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Agadir du 31 janvier au 5 février: visites, activités et restaurants? English translation pending
Bonjour,
Ca y est j'ai acheté les billets nous partons ma fille, ma copine et moi du 31 janv au 5 fev 09 à agadir.😉
Pouvez- vous me dire qu'est ce qu'on peut faire d'intéressant??? (hammam, massage, visites, souks, ....) sur Agadir et les allentours et eventuellement nous donner des adresses de restos simpas....
On veut du dépaysement....😛
Merci!!!!
Nouvelle classe Madras chez Air Caraïbes English translation pending
Avec l'inauguration de la ligne Paris Cayenne, Air Caraîbes a mis en service un nouvel A330-300 avec de nouveaux aménagements noatemment pour la classe Madras que j'utilise une fois par an.
J'ai effectué un aller retour Orly Pointe à Pitre en classe Madras en décembre dernier dans des A330-300 non rénovés.
J'ai contacté Air Caraîbes au sujet de la rénovation des cabines des actuels A330-300 qui m'a répondu laconiquement "oui elles vont être rénovées".
Qui pourrait me préciser quand les A330-300 vont être rénovés ?
Par avance merci !
alexparis17@yahoo.com
lien vers mon reportage photo sur mon voyage en classe madras de décembre 2007 : http://alexparis17.blogspot.com/ (je dois le mettre à jour de mon reportage de décembre dernier)
J'ai effectué un aller retour Orly Pointe à Pitre en classe Madras en décembre dernier dans des A330-300 non rénovés.
J'ai contacté Air Caraîbes au sujet de la rénovation des cabines des actuels A330-300 qui m'a répondu laconiquement "oui elles vont être rénovées".
Qui pourrait me préciser quand les A330-300 vont être rénovés ?
Par avance merci !
alexparis17@yahoo.com
lien vers mon reportage photo sur mon voyage en classe madras de décembre 2007 : http://alexparis17.blogspot.com/ (je dois le mettre à jour de mon reportage de décembre dernier)
Où voir des zones volcaniques et volcans en activité? English translation pending
Bonjour. Nous partons en famille pendant plusieurs mois en octobre prochain. J'ai tjrs voulu voir un volcan. Y en a-t-il qui soit à peu près accessibles qqpart ? (sans matériel ni condition physique exceptionnels) Que me conseilleriez vous comme zones "chaudes" ? Merci
Visites pour découvrir le Pérou en quinze/seize jours? English translation pending
Bonjour,
J'ai comme projet de partir au pérou en juillet-aout 2009 pendant 15 jours avec ma compagne. Je souhaiterai savoir en 15-16 jours qu'est ce qu il faut que je visite absolument? A savoir que nous arriverons à Lima. Nous souhaitons découvrir un maximum de chose mais sans non plus faire une Course. Nous preferons prendre notre temps. Dernière question, faut-il etre tres tres sportif pour visiter les différents sites ou bien c'est accessible a tout le monde ?
Merci bcp pour vos réponses
J'ai comme projet de partir au pérou en juillet-aout 2009 pendant 15 jours avec ma compagne. Je souhaiterai savoir en 15-16 jours qu'est ce qu il faut que je visite absolument? A savoir que nous arriverons à Lima. Nous souhaitons découvrir un maximum de chose mais sans non plus faire une Course. Nous preferons prendre notre temps. Dernière question, faut-il etre tres tres sportif pour visiter les différents sites ou bien c'est accessible a tout le monde ?
Merci bcp pour vos réponses
Passer des sacoches vélo à la remorque? English translation pending
Bonjour
on trouve plusieurs discussions concernant les avantages ou inconvenients de voyager avec ou sans remorque.
Je recherche des avis de cyclistes ayant commencé a voyager uniquemement avec des sacoches, puis etant passes a la remorque.
sont'ils toujours "remorque" ou retournes à "tout sacoches" ?
Pour avoir un avis objectif.......si possible ! 🙂
Quel pneu pour voyager le Maroc à moto? English translation pending
bjr nous partons a 2 personnes 2motos une 12000adv et une1150 normal on va faire 3/4 de piste roulante et le reste en route on se pose la question peut on faire changer ses pneux (kangaroo tcK 80 ou autre) une foi arrive au maroc en trouve t on la bas faut il les emmene peut on les faire monter sur place merci a tous et a toutes a plus
Signification de la fête du Nouvel An en Tunisie? English translation pending
Bonsoir à toutes et à tous,
Je souhaiterai savoir si le nouvel an est autant fêté en Tunisie qu'en France ? D'autre part, j'ai lu sur Internet qu'il y a avait un nouvel an musulman : est-ce que cela signifie qu'il y a une fête laïque (le 31/12 et le 1er/01 comme en France) et une fête religieuse et si c'est le cas, laquelle a le plus de signification pour les Tunisiens et quelle est sa date pour 2009 ?
Je vous remercie d'avance pour vos réponses et je vous souhaite à tous de bonnes fêtes de fin d'année.
Je souhaiterai savoir si le nouvel an est autant fêté en Tunisie qu'en France ? D'autre part, j'ai lu sur Internet qu'il y a avait un nouvel an musulman : est-ce que cela signifie qu'il y a une fête laïque (le 31/12 et le 1er/01 comme en France) et une fête religieuse et si c'est le cas, laquelle a le plus de signification pour les Tunisiens et quelle est sa date pour 2009 ?
Je vous remercie d'avance pour vos réponses et je vous souhaite à tous de bonnes fêtes de fin d'année.
Groupe Magma English translation pending
J'ai envie de vous faire écouter un peu de Magma en cette période de fête
http://www.youtube.com/...bBSBRvJ8qI&hl=fr
http://www.youtube.com/...&feature=related
http://www.youtube.com/watch?v=MQCvFhv55gc&feature=related
C'est de la musique du monde qui vient de France :D
Vous connaissiez ?

C'est de la musique du monde qui vient de France :D
Vous connaissiez ?

Requins en Australie English translation pending
Aujourd' hui, nous voulions faire la traversee a pied des 800 metres entre la plage au sud de Rockingham (aMersey Point) et Penguin Island. La profondeur de l' eau varie entre +/- 1 metre et un peu plus de 1.50 metre. Nous l' avions fait il y a un an et ca nous avait beaucoup plus. L' eau est tres belle, et on marche sur du tres beau sable tout le long, sauf sur 30 a 50 metres ou il faut pratiquement nager. Sur l' une des photos, on voit tres bien la couleur plus claire de l' eau, la ou il y a moins de profondeur.
Nous voulions refaire cette petite expedition avec notre fils et un ami, mais on nous a empeche de le faire, car on fermait la plage. Il y avait eu une attaque de requin et un homme est mort. Il faisait du snorkeling pour chercher des crabes, avec son fils, qui l' a entendu crier a l' aide et disparaitre au milieu d' une eau troublee par son sang.
C' est malheureux, et ce n' est pas tres frequent. Mais ce n' est pas rare, il ya beaucoup d' alertes a requin en Australie. En plus ca peut arriver dans des eaux tres peu profondes et a quelques metres de la plage. A bon entendeur, salut!
Nous voulions refaire cette petite expedition avec notre fils et un ami, mais on nous a empeche de le faire, car on fermait la plage. Il y avait eu une attaque de requin et un homme est mort. Il faisait du snorkeling pour chercher des crabes, avec son fils, qui l' a entendu crier a l' aide et disparaitre au milieu d' une eau troublee par son sang.
C' est malheureux, et ce n' est pas tres frequent. Mais ce n' est pas rare, il ya beaucoup d' alertes a requin en Australie. En plus ca peut arriver dans des eaux tres peu profondes et a quelques metres de la plage. A bon entendeur, salut!
Vol de Denpasar vers l'archipel d'Alor? (Indonésie) English translation pending
Bonjour,
Nous partons en Indonésie en juillet. Nous souhaiterions savoir s'il y a un vol Denpasar -Alor. Pouvez-vous nous donner la fréquence des vols? Merci
Nous partons en Indonésie en juillet. Nous souhaiterions savoir s'il y a un vol Denpasar -Alor. Pouvez-vous nous donner la fréquence des vols? Merci
Remboursement de billets d'avion pour vol sur Bangkok annulé? English translation pending
Bonjour, nous devions partir le 28 novembre 2008 en thailande pour 15 jours de rêve.... mais l'instabilité politique, a fait que la compagnie aérienne a annulé son vol pour bangkok et notre voyage est tombé à l'eau.
L'agence de voyage nous dit qu'il faut attendre entre 2 et 6 mois pour se faire rembourser.
1- il faut 1 an d'economie pour faire ce voyage
2- on part pas
3- notre argent est bloqué je ne sais ou ... et en plus il faut attendre jusque 6 mois pour se faire rembourser !!
Je précise que nous avons pris une assurance annulation ....
L'agence de voyage qui nous a vendu nos billets ne se fouttraient pas un peu de nous ??
Merci de me faire partager votre experience votre savoir en matière de droit !!!
Cécile
Je précise que nous avons pris une assurance annulation ....
L'agence de voyage qui nous a vendu nos billets ne se fouttraient pas un peu de nous ??
Merci de me faire partager votre experience votre savoir en matière de droit !!!
Cécile
Exercices à faire dans l'avion et précautions à prendre lors de tremblements de terre au Japon? English translation pending
Bonjour,
Je voulais savoir tout d'abord si vous me conseilleriez des exercices à faire dans l'avion question de ne pas enkiloser ou avoir des troubles musculaires? Car 13 heures de vol...C'est long. Au fait, pour ceux qui sont déjà allés au Japon, comment vous avez trouvé le vol et qu'avez-vous fait?
Aussi, j'aimerais savoir les précautions de bases à prendre lorsqu'il y a un tremblement de terre? Vaut mieux prévenir que guérir!
Merci!
Je voulais savoir tout d'abord si vous me conseilleriez des exercices à faire dans l'avion question de ne pas enkiloser ou avoir des troubles musculaires? Car 13 heures de vol...C'est long. Au fait, pour ceux qui sont déjà allés au Japon, comment vous avez trouvé le vol et qu'avez-vous fait?
Aussi, j'aimerais savoir les précautions de bases à prendre lorsqu'il y a un tremblement de terre? Vaut mieux prévenir que guérir!
Merci!
Recherche recette de paëlla English translation pending
Auriez vous une recette de paëlla assez simple, avec du riz qui ait du goût - paëlla au poisson et coquillages de préférence - si vous avez des recettes merci de m'écrire. Gold
Tour guidé au Japon English translation pending
Bonjour
nous planifons toujours d'aller à tokyo pour le mois d'avril. Cependant, j'ai du faire une concession avec mon copain car il préférait vraiment faire un tour guidé au lieu qu'on débrouille par nous même. Donc, si je veux aller à cet endroit, je n'ai pas le choix d'abdiquer :). Comme il m'a dit aussi, si nous aimons vraiment ça, nous pourrions y retourner par nous même par la suite.
Bref, j'ai trouver avec Tour Chanteclerc, un mini-circuit qui nous ferait aussi Kyoto et Nara en plus. Nous n'aurions qu'a nous procurer les billets d'avion (que l'agent de voyage va probablement pouvoir nous dénicher) et avoir nos dépenses personnelles pour les repas etc....Qu'en pensez-vous??
Jour 1 : Tokyo Arrivée à Tokyo (vol non inclus). Transfert (non inclus) et installation à votre hôtel (selon la catégorie choisie) pour 2 nuits.
Jour 2 : Tokyo Visite du Musée National, du Palais Royal et de la Pagode D'Argent. Dîner dans un restaurant local. Visite en aprèsmidi du marché central (Phsar Thmey) et du marché russe (Phsar Toul Tom Pong), abondante source d'objets d'art. Ballade en bateau sur le Mékong pour y admirer le coucher du soleil. (DJ, DN) Jour 3 : Tokyo / Hakone / Kyoto Départ de votre hôtel en autocar de luxe en direction du Mont Fuji que l’autocar gravira à moitié jusqu’à 2 300 mètres. Dîner. En après-midi, visite de la Pagode de la Paix et continuation vers Hakone. Croisière sur le lac Ashi et remontée en téléphérique du Mont Komagatake. Transfert à Odawara et train rapide pour Kyoto. (DN)
Jour 4 : Kyoto / Nara / Kyoto Ce matin, tour de ville au départ de votre hôtel : le Château Nijo, le Pavillon d’Or, le Palais Impérial de Kyoto (sauf les week-ends). Le dîner est inclus au Centre d’Artisanat et continuation en après-midi vers Nara où vous visiterez le Temple Todaiji, le Sanctuaire Kasuga et le Parc des Cerfs. (DN)
Jour 5 : Kyoto / Tokyo Journée libre à Kyoto. En soirée, train rapide vers Tokyo. Transfert à l’hôtel.
Jour 6 : Tokyo / Départ Transfert (non inclus) à l’aéroport.
Le pris est de 1450$ canadien. Si on a calcule l'avion en plus, c'est dans le budget qu'on s'était fixer au départ. Nous ne pouvons partir pour plus de 10 jours. Donc, c'est d'après moi une bonne alternative pour nous 2.
De plus, vu que nous revenons à Tokyo avant notre départ, j'ai penser peut-etre nous trouver un autre hotel pour 1 ou 2 journée de plus pour voir un peu plus Tokyo et peut-etre aussi aller a Kawagoe qui est a 30 minutes 1heure de la ville.
votre avis svp!! :)
nous planifons toujours d'aller à tokyo pour le mois d'avril. Cependant, j'ai du faire une concession avec mon copain car il préférait vraiment faire un tour guidé au lieu qu'on débrouille par nous même. Donc, si je veux aller à cet endroit, je n'ai pas le choix d'abdiquer :). Comme il m'a dit aussi, si nous aimons vraiment ça, nous pourrions y retourner par nous même par la suite.
Bref, j'ai trouver avec Tour Chanteclerc, un mini-circuit qui nous ferait aussi Kyoto et Nara en plus. Nous n'aurions qu'a nous procurer les billets d'avion (que l'agent de voyage va probablement pouvoir nous dénicher) et avoir nos dépenses personnelles pour les repas etc....Qu'en pensez-vous??
Jour 1 : Tokyo Arrivée à Tokyo (vol non inclus). Transfert (non inclus) et installation à votre hôtel (selon la catégorie choisie) pour 2 nuits.
Jour 2 : Tokyo Visite du Musée National, du Palais Royal et de la Pagode D'Argent. Dîner dans un restaurant local. Visite en aprèsmidi du marché central (Phsar Thmey) et du marché russe (Phsar Toul Tom Pong), abondante source d'objets d'art. Ballade en bateau sur le Mékong pour y admirer le coucher du soleil. (DJ, DN) Jour 3 : Tokyo / Hakone / Kyoto Départ de votre hôtel en autocar de luxe en direction du Mont Fuji que l’autocar gravira à moitié jusqu’à 2 300 mètres. Dîner. En après-midi, visite de la Pagode de la Paix et continuation vers Hakone. Croisière sur le lac Ashi et remontée en téléphérique du Mont Komagatake. Transfert à Odawara et train rapide pour Kyoto. (DN)
Jour 4 : Kyoto / Nara / Kyoto Ce matin, tour de ville au départ de votre hôtel : le Château Nijo, le Pavillon d’Or, le Palais Impérial de Kyoto (sauf les week-ends). Le dîner est inclus au Centre d’Artisanat et continuation en après-midi vers Nara où vous visiterez le Temple Todaiji, le Sanctuaire Kasuga et le Parc des Cerfs. (DN)
Jour 5 : Kyoto / Tokyo Journée libre à Kyoto. En soirée, train rapide vers Tokyo. Transfert à l’hôtel.
Jour 6 : Tokyo / Départ Transfert (non inclus) à l’aéroport.
Le pris est de 1450$ canadien. Si on a calcule l'avion en plus, c'est dans le budget qu'on s'était fixer au départ. Nous ne pouvons partir pour plus de 10 jours. Donc, c'est d'après moi une bonne alternative pour nous 2.
De plus, vu que nous revenons à Tokyo avant notre départ, j'ai penser peut-etre nous trouver un autre hotel pour 1 ou 2 journée de plus pour voir un peu plus Tokyo et peut-etre aussi aller a Kawagoe qui est a 30 minutes 1heure de la ville.
votre avis svp!! :)
Hôtel Riu Taino à Punta Cana English translation pending
bonjour a tous,
Nous partons à punta cana au riu taino du 18/02/09 AU 26/02/09 pour nos 25 ans de mariage. C'est la première fois que nous prenons l'avion et de fait nos premières vacances à létranger. Pourriez-vous nous donner quelques conseils et connaisez-vous ces hotels, tous vos conseils sont les bienvenus
Merci
nous sommes de Belgique
Nous partons à punta cana au riu taino du 18/02/09 AU 26/02/09 pour nos 25 ans de mariage. C'est la première fois que nous prenons l'avion et de fait nos premières vacances à létranger. Pourriez-vous nous donner quelques conseils et connaisez-vous ces hotels, tous vos conseils sont les bienvenus
Merci
nous sommes de Belgique
Palawan ou Cebu pour visiter les îles environnantes? English translation pending
Bonjour.
Nous projetons un séjour sur les îles Philippines au mois de février 2009 pour 12 jours. Nous hésitons de nous diriger vers PALAWAN ou CEBU. Nous recherchons repos, farniente sur plages de rêve (sable blanc et cocotiers, masque et tubas), possibilité de se ballader en scooter pour découvrir villages et nature, logement "les pieds" dans l'eau accueillant et typique.
PALAWAN: atterrissage à Manille, vol jusqu'à Puerto Princesa, puis direction El Nido(y a t'il une ligne aérienne ?). Nous souhaiterions séjourner sur El Nido 4 jours, puis nous rendre 2 fois 4 jours sur 2 îles voisines (lesquelles nous conseilleriez vous?) pas trop éloignées les unes des autres et accessibles en bateau.
CEBU: atterrissage à Cebu, puis direction soit vers le nord sur Bantayan et Malapascua, ou soit vers le sud sur Siquijor et Balicasag et Camigui. Idem que précédament: nous rendre sur 3 à 4 îles différentes (lesquelles nous conseilleriez vous) pour y séjourner quelques jours et bien sûr en ne perdant pas trop de temps dans les transferts en bateau.
Grande interrogation car nous n'avons aucune notion du temps qu'il faut compter d'une île à l'autre. 12 jours c'est court.
Pourriez vous nous renseigner sur la direction à privilégier, les transports à prendre et les horaires, et si vous avez des bons plans concernant les logements: n'hésitez pas...? Un grand merci pour votre aide.
Nous projetons un séjour sur les îles Philippines au mois de février 2009 pour 12 jours. Nous hésitons de nous diriger vers PALAWAN ou CEBU. Nous recherchons repos, farniente sur plages de rêve (sable blanc et cocotiers, masque et tubas), possibilité de se ballader en scooter pour découvrir villages et nature, logement "les pieds" dans l'eau accueillant et typique.
PALAWAN: atterrissage à Manille, vol jusqu'à Puerto Princesa, puis direction El Nido(y a t'il une ligne aérienne ?). Nous souhaiterions séjourner sur El Nido 4 jours, puis nous rendre 2 fois 4 jours sur 2 îles voisines (lesquelles nous conseilleriez vous?) pas trop éloignées les unes des autres et accessibles en bateau.
CEBU: atterrissage à Cebu, puis direction soit vers le nord sur Bantayan et Malapascua, ou soit vers le sud sur Siquijor et Balicasag et Camigui. Idem que précédament: nous rendre sur 3 à 4 îles différentes (lesquelles nous conseilleriez vous) pour y séjourner quelques jours et bien sûr en ne perdant pas trop de temps dans les transferts en bateau.
Grande interrogation car nous n'avons aucune notion du temps qu'il faut compter d'une île à l'autre. 12 jours c'est court.
Pourriez vous nous renseigner sur la direction à privilégier, les transports à prendre et les horaires, et si vous avez des bons plans concernant les logements: n'hésitez pas...? Un grand merci pour votre aide.
Racket de pesos cubain au Tryp Cayo Coco English translation pending
allo tout le monde, revenu du tryp cayo coco hier, beau voyage dans l'ensemble, quelques petits pont négatif,
le premier point a surveiller est le change que l'on vous remet sur le site même de l'hotel, nous on s'est fait passé un -tres pesos -qui est l'argent cubain, je pense que c'est un pedler qui vend dans les petites cabanes en face du resto cubain, ou l'autre place que je pense est le bureau de change même de l'hotel, on a essayé de le faire changer a l'hotel rien a faire eux disaient que c'était pas eux, , , , , alors faites attention a vos changes, il est presque pareil, mais le cubain est rond mais même grosseur, bon c'est juste un pesos mais, en passant ce -tres peso- il en prend 24 comme celui la pour faire un pesos convertible, , , , , , ,
un autre point qui m'a agacé un peu est le fumigage qu'ils font, ça sen vraiement fort, mélange de diésel avec ?????
la bouffe est correct, au buffet il y a changement jour aprèes jours, le meilleur resto a la certe est sans contre dit l'international, et ne vous gèner pas pour y retourner plusieurs fois, y a pas de problême, avec un bon tip vous aurai votre place, le cubain est bon aussi,
nous on été chanceux notre chambre était la 367 et elle avait une belle vu sur la mer, on avait pas payer pour ça, , , ,
pour vous québecois au buffet aller voir Williams premieres tables a doite du buffet il fait une bonne job et parle bien francais il vous dira --prendre votre temps, , , , , , ,
si vous avez des questions posez moi les cela me fera plaisr d'y répondre,
on avait choisi premiere classe et on a bien aimé, a refaire surement .
autre petit point pour la boisson attendez a l'aéroport pour acheter c'est moins cher et au bureau de change on vous redonne plus pour les dollars,
le premier point a surveiller est le change que l'on vous remet sur le site même de l'hotel, nous on s'est fait passé un -tres pesos -qui est l'argent cubain, je pense que c'est un pedler qui vend dans les petites cabanes en face du resto cubain, ou l'autre place que je pense est le bureau de change même de l'hotel, on a essayé de le faire changer a l'hotel rien a faire eux disaient que c'était pas eux, , , , , alors faites attention a vos changes, il est presque pareil, mais le cubain est rond mais même grosseur, bon c'est juste un pesos mais, en passant ce -tres peso- il en prend 24 comme celui la pour faire un pesos convertible, , , , , , ,
un autre point qui m'a agacé un peu est le fumigage qu'ils font, ça sen vraiement fort, mélange de diésel avec ?????
la bouffe est correct, au buffet il y a changement jour aprèes jours, le meilleur resto a la certe est sans contre dit l'international, et ne vous gèner pas pour y retourner plusieurs fois, y a pas de problême, avec un bon tip vous aurai votre place, le cubain est bon aussi,
nous on été chanceux notre chambre était la 367 et elle avait une belle vu sur la mer, on avait pas payer pour ça, , , ,
pour vous québecois au buffet aller voir Williams premieres tables a doite du buffet il fait une bonne job et parle bien francais il vous dira --prendre votre temps, , , , , , ,
si vous avez des questions posez moi les cela me fera plaisr d'y répondre,
on avait choisi premiere classe et on a bien aimé, a refaire surement .
autre petit point pour la boisson attendez a l'aéroport pour acheter c'est moins cher et au bureau de change on vous redonne plus pour les dollars,
Trek à Choquequireau sans agence? (Pérou) English translation pending
Bonjour a tous,
je part prochainement au Perou et je prevois faire un trek vers choquequireau...environ 5 jours ..sans passer par une agences. l'on ma di k'il etai possible de louer des tentes et de prendre un guide local dans un village avant...
croyer vous que c'est realiste de faire le trek de maniere securitaire sans passer par une agence? y en aurait-il parmis vous qui pourrais me referer un guide fiable... je serai labas a la fin du mois de decembre
Merci a lavance😎 tiDave
Merci a lavance😎 tiDave
Vol Marseille - New York: fiabilité de réservation avec une agence English translation pending
Bonjour à tous,
Je souhaite réserver 4 billets A/R pour un MRS - JFK, départ le 22/08/09, retour le 29/08/09, notre budget étant de 600 € par personne. J'ai éliminé les offres d'Iberia après les différents feedback lus sur ce forum et d'autres. Il me reste British airways & Jet airways (qui dépasse un peu le budget).
Le hic : Go voyages propose un retour par Gatwick le 29 aout qui n'existe pas à la réservation sur le site de B.Airways et nous tenons à éviter le transfert heathrow / gatwick. Par expérience, pensez vous que ce vol va réellement exister ? ou s'agit il d'un "produit d'appel" destiné à être modifié par le standard jfk-heathrow-gatwick-marseille ?
Plus généralement je n'ai jamais voyagé avec ces compagnies, se valent elles en terme de prestation ?
Merci de m'avoir lu.
Je souhaite réserver 4 billets A/R pour un MRS - JFK, départ le 22/08/09, retour le 29/08/09, notre budget étant de 600 € par personne. J'ai éliminé les offres d'Iberia après les différents feedback lus sur ce forum et d'autres. Il me reste British airways & Jet airways (qui dépasse un peu le budget).
Le hic : Go voyages propose un retour par Gatwick le 29 aout qui n'existe pas à la réservation sur le site de B.Airways et nous tenons à éviter le transfert heathrow / gatwick. Par expérience, pensez vous que ce vol va réellement exister ? ou s'agit il d'un "produit d'appel" destiné à être modifié par le standard jfk-heathrow-gatwick-marseille ?
Plus généralement je n'ai jamais voyagé avec ces compagnies, se valent elles en terme de prestation ?
Merci de m'avoir lu.
Circuit de treize jours au Mexique en mars 2003 English translation pending
Une fois n'est pas coutume, cette fois ci je suis partie en voyage organisé... C'était une occasion révé de visiter le Mexique, pour moi qui baignait dans les légendes Aztèques depuis toute petite, j'ai donc sauté sur l'occasion !
Voici le circuit que j'ai fait : Mexico (musée archeologique, notre dame de guadalupe) Teotihuacan Puebla Oaxaca Monte Alban Mitla San Juan Chamula San Cristobal des las Casas Yaxchilan Palenque Merida Chichen Itza et 2 jours à Playa del Carmen pour le farniente en fin de parcours (pour voir les sites sans trop de monde, on y était des 8h du matin, donc lever tot pendant tout le voyage !)
Maintenant, quelques impressions en vrac, souvenirs, ce qui m'a marqué pendant mon séjour...
J'ai un super souvenir de Yaxchilan ! Après 45 minutes de petit bateau à moteur, on arrive... on ne sait pas trop où en fait ! On avance dans la forêt... On passe dans un petit tunnel de pierre... Et de l'autre côté, c'est magique ! On se sent l'âme d'explorateurs découvrant une cité perdue ! La végétation est omniprésente, recouvrant encore un peu le site maya, on est seul sur le site, c'est vraiment super ! Et les site en lui-même est chouette, de magnifiques steles sculptées, vraiment à voir ! Le autres sites que j'ai visité au Chiapas valent aussi le coup : Palenque, très interressant, Ek Balam (la cité du jaguar noir), perdu au milieu de nul part ! toujours au Chiapas, l'après-midi farniente aux cascades de Agua Azul (une magnifique eau turquoise) fut vraiment agréable !
Les meilleurs tacos que j'ai mangé je les ai acheté dans un marché (les 2emes meilleurs étant sur un aire d'autoroute, et les 3 eme meilleur etant dans une plantation de café dans le Chiapas). A Oaxaca et à San Cristobal de las Casas, j'ai vu 2 magnifiques marchés, ça vaut le coup d'y rester un peu de temps pour bien en profiter. A Puebla, petite ville colorée et accueillante, il faut gouter le "pollo con mole negro", du poulet avec une sauce au cacao et aux épices, spécialité de cette région.
A Mexico, il faut y passer plusieurs jours... J'ai fait dans la meme journée (en quittant l'hotel à 8h du matin) : - le Zocalo - Notre Dame de Guadalupe - Teotihuacan - le musée archéologique Du coup j'ai eu l'impression de courir tout le temps et de ne pas assez en profiter, dommage ...
On étaient tout seul à Monte Alban (avantage de se lever tôt pour être sur le site à 8h du matin), et c'est vraiment magique. Ce site Zapotèque est impressionnant au niveau architecture : tous les temples sont orientés de la même manière, sauf le bâtiment central dont l'orientation permet d'étudier les étoiles quelque soit le jour de l'année.
J'ai adoré Merida. J'y suis allé le 21 mars, fete nationale, musique partout, des gens qui dansent dans la rue, plus de groupes lives autour du zocalo... Ca aide pour aimer la ville !
Chitzen Itza... site un peu trop touristique, surtout après avoir visité Yaxchilan, Ek Balam et Palenque dans le Chiapas, qui semblent encore bien sauvage... Mais super impressionnant au niveau architecture et astronomie : la pyramide de Cuculcan comporte 4 escaliers (représentant les 4 points cardinaux) de 91 marches chacun, plus une petite plate-forme en haut, soit un total de 365 marches, nombre de jours du calendrier solaire ! Autre particularité, à chaque équinoxe de printemps et d'automne, l'ombre du soleil sur l'escalier nord du temple dessine un serpent ondulant semblant rentrer dans la terre ! Le son et lumière éclairait la pyramide de Chitzen Itza, c'était tres bien fait, mais c'est surtout le son qui est bien : ça raconte l'histoire du Yucatan, des mayas... C'est vraiment bien raconté, et avec la pyramide éclairée, ça rend super bien.
Voila pour quelques souvenir de vacances en attendant les prochaines, et pour penser un peu au soleil, en ce temps d'automne...
Voici le circuit que j'ai fait : Mexico (musée archeologique, notre dame de guadalupe) Teotihuacan Puebla Oaxaca Monte Alban Mitla San Juan Chamula San Cristobal des las Casas Yaxchilan Palenque Merida Chichen Itza et 2 jours à Playa del Carmen pour le farniente en fin de parcours (pour voir les sites sans trop de monde, on y était des 8h du matin, donc lever tot pendant tout le voyage !)
Maintenant, quelques impressions en vrac, souvenirs, ce qui m'a marqué pendant mon séjour...
J'ai un super souvenir de Yaxchilan ! Après 45 minutes de petit bateau à moteur, on arrive... on ne sait pas trop où en fait ! On avance dans la forêt... On passe dans un petit tunnel de pierre... Et de l'autre côté, c'est magique ! On se sent l'âme d'explorateurs découvrant une cité perdue ! La végétation est omniprésente, recouvrant encore un peu le site maya, on est seul sur le site, c'est vraiment super ! Et les site en lui-même est chouette, de magnifiques steles sculptées, vraiment à voir ! Le autres sites que j'ai visité au Chiapas valent aussi le coup : Palenque, très interressant, Ek Balam (la cité du jaguar noir), perdu au milieu de nul part ! toujours au Chiapas, l'après-midi farniente aux cascades de Agua Azul (une magnifique eau turquoise) fut vraiment agréable !
Les meilleurs tacos que j'ai mangé je les ai acheté dans un marché (les 2emes meilleurs étant sur un aire d'autoroute, et les 3 eme meilleur etant dans une plantation de café dans le Chiapas). A Oaxaca et à San Cristobal de las Casas, j'ai vu 2 magnifiques marchés, ça vaut le coup d'y rester un peu de temps pour bien en profiter. A Puebla, petite ville colorée et accueillante, il faut gouter le "pollo con mole negro", du poulet avec une sauce au cacao et aux épices, spécialité de cette région.
A Mexico, il faut y passer plusieurs jours... J'ai fait dans la meme journée (en quittant l'hotel à 8h du matin) : - le Zocalo - Notre Dame de Guadalupe - Teotihuacan - le musée archéologique Du coup j'ai eu l'impression de courir tout le temps et de ne pas assez en profiter, dommage ...
On étaient tout seul à Monte Alban (avantage de se lever tôt pour être sur le site à 8h du matin), et c'est vraiment magique. Ce site Zapotèque est impressionnant au niveau architecture : tous les temples sont orientés de la même manière, sauf le bâtiment central dont l'orientation permet d'étudier les étoiles quelque soit le jour de l'année.
J'ai adoré Merida. J'y suis allé le 21 mars, fete nationale, musique partout, des gens qui dansent dans la rue, plus de groupes lives autour du zocalo... Ca aide pour aimer la ville !
Chitzen Itza... site un peu trop touristique, surtout après avoir visité Yaxchilan, Ek Balam et Palenque dans le Chiapas, qui semblent encore bien sauvage... Mais super impressionnant au niveau architecture et astronomie : la pyramide de Cuculcan comporte 4 escaliers (représentant les 4 points cardinaux) de 91 marches chacun, plus une petite plate-forme en haut, soit un total de 365 marches, nombre de jours du calendrier solaire ! Autre particularité, à chaque équinoxe de printemps et d'automne, l'ombre du soleil sur l'escalier nord du temple dessine un serpent ondulant semblant rentrer dans la terre ! Le son et lumière éclairait la pyramide de Chitzen Itza, c'était tres bien fait, mais c'est surtout le son qui est bien : ça raconte l'histoire du Yucatan, des mayas... C'est vraiment bien raconté, et avec la pyramide éclairée, ça rend super bien.
Voila pour quelques souvenir de vacances en attendant les prochaines, et pour penser un peu au soleil, en ce temps d'automne...
Circuit de treize jours au Mexique en mars 2003 English translation pending
Une fois n'est pas coutume, cette fois ci je suis partie en voyage organisé... C'était une occasion révé de visiter le Mexique, pour moi qui baignait dans les légendes Aztèques depuis toute petite, j'ai donc sauté sur l'occasion !
Voici le circuit que j'ai fait : Mexico (musée archeologique, notre dame de guadalupe) Teotihuacan Puebla Oaxaca Monte Alban Mitla San Juan Chamula San Cristobal des las Casas Yaxchilan Palenque Merida Chichen Itza et 2 jours à Playa del Carmen pour le farniente en fin de parcours (pour voir les sites sans trop de monde, on y était des 8h du matin, donc lever tot pendant tout le voyage !)
Maintenant, quelques impressions en vrac, souvenirs, ce qui m'a marqué pendant mon séjour...
J'ai un super souvenir de Yaxchilan ! Après 45 minutes de petit bateau à moteur, on arrive... on ne sait pas trop où en fait ! On avance dans la forêt... On passe dans un petit tunnel de pierre... Et de l'autre côté, c'est magique ! On se sent l'âme d'explorateurs découvrant une cité perdue ! La végétation est omniprésente, recouvrant encore un peu le site maya, on est seul sur le site, c'est vraiment super ! Et les site en lui-même est chouette, de magnifiques steles sculptées, vraiment à voir ! Le autres sites que j'ai visité au Chiapas valent aussi le coup : Palenque, très interressant, Ek Balam (la cité du jaguar noir), perdu au milieu de nul part ! toujours au Chiapas, l'après-midi farniente aux cascades de Agua Azul (une magnifique eau turquoise) fut vraiment agréable !
Les meilleurs tacos que j'ai mangé je les ai acheté dans un marché (les 2emes meilleurs étant sur un aire d'autoroute, et les 3 eme meilleur etant dans une plantation de café dans le Chiapas). A Oaxaca et à San Cristobal de las Casas, j'ai vu 2 magnifiques marchés, ça vaut le coup d'y rester un peu de temps pour bien en profiter. A Puebla, petite ville colorée et accueillante, il faut gouter le "pollo con mole negro", du poulet avec une sauce au cacao et aux épices, spécialité de cette région.
A Mexico, il faut y passer plusieurs jours... J'ai fait dans la meme journée (en quittant l'hotel à 8h du matin) : - le Zocalo - Notre Dame de Guadalupe - Teotihuacan - le musée archéologique Du coup j'ai eu l'impression de courir tout le temps et de ne pas assez en profiter, dommage ...
On étaient tout seul à Monte Alban (avantage de se lever tôt pour être sur le site à 8h du matin), et c'est vraiment magique. Ce site Zapotèque est impressionnant au niveau architecture : tous les temples sont orientés de la même manière, sauf le bâtiment central dont l'orientation permet d'étudier les étoiles quelque soit le jour de l'année.
J'ai adoré Merida. J'y suis allé le 21 mars, fete nationale, musique partout, des gens qui dansent dans la rue, plus de groupes lives autour du zocalo... Ca aide pour aimer la ville !
Chitzen Itza... site un peu trop touristique, surtout après avoir visité Yaxchilan, Ek Balam et Palenque dans le Chiapas, qui semblent encore bien sauvage... Mais super impressionnant au niveau architecture et astronomie : la pyramide de Cuculcan comporte 4 escaliers (représentant les 4 points cardinaux) de 91 marches chacun, plus une petite plate-forme en haut, soit un total de 365 marches, nombre de jours du calendrier solaire ! Autre particularité, à chaque équinoxe de printemps et d'automne, l'ombre du soleil sur l'escalier nord du temple dessine un serpent ondulant semblant rentrer dans la terre ! Le son et lumière éclairait la pyramide de Chitzen Itza, c'était tres bien fait, mais c'est surtout le son qui est bien : ça raconte l'histoire du Yucatan, des mayas... C'est vraiment bien raconté, et avec la pyramide éclairée, ça rend super bien.
Voila pour quelques souvenir de vacances en attendant les prochaines, et pour penser un peu au soleil, en ce temps d'automne...
Voici le circuit que j'ai fait : Mexico (musée archeologique, notre dame de guadalupe) Teotihuacan Puebla Oaxaca Monte Alban Mitla San Juan Chamula San Cristobal des las Casas Yaxchilan Palenque Merida Chichen Itza et 2 jours à Playa del Carmen pour le farniente en fin de parcours (pour voir les sites sans trop de monde, on y était des 8h du matin, donc lever tot pendant tout le voyage !)
Maintenant, quelques impressions en vrac, souvenirs, ce qui m'a marqué pendant mon séjour...
J'ai un super souvenir de Yaxchilan ! Après 45 minutes de petit bateau à moteur, on arrive... on ne sait pas trop où en fait ! On avance dans la forêt... On passe dans un petit tunnel de pierre... Et de l'autre côté, c'est magique ! On se sent l'âme d'explorateurs découvrant une cité perdue ! La végétation est omniprésente, recouvrant encore un peu le site maya, on est seul sur le site, c'est vraiment super ! Et les site en lui-même est chouette, de magnifiques steles sculptées, vraiment à voir ! Le autres sites que j'ai visité au Chiapas valent aussi le coup : Palenque, très interressant, Ek Balam (la cité du jaguar noir), perdu au milieu de nul part ! toujours au Chiapas, l'après-midi farniente aux cascades de Agua Azul (une magnifique eau turquoise) fut vraiment agréable !
Les meilleurs tacos que j'ai mangé je les ai acheté dans un marché (les 2emes meilleurs étant sur un aire d'autoroute, et les 3 eme meilleur etant dans une plantation de café dans le Chiapas). A Oaxaca et à San Cristobal de las Casas, j'ai vu 2 magnifiques marchés, ça vaut le coup d'y rester un peu de temps pour bien en profiter. A Puebla, petite ville colorée et accueillante, il faut gouter le "pollo con mole negro", du poulet avec une sauce au cacao et aux épices, spécialité de cette région.
A Mexico, il faut y passer plusieurs jours... J'ai fait dans la meme journée (en quittant l'hotel à 8h du matin) : - le Zocalo - Notre Dame de Guadalupe - Teotihuacan - le musée archéologique Du coup j'ai eu l'impression de courir tout le temps et de ne pas assez en profiter, dommage ...
On étaient tout seul à Monte Alban (avantage de se lever tôt pour être sur le site à 8h du matin), et c'est vraiment magique. Ce site Zapotèque est impressionnant au niveau architecture : tous les temples sont orientés de la même manière, sauf le bâtiment central dont l'orientation permet d'étudier les étoiles quelque soit le jour de l'année.
J'ai adoré Merida. J'y suis allé le 21 mars, fete nationale, musique partout, des gens qui dansent dans la rue, plus de groupes lives autour du zocalo... Ca aide pour aimer la ville !
Chitzen Itza... site un peu trop touristique, surtout après avoir visité Yaxchilan, Ek Balam et Palenque dans le Chiapas, qui semblent encore bien sauvage... Mais super impressionnant au niveau architecture et astronomie : la pyramide de Cuculcan comporte 4 escaliers (représentant les 4 points cardinaux) de 91 marches chacun, plus une petite plate-forme en haut, soit un total de 365 marches, nombre de jours du calendrier solaire ! Autre particularité, à chaque équinoxe de printemps et d'automne, l'ombre du soleil sur l'escalier nord du temple dessine un serpent ondulant semblant rentrer dans la terre ! Le son et lumière éclairait la pyramide de Chitzen Itza, c'était tres bien fait, mais c'est surtout le son qui est bien : ça raconte l'histoire du Yucatan, des mayas... C'est vraiment bien raconté, et avec la pyramide éclairée, ça rend super bien.
Voila pour quelques souvenir de vacances en attendant les prochaines, et pour penser un peu au soleil, en ce temps d'automne...
Choisir l'hôtel Melia Cayo Guillermo (Cuba) ou le Grand Oasis Marien (Puerto Plata) fin mars, début avril? English translation pending
Bonjour, je désire partir en voyage vers la fin mars, début avril. Je ne sais pas quel hôtel choisir entre le mélia cayo guillermo (cuba) et le grand oasis marien (république). Mes enfants auront 10 mois et 23 mois. J'aimerais avoir des jeux pour les enfants, mais sans nécessairement les faire garder. Quelqu'un a des photos des mini-club de ces hôtel ? Il est supposé avoir un parc aquatique au melia. Quelqu'un peut me le confirmer ?
merci beaucoup anouck
merci beaucoup anouck
Faire le Chemin des Incas avec une agence? English translation pending
bonjour à tous
Mon épouse et moi envisageons de partir pour le Perou pendant 3 semaines. nous allons prendre seulement les billets aller-retour avec Iberia paris- madrid - LIMA ! ALLER - RETOUR Ma question est la suivante : Nous aimerions faire le chemin des incas, et j'ai trouvé un site qui s'appelle ANTIPODE - TRAVEL -COM. Nous aimerions avoir l'avis des personnes qui sont passes par cette agence. En effet, elle me semble serieuse ! merci de vos reponses
Mon épouse et moi envisageons de partir pour le Perou pendant 3 semaines. nous allons prendre seulement les billets aller-retour avec Iberia paris- madrid - LIMA ! ALLER - RETOUR Ma question est la suivante : Nous aimerions faire le chemin des incas, et j'ai trouvé un site qui s'appelle ANTIPODE - TRAVEL -COM. Nous aimerions avoir l'avis des personnes qui sont passes par cette agence. En effet, elle me semble serieuse ! merci de vos reponses
3 semaines dans l'ouest des USA en octobre – décompte et compte rendu English translation pending
Introduction 1 / 4
A notre tour de faire part de notre expérience et d’en faire profiter les autres comme nous en avons profité. Inutile de dire que tout cela est fort beau, d’autres l’ont dit à satiété et l’ont montré en postant des photos. Que tout soit clair, nous revenons enchantés de notre voyage, pas la moindre ombre au tableau. Je voudrais simplement me contenter de considérations plus terre à terre de manière à venir en aide aux candidats voyageurs. Pour rappel, les indications déjà relevées ici sur le forum ou dans les guides sur le mode de vie et de conduite des Américains ont été très intéressantes et ont évité certainement l’un ou l’autre mécompte, je pense notamment aux feux rouges, règles de stationnement, limites de vitesse, ... Revenons au début. Pas de destination claire il y a un an lors du choix de la nouvelle destination de vacances. Des considérations familiales nous ont fait reporter celui-ci. Au printemps, l’appréciation de l’Euro a donné à penser que ce pouvait être l’année du départ vers les US. On verra plus tard ce qu’il en aura été. La décision a été prise début mai pour des vacances en juillet. Il est vite apparu que sans réservation, le projet était quelque peu illusoire et qu’il était bien tard pour s’y mettre et comme nous n’aimons pas ce qui est trop programmé et contraignant, le projet semblait compromis. Une simulation plus tard et les billets d’avion en octobre se faisaient environ 350 € moins cher, argument à prendre en considération couplé avec ceux sur les conditions climatiques. Pas de problème en ce qui me concernait, je prenais ma retraite le 1er septembre et Clo obtenait rapidement le laisser-partir pour le 11 octobre. Comme vous l’aurez compris, nous ne sommes plus très jeunes, pas encore vieux non plus, en bonne forme pour notre âge, modérément sportifs, pas lève-tôt, nous n’avons pas d’ambition de luxe et nous satisfaisons d’un logement correct et suffisamment confortable. La journée commence difficilement avant 9 h ½ et se termine avant la nuit, soit vers 18 h, a fortiori en automne. Avec le vol, nous louerons la voiture, solution en l’espèce moins coûteuse, soit à peu près 1500 € pour les vols pour 2 et la voiture. Comme nous arrivons le 11 à 19 h et repartons le 1er novembre à 8 h 30’, nous réservons par internet 4 nuits à SF et une à San Bruno (Ramada Inn) pour 320 € les 5 nuits. 3 changements successifs d’horaire feront que nous arriverons le 11 à 13 h et repartirons le 1er à 12 h 30’ : tout bénéfice, nous gagnerons une après-midi à SF. Nous nous sommes laissés dire qu’un SUV ou 4x4 ou tout autre chose du genre serait largement superflu pour un programme classique : nous optons pour le plus petit modèle proposé, la « Chevrolet Cobalt or similar », ce sera donc une Kia Spectra, petite voiture là-bas, moyenne ici (3 volumes, 4 portes). Elle ne nous empêchera pas, du tout, de faire une 100aine de km hors macadam sans souci (2 x 10 pour Bodie, 17 miles pour la Valley of the Gods, idem pour Monument Valley, le Twenty Mule Team Canyon et autres petits tronçons par-ci, par-là). Pour les anciens, il suffit de rappeler que, sur la tôle ondulée, il faut trouver la vitesse suffisamment rapide qui élimine l’essentiel des vibrations (cfr. « Le salaire de la peur »), pour nous c’était entre 20 et 25 miles/h. A part pour un confort supérieur, mais nous n’avons pas eu à nous plaindre, pour avoir plus de place ou pour sortir vraiment des chemins battus, je ne comprends pas le choix d’autres engins. Et si on veut se donner des vraies sensations, il y a toujours moyen de se faire une location Jeep ou quad pour des parcours extrêmes comme à Moab par exemple. La préparation a été assez sommaire : dans les 15 jours qui ont précédé le départ, je me suis enfin décidé à parcourir les guides achetés, soit le Routard des parcs et le Lonely de l’Ouest des E-U, ainsi que certains posts du forum, j’en ai même imprimé des extraits pour les relire au fur et à mesure. Merci à tous ces contributeurs, c’est ce qui justifie ma démarche aujourd’hui. Clo, elle, n’avait pas le temps, elle allait se laisser guider. L'idée était de rester 3 jours à San Francisco, puis d'aller vers le Yosemite et la Death Valley avant d'atteindre Las Vegas, ensuite de faire le grand cercle dans le sens contraire des aiguilles d'une montre, Grand Canyon, Page, Monument, Moab, Bryce, Zion et retour LV puis SF. Quelques jours avant le départ, il m’est apparu que le voyage pouvait se faire en sens inverse à partir de LV avec la possibilité, en n’y repassant pas, de faire à la place un bout de la Route 66. J’ai découvert en même temps qu’il y avait des risques de fermeture du Tioga Pass, ce qui m’a conforté dans mon refus de trop prévoir le périple. Voilà pour les prolégomènes.
A notre tour de faire part de notre expérience et d’en faire profiter les autres comme nous en avons profité. Inutile de dire que tout cela est fort beau, d’autres l’ont dit à satiété et l’ont montré en postant des photos. Que tout soit clair, nous revenons enchantés de notre voyage, pas la moindre ombre au tableau. Je voudrais simplement me contenter de considérations plus terre à terre de manière à venir en aide aux candidats voyageurs. Pour rappel, les indications déjà relevées ici sur le forum ou dans les guides sur le mode de vie et de conduite des Américains ont été très intéressantes et ont évité certainement l’un ou l’autre mécompte, je pense notamment aux feux rouges, règles de stationnement, limites de vitesse, ... Revenons au début. Pas de destination claire il y a un an lors du choix de la nouvelle destination de vacances. Des considérations familiales nous ont fait reporter celui-ci. Au printemps, l’appréciation de l’Euro a donné à penser que ce pouvait être l’année du départ vers les US. On verra plus tard ce qu’il en aura été. La décision a été prise début mai pour des vacances en juillet. Il est vite apparu que sans réservation, le projet était quelque peu illusoire et qu’il était bien tard pour s’y mettre et comme nous n’aimons pas ce qui est trop programmé et contraignant, le projet semblait compromis. Une simulation plus tard et les billets d’avion en octobre se faisaient environ 350 € moins cher, argument à prendre en considération couplé avec ceux sur les conditions climatiques. Pas de problème en ce qui me concernait, je prenais ma retraite le 1er septembre et Clo obtenait rapidement le laisser-partir pour le 11 octobre. Comme vous l’aurez compris, nous ne sommes plus très jeunes, pas encore vieux non plus, en bonne forme pour notre âge, modérément sportifs, pas lève-tôt, nous n’avons pas d’ambition de luxe et nous satisfaisons d’un logement correct et suffisamment confortable. La journée commence difficilement avant 9 h ½ et se termine avant la nuit, soit vers 18 h, a fortiori en automne. Avec le vol, nous louerons la voiture, solution en l’espèce moins coûteuse, soit à peu près 1500 € pour les vols pour 2 et la voiture. Comme nous arrivons le 11 à 19 h et repartons le 1er novembre à 8 h 30’, nous réservons par internet 4 nuits à SF et une à San Bruno (Ramada Inn) pour 320 € les 5 nuits. 3 changements successifs d’horaire feront que nous arriverons le 11 à 13 h et repartirons le 1er à 12 h 30’ : tout bénéfice, nous gagnerons une après-midi à SF. Nous nous sommes laissés dire qu’un SUV ou 4x4 ou tout autre chose du genre serait largement superflu pour un programme classique : nous optons pour le plus petit modèle proposé, la « Chevrolet Cobalt or similar », ce sera donc une Kia Spectra, petite voiture là-bas, moyenne ici (3 volumes, 4 portes). Elle ne nous empêchera pas, du tout, de faire une 100aine de km hors macadam sans souci (2 x 10 pour Bodie, 17 miles pour la Valley of the Gods, idem pour Monument Valley, le Twenty Mule Team Canyon et autres petits tronçons par-ci, par-là). Pour les anciens, il suffit de rappeler que, sur la tôle ondulée, il faut trouver la vitesse suffisamment rapide qui élimine l’essentiel des vibrations (cfr. « Le salaire de la peur »), pour nous c’était entre 20 et 25 miles/h. A part pour un confort supérieur, mais nous n’avons pas eu à nous plaindre, pour avoir plus de place ou pour sortir vraiment des chemins battus, je ne comprends pas le choix d’autres engins. Et si on veut se donner des vraies sensations, il y a toujours moyen de se faire une location Jeep ou quad pour des parcours extrêmes comme à Moab par exemple. La préparation a été assez sommaire : dans les 15 jours qui ont précédé le départ, je me suis enfin décidé à parcourir les guides achetés, soit le Routard des parcs et le Lonely de l’Ouest des E-U, ainsi que certains posts du forum, j’en ai même imprimé des extraits pour les relire au fur et à mesure. Merci à tous ces contributeurs, c’est ce qui justifie ma démarche aujourd’hui. Clo, elle, n’avait pas le temps, elle allait se laisser guider. L'idée était de rester 3 jours à San Francisco, puis d'aller vers le Yosemite et la Death Valley avant d'atteindre Las Vegas, ensuite de faire le grand cercle dans le sens contraire des aiguilles d'une montre, Grand Canyon, Page, Monument, Moab, Bryce, Zion et retour LV puis SF. Quelques jours avant le départ, il m’est apparu que le voyage pouvait se faire en sens inverse à partir de LV avec la possibilité, en n’y repassant pas, de faire à la place un bout de la Route 66. J’ai découvert en même temps qu’il y avait des risques de fermeture du Tioga Pass, ce qui m’a conforté dans mon refus de trop prévoir le périple. Voilà pour les prolégomènes.
Tigran Hamasyan (pianiste-jazz) English translation pending
Ce nom dit sans doute quelque chose à tous ceux qui parmi vous suivent le jazz de près et que j’entends déjà, devant mon enthousiasme, murmurer « encore un qui découvre l’eau chaude ». Tous les échos concernant Tigran Hamasyan sont unanimes. Jeune prodige. Virtuose du piano. Il faut dire qu’il n’a que 21 ans et que sa bio contient tout ce qu’il faut pour bâtir une légende. Né à Gyumri en Arménie l’année du tremblement de terre qui réduisit cette ville-martyre à néant, à 3 ans il chante en s’accompagnant au piano tous les standards des années 70, découvre le jazz à 7, se fait remarquer dans un festival international à Yerevan à 13, commence à tourner en Europe à 14, à rencontrer tout ce que le jazz moderne compte de grands et à cumuler les prix. Oui. Ca fait penser à quelqu’un d’autre, un gars, y a longtemps. Certains journalistes n’ont pas hésité à sauter le pas et parlent (déjà) de Mozart du jazz.
Pour ma part, j’aime le jazz mais je ne m’y intéresse pas suffisamment pour avoir eu écho de tout ça. Et ça tombe plutôt bien, car je déteste les jeunes prodiges acclamés de toutes parts, qui me font un peu penser à cette époque où le foot me bottait encore et où on nous sortait un nouveau magicien des surfaces de réparation tous les 6 mois, qui bien souvent valait ses aînés à grand-peine et devenait surtout assez vite un sale con dénué de tout génie à force d’être encensé. Bref, c’est donc une bénédiction que je n’aie pas eu vent de tous ces commentaires unanimes. Car sinon je n’aurais peut-être pas eu l’idée d’improviser une soirée concert à Dinard vendredi soir, après avoir entendu un morceau à la radio de chez nous qu’on a et m’être dit « ça c’est tout ce que j’aime dans le jazz ». Et je serais passé à côté d’un grand moment.
J’ai vu débarquer sur scène un petit bonhomme maigrichon, jean baggy, chemise criarde cintrée façon revival 70s, casquette à la Joni Mitchell fichée légèrement de travers, cherchant à dissimuler son visage de gamin derrière un collier épais de barbe noire étonnamment arrondi, dans un pur style Hassan Nasrallah (moi, il m’a surtout fait penser à mon regretté pote N., parti à peu près au même âge et originaire du même coin de planète, mais vous ne connaissez pas N., alors Hassan Nasrallah ça ira). Derrière lui, deux armoires à glace ayant à vue de nez le double de son âge, deux jumeaux, l’un rigolard, l’autre affichant une moue peu enthousiaste. François et Louis Moutin, contrebasse et batterie, deux sacrés musiciens pris individuellement, et surtout une paire rythmique réputée pour son jeu fusionnel et énergique.
Tigran a attaqué tout seul, tout en douceur, courbé sur son instrument dans une étrange pose d’araignée, le visage à quelques centimètres du clavier. C’était du jazz mais qui sentait quand même subtilement la formation classique et la technique et le toucher qui vont avec, ce qui était plutôt plaisant. La rythmique est entrée pas à pas dans le morceau. Au bout de 5 minutes, Louis avait balancé ses baguettes et effleurait fûts et cymbales avec le bout des doigts. Puis, le rythme a enflé progressivement jusqu’à atteindre une vitesse assez phénoménale et les mouvements des doigts de Tigran sont vite devenus invisibles à toute perception humaine. Commençant au niveau du pied droit, un irrépressible mouvement s’est propagé à l’ensemble de mon corps à tel point qu’à l’issue du premier morceau j’étais en nage, une première pour moi dans le fauteuil d’un concert de jazz. Avec ma moitié, on s’est regardé pendant les applaudissements et la seule chose qu’on a pu articuler, encore scotchés, c’est un inattendu « ‘tain, ça envoie ».
Le show fut une suite de chaud-froids - Tigran est visiblement amateur – alternances, parfois brutales, de passages lents et rapides. Il y a quelque chose de la « transe » dans son jeu qui s’appuie beaucoup sur des variations infinitésimales autour du même thème, variations qui s’accélèrent et gagnent sans cesse en intensité. C’est extrêmement enlevé, aérien, énergique - les pros diraient sans doute « progressif » mais je ne suis pas fan des étiquettes - d’une précision diabolique, avec une grande place laissée à l’improvisation sans que ça vire au n’importe quoi comme parfois. Les trajets empruntés peuvent surprendre, mais notre lascar retombe toujours de façon déconcertante sur le thème de départ. Le bonhomme sait assurément se mettre son public dans la poche, comme lorsqu’il annonce une nouvelle composition, Belle-Ile, « especially for you » (on est en Bretagne) : « I wrote it in Belle-Ile ». Quelques rires dans la salle devant l’évidence, puis il ajoute, d’une voix qui dissimule mal un grand sourire qui échappe à nos regards puisqu’il est de trois-quarts dos : « in a whisky store… ». Ce qui est également très plaisant, c’est de voir jouer un groupe, un vrai groupe, pas Tigran Hamasyan et ses accompagnants. Les morceaux font la part belle à François et Louis Moutin qui ont largement l’occasion de s’exprimer. Les trois musiciens sont à égalité sur scène - tous devant - disposés de façon à se faire face. Ils multiplient les signes de connivence, ne dissimulent pas la surprise admirative qui les traverse à l’écoute du talent de l’un ou de l’autre. Ils ont un plaisir visible et communicatif à jouer pour nous. Les frères Moutin, extrêmement complices, sont énergiques, jusqu’à l’impatience lors des passages lents, et le font savoir d’un regard à Tigran qui les tempère un peu en secouant légèrement la tête pour pouvoir caresser paisiblement son clavier quelques secondes de plus. Plus tard, c’est lui qui va, tout en continuant à jouer, jusqu’à souffler avec la bouche une séquence de batterie à Louis qui, visiblement sous le charme, n’osait interrompre un moment de grâce solo du jeune homme.
Lorsque Tigran annonce les deux derniers morceaux, il garde le micro à portée des lèvres, groupe ses mains en coupe tout autour et se lance dans une imitation vocale de batterie, façon human beat box. Une batterie jazz bien sûr, mais qui tourne à la rythmique hip hop de temps en temps. La contrebasse s’incruste subtilement, Louis le batteur se lève et arpente la scène en marquant le rythme de ses mains. Est-ce vraiment un concert de jazz ? Le public le suit en cadence 5 bonnes minutes, jusqu’à ce que le piano entre dans la danse, et c’est parti pour un morceau d’anthologie qui s’achève une fois de plus sur un rythme frénétique, devenu carrément rock. Et du rock plombé. Tigran bondit sur son siège à chaque accord, mettant tout son poids dans le riff d’outre-tombe qu’il nous livre. On voit gicler la sueur des cheveux de François, s’escrimant sur sa contrebasse. Louis, yeux mi-clos, visage déformé par l’effort, martèle sa batterie à un point tel qu’elle oscille dangereusement. Rock-n-roll !!! On se surprend à remuer dans tous les sens, lancé dans un furieux et assez inattendu headbanging : on serait à deux doigts du pogo si seulement il n’y avait pas ces #@§¤$% de fauteuils et surtout un public qui laisse augurer une bonne densité de ruptures du col du fémur au mètre carré. Et d’un coup, tout est calme et subtil, du toucher à l’état pur, on en redemande mais c’est déjà terminé. Il y a des fois où c’est court, deux heures. Tigran salue, sérieux et modeste : on sent l’éducation sévère avec les profs formés à l’école russe et les coups de branche de saule sur les doigts quand on loupe un accord. Les deux frangins l’encadrent, hilares, lançant des baisers au public enthousiaste qui s’est levé (enfin pour ceux qui peuvent).
Voilà. J’ai beaucoup parlé de rythme, de vitesse, mais soyez sûrs que précision et toucher ne sont pas en reste. Je ne sais pas si ça plairait à des puristes et, à vrai dire, je m’en fous, j’ai trouvé ça extraordinaire, sans doute mon meilleur concert tous styles confondus depuis longtemps. Je ne sais pas ce que ça donne sur cd, je ne sais pas ce que ça donne en solo - Tigran se produit aussi seul, mais si ce trio passe près de chez vous (il n’y a pas mal de concerts prévus en France), allez-y, vous m’en direz des nouvelles…
Tigran Hamasyan : piano François Moutin : contrebasse Louis Moutin : batterie
Pour ma part, j’aime le jazz mais je ne m’y intéresse pas suffisamment pour avoir eu écho de tout ça. Et ça tombe plutôt bien, car je déteste les jeunes prodiges acclamés de toutes parts, qui me font un peu penser à cette époque où le foot me bottait encore et où on nous sortait un nouveau magicien des surfaces de réparation tous les 6 mois, qui bien souvent valait ses aînés à grand-peine et devenait surtout assez vite un sale con dénué de tout génie à force d’être encensé. Bref, c’est donc une bénédiction que je n’aie pas eu vent de tous ces commentaires unanimes. Car sinon je n’aurais peut-être pas eu l’idée d’improviser une soirée concert à Dinard vendredi soir, après avoir entendu un morceau à la radio de chez nous qu’on a et m’être dit « ça c’est tout ce que j’aime dans le jazz ». Et je serais passé à côté d’un grand moment.
J’ai vu débarquer sur scène un petit bonhomme maigrichon, jean baggy, chemise criarde cintrée façon revival 70s, casquette à la Joni Mitchell fichée légèrement de travers, cherchant à dissimuler son visage de gamin derrière un collier épais de barbe noire étonnamment arrondi, dans un pur style Hassan Nasrallah (moi, il m’a surtout fait penser à mon regretté pote N., parti à peu près au même âge et originaire du même coin de planète, mais vous ne connaissez pas N., alors Hassan Nasrallah ça ira). Derrière lui, deux armoires à glace ayant à vue de nez le double de son âge, deux jumeaux, l’un rigolard, l’autre affichant une moue peu enthousiaste. François et Louis Moutin, contrebasse et batterie, deux sacrés musiciens pris individuellement, et surtout une paire rythmique réputée pour son jeu fusionnel et énergique.
Tigran a attaqué tout seul, tout en douceur, courbé sur son instrument dans une étrange pose d’araignée, le visage à quelques centimètres du clavier. C’était du jazz mais qui sentait quand même subtilement la formation classique et la technique et le toucher qui vont avec, ce qui était plutôt plaisant. La rythmique est entrée pas à pas dans le morceau. Au bout de 5 minutes, Louis avait balancé ses baguettes et effleurait fûts et cymbales avec le bout des doigts. Puis, le rythme a enflé progressivement jusqu’à atteindre une vitesse assez phénoménale et les mouvements des doigts de Tigran sont vite devenus invisibles à toute perception humaine. Commençant au niveau du pied droit, un irrépressible mouvement s’est propagé à l’ensemble de mon corps à tel point qu’à l’issue du premier morceau j’étais en nage, une première pour moi dans le fauteuil d’un concert de jazz. Avec ma moitié, on s’est regardé pendant les applaudissements et la seule chose qu’on a pu articuler, encore scotchés, c’est un inattendu « ‘tain, ça envoie ».
Le show fut une suite de chaud-froids - Tigran est visiblement amateur – alternances, parfois brutales, de passages lents et rapides. Il y a quelque chose de la « transe » dans son jeu qui s’appuie beaucoup sur des variations infinitésimales autour du même thème, variations qui s’accélèrent et gagnent sans cesse en intensité. C’est extrêmement enlevé, aérien, énergique - les pros diraient sans doute « progressif » mais je ne suis pas fan des étiquettes - d’une précision diabolique, avec une grande place laissée à l’improvisation sans que ça vire au n’importe quoi comme parfois. Les trajets empruntés peuvent surprendre, mais notre lascar retombe toujours de façon déconcertante sur le thème de départ. Le bonhomme sait assurément se mettre son public dans la poche, comme lorsqu’il annonce une nouvelle composition, Belle-Ile, « especially for you » (on est en Bretagne) : « I wrote it in Belle-Ile ». Quelques rires dans la salle devant l’évidence, puis il ajoute, d’une voix qui dissimule mal un grand sourire qui échappe à nos regards puisqu’il est de trois-quarts dos : « in a whisky store… ». Ce qui est également très plaisant, c’est de voir jouer un groupe, un vrai groupe, pas Tigran Hamasyan et ses accompagnants. Les morceaux font la part belle à François et Louis Moutin qui ont largement l’occasion de s’exprimer. Les trois musiciens sont à égalité sur scène - tous devant - disposés de façon à se faire face. Ils multiplient les signes de connivence, ne dissimulent pas la surprise admirative qui les traverse à l’écoute du talent de l’un ou de l’autre. Ils ont un plaisir visible et communicatif à jouer pour nous. Les frères Moutin, extrêmement complices, sont énergiques, jusqu’à l’impatience lors des passages lents, et le font savoir d’un regard à Tigran qui les tempère un peu en secouant légèrement la tête pour pouvoir caresser paisiblement son clavier quelques secondes de plus. Plus tard, c’est lui qui va, tout en continuant à jouer, jusqu’à souffler avec la bouche une séquence de batterie à Louis qui, visiblement sous le charme, n’osait interrompre un moment de grâce solo du jeune homme.
Lorsque Tigran annonce les deux derniers morceaux, il garde le micro à portée des lèvres, groupe ses mains en coupe tout autour et se lance dans une imitation vocale de batterie, façon human beat box. Une batterie jazz bien sûr, mais qui tourne à la rythmique hip hop de temps en temps. La contrebasse s’incruste subtilement, Louis le batteur se lève et arpente la scène en marquant le rythme de ses mains. Est-ce vraiment un concert de jazz ? Le public le suit en cadence 5 bonnes minutes, jusqu’à ce que le piano entre dans la danse, et c’est parti pour un morceau d’anthologie qui s’achève une fois de plus sur un rythme frénétique, devenu carrément rock. Et du rock plombé. Tigran bondit sur son siège à chaque accord, mettant tout son poids dans le riff d’outre-tombe qu’il nous livre. On voit gicler la sueur des cheveux de François, s’escrimant sur sa contrebasse. Louis, yeux mi-clos, visage déformé par l’effort, martèle sa batterie à un point tel qu’elle oscille dangereusement. Rock-n-roll !!! On se surprend à remuer dans tous les sens, lancé dans un furieux et assez inattendu headbanging : on serait à deux doigts du pogo si seulement il n’y avait pas ces #@§¤$% de fauteuils et surtout un public qui laisse augurer une bonne densité de ruptures du col du fémur au mètre carré. Et d’un coup, tout est calme et subtil, du toucher à l’état pur, on en redemande mais c’est déjà terminé. Il y a des fois où c’est court, deux heures. Tigran salue, sérieux et modeste : on sent l’éducation sévère avec les profs formés à l’école russe et les coups de branche de saule sur les doigts quand on loupe un accord. Les deux frangins l’encadrent, hilares, lançant des baisers au public enthousiaste qui s’est levé (enfin pour ceux qui peuvent).
Voilà. J’ai beaucoup parlé de rythme, de vitesse, mais soyez sûrs que précision et toucher ne sont pas en reste. Je ne sais pas si ça plairait à des puristes et, à vrai dire, je m’en fous, j’ai trouvé ça extraordinaire, sans doute mon meilleur concert tous styles confondus depuis longtemps. Je ne sais pas ce que ça donne sur cd, je ne sais pas ce que ça donne en solo - Tigran se produit aussi seul, mais si ce trio passe près de chez vous (il n’y a pas mal de concerts prévus en France), allez-y, vous m’en direz des nouvelles…
Tigran Hamasyan : piano François Moutin : contrebasse Louis Moutin : batterie
Cherche la recette d'un dessert oriental dont je ne connais pas le nom! English translation pending
Bonjour,
Voilà, je cherche la recette d'un dessert oriental lacté... mais malheureusement je ne connais pas son nom! J'ai demandé autour de moi et cherché sur des sites de cuisine mais je ne trouve pas, pourtant ça a l'air d'être un dessert très simple et je pense même assez banal. Alors je vais essayer de vous le décrire! C'était servi dans une coupe individuelle très large et cela ressemblait à une crème. Le dessus était bien plat et recouvert d'une fine pellicule ferme et le centre était parsemé de pistaches concassées. La texture était entre la crème brûlée et la crème dessert. Le goût? Ca c'est drôle parceque j'ai tellement adoré que je ne sais même pas quel goût ça avait! Peut-être de l'amande? C'était divin en tout cas, et comme en général je ne suis pas portée sur les desserts et encore moins sur les desserts orientaux, ça m'a marqué. Voilà, j'adorai faire cette recette, alors si l'un d'entre vous connaît le nom de ce dessert après je me débrouillerai pour trouver la recette (ou si en plus quelqu'un a la recette...🙂
Voilà, je cherche la recette d'un dessert oriental lacté... mais malheureusement je ne connais pas son nom! J'ai demandé autour de moi et cherché sur des sites de cuisine mais je ne trouve pas, pourtant ça a l'air d'être un dessert très simple et je pense même assez banal. Alors je vais essayer de vous le décrire! C'était servi dans une coupe individuelle très large et cela ressemblait à une crème. Le dessus était bien plat et recouvert d'une fine pellicule ferme et le centre était parsemé de pistaches concassées. La texture était entre la crème brûlée et la crème dessert. Le goût? Ca c'est drôle parceque j'ai tellement adoré que je ne sais même pas quel goût ça avait! Peut-être de l'amande? C'était divin en tout cas, et comme en général je ne suis pas portée sur les desserts et encore moins sur les desserts orientaux, ça m'a marqué. Voilà, j'adorai faire cette recette, alors si l'un d'entre vous connaît le nom de ce dessert après je me débrouillerai pour trouver la recette (ou si en plus quelqu'un a la recette...🙂
Quel vin apporter en République Dominicaine? English translation pending
Bonjour, mon questionnement est à savoir si, pour apporter du vin en République, il faut absolument acheter celui au Duty Free de l'aéroport ou l'on peut prendre celui de l'épicerie / SAQ et le mettre dans nos bagages en soute..
Merci
Merci
Quel souvenir du Brésil pourrais-je rapporter? English translation pending
bonjour a tous je part au bresil en janvier 2009, je vais faire salvador de bahia, rio de janeiro et paraty
et je souhaiterais savoir si vs avez quelques adresses pour acheter des maillots de foot a rio et a quel prix?
ainsi que savoir quel souvenir je pourais ramener de salvador de bahia et paraty merci a vous tous . bye🙂🙂
et je souhaiterais savoir si vs avez quelques adresses pour acheter des maillots de foot a rio et a quel prix?
ainsi que savoir quel souvenir je pourais ramener de salvador de bahia et paraty merci a vous tous . bye🙂🙂
Obtenir un visa pour le Népal depuis l'Inde? English translation pending
comment obtenir un visa pr le nepal depuis l inde, et combien cela coute?
Mai 2008, d'une saison à l'autre dans l'Ouest américain (1re partie) English translation pending
Le site MaBul qui hébergeait les images est définitivement en panne et a perdu tous les fichiers... 🏴☠️ Désormais, pour voir les photos, il faut uniquement passer par le site:
http://www.carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_11.html
Cette année nous avons choisi d'atterrir à Los Angeles pour retourner dans le sud de l'Arizona, que nous avions parcouru en 2000. Notre itinéraire nous a menés jusqu'a San Francisco en passant par Tucson, Sedona, Grand Canyon, Moab, Vernal, Escalante, Zion, Bryce, la traversée du Nevada pour rejoindre Lee Vining et Yosemite. Nous avons mixé motels et nuit sous la tente ou dans le 4 x 4.
Merci encore à Philippe Schuler (Sedonax) pour ses précieux conseils. Merci également à Jean-Luc (vazyvite), pour son aide cartographique.
Les balises jaunes correspondent aux nuits en camping. Les « primitive campgrounds », de quelques emplacements, n'ont ni eau ni électricité, seulement des w-c chimiques.

01/5 : Los Angeles 02/5 03/5 : Joshua Tree (White Tank, primitive campground) 04/5 : Tucson 05/5 06/5 07/5 : Apache Trail (camping à Lost Dutchman) 08/5 : Sedona 09/5 10/5 11/5 12/5 : Grand Canyon 13/5 14/5 : Bluff 15/5 : Moab 16/5 : Dinosaur N.M. (primitive campground de Echo Park) 17/5 : Vernal 18/5 : Goblin Valley (camping) 19/5 : Escalante 20/5 : Paria Station (White House, primitive campground) 21/5 : Page 22/5 : Bryce Canyon (Sunset campground) 23/5 24/5 : Extraterrestrial Hwy 25/5 : Lee Vining 26/5 : Yosemite (Curry Village) 27/5 28/5 : San Francisco 29/5 30/5 31/5 : Départ…
Première partie
De Los Angeles à Grand Canyon
Jeudi 1er mai
Le chauffeur de taxi qui nous conduit à Roissy roule comme un malade, 140 à l’heure même quand c’est limité à 70, tout en balançant constamment sa tête d’une épaule à l’autre en mouvements violents et saccadés… Il avait décidé de mettre vingt minutes de porte à porte (au lieu d’une heure habituellement…). On a bien cru ne jamais arriver ! Puis à l’aéroport, une hôtesse particulièrement molle et peu aimable nous annonce qu’il n’y a aucune trace de notre enregistrement sur le vol. Elle nous parle de surbooking... Vingt minutes plus tard et après une grosse montée d’adrénaline, il ressort qu’elle s’est trompée, il reste seize places disponibles ; nous serons sous l’écran et pourrons, luxe suprême, étendre nos jambes ! Je suis assise à côté d’un jeune pilote d’Air France, et je ne manque pas, à chaque tressaillement de l’avion, de lui demander ce qui se passe… Il me rassure en me parlant des différentes manœuvres, du train d’atterrissage, des turbulences, etc., dix fois plus efficace qu’un tranquillisant ! Puis subitement, quelques rangées derrière nous, une dispute éclate. Une matrone, qui n’accepte pas que le passager devant elle – tout aussi détestable – incline son siège, se lève et se plante dans l’allée en criant : « Appelez le capitaine ! Appelez le capitaine ! » On est morts de rire !
Los Angeles. Nous prenons enfin le seul Trailblazer du parking d’Avis et trois heures après avoir atterri nous arrivons au Super8 de Culver City, sur W. Washington Boulevard, haut de gamme de la chaîne (89 $ + taxes, soit 99, 68 $). Quelques courses chez Vons (carte Safeway), à côté, et nous nous couchons épuisés à 21 heures.
Vendredi 2 mai
Réveil à 4 h 45. Balade à Venice et sur les canaux. Très jolis, très calmes, juste le chant des étourneaux.


Au fait, comment dit-on? Véniché? Vinaïce? Venisse? Après avoir tout entendu, on aura la réponse à la fin du voyage, à San Francisco: Venisse!


Le J-P Getty Center Museum, planté sur une colline de Brentwood, est gigantesque (d’ailleurs tout est gigantesque : les travaux ont duré douze ans, ont coûté un milliard de dollars, et sa superficie atteint 88 000 mètres carrés !), avec une architecture trop massive à mon goût. Nous sommes déçus par la disproportion entre les œuvres exposées et la taille du musée. Beaux cactus, eau claire qui chante au milieu de toute cette blancheur. Nous mangeons quelques galettes de la Mère Poulard et partageons une micro-boîte de thon « fat free ». Infecte. L’entrée n’était pas chère : 8 $ pour le parking souterrain, la navette qui nous hisse au sommet de la colline et le musée. Retour à Venice Beach. Palmiers, vélos, terrains de sport et de musculation. Surfeurs dans les immenses rouleaux du Pacifique. Finalement, nous n’avons pas trouvé de glacière de taille normale et pas de réchaud non plus. Juste une casserole. Nous mangeons dans la chambre de délicieuses quesadillas bio au fromage avec de la salade, et… dodo ! Il est 20 h 30.
Samedi 3 mai
Nous nous trompons en partant pour Joshua… c’est infernal ! Toutes les autoroutes sont surchargées, les camions roulent comme des malades et Los Angeles n’en finit pas de s’étirer comme un chewing-gum. De l’autoroute nous apercevons un Wall-Mart et sortons à Moreno Valley. Nous achetons glacière, réchaud, recharge de gaz, Tupperwares, chaussettes, de l’eau pour 40 $ ! qui dit mieux ?
Au Visitor Center de Palm Springs, tenu par des Indiens pas vraiment aimables, nous achetons nos billets d’entrée pour les Indian Canyons (7 $). Andreas Canyon est très beau et très étrange. Les palmiers (Washingtonia filifera) portent de longues jupes de paille laissant apercevoir par endroits des troncs qui vont du gris à l’ocre, totalement quadrillés d’entailles. Les Indiens en ramassaient les fruits pour faire de la farine et se servaient aussi des feuilles comme chaume. Un petit torrent se faufile à leurs pieds, clair comme du cristal, et d’immenses palmes, comme au Mexique, poussent sur ses berges. La fin du canyon est fermée par un grillage. Au-delà, sur le flanc de la montagne de pierre, deux ou trois bâtisses.




Il fait trop chaud pour Murray Canyon. Nous allons au Trading Post, au bout d’une étroite route sinueuse qui grimpe au flanc de la montagne. Rien d’intéressant. Nous en profitons pour descendre dans Palm Canyon, tapissé de sable, malgré un écriteau avertissant le visiteur du grand nombre de rattlesnakes qui se prélassent dans le coin. Nous pensons que c’est surtout pour décourager le randonneur. L’endroit est agréable mais ressemble quand même trop à une promenade du dimanche.


Nous reprenons la route pour Joshua, sur la Hwy 10, encore et toujours. Je suis très étonnée de voir que l’entrée du parc n’est pas en plein désert mais dans une agglomération !... qui s’étire, elle aussi. Mais après le Visitor Center et la guérite des rangers, il n’y a plus que de la roche et des Joshua Trees (Yucca brevifolia). Ce sont les Mormons qui, en traversant le désert de Mojave, nommèrent ainsi ces grands yuccas parce qu’ils leur évoquaient Josué levant ses mains au ciel. Leur croissance est extrêmement lente, une dizaine de centimètres par an seulement, mais ils peuvent vivre jusqu’à deux cents ans. Nous passons Hidden Valley et poursuivons vers « Jumbo Rocks » pour (pensons-nous) planter notre tente au milieu d’une forêt de Joshua Trees avant le coucher du soleil. Surprise ! le camping, qui a pourtant 125 places, est plein, et ressemble à celui de Big Sur : trop grand à notre goût ! Nous sommes samedi soir et nous n’y avons pas pensé une seule seconde… Nous repérons deux autres campings sur la carte ; le premier, « Belle », petit, est plein lui aussi. Il nous reste le dernier, « White Tank »… qui est complet, ce qui n’est pas étonnant car il a peu d’emplacements. Suivant les conseils de Philippe en pareil cas, nous décidons de dormir là. Nous garons le 4 x 4 à l’ombre de gros rochers, sous un panneau d’interdiction de 10 heures p.m. à 6 heures a.m. Parfait, ça veut donc dire que des visiteurs peuvent se balader sans attirer l’attention. Lorsque la nuit tombe nous le déplaçons de quelques mètres, de l’autre côté du chemin de sable, histoire de ne pas se faire épingler deux fois par les rangers : une fois pour dormir « illégalement » dans le camping, une deuxième pour être garés sous un panneau d’interdiction. Nous mangeons un morceau, faisons un tour au milieu des gros rochers dorés par le soleil couchant




et nous installons pour la nuit.

Nous passons tous les sacs à l’avant, abaissons les sièges et nous allongeons à même la moquette, sans sortir matelas ni duvets, attendant la lampe électrique du ranger braquée sur nos visages à travers les vitres. En fait, c’est le froid qui nous fera réintégrer nos sacs de couchage bien chauds. Mais on dort très bien dans un Trailblazer, à condition de ne pas faire plus d'1, 80 mètre. La moquette est épaisse, si si, presque aussi bien qu'un Therm-A-Rest, à tel point que par la suite on ne déroulera plus nos matelas.
Dimanche 4 mai
A 5 h 30 nous plions bagage et partons pour Tucson dans le soleil levant. Nous nous arrêtons peu après à « To surprise sunrise » pour admirer les montagnes rosées.



Sur la route, nous croisons d'étranges créatures...



Cholla (prononcer choy-ya) Cactus Garden. Ces cactus (Cylindropuntia bigelovii) qui ressemblent à des peluches sont en fait redoutables. Leurs épines, munies de microscopiques barbes, se détachent très facilement et une fois dans la peau se mettent à voyager et n’en ressortent plus.





Leur squelette est aussi étonnant que celui des saguaros...


et leurs fruits ne sont pas mal non plus...

Nous voyons aussi quelques ocotillos (Fouquieria splendens) à la floraison flamboyante.

Arrivés à la jonction avec la Hwy 10, nous avons la bonne surprise de constater qu’elle est beaucoup moins encombrée que la veille, pour cause de dimanche matin.
Traversée de Phoenix puis arrivée à Tucson. Nous ne reconnaissons pas la ville, au développement exponentiel, saturée par la circulation. Le Super8 est moyen, surtout après celui de Los Angeles. L’accueil est sale, le gérant crasseux avec des cheveux comme de gros spaghettis qui dégoulinent dans son cou. Il ne manque que la sauce tomate. Sa chemise est infecte et en plus il a une toux grasse à couper l’appétit à tout un régiment. Quant à la chambre… elle est correcte et propre si on n’est pas trop regardants… Vers 19 heures nous partons pour la librairie Barnes & Noble.
Lundi 5 mai
Longue nuit de 20 heures à 6 h 30. Saguaro National Park West. Le désert est un véritable jardin naturel de cactées. Certains saguaros (Carnegiea gigantea) de deux cents ans atteignent près de vingt mètres de hauteur et pèsent plus de huit tonnes. Leur croissance est excessivement lente : à quinze ans ils ne dépassent pas trente centimètres, à cinquante ans deux mètres. Leurs premiers bras apparaissent aux environs de soixante-quinze ans de même que leurs premières fleurs, d’un délicat blanc-crème. Les Amérindiens récoltaient leurs fruits et employaient leur squelette dans la construction (on peut en voir notamment dans les toits des cloîtres de San Xavier Mission).


Le Hugh Norris Trail grimpe raide (ce ne sont que des marches jusqu’au sommet) au milieu d’une belle « forêt » de saguaros couronnés de fleurs de cire, surveillée à mi-hauteur par un gros ours de pierre, dodu à souhait. Il fait chaud, le soleil tape déjà fort, mais rien à voir avec le plein été.


Au col, le manque d’eau nous pousse à faire demi-tour. C’est la saison des palos verdes (Parkinsonia – Cercidium – aculeata) en fleur. Ce petit arbre au tronc et aux rameaux toujours verts est parfaitement adapté au climat torride du sud de l’Arizona ; il perd ses minuscules feuilles et ses ramifications en été, pour offrir le moins de prise au dessèchement. Il y a des centaines de ces gros bouquets qui éclaboussent de jaune d’or la plaine en contrebas, au-dessus de laquelle flotte une brume laiteuse.

Petit arrêt au Visitor Center – cartes et miel pour Alain –, puis nous poursuivons jusqu’à Signal Hill pour les pétroglyphes gravés dans le basalte, un demi-mile aller et retour. Sur la Hohokam Road, l’incroyable Kick Boxer Cactus, photographié par Philippe dans Photographing the Southwest, nous attend au bord du chemin, toujours aussi combatif.

Petite balade sur Discovery Nature Trail. En revenant sur Tucson, nous poursuivons directement sur Saguaro National Park East pour faire le Cactus Forest Drive. Belle lumière et belle balade sur le Freeman Homestead Trail.

Avec toujours les palos verdes en fleur...

et une une multitude de fleurs de cactus (de l'espèce Cholla).


A baby...

Tucson commence à manquer d’eau à cause de son développement galopant. Retour au motel en passant par Fry’s pour acheter trois bouteilles de trois litres d’eau. Il y a assez peu de gallons, finalement. Dîner avec salade et ananas. Le soir, alors que nous sommes couchés et que nous lisons, j’aperçois du coin de l’œil quelque chose d’énooorme et de noir qui traverse le plafond à toute vitesse. Je fais un bond, c’est un cafard géant !!! Il a été occis vite fait bien fait. On aime bien les bestioles de toute sorte mais là, non, vraiment, non…
Mardi 6 mai
Ce matin, sous une lumière laiteuse, nous allons visiter San Xavier Mission, au sud de Tucson. Les photos que nous avions vues, prises bien sûr sous le bon angle, étaient trompeuses. La mission, en cours de ravalement, n’est pas en pleine nature mais borde une réserve indienne – qui, comme souvent, est sinistre et poussiéreuse – et le mélange des styles est à notre goût particulièrement inesthétique. A l’intérieur, des saints, des saintes… ce qui n’est pas étonnant vu le contexte, une frise de cubes en perspective assez jolie. Une famille d’Indiens arrive avec une couronne de fleurs blanches. Le père est extrêmement noir de peau et la mère très typée, plutôt mexicaine, mais pas maya. Nous ne nous attardons pas plus longtemps. J’ai hâte de revoir le petit cimetière de Tombstone et ses croix de bois, alors pour couper nous prenons la 62 qui passe près de Greaterville – apparemment le « bout du monde » pour les locaux… – et rejoint la 83, qui, très rapidement, au niveau de l’embranchement de Box canyon, se transforme en dirt road. Tout est très mal indiqué ou pas indiqué du tout. La piste est bordée de très belles fleurs blanches au cœur de pistils jaune d’or ressemblant à des pavots sur des tiges de chardon, des Pricklepoppies (Argemone pleiacantha), appelées aussi, entre autres, Cowboy’s Fried Egg… Assez surprenant pour une fleur mais finalement pas si mal trouvé.

Je marrête pour les photographier et j’entends un bruit bizarre au niveau de la caisse, un genre de chuintement. Alain n’entend rien et on redémarre. Je m’arrête à nouveau pour cueillir une fleur et la faire sécher (je ne savais pas à ce moment-là que toutes les parties de la plante sont du poison) et j’entends à nouveau le même bruit, ressemblant fort à un pneu qui se dégonfle… Quelques kilomètres plus loin, le signal de crevaison s’allume au tableau de bord ! Bon, on est frais, il ne doit pas passer une voiture par jour sur cette piste qui semble rebuter les gens du coin et il reste encore un sacré paquet de kilomètres avant de rejoindre la civilisation. On descend, et moins d’une minute plus tard un gros pick-up de l’Arizona Engineering Company s’arrête derrière nous, il ne peut pas faire autrement d’ailleurs puisqu’on prend toute la largeur de la piste.
Nous cherchons le cric et la manivelle, bien cachés sous le siège arrière, et les deux Américains se proposent avec le sourire pour changer la roue, ce qui n’arriverait pas en France. Ça a l’air tout simple : une fois emmanchées les différentes parties de la manivelle à rallonge, il faut à l’aide d’une lampe électrique viser, par un petit trou dans le pare-chocs, le boulon sous la caisse et dévisser, dévisser, dévisser pour faire descendre la roue de secours… On a apparemment été chanceux car neuf fois sur dix ladite roue est bloquée par les nombreux chocs qu’elle a reçus en tapant sur des pierres. Bref, une demi-heure plus tard nous repartons avec une roue qui en a vu d’autres si l’on en croit sa magnifique rondelle de plastique orange, toujours suivis du pick-up, et nous nous séparons à l’embranchement de la 83 avec de grands sourires et de grands signes de la main.
A Tombstone, la lumière est toujours blanche et poussiéreuse, l’atmosphère complètement différente d’août 2000. Les croix de bois du cimetière de Boot Hill ont été remplacées par d’horribles choses en métal peintes en beige, les allées sont recouvertes de gravier style ponts-et-chaussées, les cactus sont devenus rares… ou alors mes souvenirs sont déformés. Même les montagnes sont plus lointaines… Un tour dans Main Street...



Nous abandonnons la randonnée prévue dans les Chiricahuas, la fois précédente nous étions basés à Bisbee, mais de Tucson c’est beaucoup trop loin. De retour au motel, par la 80 nord puis la Hwy 10, nous trouvons une agence Avis sur Broadway, au 5950, où nous expliquons que nous avons crevé sur le parking de la San Xavier Mission. Ils sont très aimables. Le pneu est trop abîmé pour être réparé, ils n’ont pas de TrailBlazer mais il en reste un à l’aéroport, le dernier, où nous filons dare-dare. Nous changeons notre 4 x 4 prune pour un bleu marine, avec un plein d’essence gratuit alors que le réservoir de l’ancien était vide.

Mercredi 7 mai
La route pour Globe, qui paraissait petite sur la carte, est saturée de camions… mais très belle dans sa seconde partie, lorsqu’elle traverse des forêts entières d’Organ Pipes. Le ciel devient de plus en plus bleu au fur et à mesure qu’on remonte vers le nord. Toujours les magnifiques palos verdes en fleur. Nous faisons quelques courses au petit Safeway de Globe et prenons la bifurcation pour l’Apache Trail. Belle vue sur le Roosevelt Lake depuis Tonto National Monument.

Splendide, la piste sinue au milieu de montagnes qui surplombent la Salt River et de nombreux lacs de barrage. Le contraste des saguaros, plantes du désert, et de l’eau verdâtre est étrange.





Tortilla Flat : saloon hors du temps, au bord de la piste. L’intérieur est entièrement tapissés de billets. Sous le porche nous constatons que le bon goût est universel : des lunettes de w-c placées verticalement attendent le client qui passera le visage par l’ouverture pour se faire photographier…



Lost Dutchman (emplacement 40, 12 $): camping de rêve à l’abri des Superstitions Mountains, désert. Nous installons la tente sous les cascades de fleurs dorées d’un palo verde, face au mont Flatiron, et partons pour Syphon Draw. Le massif est splendide dans la lumière cuivrée du jour qui tombe.



En redescendant, la plaine de Phoenix s'étend à nos pieds, et le contraste est grand entre le silence qui règne ici et la ville tentaculaire, si proche...

C'est vraiment un des plus beaux campings qu'on connaisse, et en plus il n'y a personne. On n'a que l'embarras du choix.






En prime un magnifique nuage dit « en peigne ».

Repas sur la table en bois puis balade sous les millions d’étoiles.
Jeudi 8 mai
En partant nous faisons un tour au saloon au-dessus...

et à la petite gare juste à côté.


Après avoir erré tant et plus dans Apache Junction, et vu un curieux spécimen,

avoir été envoyés dans des directions opposées par des gens à qui nous demandions notre chemin, nous trouvons enfin la 87 North (Idaho Bvd, Superstitions Mountains Drive, puis Ellesport Road, qui portait un autre nom sur Mapquest), grâce à l’amabilité d’un vendeur, dans un magasin, qui nous a imprimé une carte sur Internet. Très belle route jusqu’à l’autoroute.
Sedona est infiniment étendue désormais et ressemble à un grand chantier. Nous passons au Sugarloaf Motel, qui apparemment ne paye pas de mine mais qui est vraiment très bien. La chambre (60 $) est toute neuve, double vitrage, porte-fenêtre blanche à petits carreaux, table à repasser, réfrigérateur, etc., et un lit excellent ! Piscine sur l’arrière en prime.
West of Oak Creek, beau canyon encaissé entièrement boisé. Lupin bleu, fougères d’un vert très tendre, falaises abruptes ocre-rouge et crème, filet d’eau claire, chemin sablonneux.




Bien que marchant à un rythme soutenu nous ne voyons jamais poindre le subway et des randonneurs que nous croisons nous disent qu’il n’y a pas de fin, qu’on peut aller jusqu’à Flagstaff. Retour 3 h 30 plus tard au point de départ pour filer voir le coucher de soleil à Crescent Moon. Le temps de traverser Sedona, il disparaît déjà derrière les montagnes. Dommage…
Vendredi 9 mai
Courte nuit encore une fois. Réveil à 5 heures. Nous avons rendez-vous à 9 heures avec Kent & Sue au Frontier Market, un supermarché bio, à deux blocs du motel. Les retrouvailles sont chaleureuses, comme toujours, nous achetons quelques paquets de chips de riz bio au wasabi, au citron ou à la moutarde douce de Dijon et prenons la route pour Red Rock Crossing. La lumière n’est pas bonne du tout et le ciel laiteux de la fumée des feux de Sedona, Tusayan et Payson. (Nous y sommes passés hier, à Payson, et n’avons rien vu.) A peine arrivés sur le parking, nous n’avons même pas le temps de poser un pied par terre que deux énergumènes dans une espèce de cafougnette hérissée de balais et de rateaux nous sautent dessus pour réclamer les 8 $ d’entrée…
Les rives d’Oak Creek regorgent de mini-cairns construits avec les galets charriés par les flash floods – c’est étrange, c’est vraiment la Cairn Country – ; nous apercevons deux très beaux canards qui font la sieste sur les rochers au milieu du courant. L’eau est haute, nous devons nous déchausser pour la traverser et rejoindre les rochers plats qui forment une île en plein milieu. Un homme avec son chien se fait bronzer. Puis nous décidons d’aller à Robber’s Roost, des ruines indiennes indiquées par Philippe, perchées sous le sommet d’un dôme de grès rouge. Ce n’est pas tout simple apparemment car les pistes sont assez mal indiquées, mais nous faisons totalement confiance au sens de l’orientation de Kent et au guide fait par des amis à eux. Nous garons le 4 x 4 en face, à un demi-mile environ et prenons le sentier bordé de Sego Lily et de magnifiques boutons floraux d’agaves.


Nous nous faufilons entre les Prickly Pears aux dents acérées et arrivons dans la grotte ocre rouge, véritable nid d’aigle, trouée sur le côté d’une ouverture parfaitement ronde, qui donne sur le désert en contrebas.

Kent...


Nous pique-niquons sommairement et profitons du silence absolu… On pourrait rester des heures ici. Retour sur Sedona en empruntant d’autres pistes, au pied des montagnes pourpre et or.
Clarkdale, à vingt minutes de Sedona. La nouvelle maison de Sue & Kent est très grande, leurs neuf chats magnifiques... Ils nous invitent au restaurant à Jerome, ancienne petite ville minière voisine, accrochée au flanc de Mingus Mountain. La rue principale est très étroite, un peu « à la française », et très animée. Au sommet, l’Asylum, un ancien hôpital transformé en restaurant. Repas très cher.
Samedi 10 mai
Petit déjeuner au Mammossa – champagne et jus d’oranges (des orangers de la mère de Sue) pressées –, muffins, jus de pamplemousse avant de partir à Tuzigoot, que nous n’avons jamais vu, à deux miles de Clarkdale (5 $ l’entrée). Au Visitor Center, exposition de belles pierres, poteries, et outres. Tuzigoot (mot apache pour Crooked Water) surplombe la Verde River d’une quarantaine de mètres et étage ses damiers ceinturés de pierre sur les flancs d’une petite colline comme la lave s’écoule du volcan. Les ruines du pueblo occupé il y a sept cents ans environ par les Sinagua sont bien conservées. A l’origine, il y avait soixante-dix-sept chambres au rez-de-chaussée et par endroits deux étages, très peu de portes comme toujours, puisqu’on entrait au moyen d'échelles glissées par une ouverture du toit. Pendant une centaine d’années la population se stabilisa à une cinquantaine de personnes puis doubla vers 1200 lorsque des cultivateurs fuyant la sécheresse s’y installèrent.


Nous enchaînons sur Jerome que Kent tient à nous montrer, de jour cette fois-ci – où nous pique-niquons –, puis grimpons au sommet de Mingus Mountain. Beaux points de vue, mais nous n’en finissons pas de prendre une piste puis l’autre… Nous laissons le 4 x 4 sur le bas-côté et suivons Kent au pas de charge sur une « autoroute forestière ». Alain et moi, lessivés par cet après-midi de voiture, avons hâte de rentrer à la maison. La fin d’après-midi nous paraît vraiment délicieuse, à nous reposer tranquillement dans le patio. Le soir, Kent, qui fait habituellement la cuisine, nous prépare un succulent repas : limonade avec des petits samossas au crabe et wasabi, crème d’épinard et tacos. Puis thon au barbecue parfaitement cuit et moelleux, riz et maïs. Excellent. Le dessert, le préféré de Kent, vient plus tard : icecake bleu turquoise avec une couche de gâteau au chocolat à l’intérieur…
Dimanche 11 mai
A 11 heures nous partons tous les quatre pour Secret Canyon avec notre 4 x 4. Les pistes sont assez difficiles pour y arriver, mais le canyon est magnifique, longé par un chemin de sable rose bordé de manzanitas en fleur. Deux lézards à collier (Crotaphytus collaris) se battent férocement, peut-être à mort, en plein milieu du chemin et s’enfuient à notre approche, toujours accrochés l’un à l’autre, aucun ne voulant lâcher le morceau.

Kent file comme un lapin, presque au pas de course. Le canyon est assez resserré et pas vraiment propice à la photo mais il est splendide.



L'écorce des manzanitas a de belles couleurs violines.


Vie et mort d'une agave...


Au bout de deux heures, nous nous arrêtons pour pique-niquer à l’aplomb d’une falaise, puis comme Sue et Kent s’étaient donné quatre heures maximum pour faire la balade, nous faisons demi-tour. Retour à la voiture vers 16 heures. Le soir nous les invitons dans le restaurant de leur choix, en l’occurrence le Taverne Grill à Cottonwood. Bon repas. Kent, avec un des chats, Kelty, part ensuite directement dans la nuit pour Phoenix où il travaille plusieurs jours par semaine.
Lundi 12 mai
Départ pour Grand Canyon. En passant à Flagstaff nous prenons de l’essence dans un froid de canard qui nous suit jusqu’au Maswick Lodge où nous arrivons vers 14 h 30. De gros nuages de pluie traversent le ciel immense, poussés par un vent glacial, ce qui ne nous décourage pas pour autant. Comme la chambre n’est pas encore prête nous reprenons le 4 x 4 avec tous les bagages à l’intérieur et partons pour Yaki Point d’où part le South Kaibab Trail, mais nous avions oublié qu’on ne peut y accéder qu’en navette ! On hésite à laisser la voiture sur le petit parking proche de la route, sous les arbres, puis on décide que l’endroit est quand même moins sûr que le fin fond de l’Utah, qu’il n’y a pas que des Américains qui visitent le Canyon, et on retourne au départ de la navette devant le Maswick. On en profite pour prendre la chambre, moins bien que la dernière fois au premier étage dans les grands pins. Il est 16 h 45. Retour sur le South Kaibab avec les deux navettes, la bleue et la verte. On est complètement gelés, d’autant qu’on n’a pas pris de polaires. On fait la descente en courant presque, c’est très beau, il commence à pleuvoir. Frigorifiés, on fait demi-tour.


Repas de salades, dans la chambre, achetées à New Frontier à Sedona.
Mardi 13 mai
Réveil à 5 h 30. Je m’extraie de sous les couvertures pour jeter un œil derrière le rideau et voir si le ciel est bleu… Surprise ! tout est recouvert d’une épaisse couche de neige ! C’est magnifique et surprenant ! Noël au mois de mai, on n’en espérait pas tant !

Je fais un tour dehors, prends quelques photos inhabituelles d’agaves sous la neige ou de la voie ferrée dans un décor hivernal,

rentre prendre un thé avec Alain, deux trois biscuits bio apportés de Paris et nous partons sac au dos dans un froid glacial pour le Bright Angel Trail et les Indian Gardens (9, 2 miles aller retour et 3000 pieds de dénivelée, c'est-à-dire en langage clair une quinzaine de kilomètres et 930 mètres). Il est 8 heures. Sue espérait pouvoir nous rejoindre pour cette randonnée mais ce sera pour une autre fois, dommage… On n’a aucune vue pour l’instant, tout est dans les nuages, mais la neige disparaît très vite,




seules restent les flaques d’eau boueuse qui comblent chaque petite dépression derrière les marches de bois. Il est assez difficile de descendre comme ça, en jouant les équilibristes, toujours sur l’extrémité droite ou gauche de chaque marche.

Nous dépassons la première resthouse, faisons une petite pause de cinq minutes à la deuxième, et nous repartons. Au fur et à mesure de la descente, le ciel se dégage, les fleurs se font plus nombreuses et plus variées. Nous retrouvons là les si belles Pricklepoppies du Sud, des asters, des saxiphrages, des agaves utahensis, etc. Les nuages laissent par endroits passer un rayon de soleil, c’est vraiment superbe.

L’oasis d’Indian Gardens étale sa verdure juste au-dessous de nous, le chemin devient plat et nous nous glissons sous les immenses peupliers de Virginie pour pique-niquer auprès de la fontaine. A peine installés, nous avons la visite des écureuils qui n’attendaient que nous pour se mettre à table, mais malheureusement pour eux nous ne sommes pas de ceux qui nourrissent la faune locale…

Une heure et demie plus tard nous remontons à notre rythme, c’est-à-dire celui du montagnard en haute montagne, lent.


Nous sommes régulièrement doublés par des randonneurs qui foncent tête baissée et que l’on retrouve systématiquement un ou deux virages plus haut, affalés sur le bas-côté, alors que nous pouvons monter sans nous arrêter si nous le voulons et en n’éprouvant absolument aucune fatigue. Les dépassements successifs se répéteront ainsi jusqu’au sommet que nous atteignons vers 16 heures. Il y règne toujours un froid glacial mais la neige a maintenant complètement fondu. Très belle journée. Repas correct à la cafétéria.
Mercredi 14 mai
Nous partons pour Bluff en nous arrêtant çà et là sur le rim

et notamment au musée Tusayan pour voir si notre copain le-plus-intelligent-des-oiseaux, le raven (grand corbeau), est toujours au rendez-vous, d’une année sur l’autre... Eh bien oui, il est là, perché sur une branche dans un froid de canard et sous un vilain voile blanchâtre que le vent fort ne parvient pas à dissiper, et penche la tête pour nous regarder... Nous en profitons pour relire les avertissements concernant le puma que l'on connaît par cœur.

La lumière n’est vraiment pas propice à la photo et nous dissuadera de faire le détour de cent kilomètres pour un site isolé que nous avait indiqué Philippe. La route est longue et les paysages quelconques jusqu’à Kayenta, village navajo, sinistre s’il en est…

La suite ici: http://voyageforum.com/..._2e_partie_D2152941/
http://www.carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_11.html
Cette année nous avons choisi d'atterrir à Los Angeles pour retourner dans le sud de l'Arizona, que nous avions parcouru en 2000. Notre itinéraire nous a menés jusqu'a San Francisco en passant par Tucson, Sedona, Grand Canyon, Moab, Vernal, Escalante, Zion, Bryce, la traversée du Nevada pour rejoindre Lee Vining et Yosemite. Nous avons mixé motels et nuit sous la tente ou dans le 4 x 4.
Merci encore à Philippe Schuler (Sedonax) pour ses précieux conseils. Merci également à Jean-Luc (vazyvite), pour son aide cartographique.
Les balises jaunes correspondent aux nuits en camping. Les « primitive campgrounds », de quelques emplacements, n'ont ni eau ni électricité, seulement des w-c chimiques.

01/5 : Los Angeles 02/5 03/5 : Joshua Tree (White Tank, primitive campground) 04/5 : Tucson 05/5 06/5 07/5 : Apache Trail (camping à Lost Dutchman) 08/5 : Sedona 09/5 10/5 11/5 12/5 : Grand Canyon 13/5 14/5 : Bluff 15/5 : Moab 16/5 : Dinosaur N.M. (primitive campground de Echo Park) 17/5 : Vernal 18/5 : Goblin Valley (camping) 19/5 : Escalante 20/5 : Paria Station (White House, primitive campground) 21/5 : Page 22/5 : Bryce Canyon (Sunset campground) 23/5 24/5 : Extraterrestrial Hwy 25/5 : Lee Vining 26/5 : Yosemite (Curry Village) 27/5 28/5 : San Francisco 29/5 30/5 31/5 : Départ…
Première partie
De Los Angeles à Grand Canyon
Jeudi 1er mai
Le chauffeur de taxi qui nous conduit à Roissy roule comme un malade, 140 à l’heure même quand c’est limité à 70, tout en balançant constamment sa tête d’une épaule à l’autre en mouvements violents et saccadés… Il avait décidé de mettre vingt minutes de porte à porte (au lieu d’une heure habituellement…). On a bien cru ne jamais arriver ! Puis à l’aéroport, une hôtesse particulièrement molle et peu aimable nous annonce qu’il n’y a aucune trace de notre enregistrement sur le vol. Elle nous parle de surbooking... Vingt minutes plus tard et après une grosse montée d’adrénaline, il ressort qu’elle s’est trompée, il reste seize places disponibles ; nous serons sous l’écran et pourrons, luxe suprême, étendre nos jambes ! Je suis assise à côté d’un jeune pilote d’Air France, et je ne manque pas, à chaque tressaillement de l’avion, de lui demander ce qui se passe… Il me rassure en me parlant des différentes manœuvres, du train d’atterrissage, des turbulences, etc., dix fois plus efficace qu’un tranquillisant ! Puis subitement, quelques rangées derrière nous, une dispute éclate. Une matrone, qui n’accepte pas que le passager devant elle – tout aussi détestable – incline son siège, se lève et se plante dans l’allée en criant : « Appelez le capitaine ! Appelez le capitaine ! » On est morts de rire !
Los Angeles. Nous prenons enfin le seul Trailblazer du parking d’Avis et trois heures après avoir atterri nous arrivons au Super8 de Culver City, sur W. Washington Boulevard, haut de gamme de la chaîne (89 $ + taxes, soit 99, 68 $). Quelques courses chez Vons (carte Safeway), à côté, et nous nous couchons épuisés à 21 heures.
Vendredi 2 mai
Réveil à 4 h 45. Balade à Venice et sur les canaux. Très jolis, très calmes, juste le chant des étourneaux.


Au fait, comment dit-on? Véniché? Vinaïce? Venisse? Après avoir tout entendu, on aura la réponse à la fin du voyage, à San Francisco: Venisse!


Le J-P Getty Center Museum, planté sur une colline de Brentwood, est gigantesque (d’ailleurs tout est gigantesque : les travaux ont duré douze ans, ont coûté un milliard de dollars, et sa superficie atteint 88 000 mètres carrés !), avec une architecture trop massive à mon goût. Nous sommes déçus par la disproportion entre les œuvres exposées et la taille du musée. Beaux cactus, eau claire qui chante au milieu de toute cette blancheur. Nous mangeons quelques galettes de la Mère Poulard et partageons une micro-boîte de thon « fat free ». Infecte. L’entrée n’était pas chère : 8 $ pour le parking souterrain, la navette qui nous hisse au sommet de la colline et le musée. Retour à Venice Beach. Palmiers, vélos, terrains de sport et de musculation. Surfeurs dans les immenses rouleaux du Pacifique. Finalement, nous n’avons pas trouvé de glacière de taille normale et pas de réchaud non plus. Juste une casserole. Nous mangeons dans la chambre de délicieuses quesadillas bio au fromage avec de la salade, et… dodo ! Il est 20 h 30.
Samedi 3 mai
Nous nous trompons en partant pour Joshua… c’est infernal ! Toutes les autoroutes sont surchargées, les camions roulent comme des malades et Los Angeles n’en finit pas de s’étirer comme un chewing-gum. De l’autoroute nous apercevons un Wall-Mart et sortons à Moreno Valley. Nous achetons glacière, réchaud, recharge de gaz, Tupperwares, chaussettes, de l’eau pour 40 $ ! qui dit mieux ?
Au Visitor Center de Palm Springs, tenu par des Indiens pas vraiment aimables, nous achetons nos billets d’entrée pour les Indian Canyons (7 $). Andreas Canyon est très beau et très étrange. Les palmiers (Washingtonia filifera) portent de longues jupes de paille laissant apercevoir par endroits des troncs qui vont du gris à l’ocre, totalement quadrillés d’entailles. Les Indiens en ramassaient les fruits pour faire de la farine et se servaient aussi des feuilles comme chaume. Un petit torrent se faufile à leurs pieds, clair comme du cristal, et d’immenses palmes, comme au Mexique, poussent sur ses berges. La fin du canyon est fermée par un grillage. Au-delà, sur le flanc de la montagne de pierre, deux ou trois bâtisses.




Il fait trop chaud pour Murray Canyon. Nous allons au Trading Post, au bout d’une étroite route sinueuse qui grimpe au flanc de la montagne. Rien d’intéressant. Nous en profitons pour descendre dans Palm Canyon, tapissé de sable, malgré un écriteau avertissant le visiteur du grand nombre de rattlesnakes qui se prélassent dans le coin. Nous pensons que c’est surtout pour décourager le randonneur. L’endroit est agréable mais ressemble quand même trop à une promenade du dimanche.


Nous reprenons la route pour Joshua, sur la Hwy 10, encore et toujours. Je suis très étonnée de voir que l’entrée du parc n’est pas en plein désert mais dans une agglomération !... qui s’étire, elle aussi. Mais après le Visitor Center et la guérite des rangers, il n’y a plus que de la roche et des Joshua Trees (Yucca brevifolia). Ce sont les Mormons qui, en traversant le désert de Mojave, nommèrent ainsi ces grands yuccas parce qu’ils leur évoquaient Josué levant ses mains au ciel. Leur croissance est extrêmement lente, une dizaine de centimètres par an seulement, mais ils peuvent vivre jusqu’à deux cents ans. Nous passons Hidden Valley et poursuivons vers « Jumbo Rocks » pour (pensons-nous) planter notre tente au milieu d’une forêt de Joshua Trees avant le coucher du soleil. Surprise ! le camping, qui a pourtant 125 places, est plein, et ressemble à celui de Big Sur : trop grand à notre goût ! Nous sommes samedi soir et nous n’y avons pas pensé une seule seconde… Nous repérons deux autres campings sur la carte ; le premier, « Belle », petit, est plein lui aussi. Il nous reste le dernier, « White Tank »… qui est complet, ce qui n’est pas étonnant car il a peu d’emplacements. Suivant les conseils de Philippe en pareil cas, nous décidons de dormir là. Nous garons le 4 x 4 à l’ombre de gros rochers, sous un panneau d’interdiction de 10 heures p.m. à 6 heures a.m. Parfait, ça veut donc dire que des visiteurs peuvent se balader sans attirer l’attention. Lorsque la nuit tombe nous le déplaçons de quelques mètres, de l’autre côté du chemin de sable, histoire de ne pas se faire épingler deux fois par les rangers : une fois pour dormir « illégalement » dans le camping, une deuxième pour être garés sous un panneau d’interdiction. Nous mangeons un morceau, faisons un tour au milieu des gros rochers dorés par le soleil couchant




et nous installons pour la nuit.

Nous passons tous les sacs à l’avant, abaissons les sièges et nous allongeons à même la moquette, sans sortir matelas ni duvets, attendant la lampe électrique du ranger braquée sur nos visages à travers les vitres. En fait, c’est le froid qui nous fera réintégrer nos sacs de couchage bien chauds. Mais on dort très bien dans un Trailblazer, à condition de ne pas faire plus d'1, 80 mètre. La moquette est épaisse, si si, presque aussi bien qu'un Therm-A-Rest, à tel point que par la suite on ne déroulera plus nos matelas.
Dimanche 4 mai
A 5 h 30 nous plions bagage et partons pour Tucson dans le soleil levant. Nous nous arrêtons peu après à « To surprise sunrise » pour admirer les montagnes rosées.



Sur la route, nous croisons d'étranges créatures...



Cholla (prononcer choy-ya) Cactus Garden. Ces cactus (Cylindropuntia bigelovii) qui ressemblent à des peluches sont en fait redoutables. Leurs épines, munies de microscopiques barbes, se détachent très facilement et une fois dans la peau se mettent à voyager et n’en ressortent plus.





Leur squelette est aussi étonnant que celui des saguaros...


et leurs fruits ne sont pas mal non plus...

Nous voyons aussi quelques ocotillos (Fouquieria splendens) à la floraison flamboyante.

Arrivés à la jonction avec la Hwy 10, nous avons la bonne surprise de constater qu’elle est beaucoup moins encombrée que la veille, pour cause de dimanche matin.
Traversée de Phoenix puis arrivée à Tucson. Nous ne reconnaissons pas la ville, au développement exponentiel, saturée par la circulation. Le Super8 est moyen, surtout après celui de Los Angeles. L’accueil est sale, le gérant crasseux avec des cheveux comme de gros spaghettis qui dégoulinent dans son cou. Il ne manque que la sauce tomate. Sa chemise est infecte et en plus il a une toux grasse à couper l’appétit à tout un régiment. Quant à la chambre… elle est correcte et propre si on n’est pas trop regardants… Vers 19 heures nous partons pour la librairie Barnes & Noble.
Lundi 5 mai
Longue nuit de 20 heures à 6 h 30. Saguaro National Park West. Le désert est un véritable jardin naturel de cactées. Certains saguaros (Carnegiea gigantea) de deux cents ans atteignent près de vingt mètres de hauteur et pèsent plus de huit tonnes. Leur croissance est excessivement lente : à quinze ans ils ne dépassent pas trente centimètres, à cinquante ans deux mètres. Leurs premiers bras apparaissent aux environs de soixante-quinze ans de même que leurs premières fleurs, d’un délicat blanc-crème. Les Amérindiens récoltaient leurs fruits et employaient leur squelette dans la construction (on peut en voir notamment dans les toits des cloîtres de San Xavier Mission).


Le Hugh Norris Trail grimpe raide (ce ne sont que des marches jusqu’au sommet) au milieu d’une belle « forêt » de saguaros couronnés de fleurs de cire, surveillée à mi-hauteur par un gros ours de pierre, dodu à souhait. Il fait chaud, le soleil tape déjà fort, mais rien à voir avec le plein été.


Au col, le manque d’eau nous pousse à faire demi-tour. C’est la saison des palos verdes (Parkinsonia – Cercidium – aculeata) en fleur. Ce petit arbre au tronc et aux rameaux toujours verts est parfaitement adapté au climat torride du sud de l’Arizona ; il perd ses minuscules feuilles et ses ramifications en été, pour offrir le moins de prise au dessèchement. Il y a des centaines de ces gros bouquets qui éclaboussent de jaune d’or la plaine en contrebas, au-dessus de laquelle flotte une brume laiteuse.

Petit arrêt au Visitor Center – cartes et miel pour Alain –, puis nous poursuivons jusqu’à Signal Hill pour les pétroglyphes gravés dans le basalte, un demi-mile aller et retour. Sur la Hohokam Road, l’incroyable Kick Boxer Cactus, photographié par Philippe dans Photographing the Southwest, nous attend au bord du chemin, toujours aussi combatif.

Petite balade sur Discovery Nature Trail. En revenant sur Tucson, nous poursuivons directement sur Saguaro National Park East pour faire le Cactus Forest Drive. Belle lumière et belle balade sur le Freeman Homestead Trail.

Avec toujours les palos verdes en fleur...

et une une multitude de fleurs de cactus (de l'espèce Cholla).


A baby...

Tucson commence à manquer d’eau à cause de son développement galopant. Retour au motel en passant par Fry’s pour acheter trois bouteilles de trois litres d’eau. Il y a assez peu de gallons, finalement. Dîner avec salade et ananas. Le soir, alors que nous sommes couchés et que nous lisons, j’aperçois du coin de l’œil quelque chose d’énooorme et de noir qui traverse le plafond à toute vitesse. Je fais un bond, c’est un cafard géant !!! Il a été occis vite fait bien fait. On aime bien les bestioles de toute sorte mais là, non, vraiment, non…
Mardi 6 mai
Ce matin, sous une lumière laiteuse, nous allons visiter San Xavier Mission, au sud de Tucson. Les photos que nous avions vues, prises bien sûr sous le bon angle, étaient trompeuses. La mission, en cours de ravalement, n’est pas en pleine nature mais borde une réserve indienne – qui, comme souvent, est sinistre et poussiéreuse – et le mélange des styles est à notre goût particulièrement inesthétique. A l’intérieur, des saints, des saintes… ce qui n’est pas étonnant vu le contexte, une frise de cubes en perspective assez jolie. Une famille d’Indiens arrive avec une couronne de fleurs blanches. Le père est extrêmement noir de peau et la mère très typée, plutôt mexicaine, mais pas maya. Nous ne nous attardons pas plus longtemps. J’ai hâte de revoir le petit cimetière de Tombstone et ses croix de bois, alors pour couper nous prenons la 62 qui passe près de Greaterville – apparemment le « bout du monde » pour les locaux… – et rejoint la 83, qui, très rapidement, au niveau de l’embranchement de Box canyon, se transforme en dirt road. Tout est très mal indiqué ou pas indiqué du tout. La piste est bordée de très belles fleurs blanches au cœur de pistils jaune d’or ressemblant à des pavots sur des tiges de chardon, des Pricklepoppies (Argemone pleiacantha), appelées aussi, entre autres, Cowboy’s Fried Egg… Assez surprenant pour une fleur mais finalement pas si mal trouvé.

Je marrête pour les photographier et j’entends un bruit bizarre au niveau de la caisse, un genre de chuintement. Alain n’entend rien et on redémarre. Je m’arrête à nouveau pour cueillir une fleur et la faire sécher (je ne savais pas à ce moment-là que toutes les parties de la plante sont du poison) et j’entends à nouveau le même bruit, ressemblant fort à un pneu qui se dégonfle… Quelques kilomètres plus loin, le signal de crevaison s’allume au tableau de bord ! Bon, on est frais, il ne doit pas passer une voiture par jour sur cette piste qui semble rebuter les gens du coin et il reste encore un sacré paquet de kilomètres avant de rejoindre la civilisation. On descend, et moins d’une minute plus tard un gros pick-up de l’Arizona Engineering Company s’arrête derrière nous, il ne peut pas faire autrement d’ailleurs puisqu’on prend toute la largeur de la piste.
Nous cherchons le cric et la manivelle, bien cachés sous le siège arrière, et les deux Américains se proposent avec le sourire pour changer la roue, ce qui n’arriverait pas en France. Ça a l’air tout simple : une fois emmanchées les différentes parties de la manivelle à rallonge, il faut à l’aide d’une lampe électrique viser, par un petit trou dans le pare-chocs, le boulon sous la caisse et dévisser, dévisser, dévisser pour faire descendre la roue de secours… On a apparemment été chanceux car neuf fois sur dix ladite roue est bloquée par les nombreux chocs qu’elle a reçus en tapant sur des pierres. Bref, une demi-heure plus tard nous repartons avec une roue qui en a vu d’autres si l’on en croit sa magnifique rondelle de plastique orange, toujours suivis du pick-up, et nous nous séparons à l’embranchement de la 83 avec de grands sourires et de grands signes de la main.
A Tombstone, la lumière est toujours blanche et poussiéreuse, l’atmosphère complètement différente d’août 2000. Les croix de bois du cimetière de Boot Hill ont été remplacées par d’horribles choses en métal peintes en beige, les allées sont recouvertes de gravier style ponts-et-chaussées, les cactus sont devenus rares… ou alors mes souvenirs sont déformés. Même les montagnes sont plus lointaines… Un tour dans Main Street...



Nous abandonnons la randonnée prévue dans les Chiricahuas, la fois précédente nous étions basés à Bisbee, mais de Tucson c’est beaucoup trop loin. De retour au motel, par la 80 nord puis la Hwy 10, nous trouvons une agence Avis sur Broadway, au 5950, où nous expliquons que nous avons crevé sur le parking de la San Xavier Mission. Ils sont très aimables. Le pneu est trop abîmé pour être réparé, ils n’ont pas de TrailBlazer mais il en reste un à l’aéroport, le dernier, où nous filons dare-dare. Nous changeons notre 4 x 4 prune pour un bleu marine, avec un plein d’essence gratuit alors que le réservoir de l’ancien était vide.

Mercredi 7 mai
La route pour Globe, qui paraissait petite sur la carte, est saturée de camions… mais très belle dans sa seconde partie, lorsqu’elle traverse des forêts entières d’Organ Pipes. Le ciel devient de plus en plus bleu au fur et à mesure qu’on remonte vers le nord. Toujours les magnifiques palos verdes en fleur. Nous faisons quelques courses au petit Safeway de Globe et prenons la bifurcation pour l’Apache Trail. Belle vue sur le Roosevelt Lake depuis Tonto National Monument.

Splendide, la piste sinue au milieu de montagnes qui surplombent la Salt River et de nombreux lacs de barrage. Le contraste des saguaros, plantes du désert, et de l’eau verdâtre est étrange.





Tortilla Flat : saloon hors du temps, au bord de la piste. L’intérieur est entièrement tapissés de billets. Sous le porche nous constatons que le bon goût est universel : des lunettes de w-c placées verticalement attendent le client qui passera le visage par l’ouverture pour se faire photographier…



Lost Dutchman (emplacement 40, 12 $): camping de rêve à l’abri des Superstitions Mountains, désert. Nous installons la tente sous les cascades de fleurs dorées d’un palo verde, face au mont Flatiron, et partons pour Syphon Draw. Le massif est splendide dans la lumière cuivrée du jour qui tombe.



En redescendant, la plaine de Phoenix s'étend à nos pieds, et le contraste est grand entre le silence qui règne ici et la ville tentaculaire, si proche...

C'est vraiment un des plus beaux campings qu'on connaisse, et en plus il n'y a personne. On n'a que l'embarras du choix.






En prime un magnifique nuage dit « en peigne ».

Repas sur la table en bois puis balade sous les millions d’étoiles.
Jeudi 8 mai
En partant nous faisons un tour au saloon au-dessus...

et à la petite gare juste à côté.


Après avoir erré tant et plus dans Apache Junction, et vu un curieux spécimen,

avoir été envoyés dans des directions opposées par des gens à qui nous demandions notre chemin, nous trouvons enfin la 87 North (Idaho Bvd, Superstitions Mountains Drive, puis Ellesport Road, qui portait un autre nom sur Mapquest), grâce à l’amabilité d’un vendeur, dans un magasin, qui nous a imprimé une carte sur Internet. Très belle route jusqu’à l’autoroute.
Sedona est infiniment étendue désormais et ressemble à un grand chantier. Nous passons au Sugarloaf Motel, qui apparemment ne paye pas de mine mais qui est vraiment très bien. La chambre (60 $) est toute neuve, double vitrage, porte-fenêtre blanche à petits carreaux, table à repasser, réfrigérateur, etc., et un lit excellent ! Piscine sur l’arrière en prime.
West of Oak Creek, beau canyon encaissé entièrement boisé. Lupin bleu, fougères d’un vert très tendre, falaises abruptes ocre-rouge et crème, filet d’eau claire, chemin sablonneux.




Bien que marchant à un rythme soutenu nous ne voyons jamais poindre le subway et des randonneurs que nous croisons nous disent qu’il n’y a pas de fin, qu’on peut aller jusqu’à Flagstaff. Retour 3 h 30 plus tard au point de départ pour filer voir le coucher de soleil à Crescent Moon. Le temps de traverser Sedona, il disparaît déjà derrière les montagnes. Dommage…
Vendredi 9 mai
Courte nuit encore une fois. Réveil à 5 heures. Nous avons rendez-vous à 9 heures avec Kent & Sue au Frontier Market, un supermarché bio, à deux blocs du motel. Les retrouvailles sont chaleureuses, comme toujours, nous achetons quelques paquets de chips de riz bio au wasabi, au citron ou à la moutarde douce de Dijon et prenons la route pour Red Rock Crossing. La lumière n’est pas bonne du tout et le ciel laiteux de la fumée des feux de Sedona, Tusayan et Payson. (Nous y sommes passés hier, à Payson, et n’avons rien vu.) A peine arrivés sur le parking, nous n’avons même pas le temps de poser un pied par terre que deux énergumènes dans une espèce de cafougnette hérissée de balais et de rateaux nous sautent dessus pour réclamer les 8 $ d’entrée…
Les rives d’Oak Creek regorgent de mini-cairns construits avec les galets charriés par les flash floods – c’est étrange, c’est vraiment la Cairn Country – ; nous apercevons deux très beaux canards qui font la sieste sur les rochers au milieu du courant. L’eau est haute, nous devons nous déchausser pour la traverser et rejoindre les rochers plats qui forment une île en plein milieu. Un homme avec son chien se fait bronzer. Puis nous décidons d’aller à Robber’s Roost, des ruines indiennes indiquées par Philippe, perchées sous le sommet d’un dôme de grès rouge. Ce n’est pas tout simple apparemment car les pistes sont assez mal indiquées, mais nous faisons totalement confiance au sens de l’orientation de Kent et au guide fait par des amis à eux. Nous garons le 4 x 4 en face, à un demi-mile environ et prenons le sentier bordé de Sego Lily et de magnifiques boutons floraux d’agaves.


Nous nous faufilons entre les Prickly Pears aux dents acérées et arrivons dans la grotte ocre rouge, véritable nid d’aigle, trouée sur le côté d’une ouverture parfaitement ronde, qui donne sur le désert en contrebas.

Kent...



Nous pique-niquons sommairement et profitons du silence absolu… On pourrait rester des heures ici. Retour sur Sedona en empruntant d’autres pistes, au pied des montagnes pourpre et or.
Clarkdale, à vingt minutes de Sedona. La nouvelle maison de Sue & Kent est très grande, leurs neuf chats magnifiques... Ils nous invitent au restaurant à Jerome, ancienne petite ville minière voisine, accrochée au flanc de Mingus Mountain. La rue principale est très étroite, un peu « à la française », et très animée. Au sommet, l’Asylum, un ancien hôpital transformé en restaurant. Repas très cher.
Samedi 10 mai
Petit déjeuner au Mammossa – champagne et jus d’oranges (des orangers de la mère de Sue) pressées –, muffins, jus de pamplemousse avant de partir à Tuzigoot, que nous n’avons jamais vu, à deux miles de Clarkdale (5 $ l’entrée). Au Visitor Center, exposition de belles pierres, poteries, et outres. Tuzigoot (mot apache pour Crooked Water) surplombe la Verde River d’une quarantaine de mètres et étage ses damiers ceinturés de pierre sur les flancs d’une petite colline comme la lave s’écoule du volcan. Les ruines du pueblo occupé il y a sept cents ans environ par les Sinagua sont bien conservées. A l’origine, il y avait soixante-dix-sept chambres au rez-de-chaussée et par endroits deux étages, très peu de portes comme toujours, puisqu’on entrait au moyen d'échelles glissées par une ouverture du toit. Pendant une centaine d’années la population se stabilisa à une cinquantaine de personnes puis doubla vers 1200 lorsque des cultivateurs fuyant la sécheresse s’y installèrent.


Nous enchaînons sur Jerome que Kent tient à nous montrer, de jour cette fois-ci – où nous pique-niquons –, puis grimpons au sommet de Mingus Mountain. Beaux points de vue, mais nous n’en finissons pas de prendre une piste puis l’autre… Nous laissons le 4 x 4 sur le bas-côté et suivons Kent au pas de charge sur une « autoroute forestière ». Alain et moi, lessivés par cet après-midi de voiture, avons hâte de rentrer à la maison. La fin d’après-midi nous paraît vraiment délicieuse, à nous reposer tranquillement dans le patio. Le soir, Kent, qui fait habituellement la cuisine, nous prépare un succulent repas : limonade avec des petits samossas au crabe et wasabi, crème d’épinard et tacos. Puis thon au barbecue parfaitement cuit et moelleux, riz et maïs. Excellent. Le dessert, le préféré de Kent, vient plus tard : icecake bleu turquoise avec une couche de gâteau au chocolat à l’intérieur…
Dimanche 11 mai
A 11 heures nous partons tous les quatre pour Secret Canyon avec notre 4 x 4. Les pistes sont assez difficiles pour y arriver, mais le canyon est magnifique, longé par un chemin de sable rose bordé de manzanitas en fleur. Deux lézards à collier (Crotaphytus collaris) se battent férocement, peut-être à mort, en plein milieu du chemin et s’enfuient à notre approche, toujours accrochés l’un à l’autre, aucun ne voulant lâcher le morceau.

Kent file comme un lapin, presque au pas de course. Le canyon est assez resserré et pas vraiment propice à la photo mais il est splendide.



L'écorce des manzanitas a de belles couleurs violines.


Vie et mort d'une agave...


Au bout de deux heures, nous nous arrêtons pour pique-niquer à l’aplomb d’une falaise, puis comme Sue et Kent s’étaient donné quatre heures maximum pour faire la balade, nous faisons demi-tour. Retour à la voiture vers 16 heures. Le soir nous les invitons dans le restaurant de leur choix, en l’occurrence le Taverne Grill à Cottonwood. Bon repas. Kent, avec un des chats, Kelty, part ensuite directement dans la nuit pour Phoenix où il travaille plusieurs jours par semaine.
Lundi 12 mai
Départ pour Grand Canyon. En passant à Flagstaff nous prenons de l’essence dans un froid de canard qui nous suit jusqu’au Maswick Lodge où nous arrivons vers 14 h 30. De gros nuages de pluie traversent le ciel immense, poussés par un vent glacial, ce qui ne nous décourage pas pour autant. Comme la chambre n’est pas encore prête nous reprenons le 4 x 4 avec tous les bagages à l’intérieur et partons pour Yaki Point d’où part le South Kaibab Trail, mais nous avions oublié qu’on ne peut y accéder qu’en navette ! On hésite à laisser la voiture sur le petit parking proche de la route, sous les arbres, puis on décide que l’endroit est quand même moins sûr que le fin fond de l’Utah, qu’il n’y a pas que des Américains qui visitent le Canyon, et on retourne au départ de la navette devant le Maswick. On en profite pour prendre la chambre, moins bien que la dernière fois au premier étage dans les grands pins. Il est 16 h 45. Retour sur le South Kaibab avec les deux navettes, la bleue et la verte. On est complètement gelés, d’autant qu’on n’a pas pris de polaires. On fait la descente en courant presque, c’est très beau, il commence à pleuvoir. Frigorifiés, on fait demi-tour.


Repas de salades, dans la chambre, achetées à New Frontier à Sedona.
Mardi 13 mai
Réveil à 5 h 30. Je m’extraie de sous les couvertures pour jeter un œil derrière le rideau et voir si le ciel est bleu… Surprise ! tout est recouvert d’une épaisse couche de neige ! C’est magnifique et surprenant ! Noël au mois de mai, on n’en espérait pas tant !

Je fais un tour dehors, prends quelques photos inhabituelles d’agaves sous la neige ou de la voie ferrée dans un décor hivernal,

rentre prendre un thé avec Alain, deux trois biscuits bio apportés de Paris et nous partons sac au dos dans un froid glacial pour le Bright Angel Trail et les Indian Gardens (9, 2 miles aller retour et 3000 pieds de dénivelée, c'est-à-dire en langage clair une quinzaine de kilomètres et 930 mètres). Il est 8 heures. Sue espérait pouvoir nous rejoindre pour cette randonnée mais ce sera pour une autre fois, dommage… On n’a aucune vue pour l’instant, tout est dans les nuages, mais la neige disparaît très vite,




seules restent les flaques d’eau boueuse qui comblent chaque petite dépression derrière les marches de bois. Il est assez difficile de descendre comme ça, en jouant les équilibristes, toujours sur l’extrémité droite ou gauche de chaque marche.

Nous dépassons la première resthouse, faisons une petite pause de cinq minutes à la deuxième, et nous repartons. Au fur et à mesure de la descente, le ciel se dégage, les fleurs se font plus nombreuses et plus variées. Nous retrouvons là les si belles Pricklepoppies du Sud, des asters, des saxiphrages, des agaves utahensis, etc. Les nuages laissent par endroits passer un rayon de soleil, c’est vraiment superbe.

L’oasis d’Indian Gardens étale sa verdure juste au-dessous de nous, le chemin devient plat et nous nous glissons sous les immenses peupliers de Virginie pour pique-niquer auprès de la fontaine. A peine installés, nous avons la visite des écureuils qui n’attendaient que nous pour se mettre à table, mais malheureusement pour eux nous ne sommes pas de ceux qui nourrissent la faune locale…

Une heure et demie plus tard nous remontons à notre rythme, c’est-à-dire celui du montagnard en haute montagne, lent.


Nous sommes régulièrement doublés par des randonneurs qui foncent tête baissée et que l’on retrouve systématiquement un ou deux virages plus haut, affalés sur le bas-côté, alors que nous pouvons monter sans nous arrêter si nous le voulons et en n’éprouvant absolument aucune fatigue. Les dépassements successifs se répéteront ainsi jusqu’au sommet que nous atteignons vers 16 heures. Il y règne toujours un froid glacial mais la neige a maintenant complètement fondu. Très belle journée. Repas correct à la cafétéria.
Mercredi 14 mai
Nous partons pour Bluff en nous arrêtant çà et là sur le rim

et notamment au musée Tusayan pour voir si notre copain le-plus-intelligent-des-oiseaux, le raven (grand corbeau), est toujours au rendez-vous, d’une année sur l’autre... Eh bien oui, il est là, perché sur une branche dans un froid de canard et sous un vilain voile blanchâtre que le vent fort ne parvient pas à dissiper, et penche la tête pour nous regarder... Nous en profitons pour relire les avertissements concernant le puma que l'on connaît par cœur.

La lumière n’est vraiment pas propice à la photo et nous dissuadera de faire le détour de cent kilomètres pour un site isolé que nous avait indiqué Philippe. La route est longue et les paysages quelconques jusqu’à Kayenta, village navajo, sinistre s’il en est…

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