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Le fils du vent (Henning Mankell) English translation pending
by Kola · 2014-02-04 · 63 replies
C'est l'histoire d'un exilé qui ne reviendra pas chez lui. Un enfant arraché à sa terre natale, le désert du Kalahari, par un collectionneur d'insectes à la recherche du spécimen rare qui lui apporterait gloire et richesse. Dans ses bagages il ramènera un scarabée non répertorié... et ce petit garçon seul rescapé d'une tuerie dans laquelle sa mère, Be, et son père, Kiko, ont trouvé la mort. Ce petit garçon qu'il considérera comme son fils adoptif.

Il s'appelait Molo, ne parlait que la langue de son peuple, il sera rebaptisé Daniel et apprendra le suédois. Sur le sable il marchait pieds-nus, il devra chausser des sabots. Son enfance était entourée de bienveillance, il découvrira le froid, l'inconfort, l'hostilité... Sa couleur de peau, l'histoire se déroule en Scanie à la fin du XIXème siècle, en fera un objet de curiosité, d'aversion, d'incompréhension... parfois de compassion. Il sera exhibé comme une curiosité, trimballé d'un endroit à l'autre au gré des errances de son père adoptif.

Un récit sombre et glacé comme la lumière d'un ciel d'hiver, qui s'ouvre sur une scène terrible dont le sens sera révélé dans les dernières pages... Une histoire dont les seules éclaircies sont la présence douce et chaleureuse des parents de Daniel, qu'il rejoint dans ses rêves éveillés... et qui semblent poursuivre, par delà la mort, leur rôle de guides, d'initiateurs, de transmetteurs. C'est dans leur souvenir que Daniel puise l'énergie, la force et la confiance. Un jour, il reviendra sur sa terre natale continuer le chemin tracé par son père... mais pour cela, il devra apprendre à marcher sur l'eau afin de refaire à l'envers le long trajet de l'exil.

Tous les personnages que Daniel croisera pendant sa brève existence s'en trouveront changés, comme si sa seule présence, sa différence, suscitaient en eux des choses qu'ils ne soupçonnaient pas. Des héros en demi-teintes, ni bons ni mauvais, que Daniel connectera avec leur humanité, leur lâcheté, leur bienveillance ou leur faiblesse...

Une écriture qui happe, qui enveloppe, qui dérange et ne lâche pas prise. Un livre qui colle à l'âme, longtemps après avoir refermé la dernière page...

..

Thaïlande avec ou sans visa English translation pending
by Nomaderic · 2014-02-03 · 15 replies
Bonjour voila j' expose mon probleme ici, car je n' arrive pas a avoir l' ambassade Thai au telephone !!

je veux aller en avion a Bangkok avec Etihad en faisant Geneve-Bangkok du 17 fev au 28 mars, cette durée depasse 30 jours, mais je vais me rendre durant ce sejour en Malaisie, exemple : 15jrs Thailande - 15jrs Malaisie - 10jrs Thailande, passage en terrestre, je n' ai rien de reservé, ni bus, ni train ni encore moins avion pour ces trajets là !!

ma question est : les douanes a l' arrivée le 17 fev vont t' elles me poser probleme du fait que mon vol retour depasse 30 jrs ?? la compagnie va t' elle vouloir m' embarquer a Geneve ?? (je suis français au passage 😉)

je peux expliquer mon "trip" mais se ne sera que des paroles ?? j' ai deja fais Thailande - birmanie - Thailande - Laos - Cambodge - Thailande en 2008 sans problemes et sans (maudites) reservation de quoi que se soit ...........

j' aimerais acheter mon billet d' avion rapidement, de ce fait j' attends vos reponses ... merci d' avance 😄

Eric
Interpréter une randonnée aux États-Unis ou au Canada English translation pending
by Cochize · 2014-02-02 · 17 replies
Interpréter une randonnée aux Etat Unis ou au Canada

en emboitant le pas à Zitounet...

voici une photo...

On rencontre parfois dans l'Ouest Nord- Américain qui a vu se dérouler nombre de sagas humaines , des choses étranges , naturelles ou anthropiques, signes ou témoins incertains dont on se demande ce qu'il faut en penser.

Parfois , comme dans les Parcs Nationaux, des hommes et des femmes, des Rangers sont là pour vous expliquer...ou vous passer une video ou des brochures...D'autres fois un guide privé vous accompagne mais vous êtes là encore généralement sur des ''sentiers battus''

Ailleurs ''en dehors des sentiers battus'' c'est rarement le cas. Vous restez alors sur votre faim sauf bien sûr si vous êtes accompagné de personnes du cru averties de l'histoire et de la culture locales

Exemple: la forêt , la montagne... à des jours de marche du plus prochain voisin... un groupe déménage un camp en hélicoptère à l'aide d'un filet d'héliportage. Lors d'une rotation, dans le filet...un balai.. Un vulgaire ballet de cuisine à l'ancienne, balai de jonc comme ceux des sorcières , servant à nettoyer le plancher de contre- plaqué des tentes …Mais ce balai mal positionné passe entre les mailles et tombe au sol …probablement reste-t-il accroché , pendu aux hautes branches d'une épinette. Imaginons, même si c'est plutôt improbable, qu'un chasseur, un forestier , le trouve un peu plus tard . Comment interpréte-t-il çà ? Personne pour lui expliquer..🙂

Une histoire digne de Harry Potter !!!!

d'autant que l'incident se déroule – je le jure- au nord de Witch Lake, British Columbia ( une bonne centaine de kilomètres au nord de FortSt. James)

Une trouvaille peut aussi faire réfléchir aux générations passées… celles des pionniers qui ont laissées les traces de leur labeur.

Dans les parties septentrionales du continent il m'est arrivé de trébucher sur des '' bouts de bois '' dépassant du Muskeg et regardant deplus près, creusant un peu , de m'apercevoir que je marchais sur les restes démantelés d' une ancienne piste de Corduroy antique technique de construction de routes encore utilisée massivement lors de la seconde guerre mondiale par l'Armée américaine pour l'Alaska Highway et nombre d'autres groupes à travers le monde dans des situations de dépannage . Corduroy enfoui, ''en voie de fossilisation'' sous 15 cm de tourbe et dont il était difficile de dire l'âge.. le muskeg comme les tourbières d'Irlande (oud'ailleurs) pouvant avoir des capacités bien connues de conservation. (leurs momies)

Alors évidemment on se prend à penser à l'aventure souvent épuisante, à la ténacité de ceux qui ont construit çà... peut-être des bûcherons se rendant sur une exploitation forestière temporaire... peut-être, plus anciennement alors, des pionniers, des homesteaders allant s'établir quelque part..

A ''holein the rock'', enUtah les Mormons pour passer on dû creuser la roche , y enfoncer des pieux dans des trous dont on retrouve la trace mais dont que l'on serait en peine d'interpréter sans aide, afin d'aménager un porte-à-faux au dessus du vide pour y faire passer les roues extérieures de leurs chariots. Ici les pionniers ont dû vaincre le muskeg avec en plus les mouches les harcelant. En faisant avancer leur chariots mètre par mètre sur des arbres abattus à la hache. Malgré cela des chariots s'y sont enfoncés pour l'éternité, des animaux de trait épuisés y ont trouvé leur tombe.. peut-être bien des hommes aussi …

de la réflexion pour les archéologues du futur..

Pour avoir une idée de ce qu'un voyage en chariot au travers du muskeg en été pouvait représenter comme souffrances il faut lire le récit autobiographique d'une Canadienne née vers 1900 dans le nord del 'Alberta et décédée dans le nord de la Colombie Britannique vers 1978 ( je crois)

The Silence of the North by Olive A .Fredrickson

dont les Canadiens ont tiré un film

pour revenir à la photo : on y voit un homme et une femme en randonnée qui viennent de trouver quelque chose. L'homme –dont les travaux soit dit en passant ont fait l'objet d'une exposition en France- est expert en la matière, il sait commenter sa trouvaille pour le groupe dont il est le guide

bien sûr on peut se demander ce qu'il commente....

ce serait un peu plus long à expliquer …

à suivre (éventuellement)
La vallée des gens heureux , les Aït bougmez English translation pending
by Hannahannah · 2014-02-02 · 8 replies
Bonjour à tous,

On ne parle pas souvent de cette vallée qui se situe au dessus d'Azilal ou de Demnate suivant la route que l'on prend pour la rejoindre .

Je vous met en ligne quelques photos pour vous donner une idée et peut être vous donner envie de la découvrir .

L'arrivée dans la vallée par la route qui va à Tabant



Rencontre avec une des nombreuses cigognes qui vivent dans cette vallée.



l'architecture de la région , les nids de cigognes



Un gite pour se reposer , manger une bonne nourriture de montagne .



On continue la balade le long de l'unique route qui traverse la vallée ;



Quelques brebis à l'abri , bien suspendues sur leur balcon .

On termine notre balade , vous voyez tous les nids de cigognes , OK ce n'est pas Aït Benadou, mais il y a beaucoup moins de monde !



Bonne balade , ces photos ont été prises en Mai, c'est le meilleur moment pour découvrir cette vallée .

Hannah
Trek du Condor ou chemin de l'Inca? English translation pending
by Alanay · 2014-02-01 · 13 replies
Bonjour,

Lors d'un périple en Équateur, en Août, nous aimerions faire un trek sur 3 jours/ 2 nuits. Nous partons en famille, notre plus jeune fils a 14 ans. Nous aimons randonner mais n'avons aucune expérience en altitude.

Nous hésitons entre le trek du condor et le chemin de l'Inca

D'un côté le trek du condor ( ou partie de celui-ci) : J1: départ en début d'après midi, du Parc Antisana, 2h30 de marche à travers le paramo J2: 9h de marche, jusqu'à une petite lagune située au pied du volcan Sincholagua J3: montée sur les pentes du volcan avant de le contourner puis descente vers le Parc Cotopaxi. 7h de marche.

Ou bien le Chemin de l'Inca ( enfin, une partie de çelui-ci): J1: départ en matinée du village d'Achuapallas. 5 à 6 heures de marche. Campement vers Tres Croce J2: lagune de Culebrillas. 6 heures de marche. Campement dans le secteur de Paredones. J3: arrivée à Ingapirca après 4 à 5 heures de marche.

Quel est votre favori ? Sont ils de même niveau, j'ai du mal à apprécier car je pense qu'il faut tenir compte non seulement du dénivelé mais aussi de l'altitude. En termes de paysages, sont ils fort différents ?

Merci pour vos précieux conseils
Voyage aux États-Unis avec 2 enfants en bas âge English translation pending
by Bebelle44 · 2014-01-27 · 283 replies
Bon voilà, après avoir pesé le pour et le contre, retourné la question dans tous les sens et réfléchi encore et encore pendant des semaines et des semaines, nous avons réservé aujourd'hui nos billets pour les USA pour partir dans 1 mois et demi (oui, il était temps) avec nos 2 enfants qui auront 9 mois et demi et presque 3 ans. Maintenant il va falloir qu'on organise et prépare tout, les passeports des petits (nous en avons déjà car nous sommes partis il y a 2 ans tous les 2), le permis international, l'ESTA, etc. Je vais aller voir le pédiatre pour lui demander une ordonnance pour un sirop (qu'on m'a conseillé à la pharmacie) qui, dixit la pharmacienne, assomme les enfants et comme ça ils dormiront plus facilement. On va être principalement sur Los Angeles et on voudrait aller voir le grand Canyon, Monument Valley et soit San Francisco soit Las Vegas, faut qu'on choisisse car il y a beaucoup de route. Si vous avez des conseils, etc, n'hésitez pas, ils seront les bienvenus.
Itinéraire 15 jours dans l'ouest des USA English translation pending
by Qdelph · 2014-01-27 · 13 replies
Bonjour, Je reviens faire le forum pour des avis concernant mon itinéraire dans l'ouest américain.

Nous comptons partir du 10 septembre au 24 septembre 2014 Nous sommes un couple de 30 ans.

Nous aimons les parcs mais également les villes. Nous comptons partager les 2. Nous essayons de faire quelques Bed and Breakfast surtout à SF et LA

Nous allons louer un véhicule (SUV) qui nous suivra tout le long du voyage

Vol : Bruxelles > San Francisco (stop à Washington) arrivée à 20.00 hrs 😕😕😕 Las Vegas > Bruxelles (stop à N-Y) départ à 08.00 hrs re😕😕😕 Le billet est à 660€ clairement, je n'ai pas trouvé moins cher même en changeant de lieu de départ ou d'arrivée Nous avons du nous organiser pour arriver à Las Vegas en semaine (dimanche soir aussi) pour avoir des prix convenables.

Mercredi 10/09 : Arrivée à San Francisco à 20.00 hrs prise de la voiture nuit à SF

Jeudi 11/09 : Visite de SF nuit à SF

Vendredi 12/09 : Visite de SF (Alcatraz) nuit à SF

Samedi 13/09 : Route vers Yosemite visite de Yosemite retour à SF pour la nuit

Dimanche 14/09 : Journée consacrée à la route vers Los Angeles en passant par la Highway 1 nuit à Los Angeles

Lundi 15/09 : Visite de LA nuit à LA

Mardi 16/09 : Universal Studio nuit à LA

Mercredi 17/09 : route vers Palm Springs repos à Palm Springs Nuit à Palm Springs

Jeudi 18/09 : route vers Phoenix visite très light de la ville Nuit à Phoenix

Vendredi 18/09 : route vers le Grand Canyon Visite du Grand Canyon route vers Page Nuit à Page

Samedi 19/09 : Visite de Page Horseshoe bend Route vers Bryce nuit à Bryce

Dimanche 20/09 : visite de Bryce route vers Las Vegas nuit à Las Vegas

Lundi 21/09 : visite de Las Vegas nuit à Las Vegas

Mardi 22/09 : Route vers death Valley visite death valley retour Las Vegas nuit Las Vegas

Mercredi 23/09 : Visite Las Vegas nuit Las Vegas

Jeudi 24/09 : retour de la voiture départ 08.00 hrs

Voila, qu'en pensez vous ? Je pense que c'est faisable sans trop trop se presser On pourra découvrir pas d'endroits sans pour autant faire toutes les randonnées possible On pourrait encore rajouter un jour si il faut Avez vous des conseils?

Merci Quentin
Bivouac dans les parcs namibiens English translation pending
by Yoann1 · 2014-01-27 · 5 replies
Bonjour, Nous sommes une famille de randonneur et nous aimerions découvrir la Namibie. J'ai du mal à trouver des infos concernant la législation dans les parcs et réserves namibiennes.

Nous aimerions faire des rando de 3-4 jours (avec notre réserve de nourritue, eau, matos...) dans quelques parcs ( sauf etosha = impossible ) mais sans guide (en autonomie). par exemple, est-ce possible de randonner en autonomie 3 jours dans le parc namib-naufluft? Dans la zone de sossulveil, est-il obligatoire de quitter la zone la nuit?

où peut-on trouver les infos sur la législation dans les parcs?

Merci de votre aide
Navette Nice-Savone English translation pending
by Laboucherie · 2014-01-25 · 18 replies
Bonsoir, qui peut me dire si pour la navette nice savone on la prends a l'heure quon veut ou il faut se referer a l'heure indiquer sur la reservation? Et pour le parking P6 a l'aeroport il vaut mieux reserver ou c'est pas la peine (depart le 30/06/14). Merci
Film et livre: "The Masons of Djenné" (Mali) English translation pending
by Taamaden · 2014-01-23 · 0 replies
"All art worthy the name is the energy – neither of human body alone, nor of the human soul alone, but of both united, one guiding the other: good craftsmanship and work of the fingers, joined with good emotion and work of the heart." (John Ruskin, 1859)

A tous les amis du MALI et de la ville de Djenné,

le film "The Masons of Djenné/Les Maçons de Djenné", sous-titré en français, a été créé pour l'exposition MUD MASONS OF MALI au Musée National d'Histoire Naturelle de l'Institution Smithsonian, Washington DC. Les maçons parlent de l'histoire de leur ville, de leur métier, et des défis et des transformations culturelles auxquels ils sont confrontés de nos jours. Un film produit et réalisé par l'anthropologue Trevor H.J. Marchand (de la SOAS, Université de Londres) :

http://www.youtube.com/watch?v=WPi2ZnqOArk

++++++++++++++

Voici le livre de Trevor Marchand qui met le travail de retour sur le terrain, avec de la saleté encore sous les ongles. Pour en apprendre les processus de construction, Marchand lui-même devient apprenti des maçons de Djenné, en échangeant son travail pour l'apprentissage.

La ville de Djenné inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO, a été un carrefour pour le commerce des marchandises, des personnes, des idées et des technologies depuis des millénaires. Par invention locale et intégration des méthodes et styles, les bâtiments de Djenné et notamment la Grande Mosquée, le plus grand édifice du monde en banco, sont des avatars d'une telle architecture appropriée. Autrement dit, ils sont accordés avec les particularités des matériaux locaux, les climats, les cosmologies et les sens esthétiques qui subsument des facteurs à la fois pratiques et "idéationnels".

Par sa description élégante et entraînante, Marchand redonne vie aux structures merveilleuses de Djenné : le travail peut être la joie, est une leçon en soi et une prière encore plus profonde. La vitalité des processus de construction est assurée par des serments, des trucs magiques et des interventions spirituelles qui protègent les maçons musulmans profondément respectueux de leur métier pouvant être dangereux, tout en assurant le succès de leurs efforts. En effet, dans un des passages les plus saisissants du livre, Marchand révèle comment des dimensions mystiques répondent aux réalités de la construction : une façade s'est effondré juste là où les enfants passent, mais personne ne se blesse. "'Ce n'est pas possible, ' Bamoy muttered breathlessly, shaking his head in disbelief. 'Ce n'est pas possible.' Yappi turned to me, slightly shocked, and said that he had never seen this happen before. Quickly regaining composure, Bamoy interjected that accidents like this can and do happen from time to time. He paused, and then exclaimed with grand confidence that effaced any trace of shaken nerves: 'No one was injured, of course, because I made proper benedictions this morning before work.' The whole assembly, nevertheless, had to be rebuilt. The palm trunk was salvaged from the street and hauled back to the roof, but the bricks had shattered and would be recycled as mortar. ..." (p.217).

Dans la partie 2 du livre, "Portraits of Life and Work in Djenné", nous rencontrons aussi des personnalités plus grandes que la vie, dont le "Michel-Ange de Djenné" (Al-Hajji Kouroumansé*), pas du tout une exagération, vu la capacité et la créativité extraordinaires de cet homme. Finalement, ce qu'est le plus convaincant de cette étude, c'est sentir et vivre la passion des maçons de Djenné qu'ils développent pour leur travail, et le lecteur est disposé à partager la passion de Trevor Marchand pour avoir pu collaborer avec eux. De nombreuses magnifiques photos en noir et blanc augmentent la qualité et après tout la valeur de cet ouvrage. A lire absolument ...

Marchand, Trevor H.J. (2009). The Masons of Djenné. Bloomington-Indianapolis : Indiana University Press, 352 pages, bibl.

Hery

*dans ce nom de famille, une famille de maçons installée depuis longtemps à Djenné, "se cache" la phrase verbale bambara Kurun ma se ("la pirogue n'est pas arrivée"). Plus qu'une indication aux Bozo comptant parmi les anciennes familles de maçons en ville. Aujourd'hui, environ 20% de la population de Djenné sont Bozo. Ils résident surtout à Djoboro, un des plus anciens quartiers ...









Eurovélo 3: encore en projet ou déjà une réalité? (Orléans-Bordeaux) English translation pending
by Phil86 · 2014-01-23 · 6 replies
Bonjour à tous. Autant l'eurovélo 6 me semble bien balisée et connue (nombreux guides et discussions), autant l'eurovélo 3 me semble bien délaissée. J'envisage un petit périple entre Orléans et Bordeaux dans un premier temps, aussi j'aimerai avoir des renseignements : le balisage est-il en place ou de façon encore très aléatoire? des guides existent? qui l'a fait? merci pour toutes les réponses que vous pourrez m'apporter Philippe
Bateau-stop pour transat retour au Brésil ou aux Antilles? English translation pending
by Paranoia25 · 2014-01-22 · 11 replies
Bonjour tout le monde,

Je voyage en Amerique du sud depuis 7 mois et j'aimerais rentrer en bateau en la France, probablement dans le courant du mois de mai. Il me semble que le plus simple pour cela est de faire du bateau stop aux Antilles mais je ne suis pas sur d'avoir l'argent ou le temps de remonter jusque la. C'est pourquoi je pensais egalement au Bresil. Quelqu'un sait-il si il est facile de faire du bateau stop pour une transat retour au Bresil ? A Salvador de Bahia par exemple ? Les vents sont-ils favorables a cette epoque ?

Merci d'avance beaucoup a la bonne ame qui saurait m'aider !!
Location de voiture en Floride English translation pending
by Almiguadelou · 2014-01-21 · 5 replies
Bonjour je vais louer une Nissan Versa lors de mon prochain séjour en Floride , je dois impérativement alimenter mon GPS grâce a une prise 12 V , quelqu'un sait si ce modèle en est équiper , et a quel endroit car mon câble est relativement court .

Merci pour vos réponses

Cordialement
Pistes/hors route au Portugal en camion 4x4 English translation pending
by Math26 · 2014-01-19 · 12 replies
Bonjour,

Nous partons au Portugal fin juin début juillet, pour 3 semaines et souhaiterions emprunter le maximum de pistes avec notre camion.

J'ai déjà parcouru quelques road book ou récits de voyageurs ayant utiliser un 4x4 VL au Portugal, mais je n'ai pas trouver de récits avec un poids lourd.

Le notre a un gabarit plutôt imposant: long: 8,5 m. Larg: 2,5m. Haut:3,6m. Poids 14 tonnes.

Je viens chercher ici des conseils et des expériences pour nous aider à préparer notre périple.

Au plaisir de vous lire.
Plantes ou produit répulsifs pour serpents au Cameroun English translation pending
by Biarritz64 · 2014-01-19 · 32 replies
Bonjour et très heureuse année à toutes et à tous

Nous comptons, ma famille et moi nous installer au Cameroun, mais une question me taraude, il y a-t-il des plantes locales qui éloignent les serpents ?😐

J'ai recherché en vain dans le forum (anciennes discutions) en Googlelan, j'ai bien trouvé un répulsif que l'on trouve en France: Vipéryl, je me dis que les autochtones doivent certainement connaître les plantes répulsives

Merci d'avance pour votre aide
Tour du lac d'Annecy English translation pending
by Lesgnomes · 2014-01-15 · 22 replies
Bonjour,

Nous sommes 2 familles, avec 6 enfants de 7 à 12 ans, et nous souhaiterions faire cette belle balade à vélo, en mai-juin. Je voudrais savoir si :

- le trajet est uniquement en site propre ? - nous voulons prendre le temps, donc passer une nuit en camping. Avez-vous un camping à nous suggérer au milieu de la boucle (avec location de mobilhomes, on se voit pas trimballer 4 tentes, 10 sacs de couchages, 10 matelas ;-))

Merci pour tous vos avis et conseils.

Florence
Croatie - Grèce - Balkans en camping-car English translation pending
by Dgimis50 · 2014-01-14 · 6 replies
Bonjour à tous Nous préparons notre périple vers la Croatie La Grèce.. et les Balkans un ami nous a répondu en voyant notre trajet "" Bonjour Ginet.....fais comme tu veux, je te l'ai dit........vous prenez des risques certains en passant par le Montenegro et l'Albanie, a votre place je descendrais jusqu'a talon de l'Italie>bateau et arrivée en Grèce à Igoumenitsa. La route en Bulgarie:ok mais seulement si vous prenez les autoroutes (et encore)...la route est pourrie et il est vite fait de flinguer une roue voire la direction. la mer noire est très jolie mais plus au Sud... au nord de Bourgas (la ou vous allez) c'est du beton partout, je te recommande le petit port de Sozopol...magnifique. Pour rejoindre la Roumanie vers Constanza...pareil, route pourrie en Bulgarie, un peu mieux en Roumanie. Attention au vol en Roumanie, les gens sont très gentils et aimment bien les français mais il n'y a pas qu'eux. La suite de ton voyage ça va.

Et vous , vous en pensez quoi? merci

Voyage avec bébé & billet prime chez Air France: attention... English translation pending
by Galinette69 · 2014-01-13 · 8 replies
Bonjour à tous,

Je veux juste vous faire part d'une mésaventure qui nous est arrivée lors de notre voyage à la réunion...

Nous avons pris un billet AR prime (avec des miles). Mais comme il n'est pas possible de prendre un billet bébé (<2 ans) avec les miles, il a fallu le faire par téléphone, prendre les billets prime chez FB, qui nous a ensuite mis en relation avec AF, qui a fait le billet bébé et l'a en théorie rattaché à notre dossier. Au passage, nous avions demandé à FB des places nacelles qui étaient disponibles (réservé 9 mois à l'avance tout de même) et confirmées oralement.

A la réception des e-mails, aucune place indiquée sur les e-billets. Nous avons donc rappelé FB, qui nous a confirmé que nous étions biens sur deux places cote à cote avec nacelle (en nous donnant le numéro de siege que j'ai oublié depuis)

Et le jour J, surprise: - A l'enregistrement, ils ne retrouvent pas le billet bébé. Il est retrouvé après 20 minutes de recherche par le personnel au sol (très gentil). - Nous sommes chacun à 30 rangées de différence et sans nacelle... - Après 30min de négociations, nous retrouvons une seule place face à une nacelle, partagée avec un autre parent avec un bébé...

Joie!

Le personnel a bord a été de très désagréable (responsable du secteur dans l'avion qui me faisait des remarques quand je devais parcourir mes 30 rangées pour aller inverser avec la maman entre 2 turbulence au moment ou ils servent les boissons) à très sympa (chef de cabine), mais comme l'avion était plein à craquer on ne nous a trouvé aucune solution de remplacement.

Spéciale dédicace gratuite aux personnes ayant des places "nacelles" sans enfants qui n'ont pas voulu échanger car cela leur faisait plus de place pour les pieds.

Donc : si vous tentez cette manipe (billet prime FB + billet bébé) sur un long vol, faites attention...
Problème avec agence de voyages française pour le Vietnam English translation pending
by Maestun · 2014-01-13 · 10 replies
Bonjour, Nous devions partir au Vietnam pour notre voyage de noces le 20 décembre dernier. N'ayant que peu de temps pour l'organiser, nous sommes passés par une agence haut de gamme ayant pignon sur rue. Excellent contact, cette agence nous a fait un programme de 13 nuits sur mesure, pour une somme assez élevée (et probablement justifiée).

Malheureusement, le vol Vietnam Airlines Hanoï-Paris a été annulé (alors que nous avions déjà poireauté 4 heures dans l'avion), reporté au lendemain (nous avons passé une nuit sur Paris), puis de nouveau annulé ! La seule solution proposée par Air France (le personnel de Vietnam Airlines étant absent à l’aéroport !), était un vol Paris-Singapour, une nuit sur Singapour à nouveau, puis départ le lendemain pour Hanoï si tout va bien.

Bref, pour faire court, nous perdions 25% du temps de séjour au Vietnam (dont la visite de la baie d’Halong), nous avons préféré tout annuler et rentrer chez nous : s’agissant de notre voyages de noces, nous voulions que tout se passe le mieux possible. Je ne vous dis pas l’énorme déception que ça a été pour ma femme et moi, cette décision a été difficile à prendre.

Nous sommes retournés voir l’agence pour tout expliquer et demander un remboursement intégral, et également envoyé une lettre recommandée pour « tracer » notre demande. Cela fait maintenant 3 semaines, l’agence ne nous donne pas de nouvelles, les seules réponses à mes coups de téléphone ne donnent que : « on s’en occupe, mais vous savez, ce n’est pas de notre faute ». Nous avons l’impression ne nous faire mener en bateau par l’agence… Je sais bien que l’annulation n’est pas de leur faute, mais étant donné qu’elle est notre seul interlocuteur, elle devrait nous rembourser au plus tôt, indépendamment du bon vouloir de ses prestataires ?

Merci d’avance de m’éclairer, car je n’en dors plus la nuit…
Québec-Louisiane seule à vélo English translation pending
by Poischiche · 2014-01-13 · 6 replies
Bonjour,

J'ai un projet en tête et je suis à la recherche de conseils/d'avis. J'ai 23 ans, un budget de maximum 5000$ et 4 mois libres de août à décembre 2014. J'aimerais me rendre en Louisiane à vélo, mais je n'ai aucune expérience en cyclotourisme. J'ai cependant un peu d'expérience pour les longs voyages seule.

À 8 mois de mon objectif, est-ce réaliste? Est-ce qu'une jeune femme seule peut relever un tel défi? Quelle préparation physique devrais-je faire (je fais déjà beaucoup de randonnée, course à pied et ski de fond)? Quel vélo me procurer? Quelles sont les plus et les moins de cet itinéraire?

Je lirai vos idées, conseils, témoignages avec plaisir! Merci, Sophie
Khaudom Game Reserve en Namibie English translation pending
by Themsi · 2014-01-12 · 9 replies
Bonjour et bonne année, J'aimerais savoir si la sortie ou entrée nord de la réserve est ouverte (green gate). merci Thierry
Itinéraire à vélo sur la Côte d'Azur English translation pending
by Laurak1 · 2014-01-11 · 8 replies
Bonjour, Cet été nous sommes 3 copines à vouloir nous lancer dans un itinéraire vélo sur la Cote d'Azur. Mais évidemment nous sommes novices en la matière... donc des questions primordiales s'imposent comme: Pour savoir si un itinéraire est réalisable et bien desservi niveau pistes cyclables, y a t il un site sur lequel se rendre, ou alors un guide recommandé?

Et si jamais vous aviez des conseils, n'hésitez pas!

Je vous remercie de vos réponses, Une bon week end à tous!
Que voir au... Gabon English translation pending
by VoyageForum · 2014-01-10 · 7 replies
Que voir au Gabon ? Pour préparer votre futur voyage, un aperçu des principaux sites et lieux à visiter dans le pays (carte).

On peut diviser le Gabon en deux zones : la côte et l'intérieur.

1- LA CÔTEGamba : construite entre la mer et la lagune Ndougou, difficilement accessible, la petite ville vit du pétrole. Elle possède cependant de très beaux alentours avec deux parcs nationaux à proximité (Loango et Moukalaba).Libreville : capitale et première agglomération du pays, Libreville est entourée de forêts et de belles plages. Ces dernières sont le principal intérêt touristique de la ville, bien au delà de ses quelques (rares) bâtiments "historiques".Mayumba : dernière ville côtière avant le Congo. L'endroit est connu pour ses très belles plages où viennent pondre des tortues. On peut voir également des singes, hippopotames, gorilles, crocodiles (plus des baleines au large) dans le petit parc du même nom situé à quelques kilomètres de là.Port Gentil : la ville construite sur une île est la capitale économique du Gabon (bois et pétrole) et compte nombre d'expatriés.Patrimoine naturel L'Estuaire : c'est ainsi qu'est désigné l'estuaire du Gabon avec Libreville sur sa rive droite. Au niveau naturel, à la périphérie nord de la capitale, le Parc National d'Akanda est une zone de mangroves où nichent nombre d'oiseaux migrateurs, tandis qu'au sud celui de Pongara permet de voir des tortues et des baleines.Parc National de Loango : au nord de Gamba, ce superbe parc de bord de mer abrite des éléphants, hippopotames, léopards et gorilles dans de très beaux paysages. Au large on peut aussi voir des baleines et des dauphins.Parc National marin de Mayumba : au sud de la ville du même nom, l'endroit accueille des tortues, des singes, hippopotames, gorilles, crocodiles (plus des baleines au large) dans de très beaux paysages de dunes et de mangroves.Parc National de Moukalaba-Doudou : cet autre parc à côté de Gamba est habité par des gorilles.2- L'INTÉRIEURFranceville : principale localité du sud-est construite en altitude au milieu de la savane, de canyons et de quelques belles chutes d'eau. C'est aussi le terminus du Transgabonais qui part de Libreville à plus de 600 km de là et traverse tout le pays.Lambaréné : à 250 km de la capitale, l'endroit est connu pour le dispensaire du docteur Schweitzer qu'on peut encore visiter (musée). Tout autour de la ville plusieurs lacs et rivières qui se découvrent en pirogue.Lastourville : ville du centre, sur le tracé du Transgabonais. On peut voir plusieurs grottes dans les environsOyem : c'est la quatrième ville du Gabon et une étape vers la Guinée Equatoriale ou le Cameroun voisins. Ses environs sont occupés par la dense forêt équatoriale (Parc Minkébé) où vivent toujours quelques populations pygmées semi-nomades.Patrimoine naturelParc National de la Lopé-Okanda : ce parc du centre du Gabon est un mélange de savane et de forêts, où vivent notamment des gorilles, avec plusieurs témoignages de la préhistoire. C'est pour ces raisons qu'il est classé au patrimoine de l'UNESCO. Parc National d'Ivindo : dans le centre du pays, des gorilles et autres singes dans un décor de forêts, de gorges et de chutes d'eau (Kongou, Mingouli…).Parc National de Minkébé : à l'extrême nord, ce vaste parc de la forêt équatoriale difficile d'accès abrite entre autres des éléphants et des gorilles. C'est là aussi que vivent toujours quelques populations pygmées semi-nomades. 3- LE PLUS APPRÉCIÉ...

La côte : Mayumba; Parc National de Loango; Parc National marin de Mayumba; Parc National de Moukalaba-Doudou.

L'intérieur : Lambaréné; Parc National d'Ivindo; Parc National de Minkébé.

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Randonnée au-dessus de Menton English translation pending
by BDFourmis · 2014-01-07 · 9 replies
Bonjour, En parcourant ce forum, j'ai pris connaissance d'un c-r (initié par Régis, complété par Eze) qui concerne une rando qui mène au sommet du Berceau, sur les hauteurs de Menton.

J'ai compilé les infos disponibles, à savoir : - départ de la gare sncf de Menton-Garavan - itinéraire emprunté : GR 52, tout balisé - dénivelée positive : 1100 mètres

Questions : - quand on sort de la gare, où attaque-t-on l'itinéraire (points caractéristiques, grandes directions) ? - Y-a-t-il un marquage rouge/blanc dès le départ ? Sur tout l'itinéraire ? (il semblerait que oui) - durée moyenne de l'ascension ?

Merci d'avance pour les éventuels "retours d'expérience" et infos pratiques !
Planificateur d'itinéraire English translation pending
by Manu72 · 2014-01-02 · 21 replies
Bonjour,

Si certains sont à la recherche d'un planificateur d'itinéraire simple et relativement complet, j'en ai crée un:

www.bike-and-hike-route.com

Il permet de : - créer des parcours rapidement à l'aide de points de passage - d'importer, d'exporter les parcours - de visualiser le profil d'altitude, les infos de dénivelé, les ascensions, etc. - visualiser le parcours en 3D - etc.

Donc si ça peut vous aider ;-)

Manu
Espagne - Portugal - Espagne - France à moto English translation pending
by Twindy · 2014-01-02 · 28 replies
Bonsoir, Je prépare un parcours en moto pour l'été 2014 afin de visiter l'Espagne en passant par Santander jusqu'au Portugal entrée à Vigo redescendre par la côte Portugaise pour arriver sur Faro, repartir en France par la côte Espagnol et remonter en Ile de France par l'intérieur. Qui connait ? Cordialement Twindy
Petit guide pratique: Que voir et où randonner en Norvège? English translation pending
by Julien92Sui · 2014-01-02 · 47 replies
Bonjour à tous, Vous n'avez pas encore choisi votre destination de voyage pour cet été ? Vous aimez les fjords, les glaciers, les lacs, les jolis petits villages, les paysages magnifiques, la nature ? Alors la Norvège est faite pour vous ! La beauté de ces paysages naturels est exceptionnelle et le meilleur moyen de la découvrir est d'y randonner et de camper dans des lieux magnifiques. Vous retrouverez sur mon blog une sélection de mes 30 photos préférées prises en Norvège.

Coût de la vie et budget Le coût de la vie en Norvège vous paraît un obstacle ? Alors lisez mon paragraphe "Un pays cher où on peut voyager pour pas cher... !" En effet, grâce à l'autorisation du camping sauvage (lois de libre accès à la nature : "allemannsretten") en Scandinavie (hormis le Danemark), vous pourrez camper presque n'importe où et gratuitement ! Votre budget en sera fortement réduit et vous pourrez profiter au mieux des paysages norvégiens. Mon premier voyage en Norvège, de 28 jours, m'aura coûté au total un peu moins de 800€ ! Tout inclus : nourriture, transport interne, vol pour y aller, ferry, hébergement, musée, carte de rando, Guide du Routard etc. !

Déplacement internes Comment se déplacer ? Auto-stop, train, bus, vélo, à pied, voiture personnelle, voiture de location, avion, bateau ? Les ferry et les péages sont-ils nombreux et chers ? Quel est le prix de l'essence ? Toutes les réponses ici :
http://trek.uniterre.com/norvege

Que voir ? Les endroits à ne pas manquer : - Les fjords : de Stavanger à Trondheim, les glaciers ont creusé des fjords grandioses. A parcourir en voiture, mais sans oublier de vous arrêter pour randonner. Si vous optez pour des balades à la journée, vous trouverez des informations sur mon blog en téléchargement le PDF "Dans les fjords" : Kjerargbolten, Preikstolen, Trolltunga, Glacier de Buer, Kinsarvik, Kvasshovden, Bakkanosi, Skala, Skagfla et Romsdalseggen sont des balades qui vous permettront de découvrir au mieux les fjords avec des vues spectaculaires. Toutes ces balades sont décrites en détail sur mon site, vous pourrez aussi télécharger l'itinéraire GPS.



- Les îles Lofoten : pas de mot pour décrire la beauté de cet archipel : 150km d'îles, de montagnes, de fjords, de plage de sable fin et de villages de rorbuer, ces maisons de pêcheurs rouges. Des pics acérés baignant dans la mer... à découvrir également à pied. Je vous propose 17 balades dans cet archipel : Geitgalien, Hermanstalstinden, Munkan, Helvete, Reinebringen, Himmelstalstinden, Moltinden, Haen, Nonstinden, Festvagtinden, Buneset, Matmora, Hovden, Tindstinden, Kongstinden, Kvalvika, Nusjorf-Nelsand. Pour toutes ces balades, je donne une petite description pour vous aider à trouver votre chemin, la trace GPS, une évaluation de la difficulté (vert, bleu, rouge et noir) et de l'intérêt (0 à 5 étoiles).





Si vous disposez d'un peu de temps, aller jusqu'à Vaeroy : cette petite île est magnifique. On peut y faire une marche sympa.



- Les Alpes Lyngen : vous ne connaissez pas ? Normal, ce massif situé dans le Troms est oublié des touristes et des guides de voyages. Pourtant, ses glaciers, sa faune, ses montagnes aux pics acérés et ses rorbuers méritent plus qu'un simple détour. Je décris deux randonnées dans ce massif sauvage : les glaciers de la Lyngsdalen, une rando facile au départ de Furuflaten et une balade plus difficile : Rundvatnent au départ de Gudvalen.



- L'île de Senja : plus connu que les Alpes Lyngen, l'île de Senja reste très peu touristique. Le Glaervatnent au départ de Gryllefjord, le Kneipen et le Segla au départ de Fjordgard sont des randonnées peu fréquentées et pourtant aussi belles que celles que l'on peut trouver dans les îles Lofoten.



- Le Télémark : une région sur la route des fjords pour ceux qui voudraient rejoindre Stavanger depuis Oslo. Lardalstingen, Hileknuten et le Gausatoppen sont des idées de balades. Le mauvais temps que j'ai eu dans cette région, m'a empêché de parcourir vraiment ces randonnées. Je vous conseille de passer par Rjukan et Dalen avant de rejoindre Lysebotn dans le Lysefjord.

- Les Parcs Nationaux se prêtent parfaitement aux treks itinérants sur plusieurs jours.

Le Jotunheimen Sans doute, le parc le plus fréquenté de Norvège. C’est aussi le plus beau. Beaucoup de gens ne font que la fameuse crête de Besseggen et reviennent en bateau. Toutefois, les randonneurs plus expérimentés pourront faire un trek d’une petite semaine : nombreuses variantes possibles : une boucle, une traversée en largeur, en longueur etc. ! “Walking and trekking in Norway” propose trois treks différents dans le parc.

L’Hardangervidda Il s���agit d’un grand plateau d’altitude : des grands espaces naturels, loin de la civilisation. Paysages moins spectaculaires que le Jotunheimen, et donc moins fréquenté. Une rando classique est celle partant de Kinsarvik. J’ai décrit la première étape dans le PDF “Fjord”. Ensuite, on atteint Stavali, puis après... à vous de laisser jouer votre inspiration : Heldo, Vivelid, Torehytten !

La Rondane Traversée du parc entre Stavali et Hjerkinn ou boucle autour de Rondvassvbu ? A vous de choisir ! Un massif pas trop fréquenté qui est réputé pour sa météo plus clémente et sa grande population de rennes sauvages. On peux enchainer la traversée de la Rondane avec celle du Dovre. Hjerkinn et Kongsvoll n’étant qu’à 10km.

Le Dovrefjell La traversée du massif de Kongsvoll à Gjøra est assez prisée. Cependant, on peut opter pour une boucle comme nous l’avons fait; la plus belle partie étant celle du Snøhytta. En plus, c’est là où vous aurez des chances d'apercevoir un troupeau de boeufs musqués. On en a vu deux fois, ce n’est donc pas si rare que ça. Retrouver une idée d'itinéraire de 4 jours sur mon blog :http://trek.uniterre.com/Norvege/

- La Route de l'Atlantique (F17) et les îles au large comme Lovund ou Traena. Vous pourrez aussi y voir des macareux !



- Le glacier Svartisen : jolie balade également... et le glacier est vraiment impressionnant !



- Les villes : J'ai visité Stavanger, Trondheim et Tromsø... ne pas trop s'y attarder : pour moi, l'intérêt de la Norvège vient beaucoup plus de la beauté incomparable de sa nature plutôt que de ces villes. Tromsø reste ma préférée : on se sent très proche de la nature sur cette île. La montée sur la colline à l'Est est vraiment sympa. Le téléphérique coutant cher, mieux vaut y monter à pied. Il est possible de monter par le chemin raide qui part entre les maisons de Tromsdalen et de redescendre par l'autre chemin qui fait un grand détour et arrive au départ du téléphérique.

Voilà tout, n'hésitez pas si vous avez des questions pour préparer votre voyage ou vos treks, balades, randonnées en Norvège !

Julien http://trek.uniterre.com/
Traversée sud - nord de la France en VTC English translation pending
by T301 · 2014-01-01 · 17 replies
bonjour à tous

je prévois pour le mois de juin un petit périple de moins de 10 jours vers mon dpt d'origine à savoir le 76 en partant de mon dépt d'adoption le 84.

j'ai 35 ans, je pratique le vtt depuis 2 ans, j'ai investi dans un rapid 4 de chez giant (poids plume, roue 700 , cadre route mais cintre vtt, un vtc un peu sportif en somme) pour compléter mon entrainement vtt et c est avec ce dernier que je prévois de faire ce voyage.

je me délecte de lire les aventures et conseils de chacun sur ce forum.

que pensez vous de l'itinéraire choisi, pas le plus simple j'en ai conscience mais je veux éviter la vallée du rhone, son mistral et j'ai qq amis à visiter en auvergne et dans le centre de la France.

vos avis, conseils et impressions sont les bienvenus !

guillaume
Escale à Miami pour Key West English translation pending
by Patherson · 2013-12-29 · 8 replies
Bonjour à tous !

Voilà, le 7 août prochain, je pars aux US road trip de 24 jours (Key West>Québec). Mon inquiétude (d'après ce que j'ai lu et je sais bien que les voyages des uns et des autres sont différents) est l'escale à Miami (première fois que je fais une escale).

Je prends le vol Air France (CDG>MIA) avec une arrivée à 17h25. Suite à cela, je dois enchainer avec un vol MIA>key West avec American Airlines pour un décollage prévu à 20h35 (donc embarquement 19h35 et fin d'enregistrement bagage 19h).

Ma question est simple est ce que le timing est juste ou ça peut le faire ? En sachant que j'ai pris les billets d'avion séparé (car étant enfant d'agent AF je n'ai pas le choix de faire autrement) donc logiquement les bagages ne seront pas transféré à mon autre vol.

Merci d'avance de vos réponses ! Vive les voyages !
Mamie en cavale en solo à Terre-Neuve (5 semaines) English translation pending
by Mamieecaval · 2013-12-28 · 69 replies
Mamie en cavale à Terre-Neuve-et-Labrador

Mamie en cavale n’est pas un personnage de fiction : j’ai bel et bien quitté enfants, petits-enfants, amies et amis, jardin, maison… pour découvrir Terre-Neuve-et-Labrador à bord d’un motorisé baptisé Gontran, avec ma chienne Cléo (mélange de terre-neuve et de berger allemand, je lui devais bien ça). Mon cœur n’est pas de pierre pour autant : avec moi, une clé USB contenant des photos, un ordinateur portable pour les échanges de courriels et un téléphone cellulaire.



J’étais fière de moi : j’avais mené avec confiance ce gros engin, de prime abord menaçant, et j’avais vaincu mes peurs de vieille femme. Comment y suis-je donc arrivée? Je ne saurais dire à quoi tient ce mini-miracle. Aucune angoisse, aucune inquiétude, aucune hésitation dans les jours qui ont précédé mon départ. Le désir de découvrir, de me dépasser surement... Le désir moins concret, non formulé, de retrouver l’adolescente en moi qui, du fond de sa campagne, rêve d’être tortue, d’aller de par le monde comme journaliste. Rêve vite écrasé par la morale de l’époque : ces gens-là mènent de mauvaises vies, affirmait ma mère. Comme quoi les choses arrivent quand elles doivent arriver.

Tout en conduisant les kilomètres qui m’éloignent de la maison, je ne songe à rien d’autre qu’à franchir cette distance, à m’assurer que Gontran et Cléo se portent bien, à vérifier l’itinéraire, à nous nourrir… Je suis à chaque instant dans l’« ici et maintenant ». Trop tard de toute façon pour me demander si ce « road trip » est une folie. Je me réveille dans la file d’attente du bateau qui me traversera à Terre-Neuve-et-Labrador, toute étonnée d’y être.

L’arrivée à Port aux Basques se fait remarquable. Après les longues et ennuyeuses autoroutes de Saint-Colomban (Laurentides) à North Sydney (Nouvelle-Écosse), je suis abasourdie quand je quitte le centre d’information où Cléo s’est délié les pattes après ses sept heures de bateau dans Gontran. Devant moi, des montagnes à couper le souffle et la mer au-delà. Je ne suis pas la seule à m’y arrêter pour un instant d’admiration, et de photos. J’avais fouillé Internet avant de partir, mais rien ne peut rendre le réel. Pas plus les photos que je livrerai ici. Déjà, sur le plan de la langue, Terre-Neuve est une exception : on devrait dire « en Terre-Neuve », comme « en France », parce que le nom se termine par un « e ». Mais l’OQLF (Office québécois de la langue française) confirme que c’est bien « à Terre-Neuve »… la prof de français, critique de surcroit, refait surface.

Avant de partir, j’avais prévu deux jours de repos au camping de la Codroy Valley : pas d’alignement de sardines en boites et si peu de fréquentation. Le jour, c’est le calme complet; le soir, quelques campeurs arrivent après leur journée de vadrouille. Petite inquiétude : deux roches ont dessiné chacune une petite étoile dans le pare-brise. Étant « branchée » dans ce camping, je courrielle rapidement à mes deux fils adorés et assez « vroum/vroom », Rodolphe et Samuel. L’un me répond que je ne devrais pas tarder à faire réparer ça; l’autre dit que s’il ne fait pas trop froid, je peux peut-être prendre le risque de voir une grande ligne traverser le pare-brise. Contente qu’ils m’aient répondu si vite : rassurant. Finalement je ferai à ma tête dure, et j’attendrai d’être de retour.

Jour 7 Quatre jours de route, deux de détente à Codroy Valley. Désormais, plus aucune réservation, aucun parcours tracé à l’avance et une date de retour floue : l'aventure commence. Je sens alors une large ouverture devant moi. J’ai libéré un espace que tout mon être aspire. Comme c’est bon! Mon intuition me guidera et j’écouterai ce que raconteront les gens sur ma route. Au matin, toute sereine, je me rends tôt au Cap Anguille où je trouve les pêcheurs rentrant de la mer avec leurs prises. Ils tranchent les filets, et je repars avec cinq-cents grammes de morue on ne peut plus fraiche.

Les gens sont très affables. Ils m’envoient la main sur la route; ils disent good day plutôt que le paresseux Hi. L’accent me fascine. Ce n’est pas l’anglais ontarien ni celui étatsunien. Il y a quelque chose de british… Plus tard, une Terre-Neuvienne me fera remarquer que c’en est un plutôt irlandais, entremêlé de vieilles expressions et d’autres nouvelles de leur cru. Pas facile à comprendre… Mais pas étonnant que leur musique et leur danse traditionnelles me rappellent les nôtres.

La morue au frigo, je me dirige vers la péninsule de Port au Port, à Cap Saint-Georges. Je roule, roule, roule, et m’arrête devant un panneau routier « Le Boutte du Cap ». J’hésite; après tout, le « boutte » c’est la fin. Un étroit chemin de gravier qui tourne… vers quoi? Si je m’y enfile, pourrai-je faire demi-tour? Pas le choix : sinon je suis déjà obligée de faire marche arrière sur quelques centaines de kilomètres, ce qui ne me tente pas du tout. Je fonce donc… et me retrouve dans un parc qui s’avance dans la mer. Une autre affiche m’annonce qu’on y accepte les voyageurs sans frais. Je m’y installe, le cœur léger. Port au Port est la partie la plus francophone de Terre-Neuve; un vieux monsieur tout courbé et à la démarche difficile me rend visite chaque jour avec son fils pour avoir le plaisir de parler français. Il m’affirme qu’on peut y voir des baleines. Je sillonne toute la péninsule espérant les trouver, monte sur les plus hauts plateaux, d’où on voit la mer à plus de 180 degrés. Elles ne sont pas au rendez-vous. Mais j’ai droit au premier coucher de soleil d’une longue suite ici : digne des plus belles cartes postales.



La nuit suivante, une bonne pluie et un vent terrible me font craindre que Gontran renverse. Je dors peu cette nuit-là; je loue ma prudence de nous avoir placés à l’abri, entre deux rangées d’arbres. Un Brésilien et une Norvégienne se sont installés au plus haut plateau. Je crains pour eux; je ne les reverrai pas le lendemain matin, alors que le soleil et la chaleur sont de retour.

Un ennui mécanique : la génératrice ne fonctionne pas. Serait-ce le début des emmerdements? Le mécanicien de Corner Brook regarde rapidement, n’y voit rien, me suggère d’aller chez un VRiste à Pasadena. Mais c’est samedi, donc fermé; pas envie de perdre ce temps… La température est clémente; je n’en ai pas besoin pour l’instant. Le propane et les batteries marines suffiront. Corner Brook est la « grosse » ville de la péninsule ouest : un impressionnant 22 000 habitants. J’en profite pour faire un saut à la bibliothèque et brancher mon ordi afin d’écrire à mes amies que je suis encore en vie et très heureuse. Oui oui, je le reconnais, aussi pour vérifier si quelqu’un m’a envoyé un mot. Je ne m’ennuie pas, mais chaque fois que je brancherai l’ordi, je vérifierai d’abord les courriels reçus. Et cette fois-là à Corner Brook, yeah! mes amies ont pensé à moi; je reçois aussi une photo de Florence (ma petite-fille chérie de 8 ans) qui fait de la limonade à plus de 35 degrés à Montréal. Ah! le doux plaisir d’éviter la canicule! Je croise une épicerie. Ciel! La première vraie épicerie. Les convenience store croisés sur la route proposent tout aussi bien des conserves de petits pois que de l’huile à moteur. Ils me rappellent le magasin général de mon enfance. Je cabre Gontran, au risque de voir les accessoires de l’habitacle prendre leur envol. J’y trouve des fruits et des légumes : je croyais que ce mot n’existait pas à Terre-Neuve. Et un Liquor Store en prime! Provisions, provisions, le rat en moi (mon signe astrologique chinois) emmagasine tout ce qu’il peut, même si les haricots sont « flagadas » et les poivrons, tout flétris. C’est que mes réserves diminuent et je crains le manque.

Jour 12 Plein cap sur le nord : les Terre-Neuviens rencontrés au Boutte du cap ont parlé de gros glaciers à Saint-Anthony. Le paysage change après le parc du Gros-Morne, un patrimoine mondial où je m’attarderai quand je redescendrai. Les montagnes ont pris du recul; elles n’affrontent plus la mer, qui a gagné. Elle les a grugées et il ne reste que de larges roches plates et de gros cailloux qui suggèrent une ballade en longeant le bord de mer. Les autres montagnes se sont retranchées vers l’Est, imposantes et fières, comme si elles narguaient les vagues entêtées.



Entre deux hameaux d’une vingtaine de maisons, je croise un vieil homme à vélo, tenant une canne à pêche; une dame portant un fichu, une sacoche à son bras; une mère et deux enfants accrochés à ses mains. Où vont-ils? Ici les distances sont longues entre les villages. Moi aussi je marche, au grand bonheur de Cléo. Partout des sentiers invitent à découvrir, toujours bien entretenus comme s’ils étaient très fréquentés. Pourtant, j’y suis souvent seule. La montée est souvent abrupte; on y a alors construit des escaliers de 200, 400 marches. Impossible de compter celles de Fogo qui relient quatre monts, dont le fameux « Hat »; ce dernier serait, au dire de Cathy, une Terre-Neuvienne de Gander, un des piliers de la terre… du temps que l’on croyait que la terre était plate, vous l’aurez compris.

Deux jours me sont nécessaires pour atteindre Saint-Anthony. Je fais le trajet lentement, « grâce » à un mal de dos qui exige des arrêts fréquents. Longue promenade au bord de la mer, sur les gigantesques roches plates. Cléo aimerait bien s’y baigner, mais les petites vagues lui font peur. Le soleil fait encore le beau au moment de se coucher. Si vous consultez une carte, remarquez les noms français des lieux. Aux 18e et 19e siècles, les Français avaient élu cet endroit comme centre de leur pêche. Même après le Traité d’Utrech qui cédait Terre-Neuve aux Britanniques, les Français ont conservé leurs droits de pêche, et ce, jusqu’en 1904.

Je dormirai ici, dans le lieu historique national canadien de Port au Choix. Gontran s’aligne sur d’autres motorisés, branchés à l’eau et à l’électricité, face à la mer. Mais personne pour prélever mon dû. Je ne branche que l’électricité : je veux partir tôt demain matin. Après le souper, un camion s’arrête devant Gontran; le conducteur se présente à notre porte et réclame 25$ pour la nuit. J’essaie de lui faire comprendre que je ne prendrai que peu d’électricité; il tient à son fric. Je lui dis que son prix m’apparait un peu élevé étant donné que son camping n’offre pas de « station de confort » avec toilette et douche, pas de jeux pour les enfants, pas de lavoir, aune façon d’isoler un tant soit peu les routards… rien. Rien de plus qu’un tout petit espace de 20 pieds par 40… Pas de réaction de sa part.

Je plie bagage : je ne lui donnerai pas l’impression que c’est une bonne idée d’arnaquer les touristes (encore ma tête dure?). Je déplace Gontran à quelques centaines de mètres, toujours face à la mer. Je verrai quelques autres campings de ce genre en cours de route. Dommage… Mais je ne leur en veux pas : la pauvreté est importante ici. Pas étonnant que les touristes suscitent des envies de cet ordre.

Jour 17 Saint-Anthony ne m’a pas paru invitante. En fait, j’évite le plus possible les villes, même celles de cette dimension. Un tout petit panneau routier m’offre une alternative et je vire à droite : Goose Cove. Route étroite, pentes abruptes, rien de spécial…mais après vingt minutes de montagnes inhabitées, je me demande bien ce que j’y trouverai. Puis, au loin, quelques maisons… et au tournant à l’est, je les vois, trop beaux pour être vrais. Je ralentis et à la courbe suivante, ils sont là devant moi dans toute leur magnificence. Non pas un isolé au loin qui ressemble à une petite boule de coton; tout près de la côte, de nombreux glaciers, échoués dans cette anse.



Ils m’ont retenue quelques jours, campée près du cimetière. Je vous jure que je n’ai jamais rien vu de si beau que le soleil qui se couche sur ce glacier scintillant du rose au mauve. Des dizaines de glaciers plus gros que ma maison, certains agglutinés, coincés dans l’anse où ils finiront par fondre. D’autres plus loin suivent le courant et passeront devant Twillingate. Un cadeau aux voyageurs qui fréquentent les endroits comme Twillingate? Parce qu’ici, ce sont les villageois qui en profitent. Et moi. Et 3 ou 4 touristes aventureux comme moi… À Terre-Neuve, la fête des glaciers a lieu à la fin de juin depuis belle-lurette. La fin de juillet se pointe et tous ces glaciers qui descendent??? Quelque chose ne va pas dans notre monde, monsieur Harper! Tout au long du voyage, les chiffres 1 et 49 (jumelés) se présentent à moi à une fréquence étonnante. Or ces deux chiffres sont respectivement le mois et l’année de ma naissance. C’en est troublant. La monnaie que me rend une caissière, une route, un numéro de porte, l’heure, l’odomètre, et même les 149 marches que je recompte en descendant (oui oui, en descendant, je suis tête dure, mais honnête) de la chute à Battling Brook. Idéal pour y lire un heureux présage. Tout ira bien, me dis-je. Mais non, je ne suis pas superstitieuse! Optimiste : je n’interprète que les bons présages.

De Goose Cove, je reviens sur mes pas : forcément, une seule route relie le nord au sud. Je fais une seconde halte à Port aux Choix pour ne pas en garder un mauvais souvenir. Au bout de la péninsule, deux belles baleines à bosses nous attendaient. Je me promenais sur la grève quand j’ai entendu leur souffle. Elles étaient à un kilomètre environ (difficile à dire, mais bon…). Je suis remontée vivement chercher les jumelles dans Gontran. Elles se sont approchées de la côte et je les ai admirées batifoler pendant un bon moment, Cléo couchée tranquillement à mes côtés, comprenant que l’heure m’était précieuse. J’aime croire que c’était la mère et son baleineau.

Le lendemain, j’entre dans le parc Gros-Morne, sillonné de sentiers fort bien aménagés, comme d’hab. Le premier à Lobster Cove. Mais après à peine un kilomètre de marche, je suis sans force. J’ai sans doute bu plus de thé et de vin que d’eau ces derniers temps, trop occupée à tout voir, et j’ai une insolation. Alors je me terre dans un camping tous services afin de récupérer, bien encadrée par deux mastodontes de 37 pieds chacun. Depuis le matin, je n’ai rien fait, à peine quelques promenades pour délier Cléo, qui me fait ses « grands yeux de merlan frit ». Télé hier soir, télé ce soir. Ma fille Blanche avait raison de me suggérer de ne pas m’en défaire. Je ne me presserai même pas de partir demain matin.

Jour 20 Trop vieille pour me taper les six heures de « grimpe » du Gros-Morne, deuxième plus haut sommet (806 mètres) de Terre-Neuve, je m’arrête aux Tablelands sans grande conviction. Une autre montagne, me dis-je. Hé, Mamie en cavale, serais-tu devenue blasée devant tant de beauté? Je me présente au centre d’interprétation. La jeune fille qui me reçoit (en français, s’il vous plait, contrairement à beaucoup d’endroits à Montréal) tente de me montrer ces montagnes, mais le brouillard enveloppe tout autour de nous. Non loin de là, les abords d’un port m’apparaissent un excellent endroit pour camper. De fait, toute la soirée, des Terre-Neuviennes et des Terre-Neuviens emprunteront le sentier que vous voyez sur la photo à droite, s’attardant quelques instants pour une jasette avec Cléo et moi (ils ont des chiens et les chiens jasent entre eux, vous n’aviez pas compris?) Je fais un bout du sentier avec un couple de Québécois émigrés là. Pourquoi ont-ils quitté le Québec? L’homme lève le bras et me montre le paysage, sans rien ajouter comme s’il s’agissait d’une évidence. Mais les Tablelands sont toujours invisibles. Et le lendemain matin, à mon réveil, elles se dressent devant moi, dorées sous le soleil, et j’en suis abasourdie.



Cette chaine de montagnes a émergé du choc des plaques tectoniques il y a 400 millions d’années, alors que les continents (Europe et Amérique) se sont formés. Elles sont une partie du manteau terrestre qui ordinairement reste au fond de l’océan quand de tels bouleversements se produisent, mais celles-là ont pointé leur nez hors de l’eau. On ne s’explique pas pourquoi. Les roches, tellement compactes que rien n’y pousse, sont formées de magnésium principalement, de calcium, de cuivre… d’ailleurs elles ont un peu de cette couleur du cuivre. Je vous fais ça court; vous pouvez toujours aller sur Internet si vous en voulez plus. Remarquez les petits points blancs au centre-droite. De la neige, mes amis. Et il fait un beau 25ºC.



Jour 24 Fogo Island… Fogo Island, c’est le bout du monde. Une ile où quelques villages regroupent cinq, six cents habitants chacun.



Eh bien! à Fogo, j’ai eu peur. J’avais beau me convaincre que la peur n’est que dans ma tête, que l’extérieur n’a rien à y voir, que je dois contrôler cette tête, mes lectures de philosophie et de spiritualité laïque ne servaient à rien. Au matin, en prenant la route, la lumière rouge du « check engine » s’est allumée. Imaginez Mamie en cavale un dimanche matin dans une station service à l’abandon, arpentant le terrain avec Cléo en espérant que quelqu’un vienne la secourir. Mais personne… jusqu’à ce que, une bonne heure plus tard, j’aperçoive un homme avec son chien dehors. Les chiens… de vrais agents de rencontre! Donc blabla sur les chiens, et je glisse le sujet de ma panne. En bon Terre-Neuvien, l’homme vérifie les liquides avec moi, me rassure, me dit qu’il y a un garage (le seul sur l’ile) à Fogo, le village voisin, à une trentaine de minutes et que je peux m’y rendre sans crainte d’une panne. Le garage ouvrira le lendemain qui sera un lundi. Forte de son assurance à lui, je m’y dirige donc. Je laisse Gontran dans un stationnement d’église anglicane; la population a beau être de 748 habitants (chiffres de 2011), j'y ai vu trois églises de confessions différentes. Je décide de profiter de la journée ensoleillée; il me reste quand même un peu des enseignements bouddhistes et taoïstes. En montant des marches (toujours des marches, celles dont je parlais plus haut, qui regroupent quatre monts), je réalise que j’ai oublié de prendre le médicament pour mon cœur. Pas de chance à prendre, mon cœur sans médicament, c’est comme le « check engine ». Je redescends donc au plus vite. Je ne remonterai pas les marches… tout va mal aujourd’hui. Je cherche plutôt l’endroit où dormir, pas trop loin du garage. Je repars le moteur et… le voyant lumineux s’est éteint. Lieu magique! Merci au Dieu anglican. L’heure vérifiée, je décide de reprendre le bateau aujourd’hui même. Au port (est-ce vraiment le mot pour désigner ce bout de chemin qui plonge dans la mer et où s’accroche de frêles traversiers?), la voiture devant moi monte à bord, mais plus de place pour moi. Trois heures d’attente, de lecture, de maaaaaaaaaarche! À la descente du bateau, le soir tombe. Rituel : trouver un endroit pour souper et dormir. Je m’enfonce dans de petites routes qui mènent à de riches maisons (entendons-nous, riches pour Terre-Neuve) au bord de la mer, mais je ne trouve rien. Finalement, je stationne dans une aire aménagée pour des camions, le long d’une route du style 117 dans les Laurentides. La seule fois où j’ai dormi le long d’une route principale. Cette journée a été baptisée « journée fuck-fuck ». Le brave Gontran est resté tranquille tout le reste du voyage.

Jour 28 De ces 28 jours, 24 à Terre-Neuve, 4587 kilomètres parcourus… J’ai fait une Française de moi en pensant qu’un mois suffirait pour en faire le tour. À moins de passer mon temps dans Gontran. Ça me désole un peu, car qui sait si je pourrai revenir pour achever ma découverte. Je m’attarde, hume, contemple, m’émerveille encore, emmagasine les souvenirs. Mais il y avait tellement à voir dans l’Ouest et le Centre. Et quelle nature encore vierge! Pas de petits villages tape-à-l’œil, avec des boutiques souvenirs toutes alignées. Ici, rien ne flirte avec le « bucolique »; le paysage est spectaculaire, sensationnel… Les mots s’évaporent : tout est image. Le choc du retour est amorti par une halte au parc Blow Me Down. Et it blows me down, realy. Deux jours de calme dans l’enceinte d’une chaine de montagnes qui m’enveloppe comme un cocon. Je prends des forces pour la longue route de retour. Mais le ciel est triste comme moi et il pleut. Gontran sent la laine mouillée de Cléo. Qu’à cela ne tienne, nous ne resterons pas enfermées. Je n’aurai pas trainé l’imper pour rien.



Je suis un peu cafardeuse quand, deux jours plus tard, je passe devant la sortie de Port au Port; j’hésite à m’y faufiler… C’est que mon histoire d’amour avec Terre-Neuve a commencé là. Romantique Mamie en cavale… Mais la route est si longue avant d’arriver au Boutte du cap. J’avais ciblé Seal Rock, je m’en tiendrai à ma décision. Le Boutte du cap, je l’ai parcouru de long en large. Ici donc, à Seal Rocks… pour me rendre compte que je suis en face de Port au Port. J’ai trouvé, une fois de plus, un bel endroit au bord de l’eau. Il pleut encore. Mais il y a assez d’accalmies pour les promenades. Au cours de la nuit, j’ai entendu des orages au loin, mais le tonnerre ne s’est pas rendu ici. Malgré tout, j’ai bien mal dormi, l’estomac tout chamboulé à cause du kilo et demi de moules ingurgité avec le chablis au souper (trop bon, n’ai pu me retenir, gourmande Mamie en cavale, va!).

Jour 32 Après avoir vu de vrais icebergs, un jeune orignal, deux grosses baleines, des saumons qui affrontent une chute, des montagnes qui scrutent le ciel et la mer mystérieuse, je reprends le chemin du retour. Mes amis, Brent, Cathy, Judy et Jeff, je n’oublierai pas votre générosité, votre gentillesse, votre simplicité. Promis : je retiendrai tout ce que vous m’avez appris de votre terre natale. J'ai senti un grand sentiment de liberté ici, je devrais dire de libération. Vivre dans Gontran simplifie au maximum le quotidien, me confirmant à quel point je m'entoure de choses inutiles chez moi. Le regard tourné vers l’extérieur, ma petite personne reprend la place qui lui revient. De plus, conduire ici est reposant : personne ne vous colle aux fesses parce que vous les ralentissez, même si on ne peut dépasser sur deux kilomètres. Les limites de vitesses sont respectées, les « cédez » aussi. Pas de queue de poisson devant le nez de Gontran. Je m’y suis donc sentie très bien. Reste à cultiver cet état au retour, dans le quotidien… Je prends le bateau demain et je ne flânerai pas afin de rester imprégnée de l’atmosphère terre-neuvienne.

Fin En arrivant à la maison, j’étouffe : les mauvaises herbes ont envahi mon territoire; je ne distingue plus les fleurs parmi les hautes graminées. La maison m’apparait immense avec son étage et demi; étouffante : trop d’objets ici. Je m’active, je m’active; il faut faire, faire, encore faire, et non (ou ne) plus être. Toujours difficiles, les retours. Mais la nuit reviennent à mes sens l’odeur des fraises au pied des Tablelands, le va-et-vient des vagues quand je m’endormais le soir, le sifflement du vent entre les arbres, les milliers de marches vers le sommet des montagnes escarpées, la chaleur du soleil et surtout, surtout celle des Terre-Neuviennes et des Terre-Neuviens. Les photos tournent en bouclent sur l’écran de mon ordinateur depuis mon retour. Une tentative pour retenir ce sentiment de plénitude qui m’a habitée tout au long de mon parcours.

Pour plus de photos, cliquez sur Terre-Neuve à partir de la page d’accueil de mon blogue:
http://mamieencavale.wordpress.com



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