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15 jours en Mongolie: itinéraire classique English translation pending
Bonjour a tous,
J'ai passe de longues heures a lire les differents commentaires, mais malheuseument peu de personnes de donne de retour d'experience.
Pourriez vous me dire, m'aider sur un itineraire type, un classique pour 2 semaines en Mongolie? Le pays est immense, il est tres difficile de faire des choix...
Nous partirions debut juillet, est-ce une bonne periode?
Mercia a tous!
J'ai passe de longues heures a lire les differents commentaires, mais malheuseument peu de personnes de donne de retour d'experience.
Pourriez vous me dire, m'aider sur un itineraire type, un classique pour 2 semaines en Mongolie? Le pays est immense, il est tres difficile de faire des choix...
Nous partirions debut juillet, est-ce une bonne periode?
Mercia a tous!
Iran road trip: 30 days, 7,000 kilometers, from the Aras to Baluchistan
Hello,
We’re not sure this report will really be useful for VF backpackers.
As mentioned in our profile, our travel journals are primarily aimed at young van converters who’ve been following our trips for years. No cultural fluff—just a visual reconstruction that strictly follows our motorized routes.
That said, they might offer a different perspective: traveling immersed in a small, go-anywhere vehicle that fascinated the Iranians. We didn’t just visit once—we had to show off our van setup 100 times!
Anyway, it’s up to you to decide. 😏
The itinerary? No overly precise plan. It’s all about the vibe, improvisation, and what we felt like doing... since our van makes us completely self-sufficient. Sylvie wanted to see Persepolis, the desert cities, and the jewel that is Isfahan. For me, it was Abadan and Bandar Abbas—where I used to drive TIR trucks back in the 1970s. Then Bam and Baluchistan, where I’d never driven before.
Speaking of which, over 40 years of international road experience doesn’t make you immune to mistakes. Overconfident, I underestimated tensions in certain areas. You’ll find the stories in the text accompanying the photos.
All in all, these 30 days are shared online in two albums.
Click the "i" to display the story alongside the photos:
Album 1: PERSIAN GULF
Album 2: IRAN 2017
The travel journal map:

To wrap up, a few snapshots of our favorite spots 😏
Shushtar, Khuzestan

Qeshm Island

Strait of Hormuz

Bam

Gulf of Oman

Shahdad Desert

Ardabil

Varzaneh

Best regards, Sylvie & Bernard
We’re not sure this report will really be useful for VF backpackers.
As mentioned in our profile, our travel journals are primarily aimed at young van converters who’ve been following our trips for years. No cultural fluff—just a visual reconstruction that strictly follows our motorized routes.
That said, they might offer a different perspective: traveling immersed in a small, go-anywhere vehicle that fascinated the Iranians. We didn’t just visit once—we had to show off our van setup 100 times!
Anyway, it’s up to you to decide. 😏
The itinerary? No overly precise plan. It’s all about the vibe, improvisation, and what we felt like doing... since our van makes us completely self-sufficient. Sylvie wanted to see Persepolis, the desert cities, and the jewel that is Isfahan. For me, it was Abadan and Bandar Abbas—where I used to drive TIR trucks back in the 1970s. Then Bam and Baluchistan, where I’d never driven before.
Speaking of which, over 40 years of international road experience doesn’t make you immune to mistakes. Overconfident, I underestimated tensions in certain areas. You’ll find the stories in the text accompanying the photos.
All in all, these 30 days are shared online in two albums.
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Album 1: PERSIAN GULF
Album 2: IRAN 2017
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Shushtar, Khuzestan

Qeshm Island

Strait of Hormuz

Bam

Gulf of Oman

Shahdad Desert

Ardabil

Varzaneh

Best regards, Sylvie & Bernard
Jordanie, entre Nature et Histoire English translation pending

Je ne saurai que trop vous conseiller de lire le texte avec l'intégralité des photos et dans sa globalité: sites.google.com/...nienatureethistoire/
Grisemote, levée du pied droit, un matin de printemps ensoleillé, je m’souviens c’était un samedi : « Petite devinette pour trouver notre prochaine destination de vacances : Mes voisins sont turbulents (et c’est rien de le dire) Chez moi on est libre de circuler partout et en toute sécurité Si la chaleur te fait peur passe ton chemin Je regorge de points d’intérêt tant naturels qu’archéologiques Je sais, l’Egypte ? Tu chauffes, mais c’est plus serein en ce moment La Turquie ? Non, c’est plus petit et un poil plus loin L’Iran ? Non, c’est grand et parait-il accueillant, mais il me semble que tu n’es pas vraiment libre de tes mouvements Bigre, Israël alors ? Allez, c’est la Jordanie ! Certes, de très mauvaises langues diront que les frontières avec la Syrie et l’Irak ne sont pas engageantes, mais d’après mes infos, c’est une destination superbe et qui semble sûre. Entre Petra, la mer morte et le désert, pas de quoi s’ennuyer. Pour la chaleur, la majorité du pays est en altitude ce qui le rend chaud mais supportable en juillet. » Comme généralement les billets sont soit déjà pris soit sur le point de l’être, je sais d’avance que toute résistance par rapport à la destination est vaine. Franchement, vu la configuration du pays, j’avoue que je ne m’y serais pas aventuré. Faisons confiance au guide .
C’est par un vol Lufthansa de 4 heures1/2 à partir de Francfort, que nous franchissons allègrement la méditerranée pour atterrir à Amman. Dans ce moyen-courrier, pas d’écran donc pas de film, pas de supers appui-tête. Ça rappelle notre TER SNCF comme confort mais à l’heure, ce qui fait une belle différence vu que nous touchons le sol vers 2 heures du matin. Un taxi nous attend, un grand sourire aux lèvres pour nous amener au Mariam Hotel à Madaba , ville la plus proche de l’aéroport.
Le premier contact est plutôt sympathique avec nos différents interlocuteurs. Il fait chaud mais ce n’est pas la fournaise en pleine nuit. Le changement culturel se vit rapidement dans ce qui nous reste de nuit, avec le chant à gorge déployée du muezzin qui, insomniaque, nous fait partager sa joie de vivre. Heureusement, il n’est pas seul, d’autres aux alentours prennent le relais pour ne pas faire retomber l’ambiance. Pas de doute, même dans cette ville « chrétienne », nous sommes bien en pays musulman. Bah, c’est ça aussi l’exotisme pour nous, même s’il faut bien avouer que ça ne joue pas vraiment le rôle d’un somnifère.
Après le p’tit dej local qui lui aussi transporte nos papilles dans un tout autre univers que celui de nos saveurs européennes, nous prenons possession de notre voiture, pas très grande, mais largement suffisante pour ce que nous avons à faire, c’est à dire de la route (pas de piste au programme cette fois). Elle possède un toit ouvrant du meilleur effet, mais que nous ne pourrons ouvrir que le soir comme nous l’apprendrons dès la première utilisation. Bien entendu, le ciel est bleu et à 8h00, le soleil montre déjà une belle vigueur.
Nous partons pour notre première escapade dans la ville. Dire que nous sommes vus comme des anonymes serait mentir, mais nous ne sommes pas sollicités de toutes parts et si certains commerçants s’adressent plus particulièrement à nous, ce n’est jamais avec insistance. Grisemote est habillée à la mode locale, donc plutôt couverte mais sans excès Nous croisons de nombreuses femmes auxquelles même la couleur des yeux n’est pas accessible à notre regard, mais pour la majorité, c’est plutôt un simple voile. L’ambiance locale est celle d’une ville animée avec de nombreux commerces. Nous visitons quelques lieux « chrétiens » puisque c’est une des particularités de la ville. Les mosaïques qui y ont été retrouvées sont des pièces archéologiques de grand intérêt, notamment la carte de Palestine datant du VIème siècle et qui retrace les différents lieux bibliques de l’époque.
Le soir, nous tentons notre premier restau. Bien sous tous rapports, tant pour l’accueil que pour le contenu de l’assiette, pléthorique d’ailleurs et agrémenté d’une bière locale (boisson qui ne se trouve pas partout mais pas de façon exceptionnelle non plus sur les lieux touristiques).

Nous nous lançons dès le lendemain sur la route du Roi, route ancestrale mais dont l’origine du nom n’est pas bien définie. Le désert aride est aux portes de la ville. La route est de bonne qualité, en général non piégeuse (gare quand même aux animaux, notamment les troupeaux de moutons ou de chèvres). L’herbe grillée partage son territoire avec de la roche et quelques arbres, mais peu de cultures. Ici, c’est plutôt l’élevage qui domine, mais pas de bovins qui ont besoin de plus d’eau. (La Jordanie fait partie des quatre pays au monde les plus pauvres en eau.)
Les paysages s’enchaînent, vallonnés, secs, arides, désolés et en même temps photogéniques. Se ravitailler est simple dans les petites échoppes des villages le long de la route. Les prix sont divisés par deux à trois par rapport aux lieux touristiques et les mets locaux sont plutôt bons et de qualité. Mention spéciale pour le pain local, sous forme de galette de taille souvent plus que respectable pour un prix très modique. La langue commune étant souvent le mime, cela limite les conversations au strict minimum en dehors de bonjour, au revoir et merci. Nous nous y mettrons.

De villages en villages, nous arrivons à Machéronte, haut lieu de sacrifice, celui de Salomé la douce qui demanda la tête de Jean Baptiste en échange de sa fameuse danse des sept voiles. Cela demande quand même un poil d’imagination, car en fait, il ne reste que quelques pierres en haut d’une colline protégée par un soleil agressif et habitée par des chèvres. La vue en revanche est plutôt agréable vers l’horizon sur la mer morte et Israël. La route du Roi s’aventure dans des canyons profonds (il faut dire qu’il n’y a pas le choix), qui nous montrent à quel point l’altitude est un atout pour la température : en passant de 33° à 900 m sur le plateau à plus de 40° aux alentours de 200 m.

Nous enchaînons par une petite visite à feu le croisé Renaud de Châtillon au château de Kérak, sinistre personnage à priori s’étant distingué par des massacres de locaux pour laisser une trace dans l’histoire lors des croisades ( Pour les cinéphiles, gros méchant dans « Kingdom of heaven »). C’est réussi ! Le château est au milieu de la ville, fort animée et plutôt commerçante. Compte tenu du chemin qui reste à faire, nous optons pour la recherche d’un point de vue externe sur les remparts, assez bien conservés, sans visiter la forteresse.

La voiture en fin de journée atteint enfin le secteur de Dana notre destination. Bien entendu, ce qui manquait à notre tableau de chasse de la journée, c’est de se perdre, ce qui fut fait avec brio pendant les derniers kilomètres sur une piste. Dans tout chemin il y a une aventure pour qui sait la trouver aurait pu dire un prophète. La nôtre fut modeste, avec l’attaque en règle d’un troupeau de chèvres et de moutons dévalant une colline, accompagné par des bergers hilares. Nous atteignons la réserve naturelle de Dana dans la soirée. Nous avons opté pour la Dana Guesthouse, car les autres logements, en juillet, pouvaient être étouffants. Celle-ci est en dehors de la réserve, mais offre une vue imprenable. Au début nous passons par le petit village de Dana qui semble morne et un peu désolé. Puis au balcon de l’hôtel, crack - la mâchoire se décroche : « Ah oui, quand même ! » Une grosse envie de se prendre pour un oiseau et de survoler cette vallée immense et absolument magnifique aux couleurs du coucher de soleil.
L’hôtel est vide et la chaleur n’explique pas tout. Les touristes ne sont plus légion dans le secteur. La guerre aux portes des frontières y serait pour quelque chose ? En tout cas, pour nous, l’endroit est enchanteur avec une chambre coquette (mais avec les sanitaires sur le palier, ce qui n’est pas grave puisque nous sommes seuls) qui donne sur un très large balcon qui surplombe THE vallée. On nous fait un briefing des activités et treks alentours, afin que nous nous organisions en fonction de nos attentes sur les trois jours prévus. Cependant, comme nous sommes les seuls, il nous faudra payer la rando accompagnée (obligatoire pour la plupart) pour quatre personnes, GLOUPS ! Du coup, on va revoir nos randos prévues à la baisse, surtout que pour certaines, il faut également payer la navette pour s’y rendre…Ce n’est pas fait pour encourager le peu de touristes qui fréquentent actuellement le pays. Très dommage tout ça !
Le repas n’ayant pas été commandé « à temps » à l’hôtel, nous recherchons un restaurant vers le village. Pas foule. Normal, le hameau est abandonné, mais commence à reprendre vie, grâce à l’office des parcs nationaux qui offre une aide à ceux qui s’y installent. Il faut dire que l’hiver, il y fait très froid car nous sommes à plus de 1000 mètres, et le village se retrouve coupé de tout. Nous entrons donc dans le premier endroit ressemblant à un restau qui se présente. « Il y a quelqu’un ? » résonne dans le hall d’entrée.Notre hôte nous accueille, visiblement content de rencontrer des touristes.
Ici pas de carte, le patron parle l’anglais et propose ce qu’il a ( de toute façon toujours une base de houmous et de mtabbal, préparation d'aubergines) et qu’il nous sert en terrasse avec vue sur le village dont au moins la moitié des maisons sont délabrées. Vers 5h30, j’ouvre un œil et gagne le balcon. Le soleil baille encore et ne dissipe qu’une faible lumière douce et chaude sur la vallée encore sans ombre. Les oiseaux en profitent pour faire leurs courses avant le cagnard qui va les clouer au nid. Quel privilège cette vue, depuis la chambre.
Après un p’tit dej plus que copieux et un service irréprochable, nous partons au Rummana Campsite à quelques kilomètres de voiture

Début du trek du tour du camp » vers 11H00. Chapeau, crème et vêtements pour protéger nos peaux sensibles obligatoires. Nous décidons d'enchainer Dana village trail et cave trail qui sont deux balades assez courtes. Grisemote repère rapidement sur le parcours des lézards bleus vifs, le sujet phare du jour, dans un décor tout en rondeurs. Ayant eu la maladresse de m’approcher trop près d’une des cibles, je suis banni pour le reste des temps à rester à distance. Le camping de Rummana est extraordinaire, au coeur de la réserve naturelle. En logeant à la Dana Guesthouse, nous n'étions pas au sein de la réserve, donc soumis aux horaires d'ouverture (et en plus de navette, car nous ne pouvons pas atteindre le campsite avec notre propre voiture), trop tard pour voir des animaux. Par contre, en juillet la chaleur est éprouvante, nous ne nous sentions pas de dormir sous la tente! Finalement à part les lézards nous n'avons pas croisé d'animaux.

Le lendemain, le trek prévu est Al-Shaq Al Reef, avec un guide extra : Salem. Ancien militaire plutôt bien gradé, il connait le pays comme sa poche et sait le faire partager. Le parcours est très attrayant avec comme point d’orgue la montée d’un canyon qui nous amène à un sommet idéalement placé pour voir toute la beauté du site. Arrivés au sommet, sous une arche, il dégaine une bouilloire et fait un de ces thés magiques de Jordanie, plutôt sucré comme cela se pratique, mais tellement bon. A ce moment, nous sommes les rois du monde. Salem nous explique tout le long du chemin les propriétés de certaines plantes dont il se sert à titre médicinal. Le désert est une richesse pour celui qui le connait et un espace assez dangereux et épineux pour les autres. A notre guesthouse, des touristes omanais viennent admirer la vue. Nous sommes invités à partager le thé.

La dernière journée est consacrée à descendre le canyon en faisant un tout petit bout du Feynan Trail. Ce trek est long de 16 kilomètres, et presque sans ombre tout du long. Au mois de juillet, c’est pas forcément une bonne idée.Levés à 6h00, avant le soleil pour éviter la chaleur, avec pour objectif de descendre deux heures uniquement puis de faire demi tour. Au petit matin, les oiseaux s’affairent à leurs emplettes en le faisant savoir à qui est déjà levé. Les premiers kilomètres sont ternes, sur une piste qui peut être empruntée par des voitures. Puis le chemin devient plus intéressant. Les flans du canyon s’éclairent de rouge et de jaune. Les objectifs de nos appareils photo essaient de capter cette atmosphère si particulière qu’il y a dans un endroit isolé et grandiose. La remontée sera nettement plus pénible, d’abord parce que par définition elle demande plus d’effort, et ensuite parce que la chaleur monte vite et fait des ravages sur les organismes. En contrepartie, vider nos bouteilles d’eau nous rend plus léger.

Ce n’est pas sans un dernier regard déjà nostalgique de cet endroit magique que nous quittons la vue surplombante de l’hôtel. Direction Pétra. Sur la route, nous passons par Shobak, le château construit par Baudouin 1er premier roi de Jérusalem. L’approche de la forteresse est très attrayante avec ses petits villages en pierre, dans un environnement calcaire qui fait penser à un paysage de neige. Nous visitons les ruines et prenons quelques clichés des murs encore vaillants qui le constituent. Ils savaient construire solide à cette époque là. Et maintenant, en route, Pétra on arrive ! Le temps de s’installer au Petra Palace Hotel, dans une chambre avec vue sur la piscine, et de remarquer que nous sommes seuls à l’étage de ce très grand hôtel (ici comme ailleurs les touristes se font rares), et nous voilà à déambuler dans la rue au gré des boutiques de souvenirs et des artistes « peintres » de bouteilles de sable. Un bon restau oriental et au lit, demain nous devons nous lever tôt.
C’est le grand jour ! Depuis le temps que l’on attend cela. Nous avons pris des billets pour une visite de 3 jours. Avec le Jordanian Pass, c’est vite amorti, car Pétra est le site dont l’entrée est la plus chère au monde. Trois jours, c’est bien, mais c’est encore peu face à l’immensité du site. Levés tôt, petit dej expédié, nous nous présentons à l’entrée du fameux site. Le but du jeu, c’est d’arriver pour voir le lever du soleil se déclarer sur le Khazneh (le trésor). Les premiers pas commencent par un chemin d’approche banal de deux bons kilomètres (le siq extérieur), où nous sommes sollicités fréquemment par des rabatteurs un peu collants (ce qui est rare en Jordanie) pour nous proposer la selle confortable de leurs chevaux jusqu’à l’entrée , ce que nous déclinons.

Ensuite débute le Siq, un canyon profond de roches rouges étroit et sinueux. Il est tôt, les touristes ne sont peut-être pas encore levés, et nous sommes presque seuls au milieu de cette pure beauté de la nature.
Des équipes avec des grimpeurs nettoient la paroi pour que des blocs ne s'effondrent pas sur les touristes et autochtones qui empruntent le défilé du siq.
Au bout du défilé, apparait d’un coup dans toute sa splendeur le « trésor », bien connu de tous les fans des « Aventuriers de l’arche perdue ». Contrairement au film, le Graal peut se trouver facilement dans toutes bonnes échoppes alentours qui vendent d’authentiques pièces de tout ce dont vous pouvez rêver. Pour ce qui est de l’immortalité, en revanche, les vendeurs restent un peu vagues, donc méfiance sur les effets quand même. Compte tenu du prix, ils doivent être limités de toute façon. Les dromadaires qui mâchouillent on ne sait quoi puisqu‘il n’y a pas d’herbe, regardent toute cette activité humaine de toute leur hauteur méprisante, en attendant que le bédouin chargé de leur trouver un cavalier s’acquitte de sa tâche. Il est huit heures environ, le soleil commence à s’exprimer avec insistance, on sent que la journée sera dure. Heureusement, nous avons deux litres d’eau par personne, ce qui est au final plutôt juste. Dans un environnement aussi touristique, autant dire que ce n’est pas un problème d’en trouver. Nous continuons donc notre découverte vers le théâtre, plutôt bien conservé en empruntant la rue des façades, riche de bâtiments creusés directement dans la roche (grès ou sable fossilisé). Les dessins formés par les couleurs des différentes couches donnent un cachet particulier à l’ensemble.

Les aléas dans un voyage: la narration de Gilles
Une divergence de route aura vite fait de désunir l’équipe. Le plus indiscipliné des deux, qui a pris l’initiative de ne pas suivre le parcours prévu, se voit distancé sévèrement de l’autre partie du groupe (c’est-à-dire Grisemote). C’est avec un peu de retard qu'il entame une longue marche sous une chaleur accablante, qui monte impitoyablement en haut de la falaise, dans l’espoir de retrouver l’autre moitié. Certes la vue est belle sur le site, mais il faut la gagner. Arrivé en haut, pas de trace de Grisemote malgré le chemin unique. Fâcheux ! Le sillon longeant la falaise, il suffit de le suivre. Au bout d’un temps certain, une nouvelle falaise marque la fin de l’aventure avec une belle surprise. Nous sommes en haut du siq avec une vue absolument imprenable sur le « Trésor ». A cet endroit improbable, Salem nous accueille dans son nid d’aigle douillet où il sert un thé délicieux à l’ombre pour 1 JOD ce qui me fait oublier quelques instants que Grisemote manque toujours à l’appel. C’était comment avant, quand il n’y avait pas de téléphone portable ? Simple, on se cherchait pendant des heures. Le mien étant à l’hôtel, nous allons faire un saut dans le passé. En parlant de saut, n’ayant pas envie de refaire l’intégralité du trek pour le retour sous l’écrasante chaleur du soleil, Salem m’indique son raccourci : une dangereuse descente à pic dans les rochers et le sable à première vue, mais faisable pour qui est patient et bien chaussé. Il permet de revenir tout simplement au Trésor, à l’ombre. Le plancher des chameaux atteint, je repars à la recherche de la Grisemote perdue, une paille dans une botte de foin…. Les kilomètres s’enchaînent et l’heure tourne. Perdu pour perdu, je fais grincer les mollets vers 14H00 dans l’abrupte montée du Monastère. Tous les 100 mètres, un stand tenu souvent par des femmes qui nous veulent du bien ponctue le chemin d’arrêts plus ou moins longs. Négociateur minable d’habitude, comme j’ai envie d’écourter au maximum sans être désagréable les transactions commerciales dont je n’ai pas envie, je donne des prix plancher à toutes mes interlocutrices de façon à les dégoûter de discuter avec moi. Rien n’ y fait, je remporte assez souvent la mise (pas assez bas les prix mon fils) . Du coup, le sac continue de se remplir de bracelets en argent pur, de colliers en os de chameaux finement ciselés, de cristaux probablement proches du diamant et autres babioles indiscutablement authentiques qui pourraient néanmoins plaire à Grisemote si je la retrouve un jour. De nombreux touristes optent eux pour la montée en âne. Si pour des petites japonaises l’âne trottine presque, pour de bons gros européens ou américains nourris au hamburger, j’ai mal pour eux, surtout vu le taux de grimpette. Arrivé en haut du Monastère, (qui vaut le coup d’œil), le chemin continue vers un sommet qui devrait logiquement offrir un point de vue idéal. Va pour le pic. Sans aucune surprise, le sommet est habité d’un nid douillet où deux bédouins au large sourire te proposent du thé pour 1 JOD, jouent de la guitare et chantent, très bien d’ailleurs, histoire de te mettre à l’aise. Ton regard commence un 360 ° pour admirer un paysage à couper le souffle. Et là, sans que tu t’en rendes compte, la deuxième lame s’abat sur toi. Au milieu du 360°, ton regard tombe sur un étal de bracelets qui te tendent la main. M’enfin ! Ici, ils sont bien travaillés, mais pour un prix moins modique que d’habitude. Le piège se referme sur moi. Je me dis « tiens, ça plairait bien à Grisemote – mais au fait, où est-elle ? ». D’un coup, la culpabilité me prend et j’achète le plus beau du lot, histoire d’adoucir ma peine, que je sois coupable ou non. Donc, je déconseille formellement le pic pour toute âme sensible, voyageur solitaire mélancolique ou plus simplement homme qui a perdu sa femme (la réciproque ne me semble pas vraie). La poésie du lieu ne me fait pas oublier qu’il doit me rester entre deux et trois bonnes heures pour rentrer à l’hôtel. Le soleil se fait moins chaud. Signe qui ne trompe pas, les étals de la descente sont souvent vides, désertés de leurs occupantes, ce qui me simplifie la tâche. Ceci dit, sans les plaindre particulièrement, le contexte touristique très dégradé plus la chaleur de l’été ne les aident pas à gagner leur vie. Clopin, clopan (rien à voir avec la cigarette), pas après pas, je retourne au trésor, presque sans un regard. Les jambes commencent à accuser sérieusement le coup après un nombre significatif d’heures de marche. Dans le siq circulent des carrioles transportant des fainéants … que j’envie, mais le désir de tout faire à pied est plus fort. Les deux derniers kilomètres sont éreintants, ainsi que l’escalier de l’hôtel, du haut de ses quatre marches. Alors, l’épisode « recherche Grisemote désespérément » va-t-il prendre fin ? Il y a comme un flottement dans la chambre lorsque j’entrouvre la porte. On sent dès la première seconde, que le bracelet ciselé ne suffira pas … Une bière au Cave bar, une grosse heure plus tard, permettra de mettre au point une stratégie puissante pour le lendemain, un système infaillible pour se retrouver : prendre tous les deux notre mobile !
Les aléas dans un voyage: la narration de Sylvie
De mon côté, c'est tout de suite moins lyrique. Absorbée par la recherche des multiples lézards multicolores et guidée par mon sens de l'orientation inexistant, je suis le seul chemin improbable. Joli, certes, mais quand même très escarpé, voire dangereux. Etant seule au monde (normal, puisque ce n'est pas le bon parcours), je décide de faire demi-tour, ayant eu une superbe vue sur le théâtre et ses alentours, mais point de Khazneh! Je regagne le plancher des vaches, ou pour être plus exacte , celui des chèvres ou des moutons, et déambule au milieu des tombes royales, du grand temple et autre. Je me pose ici et là pour boire un coca fort bien venu. Malgré l'altitude de 800 mètres, en été, il fait quand même très chaud.
Je m'attarde un long moment au niveau du Trésor, (Khazneh). Quand nous arrivons le matin, tôt, c'est quasiment vide. Il y a beaucoup plus de bédouins qui déambulent à leurs petites affaires que de touristes. D'ailleurs dire que nous avons eu Pétra pour nous tous seuls n'est pas très loin de la vérité. Il paraît qu'habituellement ça grouille de monde, là c'est plus que raisonnable....
Donc, au milieu de la journée, le quartier du trésor est méconnaissable, c'est une ville dans la ville. Dromadaires côtoient chevaux avec ou sans calèche, ânes, chiens, chats, lézards.... Bédouins de toutes parts essayant d'appâter le chaland pour une balade à dos d'animal, ou pour vendre de tout et de rien, groupes de touristes avec leurs guides qui se succèdent devant la façade du Khazneh. Et tout cela au milieu d'un nuage de poussière omniprésent. Je croise également à plusieurs reprises des hommes de très belle allure, leur poignard à la hanche, c'est la police bédouine de Pétra. Il n'est pas rare non plus de rencontrer des gladiateurs, qui regagnent le lieu où ils vont poser pour une photo "authentique" au milieu des édifices antiques. Je note quand même, ombre au tableau, la présence de nombreux enfants, parfois très très jeunes qui travaillent sur le site. Il paraît que le gouvernement a interdit le travail des enfants, mais visiblement cela n'a pas eu beaucoup d'impact ici! Deuxième ombre au tableau, le traitement de certains bédouins sur les animaux. Nous sommes intervenus une fois sur un homme qui jetait des pierres énormes en pleine tête d'un pauvre cheval. Il existe à l'entrée, une fondation britannique qui s'occupe de soigner les animaux qui travaillent ici.
J'ai également croisé à plusieurs reprises, des "Jack Sparrow", répliques bédouines de Johnny Depp dans "Pirates des Caraïbes". Ceux-là sont beaucoup moins glorieux que notre séduisant pirate, puisqu'ils sillonnent le site à la recherche de femmes esseulées (moi en l'occurrence), pour vendre leurs charmes. Pour ma part, je vais me contenter de goûter au coca!!!
Fatiguée, je regagne par le siq, notre hôtel en vue d'une détente dans la piscine, fourbue, déçue d'avoir perdu Gilles, mais satisfaite tout de même de cette journée bien remplie.
JOUR 2
Reprenons donc le cours de notre récit au deuxième jour, avec la montée à El Khubthah (2 ème essai pour certaine, 2ème fois pour d'autre), Wadi Es-Siyaggh et le monastère (2ème pour Gilles!).Nous avons tenté d'entrer sur le site par une rando parallèle au siq (wadi Al-Mudhlim), nous devons être normalement accompagnés, mais nous nous sommes fait repérer et avons donc abandonné l'idée, et rejoint le trésor, puis la rue des façades à nouveau par le siq.

Rapidement, à force de regarder les étals qui jalonnent le parcours, nous nous embarquons dans la négociation d’authentiques pièces historiques de musée qui nous deviennent sur le coup indispensables compte tenu du prix affiché au début et du prix obtenu. Pas de quoi se ruiner non plus, mais le sac se remplit et une fois l’affaire conclue, on peut se demander si nous en avions réellement besoin … Comme maintenant je connais le chemin par cœur, je pilote en maître l’équipage jusqu’à Salem et sa flûte et la prodigieuse vue sur le « trésor ». A la demande, Salem montre tous ses talents de musicien à la flûte et sur une sorte de violon local (le rababah). L’acoustique est phénoménale et la dextérité de notre hôte en fait un moment d’apaisement total. Je guide enfin Grisemote lors de la descente aventureuse qui nous ramène au Khazneh. Assez sportif, mais cela nous a évité de refaire tout le chemin en sens inverse, très, très long!

Nous déambulons au milieu des tombes, église, temple. Prenons le temps de partager un thé avec une famille bédouine (sans oublier de leur acheter un souvenir). Nous grignotons nos paniers pique nique, et le soleil est désormais au zénith. Nulle envie d'entamer la grimpette jusqu'au monastère, surtout que celui-ci est au soleil pas avant le milieu de l'après-midi.

Lors de notre pause thé, nous regardons avec amusement et empathie, un pauvre gars qui court en permanence derrière son âne monté par une japonaise qui veut faire tout Pétra au pas de course. Nous le retouvons quelques temps après, dégoulinant, et échangeons quelques mots sur sa condition physique!!! Il s'appelle Souleyman. Nous sympathisons, et il nous indique un wadi où l'on peut se rafraîchir, d'ailleurs il y va de ce pas avec son âne Jacques. C'est ainsi qu'après une boisson fraîche, nous décidons de le rejoindre avant la montée au monastère et nous nous engageons dans Wadi es- Siyaggh. Au bout du chemin nous retrouvons Souleyman qui nous invite avec ses compagnons à partager leur thé. Au terme du voyage, nous ne compterons plus le nombre de thés que nous avons sirotés à toute occasion. Les jordaniens sont très conviviaux et gentils. Ne pas offrir le thé serait un manque à leur hospitalité, et le refuser, un manque de courtoisie. Le thé jordanien est non pas à base de menthe, mais de diverses herbes dont essentiellement la sauge qui lui donne un goût très particulier. Sans oublier bien entendu, l'énorme quantité de sucre qui l'accompagne! En tous cas, sucre ou sauge, c'est la seule chose qui nous a vraiment désaltéré. Puis Souleyman propose de faire le retour (gracieusement) sur son âne. Pourquoi pas, Grisemote c'est elle qui s'y colle, et elle adore ça, et derrière la rando du monastère nous attend en plein cagnard, et ce n'est pas rien!

Je retrouve avec plaisir mes petites marchandes du monastère, remplace le collier en os de chameau que Grisemote a déjà cassé, mais évite soigneusement le pic du 360°. Bref, la routine quoi. Il y a le monastère en lui-même, superbe, avec son petit café en face où nous prendrons un citron pressé, mais aussi plusieurs belvédères que l'on atteint après une courte marche . Cela en rajoute encore dans les patounes, mais ça vaut le coup, les vues sont superbes. De façon plus qu'improbable, au fin fond du bout du monde, à chaque nid d'aigle, nous tombons sur une cahute dans laquelle on peut boire un thé, ou parfois écouter les talents de musicien de l'occupant bédouin. Sur le chemin du retour, nous croisons de nouveau Souleyman et lui proposons de lui louer ses services à la fin de la descente pour nous ramener à dos d'âne jusqu'au trésor. Après nos diverses randos du jour, nous sommes rincés! La surprise fut que nous voulions faire travailler Souleyman pour le remercier, mais il avait délégué le service à une maîtresse femme de fort tempérament, propriétaire d'un cheptel d'ânes et qui emploie des hommes pour conduire les bêtes. Nous négocions ferme, mais elle a juste omis de nous dire que le conducteur des ânes devait être rétribué par nos soins à l'arrivée sous forme d'un pourboire généreux. C'est ainsi que nous partons avec Mohamed et les ânes. Nous empruntons l'allée principale, le soleil se couche sur les tombes royales, la lumière et les couleurs de la roche sont fabuleuses. Comme nous avons bien traîné, nous sommes certainement les seuls touristes restants sur le site. On nous a d'ailleurs proposé de rester pour voir la pleine lune sur Pétra, car il n'y a pas d'obligation d'heure de sortie, mais là on n'en peut plus! Par contre, c'est l'heure où tous les bédouins vaquent à leurs propres activités. Pour les enfants, c'est judo. Et tous à la même heure se dirigent en kimono vers le tatami qui les attend. C'est assez amusant de voir cette petite vie sans touristes. Les ânes nous déposent au Khazneh, ils n'ont pas le droit d'aller plus loin. Nous empruntons donc le siq à pieds une nouvelle fois. A la sortie, il nous reste encore tout le siq extérieur à parcourir, presque 1 kilomètre. Là, ce sont les chevaux qui nous tendent les bras (ou plutôt les jambes). Le retour à dos de cheval est compris dans le prix du ticket d'entrée, cependant il faudra s'acquitter d'un pourboire suffisant pour le conducteur des canassons. On n'en peut plus! Nous ne savons même pas si nos pieds sont encore présents ou si nous avançons sur des moignons de pieds érodés par la marche non stop de la journée. A cheval donc.... En plus, Grisemote adore ça.

C'est notre dernière étape à Pétra, avant de prendre la route pour le Wadi Rum où nous sommes attendus en fin d'après-midi. L'objectif du jour, c'est encore une belle rando: le haut lieu des sacrifices. Cette fois-ci nous n'empruntons pas le siq. Nous venons faire tamponner nos tickets au visitor center, puis nous prenons un taxi qui nous mène à Umm Sayhoun, village de la seconde entrée du site.

Le sentier qui grimpe, qui grimpe débute juste à côté du théâtre. Là encore le paysage est splendide, et plusieurs belvédères sont disséminés de part et d'autre. Il n'est pas toujours facile de se repérer au milieu du paysage désertique dans lequel nous sommes d'ailleurs seuls. Grâce au GPS du téléphone nous retrouvons notre chemin aisément. Là encore le chemin est jalonné de vendeuses qui espèrent toutes qu'on s'arrête à leur stand. On essaye de faire plaisir aux unes et aux autres et on doit batailler ferme... Nous n'avons jamais lésiné sur les pourboires (peut-être le plus gros budget de notre voyage), ni sur l'achat de souvenirs, thé ou autre. Nous sommes pleinement conscients de la détresse dans laquelle sont les jordaniens à l'heure actuelle. Sous-développés en eau, pas de ressources énergétiques ou peu (ils en achetaient 80% à l'Egypte avant le printemps arabe, des réfugiés à leurs frontières, et là-dessus on rajoute des touristes maintenant inexistants (à part ceux du Moyen Orient). Alors notre contribution ce sera celle-là, et notre visite de ce pays pourtant fabuleux mais boudé actuellement. Combien de fois dans la rue est-on venu nous serrer la main en nous remerciant d'être là. C'est très triste, et nous souhaitons que le pays retrouve ses touristes comme il le mérite. Au milieu des roches, au milieu de rien, l'échoppe de Mohamed chez qui nous prendrons un thé salvateur.
Voyage en Jordanie en transports locaux: informations récentes? English translation pending
A la recherche d´"infos fraiches", sur la possibilitée de visiter le pays avec des bus ou taxi collectifs, en gros sans avoir le besoin de louer une voiture pour l´ensemble du séjour. On voyage en couple.
Objectif sur place: organiser un trek de 2 jours pour arriver sur Pétra avec un guide bédouin d ´un village alentours, puis descente vers le Wadi Rum, pour 2 jours 1 nuit en 4x4+marche.
Le programme: -Amman- J+1 Descente Mer morte, - Nuitée dans les parages, Tansport ok?
-Transfert (Bus, Taxi Collectif?) sur Petra ou village alentours, pour négocier sur place, un petit trek avec guide local (réaliste?). J ai lu que l on pouvait le faire, et arriver au bout d´un ou 2 jours sur le site, par une autre entrée (depuis le désert), vrai, faux?
-Aprés Petra, relier le Wadi Rum, ou organiser depuis Petra , un 4x4 avec agence local, pour partir dans le desert 2 jours, et dormir á la belle étoile. j ai aussi lu que l on pouvait alterner marche, et voiture. Style, on vous laisse à l´entrée du canyon pour recupérer à la sortie par exemple?
-Enfin rejoindre Aqaba, en taxi collectif, bus local?, pour 2 jours une nuit, relax et snorkelling. -Retour sur Amman en bus.
Est ce tout cela réaliste? Lors de voyages antérieurs, pour excursions/expéditions, je négocie en général sur place avec un guide ou une agence locale, certains forumeurs l´ont-ils fait en Jordanie? Retour d´expérience bienvenue.
Merci à tous/toutes pour vos infos et retour d´expériences similaires.
Objectif sur place: organiser un trek de 2 jours pour arriver sur Pétra avec un guide bédouin d ´un village alentours, puis descente vers le Wadi Rum, pour 2 jours 1 nuit en 4x4+marche.
Le programme: -Amman- J+1 Descente Mer morte, - Nuitée dans les parages, Tansport ok?
-Transfert (Bus, Taxi Collectif?) sur Petra ou village alentours, pour négocier sur place, un petit trek avec guide local (réaliste?). J ai lu que l on pouvait le faire, et arriver au bout d´un ou 2 jours sur le site, par une autre entrée (depuis le désert), vrai, faux?
-Aprés Petra, relier le Wadi Rum, ou organiser depuis Petra , un 4x4 avec agence local, pour partir dans le desert 2 jours, et dormir á la belle étoile. j ai aussi lu que l on pouvait alterner marche, et voiture. Style, on vous laisse à l´entrée du canyon pour recupérer à la sortie par exemple?
-Enfin rejoindre Aqaba, en taxi collectif, bus local?, pour 2 jours une nuit, relax et snorkelling. -Retour sur Amman en bus.
Est ce tout cela réaliste? Lors de voyages antérieurs, pour excursions/expéditions, je négocie en général sur place avec un guide ou une agence locale, certains forumeurs l´ont-ils fait en Jordanie? Retour d´expérience bienvenue.
Merci à tous/toutes pour vos infos et retour d´expériences similaires.
Utilisation de téléphone mobile aux États-Unis English translation pending
Bonjour à tous,
Voici notre question, nous partons avec nos 3 enfants, fin juin, pour 6 semaines de séjour aux U.S.A, notre périple est axé sur la cote Est: de Philedelphia à Key West en longeant le littoral, puis Naples et terminons par Orlando.
Ma question est le suivante, nous sommes belges et les prix du roaming avec les USA étant exorbitant, nous voulons acheter un numéro (carte SIM) une fois arrivé au USA.
Nous avons fait des recherches sur le net mais on s'y perd un peu...
Nous avons principalement besoin de Data et d'appel local, car pour ce qui est des communications vers l'Europe j'ai mon téléphone professionnel (a utiliser avec parcimonie). Avez vous un conseil sur le choix du réseau mobile et de la formule prepaid, bonnement, ... sachant que nous souhaiterions conserver le téléphone de mon épouse dans lequel est stocké bon nombre d'infos.
D'avance merci pour vos réponses.
Benoit et la famille
Voici notre question, nous partons avec nos 3 enfants, fin juin, pour 6 semaines de séjour aux U.S.A, notre périple est axé sur la cote Est: de Philedelphia à Key West en longeant le littoral, puis Naples et terminons par Orlando.
Ma question est le suivante, nous sommes belges et les prix du roaming avec les USA étant exorbitant, nous voulons acheter un numéro (carte SIM) une fois arrivé au USA.
Nous avons fait des recherches sur le net mais on s'y perd un peu...
Nous avons principalement besoin de Data et d'appel local, car pour ce qui est des communications vers l'Europe j'ai mon téléphone professionnel (a utiliser avec parcimonie). Avez vous un conseil sur le choix du réseau mobile et de la formule prepaid, bonnement, ... sachant que nous souhaiterions conserver le téléphone de mon épouse dans lequel est stocké bon nombre d'infos.
D'avance merci pour vos réponses.
Benoit et la famille
Série de photos prises en Asie Centrale English translation pending
Bonjour à tout le monde !
Ceci n'est en aucun cas un carnet de voyage ...bon déjà c'est clair ( enfin je dis ça pour certaine(s) qui se reconnaîtront 😉 )
Je propose donc une série de photos , prises en Asie Centrale, et permettant de se faire une idée plus précise, des paysages pouvant y être rencontrés .
Je ne donne pas de précisions sur ces clichés, simplement une carte pouvant quelque peu les situer.
Bien entendu, si certaines personnes demandent une indication précise de l'endroit d'une prise de vue, je donnerai même le point GPS ....
J'ai décidé de ne présenter que trois pays dans un premier temps : Le Kazakhstan, le Tadjikistan et le Kirghizistan, viendra ensuite la Mongolie .
j'ai fait l'impasse sur l'Ouzbékistan, simplement parce que les photos de Khiva, Boukara, et Samarcande sont légions sur le net, donc connues de tout le monde.
C'est donc parti .....😎
La carte ci dessous ne donne qu'une indication de la zone géographique des photos suivantes, mais ce sont des clichés du désert de Mangistau, de la mer d'Aral et du Charyn Canyon .












Suite au Tadjikistan .....
La carte ci dessous ne donne qu'une indication de la zone géographique des photos suivantes, mais ce sont des clichés du désert de Mangistau, de la mer d'Aral et du Charyn Canyon .













Suite au Tadjikistan .....
Visite Israël: passage de frontière Israël - Jordanie English translation pending
bonjour à tous
je prévois d'aller en Israel avec mon copain pendant une petite dizaine de jour fin aout. Nous allons louer une voiture et faire un circuit (si vous avez des choses a me recommander qui sortent un peu de l'ordinaire je suis preneuse). Nous allons descendre jusqu'à eilat et mon copain qui a déjà fait la jordanie aimerait m'amener dans le désert de Wadi rum en Jordanie. j'ai lu qu'on ne pouvait pas passer la frontière avec une voiture de location. Mais j'aimerai savoir comment ça se passe si on y va en taxi ou autre, ainsi que le prix. Merci à tous pour votre aide
je prévois d'aller en Israel avec mon copain pendant une petite dizaine de jour fin aout. Nous allons louer une voiture et faire un circuit (si vous avez des choses a me recommander qui sortent un peu de l'ordinaire je suis preneuse). Nous allons descendre jusqu'à eilat et mon copain qui a déjà fait la jordanie aimerait m'amener dans le désert de Wadi rum en Jordanie. j'ai lu qu'on ne pouvait pas passer la frontière avec une voiture de location. Mais j'aimerai savoir comment ça se passe si on y va en taxi ou autre, ainsi que le prix. Merci à tous pour votre aide
Solution pour voyager avec le minimum d'argent liquide en Iran? English translation pending
Bonjour,
je pars en Iran pour un mois. Quelle est la solution pour voyager avec un minimum d'argent liquide ? J'ai lu qu'il serait possible de demander une carte "plastic card magnetic" ou "gift card" dans certaines banques et ainsi de pouvoir retirer aux distributeurs ATM. Quelqu'un a-t-il cette expérience ? Merci. Nadia
je pars en Iran pour un mois. Quelle est la solution pour voyager avec un minimum d'argent liquide ? J'ai lu qu'il serait possible de demander une carte "plastic card magnetic" ou "gift card" dans certaines banques et ainsi de pouvoir retirer aux distributeurs ATM. Quelqu'un a-t-il cette expérience ? Merci. Nadia
Road trip dans l'Ouest américain English translation pending
hello
j'organise un roadtrip pour l'ouest americain, en septembre 2017 pour une durée de 18 jours
au départ de végas - grand canyon - lake powell - monument valley - canyon de chelly - la forêt pétrifiée - canyonlands - archs - bryce canyon - park zion - vallée de feu - végas
j'aimerais avoir des informations sur les différents site que j'ai cité ci-dessus en particulier canyon de chelly et la forêt pétrifiée, est ce intéressant de l'inclure au road trip? quelles sont les meilleures randonnées a faire dans les sites? et tous les avantages et inconvénients à faire dans les différents park à visiter. merci pour vos réponses
j'aimerais avoir des informations sur les différents site que j'ai cité ci-dessus en particulier canyon de chelly et la forêt pétrifiée, est ce intéressant de l'inclure au road trip? quelles sont les meilleures randonnées a faire dans les sites? et tous les avantages et inconvénients à faire dans les différents park à visiter. merci pour vos réponses
Les nuitées de mon itinéraire au Maroc English translation pending
Bonjour, voici une ébauche de nos nuits. La boucle est de Casa à Casa. Nos 2 premières nuits sont loués. Pour le reste avez vous des recommandations, des changements pour le nombre de nuits ou l'endroit (ville) ou nous devrions coucher. Peut-être plus de nuits à un endroit ou moins?
Ébauche des nuits : 21-22 juillet : Marrakech 23-24 juillet : Ait ben Adou 25 juillet : Tineghir 26-27 juillet : Merzouga (dont une nuit dans le désert même) 28 juillet : Midelt 29-30 juillet : Fès 31 juillet – 1er août : Chefchaouen 2-3 août : Medhiya 4 août : Casablanca
Ébauche des nuits : 21-22 juillet : Marrakech 23-24 juillet : Ait ben Adou 25 juillet : Tineghir 26-27 juillet : Merzouga (dont une nuit dans le désert même) 28 juillet : Midelt 29-30 juillet : Fès 31 juillet – 1er août : Chefchaouen 2-3 août : Medhiya 4 août : Casablanca
Pour une semaine en octobre: Canaries ou Baléares? English translation pending
Bonjour bonjour,
Mon cher et tendre et moi-même nous sommes décidés hier de partir en vacances une semaine au soleil en octobre (compte tenu de nos professions respectives...) Du 8 au 15 plus précisément.
J'avais trouvé un hotel en all in sur fuerteventura qui avait l'air génial... (http://www.princess-hotels.com/en/hotels-fuerteventura-hotel-jandia-princess-4-stars.html) à force de lire des avis des remarques on ne sait plus les gens ont l'air satisfait mais on ne sait pas ce qu'il y a autour...
On se dit finalement et les baleares ? Majorque ? Ou pour les canaries gran canaria ? Tenerife ? Fuerteventura ?
Finalement on aime marcher (en Février nous étions à tel aviv jaffa et ne marchions pas moins de 14km/j) le farniente complet c'est sympa ...une demie journée et encore ! Nous ne sommes pas des fêtards...boîtes gros bar bière etc ne sont pas du tout notre truc ... Par contre sommes un peu hyper actifs ;)
On recherche du soleil du all in pour ne pas se prendre la tête à faire les courses et à manger ! Et surtout profiter des cocktails parce que ca on aime !! Haha Pourquoi pas sorties quad ou moto ce genre de choses que nous affectionnons beaucoup ! Pouvoir marcher tranquillement voir de beaux paysages
Inutile d'être en plein centre ville mais pas non plus au milieu du désert seuls au monde ... s'il faut marcher pour trouver des boutiques ce n'est pas un problème
Bref pas une destination de retraité mais pas non plus ibiza en pleine saison !
A bientôt :)
Mon cher et tendre et moi-même nous sommes décidés hier de partir en vacances une semaine au soleil en octobre (compte tenu de nos professions respectives...) Du 8 au 15 plus précisément.
J'avais trouvé un hotel en all in sur fuerteventura qui avait l'air génial... (http://www.princess-hotels.com/en/hotels-fuerteventura-hotel-jandia-princess-4-stars.html) à force de lire des avis des remarques on ne sait plus les gens ont l'air satisfait mais on ne sait pas ce qu'il y a autour...
On se dit finalement et les baleares ? Majorque ? Ou pour les canaries gran canaria ? Tenerife ? Fuerteventura ?
Finalement on aime marcher (en Février nous étions à tel aviv jaffa et ne marchions pas moins de 14km/j) le farniente complet c'est sympa ...une demie journée et encore ! Nous ne sommes pas des fêtards...boîtes gros bar bière etc ne sont pas du tout notre truc ... Par contre sommes un peu hyper actifs ;)
On recherche du soleil du all in pour ne pas se prendre la tête à faire les courses et à manger ! Et surtout profiter des cocktails parce que ca on aime !! Haha Pourquoi pas sorties quad ou moto ce genre de choses que nous affectionnons beaucoup ! Pouvoir marcher tranquillement voir de beaux paysages
Inutile d'être en plein centre ville mais pas non plus au milieu du désert seuls au monde ... s'il faut marcher pour trouver des boutiques ce n'est pas un problème
Bref pas une destination de retraité mais pas non plus ibiza en pleine saison !
A bientôt :)
Voyage Dubaï avec enfants English translation pending
Bonjour à tous, avec les enfants, nous organisons un voyage pour Dubaï. Nous prévoyons partir au mois de juillet. Mais voilà, nous n'avons aucune information concrète sur cette destination (hébergement d'une famille, restauration, habillement, bref, mode de vie). Nous serions ravis d'avoir les avis de tous ceux qui y ont séjourné. Merci pour vos conseils
Discussion autour du thème du mois de mai 2017: "Le VERT dans tous ses éclats" English translation pending
Hello,
C'est ici que l'on se met au vert et que l'on se raconte des histoires à propos du thème du mois de Mai : « Le VERT dans tous ses éclats».
Le concours se trouve là : voyageforum.com/...post=8116290#8116290 et le photorama se trouve ici : goo.gl/...os/jR6TCgQHSeG8fiGR9
C'est ici que l'on se met au vert et que l'on se raconte des histoires à propos du thème du mois de Mai : « Le VERT dans tous ses éclats».
Le concours se trouve là : voyageforum.com/...post=8116290#8116290 et le photorama se trouve ici : goo.gl/...os/jR6TCgQHSeG8fiGR9
Organisation de 2 demi-journée au Grand Canyon English translation pending
Bonsoir,
Après avoir regardé des articles sur le grand canyon, j'aurai aimé avoir des avis sur ce que je peux faire.
Pour rappel voici mon planning:
Jour 10 (lundi 28 aout) : Williams, Grand Canyon. Nuit au Bright Angel Lodge en cabine
Jour 11 (mardi 29 aout) : Grand Canyon, Monument Valley
J'ai donc deux demi-journées au Grand Canyon, ce que j'ai vu et que je voudrai si c'est possible:
- Kaibab Trail Route (Mather Point / Yaki Point) - Hermit Road (Maricopa Point / Powell Point / Hopi Point / Mohave Point / The Abyss) - Desert View Drive (GrandView Point / Moran Point / Lipan Point / Desert Watchtower) - Pourquoi pas caser une petite partie d'une randonnée, Rim Trail ou Bright Angel Trail ? mais jusqu'à quel point ? ou South Kaibab Trail jusqu'à Ooh Aah Point ou Ceidar Ridge ?
Pour un sunrise: Yaki Point et sunset Hopi Point Est ce que tout cela est réalisable en 2 demi journées ? Pour les navettes, la ligne bleue et violette je n'en aurai pas besoin si je comprend bien ?!
Je loge au bright angel lodge en cabine, donc concrètement, je commence par quoi ? je prend quelle navette ?
donc concrètement j'arrive de Williams en début / milieu d'après midi, je prend la navette rouge depuis mon logement pour faire: Hermit Rest Route (Maricopa Point / Powell Point / Hopi Point / Mohave Point / The Abyss) entre navette et parcours à pied c'est ça ? puis coucher de soleil à Hopi Point
Le lendemain matin, sunrise à Yaki Point en prenant la ligne orange puis pour faire la randonnée, je peux aller à pied jusque le début de la randonnée South Kaibab Trail en m'arrêtant à Ooh Aah Point ou Cedar Ridge ? et ensuite comment rattrapé rim trail ? et jusqu'à quel point aller ? ou autre randonnée suivant vos avis. Et ensuite je reprend la voiture pour faire la Desert View Drive (GrandView Point / Moran Point / Lipan Point / Desert Watchtower en voiture et à pied ? puis je ressort côté est, c'est ça ? mais quel est le nom de sortie à l'est ? ou la ville à la sortie ?
Voilà, ça fait beaucoup de questions, mais j'ai un peu de mal à visualiser le fonctionnement entre les différentes lignes de navettes, les distances, ce qu'il est possible de faire à pied/navette/voiture, etc Merci par avance
J'ai donc deux demi-journées au Grand Canyon, ce que j'ai vu et que je voudrai si c'est possible:
- Kaibab Trail Route (Mather Point / Yaki Point) - Hermit Road (Maricopa Point / Powell Point / Hopi Point / Mohave Point / The Abyss) - Desert View Drive (GrandView Point / Moran Point / Lipan Point / Desert Watchtower) - Pourquoi pas caser une petite partie d'une randonnée, Rim Trail ou Bright Angel Trail ? mais jusqu'à quel point ? ou South Kaibab Trail jusqu'à Ooh Aah Point ou Ceidar Ridge ?
Pour un sunrise: Yaki Point et sunset Hopi Point Est ce que tout cela est réalisable en 2 demi journées ? Pour les navettes, la ligne bleue et violette je n'en aurai pas besoin si je comprend bien ?!
Je loge au bright angel lodge en cabine, donc concrètement, je commence par quoi ? je prend quelle navette ?
donc concrètement j'arrive de Williams en début / milieu d'après midi, je prend la navette rouge depuis mon logement pour faire: Hermit Rest Route (Maricopa Point / Powell Point / Hopi Point / Mohave Point / The Abyss) entre navette et parcours à pied c'est ça ? puis coucher de soleil à Hopi Point
Le lendemain matin, sunrise à Yaki Point en prenant la ligne orange puis pour faire la randonnée, je peux aller à pied jusque le début de la randonnée South Kaibab Trail en m'arrêtant à Ooh Aah Point ou Cedar Ridge ? et ensuite comment rattrapé rim trail ? et jusqu'à quel point aller ? ou autre randonnée suivant vos avis. Et ensuite je reprend la voiture pour faire la Desert View Drive (GrandView Point / Moran Point / Lipan Point / Desert Watchtower en voiture et à pied ? puis je ressort côté est, c'est ça ? mais quel est le nom de sortie à l'est ? ou la ville à la sortie ?
Voilà, ça fait beaucoup de questions, mais j'ai un peu de mal à visualiser le fonctionnement entre les différentes lignes de navettes, les distances, ce qu'il est possible de faire à pied/navette/voiture, etc Merci par avance
La Jordanie, un pays qui vaut le détour! (9 jours - avril 2017) English translation pending
Hello,
Ce carnet est destiné aux amoureux de la Jordanie mais surtout à ceux qui hésiteraient encore à s'y rendre. A eux, je dis "Allez-y!!". La Jordanie est un pays magnifique qui offre une grande variété de paysages, qui peut combler aussi bien les amateurs de vieilles pierres que les randonneurs. De plus, les gens y sont très accueillants et toujours prêts à aider. J'y allais pour voir Petra, j'y ai découvert une multitude d'autres sites auxquels je ne m'attendais pas et que j'ai adorés.
Avant d'entamer le récit, voici notre top 5 (trop difficile de se limiter au top 3 🙂) - la chasse aux mosaïques à Um-Er-Rassas - la nuit dans le Wadi Rum dans une tente-bulle - les paysages entre Machéronte et la Mer Morte - les châteaux (Shobak, Kerak, ceux du désert) et le fait qu'on pouvait s'y promener partout - .... et Petra, loin de la foule du Siq et de l'allée principale, bien que ma 1ere impression de Petra aie été assez mitigée
Et quelques photos pour donner un avant-goût 😎
les paysages sur la route entre Machéronte et la Mer Morte
la cité antique de Jerash
Little Petra
un des "châteaux du désert"
l'iris noir de Jordanie
Ce carnet est destiné aux amoureux de la Jordanie mais surtout à ceux qui hésiteraient encore à s'y rendre. A eux, je dis "Allez-y!!". La Jordanie est un pays magnifique qui offre une grande variété de paysages, qui peut combler aussi bien les amateurs de vieilles pierres que les randonneurs. De plus, les gens y sont très accueillants et toujours prêts à aider. J'y allais pour voir Petra, j'y ai découvert une multitude d'autres sites auxquels je ne m'attendais pas et que j'ai adorés.
Avant d'entamer le récit, voici notre top 5 (trop difficile de se limiter au top 3 🙂) - la chasse aux mosaïques à Um-Er-Rassas - la nuit dans le Wadi Rum dans une tente-bulle - les paysages entre Machéronte et la Mer Morte - les châteaux (Shobak, Kerak, ceux du désert) et le fait qu'on pouvait s'y promener partout - .... et Petra, loin de la foule du Siq et de l'allée principale, bien que ma 1ere impression de Petra aie été assez mitigée
Et quelques photos pour donner un avant-goût 😎
les paysages sur la route entre Machéronte et la Mer Morte

la cité antique de Jerash

Little Petra

un des "châteaux du désert"

l'iris noir de Jordanie

Séjour en Tunisie English translation pending
Bonjour ,
je pars en tunisie le 14 Mai et j'ai encore rien preparé , jaimerais avoir des suggestions des proposition pour un circuit ?!
Merci d'avance
je pars en tunisie le 14 Mai et j'ai encore rien preparé , jaimerais avoir des suggestions des proposition pour un circuit ?!
Merci d'avance
Hébergement en Islande: en trouver sur place? English translation pending
bonjour
je pars mi juin pour 15 jours en islande avec un pote
nous avons loué une voiture pour faire le tour du pays
nous n'avons pas encore reservé d'hebergement car meme si nous avons un itinéraire nous aimerions faire au feeling
je sais que les hébergements sont chers mais nous aimerions faire des resa le jour même ou la veille en fonction de notre avancée. j'ai donc 2 questions :
- y a t il un risque que l'on se retrouve en galère et ne plus trouver de place ? dans l'idée nous cherchons auberge de jeunesse en dortoir
- est ce qu'une reservation le jour même ou la veille va faire augmenter le prix ? par rapport a une resa 1 semaine ou 2 avant ?
merci de votre coup de main
thomas
- y a t il un risque que l'on se retrouve en galère et ne plus trouver de place ? dans l'idée nous cherchons auberge de jeunesse en dortoir
- est ce qu'une reservation le jour même ou la veille va faire augmenter le prix ? par rapport a une resa 1 semaine ou 2 avant ?
merci de votre coup de main
thomas
Retour d'Égypte English translation pending
Nous voici de retour d'egypte. 3eme voyage dans de pays.
Bordeaux Le Caire, Louxor, remontée du nil jusqu'à Assouan. Petit tour à Abou Simbel. Retour au Caire puis la france.
avec l'agence réceptive Merveilleuse egypte. Sejour bien organise, car nous avions notre petite fille de 12 ans. Bien entendu elle a adoré les pyramides, Saqqara, la remontée en bateau. Celui ci loin d'etre plein. Elle fût ravie.
moi, beaucoup moins. Déçu par l'evolution pour le tourisme. Je lui avais raconté mon emerveillement lors de la découverte du temple d'hatchepsout, le desert. Aujourd'hui une grande route goudronnée, parking pour bus. Et surtout ces vendeurs de produits made in china, voulant absolument vendre. Ce que je comprends c'est leur gagne pain. Mais je ne comprends pas cette hargne, lorsqu'on refuse courtoisement. L'agressivité etait tout le temps presente. Très déçue par ce comportement. Je ne pense pas y retourner, pourtant pas encore visite le sinai. Les egyptiens ne m'ont pas donné de raisons pour revenir.
Pas de probleme de sécurité police présente mais discrète.
Bon voyage à vous
Montpellier et sa région du 6 au 13 mai English translation pending
Bonjour! Je vais venir passer une semaine de vacances à Montpellier et ses alentours début mai, et comme je ne connais pas du tout ce coin de France, j'aimerais vous demander qques conseils de visites . J'aime presque tout, càd les randonnées, l'oenotourisme, visiter les musées, découvrir la culture locale, profiter de la mer, ....
En allant sur le site de l'office de tourisme de l'Herault, voici une liste des lieux à voir que j'ai pu repérer : St Guilhem Le désert / Cirque de Navacelles / Vallée du Salagou / Etang de Thau / Oppidum d'Ensérune / Le Pic St Loup .
La ville de Montpellier est-elle selon vous intéressante historiquement?
Je serai en voiture, donc parfaitement flexible .
Je n'ai pas "doublé" mon annonce dans la rubrique "Compagnons de voyage", mais s'il y a des personnes sur place qui ont un peu de temps libre, et qui connaissent très bien le coin, je serais ravi de les rencontrer bien sûr .
Je vous remercie d'avance pour vos réponses .
Etienne
Etienne
3 semaines en Mongolie: les incontournables? English translation pending
Bonjour,
Mon compagnon et moi partons 3 semaines en juillet en Mongolie. Nous cherchons avant tout à combiner petits prix, destinations qui sortent des sentiers battus et beaux sites/belles régions incontournables. Nous aimerions nous plonger dans la culture mongole (sans pour autant galérer au niveau transport/organisation), faire une belle randonnée à cheval de quelques jours et faire de la randonnée pédestre: on se disait 1 à 2 jours à Oulan-Bator (on arrive en plein Naadam), puis 6 jours de cheval dans une belle région, 5-6 jours dans le désert de Gobi, 5 jours dans une autre belle région.
Que nous conseillez-vous? Quels parcs nationaux? Quelle belle région et beau site valent le détour? Qu'est-ce qui est faisable en 3 semaines sans que l'on soit speed (au moins 5-6 jours sur place à chaque destination)?
Nous avons un budget limité, nous sommes très ouverts à sortir des sentiers battus (ou pas), nous adorons randonner, et nous avons soif de beaux et nouveaux paysages!
Merci d'avance pour vos conseils! 🙂
Mon compagnon et moi partons 3 semaines en juillet en Mongolie. Nous cherchons avant tout à combiner petits prix, destinations qui sortent des sentiers battus et beaux sites/belles régions incontournables. Nous aimerions nous plonger dans la culture mongole (sans pour autant galérer au niveau transport/organisation), faire une belle randonnée à cheval de quelques jours et faire de la randonnée pédestre: on se disait 1 à 2 jours à Oulan-Bator (on arrive en plein Naadam), puis 6 jours de cheval dans une belle région, 5-6 jours dans le désert de Gobi, 5 jours dans une autre belle région.
Que nous conseillez-vous? Quels parcs nationaux? Quelle belle région et beau site valent le détour? Qu'est-ce qui est faisable en 3 semaines sans que l'on soit speed (au moins 5-6 jours sur place à chaque destination)?
Nous avons un budget limité, nous sommes très ouverts à sortir des sentiers battus (ou pas), nous adorons randonner, et nous avons soif de beaux et nouveaux paysages!
Merci d'avance pour vos conseils! 🙂
6 jours à Oman en famille English translation pending
Bonjour,
Je viens vers vous, car je ne sais vraiment pas ce qui est faisable en 6 jours. Je souhaite voir le maximum de choses, mais j'ai peur que ça ne soit pas possible.
En parcourant les différents posts, j'ai pu me faire une vague idée de ce que je voudrais voir, mais est-ce réalisable ?
Jour 1 : Mascate avec nuitée
Jour 2 : Wadi tiwi puis route vers Nizwa ?
Je souhaite en effet faire la région autour de Nizwa, c'est-à-dire jabal akhdar, jabal shams, birkat el mawz, wadi ghul. Mais combien de temps cela va-t-il me prendre ?
Puis je souhaite faire un tour dans le désert avec nuitée si possible, mais là encore je ne connais pas la distance avec Nizwa.
Enfin, wadi bani Khalid m'intéresse fortement. Pourrais-je l'intégrer après les wahiba sands ?
Je dois absolument être à Mascate pour le 24 décembre au soir, j'ai mon avion qui repart à 00h.
Pouvez-vous m'éclairez ?
Merci infiniment
A.
Je viens vers vous, car je ne sais vraiment pas ce qui est faisable en 6 jours. Je souhaite voir le maximum de choses, mais j'ai peur que ça ne soit pas possible.
En parcourant les différents posts, j'ai pu me faire une vague idée de ce que je voudrais voir, mais est-ce réalisable ?
Jour 1 : Mascate avec nuitée
Jour 2 : Wadi tiwi puis route vers Nizwa ?
Je souhaite en effet faire la région autour de Nizwa, c'est-à-dire jabal akhdar, jabal shams, birkat el mawz, wadi ghul. Mais combien de temps cela va-t-il me prendre ?
Puis je souhaite faire un tour dans le désert avec nuitée si possible, mais là encore je ne connais pas la distance avec Nizwa.
Enfin, wadi bani Khalid m'intéresse fortement. Pourrais-je l'intégrer après les wahiba sands ?
Je dois absolument être à Mascate pour le 24 décembre au soir, j'ai mon avion qui repart à 00h.
Pouvez-vous m'éclairez ?
Merci infiniment
A.
Organisation et coût Jérusalem - Pétra? English translation pending
Bonjour
Je vais
en Israël en mai avec mon mari, nous pensons aller à Pétra depuis Jérusalem, quelqu'un peut-il me dire comment ns devons ns organiser? Ou prendre le bus (ou taxi collectif), combien d'heures de route prévoir, le coût global et où dormir à Petra? Merci d'avance!!!
Quelle ville pour un trek autour de Delhi? English translation pending
Bonjour à tous les voyageurs,
Je prévois de partir 15 jours en à New Delhi en août. Je ne souhaite pas faire le circuit des grandes villes (agra/jaipur/delhi). Je préfère faire un trek d' une durée max de 7 jours au départ de New Delhi. Meme si Laddakh semble convenir, le billet d'avion est déjà trop cher.
Ma question est donc connaissez vous une ville accessible depuis Delhi (en train/voiture) à 1 jour de distance pour faire un trek? Je suis ouverte à tous les paysages: haute montagne/desert/jungle etc
En vous remerciant par avance Samantha
Je prévois de partir 15 jours en à New Delhi en août. Je ne souhaite pas faire le circuit des grandes villes (agra/jaipur/delhi). Je préfère faire un trek d' une durée max de 7 jours au départ de New Delhi. Meme si Laddakh semble convenir, le billet d'avion est déjà trop cher.
Ma question est donc connaissez vous une ville accessible depuis Delhi (en train/voiture) à 1 jour de distance pour faire un trek? Je suis ouverte à tous les paysages: haute montagne/desert/jungle etc
En vous remerciant par avance Samantha
Journées à San Pedro de Atacama (depuis le salar d'Uyuni) English translation pending
Hello,
Venant d'un circuit de 3 jours depuis Uyuni, je passerai 2 jours pleins à San Pedro de Atacama.
Le premier jour, j'ai prévu de louer des vélos (mon frère et moi) pour aller parcourir les vallées de la lune et de la mort. Pour le second jour, j'hésite...
Entre soit l'ascension du Lascar, soit les geyser El Tatio, soit le Salar de Tara, soit le Salar d'Atacama.
Sachant que j'ai déjà fait Yellowstone, j'ai peur d'être déçu par El Tatio... Et sachant que je viendrai du Salara d'Uyuni et des lagunes du sud de la Bolivie, je me dis aussi que les Salar d'Atacama et de Tara seraient répétitifs par rapport à ce qu'on aura déjà vu. Du coup, pour l'instant, mon coeur balance vers le Lascar. Qu'en pensez-vous ?
Merci d'avance, Franck
Sachant que j'ai déjà fait Yellowstone, j'ai peur d'être déçu par El Tatio... Et sachant que je viendrai du Salara d'Uyuni et des lagunes du sud de la Bolivie, je me dis aussi que les Salar d'Atacama et de Tara seraient répétitifs par rapport à ce qu'on aura déjà vu. Du coup, pour l'instant, mon coeur balance vers le Lascar. Qu'en pensez-vous ?
Merci d'avance, Franck
Une journée entre la Death Valley et Las Vegas English translation pending
Bonjour,
En pleine rédaction de mon roadbook, je me pose des questions sur ma journée du 06 juillet entre la Death Valley et Las Vegas... J'aurais passé la nuit au Furnace Creek Ranch, après avoir visité la veille, Mesquite Flat Sand Dunes, Badwater, Devils Golf Course et Artist's Palette... J'aimerais le lendemain matin, voir le lever du soleil à Zabriskie Point (05h36...ça risque de piquer...), aller jusqu'à Dante's View par la 20 Mule Team Road et ensuite rejoindre le Furnace Creek Ranch. Nos 2 loulous risquent de ne pas apprécier le réveil ultra matinal, donc je verrai avec eux et éventuellement les laisserai dormir pour ensuite les reprendre au passage... J'aimerais ensuite aller jusqu'à Ubehebe Crater pour ensuite partir vers Las Vegas, où nous n'aurons pas d'impératif horaire... J'avais lu dans un carnet, que "l'altitude" du Ubehebe Crater en faisait un site un peu moins chaud... Pensez-vous que cela soit réalisable et pas trop risqué??? Merci à tous et bonne soirée!
P.S : J'avais déja rédigé un message où je présentais mon itinéraire mais je ne sais pas mettre le lien...
En pleine rédaction de mon roadbook, je me pose des questions sur ma journée du 06 juillet entre la Death Valley et Las Vegas... J'aurais passé la nuit au Furnace Creek Ranch, après avoir visité la veille, Mesquite Flat Sand Dunes, Badwater, Devils Golf Course et Artist's Palette... J'aimerais le lendemain matin, voir le lever du soleil à Zabriskie Point (05h36...ça risque de piquer...), aller jusqu'à Dante's View par la 20 Mule Team Road et ensuite rejoindre le Furnace Creek Ranch. Nos 2 loulous risquent de ne pas apprécier le réveil ultra matinal, donc je verrai avec eux et éventuellement les laisserai dormir pour ensuite les reprendre au passage... J'aimerais ensuite aller jusqu'à Ubehebe Crater pour ensuite partir vers Las Vegas, où nous n'aurons pas d'impératif horaire... J'avais lu dans un carnet, que "l'altitude" du Ubehebe Crater en faisait un site un peu moins chaud... Pensez-vous que cela soit réalisable et pas trop risqué??? Merci à tous et bonne soirée!
P.S : J'avais déja rédigé un message où je présentais mon itinéraire mais je ne sais pas mettre le lien...
Le Quai d'Orsay retire Chinguetti et Ouadane de la Zone Rouge English translation pending
Le Ministère des affaires étrangères français a annoncé dans la section "conseils aux voyageurs" sur son site électronique une modification de la coloration de la carte de la Mauritanie.
Selon la nouvelle coloration, les villes historiques de Chinguetti et Ouadane sont désormais en zone orange, ce qui permet aux voyageurs d'y accéder et aux compagnies d'assurance d'y couvrir les voyageurs et les entreprises qui y opèrent
ça c'est bon pour les randonneurs et les amateurs du desert
Dubaï et Abu Dhabi entre amies English translation pending
Bonjour à tous,
je planifie partir à Dubaï avec une amie l'hiver prochain! Nous aimerions également faire un passage à Abu Dabi, si ça vaut la peine! J'ai également entendu parler que le Sultanat d'Oman était à voir!
Pour ce qui est des activités, la plupart semblent assez chères, mais nous sommes deux filles dans la vingtaine et c'est certain que nous voulons vivre des expériences! Nous avons vu des activités dans le désert qui nous intéressaient (Tour de chameau, sandboard, VTT), Parc aquatique, Aquarium, Snorkelling, Kayak, Flyboard, Monter le Burk Khalifa, etc.) Bien sûr, nous voulons aussi vivre l'expérience de la ville
- Quels sont vos conseils d'activités à faire ou d'endroits à visiter à Dubaï et Abu Dabi, combinant le meilleur ratio qualité/prix - Le sultanat d'Oman (Mascat) vaut il le détour? - Conseils de sécurité puisque nous voyageons entre amies? - Pour l'hôtel, serait-il mal vu de prendre une chambre avec un seul lit si ce type de chambre est disponible?
Merci d'avance!!
je planifie partir à Dubaï avec une amie l'hiver prochain! Nous aimerions également faire un passage à Abu Dabi, si ça vaut la peine! J'ai également entendu parler que le Sultanat d'Oman était à voir!
Pour ce qui est des activités, la plupart semblent assez chères, mais nous sommes deux filles dans la vingtaine et c'est certain que nous voulons vivre des expériences! Nous avons vu des activités dans le désert qui nous intéressaient (Tour de chameau, sandboard, VTT), Parc aquatique, Aquarium, Snorkelling, Kayak, Flyboard, Monter le Burk Khalifa, etc.) Bien sûr, nous voulons aussi vivre l'expérience de la ville
- Quels sont vos conseils d'activités à faire ou d'endroits à visiter à Dubaï et Abu Dabi, combinant le meilleur ratio qualité/prix - Le sultanat d'Oman (Mascat) vaut il le détour? - Conseils de sécurité puisque nous voyageons entre amies? - Pour l'hôtel, serait-il mal vu de prendre une chambre avec un seul lit si ce type de chambre est disponible?
Merci d'avance!!
1 500 kilomètres à vélo en Mongolie 15 mai - 15 juin 2016 English translation pending
Après pas mal de temps, 10 mois je vous soumets un carnet de voyage. Peut-être m'a-t-il fallu tout ce temps pour "digérer" l'émotion suscitée par ce pays étonnant qu'est la Mongolie. Les chapitres me viendront au gré de l’inspiration, qui je l'espère ne m'abandonnera pas en cours de route. De manière paradoxale, au retour de ce mois loin de tout, à part un petit texte posé sur VF, je n'avais pas envie de relater ce voyage, des sentiments contradictoires s'entrechoquaient. Je faisais sans doute l'erreur de comparer avec d'autres déserts, comme l'Atacama, ce qui n'a pas de sens. Lentement les émotions et les ressentis ont décanté et se sont épurés, ainsi l'envie de m'exprimer se fait jour pour susciter chez vous l'appel de la piste et le plaisir d'enfourcher un vélo afin de partir à votre tour à " l'aventure" aux lisières du désert de Gobi.
Notre itinéraire trait vert, semble minuscule cependant 1500 km, la Mongolie est immense
l
La Mongolie est un pays qui fait rêver, tout particulièrement les amateurs de chevaux, qu’ils aient lu ou non Kessel, les cyclistes, les pêcheurs et aussi tous les voyageurs épris de grands espaces. Immense steppe, trois fois la dimension de la France, pratiquement déserte, trois millions d’habitants, dont un million à Ulan Bator. Une gigantesque prairie presque vide sur une superficie équivalente à l’Europe, de Gibraltar à Berlin. Voilà les réflexions qui viennent à l’esprit d’un cycliste au long cours qui envisage de poser ses roues dans ces contrées d’Asie centrale.
Avec Yves nous décidons de nous lancer dans cette aventure et planifions d’effectuer une boucle de 1500 kilomètres à partir de la capitale. Nous prévoyons de rester un mois sur place. Le départ est prévu mi-mai, un peu tôt en saison, le climat étant très rigoureux dans ce pays de régime continental, sans tempérance, été comme hiver entre chaleur et froid.
Comme toujours avec des vélos emballés la traversée de Paris est un exercice fatigant et pas très agréable. Le stress du fait d’un problème, toujours possible de dernier moment lors de l’embarquement, entraînant un refus de chargement. Heureusement tout va se passer pour le mieux, il suffit de payer 50 euros par monture.
Après un transfert à Moscou et une nuit extrêmement courte, 6 heures de vol jusqu’à Ulan Bator exactement à l’inverse de la course du soleil, notre avion d’Aeroflot est en approche de la piste. Nous découvrons enfin ces immenses steppes que nous allons parcourir. Nous sommes frappés au premier coup d’œil par le manque de couleurs. La végétation en cette mi-mai n’a pas encore verdi, sable et herbe roussie toujours sous l’emprise des grandes froidures hivernales, manifestement la montée de sève n’a pas commencé. Les teintes sont mornes, voire tristes. Je ne peux m’empêcher de comparer avec le désert de l‘Atacama, où toujours les contrastes de tons vifs donnent une impression d’irréalité. Cette uniformité de marron sur marron aux coloris fades qui défile sous notre hublot n’est pas à l’avantage du panorama que je contemple avec curiosité.
Comme prévu nous sommes attendus par Bildjet, information que nous avons eue par un membre de VF. Le transport jusqu’à notre destination de départ sur une distance d’une trentaine de kilomètres nous permet de confirmer notre première impression, la saison chaude n’est pas encore arrivée, et le printemps en est à ses prémisses.
Nous arrivons dans un quartier périphérique où les immenses buildings se côtoient au touche-touche. Que ces cités, aux dimensions inhumaines en expansion anarchique, dégagent une tristesse angoissante, due d’une part à cet envahissement de béton et d’autre part à cette mondialisation uniforme des villes. Le rêve de ce bout du monde nous rappelant Genjis Khan et ses hordes de guerriers cavaliers, qui étaient partis à l’assaut du monde, s’écroule. J’ai un peu l’impression de revivre mon enfance me rappelant les barres des Minguettes à Vénissieux dans le sud de Lyon, mais version titanesque.

Heureusement, nos hôtes sont très avenants et se mettent en quatre afin de nous permettre de nous installer au mieux dans l‘appartement qu’ils nous fournissent pour la modique somme de 6 euros chacun par jour. Deux jeunes Françaises nous ont précédés et se préparent pour un raid en 4X4 de 15 jours.
Comme toujours, à l’arrivée d’un voyage en avion le moment fatidique tant craint arrive : quel est l’état des vélos, notre projet peut-il être compromis ? Pour Yves tout se passe au mieux, quant à moi catastrophe ! La fourche de mon vélo est doublement tordue, elle a été enfoncée de vingt degrés longitudinalement et de dix degrés latéralement. Ma première pensée, que vais-je faire un mois sans mon vélo ? Pas de panique, allons prendre un café et réfléchissons. Tout va rentrer à peu près dans l’ordre. Biljdet notre hôte revient avec un démonte-pneu de camion et d’un coup franc et bien ajusté remet les bras de fourche dans l’axe. J’arrive à remonter ma roue et redescends mon vélo des quatre étages dans une cage d’escalier étroite et effectue un essai.

Ça embarque franchement à gauche, le vélo est à peine pilotable. Démontage et avec Yves nous tirons par tâtonnements successifs sur la ferraille en affinant par touches le travail de remise en place. Après plusieurs essais le vélo devient de plus en plus stable. Je finis par pouvoir lâcher le guidon. Le moral remonte en flèche, notre périple va pouvoir commencer. Certes l’un des bras de fourche est marqué par une amorce de grosse fissure verticale, mais sur un mois j’ai bon espoir que cela tienne. Je ne savais pas qu’une fourche métallique pouvait se « malaxer » à la manière d’une pâte à modeler un peu dure !
Nos problèmes techniques réglés nous nous installons, puis décidons de partir à la découverte du centre-ville. L’épouse de notre hôte nous propose de nous conduire en voiture avec les deux jeunes Françaises sur la place principale, mais nous préférons y aller par nos propres moyens. Ce sera à pied, car il nous est déconseillé formellement de prendre nos vélos. Par une marche d’une demi-heure au milieu d’une forêt de grands buildings un peu déglingues nous arrivons dans le cœur de la cité. Nous repérons immédiatement le magasin qui nous a été indiqué pour acheter des cartouches de gaz.
Le centre-ville me fait un peu penser au Tirana d’il y a une quinzaine d’années. L’impression est étonnante, un mélange de monuments à l’allure un peu soviétique côtoyant d’autres à l’architecture d’avant-garde.

De tous côtés au-delà des constructions le regard porte sur des collines pelées, ce qui rappelle que cette capitale est en lisière du désert de Gobi. Quelles sont les immensités désolées qui se cachent derrière ces premiers reliefs. Cela aiguise notre curiosité et notre envie de partir au plus vite. Mais l’expérience nous a appris qu’il est préférable de prendre son temps et de compenser le décalage horaire en passant deux nuits sur place.
1er jour jour Ulan Bator à Altanbulag 59km
Le 17 mai, enfin le départ, nous descendons notre matériel au bas de l’immeuble. Le gardien intrigué nous interroge sur notre itinéraire. Nous lui montrons sur notre carte ce que nous espérons parcourir. Il s’étonne et rigole, peut-être n’est-il pas sorti de son immeuble depuis l’époque où comme beaucoup de ses compatriotes poussés par la misère il a quitté ses steppes à la recherche d’un emploi en ville.


En ce lundi matin, nous quittons sans trop de difficultés Ulan Bator, bien que la circulation soit plus dense que celle du weekend. En périphérie nous passons des zones un peu bouleversées par les bulldozers, la ville s’agrandissant à grande vitesse. Nous longeons une vieille centrale électrique en fonctionnement, on est vraiment plongé dans la technologie de la première moitié du siècle dernier. L’aéroport est sur notre route, tout autour des groupes d’édifices d’habitation d’une vingtaine d’étages serrés de manière compacte, se sont constitués de façon dispersée et en apparence aléatoire. Mais d’ici une dizaine d’années, il est fort à parier que l’aéroport sera complètement enclavé dans la ville.

Plus nous avançons plus la steppe devient présente et moins nous dépassons des groupes de grands immeubles. La route toujours goudronnée est de moins en moins passante. Nos craintes, suite aux mises en garde qui nous avaient été prodiguées au sujet de la conduite folle des conducteurs bourrés, se sont envolées, ce n’est pas pire qu’en France, d’ailleurs les voitures nous frôleraient peut-être moins.
Nous attaquons les premières côtes, la vue s’étend, les immenses prairies encore endormies se dévoilent toujours plus. Des villages composés de maisons multicolores ponctuent de loin en loin la plaine en direction d’Ulan Bator. Les grandes cheminées qui dégagent des fumées épaisses se fondent lentement dans le lointain, et se font absorber définitivement après quelques grosses bosses franchies.

Une fois quittées les villes qui de plus en plus ont un côté uniforme du fait de la mondialisation, les pays ont gardé leur spécificité et la Mongolie ne ressemble à rien de ce que je connais. Je sens que nous allons faire un voyage, mais comme dit Nicolas Bouvier : On ne fait pas un voyage c’est le voyage qui vous fait et vous défait. Et effectivement, il va peut-être me défaire, car à travers ces immenses espaces je ressens une forme de tristesse sans doute due à l’absence de couleurs marquées. Cette steppe est uniformément marron, la sève n’étant pas encore montée dans les milliards de brins d’herbe, ce qui lui donnera son aspect riant comme les prospectus nous la montrent. Mais pour le moment le sable donne sa teinte atténuée au travers de cette herbe en devenir.
Puis le goudron s’arrête et la piste commence, et avec elle l’aventure semble toujours plus prometteuse, comme si nous nous éloignions de la civilisation pour plonger dans un monde plus authentique. Mais tout cela n’est peut-être que subjectif. La circulation a quasiment disparu, devant nous l’immensité du désert de Gobi. Nous allons en arpenter les lisières nord sur 700 kilomètres dans la première partie de notre périple.
Au sommet d’un tertre nous effectuons notre première pause le temps du repas de midi, rite qui se renouvellera chaque jour durant un mois. A nos pieds coule une rivière, pas très propre. Elle est le seul élément qui retient le regard en dehors du sable qui nous cerne. Nous croisons nos premiers troupeaux, moutons, chèvres, vaches et aussi quelques chevaux, ces derniers jamais très nombreux. Au cours des 24 jours de ce tour de 1500 kilomètres, les hommes seront peu nombreux, les animaux par contre nous accompagneront en permanence. Bien que l’herbe soit très maigre et rare, ils se portent bien et ont belle allure, bien en chair et pelage luisant.


Le GPS et la trace nous sont un réel secours, car dans ces immensités sans repères parfois il est presque impossible de choisir une piste plutôt qu’une autre. Il fait chaud, et nos organismes ne sont pas encore habitués à l’effort prolongé, et de plus le décalage horaire n’est pas totalement assimilé. Au sommet d’une bosse le village d’Altanbulag apparaît d’un coup. Qu’il nous semble étrange, des groupes de maisons serrées les unes contre les autres, entourés de palissades de planches, forment des taches de couleur sur la prairie. Un ensemble de bâtiments sans palissade matérialise le cœur du bourg, avec la banque, l’épicerie et les centres administratifs.

Nous nous arrêtons devant l’épicerie, et la fatigue nous saisit sans prévenir. Nous pénétrons dans ce commerce et avec plaisir nous constatons qu’il est bien achalandé, fruits, gâteaux, saucisses, pâtes et riz, eau, soda, bière et même vin. Je me souviens de certains pays comme la Bolivie ou le Laos aux épiceries presque vides. De plus, comme partout sur notre planète la bière présente, en canette d’un demi-litre, est le meilleur des remontants pour désaltérer après un effort prolongé. On en boit toujours avec plaisir, cela change de l’eau souvent chauffée par le soleil que nous transportons sur nos porte-bagages. Le courage nous manque ainsi que l’envie de reprendre la piste.
Nous demandons s’il est possible d’être hébergés pour la nuit. Sans problème, quelques chambres spacieuses au confort spartiate sont disponibles. En plus, raffinement suprême il nous sera possible de prendre une douche chaude, ce qui ne sera pas souvent le cas par la suite. Le prix nécessitera d’âpres négociations par gestes. Cependant la base de discussion sera toujours clairement affichée, car l’épicière détient une petite calculette. Au gré des mimiques les chiffres défilent et nous finissons par tomber d’accord sur une somme correspondant à quelques euros pour chacun. Nous sommes au bout du monde, mais tous les adolescents ont leur IPad.
La barrière de la langue est bien réelle, mais surprise, une jeune fille me tend son IPad pour que j’y inscrive des mots anglais qu’elle convertit en mongol. Puis, elle appelle par téléphone la professeure d’anglais. Une jeune femme très occidentalisée nous rejoint rapidement. Alors nous pouvons tenir une conversation approfondie et très intéressante. Elle nous apprend que ce village comprend une population de deux mille âmes. Elle nous fait comprendre que son métier n’est pas facile, elle se sent isolée loin des joies et des plaisirs de la ville. La situation devenant particulièrement pénible l’hiver avec des températures terriblement basses et une gangue de neige qui s’installe pour de longs mois.
Une fois installés, nous partons à la découverte de cet étrange village constitué d’îlots retranchés derrière leurs barrières de planches. Des enfants viennent à notre rencontre et essayent de communiquer sans grand succès. Le soir tombe sur ce paysage qui s’étend jusqu’à l’infini sans trop de points caractéristiques. Le dépaysement est total.




Puis, nous rejoignons notre chambre et nous confectionnons notre repas, somme toute copieux, car tout ce que nous avons acheté est gros, saucisses ou gâteaux sablés. Les restaurants dans ces villages mongols il n’y en a pas, contrairement à d’autres pays loin de tout, où il a toujours moyen de trouver une autochtone qui propose une soupe ou une platée de riz.

Notre itinéraire trait vert, semble minuscule cependant 1500 km, la Mongolie est immense
l
La Mongolie est un pays qui fait rêver, tout particulièrement les amateurs de chevaux, qu’ils aient lu ou non Kessel, les cyclistes, les pêcheurs et aussi tous les voyageurs épris de grands espaces. Immense steppe, trois fois la dimension de la France, pratiquement déserte, trois millions d’habitants, dont un million à Ulan Bator. Une gigantesque prairie presque vide sur une superficie équivalente à l’Europe, de Gibraltar à Berlin. Voilà les réflexions qui viennent à l’esprit d’un cycliste au long cours qui envisage de poser ses roues dans ces contrées d’Asie centrale.Avec Yves nous décidons de nous lancer dans cette aventure et planifions d’effectuer une boucle de 1500 kilomètres à partir de la capitale. Nous prévoyons de rester un mois sur place. Le départ est prévu mi-mai, un peu tôt en saison, le climat étant très rigoureux dans ce pays de régime continental, sans tempérance, été comme hiver entre chaleur et froid.
Comme toujours avec des vélos emballés la traversée de Paris est un exercice fatigant et pas très agréable. Le stress du fait d’un problème, toujours possible de dernier moment lors de l’embarquement, entraînant un refus de chargement. Heureusement tout va se passer pour le mieux, il suffit de payer 50 euros par monture.
Après un transfert à Moscou et une nuit extrêmement courte, 6 heures de vol jusqu’à Ulan Bator exactement à l’inverse de la course du soleil, notre avion d’Aeroflot est en approche de la piste. Nous découvrons enfin ces immenses steppes que nous allons parcourir. Nous sommes frappés au premier coup d’œil par le manque de couleurs. La végétation en cette mi-mai n’a pas encore verdi, sable et herbe roussie toujours sous l’emprise des grandes froidures hivernales, manifestement la montée de sève n’a pas commencé. Les teintes sont mornes, voire tristes. Je ne peux m’empêcher de comparer avec le désert de l‘Atacama, où toujours les contrastes de tons vifs donnent une impression d’irréalité. Cette uniformité de marron sur marron aux coloris fades qui défile sous notre hublot n’est pas à l’avantage du panorama que je contemple avec curiosité.
Comme prévu nous sommes attendus par Bildjet, information que nous avons eue par un membre de VF. Le transport jusqu’à notre destination de départ sur une distance d’une trentaine de kilomètres nous permet de confirmer notre première impression, la saison chaude n’est pas encore arrivée, et le printemps en est à ses prémisses.
Nous arrivons dans un quartier périphérique où les immenses buildings se côtoient au touche-touche. Que ces cités, aux dimensions inhumaines en expansion anarchique, dégagent une tristesse angoissante, due d’une part à cet envahissement de béton et d’autre part à cette mondialisation uniforme des villes. Le rêve de ce bout du monde nous rappelant Genjis Khan et ses hordes de guerriers cavaliers, qui étaient partis à l’assaut du monde, s’écroule. J’ai un peu l’impression de revivre mon enfance me rappelant les barres des Minguettes à Vénissieux dans le sud de Lyon, mais version titanesque.

Heureusement, nos hôtes sont très avenants et se mettent en quatre afin de nous permettre de nous installer au mieux dans l‘appartement qu’ils nous fournissent pour la modique somme de 6 euros chacun par jour. Deux jeunes Françaises nous ont précédés et se préparent pour un raid en 4X4 de 15 jours.
Comme toujours, à l’arrivée d’un voyage en avion le moment fatidique tant craint arrive : quel est l’état des vélos, notre projet peut-il être compromis ? Pour Yves tout se passe au mieux, quant à moi catastrophe ! La fourche de mon vélo est doublement tordue, elle a été enfoncée de vingt degrés longitudinalement et de dix degrés latéralement. Ma première pensée, que vais-je faire un mois sans mon vélo ? Pas de panique, allons prendre un café et réfléchissons. Tout va rentrer à peu près dans l’ordre. Biljdet notre hôte revient avec un démonte-pneu de camion et d’un coup franc et bien ajusté remet les bras de fourche dans l’axe. J’arrive à remonter ma roue et redescends mon vélo des quatre étages dans une cage d’escalier étroite et effectue un essai.

Ça embarque franchement à gauche, le vélo est à peine pilotable. Démontage et avec Yves nous tirons par tâtonnements successifs sur la ferraille en affinant par touches le travail de remise en place. Après plusieurs essais le vélo devient de plus en plus stable. Je finis par pouvoir lâcher le guidon. Le moral remonte en flèche, notre périple va pouvoir commencer. Certes l’un des bras de fourche est marqué par une amorce de grosse fissure verticale, mais sur un mois j’ai bon espoir que cela tienne. Je ne savais pas qu’une fourche métallique pouvait se « malaxer » à la manière d’une pâte à modeler un peu dure !
Nos problèmes techniques réglés nous nous installons, puis décidons de partir à la découverte du centre-ville. L’épouse de notre hôte nous propose de nous conduire en voiture avec les deux jeunes Françaises sur la place principale, mais nous préférons y aller par nos propres moyens. Ce sera à pied, car il nous est déconseillé formellement de prendre nos vélos. Par une marche d’une demi-heure au milieu d’une forêt de grands buildings un peu déglingues nous arrivons dans le cœur de la cité. Nous repérons immédiatement le magasin qui nous a été indiqué pour acheter des cartouches de gaz.
Le centre-ville me fait un peu penser au Tirana d’il y a une quinzaine d’années. L’impression est étonnante, un mélange de monuments à l’allure un peu soviétique côtoyant d’autres à l’architecture d’avant-garde.

De tous côtés au-delà des constructions le regard porte sur des collines pelées, ce qui rappelle que cette capitale est en lisière du désert de Gobi. Quelles sont les immensités désolées qui se cachent derrière ces premiers reliefs. Cela aiguise notre curiosité et notre envie de partir au plus vite. Mais l’expérience nous a appris qu’il est préférable de prendre son temps et de compenser le décalage horaire en passant deux nuits sur place.
1er jour jour Ulan Bator à Altanbulag 59km
Le 17 mai, enfin le départ, nous descendons notre matériel au bas de l’immeuble. Le gardien intrigué nous interroge sur notre itinéraire. Nous lui montrons sur notre carte ce que nous espérons parcourir. Il s’étonne et rigole, peut-être n’est-il pas sorti de son immeuble depuis l’époque où comme beaucoup de ses compatriotes poussés par la misère il a quitté ses steppes à la recherche d’un emploi en ville.


En ce lundi matin, nous quittons sans trop de difficultés Ulan Bator, bien que la circulation soit plus dense que celle du weekend. En périphérie nous passons des zones un peu bouleversées par les bulldozers, la ville s’agrandissant à grande vitesse. Nous longeons une vieille centrale électrique en fonctionnement, on est vraiment plongé dans la technologie de la première moitié du siècle dernier. L’aéroport est sur notre route, tout autour des groupes d’édifices d’habitation d’une vingtaine d’étages serrés de manière compacte, se sont constitués de façon dispersée et en apparence aléatoire. Mais d’ici une dizaine d’années, il est fort à parier que l’aéroport sera complètement enclavé dans la ville.

Plus nous avançons plus la steppe devient présente et moins nous dépassons des groupes de grands immeubles. La route toujours goudronnée est de moins en moins passante. Nos craintes, suite aux mises en garde qui nous avaient été prodiguées au sujet de la conduite folle des conducteurs bourrés, se sont envolées, ce n’est pas pire qu’en France, d’ailleurs les voitures nous frôleraient peut-être moins.
Nous attaquons les premières côtes, la vue s’étend, les immenses prairies encore endormies se dévoilent toujours plus. Des villages composés de maisons multicolores ponctuent de loin en loin la plaine en direction d’Ulan Bator. Les grandes cheminées qui dégagent des fumées épaisses se fondent lentement dans le lointain, et se font absorber définitivement après quelques grosses bosses franchies.

Une fois quittées les villes qui de plus en plus ont un côté uniforme du fait de la mondialisation, les pays ont gardé leur spécificité et la Mongolie ne ressemble à rien de ce que je connais. Je sens que nous allons faire un voyage, mais comme dit Nicolas Bouvier : On ne fait pas un voyage c’est le voyage qui vous fait et vous défait. Et effectivement, il va peut-être me défaire, car à travers ces immenses espaces je ressens une forme de tristesse sans doute due à l’absence de couleurs marquées. Cette steppe est uniformément marron, la sève n’étant pas encore montée dans les milliards de brins d’herbe, ce qui lui donnera son aspect riant comme les prospectus nous la montrent. Mais pour le moment le sable donne sa teinte atténuée au travers de cette herbe en devenir.
Puis le goudron s’arrête et la piste commence, et avec elle l’aventure semble toujours plus prometteuse, comme si nous nous éloignions de la civilisation pour plonger dans un monde plus authentique. Mais tout cela n’est peut-être que subjectif. La circulation a quasiment disparu, devant nous l’immensité du désert de Gobi. Nous allons en arpenter les lisières nord sur 700 kilomètres dans la première partie de notre périple.
Au sommet d’un tertre nous effectuons notre première pause le temps du repas de midi, rite qui se renouvellera chaque jour durant un mois. A nos pieds coule une rivière, pas très propre. Elle est le seul élément qui retient le regard en dehors du sable qui nous cerne. Nous croisons nos premiers troupeaux, moutons, chèvres, vaches et aussi quelques chevaux, ces derniers jamais très nombreux. Au cours des 24 jours de ce tour de 1500 kilomètres, les hommes seront peu nombreux, les animaux par contre nous accompagneront en permanence. Bien que l’herbe soit très maigre et rare, ils se portent bien et ont belle allure, bien en chair et pelage luisant.


Le GPS et la trace nous sont un réel secours, car dans ces immensités sans repères parfois il est presque impossible de choisir une piste plutôt qu’une autre. Il fait chaud, et nos organismes ne sont pas encore habitués à l’effort prolongé, et de plus le décalage horaire n’est pas totalement assimilé. Au sommet d’une bosse le village d’Altanbulag apparaît d’un coup. Qu’il nous semble étrange, des groupes de maisons serrées les unes contre les autres, entourés de palissades de planches, forment des taches de couleur sur la prairie. Un ensemble de bâtiments sans palissade matérialise le cœur du bourg, avec la banque, l’épicerie et les centres administratifs.

Nous nous arrêtons devant l’épicerie, et la fatigue nous saisit sans prévenir. Nous pénétrons dans ce commerce et avec plaisir nous constatons qu’il est bien achalandé, fruits, gâteaux, saucisses, pâtes et riz, eau, soda, bière et même vin. Je me souviens de certains pays comme la Bolivie ou le Laos aux épiceries presque vides. De plus, comme partout sur notre planète la bière présente, en canette d’un demi-litre, est le meilleur des remontants pour désaltérer après un effort prolongé. On en boit toujours avec plaisir, cela change de l’eau souvent chauffée par le soleil que nous transportons sur nos porte-bagages. Le courage nous manque ainsi que l’envie de reprendre la piste.
Nous demandons s’il est possible d’être hébergés pour la nuit. Sans problème, quelques chambres spacieuses au confort spartiate sont disponibles. En plus, raffinement suprême il nous sera possible de prendre une douche chaude, ce qui ne sera pas souvent le cas par la suite. Le prix nécessitera d’âpres négociations par gestes. Cependant la base de discussion sera toujours clairement affichée, car l’épicière détient une petite calculette. Au gré des mimiques les chiffres défilent et nous finissons par tomber d’accord sur une somme correspondant à quelques euros pour chacun. Nous sommes au bout du monde, mais tous les adolescents ont leur IPad.
La barrière de la langue est bien réelle, mais surprise, une jeune fille me tend son IPad pour que j’y inscrive des mots anglais qu’elle convertit en mongol. Puis, elle appelle par téléphone la professeure d’anglais. Une jeune femme très occidentalisée nous rejoint rapidement. Alors nous pouvons tenir une conversation approfondie et très intéressante. Elle nous apprend que ce village comprend une population de deux mille âmes. Elle nous fait comprendre que son métier n’est pas facile, elle se sent isolée loin des joies et des plaisirs de la ville. La situation devenant particulièrement pénible l’hiver avec des températures terriblement basses et une gangue de neige qui s’installe pour de longs mois.
Une fois installés, nous partons à la découverte de cet étrange village constitué d’îlots retranchés derrière leurs barrières de planches. Des enfants viennent à notre rencontre et essayent de communiquer sans grand succès. Le soir tombe sur ce paysage qui s’étend jusqu’à l’infini sans trop de points caractéristiques. Le dépaysement est total.




Puis, nous rejoignons notre chambre et nous confectionnons notre repas, somme toute copieux, car tout ce que nous avons acheté est gros, saucisses ou gâteaux sablés. Les restaurants dans ces villages mongols il n’y en a pas, contrairement à d’autres pays loin de tout, où il a toujours moyen de trouver une autochtone qui propose une soupe ou une platée de riz.

Discussion autour du thème du mois d'avril 2017: "Déserts, espaces vides" English translation pending
Vous pouvez démarrer votre discussion sur le concours photo d'avril 2017 ici.
J'essaierais à nouveau de faire un effort et d'y faire un tour régulièrement.
En attendant un photo glanée sur le net.

Le lien du concours est ici: https://voyageforum.com/v.f?post=7934276;live=1;#7934276
Celui du diaporama ici: https://goo.gl/photos/dNAaLt7THrjHLWCu5

Le lien du concours est ici: https://voyageforum.com/v.f?post=7934276;live=1;#7934276
Celui du diaporama ici: https://goo.gl/photos/dNAaLt7THrjHLWCu5
Faut-il des vaccins pour partir en Égypte? English translation pending
Bonjour nous partons 2 semaines en Egypte en juillet avec 2 adolescents. Faut il des vaccins spéciaux? Nous allons à Hurgada en mer Rouge. Qui y a t'il à visiter? Merci pour vos réponses !!!