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Treks au Pérou, Bolivie et nord du Chili English translation pending
by Julien92Sui · 2016-05-26 · 23 replies
Bonjour, Ma liste de treks pour cet été, lors de mon voyage Pérou/Bolivie/Nord du Chili est en pleine construction. Je ne veux évidement pas m’organiser ce que je vais faire chaque jour, je voyage "au jour le jour", mais je souhaite quand même me concocter une liste des treks et recueillir toutes les infos utile avant de partir. Je dispose de 60 jours sur place, de mi-juin à mi-août. Voilà les trek que je pense faire : - Tour de l’Alpamayo (dont Santa Cruz) - Tour de la Cordillère Huayshuasa, en prenant les variantes plus “alpines/andines”, comme le col de San Antonio - Tour de l’Ausangate avec un boucle dans les collines rouges (au Sud-Ouest) - Tour de l’Immapu - Trek entre Condoriri et le HP, finir par El Choro - Ascension du Nevada Sajama - Trek en enchainant l’ascension du Parinacota, de l’Acotongo et du Gullatiri - Trek dans un canyon au Pérou.

Puis quelques balades comme Lagune 69, Pastoruri Glacier, sur l’île de Taquile et d’Isla del Sol.

Voici mes questions (pour le moment) : - Est-ce vrai (pas de “on dit” svp, mais un de vous qui en aurait fait l’expérience) qu’on arrive facilement à contourner l’obligation d’avoir un guide pour Santa Cruz et l’Alpamayo ? - Doit-on être totalement autonome pour la nourriture sur le tour de Huayshuasa ? Est-ce que quelqu’un a fait une partie de cet itinéraire : photo ci-dessous ? Quelle difficulté ? Est-ce vraiment de la rando ? Besoin de crampons etc. ?



- D’ailleurs, si j’ai bien compris, à part sur El Choro, sur tout le reste de ma liste de treks, il faut être complètement autonome ? (pas de ravitaillement nourriture possible, ni logement chez l’habitant). Aucune exception dans la liste des treks ci-dessus ? - Quel canyon conseilliez vous pour un trek de 3-4 jours au Pérou ? Merci de vos conseils,

Julien
Patagonie en octobre 2016? English translation pending
by Bertheu · 2016-03-16 · 6 replies
Bonjour,

Je rêve depuis bien longtemps d'aller en Patagonie... Cette année, cela pourrait être possible car je peux enfin prendre 3 semaine de suite de vacances... Je n'ai seulement pas trop le choix des dates et cela serait les 3 premieres semaines d'octobre.

J'ai deja passé de longues heures sur internet à me renseigner.... Et je sais que cette question du climat est toujours pénible et les réponses aléatoires. Cependant j'aimerai vraiment avoir des retours d'experiences et des avis sur le mois d'octobre pour aller en Patagonie.

Je ne compte pas faire de longs treks d'une semaine, mais j'aime tout de même marcher, donc faire quelques marches a la journée voir sur 2 ou 3 jours. Et egalement emmener ma tente..

Qu'en epnsez-vous? Tenter le coup? Ou patienter encore une ou plusieurs années pour y aller à un moment plus propice et vraiment en profiter?

Tous les avis et retours seront très appréciés

Je vous remercie par avance!
El Calafate - Bariloche fin juillet en voiture: trajet et location de voiture English translation pending
by Lodie86 · 2015-07-08 · 1 reply
Bonjour à tous,

Mon mari et moi-même serons à El Calafate les 26 et 27 juillet. Nous avons réservé un hôtel à Bariloche pour le 30 et le 31 et nous comptions emprunter la ruta nacional 40 en faisant El Calafate/Los Antiguos, puis Los Antiguos/Bariloche en 2 jours en s'arrêtant pour dormir au milieu. La route ne nous fait pas peur mais nous avons du mal à obtenir des informations des différents loueurs et nous avons donc des questions, d'autant plus que l'échéance esst proche!

1) La route est-elle praticable à cette période de l'année? 2) Nos prévisions sont-elles utopiques? 3) Faut-il un 4x4? 4) Des conseils sur les agences de location? Sachant qu'il faudrait redéposer la voiture à Bariloche le 1er août à l'aéroport? Nous avons trouvé une possibiité sur autoescape mais nous sommes preneurs d'avis.

Autre question: nous avons deux autres trajets en voiture prévus sur plusieurs jours: Buenos Aires/Bahia Blanca/Peninsula Valdes et Salta/Corrientes/San Ignacio/Iguazu. Pour ceux-ci une voiture "classique" suffit-elle?

C'est notre voyage de noces, nous voulons vraiment bouger et alterner voiture/avion (nous en prendrons 3!) et nous n'avons pas peur du trajet mais nous ne voulons pas non plus nous "planter"!

Merci de tous les conseils que vous pourrez nous apporter!

Elodie
Nouvel An 2014 en Amérique Latine et carnavals English translation pending
by Lissou44 · 2014-06-25 · 3 replies
Bonjour à tous,

Je pars avec mon ami en Amérique du sud pendant environ 4 mois. Nous souhaiterions partir pour le premier de l'an 2014 mais la destination pour commencer ce road trip est indéterminée... Nous avons un budget de 4000€ chacun (hors billet d'avion pour se rendre là-bas). Nous souhaitions parcourir le Brésil, l'Argentine, le Chili, la Bolivie, le Perou, l'Equateur et peut-être la Colombie. C'est un rêve que nous avons en commun et mettons de côter depuis longtemps pour enfin nous l'offrir :) Je me suis beaucoup renseignée concernant les visites à faire, lieux à ne pas louper, vigilences à avoir, etc. Mais j'ai encore quelques questions pour lesquelles je ne trouve pas de réponses:

Un premier de l'an sur la plage à faire la fête, danser et recontrer du monde, nous parait parfait :) Mais pour faire une boucle "logique" le Brésil me paraissait le plus adéquate. Au niveau budget (commencer par les pays les plus chers me parait évident) et climat (???). Cependant, je pense qu'au Brésil, les touristes doivent arrivés en masse pour la Saint Sylvestre, ce qui ne nous plait pas tellement non plus. Lima m'a l'air très sympas mais au vu des pays que nous souhaitons visiter, je ne suis pas sure que ce soit très logique...? Est-ce que quelqu'un a deja passé le nouvel an dans un de ces pays? Avez-vous des conseils pour les villes, lieux, etc pour passer un bon moment et changer de soirées françaises?!

Aussi, si vous avez des conseils sur les carnavals ou autres animations à ne pas louper dans ces pays(les visites sont très bien renseigner sur ce site)? Je suis toute ouïe!!

J'ai vu également que l'aller retour vallait aussi chere qu'un aller! Assez hallucinant!!!! Peut-être connaitriez-vous des lieux d'arrivé qui serait moins cher? Et quelqu'un a-t'il fait un road trip en prenant l'aller retour? Est-ce compliqué de revenir à l'endriot de départ?

J'espère que des personnes pourront nous apporter des réponses! Merci à vous!!
Guérilla Renamo au Mozambique English translation pending
by Gilmau · 2014-03-22 · 6 replies
Bonjour à tous, Quelqu'un aurait-il des infos fiables sur les conflits avec la Guérilla Renamo ? Des articles de presse glanés sur le net ne sont pas encourageants : http://www.thezimbabwean.co/news/africa/69952/homoine-fighting-more-soldiers-hospitalised.html Il semble que la province de Inhambane soit touchée, notamment Homoine. J'organise un voyage à 20 personnes en octobre 2014 et nous prévoyons de faire la route EN1 de Maputo à Inhambane... Il ne semble pas que les touristes soient impliqués, mais je nous vois quand même mal, bloqués au bord de la route avec un AK47 sur le nez, puis de faire un petit séjour de quelques mois dans le bush... Vos avis me seront précieux !
3 semaines au Costa Rica: transport et visites English translation pending
by JPaul92 · 2013-12-08 · 7 replies
Bonjour Nous sommes 2 personnes et envisageons un séjour de 3 semaines au Costa Rica pour début janvier 2014 en sac à dos.

Mes 2 questions sont : Quel est le meilleur moyen de transport pour visiter le Costa Rica? Est ce possible de se déplacer partout en bus ou c'est beaucoup mieux de louer une voiture ? Avez vous une idée du prix de location d'une voiture?

Une idée de séjour de 3 semaines au Costa Rica si quelqu'un a déjà fait ça ..car j'ai vu des boucles et il y en a dans tous les sens en partant de San José.

Si quelqu un a fait des treks au Costa Rica peut il nous dire quel est le trek le plus super qu il a fait ?

Merci de vos réponses Cordialment Paul
Départ le 1er février au Pérou (Amazonie): saison des pluies / vaccins contre la fièvre jaune? English translation pending
by Shantival · 2013-01-19 · 16 replies
Bonjour à tous, nous partons le 1er février et l'on se pose quelques questions, que veut dire saison des pluies, il pleut non stop ou il y à une bonne rincée de temps en temps? sur la cote il ne pleut pas? et coté Amazonie est-ce praticable? Et au sujet des vaccins fièvre jaune? Merci pour vos réponses je ne connais pas du tout l’Amérique du sud shantival
Traverser le Canada de l'Est à l'Ouest en train et voyage en autobus au Brésil English translation pending
by Eliyakim · 2013-01-13 · 2 replies
1. j'aurais voulu traverser le Canada de l'Est a l'Ouest en train. comment et quoi acheter comme billets de train pour être libre de pouvoir rester et partir de chaque place a ma guise? y aurait il un genre de pass? Je compte commencer ce voyage au mois de Juin et et le terminer au mois d'Aout. Je suis senior. J'habite la Floride. Je pourrais revenir en avion apres avoir visite l'état de l'Oregon (Ouest des USA) en aout. merci de votre réponse. 2. pour le Bresil je voudrais visiter toutes les plages de l'état de Sao Paulo et ensuite de Rio de Janeiro. Vous auriez un plan? Je compte faire ce voyage en autobus. Je commencerai par Sao Paulo et reviendrai dans cette ville. Merci beaucoup. Sarina
Budget du Mexique jusqu'en Colombie, bus et visites? English translation pending
by Palekaiko · 2012-05-22 · 7 replies
Bonjour,

Je veux partir de début octobre à fin décembre en descendant du Mexique (Cancùn) jusqu'en Colombie et en visitant le plus de pays possible en Amérique Centrale. Je commence seulement à me renseigner. Ma première question est : Quel budget dois-je prévoir (sans compter l'avion) ?? En comptant les trajets en bus, les visites... Et sachant que je veux dormir dans des hôtels pas cher (ou auberge de jeunesse si il y a) et manger des repas locaux pas cher non plus.

Merci d'avance pour votre réponse :)
Nord-Ouest argentin et Nord chilien - D'un océan à l'autre en traversant les Andes (2e partie) English translation pending
by Kashtin · 2012-04-29 · 84 replies
(Première partie:http://voyageforum.com/...1re_partie_D5041255/)

Seconde partie

De Colchane à Buenos Aires

La version avec photos est visible ici:http://carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_125.html



Vendredi 4 novembre De Colchane à Iquique

Au petit déjeuner, on nous sert un pain style banique innue, délicieux, deux grandes tranches de fromage, une pleine jatte de gelée de mûres, du beurre... La route pour Iquique ne démarre pas tout de suite sur du bitume, comme prévu, étant donné qu'elle est en travaux, mais huit kilomètres plus loin. Elle est encore superbe, traverse des bofedales où paressent foulques, sarcelles de la Puna au bec bleu turquoise, mouettes des Andes et ouettes des Andes (oies)... L’ichu, qui sert entre autres à recouvrir les toits, est toujours roi sur les pentes qui se colorent peu à peu. A environ 70 kilomètres de Colchane, les montagne se colorent doucement. Puis c'est une explosion de couleurs due sans doute au minerai de fer. Du jaune le plus vif à l'orangé le plus foncé, toutes les nuances sont présentes de sommet en sommet. La route monte et descend, fait le gros dos, creuse les reins, encore et encore…

On aperçoit au loin, vers l'ouest, les volcans enneigés. Les cactus réapparaissent, étoilés de timides fleurs jaunes. Un peu plus bas, la végétation change à nouveau, on est maintenant en plein pointillisme. Puis elle disparaît tout à fait, à l'horizon s'étend le désert et la pampa de Tamarugal. Déjà, nous regrettons l'atiplano, sa faune, ses couleurs, ses hautes solitudes.

Iquique et sa circulation infernale, trépidante. Je déteste conduire dans ces villes chiliennes, où chacun n'a qu'une envie c'est de passer devant la voiture qui précède. On a envoyé un mail aux Primeras Piedras où l'on avait dormi en montant mais ils ne nous ont pas répondu. On y va quand même, espérant qu'en ce vendredi soir ils auront une cabaña de libre.

Apparemment tout est vide... Cette fois-ci on nous attribue la cabaña n°6, tout en haut, sous la route, et la plus éloignée de l'allée où est garée la voiture. Très pratique pour les bagages. L'accueil est déplorable, derrière le comptoir, la même blonde à l'air vide qui était là quand on avait payé la dernière fois nous offre son air le plus désagréable. Nous partons avec la clef et lorsque la porte s'ouvre... c'est la déconfiture! Une pièce aux murs bruts peints en vert, un lit tout seul dans un coin, ni chaise ni table, que le vide, et deux vieilles étagères en formica blanc. Tout est laid et sent la caserne. Je repense à Christine et Hervé qui avaient détesté cet endroit et je comprends maintenant pourquoi. C'est le jour et la nuit avec la chambre n° 41 dans laquelle on avait dormi précédemment.

Retour à l'accueil, on dit que c'est moche et qu'on veut autre chose, la 41 par exemple. « Ah non, c'est impossible car ce soir il y a un mariage, il y aura la fête toute la nuit près de la piscine, la musique jusqu'à 4 heures du matin, vous ne pourrez pas dormir, mais la 5 est libre (forcément, il n'y a personne nulle part). » Nous ouvrons la porte de la nouvelle chambre, c'est la copie de sa voisine, mais dans l'espace vide et brut de décoffrage il y a cette fois une table et deux chaises. Nous la prenons bien à contrecœur...

Je vais faire un tour au-dessous, des gens s'activent à installer de grandes bâches blanches. Le soir arrive, 20 heures, 21 heures, 22 heures, personne. On ne peut imaginer qu'on nous a menés en bateau et pourtant c'est bien de ça qu'il s'agit. Cerise sur le gâteau, il n'y a pas d'eau chaude.

Je repars à l'accueil, où la blonde a été remplacée par un homme qui était déjà là la dernière fois. Toujours aussi spécial. Quand on était devant lui, il nous regardait comme si on allait se métamorphoser d'une seconde à l'autre en petits hommes verts. Il a le même air ahuri en me voyant, il est encore sur l'expectative, mais arrive à me dire qu'il faut tourner la clef (autrement dit un des deux robinets qu'on trouve presque partout au Chili dans les salles de bains, soit sous le lavabo soit sous le plafond, et qui servent à couper l'arrivée d'eau chaude ou froide). Il me raconte donc n'importe quoi et fait celui qui ne comprend pas que ce n'est pas l'eau qui manque mais les degrés. La nuit passe, nous sommes constamment réveillés par le bruit de la circulation, motos sans pot d'échappement, voitures qui s'exercent au record du monde du cent mètres départ arrêté, c'est infernal et je rumine jusqu'au matin car, bien sûr, il n'y a jamais eu de mariage un vendredi soir.

Samedi 5 D'Iquique à San Pedro de Atacama

Au petit déjeuner, un pain, trois grammes de beurre, quatre de confiture et c'est tout. Je demande s'il n'y a pas de jus de fruits, pas d'œufs comme la dernière fois, mais non, ce n'est plus le week-end de la Toussaint...

Nous quittons cet endroit sans regret. Je n'ai même pas pu dire ce que je pensais et demander où était le mariage car il n'y a bizarrement personne à l'accueil... On s'est aussi rendu compte que la fois précédente on nous avait fait payer la pleine saison (35 000 pesos) au lieu de la basse (30 000).

Cette fois-ci pas de Panamerican hideuse pour rejoindre San Pedro, mais la route de la côte. Et nous sommes agréablement surpris! Elle est belle, coincée entre une côte rocheuse et d'immenses falaises obliques de plus de mille mètres de haut, et a parfois des petits airs de la N° 1 au sud de San Francisco. Elle s'appelle d'ailleurs la Ruta N° 1.

Les rochers près du rivage abritent des colonies de goélands gris, typiques de cette région du Chili. Entre novembre et janvier, ce goéland quitte les eaux agitées du Pacifique pour aller pondre dans le désert d’Atacama, jusqu’à cent kilomètres à l’intérieur des terres !

Nous dépassons des villages qui sont à la limite du bidonville, faits de plaques d'agglomérés, de planches, de tôles, de bâches, entourées de tout un fatras de choses diverses et variées. D'ailleurs lorsque nous regardons un peu mieux les bas-côtés, ils sont envahis de détritus, les plages et les rochers sont tous encombrés de saletés en tout genre.

A l'entrée de Tocopilla, ville cafardeuse s'il en est, la route bifurque plein est sur Calama. Longtemps, nous traversons cette barrière naturelle de hautes falaises de grès, et montons sur le plateau pour retrouver le désert et les lignes droites à l'infini.

Calama, le retour, qu'on espère plus simple dans ce sens-là. Eh bien c'est raté! Aucune indication, comme d'habitude, pas plus pour San Pedro de Atacama. Nous demandons la direction à plusieurs personnes qui visiblement n'en ont même jamais entendu parler! Quelqu'un envoie Alain se renseigner en face auprès d'un carabinero. Visiblement, il n'en sait rien mais la conversation s'éternise et je vois Alain revenir avec lui et... lui ouvrir la porte arrière de la voiture! Il veut qu'on l'emmène à son commissariat où il trouvera quelqu'un qui connaîtra la direction et « qui parlera anglais » ! On se demande pourquoi étant donné que l’échange se fait en espagnol depuis le début.

Arrivés à destination, il appelle par radio le fameux collègue et l'attente commence. Quelle histoire de fou! Là-dessus, arrive un deuxième carabinero, qui veut s'en mêler, puis un troisième (je crois qu'on va finir par mobiliser tout l'escadron!), qui lui aussi « parle anglais ». En effet… Il ne cesse de répéter d’une voix forte: « Vargas! Balmaceda! Avenida de la Posada! » « Vargas! Balmaceda! Avenida de la Posada! » Etc. « Oui, oui, merci, on a compris! » On remercie tout le monde et on s'en va.

Ouuuuuf, on est sortis de l'auberge et de Calama, enfin sur la route de San Pedro!

De Putre, on avait envoyé trois mails à trois hostals différents pour les 5 et 6 novembre. Le premier, La Rose d'Atacama, n'avait que la nuit du 5 de libre (30 000 pesos avec salle de bains privée, 16 000 avec salle de bains partagée), mais les deux autres ne répondant pas on avait accepté. Puis, deux jours après, la Casa atacameña et l'hostal Elim avaient donné leur réponse. L'un était « au fond des bois » (?) mais on ne savait pas où, le second nous proposait une chambre pour les deux nuits. Dans l'urgence on avait donc décommandé La Rose d'Atacama et réservé à l'hostal Elim qui nous assurait deux nuits. Mais on avait bien aimé la réponse pleine de poésie de la Casa atacameña :

« El precio por habitacion es de 25 000 pesos. El precio incluye el desayuno, el jardin de flores, el canto de los pajaros y las noches estrelladas. » (« Le prix inclut le petit déjeuner, le jardin de fleurs, le chant des oiseaux et les nuits étoilées. »)

San Pedro, hostal Elim. On voit tout de suite que quelque chose cloche, que nos noms ne se trouvent pas dans la liste du jour. Je sors le netbook, me connecte et montre à Maria, la propriétaire, sa réponse et ma confirmation. Rien n'y fait: « Lo siento mucho... », « Lo siento mucho... » (Je suis désolée), elle nous dit qu'elle n'a pas reconfirmé sur ma confirmation (???), puis que son frère a oublié de répondre, bref, elle se mélange les pinceaux en essayant de trouver une excuse. Alain s'énerve et part sans lui dire au revoir. Nous voilà un samedi soir, sans logement, dans un village on ne peut plus touristique.

J'ai alors l'idée d'aller à La Rose d'Atacama qui nous avait proposé de toute façon de passer les voir. Et, coup de chance, ils viennent d'avoir une annulation de trois chambres et ont deux nuits de libres pour nous. Nous déchargeons les bagages puis allons mettre la voiture près du grand parking poussiéreux (mais qu'est-ce qui n'est pas poussiéreux à San Pedro?).

L'accueil est très chaleureux et met tout de suite à l'aise. Mais la chambre est minuscule, il nous faut mettre la valise dans la salle de bains – qui, elle, est grande – pour l'ouvrir. Sur la table de nuit, deux tasses, du café et du thé, une thermos. Nous trouvons ça sympathique, mais nous apprendrons peu après qu'il n'y a pas de petit déjeuner et que c'est ce qui en tient lieu... Il y a une petite cuisine à disposition mais elle est d'une saleté incroyable! C'est probablement aux clients de s'en occuper, et malheureusement comme toujours dans ces cas-là, chacun laisse aux suivants le soin de nettoyer. Mais il y a aussi un patio avec des tables et des bancs, un jardin avec hamacs... Tiens, pas d'eau chaude non plus pour prendre une douche, ou plutôt trente secondes d'eau chaude et c'est terminé.

Le soir, nous allons, comme lors de notre premier passage, dîner à La Casona. Le menu est toujours aussi bon, pour 7 000 pesos (environ 10 euros).

Dimanche 6 San Pedro de Atacama (Quebrada de Cari - vallée de la Lune)

Aujourd'hui, nous retournons dans la vallée de la Lune pour explorer la quebrada de Cari que nous avions loupée en octobre. La piste démarre 2 kilomètres après l'entrée, aussi nous prenons la première que nous voyons sur la droite, au kilomètre 2 au compteur de la voiture. Sur la carte qu'on vient de nous donner – sommaire et pas à l’échelle d’ailleurs –, elle rejoint la falaise en ligne droite et perpendiculairement. La lumière est vive – il fait déjà chaud – et la vallée déserte. La piste n'est pas très bonne, on nous avait prévenus, et je fais très attention. Mais voilà qu’elle tourne soudain, et retourne, puis arrivée près de la quebrada elle se met à la suivre… Ce n’est pas ce qui est indiqué… Nous nous garons là et suivons pendant une bonne heure un chemin minuscule qui descend dans la faille de sel, en guettant les craquements qu’avaient entendus Christine et Hervé. Aujourd’hui, ils sont plutôt timides… (et pour cause, nous ne sommes pas au bon endroit!). Le soleil tape et se réverbère sur les colonnes dressées vers le ciel, acérées comme des poignards.

Immense dépression dans le salar d'Atacama, la vallée s'est formée il y a vingt-deux millions d'années. Gypse, borate, chlorate, argile se mêlent et se démêlent... L'environnement est hostile, pour l'homme comme pour l'animal. Ces os qui sortent de leur gangue d’argile sont un avertissement ;-)... Il fait très chaud et nous ne voyons personne à l’horizon.

De retour à la voiture, nous partons pour les grottes et le cañon, de sel lui aussi. Il n'y a toujours personne dans la vallée, ce n'est pas l'heure des tours qui arrivent en fin d'après-midi, comme nous lors de notre premier passage. Le cañon est assez large, bordé de falaises de sel, d'aiguilles, et de toute sorte de concrétions, beiges ou blanches. Le chant du sel est plus distinct ici, il ressemble à l'écho que ferait le claquement d'une corde basse d'un instrument de musique au sein d'une cavité. C'est très particulier. Au bout d'un moment, on ne peut plus passer, du moins l'obscurité totale et le passage rétréci nous obligent à faire demi-tour pour prendre la petite vallée étroite où se trouvent les grottes.

Les panneaux sont en général très instructifs…

Il faut avancer dans le sable mou et profond, ce qui est éprouvant sous cette chaleur. Nous marchons quand c’est possible sur les bords surélevés du chemin, plus durs, en recherchant les flaques d’ombre. Au-dessus de nous s’est dressée une armée de petites colonnes craquantes et croustillantes, qui ferait rougir d’envie celle des 6000 soldats de terre cuite de la nécropole de l’empereur chinois Qin Shi Huangdi ;-) Enfin, presque...

Aussi, lorsque tout à coup s’ouvre devant nous une vaste entrée sombre et fraîche dans laquelle un long banc de pierre a été aménagé, nous nous y engouffrons. Nous ne voyons pas d'autre grotte, d’ailleurs « grotte » est un bien grand mot, « alcôve » serait plus près de la réalité. Nous finissons pas retrouver la route et, au-dessous, la voiture. Mais quelle n'est pas notre surprise, un peu plus loin, de voir un panneau « quebrada de Cari »! Dans quelle faille, alors, avons-nous passé la fin de matinée ? Bon, la carte du parc n’est pas bonne, c’est clair.

La piste est sableuse mais nous la prenons quand même et finissons à pied. La quebrada n'a rien à voir avec la première faille, elle est beaucoup plus impressionnante, malheureusement nous serons arrêtés par un mur, pas très haut mais impassable pour qui a le vertige. D'ailleurs, sur le retour, nous croiserons deux jeunes d’une vingtaine d’années qui ne le passeront pas non plus.

A La Rose d'Atacama, une surprise nous attend: la chambre n'est pas faite. Renseignement pris auprès de Marie, qui dirige l'hostal, c'est normal, ils ne font pas les lits, juste les salles de bains, c’est plus sympa, on se sent plus chez soi, sans chichis ;-). Ah bon... Oui, mais notre salle de bains est passée entre les gouttes. Ah, c'est un oubli et elle file la nettoyer ! Ça commence à faire pas mal de choses qui manquent, pour 30 000 pesos la nuit (environ 47 euros), entre l'absence de petit déjeuner, le manque d'eau chaude, de savon (et bien sûr de shampoing), les lits pas faits... Pour l'hiver, il n'y a pas non plus de chauffage.

Le soir, retour à La Casona.

Lundi 7 Retour sur l'Argentine par le paso de Jama

Il faut liquider tous les fruits, les tomates, avocats, oignons doux avant le passage à la douane argentine. Je prépare un guacamole que nous mangerons à midi avec les clémentines et le chirimoya. Nous ne nous précipitons pas parce que les cars de touristes seront encore à la douane au moins jusqu'à 11 h 30.

A midi, nous quittons La Rose d'Atacama, Marie et Aurélien nous font la bise – dommage que l'infrastructure ne suive pas.

A la douane, catastrophe, il y a une queue immense! Nous attendons près d'une heure, passons la police, puis arrivons au guichet des douanes. Nous donnons les papiers concernant la voiture, tamponnés et retamponnés, et visiblement, comme à l’hostal Elim, quelque chose cloche encore. Ça ne va pas ? Si si ! Pourtant le douanier les montre à un collègue, sans rien dire mais avec un air entendu. Ils vont chercher le chef qui, lui, prend un air soudain concentré et préoccupé. Ils sortent du bureau, un autre douanier jette un œil sur les papiers, ils se regardent… Nous voilà frais... je demande s'il y a un problème, non, non, aucun, mais nous voyons bien que si. Ils vont prendre un registre, cherchent du doigt encore et encore et finissent par s'arrêter, heureusement, sur notre précédent passage le 22 octobre, date de notre entrée au Chili. Ouf ! L’air est soudain devenu plus respirable.

En fait, les deux douanières que nous avions vues cette fois-là, en grande conversation toutes les deux sur des vacances ou des achats, je ne sais plus, avaient oublié de nous réclamer ces fameux papiers, qu'elles n'avaient donc pas tamponnés. Et comme nous ne savons trop quoi donner à chaque passage entre les grandes feuilles blanches, les petites roses, les petites jaunes, etc., nous n’avons pas fait attention à ces fameux tampons. C’est comme si nous avions passer la voiture sans l’avoir déclarée !

Malgré le registre, les choses ne sont pas réglées pour autant, et l'ordinateur surchauffe. Nous ne savons pas ce qu'il doit en sortir mais nous commençons à en avoir assez. Pourtant, on comprend bien que le chef douanier, qui pour une fois n'a pas l'air bête, essaie d'y mettre de la bonne volonté. Il finira pas apposer deux tampons antidatés et à nous laisser partir. Il est midi et demie lorsque nous bifurquons sur la route du paso de Jama.

Sur notre gauche, le Licancabur nous suit longtemps. Les couleurs sont magnifiques et faites pour les gourmands: caramel, chocolat, pêche, abricot, cerise, vanille, réglisse... Hmmm...

J'avais pris de bonnes résolutions en décidant de ne pas m'arrêter pour faire des photos, étant donné qu'on avait déjà fait la route dans l'autre sens le 22 octobre (mais pas encore habituée à mon nouveau matériel j’avais fait des erreurs d’exposition et perdu pas mal de photos sur cette partie à l’aller); elles tombent vite devant les salars et les lagunes, les bofedales, les vigognes et les oiseaux.

Nous pique-niquons devant le río Quepiaco, ce qui ne plaît pas du tout, mais alors pas du tout, à une mouette des Andes qui a bien failli nous faire repartir. A peine installés, la voilà qui se met dans tous ses états, nous crie tout un tas de choses qu’il vaut mieux certainement ne pas comprendre, en volant juste au-dessus de nos têtes. Devant le peu de résultats obtenus, elle entreprend alors les piqués d'intimidation… C’est assez impressionnant… Nous hésitons à plier bagage, lorsque, rassurée ou lassée, elle finit par repartir, sans doute vers son nid.

En repartant nous apprenons que les vigognes sont en voie d’extinction.

Ici on peut voir les vigognes de très loin, ce qui me permet de conduire vite car il est déjà tard, et nous arrivons un peu trop rapidement à 4 800 mètres, je le sens en m'arrêtant pour prendre une photo de la Bolivie avec un petit coin de la laguna Verde. Il fait un vent terrible ! Alain sort de la voiture et hop !... un papier qui était dans la portière en profite pour faire du tourisme. Mince ! Alain court après, dix, vingt, trente mètres… Je réalise tout d’un coup qu’à cette altitude ce n’est pas du tout ce qu’il faut faire, mais il le rattrape, tout juste est-il un peu essoufflé. Et ce n’était qu’un ticket de caisse ou quelque chose comme ça !

A la douane du paso de Jama, tout est relativement vite expédié. Il y a devant nous un gros 4 x 4 noir, plaque inconnue, peut-être brésilienne, avec quatre hommes à bord, tous grands et forts, la quarantaine. Ils ont droit à une fouille en règle : les bagages sont sortis, les sièges baissés, la moquette est soulevée, la carrosserie sondée, etc., ce qui fait que le douanier ne nous trouve pas intéressants comparés à eux et nous dit de partir. Nous nous arrêtons à la douane argentine pour acheter les délicieux croissants à la station YPF (c'est Nourredine, du Cerro Chico, à Tilcara, qui nous les avait conseillés). En ressortant, le 4 x 4 noir est là, avec à l’intérieur les quatre hommes hilares…

Les lagunes se succèdent, toutes plus belles les unes que les autres. Et au milieu de cet éparpillement de volcans, de sel et d’eau, apparaissent des collines aussi rondes et dorées que du pain qui sort du four… Il n’y a pas que les lagunes qui se succèdent, les hameaux abandonnés aussi. L’adobe a résisté, les toits d’ichus se sont effilochés peu à peu pour disparaître complètement dans les tempêtes glacées.

Nous arrivons à Susques en fin d'après-midi et retrouvons notre chambre à l'Unquillar. Les draps ont changé, ils sont kitchissimes, bleu pâle avec tout un tas de broderies satinées et de dentelles...

Cette fois-ci, il y a plusieurs personnes à l'hôtel, des Argentins, et un couple peut-être d'un pays de l'Est. Dans la soirée, ils passent leur temps dans le couloir à parler devant notre chambre jusqu'à plus de 23 h 30...

Mardi 8 De la puna à Salta

En sortant pour aller déjeuner, nous voyons plusieurs mégots par terre dans le couloir... En plus de parler fort devant les portes des chambres jusqu’à 23 h 30, les autres clients écrasaient consciencieusement leurs mégots sur le carrelage… Bonne surprise au petit déjeuner, il y a du jus d'orange, du gâteau et de la confiture maison pour accompagner les petits pains hyper rassis. Ça change de l’aller où on était tout seuls et où du même coup, les portions étaient microscopiques.

Sur la puna, les ânes sont en liberté, c’est le printemps et les petits sont nés. Cette famille est extrêmement inquiète, du moins les parents et en particulier le père qui finira pas nous faire face dans une attitude dissuasive… S’il pouvait gonfler ses poils et doubler de volume comme les chats, il le ferait !

La route entre Susques et Salta est, dans ce sens-là aussi, magnifique! Nous avions éventuellement une autre option pour redescendre, c'était de passer par la Ruta 40 et San Antonio de los Cobres. Mais nous en avons soupé des pistes, de la poussière et des camions, et nous préférons le bitume et la vue dans l'autre sens de cette route vertigineuse. Elle grimpe à l'assaut du ciel sans nuages et redescend dans des contorsions de cobra. Ici ou là, deux ou trois petites maisons caméléons – sur ces pentes rocailleuses, la pierre a remplacé l’adobe et c'est tout juste si on arrive à les distinguer –, parfois habitées, parfois délaissées, probablement par les enfants qui ont fui l'isolement et l'autarcie.

Depuis un moment, les « cardones » (cactus candélabres) ont fait leur réapparition en même temps que les sombres colonnes (basaltiques ?), mais nous passons quelques jours trop tôt pour les voir en pleine floraison. Dommage… 2500 m. En approchant de Purmamarca, le vert éclatant des arbres, toute cette végétation exubérante de début de printemps, les feuilles tendres des saules et des peupliers qui bruissent dans le vent nous font soudain un bien immense, nous ne nous étions pas rendu compte que les hauteurs minérales, désertiques, si prenantes, le sable et le sel, tout cet univers extrême nous avait autant desséchés… La momification nous guettait ;-)…

A Purmamarca, bref arrêt pour remettre dans la petite boîte le cerro de los Siete Colores sous le ciel bleu cette fois, passer au marché acheter un gilet en alpaga gris uni pour Alain et un bonnet pour Loïc – mais pour lui, on ne peut éviter la guirlande de lamas ;-).

Il fait une chaleur d'enfer, 39 °C sur l'autoroute de Salta. Comme on avait emprunté la petite route étroite à l'aller – la 9 –, on choisit cette fois-ci l'autre côté. Nous arrivons facilement à l'Antiguo Convento malgré la circulation toujours aussi délirante dans les villes argentines ou chiliennes, et nous allons enfin voir Carlos, Euzebio, Simon, Darío, Gonzalo, Juan Eduardo, Nicolas et les autres en chair et en os, après avoir échangé avec eux vingt-cinq mails de reconfirmation!!... Alain avait d'ailleurs fini par s'énerver et par leur demander s'il fallait désormais confirmer tous les jours ou bien deux fois par jour!

L’hôtel, sur Caseros, est très beau, tout le monde est très aimable et la chambre – en fait une suite – sous les toits, est superbe. Nous en avions réservé une standard mais comme ils n'en avaient plus de disponible pour le 8 novembre ils nous ont proposé celle-ci à un prix cassé. J

Deux douches plus tard, nous voici dans la rue Caseros à chercher une casa de cambio. C'est un parcours du combattant pour arriver à traverser les rues, car aucune voiture ne s'arrête pour laisser passer les piétons – qu'il y ait ou non des enfants –, bien au contraire, c'est à celui qui ira le plus vite! Sur la place 9 de Julio – la place centrale –, où se trouve la cathédrale, il y a un monde inimaginable ! Tous les lycéens se donnent rendez-vous ici à la sortie des cours, et beaucoup profitent du WiFi (prononcer Waïe-Faïe) pour commencer à travailler. Nous allons nous installer à la terrasse d'un café puisque tout est fermé pour changer des euros, et en attendant que le très bon restaurant Doña Salta ouvre ses portes à 20 heures.

Il y a un bruit de fond aigu, lancinant, qui vient des hauteurs et qu'on n'arrive pas à identifier, mais qui très vite devient presque insupportable. Je finis par poser la question au serveur, et il me répond que c'est une espèce d'insecte (genre cigale ou criquet), qui est arrivé avec la chaleur trois jours plus tôt. Ils sont tous installés dans le même arbre et je me demande ce qu'il en restera demain matin. Lorsque nous quittons le café, nous essayons d'en distinguer quelques-uns, mais malgré tous nos efforts, qui intriguent les gens autour de nous – il est étonnant de voir à quel point personne ne voit ni n’entend rien –, ils sont invisibles!!

A Doña Salta, nous reprenons des empanadas à la viande et au fromage, un tamale pour moi (à base de farine grossière de maïs et de viande cuite dans une feuille de maïs roulée, rien à voir avec eux que l'on avait mangés dans la forêt lacandonienne, au Mexique... –) et des humitas (encore à base de maïs cuit dans des feuilles pliées en quatre). C'est toujours aussi délicieux que la première fois avec Val et Guy, mais l'effet de surprise étant passé, nous nous régalons moins.

Mercredi 9 De Salta à Cachi via les vallées Calchaquíes

Grand bleu (et grand chaud!!) ce matin encore, et délicieux petit déjeuner. Nous partons changer des euros près de la place 9 de Julio, à Dinar (5,70 pesos pour un euro), récupérons la voiture au parking gardé à côté de l'hôtel (40 pesos la nuit), et nous lançons dans la circulation démentielle en ce milieu de matinée. L'intolérance est reine, au moindre milliseconde d'hésitation, les klaxons entrent en action et les voitures doublent en trombe si elles le peuvent. Je me répète, mais je déteste rouler dans ces villes, et pourtant je suis habituée à circuler dans Paris sans aucun problème.

La sortie de Salta est sans intérêt, les banlieues se succèdent plus ou moins jusqu'à El Carril où nous tournons en direction de Cachi. Nous devons, enfin, y retrouver Françoise et Gérard que nous avons malheureusement ratés sur San Pedro et tout le Nord chilien. Ils ont décidé de s'occuper eux-mêmes de leur problème de pièces détachées bloquées depuis des semaines – interdites d'importation – et se sont déplacés de Cordoba à Buenos Aires pour aller faire le siège de la douane. Après sept heures d'attente, ils sont repartis avec leur précieux colis!

La piste dont parlait le Routard est pour l'instant bitumée et suit le fond d'une petite vallée de collines pentues et très verdoyantes. Les acacias en fleur, les hampes des oiseaux de paradis jaunes (Caesalpinia gilliesii) sur le bas-côté, les quebrachos colorados et les jacarandas se succèdent, ce qui là encore fait un bien fou après toutes ces journées passées dans la roche et la terre nue et poussiéreuse, sans aucun signe de vie, végétale ou animale.

La piste est par moments très étroite et ne permettrait pas de se croiser, heureusement que les rares camions que nous voyons ont la bonne idée de ne pas se trouver aux endroits critiques en même temps que nous. Il y a des fermes ou de petits hameaux dispersés autour de quelques pâturages ou champs cultivés, puis les cactus font leur apparition, avec leurs longues hampes en boutons. Nous grimpons dans les montagnes, éclaboussées parfois de larges tâches rouge sang, le bitume laisse place au ripio, le ripio au bitume, le bitume au ripio... Sur la droite, une petite maison d'adobe où l'on vend de l'artisanat, mais aussi des tas d'épices, notamment des sachets de poudre de « safran » pour l'équivalent de moins de un euro chacun. J'en prends deux (mais on se demande bien ce que c’est, pour ce prix-là ! Certainement tout sauf du safran).

Bientôt la piste prend le dessus dans l’immense et splendide vallée Calchaquíes aux virages serrés dont certains disparaissent sous quelques gués peu profonds. Je m'arrête continuellement pour faire des photos jusqu'à ce qu'on ait atteint le sommet, à la Piedra del Molino, où se dresse la capilla San Rafael, à 3348 ou 3457 mètres. Au choix. Argentins et Chiliens peuvent se donner la main en ce qui concerne l'inexactitude en matière topographique! Ils ne sont pas à quelques dizaines de kilomètres près lorsqu'il s'agit d'indiquer les distances, ni quelques dizaines de mètres en ce qui concerne l’altitude. On peut voir un panneau « Cachi 68 km », puis après avoir roulé un temps certain en voir un autre « Cachi 95 km ». Et cela de la Terre de Feu jusqu'au Nord-Ouest argentin et au Nord chilien.

Un âne triste et résigné, au poil en bataille, est venu nous voir, ou plutôt voir la Fiat. On ne sait s’il a envie de s’installer au volant, s’il quémande des caresses ou s’il aimerait un croûton de pain.

Cachi, dans la verdure. Nous cherchons le camping et apprenons que Françoise et Gérard sont partis une heure plutôt, très certainement à notre point de chute où nous devons nous retrouver, le campo La Paya. Huit kilomètres plus loin, sur la « route » de Molinos, nous bifurquons à droite sur une autre piste en direction des montagnes de roche sombre. Là encore, le panneau donnait la casa de campo à 2500 m, mais nous ferons 4 kilomètres. L'endroit est très beau. Gérard, Françoise et Hugo sont là – Hugo étant le 4 x 4 ;-) –, et c'est avec grand plaisir que nous les retrouvons enfin! Les propriétaires leur donnent l'autorisation de stationner sur place et leur réservent deux couverts au repas du soir, tandis que nous nous enregistrons. Ah, on dirait, encore une fois, que quelque chose ne va pas… Apparemment, nous ne figurons pas sur la liste du jour... décidément! Mais finalement, il semble qu'il y ait juste eu une erreur dans l'orthographe de notre nom. Ouf!

Nous partons à la « Casa de te », tenue par la fille des propriétaires, un peu plus loin dans la verdure, prendre des jus de fruits fraîchement pressés, au milieu d’un nuage de moucherons qui me rappelle l'île de Bonaventure en Gaspésie, au Québec, quand nous avions pensé pique-niquer au-dessus de la colonie de fous de Bassan et que nos sandwiches avaient été immédiatement recouverts d'une nuée de petites mouches noires.

Le soir, nous dînons tous les quatre autour d'une table superbe: tarte au fromage et salade; filet de porc, purée et demi-pomme au four, et dessert « local » à base de noix, de zeste d'orange et peut-être de miel, mais toujours un peu trop sucré. Le tout est délicieux, pour 10 euros avec les boissons (eau minérale).

Jeudi 10 Farniente à Cachi (Musée archéologique Pío Pablo Díaz)

Petit déjeuner (très bon, avec entre autres un grand verre de jus de pomelos) dehors, au milieu des petites mouches qui sont déjà sur le pied de guerre! Françoise et Gérard sont juste de l'autre côté du mur d'adobe, on aperçoit le crâne d'Hugo.

Nous retournons à Cachi car nous sommes passés en coup de vent, hier, et eux vont garer Hugo au camping parce qu’ils sont très mal installés au campo, le terrain étant trop en pente. Un long tour au musée archéologique Pío Pablo Díaz, dont le directeur est extrêmement aimable, et intarissable lorsqu'il voit que nous nous intéressons aux pièces exposées.

Françoise et Gérard nous attendent sur la place pour aller pique-niquer au camping. Nous passons un bon moment ensemble, à regarder ensuite les photos d'oiseaux ou de baleines – superbes – prises à Diamante et à Valdés. Au moment de nous quitter, je reparle de l'histoire de la clef de la voiture que j'avais fermée dans le coffre à Tilcara, et là, lumière!, Gérard me dit qu’il doit certainement y avoir un bouton sur le tableau de bord pour ouvrir le coffre de l'intérieur. Il a raison! il y a un petit symbole de voiture avec le coffre ouvert! Personne n'avait pensé à regarder...

Nous partons en souhaitant très fort que cette fois tout se passe bien pour eux.

Le soir, à la Paya, nous mangeons un délicieux repas concocté comme la veille par « la signora », autrement dit la propriétaire, ex-scientifique, nous dit son mari.

Vendredi 11 Vallées Calchaquíes, Quebrada de las Flechas (de Cachi à San Carlos)

Après le petit déjeuner, toujours délicieux, pris dehors au milieu des mouches, nous allons payer nos deux nuits et nos repas. Et là, avec le sourire, « la señora » nous ressort le mail imprimé qu'on lui a donné en arrivant, et nous fait remarquer qu'on s'était en fait trompés de date et qu'on avait confondu octobre et novembre. Cette fois c'est moi qui répète « Lo siento mucho »... On était tellement épuisés en préparant ce voyage que quelques erreurs se sont glissées dans le planning. Mais elle garde le sourire et ne nous en tient pas rigueur.

La piste (la Ruta 40, dont j’ai photographié le kilomètre 0 dans le parc Tierra del Fuego, près d’Ushuaia), par moments extrêmement étroite, passe légèrement à l’écart de Molinos où nous nous arrêtons une petite demi-heure. L’église San Pedro de Nolasco trouve son origine, en 1659, dans l’« encomienda », système espagnol qui, sous prétexte d’évangélisation, permettait l’esclavage des autochtones (ce qu’ont combattu, pour la première fois, les jésuites des missions du Nord-Est argentin en protégeant les Indiens Guaranis).

Nous dépassons Seclantas. La piste suit la vallée, large et très verte, fermée de chaque côté par des montagnes sombres et déchiquetées. Environ 80 kilomètres plus loin, le paysage change et devient à l'ouest tourmenté, on sent qu'il s'est passé là quelque chose de violent, la roche est noueuse, plissée, torturée. Sur des kilomètres et des kilomètres, il n'y a pas un mètre carré qui n'ait été froissé par quelque force souterraine.

Et puis la roche s’est dressée vers le ciel.

De l’autre côté de la vallée au milieu de laquelle s’écoule consciencieusement un filet d’eau le fer a fait son apparition.

San Carlos. Nous traversons la place, la vie est belle…

Nous trouvons facilement la Vaca tranquila, une finca tenue par un couple de Liégeois, Anne et Alain, où l'on fait plusieurs variétés de bière artisanale délicieuse et où l'on élève vaches et chevaux sur cent dix hectares de terre. L'accueil est particulièrement aimable, Anne nous offre un thé de bienvenue sur leur terrasse. La chambre est grande et haute sous plafond, superbe, de même que la salle de bains avec jacuzzi. Tout est très beau, intérieur et extérieur (les photos viendront bientôt). Presque devant la porte, un algarrobo (Prosopis nigra), espèce endémique que l'on rencontre absolument partout, abrite une foule d'oiseaux, en particulier des moineaux. Je donne à Alain le bidon Copec que nous avions acheté à Arica et dont nous ne savons plus que faire. Vers le soir, c'est lui qui vient cette fois nous offrir deux de ses bières qu'il vend sur San Carlos, Cafayate (prononcer Cafachatte) et Salta. Je prends une Pecadora (« Pécheresse »), vraiment excellente. Nous discutons tous les quatre, avec Anne, un grand moment dans le soir qui tombe. Comme il y a une cuisine (nickel, tout le contraire de celle de la Rose d'Atacama, à San Pedro) à notre disposition dans la belle et grande pièce du petit déjeuner, nous en profitons pour dîner sur place.

Samedi 12 Des conures de Cafayate aux ruines de Quilmes

Petit déjeuner délicieux avec des produits maison: succulents yaourts, confitures, pain, fromage, gâteaux, même le lait est fraîchement trait. Nous partons pour Cafayate et les ruines de Quilmes. Entre San Carlos et Cafayate, la route, bordée d'arbres aux feuilles tendres, de pâturages et de champs de luzerne, est bitumée et comporte un nombre incroyable de gués! Nous imaginions une région très sèche et minérale, or elle est verdoyante et a un petit côté normand. On trouve même, en arrivant dans Cafayate, des platanes qui cette fois rappellent les Cévennes. Pour cette raison, bien que ça ne soit pas désagréable, nous préférons de loin Cachi, plus retirée, plus argentine, plus petite également.

A l'entrée du village, je devrais plutôt dire du bourg, au niveau de la première bodega sur la droite, on entend soudain les cris perçants de dizaines de perroquets (des conures de Patagonie ) dans les arbres qui bordent la route. Je saute de la voiture et je les prends au zoom et en rafale. Il y en a qui se disputent pour une graine, ils ont des yeux incroyables, comme des boutons, cerclés d’une bande de peau nue et blanche, on les croirait en plastique. En face, les fruits des ceibos (Erythrina crista-galli), fleur nationale de l’Argentine et du Chili, pendent en longues guirlandes rouge vif. Ils sont si beaux que je n’arrive pas à en détacher le regard. Entre les conures d’un côté et les ceibos de l’autre, on est mal partis… Nous nous arrêtons plus loin, dans une vinoteca de la rue Güemes Norte, à gauche avant d’arriver sur la place, pour acheter deux bouteilles d’excellent vin, un Torrontes blanc San Pedro de Yacochura 2009 et un rouge, même provenance, même date. La femme qui tient ce magasin est particulièrement aimable et nous a très bien conseillés. Soixante kilomètres plus au sud, on arrive à Quilmes, ancienne cité datant du IXe siècle après J-C.

Les ruines s'étagent sur le flanc d’une colline abrupte, encadrées de miradors à l'est et à l'ouest, anciens postes de surveillance sur l'immense plaine au-dessous. De là, on distingue nettement un mur d'enceinte pas très haut, ou du moins plus très haut, qui délimite un large périmètre circulaire au milieu des cactus. Les puissants vivaient sur les hauteurs, les A l'entrée (dix pesos par personne), un jeune Indien nous propose avec insistance ses services de guide, mais nous refusons car il a un tel accent que malheureusement nous comprenons à peine ce qu'il dit. Nous nous rendons pourtant vite compte que sans guide point de salut, parce qu’il n'y a absolument aucune information dans ce labyrinthe de pierre sèche. Nous passons et repassons aux mêmes endroits, avant de trouver enfin les chemins qui mènent sur les hauteurs.

Quilmes nous laisse une impression de frustration, nous repartons aussi ignorants qu'en arrivant, et je devrai chercher plus tard sur Internet l'histoire de ce site et de ses habitants. Nous savons simplement de l'histoire récente que les Indiens Quilmes, du groupe Diaguita, ont récupéré il y a peu leur site, occupé depuis 1716 – date de la réquisition de leurs terres par l’Etat argentin – par les trois même familles. Les Quilmes résistèrent aux Incas puis, pendant cent trente ans, aux conquistadores, avant d'être vaincus et déportés, à pied, jusque dans le río de La Plata, à l’emplacement de l’actuelle ville de Quilmes. Beaucoup d’entre eux moururent d’épuisement durant cette longue marche.

A la Vaca tranquila, moi qui ne bois jamais de bière je reprends une Pecadora (il y a dans le réfrigérateur de la cuisine tout un assortiment de bières à disposition des clients, qui notent ensuite ce qu'ils ont pris), tranquillement installée dans une des chaises longues, devant la porte de la chambre, face aux agaves et aux yuccas en fleur. Il fait beau et doux, l'air est transparent, on n'entend pas un bruit...

Le soir, nous mangeons à nouveau à la finca, entre autres des œufs achetés le matin sur la place de San Carlos que nous faisons au plat, et dont nous rêvions depuis longtemps, hmmm..., un délice! plus deux yaourts maison que j'ai demandés à Anne.

Dimanche 13 De San Carlos à Salta par le río Calchaqui et la quebrada de las Conchas

Au petit déjeuner, Alain (de la Vaca tranquila, pas le mien ;-)) nous annonce qu'il y a encore des perturbations avec le volcan chilien, ou bien avec les syndicats, au choix, et pourquoi pas les deux, ce qui nous douche d'un seul coup, car même si nous avons fait un bon voyage de vingt heures pour venir, l'idée de recommencer l'expérience ne nous tente pas vraiment. On ne sait pas non plus si on va bien être remboursés de notre vol aller, et perdre près de 750 euros (aller-retour) ne nous réjouit pas plus que ça.

Au moment de payer nos deux nuits, Alain refuse de compter la bière que j'ai bue hier soir et les deux yaourts que nous avons mangés. On trouve ça vraiment sympa. Ils nous font la bise et nous indiquent un raccourci par une piste pour éviter le détour par Cafayate, qui prend un peu après la sortie de San Carlos, sur la gauche. Elle traverse la vallée et le lit du río Calchaqui pour rejoindre le début de la quebrada de las Conchas.

Elle est très roulante, mais a quelques passages sableux, surtout au niveau du lit à sec que nous passons malgré tout sans problème. Ici et là, en bordure de piste, des maisons isolées dont je me demande si elles n'ont pas les pieds dans l'eau, et même les mollets, lors des crues de la saison des pluies.

Une quinzaine de kilomètres plus loin (au jugé, à l'argentine, quoi), nous tombons sur la route de Salta à Tucumán, au début de la quebrada qui, immédiatement, se révèle magnifique. C'est un mélange des paysages de l'Utah, sables et roches lie-de-vin, monolithes, strates, etc. Je fais des photos tous les cinq cents mètres, chaque virage révèle une surprise, chaque arrêt est plus beau que le précédent. C'est une des plus belles routes que nous avons faites. Evidemment, à ce rythme-là on risque de mettre la journée pour avaler les 140 kilomètres qui nous séparent de l'Antiguo Convento. Comme nous sommes sans WiFi depuis quatre jours et que les problèmes avec LAN se profilent à l'horizon, nous sommes partagés entre savoir de quoi il retourne et rester là, à contempler un paysage extraordinaire.

Une centaine de kilomètres avant Salta, les montagnes disparaissent pour laisser place aux collines couvertes d'albarrogos puis aux petites agglomérations. Des chevaux sellés patientent sous les arbres… et dans les hauteurs, les fils électriques sont décorés de boules plus ou moins grosses qui ressemblent à du lichen. C’est normalement le signe d’un air non pollué, par contre on n’a encore jamais vu de lichen sur les fils électriques ; or ici, dans le Nord-Ouest, il y en a partout.

Nous filons maintenant sur la route et à 15 heures retrouvons le très bel Antiguo Convento. Une lecture des mails confirme ce que nous craignions: LAN nous informait, le 10 novembre, que notre vol du 14 était déplacé! Branle-bas de combat! Consultation du site de LAN qui a un message d'hier soir 20 heures informant de la perturbation de ses vols due encore une fois au massif volcanique Puyehue-Cordón Caulle. Messages à Alain d'Etigny, d'Argentina Excepción, pour le retour de la voiture à l'aéroport; à Yann, de La Querencia, pour l'informer qu'on ne serait peut-être pas là. Etc.

Le soir, nous mangeons au Salar del Convento, sur Caseros, la rue de l'hôtel. La viande est excellente, le serveur des plus aimables et nous avons même droit à une coupe de champagne offerte par la maison. Mais Alain a un poisson plus que moyen et dans l'ensemble le repas est moins bon que ceux que nous avons faits auparavant. Alain (d'Etigny) – on s’y perd, dans tous ces Alain ;-) – nous en avait recommandé un autre, La Leñita, près de l’ancienne gare, mais on est partis uniquement avec le nom de la rue, Balcarce, et au bout de deux cuadras, la fatigue de la journée nous a ramenés au plus près.

Lundi 14 Salta - Buenos Aires

Ce matin, le ciel est gris et il bruine. On était partis de Salta pour Tilcara sous la pluie le 19 octobre et on en repartira sous la pluie ce 14 novembre. Le petit déjeuner avalé, nous filons au change (Dinar, qui offre le meilleur taux à ce jour à Salta, 5,70 pesos pour un euro, à l'angle de la place 9 de Julio). La queue, pourtant en accordéon, arrive jusque sur le trottoir, car on est à la moitié du mois et les Argentins vont retirer leur argent. Je laisse Alain et pars à l'agence de LAN, de l'autre côté de la place, sur Caseros, pour me faire confirmer le départ du vol. J'en profite pour imprimer les cartes d'embarquement avant de retourner au change où Alain fait toujours la queue.

Mais au fait, tiens, c’est vrai, on n'entend plus le bruit strident des insectes qui boulottaient le feuillage d'un jacaranda lors de notre précédent passage... Un coup d’œil aux arbres de la place… Ils n'ont laissé derrière eux que des nervures étoilées, une dentelle de feuillage délicatement accrochée aux branches dénudées. Quel dommage, et comme c’est triste ! (On ne sait toujours pas de quels insectes il s’agissait : des cigales ? S’il y a un entomologiste argentin qui passe par ici, merci d’éclairer ma lanterne J.)

Nous quittons l'Antiguo Convento et Carlos, Nicolas, Juan Eduardo, Euzebio, etc., tous plus aimables et serviables les uns que les autres, avec regret. On viendrait à Salta rien que pour le plaisir d'avoir affaire à eux.

Un passage à YPF pour faire un demi-plein, comme prévu dans le contrat, ce qui est tout sauf simple et se rapproche plus du trois quarts plein, et nous voici jetés dans la circulation démentielle. On se rend compte à chaque fois que le raisonnement d'un automobiliste argentin ou chilien diffère sensiblement de ce à quoi on est habitués. Tout se fait à l'envers. Sur une route, par exemple, au moment de doubler, il ne s'agit pas de savoir si on a le temps ou non de dépasser en voyant une voiture en face, mais d'évaluer si l'autre conducteur aura le temps de freiner. Ce n'est pas la pédale du frein qui importe mais celle de l'accélérateur, ce qui est très déstabilisant.

Au petit aéroport de Salta, nous rencontrons une personne envoyée par NOA, l'agence de location, qui tique immédiatement en voyant les fines traces de goudron sur les portes, comme des traits de plume , reste probable de notre passage sur la piste infernale (comme je l’ai déjà dit, la route était entièrement en travaux sur 56 kilomètres) du lac Chungará. Résultat: un coup de téléphone à sa direction et... 100 pesos de moins dans nos poches...

Nous sommes complètement à l'avant de l'avion, au deuxième rang, et aux premières loges pour entendre le bruit très spécial qu’il fait au décollage, un peu comme celui d'une mobylette au pot d'échappement troué ou d'un morceau de carton coincé avec une épingle à linge dans les rayons d'une roue arrière de vélo. ;-)

Par extraordinaire nous arrivons quasi à l'heure alors que nous sommes partis avec vingt minutes de retard. Le remis envoyé par Yann, de La Querencia, est très sympa mais roule lui aussi comme un malade, se faufilant n'importe où, accélérant au lieu de freiner pour ne pas être aplati entre deux camions. Le spectacle est dehors, suspens garanti en permanence.

Nous pensions manger une pizza prise chez le traiteur voisin mais il est fermé le lundi, zut! Bon, tant pis, nous partons sur Entre Ríos, au Nuevo Castel, prendre un « merluzza con papas », autrement dit un merlu à la purée de pommes de terre et... il est fermé lui aussi! On n'a plus avec nous qu'une petite boîte de maïs et un tube de mayonnaise... On achète la dernière (ouf!) boîte de thon de notre voyage, une de macédoine pour Alain et de cœur de palmier pour moi.

Dans la jolie petite pièce du déjeuner, nous discutons avec une jeune femme qui fait un tour du monde avec son mari et leurs trois enfants. Tour du monde en bus, c'est la première fois que nous voyons une famille voyager aussi longtemps de cette façon, sans maison sur le dos (http://uneaventureenfamille.over-blog.com/).

Mardi 15 Dernières journées à Buenos Aires

Ce matin, un énième tour au marché de San Telmo pour acheter papayes et ananas séchés, puis nous prenons le bus, le 67, au coin de Salta et d'Estados Unidos, qui, pour 2,5 pesos, nous mène à Recoleta, à la faculté de droit, avenida Figueroa Alcorta, en face du Musée des beaux-arts.

Pour prendre le bus c'est à la fois simple et compliqué. On doit dire au chauffeur où l'on se rend, mettre la somme exacte dans la machine et ramasser son ticket. Ensuite, ça se corse, car nulle part ne sont indiquées les stations, ni dans le bus ni aux arrêts. Heureusement, on a un plan de BsAs et on suit le trajet rue après rue, sinon il serait impossible de savoir où l'on doit descendre. Si la voiture est reine, le bus est empereur, c'est incroyable. Il fonce dans les rues étroites, rase les trottoirs parfois microscopiques et les piétons qui sont dessus, colle les voitures, force le passage... A ce rythme-là, on est vite arrivés à destination. Les jacarandas sont en fleur, comme l’an passé, le contraste des branches noires et des fleurs mauve intense est magnifique !

Le musée, où nous croisons la famille Merour qui vient de quitter La Querencia, est gratuit. Les premières salles exposent les oeuvres les plus anciennes, notamment des sculptures sur bois, dont une vierge auvergnate (!) du XIIe siècle, tout en fins plissés, très belle et très originale. Surprenante également, une toile de la naissance de la Vierge…

Mais le reste, excepté deux belles toiles de Gauguin dont une de l'époque de Pont-Aven qui a beaucoup de Sérusier, à moins que ce ne soit Sérusier qui ait beaucoup du Gauguin de ce temps-là, et trois ou quatre autres, est décevant. La « superbe toile » de Kandisky et celle de Klee dont parle le Routard sont absentes, car le premier étage est en réfection et les œuvres exposées au second étage sont le résultat d'un choix, forcément subjectif.

En sortant, nous allons prendre le pont piétonnier qui enjambe l’avenue, pour aller voir la grande fleur de métal dont nous a parlé Yann, à côté de la fac de droit, plaza de las Naciones Unidas. « Floralis Genérica », c’est son nom, reflète le ciel et l’eau dans ses pétales d’acier qui s'ouvrent et se referment selon l’heure du jour, grâce à un ingénieux système hydraulique. Créée par l’architecte Eduardo Catalano, elle mesure vingt-trois mètres de hauteur!

Pour rentrer, nous allons prendre le métro à Retiro, puisque la ligne C, Retiro-Constitución, nous laissera à Independencia, à côté de La Querencia. Le long de l'avenue Libertador, les tours se succèdent, certaines à quelques mètres seulement de leur voisine, plongeant tous les étages dans l'ombre.

Il y a foule dans le métro, et l'équilibre dont font preuve les Argentins nous sidère encore une fois. Les plus grands s'appuient d'une main au plafond, les autres oscillent dans un grand mouvement de houle.

Ce soir, le traiteur est ouvert et nous achetons une pizza et une ensalada de frutas, comme lors de notre dernier passage. La chatte de la maison nous reconnaît immédiatement et vient se frotter à mes jambes avec tant d’entrain et d’enthousiasme que je ressors avec le bas de mon jean aussi poilu que ses pattes.

Mercredi 16

Dernier jour à BsAs. Le monde est petit et encore plus celui de l'édition, puisque nous croisons une jeune éditrice free lance de Flammarion, Mathilde, qui voyage seule. Elle devait repartir par le même avion que nous ce soir mais elle vient de prolonger son voyage de trois jours pour aller à Iguaçu. La mauvaise nouvelle de ce mercredi vient de Françoise et Gérard, qui sont eux aussi près d'Iguaçu mais encore une fois en panne de boîte de vitesses. Un vrai cauchemar!!! Cette fois, s'ils ne peuvent réparer, ils rentreront en France avec toutes les difficultés que peut poser un 4 x 4 qui ne roule plus mais doit être embarqué sur un bateau, et repartiront sur du neuf.

Le remis viendra nous chercher à 14 h 15. En attendant, on est bien dans le patio, à l'ombre. Les murs ocre jaune sont lumineux, les portes des chambres bleu ciel, il y a des plantes vertes et des impatiens en fleur un peu partout...

(Renseignements)

Fin du voyage... Merci de m'avoir suivie jusque-là 🙂.

Avis sur itinéraire de deux mois en Argentine et Chili? English translation pending
by Btdo · 2011-10-20 · 11 replies
Salut, salut !!

Alors voilà....

Actuellement en tour du Monde (Pérou), nous devrions prochainement partir pour la Bolivie pour une durée de 3 à 4 semaines avant de terminer par l'Argentine pour une durée de 2 mois.

Voilà l'itinéraire auquel j'avais pensé pour l'Argentine.

Du 21 au 23 novembre => Salta Bus de nuit pour Corrientes

Du 24 au 26 novembre => Corrientes Bus pour Posadas à la mi journée

Du 26 au 28 novembre => Posadas Bus pour les chûtes d'Iguazu à la mi journée

Du 28 au 29 novembre => Iguazu Bus de nuit pour Corrientes

Du 30 au 1er décembre => Corrientes Bus de nuit pour Cordoba

Du 02 au 4 décembre => Cordoba Bus de nuit pour San Luis

Du 05 au 07 décembre => San Luis Bus de nuit pour Mendoza

Du 08 au 10 décembre => Mendoza Bus de nuit pour Bariloche

Du 11 au 14 décembre => Bariloche Bus dans la matinée pour Puerto Montt (Chili)

Du 15 décembre au 20 décembre => Chiloé Ferry dans la matinée pour Puerto Montt

Journée du 21 décembre : Trajet Puerto Montt => Bariloche

Du 22 décembre au 26 décembre => El Chalten Bus dans la matinée du 26 pour El Galafate

Du 26 décembre au 29 décembre => El Galafate Bus dans la matinée pour Puerto Natales Bus et ferry de nuit pour Ushuaïa

Du 30 au 02 janvier => Ushuaïa Bus de nuit pour Puerto Natales

Journée du 03 janvier : Trajet Puerto Natales => El Galafate

Du 04 janvier au 09 janvier : Trek W dans le Torres del Paine (Chili)

Journée du 10 janvier : Trajet Puerto Natales => Rio Gallegos

Journée du 11 janvier : Vol Rio Gallegos => Buenos Aires (avion via LAN)

Du 11 au 19 janvier : Buenos Aires Vol retour pour Londres

Pensez-vous que cet itinéraire soit réaliste; en sachant que nous terminerons notre tour du monde. Perso, je trouve ça un peu trop speed... 😐 Qu'en pensez-vous ?

Au vue des distances et temps de trajets, j'ai peur que nous terminions un peu sur les rotules; ce qui n'est pas le but de notre fin de tour du monde, bien au contraire !!

Merci d'avance pour vos remarques, retours d'expériences et conseils !!

A très bientôt Btd et Do
Circuit de six mois au Brésil, Argentine, Chili, Bolivie, Pérou et Costa Rica English translation pending
by Zemérou · 2011-07-23 · 2 replies
Bonjour à tous, Je m'apprête à quitter Bruxelles ou je vis depuis 2 ans pour tenter de m'installer en Amérique du Sud voire centrale. J'ai en tête de voyager quelques mois avec mon amie afin de trouver un endroit où poser nos valises. Nous travaillons tous les deux dans la restauration mais comptons bien faire un sérieux break avant de repenser à bosser. Nous pensons commencer par Fortaleza puis tourner dans le sens des aiguilles d'une montre : Argentine / Chili / Bolivie / Pérou /Equateur puis Costa Rica. Je connais assez bien la côte entre Bahia et Rio mais sinon rien de plus au Brésil. Je connais par contre très bien le Pérou, et un peu la bolivie (Uyuni / La Paz) Auriez-vous des recommandations en dehors des sentiers battus? On est pas pressés mais on veut en prendre plein la tête.. Merci d'avance ))
Vénézuela ou Argentine pour un mois entre juillet et août? English translation pending
by ChAndone · 2011-06-06 · 19 replies
Bonjour,

Nous sommes 2 et nous hésitons entre prendre notre vol (sec) vers le Venezuela (885euros) ou l'Argentine (980euros) entre mi-juillet et fin aout (1 mois). Ca commence a se faire pressant, je vous l'accorde d'ou l'importance de vos réponses...

Nous hésitons a cause de la soit disante insécurité qu'il peut y avoir au Venezuela et également à cause du climat (saison des pluies au Vene.) et en Argentine le climat n'est pas super à cette periode là...

J'aurais aimé quelques conseils afin de faire mon choix, voir carrément pour ceux qui ont fait les 2, lequel ils ont préféré?

Pour info, nous avons déjà faits quelques voyages (toujours en mode routard/sac à dos je précise, jamais de tour opérateur ou autre circuit...) : Nicaragua/Costa Rica/Indonésie/Laos/Cambodge/Madagascar et autres en europe...

Merci beaucoup de vos retours !!

Merci de votre réponse,

Arnaud
Planning d'activités et excursions depuis Tulum (Mexique) English translation pending
by LadyB · 2011-06-02 · 3 replies
Bonjour à tous!

Je m'appel Chantal et nous allons partir avec mon ami à Tulum au Mexique au mois de juin pendant 14 jours (12 jours sur place). Après avoir énormément lu de posts sur ce forum, je nous ai concocté un petit programme à mon chéri et à moi.

J'ai besoin de votre avis car au vu de tout se que j'ai pu lire cela doit être faisable mais histoire de ne pas lui faire regretter d'avoir tout organisé toute seule et que tout soit parfait, un avis de tiers est toujours bon à prendre et je vous remercie tous d'avances pour vos commentaires et conseils. Toutes vos suggestions sont également les bienvenues!

Jour 1 : Nous arrivons à Cancun après 13heures d'avion. Nous devrions prendre possession d'une voiture (vers 20h30) louée pour la durée de notre séjour. Départ pour notre hôtel à Tulum le Dream Resort (en all-inclusives) (ce sont nos 1ères vacances de toute notre vie pour tous les 2 d'où le choix d'un hôtel peut-être un peu cher...mais bref..)

Jour 2 : On pense aller visiter les ruines de Tulum tôt le matin (*1), profiter de la plage, manger une morce sur place (*2) et ensuite retourner à la plage de l’hôtel histoire de lézarder et se remettre de notre décalage horaire et de notre 1ère journée. Jour 3 : 1 journée, visite de Coba (*3). Soirée à l’hôtel.

Jour 4 : Chichen Itza dès tôt le matin jusqu’après le midi plus un moment en fin de journée pour visite et spectacle (*4). Visite de cénotes l’après-midi (*5) et retour à Chichen pour le spectacle son et lumière.

Jour 5 : 1 journée, visite du parc Xcaret, soirée sur place pour voir le spectacle. (*6)

Jour 6 : J’avais prévu d’aller nager avec les dauphins (mon grand rêve !!) à Puerto Aventura mais étant donné tous ce que j’ai pu lire à ce sujet je vais m’abstenir et donc si vous avez un bon plan je suis preneuse ! L’autre option pouvant être des cénotes très peu touristique, un site à ne pas rater, une activité fun…

Jour 7 : 1 journée, visite du parc Xel-Ha, soirée à Tulum (*7)

Jour 8 : Visites de diverses cénotes (*8), soirée à Playa Del Carmen (*9)

Jour 9 : J’ai lu qu’il y a un endroit où l’on peut voir (et je crois nager) avec les tortues (*10). Ensuite, je pensai sacrifier une nuit de notre hôtel pour partir au son et lumière d’Uxmal et faire la visite le lendemain tôt le matin. (*11)

Jour 10 : Visite d’Uxmal et trajet retour sur Tulum (*12)

Jour 11 : Je pensai retourner sur le site de Tulum et ensuite profiter des environs de notre hôtel. (*13)

Jour 12 : Pour le dernier jour sur place je pensai faire quelque chose comme une ballade à cheval, un tour en quad ou de la grimpe dans les arbres. J’ai trouvé beaucoup d’infos et de sites différents d’où ma difficulté à choisir. (*14)

Voilà pour notre petit programme d’activité! j'ai surtout besoin d'avis sur : - les temps de trajets, de visite, d'activité - les tarifs adulte, +ou- le prix de l’essence dépensée pour le trajet

* Questions :

* 1 : Sachant que si on veut éviter d’y être (et de profiter de la plage des ruines) quand qu’il a trop de monde, vers quelle heure doit-on partir ? Es-ce loin de notre hôtel ?

* 2 : Y’a-t-il un endroit où manger quelque chose ? ou, au vus que nous ayons pris notre hôtel en all-inclusive nous aurions meilleur temps d y retourner?

* 3 : 1 journée entière es-ce prévoir trop de temps pour la visite ? A quelle heure doit-on partir pour arriver avant le flot de touriste en car ? Peut-on manger sur place ? Trouve-t-on un guide français sur place et dans quels tarifs ?

* 4 : 1/2 journée depuis tôt le matin + un petit bout en fin de journée (la nuit est-elle déjà tombée vers 18h ?) es-ce prévoir suffisamment de temps pour la visite ? A quelle heure doit-on partir pour arriver avant le flot de touriste en car ? Peut-on manger sur place ? J’ai lu qu’avec le billet d’entrée on pouvait retourner le soir pour le spectacle, es-ce bien juste ?

* 5 : Quelles cénotes sympas peut-on visiter (et où on peut se baigner) près de Chichen? à qui s’adresser ?

* 6 : J’ai lu qu’il y a plusieurs tarifs différents pour le parc. All-inclusives cela comprends tout, tout, tout (nourriture, boissons, activités extra dans le parc) ? Quel est le plus avantageux pour nous qui pensons y rester la journée ?

* 7 : Avez-vous un bon plan sortie sur Tulum ?

* 8 : Quelles cénotes sympas peut-on visiter (et où on peut se baigner)? à qui s’adresser ?

* 9 : Des bons plans pour sortir et faire un peu la fête à Playa Del Carmen ? Risque-t-on quelque chose en s y rendant et en revenant en voiture le soir ?

* 10 : J’ai lu qu’il y a une plage où il y a plein de tortue vers Tulum ou Playa mais ça fait plutôt vague, si quelqu’un a d’autres infos..

* 11 : En partant vers 13h a-t-on suffisamment de temps pour arriver sur place et voir le spectacle ? Le billet pour le spectacle est-il valable pour l’entrée des ruines le lendemain ? Il me semble qu’il y a un hôtel en face du site mais je ne me rappel plus le nom. A-t-on meilleur temps de le faire réserver depuis notre hôtel à Tulum ou depuis ici, en Suisse ?

* 12 : A-t-on suffisamment de temps pour visiter Uxmal en une demi-journée ?

* 13 : Une fois le site des ruines de Tulum vu, cela vaut-il la peine d’y retourner une 2ème fois étant à proximité ?

* 14 : Si vous avez de bonnes adresses de personnes proposant ce genre d’activités.. ou toutes les réservations peuvent-elles se faire depuis l’hôtel ? Si oui, les prestations sont-elles beaucoup plus chères ?

Je vous remercie encore tous d’avance pour vos infos, remarques, avis et conseils !!

Chantal
Itinéraire Argentine-Chili-Bolivie en trois mois et demi English translation pending
by FrancineVF · 2011-03-26 · 4 replies
Bonjour,

Je souhaiterais avoir votre avis sur cet itinéraire de 3 mois et 1/2 (105 jours) environ qui démarre en mai sachant que :

- je ne souhaite pas prendre une voiture de location et vais privilégier les bus, - je compte faire des treks / randos quand cela est possible et à faire, - j'adore les forêts tropicales et animaux, - les "?" correspondent aux étapes que j'hésite à faire faute de temps, - j'arriverai et repartirai de Caracas et compte "descendre" en avion et "remonter" en bus / train si c'est possible.

Argentine - 30 / 40 jours : BA (et alentours) : 7 j ? Rosario : 2 j Posadas et missions Estancias : 4 j Iguazu : 3 j Salta (boucles nord, ouest et sud) : 15 j ? Villa Union (Parc Talampaya ?, Lag Brava ?, Vallée Luna ?) : 4 j ? Cordoba : 5 j Mendoza

Chili & Ile de Pâques - 25 / 30 jours : Santiago / Valparaiso : 5 j Ile de Pâques : 7 j ? La Serena / Valle Elqui : 3 j Atacama (SPA, Tatio) : 7 j Iquique / Humberstone : 2 j Arica / Putre / PN Lauca : 4 j

Bolivie - 35 / 55 jours : LP / Lac Titicaca / Isla del Sol / Copacabana / ? Tiwanaku / ? Cordillère Royale : 8 j ? Oruro / Sajama : 2 j Salar Uyuni / Laguna colorada - Sud Lipez : 4 j Tupiza : 3 j ? Tarija / Vallée Condors : 10 j Missions Sta Cruz / ? Amboro / ? Kempf / ? Chiquitos : 8 j ? Trinidad : 2 j - Retour Sta Cruz Sucre / Potosi : 5 j ? Coroico / Yungas : 5 j LP Rurre : 7 j ? Madidi : ?

3 questions :

- Que pensez-vous globalement de cet itinéraire ? J'aimerais faire les pays un par un... - Est-ce que le nombre de jours par étape vous semble cohérent ? - Quelles seraient, d'après vous, les étapes avec un "?" à inclure ?

Merci par avance
Obtention d'un visa étudiant pour le Brésil English translation pending
by Mrnico · 2010-10-30 · 6 replies
Bonjour à tous,

Je pense aller au brésil étudier pour une une durée de 12 semaine (soit 84 jours). Pensez vous que je puisse obtenir de l'ambassade ou consulat un visa étudiant pour 3 mois? Je sais que je peux aller librement au Brésil 90 jours et éventuellement renouveler. Le but du visa étudiant serait de l'avoir pour 3 mois par exemple afin de pouvoir ensuite rester 3 mois libre comme touriste et prolonger 3 mois de plus si nécessaire ; soit en gros 9 mois au total. Pensez que cela soit possible? Le but de ces études étant d'ouvrir un business au brésil. Je sais que les bonnes occasions et démarches prennent du temps, pour cela je souhaite avoir une marge de temps la plus importante possible sans devoir quitter le pays.

Merci d'avance pour vos conseils et réponses
Itinéraire entre l'Arizona et le Nouveau-Mexique en novembre? English translation pending
by Vnoa · 2010-08-21 · 174 replies
hello,

pour vous raconter ma "life", il me reste 7 jours de congés à prendre et si je les pose entre le 2 et le 11 novembre, je peux avoir 15 jours de vacances 😎... donc la question du week end a été : on va où à cette période ?... et devinez de quoi j'ai envie ? 😛... ben oui, d'un petit itinéraire entre Arizona et Nouveau-Mexique, cf plus bas... mais est ce une bonne idée là à cette période ? ne vaut il pas mieux attendre le printemps (ie mars-avril) ?

pour tenter de faire un circuit, je me suis notamment inspirée des itinéraires de Bastinj (ici) et de Krikri6792 (là), agrémenté de notre envie de retourner à Sedona et Page...

donc, ça donnerait pour le moment (carte Google Maps) :

J1 (sa) : Bxl --> Phoenix J2 (di) : Phoenix --> Apache Trail --> Sedona J3 (lu) : Sedona J4 (ma) : Sedona J5 (me) : Sedona --> Page J6 (je) : Page J7 (ve) : Page J8 (sa) : Page --> Farmington J9 (di) : Farmington --> Los Alamos J10 (lu) : Los Alamos --> Santa Fe J11 (ma) : Santa Fe --> Las Cruces J12 (me) : Las Cruces --> Bisbee J13 (je) : Bisbee --> Tucson J14 (ve) : Tucson --> Phoenix J15 (sa) : avion Phoenix J16 (di) : retour

c'est encore un peu brouillon au niveau des sites à voir et comment organiser tout ça (et surtout si on fait ou non ce voyage à cette époque...), mais si vous avez déjà un avis, n'hésitez pas ! 😉

@+ Vnoa
Avis sur itinéraire de dix jours entre Phoenix et San Diego? English translation pending
by Frans23 · 2010-08-18 · 12 replies
Bonjour,

Je planche sur mon prochain voyage aux USA vers la mi-octobre, cette fois je pense a l'arizona et la californie du sud.

J'ai lu pas mal de post du forum sur le sujet et j'ai imaginé l'itinéraire suivant.

Pouvez-vous me dire ce que vous en pensez ? Et les vistes que l'on pourrait rajouter ou enlever ? Par exemple est-ce que ca vaut la peine d'aller jusqu'a Tombstone et Bisbee si on passe deja par Goldfield sur l'apache trail.

A Tucson et palm springs on prendra des hotels avec piscine pour aussi pouvoir faire un peu relax.

Y a-t-il des choses a faire ou a voir sur la route entre Tucson et Joshua Tree ?

Meme question entre Palm Springs et San Diego ?

Jour 1 : arrivée a Phoenix – nuit a apache junction

Jour 2 : Apache trail (route 88) vers globe puis descente a Tucson

Jour 3 : Tucson (Sonora desert museum et Saguaro West)

Jour 4 : Tucson (Pima Air + tombstone ? et/ou biosphere)

Jour 5 : Tucson – Joshua tree

Jour 6 : Visite Joshua et arrivée a palm springs (indian canyons)

Jour 7 : Palm springs (Aerial tramway, Mont San Jacinto et shopping, repos)

Jour8 : Palm springs – San diego (arret outlet)

Jour 9 : San diego (sea world)

Jour 10 : San diego (balboa park)

Jour 11 : San diego (ballade – shopping)

Jour 12 : depart

Merci d'avances pour vos conseils.
L'essentiel au Panama entre sept et dix jours? English translation pending
by Pitch81 · 2009-11-27 · 14 replies
Bonjour tout le monde,

J'ai quelques questions d'ordre général.

Je part courant décembre pour un peu plus de 3 semaines pour faire le nicaragua - costa rica . panama...

J'ai déjà une idée d'initéraire pour les 2 npremiers pays mais pour le Panama aucune idée pour l'instant.

Avez vous une idée d'endroit incontournables pour un séjour compris entre 7 et 10 jours ? merci d'avance
Climat en Argentine et Chili en mai et juin 2009? English translation pending
by Damien64 · 2009-03-17 · 13 replies
Bonjour à tous, je pars en Amérique du sud début mai prochain, et je me pose des questions au niveau du climat pour notamment visiter Ushuaia et sa région puis faire les treks de Torres del Paine, El Chalten, Perito Moreno et des alentours de Bariloche. Est-ce possible à cette période ? Par exemple pour le parc national de Torres del Paine, vais-je trouver des réfuges ouverts ? Les sentiers seront-ils praticables ? D'avance merci.
Photos de drapeaux English translation pending
by ToniDK · 2009-01-14 · 41 replies
Y-aurait-il des gens qui, comme moi, apprécient prendre les drapeaux en photo au cours de leurs pérégrinations? 😄 Je dois avouer que ça m'arrive souvent, j'aime les voir accrocher dans des endroits différents (grands mâts, bâtiments officiels ou non, terrasses, bâteaux etc...), flotter au vent, pris dans un environnement global ou au contraire, en focalisant dessus... Bref, peu importe la situation, ce "topic" pourraît être celui où l'on regrouperait ce type de cliché, en précisant par exemple le lieu où il a été pris et le moment, si celui-ci peut sembler important...

Voici quelques exemples (entre parenthèses, on trouve le pays, la ville, la région... auquel se réfère le drapeau): Hammamet (Tunisie) Christiansborg, Copenhague (Danemark) Oslo (Norvège) Paris, Champ de Mars, Finale de la Coupe du Monde de Rugby 2007 (Afrique du Sud) Paris, supporters anglais, Finale de la Coupe du Monde de Rugby 2007 (Angleterre) Berlin (Allemagne) Devanture d'un café, Vienne (Autriche) Budapest (Hongrie) Bratislava (Slovaquie + Europe)

A vous de jouer!
Bons plans pour un voyage d'un mois et demi en Argentine? English translation pending
by Jeanly · 2008-12-27 · 22 replies
Nous partons avec mon mari pour l Argentine pour une première fois du 15 mars au 30 avril 2009. nous aimerions des conseils pour le pass intérieur en avion pour les destination B.A terre de feu ushuaia 2j et el calafate 2j, et retour à B.A période du 20 mars 26 mars comment organisé nos visites donnez nous vos ideès nous aimons la nature et les beaux paysages mais vite fatigué problème de santé donc a notre rhytme conseil d ébergement et lieu de visite après nous ferons les chutes d 'uguacu 2j, en avion de B.A dois on prendre le pass avion intérieur avec notre billet LYON /BUENOS AIRES allez retour et le billet le moins cher pour voyager.

après nous devons rejoindre la famille lointaine que nous connaissons pas on comunique par internet et passerons le reste du temps avec la famille 5 j chez l un 5j chez l autre nous avons 5 a 6 cousins éloignés à voir et ferons le 100 eme anniversaire de VILLA FRANCIA le 25 avril dont nous sommes invités et peut être ferons nous avec la famille Mendoza Salta merci de vos conseils et bonne année 2009 a tous
Bénévolat dans l'orphelinat Casa Guatemala? English translation pending
by Liliguatemal · 2008-11-19 · 7 replies
bonjour à tous,

Je pars dans 3 semaines au Guatemala, je vais rester minimum 4 mois dans le but de travailler dans l'orphelinat Casa Guatemala.

Est ce que quelqu'un a des informations sur la manière de rentrer dans cette association?

Tous les renseignements seront les bienvenus

merci à vous😛

lili
État de la RN40 en Patagonie et temps de trajet entre El Calafate et Bariloche? English translation pending
by Aurél06 · 2008-11-12 · 21 replies
Bonjour!! Qui aurait une idée de l'état de la RN40 en patagonie (d'El Calafate à San Martin de Los Andes environ)? Et du temps de trajet pour relier El Calafate à Bariloche? Faut-il réserver le bus à l'avance ou bien aviser sur place? Merci!!
Rouler dans le Yucatan et le Chiapas avec des enfants en sécurité? (Mexique) English translation pending
by Isaney · 2008-09-24 · 6 replies
Je pars dans le yucatan à Noël et après une semaine de farniente à Tulum, j'aimerais louer une voiture et faire un circuit dans le yucatan et le chiapas. quelque chose comme San cristobal de casas, Uxmal, Palenque, Celestum et retour à Cancun. J'ai 2 questions concernant les routes: la sécurité routière est-elle Ok sur ces routes? c'est facile de conduire, pas fdangereux? ou il vaut mieux prendre le bus? La 2ème concerne d'évenutelles mauvaises rencontres: c'est tranquille comme région? même le Chiapas? car je voyage seule avec mes deux filles. Et enfin, derrière question: si quelqu'un a de bonnes adresses d'hôtels à côté de ces lieux, elles seront les bienvenues. Je voyage en général en me servant un peu du guide du Routard, un peu de Lonely planet. Tout autre tuyau sur la région, les choses à éviter ou à faire absolument, sont les biennvenus aussi! A noter qu'on aime plutôt un tourisme "vert", loin des grosses foules et des grands hôtels; Quelque chose de simple, mais "secure" quand même, avec des enfants... merci pour vos conseils!
Budget pour vivre au Brésil? English translation pending
by Arguts · 2008-09-24 · 25 replies
pour un retraité français avec 2000 euros peut on bien vivre au brésil ?
Voyage à Cuba malgré les cyclones? (mars 2009) English translation pending
by Mcgrnra · 2008-09-10 · 8 replies
Bonsoir,

Nous envisagons notre voyage de noce, à cuba en Mars 2009. Rien n'est réservé, mais vu les cyclones, nous hésitons fortement, car nous avons peur des dégâts matériels. L'agence de voyage ne nous donne pas d'infos. Quelqu'un revient il de Cuba et peut nous dire l'étendu des dégats réels? Celà vaut il toujours le coup de choisir cette destination ou est il préférable de partir ailleurs? On ne voyage pas souvent, alors on voudrait vraiment en profiter. Nous devons faire un circuit : Havane, Vinales, pinar del rio, trinidad et pour finir, varadero.

merci de vos réponses.😎
Bons plans de vols pas chers pour le Brésil en avril et mai? English translation pending
by Ritabaga · 2008-01-11 · 8 replies
je pars au Brésil de mi-avril à mi mai, j'aimerais savoir si quelqu'un connait des bons plans pour des billets d'avions, pas chers (quelles Cies?) en vols France Brésil, puis pour les vols intérieurs, et pour se loger pas cher, ... A priori petit passage par Manaus: quel climat y fait-il en cette période d'avril mai?, mais le reste rien encore de tracé. Qu'est ce qui est sympa? A vos plumes... et vos inspirations... Je ne connais pas encore et ne parle pas le Portugais. Merci.
Trois semaines en Patagonie (Ruta 40, Région des Lacs et réchaud) English translation pending
by NVW · 2007-09-10 · 8 replies
Bonjour,

Je pars en Argentine à la fin du mois d'octobre 2007, pour 3 semaines : objectif Patagonie.

Les grandes lignes sont :

BA - Région des Lacs - Péninsule Valdes - Région des Glaciers - Terre de Feu - BA (USH-BA en avion).

Venant de la Péninsule Valdes, je souhaiter aller à Los Antiguos pour prendre la Ruta 40 jusqu'à El Chalten puis aller à El Calafate et enfin à Ushuaia via Rio Gallegos. Mais l'agence Chalten Travel que j'ai contacté m'a indiqué que son service de bus sur la Ruta 40 ne commence que mi-novembre (j'ai besoin débt novembre). Connaissez-vous une alternative? S'il n'y a pas de bus pour aller de Los Antiguos à El Chalten, alors je dois passer deux fois par Rio Gallegos.

Dans la Région des Lacs, quatre villes me semblent être de bons points de départ pour des treks : Junin, San Martin, Bariloche et El Bolson. Mais comme je manque de temps, je pensais laisser tomber Bariloche. Dans le Nord de la Région des Lacs, j'ai donc le choix entre Junin et San Martin. Comme je pensais faire un trek dans le Nord de la Région des Lacs et un autre dans le Sud, Junin et El Bolson me semblent être de bonnes options. Qu'en pensez-vous?

Je compte camper pendant les treks (1 trek départ de Junin, 1 trek départ de El Bolson, 1 trek départ de EL Chalten, chaque fois une nuit). J'envisage de prendre un réchaud à alcool à brûler. Est-ce qu'on trouve de l'alcool à brûler facilement et comment ça se dit en espagnol?

A bientôt,

NVW
Transports, activités, auberges au Guatemala, Salvador et Honduras English translation pending
by Vangpeace · 2007-06-19 · 11 replies
salut à tous, je désire partir au guatemala 1mois et si j'ai le temps faire salvadore et honduras. Je désire avoir des informations pour un petit budjet j'en suis a mon premier voyage seul a l'exterieur du pays.

J'aimerais avoir de l'information pour des auberges, activités, les plus belles villes (coban, tikal et antigua m'interesse beaucoup) et des conseils pour le transport les prix et tout .Je sais que c'est vague mais tout ce que vous savez pourra m'aider😉. je ne sais pas si j'aurais le temps de visiter les 2 autre pays mais je me concentre plus sur le guatemala ou si il y de plus belle place au salvador au honduras faite le moi savoir🙂 Merci au plaisir de se reparler

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