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Côte nord-ouest des Etats-Unis: les plus beaux paysages? English translation pending
Sur la côte Pacifique des USA, entre Seattle et San Francisco plus ou moins, quels sont selon vous les plus beaux paysages et les lieux à ne manquer sous aucun prétexte...??
A quel moment me recommander vous de quitter l'Intersate n°5?
Je pense à Olympic Park NP et Ozette et Crater Lake NP.
Savez vous si Hells Canyon mérite le détour? (environ 7h de route de Portland selon google maps)
J'avais entendu parler d'un trail de quelques jours en Oregon sur la côte mais je ne le retrouve plus, cela vous dit qqch?
Merci !!!
A quel moment me recommander vous de quitter l'Intersate n°5?
Je pense à Olympic Park NP et Ozette et Crater Lake NP.
Savez vous si Hells Canyon mérite le détour? (environ 7h de route de Portland selon google maps)
J'avais entendu parler d'un trail de quelques jours en Oregon sur la côte mais je ne le retrouve plus, cela vous dit qqch?
Merci !!!
Mai 2008, d'une saison à l'autre dans l'Ouest américain (3e partie) English translation pending
Troisième partie
De Zion NP à San Francisco
Le site MaBul, qui hébergeait les images, est définitivement en panne et a perdu tous les fichiers🏴☠️. Désormais, pour voir les photos, il faut passer uniquement par le site:
http://www.carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_11.html Pour ceux qui ont vu les parties précédentes, j'ai fait depuis quelques ajouts, notamment à propos du gros rocher rond (2e partie, après les photos de Valley of the Gods) dont j'avais oublié le nom (merci Philippe!), Church Rock, et son histoire aussi brève qu'étonnante.
2e partie: http://voyageforum.com/...ost=2152941;#2152941 1re partie: http://voyageforum.com/...ost=2152941;#2152941
Nous reprenons une chambre dans notre motel préféré, le Golden Hills à Mount Carmel Junction, toujours aussi bien et peu cher (64 $ plus taxes). Nous allumons les fausses flammes de la fausse cheminée qui répandent tout de suite une chaleur bienvenue. Les fenêtres au nord donnent sur la rivière et la montagne. Un gros bouquet dans un coin, une maquette de bateau sur la cheminée, réfrigérateur, micro-ondes, table à repasser, c’est bien agréable. Plus l’ordinateur à disposition à l’office.
A Zion, les parkings se multiplient comme des petits pains. Nous prenons la navette pour The Grotto et Angel’s Landing. Le ciel est sombre, le vent cinglant. Le chemin traverse la rivière

et après une partie en pente douce attaque directement la montagne en lacet, bordé de grandes fleurs blanches dans sa partie basse (Palmer's Penstemon (Penstemon palmeri). (Merci à Alain-Pierre, alias "Derennes", pour m'avoir indiqué le lien qui m'a menée à leur identification).

Nous montons lentement comme à notre habitude, sans nous arrêter sauf pour prendre des photos.

Il y a ici des penstemons d’une grande variété de rouges ; rosés, pourpre, vermillon…

La dernière partie avant d’arriver à Scout Lookout est particulièrement raide et soutenue de murets,

en haut, le vent est très violent et la vue sur la vallée vertigineuse.

Sans Alain qui a le vertige je décide d’avancer un peu sur l’arête rocheuse, histoire de voir…

Mais ce sera vite fait, car le vent maintenant glacial me tire de droite et de gauche, me bouscule, et finalement, alors que je suis arrivée au bout des chaînes fixées dans le roc et que je peux voir à droite la paroi à pic et à gauche… la paroi à pic, je manque de perdre l’équilibre. Le demi-tour est instantané et rassurant. Je suis suivie par un randonneur absolument tétanisé, qui se colle à la roche de tout son corps, les jambes tremblantes et le regard fixe. C’est terrible, je me demande même s’il ne va pas tomber. Arrivé en bas où l’attend son amie, il se redresse et prend l’air conquérant de celui qui a vaincu un 8000...
Retour par les pâturage couverts de bisons, stoïques dans le blizzard tranchant comme une lame. Arrivés au motel, nous sommes heureux de retrouver notre chambre et son feu dans la cheminée.

Jeudi 22 mai
Aujourd’hui nous partons pour Bryce Canyon, où nous n’avons toujours rien réservé, car nous comptons camper. Mais alors qu’Alain termine de charger la voiture j’ai soudain l’idée lumineuse (pas pour tout le monde…) que nous pourrions rester une nuit supplémentaire et randonner une autre journée à Zion. Aussitôt dit aussitôt fait, après quand même une vague hésitation d’Alain que n’emballe pas vraiment l’idée de redéménager.
Nous voilà partis cette fois-ci pour Observation Point. Ma-gni-fi-que !! Huit miles aller-retour et un dénivelé de 650 mètres. Le sentier grimpe raide tout du long sur les quatre miles, mais là encore nous montons lentement, doublés au début par un jeune couple que l’on retrouve systématiquement épuisé deux ou trois virages au-dessus. Par endroits, la roche est d’un jaune soufré extrêmement vif,


quelquefois striée d'ocre rouge.

Les falaises sont immenses au-dessus de nous, sombres dans le contre-jour, et laissent tout juste voir un peu de ciel bleu. L’air est vif et il fait même assez froid, ce qui est idéal pour aller décrocher les nuages, et nous permet de ne nous charger que d’un litre d’eau ; mais ce sera quand même limite. Nous longeons un canyon très étroit où l’on devine à peine en se penchant sous la roche le filet d’eau qui coule au fond.


Au milieu des falaises de grès rose saumon...

poussent de nombreux opuntias, beavertails, asters, jacinthes roses comme des oxalis, fleurs mauves. Les tamias sont là aussi, joueurs et peureux à la fois, courant de droite et de gauche la queue en l’air, complètement surexcités.



Alors que nous nous rapprochons nettement du sommet, nous croisons un randonneur qui nous dit « vous y êtes presque ! ». Juste après, et il n’y a qu’aux Etats-Unis pour voir une chose pareille, déboulent au détour d’un virage une femme qui a bien quatre-vingt-quinze ans et son fils d’au moins soixante-quinze ans… Effectivement, nous sommes bien arrivés en haut, mais pas au bout du chemin qui longe maintenant le bord de la falaise en se coulant sous les pins. On aperçoit à une certaine distance, pour ne pas dire à une distance certaine, une avancée qui ressemble tout à fait au point de vue final au-dessus de la vallée...
La vue est effectivement extraordinaire, et je ne me lasse pas de la prendre en photos !


On aperçoit, à gauche, le Great White Throne,



et on domine la proue d’Angel’s Landing sur la droite, où se distinguent à peine quelques silhouettes téméraires sur l’arête de pierre.


Allez, encore une dernière! Quand on aime on ne compte pas...

La descente est un peu plus dure que la montée mais la vue, différente, est constamment superbe, que l’on se glisse, minuscules, entre les falaises géantes...

ou que l’on domine la vallée.

En repartant, un rayon de soleil perce le ciel d’encre et dore Checkerboard Mesa et ses alentours. Zion est vraiment magnifique !


Retour à Mount Carmel Junction à 19 h 30. Nous achetons oranges et cookies à la grocery de la pompe à essence et filons allumer les fausses flammes de la cheminée.
Vendredi 23 mai
Nous partons pour Bryce par un temps glacial. Avant l’embranchement de la Hwy 12, la neige fait son apparition sur les arbres qui bordent la route et je suis aux anges! Bientôt, le paysage tout entier est blanc.


Red Canyon est recouvert d’une couche de neige fraîche qui contraste violemment avec la roche rouge, c’est superbe. Nous nous arrêtons pour nous balader dans ce décor incroyable, l’air est vif, le vent léger agite les pins et fait dégringoler sur nos têtes des paquets de flocons blancs.





Contrairement à ce que l’on pensait, il n’a pas neigé sur Bryce. Un passage au Visitor Center, puis nous allons directement nous installer à South campground où nous n’avons que l’embarras du choix. Les rares personnes qui sont là s’apprêtent à partir et il ne nous reste qu’à choisir le meilleur emplacement. C’est chose faite dans la section C, n° 289, dont une ranger nous dira que c’est le plus convoité, aucun vis-à-vis, devant la table la forêt clairsemée monte en pente douce. Alain a trouvé un sac en plastique plein de bois sec et de journaux abandonné sous une table auquel j’ajoute du petit bois avant qu’il soit mouillé, et que nous mettons immédiatement à l’abri pour le soir, car il fait un froid polaire. Après avoir accroché le premier morceau de l’enveloppe de paiement sur le piquet du site, nous prenons nos sacs et partons pour Queen’s Garden, Peek-a-Boo Loop et Navajo Loop.



Il y a du monde sur la première partie du chemin malgré le grésil qui s’est mis à tomber. Comme nous n’avons pas de K-way, j’ai eu l’idée d’emporter des sacs en plastique pour nous protéger la tête au cas où, et ça a été particulièrement efficace et distrayant pour tous les gens que nous avons croisés. Entre Family Dollar et Smiths enfoncés sur le crâne, les poignées des sacs coincées entre les dents à cause du vent, on a eu un sacré succès. What a good idea ! ! Le lendemain on a même vu quelqu’un avec un sac sur la tête et on a pensé qu’on l’avait croisé sur Queen’s Garden… Le chemin est à notre goût trop fréquenté malgré le mauvais temps. Le ciel est bouché, l’argile collante et nos baskets sont subitement surcompensées de plusieurs centimètres et alourdies de plusieurs kilos.


La fin de Queen’s Garden est plus tranquille et à Peek-a-Boo nous sommes totalement seuls. La neige tombe maintenant à gros flocons mais ne tient pas sur les monolithes d’autant plus rouges qu’ils sont mouillés, nos sacs nous protègent bien la tête ce qui n’empêche pas l’humidité de nous envahir peu à peu car nous ne sommes pas équipés pour un temps pareil.



Des cerfs-mulets broutent tranquillement sur une pente, ignorant notre présence silencieuse. Croisons des mules.





The Wall of Windows...

Les monolithes sont moins beaux sous la neige qui ne tient pas.

Nous montons un peu fatigués par la dernière partie de Navajo à Sunset Point, car en plus d’être très raide c’est une véritable patinoire, à la limite d’être praticable. Nombreux sont les gens qui avancent d’un pas pour reculer de deux, notamment un qui est descendu serviette sur les épaules, maillot de bain et tongs aux pieds. C’est une façon originale de randonner sous la neige…


Le soir nous mangeons au Ruby’s Inn, steak frites et saumon frites. En sortant il y a une queue de plus de cent personnes, des cars sans doute. Au camping il y a à peine plus de monde qu’en arrivant. Nous faisons un feu en attendant la nuit, frigorifiés, puis nous nous glissons avec délice dans nos duvets.

Samedi 24 mai
Au petit matin, la condensation de notre respiration a recouvert non seulement toutes les vitres car je ne les avais baissées à l’avant que de un centimètre hier soir, mais aussi nos sacs de couchage qui sont complètement trempés. C’est ce qui explique, avec le fait que nous n’avons pas mis les matelas mais avons encore dormi directement sur la moquette, que pour la première fois nous avons eu froid quasi toute la nuit. J’essuie la buée d’un revers de main et aperçoit à quelques mètres deux cerfs-mulets qui prennent leur petit déjeuner.
Sur la route du Nevada, la 56 puis la 319 et la 93 qui nous mènent à l’entrée de l’Extraterrestrial Hwy, il pleut des trombes sur tous les coins de l’horizon mais la voiture passe pour l’instant miraculeusement entre les gouttes. Quelque part, entre Panaca et Crystal Springs...


sur la 93 sud, là où les Joshua trees font des ricochets dans le désert...

Comme sa sœur jumelle la Hwy 50 plus au nord, « The Loneliest road of America », la 375, tout aussi déserte, qui part de Crystal Springs et finit à Warm Springs, appelée, elle, l'Extraterrestrial Highway,

traverse un paysage de montagnes arides et colorées.

Les pluies abondantes ont par endroits laissé dans le désert de longues traînées de fleurs jaunes.

Des mustangs broutent, magnifiques et inquiets,

au-dessus d’un petit lac où barbotent des canards.

Tonopah.

Nous descendons puis remontons Main Street pour repérer les motels et jetons notre dévolu sur le Tonopah Motel. Très propre, et pour une fois rien de déglingué dans la chambre refaite à neuf. Le prix le plus bas que nous ayons jamais payé, 33 $ ! Le village est minier depuis la découverte d’argent en 1900.


Il reste de grands hôtels, comme le Mizpah, témoin de sa grandeur passée… Maisons du siècle dernier. Il flotte là une atmosphère d’Amérique profonde. Les gens sont très aimables mais l’ensemble est malgré tout assez sinistre sous le ciel gris et froid et bientôt les trombes d’eau qui dévalent Main Street…Tonopah a quelque chose de ses sœurs Eureka et Austin, de la Hwy 50, en plus grand et plus triste à cause du paysage minier. Nous mangeons dans la chambre du saumon fumé et de grosses crevettes.
Dimanche 25 mai
Bon lit et bonne nuit. Nous rangeons la voiture et partons faire un tour au magasin de turquoises repéré la veille mais qui avait fermé juste à notre arrivée.

Il y a un monde fou ! Des tas de gens viennent s’inscrire pour participer à une journée de pioche à la mine de turquoise. Quel dommage que nous partions ! A l'intérieur, Alain m’offre une très jolie paire de boucles d’oreilles en argent (de Durango!...), et turquoise de Tonopah.
La route qui mène à Lee Vining est presque totalement déserte et bordée de montagnes dans un camaïeu de marron, plus belles encore que celles d’Artist’s Drive, à Death Valley, auxquelles elles ressemblent beaucoup, ce qui n’est pas étonnant car en fait c’est tout près à vol d’oiseau.

Le sol est vert tendre et jaune pâle à cause de la sauge en fleur. Je suis sans arrêt tentée de prendre des photos, surtout qu’aux quatre coins de l’horizon il pleut toujours des cordes, noyant dans un même gris sombre le ciel et la terre. C’est vraiment très beau. Au fur et à mesure que nous montons, le grésil se mêle à la pluie puis il neige tout à fait. Les collines laissent la place aux montagnes de lave noire brillante recouvertes de touffes de sauge, qui laissent couler de longues stries anthracite.


Vers 8300 pieds (environ 2500 mètres), le paysage est tout entier contenu dans un gros édredon sombre et la route est bordée de neige.

Nous traversons Benton, quelques maisons posées çà et là, aucun motel, heureusement que nous nous étions arrêtés à Tonopah.


Plus haut encore, c’est le plein hiver, la neige a tout recouvert,

Quelques miles plus loin elle n'a pas tenu, et il flotte à la surface du sol d'étranges brumes qui ressemblent à des fumerolles.




Avant d’arriver à Lee Vining, niché au pied de la Sierra Nevada la bien-nommée, nous faisons une halte à Mono Lake, sur la 20, cerné de volcans sur trois côtés, Bodie Hills au nord et Anchorite Hills à l’est. Au sud, le Panum a explosé il y a à peine six cents ans… Le niveau du lac a baissé de deux cents mètres depuis l’origine, ce qui explique son taux élevé de sels, empêchant tout poisson de paresser dans ses eaux alcalines. Mais la place n’est pas perdue pour tout le monde : crevettes et mouches grouillent sous et sur la surface, approvisionnant le restaurant de milliers d’oiseaux à toute heure. Malgré son nom, qui veut dire « mouches » en langue yokut, en raison de la saison nous n’en voyons pas une seule à l’horizon. Autrefois leurs chrysalides étaient une des bases de la nourriture des Indiens de la région, Paiutes et Kuzedika, et servaient même au troc avec les Yokuts en échange de glands.

Entrée 3 $ par personne, le pass est accepté. Il tombe une petite bruine et il règne là une atmosphère étrange, montagnes blanches de la Sierra d’un côté, noyées dans les nuages,

lac marin et concrétions de tuf,



sauge incroyablement odorante, Indian Paintbrushes mêlés de lupin bleu.

Les mouettes se pressent en miroir sur les rives orangées concentrées en sels minéraux et fouillent les quelques centimètres d’eau de leurs becs jaunes. Parfois un rayon de soleil éclaire brièvement l’une ou l’autre sculpture de roche claire.

Avant d’arriver au Murphey’s Motel, nous dépassons la Tioga road qui est… « closed » ! J’ai souhaité intensément qu’elle soit ouverte pour éviter de faire le grand détour par le nord et surtout pour traverser le cœur de Yosemite, ce qui, en cette année exceptionnelle, serait également exceptionnel, mais non… Ce sera pour demain, j’en suis certaine ! La chambre du Murphey’s est très bien, il faut juste savoir comment fonctionne la serrure pour éviter les foudres de la gérante qui est obligée de se déplacer à chaque nouvel arrivant. Un minuscule morceau de papier au-dessus de la poignée avertit qu’il ne faut pas actionner le fermoir en sortant, seulement tirer la porte. Evidemment, personne ne le lit ni même ne le voit… Nous partons maintenant explorer la rive nord de Mono Lake. Route, puis piste sur laquelle nous voyons un splendide arbuste qui ressemble à de l’aubépine rose,

et enfin dunes de sable volcanique.

Les stries laissées par le vent ont séché sur leur côté exposé au soleil et forment à l’infini de très belles rayures gris cendré et noires qui gardent par endroits les empreintes d’un lièvre (un « truc » tout simple pour distinguer les empreintes d’un lapin de celles d’un lièvre : les premières tiennent dans une petite boîte d’allumettes).



Des milliers de goélands nichent sur Negit, l’ilôt sombre au milieu du lac, théoriquement protégés par un panneau d’interdiction de s’approcher à moins de un mile, ce qu’ignore le jeune couple croisé dans les dunes peu avant… Quand le niveau du lac baisse, une langue de terre apparaît, qui permet aux coyotes d’avoir accès aux nids. L’autre îlot, le blanc, Paoha, n’a que deux cent trente ans…






Le ciel est de plus en plus noir et nous quittons la rive nord de Mono Lake. La piste est bordée là aussi de lupins et d'Indian Paintbrushes d'un rouge fluorescent.

Soudain, c'est un déluge qui nous tombe sur la tête!


Un tour au Visitor Center idéalement situé juste au-dessus du lac, puis nous rentrons au motel manger saumon, tomates, avocats et soupe de squash.
Lundi 26 mai
6 heures… je jette un œil par la fenêtre, histoire de voir s’il neige, et j’aperçois deux Indiens plantés à l’entrée du motel, un grand et un petit, qui ont l’air d’adresser la parole à un homme qui range des valises dans un 4 x 4 sans leur prêter attention … Plus tard, alors que je descends l’escalier pour me diriger vers le TrailBlazer, je vois qu’ils sont toujours là et je sens tout de suite que c’est nous qu’ils attendaient. Effectivement, avec un grand sourire ils me proposent de me racheter la roue de secours ! Alain m’a rejointe et on a beau leur expliquer que c’est impossible, que c’est une voiture de location et qu’il nous faut de toute façon une roue de secours, il n’y a rien à faire. Ils nous racontent leur mésaventure, ils ont un TrailBlazer et ont crevé, la roue de secours est fichue aussi, ils sont bloqués à Lee Vining, mais doivent rejoindre Los Angeles, d’ailleurs, tiens, est-ce qu’on n’y va pas, à Los Angeles ? Eh bien non, malheureusement, on va plutôt sur San Francisco… Ils ont soudain une idée lumineuse, le petit sort son portefeuille et nous montre une liasse de dollars : combien a-t-on payé la location ? Et là, soudain, ils ont l’air perdu, ils ne comprennent plus, ils veulent à tout prix mettre une virgule à la somme (1300 €) qu’on leur annonce, et nous sommes gênés tout à coup d’avoir mis autant d’argent dans une voiture alors qu’eux n’ont rien… Une petite demi-heure plus tard, on les a enfin convaincus d’aller à la station cinquante mètres plus haut et de faire tout simplement réparer un pneu.
A 8 h 30, enfin, nous filons vers l’entrée de la Tioga road pour découvrir qu’elle est… closed !! Mais je ne désespère toujours pas, bien que tout d’abord très déçue et incrédule. A la station Mobil nous demandons à la caissière du magasin si elle sait quelque chose : Oui, bien sûr. Il y a eu un petit contretemps, un éboulement, et l’ouverture est prévue pour dix heures !!! En attendant nous prenons de l’essence à un taux record : 4, 70 $ le gallon, et allons nous garer devant la barrière. On peut apercevoir les sommets enneigés des montagnes alentour, très hautes. Peu à peu, l’information passe et la file de voitures et de camping-cars commence de s’allonger. A 10 heures précises, la barrière se lève, et la Tioga road est enfin à nous !
Alors que nous laissons très loin au-dessous de nous la trouée lumineuse de Mono Lake,

nous entrons dans le brouillard pour ne plus en sortir avant Yosemite Valley. Par endroits, nous passons au milieu de deux murs de neige, notamment aux abords d’Ellery Lake, à plus de 9500 pieds (2900 mètres). Le lac est entièrement gelé, seul un boomerang d’eau noire dans lequel se reflète délicatement un petit morceau de roche frémit sur sa surface blanche et givrée.

Soudain une cahute, et à l’intérieur deux rangers qui ne doivent pas avoir très chaud alors que dehors tout est gris, cotonneux et glacial. D’immenses fir trees au tronc marron rouge, couverts de neige de la tête aux pieds, bordent le ruban sombre de la route et quelques mares aux eaux noirâtres,


et se perdent vite dans le brouillard aussi épais que le silence.

Nous nous arrêtons ici et là pour prendre des photos, les sens en alerte à cause des ours – encore et toujours –, surtout lorsque nous nous éloignons du 4 x 4. Au bout d’une heure et demie environ nous croisons la première voiture, mais il n’y a aucun signe d’amélioration du côté du ciel.

Avant d’arriver à Tuolumne Meadows, il y a un peu plus de monde, des séquoias – mais qui n’ont rien à voir avec ceux de Sequoia NP –, quelques prairies humides, mais nous n’avons aucune envie d’aller faire schlouk schlouk dans l’herbe verte et poursuivons jusqu’à Crane Flat toujours sans savoir si nous longeons des abîmes ou traversons des plateaux d’altitude. Au premier plan un Sarcodes sanguinae (Snow Plant)


La Big Oak Flat road est nettement plus chargée que la Tioga road et laisse augurer une foule du côté de Yosemite Valley et de Curry Village en particulier. Quelques beaux points de vue sur la vallée, enfin, des manzanitas centenaires à l’écorce violine, torturées par le vent et le gel. Puis les chutes, des files de voitures sur les bas-côtés, Curry Village et ses immenses parkings bondés,


la queue à la réservation, les chemins labyrinthiques avant d’arriver à notre cabane, la 274, « without bath », adossée à un gros rocher. Deux lits style caserne, un petit bureau, une chaise, un chauffage électrique… Mais l’ensemble est assez agréable (heureusement que je n’avais pas vu l’araignée qui trônait sur un chevron juste au-dessus des oreillers !). Quelques conseils affichés au mur: ne déposer aucune nourriture sur le sol, mais la poser sur l’étagère en hauteur (ah bon ? les ours seraient-ils capables de défoncer le plancher pour voler quelques tranches de pain ??), fermer les rideaux en partant, toujours pour ne pas tenter le diable. Nous avons le temps, après nous être installés, c’est-à-dire après avoir apporté à pied depuis le parking tout notre barda, les quatre gros sacs plus tout ce que l’on peut accumuler en un mois de vadrouille, d’aller faire un tour à Lower Falls

et de passer au Visitor Center admirer la très belle expo photo d’Ansel Adams. Il y a énormément d’Indiens (d’Inde). Au retour nous faisons la queue dans le froid pour acheter une pizza à emporter, puis nous nous couchons dans un lit mal fait. Mauvaise nuit, constamment réveillée.
Mardi 27 mai
En partant, un jeune ours noir a traversé la route en courant de gauche à droite. Il était brun doré (je pense encore une fois à Don Juan et à Castaneda). Le week-end du Labor Day étant passé, nous espérons un peu moins de monde, mais c’est raté, du moins à Glacier Point. Nous avons hésité à y monter à pied de la vallée, mais à cause des ours nous avons pris le 4 x 4 et fait le grand tour. Heureusement parce qu’un peu avant le sommet le sentier était fermé pour cause de « fall rocks ». Nous nous sommes rappelé alors qu’en bas, dans la prairie au départ du chemin, il y avait un hélicoptère et une ambulance…
La vue, en haut, porte très loin, dans deux vallées ; en face, le Half Dome en éruption...


à gauche Basket Dome et North Dome...


et plus à droite les Vernal Falls et Nevada Falls.

Il y a un monde fou qui se penche au-dessus du vide ou qui braque ses jumelles droit devant.

Nous partons sur Panorama Trail via Illilouet Falls à travers une végétation dense et verte d’un mètre de haut puis une forêt cimetière de séquoias et de redwoods.


Le Half Dome...






Croisons un écureuil joueur avec d’énormes moustaches d’herbes sèches.

C’est le début du printemps, et la crainte des ours, pour moi, est toujours là. Je serais ourse, je trouverais l’endroit idéal. Nous passons deux torrents puis la pluie se met à tomber, une petite pluie fine et drue qui nous transperce. Nous faisons demi-tour.

Accident sur la route, en redescendant : une voiture esquintée contre un arbre. Arrivés à la cabane nous commençons, suprême corvée qui sent le retour, le tri des papiers et multiples sacs en plastique car demain, à San Francisco, sur Post Street, nous rendons le 4 x 4. Snif… Nous faisons la queue à nouveau pour acheter une pizza, toujours sous la pluie qui tombe sans discontinuer depuis que l’on est rentrés de Glacier Point.
Mercredi 28 mai
Cette fois ce n’est pas un ours mais un beau coyote, un peu maigrichon pourtant, qui a traversé devant la voiture, de droite à gauche. Il était très grand pour un coyote et avançait en trottinant d’une démarche aérienne.
Belles réflexions dans la Merced River de Cathedral Spires (sur la gauche) et de Cathedral Rocks.

La route qui quitte Yosemite traverse de belles et hautes collines, comme derrière le Golden Gate mais en plus grand, puis d’autres collines blondes à l’infini, comme un désert de dunes. Ensuite la 120 se prolonge par l’autoroute 580, bondée notamment de gros camions. Les gens roulent n’importe comment, doublent à droite à gauche, peu importe, ou s’installent tranquillement sur la voie de gauche. Bay Bridge, 4 $, très long au-dessus de la baie. Trois heure trente après avoir quitté Yosemite, nous rentrons dans San Francisco et retrouvons le Golden Gate Hotel sur Bush Street. Cette fois-ci nous avons la chambre 402 au troisième étage, toujours aussi minuscule et jolie, avec une fenêtre qui donne sur un passage métallique couvert d’énormes pots de géraniums. Nous allons rendre le TrailBlazer chez Avis, deux rues plus loin, faisons un tour au Civic Center pour trouver des cadeaux-vêtements pour Loïc, puis Alain part à City Light Books; moi je suis fatiguée et reste à l’hôtel pour écrire. Douche et repos. Le soir, Yellow Tail et pistaches, puis maïs, avocat, tomates. Les voisins de la chambre d'à côté, des Allemands, sont extrêmement bruyants. Il y a deux jeunes enfants qui dès 3 heures du matin, décalage horaire oblige, sont sur le pied de guerre à crier, courir, chanter à tue-tête ! Je vais frapper à leur porte en leur demandant de faire moins de bruit, le père les calme trois minutes puis ils reprennent de plus belle. Quelqu’un d’autre vient frapper, rebelote… ce qui décide le père à les habiller et à les sortir en pleine nuit pour les calmer. Au retour, une heure plus tard, ils sont en pleine forme et prêts à recommencer. Mais où est donc la mère ? Nous la verrons au petit déjeuner, une grosse Allemande vilaine et sans-gêne… Je ne me prive pas de la fusiller du regard…
Jeudi 29 mai
Ce matin nous prenons le cable-car jusqu’à Fisherman’s Wharf, pour rattraper ma frustration de 2007 (la queue de plusieurs centaines de personnes avait été dissuasive). Mais finalement il est plus attrayant de le voir passer que d’être à l’intérieur, où l’on se contorsionne de droite et de gauche pour apercevoir, mal, ce qu’on voit beaucoup mieux à pied. A l’arrivée nous achetons un mauvais fish & chips dans l’une des nombreuses échoppes de la petite place et le mangeons assis sur un rebord de pierre infect. Fisherman’s Wharf est assez agréable, surtout quand on se balade au premier étage sur les chemins de bois.


Plus loin, les dizaines d’otaries de Pier 39 se prélassent au soleil, certaines alanguies, d’autres agitées et prêtes à en découdre, le tout dans un fumet qui chatouille les narines…




Vendredi 30 mai
Au croisement d’une rue, aux abords de Civic Center, nous voyons une galerie qui expose Miro. Les doubles portes vitrées, immenses, sont grandes ouvertes, on peut entrer et sortir comme dans un moulin, alors qu’à quelques mètres sont accrochés des Picasso, des Leonor Fini, des Chagall… et que les deux seules personnes qui s’occupent de l’expo sont à un bureau tout au fond en train de discuter. Nous sommes sidérés !! L’an dernier nous avions été sur Leavenworth, au Golden Gate Park et à son jardin japonais, à Alamo Square, à Coit Tower, bien sûr au Golden Gate Bridge, etc., et cette fois-ci nous avons envie de découvrir le quartier latino – le plus ancien de San Francisco – et ses peintures murales. Nous prenons un bus et descendons à la 16th, pour rejoindre à pied la 24th. Les rues jouent aux montagnes russes, on commence à voir des palmiers et des collines dorées. Belles maisons croûlant sous la végétation luxuriante.
Au croisement de la 24th, il n’y a pas plus de quartier latino que de beurre en broche… On bifurque sur la gauche, direction Mission, à six blocks de là, et tout à coup le changement est saisissant ! Toujours sur la 24th, mais juste passé le carrefour, on quitte les Etats-Unis. Mexicains, Guatémaltèques, Salvadoriens, Nicaraguayens, Equatoriens, la langue a changé, il y a du monde partout, des tas de petites échoppes, une superbe bodega somptueusement décorée grande ouverte sur la rue.


Les peintures murales de Balmy, minuscule rue étroite et courte, bordée de maisons basses et de bougainvillées,

ont fait leur apparition dans le milieu des années quatre-vingt, en réaction à la violation des droits de l’homme en Amérique centrale. Elles sont en constante évolution, la dernière étant même en cours de réalisation. Quel dommage que Loïc ne soit pas là !



On y croise bien sûr Frida Kahlo, peintre mexicaine compagne de Diego Rivera (deuxième en partant de la gauche).

Ah, un compteur un peu moins tristounet que ceux qu’on a l’habitude de voir !

Les peintures ont débordé Balmy pour s’accrocher ici ou là, aux croisements des rues alentour


Il paraît qu’à Mission il y a de très bons restaurants, mais nous sommes invités chez Marian, à Oakland, et il est plus que temps de prendre le Bart, un genre de RER, et de filer à tombeau ouvert jusqu’à Rockridge. Elle nous attend à la sortie et nous l’accompagnons faire quelques courses dans le petit marché couvert qui se trouve à deux pas de là, où l’on se croirait quasiment en France : fromagerie, charcuterie, boulangerie vendant d’excellents produits. Sa maison, à laquelle on accède par une volée de marches équivalant à trois ou quatre étages, est plantée sur la colline au milieu de la végétation, comme toutes ses voisines. Le repas – cuisine californienne – est véritablement excellent, préparé par la plus jeune de ses filles, le vin délicieux, et nous nous régalons, totalement saturés que nous sommes depuis un mois du régime thon, salade, tomates, bananes… Mais je me souviens qu’en 2000 on avait été dégoûtés à vie d’un autre régime – au bout de quinze jours on était limite anorexiques, alors cinq semaines plus tard… – qui consistait en riz, maïs, purée de haricots rouges et gros pain frit imbibé d’huile, traitement de choc à manger éventuellement par moins 40° C, mais pas avec 48° à l’ombre… Le soir Marian nous raccompagne jusqu’à San Francisco, et nous passons sur le Bay Bridge. A chaque fois que nous l’empruntons je pense à ce jour d’octobre 89, quand un tremblement de terre d’une magnitude de 7, 1 l’endommagea en partie et fit six morts.
Samedi 31 mai
La pire journée d’un voyage… Nous avions réservé la navette qui dessert un certain nombre d’hôtels du centre, bien pratique pour rejoindre l’aéroport, la mort dans l’âme… Autant le vol aller ne nous avait jamais semblé aussi court, autant le retour a été d’une longueur exceptionnelle. Pourtant les deux étaient directs… Bizarre, non ?

De Zion NP à San Francisco
Le site MaBul, qui hébergeait les images, est définitivement en panne et a perdu tous les fichiers🏴☠️. Désormais, pour voir les photos, il faut passer uniquement par le site:
http://www.carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_11.html Pour ceux qui ont vu les parties précédentes, j'ai fait depuis quelques ajouts, notamment à propos du gros rocher rond (2e partie, après les photos de Valley of the Gods) dont j'avais oublié le nom (merci Philippe!), Church Rock, et son histoire aussi brève qu'étonnante.
2e partie: http://voyageforum.com/...ost=2152941;#2152941 1re partie: http://voyageforum.com/...ost=2152941;#2152941
Nous reprenons une chambre dans notre motel préféré, le Golden Hills à Mount Carmel Junction, toujours aussi bien et peu cher (64 $ plus taxes). Nous allumons les fausses flammes de la fausse cheminée qui répandent tout de suite une chaleur bienvenue. Les fenêtres au nord donnent sur la rivière et la montagne. Un gros bouquet dans un coin, une maquette de bateau sur la cheminée, réfrigérateur, micro-ondes, table à repasser, c’est bien agréable. Plus l’ordinateur à disposition à l’office.
A Zion, les parkings se multiplient comme des petits pains. Nous prenons la navette pour The Grotto et Angel’s Landing. Le ciel est sombre, le vent cinglant. Le chemin traverse la rivière

et après une partie en pente douce attaque directement la montagne en lacet, bordé de grandes fleurs blanches dans sa partie basse (Palmer's Penstemon (Penstemon palmeri). (Merci à Alain-Pierre, alias "Derennes", pour m'avoir indiqué le lien qui m'a menée à leur identification).

Nous montons lentement comme à notre habitude, sans nous arrêter sauf pour prendre des photos.

Il y a ici des penstemons d’une grande variété de rouges ; rosés, pourpre, vermillon…

La dernière partie avant d’arriver à Scout Lookout est particulièrement raide et soutenue de murets,

en haut, le vent est très violent et la vue sur la vallée vertigineuse.

Sans Alain qui a le vertige je décide d’avancer un peu sur l’arête rocheuse, histoire de voir…

Mais ce sera vite fait, car le vent maintenant glacial me tire de droite et de gauche, me bouscule, et finalement, alors que je suis arrivée au bout des chaînes fixées dans le roc et que je peux voir à droite la paroi à pic et à gauche… la paroi à pic, je manque de perdre l’équilibre. Le demi-tour est instantané et rassurant. Je suis suivie par un randonneur absolument tétanisé, qui se colle à la roche de tout son corps, les jambes tremblantes et le regard fixe. C’est terrible, je me demande même s’il ne va pas tomber. Arrivé en bas où l’attend son amie, il se redresse et prend l’air conquérant de celui qui a vaincu un 8000...
Retour par les pâturage couverts de bisons, stoïques dans le blizzard tranchant comme une lame. Arrivés au motel, nous sommes heureux de retrouver notre chambre et son feu dans la cheminée.

Jeudi 22 mai
Aujourd’hui nous partons pour Bryce Canyon, où nous n’avons toujours rien réservé, car nous comptons camper. Mais alors qu’Alain termine de charger la voiture j’ai soudain l’idée lumineuse (pas pour tout le monde…) que nous pourrions rester une nuit supplémentaire et randonner une autre journée à Zion. Aussitôt dit aussitôt fait, après quand même une vague hésitation d’Alain que n’emballe pas vraiment l’idée de redéménager.
Nous voilà partis cette fois-ci pour Observation Point. Ma-gni-fi-que !! Huit miles aller-retour et un dénivelé de 650 mètres. Le sentier grimpe raide tout du long sur les quatre miles, mais là encore nous montons lentement, doublés au début par un jeune couple que l’on retrouve systématiquement épuisé deux ou trois virages au-dessus. Par endroits, la roche est d’un jaune soufré extrêmement vif,


quelquefois striée d'ocre rouge.

Les falaises sont immenses au-dessus de nous, sombres dans le contre-jour, et laissent tout juste voir un peu de ciel bleu. L’air est vif et il fait même assez froid, ce qui est idéal pour aller décrocher les nuages, et nous permet de ne nous charger que d’un litre d’eau ; mais ce sera quand même limite. Nous longeons un canyon très étroit où l’on devine à peine en se penchant sous la roche le filet d’eau qui coule au fond.


Au milieu des falaises de grès rose saumon...

poussent de nombreux opuntias, beavertails, asters, jacinthes roses comme des oxalis, fleurs mauves. Les tamias sont là aussi, joueurs et peureux à la fois, courant de droite et de gauche la queue en l’air, complètement surexcités.



Alors que nous nous rapprochons nettement du sommet, nous croisons un randonneur qui nous dit « vous y êtes presque ! ». Juste après, et il n’y a qu’aux Etats-Unis pour voir une chose pareille, déboulent au détour d’un virage une femme qui a bien quatre-vingt-quinze ans et son fils d’au moins soixante-quinze ans… Effectivement, nous sommes bien arrivés en haut, mais pas au bout du chemin qui longe maintenant le bord de la falaise en se coulant sous les pins. On aperçoit à une certaine distance, pour ne pas dire à une distance certaine, une avancée qui ressemble tout à fait au point de vue final au-dessus de la vallée...
La vue est effectivement extraordinaire, et je ne me lasse pas de la prendre en photos !


On aperçoit, à gauche, le Great White Throne,



et on domine la proue d’Angel’s Landing sur la droite, où se distinguent à peine quelques silhouettes téméraires sur l’arête de pierre.


Allez, encore une dernière! Quand on aime on ne compte pas...

La descente est un peu plus dure que la montée mais la vue, différente, est constamment superbe, que l’on se glisse, minuscules, entre les falaises géantes...

ou que l’on domine la vallée.

En repartant, un rayon de soleil perce le ciel d’encre et dore Checkerboard Mesa et ses alentours. Zion est vraiment magnifique !


Retour à Mount Carmel Junction à 19 h 30. Nous achetons oranges et cookies à la grocery de la pompe à essence et filons allumer les fausses flammes de la cheminée.
Vendredi 23 mai
Nous partons pour Bryce par un temps glacial. Avant l’embranchement de la Hwy 12, la neige fait son apparition sur les arbres qui bordent la route et je suis aux anges! Bientôt, le paysage tout entier est blanc.


Red Canyon est recouvert d’une couche de neige fraîche qui contraste violemment avec la roche rouge, c’est superbe. Nous nous arrêtons pour nous balader dans ce décor incroyable, l’air est vif, le vent léger agite les pins et fait dégringoler sur nos têtes des paquets de flocons blancs.





Contrairement à ce que l’on pensait, il n’a pas neigé sur Bryce. Un passage au Visitor Center, puis nous allons directement nous installer à South campground où nous n’avons que l’embarras du choix. Les rares personnes qui sont là s’apprêtent à partir et il ne nous reste qu’à choisir le meilleur emplacement. C’est chose faite dans la section C, n° 289, dont une ranger nous dira que c’est le plus convoité, aucun vis-à-vis, devant la table la forêt clairsemée monte en pente douce. Alain a trouvé un sac en plastique plein de bois sec et de journaux abandonné sous une table auquel j’ajoute du petit bois avant qu’il soit mouillé, et que nous mettons immédiatement à l’abri pour le soir, car il fait un froid polaire. Après avoir accroché le premier morceau de l’enveloppe de paiement sur le piquet du site, nous prenons nos sacs et partons pour Queen’s Garden, Peek-a-Boo Loop et Navajo Loop.



Il y a du monde sur la première partie du chemin malgré le grésil qui s’est mis à tomber. Comme nous n’avons pas de K-way, j’ai eu l’idée d’emporter des sacs en plastique pour nous protéger la tête au cas où, et ça a été particulièrement efficace et distrayant pour tous les gens que nous avons croisés. Entre Family Dollar et Smiths enfoncés sur le crâne, les poignées des sacs coincées entre les dents à cause du vent, on a eu un sacré succès. What a good idea ! ! Le lendemain on a même vu quelqu’un avec un sac sur la tête et on a pensé qu’on l’avait croisé sur Queen’s Garden… Le chemin est à notre goût trop fréquenté malgré le mauvais temps. Le ciel est bouché, l’argile collante et nos baskets sont subitement surcompensées de plusieurs centimètres et alourdies de plusieurs kilos.


La fin de Queen’s Garden est plus tranquille et à Peek-a-Boo nous sommes totalement seuls. La neige tombe maintenant à gros flocons mais ne tient pas sur les monolithes d’autant plus rouges qu’ils sont mouillés, nos sacs nous protègent bien la tête ce qui n’empêche pas l’humidité de nous envahir peu à peu car nous ne sommes pas équipés pour un temps pareil.



Des cerfs-mulets broutent tranquillement sur une pente, ignorant notre présence silencieuse. Croisons des mules.





The Wall of Windows...

Les monolithes sont moins beaux sous la neige qui ne tient pas.

Nous montons un peu fatigués par la dernière partie de Navajo à Sunset Point, car en plus d’être très raide c’est une véritable patinoire, à la limite d’être praticable. Nombreux sont les gens qui avancent d’un pas pour reculer de deux, notamment un qui est descendu serviette sur les épaules, maillot de bain et tongs aux pieds. C’est une façon originale de randonner sous la neige…


Le soir nous mangeons au Ruby’s Inn, steak frites et saumon frites. En sortant il y a une queue de plus de cent personnes, des cars sans doute. Au camping il y a à peine plus de monde qu’en arrivant. Nous faisons un feu en attendant la nuit, frigorifiés, puis nous nous glissons avec délice dans nos duvets.

Samedi 24 mai
Au petit matin, la condensation de notre respiration a recouvert non seulement toutes les vitres car je ne les avais baissées à l’avant que de un centimètre hier soir, mais aussi nos sacs de couchage qui sont complètement trempés. C’est ce qui explique, avec le fait que nous n’avons pas mis les matelas mais avons encore dormi directement sur la moquette, que pour la première fois nous avons eu froid quasi toute la nuit. J’essuie la buée d’un revers de main et aperçoit à quelques mètres deux cerfs-mulets qui prennent leur petit déjeuner.
Sur la route du Nevada, la 56 puis la 319 et la 93 qui nous mènent à l’entrée de l’Extraterrestrial Hwy, il pleut des trombes sur tous les coins de l’horizon mais la voiture passe pour l’instant miraculeusement entre les gouttes. Quelque part, entre Panaca et Crystal Springs...


sur la 93 sud, là où les Joshua trees font des ricochets dans le désert...

Comme sa sœur jumelle la Hwy 50 plus au nord, « The Loneliest road of America », la 375, tout aussi déserte, qui part de Crystal Springs et finit à Warm Springs, appelée, elle, l'Extraterrestrial Highway,

traverse un paysage de montagnes arides et colorées.

Les pluies abondantes ont par endroits laissé dans le désert de longues traînées de fleurs jaunes.

Des mustangs broutent, magnifiques et inquiets,

au-dessus d’un petit lac où barbotent des canards.

Tonopah.

Nous descendons puis remontons Main Street pour repérer les motels et jetons notre dévolu sur le Tonopah Motel. Très propre, et pour une fois rien de déglingué dans la chambre refaite à neuf. Le prix le plus bas que nous ayons jamais payé, 33 $ ! Le village est minier depuis la découverte d’argent en 1900.


Il reste de grands hôtels, comme le Mizpah, témoin de sa grandeur passée… Maisons du siècle dernier. Il flotte là une atmosphère d’Amérique profonde. Les gens sont très aimables mais l’ensemble est malgré tout assez sinistre sous le ciel gris et froid et bientôt les trombes d’eau qui dévalent Main Street…Tonopah a quelque chose de ses sœurs Eureka et Austin, de la Hwy 50, en plus grand et plus triste à cause du paysage minier. Nous mangeons dans la chambre du saumon fumé et de grosses crevettes.
Dimanche 25 mai
Bon lit et bonne nuit. Nous rangeons la voiture et partons faire un tour au magasin de turquoises repéré la veille mais qui avait fermé juste à notre arrivée.

Il y a un monde fou ! Des tas de gens viennent s’inscrire pour participer à une journée de pioche à la mine de turquoise. Quel dommage que nous partions ! A l'intérieur, Alain m’offre une très jolie paire de boucles d’oreilles en argent (de Durango!...), et turquoise de Tonopah.
La route qui mène à Lee Vining est presque totalement déserte et bordée de montagnes dans un camaïeu de marron, plus belles encore que celles d’Artist’s Drive, à Death Valley, auxquelles elles ressemblent beaucoup, ce qui n’est pas étonnant car en fait c’est tout près à vol d’oiseau.

Le sol est vert tendre et jaune pâle à cause de la sauge en fleur. Je suis sans arrêt tentée de prendre des photos, surtout qu’aux quatre coins de l’horizon il pleut toujours des cordes, noyant dans un même gris sombre le ciel et la terre. C’est vraiment très beau. Au fur et à mesure que nous montons, le grésil se mêle à la pluie puis il neige tout à fait. Les collines laissent la place aux montagnes de lave noire brillante recouvertes de touffes de sauge, qui laissent couler de longues stries anthracite.


Vers 8300 pieds (environ 2500 mètres), le paysage est tout entier contenu dans un gros édredon sombre et la route est bordée de neige.

Nous traversons Benton, quelques maisons posées çà et là, aucun motel, heureusement que nous nous étions arrêtés à Tonopah.


Plus haut encore, c’est le plein hiver, la neige a tout recouvert,

Quelques miles plus loin elle n'a pas tenu, et il flotte à la surface du sol d'étranges brumes qui ressemblent à des fumerolles.




Avant d’arriver à Lee Vining, niché au pied de la Sierra Nevada la bien-nommée, nous faisons une halte à Mono Lake, sur la 20, cerné de volcans sur trois côtés, Bodie Hills au nord et Anchorite Hills à l’est. Au sud, le Panum a explosé il y a à peine six cents ans… Le niveau du lac a baissé de deux cents mètres depuis l’origine, ce qui explique son taux élevé de sels, empêchant tout poisson de paresser dans ses eaux alcalines. Mais la place n’est pas perdue pour tout le monde : crevettes et mouches grouillent sous et sur la surface, approvisionnant le restaurant de milliers d’oiseaux à toute heure. Malgré son nom, qui veut dire « mouches » en langue yokut, en raison de la saison nous n’en voyons pas une seule à l’horizon. Autrefois leurs chrysalides étaient une des bases de la nourriture des Indiens de la région, Paiutes et Kuzedika, et servaient même au troc avec les Yokuts en échange de glands.

Entrée 3 $ par personne, le pass est accepté. Il tombe une petite bruine et il règne là une atmosphère étrange, montagnes blanches de la Sierra d’un côté, noyées dans les nuages,

lac marin et concrétions de tuf,



sauge incroyablement odorante, Indian Paintbrushes mêlés de lupin bleu.

Les mouettes se pressent en miroir sur les rives orangées concentrées en sels minéraux et fouillent les quelques centimètres d’eau de leurs becs jaunes. Parfois un rayon de soleil éclaire brièvement l’une ou l’autre sculpture de roche claire.

Avant d’arriver au Murphey’s Motel, nous dépassons la Tioga road qui est… « closed » ! J’ai souhaité intensément qu’elle soit ouverte pour éviter de faire le grand détour par le nord et surtout pour traverser le cœur de Yosemite, ce qui, en cette année exceptionnelle, serait également exceptionnel, mais non… Ce sera pour demain, j’en suis certaine ! La chambre du Murphey’s est très bien, il faut juste savoir comment fonctionne la serrure pour éviter les foudres de la gérante qui est obligée de se déplacer à chaque nouvel arrivant. Un minuscule morceau de papier au-dessus de la poignée avertit qu’il ne faut pas actionner le fermoir en sortant, seulement tirer la porte. Evidemment, personne ne le lit ni même ne le voit… Nous partons maintenant explorer la rive nord de Mono Lake. Route, puis piste sur laquelle nous voyons un splendide arbuste qui ressemble à de l’aubépine rose,

et enfin dunes de sable volcanique.

Les stries laissées par le vent ont séché sur leur côté exposé au soleil et forment à l’infini de très belles rayures gris cendré et noires qui gardent par endroits les empreintes d’un lièvre (un « truc » tout simple pour distinguer les empreintes d’un lapin de celles d’un lièvre : les premières tiennent dans une petite boîte d’allumettes).



Des milliers de goélands nichent sur Negit, l’ilôt sombre au milieu du lac, théoriquement protégés par un panneau d’interdiction de s’approcher à moins de un mile, ce qu’ignore le jeune couple croisé dans les dunes peu avant… Quand le niveau du lac baisse, une langue de terre apparaît, qui permet aux coyotes d’avoir accès aux nids. L’autre îlot, le blanc, Paoha, n’a que deux cent trente ans…






Le ciel est de plus en plus noir et nous quittons la rive nord de Mono Lake. La piste est bordée là aussi de lupins et d'Indian Paintbrushes d'un rouge fluorescent.

Soudain, c'est un déluge qui nous tombe sur la tête!


Un tour au Visitor Center idéalement situé juste au-dessus du lac, puis nous rentrons au motel manger saumon, tomates, avocats et soupe de squash.
Lundi 26 mai
6 heures… je jette un œil par la fenêtre, histoire de voir s’il neige, et j’aperçois deux Indiens plantés à l’entrée du motel, un grand et un petit, qui ont l’air d’adresser la parole à un homme qui range des valises dans un 4 x 4 sans leur prêter attention … Plus tard, alors que je descends l’escalier pour me diriger vers le TrailBlazer, je vois qu’ils sont toujours là et je sens tout de suite que c’est nous qu’ils attendaient. Effectivement, avec un grand sourire ils me proposent de me racheter la roue de secours ! Alain m’a rejointe et on a beau leur expliquer que c’est impossible, que c’est une voiture de location et qu’il nous faut de toute façon une roue de secours, il n’y a rien à faire. Ils nous racontent leur mésaventure, ils ont un TrailBlazer et ont crevé, la roue de secours est fichue aussi, ils sont bloqués à Lee Vining, mais doivent rejoindre Los Angeles, d’ailleurs, tiens, est-ce qu’on n’y va pas, à Los Angeles ? Eh bien non, malheureusement, on va plutôt sur San Francisco… Ils ont soudain une idée lumineuse, le petit sort son portefeuille et nous montre une liasse de dollars : combien a-t-on payé la location ? Et là, soudain, ils ont l’air perdu, ils ne comprennent plus, ils veulent à tout prix mettre une virgule à la somme (1300 €) qu’on leur annonce, et nous sommes gênés tout à coup d’avoir mis autant d’argent dans une voiture alors qu’eux n’ont rien… Une petite demi-heure plus tard, on les a enfin convaincus d’aller à la station cinquante mètres plus haut et de faire tout simplement réparer un pneu.
A 8 h 30, enfin, nous filons vers l’entrée de la Tioga road pour découvrir qu’elle est… closed !! Mais je ne désespère toujours pas, bien que tout d’abord très déçue et incrédule. A la station Mobil nous demandons à la caissière du magasin si elle sait quelque chose : Oui, bien sûr. Il y a eu un petit contretemps, un éboulement, et l’ouverture est prévue pour dix heures !!! En attendant nous prenons de l’essence à un taux record : 4, 70 $ le gallon, et allons nous garer devant la barrière. On peut apercevoir les sommets enneigés des montagnes alentour, très hautes. Peu à peu, l’information passe et la file de voitures et de camping-cars commence de s’allonger. A 10 heures précises, la barrière se lève, et la Tioga road est enfin à nous !
Alors que nous laissons très loin au-dessous de nous la trouée lumineuse de Mono Lake,

nous entrons dans le brouillard pour ne plus en sortir avant Yosemite Valley. Par endroits, nous passons au milieu de deux murs de neige, notamment aux abords d’Ellery Lake, à plus de 9500 pieds (2900 mètres). Le lac est entièrement gelé, seul un boomerang d’eau noire dans lequel se reflète délicatement un petit morceau de roche frémit sur sa surface blanche et givrée.

Soudain une cahute, et à l’intérieur deux rangers qui ne doivent pas avoir très chaud alors que dehors tout est gris, cotonneux et glacial. D’immenses fir trees au tronc marron rouge, couverts de neige de la tête aux pieds, bordent le ruban sombre de la route et quelques mares aux eaux noirâtres,


et se perdent vite dans le brouillard aussi épais que le silence.

Nous nous arrêtons ici et là pour prendre des photos, les sens en alerte à cause des ours – encore et toujours –, surtout lorsque nous nous éloignons du 4 x 4. Au bout d’une heure et demie environ nous croisons la première voiture, mais il n’y a aucun signe d’amélioration du côté du ciel.

Avant d’arriver à Tuolumne Meadows, il y a un peu plus de monde, des séquoias – mais qui n’ont rien à voir avec ceux de Sequoia NP –, quelques prairies humides, mais nous n’avons aucune envie d’aller faire schlouk schlouk dans l’herbe verte et poursuivons jusqu’à Crane Flat toujours sans savoir si nous longeons des abîmes ou traversons des plateaux d’altitude. Au premier plan un Sarcodes sanguinae (Snow Plant)


La Big Oak Flat road est nettement plus chargée que la Tioga road et laisse augurer une foule du côté de Yosemite Valley et de Curry Village en particulier. Quelques beaux points de vue sur la vallée, enfin, des manzanitas centenaires à l’écorce violine, torturées par le vent et le gel. Puis les chutes, des files de voitures sur les bas-côtés, Curry Village et ses immenses parkings bondés,


la queue à la réservation, les chemins labyrinthiques avant d’arriver à notre cabane, la 274, « without bath », adossée à un gros rocher. Deux lits style caserne, un petit bureau, une chaise, un chauffage électrique… Mais l’ensemble est assez agréable (heureusement que je n’avais pas vu l’araignée qui trônait sur un chevron juste au-dessus des oreillers !). Quelques conseils affichés au mur: ne déposer aucune nourriture sur le sol, mais la poser sur l’étagère en hauteur (ah bon ? les ours seraient-ils capables de défoncer le plancher pour voler quelques tranches de pain ??), fermer les rideaux en partant, toujours pour ne pas tenter le diable. Nous avons le temps, après nous être installés, c’est-à-dire après avoir apporté à pied depuis le parking tout notre barda, les quatre gros sacs plus tout ce que l’on peut accumuler en un mois de vadrouille, d’aller faire un tour à Lower Falls

et de passer au Visitor Center admirer la très belle expo photo d’Ansel Adams. Il y a énormément d’Indiens (d’Inde). Au retour nous faisons la queue dans le froid pour acheter une pizza à emporter, puis nous nous couchons dans un lit mal fait. Mauvaise nuit, constamment réveillée.
Mardi 27 mai
En partant, un jeune ours noir a traversé la route en courant de gauche à droite. Il était brun doré (je pense encore une fois à Don Juan et à Castaneda). Le week-end du Labor Day étant passé, nous espérons un peu moins de monde, mais c’est raté, du moins à Glacier Point. Nous avons hésité à y monter à pied de la vallée, mais à cause des ours nous avons pris le 4 x 4 et fait le grand tour. Heureusement parce qu’un peu avant le sommet le sentier était fermé pour cause de « fall rocks ». Nous nous sommes rappelé alors qu’en bas, dans la prairie au départ du chemin, il y avait un hélicoptère et une ambulance…
La vue, en haut, porte très loin, dans deux vallées ; en face, le Half Dome en éruption...


à gauche Basket Dome et North Dome...


et plus à droite les Vernal Falls et Nevada Falls.

Il y a un monde fou qui se penche au-dessus du vide ou qui braque ses jumelles droit devant.

Nous partons sur Panorama Trail via Illilouet Falls à travers une végétation dense et verte d’un mètre de haut puis une forêt cimetière de séquoias et de redwoods.


Le Half Dome...






Croisons un écureuil joueur avec d’énormes moustaches d’herbes sèches.

C’est le début du printemps, et la crainte des ours, pour moi, est toujours là. Je serais ourse, je trouverais l’endroit idéal. Nous passons deux torrents puis la pluie se met à tomber, une petite pluie fine et drue qui nous transperce. Nous faisons demi-tour.

Accident sur la route, en redescendant : une voiture esquintée contre un arbre. Arrivés à la cabane nous commençons, suprême corvée qui sent le retour, le tri des papiers et multiples sacs en plastique car demain, à San Francisco, sur Post Street, nous rendons le 4 x 4. Snif… Nous faisons la queue à nouveau pour acheter une pizza, toujours sous la pluie qui tombe sans discontinuer depuis que l’on est rentrés de Glacier Point.
Mercredi 28 mai
Cette fois ce n’est pas un ours mais un beau coyote, un peu maigrichon pourtant, qui a traversé devant la voiture, de droite à gauche. Il était très grand pour un coyote et avançait en trottinant d’une démarche aérienne.
Belles réflexions dans la Merced River de Cathedral Spires (sur la gauche) et de Cathedral Rocks.

La route qui quitte Yosemite traverse de belles et hautes collines, comme derrière le Golden Gate mais en plus grand, puis d’autres collines blondes à l’infini, comme un désert de dunes. Ensuite la 120 se prolonge par l’autoroute 580, bondée notamment de gros camions. Les gens roulent n’importe comment, doublent à droite à gauche, peu importe, ou s’installent tranquillement sur la voie de gauche. Bay Bridge, 4 $, très long au-dessus de la baie. Trois heure trente après avoir quitté Yosemite, nous rentrons dans San Francisco et retrouvons le Golden Gate Hotel sur Bush Street. Cette fois-ci nous avons la chambre 402 au troisième étage, toujours aussi minuscule et jolie, avec une fenêtre qui donne sur un passage métallique couvert d’énormes pots de géraniums. Nous allons rendre le TrailBlazer chez Avis, deux rues plus loin, faisons un tour au Civic Center pour trouver des cadeaux-vêtements pour Loïc, puis Alain part à City Light Books; moi je suis fatiguée et reste à l’hôtel pour écrire. Douche et repos. Le soir, Yellow Tail et pistaches, puis maïs, avocat, tomates. Les voisins de la chambre d'à côté, des Allemands, sont extrêmement bruyants. Il y a deux jeunes enfants qui dès 3 heures du matin, décalage horaire oblige, sont sur le pied de guerre à crier, courir, chanter à tue-tête ! Je vais frapper à leur porte en leur demandant de faire moins de bruit, le père les calme trois minutes puis ils reprennent de plus belle. Quelqu’un d’autre vient frapper, rebelote… ce qui décide le père à les habiller et à les sortir en pleine nuit pour les calmer. Au retour, une heure plus tard, ils sont en pleine forme et prêts à recommencer. Mais où est donc la mère ? Nous la verrons au petit déjeuner, une grosse Allemande vilaine et sans-gêne… Je ne me prive pas de la fusiller du regard…
Jeudi 29 mai
Ce matin nous prenons le cable-car jusqu’à Fisherman’s Wharf, pour rattraper ma frustration de 2007 (la queue de plusieurs centaines de personnes avait été dissuasive). Mais finalement il est plus attrayant de le voir passer que d’être à l’intérieur, où l’on se contorsionne de droite et de gauche pour apercevoir, mal, ce qu’on voit beaucoup mieux à pied. A l’arrivée nous achetons un mauvais fish & chips dans l’une des nombreuses échoppes de la petite place et le mangeons assis sur un rebord de pierre infect. Fisherman’s Wharf est assez agréable, surtout quand on se balade au premier étage sur les chemins de bois.


Plus loin, les dizaines d’otaries de Pier 39 se prélassent au soleil, certaines alanguies, d’autres agitées et prêtes à en découdre, le tout dans un fumet qui chatouille les narines…




Vendredi 30 mai
Au croisement d’une rue, aux abords de Civic Center, nous voyons une galerie qui expose Miro. Les doubles portes vitrées, immenses, sont grandes ouvertes, on peut entrer et sortir comme dans un moulin, alors qu’à quelques mètres sont accrochés des Picasso, des Leonor Fini, des Chagall… et que les deux seules personnes qui s’occupent de l’expo sont à un bureau tout au fond en train de discuter. Nous sommes sidérés !! L’an dernier nous avions été sur Leavenworth, au Golden Gate Park et à son jardin japonais, à Alamo Square, à Coit Tower, bien sûr au Golden Gate Bridge, etc., et cette fois-ci nous avons envie de découvrir le quartier latino – le plus ancien de San Francisco – et ses peintures murales. Nous prenons un bus et descendons à la 16th, pour rejoindre à pied la 24th. Les rues jouent aux montagnes russes, on commence à voir des palmiers et des collines dorées. Belles maisons croûlant sous la végétation luxuriante.
Au croisement de la 24th, il n’y a pas plus de quartier latino que de beurre en broche… On bifurque sur la gauche, direction Mission, à six blocks de là, et tout à coup le changement est saisissant ! Toujours sur la 24th, mais juste passé le carrefour, on quitte les Etats-Unis. Mexicains, Guatémaltèques, Salvadoriens, Nicaraguayens, Equatoriens, la langue a changé, il y a du monde partout, des tas de petites échoppes, une superbe bodega somptueusement décorée grande ouverte sur la rue.


Les peintures murales de Balmy, minuscule rue étroite et courte, bordée de maisons basses et de bougainvillées,

ont fait leur apparition dans le milieu des années quatre-vingt, en réaction à la violation des droits de l’homme en Amérique centrale. Elles sont en constante évolution, la dernière étant même en cours de réalisation. Quel dommage que Loïc ne soit pas là !



On y croise bien sûr Frida Kahlo, peintre mexicaine compagne de Diego Rivera (deuxième en partant de la gauche).

Ah, un compteur un peu moins tristounet que ceux qu’on a l’habitude de voir !

Les peintures ont débordé Balmy pour s’accrocher ici ou là, aux croisements des rues alentour


Il paraît qu’à Mission il y a de très bons restaurants, mais nous sommes invités chez Marian, à Oakland, et il est plus que temps de prendre le Bart, un genre de RER, et de filer à tombeau ouvert jusqu’à Rockridge. Elle nous attend à la sortie et nous l’accompagnons faire quelques courses dans le petit marché couvert qui se trouve à deux pas de là, où l’on se croirait quasiment en France : fromagerie, charcuterie, boulangerie vendant d’excellents produits. Sa maison, à laquelle on accède par une volée de marches équivalant à trois ou quatre étages, est plantée sur la colline au milieu de la végétation, comme toutes ses voisines. Le repas – cuisine californienne – est véritablement excellent, préparé par la plus jeune de ses filles, le vin délicieux, et nous nous régalons, totalement saturés que nous sommes depuis un mois du régime thon, salade, tomates, bananes… Mais je me souviens qu’en 2000 on avait été dégoûtés à vie d’un autre régime – au bout de quinze jours on était limite anorexiques, alors cinq semaines plus tard… – qui consistait en riz, maïs, purée de haricots rouges et gros pain frit imbibé d’huile, traitement de choc à manger éventuellement par moins 40° C, mais pas avec 48° à l’ombre… Le soir Marian nous raccompagne jusqu’à San Francisco, et nous passons sur le Bay Bridge. A chaque fois que nous l’empruntons je pense à ce jour d’octobre 89, quand un tremblement de terre d’une magnitude de 7, 1 l’endommagea en partie et fit six morts.
Samedi 31 mai
La pire journée d’un voyage… Nous avions réservé la navette qui dessert un certain nombre d’hôtels du centre, bien pratique pour rejoindre l’aéroport, la mort dans l’âme… Autant le vol aller ne nous avait jamais semblé aussi court, autant le retour a été d’une longueur exceptionnelle. Pourtant les deux étaient directs… Bizarre, non ?

Numéro de passeport et adresse pour un voyage aux États-Unis English translation pending
Bonjour,
J'ai réservé un vol de Paris à San Francisco avec la compagnie Air France via EXPEDIA. Ma réservation a été confirmée par Air France. Lorsque je vais sur le site d'Air France avec les codes fournis par EXPEDIA, j'ai bien toutes les infos que j'ai saisies mais Air France demande d'autres infos comme le n° de passeport, sa date d'expiration et l'adresse à laquelle je vais résider aux USA. Est-ce que je dois renseigner ces infos avant d'aller à l'aéroport ou est-ce que je peux attendre l'enregistrement ? Merci d'avance pour vos réponses.
J'ai réservé un vol de Paris à San Francisco avec la compagnie Air France via EXPEDIA. Ma réservation a été confirmée par Air France. Lorsque je vais sur le site d'Air France avec les codes fournis par EXPEDIA, j'ai bien toutes les infos que j'ai saisies mais Air France demande d'autres infos comme le n° de passeport, sa date d'expiration et l'adresse à laquelle je vais résider aux USA. Est-ce que je dois renseigner ces infos avant d'aller à l'aéroport ou est-ce que je peux attendre l'enregistrement ? Merci d'avance pour vos réponses.
Visa pour étudier aux États-Unis English translation pending
Bonjour à tous,
Je voudrais étudier l'anglais à San Francisco pendant 6 mois de préférence à l'université mais je regarderai aussi du côté des écoles de langue. Qui est le mieux? Qui est le moins cher? J'aimerais bien n'étudier que le matin mais là je ne sais pas si c'est possible.
Comme je travaille, je dois obtenir l'autorisation de partir et je n'ai donc pas pu m'occuper du visa avant. Combien de temps faut-il compter pour obtenir le visa adéquat ( si possible, un qui me permetrait aussi d'enseigner quelques heures sur le campus)?
Est-ce que je peux partir aux Etats-unis d'abord en tant que touriste et demander le visa sur place en passant par l'ambassade de France car ça me parait plus simple de demander des infos et le dossier d'inscription directement à l'université? Ou alors sortir des Etats-Unis et aller au Canada pour le visa et revenir à San francisco?
Merci pour tous vos conseils.
Nathalie
Je voudrais étudier l'anglais à San Francisco pendant 6 mois de préférence à l'université mais je regarderai aussi du côté des écoles de langue. Qui est le mieux? Qui est le moins cher? J'aimerais bien n'étudier que le matin mais là je ne sais pas si c'est possible.
Comme je travaille, je dois obtenir l'autorisation de partir et je n'ai donc pas pu m'occuper du visa avant. Combien de temps faut-il compter pour obtenir le visa adéquat ( si possible, un qui me permetrait aussi d'enseigner quelques heures sur le campus)?
Est-ce que je peux partir aux Etats-unis d'abord en tant que touriste et demander le visa sur place en passant par l'ambassade de France car ça me parait plus simple de demander des infos et le dossier d'inscription directement à l'université? Ou alors sortir des Etats-Unis et aller au Canada pour le visa et revenir à San francisco?
Merci pour tous vos conseils.
Nathalie
Budget pour trois semaines dans l'Ouest américain? English translation pending
nous souhaitons partir durant trois semaines vers los angeles, san francisco, et las vegas !!
QUEL BUDGET PREVOIR ? en vivant dans les premiers prix
donnez moi svp des tarifs d'hotel ? et pourquoi pas un petit trajet type a suivre ?**
est ce qu une location de voiture est interressante .?
merci pour tout manudaniel
QUEL BUDGET PREVOIR ? en vivant dans les premiers prix
donnez moi svp des tarifs d'hotel ? et pourquoi pas un petit trajet type a suivre ?**
est ce qu une location de voiture est interressante .?
merci pour tout manudaniel
Aller aux Etats-Unis avec tampon cubain sur le passeport? English translation pending
bonjour,
avec mon ami nous partons cet été à San Francisco. Nos passeports datent d'avant Octobre 2005, donc pas besoin de Visa. En revanche, un souci se pose à nous : mon ami est parti à CUBA en 2005 et le tampon cubain figure sur son passeport ! vu les bonnes relations entre ces 2 pays nous ne savons pas quoi faire : refait -il son passeport ou bien ne risque -t-il rien aux douanes américaines avec se tampon ??
les avis autour de nous divergent et nous sommes un peu perdu car nous n'aimerions pas avoir des problèmes à la douane juste pour ce tampon !!
j'espère que vous pourrez nous aider !
merci à tous
delph
avec mon ami nous partons cet été à San Francisco. Nos passeports datent d'avant Octobre 2005, donc pas besoin de Visa. En revanche, un souci se pose à nous : mon ami est parti à CUBA en 2005 et le tampon cubain figure sur son passeport ! vu les bonnes relations entre ces 2 pays nous ne savons pas quoi faire : refait -il son passeport ou bien ne risque -t-il rien aux douanes américaines avec se tampon ??
les avis autour de nous divergent et nous sommes un peu perdu car nous n'aimerions pas avoir des problèmes à la douane juste pour ce tampon !!
j'espère que vous pourrez nous aider !
merci à tous
delph
Yellowstone hors saison? English translation pending
Après un voyage à toussaint dans l'ouest de San francisco à Phoenix en passant par Yosemite-DV-LV-Zion-Bryce-Moab-MV-GC, j'ai attrapé le virus (pas original, je sais...).
J'aimerai repartir pour visiter Yellowstone, revenir sur Moab où nous avons passer trop peu de temps et visiter le Colorado.
Mon problème : impossible pour mon mari de partir entre mars et octobre.
Est-ce que Yellowstone à la toussaint cela vous semble encore possible niveau climat ?
J'aimerai avoir des avis de personnes qui y sont allées à cette saison...
Conditions météo pour le nord-ouest des États-Unis de mi-mai à mi-juin? English translation pending
bonjour,
je pars faire le nord ouest des usa ( san francisco, seattlle, idaho, montana et descente sur wyoming et utah) de mi mai à mi juin 2007 . je suis à la recherche de toutes les infos sur les conditions meteo à cette saison . un détail important : nous serons à moto !
je suis preneur de toute info sans exception,
merci d'avance à toutes et tous, philippe du lot
je pars faire le nord ouest des usa ( san francisco, seattlle, idaho, montana et descente sur wyoming et utah) de mi mai à mi juin 2007 . je suis à la recherche de toutes les infos sur les conditions meteo à cette saison . un détail important : nous serons à moto !
je suis preneur de toute info sans exception,
merci d'avance à toutes et tous, philippe du lot
Conduire à travers les États-Unis English translation pending
Salut a tous.
Je compte faire le voyage NewYork - San Francisco pendant un mois en voiture avec un pote. Lui a son permis depuis un an (et demi ?), et j'espere avoir le mien dans moins de deux mois. Est-ce que vous pouvez me confirmer que nous permetterons bien deconduire, lui comme moi, à travers le pays.
Merci
Je compte faire le voyage NewYork - San Francisco pendant un mois en voiture avec un pote. Lui a son permis depuis un an (et demi ?), et j'espere avoir le mien dans moins de deux mois. Est-ce que vous pouvez me confirmer que nous permetterons bien deconduire, lui comme moi, à travers le pays.
Merci
Immatriculation en France d'un camping-car américain English translation pending
Bonjour à tous,
ben voilà, nous partons dans qq semaines pour san francisco. Nous voulons acheter là-bas un ccar pour voyager 20 mois (vers le sud).
Je me disais, si à tout hasard, on avait envie de le ramener en France à l'issue du voyage (qui sait?)
Comment qu'ça marche pour la carte grise, l'immatriculation tout ça tout ça d'un véhicule ricain (avec un PTAC peut-être important) en France.
Merci d'avance pouir vos conseils
charles 🙂
charles 🙂
22-day road trip around America's great national parks
In June 2022, we covered 5,600 km. The major stops: San Francisco, Yosemite Park, Death Valley Park, Las Vegas, Zion Park, Bryce Canyon Park, Monument Valley Park, Grand Canyon Park, then the Pacific coast and back to San Francisco.
Photos of breathtaking landscapes.
Photos of breathtaking landscapes.
Mes meilleurs souvenirs aux USA English translation pending
Trajet en 17 nuits dans l'Ouest américain fin août English translation pending
Bonjour,
Je suis en train d'organiser mon road trip en San Francisco et Los Angeles fin aout. Je ne me rend pas compte des distances et des temps de trajet tout en visitant les principaux points.
Pouvez vous me conseiller?
Le trajet envisagé :
SAN FRANCISCO 3 nuits YOSEMITH 1 nuit en arrivant par Arch - entrée sud ouest- nuit à portal ou yosemith valley - à la fin de l'été, y aura t il encore de l'eau dans les cascades? MAMOUTH LAKE 1 nuit DEATH VALLEE - 1 nuit mais puis je ne pas dormir à death vallée et faire direct la route de mamouth lake à las vegas ? On m'a dit que compte tenu de la chaleur je ne pourrais rien voir a death vallée? LAS VEGAS 2 nuits ZION 1 nuit - Pouvons nous aller dans le canyon faire une petite marche en 2 h? BRYCE CANYUN 1 nuit PAGE LAKE POWEL 1 nuit MONUMENT VALLEE 1 nuit ou puis je faire page vers grand canyun en 1 journée en passant par monument vallée sans m'y arreter pour la nuit? GRAND CANYUN 1 NUIT LOS ANGELES ( 3 ou 4 nuits pour faire les studios et se reposer sur santa monica) Ou m'arreter entre GC ET LA ? Kindman ou lake havasu? Ou trajet direct?
Merci de votre aide
Je suis en train d'organiser mon road trip en San Francisco et Los Angeles fin aout. Je ne me rend pas compte des distances et des temps de trajet tout en visitant les principaux points.
Pouvez vous me conseiller?
Le trajet envisagé :
SAN FRANCISCO 3 nuits YOSEMITH 1 nuit en arrivant par Arch - entrée sud ouest- nuit à portal ou yosemith valley - à la fin de l'été, y aura t il encore de l'eau dans les cascades? MAMOUTH LAKE 1 nuit DEATH VALLEE - 1 nuit mais puis je ne pas dormir à death vallée et faire direct la route de mamouth lake à las vegas ? On m'a dit que compte tenu de la chaleur je ne pourrais rien voir a death vallée? LAS VEGAS 2 nuits ZION 1 nuit - Pouvons nous aller dans le canyon faire une petite marche en 2 h? BRYCE CANYUN 1 nuit PAGE LAKE POWEL 1 nuit MONUMENT VALLEE 1 nuit ou puis je faire page vers grand canyun en 1 journée en passant par monument vallée sans m'y arreter pour la nuit? GRAND CANYUN 1 NUIT LOS ANGELES ( 3 ou 4 nuits pour faire les studios et se reposer sur santa monica) Ou m'arreter entre GC ET LA ? Kindman ou lake havasu? Ou trajet direct?
Merci de votre aide
Itinéraire road trip parcs nationaux de l'Ouest américain avec 3 adolescents English translation pending
Bonjour,
Nous allons partir aux US Arrivée le 23/07 à San Francisco au soir et retour le 12/08 après-midi de LA. Nous sommes 5: 2 adultes et 3 ados de 17, 13 et 12 ans.
Que pensez-vous du Road Trip ci-dessous? Est-ce que cet itinéraire vous paraît réalisable? Sachant que la patience et l'endurance des enfants sont un peu limitées 🙁 et que nous n'avons pas l'expérience de tels voyages avec nos enfants.
Que me conseillez-vous? Location voiture + hôtel ou location camping car?
Si on devait "alléger" ce roadtrip, quelle(s) étape(s) enleveriez-vous d'après votre expérience?
Les conseils sont bienvenus! Date JOUR Destination de depart - Destination d'arrivée 23-juil 1 Arrivée à San Francisco à 7:00pm 24-juil 2 San Francisco 25-juil 3 San Francisco 26-juil 4 San Francisco - San José (visite d'amis/ Monterey (baleines) 27-juil 5 Monterey - Yosemite Park 28-juil 6 Yosemite - Park Yosemite Park 29-juil 7 Yosemite - Park Sequoia National Park 30-juil 8 Sequoia National - Park Death Valley 31-juil 9 Death Valley - Las Vegas 01-août 10 Las Vegas - Las Vegas 02-août 11 Las Vegas - Bryce canyon 03-août 12 Bryce Canyon - Page/ Antelope 04-août 13 Page Antelope - Monument Valley 05-août 14 Monument Valley - Grand Canyon 06-août 15 Grand Canyon - Laughlin 07-août 16 Laughlin - Palm Spring 08-août 17 Palm Spring - Los Angeles 09-août 18 LA 10-août 19 LA 11-août 20 LA 12-août 21 Depart le LA 3:10pm
Nous allons partir aux US Arrivée le 23/07 à San Francisco au soir et retour le 12/08 après-midi de LA. Nous sommes 5: 2 adultes et 3 ados de 17, 13 et 12 ans.
Que pensez-vous du Road Trip ci-dessous? Est-ce que cet itinéraire vous paraît réalisable? Sachant que la patience et l'endurance des enfants sont un peu limitées 🙁 et que nous n'avons pas l'expérience de tels voyages avec nos enfants.
Que me conseillez-vous? Location voiture + hôtel ou location camping car?
Si on devait "alléger" ce roadtrip, quelle(s) étape(s) enleveriez-vous d'après votre expérience?
Les conseils sont bienvenus! Date JOUR Destination de depart - Destination d'arrivée 23-juil 1 Arrivée à San Francisco à 7:00pm 24-juil 2 San Francisco 25-juil 3 San Francisco 26-juil 4 San Francisco - San José (visite d'amis/ Monterey (baleines) 27-juil 5 Monterey - Yosemite Park 28-juil 6 Yosemite - Park Yosemite Park 29-juil 7 Yosemite - Park Sequoia National Park 30-juil 8 Sequoia National - Park Death Valley 31-juil 9 Death Valley - Las Vegas 01-août 10 Las Vegas - Las Vegas 02-août 11 Las Vegas - Bryce canyon 03-août 12 Bryce Canyon - Page/ Antelope 04-août 13 Page Antelope - Monument Valley 05-août 14 Monument Valley - Grand Canyon 06-août 15 Grand Canyon - Laughlin 07-août 16 Laughlin - Palm Spring 08-août 17 Palm Spring - Los Angeles 09-août 18 LA 10-août 19 LA 11-août 20 LA 12-août 21 Depart le LA 3:10pm
L'étroitesse des sièges de French Bee English translation pending
Bonjour, je viens d'arriver à Papeete avec un vol FB de San Francisco. Cela s'est bien passé mais attention ! Si vous avez quelques embonpoints, cela risque d'être difficile pendant 8 heures, et même plus depuis Paris Orly.
L'étroitesse des sièges à ce point m'a fait regretter le prix low cost payé.
Bon voyage aux futurs clients FB quand même.
Les grandes plaines du Nord argentin à vélo English translation pending
Après notre échec à traverser sur le Chili par le col de San Francisco nous avons réorienté notre voyage à travers le nord de l’Argentine. Rien n’avait été programmé, et à l’improviste et à l’inspiration nous sommes partis durant un mois à travers ces territoires gigantesques très peu peuplés.
Sensation étrange de devoir bouleverser un voyage tracé dans les grandes lignes depuis pas mal de temps mais une curiosité renforcée à l’idée de nouvelles aventures dans des contrées sur lesquelles nous n’avons pratiquement aucun renseignement nous attire. La non-programmation et les décisions au jour le jour sont une forme d’aventure qui nous convient.
Nous allons prendre conscience une fois de plus du gigantisme de ce pays et de la faible densité humaine de ces plaines qui viennent buter contre les premiers contreforts des Andes.

Bye bye le paso San Francisco et ses tourmentes de vent
31 octobre Tinogasta à Campanas 64 km 750 m de dénivelé Après une deuxième nuit à Tinogasta qui met un point final à notre boucle de 500 km, aller-retour, à destination du paso San Francisco, nous partons ce matin vers le sud pour une étape que je pense facile. Mais une petite forme va la rendre difficile, en particulier les vingt kilomètres de piste en montée, bien souvent sur de la tôle ondulée semée de cailloux.
On ne se laisse pas abattre et le malbec argentin même pour un Lyonnais le top
Nous longeons une magnifique sierra aux couleurs multiples, où des plans se succèdent et s’enchevêtrent dans un décor de crêtes déchiquetées. Les nuages qui s’accrochent aux flancs de ces montagnes aux dimensions difficiles à évaluer approfondissent l’impression de mystère de ces coins en dehors des voies du tourisme.


Nous arrivons à destination à 14h30 dans ce petit village de Campanas qui semble mort, l’heure espagnole explique peut-être que nous ne rencontrons âme qui vive. Après des tours et des détours enfin une personne à qui poser une question. Cela nous mènera à un hébergement qui ne paie pas de mine, mais qui s’avère très bien, dont le propriétaire sera très serviable. Ce logement est équipé d’une petite cuisine un peu beaucoup « bordélique » mais pleine de charme. Nous sommes d’autant mieux situés qu’une épicerie se trouve à quelques mètres et nous offre toutes les commodités, certes nous ne sommes pas dans un supermarché occidental.
Malheureusement c'est aussi cela en préambule au panorama fantastique, souvent décharge à ciel ouvert des papiers et des détritus plus lourds partout
Cette vie d’errance tranquille nous allons le mener quelques semaines. Cette façon de voyager où l’on prend le temps de s’inscrire justement dans un autre temps me convient complètement. Pas de programme chronométré, de visites imposées, de file d’attente, de restaurant bondé, non simplement un village désert où l’on ressent l’ennui et peut-être la tristesse des personnes vivant ici. Cela permet l’adoption d’un rythme lent en alternant moments consacrés à l’effort physique à vélo et moments dédiés à la réflexion sur soi, les autres et l’évolution du monde. Se retrouver loin de chez soi et de sa famille durant des périodes relativement longues crée les conditions d’une expérience fructueuse, d’une part bien sûr un certain manque des êtres aimés persiste et s’intensifie avec la durée, mais d’un autre côté une obligation de repenser son fonctionnement quotidien se fait jour. Et dans ces voyages où l’on vit de longues semaines jour et nuit avec un camarade cela crée un lien privilégié de camaraderie entre les êtres, en étant vigilant de rester à l’écoute l’un de l’autre, dimension très importante et enrichissante de ces périples à vélo.

1 novembre Campañas Chilecito 85 km dénivelé 708 m Nous quittons notre logement à 7h30. D’après les indications nous nous attendons à une assez grosse journée, 1150 m de dénivelé. Une belle montée pas trop raide nous conduit à travers une gorge toute en courbes, agréable à parcourir, car à chaque virage des perspectives nouvelles nous sautent au visage. Le plaisir est d’autant plus intense que la circulation automobile est pratiquement absente. En deux heures nous arrivons au sommet, après quelques 700 m de dénivelé. Nous constatons qu’à partir de ce point une immense descente nous attend.
Les grands espaces argentins
Ce qui m’a frappé au cours de cette montée ce sont les différentes stèles en commémoration des tués sur la route. Au cours de notre voyage de 3600 km à travers l’Argentine nous en verrons beaucoup. À côté des marques habituelles d’un monument du souvenir évoquant le défunt une montagne de bouteilles en plastique vides interpelle. Différentes explications nous seront données lorsque nous poserons la question du pourquoi de ces bouteilles en un tel lieu. Je l’avais déjà constaté dans d’autres pays d’Amérique du Sud, en particulier dans les grandes solitudes de haute altitude de Bolivie dans la ville pré inca d’Alcaya. Des momies vielles de plusieurs milliers d’années dans ce désert le plus sec du monde étaient accompagnées de bouteilles de coca-cola aux bouchons rouges.
En mémoire des morts de la route
Est-il mort à vélo?
Entre les salars de Coipasa et Uyuni en Bolivie à 3800 mètres d'altitude cité précolombienne abandonnée d'Alcaya on voit en bas à gauche le bouchon de la bouteille de coca-cola auprès de cette dépouille qui serait multi-millénaire dans ce recoin l'un des plus secs au monde
Dans un premier temps, la chance nous accompagne, une vingtaine de kilomètres descendants avec vent dans le dos nous procurent un vrai bonheur. Plaisir absolu, nous les dévalons à grande vitesse entre 40 et 55 km/h. Nous nous arrêtons dans un village où des étages de fruits nous font de l’œil. Nous consommons sur place.
Nous repartons, malheureusement le vent s’est inversé, cela ne nous empêche pas de garder une bonne moyenne. Je m’abrite derrière André qui ouvre comme un bulldozer. Vers 13 heures nous atteignons Chilecito, Les derniers kilomètres ont été pénibles du fait d’une immense ligne droite qui semblait s’allonger au fur et à mesure que nous la parcourions.
Comme souvent sur la route nous avons vu des évocations des peuples indiens qui vivaient en ces lieux avant l’invasion espagnole. En particulier cette fois-ci une représentation géante d’un Indien, évoquant les peuples aborigènes. Une plaque commémorative revendique la terre volée à ces premiers habitants il y a plusieurs siècles.

La ville est assez grande. Nous nous renseignons au syndicat d’initiative et allons à l’hôtel de l’automobile club argentin. Un immense christ la domine. Cela nous donnera l’occasion d’une agréable promenade ponctuée d’un très joli point de vue. Nous côtoyons dans notre hôtel un couple de Suisses à moto. Ils sont sur la route depuis plus de deux ans et possèdent de remarquables montures. Malheureusement ils ne chercheront pas le contact et ils ne nous diront pas grand-chose de leur périple, dommage car ils ont certainement vécu de magnifiques aventures.
J’en profite pour aller chez le coiffeur et outre les cheveux je me fais couper la barbe. En effet, elle commence à être longue, vieille de plus d’un mois. Je l’avais laissé pousser car nous avions séjourné en altitude souvent au-dessus de 4000 m. Maintenant que nous allons rester dans les plaines nous ne dépasserons plus les 2000 mètres, donc les rayons UV seront moins agressifs. Le coiffeur est un vieux monsieur perclus de rhumatismes et qui ne peut plus lever les bras. Pour alléger ses douleurs il officie en montant sur un tabouret, cependant de toute évidence il souffre. Cette obligation de continuer à travailler résulte sans doute de l’absence de retraite pour cet artisan.
Plus d'un mois en haute altitude et on se transforme en yéti des Andes, le coiffeur barbier a eu du boulot mais je n'ai payé que pour une personne!!!
La barbe est une bonne protection contre le soleil en particulier en haute altitude où il est peu atténué par une atmosphère moins dense.

Bye bye le paso San Francisco et ses tourmentes de vent31 octobre Tinogasta à Campanas 64 km 750 m de dénivelé Après une deuxième nuit à Tinogasta qui met un point final à notre boucle de 500 km, aller-retour, à destination du paso San Francisco, nous partons ce matin vers le sud pour une étape que je pense facile. Mais une petite forme va la rendre difficile, en particulier les vingt kilomètres de piste en montée, bien souvent sur de la tôle ondulée semée de cailloux.
On ne se laisse pas abattre et le malbec argentin même pour un Lyonnais le topNous longeons une magnifique sierra aux couleurs multiples, où des plans se succèdent et s’enchevêtrent dans un décor de crêtes déchiquetées. Les nuages qui s’accrochent aux flancs de ces montagnes aux dimensions difficiles à évaluer approfondissent l’impression de mystère de ces coins en dehors des voies du tourisme.



Nous arrivons à destination à 14h30 dans ce petit village de Campanas qui semble mort, l’heure espagnole explique peut-être que nous ne rencontrons âme qui vive. Après des tours et des détours enfin une personne à qui poser une question. Cela nous mènera à un hébergement qui ne paie pas de mine, mais qui s’avère très bien, dont le propriétaire sera très serviable. Ce logement est équipé d’une petite cuisine un peu beaucoup « bordélique » mais pleine de charme. Nous sommes d’autant mieux situés qu’une épicerie se trouve à quelques mètres et nous offre toutes les commodités, certes nous ne sommes pas dans un supermarché occidental.

Malheureusement c'est aussi cela en préambule au panorama fantastique, souvent décharge à ciel ouvert des papiers et des détritus plus lourds partoutCette vie d’errance tranquille nous allons le mener quelques semaines. Cette façon de voyager où l’on prend le temps de s’inscrire justement dans un autre temps me convient complètement. Pas de programme chronométré, de visites imposées, de file d’attente, de restaurant bondé, non simplement un village désert où l’on ressent l’ennui et peut-être la tristesse des personnes vivant ici. Cela permet l’adoption d’un rythme lent en alternant moments consacrés à l’effort physique à vélo et moments dédiés à la réflexion sur soi, les autres et l’évolution du monde. Se retrouver loin de chez soi et de sa famille durant des périodes relativement longues crée les conditions d’une expérience fructueuse, d’une part bien sûr un certain manque des êtres aimés persiste et s’intensifie avec la durée, mais d’un autre côté une obligation de repenser son fonctionnement quotidien se fait jour. Et dans ces voyages où l’on vit de longues semaines jour et nuit avec un camarade cela crée un lien privilégié de camaraderie entre les êtres, en étant vigilant de rester à l’écoute l’un de l’autre, dimension très importante et enrichissante de ces périples à vélo.

1 novembre Campañas Chilecito 85 km dénivelé 708 m Nous quittons notre logement à 7h30. D’après les indications nous nous attendons à une assez grosse journée, 1150 m de dénivelé. Une belle montée pas trop raide nous conduit à travers une gorge toute en courbes, agréable à parcourir, car à chaque virage des perspectives nouvelles nous sautent au visage. Le plaisir est d’autant plus intense que la circulation automobile est pratiquement absente. En deux heures nous arrivons au sommet, après quelques 700 m de dénivelé. Nous constatons qu’à partir de ce point une immense descente nous attend.
Les grands espaces argentinsCe qui m’a frappé au cours de cette montée ce sont les différentes stèles en commémoration des tués sur la route. Au cours de notre voyage de 3600 km à travers l’Argentine nous en verrons beaucoup. À côté des marques habituelles d’un monument du souvenir évoquant le défunt une montagne de bouteilles en plastique vides interpelle. Différentes explications nous seront données lorsque nous poserons la question du pourquoi de ces bouteilles en un tel lieu. Je l’avais déjà constaté dans d’autres pays d’Amérique du Sud, en particulier dans les grandes solitudes de haute altitude de Bolivie dans la ville pré inca d’Alcaya. Des momies vielles de plusieurs milliers d’années dans ce désert le plus sec du monde étaient accompagnées de bouteilles de coca-cola aux bouchons rouges.
En mémoire des morts de la route
Est-il mort à vélo?
Entre les salars de Coipasa et Uyuni en Bolivie à 3800 mètres d'altitude cité précolombienne abandonnée d'Alcaya on voit en bas à gauche le bouchon de la bouteille de coca-cola auprès de cette dépouille qui serait multi-millénaire dans ce recoin l'un des plus secs au mondeDans un premier temps, la chance nous accompagne, une vingtaine de kilomètres descendants avec vent dans le dos nous procurent un vrai bonheur. Plaisir absolu, nous les dévalons à grande vitesse entre 40 et 55 km/h. Nous nous arrêtons dans un village où des étages de fruits nous font de l’œil. Nous consommons sur place.
Nous repartons, malheureusement le vent s’est inversé, cela ne nous empêche pas de garder une bonne moyenne. Je m’abrite derrière André qui ouvre comme un bulldozer. Vers 13 heures nous atteignons Chilecito, Les derniers kilomètres ont été pénibles du fait d’une immense ligne droite qui semblait s’allonger au fur et à mesure que nous la parcourions.
Comme souvent sur la route nous avons vu des évocations des peuples indiens qui vivaient en ces lieux avant l’invasion espagnole. En particulier cette fois-ci une représentation géante d’un Indien, évoquant les peuples aborigènes. Une plaque commémorative revendique la terre volée à ces premiers habitants il y a plusieurs siècles.


La ville est assez grande. Nous nous renseignons au syndicat d’initiative et allons à l’hôtel de l’automobile club argentin. Un immense christ la domine. Cela nous donnera l’occasion d’une agréable promenade ponctuée d’un très joli point de vue. Nous côtoyons dans notre hôtel un couple de Suisses à moto. Ils sont sur la route depuis plus de deux ans et possèdent de remarquables montures. Malheureusement ils ne chercheront pas le contact et ils ne nous diront pas grand-chose de leur périple, dommage car ils ont certainement vécu de magnifiques aventures.

J’en profite pour aller chez le coiffeur et outre les cheveux je me fais couper la barbe. En effet, elle commence à être longue, vieille de plus d’un mois. Je l’avais laissé pousser car nous avions séjourné en altitude souvent au-dessus de 4000 m. Maintenant que nous allons rester dans les plaines nous ne dépasserons plus les 2000 mètres, donc les rayons UV seront moins agressifs. Le coiffeur est un vieux monsieur perclus de rhumatismes et qui ne peut plus lever les bras. Pour alléger ses douleurs il officie en montant sur un tabouret, cependant de toute évidence il souffre. Cette obligation de continuer à travailler résulte sans doute de l’absence de retraite pour cet artisan.
Plus d'un mois en haute altitude et on se transforme en yéti des Andes, le coiffeur barbier a eu du boulot mais je n'ai payé que pour une personne!!!
La barbe est une bonne protection contre le soleil en particulier en haute altitude où il est peu atténué par une atmosphère moins dense.Quinze jours en Californie en été English translation pending
Hello
on souhaite partir en couple en Californie cet été.
Objectif: San Francisco, Yosémite, Sequoia NP, Monterey (?) et Los Angeles.
Est-ce suffisant 15 jours pour toutes ces destinations? Sachant que nous aimons prendre notre temps et pas nous presser.
J'avais pensé 3-4 jours à SF et 3-4 jours à LA, le reste réparti entre Monterey (est-ce vraiment nécessaire?) ainsi que Sequoia et Yosémite.
Du coup mes quelques questions:
1/ Pensez vous qu'il est plus judicieux de skip Monterey et de garder uniquement les 2 villes + 2 NP? 2/ J'imagine qu'il est 100% nécessaire de louer une voiture durant l'entièreté du séjour? 3/ D'autres suggestions?
Merci!
on souhaite partir en couple en Californie cet été.
Objectif: San Francisco, Yosémite, Sequoia NP, Monterey (?) et Los Angeles.
Est-ce suffisant 15 jours pour toutes ces destinations? Sachant que nous aimons prendre notre temps et pas nous presser.
J'avais pensé 3-4 jours à SF et 3-4 jours à LA, le reste réparti entre Monterey (est-ce vraiment nécessaire?) ainsi que Sequoia et Yosémite.
Du coup mes quelques questions:
1/ Pensez vous qu'il est plus judicieux de skip Monterey et de garder uniquement les 2 villes + 2 NP? 2/ J'imagine qu'il est 100% nécessaire de louer une voiture durant l'entièreté du séjour? 3/ D'autres suggestions?
Merci!
Location de voiture Alamo (site Belgique) à Las Vegas English translation pending
Bonjour à tous,
Je souhaite réserver une voiture pour un roadtrip de San Francisco à Las Vegas. Le tarifs varie du simple au double entre alamo.fr et alamo.be (belgique). A première apparence toutes les assurances semblent identiques. J'ai contacté alamo France, qui me dit que je peux réserver sans problème sur alamo.be mais ils ne savent pas si les assurances sont identiques. Est ce que quelqu'un peut m'aider ??? Je vous remercie par avance ! A très bientôt Elodie et Florian
Je souhaite réserver une voiture pour un roadtrip de San Francisco à Las Vegas. Le tarifs varie du simple au double entre alamo.fr et alamo.be (belgique). A première apparence toutes les assurances semblent identiques. J'ai contacté alamo France, qui me dit que je peux réserver sans problème sur alamo.be mais ils ne savent pas si les assurances sont identiques. Est ce que quelqu'un peut m'aider ??? Je vous remercie par avance ! A très bientôt Elodie et Florian
Sièges Premium Economie sur Air France A380 pour personne à mobilité réduite English translation pending
Hello
Les sièges Premium Economie sur le A380 (vol Air France pour San Francisco) sont sur le pont supérieur.
Je vois qu'il y a des escaliers pour y monter.
Est-ce qu'une personne à mobilité réduite (en fauteuil roulant) peut acceder à ces sièges ?
Merci
Kristen
Circuit en camping-car dans l'ouest des États-Unis English translation pending
Hello,
je me prépare pour un trip en camping car de San-Francisco et ses grands parcs (4000kms) période d'octobre 2018, moins chaud, moins de monde... ce que nous aimons. C'est une première pour nous, partant du QUÉBEC en avion direction SAN FRANCISCO et la prise de ce motorisé le 11/10/2018 à SAN LEANDRO Je souhaiterais savoir si c'est possible de passer 1 nuit sur un stationnement (voir grand magasin) et j'en profiterais pour remplir le frigo .... ensuite ``go`` pour la grande aventure. Les endroits où nous arrêtons : - Monterey, - San Luis Obispo, - Los Angeles (pas certaine, je n'aime pas les grandes villes) - Kingman 9sur la route 66) - Grand Canyon - Monument Valley - Lake Powell et Antelope Canyon - Brice Canyon - Zion National Park - Death Valley Junction - Bakersfield et Sequoia Parc - Yosemite Par contre je n'ai aucune réservation de terrain de camping, si quelqu'un peut m'en suggérer ce serait avec beaucoup de plaisir (prix avantageux, propre, tranquille, service minimum) Que pensez-vous de mon circuit ? avez-vous des suggestions d'endroits à inclure dans mon voyage. Bien à vous Micheline (une québécoise française)
je me prépare pour un trip en camping car de San-Francisco et ses grands parcs (4000kms) période d'octobre 2018, moins chaud, moins de monde... ce que nous aimons. C'est une première pour nous, partant du QUÉBEC en avion direction SAN FRANCISCO et la prise de ce motorisé le 11/10/2018 à SAN LEANDRO Je souhaiterais savoir si c'est possible de passer 1 nuit sur un stationnement (voir grand magasin) et j'en profiterais pour remplir le frigo .... ensuite ``go`` pour la grande aventure. Les endroits où nous arrêtons : - Monterey, - San Luis Obispo, - Los Angeles (pas certaine, je n'aime pas les grandes villes) - Kingman 9sur la route 66) - Grand Canyon - Monument Valley - Lake Powell et Antelope Canyon - Brice Canyon - Zion National Park - Death Valley Junction - Bakersfield et Sequoia Parc - Yosemite Par contre je n'ai aucune réservation de terrain de camping, si quelqu'un peut m'en suggérer ce serait avec beaucoup de plaisir (prix avantageux, propre, tranquille, service minimum) Que pensez-vous de mon circuit ? avez-vous des suggestions d'endroits à inclure dans mon voyage. Bien à vous Micheline (une québécoise française)
Carte SIM prépayée pour internet et appels, en Californie English translation pending
Bonjour,
Nous partons mi-mars pendant 18 jours à Los Angeles, San Francisco, Las Vegas, Grand Canyon. Pourriez-vous m'indiquer quelle est la meilleur solution pour avoir un carte SIM sur places SVP?
Quels opérateurs couvrent toutes les villes cités? Combien coûte une carte SIM prépayé? Le mieux est-il d'acheter la carte en France avant le départ?
Nous souhaiterions une carte SIM principalement pour internet.
En vous remerciant de votre aide :)
Nous partons mi-mars pendant 18 jours à Los Angeles, San Francisco, Las Vegas, Grand Canyon. Pourriez-vous m'indiquer quelle est la meilleur solution pour avoir un carte SIM sur places SVP?
Quels opérateurs couvrent toutes les villes cités? Combien coûte une carte SIM prépayé? Le mieux est-il d'acheter la carte en France avant le départ?
Nous souhaiterions une carte SIM principalement pour internet.
En vous remerciant de votre aide :)
Logement après Nacimiento-Ferguson Road? (Californie à vélo) English translation pending
Bonjour, nous souhaitons parcourir la Highway 1 à vélo, de San Francisco à San Diego au mois d’avril. Est-ce que quelqu’un pourrait me conseiller concernant les possibilités de logement après la Nacimiento-Fergusson Rd (camping, motels, hôtels). Est-ce qu’on trouve de quoi manger ou est-ce qu’on doit le prévoir? L’idée est de prendre cette route après Lucia pour contourner la fermeture de la Highway 1, dormir à mi-chemin, puis rejoindre la Highway 1 à Cambria. D’avance un grand merci pour votre aide, Katerina
Voyage de 14 jours à Hawaï English translation pending
Bonjour,
Nous avons réservé nos billets juste avant de partir à San Francisco cet été. Nous avons à peine fini de classer nos photos que nous commençons notre préparation pour notre voyage prévu fin avril / début mai 2018. Nous avons réservé nos billets. Le détail des vols est le suivant :
- NTE - CDG - LAX- HNL
- KOA - SEA - CDG - NTE.
Le voyage sera long. Nous avons décidé d'une escale courte à LAX (2h05 pour passer l'immigration, la douane, transférer notre bagage et faire le changement de terminal B vers terminal 2). Nous avons des sièges vers l'avant de l'avion (rangées 16). On espère ne pas arriver en même temps que plusieurs A380. Il y a d'autres vols (direct ou avec escale) dans l'après-midi.
Nous avons commencé à préparer un planning. Pour le moment, nous n'avons rien réservé sur place (vols inter-îles avec la carte Hawaiian airlines pour les réductions de bagages en soute 😉) logements AirBnb ou VRBO, location de voitures...
Nous nous sommes fixés les îles suivantes: - Oahu pour visiter Pearl Harbor. Nous ne souhaitons pas nous attarder. - Kauai - Hawai (Big Island) Le planning que nous envisageons est le suivant, nous attendons vos commentaires, conseils.... C'est une ébauche et nous pouvons le modifier à souhaits. Tout d'abord, pardon par avance pour les fautes d'orthographe.
Jour 1 (mercredi) : Voyage NTE – LAX – HNL – arrivée à 17h40 à HNL. Nuit dans les environs de Waikiki. Nous envisageons éventuellement un hôtel à Oahu.
Jour 2 (jeudi): Le matin: Pearl Harbor et éventuellement Punchbowl Cemetery. Après-midi: centre-ville de HNL avec le Bishop Museum et le Palais-Royal, Kawaiaha'o church, Iolani palace, Saint-Andrew cathedral, la statue de la reine Lili'vokalani. Je dois mettre tous ces lieux sur un plan pour voir leur situation exacte. Pour le BIshop Museum, j'ai noté que l'on pouvait trouver dans les magasins Hilo Hattie des coupons: 1 acheté / 1 gratuit. Soir: Diner + balade le long de la Waikiki plage.
Jour 3 (vendredi): Nous quittons Oahu pour rejoindre Kauai ou nous passerons 5 jours. Nous prévoyons de passer deux jours dans le sud et trois jours dans le nord.
Découverte de la partie sud de l'île: direction Po'ipu: - Shipwrech beach - Po'ipu beach park - plage idéale pour débuter le snorkeling. - Spouting Horn beach park avec le Blowhole - Glass beach - Lanai beaches.
Nous ne savons pas trop où dormir entre Waimea / Hanapépé / Po'ipu. J'ai lu qu'il fallait éviter Kekaha, car il n'y a pas grand chose à faire.
Jour 4 (samedi): visite du Waimea Canyon
Il faudra être vigilant sur la météo dans cette zone plus particulièrement.
Nous avons identifié les lieux suivants: - Anahera: roches rouges - Chutes d’eau de Waipoo - Canyon trail – 2 ou 3h A/R – montées et descentes – voir la difficulté. Trail se trouvant sur les crêtes. - Pu’u o Kila Lookout – point de vue – préférable d’aller tôt le matin pour la brume.
Je ne suis pas sûr de l'intérêt d'aller sur la côte Ouest pour assister à un coucher du soleil au Mac Arthur State park.
Nuit au même endroit que la veille.
Jour 5 (dimanche): Route vers le nord de l'île.
Route vers le Wailua River state park. Pour visiter ce parc, on peut envisager de louer des kayaks. Quels sont les sites ci-dessous qui nécessite la location d'un kayak? L'intérêt est-il reduit si nous ne louons pas de kayak? - Queen & Kings bath - Secret Falls - Wailua Falls - Opaeka Falls - Kamokila Hawaiian village (possibilité de trouver des coupons pour un accès gratuit?)
En continuant au nord de Kapa'a: - Papa’a beach : accessible par une petite marche. A marée haute, il n’est pas possible de faire le tour. - Moloa beach : Plage de sable fin. En direction du nord, un petit sentier de 30 minutes mène à un point de vue qui surplombe une barrière de corail.
Nous prévoyons d'aller aux Kilauea Ligthouse + national wildlife refuge (phare + réserve d’oiseaux) – attention aux jours et horaires d’ouverture - je dois vérifier les jours et les horaires.
Nuit dans le nord de l'île. Mais à quel endroit?
Jour 6 (lundi):
Nous envisageons de faire le début du Kalahau trail jusqu'à la plage. Le parking semble pas bien grand.
Au retour, nous irons à la plage: Hideaway beach ? Il y a des cordes pour descendre. L'accès se fait entre 2 resorts.
Jour 7 (mardi):
Nous prévoyons d'aller au marché fermier d'Hanalei (1 bonne heure de visite ? – voir si le marché a lieu le mardi). L'après-midi sera dédié aux plages: - Hanalei bay beach state park (beaucoup de coups de cœur) - Tunnel beach - Queens bath: sentier d’accès mignon longeant une rivière et qui se finit en cascade (piscine naturelle). - Anini beach: eaux très claires.
Jour 8 (mercredi): après 5 jours sur Kauai, nous prévoyons de visiter Big Island pendant 1 semaine.
Nous prévoyons deux points de chute sur cette île. Un point de chute vers Hilo et un point de chute vers Kona.
Nous prévoyons un transfert le matin entre Kauai et Big Island. Par contre, nous nous demandons combien de temps il faut prévoir le matin pour rejoindre l'aéroport de Lihue depuis le nord de l'île.
Arrivé à Big Island, nous prévoyons pour cette première journée: - South point (pas grand-chose) - Green Sand beach (=Papakolea beach) – 1h à 1h30 de marche. Pas d’ombre, il fait chaud, il faut donc prévoir de l’eau. - Punalu’u black sand beach (plage de sable noir avec tortue).
Nuit vers Hilo.
Jour 9 (jeudi): Hawai Volcanoes NP - Route vers le visitor center. Du VC, il y a un petit trail qui mène à un point de vue sur la caldera. Prévoir 1h pour faire le VC et le point de vue sur la caldera. - Reprendre la voiture sur 2 miles pour rejoindre le trail suivant. - Kilauea Iki Trail + Thurston lava : prévoir 3h. - L’arch + march de 2h – Halina pati road ??? - Crater rim drive - Jaeger Museum.
Le soir, nous envisageons d'aller voir la lave qui tombe dans la mer (si c'est toujours le cas au printemps prochain). J'ai lu qu'il fallaitt environ 1h/1h30 de route. Pour rejoindre le bord de l’eau, prévoir 40mn en vélo. Prix 25$ par vélo.
Nuit vers Hilo.
Jour 10 (vendredi):
Nous prévoyons de visiter les chutes (Alaka falls / rainbow falls) + le jardin botanique avec la scenic road.
L'après-midi, nous envisageons de monter au Mauna Kea pour voir le coucher du soleil le soir au sommet puis redescendre au visitor center pour observer les étoiles.
Nuit vers Hilo.
Jour 11 (samedi):
Nous prévoyons de retourner au Hawai Volcanoes NP. Je pense que l'on peut passer une deuxième journée dans le parc.
L'après-midi: Tide pools - Kapoha (à faire à marée basse - à vérifier).
Nuit à Hilo.
Jour 12 (dimanche):
Région au sud de Kailua - Pu’uhonva O Honaunau + église « Painted Ladies »
- Snorkeling aux two steps de Hanaunau bay - Ke’eibeach (eau cristalline emprisonnée dans des piscines naturelles) - Keauhau bay (snorkeling au milieu des resorts)
Quel endroit devons nous choisir comme point de chute?
Jour 13 (lundi):
Nous prévoyons de visiter le nord de l'île: - Pololu valley Lookout + route 250 qui descend vers Waime - Waipio Valley Lookout : acces uniquement en 4x4. - Laupaoheohe point country park. - Kahakei state park : paysage lunaire avec Metakawena beach - Kiholo bay : plage de sable noir avec des tortues.
Nuit au même endroit que la veille.
Jour 14 (mardi):
Journée plage. Les plus belles plages que j'ai noté dans les environs: - Mauna kea beach (attention 40 places de parking) – accès avant 9h00 pour avoir une place. - Hapuna beach (possibilité de se garer sur le parking d’Hapuna beach pour rejoindre Mauna kea beach (1.6km) - Kapa’au : original de la statue du plus célèbre roi Hawaiien : King Kamahamea
Départ de Kona avec le vol de 20h07 direction Seattle.
Combien de temps à l'avance faut-il arriver à l'aéroport ? Je pense que ce n'est pas bien grand.
J'attends vos commentaires avec impatience et je vous remercie pour vos retours par avance.
Nous avons commencé à préparer un planning. Pour le moment, nous n'avons rien réservé sur place (vols inter-îles avec la carte Hawaiian airlines pour les réductions de bagages en soute 😉) logements AirBnb ou VRBO, location de voitures...
Nous nous sommes fixés les îles suivantes: - Oahu pour visiter Pearl Harbor. Nous ne souhaitons pas nous attarder. - Kauai - Hawai (Big Island) Le planning que nous envisageons est le suivant, nous attendons vos commentaires, conseils.... C'est une ébauche et nous pouvons le modifier à souhaits. Tout d'abord, pardon par avance pour les fautes d'orthographe.
Jour 1 (mercredi) : Voyage NTE – LAX – HNL – arrivée à 17h40 à HNL. Nuit dans les environs de Waikiki. Nous envisageons éventuellement un hôtel à Oahu.
Jour 2 (jeudi): Le matin: Pearl Harbor et éventuellement Punchbowl Cemetery. Après-midi: centre-ville de HNL avec le Bishop Museum et le Palais-Royal, Kawaiaha'o church, Iolani palace, Saint-Andrew cathedral, la statue de la reine Lili'vokalani. Je dois mettre tous ces lieux sur un plan pour voir leur situation exacte. Pour le BIshop Museum, j'ai noté que l'on pouvait trouver dans les magasins Hilo Hattie des coupons: 1 acheté / 1 gratuit. Soir: Diner + balade le long de la Waikiki plage.
Jour 3 (vendredi): Nous quittons Oahu pour rejoindre Kauai ou nous passerons 5 jours. Nous prévoyons de passer deux jours dans le sud et trois jours dans le nord.
Découverte de la partie sud de l'île: direction Po'ipu: - Shipwrech beach - Po'ipu beach park - plage idéale pour débuter le snorkeling. - Spouting Horn beach park avec le Blowhole - Glass beach - Lanai beaches.
Nous ne savons pas trop où dormir entre Waimea / Hanapépé / Po'ipu. J'ai lu qu'il fallait éviter Kekaha, car il n'y a pas grand chose à faire.
Jour 4 (samedi): visite du Waimea Canyon
Il faudra être vigilant sur la météo dans cette zone plus particulièrement.
Nous avons identifié les lieux suivants: - Anahera: roches rouges - Chutes d’eau de Waipoo - Canyon trail – 2 ou 3h A/R – montées et descentes – voir la difficulté. Trail se trouvant sur les crêtes. - Pu’u o Kila Lookout – point de vue – préférable d’aller tôt le matin pour la brume.
Je ne suis pas sûr de l'intérêt d'aller sur la côte Ouest pour assister à un coucher du soleil au Mac Arthur State park.
Nuit au même endroit que la veille.
Jour 5 (dimanche): Route vers le nord de l'île.
Route vers le Wailua River state park. Pour visiter ce parc, on peut envisager de louer des kayaks. Quels sont les sites ci-dessous qui nécessite la location d'un kayak? L'intérêt est-il reduit si nous ne louons pas de kayak? - Queen & Kings bath - Secret Falls - Wailua Falls - Opaeka Falls - Kamokila Hawaiian village (possibilité de trouver des coupons pour un accès gratuit?)
En continuant au nord de Kapa'a: - Papa’a beach : accessible par une petite marche. A marée haute, il n’est pas possible de faire le tour. - Moloa beach : Plage de sable fin. En direction du nord, un petit sentier de 30 minutes mène à un point de vue qui surplombe une barrière de corail.
Nous prévoyons d'aller aux Kilauea Ligthouse + national wildlife refuge (phare + réserve d’oiseaux) – attention aux jours et horaires d’ouverture - je dois vérifier les jours et les horaires.
Nuit dans le nord de l'île. Mais à quel endroit?
Jour 6 (lundi):
Nous envisageons de faire le début du Kalahau trail jusqu'à la plage. Le parking semble pas bien grand.
Au retour, nous irons à la plage: Hideaway beach ? Il y a des cordes pour descendre. L'accès se fait entre 2 resorts.
Jour 7 (mardi):
Nous prévoyons d'aller au marché fermier d'Hanalei (1 bonne heure de visite ? – voir si le marché a lieu le mardi). L'après-midi sera dédié aux plages: - Hanalei bay beach state park (beaucoup de coups de cœur) - Tunnel beach - Queens bath: sentier d’accès mignon longeant une rivière et qui se finit en cascade (piscine naturelle). - Anini beach: eaux très claires.
Jour 8 (mercredi): après 5 jours sur Kauai, nous prévoyons de visiter Big Island pendant 1 semaine.
Nous prévoyons deux points de chute sur cette île. Un point de chute vers Hilo et un point de chute vers Kona.
Nous prévoyons un transfert le matin entre Kauai et Big Island. Par contre, nous nous demandons combien de temps il faut prévoir le matin pour rejoindre l'aéroport de Lihue depuis le nord de l'île.
Arrivé à Big Island, nous prévoyons pour cette première journée: - South point (pas grand-chose) - Green Sand beach (=Papakolea beach) – 1h à 1h30 de marche. Pas d’ombre, il fait chaud, il faut donc prévoir de l’eau. - Punalu’u black sand beach (plage de sable noir avec tortue).
Nuit vers Hilo.
Jour 9 (jeudi): Hawai Volcanoes NP - Route vers le visitor center. Du VC, il y a un petit trail qui mène à un point de vue sur la caldera. Prévoir 1h pour faire le VC et le point de vue sur la caldera. - Reprendre la voiture sur 2 miles pour rejoindre le trail suivant. - Kilauea Iki Trail + Thurston lava : prévoir 3h. - L’arch + march de 2h – Halina pati road ??? - Crater rim drive - Jaeger Museum.
Le soir, nous envisageons d'aller voir la lave qui tombe dans la mer (si c'est toujours le cas au printemps prochain). J'ai lu qu'il fallaitt environ 1h/1h30 de route. Pour rejoindre le bord de l’eau, prévoir 40mn en vélo. Prix 25$ par vélo.
Nuit vers Hilo.
Jour 10 (vendredi):
Nous prévoyons de visiter les chutes (Alaka falls / rainbow falls) + le jardin botanique avec la scenic road.
L'après-midi, nous envisageons de monter au Mauna Kea pour voir le coucher du soleil le soir au sommet puis redescendre au visitor center pour observer les étoiles.
Nuit vers Hilo.
Jour 11 (samedi):
Nous prévoyons de retourner au Hawai Volcanoes NP. Je pense que l'on peut passer une deuxième journée dans le parc.
L'après-midi: Tide pools - Kapoha (à faire à marée basse - à vérifier).
Nuit à Hilo.
Jour 12 (dimanche):
Région au sud de Kailua - Pu’uhonva O Honaunau + église « Painted Ladies »
- Snorkeling aux two steps de Hanaunau bay - Ke’eibeach (eau cristalline emprisonnée dans des piscines naturelles) - Keauhau bay (snorkeling au milieu des resorts)
Quel endroit devons nous choisir comme point de chute?
Jour 13 (lundi):
Nous prévoyons de visiter le nord de l'île: - Pololu valley Lookout + route 250 qui descend vers Waime - Waipio Valley Lookout : acces uniquement en 4x4. - Laupaoheohe point country park. - Kahakei state park : paysage lunaire avec Metakawena beach - Kiholo bay : plage de sable noir avec des tortues.
Nuit au même endroit que la veille.
Jour 14 (mardi):
Journée plage. Les plus belles plages que j'ai noté dans les environs: - Mauna kea beach (attention 40 places de parking) – accès avant 9h00 pour avoir une place. - Hapuna beach (possibilité de se garer sur le parking d’Hapuna beach pour rejoindre Mauna kea beach (1.6km) - Kapa’au : original de la statue du plus célèbre roi Hawaiien : King Kamahamea
Départ de Kona avec le vol de 20h07 direction Seattle.
Combien de temps à l'avance faut-il arriver à l'aéroport ? Je pense que ce n'est pas bien grand.
J'attends vos commentaires avec impatience et je vous remercie pour vos retours par avance.
Navette à l'aéroport de Los Angeles English translation pending
bonjour à tous
je dois rendre ma voiture louée à San Francisco à l'aéroport de los Angeles chez national rent à car petite question est ce que une navette est prévue pour se rendre à l'aéroport ou dois je me rendre par mes propres moyens . je suis à j-26 du départ et je suis entrain de régler les derniers détails je ne vous remercierais jamais assez car en lisant tous les carnets et les questions qui on été posés j'ai trouvé pas mal de réponses à mes questions . j'espère à mon retour pouvoir vous raconter notre road trip dans l'ouest .
je dois rendre ma voiture louée à San Francisco à l'aéroport de los Angeles chez national rent à car petite question est ce que une navette est prévue pour se rendre à l'aéroport ou dois je me rendre par mes propres moyens . je suis à j-26 du départ et je suis entrain de régler les derniers détails je ne vous remercierais jamais assez car en lisant tous les carnets et les questions qui on été posés j'ai trouvé pas mal de réponses à mes questions . j'espère à mon retour pouvoir vous raconter notre road trip dans l'ouest .
Voici notre contrat carigami location de SUV - 1000€ - (20 jours dans l'Ouest américain) English translation pending
Hello,
Nous avons loué un SUV pour 20 jours de San Francisco à Las Vegas ! Ca nous a couté ~1000 EUR du 30/07 au 19/08. En comparaison avec les loueurs en direct on a eu un tarif allant du double au bcp plus...
Nous avons utilisé Carigami et afin de partager, voici les documents que nous avons reçu de plusieurs prestataires :
Carigami FTI Touristik GmbH / driveFTI Alamo - Cars & Campers
Voici tous les fichiers PDF : drive.google.com/...2Dg-EcVp6T0FRa2VmOUU
On va les appeler parce qu'il y a des choses qui se contredisent entre les contrats et conditions générales sur certains documents.
Ce qui est exclu : Assurance personnes transportées. Assurance bien et effets personnels
Voici les questions qu'on a prévu de leur poser.
Assurance annulation refusée par le client sur Touristik. (Contractable au plus tard 30 jours avant le début du voyage) Pourquoi donc ? Nous avions sélectionné une assurance avec annulation 24h avant.
Différence entre infos-reservation.pdf (Cars & Campers) et cg_drivefti.pdf concernant le bas de caisse.
Montant de la caution sur place ?
Je vous tiendrai au courant ici des réponses. Ron
Nous avons loué un SUV pour 20 jours de San Francisco à Las Vegas ! Ca nous a couté ~1000 EUR du 30/07 au 19/08. En comparaison avec les loueurs en direct on a eu un tarif allant du double au bcp plus...
Nous avons utilisé Carigami et afin de partager, voici les documents que nous avons reçu de plusieurs prestataires :
Carigami FTI Touristik GmbH / driveFTI Alamo - Cars & Campers
Voici tous les fichiers PDF : drive.google.com/...2Dg-EcVp6T0FRa2VmOUU
On va les appeler parce qu'il y a des choses qui se contredisent entre les contrats et conditions générales sur certains documents.
Ce qui est exclu : Assurance personnes transportées. Assurance bien et effets personnels
Voici les questions qu'on a prévu de leur poser.
Assurance annulation refusée par le client sur Touristik. (Contractable au plus tard 30 jours avant le début du voyage) Pourquoi donc ? Nous avions sélectionné une assurance avec annulation 24h avant.
Différence entre infos-reservation.pdf (Cars & Campers) et cg_drivefti.pdf concernant le bas de caisse.
Montant de la caution sur place ?
Je vous tiendrai au courant ici des réponses. Ron
Report de vol Air Canada English translation pending
Bonjour à tous!
J'ai pris un vol par Air Canada pour San francisco pour le 14 juillet et ils l'annulent...(pour raisons commerciales) et le reportent au 13 juillet. Ayant une correspondance pour San Francisco et hotels réservés, trip organisé ensuite , je suis contrainte d'accepter. Mais je veux me faire rembourser les frais pour hotel, resto, transport et journée de travail pour ce report dont je ne veux pas...mais contrainte car cela voudrait dire remettre en cause le reste des billets , dont le retour, et trouver autre solution prix equivalent pour l'été: maintenant c'est mission impossible! Ils le savent et essaient d'imposer n'importe quoi aux passagers.
Merci de vos avis sur la procédure à faire pour avoir remboursement des frais.
Advantage American Airlines: program moins intéressant English translation pending
Bonjour,
Depuis 15 ans ayant des enfants en Floride et San Francisco je fais le même nombre de vols en éco à l'aller et business au retour chaque année avec AA . Jusqu'au 28 fevrier 2017 j'étais Gold member . Ayant pris un vol Paris Miami le 29 mars j'ai eu la désagréable surprise de ne plus être Gold. Donc les règles d'attribution des miles étant les mêmes chez Air France je me demande si je ne vais pas redevenir client d'Air France . L'avantage d'Air France serait de bénéficier de temps en temps de promos sur les billets primes .
American Airlines ne prend pas en compte l'ancienneté des membres Gold pour faire une offre commerciale afin de garder leurs clients .
Cordialement
En cas de retard d'avion? English translation pending
Bonsoir
Pour aller en Californie cet été , on a un vol vers San Françisco avec une escale de 4h à Toronto ( billets acheté par Go Voyage ) normalement si tout va bien pas de problèmes mais supposons un retard sur le premier vol comment cela ce passe si on arrive trop tard à Toronto ? ou même 30mn avant la correspondance ?
l'avion pour San francisco tient compte du retard et attend les passagés ? on est automatiquement dirigé vers un vol suivant ? tant pis pour nous on doit ce débrouiller sois même pour trouver un autre vol ? je suppose que même dans le pire des cas l'agence de voyage rembourse les frais supplémentaire engendré par le retard ?
merci
Pour aller en Californie cet été , on a un vol vers San Françisco avec une escale de 4h à Toronto ( billets acheté par Go Voyage ) normalement si tout va bien pas de problèmes mais supposons un retard sur le premier vol comment cela ce passe si on arrive trop tard à Toronto ? ou même 30mn avant la correspondance ?
l'avion pour San francisco tient compte du retard et attend les passagés ? on est automatiquement dirigé vers un vol suivant ? tant pis pour nous on doit ce débrouiller sois même pour trouver un autre vol ? je suppose que même dans le pire des cas l'agence de voyage rembourse les frais supplémentaire engendré par le retard ?
merci
Prolongation de visa B2 "refusé", visa B2 annulé? English translation pending
Bonjour,
Je suis partie l'an passée 8 mois à San francisco avec mon visa B2. J'ai fait une demande d'extension 2 mois avant la fin de mon visa (ils préconisaient 45 jours avant). Mais arrivée à la fin de mon visa je n'avais aucune réponse ! Juste une lettre justifiant qu'ils ont bien reçu ma demande (et mes sous) ! J'ai donc appelé USCIS et ils m'ont dit que tant que je n'avais pas de réponse, j'étais légale, je pouvais rester. J'avais demandé une extension de deux mois, vu que je devais rester de toutes les façons que 8 mois en tout. Donc jusqu'à mon départ je n'ai JAMAIS eu de réponse. Je suis repartie au bout de mes 8 mois, à l'aéroport on ne m'a rien dit du tout non plus, même pas posé de questions... Je suis allée vérifiée en début d'année et ils ont pris une décision le 15 Decembre (pour une demande envoyé en juillet oui oui). Et ma demande d'extension a été refusée ! Donc pour moi elle a été tout bonnement refusée car elle ne servait plus à rien vu que j'étais déjà partie depuis deux mois....
Mais du coup, mon visa B2 est-il toujours valide ? Puis-je repartir quand je veux aux USA ? Il est valable 10 ans mais avec ce refus je ne sais pas....
Je suis partie l'an passée 8 mois à San francisco avec mon visa B2. J'ai fait une demande d'extension 2 mois avant la fin de mon visa (ils préconisaient 45 jours avant). Mais arrivée à la fin de mon visa je n'avais aucune réponse ! Juste une lettre justifiant qu'ils ont bien reçu ma demande (et mes sous) ! J'ai donc appelé USCIS et ils m'ont dit que tant que je n'avais pas de réponse, j'étais légale, je pouvais rester. J'avais demandé une extension de deux mois, vu que je devais rester de toutes les façons que 8 mois en tout. Donc jusqu'à mon départ je n'ai JAMAIS eu de réponse. Je suis repartie au bout de mes 8 mois, à l'aéroport on ne m'a rien dit du tout non plus, même pas posé de questions... Je suis allée vérifiée en début d'année et ils ont pris une décision le 15 Decembre (pour une demande envoyé en juillet oui oui). Et ma demande d'extension a été refusée ! Donc pour moi elle a été tout bonnement refusée car elle ne servait plus à rien vu que j'étais déjà partie depuis deux mois....
Mais du coup, mon visa B2 est-il toujours valide ? Puis-je repartir quand je veux aux USA ? Il est valable 10 ans mais avec ce refus je ne sais pas....
Premier voyage dans l'Ouest américain (suite) English translation pending
comme vous me l'avez demandé voici l'itineraire
arrivée San Francisco vers midi
2 jours entier SF
jour 3 départ 9h30 apres avoir recuperez la voiture
arret à sausalito ce qui nous permet de passer le golden gate gratuitement direction Fresno 346 kms
jour 4 Fresno king canyon sequoya park ridegcrest 510 kms
jour 5 ridegcrest panamints springs mosaic canyon furnace creek badwater zabriskie point las vegas 448 kms
jour 6 las vegas
jour 7las vegas zion park hurricane 300km
jour 8 hurricane red canyon brice canyon tropic 225 kms
jour 9 tropic escalante boulder capitol reef gooseneck over look torrey 204 kms
jour 10 torrey arches entrance devils garden traihead sal mountains view point moab 310
jour 11 moab
jour 12 moab monument valley kayenta 273 kms
jour 13 kayenta page 162 kms
jour 14 page antelope canyon grand canyon village 232 kms
grand canyon village williams seligman Kingman 284 kms
jour 15kingman oatman amboy newberry springs los angeles 528 kms
jour 16 los angeles
jour 17 los angeles
jours 18 los angeles depart
voila je n'ai rien reservé et je suis ouvert a tous vos bons conseils merci d'avance