herds and shepherds.
I could have titled my travel journal like Carmen: "Some trips are born twice." Indeed, we had considered this destination back in February 2020. However, an honest tour operator advised us against traveling at that time due to the climate. So, we gave up and opted for Guatemala instead (see "On the Mayan Lands" on this site).
So, why this title? When I was in primary school, over 65 years ago, the illustrations in my history books (Machu Picchu) and geography books (Lake Titicaca) made me dream, and those images stayed in my mind. It took until 2026 to finally make this dream come true!
We prepared our trip with Tout Pérou, a French-speaking "agency." Everything was handled via email and WhatsApp exchanges with our contact: Laurent, who was both competent, friendly, and full of good advice.
For 200 €, Tout Pérou provided us with drivers and guides whenever we wanted, helped us buy our domestic flights (cheaper when purchased in Peru), booked shuttles between airports and hotels, and got us a discount on the train ride to Aguas Calientes, as well as on the buses between Chivay and Puno and between Puno and Cusco. In short, Laurent took care of all the logistics and the Machu Picchu tickets. It was up to us to book our hotels. Tout Pérou provided a list, but we weren’t obliged to follow it. Another advantage of the package: we didn’t have to pay in advance; we paid the service providers directly day by day.
We didn’t meet Laurent in person because he was on vacation in Europe. Before his departure, he gave us a briefing, provided a summary table with the entire program, the service providers, their phone numbers, their fees, the schedules, and gave us plenty of advice (money, exchange, safety, etc.). After returning at the end of our stay, he kept checking in on us.
Lastly, we had also gathered information from Arnaud Lagadec, who runs a hotel in Cusco and offers tours of the region. He gave us a lot of useful information. Another contact: Thomas Montaigne, very friendly, who runs an agency in Arequipa (Agence Pérou Exclusif).
Day 1 – Paris to Lima
Foreword
I’ll share our trip without any pretension—I don’t have the talent of some contributors on this forum—and I’ll illustrate it with a few photos (taken with an ordinary smartphone). My comments are personal and only reflect my own views. So, please be kind! Feel free to comment on my story as you like, but let’s avoid pointless debates.
Even though we live in the south of the Paris region, true to our habits when the flight is in the morning, we chose to spend the night before our departure in a hotel near CDG and parked our car in a parking lot in Garches. This way, we avoid the stress that often comes with traveling around Paris (accidents, roadworks, traffic jams, etc.).
Check-in and border control went smoothly on that Sunday morning. Our Air France flight was uneventful. In Lima, border control took a particularly long time, and for the first time, we didn’t get an entry visa stamped in our passports.
As planned, a driver took us to the Miraflores district, where our hotel was located. We were surprised by the numerous signs about possible tsunamis, having forgotten that Peru is prone to such events and regularly experiences earthquakes. We’d see the consequences of these during our journey.
Exhausted from the early wake-up, the 13-hour flight, and the 7-hour time difference, we had dinner at the hotel before a restful night.
Note that this day was Peru’s presidential election day. As a result, we weren’t served beer—the sale of alcohol was banned that Sunday.
When we started looking for a summer destination a few months ago, our first criterion was to avoid extreme heat and heatwaves. We had already been to Norway two years ago and are considering going back in the future for other occasions. So, we had some fun asking ChatGPT which destinations enjoyed a mild climate during the summer without going too far. Among the list provided by the AI were the Canary Islands... The idea of a place we wouldn’t have thought of first, both not too far away and exotic enough, appealed to us: “Hmm, why not?”
This destination had never really attracted me, though Magali was a bit more interested. Five years earlier, COVID had caused a short break in my professional activity, and I had planned a trip because the flight price was attractive, and I was looking for a destination different from what usually appeals to me, more than out of deep interest. From a distance and with a social judgment I acknowledge (it’s not great, but it’s not completely wrong), I had the image of a destination for party-goers enjoying the sun without the slightest interest in local culture, with concrete coastlines and denatured landscapes—everything I detest the most. Still, I had done some quick research on the different islands and spotted Lanzarote for its beautiful volcanic landscapes, hiking trails, beaches, and the impression of a good balance between activity and fewer crowds than Tenerife or Gran Canaria. Then I dropped the idea of going, without ever reconsidering traveling to the Canaries...
Until now! Because we started researching the different islands of the archipelago to see which ones might appeal to us the most. It was La Gomera, the third smallest island of the archipelago, more praised for its hiking trails and preserved nature than for its beaches, away from mass tourism (fifty times fewer tourists than Tenerife) but still a bit more developed than its wild neighbor El Hierro, that caught our attention. Contrary to what might be suggested later, I’m not at all addicted to AI, but I use it from time to time to synthesize quick research or simply for experimentation. Since ChatGPT had started anticipating my tastes lately as if it had become my buddy (often successfully, sometimes off the mark), I asked which Canary Island would suit me best for a trip with my family. The tool answered first with... La Gomera. So, I tested it and teased it a bit to see if this suggestion was well-founded, as the method sometimes makes it contradict itself. But no luck: “You’d appreciate the wild nature of El Hierro, but with family, you’ll find little activity for the kids. You won’t like the touristy vibe of the big islands like Tenerife, Gran Canaria, Lanzarote, and Fuerteventura. You could consider La Palma, but it’s really La Gomera that will suit you best, based on your interests and the criteria given.” So, we dug deeper into our research and were convinced without a shadow of a doubt that this island was the one waiting for us.
Without knowing it, we had Canarians in our circle who revealed their origins when they heard about our travel plans. One from Tenerife insisted we’d be better off choosing Tenerife (obviously...) because it also has preserved spots and that La Gomera, “you can explore it in two or three days, you’ll get bored quickly...” The other, a colleague from Gran Canaria who had never visited La Gomera, still recommended it without hesitation because it turned out her parents had just gone there on vacation: they loved it and had encountered few tourists. She also tended to think this destination was usually the subject of short stays, but according to what her parents told her, taking your time there was also a great idea. However, in our research, the idea that La Gomera is an island you can explore in three or four days max kept coming up. So, we considered combining its visit with La Palma or El Hierro, the other two that caught our eye. But hopping between islands by ferry represents a significant budget for non-Canarians, even more so for a family of four. Then, scrutinizing Google Maps, it seemed obvious that two weeks were too short to discover two islands as they deserve, and that there seemed to be plenty to see in La Gomera, given its very unique culture. After all, we read that some people spend several months a year there, others never even leave... Finally, these landscapes and this atmosphere, which seemed to us a mix of Europe, North Africa, and Latin America, tempted us. So, it would be two weeks in La Gomera, deal!
La Gomera is therefore the second... well, the third smallest island of the Canaries since La Graciosa was recently recognized as a fully inhabited island. It has the shape of a rough circle about 20 to 25 kilometers in diameter and has just over 20,000 inhabitants, half of them in its capital, San Sebastián de la Gomera, the only real town. Like its Canarian sisters, La Gomera is a volcanic formation that rose about 10 million years ago. The island is very mountainous and rugged, covered with red and black rocky landscapes. Geological activity has shaped, between the sprawling massifs that end in steep cliffs in the ocean, six coastal valleys with tropical vegetation that have favored human settlement. They divide the island like slices of a cake; from the north clockwise: the agricultural Vallehermoso, the rustic Agulo, the green, humid, and fertile Hermigua, the sunny capital San Sebastián de la Gomera, the southern and isolated Alajeró-Santiago, and the seaside Valle Gran Rey. They constitute the six municipalities (more like cantons to our French understanding) of the territory.
The large solidified magma massifs that shape the heart of the island have created a large depression more protected from the sun at its center, allowing the growth of a vast laurel forest, today grouped within the Garajonay National Park, La Gomera’s green lung, which has earned it the status of a World Biosphere Reserve. Its completely European appearance contrasts sharply with the rocky and tropical landscapes of the rest of the island. Thus, the climate varies greatly from one point to another on the island: in summer, you can quickly go from a dry and sunny valley at 35°C to a humid forest area at altitude at 18°C.
La Gomera was populated late. As with the rest of the Canaries, human presence is thought to have begun about 2,000 years ago. Groups of animist Berbers, probably fleeing persecution, gradually populated the archipelago, especially the western islands and La Gomera, becoming its small aboriginal population: the Guanches (or later Gomeros). The animist and pastoral civilization of the Guanches thrived until the Spanish takeover in the 15th century, which, after a short period of harmony and mixing with the indigenous people, suddenly ended in bloodshed... La Gomera later became the “Columbus Island” after Christopher Columbus’s stopover, increasing the blending of populations. In the 20th century, many Gomeros emigrated to Cuba and other Latin American countries in search of a better life, bringing back a mix of cultures and traits quite palpable in today’s Gomeran culture. It is, however, in La Gomera that the vestiges of Guanche culture seem to have left the most traces, in the language, gastronomy, social practices... Moreover, most Gomeros, especially in remote villages, have a particular identifiable type and proudly claim their ancestral roots, even making La Gomera a bit exotic in the eyes of other Canarians.
Perhaps that’s why it has never really wanted to develop its tourist infrastructure too much. If we set aside the tourists who visit for the day by bus or boat from Tenerife on a marked itinerary (and whom we ultimately rarely encounter), La Gomera has remained a hidden gem, a destination focused on nature discovery that attracts hikers, nature-loving divers, and scientists for its fauna and flora, and to a lesser extent, beachgoers who don’t seek overly developed coastlines. Tourist activity is therefore limited. Roughly speaking, you’ll find a majority of Spaniards, including a substantial number of residents from other Canary Islands, many Germans who have a particular fondness for La Gomera and spend long stays there or own second homes, to the point that the German cultural footprint is clearly noticeable in some places (it’s said to be Angela Merkel’s favorite holiday spot), and still quite a few French. The presence of other nationalities seemed negligible to us. Most travelers come mainly for hiking, but it’s also a prime spot for whale watching. Additionally, the seaside resorts of La Gomera—San Sebastián, Santiago, and especially Valle Gran Rey—are well-known destinations for hippies, especially German ones, ranging from chic boho hippies to old-school hippies who’ve been there for decades, quite similar to those you’d meet in India in Goa, Rishikesh, or Paharganj. Thus, practices like naturism, vegetarianism, and local organic production are quite well established in some areas.
Some practical info:
- The round-trip flight from Paris to Tenerife cost us 365 € per person (outbound with Transavia, return with EasyJet), including checked luggage and three seats reserved side by side.
- We chose two bases to explore the island: one week in Valle Gran Rey, reputed to be the most pleasant of the three seaside resorts, and one week in Hermigua, more mountainous and close to the natural park. We booked two houses with balconies and views: the first at 120 € per night, the second at 99 €.
- The round-trip ferry between Tenerife and La Gomera cost us 270 € with the company Baleària Canarias, including discounts for children aged 4 and 12, but I don’t have the exact details. It was a bit cheaper than with the other company, Fred Olsen.
- Finally, we rented a car through the agency Cicar for 360 € for 16 days, which comes to 22.50 € per day.
- Apart from that, we didn’t plan anything and decided the day before or even the morning of what we wanted to do. We didn’t invest in any paper guide on the Canaries, as information on La Gomera was scarce, but we used the very comprehensive site La Gomera Travel, a travel guide published by the Canary Islands Tourism Council, a real goldmine of almost exhaustive information on the island.
Alright, off we go for 16 days of adventure discovering La Gomera!
If you're looking for great tips and offbeat spots, if you love exploring uncharted parts of a country, if the exotic is your adrenaline, then move along!
Our 15 days in early May in this part of Turkey (a country I first discovered during a city trip to Istanbul in 2017) will only tread well-worn paths and revisit popular routes. Simply because I kept hoping until the very end that our flight to Jordan wouldn’t be canceled. Events in the Gulf proved me wrong, so we left with:
Zero preparation.
Not a single hotel booked (well, except the first one), no visits planned, just a flight ticket bought three weeks earlier. No guidebook, no app—just the desire to explore southern Turkey and Cappadocia, whose images and the chance to stretch our legs had caught my eye.
Oh, wait—I did bring along a new guide: Gemini! Yes, my friends, generative AI was my chief advisor throughout the trip for sites to visit, accommodations, routes, and even restaurants! An experiment I wanted to try to form my own opinion on using this new technology. And what better way to test it than a Turkish getaway?
The verdict? You’ll have to wait for the trip recap to find out!
The main idea of the trip is also relaxation.
So, the plan is Antalya for a few days, the Turkish Riviera for a few more, Cappadocia as the highlight, and a return via Antalya to wrap up the trip. And it was all planned by AI!
So, if you're ready, fasten your seatbelts—cabin crew, doors to automatic and cross check—boarding for Turkey now!
Hi everyone, I’m Patrick, 67 years old, a seasoned traveler (already 22 trips outside Europe).
In autumn 2025, I took my first 3-week trip to Japan, with stops in Tokyo, Kamakura, Matsumoto, Kamikochi, Takayama, Kanazawa, Kyoto, Nara, Osaka, Koyasan, Tokyo again, and Nikko.
I wanted to go back in May 2026 and explore some lesser-known places to complement my first trip.
Last year, there were four of us traveling together to discover Japan (a fairly classic itinerary). This time, I’ll be traveling solo for part of the trip and with a couple of French friends for the rest.
The weather was gorgeous in May, averaging around 25°C, with two very hot days in Kyoto and only two rainy days.
As usual, I organized everything myself, gathering plenty of information from various sites, including this one.
Transportation:
An ICOCA card is essential.
I got a 5-day Kansai-Hiroshima pass because I took the shinkansen between Hiroshima and Osaka three times, and it paid for itself quickly.
Accommodations:
Mostly through Booking. No issues at all. Average cost was 46 € per night.
Meals:
For breakfast, I alternated between buying food at a konbini to eat in my room or on the train and grabbing something at local cafés.
For lunch and dinner, I tried to vary my meals as much as possible—lots of sashimi, sushi, and ramen.
Okonomiyaki in Osaka and Hiroshima.
Oysters in every form (raw, grilled, fried) in Onomichi and Hiroshima.
A variety of seafood (shrimp, shellfish) in Hiroshima and Matsumoto.
Fish whose names often escaped me, but notably mackerel and eel (unagi).
Tempura and gyoza.
Chicken skewers (yakitori) and one teppanyaki meal.
One omakase meal (9 different dishes).
In the end, not much meat aside from a few yakitori skewers. No splurges on super expensive wagyu or Kobe beef.
Average dinner cost: 4,800 yen, drinks included.
The Itinerary:
Day 1: Departure from Brussels
Day 2: Arrival in Osaka
Day 3: To Himeji, then Kurashiki
Day 4: To Fukuyama, then Tomo no Ura, then Onomichi
Day 5: Cycling the Shimanami Kaido
Day 6: To Takahara, then Hiroshima
Day 7: To Kyoto to attend the Aoi Matsuri parade
Day 8: To Miyajima
Day 9: Hiroshima, then Kyoto
Day 10: Southern Kyoto
Day 11: Northern Kyoto
Day 12: Final day in Kyoto, then to Nagatsugawa
Day 13: Start of the Nakasendo Trail (Magome to Tsumago)
Day 14: Second day of the trail (Kiso Fukushima)
Day 15: Third day of the trail (Narai), then Matsumoto
Day 16: To Mt. Fuji (Kawaguchiko)
Day 17: To Tokyo
Day 18: Excursion to Enoshima and Kamakura
Day 19: Flight home, with a 10-hour layover in Hong Kong
Day 20: Arrival in Brussels
Il arrive souvent qu'on nous demande quoi visiter en Belgique .
Et les réponses ramènent le plus souvent à Bruges , Gand, Anvers et Bruxelles , avec raison , ces villes valant la peine d'être visitées 😉 .
Toutefois, la Belgique, bien que petite , ne se limite pas à ces 4 villes .
J'habite l'une d'entre elles ( Bruxelles) , passe avec plaisir du temps dans les trois autres , mais j'ai envie d'aborder d'autres coins moins connus , qui pourront compléter le séjour de ceux qui ont envie d'en voir un peu plus , ou de voir autre chose .
C'est qu'entre deux voyages , j'aime bien visiter l'un ou l'autre coin du pays où j'habite .
D'où l'idée d'un carnet de balades .
La plupart des endroits dont je vais parler peuvent être visités en faisant l'aller-retour le même jour , au départ de Bruxelles , que ce soit en transports en commun ou en voiture .
Dans l'ordre chronologique des sujets abordés :
- Le barrage de la Gileppe ( province de Liège) -message 2 , page 1
- Le domaine de La Hulpe ( Brabant wallon ) - message 3 , page 1
- Malines ( province d'Anvers ) message 4 , page 1
- La côte - message 5 , page 1
- Le Westhoek , au départ de La Panne - message 6 , page 1
- Le Zwin, au départ de Knokke - message 7 , page 1
- Lier ( entre Malines et Anvers ) - message 8 , page 1
- Mons (Hainaut) - message 9 , page 1
- La région de Florenville . - message 12 , page 1
- Les Cantons de l'Est - message 13 , page 1
- Dinant - message 18 , page 1
- Le jardin japonais d'Hasselt - message 24 , page 2
- Louvain message 29 , page 2
- Louvain-la-neuve - message 32 , page 2
- Ostende - message 42 (page 3) et message 166 (page 9)
- Les floralies de Grand-Bigard . - message 43 , page 3
- Le bois de Halle -message 44 , page 3
- Les pralines - message 54 , page 3
- Charleroi - message 68 , page 4
- Namur - message 92 , page 5
- Le Bois du Cazier ( Marcinelle) - message 95 , page 5
- Les couques et les gozettes - message 96 , page 5
- Liège - message 99 , page 5
- Tournai - message 115 , page 6 .
- Audenarde ( Oudenaarde ) - message 121, page 7
- Jardin botanique de Meise - message 124, page 7 .
- Tongres ( Tongeren ) - message 125 , page 7 .
- Château de Beersel ( Brabant flamand) - message 126, page 7 .
- Bruxelles confinée ( messages 150 et 154 , page 8 )
- L'hôpital Notre Dame à la Rose , à Lessines ( messages 161 et 162 , page 9 ) .
- Westende ( message 167, page 9)
je complète cette liste au fur et à mesure de l'avancement du carnet ...
This travel journal is therefore intended solely for my photos, to present a consistent style.
All the shots were taken with a simple Samsung Galaxy smartphone and with whatever was at hand.
All stays combined, I’ve spent the equivalent of a year at most in Thailand, and I’m no great expert.
However, after many trips, lots of reading on VoyageForum and other sites, and conversations with many locals as well as expats, my view of the country is becoming clearer, though it’s constantly evolving. You never stop discovering and learning.
I guess I wanted to deliver a puzzle, mainly for those who want to get an idea of the country here and for those who feel nostalgic about it.
I don’t know if this minimalist sharing will interest anyone, but it’ll do me good to put it together. After so many months without traveling and then these other long months with VF closed, there’s plenty of material available.
There’ll be a mix of places, periods, and subjects, but it might well be intentional.
I suspect many Thais have dogs because they make excellent guardians for the home. Nothing better to deter burglars or to signal the presence of a snake. You’ll often see Thais tapping the top of their dog’s head, but don’t be fooled: it’s a sign of affection from them. Judging by the dogs’ reactions, they’re used to it.
Thailand is one of the countries on the planet where rabies is still present, so keep that in mind. It’s not just bites that can be dangerous, so don’t let just any dog lick you. Especially on a wound, of course.
Even though dogs often fear humans—this dangerous and unpredictable predator—we still need to stay cautious.
Be careful when walking into alleys because the dog will defend its master’s big yard. Be careful at night, and be careful when they’re in packs.
It sometimes crosses our minds that Thailand isn’t all that made for walking around, and dogs are one of the reasons.
That said, it’s not uncommon to see them chasing bikes or scooters. Cars, though? Much rarer—they’re too big.
It seems Thais prefer to give their dogs freedom by not locking them behind gates. Though sometimes the gate is closed, the little side door is wide open. Oh, and sometimes there’s no gate in front of the property, or it’s been full of holes for years.
You’ll often see dogs sleeping on the roadside, sometimes right on the road. When you approach, they move aside nonchalantly—or not at all. It’s less funny when they suddenly appear from thick vegetation, reminding visitors not to drive too fast. As a result, you’ll notice that dogs with injuries or missing legs aren’t that rare.
Since they believe in reincarnation and respect for all forms of life, they don’t chase dog packs away too much, and they don’t sterilize them enough. When you see a small pack roaming freely in the countryside, you think twice about running into them at the edge of a field.
A darker side of this is that euthanasia isn’t often practiced. Twice, we saw dogs at death’s door in temples, enduring terrible suffering with no one to help. The image (and the smell) of one of them, agonizing and exuding the stench of death, still comes back to me sometimes.
Some of you may have seen the YouTube vlog of a French woman living in Phuket who was given a little pig by her Thai friends. The animal, well-fed, quickly became a happy and enormous beast with its own garden. Yet it didn’t take long for it to fall seriously ill and become incurable. In her video, the French woman described how difficult it was to find a vet willing to perform euthanasia.
You’ll often see bowls by the side of the road. Thais leave food and water there for stray cats and dogs. Overall, they have a big heart for animals.
If you ever pop into a shopping mall, you might see people pushing their small dogs in strollers. It’s not just for fun—these strollers are provided for customers to put their pets in, otherwise you can’t bring them inside. It looks a bit odd when you expect to see a baby.
With my girlfriend Christelle, we’ve chosen South Africa for our first trip to Southern Africa, focusing on safaris—after a long debate with a Cape Town/Kruger combo.
But that would’ve meant cutting out St Lucia, which would’ve been harder to fit into another trip.
And St Lucia—thanks to Michel and all those travel journals—we really wanted to go there.
So our 11-night itinerary ended up like this, mostly shaped by school holidays:
- 3 nights in St Lucia
- 1 night in Hluhluwe
- 1 night at Mkhaya Game Reserve (Eswatini)
- 1 night at Hlane Royal National Park (Eswatini)
- 3 nights in Kruger (Berg en Dal / Satara / Tamboti)
- 1 night at Shindzela Tented Camp in the Timbavati private reserve
- 1 final night in Kruger at Lower Sabie
All of this in the off-season and rainy season, just a month after catastrophic floods that killed over 150 people and seriously damaged Kruger’s infrastructure.
I’ll jump straight to St Lucia and skip the loooong journey to get there (with a layover in Frankfurt, landing in Johannesburg, a domestic flight to Durban, and the rest by rental SUV—First Car Rental, perfect, no complaints).
To motivate readers—especially some familiar faces here—I’ll drop in a first photo.
This trip had been on my mind for about fifteen years.
But the discomfort of overnight stays, the difficulty of communication, and the prices of the few car rental options kept making me postpone the project.
And then, everything suddenly fell into place—I told myself, it’s time!
The preparations took longer than usual; the destination is still far from mainstream.
A bit of Kazakhstan?
Not in the end.
The south or not the south?
Yes, in the end.
Pre-book or go with the flow?
Only two stops were a leap into the unknown.
To help me find the ideal route, I made great use of this forum (thanks to everyone for patiently answering my questions!), pored over travel journals and blogs (Christian, Jeff), zoomed in on Google Maps and Yandex, and bought the guide published by OunTravela about this destination (the guide has been updated since).
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You’ve got your passport, international driver’s license, bank cards, and euros?
Off we go to Lyon—just one night left before our early morning flight.
Tomorrow night, we’ll be sleeping in Bishkek!
(Steak for my partner’s mischievous nephews...)
You’ll find here a post with some practical information.
And here, the version of the travel journal without comments.
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As a supplement, the route track.
Not necessarily ultra-accurate since Google has serious gaps for this destination...
After as many weeks as I have fingers on my right hand, we're hitting the road again, fully recovered from our pharaonic adventure. Back in France to drop off our daughters (sorry, girls!), this time it's just the two of us, ready to be welcomed by a new destination. They say it offers one of the richest cultural heritages in the world for those willing to put in the effort. It's the land of the ancient Silk Road, where we'll follow a journey steeped in history and discoveries straight out of *One Thousand and One Nights*. A former Soviet bloc region independent only since 1991, we'll be walking in the footsteps of Genghis Khan, Tamerlane, Alexander the Great, Marco Polo...
Another fun fact about this country: it's strictly forbidden to import porn on your phone. True story. The same goes for painkillers! Unless it's about sodomy—though the two don’t seem connected, that’s just how it is. Don’t ask me why! Anyway, I’m getting off track. Here’s the big question: Where do you think we’ve just landed?... To give you a hint, the locals are known for being incredibly welcoming. No sooner said than done—our first taxi driver, proud to transport French travelers, refused to let us pay for the ride. Great vibes for these two weeks ahead. So, any guesses?
Uzbekistan!!!
January 2026
Here we go again for new adventures and the pleasure of sharing them with you here! First of all, I’d like to thank everyone who helped me with the preparations, even with some last-minute improvisations just days before departure. Thanks to Montagnard74, Jojoone1, Songsam, Attila, Dennis2, NadegerFERM, and the authors whose travel journals about Laos inspired me (Montagnard74, Muriel18, Mavietongs...).
In this story, written by Richard and illustrated by me, we’ll tell you about the journey of four friends: Catherine, Richard, Nathalie, and Bruno. A reinvented but overall successful trip, filled with discoveries and surprises, the scents of spices and frangipani flowers, (too) spicy food, sunsets, and... one big mess.
Preamble:
Africa was calling to me, so a year ago, with our usual travel companions, we decided to return to the continent we love so much.
Where to go?
Uganda quickly caught our attention—wildlife we’re used to seeing, plus gorillas and the shoebill we missed in Zambia.
We got in touch with Paul, who’s been mentioned several times on the forum back in September, booked our flight tickets, secured the gorilla permits, and by early October, the most important things were done.
We still had plenty of time to hold our "prep meetings" for the final itinerary.
Three days before departure, I sprained my ankle (my weak spot, as you’ll recall from our Colombia trip).
I wasn’t in great spirits, but after a year of waiting, nothing was going to stop me.
We’d see how it goes!
Off we went for our new adventures
Come along, I'm taking you to this country where it's so nice to wander and slow down...
This trip was in 2023, but when I wanted to write my travel journal, VF was still closed to contributions...
So, now that I've just finished my Japan travel journal here, I figured it was high time to honor this destination we came back from so enchanted.
Disclaimer 1: This is a written travel journal. There’ll be text! Too much, for some!
Disclaimer 2: This is an illustrated travel journal. There’ll be photos! Too many, for some!
I have to say, every time I try to discipline myself, to keep it shorter, to include fewer photos... I end up adding more. It feels like my dear Aunt Nicole, who exhausted us with her slide-show evenings in the 70s/80s, decided to take her revenge. The upside for you, readers, is that you can slip away anytime without offending Aunt Nicole. I won’t even notice!
Anyway, since I love maps, here’s one to give you an idea of where I’m taking you. As you can see, we only saw a tiny part of Laos (the areas circled in red); we only had 3 weeks for ourselves (my husband’s newly retired, I still work), and we prefer taking our time over rushing around like crazy.
In broad strokes, it was very classic:
First, we “settled in” at Luang Prabang (8 days), because we wanted and needed to.
From there, we took three days to venture a little further north—not far in kilometers, but as we know, distances aren’t just about km!
Then we flew south to Paksé, letting ourselves drift down to the 4,000 Islands while stopping by the pre-Angkorian archaeological sites.
We wrapped up with the Bolaven Plateau.
A few practical notes: We arrived via Bangkok, then took a Bangkok-Luang Prabang flight, having picked up our luggage in Bangkok to check it in for Luang Prabang. No issues—the Bangkok airport, which many of you know, is very well organized.
We got our visas on arrival in Luang Prabang. Quick, but to be fair, we were on a “small” plane, and the big flights had arrived earlier, so we weren’t too crowded in line!
At the end of our trip, we didn’t fly out of Paksé but from the nearby airport in Thailand, Ubon Ratchathani (a 2.5-hour drive from Paksé), then Bangkok and Paris.
You’ll notice we skipped Vientiane to stay longer in Luang Prabang. That said, there’s now a high-speed train between Vientiane and Luang Prabang—good to know—and soon the (Chinese) train will go all the way to Bangkok and even Kuala Lumpur!
With that intro out of the way, let’s dive into the heart of the matter.
To be continued: Slowing down the pace... in Luang Prabang
I’d been wanting to discover Sulawesi for years. But then life happened—COVID, the cost of flight tickets, you name it. Long story short, years went by, but we finally set off as a family for a three-week trip in southern Sulawesi: Rammang Rammang, Rantepao, Sengkang, Bira, and Selayar.
I like to spend a good amount of time in the places I visit, giving myself the chance to really get to know the area and meet locals. So no island-hopping this time—just the south. But when I say "just," it’s not restrictive at all, given how rich this island is in landscapes, little encounters, and magical moments.
Wednesday 07/08 - Thursday 07/09:
We left Montpellier for what was supposed to be five flights, though we only took four to start, landing in Jakarta.
We picked up our luggage there to catch a flight to Makassar the next day. That’s the only way we could get an affordable ticket (702 €).
I won’t bore you with the flight details—there’s not much to say. We arrived at 7 PM and considered heading straight to Makassar that evening. But we opted for a recovery night before taking off again. Good thing we did, because my son’s suitcase was missing...
First contact with the locals was a bit stressful—a trip without your luggage isn’t exactly fun. But right away, a woman reassured us: the suitcase was just enjoying some extra time in Singapore. Maybe it was doing some last-minute shopping. Anyway, nothing serious—it was supposed to arrive at 9 AM the next day. That gave us some breathing room since our flight wasn’t until noon.
So off we went to our hotel (Days Hotel & Suites) near the airport. It was cheap (40 € for three rooms—my kids are older and need their space), but it wasn’t worth much more. The place had definitely seen better days. But no big deal—we were only there for the night, and... we got to watch France beat Morocco in the World Cup live at 3 AM. That’s what really mattered!
Friday 07/10: In search of the lost suitcase
First challenge of the morning: finding our missing suitcase. They sent us to the airport basement, to the staff entrance. We were greeted with smiles, and an airport employee led me through the underground corridors back to the baggage claim. Right on time at 9 AM, the suitcase arrived, just like they’d promised. We were finally complete!
Off we went to change terminals, grab a well-deserved meal, and board our fifth flight to Makassar.
Little side note: I struggled for a while trying to book domestic flights directly on the airlines’ websites with no luck. Without meaning to advertise (though I guess I am a little), I realized it’d be easier to use sites like tiket.com or Traveloka. That turned out to be a great choice—I even ended up booking hotels through them later in the trip.
12:40 PM: We were on our way to Makassar. First good news: we were the only tourists. Well, the only European tourists on the flight, anyway.
No, you’re not dreaming—the bag is full of... potato chip packets.
To each their own souvenirs, I guess...
When we arrived in Makassar, a driver was waiting to take us straight to Rammang Rammang: 250,000 IDR (12 €) to our guesthouse (Rammang Rammang House). Forget about meeting people on the bus—we were headed straight to the first stop of our trip, and it was already stunning.
My kids’ guesthouse:
Ours:
View of the little lake:
But not everything is straightforward around here.
I wanted to get a local SIM card for internet and calls. I found them expensive at Jakarta’s airport (20 € for 20 GB), so I decided to wait. Well, no luck in Rammang Rammang either. You can’t just buy one from the local shop—you need a Telkomsat store (they have the best coverage). So we’d have to wait for Rantepao to get Wi-Fi... When I say "local shop," I mean the little shack around the corner. No big deal—we’d find one easily in Rantepao for 5 € and 25 GB. So there we were, offline, just the four of us enjoying the amazing view.
Saturday 07/11: Rammang Rammang
We woke up early to the sound of wedding music blasting through the village (everyone’s invited!). Off we went to explore the area.
A little walking, a little boat ride (shared with a French tourist and a Polish one—yes, there *are* tourists here, just not many; 750,000 IDR for up to 8 people) through a lovely canal, and we discovered the karst site. It was peaceful and beautiful.
The river:
The karst site:
I hesitated about writing this travel journal...
This summer, we only did the classics (the 3 northern parks and Zanzibar) and let a local agency take care of everything from start to finish.
No craziness, no risks, no sleeping under the stars, no self-drive, no venturing off the beaten path, no incidents, and not even any delays in the pre-planned itinerary...
But don’t think we were disappointed!
The whole family (there were 6 of us) came back with smiles and memories of great moments spent together.
So, if you're looking for a "classic" way to discover Tanzania, this is the place to be.
Our 2-week itinerary:
- Arusha (1 night upon arrival)
- Tarangire (1 night)
- Ngorongoro (2 nights in Karatu then Irmisigiyo)
- Serengeti (3 nights in Robanda, Togoro Plains, and Seronera)
- Zanzibar Stone Town (1 night)
- Zanzibar Matemwe (3 nights)
- Zanzibar Jambiani (3 nights)
Okay, Palermo—we know it. We go there to marvel at the architectural wonders born from the Arab-Norman-Byzantine-Gothic mix. And rightly so. We also go to treat our taste buds to all kinds of delights, both savory and sweet. Again, rightly so. We go to succumb to the charms of Palermo’s women, their sun-kissed skin glowing with golden highlights. Still, rightly so. And all while fantasizing about a mafia we’ll never actually see. Anyway.
But you’ll also find street art everywhere, even in the historic center. Sometimes, you just need to step a few meters away from the main tourist highways like Cassaro, Via Maqueda, or the main arteries of the Ballarò, Capo, or Vucciria markets to stumble upon some amazing murals. Duck into one or two slightly grimy alleys, weaving past trash and crumbling walls, and you’ll find real gems.
For example, just 50 meters south of the main artery of the Mercato del Capo, there’s a great spot with dozens of murals in a tiny neighborhood of run-down mini-houses. You’ll find plenty more south of the Mercato di Ballarò, in the Albergheria (the grittier side, not the one near Cassaro). There’s some in Ballarò itself too, but it’s hard to spot when the market’s in full swing with stalls everywhere. La Kalsa isn’t left out either, nor is Vucciria—just step away from the restaurant-packed streets.
Here are a few examples that really caught my eye.
(In the heart of Albergheria, on a street every visitor walks down—lovely message from an unidentified artist)
We landed in Victoria Falls, Zimbabwe, and headed straight to Kasane in Botswana to pick up our car.
Our vehicle is a 4x4 because in Zambia, it's practically impossible to use anything else, especially in the national parks. I’ve already had the pleasure of visiting South Luangwa National Park—it’s one of the reasons for this trip, the main one being to travel in Africa with one of my sons.
First stop: Livingstone on the banks of the Zambezi River. Along the way, we discovered a lovely restaurant at Socrates with a super-friendly owner (we’ll actually stop there again on our way back). We spent our first night in the rooftop tent after a stunning sunset, accompanied by the grunting of hippos in the river.
The next day, we set off early, heading to Kafue NP. In fact, we’ll always leave early—waking up between 5:00 and 5:30 AM and hitting the road an hour later. Kafue is a lesser-known park, mostly forested, and the animals are skittish because they’re not used to human presence. We crossed the park from south to north and came across various antelopes. Near Lake Itezhi-Tezhi, there are plains where wildlife is easier to spot.
After Kafue, we headed to South Luangwa. This journey requires stops in Mumbwa and Petauke. Two pleasant stops where we found lodges (a nice change from the rooftop tent) at affordable prices and met welcoming people.
For me, South Luangwa is Zambia’s most beautiful park—the river is stunning, the landscapes are gorgeous, and there’s a wide variety of wildlife, including, of course, big cats. A tip for those, like us, who aren’t with a guide: if you’re staying near the park for several days, don’t hesitate to do a "game drive" to scout out where the animals are so you can return the next day with your own vehicle. Of course, in the dry season, you’ll want to focus on waterholes to see the animals—and you’ll need a bit of luck too. The elephant population is growing, and we were lucky enough to see around sixty elephants crossing the Luangwa at dawn, spread across several groups. South Luangwa is the westernmost point of our trip, and we’re now heading east to Lower Zambezi.
Lower Zambezi is Zambia’s side of Mana Pools on the Zimbabwe side. We took a boat ride on the Zambezi to see elephants, hippos, crocodiles, and a multitude of birds living along the water and on the river’s islands. The sunset there is also magnificent.
To explore the park, we followed the waterways parallel to the Zambezi, mostly on the western side (see our route). Lower Zambezi is the last park we visit, and the final leg of our trip will be Victoria Falls.
Victoria Falls—or Mosi-Oa-Tunya ("The Smoke That Thunders")—are truly impressive, even during the dry season. We saw the falls from both countries: in Zambia for the overall view and the bridge that serves as the border, and in Zimbabwe to get as close as possible to the most spectacular parts of the falls.
This marks the end of our trip, which, despite a blown tire on the road, went off without any major issues. Zambia is a beautiful country that immerses you in wild, still-preserved nature.
From Southern Shikoku, between land and sea, to the blue waters of Miyakojima and finally Tokyo’s megacity
Hi everyone,
I have to admit, I really hesitated before deciding to write this travel journal... Writing one takes a lot of time and energy, and since this is my 4th trip, I wondered if it would actually interest anyone other than myself (both for the discovery and the writing). But after a few "Are you going to write a journal?" requests and especially the renewed pleasure from reading other travelers’ travel journals about Japan or elsewhere on this forum or elsewhere, I’ve decided to share this 4th installment in the Land of the Rising Sun here.
The itinerary:
27 full days, from late May to late June 2025, right in the middle of the rainy season, including:
-->13 days in Shikoku, from Kochi (Kochi Prefecture) to Matsuyama (Ehime Prefecture)
-->7 days in Miyakojima (Okinawa Prefecture)
-->7 days in Tokyo
The trip was decided on fairly last-minute this year, as usual.
I regularly check flight prices to track fluctuations for this destination, even without concrete plans. Finding a slightly cheaper direct flight (900 €) than what I’d seen in previous months (around 1,200–1,400 € on average) for a Paris-Tokyo route with Japanese airline ANA was too tempting to resist the urge to return to this enchanting country. After long hesitations between exploring the San’in region (Matsue, Tottori, Yamaguchi) and southern Shikoku, the decision was made—I took the plunge! The tickets are booked: Paris to Kochi with a layover in Tokyo, all with ANA, the airline I’d been dreaming of... for 1,120 € per person. Okay, it’s not cheap, but it’s still better than in 2023.
We leave in 2 weeks!! Now it’s just a matter of getting everything ready!
Intense work ahead in these 2 weeks to:
finalize a more precise itinerary and reach an agreement—yep, because even though we both love Japan, our preferences differ slightly, and we have to choose between exploring new places or taking time to revisit beloved spots...
decide how much time to spend in each selected area without rushing while still exploring
research places that might interest us and watch videos about Japan
book accommodations: yes, it’s possible to do this on the spot as we go, but last year, we noticed that last-minute options were pretty expensive, so we’re booking ahead—even if it means keeping a few options open while we decide or see if better deals pop up later
reserve rental cars
order yen
check the weather regularly and wonder if choosing the *tsuyu* (rainy season) was really a good idea—and whether we’ll be stuck in non-stop rain???
What a tough job, right? Traveling to Japan for a month—such a hard life!
Despite this being my 4th trip, the excitement is just as intense as the first time.
The only small downside is that when we booked the flight tickets, there were only a few seats left, so we’re only sitting together on the international return flight. Plus, on the outbound flight, we’ve got the middle seats.
Another lingering question: what French-language films will be available? According to the internet, the selection seems limited.
Oh well, these are just minor details—it’s almost time to fly!
PS: I’ll be posting slowly and irregularly... so for those interested, be patient or maybe set an alert...
Before Our Departure
Preparing for this trip started 9 months before our departure in June. For those planning a similar itinerary, it’s important to book accommodations well in advance, especially in the Okavango and Savuti campsites—otherwise, you might not find any availability.
Introduction
After visiting Zambia three years ago and Namibia and western Botswana a year and a half ago, this year we chose Zimbabwe (Hwange NP) and the northern half of Botswana.
Our flight from Paris was to Victoria Falls with Ethiopian Airlines, with a layover in Addis Ababa. We rented a 4x4 from Bushlore in Kasane, complete with two rooftop tents since there are four of us on this adventure. Bushlore picked us up from our guesthouse to collect our 4x4 and, most importantly, gave us a rundown of the vehicle and its equipment. Pay close attention to what they tell you—it could be crucial if something goes wrong, as it did for us during the trip.
Our Itinerary
We arrived on June 12th at noon. At Victoria Falls Airport, we got our double-entry visa right away—I’d already pre-booked it online on the site https://www.evisa.gov.zw/.
Since our vehicle was in Botswana, we had to cross the border from Victoria Falls into Botswana for the first time.
The next morning, Bushlore picked us up from our guesthouse to collect our 4x4. After completing the formalities, we headed toward Zimbabwe and the town of Victoria Falls.
We woke up early the next morning to be at Victoria Falls at sunrise. The scenery was stunning, but since it was the start of the dry season, the Zambezi was still high, so the falls had a strong flow. This made it hard to fully appreciate their beauty.
In the early afternoon, we left for Hwange NP, where we stayed for 4 days. Two days at Gwango campsite near Dete, followed by two days at Robins Camp. We expected to see more animals at Robins, but that wasn’t the case. In Hwange, we didn’t spot any predators, but we did see plenty of mammals (buffalo, elephants, giraffes, zebras, and antelopes).
After a few days in Zimbabwe, we crossed back into Botswana at Pandamatenga. We stopped at Nata Lodge for a good night’s rest—driving on the dirt roads is exhausting.
We left Nata and headed toward Nxai Pan. The road was sandy but manageable. We made a small detour to admire some beautiful baobabs at "Baines Baobabs." Then we continued to our campsite, Nxai Pan South Camp. Keep in mind that many campsites in Botswana aren’t fenced (except for the shower/toilet areas), so animals can roam freely within the camp. Take precautions, especially after dark.
After our stop in Nxai Pan, we headed to Maun. We decided to break our journey in Maun before heading to Moremi and the Okavango Delta for three reasons: first, we needed to stock up on supplies and fuel for the next 5 days; second, our fridge had broken (luckily, Bushlore has a branch in Maun); and third, the drive from Nxai to our camp in Xakanaxa in the delta would’ve taken too long. I always avoid driving after dark.
We arrived at our Xakanaxa camp on June 21st in the early afternoon. Not wanting to waste time, we booked a boat ride on the Okavango Delta, leaving at 4:00 PM for a 2-hour sunset cruise. For those interested, to the right of the Xakanaxa X1 site, there’s a sign for boat rides. The organizer is very professional and offers prices that are nothing like those of the lodges.
It was a beautiful ride through the delta with a stunning sunset. Being on a boat is much more relaxing than driving on the dirt roads. That didn’t stop us from doing self-drive safaris the next morning and late afternoon, though.
Then came the time to leave the delta and head toward Savuti, a much drier region. And that’s when the toughest part of our trip began. First, we decided to go up via Khwai. The rainy season was over, but the area was still marshy. We had to cross a few small water patches, testing the depth to make sure we could get through. Luckily, a sign on the road pointed us toward a drier route. We reached Khwai without any issues, but then we made a major mistake. Instead of taking the main track toward Mababe Gate to reach Savuti Camp, we took a straight path north and then a right turn to get to our camp. Bad call—we got stuck in the sand, with one rear wheel buried halfway and a front wheel off the ground. We were genuinely scared we wouldn’t get out, especially since we were on a deserted track, 20 kilometers from our destination, with night falling in two hours. This is where paying attention to the vehicle instructions really paid off—we had to use the jack to get out of the mess. The result: we arrived at Savuti campsite just before dark (Distance: 146.3 km, Duration: 9 hours, 56 minutes, and 3 seconds, Average speed: 14.7 km/h, tracked with Osmand). At reception, the staff couldn’t understand how we’d gotten there—we hadn’t passed through any of Savuti’s reserve entry gates.
The next morning, no one felt like driving, so we did a game drive with a guide. I don’t know if it was some kind of reward, but the outing was amazing. We saw three lions and, best of all, a pack of African wild dogs that we had time to admire and photograph. The next day, we did a short self-drive and found one of the lions from the day before drinking at a waterhole. That was the end of our Savuti adventure.
Now we’re heading to Kasane. We returned our vehicle and settled in for our last two nights there. The next morning, since we no longer had a car, we decided to do one last early-morning game drive in Chobe NP. It turned out great—we followed two brother lions and saw plenty of other mammals. The only downside of Chobe is the number of tourists, which was a change from the other parks we’d visited. That said, we’re tourists too, so...
In the evening, we took one last boat ride on the Chobe River to end on a high note with a beautiful sunset.
After a good night’s sleep and plenty of wonderful memories, landscapes, animals, and emotions, it was time to leave. We left early in the morning with the same taxi company as before to cross the border into Zimbabwe one last time and head to the airport, where we took off to return to France.
We all have two lives. And the second one kicks off the day you realize you only have one, with the determination to spend the time you have left on what truly adds sparkle to your life, Kevin! I like to elegantly introduce a trip with a philosophical quote. First, it gives you the illusion that I’m some kind of deep thinker, and second, it lets me fill up the first few lines of my blank page when I don’t know how to tell you I’m diving back into what really lights up my life: another adventure beyond the horizon! And nearly every other year, like a toxic relationship, my horizon tends to take shape in Uncle Sam’s backyard. And this, despite his cousin Donald calling the shots. Speaking of which, it was partly that impulsive guy who pushed us to be just as impulsive and snag our four flight tickets at a ridiculously low price—a direct result of foreign tourism taking a hit from BetaMax’s repeated antics... Four tickets? Who are the other lucky ones? In this case, our lucky ones are actually lucky ladies: My Flo, always up for exploring the world with me on foot, camelback, or scooter, is obviously in on the fun. The other two seats went to our daughters, Sasha and Luna, both thrilled to be part of this new American adventure...
But what’s the American West like in February?... A gamble. Let’s call it Russian roulette since we’re not landing during peak weather season. That’s why we encouraged our transportation and accommodation to get cozy and produce a little camper van, so we can stay ultra-flexible in the face of any weather tantrums. We’ll be roaming in Kara the van with the motto "Follow the sun!" Bad weather? We bolt. Snow? We speed up. Sunny? We act like it was the plan all along and soak it up.
"Okay, but why keep coming back to the same corner of the globe? After ten American adventures, you must be tired of seeing the same things, right?" But I’m not crazy, you know!... The American West is like making love to your gorgeous wife over and over, always enjoying it just as much. And contrary to what you might think, the American West isn’t just the Grand Canyon, Monument Valley, Las Vegas, and Bryce Canyon. Proof is, after ten trips to the U.S., my retinas are still untouched by three-quarters of the places I scribbled on a napkin for this adventure... Oh, and add to that my wife, who I’ve easily converted to my religion, and boom... relapse is even easier! Because yes, we’ve landed in Los Angeles after a sunny flight over Greenland, still under Danish flag for now. And we’re already heading east through the XXL traffic of L.A.’s eight-lane highways, eager to dive into our first discoveries. But first, night is taking over the sky, and second, we’ve been officially awake for 24 hours, so I suggest wrapping up this intro. I’ll tell you more tomorrow morning. Sound good?
This travel journal aims to help future travelers (well, I hope so!), since there’s so little information available about this remote archipelago. Big thanks to Lolodesiles and Ayis for answering my questions while I planned this trip!
Context
This is our fourth trip to Indonesia as a couple—after Java-Bali in 2011, Flores-Komodo in 2013, and Sulawesi in 2016—each time for three weeks. It’s also our tenth trip to Southeast Asia overall.
We’re traveling like we have in previous years: with a rough itinerary that often changes based on who we meet, tips from other travelers, how tired we are, or what we’re feeling in the moment. In the Moluccas, it’ll change constantly, mostly depending on transportation.
Our only accommodation booking: the first few nights in Ambon when we arrive.
Planned route (to be refined on the spot): Ambon - Banda Islands - Lease Islands - Ternate - Tidore - Halmahera (between Sofifi and Tobelo) - Morotai and the neighboring unnamed archipelago.
Flights: Lyon-Paris-Singapore on Air France (428 € round-trip), with good meals, champagne, and wine (we like our little comforts when going on vacation 😏). Then Singapore-Jakarta-Ambon on Air Asia and Garuda.
Return flight: Ternate-Jakarta-Singapore on Lion Air, with a 3-day stopover in Singapore before heading home.
Episode 1: Ambon to Banda
Our guesthouse, booked two days before departure, is 45 minutes from Ambon Airport, near Natsepa Beach (northeast of Leihitu). It’s a pretty average beach—quiet on weekdays but packed on Sundays (we saw the difference). It’s lined with warungs.
This rainy day helps us readjust to the atmosphere of this country we love so much.
Our “Solim Guesthouse” is a lovely house with a living/dining room and garden, costing 15 € per night for two, including a hearty breakfast.
Dinner is at Gaba Gaba, a great restaurant just a short walk away, right by the water, recommended by our host. Fun fact: it’s in the Lonely Planet, and it might be the only LP-listed spot in the Moluccas that actually matches the description (the others either don’t exist or have nothing to do with what’s advertised 😠).
For the next two days, the super-friendly owner lends us his scooter. We set off to explore the coastal villages in northern Leihitu (the western part of Ambon Island, which has a weird shape).
Laundry and trucks washed in the same stream.
Liang Beach, described as the island’s most beautiful, is almost gone (climate change or something else?), but the colors are magical.
We continue 25 km toward a snorkeling spot our host recommended, taking a gorgeous, deserted little road through tiny villages in clove plantations (oh, those unforgettable scents!), stunning coves, and dense forest.
We’re greeted dozens of times with “Hello Mister”—a daily routine in the Moluccas. Every time we stop, we pose for photos to be saved on locals’ smartphones. They don’t see tourists often.
We ask for directions to the snorkeling spot (not easy—we only know basic Indonesian like *Selamat pagi*, *siang*, *sore*, and other polite phrases). Not many people know where it is (especially since we never know which village we’re in), but we eventually reach a small village that seems to be the right place. 🙂
We ask a local to take us there by boat (it’s not reachable by land).
The spot is at most 100 meters long, but the coral is in good condition (apparently not dynamited by fishermen, unlike in other parts of this beautiful country where fishing methods are destructive and nature pays the price 😠). The fish are plentiful and diverse. It’s a great start before heading to Banda. We’re happy to have the place to ourselves… though we don’t yet realize we won’t see a single tourist for the rest of the trip!
After two days of rest, we head to Tulehu Port in the morning, aiming for the Banda Islands. We know the journey is often tricky: the Pelni ferry runs twice a month but doesn’t match our dates, the 10-seat Suzi Air plane is always full (you can’t book—you have to show up on Mondays and Fridays), and it’s often canceled due to weather. So we opt for the Tuesday speedboat (which also gets canceled if there are waves or wind), with the next one on Saturday.
We’re used to Indonesian ports—crowded, rusty boats, no English speakers—but we still feel lost. When I ask about the speedboat to Bandaneira, people gesture wildly, someone takes me to the “harbor office,” then tells me there’s no boat, others try to sell me tickets, and some just say, “No boat.”
Luckily, an English-speaking local approaches us and confirms the speedboat is broken. The next one will be Saturday *if* it’s fixed—otherwise, even later. 🤪 😠
We’re crushed. We came here for the Banda Islands… 🙁
We decide waiting five days for a maybe-boat isn’t an option, so we decide to head straight to North Moluccas, which was planned for later. We’re so disappointed we don’t even want to stay in the area. The Lease Islands don’t appeal to us despite what we’ve read, and Seram would deserve its own trip with its remote mountain tribes.
Huge disappointment—we’d been dreaming of Banda for months, with its incredible drop-offs like Bunaken, its islands covered in nutmeg trees, etc. I’d read that Banda is in the world’s top 5, alongside Bunaken (amazing—we went in 2016), Komodo (incredible—we went in 2013), Sipadan, and another spot I’ve forgotten.
We take a taxi back to Ambon (45 minutes) to a travel agency to buy plane tickets to Ternate. There’s a daily ATR72 flight at noon—perfect timing.
Ambon is the capital of South Moluccas (or Central, depending on who you ask!) with 300,000 people. The city doesn’t seem unpleasant, but we don’t stop.
On the plane, there are only about ten passengers for 72 seats. The flight attendants are stunning, as always with Wings Air—clearly, they’re hired for their looks. 😊
Stopover in Bacan—a runway in the middle of coconut trees serving a tiny town—then we fly over countless volcanoes, the last one towering over Ternate.
Bonjour,
De retour sur le forum - et première rédaction d'un espèce de carnet de retour de notre 4ème voyage en Indo.
Contexte : une trentaine de jours, en scooter et en duo, sur Florès (et une petite incursion dans l'archipel de Solor, plus précisément à Lembata (chut, faut pas trop en parler !!!), qui donne envie d'en faire beaucoup plus là bas malgré les infrastructures sporadiques), en partie dans des destinations déjà bien connues du forum (la classique Ruteng / Bajawa / Riung / Moni voir baie de Maumere) ... et qui ne parlera pas du PN de Komodo ou de Wae Rebo, puisque nous n'y sommes pas allés 🏴☠️.
Texte en anglais (issu d'une autre plateforme). Sans nul doute, des traducteurs intelligents ou pas marcheront à merveille en cas d'anglophobie 🤪.
Disponible à toute fin utile pour des détails ou infos.
Equippement : Yam' Nmax 155 ; 2x saccoches cavalières (25L) + sac de selle (30L) + saccoche tunnel (15L pour le matos photo) ; casques et vêtements d'enduro amenés depuis la France.
Itinéraire : boucle depuis Labuan bajo jusqu'à Pulau Lembata ; juillet-août 2026
Road conditions graded from A (excellent) to D (very bad, at least for a Scooter… a CRF/KLX or even honda ADV would do better on that)
D1 : Labuan Bajo – Reok via Ranggoe, Rego & Tagol (130km ; 5hrs). Section LBajo – Rego (90 km ; B) is quite good tarmac, despite a lot of elevation with many small valleys and passes. Rego – Tagol (10km ; D) is a stone road (not gravel), some ascents & very poor condition ; necessary to lower tyre pressure. Tagol – Reok port (22km, quality depends considerably from D to B). Reok port – Towncenter : B. Night @Iffah Homestay (100k for fan room, mandi attached, no breakfast), simple but clean. Notes : path to danau Sano Limbung was closed ; access to Tiwu Pai & Wae Kuli (waterfalls) not permitted in july 2026.
D2 : Reok – Riung via Pota (105km ; 3h-3h30). The road is very narrow in some part, thanks to the uncut bushes (lowering visibility hence extra caution as animals/people can suddenly appear in a turn…) but generally good condition except many eroded sections and some unpaved ones. Grade C/B. 2 nights @Mentos (285k for AC room)
D3 : Boat tour in Riung (booked directly with a captain, 800k for two for private boat incl. lunch and NP fees) + sunset from Watu Mitong Riung (should not be missed).
D4 : Riung – Muku Saki via Mbay (around 100km ; 3h30). Quality varies from A in the vicinity of Mbay to eroded sections (C) in secluded places. Night @Sao Paolo Homestay (250k for fan room with mandi, maybe overpriced but nice house and great food). Note : if you happen to pass by Mbay on Saturday, the market is well worth a stop (cheapest Ikat on the trip : you’ll be asked normal prices providing you’re OK in Bahasa…)
D5 : Muku Saki – Tanjung Kajuwulu (near Ndete) (90km, 3h). Many patholes, eroded (C). Night at Déjà Vu Homestay (220k for a matress on the floor & outside mandi/toilets ; I woud define this as a tourist trap – the quote we had for food was double priced too…)
D6 : Tanjung Kajuwulu – Waiterang (east of Maumere, 55km , 1h30). Pathholes till maumere, then All good (TransFlores), C/A. Night at Sunset Cottage (new concrete room, very serene place ; 270k for AC with bathroom ; much prefered Sunset over Lena House (more customers, more built up).
D7 : Waiterang – Larantuka via Boru and Eputobi (TransFlores ; grade A ; 115km / 2h40). Particularly liked the drink stalls (marked as Rest Area Eputobi) and the out of order aquatic park just before Larantuka (obyej wisata waiplatin). Night @ Dewy Onong Homestay, which is not advertising itself as Larantuka Beach Homestay as some contributor signals here and on goole maps review. Best breakfast of the trip (Cumi Cumi !!!) ; 275k for AC room with bathroom.
D8 : Local Boat (Kapal Kayu) from the main port to Lembata (Lewoleba). Departure 8am ; price 60k/head + 50k for the bike. Stop enroute on Adonara (where we did not stop due to fights between communities). Night @Elmany Homestay (275k for AC room with bathroom, fan room with shared bathroom also available). Whole afternoon at Pantai Hadakewa, fantastic place (good snorkeling, great views of Ile Api aka Gn Lewotolo). Road condition : A (did not expect the TransLembata to be that good…).
D9 : Loop around Ile Api (50km, 2hrs), anticlockwise. Stops enroute at Situs Tulang Paus (whale squeletton), pantai Jotona, pantai Wena (we expected to snorkel from there, but wind was very strong that day), situs Watu Nale, Selat Sonia. The western coast is far less interesting. Road conditions : bad (C) on the eastern side (up to Riangbeda), good (B/A) afterwards. Night @Elmany Homestay.
D10 : Lewoleba – Lamalera via the western and south coast (70km, 2h30). Good road (B) for roughly the first 55km (up to Tapobali), then eroded track for the last 15km (in some parts steep and dangerous) up to Lamalera (D/C). Notes : 1/ Kuma resort denied us the entry for some drink ; 2/Pantai Waijarang « complex » is abandonned but closed with fences ; you can still sneak in ; 3/ some reports advise to skip Bukit Cinta (foreigner entry fee) for Bukit Doa Watomiten (stations of the cross) ; well Bukit Cinta has also been abandonned (well spent money…sic) but remains opened with structures falling (quickly) appart. Night @Lamalera Inn (200k per head including meals ; very basic fan room + attached mandi). Planned 2 nights, spent only one, as it’s the only tenant I had difficulties with (only interested in money, initially stated crazy prices, starts loud music at 6am … and drinking moke at 8am…)
D11 : Trip to Wulandoni for the Barter Market (Saturday only). Bad road (C) along the coast. Had to report at the Kantor upon arrival, which quite surprisingly asked 100k per person (foreigner) to go inside the (outside) market. Other « local » tourists (a group from Jakarta) were not asked to pay. Well, since a market is a public space and not a zoo, we refused payment and enjoyed the activity from the kopi stall next to it. Returned then to Lamalera for the catches of the day, then to Lewoleba via the mountain road (45km, 2 hours). First 10km to Puor is in very bad condition and uphill (D/C). The remaining is on a newly constructed road (A). Note : Air Panas Sabutobo is abandonned and falling apart (again…) but there are still some water pipes along the river that you can enjoy (depending how lucky you are, just with the forest sounds as companion). Night @Elmany Homestay
D12 : Chill day alond the northern coast (Batu Payung, Pantai Hadakewa with lot of snorkeling, drove till Wailolong and backtracked to Pantai Lewolein for more snorkeling (nice canyons there !) and another fantastic sunset over Ile Api (see GMaps pictures)). Night @Elmany Homestay
D13 : Monday weekly market at Pada, southwest of Lewoleba. Renowned but honnestly dont plan any itinerary specifically for it, just an ordinary Kampung weekly market. Returned to Larantuka and Flores with the 12pm local boat (the same boat that leaves from Larantuka at 8am). Same prices as the first leg. Night @ Dewy Onong Homestay
D14 : Larantuka – Waiterang along the northern coast (100km, 3h) via Pantai Kawaliwu, Tewuk Lewokluok (trail is easy to find, very nice snorkelling in a lagoon), Pantai Lato (to my opinion the most beautiful beach on Flores and you’ll be the only visitor, as opposed to Pantai Koka) and Pantai Hia, until rejoining the TransFlores near Nebe. Grade C on the costal eroded road / track. 3 nights @Lena Guesthouse (booked ahead as it fills up quickly, but we prefered its neighbour Sunset Beach Guesthouse)
D15 : Snorkeling trip organised by Lena Guesthouse (200k per head excluding NP fees and lunch)). The drop-off near Pulau Babi is a very nice spot.
D16 : scooter day trip around the Egon Range (too lazy to hike it…), through nice Sikka villages (route : Watublapi, Umauta, Bola, pantai Doreng, Nakatoli, foot of Gn Egon, Air panas Blidit). The track from Natakoli to the foot of Gn Egon is very steep, damaged and wet (with moss) ; I would recommend not to attempt that in case of bad weather.
D17 : Waiterang – Moni (130km, 3h30, transflores grade A/B) via Pantai Koka (refused to pay the mafia entry fee…) and Jopu (some rumah Adat Lio). Stopped at Museum Bikon Blewut, south of Maumere. Very nice artefacts (especially wooden statues from Papuan, great ikat collection) although very disorganized and sadly non-visited (hence masterpieces fall into oblivion). 2 Nights @Liahz Lodge (150k for fan room, basic bathroom… but right next to Air Panas Liasembe (free, no closing time) !!!).
D18 : Sunrise from Kelimutu with a nice weather (stayed until 8.30am). I don’t know if the sunrise is really worth it (lot of people ascending and watching the sunrise – a lot but nothing compared to e.g. Gn Bromo), nearly everyone going down around 7am, then there is virtually nobody. Trip (20km one way, good road B) to Kampung Adat Nggela (Lio). Although the village is habited and mostly out of the beaten path, I have mixed fillings due to the fact that most ladies (some are pushy) try to sell you (bad) pieces of ikat.
D19 : Moni – Ende via Detusoko paddy fields, Kampung Adat Saga (Lio) and Puncak Ndona ; 75km 2h30. We really liked Saga (nice setting on the mountain, friendly villagers, no selling, mix between traditional and more modern houses in that lively village). Sunset from Bukit Raja, on the peninsula with a 360 view on Gn Iya, Gn Meja Kota Ende and the mountains behind. Note : at the end of the road (search for Gunung Meja Tourist Info Center), there is a (sand) track leading to the path. 1/ only intend the track if you have off road driving experience ; 2/ dont trust the walking time stated by Maps.me. Took us 45mins on a steady pace to reach the summit. Night @Hoja Homestay, 300k for a comfortable AC room with bathroom.
D20 : Ende – Bajawa, via Air Panas Mengeruda ; grade A, 120km, 3 hours. Note : don’t plan to short in Mengeruda (Soa), very easy to spend a half day there, especially if playing with local kids. Stay @Cinnamon GH, 250k for double with fan and hot shower (cheaper options with shared hot shower availlable).
D21 : First day in Bajawa : Watu Nari Wowo (Avatar Hill, sic…), Kampung Adat Ngada Tololela & Gurusina (very very friendly people, complementary views of Gn Inerie & Wolo Deru). Sunset from Puncak Manulalu (well… Heaven’s door Bar & Restaurant)
D22 : Second day in Bajawa : Kampung Adat Ngio (hardly visited, best view on Gn Inerie), Air Panas Malanage, Kampung Adat Bena (the most visited Ngada village (after Bela ?) in the area, we went there at the end of the afternoon to avoid tours, early morning would be fine too), and Gunung Wolobobo for a terrific sunset
D23 : returned to Gunung Wolobobo for sunrise with Gn Ebulobo in the distance (search for a track on the eastern slope, near the communication antenna). You can circuit the rim to the usual viewpoint (westside, sunset spot), the path is easy to find. Then took again the road to Aimere, visiting Kampung Adat Belaraghi enroute (the setting is maybe less rewarding than all the previous villages). 56km ; 1h30. The road to Belaraghi is fine, except the final part.
D24 : Aimere – Ruteng (105km, 3h30). Nice detour by the paddy fields of Wodo (southwest of Golo Loni) of Sunset from Golo Curu (nice encounters with locals). Night @Tange GH, 130k for room with outside (private) bathroom, no breakfast.
D25 : Surroundings of Ruteng (paddy fields north and east of ruteng ; Maps.me has funny tracks starting from Kenda), and the rather pleasant city itself (pasar, churches, lapangan). We finally skipped Liang Bua.
D26 : Ruteng - Labuan Bajo (130km, 3h30). No visits of the waterfalls close to the TransFlores (entry fee (with bule prices) + mandatory guide etc…). Sunset from Bukit Hercadi with very few locals (Bukit Sylvia & Bukit Amelia, just south, were packed). 2 nights @Wellamas Homestay, away from the harbour and its advantages/disadvantages. 230k for comfortable AC room with hot shower.
D27 : New road to Golo Mori Convention Center (another big money well spent…), with nice views on the strait separating Flores from Pulau Rinca. Some empty beaches (e.g. Pantai Pasir Pajang ; we were there on a weekday perhaps frequented by people from LBajo only). 30km (40 mins) one way, perhaps the fastest road of Flores…
D28 : Morning on the peninsula north of Labuan Bajo before taking a flight to Jakarta in the afternoon. On Google maps, the asphalt road only goes to Teras Langit ; it now (august 2026) continues to Puncak Basok and is still in progress towards the eastern part of the peninsula. On the way back, two other nice Bukit where you can enjoy nice views on the bay (and the resorts…) : Bukit Lontar & Bukit Beta. Note : we only found one public (and nice and quiet) beach in the area ; tagged as Sunset Point Beach on Gmaps. All the rest was closed by fences ; they are privately owned (although the Indonesian consitution grants the coastline as public space).
We're a family of five: one dad, one mom, and three kids aged 10, 15, and 18.
Before diving into each stop in more detail, here are a few general thoughts:
We wanted to sample a bit of everything Japan has to offer in terms of landscapes, accommodation, and transport. We were after walks, temples, restaurants, shopping, and some downtime—but no "all-inclusive experiences" or museums for this first visit.
Three medium-sized (60x42x25) canvas suitcases, plus a duffel bag and a few small backpacks. 23 kg in the hold on the way out, 60 kg on the way back. 36 kg of shopping, without even trying. I think this is the maximum suitcase size if you don’t want to stress on the Shinkansen: they fit easily in the overhead racks.
Round-trip with Cathay Pacific, layover in Hong Kong: no need to collect luggage in Hong Kong—we checked it in at departure and picked it up in Tokyo, and the same on the way back (checked in Osaka, picked up at our final destination). This let us explore Hong Kong without worrying about our bags. Food and entertainment were pretty good—meals included a little Häagen-Dazs on each flight, and the entertainment had way more Asian cinema than you’d find on a Western airline, which was a nice way to see how much weight Western culture carries in Asia.
The original plan was to fly directly from Ishigaki to Hong Kong, but due to Typhoon Dolphin, we had to cancel the Ishigaki leg. Cathay didn’t bat an eye about swapping the Ishigaki-HK flight for an Osaka-HK one, even though it was twice as long.
We were a bit too attached to the idea of ending the trip with some beach time and replaced Ishigaki with Shirahama. It was a mistake—we should’ve visited Hiroshima or spent a little more time in Tokyo instead.
Last February, I made a trip using "public transport" from France to southern Senegal via Spain, Morocco, Western Sahara, and Mauritania.
It’s a journey of about 5,000 km, where I took trains (as far as Marrakech), ferries (to cross Gibraltar and then to reach Casamance from Dakar), and mostly buses on the long desert straightaways. I hadn’t planned any stops in advance or booked any hotels, except for the very first train to Spain, which left plenty of room for the unexpected.
Why travel by land and sea? In recent years, flight-free travel has been gaining popularity. On social media, posts explaining how to cross Europe by train as quickly as possible go viral. Traveling without flying—and making sure people know about it—has become a great way to earn a badge of eco-responsibility: an essential totem for anyone wanting to prove both their dedication to the ecological cause and the wisdom of slow travel.
I haven’t flown in years, and this journey to West Africa could easily be filed under "responsible travel." But it wouldn’t be honest to say that: in reality, it wasn’t really my aversion to flying that motivated this long trek. I see overland travel primarily as a way to experience the world’s geography at a grounded, earthly pace—the pace of the locals. Besides, I’ll be flying back, which disqualifies any claim to being a model of sustainability.
So no eco-badge, and no adventurer’s badge either: you won’t find any heroic tales of camel rides in lost lands or mineral train wagons in this account (popular with influencers, the Mauritania iron ore train now attracts tourists from all over the world, turning "the experience" into something you "have to do at least once in your life"). This five-part story, written on the road, has no other ambition than to recount a journey through places and people, and to share the thoughts they inspire in me. As simply and, I hope, as humbly as possible.
I’m posting the episodes here, which you can also find on my blog (with more photos) at the following links:
Episode 1: Spain, from Avignon to Algeciras
Episode 2: Morocco, from Tangier to Tarfaya
Episode 3: Western Sahara, from Tarfaya to Guerguerat
Episode 4: Mauritania, from Guerguerat to Nouakchott
Episode 5: Senegal, from Rosso to Saloulou
To help those who might want to make the same trip, I’ve also put together a summary of the route with recommendations—you can read it at the end of the story and on the blog:
From France to Senegal Without Flying: Route and Itinerary Recommendations
Hello and welcome aboard this new travel journal!
We’re heading off to Ireland together—a country I’ve wanted to explore for a very long time.
The moment has finally arrived.
We’ll be traveling as a family—my wife, my husband, and our 7-year-old daughter.
Here’s our itinerary:
24/07: Flight from Marseille to Dublin, overnight in Dublin
25/07: Dublin, overnight in Dublin
26/07: Dublin, overnight in Dublin
27/07: Pick up rental car, drive to Dingle, overnight near Tralee on the peninsula
28/07: Visit the Ring of Kerry
29/07: Adare, Bunratty Castle, Galway, overnight in Outheragh, near Galway
30/07: Cliffs of Moher, overnight in Outheragh
31/07: Connemara, overnight in Outheragh
01/08: Drive to Sligo via Westport and Downpatrick Head, overnight in Sligo
02/08: Slieve League, Silver Strand Beach, Glencolmcille, overnight in Sligo
03/08: Drive to Derry via Glenveagh National Park, overnight in Derry
04/08: Giant’s Causeway, Dunluce Castle, Portrush, Derry, overnight in Derry
05/08: Drive to Belfast, visit Belfast, overnight in Lisburn (Belfast suburbs)
06/08: Game of Thrones filming locations: Dark Hedges, Carrick-a-Rede, Ballintoy, etc., overnight in Lisburn
07/08: Drive to the Wicklow Mountains, visit Wicklow Mountains National Park, overnight in Blessington
08/08: Drive back to Dublin and return to Marseille.
Cost breakdown:
Flights:
Outbound flights with KLM via Amsterdam for 3: 175 € + 40,000 Flying Blue miles (so essentially a free ticket)
Return flight with Aer Lingus for 3: 489 €
Rental car:
10 days booked with Enterprise via Carigami: 443 € including zero-excess insurance.
Accommodation:
Dublin: 3 nights at Maldron Hotel New Cross: 394 €
Tralee: 2 nights in a caravan (Ocean Trail Oasis): 292 €
Outheragh: 3 nights Airbnb, family room with private bathroom: 430 €
Sligo: 2 nights at Clayton Hotel: 456 €
Derry: 2 nights at Belfray Inn: 255 €
Lisburn: 2 nights at Temple Golf Club: 232 €
Blessington: 1 night at Baltyboys Lodges B&B: 158 €
That brings our total to 3,325 € for three.
On the ground, visits, fuel, and food cost around 2,500 €.
So this was quite an expensive trip.
A few price examples:
1 liter of unleaded fuel: 1.89 €
3-day pass in Dublin: 18 €
1 scoop of ice cream: 5 to 6.5 €
Castle visit: 15 € per person
A coffee: 3-4 €
A glass of wine at a restaurant: 8-10 €
A half-pint of Guinness: 7-12 €
Now, here’s the day-by-day account of our adventure in Ireland:
Our decision is our decision. And it’s firm and final. Next winter, our plane will spread its great wings toward the island of Ceylon! "Wait a minute... Ceylon... Ceylon... that name rings a bell, but I can’t quite place it on the globe Grandma gave me for Christmas! Ceylon... Oh right, I’ve got it: Ceylon is the name of my tea!" Exactly. But the name on your pretty tea box is also the one used until 1972 for this island nation, a speck on the Indian Ocean at the southern tip of the Indian subcontinent: Sri Lanka!
For this new adventure, I’m exceptionally leaving my Flo behind, cowardly replaced by a double dose of testosterone. To write the book of this journey with me, I’m bringing along my brother, who’s used to this kind of thing, and... a guest star: My model of resilience. My dad! All aboard! Or rather, all aboard our tuk-tuk! Yes, you read that right: A real tuk-tuk, a little colorful rolling box that putters along at two miles an hour. The idea? Well, Sri Lanka and its winding roads overlooking the vastness of lush nature are tailor-made for this kind of vehicle. And since it’s one of only two countries in the world that allow foreigners to rent and drive these mini speedsters, we’ll be crisscrossing the island in our two-square-meter rolling box. Plus, adopting this mode of transport is a surefire way to connect directly with the locals, who’ll surely be curious to see a foreigner driving their iconic vehicle. Not to mention the... let’s say... spicy anecdotes it might generate. I mean, heading into a subtropical zone with my jet-black dad and his unpredictable digestive flora while deliberately choosing the tuk-tuk as our *only* means of transport? That’s the winning combo for an unforgettable adventure! "More seriously, Dad, Sullivan, I’m already loving the idea of living this adventure together, the three of us—brothers and father..."
So, does the intro to this new adventure get your salivary glands going? Yes? Too bad. Because unfortunately, the program handed out by the lady at the entrance has been slightly... let’s say *crumpled*. Some might even say "scrunched up and nearly tossed in the trash." First, six days ago, as the countdown echoed in us like a call to adventure, Cyclone Ditwah grabbed Sri Lanka, played with it like a rag doll, and left it battered on the ground. The toll is devastating: over a thousand dead, thousands of homes wiped out by relentless rains, roads and railways swallowed by massive mudslides. A country wounded once again, after the civil war, the 2004 tsunami, and the post-Covid economic crisis.
But as if this weather disaster wasn’t enough to shake our unbreakable adventurer spirit, fate decided to mess with us further by cutting our trio down to two. The victim? My brother, violently turned away because of a simple date on his passport that didn’t match the border officials’ expectations. Return to sender!
So now it’s just the two of us allowed to board the Qatar Airways Airbus A380 for this trip. If he were here, Denis Brognart would say, "And in the end, only one remains!" Except I know you’ll be with us, following our adventures! Right?
Hello everyone, I’m happy to welcome you to this new travel journal.
We’re heading to Costa Rica together—a Central American destination that dreams are made of for many French travelers and attracts crowds from France.
It was the country’s wild nature and safety that convinced us to go, since we’re traveling with our 7-year-old little one.
We didn’t have much vacation time in February 2026 (only 12 days), so we optimized as much as possible.
Here’s the itinerary:
Wednesday, February 11: Flight from Marseille to San Jose via Paris and Atlanta
Thursday, February 12: Pick up the car, drive to Poas Volcano, visit La Paz Waterfall Gardens
Friday, February 13: Poas Volcano and drive to Manuel Antonio
Saturday, February 14: Manuel Antonio National Park
Sunday, February 15: Nauyaca Waterfall and Playa Linda
Monday, February 16: Drive to Monte Verde and Santa Elena Reserve
Tuesday, February 17: El Tigre Waterfall Reserve and Treetopia Park
Wednesday, February 18: Monte Verde Reserve with a guide and drive to La Fortuna
Thursday, February 19: Sloth guided tour, Observatory Lodge Park
Friday, February 20: Arenal Volcano National Park, Termalistas del Arenal hot springs, and night tour
Saturday, February 21: Return to San Jose, flight to Paris via Atlanta
Sunday, February 22: Arrival in Paris and flight to Marseille.
That gives us a solid 9 days in the country.
Budget breakdown:
Costa Rica is an expensive country, but no more so than France. However, almost all hikes and waterfalls are paid entry, which can really add up.
For meals, sodas (6–10 €) are cheaper than restaurants (10–20 € per dish).
Flights:
We chose Delta Airlines for the price: Marseille to San Jose was 740 € per person (modifiable, with checked baggage and seat selection included).
Other direct flights from Europe were priced between 1200 € and 1600 € with more restrictive conditions.
That’s 2220 € for the family.
Accommodations:
Alajuela, first night: 139 € (1 night) at Rodeo Estancia Boutique Hotel, with personalized airport pickup, transfer to the hotel, and a briefing from Vert Costa Rica agency the next day.
Poas: 66 € (1 night) at Cabañas Tierra Fértil (entire apartment).
Manuel Antonio: 394 € (3 nights) at La Palapa Ecolodge (hotel in the jungle).
Monte Verde: Chalet Aloha Monteverde Cloud Forest (2 bedrooms): 125 € (2 nights).
La Fortuna: Arenal Dream Garden (1 bedroom): 217 € (3 nights).
Total: 941 €.
Car rental:
I went through Vert Costa Rica agency (Vincent is a French expat who set up the agency in Costa Rica and makes great YouTube videos with useful tips).
I rented a 4x4 that was delivered to the hotel the day after arrival and returned at the airport before the flight. The total was 772 €, including full insurance (zero deductible), a child seat, and a phone with a Costa Rican SIM and WhatsApp. The rental company was Poas Rent a Car. The vehicle was well-maintained—no complaints.
Gas: 100 € for the whole trip (3 fill-ups).
Activities:
To get discounts, I bought the pass offered by Vincent, which paid for itself after just one activity. It cost me 30 € (promo since I rented the car through him).
Prices are for 3 people. I’ve added stars to rate them:
La Paz Waterfall Gardens ****: 112 €
Poas Volcano National Park *: 33 €
Manuel Antonio National Park ****: 35 €
Nauyaca Waterfall ***: 25 €
Santa Elena Reserve **: 45 €
El Tigre Waterfall Reserve ****: 141 € (with meal)
Treetopia (ziplining, suspension bridges) **: 250 €
Guided tour of Monte Verde Reserve ***: 113 €
Sloth guided tour (with breakfast) ***: 115 €
Arenal Observatory Lodge (with meal) ****: 102 €
Arenal Volcano National Park *: 34 €
Termalistas del Arenal ****: 20 €
Night tour ***: 116 €
Total: 1171 €.
Meals: 600 €
My favorite restaurants:
Poas: Food court Mercaditas in Fraijanes
Manuel Antonio (near La Palapa): La Langosta and also El Patio
Near Nauyaca Waterfall: Ricar2 el Avión
Between Manuel Antonio and Monte Verde: Soda D’Calle
Santa Elena: HG’s Food
Guadalupe (between Monte Verde and La Fortuna): Soda Río Piedras
Arenal Observatory Lodge restaurant
Arenal Oasis Ecolodge restaurant
Other expenses: 300 € (groceries for breakfast, drinks, ice cream, souvenirs, etc.)
Total overall: 6065 € (about 2020 € per person).
Now, here’s the day-by-day account of this beautiful trip.