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Le Laos et le Cambodge au jour le jour English translation pending
Ceux qui veulent vivre un peu l'aventure en suivant mes pas, pourront lire ce qui suit au jour le jour:
Le Laos ou le pays du million d’éléphants.
C’est un des pays le plus pauvre du monde; seulement la moitié de la population est alphabétisée. Dans le nord, des paysans vivent de la culture du pavot (Opium). Ici, les éléphants travaillent (sauf les sauvages) comme en Inde, Birmanie et Thaïlande. Il y a 60% de Bouddhistes et 49 ethnies différentes. Le pays est traversé par le Mékong sur près de 1000 km.
Le réseau routier est sommaire. Les véhicules ne partent que lorsqu’ils sont pleins (avion, bateau, bus, van). La plupart de la population est très souriante.
Après l’incertitude de prendre le vol du Vietnam suite au typhon qui rôde actuellement, je pars quand même à 5H du matin voir si mon périple aura bien lieu. De Bruxelles, on ne sait rien me dire. Il faut attendre Paris. Je suis tôt donc je m’installe dans un des 5 fauteuils relaxants de l’aéroport. Quelle chance!!!! Mon instinct fait que mes yeux s’ouvrent à 10 minutes de l’embarquement… Je galope car ce n’est pas tout près. Pas de panique, l’avion a 40 minutes de retard, ce qui ne fera pas mon affaire à Paris où je vais être juste. Effectivement, j’arrive au terminal I et dois aller au 2. Ce qui me fait une belle trotte, prendre la rame, aller au scan des bagages où je perds mon billet d’avion. Je reprends une autre rame pour le terminal 2E et vais à Air France refaire un billet; j’arrive au moment où on appelle les deux derniers passagers dont je fais partie. J’écris ces lignes dans l’avion Vietnam Airlines qui a quand même décollé; on verra ce qui nous attend à l’arrivée… On a diné. Il fait noir. Je bois du whisky (Martine en pensant à toi qui dit que j’aime la bière!!!)… J’en suis à mon 3ème (pas de ma faute, l’hôtesse n’a pas compris que je voulais du coca avec et m’en a servi 2 à la suite). Bon on verra si j’ai la gueule de bois à l’arrivée…. Le vol n’a pas paru long (ben oui après ça)… Je m’endors dans le hall de l’aéroport en attendant l’avion pour Luang Prabang. Tout le monde est déjà parti et l’hôtesse vient me réveiller pour embarquer… La honte quoi!
Mardi 12: A la Sabaidee GH, le patron parle français. Les chambres sont propres mais rudimentaires. Il y a beaucoup de moustiques. Je termine ma journée par un massage.
Mercredi 13: J’arrête un tuc-tuc, lui demande son prix pour la journée; on ne se comprend pas; il y a maldonne; je téléphone au proprio pour qu’il s’explique et c’est mécontent que le chauffeur s’en va après m’avoir conduit au plus somptueux temple de la ville: le Vat Xieng Thong qui est appelé le temple de la cité d’or; il date de 1560. Sa particularité est la toiture incurvée descendant au sol. Dans cette chapelle rouge, il y a un immense bouddha couché de toute splendeur. Sur le mur ouest, l’arbre de vie est représenté selon une mosaïque en miroir. Un autre bâtiment renferme le char funéraire très grand et très beau. Je continue ma promenade visitant tous les temples le long de la grand rue dont le Vat Sene Sensoukaram, appelé le temple rouge, toujours en activité. On y béni les véhicules. Il y a une énorme statue du bouddha debout à l’intérieur. Je me fais plaisir avec un massage de pied d’une heure: c’est le pied… J’irai ensuite manger une spécialité du Laos: une salade de papaye très épicée. J’ai dit « no spice », il m’a dit « no » mais c’était « très spice »…
Jeudi 14: Ce matin, je me lève tôt pour voir les moines faisant l’aumône; très beau spectacle mais trop touristiques, en tout cas où j’étais. Peut-être y a-t-il un autre endroit plus authentique. J’achète des petites bananes et m’en vais monter le Mont Phousi avec ses 328 marches. Il fait très chaud et la chaleur est humide. Je dégouline de partout. La vue du haut près de la flèche dorée est spectaculaire sur la rivière, le Mékong et la ville. C’est aussi lentement qu’à la montée que je redescends par un autre chemin qui me fera sortir juste devant le Palais Royale mais il est trop tard pour aller le visiter maintenant. Je compte revenir à la guesthouse mais de fil en aiguilles, je me laisse aller à une balade le long du Mékong, aller y prendre un jus de Mangue, aller refaire un massage de pied que l’on propose à toutes les échoppes. En chemin, j’irai voir le temple Vat That puis assiste à une cérémonie au Vat Ho Xieng. Je rentre faire un massage pour terminer la journée. Ce soir, je mange avec Claudine et Deny, rencontré via une correspondante au Laos. En rentrant à la GH, je rencontre un autre couple de français avec qui j’ai correspondu sur le VF également.
Vendredi 15 Aujourd’hui, avec Claudine et Deny, nous sommes partis en bateau sur le Mékong aux grottes sacrées de Pak Ou. Nous traversons un paysage féérique avant d’arriver après 2 heures de navigation aux grottes creusées dans les falaises calcaires abruptes. On nous dépose au pied de la falaise pour voir la première grotte remplie de 3000 bouddhas de toutes sortes, couchés, assis, debouts; en fait il y a 35 positions différentes du bouddha, la position couchée était la dernière. La seconde est un peu plus haut, 2ème étage sans ascenseur avec une volée d’escaliers très difficiles à gravir. Je préviens mes compagnons de fortune qu’ils ne m’attendent pas sauf pour le bateau…. Je ne regrette pas mon effort car c’était spectaculaire de voir ces bouddhas dans le noir (lampe de poche pour voir). Je me suis régalée et parmi tous, j’ai trouvé un petit Ganesh (faut le faire ça quand même…) je me demande ce qu’il faisait là. Ceux qui me connaisse savent qu’il y a toujours un hic avec moi, hé ben oui….En sortant de la grotte, j’ai pris à gauche un petit sentier suivant un groupe de touristes; après un quart d’heure, le petit guide qui s’était déjà retourné plusieurs fois signale au groupe qu’une personne est derrière lui, or il doit fermer la marche. Le groupe anglais confirme que je ne fais pas partie de la colonie. Je pensais tout simplement qu’il y avait encore une grotte à visiter plus haut; or il partait en trekking…. Je suis retournée sur mes pas et en sortant du sentier, Deny était remonté craignant que j’eusse un problème… Et voilà pourquoi, j’aime voyager seule. On ne fait pas des frayeurs aux gens!!! En fait, en regagnant le bateau, on a bien rigolé … surtout eux… Nous continuons notre croisière jusqu’au croisement du Mékong et de la rivière Nam OU. Nous sommes entourés de falaises et de montagnes. En rebroussant chemin, on s’arrête dans un petit village où l’on fabrique l’alcool de riz et où l’on tisse. Je me suis laissée tentée par un chapeau!!! Enfin, nous rentrons à vive allure car le soir tombe et n’avons pas de phares au bateau. C’était une belle excursion qui s’est terminée par un massage où je me suis royalement endormie. J’ai mangé des feuilles de bananes grillées parsemées de graines. Très bon.
Samedi 16: Je pars en tuc-tuc pour les cascades de Kuang Si. Le chemin est apaisant. En entrant, il y a un parc d’ours noirs, bien aménagés. En les observant, on s’aperçoit qu’ils sont joueurs et même qu’au retour, j’assiste à un accouplement qui n’en finissait pas… moi comme d’autres touristes n’avons pas attendu la fin… Il y a plusieurs paliers à la cascade dont une où l’on peut plonger en se lançant avec une corde (je ne l’ai pas fait). La 3ème où la plupart des gens s’arrêtent est magnifique, environ 25 mètres. J’avais prévu ne pas grimper au-dessus mais la tentation fut trop forte et me suis lancée dans un périple parfois regrettable. J’ai pris le chemin de gauche et à la sueur de mon front suis arrivée au-dessus où il a fallu enlever les chaussures pour traverser une partie. Puis suis redescendue par l’autre côté faisant ainsi la bouche. Encore heureux qu’un gentil monsieur Australien m’a aidé toute la descente sinon, je pense bien que je me serais cassée la figure, plus court mais plus aride. Mais le paysage vraiment valait la peine. Cette étape en plus à mon périple m’a fait perdre 2H et je m’attendais bien à être engueulée par le conducteur du tuc-tuc mais il n’en fût rien. Ils sont gentils quand même. Sur le chemin du retour, il m’a arrêté dans un village typique mais bord de route ce qui veut dire touristique. Enfin quand même, c’était bien de voir ces petits enfants en habits traditionnels qui se tournaient pour ne pas qu’on les prennent en photo si on n’achetait pas un produit aux mamans…. Cette journée m’a valu un bon massage et une bonne bière. J’ai mangé un buffet de légumes pour 1 euro.
Dimanche 17 Je me réveille à midi! Je sais ce n’est pas bien mais je n’y peux rien, je ne me suis pas réveillée avant. Le temps de glander un peu, il est 13H30 quand enfin, le patron vient frapper à ma porte s’inquiétant de mon sort. Décidément, j’ai l’art de faire tracasser les gens. Je voulais visiter le musée royal mais c’est dimanche et il est fermé. Je loue un vélo pour l’après-midi et part en randonnée sur l’autre rive de la Nam Kham. Après avoir passé un pont en bambou, je me restaure de viande (j’avais pourtant dit que je n’en mangerais pas); je ne mange pas tout et un chien en profite. Tout au long du chemin, je vais de temple en temple et c’est vraiment un grand plaisir de faire du vélo au Laos. Sur mon plan, il y avait possibilité de retraverser le 2ème pont mais apparemment, il n’existe plus (only boat). Demi-tour et me voilà relancée. Je pousse la bicyclette jusqu’où se rejoignent la Nam Ou et le Mékong. Le retour se fera en longeant celui-ci. Je m’arrête pour faire un massage de pied mais après 5 minutes, je stoppe tout car le gars n’est pas concentré du tout sur mes pieds et il y a un bruit infernal dans la pièce. Le soir, je soupe avec Claudine et Deny qui partent demain pour le nord. Je les retrouverai à Paksé car nous ferons le plateau des Bolovens ensemble (en 2 jours). Ce soir, je me suis contentée d’une salade laotienne: mmm, il y avait des cacahuètes dedans. Mardi 19: Je suis partie à 9H30 sous une pluie battante pour prendre le bus de VANG VIENG. Il y avait du brouillard évidemment mais j’ai quand même pu admirer le paysage. Qu’est-ce qu’on était haut un moment!!! Plus on avance sur VV, plus beau c’est. J’attends demain avec impatience pour découvrir de plus près. Vu l’heure, je n’ai rien pu entamer aujourd’hui; le temps d’arriver à l’hôtel encore 15 minutes de tuc-tuc et ici, il fait nuit à 18H. J’ai quand même été faire un massage, y avait plus que ça à faire puis une Beerlao….
Mercredi 20 Ce matin, je remonte sur une bicyclette pour faire mes balades. Je commence par chercher les grottes de THAM PHY KHAM qui ont servi de refuges aux laotiens lors de l’invasion des chinois au 19ème siècle. Il faut gravir 147 marches pour y arriver mais qu’est-ce-que je me suis régalée. Elles sont immenses et encore on ne visite qu’une partie. Il y fait frais (ouf). Je rencontre deux bonzes avec qui je discute. Puis je me retrouve seule dans la grotte, j’ai écouté le silence. A ce point, je ne l’avais jamais entendu. Rien. C’est flippant de se savoir à l’intérieur de la terre, seule; je n’ai pas pu m’empêcher un moment donné à penser à un film d’horreur… A la sortie, je retrouve les deux moines à qui j’offre un jeu de cartes; en échange, il m’offre un petit bouddha. Je peux assurer qu’il ne me quittera JAMAIS. En bas de la grotte, il y a une petite cascade avec une eau limpide; étant presque seule aussi en bas, j’ai pu profiter du bruit de l’eau. Autre effet!!! Et c’est là qu’on se dit: vive le voyage en solitaire… avec soi-même. Au bord de la cascade, je mange un fruit qui ressemble à un pamplemousse rose mais ce n’est pas ça, quelqu’un me dira bien ce que c’est, dans les habitués du forum. En tout cas, c’est bon. Je remonte sur mon véhicule à deux roues dans l’espoir d’aller voir les gens passer sur la rivière dans leur pneu (tubing); en fait, au départ, je venais ici pour en faire mais ma petite voix intérieure me dit que non… je vais me casser la figure contre un rocher et finir noyée. Mais auparavant, je fais une bonne série de kilomètres pour admirer le paysage. Je termine ma journée en mangeant un humus fallafel (délicieux) mais je ne sais pas ce qu’il y a dans ces boulettes. Puis par un massage bien évidemment. Demain, je pars en moto avec chauffeur pour des horizons plus lointains. Jeudi 21: Il faut dire que je suis dans la ville la plus fêtarde du Laos, enfin plus exactement ça l’était car il y a eu des restrictions suite à de nombreux décès et je comprends quand je vois le courant de la Nam Xong. Les fêtards la descendant en bouée prenaient de gros risques. Il parait quand même qu’encore maintenant, la plupart repart le matin pour une autre destination avec la gueule de bois. Donc, je n’ai pas de scrupules avec ce que j’ai bu, je ne l’aurais pas. Enfin, je crois…. 2 bières d’ici, ça fait 4 de chez nous…. Je n’ai donc pas fait de tubing sauf dans une grotte où je me suis retrouvée assise dans un pneu pour visiter la grotte, les fesses dans l’eau; j’avais prévu le coup et avait des habits de rechange. Donc ce matin, je pars en moto, à 14 Km au nord de la ville, vers la grotte éléphant où est érigé un grand bouddha et éléphant car on devine dans les roches cette forme. Un peu plus loin Tham Hoy, tham Loup et la water cave. Ce fut un délice. Mais heureusement que mon petit guide m’a épaulé et encore, un moment donné dans la cave du loup, je me suis demandée s’il connaissait vraiment le chemin; nous tournions et retournions à l’intérieur de cette grotte que je n’aurais jamais su retrouver la sortie. Nous étions munis d’une lampe de poche frontale. C’est incroyablement beau. Aucun regret. Contente d’avoir vécu ça… Nos grottes de la montagne St. Pierre pourrait prendre l’exemple pour les aménager. Il a fait très chaud et même dans les grottes, je transpirais toute la sueur de mon corps mais était-ce de chaud ou de peur???? Je me suis quand même prise une stalactite sur la tronche mais légèrement. Au retour, j’ai réservé mon billet de mini-van pour partir demain matin vers la capitale Vientiane. Je me suis régalée ce soir avec une salade de papaye et une salade laotienne (promis j’en fais une à mon retour. Dois-je encore signaler que j’ai fait un massage!!!!
Samedi 23 Je démarre avec un triporteur à 9H20 pour le Bouddha Parc (Vat Xieng Khouane). Il faut une heure pour faire le trajet (24 km). Je pense que j’aurais été vite à vélo. Les 6 derniers kilomètres se font sur une route avec des trous d’autruches… Au point que j’ai failli voler hors du véhicule et dire si c’était harde, une baleine de mon soutien-gorge a sauté hors de son étui… J’aurais sûrement les fesses bleues demain comme en Tunisie sur un dromadaire… Mais le résultat était au rendez-vous; un parc à la DALI construit en 1958 par un moine qui a voulu réunir les philosophies Bouddhiste et Hindouisme. Et ce avec le don des fidèles. Il y a aussi une sorte de grosse citrouille en béton dont on rentre par une grande bouche; elle représente l’univers qui part de l’enfer au paradis. Ben moi, en arrivant au Paradis, j’ai bien crû m’être cassée Le petit doigt en sortant par le trou juste fait pour les tailles laotiennes. Bon, j’ai eu mal une heure, une pilule miracle et un peu d’huile essentielle (et oui, je me promène avec ma pharmacie). Pour redescendre rebelote, j’en ai transpiré des gouttes de labeur. En bas, je me suis dis, ho c’était chouette! Sur le chemin du retour, après 4-5 km, j’aperçois le pont de l’amitié qui relie le Laos à la Thaïlande. Je demande à voir le temple Vat Si Muang, le plus vénéré qui abrite le Bouddha d’Emeraude magnifique. Il s’y passait justement une cérémonie (les vœux d’un moine je crois car il était habillé tout blanc). Je vais ensuite au plus important temple du Laos, le Vat Pha That Luang, à 4 km de la ville. Il a une longue histoire qui remonte au 3ème siècle avant JC…. On doit y avoir trouvé des reliques car il date de 1566 et restauré par l’école française en 1900 mais la restauration est controversée et se refera en 1931 sur base d’esquisses de 1867. C’est dire qu’il a une histoire… je reçois un diner gratuit; j’ai chaud et je commence à avoir mal aux pieds et être fatiguée. J’irai quand même visiter le musée national qui relate surtout la lutte du pays pour revendiquer son identité. A savoir que le Laos était un royaume et devient une république en 1975. On y trouve aussi des vestiges historiques dont notamment une jarre de la plaine dont je ne comprends pas bien l’histoire; je pense qu’elle servait d’urnes mais je dois me renseigner. J’ai zappé cette étape du voyage bien que ça m’aurait plu mais on ne peut pas tout faire en si peu de temps. Je terminerais ma journée le long du Mékong pour y voir le coucher du soleil. Alors qui dit qu’il n’y a rien à faire à Vientiane? Demain, je m’envole pour Paksé dans le sud.
Dimanche 24
Je prends le vol de Vientiane - Paxhe et arrive vers 13 H. La journée étant bien entamée, je décide d’aller directement aux 4000 Iles tant qu’à faire…Je m’octrois le luxe de prendre un taxi pour 50 euros qui me conduira de l’aéroport à Nasakang (presque 3H de route) où là j’aurais une pirogue pour les Iles. J’avais décidé de me rendre à l’île Don Khone mais bêtement, en suivant les premiers passagers, je descends au premier arrêt qui était Don Det. Pour trouver ma guesthouse évidemment, personne ne connaissait; je me suis ainsi rendue compte que j’étais sur la mauvaise île. Décidément, ça m’apprendra à toujours suivre tout le monde. J’attends une autre pirogue qui m’y conduira. J’ai opté pour la GH Pa ka car j’ai su que le patron parle français; en fait, c’est la patronne. C’est clean pour 5 euros avec salle de bain et terrasse personnel au bord du Mékong; il y avait pour 8 euros la clim mais pas de vue Mékong mais franchement, la nuit ça n‘a pas été trop chaud; le jour, je ne suis pas là et j‘ai très chaud…
Lundi 25 J‘avais décidé de faire pédale douce ce matin et me suis donc bien relaxée. A 11H, je réserve à ma mamy le ticket pour les chutes de Phapheng pour 9 euros car je suis seule… Mais il s’occupe de tout! Aussitôt payé, aussitôt parti. Pirogue de la guesthouse jusque Nakasang et de là, side-car jusqu’aux chutes (ça je n’avais pas encore fait…) qu’Est-ce que je regrette le petit ventilateur à pile de mon petit Pierre…Il fait très très chaud, je dégouline. Bref, pour en revenir aux chutes, elles sont superbes. Le Mékong se transforme sur 13 km en puissants rapides entrecoupés de plusieurs chutes. Au retour, en sortant de la pirogue, je fais le grand écart, une jambe dans une pirogue et une dans l’autre, le problème c’est qu’elles s’éloignaient… A peine rentrée, à peine repartie louer un vélo pour aller aux chutes de LI PHI qui se trouvent au sud de l’ile; en passant, je vois la locomotive datant du temps des français. Les chutes sont impressionnantes pour leurs rapides et leur intensité. Selon les laotiens, elles renfermeraient des esprits, c’est pourquoi, les villageois n’y vont pas. Elles sont moins hautes que celles de Phapheng mais plus longues et plus intenses. J’ai adoré et y suis restée un bon bout de temps, poussant même jusqu’à la petite plage. Je viens de rentrer et inutile de vous dire que je rédige ces lignes devant une Beerlao….Demain départ pour Champassak, sais pas encore pas quel moyen de locomotion! Mardi 26 Je quitte ma douce guesthouse Pa Kha sur l‘Ile de Don Khone en pirogue jusque Nakasan. De là, parcours du combattant en allant chercher un peu tout le monde à des endroits différents. Remontée sur la berge avec les bagages lourds; je n’en peux plus; il faut marcher 15 minutes pour le bus de Champasak. J’arrive dans le bus en nage. On attend encore 20 minutes puis départ mais en s’arrêtant plusieurs fois. Galère. Enfin, arrivée à Champassak vers 15H. Ce n’est pas fini, il faut prendre une autre pirogue car nous sommes du mauvais côté du fleuve… Enfin, nous démarrons après plusieurs négociations car il y a des gens qui ne voulaient pas payer pour la traversée. Ils sont donc descendus attendre le ferry (2H30 d’attente). Ouf, nous partons. Mais de l’autre côté de la berge, escalier de meunier à grimper avec les bagages. Mon Dieu, dans quelle histoire je me suis encore fourrée. Je vais m’épuiser. Première guesthouse, ce serait trop beau pour qu’elle me convienne (Anouxa qui pourtant plait à tout le monde). Donc je vais à l’hôtel Amphone. Pas de tuc-tuc et il y a 2 km…. Une moto me charge avec mon gros sac et mon troller devant lui; il n’y avait que ses yeux qui dépassaient juste pour voir la route… et moi cramponnée derrière avec mon sac à dos. Les gens qui nous ont vu partir riaient aux éclats, moi moins…. Après mon installation, je loue une bicyclette; elle ne va pas, les pneus sont plats. Je la ramène et prends la 2ème de l’hôtel qui ne va pas, elle fait un drôle de bruit et n’avance pas. Je la ramène et en loue une ailleurs. Direction Champassak Spa pour un massage aux herbes bien mérité.
Mercredi 27 Comme prévu, je pars de bonne heure pour aller visiter le lieu magique qu‘il y a à visiter à Champasak: le Vat Phou. C‘est un temple montagne donc comme le mot le dit, il est construit dans la montagne… Ce qui signifie grimpette… Déjà à 8H, il faisait très chaud pour y grimper. J‘ai beaucoup apprécié la grotte dans la falaise où il y a l‘eau sacrée qui coule des fissures de la montagne. J‘y suis restée un bon moment, tranquille. Ce temple date de l‘époque préangkorienne soit 5-6ème siècle après JC; On y trouve un mélange de statues hindouistes et bouddhistes. Je finis ma visite à midi pile. Après-midi, spa bien-être chez Nathalie (Champasak Spa) qui s’est installée au Laos depuis 5 ans. Je rentre à vélo et vais manger le long du Mékong avec un monsieur un peu farfelu mais qui me parle d’Angkor qu’il connait bien. En fait, j’ai mangé mon premier plat d’une variété d’insectes vivants, sans le vouloir car il tombait dans la sauce de mon plat de nouilles au poulet…..
JEUDI 28 Je me laisse la matinée pour traîner et à midi, je pars en minibus à Paksé où je rencontre le couple avec qui j’ai fait les grottes de Pak Ou. Nous devons partir demain pour 2 jours faire le plateau des Bolovens. Alors aujourd’hui, pas de courage, fatiguée et tant mieux que ça tombe aujourd’hui (17ème jour comme d’habitude, jour à ne rien faire). Je n'ai pas pu m'empêcher d'aller manger dans un resto indien juste devant l'hôtel et de demander au patron d'où il venait; en plus, vu la couleur de sa peau, j'aurais misé juste.... Chennay (Madras). Je vous laisse deviner où se déroulera mon prochain long voyage???????Ne me dites pas que vous avez trouvé.....😏
Le Cambodge Le pays est une monarchie de 14,5 millions d’habitants pour 181.000 km².
Dimanche 1er décembre: je m’envole pour SIEM REAP au Cambodge début d’après-midi. J’ai réservé chez une française pour ma facilité. Elle a un programme tout établi et a ses propres tuc-tucs. Quand je pense que je me suis cassée la tête des nuits entières à essayer de les mettre dans l’ordre chronologique, etc… A 16H30, je vais chercher mon pass de trois jours (40 dollars) ainsi demain, je n’aurais plus qu’à passer sans faire la file. Le driver me conduit déjà voir un temple: le BAYON qui est magnifique mais dont je tourne en rond sans trouver la sortie. Pas compliqué mais aucun sens de l’orientation et quand ça tourne. Demain , je prends la boussole.
Lundi 2 décembre: 6H du matin, départ pour la visite. 1er temple: Angkor Vat, je pense le plus grand site. 2H30 pour le visiter. Il est beau, bien conservé par rapport aux autres. J’apprécie l’entrée principale du roi, les deux entrées à côté pour les notables, les deux autres entrées encore plus à côté pour les éléphants et les serviteurs étant moins bien considérés rentreront par l’arrière. Il est tôt donc pas encore de cars de japonais, chinois ou thailandais…seulement des petits groupes de 2 à 5 personnes ou des solitaires comme moi. C’est un temple hindouïste du 12ème dédié à Shiva. On me dépose à l’entrée Est et on me reprend 2H30 plus tard entrée Ouest. 2ème temple: Prasat Kravan, le plus vieux temple découvert sur le site, du 10ème siècle. Il est hindouiste et dédié à Vishnou. Il a cinq tours et est fait en partie avec de belles briques fabriquées sur place ce qui est original. 3ème temple: Prasat Bantheay Kdei; magnifique monastère bouddhique du 12ème siècle. Il était équipé d’une salle de danse. 4ème temple: Sras Srang: juste en face. C’est un lac artificiel où les rois se baignaient. Il fut construit au 10ème siècle. 5ème temple: Pré Rup du 10ème siècle, temple hindouiste dédié à Shiva. Très abimé suite à l’érosion. 6ème temple: le Mébon oriental dont je ne me souviens plus du tout. 7me temple: Ta Som; tour à l’entrée ouest et fin du temple bloquer par un énorme banian. 8ème temple: Neak Pean ou les serpents enroulés: temple hindouiste du 10ème siècle. Il était construit sur une ile et on ne savait y aller qu’en bateau Au bout de la passerelle, tout et fermé. On ne peut aller plus loin depuis 3 ans. On soignait les malades avec l’eau sacrée. 9ème temple: j’ai dû faire le Prasad Tad Ney et le Tad Kéo mais j’ai oublié. 10 et 11èmes : je termine par la terrasse des Lépreux et des éléphants. De là, on aperçoit en face les tours où les familles jugeaient leurs voisins (en fait, on mettait au dessus des tours les deux personnes en litiges et le premier qui avait un malaise était le fautif; les familles opposées les surveillant). 12ème : je pénètre dans le palais royal mais sans grimper au-dessus cettre fois. J’ai juste le temps de rentrer, prendre une bière, me doucher avant d’aller au spectacle de danses populaires à Aspara. On mange bien mais spectacle court.
Mardi 3 décembre: Je pars en voiture cette fois vers le temple de Banteay Srey où je suis tranquille car il n’est que 7H du matin. On l’appelle aussi la citadelle de la femme car les motifs sont très fins et on dit qu’il n’y a que des dames pour faire un tel travail. Les tons sont ocres. Ensuite, le Banteay Samre du 12ème siècle; je n’arrive plus à me souvenir des détails tellement j’en ai vu; c’est malin je sais mais bon c’est ainsi. Là les choses vont commencés à se gâter: les deux prochains temples que le chauffeur me présente, je les ai fais hier avec un autre chauffeur de la guesthouse. Je demande à faire le 3ème, le Prasat Ta Prum mais celui là était au programme de demain. Je le fais quand même et le chauffeur m’attend à la sortie est alors que je suis rentrée par l’ouest; je demande à un autre driver de lui téléphoner (heureusement que j’avais pris son téléphone) mais là, il n’y avait pas de réseau. Enfin, quand le réseau réapparu, il vint ainsi me chercher. Je n’étais pas contente. Je n’avais plus envie de voir des temples. J’en ai encore vu deux toutefois mais des petits sans grande importance. A midi, je demande qu’il m’emmène faire un massage de pieds; j’en avais marre. Mais là où les choses se gâtent vraiment, c’est à la rentrée à la guesthouse. Je signale à Nancy et Marion, soit disant les patronnes…à ce que je croyais… qu’il y a eu un petit problème. Du coup, Marion et Nancy m’engueulent me disant que je n’arrête pas de changer le programme. Je réponds que ce n’est pas une raison pour ne pas me signaler qu’on m’attend à une autre porte que la porte où je suis rentrée. Elles se défendent disant que je n’ai qu’à suivre le programme qu’elles ont fait. Je dis qu’elles n’ont qu’à faire une photocopie du programme car on ne peut pas retenir tous les noms et ne pouvait donc pas ainsi savoir ce qui était au programme du lendemain. Bon, je vais en ville (affreuse cette ville)… et au retour, Nancy me lance des vannes devant les clients. Je dis que je m’en vais demain matin. Elle s’en fout et part. Les autres me disent qu’en fait, je ne dois pas faire attention, elle a des problèmes et n’est plus propriétaire de la Lovely GH. En fait, je décide donc de rester par sympathie pour le nouveau propriétaire laotien qui est sympa, qui parle aussi français et se débrouille du mieux qui peut pour tout organiser. Journée terminée. Demain départ avec le même chauffeur mais je crois qu’il fera attention de me dire à quelle porte il m’attendra.
jeudi 5: je m'offre une grasse matinée et part à 10H30 pour la visite d'une ferme de vers à soie. Sympa. Ensuite, je fais le village culturel où je me suis régalée avec les spectacles des différentes ethnies.
Ensuite, je suis allée dans le tunnel des bombardements du Vietnam. Je pensais que c’était des photos mais non c’était comme un train fantôme sauf qu’il n’y avait pas de train… Je n’étais pas du tout à l’aise mais alors pas du tout… il devait sûrement y avoir une vidéo car à la fin, le gardien est venu m’accompagner… L’horreur mais c’Est-ce qu’ils ont vécu malheureusement. Le soir, souper avec mes copains français rencontrés au Laos qui arrivaient.
Vendredi 6: départ ce matin pour 4 heures de bus; direction Battambang. Les routes sont en très mauvais état. A l’arrivée, j’ai été surprise de voir mon nom sur une pancarte avec l’hôtel où j’allais. Je n’avais prévenu que j’arrivais avec ce bus; j’aurais pu venir en taxi ou en bateau…. Enfin bien contente, pas de bagages à porter. Mais il va s’incruster pour me faire les excursions. Il n’a pas perdu et il n’a pas gagné car j’ai été au cabaret vert dirigé par des français voir s’il avait un tuc-tuc pour deux jours. Ils en ont un un jour. Donc je fais un jour avec celui qui est venu me chercher et ai choisi ce qui n’a pas besoin d’explications. Le reste se fera avec le français. Il m’a déjà demandé dix fois pour aller manger. Je lui ai dit que c’est mon problème si je mange ou pas. Il s’est calmé et m’a proposé de m’emmener au cirque. J’ai accepté car c’est pour une bonne cause ici au Cambodge (enfants orphelins ou pas les moyens de scolariser, etc.…). j’ai passé une excellente soirée, c’était de l’acrobatie avec le fil conducteur sur l’adventure… encore beaucoup d’humour!!! J’ai été mangé au white rose et ne sachant que prendre, j’ai pris deux plats… Je me suis régalée mais j’ai trop mangé…
Samedi 7: je prends un tuc-tuc pour la journée. Après le tunnel des bombardements, je me lance sur le train bambou. Alors ça, c’est une plateforme posée sur deux essieux, pas de freins, un conducteur active une manette à l’arrière et on défile à 30 à l’heure sur des rails ni parallèles ni entretenues depuis que les français sont partis. Je suis assise en première position. J’ai hurlé mais en ressentant un sentiment d’immense liberté. Si je devais mourir, ce serait comme ça que je le voudrais… Je pense que c’est le seul au monde. J’ai visité une briqueterie moins marrante. Je poursuis mon parcours par une visite viticole et j’ai 4 verres à déguster. Je pense que cette journée est cool mais nous allons ensuite au temple Banon et il y a 368 marches à gravir….On aurait pu faire la dégustation après!!!! Je veux aller aux caves à proximité mais après avoir marché un kilomètre dans la jungle, accompagné d’un gamin, au vu de l’entrée de la grotte, je rebrousse chemin. Alors maintenant, le Phnom Samphéou, un lieu que je voulais absolument aller. C’est du tout de cette montagne que les Khmers rouges jetaient les Cambodgiens, femmes et enfants compris. Je suis rentrée dans la grotte où ils atterrissaient et ai ressenti un malaise tellement le lieu est fort en tension négative. Ils restent un sanctuaire avec les ossements; Ces gens ont vécu l’horreur du temps des Khmers rouges; ce fut un génocide dont je parlerais plus longuement sur ma visite de Phnom Phen où le musée se trouve. Je termine ma journée par l’admiration d’un temple à Battambang. En rentrant, je fais ma maline en commandant une bière pour boire dans ma chambre; en l’ouvrant, je m’aperçois qu’un c’est un stout. Je revis mon enfance, il ne manque plus que le sucre et le jaune d’œuf dedans…….
Dimanche 8: je fais le tour des artisans, voir comment on fait les bâtons d’encens, comment on fait la pate pour les nems, comment ils font les nouilles avec du riz, comment ils font des tranches de bananes séchées, comment ils font le prahoc (poissons conservés des mois avec du sel), comment ils font des statuettes en bois, etc.… Je visite un temple qui n’en valait pas trop la peine, le wat Ek. Après-midi, je tue le temps en faisant un massage chez les aveugles puis en allant au marché central. Fin d’après-midi, je vais admirer l’envol de 5.000.000 de chauves-souris sortant d’une grotte chaque jour à la même heure pour revenir le lendemain matin. Extraordinaire. Une fois qu’elles sortent, il y en a pour 45 minutes….. Spectaculaire. Demain, départ pour une ville à mi-chemin entre ici et la capitale.
lundi 9: au dernier moment, je décide de ne pas aller à Pursat et de continuer pour la capitale afin de faire étape (du coup, une journée perdue en transport). Je vais à Sihanoukville: la plage.
Mardi 10: me voici après 6H de bus à Sihanoukville bord de mer. Je choisis OTRES, la plage la plus propre, la plus calme et la plus éloignée évidemment; Je suis dans paillotte (sans salle de bain) à 5 mètres des vagues, les pieds dans l’eau. Je n’ai pas profité aujourd’hui car arrivée trop tard. Première altercation avec un tuc-tuc. On m’avait dit que pour venir ici, il fallait payer 6 dollars. Il me demande 5, j’y vais mais à mi-chemin, il m’arrête dans un hôtel qui n’est pas celui que j’ai demandé… Quand je lui dis où je veux aller, il me redemande 5 dollars. Je refuse, je sors du tuc tuc avec mes bagages. Il attrape mes bagages et mon bras… Puis je gueule dessus et pars vers un bar, il attrape une grosse pierre. Les gens du bar appellent un cambogdien qui parle français. Il arrange les choses mais bon j’ai été arnaquée pour une fois… Enfin, je suis dans ma cahute. Demain, je compte bien profiter de la mer.
Mercredi 11: journée plage bien agréable.
Jeudi 12: malade toute la nuit.... Départ pour Kampot. Pas en forme. Fatiguée. Toutefois fin d'après-midi, je loue un vélo pour faire le tour de la petite ville; j'ai conduit comme une clinche tellement j'était fatiguée. Je me suis arrêtée faire un massage de pied et au final quand j'ai repris le vélo, je ne savais pas dévérouiller le cadenas.On a l'air malin dans ces cas là.... un attroupement riait autour de moi....s'agrandissant au fil des minutes... Tout le monde essayait, rien à faire: bloquer. Finalement un petit cambodgien l'a fait en une seconde; il y a un truc!!!
Vendredi 13: ce matin, je pars avec un petit groupe à la montagne de Bokor (1075 mètres). On visite la petite église, les maisons abandonnées, le casino en rénovation, la villa du roi à l’état de ruine. Puis le nouveau Complexe qui comprendra un grand casino et un hôtel de 600 chambres. Nous dinons au bord d’un petit rapide (ils appellent ça waterfall mais…). Après-midi, j’enfourche un vélo pour faire au moins 20 km à la recherche des marais salants mais j’étais dans le mauvais sens; moi et mon sens de l’orientation!!!! Enfin, j’ai trouvé au final ainsi qu’un superbe temple non connu des touristes qui ne s’aventurent pas si loin.
Samedi 14: j’arrive à Kep, petite ville côtière. J’y vais en tuc-tuc car ce n’est pas loin. En chemin, je visite un petit temple dans une grotte qui date du 7ème siècle. Après-midi: petit tour de ville à pied. Rien de spécial au programme.
Dimanche 15: journée moto à travers le parc national d’où l’on a une vue magnifique sur la vallée, la mer; on y trouve les arbres magiques où l’on peut grimper à l’intérieur jusqu’au-dessus (je ne l’ai pas fait!). J’ai traversé des rizières, retrouvant les gens travaillant comme à l’ancien temps chez nous avec les bœufs, etc… J’ai visité une plantation de poivre, explication en français très intéressantes; j’ai fait mes réserves pour le restant de ma vie!!!! Je pense que j’en ai vraiment acheté trop. On a traversé les marrais salants d’où j’ai compris le mécanisme…. En traversant ces villages, nous sommes dans le Cambodge profond!!! Nous irons aussi sur la seule plage naturelle de Kep mais il y a trop de bruit de la part des cambodgiens et je n’y reste pas (dommage). J’aurais voulu faire l’île du lapin, mais il me manque une journée Celle que je me suis trompée à cause de mon détour à Sihanoukville.
Lundi 16: me voici de retour dans la capitale. Le minivan que je devais prendre est tombé en panne donc j’ai repris le bus. J’arrive plus tard que prévu. Le reste de l’après-midi, je ne fais rien de spécial. Le soir, je mange avec le couple rencontré au Laos.
Mardi 17: je visite le musée du crime du génocide. C’était, au départ, un lycée qui est devenu la plus horrible prison du Cambodge dirigée par les Khmers rouges (Khmer: c’est la plus grande ethnie cambodgienne et rouge: parti communiste) dirigé par Pol Pot à son retour d’Europe. Ce fut donc une prison de 1975 à 1979. On y trouve des centaines de photos de victimes avant leur mort car ils aimaient garder des archives. Il y a les appareils de torture, les lits en fer où ils étaient enchaînés, les petites cellules faites dans les classes; au centre, dans la cour, la potence où on les pendait par les pieds et quand ils avaient perdu connaissance, on les plongeait dans une jarre d’eau toujours en place actuellement. On y a retrouvé 7 survivants dont un vit encore. Sur le coup, je visitais mais une fois dans le tuc-tuc, j’avais envie de sangloter. C’est une visite très dure qui doit toutefois se prolonger 15 km plus loin au camp d’extermination de Choeung Ek (ou Tuol Sieng). A l’aide d’un guide audio, je parcours les étapes. D’abord, où les camions amenaient les prisonniers par centaines. Puis, où on les questionnait et faisaient signer leur arrêt de mort. On y a retrouvé près de 40 fosses communes. Le mémorial érigé en leur mémoire ne peut pas contenir tous les ossements donc certaines fosses ont été laissées telle quelle notamment sous le lac. Mais tous les mois, la nature fait qu’il ressort toujours des os ou des habits hors de la terre. J’ai vu une poule manger un lambeau qui sortait de terre… Une très grande fosse où l’on a découvert que des femmes et des enfants; on a découvert qu’ils fracassaient le crâne des bébés contre l’arbre toujours présent. Un autre arbre qu’on appelle l’arbre magique mais qui ici n’a rien de magique servait à attacher les hauts parleurs pour diffuser de la musique fort pour assourdir la machine qui exterminait les prisonniers et leurs derniers cris… De l’herbicide était répandu sur eux pour que les paysans du coin ne sentent pas les odeurs. Je n’oublierai jamais cette journée…. Il a plu toute la journée…. La fin d’après-midi est plus agréable puisque je vais au marché russe.
Mercredi 18: pas dormi la nuit mais sur le matin donc réveil à 11H avec mauvaise humeur. Deux heures pour me mettre d’aplomb. Après, ça reprend: visite du musée national où je trouve un linga en cristal de roche du 12ème venant d’Angkor Thom, un beau Nandi du 13ème venant Angkor Vat, des figures en grès et en stuc plus anciennes du 6ème , etc.…Je ne peux pas tout citer. Le bouddhisme est né au 6ème siècle avec Gauthama. Avant les Khmers étaient hindouistes et encore avant ANIMISTE…. Cette « religion » croit aux phénomènes naturels et aux esprits dans les forêts, par exemple….Je n’avais jamais entendu parler de cette croyance animiste… Bref, le musée vaut la peine d’être visité. Le palais royal m’a été déconseillé car tout est quasiment fermé, de toute façon, je n’avais pas envie. J’ai été au marché central bien animé puis à un spectacle au musée national en soirée. Très bien mais cher. Je termine ainsi ma dernière journée par un resto français « la brasserie du port » où je n’ai pas été déçue même si un peu cher pour le coin…. Puis un dernier massage aux huiles et aux herbes. Demain départ à 14H.
MARIE
Mardi 12: A la Sabaidee GH, le patron parle français. Les chambres sont propres mais rudimentaires. Il y a beaucoup de moustiques. Je termine ma journée par un massage.
Mercredi 13: J’arrête un tuc-tuc, lui demande son prix pour la journée; on ne se comprend pas; il y a maldonne; je téléphone au proprio pour qu’il s’explique et c’est mécontent que le chauffeur s’en va après m’avoir conduit au plus somptueux temple de la ville: le Vat Xieng Thong qui est appelé le temple de la cité d’or; il date de 1560. Sa particularité est la toiture incurvée descendant au sol. Dans cette chapelle rouge, il y a un immense bouddha couché de toute splendeur. Sur le mur ouest, l’arbre de vie est représenté selon une mosaïque en miroir. Un autre bâtiment renferme le char funéraire très grand et très beau. Je continue ma promenade visitant tous les temples le long de la grand rue dont le Vat Sene Sensoukaram, appelé le temple rouge, toujours en activité. On y béni les véhicules. Il y a une énorme statue du bouddha debout à l’intérieur. Je me fais plaisir avec un massage de pied d’une heure: c’est le pied… J’irai ensuite manger une spécialité du Laos: une salade de papaye très épicée. J’ai dit « no spice », il m’a dit « no » mais c’était « très spice »…
Jeudi 14: Ce matin, je me lève tôt pour voir les moines faisant l’aumône; très beau spectacle mais trop touristiques, en tout cas où j’étais. Peut-être y a-t-il un autre endroit plus authentique. J’achète des petites bananes et m’en vais monter le Mont Phousi avec ses 328 marches. Il fait très chaud et la chaleur est humide. Je dégouline de partout. La vue du haut près de la flèche dorée est spectaculaire sur la rivière, le Mékong et la ville. C’est aussi lentement qu’à la montée que je redescends par un autre chemin qui me fera sortir juste devant le Palais Royale mais il est trop tard pour aller le visiter maintenant. Je compte revenir à la guesthouse mais de fil en aiguilles, je me laisse aller à une balade le long du Mékong, aller y prendre un jus de Mangue, aller refaire un massage de pied que l’on propose à toutes les échoppes. En chemin, j’irai voir le temple Vat That puis assiste à une cérémonie au Vat Ho Xieng. Je rentre faire un massage pour terminer la journée. Ce soir, je mange avec Claudine et Deny, rencontré via une correspondante au Laos. En rentrant à la GH, je rencontre un autre couple de français avec qui j’ai correspondu sur le VF également.
Vendredi 15 Aujourd’hui, avec Claudine et Deny, nous sommes partis en bateau sur le Mékong aux grottes sacrées de Pak Ou. Nous traversons un paysage féérique avant d’arriver après 2 heures de navigation aux grottes creusées dans les falaises calcaires abruptes. On nous dépose au pied de la falaise pour voir la première grotte remplie de 3000 bouddhas de toutes sortes, couchés, assis, debouts; en fait il y a 35 positions différentes du bouddha, la position couchée était la dernière. La seconde est un peu plus haut, 2ème étage sans ascenseur avec une volée d’escaliers très difficiles à gravir. Je préviens mes compagnons de fortune qu’ils ne m’attendent pas sauf pour le bateau…. Je ne regrette pas mon effort car c’était spectaculaire de voir ces bouddhas dans le noir (lampe de poche pour voir). Je me suis régalée et parmi tous, j’ai trouvé un petit Ganesh (faut le faire ça quand même…) je me demande ce qu’il faisait là. Ceux qui me connaisse savent qu’il y a toujours un hic avec moi, hé ben oui….En sortant de la grotte, j’ai pris à gauche un petit sentier suivant un groupe de touristes; après un quart d’heure, le petit guide qui s’était déjà retourné plusieurs fois signale au groupe qu’une personne est derrière lui, or il doit fermer la marche. Le groupe anglais confirme que je ne fais pas partie de la colonie. Je pensais tout simplement qu’il y avait encore une grotte à visiter plus haut; or il partait en trekking…. Je suis retournée sur mes pas et en sortant du sentier, Deny était remonté craignant que j’eusse un problème… Et voilà pourquoi, j’aime voyager seule. On ne fait pas des frayeurs aux gens!!! En fait, en regagnant le bateau, on a bien rigolé … surtout eux… Nous continuons notre croisière jusqu’au croisement du Mékong et de la rivière Nam OU. Nous sommes entourés de falaises et de montagnes. En rebroussant chemin, on s’arrête dans un petit village où l’on fabrique l’alcool de riz et où l’on tisse. Je me suis laissée tentée par un chapeau!!! Enfin, nous rentrons à vive allure car le soir tombe et n’avons pas de phares au bateau. C’était une belle excursion qui s’est terminée par un massage où je me suis royalement endormie. J’ai mangé des feuilles de bananes grillées parsemées de graines. Très bon.
Samedi 16: Je pars en tuc-tuc pour les cascades de Kuang Si. Le chemin est apaisant. En entrant, il y a un parc d’ours noirs, bien aménagés. En les observant, on s’aperçoit qu’ils sont joueurs et même qu’au retour, j’assiste à un accouplement qui n’en finissait pas… moi comme d’autres touristes n’avons pas attendu la fin… Il y a plusieurs paliers à la cascade dont une où l’on peut plonger en se lançant avec une corde (je ne l’ai pas fait). La 3ème où la plupart des gens s’arrêtent est magnifique, environ 25 mètres. J’avais prévu ne pas grimper au-dessus mais la tentation fut trop forte et me suis lancée dans un périple parfois regrettable. J’ai pris le chemin de gauche et à la sueur de mon front suis arrivée au-dessus où il a fallu enlever les chaussures pour traverser une partie. Puis suis redescendue par l’autre côté faisant ainsi la bouche. Encore heureux qu’un gentil monsieur Australien m’a aidé toute la descente sinon, je pense bien que je me serais cassée la figure, plus court mais plus aride. Mais le paysage vraiment valait la peine. Cette étape en plus à mon périple m’a fait perdre 2H et je m’attendais bien à être engueulée par le conducteur du tuc-tuc mais il n’en fût rien. Ils sont gentils quand même. Sur le chemin du retour, il m’a arrêté dans un village typique mais bord de route ce qui veut dire touristique. Enfin quand même, c’était bien de voir ces petits enfants en habits traditionnels qui se tournaient pour ne pas qu’on les prennent en photo si on n’achetait pas un produit aux mamans…. Cette journée m’a valu un bon massage et une bonne bière. J’ai mangé un buffet de légumes pour 1 euro.
Dimanche 17 Je me réveille à midi! Je sais ce n’est pas bien mais je n’y peux rien, je ne me suis pas réveillée avant. Le temps de glander un peu, il est 13H30 quand enfin, le patron vient frapper à ma porte s’inquiétant de mon sort. Décidément, j’ai l’art de faire tracasser les gens. Je voulais visiter le musée royal mais c’est dimanche et il est fermé. Je loue un vélo pour l’après-midi et part en randonnée sur l’autre rive de la Nam Kham. Après avoir passé un pont en bambou, je me restaure de viande (j’avais pourtant dit que je n’en mangerais pas); je ne mange pas tout et un chien en profite. Tout au long du chemin, je vais de temple en temple et c’est vraiment un grand plaisir de faire du vélo au Laos. Sur mon plan, il y avait possibilité de retraverser le 2ème pont mais apparemment, il n’existe plus (only boat). Demi-tour et me voilà relancée. Je pousse la bicyclette jusqu’où se rejoignent la Nam Ou et le Mékong. Le retour se fera en longeant celui-ci. Je m’arrête pour faire un massage de pied mais après 5 minutes, je stoppe tout car le gars n’est pas concentré du tout sur mes pieds et il y a un bruit infernal dans la pièce. Le soir, je soupe avec Claudine et Deny qui partent demain pour le nord. Je les retrouverai à Paksé car nous ferons le plateau des Bolovens ensemble (en 2 jours). Ce soir, je me suis contentée d’une salade laotienne: mmm, il y avait des cacahuètes dedans. Mardi 19: Je suis partie à 9H30 sous une pluie battante pour prendre le bus de VANG VIENG. Il y avait du brouillard évidemment mais j’ai quand même pu admirer le paysage. Qu’est-ce qu’on était haut un moment!!! Plus on avance sur VV, plus beau c’est. J’attends demain avec impatience pour découvrir de plus près. Vu l’heure, je n’ai rien pu entamer aujourd’hui; le temps d’arriver à l’hôtel encore 15 minutes de tuc-tuc et ici, il fait nuit à 18H. J’ai quand même été faire un massage, y avait plus que ça à faire puis une Beerlao….
Mercredi 20 Ce matin, je remonte sur une bicyclette pour faire mes balades. Je commence par chercher les grottes de THAM PHY KHAM qui ont servi de refuges aux laotiens lors de l’invasion des chinois au 19ème siècle. Il faut gravir 147 marches pour y arriver mais qu’est-ce-que je me suis régalée. Elles sont immenses et encore on ne visite qu’une partie. Il y fait frais (ouf). Je rencontre deux bonzes avec qui je discute. Puis je me retrouve seule dans la grotte, j’ai écouté le silence. A ce point, je ne l’avais jamais entendu. Rien. C’est flippant de se savoir à l’intérieur de la terre, seule; je n’ai pas pu m’empêcher un moment donné à penser à un film d’horreur… A la sortie, je retrouve les deux moines à qui j’offre un jeu de cartes; en échange, il m’offre un petit bouddha. Je peux assurer qu’il ne me quittera JAMAIS. En bas de la grotte, il y a une petite cascade avec une eau limpide; étant presque seule aussi en bas, j’ai pu profiter du bruit de l’eau. Autre effet!!! Et c’est là qu’on se dit: vive le voyage en solitaire… avec soi-même. Au bord de la cascade, je mange un fruit qui ressemble à un pamplemousse rose mais ce n’est pas ça, quelqu’un me dira bien ce que c’est, dans les habitués du forum. En tout cas, c’est bon. Je remonte sur mon véhicule à deux roues dans l’espoir d’aller voir les gens passer sur la rivière dans leur pneu (tubing); en fait, au départ, je venais ici pour en faire mais ma petite voix intérieure me dit que non… je vais me casser la figure contre un rocher et finir noyée. Mais auparavant, je fais une bonne série de kilomètres pour admirer le paysage. Je termine ma journée en mangeant un humus fallafel (délicieux) mais je ne sais pas ce qu’il y a dans ces boulettes. Puis par un massage bien évidemment. Demain, je pars en moto avec chauffeur pour des horizons plus lointains. Jeudi 21: Il faut dire que je suis dans la ville la plus fêtarde du Laos, enfin plus exactement ça l’était car il y a eu des restrictions suite à de nombreux décès et je comprends quand je vois le courant de la Nam Xong. Les fêtards la descendant en bouée prenaient de gros risques. Il parait quand même qu’encore maintenant, la plupart repart le matin pour une autre destination avec la gueule de bois. Donc, je n’ai pas de scrupules avec ce que j’ai bu, je ne l’aurais pas. Enfin, je crois…. 2 bières d’ici, ça fait 4 de chez nous…. Je n’ai donc pas fait de tubing sauf dans une grotte où je me suis retrouvée assise dans un pneu pour visiter la grotte, les fesses dans l’eau; j’avais prévu le coup et avait des habits de rechange. Donc ce matin, je pars en moto, à 14 Km au nord de la ville, vers la grotte éléphant où est érigé un grand bouddha et éléphant car on devine dans les roches cette forme. Un peu plus loin Tham Hoy, tham Loup et la water cave. Ce fut un délice. Mais heureusement que mon petit guide m’a épaulé et encore, un moment donné dans la cave du loup, je me suis demandée s’il connaissait vraiment le chemin; nous tournions et retournions à l’intérieur de cette grotte que je n’aurais jamais su retrouver la sortie. Nous étions munis d’une lampe de poche frontale. C’est incroyablement beau. Aucun regret. Contente d’avoir vécu ça… Nos grottes de la montagne St. Pierre pourrait prendre l’exemple pour les aménager. Il a fait très chaud et même dans les grottes, je transpirais toute la sueur de mon corps mais était-ce de chaud ou de peur???? Je me suis quand même prise une stalactite sur la tronche mais légèrement. Au retour, j’ai réservé mon billet de mini-van pour partir demain matin vers la capitale Vientiane. Je me suis régalée ce soir avec une salade de papaye et une salade laotienne (promis j’en fais une à mon retour. Dois-je encore signaler que j’ai fait un massage!!!!
Samedi 23 Je démarre avec un triporteur à 9H20 pour le Bouddha Parc (Vat Xieng Khouane). Il faut une heure pour faire le trajet (24 km). Je pense que j’aurais été vite à vélo. Les 6 derniers kilomètres se font sur une route avec des trous d’autruches… Au point que j’ai failli voler hors du véhicule et dire si c’était harde, une baleine de mon soutien-gorge a sauté hors de son étui… J’aurais sûrement les fesses bleues demain comme en Tunisie sur un dromadaire… Mais le résultat était au rendez-vous; un parc à la DALI construit en 1958 par un moine qui a voulu réunir les philosophies Bouddhiste et Hindouisme. Et ce avec le don des fidèles. Il y a aussi une sorte de grosse citrouille en béton dont on rentre par une grande bouche; elle représente l’univers qui part de l’enfer au paradis. Ben moi, en arrivant au Paradis, j’ai bien crû m’être cassée Le petit doigt en sortant par le trou juste fait pour les tailles laotiennes. Bon, j’ai eu mal une heure, une pilule miracle et un peu d’huile essentielle (et oui, je me promène avec ma pharmacie). Pour redescendre rebelote, j’en ai transpiré des gouttes de labeur. En bas, je me suis dis, ho c’était chouette! Sur le chemin du retour, après 4-5 km, j’aperçois le pont de l’amitié qui relie le Laos à la Thaïlande. Je demande à voir le temple Vat Si Muang, le plus vénéré qui abrite le Bouddha d’Emeraude magnifique. Il s’y passait justement une cérémonie (les vœux d’un moine je crois car il était habillé tout blanc). Je vais ensuite au plus important temple du Laos, le Vat Pha That Luang, à 4 km de la ville. Il a une longue histoire qui remonte au 3ème siècle avant JC…. On doit y avoir trouvé des reliques car il date de 1566 et restauré par l’école française en 1900 mais la restauration est controversée et se refera en 1931 sur base d’esquisses de 1867. C’est dire qu’il a une histoire… je reçois un diner gratuit; j’ai chaud et je commence à avoir mal aux pieds et être fatiguée. J’irai quand même visiter le musée national qui relate surtout la lutte du pays pour revendiquer son identité. A savoir que le Laos était un royaume et devient une république en 1975. On y trouve aussi des vestiges historiques dont notamment une jarre de la plaine dont je ne comprends pas bien l’histoire; je pense qu’elle servait d’urnes mais je dois me renseigner. J’ai zappé cette étape du voyage bien que ça m’aurait plu mais on ne peut pas tout faire en si peu de temps. Je terminerais ma journée le long du Mékong pour y voir le coucher du soleil. Alors qui dit qu’il n’y a rien à faire à Vientiane? Demain, je m’envole pour Paksé dans le sud.
Dimanche 24
Je prends le vol de Vientiane - Paxhe et arrive vers 13 H. La journée étant bien entamée, je décide d’aller directement aux 4000 Iles tant qu’à faire…Je m’octrois le luxe de prendre un taxi pour 50 euros qui me conduira de l’aéroport à Nasakang (presque 3H de route) où là j’aurais une pirogue pour les Iles. J’avais décidé de me rendre à l’île Don Khone mais bêtement, en suivant les premiers passagers, je descends au premier arrêt qui était Don Det. Pour trouver ma guesthouse évidemment, personne ne connaissait; je me suis ainsi rendue compte que j’étais sur la mauvaise île. Décidément, ça m’apprendra à toujours suivre tout le monde. J’attends une autre pirogue qui m’y conduira. J’ai opté pour la GH Pa ka car j’ai su que le patron parle français; en fait, c’est la patronne. C’est clean pour 5 euros avec salle de bain et terrasse personnel au bord du Mékong; il y avait pour 8 euros la clim mais pas de vue Mékong mais franchement, la nuit ça n‘a pas été trop chaud; le jour, je ne suis pas là et j‘ai très chaud…
Lundi 25 J‘avais décidé de faire pédale douce ce matin et me suis donc bien relaxée. A 11H, je réserve à ma mamy le ticket pour les chutes de Phapheng pour 9 euros car je suis seule… Mais il s’occupe de tout! Aussitôt payé, aussitôt parti. Pirogue de la guesthouse jusque Nakasang et de là, side-car jusqu’aux chutes (ça je n’avais pas encore fait…) qu’Est-ce que je regrette le petit ventilateur à pile de mon petit Pierre…Il fait très très chaud, je dégouline. Bref, pour en revenir aux chutes, elles sont superbes. Le Mékong se transforme sur 13 km en puissants rapides entrecoupés de plusieurs chutes. Au retour, en sortant de la pirogue, je fais le grand écart, une jambe dans une pirogue et une dans l’autre, le problème c’est qu’elles s’éloignaient… A peine rentrée, à peine repartie louer un vélo pour aller aux chutes de LI PHI qui se trouvent au sud de l’ile; en passant, je vois la locomotive datant du temps des français. Les chutes sont impressionnantes pour leurs rapides et leur intensité. Selon les laotiens, elles renfermeraient des esprits, c’est pourquoi, les villageois n’y vont pas. Elles sont moins hautes que celles de Phapheng mais plus longues et plus intenses. J’ai adoré et y suis restée un bon bout de temps, poussant même jusqu’à la petite plage. Je viens de rentrer et inutile de vous dire que je rédige ces lignes devant une Beerlao….Demain départ pour Champassak, sais pas encore pas quel moyen de locomotion! Mardi 26 Je quitte ma douce guesthouse Pa Kha sur l‘Ile de Don Khone en pirogue jusque Nakasan. De là, parcours du combattant en allant chercher un peu tout le monde à des endroits différents. Remontée sur la berge avec les bagages lourds; je n’en peux plus; il faut marcher 15 minutes pour le bus de Champasak. J’arrive dans le bus en nage. On attend encore 20 minutes puis départ mais en s’arrêtant plusieurs fois. Galère. Enfin, arrivée à Champassak vers 15H. Ce n’est pas fini, il faut prendre une autre pirogue car nous sommes du mauvais côté du fleuve… Enfin, nous démarrons après plusieurs négociations car il y a des gens qui ne voulaient pas payer pour la traversée. Ils sont donc descendus attendre le ferry (2H30 d’attente). Ouf, nous partons. Mais de l’autre côté de la berge, escalier de meunier à grimper avec les bagages. Mon Dieu, dans quelle histoire je me suis encore fourrée. Je vais m’épuiser. Première guesthouse, ce serait trop beau pour qu’elle me convienne (Anouxa qui pourtant plait à tout le monde). Donc je vais à l’hôtel Amphone. Pas de tuc-tuc et il y a 2 km…. Une moto me charge avec mon gros sac et mon troller devant lui; il n’y avait que ses yeux qui dépassaient juste pour voir la route… et moi cramponnée derrière avec mon sac à dos. Les gens qui nous ont vu partir riaient aux éclats, moi moins…. Après mon installation, je loue une bicyclette; elle ne va pas, les pneus sont plats. Je la ramène et prends la 2ème de l’hôtel qui ne va pas, elle fait un drôle de bruit et n’avance pas. Je la ramène et en loue une ailleurs. Direction Champassak Spa pour un massage aux herbes bien mérité.
Mercredi 27 Comme prévu, je pars de bonne heure pour aller visiter le lieu magique qu‘il y a à visiter à Champasak: le Vat Phou. C‘est un temple montagne donc comme le mot le dit, il est construit dans la montagne… Ce qui signifie grimpette… Déjà à 8H, il faisait très chaud pour y grimper. J‘ai beaucoup apprécié la grotte dans la falaise où il y a l‘eau sacrée qui coule des fissures de la montagne. J‘y suis restée un bon moment, tranquille. Ce temple date de l‘époque préangkorienne soit 5-6ème siècle après JC; On y trouve un mélange de statues hindouistes et bouddhistes. Je finis ma visite à midi pile. Après-midi, spa bien-être chez Nathalie (Champasak Spa) qui s’est installée au Laos depuis 5 ans. Je rentre à vélo et vais manger le long du Mékong avec un monsieur un peu farfelu mais qui me parle d’Angkor qu’il connait bien. En fait, j’ai mangé mon premier plat d’une variété d’insectes vivants, sans le vouloir car il tombait dans la sauce de mon plat de nouilles au poulet…..
JEUDI 28 Je me laisse la matinée pour traîner et à midi, je pars en minibus à Paksé où je rencontre le couple avec qui j’ai fait les grottes de Pak Ou. Nous devons partir demain pour 2 jours faire le plateau des Bolovens. Alors aujourd’hui, pas de courage, fatiguée et tant mieux que ça tombe aujourd’hui (17ème jour comme d’habitude, jour à ne rien faire). Je n'ai pas pu m'empêcher d'aller manger dans un resto indien juste devant l'hôtel et de demander au patron d'où il venait; en plus, vu la couleur de sa peau, j'aurais misé juste.... Chennay (Madras). Je vous laisse deviner où se déroulera mon prochain long voyage???????Ne me dites pas que vous avez trouvé.....😏
Le Cambodge Le pays est une monarchie de 14,5 millions d’habitants pour 181.000 km².
Dimanche 1er décembre: je m’envole pour SIEM REAP au Cambodge début d’après-midi. J’ai réservé chez une française pour ma facilité. Elle a un programme tout établi et a ses propres tuc-tucs. Quand je pense que je me suis cassée la tête des nuits entières à essayer de les mettre dans l’ordre chronologique, etc… A 16H30, je vais chercher mon pass de trois jours (40 dollars) ainsi demain, je n’aurais plus qu’à passer sans faire la file. Le driver me conduit déjà voir un temple: le BAYON qui est magnifique mais dont je tourne en rond sans trouver la sortie. Pas compliqué mais aucun sens de l’orientation et quand ça tourne. Demain , je prends la boussole.
Lundi 2 décembre: 6H du matin, départ pour la visite. 1er temple: Angkor Vat, je pense le plus grand site. 2H30 pour le visiter. Il est beau, bien conservé par rapport aux autres. J’apprécie l’entrée principale du roi, les deux entrées à côté pour les notables, les deux autres entrées encore plus à côté pour les éléphants et les serviteurs étant moins bien considérés rentreront par l’arrière. Il est tôt donc pas encore de cars de japonais, chinois ou thailandais…seulement des petits groupes de 2 à 5 personnes ou des solitaires comme moi. C’est un temple hindouïste du 12ème dédié à Shiva. On me dépose à l’entrée Est et on me reprend 2H30 plus tard entrée Ouest. 2ème temple: Prasat Kravan, le plus vieux temple découvert sur le site, du 10ème siècle. Il est hindouiste et dédié à Vishnou. Il a cinq tours et est fait en partie avec de belles briques fabriquées sur place ce qui est original. 3ème temple: Prasat Bantheay Kdei; magnifique monastère bouddhique du 12ème siècle. Il était équipé d’une salle de danse. 4ème temple: Sras Srang: juste en face. C’est un lac artificiel où les rois se baignaient. Il fut construit au 10ème siècle. 5ème temple: Pré Rup du 10ème siècle, temple hindouiste dédié à Shiva. Très abimé suite à l’érosion. 6ème temple: le Mébon oriental dont je ne me souviens plus du tout. 7me temple: Ta Som; tour à l’entrée ouest et fin du temple bloquer par un énorme banian. 8ème temple: Neak Pean ou les serpents enroulés: temple hindouiste du 10ème siècle. Il était construit sur une ile et on ne savait y aller qu’en bateau Au bout de la passerelle, tout et fermé. On ne peut aller plus loin depuis 3 ans. On soignait les malades avec l’eau sacrée. 9ème temple: j’ai dû faire le Prasad Tad Ney et le Tad Kéo mais j’ai oublié. 10 et 11èmes : je termine par la terrasse des Lépreux et des éléphants. De là, on aperçoit en face les tours où les familles jugeaient leurs voisins (en fait, on mettait au dessus des tours les deux personnes en litiges et le premier qui avait un malaise était le fautif; les familles opposées les surveillant). 12ème : je pénètre dans le palais royal mais sans grimper au-dessus cettre fois. J’ai juste le temps de rentrer, prendre une bière, me doucher avant d’aller au spectacle de danses populaires à Aspara. On mange bien mais spectacle court.
Mardi 3 décembre: Je pars en voiture cette fois vers le temple de Banteay Srey où je suis tranquille car il n’est que 7H du matin. On l’appelle aussi la citadelle de la femme car les motifs sont très fins et on dit qu’il n’y a que des dames pour faire un tel travail. Les tons sont ocres. Ensuite, le Banteay Samre du 12ème siècle; je n’arrive plus à me souvenir des détails tellement j’en ai vu; c’est malin je sais mais bon c’est ainsi. Là les choses vont commencés à se gâter: les deux prochains temples que le chauffeur me présente, je les ai fais hier avec un autre chauffeur de la guesthouse. Je demande à faire le 3ème, le Prasat Ta Prum mais celui là était au programme de demain. Je le fais quand même et le chauffeur m’attend à la sortie est alors que je suis rentrée par l’ouest; je demande à un autre driver de lui téléphoner (heureusement que j’avais pris son téléphone) mais là, il n’y avait pas de réseau. Enfin, quand le réseau réapparu, il vint ainsi me chercher. Je n’étais pas contente. Je n’avais plus envie de voir des temples. J’en ai encore vu deux toutefois mais des petits sans grande importance. A midi, je demande qu’il m’emmène faire un massage de pieds; j’en avais marre. Mais là où les choses se gâtent vraiment, c’est à la rentrée à la guesthouse. Je signale à Nancy et Marion, soit disant les patronnes…à ce que je croyais… qu’il y a eu un petit problème. Du coup, Marion et Nancy m’engueulent me disant que je n’arrête pas de changer le programme. Je réponds que ce n’est pas une raison pour ne pas me signaler qu’on m’attend à une autre porte que la porte où je suis rentrée. Elles se défendent disant que je n’ai qu’à suivre le programme qu’elles ont fait. Je dis qu’elles n’ont qu’à faire une photocopie du programme car on ne peut pas retenir tous les noms et ne pouvait donc pas ainsi savoir ce qui était au programme du lendemain. Bon, je vais en ville (affreuse cette ville)… et au retour, Nancy me lance des vannes devant les clients. Je dis que je m’en vais demain matin. Elle s’en fout et part. Les autres me disent qu’en fait, je ne dois pas faire attention, elle a des problèmes et n’est plus propriétaire de la Lovely GH. En fait, je décide donc de rester par sympathie pour le nouveau propriétaire laotien qui est sympa, qui parle aussi français et se débrouille du mieux qui peut pour tout organiser. Journée terminée. Demain départ avec le même chauffeur mais je crois qu’il fera attention de me dire à quelle porte il m’attendra.
jeudi 5: je m'offre une grasse matinée et part à 10H30 pour la visite d'une ferme de vers à soie. Sympa. Ensuite, je fais le village culturel où je me suis régalée avec les spectacles des différentes ethnies.
Ensuite, je suis allée dans le tunnel des bombardements du Vietnam. Je pensais que c’était des photos mais non c’était comme un train fantôme sauf qu’il n’y avait pas de train… Je n’étais pas du tout à l’aise mais alors pas du tout… il devait sûrement y avoir une vidéo car à la fin, le gardien est venu m’accompagner… L’horreur mais c’Est-ce qu’ils ont vécu malheureusement. Le soir, souper avec mes copains français rencontrés au Laos qui arrivaient.
Vendredi 6: départ ce matin pour 4 heures de bus; direction Battambang. Les routes sont en très mauvais état. A l’arrivée, j’ai été surprise de voir mon nom sur une pancarte avec l’hôtel où j’allais. Je n’avais prévenu que j’arrivais avec ce bus; j’aurais pu venir en taxi ou en bateau…. Enfin bien contente, pas de bagages à porter. Mais il va s’incruster pour me faire les excursions. Il n’a pas perdu et il n’a pas gagné car j’ai été au cabaret vert dirigé par des français voir s’il avait un tuc-tuc pour deux jours. Ils en ont un un jour. Donc je fais un jour avec celui qui est venu me chercher et ai choisi ce qui n’a pas besoin d’explications. Le reste se fera avec le français. Il m’a déjà demandé dix fois pour aller manger. Je lui ai dit que c’est mon problème si je mange ou pas. Il s’est calmé et m’a proposé de m’emmener au cirque. J’ai accepté car c’est pour une bonne cause ici au Cambodge (enfants orphelins ou pas les moyens de scolariser, etc.…). j’ai passé une excellente soirée, c’était de l’acrobatie avec le fil conducteur sur l’adventure… encore beaucoup d’humour!!! J’ai été mangé au white rose et ne sachant que prendre, j’ai pris deux plats… Je me suis régalée mais j’ai trop mangé…
Samedi 7: je prends un tuc-tuc pour la journée. Après le tunnel des bombardements, je me lance sur le train bambou. Alors ça, c’est une plateforme posée sur deux essieux, pas de freins, un conducteur active une manette à l’arrière et on défile à 30 à l’heure sur des rails ni parallèles ni entretenues depuis que les français sont partis. Je suis assise en première position. J’ai hurlé mais en ressentant un sentiment d’immense liberté. Si je devais mourir, ce serait comme ça que je le voudrais… Je pense que c’est le seul au monde. J’ai visité une briqueterie moins marrante. Je poursuis mon parcours par une visite viticole et j’ai 4 verres à déguster. Je pense que cette journée est cool mais nous allons ensuite au temple Banon et il y a 368 marches à gravir….On aurait pu faire la dégustation après!!!! Je veux aller aux caves à proximité mais après avoir marché un kilomètre dans la jungle, accompagné d’un gamin, au vu de l’entrée de la grotte, je rebrousse chemin. Alors maintenant, le Phnom Samphéou, un lieu que je voulais absolument aller. C’est du tout de cette montagne que les Khmers rouges jetaient les Cambodgiens, femmes et enfants compris. Je suis rentrée dans la grotte où ils atterrissaient et ai ressenti un malaise tellement le lieu est fort en tension négative. Ils restent un sanctuaire avec les ossements; Ces gens ont vécu l’horreur du temps des Khmers rouges; ce fut un génocide dont je parlerais plus longuement sur ma visite de Phnom Phen où le musée se trouve. Je termine ma journée par l’admiration d’un temple à Battambang. En rentrant, je fais ma maline en commandant une bière pour boire dans ma chambre; en l’ouvrant, je m’aperçois qu’un c’est un stout. Je revis mon enfance, il ne manque plus que le sucre et le jaune d’œuf dedans…….
Dimanche 8: je fais le tour des artisans, voir comment on fait les bâtons d’encens, comment on fait la pate pour les nems, comment ils font les nouilles avec du riz, comment ils font des tranches de bananes séchées, comment ils font le prahoc (poissons conservés des mois avec du sel), comment ils font des statuettes en bois, etc.… Je visite un temple qui n’en valait pas trop la peine, le wat Ek. Après-midi, je tue le temps en faisant un massage chez les aveugles puis en allant au marché central. Fin d’après-midi, je vais admirer l’envol de 5.000.000 de chauves-souris sortant d’une grotte chaque jour à la même heure pour revenir le lendemain matin. Extraordinaire. Une fois qu’elles sortent, il y en a pour 45 minutes….. Spectaculaire. Demain, départ pour une ville à mi-chemin entre ici et la capitale.
lundi 9: au dernier moment, je décide de ne pas aller à Pursat et de continuer pour la capitale afin de faire étape (du coup, une journée perdue en transport). Je vais à Sihanoukville: la plage.
Mardi 10: me voici après 6H de bus à Sihanoukville bord de mer. Je choisis OTRES, la plage la plus propre, la plus calme et la plus éloignée évidemment; Je suis dans paillotte (sans salle de bain) à 5 mètres des vagues, les pieds dans l’eau. Je n’ai pas profité aujourd’hui car arrivée trop tard. Première altercation avec un tuc-tuc. On m’avait dit que pour venir ici, il fallait payer 6 dollars. Il me demande 5, j’y vais mais à mi-chemin, il m’arrête dans un hôtel qui n’est pas celui que j’ai demandé… Quand je lui dis où je veux aller, il me redemande 5 dollars. Je refuse, je sors du tuc tuc avec mes bagages. Il attrape mes bagages et mon bras… Puis je gueule dessus et pars vers un bar, il attrape une grosse pierre. Les gens du bar appellent un cambogdien qui parle français. Il arrange les choses mais bon j’ai été arnaquée pour une fois… Enfin, je suis dans ma cahute. Demain, je compte bien profiter de la mer.
Mercredi 11: journée plage bien agréable.
Jeudi 12: malade toute la nuit.... Départ pour Kampot. Pas en forme. Fatiguée. Toutefois fin d'après-midi, je loue un vélo pour faire le tour de la petite ville; j'ai conduit comme une clinche tellement j'était fatiguée. Je me suis arrêtée faire un massage de pied et au final quand j'ai repris le vélo, je ne savais pas dévérouiller le cadenas.On a l'air malin dans ces cas là.... un attroupement riait autour de moi....s'agrandissant au fil des minutes... Tout le monde essayait, rien à faire: bloquer. Finalement un petit cambodgien l'a fait en une seconde; il y a un truc!!!
Vendredi 13: ce matin, je pars avec un petit groupe à la montagne de Bokor (1075 mètres). On visite la petite église, les maisons abandonnées, le casino en rénovation, la villa du roi à l’état de ruine. Puis le nouveau Complexe qui comprendra un grand casino et un hôtel de 600 chambres. Nous dinons au bord d’un petit rapide (ils appellent ça waterfall mais…). Après-midi, j’enfourche un vélo pour faire au moins 20 km à la recherche des marais salants mais j’étais dans le mauvais sens; moi et mon sens de l’orientation!!!! Enfin, j’ai trouvé au final ainsi qu’un superbe temple non connu des touristes qui ne s’aventurent pas si loin.
Samedi 14: j’arrive à Kep, petite ville côtière. J’y vais en tuc-tuc car ce n’est pas loin. En chemin, je visite un petit temple dans une grotte qui date du 7ème siècle. Après-midi: petit tour de ville à pied. Rien de spécial au programme.
Dimanche 15: journée moto à travers le parc national d’où l’on a une vue magnifique sur la vallée, la mer; on y trouve les arbres magiques où l’on peut grimper à l’intérieur jusqu’au-dessus (je ne l’ai pas fait!). J’ai traversé des rizières, retrouvant les gens travaillant comme à l’ancien temps chez nous avec les bœufs, etc… J’ai visité une plantation de poivre, explication en français très intéressantes; j’ai fait mes réserves pour le restant de ma vie!!!! Je pense que j’en ai vraiment acheté trop. On a traversé les marrais salants d’où j’ai compris le mécanisme…. En traversant ces villages, nous sommes dans le Cambodge profond!!! Nous irons aussi sur la seule plage naturelle de Kep mais il y a trop de bruit de la part des cambodgiens et je n’y reste pas (dommage). J’aurais voulu faire l’île du lapin, mais il me manque une journée Celle que je me suis trompée à cause de mon détour à Sihanoukville.
Lundi 16: me voici de retour dans la capitale. Le minivan que je devais prendre est tombé en panne donc j’ai repris le bus. J’arrive plus tard que prévu. Le reste de l’après-midi, je ne fais rien de spécial. Le soir, je mange avec le couple rencontré au Laos.
Mardi 17: je visite le musée du crime du génocide. C’était, au départ, un lycée qui est devenu la plus horrible prison du Cambodge dirigée par les Khmers rouges (Khmer: c’est la plus grande ethnie cambodgienne et rouge: parti communiste) dirigé par Pol Pot à son retour d’Europe. Ce fut donc une prison de 1975 à 1979. On y trouve des centaines de photos de victimes avant leur mort car ils aimaient garder des archives. Il y a les appareils de torture, les lits en fer où ils étaient enchaînés, les petites cellules faites dans les classes; au centre, dans la cour, la potence où on les pendait par les pieds et quand ils avaient perdu connaissance, on les plongeait dans une jarre d’eau toujours en place actuellement. On y a retrouvé 7 survivants dont un vit encore. Sur le coup, je visitais mais une fois dans le tuc-tuc, j’avais envie de sangloter. C’est une visite très dure qui doit toutefois se prolonger 15 km plus loin au camp d’extermination de Choeung Ek (ou Tuol Sieng). A l’aide d’un guide audio, je parcours les étapes. D’abord, où les camions amenaient les prisonniers par centaines. Puis, où on les questionnait et faisaient signer leur arrêt de mort. On y a retrouvé près de 40 fosses communes. Le mémorial érigé en leur mémoire ne peut pas contenir tous les ossements donc certaines fosses ont été laissées telle quelle notamment sous le lac. Mais tous les mois, la nature fait qu’il ressort toujours des os ou des habits hors de la terre. J’ai vu une poule manger un lambeau qui sortait de terre… Une très grande fosse où l’on a découvert que des femmes et des enfants; on a découvert qu’ils fracassaient le crâne des bébés contre l’arbre toujours présent. Un autre arbre qu’on appelle l’arbre magique mais qui ici n’a rien de magique servait à attacher les hauts parleurs pour diffuser de la musique fort pour assourdir la machine qui exterminait les prisonniers et leurs derniers cris… De l’herbicide était répandu sur eux pour que les paysans du coin ne sentent pas les odeurs. Je n’oublierai jamais cette journée…. Il a plu toute la journée…. La fin d’après-midi est plus agréable puisque je vais au marché russe.
Mercredi 18: pas dormi la nuit mais sur le matin donc réveil à 11H avec mauvaise humeur. Deux heures pour me mettre d’aplomb. Après, ça reprend: visite du musée national où je trouve un linga en cristal de roche du 12ème venant d’Angkor Thom, un beau Nandi du 13ème venant Angkor Vat, des figures en grès et en stuc plus anciennes du 6ème , etc.…Je ne peux pas tout citer. Le bouddhisme est né au 6ème siècle avec Gauthama. Avant les Khmers étaient hindouistes et encore avant ANIMISTE…. Cette « religion » croit aux phénomènes naturels et aux esprits dans les forêts, par exemple….Je n’avais jamais entendu parler de cette croyance animiste… Bref, le musée vaut la peine d’être visité. Le palais royal m’a été déconseillé car tout est quasiment fermé, de toute façon, je n’avais pas envie. J’ai été au marché central bien animé puis à un spectacle au musée national en soirée. Très bien mais cher. Je termine ainsi ma dernière journée par un resto français « la brasserie du port » où je n’ai pas été déçue même si un peu cher pour le coin…. Puis un dernier massage aux huiles et aux herbes. Demain départ à 14H.
MARIE
Thaïlande - Laos - Cambodge: budget et sens de voyage English translation pending
Bonjours a tous.
Je suis seul, et j'aimerai partir pour deux mois ou plus a partir de Janvier aux alentours de la Thaïlande, le Laos, et le Cambodge.
Seulement, plusieurs questions me trottent, et je pense me freinent dans mes démarches.
Je suis quelqu'un de simple, qui n'a besoin que d'un sac a dos, de bonnes ballades, de paysages magnifiques et de rencontres avec les gens. Je pourrais m'accorder quelques activités en extra, mais ce n'est réellement pas mon but 1er!voici donc mes questions :
1 : Quel est le budget moyen a prévoir par jour pour une personne, en comptant bien sur l'hébergement, la nourriture, le transport, et comme dit ci dessus de temps en temps quelques extra ( bière dans un bar, guide, visite de parc ou zoo, etc...) ?
2 : Quel est le meilleur sens pour découvrir cette partie de l'Asie, et éviter les désagrément aux postes frontières?
3 : Quel est le prix des visas de chaque pays?
4 : Est il nécessaire d'acheter un guide, ou la communication et les rencontres sur place sont elles suffisantes pour créer son itinéraire ?
5 : Quels vaccins sont réellement indispensable pour se rendre dans ces pays?
6 : A deux, c'est ( presque!) toujours mieux, je me demandais si quelqu'un ne serai pas intéressé pour commencer son périple en même temps que le mien!?
Je m'excuse d'avances si certaines questions sont évidentes ou ont déjà des réponses sur des forum, mais j'y suis depuis 2 heures et je lis tout et son contraire, j'aimerai être fixé clairement!
Ce sont à peu près les interrogations que j'ai pour le moment, le reste se vivra pendant l'aventure!
Merci pour votre temps et vos réponses!
Je suis seul, et j'aimerai partir pour deux mois ou plus a partir de Janvier aux alentours de la Thaïlande, le Laos, et le Cambodge.
Seulement, plusieurs questions me trottent, et je pense me freinent dans mes démarches.
Je suis quelqu'un de simple, qui n'a besoin que d'un sac a dos, de bonnes ballades, de paysages magnifiques et de rencontres avec les gens. Je pourrais m'accorder quelques activités en extra, mais ce n'est réellement pas mon but 1er!voici donc mes questions :
1 : Quel est le budget moyen a prévoir par jour pour une personne, en comptant bien sur l'hébergement, la nourriture, le transport, et comme dit ci dessus de temps en temps quelques extra ( bière dans un bar, guide, visite de parc ou zoo, etc...) ?
2 : Quel est le meilleur sens pour découvrir cette partie de l'Asie, et éviter les désagrément aux postes frontières?
3 : Quel est le prix des visas de chaque pays?
4 : Est il nécessaire d'acheter un guide, ou la communication et les rencontres sur place sont elles suffisantes pour créer son itinéraire ?
5 : Quels vaccins sont réellement indispensable pour se rendre dans ces pays?
6 : A deux, c'est ( presque!) toujours mieux, je me demandais si quelqu'un ne serai pas intéressé pour commencer son périple en même temps que le mien!?
Je m'excuse d'avances si certaines questions sont évidentes ou ont déjà des réponses sur des forum, mais j'y suis depuis 2 heures et je lis tout et son contraire, j'aimerai être fixé clairement!
Ce sont à peu près les interrogations que j'ai pour le moment, le reste se vivra pendant l'aventure!
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Itinéraire Chicago - Boston en passant par le Canada English translation pending
Bonjour,
Actuellement je prépare notre voyage pour Août/Sept 2014 d'une durée de 15n/16jrs - en voiture ( 2 ad + 2 ou 3 ados - pas encore défini si tout le monde vient ou non avec nous )
Le PLAN A: le départ du périple sera de Chicago et ses environs ( 6 jrs prévus car à voir absolument ) ensuite direction Detroit (1jr)- Toronto ( 2 jrs )- chutes du Niagara ( 1 jr ) - pour finalement arriver à Cap Code (3 jrs ) et finir notre voyage par 2/3 jours à Boston- d’où notre avion ( qui n'est pas encore réserver ) décollera. Tout ceci en +/-16 jours. Il me reste un jour à caser: j'hésite entre Syracuse et Albany histoire de faire un stop pour une nuit entre les chutes du Niagara et Cap Code.
LE PLAN B: Chicago (6jrs)-Detroit (1jr) - chutes du Niagara (1jr) - Toronto (1jr) - Montréal (3jrs) et finalement Boston (3 jrs)
Et 2 choses sont à noter: 1/New York - on connaît à présent ( 2 séjours, Août 2012 et Oct 2013 ) on peut l'exclure du MUST See mais Chicago et Boston sont 2 villes que nous voulons absolument voir: donc elles seront au programme. Maintenant j'ai calculé les distances et je ne souhaite pas non plus passer plus de 7 ou 8 heures en voiture, d'un point à l'autre. De plus à Chicago nous allons en profiter pour nous reposer 2 ou 3 jours et visiter cette ville en mode relax: donc 6 jours sur place. 2/Nous prendrons une voiture de location le 4e jour à Chicago - pour finalement la laisser à Boston le jour de notre arrivée - puisqu'il semble plus facile de circuler à pieds/métro/bus ds cette ville. La Location d'une voiture pr 4/5 pers et confortable est à +/- 350 eur pr 9 jours - mais SOS: car les frais d'abandon sont entre 200 et 300 eur !!!!!!
Alors je fais une nouvelle fois appel à vos conseils et suggestions quant à mes préparatifs et mon planning. Merci.😉
Et 2 choses sont à noter: 1/New York - on connaît à présent ( 2 séjours, Août 2012 et Oct 2013 ) on peut l'exclure du MUST See mais Chicago et Boston sont 2 villes que nous voulons absolument voir: donc elles seront au programme. Maintenant j'ai calculé les distances et je ne souhaite pas non plus passer plus de 7 ou 8 heures en voiture, d'un point à l'autre. De plus à Chicago nous allons en profiter pour nous reposer 2 ou 3 jours et visiter cette ville en mode relax: donc 6 jours sur place. 2/Nous prendrons une voiture de location le 4e jour à Chicago - pour finalement la laisser à Boston le jour de notre arrivée - puisqu'il semble plus facile de circuler à pieds/métro/bus ds cette ville. La Location d'une voiture pr 4/5 pers et confortable est à +/- 350 eur pr 9 jours - mais SOS: car les frais d'abandon sont entre 200 et 300 eur !!!!!!
Alors je fais une nouvelle fois appel à vos conseils et suggestions quant à mes préparatifs et mon planning. Merci.😉
Trois mois dans l'Ouest départ de Las Vegas English translation pending
Bonjour
Voici mon projet pour avril 2014, un grand tour dans l'ouest en VTT avec remorque.Au menu, routes, pistes, randonnées à pied.
Départ de Las Végas et boucle en huit. Je suis preneur de toutes infos sur les endroits à ne pas louper, de traces GPS de vos randos à pied, des bonnes adresses ou manger et dormir. Je vais camper la plupart du temps, mais je vais aussi prendre quelques nuitées en motel quand le besoin s'en fera ressentir. Mon VTT ne sera pas équipé "rando" afin de pouvoir faire des visites locales une fois la tente plantée. Je vais consulter les températures aux endroits ou je vais passer. Quel type de duvet dois je acheter?
Comme une bonne partie va se faire sur bitume, quels pneus prendre qui accrochent assez en piste tout en restant roulant sur bitume, avec surgonflage. Quelle BONNE pompe à vélo (option mano) acheter?
Quelles bonnes pompes et chaussettes pour randonner (a pied cette fois-ci) acheter?
Je compte utiliser un réchaud à bois et à alcool, des commentaires?
Je cherche aussi un compagnon qui parle anglais, histoire de parfaire le mien. Enfin, j'ai ouvert un blog ou je vais raconter mon aventure:http://bigroad.over-blog.com/ Merci d'avance pour vos contributions.
Comme une bonne partie va se faire sur bitume, quels pneus prendre qui accrochent assez en piste tout en restant roulant sur bitume, avec surgonflage. Quelle BONNE pompe à vélo (option mano) acheter?
Quelles bonnes pompes et chaussettes pour randonner (a pied cette fois-ci) acheter?
Je compte utiliser un réchaud à bois et à alcool, des commentaires?
Je cherche aussi un compagnon qui parle anglais, histoire de parfaire le mien. Enfin, j'ai ouvert un blog ou je vais raconter mon aventure:http://bigroad.over-blog.com/ Merci d'avance pour vos contributions.Voyage de 3 semaines en Thaïlande English translation pending
Bonjour à tous,
Ma copine et moi sommes en train de préparer notre voyage en Thaïlande pour le mois de Novembre (du 12/11 au 28/11) et on venait vous poser quelques questions. J'ai déjà pu regarder les autres sujets du forum, notamment celui de Bertrand qui est dans le même genre ;-). On va partir en couple, en mode "sac à dos" pour être libre de notre trajet.
Voici le programme que l'on a prévu : - Du 12/11 au 13/11 : Arrivée à Bangkok le 12/11 très tôt et visite de Bangkok jusqu'au 13/11, où l'on prend un avion pour Chiang Raï - Du 13/11 au 20/11 : Visite du Nord de la Thaïlande, en commençant par Chiang Raï, puis Chiang Maï, et également Sukhothaï, le tout en 7 jours donc. Ensuite on prendra un avion pour Phuket depuis Chiang Maï. - Du 20/11 au 26/11 : Visite du Sud de la Thaïlande, notamment Phuket, Ko Phi Phi, Ko Lanta...sur 6 jours donc. Puis retour sur Bangkok. - Du 26/11 au 28/11 : On repasse 1,5 jours à Bangkok pour poursuivre la visite entamée au début du voyage et faire un peu de shopping avant de rentrer en France le 28/11.
On a donc plusieurs questions : 1. Est-ce que ce programme est bien, ou trop ambitieux sur le nombre de déplacements/vols/visites ? 2. Sur la répartition des jours, qu'en pensez-vous ? Faudrait-il + passer de temps au Nord (3 sites à visiter) ? 3. On a bien noté la fête de Loy Krathong le 17/11, mieux vaut-il être à Sukhothaï ou à Chiang Maï ? 4. On prévoit de réserver uniquement les vols intérieurs, et les logements après notre arrivée de France, et juste avant notre départ de Bangkok, mais sinon on nous a dit qu'il n'y aurait aucun problème sur place... C'est vrai (peut-être faut-il réserver pour Loy Krathong...) ? 5. Sur les activités dans le Nord : que conseillez-vous autour de Chiang Maï et Chiang Raï ? On comptait voir des éléphants, peut-être faire un trek (sur 1 ou 2 jours max), louer une moto pour circuler librement... 6. Idem pour les activités dans le Sud : évidemment on part sur du repos et des jolies plages, avec de la rando et sans doute un peu de snorkling... Y-a-t'il d'autres choses ou îles immanquables ?
Ca fait déjà pas mal de questions tout ça ! Merci d'avance de vos réponses :-).
Ma copine et moi sommes en train de préparer notre voyage en Thaïlande pour le mois de Novembre (du 12/11 au 28/11) et on venait vous poser quelques questions. J'ai déjà pu regarder les autres sujets du forum, notamment celui de Bertrand qui est dans le même genre ;-). On va partir en couple, en mode "sac à dos" pour être libre de notre trajet.
Voici le programme que l'on a prévu : - Du 12/11 au 13/11 : Arrivée à Bangkok le 12/11 très tôt et visite de Bangkok jusqu'au 13/11, où l'on prend un avion pour Chiang Raï - Du 13/11 au 20/11 : Visite du Nord de la Thaïlande, en commençant par Chiang Raï, puis Chiang Maï, et également Sukhothaï, le tout en 7 jours donc. Ensuite on prendra un avion pour Phuket depuis Chiang Maï. - Du 20/11 au 26/11 : Visite du Sud de la Thaïlande, notamment Phuket, Ko Phi Phi, Ko Lanta...sur 6 jours donc. Puis retour sur Bangkok. - Du 26/11 au 28/11 : On repasse 1,5 jours à Bangkok pour poursuivre la visite entamée au début du voyage et faire un peu de shopping avant de rentrer en France le 28/11.
On a donc plusieurs questions : 1. Est-ce que ce programme est bien, ou trop ambitieux sur le nombre de déplacements/vols/visites ? 2. Sur la répartition des jours, qu'en pensez-vous ? Faudrait-il + passer de temps au Nord (3 sites à visiter) ? 3. On a bien noté la fête de Loy Krathong le 17/11, mieux vaut-il être à Sukhothaï ou à Chiang Maï ? 4. On prévoit de réserver uniquement les vols intérieurs, et les logements après notre arrivée de France, et juste avant notre départ de Bangkok, mais sinon on nous a dit qu'il n'y aurait aucun problème sur place... C'est vrai (peut-être faut-il réserver pour Loy Krathong...) ? 5. Sur les activités dans le Nord : que conseillez-vous autour de Chiang Maï et Chiang Raï ? On comptait voir des éléphants, peut-être faire un trek (sur 1 ou 2 jours max), louer une moto pour circuler librement... 6. Idem pour les activités dans le Sud : évidemment on part sur du repos et des jolies plages, avec de la rando et sans doute un peu de snorkling... Y-a-t'il d'autres choses ou îles immanquables ?
Ca fait déjà pas mal de questions tout ça ! Merci d'avance de vos réponses :-).
18 jours en Californie entre montagnes et océan English translation pending
Ayant eu de l'aide pour la préparation de mon voyage de votre part je me dis qu'il serait bon de vous faire partager le déroulement de celui-ci. Ça me permettra de me remémorer aussi ce voyage encore très frais. Bon face à tous les comptes rendus de voyage dans l'ouest je doute que celui-ci ait un intérêt phénoménal mais il aura peut être la seule originalité de ne se concentrer que sur la Californie pour un premier voyage dans cette partie des États-Unis.
Le but était de profiter de la côte, des parcs californiens, de découvrir un peu des endroits au calme et de finir tranquillement à San Francisco. Voici le programme prévu avant de partir :
Journée 0 Atterrissage à SF, SF -> Inverness Journée 1 Point Reyes : Rando Tomales Point at Point Reyes National Seashore 16km (dans le meilleur des cas 09h-13h) Point Reyes -> Little River Journée 2 Mendocino -> Humboldt Redwoods SP Petits trails : Homestead Big Tree Loop, Big Tree Area, Rockfeller Loop Nuit en camping Albee Campground ou un Environmental Camp Journée 3 Encore quelques petits trails (1, 2 miles) pas le temps pour une grande rando. Avenue of The Giants. Humboldt Redwoods SP -> Sonoma Journée 4 Sonoma -> Yosemite Valley Petits trails dans la vallée Nuit au backpackers camp Journée 5 Rando : montée du Panorama trail, Glacier Point, Sentinel Dome, Taft Point (~16km) Bivouac aux alentours de Taft Point Journée 6 Descendre par Pohono Trail jusqu'à Tunnel View (~14km) Vallée -> Porcupine Flat Campground Journée 7 Rando : Cathedral lakes (~12km) Cathedral Lakes -> Bodie Visite Bodie Bodie -> Mono Lake Mono Lake -> Alentours de Mammoth Lakes Journée 8 Rando : un bout de Little Lake Valley Rock Creek Lake -> Big Pine Ancient Bristlecone Pine Forest Big Pine -> Death Valley par Death Valley Rd, Eureka Dunes Eureka Dunes Nuit à Eureka Dunes Dry Camp Journée 9 Eureka Dunes -> Ubehebe Crater Ubehebe Crater -> Badwater Scotty's Castle, Badwater, Artist Drive, Devil Gulf Course, Golden Canyon, Zabriskie Point, Dantes View ? Salt Creek ? Nuit à Furnace Creek Journée 10 Des choses pas vues la veille Alabama Hills Furnace Creek -> Mojave Petites balades à Red Rock Canyon SP Journée 11 Mojave -> Sequoia NP Big Trees Trail enchaîné du Wolverton Cutoff Loop (~15km). Camping à Grant Grove Journée 12 Petit tour à Kings Canyon Zumwalt Meadow, un bout du Copper Creek Trail Kings Canyon -> San Simeon Journée 13 San Siemon -> Monterey Journée 14 Monterey -> SF Drop off de la voiture Journée 15, 16, 17 SF Départ le J18 à 15h
Nous sommes partis du 25 Septembre au 14 Octobre en couple et voici le récit de notre voyage :
Jour 1 (25/09/13)
Atterrissage à San Francisco à 13h après un vol sans problème. Ici commence la partie la moins fun du voyage, mais bon elle se place juste au début c'est un moindre mal. Près d'une heure de queue pour l'immigration, une queue énorme pour récupérer la voiture chez Dollar, bon au final environ une heure également.
15h on décolle avec notre Jeep Liberty toute blanche. Passage à San Bruno pour aller au Sears et faire quelques achats, glacière, oreillers... On décide de s'arrêter à Twin Peaks dès à présent pour avoir un aperçu de SF. C'est plutôt mignon, on n'est pas tout seul tout seul et il y a pas mal de vent mais c'est un premier coup d'oeil agréable. Il fait beau.


Direction Point Reyes, on traverse SF pour prendre le pont, là c'est moins rigolo, ça bouchonne sévèrement après le pont. Je me disais qu'on aurait pu faire un stop dans le Golden Gate National Recreation Area mais j'ai aucune idée de comment y aller et on perd déjà beaucoup de temps dans les bouchons donc on va aller directement à Inverness.
On bifurque donc sur la 1, les paysages sont sympas, il n'y a personne sur la route, ce n'est pas désagréable comme arrivée en Californie. La route nous prend pas mal de temps et il n'est pas tôt mais ça nous permet d'observer le coucher de soleil sur l'océan.

Ce qui est très agréable mais par contre ça veut dire qu'il va faire nuit dans peu de temps, ce qui induit deux choses : 1. le paysage on ne le verra plus et 2. il sera plus complexe de rallier notre destination perdue dans les hauteurs du petit village d'Inverness. Et en effet on est à l'affut du moindre panneau de nom de rue mais ça ne s'avère pas si compliqué, on arrive donc dans une petite rue perdue dans la forêt, l'éclairage public est quasi inexistant. Nous sommes accueilli par un couple de séniors, Mary et Jim qui nous font nous sentir comme chez nos grands parents. "Vous devez avoir faim, venez à table" à peine arrivé. Nous goûtons le vin que Jim produit lui même, il n'a pas de vignobles mais se fournit dans la région. Premier contact avec le vin californien, ce n'est pas si mal. Ce sont réellement des gens très sympathiques et très chaleureux. Le passage est rapide, le dodo pas très tard nous devons repartir le lendemain pour se balader à Tomales Point. Un diner, des conversations sympas, un petit déjeuner voila ce que nous avons partagé avec nos hôtes qui nous disent encore que nous pouvons repasser après notre balade, nous faire un sandwich ou autre. Des gens gentils avant tout.
Jour 2 (26/09/13)
Bizarrement on ne se lève pas tôt, le décalage a l'air d'être assimilé dès la première nuit. Bon c'est peut être parce qu'on s'est réveillé au milieu de la nuit à cause de Merckx l'un des deux gros chiens qui s'est dit qu'il était grand temps d'aboyer à la mort. Allez savoir. Toujours est-il que je m'attendais à commencer mes journées bien plus tôt, bon pas grave j'ai bien dormi. Après une douche, un petit déjeuner et nos adieux à nos hôtes direction la pointe nord ouest de Point Reyes. Au passage on croise des ranchs historiques et plein de grosses vaches. Les paysages qui nous entourent sont très secs, végétation brûlée, un dégradé de jaune et de marron. C'est nouveau pour nous et plutôt joli. Rien comparé à ce qui nous attendra plus tard.
10h on se gare au parking en face du Pierce Point Ranch, il n'y a pas grand monde, une ou deux voitures. C'est parti pour 8km pour aller jusqu'à la pointe sur un terrain relativement plat, aucune difficultés donc. La première partie du chemin suit bien la côte, on voit la plage en contrebas. Après environ deux kilomètres première rencontre avec les elks, les cervidés qui se rapprochent un peu des rennes, on est content, ils sont quatre et peureux. Mais en fait on va en croiser des dizaines un peu partout et moins peureux, c'était prévu puisqu'ils ne bougent pas de cet endroit mais bon on ne sait jamais. Ils sont donc bien là, en effet.

La balade est agréable mais pas non plus inoubliable, de jolis cyprès vers la moitié de la randonnée. Le bon point est que l'on ne croise personne, une personne à vrai dire.

On arrive au bout de la rando en à peu près une heure et demie et là et bien c'est la fin de la terre, falaises, oiseaux, c'est mignon.


On en profite une demie heure et on repart en sens inverse pour 8km. Cette fois-ci on croise pas mal de monde, étonnement. Des randonneurs, jeunes et vieux, des joggeurs par petite dizaine. Bizarrement en général les randos où il faut se retaper le même chemin au retour sont un peu monotone en sens inverse, là j'apprécie encore plus le décor. C'est une autre vision de la même randonnée, donc plutôt sympa. On s'arrête au Pierce Point Ranch pour regarder un peu les vieilles bâtisses et on prend la direction de Point Reyes Station pour faire quelques courses et pique niquer sur place. On ne voit pas grand chose de ce petit village mais c'est agréable de le traverser rapidement néanmoins.

Il doit être pas loin de 15h lorsque l'on reprend la route. Au programme remontée de la côte jusqu'à Little River. Il va sans dire que l'on n'a pas le temps de faire de longs arrêts dans un state park ou autres sur la route, la nuit arrivera vite. Mais on a tout de même le temps de profiter de ce paysage côtier merveilleux, de faire quelques petits arrêts contemplatifs ainsi que photographiques. C'est venteux, l'océan est puissant, la côte écharpée, ça monte, ça descends, pas grand monde sur la route, pas de villes sur la route. Simplement une très belle route.


On a encore droit à un coucher de soleil sur l'océan et on arrive vers 19h30 dans le noir le plus complet dans le fin fond de Little River.

Pas facile de trouver le bon numéro sans éclairage public et avec ces chiffres à rallonge... "Ah c'était là", "Là ici celui que l'on vient de passer ?", "Oui". On se fait klaxonner, la voiture se met à nos côtés, on baisse la fenêtre, "Vous êtes les couchsurfers de Paris ?" "C'est ici". Cool, c'est bien là. On se gare et notre jeune hôte nous accueille avec un gros hug. Il nous fait faire un petit tour de la propriété, du potager avec énormément de légumes. Nous voila dans un endroit totalement déconcertant tout en restant plus qu'agréable parmi des gens que certains pourraient qualifier de hippies (un peu mais pas trop), ici vit une petite communauté de 6-7 personnes dans 3 bâtiments différents mais chacun vaque à ses occupations. En tous les cas le rapport à la terre et à la nature est très fort d'après les échanges que nous avons avec Carson notre hôte. Il nous explique que bon ils vivent un peu à leur rythme, qu'il s'est retrouvé ici via un site de mise en relation d'"organic farmers" (ça doit être WWOOF). La petite maison est juste fantastique, une belle pièce à vivre, comprenant une grande cuisine salle à manger, un salon avec tonnes d'instruments de musique, très chaleureux comme ambiance.
Le début de soirée servira à faire connaissance autour d'un bon repas organique, à part le riz tout provient du jardin, le tout accompagné de bonne musique. Un moment sympa en somme, ces gens sont très ouvert malgré un mode de vie totalement différent du notre. Steven, le propriétaire de la maison arrive vers la fin du repas, il mange à son tour, on discute de chose et d'autres. De la Californie, de notre voyage, de sa maison... Au cours de cette discussion il en vient à nous conseiller de ne pas tirer jusqu'à Humboldt mais plutôt d'aller à Montgomery Woods ce qui nous fera gagner pas mal de temps si notre but n'était que de voir des arbres. Il nous vend l'endroit comme pas mal reclus, agréable à visiter pas comme les parcs plus au nord. Je me dis que ce n'est peut être pas une mauvaise idée, il faut juste changer un peu le programme mais en soit c'est une idée à prendre en compte. J'envoie donc un message aux personnes chez qui nous devions rester à Sonoma pour voir si nous pouvons venir un jour en avance.
Après diner nous regardons tous ensemble un documentaire un peu perché sur télescope Hubble, Steven et Carson se crame un joint, probablement organique. On va au lit content de ces rencontres.
Le but était de profiter de la côte, des parcs californiens, de découvrir un peu des endroits au calme et de finir tranquillement à San Francisco. Voici le programme prévu avant de partir :
Journée 0 Atterrissage à SF, SF -> Inverness Journée 1 Point Reyes : Rando Tomales Point at Point Reyes National Seashore 16km (dans le meilleur des cas 09h-13h) Point Reyes -> Little River Journée 2 Mendocino -> Humboldt Redwoods SP Petits trails : Homestead Big Tree Loop, Big Tree Area, Rockfeller Loop Nuit en camping Albee Campground ou un Environmental Camp Journée 3 Encore quelques petits trails (1, 2 miles) pas le temps pour une grande rando. Avenue of The Giants. Humboldt Redwoods SP -> Sonoma Journée 4 Sonoma -> Yosemite Valley Petits trails dans la vallée Nuit au backpackers camp Journée 5 Rando : montée du Panorama trail, Glacier Point, Sentinel Dome, Taft Point (~16km) Bivouac aux alentours de Taft Point Journée 6 Descendre par Pohono Trail jusqu'à Tunnel View (~14km) Vallée -> Porcupine Flat Campground Journée 7 Rando : Cathedral lakes (~12km) Cathedral Lakes -> Bodie Visite Bodie Bodie -> Mono Lake Mono Lake -> Alentours de Mammoth Lakes Journée 8 Rando : un bout de Little Lake Valley Rock Creek Lake -> Big Pine Ancient Bristlecone Pine Forest Big Pine -> Death Valley par Death Valley Rd, Eureka Dunes Eureka Dunes Nuit à Eureka Dunes Dry Camp Journée 9 Eureka Dunes -> Ubehebe Crater Ubehebe Crater -> Badwater Scotty's Castle, Badwater, Artist Drive, Devil Gulf Course, Golden Canyon, Zabriskie Point, Dantes View ? Salt Creek ? Nuit à Furnace Creek Journée 10 Des choses pas vues la veille Alabama Hills Furnace Creek -> Mojave Petites balades à Red Rock Canyon SP Journée 11 Mojave -> Sequoia NP Big Trees Trail enchaîné du Wolverton Cutoff Loop (~15km). Camping à Grant Grove Journée 12 Petit tour à Kings Canyon Zumwalt Meadow, un bout du Copper Creek Trail Kings Canyon -> San Simeon Journée 13 San Siemon -> Monterey Journée 14 Monterey -> SF Drop off de la voiture Journée 15, 16, 17 SF Départ le J18 à 15h
Nous sommes partis du 25 Septembre au 14 Octobre en couple et voici le récit de notre voyage :
Jour 1 (25/09/13)
Atterrissage à San Francisco à 13h après un vol sans problème. Ici commence la partie la moins fun du voyage, mais bon elle se place juste au début c'est un moindre mal. Près d'une heure de queue pour l'immigration, une queue énorme pour récupérer la voiture chez Dollar, bon au final environ une heure également.
15h on décolle avec notre Jeep Liberty toute blanche. Passage à San Bruno pour aller au Sears et faire quelques achats, glacière, oreillers... On décide de s'arrêter à Twin Peaks dès à présent pour avoir un aperçu de SF. C'est plutôt mignon, on n'est pas tout seul tout seul et il y a pas mal de vent mais c'est un premier coup d'oeil agréable. Il fait beau.


Direction Point Reyes, on traverse SF pour prendre le pont, là c'est moins rigolo, ça bouchonne sévèrement après le pont. Je me disais qu'on aurait pu faire un stop dans le Golden Gate National Recreation Area mais j'ai aucune idée de comment y aller et on perd déjà beaucoup de temps dans les bouchons donc on va aller directement à Inverness.
On bifurque donc sur la 1, les paysages sont sympas, il n'y a personne sur la route, ce n'est pas désagréable comme arrivée en Californie. La route nous prend pas mal de temps et il n'est pas tôt mais ça nous permet d'observer le coucher de soleil sur l'océan.

Ce qui est très agréable mais par contre ça veut dire qu'il va faire nuit dans peu de temps, ce qui induit deux choses : 1. le paysage on ne le verra plus et 2. il sera plus complexe de rallier notre destination perdue dans les hauteurs du petit village d'Inverness. Et en effet on est à l'affut du moindre panneau de nom de rue mais ça ne s'avère pas si compliqué, on arrive donc dans une petite rue perdue dans la forêt, l'éclairage public est quasi inexistant. Nous sommes accueilli par un couple de séniors, Mary et Jim qui nous font nous sentir comme chez nos grands parents. "Vous devez avoir faim, venez à table" à peine arrivé. Nous goûtons le vin que Jim produit lui même, il n'a pas de vignobles mais se fournit dans la région. Premier contact avec le vin californien, ce n'est pas si mal. Ce sont réellement des gens très sympathiques et très chaleureux. Le passage est rapide, le dodo pas très tard nous devons repartir le lendemain pour se balader à Tomales Point. Un diner, des conversations sympas, un petit déjeuner voila ce que nous avons partagé avec nos hôtes qui nous disent encore que nous pouvons repasser après notre balade, nous faire un sandwich ou autre. Des gens gentils avant tout.
Jour 2 (26/09/13)
Bizarrement on ne se lève pas tôt, le décalage a l'air d'être assimilé dès la première nuit. Bon c'est peut être parce qu'on s'est réveillé au milieu de la nuit à cause de Merckx l'un des deux gros chiens qui s'est dit qu'il était grand temps d'aboyer à la mort. Allez savoir. Toujours est-il que je m'attendais à commencer mes journées bien plus tôt, bon pas grave j'ai bien dormi. Après une douche, un petit déjeuner et nos adieux à nos hôtes direction la pointe nord ouest de Point Reyes. Au passage on croise des ranchs historiques et plein de grosses vaches. Les paysages qui nous entourent sont très secs, végétation brûlée, un dégradé de jaune et de marron. C'est nouveau pour nous et plutôt joli. Rien comparé à ce qui nous attendra plus tard.
10h on se gare au parking en face du Pierce Point Ranch, il n'y a pas grand monde, une ou deux voitures. C'est parti pour 8km pour aller jusqu'à la pointe sur un terrain relativement plat, aucune difficultés donc. La première partie du chemin suit bien la côte, on voit la plage en contrebas. Après environ deux kilomètres première rencontre avec les elks, les cervidés qui se rapprochent un peu des rennes, on est content, ils sont quatre et peureux. Mais en fait on va en croiser des dizaines un peu partout et moins peureux, c'était prévu puisqu'ils ne bougent pas de cet endroit mais bon on ne sait jamais. Ils sont donc bien là, en effet.

La balade est agréable mais pas non plus inoubliable, de jolis cyprès vers la moitié de la randonnée. Le bon point est que l'on ne croise personne, une personne à vrai dire.

On arrive au bout de la rando en à peu près une heure et demie et là et bien c'est la fin de la terre, falaises, oiseaux, c'est mignon.


On en profite une demie heure et on repart en sens inverse pour 8km. Cette fois-ci on croise pas mal de monde, étonnement. Des randonneurs, jeunes et vieux, des joggeurs par petite dizaine. Bizarrement en général les randos où il faut se retaper le même chemin au retour sont un peu monotone en sens inverse, là j'apprécie encore plus le décor. C'est une autre vision de la même randonnée, donc plutôt sympa. On s'arrête au Pierce Point Ranch pour regarder un peu les vieilles bâtisses et on prend la direction de Point Reyes Station pour faire quelques courses et pique niquer sur place. On ne voit pas grand chose de ce petit village mais c'est agréable de le traverser rapidement néanmoins.

Il doit être pas loin de 15h lorsque l'on reprend la route. Au programme remontée de la côte jusqu'à Little River. Il va sans dire que l'on n'a pas le temps de faire de longs arrêts dans un state park ou autres sur la route, la nuit arrivera vite. Mais on a tout de même le temps de profiter de ce paysage côtier merveilleux, de faire quelques petits arrêts contemplatifs ainsi que photographiques. C'est venteux, l'océan est puissant, la côte écharpée, ça monte, ça descends, pas grand monde sur la route, pas de villes sur la route. Simplement une très belle route.


On a encore droit à un coucher de soleil sur l'océan et on arrive vers 19h30 dans le noir le plus complet dans le fin fond de Little River.

Pas facile de trouver le bon numéro sans éclairage public et avec ces chiffres à rallonge... "Ah c'était là", "Là ici celui que l'on vient de passer ?", "Oui". On se fait klaxonner, la voiture se met à nos côtés, on baisse la fenêtre, "Vous êtes les couchsurfers de Paris ?" "C'est ici". Cool, c'est bien là. On se gare et notre jeune hôte nous accueille avec un gros hug. Il nous fait faire un petit tour de la propriété, du potager avec énormément de légumes. Nous voila dans un endroit totalement déconcertant tout en restant plus qu'agréable parmi des gens que certains pourraient qualifier de hippies (un peu mais pas trop), ici vit une petite communauté de 6-7 personnes dans 3 bâtiments différents mais chacun vaque à ses occupations. En tous les cas le rapport à la terre et à la nature est très fort d'après les échanges que nous avons avec Carson notre hôte. Il nous explique que bon ils vivent un peu à leur rythme, qu'il s'est retrouvé ici via un site de mise en relation d'"organic farmers" (ça doit être WWOOF). La petite maison est juste fantastique, une belle pièce à vivre, comprenant une grande cuisine salle à manger, un salon avec tonnes d'instruments de musique, très chaleureux comme ambiance.
Le début de soirée servira à faire connaissance autour d'un bon repas organique, à part le riz tout provient du jardin, le tout accompagné de bonne musique. Un moment sympa en somme, ces gens sont très ouvert malgré un mode de vie totalement différent du notre. Steven, le propriétaire de la maison arrive vers la fin du repas, il mange à son tour, on discute de chose et d'autres. De la Californie, de notre voyage, de sa maison... Au cours de cette discussion il en vient à nous conseiller de ne pas tirer jusqu'à Humboldt mais plutôt d'aller à Montgomery Woods ce qui nous fera gagner pas mal de temps si notre but n'était que de voir des arbres. Il nous vend l'endroit comme pas mal reclus, agréable à visiter pas comme les parcs plus au nord. Je me dis que ce n'est peut être pas une mauvaise idée, il faut juste changer un peu le programme mais en soit c'est une idée à prendre en compte. J'envoie donc un message aux personnes chez qui nous devions rester à Sonoma pour voir si nous pouvons venir un jour en avance.
Après diner nous regardons tous ensemble un documentaire un peu perché sur télescope Hubble, Steven et Carson se crame un joint, probablement organique. On va au lit content de ces rencontres.
Avis sur mon voyage de noces en Thaïlande English translation pending
Bonjour,
J'espère que quelques connaisseurs de la Thaïlande pourront me donner leur avis sur la trame de voyage que j'ai préparé pour notre de voyage de noces, dans une semaine!
Je parle bien de trame, car si nous avons pris nos billets Nice/Bangkok, nous n'avons rien réservé d'autre... Qu'en pensez-vous? Vaut il mieux réserver les billets d'avion domestiques? La première nuit à Bangkok?
Voilà ce que nous avons prévu : 2 nuits à Bangkok (puis avion Bangkok/Chiang Mai) 4 nuits à Chiang Mai (puis bus Chiang Mai/Chiang Rai) 2 nuits à Chiang Rai (puis avion Chiang Rai/Bangkok, Bankok/Koh Samui et bateau Koh Samui/Koh Tao) 5 nuits à Koh Tao(Puis bateau Koh Tao/Koh Samui et avion Koh Samui/Bangkok) 1 nuit à Bangkok
Durant notre voyage, nous aimerions en profiter pour faire un treck, une ballade à dos d'éléphant, à moto... à quel moment de notre voyage nous conseillez vous de les effectuer? Avez vous des adresses à nous conseiller? Je pensais le faire à Chiang Mai et Chiang Rai...
J'ai peur que les vols domestiques nous reviennent chers, mais nous ne voulons pas perdre trop de temps dans les transports, c'est pourquoi c'est ce que nous avons privilégié... Qu'en pensez-vous?
A Koh Tao (ou Koh PhiPhi), nous aimerions réserver un bungalow "au pied" de la plage, avez vous des adresses à nous conseiller?
Sinon, nous hésitons à "zapper" Chiang Rai pour nous rendre à Koh PhiPhi en fin de séjour... Pensez vous que c'est une bonne idée?
Merci pour votre aide, car après avoir consulté de nombreux sites, blogs, guides, nous sommes un peu perdus à quelques jours du départ! 😊
J'espère que quelques connaisseurs de la Thaïlande pourront me donner leur avis sur la trame de voyage que j'ai préparé pour notre de voyage de noces, dans une semaine!
Je parle bien de trame, car si nous avons pris nos billets Nice/Bangkok, nous n'avons rien réservé d'autre... Qu'en pensez-vous? Vaut il mieux réserver les billets d'avion domestiques? La première nuit à Bangkok?
Voilà ce que nous avons prévu : 2 nuits à Bangkok (puis avion Bangkok/Chiang Mai) 4 nuits à Chiang Mai (puis bus Chiang Mai/Chiang Rai) 2 nuits à Chiang Rai (puis avion Chiang Rai/Bangkok, Bankok/Koh Samui et bateau Koh Samui/Koh Tao) 5 nuits à Koh Tao(Puis bateau Koh Tao/Koh Samui et avion Koh Samui/Bangkok) 1 nuit à Bangkok
Durant notre voyage, nous aimerions en profiter pour faire un treck, une ballade à dos d'éléphant, à moto... à quel moment de notre voyage nous conseillez vous de les effectuer? Avez vous des adresses à nous conseiller? Je pensais le faire à Chiang Mai et Chiang Rai...
J'ai peur que les vols domestiques nous reviennent chers, mais nous ne voulons pas perdre trop de temps dans les transports, c'est pourquoi c'est ce que nous avons privilégié... Qu'en pensez-vous?
A Koh Tao (ou Koh PhiPhi), nous aimerions réserver un bungalow "au pied" de la plage, avez vous des adresses à nous conseiller?
Sinon, nous hésitons à "zapper" Chiang Rai pour nous rendre à Koh PhiPhi en fin de séjour... Pensez vous que c'est une bonne idée?
Merci pour votre aide, car après avoir consulté de nombreux sites, blogs, guides, nous sommes un peu perdus à quelques jours du départ! 😊
Dans la chaleur de l'Ouest américain 2013 English translation pending
Dans un premier temps je pensais pouvoir faire un retour sur le forum presque en direct mais le manque de wifi, le temps que cela prenait en plus du blog que je tenais et la modification de l’insertion des photos sur le forum ont eu raison de ma volonté.
Je vais donc reprendre depuis le début mon récit et surtout le terminer.
En 2010 avec mes parents nous avons réalisé un périple de 28 jours, pour 2013 le choix peut paraitre étonnant mais nous avons choisis de refaire le même parcours en ajoutant d’autres lieux aux endroits que nous avons aimés. Ce sera donc un trip de 35 jours qui débute à San Francisco et se termine à Los Angeles en passant par le lointain Yellowstone.
J’ai débuté mes recherches en 2011 pour faire évoluer le parcours et surtout trouver de nouveaux lieux grâce aux carnets de voyages En septembre 2012 j’ai commencé à réserver les hôtels et j’ai acheté les billets d’avion fin décembre comme en 2010. J’ai suivi l’évolution des prix de septembre jusqu’en mai et nous avons eu le prix le plus bas possible soit 780€ par personne. La voiture a aussi été réservé en décembre sur le site locationdevoiture chez autoeurope. Un SUV standard pour 34 jours au prix de 1040€. https://v1.alamo.com/index.do?action=/hotDealsTemplate&msg=alamo-intlSaveTime
J’ai réservé tous les hôtels assez à l’avance car à certains endroits tout est plein rapidement ( yellowstone, grand canyon, monument valley bryce canyon…)
J'ai aussi réalisé un petit montage vidéo qui regroupe les bons moments https://www.youtube.com/watch?v=kZl6CLTqUKg
16 juin 2013 : La nuit est très courte à cause de l’excitation et de notre vol à 6h00. Nous partons vers l’aéroport à 4H30, l’enregistrement se passe bien et nous décollons en direction d’Amsterdam, nous embarquons ensuite à bord d'un 747 vers San Francisco, le repas est très bon comme en 2010 et nous atterrissons à 11h45.
Le passage de l’immigration et des douanes n’est qu’une formalité, nous récupérons nos bagages et allons chez Alamo pour prendre notre véhicule. Afin de gagner du temps et d’éviter de me faire refiler des options payantes j’avais fais le check in sur le site alamo


Nous avons choisi comme môtel le coventry motor inn qui a un parking gratuit et se trouve sur lombard street. Après avoir jeté nos valises dans la chambre nous reprenons notre véhicule en direction de twin peaks en passant tout d’abord par cette petite maison bleue que ma mère voulait voir.

Quel plaisir de se retrouver dans cette agréable ville. Nous rentrons assez tôt poussés par la fatigue.
Je vais donc reprendre depuis le début mon récit et surtout le terminer.
En 2010 avec mes parents nous avons réalisé un périple de 28 jours, pour 2013 le choix peut paraitre étonnant mais nous avons choisis de refaire le même parcours en ajoutant d’autres lieux aux endroits que nous avons aimés. Ce sera donc un trip de 35 jours qui débute à San Francisco et se termine à Los Angeles en passant par le lointain Yellowstone.
J’ai débuté mes recherches en 2011 pour faire évoluer le parcours et surtout trouver de nouveaux lieux grâce aux carnets de voyages En septembre 2012 j’ai commencé à réserver les hôtels et j’ai acheté les billets d’avion fin décembre comme en 2010. J’ai suivi l’évolution des prix de septembre jusqu’en mai et nous avons eu le prix le plus bas possible soit 780€ par personne. La voiture a aussi été réservé en décembre sur le site locationdevoiture chez autoeurope. Un SUV standard pour 34 jours au prix de 1040€. https://v1.alamo.com/index.do?action=/hotDealsTemplate&msg=alamo-intlSaveTime
J’ai réservé tous les hôtels assez à l’avance car à certains endroits tout est plein rapidement ( yellowstone, grand canyon, monument valley bryce canyon…)
J'ai aussi réalisé un petit montage vidéo qui regroupe les bons moments https://www.youtube.com/watch?v=kZl6CLTqUKg
16 juin 2013 : La nuit est très courte à cause de l’excitation et de notre vol à 6h00. Nous partons vers l’aéroport à 4H30, l’enregistrement se passe bien et nous décollons en direction d’Amsterdam, nous embarquons ensuite à bord d'un 747 vers San Francisco, le repas est très bon comme en 2010 et nous atterrissons à 11h45.
Le passage de l’immigration et des douanes n’est qu’une formalité, nous récupérons nos bagages et allons chez Alamo pour prendre notre véhicule. Afin de gagner du temps et d’éviter de me faire refiler des options payantes j’avais fais le check in sur le site alamo



Nous avons choisi comme môtel le coventry motor inn qui a un parking gratuit et se trouve sur lombard street. Après avoir jeté nos valises dans la chambre nous reprenons notre véhicule en direction de twin peaks en passant tout d’abord par cette petite maison bleue que ma mère voulait voir.

Quel plaisir de se retrouver dans cette agréable ville. Nous rentrons assez tôt poussés par la fatigue.

Projet de voyage en Arizona et Utah en mai 2014 English translation pending
Bonsoir à tous,
Quel plaisir de se retrouver à nouveau sur le forum des USA ! Après un fabuleux voyage (principalement au Wyoming et South Dakota) réalisé en juillet 2011 grâce aux lectures et conseils pertinents des habitués de ce forum, l'envie d'un nouveau périple dans l'ouest me taraudait toujours. Mais mes deux grands enfants avaient envie de découvrir d'autres horizons et c'est ainsi que nous avons réalisé deux très beaux voyages en Asie (Thaïlande et Vietnam). Mais puisqu'il ne sera pas possible d'organiser des vacances à quatre en été 2014 (les études avant tout), j'ai évoqué à mon mari l'envie de revoir les pierres rouges de l'ouest des USA ... Quelle surprise lorsque deux jours plus tard, il m'a questionné : "Alors, tu nous le prépares ce nouveau voyage dans l'ouest ?". Alors là, je l'adore ... surtout qu'il me donne carte blanche ! Depuis, je bouillonne ... tous ces magnifiques sites découverts via les carnets de voyage, ces pistes où d'aucuns osent s'aventurer, j'aimerais pouvoir les inclure dans un voyage d'exception, et j'espère que vous m'aiderez à en finaliser les détails. En voici les grandes lignes :
Durée : trois semaines Période : départ vers la mi-mai 2014 Participants : couple de 62 et 53 ans Itinéraire envisagé :
Préambule : nous avons réalisé un voyage de 3 semaines en 2006 qui nous a permis de survoler de nombreux sites mais qui nous a laissé (surtout à moi !) un goût de trop peu (à vouloir voir trop on ne voit rien). Il s'agissait d'une boucle autour de Los Angeles (Grand Circle + Death Valley, Yosemite, San Francisco, ...). Je souhaite donc me limiter à une boucle autour de Las Vegas afin d'explorer les coins et recoins du nord de l'Arizona et du sud de l'Utah. Voici ce que j'envisage :
J1 : Las Vegas (1 nuit) J2 : Peach Springs (1 nuit) J3 et J4 : Havasupai (2 nuits) - descente à pied, remontée en hélico. Question : j'ai lu que "Craig" envisageait de créer un bed & breakfast ... qq en sait-il plus ? Comment le joindre ? J5 : Grand Canyon, South Rim - début de randonnée (trop vieux pour descendre en bas !) et points de vue, coucher et lever du soleil J6 à J10 : Page (5 nuits) - CBS, CBN (lotterie ... on peut rêver !), Edmaier's Secreet, White pocket, Bulckin Gulch, Antelope Canyon lower et upper, horseshoebend ... Je m'y perds dans tous ces sites mais je voudrais faire appel aux "Dodson" pour l'organisation de deux journées, en espérant qu'ils seront libres ! Pour info, en 2011, nous avions juste loué un bateau pour une journée sur le lac. J11 : Monument Valley - logement à l'hôtel The View. J12 à J14 : Moab - Delicate Arch au sunset, Fisher towers, Dead Horse point et Mesa Arch, vol de Canyonlands jusqu'à Monument valley et lac Powel, Shafer trail et potash road, ... J15 : Capitol Reef (1 nuit) - Vallée des cathédrales, piste depuis Caineville Road jusque Thousand Lake Road Route 12 et Burr trail Road jusque Bryce ??? C'est une partie où je me perds un peu pour le moment ... j'aimerais passer par Grand Escalante Staircase mais je ne sais pas s'il est logique de le placer à cet endroit du circuit ??? J16 et J17 : Bryce Canyon (2 nuits) - randonnées Queens Garden, Peek a boo, Navajo trail J18 et J19 : Zion (2 nuits) - rando les Narrows + ? Passage par la Valley of fire avant de rallier Las Vegas (2 nuits) - spectacles "O" et "Love"
Voici ma première ébauche pour laquelle j'aimerais vos avis afin de procéder aux réservations les plus urgentes :
Billets d'avion (probablement British Airways via Londres) Havasupai The View à MV
et de contacter les "Dodson" pour leur demander s'ils peuvent nous consacrer deux jours.
Je vous remercie de m'avoir lu et je suis impatiente de lire vos commentaires et critiques ...
Quel plaisir de se retrouver à nouveau sur le forum des USA ! Après un fabuleux voyage (principalement au Wyoming et South Dakota) réalisé en juillet 2011 grâce aux lectures et conseils pertinents des habitués de ce forum, l'envie d'un nouveau périple dans l'ouest me taraudait toujours. Mais mes deux grands enfants avaient envie de découvrir d'autres horizons et c'est ainsi que nous avons réalisé deux très beaux voyages en Asie (Thaïlande et Vietnam). Mais puisqu'il ne sera pas possible d'organiser des vacances à quatre en été 2014 (les études avant tout), j'ai évoqué à mon mari l'envie de revoir les pierres rouges de l'ouest des USA ... Quelle surprise lorsque deux jours plus tard, il m'a questionné : "Alors, tu nous le prépares ce nouveau voyage dans l'ouest ?". Alors là, je l'adore ... surtout qu'il me donne carte blanche ! Depuis, je bouillonne ... tous ces magnifiques sites découverts via les carnets de voyage, ces pistes où d'aucuns osent s'aventurer, j'aimerais pouvoir les inclure dans un voyage d'exception, et j'espère que vous m'aiderez à en finaliser les détails. En voici les grandes lignes :
Durée : trois semaines Période : départ vers la mi-mai 2014 Participants : couple de 62 et 53 ans Itinéraire envisagé :
Préambule : nous avons réalisé un voyage de 3 semaines en 2006 qui nous a permis de survoler de nombreux sites mais qui nous a laissé (surtout à moi !) un goût de trop peu (à vouloir voir trop on ne voit rien). Il s'agissait d'une boucle autour de Los Angeles (Grand Circle + Death Valley, Yosemite, San Francisco, ...). Je souhaite donc me limiter à une boucle autour de Las Vegas afin d'explorer les coins et recoins du nord de l'Arizona et du sud de l'Utah. Voici ce que j'envisage :
J1 : Las Vegas (1 nuit) J2 : Peach Springs (1 nuit) J3 et J4 : Havasupai (2 nuits) - descente à pied, remontée en hélico. Question : j'ai lu que "Craig" envisageait de créer un bed & breakfast ... qq en sait-il plus ? Comment le joindre ? J5 : Grand Canyon, South Rim - début de randonnée (trop vieux pour descendre en bas !) et points de vue, coucher et lever du soleil J6 à J10 : Page (5 nuits) - CBS, CBN (lotterie ... on peut rêver !), Edmaier's Secreet, White pocket, Bulckin Gulch, Antelope Canyon lower et upper, horseshoebend ... Je m'y perds dans tous ces sites mais je voudrais faire appel aux "Dodson" pour l'organisation de deux journées, en espérant qu'ils seront libres ! Pour info, en 2011, nous avions juste loué un bateau pour une journée sur le lac. J11 : Monument Valley - logement à l'hôtel The View. J12 à J14 : Moab - Delicate Arch au sunset, Fisher towers, Dead Horse point et Mesa Arch, vol de Canyonlands jusqu'à Monument valley et lac Powel, Shafer trail et potash road, ... J15 : Capitol Reef (1 nuit) - Vallée des cathédrales, piste depuis Caineville Road jusque Thousand Lake Road Route 12 et Burr trail Road jusque Bryce ??? C'est une partie où je me perds un peu pour le moment ... j'aimerais passer par Grand Escalante Staircase mais je ne sais pas s'il est logique de le placer à cet endroit du circuit ??? J16 et J17 : Bryce Canyon (2 nuits) - randonnées Queens Garden, Peek a boo, Navajo trail J18 et J19 : Zion (2 nuits) - rando les Narrows + ? Passage par la Valley of fire avant de rallier Las Vegas (2 nuits) - spectacles "O" et "Love"
Voici ma première ébauche pour laquelle j'aimerais vos avis afin de procéder aux réservations les plus urgentes :
Billets d'avion (probablement British Airways via Londres) Havasupai The View à MV
et de contacter les "Dodson" pour leur demander s'ils peuvent nous consacrer deux jours.
Je vous remercie de m'avoir lu et je suis impatiente de lire vos commentaires et critiques ...
Organisation d'un voyage en Thaïlande English translation pending
Bonjour, nous partons en Thaïlande du 02 au 18 janvier. Je ne sais pas comment organiser notre voyage.
Nous voudrions passer 3 a 4 jours à Bangkok, 6 jours dans le nord, visite de parcs naturels , trecks, etc.. Puis terminer par quelques jours de plage pour faire du palme masque tuba, dans 1 île pas trop touristique.
Comment aller de Bangkok au Nord (train de nuit ) puis du nord au sud (avion ?) ou repasser par Bangkok ?
Je suis à la recherche de toute adresse de guest house ou home stay de charme. Nous sommes 4 (parents et enfants) plutôt rustiques mais notre budget peut aller jusqu'à 80 € la nuit pour les 4.
Nous fuyons les grands hôtels et les endroits trop touristiques.
Merci de votre aide et de vos conseils
Itinéraire de Las Vegas à Yellowstone en famille English translation pending
Bonjour,
J'aimerais vous soumettre l’itinéraire que nous envisageons avec mon mari et nos deux jeunes filles (2ans1/2 et 4ans1/2 lors du voyage) pour Mai/Juin 2015 (du 15/05 au 15/06 environ). Nous prévoyons 4 semaines pour ce road trip.
Nous avons élaboré notre itinéraire en recherchant des trajets en voiture de courtes durées (2 à 3 h) entre les parcs. Nous nous accordons quelques long trajets (environ 5 à 6 h max) mais il faut que cela reste exceptionnel. Vu le jeune age de nos filles, nous ne prévoyons pas de grande randonnée (la plus petite sera portée si nécessaire) d'où parfois un passage dans les parcs qui vous semblera peut être réduit.
Nous prévoyons de voyager en voiture/motel après avoir longtemps hésité avec un camping car.
J1 : Toulouse - Las vegas. Nuit à Las Vegas J2 : Visite de Las Vegas. Nuit à Las Vegas J3 : Las Vegas - Valley of fire. Matinée à Vegas puis départ pour la fin d'après midi à Valley of fire. Nuit à Overton J4 : Valley of fire - Zion. Matin à Valley of fire puis départ pour Zion. Nuit à Springdale J5 : Zion. Visite de Zion. Nuit à Springdale J6 : Zion - Page. Trajet le matin, visite de Horseshoe Bend et Lake Powell. Nuit à Page J7 : Page. Visite d'Antelope Canyon - Lee ferry ou Toadstoole Hoodoos. Nuit à Page J8 : Page - Grand Canyon. Visite de Grand Canyon l'après midi. Nuit à Tuyasan J9 : Grand Canyon - Canyon de Chelly. Lever de soleil sur Grand Canyon et randonnée White trail en fin d'après midi à Chelly. Nuit à Chinle J10 : Canyon de Chelly - Monument Valley. Matinée à Chelly - piste de monument valley en fin d'après midi. Nuit à Kayenta J11 : Monument Valley - Moab. Visite en route de valley of the gods/muley point/Goosenecks +/- natural bridges. Nuit à Moab J12 : Moab. Visite Arches. Nuit à Moab J13 : Moab. Visite de Canyonlands et Dead horse point. Nuit à Moab J14 : Moab - Capitol reef. Visite de Goblin valley et little wild horse. Nuit à Torrey J15 : Capitol reef. Nuit à Torrey J16 : Capitol reef - Bryce canyon. Visite en route de Kodachrome et passage par hole in the rock. Nuit à Bryce canyon J17 : Bryce canyon. Nuit à Bryce canyon J18 : Bryce canyon - Salt Lake City passage par Nebo Loop. Nuit à Salt Lake City J19 : Salt Lake City - West Yellowstone. Visite de Mesa Falls. Nuit à West Yellowstone. J20 : Yellowstone. Nuit dans le parc (à étudier) J21 : Yellowstone. Nuit dans le parc (à étudier) J22 : Yellowstone. Nuit dans le parc (à étudier) J23 : Yellowstone. Nuit dans le parc (à étudier) J24 : Yellowstone - Grand Teton. Visite de Jackson Hole. Nuit à Jackson Hole. J25 : Grand teton. Nuit à Jackson Hole J26 : Jackson hole - Toulouse J27 : Arrivée à Toulouse
Nous comptons partir 29 jours, nous pensons donc rajouter un jour à Moab pour visiter Bowtie et Corona Arch et décharger le jour 13. Il reste encore un jour de libre à moins d'une arrivée tardive à Las Vegas (nous rajouterions un jour pour mieux profiter de Las Vegas), que pensez vous de rajouter un jour aux alentours de Page (Cottonwood road par exemple) ?
N'hésitez pas à faire des commentaires sur ce premier jet : parcours, temps des visites, faisabilité avec nos puces, rythme, ... Si nous devions retirer une étape, je pense que ce serait le Canyon de Chelly.
Merci à tous
J'aimerais vous soumettre l’itinéraire que nous envisageons avec mon mari et nos deux jeunes filles (2ans1/2 et 4ans1/2 lors du voyage) pour Mai/Juin 2015 (du 15/05 au 15/06 environ). Nous prévoyons 4 semaines pour ce road trip.
Nous avons élaboré notre itinéraire en recherchant des trajets en voiture de courtes durées (2 à 3 h) entre les parcs. Nous nous accordons quelques long trajets (environ 5 à 6 h max) mais il faut que cela reste exceptionnel. Vu le jeune age de nos filles, nous ne prévoyons pas de grande randonnée (la plus petite sera portée si nécessaire) d'où parfois un passage dans les parcs qui vous semblera peut être réduit.
Nous prévoyons de voyager en voiture/motel après avoir longtemps hésité avec un camping car.
J1 : Toulouse - Las vegas. Nuit à Las Vegas J2 : Visite de Las Vegas. Nuit à Las Vegas J3 : Las Vegas - Valley of fire. Matinée à Vegas puis départ pour la fin d'après midi à Valley of fire. Nuit à Overton J4 : Valley of fire - Zion. Matin à Valley of fire puis départ pour Zion. Nuit à Springdale J5 : Zion. Visite de Zion. Nuit à Springdale J6 : Zion - Page. Trajet le matin, visite de Horseshoe Bend et Lake Powell. Nuit à Page J7 : Page. Visite d'Antelope Canyon - Lee ferry ou Toadstoole Hoodoos. Nuit à Page J8 : Page - Grand Canyon. Visite de Grand Canyon l'après midi. Nuit à Tuyasan J9 : Grand Canyon - Canyon de Chelly. Lever de soleil sur Grand Canyon et randonnée White trail en fin d'après midi à Chelly. Nuit à Chinle J10 : Canyon de Chelly - Monument Valley. Matinée à Chelly - piste de monument valley en fin d'après midi. Nuit à Kayenta J11 : Monument Valley - Moab. Visite en route de valley of the gods/muley point/Goosenecks +/- natural bridges. Nuit à Moab J12 : Moab. Visite Arches. Nuit à Moab J13 : Moab. Visite de Canyonlands et Dead horse point. Nuit à Moab J14 : Moab - Capitol reef. Visite de Goblin valley et little wild horse. Nuit à Torrey J15 : Capitol reef. Nuit à Torrey J16 : Capitol reef - Bryce canyon. Visite en route de Kodachrome et passage par hole in the rock. Nuit à Bryce canyon J17 : Bryce canyon. Nuit à Bryce canyon J18 : Bryce canyon - Salt Lake City passage par Nebo Loop. Nuit à Salt Lake City J19 : Salt Lake City - West Yellowstone. Visite de Mesa Falls. Nuit à West Yellowstone. J20 : Yellowstone. Nuit dans le parc (à étudier) J21 : Yellowstone. Nuit dans le parc (à étudier) J22 : Yellowstone. Nuit dans le parc (à étudier) J23 : Yellowstone. Nuit dans le parc (à étudier) J24 : Yellowstone - Grand Teton. Visite de Jackson Hole. Nuit à Jackson Hole. J25 : Grand teton. Nuit à Jackson Hole J26 : Jackson hole - Toulouse J27 : Arrivée à Toulouse
Nous comptons partir 29 jours, nous pensons donc rajouter un jour à Moab pour visiter Bowtie et Corona Arch et décharger le jour 13. Il reste encore un jour de libre à moins d'une arrivée tardive à Las Vegas (nous rajouterions un jour pour mieux profiter de Las Vegas), que pensez vous de rajouter un jour aux alentours de Page (Cottonwood road par exemple) ?
N'hésitez pas à faire des commentaires sur ce premier jet : parcours, temps des visites, faisabilité avec nos puces, rythme, ... Si nous devions retirer une étape, je pense que ce serait le Canyon de Chelly.
Merci à tous
Séjour aux USA "L’Ouest authentique" English translation pending
Bonjour a tous
Je suis nouveau sur le forum, j'habite en Belgique en province de Luxembourg.
J'ai gagné il y a quelque temps a un jeu concours un autotour de 13 jours et 11 nuits dans le grand ouest américain. Presque 2000 km. Il aura lieu début avril 2014.
Je viens vers vous pour avoir votre avis sur le séjour mais aussi pour vous poser des questions et avoir vos remarques et astuces.
Voici d'abord le descriptif du séjour, il n'est biensur pas du tout modifiable puisque je le rappel je l'ai gagné tel quel.
1. PARIS / LAS VEGAS
Monte Carlo Resort & Casino ****
Envol pour l'Ouest des Etats-Unis et le Nevada. Bienvenue à Las Vegas, ville-mirage au milieu du désert de Mojave.
Vous récupérez votre voiture de location dès l'arrivée à l'aéroport.
2. LAS VEGAS
Monte Carlo Resort & Casino ****
Baladez-vous sur le “Strip” pour découvrir l’architecture unique des nombreux hôtels ou partez à la découverte de l’envoûtante Vallée de la Mort qui n’est qu’à quelques heures de route. Le soir spectacle du cirque du Soleil.
3. LAS VEGAS, ZION
260 km – Zion Lodge ***
En route pour votre autotour dans l'Ouest américain. Nous vous conseillons aujourd’hui de passer par le Valley of Fire State Park avant de rejoindre Zion aux falaises impressionnantes et aux couleurs éblouissantes.
4. ZION, BRYCE CANYON
200 km – Bryce Canyon Lodge ***
Votre itinéraire va vous mener à travers les plus beaux parcs nationaux de l'ouest des Etats-Unis et c'est via la très photogénique Highway 9 que vous atteignez le parc national de Bryce Canyon, amphithéâtre formé sur un plateau calcaire à l’orée d’une superbe forêt de pins.
5. BRYCE CANYON
Bryce Canyon Lodge ***
Découverte du parc et notamment de ses aiguilles rocheuses délicatement dentelées aux teintes orangées. Une journée complète à Bryce pour profiter à fond de ce superbe parc national.
6. BRYCE CANYON, MONUMENT VALLEY
410 km – Nuit au Kayenta Monument Valley Inn**
Passage par Page et le lac Powell aux eaux bleu cobalt avant d’arriver à Monument Valley, autre lieu mythique de l'ouest américain.
7. MONUMENT VALLEY, CANYON DE CHELLY
200 km – Thunderbird Lodge ***
A votre réveil, la vision du paysage le plus emblématique de l’Ouest baigné par les premiers rayons du soleil sera inoubliable. Départ pour le Canyon de Chelly, autre site sacré pour les indiens Navajos.
8. CANYON DE CHELLY, SEDONA
405 km – El Portal Sedona B&B
En route pour Sedona, ne manquez pas Holbrook, où subsiste encore quelques vestiges de la Route 66, et Flagstaff, jolie petite ville western.
9. SEDONA
El Portal Sedona B&B
Vous poursuivez aujourd'hui votre autotour dans l'ouest américain par le “Red Rock Country”. Baladez-vous vers aux alentours de la ville à la recherche de l’endroit idéal pour quelques magnifiques photos ou allez au Slide Rock State Park pour une baignade rafraîchissante dans la rivière Oak Creek.
10. SEDONA, GRAND CANYON
175 km – Kachina Lodge ***
Le Grand Canyon sera peut-être le point d’orgue de votre voyage au cœur des parcs et canyons de l'Ouest et très sûrement un souvenir inoubliable tant il impressionne par son immensité et sa palette de contrastes et de couleurs sensationnels. Survol en hélicoptère.
11. GRAND CANYON, LAS VEGAS
480 km – Monte Carlo Resort & Casino ****
Passez par Seligman et Kingman puis le barrage Hoover avant de rallier Las Vegas aux néons toujours scintillants.
12. LAS VEGAS / PARIS
Fin de votre autotour au cœur de l'Ouest américain. Envol pour Paris. Vol de nuit.
13. PARIS
Arrivée à Paris.
Qu'en pensez-vous ? Avez-vous des suggestions ou des remarques ?
Voici mes quelques questions :
- Pour le parcours, vaux-t-il mieux prendre les routes classiques ou bien les autoroutes ? Ou alors un mixe des deux ?
- En dehors des points remarquables dans le descriptif y a t'il des choses a voir sur mon parcours ?
- J'ai une crainte, Vu que nous ne sommes pas très sportif ma femme et moi, j'ai peur qu'a part de grandes rando il n'y ai pas grand choses a faire sur ce parcours ? Qu’en pensez-vous ?
- A propos des rando y en a t'il des facile a faire (sans escalade ou truc de malade) qui nous permettent de voir déjà des choses sympa ? si oui lesquelles me conseillez-vous ?
- Tout ce qui est dans le descriptif est payé sauf les repas et le carburant de la voiture. Pour vous il nous faut prévoir combien en budget repas (sachant que nous souhaitons faire des ptit resto sympas et typiques), carburant et visite (j'ai cru lire que la visite de certains parcs étaient payant) ? Avez-vous des bons plans à me faire partager ?
Si j'ai d'autres questions je vous les soumettrez au fur et à mesure
En attendant, un grand merci
Tal
Je suis nouveau sur le forum, j'habite en Belgique en province de Luxembourg.
J'ai gagné il y a quelque temps a un jeu concours un autotour de 13 jours et 11 nuits dans le grand ouest américain. Presque 2000 km. Il aura lieu début avril 2014.
Je viens vers vous pour avoir votre avis sur le séjour mais aussi pour vous poser des questions et avoir vos remarques et astuces.
Voici d'abord le descriptif du séjour, il n'est biensur pas du tout modifiable puisque je le rappel je l'ai gagné tel quel.
1. PARIS / LAS VEGAS
Monte Carlo Resort & Casino ****
Envol pour l'Ouest des Etats-Unis et le Nevada. Bienvenue à Las Vegas, ville-mirage au milieu du désert de Mojave.
Vous récupérez votre voiture de location dès l'arrivée à l'aéroport.
2. LAS VEGAS
Monte Carlo Resort & Casino ****
Baladez-vous sur le “Strip” pour découvrir l’architecture unique des nombreux hôtels ou partez à la découverte de l’envoûtante Vallée de la Mort qui n’est qu’à quelques heures de route. Le soir spectacle du cirque du Soleil.
3. LAS VEGAS, ZION
260 km – Zion Lodge ***
En route pour votre autotour dans l'Ouest américain. Nous vous conseillons aujourd’hui de passer par le Valley of Fire State Park avant de rejoindre Zion aux falaises impressionnantes et aux couleurs éblouissantes.
4. ZION, BRYCE CANYON
200 km – Bryce Canyon Lodge ***
Votre itinéraire va vous mener à travers les plus beaux parcs nationaux de l'ouest des Etats-Unis et c'est via la très photogénique Highway 9 que vous atteignez le parc national de Bryce Canyon, amphithéâtre formé sur un plateau calcaire à l’orée d’une superbe forêt de pins.
5. BRYCE CANYON
Bryce Canyon Lodge ***
Découverte du parc et notamment de ses aiguilles rocheuses délicatement dentelées aux teintes orangées. Une journée complète à Bryce pour profiter à fond de ce superbe parc national.
6. BRYCE CANYON, MONUMENT VALLEY
410 km – Nuit au Kayenta Monument Valley Inn**
Passage par Page et le lac Powell aux eaux bleu cobalt avant d’arriver à Monument Valley, autre lieu mythique de l'ouest américain.
7. MONUMENT VALLEY, CANYON DE CHELLY
200 km – Thunderbird Lodge ***
A votre réveil, la vision du paysage le plus emblématique de l’Ouest baigné par les premiers rayons du soleil sera inoubliable. Départ pour le Canyon de Chelly, autre site sacré pour les indiens Navajos.
8. CANYON DE CHELLY, SEDONA
405 km – El Portal Sedona B&B
En route pour Sedona, ne manquez pas Holbrook, où subsiste encore quelques vestiges de la Route 66, et Flagstaff, jolie petite ville western.
9. SEDONA
El Portal Sedona B&B
Vous poursuivez aujourd'hui votre autotour dans l'ouest américain par le “Red Rock Country”. Baladez-vous vers aux alentours de la ville à la recherche de l’endroit idéal pour quelques magnifiques photos ou allez au Slide Rock State Park pour une baignade rafraîchissante dans la rivière Oak Creek.
10. SEDONA, GRAND CANYON
175 km – Kachina Lodge ***
Le Grand Canyon sera peut-être le point d’orgue de votre voyage au cœur des parcs et canyons de l'Ouest et très sûrement un souvenir inoubliable tant il impressionne par son immensité et sa palette de contrastes et de couleurs sensationnels. Survol en hélicoptère.
11. GRAND CANYON, LAS VEGAS
480 km – Monte Carlo Resort & Casino ****
Passez par Seligman et Kingman puis le barrage Hoover avant de rallier Las Vegas aux néons toujours scintillants.
12. LAS VEGAS / PARIS
Fin de votre autotour au cœur de l'Ouest américain. Envol pour Paris. Vol de nuit.
13. PARIS
Arrivée à Paris.
Qu'en pensez-vous ? Avez-vous des suggestions ou des remarques ?
Voici mes quelques questions :
- Pour le parcours, vaux-t-il mieux prendre les routes classiques ou bien les autoroutes ? Ou alors un mixe des deux ?
- En dehors des points remarquables dans le descriptif y a t'il des choses a voir sur mon parcours ?
- J'ai une crainte, Vu que nous ne sommes pas très sportif ma femme et moi, j'ai peur qu'a part de grandes rando il n'y ai pas grand choses a faire sur ce parcours ? Qu’en pensez-vous ?
- A propos des rando y en a t'il des facile a faire (sans escalade ou truc de malade) qui nous permettent de voir déjà des choses sympa ? si oui lesquelles me conseillez-vous ?
- Tout ce qui est dans le descriptif est payé sauf les repas et le carburant de la voiture. Pour vous il nous faut prévoir combien en budget repas (sachant que nous souhaitons faire des ptit resto sympas et typiques), carburant et visite (j'ai cru lire que la visite de certains parcs étaient payant) ? Avez-vous des bons plans à me faire partager ?
Si j'ai d'autres questions je vous les soumettrez au fur et à mesure
En attendant, un grand merci
Tal
La région du GSENM English translation pending
"la région du GSENM"
Qu'est-ce que c'est ?
Grand Staircase Escalante-National Monument (GSENM).
Quel est votre top 10 dans cette région ?
...et comment s'est passé ton séjour Batinj ? Bon retour parmi nous !! 😉 Remets-toi vite du décalage horaire... 🙂
...et comment s'est passé ton séjour Batinj ? Bon retour parmi nous !! 😉 Remets-toi vite du décalage horaire... 🙂
18 jours en solitaire aux Etats-Unis English translation pending
Bonjour à tous !
Une semaine plus tôt j'ai présenté une courte vidéo de 2 minutes regroupant essentiellement les time-lapses que j'ai capturés durant mon périple en solitaire aux Etats-Unis; vous pouvez la visionner sur YouTube via ce lien: http://www.youtube.com/watch?v=-1aQD1Ja_3s
Après en avoir discuté sur le topic associé (http://voyageforum.com/...etats-unis-d6173621/), j'ai choisi de publier chaque semaine le récit illustré d'une journée de cet incroyable voyage !
Pour les personnes qui ne sont pas passées par ce topic, je me présente en quelques points:Matthieu20 ans, 4 moisEtudiant en Prépa au Lycée Faidherbe de Lille, filière MPPassionné de voitures, d'aéronautique et de nouvelles technologies Je vous joins préalablement mon Roadbook qui vous donnera une bonne idée de mon trajet: https//skydrive.live.com/redir?resid=79AB5337927...
Ceci étant fait, je vous souhaite une bonne lecture ! Notez que le premier jour est très peu illustré; il en sera tout autre pour les suivants.
SOMMAIREJour 1 en page 1: De Lille à San Francisco avec escale: du pâté jusqu'à Minneapolis...Jour 2 en page 1: San Francisco et de la compote de piedsJour 3 en page 2: Deux sommets, un musée plein de mange-fric, et des transports publiques atypiques Jour 4 en page 3: Un gros caprice chez HertzJour 5 en page 3: Course contre le SoleilJour 6 en page 4: Sur les lacs salés de Bonneville Jour 7 en page 4: Au bord du gouffre Jour 8 en page 4: Un fer à chevalJour 9 en page 5: Une journée au Grand Canyon Jour 10 en page 6: Une ville pas comme les autresJour 11 en page 7: 120°FJour 12 en page 7: La boucle est bouclée Jours 13 à 15 en page 8: Retrouvailles Jour 16 en page 8: ChicagoJours 17 et 18 en page 9: Dernière journée Les Etats-Unis ne me sont pas totalement inconnus; j'ai eu deux occasions d'y aller: une fois en 2009 avec les parents sur la côte Est (NYC, DC, Chicago) et une autre fois en 2010 dans le cadre d'un échange scolaire, dans le Wisconsin.
On m'a souvent reproché d'avoir l'esprit manuel d'une otarie, ce que je veux bien concevoir. En particulier, retenez que "l'ouverture facile" d'un paquet de gruyère râpé suffit à me dégouter de la vie...
Par ce voyage en solo, j'ai donc décidé de montrer que je pouvais me débrouiller seul. En fait j'aime me dire que ça fera office de service militaire, en plus cool bien sûr, bien que mon père ne soit pas trop de mon avis bizarrement !
Pour l'occasion, j'ai également prévu un matériel vidéo complet pour conserver le meilleur souvenir de cette expérience atypique. Un petit diagramme pour illustrer:

Bref, après une longue préparation, c'est le grand départ, le mercredi 7 août 2013.

JOUR 1 (7 août 2013): De Lille à San Francisco avec escale: du pâté jusqu’à Minneapolis…
Il est 4:20. Réveil, douche, déjeuner, dents, dernières vérifications : passeport, billet, tête etc. Voilà ça c’est fait ! Départ pour la gare Lille Europe où je prends mon TGV en direction de CDG à 6:02. Un dernier au revoir à Maman qui s’inquiète déjà alors que je trépigne intérieurement d’impatience à l’idée de partir vers l’inconnu; me voilà livré à moi-même !
Arrivé à CDG, je suis accueilli par un premier afficheur géant avec la liste des avions. Je cherche AF9300…. AF9300. Je trouve rien, je commence à paniquer, je vois un paquet de gruyère râpé dans ma tête, et puis je finis par me rendre compte du problème : « Et m*rde c’est écrit des deux côtés de l’afficheur ». Bref, je trouve finalement mon vol, Terminal 2E.

A la zone d’enregistrement, je remarque que tous les comptoirs Air France sont encore fermés tandis que Delta fait déjà circuler du monde. J’attends 15 minutes, 30 minutes… eh mais attendez : mon vol Air France est effectué par Delta ? Qu’est-ce que je fiche devant les comptoirs vides d’Air France ?!
Au moins j’arrive à prendre le train automatique sans me tromper de direction (facile en partant du terminus me direz-vous). Me voilà donc rapidement devant ma porte d’embarquement, deux heures avant l’embarquement prévu à 10:35. Mon avion est un Airbus A330-200. J’aurais préféré un B777 qui fait un peu plus « badass » avec ses deux énormes moteurs GE, mais après tout, l’A330 est mieux réputé pour sa fiabilité : je vais aux Etats-Unis, pas au sud du Groenland…

Ça n’empêche pas mon vol de partir presqu’une heure en retard faute de cabine pas prête. Cela promet pour l’escale à Minneapolis ! Le décollage se fait sans encombres. Je comprends toujours pas POURQUOI « all your electronic devices must be turned off » . Enfin bon, je savoure toujours autant le décollage; ah l’avion, quelle incroyable machine !
Plus tard j’apprends en discutant avec mon passager que celui-ci est un ancien policier de Los Angeles – dès lors je suis content d’avoir obéi aux ordres concernant les appareils électroniques… On discute un peu de nos voyages respectifs: lui revenait d’un périple en Europe et vantait le vin français !
Le service de Delta est correct sans plus; AirFrance fait mieux à mon gout. Surtout, on arrive une heure en retard à Minneapolis et juste APRES un avion chinois à l’immigration. Heureusement j’avais déjà parcouru VoyageForum donc aucun stress de mon côté. Pas le cas de tout le monde. J’essaye de rassurer quelques français ou bien je leur traduis les messages des agents Delta lorsqu’ils ne les comprennent pas. Je décide de rester avec un couple de français très sympa qui allait aussi à SFO.
A l’immigration j’ai eu beaucoup plus de questions que d’habitude !! « Why are you coming to the US? », « why are you traveling alone? », « do you have friends in the area? », « how are you renting a car? » etc.
Bref, je finis par passer, je récupère ma valise et j’attends le couple de français. Malheureusement Madame avait emporté du pâté de France, donc à la douane ça passe pas (d'où le titre du jour 1) ! Le couple m'incite à ne pas les attendre et je poursuis donc seul jusqu’au dépose bagage suivant. Au contrôle de sécurité je crois halluciner en voyant les énormes scanners corporels ! A la sortie du scanner, un agent me lance « You did a high score ! ». Peu importe la signification, j’étais surtout préoccupé par ma correspondance. Je réenfile tout à vitesse V puis sur les écrans, je lis à côté de ma correspondance : « departed ».
Reste donc à trouver le comptoir Delta pour transférer mon vol. Au début je demande sans le savoir au comptoir du lounge privé de Delta. On me répond gentiment: « If you do it here you’ll have to pay ». Je trouve finalement le comptoir pour les AUTRES gens, et on me transfert sur un vol pour SFO à 18:00… alors que ma correspondance était normalement prévue à 14:00. Je contacte donc l’hôtel pour prévenir de mon arrivée tardive et j’attends. Heureusement j’ai internet sur mon porta… j’ai rien dit. Bref j’attends.
Le couple de Français qui avait été bloqué à la douane me retrouve finalement. Un peu de compagnie c’est toujours plaisant ! On embarque finalement sur un Boeing 767-300 vieillissant. Fait amusant, je me retrouve en classe bétaillère côté hublot tandis que le couple de Français est placé en Business ! Durant le vol, j'aperçois au sol les grandes zones désertiques du Nevada que j'allais traverser quelques jours plus tard...

Après quatre heures de vol j’arrive ENFIN à San Francisco. Je trouve l’aéroport super ! Visiblement pas trop grand et très pratique; je trouve le BART facilement, quoique je me gratte un instant la tête en voulant prendre un ticket. $8.25 plus tard je pars pour le centre de SF. En sortant du BART vers 22:00 je dégaine ma GoPro et tandis que je filme, un passant me lance « Welcome to California ». C’est à croire que j’ai l’air d’un touriste avec mon backpack, ma grosse valise et ma caméra à la main !!
Je trouve aisément le Grant Plaza Hotel et je suis déjà surpris par le degré de la pente pour y accéder. Premier check-in de ma vie sans soucis, j’ai plus qu’à m’écrouler sur le lit. Ce que je ne sais pas encore, c'est que la vue me réserve une surprise...
Une semaine plus tôt j'ai présenté une courte vidéo de 2 minutes regroupant essentiellement les time-lapses que j'ai capturés durant mon périple en solitaire aux Etats-Unis; vous pouvez la visionner sur YouTube via ce lien: http://www.youtube.com/watch?v=-1aQD1Ja_3s
Après en avoir discuté sur le topic associé (http://voyageforum.com/...etats-unis-d6173621/), j'ai choisi de publier chaque semaine le récit illustré d'une journée de cet incroyable voyage !
Pour les personnes qui ne sont pas passées par ce topic, je me présente en quelques points:Matthieu20 ans, 4 moisEtudiant en Prépa au Lycée Faidherbe de Lille, filière MPPassionné de voitures, d'aéronautique et de nouvelles technologies Je vous joins préalablement mon Roadbook qui vous donnera une bonne idée de mon trajet: https//skydrive.live.com/redir?resid=79AB5337927...
Ceci étant fait, je vous souhaite une bonne lecture ! Notez que le premier jour est très peu illustré; il en sera tout autre pour les suivants.
SOMMAIREJour 1 en page 1: De Lille à San Francisco avec escale: du pâté jusqu'à Minneapolis...Jour 2 en page 1: San Francisco et de la compote de piedsJour 3 en page 2: Deux sommets, un musée plein de mange-fric, et des transports publiques atypiques Jour 4 en page 3: Un gros caprice chez HertzJour 5 en page 3: Course contre le SoleilJour 6 en page 4: Sur les lacs salés de Bonneville Jour 7 en page 4: Au bord du gouffre Jour 8 en page 4: Un fer à chevalJour 9 en page 5: Une journée au Grand Canyon Jour 10 en page 6: Une ville pas comme les autresJour 11 en page 7: 120°FJour 12 en page 7: La boucle est bouclée Jours 13 à 15 en page 8: Retrouvailles Jour 16 en page 8: ChicagoJours 17 et 18 en page 9: Dernière journée Les Etats-Unis ne me sont pas totalement inconnus; j'ai eu deux occasions d'y aller: une fois en 2009 avec les parents sur la côte Est (NYC, DC, Chicago) et une autre fois en 2010 dans le cadre d'un échange scolaire, dans le Wisconsin.
On m'a souvent reproché d'avoir l'esprit manuel d'une otarie, ce que je veux bien concevoir. En particulier, retenez que "l'ouverture facile" d'un paquet de gruyère râpé suffit à me dégouter de la vie...
Par ce voyage en solo, j'ai donc décidé de montrer que je pouvais me débrouiller seul. En fait j'aime me dire que ça fera office de service militaire, en plus cool bien sûr, bien que mon père ne soit pas trop de mon avis bizarrement !
Pour l'occasion, j'ai également prévu un matériel vidéo complet pour conserver le meilleur souvenir de cette expérience atypique. Un petit diagramme pour illustrer:

Bref, après une longue préparation, c'est le grand départ, le mercredi 7 août 2013.

JOUR 1 (7 août 2013): De Lille à San Francisco avec escale: du pâté jusqu’à Minneapolis…
Il est 4:20. Réveil, douche, déjeuner, dents, dernières vérifications : passeport, billet, tête etc. Voilà ça c’est fait ! Départ pour la gare Lille Europe où je prends mon TGV en direction de CDG à 6:02. Un dernier au revoir à Maman qui s’inquiète déjà alors que je trépigne intérieurement d’impatience à l’idée de partir vers l’inconnu; me voilà livré à moi-même !
Arrivé à CDG, je suis accueilli par un premier afficheur géant avec la liste des avions. Je cherche AF9300…. AF9300. Je trouve rien, je commence à paniquer, je vois un paquet de gruyère râpé dans ma tête, et puis je finis par me rendre compte du problème : « Et m*rde c’est écrit des deux côtés de l’afficheur ». Bref, je trouve finalement mon vol, Terminal 2E.

A la zone d’enregistrement, je remarque que tous les comptoirs Air France sont encore fermés tandis que Delta fait déjà circuler du monde. J’attends 15 minutes, 30 minutes… eh mais attendez : mon vol Air France est effectué par Delta ? Qu’est-ce que je fiche devant les comptoirs vides d’Air France ?!
Au moins j’arrive à prendre le train automatique sans me tromper de direction (facile en partant du terminus me direz-vous). Me voilà donc rapidement devant ma porte d’embarquement, deux heures avant l’embarquement prévu à 10:35. Mon avion est un Airbus A330-200. J’aurais préféré un B777 qui fait un peu plus « badass » avec ses deux énormes moteurs GE, mais après tout, l’A330 est mieux réputé pour sa fiabilité : je vais aux Etats-Unis, pas au sud du Groenland…

Ça n’empêche pas mon vol de partir presqu’une heure en retard faute de cabine pas prête. Cela promet pour l’escale à Minneapolis ! Le décollage se fait sans encombres. Je comprends toujours pas POURQUOI « all your electronic devices must be turned off » . Enfin bon, je savoure toujours autant le décollage; ah l’avion, quelle incroyable machine !
Plus tard j’apprends en discutant avec mon passager que celui-ci est un ancien policier de Los Angeles – dès lors je suis content d’avoir obéi aux ordres concernant les appareils électroniques… On discute un peu de nos voyages respectifs: lui revenait d’un périple en Europe et vantait le vin français !
Le service de Delta est correct sans plus; AirFrance fait mieux à mon gout. Surtout, on arrive une heure en retard à Minneapolis et juste APRES un avion chinois à l’immigration. Heureusement j’avais déjà parcouru VoyageForum donc aucun stress de mon côté. Pas le cas de tout le monde. J’essaye de rassurer quelques français ou bien je leur traduis les messages des agents Delta lorsqu’ils ne les comprennent pas. Je décide de rester avec un couple de français très sympa qui allait aussi à SFO.
A l’immigration j’ai eu beaucoup plus de questions que d’habitude !! « Why are you coming to the US? », « why are you traveling alone? », « do you have friends in the area? », « how are you renting a car? » etc.
Bref, je finis par passer, je récupère ma valise et j’attends le couple de français. Malheureusement Madame avait emporté du pâté de France, donc à la douane ça passe pas (d'où le titre du jour 1) ! Le couple m'incite à ne pas les attendre et je poursuis donc seul jusqu’au dépose bagage suivant. Au contrôle de sécurité je crois halluciner en voyant les énormes scanners corporels ! A la sortie du scanner, un agent me lance « You did a high score ! ». Peu importe la signification, j’étais surtout préoccupé par ma correspondance. Je réenfile tout à vitesse V puis sur les écrans, je lis à côté de ma correspondance : « departed ».
Reste donc à trouver le comptoir Delta pour transférer mon vol. Au début je demande sans le savoir au comptoir du lounge privé de Delta. On me répond gentiment: « If you do it here you’ll have to pay ». Je trouve finalement le comptoir pour les AUTRES gens, et on me transfert sur un vol pour SFO à 18:00… alors que ma correspondance était normalement prévue à 14:00. Je contacte donc l’hôtel pour prévenir de mon arrivée tardive et j’attends. Heureusement j’ai internet sur mon porta… j’ai rien dit. Bref j’attends.
Le couple de Français qui avait été bloqué à la douane me retrouve finalement. Un peu de compagnie c’est toujours plaisant ! On embarque finalement sur un Boeing 767-300 vieillissant. Fait amusant, je me retrouve en classe bétaillère côté hublot tandis que le couple de Français est placé en Business ! Durant le vol, j'aperçois au sol les grandes zones désertiques du Nevada que j'allais traverser quelques jours plus tard...

Après quatre heures de vol j’arrive ENFIN à San Francisco. Je trouve l’aéroport super ! Visiblement pas trop grand et très pratique; je trouve le BART facilement, quoique je me gratte un instant la tête en voulant prendre un ticket. $8.25 plus tard je pars pour le centre de SF. En sortant du BART vers 22:00 je dégaine ma GoPro et tandis que je filme, un passant me lance « Welcome to California ». C’est à croire que j’ai l’air d’un touriste avec mon backpack, ma grosse valise et ma caméra à la main !!
Je trouve aisément le Grant Plaza Hotel et je suis déjà surpris par le degré de la pente pour y accéder. Premier check-in de ma vie sans soucis, j’ai plus qu’à m’écrouler sur le lit. Ce que je ne sais pas encore, c'est que la vue me réserve une surprise...
[Vidéo, Time-lapses] 18 jours en solitaire aux Etats-Unis English translation pending
Bonjour à tous !
Puisque c'est mon premier sujet, j'en profite pour me présenter brièvement: Matthieu 20 ans 1/3Etudiant en prépa au lycée Faidherbe de Lille (filière MP)Passionné de voitures et d'aéronautiqueEn août 2013 j'ai débuté mon voyage en solitaire aux Etats-Unis: 13 jours sur la côte Ouest où j'ai effectué mon road trip, puis 5 jours dans les environs de Chicago où j'ai été accueilli par la famille d'accueil qui m'avais reçu lors d'un échange scolaire en 2010.
Vous vous en doutez, j'ai ramené BEAUCOUP de contenu numérique: plus de 1000 photos, plus de 500 clips vidéos et plus de 60 bandes-son. A défaut de pouvoir traiter tout ce contenu cette année à cause de la prépa, je vous propose une courte vidéo de 2 minutes qui regroupe essentiellement les quelques time-lapses que j'ai capturés durant mon périple.
J'espère qu'elle vous plaira ! Je suis ouvert à toutes questions sur la vidéo, le matériel et le voyage lui-même.
LA VIDEO: http://youtu.be/-1aQD1Ja_3s
Hormis la musique, le contenu est entièrement original, y compris les sons de moteurs directement enregistrés en sorti du pot d'échappement !
Dans la mesure du possible j'essaierai de présenter un carnet de voyage détaillé - dans un certain temps - puis un film beaucoup plus complet - dans un temps encore plus long. Quoiqu'il en soit je peux déjà affirmer que ce fut une expérience extraordinaire !
Pour les intéressés, voici mon trajet:3 premiers jours: San Francisco10 jours consacrés au road trip: San Francisco - Lake Tahoe - Reno - Bonneville Salt Flats - Zion NP - Page - Grand Canyon NP - Las Vegas - Rhyolite - Death Valley - Yosemite - San Francisco5 jours à Chicago et en famille d'accueil dans le Wisconsin Merci de l'attention que vous porterez à ce sujet !
Puisque c'est mon premier sujet, j'en profite pour me présenter brièvement: Matthieu 20 ans 1/3Etudiant en prépa au lycée Faidherbe de Lille (filière MP)Passionné de voitures et d'aéronautiqueEn août 2013 j'ai débuté mon voyage en solitaire aux Etats-Unis: 13 jours sur la côte Ouest où j'ai effectué mon road trip, puis 5 jours dans les environs de Chicago où j'ai été accueilli par la famille d'accueil qui m'avais reçu lors d'un échange scolaire en 2010.
Vous vous en doutez, j'ai ramené BEAUCOUP de contenu numérique: plus de 1000 photos, plus de 500 clips vidéos et plus de 60 bandes-son. A défaut de pouvoir traiter tout ce contenu cette année à cause de la prépa, je vous propose une courte vidéo de 2 minutes qui regroupe essentiellement les quelques time-lapses que j'ai capturés durant mon périple.
J'espère qu'elle vous plaira ! Je suis ouvert à toutes questions sur la vidéo, le matériel et le voyage lui-même.
LA VIDEO: http://youtu.be/-1aQD1Ja_3s
Hormis la musique, le contenu est entièrement original, y compris les sons de moteurs directement enregistrés en sorti du pot d'échappement !
Dans la mesure du possible j'essaierai de présenter un carnet de voyage détaillé - dans un certain temps - puis un film beaucoup plus complet - dans un temps encore plus long. Quoiqu'il en soit je peux déjà affirmer que ce fut une expérience extraordinaire !
Pour les intéressés, voici mon trajet:3 premiers jours: San Francisco10 jours consacrés au road trip: San Francisco - Lake Tahoe - Reno - Bonneville Salt Flats - Zion NP - Page - Grand Canyon NP - Las Vegas - Rhyolite - Death Valley - Yosemite - San Francisco5 jours à Chicago et en famille d'accueil dans le Wisconsin Merci de l'attention que vous porterez à ce sujet !

Circuit de 3 semaines avec enfants en Afrique du Sud, Botswana et Zimbabwe English translation pending
Bonjour,
Je sais combien il est précieux de trouver des renseignements sur ce forum, et pour l’instant je n'ai encore jamais écrit de carnet de voyage, alors c’est décidé, cette fois on s’y met et j’espère que soit ça vous donnera envie, soit ça vous aidera si votre projet est en cours de réalisation.
Nous sommes une famille avec 2 enfants de 9 ans ½ et 13 ans, et après un premier voyage de 3 semaines en 2010 en Namibie et en Afrique du Sud (Cape Town) nous avons enfin réussi à réaliser notre rêve d’un second voyage dans cette région du monde. On entend souvent dire que l’Afrique est un continent qui attire irrésistiblement, je pense que c’est particulièrement vrai pour nous car depuis notre premier voyage nous ne pensions qu’à repartir.
Cette année, après quelques hésitations dues à la situation au Zimbabwe et au coût d’un tel voyage (malgré une relative maitrise du budget), nous avons opté pour un circuit partant de Johannesburg pour traverser le Botswana en 4 jours, puis de passer la frontière pour les chutes Victoria, redescendre au sud du Zimbabwe par une halte de 4 jours au parc de Hwange, 2 jours au parc de Matobo Hills, et retour en Afrique du Sud pour 4 jours au Parc Kruger.
C’est ainsi que fin février de cette année, nous avons réservé 4 billets d’avion chez Etihad Airways (3eme fois qu’on voyage avec eux !), départ Genève (c’est cool d’avoir de la famille pas loin pour nous trainer à l’aéroport et garder notre voiture !).
Notre voyage a donc commencé le 25 juillet 2013 depuis l’aéroport de Genève.
Vendredi 26 juillet 2013 :
Après environ 15 heures de vol et une escale à Abu Dhabi nous voici à Jo’Burg. Il est 4h25 quand nous atterrissons, nous avons près de 3h30 heures d’attente, le loueur étant censé n’arriver qu’à 8h. Après un petit déj et 4h d’attente dans le hall puis chez un partenaire du loueur, le chauffeur de Kea Campers vient nous chercher.
Après 2h de palabre chez Kea, on nous présente notre 4x4. Ça commence bien, il manque la table, les 4 chaises et le réchaud. Pour le loueur, ça ne pose aucun problème : nous n’avons qu’à tout acheter, ils nous rembourseront au retour … Ouais, sauf qu’on ne sait absolument pas où trouver du matériel, sans compter qu’on avait prévu de rouler dès aujourd’hui et que tout ça c’est beaucoup de temps perdu. Finalement après quelques courses et l’achat du matériel manquant (on a demandé au loueur de nous guider vers le marchand de matériel le plus proche) nous nous mettons en route vers 13h00. Pour atteindre la frontière du Botswana dès ce soir c’est pas gagné … Comme pressenti, la nuit arrive vite, nous nous arrêtons donc dans un« bushlodge », le Marnitz Bush Lodge à 35km de la frontière. On mange au resto ce soir là, du coup on ne paye que le repas, pas le camping, sympa le patron. La soirée se passe devant un match du Super 14 avec quelques supporters très « Boers », nous mangeons des burgers (énormes !) et des frites, le tout fait maison.
1ere nuit sous tente, après tout ça on se glisse dans nos duvets avec 2 énormes couvertures que nous a fourni le loueur. On découvre un problème de fermeture éclair sur une des tentes, malgré un dépliage pour les vérifier chez Kea. Tant pis, on fera avec même si Nathalie a très peur des petites bêtes !
Samedi 27 juillet :
Ce matin là, ça caille grave ! Nous mettons les pulls, les polaires et les bonnets pour le petit déj, mais on a pas eu froid pour dormir, les enfants non plus.
Après avoir tout plié (2h en tout le premier jour), nous prenons la route pour la frontière. Le 4x4 fait des siennes, il semble ne plus accélérer, comme si le turbo ne marchait plus. Après un ou 2 redémarrages, ça fonctionne de nouveau, on décide d’aller plus loin et de voir dans la journée si tout va bien. Le passage de frontière est assez rapide, nous payons 150 Pulas pour la taxe carbone, par carte sur conseil de notre loueur vu que nous n’avons pas encore retiré d’argent au Botswana.
A 100km de Francistown on se fait arrêter par un policier qui me signale que j’étais en excès de vitesse (103 km/h pour 80) … Pas de problème pour payer, sauf que nous n’avons pas d’argent du Botswana … Que des Euros, des $US ou des Rands. Je l’explique au policier qui me dis que dans ce cas la seule solution c’est d’immobiliser la voiture, d’aller à Francistown par bus retirer de l’argent et de revenir payer pour récupérer la voiture. Là on commence à paniquer, puis finalement après environ 2 minutes (pour nous faire peur sûrement) il nous laisse repartir et ferme les yeux. Ouf...
Initialement on avait prévu d’aller à Gweta pour nos 2 premiers jours dans des parcs, mais vu l’heure et un peu de ras le bol de la route, on s’arrête 100 km plus tôt à Nata. Nos Game Drive se feront ici, nous sommes au Nata Lodge, et grand soir, c’est notre premier braai !!
Au fait, la voiture semble aller bien, donc on continue avec.
Dimanche 28 juillet :
Aujourd’hui c’est journée tranquille, Aubin teste la piscine du lodge, et nous on se relaxe au soleil.
L’après midi on choisit de faire un game drive au Nata Bird sanctuary avec le lodge jusqu’au coucher de soleil. La balade dure 3h, les paysages et le coucher de soleil sont magnifiques, nous voyons beaucoup d’oiseaux, des hippopotames, des impalas et… des vaches (du biltong comme dit notre guide !). Le pan à côté de Nata est appelé « l’océan du Botswana » par notre guide car après les inondations de l’été, celui-ci n’est toujours pas asséché cette année et forme une immense étendue d’eau d’environ 1m de profondeur.
Lundi 29 juillet :
Ce matin on se lève à 5h30, merci les voisins pour ce réveil en fanfare !
Nous prenons la route pour Kasane et les rives de la Chobe river. Sur la route nous apercevons des éléphants, des girafes et pas mal d’antilopes. Nous n’avions pas de réservation, et plus de places au Chobe Safari lodge, ni dans les autres camps les plus proches de Kasane. Tant bien que mal on finit par atterrir au Kwalape lodge, plus près du poste frontière de Kazungula mais tant pis, Kasane n’est quand même pas loin.
Dans le camp, ça commence bien, un serpent passe juste devant les jambes de Aubin, Nathalie met bien 5 minutes à s’en remettre, et on fini pas passer où on voulait.
Cet après midi on décide de faire un boat cruise sur la Chobe river. Pendant 3 heures, les paysages magnifiques de cette région défilent sous nos yeux au fil de l’eau, et nous voyons des éléphants, des buffles, des hippopotames, des cobs, des Impalas, des crocodiles, des girafes et des oiseaux en tout genres. Le coucher de soleil avec les pêcheurs locaux en toile de fond complètent la carte postale.
Ce soir c’est feu de camp et braai.
Mardi 30 juillet :
Levé à 6h, la nuit a été bonne, presque trop chaud. Après un bon petit déj et le pliage des tentes (environ 1h40, on s’améliore) on est près vers 7h45, direction l’entrée du parc de Chobe.
Va-t-on enfin voir des lions (une seule lionne prête à mettre bas vue au parc d’Etosha en 2010) ? Dès l’entrée on croise un groupe d’éléphants. On se dirige vers les berges de la rivière qu’on va essayer de longer un moment. On peut voir d’autres éléphants, des Impalas en nombre, des hippopotames …
Aubin voulait faire du « vrai » 4x4, il n’est pas déçu, ça ne rigole pas à Chobe, les pistes sont souvent en sable très meuble et on ne pensait même pas qu’on pouvait rouler là dedans. L’apprentissage se fait finalement assez vite, mais ce n’est qu’en petite vitesse avec le différentiel bloqué qu’on peut avancer. On voit nos premiers zèbres, et puis ça n’arrête plus.
On fait une pause café au picnic site de Serondela. On avait pas l’habitude de ça par rapport à Etosha, ici tout est ouvert, des singes vervet sont juste à côté, on se méfie pour nos affaires. A midi on s’arrête au campsite de Ihaha, la piste d’accès est très sableuse, et c’est vraiment sauvage. Le picnic se fait au bord de la rivière en compagnie des impalas, nous avons une vue superbe sur les hippopotames et les crocos.
Dans l’après midi, on manque de s’ensabler en prenant une boucle en direction de la sortie de Ngoma bridge. Les traces dans le sable sont si profondes que la garde au sol de notre 4x4 est presque trop juste. Pas question de faire un demi-tour, on est comme dans des rails alors on fait marche arrière sur environ 500m.
Plus loin, alors qu’on était presque à la sortie vers Ngoma bridge, un groupe d’éléphants nous oblige à nous arrêter alors que là aussi j’étais bien lancé. Au moment de redémarrer on a encore manqué s’ensabler. Alors qu’une femelle du groupe d’éléphant commençait à nous regarder de travers, on a réussi à reprendre de la vitesse.
Super journée, feu de camp et braai ce soir.
Mercredi 31 juillet :
Ce matin, levé à 5h45, petit déj, pliage de tente puis direction le Kazungula border post pour le Zimbabwe. On pensait se tenir au courant de la situation là bas étant donné qu’aujourd’hui c’est jour d’élection mais pour avoir un peu posé la question à des pompistes ou autres, personne ne semble inquiet, on verra bien sur place …A la frontière, coté Botswana, en 5 minutes c’est plié, mais côté Zim c’est un peu plus le bazar, d’autant que les tours opérateurs qui vont aux chutes pour la journée commence à déverser leur clients. Finalement on obtient notre visa (30US$ par personne, soit 120US$), puis on « importe » la voiture en payant 55US$ pour la taxes carbone et les 50US$ pour l’assurance que nous fait payer un type qui n’a pas l’air de travailler pour la douane. Total 225US$ pour passer la frontière, ça ne doit pas vraiment favoriser le tourisme …
Nous voilà finalement en route pour Victoria Falls. La journée sera tranquille, on s’installe au Victoria Falls restcamp, on avait réservé par email. La différence de niveau de vie se fait sentir, il y a des vendeurs à la sauvette de partout, on part faire des courses au supermarché dela ville, un gars nous demande un dollar parce qu’il m’a enlevé mon chariot pour le ranger. Ce n’est pas toujours facile, mais vu le niveau de vie moyen des habitants du Zimbabwe, on accepte plus facilement ces contraintes.
L’après midi on va faire la visite du Crocodile Ranch où ils élèvent des crocos pour le cuir. On tombe sur un guide très amical avec une culture générale vraiment importante. Le seul truc c’est que pour les crocos ça fait un peu mal au cœur, ils leur coupent les dents pour ne pas qu’ils se battent entre eux (ça abime le cuir), et dans les derniers temps, les bêtes baignent dans une solution bleue chimique antibactérienne (pour la même raison)… ça ne donne pas envie d’acheter des articles en cuir de crocodile.
Retour au camp, feu de camp, braai.
Jeudi 1er août :
Ce matin pas de réveil, on se lève tranquille, on déjeune, on se prépare et on prend à pied la direction du parc des chutes. En tout l’entrée nous coûte 105US$ (30$ pour les adultes).
On entame notre balade au bord des différentes cataractes par la Devil’s Cataract, c’est beau, impressionnant, et très humide ! Il est amusant de comparer la luxuriance de la végétation au bord des chutes par rapport à la sécheresse autour de Vic Falls, particulièrement début août. Après avoir atteint la limite du parc et vu le pont du Zambèze, vers midi on se pose pour manger un sandwich, puis on sort du parc.
Dès la sortie, on va trouver le douanier au poste frontière pour demander à se balader sur le pont, pas de soucis, du moment qu’on a nos passeport. On franchi même la « frontière » du moins sur le pont, on est en Zambie. La vue est superbe et le spectacle des sauteurs à l’élastique amusant.
On rentre en ville faire du shopping, retirer de l’argent (pas de problèmes pour des $US) et se relaxer au camp, ce soir c’est soirée braai.
Vendredi 2 août :
La nuit a été bruyante, on est pas loin de la gare et on a entendu les trains s’arrêter, klaxonner, repartir … Petit déj, on pli tout et on part direction Hwange et le parc.
On fait nos courses à Hwange pour rentrer dans la parc, étant donné qu’on va rester 4 jours, on prévoit des réserves. Le supermarché nous fait meilleure impression qu’à Vic Falls, plus grand, plus de choix, et moins cher il nous semble.
Juste à la sortie de Hwange, on trouve la direction du parc qui mène à notre premier camp, Sinamatella. L’entrée du parc nous coûte 85$ pour 4 est c’est valable 7 jours. Nous avons réservé 2 nuits à Sinamatella et 2 nuits à Main Camp, il a fallu faire un virement international de 240$ à Zimpark.org, je ne sais même pas si ils ont eu l’argent car par la suite il y a eu beaucoup d’échanges de mails pour savoir si c’était bien arrivé … Arrivé au camp on présente la facture qu’ils m’avaient envoyé par mail, la dame nous demande si on a payé, je lui présente la preuve du virement, pas de soucis on peut rentrer et s’installer.
On a bien fait de faire beaucoup d’emplettes avant de venir, ici pas de boutique ni de restaurant, ni de station d’essence.
Le camp est sur un promontoire qui surplombe une plaine de savane et la rivière Sinamatella. Pas mal de point d’eau sont encore présent en cette saison. Comme disent les enfants, on se croirait dans le « Roi Lion ». On s’installe en bordure du camp, face à la plaine. Le gardien du camp vient nous rendre visite et nous demander si nous avons besoin de bois pour le braai. Il nous préparera ça pour ce soir et demain soir. On se pose un moment pour faire un café puis on discute un peu avec lui, il s’appelle Godfrey, il accepte volontiers une tasse de café. Il nous parle un peu de la saison touristique et nous dit qu’ils ont eu pas mal d’inondations aussi en janvier-février. Il nous apprend qu’un couple de léopard et un éléphant viennent souvent dans le camp la nuit, mais pas de risque tant qu’on est dans la tente.
Avant midi on est reparti vers le Mandavu Dam et son site de picnic où on à l’intention de s’arrêter manger. Le site est superbe et très bien aménagé. On est accueilli par des damans, et dans le lac ou au bord, on voitbeaucoup d’hippopotames, de crocodiles, d’éléphants, de zèbres, de buffles et d’impalas. Il est possible de dormir au picnic site, il y a tout ce qu’il faut, mais je pense qu’il faut réserver à l’avance auprès du parc.
Au parc de Hwange, bien qu’en très grand nombre, les éléphants semblent très craintifs, un jeune mâle avec des défenses quand même, s’est mis à barrir très fort en nous voyant arriver, d’autant que son chemin était coupé par des arbres, on a vite accéléré pour ne pas le mettre en colère.
De retour au camp, Godfrey nous avait préparé notre bois. On s’installe devant la plaine avec les jumelles jusqu’à la tombée de la nuit pour observer la nature. La soirée est magnifique avec un beau feu de camp, et un ciel étoilé exceptionnel.
La nuit est moins calme, il y a du vent, les tentes étaient mal fixées, du coup on se relève pour fixer la toile du dessus et éviter qu’elle ne claque au vent. Quelques temps après on entend l’éléphant habitué du camp venir fouiller les arbres et les herbes autour de nous, Nathalie morte de trouille me dit « Jai peur », je me rendors vite, mais pas elle jusqu’à ce qu’il parte.
Samedi 3 août :
Ce matin on se lève à 6h15, pas très tôt pour voir des fauves … Les enfants trouvent des traces de léopard à côté de la voiture, Godfrey nous confirmera ça autour d’une tasse de café du matin. On prend le petit déj au lever du soleil sur la plaine, puis après avoir tout plié, direction Robin’s Camp et ses environs. Le picnic de midi se fait dans ce camp qu’on trouve moins beau que Sinamatella.
Après la journée sur les pistes, et beaucoup d’endroits superbes nous voilà de nouveau au camp de Sinamatella, aujourd’hui on a bien du faire 200km ou plus dans le parc. Le soir aux jumelles on observe un immense troupeau de buffles près de la rivière, c’est exceptionnel.
J’ai invité Godfrey à boire un verre avec nous avant la fin de son service à 18h, il accepte volontiers, il nous parle un peu de leur conditions de vie au Zimbabwe. Pour les familles moyennes, plus moyen d’envoyer ses enfants à l’école, et très difficile et coûteux d’accéder aux soins de santé les plus élémentaires. Je lui achète quelques bracelets en poils d’éléphants et je lui laisse un bon pourboire pour le bois. Un camp comme Sinamatella qui pourtant nous parait très peu fréquenté (peut-être 5 à 6 groupes de touristes camping et chalets réunis quand on y était) emploi 120 personnes.
Après manger on se détend tous un peu autour du feu de camp, on entend soudain le bruit d’une hyène à peine à quelques mètres, puis d’une autre de l’autre côté, j’ai beau éclairer, pas moyen de les voir, elles doivent être aussi timides que les léopards …
Dimanche 4 août :
Nous plions tout et prenons le petit déj, un dernier café en compagnie de Godfrey (ça coûte cher pour eux, ils en boivent très peu), puis on prend la direction de Main camp par la route principale du parc. Elle n’a par endroits de « Tar-Road » que le nom, car on se dit qu’une piste est dans la majorité des cas en meilleur état ! On fait une pause café au Masuma Dam en compagnie des hippopotames. Plus loin en direction du camp, on choisit de faire une boucle par une piste sur environ 50km. Le picnic a lieu dans un endroit aménagé avec des tables, mais rien de clôturé, et la végétation peut cacher n’importe quel animal.
Sur la route nous voyons des éléphants prendre leur bain de boue et de poussière, et des troupeaux de gnous. Un troupeau de buffles à d’ailleurs failli nous faire faire demi tour tellement ils étaient nombreux au milieu de la route.

En fin d’après midi, après s’être enregistrés au camp, on décide de refaire un petit tour jusqu’à la tombée du jour, on voit des girafes, des koudous, des zèbres, des éléphants, mais toujours pas de lion ou de félins…
Le gardien du camp nous propose du bois pour le braii, je lui donne un pourboire. Le camp a une boutique et un resto, mais vu qu’on a tout prévu, ce soir c’est encore soirée braai. On prend quand même un verre au bar du camp. Surprise, il y a du wifi, j’essaye de téléphoner, mais vu le débit, pas moyen d’y arriver. C’est quand même suffisant pour envoyer quelques emails.
Demain c’est décidé on se lève plus tôt pour tenter de voir des lions ou des félins.
Lundi 5 août :
Levé à 5h45, tout est prêt pour 7h15, pas si mal mais il faut qu’on décolle encore plus tôt la prochaine fois. Au petit matin on a été réveillé par les hyènes, les lions et les éléphants qu’on entendait au loin.
Nous partons en direction du sud pour les Kennedy picnic sites 1 et 2 la route est superbe entre forêt de mopane, d’acacias parasol et savane. On fait un arrêt au Kennedy n°1, le site est superbe, ici aussi il y a la possibilité de rester pour la nuit.

Jusqu’au Ngweshla picnic site les paysages sont magnifiques, même si on ne voit pas de félins, la faune est abondante. On décide de faire la boucle complète et de remonter par les sites Mangas 1 2 et 3 et Nyamandhlovu dam. Erreur, à part faire du 4x4 sur une piste parfois défoncée, on parcourt environ 70km sans beaucoup d’intérêt à nos yeux. Retour à Main camp.
Nous repartons pour un petit drive jusqu’à la plateforme d’observation de Guvalala, sur la route principale un 4x4 de game drive du camp est arrêté. On s’arrête et là surprise, il y a 2 guépards tous tranquilles. Super contents, on fait beaucoup de photos. Espérons qu’ils débloquent le compteur des félins avant d’arriver au parc Kruger…
Mardi 6 août :
Ce matin nous quittons Hwange pour aller au sud en direction de Bulawayo et du parc de Matobo. Ces 4 jours ont été superbes, nous avons tous une préférence pour le nord et Sinamatella, pour son côté sauvage et proche de la nature (il y a aussi l’accueil de Godfrey Khanye).
Nous n’avons pas de réservation, mais aucuns soucis pour occuper un chalet pour 4 au Maleme restcamp, la salle de bain est commune, mais ça va très bien. Comme dans tous les camps visités, le confort est spartiate mais c’est propre et on a ce qu’il faut. L’entrée du parc nous coûte 53$ pour tous les 4 (15$ par adultes) valable 7 jours, et le chalet 75$ la nuit.
L’après midi on va directement voir le view of the world avec la tombe de Cecil Rhodes. Je comprends pourquoi il a voulu être enterré là, c’est tout simplement magnifique. L’entrée à ce site est payante, ça nous coûte 10$ par adultes.
Ensuite nous allons voir la White Rhino cave avec ses peintures rupestres et au retour nous prenons la route de la vallée qui va jusqu’au Mitsheleli dam. On avait pas vu, mais là c’était écrit « 4x4only », et quand c’est marqué, c’est que c’est du lourd ! On a pratiquement pas roulé en grande vitesse, pas mal de franchissement et de blocs rocheux. En fin de compte le problème ce n’est pas la peur de ne pas passer, mais plutôt la peur d’exploser un pneu ! Le dam et le site sont superbes, il est possible de dormir ici sous réserve de prévenir à l’avance. Au retour, on passe par un village en lisière du parc, les cases traditionnelles peintes sont très belles et les enfants nous font tous des signes.
Retour au camp pour la soirée et le braai.
Mercredi 7 août :
Ce matin on va jusqu’au game park, mais avant on s’arrête à la Nswatugi cave. Il y a des peintures rupestres magnifiques, avec des rhinos, des girafes, des antilopes…

Nous parcourons les pistes du game park en long en large et en travers pendant plusieurs heures, mais pas moyen d’apercevoir de rhinos. Il y en a pourtant beaucoup, on ne doit pas avoir beaucoup de chance.
Cette nuit c’est la dernière au Zimbabwe, demain retour en Afrique du Sud.
Jeudi 8 août :
Aujourd’hui c’est levé à 5h30, puis nous partons en direction de Beitbridge. On choisit de prendre une piste pour rejoindre Gwanda par le sud en passant par Antelope. La 1ere partie est correcte, mais la 2eme est fatigante, c’est de la tôle ondulée tout le long. Les nombreux camions qui doivent passer à cause des mines du coin ne doivent pas l’arranger.
Arrivés à la frontière, on passe le poste du Zimbabwe, et là on se fait racketter de 100 rands par un type dont je ne sais même pas si il faisait partie de la douane du Zimbabwe. On traverse le pont sur la rivière Limpopo, et là c’est la cohue à la frontière. Des tas de bus de Zimbabwéens emmènent leurs clients pour faire des courses en Afrique du Sud … Résultat, on fait la queue pendant 3 heures à l’immigration, en plein soleil.
Nous reprenons finalement la route en direction du parc Kruger. Ce soir nous nous arrêtons à Thohoyandou où on trouve un camp qui a des chalets disponibles pour 390 rands.
Journée m…dique, le braai du soir nous permet de nous relaxer !
Vendredi 9 août :
La journée commence mal, notre 4x4 a un pneu à plat, la route menant au camp était en chantier, ça doit être ici qu’on a crevé. Après avoir installé le jack et changé la roue, plus moyen de faire redescendre la voiture. 2 voisins nous conseillent de faire avancer la voiture qui finira par retomber sur ses 4 roues. C’est ce qu’on fait, finalement on abime rien et en plus le jack revient dans sa position de départ. Plus tard après avoir changé la roue, on trouve un tout petit garage avec un gars super serviable qui nous répare notre pneu pour 50 rands.
Vers 9h nous voici à l’entrée de Punda Maria au parc Kruger. Nous avons les réservations pour tous les camps et on a déjà acheté une wildcard, plus rentable pour nous étant donné qu’on reste 4 jours. C’est reparti pour un nouveau parc national, cette fois on espère bien voir un peu plus de fauves ou de carnivores !
Nous sommes accueillis par un groupe de vautour en train de terminer la carcasse d’une antilope près de l’entrée, puis nous passons la journée à circuler sur les pistes en direction du camp de Shingwedzi. Pour cette journée, pas de fauves, mais des nyalas, des koudous, des zèbres, des impalas, des girafes, des éléphants qui nous ont parus moins sauvages qu’à Hwange, et un immense troupeau de buffles qui nous barre la route de nouveau pendant 20 minutes. Il y a beaucoup plus de touristes que dans les précédents parcs mais ici l’infrastructure est vraiment très bonne.
Avant la nuit on arrive au camp, il a été inondé en janvier ou février, alors il n’y a pas de restaurant et la boutique est minuscule. Le vent se lève assez fort à la tombée de la nuit, et voyant mes voisins allumer leur braai quand même on fait pareil, mais je reste à côté en permanence avec une bombonne de 5 litres d’eau au cas où !!
Le vent étant vraiment pénible à supporter, nous allons nous coucher à 19h30 ce soir, record battu !
Samedi 10 août :
Levé à 5h30, nous partons à 6h44 après avoir tout plié (1h15, on commence à faire fort !). Ce soir on dort à Mopani. Nous prenons la route principale puis pas mal de boucles annexes avec l’espoir de voir le lion. Vers midi, on arrive au camp de Mopani, pas de lion, peu d’animaux et il fait gris …
On mange des hamburgers au resto du camp, à l’intérieur, il ne fait pas très chaud dehors. Après le repas, on parcours à pied le trail aménagé à l’intérieur du camp, en bord de lac.
Heureusement pour ce soir là, on a réservé un chalet qu’on récupère vers 14h. Il est très bien aménagé, avec salle de bain et toilettes, la cuisine est dehors, face au braai. Vers 15h30 on repart en drive pour voir les animaux sur la fin de journée. Finalement on ne voit pas grand-chose, on arrive au camp juste avant 18h. Alors qu’on prépare le braai pour le soir, on entend d’énormes barrissements tout proches du camp, les lions ont-ils décidé de partir à la chasse aux éléphants ??
Dimanche 11 août :
Ce matin nous nous levons à 5h30, prenons juste un petit déj, et partons pour un « sunrise drive ». Pas de tentes à plier, c’est rapide ! Après à peine quelques km, 2 hyènes traversent devant la voiture, un peu trop vite, pas le temps de faire une photo. On reprend la route, et après un virage, on aperçoit une autre hyène en train de remonter la rive d’une rivière, là aussi trop rapide pour prendre une photo. Sur la boucle que nous avons pris, nous voyons peu d’animaux en fin de compte, mais de superbes points de vue. Vers 7h30, alors que nous repartons en direction du camp pour prendre une douche, plier nos affaires et boire un café, nous apercevons une dernière hyène. 4 en tout, elles sont de sorties ce matin.
Nous repartons du camp en direction du camp de Satara par la route principale, et on s’arrête à Olifant pour le picnic de midi. On arrive à Satara vers 14h30. Après avoir pris possession d’un emplacement et fait une pause, on repart vers 16h pour explorer plusieurs boucles au sud du camp.
Après quelques km sur la route principale, Méline repère quelque chose à gauche de la route. Surprise, c’est un lion en train de manger une carcasse dont on ne sait même pas si il l’a tuée récemment (on voit déjà les côtes bien apparentes). Pour l’instant on est tous seuls à l’observer, on prend des centaines de photos, puis on est rejoint par des tas de voitures qui profitent aussi du spectacle. La journée a été superbe, en plus le soleil revient !
Plus tard au camp, on entend hurler au loin, peut-être des chacals ou des hyènes. Juste après c’est Nathalie, surprise par un ratel juste derrière la voiture, lui poursuit son chemin tranquillement.
Lundi 12 août :
Départ du camp à 6h30 (tout est plié en 1h, record du monde battu), en direction du camp de Skukudza, le dernier pour nous dans le parc. On repasse au même endroit où on a vu le lion, on retrouve la carcasse et là ce sont au moins 4 hyènes en train de se disputer les restes avec des vautours ! Cette fois on a l’occasion de faire des photos.
Plus loin dans le lit d’une rivière asséchée on repère une forme couchée sur le sable au loin. Après vérification aux jumelles, il s’agit de 2 lionnes posées sur le sable. La journée commence bien !
En direction du camp, des personnes nous indiquent que 2 lions sont en train de se reposer à l’ombre à côté d’une piste qu’on avait pas prévu de prendre, changement de direction. Vers 11h, arrivés à côté, effectivement ils sont bien là, il y a beaucoup de voiture mais ne semblent pas du tout dérangés par le bruit des moteurs qui n’ont pas tous été arrêtés !
En fin d’après midi on repasse au même endroit, il est vers 16h, nos lions sont toujours là, ils ont seulement suivi l’ombre de l’arbre sous lequel ils sont, les 4 pattes en l’air en train de roupiller !
Encore une très belle journée, le camp de Skukudza nous plait moyen, il y a beaucoup de monde et il y a peu d’espace dans le camping.
Mardi 13 août :
Ce matin on quitte le parc Kruger, et on prend la direction du Blyde River Canyon. En sortant du parc on a droit à un dernier spectacle d’éléphants en train de prendre leur petit déj juste au bord de la route.
La route entre Hazyview et Graskop est superbe, elle serpente entre les forêts de pins et d’eucalyptus plantés pour le bois de construction (ou d’ameublement ?). Les eucalyptus sont immenses et ça ressemble, vu de loin, à nos forêts de sapins …
A partir de Graskop, nous faisons des haltes pour les points de vue sur le canyon, puis dans l’après midi nous allons voir les Bourke’s Luck Potholes, confluence de la Treur et de la Blyde River.
Nous passons la nuit au Blyde River Forever resort, on avait réservé, on est les seuls au camping, si on ne compte pas les vervets et les babouins !
Mercredi 14 août :
Ce matin on prend notre temps, on a réservé une nuit d’hôtel à Emalahleni (Witbank), avant de revenir en direction de Jo’burg. Alors qu’on est en train de ranger, Aubin surprend un vervet en train de fouiller dans nos affaires sur une chaise. Il essaye de le faire fuir, mais celui-ci lui montre les dents et se met à lui courir après. Aubin part en criant avec le vervet à ses talons, puis en nous voyant, le singe lâche l’affaire. 3eme frayeur pour Aubin, 2 serpents et un vervet en tout sur 3 semaines.
Toutes nos affaires sont de nouveau dans les valises, les tentes vides et repliées. Notre hôtel est très confortable (Protea Hotel Witbank), mais il n’y a pas beaucoup de chose à faire aux alentours.
Jeudi 15 août :
Ce matin direction les grottes de Sterkfontein et le Cradle of Humankind. La visite est intéressante, nous sortons de là vers 11h30. On se dirige vers Kempton Park pour rendre le 4x4 et récupérer notre voiture de location chez Avis. Le retour de la voiture se fait assez rapidement, mais avec quelques tensions car nous ne l’avons pas fait nettoyer extérieurement et qu’on a fait le plein à 20km de distance. Je répond que lorsque nous avons récupéré la voiture, nous avons perdu environ 2 heures à aller acheter du matériel qu’ils doivent nous rembourser, et que nous avons fait environ 20 km pour nous rendre chez un marchand de matériel. Finalement le loueur se ravise et tout se passe bien.
Le chauffeur de Kea nous dépose chez Avis et nous récupérons notre voiture pour les 2 derniers jours. Nous avons réservé un appartement dans un appart-hotel à Kempton Park.
Vendredi 16 et samedi 17 août :
Lors de nos 2 dernières journées nous visitons le musée de l’apartheid, la visite est très intéressante, mais essentiellement basée sur des documents sonores et visuels. Un peu long pour les enfants. Nous faisons aussi un tour à pied dans le centre de Johannesburg, puis quelques centres commerciaux pour trouver des souvenirs, entre autres le Sandton city mall et le Nelson Mandela Square.
Pour être honnête, après 3 semaines de vie sauvage, d’animaux et de superbes paysages, on apprécie moyennement la ville de Johannesburg.
Samedi 17, nous reprenons l’avion pour la France à 20h30 avec des images plein la tête et pleins de souvenirs qui ressurgiront petit à petit dans les jours qui viennent ou à la rédaction de ce carnet de voyage.
Petites données « économiques » :
· Billet d’avions (Genève-Johannesburg 3 adultes, 1 enfant) : 3200€ · Location du 4x4 (21 jours, assurance avec rachat total de franchise) : 2771€ · Location de voiture (3 jours, catégorie C) : 83€ · Réservations Hwange (4 nuits+ + frais de virement international) : 215€ · Réservations au parc Kruger (4 nuits) :145€ · Sanpark Wild card (famille) : 214€ · Réservation Protea hôtel Witbank : 68€ · Réservation Vetho apartment hotel (2 nuits à Kempton Park) : 84€ · Change US$ avant le départ (#620$ + les frais): 515€ · Retraits d’argent sur place ou paiements par carte (total sur 3 semaines, paiements des hébergements non réservés, carburant, nourriture, dépenses diverses) : 1980€
Prix d’un litre de diesel en Afrique du Sud : 1€ Prix d’un litre de diesel au Botswana : 0,8€ Prix d’un litre de diesel au Zimbabwe : 1€
Consommation du 4x4 (Nissan Navara) # 10 à 11 litres / 100km Kilométrage parcouru en 4x4 : 5000km Prix d’un panier de course en Afrique australe : environ 50 à 60% du prix pour l’équivalent en France (au jugé et ce n’est que notre ressenti).
Voilà, j'espère que ce récit vous aura plu.
Thomas.
Nous sommes une famille avec 2 enfants de 9 ans ½ et 13 ans, et après un premier voyage de 3 semaines en 2010 en Namibie et en Afrique du Sud (Cape Town) nous avons enfin réussi à réaliser notre rêve d’un second voyage dans cette région du monde. On entend souvent dire que l’Afrique est un continent qui attire irrésistiblement, je pense que c’est particulièrement vrai pour nous car depuis notre premier voyage nous ne pensions qu’à repartir.
Cette année, après quelques hésitations dues à la situation au Zimbabwe et au coût d’un tel voyage (malgré une relative maitrise du budget), nous avons opté pour un circuit partant de Johannesburg pour traverser le Botswana en 4 jours, puis de passer la frontière pour les chutes Victoria, redescendre au sud du Zimbabwe par une halte de 4 jours au parc de Hwange, 2 jours au parc de Matobo Hills, et retour en Afrique du Sud pour 4 jours au Parc Kruger.
C’est ainsi que fin février de cette année, nous avons réservé 4 billets d’avion chez Etihad Airways (3eme fois qu’on voyage avec eux !), départ Genève (c’est cool d’avoir de la famille pas loin pour nous trainer à l’aéroport et garder notre voiture !).
Notre voyage a donc commencé le 25 juillet 2013 depuis l’aéroport de Genève.
Vendredi 26 juillet 2013 :
Après environ 15 heures de vol et une escale à Abu Dhabi nous voici à Jo’Burg. Il est 4h25 quand nous atterrissons, nous avons près de 3h30 heures d’attente, le loueur étant censé n’arriver qu’à 8h. Après un petit déj et 4h d’attente dans le hall puis chez un partenaire du loueur, le chauffeur de Kea Campers vient nous chercher.
Après 2h de palabre chez Kea, on nous présente notre 4x4. Ça commence bien, il manque la table, les 4 chaises et le réchaud. Pour le loueur, ça ne pose aucun problème : nous n’avons qu’à tout acheter, ils nous rembourseront au retour … Ouais, sauf qu’on ne sait absolument pas où trouver du matériel, sans compter qu’on avait prévu de rouler dès aujourd’hui et que tout ça c’est beaucoup de temps perdu. Finalement après quelques courses et l’achat du matériel manquant (on a demandé au loueur de nous guider vers le marchand de matériel le plus proche) nous nous mettons en route vers 13h00. Pour atteindre la frontière du Botswana dès ce soir c’est pas gagné … Comme pressenti, la nuit arrive vite, nous nous arrêtons donc dans un« bushlodge », le Marnitz Bush Lodge à 35km de la frontière. On mange au resto ce soir là, du coup on ne paye que le repas, pas le camping, sympa le patron. La soirée se passe devant un match du Super 14 avec quelques supporters très « Boers », nous mangeons des burgers (énormes !) et des frites, le tout fait maison.
1ere nuit sous tente, après tout ça on se glisse dans nos duvets avec 2 énormes couvertures que nous a fourni le loueur. On découvre un problème de fermeture éclair sur une des tentes, malgré un dépliage pour les vérifier chez Kea. Tant pis, on fera avec même si Nathalie a très peur des petites bêtes !
Samedi 27 juillet :
Ce matin là, ça caille grave ! Nous mettons les pulls, les polaires et les bonnets pour le petit déj, mais on a pas eu froid pour dormir, les enfants non plus.
Après avoir tout plié (2h en tout le premier jour), nous prenons la route pour la frontière. Le 4x4 fait des siennes, il semble ne plus accélérer, comme si le turbo ne marchait plus. Après un ou 2 redémarrages, ça fonctionne de nouveau, on décide d’aller plus loin et de voir dans la journée si tout va bien. Le passage de frontière est assez rapide, nous payons 150 Pulas pour la taxe carbone, par carte sur conseil de notre loueur vu que nous n’avons pas encore retiré d’argent au Botswana.
A 100km de Francistown on se fait arrêter par un policier qui me signale que j’étais en excès de vitesse (103 km/h pour 80) … Pas de problème pour payer, sauf que nous n’avons pas d’argent du Botswana … Que des Euros, des $US ou des Rands. Je l’explique au policier qui me dis que dans ce cas la seule solution c’est d’immobiliser la voiture, d’aller à Francistown par bus retirer de l’argent et de revenir payer pour récupérer la voiture. Là on commence à paniquer, puis finalement après environ 2 minutes (pour nous faire peur sûrement) il nous laisse repartir et ferme les yeux. Ouf...
Initialement on avait prévu d’aller à Gweta pour nos 2 premiers jours dans des parcs, mais vu l’heure et un peu de ras le bol de la route, on s’arrête 100 km plus tôt à Nata. Nos Game Drive se feront ici, nous sommes au Nata Lodge, et grand soir, c’est notre premier braai !!
Au fait, la voiture semble aller bien, donc on continue avec.
Dimanche 28 juillet :
Aujourd’hui c’est journée tranquille, Aubin teste la piscine du lodge, et nous on se relaxe au soleil.
L’après midi on choisit de faire un game drive au Nata Bird sanctuary avec le lodge jusqu’au coucher de soleil. La balade dure 3h, les paysages et le coucher de soleil sont magnifiques, nous voyons beaucoup d’oiseaux, des hippopotames, des impalas et… des vaches (du biltong comme dit notre guide !). Le pan à côté de Nata est appelé « l’océan du Botswana » par notre guide car après les inondations de l’été, celui-ci n’est toujours pas asséché cette année et forme une immense étendue d’eau d’environ 1m de profondeur.

Lundi 29 juillet :
Ce matin on se lève à 5h30, merci les voisins pour ce réveil en fanfare !
Nous prenons la route pour Kasane et les rives de la Chobe river. Sur la route nous apercevons des éléphants, des girafes et pas mal d’antilopes. Nous n’avions pas de réservation, et plus de places au Chobe Safari lodge, ni dans les autres camps les plus proches de Kasane. Tant bien que mal on finit par atterrir au Kwalape lodge, plus près du poste frontière de Kazungula mais tant pis, Kasane n’est quand même pas loin.
Dans le camp, ça commence bien, un serpent passe juste devant les jambes de Aubin, Nathalie met bien 5 minutes à s’en remettre, et on fini pas passer où on voulait.
Cet après midi on décide de faire un boat cruise sur la Chobe river. Pendant 3 heures, les paysages magnifiques de cette région défilent sous nos yeux au fil de l’eau, et nous voyons des éléphants, des buffles, des hippopotames, des cobs, des Impalas, des crocodiles, des girafes et des oiseaux en tout genres. Le coucher de soleil avec les pêcheurs locaux en toile de fond complètent la carte postale.
Ce soir c’est feu de camp et braai.Mardi 30 juillet :
Levé à 6h, la nuit a été bonne, presque trop chaud. Après un bon petit déj et le pliage des tentes (environ 1h40, on s’améliore) on est près vers 7h45, direction l’entrée du parc de Chobe.
Va-t-on enfin voir des lions (une seule lionne prête à mettre bas vue au parc d’Etosha en 2010) ? Dès l’entrée on croise un groupe d’éléphants. On se dirige vers les berges de la rivière qu’on va essayer de longer un moment. On peut voir d’autres éléphants, des Impalas en nombre, des hippopotames …
Aubin voulait faire du « vrai » 4x4, il n’est pas déçu, ça ne rigole pas à Chobe, les pistes sont souvent en sable très meuble et on ne pensait même pas qu’on pouvait rouler là dedans. L’apprentissage se fait finalement assez vite, mais ce n’est qu’en petite vitesse avec le différentiel bloqué qu’on peut avancer. On voit nos premiers zèbres, et puis ça n’arrête plus.
On fait une pause café au picnic site de Serondela. On avait pas l’habitude de ça par rapport à Etosha, ici tout est ouvert, des singes vervet sont juste à côté, on se méfie pour nos affaires. A midi on s’arrête au campsite de Ihaha, la piste d’accès est très sableuse, et c’est vraiment sauvage. Le picnic se fait au bord de la rivière en compagnie des impalas, nous avons une vue superbe sur les hippopotames et les crocos.
Dans l’après midi, on manque de s’ensabler en prenant une boucle en direction de la sortie de Ngoma bridge. Les traces dans le sable sont si profondes que la garde au sol de notre 4x4 est presque trop juste. Pas question de faire un demi-tour, on est comme dans des rails alors on fait marche arrière sur environ 500m.
Plus loin, alors qu’on était presque à la sortie vers Ngoma bridge, un groupe d’éléphants nous oblige à nous arrêter alors que là aussi j’étais bien lancé. Au moment de redémarrer on a encore manqué s’ensabler. Alors qu’une femelle du groupe d’éléphant commençait à nous regarder de travers, on a réussi à reprendre de la vitesse.
Super journée, feu de camp et braai ce soir.
Mercredi 31 juillet :
Ce matin, levé à 5h45, petit déj, pliage de tente puis direction le Kazungula border post pour le Zimbabwe. On pensait se tenir au courant de la situation là bas étant donné qu’aujourd’hui c’est jour d’élection mais pour avoir un peu posé la question à des pompistes ou autres, personne ne semble inquiet, on verra bien sur place …A la frontière, coté Botswana, en 5 minutes c’est plié, mais côté Zim c’est un peu plus le bazar, d’autant que les tours opérateurs qui vont aux chutes pour la journée commence à déverser leur clients. Finalement on obtient notre visa (30US$ par personne, soit 120US$), puis on « importe » la voiture en payant 55US$ pour la taxes carbone et les 50US$ pour l’assurance que nous fait payer un type qui n’a pas l’air de travailler pour la douane. Total 225US$ pour passer la frontière, ça ne doit pas vraiment favoriser le tourisme …
Nous voilà finalement en route pour Victoria Falls. La journée sera tranquille, on s’installe au Victoria Falls restcamp, on avait réservé par email. La différence de niveau de vie se fait sentir, il y a des vendeurs à la sauvette de partout, on part faire des courses au supermarché dela ville, un gars nous demande un dollar parce qu’il m’a enlevé mon chariot pour le ranger. Ce n’est pas toujours facile, mais vu le niveau de vie moyen des habitants du Zimbabwe, on accepte plus facilement ces contraintes.
L’après midi on va faire la visite du Crocodile Ranch où ils élèvent des crocos pour le cuir. On tombe sur un guide très amical avec une culture générale vraiment importante. Le seul truc c’est que pour les crocos ça fait un peu mal au cœur, ils leur coupent les dents pour ne pas qu’ils se battent entre eux (ça abime le cuir), et dans les derniers temps, les bêtes baignent dans une solution bleue chimique antibactérienne (pour la même raison)… ça ne donne pas envie d’acheter des articles en cuir de crocodile.
Retour au camp, feu de camp, braai.
Jeudi 1er août :
Ce matin pas de réveil, on se lève tranquille, on déjeune, on se prépare et on prend à pied la direction du parc des chutes. En tout l’entrée nous coûte 105US$ (30$ pour les adultes).
On entame notre balade au bord des différentes cataractes par la Devil’s Cataract, c’est beau, impressionnant, et très humide ! Il est amusant de comparer la luxuriance de la végétation au bord des chutes par rapport à la sécheresse autour de Vic Falls, particulièrement début août. Après avoir atteint la limite du parc et vu le pont du Zambèze, vers midi on se pose pour manger un sandwich, puis on sort du parc.
Dès la sortie, on va trouver le douanier au poste frontière pour demander à se balader sur le pont, pas de soucis, du moment qu’on a nos passeport. On franchi même la « frontière » du moins sur le pont, on est en Zambie. La vue est superbe et le spectacle des sauteurs à l’élastique amusant.

On rentre en ville faire du shopping, retirer de l’argent (pas de problèmes pour des $US) et se relaxer au camp, ce soir c’est soirée braai.
Vendredi 2 août :
La nuit a été bruyante, on est pas loin de la gare et on a entendu les trains s’arrêter, klaxonner, repartir … Petit déj, on pli tout et on part direction Hwange et le parc.
On fait nos courses à Hwange pour rentrer dans la parc, étant donné qu’on va rester 4 jours, on prévoit des réserves. Le supermarché nous fait meilleure impression qu’à Vic Falls, plus grand, plus de choix, et moins cher il nous semble.
Juste à la sortie de Hwange, on trouve la direction du parc qui mène à notre premier camp, Sinamatella. L’entrée du parc nous coûte 85$ pour 4 est c’est valable 7 jours. Nous avons réservé 2 nuits à Sinamatella et 2 nuits à Main Camp, il a fallu faire un virement international de 240$ à Zimpark.org, je ne sais même pas si ils ont eu l’argent car par la suite il y a eu beaucoup d’échanges de mails pour savoir si c’était bien arrivé … Arrivé au camp on présente la facture qu’ils m’avaient envoyé par mail, la dame nous demande si on a payé, je lui présente la preuve du virement, pas de soucis on peut rentrer et s’installer.
On a bien fait de faire beaucoup d’emplettes avant de venir, ici pas de boutique ni de restaurant, ni de station d’essence.
Le camp est sur un promontoire qui surplombe une plaine de savane et la rivière Sinamatella. Pas mal de point d’eau sont encore présent en cette saison. Comme disent les enfants, on se croirait dans le « Roi Lion ». On s’installe en bordure du camp, face à la plaine. Le gardien du camp vient nous rendre visite et nous demander si nous avons besoin de bois pour le braai. Il nous préparera ça pour ce soir et demain soir. On se pose un moment pour faire un café puis on discute un peu avec lui, il s’appelle Godfrey, il accepte volontiers une tasse de café. Il nous parle un peu de la saison touristique et nous dit qu’ils ont eu pas mal d’inondations aussi en janvier-février. Il nous apprend qu’un couple de léopard et un éléphant viennent souvent dans le camp la nuit, mais pas de risque tant qu’on est dans la tente.
Avant midi on est reparti vers le Mandavu Dam et son site de picnic où on à l’intention de s’arrêter manger. Le site est superbe et très bien aménagé. On est accueilli par des damans, et dans le lac ou au bord, on voitbeaucoup d’hippopotames, de crocodiles, d’éléphants, de zèbres, de buffles et d’impalas. Il est possible de dormir au picnic site, il y a tout ce qu’il faut, mais je pense qu’il faut réserver à l’avance auprès du parc.
Au parc de Hwange, bien qu’en très grand nombre, les éléphants semblent très craintifs, un jeune mâle avec des défenses quand même, s’est mis à barrir très fort en nous voyant arriver, d’autant que son chemin était coupé par des arbres, on a vite accéléré pour ne pas le mettre en colère.
De retour au camp, Godfrey nous avait préparé notre bois. On s’installe devant la plaine avec les jumelles jusqu’à la tombée de la nuit pour observer la nature. La soirée est magnifique avec un beau feu de camp, et un ciel étoilé exceptionnel.

La nuit est moins calme, il y a du vent, les tentes étaient mal fixées, du coup on se relève pour fixer la toile du dessus et éviter qu’elle ne claque au vent. Quelques temps après on entend l’éléphant habitué du camp venir fouiller les arbres et les herbes autour de nous, Nathalie morte de trouille me dit « Jai peur », je me rendors vite, mais pas elle jusqu’à ce qu’il parte.
Samedi 3 août :
Ce matin on se lève à 6h15, pas très tôt pour voir des fauves … Les enfants trouvent des traces de léopard à côté de la voiture, Godfrey nous confirmera ça autour d’une tasse de café du matin. On prend le petit déj au lever du soleil sur la plaine, puis après avoir tout plié, direction Robin’s Camp et ses environs. Le picnic de midi se fait dans ce camp qu’on trouve moins beau que Sinamatella.
Après la journée sur les pistes, et beaucoup d’endroits superbes nous voilà de nouveau au camp de Sinamatella, aujourd’hui on a bien du faire 200km ou plus dans le parc. Le soir aux jumelles on observe un immense troupeau de buffles près de la rivière, c’est exceptionnel.
J’ai invité Godfrey à boire un verre avec nous avant la fin de son service à 18h, il accepte volontiers, il nous parle un peu de leur conditions de vie au Zimbabwe. Pour les familles moyennes, plus moyen d’envoyer ses enfants à l’école, et très difficile et coûteux d’accéder aux soins de santé les plus élémentaires. Je lui achète quelques bracelets en poils d’éléphants et je lui laisse un bon pourboire pour le bois. Un camp comme Sinamatella qui pourtant nous parait très peu fréquenté (peut-être 5 à 6 groupes de touristes camping et chalets réunis quand on y était) emploi 120 personnes.
Après manger on se détend tous un peu autour du feu de camp, on entend soudain le bruit d’une hyène à peine à quelques mètres, puis d’une autre de l’autre côté, j’ai beau éclairer, pas moyen de les voir, elles doivent être aussi timides que les léopards …
Dimanche 4 août :
Nous plions tout et prenons le petit déj, un dernier café en compagnie de Godfrey (ça coûte cher pour eux, ils en boivent très peu), puis on prend la direction de Main camp par la route principale du parc. Elle n’a par endroits de « Tar-Road » que le nom, car on se dit qu’une piste est dans la majorité des cas en meilleur état ! On fait une pause café au Masuma Dam en compagnie des hippopotames. Plus loin en direction du camp, on choisit de faire une boucle par une piste sur environ 50km. Le picnic a lieu dans un endroit aménagé avec des tables, mais rien de clôturé, et la végétation peut cacher n’importe quel animal.
Sur la route nous voyons des éléphants prendre leur bain de boue et de poussière, et des troupeaux de gnous. Un troupeau de buffles à d’ailleurs failli nous faire faire demi tour tellement ils étaient nombreux au milieu de la route.

En fin d’après midi, après s’être enregistrés au camp, on décide de refaire un petit tour jusqu’à la tombée du jour, on voit des girafes, des koudous, des zèbres, des éléphants, mais toujours pas de lion ou de félins…
Le gardien du camp nous propose du bois pour le braii, je lui donne un pourboire. Le camp a une boutique et un resto, mais vu qu’on a tout prévu, ce soir c’est encore soirée braai. On prend quand même un verre au bar du camp. Surprise, il y a du wifi, j’essaye de téléphoner, mais vu le débit, pas moyen d’y arriver. C’est quand même suffisant pour envoyer quelques emails.
Demain c’est décidé on se lève plus tôt pour tenter de voir des lions ou des félins.
Lundi 5 août :
Levé à 5h45, tout est prêt pour 7h15, pas si mal mais il faut qu’on décolle encore plus tôt la prochaine fois. Au petit matin on a été réveillé par les hyènes, les lions et les éléphants qu’on entendait au loin.
Nous partons en direction du sud pour les Kennedy picnic sites 1 et 2 la route est superbe entre forêt de mopane, d’acacias parasol et savane. On fait un arrêt au Kennedy n°1, le site est superbe, ici aussi il y a la possibilité de rester pour la nuit.

Jusqu’au Ngweshla picnic site les paysages sont magnifiques, même si on ne voit pas de félins, la faune est abondante. On décide de faire la boucle complète et de remonter par les sites Mangas 1 2 et 3 et Nyamandhlovu dam. Erreur, à part faire du 4x4 sur une piste parfois défoncée, on parcourt environ 70km sans beaucoup d’intérêt à nos yeux. Retour à Main camp.
Nous repartons pour un petit drive jusqu’à la plateforme d’observation de Guvalala, sur la route principale un 4x4 de game drive du camp est arrêté. On s’arrête et là surprise, il y a 2 guépards tous tranquilles. Super contents, on fait beaucoup de photos. Espérons qu’ils débloquent le compteur des félins avant d’arriver au parc Kruger…

Mardi 6 août :
Ce matin nous quittons Hwange pour aller au sud en direction de Bulawayo et du parc de Matobo. Ces 4 jours ont été superbes, nous avons tous une préférence pour le nord et Sinamatella, pour son côté sauvage et proche de la nature (il y a aussi l’accueil de Godfrey Khanye).
Nous n’avons pas de réservation, mais aucuns soucis pour occuper un chalet pour 4 au Maleme restcamp, la salle de bain est commune, mais ça va très bien. Comme dans tous les camps visités, le confort est spartiate mais c’est propre et on a ce qu’il faut. L’entrée du parc nous coûte 53$ pour tous les 4 (15$ par adultes) valable 7 jours, et le chalet 75$ la nuit.
L’après midi on va directement voir le view of the world avec la tombe de Cecil Rhodes. Je comprends pourquoi il a voulu être enterré là, c’est tout simplement magnifique. L’entrée à ce site est payante, ça nous coûte 10$ par adultes.

Ensuite nous allons voir la White Rhino cave avec ses peintures rupestres et au retour nous prenons la route de la vallée qui va jusqu’au Mitsheleli dam. On avait pas vu, mais là c’était écrit « 4x4only », et quand c’est marqué, c’est que c’est du lourd ! On a pratiquement pas roulé en grande vitesse, pas mal de franchissement et de blocs rocheux. En fin de compte le problème ce n’est pas la peur de ne pas passer, mais plutôt la peur d’exploser un pneu ! Le dam et le site sont superbes, il est possible de dormir ici sous réserve de prévenir à l’avance. Au retour, on passe par un village en lisière du parc, les cases traditionnelles peintes sont très belles et les enfants nous font tous des signes.
Retour au camp pour la soirée et le braai.
Mercredi 7 août :
Ce matin on va jusqu’au game park, mais avant on s’arrête à la Nswatugi cave. Il y a des peintures rupestres magnifiques, avec des rhinos, des girafes, des antilopes…

Nous parcourons les pistes du game park en long en large et en travers pendant plusieurs heures, mais pas moyen d’apercevoir de rhinos. Il y en a pourtant beaucoup, on ne doit pas avoir beaucoup de chance.
Cette nuit c’est la dernière au Zimbabwe, demain retour en Afrique du Sud.
Jeudi 8 août :
Aujourd’hui c’est levé à 5h30, puis nous partons en direction de Beitbridge. On choisit de prendre une piste pour rejoindre Gwanda par le sud en passant par Antelope. La 1ere partie est correcte, mais la 2eme est fatigante, c’est de la tôle ondulée tout le long. Les nombreux camions qui doivent passer à cause des mines du coin ne doivent pas l’arranger.
Arrivés à la frontière, on passe le poste du Zimbabwe, et là on se fait racketter de 100 rands par un type dont je ne sais même pas si il faisait partie de la douane du Zimbabwe. On traverse le pont sur la rivière Limpopo, et là c’est la cohue à la frontière. Des tas de bus de Zimbabwéens emmènent leurs clients pour faire des courses en Afrique du Sud … Résultat, on fait la queue pendant 3 heures à l’immigration, en plein soleil.
Nous reprenons finalement la route en direction du parc Kruger. Ce soir nous nous arrêtons à Thohoyandou où on trouve un camp qui a des chalets disponibles pour 390 rands.
Journée m…dique, le braai du soir nous permet de nous relaxer !
Vendredi 9 août :
La journée commence mal, notre 4x4 a un pneu à plat, la route menant au camp était en chantier, ça doit être ici qu’on a crevé. Après avoir installé le jack et changé la roue, plus moyen de faire redescendre la voiture. 2 voisins nous conseillent de faire avancer la voiture qui finira par retomber sur ses 4 roues. C’est ce qu’on fait, finalement on abime rien et en plus le jack revient dans sa position de départ. Plus tard après avoir changé la roue, on trouve un tout petit garage avec un gars super serviable qui nous répare notre pneu pour 50 rands.
Vers 9h nous voici à l’entrée de Punda Maria au parc Kruger. Nous avons les réservations pour tous les camps et on a déjà acheté une wildcard, plus rentable pour nous étant donné qu’on reste 4 jours. C’est reparti pour un nouveau parc national, cette fois on espère bien voir un peu plus de fauves ou de carnivores !
Nous sommes accueillis par un groupe de vautour en train de terminer la carcasse d’une antilope près de l’entrée, puis nous passons la journée à circuler sur les pistes en direction du camp de Shingwedzi. Pour cette journée, pas de fauves, mais des nyalas, des koudous, des zèbres, des impalas, des girafes, des éléphants qui nous ont parus moins sauvages qu’à Hwange, et un immense troupeau de buffles qui nous barre la route de nouveau pendant 20 minutes. Il y a beaucoup plus de touristes que dans les précédents parcs mais ici l’infrastructure est vraiment très bonne.
Avant la nuit on arrive au camp, il a été inondé en janvier ou février, alors il n’y a pas de restaurant et la boutique est minuscule. Le vent se lève assez fort à la tombée de la nuit, et voyant mes voisins allumer leur braai quand même on fait pareil, mais je reste à côté en permanence avec une bombonne de 5 litres d’eau au cas où !!
Le vent étant vraiment pénible à supporter, nous allons nous coucher à 19h30 ce soir, record battu !
Samedi 10 août :
Levé à 5h30, nous partons à 6h44 après avoir tout plié (1h15, on commence à faire fort !). Ce soir on dort à Mopani. Nous prenons la route principale puis pas mal de boucles annexes avec l’espoir de voir le lion. Vers midi, on arrive au camp de Mopani, pas de lion, peu d’animaux et il fait gris …
On mange des hamburgers au resto du camp, à l’intérieur, il ne fait pas très chaud dehors. Après le repas, on parcours à pied le trail aménagé à l’intérieur du camp, en bord de lac.
Heureusement pour ce soir là, on a réservé un chalet qu’on récupère vers 14h. Il est très bien aménagé, avec salle de bain et toilettes, la cuisine est dehors, face au braai. Vers 15h30 on repart en drive pour voir les animaux sur la fin de journée. Finalement on ne voit pas grand-chose, on arrive au camp juste avant 18h. Alors qu’on prépare le braai pour le soir, on entend d’énormes barrissements tout proches du camp, les lions ont-ils décidé de partir à la chasse aux éléphants ??
Dimanche 11 août :
Ce matin nous nous levons à 5h30, prenons juste un petit déj, et partons pour un « sunrise drive ». Pas de tentes à plier, c’est rapide ! Après à peine quelques km, 2 hyènes traversent devant la voiture, un peu trop vite, pas le temps de faire une photo. On reprend la route, et après un virage, on aperçoit une autre hyène en train de remonter la rive d’une rivière, là aussi trop rapide pour prendre une photo. Sur la boucle que nous avons pris, nous voyons peu d’animaux en fin de compte, mais de superbes points de vue. Vers 7h30, alors que nous repartons en direction du camp pour prendre une douche, plier nos affaires et boire un café, nous apercevons une dernière hyène. 4 en tout, elles sont de sorties ce matin.
Nous repartons du camp en direction du camp de Satara par la route principale, et on s’arrête à Olifant pour le picnic de midi. On arrive à Satara vers 14h30. Après avoir pris possession d’un emplacement et fait une pause, on repart vers 16h pour explorer plusieurs boucles au sud du camp.
Après quelques km sur la route principale, Méline repère quelque chose à gauche de la route. Surprise, c’est un lion en train de manger une carcasse dont on ne sait même pas si il l’a tuée récemment (on voit déjà les côtes bien apparentes). Pour l’instant on est tous seuls à l’observer, on prend des centaines de photos, puis on est rejoint par des tas de voitures qui profitent aussi du spectacle. La journée a été superbe, en plus le soleil revient !

Plus tard au camp, on entend hurler au loin, peut-être des chacals ou des hyènes. Juste après c’est Nathalie, surprise par un ratel juste derrière la voiture, lui poursuit son chemin tranquillement.
Lundi 12 août :
Départ du camp à 6h30 (tout est plié en 1h, record du monde battu), en direction du camp de Skukudza, le dernier pour nous dans le parc. On repasse au même endroit où on a vu le lion, on retrouve la carcasse et là ce sont au moins 4 hyènes en train de se disputer les restes avec des vautours ! Cette fois on a l’occasion de faire des photos.
Plus loin dans le lit d’une rivière asséchée on repère une forme couchée sur le sable au loin. Après vérification aux jumelles, il s’agit de 2 lionnes posées sur le sable. La journée commence bien !
En direction du camp, des personnes nous indiquent que 2 lions sont en train de se reposer à l’ombre à côté d’une piste qu’on avait pas prévu de prendre, changement de direction. Vers 11h, arrivés à côté, effectivement ils sont bien là, il y a beaucoup de voiture mais ne semblent pas du tout dérangés par le bruit des moteurs qui n’ont pas tous été arrêtés !
En fin d’après midi on repasse au même endroit, il est vers 16h, nos lions sont toujours là, ils ont seulement suivi l’ombre de l’arbre sous lequel ils sont, les 4 pattes en l’air en train de roupiller !Encore une très belle journée, le camp de Skukudza nous plait moyen, il y a beaucoup de monde et il y a peu d’espace dans le camping.
Mardi 13 août :
Ce matin on quitte le parc Kruger, et on prend la direction du Blyde River Canyon. En sortant du parc on a droit à un dernier spectacle d’éléphants en train de prendre leur petit déj juste au bord de la route.
La route entre Hazyview et Graskop est superbe, elle serpente entre les forêts de pins et d’eucalyptus plantés pour le bois de construction (ou d’ameublement ?). Les eucalyptus sont immenses et ça ressemble, vu de loin, à nos forêts de sapins …
A partir de Graskop, nous faisons des haltes pour les points de vue sur le canyon, puis dans l’après midi nous allons voir les Bourke’s Luck Potholes, confluence de la Treur et de la Blyde River.
Nous passons la nuit au Blyde River Forever resort, on avait réservé, on est les seuls au camping, si on ne compte pas les vervets et les babouins !
Mercredi 14 août :
Ce matin on prend notre temps, on a réservé une nuit d’hôtel à Emalahleni (Witbank), avant de revenir en direction de Jo’burg. Alors qu’on est en train de ranger, Aubin surprend un vervet en train de fouiller dans nos affaires sur une chaise. Il essaye de le faire fuir, mais celui-ci lui montre les dents et se met à lui courir après. Aubin part en criant avec le vervet à ses talons, puis en nous voyant, le singe lâche l’affaire. 3eme frayeur pour Aubin, 2 serpents et un vervet en tout sur 3 semaines.
Toutes nos affaires sont de nouveau dans les valises, les tentes vides et repliées. Notre hôtel est très confortable (Protea Hotel Witbank), mais il n’y a pas beaucoup de chose à faire aux alentours.
Jeudi 15 août :
Ce matin direction les grottes de Sterkfontein et le Cradle of Humankind. La visite est intéressante, nous sortons de là vers 11h30. On se dirige vers Kempton Park pour rendre le 4x4 et récupérer notre voiture de location chez Avis. Le retour de la voiture se fait assez rapidement, mais avec quelques tensions car nous ne l’avons pas fait nettoyer extérieurement et qu’on a fait le plein à 20km de distance. Je répond que lorsque nous avons récupéré la voiture, nous avons perdu environ 2 heures à aller acheter du matériel qu’ils doivent nous rembourser, et que nous avons fait environ 20 km pour nous rendre chez un marchand de matériel. Finalement le loueur se ravise et tout se passe bien.
Le chauffeur de Kea nous dépose chez Avis et nous récupérons notre voiture pour les 2 derniers jours. Nous avons réservé un appartement dans un appart-hotel à Kempton Park.
Vendredi 16 et samedi 17 août :
Lors de nos 2 dernières journées nous visitons le musée de l’apartheid, la visite est très intéressante, mais essentiellement basée sur des documents sonores et visuels. Un peu long pour les enfants. Nous faisons aussi un tour à pied dans le centre de Johannesburg, puis quelques centres commerciaux pour trouver des souvenirs, entre autres le Sandton city mall et le Nelson Mandela Square.
Pour être honnête, après 3 semaines de vie sauvage, d’animaux et de superbes paysages, on apprécie moyennement la ville de Johannesburg.
Samedi 17, nous reprenons l’avion pour la France à 20h30 avec des images plein la tête et pleins de souvenirs qui ressurgiront petit à petit dans les jours qui viennent ou à la rédaction de ce carnet de voyage.
Petites données « économiques » :
· Billet d’avions (Genève-Johannesburg 3 adultes, 1 enfant) : 3200€ · Location du 4x4 (21 jours, assurance avec rachat total de franchise) : 2771€ · Location de voiture (3 jours, catégorie C) : 83€ · Réservations Hwange (4 nuits+ + frais de virement international) : 215€ · Réservations au parc Kruger (4 nuits) :145€ · Sanpark Wild card (famille) : 214€ · Réservation Protea hôtel Witbank : 68€ · Réservation Vetho apartment hotel (2 nuits à Kempton Park) : 84€ · Change US$ avant le départ (#620$ + les frais): 515€ · Retraits d’argent sur place ou paiements par carte (total sur 3 semaines, paiements des hébergements non réservés, carburant, nourriture, dépenses diverses) : 1980€
Prix d’un litre de diesel en Afrique du Sud : 1€ Prix d’un litre de diesel au Botswana : 0,8€ Prix d’un litre de diesel au Zimbabwe : 1€
Consommation du 4x4 (Nissan Navara) # 10 à 11 litres / 100km Kilométrage parcouru en 4x4 : 5000km Prix d’un panier de course en Afrique australe : environ 50 à 60% du prix pour l’équivalent en France (au jugé et ce n’est que notre ressenti).
Voilà, j'espère que ce récit vous aura plu.
Thomas.
Enorme incendie en Californie, du côté de San Francisco et Yosemite English translation pending
Bonjour,
Je ne sais pas trop où mettre ce message et je me dis aussi que l'info est forcément déjà arrivée sur le forum, mais je ne la vois nulle part 😐:
http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20130825.OBS4272/les-pompiers-a-la-peine-contre-un-enorme-incendie-en-californie.html
😕😕😕
Pascale
Je ne sais pas trop où mettre ce message et je me dis aussi que l'info est forcément déjà arrivée sur le forum, mais je ne la vois nulle part 😐:
http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20130825.OBS4272/les-pompiers-a-la-peine-contre-un-enorme-incendie-en-californie.html
😕😕😕
Pascale
Récit de mon séjour à Washington en août 2012 English translation pending
Bonjour à tous.
Voici le récit de mon séjour à Washington en aout 2012, avec mes remerciements au forumeurs qui avaient bien voulu répondre à mes quelques questions lors de la préparation du séjour.
En guise d'introduction : Quand je suis rentrée de New York le 10 septembre 2011, je n’avais qu’une idée : repartir. Je n’allais pas retourner à New York, bien que je fusse tentée : cette ville est tellement magique. On me fit une suggestion : « toi, la passionnée d’histoire, pourquoi tu n’irais pas à Washington ? » Ben oui, tiens ! En voilà une idée qu’elle est bonne. Ni une ni deux, j’enquête sur les différents forums et mon séjour prend forme. Ensuite, je recherche un hébergement et je constate qu’en aout, comme les institutions américaines sont en vacance, le prix des hôtels est abordable, et puis, je ne veux pas loger n’importe où.
Pour le vol, le meilleur tarif annoncé, c’était sur Air France avec en « plus » le trajet à bord du A 380. Whaow.
Alors le dimanche 5 aout 2012, à 6 h du matin, me voici dans le minibus qui m’emmène à Roissy d’où je dois décoller vers 11 h…
Prêts pour une nouvelle découverte ? … C’est parti…. Voici les notes prises sur le vif dans mon inséparable petit carnet à spirales.
JOUR 1- DIMANCHE 5 AOUT 2012
Je rejoins Roissy en navette. Je dois être au terminal 2 E pour 7h30. Si tôt arrivée, je dépose mon sac de 12 kg au comptoir Air France/Delta, puis je passe les contrôles. C'est assez rapide. Ensuite, direction la porte n°L30 Liaison par train interne (je ne trouve pas d'autre nom) pour rejoindre le terminal où je dois embarquer à bord du gros A380. Cependant, rejoindre la salle tient du parcours du combattant, car les couloirs sont longs et semblent ne pas en finir.
L'embarquement est prévu pour 10 h 50, alors je passe le temps comme je peux. J'admire "la bête". C'est la première fois que je vois le A380 en vrai. Il est vraiment très beau.
10 h 50 : ouf ! L'embarquement commence. Je suis installée sur le pont supérieur. Un siège côté couloir, en queue d'avion.
Première impression : je suis surprise par l'espace disponible pour étendre mes jambes, même avec mon (gros) sac à main à mes pieds. Par contre à cet endroit de l'avion, les coffres à bagages ne sont pas très grands. Heureusement que j'ai un sac souple style pliage, sinon, ça ne rentre pas. Ce qui me surprend, ce sont les caméras embarquées qui permettent de voir les phases de décollage et d'atterrissage. C'est trop bien. Mon voisin n'est ni très causant, ni très remuant. Çà tombe bien, car de mon côté, comme je suis toujours un peu anxieuse chaque fois que je prends l'avion, je dois avaler un petit truc pour dormir après le repas servi à bord. Le temps que mon médoc fasse effet, je descends voir à quoi ressemble le pont principal. Ça me dégourdit les jambes. Après quoi, dodo jusqu'à l'arrivée.
On se pose à Dulles vers 12 h 30 heure locale. Commence alors la course pour sortir de l'aéroport. Le satellite d'arrivée est relié au reste de l'aéroport par un autobus. On roule quelques minutes sur le tarmac vers la sortie et les contrôles. À ma grande surprise, le passage de la douane est assez rapide. Je n'y passe pas 2 heures comme l'an passé à New York. A la question " quel est le but de votre voyage ?", je réponds que je viens étudier un bout de l'histoire américaine. Grand sourire du douanier qui se fend d'un large sourire. Ah !! Ils aiment bien les américains qu'on s'intéressent à leur pays ....
Après la récup des bagages, je me rends au comptoir SUPER SHUTTLE pour prendre la navette que j'ai réservée depuis la France. On m'attribue un numéro de véhicule et je suis rapidement appelée. Premiers pas hors de l'aéroport. Whaow !!! Quelle chaleur !!! J'ai l'impression d'être dans un four. Quel contraste avec l'intérieur climatisé de l'aéroport. J'en suffoque.
En route pour le centre ville. On est dimanche en début d'après-midi, il n'y a pas beaucoup de circulation et j'arrive à mon hôtel vers 15 h. J'ai réservé à l'hôtel Hilton Garden Inn. J'y suis très bien accueillie.
Ma chambre est prête. Je suis au 6ème étage sur l'arrière du bâtiment et avec vue sur la soufflerie de l'air conditionnée. Pas top, mais pas grave. C'est juste pour dormir. La chambre est assez grande pour moi toute seule et je dispose d'un réfrigérateur ainsi que d'un four micro ondes. Il y a une cafetière et des verres, mais pas de couverts. Comme j'ai pensé à tout, j'ai apporté mes couverts en plastique.
Une fois changée et rafraîchie je descends pour partir faire mes premières découvertes. A la réception on me remet un plan des alentours.
Cap sur la Maison Blanche. L'hôtel est tout près (situation idéale pour pas très cher car on est en août). Comme je suis une bonne marcheuse, j'y suis en moins de 10 minutes. Bonne surprise : l'accès par Lafayette Square est piéton, ce que j'ignorais.
Purée … çà y est, cette fois j'y suis. Premières photos. Premiers souvenirs devant la grille de "the White House" Première rencontre aussi avec les petits écureuils locaux. Ils sont tous mimis. Lafayette Square est sympa. Je sens que je vais y revenir souvent..
Je me perds dans le coin. Je fais le tour du pâté de bâtiments officiels et je me retrouve au Washington Monument. Au loin se profilent les courbes de la colonnade de la Maison Blanche. Les gens sont tenus à bonne distance, mais j'ai un zoom de 500. Il y a des policiers partout. Il y en a qui patrouillent à cheval. C'est toujours un plaisir d'échanger quelques mots avec ces policiers qui se laissent prendre en photo la plupart du temps.
Ces premiers instants ne sont que du bonheur. De plus le ciel a viré à un dégradé de couleurs bleu et gris annonçant un orage. Ce ciel donne une belle lumière sur laquelle se détache la courbe de la colonnade de la Maison Blanche. Sous ce ciel, sa blancheur est éclatante. Superbe ! Je marche, je marche …. Je fais le tour de l'obélisque qui est fermé à la visite pour cause de travaux suite au tremblement de terre de l'an passé. Je peux voir la coupole du Jefferson Memorial au loin, ainsi que les lignes du Lincoln Mémorial. Çà parait si près à première vue….
Je me déchausse pour marcher pieds nus sur la pelouse. Comme c'est délicieux. Une éternité que je n'avais pas fait çà !
Oops !! Quelques gouttes. Bon, faut que je pense à remonter. Et là je vais un peu au hasard en m'orientant avec mon plan. Tiens ! Me voilà au début du Museum Row. Au loin se profile le Capitole où j'ai rendez-vous le lendemain matin Allez ! Encore quelques photos. Vive le numérique !
Point carte : je ne suis qu'au tout début de 14th Street NW et l'hôtel se trouve au 800. Çà fait un paquet de blocs à remonter. Il commence à pleuvoir et à tonner. Je ne traîne pas. J'arrive juste avant la grosse averse, en espérant que mon séjour ne sera pas trop pourri par la pluie. Mine de rien : il est quand même près de 20 h quand je termine cette première balade. Je vais acheter vite fait un sandwich chez Cosi, juste à côté de l'hôtel. Mais je n'ai pas très faim et je finis sérieusement par être fatiguée. Je finirai le sandwich demain.
Demain : réveil à 7 h.
JOUR 2 LUNDI 6 AOUT 2012
J'ai réservé la visite guidée du Capitol pour 9h30 et, d'après ce que j'ai compris dans les instructions, mieux vaut arriver bien avant pour passer les contrôles de sécurité de l'entrée qui peuvent être assez long. Contrairement à New York l'an passé, je ne me réveille pas à 3 h du matin. Je passe une bonne nuit, bercée par le ronronnement des ventilateurs extérieurs de la clim. Il y pire comme bruit.
Je me pose la question : métro ou marche ? Bien que la station soit juste en face de l'hôtel, je n'ai pas eu le temps d'acheter mon pass et je crains de perdre du temps à comprendre le fonctionnement de la machine automatique et, par conséquent, d'arriver en retard. Or, j'ai horreur d'être en retard, même en vacance..
Je me décide donc pour la marche. Après un copieux petit-déjeuner, chaussée de mes super "DK..à fond la forme", me voilà partie à descendre 14th street jusqu'à attraper Pennsylvania Avenue pour remonter jusqu'au Capitol. Je ne m'attarde pas. Je trace De plus, il pleut légèrement : une petite bruine, mais pas de quoi sortir la cape de pluie.
J'arrive pile poil pour 8 h 45 sur le parvis du Capitol qui est désert. Quelle étrange impression de ne voir quasiment personne. Sur le moment, je me demande si je suis au bon endroit. Oui, me renseignent des touristes américains. On fait une petite photo souvenir avant de se rendre à la rampe d'accès souterraine. Et là, contrôles comme à l'aéroport. Il y a pas mal de monde. Le hall d'accueil des visiteurs c'est WHAOWWW !!! Grandiose ! Je me rends au guichet des visites réservées par internet où l'on me remet un badge avec l'heure de la visite de mon groupe et le lieu de rendez-vous. J'ai du temps pour faire quelques photos avant d'y aller.
La visite commence par la projection d'un film en anglais sur les institutions américaines et leur fonctionnement. Je le trouve très intéressant. Et puis, je suis là pour çà. Comprendre comment fonctionne ce pays.
Ensuite, c'est la visite guidée. On est équipé d'un casque récepteur car le guide parle dans un micro. Hélas, je ne saisis pas tout. Mais ce que je vois, c'est juste grandiose. La coupole, quelle merveille !!! Hélas, pas trop le temps de s'attarder pour prendre des photos. Je trouve la visite des lieux un peu trop rapide. Il faudra que je revienne en visite libre si j'en ai le temps. Du Capitol je me rends ensuite à la bibliothèque du Congrès via un long tunnel.
Le hall de la bibliothèque est magnifique. J'explore. Et c'est au travers de la vitre d'une tribune que je découvre la coupole, dont l'accès est interdit aux visiteurs, car c'est là que se trouvent les livres et l'espace de travail. Je prends discrètement une photo dérobée des lieux (car il y interdiction de photographier mais en plus de mon bridge, j'ai un petit appareil pour ces cas-là).
Pour retourner au Capitol par le tunnel, il me faut de nouveau passer des contrôles. Pas grave ; c'est comme ça …
Avant de sortir du Capitol, je me balade un peu dans les boutiques de souvenirs. Rien de bien original et c'est très cher.
Il est autour de 15 h, il s'est mis à faire beau et chaud. Pour la suite de la journée, j'ai prévu de me rendre au jardin botanique, qui est à deux pas. Je fais quelques photos du parc du Capitol. J'aime beaucoup ces grandes étendues de pelouse. Je photographie le bâtiment sous tous les angles. Je trierai les photos plus tard. Comme hier, je marche pieds nus sur l'herbe.
Le jardin botanique présente une magnifique collection d'orchidées. Ce sont mes fleurs préférées. Il y en a de toutes les couleurs et de toutes les formes. Je suis au paradis… La section consacrée aux cactus n'est pas mal non plus. Certains ont des formes étonnantes. Bref, cette visite est un pur moment de bonheur.
Vers 17 h je prends le chemin de Union Station en remontant Louisiana Street. En flânant dans un parc longeant la rue, je croise quelques écureuils. Vraiment, j'adore ces petites bébêtes Dans un bassin non loin de là, je croise un couple de scientifiques qui réadaptent à nager une petite tortue aquatique. Ils me donnent quelques explications. C'est vraiment très intéressant. Et puis c'est pas tous les jours qu'on peut caresser et tremper les pieds avec une tortue. J'ai adoré ce moment.
Enfin me voilà à Union Station, cette merveille de gare dont on parle tant. Malheureusement, le parvis est en travaux. J'entre et j'explore. L'intérieur est magnifique mais la voûte est en cours de réfection. C'est un bâtiment légèrement différent de la gare centrale de New York. La déco n'y est pas tout à fait la même J'aime beaucoup les boiseries foncées et les rampes d'escalier.
Je fais un tour dans le shopping center car il me faut d'urgence une paire de lunettes de soleil, la lumière à Washington étant très crue. Comme j'ai tendance à perdre ces lunettes tout le temps, pas question d'investir dans des Ray Ban bien que j'aime beaucoup le style. Je trouve donc des lunettes qui y ressemblent à un petit stand.
J'achète aussi quelques autres bricoles dans une boutique de souvenirs où Obama et Romney sont en vitrine… Photo souvenir … of course…en compagnie de touristes français avec lesquels je parle anglais " Excuse me Sir, could you please take a picture of me with Mr President ? Thanks a lot "…. jusqu'à ce qu'on se découvre qu'on est français, on est mort de rire. Je me disais aussi qu'ils parlaient avec un drôle d'accent ! "Yiesse oui canne"… Absolument savoureux ….
On est en fin de journée et je commence à avoir faim. Rien mangé depuis le petit déjeuner. Je descends au sous-sol explorer le food court. Pour moi, c'est un endroit surprenant qui offre de faire un tour du monde gastronomique : stands italien, grec, chinois, japonais, tex mex, végétarien, cajun…..et l'incontournable MacDo!! La plupart des stands offrent de déguster des petits (gros) échantillons -on est en Amérique- de leur plat du jour. C'est ainsi que je me laisse tenter par goûter un petit peu de tout, si bien qu'au moment de passer à table, eh bien … j'ai l'estomac rempli. Je n'en reviens pas : je viens de me faire un repas gratis…. Pour digérer, je me commande une coupe de glace XL à l'un des stands et je déguste à une table. Çà fait du bien de s'asseoir un peu car mes pieds commencent à être douloureux…
Pour rentrer à l'hôtel, je ne me sens plus du tout de marcher. Je suis vraiment H.S. Alors il est temps d'aller prendre mon metro pass pour la semaine.
Et me voici devant la machine infernale de la station Union Station Je m'y prends en trois fois pour lui faire cracher cette maudite carte. Soit c'est la machine qui ne veut pas prendre ma carte bancaire, soit c'est moi qui ne comprends pas les instructions de cette maudite machine… On m'avait prévenue : il faut s'armer de patience ou faire appel à un agent. Mais pour moi, à ce moment –là, pas d'agent en vue. Take it easy girl ! T'es en vacance..; n'empêche : un coup de pied dans le truc m'a soulagée.
Munie enfin de mon précieux pass, me voilà dans le métro. Ligne rouge, direction Shady Grove. Facile de se repérer, tout est indiqué sur des colonnes et il n'y a pas un dédale de couloirs à parcourir.
Je descends à Métro Center, à quelques minutes de l'hôtel. Si je souhaite descendre à Mac Pherson Square, en face de l'hôtel, je dois prendre une correspondance. Pour une seule station, çà n'en vaut pas la peine. J'irai plus vite à pied. Et je n'ai pas de problème d'orientation.
Il est près de 19 h quand je finis cette première journée d'exploration. Il me reste encore un peu de pêche pour aller faire trempette dans la piscine de l'hôtel qui n'a rien d'un bassin olympique. Elle est très petite, mais çà me suffit pour faire quelques brasses (4 petites brasses entre les deux extrémités ) dans le silence, car je suis seule. Hum! Qu'est-ce c'est bon !!! Pour le diner je finis le sandwich de la veille.
A l'issue de cette première journée, malgré les kilomètres de marche, mes pieds ne sont pas en trop mauvais état. Demain, j'ai prévu d'aller au zoo et de prendre mon temps. Pas de contrainte horaire. A la météo, on prévoit grand beau et autour de 35°C. C'est encore supportable….
JOUR 3- MARDI 7 AOUT 2012
Petit déjeuner gourmand au buffet de l'hôtel. Je suis accueillie par le sourire de Carole, l'hôtesse de salle. On papote un peu et c'est sympa. Vers 9 h 30, je me rends à Metro Center pour attraper la ligne rouge direction Shady Grove, arrêt Woodley Park Zoo/Adams Morgan.
La sortie de la station est impressionnante car l'escalator n'en finit pas, un peu comme ceux de Londres. Si çà tombe en panne, on est mal …lol Ensuite, il faut marcher un bon kilomètre pour rejoindre le zoo. Je confirme : les stations de métro à Washington sont très éloignées les unes des autres, ainsi que des lieux de visite….
J'arrive tranquillement au zoo vers 10 h 30. J'achète le plan des lieux. A l'entrée, il y a une animation chez les guépards, pas loin. Je vais à l'enclos et on voit deux BB guépard en pleine action. C'est trop mignon et je reste un bon moment. Le safari photo commence….
Les vedettes du zoo sont les pandas géants. C'est la première fois que je vais en voir. Ces deux gros nounours sont en train de déjeuner. Ils avalent leur ration bambou et on les voit derrière une vitre. Je repasserai plus tard… Je vais voir d'autres enclos, où les soigneurs donnent des explications.
Après la pause déjeuner, je me rends chez les fauves. Des lions, des tigres, des léopards…. Leurs enclos sont très vastes et les bêtes ne sont pas les unes sur les autres. Avec mon zoom de 500, je parviens à faire quelques images sympas. J'adore les félins….
Après les gros chats, retour aux pandas qui ont fini par sortir, puis direction le bâtiment des lémuriens où je craque littéralement pour un petit suricate qu'on dirait tout droit sorti d'un dessin animé. Je ne compte pas le temps passé à l'observer car il est vraiment très drôle. Je zappe le vivarium et la collection de reptiles, phobie de tout ce qui rampe oblige… Je préfère aller voir l'orang-outan qui fait le pitre sur un câble.
Ce zoo vaut vraiment le détour et en plus il est gratuit.
Bien sûre, je ne repars pas les mains vides : passage (presque obligé) par une des boutiques du parc. Rayon des peluches. Il y en a de toutes les tailles et pour tous les goûts et à tous les prix. J'adopte un panda et un koala estampillés "Smithonian Institute". Trop craquants….
Entrée au zoo vers 10 h 30, j'en ressors vers 16 h. Re 1 km de marche pour aller jusqu'au métro puis 10 mn de train plus tard, je suis de retour à l'hôtel où je dépose vite fait mes peluches.
Direction le Musée de l'Air et de l'Espace qui ferme à 19 h aujourd'hui. Çà, c'est cool. Je dispose donc de trois bonnes heures pour la visite. Cette foi-ci, je prends le métro en face de l'hôtel. Ligne orange, direction New Carolton, arrêt Pierre L'Enfant Plaza.
Cette station est la station de correspondance pour toutes les lignes du métro. Il y a 2 ou 3 sorties. Et, comme de bien entendu, je ne prends pas la bonne. Ce qui fait que je me retrouve dans je ne sais pas quelle rue, en face d'un pont ferroviaire. Où suis-je ? Dans quelle galère me suis-je fourrée ? En plus, l'endroit est quasiment désert. Un point carte s'impose, et je finis par rencontrer un passant qui me remet sur le bon chemin. Thank you Sir !!! Ils sont vraiment sympas les Américains…. Il me faut tout de même une bonne vingtaine de minutes de marche pour atteindre le musée. Je maudis cette plaza.
Malgré une visite des lieux au pas de charge lors d'un passage à Washington en 1998, j'en avais gardé un super souvenir. M'y revoilà, et je là, savoure ….
Ce musée est juste GE-NIAL. Pas besoin d'avoir des connaissances approfondies en aviation pour le visiter. Moi, ce qui m'intéresse surtout c'est la partie consacrée à la conquête de l'espace Et là je me délecte . Gemini, Mercury, Apollo, le labo Skylab… Tout y est. Les échantillons de sol lunaire… GE-NIAL !! C'est tellement bien présenté et expliqué…. Le clou de l'expo demeure le module d'alunissage…
Photo souvenir en fin de visite devant le module d'alunissage et la reconstitution du fameux exploit, puis direction la boutique pour l'achat d'un nounours astronaute estampillé NASA (mais made in China) Je sors quelques minutes avant la fermeture des lieux.
Comme il fait presque bon, je rentre tranquillement à l'hôtel via les jardins du Smithonian Castle puis le long du Museum Row La balade est agréable, mais elle donne faim. Et puis, à deux pas de l'hôtel, il tombe une méga averse qui me trempe de la tête aux pieds en une fraction de seconde. C'est toujours impressionnant ces sortes d'averses tropicales.
Pour le dîner je me contenterai d'une petite salade. Je précise bien SMALL BALL au comptoir du restau. Heuhh ??? Vue la taille du bol, il y en aura pour deux fois…. Mais j'ai un frigo dans la chambre. TOUJOURS prendre une chambre avec un frigo quand on voyage en Amérique….
Plus sérieusement, non seulement je suis vraiment claquée, mes j'ai aussi les pieds vraiment cloqués, en dépit des chaussures confortables… Il est temps de faire intervenir Dr Compeed ….
Demain au programme, c'est Alexandria avec Mount Vernon et Georgetown l'après-midi. Dans l'immédiat, c'est trempette dans la piscine et réparation des pieds.
JOUR 4 – MERCREDI 8 AOUT 2012
Après une bonne nuit de repos, mes pieds sont aptes à reprendre la marche.
Je dois être à Alexandria pour 10 h. Le métro y mène directement.
Arrivée là-bas, c'est sans me presser que je remonte la rue principale qui part de la station de métro et qui mène à la marina, sur la rive du Potomac. Hélas, quand j'arrive à l'embarcadère pour Mount Vernon, le bateau vient de partir. Et c'est la seule liaison de la journée. Arfff ! Faudra que je revienne.
Pour consolation, j'explore la vieille ville. Il y a de très beaux bâtiments et je découvre une rue pavée de galets. Il y a beaucoup de restaurants, d'antiquaires et d'artisans. Alexandria est une ville assez plaisante.
Comme j'ai manqué le bateau, du coup, j'ai l'après-midi pour faire autre chose.
Je reprends le métro pour me rendre à Georgetown, arrêt FOGGY BOTTOMS. Seulement voilà : de là, c'est la super galère pour se rendre dans le vieux Georgetown. On est sur un nœud de voies rapides ; et il n'y a pas de trottoirs. J'avais oublié que les villes américaines ne sont pas faites pour les piétons. Inutile d'insister. Et les indications de mon guide ne sont pas très claires Je reprends le métro pour rentrer.
Vu qu'il n'est pas trop tard, après une courte pause boisson au bar, je reprends le métro (le pass est largement amorti) pour aller à la National Gallery of Art. Je dispose d'une heure trente pour visiter le musée avant sa fermeture. Je fonce donc voir les œuvres qui m'intéressent le plusc'est-à-dire, les peintures impressionniste. Le musée en possède une très belle collection qui est peut-être plus importante que celle du MET de New York. Je me régale. C'est sûre, j'y reviendrai pour une visite approfondie, car ce qu'il y a de bien à Washington, c'est que les musées dépendant du Smithonian sont gratuits.
En retournant à l'hôtel, je passe à un guichet pour réserver un tour nocturne de la ville. J'avale vite fait un burger avant de monter dans l'espèce de trolley bus.
Je suis un peu déçue par le tour, car les arrêts sont peu nombreux. Je ne capte que quelques mots de ce que raconte le chauffeur guide. Pas évident. Cependant, ce tour me permet de voir les monuments principaux sous un autre angle et de faire quelques photos de nuit assez sympas. Arrêt au Lincoln Memorial que je rêvais de voir. C'est magnifique et je suis toute émue d'être là, même si la "reflecting pool" est en travaux.
Retour à l'hôtel vers minuit, avoir après avoir demandé au chauffeur de me déposer à la Maison Blanche, arrêt plus près de l'hôtel que l'arrêt final. Ainsi, je fais quelques photos nocturnes en plus. Même à cette heure-là, il y a encore quelques touristes et je ne me sens absolument pas en insécurité pour regagner l'hôtel. J'évite de passer par Lafayette Square, c'est tout. Je finis cette longue journée complètement H.S et j'ai les pieds complètement délabrés.
Pour info : il y a une boutique Mephisto (oui, oui, les chaussures Méphisto de France ) à Dupont Circle. J'y ai acheté une paire de sandales en fin de séjour et je vous parle pas de la tête du vendeur quand il a vu tous mes pansements !!!
JOUR 5 – JEUDI 9 AOUT 2012
Aujourd'hui, je décide de prendre mon temps et je fais la grasse mat'. Les pieds sont un peu douloureux, mais c’est supportable. C'est donc tranquillement que je marche vers le musée d'Histoire américaine qui n'ouvre pas avant 11 heures.
C'est un musée super intéressant et immense. On y voit plein plein choses susceptibles d’intéresser petits et grands, dont Kermitt la grenouille…
Quant à moi, la partie consacrée à l'indépendance américaine est très instructive. Et puis il y a le moment d'émotion pour tous les américains (et un peu pour moi aussi) : la salle de la Star Spangled Banner. Le drapeau exposé est conservé religieusement ainsi que l'original des paroles de l'hymne national (photos interdites).
Je sors vers 16 h, après une pause sandwich-salade au restau. La portion est généreuse. Ça tombe bien ; j'ai très faim car je n'ai pas pris de petit déjeuner.
Dehors, il fait hyper chaud. Une vraie fournaise. Pas loin de 40°C si j'ai bien fait la conversion farenheit/celsius. J'arrive à l'hôtel vers 18 h en mangeant une glace en chemin. Puis trempette dans la piscine.
Ce soir, je teste le restau de l'hôtel et je commande le burger du menu "enfant". Mouais … la taille du burger est quand même imposante. Ceci dit il est très bon, accompagné de pommes paille et de coleslaw maison. Je me fais également plaisir avec un verre de bon vin californien.
Mais après ce repas, si je ne fais pas de marche digestive, je ne passerai pas une bonne nuit….
Si tôt dit, si tôt fait. Me voilà repartie… Direction le Washington Monument. L'orchestre symphonique des Marines y donne un concert promenade. Je m'installe sur le gazon parmi la foule. Et je me prends à entonner avec les gens les airs patriotiques: "Anchors aweigh", "Montezuma"... Les gens assis près de moi me font partager leur partition. Trop génial de vivre un tel moment.
Après quoi, je me dirige vers le Jefferson Memorial. La nuit est tombée. Je marche d'un pas alerte, mais je ne suis pas seule à faire la balade. Il fait bon. Ce mémorial est un peu moins fréquenté que le Lincoln's et j'apprécie. La veille au soir, je l'avais vu sous un autre angle, côté Martin Luther King's Memorial. J'aime la solennité du lieu.
Après quelques photos, je me mets en mode marche sportive pour retourner jusqu'au Washington Monument et je fais un arrêt au World War II Mémorial. De nuit c'est sublime. Il y a encore des visiteurs à cette heure avancée.
Je marche ensuite pieds nus jusqu'au Washington Monument. Pur bonheur. Je profite de la fraîcheur. C'est agréable. Le gazon est délicieusement humide. Du coup, je rentre assez tard à l'hôtel.
Une fois de plus, ce fut une belle journée.
JOUR 6 – VENDREDI 10 AOUT 2012
Et si je prenais le métro pour aller jusqu'à Aquatic Gardens pour photographier quelques nénuphars. Mais à peine ai-je mis le nez dehors qu'il se met à pleuvoir. Changement de programme. Du coup je vais me réfugier à l'hôtel Willard que je visite. L'intérieur est superbe mais je ne trouve pas l'ambiance particulièrement chaleureuse. Je ne m'attarde donc pas car la salle du restaurant –celle qui m'intéressait plus que tout autre endroit de l'hôtel- n'est pas ouverte. Je verrai si je peux revenir plus tard…
Je file donc sur Chevy Chase, quartier shopping chic de Washington car je dois me rendre chez Tiffany pour y acheter mon cadeau de diplôme : mon "graduation gift" comme on dit. Le quartier m'apparaît plutôt triste, bien que le soleil se montre. Quant à la boutique Tiffany, elle est rikiki, mais j'en sors avec un petit bracelet en argent à un prix raisonnable (autour de 150 dollars)
Je retourne au centre de DC et je vais poursuivre ma visite de la National Gallery of art.
J'ADORE ce musée où on peut se poser sur des bancs et des chaises dans des patios intérieurs. Avec le bruit de l'eau d'une fontaine, c'est très relaxant et on perd la notion du temps.
Je ne suis habituellement pas fan d'art contemporain mais là, je me régale. J'admire la pureté des volumes, l'agencement de l'espace et la luminosité du bâtiment. Les mobiles de Calder sont impressionnants et les toiles de Mirò éclatantes de couleur. J'y reste pendant un long moment.
En fin d'après-midi, je me rends dans les jardins du musée. Et c'est en prenant un bain de pieds dans le bassin et en sirotant un verre de sangria que j'assiste à un concert de jazz de bonne facture. Il fait toujours aussi chaud, mais c'est plus supportable qu'hier.
Dans le parc, d'autres chefs-d'oeuvre m'attendent, dont une des entrées du métro parisien signée Guimet,
Pour rentrer, je reprends le métro. Et je file à la librairie Barnes & Nobles où j'achète quelques chroniques de voyages en anglais. Ce faisant, je découvre un petit livre de photos hilarantes sur les chats : "The bad cats". Je suis morte de rire en le feuilletant. Et je l'achète car j'adore les chats. Il y a aussi "the bad dogs" dans la même collection, mais je suis moins chienchiens… Je m’installe au café Starbuck qui se trouve au premier étage de la librairie pour bouquiner un peu. Et je me plonge dans les photos des "bad cats". Je tente de contenir mon fou rire mais je manque de m'étouffer avec mon café ....
Je décide de passer la soirée autour du Capitol (j'y vais en métro). La nuit commence à tomber et les façades des bâtiments commencent à s'allumer. Belles photos de nuits en perspective…. Mais c'est vite fait.
Je rentre tôt mais pas de piscine ce soir. Je dîne vite fait et je vais me coucher direct.
Jour 7 – SAMEDI 11 AOUT 2012
Aujourd'hui, exploration de Dupont Circle. C'est un quartier vraiment sympa avec des petits commerces et plein de maisons colorées.
Je visite une maison transformée en musée privé : The Philiip's Collection qui possède quelques peintures impressionnistes intéressantes , dont un superbe Renoir, "le déjeuner des canotiers" et des œuvres contemporaines auxquelles je n'accroche pas trop.
Je ne passe donc qu'une petite heure dans les lieux.
Ensuite je pars me balader sur l'artère principale de Dupont Circle : Ambassy Row : le quartier des ambassades qui recèle quelques trésors d'architecture. Certaines maisons sont vraiment très belles. Je m'arrête au hasard dans la cour de l'une d'elles. La porte était ouverte alors je suis entrée. Et c'est comme ça que je me retrouve à visiter Anderson House qui est le siège de l'ordre des Cincinnatus.
Cette maison est pleine des souvenirs de Lafayette et de Washington. Venant de France et étant passionnée d'histoire, j'y suis merveilleusement accueillie, notamment par une volontaire française expatriée et ancienne prof. On m'offre le thé, on me dédicace un livre ... que du bonheur... Avant que je parte, nous célébrons l'amitié franco-américaine en faisant la petite photo de groupe autour du buste de Lafayette et des drapeaux français et américain.
En sortant, je fais un point carte et je me rends compte que je ne suis pas très loin de Georgetown. Allez ! Renseignements pris, je tente le coup et je marche jusque là-bas.
Je relève le chemin dans mon inséparable petit carnet de notes, ça pourrait m’être utile de nouveau (et aux autres aussi)…
Je prends par P Street, puis M Street pour arriver sur l'artère principale : Wisconsin Avenue.Je note bien le parcours, parce que c'est un bon plan que le Routard n'indique pas … ou alors, j'ai zappé en lisant. Le parcours est jalonné de jolies maisons et comme on est dans un quartier résidentiel, c'est tout calme. C'est agréable.
Je tente de descendre jusqu'au Potomac, mais l'avenue n'en finit pas. Las, je rebrousse chemin pour rentrer. Je regagne la station de métro de Dupont Circle. C'est un peu long J'ai encore dû faire un paquet de kilomètres … J'apprends que si le métro ne va pas jusqu'à Georgetown, c'est que les habitants n'en n'ont pas voulu.
Je décide de descendre à Chinatown. La station de métro est plus gaie que les autres stations qui sont uniformes et mornes.
Bon : mis à part la grande porte qui marque l'entrée du quartier, circulez, y a rien à voir. C'est très petit et ça sent le graillon : c’est vrai, c’est l’heure de dîner et il y a de nombreux restaus.
Je finis la journée à la Maison Blanche qui n'est pas très loin (enfin… question d'appréciation perso) et je fais un petit tour et quelques achats à la boutique officielle.
Pour Info : Si vos achats atteignent un montant de 15 dollars (on y est vite arrivé), vous avez le droit de vous faire photographier assis au bureau présidentiel ou au pupitre de conférence estampillé "Oval Office" avec votre propre appareil, mais par un photographe professionnel. Le nombre de photos est en fonction du montant des achats. C'est amusant. Ça fait un souvenir sympa. Mais il faut être patient car il y a beaucoup de monde à avoir la même idée...
J'achète quelques petites choses et un "superbe" tapis de souris "Commander in Chief" : de quoi frimer au bureau … Du coup, j'ai droit à cinq photos...
Retour à l'hôtel en fin de journée et petite trempette dans la piscine.
Je dine au restau de l'hôtel : mesclun de salade avec des fraises et de la mangue, vinaigre de framboise, toast grillé. L'assiette est généreuse et je me régale tout en dégustant un verre de vin californien N'y manquait que la petite tranche de foie gras … On ne peut pas tout avoir. Bonjour à tous
JOUR 8 – DIMANCHE 12 AOUT 2012
Matinée relaxe que je vais passer à Eastern Market, derrière le Capitol, pas très loin de la caserne des Marines.
Pour infos : du 3 mai au 30 août, si vous êtes intéressés, il est possible d'assister à la parade des marines le vendredi soir. Pour avoir vu une de leur démonstrations au cours d'un festival militaire à Londres il y a quelques années, je peux vous assurer que c'est vraiment très spectaculaire. D'ailleurs, Clint Eastwood pour son film "Les hommes d'honneur" en a fait sont générique de début. Mais il faut réserver longtemps à l'avance, surtout pour les "non américains". Dans le cas contraire, il vous faudra arriver plus d'une heure à l'avance pour avoir une chance d'avoir des places. Mais ce n'est pas garanti. Voici le site : www.barracks.marines.mil/ParadeSchedule.aspx . Je remercie encore les gens que j'ai rencontré lors du concert du jeudi 9 août pour m'avoir donné le tuyau.
Je passe un bon moment au marché. C'est plein de couleurs, comme j'aime. Autour des halles, il y a le marché des artisans et le marché aux puces. On peut chiner des vieux objets de la vie quotidienne américaine. C'est très instructif. L'ambiance générale est sympa et bon enfant. Et si vous êtes en "mal de la France", rendez-vous au café Montmartre qui est à deux pas du marché. Mais c'est bondé le dimanche (brunch oblige)...
Sans me presser, je redescends jusqu'à la gare. Je m'installe au food-court pour déjeuner et je déguste un super poulet cajun au citron accompagné de riz. Trop bon.
Je rentre à l'hôtel vers 16 h pour faire une petite pause en attendant que passe la grosse chaleur. En fin d'après-midi, je repars pour une grosse balade jusqu'au Lincoln's Memorial, en longeant la Reflecting Pool en travaux.
En chemin, je m'arrête au mémorial de la guerre du Vietnam et celui de la guerre de Corée. Très poignant.
Je mange un sandwich sur les marche du Lincoln's Memorial qui est aussi impressionnant de jour que de nuit. Il y a énormément de monde. Puis je m'en vais tranquillement au WW II mémorial. Il fait encore très chaud en cette fin d'après-midi. Alors comme tout le monde, je trempe mes pieds dans le bassin. Je lézarde.
De retour à l'hôtel, je m'aperçois dans le miroir que je suis aussi grillée que si j'étais passée au barbecue. Vite, de la crème …
Ce fut encore une journée bien agréable.
JOUR 9 – LUNDI 13 AOUT 2012
Sniff !!! Je dois dire au revoir à mes nouveaux amis…
Afin de pouvoir visiter tranquillement le Udvar-Hazy Center qui n'est ouvert que de 10 h à 17 h, je prends un taxi pour changer d'hôtel. Mais avant, je me rends acheter quelques souvenir et dans une boutique, je dégote un "patriotic bear" (nounours patriotique), une peluche en uniforme qui chante l'hymne des marines en se tortillant et en remuant la bouche. Trop drôle. Mais avant d'acheter, j'en fais fonctionner plusieurs. Quelle chorale !!! Dans le magasin, c'est la grosse rigolade, mais cette bonne blague de sale gamine fait les affaires du commerçant : les gens achètent...
Je passerai cette dernière nuit à l'Holiday Inn de Dulles d'où je dois décoller le lendemain. C'est cette raison qui a motivé mon choix. Parce que pour le reste, c'est un hôtel de passage pour 1 nuit ou 2 qui n'a rien d'extraordinaire si ce n'est une piscine : appréciable car il fait encore très chaud.
Si tôt les bagages déposés dans la chambre, je prends la navette gratuite de l'hôtel pour aller au fameux musée qui n'est accessible qu'en voiture. Le métro ne va pas jusque-là. De plus, j'indique qu'il n'y a pas de consigne à bagage. J'arrive au musée vers 13 h.
Que dire, sinon que c'est un endroit FA-BU-LEUX !!!. Il y a toutes les sortes d'avions : des petits, des gros, des très gros … il y a même un exemplaire du Concorde. Je vois les Tomcat F14 et F16, (ceux de Top Gun), un Mig, un avion espion …. Whaow, whaow, whaow...
Je me laisse tenter par un petit coup de simulateur de vol (payant) C'est le super pied !! J'en perds la boule que je j'essaie de fixer du regard durant un tonneau. Trop fort !! En sortant du simulateur, je titube un peu. Le technicien a été gentil et ne m’a pas mise en mode « Top Gun »…lol. Je recommande cette expérience…
Bien entendu, le clou de la visite, c'est la navette Discovery. Hé : c'est pour ça que je suis venue… Face à ce formidable engin, je suis sans voix. Quelle Aventure que celle de la Navette !! Je photographie sous tous les angles. Ah ! J'aurais bien aimé voir comment c'est dans le cockpit. Peut-être que c'est possible à Cap Canaveral ? J'irai faire un tour là-bas un jour.
Autour de Discovery, il y a d'autres engins de l'espace : un labo Skylab, une capsule d'amerrissage … C'est très complémentaire de ce qui est exposé au musée de l'Air et de l'Espace au centre Washington.
Pour infos : si vous passez par New York, vous pourrez voir la navette "Enterprise" sur le pont du porte-avions du même nom. A la différence que "Enterprise" est un prototype et n'est jamais allé dans l'espace.
Je termine la visite de ce fabuleux musée vers 17 h. Inoubliable. Dans la boutique de souvenirs on trouve des combinaisons d'astronaute pour les gamins; dommage c'est plus de mon âge … J'achète la mug avec la phrase "failure in not an option"( l'échec n'est pas envisageable –mission Apollo 13) À méditer ....
Le soir, après une petite brasse dans la piscine, c'est burger frite chez Wendy's, sur le parking de l'hôtel. J'ai pas voulu aller chez MacDo parce que je connais.
Mal m'en a pris. Ce fut une expérience abominable. Je n'ai jamais rien mangé d'aussi dégueulasse ! Les frites étaient grasses et trop salées ; je les ai essuyées quasiment une par une dans la serviette en papier. Le burger était gras. Et la limonade avait un gout de chiotte…
JOUR 10 – MARDI 14 AOUT 2012 - Clap de fin....
Que dire du petit déjeuner de l'hôtel qui était inclus dans le prix de la chambre ? Les pancakes sont arrivés dégoulinant de crème fouettée. Beurk !!! Je me contente du jus d'orange à peu près potable… Je tiens pas à être malade dans l'avion.
C'est sans regret que je quitte le Holiday Inn pour me rendre à l'aéroport.
Voilà : c'est fini …. J'ai fait un super séjour, j'ai croisé plein de gens formidables, j'ai vu plein de choses, mais il m'en reste encore beaucoup à voir.
Je ne suis pas encore rentrée à la maison que je planche déjà sur le prochain voyage… Et si je poussais plus à l'Ouest ??
Depuis, j'y suis allée et je vous en ai fait le récit en direct.
Voici le récit de mon séjour à Washington en aout 2012, avec mes remerciements au forumeurs qui avaient bien voulu répondre à mes quelques questions lors de la préparation du séjour.
En guise d'introduction : Quand je suis rentrée de New York le 10 septembre 2011, je n’avais qu’une idée : repartir. Je n’allais pas retourner à New York, bien que je fusse tentée : cette ville est tellement magique. On me fit une suggestion : « toi, la passionnée d’histoire, pourquoi tu n’irais pas à Washington ? » Ben oui, tiens ! En voilà une idée qu’elle est bonne. Ni une ni deux, j’enquête sur les différents forums et mon séjour prend forme. Ensuite, je recherche un hébergement et je constate qu’en aout, comme les institutions américaines sont en vacance, le prix des hôtels est abordable, et puis, je ne veux pas loger n’importe où.
Pour le vol, le meilleur tarif annoncé, c’était sur Air France avec en « plus » le trajet à bord du A 380. Whaow.
Alors le dimanche 5 aout 2012, à 6 h du matin, me voici dans le minibus qui m’emmène à Roissy d’où je dois décoller vers 11 h…
Prêts pour une nouvelle découverte ? … C’est parti…. Voici les notes prises sur le vif dans mon inséparable petit carnet à spirales.
JOUR 1- DIMANCHE 5 AOUT 2012
Je rejoins Roissy en navette. Je dois être au terminal 2 E pour 7h30. Si tôt arrivée, je dépose mon sac de 12 kg au comptoir Air France/Delta, puis je passe les contrôles. C'est assez rapide. Ensuite, direction la porte n°L30 Liaison par train interne (je ne trouve pas d'autre nom) pour rejoindre le terminal où je dois embarquer à bord du gros A380. Cependant, rejoindre la salle tient du parcours du combattant, car les couloirs sont longs et semblent ne pas en finir.
L'embarquement est prévu pour 10 h 50, alors je passe le temps comme je peux. J'admire "la bête". C'est la première fois que je vois le A380 en vrai. Il est vraiment très beau.
10 h 50 : ouf ! L'embarquement commence. Je suis installée sur le pont supérieur. Un siège côté couloir, en queue d'avion.
Première impression : je suis surprise par l'espace disponible pour étendre mes jambes, même avec mon (gros) sac à main à mes pieds. Par contre à cet endroit de l'avion, les coffres à bagages ne sont pas très grands. Heureusement que j'ai un sac souple style pliage, sinon, ça ne rentre pas. Ce qui me surprend, ce sont les caméras embarquées qui permettent de voir les phases de décollage et d'atterrissage. C'est trop bien. Mon voisin n'est ni très causant, ni très remuant. Çà tombe bien, car de mon côté, comme je suis toujours un peu anxieuse chaque fois que je prends l'avion, je dois avaler un petit truc pour dormir après le repas servi à bord. Le temps que mon médoc fasse effet, je descends voir à quoi ressemble le pont principal. Ça me dégourdit les jambes. Après quoi, dodo jusqu'à l'arrivée.
On se pose à Dulles vers 12 h 30 heure locale. Commence alors la course pour sortir de l'aéroport. Le satellite d'arrivée est relié au reste de l'aéroport par un autobus. On roule quelques minutes sur le tarmac vers la sortie et les contrôles. À ma grande surprise, le passage de la douane est assez rapide. Je n'y passe pas 2 heures comme l'an passé à New York. A la question " quel est le but de votre voyage ?", je réponds que je viens étudier un bout de l'histoire américaine. Grand sourire du douanier qui se fend d'un large sourire. Ah !! Ils aiment bien les américains qu'on s'intéressent à leur pays ....
Après la récup des bagages, je me rends au comptoir SUPER SHUTTLE pour prendre la navette que j'ai réservée depuis la France. On m'attribue un numéro de véhicule et je suis rapidement appelée. Premiers pas hors de l'aéroport. Whaow !!! Quelle chaleur !!! J'ai l'impression d'être dans un four. Quel contraste avec l'intérieur climatisé de l'aéroport. J'en suffoque.
En route pour le centre ville. On est dimanche en début d'après-midi, il n'y a pas beaucoup de circulation et j'arrive à mon hôtel vers 15 h. J'ai réservé à l'hôtel Hilton Garden Inn. J'y suis très bien accueillie.
Ma chambre est prête. Je suis au 6ème étage sur l'arrière du bâtiment et avec vue sur la soufflerie de l'air conditionnée. Pas top, mais pas grave. C'est juste pour dormir. La chambre est assez grande pour moi toute seule et je dispose d'un réfrigérateur ainsi que d'un four micro ondes. Il y a une cafetière et des verres, mais pas de couverts. Comme j'ai pensé à tout, j'ai apporté mes couverts en plastique.
Une fois changée et rafraîchie je descends pour partir faire mes premières découvertes. A la réception on me remet un plan des alentours.
Cap sur la Maison Blanche. L'hôtel est tout près (situation idéale pour pas très cher car on est en août). Comme je suis une bonne marcheuse, j'y suis en moins de 10 minutes. Bonne surprise : l'accès par Lafayette Square est piéton, ce que j'ignorais.
Purée … çà y est, cette fois j'y suis. Premières photos. Premiers souvenirs devant la grille de "the White House" Première rencontre aussi avec les petits écureuils locaux. Ils sont tous mimis. Lafayette Square est sympa. Je sens que je vais y revenir souvent..
Je me perds dans le coin. Je fais le tour du pâté de bâtiments officiels et je me retrouve au Washington Monument. Au loin se profilent les courbes de la colonnade de la Maison Blanche. Les gens sont tenus à bonne distance, mais j'ai un zoom de 500. Il y a des policiers partout. Il y en a qui patrouillent à cheval. C'est toujours un plaisir d'échanger quelques mots avec ces policiers qui se laissent prendre en photo la plupart du temps.
Ces premiers instants ne sont que du bonheur. De plus le ciel a viré à un dégradé de couleurs bleu et gris annonçant un orage. Ce ciel donne une belle lumière sur laquelle se détache la courbe de la colonnade de la Maison Blanche. Sous ce ciel, sa blancheur est éclatante. Superbe ! Je marche, je marche …. Je fais le tour de l'obélisque qui est fermé à la visite pour cause de travaux suite au tremblement de terre de l'an passé. Je peux voir la coupole du Jefferson Memorial au loin, ainsi que les lignes du Lincoln Mémorial. Çà parait si près à première vue….
Je me déchausse pour marcher pieds nus sur la pelouse. Comme c'est délicieux. Une éternité que je n'avais pas fait çà !
Oops !! Quelques gouttes. Bon, faut que je pense à remonter. Et là je vais un peu au hasard en m'orientant avec mon plan. Tiens ! Me voilà au début du Museum Row. Au loin se profile le Capitole où j'ai rendez-vous le lendemain matin Allez ! Encore quelques photos. Vive le numérique !
Point carte : je ne suis qu'au tout début de 14th Street NW et l'hôtel se trouve au 800. Çà fait un paquet de blocs à remonter. Il commence à pleuvoir et à tonner. Je ne traîne pas. J'arrive juste avant la grosse averse, en espérant que mon séjour ne sera pas trop pourri par la pluie. Mine de rien : il est quand même près de 20 h quand je termine cette première balade. Je vais acheter vite fait un sandwich chez Cosi, juste à côté de l'hôtel. Mais je n'ai pas très faim et je finis sérieusement par être fatiguée. Je finirai le sandwich demain.
Demain : réveil à 7 h.
JOUR 2 LUNDI 6 AOUT 2012
J'ai réservé la visite guidée du Capitol pour 9h30 et, d'après ce que j'ai compris dans les instructions, mieux vaut arriver bien avant pour passer les contrôles de sécurité de l'entrée qui peuvent être assez long. Contrairement à New York l'an passé, je ne me réveille pas à 3 h du matin. Je passe une bonne nuit, bercée par le ronronnement des ventilateurs extérieurs de la clim. Il y pire comme bruit.
Je me pose la question : métro ou marche ? Bien que la station soit juste en face de l'hôtel, je n'ai pas eu le temps d'acheter mon pass et je crains de perdre du temps à comprendre le fonctionnement de la machine automatique et, par conséquent, d'arriver en retard. Or, j'ai horreur d'être en retard, même en vacance..
Je me décide donc pour la marche. Après un copieux petit-déjeuner, chaussée de mes super "DK..à fond la forme", me voilà partie à descendre 14th street jusqu'à attraper Pennsylvania Avenue pour remonter jusqu'au Capitol. Je ne m'attarde pas. Je trace De plus, il pleut légèrement : une petite bruine, mais pas de quoi sortir la cape de pluie.
J'arrive pile poil pour 8 h 45 sur le parvis du Capitol qui est désert. Quelle étrange impression de ne voir quasiment personne. Sur le moment, je me demande si je suis au bon endroit. Oui, me renseignent des touristes américains. On fait une petite photo souvenir avant de se rendre à la rampe d'accès souterraine. Et là, contrôles comme à l'aéroport. Il y a pas mal de monde. Le hall d'accueil des visiteurs c'est WHAOWWW !!! Grandiose ! Je me rends au guichet des visites réservées par internet où l'on me remet un badge avec l'heure de la visite de mon groupe et le lieu de rendez-vous. J'ai du temps pour faire quelques photos avant d'y aller.
La visite commence par la projection d'un film en anglais sur les institutions américaines et leur fonctionnement. Je le trouve très intéressant. Et puis, je suis là pour çà. Comprendre comment fonctionne ce pays.
Ensuite, c'est la visite guidée. On est équipé d'un casque récepteur car le guide parle dans un micro. Hélas, je ne saisis pas tout. Mais ce que je vois, c'est juste grandiose. La coupole, quelle merveille !!! Hélas, pas trop le temps de s'attarder pour prendre des photos. Je trouve la visite des lieux un peu trop rapide. Il faudra que je revienne en visite libre si j'en ai le temps. Du Capitol je me rends ensuite à la bibliothèque du Congrès via un long tunnel.
Le hall de la bibliothèque est magnifique. J'explore. Et c'est au travers de la vitre d'une tribune que je découvre la coupole, dont l'accès est interdit aux visiteurs, car c'est là que se trouvent les livres et l'espace de travail. Je prends discrètement une photo dérobée des lieux (car il y interdiction de photographier mais en plus de mon bridge, j'ai un petit appareil pour ces cas-là).
Pour retourner au Capitol par le tunnel, il me faut de nouveau passer des contrôles. Pas grave ; c'est comme ça …
Avant de sortir du Capitol, je me balade un peu dans les boutiques de souvenirs. Rien de bien original et c'est très cher.
Il est autour de 15 h, il s'est mis à faire beau et chaud. Pour la suite de la journée, j'ai prévu de me rendre au jardin botanique, qui est à deux pas. Je fais quelques photos du parc du Capitol. J'aime beaucoup ces grandes étendues de pelouse. Je photographie le bâtiment sous tous les angles. Je trierai les photos plus tard. Comme hier, je marche pieds nus sur l'herbe.
Le jardin botanique présente une magnifique collection d'orchidées. Ce sont mes fleurs préférées. Il y en a de toutes les couleurs et de toutes les formes. Je suis au paradis… La section consacrée aux cactus n'est pas mal non plus. Certains ont des formes étonnantes. Bref, cette visite est un pur moment de bonheur.
Vers 17 h je prends le chemin de Union Station en remontant Louisiana Street. En flânant dans un parc longeant la rue, je croise quelques écureuils. Vraiment, j'adore ces petites bébêtes Dans un bassin non loin de là, je croise un couple de scientifiques qui réadaptent à nager une petite tortue aquatique. Ils me donnent quelques explications. C'est vraiment très intéressant. Et puis c'est pas tous les jours qu'on peut caresser et tremper les pieds avec une tortue. J'ai adoré ce moment.
Enfin me voilà à Union Station, cette merveille de gare dont on parle tant. Malheureusement, le parvis est en travaux. J'entre et j'explore. L'intérieur est magnifique mais la voûte est en cours de réfection. C'est un bâtiment légèrement différent de la gare centrale de New York. La déco n'y est pas tout à fait la même J'aime beaucoup les boiseries foncées et les rampes d'escalier.
Je fais un tour dans le shopping center car il me faut d'urgence une paire de lunettes de soleil, la lumière à Washington étant très crue. Comme j'ai tendance à perdre ces lunettes tout le temps, pas question d'investir dans des Ray Ban bien que j'aime beaucoup le style. Je trouve donc des lunettes qui y ressemblent à un petit stand.
J'achète aussi quelques autres bricoles dans une boutique de souvenirs où Obama et Romney sont en vitrine… Photo souvenir … of course…en compagnie de touristes français avec lesquels je parle anglais " Excuse me Sir, could you please take a picture of me with Mr President ? Thanks a lot "…. jusqu'à ce qu'on se découvre qu'on est français, on est mort de rire. Je me disais aussi qu'ils parlaient avec un drôle d'accent ! "Yiesse oui canne"… Absolument savoureux ….
On est en fin de journée et je commence à avoir faim. Rien mangé depuis le petit déjeuner. Je descends au sous-sol explorer le food court. Pour moi, c'est un endroit surprenant qui offre de faire un tour du monde gastronomique : stands italien, grec, chinois, japonais, tex mex, végétarien, cajun…..et l'incontournable MacDo!! La plupart des stands offrent de déguster des petits (gros) échantillons -on est en Amérique- de leur plat du jour. C'est ainsi que je me laisse tenter par goûter un petit peu de tout, si bien qu'au moment de passer à table, eh bien … j'ai l'estomac rempli. Je n'en reviens pas : je viens de me faire un repas gratis…. Pour digérer, je me commande une coupe de glace XL à l'un des stands et je déguste à une table. Çà fait du bien de s'asseoir un peu car mes pieds commencent à être douloureux…
Pour rentrer à l'hôtel, je ne me sens plus du tout de marcher. Je suis vraiment H.S. Alors il est temps d'aller prendre mon metro pass pour la semaine.
Et me voici devant la machine infernale de la station Union Station Je m'y prends en trois fois pour lui faire cracher cette maudite carte. Soit c'est la machine qui ne veut pas prendre ma carte bancaire, soit c'est moi qui ne comprends pas les instructions de cette maudite machine… On m'avait prévenue : il faut s'armer de patience ou faire appel à un agent. Mais pour moi, à ce moment –là, pas d'agent en vue. Take it easy girl ! T'es en vacance..; n'empêche : un coup de pied dans le truc m'a soulagée.
Munie enfin de mon précieux pass, me voilà dans le métro. Ligne rouge, direction Shady Grove. Facile de se repérer, tout est indiqué sur des colonnes et il n'y a pas un dédale de couloirs à parcourir.
Je descends à Métro Center, à quelques minutes de l'hôtel. Si je souhaite descendre à Mac Pherson Square, en face de l'hôtel, je dois prendre une correspondance. Pour une seule station, çà n'en vaut pas la peine. J'irai plus vite à pied. Et je n'ai pas de problème d'orientation.
Il est près de 19 h quand je finis cette première journée d'exploration. Il me reste encore un peu de pêche pour aller faire trempette dans la piscine de l'hôtel qui n'a rien d'un bassin olympique. Elle est très petite, mais çà me suffit pour faire quelques brasses (4 petites brasses entre les deux extrémités ) dans le silence, car je suis seule. Hum! Qu'est-ce c'est bon !!! Pour le diner je finis le sandwich de la veille.
A l'issue de cette première journée, malgré les kilomètres de marche, mes pieds ne sont pas en trop mauvais état. Demain, j'ai prévu d'aller au zoo et de prendre mon temps. Pas de contrainte horaire. A la météo, on prévoit grand beau et autour de 35°C. C'est encore supportable….
JOUR 3- MARDI 7 AOUT 2012
Petit déjeuner gourmand au buffet de l'hôtel. Je suis accueillie par le sourire de Carole, l'hôtesse de salle. On papote un peu et c'est sympa. Vers 9 h 30, je me rends à Metro Center pour attraper la ligne rouge direction Shady Grove, arrêt Woodley Park Zoo/Adams Morgan.
La sortie de la station est impressionnante car l'escalator n'en finit pas, un peu comme ceux de Londres. Si çà tombe en panne, on est mal …lol Ensuite, il faut marcher un bon kilomètre pour rejoindre le zoo. Je confirme : les stations de métro à Washington sont très éloignées les unes des autres, ainsi que des lieux de visite….
J'arrive tranquillement au zoo vers 10 h 30. J'achète le plan des lieux. A l'entrée, il y a une animation chez les guépards, pas loin. Je vais à l'enclos et on voit deux BB guépard en pleine action. C'est trop mignon et je reste un bon moment. Le safari photo commence….
Les vedettes du zoo sont les pandas géants. C'est la première fois que je vais en voir. Ces deux gros nounours sont en train de déjeuner. Ils avalent leur ration bambou et on les voit derrière une vitre. Je repasserai plus tard… Je vais voir d'autres enclos, où les soigneurs donnent des explications.
Après la pause déjeuner, je me rends chez les fauves. Des lions, des tigres, des léopards…. Leurs enclos sont très vastes et les bêtes ne sont pas les unes sur les autres. Avec mon zoom de 500, je parviens à faire quelques images sympas. J'adore les félins….
Après les gros chats, retour aux pandas qui ont fini par sortir, puis direction le bâtiment des lémuriens où je craque littéralement pour un petit suricate qu'on dirait tout droit sorti d'un dessin animé. Je ne compte pas le temps passé à l'observer car il est vraiment très drôle. Je zappe le vivarium et la collection de reptiles, phobie de tout ce qui rampe oblige… Je préfère aller voir l'orang-outan qui fait le pitre sur un câble.
Ce zoo vaut vraiment le détour et en plus il est gratuit.
Bien sûre, je ne repars pas les mains vides : passage (presque obligé) par une des boutiques du parc. Rayon des peluches. Il y en a de toutes les tailles et pour tous les goûts et à tous les prix. J'adopte un panda et un koala estampillés "Smithonian Institute". Trop craquants….
Entrée au zoo vers 10 h 30, j'en ressors vers 16 h. Re 1 km de marche pour aller jusqu'au métro puis 10 mn de train plus tard, je suis de retour à l'hôtel où je dépose vite fait mes peluches.
Direction le Musée de l'Air et de l'Espace qui ferme à 19 h aujourd'hui. Çà, c'est cool. Je dispose donc de trois bonnes heures pour la visite. Cette foi-ci, je prends le métro en face de l'hôtel. Ligne orange, direction New Carolton, arrêt Pierre L'Enfant Plaza.
Cette station est la station de correspondance pour toutes les lignes du métro. Il y a 2 ou 3 sorties. Et, comme de bien entendu, je ne prends pas la bonne. Ce qui fait que je me retrouve dans je ne sais pas quelle rue, en face d'un pont ferroviaire. Où suis-je ? Dans quelle galère me suis-je fourrée ? En plus, l'endroit est quasiment désert. Un point carte s'impose, et je finis par rencontrer un passant qui me remet sur le bon chemin. Thank you Sir !!! Ils sont vraiment sympas les Américains…. Il me faut tout de même une bonne vingtaine de minutes de marche pour atteindre le musée. Je maudis cette plaza.
Malgré une visite des lieux au pas de charge lors d'un passage à Washington en 1998, j'en avais gardé un super souvenir. M'y revoilà, et je là, savoure ….
Ce musée est juste GE-NIAL. Pas besoin d'avoir des connaissances approfondies en aviation pour le visiter. Moi, ce qui m'intéresse surtout c'est la partie consacrée à la conquête de l'espace Et là je me délecte . Gemini, Mercury, Apollo, le labo Skylab… Tout y est. Les échantillons de sol lunaire… GE-NIAL !! C'est tellement bien présenté et expliqué…. Le clou de l'expo demeure le module d'alunissage…
Photo souvenir en fin de visite devant le module d'alunissage et la reconstitution du fameux exploit, puis direction la boutique pour l'achat d'un nounours astronaute estampillé NASA (mais made in China) Je sors quelques minutes avant la fermeture des lieux.
Comme il fait presque bon, je rentre tranquillement à l'hôtel via les jardins du Smithonian Castle puis le long du Museum Row La balade est agréable, mais elle donne faim. Et puis, à deux pas de l'hôtel, il tombe une méga averse qui me trempe de la tête aux pieds en une fraction de seconde. C'est toujours impressionnant ces sortes d'averses tropicales.
Pour le dîner je me contenterai d'une petite salade. Je précise bien SMALL BALL au comptoir du restau. Heuhh ??? Vue la taille du bol, il y en aura pour deux fois…. Mais j'ai un frigo dans la chambre. TOUJOURS prendre une chambre avec un frigo quand on voyage en Amérique….
Plus sérieusement, non seulement je suis vraiment claquée, mes j'ai aussi les pieds vraiment cloqués, en dépit des chaussures confortables… Il est temps de faire intervenir Dr Compeed ….
Demain au programme, c'est Alexandria avec Mount Vernon et Georgetown l'après-midi. Dans l'immédiat, c'est trempette dans la piscine et réparation des pieds.
JOUR 4 – MERCREDI 8 AOUT 2012
Après une bonne nuit de repos, mes pieds sont aptes à reprendre la marche.
Je dois être à Alexandria pour 10 h. Le métro y mène directement.
Arrivée là-bas, c'est sans me presser que je remonte la rue principale qui part de la station de métro et qui mène à la marina, sur la rive du Potomac. Hélas, quand j'arrive à l'embarcadère pour Mount Vernon, le bateau vient de partir. Et c'est la seule liaison de la journée. Arfff ! Faudra que je revienne.
Pour consolation, j'explore la vieille ville. Il y a de très beaux bâtiments et je découvre une rue pavée de galets. Il y a beaucoup de restaurants, d'antiquaires et d'artisans. Alexandria est une ville assez plaisante.
Comme j'ai manqué le bateau, du coup, j'ai l'après-midi pour faire autre chose.
Je reprends le métro pour me rendre à Georgetown, arrêt FOGGY BOTTOMS. Seulement voilà : de là, c'est la super galère pour se rendre dans le vieux Georgetown. On est sur un nœud de voies rapides ; et il n'y a pas de trottoirs. J'avais oublié que les villes américaines ne sont pas faites pour les piétons. Inutile d'insister. Et les indications de mon guide ne sont pas très claires Je reprends le métro pour rentrer.
Vu qu'il n'est pas trop tard, après une courte pause boisson au bar, je reprends le métro (le pass est largement amorti) pour aller à la National Gallery of Art. Je dispose d'une heure trente pour visiter le musée avant sa fermeture. Je fonce donc voir les œuvres qui m'intéressent le plusc'est-à-dire, les peintures impressionniste. Le musée en possède une très belle collection qui est peut-être plus importante que celle du MET de New York. Je me régale. C'est sûre, j'y reviendrai pour une visite approfondie, car ce qu'il y a de bien à Washington, c'est que les musées dépendant du Smithonian sont gratuits.
En retournant à l'hôtel, je passe à un guichet pour réserver un tour nocturne de la ville. J'avale vite fait un burger avant de monter dans l'espèce de trolley bus.
Je suis un peu déçue par le tour, car les arrêts sont peu nombreux. Je ne capte que quelques mots de ce que raconte le chauffeur guide. Pas évident. Cependant, ce tour me permet de voir les monuments principaux sous un autre angle et de faire quelques photos de nuit assez sympas. Arrêt au Lincoln Memorial que je rêvais de voir. C'est magnifique et je suis toute émue d'être là, même si la "reflecting pool" est en travaux.
Retour à l'hôtel vers minuit, avoir après avoir demandé au chauffeur de me déposer à la Maison Blanche, arrêt plus près de l'hôtel que l'arrêt final. Ainsi, je fais quelques photos nocturnes en plus. Même à cette heure-là, il y a encore quelques touristes et je ne me sens absolument pas en insécurité pour regagner l'hôtel. J'évite de passer par Lafayette Square, c'est tout. Je finis cette longue journée complètement H.S et j'ai les pieds complètement délabrés.
Pour info : il y a une boutique Mephisto (oui, oui, les chaussures Méphisto de France ) à Dupont Circle. J'y ai acheté une paire de sandales en fin de séjour et je vous parle pas de la tête du vendeur quand il a vu tous mes pansements !!!
JOUR 5 – JEUDI 9 AOUT 2012
Aujourd'hui, je décide de prendre mon temps et je fais la grasse mat'. Les pieds sont un peu douloureux, mais c’est supportable. C'est donc tranquillement que je marche vers le musée d'Histoire américaine qui n'ouvre pas avant 11 heures.
C'est un musée super intéressant et immense. On y voit plein plein choses susceptibles d’intéresser petits et grands, dont Kermitt la grenouille…
Quant à moi, la partie consacrée à l'indépendance américaine est très instructive. Et puis il y a le moment d'émotion pour tous les américains (et un peu pour moi aussi) : la salle de la Star Spangled Banner. Le drapeau exposé est conservé religieusement ainsi que l'original des paroles de l'hymne national (photos interdites).
Je sors vers 16 h, après une pause sandwich-salade au restau. La portion est généreuse. Ça tombe bien ; j'ai très faim car je n'ai pas pris de petit déjeuner.
Dehors, il fait hyper chaud. Une vraie fournaise. Pas loin de 40°C si j'ai bien fait la conversion farenheit/celsius. J'arrive à l'hôtel vers 18 h en mangeant une glace en chemin. Puis trempette dans la piscine.
Ce soir, je teste le restau de l'hôtel et je commande le burger du menu "enfant". Mouais … la taille du burger est quand même imposante. Ceci dit il est très bon, accompagné de pommes paille et de coleslaw maison. Je me fais également plaisir avec un verre de bon vin californien.
Mais après ce repas, si je ne fais pas de marche digestive, je ne passerai pas une bonne nuit….
Si tôt dit, si tôt fait. Me voilà repartie… Direction le Washington Monument. L'orchestre symphonique des Marines y donne un concert promenade. Je m'installe sur le gazon parmi la foule. Et je me prends à entonner avec les gens les airs patriotiques: "Anchors aweigh", "Montezuma"... Les gens assis près de moi me font partager leur partition. Trop génial de vivre un tel moment.
Après quoi, je me dirige vers le Jefferson Memorial. La nuit est tombée. Je marche d'un pas alerte, mais je ne suis pas seule à faire la balade. Il fait bon. Ce mémorial est un peu moins fréquenté que le Lincoln's et j'apprécie. La veille au soir, je l'avais vu sous un autre angle, côté Martin Luther King's Memorial. J'aime la solennité du lieu.
Après quelques photos, je me mets en mode marche sportive pour retourner jusqu'au Washington Monument et je fais un arrêt au World War II Mémorial. De nuit c'est sublime. Il y a encore des visiteurs à cette heure avancée.
Je marche ensuite pieds nus jusqu'au Washington Monument. Pur bonheur. Je profite de la fraîcheur. C'est agréable. Le gazon est délicieusement humide. Du coup, je rentre assez tard à l'hôtel.
Une fois de plus, ce fut une belle journée.
JOUR 6 – VENDREDI 10 AOUT 2012
Et si je prenais le métro pour aller jusqu'à Aquatic Gardens pour photographier quelques nénuphars. Mais à peine ai-je mis le nez dehors qu'il se met à pleuvoir. Changement de programme. Du coup je vais me réfugier à l'hôtel Willard que je visite. L'intérieur est superbe mais je ne trouve pas l'ambiance particulièrement chaleureuse. Je ne m'attarde donc pas car la salle du restaurant –celle qui m'intéressait plus que tout autre endroit de l'hôtel- n'est pas ouverte. Je verrai si je peux revenir plus tard…
Je file donc sur Chevy Chase, quartier shopping chic de Washington car je dois me rendre chez Tiffany pour y acheter mon cadeau de diplôme : mon "graduation gift" comme on dit. Le quartier m'apparaît plutôt triste, bien que le soleil se montre. Quant à la boutique Tiffany, elle est rikiki, mais j'en sors avec un petit bracelet en argent à un prix raisonnable (autour de 150 dollars)
Je retourne au centre de DC et je vais poursuivre ma visite de la National Gallery of art.
J'ADORE ce musée où on peut se poser sur des bancs et des chaises dans des patios intérieurs. Avec le bruit de l'eau d'une fontaine, c'est très relaxant et on perd la notion du temps.
Je ne suis habituellement pas fan d'art contemporain mais là, je me régale. J'admire la pureté des volumes, l'agencement de l'espace et la luminosité du bâtiment. Les mobiles de Calder sont impressionnants et les toiles de Mirò éclatantes de couleur. J'y reste pendant un long moment.
En fin d'après-midi, je me rends dans les jardins du musée. Et c'est en prenant un bain de pieds dans le bassin et en sirotant un verre de sangria que j'assiste à un concert de jazz de bonne facture. Il fait toujours aussi chaud, mais c'est plus supportable qu'hier.
Dans le parc, d'autres chefs-d'oeuvre m'attendent, dont une des entrées du métro parisien signée Guimet,
Pour rentrer, je reprends le métro. Et je file à la librairie Barnes & Nobles où j'achète quelques chroniques de voyages en anglais. Ce faisant, je découvre un petit livre de photos hilarantes sur les chats : "The bad cats". Je suis morte de rire en le feuilletant. Et je l'achète car j'adore les chats. Il y a aussi "the bad dogs" dans la même collection, mais je suis moins chienchiens… Je m’installe au café Starbuck qui se trouve au premier étage de la librairie pour bouquiner un peu. Et je me plonge dans les photos des "bad cats". Je tente de contenir mon fou rire mais je manque de m'étouffer avec mon café ....
Je décide de passer la soirée autour du Capitol (j'y vais en métro). La nuit commence à tomber et les façades des bâtiments commencent à s'allumer. Belles photos de nuits en perspective…. Mais c'est vite fait.
Je rentre tôt mais pas de piscine ce soir. Je dîne vite fait et je vais me coucher direct.
Jour 7 – SAMEDI 11 AOUT 2012
Aujourd'hui, exploration de Dupont Circle. C'est un quartier vraiment sympa avec des petits commerces et plein de maisons colorées.
Je visite une maison transformée en musée privé : The Philiip's Collection qui possède quelques peintures impressionnistes intéressantes , dont un superbe Renoir, "le déjeuner des canotiers" et des œuvres contemporaines auxquelles je n'accroche pas trop.
Je ne passe donc qu'une petite heure dans les lieux.
Ensuite je pars me balader sur l'artère principale de Dupont Circle : Ambassy Row : le quartier des ambassades qui recèle quelques trésors d'architecture. Certaines maisons sont vraiment très belles. Je m'arrête au hasard dans la cour de l'une d'elles. La porte était ouverte alors je suis entrée. Et c'est comme ça que je me retrouve à visiter Anderson House qui est le siège de l'ordre des Cincinnatus.
Cette maison est pleine des souvenirs de Lafayette et de Washington. Venant de France et étant passionnée d'histoire, j'y suis merveilleusement accueillie, notamment par une volontaire française expatriée et ancienne prof. On m'offre le thé, on me dédicace un livre ... que du bonheur... Avant que je parte, nous célébrons l'amitié franco-américaine en faisant la petite photo de groupe autour du buste de Lafayette et des drapeaux français et américain.
En sortant, je fais un point carte et je me rends compte que je ne suis pas très loin de Georgetown. Allez ! Renseignements pris, je tente le coup et je marche jusque là-bas.
Je relève le chemin dans mon inséparable petit carnet de notes, ça pourrait m’être utile de nouveau (et aux autres aussi)…
Je prends par P Street, puis M Street pour arriver sur l'artère principale : Wisconsin Avenue.Je note bien le parcours, parce que c'est un bon plan que le Routard n'indique pas … ou alors, j'ai zappé en lisant. Le parcours est jalonné de jolies maisons et comme on est dans un quartier résidentiel, c'est tout calme. C'est agréable.
Je tente de descendre jusqu'au Potomac, mais l'avenue n'en finit pas. Las, je rebrousse chemin pour rentrer. Je regagne la station de métro de Dupont Circle. C'est un peu long J'ai encore dû faire un paquet de kilomètres … J'apprends que si le métro ne va pas jusqu'à Georgetown, c'est que les habitants n'en n'ont pas voulu.
Je décide de descendre à Chinatown. La station de métro est plus gaie que les autres stations qui sont uniformes et mornes.
Bon : mis à part la grande porte qui marque l'entrée du quartier, circulez, y a rien à voir. C'est très petit et ça sent le graillon : c’est vrai, c’est l’heure de dîner et il y a de nombreux restaus.
Je finis la journée à la Maison Blanche qui n'est pas très loin (enfin… question d'appréciation perso) et je fais un petit tour et quelques achats à la boutique officielle.
Pour Info : Si vos achats atteignent un montant de 15 dollars (on y est vite arrivé), vous avez le droit de vous faire photographier assis au bureau présidentiel ou au pupitre de conférence estampillé "Oval Office" avec votre propre appareil, mais par un photographe professionnel. Le nombre de photos est en fonction du montant des achats. C'est amusant. Ça fait un souvenir sympa. Mais il faut être patient car il y a beaucoup de monde à avoir la même idée...
J'achète quelques petites choses et un "superbe" tapis de souris "Commander in Chief" : de quoi frimer au bureau … Du coup, j'ai droit à cinq photos...
Retour à l'hôtel en fin de journée et petite trempette dans la piscine.
Je dine au restau de l'hôtel : mesclun de salade avec des fraises et de la mangue, vinaigre de framboise, toast grillé. L'assiette est généreuse et je me régale tout en dégustant un verre de vin californien N'y manquait que la petite tranche de foie gras … On ne peut pas tout avoir. Bonjour à tous
JOUR 8 – DIMANCHE 12 AOUT 2012
Matinée relaxe que je vais passer à Eastern Market, derrière le Capitol, pas très loin de la caserne des Marines.
Pour infos : du 3 mai au 30 août, si vous êtes intéressés, il est possible d'assister à la parade des marines le vendredi soir. Pour avoir vu une de leur démonstrations au cours d'un festival militaire à Londres il y a quelques années, je peux vous assurer que c'est vraiment très spectaculaire. D'ailleurs, Clint Eastwood pour son film "Les hommes d'honneur" en a fait sont générique de début. Mais il faut réserver longtemps à l'avance, surtout pour les "non américains". Dans le cas contraire, il vous faudra arriver plus d'une heure à l'avance pour avoir une chance d'avoir des places. Mais ce n'est pas garanti. Voici le site : www.barracks.marines.mil/ParadeSchedule.aspx . Je remercie encore les gens que j'ai rencontré lors du concert du jeudi 9 août pour m'avoir donné le tuyau.
Je passe un bon moment au marché. C'est plein de couleurs, comme j'aime. Autour des halles, il y a le marché des artisans et le marché aux puces. On peut chiner des vieux objets de la vie quotidienne américaine. C'est très instructif. L'ambiance générale est sympa et bon enfant. Et si vous êtes en "mal de la France", rendez-vous au café Montmartre qui est à deux pas du marché. Mais c'est bondé le dimanche (brunch oblige)...
Sans me presser, je redescends jusqu'à la gare. Je m'installe au food-court pour déjeuner et je déguste un super poulet cajun au citron accompagné de riz. Trop bon.
Je rentre à l'hôtel vers 16 h pour faire une petite pause en attendant que passe la grosse chaleur. En fin d'après-midi, je repars pour une grosse balade jusqu'au Lincoln's Memorial, en longeant la Reflecting Pool en travaux.
En chemin, je m'arrête au mémorial de la guerre du Vietnam et celui de la guerre de Corée. Très poignant.
Je mange un sandwich sur les marche du Lincoln's Memorial qui est aussi impressionnant de jour que de nuit. Il y a énormément de monde. Puis je m'en vais tranquillement au WW II mémorial. Il fait encore très chaud en cette fin d'après-midi. Alors comme tout le monde, je trempe mes pieds dans le bassin. Je lézarde.
De retour à l'hôtel, je m'aperçois dans le miroir que je suis aussi grillée que si j'étais passée au barbecue. Vite, de la crème …
Ce fut encore une journée bien agréable.
JOUR 9 – LUNDI 13 AOUT 2012
Sniff !!! Je dois dire au revoir à mes nouveaux amis…
Afin de pouvoir visiter tranquillement le Udvar-Hazy Center qui n'est ouvert que de 10 h à 17 h, je prends un taxi pour changer d'hôtel. Mais avant, je me rends acheter quelques souvenir et dans une boutique, je dégote un "patriotic bear" (nounours patriotique), une peluche en uniforme qui chante l'hymne des marines en se tortillant et en remuant la bouche. Trop drôle. Mais avant d'acheter, j'en fais fonctionner plusieurs. Quelle chorale !!! Dans le magasin, c'est la grosse rigolade, mais cette bonne blague de sale gamine fait les affaires du commerçant : les gens achètent...
Je passerai cette dernière nuit à l'Holiday Inn de Dulles d'où je dois décoller le lendemain. C'est cette raison qui a motivé mon choix. Parce que pour le reste, c'est un hôtel de passage pour 1 nuit ou 2 qui n'a rien d'extraordinaire si ce n'est une piscine : appréciable car il fait encore très chaud.
Si tôt les bagages déposés dans la chambre, je prends la navette gratuite de l'hôtel pour aller au fameux musée qui n'est accessible qu'en voiture. Le métro ne va pas jusque-là. De plus, j'indique qu'il n'y a pas de consigne à bagage. J'arrive au musée vers 13 h.
Que dire, sinon que c'est un endroit FA-BU-LEUX !!!. Il y a toutes les sortes d'avions : des petits, des gros, des très gros … il y a même un exemplaire du Concorde. Je vois les Tomcat F14 et F16, (ceux de Top Gun), un Mig, un avion espion …. Whaow, whaow, whaow...
Je me laisse tenter par un petit coup de simulateur de vol (payant) C'est le super pied !! J'en perds la boule que je j'essaie de fixer du regard durant un tonneau. Trop fort !! En sortant du simulateur, je titube un peu. Le technicien a été gentil et ne m’a pas mise en mode « Top Gun »…lol. Je recommande cette expérience…
Bien entendu, le clou de la visite, c'est la navette Discovery. Hé : c'est pour ça que je suis venue… Face à ce formidable engin, je suis sans voix. Quelle Aventure que celle de la Navette !! Je photographie sous tous les angles. Ah ! J'aurais bien aimé voir comment c'est dans le cockpit. Peut-être que c'est possible à Cap Canaveral ? J'irai faire un tour là-bas un jour.
Autour de Discovery, il y a d'autres engins de l'espace : un labo Skylab, une capsule d'amerrissage … C'est très complémentaire de ce qui est exposé au musée de l'Air et de l'Espace au centre Washington.
Pour infos : si vous passez par New York, vous pourrez voir la navette "Enterprise" sur le pont du porte-avions du même nom. A la différence que "Enterprise" est un prototype et n'est jamais allé dans l'espace.
Je termine la visite de ce fabuleux musée vers 17 h. Inoubliable. Dans la boutique de souvenirs on trouve des combinaisons d'astronaute pour les gamins; dommage c'est plus de mon âge … J'achète la mug avec la phrase "failure in not an option"( l'échec n'est pas envisageable –mission Apollo 13) À méditer ....
Le soir, après une petite brasse dans la piscine, c'est burger frite chez Wendy's, sur le parking de l'hôtel. J'ai pas voulu aller chez MacDo parce que je connais.
Mal m'en a pris. Ce fut une expérience abominable. Je n'ai jamais rien mangé d'aussi dégueulasse ! Les frites étaient grasses et trop salées ; je les ai essuyées quasiment une par une dans la serviette en papier. Le burger était gras. Et la limonade avait un gout de chiotte…
JOUR 10 – MARDI 14 AOUT 2012 - Clap de fin....
Que dire du petit déjeuner de l'hôtel qui était inclus dans le prix de la chambre ? Les pancakes sont arrivés dégoulinant de crème fouettée. Beurk !!! Je me contente du jus d'orange à peu près potable… Je tiens pas à être malade dans l'avion.
C'est sans regret que je quitte le Holiday Inn pour me rendre à l'aéroport.
Voilà : c'est fini …. J'ai fait un super séjour, j'ai croisé plein de gens formidables, j'ai vu plein de choses, mais il m'en reste encore beaucoup à voir.
Je ne suis pas encore rentrée à la maison que je planche déjà sur le prochain voyage… Et si je poussais plus à l'Ouest ??
Depuis, j'y suis allée et je vous en ai fait le récit en direct.
Recherche conseils sur Yosemite National Park English translation pending
Bonjour,
J'aurais besoins de vos conseils avisés sur Yosemite National Park. J'envisage de passer 3 nuits dans le parc en venant de Death Valley avant de rejoindre San Francisco, du 2 au 5 octobre prochains (couple). Je me pose les questions suivantes:
1) Par où entrer dans le parc le 2 octobre? J'ai l'impression que la meilleure option est d'entrer par Tioga Pass Entrance en venant de Death Valley, correct? Y a-t-il des risques météo? Je vois que la Tioga Road est fermée en hiver.
2) Hébergement: j'envisage de passer la première nuit près de Tioga Pass, et les 2 suivantes dans Yosemite Valley. Avis?
3) Recommandation d'hébergement dans les environs de Tioga Pass? Quelqu'un connait le Tioga Pass Resort?
Toute suggestion est toujours la bienvenue!
D'avance merci!
Jean-Jacques
Pistes de l'ouest des États-Unis en SUV 2WD? English translation pending
Bonjour à tous,
Je suis actuellement à Las Vegas et je commence après demain mon tour des parcs de l'ouest Américain.
Cela fait 6 mois que j'ai préparé ce voyage, et j'avais prévu de faire 3 pistes en particulier :
- Burr Trail de Boulder jusqu'à Fruita en longeant la Waterpocket Fold en passant par Strike Vallet Overlook(Capitol Reef) - Cathedral Vallet (Capitol Reef) - Shafer Trail & Potash Rd, dans le sens de la descente (Canyonlands)
Pour ces 3 pistes, j'ai réservé sur le web un SUV intermédiaire, en croisant les doigts pour qu'il soit 4x4. Malheureusement, j'ai récupéré hier un Chevrolet Captiva, qui semble n'avoir que 2 roues motrices...
J'ai énormément d'attente pour ces 3 pistes, spécialement Cathedral Valley, et j'espère vraiment les faire...
J'en appelle a ceux qui ont eu la chance de les parcourir. Pensez vous que c'est jouable de les emprunter par temps sec, avec ce SUV 2wd ?
Merci d'avance,
Stéphane
Je suis actuellement à Las Vegas et je commence après demain mon tour des parcs de l'ouest Américain.
Cela fait 6 mois que j'ai préparé ce voyage, et j'avais prévu de faire 3 pistes en particulier :
- Burr Trail de Boulder jusqu'à Fruita en longeant la Waterpocket Fold en passant par Strike Vallet Overlook(Capitol Reef) - Cathedral Vallet (Capitol Reef) - Shafer Trail & Potash Rd, dans le sens de la descente (Canyonlands)
Pour ces 3 pistes, j'ai réservé sur le web un SUV intermédiaire, en croisant les doigts pour qu'il soit 4x4. Malheureusement, j'ai récupéré hier un Chevrolet Captiva, qui semble n'avoir que 2 roues motrices...
J'ai énormément d'attente pour ces 3 pistes, spécialement Cathedral Valley, et j'espère vraiment les faire...
J'en appelle a ceux qui ont eu la chance de les parcourir. Pensez vous que c'est jouable de les emprunter par temps sec, avec ce SUV 2wd ?
Merci d'avance,
Stéphane
Circuit en Nouvelle-Angleterre New York - Bar Harbor English translation pending
Quelqu'un peut il m'aider à monter un circuit commençant à new York et finissant à bar harbor. De la nous tracerions sur Montréal. C'est pour début octobre.
Nous avons entre 6 et 8 jours. Nous ne voulons pas faire plus de 3h de route par jour.
merci
Nous avons entre 6 et 8 jours. Nous ne voulons pas faire plus de 3h de route par jour.
merci
Semi-nomade à vélo en Europe, durée indéterminée English translation pending
😉 Salut à toutes et tous,
Je suis nouveau sur ce forum, qui regorge de super témoignages et partages d'informations. Et pour cela, merci.🙂
Ensemble ( avec ma femme ) nous souhaitons quitter notre appart' et vivre une vie semi-nomade et voyager initialement à travers l'Europe ( via le couch surfing / wwoof / rencontre du hasard / camping ) et tout cela en se utilisant le vélo comme moyen de transport.
Les raisons de ma présence sur ce forum sont que je suis à la recherche :
1 - De conseils ( ou même des liens viens d'autre fil de conversation que vous jugerez pertinent ) que ce soit au niveau de l'habitation, du parcours, du choix de matériel etc, tout en faisant la promesse de faire mes recherches aussi ^^' 2 - D'astuces, et oui je suis persuadé qu'il y a quelques roublard / renards par ici 😇 .. pour plus de précision nous ne travaillions pas, et nous pensions pourquoi pas solliciter une enseigne pour un éventuel sponsor ..
On envisage de partir en Mars/Avril 2014 pour une durée indéterminée à travers la France, à la découverte des village auto-gérer, et des autres cultures et cela avec des revenus quasi-nul ( Peut être RSA ) et peut être Sponsor..
Merci 😉
Ensemble ( avec ma femme ) nous souhaitons quitter notre appart' et vivre une vie semi-nomade et voyager initialement à travers l'Europe ( via le couch surfing / wwoof / rencontre du hasard / camping ) et tout cela en se utilisant le vélo comme moyen de transport.
Les raisons de ma présence sur ce forum sont que je suis à la recherche :
1 - De conseils ( ou même des liens viens d'autre fil de conversation que vous jugerez pertinent ) que ce soit au niveau de l'habitation, du parcours, du choix de matériel etc, tout en faisant la promesse de faire mes recherches aussi ^^' 2 - D'astuces, et oui je suis persuadé qu'il y a quelques roublard / renards par ici 😇 .. pour plus de précision nous ne travaillions pas, et nous pensions pourquoi pas solliciter une enseigne pour un éventuel sponsor ..
On envisage de partir en Mars/Avril 2014 pour une durée indéterminée à travers la France, à la découverte des village auto-gérer, et des autres cultures et cela avec des revenus quasi-nul ( Peut être RSA ) et peut être Sponsor..
Merci 😉
Cinq semaines en cyclo camping au Québec English translation pending
Bonjour
Nous nous envolons le 2 juillet pour montréal , d’où nous entamerons un périple de 5 semaines 1/2 en vélo . Le projet s’étant concrétiser il y a une semaine seulement, nous sommes un peu court pour préparer le séjour. Nous avons commande la carte routière au 1/1 100000, qui tarde a arriver.
Nous voudrions l’avis et les conseils de nos cousins québecois .
Pour les grandes lignes :
Etapes de 50-65kms, donc un global de 1800kms-2100kms maxi
L’idee serait de remonter progressivement vers le nord /nord est (jusqu'à saguenay ou gaspé)en zig zaguant , puis de redescendre en train.
On voudrait visiter 3 rivieres, québec, montréal, les milles iles, ile de la madeleine, quelques parcs nationaux en essayant de varier, peut être le tour du lac st jean et on attend les suggestions.
On a bien envie d’aller en gaspésie, mais j’ai lu que c’était très valloné et peu adapte pour le velo ?
On voudrait éviter les grosses bosses…
Faire aussi quelques balade en canoe, si possible apercevoir des baleines, enfin du classique.
Question1 : y a-t-il des wagons vélo dans les trains ?
Question2 :pensez vous judicieux de suivre au maxi la route verte ? On a lu tout et son contraire.
Question3 :Est t’il nécessaire de se procurer le guide de la route verte ? (c’est lourd, et on a lu que certains l’avais a peine ouvert) ?
Question4 :Vu qu’on veut faire principalement camping/warmshower, on prévoit d’acheter un réchaud coleman en arrivant, est ce facile a trouver ? Est-ce le bruleur qu’il est interdit de rapporter en avion au retour?
Question5 :Est il possible de prendre un forfait mobile canadien d’un mois ? De manière a avoir accès au sites de la route verte, warmshower, pistes cyclabes.ca etc ? Y a-t-il du réseau dans les endroits cités plus haut ? J’ai lu qu’il y avait la wifi un peu partout ?
Concernant l’équipement de roulage et de camping, on a lu chaud le jour et froid la nuit ?
Il faut veste polaire, sac couchage chaud ? Prévoir des vêtements chaud pour rouler ou le short ça ira ?
Merci d’avance a ceux qui prendront le temps pour nous apporter quelques réponses. On parcours les forums mais c’est difficile de faire des choix, « choisir c’est renoncer… »😉
Voyage à vélo: Niger ou Nigeria? English translation pending
Bonjour à tous,
J'ai un projet qui me trotte dans la tête depuis pas mal de temps: traverser l'Afrique à Vélo. Cependant il y a un léger problème pour passer de l'Afrique de l'ouest à l'Afrique centrale. Si je m'en tiens aux informations disponibles sur le site des ambassades de France, une escorte policière est obligatoire au Niger (indispensable ?), et indispensable au Nigeria, pour les raisons que l'on peut imaginer. Mais qu'en est-il dans la réalité ? Que me conseillez-vous à part prendre l'avion ? Sachant que je suis un homme, 28 ans, grand et très courtois, avec un certain humour.
Merci d'avance pour vos réponses !
J'ai un projet qui me trotte dans la tête depuis pas mal de temps: traverser l'Afrique à Vélo. Cependant il y a un léger problème pour passer de l'Afrique de l'ouest à l'Afrique centrale. Si je m'en tiens aux informations disponibles sur le site des ambassades de France, une escorte policière est obligatoire au Niger (indispensable ?), et indispensable au Nigeria, pour les raisons que l'on peut imaginer. Mais qu'en est-il dans la réalité ? Que me conseillez-vous à part prendre l'avion ? Sachant que je suis un homme, 28 ans, grand et très courtois, avec un certain humour.
Merci d'avance pour vos réponses !
Quartier Pratunam à Bangkok et hôtel English translation pending
bonjour a tous les forumeurs
je part pour la Thailande avec mon amie au mois de novembre et nous passeront nos 4 première journées sur Bangkok, le choix du quartier est difficile après avoir lu les différentes discussions a ce sujet . Le coté ghetto a touriste de koh san road ne m'attire pas beaucoup, pas plus que le coté quartier rouge de Sukhumvit, mon choix se dirige pour l'instant sur le quartier de Patrunam. je précise que je cherche un quartier animé avec des petites gargotes et des restaurant a proximité pas une cité dortoir. Qu'elles sont vos avis sur ce quartier ? et avez vous de bonne adresse d'hotel pour un prix grand max de 60 euro la nuit.
j'attend vos précieux conseils avec impatience, en vous remercient par avance
je part pour la Thailande avec mon amie au mois de novembre et nous passeront nos 4 première journées sur Bangkok, le choix du quartier est difficile après avoir lu les différentes discussions a ce sujet . Le coté ghetto a touriste de koh san road ne m'attire pas beaucoup, pas plus que le coté quartier rouge de Sukhumvit, mon choix se dirige pour l'instant sur le quartier de Patrunam. je précise que je cherche un quartier animé avec des petites gargotes et des restaurant a proximité pas une cité dortoir. Qu'elles sont vos avis sur ce quartier ? et avez vous de bonne adresse d'hotel pour un prix grand max de 60 euro la nuit.
j'attend vos précieux conseils avec impatience, en vous remercient par avance
Boutique de souvenir amérindien dans l'ouest des États-Unis English translation pending
Bonjour,
Je pars bientôt pour 2 semaines dans l'ouest USA.
Je suis à la recherche d'une boutique de souvenir qui vendrait des statuettes en bois comme cet exemple.
http://rlv.zcache.com/haida_thunderbird_statue_painted_wood_binder-rb6a93f59ecd045f9bb4206962d8d85a1_xz8mc_8byvr_216.jpg
Est-ce courant? Si non, si quelqu'un a une adresse, je suis preneur ;-)
Merci
http://rlv.zcache.com/haida_thunderbird_statue_painted_wood_binder-rb6a93f59ecd045f9bb4206962d8d85a1_xz8mc_8byvr_216.jpg
Est-ce courant? Si non, si quelqu'un a une adresse, je suis preneur ;-)
Merci
De Big Apple aux Red Rocks du Southwest (États-Unis) English translation pending
Bonjour à tous les forumeurs et lecteurs de passage 🙂
A la suite de notre quatrième séjour aux USA en juin 2012, nous avons enfin fini le carnet de voyage correspondant, commencé quand même, il faut le dire, le 4 août 2012!!😊
C'est l'occasion pour nous de remercier chaleureusement tous les membres du forum qui rendent si vivante la section Amérique du Nord, particulièrement dynamique!
N'ayant pas vraiment le temps de participer aux nombreuses discussions (et à mon grand regret!), je suis très content de publier ce carnet qui je l'espère, sera une source de plaisir et d'informations utiles à tous les voyageurs et les passionnés des US!!
Encore merci à tous et enjoy!!🙂😉
Dimanche 17 juin 2012, 3h00:
La désagréable et cent mille fois entendue sonnerie du radio réveil nous extirpe du sommeil...Première question: pourquoi un dimanche ?...à moins que...mais bien sûr!!une fraction de seconde plus tard nous sommes debout et du bon pied: c'est aujourd'hui que nous partons pour notre quatrième séjour aux Etats-Unis! L'excitation prend définitivement le pas sur le manque de sommeil dû à la courte nuit. Un rapide petit déjeuner, nous embarquons nos bagages et nous passons prendre notre ami Bernard (encore une fois de corvée!) qui va se charger de ramener notre voiture après nous avoir déposés à l'aéroport de Brest. Après avoir vérifié que nous sommes bien en possession de tous nos papiers (ESTA, passeport, …), nous prenons congé de notre ami pour rejoindre notre salle d'embarquement pour un court vol vers Paris Charles De Gaulle, comme d'habitude.
J'aime ces levers matinaux riches de promesses de découvertes de lieux imaginés, étudiés, et maintenant concrétisés. La pluie qui fouette le hublot de l'A319 sera la dernière vision de la Bretagne que nous quittons à présent après un virage sur l'aile, direction plein Est. L'arrivée à CDG se fait sans encombre, toujours à notre grand étonnement, au sortir de la navette qui nous conduit au terminal 2E, une employée nous ouvre une petite porte et nous voici à l'intérieur du 2E sans avoir subi aucun contrôle depuis Brest !Bon, on ne va pas se plaindre non plus car ces contrôles sont plutôt pénibles. A présent nous entamons une longue attente, car il est seulement 9h et nous décollons pour New York à 14h30, et oui, car nous avons choisi l'A380, on ne peut pas tout avoir !
Enfin nous faisons valider nos cartes à la préposée à l'embarquement, puis nous nous dirigeons vers la passerelle qui conduit au pont supérieur vers nos sièges. Pas de surprise sinon que le volume de la cabine semble plus important que sur un B747.
Nous sommes bien installés lorsque l'avion commence à rouler sur le tarmac, nous le suivons d'ailleurs grâce à la caméra installée sur la dérive. C'est accompagné d'un ronronnement discret provenant des quatre puissants réacteurs que l'appareil se cabre et quitte le sol de l'Ile de France. Nous apprécions maintenant le confort à bord, l'offre de divertissement sur notre écran individuel est pléthorique, je me surprends à regretter les 9h de trajet, me disant que je n'aurai pas le temps de regarder les films que j'avais prévu, tant pis, ce sera pour le retour.
Après un vol agréable, nous approchons de JFK, comme au départ nous suivons en direct l'atterrissage sur notre écran, mais dommage, l'aéroport est éloigné de Manhattan, il n'y a absolument rien d'intéressant à regarder, c'est tout juste si nous devinons la haute silhouette de l'Empire State Building, là-bas vers l'Ouest, dissimulée par la mauvaise lumière de l'après midi. Premier contact avec l'Amérique, la longue file d'attente à l'immigration et le passage obligé devant l'officier, toujours sérieux et solennel, détenant à lui seul le pouvoir de nous accepter ou pas sur le sol de sa patrie .Pour nous c'est sans encombre, et c'est avec le pas léger et rapide que nous nous dirigeons vers le carrousel où nous récupérons nos bagages avec un petit soulagement au vu des soucis de l'an passé à Denver. Bon voilà, maintenant à nous de jouer, c'est ici que commence véritablement notre trip 2012 !!
Il n'y a pas grand monde à JFK en ce dimanche après-midi, nous trouvons tout de suite l'Air Train qui nous conduit à la station de métro de Sutphin Blvd. Là nous mettons un petit moment avant de repérer le guichet d'achat de notre Metrocard trois étages plus bas, au niveau du quai du métro. La dame dans la cabine est plutôt débordée, elle a un débit de parole à la minute impressionnant, et je ne comprends absolument rien à ce qu'elle me répond lorsque je lui demande comment faire pour accéder au quai avec nos bagages sans passer par le tourniquet. Au même instant arrivent un colosse tatoué poussant son vélo et une jeune femme avec une poussette, qui demandent la même chose que nous, l'ouverture de la large porte donnant sur le quai. La dame au guichet commence à s'énerver, parle encore plus vite et nous indique avec force gestes qu'il faut d'abord passer le tourniquet avec sa carte puis ouvrir la porte une fois arrivé derrière, ce que personne ne conçoit car il faut laisser ses « affaires » sans surveillance quelques instants. N'y tenant plus, les longues heures d'avion et de transfert n'y étant sans doute pas étranger, je franchis le tourniquet avec ma metrocard flambant neuve, j'ouvre la porte à la volée, une alarme se déclenche...et les personnes bloquées s'engouffrent dans le passage, nous empoignons rapidement nos bagages et marchons d'un pas vif vers le quai alors que nous apercevons la préposée au guichet sortir de sa cabine comme une furie, elle fait des bonds et des grands gestes vers nous, trop tard nous sommes déjà loin et d'autres voyageurs se présentent au guichet !
Nous descendons à Queens Plaza, il nous reste 15 mn à pied pour atteindre notre hôtel au cœur du Queens, en chemin plusieurs personnes nous proposent leur aide au cas où nous serions égarés, pas de doute nous sommes bien aux Etats-Unis! A l'hôtel nous passons rapidement au check-in, petite déception, nous avions demandé une chambre City View et c'est une chambre ordinaire que nous découvrons, avec un jaccuzzi certes, mais ça ne remplace pas la vue sur Manhattan! Nous sommes tellement fatigués que nous nous couchons de suite sans même avaler quoique ce soit, et sitôt allongés, nous tombons dans un profond sommeil !
Lundi 18 juin 2012:
Le jet lag fait son travail, nous voilà debout à 5h30, et très bien réveillés, ça tombe bien, le programme de la journée est assez chargé! Un rapide petit déjeuner à l'hôtel pour éviter de perdre du temps, et nous voilà partis pour notre premier jour de découverte de la Grosse Pomme. Encore 10 mn de marche sur Crescent Street et voici Queensboro Station, petite station aérienne, où nous empruntons la ligne Q puis la ligne R jusqu'à Court Street, car, oui, nous avons choisi, pour notre premier contact avec Manhattan, une vue célèbre, emblématique et reconnaissable entre toutes, la Skyline depuis Brooklyn Heights Promenade. Nous sortons à l'air libre 40 mn plus tard, le temps est très agréable, beau sans être chaud, nous prenons plaisir à humer l'atmosphère de Brooklyn. Nous descendons Remsen Street et enfin, la vue s'élargit sur l'East River, les grattes-ciels qui font la fierté de la ville sont là, devant nous, tout au bord de l'eau, premier grand moment de ce trip.Quelques instants de contemplation, nous suivons à présent la rambarde, sans quitter des yeux l'autre rive, l'endroit est calme, des bancs sont disposés ça et là pour accueillir les promeneurs et joggeurs matinaux. Maintenant nous dépassons le fameux pont de Brooklyn pour atteindre le petit parc en contrebas qui va nous permettre de prendre LA photo de la Skyline avec le Brooklyn Bridge au premier plan, superbe et mythique, on y est vraiment !


A présent, petite remontée de la rue jusqu'à un escalier discret qui nous mène sur le pont, où nous commençons à marcher d'un bon pas en direction de Manhattan. Il y a là des joggers, des travailleurs à vélo, et des touristes comme nous, qui passent leur temps à multiplier les prises de vues sans dissimuler leur joie d'arpenter ce légendaire ouvrage d'art.Côté Manhattan, nous apercevons à droite le City Hall et à gauche l'original et photogénique Beekman Building. Nous avons décidé de visiter la pointe sud de l'île le lendemain, c'est pourquoi nous reprenons le métro à la station City Hall, en faisant attention à bien choisir l'escalier vers « uptown ».13 mn en broadway local et c'est à Times Square où nous mettons le pied sur un quai bondé, comme un lundi matin à l'heure de l'ouverture des bureaux, en fait! Nous nous frayons un chemin vers la sortie, le dédale de couloirs et l'agitation me font immédiatement penser à la station parisienne de Châtelet aux heures de pointe! Enfin l'air libre, il y a toujours autant de monde, nous levons la tête et notre regard est accroché, presque hypnotisé par les écrans publicitaires immenses apposés sur les façades de tous les immeubles de part et d'autre de la rue, bienvenue à Times Square, le cœur de Manhattan !

Nous flânons un peu le nez en l'air, puis nous décidons d'entrer dans la boutique M&M's:plusieurs étages d'objets délirants à l'effigie des célèbres bonbons colorés, et bien sûr, les personnages géants très couleur locale! Après quelques minutes dans la boutique nous sommes un peu déçus, car elle est un peu vide, celle de Las Vegas que nous connaissons est bien plus animée et achalandée, bon, c'est quand même à voir! Allez, maintenant, direction le Toys'r'us qui abrite une grande roue qui traverse tous les étages, impressionnant, elle embarque des petits passagers à chaque tour moyennant 5$.
A l'heure de midi nous choisissons une roulotte à laquelle nous commandons 2 hot-dogs que nous allons déguster sur une des petites tables rouges en métal, ça tombe bien, il y en une qui se libère.Tiens l'écran devant nous nous renvoie l'image de la rue, peut-être apparaissons-nous dessus...mais oui !!..petit coucou et la photo !

A présent il nous faut continuer notre visite de midtown, et c'est par la 42ème rue que nous nous faufilons à travers la foule, vers Bryant Park:ici l'atmosphère est tout autre, c'est la convivialité et la détente qui règnent, les gens déjeunent tranquillement sur les tables à disposition, un pianiste joue un morceau apaisant et joyeux, le gazon au centre est superbe, et, alors qu'il y a foule autour, il n'y a absolument personne sur la pelouse elle-même !

La New York Public Library jouxte le parc, nous en profitons pour y entrer. Le bâtiment tout en pierre est superbe et l'on se perd dans ses immenses couloirs, nous voulons trouver la fameuse salle de lecture très connue, et c'est une gentille dame, bénévole dévouée à faire découvrir cette bibliothèque qui nous l'indique: c'est au troisième étage, nous la remercions et nous dirigeons de suite vers les escaliers. Nous trouvons de suite la salle, précédées de deux autres, plus petites mais tout aussi belles, elle est parée de superbes boiseries, le plafond, peint, ajoute à la solennité du lieu dans lequel règne un silence à peine troublé par les bruissements du déplacement des nombreux visiteurs et lecteurs. Nous nous imprégnons de l'ambiance, c'est presqu'un recueillement tant l'endroit nous y invite. Détail amusant: en passant près des rangées de tables occupées par des postes informatiques, on s'aperçoit que la plupart des gens surfent sur des sites de jeux, alors qu'on pourrait les croire absorbés par des recherches très pointues, correspondant plus à la somme des connaissances réunies en ce lieu !

Allez, à présent nous marchons plein Est toujours sur la 42ème vers une des gares les plus célèbres du monde: Grand Central Terminal. L'entrée de ce côté nous déçoit un peu, de vulgaires portes battantes assez étroites, mais lorsque nous arrivons au centre du bâtiment, c'est waoooohhh! Le hall est immense et malgré sa taille, très chaleureux de par la couleur de la pierre, blanc crème, ainsi que la présence de balcons tout autour. Nous passons quelques minutes à l'arpenter, observant les gens se croiser dans tous les sens depuis le haut des escaliers.

Toujours sur la 42ème, voici le Chrysler Building, un des plus beaux gratte-ciels de la ville, avec son sommet en feuilles métalliques, très photogénique, nous effectuons un petit tour dans le lobby esprit art déco, à voir mais rien d'extraordinaire, comme la plupart des bâtiments, ils se contemplent de l'extérieur, y entrer n'apporte pas grand-chose de plus.

Tout au bout de la rue, au bord de l'East River, nous atteignons le « palais de verre », le siège mondial de l'ONU. Dans la même enceinte, nous devinons juste à côté le bâtiment qui abrite l'assemblée générale des Nations-Unies, dire que c'est ici que s'écrit (ou pas) une partie de l'histoire contemporaine, les photos de ce building découvertes dans les livres d'histoire, avec sa rangée d'étendards de tous les pays, me reviennent alors en mémoire ainsi que les interventions à la tribune de différents hommes d'état, c'est donc là...

Ces quelques pensées ne nous empêchent pas de marcher, nous voilà à hauteur de la 50ème rue dans laquelle nous nous engageons. Un petit arrêt chez Dunkin Donuts où nous prenons un petit goûter bien mérité mais très calorique: le choix de donuts est difficile, nous nous laissons tenter par ceux au chocolat, hummm, un délice !
Plus loin, la cathédrale St Patrick, église néogothique ne passe pas inaperçue de par sa situation, coincée entre les immeubles modernes et de hauteur bien supérieure. Nous y entrons, elle est très sombre, et l'intérieur ne présente pas grand-chose de particulier, nous en faisons vite le tour.
A présent, c'est le très grand complexe du Rockefeller Center qui s'offre à nous, nous repérons le Top of the Rock, ce sera pour mercredi, puis nous flânons, d'abord à l'intérieur puis au niveau du magasin Lego, là où se dresse à Noël le sapin parmi les plus grands du monde. Oui, à New York et aux Etats-Unis de manière générale, on emploie souvent des termes superlatifs, c'est le pays qui veut ça !
L'après-midi tire maintenant à sa fin, et nous sommes bien fatigués, alors nous décidons d'arrêter là et de rentrer à l'hôtel en métro. Entre Queensboro Plaza et le Ramada, nous faisons une halte à une station-service ouverte 24/7 pour acheter une salade et des yaourts que nous mangerons dans la chambre avant de nous coucher et de nous endormir aussitôt, .
Mardi 19 juin 2012 :
Toujours levés de bonne heure, il est 5h30, le petit-déjeuner de l'hôtel vite avalé, nous sommes à nouveau dans Crescent Street au milieu des gens se rendant à leur travail, des livreurs déjà bien occupés, et des taxis jaunes par dizaines, qui écument toutes les rues de la ville .De Queensboro Plaza, il nous faut juste 30 mn pour arriver à Cortland Street, où nous descendons, car aujourd'hui la journée est consacrée à la visite du sud de Manhattan et du Financial District.
Nous avons rendez-vous à 10h au mémorial du World Trade Center, c'est l'heure d'ouverture, nous avons réservé nos pass gratuits plusieurs mois auparavant, il est 8h30, nous allons donc nous diriger vers Zucotti Park et St Paul Chapel. Ah, dommage, la chapelle n'ouvre qu'à 10h, bon, nous reviendrons !
A deux pas de là, nous continuons par Trinity Church, qui, elle est ouverte. L'intérieur est plutôt banal, c'est sa situation qui l'est moins, enchassée elle aussi au milieu des buildings du financial district, à un jet de pierre de la bourse de New York. En sortant nous décidons d'ailleurs de nous engager dans la fameuse Wall Street pour voir de nos propres yeux, nous aussi, le New York Stock Exchange. Quelques dizaines de mètres et nous y sommes, devant l'immense Spangled Banner fixée aux colonnes façon antique de ce bâtiment massif qui abrite donc les ténors de la finance mondiale. Face à eux, au pied du Federal Hall, la statue de George Washington, dégageant un charisme certain, semble avoir été placée là comme pour indiquer le sens de la mesure aux acteurs d'un système qui les dépasse souvent et sans but humaniste.

Après notre premier contact avec le quartier financier, il est temps pour nous de rejoindre tout près le Memorial du World Trade Center. L'histoire de l'évènement nous rattrape très vite en la personne d'un vendeur de brochures qui nous indique photos à l'appui, près de la statue du Survivor, que le Burger King d'à côté a servi de quartier général de la police et le bâtiment d'en face...de morgue lors du 11septembre 2001.Après cette entrée en matière, nous voici dans la file d'attente qui commence sérieusement à s'allonger, munis de nos pass obtenus sur internet queleques mois plus tôt. Après de nombreux contrôles de sécurité le long d'un labyrinthe de palissades, c'est avec une certaine émotion que nous pénétrons dans le site. Nous approchons du bassin sud tout en nous remémorant la tragédie que nous avions suivi alors devant notre télévision. Alors c'est ici...

Au bord du bassin, nous observons les chutes d'eau en cascade dont les lignes dessinées par l'eau en mouvement, font penser immanquablement à la façade des deux tours jumelles. Devant nous, le rebord en métal noir où sont inscrits les noms de toutes les victimes. Je touche l'épaisse feuille d'acier, elle est froide, les lettres sont gravées à travers toute son épaisseur, les noms sont rangés selon l'endroit où se trouvaient les victimes ce matin-là. Nous entamons le tour du bassin sud pour rejoindre celui du nord, les visiteurs sont respectueux pour la plupart, certains se tiennent dans une posture recueillie devant un nom précis, une jeune fille en décalque un sur une feuille de papier...Le bassin nord est identique en tout point et présente aussi le nom des victimes. Nous jetons un coup d'oeil rapide à travers le verre de la façade du musée (pas encore ouvert) pour apercevoir une relique des tours: un « trident » (énorme pièce d'acier de plusieurs mètres de haut) qui faisait partie de l'ossature d'une des tours, est là, devant nous, oxydé, tordu, mais debout, comme un rescapé de l'attentat. Plus loin, nous passons rendre hommage à l'autre Survivor, un poirier, seul arbre debout sur le site après l'évènement, transféré dans un parc de la ville, victime d'un orage qui l'a déraciné en 2010, et enfin, replanté définitivement sur le site du Memorial, au milieu des jeunes chênes blancs, respect !

Il y a beaucoup de monde à présent sur le site, et après y avoir passé une heure, nous repartons en passant par la boutique du Memorial à la sortie. Cette visite nous a marqué car le Memorial n'est pas un lieu touristique au sens commun du terme, nous y avons ressenti beaucoup d'émotion, engendrée sans doute par l'ampleur, la couverture médiatique et le lieu de la catastrophe, ce jour-là, pour reprendre une expression utilisée alors, nous étions tous Américains...
Nous reprenons notre parcours en traversant Zucotti Park pour arriver sur Broadway, que nous commençons à descendre pour nous retrouver devant Charging Bull qui semble vouloir défendre le quartier contre je ne sais quelle menace! Il a du succès en tout cas, à en juger par le nombre de personnes qui le photographie, ce doit être quelqu'un d'important aussi car il y a une voiture et deux policiers du NYPD à proximité. Nous décidons de flâner dans le quartier, le nez en l'air, à regarder tous les buildings dans Pine Street, Wall Street encore, William Street, ...et nous notons aussi une forte présence policière dans toutes ces rues.
Il est maintenant grand temps de déjeuner, nous avons choisi, après réflexion, d'aller manger un hamburger au Mc Do sur Broadway, tout près de la Bourse: il est bondé mais nous trouvons facilement une place une fois servis, et nous avons la chance de manger tout en écoutant un morceau de piano joué par une jeune dame à l'étage. Très agréable !
Nous voici rassasiés, nous nous dirigeons maintenant vers la pointe sud de Manhattan pour attendre le ferry de Staten Island à Whitehall Terminal. Une volée de marche plus haut et nous nous retrouvons à attendre le bateau avec plusieurs dizaines d'autres passagers. Lorsque celui-ci accoste, nous sommes étonnés de pouvoir y monter sans aucun contrôle, nous pensions qu'il fallait présenter la metrocard...
Dommage, aujourd'hui le temps est un peu couvert, nous en profitons quand même pour mitrailler de photos la Statue de la Liberté et Ellis Island quand le bateau passe à proximité. Une demi-heure plus tard le ferry nous débarque à Staten island, nous n'avons plus qu'à passer devant les petits restaurants pour nous rendre plus loin...dans la salle d'embarquement! Hé oui, le bateau c'était seulement pour la vue, à vrai dire on ne va pas visiter Staten Island, d'ailleurs, beaucoup de gens présents à bord font exactement la même chose que nous! Le chemin du retour nous est maintenant familier, et pour les photos, nous nous concentrons maintenant sur la Skyline qui s'offre à nous alors que le soleil a décidé de nous l'éclairer. Seule une tour à la géométrie régulière s'isole, côté New Jersey, elle est hermétique, massive, mystérieuse, presqu'inquiétante, sa situation particulière pousse à l'interrogation, à l'image de la société qu'elle abrite: c'est le siège de la toute-puissante et sulfureuse banque Goldman Sachs.

La mini-croisière en baie de New York s'achève comme elle a commencé une heure et demie plus tôt, au pied des buildings de Manhattan. Nous remontons à pied par l'East River Drive jusqu'à South Street Seaport, non sans observer le balai incessant des hélicoptères sur la jetée qui sert d'héliport, respirant au passage des vapeurs de kérozène envahissantes. Le Pier 11 présente une concentration importante de boutiques à touristes en tous genres, il y en a même une spécialisée dans la décoration de Noël, qui a du mal à trouver des clients, il faut dire qu'au mois de juin...!!Cet endroit nous fait immédiatement penser au Fisherman's Wharf de San Francisco, c'est très touristique, sympa et animé...à défaut d'être authentique! On retrouve une continuité dans Fulton Street avec les restaurant s dont les terrasses commencent à se remplir, oui, les Américains dînent très tôt, ça on le sait depuis longtemps, mais on ne s'y habitue pas forcément !

Nous tombons par hasard sur un fast food « Prêt a manger » dans le Financial District, c'est le moment de manger une très bonne salade, pour tenter d'équilibrer le Mc Do du midi. Le soleil a baissé dans le ciel, il est temps pour nous de prendre le chemin du Brooklyn Bridge pour pouvoir admirer, de l'autre côté de l'East River, les lumières de la ville s'allumer lentement. Il fait très beau maintenant, alors que nous entamons la traversée à pied.
Arrivés de l'autre côté, sur le ponton de bois de Brooklyn Bridge Park, nous admirons la vue, superbe...avant de nous asseoir lourdement sur un banc, fourbus, les pieds endoloris par les kilomètres effectués depuis deux jours, et ce n'est que le début! Après tout on l'a choisi alors on ne va pas se plaindre surtout en pareil endroit, et puis les vacances, pour nous c'est profiter à fond de chaque instant. Alors que le jour s'efface peu à peu, il y a de plus en plus de monde à contempler la Skyline, devant nous à une vingtaine de mètres, un jeune couple en tenue de soirée se fait photographier devant le Brooklyn Bridge par un photographe professionnel, la séance est très longue mais il devrait y avoir du résultat! Pour nous c'est une autre histoire, nous n'avons pas de trépied, les réglages de notre appareil sont plutôt limités et notre expérience de la photo pas très grande, ce qui fait qu'une grande partie des clichés de cet endroit mythique sont flous et inexploitables, dommage, mais nous nous consolons en passant un très très bon moment, ici, face à Manhattan: la nuit est complètement tombée et la vue qui s'offre à nous est magique avec ces mosaïques de lumière sur les façades des immeubles, le pont éclairé en pointillé et en arrière plan la tour de la liberté sur le site du World Trade Center, dont l'éclairage aux couleurs du drapeau national fait comme un pied-de-nez au destin...

Nous avions prévu de repartir en métro au vu de notre état de fatigue, mais le spectacle de la ville nous regonfle et nous donne des ailes: nous voilà à nouveau sur le Brooklyn Bridge, marchant rapidement vers Manhattan, en route pour 40 mn à pied, tant pis si demain on ne peut plus marcher, mais là, on ne peut pas rater cette promenade! Nous finissons quand même par prendre le métro pas loin du City Hall, pour nous écrouler dans notre lit trois quarts d'heure plus tard dans le Queens, épuisés mais heureux comme chaque jour où nous visitons ce pays.
Mercredi 20 juin 2012 :
Encore levés à 5h30, nous n'avons pas beaucoup dormi mais profondément, les restes du jet-lag et notre motivation à toute épreuve nous font nous lever très rapidement. Lorsque nous prenons le chemin de la station de métro de Queensbridge, nous ne sentons plus nos jambes comme hier soir, nous avons bien récupéré, comme quoi les vacances...!!Quelque chose a changé depuis hier: c'est la température. Comme annoncé à la météo, à 7h30 il fait déjà 25 °, ça promet pour le reste de la journée !Ce matin, direction le Rockefeller Center, nous avons rendez-vous avec New York vue d'en haut, hé oui, nous allons au Top of The Rock. Un court trajet en métro et nous sommes à l'entrée du Top à 8h, comme prévu, il n'y a encore personne et nous passons très vite le guichet pour prendre l'ascenseur qui va nous mener au 67ème étage du fameux GE Building, non sans avoir sacrifié au rituel du montage photo censé nous mettre en scène sur une poutre au-dessus du vide dans l'esprit des célèbres prises de vue d'Ebbets. Instinctivement nous levons la tête à l'intérieur de la cabine, des images animées et sonorisées sont projetées sur le plafond en verre, tandis que nous voyons notre petit vaisseau filer à travers le boyau de béton à une vitesse impressionnante. Le premier contact au sommet est comme toujours, commercial, avec toutes les petites boutiques attendues en pareil lieu. Quelques mètres plus loin, nous poussons les portes vitrées du premier étage de l'observatoire, et là, quel spectacle !!

Nous sommes à plus de 260 mètres au-dessus de la ville, le soleil dépose dans les rues et sur les façades sa belle lumière matinale, à peine voilée par une légère brume de chaleur au loin. Devant nous l'Empire State Building nous fait admirer sa haute silhouette, 443 mètres quand même avec l'antenne, alors que les buildings du Financial District se découpent dans le ciel légèrement brumeux. En faisant le tour de l'étage, c'est maintenant Central Park qui se dessine de l'autre côté, rectangle parfait rempli de végétation qui semble faire respirer la ville, délimité au cordeau par les avenues bordant les Upper West et East Sides. Grâce au plan très bien conçu, nous pouvons identifier tous les bâtiments remarquables ou non aux alentours tel le siège de Vogue et du New Yorker, celui de L'Oréal, ...
Cet étage-ci est entouré de parois de verre, alors nous décidons de monter quatre à quatre l'escalier qui nous mène au toit du GE Building, et là c'est encore plus ...époustouflant, car il n'y a plus rien entre nous et la ville. Les concepteurs du lieu avaient voulu le faire ressembler à un pont de paquebot, c'est exactement ce que nous ressentons ici, on se croirait à la vigie d'un gigantesque navire dont la proue se perd au loin vers la pointe sud de Manhattan, fendant les eaux de la baie. L'absence des vitres nous permet aussi de faire de superbes photos, puis nous nous posons quelques minutes sur un des bancs mis à notre disposition pour admirer certainement l'une des plus belles vues de la ville.

Nous avons d'ailleurs du mal à repartir, tant nous sommes subjugué par le spectacle, mais notre programme nous attend, nous finissons alors par redescendre vers la station de métro la plus proche avec l'idée qu'on a commencé très fort la journée. L'étape suivante, au sortir de la station de Canal Street dans la rue du même nom, va nous faire pénétrer dans un quartier bien connu: Chinatown. Nous avons déjà traversé le quartier chinois de San Francisco les années précédentes, et c'est sans surprise que nous retrouvons ici, sur la côte Est un peu la même chose :une foule d'habitants partout dans les rues, le moindre mètre carré utilisé par des échoppes et étals en tous genres, des maisons très colorées, des restaurants omniprésents, des produits exotiques à la vente parmi lesquels nous ne reconnaissons rien, des odeurs tantôt agréables tantôt douteuses, amplifiées par la chaleur qui se fait de plus en plus sentir.

De Mott Street, nous bifurquons à gauche sur Broome Street, à la rencontre de ce qu'il reste de Little Italy, Chinatown s'étendant de plus en plus vers le nord, le quartier italien n'en a plus que le nom, c'est à peine si nous passons devant une pizzeria, et seuls les drapeaux « welcome to historic Little Italy » nous indiquent où nous nous trouvons. Nous passons rapidement, un peu déçus, et Broome Street nous conduit droit à un quartier tranquille et tendance: Soho, pour South of Houston Street. Ici les immeubles sont à taille humaine, quelques étages, pas plus, les couleurs des façades sont sobres et discrètes, et les escaliers de secours en fer caractéristiques apportent beaucoup au style des habitations, faisant oublier leur vocation purement utilitaire. C'est très calme, nous sommes en milieu de matinée et on ne rencontre presque personne sur les trottoirs, un quartier très agréable en tout cas.

Nous prenons le temps de flâner à travers Greene Street, Bleecker Street, humant l'air de la ville, avant de nous arrêter à l'ombre des arbres de Washington Square...Décidément, cette halte est la bienvenue, il fait vraiment très chaud et il n'y a pas un souffle d'air; Les sprinklers automatiques censés arroser la pelouse débordent un peu, et nous accueillons avec bienveillance cette bruine rafraîchissante, comme d'ailleurs les nombreux promeneurs assis comme nous. Un petit tour pour passer sous la célèbre arche, admirant au passage les jolies maisons de Washington Mews, nous nous engageons dans Greenwich Avenue pour nous diriger vers notre repas de midi prévu au programme depuis longtemps, ce sera un hamburger au Corner Bistro. Au fur et à mesure de notre chemin, les maisons brownstone se font plus basses, la ville devient plus cosy, c'est Greenwich Village, qui porte bien son nom, ici, dans ces petites rues pleines de charme, on oublie la mégalopole tout autour. Enfin le Corner Bistro, nous sommes contents d'y trouver de la fraîcheur et, à peine servis, nous buvons goulûment le grand Coca posé devant nous. Le restaurant est petit, un grand bar en bois occupe la moitié de la première salle, les fenêtres aussi sont minuscules et l'ambiance fait penser à un pub irlandais. Notre hamburger, présenté ouvert, accompagné d'une assiette de frites arrive, le steak à l'intérieur est immense, on nous avait prévenu! La viande est très bonne, moëlleuse et juteuse à souhait, nous ne mettons pas longtemps à l'avaler. Nous décidons de ne pas prendre de dessert, à l'instar d'une famille de Français attablés à côté de nous, c'était vraiment trop copieux.
Allez, il est temps de reprendre le chemin .Nous sommes happés par la chaleur à la sortie du restaurant, l'air est brûlant, pas de vent encore. Nous sommes contents de cheminer à l'ombre des arbres le long des trottoirs, dans ce quartier sympa, mais arrivés en bas de la Highline, notre destination, nous déchantons car celle-ci semble complètement au soleil. Nous empruntons l'escalier métallique pour nous hisser au niveau de l'abri qui marque le début de cette promenade aérienne, véritable voie verte en plein cœur de la ville dans le Meatpacking District. Quelques instants à lire l'histoire de cette ancienne ligne ferroviaire, et nous voilà partis, marchant vers le nord sur le chemin tout tracé. La promenade est très agréable, on passe devant de petits stands de restauration, des résidences très modernes, ouvertes, le passage est bordé d'une multitude de végétaux harmonieusement plantés et les points de vue sur les rues alentours intéressants de par la hauteur du lieu. Ce serait un enchantement...s'il n'y avait pas la chaleur: en ce début d'après-midi, il doit bien faire 35°C, pas un nuage dans le ciel et pas un souffle de vent. Au bout d'un quart d'heure de marche nous souffrons déjà, nous allongeons le pas inconsciemment, et malgré l'environnement superbe, c'est avec soulagement que nous atteignons la fin de la Highline une heure plus tard, exténués.

Nous n'avons qu'une idée en tête: trouver de l'ombre. Chelsea Park n'est qu'à 10 minutes, nous marchons vite pour y arriver. Il y a une fontaine au centre, c'est frais, mais il y a aussi plusieurs personnes qui nous regardent avec insistance, pas très rassurés, nous prenons alors la décision de reprendre le métro pour nous réfugier à Central Park. Arrivés à la station Colombus Circle, nous nous empressons d'acheter une bouteille d'eau fraîche avant d'entrer dans l'immense parc à l'ombre salvatrice et de nous asseoir sur le premier banc venu. Ce n'était pas au programme, mais tant pis, nous restons là une heure et demie à essayer de récupérer, en faisant plusieurs aller retours jusqu'au chariot du vendeur d'eau dont nous passons sur le prix de la bouteille:3$ les 50cl!Enfin nous nous levons, en ressortant nous entrons dans le Time Warner, un grand centre commercial devant Colombus Circle. La climatisation achève de nous retaper, et nous repartons du bon pied par la 59ème rue jusqu'à l'intersection avec la 5ème Avenue où nous passons un petit moment à visiter le grand magasin de jouet Fao Schwartz et l'Apple Store, bien sûr, on ne peut pas le manquer celui-là, devant les fontaines avec sa pomme blanche sur une paroi de verre devant l'entrée. Ce carrefour est très animé, nous y restons quelques instants à regarder la vie du quartier...

L'après-midi étant bien avancée, nous reprenons le métro vers Times Square, déterminés à finir la journée en beauté. C'est toujours la même foule à cet embranchement, qui, pour moi, constitue le cœur vivant de New York. Nous avons du mal à nous frayer un passage sur le trottoir car toute la rue est prise par un immense cours de yoga qui réunit plusieurs centaines de personnes qui font leurs exercices au rythme d'une musique entraînante. Un peu de shopping au magasin Aéropostale, dont l'ambiance sonore n'a rien à envier à une boîte de nuit, et nous retrouvons Times Square de nuit. Enfin, la nuit, façon de parler, tant la lumière artificielle des écrans et autres enseignes est puissante et omniprésente. C'est dans l'obscurité que le caractère de Times Square se révèle, la débauche lumineuse en faisant un endroit à l'atmosphère très particulière et unique. Nous ne sommes vraiment pas déçus et nous passons une très bonne soirée, avant de nous en retourner vers notre hôtel.


Jeudi 21 juin 2012 :
Il fait encore très beau ce matin et nous apprenons en lisant le journal gratuit du métro que le jour précédent la température est montée à 100° F soit 37°C et encore aujourd'hui la météo annonce le même type de temps. Nous nous rendons en métro sur Roosevelt Island pour y prendre... le téléphérique! Oui, un téléphérique Poma au beau milieu de la ville, on ne pouvait pas ne pas l'emprunter! La cabine arrive et nous ne sommes pas nombreux à l'emprunter, ce sera bien pour les photos. En y montant, on est un peu étonné de n'être pas engoncé dans une combinaison et de ne pas tenir de skis à la main, impression sans doute pas partagée par les gens autour de nous .La cabine s'élève et suit un parcours parallèle au Queensboro Bridge au-dessus de l'East River pendant quelques minutes avant de redescendre rapidement vers la station côté Manhattan. Voilà un moyen de transport plutôt original pour se rendre à son travail, en plus le trajet est compris dans le forfait de la Metrocard.

Notre première visite de la journée sera pour le Madison Square Garden, la gare de Penn Station et la General Post Office, où nous entrons pour déposer nos cartes postales dans l'imposant hall garni de multiples guichets. De là nous cheminons dans la 32ème rue qui nous conduit jusqu'à la 5ème avenue que nous descendons jusqu'à la hauteur du célèbre Flatiron Building, figure emblématique de la ville. Nous effectuons un demi-tour vers le nord car aujourd'hui c'est shopping et ici on est servis! Même si l'on achète rien, les magasins en eux-mêmes sont à visiter: il faut se perdre dans les étages du gigantesque Macy's, entrer chez Abercrombie dont les employés se ressemblent tous: les jeunes vendeuses en robe blanche, les jeunes vendeurs au physique façon surfeur californien, être accueilli à la porte par un employé torse nu proposant aux clientes la photo en sa compagnie, puis explorer la boutique plongée dans la pénombre (seuls les vêtements sont éclairés), accompagné d'une musique tendance club branché au volume sonore impressionnant, le tout avec l'attention des mêmes employés hyper-souriants et sympas !

Une petite salade vite avalée chez « Pret a manger » et nous descendons une fois de plus dans le métro car notre shopping continue cette fois sur Broadway où nous prenons tout notre temps. En cours d'après-midi, nous allons prendre un petit en-cas chez Eileen's Cheesecake, paraît-il les meilleurs cheesecakes de la ville. Hum! Allons voir! La boutique est toute petite, il y a seulement quelques places assises. Au mur est accroché une photo dédicacée de Bill et Hilary Clinton en compagnie d'Eileen. Le choix des gâteaux est énorme, nous avons du mal à nous décider, et nous les trouvons effectivement délicieux, et nous ne pouvons nous empêcher d'en manger un deuxième !
C'est notre dernière soirée à New York, alors une fois le shopping terminé, nous choisissons de retourner vers la pointe sud et le Financial district où nous déambulons dans les rues sans but précis sinon celui de « sentir » la ville:Water Street, Broad Street, Fulton Street, Wall Street, ...
Nous rentrons à l'hôtel vers 22h15 par le téléphérique de Roosevelt Island, fatigués mais avec une pointe de regret de quitter cette ville mythique et fascinante.
Vendredi 22 juin 2012 :
Lever à 7h, nous prenons le dernier petit-déjeuner à l'hôtel avec une pointe de mélancolie, puis nous cheminons tranquillement avec tous nos bagages vers Queensboro Station. Nous nous arrêtons à Grand Central, pour attendre le bus de Newark juste derrière la gare, le temps de vérifier une fois de plus la gentillesse des américains, en la personne d'une dame qui, nous voyant un peu perdus dans la station de métro a pris la peine de nous accompagner vers l'ascenseur, le tout avec un grand sourire. Notre bus est à l'heure, nous y prenons place à 10h40, à l'arrêt dans la 41ème rue. Le temps de traverser Manhattan vers l'ouest, puis de rouler une bonne demie-heure dans le New Jersey, et nous voilà arrivés à l'aéroport de Newark 50 mn après avoir quitté Big Apple. Au comptoir Southwest, l'enregistrement est une formalité, comme d'habitude, et en plus, il n'y a pas grand-monde dans l'aéroport. Chouette, chez Dunkin Donuts, nous tombons sur une promo qui nous offre les 6 donuts assortis pour 5,49$, nous ne pouvons pas résister !
Plus tard, le contrôle à l'embarquement par les agents de la TSA est draconien: ils n'ont pas l'air de vouloir rire beaucoup, l'ensemble des passagers passe au scanner corporel, les bagages à main sont fouillés minutieusement, enfin, on nous passe un petit morceau de tissu sur le bout des doigts. Plusieurs passagers sont visiblement agacés par le zèle des « chemises bleues », mais il n'y a pas le choix, il faut s'y plier...
Le Boeing 737 de Southwest décolle à l'heure, nous allons maintenant survoler une bonne partie du territoire américain puisque notre destination est Phoenix, la capitale de l'Arizona, retour dans le Southwest une fois encore. Les cinq heures de vol nous font nous remémorer les quelques jours passés à New York: bien qu'immense, la ville ne nous a jamais parue écrasante ou étouffante, nous nous y sommes sentis parfaitement à l'aise, aidés il est vrai, par le métro qui nous a permis de nous déplacer facilement. Nous n'avons visité que Manhattan, il nous reste donc énormément de choses à faire et à voir pour un éventuel second séjour tant la ville est attirante et dynamique, sa légende n'est pas surfaite.
Devant nous maintenant s'ouvre une autre page de notre voyage, un quatrième road trip dans le Sud-Ouest et sa roche rouge que nous adorons. Lorsque notre avion se pose à Phoenix, la chef de cabine lance au micro une phrase que nous prenons pour un avertissement : »Bienvenue à la surface du soleil » , le ton est donné! Nous sommes invités à descendre les volets des hublots afin que l'appareil conserve un semblant de fraîcheur pour les prochains passagers.
Le discours de l'hôtesse prend tout son sens alors que nous sortons du terminal pour monter dans le bus qui conduit au Car Rental Center: il fait plus que chaud, brûlant je dirais, le vent nous déssèche en un clin d'oeil, il doit faire dans les 40°C...mais c'est cela qu'on est content de retrouver, c'est la promesse de paysages et de routes grandioses, de roche rouge surtout, et puis l'air est tellement sec que la chaleur est supportable, en tout cas bien plus qu'à New York !
Voilà nous avons pris possession en quelques minutes de notre SUV Hyundai Santa Fe, grâce à une employée très compétente et souriante de chez Alamo. Pas de surprise, la voiture est très récente, propre et confortable, nous sortons notre ami Tom Tom de sa housse, impatient qu'il était de nous montrer la route ensoleillée qui nous attend, ça le change du réseau routier parisien sur lequel il évolue le reste de l'année !!
On est vendredi soir, il n'y a pas beaucoup de circulation au sortir de Sky Harbour, l'aéroport de Phoenix et c'est tout tranquillement que nous arrivons à notre hôtel de Scottsdale, jolie banlieue résidentielle de l'agglomération de la capitale de l'Arizona. L'employé nous accueille en nous offrant une bouteille d'eau glacée, délicate attention dans cette contrée où le soleil tape très, très fort, puis après un repas frugal vite avalé dans la chambre, nous nous endormons profondément malgré la climatisation qui se met en route très souvent.
Samedi 23 juin 2012 :
Lever tranquille à 7h, le programme de ce samedi n'est pas très chargé, hormis la route qui nous attend car nous avons prévu de rallier la petite ville de Page à l'extrême nord de l'Arizona, ce qui représente environ 5 h de trajet. Pour l'instant nous savourons l'excellent petit-déjeuner offert par l'hôtel, servi par des employés on ne peut plus souriants et sympathiques, que demander de mieux!!A 8h nous nous engageons sur l'Interstate 17 et nous sortons de la ville sans aucun retard, immédiatement, la route se met à grimper, puis c'est une succession de montées et descentes parfois bien prononcées, comme prévu le soleil est de la partie, et à 9h30, nous ne sommes pas étonnés de voir le thermomètre de bord afficher un bon 96°F(35°C) alors que nous approchons déjà d'un endroit superbe du Southwest: Sedona.Lors de notre dernier passage, une employée d'un commerce de la ville nous avait dit ceci : « Dieu a créé le paradis, mais c'est à Sedona qu'il habite ».Il est vrai que l'endroit ne manque pas de charme: c'est une vallée entourée de roches rouges comme on les aime au fond de laquelle coule une petite rivière, et il y a à contempler partout où se pose notre regard. On y trouve aussi de riches propriétés et Sedona est très connue des amateurs de New Age, de par les vortex d'énergie sensés jaillir d'endroits précis. Malheureusement nous n'avons pas beaucoup de temps, notre visite se résumera seulement à la visite d'un centre artisanal et commercial, copie d'un véritable village mexicain: Tlaquepaque. Nous prenons beaucoup de plaisir à déambuler dans les petites ruelles et passages aménagés, d'autant plus que les boutiques de création présentes sont très belles et proposent des objets originaux et très qualitatifs.

Quittant le village, nous continuons sur la route d'Oak Creek qui suit comme son ombre la rivière en contrebas. De temps à autre, des endroits de baignade sont aménagés ce qui nous tente bien, mais c'est samedi et on dirait bien que tous les locaux se sont donnés rendez-vous ici car les rives sont noires de monde! La route, pittoresque, déroule sereinement son ruban asphalté au milieu d'une végétation méditerranéenne écrasée par le soleil. Ainsi, ce n'est pas vraiment par hasard que des panneaux nous avertissent régulièrement de l'extrême danger d'incendie .Peu avant Flagstaff nous rejoignons l'I17, qui devient rapidement l'US 89 et qui fonce plein nord à travers des plaines arides et inhabitées. Bien que nous la connaissions, nous sommes enchantés de l'emprunter et lorsqu'elle se perd au loin près de l'horizon, c'est comme si elle nous appelait à continuer toujours, toujours...
Bien plus tard, alors que le paysage est devenu franchement inhospitalier, parsemé seulement de quelques habitations navajos, la 89 se met à grimper sérieusement à l'assaut d'un rempart de roche rouge pour finalement se faufiler, victorieuse, à travers une brèche derrière laquelle elle peut se laisser aller tranquillement sur la faible pente qui vient mourir quelques miles plus loin, sur les rives du Lac Powell. Très vite, nous apercevons la petite ville de Page sur la droite, et à quelques minutes avant d'y arriver, nous nous garons sur un parking au bord de la route, c'est en effet là le départ de la petite marche vers une des plus célèbres vues sur le fleuve Colorado: Horseshoe Bend.
Depuis notre dernier passage le parking a été recouvert de bitume, preuve s'il en est de l'intérêt touristique porté à ce lacet du Colorado, de nombreux véhicules sont alignés pour en témoigner. Il est un peu plus de 16h lorsque nous enfilons pour la première fois du séjour nos chaussures de randonnée, remplissons un sac à dos de quelques bouteilles d'eau, avant de nous engager sur le petit raidillon sableux, qui, très rapidement nous amène au sommet d'une petite colline, avant de descendre en zig-zags vers le point de vue. La ballade ne présente aucune difficulté, il y a maintenant un abri pour se reposer, et nous remarquons beaucoup de gens chaussés de simples tongs ou petites chaussures, et rien d'autre qu'un coca ou un ice-tea dans la main pour se désaltérer. C'est vrai qu'il fait quand même 102°F(38°C), le vent souffle faiblement, mais dessèche tout. Nous arrivons à présent au bord de la falaise qui plonge abruptement vers la rivière tout en bas .On a beau connaître l'endroit, on ne se lasse pas de le contempler, la boucle creusée par l'eau dans la roche est parfaitement dessinée, la couleur verte de la rivière tranche avec les couleurs chaudes de la roche environnante, on aperçoit même les embarcations suivant le courant. Quelle joie de se retrouver ici! Nous multiplions les angles de vue tout au long de la rim, la lumière est favorable et le ciel est azur, que demander de mieux !

Sur le chemin du retour, nous croisons encore beaucoup de promeneurs, signe que le point de vue est populaire et vraiment facile d'accès. Quelques minutes après avoir repris la voiture, nous passons devant le Wal-Mart de Page, puis grimpons Lake Powell Boulevard, pour enfin stationner devant la réception du Quality Inn, notre pied-à-terre pour les quatre jours à venir. C'est un hôtel que nous connaissons et apprécions, car d'un excellent rapport qualité-prix, avec une vue imprenable sur le Glen Canyon Dam et le lac. C'est d'ailleurs de ce côté que donne notre chambre, nous sommes ravis de découvrir ce paysage de la petite terrasse attenante, ça promet de superbes couchers de soleil! Il nous faut d'ailleurs repartir rapidement, à peine les bagages posés, car nous avons prévu justement un coucher de soleil, mais de l'autre côté du lac, sur la route de Nipple Bench. Nous reprenons la 89 vers le nord, en direction du barrage sur lequel nous passons à la sortie de la ville. A Big Water nous nous dirigeons à droite vers une piste bien roulante qui, très rapidement, nous fait pénétrer dans un univers proprement lunaire: la végétation est complètement absente, les petites collines alentour s'habillent de couleurs ocres, grises, et le sol de bentonite autour ajoute encore sa surface lisse et sa texture argileuse à l'impression d'ensemble. Pas du tout adepte des théories du complot, je crois quand même que si les expéditions lunaires Apollo étaient une supercherie cinématographique, je pense que c'est ici que la NASA les aurait fait tourné, d'ailleurs il me semble que le film « La planète des singes » le fut !
Pour l'heure nous continuons à rouler relativement vite, une petite inquiétude naissant à propos du timing: en effet, le soleil est déjà bas sur l'horizon, et il nous reste une bonne distance à parcourir, même si nous n'allons pas jusqu'à Alstrom Point. En outre, pour nous, la route longeait les rives du lac, ainsi pensions-nous, nous aurions pu nous arrêter n'importe où pour contempler le sunset, au lieu de cela, au contraire, elle s'éloigne du lac vers on ne sait où, et la trajectoire indiquée par TomTom n'est pas là pour nous rassurer .A l'embranchement de Warm Creek Bay, nous décidons de prendre à droite, vers le lac justement, en suivant un wash qui se rétrécit au fur et à mesure. Redoutant plus que tout de rester bloqués ou enlisés, je décide de continuer à pied, voir si la suite est praticable ou non. Déception, le lac me paraît loin, et rien ne garantit un beau sunset, car le wash est de plus en plus encaissé, et il est sans doute trop tard, le soleil est à présent trop bas sur l'horizon. Je retourne à la voiture, et c'est dépités, que nous décidons de faire demi-tour, inutile de s'acharner, nous sommes partis trop tard de Page. C'est presque dans l'obscurité que nous atteignons Big Water, puis c'est le retour à l'hôtel. Assis sur notre terrasse, en regardant la carte, nous nous apercevons qu'il fallait continuer bien plus loin, puis tourner à droite, mais de toutes façons, nous étions trop juste en temps, tant pis, c'est raté pour le sunset! Déçus et fatigués, nous allons nous coucher, car demain matin nous devons nous lever tôt...
Dimanche 24 juin 2012 :
La sonnerie Marimba de l'iPhone se déclenche: quoi, déjà ?...il est 5h...euh, heure de l'Arizona ou heure de l'Utah? Malgré nos esprits embrumés de sommeil nous savons que c'est l'heure de l'Arizona tout en maudissant les responsables de la fixation de la frontière entre les deux états: une dizaine de miles vers le nord ou vers le sud, et hop, le problème était résolu, tout le monde serait à la même heure. Pourquoi se poser ces questions? Eh bien parce que ce matin nous devons nous rendre à Kanab en Utah, à 1h15 de route de Page, nous perdons donc une heure, tout cela pour y arriver avant 9h heure de l'Utah, il nous faut partir à 7h, heure de l'Arizona, vous suivez ?!
Et pourquoi se lever si tôt un dimanche en vacances? Les habitués de ce forum ont déjà la réponse: nous voulons participer au tirage au sort d'attribution des visites à Coyote Buttes North, dont le joyau s'appelle The Wave! Il n'y a que 10 permis pour 10 personnes attribués chaque jour pour une visite le lendemain, nous avons choisi le dimanche pensant augmenter nos chances, ce jour étant une charnière entre les gens qui partent et ceux qui arrivent. Précisons que nous avons déjà eu la chance de gagner l'an dernier, mais devant la beauté de l'endroit, nous n'avons pas pu nous empêcher de retenter la loterie. Après un excellent petit-déjeuner dans la salle de l'hôtel dont la vue sur le barrage est superbe, nous voilà partis sur l'US 89 North. Nous laissons, 40 mn plus tard, sur notre gauche la Paria Station, c'est là où jusqu'en 2011 se tenait la fameuse loterie, dommage, car cela nous faisait quand même plus près! A moins que ce ne soit une volonté d'éloigner le lieu du tirage du lieu de la rando afin de réduire le nombre de prétendants? Ou bien une volonté de décharger la petite station de Rangers de la lourdeur d'organisation d'un tel tirage tous les jours de l'année, empêchant les employés de faire le reste de leur travail? Toujours est-il que ça ne nous arrange pas, nous, et je pense une grande partie des aspirants à cette rando !
Quelques minutes plus tard, nous passons devant l'embranchement de la House Rock Valley Road, où nous reviendrons tout-à-l'heure, la vraie question étant: serons-nous ici demain matin ?
Enfin à 8h15, nous nous engageons sur le parking du Bureau of Land Management, juste à l'entrée de Kanab. Il y a déjà quelques voitures, mais nous savons d'expérience que les gens arriverons tout au long de la prochaine demi-heure. Nous pénétrons dans le bâtiment en saluant nos futurs concurrents ainsi que les Rangers présents, et nous nous mettons à étudier tous les documents mis à disposition sur les nombreux centres d'intérêt de la région. Nous repérons également la pièce dédiée au tirage, dont l'entrée est ornée de deux pendules aux heures de l'Arizona et de l'Utah. Alors que d'autres personnes arrivent, un Ranger nous indique que la salle de la loterie sera bientôt accessible. Chacun se surprend à compter le nombre de gens présents, puis d'évaluer ses chances par des calculs de probabilité aussi stressants qu'inutiles. Enfin nous pouvons prendre place à 8h50 dans la pièce, celle-ci est spécialement aménagée, avec plusieurs rangées de sièges qui font face à un grand tableau blanc au mur, au pied duquel sont alignées deux ou trois tables offrant aux participants un grand nombre d'écritoires chacun garni d'une feuille d'inscription ainsi que d'un crayon, donnant l'impression d'une très bonne organisation. Les messages d'avertissement à l'attention des fraudeurs éventuels écrits au marqueur rouge au tableau ne font que renforcer ce sentiment: il est en effet stipulé que chaque groupe déclaré ne peut être représenté que par une seule personne et qu'un groupe ne peut comporter plus de 6 membres, tout manquement à ces règles conduira à l'exclusion pure et simple du groupe fraudeur du tirage ou à l'annulation des permis délivrés. Je remplis la feuille A4 rapidement nous inscrivant, Liliane et moi, tous nos voisins faisant de même. A 9h précises le Ranger ferme la porte et indique d'une voix solennelle et forte que personne ne peut plus s'inscrire au tirage du jour. Nous jetons un coup d'oeil autour de nous: il y a bien 50 participants...pour seulement 10 places...c'est pas gagné! Malgré notre visite de l'an dernier, nous nous surprenons à être anxieux alors que le tirage va commencer...Le monsieur devant nous plaisante avec les deux Rangers, quand l'un d'entre eux indique sur un ton professoral : »At the end of the lottery, if you win, you stay, if not...well, you leave... », avec un grand sourire à la fin de la phrase, faisant immédiatement augmenter le stress dans la salle. S'ensuit l'attribution des numéros correspondants aux inscrits, dans l'ordre de dépôt des inscriptions aux billes numérotée d'un jeu de type bingo, nous héritons du numéro 6, espérons qu'il va nous porter chance. Il nous annonce officiellement d'une voix forte la correspondance des noms avec les numéros .Le remplissage de la machine est un grand moment, faisant retomber la tension pour quelques instants, dire que nos permis dépendent de cette vulgaire boule grillagée ! Très vite, le Ranger actionne la manivelle et fait s'agiter dans tous les sens les petites boules, tandis que beaucoup de gens filment ou photographient la scène. Quelques secondes plus tard il en sort la première, suivi par une cinquantaine de paires d'yeux, le couperet tombe : »number 3 ».Immédiatement, une explosion de joie saisit les 3 couples d'Allemands devant nous avec des cris, des tapes dans le dos, des embrassades .C'est alors que nous comprenons qu'ils ont pris le risque, gagnant cette fois, de constituer un groupe de 6 personnes, à cet instant, ce sont donc 6 permis sur 10 qui viennent d'être attribués, ouh !, ça va être chaud! D'ailleurs tout le monde a la même réaction « number 6 » et se rend compte que...hein?! Il a dit « number 6 »!C'est pas vrai! Mais oui, il cherche le groupe number 6 du regard...C'est nous, c'est nous, nous faisons un signe, il note la validation sur sa feuille. Incroyable! Nous avons gagné pour la deuxième année consécutive, nous avons du mal à y croire...Nous n'avions même pas vu qu'il avait recommencé à faire tourner la boule de bingo ! Notre joie n'a d'égale que la déception de beaucoup de participants, qui à cet instant se raccrochent à l'espoir des deux derniers permis, ce qui signifie que les groupes de plus de deux personnes vont devoir soit se séparer, soit abandonner. »Number 11 », ça y est, un grand sourire, mais sans plus, éclaire le visage de deux jeunes touristes asiatiques au fond de la salle, ils ont la victoire discrète, tandis que le monsieur devant nous n' a plus du tout envie de rire et quitte la pièce presqu'en courant, l'air furieux, suivi lentement par les autres, tous déçus forcément. Certains retenteront leur chance le lendemain, d'autres non, c'est le jeu...C'est ainsi que nous nous retrouvons entre gagnants pour écouter les conseils des Rangers et les conditions météo du lendemain, recevoir l'itinéraire très bien réalisé sur papier, et, bien sûr, régler les 14$ de permis. La tension est complètement retombée et c'est avec une joie non dissimulée que nous écoutons distraitement les Rangers, pensant surtout aux merveilles qui nous attendent le lendemain.
Nous quittons maintenant Kanab pour retourner en direction de Page, nous avons prévu une rando justement dans le secteur de The Wave: Edmaïer's Secret.40 minutes plus tard nous tournons sur la House Rock Valley Road, puis continuons pendant plusieurs miles jusqu'au parking de Buckskin Gulch que nous atteignons sans encombre, la piste étant très roulante, nous avions d'ailleurs pris soin de bien vérifier son état, indiqué clairement sur un tableau au BLM de Kanab.
A 9h45, nous glissons les 12$ de permis dans l'urne placée à cet effet, et nous descendons dans le wash, la rando commence, il fait 80°F(27°C), ça va! Nous sommes dans le wilderness et, une fois sorti de ce lit de rivière à sec facile à suivre, le chemin n'est pas du tout balisé, c'est pourquoi nous jettons souvent un coup d'oeil au GPS intégré à l'iPhone, dans lequel j'avais entré les points principaux.
Nous longeons une clôture lorsque je m'aperçois que nous sommes allés trop loin, il nous faut maintenant revenir par la gauche, par une marche pénible dans ce que j'appelle « la mer de sable ».

Enfin, nous arrivons aux chenilles, l'entrée non officielle d'Edmaïer's Secret. Nous commençons à parcourir cette immense zone de brainrock très spectaculaire et insolite, à la recherche des fameuses dentelles de roches que nous trouvons facilement.

Devant leur extrême fragilité, nous nous demandons comment ont-elles pu se constituer et surtout se conserver.



Nous sommes très vigilants et regardons à deux fois avant de poser les pieds n'importe où et de briser ces petits chef-d'oeuvres naturels.

Plus loin en levant le regard, on aperçoit le massif de The Wave. Nous avisons un surplomb rocheux qui va nous servir d'aire de pique-nique, car encore une fois, il fait chaud, très chaud...Continuant l'exploration, nous découvrons une multitude de formes rocheuses à photographier sous tous les angles.



Tout au long de cette rando, nous n'apercevrons absolument personne, nous arpenterons ce lieu en totale liberté, rien n'est délimité ni imposé, c'est ça le wilderness. Après deux bonnes heures à profiter du site, nous prenons le chemin du retour et, ne voulant pas refaire le même chemin, nous nous éloignons un peu, la trace GPS commençant à dévier sérieusement, nous sommes obligés de couper en grimpant une colline sableuse et abrupte, de redescendre l'autre versant escarpé à souhait, pour finalement nous retrouver...devant la clôture barbelée à bétail! Heureusement en la longeant un peu, nous tombons sur un affaissement du grillage qui nous permet de passer au travers pour rejoindre le gulch de départ. Nous arrivons à 15h15 à la voiture assez fatigués, nous décidons alors de couper court à notre programme et de rentrer tranquillement à Page.
Disons-le tout de suite: nous aimons beaucoup la ville de Page, et nous nous y sentons un peu comme chez nous. Ce n'est pas que la ville est belle, non, car elle ne l'est pas, elle n'a pas beaucoup de charme non plus, pas plus qu'elle ne possède une histoire, encore moins une architecture remarquable. C'est sa situation, sans doute qui y fait: perchée au bord d'un plateau rocheux, elle domine le lac Powell et le barrage, offrant au visiteur même de passage un superbe spectacle au lever ou au coucher du soleil. En prenant un peu de recul, on s'aperçoit aussi qu'elle est la seule agglomération à des dizaines de miles à la ronde, une oasis au milieu du désert d'Arizona, c'est déjà plus valorisant. Et lorsque l'on réfléchit aux merveilles qui nous attendent tout autour, alors là...Pensez donc: Coyote Buttes North and South, la Paria River, la Cottonwood Road, le très vaste Grand Staircase, Antelope Canyon, pour ne citer que les plus emblématiques. On voit à ce moment cette petite ville mal aimée sous un autre angle que sa capacité hôtelière, les plages peu avenantes de la marina, l'étape obligée des tour opérateurs dans leur course effrénée, et on en vient à lui pardonner d'être quelconque, voire à admirer la ruse qu'elle utilise pour cacher sous sa banalité l'extraordinaire profusion de sites naturels tous plus beaux les uns que les autres situés à proximité, et qu'on ne peut évidemment pas découvrir en une après midi. Preuve que le stratagème fonctionne car on entend souvent dire : »Page?Ouais, bof!bof !, en trois heures on a fait le tour, baignade comprise dans le LacPowell et une heure à Upper Antelope, c'est largement suffisant, y'a rien d'autre à faire, vivement Bryce ou Monument Valley ! »
En tout cas nous, nous profitons de la soirée, assis sur notre terrasse, une bière bien fraîche devant nous, à contempler le soleil descendant sur la roche rouge, jouant avec toute la palette des couleurs chaudes, la surface azurée et calme du lac Powell apportant l'équilibre nécessaire au tableau. C'est seulement lorsque la nuit sera complètement tombée, quand les lumières du barrage seront allumées, que les joueurs de golf du Marriott seront rentrés que nous nous décideront à aller nous coucher, savourant le bonheur simple de cette jolie soirée, et, par la même occasion, la journée du lendemain...
Lundi 25 juin 2012 :
Levés avant que le réveil ne sonne à 7h00, nous allons enfin pouvoir profiter du petit-déjeuner gargantuesque du Quality inn! En effet, on peut y déguster des pancakes maison, des œufs brouillés, des pommes de terre sautées avec la fameuse sauce gravy, mais aussi des yaourts, plusieurs sortes de pain, des fruits, des pâtisseries, et tout cela est compris dans le prix de la chambre! Bref, de quoi bien démarrer la journée, ça tombe bien on a une randonnée exceptionnelle qui nous attend et en plus le ciel est tout bleu, ça promet de belles photos à The Wave !
Nous quittons l'hôtel sans nous presser à 8h30, car de toutes façons la meilleure lumière pour apprécier l'endroit arrive entre 11h et 13h. Ainsi, après avoir parcouru sans problème l'US 89 et une partie de la House Rock Valley Road, une fois garés sur le parking de Wire Pass, nous glissons un feuillet de notre permis derrière le pare brise de notre Santa Fe, puis j'accroche l'autre partie à mon sac à dos et nous voilà partis, pas tôt, à 9h45, alors qu'il fait un agréable 86°F(30°C). Nous connaissons déjà le parcours, alors cette fois-ci nous sommes bien décidés à en profiter en essayant de garder le nez en l'air sans trop faire attention à l'itinéraire. Il est vrai que la marche d'approche est aussi très belle, avec une multitude de formations rocheuses très photogéniques pour qui sait regarder autour de lui.


A mi-parcours environ, tandis que nous progressons facilement sur du slickrock, nous croisons...le groupe de 6 Allemands qui étaient assis devant nous au tirage, déjà sur le chemin du retour, il est 10h30 à peine !! Bon, c'est comme ils veulent, c'est vrai que c'est fantastique d'effectuer la marche d'approche et de découvrir le site tôt le matin, ça permet aussi d'éviter le cagnard, mais je ne comprends toujours pas pourquoi tant de gens repartent si vite alors que la vague se trouve dans l'ombre et que la meilleure lumière arrive entre 11h et 13h?!Mystère...
Quoiqu'il en soit, nous sommes nous, très contents d'y être à cette heure « tardive » de la matinée, et de façon égoïste, nous pensons en nous-mêmes que nous allons croiser 6 personnes de moins sur le site à la bonne heure, c'est mieux pour les photos !
Le chemin touche maintenant à sa fin, nous sommes au pied du « mur », la fameuse montée sableuse et très raide que la nature a placé sur le chemin des randonneurs conquérants, dans un ultime effort de protection d'un de ses joyaux. Peine perdue, la promesse de la récompense est trop forte et décuple notre motivation, cependant, cette année nous avons choisi d'affronter la pente différemment: au lieu de l'attaquer courageusement de front à coup de un pas en avant deux pas en arrière dans le sable, nous préférons obliquer à gauche, où le chemin bien que fortement incliné est constitué de slickrock, c'est ainsi que nous atteignons le sommet avec un minimum d'efforts !
Encore quelques mètres à parcourir dans le sable et là...les mots me manquent toujours, ma pauvreté de vocabulaire s'impose à mon esprit alors qu'une émotion intense s'empare de nous à la vue de ces incroyables draperies de roches rouges nuancées, nous laissant redécouvrir toute la palette des couleurs chaudes développées par la conjugaison des forces naturelles et du hasard.(qui a dit que le hasard mène au chaos? ce site est la démonstration éclatante du contraire!).




Ici les superlatifs apparaissent bien pâles pour décrire ce lieu extraordinaire, c'est pourquoi je laisserai parler les photos, bien connues maintenant, et je conseille à tout le monde de tenter sa chance pour y venir car c'est plus qu'un must dans le Southwest...
Une fois entrés dans la vague, nous y flânons avec délectation, explorons le moindre recoin, multipliant les angles de prise de vue, car nous, nous y sommes à la bonne heure et le ciel a eu la bonne idée de revêtir sa plus belle parure azur, contrastant à la perfection avec la couleur de la roche. Apercevant deux autres randonneurs, nous demandons à l'un d'entre eux de nous photographier, ce qu'il accepte avec plaisir. Discutant avec lui, il nous apprend qu'il s'appelle Kimi qu'il est Japonais, et qu'avec un ami étudiant comme lui ils ont entamé un road trip de plusieurs mois sur le continent américain qui va les mener jusqu'au Pérou pour finir par l'Alaska, faisant naître en nous une admiration mêlée d'une forte envie à la pensée de réaliser un projet similaire! L'échange est vraiment très sympa, c'est exactement le genre de rencontres que nous apprécions en voyage et qui nous enrichit mutuellement. Nous quittons Kimi non sans lui avoir indiqué où se trouve second wave, dont il n'avait jamais entendu parler. A présent il est temps pour nous de prendre un encas, nous avisons la seule zone d'ombre du site, juste à l'aplomb de la crevasse dans le massif de Top Rock, nous profitons pour nous asseoir et déguster notre salade restée fraîche à l'abri du sac isotherme.
Cette année nous nous étions aussi promis de développer notre exploration des alentours de la vague, et c'est ce que nous entamons en ce début d'après-midi en nous rendant plus loin, vers second wave. Evidemment, celle-ci n'est pas aussi spectaculaire que la première mais elle reste quand même très photogénique.



Pour la suite, nous nous apercevons à notre grande déception, de l'importance de la préparation dans le détail d'une randonnée: je voulais absolument monter à Top Rock, et, par manque de temps, je n'ai pas pu lire les conseils éclairés de Philippe Schuller pour y accéder. C'est donc en visant Melody Arch que nous nous posons la question du comment y aller (et surtout en redescendre!) à travers le slickrock, sans malheureusement trouver la réponse, sauf à risquer une ascension directe qui me paraît aussi hasardeuse que dangereuse pour un résultat aléatoire...Le fait d'être loin des secours en cas de mauvaise chute (ici, dans le wilderness, une simple entorse peut vite faire évoluer la situation vers la catastrophe en raison de la nature du terrain et de la forte chaleur estivale), me fait revenir à la raison et renoncer à Top Rock...tant pis! La déception est d'autant plus forte que nous ne sommes pas sûr d'y revenir, au vu du véritable barrage qu'est le tirage au sort préalable, nous avons eu deux fois de la chance, pas sûr d'avoir une troisième...
Nous continuons malgré tout en lorgnant vers le bas du massif, vers Sand Cove et Fatali's Boneyard, mais là, le parcours nous paraît labyrinthique et nous préférons ne pas nous y aventurer.
En guise de consolation, nous trouvons des formations rocheuses étonnantes, très belles, et c'est avec un grand plaisir que nous retournons encore une fois, arpenter LA Vague.



A présent il est temps pour nous de prendre le chemin du retour, non sans nous retourner une dernière fois vers ce trésor naturel, une pointe de mélancolie à l'esprit car nous ignorons si nous aurons à nouveau l'occasion d'y revenir: ce n'est pas tant la question du tirage au sort, quoiqu’il soit de plus en plus difficile de par le nombre de participants, mais mon intime conviction me dit que, cela n'engage que moi, au vu de l'érosion de la roche par les chaussures des randonneurs, ce fabuleux endroit deviendra probablement interdit d'accès purement et simplement d'ici à quelques années comme dans un autre registre et pour d'autres raisons la grotte de Lascaux en Dordogne...
Au pied de la dernière colline de brainrock, alors que nous progressons peu aisément à cause de la pente, nous apercevons en contrebas deux marcheurs se dirigeant vers The Wave laissant une certaine distance entre eux. Nous nous apprêtons à les saluer d'un geste de la main lorsque, curieusement, ceux-ci se mettent à descendre plus vite tout en nous regardant, s'éloignant clairement de nous pour continuer leur route bien à l'écart du chemin habituel. En les observant plus attentivement nous comprenons rapidement la raison de leur étrange attitude: nulle part sur leur sac à dos ne figure le permis que nous devons attacher de façon visible et qui nous autorise à randonner ici, ces deux personnes sont donc en infraction et n'ont aucune envie de croiser des Rangers ou bien de faire signaler leur présence par d'autres personnes rencontrées, comme nous par exemple, c'est aussi pour cela sans doute qu'ils sont partis l'après-midi. Bien que nous désapprouvons cette façon de faire, nous n'avons aucune intention d'en parler à quiconque, nous ne sommes pas là pour ça, chacun est libre, prend ses responsabilités et fait selon sa conscience...
Nous arrivons au parking de Wire Pass après une dernière partie de parcours un peu pénible dans le wash sablonneux, assaillis de partout par des bugs voraces dont l'appétit est sans doute renforcé par la chaleur suffocante, il fait en effet 101°F(38°C).Nous arrivons au Quality Inn à 17h40 où nous attend une bonne douche bienfaisante. En plus aujourd'hui c'est l'anniversaire de Liliane, nous avons donc décidé d'aller le fêter au Fiesta Mexicana, un restaurant mexicain à 3 minutes à pied. C'est ainsi qu'à 18h30 (hé oui, les Américains dînent très tôt!), nous nous présentons à l'entrée de la salle où l'on nous fait asseoir en attendant qu'une table se libère. Nous savons que ce restaurant est un peu victime de son succès, prisé des locaux et des touristes. Enfin nous sommes placés et nous pouvons commander, tandis qu'on nous apporte deux Corona bien fraîches accompagnées des traditionnelles chips et leur sauce épicée. La décoration est sympa, mais sans originalité, nous avons tout le temps de l'observer car le service est très long. A la table voisine, le jeune couple assis en est à son troisième bol de sauce épicée lorsqu'enfin on leur apporte leur plat. Une minute plus tard c'est à nous: nous avons attendu, certes, mais pas pour rien: les deux assiettes garnies sont d'une taille monstrueuse, bien présentées, elles mettent en valeur une quantité astronomique de nourriture, excellente d'ailleurs. Le serveur nous lance un « bonne appétite », en Français, bien qu'à aucun moment nous ne lui avions indiqué notre nationalité. Nous avions sérieusement faim, mais nous avons beaucoup de mal à finir nos plats et nous ne voulons pas demander de doggy bag. Pour la forme, car j'adore ça, je prends un dessert que je regrette presque car je n'en peux vraiment plus.
De retour à l'hôtel nous ne tardons pas à nous coucher, sans profiter de notre terrasse, dommage, mais demain, une fois de plus, il faut se lever tôt !
Mardi 26 juin 2012 :
4h30, c'est l'heure à laquelle l'iPhone, dévoué réveil, sonne la charge, c'est l'heure de se lever! Faut être fou pour se lever à des heures pareilles en vacances! Oui mais quand on connaît le programme de la journée, on se dit que ça le vaut bien: en effet, aujourd'hui la journée est consacrée à randonner dans Coyote Buttes South, qui plus est, guidés par un passionné de l'endroit: Steve Dodson. Nous avons rendez-vous avec lui à 6h30, heure d'Arizona, alors il ne faut pas traîner. Nous déjeunons sur notre terrasse de tartines garnies de Philadelphia achetés la veille au Wal-Mart avec un gobelet de café rempli à la machine de l'hôtel disponible 24h sur 24. D'ailleurs j'étais tout seul dans les couloirs pour aller les chercher, à cette heure-ci, il n'y a pas grand monde de réveillé, pas même le réceptionniste. Il fait très doux, et le soleil se lève sur le lac Powell faisant tout rougeoyer autour, nous avons l'impression d'être les seuls témoins de l'aube naissante, car tout autour nous n'entendons aucun bruit.
Vite, les tartines avalées il est temps de prendre la route, toujours la 89 vers le nord, c'est à Paria Outpost, le restaurant des Dodson où nous avons rendez-vous, à 40 minutes de Page, tout à côté de la petite Paria Ranger Station, là où se tenait jusqu'en 2011 le tirage au sort pour The Wave. Alors que nous tournons à gauche sur le parking, nous apercevons Steve occupé à nettoyer consciencieusement les vitres de son GMC Suburban. Les présentations faites, il nous indique que nous partirons sitôt les formalités de permis bouclées avec Susan son épouse. Elle nous attend dans le restaurant, désert, nous accueille chaleureusement, et nous explique, carte à l'appui, la géologie du lieu que nous allons explorer aujourd'hui, tout en vérifiant nos permis. Enfin elle nous donne notre pique-nique préparé par ses soins et nous souhaite une très bonne journée toujours avec un immense sourire.
Voilà, nous embarquons à présent dans le 4X4, celui-ci bondit sur la 89, nous voilà partis pour une journée mémorable...Quelques minutes plus tard, Steve calme les ardeurs de son V8 sur la House Rock Valley Road, très roulante mais limitée légalement à 30 mph. Dans la voiture l'ambiance est très sympa, nous écoutons activement notre guide nous parler de la région et des sites que nous allons visiter. Nous sommes partis depuis une bonne demi-heure et nous venons juste de laisser sur notre droite le primitive campground de Wire Pass quand soudain juste devant nous sur la piste apparaissent un jeune homme et une jeune femme faisant de grands signes avec leurs bras pour arrêter notre voiture. Steve stoppe à leur hauteur, ils se précipitent vers nous en demandant de l'eau, l'air exténués presqu'en état de choc. Nous leur donnons des bouteilles qu'ils engloutissent en quelques secondes avant de nous faire part de leur mésaventure. L'eau les requinque de suite et ils nous racontent alors qu'hier en fin d'après-midi ils se sont ensablés avec leur véhicule quelque part sur la piste sableuse de White Pocket, puis ils ont tenté cinq heures durant de dégager leur voiture avec les moyens du bord, c'est-à-dire leurs mains et deux, trois morceaux de bois trouvés alentour, enfin, devant le peu de succès de leurs tentatives, ils se sont décidés à faire le chemin à pied en sens inverse, à la nuit tombée, avec le peu d'eau qu'ils avaient et pour seule nourriture une boîte de fruits secs Planter's (nous avons la même dans la voiture). Inutile de préciser qu'ils ont essayé de composer le 911 sur leur portable, mais qu'il ne captait aucun réseau. Intérieurement je me dis que c'est un peu la folie ce qu'ils ont fait, quand on voit où se trouve White Pocket, ils ont marché toute la nuit presque sans eau, mais quoi faire d'autre? Ils n'étaient même pas sûrs de compter voir un véhicule passer aujourd'hui...
Ils nous demandent alors de les amener à la station-service la plus proche afin de trouver une dépanneuse. Problème:il faut aller jusqu'à Kanab ou Big Water de l'autre côté, ça représente au bas mot 1h30 de route. Steve les fait monter et leur indique, après s'être enquis de leur état physique, qu'on peut les remonter jusqu'à l'embranchement avec la 89 de là où ils pourront trouver une voiture ou bien composer le 911.Nous faisons alors demi-tour, et Steve donne le ton: il écrase la pédale d'accélérateur, le puissant V8 rugit et dans un patinage de pneus nous fait presque décoller alors que nous atteignons la vitesse de 60 mph, soit deux fois la vitesse autorisée, juste avant le premier virage devant lequel il pile pour remettre la gomme au point de corde, et c'est reparti, on se croirait sur un rallye, à ceci près que je n'ai rien d'un Daniel Elena, et assis à la place passager, je me contente de faire confiance au conducteur, sa maîtrise du véhicule me faisant penser que j'ai raison. La suite c'est une succession de virages passés à la limite de l'adhérence des pneus, des accélérations décoiffantes sur les parties roulantes, des pointes à 70 mph, des nuages de poussière jetés sur les deux ou trois voitures croisées, le tout secoués comme dans un shaker, pour enfin arriver seulement 15 minutes plus tard à la sortie de la piste où nous déposerons nos deux infortunés après leur avoir donné encore de l'eau et nous être assurés qu'ils vont aussi bien que possible. En retournant sur la House Rock Valley Road, je vois dans mon rétroviseur qu'ils sont déjà montés à bord d'une voiture qui les déposera à la prochaine station-service. Je le signale à Steve qui paraît rassuré mais qui me répond que cette histoire va leur coûter cher: faire venir une dépanneuse là où est bloquée leur voiture, loin sur une piste de sable profond, va leur revenir à plusieurs milliers de dollars, en effet, ça fait cher les vacances. Cette petite péripétie renforce en nous l'idée de louer les services d'un outfitter plutôt que de chercher à venir sur ces pistes difficiles avec nos belles voitures de location qui n'ont de 4X4 que le nom. Nous continuons sur la HRVR et bifurquons ensuite vers le chemin qui va nous mener à notre premier arrêt de la journée: Cottonwood Cove. En sortant de la voiture, Steve nous donne à chacun...des ombrelles!!Nous sourions, et devant son insistance, nous les prenons, il nous explique très sérieusement que nous en aurons bien besoin! On verra !
Nous commençons à marcher tous les deux derrière lui en file indienne sur un chemin sableux. A force d'être griffés aux mollets par les plantes sur les côtés, nous comprenons pourquoi Steve porte un jean alors que la chaleur se fait déjà bien sentir. Au bout d'un quart d'heure nous sommes arrivés à Cottonwood Cove, que nous commençons tout de suite à arpenter. Ici aussi la nature s'est donné du mal pour nous faire contempler ces trésors minéraux. Encore une fois, je renonce à les décrire et je laisse parler les photos.










Tout au long du chemin Steve nous fait découvrir des formations rocheuses remarquables, dont Third Wave, ainsi qu'une authentique pointe de flèche qu'il cache soigneusement, jusqu'à même des empreintes de dinosaure. Nous sommes ravis, nous allons à notre rythme, Steve sait se faire discret , il ne nous impose rien, il nous répète sans arrêt de prendre notre temps pour faire toutes les photos que l'on veut...Le soleil est toujours avec nous et le ciel a gardé sa belle couleur bleue, tout va bien...
Au retour, Steve nous sort deux chaises pliantes de pique-nique, nous nous installons sous un arbre pour déjeuner, alors qu'il discute avec un jeune outfitter de Kanab qui vient d'arriver avec ses clients.
Nous reprenons ensuite la piste pour nous rendre à White Pocket, et Steve nous révèle qu'il n'a jamais vu une telle profondeur de sable sur cette voie, dûe à l'absence de pluie depuis de longues semaines, et rendant délicat et dangereux un passage par des gens inexpérimentés. C'est alors qu'il nous explique comment conduire dans le sable :le secret c'est de ne JAMAIS s'arrêter (if you stop, you get stuck!), de bien accélérer et enfin de donner de brefs mais énergiques coups de volant alternativement à gauche et à droite, comme pour zigzaguer et ça passe! Et si ça ne passe pas, ben il faut sortir la pelle (si on en a une!) et utiliser le bois qu'on peut trouver sur le bas-côté !Tout le long de la route d'ailleurs, nous verrons des traces de désensablement, jusqu'à celui que nous attendions, la dépanneuse a dû venir chercher la voiture de nos deux malchanceux du matin, il y a des traces de manœuvre partout dont celles d'un gros véhicule.
Il faut à peine 5 minutes de marche une fois garés sur le parking, pour atteindre le site de White Pocket. Comme son nom l'indique c'est un massif de roche très blanche, parsemée ça et là d'étendues plus ou moins vaste de roche rouge. Encore un travail extraordinaire de la nature, nous ne sommes qu'à quelques miles de Cottonwood Cove, pourtant ici le paysage est très différent.



Après une heure passée à arpenter le site dans tous les sens (nous avons fini par utiliser les ombrelles de Steve tant le soleil tape fort, sans un coin d'ombre!), nous repartons par une piste différente. A bord de son 4X4 Steve conduit très cool et nous raconte sa jeunesse au Texas, puis son installation dans l'Utah, passionné de randonnée notamment dans le Grand Staircase, son métier d'outfitter, et même ses opinions politiques car il nous révèle pour qui il va voter en Novembre prochain! Nous passons un très bon moment à échanger avec lui, il est très sympa et très intéressant. Il nous donne également une foule de conseils sur les randos que nous avions prévu de faire et d'autres encore, enfin il nous recommande de parcourir la piste de Old Paria au sunset, les couleurs de la roche sont magnifiques, même si le décor de cinéma qui en constituait l'attraction a été incendié en 2006.
Et c'est ainsi que nous roulons déjà sur la 89 et quelques minutes plus tard, il nous dépose à notre véhicule à Paria Outpost. Nous avons passé une superbe journée en sa compagnie, nous tenons à le remercier chaleureusement.
Après avoir pris congé, nous tenons à visiter, à quelques minutes de là, Catstairs Canyon, petit canyon au bord de la route, où sont inscrits quelques pétroglyphes sur ses parois, ainsi qu'un empilement de vieilles voitures pratiquement sous la route, étonnant !

Enfin vient le moment de rentrer à Page, il est 17h30, et une heure plus tard, nous nous rendons à pied au Taco Bell (ça faisait longtemps!), où nous engloutissons un XXL Burrito accompagné d'un grand gobelet de coca bien frais, en profitant du free-refill offert. Oui, c'est sûr, ce n'est pas de la nourriture fine ni light, mais ça fait partie du trip, et qu'est ce que ça fait du bien après une journée comme celle-là!! Au retour à l'hôtel il fait encore 103°F(39,5°C), alors nous nous installons tranquillement sur notre terrasse, la boîte de cacahuètes à portée de main, tout en nous remémorant les lieux visités aujourd'hui, le bonheur je vous dis !
Mercredi 27 juin 2012 :
C'est aujourd'hui que nous quittons Page, et même si nous allons encore découvrir de belles choses, nous avons du mal à rassembler nos affaires pour aller au check-out, nous nous sentions tellement bien ici. Nous décollons à 10h seulement, dû à un problème de tarif de chambre à régler au lobby, ainsi que quelques courses au Wal-Mart et le plein d'essence. Nous prenons toujours la même route, la 89 North, mais cette fois, après environ 30 minutes de trajet, nous tournons à droite dans la Cottonwood Canyon Road dont nous avions pris soin de regarder à Kanab dimanche son état qui était indiqué praticable pour un véhicule tel que le nôtre. Les premiers miles sont plutôt quelconques, les alentours sont tout gris mais ça roule très bien, et une demi-heure plus tard nous rangeons notre voiture sur le côté, au départ de la rando vers Yellow Rock. Nous devons d'abord traverser un bosquet assez dense de Cottonwood, sans vraiment de repère, ni de sentier balisé, puis c'est le large lit de la rivière, heureusement à sec, pour nous retrouver enfin au pied de la fameuse pente à 100% qu'il faut gravir. Vu d'en bas, on se demande vraiment si c'est raisonnable d'essayer, d'autant que le sentier, qui paraît presque vertical, est constitué de loose rock, en gros, des éboulis instables! Qu'à cela ne tienne on est là pour ça alors on y va, et on a raison, car les apparences sont trompeuses et la progression en lacets est relativement facile, nous prenons rapidement de la hauteur. Arrivés à une sorte de col nous soufflons, un peu désappointés, car nous nous croyions au sommet, mais non, il faut encore monter un peu, mais la pente se fait maintenant moins rude. Voilà nous avons repéré les « plaques de stégosaures » (merci encore OuestUSA.fr!), qu'il nous faudra prendre en repère pour la descente, et levant les yeux vers l'horizon, Yellow Rock s'impose à nous là, tout près. Extraordinaire: alors que notre environnement faisait dans les teintes grises tout au long de la montée, voici maintenant qu'apparaît devant nous cette immense masse d'un jaune franc nuancée quand même par quelques couleurs tirant sur le blanc ou le rose! Il nous faut un petit quart d'heure pour en rejoindre les bords, et encore un autre quart d'heure pour en atteindre le sommet, ralentis par un vent très fort qui nous oblige à nous courber et à bien serrer tout ce que nous avons en main. Tout là-haut, la vue à 360° nous permet d'observer loin vers le sud les massifs des Coyote Buttes, et à l'opposé, Castle Rock, un vrai château-fort naturel. Mais l'intérêt du lieu se révèle vraiment lorsqu'on le parcourt dans tous les sens à la recherche de toutes les variations de couleurs qu'offre cet endroit insolite: ici une zébrure de mauve dans une étendue jaune, là des stries oranges parallèles, etc...C'est un vrai jeu, et ça nous plaît énormément!




Dommage que nous ne puissions pas y rester jusqu'au sunset, car une heure plus tard, nous devons entamer la descente, que nous achevons sans aucun problème, malgré nos craintes de chute dans la pente. Nous repartons vers le nord, nous arrêtant au passage à Candyland, là où le paysage se transforme et fait place à la roche rouge, puis nous nous dirigeons vers Grosvenor Arch, où un parcours est aménagé pour se rendre juste au pied de cette arche particulière, mais ce n'est pas la plus photogénique qu'il nous ait été donné de voir.


Nous savons que nous sommes presque à la fin de la piste et nous sommes en train d'estimer le temps qu'il...tiens, qu'est-ce qu'il y a devant nous en travers de la route?!De l'eau??!!Il y a un wash rempli d'eau qui traverse la piste une centaine de mètres plus loin!!ça, c'était pas prévu! En nous approchant, nous constatons effectivement, que l'eau nous barre la route et qu'il va falloir ou traverser, ou faire demi-tour et refaire tout le trajet en sens inverse plus un immense détour pour rejoindre Escalante. La piste forme une fourche sur quelques mètres à partir de cet endroit, nous allons voir et le passage paraît plus facile de ce côté. Bon, il faut tenter, ça devrait le faire! Guidé par Liliane à l'extérieur, j'engage les roues côté droit sur une petite butte de terre, j'enclenche le système AWD (plus pour me rassurer, d'ailleurs!), et j'y vais, la voiture se retrouve un instant sur trois roues du fait de la déclivité, les roues gauches entrent dans l'eau...et ça passe, facilement, ouf! L'eau était très peu profonde à cet endroit, heureusement, donc, nous voilà sur l'autre rive de ce petit wash, soulagés de ne pas avoir à faire demi-tour !
A peine remontés en voiture, notre enthousiasme se ternit d'un seul coup sur cette réflexion:s'il y a de l'eau ici qui vient de l'Est, sur la Cottonwood, alors qu'en est-il de la Hole in the Rock Road, à notre programme exclusif pour le lendemain!!Catastrophe, c'est toute notre journée qui risque de tomber...à l'eau! Et ça ne nous fait pas trop rire car la HITRR faisait partie de nos highlights avec les slots canyons de Spooky, Peekaboo, Dry Fork, Devil's Garden, Sunset Arch, Dance Hall Rock...Pire, géographiquement, c'est le point le plus au Nord-Est de notre trip, donc nous irions à Escalante pour rien! Vite, nous partons rapidement car nous voulons en avoir le cœur net, les quelques miles jusqu'à Cannonville sont un supplice et en plus lorsque nous y arrivons, le bureau des Rangers vient de fermer. Je cours vers le local et là je tombe juste sur l'employée qui repars, et qui m'accueille malgré tout avec le sourire et un « may I help you » très avenant.J e lui pose alors LA question qui nous torture depuis une demi-heure, désignant notre voiture : "Will our car be able to drive us safely on the HITRR regarding tomorrow's road conditions ? »Immédiatement son regard parle avant sa voix: j'y lis de l'empathie teintée d'une grande déception, sa réponse est tranchante, sans appel :»Oh, no, the HITRR is...miserable, very rough and with a lot of dash boards, I'm sorry » Bouh, le coup de massue! Je reste quelques instants à lui parler, puis je la remercie avant de revenir annoncer la mauvaise nouvelle à Liliane. Que faire maintenant? Après quelques instants de réflexion, nous décidons quand même de rouler vers Escalante, prendre notre chambre d'hôtel au Circle D et d'aviser une fois sur place. Le temps de faire le trajet, nous tournons et retournons la situation dans tous les sens: nous avions prévu deux nuits à Escalante pour visiter la HITRR, et vendredi nous devons être à Zion, c'est-à-dire à l'opposé! Pas question donc de pousser jusqu'à Capitol Reef voire plus loin. Une évidence s'impose alors à nous, nous allons annuler la seconde nuit au Circle D, après on verra. Nous faisons quand même une halte au Visitor Center d'Escalante, où un employé croisé sur le parking nous déconseille vivement de nous aventurer sur la piste surtout avec notre voiture de location, confirmant ainsi les dires de la dame de Cannonville: là il n'y a plus d'espoir !
A la réception de l'hôtel, le préposé accepte sans trop rechigner à nous annuler la seconde nuit sans frais, il va même jusqu'à se faire confirmer l'état de la HITRR auprès d'un outfitter local, troisième avis négatif. Commerçant accompli, il nous propose alors une excursion accompagnée par cet outfitter, que nous refusons poliment.
A peine installé dans la chambre, c'est le branle-bas de combat: nous étalons sur le lit toutes nos cartes, le netbook et l'iPhone connectés au Wifi de l'hôtel, nous recherchons frénétiquement une solution de secours, le fameux plan B! Une demi-heure plus tard, après beaucoup d'impasses et de « ça vaut pas le coup », nous avons trouvé quoi faire et le sourire revient même si le plan B n'est pas idéal: nous allons refaire la randonnée de Cathedral Wash (que j'avais adoré en 2010 et que Liliane avait eu le regret de ne pas finir)! C'est un peu fou quand même car ça fait redescendre vers le nord de l'Arizona, 200 miles et presque 5 heures de route au bas mot, mais c'est ce qu'on a trouvé de mieux. Aussitôt dit aussitôt fait, nous réservons en ligne pour le lendemain soir une chambre au Victorian Inn à Kanab, ce qui nous rapproche en plus de Zion, allons tout s'arrange (ou presque) !
Très fatigués par la tension de la fin de journée, aussi sans doute et par le rythme de notre trip, nous avalons un dîner frugal dans la chambre, fait de sandwichs à la viande et au fromage, puis nous allons nous coucher sans même aller nous balader à l'extérieur.
Jeudi 28 juin 2012 :
Nous voilà debout à 5h heure de l'Arizona, avec la route qu'on a à parcourir, c'était nécessaire! A 6h15 nous déposons la clé dans la boîte prévue à cet effet, et c'est parti, nous roulons à présent en sens inverse de la veille, à la limite voire un peu au-dessus de la vitesse réglementaire, il fait très beau, c'est déjà ça !
La route n'est pas déplaisante, nous faisons contre mauvaise fortune bon cœur, bien résolus à passer une excellente journée malgré la déception de la veille. A Kanab nous achetons notre pique-nique du midi dans le petit supermarché, nous traçons en direction de Fredonia, revoilà l'Arizona, la température monte sérieusement, enfin, après 4h30 de conduite, nous rangeons sagement notre Santa Fe au bord de la route sur le tout petit parking attenant au trailhead de Cathedral Wash, il fait 103°F(39°C), pas fâchés d'y être !

Il est 10h40, nous chargeons nos sacs à dos, traversons la route pour nous engager dans le wash, très contents et motivés, l'enthousiasme est revenu. La rando se passe à merveille, nous prenons beaucoup de plaisir à monter et descendre les parois pour trouver notre chemin (gardant à l'esprit la mésaventure de Jacqueline et ses enfants, faisant face à un flash flood l'an dernier), et 1h30 plus tard c'est le Colorado et sa fraîcheur bienvenue qui s'offre à nous. Ravis, nous commençons à assembler nos sandwichs les pieds dans l'eau, puis nous mangeons tranquillement tandis que deux immenses rafts passent devant nous dont les occupants nous saluent tous, nous leur rendons, bien sûr, la pareille !


Nous restons là, au bord de l'eau, seuls, nous n'avons pas trop envie de partir. Enfin, il le faut bien, et nous quittons la fraîcheur relative du fleuve pour remonter dans le wash. Le retour est bien plus difficile que l'aller, nous avons un peu de mal, heureusement qu'il y a l'ombre des parois du canyon pour nous faciliter la marche, c'est ainsi qu'à 14h30 nous rejoignons notre voiture, après avoir croisé seulement deux personnes, nous sommes en nage, normal, le thermomètre de notre SUV nous indique 111°F(44°C) après avoir roulé un peu !

Nous avions convenu de repasser par Page pour pouvoir emprunter plus loin la route de Old Paria, et, bien que ce soit la quatrième année où nous séjournions dans la ville, nous n'avons encore jamais rendu visite au Visitor Center du barrage! Aussitôt dit aussitôt fait, après un petit arrêt au Wal-Mart, nous nous rendons au Glen Canyon Dam Visitor Center, où nous prenons connaissance de l'histoire de la construction du barrage, exposition intéressante, au moins autant que la vue est impressionnante sur le barrage lui-même à travers une immense baie vitrée.
Le soleil commence à décliner au moment où nous démarrons sur la 89, une fois de plus. Il nous faut quand même presqu'une heure pour rejoindre l'embranchement de la piste de Old Paria. Nous avons prévu d'y faire un aller-retour, même si les décors de cinéma ne sont plus là. La piste est très roulante, et assez vite elle se met à grimper, c'est alors que le décor se révèle en une incroyable palette de couleurs mises en valeur par la lumière rasante du soleil.




Plus loin, nous sommes surpris de voir au bord de la piste, un petit cimetière de pionniers dont les stèles indiquent que ces gens vivaient ici à la fin du XIXème siècle, un écriteau leur rend d'ailleurs hommage, rappelant au passage l'extrême difficulté pour une communauté à s'installer dans une nature aride et hostile : »They had a hard life but they were harder people », respect...

La fin de la piste ne nous apporte pas grand-chose de plus, à présent c'est du sable sur lequel nous roulons, et nous n'insistons pas car ce n'est pas le moment de rester « stuck » dans un endroit si isolé, nous faisons demi-tour pour repasser devant les splendides collines, éclairées encore différemment maintenant.
Il ne nous reste plus qu'à tracer jusqu'à Kanab, car il ne faut pas oublier que nous allons y perdre 1h de par le décalage horaire existant entre les deux états voisins. C'est donc à 20h15 environ que nous nous présentons au check-in au Victorian Inn, poussiéreux au possible, sales à force de randonner dans la roche rouge, nous avons vraiment l'impression de faire tâche au milieu des boiseries impeccablement entretenues, foulant les tapis moelleux avec nos chaussures de randonnées. Nous sommes accueillis comme d'habitude avec le sourire et un sens du service qui laisse rêveur. Comme son nom l'indique, le Victorian est décoré dans l'esprit victorien, très élégamment dans ce style si particulier qui nous fait sourire et en même temps, forcer l'admiration des propriétaires qui présentent un hôtel extrêmement bien tenu et d'un rapport qualité-prix imbattable.

Devant une petite bière bien fraîche que nous avons eu beaucoup de mal à trouver (nous sommes chez les Mormons ne l'oublions pas!), nous avons disposé quelques fruits secs pour prendre l'apéro tranquillement dans la chambre en faisant le bilan de cette journée bien mal engagée hier soir, et qui, au final nous a enchantés, malgré les 200 miles de ce matin. Nous prenons plaisir à déguster ensuite nos bonnes salades du Wal-Mart, avant d'aller nous coucher, fourbus, car demain il y a encore du pain sur la planche avec une rando extraordinaire au programme.
Vendredi 29 juin 2012 :
Levés à 6h30, nous nous dirigeons rapidement vers la salle, somptueuse, où est servi le petit-déjeuner, très copieux: au menu, omelettes maison, pains, viennoiseries, toutes sortes de confitures, waffles, yaourts, ...excellent pour démarrer la journée. Nous osons à peine nous asseoir tant la table et les meubles alentours paraissent briqués, la moindre poussière chassée impitoyablement. Nous déjeunons tranquillement sous l'oeil bienfaiteur de la propriétaire de l'hôtel qui met un point d'honneur à remplir à nouveau rapidement chaque plat dans lesquels les clients se servent allègrement. Enfin à 8h, un rapide check out et nous sautons en voiture, direction Zion National Park. A quelques miles au nord de Kanab, nous ralentissons prudemment à l'approche du carrefour de Mount Carmel Junction, car hier, le shériff veillait dans sa voiture au bord de la route. Tiens, il est toujours là d'ailleurs... C'est bizarre sa voiture est toute poussiéreuse, il n'a quand même pas passé la nuit sur place...A moins que... Mais oui, c'est ça, au moment où nous passons devant lui, nous scrutons minutieusement l'intérieur de la voiture et nous remarquons alors assis derrière le volant...un mannequin!! Oui, un mannequin habillé de l'uniforme du shériff, avec le chapeau et tout et tout! C'est pour ça qu'il n'a même pas ouvert ses vitres, il n'a pas besoin, un mannequin se moque de la chaleur! Bien joué! ça nous fait bien rire pendant plusieurs miles !
Très vite nous atteignons le panneau puis un peu plus loin, la guérite des Rangers qui indiquent notre entrée dans le parc de Zion. La suite de la route est toujours aussi belle: celle-ci se colore d'abord en un joli bordeaux, comme pour faire honneur à la roche rouge du parc, démarre à Checkboard Mesa, tourne et vire, hésite, contourne un relief, plonge franchement dans des tunnels, enfin elle trouve son rythme et nous amène en lacets, au fil des miles, tout au fond du canyon, où, telle une rivière, elle s'assagit pour nous faire doucement entrer sur les grandes aires de stationnement autour du Visitor Center à l'entrée de Springdale. Nous nous garons alors sans difficulté, et, après avoir chargé les sacs à dos, vérifié la check-list, nous marchons d'un pas décidé vers l'arrêt de la navette, véhicule obligatoire pour se rendre dans Zion Canyon. La route suit la Virgin River, enfin, à l'arrêt indiqué « The Grotto », nous descendons. Oui, car c'est ici le départ de la plus fameuse rando de Zion, celle pour laquelle nous sommes ici cette année: Angel's Landing. D'ailleurs on l'aperçoit tout là-haut, cette « piste de l'ange », on aurait pu l'appeler aussi le nid d'aigle, la fin de cet étroit éperon rocheux aux parois verticales bordé des deux côtés par un abîme de 500 mètres. Allez c'est parti, nous réenfilons nos sacs à dos et nous traversons la rivière à grandes enjambées sur le petit pont de bois. Un panneau avertisseur nous arrête : »Your safety is your responsability ».S'ensuit un texte indiquant les risques de chute non négligeables de cette rando, rappelant que six personnes sont décédées ici depuis 2004. C'est aussi ce que nous apprécions dans ce pays:chacun est libre de ses choix, dans une certaine mesure, il ne faut pas être naïf, et doit les assumer jusqu'au bout en connaissance de cause.

Nous laissons derrière nous le panneau, c'est peu après que le chemin commence à grimper, avec toutefois, un très bon revêtement et une largeur confortable. Nous sommes partis à 9h45, c'est-à-dire pas vraiment tôt, c'est pourquoi nous croisons déjà pas mal de gens qui redescendent du sommet. Il fait déjà chaud et nous apprécions de voir le chemin coller à la paroi du canyon pour nous offrir un peu d'ombre. Nous avons un bon rythme, nous sommes seulement dépassés par un couple de sportifs qui marchent comme s'ils avaient un record à faire tomber! Une demi-heure plus tard le sentier redevient horizontal et s'engage dans une faille perpendiculaire à Zion Canyon: c'est Refrigerator Canyon, le bien-nommé. Il y fait frais, nous sommes complètement à l'ombre et la marche y est vraiment aisée, ce qui constitue un bon intermède avant d'attaquer les « switchbacks » qui nous attendent un peu plus loin. Les lacets arrivent sans prévenir, il faut y aller mais ils sont plus impressionnants que difficiles, c'est ainsi qu'un peu plus d'une heure plus tard nous atteignons Scout Outlook, un confortable point de vue sur le canyon et sur la fameuse crête qui mène au top d''Angel's Landing.


Il y a beaucoup de monde ici, la plupart font une pause avant ou après la dernière partie de la rando, certains descendent du West Rim Trail. Nous en sommes à admirer la vue, magnifique, sur le canyon lorsqu'un groupe d'ados fait halte à côté de nous. Immédiatement, deux jeunes s'en détachent et se mettent à poursuivre d'innocents chipmunks occupés à chercher des restes de pique-nique. N'en ayant sans doute pas assez, l'un deux brandit soudain une pierre et la jette vers le petit rongeur immobile au moment où nous crions : »Nooooooo !! ». Trop tard: le caillou le frappe de côté, il est couché et ne bouge plus. Nous protestons vigoureusement, attirant l'attention de tous les gens présents. Quelqu'un crie : »Why ? »Les sportifs qui nous ont dépassés plus bas ont aussi vu le geste, la dame se met à incendier copieusement le gamin qui ne sait plus quelle attitude adopter devant une réaction violente qu'il n'avait pas prévu. Un jeune homme s'en mêle si bien que nous sommes quatre à essayer de lui faire comprendre sans aucune diplomatie que son geste était celui d'un parfait abruti. Pendant ce temps le compagnon de la dame saisit le chipmunk et lui verse de l'eau sur le corps, celui-ci se met alors à bouger, il n'est peut-être que sonné, car une fois par terre, il se déplace lentement. L'ado a maintenant la mine déconfite et l'air complètement crétin de quelqu'un d'irresponsable, qui commence à prendre conscience de son geste idiot, tandis que son copain tente de donner le change en ricanant discrètement, veillant quand même à ne pas rester près de l'auteur du coup des fois que ça lui rapporte une volée de bois vert. Nous sommes furieux et notre colère ne s'apaise pas: je cherche un responsable parmi le groupe et je n'en trouve pas, je pensais en avertir le Ranger plus loin, j'espérais qu'il les ferait redescendre dans la vallée sans aller jusqu'au bout de la rando, ça leur ferait une bonne leçon. Peine perdue, le groupe est maintenant complètement dispersé et le Ranger très sollicité, dommage! Venir se ballader dans un endroit si beau, en pleine nature, et la première chose qu'il fait c'est de tenter de tuer un petit animal qui ne lui a fait aucun mal.Grrrr! Nous retrouvons notre calme, l'endroit est si propice à la contemplation, en nous disant qu'il a peut-être compris la leçon, du reste.

Il est maintenant temps pour moi d'entamer la dernière partie de la rando, la plus impressionnante sur la fameuse crête, Liliane ayant décidé de m'attendre ici à Scout Outlook. Allez, c'est parti, mes premiers pas se posent sur du slickrock et très vite je me retrouve à m'aider des chaînes placées sur le côté pour aider les marcheurs et leur offrir une certaine sécurité. Pour l'instant ça se passe bien, je veille à ne pas trop regarder l'abîme à ma droite. Au fur et à mesure de ma progression le sentier se fait plus abrupt, il faut grimper rocher après rocher, utiliser les chaînes, attraper les branches des rares arbres établis dans la roche sans oublier de laisser passer les gens qui redescendent, toujours avec le vide à proximité, qui guette le moindre faux pas. Un quart d'heure après le départ, toute appréhension m'a quitté, je prends énormément de plaisir à progresser sur la sente étroite, le parcours n'est pas uniforme il alterne entre raidillons et petites aires planes où l'on profite d'une vue fantastique sur Zion Canyon, je me régale! Un peu plus tard, le chemin se stabilise et continue à plat, cette fois avec le vide de chaque côté. Devant moi un jeune randonneur marche à quatre pattes, l'air peu rassuré. Au moment de le dépasser mon pied dérape de quelques centimètres, cela suffit à mon prédécesseur pour se retourner nerveusement croyant que son suiveur avait chuté! Je laisse maintenant sur ma droite un monticule rocheux qui me fait penser à un chorten tibétain, et devant moi, tout le monde est arrêté, je comprends vite pourquoi: c'est la fin de la rando, l'ultime plateforme, c'est Angel's Landing, on ne peut pas aller plus loin et j'y suis, whaoouuhhh ! La vue sur le Canyon est vertigineuse, comme promis, une petite brise bien agréable nous rafraîchit relativement, nous sommes une quinzaine de randonneurs maintenant en train de profiter de l'instant...

Quelques minutes plus tard, après une bonne séance photo, nous sommes quelques-uns à reprendre le chemin du retour en même temps. Grisé par la montée, je décide de descendre à un rythme assez soutenu et très vite je laisse derrière moi mes corandonneurs qui cheminent plus lentement. C'est ainsi que, camescope dans la main droite (oui, la GoPro aurait été idéale!), ma main gauche pour attraper les chaînes et les aspérités de la roche, j'accélère l'allure, je bondis d'un rocher à l'autre, non sans m'arrêter quand même pour laisser passer les gens qui montent, parfois fébrilement, les encourager, ou pour admirer la vue lorsque c'est possible. Certainement plus confiant qu'à l'aller, je n'éprouve aucune difficulté lors de la descente, je me permets de tutoyer le vide en regardant en bas.


Une demi-heure après avoir quitté le sommet, je rejoins Liliane qui est restée m'attendre à Scout Outlook, enchanté par cette superbe randonnée.
A présent, pour nous c'est l'heure du pique-nique, nous nous installons tranquillement près d'un groupe de lycéens sur un grand rocher à l'ombre pour une pause bienvenue, car le soleil de l'Utah tape toujours fort en ce tout début d'après-midi. Nous apprécions d'autant la fraîcheur de nos salades achetées à Kanab, restées à l'abri du sac isotherme et dégustées avec un grand plaisir, tout en échangeant sur le parcours que je viens de faire: je ne suis pas sûr de savoir ce qu'est le bonheur mais je pense que ça doit ressembler un peu à ça !

Le repas terminé, nous entamons la descente, et, au sortir de Refrigerator Canyon nous retrouvons le soleil qui, maintenant, darde férocement ses rayons sur le versant que nous nous apprêtons à descendre, alors que ce matin il était parfaitement à l'ombre ce qui nous a permis de grimper sans trop de diffficulté. D'ailleurs les visages souffrants des randonneurs qui montent en disent long sur la chaleur éprouvante de cet après-midi, pas de doute, Angel's Landing est une rando à faire à la fraîche! Nous n'avons pas ce problème, nous descendons facilement, et après avoir franchi le petit pont sur la Virgin River, nous retrouvons de l'ombre à l'arrêt de bus The Grotto. Il n'y a plus qu'à attendre la navette dans laquelle nous nous engouffrons. Pendant le temps de trajet jusqu'au parking du visitor center, je me remémore cette rando: dans mon esprit, après tout ce que j'en avais lu, je m'imaginais quelque chose de vraiment vertigineux, à la limite de l'escalade(que je ne pratique pas!) tel la scène dans le film Avatar de Cameron, lorsque le personnage principal pars à la recherche de sa monture ailée sur une crête aiguisée comme une lame de rasoir bordée des deux côtés par un vide abyssal: il n'en est rien, la ballade n'est pas, certes à la portée de tout le monde, mais elle se fait bien il suffit d'être prudent, ne pas se laisser impressionner et l'on y arrive sans problème et avec quel plaisir, c'est simple, je l'ai A-DO-REE !!
Après un bref passage au visitor center bondé, nous montons en voiture et, juste après la sortie du parc, nous marquons un petit arrêt à Springdale j'ai envie en effet d'acheter un tee-shirt avec l'inscription : »I hiked Angel's Landing ».
La température est maintenant de 101°F(38°C) lorsque nous quittons Springdale pour rejoindre l'Interstate 15 South qui déroule son ruban asphalté brûlant en direction de Las Vegas. Nous connaissons bien cette route pour l'avoir déjà empruntée plusieurs fois mais nous ne l'apprécions guère: elle est monotone, viroleuse par moments et elle traverse des paysages d'une aridité qui les rend si inhospitaliers qu'ils pourraient, par comparaison, faire passer la planète Mars pour une oasis de fraîcheur remplie de vie !
Au droit de Mesquite, peu après le panneau indiquant notre entrée dans le Nevada, nous apercevons les premiers hotels-casinos, immenses, qui donnent un petit avant-goût de ce qui nous attend demain dans la capitale de l'état. Pour le moment nous filons à 75mph vers le sud, et assez vite nous quittons l'Interstate pour nous engager sur la route qui mène à la petite ville d'Overton où nous nous garons à 16h30 sur le parking de notre hôtel, le North Shore Inn. Si à Springdale il faisait très chaud, ici c'est la fournaise qui nous accueille dès que nous sortons de notre voiture climatisée: il fait 110°F(43°C), le vent torride du désert nous dessèche instantanément tandis que les rayons du soleil nous brûlent sans pitié. Ouf, le check-in nous permet de nous sentir mieux bien aidé en cela par l'accueil très sympathique et chaleureux des propriétaires de l'hôtel. Le plus incroyable c'est que nous n'en avons pas encore assez: à peine les bagages posés dans la chambre, nous repartons en direction d'un state park dont nous n'avions pas approfondi la visite il y a deux ans: Valley of Fire. Il nous faut rouler environ une demi-heure de plus pour atteindre le poste de self-payment qui marque l'entrée du parc. Il est 17h et déjà le soleil descend sur l'horizon, c'est parfait car c'est pour les superbes couleurs chaudes de la fin d'après-midi que nous sommes ici. Nous nous dirigeons vers le fond du parc, en direction de White Domes dans un large virage nous nous arrêtons près d'un camping car, au départ de la petite marche vers Fire Wave. J'avais prévu d'utiliser le GPS, mais le chemin est maintenant balisé, il y a même un panneau indicateur, et c'est sans difficulté que nous arrivons à la dite vague, après avoir toutefois zigzagué parmi les nombreux juniperus. Bien sûr, cette Fire Wave n'égale pas en beauté ni en taille son homologue des Vermillion Cliffs en Utah, mais elle est quand même très photogénique.

La route n'est qu'à quelques mètres, nous la rejoignons ensuite pour la suivre jusqu'au parking. Alors que le soleil est bas sur l'horizon, les couleurs du paysage ont franchement glissé vers le rouge, nous nous régalons à regarder tout autour tandis que nous nous dirigeons vers la sortie du parc en direction d'Overton.

Il est environ 20h30, nous faisons un saut chez Lynn's, le supermarché de la ville, pas de problème, il est ouvert jusqu'à 23h!Arrivés au North Shore Inn, nous dînons très vite dans la chambre car nous n'avons qu'une envie: sauter dans la petite piscine de l'hôtel! Aussitôt dit aussitôt fait, quelle joie de se baigner la nuit tombée alors que la température de l'air affiche encore 90°F(32°C)
Samedi 30 juin 2012 :
Levés à7h30, nous rencontrons par hasard au petit-déjeuner des Français qui accompagnent un ultra marathonien, Olivier, qui est en train d'établir un véritable exploit à nos yeux: rallier New-York depuis Los Angeles en 3 mois...en courant !!Il est malheureusement blessé et doit se reposer quelques jours avant de reprendre son périple. Nous passons du temps à discuter avec eux, ils sont très sympathiques, et c'est un peu tard que nous prenons la route toujours vers Valley of Fire où nous attend une courte randonnée: White Domes.
Il est 10h30 et il fait déjà 94°F(34°C), nous nous engageons sur le sentier sans la moindre parcelle d'ombre. Heureusement nous cheminons facilement, il n'y a pas de dénivellé, nous traversons vite un ancien décor de cinéma avant de retrouver un peu de fraîcheur dans un petit slot canyon court mais intéressant. La rando n'offre pas de vues spectaculaires, mais plutôt un large éventail de roches aux formes et aux couleurs diverses, avec un remarquable mauve que nous n'avons pas vu ailleurs. En 40 minutes nous avons effectué la boucle sans difficulté et, une fois remontés en voiture, nous décidons d'arpenter le chemin de Rainbow Vista dont l'intérêt est de marcher au beau milieu de la végétation typique du désert de Mojave.



Il est presque midi lorsque nous disons au revoir à Valley of Fire car il est temps pour nous de prendre la route de Las Vegas où nous devons déjà rendre notre voiture de location à l’agence Alamo de l’aéroport Mc Carran. Une heure et demie plus tard, Sin City se profile à la sortie d’une grande courbe de l’Interstate 15, juste après le panneau indiquant une entrée de Nellis Air Force Base. La ville est écrasée par la chaleur, on y distingue seulement, serrés les uns contre les autres, les célèbres hôtels-casinos qui bordent le Strip, et parmi eux quoiqu’un peu à l’écart, la haute silhouette caractéristique du Stratosphere qui permet d’identifier la ville à coup sûr. Encore quelques minutes et le flot de voitures se densifie à l’approche du centre-ville, nous empruntons la sortie vers Flamingo Road pour nous retrouver à l’arrêt complet au niveau de l’imposant Caesar’s Palace, immobilisés par les feux tricolores du carrefour entre Bill’s Gamblin et le Ballys. Nous sommes bloqués, ça nous laisse au moins le temps de prendre la (dé)mesure, une fois de plus, du gigantisme du Caesar’s qui m’étonne toujours. Enfin, nous repartons, juste le temps de parcourir quelques centaines de mètres et nous nous garons sur le parking du La Quinta Inn North Airport, notre hôtel. Nous patientons pour le check-in (il est seulement 14h00) avant de repartir vers Mc Carran, où, comme d’habitude, nous rendons notre Santa Fe en moins d’une minute, rien à signaler. De retour à l’hôtel c’est l’heure de préparer les bagages pour le départ du lendemain matin puis nous prenons le chemin du Strip, à pied cette fois, nous avons envie de découvrir les deux plus récents casinos de Vegas : l’Aria et le Cosmopolitan.

Nous ne sommes pas déçus, leurs parties communes sont très belles, très « aériennes » avec une évidente inspiration asiatique pour l’Aria, dont la statue de Bouddha à l’entrée exhibe avec une certaine fierté les offrandes en billets verts déposées sur son ventre par des joueurs soucieux d’attirer ses bonnes grâces. Nous prenons plaisir à flâner dans ces immenses palais dédiés au jeu, où à chaque couloir nous sommes surpris de ce que nous y voyons.





Après avoir pris tout notre temps, nous décidons de parcourir le centre commercial Miracle Mile Shop du Planet Hollywood, juste de l’autre côté de Las Vegas Boulevard, 170 boutiques en tous genres, principalement les marques de prêt-à-porter à la mode. Quelques achats de dernière minute et nous ne résistons pas à l’envie d’aller avaler un excellent sandwich chaud chez Earl of Sandwich, un restaurant spécialiste du sandwich chaud et préparé à la demande par une armée d’équipiers. Le détail amusant : à la commande on nous donne un buzzer, sorte de boitier de la taille d’un CD, on s’installe à une table, puis il ne reste plus qu’à attendre le signal indiquant qu’il faut aller chercher la commande au comptoir, le buzzer se met alors à vibrer dans tous les sens avec force lumières vives, il est impossible de l’ignorer. Nous dégustons un délicieux et copieux Full Montagu, alors que le Rock Bar d’à côté inonde la galerie d’un « Smells like teen Spirit » puissant et rageur qui fait se déchaîner les jeunes touristes asiatiques à côté de nous qui ne sont visiblement pas là pour s’ennuyer. Encore quelques boutiques au Miracle Mile et nous empruntons la sortie nord pour nous retrouver sur le Strip, accompagnés par la musique du Cabo Wabo Cantina qui crache un « Hell’s Bells » déchaîné à tous les passants.



D’ailleurs c’est samedi soir, le boulevard est noir de monde, il est difficile de se frayer un passage, ça en est même assez pénible. nous traversons la route pour nous retrouver devant le Bellagio, car nous avons envie de revoir les fontaines en action. Pour le moment ce sont des évangélistes qui font le spectacle, haranguant la foule à coup de mégaphone, avec un discours plus que moralisateur, qui contraste fortement avec les deux jeunes filles en tenue légère façon Playboy qui se font photographier en compagnie des touristes et qui semblent n’accorder aucune importance aux prêcheurs qui pourtant, se donnent du mal pour se faire entendre et distribuer leurs prospectus à l’effigie de billets de 100 $, remplis de leur prosélytisme.

Nous prenons place devant le lac artificiel, il fait encore très chaud, probablement 95°F(35°C), bien que la nuit soit presque tombée, et tout de suite, la musique d’Ennio Morricone s’élève et couvre les vociférations amplifiées des évangélistes, tandis qu’à la même seconde les fontaines commencent leurs jeux d’eau : c’est un peu surfait mais c’est très beau !

Nous sommes un peu fatigués, ça fait deux semaines que nous vivons à un rythme soutenu, dans la chaleur, et là ce soir à Vegas, il y a vraiment trop de monde, nous décidons alors de prendre le chemin de notre hôtel à pied via Flamingo Road, soit 30 minutes de marche, rien que ça. Un petit arrêt au Starbucks, c’est le dernier cette année, et nous rentrons nous coucher, c’est aussi notre dernière nuit sur le sol américain.
Dimanche 1er Juillet 2012 :
Le réveil est déjà moins enthousiaste, car le retour est pour aujourd’hui. Après le copieux breakfast du Quinta Inn, la navette de l’hôtel nous prend en charge, direction l’aéroport Mc Carran, non sans avoir déposé un couple de touristes au parking du Harrah’s, ce qui nous permet de repasser sur le Strip. Il n’y a pas grand-monde en ce dimanche au terminal 1, nous nous enregistrons sans encombre sur le vol Southwest de 11 h pour Los Angeles. Les bandits manchots sont partout, jusque dans la salle d’embarquement pour les gens qui veulent miser un dernier dollar avant de quitter Sin City...Le Boeing 737 prend son envol, salué par les silhouettes du Mandalay Bay et du Louxor qui semblent nous demander : « reviendrez-vous ? »
Le vol se poursuit au-dessus de la fournaise du désert de Mojave et une petite heure plus tard nous commençons à apercevoir les premiers quartiers constituant cette gigantesque mosaïque de banlieues semblables les unes aux autres qui forment la ville de L.A, une autre ville mal-aimée et pourtant attachante. Survolant cette mer d’habitations où presque rien n’accroche le regard, exceptées peut-être les collines dénudées à l’Est et au Nord, il me vient à l’esprit, comme à chaque fois, la mélodie et les paroles d’Under the bridge, une célèbre chanson des Red Hot Chili Pepper: I drive through her streets ‘cause she’s my companion, I walk through her hills ‘cause she knows who I am... under the bridge downtown I gave my life away...
Nous atterrissons quelques minutes plus tard au LAX, aéroport plutôt vieillissant, puis nous rejoignons à pied, sans nous presser le terminal international Tom Bradley où nous attend l’A380 d’Air France qui va nous ramener au pays, ça sent la fin...Après un embarquement laborieux (la salle d’embarquement est trop petite pour l’appareil), un long vol confortable, c’est l’arrivée à CDG puis comme à chaque fois, l’horrible attente du vol vers Brest dans le triste terminal 2G. Tiens, il fait à peu près beau, nous décidons alors de faire une petite sieste sur les pelouses, ça fera passer le temps...à tel point que nous devons nous presser pour attraper notre vol pour un retour en douceur en Bretagne où la météo est à peu près la même qu’à Paris et Los Angeles, c’est déjà ça !!
Au moment de clôturer ce carnet le Southwest nous manque encore, mais en septembre 2013, après des choix difficiles, ce sera pour nous une petite escapade en Italie pour visiter Rome et la côte Amalfitaine, mais en 2014...back to USA ??! (c’est presque fait, virus quand tu nous tiens !!)
A la suite de notre quatrième séjour aux USA en juin 2012, nous avons enfin fini le carnet de voyage correspondant, commencé quand même, il faut le dire, le 4 août 2012!!😊
C'est l'occasion pour nous de remercier chaleureusement tous les membres du forum qui rendent si vivante la section Amérique du Nord, particulièrement dynamique!
N'ayant pas vraiment le temps de participer aux nombreuses discussions (et à mon grand regret!), je suis très content de publier ce carnet qui je l'espère, sera une source de plaisir et d'informations utiles à tous les voyageurs et les passionnés des US!!
Encore merci à tous et enjoy!!🙂😉
Dimanche 17 juin 2012, 3h00:
La désagréable et cent mille fois entendue sonnerie du radio réveil nous extirpe du sommeil...Première question: pourquoi un dimanche ?...à moins que...mais bien sûr!!une fraction de seconde plus tard nous sommes debout et du bon pied: c'est aujourd'hui que nous partons pour notre quatrième séjour aux Etats-Unis! L'excitation prend définitivement le pas sur le manque de sommeil dû à la courte nuit. Un rapide petit déjeuner, nous embarquons nos bagages et nous passons prendre notre ami Bernard (encore une fois de corvée!) qui va se charger de ramener notre voiture après nous avoir déposés à l'aéroport de Brest. Après avoir vérifié que nous sommes bien en possession de tous nos papiers (ESTA, passeport, …), nous prenons congé de notre ami pour rejoindre notre salle d'embarquement pour un court vol vers Paris Charles De Gaulle, comme d'habitude.
J'aime ces levers matinaux riches de promesses de découvertes de lieux imaginés, étudiés, et maintenant concrétisés. La pluie qui fouette le hublot de l'A319 sera la dernière vision de la Bretagne que nous quittons à présent après un virage sur l'aile, direction plein Est. L'arrivée à CDG se fait sans encombre, toujours à notre grand étonnement, au sortir de la navette qui nous conduit au terminal 2E, une employée nous ouvre une petite porte et nous voici à l'intérieur du 2E sans avoir subi aucun contrôle depuis Brest !Bon, on ne va pas se plaindre non plus car ces contrôles sont plutôt pénibles. A présent nous entamons une longue attente, car il est seulement 9h et nous décollons pour New York à 14h30, et oui, car nous avons choisi l'A380, on ne peut pas tout avoir !
Enfin nous faisons valider nos cartes à la préposée à l'embarquement, puis nous nous dirigeons vers la passerelle qui conduit au pont supérieur vers nos sièges. Pas de surprise sinon que le volume de la cabine semble plus important que sur un B747.
Nous sommes bien installés lorsque l'avion commence à rouler sur le tarmac, nous le suivons d'ailleurs grâce à la caméra installée sur la dérive. C'est accompagné d'un ronronnement discret provenant des quatre puissants réacteurs que l'appareil se cabre et quitte le sol de l'Ile de France. Nous apprécions maintenant le confort à bord, l'offre de divertissement sur notre écran individuel est pléthorique, je me surprends à regretter les 9h de trajet, me disant que je n'aurai pas le temps de regarder les films que j'avais prévu, tant pis, ce sera pour le retour.
Après un vol agréable, nous approchons de JFK, comme au départ nous suivons en direct l'atterrissage sur notre écran, mais dommage, l'aéroport est éloigné de Manhattan, il n'y a absolument rien d'intéressant à regarder, c'est tout juste si nous devinons la haute silhouette de l'Empire State Building, là-bas vers l'Ouest, dissimulée par la mauvaise lumière de l'après midi. Premier contact avec l'Amérique, la longue file d'attente à l'immigration et le passage obligé devant l'officier, toujours sérieux et solennel, détenant à lui seul le pouvoir de nous accepter ou pas sur le sol de sa patrie .Pour nous c'est sans encombre, et c'est avec le pas léger et rapide que nous nous dirigeons vers le carrousel où nous récupérons nos bagages avec un petit soulagement au vu des soucis de l'an passé à Denver. Bon voilà, maintenant à nous de jouer, c'est ici que commence véritablement notre trip 2012 !!
Il n'y a pas grand monde à JFK en ce dimanche après-midi, nous trouvons tout de suite l'Air Train qui nous conduit à la station de métro de Sutphin Blvd. Là nous mettons un petit moment avant de repérer le guichet d'achat de notre Metrocard trois étages plus bas, au niveau du quai du métro. La dame dans la cabine est plutôt débordée, elle a un débit de parole à la minute impressionnant, et je ne comprends absolument rien à ce qu'elle me répond lorsque je lui demande comment faire pour accéder au quai avec nos bagages sans passer par le tourniquet. Au même instant arrivent un colosse tatoué poussant son vélo et une jeune femme avec une poussette, qui demandent la même chose que nous, l'ouverture de la large porte donnant sur le quai. La dame au guichet commence à s'énerver, parle encore plus vite et nous indique avec force gestes qu'il faut d'abord passer le tourniquet avec sa carte puis ouvrir la porte une fois arrivé derrière, ce que personne ne conçoit car il faut laisser ses « affaires » sans surveillance quelques instants. N'y tenant plus, les longues heures d'avion et de transfert n'y étant sans doute pas étranger, je franchis le tourniquet avec ma metrocard flambant neuve, j'ouvre la porte à la volée, une alarme se déclenche...et les personnes bloquées s'engouffrent dans le passage, nous empoignons rapidement nos bagages et marchons d'un pas vif vers le quai alors que nous apercevons la préposée au guichet sortir de sa cabine comme une furie, elle fait des bonds et des grands gestes vers nous, trop tard nous sommes déjà loin et d'autres voyageurs se présentent au guichet !
Nous descendons à Queens Plaza, il nous reste 15 mn à pied pour atteindre notre hôtel au cœur du Queens, en chemin plusieurs personnes nous proposent leur aide au cas où nous serions égarés, pas de doute nous sommes bien aux Etats-Unis! A l'hôtel nous passons rapidement au check-in, petite déception, nous avions demandé une chambre City View et c'est une chambre ordinaire que nous découvrons, avec un jaccuzzi certes, mais ça ne remplace pas la vue sur Manhattan! Nous sommes tellement fatigués que nous nous couchons de suite sans même avaler quoique ce soit, et sitôt allongés, nous tombons dans un profond sommeil !
Lundi 18 juin 2012:
Le jet lag fait son travail, nous voilà debout à 5h30, et très bien réveillés, ça tombe bien, le programme de la journée est assez chargé! Un rapide petit déjeuner à l'hôtel pour éviter de perdre du temps, et nous voilà partis pour notre premier jour de découverte de la Grosse Pomme. Encore 10 mn de marche sur Crescent Street et voici Queensboro Station, petite station aérienne, où nous empruntons la ligne Q puis la ligne R jusqu'à Court Street, car, oui, nous avons choisi, pour notre premier contact avec Manhattan, une vue célèbre, emblématique et reconnaissable entre toutes, la Skyline depuis Brooklyn Heights Promenade. Nous sortons à l'air libre 40 mn plus tard, le temps est très agréable, beau sans être chaud, nous prenons plaisir à humer l'atmosphère de Brooklyn. Nous descendons Remsen Street et enfin, la vue s'élargit sur l'East River, les grattes-ciels qui font la fierté de la ville sont là, devant nous, tout au bord de l'eau, premier grand moment de ce trip.Quelques instants de contemplation, nous suivons à présent la rambarde, sans quitter des yeux l'autre rive, l'endroit est calme, des bancs sont disposés ça et là pour accueillir les promeneurs et joggeurs matinaux. Maintenant nous dépassons le fameux pont de Brooklyn pour atteindre le petit parc en contrebas qui va nous permettre de prendre LA photo de la Skyline avec le Brooklyn Bridge au premier plan, superbe et mythique, on y est vraiment !


A présent, petite remontée de la rue jusqu'à un escalier discret qui nous mène sur le pont, où nous commençons à marcher d'un bon pas en direction de Manhattan. Il y a là des joggers, des travailleurs à vélo, et des touristes comme nous, qui passent leur temps à multiplier les prises de vues sans dissimuler leur joie d'arpenter ce légendaire ouvrage d'art.Côté Manhattan, nous apercevons à droite le City Hall et à gauche l'original et photogénique Beekman Building. Nous avons décidé de visiter la pointe sud de l'île le lendemain, c'est pourquoi nous reprenons le métro à la station City Hall, en faisant attention à bien choisir l'escalier vers « uptown ».13 mn en broadway local et c'est à Times Square où nous mettons le pied sur un quai bondé, comme un lundi matin à l'heure de l'ouverture des bureaux, en fait! Nous nous frayons un chemin vers la sortie, le dédale de couloirs et l'agitation me font immédiatement penser à la station parisienne de Châtelet aux heures de pointe! Enfin l'air libre, il y a toujours autant de monde, nous levons la tête et notre regard est accroché, presque hypnotisé par les écrans publicitaires immenses apposés sur les façades de tous les immeubles de part et d'autre de la rue, bienvenue à Times Square, le cœur de Manhattan !

Nous flânons un peu le nez en l'air, puis nous décidons d'entrer dans la boutique M&M's:plusieurs étages d'objets délirants à l'effigie des célèbres bonbons colorés, et bien sûr, les personnages géants très couleur locale! Après quelques minutes dans la boutique nous sommes un peu déçus, car elle est un peu vide, celle de Las Vegas que nous connaissons est bien plus animée et achalandée, bon, c'est quand même à voir! Allez, maintenant, direction le Toys'r'us qui abrite une grande roue qui traverse tous les étages, impressionnant, elle embarque des petits passagers à chaque tour moyennant 5$.
A l'heure de midi nous choisissons une roulotte à laquelle nous commandons 2 hot-dogs que nous allons déguster sur une des petites tables rouges en métal, ça tombe bien, il y en une qui se libère.Tiens l'écran devant nous nous renvoie l'image de la rue, peut-être apparaissons-nous dessus...mais oui !!..petit coucou et la photo !

A présent il nous faut continuer notre visite de midtown, et c'est par la 42ème rue que nous nous faufilons à travers la foule, vers Bryant Park:ici l'atmosphère est tout autre, c'est la convivialité et la détente qui règnent, les gens déjeunent tranquillement sur les tables à disposition, un pianiste joue un morceau apaisant et joyeux, le gazon au centre est superbe, et, alors qu'il y a foule autour, il n'y a absolument personne sur la pelouse elle-même !

La New York Public Library jouxte le parc, nous en profitons pour y entrer. Le bâtiment tout en pierre est superbe et l'on se perd dans ses immenses couloirs, nous voulons trouver la fameuse salle de lecture très connue, et c'est une gentille dame, bénévole dévouée à faire découvrir cette bibliothèque qui nous l'indique: c'est au troisième étage, nous la remercions et nous dirigeons de suite vers les escaliers. Nous trouvons de suite la salle, précédées de deux autres, plus petites mais tout aussi belles, elle est parée de superbes boiseries, le plafond, peint, ajoute à la solennité du lieu dans lequel règne un silence à peine troublé par les bruissements du déplacement des nombreux visiteurs et lecteurs. Nous nous imprégnons de l'ambiance, c'est presqu'un recueillement tant l'endroit nous y invite. Détail amusant: en passant près des rangées de tables occupées par des postes informatiques, on s'aperçoit que la plupart des gens surfent sur des sites de jeux, alors qu'on pourrait les croire absorbés par des recherches très pointues, correspondant plus à la somme des connaissances réunies en ce lieu !

Allez, à présent nous marchons plein Est toujours sur la 42ème vers une des gares les plus célèbres du monde: Grand Central Terminal. L'entrée de ce côté nous déçoit un peu, de vulgaires portes battantes assez étroites, mais lorsque nous arrivons au centre du bâtiment, c'est waoooohhh! Le hall est immense et malgré sa taille, très chaleureux de par la couleur de la pierre, blanc crème, ainsi que la présence de balcons tout autour. Nous passons quelques minutes à l'arpenter, observant les gens se croiser dans tous les sens depuis le haut des escaliers.

Toujours sur la 42ème, voici le Chrysler Building, un des plus beaux gratte-ciels de la ville, avec son sommet en feuilles métalliques, très photogénique, nous effectuons un petit tour dans le lobby esprit art déco, à voir mais rien d'extraordinaire, comme la plupart des bâtiments, ils se contemplent de l'extérieur, y entrer n'apporte pas grand-chose de plus.

Tout au bout de la rue, au bord de l'East River, nous atteignons le « palais de verre », le siège mondial de l'ONU. Dans la même enceinte, nous devinons juste à côté le bâtiment qui abrite l'assemblée générale des Nations-Unies, dire que c'est ici que s'écrit (ou pas) une partie de l'histoire contemporaine, les photos de ce building découvertes dans les livres d'histoire, avec sa rangée d'étendards de tous les pays, me reviennent alors en mémoire ainsi que les interventions à la tribune de différents hommes d'état, c'est donc là...

Ces quelques pensées ne nous empêchent pas de marcher, nous voilà à hauteur de la 50ème rue dans laquelle nous nous engageons. Un petit arrêt chez Dunkin Donuts où nous prenons un petit goûter bien mérité mais très calorique: le choix de donuts est difficile, nous nous laissons tenter par ceux au chocolat, hummm, un délice !
Plus loin, la cathédrale St Patrick, église néogothique ne passe pas inaperçue de par sa situation, coincée entre les immeubles modernes et de hauteur bien supérieure. Nous y entrons, elle est très sombre, et l'intérieur ne présente pas grand-chose de particulier, nous en faisons vite le tour.
A présent, c'est le très grand complexe du Rockefeller Center qui s'offre à nous, nous repérons le Top of the Rock, ce sera pour mercredi, puis nous flânons, d'abord à l'intérieur puis au niveau du magasin Lego, là où se dresse à Noël le sapin parmi les plus grands du monde. Oui, à New York et aux Etats-Unis de manière générale, on emploie souvent des termes superlatifs, c'est le pays qui veut ça !
L'après-midi tire maintenant à sa fin, et nous sommes bien fatigués, alors nous décidons d'arrêter là et de rentrer à l'hôtel en métro. Entre Queensboro Plaza et le Ramada, nous faisons une halte à une station-service ouverte 24/7 pour acheter une salade et des yaourts que nous mangerons dans la chambre avant de nous coucher et de nous endormir aussitôt, .
Mardi 19 juin 2012 :
Toujours levés de bonne heure, il est 5h30, le petit-déjeuner de l'hôtel vite avalé, nous sommes à nouveau dans Crescent Street au milieu des gens se rendant à leur travail, des livreurs déjà bien occupés, et des taxis jaunes par dizaines, qui écument toutes les rues de la ville .De Queensboro Plaza, il nous faut juste 30 mn pour arriver à Cortland Street, où nous descendons, car aujourd'hui la journée est consacrée à la visite du sud de Manhattan et du Financial District.
Nous avons rendez-vous à 10h au mémorial du World Trade Center, c'est l'heure d'ouverture, nous avons réservé nos pass gratuits plusieurs mois auparavant, il est 8h30, nous allons donc nous diriger vers Zucotti Park et St Paul Chapel. Ah, dommage, la chapelle n'ouvre qu'à 10h, bon, nous reviendrons !
A deux pas de là, nous continuons par Trinity Church, qui, elle est ouverte. L'intérieur est plutôt banal, c'est sa situation qui l'est moins, enchassée elle aussi au milieu des buildings du financial district, à un jet de pierre de la bourse de New York. En sortant nous décidons d'ailleurs de nous engager dans la fameuse Wall Street pour voir de nos propres yeux, nous aussi, le New York Stock Exchange. Quelques dizaines de mètres et nous y sommes, devant l'immense Spangled Banner fixée aux colonnes façon antique de ce bâtiment massif qui abrite donc les ténors de la finance mondiale. Face à eux, au pied du Federal Hall, la statue de George Washington, dégageant un charisme certain, semble avoir été placée là comme pour indiquer le sens de la mesure aux acteurs d'un système qui les dépasse souvent et sans but humaniste.

Après notre premier contact avec le quartier financier, il est temps pour nous de rejoindre tout près le Memorial du World Trade Center. L'histoire de l'évènement nous rattrape très vite en la personne d'un vendeur de brochures qui nous indique photos à l'appui, près de la statue du Survivor, que le Burger King d'à côté a servi de quartier général de la police et le bâtiment d'en face...de morgue lors du 11septembre 2001.Après cette entrée en matière, nous voici dans la file d'attente qui commence sérieusement à s'allonger, munis de nos pass obtenus sur internet queleques mois plus tôt. Après de nombreux contrôles de sécurité le long d'un labyrinthe de palissades, c'est avec une certaine émotion que nous pénétrons dans le site. Nous approchons du bassin sud tout en nous remémorant la tragédie que nous avions suivi alors devant notre télévision. Alors c'est ici...

Au bord du bassin, nous observons les chutes d'eau en cascade dont les lignes dessinées par l'eau en mouvement, font penser immanquablement à la façade des deux tours jumelles. Devant nous, le rebord en métal noir où sont inscrits les noms de toutes les victimes. Je touche l'épaisse feuille d'acier, elle est froide, les lettres sont gravées à travers toute son épaisseur, les noms sont rangés selon l'endroit où se trouvaient les victimes ce matin-là. Nous entamons le tour du bassin sud pour rejoindre celui du nord, les visiteurs sont respectueux pour la plupart, certains se tiennent dans une posture recueillie devant un nom précis, une jeune fille en décalque un sur une feuille de papier...Le bassin nord est identique en tout point et présente aussi le nom des victimes. Nous jetons un coup d'oeil rapide à travers le verre de la façade du musée (pas encore ouvert) pour apercevoir une relique des tours: un « trident » (énorme pièce d'acier de plusieurs mètres de haut) qui faisait partie de l'ossature d'une des tours, est là, devant nous, oxydé, tordu, mais debout, comme un rescapé de l'attentat. Plus loin, nous passons rendre hommage à l'autre Survivor, un poirier, seul arbre debout sur le site après l'évènement, transféré dans un parc de la ville, victime d'un orage qui l'a déraciné en 2010, et enfin, replanté définitivement sur le site du Memorial, au milieu des jeunes chênes blancs, respect !

Il y a beaucoup de monde à présent sur le site, et après y avoir passé une heure, nous repartons en passant par la boutique du Memorial à la sortie. Cette visite nous a marqué car le Memorial n'est pas un lieu touristique au sens commun du terme, nous y avons ressenti beaucoup d'émotion, engendrée sans doute par l'ampleur, la couverture médiatique et le lieu de la catastrophe, ce jour-là, pour reprendre une expression utilisée alors, nous étions tous Américains...
Nous reprenons notre parcours en traversant Zucotti Park pour arriver sur Broadway, que nous commençons à descendre pour nous retrouver devant Charging Bull qui semble vouloir défendre le quartier contre je ne sais quelle menace! Il a du succès en tout cas, à en juger par le nombre de personnes qui le photographie, ce doit être quelqu'un d'important aussi car il y a une voiture et deux policiers du NYPD à proximité. Nous décidons de flâner dans le quartier, le nez en l'air, à regarder tous les buildings dans Pine Street, Wall Street encore, William Street, ...et nous notons aussi une forte présence policière dans toutes ces rues.
Il est maintenant grand temps de déjeuner, nous avons choisi, après réflexion, d'aller manger un hamburger au Mc Do sur Broadway, tout près de la Bourse: il est bondé mais nous trouvons facilement une place une fois servis, et nous avons la chance de manger tout en écoutant un morceau de piano joué par une jeune dame à l'étage. Très agréable !
Nous voici rassasiés, nous nous dirigeons maintenant vers la pointe sud de Manhattan pour attendre le ferry de Staten Island à Whitehall Terminal. Une volée de marche plus haut et nous nous retrouvons à attendre le bateau avec plusieurs dizaines d'autres passagers. Lorsque celui-ci accoste, nous sommes étonnés de pouvoir y monter sans aucun contrôle, nous pensions qu'il fallait présenter la metrocard...
Dommage, aujourd'hui le temps est un peu couvert, nous en profitons quand même pour mitrailler de photos la Statue de la Liberté et Ellis Island quand le bateau passe à proximité. Une demi-heure plus tard le ferry nous débarque à Staten island, nous n'avons plus qu'à passer devant les petits restaurants pour nous rendre plus loin...dans la salle d'embarquement! Hé oui, le bateau c'était seulement pour la vue, à vrai dire on ne va pas visiter Staten Island, d'ailleurs, beaucoup de gens présents à bord font exactement la même chose que nous! Le chemin du retour nous est maintenant familier, et pour les photos, nous nous concentrons maintenant sur la Skyline qui s'offre à nous alors que le soleil a décidé de nous l'éclairer. Seule une tour à la géométrie régulière s'isole, côté New Jersey, elle est hermétique, massive, mystérieuse, presqu'inquiétante, sa situation particulière pousse à l'interrogation, à l'image de la société qu'elle abrite: c'est le siège de la toute-puissante et sulfureuse banque Goldman Sachs.

La mini-croisière en baie de New York s'achève comme elle a commencé une heure et demie plus tôt, au pied des buildings de Manhattan. Nous remontons à pied par l'East River Drive jusqu'à South Street Seaport, non sans observer le balai incessant des hélicoptères sur la jetée qui sert d'héliport, respirant au passage des vapeurs de kérozène envahissantes. Le Pier 11 présente une concentration importante de boutiques à touristes en tous genres, il y en a même une spécialisée dans la décoration de Noël, qui a du mal à trouver des clients, il faut dire qu'au mois de juin...!!Cet endroit nous fait immédiatement penser au Fisherman's Wharf de San Francisco, c'est très touristique, sympa et animé...à défaut d'être authentique! On retrouve une continuité dans Fulton Street avec les restaurant s dont les terrasses commencent à se remplir, oui, les Américains dînent très tôt, ça on le sait depuis longtemps, mais on ne s'y habitue pas forcément !

Nous tombons par hasard sur un fast food « Prêt a manger » dans le Financial District, c'est le moment de manger une très bonne salade, pour tenter d'équilibrer le Mc Do du midi. Le soleil a baissé dans le ciel, il est temps pour nous de prendre le chemin du Brooklyn Bridge pour pouvoir admirer, de l'autre côté de l'East River, les lumières de la ville s'allumer lentement. Il fait très beau maintenant, alors que nous entamons la traversée à pied.
Arrivés de l'autre côté, sur le ponton de bois de Brooklyn Bridge Park, nous admirons la vue, superbe...avant de nous asseoir lourdement sur un banc, fourbus, les pieds endoloris par les kilomètres effectués depuis deux jours, et ce n'est que le début! Après tout on l'a choisi alors on ne va pas se plaindre surtout en pareil endroit, et puis les vacances, pour nous c'est profiter à fond de chaque instant. Alors que le jour s'efface peu à peu, il y a de plus en plus de monde à contempler la Skyline, devant nous à une vingtaine de mètres, un jeune couple en tenue de soirée se fait photographier devant le Brooklyn Bridge par un photographe professionnel, la séance est très longue mais il devrait y avoir du résultat! Pour nous c'est une autre histoire, nous n'avons pas de trépied, les réglages de notre appareil sont plutôt limités et notre expérience de la photo pas très grande, ce qui fait qu'une grande partie des clichés de cet endroit mythique sont flous et inexploitables, dommage, mais nous nous consolons en passant un très très bon moment, ici, face à Manhattan: la nuit est complètement tombée et la vue qui s'offre à nous est magique avec ces mosaïques de lumière sur les façades des immeubles, le pont éclairé en pointillé et en arrière plan la tour de la liberté sur le site du World Trade Center, dont l'éclairage aux couleurs du drapeau national fait comme un pied-de-nez au destin...

Nous avions prévu de repartir en métro au vu de notre état de fatigue, mais le spectacle de la ville nous regonfle et nous donne des ailes: nous voilà à nouveau sur le Brooklyn Bridge, marchant rapidement vers Manhattan, en route pour 40 mn à pied, tant pis si demain on ne peut plus marcher, mais là, on ne peut pas rater cette promenade! Nous finissons quand même par prendre le métro pas loin du City Hall, pour nous écrouler dans notre lit trois quarts d'heure plus tard dans le Queens, épuisés mais heureux comme chaque jour où nous visitons ce pays.
Mercredi 20 juin 2012 :
Encore levés à 5h30, nous n'avons pas beaucoup dormi mais profondément, les restes du jet-lag et notre motivation à toute épreuve nous font nous lever très rapidement. Lorsque nous prenons le chemin de la station de métro de Queensbridge, nous ne sentons plus nos jambes comme hier soir, nous avons bien récupéré, comme quoi les vacances...!!Quelque chose a changé depuis hier: c'est la température. Comme annoncé à la météo, à 7h30 il fait déjà 25 °, ça promet pour le reste de la journée !Ce matin, direction le Rockefeller Center, nous avons rendez-vous avec New York vue d'en haut, hé oui, nous allons au Top of The Rock. Un court trajet en métro et nous sommes à l'entrée du Top à 8h, comme prévu, il n'y a encore personne et nous passons très vite le guichet pour prendre l'ascenseur qui va nous mener au 67ème étage du fameux GE Building, non sans avoir sacrifié au rituel du montage photo censé nous mettre en scène sur une poutre au-dessus du vide dans l'esprit des célèbres prises de vue d'Ebbets. Instinctivement nous levons la tête à l'intérieur de la cabine, des images animées et sonorisées sont projetées sur le plafond en verre, tandis que nous voyons notre petit vaisseau filer à travers le boyau de béton à une vitesse impressionnante. Le premier contact au sommet est comme toujours, commercial, avec toutes les petites boutiques attendues en pareil lieu. Quelques mètres plus loin, nous poussons les portes vitrées du premier étage de l'observatoire, et là, quel spectacle !!

Nous sommes à plus de 260 mètres au-dessus de la ville, le soleil dépose dans les rues et sur les façades sa belle lumière matinale, à peine voilée par une légère brume de chaleur au loin. Devant nous l'Empire State Building nous fait admirer sa haute silhouette, 443 mètres quand même avec l'antenne, alors que les buildings du Financial District se découpent dans le ciel légèrement brumeux. En faisant le tour de l'étage, c'est maintenant Central Park qui se dessine de l'autre côté, rectangle parfait rempli de végétation qui semble faire respirer la ville, délimité au cordeau par les avenues bordant les Upper West et East Sides. Grâce au plan très bien conçu, nous pouvons identifier tous les bâtiments remarquables ou non aux alentours tel le siège de Vogue et du New Yorker, celui de L'Oréal, ...
Cet étage-ci est entouré de parois de verre, alors nous décidons de monter quatre à quatre l'escalier qui nous mène au toit du GE Building, et là c'est encore plus ...époustouflant, car il n'y a plus rien entre nous et la ville. Les concepteurs du lieu avaient voulu le faire ressembler à un pont de paquebot, c'est exactement ce que nous ressentons ici, on se croirait à la vigie d'un gigantesque navire dont la proue se perd au loin vers la pointe sud de Manhattan, fendant les eaux de la baie. L'absence des vitres nous permet aussi de faire de superbes photos, puis nous nous posons quelques minutes sur un des bancs mis à notre disposition pour admirer certainement l'une des plus belles vues de la ville.

Nous avons d'ailleurs du mal à repartir, tant nous sommes subjugué par le spectacle, mais notre programme nous attend, nous finissons alors par redescendre vers la station de métro la plus proche avec l'idée qu'on a commencé très fort la journée. L'étape suivante, au sortir de la station de Canal Street dans la rue du même nom, va nous faire pénétrer dans un quartier bien connu: Chinatown. Nous avons déjà traversé le quartier chinois de San Francisco les années précédentes, et c'est sans surprise que nous retrouvons ici, sur la côte Est un peu la même chose :une foule d'habitants partout dans les rues, le moindre mètre carré utilisé par des échoppes et étals en tous genres, des maisons très colorées, des restaurants omniprésents, des produits exotiques à la vente parmi lesquels nous ne reconnaissons rien, des odeurs tantôt agréables tantôt douteuses, amplifiées par la chaleur qui se fait de plus en plus sentir.

De Mott Street, nous bifurquons à gauche sur Broome Street, à la rencontre de ce qu'il reste de Little Italy, Chinatown s'étendant de plus en plus vers le nord, le quartier italien n'en a plus que le nom, c'est à peine si nous passons devant une pizzeria, et seuls les drapeaux « welcome to historic Little Italy » nous indiquent où nous nous trouvons. Nous passons rapidement, un peu déçus, et Broome Street nous conduit droit à un quartier tranquille et tendance: Soho, pour South of Houston Street. Ici les immeubles sont à taille humaine, quelques étages, pas plus, les couleurs des façades sont sobres et discrètes, et les escaliers de secours en fer caractéristiques apportent beaucoup au style des habitations, faisant oublier leur vocation purement utilitaire. C'est très calme, nous sommes en milieu de matinée et on ne rencontre presque personne sur les trottoirs, un quartier très agréable en tout cas.

Nous prenons le temps de flâner à travers Greene Street, Bleecker Street, humant l'air de la ville, avant de nous arrêter à l'ombre des arbres de Washington Square...Décidément, cette halte est la bienvenue, il fait vraiment très chaud et il n'y a pas un souffle d'air; Les sprinklers automatiques censés arroser la pelouse débordent un peu, et nous accueillons avec bienveillance cette bruine rafraîchissante, comme d'ailleurs les nombreux promeneurs assis comme nous. Un petit tour pour passer sous la célèbre arche, admirant au passage les jolies maisons de Washington Mews, nous nous engageons dans Greenwich Avenue pour nous diriger vers notre repas de midi prévu au programme depuis longtemps, ce sera un hamburger au Corner Bistro. Au fur et à mesure de notre chemin, les maisons brownstone se font plus basses, la ville devient plus cosy, c'est Greenwich Village, qui porte bien son nom, ici, dans ces petites rues pleines de charme, on oublie la mégalopole tout autour. Enfin le Corner Bistro, nous sommes contents d'y trouver de la fraîcheur et, à peine servis, nous buvons goulûment le grand Coca posé devant nous. Le restaurant est petit, un grand bar en bois occupe la moitié de la première salle, les fenêtres aussi sont minuscules et l'ambiance fait penser à un pub irlandais. Notre hamburger, présenté ouvert, accompagné d'une assiette de frites arrive, le steak à l'intérieur est immense, on nous avait prévenu! La viande est très bonne, moëlleuse et juteuse à souhait, nous ne mettons pas longtemps à l'avaler. Nous décidons de ne pas prendre de dessert, à l'instar d'une famille de Français attablés à côté de nous, c'était vraiment trop copieux.
Allez, il est temps de reprendre le chemin .Nous sommes happés par la chaleur à la sortie du restaurant, l'air est brûlant, pas de vent encore. Nous sommes contents de cheminer à l'ombre des arbres le long des trottoirs, dans ce quartier sympa, mais arrivés en bas de la Highline, notre destination, nous déchantons car celle-ci semble complètement au soleil. Nous empruntons l'escalier métallique pour nous hisser au niveau de l'abri qui marque le début de cette promenade aérienne, véritable voie verte en plein cœur de la ville dans le Meatpacking District. Quelques instants à lire l'histoire de cette ancienne ligne ferroviaire, et nous voilà partis, marchant vers le nord sur le chemin tout tracé. La promenade est très agréable, on passe devant de petits stands de restauration, des résidences très modernes, ouvertes, le passage est bordé d'une multitude de végétaux harmonieusement plantés et les points de vue sur les rues alentours intéressants de par la hauteur du lieu. Ce serait un enchantement...s'il n'y avait pas la chaleur: en ce début d'après-midi, il doit bien faire 35°C, pas un nuage dans le ciel et pas un souffle de vent. Au bout d'un quart d'heure de marche nous souffrons déjà, nous allongeons le pas inconsciemment, et malgré l'environnement superbe, c'est avec soulagement que nous atteignons la fin de la Highline une heure plus tard, exténués.

Nous n'avons qu'une idée en tête: trouver de l'ombre. Chelsea Park n'est qu'à 10 minutes, nous marchons vite pour y arriver. Il y a une fontaine au centre, c'est frais, mais il y a aussi plusieurs personnes qui nous regardent avec insistance, pas très rassurés, nous prenons alors la décision de reprendre le métro pour nous réfugier à Central Park. Arrivés à la station Colombus Circle, nous nous empressons d'acheter une bouteille d'eau fraîche avant d'entrer dans l'immense parc à l'ombre salvatrice et de nous asseoir sur le premier banc venu. Ce n'était pas au programme, mais tant pis, nous restons là une heure et demie à essayer de récupérer, en faisant plusieurs aller retours jusqu'au chariot du vendeur d'eau dont nous passons sur le prix de la bouteille:3$ les 50cl!Enfin nous nous levons, en ressortant nous entrons dans le Time Warner, un grand centre commercial devant Colombus Circle. La climatisation achève de nous retaper, et nous repartons du bon pied par la 59ème rue jusqu'à l'intersection avec la 5ème Avenue où nous passons un petit moment à visiter le grand magasin de jouet Fao Schwartz et l'Apple Store, bien sûr, on ne peut pas le manquer celui-là, devant les fontaines avec sa pomme blanche sur une paroi de verre devant l'entrée. Ce carrefour est très animé, nous y restons quelques instants à regarder la vie du quartier...

L'après-midi étant bien avancée, nous reprenons le métro vers Times Square, déterminés à finir la journée en beauté. C'est toujours la même foule à cet embranchement, qui, pour moi, constitue le cœur vivant de New York. Nous avons du mal à nous frayer un passage sur le trottoir car toute la rue est prise par un immense cours de yoga qui réunit plusieurs centaines de personnes qui font leurs exercices au rythme d'une musique entraînante. Un peu de shopping au magasin Aéropostale, dont l'ambiance sonore n'a rien à envier à une boîte de nuit, et nous retrouvons Times Square de nuit. Enfin, la nuit, façon de parler, tant la lumière artificielle des écrans et autres enseignes est puissante et omniprésente. C'est dans l'obscurité que le caractère de Times Square se révèle, la débauche lumineuse en faisant un endroit à l'atmosphère très particulière et unique. Nous ne sommes vraiment pas déçus et nous passons une très bonne soirée, avant de nous en retourner vers notre hôtel.


Jeudi 21 juin 2012 :
Il fait encore très beau ce matin et nous apprenons en lisant le journal gratuit du métro que le jour précédent la température est montée à 100° F soit 37°C et encore aujourd'hui la météo annonce le même type de temps. Nous nous rendons en métro sur Roosevelt Island pour y prendre... le téléphérique! Oui, un téléphérique Poma au beau milieu de la ville, on ne pouvait pas ne pas l'emprunter! La cabine arrive et nous ne sommes pas nombreux à l'emprunter, ce sera bien pour les photos. En y montant, on est un peu étonné de n'être pas engoncé dans une combinaison et de ne pas tenir de skis à la main, impression sans doute pas partagée par les gens autour de nous .La cabine s'élève et suit un parcours parallèle au Queensboro Bridge au-dessus de l'East River pendant quelques minutes avant de redescendre rapidement vers la station côté Manhattan. Voilà un moyen de transport plutôt original pour se rendre à son travail, en plus le trajet est compris dans le forfait de la Metrocard.

Notre première visite de la journée sera pour le Madison Square Garden, la gare de Penn Station et la General Post Office, où nous entrons pour déposer nos cartes postales dans l'imposant hall garni de multiples guichets. De là nous cheminons dans la 32ème rue qui nous conduit jusqu'à la 5ème avenue que nous descendons jusqu'à la hauteur du célèbre Flatiron Building, figure emblématique de la ville. Nous effectuons un demi-tour vers le nord car aujourd'hui c'est shopping et ici on est servis! Même si l'on achète rien, les magasins en eux-mêmes sont à visiter: il faut se perdre dans les étages du gigantesque Macy's, entrer chez Abercrombie dont les employés se ressemblent tous: les jeunes vendeuses en robe blanche, les jeunes vendeurs au physique façon surfeur californien, être accueilli à la porte par un employé torse nu proposant aux clientes la photo en sa compagnie, puis explorer la boutique plongée dans la pénombre (seuls les vêtements sont éclairés), accompagné d'une musique tendance club branché au volume sonore impressionnant, le tout avec l'attention des mêmes employés hyper-souriants et sympas !

Une petite salade vite avalée chez « Pret a manger » et nous descendons une fois de plus dans le métro car notre shopping continue cette fois sur Broadway où nous prenons tout notre temps. En cours d'après-midi, nous allons prendre un petit en-cas chez Eileen's Cheesecake, paraît-il les meilleurs cheesecakes de la ville. Hum! Allons voir! La boutique est toute petite, il y a seulement quelques places assises. Au mur est accroché une photo dédicacée de Bill et Hilary Clinton en compagnie d'Eileen. Le choix des gâteaux est énorme, nous avons du mal à nous décider, et nous les trouvons effectivement délicieux, et nous ne pouvons nous empêcher d'en manger un deuxième !
C'est notre dernière soirée à New York, alors une fois le shopping terminé, nous choisissons de retourner vers la pointe sud et le Financial district où nous déambulons dans les rues sans but précis sinon celui de « sentir » la ville:Water Street, Broad Street, Fulton Street, Wall Street, ...
Nous rentrons à l'hôtel vers 22h15 par le téléphérique de Roosevelt Island, fatigués mais avec une pointe de regret de quitter cette ville mythique et fascinante.
Vendredi 22 juin 2012 :
Lever à 7h, nous prenons le dernier petit-déjeuner à l'hôtel avec une pointe de mélancolie, puis nous cheminons tranquillement avec tous nos bagages vers Queensboro Station. Nous nous arrêtons à Grand Central, pour attendre le bus de Newark juste derrière la gare, le temps de vérifier une fois de plus la gentillesse des américains, en la personne d'une dame qui, nous voyant un peu perdus dans la station de métro a pris la peine de nous accompagner vers l'ascenseur, le tout avec un grand sourire. Notre bus est à l'heure, nous y prenons place à 10h40, à l'arrêt dans la 41ème rue. Le temps de traverser Manhattan vers l'ouest, puis de rouler une bonne demie-heure dans le New Jersey, et nous voilà arrivés à l'aéroport de Newark 50 mn après avoir quitté Big Apple. Au comptoir Southwest, l'enregistrement est une formalité, comme d'habitude, et en plus, il n'y a pas grand-monde dans l'aéroport. Chouette, chez Dunkin Donuts, nous tombons sur une promo qui nous offre les 6 donuts assortis pour 5,49$, nous ne pouvons pas résister !
Plus tard, le contrôle à l'embarquement par les agents de la TSA est draconien: ils n'ont pas l'air de vouloir rire beaucoup, l'ensemble des passagers passe au scanner corporel, les bagages à main sont fouillés minutieusement, enfin, on nous passe un petit morceau de tissu sur le bout des doigts. Plusieurs passagers sont visiblement agacés par le zèle des « chemises bleues », mais il n'y a pas le choix, il faut s'y plier...
Le Boeing 737 de Southwest décolle à l'heure, nous allons maintenant survoler une bonne partie du territoire américain puisque notre destination est Phoenix, la capitale de l'Arizona, retour dans le Southwest une fois encore. Les cinq heures de vol nous font nous remémorer les quelques jours passés à New York: bien qu'immense, la ville ne nous a jamais parue écrasante ou étouffante, nous nous y sommes sentis parfaitement à l'aise, aidés il est vrai, par le métro qui nous a permis de nous déplacer facilement. Nous n'avons visité que Manhattan, il nous reste donc énormément de choses à faire et à voir pour un éventuel second séjour tant la ville est attirante et dynamique, sa légende n'est pas surfaite.
Devant nous maintenant s'ouvre une autre page de notre voyage, un quatrième road trip dans le Sud-Ouest et sa roche rouge que nous adorons. Lorsque notre avion se pose à Phoenix, la chef de cabine lance au micro une phrase que nous prenons pour un avertissement : »Bienvenue à la surface du soleil » , le ton est donné! Nous sommes invités à descendre les volets des hublots afin que l'appareil conserve un semblant de fraîcheur pour les prochains passagers.
Le discours de l'hôtesse prend tout son sens alors que nous sortons du terminal pour monter dans le bus qui conduit au Car Rental Center: il fait plus que chaud, brûlant je dirais, le vent nous déssèche en un clin d'oeil, il doit faire dans les 40°C...mais c'est cela qu'on est content de retrouver, c'est la promesse de paysages et de routes grandioses, de roche rouge surtout, et puis l'air est tellement sec que la chaleur est supportable, en tout cas bien plus qu'à New York !
Voilà nous avons pris possession en quelques minutes de notre SUV Hyundai Santa Fe, grâce à une employée très compétente et souriante de chez Alamo. Pas de surprise, la voiture est très récente, propre et confortable, nous sortons notre ami Tom Tom de sa housse, impatient qu'il était de nous montrer la route ensoleillée qui nous attend, ça le change du réseau routier parisien sur lequel il évolue le reste de l'année !!
On est vendredi soir, il n'y a pas beaucoup de circulation au sortir de Sky Harbour, l'aéroport de Phoenix et c'est tout tranquillement que nous arrivons à notre hôtel de Scottsdale, jolie banlieue résidentielle de l'agglomération de la capitale de l'Arizona. L'employé nous accueille en nous offrant une bouteille d'eau glacée, délicate attention dans cette contrée où le soleil tape très, très fort, puis après un repas frugal vite avalé dans la chambre, nous nous endormons profondément malgré la climatisation qui se met en route très souvent.
Samedi 23 juin 2012 :
Lever tranquille à 7h, le programme de ce samedi n'est pas très chargé, hormis la route qui nous attend car nous avons prévu de rallier la petite ville de Page à l'extrême nord de l'Arizona, ce qui représente environ 5 h de trajet. Pour l'instant nous savourons l'excellent petit-déjeuner offert par l'hôtel, servi par des employés on ne peut plus souriants et sympathiques, que demander de mieux!!A 8h nous nous engageons sur l'Interstate 17 et nous sortons de la ville sans aucun retard, immédiatement, la route se met à grimper, puis c'est une succession de montées et descentes parfois bien prononcées, comme prévu le soleil est de la partie, et à 9h30, nous ne sommes pas étonnés de voir le thermomètre de bord afficher un bon 96°F(35°C) alors que nous approchons déjà d'un endroit superbe du Southwest: Sedona.Lors de notre dernier passage, une employée d'un commerce de la ville nous avait dit ceci : « Dieu a créé le paradis, mais c'est à Sedona qu'il habite ».Il est vrai que l'endroit ne manque pas de charme: c'est une vallée entourée de roches rouges comme on les aime au fond de laquelle coule une petite rivière, et il y a à contempler partout où se pose notre regard. On y trouve aussi de riches propriétés et Sedona est très connue des amateurs de New Age, de par les vortex d'énergie sensés jaillir d'endroits précis. Malheureusement nous n'avons pas beaucoup de temps, notre visite se résumera seulement à la visite d'un centre artisanal et commercial, copie d'un véritable village mexicain: Tlaquepaque. Nous prenons beaucoup de plaisir à déambuler dans les petites ruelles et passages aménagés, d'autant plus que les boutiques de création présentes sont très belles et proposent des objets originaux et très qualitatifs.

Quittant le village, nous continuons sur la route d'Oak Creek qui suit comme son ombre la rivière en contrebas. De temps à autre, des endroits de baignade sont aménagés ce qui nous tente bien, mais c'est samedi et on dirait bien que tous les locaux se sont donnés rendez-vous ici car les rives sont noires de monde! La route, pittoresque, déroule sereinement son ruban asphalté au milieu d'une végétation méditerranéenne écrasée par le soleil. Ainsi, ce n'est pas vraiment par hasard que des panneaux nous avertissent régulièrement de l'extrême danger d'incendie .Peu avant Flagstaff nous rejoignons l'I17, qui devient rapidement l'US 89 et qui fonce plein nord à travers des plaines arides et inhabitées. Bien que nous la connaissions, nous sommes enchantés de l'emprunter et lorsqu'elle se perd au loin près de l'horizon, c'est comme si elle nous appelait à continuer toujours, toujours...
Bien plus tard, alors que le paysage est devenu franchement inhospitalier, parsemé seulement de quelques habitations navajos, la 89 se met à grimper sérieusement à l'assaut d'un rempart de roche rouge pour finalement se faufiler, victorieuse, à travers une brèche derrière laquelle elle peut se laisser aller tranquillement sur la faible pente qui vient mourir quelques miles plus loin, sur les rives du Lac Powell. Très vite, nous apercevons la petite ville de Page sur la droite, et à quelques minutes avant d'y arriver, nous nous garons sur un parking au bord de la route, c'est en effet là le départ de la petite marche vers une des plus célèbres vues sur le fleuve Colorado: Horseshoe Bend.
Depuis notre dernier passage le parking a été recouvert de bitume, preuve s'il en est de l'intérêt touristique porté à ce lacet du Colorado, de nombreux véhicules sont alignés pour en témoigner. Il est un peu plus de 16h lorsque nous enfilons pour la première fois du séjour nos chaussures de randonnée, remplissons un sac à dos de quelques bouteilles d'eau, avant de nous engager sur le petit raidillon sableux, qui, très rapidement nous amène au sommet d'une petite colline, avant de descendre en zig-zags vers le point de vue. La ballade ne présente aucune difficulté, il y a maintenant un abri pour se reposer, et nous remarquons beaucoup de gens chaussés de simples tongs ou petites chaussures, et rien d'autre qu'un coca ou un ice-tea dans la main pour se désaltérer. C'est vrai qu'il fait quand même 102°F(38°C), le vent souffle faiblement, mais dessèche tout. Nous arrivons à présent au bord de la falaise qui plonge abruptement vers la rivière tout en bas .On a beau connaître l'endroit, on ne se lasse pas de le contempler, la boucle creusée par l'eau dans la roche est parfaitement dessinée, la couleur verte de la rivière tranche avec les couleurs chaudes de la roche environnante, on aperçoit même les embarcations suivant le courant. Quelle joie de se retrouver ici! Nous multiplions les angles de vue tout au long de la rim, la lumière est favorable et le ciel est azur, que demander de mieux !

Sur le chemin du retour, nous croisons encore beaucoup de promeneurs, signe que le point de vue est populaire et vraiment facile d'accès. Quelques minutes après avoir repris la voiture, nous passons devant le Wal-Mart de Page, puis grimpons Lake Powell Boulevard, pour enfin stationner devant la réception du Quality Inn, notre pied-à-terre pour les quatre jours à venir. C'est un hôtel que nous connaissons et apprécions, car d'un excellent rapport qualité-prix, avec une vue imprenable sur le Glen Canyon Dam et le lac. C'est d'ailleurs de ce côté que donne notre chambre, nous sommes ravis de découvrir ce paysage de la petite terrasse attenante, ça promet de superbes couchers de soleil! Il nous faut d'ailleurs repartir rapidement, à peine les bagages posés, car nous avons prévu justement un coucher de soleil, mais de l'autre côté du lac, sur la route de Nipple Bench. Nous reprenons la 89 vers le nord, en direction du barrage sur lequel nous passons à la sortie de la ville. A Big Water nous nous dirigeons à droite vers une piste bien roulante qui, très rapidement, nous fait pénétrer dans un univers proprement lunaire: la végétation est complètement absente, les petites collines alentour s'habillent de couleurs ocres, grises, et le sol de bentonite autour ajoute encore sa surface lisse et sa texture argileuse à l'impression d'ensemble. Pas du tout adepte des théories du complot, je crois quand même que si les expéditions lunaires Apollo étaient une supercherie cinématographique, je pense que c'est ici que la NASA les aurait fait tourné, d'ailleurs il me semble que le film « La planète des singes » le fut !
Pour l'heure nous continuons à rouler relativement vite, une petite inquiétude naissant à propos du timing: en effet, le soleil est déjà bas sur l'horizon, et il nous reste une bonne distance à parcourir, même si nous n'allons pas jusqu'à Alstrom Point. En outre, pour nous, la route longeait les rives du lac, ainsi pensions-nous, nous aurions pu nous arrêter n'importe où pour contempler le sunset, au lieu de cela, au contraire, elle s'éloigne du lac vers on ne sait où, et la trajectoire indiquée par TomTom n'est pas là pour nous rassurer .A l'embranchement de Warm Creek Bay, nous décidons de prendre à droite, vers le lac justement, en suivant un wash qui se rétrécit au fur et à mesure. Redoutant plus que tout de rester bloqués ou enlisés, je décide de continuer à pied, voir si la suite est praticable ou non. Déception, le lac me paraît loin, et rien ne garantit un beau sunset, car le wash est de plus en plus encaissé, et il est sans doute trop tard, le soleil est à présent trop bas sur l'horizon. Je retourne à la voiture, et c'est dépités, que nous décidons de faire demi-tour, inutile de s'acharner, nous sommes partis trop tard de Page. C'est presque dans l'obscurité que nous atteignons Big Water, puis c'est le retour à l'hôtel. Assis sur notre terrasse, en regardant la carte, nous nous apercevons qu'il fallait continuer bien plus loin, puis tourner à droite, mais de toutes façons, nous étions trop juste en temps, tant pis, c'est raté pour le sunset! Déçus et fatigués, nous allons nous coucher, car demain matin nous devons nous lever tôt...
Dimanche 24 juin 2012 :
La sonnerie Marimba de l'iPhone se déclenche: quoi, déjà ?...il est 5h...euh, heure de l'Arizona ou heure de l'Utah? Malgré nos esprits embrumés de sommeil nous savons que c'est l'heure de l'Arizona tout en maudissant les responsables de la fixation de la frontière entre les deux états: une dizaine de miles vers le nord ou vers le sud, et hop, le problème était résolu, tout le monde serait à la même heure. Pourquoi se poser ces questions? Eh bien parce que ce matin nous devons nous rendre à Kanab en Utah, à 1h15 de route de Page, nous perdons donc une heure, tout cela pour y arriver avant 9h heure de l'Utah, il nous faut partir à 7h, heure de l'Arizona, vous suivez ?!
Et pourquoi se lever si tôt un dimanche en vacances? Les habitués de ce forum ont déjà la réponse: nous voulons participer au tirage au sort d'attribution des visites à Coyote Buttes North, dont le joyau s'appelle The Wave! Il n'y a que 10 permis pour 10 personnes attribués chaque jour pour une visite le lendemain, nous avons choisi le dimanche pensant augmenter nos chances, ce jour étant une charnière entre les gens qui partent et ceux qui arrivent. Précisons que nous avons déjà eu la chance de gagner l'an dernier, mais devant la beauté de l'endroit, nous n'avons pas pu nous empêcher de retenter la loterie. Après un excellent petit-déjeuner dans la salle de l'hôtel dont la vue sur le barrage est superbe, nous voilà partis sur l'US 89 North. Nous laissons, 40 mn plus tard, sur notre gauche la Paria Station, c'est là où jusqu'en 2011 se tenait la fameuse loterie, dommage, car cela nous faisait quand même plus près! A moins que ce ne soit une volonté d'éloigner le lieu du tirage du lieu de la rando afin de réduire le nombre de prétendants? Ou bien une volonté de décharger la petite station de Rangers de la lourdeur d'organisation d'un tel tirage tous les jours de l'année, empêchant les employés de faire le reste de leur travail? Toujours est-il que ça ne nous arrange pas, nous, et je pense une grande partie des aspirants à cette rando !
Quelques minutes plus tard, nous passons devant l'embranchement de la House Rock Valley Road, où nous reviendrons tout-à-l'heure, la vraie question étant: serons-nous ici demain matin ?
Enfin à 8h15, nous nous engageons sur le parking du Bureau of Land Management, juste à l'entrée de Kanab. Il y a déjà quelques voitures, mais nous savons d'expérience que les gens arriverons tout au long de la prochaine demi-heure. Nous pénétrons dans le bâtiment en saluant nos futurs concurrents ainsi que les Rangers présents, et nous nous mettons à étudier tous les documents mis à disposition sur les nombreux centres d'intérêt de la région. Nous repérons également la pièce dédiée au tirage, dont l'entrée est ornée de deux pendules aux heures de l'Arizona et de l'Utah. Alors que d'autres personnes arrivent, un Ranger nous indique que la salle de la loterie sera bientôt accessible. Chacun se surprend à compter le nombre de gens présents, puis d'évaluer ses chances par des calculs de probabilité aussi stressants qu'inutiles. Enfin nous pouvons prendre place à 8h50 dans la pièce, celle-ci est spécialement aménagée, avec plusieurs rangées de sièges qui font face à un grand tableau blanc au mur, au pied duquel sont alignées deux ou trois tables offrant aux participants un grand nombre d'écritoires chacun garni d'une feuille d'inscription ainsi que d'un crayon, donnant l'impression d'une très bonne organisation. Les messages d'avertissement à l'attention des fraudeurs éventuels écrits au marqueur rouge au tableau ne font que renforcer ce sentiment: il est en effet stipulé que chaque groupe déclaré ne peut être représenté que par une seule personne et qu'un groupe ne peut comporter plus de 6 membres, tout manquement à ces règles conduira à l'exclusion pure et simple du groupe fraudeur du tirage ou à l'annulation des permis délivrés. Je remplis la feuille A4 rapidement nous inscrivant, Liliane et moi, tous nos voisins faisant de même. A 9h précises le Ranger ferme la porte et indique d'une voix solennelle et forte que personne ne peut plus s'inscrire au tirage du jour. Nous jetons un coup d'oeil autour de nous: il y a bien 50 participants...pour seulement 10 places...c'est pas gagné! Malgré notre visite de l'an dernier, nous nous surprenons à être anxieux alors que le tirage va commencer...Le monsieur devant nous plaisante avec les deux Rangers, quand l'un d'entre eux indique sur un ton professoral : »At the end of the lottery, if you win, you stay, if not...well, you leave... », avec un grand sourire à la fin de la phrase, faisant immédiatement augmenter le stress dans la salle. S'ensuit l'attribution des numéros correspondants aux inscrits, dans l'ordre de dépôt des inscriptions aux billes numérotée d'un jeu de type bingo, nous héritons du numéro 6, espérons qu'il va nous porter chance. Il nous annonce officiellement d'une voix forte la correspondance des noms avec les numéros .Le remplissage de la machine est un grand moment, faisant retomber la tension pour quelques instants, dire que nos permis dépendent de cette vulgaire boule grillagée ! Très vite, le Ranger actionne la manivelle et fait s'agiter dans tous les sens les petites boules, tandis que beaucoup de gens filment ou photographient la scène. Quelques secondes plus tard il en sort la première, suivi par une cinquantaine de paires d'yeux, le couperet tombe : »number 3 ».Immédiatement, une explosion de joie saisit les 3 couples d'Allemands devant nous avec des cris, des tapes dans le dos, des embrassades .C'est alors que nous comprenons qu'ils ont pris le risque, gagnant cette fois, de constituer un groupe de 6 personnes, à cet instant, ce sont donc 6 permis sur 10 qui viennent d'être attribués, ouh !, ça va être chaud! D'ailleurs tout le monde a la même réaction « number 6 » et se rend compte que...hein?! Il a dit « number 6 »!C'est pas vrai! Mais oui, il cherche le groupe number 6 du regard...C'est nous, c'est nous, nous faisons un signe, il note la validation sur sa feuille. Incroyable! Nous avons gagné pour la deuxième année consécutive, nous avons du mal à y croire...Nous n'avions même pas vu qu'il avait recommencé à faire tourner la boule de bingo ! Notre joie n'a d'égale que la déception de beaucoup de participants, qui à cet instant se raccrochent à l'espoir des deux derniers permis, ce qui signifie que les groupes de plus de deux personnes vont devoir soit se séparer, soit abandonner. »Number 11 », ça y est, un grand sourire, mais sans plus, éclaire le visage de deux jeunes touristes asiatiques au fond de la salle, ils ont la victoire discrète, tandis que le monsieur devant nous n' a plus du tout envie de rire et quitte la pièce presqu'en courant, l'air furieux, suivi lentement par les autres, tous déçus forcément. Certains retenteront leur chance le lendemain, d'autres non, c'est le jeu...C'est ainsi que nous nous retrouvons entre gagnants pour écouter les conseils des Rangers et les conditions météo du lendemain, recevoir l'itinéraire très bien réalisé sur papier, et, bien sûr, régler les 14$ de permis. La tension est complètement retombée et c'est avec une joie non dissimulée que nous écoutons distraitement les Rangers, pensant surtout aux merveilles qui nous attendent le lendemain.
Nous quittons maintenant Kanab pour retourner en direction de Page, nous avons prévu une rando justement dans le secteur de The Wave: Edmaïer's Secret.40 minutes plus tard nous tournons sur la House Rock Valley Road, puis continuons pendant plusieurs miles jusqu'au parking de Buckskin Gulch que nous atteignons sans encombre, la piste étant très roulante, nous avions d'ailleurs pris soin de bien vérifier son état, indiqué clairement sur un tableau au BLM de Kanab.
A 9h45, nous glissons les 12$ de permis dans l'urne placée à cet effet, et nous descendons dans le wash, la rando commence, il fait 80°F(27°C), ça va! Nous sommes dans le wilderness et, une fois sorti de ce lit de rivière à sec facile à suivre, le chemin n'est pas du tout balisé, c'est pourquoi nous jettons souvent un coup d'oeil au GPS intégré à l'iPhone, dans lequel j'avais entré les points principaux.
Nous longeons une clôture lorsque je m'aperçois que nous sommes allés trop loin, il nous faut maintenant revenir par la gauche, par une marche pénible dans ce que j'appelle « la mer de sable ».

Enfin, nous arrivons aux chenilles, l'entrée non officielle d'Edmaïer's Secret. Nous commençons à parcourir cette immense zone de brainrock très spectaculaire et insolite, à la recherche des fameuses dentelles de roches que nous trouvons facilement.

Devant leur extrême fragilité, nous nous demandons comment ont-elles pu se constituer et surtout se conserver.



Nous sommes très vigilants et regardons à deux fois avant de poser les pieds n'importe où et de briser ces petits chef-d'oeuvres naturels.

Plus loin en levant le regard, on aperçoit le massif de The Wave. Nous avisons un surplomb rocheux qui va nous servir d'aire de pique-nique, car encore une fois, il fait chaud, très chaud...Continuant l'exploration, nous découvrons une multitude de formes rocheuses à photographier sous tous les angles.



Tout au long de cette rando, nous n'apercevrons absolument personne, nous arpenterons ce lieu en totale liberté, rien n'est délimité ni imposé, c'est ça le wilderness. Après deux bonnes heures à profiter du site, nous prenons le chemin du retour et, ne voulant pas refaire le même chemin, nous nous éloignons un peu, la trace GPS commençant à dévier sérieusement, nous sommes obligés de couper en grimpant une colline sableuse et abrupte, de redescendre l'autre versant escarpé à souhait, pour finalement nous retrouver...devant la clôture barbelée à bétail! Heureusement en la longeant un peu, nous tombons sur un affaissement du grillage qui nous permet de passer au travers pour rejoindre le gulch de départ. Nous arrivons à 15h15 à la voiture assez fatigués, nous décidons alors de couper court à notre programme et de rentrer tranquillement à Page.
Disons-le tout de suite: nous aimons beaucoup la ville de Page, et nous nous y sentons un peu comme chez nous. Ce n'est pas que la ville est belle, non, car elle ne l'est pas, elle n'a pas beaucoup de charme non plus, pas plus qu'elle ne possède une histoire, encore moins une architecture remarquable. C'est sa situation, sans doute qui y fait: perchée au bord d'un plateau rocheux, elle domine le lac Powell et le barrage, offrant au visiteur même de passage un superbe spectacle au lever ou au coucher du soleil. En prenant un peu de recul, on s'aperçoit aussi qu'elle est la seule agglomération à des dizaines de miles à la ronde, une oasis au milieu du désert d'Arizona, c'est déjà plus valorisant. Et lorsque l'on réfléchit aux merveilles qui nous attendent tout autour, alors là...Pensez donc: Coyote Buttes North and South, la Paria River, la Cottonwood Road, le très vaste Grand Staircase, Antelope Canyon, pour ne citer que les plus emblématiques. On voit à ce moment cette petite ville mal aimée sous un autre angle que sa capacité hôtelière, les plages peu avenantes de la marina, l'étape obligée des tour opérateurs dans leur course effrénée, et on en vient à lui pardonner d'être quelconque, voire à admirer la ruse qu'elle utilise pour cacher sous sa banalité l'extraordinaire profusion de sites naturels tous plus beaux les uns que les autres situés à proximité, et qu'on ne peut évidemment pas découvrir en une après midi. Preuve que le stratagème fonctionne car on entend souvent dire : »Page?Ouais, bof!bof !, en trois heures on a fait le tour, baignade comprise dans le LacPowell et une heure à Upper Antelope, c'est largement suffisant, y'a rien d'autre à faire, vivement Bryce ou Monument Valley ! »
En tout cas nous, nous profitons de la soirée, assis sur notre terrasse, une bière bien fraîche devant nous, à contempler le soleil descendant sur la roche rouge, jouant avec toute la palette des couleurs chaudes, la surface azurée et calme du lac Powell apportant l'équilibre nécessaire au tableau. C'est seulement lorsque la nuit sera complètement tombée, quand les lumières du barrage seront allumées, que les joueurs de golf du Marriott seront rentrés que nous nous décideront à aller nous coucher, savourant le bonheur simple de cette jolie soirée, et, par la même occasion, la journée du lendemain...
Lundi 25 juin 2012 :
Levés avant que le réveil ne sonne à 7h00, nous allons enfin pouvoir profiter du petit-déjeuner gargantuesque du Quality inn! En effet, on peut y déguster des pancakes maison, des œufs brouillés, des pommes de terre sautées avec la fameuse sauce gravy, mais aussi des yaourts, plusieurs sortes de pain, des fruits, des pâtisseries, et tout cela est compris dans le prix de la chambre! Bref, de quoi bien démarrer la journée, ça tombe bien on a une randonnée exceptionnelle qui nous attend et en plus le ciel est tout bleu, ça promet de belles photos à The Wave !
Nous quittons l'hôtel sans nous presser à 8h30, car de toutes façons la meilleure lumière pour apprécier l'endroit arrive entre 11h et 13h. Ainsi, après avoir parcouru sans problème l'US 89 et une partie de la House Rock Valley Road, une fois garés sur le parking de Wire Pass, nous glissons un feuillet de notre permis derrière le pare brise de notre Santa Fe, puis j'accroche l'autre partie à mon sac à dos et nous voilà partis, pas tôt, à 9h45, alors qu'il fait un agréable 86°F(30°C). Nous connaissons déjà le parcours, alors cette fois-ci nous sommes bien décidés à en profiter en essayant de garder le nez en l'air sans trop faire attention à l'itinéraire. Il est vrai que la marche d'approche est aussi très belle, avec une multitude de formations rocheuses très photogéniques pour qui sait regarder autour de lui.


A mi-parcours environ, tandis que nous progressons facilement sur du slickrock, nous croisons...le groupe de 6 Allemands qui étaient assis devant nous au tirage, déjà sur le chemin du retour, il est 10h30 à peine !! Bon, c'est comme ils veulent, c'est vrai que c'est fantastique d'effectuer la marche d'approche et de découvrir le site tôt le matin, ça permet aussi d'éviter le cagnard, mais je ne comprends toujours pas pourquoi tant de gens repartent si vite alors que la vague se trouve dans l'ombre et que la meilleure lumière arrive entre 11h et 13h?!Mystère...
Quoiqu'il en soit, nous sommes nous, très contents d'y être à cette heure « tardive » de la matinée, et de façon égoïste, nous pensons en nous-mêmes que nous allons croiser 6 personnes de moins sur le site à la bonne heure, c'est mieux pour les photos !
Le chemin touche maintenant à sa fin, nous sommes au pied du « mur », la fameuse montée sableuse et très raide que la nature a placé sur le chemin des randonneurs conquérants, dans un ultime effort de protection d'un de ses joyaux. Peine perdue, la promesse de la récompense est trop forte et décuple notre motivation, cependant, cette année nous avons choisi d'affronter la pente différemment: au lieu de l'attaquer courageusement de front à coup de un pas en avant deux pas en arrière dans le sable, nous préférons obliquer à gauche, où le chemin bien que fortement incliné est constitué de slickrock, c'est ainsi que nous atteignons le sommet avec un minimum d'efforts !
Encore quelques mètres à parcourir dans le sable et là...les mots me manquent toujours, ma pauvreté de vocabulaire s'impose à mon esprit alors qu'une émotion intense s'empare de nous à la vue de ces incroyables draperies de roches rouges nuancées, nous laissant redécouvrir toute la palette des couleurs chaudes développées par la conjugaison des forces naturelles et du hasard.(qui a dit que le hasard mène au chaos? ce site est la démonstration éclatante du contraire!).




Ici les superlatifs apparaissent bien pâles pour décrire ce lieu extraordinaire, c'est pourquoi je laisserai parler les photos, bien connues maintenant, et je conseille à tout le monde de tenter sa chance pour y venir car c'est plus qu'un must dans le Southwest...
Une fois entrés dans la vague, nous y flânons avec délectation, explorons le moindre recoin, multipliant les angles de prise de vue, car nous, nous y sommes à la bonne heure et le ciel a eu la bonne idée de revêtir sa plus belle parure azur, contrastant à la perfection avec la couleur de la roche. Apercevant deux autres randonneurs, nous demandons à l'un d'entre eux de nous photographier, ce qu'il accepte avec plaisir. Discutant avec lui, il nous apprend qu'il s'appelle Kimi qu'il est Japonais, et qu'avec un ami étudiant comme lui ils ont entamé un road trip de plusieurs mois sur le continent américain qui va les mener jusqu'au Pérou pour finir par l'Alaska, faisant naître en nous une admiration mêlée d'une forte envie à la pensée de réaliser un projet similaire! L'échange est vraiment très sympa, c'est exactement le genre de rencontres que nous apprécions en voyage et qui nous enrichit mutuellement. Nous quittons Kimi non sans lui avoir indiqué où se trouve second wave, dont il n'avait jamais entendu parler. A présent il est temps pour nous de prendre un encas, nous avisons la seule zone d'ombre du site, juste à l'aplomb de la crevasse dans le massif de Top Rock, nous profitons pour nous asseoir et déguster notre salade restée fraîche à l'abri du sac isotherme.
Cette année nous nous étions aussi promis de développer notre exploration des alentours de la vague, et c'est ce que nous entamons en ce début d'après-midi en nous rendant plus loin, vers second wave. Evidemment, celle-ci n'est pas aussi spectaculaire que la première mais elle reste quand même très photogénique.



Pour la suite, nous nous apercevons à notre grande déception, de l'importance de la préparation dans le détail d'une randonnée: je voulais absolument monter à Top Rock, et, par manque de temps, je n'ai pas pu lire les conseils éclairés de Philippe Schuller pour y accéder. C'est donc en visant Melody Arch que nous nous posons la question du comment y aller (et surtout en redescendre!) à travers le slickrock, sans malheureusement trouver la réponse, sauf à risquer une ascension directe qui me paraît aussi hasardeuse que dangereuse pour un résultat aléatoire...Le fait d'être loin des secours en cas de mauvaise chute (ici, dans le wilderness, une simple entorse peut vite faire évoluer la situation vers la catastrophe en raison de la nature du terrain et de la forte chaleur estivale), me fait revenir à la raison et renoncer à Top Rock...tant pis! La déception est d'autant plus forte que nous ne sommes pas sûr d'y revenir, au vu du véritable barrage qu'est le tirage au sort préalable, nous avons eu deux fois de la chance, pas sûr d'avoir une troisième...
Nous continuons malgré tout en lorgnant vers le bas du massif, vers Sand Cove et Fatali's Boneyard, mais là, le parcours nous paraît labyrinthique et nous préférons ne pas nous y aventurer.
En guise de consolation, nous trouvons des formations rocheuses étonnantes, très belles, et c'est avec un grand plaisir que nous retournons encore une fois, arpenter LA Vague.



A présent il est temps pour nous de prendre le chemin du retour, non sans nous retourner une dernière fois vers ce trésor naturel, une pointe de mélancolie à l'esprit car nous ignorons si nous aurons à nouveau l'occasion d'y revenir: ce n'est pas tant la question du tirage au sort, quoiqu’il soit de plus en plus difficile de par le nombre de participants, mais mon intime conviction me dit que, cela n'engage que moi, au vu de l'érosion de la roche par les chaussures des randonneurs, ce fabuleux endroit deviendra probablement interdit d'accès purement et simplement d'ici à quelques années comme dans un autre registre et pour d'autres raisons la grotte de Lascaux en Dordogne...
Au pied de la dernière colline de brainrock, alors que nous progressons peu aisément à cause de la pente, nous apercevons en contrebas deux marcheurs se dirigeant vers The Wave laissant une certaine distance entre eux. Nous nous apprêtons à les saluer d'un geste de la main lorsque, curieusement, ceux-ci se mettent à descendre plus vite tout en nous regardant, s'éloignant clairement de nous pour continuer leur route bien à l'écart du chemin habituel. En les observant plus attentivement nous comprenons rapidement la raison de leur étrange attitude: nulle part sur leur sac à dos ne figure le permis que nous devons attacher de façon visible et qui nous autorise à randonner ici, ces deux personnes sont donc en infraction et n'ont aucune envie de croiser des Rangers ou bien de faire signaler leur présence par d'autres personnes rencontrées, comme nous par exemple, c'est aussi pour cela sans doute qu'ils sont partis l'après-midi. Bien que nous désapprouvons cette façon de faire, nous n'avons aucune intention d'en parler à quiconque, nous ne sommes pas là pour ça, chacun est libre, prend ses responsabilités et fait selon sa conscience...
Nous arrivons au parking de Wire Pass après une dernière partie de parcours un peu pénible dans le wash sablonneux, assaillis de partout par des bugs voraces dont l'appétit est sans doute renforcé par la chaleur suffocante, il fait en effet 101°F(38°C).Nous arrivons au Quality Inn à 17h40 où nous attend une bonne douche bienfaisante. En plus aujourd'hui c'est l'anniversaire de Liliane, nous avons donc décidé d'aller le fêter au Fiesta Mexicana, un restaurant mexicain à 3 minutes à pied. C'est ainsi qu'à 18h30 (hé oui, les Américains dînent très tôt!), nous nous présentons à l'entrée de la salle où l'on nous fait asseoir en attendant qu'une table se libère. Nous savons que ce restaurant est un peu victime de son succès, prisé des locaux et des touristes. Enfin nous sommes placés et nous pouvons commander, tandis qu'on nous apporte deux Corona bien fraîches accompagnées des traditionnelles chips et leur sauce épicée. La décoration est sympa, mais sans originalité, nous avons tout le temps de l'observer car le service est très long. A la table voisine, le jeune couple assis en est à son troisième bol de sauce épicée lorsqu'enfin on leur apporte leur plat. Une minute plus tard c'est à nous: nous avons attendu, certes, mais pas pour rien: les deux assiettes garnies sont d'une taille monstrueuse, bien présentées, elles mettent en valeur une quantité astronomique de nourriture, excellente d'ailleurs. Le serveur nous lance un « bonne appétite », en Français, bien qu'à aucun moment nous ne lui avions indiqué notre nationalité. Nous avions sérieusement faim, mais nous avons beaucoup de mal à finir nos plats et nous ne voulons pas demander de doggy bag. Pour la forme, car j'adore ça, je prends un dessert que je regrette presque car je n'en peux vraiment plus.
De retour à l'hôtel nous ne tardons pas à nous coucher, sans profiter de notre terrasse, dommage, mais demain, une fois de plus, il faut se lever tôt !
Mardi 26 juin 2012 :
4h30, c'est l'heure à laquelle l'iPhone, dévoué réveil, sonne la charge, c'est l'heure de se lever! Faut être fou pour se lever à des heures pareilles en vacances! Oui mais quand on connaît le programme de la journée, on se dit que ça le vaut bien: en effet, aujourd'hui la journée est consacrée à randonner dans Coyote Buttes South, qui plus est, guidés par un passionné de l'endroit: Steve Dodson. Nous avons rendez-vous avec lui à 6h30, heure d'Arizona, alors il ne faut pas traîner. Nous déjeunons sur notre terrasse de tartines garnies de Philadelphia achetés la veille au Wal-Mart avec un gobelet de café rempli à la machine de l'hôtel disponible 24h sur 24. D'ailleurs j'étais tout seul dans les couloirs pour aller les chercher, à cette heure-ci, il n'y a pas grand monde de réveillé, pas même le réceptionniste. Il fait très doux, et le soleil se lève sur le lac Powell faisant tout rougeoyer autour, nous avons l'impression d'être les seuls témoins de l'aube naissante, car tout autour nous n'entendons aucun bruit.
Vite, les tartines avalées il est temps de prendre la route, toujours la 89 vers le nord, c'est à Paria Outpost, le restaurant des Dodson où nous avons rendez-vous, à 40 minutes de Page, tout à côté de la petite Paria Ranger Station, là où se tenait jusqu'en 2011 le tirage au sort pour The Wave. Alors que nous tournons à gauche sur le parking, nous apercevons Steve occupé à nettoyer consciencieusement les vitres de son GMC Suburban. Les présentations faites, il nous indique que nous partirons sitôt les formalités de permis bouclées avec Susan son épouse. Elle nous attend dans le restaurant, désert, nous accueille chaleureusement, et nous explique, carte à l'appui, la géologie du lieu que nous allons explorer aujourd'hui, tout en vérifiant nos permis. Enfin elle nous donne notre pique-nique préparé par ses soins et nous souhaite une très bonne journée toujours avec un immense sourire.
Voilà, nous embarquons à présent dans le 4X4, celui-ci bondit sur la 89, nous voilà partis pour une journée mémorable...Quelques minutes plus tard, Steve calme les ardeurs de son V8 sur la House Rock Valley Road, très roulante mais limitée légalement à 30 mph. Dans la voiture l'ambiance est très sympa, nous écoutons activement notre guide nous parler de la région et des sites que nous allons visiter. Nous sommes partis depuis une bonne demi-heure et nous venons juste de laisser sur notre droite le primitive campground de Wire Pass quand soudain juste devant nous sur la piste apparaissent un jeune homme et une jeune femme faisant de grands signes avec leurs bras pour arrêter notre voiture. Steve stoppe à leur hauteur, ils se précipitent vers nous en demandant de l'eau, l'air exténués presqu'en état de choc. Nous leur donnons des bouteilles qu'ils engloutissent en quelques secondes avant de nous faire part de leur mésaventure. L'eau les requinque de suite et ils nous racontent alors qu'hier en fin d'après-midi ils se sont ensablés avec leur véhicule quelque part sur la piste sableuse de White Pocket, puis ils ont tenté cinq heures durant de dégager leur voiture avec les moyens du bord, c'est-à-dire leurs mains et deux, trois morceaux de bois trouvés alentour, enfin, devant le peu de succès de leurs tentatives, ils se sont décidés à faire le chemin à pied en sens inverse, à la nuit tombée, avec le peu d'eau qu'ils avaient et pour seule nourriture une boîte de fruits secs Planter's (nous avons la même dans la voiture). Inutile de préciser qu'ils ont essayé de composer le 911 sur leur portable, mais qu'il ne captait aucun réseau. Intérieurement je me dis que c'est un peu la folie ce qu'ils ont fait, quand on voit où se trouve White Pocket, ils ont marché toute la nuit presque sans eau, mais quoi faire d'autre? Ils n'étaient même pas sûrs de compter voir un véhicule passer aujourd'hui...
Ils nous demandent alors de les amener à la station-service la plus proche afin de trouver une dépanneuse. Problème:il faut aller jusqu'à Kanab ou Big Water de l'autre côté, ça représente au bas mot 1h30 de route. Steve les fait monter et leur indique, après s'être enquis de leur état physique, qu'on peut les remonter jusqu'à l'embranchement avec la 89 de là où ils pourront trouver une voiture ou bien composer le 911.Nous faisons alors demi-tour, et Steve donne le ton: il écrase la pédale d'accélérateur, le puissant V8 rugit et dans un patinage de pneus nous fait presque décoller alors que nous atteignons la vitesse de 60 mph, soit deux fois la vitesse autorisée, juste avant le premier virage devant lequel il pile pour remettre la gomme au point de corde, et c'est reparti, on se croirait sur un rallye, à ceci près que je n'ai rien d'un Daniel Elena, et assis à la place passager, je me contente de faire confiance au conducteur, sa maîtrise du véhicule me faisant penser que j'ai raison. La suite c'est une succession de virages passés à la limite de l'adhérence des pneus, des accélérations décoiffantes sur les parties roulantes, des pointes à 70 mph, des nuages de poussière jetés sur les deux ou trois voitures croisées, le tout secoués comme dans un shaker, pour enfin arriver seulement 15 minutes plus tard à la sortie de la piste où nous déposerons nos deux infortunés après leur avoir donné encore de l'eau et nous être assurés qu'ils vont aussi bien que possible. En retournant sur la House Rock Valley Road, je vois dans mon rétroviseur qu'ils sont déjà montés à bord d'une voiture qui les déposera à la prochaine station-service. Je le signale à Steve qui paraît rassuré mais qui me répond que cette histoire va leur coûter cher: faire venir une dépanneuse là où est bloquée leur voiture, loin sur une piste de sable profond, va leur revenir à plusieurs milliers de dollars, en effet, ça fait cher les vacances. Cette petite péripétie renforce en nous l'idée de louer les services d'un outfitter plutôt que de chercher à venir sur ces pistes difficiles avec nos belles voitures de location qui n'ont de 4X4 que le nom. Nous continuons sur la HRVR et bifurquons ensuite vers le chemin qui va nous mener à notre premier arrêt de la journée: Cottonwood Cove. En sortant de la voiture, Steve nous donne à chacun...des ombrelles!!Nous sourions, et devant son insistance, nous les prenons, il nous explique très sérieusement que nous en aurons bien besoin! On verra !
Nous commençons à marcher tous les deux derrière lui en file indienne sur un chemin sableux. A force d'être griffés aux mollets par les plantes sur les côtés, nous comprenons pourquoi Steve porte un jean alors que la chaleur se fait déjà bien sentir. Au bout d'un quart d'heure nous sommes arrivés à Cottonwood Cove, que nous commençons tout de suite à arpenter. Ici aussi la nature s'est donné du mal pour nous faire contempler ces trésors minéraux. Encore une fois, je renonce à les décrire et je laisse parler les photos.










Tout au long du chemin Steve nous fait découvrir des formations rocheuses remarquables, dont Third Wave, ainsi qu'une authentique pointe de flèche qu'il cache soigneusement, jusqu'à même des empreintes de dinosaure. Nous sommes ravis, nous allons à notre rythme, Steve sait se faire discret , il ne nous impose rien, il nous répète sans arrêt de prendre notre temps pour faire toutes les photos que l'on veut...Le soleil est toujours avec nous et le ciel a gardé sa belle couleur bleue, tout va bien...
Au retour, Steve nous sort deux chaises pliantes de pique-nique, nous nous installons sous un arbre pour déjeuner, alors qu'il discute avec un jeune outfitter de Kanab qui vient d'arriver avec ses clients.
Nous reprenons ensuite la piste pour nous rendre à White Pocket, et Steve nous révèle qu'il n'a jamais vu une telle profondeur de sable sur cette voie, dûe à l'absence de pluie depuis de longues semaines, et rendant délicat et dangereux un passage par des gens inexpérimentés. C'est alors qu'il nous explique comment conduire dans le sable :le secret c'est de ne JAMAIS s'arrêter (if you stop, you get stuck!), de bien accélérer et enfin de donner de brefs mais énergiques coups de volant alternativement à gauche et à droite, comme pour zigzaguer et ça passe! Et si ça ne passe pas, ben il faut sortir la pelle (si on en a une!) et utiliser le bois qu'on peut trouver sur le bas-côté !Tout le long de la route d'ailleurs, nous verrons des traces de désensablement, jusqu'à celui que nous attendions, la dépanneuse a dû venir chercher la voiture de nos deux malchanceux du matin, il y a des traces de manœuvre partout dont celles d'un gros véhicule.
Il faut à peine 5 minutes de marche une fois garés sur le parking, pour atteindre le site de White Pocket. Comme son nom l'indique c'est un massif de roche très blanche, parsemée ça et là d'étendues plus ou moins vaste de roche rouge. Encore un travail extraordinaire de la nature, nous ne sommes qu'à quelques miles de Cottonwood Cove, pourtant ici le paysage est très différent.



Après une heure passée à arpenter le site dans tous les sens (nous avons fini par utiliser les ombrelles de Steve tant le soleil tape fort, sans un coin d'ombre!), nous repartons par une piste différente. A bord de son 4X4 Steve conduit très cool et nous raconte sa jeunesse au Texas, puis son installation dans l'Utah, passionné de randonnée notamment dans le Grand Staircase, son métier d'outfitter, et même ses opinions politiques car il nous révèle pour qui il va voter en Novembre prochain! Nous passons un très bon moment à échanger avec lui, il est très sympa et très intéressant. Il nous donne également une foule de conseils sur les randos que nous avions prévu de faire et d'autres encore, enfin il nous recommande de parcourir la piste de Old Paria au sunset, les couleurs de la roche sont magnifiques, même si le décor de cinéma qui en constituait l'attraction a été incendié en 2006.
Et c'est ainsi que nous roulons déjà sur la 89 et quelques minutes plus tard, il nous dépose à notre véhicule à Paria Outpost. Nous avons passé une superbe journée en sa compagnie, nous tenons à le remercier chaleureusement.
Après avoir pris congé, nous tenons à visiter, à quelques minutes de là, Catstairs Canyon, petit canyon au bord de la route, où sont inscrits quelques pétroglyphes sur ses parois, ainsi qu'un empilement de vieilles voitures pratiquement sous la route, étonnant !

Enfin vient le moment de rentrer à Page, il est 17h30, et une heure plus tard, nous nous rendons à pied au Taco Bell (ça faisait longtemps!), où nous engloutissons un XXL Burrito accompagné d'un grand gobelet de coca bien frais, en profitant du free-refill offert. Oui, c'est sûr, ce n'est pas de la nourriture fine ni light, mais ça fait partie du trip, et qu'est ce que ça fait du bien après une journée comme celle-là!! Au retour à l'hôtel il fait encore 103°F(39,5°C), alors nous nous installons tranquillement sur notre terrasse, la boîte de cacahuètes à portée de main, tout en nous remémorant les lieux visités aujourd'hui, le bonheur je vous dis !
Mercredi 27 juin 2012 :
C'est aujourd'hui que nous quittons Page, et même si nous allons encore découvrir de belles choses, nous avons du mal à rassembler nos affaires pour aller au check-out, nous nous sentions tellement bien ici. Nous décollons à 10h seulement, dû à un problème de tarif de chambre à régler au lobby, ainsi que quelques courses au Wal-Mart et le plein d'essence. Nous prenons toujours la même route, la 89 North, mais cette fois, après environ 30 minutes de trajet, nous tournons à droite dans la Cottonwood Canyon Road dont nous avions pris soin de regarder à Kanab dimanche son état qui était indiqué praticable pour un véhicule tel que le nôtre. Les premiers miles sont plutôt quelconques, les alentours sont tout gris mais ça roule très bien, et une demi-heure plus tard nous rangeons notre voiture sur le côté, au départ de la rando vers Yellow Rock. Nous devons d'abord traverser un bosquet assez dense de Cottonwood, sans vraiment de repère, ni de sentier balisé, puis c'est le large lit de la rivière, heureusement à sec, pour nous retrouver enfin au pied de la fameuse pente à 100% qu'il faut gravir. Vu d'en bas, on se demande vraiment si c'est raisonnable d'essayer, d'autant que le sentier, qui paraît presque vertical, est constitué de loose rock, en gros, des éboulis instables! Qu'à cela ne tienne on est là pour ça alors on y va, et on a raison, car les apparences sont trompeuses et la progression en lacets est relativement facile, nous prenons rapidement de la hauteur. Arrivés à une sorte de col nous soufflons, un peu désappointés, car nous nous croyions au sommet, mais non, il faut encore monter un peu, mais la pente se fait maintenant moins rude. Voilà nous avons repéré les « plaques de stégosaures » (merci encore OuestUSA.fr!), qu'il nous faudra prendre en repère pour la descente, et levant les yeux vers l'horizon, Yellow Rock s'impose à nous là, tout près. Extraordinaire: alors que notre environnement faisait dans les teintes grises tout au long de la montée, voici maintenant qu'apparaît devant nous cette immense masse d'un jaune franc nuancée quand même par quelques couleurs tirant sur le blanc ou le rose! Il nous faut un petit quart d'heure pour en rejoindre les bords, et encore un autre quart d'heure pour en atteindre le sommet, ralentis par un vent très fort qui nous oblige à nous courber et à bien serrer tout ce que nous avons en main. Tout là-haut, la vue à 360° nous permet d'observer loin vers le sud les massifs des Coyote Buttes, et à l'opposé, Castle Rock, un vrai château-fort naturel. Mais l'intérêt du lieu se révèle vraiment lorsqu'on le parcourt dans tous les sens à la recherche de toutes les variations de couleurs qu'offre cet endroit insolite: ici une zébrure de mauve dans une étendue jaune, là des stries oranges parallèles, etc...C'est un vrai jeu, et ça nous plaît énormément!




Dommage que nous ne puissions pas y rester jusqu'au sunset, car une heure plus tard, nous devons entamer la descente, que nous achevons sans aucun problème, malgré nos craintes de chute dans la pente. Nous repartons vers le nord, nous arrêtant au passage à Candyland, là où le paysage se transforme et fait place à la roche rouge, puis nous nous dirigeons vers Grosvenor Arch, où un parcours est aménagé pour se rendre juste au pied de cette arche particulière, mais ce n'est pas la plus photogénique qu'il nous ait été donné de voir.


Nous savons que nous sommes presque à la fin de la piste et nous sommes en train d'estimer le temps qu'il...tiens, qu'est-ce qu'il y a devant nous en travers de la route?!De l'eau??!!Il y a un wash rempli d'eau qui traverse la piste une centaine de mètres plus loin!!ça, c'était pas prévu! En nous approchant, nous constatons effectivement, que l'eau nous barre la route et qu'il va falloir ou traverser, ou faire demi-tour et refaire tout le trajet en sens inverse plus un immense détour pour rejoindre Escalante. La piste forme une fourche sur quelques mètres à partir de cet endroit, nous allons voir et le passage paraît plus facile de ce côté. Bon, il faut tenter, ça devrait le faire! Guidé par Liliane à l'extérieur, j'engage les roues côté droit sur une petite butte de terre, j'enclenche le système AWD (plus pour me rassurer, d'ailleurs!), et j'y vais, la voiture se retrouve un instant sur trois roues du fait de la déclivité, les roues gauches entrent dans l'eau...et ça passe, facilement, ouf! L'eau était très peu profonde à cet endroit, heureusement, donc, nous voilà sur l'autre rive de ce petit wash, soulagés de ne pas avoir à faire demi-tour !
A peine remontés en voiture, notre enthousiasme se ternit d'un seul coup sur cette réflexion:s'il y a de l'eau ici qui vient de l'Est, sur la Cottonwood, alors qu'en est-il de la Hole in the Rock Road, à notre programme exclusif pour le lendemain!!Catastrophe, c'est toute notre journée qui risque de tomber...à l'eau! Et ça ne nous fait pas trop rire car la HITRR faisait partie de nos highlights avec les slots canyons de Spooky, Peekaboo, Dry Fork, Devil's Garden, Sunset Arch, Dance Hall Rock...Pire, géographiquement, c'est le point le plus au Nord-Est de notre trip, donc nous irions à Escalante pour rien! Vite, nous partons rapidement car nous voulons en avoir le cœur net, les quelques miles jusqu'à Cannonville sont un supplice et en plus lorsque nous y arrivons, le bureau des Rangers vient de fermer. Je cours vers le local et là je tombe juste sur l'employée qui repars, et qui m'accueille malgré tout avec le sourire et un « may I help you » très avenant.J e lui pose alors LA question qui nous torture depuis une demi-heure, désignant notre voiture : "Will our car be able to drive us safely on the HITRR regarding tomorrow's road conditions ? »Immédiatement son regard parle avant sa voix: j'y lis de l'empathie teintée d'une grande déception, sa réponse est tranchante, sans appel :»Oh, no, the HITRR is...miserable, very rough and with a lot of dash boards, I'm sorry » Bouh, le coup de massue! Je reste quelques instants à lui parler, puis je la remercie avant de revenir annoncer la mauvaise nouvelle à Liliane. Que faire maintenant? Après quelques instants de réflexion, nous décidons quand même de rouler vers Escalante, prendre notre chambre d'hôtel au Circle D et d'aviser une fois sur place. Le temps de faire le trajet, nous tournons et retournons la situation dans tous les sens: nous avions prévu deux nuits à Escalante pour visiter la HITRR, et vendredi nous devons être à Zion, c'est-à-dire à l'opposé! Pas question donc de pousser jusqu'à Capitol Reef voire plus loin. Une évidence s'impose alors à nous, nous allons annuler la seconde nuit au Circle D, après on verra. Nous faisons quand même une halte au Visitor Center d'Escalante, où un employé croisé sur le parking nous déconseille vivement de nous aventurer sur la piste surtout avec notre voiture de location, confirmant ainsi les dires de la dame de Cannonville: là il n'y a plus d'espoir !
A la réception de l'hôtel, le préposé accepte sans trop rechigner à nous annuler la seconde nuit sans frais, il va même jusqu'à se faire confirmer l'état de la HITRR auprès d'un outfitter local, troisième avis négatif. Commerçant accompli, il nous propose alors une excursion accompagnée par cet outfitter, que nous refusons poliment.
A peine installé dans la chambre, c'est le branle-bas de combat: nous étalons sur le lit toutes nos cartes, le netbook et l'iPhone connectés au Wifi de l'hôtel, nous recherchons frénétiquement une solution de secours, le fameux plan B! Une demi-heure plus tard, après beaucoup d'impasses et de « ça vaut pas le coup », nous avons trouvé quoi faire et le sourire revient même si le plan B n'est pas idéal: nous allons refaire la randonnée de Cathedral Wash (que j'avais adoré en 2010 et que Liliane avait eu le regret de ne pas finir)! C'est un peu fou quand même car ça fait redescendre vers le nord de l'Arizona, 200 miles et presque 5 heures de route au bas mot, mais c'est ce qu'on a trouvé de mieux. Aussitôt dit aussitôt fait, nous réservons en ligne pour le lendemain soir une chambre au Victorian Inn à Kanab, ce qui nous rapproche en plus de Zion, allons tout s'arrange (ou presque) !
Très fatigués par la tension de la fin de journée, aussi sans doute et par le rythme de notre trip, nous avalons un dîner frugal dans la chambre, fait de sandwichs à la viande et au fromage, puis nous allons nous coucher sans même aller nous balader à l'extérieur.
Jeudi 28 juin 2012 :
Nous voilà debout à 5h heure de l'Arizona, avec la route qu'on a à parcourir, c'était nécessaire! A 6h15 nous déposons la clé dans la boîte prévue à cet effet, et c'est parti, nous roulons à présent en sens inverse de la veille, à la limite voire un peu au-dessus de la vitesse réglementaire, il fait très beau, c'est déjà ça !
La route n'est pas déplaisante, nous faisons contre mauvaise fortune bon cœur, bien résolus à passer une excellente journée malgré la déception de la veille. A Kanab nous achetons notre pique-nique du midi dans le petit supermarché, nous traçons en direction de Fredonia, revoilà l'Arizona, la température monte sérieusement, enfin, après 4h30 de conduite, nous rangeons sagement notre Santa Fe au bord de la route sur le tout petit parking attenant au trailhead de Cathedral Wash, il fait 103°F(39°C), pas fâchés d'y être !

Il est 10h40, nous chargeons nos sacs à dos, traversons la route pour nous engager dans le wash, très contents et motivés, l'enthousiasme est revenu. La rando se passe à merveille, nous prenons beaucoup de plaisir à monter et descendre les parois pour trouver notre chemin (gardant à l'esprit la mésaventure de Jacqueline et ses enfants, faisant face à un flash flood l'an dernier), et 1h30 plus tard c'est le Colorado et sa fraîcheur bienvenue qui s'offre à nous. Ravis, nous commençons à assembler nos sandwichs les pieds dans l'eau, puis nous mangeons tranquillement tandis que deux immenses rafts passent devant nous dont les occupants nous saluent tous, nous leur rendons, bien sûr, la pareille !


Nous restons là, au bord de l'eau, seuls, nous n'avons pas trop envie de partir. Enfin, il le faut bien, et nous quittons la fraîcheur relative du fleuve pour remonter dans le wash. Le retour est bien plus difficile que l'aller, nous avons un peu de mal, heureusement qu'il y a l'ombre des parois du canyon pour nous faciliter la marche, c'est ainsi qu'à 14h30 nous rejoignons notre voiture, après avoir croisé seulement deux personnes, nous sommes en nage, normal, le thermomètre de notre SUV nous indique 111°F(44°C) après avoir roulé un peu !

Nous avions convenu de repasser par Page pour pouvoir emprunter plus loin la route de Old Paria, et, bien que ce soit la quatrième année où nous séjournions dans la ville, nous n'avons encore jamais rendu visite au Visitor Center du barrage! Aussitôt dit aussitôt fait, après un petit arrêt au Wal-Mart, nous nous rendons au Glen Canyon Dam Visitor Center, où nous prenons connaissance de l'histoire de la construction du barrage, exposition intéressante, au moins autant que la vue est impressionnante sur le barrage lui-même à travers une immense baie vitrée.
Le soleil commence à décliner au moment où nous démarrons sur la 89, une fois de plus. Il nous faut quand même presqu'une heure pour rejoindre l'embranchement de la piste de Old Paria. Nous avons prévu d'y faire un aller-retour, même si les décors de cinéma ne sont plus là. La piste est très roulante, et assez vite elle se met à grimper, c'est alors que le décor se révèle en une incroyable palette de couleurs mises en valeur par la lumière rasante du soleil.




Plus loin, nous sommes surpris de voir au bord de la piste, un petit cimetière de pionniers dont les stèles indiquent que ces gens vivaient ici à la fin du XIXème siècle, un écriteau leur rend d'ailleurs hommage, rappelant au passage l'extrême difficulté pour une communauté à s'installer dans une nature aride et hostile : »They had a hard life but they were harder people », respect...

La fin de la piste ne nous apporte pas grand-chose de plus, à présent c'est du sable sur lequel nous roulons, et nous n'insistons pas car ce n'est pas le moment de rester « stuck » dans un endroit si isolé, nous faisons demi-tour pour repasser devant les splendides collines, éclairées encore différemment maintenant.
Il ne nous reste plus qu'à tracer jusqu'à Kanab, car il ne faut pas oublier que nous allons y perdre 1h de par le décalage horaire existant entre les deux états voisins. C'est donc à 20h15 environ que nous nous présentons au check-in au Victorian Inn, poussiéreux au possible, sales à force de randonner dans la roche rouge, nous avons vraiment l'impression de faire tâche au milieu des boiseries impeccablement entretenues, foulant les tapis moelleux avec nos chaussures de randonnées. Nous sommes accueillis comme d'habitude avec le sourire et un sens du service qui laisse rêveur. Comme son nom l'indique, le Victorian est décoré dans l'esprit victorien, très élégamment dans ce style si particulier qui nous fait sourire et en même temps, forcer l'admiration des propriétaires qui présentent un hôtel extrêmement bien tenu et d'un rapport qualité-prix imbattable.

Devant une petite bière bien fraîche que nous avons eu beaucoup de mal à trouver (nous sommes chez les Mormons ne l'oublions pas!), nous avons disposé quelques fruits secs pour prendre l'apéro tranquillement dans la chambre en faisant le bilan de cette journée bien mal engagée hier soir, et qui, au final nous a enchantés, malgré les 200 miles de ce matin. Nous prenons plaisir à déguster ensuite nos bonnes salades du Wal-Mart, avant d'aller nous coucher, fourbus, car demain il y a encore du pain sur la planche avec une rando extraordinaire au programme.
Vendredi 29 juin 2012 :
Levés à 6h30, nous nous dirigeons rapidement vers la salle, somptueuse, où est servi le petit-déjeuner, très copieux: au menu, omelettes maison, pains, viennoiseries, toutes sortes de confitures, waffles, yaourts, ...excellent pour démarrer la journée. Nous osons à peine nous asseoir tant la table et les meubles alentours paraissent briqués, la moindre poussière chassée impitoyablement. Nous déjeunons tranquillement sous l'oeil bienfaiteur de la propriétaire de l'hôtel qui met un point d'honneur à remplir à nouveau rapidement chaque plat dans lesquels les clients se servent allègrement. Enfin à 8h, un rapide check out et nous sautons en voiture, direction Zion National Park. A quelques miles au nord de Kanab, nous ralentissons prudemment à l'approche du carrefour de Mount Carmel Junction, car hier, le shériff veillait dans sa voiture au bord de la route. Tiens, il est toujours là d'ailleurs... C'est bizarre sa voiture est toute poussiéreuse, il n'a quand même pas passé la nuit sur place...A moins que... Mais oui, c'est ça, au moment où nous passons devant lui, nous scrutons minutieusement l'intérieur de la voiture et nous remarquons alors assis derrière le volant...un mannequin!! Oui, un mannequin habillé de l'uniforme du shériff, avec le chapeau et tout et tout! C'est pour ça qu'il n'a même pas ouvert ses vitres, il n'a pas besoin, un mannequin se moque de la chaleur! Bien joué! ça nous fait bien rire pendant plusieurs miles !
Très vite nous atteignons le panneau puis un peu plus loin, la guérite des Rangers qui indiquent notre entrée dans le parc de Zion. La suite de la route est toujours aussi belle: celle-ci se colore d'abord en un joli bordeaux, comme pour faire honneur à la roche rouge du parc, démarre à Checkboard Mesa, tourne et vire, hésite, contourne un relief, plonge franchement dans des tunnels, enfin elle trouve son rythme et nous amène en lacets, au fil des miles, tout au fond du canyon, où, telle une rivière, elle s'assagit pour nous faire doucement entrer sur les grandes aires de stationnement autour du Visitor Center à l'entrée de Springdale. Nous nous garons alors sans difficulté, et, après avoir chargé les sacs à dos, vérifié la check-list, nous marchons d'un pas décidé vers l'arrêt de la navette, véhicule obligatoire pour se rendre dans Zion Canyon. La route suit la Virgin River, enfin, à l'arrêt indiqué « The Grotto », nous descendons. Oui, car c'est ici le départ de la plus fameuse rando de Zion, celle pour laquelle nous sommes ici cette année: Angel's Landing. D'ailleurs on l'aperçoit tout là-haut, cette « piste de l'ange », on aurait pu l'appeler aussi le nid d'aigle, la fin de cet étroit éperon rocheux aux parois verticales bordé des deux côtés par un abîme de 500 mètres. Allez c'est parti, nous réenfilons nos sacs à dos et nous traversons la rivière à grandes enjambées sur le petit pont de bois. Un panneau avertisseur nous arrête : »Your safety is your responsability ».S'ensuit un texte indiquant les risques de chute non négligeables de cette rando, rappelant que six personnes sont décédées ici depuis 2004. C'est aussi ce que nous apprécions dans ce pays:chacun est libre de ses choix, dans une certaine mesure, il ne faut pas être naïf, et doit les assumer jusqu'au bout en connaissance de cause.

Nous laissons derrière nous le panneau, c'est peu après que le chemin commence à grimper, avec toutefois, un très bon revêtement et une largeur confortable. Nous sommes partis à 9h45, c'est-à-dire pas vraiment tôt, c'est pourquoi nous croisons déjà pas mal de gens qui redescendent du sommet. Il fait déjà chaud et nous apprécions de voir le chemin coller à la paroi du canyon pour nous offrir un peu d'ombre. Nous avons un bon rythme, nous sommes seulement dépassés par un couple de sportifs qui marchent comme s'ils avaient un record à faire tomber! Une demi-heure plus tard le sentier redevient horizontal et s'engage dans une faille perpendiculaire à Zion Canyon: c'est Refrigerator Canyon, le bien-nommé. Il y fait frais, nous sommes complètement à l'ombre et la marche y est vraiment aisée, ce qui constitue un bon intermède avant d'attaquer les « switchbacks » qui nous attendent un peu plus loin. Les lacets arrivent sans prévenir, il faut y aller mais ils sont plus impressionnants que difficiles, c'est ainsi qu'un peu plus d'une heure plus tard nous atteignons Scout Outlook, un confortable point de vue sur le canyon et sur la fameuse crête qui mène au top d''Angel's Landing.


Il y a beaucoup de monde ici, la plupart font une pause avant ou après la dernière partie de la rando, certains descendent du West Rim Trail. Nous en sommes à admirer la vue, magnifique, sur le canyon lorsqu'un groupe d'ados fait halte à côté de nous. Immédiatement, deux jeunes s'en détachent et se mettent à poursuivre d'innocents chipmunks occupés à chercher des restes de pique-nique. N'en ayant sans doute pas assez, l'un deux brandit soudain une pierre et la jette vers le petit rongeur immobile au moment où nous crions : »Nooooooo !! ». Trop tard: le caillou le frappe de côté, il est couché et ne bouge plus. Nous protestons vigoureusement, attirant l'attention de tous les gens présents. Quelqu'un crie : »Why ? »Les sportifs qui nous ont dépassés plus bas ont aussi vu le geste, la dame se met à incendier copieusement le gamin qui ne sait plus quelle attitude adopter devant une réaction violente qu'il n'avait pas prévu. Un jeune homme s'en mêle si bien que nous sommes quatre à essayer de lui faire comprendre sans aucune diplomatie que son geste était celui d'un parfait abruti. Pendant ce temps le compagnon de la dame saisit le chipmunk et lui verse de l'eau sur le corps, celui-ci se met alors à bouger, il n'est peut-être que sonné, car une fois par terre, il se déplace lentement. L'ado a maintenant la mine déconfite et l'air complètement crétin de quelqu'un d'irresponsable, qui commence à prendre conscience de son geste idiot, tandis que son copain tente de donner le change en ricanant discrètement, veillant quand même à ne pas rester près de l'auteur du coup des fois que ça lui rapporte une volée de bois vert. Nous sommes furieux et notre colère ne s'apaise pas: je cherche un responsable parmi le groupe et je n'en trouve pas, je pensais en avertir le Ranger plus loin, j'espérais qu'il les ferait redescendre dans la vallée sans aller jusqu'au bout de la rando, ça leur ferait une bonne leçon. Peine perdue, le groupe est maintenant complètement dispersé et le Ranger très sollicité, dommage! Venir se ballader dans un endroit si beau, en pleine nature, et la première chose qu'il fait c'est de tenter de tuer un petit animal qui ne lui a fait aucun mal.Grrrr! Nous retrouvons notre calme, l'endroit est si propice à la contemplation, en nous disant qu'il a peut-être compris la leçon, du reste.

Il est maintenant temps pour moi d'entamer la dernière partie de la rando, la plus impressionnante sur la fameuse crête, Liliane ayant décidé de m'attendre ici à Scout Outlook. Allez, c'est parti, mes premiers pas se posent sur du slickrock et très vite je me retrouve à m'aider des chaînes placées sur le côté pour aider les marcheurs et leur offrir une certaine sécurité. Pour l'instant ça se passe bien, je veille à ne pas trop regarder l'abîme à ma droite. Au fur et à mesure de ma progression le sentier se fait plus abrupt, il faut grimper rocher après rocher, utiliser les chaînes, attraper les branches des rares arbres établis dans la roche sans oublier de laisser passer les gens qui redescendent, toujours avec le vide à proximité, qui guette le moindre faux pas. Un quart d'heure après le départ, toute appréhension m'a quitté, je prends énormément de plaisir à progresser sur la sente étroite, le parcours n'est pas uniforme il alterne entre raidillons et petites aires planes où l'on profite d'une vue fantastique sur Zion Canyon, je me régale! Un peu plus tard, le chemin se stabilise et continue à plat, cette fois avec le vide de chaque côté. Devant moi un jeune randonneur marche à quatre pattes, l'air peu rassuré. Au moment de le dépasser mon pied dérape de quelques centimètres, cela suffit à mon prédécesseur pour se retourner nerveusement croyant que son suiveur avait chuté! Je laisse maintenant sur ma droite un monticule rocheux qui me fait penser à un chorten tibétain, et devant moi, tout le monde est arrêté, je comprends vite pourquoi: c'est la fin de la rando, l'ultime plateforme, c'est Angel's Landing, on ne peut pas aller plus loin et j'y suis, whaoouuhhh ! La vue sur le Canyon est vertigineuse, comme promis, une petite brise bien agréable nous rafraîchit relativement, nous sommes une quinzaine de randonneurs maintenant en train de profiter de l'instant...

Quelques minutes plus tard, après une bonne séance photo, nous sommes quelques-uns à reprendre le chemin du retour en même temps. Grisé par la montée, je décide de descendre à un rythme assez soutenu et très vite je laisse derrière moi mes corandonneurs qui cheminent plus lentement. C'est ainsi que, camescope dans la main droite (oui, la GoPro aurait été idéale!), ma main gauche pour attraper les chaînes et les aspérités de la roche, j'accélère l'allure, je bondis d'un rocher à l'autre, non sans m'arrêter quand même pour laisser passer les gens qui montent, parfois fébrilement, les encourager, ou pour admirer la vue lorsque c'est possible. Certainement plus confiant qu'à l'aller, je n'éprouve aucune difficulté lors de la descente, je me permets de tutoyer le vide en regardant en bas.


Une demi-heure après avoir quitté le sommet, je rejoins Liliane qui est restée m'attendre à Scout Outlook, enchanté par cette superbe randonnée.
A présent, pour nous c'est l'heure du pique-nique, nous nous installons tranquillement près d'un groupe de lycéens sur un grand rocher à l'ombre pour une pause bienvenue, car le soleil de l'Utah tape toujours fort en ce tout début d'après-midi. Nous apprécions d'autant la fraîcheur de nos salades achetées à Kanab, restées à l'abri du sac isotherme et dégustées avec un grand plaisir, tout en échangeant sur le parcours que je viens de faire: je ne suis pas sûr de savoir ce qu'est le bonheur mais je pense que ça doit ressembler un peu à ça !

Le repas terminé, nous entamons la descente, et, au sortir de Refrigerator Canyon nous retrouvons le soleil qui, maintenant, darde férocement ses rayons sur le versant que nous nous apprêtons à descendre, alors que ce matin il était parfaitement à l'ombre ce qui nous a permis de grimper sans trop de diffficulté. D'ailleurs les visages souffrants des randonneurs qui montent en disent long sur la chaleur éprouvante de cet après-midi, pas de doute, Angel's Landing est une rando à faire à la fraîche! Nous n'avons pas ce problème, nous descendons facilement, et après avoir franchi le petit pont sur la Virgin River, nous retrouvons de l'ombre à l'arrêt de bus The Grotto. Il n'y a plus qu'à attendre la navette dans laquelle nous nous engouffrons. Pendant le temps de trajet jusqu'au parking du visitor center, je me remémore cette rando: dans mon esprit, après tout ce que j'en avais lu, je m'imaginais quelque chose de vraiment vertigineux, à la limite de l'escalade(que je ne pratique pas!) tel la scène dans le film Avatar de Cameron, lorsque le personnage principal pars à la recherche de sa monture ailée sur une crête aiguisée comme une lame de rasoir bordée des deux côtés par un vide abyssal: il n'en est rien, la ballade n'est pas, certes à la portée de tout le monde, mais elle se fait bien il suffit d'être prudent, ne pas se laisser impressionner et l'on y arrive sans problème et avec quel plaisir, c'est simple, je l'ai A-DO-REE !!
Après un bref passage au visitor center bondé, nous montons en voiture et, juste après la sortie du parc, nous marquons un petit arrêt à Springdale j'ai envie en effet d'acheter un tee-shirt avec l'inscription : »I hiked Angel's Landing ».
La température est maintenant de 101°F(38°C) lorsque nous quittons Springdale pour rejoindre l'Interstate 15 South qui déroule son ruban asphalté brûlant en direction de Las Vegas. Nous connaissons bien cette route pour l'avoir déjà empruntée plusieurs fois mais nous ne l'apprécions guère: elle est monotone, viroleuse par moments et elle traverse des paysages d'une aridité qui les rend si inhospitaliers qu'ils pourraient, par comparaison, faire passer la planète Mars pour une oasis de fraîcheur remplie de vie !
Au droit de Mesquite, peu après le panneau indiquant notre entrée dans le Nevada, nous apercevons les premiers hotels-casinos, immenses, qui donnent un petit avant-goût de ce qui nous attend demain dans la capitale de l'état. Pour le moment nous filons à 75mph vers le sud, et assez vite nous quittons l'Interstate pour nous engager sur la route qui mène à la petite ville d'Overton où nous nous garons à 16h30 sur le parking de notre hôtel, le North Shore Inn. Si à Springdale il faisait très chaud, ici c'est la fournaise qui nous accueille dès que nous sortons de notre voiture climatisée: il fait 110°F(43°C), le vent torride du désert nous dessèche instantanément tandis que les rayons du soleil nous brûlent sans pitié. Ouf, le check-in nous permet de nous sentir mieux bien aidé en cela par l'accueil très sympathique et chaleureux des propriétaires de l'hôtel. Le plus incroyable c'est que nous n'en avons pas encore assez: à peine les bagages posés dans la chambre, nous repartons en direction d'un state park dont nous n'avions pas approfondi la visite il y a deux ans: Valley of Fire. Il nous faut rouler environ une demi-heure de plus pour atteindre le poste de self-payment qui marque l'entrée du parc. Il est 17h et déjà le soleil descend sur l'horizon, c'est parfait car c'est pour les superbes couleurs chaudes de la fin d'après-midi que nous sommes ici. Nous nous dirigeons vers le fond du parc, en direction de White Domes dans un large virage nous nous arrêtons près d'un camping car, au départ de la petite marche vers Fire Wave. J'avais prévu d'utiliser le GPS, mais le chemin est maintenant balisé, il y a même un panneau indicateur, et c'est sans difficulté que nous arrivons à la dite vague, après avoir toutefois zigzagué parmi les nombreux juniperus. Bien sûr, cette Fire Wave n'égale pas en beauté ni en taille son homologue des Vermillion Cliffs en Utah, mais elle est quand même très photogénique.

La route n'est qu'à quelques mètres, nous la rejoignons ensuite pour la suivre jusqu'au parking. Alors que le soleil est bas sur l'horizon, les couleurs du paysage ont franchement glissé vers le rouge, nous nous régalons à regarder tout autour tandis que nous nous dirigeons vers la sortie du parc en direction d'Overton.

Il est environ 20h30, nous faisons un saut chez Lynn's, le supermarché de la ville, pas de problème, il est ouvert jusqu'à 23h!Arrivés au North Shore Inn, nous dînons très vite dans la chambre car nous n'avons qu'une envie: sauter dans la petite piscine de l'hôtel! Aussitôt dit aussitôt fait, quelle joie de se baigner la nuit tombée alors que la température de l'air affiche encore 90°F(32°C)
Samedi 30 juin 2012 :
Levés à7h30, nous rencontrons par hasard au petit-déjeuner des Français qui accompagnent un ultra marathonien, Olivier, qui est en train d'établir un véritable exploit à nos yeux: rallier New-York depuis Los Angeles en 3 mois...en courant !!Il est malheureusement blessé et doit se reposer quelques jours avant de reprendre son périple. Nous passons du temps à discuter avec eux, ils sont très sympathiques, et c'est un peu tard que nous prenons la route toujours vers Valley of Fire où nous attend une courte randonnée: White Domes.
Il est 10h30 et il fait déjà 94°F(34°C), nous nous engageons sur le sentier sans la moindre parcelle d'ombre. Heureusement nous cheminons facilement, il n'y a pas de dénivellé, nous traversons vite un ancien décor de cinéma avant de retrouver un peu de fraîcheur dans un petit slot canyon court mais intéressant. La rando n'offre pas de vues spectaculaires, mais plutôt un large éventail de roches aux formes et aux couleurs diverses, avec un remarquable mauve que nous n'avons pas vu ailleurs. En 40 minutes nous avons effectué la boucle sans difficulté et, une fois remontés en voiture, nous décidons d'arpenter le chemin de Rainbow Vista dont l'intérêt est de marcher au beau milieu de la végétation typique du désert de Mojave.



Il est presque midi lorsque nous disons au revoir à Valley of Fire car il est temps pour nous de prendre la route de Las Vegas où nous devons déjà rendre notre voiture de location à l’agence Alamo de l’aéroport Mc Carran. Une heure et demie plus tard, Sin City se profile à la sortie d’une grande courbe de l’Interstate 15, juste après le panneau indiquant une entrée de Nellis Air Force Base. La ville est écrasée par la chaleur, on y distingue seulement, serrés les uns contre les autres, les célèbres hôtels-casinos qui bordent le Strip, et parmi eux quoiqu’un peu à l’écart, la haute silhouette caractéristique du Stratosphere qui permet d’identifier la ville à coup sûr. Encore quelques minutes et le flot de voitures se densifie à l’approche du centre-ville, nous empruntons la sortie vers Flamingo Road pour nous retrouver à l’arrêt complet au niveau de l’imposant Caesar’s Palace, immobilisés par les feux tricolores du carrefour entre Bill’s Gamblin et le Ballys. Nous sommes bloqués, ça nous laisse au moins le temps de prendre la (dé)mesure, une fois de plus, du gigantisme du Caesar’s qui m’étonne toujours. Enfin, nous repartons, juste le temps de parcourir quelques centaines de mètres et nous nous garons sur le parking du La Quinta Inn North Airport, notre hôtel. Nous patientons pour le check-in (il est seulement 14h00) avant de repartir vers Mc Carran, où, comme d’habitude, nous rendons notre Santa Fe en moins d’une minute, rien à signaler. De retour à l’hôtel c’est l’heure de préparer les bagages pour le départ du lendemain matin puis nous prenons le chemin du Strip, à pied cette fois, nous avons envie de découvrir les deux plus récents casinos de Vegas : l’Aria et le Cosmopolitan.

Nous ne sommes pas déçus, leurs parties communes sont très belles, très « aériennes » avec une évidente inspiration asiatique pour l’Aria, dont la statue de Bouddha à l’entrée exhibe avec une certaine fierté les offrandes en billets verts déposées sur son ventre par des joueurs soucieux d’attirer ses bonnes grâces. Nous prenons plaisir à flâner dans ces immenses palais dédiés au jeu, où à chaque couloir nous sommes surpris de ce que nous y voyons.





Après avoir pris tout notre temps, nous décidons de parcourir le centre commercial Miracle Mile Shop du Planet Hollywood, juste de l’autre côté de Las Vegas Boulevard, 170 boutiques en tous genres, principalement les marques de prêt-à-porter à la mode. Quelques achats de dernière minute et nous ne résistons pas à l’envie d’aller avaler un excellent sandwich chaud chez Earl of Sandwich, un restaurant spécialiste du sandwich chaud et préparé à la demande par une armée d’équipiers. Le détail amusant : à la commande on nous donne un buzzer, sorte de boitier de la taille d’un CD, on s’installe à une table, puis il ne reste plus qu’à attendre le signal indiquant qu’il faut aller chercher la commande au comptoir, le buzzer se met alors à vibrer dans tous les sens avec force lumières vives, il est impossible de l’ignorer. Nous dégustons un délicieux et copieux Full Montagu, alors que le Rock Bar d’à côté inonde la galerie d’un « Smells like teen Spirit » puissant et rageur qui fait se déchaîner les jeunes touristes asiatiques à côté de nous qui ne sont visiblement pas là pour s’ennuyer. Encore quelques boutiques au Miracle Mile et nous empruntons la sortie nord pour nous retrouver sur le Strip, accompagnés par la musique du Cabo Wabo Cantina qui crache un « Hell’s Bells » déchaîné à tous les passants.



D’ailleurs c’est samedi soir, le boulevard est noir de monde, il est difficile de se frayer un passage, ça en est même assez pénible. nous traversons la route pour nous retrouver devant le Bellagio, car nous avons envie de revoir les fontaines en action. Pour le moment ce sont des évangélistes qui font le spectacle, haranguant la foule à coup de mégaphone, avec un discours plus que moralisateur, qui contraste fortement avec les deux jeunes filles en tenue légère façon Playboy qui se font photographier en compagnie des touristes et qui semblent n’accorder aucune importance aux prêcheurs qui pourtant, se donnent du mal pour se faire entendre et distribuer leurs prospectus à l’effigie de billets de 100 $, remplis de leur prosélytisme.

Nous prenons place devant le lac artificiel, il fait encore très chaud, probablement 95°F(35°C), bien que la nuit soit presque tombée, et tout de suite, la musique d’Ennio Morricone s’élève et couvre les vociférations amplifiées des évangélistes, tandis qu’à la même seconde les fontaines commencent leurs jeux d’eau : c’est un peu surfait mais c’est très beau !

Nous sommes un peu fatigués, ça fait deux semaines que nous vivons à un rythme soutenu, dans la chaleur, et là ce soir à Vegas, il y a vraiment trop de monde, nous décidons alors de prendre le chemin de notre hôtel à pied via Flamingo Road, soit 30 minutes de marche, rien que ça. Un petit arrêt au Starbucks, c’est le dernier cette année, et nous rentrons nous coucher, c’est aussi notre dernière nuit sur le sol américain.
Dimanche 1er Juillet 2012 :
Le réveil est déjà moins enthousiaste, car le retour est pour aujourd’hui. Après le copieux breakfast du Quinta Inn, la navette de l’hôtel nous prend en charge, direction l’aéroport Mc Carran, non sans avoir déposé un couple de touristes au parking du Harrah’s, ce qui nous permet de repasser sur le Strip. Il n’y a pas grand-monde en ce dimanche au terminal 1, nous nous enregistrons sans encombre sur le vol Southwest de 11 h pour Los Angeles. Les bandits manchots sont partout, jusque dans la salle d’embarquement pour les gens qui veulent miser un dernier dollar avant de quitter Sin City...Le Boeing 737 prend son envol, salué par les silhouettes du Mandalay Bay et du Louxor qui semblent nous demander : « reviendrez-vous ? »
Le vol se poursuit au-dessus de la fournaise du désert de Mojave et une petite heure plus tard nous commençons à apercevoir les premiers quartiers constituant cette gigantesque mosaïque de banlieues semblables les unes aux autres qui forment la ville de L.A, une autre ville mal-aimée et pourtant attachante. Survolant cette mer d’habitations où presque rien n’accroche le regard, exceptées peut-être les collines dénudées à l’Est et au Nord, il me vient à l’esprit, comme à chaque fois, la mélodie et les paroles d’Under the bridge, une célèbre chanson des Red Hot Chili Pepper: I drive through her streets ‘cause she’s my companion, I walk through her hills ‘cause she knows who I am... under the bridge downtown I gave my life away...
Nous atterrissons quelques minutes plus tard au LAX, aéroport plutôt vieillissant, puis nous rejoignons à pied, sans nous presser le terminal international Tom Bradley où nous attend l’A380 d’Air France qui va nous ramener au pays, ça sent la fin...Après un embarquement laborieux (la salle d’embarquement est trop petite pour l’appareil), un long vol confortable, c’est l’arrivée à CDG puis comme à chaque fois, l’horrible attente du vol vers Brest dans le triste terminal 2G. Tiens, il fait à peu près beau, nous décidons alors de faire une petite sieste sur les pelouses, ça fera passer le temps...à tel point que nous devons nous presser pour attraper notre vol pour un retour en douceur en Bretagne où la météo est à peu près la même qu’à Paris et Los Angeles, c’est déjà ça !!
Au moment de clôturer ce carnet le Southwest nous manque encore, mais en septembre 2013, après des choix difficiles, ce sera pour nous une petite escapade en Italie pour visiter Rome et la côte Amalfitaine, mais en 2014...back to USA ??! (c’est presque fait, virus quand tu nous tiens !!)
Antipaludique pour longue durée: nom de médicaments et effets? English translation pending
Bonjour tout le monde
Je sais que le sujet "anti-palu" a été traité mille fois, mais je n'ai pas pu trouver la question qui me concerne :/
Nouvelle sur le forum(depuis un mois), j'ai déjà eu l'expérience de prendre un antipaludique en 2011 pour l'Afrique de l'ouest, la durée prévue etait de 3 mois, j'ai du mettre fin a mes vacances et rentrer au bout de 2 mois a cause du grand malaise qui m'a pris, j'ai meme cru que le Malaria m'a eu :( . Après une séries d'examens ... échappée belle, ce n'etait que les effets indésirables de la MEPHAQUIN !(selon la notice, une lonnnngue liste d'effets negatifs, et c'est tout simplement les effets de la chimio), surtout que je l'avais pris pendant 3 mois,1 semaine avant de rentrer dans la zone a risque, et 3 semaine après, a raison d'un comprimé par semaine.
Cette fois ci, mon voyage sera du coté est-africain (Tanzanie, Zanzibar, Kenya, et peut etre le Malawi ou le Mozambique, je n'ai pas beaucoups de contraintes, je vais avec le vent) Je suis CONFUSE face à une infinité de noms que j'ai pu découvrir sur les forums : MALARONE, LARIAM, SAVARINE, DOXILIS, ARTEMISINE, COARTEM en cas d'atteinte, .... :/
Ma question est donc, quel médicament prendre pour une -relativement- longue période (2 mois de voyage)et qui aura un effet moins néfaste que celui de la MEPHAQUIN ? sachant qu'en Tunisie, il n'existe que Mephaquin qu'on donne gratuitement à l'infirmerie de l'aéroport! ceci dit, je peux toujours avoir l'un de medoc mentionnés sur les forums a travers mes amis en France ou en Angleterre.. Merci pour votre conseil Trek
Je sais que le sujet "anti-palu" a été traité mille fois, mais je n'ai pas pu trouver la question qui me concerne :/
Nouvelle sur le forum(depuis un mois), j'ai déjà eu l'expérience de prendre un antipaludique en 2011 pour l'Afrique de l'ouest, la durée prévue etait de 3 mois, j'ai du mettre fin a mes vacances et rentrer au bout de 2 mois a cause du grand malaise qui m'a pris, j'ai meme cru que le Malaria m'a eu :( . Après une séries d'examens ... échappée belle, ce n'etait que les effets indésirables de la MEPHAQUIN !(selon la notice, une lonnnngue liste d'effets negatifs, et c'est tout simplement les effets de la chimio), surtout que je l'avais pris pendant 3 mois,1 semaine avant de rentrer dans la zone a risque, et 3 semaine après, a raison d'un comprimé par semaine.
Cette fois ci, mon voyage sera du coté est-africain (Tanzanie, Zanzibar, Kenya, et peut etre le Malawi ou le Mozambique, je n'ai pas beaucoups de contraintes, je vais avec le vent) Je suis CONFUSE face à une infinité de noms que j'ai pu découvrir sur les forums : MALARONE, LARIAM, SAVARINE, DOXILIS, ARTEMISINE, COARTEM en cas d'atteinte, .... :/
Ma question est donc, quel médicament prendre pour une -relativement- longue période (2 mois de voyage)et qui aura un effet moins néfaste que celui de la MEPHAQUIN ? sachant qu'en Tunisie, il n'existe que Mephaquin qu'on donne gratuitement à l'infirmerie de l'aéroport! ceci dit, je peux toujours avoir l'un de medoc mentionnés sur les forums a travers mes amis en France ou en Angleterre.. Merci pour votre conseil Trek
Ouest américain en famille: parents et ados (2ème partie) English translation pending
Impossible de continuer mon 1er carnet de voyage -dommage!! du coup je reprends le même titre mais voilà la "2ème partie"
j'espère que les personnes qui m'ont gentiment encouragé de continuer s'y retrouveront😎
voilà le 4ème jour à SF est fini - remplie de souvenirs d'Alcatraz, de goélands de lions des mers et de papilles qui frémissent encore sous le velouté du fameux "CLAM CHOWDER" du Pier 39.
Demain on attaque "the road" !!!!!
23/04/13
levé tôt - on "check" tout faudrait pas oublier qq chose sous les lits (message aux ados 😉) - on prend notre dernier petit dejeuner au motel DEL SOL - "oui Kylian tu trouveras surement du cheese cream dans les autres Motel !! "Salut Drew" (réceptionniste) on voudrait avoir un taxi pour le "rental car de l'aéroport" eh oui c'est le grand départ 🙂
15 minutes et nous y voilà!! un grand batiment avec des dizaines de comptoirs au 2ème étage. "excusez-moi" "pas de souci" eh mais vous êtes français !! on sympathise on se présente - notre projet nos qq jours à SF -eux viennent d'arriver - 2 couples de 50aires fraichement débarqués de l'avion- on se donne RDV à Las Vegas "why not!!!". SUper SYMPAS !! BOn go comptoir NATIONAL avec notre réservation sur location.fr -on s'est fait plaisir un SUV -all assurances - des vrais ryckains lol!! oui j'ai le n° de la réservation - oui on a nos passeports - oui j'ai un permis de conduire - oui c'est un international comme stipulé sur le contrat (national valable - international recommandé) donc on a pris celui recommandé- non on a pas de permis national français- QUOI on peut pas prendre le véhicule !!!!!!
INFO IMPORTANTE - PRENEZ VOS permis de conduire FRANCAIS avec même si lors de la réservation aps internet on vous conseille le permis INTERNATIONAL et un FORFAIT TELEPHONIQUE INTERNATIONAL
bref! je vous l'a fait courte - impossible de prendre la route sans voiture 🤪- et pas de voiture sans permis national !!! on doit contacter la FRANCE pour nous envoyer le permis - heureusement mon mari a laissé son portefeuille chez son frère à Paris- mais pas de téléphone (eh oui là on s'est loupé 🏴☠️) les français rencontrés il y 10 minutes nous proposent leur téléphone "MERCI-MERCI-MERCI" 3 appels à 3 personnes différents - y'a jamais person qui répond !!!! tanpis messages d'urgence "on est bloqué à SF - CAR PAS DE PERMIS- on est coincés au rental cars! Allez on va acheter une carte téléphonique - là un distributeur de carte tel- NON -SI il est OUT !!!! Au secours !!! on nous indique l'aéroport pour d'autres distributeurs - 15 minutes en train aérien gratuit!! allez on trimbale de nouveau nos 8 bagages!! on arrive à the airport - INFORMATION un papy de 70 ans au moins nous indique le lieu du distributeur!! donc je met le billet de 10 dollars - je sélectionne la carte et voilà j'appuies sur le bouton vert !!! QUOI technique problem !!! un truc de fou !! là les 3 gars se fixent sur une banquette et n'ose plus m'adresser la parole (je commence à m'ennerver lol 😠!) le numéro du technique problem est là !! allez j'essaies - tonailté ! hello "can i help you?? YES!!! 58 secondes COUPE !!! NON !! SI 🤪 3 fois COUPE - COUPE - COUPE à 58 s !!! grrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr bon on relativise!! on est à SF !!! Allez on repart au MOTEL DEL SOL, en espérant qu'il ait encore des chambres (là je doute de notre chance 🤪) OUF "no problem!!"
Je m'épenche un peu mais ce fameux 5ème jour est une sacré anecdote de notre périple et du coup un remaniement a été nécessaire (on a bien fait de ne pas réserver tous les motel avant!!)!!
au final - on ne fera pas la N1 VERS MORRO BAY. On approfondie SF.
on restera 3 jours de plus à SF
24/04/13-25/04/13
location de vélo au pressing "chinois" de la rue à côté de l'hotel = 1 vélo gratuit par rapport au loueurs de fisherman. JOURNEE VELO - allez on se fait le GOLDEN GATE et on va jusque SAUSALITO !! (ca va aller Amory !!" il fait magnifique !! j'ai des cuisses en béton - en acier - en aluminium- en feuille d'aluminium... eh oui, le feuilleton "les rues de SF" c'est pentue !!!
on traverse le fameux pont - et voilà la descente "ENFIN!" vers Sausalito- pizza - seau de sprite :) et on se retrouve dans les quartiers sur pilotis des artistes - plein de couleurs - de fleurs SUPERBE "OUi Amory, on revient par le bateau qui traverse la baie !!!" Tous à la queue leuleu !! ils rigolent pas les agents du bateau GO GO GO!
demain - le PRESIDIO et la ville des affaires !!
le beau frère annonce que UPS devrait nous livrer le permi de Réginald ap-demain à 8h00 !! le 26/04/13 - en parallèle et après qq heures au téléphone avec le National rent cars les "managers" sont OK pour nous ouvrir un nouveau dossier et nous laisser prendre notre véhicule (sans remboursement des 3 jours biensur!! ).
8h00 on est sur le qui-vive - TOUS PRETS !! on est UPS ??? 8h50 le camion est là et on refait "bye à Drew, le taxi, le comptoir des loueurs..." AVEC THE NATIONAL LICENCE DRIVER le responsable nous reçoit, il est au courant de notre péripétie et s'occupe de nous !! SUPER voilà les papiers - le GPS et la voiture WOUAH!!!!! un monstre !!! on est tout fou !!!
gogogogo on décolle !!!
voilà encore qq jours de relatés - que le temps passe vite lorsqu'on replonge dans ses souvenirs !!
je continuerai surement sous le même titre sauf - 3ème partie 🙂
j'espère que nos péripéties vous aideront et que vous aurez sourie de notre fameuse journée :)
a bientôt
sandrine
voilà le 4ème jour à SF est fini - remplie de souvenirs d'Alcatraz, de goélands de lions des mers et de papilles qui frémissent encore sous le velouté du fameux "CLAM CHOWDER" du Pier 39.
Demain on attaque "the road" !!!!!
23/04/13
levé tôt - on "check" tout faudrait pas oublier qq chose sous les lits (message aux ados 😉) - on prend notre dernier petit dejeuner au motel DEL SOL - "oui Kylian tu trouveras surement du cheese cream dans les autres Motel !! "Salut Drew" (réceptionniste) on voudrait avoir un taxi pour le "rental car de l'aéroport" eh oui c'est le grand départ 🙂
15 minutes et nous y voilà!! un grand batiment avec des dizaines de comptoirs au 2ème étage. "excusez-moi" "pas de souci" eh mais vous êtes français !! on sympathise on se présente - notre projet nos qq jours à SF -eux viennent d'arriver - 2 couples de 50aires fraichement débarqués de l'avion- on se donne RDV à Las Vegas "why not!!!". SUper SYMPAS !! BOn go comptoir NATIONAL avec notre réservation sur location.fr -on s'est fait plaisir un SUV -all assurances - des vrais ryckains lol!! oui j'ai le n° de la réservation - oui on a nos passeports - oui j'ai un permis de conduire - oui c'est un international comme stipulé sur le contrat (national valable - international recommandé) donc on a pris celui recommandé- non on a pas de permis national français- QUOI on peut pas prendre le véhicule !!!!!!
INFO IMPORTANTE - PRENEZ VOS permis de conduire FRANCAIS avec même si lors de la réservation aps internet on vous conseille le permis INTERNATIONAL et un FORFAIT TELEPHONIQUE INTERNATIONAL
bref! je vous l'a fait courte - impossible de prendre la route sans voiture 🤪- et pas de voiture sans permis national !!! on doit contacter la FRANCE pour nous envoyer le permis - heureusement mon mari a laissé son portefeuille chez son frère à Paris- mais pas de téléphone (eh oui là on s'est loupé 🏴☠️) les français rencontrés il y 10 minutes nous proposent leur téléphone "MERCI-MERCI-MERCI" 3 appels à 3 personnes différents - y'a jamais person qui répond !!!! tanpis messages d'urgence "on est bloqué à SF - CAR PAS DE PERMIS- on est coincés au rental cars! Allez on va acheter une carte téléphonique - là un distributeur de carte tel- NON -SI il est OUT !!!! Au secours !!! on nous indique l'aéroport pour d'autres distributeurs - 15 minutes en train aérien gratuit!! allez on trimbale de nouveau nos 8 bagages!! on arrive à the airport - INFORMATION un papy de 70 ans au moins nous indique le lieu du distributeur!! donc je met le billet de 10 dollars - je sélectionne la carte et voilà j'appuies sur le bouton vert !!! QUOI technique problem !!! un truc de fou !! là les 3 gars se fixent sur une banquette et n'ose plus m'adresser la parole (je commence à m'ennerver lol 😠!) le numéro du technique problem est là !! allez j'essaies - tonailté ! hello "can i help you?? YES!!! 58 secondes COUPE !!! NON !! SI 🤪 3 fois COUPE - COUPE - COUPE à 58 s !!! grrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr bon on relativise!! on est à SF !!! Allez on repart au MOTEL DEL SOL, en espérant qu'il ait encore des chambres (là je doute de notre chance 🤪) OUF "no problem!!"
Je m'épenche un peu mais ce fameux 5ème jour est une sacré anecdote de notre périple et du coup un remaniement a été nécessaire (on a bien fait de ne pas réserver tous les motel avant!!)!!
au final - on ne fera pas la N1 VERS MORRO BAY. On approfondie SF.
on restera 3 jours de plus à SF
24/04/13-25/04/13
location de vélo au pressing "chinois" de la rue à côté de l'hotel = 1 vélo gratuit par rapport au loueurs de fisherman. JOURNEE VELO - allez on se fait le GOLDEN GATE et on va jusque SAUSALITO !! (ca va aller Amory !!" il fait magnifique !! j'ai des cuisses en béton - en acier - en aluminium- en feuille d'aluminium... eh oui, le feuilleton "les rues de SF" c'est pentue !!!
on traverse le fameux pont - et voilà la descente "ENFIN!" vers Sausalito- pizza - seau de sprite :) et on se retrouve dans les quartiers sur pilotis des artistes - plein de couleurs - de fleurs SUPERBE "OUi Amory, on revient par le bateau qui traverse la baie !!!" Tous à la queue leuleu !! ils rigolent pas les agents du bateau GO GO GO!
demain - le PRESIDIO et la ville des affaires !!
le beau frère annonce que UPS devrait nous livrer le permi de Réginald ap-demain à 8h00 !! le 26/04/13 - en parallèle et après qq heures au téléphone avec le National rent cars les "managers" sont OK pour nous ouvrir un nouveau dossier et nous laisser prendre notre véhicule (sans remboursement des 3 jours biensur!! ).
8h00 on est sur le qui-vive - TOUS PRETS !! on est UPS ??? 8h50 le camion est là et on refait "bye à Drew, le taxi, le comptoir des loueurs..." AVEC THE NATIONAL LICENCE DRIVER le responsable nous reçoit, il est au courant de notre péripétie et s'occupe de nous !! SUPER voilà les papiers - le GPS et la voiture WOUAH!!!!! un monstre !!! on est tout fou !!!
gogogogo on décolle !!!
voilà encore qq jours de relatés - que le temps passe vite lorsqu'on replonge dans ses souvenirs !!
je continuerai surement sous le même titre sauf - 3ème partie 🙂
j'espère que nos péripéties vous aideront et que vous aurez sourie de notre fameuse journée :)
a bientôt
sandrine
Compte rendu pratique de mon tour au Myanmar English translation pending
Voila un petit CR de mon séjour au Myanmar ou vous trouverez plutôt des infos pratiques que des commentaires personnels. Si vous avez des questions n’hésitez pas.
Pour vous situer un peu le contexte, je voyage seule, sac à dos, généralement uniquement chez l’habitant (forcement ici, pas poss), je mange dans la rue et voyage au max avec les locaux. Je finissais un trip de 9 mois sur la route (Inde, Bangladesh, Nepal).
Visa fait à l’ambassade de Kathmandu et obtenu en quelques jours. Aucun justificatif demandé, juste 20$.
Change à l’arrivée à l’aéroport de Yangon, le taux étant interessant soit : 880 KT pour 1$, c’est le seul change que je ferai.
A savoir, les distributeurs automatiques ont poussé comme des champignons pour ceux voulant éviter de transporter trop de cash.
Du 11 au 17 avril : J’ai passé la 1ere semaine à Yangon pour de la méditation vipassana au KabeAye Sun Lun Gu Kyaung Monastery après avoir fait une demande par mail au Head of Monk (mail sur demande). Hébergement et nourriture gratuits sous réserve bien sur de suivre les règles du monastère et de participer à l’enseignement Vipassane 3 fois par jour.
Taxi aéroport / monastère : 4000 kyats (vue finalement la distance 2000 max aurait été plus juste mah bon !)
2 lunghis (à porter obligatoirement pour pouvoir rester dans le monastère), tissus et coupes sur mesure 10200 kyats
Mercredi 17 avril (nouvel an birman) : De Yangoon à Hpa-an conduite gratuitement au terminal des bus Bus pour Hpa-an à prendre a la station de bus Aug Mingalar, depart 8h30 (attention on est parti a 8h15!) : 4300 KT (tarif idem locaux, info vérifiée sur leurs tickets!). Arrivée vers 16h (très ralenti par les festivités du nouvel an donc compter peut-etre plutot 6 ou 7h en temps normal). Soe brothers GH : 6$ la single avec sdb commune et sans pdj. A 5 min à pieds de l’arret de bus. Assez basique mais super accueil. Le Nouvel-an est une belle occasion de faire la fete avec les locaux et de partager un peu de leur quotidien. J’ai été invitée à diner 3 fois ce soir-là, et suis rentrée à plat ventre à la guest house !!
Jeudi 18 avril Hpa-an Pt dej pris sur le marche ( pour idée de prix pastèque 100 KT / 2 petits pains frais 2oo KT / 2 thés 300 KT) Moto taxi pour visite des alentours toute la journée : 10000 KT (8,7 euros). Beaucoup de grottes et de pagodes à visiter. Départ vers 9h et retour vers 17h, une vraie belle journée de visites ! Soe brothers GH 6$
Vendredi 19 avril : de Hpa-An à Moulmein Tuk Tuk pour l’embarcadère (le proprio avait annoncé qu’il m’enmenait gratos et finalement le tuk tuk me demande 500 KT, bref….) Speed boat pour Moulmein (il n’y a plus de ferry depuis 4 ans) : 6000 KT par pers (prix basé sur 5 personnes à bord). Départ vers 11h30 (moins de 2h de trajet) De l’embarcadère au centre de Moulmein : tuk tuk nego 400 KT par personne (à nouveau 5 à bord) Aurora GH single sans sdb et sans pdj 6$ (service minimum mais vraiment les singles de See Breeze étaient glauques)
Samedi 20 avril : Moulmein et départ pour Dawei Tuk tuk pour 5 personnes negocié a 5000 TK par personne : tour de 9h a 16h30 (grottes, pagodes, grand bouddha, monastère, lac) Taxi moto pour la gare 1000 Tk (attention 2 gares de bus et celle pour Dawei se nomme Cejiou ou quelque chose comme ca) Sur les conseils de l’hotel, je gagne une nuit et prends un bus le soir pour Dawei. Sans résa, je manque de peu de faire le trajet sur un tabouret en plastique ! Et ce, pour le meme prix qu’un siège normal. Fin d’une période de festivals au Myanmar, tout est plein à craquer et les prix gonflés ! Je paie donc 13000 Tk (idem locaux). Départ prévu à 19h30, mais à 21h30 on décolle ! Arret à 22h du matin pour le diner Arrivée le matin vers 8h.
Dimanche 21 avril : Dawei tuk tuk de la gare de bus au centre 1000 tk Hotel Pale Cikari : 8$ single + wifi. (négo ferme ! les autres hotels soit ne recoivent pas d’étranger soit sont trop chers et/ou pas de négo poss) Lunch au marché 300 Tk (soupe) Après midi, moto taxi pour la plage de Maungmakan A/R : 7000 Tk (nvgo par un local). Il faut environ 30 min pour atteindre cette plage déserte !
Lundi 22 avril: Dawei Jounée à Dawei (visite, marche au poisons le matin, internet etc…chaleur écrasante !!) Hotel Pale Cikari : 8$ single Quelques idées de prix : fruits 300 tk (5 mangues!), une salade de pates au marché 300 TK, jus de sucre de cannes 100 TK, soupe veg et tofu pour le diner 500 TK milk shake 500 tk
Mardi 23 avril : de dawei à Myeik Motocycle jusqu’ à la gare 2000 TK (tarif nuit. 3h45 du mat’) bus départ 5h du mat, réservé dans une agence à Dawei la veille: 6000 TK (etre 1h avant à la gare). Arrivée à Myeik vers 16h15. dej noodles 500 Tk 2 courses en mototaxi (attention aux prix announcés, le mieux est de se faire aider par les locaux). 500 + 300 Très difficile de trouver un hotel qui acceptant les étrangers à prix decents. Aucune négo poss en dessous de 25$. (ex au Dolphin). J’atteris dans une GH a 5000 Tk mais un officier de l’immigration en personne viendra m’y deloger et me relogera dans un hotel près de la jetty. Je paye 15000 Tk et lui paie la difference pour moi !! Hotel Kyeik 15000 TK (avec sdb, pdj local très bon et AC)
Mercredi 24 avril : Myeik Visite du Boudha couché et tour de l’ile qui fait face à Myeik avec un autre voyageur. En tout, on en a pour 21000 (18000 + 3000. Le tour de l’ile est à négo ferme car 35000 annoncé et rien de spécial à voir) Interdiction de monter sur le petit bateau sans etre passé avant au bureau de l’immigration pour se signaler. Nous avons la confirmation ici, que mise à part ce tour, il nous sera impossible de découvrir d’autres endroits de l’archipel. Vous pouvez prendre votre diner le soir près de la jetty ou plein de petits stands s’installent en fin d’aprèm. Plat de pates et jus de fruits frais pour 1000 TK. vous pouvez demander le code wifi au café internet en face de l’hotel, ils vous le donneront avec plaisir ! Hotel 15000 TK
Jeudi 25 avril : Myeik location scooter : 8000 tk divisé par 2 donc 4000 tk + 2000 essences + 1000 passage ferry Le seul endroit ou j’ai réussi à louer un scooter en demandant à un moto-taxi en face de l’hotel qu’il nous laisse son scoot (attention jamais d’automatique mais on apprend tres vite les vitesses). hotel 15000 tk
Vendredi 26 avril Etant venu pour l’archipel des Mergui et ayant réalisé que son exploration sera impossible, je decide de changer mes plans et pour gagner un peu de temps, je reprends l’avion pour Yangon… vol avec Myanma airways pour Rangoon : 95$ (prix fixe et le moins cher sinon 150 avec kbz. Réservé la veille dans une agence de Myeik. Encore une fois, le prix est fixe et le meme partout donc pas besoin de tenter de faire marcher la concurrence !) taxi jusqu’a l’aéroport : 1000 TK Immigration taxes 1000 tk Pas besoin non plus d’aller trop tot a l’aéroport car ils vous convoquent 2h avant pour … rien, vous attendez dehors l’ouverture du desk genre 20 min avant le départ !! Départ vers 10h et arr 1h plus tard. A l’aéroport de Yangon, on peut prendre les transports en commun pour se render à la gare des bus. Avec l’aide de locaux, très facilement, j’ai pris 2 pick-up (200 TK à chaque fois) puis le bus 45 (50 tk + 50 tk pour le sac) bus de nuit pour Inle 11000 tk, départ 19h et arrivée vers 5h du mat’.
Samedi 27 Avril : Inle lake truck pour la ville 1000 (le bus nous laisse à qq km de Nyangshwe) hotel gipsy 7500 (la double soit 15000 divisés avec un autre voyageur) avec sdb et pdj. Le ‘petit’ marché de nuit est l’endroit ou vous pourrez manger au meilleur prix si vous ne voulez pas de restaus à touristes Taxe d’entrée lac 5$
Dimanche 28 avril : Inle Lake tour du lac inle en bateau: 15000 divisés par 5 donc 3000 TK Tour très très touristique ! Ce qui m’a le plus plu est finalement d’etre sur le lac et d’admirer la beauté de celui-ci mais les arrets aux shops, meme quand vous les limitez, restent inévitables et assez gonflants. Meme le monastère à chats sautant, ou soit dit en passant, les chats ne sautent plus depuis un bon moment, est devenu couloirs de boutiques de souvenirs…. hotel gypsy 7500
Lundi 29 avril : le à Bagan bus 11000 (départ 7h30 arr 16h) entrée bagan 10$ (impossible de s’y soustraire dans mon cas; bus arêté en route et tout le monde descend !) guest house shwe na di (single, pdj et shared bathroom) 8$
Mardi 30 avril Bagan guest house shwe na di 8$ Location de vélo à la journée (1500). Bien vérif l’état du vélo… massage dans la rue principale 1h 4000 TK
Mercredi 1er mai : Bagan bus pour yangon 13000 (départ 18h arr 3h30 du matin). L’idée était d’aller à Pyay et on m’affirme qu’ à cette époque il faut repasser par Yangon, pas de bus direct. En arrivant à Pyay, je découvrirai que l’info était erronée.
Jeudi 2 mai : Trajet pour Pyay Bus pour Pyay à 4h du mat (bus assez crapouille), arr à 9h30 mais vraiment il conduisait comme un dingue ! 4000 tK Pour plus de confort, les bus plus en forme demandent 4500 mais le départ se fait plus tard. Guest house Pandabar 6000 tk +++ (ah ca me rappelle presque le couchsurfing cette petite guesthouse familiale ! J’ai adoré ! et le pdj vous tient au corps pour la journée!)
Vendredi 3 et samedi 4 mai : Pyay Visite de la paya Shwesandaw au centre de la ville. Truck pour le grand Buddha à lunettes (environ 20 min de trajet puis 15 min de marche). 300 Tk le trajet. Le marché de Pyay vaut le detour. Diner au marché de nuit (300 tk pour une salade de nouilles, 500 un plat plus élaboré avec de la viande) Massage de presque 1h30 pour 3000 tk !
Dimanche 5 mai : Pyay à Yangon
pick up pour la station de bus 200 Tk On reprend le meme bus tout pourri départ 10h arr 16h30 : 3500 k bus de la gare Aug Mingalar à la paya sule 200 GH Daddy’s home 10$ (sans pdj et sdb partagée)! le white house me proposait une cage à lapin pour 19$ et le green garden n’a de rafraichissant que le
nom, glauque pour 8$. Ikinawa quant à eux, un pauvre matelas dans le couloir pour 7$ !!
Lundi 6 et mardi 7 mai : Yangon
pdj : 2 chapatis 200, 1 yaourt 600 et 1 tea 250 taxi jusqu’ à la gare des trains 1000 train circle line 1$ (tour pendant 3h) daddys home 10$ Paya Shwedagon (5$) Taxi pour l’aéroport 6000 tk (si vous repartez avec Air Asia et que vous avez oublié comme moi d’enregistrer en ligne votre baggage, vous paierez sur place
36$ au lieu de 12$!!!)
Bon voyage ! 😎
Mercredi 17 avril (nouvel an birman) : De Yangoon à Hpa-an conduite gratuitement au terminal des bus Bus pour Hpa-an à prendre a la station de bus Aug Mingalar, depart 8h30 (attention on est parti a 8h15!) : 4300 KT (tarif idem locaux, info vérifiée sur leurs tickets!). Arrivée vers 16h (très ralenti par les festivités du nouvel an donc compter peut-etre plutot 6 ou 7h en temps normal). Soe brothers GH : 6$ la single avec sdb commune et sans pdj. A 5 min à pieds de l’arret de bus. Assez basique mais super accueil. Le Nouvel-an est une belle occasion de faire la fete avec les locaux et de partager un peu de leur quotidien. J’ai été invitée à diner 3 fois ce soir-là, et suis rentrée à plat ventre à la guest house !!
Jeudi 18 avril Hpa-an Pt dej pris sur le marche ( pour idée de prix pastèque 100 KT / 2 petits pains frais 2oo KT / 2 thés 300 KT) Moto taxi pour visite des alentours toute la journée : 10000 KT (8,7 euros). Beaucoup de grottes et de pagodes à visiter. Départ vers 9h et retour vers 17h, une vraie belle journée de visites ! Soe brothers GH 6$
Vendredi 19 avril : de Hpa-An à Moulmein Tuk Tuk pour l’embarcadère (le proprio avait annoncé qu’il m’enmenait gratos et finalement le tuk tuk me demande 500 KT, bref….) Speed boat pour Moulmein (il n’y a plus de ferry depuis 4 ans) : 6000 KT par pers (prix basé sur 5 personnes à bord). Départ vers 11h30 (moins de 2h de trajet) De l’embarcadère au centre de Moulmein : tuk tuk nego 400 KT par personne (à nouveau 5 à bord) Aurora GH single sans sdb et sans pdj 6$ (service minimum mais vraiment les singles de See Breeze étaient glauques)
Samedi 20 avril : Moulmein et départ pour Dawei Tuk tuk pour 5 personnes negocié a 5000 TK par personne : tour de 9h a 16h30 (grottes, pagodes, grand bouddha, monastère, lac) Taxi moto pour la gare 1000 Tk (attention 2 gares de bus et celle pour Dawei se nomme Cejiou ou quelque chose comme ca) Sur les conseils de l’hotel, je gagne une nuit et prends un bus le soir pour Dawei. Sans résa, je manque de peu de faire le trajet sur un tabouret en plastique ! Et ce, pour le meme prix qu’un siège normal. Fin d’une période de festivals au Myanmar, tout est plein à craquer et les prix gonflés ! Je paie donc 13000 Tk (idem locaux). Départ prévu à 19h30, mais à 21h30 on décolle ! Arret à 22h du matin pour le diner Arrivée le matin vers 8h.
Dimanche 21 avril : Dawei tuk tuk de la gare de bus au centre 1000 tk Hotel Pale Cikari : 8$ single + wifi. (négo ferme ! les autres hotels soit ne recoivent pas d’étranger soit sont trop chers et/ou pas de négo poss) Lunch au marché 300 Tk (soupe) Après midi, moto taxi pour la plage de Maungmakan A/R : 7000 Tk (nvgo par un local). Il faut environ 30 min pour atteindre cette plage déserte !
Lundi 22 avril: Dawei Jounée à Dawei (visite, marche au poisons le matin, internet etc…chaleur écrasante !!) Hotel Pale Cikari : 8$ single Quelques idées de prix : fruits 300 tk (5 mangues!), une salade de pates au marché 300 TK, jus de sucre de cannes 100 TK, soupe veg et tofu pour le diner 500 TK milk shake 500 tk
Mardi 23 avril : de dawei à Myeik Motocycle jusqu’ à la gare 2000 TK (tarif nuit. 3h45 du mat’) bus départ 5h du mat, réservé dans une agence à Dawei la veille: 6000 TK (etre 1h avant à la gare). Arrivée à Myeik vers 16h15. dej noodles 500 Tk 2 courses en mototaxi (attention aux prix announcés, le mieux est de se faire aider par les locaux). 500 + 300 Très difficile de trouver un hotel qui acceptant les étrangers à prix decents. Aucune négo poss en dessous de 25$. (ex au Dolphin). J’atteris dans une GH a 5000 Tk mais un officier de l’immigration en personne viendra m’y deloger et me relogera dans un hotel près de la jetty. Je paye 15000 Tk et lui paie la difference pour moi !! Hotel Kyeik 15000 TK (avec sdb, pdj local très bon et AC)
Mercredi 24 avril : Myeik Visite du Boudha couché et tour de l’ile qui fait face à Myeik avec un autre voyageur. En tout, on en a pour 21000 (18000 + 3000. Le tour de l’ile est à négo ferme car 35000 annoncé et rien de spécial à voir) Interdiction de monter sur le petit bateau sans etre passé avant au bureau de l’immigration pour se signaler. Nous avons la confirmation ici, que mise à part ce tour, il nous sera impossible de découvrir d’autres endroits de l’archipel. Vous pouvez prendre votre diner le soir près de la jetty ou plein de petits stands s’installent en fin d’aprèm. Plat de pates et jus de fruits frais pour 1000 TK. vous pouvez demander le code wifi au café internet en face de l’hotel, ils vous le donneront avec plaisir ! Hotel 15000 TK
Jeudi 25 avril : Myeik location scooter : 8000 tk divisé par 2 donc 4000 tk + 2000 essences + 1000 passage ferry Le seul endroit ou j’ai réussi à louer un scooter en demandant à un moto-taxi en face de l’hotel qu’il nous laisse son scoot (attention jamais d’automatique mais on apprend tres vite les vitesses). hotel 15000 tk
Vendredi 26 avril Etant venu pour l’archipel des Mergui et ayant réalisé que son exploration sera impossible, je decide de changer mes plans et pour gagner un peu de temps, je reprends l’avion pour Yangon… vol avec Myanma airways pour Rangoon : 95$ (prix fixe et le moins cher sinon 150 avec kbz. Réservé la veille dans une agence de Myeik. Encore une fois, le prix est fixe et le meme partout donc pas besoin de tenter de faire marcher la concurrence !) taxi jusqu’a l’aéroport : 1000 TK Immigration taxes 1000 tk Pas besoin non plus d’aller trop tot a l’aéroport car ils vous convoquent 2h avant pour … rien, vous attendez dehors l’ouverture du desk genre 20 min avant le départ !! Départ vers 10h et arr 1h plus tard. A l’aéroport de Yangon, on peut prendre les transports en commun pour se render à la gare des bus. Avec l’aide de locaux, très facilement, j’ai pris 2 pick-up (200 TK à chaque fois) puis le bus 45 (50 tk + 50 tk pour le sac) bus de nuit pour Inle 11000 tk, départ 19h et arrivée vers 5h du mat’.
Samedi 27 Avril : Inle lake truck pour la ville 1000 (le bus nous laisse à qq km de Nyangshwe) hotel gipsy 7500 (la double soit 15000 divisés avec un autre voyageur) avec sdb et pdj. Le ‘petit’ marché de nuit est l’endroit ou vous pourrez manger au meilleur prix si vous ne voulez pas de restaus à touristes Taxe d’entrée lac 5$
Dimanche 28 avril : Inle Lake tour du lac inle en bateau: 15000 divisés par 5 donc 3000 TK Tour très très touristique ! Ce qui m’a le plus plu est finalement d’etre sur le lac et d’admirer la beauté de celui-ci mais les arrets aux shops, meme quand vous les limitez, restent inévitables et assez gonflants. Meme le monastère à chats sautant, ou soit dit en passant, les chats ne sautent plus depuis un bon moment, est devenu couloirs de boutiques de souvenirs…. hotel gypsy 7500
Lundi 29 avril : le à Bagan bus 11000 (départ 7h30 arr 16h) entrée bagan 10$ (impossible de s’y soustraire dans mon cas; bus arêté en route et tout le monde descend !) guest house shwe na di (single, pdj et shared bathroom) 8$
Mardi 30 avril Bagan guest house shwe na di 8$ Location de vélo à la journée (1500). Bien vérif l’état du vélo… massage dans la rue principale 1h 4000 TK
Mercredi 1er mai : Bagan bus pour yangon 13000 (départ 18h arr 3h30 du matin). L’idée était d’aller à Pyay et on m’affirme qu’ à cette époque il faut repasser par Yangon, pas de bus direct. En arrivant à Pyay, je découvrirai que l’info était erronée.
Jeudi 2 mai : Trajet pour Pyay Bus pour Pyay à 4h du mat (bus assez crapouille), arr à 9h30 mais vraiment il conduisait comme un dingue ! 4000 tK Pour plus de confort, les bus plus en forme demandent 4500 mais le départ se fait plus tard. Guest house Pandabar 6000 tk +++ (ah ca me rappelle presque le couchsurfing cette petite guesthouse familiale ! J’ai adoré ! et le pdj vous tient au corps pour la journée!)
Vendredi 3 et samedi 4 mai : Pyay Visite de la paya Shwesandaw au centre de la ville. Truck pour le grand Buddha à lunettes (environ 20 min de trajet puis 15 min de marche). 300 Tk le trajet. Le marché de Pyay vaut le detour. Diner au marché de nuit (300 tk pour une salade de nouilles, 500 un plat plus élaboré avec de la viande) Massage de presque 1h30 pour 3000 tk !
Dimanche 5 mai : Pyay à Yangon
pick up pour la station de bus 200 Tk On reprend le meme bus tout pourri départ 10h arr 16h30 : 3500 k bus de la gare Aug Mingalar à la paya sule 200 GH Daddy’s home 10$ (sans pdj et sdb partagée)! le white house me proposait une cage à lapin pour 19$ et le green garden n’a de rafraichissant que le
nom, glauque pour 8$. Ikinawa quant à eux, un pauvre matelas dans le couloir pour 7$ !!
Lundi 6 et mardi 7 mai : Yangon
pdj : 2 chapatis 200, 1 yaourt 600 et 1 tea 250 taxi jusqu’ à la gare des trains 1000 train circle line 1$ (tour pendant 3h) daddys home 10$ Paya Shwedagon (5$) Taxi pour l’aéroport 6000 tk (si vous repartez avec Air Asia et que vous avez oublié comme moi d’enregistrer en ligne votre baggage, vous paierez sur place
36$ au lieu de 12$!!!)
Bon voyage ! 😎