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Arrêt d'une semaine aux Fidji English translation pending
by Titi2711 · 2009-01-30 · 16 replies
Bula, Bonjour,

Voila je passe par les iles fidji début avril sur mon chemin pour la NZ. Je fais un stop d'1 semaine, en Backpack. Je crois savoir que c'est pas forcement la meilleure péeriode pour voyagé au fidjis a cause de la forte chaleur, et des pluies, mais ca ne me décourage pas pour autant.

J'aimerai savoir quelles sont les iles "incontournables"? Aussi il semble qu'il existe des pass pour voyager d'une iles a l'autre en bateau. Mais j'aimerai voir ca directement sur place (si je me plais quelque part, j'y reste un peu), est ce que c'est possible? Ensuite a coté de l'aspect tres touristique dans iles paradisiaques, j'aimerai trouver un peu plus d'authenticité. Pour ca je pense que le mieux est d'explorer un peu l'ile principale? Mais quels sont les endroits a ne pas louper?

(ca fait beaucoup de choses a voir pour une semaine......)

Bref, toutes aides sera la bienvenue. Merci
Croisière sur le Costa Europa: Savona (Italie), Égypte, Seychelles, Maurice du 22 novembre 2008 English translation pending
by MoniqueM · 2009-01-03 · 73 replies
J'espère que ces commentaires pourront aider les futurs croisiéristes. N'hésitez pas à me poser des questions. Nous avons eu le plaisir de commencer notre périple (du 19 novembre au 22 décembre 2008) par la visite de Gênes (Italie), une ville surprenante, à la verticale et facile à découvrir. Nous avions réservé deux nuits au confortable et abordable hôtel Best Western City, situé en plein cœur du vieux Gênes à deux pas de la Piazza Ferrari. On a acheté à peu de frais (dans une station de métro) une passe de 24 h. pour les transports publics et visité Gênes en empruntant leur court mais pratique métro, autobus, féniculaires, ascenseurs publics… Je ne croyais pas que Gênes puisse être si agréable à visiter: grandes piazzas, multiples rues étroites, sentiers dans les hauteurs, palais-musées... Excellent début de voyage!

Puis, le matin du 22 novembre, par autobus jusqu’à la station de train Principe (gratuit à cause de notre passe), par train (moins de 4 euros pp au comptoir régulier) et par taxi une fois à Savona (20 euros!), nous avons rejoint le bateau – le Costa Europa - pour une croisière de 28 jours, qui nous a menés à Port-Louis (île Maurice) via le Canal de Suez et le golfe d’Aden (tentative d’attaque par des pirates somaliens incluse). Le bateau se re-localisait de la Méditerranée à l’Océan Indien. Excellent itinéraire!

On a pleinement profité des 14 escales suivantes, exotiques à souhait, complétées par onze longues excursions, mais en définitive fort appréciées (faites avec Costa par crainte de manquer le bateau…): - Naples (Italie) agréable visite à pied par nous-mêmes du Vieux Naples et du Museo Archeologico Nazionale (Nous avions déjà bien visité les autres endroits, dont Pompéi, proposés dans les excursions de Costa) – nous avions un bon livre-guide de la ville. - Alexandrie (Egypte) – excursion combinant une visite de la ville avec celle des Pyramides de Giza, du Sphinx et dîner-croisière sur le Nil avec brève visite de Port Saïd au retour (On peut facilement visiter Alexandrie et sa bibliothèque par nous-mêmes, à pied, mais on n’avait pas assez de temps, moins de 3 h) - Sharm El Sheikh (Egypte) avec visite du célèbre monastère grec orthodoxe Sainte-Catherine au pied du mont Sinaï - Aqaba (Jordanie) avec visite de la ville rose de Petra (à ne pas manquer!) - Safaga (Egypte) avec visite de Luxor, temples et Vallée des Rois (3 tombes au choix) Munissez-vous d’un bon livre guide touristique pour choisir les plus belles…; le guide local était plutôt bref… - Aden pour: Taïz (Yemen) (très intéressant, excellent guide local) - East & West Salalah (Oman) - quel pays propre et progressif! Intéressant guide local. - Mahé (Seychelles): visite de Victoria à pied par nous-mêmes le premier jour avec le lendemain excursion à Praslin et La Digue avec Costa – très bien, un peu fatiguant mais à ne pas manquer si possible! On peut toujours s’organiser par nous-mêmes (traversiers, louer des bicyclettes, c’est tellement moins cher, mais quel risque de manquer le bateau - pour connaisseurs seulement... - Mombasa pour: le Tsavo East National Park. Intéressant sans être aussi sensationnel que certains autres safaris – on a vu pas mal d’animaux (girafles +++, éléphants, zèbres, hippos, etc.); heureusement un des 6 passagers était excellent pisteur, contrairement au chauffeur… - Nosy Be (Madagascar) (escale ayant remplacé Mayotte, Comores pour x raison, financière?): visite de Hell Ville à pied par nous-mêmes. Surtout ne pas prendre les excursions de Costa à moins de vouloir voir des plages. Hell Ville, c’est tout petit et fort agréable pour observer les Malgaches, leur parler en Français, siroter une bonne bière froide... - Diego Suarez (Madagascar) où nous avons pris l’excursion de Costa avec visite du Parc national de l’Ankarana (un peu difficile, intense chaleur et montées sur roches inégales - si vous avez des doutes sur vos capacités physiques, préférez l’excursion du Parc de la montagne d’Ambre – on nous avait averti). Mais on a vraiment aimé le trajet, les lémurs à couronne (vus au moment du pique-nique le midi), les marchés locaux, les scènes de la vie quotidienne et les explications de notre excellent guide, vraiment unique! - Le Port (île de la Réunion): excursion à St-Gilles, au Maido et à St-Paul (je la recommande – tellement intéressant de voir le cirque de Mafate de loin!) Costa met à notre disposition un shuttle payant (20 euros pp je crois) pour la petite capitale, Saint-Denis à 20 km du Port. Les taxis sont chers mais à 2 ou mieux à 4 personnes, ils sont sûrement moins chers que le shuttle de Costa. - Port Louis (île Maurice): excursion dans le centre et le sud de l’île (excellent). Puis le matin du débarquement, taxi (réservé pour la journée) pour visiter le Jardin de Pamplemousses, l’ouest et le nord de l’île jusqu’à l’Auberge Aquarella à Mahebourg (réservé par e-mail) où nous avons passé les deux derniers jours dans un décor de rêve avant notre départ pour l’aéroport international (à moins de 10 minutes par taxi).

Quel contraste entre les régions arides de l’Egypte à Oman et les paysages exubérants au vif coloris des îles de l’Océan Indien! A noter que toutes ces excursions offertes par Costa étaient longues et relativement très coûteuses, bien organisées au point de vue attente et confort des autobus, mais trop fragmentées à mon goût. Ainsi, on n’a absolument rien vu d’Aden, ni du centre de Mombasa puisqu’on «avait choisi» le Tsavo, nous a-t-on sèchement répliqué; or cette excursion s’est terminée plus de trois-quarts d’heure à l’avance avec une demi-heure de shopping dans ce que j’appelle une «Tourist Trap in the middle of nowhere». Par contre, à Madagascar, même si on avait choisi l’Ankarana, on a pu bien visiter Diego Suarez (fruit de nos récriminations précédentes auprès de Costa ou choix des guides de Madagascar? En tout cas, j’ai apprécié). Une très brève visite de ces ports d’escale (qui après tout ne sont pas Paris ou Rome et où on ne va pas à tous les ans…) nous aurait largement satisfait.

Service (ou l’art de gâcher un si beau périple) Nous avons beaucoup aimé cette croisière et le navire, mais nous déplorons le peu de communication avec la Direction de Costa, l’inflexibilité et la rudesse même du personnel la représentant, notamment le dit Customer Service (qui prenait note sans agir, sans explications ou presque) et le Bureau des Excursions, d’une inflexibilité démesurée. Tout semblait conçu pour nous extorquer le plus d’argent possible. J’avais eu le plaisir de faire mon choix d’excursions par Internet avant la croisière. Selon l’excellent Webmaster de Costa (dont je n’avais pas pensé apporter le mail malheureusement), j’avais droit d’annuler et de modifier, le 1er jour de la croisière jusqu’à 20h, toute excursion choisie et réservée par Internet; or, arrivés sur le bateau, incommodés par l’odeur qui régnait, un peu déçus aussi je crois (voir plus loin), j’avais le goût d’annuler certaines longues excursions quitte à les reprendre plus tard. Impossible selon le personnel du Bureau d’excursion - aux décisions implacables! Impossible sans certificat médical et ils ont tenu leur bout!... Toutefois, ils ont fini par permettre de faire des changements dans une même escale si des places étaient disponibles – mais attention, les excursions les moins longues (que vous devriez plutôt faire par vous-mêmes le plus souvent…), les moins chères, disparaissent vite… Les services de shuttle, payants ou non, sont à peine annoncés et à la toute dernière minute (mais je dois dire que Costa n’est pas seul à adopter cette pratique). De plus, nous avons détesté : le prix élevé des boissons à bord (4, 5 à 5 euros + 15% de service même pour une bière locale); heureusement, on offrait un Spécial acceptable à 69 Euros pour 4 bouteilles de vin et & 7 bouteilles d’eaux minérales, service inclus); le coût élevé de l’Internet, des photographies, le service précipité à la salle à manger le soir. Quelques exceptions toutefois: J’ai apprécié le service des deux représentants de langue française (Charlotte) et de langue anglaise (Simon) (qui cependant, on peut le comprendre, tenteront de défendre Costa, leur employeur…); on a trouvé excellent le service quotidien dans notre cabine et en général le service aux buffets ou Pizzeria.

On a fini par apprendre que le navire avait subi des dommages assez importants avant notre arrivée à cause d’une tempête d’une force exceptionnelle en Méditerranée. Il me semble qu’on aurait pu facilement comprendre avec quelques mots d’explications et d’excuses… Des avaries telles déversement d’une des piscines du côté impair des cabines, bris de tuyaux, odeurs désagréables, encombrements de toutes sortes nous ont dérangés durant la première semaine: bruits la nuit, matelas, sommiers, tapis jonchaient notre corridor, bloquaient parfois notre porte de cabine – jamais un mot d’explication ni d’excuses de la part de la Direction.

La communication avant le départ a été difficile aussi. On s’est procurés à prix élevés et inutilement des visas pour le Kenya et pour Madagascar, alors que le bateau les a fournis pour un prix modique (20 Euros environ pp). On aurait économisé près de 200 Euros l’avoir su : un peu choquant et ce n’est pas faute de ne l’avoir demandé à Costa avant la croisière directement et par notre agent de voyage. Il ne le savait peut-être pas à l’avance… mais aucune compensation bien sûr ni explications ne nous ont été données.

Le jour du débarquement, on a dû quitter la cabine à 4h am (oui, vous avez bien lu – du jamais vu pour nous en 28 croisières) et on devait quitter le bateau à 6h30 am car on n’avait pas pris nos vols de retour ni d’excursion ce jour-là avec Costa. On devait attendre dehors beau temps mauvais temps car il n’y a pas de gare maritime à l’île Maurice (contrairement à la superbe gare de Savona avec Internet gratuit!). On les avait pourtant informés à l’avance de notre désir de quitter le bateau vers 10h am. Ils ont noté… Heureusement, un ange nommé Simon est passé par là et a pris le risque de nous permettre d’attendre dans les salons l’arrivée du taxi qu’on avait réservé à l’avance pour 10h am. On a cessé de nous harceler… Je l’en remercie.

En conclusion À part la communication inefficace et rude de la part de la Direction de Costa, qui se reflétait sur le comportement de certains passagers…, on a aimé le bateau : sa décoration sobre mais harmonieuse, sa propreté, les cabines assez grandes même les standards et intérieures (avec love seat et petite table à café, coffret de sécurité électronique dans chaque cabine, séchoir à cheveux, papier mouchoir, savons, shampooing, belle salle de toilette, mini réfrigérateur, malheureusement encombré de boissons à vendre que nous ne voulions pas; espaces d'entreposage limité toutefois), nouvelles imprimées distribuées chaque jour dans les cabines ainsi que le programme quotidien (en français et en anglais, probablement en espagnol, italien et allemand), confortables salles publiques avec vue sur la mer, 2 tennis (au 12e), tables de ping-pong, Club pour enfants, Casino, chapelle, bibliothèque, bons repas variés (mais curieusement, nous avions rarement faim…), heures des repas dans les trois différents restaurants bien planifiées en fonction de bons spectacles le soir, horaire respecté (on a apprécié avoir choisi le 2e dîner le soir à 20h45 à cause de nos longues excursions; le premier service est à 18h30), tables à deux disponibles, 2 agréables piscines dont celle du 11e à toit rétractible, saunas, serviettes de piscine en abondance, pont promenade (Andromeda au 9e) - on allait se chercher des chaises longues à la piscine et on relaxait sur ce pont; le nombre d'annonces au haut-parleur du bateau était limité au minimum, fait apprécié. On a admiré aussi la débrouillardise de Costa pour se procurer tous les visas nécessaires sur place, pour gérer les formalités d’entrée dans les différents pays et même (!!!) pour repousser une attaque par des pirates somaliens dans le golfe d’Aden, eh oui, on a eu une attaque de pirates le 4 décembre vers 13h en route vers Oman. Un bateau turc de l’Otan – la frégate TCG Gökova et son hélicoptère – est venu aussitôt et a réussi à dissuader les pirates. Les passagers avaient dû regagner l’intérieur du bateau, les boyaux d’arrosage, déployés. Le lendemain, l’ONU changeait la règlementation quant aux attaques de pirates en haute mer. Un grand merci au TCG Gökova! On a eu durant les 34 jours de ce voyage une température idéale - pas de pluie ou quelques gouttes au bon moment et une mer calme! Grande chance!
Croisière sur le MSC Opera, départ de Copenhague le 24 juin 2009 English translation pending
by EvelyneNice · 2008-12-09 · 98 replies
🙂Bonsoir, Nous allons faire une croisière à bord du MSC OPERA le 24 juin 2009 au départ de Copenhague (Europe du Nord). Y a t'il des personnes qui ont déjà fait cette croisière à cette époque de l'année ? J'aimerai bien avoir des avis sur les excursions à faire et quels vêtements emporter svp. D'avance merci. Y a t'il un guide pour les français ? Si par hasard, il y a des personnes qui se sont inscrites pour cette période, on pourrait faire connaissance afin de ne pas arriver en terrain complètement inconnu, cela serait plus sympa. Nous arriverons la veille, nous avons déjà retenu notre chambre à l'hôtel à Copenhague. D'avance merci et à bientôt.
Effectuer en trois semaines le trajet historique de la Route 66 English translation pending
by Ericetnath · 2008-11-24 · 45 replies
Bonjour, celas fait maintenant quelques semaines que nous etudions les prix ( location de voiture, hotel, nourriture, visites ) afin d'effectuer en trois semaines le trajet historique de la route 66 c'est a dire de chicago a los angeles. Nous pensons qu'un budget de 8500 euros pour notrte couple devrais etre suffisant, voici notre base de calcul avion : 1700 a 2000 euros voiture : 2000 euros hotel: 1500 euro carburant : 450 euros repas : 800 euros souvenirs, argent de poche, visites : 2000 euros environs Que pensez vous de cette estimations ? Pour ceux qui on dejas effectuer ce trajet n'hesitez pas a donner vos impressions et vos conseils, dans un prochain post je vous decrirez avec plus de precisions les etapes que nous envisageons.

merci a vous .
Voyage au Vietnam avec un bébé de 6 mois English translation pending
by Milod · 2008-10-19 · 14 replies
Bonjour, Je prepare mon voyage au Vietnam : 2 semaines en decembre avec un bebe de 6 mois. Voici le parcours envisage : Hanoi : 2 jrs Baie d'Along : 2 jrs Ninh-Binh/Tam Coc : 3 jrs Hue/Hoi An : 3 jrs HCMV / delta du mekong : 4 jrs Je precise que les grand-parents viennent avec nous donc on pourra se relayer pour rester a l'hotel avec bebe pdt qu'il fait sa sieste. 1. votre avis sur le parcours? 2. je souhaiterai passer une nuit sur la Baie d'Along : faisable avec bebe et le climat de decembre? 3. on pensait prendre le train pour descendre dans le sud : est-ce que ca vaut le coups de le prendre de jour pour voir les paysages ou mieux vaut le prendre de nuit pour gagner du temps et une nuit d'hotel? 4. quel type de transport utiliser pour aller d'une ville a l'autre? 5. quoi visiter dans le delta du Mekong avec un petit bout? et question moustiques? Merci aux parents qui ont deja voyage avec un bebe au Vietnam de me donner leurs conseils, trucs et astuces...
Forfait boisson à bord du bateau de croisière Coral? English translation pending
by Tresgentil · 2008-09-01 · 47 replies
qui peut me renseigner sur le forfait boisson abord du coral, j'ai bien vue un forfait a 18 euros par personne mais que comprent t'il exactement d'avance merci
La Thaïlande existe-t-elle encore? English translation pending
by Stiwadii · 2008-08-30 · 149 replies
Bonjour à tous, Alors voilà, J ai vecu en Thailand il y a presque plus de 30 ans lorsque j etais enfant, jusk a l adolescence.Je suis très attachée a ce pays (nous etions a Rawaï-Pucket).J'y suis retournée en 2001 et 2002, d abord a Samui où j ai failli m'evanouir tant ça m a brisé le coeur cette usine a touristes puis a koh tao et phangan où on a pu trouver des petits coin perdu qui ont baumer mon coeur...!!!Aujourd´hui, nous avons decider d y retourner avec notre baby de 11mois mais là je ne sais plus quoi choisir, j ai chercher sur le web et vu Koh payam, Koh mak, Koh Raya...mais les avis des internautes sont tellement controversés(et oui les gouts et les couleurs...)Nous voulons absolument la paix dans la nature avec des bon plats thai avec un budget de 300 a 500 bath par nuit.pas de gogobar, pas de pizza-frites-hamburger, nous partons le 17 sept.quelqu un pourrait m aider un peu??? khop khoun kha
Un mois en Arménie English translation pending
by Eustache · 2008-08-12 · 8 replies
UN MOIS EN ARMÉNIE

Conseils avant de partir : se munir de guides est une évidence ; encore faut-il que ce soit de bons guides et cela, seule l’expérience le démontrera. Pour notre part, nous avions acheté le guide Évasion (Hachette), séduisant, bien structuré, de belles photos mais…conçu pour des touristes motorisés. En outre, il ne tient pas compte du fait que l’alphabet arménien n’a rien à voir avec le nôtre. Et quand on montre dans le guide à un Arménien le nom de l’endroit où on souhaite se rendre, souvent, dans les campagnes du moins, il ne peut le déchiffrer. N’aurait-il pas été simple de faire suivre les noms de lieux, du moins des lieux importants, d’une transcription en Arménien. Quant au guide Le petit futé, il porte bien mal son nom. Certaines indications semblent dater de l’époque soviétique : la cathédrale, bel et bien opérationnelle est « en construction » et vous pourrez poireauter des journées entières à la gare d’Erevan pour attendre des trains qui ne roulent plus que dans le souvenir de vieux Arméniens. Ne cherchez pas non plus le guichet où on délivre des billets de bus à la gare routière (cette question fait bien rire les autochtones). Et ne parlons pas des rubriques « hébergement » ni des descriptions des monastères du Karabagh. Bref, à oublier. Le guide qui nous a paru le mieux conçu et le mieux à jour – malheureusement nous n’avons pas pu nous le procurer – est Planète des hommes. Il est indispensable également de se munir d’une lampe de poche car, très souvent, l’éclairage public est inexistant.

Lundi 25 août : Bruxelles. L’avion d’Austrian Airlines est ponctuel. Après une escale à Vienne, nous repartons la nuit pour Erevan.

Mardi 26 : il est 04 h.30 du matin, heure locale lorsque nous atterrissons. Le vol de Lufthansa nous ayant précédé, la file est longue devant les guichets où on obtient les visas. Peu importe puisque, de toutes façons, rien ne presse à ces heures. Les visas apposés, on traverse quelques magasins en free shop où les vendeuses somnolent en attendant d’improbables clients. Dans le hall des arrivées, nous sommes harcelés par les chauffeurs de taxis. Cela sent l’arnaque, comme dans la majorité des aéroports. On se renseigne sur les tarifs « officiels » au bureau d’information et on nous confirme les prix marchandés après des chauffeurs. Bon, on a compris, le personnel est de mèche avec les chauffeurs. Tant pis, on est fatigués et pressés maintenant de rejoindre l’hôtel, ce qui n’est pas évident. Notre chauffeur, en effet, qui est autant conducteur de taxi que je suis dresseur de puces ne connaît pas les noms de rue ; nous aurons droit à une visite nocturne de la ville d’Erevan qui durera plus d’une heure avant qu’il ne localise – enfin que JE localise l’hôtel -. Comme il n’y a pas de chambre libre à cette heure, nous dormirons dans les fauteuils au sous-sol. Après un peu de repos, on part en exploration. Première démarche, changer de l’argent. Il y a un bureau de change dans un petit supermarché à cent mètres de l’hôtel. Le premier contact avec Erevan est décevant. Pour nous rendre place de la République, on traverse des chantiers le long de rues poussiéreuses où les quelques rares édifices encore debout – et dans quel état – sont de conception soviétique. Quant aux noms des rues, soit ils ne sont pas indiqués (cas le plus fréquent), soit ils sont en arménien, donc illibles pour nous, soit, mais c’est rare, en caractères cyrilliques. Bref, comme en outre, à cause des travaux, pas mal de rues sont fermées, le petit plan dont nous disposions se révèle très rapidement inutile. Nouvelle déception en découvrant la place de la République, les fontaines et le plan d’eau qui apparaissent sur toutes les photos, sont inexistantes. Mais la place, malgré son aspect pharaonique, a de la gueule.

On apprend aussi à traverser les rues, exercice périlleux s’il en est. Le trafic est dense, essentiellement composé de taxis et de minibus. Il y a bien des feux tricolores dont le respect semble lié à l’humeur du conducteur ; quant aux passages pour piétons, ils sont purement décoratifs. On regarde donc la façon de procéder des autochtones et on les imite ; en général, une rue se traverse en deux temps avec un bref arrêt sur la ligne blanche. Au début, c’est assez impressionnant mais on finit par s’habituer. Retour à l’hôtel et repos bien mérité. Bonne nouvelle : contrairement à ce que disent les guides, il n’est pas nécessaire de se rendre au consulat du Haut Karabagh pour obtenir les visas ; ceux-ci se font sur place. Après avoir repris des forces, on retourne au centre et à l’Office du tourisme où l’accueil est chaleureux et efficace. On explore un peu plus la ville qui, au soleil et avec tous les arbres qui bordent les avenues se révèle plus agréable qu’au premier abord. On visite le musée National d’Histoire, de conception archaïque et de type soviétique avec ses gardiennes de salles en cache-poussière, mais dont la visite est indispensable avant de partir à la découvert du patrimoine arménien. Le retour à l’hôtel, pas loin du centre cependant, se fait à travers de rues où abondent les nids de poules, totalement dépourvues d’éclairage. Demain, se munir de la lampe de poche si on veut éviter les entorses ou de se heurter à un engin de chantier.

Mercredi 29 : Nos souhaitons nous rendre au monastère de Gueghard. Très aimable, la jeune fille de l‘accueil nous indique quel minibus prendre pour nous rendre à Massiv Market, d’où partent les bus pour Garni. Et, initiative très intelligente, elle nous inscrit tous ces noms en caractères arméniens sur un petit papier qui se révèlera bien précieux. Au terminus, une passagère nous conduira jusqu’à la « gare » des autobus que nous aurions eu du mal à trouver pas nous-mêmes. Le bus nous emmène un peu plus loin, jusqu’à Gokht d’où nous prendrons un taxi que nous partageons avec un couple tchéco-arménien. Le monastère est superbe, dans son écrin de verdure et collé contre la montagne. Trois églises troglodytes complètent l’église centrale et la décoration tant intérieure qu’extérieure est superbe. Deux heures ne seront pas de trop pour flâner dans cet endroit magique que nous quittons au moment où arrivent les cars de touristes et d’écoliers qui mettent fin au climat de quiétude. Nous revenons par Garni où se dresse, entièrement reconstitué, le seul temple qui témoigne du passage des Romains. Cela ne vaut pas les temples d’Italie mais l’endroit ne manque pas de charme avec le canyon en contre-bas. Retour et dîner à une petite terrasse près de la place de la République où nous nous divertissons en observant le manège - qui se veut discret, mais c’est loupé – de prostituées accrochées à leur téléphone portable. A voir les va-et-vient, la clientèle ne manque pas.

Jeudi 30 : Au programme de ce jour, visite d’Edjmiatzin, le « Vatican » de l’église arménienne avec sa cathédrale, son musée, ses monastères et son séminaire. L’ensemble est agréable, très calme avec les allées bordées de fleurs. Trouver un bistro pour boire un petit café se révèle plus compliqué. On le prendra à Erevan où nous serons de retour en début d’après-midi. On commencera par faire un petit tour au Marché central dont la porte de cuivre est imposante. Il est difficile de résister aux marchands qui veulent à tout prix que l’on goûte leurs produits (pèches, raisin, miel, fruits confits, fruits secs, …) sans obligation d’achat. Un peu plus loin, mais pas facile à trouver, le musée Parajdanov, ce cinéaste géorgien aux talents surréalistes. Sa maison-musée abrite une collection de collages et de peintures assez extraordinaires. Pendant toute la visite nous serons suivis comme nos ombres par la propriétaire qui parle un peu allemand et surveille tous nos gestes comme si nous étions des malfaiteurs potentiels. On dînera au restaurant Haiq, pas très visible, installé dans un sous-sol de l’avenue Machkots – en outre les indications sont en arménien – où on dégustera la vraie cuisine arménienne pour un rapport qualité-prix qui défie toute concurrence. Si on ajoute qu’en se réclamant de Envoy Hostel on bénéficie encore d’une réduction de 20%… ! Cerise sur le gâteau, la bière pression n’a rien à envier aux bières belges et le taboulé y est remarquable. Vendredi 31 : Départ pour le Karabagh. A la gare routière, pas de guichet, comme on le signalait plus haut, mais une belle anarchie. Les chauffeurs de minibus, tout comme en Amérique latine, se disputent les clients. Ausitôt accrochés, aussitôt installés . Comme nous sommes les derniers, le minibus part sans plus attendre. La suspension, ce qu’il en reste du moins, a dû connaître des jours meilleurs car les cahots ne sont pas dus à l’état de la route comme nous pourrons le constater au retour dans un véhicule moins vétuste ou mieux entretenu. La route nous semble longue et la halte déjeuner est la bienvenue. Les autres passagers, distants jusque là essaient de communiquer avec nous. C’est laborieux mais, la bonne volonté et toutes les ressources linguistiques et gestuelles aidant, on y arrive. Du coup, nous sommes le centre d’intérêt de l’ensemble des passagers qui nous indiquent ce qu’il faut voir dans le paysage, nous interrogent sur nos projets de séjour, …La fin du voyage en est devenue agréable et de bon augure en ce qui concerne la suite. Cette expérience, nous la revivrons tout au long de notre séjour. Discrets d’abord, respectueux de l’étranger, les Arméniens que nous rencontrerons rechercheront toujours une occasion d’établir un contact, de proposer leur aide en cas de nécessité, sans jamais s’imposer mais avec le désir manifeste d’essayer de briser la barrière de la langue. Au Karabagh nous devons, en principe, loger chez un Français qui réside depuis trois ans en Arménie et dont nous avons trouvé l’adresse sur Internet.

Oui mais nous avons stupidement oublié de prendrenote de son téléphone et de l’adresse de son domicile. Qu’importe, Internet nous sauvera… à condition que le correspondant soit devant son ordinateur. Et ce n’était pas le cas. Quand, enfin, il a pu prendre connaissance de notre message, c’est son ordinateur qui l’a trahi. Après deux heures d’attente, on on envoie un ultime message disant que nous abandonnons et que nous allons nous mettre en quête d’un logement à Stepanakert quand, miracle, la préposée au téléphone se penche à la fenêtre et crie un mot qui ressemble à mon nom nom : c’est Armen qui nous a localisés et nous envoie un taxi taxi ; en effet, il n’habite pas à Stepanakert, mais à Couchi. Mais nous ne sommes pas encore au bout de nos surprises. Arrivés à Couchi, Armen nous attend au coin de la rue ; heureuse initiative car, à voir l’immeuble où il habite, un vestige de l’architecture soviétique qui, en apparences, relè- relève plus du clapier à lapins ou de la cage à poules (il y a d’ailleurs quelques spécimens qui errent dans l’entrée) ; à voir les escaliers de pierre qui n’ont plus vu l’ombre d’un balai depuis la chute du mur de Berlin, nous n’aurions jamais osé franchir le pas de la porte ( d’ailleurs absente). Heureusement l’appartement d’Armen n’a rien de commun avec l’aspect extérieur. Petit café et organisation de la suite de notre séjour au Karabagh. Nous nous mettons d’accord sur les sites que nous souhaitons visiter.

Samedi 1 septembre, départ pour le monastère de Dadivank qui se trouve à l’extême nord. Il nous faudra trois heures pour l’atteindre, les derniers tronçons de route étant dans un triste état. Au passage, on rencontre des traces de la guerre, tanks détruits, modestes croix portant les photos des malheureux tankistes. Au paysage d’abord agricole se substitue un paysage de forêts ; c’est dans ce superbe environnement qu’est situé le monastère. Il est en pleine restauration. Si la première restauration est correcte, celle qui est en cours ne laisse rien présager de bon. On restera longtemps à flâner dans la galerie et à admirer la sculpture des donateurs

Sur le chemin de retour, premier arrêt au village de Vank. Si ce village a la « chance » de bénéficier des largesses d’un généreux donateur de la Diaspora domicilié à Moscou, on ne peut dire que ses conceptions de l’esthétique relèvent du meilleur goût. Le jaune et le vert dominent partout et l’hôtel, en forme de bateau baptisé « Titanic » détonne dans le paysage.On s’y désaltère quand même et, de la terrasse, on distingue sur la montagne le monastère de Gandzassar. Comme le généreux donateur a aussi penser à faire une route d’accès, la montée ne sera pas trop dure. L’ensemble des bâtiments monastiques est harmonieux, bucolique même. Le portail de l’église est superbe comme les sculptures du clocheton. Heureusement, nous n’avons pas oublié les jumelles (accessoire indispensable, comme la lampe de poche, cfr. plus bas). A Chouchi, nous allons dîner dans un chouette petit resto qui nous a été recommandé par Armen. Il est situé à l’écart – c’est le moins qu’on puisse dire – mais le déplacement vaut la peine tant pour l’accueil que pour la qualité du repas. Mais au retour, la nuit est tombée et il fait noir comme dans un four. Heureusement qu’il y a la lampe de poche. L’obscurité et « l’unité architecturale soviétique » aidant, nous nous trompons de maison. Pas pour longtemps car les séquelles de la période soviétique sont bien présentes et, dès la première volée d’escalier, une porte s’entrouve et une voix nous demande ce que nous faisons là. On s’excuse et on passe à l’immeuble voisin. Le bon, cette fois.

Dimanche 2 septembre. C’est jour de fête et notre hôte a prévu que nous allions ensemble à Stepanakert, nous brossant un tableau dithirambique de ce que nous allions y trouver. Mais il changera d’avis et nous visiterons Chouchi où, quoiqu’en dit notre hôte, il n’y a pas grand chose à voir, la ville ayant été presque entièrement détruite lors de la guerre. Deux mosquées à moiié en ruines, un fort dont les murs sont en bon état de conservation. Bref, ce tour de Chouchi nous prendra deux heures. Finalement, c’est le petit spectacle organisé pour la fête qui nous séduit le plus par sa bonhomie, sa gentillesse et sa qualité : un spectacle de marionettes que nous comprendrons même grâce à la gestuelle et à la manipulation, des danses très élégantes et de la musique traditionnelle jouée sans fausses notes. Enchanteur. Dîner au même resto, « chez Robert », paraît-il. Puisque nous sommes déjà venus la veille, l’accueil est encore plus démonstratif et le repas tout aussi délicieux. Cette fois, nous ne nous trompons pas de maison en rentrant.

Lundi 3 septembre. Un nouvel hôte, Vasguen, un Arménien de France, se joint à nous. On part tôt le matin car la journée sera longue. Premier arrêt, Avetaranots, un très beau village d’un millier d’habitants dans la montagne. L’église est en réfection. Armen et Vasguen discutent avec les ouvriers qui essaient sans trop de conviction de remettre en route une pompe récalcitrante. On va chercher de l’eau fraîche, on bavarde ; en brossant l’épaisse couche de poussière qui recouvre des pierres, on découvre de magnifiques bas-reliefs. Quant on repart, la pompe ne semble toujours pas décidée à fonctionner. Nous ne connaîtrons pas la suite.

L’étape suivante doit nous conduire à un petit monastère situé dans la montagne. De la route, enfin, de ce qui sert de route, on devine de temps en temps son clocheton. Trouver le chemin qui y mène est une autre paire de manches. Et personne pour nous renseigner. On emprunte alors, avec le taxi – c’est costaud les Volga soviétiques - des chemins de montagne qui, chez nous, exigeraient l’empli d’un véhicule 4x4, tous terrains. Devant les masses rocheuses qui se présentent sous les roues de la Volga, le chauffeur, prudemment, décide quand même de ne pas pousser plus loin. On n’ose pas imaginer une panne dans ce coin totalement isolé. On continue donc à pied sous un soleil de plomb en se fiant à notre intuition. Le monastère « devrait » se trouver à notre droite, …finalement, c’est à gauche qu’on le trouve au détour du chemin. Mais nous ne sommes pas seuls. Des soldats censés y travailler sont en pleine sieste. Le monastère est dans un piteux état, rempli de grafitis en russe, du sol jusqu’au toit – les soldats qui ont fait cela devient être de solides acrobates encore à jeun au moment de commettre leur crime - graffitis peu élogieux pour les Arméniens, leurs mères et leur religion selon Armen qui comprend. Lui est très déçu, moi un peu moins car c’est un témoignage instructif de l’image que les Russes se faisaient des Arméniens (et aussi de la « culture » de la soldatesque envoyée là-bas.). Le retour se fait par le monastères d’Amara, avec une très belle enceinte surmontée d’une tour. L’intérieur, trop restauré à notre goût est assez décevant, hormis la crypte. On s’arrête dans quelques villages pour regarder les monuments commémoratifs de la guerre du Haut Karabagh. Les représentations des soldats morts au combat sont gravées dans la pierre. Tous sont des gars de 19 à 30 ans. Le spectacle est émouvant et on prend conscience du prix que la population à dû payer à cette guerre. Enfin, arrêt obligatoire à Stepanakert pour régler les problèmes du visa au Ministère des Affaires étrangères– il nous reste moins d’une heure pour nous mettre en ordre - . Cela nous coûte 11.000 drams avec, en prime, la grogne de la secrétaire qui caressait sans doute l’epoir de partir avant l’heure. Mardi 4 septembre. Chouchi-Goris. Il faut se lever tôt. Le chauffeur de taxi doit encore passer chercher sa fille pour la conduire à l’école. C’est sympa, mais le temps passe. Comme on a bien marchandé le prix, que le chauffeur est sympathique, nous sommes mal placés pour avoir encore des exigences. On arrive à la gare routière dans les délais, on est dans les temps, mais c’est juste. De toute façon, le combi n’étant plas plein, on attendra encore une demi-heure. Dans le bus, un monsieur très handicapé et une dame très excitée qui n’arrêtera pas de monter et descendre du véhicule au grand dam de l’handicapé qui doit la laisser passer. Dans le bus, on n’entendra qu’elle ; elle a le verbe haut et, bien sûr, nous n’y comprenons rien. Les autres passagers si, mais ils auront vite fait d’en avoir assez à en juger par les mimiques. N’empêche, le combi devra s’arrêter selon ses ordres devant ce qui nous semble être une base militaire. Elle descend en courant avec, en mains, une poignée de chandelles. Les hommes descendent fumer une cigarette en attendant son retour. Quand elle revient, c’est pire qu’ avant ; elle a l’air complètement déjantée, crie, hurle. Apparemment, elle raconte ses malheurs mais seule une vieille dame semble compatir. Bref arrêt au poste frontière pour que nous puissions prouver que nous avons payé nos visas. Simple formalité avec des fonctionnaires très aimables. Plus loi, nouvel arrêt pour notre voisine qui va brûler de nouvelles chandelles dans une magnifique petite église qui surplombe la vallée. L’environnement est époustouflant, notre brûleuse de chandelles aussi. Cette fois, c’est l’hystérie, elle embrasse les murs, les portes ; elle hurle, elle pleure, elle gesticule, … Arrivé à Goris, le bus nous dépose devant une station d’essence en dehors de la ville. Petit café, taxi. Le chauffeur veut nous conduire à un hôtel, mais j’insiste pour qu’il nous dépose au marché. Munis d’adresses trouvées dns le guide, je m’apprête à partir à la recherche d’un logement losque je suis abordé par un monsieur très aimable ; il est le patron d’un bed and breakfast. Je négocie le prix, il hèle un taxi – qu’il paie –et nous voilà chez lui. Superbe maison entourée de verdure, avec terrasse de laquelle on a une vue sur toute la ville. Chambre à l’avenant. Une famille accueillante, discrète, serviable et, cerise sur le gateau, la patronne est une cuisinière hors pair et cuisine arménienne succulente (les meilleures feuilles de vigne farcies que nous ayons jamais mangé). Le premier après-midi est consacré à une balade dans la ville, bien agréable avec ses petites maisons à un étage, isolées les unes des autres et ses restes de quartiers troglodytes. Ce n’est pas pour rien que Goris soit qualifiée de « petite Cappadoce ». Nous terminerons notre promenade en sirotant une bière à une chouette terrasse bien ombragée. Mercredi 5 septembre. Levés à 08 h.30 et le petit déjeuner, copieux, variés (choix entre plusieurs sortes de cafés et de thés) nous attend déjà. Le taxi aussi (quand le taxi est réservé depuis l’hôtel ou le B.and B. le prix défie toute concurrence, sutout s’il s’agit d’un ami du patron qui peut se faire ainsi un petit extra). Nous passerons la matinée dans la vallée de Kendzoresk au milieu de cheminées de fées, d’habitats et d’églises abandonnées. La végétation est abondante, les mûres sont à point et l’eau coule partout. Comme notre chauffeur s’est révélé être un excellent guide doublé d’un bon conducteur, jovial en plus, nous le réquisitionnons pour l’après-midi. Nous prenons la route qui mène en Iran et nous croisons beaucoup de camions de ce pays puisque c’est, avec la route qui mène en géorgie, le seul point de communication entre l’Arménie et le reste du monde. Toutes les importations passent obligatoirement par ces deux routes. C’est une route de montagne, sinueuse, avec de beaux points de vue. Sur le côté, un rstaurant qui accueille les voyageurs iraniens. Les cars qui assurent la liaison Erevan-Téhéran sont luxueux. On loge la frontière avec l’Azebaidjan, l’ennemi juré des Arméniens. Pas de militaires, pas de barbeléq, rien qui puisse faire croire qu’à cinquante mètres se trouve un autre pays avec lequel l’Arménie est toujours en guerre. Mais qui irai se perdre dans ces montagnes ? On quitte la route pour s’enfoncer dans une magnifique forêt(Chênes, érables, sorbiers, frênes, .., sur une piste pas trop mauvaise. Après une heure de trajet, nous atteignos le monastère de Bheno-Noravank. Extérieurement, il ne paie pas de mine : un gros parallélipipède de basalte. Mais l’intérieur.. ! La décoration des encadrements de portes d’abord, puis, quand on s’est habitué à la faible lumière, on découvre dans les coins supérieurs de superbes bas-relifs qui font immanquablemùent penser aux sculptures préromanes. Tout autour, c’est l’effervescence. Il y a là plusieurs familles qui préparent un barbecue géant. Les femmes s’affairent pendant que les hommes… jouent aux cartes (deux d’entre eux, cependant, activent le feu). Les plus jeunes veulent parler avec nous. L’un a appris l’allemand et ne se débrouille pas mal du tout à la grande fierté de son père. On fit des photos, mais ils n’ont pas d’adresse et nous sommes bien marris de ne pas pouvoir les leur envoyer. (Le fonctionnement de la poste a l’air très particulier comme on nous l’expliquera plus tard). On nous invite à partager le repas, ce que nous aurions accepté volontiers, mais notre taximan devait rentrer. On se confond en excuses de crainte de heurter leur hospitalité. Sur le chemin de retour, notre chauffeur s’arrête pour cueillir des mûres au risque de frôler l’indigestion (mais elles sont tellement bonnes…) et…frotter sa voiture avec son petit chiffon à chaque arrêt. On arrive même à se comprendre : avec les dix mots d’arménien que nous avons appris, les trente de russe, séquelle d’un apprentissage ancien et frustré de cette langue, quelques mots d’anglais, des gestes et des fous rires partagés. Bref, une journée formuidable qui se termine par un repas tout aussi formidable chez nos hôtes. Jeudi 6 septembre. Le taxi vent nous prendre à 9 h.30. On prend en charge un médecin qui doit se rendre à l’hôpital. Le chauffeur est moins bavard, mais la route est difficile et il se cncentre sur sa conduite. Direction : Tatev. Encoe une route merveilleuse, malgré les innombrables nids de poules. Arrêt près d’un belvédère qui, outre une magnfique vue sur le canyon, permet de voir, dans le lointain, le monastère de Tatev (encore une fois, les jumelles étaient les bienvenues). Sur le chemin du belvédère, nou rencontrons deux franco-arméniennes qui connaissent bien Armen de Chouchi chez qui elles iront aussi loger (le monde est parfois petit). Nouvel arrêt au « Pont du diable » et ont atteint enfin cette merveille qu’est le monastère de Tatev, perché sur sa palte-forme, au bord du précipice. C’est un grand monastère fortifié avec de nombreux bâtiments, une belle grande église et une autre, mignonne, avec ses portes et ses chambranles sculptés. On visite, on flâne, on s’imprègne de l’atmosphère. Hormis les deux franco-arméniennes et un couple de belges, nous étions les seuls sur le site. Avant de prendre le chemin du retour, notre chauffeur nous emmène dans un endroit qui surplombe le monastère pour que nous puissions prendre des photos. Nous demandons au chauffeur s’il connaît un autre monastère qui s’appellerait Tatev du bas. Il connaît, mais nous dit qu’il n’est pas accessible. Du haut de la montagne, il nous indique vaguement où il se trouve ; mais sur la route, il s’arangera qand même pour que nous le dévouvrions en « vue aérienne ». C’est un ensemble recouvert de végétation, mais à l’œil nu – et surtout aux jumelles- on distingue parfaitement l’encente, les bâtiments monastiques – ou ce qu’il en reste – et l’église. A Goris, nous rencontrons de nouveaux hôtes, un couple de Hollandais et un couple d’Arméniens qui travaillent pour l’UNICEF. Avant de dîner tous ensemble, nous descendons en ville à la recherche d’un local internet. Comme je tapote le clavier de l’ordnateur, une jeune femme nous entendant parler français me demande une explication grammaticale, prétexte surtout à entamer la concversation et à nous inviter à visiter le centre pou la défense de la langue française dont elle s’occupe. Nous apprenons que Goris a 6 écoles qui ont choisi le français comme première langue étrangère et que la ville est jumelée avec Vienne en France. Comme j’étais inspecteur de français et de langues romanes en Belgique, les questions fusnt et tout se terminera par une séance photos. Nous serons dans la presse… ! Au retour, la table est dressée sur la terrasse, le Hollandais a acheé du vin (pas fameux) et le patron une énorme pastèque. Après le repas, il nous dera goûter le vin maison, une rude épreuve pour les estomacs, et une vodka maison aussi qui fait oublier le vin précédemment ingurgité. Fameuse sa vodka !!! Au rang des bons souvenirs. Bref, une soirée très agréable. Dommage que demain, il faut leve le camp. Mais nous aurons gardé un bon souvenir de Goris et de cette famille si accueillante. Vendredi 7 septembre. Goris-Yeghernadzor. Pas de problème de places dans le combi : le patron du B.and B. a téléphoné à l’agence pour qu’on nous réserve deux places. Heureusement parce que le minibus est plein. On s’enfonce dans la vallée de l’Arpa au long de laquelle sont aménagés des espaces pour piqueniquer, se baigner, …On fera d’ailleurs un arrêt-pause dans un des ces endroits, ombragés, le long s’une petite rivière, avec un bar qi sert des rafraichissemnts. A 13 h.30, nous sommes déjà à Yeghernadzor. Il faut le savoir car le chauffeur nous a déposés le long de la route poussiéreuse, un peu en dehors de la ville comme nous nous en apercevrons. Mais le bus continue, lui, vers Erevan et, par conséquent, il n’entre pas dans la ville, une ville très quelconque. Le B.B se trouve dans un quartier à l’autre bout de la ville. On dépose ls bagages et on part à la découverte de Yeghernadzor… Que faire en attendant le soir ? Car il n’y a rien à faire à Yeghernadzor. Comme l est encore tôt, que Noravank n’est pas loin, à pene une dizaine de km. j’avise un taxi, on débat du prix et nous voilà partis. Une fois de plus, le chauffeur est agréable, nous montre le paysage, nous montre des habitations troglodytes, s’arrête pour que nous puissions conempler le paysage à notre aise et prendre des photos. L’ensemble monastique est fabuleux dans son cirque de montagnes avec les reflets du soleil dans les pierres ocres. Les décorations, les tombes, les sculptures, …et la mauvaise idée de grimper à l’étage de l’église par un escalier de pierre, étroit. Monter n’est rien, mais descendre…donne le frisson. Nous resterons là aussi un sacré temps à nous en mettre plein la vue, à jouir de l’atmosphère, du spectacle. Et chapeau pour ces chauffeurs de taxis, pour leur cordialité, leur patience – parce qu’ils attendent le temps qu’il faut, ou bien nous accompagne pour regardr avec nous ou nous montrer un détail – Et toujours avec le sourire. La soirée nous change de Goris. Pas de repas prévu au B.B. En ville ( ?) pas de restaurant. Comme on se renseigne, un monsieur bien aimable nous conduit avec sa voiture dans un restaurant le long de la route, avec petits salons privés, …Ce n’est pas ce qu’on pense car, en Arménie, il est fréquent, dans les restaurants de s’isoler dans une pièce séparée, parfois par une simple cloison, pour manger entre amis ou en famille. Nuit très chaude. Chaleur et moustiques. Samedi 8 septembre. Retour à Erevan. Le chauffeur du combi se prend un peu pou Schoumi et nous mettrons mons de deux heues pour atendre la capitale. On nous dépose loin du centre. On prend un taxi, mais il ne connaît pas l’adresse. Comme nous avons déjà une petite connaissance de la ville, du moins de ses grands axes, c’est nous qui le pilotons. Comme il n’y pas de chambre libre, on laisse les bagages et on décide de trouver l’endroit où prolonger nos visas puisque ceux-ci ne sont valables que pour trois semanes et que nousa vons l’itenion de rester un mois. Commence alos la galère – qui nous permet de ben visiter la ville ; chaque chose a son avantage – On s’adesse, cela paraît logique – à une agence de voyage. On nous explique très bien où cela se trouve, comment y aller, …on remercie et, quand on arrive à l’endroit indiqué, tout est faux. Je passe sur les autres péripécies. Après de longues promenades, on trouve enfin quelqu’un qui sait. Hourrah ! C’est au fond d’une cour à gauche, cour invisible de la rue que se trouve l’endroit tant convoité, mais…c’est fermé. Il y a bien un personnage en uniforme à l’intérieur mais il refuse de nous parler. Il faudra beaucoup d’insistance, de patiencepour que, lassé de nous avoir sans doute dans son champ de vision et comprenant que nous n’étions pas près de partir (après avoir tnt cherché !!!) qu’il a consenti à s’extraire de son fauteui pour nous dire que le bureau serait ouvert le lundi à 11 h. On se rend alors au musée des enluminures qui se trouve tout en haut de la ville. Génial, une collection incroyable de livres et de manuscrits anciens, le plus vieux daté de 987, des livres d’histoire, de mathématiques, de géograpie, de sciences, des cartes, …et des enluminures extraordianaires. Et il paraît qu’on ne voit qu’une infime partie des trésors que détent ce musée, le reste se trouvant das des caves blindées. Nous consacrerons la fin de la journée à la visite de la nouvelle cathédrale. Une erreur de lecture de plan nous fait errer dans des quartiers moins connus, plus populaires et très animés. Se perdre est parfois positif. Nous trouverons enfin la cathédrale apès avoir traversé un mignon parc infantile. La cathédrale a de la gueule ; elle est immense, un très beau lustre la décore, mais l’ambiance est froide. Comme c’est samedi, c’est le jour des mariages et nous assisterons à la fin d’une cérémonie. L’ambiance n’est pas au recueillement ; les gens vont, viennent, les amis se retrouvent, bavardent pendant que le prêtre poursuit l’office qui ne sera troublé que par la présence d’une illuminée qui invoque on ne sait quelles divinités dans l’indifférence générale. Au retour, on retrouve Vastgen de retour lui du Karabagh. Il nous apprend une bonne nouvelle :on peut obtenir la prolongation du visa à l’aéroport avant l’envol. Une joiurnée de gagnée. Dimanche 9 : journée pleie de surprises. Au petit déjeuner, nous faisons la connaissance d’un Anglais, originaire de Pologne qui poursuit des études en France, parfait polyglotte, anglais, polonais, russe, français. On échange des informations puis on s’en va prendr eun bus pour Achtarak qui devrait être notre point de départ pour la visite du monastère de Hohvanavan ; on voit un minibus prêt à partir, mais…c’est un privé qui se dispose à emmener un goupe. On nous indique où prendre notre bus puis, on nous rappelle. En fait, le groupe est une chorale qui va chanter un office à Ochakan. Ils nous proposent, si cela nous intéresse, d’aller les entendre et ensuite, ils nous déposeront à Acharak. On accepte et on ne le regrettera pas. Ce sont de vrais professionnels – parmi eux des chanteurs de l’opéra d’ Erevan – et nous assistons à un superbe concert dans une église quasi vide. Les quelques assistants somnolent, voire dorment carrément, ou se promènent pendant l’office. Nous faisons de même, visitant la crypte dans laquelle se trouve le tombeau de l’inventeur de l’alphabet arménien et l’ensemble de khatchkar dans le jardin de l’église qui ne sont pas des monuments funéraires, mais bien les lettres de l’alphabet représentées chacune par un khatchkar. Nos chanteurs, comme promis, nous déposent à Achtarak où je négocie un taxi pour nous emmner au monastère situé au bord d’un profond canyon. Le tympan sculpté est remarquable et aux alentours, quelques beaux khatchkar. Aux jumelles, on distingue dans le lointain, un autre monastère qui surplomb ele même canyon. Très aimablement et sans que nous le lui ayons demandé, notre chauffeur nous ramène au-delà d’Achtarak sur la route principale à l’endroit où on peut arrêtre les minibus de passage. Chance : il y en a un en partance et il reste deux places. Il est du genre poussif et, en blague, je dis qu’à cette allure, nous ne sommes pas près d’arriver à Erevan. Sitôt dit, le bus s’arrête. La panne. A force d’essayer de le remettre en route, c’est la batterie qui meurt. Comme la route (pardon l’autoroute) est en légère déclivité, tout le monde s’y met pour pousser le véhicule de l’autre côté en franchissant le terre-plain. En Europe, c’est la catastropàhe assurée mais en Arménie cela semble faire partie des aleas du voyage. Pas de bras d’honneur, pas de coups de klaxon, …Nos efforts seront de toute façon inutile. Nous n’attendrons pas longtemps que passe un autre combi en bon état. Lundi 10 : on retrouve notre anglo-franco-polonais qui part vers le sud alors que nous prenons la direction du nord, destination Dilidjan. Autoroute juqu’à Sevan, on longe une parie du lac d’un vert émeraude sous les rayons du soleit et, après la traversée d’un long tunnel, nous découvrons une végétation totalement différente, de la moyenne montagne entièrement recouverte de forêts épaisses. 0 Dilidjan, nous avons une adresse de B&B donnée par l’Office de tourisme d’Erevan et confirmée par nos deux guides. Comme nous avons du mal à nous orienter, on prend un taxi qui nous emmène loin, trop loin à notre gôut, mais il n, ’est palus possible de faire marche arrière. En plus le chauffeur n’est pas sympa du tout – c’est le premier du genre -. L’adresse est correcte mais, apparemment, où les clients ont très rares où le B&B n’existe plus. Il faudra du temps et beaucoup d’insistance pour qu’une dame âgée vienne nous ouvrir. Puisque nous sommes là, on prépare vite une chambre avec un lit qui a dû connaître les ébats de plusieurs générations. Le milieu n’est pas un creux, mais une tranchée ; on nous sert des fruits pour meubler l’attente. Nos hôtes, qui ne parlent que l’arménien et le russe, font l’impossible pour communiquer et, finalement, ils nous mettent en communication téléphonique avec une amie censée parler anglais. On finit par faire comprendre que nous aimerions connaître le prix du logement d’abord et que nous souhaiterions visiter deux monastères Gotchavan et Hagartsin situés dans les environs. Finalement on négocie un « paquet » : chambre, dîner, petit déjeuner et véhicule pour se rendre aux monastères pour 19.000 drams. C’est le gendre qui nous emmène dans une jeep de l’armée russe qui doit avoir fait la guerre de quarante. Mais elle roule et cela suffit. Comme d’habitude, nous aurons largement le temps de visiter, de flâner et de prendre des photos à notre aise. Les deux monastères valent le déplacement, chacun dans un environnement différent, l’un sur une butte dans la montagne, l’autre dans le creux d’une vallée ombragée. D’après ma carte, de Dilidjan, il y a une route qui devrait nous permettre, avec des changements de bus, d’atteindre Hagbad et Sanahin. D’après nos hôtes, ce n’est pas possible, mais, bizarement, le gendre veut quand même bien nous y conduire moyennant un prix pharamineux. Mardi 11 : On décide donc de prendre un bus pour Dilidjan qui ne se trouve qu’ à une trentaine de km. Cela ne prendra qu’une grosse demi-heure. La première impression est favorable. Enfin une ville très animée avec un centre qui s’articule autour du marché et il y a même un office du tourisme auquel je me rends illico. Je suis accueilli – où plutôt je drange deux fonctionnaires qui regardaient la télévision et qui ne parlent que l’arménien (même pas le russe). C’est génial por renseigner des étrangers, mais il ne doit pas y en avoir beaucoup. Enfin, autant pour se débarrasr de moi que pour retourner voir le feuilleton, ils me donnent un dépliant avec les adresses de tous les B&B de la ville, dépliant très bien fait, avec des dessins des maisons. Heureusement qu’il y a des dessins d’ailleurs car, dans une ville que tous ses habitants connaissent, aucun, en apparence, ne connaît les noms des rues. D’après les dessins, je repère une maison qui n’a pas l’air mal, reste à la trouver. Après une longue promenade, je crois l’identifier au loin. Quelqqu’un m’oriente, c’est le cas de le dire, et je la trouve enfin. Je frappe, je sonne, j’entre dans la propriété (tout est ouvert) mais personne. Je m’adresse à une petite échoppe. Le patron téléphone ; pas de réponse. Ils donne ensuite une série de coups de téléphone et arrive à contacter le fils de la maison qui, rapidement – mais tout cela a pris près de deux heures et ma femme m’attend avec les bagages à l’arrêt des bus – vient me chercher. On redescend en villa e à pied, on récupère ma femme, on prend un taxi pour aller chercher une voisine qui étudie à l’université et on revient. Entretemps, la patronne, avertie, est revenue et nous réserve un accueil digne d’hôtes de marque : café, fruits, petits gâteaux ; la maison est superbe avec sa terrasse d’où on a une belle vue sur la ville, chambre immense et excellent lit. C’est Byzance. On bavarde un peu avant de faire un tour en ville où on nous reconnaît déjà – du moins ma femme à qui, pendant son attente, on a demandé moult fois si elle avait besoin d’aide. Au marché, on tombe en admiration devant les étals où les fruits sont exposés en jolies pyramides. Je demande l’autorisation de photographier un étal…Non seulement on me la donne, mais tout le monde se précipite, pour être sur la photo. On nous invite à nous asseoir, on nous offre des fruits pêches, pires, raisin, … Les marchands des alentours arrivent l’un avec des fruits, l’autre avec le traditionnel vin maison – on fera croire que ma femme est diabétiques pour y échapper après la première gorgée, et cela a bien marché, l’une des marchandes souffrant de cette maladie, mais pour de vrai, elle – la vodka, …Echange d’adresses ( ?) mais comme il n’y a pas de système postal, l’envoi des photos est trsè hypothétique. On a bien du mal à expliquer à nos hôtes que nous devons les quitter, mais on promet de se revoir. On terminera cette promenade bien agréable en sirotant une bière sur une petite terrasse au bord de la rivière et sous la surveillances de deux immenses grands-ducs enfermés dans une cage bien étroite pour eux. Au retour, une autre surprise nous attend. Madame nous présente sa voisine, Astrik, une jeune étudiante en français de l’université qui, sous prétexte de mettre son français en pratique, nous servira de guide tout au long de notre séjour. Mercredi 12 : Idjevan. On négocie avec un chauffeur de taxi rencontré la veille le prix pour se rendre à Makaravank. Pour la première fois, le temps est couvert et le monastère est dans les nuages, ce qui lui donne un certain charme. On rentre dans l’après-midi, le soleil est revenu et on flâne en ville où de plus en plus de gens nous saluent. Le soir, le mari de madame étant revenu, on bavarde et nos hôtes nous dissuadent d’aller à Hagbad et Sanahin par le chemin que nous avions choisi – trop dangereux, on se demande pourquoi, trop difficile, vous allez vous perdre, …- Nous opposons que la roue qu’ils nous indique est interdite pour raisons militaires (elle longe la frontière azeri et les miltaires s’y regardent en chiens de faïence quand ils ne tirent pas dessus à l’occasion). Bref, on discute et ils nous persuadent de partir en voiture avec un de leurs amis qui n’est autre que le père d’Astrik. Cela permettra à sa fille de faire l’excursion et surtout, mais c’est l’implicite, permettra à son père d’arrondir un peu sa fin de mois avec notre contribution. A Idjevan, seule un centaine de personnes ont un emploi dans les deux ou trois seules petites entreprises qui existent et, comme dans beaucoup d’endroits, il faut se débrouiller pour vivre. Jeudi 13 : on part tôt car la route sera longue. Nous longeons cette zone frontière. De l’autre côté de la route, un village entièrement rasé, seule subsise l’église. On ne peut pas s’arrêter et on me déconseille de photographier car, à mons de eux cents mètres, on distingue le dispositif militaire et les soldats qui surveillent. Du haut du col, on voit bien un lac, azéri, selon la carte, arménien selon notre chauffeur. Les paysages sont superbes. On arrive enfin à Haghbad, très bel ensemble avec un Khatchkar représentant une crucifixion, unique en son genre. On y croise une poignée de touristes. On revient par Alaverd, ville industrielle (cuivre), mais surtout beaucoup de ruines industrielles et une cheminée qui crache une fumée qui forme un véritable nuage qui empêche la vue. On traverse ensuite un paysage curieux fait de plateaux qui se succèdent et qui forment de véritables parallélipipèdes séparés les un des autres. Le monastèrede Sanahin est encore différent, avec on gavit ouvert son église sombre, les tombes culptés qui forment le sol du gavit, les statues des donateurs au sommet du chevet On fait l’impasse sur Odzum pour essayer de trouver le monatère de Kobaïr, indiqué sur les cartes, mais très approximativement. Il faudra demander plusieurs fois le chemin, faire des allers-retours sur une route qui traverse des paysages de toute beauté pour enfin, trouver un petit chemin qui grimpe dans la montagne. Une voix qui sort d’on ne sait où nous crie si nous arrivons à une croisée de chemins, s’il faut prendre à droite ou à gauche. Dasn cette végétation très dense, il ya l’une ou l’autre maisons, bien cachées et, çà et là des reines-claudes à se faire damner. La montée est rude, mais pas de traces de monastères. Nous sommes prêts à renoncer, mais je m’entête car il me semble avoir entendu du bruit bien plus haut. Et je ne m’étais pas tompé ; ce bruit était le bruit de gravats que des ouvriers, en train de restaurer le monstère, jetaient dans le précipice au bord du quel il est bâti. Pas de chance, partout des échafaudages qui permettent cependant d’admirer les magnifiques fresques que, pour notre chance, on n’a pas protégées mais au risque de les abîmer définitivement avec les rejets de poussières des pierres sciées à la machine. Fatigués, mais enchantés, n revient par la même route non sans faire quelques achats pour le dîner dans les vllages traversés. Tout au long de la route courent des cochons en toute liberté et le chauffeur doit être attentif. Vendredi 14 : Idjevan-Gavar. C’est à regret que nous quittons cette charmante famille. Il faut d’ailleurs discuter ferme pour payer le prix annoncé sur le dépliant. Madame semble nous considérer comme ses invités, ce que, avec beaucoup de diplomatie, nous ne pouvons admettre Si elle tient un B&B, c’est pour améliorer le quotidien et non pour offrir gracieusement son hospitalité ; connaissions les conditions, ce qu’elle finira par admettre en nous considérant quand même comme ses invités pour un repas. Quand nous arrivons à l’arrêt des bus, le chauffeur a déjà été mis au courant de l’endroit où il devait nous arrêter sur la route puisque nous n’allions pas jusqu’au terminal. (décidément, on prend bien soin de nous). On nous débarque en pleine nature. Il reste des champs à traverser pour rejoindre une autre petite route. De loin, nous avons déjà été repérés par un chauffeur de taxi égaré par là. On s’accorde sur le prix. Il se demande pourquoi nous voulons aller à Gavar, endroit que nous avons choisi, d’après la carte, pour aller visiter le fameux cimetière de Khatchkars. Il nous propose de nous y conduire et de nous ramener à Sevan. Fidèles à notre programme, nous refusons, ce que nos regretterons plus tard. Très aimable, notre chauffeur fera pluieurs arrêts pour nous montrer des monuments, une église, .. qui ne figuraient pas sur nos guides. La route longe le lac Sevan, c’est merveilleux. Comme convenu, le chauffeur nous dépose à Gavar. Selon le Petit Fûté, toujours en retard d’une ou de plusieurs geurres, il y a un office du tourisme. On cherche et on trouve en effet un bâtiment sur lequel est écrit, en russe et en caractères cyrilliques « office du tourisme ». J’entre, je surprends deux vieilles personnes qui m’expliquent qu’elles vivent là et qui, apparemment, n’ont jamais imaginé qu’il habitait un soi-disant ancien office de tourisme. On a soif. Comme il n’y a pas un chat en rue, on entre dans une banque et le garde nous explique qu’il n’y a pas de débit de boissons à Gavar. Il y a bien un tout petit marché, mais rien à boire. Il faut se loger. D’après le guide toujours, il y aurait un hotel datant de l’époque soviétique au quatrième étage ( ?) d’un immeuble cage à poules datant de la même époque et dont l’entrée est jonchée de détritus. Soudaint, o miracles, j’aperçois une jolie maison sur laquelle est indiqué hôtel. Dans la cour, d’énormes voitures, 4x4 ultramodernes, mercédes, BMW. Je m’enquiers, l’accueil est bizarre, comme si je demandais des pastèques chez un fabricant de cercueils. Il y a de la place. On nous montre la chambre, petite, corecte, mais si l’immeuble semble moderne, la plomberie doit être l’œuvre d’un kolkhosien désoeuvré. Le tuyau de douche pend lamentablement, les robients se dévissent, …Enfin, nous sommes contents d’avoir trouvé un toit. Come nous avns toujours soif, on demande un café qu’on nous sert vite fait bien fait sans nous faire payer. Manifestement, nous ne sommes pas les bienvenus. Puisqu’il en est ainsi, on décide d’aller à Noradour visiter le cimetière des Khatchkars, on trouve difficilement un véhicule pour s’y rendre ; le chauffeur sympa se demande aussi ce que nous faisons là. Le fameux cimetière correspond à l’image qu’on s’en fait et vaut le déplacement ; c’est impressionnant. (mais on aurait mieux fait de suivre les conseils du premier chauffeur). Au retour, Gavar est encore plus désert qu’à l’aller. Rien, mais alors, rien, une ville déserte, pas un bruit, pas une âme. Heureusement que nous avons pris de la lecture car la soirée va être longue. A l’hôtel, on ne nous propose pas de dîner, le personnel donne l’impression d’assister à une veillée funèbre . Plus tard, nous verrons d’autres voitures de luxes stationner devant l’hôtel et les gens s’engouffrer dans de petites salles où on leur sert à manger et surtout à boire à voir le nombre de bouteilles vides de vodka que le personnel sortira des salles à manger le lendemain. Au moment de l’addition, on ne paiera que l’hébergement pour une seul personne, on ne comptera pas les cafés pris la veille et au petit déjeuner. Manifestement, notre présence n’était pas souhaitée. Repaire de mafiosi ? Réunions discrètes de polticiens ? Nous ne le saurons jamais. Samedi 15 : Gavar-Presqu’île de Sevan. On prend un taxi jusqu’à Sevan. On cherche, en vain, l’officie de tourisme signalé dans le guide mais, ici, au contraire de Gavar, il n’a jamais existé. Dans le marché, on trouve un petit bisto sympa. Le mari a un taxi et il nous emmène à la presqu’île, au pied du promontoire où se trouvent les deux églises. C’est samedi et il y a du monde, essentiellement des Arméniens qui proftent de la fin de semaine. L’hôtel restaurant pratique des prix tout à fait raisonnables et nous décidons d’y rester prendre un ou deux jours de repos. La chambre est confortable, avec vue sur le lac, le restaurant très correct. Si à midi, les cars y déposent les touristes autour de grades tablées, le resto est fréauenté essentiellement par des Arméniens, surtout le soir et les prix sont établis en fonction de cette clientèle. Nous montons l’escalier de 226 marches qui mène au sommet. Deux églises domnent la presqu’île dont une « en activité » ; un baptême y a d’ailleurs lieu et la vue sur le lac est superbe (le lac Sevan, 150 km/sur 50 km. avec ses 2000 m. d’altitude est le deuxième lac navigable le plus haut du monde après le lac Titicaca). On restera longtemps à flaâner sur ce promontoire à jouir du paysage. Dans une des églises se touve un étonnant Khtchkar décorés d’ornements figuratifs assez surprenants. On passera l’après-midi à se reposer sur la plage ; mais l’eau nous semble un peu trop froide pour s’y baigner. Dimanche 16 : Sevan-Traghkadzor-Sevan. On se lève tôt, pour des prunes. Tout est fermé, rien ne bouge. On aurait pu quitter l’hotel sans que personne ne s’en aperçoive. Oar conséquent, pas de petit déjeuner. Un taxi traîne sur le parking, on le prend pour Sevan où un bus aurait pu nous emmener à Hrazdan. Mais le bus est parti à l’heure et…sans nous. Qaunt à connaître l’heure du suivant, les avis divergent…et de beaucoup. Un chauffeur de taxi nous harcèle. D’après lui, il n’y a pas de bus (mais ils disent tous cela). Il faudra bien se résigner. On part à la recherche du chauffeur de taxi que nousa vions eu la veille qui lui, pour le prix officiel, nous conduit directement à Traghkadzor, nous évitant la correspondance par Hrazdan, et où se trouve le monastère de Kètcharis. Finalement, en ratant le bus, nous aurons gagné du temps. Contrairement à Ochakan, il y a beaucoup de monde à l’office, mais ici, la chorale ne vaut pas tripette. L’église est pleine comme un œuf, mlais à la différence de nos égliss, comme les gens ne restnt pas en place, on peut circuler et visiter ainsi pendant l’office (ce que font aussi les touristes arméniens qui photographient à qui mieux mieux). Le gavit est orné d’une très belle freque et, en se promenant dans les environs, on découvre ne toue petite église, plus ancienne que le monastère etbien mignonne dans sn écrin de verdure. On redscend par la ville où un ancien marché couvert soviétique a été transformé en hôtel tout en conservant la façade d’origine avec ses sculptures représentant, en style tout aussi soviétique, les différentes corporations présentes dans le marché. Il faut admettre que ce n’est pas du tout désagréable à regarder. Comme il faut attendre longtemps pour avoir un hypothétique bus pour rejoindre Hrazdan, un chauffur de taxi nous propose, ainsi qu’à deux autres personnes qui attendaient comme nous, de nous y conduireà un prix légèrement supérieur au prix du bus. Même topo à Hrazdan, une attente de plusieurs heures pour avoir un bus – et beaucoup de monde qui l’attend – pas d’internet, rien à faire, rien à voir. On reviendra donc en taxi. Comme on se trouve ben dans notre hôtel où nous sommes maintenant les seuls clients, on décide de prolnger notre séjour. Lundi 17 : Sevan. On a hélé un minibus. Ire des chauffeurs de taxis pour qui cet itinéraire est chasse gardée. Nous cherchons une connection à internet depuis plusieurs jours et nous devons impérieusement téléphoner à Erevan pour réserver l’hôtel avant notre départ. Sevan est une grande ville. Il paraît qu’il y a un centre internet. A la première adrsse, il n’existe plus. A la deuxième, il est inconnu et à la troisième, il ne fonctionne plus. Le modem serait out ?(mais il fonctionne pour les jeux vidéos). Reste le téléphone ; on finit par trouver le cntre téléphonique de Sevan ( ?) mais le téléphone ne fonctionne qu’avec des cartes qu’on ne vend d’ailleurs pas au cenre de télécommunication et personne ne poura jamais nous dire où se vendent ces précieuses cartes. C’est grâce à l’amabilité d’un Arménien rencontré que je pourrai réserver l’hôtel au moyen de son portable. Retoutr à l’hôtel, plage et farniente. Mardi 18 : Sevan-Erevan. On paie les trois nuits, ce qui me vaut un large sourire parce qu’ils n’en avaient compté que deux. Cette fois le moyen de locomotion sera un de ces grands autobus jaune qui fonctionnent au gaz. Cela roule bien et on entre à Evan dans les embouteillages dignes de nos grandes villes. Aucun taxi ne veut nous conduire à notre hôtel. On se demande pourquoi. La aison en serait que l’hôtel était trop proche (10 minutes à pied, mais avec les bagages.. !) Les gens essaient bien de nous aider, mais à cette heure, tous les taxis sont occupés. On finira par trouver et, au compteur, on a parcouru… 6 km (à pied, cela fait plus d’une heure de marche avec les bagages, mais pour un taxi, le trajet est estimé trop court… !) Sur la place d la République, on teste les fontaines (on ne les avait pas encore vu fonctionner celles-là). Internet, Office du toutisme où on apprend que l’exposition Armenia Sacra que nous n’avions pas pu voir à Paris, ouvrait le jour même. Cette fois, nous ne l’avons pas ratée et c’est bien ainsi. Le soir, à l’hôtel, on rencontre d’autres voyageus dont un jeune français qui fait un stage de trois mois en Arménie sur l’étude de…la pomme de terre. En Arménien il se plaignait avec beaucoup d’humour, d’avoir une vocabulaire trsè riche sur ce qui concerne l’agriculture et plus particulièrement dans le champ lexical de la patate, mais que ne n’était pas très utile pour voyager ? Mercredi 19 : Erevan-Khor Virap. Un peu plus difficile à trouver les combis pour ce patelin. Un premier bus nous emmène à la gare ferroviaire d’Erevan et c’est en passant sous celle-ci par un passage souterrain pas évident à trouver, qu’on trouve, sur un terrain vague, quelques minibus qui attendent les clients. On trouve le nôtre, puis le chauffeur qui ne partira qu’à 11 heures. Il place deux bouteilles d’eau minérales pour réserver nos sièges et, pour tuer le temps, on va visiter la gare. Elle est immense, architecture soviétique évidemment, et…un seul guichet où, semble-t-il, il y a même quelqu’un pour délivrer des billets, mais pour où ? Grosse animation sur le quai. Un train serait-il attendu ? Erreur. Le quai sert de lieu pour un immense marché aux fruits et légumes, coloré, animé. Il est difficile même de s’y frayer un chemin. Sur une voie, une vieille locomotive et un wagon. Comme on s’attarde, un monsieur d’un certain $age nous aborde t nous demande de l’attendre. C’est le gardien du « musée », c’est-à-dire le wagn qui est sous nos yeux. Il revient avec la cle. C’est un vétéran, décoré par Staline en personne – nous aurons droit aux photos – A l’intérieur, tout est désuet, comme le téléphone, mais c’est touchant. Nous repartirons avec une photo de ce monsieur pendant son service militaire. A 11 heures précises (les Arméniens sont ponctuels) le bus démarre. Comme le monastère de Khor Virap est en dehors de la route, le chauffeur, très aimablement et après avoir pris l’avis des autres voyageurs, fait le détour et nous dépose au pied du monastère non sans avoir écrit sur un papier ses heures de retour et l’endroit à rejoindre, à pied, bien entendu, pour arrêter le bus au passage. Khor Virap, c’est un peu la carte postale, le monastère devant le Mont Ararat qui lui est en Turquie. Mais à quoi bon gâter son plaisir ; c’est plus impressionnant que la carte postale et le monastère mérite d’être visitée avec le cul de basse fosse où aurait été enfermé, dit-on, le brave Grégoire l’Illuminateur pendant treize ans. Un peu difficile à croire ; enfin, on descend par une échelle posée à même le mur et on laisse aller son imagination. Du haut de lamuraille, on domine la Turquie. La frontière, matérialisée par des barbelés est à peine à une centaine de mètres. Aux jumelles, on distingue trsè bien des minarets, des miradors aussi et toujours, impressionnant avec ses 5.600 m. le Mont Ararat couronné de neige. Retour au carrefour que nous a designé notre chauffeur, en plein soleil et le bus est à l’heure ; c’est le même chauffeur, le bus est plein, mais les passagers se serrent pour nous faire de la place. Toujours cette gentillesse et ce souci d’être agréable. On repasse par l’Office du tourisme pour avoir confirmation de la délivrance du visa à l’aéroport. Personne n’est au courant, mais on téléphone à l’aéroport qui confirme. Ouf. A l’hôtel, on retrouve Marius, notre franco-anglo-polonais, revenu du Sud et on décide de partir ensemble le lendemain pour une excursion dans la mont…….. Jeudi 20 : la pournée commence mal. Nous ne trouvons pas l’endroit où prendre le bus.pour Burakan. Personne ne peut nous renseigner. On demande à un chauffeur de taxi qui sait, nous voilà rassurés, mais il nous semble qu’il nous emmène bien loin, ce qui ne nous rassure plus. Il nous dépose à un carrefour où des gens attendent. Les uns disent que notre bus passera par là, d’autres disent le contraire. Finalement, un monsieur nous dit que lui aussi va à Burakan. Nous voilà rassurés pour de bon, il n’y a plus qu’à attendre. Le bus arrive, c’est le bon et, à l’intérieur, nous trouvons notre franco-anglo-polonais avec Anait, une de ses copines de paris en vacances en Arménie. Elle a reçu l’autorisation de ses parents de voyager avec nous, mais jusqu’à 19 h.00. Les Arméniens semblent très stricts avec leurrs enfants, surtout les filles. Comme Anait parle arménien et Marius, le russe, tout est bien. Arrêt à Burakan, une petite bourgade au pied de la montagne. Monastèe, lac de montagne et citadelle d’Amberd, tout cela est très loin et on n ous déconseillde le faire à pied (il faut être rentré pour 19 h.00) et on nous conseille de prendre un taxi. Puis, le villageois qui nous a donné ces information nous dit tout de go : je vous emmène. On fait le plein et nous voilà parti pour une balade superbe. Le chauffeur est bavard et avec Anait qui traduit, c’est facile. Par une piste en très mauvais état, on arrive au petit lac de montagne que marius voulait voir. Il est situé à 3000 m. d’altitude au milieu de montagnes pelées ; il y a même quelques plaques de névé. Un peiu plus loin, un centre de recherches nucléaires. On nous laisse franchir la barrière, mais nous serons sans cesses escortés par un membre du personnel. L’atmosphère se détendra rapidement et on nous autorise même à prendre des photos, à l’exception des bâtiments. Au retour, on aperçoit dans la vallée les espèces de yourtes dans lesquelles vivent les nomades kurdes, une tribu qui vit en bonnes relations avec les Arméniens. On terminepar la citadelle d’Amberd, elle aussi située dans un paysage superbe et à voir avant que l’on ait terminé les horribles travaux de restauration, que dis-je de « construction » avec des pièrres et des matériaux venus d’on ne sait où, mais qui, dans l’environnement, font l ‘effet d’un cancer au milieu de la figure. Notre chauffeur-guide tient absolument à nous montrer sa maison ; mais c’est sutout un prétexte à nous inviter à manger – la table est d’ailleurs mise quand nous arrivons - un repas complet arrosé de vodka. Le fils est chargé de surveiller la route pour demander au chauffeur du bus qui doit nous ramener de bien vouloir attendre. C’est ça l’hospitalité arménienne. Et quand on veut payer, on se fait houspiller. On s’en sortira en glissant un billet dans la poche de notre hôte qui, pour ne pas perdre la face, et à son corps défendant, fera semblant de ne ps s’en apercevoir. Vendredi 21 : c’est la fête nationale. Les fontaine de la place de la République fonctionnent et la place a une tout autre allure. En attendant les festivités, le matin on se rend au marché aux puces des bouquinistes où j’ai aperçu dans le fouillis qui y règne un livre édité par le musée Matenadaran, tiré à seulement 500 exemplaires avec des reproductions impeccables et…en français. Comment est-il arrivé là ? Il vaut 35.000 drams, mais nous l’aurons pour 25.000 (un peu plus que 50€) après le marchandage d’usage dans ces lieux. A voir la tête du vendeur, il est content de s’en être débarrassé – pour les Arméniens, c’est un prix exorbitant – et nous sommes contents de notre achat. Tout est donc pour le mieux. Le soir, nous assistons au concert donné sur la place de la République avec son et lumière et les jets d’eau qui passent par toutes les couleurs. On est serrés, les gens sont venus en famille et il y a là plus de 30.000 personnes qui écoutent, non religieusement, mais dans un calme relatif et bon enfant. Samedi 22 : Allez, un dernier monastère avant de partir. Bus pour Achtarak (cette fois on sait où le prendre). On se fait déposer à un carrefour et on prend un taxi. Le monastère est le pendant de celui d’Hovanarank, perché au bord du canyon. La visite terminée, notre chauffeur, au lieu de nous ramener au départ des bus, nous emmène voir une église, assez jolie. Al’intérieur, une dame essaie de nous expliquer quelque chose ; on comprend qu’il s’agit d’église, mais pas plus. Elle va trouver le chauffeur, s’ensuit une longue discussion avec force gestes et suivant le conseil de la dame, le chauffeur nous conduit voir une petite merveille, une église toute petite, très vieille, entourée de restes d’une mini-enceinte et de khatchkars. Un peintre la dessine. L’endroit est idyllique et on ne se croirait pas au centre d’une ville. Lui-même, semble-t-il en ignorait l’existence. Puis, sur sa lancée, par des ruelles, il nous emmène vers les restes d’une autre église qui nous permet d’en voir une autre encore perchée de l’autre côté du canyon qui sépare la ville en deux. Il ne manquera pas de nous y conduire. Elle est située dans l’enceinte d’une ancienne forteresse, une petite église à une seule nef, moins intéressante mais de sa porte on a une vue panoramique sur le canyon, le vieux pont et sur la ville. Dire que nous étions déjà passés à Achtarak sans nous rendre compte que cette petite ville révélait des merveilles (les guides n’en parlent d’ailleurs pas) Comme il reste du temps on termine la journée au Vernissage, l’immense marché aux puces d’Erevan devenu déjà très touristique. On y boira une bière que nous paierons le double, première et unique « arnaque » si on peut dire en trente jours. Dimanche 23 : Erevan. Ce dernier jour est consacré à la visite du mémorial au génocide. Bien que nous l’ayons déjà distingué de loin au cours de nos promenades, quand il s’agit de s’y rendre, c’est une autre affaire. Assez curieusement, alors que nous n’en sommes pas loin, personne ne peut nous renseigner. C’est facile à comprendre quand on sait que les Arméniens ne le connaissent que sous son nom arménien et que « génocide » prononcé avec toutes les intonations possibles ne leur dit rien. On finia bien par le trouver. Il est à l’intérieur d’un grand parc, bien entretenu. Tout au long des allées, de petits sapins plantés par des personnalités en visite en Arménie. Le monument en lui-même est aussi sobre qu’imposant. Tout, dans ce lieu est empreint de respect, de dignité ; une musique de fond incite au recueillement. A l’intéreur, autour de la flamme, des gens viennent déposer des fleurs blanches. On est impressionnés, émus même. La visite du musée est impressionnante aussi : des photos, souvent pleine d’horreurs, des témoignages, des lettres de consuls étrangers qui dénoncent ce qui est en train de se passer sous leurs yeux, des ordres militaires qui ne laissent planer aucun doute sur la volonté des autorités d’exterminer le peuple arménien qualifié d’ailleurs de « race arménienne » alors qu’une révolution antérieure à ces faits avait été menée au nom des droits de l’homme. Ce qui nous frappe aussi c’est que, à aucun endroit, on ne rencontre le mot « turc » . Il est question de « génocide », sans plus, révélation d’un peuple qui pleure sur lui-même sans chercher à culpabiliser d’autres peuples. Une grande leçon de dignité. Et une honte pour les négationistes. Comme on voit le stade dans le lointain, on imagine qu’il est possible de le rejoindre en prenant des raccourcis. Ce fut notre erreur car c’est dans un cul de sac que nous avos débouché et il a fallu rvenir su nos pas pour prendre un autobus au vol.. Retour à l’hôtel. Marius est reparti hier. Un couple tue l’attente en attendant de partir vers l’aéroport. Tous les vols décollent à 04 h.00 du matin. Demain, ce sera notre tour. Lundi 23 : Erevan. La journée est consacrée aux courses, à l’envoi un peu tardif des cartes postales, à l’achat de petits souvenirs. Puis on fait les bagages, on dîne et on attend. Le taxi est commandépour 01 h.00 car nous devons encore régler le problème des visas. Quand un taxi est commandé, le prix de la course est 50% moins cher. Le chauffeur ne veut rien entendre, mais devant l’insistance du gardien de l’hôtel, il doit s’incliner, la loi c’est la loi. Il se vengera en nous emmenant à l’aéroport à plus de cent km/h. Qu’est-ce qu’on étaient contents d’arriver sains et saufs. Le côté des départs resemble à une gare routière. C’est sombre, gris, anonyme. On se renseigne pour les visas. Quelqu’un a l’air de savoir, mais nous sommes un peu inquiets quand même. On nous dit d’attendre. L’attente sera longue. Enfin, arrive un officier bardé de décorations qui semble s’extraire d’un profond sommeil. Il nous fait entrer dans un bureau et on se rend compte que notre démarche est assez inusitée. Finalement, et avec le temps, il trouvera les papiers ad hoc et, surtout, récupérera le prix de la prolongation des visas, la seule chose, au fond, qui justifie cette démarche. L’avion est à l’heure. Bye bye Arménie. Un voyage parmi les meilleurs que nous ayons faits. Quel pays ! Quel peuple accueillant ! Que de merveilles !
Nouvel itinéraire de 22 jours Pérou-Bolivie English translation pending
by Andro2 · 2008-08-05 · 11 replies
qu'en pensez vous? nazca est il indispensable?

Jour 1: LIMA

Jour 2: LIMA - PARACAS Visite de Lima. Arrivée à Paracasen fin d'après-midi.

Jour 3: PARACAS – ICA - NASCA

Jour 4: NASCA - AREQUIPA

Jour 5: AREQUIPA

Jour 6: AREQUIPA-COLCA

Jour 7: COLCA-AREQUIPA

Jour 8: AREQUIPA - PUNO

Jour 9: LAC TITICACA : ILES UROS ET TAQUILE

Jour 10: PUNO – LA PAZ

Le matin, départ en bus pour La Paz. Arrivée dans la capitale la plus haute du monde dans l’après-midi et transfert à l’hôtel Naira dans le centre historique. Fin de journée libre et nuit à l’hôtel.

Jour 11: LA PAZ : TIWANAKU

Jour 12: UYUNI

Arrivée à Uyuni le matin et petit déjeuner.

Jour 13: SUD LIPEZ

Jour 14: SUD LIPEZ

Jour 15: LA PAZ

Jour 16: LA PAZ – PUNO

Jour 17: PUNO - CUSCO

Jour 18: CUSCO

Option 2, visite à pied des principales ruines incas de Cusco (trek privé d’1 journée, guide en anglais/espagnol):

Jour 19: VALLÉE SACRÉE: PISAQ - OLLANTAYTAMBO - MORAY - MARAS

Jour 20: CUSCO - AGUAS CALIENTES

Jour 21: MACHU PICCHU - CUSCO

Jour 22: CUSCO - LIMA - RETOUR

Transfert à l’aéroport pour prendre votre vol vers Lima.

▲ : Il est nécessaire que votre vol international retour parte de Lima l’après-midi ou en soirée pour assurer la connexion.
Baie d'Along, quelle formule choisir? (Vietnam) English translation pending
by Clot · 2008-08-01 · 35 replies
Bonjour

Nous souhaitons visiter la Baie d'along pendant trois jours mais nous ne souhaitons pas dormir sur un bateau. Connaissez vous des agences qui proposent de faire des excursions sur le bateau dans la journée et le soir on dort à Cat Ba, sur la terre ferme😉

merci
Randonnée à VTT Lyon-Béziers du 7 au 11 juillet 2008 English translation pending
by Thierrycth · 2008-07-23 · 2 replies
Lyon - Béziers par la Haute Loire, L'ardèche, la Lozère, le Gard, l'Hérault

Petit compte rendu de ma balade prévue l'année dernière et repoussée pour manque de matériel et de dispo n'ayant pas trouvé d'autres vttistes je suis parti seul le lundi 7 juillet, au départ je devais me lancer le samedi, mais au vu de la météo j'ai bien fait même si j'ai pas pu faire de journée de récup comme j'avais prévu au milieu

le parcours est assez vallonné, avec pas mal de changement de relief, passage de plateaux et de sections plus escarpées, les prairies fleuries en cette période sont magnifiques les chemins sont très difficiles, la partie vers LE BEZ, j'ai tout fait à pied pratiquement, et pas d'eau, heureusement que j'avais prévu dans une montée j'étais limite à tout décharger et recharger les sacoches en haut tellement la pente était raide je pense un bon 30% (dans ce cas le sac à dos fixé sur le porte bagages aurait été bien) sinon j'ai fait le restant principalement sur petites routes et qqs petits chemins vers le cirque de Navacelles c'est pareil en vtt chargé c'est trop raide vers le mont Aigoual les accès aux prés se font par des petites échelles, alors en vtt et sacoches c'est pas top début du parcours, la montée de saint rambert d'albon au col de saint bonnet le froid est assez longue de Florac au Mont Aigoual pareil, très long, une 30 de km, partir tôt en été car il fait vite chaud

côté ravitaillement on trouve assez facilement des épiceries ou boulangerie dans les petits villages traversés, jolies en passant et où on trouve facilement des gens pour faire la causette le temps de se restaurer pour l'eau cela dépend, dans les villages on trouve des fontaines, mais dans les partie hautes l'eau se fait plus rare à certains endroits, j'ai mis une fois des pastilles, l'eau sortait d'un prés avec des animaux

1ère étape beau temps frais couvert

Saint Rambert D’Albon – Croix de Peccata Départ le lundi 7 juillet à 6h22 en gare de la Part Dieu à LYON en TER Arrivée à Saint-Rambert d’Albon à 7h05 Montée jusqu’au col de Saint-Bonnet le Froid par Annonay et fin de la 1ère étape au col de la Croix de Peccata à 1559m entre le Mont d’Alambre et le Mont Mézenc non loin des Estables. Passage à Saint Bonnet le Froid 1120m, Devesset, St Agrève, Fay sur Lignon Couchage vers le mont d’Alambre. repas du midi et du soir sandwich préparés le matin plus une soupe et des fruits secs. 110km, temps de roulage 8h03, moyenne 13, 70 km/h

2ème étape beau temps frais couvert

Croix de Peccata – La Chaze La nuit fut fraîche 3° et du brouillard jusqu’à 8h00 départ 9h45 après le petit déj, café et gateaux pour la 2ème étape jusqu’à La Chaze Par le GR7 jusqu’à la croix de Montouse 1460m pour rejoindre le Mont Gerbier des Joncs 1551m par la route et le col de la Chavade 1266m, montée ensuite par le GR7 à le Bez (à éviter en VTT, montée impraticable et pas d’eau) Arrivée au camping de La Chaze pour le nuit. Achat de banane, boisson et gâteaux dans un village pour le repas du midi 73, 3 km, temps de roulage 5h48, moyenne 12, 61 km/h

3ème étape beau temps

La Chaze – Florac Départ vers 8h45 pour rejoindre Florac par un petit circuit un peu different du GR7 Chasserades – Montbel – Mende – passage par le causse de Sauveterre Ispagnac et Florac Achat de victuailles au casino de Florac ( banane, abricot, gâteau et salade de pâtes au thon) et direction le camping municipal de Florac 549m à 2, 5km sur la D907 107, 20 km, temps de roulage 5h37, moyenne 19, 05 km/h

4ème étape beau temps chaud

Florac – Hameau de Navacelles Départ à 8h00 par la D907 de Florac 549m jusqu’au col de Perjuret 1031m pour rejoindre le Mont Aigoual 1567m par la D18, repas au Mont Aigoual (saucisson pain, fruits secs, une banane) pour descendre ensuite au Vigan et au cirque de Navacelles 350m. Nuit et repas à l’auberge du hameau. 98, 27km, temps de roulage 6h17, moyenne 15, 62 km/h

5ème étape brouillard pluie

Hameau de Navacelles – Valras Départ du cirque de Navacelles à 8h30 en direction de St Maurice de Navacelles, La Vacquerie, le col des vents, Arboras, St Saturnin, Clermont l’Herault, Peret, Fontès, Caux, Alignan, Servian, Béziers, Valras Pluie jusqu’à Caux et ensuite beau temps Repas à la pizzeria de Valras et nuit chez des amis à Béziers. 122, 33 km, temps de roulage 6h56, moyenne 17, 61 km/h

Retour sur Lyon le samedi 12 juillet par le TER jusqu’à Avignon et Lyon (départ à 14h15 et arrivée à 20h15 à Lyon)

Total kilomètres 511 et temps total de roulage 32h43mn

Ma liste de matériel

Le vélo Rockrider décathlon 5.2 et porte bagages TUBUS - 14300 Compteur Sigma 906 -- 25 Sacoches Décathlon Bitwin avant -- 218 Sacoches arrières Décathlon Bitwin -- 1065 Sac poubelle -- 73 Feu arrière -- 18 Sangles (4) -- 197 Antivol alarme -- 183

TOTAL--16079

SACOCHES ARRIERES PLEINES--8900

Réparation vélo chambre à air -- 206 pompe Zefal rock 850 XL5 -- 167 1 câble dérailleur et 1 frein - 45 huile - --54 outil Topeak -- 174 ductape petite largeur - --28

TOTAL--674

Sur moi chaussures Shimano M075 -- 800 chaussettes Nakamure coolmax - 26 cuissard décathlon -- 230 maillot Gore Bike Wear -- -190 casque Met Duello -- -292 buff Hawaii -- 28 montre Oregon scientific -- --61 veste Millet Goretex pluie - -417 veste Millet coupe vent -- -572 lunettes Orao Décathlon -- 21 guêtres pluies Décathlon -- -126

TOTAL--2763

Papiers Carte bleue, carte Vitale, chèques, tickets train, horaires train, argent poche TOTAL 75

Change et tenue soirée sac étanche 20 litres Sea to summit -- 118 Chaussons Tribord -- 166 Cuissard Santini -- 114 Maillot Scott -- 184 Pantalon long -- 209 Maillot Millet manches longues -- 178 Chaussettes laine longues -- 110 Maillot de bain -- 80 Collant -- 75 Buff -- 35

TOTAL--1269

Trousse toilette gant bactérien Vieux Campeur --33 demie serviette -- 46 miroir -- 21 bandana -- 27 lingettes Nivéa -- 65 mouchoirs Floralys (2) -- 56 rasoirs jetables Bic (4) -- 21 lavage sans eau sport Akileine -- 60 Anti tiques et moustiques Care Plus -- 59 Déo pierre d’Alun -- 24 Sac et bouchon -- 29 Crème solaire indice 50 -- 70 Brosse à dent -- 18 Crème Mitosyl -- 70 Savon d’Alep -- 50

TOTAL--649

Trousse médicale

Percutalgine, Tensoplast, Aquatabs, Micropure Forte, pansements, gaze, Smecta, solution antibactérienne, trousse couture, solution oculaire, pince à épiler, gants usage unique, Aspirine, bandage, Imodiumlingual, Di-antalvic, Solupred 20mg, Dacryoserum, Doliprane, épingles à nourrice TOTAL 274

Trousse urgence couteau Chaco -- 119 lampe Petzl Zipka avec piles -- 62 boite allumettes -- 6 sifflet Vieux Campeur -- 6 pastilles aquatabs et Micropur Forte -- 7 briquet magnésium -- 44 crayon papier Ikéa -- 1 ductape large -- 30 couverture survie Thuasne -- 63 bougie -- 44 bombe anti chien -- 38

TOTAL 420

Couchage duvet Yeti Q500 (confort -3) avec sac compression et sac étanche Sea to summit 13 litres -- 833 poncho tarp golite avec ficelles et housse -- 321 moustiquaire maison 3x2, 50 -- 290 Matelas Thermarest prolite 3 small avec sac -- 44O bâton Petzel Charlet compact composite 125 -- 205 Tapis de sol couverture survie McKinley --144 drap de soie -- 110 10 piquets et cordelette -- 155

TOTAL--2488

Repas et eau sac maison pour ranger la nourriture -- 101 quart -- 59 réchaud Esbit + tablettes -- 170 cuillère -- 2 éponge -- 12 2 briquets Bic mini -- 30 alu pare vent - --9 camel back 2 litres -- 203 tuyau bouteille -- 55 bouteille 1, 25 --40 20 pastilles Isostar -- 240 repas - --3000 eau - --3250

TOTAL--7171

Divers appareil photo + 2 batteries -- 142 téléphone portable Philips -- 99 boussole Silva - 19 cartes et porte carte -- 378

TOTAL--638

TOTAL SACOCHES SANS EAU ET REPAS 9187 TOTAL DES TOTAUX AVEC REPAS 5 JOURS 32500

Petit commentaire sur le matériel en vracvélo du côté du vélo, il s'agit d'un vtt de base à 400 euros environ qui m'a donné toutes satisfactions, maniable, agréable sur chemins et sur route, j'avais quand même changé la selle pour une plus confortable et pris de la crème mitosylporte bagages le porte bagages est parfait un tubus, bonne qualité très rigide, qui ne bouge pas avec le poids des sacochessacoches les moins chères de chez d4 (dans les 23euros)
http://fr.decathlon.com/randonnee-2x15l_119_15543.htm j'avais des sacs étanches à l'intérieur ne connaissant pas leur qualité quant à l'absorption d'eau et j'ai ajouté une sangle sur chaque pour bien les fixer, car en position normale posées sur le porte bagages la chaussure touche au pédalagele poncho tarp golite est parfait pour moi, légers, solide, assez grand, belle couleur bleue, étanche...le réchaud esbit un peu limite pour les pâtes, j'ai fait cuire qqs pâtes mais en ajoutant du petit boisles pastilles isostar très bien tolérées et efficacesun petit bol pour la cuisson et pour manger suffisantla tapis de sol super confortableles piquets ultra light de chez d4 sont très bien et très résistants et pour le moment pas un de plié http://fr.decathlon.com/5-piquets-ultra … _36594.htmle gant anti bactérien et le produit sans eau Akileine c'est parfait et ça sent bon les huiles essentiellesle savon d'alep pour le lavage du corps ou des vêtements est très bien aussiles lingettes ça dépannent bien aussile duvet super chaud, bien pratique avec ça fermeture sur toute la longueur, se ferme bien au niveau de la tête, j'ai eu trop chaud à la croix de peccata 1550m, le matin 3° et ensuite j'ai dormi le duvet ouvert

les photos arrivent (qqs photos numériques et d'autres papiers en cours de développement, problème d'appareil, obligé d'acheter un jetable au mont Aigoual)

Thierry
Deux semaines (trop courtes) au Kerala English translation pending
by Millipatti · 2008-06-17 · 19 replies
Je prends (enfin !) le temps de faire un retour sur notre voyage au Kerala. Quelques renseignements pratiques, mais surtout quelques impressions qui seront peut-être utiles… ou feront rêver.

Le contexte : je suis partie du 4 au 19 avril dernier, avec mes deux enfants de 12 et 15 ans. Un second voyage en Inde pour eux, après un séjour un Rajasthan, et un troisième pour moi, le Kerala ayant été précédé quelques mois plus tôt par le Tamil Nadu. Deux semaines, bien sûr, c’est trop court et hyper frustrant, d’autant plus que moi, je me sens plutôt bien en Inde. Mais il faut faire avec, ce qui nous a amené à privilégier quelques « stops » parmi les plus faciles d’accès. A une prochaine fois donc le nord et le theyyatam, les coins reculés de Wayanad, Kannnur et ses plages… Pas question non plus de se serrer la ceinture à outrance : les économies on en a fait un maximum avant, on va privilégier le plaisir (quoique, bien entendu, plaisir ne rime souvent pas avec luxe). E puis aussi, si vous voulez comprendre un peu nos choix, disons que la mère est partie littéralement crevée. Alors, pas question de s’épuiser inutilement.

Nos stops (avec en gras les endroits où nous avons passé la nuit) : Cochin - Thattekad – Marayoor – Chinnar – Munnar – Varkala – Allepey - Aranmula – Ettumanur – Thattekad.

En bref : un très beau voyage, où le contact avec la nature et la « ruralité » nous ont le plus apporté. La montagne, la mer, les backwaters, les petites villes… le Kerala nous a offert une belle diversité. Si c’était à refaire, je planifierais autrement les choses pour éviter les longs déplacements que j’avais choisi d’effectuer, pour voir autrement la campagne, en voiture. A noter que les chambres sont pour 3 personnes .

Ca commence comme ça…

5 et 6 avril - Cochin : après une escale à l’aéroport/centre commercial de Dubaï (c’est dingue : à deux heures du mat, une véritable atmosphère de grand magasin à la veille de veille de Noël!) le choc : il fait chaud ! C’est humide ! Pas facile tout ça après un vol où personne n’a pu fermer l’œil. Et pas neutre non plus quant à l’image que je garde de Cochin : j’ai l’impression de revoir les petites rues tellement calmes de Fort Cochin comme dans une sorte de brouillard. Je ne connaissais pas cette Inde là : des arbres partout, des rues quasi désertes (évidemment, on n’est pas en haute saison touristique et les Indiens ne sont pas cons, ils ne sont pas dehors à cette heure là !). Je n’entends même pas de klaxon ! Etrange.

Après une journée à flâner et une petite sieste, on se traîne jusqu’au premier resto : Addy’s. Le poisson cuit dans une feuille de bananier se laisse manger mais les accompagnements (trois ( !) frites et du concombre) sont ridicules et le curry de légumes de ma fille « not too spicy, please » est carrément insipide, alors que la facture, elle, est plutôt salée. Leçon no.1 : se fier à son intuition ! On va finir la soirée sur une terrasse qui ne paie pas de mine et où les enfants engloutissent quelques pakoras. Un aigle, à l’aigle brisée, vient animer notre soirée et on rigole bien avec le serveur. Ca y est, j’ai l’impression que le voyage commence. De retour à notre pension (Henri’s Anchorage : 800 rps…) la proprio nous attend avec quelques tranches de gâteau (une spécialité des chrétiens du Kerala) et du vin (sans alcool), le tout « fait maison » et agrémenté d’un gentil « happy birthday ». Eh oui, mon « pauvre » fils n’avait pas pu fêter son anniversaire comme il se doit, puisque nous sommes partis en voyage ce jour-là (le pauvre…). La gentille dame de la pension n’avait pas l’esprit ailleurs lorsqu’elle a rempli nos fiches ! Une « maison », vous le constatez, au service très attentionné.

Le lendemain nous consacrons la journée aux quelques visites « classiques » de Cochin. Matttanchery semble être un endroit vraiment sympa et vivant. Ca me fait un peu penser à une ville… à la campagne. Malheureusement, c’est dimanche. La majorité des petits commerces sont fermés et les autres, près de la synagogue, regorgent d’objets « que pour nous les touristes ». Un peu décevant. C’est le soir que nous avons le sentiment de « toucher » vraiment à la vie de cette ville, en bord de mer, alors que les Indiens prennent le frais au coucher du soleil. C’est magique : j’avais oublié comment est belle la foule en Inde, éclatante de couleurs. J’allais oublier : il y a aussi les fameux filets chinois ! Ils sont beaux, c’est vrai (comme sur les photos…) mais moi c’est la foule bigarrée qui retient mon attention. Les enfants vont et viennent, je les vois faire la queue pour s’acheter une glace qu’ils devront lécher bien rapidement : le soleil a peut-être disparu à l’horizon mais il fait encore très chaud.

Le soir, un dîner fabuleux au Fort House. Eh oui, c’est probablement un ghetto à touristes. Eh oui, c’est plutôt cher. Mais les plats de poisson sont d’une finesse que je n’ai retrouvée nulle part ailleurs (il ne faut pas non plus oublier une excellente salade de mangues, presque aussi bonne que celles que je cuisine à la maison…) et le fait de manger les pieds quasi dans l’eau est tellement reposant. Le Seagull à côté est, paraît-il, plutôt bien : il est en tout cas très fréquenté, et très bruyant…

Au final, nous ne garderons pas un souvenir impérissable de Cochin. Mais soyons honnête, ce n’est pas la faute à Cochin. Nous étions tout simplement trop fatigués pour vraiment l’apprécier et dimanche n’était pas l’idéal pour découvrir la ville. Mais pour qui sait sortir du quartier le plus touristique de Fort Cochin, l’endroit recèle certainement de jolies découvertes, avec la possibilité d’une plongée si besoin tout en douceur au Kerala. Next time.

7 au 10 avril – Thattekad, Marayoor et Chinnar : j’avais, avant notre départ, réservé un trek de 2 jours et demi dans le parc de Chinnar. Une décision que j’avais remise en question jusqu’à la dernière minute. L’organisation, la planification, ça ne correspond pas à mon idée des vacances. Mais bon, ayons l’esprit ouvert. En fait, ce furent parmi les plus beaux moments de notre séjour. Et je ne regrette pas du tout ce « luxe » que nous nous sommes payés (Wild Kerala Tour, 5500 rps par personne tout compris).

Nous nous rendons tout d’abord jusqu’au parc ornithologique de Thattekad où nous attend Vinod, notre guide pour les prochains jours. En taxi, pas le choix : on a avec nous plus de 30 kg de vêtements que nous comptons amener à Munnar (disons que nos vêtement ne sont pas très adaptés à un climat tropical…). A Thattekad, nous plongeons pour la première fois dans la forêt. Les bruits des animaux, leurs traces, les drôles d’insectes et les papillons, le goût des plantes et des fruits qui s’offrent à nous… On est bien. Vinod est charmant. Les prochains jours s’annoncent bien… même si notre ballade a pris fin dans un bain de sang. Enfin, pour mon fils, courageuse victime d’une « attaque» sournoise de sangsue! Mais on connaît maintenant la conjuration : une petite pincée de sel et ça y est, il n’y a plus qu’à ne pas trop se tacher.

Ensuite, c’est reparti pour la montée vers Munnar. Une véritable révélation : comme c’est vert! Un vrai paradis végétal. J’ai l’impression que nous sommes des nains de jardin en balade chez Truffaut... J’ai plusieurs de ces plantes chez moi, mais si petites, si maladives (bon, je l’avoue, je n’ai pas le pouce vert). C’est une révélation aussi que toutes ces maisons immenses et luxueuses qui jalonnent la route. L’Inde est en plein boom économique et, ici, ça se voit !

A Munnar, après nous être délesté de nos bagages pour ne garder que l’essentiel, nous prenons le bus, direction Marayoor. Les plantations de thé sont… comme sur les photos (!), mais là je les découvre sous la pluie. Une pluie qui nous oblige à fermer les « stores » du bus ce qui, du coup, nous donne plus l’impression d’être dans un manège de fête foraine que dans un bus (comme si on volait… tout en prenant parfois de sacrés coups. Un peu, pour ceux qui connaissent, comme le « Chatbus » de mon Voisin Totoro… mais en plus violent.). Il faut dire que l’on est tout à l’arrière, moi et Vinod. Quant aux enfants, à qui nous avons trouvé une place vers l’avant… ils dorment !

A Marayoor nous prenons une chambre à l’entrée de la ville au Marayoor Tourist Home (300 rps, basic mais correct). Les chambres sont disposées autour d’une cour en gravillon en contrebas de la route. On dirait presque un motel américain.

La ville semble se résumer à la rue où nous faisons nos courses pour les deux prochains jours. Il n’y a rien à voir et pourtant je m’y attarderais bien. Quelques étals, un bon chaï, la campagne tout autour, des fleurs qui poussent dans les ravines au bord de la route (je vois parfois les mêmes, dans les vitrines des fleuristes « de luxe » parisiens)… Mon fils mitraille avec son appareil photo un épouvantail accroché à un bâtiment en construction. C’est vrai qu’à la nuit tombée, l’impression est saisissante. On croirait un décor digne d’Halloween. Je suis toute fière de pouvoir expliquer aux enfants qu’il s’agit d’une pratique visant à protéger les immeubles en construction des mauvais esprits… J’en avais aperçu plusieurs quelques mois auparavant dans la campagne autour de Mammalipuram.

La nuit est… noire. Je m’aperçois que l’électricité, à Marayoor, c’est quelque chose qui va et qui vient… Et bien sûr, j’ai oublié nos torches, alors que le plus souvent je les traîne quasi pour rien. C’aurait été tellement plus pratique que ces petites bougies avec lesquelles je dois me battre pour qu’elles tiennent à peu près droites ! Le lendemain, nous parcourons en rickshaw les 12 kms qui nous séparent de l’entrée du parc. La végétation change très rapidement. Ici, tout est beaucoup plus sec et la forêt beaucoup plus clairsemée. La vue porte loin et, quelle vue.

La marche est rude au soleil et les montées n’en sont que plus pénibles mais nous n’avons surtout pas à nous plaindre : 4 hommes de la tribu locale des Pulaya portent tout ce dont nous aurons besoin jusqu’à la petite hutte de terre où nous passerons la nuit, au sommet d’une falaise. Et là, un vrai coup de foudre. Quand je ferme les yeux, je revois cette immense plaine à nos pieds et les montagnes qui se détachent sur l’horizon. J’entends le barrissement des éléphants, le croassement des grenouilles, les cris des singes, les oiseaux… Je salive en repensant à ces savoureux repas qui ont été cuisinés pour nous… Nous partons traquer les animaux que nos guides ont repérés. La nuit tombe, l’orage gronde sur le Tamil Nadu qui s’étend devant nous. Un bonheur… mais pas partagé par tous : selon les enfants, ça grouille de bêtes dans la hutte ! Mais bon, moi je suis myope comme une taupe… c’est pratique parfois…

Le lendemain, nous repassons par le « checkpoint » (où nous ferons un arrêt malheureusement trop long) avant de suivre le cours d’une rivière jusqu’à notre second hébergement. Je me croirais dans le Livre de la Jungle… On fait une trempette, observés par une foule de singes Langur et… par un gros sanglier pas vraiment sympathique. Vinod, notre guide, nous « abandonne », juste avant la nuit, entre les mains de gardes du parc que nous ne connaissons pas et qui parlent très peu anglais (le règlement !!! Ca, c’est à revoir.) Mais bon, comme nous sommes fatigués nous nous couchons peu de temps après la tombée de la nuit.

Réveil avec le lever du jour. Ce sont nos derniers moments à Chinnar. Nous reprenons la route vers le checkpoint où nous retrouverons Vinod avant de sauter dans un bus pour Munnar. La route cette fois-ci se fera sous le soleil… avec en fond sonore un film d’aventure tamoul.

10 et 11 avril – Munnar : Vinod reste à Munnar avec nous jusqu’en fin d’après-midi. Nous accompagnons Nohan, un élu local et aussi proprio d’une agence de « tourisme d’aventure » à Munnar (Trackfinder, 09447266632), dans un centre social où sont pris en charge les enfants des familles parmi les plus pauvres de la ville. Je me sens un peu bête parmi tous ces enfants : en général, nos « dons » sont un peu plus anonymes. Mais j’avais bien visé : les vêtements chauds semblent vraiment beaucoup leur plaire…

Nous optons pour un homestay à proximité du centre social (Theresian Homesaty, 700 rps). La chambre est vaste et très propre, l’endroit très calme, en retrait de la route principale, tout en étant proche du centre. Mais la vue est quelconque : on n’aperçoit même pas les plantations de thé. Et la proprio est assez… distante (le manque de chaleur de l’endroit sera toutefois compensé par les bains de vapeur du centre de massage Marayu qui se trouve à proximité et où nous nous ferons tous massés le soir venu. C’est qu’il fait quasi froid à Munnar !).

En fin d’après-midi, nous allons tous nous éclater à la Munnar Mella, tout à la fois foire et fête foraine. Les stands nous donnent à voir tout ce que nous n’avions jamais demandé à voir en venant à Munnar : ustensiles de cuisine indispensables à la bonne ménagère, outils de jardinage, pubs pour les projets de développement de la région, techniques d’insémination des vaches et fœtus de veau dans le formol, programmes des cours de l’école d’hôtellerie… Côté fête foraine… alors là, j’ai carrément l’impression de faire partie d’un tableau surréaliste. La foule se presse sur un terrain boueux où sont installés des manèges qui ne sont ni plus ni moins que ceux que j’ai connu enfant… mais dans un état que probablement même mes parents n’ont pas connu ! Il y a la rouille, bien sûr, qui vient un peu atténuer le débordement des couleurs, mais il y a surtout des mécanismes euh… que je ne sais trop comment qualifier (mais ça fait peur !), des moteurs qui crachent, des grincements, de la fumée noire qui tout à coup s’échappe de dessous un manège… Mon fils nous regarde horrifié, moi et ma fille, faire un tour de grande roue (la vue est si belle…), puis un autre dans ces espèces tasses qui tournent (j’ai mal au cœur…). C’est une folie, je le concède. Jamais, même en France, je ne fais confiance à ce type d installations. Quand on parle des Fous de l’Inde… Ici, ce serait plus « Fous en Inde… ». Disons simplement que le risque n’était probablement pas plus grand que celui que l’on court quotidiennement sur les routes indiennes (rationalisation de mon inconscience que tout cela. Bon, je ne recommencerai plus).

Il y avait aussi, tout au bout du terrain où se dressaient les manèges, une étrange installation. Imaginez une structure circulaire en bois surmontée d’un chapiteau, au sommet de laquelle il est possible de monter par des escaliers en métal rouillé. Des spectateurs sont agglutinés tout autour de la structure (un tube évasé surmonté d’une toile), sur des estrades métalliques. Ma curiosité est piquée : nous payons nos 10rps et commençons l’ascension de la structure lorsque, tout à coup, un vacarme épouvantable accompagné de terribles vibrations nous prend aux tripes. Arrivée en haut, je réussi à me faire une petite place entre deux spectateurs (j’ai le cœur qui cogne !) et ce que je vois me semble sorti tout droit de l’enfer. Des motos tournent à une vitesse folle, engagées sur les murs quasi verticaux de la structure de bois. Elles ne sont qu’à quelques centimètres les unes des autres. Leurs pilotes, hommes et femmes, se lèvent sur leurs sièges, se donnent la main tout en tournant, se croisent… C’est ensuite au tour d’une voiture de s’engager sur le mur, au milieu des motos! Son conducteur se hisse par la fenêtre ouverte, ne tenant le volant que d’une seule main. Le niveau de décibel est ahurissant, les vapeurs d’essence donnent la nausée. Je redescends, dégoûtée. Ce n’est pas mon premier voyage en Inde. J’ai vu la misère, la pauvreté. Mais là, je ne sais pas pourquoi, je suis sonnée. Payer pour voir des humains prendre de tels risques et vivre dans de telles conditions, y prendre plaisir… Ca me fait froid dans le dos. Même si, je l’admets, c’est loin d’être une particularité indienne.

Et puis il y a aussi ce spectacle de chiens savants qui rend tristes les enfants… Nous sommes les seuls à ne pas rire. Il est temps de rentrer.

Le lendemain, nous louons une jeep pour nous balader aux alentours de Munnar. Le petit déjeuner dans une échoppe au bord d’un lac de barrage est mémorable : vue splendide, chaï réconfortant et leçon « en live » de confection de parathas que nous dévorons par la suite accompagnés de sambar, le tout pour un gros total de 30 rps pour nous trois. Miam. Ensuite ? Eh bien, c’est avec plaisir que nous succombons à l’ « attrape-touristes » classique : la balade à dos d’éléphant, avec photo finale de l’éléphant caparaçonné et de sa « noble » monture protégée par une ombrelle… Plus kitsch, tu meurs, mais quelle rigolade. Et de voir tous ces touristes Indiens qui eux aussi se prêtent au jeu… c’est pas mal. Et disons, à notre décharge, que le lieu aurait pu être plus mal choisi : admirer du haut d’un éléphant un magnifique paysage de lac de montagne, on peut faire pire.

Nous continuons notre route jusqu’à Top Station. La route est grandiose mais, je ne sais si c’est en raison du brouillard, je ne vois pas trop l’intérêt à être venue jusqu’ici. Nous achetons des fruits de la passion et des « tree tomatoes » (une découverte pour moi) à une petite échoppe au bord de la route. Et ça, c’est un souvenir mémorable…

Retour à Munnar et déjeuner au Saravan Bhavan. Ca ne désemplit pas. Les places, aussitôt libérées, sont prises d’assaut aussi bien par des touristes indiens que par des locaux. Les feuilles de bananier sont vite jetées sur les tables et les serveurs se pressent pour nous servir et nous resservir d’une variété impressionnante de plats. Ambiance cafétéria, bruyante, conviviale. Les conversations vont bon train : un jeune couple de Bangalore, tout excité à l’idée de se retrouver le lendemain sur un houseboat, nous fait part de ses impressions de voyage, un marchand de montres nous évoque la situation économique de la ville… Les enfants s’empiffrent, surtout de riz. Pour le reste, il semble y avoir overdose. Dommage. Nous avions opté pour la « totale », à 45 rps ! Je n’avais pas remarqué que nous aurions pu faire beaucoup plus modeste…

L’après-midi, nous décidons de flâner dans les collines environnantes. C’est bon de marcher, au soleil, sans être écrasé par la chaleur. Afin de pousser un peu plus loin, nous arrêtons au hasard un conducteur de rickshaw qui se révélera tout simplement formidable. Comme on accroche bien, on décide de faire un bout de chemin avec lui. Bien sûr, il connaît plein de choses sur la culture du thé. Mais il se révèle surtout un guide plein d’entrain et d’humour qui fait connaître aux enfants aussi bien le secret des sifflets confectionnés avec les feuilles de thé que celui de ces feuilles que l’on déchire et sur lesquelles on souffle pour faire des bulles de savon (bon, pas de savon, bien sûr, mais c’est tout comme). Et on découvre, encore, un grand nombre de végétaux comestibles. On mange toutes sortes de graines, de fruits, mais le plus drôle ce sont ces petites plantes dont on écrase la tige pour en boire la sève et dont on mange ensuite la feuille. On a l’impression de brouter ! Dommage que nous n’ayons pas rencontré plus tôt Rajamani (09495187552). Ce sont souvent des rencontres comme celle-là qui nous font apprécier autrement un endroit.

Le soir venu, la question du « et maintenant, où va-t-on ? » est posée. Et là, rien d’évident. J’avais envisagé de descendre en bus jusqu’à Kottayam pour ensuite prendre le ferry jusqu’à Allepey. Mais face à l’éventualité de nous retrouver dans la chaleur écrasante des plaines (ce qui ne rend pas particulièrement de bonne humeur les enfants) et à la hâte qu’a ma fille de se baigner dans la mer, je décide de mettre tout de suite le cap sur Varkala. Une fausse bonne idée. Coûteuse (3500 rps de taxi) mais surtout épuisante et décevante. Quand nous optons pour un taxi, c’est le plus souvent pour pouvoir profiter de ce qu’il y a entre notre point de départ et notre point d’arrivée. Mais là, ce sera plutôt un chemin de croix…

12 et 13 avril – Varkala : Départ de Munnar à 7h00. Après un arrêt petit déjeuner vers 10h30 et la visite d’une plantation d’épices, nous atteignons en fin de matinée les abords d’Ernakulam. J’aurais préféré passer par la route de Kottayam, mais je me rends compte, trop tard, que Seluam a mis le cap sur le NH47 qui longe du nord au sud le Kerala. L’autre route serait beaucoup beaucoup trop dangereuse (sic). Nous ne percevons évidemment de la voiture que les aspects peu engageants de la ville –les bouchons, les grandes artères- et ses abords, comme presque tous les abords de ville, affreux et congestionnés. L’usage assez inusité que font les Indiens du klaxon n’est évidemment pas une découverte mais ce qui l’est, en revanche, c’est l’usage immodéré qu’en fait Seluam. Il a littéralement la main appuyée en continue sur le klaxon ! J’ai chaud. J’ai la tête qui menace d’éclater. Je ne vois rien des villes que l’on se presse de traverser et de la campagne environnante. Et, le clou de la journée, je m’aperçois trop tard que Seluam ne s’est pas arrêté à Kayamkulam pour que nous puissions faire la visite du Krishnapuram Palace où je lui avais pourtant demandé un peu plus tôt de nous arrêter. Grrrr.

Nous atteignons Varkala aux alentours de 16h30 et là, consternation : ça n’a absolument rien à voir avec l’image que je m’en étais faite. Evidemment, nous sommes tous crevés. Evidemment, une station balnéaire découverte sous la pluie ne se présente probablement pas sous son meilleur jour. Mais je suis sidérée devant tous ces panneaux accrochés aux arbres, aux clôtures, et qui à chaque intersection nous vantent les mérites ou nous incitent à visiter guesthouses, hôtels, salons de massage, agences de voyage, restos… Notre chauffeur est de mauvais poil, comme nous (ça se comprend, et lui il se tapera le chemin du retour). Je lui propose de nous laisser là, tout simplement, on se débrouillera bien, mais il refuse. Il me propose quelques guesthouse sur la Northcliff, un autre quasi sur la piste de l’héliport ( !) mais il est hors de question que nous louions une chambre derrière un barrage de commerces où se pressent toute la journée une foule de touristes. (Bon, je suis de mauvais poil, vous l’aurez compris). Tant qu’à être venue jusqu’ici, je veux la mer, tout près, et le calme (je crois que si je m’écoutais, je taperais du pied, comme une enfant, ou je m’effondrerais en sanglots. Mais bon, des enfants, il y en a déjà deux dans la voiture). J’essaie désespérément de nous faire conduire plus au nord, vers Odayam ou Edava, mais personne ne semble connaître, ni mon chauffeur ni tous ceux que je croise et à qui je demande des infos. Put… ! C’est une conspiration ou quoi.

Je finis quand même par me faire amener un peu plus au nord et je m’arrête au Wood House Cottage (1000 rps). Les constructions en continue ont pris fin. On se retrouve tout au bout de la Northcliff, juste à l’endroit où cette dernière redescends vers la mer. Un cottage est libre, le premier, tout au bord de la mer. C’est loin de correspondre à mon rêve mais bon, on s’arrêtera là. Adieu Seluam. Mauvaise pioche. Ca arrive.

Au final, nous ne regretterons pas le choix du Wood House. Le cottage est coquet et propre et, assis sur notre balcon, nous avons une vue magnifique sur la mer et la côte qui se prolonge vers le nord. La nuit, nous nous endormons avec le bruit des vagues qui se brisent sur les rochers en contrebas. Le lendemain matin, je découvre lors d’une longue balade vers le nord les sites d’Odayam et d’Edeva où je souhaitais m’installer à l’origine. C’est très calme, mais loin d’être désert. Les pêcheurs qui reviennent de leur nuit en mer remontent leurs filets. Je croise aussi des femmes, des enfants. Ca et là, je note la présence de quelques structures touristiques qui, en cette fin de saison, sont totalement vides. Pour un séjour prolongé, nul doute que c’est ici que j’aurais aimé m’installer. Mais pour quelques jours, en définitive, mieux vaut être près de « l’action » d’autant plus que les transports vers la plage de Varkala semblent quasi inexistants, du moins en cette saison, et que je n’ai toujours pas acheté de lampe torche, essentielle pour se déplacer une fois la nuit tombée. Je n’apprécie pas trop la grande plage de Varkala. Mais la petite plage de sable noir qui se situe à un jet de pierre de notre cottage est formidable. On y passe des heures dans l’eau… aussi chaude que celle d’une baignoire. Le soir, on flâne de ci de là, on se mange un poisson et on se retrouve, comme tant de monde, au Funky Art Cafe. C’est vraiment l’endroit « in » du moment, et ça se comprend. Nous aurons droit, les deux soirs que nous y passerons, à un concert de musique classique indienne. Car il ne faudrait pas l’oublier : on est en Inde !!! Et, qui plus est, au Kerala ! Les nombreuses boutiques tenues par des Cachemiris et des Tibétains pourraient nous amener à en douter…

Varkala… Décidément, si on considère que c’est encore une petite station, je préfère ne pas voir ce que doit être Kovalam. Disons que ça m’a un peu rappelé l’atmosphère un peu « baba » de certains coins de la Thaïlande il y a 20 ans, mais en beaucoup beaucoup plus développé (mes coins de prédilection, à l’époque, n’avaient même pas l’électricité). Ce n’est pas désagréable, d’autant qu’on peut se sauver assez facilement de la horde de touristes en cette saison. Mais ce n’est pas mon truc.

14 au 16 avril – Allepey : Le 14, nous prenons un train en fin de matinée pour Allepey, ce qui nous laisse suffisamment de temps pour faire trempette. Malheureusement, nous sommes expulsés de « notre »( !) plage par des pêcheurs qui remontent leur filet.

Pour un trajet aussi court, pas besoin de réservation. Nous prenons des places en sleeper (71rps). Le trajet est vraiment sympa. Il y a beaucoup de mouvements, les jeunes vont et viennent et les conversations vont bon train. Je déplie ma carte, sors mes guides, et tout le monde y va de son conseil pour que nous profitions au mieux de nos derniers jours de voyage. Il fait chaud mais les fenêtres ouvertes laissent passer suffisamment d’air et, surtout, elles permettent une première découverte des backwaters. Et ce qui est loin d’être négligeable, le train permet de se déplacer sans entendre le sempiternel bruit des klaxons. Ouf…

Arrivés à Allepey, nous sautons sur le quai de la gare et, là, je me fais avoir comme une « bleue ». La honte. Suite aux conseils de Stalingrad, forumiste grand spécialiste du Kerala et amoureux d’Allepey, j’étais entrée en contact avec Shameer, un chauffeur de taxi de ses amis. Celui-ci devait m’attendre à la gare d’où nous avions prévu trouver un hébergement et nous entendre sur un futur trajet dans la campagne, nous amenant d’Allepey à Thattekad.

Donc, pour faire court, il y avait bien quelqu’un à la gare qui m’attendait avec un grand sourire, mais ce n’était pas Shameer… en dépit de ce qu’il avait affirmé au départ (enfin, SHameer devait être là, mais un peu plus discret que l'autre chauffeur qui m'a bien eu). J’ai été un peu longue à la détente, j’aurais pourtant dû percuter en voyant le Jésus qui ornait le tableau de bord. Et le comportement du monsieur me semblait assez peu correspondre à ce que nos coups de fil m’avaient fait imaginer… Enfin, tout est bien qui finit bien. Shameer nous a retrouvés. On ne m’y reprendra plus.

J’avais envie, à Allepey, de m’installer hors de la ville, au bord de l’eau. Histoire de profiter du lieu, dans le calme. Nous tentons notre chance au Palm Grove Resort où nous nous installons dans un petit cottage avec une très chouette salle de bain en plein air. Quel plaisir de prendre sa douche sous les arbres, au milieu des plantes qui poussent partout ! Le cottage sera notre hébergement le plus cher de ce voyage (1250 rps) mais nous ne le regretterons pas. Nous sommes tout au bord de l’eau, loin de la route principale. Il y a une salle à manger en plein air où j’aurai de longues conversations avec Joseph, un jeune homme qui fait là son stage dans le cadre de sa formation en hôtellerie (un superbe cuisinier). Et il y a aussi des hamacs où les enfants passeront beaucoup de temps. De là, le spectacle est permanent. On voit passer sur l’eau les gens des environs mais aussi, ce qui ne nous donnera pas le goût de tenter l’expérience, les kettuvallam et leurs touristes qui profitent des backwaters. A certaines heures, on dirait une autoroute !

Allepey est certainement un de nos coups de cœur de ce voyage. Nous avons beaucoup profité de la ville où, curieusement, ne semblent pas beaucoup s’aventurer les touristes. Moi j’adore ces petites villes où très rapidement on peut prendre ses marques. Et les deux principaux canaux sont des points de repère qui facilitent bien les choses. Ce ne sont pas les principaux sites qui me laisseront un souvenir impérissable (les églises indiennes, bof… et les temples, quand on connaît le Tamil Nadu, sont plutôt décevants). Mais j’ai de magnifiques souvenirs des ballades dans les rizières qui entourent la ville et dans les quartiers où la campagne se mêle à la ville. Nous en avons aussi profité pour faire nos courses, conseillés par Joseph qui nous a orienté vers les boutiques « in » de vêtements pour hommes (bon, on n’est pas à Delhi…). Et puis, bien sûr, on a acheté quelques parapluies, une des grandes spécialités de la ville.

Nous avons préféré profiter des backwaters dans un petit bateau à rame, au lever du soleil. Départ à 5h40 .C’est magnifique de voir s’éveiller la vie dans les backwaters. Nous évoluons quelques temps sur de grands canaux pour ensuite nous engager dans certains canaux incroyablement étroits. Nous descendons parfois sur les berges pour nous délier les jambes et aller découvrir de magnifiques paysages. Il fait encore bon. On se laisse porter, au ras de l’eau, ce qui n’est pas désagréable. Notre balade nous aura coûté plutôt cher si je compare aux prix que certains offraient (150 rps de l’heure). Moi, j’ai payé 1200 rps pour un périple de 6 hrs, mais il faut dire que nous avions deux rameurs, ce qui n’est pas négligeable.

Et comment se remettre de tant d’émotions ? Par un bon massage, pourquoi pas. Et là, c’est la poursuite du bonheur. Total. Contrairement à Munnar, le massage s’effectue en partie assis, et en partie couché. Et il se termine par une séance de lavage : le corps, le visage, les cheveux. C’est un vrai bonheur, par cette chaleur, de se faire laver avec de l’eau très chaude. On en ressort tout sec et la moiteur prend un certain temps à se réinstaller. Ah ! Sudha, que de bonheur tu m’as fait connaître (un bonheur tel que moi et ma fille récidiveront le lendemain matin dès 7hrs) (Sreekrishna, Ayurveda Panchakarma Centre, 500 rps).

Après un superbe repas concocté par Joseph au Palm Grove, nous nous rendons en rickshaw à Marari Beach. Une vraie plage de carte postale. Les palmiers, les bateaux sur la sable : on se dit que ça, c’est une plage… Mais bon, il y a du vent et, surtout, une mer agitée qui, dès qu’on y trempe les pieds, nous fait bien sentir le danger. Je suis pourtant une bonne nageuse, pas trouillarde, mais là, je me suis contentée de rester au bord à barboter. Et j’ai terminée la baignade avec du sable collé partout (et comme je m’étais baignée avec mon tee-shirt, histoire de ne pas choquer d’éventuels passants, et que je n’avais pas de vêtements de rechange, je vous laisse imaginer les heures qui ont suivi…).

Le soir, on décide de se payer un bon resto. On choisit le Harbour, dont les cuisines semble-t-il sont les mêmes que celles du Chakara, le plus chic resto d’Allepey (selon le Rough Guide). Mais le Harbour est définitivement fermé, les enfants sont affamés, on est sur la route de la plage, il fait noir. Au diable la dépense, on tente le chic du chic au Chakara. Première surprise : un menu unique, de la mise en bouche ( !) au dessert. Deuxième surprise : le prix. 600 rps le repas !!! J’en tombe presque de stupeur. Mais bon, je suis curieuse… A quoi ça peut bien ressembler, un repas aussi cher en Inde ? Et le cadre est surprenant : disons, l’Inde telle qu’on la voit parfois représentée dans les pubs, d’un très bon goût « occidental », très raffiné et sobre. On casse le cochon, pour l’ « expérience ». On ne cadre pas trop avec le décor, c’est certain (c’est curieux, jusqu’ici je ne remarquais pas trop les taches qui maculent mes vêtements). Mais bon, pas grave, il est tôt et on est tout seul. Enfin, jusqu’à ce qu’un cameraman arrive, avec un éclairagiste, un perchman, une réalisatrice… et une SUPERBE actrice indienne qui ne parle pas un mot de malayalam et s’exprime donc en anglais. On assiste au tournage d’une pub qui, si j’ai bien compris, fera la promotion de plusieurs sites (commerces ?) de la région. Et nous qui voulions une petite soirée tranquille. Enfin, c’est ce que semblait croire le proprio du resto qui n’en finit plus de s’excuser. On finira par partir, en payant une note sensiblement réduite « en raison du dérangement ». Ouf ! L’apprentissage ne fut donc pas si dur pour notre porte-monnaie (soit dit en passant, le chic du chic est quand même moins cher qu’un simple repas en famille chez Courte Paille). Ah, au fait, ce n’était pas mauvais mais nous avons beaucoup regretté le biryani de chez … (bon, j’ai oublié le nom, mais ça ressemble à Allah… un resto tenu par des musulmans, en bordure du South canal. Une grande cafétéria, où les demi-portions sont bien suffisantes… Demandez, tout le monde connaît. Et ça vaut le coup.). Et aussi la bonne cuisine que l’on nous avait préparé en plein parc de Chinnar, loin de tout…

17 et 18 avril : Aranmula, Ettamanur, beaucoup de route (!) et Thattekad… Il n’y avait pas tant de route pour aller d’Allepey à Thattekad. Nous aurions fort bien pu prendre le ferry jusqu’à Kottayam, puis des bus. Mais j’avais envie de profiter de cette région du Kerala à laquelle m’avait fait rêver Arundathi Roy dans son livre Le Dieu des Petits Rien. Les backwaters, les rizières, les plantations … j’avais envie de sentir un peu mieux cet environnement, quitte à y revenir lors d’un prochain voyage. Deux endroits m’attiraient plus particulièrement: Aranmula, réputé pour sa fabrication de miroirs en métal et Ettamanur, pour y admirer les fresques du temple de Mahadeva. Nous avons donc loué une voiture pour cette journée d’exploration. Pas la meilleure idée du voyage.

Départ pour Aranmula. Nous passons progressivement d’un paysage où dominent l’eau et les rizières à un environnement boisé et vallonné qui annonce le tout début des ghats. On mesure ici l’importance de la culture du riz. Il y en a partout : étalé pour sécher le long des routes, dans de gros sacs, à l’arrière de camions qui en assurent le transport… Il y a bien peu de machinerie agricole. Cette industrie qui nourrit des millions de personnes est encore ici très artisanale.

Le temple d’Aranmula occupe le centre du village. Nous trouvons une petite boutique où sont exposés quelques miroirs : jolis mais, malheureusement, gâchés par l’inscription « valkannadi mirror », gravée juste sous la surface réfléchissante. Il est probablement important de bien montrer à tout le monde que l’on possède un spécimen de ces miroirs si spéciaux, autrefois réservés à la royauté… Mais de toute façon, si je suis venue jusqu’ici, c’est que j’étais très curieuse d’en découvrir la fabrication. Nous trouvons finalement une famille d’artisans. Nous traversons la maison, tout en longueur, qui débouche sur un atelier ouvert sur le jardin, véritable jungle au milieu du village. Il fait incroyablement chaud. Quatre hommes, assis à même le sol, font couler le métal fondu dans des moules de terre, cisèlent le métal, polissent les surfaces. Mais ce qui fait la spécificité de ces miroirs, c’est que leur surface réfléchissante n’est pas faite de miroir mais de métal poli. Tel que je les vois, ces hommes doivent travailler de la même manière et dans les mêmes conditions qu’il y a des centaines d’années. Leurs gestes sont lents, précis.

De petits miroirs, tous identiques, sont en cours de fabrication. Un Indien vivant aux Etats-Unis en a commandé 300 pour offrir aux invités du mariage de son fils. Ils sont jolis : petits, avec un manche, très féminin. Je réussis à les convaincre de m’en vendre un, qu’un des artisans termine pour moi. Il me le dépose dans la main, encore tout chaud (au sens propre). Le reflet est parfait mais, attention, il ne faut surtout pas y poser les doigts.

Nous reprenons la route, direction Ettumanur. Et là, ça se gâte. Bien sûr, le paysage est magnifique. Nous évoluons parmi des plantations de caoutchouc et diverses cultures. Mais alors qu’il y avait sur ma carte une route directe entre Aranmula et Ettumanur, nous roulons pendant 4 heures sur de petites routes tortueuses, obligés de nous arrêter à chaque carrefour pour demander notre chemin. C’est beau, bien sûr, mais c’est long, très long. Les heures et les kilomètres défilent. Nous arrivons finalement à Ettumanur en fin de journée, pressés par notre chauffeur de trouver au plus vite ces fameuses (foutues) murales pour repartir au plus tôt.

Le temple d’Ettumanur est impressionnant. Les murs de la structure centrale, très basse, sont tapissés de lampes remplies d’huile de coco dans lesquelles des moines déposent de petites mèches. Il y en a des milliers. Le résultat, les lampes allumées, doit être magique. Mais nous devrons repartir avant la tombée de la nuit. Nous trouvons finalement les fameuses murales, accrochées de chaque côté de la porte ouvrant sur le temple, dans un espace très sombre et encombré qui relève plus du débarras qu’autre chose. Nous sommes d’ailleurs les seuls, j’ai l’impression, à nous intéresser à ces murales, par ailleurs très belles mais dans un état lamentable. Les pèlerins sont pourtant nombreux. Plusieurs, le torse nu, habillés d’un dhoti noir, sont sur la route de Sabarimala.

Nous repartons pour Thattekad. Jamais je n’avais roulé aussi vite sur des routes en Inde ! Je me calme un peu dans les embouteillages de fin de journée à Muvattupula et nous arrivons àThattekad où nous attends Vinod. Enfin. Vinod nous a trouvé une chambre au Thattekadu Resort (650 rps) juste en contrebas du pont, de l’autre côté de l’entrée de la réserve. Les chambres sont très moyennes, les installations extérieures semblent à l’abandon, mais la situation au bord de la rivière Periyar est magnifique et nous sommes merveilleusement bien accueillis par Bibil qui fera la cuisine pour nous pendant notre séjour. Car nous sommes, littéralement, au milieu de rien… Il n’y a nulle part où aller, à pied.

La rivière est haute. Si haute en fait qu’elle recouvre les berges, les bancs installés dans le resort pour admirer le paysage, les barrières, les lampadaires… L’impression qui s’en dégage est très étrange. On peut s’installer sur un banc, les pieds dans l’eau… Nous choisissions plutôt, profitant qu’il fasse nuit, de nous baigner dans la rivière. Je m’y verrais mal en plein jour, les badauds nous observant à partir du pont… Après cette longue journée la sensation de se retrouver dans l’eau est tout simplement fabuleuse. Nous sommes tous de bons nageurs, Vinod aussi, mais il reste un peu nerveux. En février 2007, 15 élèves et 3 de leurs professeurs sont décédés un peu plus loin, dans l’accident de leur ferry. Vinod faisait parti des sauveteurs. Depuis, il y a beaucoup moins de touristes indiens à Thattekad et les affaires sont difficiles.

Le lendemain, Vinod part de très bonne heure pour Chinnar où un autre trek l’attend. Dommage. Mais cette dernière journée de notre voyage n’en sera pas moins mémorable. Nous partons très tôt pour Kodanad afin d’assister au bain des éléphants. Après un trajet d’environ une heure en voiture nous atteignons un zoo, ou plutôt un centre qui recueille les animaux blessés ou malades. Des slogans écolos ornent les barrières qui bordent l’accès au centre et en présentent la mission. De bien belles intentions. Mais que ce soit par manque de moyens ou suite à une représentation tout à fait différente de la mienne des besoins des animaux, nous nous retrouvons face à un spectacle plutôt triste. Les singes dans leur petite cage font peine à voir. Mais le pire de tout ce sont les cervidés : un nombre incroyable d’entre eux sont réunis dans un enclos boueux, entassés, sans espace où s’ébattre. Et selon le responsable, il n’y a aucune possibilité de les réadapter à la vie sauvage. Je n’ai pu m’empêcher de penser que, peut-être, il aurait mieux valu les laisser mourir.

Heureusement, cette escapade nous aura aussi permis d’assister au bain des éléphants. A partir du parc, nous les suivons sur une petite route qui nous conduit à un espace herbeux où nous nous arrêtons pour découper les noix de coco qui permettront de les laver. C’est pour nous un premier contact avec eux, timide. Pour les trois petits éléphants, ça va, mais le plus gros est vraiment… gros ! Nous descendons ensuite sur les bords de la rivière pour le fameux bain. Le paysage est très beau, serein. Les éléphants entrent dans l’eau, guidés par leur cornac, qui commence à les arroser avec les coques de noix de coco pour ensuite les frotter. Il faut avoir de la patience pour laver un éléphant. La tête, le dos, un côté, puis l’autre… Les touristes sont invités à donner un coup de main, les pieds dans l’eau. Il doit y en avoir une bonne douzaine, Indiens et surtout étrangers, qui nous ont rejoints au bord de la rivière. Je ne sais pas si c’est pour économiser le prix de l’entrée au centre animalier (très peu cher… 50rps si je me souviens bien) que leur chauffeur les amène directement ici, mais c’est vraiment dommage : les cornacs soutirent des touristes quelques rps mais le centre, lui, n’a rien (et il en aurait bien besoin, au vu des installations et de l’entretien du lieu).

Retour à Thattekad où Bibil nous a préparé un autre repas… chinois .Nous n’aurons d’ailleurs droit, ici, qu’à du Chinois. C’est sa cuisine préféré, et il fait des tests (sans commentaires…). En milieu d’après-midi, un jeune homme envoyé par Vinod vient nous chercher en canoë (tout neuf, en bois et fibres de coco). Le temps est à l’orage : les couleurs des oiseaux et de la végétation se détachent sur un ciel noir d’encre. Nous approchons tout doucement des oiseaux. Le vol de deux martins-pêcheurs, blanc et noir, nous laisse sans voix. C’est tout simplement magnifique.

C’est sous la pluie battante que nous atteignons le barrage de Bhoothathankettu. Lorsque la pluie se fait un peu moins forte, nous quittons notre abri et nous engageons sur la route qui passe sur le barrage. En sens inverse, plusieurs vaches font la traversée à la queue leu leu. Une glace, sous la pluie, et c’est reparti. Sur le chemin du retour, Bilil arrête le canoë sur des pierres à fleur d’eau pour nous permettre de nous baigner. Sur la rive, les muscadiers ressemblent à des arbres de Noël avec leurs fruits jaunes qui resplendissent au soleil couchant. Un vrai bonheur.

Nous rentrons à la nuit tombée. Dernier repas, re-re-re-chinois. Dernier émerveillement : une minuscule grenouille toute noire. C’est le temps de faire les bagages. Nous partons tôt demain matin pour l’aéroport.

19 avril : le retour La route vers l’aéroport se fait sans encombre. Pas de bouchon, pas de ville à traverser. Super. Un second arrêt à l’aéroport de Dubaï me confirme dans ma première impression : c’est complètement dingue comme endroit !

Arrivés à Roissy, nous retrouvons un de nos sacs complètement éventré et brûlé ( !). Il y a du thé partout, des boîtes en plastique ont carrément fondu… et on a l’impression que l’employée de la compagnie aérienne se fout carrément de notre gueule. Arrivés à Austerlitz, on saute dans le train qui nous ramènera chez nous : il est bondé, on voyage assis par terre. Bienvenue chez nous !
Compte rendu d'un voyage en Égypte English translation pending
by Shinozu · 2008-06-15 · 21 replies
Circuit combiné acheté sur voyages-sncf Croisière une semaine sur le Nil + 3 jours Hurghada + 4 jours au Caire hébergement 5 étoiles.

Bilan : Très bien, un bémol: la bouffe, qualité très moyenne et organisation cahotique des transports.

Alors, le voyage en Égypte a été absolument super, plein de très beaux sites à visiter. Nous avons eu la chance d'avoir une guide égyptienne francophone qui a été fabuleuse et très à l'écoute de ce que nous souhaitions apprendre. C'est vraiment une chance extraordinaire car les guides, c'est comme la loterie... On en a entendu d'autres sur les sites et on se disait qu'on avait eu de la chance avec la notre.

L'arrivée le dimanche matin c'est fait un peu à l'arrache... Nous avions un vol de nuit fatiguant et aucune explication quant à la longue attente dans le bus à l'éoroport. Comme accueil, ça n'a pas laissé une bonne impression sur le départ. Le représentant local était à la ramasse, plus pressé d'en finir que de nous livrer les informations. Mauvais point pour lui. De plus c'etait la pagaille à l'arrivée au niveau du controle des passeports. Jusqu'à l'arrivée sur le bateau et la prise en charge par notre guide, on se posait tous beaucoup de questions, il y a eu de longues attentes pénibles sans explications ni informations... Bref. Ensuite, dès que nous avons été sur le bateau, avec notre guide, ça a été vraiment extra ! Mention d'excellence pour notre guide, son accueil, ses explications nombreuses et permanentes. Elle s'est montrée disponible, agréable, prévenante et a plus que répondu à nos attentes ! J'espère que beaucoup d'entre vous qui iront en egypte auront la chance de l'avoir. Elle a été aux petits soins pour nous durant toute la croisière.

Nous avons fait les visites le matin à la fraiche, car après midi le soleil cogne à plus de 40 degrés en haute-Égypte et il y a beaucoup moins de monde le matin sur les sites. Alors, parmi les sites les plus impressionnants, il y à le temple de la reine Hatchetsoup dans la vallée des reines, le temple de Philae, reconstruit pierre après pierre sur une ile au milieu du Nil, les énormes pyramides de Gizeh en périphérie du Caire sur un plateau désetique à la sortie de la ville, le temple de Karnak à Louxor, très étendu juste sur la rive du Nil et quasiment au milieu de la ville de Louxor. Notre guide est égyptologue (Bac +5, elle a fait ses études d'égyptologie en France) et elle fait ce métier depuis 28 ans, elle nous a donc abondamment livré des anecdotes et des explications très précises sur les hiéroglyphes, et le mode des vie des égyptiens des ancien, moyen et nouvel empires. Elle a su vraiment nous accrocher avec des explications bien choisies. Nous quittions donc le bateau le matin, pour une première visite après un solide petit déjeuner, nous prenions soit le bus, soit une autre embarcation pour nous rendre sur le site à visiter. Le groupe de français avec lequel nous étions a été également vraiment génial, avec des gens très sympathiques, on a rapidement accroché tous ensemble. Après la visite, c'est retour au bateau pour le déjeuner, et une petite sieste avant la visite de l'après midi. On profite de la piscine du bord pour se rafraichir, boire (il faut boire beaucoup d'eau..), papoter, etc...

Notre guide nous a invité pour une ballade en dromadaire dans la campagne qui a été extra. On a traversé des petits villages égyptiens, au contact avec la population, ce qui était vraiment intéressant. En haute-Égypte, ils suivent beaucoup les traditions : les femmes restent chez elles, elles sortent le soir, toute de noirs vêtues de la tête aux pieds, je n'ai pas vu de femme conduire en haute-Égypte (alors qu'au Caire, basse-Égypte, le mode de vie est bien plus libéré). Après la ballade nous avons été invité à prendre le thé chez l'habitant et déguster quelques spécialités avec de la pita et avoir des explications sur leur mode vie. Elle nous a également emmenée dans un coin de désert pour une baignade dans le Nil. C'est en un endroit auquel on accède avec une petite embarcation. Alors, l'eau du Nil est glacée... Avec la forte température, c'est encore plus froid ! Le truc amusant, c'est qu'il y a des enfants qui viennent dans des toutes petites barques s'accrocher à notre embarcation pour venir nous chanter, et en français. Ce sont des chansons qu'ils apprennent à l'école: alouette, gentille alouette, chérie je t'aime chérie je t'adore, etc... En échange ils reçoivent des cahiers et des stylos pour l'école. Ils sont très contents, nous a expliqué notre guide, quand ils retournent en classe et avec leur potes, ils montrent ce qu'ils ont reçus des touristes.

La croisière sur le Nil a duré une semaine, ensuite nous avons pris le bus (4 heures avec escorte militaire en plain cagnard... avec une pause pipi room et des chiottes dans un état encore jamais vu à ce jour...) pour Hurghada sur la mer rouge, pour une break bien mérité de trois jours. Nous avons été logé dans un hôtel (desert rose) plein de russes... Alors, les russes en goguette c'est pire que les allemands en short au camping des flots bleus.Ils sont vraiment graves les russkofs... bref. On s'est fait un resto avec crabe, gambas, calamars, et poissons, vraiment excellent, accompagné de petits légumes et des frites. Un régal pour seulement 160 livres (un euro = 8 livres environ) Sinon, Hurghada, il n'y a rien à voir, c'est une station balnéaire qui se construit toujours depuis 30 ans... 3 jours ça suffit amplement pour faire un break. On a pas fait de plongée, mais dans notre groupe certains y sont allés et en sont revenus ravis ! Nous avons donc profité des trois piscines, et de la piscine d'eau de mer, très salée, dans une petite anse. L'eau est tellement salée, qu'on flotte à la surface. A Hurgadha les hotels sont de qualités très très variable : à éviter l'Hotel Charm Life (la cata parait-il selon certaines personnes que nous avons connues et qui y ont été logées). Nous étions au desert rose qui est relativement bien, bonne qualité, bouffe moyenne certes mais en abondance (ah, le café est infecte ... mais bon c'est bien connu, seuls les français et les italiens savent faire un bon café :) ) 3 jours à Hurghada, c'est vraiment suffisant, alors sauf pour les adeptes de la plongée... qui peuvent commander 4 jours de plongée, voire plus.

Ensuite, de nouveau 6 heures de bus à 2 heures du mat sous escorte militaire direction le Caire. Alors le Caire, je crois que c'est la ville la plus sale que j'ai jamais vu. Un peu comme Naples lors de la grève des éboueurs, une ville qu'on croirait construite sur une immense décharge publique. La crise du logement est telle que beaucoup de gens vivent des des sortes de bidonvilles dans les cimetières de la ville. Les détritus jonchent tous les lieux, sauf certains sites touristiques, plus "propres" avec un semblant d'entretien. Les quartiers propres, à peu près, c'est celui des ambassades et des grands hôtels occidentaux. Notre guide (un autre pour cette visite du Caire) nous a expliqué la raison de cette situation qui vient d'une loi sur le logement décidée par le gouvernement et qui impose la location d'appartements à 20 livres par mois (soit 2 euros par mois pour 100 m²...) et de ce fait, personne ne veut louer, tous les appartements doivent être vendus. Conséquence, comme peu d'égyptiens peuvent acheter, il y a des milliers d'appartements vides, et les gens s'exilent en périphérie dans des quartiers très pauvres. Curieusement, il n'y a pas d'odeurs... cela étant, et passé la première impression, c'est une ville très vivante et grouillante d'activité. Nous avons trouvé au dans le souk du Caire des épices : gingembre, piments, les 5 épices pour le coucous, safran, des gousses de vanille et des bâtons de cannelle pour la modique somme de 190 livres égyptiennes, soit 24 euros... Chez nous c'est même pas le prix de la vanille. Le souk est en deux parties : un pour les touristes et un pour les locaux... Celui des touristes est invivable : les marchands vous sautent dessus constamment, plutôt "agressifs" sans être méchants bien sur, mais bon, à la longue c'est vraiment très pénible. On a donc tracé dans le souk des touristes pour atterrir dans le souk des locaux, bien plus tranquille pour visiter les échoppes, regarder les chalands, les marchandises sans avoir sur notre dos des gens qui nous cri : un euro, un euro, regarde ! un euro, gratuit pas cher... Le seul vendeur qui nous a pas sauté dessus, c'est à lui que nous avons acheté. Il a été vraiment très bien, extra, nous a fait sentir plein d'épices et nous a bien guidé dans le choix. Quand vous êtes dans leur boutique, ils sont très aimables, attentifs, et se plient en quatre à votre moindre demande. C'est appréciable, car vous pouvez prendre le temps de tester, d'essayer et de voir si la marchandise vous convient, sans être pressé. C'est un bon point.

Un conseil : filez directement dans le souk des locaux, c'est plus tranquille, et vous êtes pas constamment harcelés par les vendeurs de rue. Vous pouvez faire tranquillement vos choix et étudier les marchandise. N'hésitez pas à vous faire conseiller pour les épices ! ça vaut le coup !

Dans les souks, que ce soit au Caire ou à Louxor, les marchands dans la rue sont relativement pénibles. Bon au début c'est rigolo, mais à la longue... c'est chiant. L'avantage, bien entendu, c'est de négocier les prix. C'est une sorte de sport, mais il faut être vigilant à tous les niveaux. Au souk, d'Assouan, en revanche, c'était plutôt calme. Sur les sites aussi, les marchands vous sautent littéralement dessus pour vendre statuettes, papyrus, djellabas, eau, souvenirs etc... Au bout d'un moment, qu'une seule envie: filer au plus vite. Il faut être fermes pour négocier et pas hésiter à faire comprendre que non c'est non. Notre guide nous a expliqué quelques ficelles pour négocier et nous indiquer les bases de prix pour pas se faire rouler. Les prix démarrent souvent haut, genre 30 ou 40 euros pour des statuettes made in China, il est aisé de les laisser faire baisser le prix jusque 3 ou 4 euros pour 3 statuettes. Il suffit d'être ferme quoiqu'il disent.

A Assouan, nous avons visité l'Institut du papyrus. Nous nous sommes fait expliqué la fabrication du papyrus, depuis la plante jusqu'au produit fini. L'avantage, c'est que ce sont des papyrus authentiques (alors qu'il y a énormément de faux faits en feuilles de bananiers vendus pour des vrais dans les souks et les sites touristiques). Nous avons acheté un grand papyrus avec le dieu Horus et la reine Néfertari, et dans les cartouches nous avons fait mettre nos noms en hiéroglyphes. (site de l'institut :
http://www.anipapyrus.net/1khartosh/larg/doble/enlargPicture107.htm le papyrus que nous avons choisi, les cartouches sont vides, et des artistes vous écrivent vos noms pour 10 livres en hiéroglyphes - un peu plus de un euro) Ces papyrus sont un peu plus chers, mais ils sont authentiques. Dehors, il y a plein de vendeurs qui vous sautent dessus pour vous vendre des marques pages soi-disant en papyrus, pour un euro la douzaine...

Alors, mot clé en Égypte : bakchich... Partout où vous allez, on vous demande de l'argent, et ça commence dès l'arrivée à l'aéroport lors de la prise en charge des bagages. Bon au début, comme toujours, c'est amusant, mais à la longue ça saoule. Même la Police peut vous demander un bakchich pour un renseignement ou pour vous montrer quelque chose. Parfois on donne, parfois, on ne donne pas. Ils sont relativement insistants et parfois pas contents quand vous ne donnez pas assez selon eux. Bref. Cela fait parti des quelques désagréments du voyage dans ce pays. Mais bon, cela dit, il est relativement facile de se débarrasser des colleurs, surtout quand dans le groupe il y a des arabophones. On les envoyait faire le ménage devant nous. Sinon, en cas de soucis, la formule magique : si vous continuez, j'appelle la Police, et là, ils se calment tout de suite, je dis ça surtout pour les femmes qui visitent les souks. Et la Police, ça ne rigole pas ! La Police est omniprésente dans toutes les zones ou se trouvent les touristes occidentaux. Uniformes blancs et noirs à tous les carrefours, en patrouillent dans les rues, en général, les locaux risquent gros s'ils sont agressifs avec des touristes qui sont une manne monétaire en devise pour le pays. Tireurs d'élite sur les sites, police à dromadaires, militaires sur les bateaux de croisière avec la 12, 7 russe montée sur affut à l'arrière du bateau... On ne peut pas dire que la sécurité soit négligée. Mais comme je le disais, il suffit de bien graisser quelques pattes pour que... La corruption est érigée en art de vivre. Même sur les sites où il est interdit de prendre des photos, si vous glissez un billet, vous pouvez vous arranger (mais bon, c'est pas conseillé...).

On a eu la chance d'avoir deux arabophones dans le groupe de français, ce qui était plus facile pour négocier et se faire comprendre. Bien que la plupart des égyptiens parlent aussi français et anglais. En tout cas, ils le comprennent bien, surtout quand il s'agit d'argent. N'achetez jamais des produits exposés dehors, au soleil, ou sur les étales devant la boutique. Demandez de vous faire montrer les produits qui sont à l'intérieur de la boutique, dans leur emballage. Cela vaut pour tout : les piles, les textiles, les boissons, les épices... Il suffit de le demander :qu'avez-vous dans votre boutique, dedans, inside. S'il veut pas, vous allez à la suivante. Vérifiez scrupuleusement l'état de la marchandise. Les prix ne sont jamais affiché dans les souks, il faut donc palabrer longuement pour se mettre d'accord sur un prix d'achat. Notre guide nous a bien expliqué dès le début d'être prudents lors de la transaction : on se met d'accord sur la marchandise, son état, sur le prix, et on se fait d'abord donné le produit et la monnaie correspondante à compter devant le vendeur avant de payer.

Les arnaques sont parait-il nombreuses, mais il suffit de suivre des règles bien établies et tout se passe très bien. Les vendeurs le comprennent et ne vont pas s'offusquer que vous recomptiez la monnaie devant lui. Le soucis existe avec les billets de 50 piastres et 50 livres qui sont semblables. Il y a quand même des tentatives, pour nous, c'est arrivée à l'hôtel au Caire (cataract pyramids), où il a fallut que j'insiste par deux fois au caissier pour la monnaie à rendre sur le paiement de nos extras de consommation tandis qu'il faisait mine de pas comprendre. Sans s'énerver donc, je lui ai bien fait comprendre qu'il avait "oublié" le cash back sur la somme. Il a dit c'est OK, j'ai fais : non, vous avez oublié le cash back... Il a fait mine de pas comprendre, et a fait l'occupé pendant un moment en espèrant qu'on s'en aille. Ne lâchez pas le morceau et faite lui bien comprendre. Ne payez jamais vos extras juste avant le départ : faites le la veille de votre départ, en fin d'après midi, comme ça si vous avez des soucis, vous pouvez en appeler à la direction et régler le problème.

De manière générale, les hôtels sont de tenues correcte que ça soit 4 ou 5 étoiles. Les standards sont loin de ceux de la Tunisie et du Maroc que j'ai déjà visité, là encore, la propreté peut être aléatoire. Comme je le faisais remarquer, il y a peu de femmes dans les équipes, de ce fait, le travail est moins contentieux, et souvent même bâclé. Quand il y avait des femmes, le service était bien mieux assuré. A l'exception du bateau, ou les choses sont un peu différentes. Les hommes sont bien moins minutieux et constants dans leur travail que les femmes. De ce fait, la qualité de service s'en ressent, plutôt fortement. Cela étant ça n'a rien de catastrophique, je trouve juste que ça pénalise vraiment la qualité d'accueil du pays. On s'en accommode facilement, mais il faut le savoir avant d'y mettre les pieds.

Au Caire nous étions logée au Cataract Pyramids. Le cadre de l'hotel est très bien, les jardins très agréables. La qualité de la bouffe, toujours très moyenne, le dernier jours nous avons mangé dans un restau dans l'hotel, de bien meilleure qualité. Le service de l'hotel est aussi, moyen, voir médiocre par moment, notamment sur le service de nettoyage des chambres, et c'est très variable selon les chambres... Un peu loterie pour le coup. Le service de petit dej est bien assurée lorsque des femmes sont dans l'équipe... quand c'est que des hommes, c'est négligent, très limite, voir service mal assurré. Mention bien pour le représentant francophone, bien à l'écoute, qui donne les bonnes informations, il s'assure bien que nous avons compris et est disponible pour des remarques et des questions etc...

Les taxis : que ça soit au Caire ou ailleurs, la course doit se négocier autour de 50/60 livres. Vous devez proposer 50 livres, pas plus, que vous soyez seul, à deux, ou plus. le mieux c'est d'être à plusieurs et de s'arranger avec le taxi. A 5 personnes, 10 livres par personnes (un peu plus de un euro) c'est impec. Négociez avec votre chauffeur pour qu'ils viennent vous reprendre à une heure fixe dans un endroit convennu à l'avance. Vous lui dites : ok, à 17H tu reviens nous prendre à cet endroit. En general il sera content de venir vous reprendre, ça lui fait une nouvelle course d'assurrée. Dans notre cas, il a même accepté d'être payé à notre retour au bateau, soit deux courses, 20 livres par personnes. En général, la négo se passe très bien, à 50/60 livres il accepte la course quelque soit le nombre de passagers. Il faut simplement être clair. Ah, vous pouvez même lui demander de négocier pour vous une ballade en calèche, vous lui dites combien vous voulez mettre, et il va négocier avec une personne qui fait les ballade en calèche. Vous pouvez marchander à 10 livres par personne la ballade en calèche, vous glissez un petit billet en suplément à votre chauffeur, il sera content. Par contre, ne dites pas au taxi de vous attendre, il vous comptera le temps passer à attendre... Donnez rendez-vous à une heure précise et un endroit précis, soyez surs qu'ils sera là à votre retour.

Au Caire nous avons visité la grande moquée Mohammed Ali, qui est vraiment d'une architecture très travaillée, sans, cependant, être aussi finement exécutée que celle de Marrakech. On y entre en se déchaussant, et djellaba verte pour les femmes... Nous avons pu voir des églises coopte aussi (notre guide est de confession chrétienne coopte) avec des explications sur la période romaine ou les chrétiens étaient pourchassés et devaient se cacher dans les ruelles du Caire. Nous avons passé un moment dans les souks, puis pris un rafraichissement sur une place très animée avec notre guide. Au Caire nous avons un guide pour 4 personnes, et un chauffeur particulier dans un van. Nous avons déjeuner dans une petite gargote au bord du Nil, le repas était succulent et le cadre très agréable. Et bien sur au Caire, le clou du spectacle, ce sont les grandes pyramides. C'est absolument somptueux, même si l'entretien du site laisse à désirer. C'est impressionnant de se dire qu'elles sont toujours debout après des milliers d'années, notamment la pyramide à degrés (des marches) de Saqqarrah qui est l'une des plus vieille (2600 avant JC....). La mythologie égyptienne est complexe, mais certains éléments permettent de s'y retrouver plus facilement quand on voit certains signes sur les cartouches. Les symboles de haute et basse Égypte, les rois, les reines, les dieux ont tous des symboliques distinctes, mais le soucis c'est qu'il y en a tellement que c'est compliqué de tout retenir.

Le musée du Caire est vraiment à voir, je le conseille vivement. Le style vieillot lui donne un air charmant, un certain cachet, bien différents de nos musées ou tout est sous cloche, barricadé, alors que là on peut vraiment s'approcher et voir de près les pièces de l'impressionnante collection d'œuvres (plus de 300 000 pièces exposées). C'est un musée très visité, il y beaucoup beaucoup de monde. Nous avons pu voir en détails l'impressionnant étage consacré à Toutankhamon et son fabuleux trésor, exposé dans une salle à part. Vraiment extraordinaire. Imaginez un cercueil en or massif de 110 kilos.... un masque en or de 11 kgs, des colliers en or massif, etc... La tombe de Toutankhamon découverte par Carter en 1924 recélait des trésors incroyables. J'avais posé la question de la malédiction de la momie à notre guide lors de la visite des tombeaux de la vallée de la nécropole thébène, elle nous a assuré que ça n'existe pas. Elle a rigolé et nous a expliqué que Carter est mort de façon naturelle. Impressionnant aussi, la salle annexe ou sont exposées les outils utilisés en médecine. Nous nous sommes fait expliqué les étapes de la momification (je vous passe les détails comme l'arrachage du cerveau avec des crochets par les narines...) les instruments sont exposés au musée du Caire. Nous avons vu aussi des crocodiles momifiés au temple de Kom'obo, mais il reste peu ou pas de momies en égypte, elles sont presque toutes à l'étranger à Londres au British Muséum ou au Louvre à Paris. Cependant, nous avons pu voir un squelette de fœtus à la nécropole thébène, dans des tombeaux creusés dans la montagne.

La navigation sur le Nil était très agréable. Le bateau glisse sur l'eau, tranquillement, on se voit adressé des bonjour et des signes de la main de la part des égyptiens sur les rives. C'est un peu folklo lors des escales où, souvent, les bateaux se mettent à couple. Il faut donc en traverser plusieurs avant d'atteindre l'embarcadère. Pas trop de moustiques, sauf au Caire, où la proximité des ordures et des canaux en font de véritables nurseries pour ces bestioles. Prévoyez de quoi vous protéger, car ils sont coriaces quand ils vous choppent !

Nous avons la chance d'avoir un bateau de croisière de taille modeste, environ 50 cabines, donc pas trop de monde. Alors qu'il y a de véritables usines à touristes de plus de 100 cabines sur les autres bateaux. Comme nous étions dans un groupe très sympas avec des gens très communicants, c'était comme un petit club de joyeux lurons.

La vie sur la bateau possède certaines contraintes, mais c'est assez peu de choses : repas à heures fixes, ils facturent les consommations, eau, sodas, etc.. Sur ce point, allez au souk lors des escales, et achetez des bouteilles d'eau et sodas dans les boutiques (veillez à ce que chaque bouteille possède sa petite capscule en plastique autour du bouchon). Vous pouvez négocier les grandes bouteilles d'eau de 2 à 3 livres dans les souks (ils vous les facturent de 8 à 9 livres sur le bateau). Négociez en groupe, c'est plus facile de faire baisser les prix. On consomme beaucoup d'eau en égypte du fait de la chaleur, comptez au moins une bouteille d'un litre et demi par jour et par personne. Quand vous avez achetez vos bouteilles, mettez les dans un sac à dos et rentrez tranquillement au bateau. Ils n'aiment pas trop quand on amène les bouteilles comme ça sur le bateau. Au repas, prenez votre bouteille avec vous tout simplement.Ils vont essayé de vous la facturer (mine de rien...) mais dites simplement que non, vous n'avez pas commandez cette bouteille lors du repas, tout simplement. Si vous restez discrets, ça se passe très bien, sans problème. Les spectacles proposés étaient vraiment bien, danse nubienne, danseuse du ventre, jeux, etc .. ils ont assurés une animation sympa, c'est un bon point de la vie à bord. C'est bien de participer aussi ! On rigole bien et ça fait un bon souvenir. C'est aussi bien mieux sur un petit bateau, car il y a pas trop de monde, c'est plus convivial et sympa.

Notre guide nous a déclaré que nous étions un groupe vraiment très bien et qu'elle était ravi de nous servir de guide, et comme elle le dit : un bon guide ça va avec un bon groupe de touristes, comme nous étions attentifs, ça lui donnait envie de nous expliquer plein de choses. Elle était contente de terminer sa saison (elle prends des vacances bien méritées en ce moment) avec nous. Nous nous sommes cotisé pour lui faire une enveloppe en guise de remerciement pour ses nombreux conseils et explications, mais elle a dit : en 28 ans de service, je n'ai jamais accepté d'enveloppe, et elle a été touchée par le geste, mais qu'elle décline notre offre. Une guide vraiment exceptionnelle. Elle reprends le service en octobre.. Ceux qui auront le plaisir de l'avoir comme guide seront vraiment ravis !

Côté options : Les sons et lumières, nous avons fait celui de Karnak, première partie : très bien ! c'est sympa de se ballader sur le site avec des explications en français (les spectacles sont pas groupes linguistiques), les monuments éclairés et tout ça .. Deuxième partie en revanche, lorsqu'on va s'asseoir c'est limite chiant, et très mollasson. Donc, c'est moyen moyen au final. Les autres sons et lumière je ne saurais dire. On a pas fait abou-simbel, du fait du temps pour y aller en bus. C'est plus de 3 heures de bus aller et 3 heures retour, départ en pleine nuit (ma compagne étant enceinte, nous sommes restés sur le bateau). Ceux qui y sont allés on dit que le site était vraiment fabuleux. Cependant, vous ne pourrez en photographier que les extérieurs. Notre guide a déconseillé de le faire en avion, parce que c'est la pagaille à l'arrivée, elle considère que c'est une arnaque totale vu le prix. Le jardin botanique à Assouan, tres joli à voir, sympa, et si votre guide le propose avec baignade dans le Nil un peu plus loin, allez pour la baignade ! mais gla gla, l'eau est glacée ! Ballade à dromadaire : voyez avec votre guide car les prestations sont variables. C'est proposé à l'arrache aussi sur le site des pyramides de Gizeh, vous négociez directement avec le chamelier. Nous avons choisi un tour en dromadaire dans la campagne égyptienne avec collation chez l'habitant. C'est notre guide qui a organisé la sortie.

Nous sommes donc revenus en France, via un crochet au duty free de l'aéroport du Caire : les cartouches de clopes à 11 euros... etc.

Voilà, à tous ceux qui envisagent de visiter l'Egypte, allez-y sans craintes, c'est vraiment génial une fois qu'on comprends comment fonctionne ce pays. C'est un pays avec des sites exceptionnels, et comme je le dis, un fois qu'on en saisit les règles de fonctionnement, on passe un très bon séjour. Soyez quand même avertis que coté transport, c'est un peu le bordel (avec les convoi, les attentes, etc...), que la bouffe reste moyenne, et que le service hotelier reste passable. Mais bon, ce sont quelques désagrément, mais très honnêtement, c'est une très bonne destination pour ceux qui veulent y aller, un moment agréable, plein de surprises. Préférrez les circuits ou séjours dont les visites sont incluses (ça vous évite de faire la queue pour les tickets, les guides s'en chargent pour vous...). Hurghada ne vaut pas une semaine (sauf plongée) et 3 jours suffisent. Le Caire, ça vaut le détour, la ville est crade certes, mais elle se révèle pleine de bonnes surprises avec un guide pour vous la faire découvrir.

Voilà, en espérant avoir apporté nombre d'info à tous ceux qui veulent y aller !
Récit de trois semaines au Brésil English translation pending
by Carole73 · 2008-02-03 · 14 replies
En préparant mon voyage au Bresil, j'étais vraiment à la recherchede multiples informations ou conseils ou encore d'impressions......c'est pourquoi aujourd'hui je livre à mon tour mes impressions de ce beau voyage que j'ai effectué avec mon mari l'été dernier....

Les étapes : - Rio - Petite virée à Paraty - Salvador - Les chutes d’Iguazu - Le pantanal et Bonito - Retour à Rio.

RIO

Ancienne capitale (aujourd’hui c’est Brasilia), c’est une énorme ville : c’est la deuxième plus grande ville du pays derrière São Paulo.

Nous logions dans un petit hôtel face à la plage d’Ipanema (l’Hôtel Sol Ipanema : très bien !) : avec le recul, je pense que nous étions idéalement situés car le quartier d’Ipanema est vraiment un des quartiers les plus sécurisés de Rio où il fait bon se balader le soir, et à 1 heure ou 2 heures du matin sans craindre d’être agressé par un habitant des favelas……c’est en effet un quartier plutôt chicos et dont les favelas sont retranchés derrière un très grand lac !!!!! Certains diront que ce n’est pas authentique mais compte tenu du nombre d’agression à Rio, je pense quant à moi, que c’est parfait surtout que cela ne prive aucunement du côté authentique que l’on peut parfaitement visiter dans la journée ou en fin de soirée : c’est le cas du centre ville par exemple qui doit absolument être fait car il y a non seulement beaucoup de choses à voir mais en plus, c’est là que sont concentrés en pleine journée les habitants de Rio…..c’est là où ils travaillent…..toutefois, si vous lisez dans le routard qu’il est préférable de ne pas s’y balader le soir, croyez-les : ce n’est pas des blagues !!!! Quant à Copacabana, le quartier est génial : c’est très vivant et la plage est magnifique (tout comme celle d’Ipanema d’ailleurs) mais j’avoue qu’il existe un certain risque à s’y balader le soit tard…les favelas sont en effet très proches et les brésiliens eux-mêmes admettent le coté dangereux de Copacabana ! Les allées qui bordent la plage de Copacabana par contre nous ont semblé moins inquiétantes côté sécurité car ça grouille de resto et de monde…..il est du coup très agréable de s’y promener le soir ! En tout cas, nous n’avons eu aucun problème particulier à Rio….si l’on respecte les consignes de sécurité, on ne se fait pas forcément agresser : je pense que c’est bien de le dire car on peut lire beaucoup de choses très inquiétantes parfois sur la sécurité à Rio !

Que voir et que faire à Rio : aahhh làlà……tant de choses :

- Le célèbre christ de Corcovado qui se dresse sur le pic du Corcovado d'une hauteur de 710 mètres ….le Christ quant à lui mesure 38 mètres de haut…..et est l’œuvre de l’architecte brésilien Silav Costa mais aussi d’un français : le sculpteur Paul Landowski. Ne faites pas comme nous : faites le absolument un jour de ciel dégagé car sinon, on n’a pas le plaisir d’admirer la vue…..

- Le pain de sucre, ce pic rocheux de 395 mètres qui est avec le Christ de Corcovado le symbole de Rio. De son sommet, on a une vue magnifique sur Rio….. C’est de là également que l’on peut prendre l’hélicoptère, ce que nous avons fait, car c’est beaucoup moins cher qu’en France ou en Europe : 60 euros pour 10 minutes d’hélicoptère !! Et c’est …….vraiment génial !

- Le quartier de lapa…dangereux également le soir…

- Le quartier et la plage de Copacabana De la plage de Copacabana, on a une vue sur le pain de sucre….et le quartier de Copacaban est très vivant, pleins de boutiques.....

- Le centre : à ne pas louper car l’ambiance y est totalement différente des quartiers de bord de plage que sont Ipanema ou Copacabana : c’est là toutes les populations de Rio sont réunies, qu’ils se côtoient : en clair, c’est là où les gens travaillent ! Ne pas le faire, il me semble que c’est n’avoir qu’une vision partielle de la ville de Rio…..

A y voir notamment :

- Le Palácio Tiradentes : l'actuelle Assemblée Législative de Rio de Janeiro, ancienne prison où fut enfermé le Tiradentes, le héros de l'indépendance nationale.

- Le couvent Santo Antonio et de Sao Francisco : impressionnant ……architecture coloniale et intérieur bordé d’or…..

- Le théâtre municipal de Rio de Janeiro

- Les puces

Et tout simplement……s’y promener au gré des ruelles….. C’est vrai que certaines rues sont parfois en mauvais état ….et certains immeubles mériteraient totalement d’être rénovés mais je crois que ça ne doit pas vous décourager de faire cette visite….

- Le quartier de Santa Teresa Il s’agit du quartier que l’on voit souvent dans les reportages à travers le célèbre « bondinho » (tramways), brinquebalant ses passagers sur son viaduc et le long des pentes raides du quartier, p Passagers parmi lesquels les plus aventureux ou les moins fortunés voyagent accrochés à l'extérieur de la rame, sans débourser un sou. On peut y voir de très belles perspectives sur la ville de Rio. A faire plutot en début d’après midi car là également, ce quartier est entouré de favelas ! Nous y sommes arrivé en fin de soirée et nous n’avons malheureusement pas du coup osé sortir du périmètre protégé par des policiers……

- LA PLAGE et la mer !!!!! Aaaaahhhh……en voilà une belle plage ……et la mer est belle et j’avoue que contrairement à ce qu’on peut parfois lire, nous ne l’avons pas trouvé polluée…..donc, à faire absolument : prendre un petit bain de mer à Ipanema ou Copacabana……m’enfin, « bain de mer », c’est tout de même très raccourci car en pratique, la mer est plutôt dangereuse et on se retrouve souvent face à des rouleaux d'environ 2 ou 3 mètres….Arnaud en a d’ailleurs fait les frais hé hé avec une bonne petite claque dans le bas du dos…..

- Le jardin botanique Très beau jardin à visiter pour ses immenses palmiers…et ses superbes nénuphars….et surprise de la visite : le jardin botanique étant à la frontière de la forêt de Tijuca, on peut y découvrir une multiplicité de petits singes sur le chemin…..

PARATY Que dire de Paraty…..en étant le plus franc possible : nous avons été déçus tous les deux….Paraty, c’est très mignon à voir car c’est un petit village colonial mais qui ressemble aussi à un petit village de pêcheur et surtout, une fois effectuée la visite de ce petit centre qui je le répète vaut tout de même le détour pour ses rues pavées et ses petites maisons colorées très typiques, il n’y a rien à voir….néanmoins, il parait que l’excursion en bateau qui vous emmène dans les criques des environs est à ne pas manquer !!!! En ce qui nous concerne, il ne faisait pas très beau et c’est vrai que du coup, nous n’avons pas été très tenté et avons préféré rejoindre Rio plus tôt que prévu…

SALVADOR Mon impression de Salvador : plus typique de Rio dans son architecture beaucoup plus marqué par le colonialisme portugais……tout au moins au centre historique, dans la ville haute ….c’est plein de petites maisons colorées, d’églises baroques et joli come tout ! Nous logions dans le quartier du Pelourinho, quartier principal dans le centre historique ….à l’hôtel Casa do Amarelindo tenu par un français (
http://www.casadoamarelindo.com/fr/index.htm) : très bel hôtel, assez luxueux en fait…. Ce qui est dommage c’est que malgré un travail de restauration qui a été entrepris, lorsque l’on se ballade, on constate que beaucoup de maisons ou d’églises n’ont pas été restaurées et ne sont finalement pas mises en valeur…. Côté sécurité, bizarrement, nous nous sommes sentis moins à l’aise à Salvador qu’a Rio….le quartier historique est balisé à chaque coin de rue par des policiers qui quadrillent ainsi tous le centre….et au-delà, force est de constater que on se fait vite aborder par des mecs pas très rassurants comme on dit….du coup, je vous avoue que nous n’avons pas insisté beaucoup…. De même, nous avons été quelque peu froussards lorsque nous avons voulu descendre à la ville basse : nous avons pris « l’elevador » (ou funiculaire !) à partir de la ville haute….et arrivé en bas : surprise : maisons et quartiers totalement désert et en ruine….par terre, sur les trottoirs, des mecs étalés pas très en forme dont à notre avis certains drogués….du coup….nous avons fait chemin arrière et repris ce beau funiculaire qui n’attendais que nous !!!! Courageux hein ? Salvador est connu pour sa vie nocturne, son ambiance de fête…et c’est vrai que l’ambiance y est particulièrement musicale car il n’y a pas eu un soir où on n’a pas entendu le son du tambour…. On a également assisté à un spectacle typique : au programme : danse afro-bresilienne et capoeira notamment : c’était un spectacle touristique par excellence pas vraiment doté d’authenticité mais malgré tout, on en est ressorti contents ! On a également passé une journée sur une plage de Salvador : Itapua….. à une bonne demi-heure du centre de Salvador…..inévitable !!!!! mais là, plus du tout la même ambiance qu’a Rio : mer calme sans vague…..des cocotiers partout….et des plages remplies de familles ou groupe d’amis qui se réunissent sur de petites tables de bar disposées sur les bords de plage en sirotant….une bonne bière fraiche….la bière a finalement l’air d’être la boisson la plus prisée !!! On a donc voulu vivre au rythme des habitants et avons-nous-mêmes finis sur une de ces petites tables en dégustant un bon petit plat….aaahhh c’est vraiment dur la vie….

LES CHUTES D’IGUAZU Certains disent que c’est les plus belles chutes du monde….en ce qui me concerne, elles le sont même si je n’ai pas eu la chance de pouvoir comparer avec les chutes Victoria ou les chutes du Niagara…. Entouré d’une foret tropicale, pas moins de 200 chutes se succèdent sur 2, 5 kilomètres….tantôt de petites chutes, tantôt d’énormes chutes dont la célèbre et impressionnante « Gorge du diable » ! A chaque coin de buvette, vous pourrez apercevoir de nombreux coatis : il s’agit de petits mammifères ressemblant au raton laveur, mais avec un corps plus mince, une queue plus longue et un museau allongé et souple….et attention hé hé : ils sont très gourmands et on a pu assister à une scène où un coati, d’un bond surprenant, a surgi sur la table d’un touriste japonais pour lui voler son sandwich…..ce qui n’a pas beaucoup plu au japonais en question qui en plus n’était pas très rassuré…mais qui nous a beaucoup fait rire! Nous sommes resté 2 jours sur place : il est difficile de dire avec le recul si c’était trop…il est tout à fait possible de faire les chutes du côté brésilien et les chutes du coté argentin en une journée en partant tôt le matin car la visite coté brésilien est rapide mais le fait de rester 2 jours nous a permis de faire le parc aux oiseaux que l’on a tous les 2 particulièrement apprécié…et pourtant Arnaud il faut le dire n’était pas franchement partant au départ !!!! C’est pourtant à faire car vous n’aurez pas toujours l’occasion d’être à l’intérieur les volières parmi des perroquets en masse ou des toucans que vous pouvez presque toucher…… Nous en avons aussi profiter pour aller faire un tour du côté du Paraguay qui est tout proche…à la « Ciudad Del este » : la Ciudad Del este, c’est en fait une ville dont la particularité repose la vente de produits détaxés et notamment d'électronique à bas prix…ce serait aussi était la plaque tournante de tous les trafics d'Amérique Latine... et même selon certains une base secrète d'Al Quaida ! Pas très rassurant me direz vous….et bien non….là vraiment, vous êtes dans une autre dimension : la vraie Amérique latine comme on peut voir dans certains films hé hé…. Des mecs avec des têtes de vrais tueurs, des mecs se tenant sur des 4/4, armés jusqu’aux dents…..bref….après avoir fait un TRES rapide tour, on a immédiatement pris un bus pour rejoindre la ville très calme de Foz de Iguazu…ouf !!! Mais tout de même….pour ceux qui ont pour perspective l’achat d’un appareil photo, d’une camera ou autre…..je crois que ça peut vraiment valoir le coup ! Pour information, ça ferme très tôt : 17 h30 ou 17 H !

LE PANTANAL Le Pantanal est une région qui, la moitié de l'année, forme un immense marais qui représenterait la plus grande zone humide de ce type. Pendant la saison des pluies, d'octobre à mars, les eaux des hautes terres environnantes s'écoulent vers le Pantanal. L'"inondation" commence en décembre. Quand les eaux sont hautes (en mars dans le Nord, en juin dans le Sud), 70 % des terres sont submergées, soit une superficie de près de 200 000 kms² dans le bassin du Rio Paraguay. La faune du Pantanal est extrêmement riche : on y trouverait plus d'un tiers des 1 580 espèces d'oiseau cataloguées dans tout le Brésil dont les plus célèbres sont l'arara-azul et le tuyuyu (ou jabirus d'Amérique, oiseau symbole du Pantanal). On y compte aussi plus de 80 espèces de mammifères, dont les principaux sont le jaguar et le puma (mais ne comptez pas en apercevoir un….c’est très difficle de les surprendre !), le capivara, le loup à crinière (le « guara »), le capucin, le cerf, le singe hurleur, le tamanoir, le tapir, le paresseux, des loutres, le coati…. Surtout, c’est la région des caïmans yacaré (jacara) que l’on trouve en quantité impressionnante…..

La région regorge également de poissons dont le féroce Piranha…..que l’on a eu le plaisir de pêcher !!!!!!!! et ouaaaiiii, on est aventurier ou on l’est pas que voulez vous….y’a des tempéraments comme ça !!!! Pour la petite histoire, notre guide, pour les pêcher plus facilement, se plongeait dans un bon mètre d’eau dans cette vaste zone bourrée de piranha…..en réalité, les eaux sont tellement abondantes de nourritures que les piranha ne sont pas franchement affamés et vous pouvez donc en principe tranquillement y tremper votre doigt de pied….malgré tout, les petits bouts de viande qui nous servaient d’appât ont dans les 20 mn qui ont suivi le départ de notre belle activité de pêche pourtant été dévoré férocement et je peux vous dire que l’on sentais bien les petites quenottes attaquer le bout de viande !!!!

Ce petit panorama étant fait, il me semble ici utile de livrer nos impressions sur la faisabilité du Pantanal par ses propres moyens, je veux dire par là sans réserver de la France un mini-circuit, ce que très bêtement nous avons fait !!!!! Avant toute chose, je vous déconseille vivement l’agence Terra Brazil (http://www.tourisme-bresil.com/circuits-bresil/voyage_bresil.html) : on a tout bonnement eu l’impression de se faire avoir royalement mais vraiment royalement : concrètement, ces derniers vous facturent un prix qui tout en étant très cher vous semble sur le départ raisonnable compte tenu des prix pratiqués par d’autres agences mais une fois sur place, et bien vous avez le plaisir de vous trouvez dans une fazenda tout ce qu’il y a de plus simple (ce qui ne nous dérangeait pas sur le principe….si on n’avait pas payé tant !) et surtout avec des gens qui eux avaient réservé le même séjour et les mêmes circuit que nous dans une petite agence de Campo Grande et cela pour un prix de misère ! La fazenda était la « fazenda Santa Clara » (www.pousadasantaclara.com.br) située à 40 minutes de l’entrée de l’Estrada do Parque : concrètement, vous pouvez vraiment réserver et faire vous-même les choses puisqu’en fait la prestation de Terra Brazil consiste à venir vous chercher à l’aéroport de Campo Grande et à vous escorter au car qui vous emmène à l’Estarda Do parque, ce dont ont bénéficié de la même façon les personnes avec qui nous étions et qui avaient réservé dans une agence brésilienne à Campo Grande. Surtout, on a été déçue des excursions….le mec de la Fazenda était fort sympathique mais pas très investi dans son rôle de guide…..du coup, et bien, on a passé plus de temps dans la fazenda qu’en excursion….par obligation puisque les excursions étaient très limités dans le temps ! Bref, un peu déçue en ce qui me concerne même si j’étais ravie de faire le Pantanal….quant à Arnaud, il s’est carrément ennuyé si on doit être franc !

BONITO Bonito est située dans le sud-ouest du Mato Grosso do Sul, à un peu moins de 300 km de Campo Grande. Pour ceux qui projettent d’y aller, je n’ai pas trouvé le site si exceptionnel que ça : la grotte de lago azul est toute petite et vraiment pas très belle, l’estancia mimosa, et bien, c’est sympa : il s’agit en fait d’une forêt où on peut trouver quelques cascades mais à mes yeux, rien Le seul vrai site digne d’intérêt à mes yeux, c’est le Rio da Prata.

LE TEMPS Nous sommes partis fin août, début septembre (du 17 août au 7 septembre exactement) : c’était donc l’hiver mais la fin de l’hiver (qui va de juin à septembre)….à Rio, il a fait très beau et chaud la plupart du temps : le 1er jour était couvert et j’ai donc cru pouvoir me passer de crème solaire : le soir, j’étais couverte de coups de soleil hé hé…. et Arnaud aussi! Un pull est bien nécessaire le soir car il y a quand même un bon petit vent… A Salvador, plus au nord : très humide et très chaud, beaucoup plus qu’a Rio Dans le Pantanal : encore plus chaud ! Et à Iguaçu : frisquet puisque nous avions tous les 2 besoin de nos pulls et vestes ! En fait, plus on monte vers le nord et plus il fait chaud et plus on est dans le sud, plus il peut faire frisquet !

LA NOURRITURE 10/10 : c’était copieux et …..bon….. Un must à tester, c’est les restaurants dit à volonté (« rodizio ») où vous avez un accès illimité au entrées et ensuite, viande en boche également à volonté avec accompagnements à commander au choix (frites, oignons frits, manioc fris, bananes frites…..). C’est vraiment surprenant : les serveurs s'empressent autour des tables, chacun proposant son type de viande : boeuf, agneau, porc, poulet, saucisses, abs parfois ... des fins morceaux de viande de choix croyez-moi…..difficile de résister......

Côté plat, j’ai beaucoup aimé la moqueca de poisson, plat traditionnel : plat cuisiné à base de poissons qui est fait revenir avec des oignons, de l’ail et de la coriandre, dans du lait de coco et de l’huile de palme, le tout servi avec du riz et de la farine de manioc……un peu lourd mais…..délicieux !

Côté alcool, il faut signaler la « cachaça », la boisson traditionnelle brésilienne : il s’agit d’une eau de vie de canne à sucre qui se boit plutôt comme un digestif. La caipirinha est une émanation de la cachaça : c’est un petit apéritif très frais à base de cachaça et auquel on ajoute du citron vert, du sucre et de la glace pilée : c’est très désaltérant et pas mauvais du tout cette petite boisson !!! Et …..la bière…..les brésiliens en consomment beaucoup et plus que tout le reste en fait…..

Pour ceux qui préfèrent les boissons non alcoolisées, j’ai beaucoup apprécié les jus de fruits naturels…..y’en a pour tous les gouts : à base de fraise, papaye, guarana….mais mon préféré reste celui à la mangue…hhhmmmm…..et pour information : ces préparations sont bien sur à base d’eau dont on ne sait pas vraiment s’il s’agit d’eau en bouteille ou non (plutôt non d’ailleurs !) mais je n’ai jamais été malade….vraiment…et j’en ai pourtant abusé de ces petits jus de fruits !!!!

MES REGRETS, CE QUE J’AURAIS PREFERE FAIRE….. - A Rio : ne pas avoir fait une ballade dans la magnifique forêt de Tijuca autour du Corcovado - A Salvador : ne pas avoir assister à un « candomblé » : le candomblé est une des religions afro-brésiliennes pratiquées au Brésil mais également dans les pays voisins tels que l'Uruguay, le Paraguay, l'Argentine ou encore le Vénézuéla. Mélange subtil de catholicisme, de rites indigènes et de croyances africaines, cette religion consiste en un culte des "orixas" (prononcé "oricha"), les dieux du candomblé d'origine totémique et familiale, associés chacun d'entre eux à un élément naturel (eau, forêt, feu, éclair, etc.). Se basant sur la croyance de l'existence d'une âme propre à la nature, le candomblé a été introduit au Brésil par les multiples croyances africaines des esclaves issus de la Traite des Noirs entre 1549 et 1888. - Ne pas avoir fait le Mina Gerais et ses villes célèbres (Ouro Preto notamment) : avec le recul j’aurais préféré ne pas programmer Paraty et plutôt visiter quelques villes du Mina Gerais ! Mais ça dépend des goûts et de la période à laquelle vous vous rendez au Brésil car en été, il est probable que Paraty prenne toute sa dimension…et ça reste une petite ville qui a beaucoup de charme! - Je regrette de ne pas avoir faits l’Amazonie plutôt que le Pantanal : je m’étais torturée l’esprit avant de partir pour savoir s’il était mieux de faire le Pantanal ou l’Amazonie et comme j’avais lu très souvent qu’il était plus facile de voir les animaux au Pantanal, j’avais après maintes hésitations, opté pour le Pantanal. Or, avec le recul, je pense qu’il est largement préférable de faire l’Amazonie pour plusieurs raisons : si vous choisissez l’Amazonie, vous pourrez assister au spectacle fabuleux de la rencontre des eaux, c'est-à-dire à la rencontre entre le fleuve du Rio negro, aux eaux noires, et le Solimoes, jaune et limoneux qui fissionnent pour former l’Amazone, vous pourrez également visiter la ville de Manaus avec son théâtre somptueux ainsi que son port typique. Dans la foret, s’il est vrai qu’il est difficile de voir des bêbêtes, vous n’en voyez pas tant que ça non plus au Pantanal ou parfois de très loin….en Amazonie, vous aurez aussi la possibilité de côtoyer les habitants de la foret amazonienne…. - Bonito : il est difficile de dire s’il s’agit d’un réel regret mais à mon sens, seul le site de Rio da Prata vaut vraiment le détour…or, il y a tout de même 5 heures de route entre le Pantanal et Bonito, ce qui vous mange tout de même une journée….dans le cas d’un programme serré, je ne suis pas sure que cela vaille le coup….
Carnet de voyage au Guatemala English translation pending
by Colombino · 2008-01-06 · 5 replies
Carnet de voyage: Guatemala

J'écris ce carnet de voyage après avoir séjourné 9 mois au Guatemala. J'y resterai encore 3 mois, mais, touristiquement parlant, je ne pense pas visiter beaucoup de nouveaux lieux, peut-être quelques ascensions de volcans, rien d'autre au programme.

Pour me faciliter la vie, je donnerai les prix en quetzal (Q) ou en dollar. Le 6 janvier 08, 1 CHF = 6.9 Q et 1 € = 11.2Q. Pour les hôtels ou les bus, "pd" veut dire "pour deux" et "pp" "par personne", vu que parfois les prix pd sont plus attractifs, et que j'ai eu la chance de voyager avec mon épouse durant 2 semaines.

Les distributeurs automatiques des Banco Industrial acceptent toutes les cartes, même ma carte de débit Maestro, c'est dire! A Antigua, les distributeurs du Banco de America, proche du parc central, font de même.

Arrivée au Guatemala

Lorsqu'on arrive à Guatemala City (Guate), à l'aéroport Aurora (qui est en pleine rénovation, mais la plus grosse partie des travaux est finie), on a plusieurs options pour se rendre vers sa première destination. Je parlerai d'abord des transports confortables (mais un peu plus cher). Si on va a Antigua, en général un shuttle (minibus) sera disponible jusqu'à tard (23h) et il vous coûtera 10 US$ pp. Le trajet dure environ une heure, si la circulation est fluide. Pour tout autre trajet, que ce soit vers un hôtel ou une gare routière, il faut prendre un taxi. En général, les taxis qui se trouvent à l'aéroport sont sûrs, le seul problème est qu'aucun n'a de taximètre, donc le prix sera un peu à la tête du client. Dans tous les cas un trajet vers le centre ne devrait pas vous coûter plus de 50Q. Maintenant, si vous voulez un taxi réputé, et équipé de taximètre, il faudra faire appel à un "taxi amarillo" (tout jaune) ou "taxi verde" (vert). On les reconnaît, en plus de la couleur, au panneau publicitaire rectangulaire qu'ils ont sur le toit, et au nom de la compagnie sur la porte. Ce sont les meilleurs taxis, et les meilleurs marchés. Il y a deux manière d'en avoir un à l'aéroport. La première est de monter les escaliers jusqu'à la zone de départ, et d'attendre qu'il y en ait un qui passe. La deuxième est d'appeler la centrale au 23321515 (mais il faut maîtriser l'espagnol).

Une fois dans votre taxi, vous vous rendrez à votre hôtel, ou à une gare routière. Si vous allez à Quetzaltenango, je recommande de prendre le bus de la compagnie Alamo. (Adresse à Guate: 12 Av. "A" 0-65, Zona 7). Il y a environ un bus chaque 2 heures, et ça coûte 50Q pp. Le trajet dure, dans le meilleur des cas, 4h. Mais attendez vous à 5, voire 6h de trajet si vous circulez durant la journée, étant donné qu'un large tronçon de la route Guate-Xela est en phase d'agrandissement, et les travaux vont durer encore une bonne année (au moins). Les autres compagnies qui vont à Xela sont: Linea Dorada et Fuente del Norte.

Vous pouvez également prendre ce bus si vous allez vers le lac d'Atitlan. Demandez juste au chauffeur de vous laissez à "Los Encuentros" (un croisement), et de là, prenez un bus (deuxième classe) vers Sololá ou Panajachel. Pour un service de première classe jusqu'à Atitlan, il faut passer par une agence de voyage, qu'on trouve en quantité plus que suffisante à Antigua, Xela, Flores ou n'importe quel autre lieu touristique. Par contre je n'en connais aucune à Guate. Si vraiment vous tenez à un shuttle, vous pouvez faire appel à Adrenalina Tour (5308-1489) ou Plus Travel Agency (5532-3274), qui ont un service porte à porte.

Si vous allez vers Flores et Tikal, demandez qu'on vous amène à Linea Dorada (plus cher) ou Fuente del Norte. Pour Coban, je me souviens malheureusement plus du nom. Pour Puerto Barrios et Rio Dulce, c'est Litegua.

Si vous recherchez le minimum de confort, les prix les plus bas et les pires chauffeurs, prenez un bus de deuxième classe. On ne devrait pas prendre ce type de bus pour les voyages supérieurs à 2 heures, mais bon, chacun ses goûts. Comme je ne les prends presque jamais depuis Guatemala, je ne pas trop vous dire où il faut aller, sauf que beaucoup de bus partent de la zone qui s'appelle "Trebol", qui est une zone de la capitale que j'éviterais. Mieux vaut prendre un taxi et lui dire de vous laisser à la station-essence shell proche des bus Alamo. Sur cette avenue énorme passent tous les bus deuxième classe qui vont vers l'ouest: Antigua, Chimaltenango, Encuentros, Panajachel, Xela, San Marcos, Huehuetenango, Quiché, ... L'embarras du choix. Pour vous donner une idée, le trajet Guate-Xela coûte 30Q, et l'avantage, vu que les chauffeurs ne respectent rien, c'est que vous allez dépasser tous les bouchons, à gauche ou à droite. Par contre ne vous plaignez pas si vous êtes 3 sur un siège :)

Guatemala City

Il y a peut-être pleins de trucs à voir dans cette ville, mais dans tous les cas personne ne s'y attarde. Ayant subi une attaque à main armée peu après mon arrivée (au crépuscule dans une rue peu fréquentée), j'essaie d'y passer le moins de temps possible chaque fois que je dois m'y rendre. Je vais toujours à l'hôtel Spring (8 Av. 12-65 Zona 1), un hôtel sympa et pas trop cher (130Q pp, 210Q pd). Pour un bon petit-déj', aller à la Panaderia San Martin (Zona 10), en face on trouve le Tre Fratelli, un bon resto italien. En général dans cette zone on trouve de quoi manger, acheter et sortir, et c'est assez sûr.

Quetzaltenango

Quetzaltenango, ou Xela (abréviation de Xelajú) est la plus grande ville de l'Altiplano. C'est une ville tranquille, idéal pour apprendre l'espagnol ou travailler comme volontaire. Si cette deuxième option vous tente, rendez-vous à Entremundos, une ONG qui possède une banque de donnée de toutes les possibilités de volontariat. Dans les cafés du centre, vous pourrez trouvez une carte de Xela gratuite. Je ne vais pas commencer à décrire tous les hôtel et restos de Xela, les guides touristiques le font mieux, je vais simplement recommander deux-trois trucs à faire à Xela et dans les environs.

A Xela: le terminal de bus deuxième classe de Xela s'appelle "Minerva" et se trouve à l'ouest, proche d'un grand centre commercial qui s'appelle "Pradera Xela" ou tout simplement "La Pradera". Vous y trouverez aussi des cinémas. Les bus du terminal partent pour tous les villages des environs, mais aussi pour des villes comme San Marcos, Coatepeque, Mazatenango, Guate, Huehuetenango. Pour les amateurs de cuisine suisse: le resto "Panorama", au sud, à flanc de colline, sert de la fondue, du Berner Röschti, et... du vin chaud! Un hôtel bon marché avec salle de bain? La pension Andina (50Q pp), proche du centre.

Pour ceux qui aiment la marche, sachez que des agences (par exemple Quetzaltrekkers) proposent des randonnées de plusieurs jours comme Nebaj-Todos Santos ou Xela-Atitlan.

Volcan Santa Maria.

Xela est dominé par l'imposant volcan Santa Maria (3772 m). L'ascension de ce volcan s'effectue en 2-4 heures et ne présente pas de difficultés particulières (le chemin vient d'être refait). On peut y aller avec une agence, mais tout seul c'est facile: il faut aller jusqu'à l'église Calvario de Xela, et de là prendre un bus (3Q) qui va vers "llanos del Pinal". Restez dans le bus jusqu'au moment où il effectue un virage à angle droit vers la gauche (il y a une échoppe "tienda 4 caminos" je crois), un peu après une très longue ligne droite. Ensuite continuez à pied tout droit, vers le volcan. Le sentier est bien marqué. Après environ 30' de marche on atteint une bifurcation en Y, prendre à gauche (ça monte). Un peu après il y a un autre croisement, prendre à droite (il y a une petite cabane), ensuite impossible de se perdre. Du sommet, on a une vue magnifique sur beaucoup de choses, et en particulier le Santiaguito, un volcan actif en contrebas.

Zunil et Fuentes Georginas (FG).

Les FG est une piscine thermale à l'air libre. Pour y accéder, il faut prendre un bus jusqu'à Zunil (ca. 7Q), puis depuis la place du village, un pick-up (40Q) jusqu'aux FG. L'entrée aux sources coûte 20Q. Attention, il faudra aussi payer le pick-up au retour, sauf si on veut marcher (12 km jusqu'à Zunil). Cette route (Zunil-FG) est tranquille, je la fais souvent à vélo. Depuis les FG part un sentier qui mène au volcan Zunil. Je crois que le sentier a été réaménagé, mais je ne suis pas sûr. En tout cas la dernier fois que je m'y suis rendu, c'était plus une piste qu'un chemin. Prévoyez de partir assez tôt si vous envisagez cette ascension. Grosso modo voilà le topo: vous suivez le sentier marqué jusqu'à un replat. Là vous suivez la piste à plat sur environ 100 mètres, puis vous arrivez à des tubes en plastiques. De là, vous commencez à monter, et vous monter toujours, jusqu'à DEVOIR partir à plat sur la droite (et pas avant). Vous suivez le chemin jusqu'à un petite route, vous la traversez et le chemin continue. Ensuite c'est simple: vous montez encore et toujours, jusqu'à atteindre un autre chemin (mieux marqué) qui vous mènera au sommet du volcan Zunil. Je sais, ça a pas l'air facile, mais ça vaut la peine. Comptez 5 heures aller-retour.

Nouveau: l'agence Adrenalina Tours fait l'aller-retour aux FG pour 30Q (entrée aux FG non inclus). Départs à 8h et 14h, retour à 12h et 18h.

Volcan Tajumulco (4220 m).

Bon, c'est plus proche de San Marcos que de Xela, et toutes les agences vont vous le proposer, mais si vous voulez le faire en solo, ça se passe comme ça: prendre un bus jusqu'à San Marcos très tôt le matin (c'est mieux de dormir à San Marcos). De San Marcos, prendre un bus qui va vers Tajumulco (c'est aussi un village), Ixchiguan, Sibinal ou n'importe quel village de part là-bas. Vous allez arriver à un croisement (dites au chauffeur "cruce a Ixchiguan" si vous allez vers Tajumulco ou "cruce a Tajumulco" si vous allez vers Ixchiguan") qui se présente comme ça: la route goudronnée depuis San Marcos monte, monte, et une fois à ce croisement (environ à 2h de San Marcos) elle continue à plat vers la droite. Tout droit, ça descend fortement et c'est un chemin de terre. A gauche c'est une piste qui monte, et c'est là qu'il faut aller pour le volcan Tajumulco. Impossible de se perdre: le volcan est toujours en vue. Comptez environ 3-4 heures pour l'ascension.

Chichicastenango

Impossible de rater le marché de Chichi, le plus grand marché d'artisanat du Guatemala. Ce marché a lieu tous les jeudis et dimanches. On trouve dans ce marché très coloré un condensé de la culture maya de l'Altiplano, avec ses produits, ses gens et ses cérémonies. Pour se rendre à Chichi en shuttle depuis Xela, il faut débourser 20 US$, et depuis Panajachel, c'est 5 US$. Etant donné qu'on peut aller à Chichi et rentrer chez soi en une journée, je recommande de prendre un bus deuxième classe. Depuis Xela: n'importe quel bus qui va à Guate, et descendre à Los Encuentros. De Panajachel, n'importe quel bus pour Los Encuentros. Depuis Los Encuentros, prendre un bus ou un minibus pour Chichi (30').

Chicabal

La Laguna Chicabal est un lac formé dans un volcan éteint. C'est un sympathique but pour une randonnée à pied (20Q l'entrée sauf erreur). Prendre un bus depuis le terminal qui va vers Coatepeque (bus Xelaju), et dire au chauffeur de vous laisser à l'entrée de la route pour la Laguna Chicabal. Si vous ne parlez pas espagnol, asseyez-vous proche d'une fenêtre du côté gauche et scrutez les panneaux. Celui qui indique la Laguna Chicabal est relativement grand.

Parc d'attraction Xocomil-Xetulul

Si vous voulez vous amusez dans un petit parc d'attraction sympa, allez à Xocomil (parc aquatique) ou Xetulul (montagnes russes, ...). Les deux sont à côté, et l'entrée coûte 75Q pour Xocomil et 120Q pour Xetulul (sauf erreur encore...). Pour y aller, prendre un bus à destination de Retalhuleu (ou Reu), et demandez au chauffeur de vous laisser à Xetulul (ou à l'IRTRA).

Huehuetenango, Todos Santos et les Cuchumatanes

La Sierra de los Cuchumatanes est la chaîne de montagne située au nord de la Sierra Madre. Ce n'est pas une région volcanique, mais plutôt un haut plateau. Ceux qui aiment les grandes étendues (pas trop vierges) ne manqueront pas de s'y rendre. Le village le plus connu de cette région est Todos Santos, un petit village sans grand intérêt sauf le 1 novembre, où une grande fête a lieu. Dans tous les cas, on peut y aller pour voir les costumes typiques que portent tous les hommes, pour acheter un sac à main magnifiquement tissé ou pour prendre des photos d'un paysage alpin. Pour accéder à Todos Santos, il faut prendre un bus pour Huehuetenango, puis un bus pour Todos Santos. Un shuttle pour Huehue coûte 15 US$. On peut aussi se balader à cheval dans les Cuchumatanes, avec Unicornio Azul (plus d'infos sur internet).

Antigua

Tout le monde va à Antigua, et franchement, je ne vois pas pourquoi. C'est une ville coloniale, jolie certes, mais sans plus. Par contre si vous y allez durant Semana Santa (Pâques), là oui, ça vaut le détour. Bon, je ne vais pas vous déconseiller d'aller à Antigua, car cette ville possède plusieurs avantages. Premièrement, mieux vaut commencer à organiser son voyage là plutôt qu'à Guate. C'est plus tranquille. Deuxièmement, on trouve toutes les agences de voyages dont on a besoin, et en particulier l'agence Plus (6a calle Poniente No. 19). Cette agence sérieuse, basée à Antigua et Panajachel, a des tarifs défiant toute concurrence. Petit exemple: je cherchais un shuttle Pana-Coban, et le prix moyen oscillant autour de 40 US$. L'agence Plus propose ce trajet pour 18 US$! Elle dessert en tout un trentaine de destinations, au Guatemala et dans toute l'Amérique centrale, et au Mexique. A part ça, Antigua est une bonne base pour l'ascension de plusieurs volcans (Acatenango, Agua), dont le fameux Pacaya, un volcan actif. Oui oui, vous pourrez voir de la lave, et ça coûte dans les 10 US$.

Et maintenant, mes vacances de Noël: Atitlan, Coban, Tikal, Livingston!

Tout ce que j'ai écrit plus haut, je l'ai fait tout au long de mes 9 mois au Guatemala. Ce qui suit sont mes vacances de Noël avec mon épouse, entre le 22 décembre et le 4 janvier.

22 décembre: départ de Xela pour Panajachel

Nous sommes partis le samedi 22 pour Pana, mais avec un "petit" détour par Guate pour laisser chez un ami les valises que Diana n'allait pas utiliser pour notre voyage. Un conseil: si vous voulez éviter 7h de route, prenez soit le bus de 4h30, soit ceux qui partent après 15h. On a pris celui de 4h30, on est arrivé à Guate vers 9h, et vers 13h on a pris un bus deuxième classe pour Los Encuentros. De là, un autre bus pour Sololá, et enfin un dernier bus pour Pana. Asseyez-vous à droite pour profiter de la vue lorsque le bus amorce la descente vers le lac. Pana est la ville la plus touristique du Lago Atitlan. La rue principale, la calle Santander, est bordée sur toute sa longueur d'échoppes, de bars, restos, hôtels, ... Là, comme dans toutes les zones touristiques du Guatemala (sauf Xela peut-être), vous serez abordés par des jeunes qui vous proposeront, dans l'ordre, une barque pour une autre village du lac, un hôtel, de la ganja (cannabis). Ce ne sont pas forcément des arnaqueurs. Demandez-leur le prix de l'hôtel qu'ils proposent, ou demandez-leur de vous indiquez un hôtel pas cher, rien ne vous empêche d'aller voir si ça vous plaît. Si vous trouvez quelque chose, laissez-leur 5Q, ils seront contents. Le meilleur de Pana, c'est la vue sur les 3 volcans (Toliman, Atitlan et San Pedro). Nous avons passé la nuit dans un hôtel qu'un rabatteur nous a conseillé, à 150Q pd, avec salle de bain et télé. Nous avons acheté quelques trucs à Pana, Diana est très forte pour marchander :)

23 décembre: San Marcos la Laguna

Nous avons pris une lancha pour San Marcos la Laguna (20Q) dimanche vers midi. Une info en passant: les lanchas (barques) circulent jusque vers 19h, mais essayez de la prendre avant. Une fois arrivés, un rabatteur nous a indiqué un "hôtel" sympa et bon marché (80Q pd, sans salle de bain). San Marcos est réputé être un lieu ésotérique, avec une quantité impressionnante de centres de méditation, de yoga, de thérapies en tous genres, de massages, ... Bref, tout ce qu'il faut pour être en paix avec soi-même. Le bon plan de San Marcos, c'est d'y arriver le dimanche et d'aller souper au restaurant El Quetzal, où chaque dimanche un vrai haut-valaisan (d'Erschmatt) sert une vrai raclette (dont le fromage provient de la fabrique Xelac, qui a été fondée par des suisses il y a plusieurs années). Pour moi, ce fût la bonne surprise de la journée :)

24 décembre: San Pedro la Laguna

Nous sommes allés passer le réveillon à San Pedro, un village sympa au pied du volcan du même nom. Pour l'ascension du volcan, adressez-vous à l'agence Bigfoot (100Q, 3-4 heures). Nuit spéciale oblige, nous avons choisi le meilleur hôtel de San Pedro: le Mikaso (50 US$ pd). San Pedro est beaucoup moins touristique que Pana, mais possède toute de même de nombreux sites pour sortir ou bien manger, le tout dans un dédale de petites ruelles. Pour un hôtel très bon marché, choisissez le Villa del Lago, au bout de la rue à gauche en venant depuis l'embarcadère central.

25 décembre: San Marcos la Laguna

Nous sommes retournés à San Marcos le jour de Noël parce que Diana devait recevoir un traitement (massage) de la part de notre ami haut-valaisan. Nous avons passé la nuit à l'hôtel El Quetzal (80Q pd, sans salle de bain).

26 décembre: voyage vers Coban

Le matin du 26, nous nous sommes rendus à Pana, pour prendre le shuttle que nous avions réservé pour Coban (18 US$ pp). Avec cette agence, les prix sont bas, mais il ne faut pas non plus espérer du porte à porte. On a donc pris un shuttle jusqu'à Antigua, on y est resté 20' le temps que ceux qui y restaient descendent et que les nouveaux montent. D'Antigua on est allé jusqu'à un terminal de bus de Guate, là le chauffeur nous a acheté les billets, et on a fait le trajet Guate-Coban dans un grand bus. Petite parenthèse: bien sûr, tous les trajets dont je parle peuvent se faire avec des bus deuxième classe, mais s'il y a bien un truc que je veux éviter quand je suis en vacances, c'est de me prendre la tête. Les shuttles, c'est certes un peu plus cher, mais c'est plus confortable, et on ne se soucie de rien. Après un assez long voyage (départ de Pana à 10h30), nous sommes finalement arrivés à Coban vers 19h. Là, un guide touristique nous a indiqué l'hôtel la Paz (75Q pd, AVEC sdb!!, mais pas de télé :)

27 décembre: Coban

Comme j'avais quelques problèmes avec ma carte de débit, nous ne sommes pas partis immédiatement pour Lanquin et Semuc-Champey, mais nous en avons profité pour visiter Coban, son église au sommet d'escaliers, son parc naturel, son jardin d'orchidées, où nous avons pu voir la fameuse Monja Blanca, fleur national du Guatemala. Le soir, nous sommes allés manger à La Posada, et je me suis gavé de gnocchi au roquefort! Wow, ça faisait longtemps que je n'avais pas mangé quelque chose d'aussi bon!! Une fois mes problèmes financiers réglés (merci à mes parents), nous avons réservé un tour pour le lendemain pour voir LES deux sites à voir proche de Coban: les grottes de Lanquin et les bassins de Semuc-Champey. L'agence (unique) à Coban qui organise tours et shuttle s'appelle Maya'ch. Impossible de la rater, ses guides viendront à vous :) Le tour d'une journée, petit-déj' et repas de midi inclus, coûte 290Q pp. L'agence est très bien organisée et sérieuse. Nous en avons aussi profité pour acheter un billet dans un shuttle à destination de Flores pour le surlendemain (130Q pp).

28 décembre: Lanquin et Semuc-Champey

Le bus vient nous chercher à l'hôtel à 6h30, et en route pour le petit déj'. Ensuite, direction les grottes de Lanquin. Les 400 premiers mètres sont éclairés, ensuite ceux qui ont un lampe peuvent continuer sur 50 mètres. La région est magnifique. Petite parenthèse: au sud de Coban on trouve le Biotopo del Quetzal, une réserve naturelle dans laquelle vous ne verrez aucun quetzal. D'ailleurs le guide m'a dit qu'il valait mieux se promener dans le parc national de Coban. Si vous voulez vraiment voir un quetzal, il faut faire appel à l'agence EcoQuetzal de Coban, qui vous mènera durant 3 jours à pied dans les montagnes. Là oui, vous pourrez admirer ce splendide animal. Fin de la parenthèse. Après 1h30 passées dans les grottes, nous sommes allés à Semuc-Champey, un site naturel d'une rare beauté où l'on peut se baigner. Semuc-Champey signifie "là où la rivière entre dans la terre", et en effet, la rivière entre dans une cavité de la roche calcaire en amont des bassins et ressort une centaine de mètres plus loin. Les bassins sont formés par l'eau de pluie qui ruisselle à flanc de montagne pour former un site tout à fait splendide et prodigieux. Avec le guide, nous avons pu pénétrer sous ce pont naturel, à l'aide d'une échelle de corde. Ne manquez pas de monter au Mirador, pour prendre des photos aériennes qui feront baver d'envie tous vos amis. Retour à Coban vers 20h et dernière nuit à l'hôtel la Paz.

29 décembre: voyage vers Flores

Vers 10h, le shuttle passe nous prendre. Flores se situe dans le département du Petén, le plus grand et le moins peuplé du Guatemala. C'est le département de la jungle, des singes et des sites archéologiques. Le trajet vers Flores dure environ 5 heures. Si, comme moi, vous imaginez une route au beau milieu de la jungle, avec des arbres si hauts qu'ils forment un tunnel de verdure, et de loin en loin un petit village, préparez-vous à être déçus. Tout a été déforesté... A présent, il y a de grandes prairies où paissent des vaches, ou alors des cultures. De loin en loin, un grand arbre épargné par les hommes laisse imaginer à quoi ressemblait cette partie du monde... avant. Flores est une petite ville très sympa sur une île, reliée à la terre par un pont d'une centaine de mètres de long. C'est aussi et surtout la base arrière pour préparer une expédition à Tikal ou n'importe quel autre site archéologique. De fait, le terme "expédition" ne s'applique pas à Tikal, qui jouit de tout le confort nécessaire. Par contre les plus aventureux se rendront avec plaisir à El Mirador, la plus haute pyramide du monde maya, à 3 jours de marche. Nous avons logé à l'hôtel Mirador del Lago (120Q pd avec salle de bain), et nous avons eu la chance d'avoir l'unique chambre de cette étage avec vue sur le lac Peten-Itza. Un aller-retour pour Tikal coûte 60Q. Un tour "lever de soleil" coûte 230Q, trajet, entrée et guide inclus, avec le risque de ne rien voir à cause de la brume, fréquente en fin d'année.

30 décembre: Flores

Comme nous avions prévu de passer le Nouvel An dans l'un des 3 hôtels qui se trouvent dans le site de Tikal, nous sommes restés tranquillement à Flores le 30. Nous en avons profité pour nous balader, acheter des souvenirs, prendre des photos et manger des glaces :) Nous avons aussi acheter notre billet pour Tikal ainsi que notre billet de bus pour Rio Dulce (90Q pp) le 1er, à 22h. Arrivée à 2h... comme c'est le 1er, il n'y avait pas de bus dans la journée.

31 décembre: Tikal

Nous sommes partis à 6h, et après 40' de route avons atteint le parc de Tikal. Nous avons laissé nos affaires à l'hôtel Tikal Inn (100 US$ pd, souper et petit déj' inclus, mauvais service, mauvais personnel, je déconseille, c'est bien parce que c'était le 31...). Nous nous sommes joints à un guide, pour mieux profiter de Tikal, et ça vaut vraiment la peine. Les guides sont très compétents (150Q pp pour 5 heures). L'entrée à Tikal coûte 150Q pour les étrangers et 25Q pour les locaux, c'est du foutage de gueule... Payer le double, voire le triple, passe encore, mais 6 fois plus, non. A part ça, le site vaut la peine. C'est immense, et très bien conservé. On peut grimper sur 3 ou 4 pyramides, et on passe beaucoup de temps à marcher dans la jungle, où on peut voir des singes et une foule d'oiseaux (toucans, perroquets, ...). Le parc est ouvert de 6h à 18h, mais avec un guide ou de la poudre aux yeux, il est possible de rentrer plus tôt. Le soir, nous avons mangé à l'hôtel, qui n'avait absolument rien prévu de spécial pour le réveillon, même pas une petite coupe de champagne, quels pauvres... Dans tous les cas, nous avons passé le réveillon avec 3 amies mexicaines que nous avons rencontrés à Coban. Bonne année!

1 janvier

Si on reste dormir dans le parc, l'idée est au moins de voir le lever du soleil. Deux problèmes: il faut payer l'entrée et un guide, et je n'avais envie de payer ni l'un ni l'autre. Ni l'entrée parce que j'avais déjà tout vu le jour avant et que je ne voulais que voir le lever du soleil. Ni le guide parce que je savais exactement où aller, même s'il faisait encore nuit. Je me suis donc rendu vers l'entrée comme un grand (tout seul, Diana m'a dit: "de toute façon il y aura du brouillard"), muni de ma lampe de poche, et vu l'heure (5h30), le bureau des billets était encore fermé. Va bien je me suis dit, je rentre gratos. Sauf qu'il y a un deuxième poste de contrôle impossible à éviter, sauf si on prend le risque de passer par la jungle. Au deuxième poste, 3 agents. Mer...zut! L'un deux s'avance et me dit: "ton billet". Alors j'entre dans le rôle du touriste qui comprend que dalle à l'espagnol: "no ticket, no ticket". Il me fait: "il faut acheter ton billet au bureau". Je réponds: "only one photo, only sunrise photo". Alors il discute avec ses collègues, semble avoir pitié et me laisse entrer!! Ok, le plus dur est fait. Je vais de bon pas vers le Templo IV, le plus haut de Tikal, et je vois deux choses: une foule de touriste qui tire la gueule sur ma gauche, un brouillard super dense sur ma droite... Tant pis. J'attends quand même et quand le soleil se lève, on ne voit rien du tout, seulement que tout devient plus clair. Je redescends et profite de l'heure matinale pour escalader un temple qu'on a en principe pas le droit d'escalader, puis rentre à l'hôtel. Nous rentrons vers midi à Flores, et tuons le temps avant de prendre le bus pour Rio Dulce à 22h. Nous allons souper avec nos amies mexicaines, et avons droit à un concert d'un groupe garifuna, l'ethnie de la côte caraïbe du Guatemala, là où nous allons le lendemain :) A 22h, nous partons.

2 janvier: Rio Dulce et Livingston

Heureusement que Diana a entendu le chauffeur crier "Rio Dulce", parce que moi j'étais en train de dormir. Nous descendons du bus, il est 1h30 du matin, et nous nous rendons vers l'hôtel Backpackers (120Q pd, avec salle de bain), où j'avais réservé une chambre au préalable. En 5' nous y sommes, et nous allons dormir. Rio Dulce est une petite bourgade, à l'extrémité nord-est du lac Izabal. Il n'y a pas grand chose à voir, si ce n'est le château Felipe. La plupart des voyageurs se rendent de là vers Livingston en barque, vu que le fleuve Rio Dulce continue jusqu'à cette ville, au bord de la mer des Caraïbes. Si vous voulez rentrer à Guate depuis Rio Dulce avec un bon bus, il faut prendre Linea Dorada ou Litegua. Cette dernière effectue seulement 2 trajets par jour vers la capitale, alors que depuis Puerto Barrios il y a un bus chaque heure. Le trajet en barque Rio Dulce-Livingston coûte 100Q pp ou 160Q aller-retour. Le trajet Livingston-Puerto Barrios coûte 30Q pp. Nous avons donc pris un aller simple, et après un petit détour pour nous permettre d'admirer le Castillo Felipe, notre lancha (barque) s'en est allée vers Livingston (1h15 de voyage). Parlons un peu météo. Jusqu'au 2 janvier, nous n'avons eu que du beau temps. Soleil, soleil et encore soleil, avec certes parfois deux trois nuages. Par contre le 2 janvier, une masse d'air froide est entrée dans le pays et les températures ont chuté dans tout le Guatemala, avec pluie et vent. C'est donc par un temps pourri que nous sommes arrivés à Livingston, un petite ville sympa qui doit l'être encore plus s'il fait beau et chaud. La pluie ne motivant guère à sortir, nous sommes resté à l'hôtel (le nom m'échappe, mais c'est dans le centre, 160Q pd, salle de bain). Livingston est le berceau de la culture garifuna, une ethnie descendant d'esclaves africains, avec leur dialecte, leur musique, leur ganja :) Si vous voulez aller au Bélize, et que vous êtes suisses, attention: il vous faut un visa (eh oui...). Ça coûte 50 US$, aucune idée si on peut l'avoir depuis la Suisse.

3 janvier: Puerto Barrios et retour à Guate

Nous prenons la lancha pour Puerto Barrios à 11h, et 30' plus tard nous arrivons à Puerto Barrios, une ville sans intérêt. Nous allons immédiatement au terminal de Litegua pour prendre un billet. Le bus part à 12h, et c'est un bus grand luxe, film, deux étages, repas (hamburger) et boisson inclus, tout ça pour seulement 90Q pp! 6 heures plus tard, nous sommes à Guatemala. Nous allons dormir à l'hôtel Spring (210Q pd, salle de bain).

4 janvier: c'est fini :(

Ma chérie rentre en Colombie le 4, et moi je retrouve mes Pénates. On se les gèle sur l'Altiplano :P

Pour plus de photos, voir mon blog: gregolombiano.over-blog.com, section "mes photos (2)". Mais pas avant mi-janvier.

Hasta la vista!
Hôtel à Sainte Marie? (Madagascar) English translation pending
by Elbiar19 · 2007-12-24 · 55 replies
qui connait les hotels sur sainte marie ; quel est le meilleur, le plus sympa mais pas necessairement le - cher qid des mokafao fin avril sur la cote est et bien sur a sainte marie et le palu ?
Nouvel IFE sur Air France English translation pending
by Love75 · 2007-10-05 · 52 replies
Air France va enfin progressivement ameliorer son IFE à bord de ses vols long courriers. A partir de novembre, d'abord sur les B777.300, puis ensuite sur les autres avions nous aurons enfin acces à 85 films à la demande dans toutes les classes, plus de nombreuses séries télé, reportages, infos, programmes pour enfants etc... plus 24 chaines musicales, ainsi que 200 CD à la demande et une fonction playlist, enfin AF ameliore son offre de distractions à bord, il etait temps!!
Croisières Costa ou MSC? English translation pending
by Alcati · 2007-10-02 · 130 replies
😎 Bonsoirs à tous,

J'ai opté pour une croisière COSTA en 2008 sur le VICTORIA. Ce choix, je l'ai fait aprés avoir vécu une expérience moyenne chez MSC sur le MELODY en 2002. Je viens de feuilleter le nouveau catalogue MSC 2007/2008 et les textes et les images présentés m'autorise à penser qu'il y a un effort de réalisé sur les croisières de cette compagnie depuis cette date. Le tarif PRIMA est intéressant chez COSTA avec des avantages. Par contre, je ne connais pas bien le tarif PRESTO chez MSC et ses avantages ! 1) Es-ce que parmi vous, il y a un qui a bénéficié de ces tarifs lors d'une réservation soit chez COSTA ou MSC ? Si oui, pourriez-vous nous en parler. 2) Y a-t-il une prestation meilleures que l'autre ?

Merci pour votre réponse qui intéressera certainement d'autres personnes....
Quatre semaines au Rajasthan English translation pending
by DAN1509 · 2007-09-25 · 5 replies
Suite de la 1ère partie

Notre groupe de 4 voyageurs étant constitué, chacun s'affaire à la préparation du voyage. Aujourd'hui, l'itinéraire n'est pas validé, même s'il est presque prêt : Delhi ville d'arrivée puis le chekawati, Bikaner, Jaisalmer, jodhpur, Udaipur, Ajmer/Pushkar, Agra et peut etre Veranasi s'il nous reste du temps, ou commencer par Veranasi, avec un bémol concernant le choc culturel que cette ville risque de nous 'infliger" et qui nous fera peut etre trouver le rajasthan un peu fade.

Une rencontre des 4 est prévue en octobre, je sens que les discussions vont être chaudes et toujours cordiales, c'est ça l'esprit du voyage sans se prendre la tête.

Si vous avez des adresses et des coins sympas à ne pas rater, dans les villes citées ci-dessus ou aux alentours (bien que les alentours en Inde peuvent se compter en centaines de kilomètres) je vous remercie de bien vouloir me le signaler.

Pour les photos je possède un réflex numérique avec un objectif 18 55 mm, je me demande si je ne devrai pas emporter, en plus, un bridge style lumix FZ18 pour profiter de la focale de 500 mm pour les monuments, tout cela avec un poids réduit (autour de 400 grammes). Pour etre complet il faut savoir que j'ai choisi l'option bagage léger, pas plus de 3 kg avec achat de vêtements sur place. Bien entendu, vos conseils et vos remarques sont les bienvenues.

Voyageurs, je vous embrasse
Iinéraire pour deux ou trois semaines en France English translation pending
by Youkettte · 2007-08-20 · 114 replies
Bonjour je suis nouvelle 🙂

Nous planifions un voyage en France pour 2 ou 3 semaines en juin prochain....

Bon... j'étudie par dessus la tête...

J'étudie les cartes, visite les nombreux sites internet qui parlent de voyages.... me suis achetée les guides du routard de la Provence et celui de la Côte d'Azur mais... plus je lis....plus j'ai des questions

Premièrement, nous nous cherchons un itinéraire

Deuxièmement, nous ne sommes pas trop chauds à l'idée de louer une voiture car la conduite est, paraîtrait-il, très différente de la nôtre ainsi que les routes, surtout dans les grosses villes et c'est là que se trouvent les aéroports...

Mais... si nous ne louons pas une voiture, serons-nous confinés seulement dans les grandes villes? Je sais qu'il y a les TGV... c'est une avenue que je vais explorer...

Serions-nous mieux de choisir 2 villes où il y a un aéroport, se déplacer en car ou à pieds et afin de pouvoir visiter entre les deux, se louer une voiture?

Ah... autre point.... se peut-il que les restos et bistrots soient beaucoup plus dispendieux en Provence et sur la Côte d'Azur qu'au Québec?... Mes références viennent du guide du routard...

Vos commentaires et expériences me seraient d'un grand secours...

Je parles de Provence et Côte d'Azur mais si mon budget ne me permet pas ces destinations, je suis prête à visiter tout pays de l'Europe...

Je ne connais rien, mais rien du tout, au delà de la grande mare...

Que me suggérez-vous? Tout sera en fonction de l'itinéraire...

Ah... oui pour l'hébergement, est-ce vraiment mieux de tout réserver à l'avance, à la journée près ou est-ce facile, rendus sur place, de trouver des hébergements à la dernière minute. Nous désirons voyager en chambres d'hôtes, ce qui est l'équivalent ici du bed and breakfast... Pour nous, les contacts avec les gens sont importants et rassurants...compte tenu que nous sommes néophytes...

Ouf que de questions (gênée)

Merci de vos réponses
Cuba: pourquoi l'embargo depuis 48 ans? English translation pending
by Vivva · 2007-07-02 · 204 replies
Est ce que quelqu'un pourrais m'expliquer pourquoi il y a un embargo depuis 48 ans??🙁 qu'est ce que Cuba peut bien avoir fait aux État Unis pour que cette embargo perdure année après année?? Jaimerais bien comprendre?? merci pour vos commentaire!🙂 Quelle serais la solution d'arrêter d'allé en tout inclus? pour boycoté! (allé dans une autre destination comme R.D)??
Bons plans pour Béchar? (Algérie) English translation pending
by Rubanebe · 2007-06-28 · 24 replies
Bonjour J'ai l'intention d'aller à BECHAR en Algerie Pouvez vous me fournir des renseignements visites hôtels vols d'avion sécurité santé MERCI
Expérience de parents de jeunes enfants à Bali? English translation pending
by Grummpy · 2007-03-05 · 11 replies
Bonsoir,

Nous partons dans 3 semaines à Bali avec notre fille de 2 ans 1/2. Côté préparatifs, pas de souci, elle a eu les vaccins nécessaires, elle aura sa malarone pour un court séjour à Lombok et Komodo (Flores). Pour les aspects pratiques vie quotidienne on ne s'inquiète pas non plus.

La question, c'est plutôt de savoir pour des visites un peu particulières comment s'organiser avec elle et si c'est envisageable ou si vous conseillez de renoncer : monter sur un volcan, si on choisit la ballade la plus courte ? On ne peut plus la porter dans le dos (13 kg) et j'imagine qu'on ne trouve pas de mûle, hihi. aller en bateau à Lombok et Komodo ? type de bateau (cabine ?) et durée... On aimerait vraiment bien aller voir les varans. ...

J'aimerais avoir des retours d'expérience de parents de jeunes enfants, comment avez-vous fait, y-a-t'il des solutions pour les emmener partout ? Je précise que notre fille est une véritable terrible two, trèèèès indépendante en plus..........

Merci pour vos réponses.
Hôtels Mahdia Beach ou Thalassa Mahdia? English translation pending
by Laboudeuse · 2007-01-18 · 27 replies
salut, je suis sur le point de reserver pour 15 jours à mahdia en juin mais j'hesite entre ces deux hotels, le mahdia beach 4* est proposé par nouvelles frontieres en tout inclus et le thalassa mahdia par la fram en pensoin complete et la difference entre les 2 n'est pas enorme une cinquantaine d'euros, donc j'attend vos avis et conseils pour m'aider dans mon choix ! merci à tous
Safari individuel au Kenya English translation pending
by LeTigre · 2006-10-04 · 78 replies
Bonjour à tous, je vous livre le récit de mon récent safari de 10 jours au Kenya, j'espère qu'il vous plaira ...

Préambule : Si vous avez moins de 40 ans, ce premier chapitre va vous sembler de l’Hébreux puisqu’il fait référence à des émissions et séries de télé diffusées dans les années 70 … ce qui ne nous rajeunit pas !)

Gosse j’étais fan de Daktari. Au point de faire une grosse colère lorsque le jour de congé hebdomadaire de l’école est passé du jeudi où mercredi, ce qui a eu comme résultat de me faire louper mon feuilleton qui continuait à être diffusé le jeudi alors que moi j’étais à l’école ! Il y avait aussi les émissions de Frédéric Rossif ( La vie des animaux), les reportages de Christian Zuber (Caméra au poing ), la série « Vivre Libre » tirée de la vie de George et Joy Adamson et ce Kilimanjaro en couverture d’un bouquin reçu pour « bon travail » à l’école primaire et qui me coûta des heures de réflexions sur le thème : « Mais comment peut-il y avoir de la neige et qui plus est, éternelle, en Afrique, ce pays où il fait si chaud ??? »

Les années passant cette Afrique d’enfance s’est progressivement effacée derrière les famines, les guerres, les génocides et les diverses atrocités qui s’y déroulent régulièrement, néanmoins elle était toujours là, enfouie quelque part car à pas loin de 40 ans, quand mon épouse m’a proposé de faire un trip que nous ne pourrions pas faire tous ensemble pour la simple raison qu’il est parfois impossible de concilier mon centre d’intérêt principal: la photographie avec la confortabilité pour les autres ( il est vite lassant d’attendre un long moment que l’autre ait réuni, la bonne lumière, le bon angle, le bon sujet et le bon endroit) la première et seule destination qui me soit venu à l’esprit était l’Afrique. J’ai un peu hésité entre l’Afrique Australe (Namibie, Botswana) et l’Afrique de l’Est ( Kenya, Tanzanie) mais j’ai finalement opté pour mon Afrique de gosse, le Kenya.

Une nouvelle fois j’ai pu, grâce à ce formidable outil qu’est Internet et ses forums de discussion ( VF et Colors of Wildlife pour citer mes préférés) trouver un prestataire local qui pouvait me monter un safari entièrement selon MES désirs, j’ai nommé : ZedAway (Oui je sais c’est bizarre comme nom, y’a une explication mais ça serait un peu long ici !)

Quitte à partir seul, autant y aller « à fond » et éviter au maximum les refuges pour occidentaux, là où je me demande toujours pourquoi les gens traversent la moitié du monde pour se retrouver dans des hôtels ou presque tout sera semblable à leur environnement habituel. Alors pas de lodge pour moi mais des camps de tentes qui permettent de vivre le trip 24heures sur 24. Et puisque les meilleurs guides sont anglophones (le Kenya est une ancienne colonie britannique) et que je dis souvent que je n’ai pas assez souvent l’occasion de parler anglais, autant ne PAS prendre un guide parlant français comme ça j’aurais aussi un stage linguistique !

Une fois ça décidé j’ai acheté mes billets d’avion afin d’avoir des dates de voyages sures. Pour un Paris-Nairobi le meilleur rapport « Date/Horaires/Escales/Prix » était la compagnie belge SNBA. Puis en discutant à droite à gauche, toujours sur le net, j’ai trouvé des idées à droite à gauche. Je profite d’ailleurs de ce récit pour remercier tout ceux qui m'ont aidé à monter ce voyage !

Mon idée originelle était de passer 10 jours dans la Réserve Nationale du Massaï Mara car je trouve que le défaut de la plupart des safaris « tout fait » est qu’ils font « butiner » les gens de parcs en parcs et surtout passer beaucoup de temps sur les routes ce qui n’est pas la partie la plus agréable du voyage. Je sais que souvent ce sont les gens qui veulent « faire » tous les parcs en 8 jours mais moi je voulais y aller pour voir des animaux, pas des routes !

Finalement je me suis tout de même laissé détourner par ces fameuses neiges du Kilimanjaro pendant qu’il y en avait encore un petit peu. Et une fois au Parc National d’Amboseli, (c’est de la qu’on voit le mieux le Kili), comme pour aller à Mara il fallait repasser par Nairobi autant s’arrêter au Lac de Naïvasha et au Parc National de Hell’s Gate, situé juste à coté puis au P.N de Nakuru qui était « sur la route » avant d’aller finir le trip à Mara

(NB : Au Kenya un Parc National est géré par le « Kenya Wildlife Service », est exclusivement dédié à la conservation de la faune et la flore et les populations locales ne sont pas autorisées à faire paître leurs troupeaux à l’intérieur alors qu’une Réserve Nationale est gérée par un conseil local et que les locaux sont autorisés à y amener leurs troupeaux et à tirer sur les animaux sauvages s’ils sont attaqués … Ce qui fait une sacré différence !)

Je voulais « tourner » dans cet ordre, Massaï Mara étant le parc qui est généralement reconnu comme « le mieux » je ne tenais pas à commencer par lui et risquer de trouver le reste moyen mais au contraire, y aller crescendo pour finir en beauté. Touche finale, une fois à Mara cela eut été un péché de ne pas faire LE tour en montgolfière qui permet de survoler la savane … Et moi, bien sur, je ne voulais pas pécher, j’ai donc rajouté ce vol au programme !

Côté santé, le principal problème en Afrique, est le paludisme, transmis par la piqûre du moustique Anophèle femelle. Il faut être conscient qu’on peut en mourir et que non seulement il n’existe pas de vaccin contre ce virus mais qu’aucun moyen médicamenteux ne peut assurer à lui seul de protection totale. Le médicament le plus souvent prescrit est le Lariam mais en prenant connaissance de ses effets secondaires vraiment incapacitant (maux de ventre, de tête, nausées, diarrhées, trouble de la vue, délires paranos, cauchemars nocturnes …) j’avais flippé et décidé de ne rien prendre, d’utiliser uniquement la méthode préventive qui consiste à tout faire pour ne pas être piqué : vêtements à manches longues imprégnés au répulsif à insectes, produit répulsif efficace pour la peau exposée et moustiquaire la nuit. Je me suis ravisé en apprenant qu’il existait un médicament aussi efficace, plus récent et bien moins dévastateur du coté des effets secondaires puisqu’ils sont inexistant dans la plupart des cas : la Malarone. Le seul inconvénient de ce traitement est son prix élevé (dans les pharmacies les moins chères on peut la trouver à 34€ la boite de 12 cachets) mais comparé au prix du safari c’est négligeable et j’estime ma peau à un peu plus que quelques dizaines d’euros !

Mais le seul vrai GROS souci d’avant voyage fut le poids de mes bagages cabines ou pour être plus précis, le poids de mon sac photo. Les objectifs de qualité ne sont pas légers et j’en ai plusieurs pas trop mauvais qui, ajoutés à 2 boîtiers, un videur de carte mémoire, un PC ultra portable ainsi qu’a plusieurs jeux d’accus pour que tout ça soit autonome pendant ces dix jours loin de toutes prises électrique m’emmenait quasiment au double des 6kg autorisés ! Et bien sur pas question de mettre quoi que ce soit de ce matériel en soute ! Après de nombreux conseil de guerre avec Seezzer, également mordu de photo et qui avait réussi à passer son matos en cabine, j’ai finalement réussi à ruser et à passer moi aussi la totalité du matériel en cabine mais je dois admettre que le véritable problème est simplement que le sac est trop lourd !

Vendredi 15/ Jour 0

Un embarquement matinal sans soucis au Terminal 1 de Roissy, un décollage quasi à l’heure, 40 minutes de vol jusqu'à Bruxelles, une petite attente de 2 heures puis un vol de 8h10 me permettent de parcourir les 6600 km jusqu'à Nairobi. Il est 20h00 locale lorsque l’avion se pose ce qui fait 19h00 en France.

Plutôt que d’écrire au Consulat du Kenya en France pour avoir un visa (obligatoire ) j’avais décidé de l’acheter à l’arrivée à Nairobi. J’ai eu raison car ça ne prend pas plus de temps de passer les services d’immigrations en achetant son visa que de passer avec le visa précédemment acquis. Pour appeler les choses par leurs noms, en fait ce n’est qu’une taxe d’entrée de 50$, rien d’autre !

Une fois passé les « Services d’Immigrations » je me dirige vers la sortie, et dans le hall je scrute les petits panneaux brandis par un tas de gars chargés d’accueillir les arrivants. J’avise mon nom, écrit sans faute et je fais un petit signe au type qui, après un tonitruant «Djambo ! Karibou !» (Bonjour ! Bienvenue !) m’emmène jusqu'aux locaux de l’agence qui a organisé mon trip. Là après un « Djambo Mister Patrick, Karibou » le responsable m’annonce que je ne paierais le solde de mon safari que le lendemain au bureau principal, en ville et qu’au lieu de passer la nuit à l’hôtel Comfort Inn j’étais surclassé au Méridien. Pour le règlement il faut savoir que le paiement par carte de crédit n’existe (quasiment ?) pas au Kenya et que pour minimiser les frais bancaires on avait décidé avec ZA (ZedAway) de simplement verser préalablement 20% par virement pour bloquer le trip et de régler le solde à mon arrivée en dollars US. J’avais la possibilité de tirer de l’argent aux distributeurs de billets de l’aéroport mais pour « assurer le coup » j’avais préféré amener du cash au cas ou les distributeurs/ ma carte ne soient pas opérationnels. L’impression d’être un coffre fort ambulant est un peu ennuyeuse mais on l’oublie vite.

Après ce petit détour, celui qui m’avais accueilli m’emmène en voiture jusqu'a mon hôtel. Ce trajet est celui que je redoutais le plus vu la réputation nocturne de Nairobi et ce que je trimballe sur moi en matériel et en fric. Même si je ne vois rien de spécial à un moment j’entends distinctement le chauffeur bloquer les portes de la voiture, signe clair que le quartier qu’on traverse n’est pas un havre de paix !

L’hôtel est sur le modèle des autres Méridien, de grandes chambres/appartements autour d’un patio central. Je prends possession de la chambre et vu qu’il est déjà 21h30 je commence à avoir sérieusement faim, Au moment de descendre au resto une affiche sur la porte de la chambre me rappelle qu’il ne faut rien laisser « de valeur » dans la chambre. Comme ce qui est de valeur est très relatif j’enfourne donc mon sac dans le filet antivol que j’ai amené à cet usage, j’attache le câble au WC et je descends manger avec mon sac photo sur le dos. Au resto je prends un classique Poulet-Riz arrosé d’une bière locale, la Tusker. Je regarde autour de moi et je me marre ! Il y a deux mois, on était les seuls Farangs (Blancs) au milieu des Thaïs, ce soir je suis le seul Muzungu [= blanc] au milieu des Kenyans ! Par contre autant en Asie j’étais largué coté musique autant ici je connais puisque c’est Kool and the Gang, Earth, Wind & Fire, Lionel Ritchie et Michael Jackson (quand il était Noir !) qui passent, que des tubes Funk des années 80, c’est cool !

La chambre et la vue sur la rue :





Samedi 16 septembre 2006 / Jour 1

C’est mon premier matin kenyan et après mon breakfast j’attends dans le hall de l’hôtel qu’on vienne me chercher. Beaucoup m’ont mis en garde sur le fait qu’ici la notion des horaires est sacrément relative mais non, à 9h00, l’heure prévue la veille, un gars entre se dirige droit sur moi et me dit « Tu dois être Patrick, je suis Sammy, ton guide ! » Le bonhomme à l’air sympa, il est de ma taille, habillé d’un pantalon et d’une chemisette beige et ce qui me saute aux yeux est qu’il porte les chaussures de la marque Bata dont j’ai vu plusieurs immenses affiches de pub sur les murs de Nairobi hier soir, on jurerait les Clarck à la mode dans les années 70’s mais ici elles se nomment « Safari ! » !

Je mets mes affaires dans le minibus Toyota et on va à l’agence qui est juste à 2 rues de l’hôtel. Là, je donne le solde du paiement à Rebecca et devant une tasse de café nous vérifions que nous avons bien le même programme pour mon trip, ce qui est le cas. Par contre, j’ai bien fait d’emmener mon sac de couchage car il semble que j’en aurais besoin lorsqu’on sera dans des camps « basics » à Amboseli et à Mara et même s’ils me proposent de m’en prêter un, je suis tout de même heureux de dormir dans MON sleeping bag ! Je rencontre celui qui sera notre cuisinier, Jonas. Plus petit, plus maigre et semblant un peu plus âgé que Sammy, il ne part pas avec nous mais nous rejoindra ce soir.

Le temps d’acheter quelques bouteilles d’eau minérale et quelques rouleaux de papier toilette au mini market du coin, de changer des euros en Shillings Kenyans et Sammy et moi partons pour Amboseli, il m’ouvre la porte latérale, machinalement je monte et on démarre. Aussitôt je me rends compte du ridicule de la situation : lui, seul à l’avant, moi, seul à l’arrière et je lui demande si ça pose un problème que je vienne devant, comme il me répond par la négative je passe à l’avant, ça me paraît déjà mieux !

En route, je discute avec Sammy, j’apprends qu’il est de l’ethnie Kikouyou, (comme dans « Out of Africa !) alors que Jonas est de l’ethnie Kamba. Sammy a 41 ans et est guide depuis 4 ans, ce qui me semble une bonne chose car la réussite d’un safari dépend presque essentiellement de la qualité et des connaissances du guide. Il m’apprend aussi que « safari » est en fait un mot Swahili (une des 42 ethnies présentes au Kenya et aussi la langue officielle du pays) qui signifie simplement « voyager » Sammy me raconte qu’avant il travaillait pour une entreprise de transport qui couvrait toute l’Afrique de l’Est, il conduisait une camionnette de dépannage qui « volait au secours » des conducteurs en panne et il a plusieurs dizaines de milliers de km derrière lui ce qui est une quasi garantie qu’il sera bon chauffeur ! Et ça tombe bien parce que je me rend rapidement compte que très peu d’occidentaux seraient capables de conduire la-bas … en restant vivant !

On s’arrête une vingtaine de km après la sortie de Nairobi pour que Sammy achète de l’eau. Comme par hasard la boutique à coté est un « curio shop» un magasin de souvenirs et une bonne femme vient à ma hauteur pour me convaincre d’acheter quelque chose, ce que je refuse avec le sourire. Quand on repart je crois nécessaire une mise au point avec Sammy : « Je ne suis là QUE pour les animaux, l’aspect artisanat local ne m’intéresse pas et je n’achèterais rien puisque mes souvenirs seront mes photos. J’ai justement voulu un trip seul pour ne pas avoir à supporter Mme Machin qui voudrait faire du shopping à chaque souvenir shop qu’elle verrait donc moins on s’arrêtera dans ce genre de boutique et mieux ça sera. » Il me répond parfaitement comprendre ce que je veux et être persuadé que « ça va le faire » et sans trop savoir pourquoi je sens confusément qu’il a raison …

La route défile, relativement bonne et comme, pour une fois, je n’ai pas à conduire, je peux vraiment regarder le paysage… Je suis d’ailleurs surpris de l’aspect de pauvreté poussiéreuse des villages qu’on traverse, je pensais le Kenya plus moderne, là ça me rappelle les oasis égyptiennes de l’année dernière …

On s’arrête déjeuner à Namanga, le dernier village kenyan avant la frontière avec la Tanzanie. Au resto on croise un couple de Français qui termine leur trip avec Amicabre et qui croie bon de me prévenir que leur guide a tenté de raccourcir, voir de supprimer quelques-uns uns des game-drive qu’ils avaient à leur programme et qu’il faut que je sois sur mes gardes. C’est possible mais d’un autre coté lorsqu’ils me demandent mon programme et que je leur dis terminer par 4 jours complets à Mara, ils m’affirment que je vais m’ennuyer et qu’en 2 jours « on en a fait le tour » Je me retiens pour ne rien dire tellement ça me paraît stupide ! Comment peut-on prétendre faire de tour d’un parc de 1700km² avec des dizaines d’espèces d’animaux différentes en 2 jours ? Moi j’ai surtout l’impression qu’on pourrait y passer un mois sans avoir la certitude d’avoir aperçu un exemplaire de chaque espèce ! Ces gens sont encore des collectionneurs de parcs qui « font » 10 parcs en 5 jours … Et pour aggraver leur cas ils me branchent ensuite sur le prix que je paie, le prix qu’eux paient et celui que d’autres leurs ont dit avoir payé. Pour moi un prix seul ne veut rien dire car un safari « tout pourri » même pas cher du tout sera encore beaucoup trop coûteux alors que s’il est génial un prix élevé ne sera pas forcément « trop cher » Heureusement ils repartent vers Nairobi avec leur guide me laissant avec Sammy, jubilant de ne pas avoir ce genre de personne à supporter !

Je laisse Sammy commander pour deux un menu classique : riz, chiapatis, légumes vert et viande que j’arrose d’une Tusker et que je pousse par un café. Je fais la grimace car moi qui croyais boire du bon café Kenyan, puisque le pays en produits, je m’aperçoit que la norme semble être ici aussi ce maudit café soluble type Nescafé…

Après Namanga, on a droit à deux bonne heures de tape cul pour parcourir les 87km de la … euh … « route » qui rejoint la porte principale du parc. Sammy me confie qu’autrefois c’était une piste en terre relativement roulante et qu’un jour quelqu’un à décidé qu’il fallait étaler par dessus un ciment maigre, qui s’est déformé pour donné la piste en « tôle ondulé » qu’il y a maintenant. Evidement il suffirait de passer un tracto-pelle avec une lame à l’avant de temps en temps pour niveler tout ça mais … jamais rien n’est fait et les chauffeurs doivent tenter de trouver la moins mauvaise trajectoire quitte même aussi souvent que possible à rouler a coté de la piste, sur la terre !

Signe que la conduite sur ce revêtement est réellement dangereuse on passe un 4x4 sur le toit, les roues en l’air ! Mon chauffeur m’explique que si on va trop vite, avec les vibrations le véhicule devient vite incontrôlable. Petite précision, c'était un blanc qui conduisait ...



Comment vous faites? English translation pending
by Chevrolet · 2006-03-20 · 180 replies
Bonjour, 🙂

J'ai une question qui va peut-être vous paraître bête :

Lorsque vous êtes en Inde, en Thaïlande, au Mali ou que sais-je, et que vous avez à votre disposition une certaine somme d'argent, vous ne vous dites pas qu'avec cet argent vous pourriez véritablement changer la vie d'une famille locale ? comment faites-vous pour résister ? Quand on sait qu'avec 1000€ on peut transformer la vie d'une famille de Bénarès par ex. quelle est la réflexion qui vous empêche de distribuer votre argent à ceux qui en ont vraiment besoin ?

C'est une vraie question. Sérieuse.

🙂
Surclassement chez Air France? English translation pending
by Titou29 · 2006-02-19 · 641 replies
bonjour à tous,

est ce qu'il y a des bons plans pour se faire surclasser chez Air France sur des vols comme Paris - Fort de France par exemple ??? Merci pour vos réponses
La Chine en roue libre? English translation pending
by Renephilippe · 2006-02-05 · 109 replies
Bonjour

mon rêve est de connaître la (les ?) Chine. A première vue, cela parait difficile en camping car pour des tas de raisons pratiques (guide, coût, etc).

D'autre part, pas de "tourisme organisé" pour visiter les "incontournables", sans vraiment voir la vraie Chine.

Alors, la seule solution est-elle le sac à dos (53 ans), le train, bus, et moyens locaux ? Mais dans ce cas, doit-on aussi avoir un "fil à la patte", autrement dit, peut-on aller où on veut, quand on veut ? J'envisage ce voyage avec mon épouse.

Et en ce qui concerne le logement ? Mon but est de voir la "vraie" Chine, celle que l'on voit dans les films ou les bouquins, et qui doit quand même encore exister dans les régions reculées.

Voila, ça peut paraître un peu enfantin comme question, voire naïf.

En tout cas, merci pour vos conseils et suggestions.

René
Donne informations sur le Vietnam English translation pending
by Hanguyen · 2006-01-25 · 145 replies
Bonjour a tous, Si vous avez besoin d'infos sur le Vietnam exiter a me demander, je serai ravi de vous repondre. Bonne annee chinoise !!!
Cuba: pourquoi aller dans les hôtels tout inclus? English translation pending
by Anaide · 2005-11-07 · 53 replies
le jour où je me suis inscrite je me suis malheureusement tromé de forum du coup j'ai dis que j'étais contre les hotels à cuba dans la rubrique forfait inclus, je voudrais savoir si il y a des gens qui sont du meme avis que moi et qui pensent que d'aller à cuba pour etre dans un hotel est stupide. Je ne comprends pas ceux qui vont dans les hotels, mais chacun son truc

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