Search VoyageForum
FR
Hautes Terres d'Islande English translation pending
by Mlefevre · 2012-08-18 · 37 replies
Bonjour à tous, Voici le récit de notre voyage de juillet dernier en Islande. Je remercie partculièrement David (bigfoot : http://bigfoot.over-blog.org/) pour ses récits enthousiastes et Yann Pichon pour son site épatant http://voyageenislande.free.fr/index.htm qui m'ont bien aidée dans la préparation de ce voyage, ainsi que tous les VFistes qui ont déjà publié leur voyage sur VF.

Le récit illustré est là :



Texte seul :

ISLANDE 2012

C'est notre 2ème voyage sur cette étonnante île volcanique. 9 ans nous séparent du premier, qui nous avait emballés ! Nous l'avions réalisé avec notre camping-car, via la Norvège et une traversée sur le Norona. Un seul regret en rentrant de ce voyage : ne pas avoir pu explorer les pistes des hauts-plateaux. Aussi nous étions nous promis d'y revenir en y louant un 4X4. Les enfants nous « harcelaient » depuis des années pour y retourner ! Ces vacances de l'été 2012, limitées à 2 semaines en raison d'impératifs scolaires, étaient l'occasion idéale de mettre notre projet à exécution. Le voyage est court (3h30 depuis Francfort), il n'y a qu'une heure de décalage horaire, et l'île n'est pas trop grande. Bref une destination idéale pour une quinzaine de jours, d'autant que nous avons fait le choix de ne pas retourner dans les endroits déjà visités la dernière fois (à quelques exceptions près). Vu le coût de la location du 4X4 (la moitié du prix global du voyage) nous étions décidés à bien en profiter en privilégiant les endroits « perdus ». Afin de profiter à fond de la liberté offerte par le 4X4, nous avons choisis de camper, « sauvagement » à chaque fois que possible. L'Islande se prête merveilleusement au camping sauvage : étendues désertes, population clairsemée, bivouac autorisé partout (sauf à proximité immédiate des habitations ou dans les parcs nationaux) Un bémol : le vent, quasi omniprésent, de direction très changeante. Notre parcours est donc un peu atypique, d'autant que nous avons du composer avec la météo...

Samedi 14/07/12, J1, Nancy-Francfort-Hvitarnes Une heure de retard au décollage pour l'avion d'Icelandair. J'ai réservé des places à droite de l'avion mais la couverture nuageuse ne nous autorise que de brefs aperçus de la terre islandaise : on aperçoit quelques montagnes encore enneigées, une ou deux langues glaciaires, l'embouchure d'une rivière glaciaire bien laiteuse puis l'avion traverse une épaisse couche nuageuse et se pose à 16h30 à Reykjavik. Il pleuviote... Nous retirons du liquide à l'aéroport (à ma grande surprise notre banque ne nous a pas compté de frais pour les paiements par CB?), puis récupérons la voiture chez Reykjavik Rent a Car : comme prévu le Ford Explorer est équipé d'un coffre de toit, d'un petit réservoir supplémentaire d'essence de 10 l, un peu moins de 80000 km au compteur, les pneus avant sont OK, les pneus arrière pas terribles du tout. Je me félicite d'avoir pris de quoi réparer et regonfler (nous avons quelques antécédents marquants en matière de crevaison) Nous faisons un gros ravitaillement au supermarché Bonus (à quelques km de l'aéroport), le plein d'eau à la station service attenante (eau -potable- et balai-brosse pour laver les voitures en accès libre dans quasi toutes les stations essence, c'est très pratique) et filons plein est en direction de Kerlingarfjöll, que nous voulons découvrir demain. Arrêt express à Geysir et Gullfoss (temps gris, on est pressé, pas de photo potable...) puis on attaque notre 1ère piste, la F35 (déjà parcourue avec le camping car, pas difficile mais interdite par les loueurs aux voitures non 4X4) Après le pont sur la Hvita (près du lac Hvitarvatn) nous prenons une piste qui part à G et longeons le lac vers le Nord. Les paysages sont magnifiés par un festival de nuages lenticulaires, il y a quelques éclaircies, c'est...beau. Tout ça nous fait oublier la fatigue du voyage, nous sommes ravis d'être de suite dans cette Islande sauvage qui nous avait tant marqués la dernière fois. Petite halte au bord du lac dans lequel se jettent 2 langues glaciaires du Langjökull. Alors que le soleil rejoint l'horizon, d'étonnantes lueurs rouges apparaissent au-dessus du glacier. On dépasse plusieurs endroits de bivouac possible, à la recherche du refuge de Hvitarnes. Le vent souffle de plus en plus fort et arrivés au refuge, nous renonçons à y dormir car le terrain de camping est très exposé. Nous trouvons quelques centaines de mètres plus loin un endroit mieux abrité et y dressons la tente que nous protégeons au mieux avec la voiture. Il est tard, pas loin de 23h, on mange rapidement et alors qu'on s'apprête à se coucher, une étrange lueur rosée colore les parois de la tente : incroyable spectacle d'apocalypse pour notre première nuit en Islande ! Nous sommes seuls avec le vent, loin de tout, au milieu des glaciers et la nature nous gratifie de cet époustouflant cadeau de bienvenue. On adore !!

Dimanche 15/07/12, J2, Kerlingarfjöll Temps bouché ce matin (je suis d'un coup moins copine avec les nuages...), 7°C au réveil. On décolle vers 8h00 (on profite du décalage horaire. Pas de douche donc en 1h on est prêts à partir), on rejoint la F35 et une petite vingtaine de km plus loin on tourne vers l'est en direction de Kerlingarfjöll. Cette piste n'offre à présent aucune difficulté mais à l'époque (en 2003) un gué pas facile (en camping-car) nous avait privé de cet endroit. Le ciel est toujours bien bas mais la rencontre avec cette horde de chevaux nous met du baume au cœur. Nous dépassons le camping de Kerlingarfjöll et poursuivons la piste (raide : 4X4 indispensable) jusqu'au parking « des fumerolles ». Petite déception : la neige est encore très présente et la randonnée envisagée sur les hauteurs (http://voyageenislande.free.fr/guide/centre/kerlingarfjoll_sommets.htm) s'avère impossible. De toute façon les sommets sont dans les nuages... Nous choisissons donc de découvrir les fumerolles en parcourant les différents vallons du site (http://voyageenislande.free.fr/guide/centre/kerlingarfjoll.htm) Beaucoup d'entre eux sont encore enneigés si bien qu'en une paire d'heures nous avons fait le tour des endroits accessibles et nous arrivons à la voiture en même temps que la pluie : quelle synchronisation (les sentiers glaiseux deviennent très glissants sous la pluie, quasi impraticables) ! On reprend ensuite la voiture pour aller jusqu'à l'ancienne école de ski, point de départ éventuel pour les sommets surplombant le site mais la neige est trop présente. Ici comme en beaucoup d'endroits se trouve une petite station météo, à la portée de tous, intacte, et ça nous épate ! Pas époustouflés donc par Kerlingarfjöll, la faute à la météo pourrie je pense. Une bonne mise en bouche sans plus quoi... J'avais prévu 2 jours à cet endroit mais nous décidons d'écourter notre séjour (temps pourri + neige empêchant les randos). Fred propose d'aller faire trempette à Hveravellir, une quarantaine de km plus au nord sur la F35. Ce premier bain chaud nous fait un bien fou : on y trempe longuement en évoquant nos souvenirs (très flous pour les enfants) de notre dernier plouf en ce lieu il y a 9 ans (les enfants avaient à l'époque 7, 8 et 10 ans) Pas envie de camper là : On a repéré tout-à-l'heure sur la piste de Kerlingarfjöll un bon coin de bivouac, à l'abri du vent et on décide d'aller y dormir (juste avant la grosse cascade et la « tyrolienne ») Même si le fond de l'air reste frais, le vent permet de faire sécher les maillots de bain. Petite balade vespérale autour du bivouac, le soleil pointe enfin le bout de son nez et illumine les Kerlingarfjöll !

Lundi 16/07/12 J3 Gjain, Veidivötn Grand ciel bleu ce matin, ça nous booste et on décolle avant 8h ! On reprend la F35 vers le sud puis après un ravitaillement à Fludir (supérette+essence) sur la 30 (très jolie route champêtre avec un relief très original de vallons croquignolets, des fermes, des vaches, de la belle campagne, presque opulente) , prenons la 32 et - juste après le pont sur la Fossa, tournons vers le nord (panneau indicateur « Stong ») sur une piste (327), de plus en plus caillouteuse mais pas longue (praticable et autorisée par les loueurs sans 4X4) jusqu'à Gjain. On croirait l'endroit créé par un paysagiste facétieux, qui a placé de ci-de là de jolis ruisseaux qui nécessitent juste un peu d'audace pour les traverser et pouvoir profiter des cascades les plus éloignées mais aussi les plus jolies, comme celle-ci, que nous aurons pour nous seuls malgré le caractère (très) relativement fréquenté du lieu. Cette oasis est toute petite et il fait si bon, l'endroit est si mignon, que nous avons envie de prolonger notre plaisir : nous grimpons sur les hauteurs de la cascade et remontons la Fossa sur quelques centaines de mètres jusqu'à découvrir cette autre cascade. Il nous faut nous raisonner pour ne pas continuer encore plus en amont ! Nous traversons la rivière et par les hauteurs retrouvons rapidement la voiture. Balade classée number 1 par les enfants : excellent rapport effort/intérêt. Merci aussi à la météo !

Changement total d'ambiance quand nous approchons de Veidivötn (nous avons repris la 26 vers l'est puis la F228 vers le sud - 4X4 indispensable) Alors qu'on s'imagine sur la planète mars, apparaît soudain ce lac d'un bleu absolument irréel (Skiggnisvatn, accessible par une piste fléchée qui part de la F228 vers l'ouest) Un vrai décor de science-fiction ! Nous abandonnons la voiture aux enfants (le plus souvent, nous leur laissons le volant sur les pistes, vu leur peu de fréquentation) avec pour consigne de s'arrêter avant le lac (!) et Fred et moi continuons à pied la longue descente vers le lac (très difficile d'apprécier les distances, rien « d'humain ou de connu » pour donner l'échelle...c'est grand!) Ah, un signe de vie, quelle persévérance... 27°C au sein de ce désert noir ! On n'en revient pas, d'autant que le vent nous rafraîchit agréablement. Remarquez la consommation de la bête (12 l sur route, 16 l sur pistes roulantes, 20l/100 sur des pistes difficiles...alors qu'on roule hypercool. Réservoir de 80l, peu d'autonomie finalement. On apprécie d'avoir le petit réservoir supplémentaire, qui finalement ne nous servira pas...)

On abandonne le lac pour aller vers Veidivötn même : c'est un dédale de lacs aux contours étonnants (il s'agit d'anciens cratères) Quelques pistes (et gués, parfois profonds!) les sillonnent. L'endroit est prisé des islandais ...et des cygnes. Pas grand-monde en ce début de semaine... Impossible de dormir par ici, le vent souffle très fort et il n'y a aucune zone abritée. A l'unanimité nous décidons de retourner vers Stong, où nous avons repéré un super coin de bivouac. Petit arrêt poneys en route, un coup d'oeil sur l'Hekla (1491 m, dernière éruption en 2000) La piste vers Stong longe un curieux paysage de macarons brûlés. On profite de la rivière pour se shampouiner (à distance du cours d'eau hein!), ça fait du bien, d'autant que depuis notre arrivée, le vent n'a cessé de souffler et nous « bouffons » du sable quasiment du matin au soir. A tel point que nous avons acheté une nappe afin d'éviter le crissement des assiettes sur les tables en alu. Admirez ce camaïeu de rouges, hum !

Mardi 17/07/12, J4, Hrafntinnusker (Landmannalaugar) Fini le ciel bleu, ciel chargé ce matin... Tant pis on tente tout de même notre chance vers le Landmannalaugar, nous en sommes tout près. Nous y allons par la piste F225 (pas difficile mais interdite sans 4X4 par les loueurs) puis un peu après la bifurcation vers Landmannahellir prenons une piste vers le sud (indiquée je crois) vers Hrafntinnusker. Piste difficile avec de fortes pentes (boîte courte indispensable) et même un névé que nous allons contourner (la photo ne rend pas bien la raideur de la pente) On aperçoit au loin les fumerolles, il y a encore un bout de chemin (la distance indiquée par la pancarte du début est sous-estimée) Après avoir traversé ce gué on croise 2 gros 4X4 tout vides dont les chauffeurs nous regardent bizarrement (ça nous inquiète un peu...) Je pense (pas sûre) qu'ils ravitaillent le refuge de Hrafntinnusker. Intrigués par cette colline qui luit dans la faible lueur solaire, nous comprenons plus loin qu'il s'agit d'obsidienne. Étonnée de ne pas encore avoir crevé (vu le piètre état apparent de nos pneus arrière), je me liquéfie quand nous traversons sur une cinquantaine de mètres une coulée de pierres d'obsidiennes acérées comme des rasoirs. Ça passe ! Je n'en reviens pas... reste le retour. Arrivés aux premières grosses fumerolles du site, nous décidons d'abandonner là la voiture pour ne pas jouer plus longtemps avec la chance, et de continuer à pied. Quelques rayons de soleil nous font apprécier l'immensité du lieu. Aucun sentier, aucune empreinte de pas, personne ! On batifole de fumerolle en trou glougloutant. On s'amuse à trouver le trou de boue le plus acide (rien d'inférieur à 4) avec le papier pH glissé dans les bagages. On mesure ici et là différentes températures au moyen d'un petit thermomètre infra-rouge : c'est chaud-bouillant de partout. Tous ces points-chauds et fumerolles ont sculpté la neige en des formes improbables, jamais vues ailleurs. C'est un festival de couleurs ! Même la neige est teintée par la poussière (rouge, jaune ou noire) soufflée par les vents. Il faudrait au moins 2 jours pour explorer tout le site. Traversée d'une autre coulée d'obsidienne, à pied cette fois, ce qui nous permet d'apprécier la chance qu'on a eue à l'aller. On repère un énorme souffle de vapeur sur les flancs du Hrafntinnusker. Nous en sommes assez loin mais le bruit porté par le vent est très impressionnant. Nous cherchons le meilleur chemin pour y parvenir. Alors que nous franchissons ce petit vallon verdoyant (plusieurs sources chaudes y coulent et la végétation en profite), le soleil fait une brève apparition juste le temps d'une pause pic-nic. On approche ! Ça mouille un peu ! Toutes ces vapeurs réchauffent considérablement l'atmosphère...Une vraie fabrique de nuages ! Dernier rayon de soleil de la journée... Arnaud arrive au pied de l'énorme fumerolle super bruyante : un trou d'enfer dont il est impossible de trop s'approcher ! On pousse jusqu'au sommet du Hrafntinnusker tout proche. Le sentier du fameux trek Landmannalaugar-Thorsmork doit passer en contrebas. La pluie arrive aussi prenons-nous le plus court chemin vers la voiture : ici on trouve un vague sentier qui nous mène jusqu'à ce glacier, situé tout près de la fin de la piste. On croise un couple qui démarre courageusement la balade sous la pluie (tout petits sacs à dos, pas de voiture à l'horizon, mystère?) Piste de retour sans problème (pas de crevaison, je n'en reviens pas!) mais sous une pluie battante ! On s'arrête 2 secondes pour jeter un œil au Ljottipolur, on fait un saut jusqu'au camping du Landmannalaugar (il y a la foule, beaucoup plus de monde qu'il y a 9 ans. Nous nous ferons d'ailleurs cette réflexion dans tous les endroits revisités) Les sanitaires sont surchargés, il faut faire la queue même pour faire pipi (ne parlons pas des douches) aussi décidons-nous d'aller camper à Landmannahellir, bien plus agréable et moins fréquenté (3 tentes avec la nôtre), située à une vingtaine de km. (un peu plus de 5000ISK pour 5 et 400 ou 500 ISK pour 5 mn de douche chaude) Pas mal de monde dans les huts donc du monde à la douche, pffff.

Mercredi 18/07/12, J5. Piste F208, Langisjor, Jokulsarlon, Melrakkanes (après Höfn et avant Djupivogur) Temps bouché encore. J'essaie de demander la météo à la rangerette de Landmanahellir : elle me répond qu'il a fait beau pendant 2 semaines (essaierait-elle de ma faire bisquer?) mais ne connaît pas les prévisions, pfff... Les nuages ont l'air bien accrochés dans le coin, on décide donc d'aller à l'opposé de l'île : grande journée de route en perspective. Pour le moment, c'est de la piste...très belle malgré le temps. La F208 comporte quelques gués sans difficultés (4X4 préférable mais pas indispensable, quelques pentes trop raides pour un camping-car, piste interdite par les loueurs sans 4X4) Les sommets sont dans les nuages alors on s'attendrit sur les détails. On fait un détour d'un cinquantaine de km (A/R) pour aller jusqu'à Langisjor (http://www.nat.is/nateng/langisjor.htm) : le ciel est encore plus bas et nous devons renoncer à grimper sur le Sveinstindur (il y a un sentier qui part de la piste sur son versant SO, +500m, 3h environ A/R, http://www.nat.is/fjallaskalareng/skalar_utivistar_sveinstindur_eng.htm), dommage... Encore quelques gués et on rejoint la route N°1. Ravitaillement à Kirkjubaejarklaustur puis cap à l'est. Petit arrêt au Jokulsarlon dans la soupe (on ne voit que quelques glaçons et rien du glacier. On préfère rester sur les souvenirs ensoleillés de 2003) Bivouac au bord de la mer (histoire de changer un peu) après Höfn et avant Djupivogur sur une péninsule près de Melrakkanes. Pas de vent pour une fois, ce qui nous permet de camper au bord de l'eau. Accueillis par plein d'oiseaux, qui se calment assez vite.

Jeudi 19/07/12, J6. Djupivogur, 939, 938, 931, 910, Adalbol, Laugarvellir, Kverkfjöll Temps égal à lui-même, quelques fleurs égaient un peu l'atmosphère... On arrive enfin par les routes/pistes énumérées ci-dessus (la portion de F910 au sud de Adalbol est très pénible, grosses caillasses) à Adalbol (2 ou 3 maisons et une pompe à essence : ça c'est du service public, paiement/CB uniquement) Après Adalbol, on continue vers le nord, puis on tourne vers l'ouest après Bru puis après quelques km on reprend une piste (laborieuse, 4X4 indispensable) vers le sud (Landmannahellir indiqué je crois) On découvre d'abord un joli ruisseau couleur menthe à l'eau qui fume un peu... intéressant. Il reçoit encore quelques micro-affluents brûlants et donne quelques centaines de mètres plus bas cette incroyable cascade d'eau chaude (au moins 40°C, un régal) Trempette...ça creuse ! Pic-nic... En remontant nous croisons 4 petits suisses qui se partagent ces 3 énormes véhicules ??? A gauche, le « parking » A droite, la douche. On reprend la F910 vers l'ouest avec l'Herdubreid à l'horizon, chapeauté d'épais nuages (on abandonne l'idée d'y monter... accès possible par son flanc ouest, 1000 m de dénivelé, 1 pas en avant, 2 pas en arrière donc pas trop de regrets!) Le pont sur la Jokulsa a Fjollum est le bienvenu : en-dessous ça déménage ! On quitte enfin la F910 pour prendre la F903 vers Kverkfjöll via Hvannalindir (petite oasis au milieu de dizaines de km de caillasse. On y trouve de l'eau potable) La piste serpente durant de longs kilomètres au milieu des collines morainiques multicolores du Vatnajökull. On n'avance pas vite mais les paysages sont extra-terrestres ! On arrive enfin en vue du refuge, petite tache de couleur au milieu du gris ambiant. Ce site se trouve blotti (ou plutôt coincé car le milieu est franchement hostile) entre 2 langues glaciaires du Vatnajökull. Nous sommes dans le parc national aussi installons-nous la tente sur l'herbe bien grasse du camping (2 autres tentes à part la nôtre, personne au refuge la faute à la météo ?cool... on a presque des sanitaires privés, prix sensiblement identiques à ceux de Landmannahellir ) Envie de crudités après tous ces cailloux ! Glacier silencieux, aucun craquement pendant la nuit, juste le bruit du vent... Pas plus de succès ici auprès des rangerettes pour avoir des prévisions météo. Je crois que les islandais prennent le temps comme il vient, avec philosophie... Ne dit-on pas qu'il n'y a pas de mauvais temps mais juste de mauvais équipements ? Mouais... on aimerait tout de même voir un peu les paysages !

Vendredi 20/07/12, J7. Rando sur le glacier http://www.vatnajokulsthjodgardur.is/english/what-to-see/hiking-routes/kverkfjoll/

Il ne pleut pas et il y a même quelques coins de ciel bleu... Nous allons tenter notre chance pour cette rando qui nous fait bien envie en espérant ne pas être dans les nuages. Nous prenons d'abord la voiture pour faire les qq km qui nous séparent du parking des grottes de glace (très décevantes, et en plus interdites d'accès) Après avoir franchi une passerelle dont l'allure un peu bricolée incite à ne passer qu'un par un, nous suivons ensuite sur qq km les piquets rouges qui jalonnent un sentier slalomant dans les énormes moraines du glacier. Ce ruisselet anodin nous posera quelques problèmes au retour. C'est fou comme le niveau des rivières augmente au fil de la journée du fait de la fonte des glaciers. D'une manière générale je trouve le niveau des rivières assez haut. Du coup je juge plus prudent de renoncer à parcourir la F910 vers l'ouest en passant au plus près du versant nord du Vatnajökull (par Kistufell et Gaesavotn). Inutile de prendre ce risque avec ce temps bouché (et bien que nous n'ayons toujours pas crevé, nos pneus arrière ne m'inspirent pas confiance) Au fur et à mesure que l'on s'élève, la langue du Dyngjujökull se découvre. Les flancs du glacier sont hérissées d'impressionnants pics de glace noircis par la poussière de lave. Nous n'avons jamais vu ce type de paysage auparavant. Très impressionnant ! Après 2 heures de marche tranquille ponctuées de nombreux arrêts photos, nous arrivons dans le vif du sujet, au pied du glacier. Le tracé ne fait aucun doute, c'est tout droit, il suffit de suivre les traces. La pente est raide, aussi nous chaussons nos « crampounets » achetés pour l'occasion (Microspikes de Kahtoola) Heureusement, d'en bas on sous-estime la longueur de la grimpette car on n'en voit pas le bout ! Arnaud monte tout droit tandis que le reste de la famille profite des zig zag réguliers tracés par Fred dans la neige qui se ramollit peu à peu. En prenant son temps, ça va bien. Impossible de renoncer avec de tels paysages ! On aperçoit bientôt en contrebas 5 personnes qui marchent sur le glacier. Comment ont-il fait pour franchir les pics hérissant la berge du glacier ? Petite pause pic-nic en haut de la grimpette, ça fait du bien, d'autant qu'on peut en même temps plaindre les autres marcheurs qui montent « dré dans'l'pentu » ! Belle santé. Je prends les devants de ma petite troupe : « Je commence à avancer doucement ! » « Pléonasme » me répondent en cœur les enfants ! Ils me dépassent rapidement et je suis bien contente d'avoir des traces bien marquées car ça s'enfonce de plus en plus. On arrive bientôt à Hveragil, une large vallée ocre piquetée de fumerolles. Ça fume de partout alors que nous sommes en plein sur un glacier, quel contraste étonnant ! On continue de monter, la vallée aux fumerolles disparaît dans les nuages... Arrivées à une sorte de col, près d'un grand cairn, Marion et moi en avons plein les bottes, conscientes qu'il nous faut garder des forces pour le retour. Nous nous octroyons une petite sieste au soleil tandis que Fred, Caroline et Arnaud descendent courageusement dans le brouillard vers le but ultime de la rando. Une trouée dans les nuages leur permet de découvrir ce lac glaciaire, enchâssé entre glacier et fumerolles : étonnant mariage de l'eau, de la glace et du feu. Un peu à droite se trouve le refuge de Sigurdarskali, appartenant à la Société islandaise de Glaciologie mais ils n'iront pas jusque là. Nous refaisons de l'eau en recueillant de l'eau de fonte (pas vu d'autres possibilités sur le parcours donc prévoir des stocks suffisants) et prenons le chemin du retour. Nous croisons la rangerette et ses 4 clients qui se sont arrêtés aux fumerolles de Hveragil, descendons tout schuss la longue montée, arpentons à nouveau les moraines, hésitons un peu avant de trouver un passage pour franchir l'anodin ruisseau de l'aller et au terme de 7h30, 16,8 km et 1420 de dénivelée positive, arrivons au terme de notre balade. Superbe mais bien crevante ! On a eu un créneau inespéré au niveau météo ! On est bien content ! 2ème nuit au camping de Kverkfjöll. Un groupe de Français bien gentils débarque dans le refuge. Ils sont une douzaine en voyage organisé. Conséquence immédiate : la queue pour les douches, du bruit jusqu'à pas d'heure. Ces groupes sont très fréquents et nous les redoutons car bien que sans doute composés d'individualités tout-à-fait respectueuses d'autrui, le nombre les rend difficile à supporter. On a croisé sur les pistes des « foultitudes » de ces petites camionnettes 4X4, ce qui nous conforte dans l'idée d'éviter, chaque fois que possible, les campings.

Samedi 21/07/12, J8. Askja, Myvatn On avait adoré notre virée à l'Askja de 2003 : impossible donc de ne pas y faire un saut, d'autant qu'ayant renoncé à prendre la 910 vers l'ouest, nous allons passer tout près. A l'époque, quasi personne et grand soleil (on avait loué un RAV 4 à Myvatn) Aujourd'hui pas mal de monde et la flotte. Brève éclaircie pour pique-niquer près du monument à la mémoire de 2 géologistes allemands mystérieusement disparus en 1907 alors qu'ils exploraient le cratère, puis grosse averse pour rentrer à la voiture. Avec ce temps, la piste qui nous avait enchantés en 2003 nous semble quelconque. Nous sommes impressionnés par le niveau de la Jokulsa a Fjollum. Ce soir le vent souffle très fort aussi, après un ravitaillement dans la supérette de Reykjahlid, trouvons-nous refuge pour la nuit à l'abri d'une « forêt » sur les hauteurs du lac Myvatn. Nuit très calme, bien au calme.

Dimanche 22/07/12, J9, pistes de l'intérieur, Hvitulaug On zappe la visite des environs (arpentés en long en large et en travers sous le soleil la dernière fois) et on décide de retourner dans l'intérieur des terres via la piste F821. Curieusement les supermarchés d'Akureyri ouvrent le dimanche après-midi mais pas le matin (qu'on se le dise!). On trouve tout de même une supérette sur les hauteurs de la ville pour compléter un peu notre avitaillement (pas grand choix à Reykjahlid) La route 821 descend plein sud dans une vallée fertile : la vie semble douce dans ce coin d'Islande, en été du moins... Le leitmotiv des enfants : « Ça doit être beau quand même en été ! »(Je rappelle aux lecteurs étourdis ou endormis par ma prose que nous voyageons en juillet) Ils ont déjà oublié les 27°C de Veidivötn. Faut dire que le plus souvent bonnet et anorak sont de rigueur, car le vent est vivifiant ! Plus loin, la route devient piste, rapidement très caillouteuse, vitesse très réduite obligatoire pour ne pas tout casser. On se croirait en Ecosse (on n'a pas eu de chance non plus avec la météo en Ecosse mais c'était fin octobre...) Arrivés sur le plateau, ça s'améliore un peu en arrivant à Laugafell, à la jonction des pistes F881 et F752. Nous sommes chaleureusement accueillis par la rangerette (qui ne connaît pas non plus les prévisions météo) mais déchantons quand nous constatons que le bain chaud convoité est parasité par un bruyant compresseur (des travaux sont en cours dans les sanitaires attenant, baignade 400 ISK/personne avec usage de ceux-ci) Pas envie de faire trempette dans ces conditions, ça manque de charme... J'active le plan B : on repasse le volant à un enfant maintenant que la piste est plus facile. Piste F752 vers le sud, puis F26, puis F910 ou Fred reprend le volant (pas facile et pas mal de gués avec de grosses pierres invisibles dans ces rivières glaciaires) Nous franchissons le pont sur la Skajfjandafljot, tumultueuse. Un panneau indique que la piste qui longe le Vatnajökull au Nord est fermée au-delà de Gaesavotn : mon intuition était juste, il doit y avoir trop d'eau. L'autre piste par le nord (la F910 en fait) me semble moins intéressante. Pas de regrets donc. Le ciel reste menaçant, c'est un festival d'arcs-en-ciel. Très peu de temps après le pont, nous prenons une mauvaise piste vers le nord (elle est jalonnée de piquets jaunes) et nous arrivons après 4 km à l'endroit convoité : une sorte d'oasis miraculeuse au cœur de ce désert de caillasse. De l'herbe pour camper, une source chaude et une « piscine » pour faire trempette. Il n'y a personne à 80 km à la ronde mais...on a du réseau ! On en a d'ailleurs souvent eu dans des coins perdus : je pense que les Islandais considèrent que c'est un facteur de sécurité et équipent de plus en plus de zones très peu fréquentées, ce qui peut abréger bien des galères. Il pleut un peu partout mais nous sommes épargnés, du moins jusqu'au coucher.

Lundi 23/07/12, J10, vers les fjords du Nord-Ouest Horrible temps ce matin, on bat tous les records ! Décision est prise de filer vers les fjords du Nord-Ouest. Longue journée de transition : F26 vers le sud, Reykjavik, Bogarnes, Budardalur. Ça souffle encore plus fort que d'habitude et la recherche d'un lieu de bivouac s'avère délicate. En reprenant de l'essence à Bjarkalundur, nous décidons d'y louer un petit chalet (135 € pour 2 personnes, kitchenette, salle de bains, les enfants ont dormi par terre, agréable, vue sur le fjord, alentours immédiats un peu bordéliques) Le peu que nous avons vu de la région nous plaît déjà beaucoup : multitude d'îlots et de récifs, oiseaux de mer, falaises toutes vertes et ciel...gris. Notre option sera-t-elle payante ?

Mardi 24/07/12, J11 Bildudalur, piste 619, Gardar, Raudisandur, Latrabjarg, refuge perdu Oui ! On voit quelques coins de ciel bleu, tous les espoirs sont permis ! Nous longeons les fjords, très différents de ceux de la Norvège : les falaises sont moins hautes, il y a très très peu d'arbres et les falaises sont striées de strates un peu comme celles des Féroés. Il y a très peu de maisons, celles-ci sont le plus souvent modestes voire carrément décrépies. La vie est dure dans ce coin d'Islande. Les conditions météo peuvent l'être aussi comme en témoignent ces petits refuges d'urgence qu'on trouve parfois en montagne ou le long de la côte. Le temps se met au beau, à tel point qu'on peut apercevoir le Snaefellsjokull (1446 m) situé 100 km plus au sud ! Ce fjord abrité nous donne des envies de kayak mais nous changeons d'avis dès le fjord suivant, dans l'axe du vent ! Sur la 63, nous faisons un arrêt près de cette étonnante piscine d'eau chaude aux allures de lagon polynésien. Nous nous sommes douchés il y a quelques heures, aussi ne sommes-nous pas tentés par un plouf (on ne peut pas rater cette piscine, elle est juste au bord de la route et il y a un parking) Il y a souvent quelques maisons près de ces bains chauds : les Islandais devaient s'établir de préférence en ces endroits, on les comprend ! Ici les gens vivent de la pêche ou sont fermiers : les épouvantails en témoignent ! Les moutons islandais sont super malins : ils évitent systématiquement les voitures et sont capables de varier leur alimentation ! Ce petit aérodrome permet aux plus aisés de s'affranchir des distances, la route est longue depuis la capitale ! On découvre Bildudalur sous le soleil, coquet village de pêcheurs, équipé d'une pompe à essence et d'une toute petite épicerie. Ces enfants de Patreksfjordur sont en vacances ici. Ils sont ravis d'entendre les touristes étrangers écorcher le nom de leur fameux volcan qui a paralysé le ciel européen il y a 2 ans. Morts de rire les affreux ! Pas mal de bateaux ont l'air plus ou moins désarmés : je crois que la surpêche a fait des ravages sur la ressource. Nous poursuivons par la piste 619 dans l'espoir de voir des phoques. Espoir déçu mais cette piste est très belle, pas de regret ! Pause pic-nic à l'abri du vent. Au bout de la piste on trouve quelques maisons, une chapelle très baroque et d'anciens décors de film. On se balade un peu le long du fjord, ça souffle ! Il y a pas mal d'oiseaux de mer. Les moutons vont souvent par 3 : la mère et ses 2 petits, on les aime ! C'est décidément très différent de la Norvège ! Nous passons rapidement à Patreksfjordur et sur la piste 62 faisons un arrêt dans ce curieux endroit. Il s'agit d'une « ferme d'eiders » Quelques familles islandaises vivent en symbiose avec ces canards réputés pour leur précieux duvet. Elles les protègent des prédateurs (renards, autres oiseaux), leur offrent des endroits confortables pour nicher (en l'occurrence souvent des pneus!) et en fin de nidification récupèrent le précieux duvet. Il faut environ 60 nids pour produire 1 kg de duvet et l'Islande produit environ 4000 kg/an. Petit arrêt grimpette sur le Gardar, échoué là il y a une trentaine d'années et amoureusement entretenu par ? (il est tout pimpant, fraîchement repeint) On tourne ensuite vers le sud par la 614 vers les sables rouges de Raudisandur, repérés sur Google Earth. Je croyais l'endroit perdu mais en fait nous croisons pas mal de voitures de locaux. Les gens viennent ici manger une glace (il y a un petit café) et marcher sur la plage. On adore les endroits ou l'eau douce se marie avec la mer. La couleur de ce sable est un mystère car la rivière en amont semble tout-à-fait quelconque et insignifiante. Pour ceux que cela intéresse il y a un petit camping à Melanes (un champ et des toilettes, sans doute pas de douche, je ne sais pas s'il y a de l'eau) Mignonne petite église toute noire (hélas fermée) avec vue sur le Snaefellsjökull. Nous croisons encore quelques beaux estuaires et arrivons (avec un ciel voilé, grr) à Latrabjarg, falaise réputée pour ses macareux. Ils sont très peu nombreux mais très facilement accessibles et pas farouches ! On y trouve aussi des goélands et guillemots de Brünnich. Un bon moment même si nous sommes étonnés par le petit nombre d'oiseaux et de macareux en particulier (on en avait vu des dizaines la dernière fois à Vik et sur la falaise d'Ingolshofdi, à la même période) Nous allons passer la nuit près d'une petite crique repérée sur Google Earth, tout près de Latrabjarg La piste qui y mène part de la 612 entre Latrabjarg et Breidavik (indiquée par un panneau « Reykjavik » il me semble, mauvaise à la fin, 4X4 indispensable) Nous manquons sur cette piste d'écraser un petit renard arctique qui détale sous nos roues alors qu'il dormait sur le côté de la piste. Il nous observe un court moment avant de disparaître derrière une colline. Ouf, quelle frayeur ! Le refuge est assez avenant. Il y a là un couple de randonneurs que nous laissons tranquilles en allant camper un peu plus haut dans le vallon. Nous « blindons » la tente contre le vent qui descend de la falaise.

Mercredi 25/07/12, J12, retour vers le sud, Hraunfossar, grottes de Surtshellir, piste 550, Gjain On quitte ce matin sous les nuages cette belle région des fjords du Nord-Ouest, ravis d'en avoir découvert une partie, cap au sud ! Pause pic-nic au milieu des oiseaux. On adore le cri mélodieux des courlis. Miam ! Nous rejoignons la route N°1 puis, après une vingtaine de km, prenons vers l'est la route 50 qui parcourt la mignonne vallée de Reykholt : c'est très agricole, il y a de gentilles fumerolles par-ci par-là, plein de chevaux partout. Ensuite nous poursuivons sur la route 518 et comme nous passons devant nous jetons un œil à la cascade de Hraunfossar qui nous surprend agréablement : des petites cascades jaillissent sur plusieurs dizaines de mètres de long d'une coulée de lave. L'eau est bleu turquoise, c'est joli (mais à classer dans la catégorie des « Ah oui c'est beau, bon on y va ?.... » car pas de possibilité de rando alentour) La route 518 devient ensuite piste F518 (non interdite par les loueurs aux véhicules non 4X4), qui chemine le long d'une gigantesque coulée de lave d'une cinquantaine de km de long (la même que celle des cascades de Hraunfossar) A main droite les flancs verdoyants du Strutur. Camping interdit le long de la très belle rivière qui court dans cette belle vallée (1ère et unique fois où nous verrons une telle interdiction) Nous arrivons aux grottes de lave de Surtshellir, dominées par l'Eiriksjökull. Je m'attendais à de petites grottes du style de Grjotagja, près du lac Myvatn mais en fait le réseau est énorme et les dimensions gigantesques. On jette un œil distrait au panneau explicatif du parking : il y a une dizaine d'entrées sur plusieurs centaines de mètres de long. Celles-ci sont bien balisées. Attention au fait que toutes ne sont pas utilisables : si on descend par l'entrée 1, on ne peut sortir qu'à la N°4 (les 2 et 3 sont impraticables sans matériel d'escalade) Lampe indispensable, on n'y voit goutte, tout est noir et glissant. On profite de l'abri de l'entrée N°4 pour goûter à l'abri des intempéries. La piste 550 que nous prenons ensuite vers le sud est une bonne surprise, elle est facile (interdite cependant par les loueurs aux voitures non 4X4, faisable en camping car) et très belle. Elle longe le flanc ouest du glacier Langjökull et nous y avons eu des lumières magiques que seul une météo très perturbée autorise (on se console ainsi du mauvais temps qui nous poursuit...) On longe ensuite le lac Thingvallavatn aux allures norvégiennes et on décide d'aller dormir à Gjain comme il y a quelques jours. Surprise en arrivant, « notre coin » est occupé ! Il y a même 3 ou 4 voitures d'Islandais qui semblent apprécier le spot (on les comprend) On trouve de la place un peu plus loin, sans problème. Le choix de cet endroit est stratégique : en fonction de la météo de demain nous irons soit vers l'est et le Landmannalaugar soit vers le sud.

Jeudi 26/07/12, J13, Landmannalaugar (Sveinsgil) Trouées de ciel bleu ! Direction donc le Landmannalaugar ! On se gare au camping, à peine moins bondé que la dernière fois.... En route donc pour une randonnée non balisée sans sentier, qu'une panne internet quelques jours avant de partir m'a empêchée de bien préparer. J'ai le point GPS du but de la rando, c'est déjà ça ! Celui-ci a été repéré sur Google Earth...surprise... Voir ici le récit de bigfoot : http://bigfoot.over-blog.org/article-10-08-landmannalaugar-sveinsgil-rengsli-57228109.html ainsi que cet autre récit : http://islande.mbnet.fr/2010/09/jour-8-hattver-strutslaug-14-aout/ Nous prenons en compagnie de quelques autres randonneurs le sentier qui mène à Skali, puis nous les quittons pour descendre dans la vallée de la Jokulsgil. Dorénavant c'est du hors piste mais nous ne sommes pas gênés par la végétation ! La traversée de la rivière ne pose pas de difficulté, en dehors de la température de l'eau : regardez le visage épanoui de Marion qui vient de faire trempette. Nous avons pris 2 paires de chaussures d'eau que nous nous balançons à tour de rôle au-dessus de l'eau, ça aide vraiment bien ! Ensuite gros cafouillage qui nous a fait découvrir des endroits superbes (on n'a pensé à regarder le GPS que quand on s'est rendus compte que quelque chose ne collait pas, bref on a fait un bon détour!) Ce sentier n'est en fait qu'un sentier de moutons ! On a des ciels superbes, quelques averses brèves, de beaux rayons de soleil, si bien qu'on ne sent pas trop la fatigue. On rectifie le tir et on arrive au débouché du vallon de Sveinsgil (au centre de l'image) Le but de la rando n'est plus qu'à 800 m -à vol d'oiseau ! Vu le relief du coin, il va nous falloir déployer encore pas mal d'efforts... Le ciel se couvre vraiment cette fois. Nous allons passer le long de ces pentes improbables (à droite de la photo) : heureusement le sol est très meuble ce qui facilite la progression le long de ces versants abrupts. On a quelques scrupules à laisser nos traces dans ce territoire pratiquement vierge mais on compte sur les prochaines fortes pluies pour les effacer. La voici justement qui arrive, drue, au moment où enfin nous découvrons ces incroyables collines bleu roi, but de la rando. Les paysages se noient dans les nuages, on fait 2 ou 3 photos et d'un coup la fatigue s'abat sur nous ! Il est temps de prendre le chemin du retour : il nous reste à retraverser la Jokulsgil, ce qui en après-midi et avec cette forte pluie risque de ne pas être une mince affaire. Il y a pas mal de petits affluents à traverser : avec ce temps, pas envie de répéter le cérémonial du déchaussage-rechaussage à chaque fois. Pour éviter d'avoir froid et aller plus vite, nous ne gardons que les pantalons de pluie avec les chaussures de marche : ainsi on ne sent presque pas la fraîcheur de l'eau. Arnaud choisit quant à lui l'option caleçon, brrr ! Après une dizaine de traversées sans trop de problème, nous arrivons au gros morceau : il nous faut absolument passer sur la rive gauche de la Jokulsgil. On passe à 2 +3 : le plus lourd en amont. On défait les ceintures ventrales des sacs histoire de pouvoir se libérer en cas de faux pas. Ça passe mais c'était limite : plus tard dans la journée, nous ne serions pas passés (il est tout de même 17h30) On envisage un moment de regagner le camp en suivant le cours de la rivière mais les méandres de celle-ci passent systématiquement au ras des falaises et sont très profonds. La sagesse nous fait choisir l'option grimpette, ce qui nous permettra d'arriver quasi secs à la voiture, super crevés. 21 km, 1600 m de dénivelé, 10h30 de rando. Nous retournons dormir au camping de Landmanahellir, beaucoup plus fréquenté et bruyant que la dernière fois. Coucher de soleil superbe (photo floue, la fatigue...)

Vendredi 27/07, J14 F208 sous le soleil, Lakagigar Grand beau ce matin, on décide de reprendre la belle piste F208 pour aller vers le sud. Un coup d'oeil vers le camp du Landmannalaugar au pied de sa coulée de lave, et nous tournons vers le sud. On se régale une nouvelle fois avec les nombreux gués (faciles) de la piste. Pause pic-nic après le dernier d'entre eux. Ravitaillement à Kirkju (on commence à y avoir nos habitudes) puis nous prenons la piste F206 vers le Lakagigar. Celle-ci s'avère assez quelconque, et laborieuse... Nous grimpons sur le Laki (1 km aller, +180 m) et là c'est la révélation : un cordon de minicratères s'étire du nord au sud le long d'une faille éruptive. Vue vers le nord et le Vatnajökull. Ça souffle ! On se trouve un coin plus abrité pour profiter de la vue vers le sud et le Larnbavatn. Tout au fond le Myrdalsjökull. Plus près le sable soulevé par le vent... Fred pointe du doigt le Sveinstidur, qui surplombe Langisjor (nous avions renoncé à son ascension quelques jours plus tôt à cause du temps) Beau temps sur le Vatnajökull : c'est souvent le cas sur les glaciers qui doivent générer une sorte de microclimat. De l'autre côté, c'est moins sympathique, impossible de dire s'il s'agit d'une averse, d'une tempête de sable, ou des deux ! Nos chaussures sont presque sèches ! On reprend ensuite la piste qui décrit une sorte de boucle au sud du Laki : celle-ci est superbe. On longe brièvement la Skafta, surplombé par l'étrange Uxatindar aux allures de Devil's Tower. On se trouve un bel endroit de bivouac abrité du vent (pas facile) Pour la première fois, il fait trop chaud dans la tente, en plein soleil !

Samedi 28/07/12, J15 Skaftafell (Kristinartindar sans le sommet) Réveil express avec le soleil : on a trop chaud, 28°C dans la tente ! 2°C dehors à l'ombre ! Après avoir hésité à aller dans la vallée de Thorsmork (les gués y sont réputés difficiles et avec ce temps splendide je crains qu'ils ne soient très profonds en fin de journée...et nous reprenons l'avion demain) nous décidons de retourner à Skaftafell, comme il y a 9 ans. Les conditions climatiques sont idéales, comme la dernière fois et nous allons y refaire la même rando, mais dans l'autre sens. Ravito à Kirkju, nettoyage de la voiture (partie de rigolade garantie si on fait ça à 2!) Le parc de Skaftafell se situe sur le flanc sud du Vatnajökull, le plus grand glacier d'Islande...et d'Europe. La randonnée démarre en forêt, qui offre une ombre bienvenue par cette chaleur. A l'horizon, on aperçoit l'île-falaise de Ingolshofdi. Le sentier est balisé, il y a un peu de monde. Randonnée tout en contrastes : vertes prairies fleuries, ocres volcaniques et blancheur immaculée du glacier. Pic-nic puis sieste au soleil sur une mousse bien moelleuse. D'où provient se sable blanc qui sort d'une vallée ocre, mystère ? Un beau sentier en balcon nous mène vers une autre langue glaciaire. Pas de volontaires pour aller au sommet ! Belle balade : 6h30, +800 m, 16 km Le vent souffle toujours très fort (je me répète) et à l'aide de la carte j'essaie de trouver un coin abrité pour la nuit. On tourne sur la route 214, quelques km à l'est de Vik. La piste est superbe. Je me rends compte que nous allons vers le camping de Thaksgil, que les Grisemote avaient adoré et on envisage d'y dormir (et de s'y doucher avant l'avion de demain). On croise encre un renard polaire, quelle chance ! (pas de photo, ces bestioles sont timides...) Horreur en arrivant au camping ! Il est bondé et la dimension du bloc sanitaire ne laisse aucun doute sur sa saturation évidente. Demi-tour immédiat pour trouver un coin de bivouac quelques centaines de mètres plus loin à côté d'un joli ruisseau qui nous permettra de nous laver tranquillement. Très bonne nuit à l'abri du vent, au son de l'eau qui gazouille...

Dimanche 29/07, J16, retour Nous reprenons la si jolie piste en admirant au passage l'Eyjafjallajokull. L'éruption remonte à 2 ans mais la cendre grise est encore bien présente. Nous repassons au milieu de ces étranges cabanes construites parmi des roches aux formes « trollesques ». Ce curieux « camenbert » m'intrigue et nous décidons d'aller le voir de plus près (il doit s'agir de Hjörleifshöfdi) Juste avant de rejoindre la route N°1 nous longeons cette belle ferme protégée par les falaises de l'influence atlantique. Une piste mène à l' « île » et permet d'en faire le tour (4X4 nécessaire). Côté océan se trouve une vaste grotte (où il est possible de dormir à l'abri des intempéries, information qui peut intéresser ceux qui passent par là à vélo car les abris sont rares) Un énorme pare-battage a échoué là, sans doute un jour de tempête car la mer est à plusieurs centaines de mètres. Paysage étrange avec la brume de mer. Pas mal d'oiseaux dans les falaises (pas de macareux) La fin du tour de « l'île » se solde par un plantage dans un gué d'apparence anodine mais au fond de sable mou. Grmbl ! Seul plantage le jour où on doit prendre l'avion du retour! Fred et les enfants sortent par les fenêtres et cela suffit à nous libérer, ouf! Encore quelques heures de route jusqu'à l'aéroport. On dépose la voiture sur le parking, on jette les clés dans la boite aux lettres du loueur. Décollage à 16h30, vol sans histoire (ponctuel cette fois) , on arrive à Nancy à 1h du matin.

Epilogue : Beaucoup de km parcourus (plus de 4000) à la recherche d'un ciel un peu dégagé mais ça se fait bien car les paysages sont intéressants partout. On a le plus souvent passé le volant aux enfants (sur les pistes) si bien que les km ne leur ont pas pesé. Une sensation de liberté incroyable avec cette formule 4X4 + camping sauvage. Je ne connais pas d'autre pays aussi propice (camping sauvage autorisé quasi-partout, population clairsemée et discrète, ravitaillement en eau très facile, coins de bivouac magnifique partout -mais gare au vent!On a fait quelques randonnées inoubliables dans des paysages uniques. On aurait aimé plus de beau temps mais c'est aussi ce temps « variable » qui fait le charme de l'Islande...

Bref, des vacances pas compliquées à organiser, mais pas données (cf le budget)

Budget : Avion Icelandair Francfort-Reykjavik A/R 378 €/personne (X5) 4X4 Ford Explorer assurance maxi, coffre de toit, 2ème conducteur, pour 2 semaines 3418 € (!!!) Chalet à Bjarkalundur 132 € Resto à Hrauneyjar 70 € Essence 988 € Camping 4 nuits (2 à Landmannahellir, 2 à Kverkfjöll) 140 € + 20 douches 50 € Bouffe 930 € (à 5 pour 2 semaines. Gros budget mais ravitaillement le plus souvent dans de petites épiceries, sans se priver de rien.) Total pour 2 semaines à 5 : 7660 € Soit 1532 €/personne.

Bonne lecture! Marie
Deux novices de la rando aux Lofoten English translation pending
by Triztana · 2012-08-18 · 11 replies
Je suis partie avec mon frère en Norvège, plus précisément dans les îles Lofoten début août. Quelqu'un du forum m'a dit « tu ne verras pas tout, mais tout ce que tu verras sera magnifique. » Et ce n'est pas peu dire. Voici un genre de carnet de voyage ultra détaillé (je détaille toujours beaucoup) mais aussi avec des informations pratiques si certains ont besoin... (beaucoup de tarifs, bilan en chiffres etc)

Désolée pour la qualité médiocre des photos!

04.08.2012

C'est parti pour une bonne dose de transport. Départ de Louveciennes à 9 heures. Transilien-métro-navetteBeauvais-avion-navetteRygge. Et nous voilà à 17h30 à Oslo ! Oslo est une ville animée, pas si grande que ça quand on vit à Paris. Pas très très belle, mais sympathique. J'aime le fait de voir une capitale de taille modérée, où il y a des rues piétonnes, une place centrale, une seule gare... On fait un tour dans le centre-ville avec nos sacs à dos avant d'aller au camping d'Ekeberg. Le camping se trouve à 3 kilomètres de la gare d'Oslo, il est accessible en bus (le 34 ou le 74) depuis l'arrêt de Jernbanetorget, juste entre la gare et la rue piétonne principale, 10 minutes suffisent pour arriver au NAF camp, et il y a des bus toutes les 10 min... Par contre les tickets coutent 30 couronnes pour seulement la zone A d'Oslo (le centre), donc un aller et retour revient déjà à pas mal. Y aller à pieds n'est pas super évident, ce sont principalement des grands axes, et c'est un peu le bordel, surtout en ce moment où il y a des travaux autour de l'opéra jusqu'en 2014 (mais diable qu'y font-ils ?) Nous payons 185 kr pour la tente et deux personnes (personne supplémentaire 65 kr) + 10 par douche. Du camping, on a une superbe vue sur Oslo, au-dessus de laquelle se forme un violent orage. On a d'ailleurs juste le temps de monter la petite Dolomite avant que la pluie ne s'abatte sur elle. Comme dans tous les campings que nous avons fait, il y a une cuisine avec plaques électriques.



05.08.2012

La nuit fut assez peu confortable, le terrain étant considérablement en pente. Après un réveil en douceur et une matinée glandouille/lecture/musique devant la vue d'Oslo, on se fait un bon repas à la boutique du camping : une pizza à 80 kr (des surgelées, d'où le prix « faible »), un paquet de tortillas (39), et 2 cônes (21 chacun). Vous allez vous dire « mais, ils se sont pétés le bide ! », et, oui. On prend des forces avant les 17 heures de train où on n'aura pas grand chose à grignoter. Avant le train de 15 heures, nous flânons un bon moment au soleil sur la Christian Frederiks plass, affalés sur nos sacs à dos, qui font de bons canapés. Après la navette de remplacement à cause des travaux entre Oslo et Lillestrøm, en route pour 7 heures de train ! Les paysages sont magnifiques. Le terrain est partagé entre les forêts de sapins, les montagnes, et les lacs, sous un grand soleil qui donne aux arbres un vert éclatant, et aux lacs un bleu profond. Je suis sidérée par la quantité d'arbres, j'ignorais à quel point c'était boisé. Il faut dire qu'en 17 heures de train, à l'aller comme au retour, je n'ai vu presqu'aucun champ, peu de routes, sinon celle longeant la voie ferrée, une nature complètement laissée telle qu'elle et recouvrant complètement la surface. C'est magique de voir qu'il y a encore des endroits où des milliers de kilomètres sont aussi boisés et ne souffrent que de peu de traces humaines. A propos, comment ça pousse sur un caillou un sapin ?



Arrivée à Trondheim vers 23 heures, et repartons une heure plus tard dans un train de nuit des plus confortables ! C'est autre chose que le Berlin-Paris en compartiments sans clim. Ici on a des petits kits gratuits avec couverture, lunettes pour dormir, boules quies, oreiller... le top ! Les sièges sont super confortables, bien sûr ça ne vaut surement pas une couchette (d'ailleurs on a plutôt mal dormi), mais vu le prix du trajet (200 kr en minipris), on allait pas prendre des couchettes à 800 kr! 😕

Je me réveille à 2h12 : vision surréaliste de l'aube verte qui émerge d'un côté, et la lune qui éclate de l'autre. Durant une heure et demie, je contemple cette faible lueur devant laquelle défilent des silhouettes noires de sapins, avec un concert de Keith Jarrett dans les oreilles. La température passe par tous les paliers, de 15 à 8°C, on sent qu'on se rapproche du cercle arctique.

06.08.2012

Nous arrivons à 9h13 et le ferry est à 11h15. Nous avons donc deux heures pour trouver du gaz, à manger pour la journée, sortir des sous, et retourner au ferry. Juste à l'entrée du quai du ferry, il y a un immense plan de Bodø avec ses magasins, alimentations, etc... Du coup on trouve très vite le tourist info à un km de là dans le centre. Les magasins n'ouvrent qu'à 10 heures et nous trouvons notre compte pour la bouteille de gaz (79 kr la petite chez G-Sport, 🏴‍☠️) par contre niveau nourriture c'est plus compliqué. Nous trouvons un supermaché mais qui ne vend ni salade ni sandwich tout préparés, et dans les autres magasins qui vendent des sandwichs, aucun de végétarien ! Pas toujours évident d'être végé en Norvège 😄

Les billets de ferry pour les passagers piétons s'achètent directement à l'entrée du bateau, pas la peine de demander à l'accueil. Pour les voitures, il est conseillé de réserver. 168 kr par personne pour rejoindre Moskenes pour un piéton seul. Nous faisons moins de 3 heures de traversée sous un soleil radieux. La fatigue est pesante mais le ferry est extrêmement reposant ! Il fait un peu froid dehors mais on a de sacrées vues sur Vaerøy et Røst, ainsi que les Lofoten, bien entendu ! C'est réellement immense et majestueux, ce sont comme plein de sommets de montagnes qui ont été « noyés », on dirait. C'est déchiqueté, abrupte.



15 heures, arrivée à Moskenes. Après deux jours en Norvège, nous voilà dans les Lofoten ! Achat d'une carte à l'office de tourisme, il y en a sur toutes les Lofoten, nous achetons seulement celle qui fait le Sud-Ouest, pour 149 kr, on la trouve quasiment pas en France, et de toutes façons ce sera pas moins cher, donc autant l'acheter sur place, en plus elle est géniale et super bien détaillée. Et nous voilà en route pour Å, 5 km à pieds par la E10 qui offre un super panorama sur la mer et les montagnes.



Arrivés à Å, nous apprenons que le camping pour tentes et caravanes et fermé ! Il ne reste que des Rorbu... et le mec nous dit qu'il y a un camping à Moskenes..... oui mais non!! Le comble c'est que sur la carte il y a un camping pour tentes noté à A, mais celui de Moskenes n'est pas noté! Le mec de la réception nous indique l'emplacement où les tentes font du camping sauvage, qui est en fait l'ancien campingplass. Il s'agit du fameux endroit « tout au bout de l'île », le bout de la route, où on a une vue incroyable sur les montagnes à droite, les îles Vaerøy et Røst en face, et la mer à gauche. On est presque tout seuls dans ce lieu magique, alors on décide qu'on campera là.



Ca se refuse pas, franchement. On comprend pourquoi le camping a été fermé... c'est hyper marécageux ! Effectivement, peu praticable, mais on trouve toujours une petite place où poser sa tente! A environ un km d'ici il y a les Hamma Rorbuer avec des toilettes, et sur le parking à 500m, il y a une réception – Bookshop avec toilettes ouvertes de 10 à 18h. Il y a beaucoup de vent et il commence à faire froid ici au bord de l'eau. Nous nous endormons dans un lieu de rêve, avant de nous réveiller à 2h par un froid torride. On dit un grand merci aux couvertures de train que nous avons piquées, et dans lesquelles nous nous enroulons (nous avons des petits duvets assez vieux et pas très chauds, oui vous verrez que dans le genre prévoyant, on est des as.) Puis à 3 heures, le soleil se lève (ouf) et réchauffe illico la tente, si bien que nous dormons comme des bébés jusqu'à 10 heures. La tente fait effet de serre et le matin, il fait presque trop chaud!

07.08.2012

Nous nous réveillons entourés de mouettes, sous un ciel resplendissant. On est vraiment trop trop bien là. Les tentes sont presque toutes parties pendant que nous prenons notre petit dejeuner au bout des Lofoten, sous un soleil tapant et une brise rafraichissante.

Nous attrapons de justesse le bus pour Reine. Je crois que c'est un système de zone là aussi. 32 kr le billet pour la première zone. Reine est un magnifique petit village de pécheurs avec des rorbu partout, très touristique et entouré de montagnes immenses et abruptes.



J'ai entendu parler d'un sentier qui monte au Reinebringen. Dans le guide français des Lofoten 2012, il est écrit « à Ramviska, prendre un petit sentier sur la droite, escarpé et glissant. Soyez vigilants »... Bon, on sait pas trop à quoi s'attendre et on se dit qu'on va le tenter... Le chemin est un peu plus qu' « escarpé » !! Il faut préciser que c'est à peu près la première fois qu'on voyage, du moins c'est la première fois qu'on voyage sans voiture, qu'on est absolument ni sportifs, ni amateurs de randonnées, qu'on ne grimpe jamais de montagnes, qu'on n'a ni chaussures de marche, ni tenues de sport. Pour info mes seules et uniques chaussures pour le voyage sont des tennis H&M à 9 euros. :D J'ai fait tout le voyage avec, et franchement, je crois qu'elles sont prêtes pour Pekin Express. Parce que la montée du Reinbringen pour des gens qui ont jamais fait une randonnée de plus d'une heure, c'est pas de la nioniotte. Dans le guide il était écrit « 2h aller retour ». 2 heures, c'est le temps qu'on a mis à monter nous. Entre la montée à peu près comme ça \ , les pierres qui tombent sous nos pieds, les rochers à escalader avec une corde... Je pense que si j'avais su avant ce que c'était, je n'y serai clairement pas allée, mais une chose est sûre, je l'aurai clairement regretté. Car la vue d'en haut est si majestueuse qu'elle vaut largement l'effort pour monter.



C'est un chemin à ne faire que par temps sec, s'il a plu c'est totalement impraticable, car déjà à sec c'était par moment extrêmement boueux et glissant. La descente est beaucoup plus simple bien que glissante (j'ai développé la méthode « chaussures qui glissent », je m'accroupis sur le rochers / bout de terre qui glisse, et je me laisse glisser par les chaussures, infaillible contre les chutes, mais nécessite des chaussures de merde – des converses feront l'affaire – et un change, parce qu'après on est tout terreux 😏). Nous verrons des jours plus tard que la même rando, dans le guide en anglais, est décrite comme nécessitant de l'expérience en escalade ou alpinisme. Bon c'est un peu exagéré à mon goût puisque je l'ai fait, mais ça nous aurait peut-être refroidi. On prend le bus de 19h pour Ramberg, où on logera au camping deux nuits. 69 kr / pers le trajet cette fois (ah bin c'est loin ramberg) 😇

Le camping est génial. Pas très cher (130 kr la nuit pour 1 tente et 2 personnes, + 10 kr la douche), et un accueil irréprochable. La gérante est hyper chaleureuse, super sympa, et l'agencement du camping fait très « cocoon », il y a un petit batiment avec douches, wc et cuisine, tout en bois, on se croirait dans un petit chalet, c'est super agréable. Le camping est juste a côté de la mer, c'est sublime. Le vent est fort et glacial ce soir et nous nous empressons de nous enrouler dans nos couvertures de train et nos duvets. On a un peu mal partout, mais on est trop bien, et heureux d'être là.

08.08.2012

Il a bien bien caillé cette nuit. Le soleil est caché par les montagnes et ne peut pas nous réchauffer. Réveil sans trop de douleurs dans les jambes, bizarrement. Nous partons vers onze heures sur des vélos loués au camping. Nous décidons d'emprunter la route jusqu'à Nesland et de prendre le sentier jusqu'à Nusfjord pour faire une « boucle ». Le probleme est qu'on ne sait pas trop à quoi ressemble le sentier, et si on peut y emmener les vélos (en marchant à côté). Les derniers 7 ou 8 km avant Nesland se font sur une route franchement en sale état, très caillouteuse.

Mais offre de jolis paysages avec des couleurs dingues.



Juste avant Nesland, nous nous arrêtons pour manger derrière un rocher à l'abri du vent. On sort le réchaud et les repas lyophilisés, jusque là tout va bien. Sauf qu'on a pas d'allumettes. On se dit que y a deux voitures de garées à côté, on va bien trouver quelqu'un avec du feu. On marche vers le parking tandis qu'on se rend compte... qu'on a aussi oublié la casserole. Rofl. Il est presque 14 heures, on a mangé une soupe hier et presque rien ce matin, c'est impossible qu'on mange pas. Je dis que tant pis, on les fait réhydrater à l'eau froide, ça prendra plus longtemps et ça sera moins bon, mais au moins on mangera. De toutes manières on abandonne vite l'idée quand on se rend compte qu'on a AUSSI oublié... les couverts !!! 😏 😏 Des as de la prévoyance, je vous avais prévenu. On est partis du camping avec le réchaud, les repas, et hop. Bha quoi ? Y a un problème ? 😄 … dégoutés de notre bêtise, on va jusqu'à Nesland et on décide de rebrousser chemin vers le camping (le sentier est impraticable à vélo, et l'idée de faire l'aller et retour à pieds jusqu'à Nusfjord et de revenir en vélo sans avoir mangé nous plait moyennement). La route du retour est dure, on a le vent en pleine face, la fatigue est très présente, et la faim aussi !Quelle bande de nouilles, c'est pas vrai.

Arrivés à Ramberg, on a qu'une envie : s'acheter un gros truc bien gras. Bon là on a fait nos ouf, on a pris une pizza à 150 kr et un hamburger à 135 kr... Je sais, 20 euros le truc c'est cher, mais bon. 😇

Pas motivés pour reprendre les vélos, on décide de les rendre et de rester la fin de la journée à se reposer dans la salle commune (sans sport depuis 5 ou 6 ans, le corps en prend un peu pleinsagueule.) La gérante ne nous fait payer que 100 kr par personne (la journée complète c'est 150 mais c'est de 7h à 23h, donc quand on ne prend qu'une partie de la journée, elle fait un prix proportionnel, ce qui est plutôt cool).

Sur le coup, j'ai regretté d'avoir passé une demie journée à rien faire au camping, mais après coup, je me dis que cette expérience nous a bien fait marrer, et qu'on a passé la fin d'après midi à discuter avec des français sympas. On a d'ailleurs retrouvé le mec qui nous avait conseillé de laisser nos sacs au pied au Reinebringen, nous interpellant d'un « Ah mais c'est vous ! En baskets / ballerines avec des sacs de malades ???? » Oui oui. C'est nous. (Royal. 😕) Lui il l'a monté en 45 minutes le truc. Et là je me sens tout à coup une grosse merde. Je ressens cette envie d'être comme ces gens, là, qui sillonnent les routes et les montagnes, n'ont besoin de rien et se contente de marcher là où bon leur semble, et qui ont pas l'air fatigués... Pour moi, ces cinq jours dans les Lofoten, c'était un exploit physique quoi. On croise des gens qui font des treks pendant 3 mois, une femme qui voyage seule depuis Oslo à pieds, et nous, novices et pas sportifs pour deux sous, on en chie pour faire 20 km à vélo (ok on avait rien mangé ou presque depuis la veille mais quand même).

Je dois dire que la soirée m'a déprimée. Je me suis sentie petite, dégonflée, mais surtout envieuse. Je me couche avec la frustration de sentir que mes efforts sont un peu de la merde, en fait. Je comprends mieux pourquoi les gens sont tous super bien équipés. C'est clair qu'avec nos baskets et sans kaway, on est loin du compte.

09.08.2012

On s'est réveillé dans la nuit et en sortant de la tente, on a pu voir à quel point la nuit ne tombe jamais complètement. Malgré le fait que le soleil de minuit ne soit plus là depuis longtemps, la nuit, de seulement quelques heures, n'est en fait qu'une longue pénombre. On a bien dormi cette nuit, il y avait peu de vent et il a pas fait très froid.

Aujourd'hui, on repart sur les vélos pour faire la randonnée qui fait une boucle autour du Moltinden, de Bergland à Marka, en passant par la plage de Kvalvika.



Nous retrouvons le couple de français avec qui ont a discuté la veille, qui fait le même circuit que nous, mais dans l'autre sens. On pensait souffrir à vélo mais en fait ça roule bien, on a même pas mal aux jambes. On est un peu juste niveau timing vu qu'on compte une heure de vélo, 4h de randonnée, la remontée à pieds jusqu'aux vélos par la route, puis retour à vélo, sachant qu'on doit avoir un bus à 17h30 au camping pour Moskenes. La première partie jusqu'à la plage de Kvalvika dite la plage aux baleines, est assez simple et comme un peu partout ici, magnifique. Le temps est dégagé et on a une vue très loin sur les lacs et les montagnes vers Ramberg.



Pour y accéder, on grimpe entre deux sommets (moltinden et torsfjordtinden) et redescendons par des rochers jusqu'à la plage : une minuscule plage de sable fin enfermée par deux immenses montagnes en pic. On ne prend pas le temps de chercher « la cabane aux surfeurs » et mangeons sur la plage. Apparemment, deux surfeurs ont construit une cabane pendant un an avec tout ce qui a été rejetté de la mer. En effet, Kvalvika est une des rares plages parmis la côte rocheuse de l'océan arctique, ainsi tous les déchets jetés dedans viennent s'échouer ici. C'est d'ailleurs assez parlant, une si belle plage avec tant de déchets humains. 🤪



Pour passer d'une plage à l'autre pour faire l'autre partie de la boucle, y a un passage un peu chiant où il faut escalader des rochers à l'aide d'une chaine, surtout quand on est dans notre sens parce qu'il faut grimper les rochers et pas les descendre (d'ailleurs on est les seuls à faire la randonnée dans ce sens) C'est à cette jointure que nous rencontrons les français qui nous balance la très bonne idée que d'échanger nos vélos, histoire de pas avoir à faire le bout de route à pieds. En voilà une bonne idée qu'elle est bonne, parce qu'effectivement à pieds, on aurait jamais eu le temps de rentrer pour le bus.



Pour quelqu'un qui pratique la randonnée en baskets H&M (elles en auront étonnés plus d'un), la deuxième partie de la randonnée est un peu hardcore. Niveau montée et descente ça va, le problème c'est la boue. Les paysages sont magnifiques, comme toujours, on longe des lacs sur des minuscules sentiers à travers les fougères et les rochers, qui donnent l'impression d'être complètement immergés dans le décor, par contre dès qu'on longe le lac de trop près... aïe aïe aïe, prévoir des raquettes. Nous reprenons donc la route sur les vélos, les pieds trempés mais la route de Fredvang à Ramberg est vraiment sublime, surtout quand on passe sur les ponts, entre la mer, les crêtes vertigineuses, les bras de mer se faufilant entre les falaises et le reflet du soleil dans les lacs.



L'accueil du camping de Moskenes parait tout de suite moyen comparé à Ramberg, mais il n'est pas trop cher (130 kr la tente, 10 kr par personne + 10 la douche)

10.08.2012

Et voilà que nous sommes entourés de francophones encore une fois. Je me demande un truc, pourquoi, depuis qu'on est sur le ferry, il y en a partout ??? Alors que dans le train, il n'y avait que des norvégiens, ici on a l'impression d'être en France, c'est incroyable. Les français-suisses-belges seraient-ils fortement inspirés par les Lofoten ?? 😄 Bon il y a aussi beaucoup de danois et d'allemands, mais c'est pas loin ça se comprend plus facilement ! A Moskenes et sur la côte Sud, le vent est beaucoup plus modéré que sur la côte Nord de l'île. Ah quel beau pays à parcourir de ses jambes car bizarrement, on a pas de courbatures et sommes près pour une nouvelle randonnée. Le problème c'est que le temps est relativement bas aujourd'hui... On se rend à l'office de tourisme pour demander si la montée du Munkebu serait faisable aujourd'hui. Le mec nous répond que c'est faisable car la montée n'est pas très raide. Mais bon, il nous a pas garantis qu'on serait au sec. On se dit que bon, on est en Norvège, bordel, de toutes façons on a vraisemblablement rien d'autre à faire, et on va pas faire nos tapettes. Effectivement, deux heures plus tard, nous voilà trempés dans un sentier boueux, paumés dans un nuage de pluie battante. Il n'y a personne sur le sentier et on voit pas grand chose. La montée se limitera donc à une heure avant de redescendre, complètement trempés. Nous rentrons à la fois dépités et amusés par cette « balade » qui doit être magnifique par beau temps. On fait sécher les chaussures et les serviettes (laissées dehors, wouhou) au sèche linge et restons une nuit de plus dans ce camping.

11.08.2012

Nous quittons désormais l'île à 15 heures. Il fait meilleur que la veille, mais levés un peu tard, on n'a pas le temps de faire grand chose avant le ferry. Repliage de tente et go ferry, à 200m du camping. Un dernier au revoir aux Lofoten embrumées avant de quitter la côte. Nous avons très peu à manger et ne voulons pas dépenser trop d'argent dans le ferry (les prix sont exhorbitants), du coup ce midi on a mangé une soupe et un café, et le ferry se fait FAIM.

Episode #mangercommedesgloutons bis. 😇

Arrivés à Bodø à 18h30, un message de Dieu est à la sortie : le plan de Bodø avec tous les points de restaurations : BURGER KING, PEPPES PIZZA, SUBWAY. Woh. Sachant que demain on a 10 heures de train, on décide d'aller acheter des subway pour ce soir et demain, histoire de pas avoir de courses à faire demain matin avant le train (surtout que demain on est dimanche. Ha, ha.) Bon, 90 kr le Sub 30, c'est un peu cher, mais au moins on a à manger pour le train (et végétarien pour moi :D) 3 km de marche pour rejoidre le camping de Bodøsjøen. On m'avait dit « t'arrête pas à Bodø, c'est pas intéressant », je comprends pourquoi. Non seulement c'est pas intéressant, mais que c'est viiiiide. Il est 19 heures, on est samedi, on a fait 3 km à pieds et on a du croiser 3 personnes. Pour aller au camping, on traverse toute la « ZI » avec plein de supermarchés et de centres commerciaux... et les parking sont vides. WTF. Le camping quant à lui est assez sympa. Placé au bout d'une péninsule avec une jolie vue sur la mer, 160 kr la tente et deux personnes avec douches gratos (tiens.) Dernière nuit avant les 17 heures de train de retour... Adieu cercle arctique.

12.08.2012

12h-22h, train pour Trondheim. C'est sympa parce que du coup on voit le paysage qu'on avait eu de nuit à l'aller, mais c'est moins sympa parce que 10 heures de train, ça fait beaucoup. Quitte à le faire, vaut mieux le faire de nuit et les 7 heures restantes jusqu'à Oslo de jour. Mais au moins, on se nourrit des paysages du « nord » de la norvège (« nord » parce que bon, on est loin du nord NORD quand même) Je me place devant ce défilement de toute beauté avec de la musique sur les oreilles. Sigur Ros, Schubert, Dvorak, Keith Jarrett. Toutes collent à ce paysage sauvage et à perte de vue. Montagnes enneigées en arrière plan (y en a pas mal d'ailleurs), vallées boisées au premier plan, et creusant le tout, des rivières turquoises.



13.08.2012

Il est 10 heures, cela fait trois heures qu'on est arrivés à Oslo. Très peu dormi cette nuit dans le train, à côté de la fenêtre, l'air froid m'a pas mal tenue éveillée et le mal de fesses après 10 heures de train est pas commode.

Mon sentiment, maintenant, est le même que quand j'ai quitté l'Irlande il y a de ça 2 semaines. C'est la première année où je « voyage » vraiment. Nous avons passé deux semaines en Irlande avec les parents, enchaîné avec 10 jours en Norvège avec le frangin, et cette fois à pieds. Le voyage à pattes est bien plus éprouvant qu'en voiture, les nuits en tente sont plus fraîches qu'en bungalow (quoi que 🤪🤪🤪), mais c'est un mode de déplacement aussi beaucoup plus « immergeant ». Le camping dans des lieux insolites, les randonnées à même les montagnes, des choses que je n'avais jamais, jamais faites. Je ne suis jamais allée en montagne faire du ski l'hiver ou de la randonnée l'été, même si j'aimerais beaucoup. Du coup, quelle destination que les Lofoten pour un baptême !! 😏

Et à ce moment précis où il faut partir, j'ai le même recul qu'en Irlande sur le ferry quittant Rosslare, cet énorme recul qui me fait voir le voyage de l'extérieur. Je revois les plus beaux endroits, les moments les plus mémorables, aussi ridicules ou drôles soient-ils, et je prends conscience seulement à ce moment de tout ce que j'ai vu en fait. Cela a un côté frustrant car j'ai la sensation de ne pas avoir vécu le moment assez « pleinement », je sais pas. Parfois on en avait un peu marre d'être trempés, parfois en Irlande l'ambiance était un peu pourrie, et parfois je remettais en cause mon idéalisation du voyage. Parfois j'étais pas dans mon assiette, fatiguée, parfois j'avais envie d'être dans mon lit, parfois le temps pourri donnait pas envie de continuer le circuit. Mais là, à ce moment où il faut prendre l'avion et revenir dans « sa » réalité, je réalise que s'il fallait y retourner et revivre ces moments un peu chiants (bien que minimes heureusement), je foncerai. S'il fallait regrimper le Reinebringen, hier j'aurais dit non, aujourd'hui j'y vais (mais avant j'achète des vraies chaussures) En fait, je me rends compte qu'au moment de partir, c'est le moment où j'ai finalement le plus envie de rester. C'est frustrant, un peu triste, mais ça rend heureux aussi.

18.08.2012

J'ai pu décharger tous mes rush pris avec ma caméra analogique mini-DV que j'ai fait tomber plusieurs fois. Petite caméra avec petites cassettes qui datent d'il y a 10 ans, et qui m'a fait de jolies frayeurs. Que ce soit en Irlande ou en Norvège, j'ai cru plusieurs fois avoir perdu tout ce que j'avais filmé. Heureusement la bande a tenu le coup, et j'ai pu tout récupérer. Voici un film monté en « clip » sur nos 10 jours en Norvège.

http://www.youtube.com/watch?v=RJ1AwR4ZFQY

Ca fait 5 jours que je suis rentrée, et ça fait 5 jours que je suis dans les montages et les carnets de voyage. Ca permet de « rester encore un peu ». Ca fait des années que je sillone ce forum, me nourrissant des récits des autres, ce fut la première année où j'ai vraiment franchi le pas de partir moi-même. Aujourd'hui en relisant tout ça, je me rends compte que je ne suis pas rassasiée. Il faudrait que je reparte bientôt, il faudrait que j'organise un nouveau truc, je sais pas. J'ai absolument pas envie de repartir à Paris, ville magnifique certes comparée aux rares capitales que j'ai pu visiter dans ma vie, mais beaucoup, beaucoup trop polluée de monde pour moi. J'ai la chance de faire des études qui me comblent de bonheur et me passionnent, mais j'avoue que l'idée d'enchérir une année de plus (et j'ai pas fini ;D) n'est qu'une façon de combler l'attente d'un prochain départ, et d'avoir le temps de se projeter. Bon pour l'instant, mon compte est à zéro, mais... mais j'me débrouillerai 😄

Un petit bilan en chiffres :

Achats avant le départ : (je ne compte pas la tente, réchaud etc, vu qu'ils resserviront) - 109€ aller retour par personne pour un vol Paris – Oslo avec RyanAir, + 30€ de bagage A/R = 278€ à deux. Achetés en avril. - 996 nok (135€) à deux pour un trajet Oslo / Bodo aller retour en train (avec tarifs minipris). Achetés en mai. - 40€ de miam miam lyophilisés pour 10 repas. - 35€ de sandwichs / barres de céréales / soupes deshydratées - 60€ navette Paris - Beauvais = environ 550 euros pour 2 personnes.

Achats sur place : - 480 nok la navette Rygge – Oslo A/R pour deux étudiants - 336 nok aller retour en ferry Bodo Moskenes par personne, soit 672 nok AR à deux - 149 nok la carte des Lofoten - 120 nok les 4 tickets de bus à Oslo - 205 nok au camping d'Oslo - 161 nok de miam miam au camping d'Oslo - 130 nok x 2 nuits au camping de Ramberg + 40 nok de douches - 400 nok de location de vélo (100 nok par personne par jour) - 285 nok les pizza / hamburger du camping (🏴‍☠️ …) - 170 nok de bus dans les Lofoten par personne (340 à deux) - 79 nok la bouteille de gaz à Bodo chez G-Sport - 150 x 2 nuits au camping de Moskenes + 40 nok de douches - 160 nok le camping de Bodo - 344 nok les 4 Sub 30 (Aiiiiiie...) - 135 nok pour achat miam miam à Oslo - 30 nok les 3 bières Ringnes 33cl (on fait collection des bières où on a été 😎) - 300 nok de mini courses, souvenirs...

= 4500 nok soit 616 euros à deux

On s'en sort donc pour environ 600 euros par personne tout compris (transports, hébergements, miam miam), avec quelques extras quand même.

Si c'était à refaire :

- J'achèterai des chaussures de randonnée et un surpantalon imperméable. - Je passerai plus de temps dans les Lofoten en prenant l'avion pour l'aller ou le retour au lieu du train. - Je prévoirai des repas un peu plus consistant que de la soupe déshydratée pour le soir. - J'achèterai un duvet un peu plus chaud. - Je remonterai le Reinebringen. 😎
GR20 en juillet et août 2012 English translation pending
by Gastro30 · 2012-08-16 · 14 replies
Gr20 du 21 juillet au 4aout 2012

En premier, le matos. Et là, faut pas rigoler.

L’ennemi principal du géériste, c’est le poids. Alors je vais vous donner une idée de mon sac qui une fois prêt au départ ne dépasse pas les 14 kilos avec 3 litres d’eau compris.

Je suis parti pour coucher sous ma tente mais je prends tous les repas du soir au bivouac, donc pas ou peu de nourriture.

Dans mon sac (un D4 de 1kg650), ma tente, une Ferrino mono place 1.5kg, mon sac de couchage Lestra treker 900 grammes, mon matelas gonflable 350 grammes, un oreiller gonflable 80 grammes de chez D4. Voila pour le couchage. J’avais acheté des piquets en titane chez Arklight, 8 grammes chacun, super costaud et idéal dans la caillasse. Un film plastique spécial contre les perforations à mettre avant de monter la tente, quelques grammes, aussi chez Arklight. Voilà pour le bivouac.

Pour les vêtements, faut pas hésiter à faire du tri….

Un short

Un pantalon divisible en 2 parties

Un caleçon long et chaud (comme mettent les jogger en hiver) pour les nuits qui peuvent être fraiches même en été

Deux t-shirt manches courtes en synthétique (vite lavé, vite sec)

Un t-shirt manche longue toujours pour la nuit

Deux slips, un sur moi, l’autre dans le sac

Un maillot de bain genre moule-boule qui peut servir de slip si y a un problème de séchage (et y en a eu)

Des gants en soie

Un tube (c’est ce truc qui peut servir de tour de cou ou de bonnet si on tire sur la ficelle…)

Un pull polaire

Une veste polaire (et la, y en avait un de trop donc 350 grammes qui auraient pu rester à la maison)

Un coupe vent coupe pluie genre k-way

Un pantalon de pluie (ça je reprendrai plus, il n’est pas gênant de marcher sous la pluie les jambes nues, j’en ai fait l’expérience) 150 grammes de moins à trimballer

Deux paires de chaussettes (là, faut pas hésiter à y mettre le prix.) techniques épaisses, même en été. Surtout en été…épaisses et anti frottement.

Une paire de sandale. Ne prenez pas des tongs. Les refuges, c’est pas un terrain de camping, il y a rien de plat et des cailloux partout

Une frontale

Un rouleau de pq

Une demi-savonnette « monsavon » parce que c’est suffisant pour le gr pour la toilette et la lessive et ça ne pollue pas

Lunettes de soleil

Casquette avec le rabat sur la nuque. Chaque fois que je regarde les photos je me dis que j’ai l’air c… mais ça évite les coups de soleil par derrière. Et j’en ai vu de jolis…

Un petit chargeur solaire. Pour 125 grammes, on recharge 25% de son portable par jour ou son appareil photo et ça c’est cool.

Une paire de lacets de rechange qui peuvent aussi servir pour étendre la lessive. J’avais trouvé une pince à linge sur le chemin qui m’a bien été utile, la prochaine fois, j’en prendrai au moins deux

Une poche à eau de deux litres+une bouteille d’eau gazeuse vide d’un litre (elles sont super solides)

Un quart en titane (53 grammes) encore Arklight

Un briquet

Ensuite, vient le barda à l’appréciation de chacun. La pharmacie, le nécessaire toilette.

Pour la pharmacie, il vaut mieux être un peu large. En tout cas : compeed, grand pansement, pommade contre les irritations, pommade pour les articulations, aspirine ou autre, pince à épiler, aiguille+fil, anti cacamou, antidégueloir, si si ! rouleau de sparadrap style urgopore, c’est celui qui colle le mieux

Pour la toilette, a vous de voir, mais voir léger. Pour moi, brosse a dents manche coupé à la moitié, mini tube dentifrice, le savon, j’ai déjà dit, rasoir jetable (1), tube de gel à raser acheté dans un distributeur d’hôtel avec le rasoir. La serviette et le gant en microfibre et c’est tout.

A ceci, il faut rajouter des bâtons de marche (à prendre super solides, les miens sont garantis 3 ans mais après le gr, je vais voir si la garantie marche…. Ils sont quasi H S)

Les godasses des Salomon D4 GTX. Rien à dire, légères, confortables, étanches puisque goretex. Elles sont marquées par le trek mais encore bonnes pour le service. La encore, j’en vu des drôles. J’ai même vu des personnes en » vulgaires » basket. Faut être stupide vu certains passages qui tiennent de l’équilibrisme…

Voila donc le contenu du sac et de ce que j’avais sur le dos. En plus, au départ de Calenzana, 15 sachets dose de Nescafé. 15 sachets de sucre gentiment donné par l’hôtel Bel horizon un petit pain boule que j’ai mis dans un sac plastique pour qui qu’il ne sèche trop, un sauciflard du cru, 15 petits nougats D4, un sachet de madeleines et 200 grammes d’amendes.

Le barda est prêt ?

Alors rendez-vous samedi 6h00 devant la fontaine qui se trouve devant l’hôtel pour la première étape. Ne faite pas le plein de flotte ici, l’eau et javellisée à mort. Vous avez la source au tout départ du gr. 1° étape Ortu di u piobu

Nous partons à trois, notre petit groupe s’est formé sur le net. Encore hier soir, vendredi, nous ne nous connaissions pas.

Encore une partie de l’aventure La première étape est dite longue et pénible. Elle est longue et pénible. C’est presque un résumé du gr. ca monte, 1200 mètres non-stop

Il y a déjà de la caillasse, même un passage équipé de chaine et il y a même le premier coup au moral quand on aperçoit le refuge, la bas, si loin, pffff. Et puis l’arrivée, la première. Marion nous a carrément relégués à une heure, j’en prendrai l’habitude. Marie, la gardienne qui vous fait attendre parce qu’elle ne revient qu’a quatorze heures. Epicerie quasi inexistante, béni soit mon sauciflard et mon bout de pain acheté hier. Première douche froide, première lessive, premier bivouac. Le repas du soir malgré 20 euros ne reste pas dans les mémoires. Je me surprends à me coucher à 20h30 et à dormir à 20h31 2° étape Carrozu

Départ 6h00 ce sera tous les jours pareils, lever 5h10, pliage du matos, toilette de chat, café et c’est parti

Ca monte et fort, pierrier, éboulis, ça y est on est dans le vif du sujet. Cette étape est belle, elle vous fait rentrer dans ce monde minéral qui va être le notre pendant les prochains jours

Déjà des vues somptueuses, des à-pics impressionnants, la montagne rude, pure. rcrcrcrcrcrcr

La descente sur le refuge va laisser des traces dans les genoux de pas mal d’entre nous. Une descente interminable dans les pierres puis dans des éboulis, 600 m de dénivelé négatif : un pur bonheur…

Le refuge est sympa mais les places de bivouac pas splendides et pas nombreuses. Une jolie et généreuse assiette de charcuterie me revigore. Je vais prendre ma douche après avoir monté ma tente. L’eau sera une des plus froides du gr. De plus, hier, je n’ai pas mis mon savon à sécher ce qui fait qu’en me savonnant, de jolis morceaux se collent sur la peau. Donc grand et long rinçage sous l’eau glacée. J’ai bien fait rire tous ceux qui attendaient leur tour avec mes cris et mon beau vocabulaire…. Donc, n’oubliez pas de faire sécher votre savon avant de le ranger.

Repas du soir, même tarif, même désespoir

3° étape Asco

Temps pourri au lever avec déjà quelques gouttes au moment de plier la tente.

Quelques minutes après le départ, à l’arrivée à la passerelle de Spasimata, la pluie arrive, drue. On s’équipe. Et commence un passage qui n’est pas facile en temps normal alors sous la pluie, sur les dalles bien lisses, y a du sport. Le ruisseau est 20 mètres plus bas, vaut mieux pas lacher

Les câbles sont le bien venus. Toute la montée se fera sous la pluie et dans le brouillard. Par moment, comme pour nous narguer, le temps s’éclaircit pour nous laisser apercevoir la baie de Calvi sous le soleil. Grrrr.

Arrivé au col, il y a un petit lac, que je ne verrai pas. Le brouillard se fait de plus en plus dense à plus de 2000 mètres. Le vent, le froid, tout ca devient pénible. Puis après une petite désescalade de quelques mètres je me perds. Je ne vois plus à 10 mètres. Impossible de retrouver les balises. Je suis un semblant de sentier pendant quelques minutes sans voir aucune marque rouge et blanche. Moment d’angoisse. Demi-tour, au pif. Je retrouve enfin une marque puis deux. Sauvé. Je marche ainsi pendant 10 bonnes minutes jusqu'à arrivé devant un mur de quelques mètres… c’est celui que j’avais descendu précédemment. Je venais de faire le parcours en revenant sur mes pas sans m’en apercevoir. La montagne peut être traite, il ne faudra pas l’oublier. Le vent se fait de plus en plus violent, réussissant même à me faire tomber. Heureusement, il éclaircit le brouillard. La descente sur la station d’Asco et longue, dans les rochers détrempés et glissants. Eprouvant pour les genoux car chaque pas doit être doublement assuré pour éviter la chute. Arrivé en bas, j’opte pour l’hôtel. Douche chaude, au sec, lit moelleux. Ahhhh le confort. Repas pantagruélique pour moins cher que dans les refuges. Marion est arrivée avec une bonne heure d’avance sur moi. Transie, trempée, complètement a bout. Pierrot le gardien du refuge va s’en occupé avec gentillesse et générosité. Merci à lui pour son grand cœur.

Il va pleuvoir le reste de la journée. Interrogation pour demain avec l’étape phare du gr, le cirque de la solitude qui ne peut être envisagée sous la pluie. Beaucoup de randonneurs qui ne peuvent perdre une journée vont prendre une navette pour rejoindre Vergio. Je ne peux me résoudre à cette éventualité. Le gr sans le cirque, ce n’est pas le gr. On verra demain.

4° étape Tighettu avec le cirque à franchir

Réveil 5h30, il bruine toujours, 6h00 un semblant d’éclaircie, 7h00 le vent commence à faire sécher le parking devant l’hôtel. Je prends l’avis de Marion qui pense comme moi, on va tenter et si le cirque est trop mouillé, on fera demi-tour. Le départ se fait dans un temps de m…

Arrivée au col toujours dans le brouillard mais il ne pleut pas. Quelques randonneurs croisés qui viennent de passer nous annoncent que c’est faisable à part quelques endroits encore humides mais sans danger. Deux gars (des pompiers) qui en sortent nous annoncent que le soleil brille dans le cirque. On est dubitatif vu la purée de pois qui nous entoure. Plus d’hésitation, avec Marion, on se jette dans la descente. Le brouillard toujours présent nous masque l’à-pic sous nos pas. Désescalade, des chaines salvatrices, quelques prises à bien assurées nous avalons la descente en moins de 40 minutes. Arrivé au bas de la dernière chaine, le soleil apparait comme par enchantement. Nous prenons la juste valeur de ce que venons de parcourir. Tout simplement impressionnant mais le brouillard nous a bien aidé en ôtant toutes sensations d’appréhension. La remontée se fera sous le soleil ou presque. Rapidement avec Marion qui galope comme une gazelle, et moi qui souffle comme un bœuf pour essayer de la suivre. Un petit coup d’œil en arrière pour voir là ou on est passé mais les photos n’arrivent jamais à donner la démesure de ce lieu mythique. 600 mètres de dénivelé sous nos pieds, accroché à une chaine, de quoi en refroidir plus d’un.

Voila, nous l’avons fait. Un sentiment agréable qui fait croire que le plus dur du gr est fait. Tu parles d’une erreur…

La descente sur le refuge est belle. Elle nous permettra de voir le seul mouflon de ce périple.

Christophe qui commence à souffrir de ses genoux à juger plus sage de redescendre sur Asco pour prendre la navette et de nous attendre à Vergio. Le refuge est beau, Charlie le gardien me laissera un souvenir agréable. Gentil, plein de bonne humeur et de générosité. Un mec bien. Nous allons faire aussi la connaissance d’Andréane, une Québequoise gentiment déjantée, adorablement fofolle toujours pleine de bonne humeur et de vitalité. Peut être à cause de son énoooooorme boite de compléments alimentaires qu’elle trimballe. Charlie et Andréane

5° étape Castel di Vergio

Pour cette journée, nous allons faire une étape et demie. Nous évitons Ciotulu di Mori pour aller à Vergio

Départ sous un grand soleil. Dans la descente heureuse surprise, le téléphone passe. Petite pose pour annoncer que tout va bien puis ascension de près de 900 mètres avant de passer sous le refuge que nous évitons. Maintenant, nous allons descendre, beaucoup et longtemps. Bien que le parcours soit superbe en longeant le ruisseau, on n’en voit pas le bout. Ca va être dur, en plus il fait chaud des que l’on arrive sous les 1500 mètres. Ce long sentier qui nous fait tourner le dos à la Paglia Orba Derrière la gazelle le massif de droite, c’est la Paglia Orba, massif que Marion connait déjà pour l’avoir fait avec son papa

est interminable. Et puis c’est quand même une étape et demie. Une autre chose déroutante, la présence de promeneurs, une vraie procession. Envahi. C’est la sensation ressentie après ces 5 jours de calme. Castel di Vergio, c’est une station de ski fermée depuis plusieurs années mais il y a un gite avec douche chaude, une vraie épicerie, la civilisation quoi… pour moi, hôtel. Confort. Ca fait du bien à presque 54 balais…

Christophe n’est pas là, il à préféré nous devancer puisque nous avons prévu de doubler encore une étape, nous devrions le rejoindre plus tard.

6° étape Manganu avec le lac de Nino

Départ 6h00 avec tous les matins un lever de soleil différent.

Passage par le col st Pierre, un lieu que j’ai beaucoup aimé. Vue superbe, un petit oratoire, des arbres complètement tordus par le vent perpétuel à cet endroit. Encore une grimpette relativement facile et la première vue sur le lac de Nino. C’est beau et tellement changeant après les paysages caillouteux des étapes précédentes. Quelques chevaux sauvages (ou à demi) se laissent dompter par la gazelle. Endroit magique avec son herbe rase, presque un terrain de golf.

Une jolie source.

Et cette impression de calme, de sérénité.

Le sentier continue, facile aujourd’hui, reposant.

Une pose pour admirer le paysage.

Le sentier continue un moment sous de jolis hètres bien tordus.

Manganu, le refuge est superbe. Parmi mes préférés. Emplacement idéal, le ruisseau à coté, une vue merveilleuse. Un pur bonheur. Ici, nous ferons la connaissance de Franck et de son fils. Un gars de 17 ans d’une gentillesse extraordinaire. Si je surnome Marion la gazelle, lui c’est un missile. Super sportif, il marche pas, il court. Son père, Franck, un gars super, un peu maboul quand même, il fait le gr avec 2 prothèses de hanche. Et je vous garanti que le chirugien a fait du bon boulot vu le train d’enfer qu’il mène avec son fils. Merci à vous deux pour cette belle rencontre.

7° étape Pietra Piana et Onda

Ce matin on a prévu de doubler. On ne s’arrete pas à Petra Piana, on continue jusqu'à Onda en passant par les crètes. Le début de la journée nous offre de jolies vues mais il va falloir grimper puisque nous allons passer le point culminant du gr avec la brèche de Capitello tout la-haut a plus de 2200 mètres.

De l’autre coté, nous attendent les lacs de Melo et Capitello. Nous allons suivre les crètes pendant un moment avant de redescendre sur le gite de Pietra Piana pour le repas de midi.

Superbe acceuil, une jolie assiette charcuterie et fromage, un bon coup de rouge partagé avec Franck tout ca sur la belle terrasse ombragée du gite. Encore un joli moment. Merci au couple de gardiens pour leur sympathie. J’ai lu pas mal de commentaires négatifs sur ceux qui gardent les refuges, pour ma part, hormi les deux premiers ( qui n’ont cependant pas été désagréables non plus) j’ai beaucoup échangé avec eux, ce sont des gens gentils pour peu que l’on fasse l’effort d’aller vers eux. Les Corses n’aiment pas etre brusqué. Meme si vous arrivez crevé de soif et de fatigue au refuge, prenez le temps. Ils apprécient.

Pierrot, Charlie, Jean-do, Emile, Rosy, Francis et son fils Rémi, Aimé, Clément merci à vous tous pour votre acceuil.

Pour revenir au treck la journée va être une des plus dure pour moi avec au total plus de 10 heures de marche et surtout deux descentes éprouvantes pour mes genoux.

Christophe que nous aurions du retrouver aujourd’hui à été contraint à l’abandon. Il est redescendu sur l’hopital de Corte. Aux dires des gardiens de Petra Piana, il avait les genoux comme des melons.

Je suis triste de perdre un gars avec qui j’avais sympathisé. Nous avions échangé de nombreux mails et coup de fil pour préparer cette avanture. J’aurais aimé finir à Conca avec lui. Il retentera ça une autre fois, je le lui souhaite. Bonne route à toi Christophe.

Donc, l’après-midi nous repartons pour Onda. 4h30 par les crètes. Tu parles. Il me faudra 5 heures. Des passages techniques à quatre pattes, des chaines,

Pas longues mais bien verticales. De jolis pierriers avec Franck que du bonheur…. Et enfin l’arrivée à Onda ouf !

Refuge étonnant, on est parqué, mais c’est pas génant. C'est avant tout une ferme avec moult animaux : chevaux, chevres, moutons…

Jean-do, le patron, je me rapellerai de toi longtemps. Quelle soirée !

Le repas à ne pas manquer. Les lasagnes au Brocciu sont ici à l’image de la générosité de la maison. J’ai fini à la myrthe dans la cuisine avec eux. J’en avais oublié de monter ma tente, Jean-do me dit :T’en fait pas petit y me reste des tentes vides tu as qu’a en prendre une. Prends ton temps. Bon alors on en boit une autre….

8° étapes Vizzavona et fin du gr nord

Je sais pas pourquoi, mais le matin je suis un peu brouillon…..

Le départ va tout de suite me mettre dans le bain 900 mètres d’ascenssion avant 1200 mètres de dégringolade sur la gare de Vizzavona. Ca va être dur. Surtout la descente. Aïe mes genoux. Je pense à Christophe, je voudrais pas faire comme lui. Je m’aide au maximum de mes batons pour les soulager. Le début est vraiment très raide puis vient la partie longue le long du ruisseau, l’arrivée aux abords de la cascade des anglais avec un monde fou et encore deux ou trois kilomètres de piste qui semblent interminables.

Vizzavona. Fin de la moitié la plus dure du gr. D’ici, le train embarque ou débarque des randonneurs. On fait nos adieux a certains qui finissent ici. Des pompiers qui faisaient le gr pour passer un examen, un couple de danois sympa, et les deux D D brothers, deux frangins anglais attachants.

Franck et le missile décident de doubler l’étape jusqu'à Capanelle. Adieu. Snif. On aurait bien continué ensemble mais leurs jours sont comptés et ils voulaient profiter un peu de la plage donc finir plus tot.

Pour moi, hôtel. Une GROSSE erreur. L’hôtel I Larici est minable, j’ai eu une chambre crade, déglinguée, une literie défoncée, un acceuil désagréable et les portes ferment à 11 heures sans possibilité de rentrer plus tard. Le prix : une honte.

Pour le repas du soir, on se retrouve tous au resto du chef de gare. On peut pas se tromper, c’est le même batiment que la gare, on mange à coté du quai. Soirée corse tout les samedi. Ca tombe bien on est samedi. Le resto est super. Bonne bouffe et des rations gigantesques. On a droit à l’orchestre avec chants corses pendant une bonne heure puis on passe à toute une série de reprises et de parodies de chansons dont une paires sont restées dans la mémoire… pour finir, distribution de couvre-chefs pour tous les clients. Le repas, l’ambiance, le rouge et voila le résultat. J’ai l’air aussi bete qu’avec ma casquette. Non ? Mais je suis pas seul…

Ce soir là , le 28 juillet, Emile tu fètes ton anniversaire et Marion c’est demain le 29.

9° étape Capanelle

Départ tranquille dans les bois. Jolie bergerie

Magnifique ruisseau.

Et pourtant.

Ce sera une des étapes les plus courtes, mais pour moi, celle de toutes les questions. Mes genoux me font mal. Très mal. Les deux jours précédents avec l’étape doublée puis le lendemain cette terrible descente sur la gare m’ont marqués. Je repense à Christophe, son abandon et le desespoir que j’ai entendu dans sa voix.

Les jambes ne veulent plus. C’est la volonté, la rage, la hargne qui m’amène à la station de capanelle. 5h00 de marche pourtant pas très dure mais bon sang……..

J’arrive avant midi. Epicerie, un melon et quelques victuailles achetées sur place, un pichet de rosé partagé avec la gazelle. Un moment de bonheur. L’après midi entière de repos. Ca fait du bien.

On verra demain.

9° etape I Paliri

Le départ se fait sans soucis. Je me ménage avec l’allure pépère que j’ai adoptée depuis quelques jours. Le soleil nous dit bonjour, les ruisseaux aussi . Un joli chemin sous les pins Laricio. Des vaches. Omniprésentes Des cochons (pas morts, non y dorment et se foutent completement de vous) et puis lecol de Verde avec une pose bienvenue. Les genoux vont mieux. Merci à mon toubib qui m’avait dit de prendre une pommade pour les articulations plutôt que pour les contractures musculaires. Un sandwich gargantuesque, un coup de rouge (bien sur), le plein à la source et c’est reparti pour une rude montée (dixit le topo guide) et quand y disent rude montée… c’est rude.

Et puis l’arrivée au col, la haut. Et derrière, la première vue sur la cote orientale de l’ile. On est sur un plateau superbe, des moutons partout, un sentier plat. Ca change. J’arrive au refuge en bon état. Je me suis ménagé, j’ai pris mon temps et suis presque en forme. Le repas du soir est sympa, copieux . je suis à table avec Alexandre un jeune qui fait le gr dans l’autre sens, pour lui, c’est le début. On échange pas mal avec lui sur ses envies et les notres. Marion qui est avec nous va dévorer comme je l’ai jamais vu… faut dire que la ration de pâtes est énorme. Par contre, la nuit va etre épouvantable. Je me réveille à 0h38 avec l’impression que je vais m’envoler. Un vent terrible. Je me lève pour bloquer ma toile avec des pierres, ce sera sans résultat. Je vais passer le reste de la nuit a entendre des grands « flap-flap » du double toit qui claque sur l’autre paroie. Le point positif, c’a été de voir la nuit noire, étoilée, grandiose avec la baie de ghisonacia éclairée en dessous. On se sent tout petit mais c’est tellement beau.

10° étape Usciolu

Départ avec toujours l’enchantement du lever de soleil sur un chemin creusé par les pas des marcheurs. Et puis la magie du gr20. On est sur la crète avec la mer des deux cotés. Magique. On passe au dessus du petit village de Cozzano , village d’où est originaire le coté paternel de mon gendre. Sur ces crètes, on aimerait voler. Enfin le refuge d’Usciolu avec Francis et Rémi les gardiens. Usciolu, avec l’épicerie qui tient presque du supermarché tellement on trouve tout. Des fruits frais, des godasses, des batons, tous les pansements imaginables, des conserves en tout genre, de la crème solaire, enfin de tout. C’est vrai qu’ils se donnent la peine de descendre plusieurs fois par semaine avec 3 chevaux pour faire le plein et moi qui ai eu l’occasion de monter de Cozzano jusqu’au refuge au mois de mai, je peux vous dire que c’est pas une partie de plaisir. Le soir, grosse assiette de pâtes pas chères et copieuses. On commence à former un groupe avec les rescapés de Calenzana. Nous sommes treize, soudés par une belle amitié naissante.

12° étape Asinau

Nous avons tous décidé de prendre l’ancien tracé du gr qui a été remis en ordre depuis une dizaine de jours. Nous évitons donc de passer par Matalaza, nouvelle étape qui ne rime à rien si ce n’est une obscure raison mercantile… sans commentaire, c’est une histoire corse.

L’étape est une des plus longue du gr d’où un brin d’inquiétude chez chacun d’entre nous. Départ à 6 heure comme d’habitude mais aujourd’hui, Marion et moi ne sommes pas seul à partir tot. C’est parti pour 8h00 de marche avec l’Incudine,

l’Incudine, c’est le sommet au centre gauche de l’image, celui qui a une échancrure en son milieu, le refuge est 2km plus loin et 800 mètres plus bas

sommet le plus haut de corse du sud. Pas de problème d’eau, on trouve plusieurs sources sur le parcours donc un kilo de flotte de moins à porter. Après environ deux heures, on change de paysage avec la traversée du plus grand plateau de Corse. Pas mal d’eau sur ce plateau avec de vrais petits paradis. Des fleurs, encore des pozzines (ces endroits recouverts d’herbes rases et tondues). Beaucoup de ruisseaux aussi.

Magnifiques . Parfois même de petite rivière avec une passerelle neuve puisque la dernière avait été découpée à la tronçonneuse…

Et au sommet de l’Incudine, la vue. 360° sur la Corse. La mer tout autour malgré la brume. La Sardaigne au fond et un regard en arrière pour voir une grande partie des sommets que nous avons franchis.

Encore une fois le seul mot qui me vient : magique.

Après un bout de pain et une bonne tranche de saucisson en profitant de la vue, j’attaque la descente. Rude toujours selon le topo. Donc…faut s’attendre à du rude et effectivement quand on voit le panneau, on voit bien qu’à gauche, y a rien. Bien si, mais plus bas, beaucoup plus bas. Vous voyez ? le toit vert. ah non, j'ai pas pu mettre les photos. et oui, c’esttout en bas. Une grande partie de plaisir. Mes genoux, on oublie. On essaie en tout cas

- Avant dernier bivouac chez Aimé un mec encore super sympa avec qui j’ai encore bien rigolé. Le soir, charcuterie très bonne (c’est celle du cousin de mon gendre) lentilles et figatellu, fromage. Et un bon coup de rouge(bien sur) peut être deux…

13° étape I paliri

On décide une fois de plus de choisir le parcours alpin plutôt que le sentier qui suit une courbe de niveau sans interet. On doit traverser les aiguilles de Bavella, site incontournable de l’ile. Jolie ballade ! A ne pas faire en espadrilles. Alors là, si vous aimez pas les cailloux ça va être coton. Mais encore une fois des paysages grandioses et des vues sur la mer déjà toute proche. Trop proche car elle nous fait sentir la fin de cette belle aventure.

L’arrivée au col de Bavella nous remet tout de suite et brusquement dans un bain de foule qui nous est inhabituel après notre périple.

Le groupe qui s’est formé au cours de ces quelque jours se retrouve au resto du col pour partager un repas en commun. Ce fut un joli moment ou nous étions tous très heureux d’être ensemble. Conscient que demain, ce sera fini et la séparation rapide.

Après le repas, un peu plus d’une heure pour rejoindre le refuge ou Clément nous recevra avec beaucoup de gentillesse lui aussi.

Le soir toute l’équipe décide passer la nuit à la belle étoile, dommage que je n’ai pas pris de photos, 12 sacs de couchage cote à cote, ça faisait une belle brochette.

14° et dernière étape Conca

Je me lève chagrin de savoir que la fin est au bout de la matinée. Dernier lever de soleil sur la mer recouverte de brume. Dernière vision paradisiaque sur ces montagnes que déjà nous quittons, nous allons perdre plus de 900 mètres en quelques heures pour finir vers midi sous une chaleur élevée. Nous nous arrétons souvent pour prendre une photo mais aussi peut-être pour prolonger le plaisir d’être ensemble. Une dernière gorge caillouteuse. Encore quelques kilomètres et puis, fatalement, le goudron, l’arrivée.

Sentiment étrange. Se dire enfin, j‘ai réussi. Etre heureux de cet exploit car c’en est un.

Et puis un gout amer.

La fin d’un rève concrétisé

La fin d’un groupe

La fin d’une aventure préparée depuis un an

Le groupe, le voila

La famille en or avec les jeunes qui cavallaient fort. Très fort… Le trio toulousain avec un grand malade qui fait les descentes en courrant

Les deux couples, plus gentils tu meurs

Mario et moi

Mes erreurs.

Prétentieusement, je dirais peu nombreuses.

Sur le sac, je pense avoir été pas mauvais. Moins de 14kg avec 3 litres d’eau.

J’aurais pu enlever 500 grammes soit un polaire et le pantalon de pluie. Cela peut sembler peu mais ne le croyez pas. Chaque gramme gagné est important. Voir primordial.

La préparation physique. Elle doit être impérative 6 mois avant le départ si vous ne faites que peu ou pas de sport.

Christophe m’a dit que le toubib qui l’avait reçu suite à son abandon préconnisait le vélo de façon assidue pour les jambes mais selon le docteur, le poids du sac reste l’élément principal.

Pour le vélo, je sors quasiment tous les week-end avec mon pote Marc en vtt pour 30 à40 km de mono-trace. Ça m’a bien aidé.

Et puis, il y a le mental.

Je ne suis parti en me disant j’espère finir.

Dans ma tete, c’était clair.

Faire et finir le gr20 dans le vrai sens nord-sud et en intégral. Je savais que j’allais peiner, voir souffir (là au moins, je me suis pas trompé)

Mais Dieu que c’est beau et bon chaque soir de voir ou l’on est et de pouvoir se dire : je ne dois ça qu’a mes jambes.

Attention, ce n’est pas non plus une épreuve terrible, mais il y a de sacrés moments à passer. Oublier le vertige parfois ou simplement continuer à avancer quand on pense être au bout. Une fois franchi ces doutes, c’est du pur bonheur.

Le groupe, on ne le voit pas naitre.

Et pourtant lentement, surement, des liens se créent, s’unissent, se lient. Ca aussi, c’est la magie de ce trek.

Du bonheur, mais aussi ce sentiment inexpliquable à l’arrivée qui vous file le bourdon. C’est en tout cas ce que j’ai ressenti.

Cette aventure, moi qui aime marcher souvent seul pour un plaisir qui peut sembler egoïste à certain, j’en rève depuis plus de 20 ans.

Arrivé à 54 ans dans quelques mois, j’ai pu le réaliser.

Mon gendre, Corse par son père, ma fait découvrir son ile l’année passée.

Mon épouse, peut-être lassée d’entendre parler de ce rève m’a incité à le réaliser cet été. « on en parlera plus… »

Christophe, je t’avais dit : on finira ensemble à Conca, tes genoux n’ont pas voulus. Une pensée amicale pour toi.

Marion, un rayon de soleil, jeune femme à l’apparence si fragile et pourtant…une gazelle, aucune pitié pour le Papy qui tirait la langue derrière mais si gentille quand elle me faisait croire qu’elle se reposait alors qu’elle attendait que j’arrive.

Le refuge de Prati, un rocher… Les pâtes avec Alexandre qui préférait trimbaler une bible plutôt que le topo du gr.

De jolis moments. Inoubliable.

Le reste du goupe……..

Merci à vous.

Sauf pour mon départ à Conca que j’aurais aimé encore plus rapide.

Je supporte pas les » aurevoir »

Pour finir, en deux phrases.

Le gr20, faites le.

Marcher, c’est aller au devant de soi. Ma devise prend tout son sens ici.

Fred.

P.S. si vous voulez les photos donnez votre adresse par MP je vous les ferai parvenir
Compte rendu de la croisière MSC Armonia au départ de Venise du 3 au 10 août 2012 English translation pending
by Croisifan · 2012-08-15 · 43 replies
Bonjour à tous,

Nous sommes rentrés 😕 le 10 août dernier de la croisière sur le MSC Armonia au départ de Venise et je me lance dans un compte-rendu.

Avant le récit des escales quelques impressions d’ensemble rapides.

Nous ne connaissions pas l’Armonia : c’est un bateau ancien mais bien entretenu, les quelques dégradations que nous avions remarquées en début de croisière dans les parties publiques ont été réparées durant la semaine.

Nous avions une suite😎 au pont 10 à tribord à l’avant sous le SPA (sur l’Armonia seules les suites ont un balcon, ceci explique cela) et les enfants une cabine intérieure au même pont mais à l’arrière, nous avons donc beaucoup parcouru les coursives🏴‍☠️. La suite était très agréable, spacieuse et à cet endroit-là très calme. Il n’y a toutefois pas de salon séparé mais plutôt un coin salon. Nous avons eu droit à deux corbeilles de fruits😮, peut être une liée à la suite et l’autre au fait que nous soyons membres du MSC Club.

A notre arrivée dans la cabine, la clim. ne fonctionnait pas et la chaleur était insupportable🤪 (il faisait près de 35° à Venise). Nous avons appelé la réception qui nous a dit qu’une intervention n’était pas possible dans l’immédiat tout le personnel étant mobilisé pour l’embarquement😠. Finalement, le problème s’est réglé dans l’heure qui a suivi sans que nous sachions si la clim s’était remise en marche toute seule (le balcon était mal fermé à notre arrivée) ou si quelqu’un était intervenu😐.

En revanche nous avons eu deux coups de fil à 2 jours d’intervalle pour savoir si le problème avait bien été réglé plus un mot d’excuses dans la cabine le jour même : l’effet suite😇 ?

Nous avons aussi signalé un problème d’ampoule dans la cabine des enfants qui a été traité rapidement.

Concernant les repas, moi qui suis une adepte des buffets, j’ai été vraiment déçue😕😕. Il y avait peu de choix et ce n’était pas très bon, en tout cas vraiment un cran au-dessous de ce que nous avions eu sur l’Opéra la semaine précédente. Le thé nature était particulièrement insipide🙁. En outre, les stations d’eau étaient régulièrement fermées à l’intérieur du buffet obligeant les passagers à sortir au coin grill ou pizzeria pour avoir de l’eau😠. C’est sans doute destiné à favoriser la consommation de bouteilles d’eau mais particulièrement mesquin😛. D’ailleurs au restaurant, il n’est pas possible d’avoir de l’eau en carafe🤪 alors que cela n’avait pas posé de problème sur l’Opéra la semaine d’avant.

Nous nous sommes fait une raison et nous avons pris nos repas au restaurant, ce qui en définitive nous a parfaitement convenu. Cela nous a permis le midi de rencontrer des croisiéristes d’un peu partout et c’était très sympathique😄 de baragouiner un peu en anglais, un peu en allemand et même un peu en italien. Globalement, la qualité des repas au restaurant nous a semblée bonne (nous ne sommes pas très exigeants toutefois), surtout les pâtes et les glaces😊😊.

Pour ce qui est des escales, c’était une croisière un peu particulière puisqu’il n’y a pas de jour en mer et des escales plutôt courtes soit le matin soit l’après-midi. J’étais un peu dubitative sur cette organisation😐. Finalement, nous avons trouvé ça très bien😎. Cela nous a permis de profiter du bateau et du balcon, de faire la grasse matinée certains jours et de passer des après-midi au calme certains autres. Nous avons eu le temps de faire les visites que nous avions préparées sans nous presser.

Au final, une croisière vraiment agréable avec la magie du départ de Venise, le bleu merveilleux de la mer dans les iles grecques et la chaleur au rendez-vous plus la surprise de la beauté de Kotor.

Compte-rendu à suivre…

Quelques photos (photo 3 : le MSC sur lequel nous n'étions pas😉).
Le camping-car au Québec en octobre: possible ou pas possible? English translation pending
by Bouchonpb · 2012-08-15 · 16 replies
Bonjour a tous,

Ma femme et moi sommes partis vadrouiller en Colombie-Britannique en CC l'année dernière en Octobre et on s'est régalés. Du coup on compte faire le même chose cette année, toujours en Octobre, mais au Quebec. Itinéraire prévu : départ de Montréal pour le lac St Jean mais en passant par l'est (Senneterre/Chibougamau..) puis de Chicoutimi rejoindre la Gaspésie, en faire le tour et revenir à Montréal. Le tout sur 3 semaines couvrant donc quasiment tout le mois d'octobre. Or je me rends compte que beaucoup de choses ferment dès Septembre. Si ce n'est pas très gênant pour nous en ce qui concerne les attractions, ça l'est plus pour les campings (privés ou gérés par la Sepaq).

Ma question est donc : est-ce possible à cette période de l'année de faire du CC ? Où peut on stationner ? Où peut on se brancher (eau/électricité) et vidanger (même si c'est que tous les 3/4 jours)?

Merci pour vos réponses
Notre voyage dans l'Ouest américain en famille cet été 2012 English translation pending
by Taq · 2012-08-14 · 94 replies
Voilà tout juste une semaine qu'on est rentré, il est temps de raconter notre voyage réalisé cet été du 15 juillet au 7 août avec nos 3 enfants de 10,13 et 16 ans. Je vais commencer par rappeler notre programme mis au point avec l'aide de nombreux forumeurs dévoués que je salue au passage😉:

J1 Arrivée à Las Vegas.Nuit: hôtel Cancun Resort Las Vegas. J2 Las Vegas.Nuit: hôtel Cancun Resort Las Vegas. J3 Las Vegas>Vallée of Fire>Zion. Nuit:camping Watchman Zion. J4 Zion>Bryce Canyon.Nuit: camping Sunset Bryce Canyon. J5 Bryce Canyon>Page Nuit:camping Wahweap Marina. J6 Bateau sur lac Powell.Nuit:camping Wahweap Marina J7 Page>Monument Valley;Horseshoe Bend + Lower Antelope Canyon.Nuit:camping Goulding’s Monument Valley J8 Monument-Valley>Grand Canyon. Nuit:camping Mather campground Grand Canyon J9 Grand Canyon>Las Vegas.Nuit: hôtel Siena Suites Las Vegas J10 Las Vegas> Death Valley.Nuit: hôtel Furnace Creek Ranch Death Valley J11 Death Valley>Lee Vining;Bodie.Nuit: Mono Vista RV Park Lee Vining J12 Lee-Vining>Yosemite;Monolake. Nuit: camping Wawona Yosemite J13 Yosemite.Nuit: camping Wawona Yosemite J14 Yosemite>San Francisco.Nuit:hôtel Royal Pacific Motor Inn San Francisco J15 San Francisco.Nuit: hôtel Royal Pacific Motor Inn San Francisco J16 San Francisco>Monterey.Nuit: camping Saddle Mountain Carmel J17 Monterey>Morro Bay; Baleines.Nuit: camping State Park Morro Bay J18 Morro Bay>Los Angeles;Santa Barbara.Nuit: hôtel Saharan Motor Los Angeles J19 Universal Studios Nuit: hôtel Saharan Motor Los Angeles J20 Los Angeles. Nuit:hôtel Saharan Motor Los Angeles J21 Los-Angeles>Las Vegas; Nuit:hôtel The Stratosphere Las Vegas J22 Derniers achats + départ début am .

J'avais réservé toutes les nuits en camping et hôtel (vivement conseillé, tous nos campings affichaient complets), le bateau pour le lac Powell et les billets pour Universal Studios et bien sûr les transports (billets avion, taxi, location voiture). Mon bilan: si c'était à refaire, eh bien, je n'enlèverai rien car tout est beau mais j'ajouterai des jours pour avoir le temps de se poser (et se reposer!). Voici les nuits que j'ajouterais: 1 à Bryce, 1 à Page, 1 à San Francisco, 1 à Santa Barbara et 1 à Las Vegas à la fin soit 5 jours de plus. Je déconseille donc vivement de faire le même circuit avec moins de jours ( des amis ont fait quasiment le même avec 5 jours en moins, je n'imagine pas!). Ou alors, je garderai notre circuit mais en remplaçant le camping par des motels, le camping étant chronophage. Un avis différent:pour le même nombre de jours, mon mari "zapperait" la partie Death Valley et Yosemite qu'il a trouvé moins grandiose.

Demain, j'essaye de vous poster notre bilan financier avant de raconter notre voyage jour par jour.Bonne nuit!
Hôtel Chotol à Prague English translation pending
by Isaléna · 2012-08-14 · 62 replies
Bonjour, Qui connait l'hotel Chotol a Prague et vos avis ? J'ai acheté un séjour pour 2 personnes au départ de TOULON et quel est le moyen de transport le plus intéressant ? Ensuite de l'aéroport pour se rendre a l'hotel comment faire ? Et a quel tarif ?? Ensuite nous hésitons soit milieu septembre ou mi-novembre ? Comment se déplacer de l'hotel et parle t-on le français dans cette ville et environs .. Toutes vos informations seront les bienvenues et encore Merci
Voyage dans le Sud algérien en autonome fin 2012 English translation pending
by Guymijo · 2012-08-12 · 79 replies
peut-on effectuer un voyage en individuel dans le sud algerien, actuellement ( fin 2012 )a partir de tamanrasset et djanet .? si c'est possible quelles agences locales sont recommendables ?
Préparation d'une croisière sur l'Oasis of the Seas le 24 novembre 2012 English translation pending
by Globetrekkie · 2012-08-09 · 14 replies
Et oui, ça y est, 3e croisière en 3 ans, le virus est bien pris.... Après 2 croisières en Mediterrannée chez Costa, on a décidé de mettre les voiles vers les Caraîbes, et de tester la Royal Carribean. Il nous faisait rêver, nous avons donc réservé une semaine sur l'Oasis of the Seas (Western Carribean pour l'itinéraire), pour la fin Novembre.🙂

Depuis la réservation, j'écume le site de la RCI, épluche les comptes rendus de voyageurs (sur les forums américains, car peu de comptes rendus dans ce forum de francophones), regarde les superbes vidéos postées sur youtube, ça me permet d'attendre en rêvant.

Du coup, les préparatifs vont bon train, voici où nous en sommes : - Réservation faite pour le 2e service au dîner, nous n'avons pas pris l'option Mytime dining - Réservation sur le site de la RC du forfait Soda Package, et de packs d'eau qui seront livrés dans la chambre - Réservation sur le site de tous les shows, ça, s'est fait. - Réservation sur le site de l'excursion à Cozumel, on a choisi les ruines de Tulum

Il me reste à réserver les restaurants de spécialités, le package vins, et l'excursion à Falmouth en Jamaique, je pense que l'on fera une excursion catamaran. A Labadee, ce sera plage.

Je prends mon temps pour réserver le reste, histoire de savourer. Il me reste également à réserver les billets d'avion, 2 nuits d'hôtel sur place (on fera une pré-journée shopping à l'outlet de Sawgrass Mills), et une voiture de loc. Ca commence à sentir bon....

Pour ceux qui aurait déjà voyagé sur l'Oasis, n'hésitez pas à me donner des tuyaux ! Dans moins de 4 mois, OASIS OF THE SEAS, nous voilà 😎
Sri Lanka, Birmanie, Indonésie, Thaïlande ou Malaisie? English translation pending
by Blaugrana · 2012-07-29 · 38 replies
Salut à tous!

Je suis un passionné de l'Amérique Latine. J'ai d'ailleurs fais le tour de l'Amérique du sud à sac à dos et j'apprécie tout particulièrement l'Argentine, la Colombie et le Mexique. Maintenant, j'aimerais découvrir l'Asie du Sud Est! je n'ai jamais voyagé dans cet partie du globe mais j'ai très envie de la découvrir. Je compte partir en couple pendant 3 semaines. Je peux partir à n'importe quel moment de l'année. Ce que je recherche dans les pays c'est des paysages magnifiques, une population souriante, accueillante et vraie et aussi des plages somptueuses. J'aimerais que l'on séjourne dans l'un de ces pays : Sri Lanka, Birmanie, Indonésie, Thaïlande ou Malaisie. Je vous demande donc à vous qui connaissez ces pays de me conseiller et de me dire ce que vous choisiriez à ma place :-) Je vous remercie d'avance pour tous vos conseils et vous souhaite de supers voyages!
Compte rendu de croisière au Cap Nord sur le Brilliance of the Seas du 21 juin au 3 juillet 2012 English translation pending
by Belledelain · 2012-07-29 · 36 replies
Bonjour à tous, je viens vous raconter ma croisière au Cap Nord le long des cotes de Norvège. Nous connaissions déjà la Norvège pas la terre et ce fut un plaisir de la redécouvrir par la mer.

Tout d’abord nous devions partir avec un couple d’amis. Mais, hélas notre ami Maurice, à quelques jours du départ, a fait des malaises et le cardiologue le contraignit à annuler son voyage sous peine d’avoir un infarctus. C’est donc avec peine que nous les avons laissés.

Jeudi 21 juin :

Notre avion étant à 7h, nous partons de la maison à 4h après avoir dit au revoir à notre chatte Grisette (Rassurez-vous, des voisins adorables se sont bien occupé d’elle pendant notre absence !). A l’aéroport St Exupéry de Lyon on laisse la voiture au parking Berlin 14L. Et hop on part à l’heure. Petit dej dans l’avion, le steward me donnera même le dernier croissant ! Arrivée à Amsterdam à 8h30.

Je me bagarre avec la machine à billets de train : je ne parle pas le néerlandais et son anglais est encore plus mauvais que le mien. Tant pis, j’ai enfin les 2 tickets et nous prenons le train jusqu’à la gare centrale. Sortie à l’arrière de la gare et on aperçoit le bateau sur la gauche ! Une petite marche d’un quart d’heure et on arrive à la gare maritime. Une hôtesse RCI nous prend tout de suite en charge et nous indique où poser nos valises et un numéro d’embarquement le 7. Nous nous installons en attendant dans la grande salle d’attente, derrière les vitres le Brilliance est là.

A 11h30 l’embarquement commence et très vite on appelle le 7. Passage devant le photographe, la sécurité (rien à déclarer), et enfin le guichet d’enregistrement (il y en a une vingtaine) ça va assez vite. Bonne organisation ! Et nous voilà dans ce qui sera notre résidence pour 12 jours. Les cabines n’étant pas encore prêtes on nous invite à aller au self le Windjammer manger un peu. Ensuite on part à la découverte du bateau. La déco très confortable, l’atrium bien clair avec ses balcons sur 13 étages, ça nous plait bien. Vers 13h30 on découvre notre cabine : très bien, et on rencontre Jill notre intendante. Les valises arrivent assez vite. Nous déballons (si, si, André s’occupe de sa valise). L’exercice de sauvetage est prévu pour 16h30. Nous partons d’Amsterdam à 17h

A 19h45 nous allons à la salle à manger faire connaissance avec le « my time dining ». Mais ça j’en reparlerai plus tard car ce fut un des rares bémols de notre voyage. Repas excellent, mais ils seront tous vraiment excellents : c’est un des bateaux où j’ai le mieux mangé. On fait connaissance avec nos serveurs : Alok (indien) et Rajesh (mauricien) qui seront aux petits soins avec nous au cours de la croisière.

Ce soir là nous sommes allés nous coucher de bonne heure car nous étions debout depuis 3 h.

Vendredi 22 juin : en mer

Après une très bonne nuit de repos (pas un seul bruit, cabine bien insonorisée) on se lève. On va prendre notre petit dej au buffet. Beaucoup de choix. Le buffet est bien fait avec des îlots différents, si bien qu’on tourne autour et on ne fait pratiquement jamais de queue. Il y a beaucoup de tables, on n’aura jamais de problème pour trouver une place soit à l’intérieur, en semi –intérieur en allant vers la piscine et à l’extérieur à l’arrière. Après avoir mangé on fait quelques tours de pont.

Mais où sont les Français ? Vous vous souvenez peut-être que j’avais dit que je prenais une compagnie américaine parce ce que j’avais un peu de mal à supporter nos amis italiens. Devinez ce qui est arrivé ! Je vois que vous avez compris : il y avait 350 italiens et 500 espagnols sur le bateau. Imaginez ce que ça a donné pour la finale de l’Euro ! Mais que font Costa et MSC ???? Et il y avait 25 français. Nous voilà donc partis à la recherche de l’ambassadrice internationale. Que nous n’avons pas trouvée, mais nous avons rencontré Jérémie le directeur culturel, un italo-belge. Cette petite réunion nous a permis de faire la connaissance de Jean-Pierre et Annie, un peu perdus parce que ne parlant pas l’anglais. Je leur ai expliqué ce que j’avais prévu de faire au cours des escales à la suite de mes recherches sur internet (merci les forums). Ils nous ont demandé s’ils pouvaient nous accompagner. Avec plaisir !

Après ça on a pris notre vitesse de croisière ponctuée, comme il se doit, par des visites régulières au buffet, au restaurant. Le train-train quotidien du croisiériste, quoi !!! On a visité le bateau, profité des transats.

Le soir c’était repas de gala, précédé du traditionnel pot du commandant.

Et après le repas, spectacle au théâtre par la troupe du bord : sympa sans plus.
Cinq jours à Prague en juillet 2012 English translation pending
by Ellobo · 2012-07-27 · 0 replies
Salut à tous, comme d'habitude après un voyage voici un compte rendu avec surtout mes petits conseils, mes avis. Nous étions en couple, et avions décidé de bien marcher (nous sommes bons marcheurs). On a vu un maximum de choses et surtout avons emprunté plein de chemins différents dans nos visites afin de s'imprégner au mieux de l'architecture de Prague qui est fantastique. Il y a beaucoup de choses à faire, mais aussi il suffit certaines fois de lever un peu la tête pour voir des trucs sympas. Merci au CR de Vazyvite qui m'a bien aidé à construire mon programme et merci à Kédor le spécialiste de Prague sur VF pour tous ses conseils. Voici mon CR (un peu long, sans photos, mais c'est comme ça !)

Jeudi 19 juillet : Après un vol sans souci avec Easy Jet, arrivée à l’aéroport de Prague à 12h, récupération des bagages, puis direction le point info bus-tram pour l’achat de deux tickets pour nous et d’un ticket (à moitié prix) pour la valise pour se rendre au centre ville en transport en commun (Prix 80 CZ le tout, soit 3,30 € environ !) C’est très facile ensuite, il faut prendre le bus 119 jusqu’à son terminus Dejvickà et ensuite c’est la ligne A du métro jusqu’à Mustek pour nous, là où se trouve notre hôtel. Ensuite 50 m à pied et voilà, le check in peut avoir lieu. A 13h50, on est parti, direction la place de l’hôtel de ville. A notre grand étonnement, beaucoup de monde, vraiment beaucoup et très vite on comprend pourquoi : c’est bientôt une heure pleine et donc la fameuse horloge va retentir avec sa petite animation. Une fois ce petit cérémonial fait, le monde se dilue et cela va beaucoup mieux. Cette place est magnifique et nous l’arpenterons en long, en large et en travers durant les 5 jours car c’est un bon et joli repère. A l’image de la ville, les maisons sont toutes plus belles les unes des autres, chacune avec sa spécificité, le tout étant dans une parfaite harmonie. Ensuite visite de l’hôtel de ville, avec quelques salles sympas mais sans plus. On voit l’arrière du mécanisme de la fameuse horloge et ensuite une visite guidée en anglais, nous conduit dans les souterrains (sympa). Cela fait une première visite d’une heure environ, bien comme mise en bouche. Nous montons ensuite en haut de la tour pour avoir une vue sur Prague. C’est pas mal du tout ! Ensuite visite de l’église ND de Tyn et de la cour de Tyn. C’est un premier contact avec le baroque et pas le dernier …. Les églises St Jacques et St Nicolas étant fermées, une promenade dans la rue Celetna s’impose, à la recherche sur les maisons d’un détail architectural marrant (et il y en a des observations à faire !). Le petit sandwich de midi étant loin, c’est à 19h que l’on va manger dans un resto, U Provaznice, très bien à un prix défiant toute concurrence. Après dodo, car départ matinal de France.

Vendredi 20 juillet : Frais et dispo, nous partons pour le Château à pied. L’hôtel se situant à côté de la Place Venceslas, je calcule une demi-heure de trajet et voulant arriver à 9h, l’opération est simple pour trouver notre heure de départ … Trajet tranquille, sans se tromper, quelques escaliers plus tard, on est devant le guichet et hop c’est parti pour la journée château. On commence par la Cathédrale St Guy, splendide, grande et là la tuile le caméscope me fait des misères, comme une fois à la Vallée de la mort et j’ai de quoi réparer cela, mais à l’hôtel. Du coup retour à l’hôtel, et re-départ pour le château (je l’ai dit on a marché). Ne voulant pas repasser par le même endroit que la première fois, j’entrevois des jardins qui m’ont l’air jolis et hop on les fait, pour ensuite se retrouver une nouvelle fois à l’entrée du château. Au niveau de la porte d’or, il y a l’accès à la tour du clocher de la Cathédrale. On se fait l’ascension (avec un autre billet que le billet combiné) et là la vue sur Prague est fantastique. Ensuite après la descente, visite de l’ancien palais royal et sa très belle salle Vladislas (quelle merveille !), ensuite la Basilique St Georges (un peu de baroque !) et enfin la ruelle d’or (un peu décevant, car j’ai trouvé un côté Disney et boutiques). Petit souci, les nuages dans le ciel s’amoncellent et on voudrait faire les jardins. On tente et on verra bien….Mauvaise pioche, au niveau du belvédère (tout en travaux) c’est la pluie…Le parcours dans les jardins sera écourté et c’est en courant que l’on rejoint le château pour s’abriter sous des arcades. Une fois l’averse calmée descente vers Mala Strana et l’église St Nicolas (la grande !) Encore du baroque (c’est immense !), mais on n’est pas lassé, il y a toujours quelque chose à chercher. De plus, la pluie ayant repris, on a largement le temps de s’imprégner de la chose car on ne va pas sortir très vite. Ensuite direction l’église ND de la Chaîne, de style plutôt roman et au départ j’avais prévu un petit circuit dans ce coin là, on le fera en jonglant entre les gouttes, mais l’opportunité de le refaire deux jours plus tard sera bienvenue. Retour vers la l’hôtel, douche puis sortie à la recherche d’un resto. Cela sera le Stoleti, pas mal, mais moins typique que celui de la veille. Dodo, pas de Prague by night, la pluie nous en empêche.

Samedi 21 juillet : On l’avait vu de loin, mais pas emprunté du coup on commence la journée par le Pont Charles, du coup il n’y a pas trop de monde et on prend le temps de bien l’observer ainsi que toutes les statues. Ensuite direction le Palais Wallenstein siège du sénat, qui se visite seulement le we. Les jardins sont très jolis, la visite de l’intérieur laisse un peu sur sa faim, mais comme c’est gratuit, on ne va pas se plaindre. Une nouvelle fois, lors de nos visites, les rues pour aller d’un point à un autre sont aussi de jolis moments de visites, car vraiment Prague est une ville magnifique avec des façades splendides. Ce quartier est celui des ambassades, donc tous les immeubles sont très bien entretenus. Ensuite montée à ND de Lorette, superbe cloître avec son trésor incroyable (ostensoir avec 6000 perles). C’est aussi un lieu calme et reposant. Petite promenade dans le quartier de Novy Svet et ensuite continuation pour l’abbaye de Strahov et ses salles de bibliothèques qui sont bluffantes. Quelle beauté ! Ensuite descente par la rue Nerudova et re-traversée du Pont Charles. Là il y a du monde !!! Promenade dans le quartier on re-essaie de voir les églises St Jacques et St Nicolas et c’est encore fermé ! Direction la maison municipale et on arrive pour une visite guidée (seul moyen de voir l’intérieur). Une nouvelle fois c’est en anglais, mais on y arrive quand même. Les salles sont magnifiques et c’est avec impatience que l’on espère la grande salle de concert smetana. Pas de chance, il y a répétition d’un opéra pour le soir et apparemment cela se passe mal, il y a du retard et donc pas de visite. Dommage, il faudra revenir ! On se fait ensuite une galerie marchande pour voir un peu un samedi de courses dans la capitale tchèque et direction une pizzeria Modra Zahrada pas très loin de l’hôtel car il pleut !!!!

Dimanche 22 juillet : Je voulais aller à Karlstejn, un château de Charles IV. Après plusieurs hésitations c’est la fainéantise qui l’a emporté, nous avons décidé d’y aller avec un organisme et un guide en français (un peu marre de l’anglais). Au départ tout va bien, nous sommes 6 (deux autres français et un couple argentin) Le guide explique qu’il va parler en français et en espagnol (tout content j’adore cette langue). Après une petite heure de route, une petite rando dans une forêt pour accéder au château, il faut attendre un peu pour visiter. C’est très organisé, et il y a un départ toutes les 5 minutes environ ce qui fait qu’il y a un groupe par salle visitée et cela tourne (donc 5 minutes par salle !!!) Là cela a été moins bien, car notre guide a copiné avec une autre guide qui avait 14 personnes avec lui et ils ont mélangés les groupes, pour faire un groupe anglais/français et un groupe espagnol/russe. Moi qui en avait assez de l’anglais, merci !! Surtout que très souvent il oubliait de parler français, favorisant l’anglais. M’enfin la visite est très bien, le château est très beau et on a appris malgré tout beaucoup de choses. Retour sur Prague vers 14h et là on commence notre périple (le bus c’est bien, mais la marche c’est mieux !) Direction le théâtre national, puis les quais de la Vltava vers la maison de Ginger et Fred. Au niveau architectural, le contraste est saisissant. Comme le temps est beau (on a acheté un parapluie ce matin, c’est normal !), nous continuons vers l’église Saints Cyrille et Méthode pour un moment dur sur l’histoire de cette église en 1942. Continuation vers l’église Saint Ignace et comme cela va bien on poursuit vers église Ludmilla. A Noël, on avait eu notre cure de mosquées, là ce sont les églises. Encore une fois, se promener dans Prague est très agréable, surtout un dimanche après-midi ensoleillé. Les quelques personnes que nous rencontrions devaient nous prendre pour des fous, car nous nous extasions devant des façades qui en fait étaient leur habitation. Comme cela nous sommes arrivés à l’église du Sacré cœur pour un choc monumental. Malheureusement fermée, celle-ci ne laisse pas indifférent, et je pense que cela vaut le coup de la voir… Retour vers la place Venceslas, et visite du musée du communisme, très intéressant (commentaires en français). Restaurant Mlejnice très très bien (le meilleur de ceux qu’on a fait) et ensuite un tour de Prague by night. N’ayant pas assez marché ( !) j’ai l’idée de vouloir regarder la ville d’en haut, du coup nous allons au niveau de métronome pour voir la ville s’illuminer. Pas grand-chose à vrai dire, un peu déçus même. Ce n’est pas grave, nous redescendons et au niveau du Pont Charles deux feux d’artifices sont tirés à quelques minutes d’intervalle. C’est très joli car ils sont tirés depuis le fleuve et les lumières se reflètent dans l’eau. Les rues sont pleines de monde, il ne pleut pas et c’est bien agréable. Je pensais malgré tout que Prague serait mieux illuminé que cela, même si la perspective depuis la place de l’hôtel de ville est magnifique. D’un autre côté il y a tellement de belles demeures et de beaux monuments que tout éclairer est impossible.

Lundi 23 juillet : Direction le quartier juif de Josefov. On commence par la synagogue Vieille-Nouvelle. Bien nous en prend, car même si celle-ci est hors ticket groupé, nous tombons sur une charmante dame parlant très bien le français qui nous explique les fondamentaux de la religion juive (rites, organisation de la synagogue, etc…) Il faut dire que nous n’y connaissons rien et donc cela tombe bien. Ensuite nous prenons le billet groupé à la synagogue Maïsel et commençons la visite. Je dirai mauvaise pioche. Pas forcément sur le sens de la visite, mais il faut à mon avis prendre soit un guide pour quelques heures, soit l’audio-guide qui est loué à la synagogue Pinkas (même si je pense qu’il faut terminer par elle). Si je devais le refaire je prendrai mon billet à Maïsel (pas de monde !!), puis irai à Pinkas prendre l’audio-guide (la file d’attente pour celui-ci n’est pas la même que les billets, heureusement car il y avait beaucoup, beaucoup de monde) et reviendrai sur Maïsel. Cela parait tordu, mais je pense que j’aurai mieux appréhendé la visite car rein n’est écrit en français et en fait les synagogues que l’on visite sont des musées. L’ordre de visite a, à mon avis son importance car après le synagogue Maïsel, nous avons font la synagogue espagnole (beau bâtiment celle là) et cela suit une certain chronologie dans les expositions. Ensuite la synagogue Klaus, pour enfin terminer par la synagogue Pinkas très, très émouvante avec sa liste de noms de juifs déportés puis tués par les allemands (77 000 noms). Les murs sont remplis. Enfin le tour du cimetière est un moment curieux, je ne suis pas trop fan, mais vraiment c’est curieux. Donc sentiment mitigé, car j’ai l’impression d’être passé à côté de certaines choses, même si d’autres m’ont bouleversé. Pour continuer dans le thème, un petit tour à la synagogue de Jérusalem, qui n’est pas dans le même quartier, encore un bel ouvrage et sur la route un arrêt à la tour poudrière, pour faire notre quotidienne montée d’escaliers afin d’avoir une nouvelle perspective de Prague vue d’en haut. On continue à arpenter les rues, en profitant pour faire (quel langage !) la deuxième église St Nicolas, église de rite hussite, plus jolie à l’extérieur qu’à l’intérieur, avant d’arriver à l’île Kampa, un lieu calme et reposant après le passage obligé sur le Pont Charles. Un musée d’arts modernes a quelques pièces à l’extérieur, c’est bizarre, mais il y a des personnes qui aiment cela, donc … Ensuite nous allons refaire le petit tour que nous avions fait rapidement sous la pluie vendredi, à savoir le mur Lennon, l’ambassade de France, la place de Malte. Des demeures une nouvelle fois magnifiques et ce mur qui montre toute la volonté de résistance des pragois ‘chose que l’on retrouve dans l’histoire du pays). Ensuite ? Montée sur la colline de Pétrin, des fois qu’une vue nous aurait échappée… Par contre au vu de la file d’attente devant la tour Eiffel du coin, nous renonçons à l’escalader. Nous nous contentons de nous promener dans les jardins pour ensuite redescendre parmi les pruniers. Fatigués ? Un peu mais voir les maisons cubistes dans le quartier de Vysehrad me tente et donc en voiture (à pieds) et on y va. Bon, on l’a fait mais sans plus. Au vu de l’heure nous ne montons pas au château de Vysehrad et rentrons plutôt en passant par la place Charles. Resto U Parlementu, malheureusement fumeur, mais assez bon et dodo, les jambes un peu fatiguées.

Mardi 24 juillet : Dernier jour, on va encore se promener au gré des objectifs pour voir de nouveaux coins. Direction couvent St Agnès, par un quartier rappelant Novy Svet, mais celui-ci étant fermé c’est vers le Pont Charles que nous nous dirigeons. La montée de la tour côté vieille ville nous manquait. De plus le soleil brille vraiment et les photos et images que nous faisons sont splendides. Ensuite une visite guidée au Clementinum nous attend. Cet ancien collège jésuite présente trois salles, la chapelle aux miroirs, la bibliothèque (fantastique !!!) et la tour astronomique d’où la vue est l’une des plus belles que nous ayons fait (et pourtant on en a fait). De plus nous avons la chance d’avoir comme guide une élève en architecture qui a passé un an à Lille et donc nous passons un long moment en haut de la tour à discuter sur Prague et les tchèques en général. Un très bon moment, très riche. Ensuite nous en savons plus quoi trop faire car c’est toujours le souci lorsque l’on a un avion à prendre, on ne veut pas prendre trop de risques à s’éloigner. Nous décidons de remonter au château pour faire quelques clichés sous le soleil radieux, que nous n’avions pas la première fois. C’est sympa. On se pose et on regarde (on l’aura fait souvent en fait). Ensuite une descente tranquille, une dernière traversée du pont Charles et direction l’hôtel pour récupérer les valises. Direction aéroport, par le métro et le bus 119 comme à l’aller et retour sur Lyon sans soucis.

Voilà c'est fini, pour ceux qui ont eu le courage de tout lire. Notre hôtel était l'hôtel Liberty, très, très bien placé pour tout faire à pied. Chambre très bien, calme, petit déjeuner copieux qui nous permettait de ne prendre qu'un petit truc à midi. Je recommande. a+
Quelles îles visiter aux Açores? English translation pending
by Elwillo · 2012-07-24 · 11 replies
Bonjour,

Nous partons dans quelques jours aux Açores pour un peu plus de 2 semaines. Notre point d'arrivée (et de départ) est Terceira. Sur place, nous pensons utiliser le pass 4 îles avec Atlanticoline. Mais outre Terceira (passage obligatoire) quelles îles ne sont sous aucun pretexte à rater ? Nous adorons randonner mais aussi profiter de la vie locale. Sao Jorge semble immanquable de même que Pico mais nous hesitons fortement entre Faial et Flores (Sao Miguel étant à 1ère vue trop touristique) Des avis et conseils seraient les bienvenus. D'ailleurs, n'hésitez pas à nous soumettre d'autres idées puisque rien n'est arrêté pour le moment. Merci beaucoup pour vos (futures) réponses !! Elwillo
Avis sur voyage de vingt-trois jours dans l'Ouest américain en famille? English translation pending
by Kmf66 · 2012-07-22 · 61 replies
Bonjour

Les vacances portant conseils, nous avons revu notre parcours pour notre voyage l'été 2013.

Petit rappel : nous sommes 5 (2 adultes et 3 enfants de 12 à 10 ans).

J1 arrivée sur San Francisco

J2 San francisco

J3 San francisco

J4 San francisco à Monterey, nuit à Monterey

J5 Monterey à Morro Bay, nuit à Monterey

J6 Morro Bay à LA, nuit à LA

J7 LA (hollywood, venice beach ...)

J8 LA (universal studios)

J9 LA à San Diego (plages), nuit à San Diego

J10 San Diego (seaword) nuit à San Diego

J11 San Diego à Palm Spring, nuit à Palm Spring

J12 Palm Spring à Vegas, nuit à Vegas

J13 Vegas

J14 Vegas à Williams (via Flagstaff) pour voir des trains si trains il y a 😉, nuit à Williams dans waggon

J15 Williams à Grand Canyon, nuit à GC

J16 GC à Page, nuit à Page

J17 journée à Page, Antelope,

J18 Page à Monument Valley, nuit à MV

J19 MV à Mesa Verde (visite) nuit à Durango

J20 Train de Durango (je pense faire l'aller en train et le retour en bus), nuit à Durango

J21 Durango à Santa fe, nuit à Santa fe

J22 Santa fe à Alburquerque, nuit à Alburquerque

J23 départ

Que voir d'autre sur ce trajet ? Des idées pour les enfants ? Comme nous n'irons plus à Bryce ... y a t'il sur ce parcours des rodéos à voir ?

Merci pour vos commentaires ... j'apprécie🙂 Katia
Petits treks au Québec, Charlevoix, Laurentides...? English translation pending
by Florian74 · 2012-07-22 · 10 replies
Bonjour à tous,

Avec ma compagne nous partons dans la région du Québec du 24 sept au 5 octobre. Nous aurions souhaité durant cette période effectuer un ou plusieurs petits trecks dans des parcs au Québec. De préférence dans la région Charlevoix, Laurentides, parc Jacques Cartier... J'entends par petit treck des randos de 2, 3 ou 4 jours en sac à dos, afin de profiter au maximum de l'été indien et de vos beaux paysages, ou il est possible de camper (en tente), et ou on peut se rendre facilement sur place (de préférence sans avoir besoin de louer un char qui va croupir 4 jours sur un parking). Nous aurions aussi souhaiter une descente en Canoé sur 2 jours avec bivouac.

Je post donc un message pour savoir si vous connaissiez des randos de se genre? J'ai déjà entendu parlé de Charlevoix et de sa traversée, si des gens l'ont déjà fait, et qu'il peuvent m'en dire plus: tarifs, moyen pour s'y rendre... Il y aurait aussi le Parc national des Hautes-Gorges-de-la-Rivière-Malbaie qui apparemment vaudrait vraiment le coup d’œil, mais les randos ne sont apparemment que de 1 jour, vous confirmez?

Je vous remercie par avance du temps que vous allez me consacrer.

Amicalement,

Florian
Venise - Thonon-les-Bains à vélo juin 2012 English translation pending
by Lucbertrand · 2012-07-16 · 4 replies
Encore un périple à vélo, avec l’habitude les voyages finissent par se ressembler, c’est tout du moins la première impression. On part, on pédale, tendu vers le but à atteindre, déjà rompu à la manœuvre par l’habitude de milliers de kilomètres parcourus à deux roues. Mais en fait, il n’en est rien, l’aventure est à chaque fois différente pour de multiples raisons. Je n’en citerai que quelques unes, des plus évidentes: la météorologie, variable majeure, déterminant le niveau de plaisir ou de souffrance, les compagnons qui sont différents d’une fois à l’autre d’où entente ou non, la forme physique du moment qui conditionne totalement l’expérience, les pays traversés qui par leur diversité impriment chacun une trace particulière sur le voyage.

Rentrant tout juste des Pyrénées où nous avons effectué une merveilleuse chevauchée à huit sur un certain nombre de cols mythiques comme le Tourmalet, l’Aubisque, l'Aspin, Marie Blanque et bien d’autres me voilà de retour à Lyon pour un bref repos de deux jours. Gérard me rejoint et nous préparons nos vélos pour un embarquement très matinal en direction de Venise, point de départ de ce nouveau circuit à deux roues à travers les montagnes alpines. Emballer son vélo, dans un carton aux dimensions réglementaires, semble au premier coup d’œil mission impossible. Mais pas de panique, une fois les roues démontées, la selle baissée, le guidon desserré, le porte-bagages avant retiré, car inutile cette fois en Europe, eh bien le miracle s’accomplit et tout rentre, et le carton se ferme sans difficulté. Il suffit de le renforcer avec la quantité de scotch de déménagement qui convient et le tour est joué. Mon nouveau camarade je l’ai connu via internet et le site voyage forum. En effet, lorsque j’ai décidé de me lancer dans cette traversée afin de terminer le parcours entrepris l’année précédente de Thonon à Nice, ma compagne outre le fait de me voir partir, appréhendait que je me lance seul dans l’aventure. J’ai donc mis une petite annonce sur ce fameux site de voyage, VF, et j’ai eu deux réponses. Le premier candidat ne convenait pas, car il s’agissait d’un cycliste avec vélo de course qui comptait parcourir cet itinéraire sans bagages en effectuant des étapes très longues. Je m’inscris dans une démarche de cyclotourisme, roulant assez lentement, avec sacoches relativement lourdes, ce qui procure une capacité d’autonomie permettant le camping et le bivouac. Cyclistes de route et cyclotouristes n’ont pas la même philosophie du voyage, d’où généralement difficulté d’harmonisation. Par contre mon deuxième contact, Gérard, s’inscrivait tout à fait dans l’esprit de l’errance à vélo en toute liberté. Après quelques échanges écrits puis téléphoniques, nous permettant d’envisager avec succès un voyage en commun, un rendez-vous physique est pris. Nous nous retrouvons un soir dans un restaurant du Jura et faisons plus ample connaissance. Tout se passe pour le mieux et nous voilà deux mois plus tard à boucler nos cartons en vue de prendre l’avion demain matin à 6 heures à l’aéroport de Saint-Exupéry à Lyon. Internet a révolutionné beaucoup de domaines de nos vies professionnelles, affectives et de loisir. En effet, pour des grandes balades de ce type à vélo, les candidats prêts à partir ne sont pas nombreux et de plus à une date donnée, cela devient la quadrature du cercle. Mais voilà, le petit message lancé dans le virtuel se concrétise par un compagnon en chair et en os avec lequel je vais vivre une magnifique aventure de 11 jours. N’oublions pas, qu’internet c’est aussi les amis fictifs que l’on a jamais vus et que l’on verra probablement jamais mais que l’on comptabilise dans une liste d’amis qui parfois est pléthorique ! Ne jugeons pas, le net, chacun en fait l’emploi qui lui convient, ou semble lui convenir, mais nous en sommes tous, ou presque, fortement tributaires. Nous n’échappons pas aux évolutions de notre monde ! 9 juin, 3h30 du matin, ça fait tôt ! Debout, on enfourne les cartons contenant nos vélos et nos bagages dans ma voiture, un vrai petit camion ! Mon neveu nous accompagne à l'aéroport afin de ramener le véhicule. Nous avons décidé de procéder de la sorte, afin de ne pas être prisonniers de réservation d’avion pour le retour. En effet, ce dernier se fera à vélo jusqu’à Thonon-les-Bains et de là nous rentrerons à Lyon par l’un des nombreux TER qui relient les deux villes. Les formalités d’embarquement vélos et sacoches sont effectuées sans difficulté, ce qui nous enlève un poids. Tous ceux qui ont voyagé en avion avec leur vélo connaissent les tracasseries de dernier moment, qui généralement ne manquent pas de faire monter le rythme cardiaque et demandent des réponses rapides et efficaces. Mais aujourd’hui, rien de tout cela et tranquillement nous rejoignons la zone de transit. Notre avion décolle avec une demi-heure de retard, mais fait surprenant sur un si petit trajet, il arrivera à remonter ce handicap et se posera à l’heure. Bien entendu, l’arrivée à l’aéroport de Venise est un spectacle à ne pas manquer. L’avion en approche survole la lagune et on cherche du regard cette ville incroyable, unique au monde construite réellement au beau milieu de l’eau. Tant que l’on ne l’a pas vue du ciel, on a du mal à imaginer cette cité au beau milieu de sa lagune, époustouflant ! Il y a six mois j’y ai séjourné quelques jours. Mon plus grand plaisir avait consisté à passer mes journées à bord des bateaux transports en commun, dénommés « vaporetto », à circuler d’île en île, ou le long des canaux de Venise à contempler les innombrables palais. Aujourd’hui alors que l’avion est en approche finale, je vois défiler le palais des Doges, la place Saint Marc, et en arrière fond je distingue l’île du Lido où nous avions passé quelques nuits dans un hôtel superbe, et incroyable mais vrai, aux prix doux ! Les roues touchent, le poser se fait sans heurt. Arrêtons de rêver de vaporetto, de palais des Doges et autres douceurs de ce lieu unique, car nous sommes là, paradoxalement, pour nous en éloigner le plus rapidement possible afin de rejoindre les montagnes et les nombreux cols qui s’égrènent le long des mille kilomètres qui nous séparent du lac Léman. Toujours une petite angoisse en récupérant les vélos, y-a-t-il de la casse ? Une détérioration devient rapidement un handicap nécessitant réparation, qu’il s’agisse d’un rayon cassé, d’un porte-bagages tordu, d’une poignée de frein déformée, sans parler du gros pépin, du cadre déformé car il a été percuté par un corps étranger de forte masse. Jean, mon mentor en cyclorando, m’a plusieurs fois relaté cet exemple de cadre définitivement tordu empêchant toute utilisation du vélo ! Nous récupérons nos cartons dans un lieu approprié aux bagages encombrants et nous installons dans un recoin calme de l’aéroport en vue de remonter nos vélos. A la première inspection des emballages tout semble normal, le remontage nous le confirmera. Gérard a vite fait de mettre sa monture en ordre de marche. En ce qui me concerne, ayant dû procéder à un démontage plus important, il me faut logiquement plus de temps afin d’être prêt. En finale, je dois batailler avec les patins de freins qui refusent de se mettre dans leur position avant démontage, un frottement important sur les jantes persistant. Donc, je commence à modifier les serrages des câbles, et après quelques ajustements, mon vélo est opérationnel. Il est 9h30. Nous voilà à l’air libre. Nous identifions rapidement la route à prendre, en direction de Trieste dans un premier temps. Le ciel semble clément bien que gris. Les prévisions météorologiques consultées la veille se présentaient sous de bons augures. Les premiers kilomètres sont parcourus le long d’un axe à forte densité. La chaussée n’est pas toujours très large, pas d’espace de protection pour les vélos. Heureusement, un léger vent favorable nous accompagne, ce qui nous permet de rouler à vive allure. Cependant les camions et les caravanes nous frôlent parfois dangereusement. Les propriétaires de ces dernières ne semblent pas toujours avoir le gabarit de leur maison sur roues dans l’œil. La voiture étant passée, l’engin tracté ne peut que passer lui aussi ! Gérard étant devant moi, je vois une voiture le doubler en dehors de toutes les règles de sécurité, et la caravane, au gabarit légèrement plus important, j’ai vraiment l’impression qu’elle va le renverser. Il s’en est fallu de quelques centimètres. Mon compagnon n’a pas vraiment réalisé, mais en ce qui me concerne mon rythme cardiaque a fait un bond. Pourvu que ce calvaire ne dure pas trop longtemps. De plus, pour ne rien arranger, le temps devient menaçant et une petite bruine intermittente s’invite. Durant les premiers kilomètres d’un voyage, où l‘on sait que l’on va affronter des difficultés conséquentes, se retrouver confronté à des conditions météorologiques et de circulation relativement hostiles, fait clairement prendre conscience des risques d’échec, au cas où la situation évoluerait défavorablement. Comme toujours à vélo on se sent très dépendant des intempéries, on prie pour que le mauvais temps et la pluie, voire la neige, ne s’acharnent pas trop sur nous. Dans ces moments de doute et de concentration pour combattre l’adversité, on se sent vivre et en communication avec les éléments et notre corps. Pour le moment le ciel se contente de rester menaçant et d’humidifier la route. Après trente kilomètres, nous atteignons la petite ville de San Dona de Piave, et comme par miracle la circulation devient bien moins dense, moins inquiétante. Nous faisons quelques courses dans un super marché, prenons du jambon cru, particulièrement savoureux pour un prix défiant toute concurrence. De vastes plaines s'étirent en direction du nord, et les premières silhouettes de relief se lèvent devant nous. N’oublions pas que nous sommes venus traverser les Alpes par une longue succession de cols, des fois que ces premières étendues plates nous le fassent oublier. Vers midi, la pluie s’intensifie, nous nous abritons dans une allée couverte au centre d’un village et tranquillement nous savourons notre sublime jambon italien. Un petit café juste à côté, nous y prenons notre premier expresso. Par chance les précipitations s’arrêtent et nous voilà de nouveau en route. La cadence est bonne. Une petite ville est atteinte, un passage à niveau est fermé. Des trombes d’eau, un véritable déluge s’abat sans prévenir. Vite, une fois encore un petit porche nous abrite. La barrière reste fermée, bien que le train soit passé, mais vu le temps nous ne sommes pas pressés de repartir. L’ondée, phénomène par définition éphémère, se calme, mais la barrière du passage à niveau ne se lève pas. Cela doit bien faire un quart d’heure que la route est coupée. Les gens semblent y être habitués car aucune voiture ne reste, les rares qui arrivent font immédiatement demi-tour. Bizarre, bizarre ! On décide de passer sous l’obstacle et de franchir les voies ferrées. Mais à ce moment le chemin se libère et nous n’aurons pas à commettre cette infraction, qui est à la source de nombreux accidents mortels de par le monde. Nous reprenons notre itinéraire le long d’une vallée qui longe les montagnes. La nature très verte est la preuve des journées pluvieuses qui viennent de s’écouler. En début d’après-midi, les nuages se déchirent et le soleil fait de belles apparitions, rien de tel pour nous donner un moral d’acier. Vers 18 heures après 113 kilomètres, certes avec très peu de côtes nous arrivons dans la charmante ville de Maniago. Sur la place centrale de belle taille, une jolie auberge « Albergo Montenegro » nous offrira le gîte et le couvert pour un prix comparable à ce que l’on trouve en France. Nous aurons droit à une magnifique platée de pâtes bien dans la tradition italienne. Nous nous régalons. La serveuse est fort sympathique et nous parle de son pays la Roumanie. Pour une première journée nous sommes satisfaits, car levés depuis 3 heures du matin, après un trajet en avion, nous nous attendions à une petite forme. Eh bien ! Rien du tout ce fut la grande forme.

Deuxième jour 76 km Maniago Sauris de Sopra 1500 m de dénivelé Le temps en ce début de matinée semble correct mais les prévisions sont pessimistes et les dernières pluies datent de peu de temps, le sol étant détrempé. Nous allons attaquer notre premier col « Passo Rest ». Il n’est pas très élevé, 1052 mètres mais nous partons de 300 mètres et la route est vallonnée avant d’arriver au pied de l’obstacle. La circulation a complètement disparu et ce début de deuxième étape est particulièrement agréable, en direction d’une montagne qui se fait de plus en plus présente. Ce col est magnifique, la route est étroite et s’élève à travers une forêt dense et profonde, dominée de grandes falaises. La pente est raide, je me traîne à cinq à l’heure, Gérard plus rapide me distance sans attendre et je le vois disparaître, comme ce sera généralement le cas à chaque longue côte de notre périple. Autant je roule bien sur le plat, autant dès que des pentes se présentent, j’ai l’impression d’être cloué sur place. Cela est sans doute dû à ma quasi absence d’entraînement au cours de l’année. En effet, je n’arrive pas à me motiver pour des sorties à vélo de la journée. Il me faut absolument cette notion d’errance sans savoir où je vais dormir le soir pour que ce sport revête de l’intérêt. Mais bien que je monte à faible vitesse, je suis en mesure de tenir des heures, donc armé de patience je m’attaque à ce premier col d’une longue série. Une succession de virages en épingle à cheveux escalade une pente raide. Le ciel s’assombrit, la pluie commence à tomber et quelques kilomètres avant le col, des trombes s’abattent et ne semblent pas vouloir cesser. Je passe le point le plus haut complètement trempé. Aucun abri en vue, Gérard a donc, de toute évidence, décidé de continuer. Je me lance dans la descente. Rapidement je suis transi, les freins n’ont pratiquement plus aucune efficacité. D’après la carte la descente s’étire sur une dizaine de kilomètres jusqu’à la prochaine ville. Je rêve de trouver un bar où m’abriter de ce froid qui me transperce. Le nez sur la route, le visage baissé au maximum pour éviter les piqures des gouttes énormes qui me cinglent la peau, mon champ de vision est réduit au minimum dans cette ambiance brouillardeuse et hostile. Un virage, une voix m’interpelle, je lève la tête. J’aperçois un terre-plein, sur lequel un panneau supportant une carte de la région, le tout surmonté par un minuscule haut-vent de trente centimètres. Gérard s’est littéralement collé contre la carte et essaie de se protéger des intempéries. Il me propose de le rejoindre et d’en faire de même de l’autre côté. Nous nous retrouvons donc collés chacun d’un côté d’un grand panneau de bois, cherchant un abri incertain sous nos avant-toits de faible dimension. Le lieu n’est pas idéal pour le repas de midi, tant pis. Nous nous passons la nourriture de la main à la main sans nous voir chacun caché de son côté. Dans ces moments on ne peut s’empêcher d’imaginer ce qui se passerait si le col au lieu de culminer à 1052 mètres, dépassait les 2500. Je préfère prendre ce gros mauvais temps maintenant que plus tard. Mais l’un n’excluant pas l’autre, il ne nous reste qu’à souhaiter avoir de la chance lors des grandes montées à venir. Le temps de manger notre charcuterie italienne, en évitant les gouttières qui nous dégoulinent sur la tête et les épaules, la pluie faiblit. On reprend notre chemin dans des conditions plus favorables. Mais la descente s’arrête vite et nous voilà dans des côtes sévères, étonnant pour une descente de col. Mais le soleil pointe à travers de gros nuages et une atmosphère chaude nous enveloppe. Que cela est bon, lorsqu’on est trempé et que l’on grelotte. En levant les yeux, on réalise que de toute évidence cette accalmie ne sera pas de longue durée, vu la couleur du ciel en général. Enfin, nous plongeons vers la vallée et rejoignons la ville d’Ampezzo. Ce nom chantant nous avertit que nous rentrons dans ce fabuleux massif des Dolomites, qui recèle nombre de montagnes connues universellement dans le monde de l’escalade : Tre Cime, Marmolada, Civetta, Catinaccio, Tofana di Rozes et bien d’autres. Que de souvenirs d’ascensions époustouflantes me reviennent en mémoire. Je pense entre autre à la voie Cassin à la Cima ovest di Lavaredo toute en surplomb, ou au Spigolo Gialo doigt de 300 ou 400 mètres qui défie presque la gravité. Mais pour pouvoir profiter des panoramas grandioses qui nous attendent, le beau temps serait indispensable. Hélas, ce ne sera pas le cas, car les deux jours à venir vont être les plus éprouvants de notre traversée lors du passage de cols à plus de 2000 mètres. D’Ampezzo après avoir bu un capuccino, nous attaquons la longue pente qui conduit au Passo d. Mauria, quelques 800 mètres plus haut. Le temps n’est pas beau, mais que la montagne est impressionnante lorsque les nuages et les grandes parois s’associent pour la beauté de la nature. Quelques tunnels, malgré mes appréhensions, ils sont les bienvenus, car il n’y pleut pas et de plus l’éclairage est important, ce qui limite le danger. Au village de Sauris de Sopra la fatigue commence à se faire sentir et il ne faut pas s’attendre à rencontrer d’hébergement en direction du col. Une auberge agréable tenue par un Français nous offre un confort appréciable à un prix correct. Seul petit inconvénient, il n’y a pas de chauffage, donc pas question de faire sécher nos affaires. En ce qui me concerne j’ai des rechanges, bien isolées dans des sacs de congélation, mais il est toujours agréable de reprendre la route au matin avec l’ensemble de ses habits secs. En effet, des vêtements restant mouillés plusieurs jours finissent par moisir. Dans ce village on est en pays germanique. Tout y fait penser, l’architecture, la représentation des légendes germaniques lutins, gnomes et autre Nibelungen. Et pour renforcer cette impression, la plupart des gens parlent allemand ou un dialecte approchant. Donc aucun problème de communication. Il y a une dizaine d’années j’avais de bonnes bases en italien, mais le manque depratique me rend toute conversation dans cette langue très difficile. Je me suis aperçu que souvent les Italiens parlent français ou anglais, et dans cette région l’allemand, donc tous les problèmes de compréhension sont aplanis. De plus, lorsque j’essaie de leur parler italien, très vite je m’exprime en espagnol et ils comprennent toujours ! Mais je mets un point d’honneur à utiliser les formules de politesse italiennes, même si plus souvent que je ne le voudrais cela dérape vers des ‘por favor’ ou autre gracias !

Troisième jour Sauris de Sopra au Passo Falzarego 87 km 1600m de dénivelé Ce matin après un petit déjeuner sympathique en présence de l’hôtelier et son épouse, nous reprenons notre traversée dans une ambiance blafarde et brouillardeuse qui ne n’est pas de très bon augure. En effet, quelques kilomètres plus loin, la pluie se met de la partie et elle nous gratifiera de sa présence généreuse toute la journée. Le premier col, Passo d. Mauria (1298 m) est atteint. Nous ne traînons pas, les nuages accrochent tous les reliefs. Heureusement qu’il ne fait pas trop froid, car c’est la neige que nous pourrions avoir. Vu les conditions météorologiques exécrables, il est impératif de modifier notre itinéraire, optant pour la route passant le plus bas. Bien évidemment il s’agit d’une route à grande circulation qui va nous conduire à Cortina d’Ampezzo. La ronde des camions commence. En temps normal ce n’est pas très plaisant d’être frôlé par ces monstres hurlants, mais sous la pluie cela devient un véritable calvaire. Une côte raide sur une quatre voies, je reste cloué, Gérard disparait. La route s’engouffre dans un tunnel étroit au trafic intense, l’horreur. Sur plus d’un kilomètre je vais vraiment avoir peur, le vélo n’a absolument pas sa place dans ces antres de Lucifer. Sitôt sorti, je constate qu’un second se présente, heureusement plus court. Un embranchement à droite, direction de Cortina, le trafic se réduit, le gros du flot descendant vers Belluno. Au passage d’un village Gérard m’appelle, il a repéré la piste cyclable que l’hôtelier lui a indiquée, et qui doit nous conduire jusqu’à Cortina. Je n’avais rien vu et sans son intervention j’aurais continué sans jamais voir cette vélo-route qui restera un peu au-dessus de l’itinéraire automobile. Ne plus devoir être soumis au stress de la circulation est psychiquement reposant ; cependant la pluie est toujours très présente. Les sommets sont accrochés et les beaux pics de calcaire qui s’élancent dans le ciel restent désespérément cachés. Cette piste cyclable emprunte une ancienne voie ferrée datant du début du XX siècle. Nous passons de charmants tunnels aux petites dimensions. On pourrait se croire sur une voie ferrée pour train miniature. Nous profitons de l’un de ses tunnels pour effectuer notre pause casse-croûte bien à l’abri de la pluie. Depuis trois jours elle nous accompagne, nous commençons à nous poser des questions. Le moral reste bon, car malgré les conditions hostiles nous avançons. Sur cette piste de nombreux vélos de location circulent, la pluie ne rebute pas les amateurs. Cela me rappelle les Allemands sur le bord du Danube, que rien n’arrête. Un léger répit dans les précipitations nous permet de reprendre goût à l’effort du pédalage. Cortina d’Ampezzo est atteinte. Quel dommage que la vue soit si restreinte. Les journées sont logues en juin et il n’est pas très tard. Nous faisons une halte réparatrice dans un bar au pied du col de Fazarego, qui culmine quelques 900 mètres plus haut. Plus rien ne semble nous arrêter. Nous sommes trempés mais nous avançons. Vers les 2000 mètres d’altitude le froid devient plus vif et la pluie redouble d’intensité, comme pour nous empêcher d’atteindre ce col à 2117 mètres. Malgré les éléments adverses, nous y arrivons. Nous trouvons refuge dans une petite chapelle aux quatre vents, juste le temps de retirer nos vêtements trempés avant d’entamer la descente. Les nuages se déchirent et quelques grandes parois verticales se laissent admirer. Les Dolomites, paysage montagnard unique ! Nous faisons quelques kilomètres et sur le bord de la route un hôtel au look de château de la Belle au Bois Dormant nous invite à l’arrêt. Encore une journée riche en efforts et coups de pluie.

Quatrième jour Passo Falzarego à Castelrotto 63km 1100 m de dénivelé Ce matin les conditions météo sont déplorables et les prévisions détestables. Il tombe des cordes. Avec une certaine impatience, nous attendons dans le garage de l’hôtel, prêts à démarrer, en regardant rebondir la pluie sur la route. Elle est si intense, que sur le goudron une pellicule d’eau ruisselle en vagues plus ou moins épaisses. Nous n’allons pas partir sous ce déluge, nous sommes indécis, mais l’immobilité n’est jamais très bonne pour le moral. Après une dizaine de minutes d’attente, nous décidons de nous lancer et de parcourir la distance que l’on pourra. C’est la première fois que je démarre sous des trombes. Nous commençons à vraiment nous interroger. Cela fait déjà une belle distance dans ces conditions difficiles. Serions-nous lancés dans la première traversée des Alpes à vélo en intégrale par mauvais temps ? En cinq minutes je suis trempé. Une fois que c’est fait, on ne craint plus de l’être. Mais la déperdition de chaleur, poursuit son action sur l’organisme. A froid en descente cela ne traîne pas pour se mettre à grelotter. La couche nuageuse est si épaisse qu’on ressent une impression de nuit tombant. Cependant, il faut bien reconnaître que dans ces conditions la nature est de toute beauté. De grands bancs de brumes traînent le long des pentes abruptes de la vallée. Le vert des prés et des sapins prend une teinte sombre, presque épaisse, qui tranche sur le blanc cotonneux des bancs de brume. Les intempéries donnent toujours un air mystérieux à la montagne. Nous atteignons le village de Pieve de Livinallongo, qui se situe au pied du col à venir, le Passo Campolongo, qui culmine à 1875 mètres. Le dénivelé n’est pas très important de l’ordre de 400 mètres. Une fois de plus la montée se fera sous une pluie battante. En côte même trempé on se réchauffe en appuyant sur les pédales, mais dans la descente à venir, je sais d’expérience qu’une fois de plus le froid va sévir. Comme prévu, c’est transi que j’atteins le village de Corvara. Autant une belle descente à vélo par temps sec procure un immense plaisir, autant le même exercice sous une pluie glacée est un véritable calvaire sous les aiguilles des gouttes et les morsures du froid, sans oublier les freins qui ne répondent quasiment plus sur un vélo chargé. Mais voilà cela fait partie des plaisirs de ce mode de voyage, où les caprices de la Terre revêtent toute leur signification. Se soumettre aux aléas du temps est un luxe, auquel on est de plus en plus réticent à s’exposer, recherche inconditionnelle du confort oblige. Il faut rester philosophe malgré les conditions adverses. Une fois au bas du col, je n’arrive plus à réprimer les tremblements de mon corps, Gérard a l’air en meilleur état. Ses habits semblent plus efficaces que les miens. J’opterais pour me lancer directement dans l’ascension du col suivant le Passo Gardena, à 2121 mètres, de peur de n’avoir pas le courage de repartir après une halte. Mais Gérard s’y refuse, nous nous abritons dans un café. Cette halte est en fait la bienvenue, cela me permet de me réchauffer. Une heure plus tard nous reprenons la route en direction du Passo Gardena. Nous sommes au cœur du massif des Dolomites. Une multitude de grandes parois nous cerne de tous côtés. Les une après les autres, elles se dévoilent par intermittence parmi les brumes, tels d’immenses spectres aux dimensions gigantesques. Je reconnais des montagnes que j’ai gravies il y plus de trente ans. Malgré les années ces souvenirs forts sont toujours très présents dans ma mémoire. Une accalmie rend une partie de cette montée agréable, le soleil pointe par moments quelques rayons timides. Le paysage est grandiose. Mais hélas, l’embellie sera de courte durée et c’est sous de véritables bourrasques que j’atteins le col. Tout autour, ce ne sont que gigantesques masses rocheuses fantomatiques qui jouent à cache-cache avec les nuées poussées par le vent. Malgré l’inconfort de la situation je ne puis m’empêcher de marquer l’arrêt afin de m’imprégner de ces panoramas dantesques, et de les immortaliser par quelques photos. Gérard m’attend un peu plus bas, vaguement abrité. Nous ne traînons pas et entamons la descente vers la belle vallée du val Gardena. Les freins à disques de mon compagnon manifestent de sérieux signes de fin de vie. Il n’est pas content, car ils avaient été contrôlés avant le départ de cette balade que l’on imaginait très exigeante pour les mâchoires de freins. Mais la chance nous sourit à Santa Cristina, un préparateur va lui changer les pièces défectueuses. Nous voilà repartis dans une longue descente.L’altitude diminuant, la température augmente et le froid devient plus supportable. Mes tremblements incoercibles s’arrêtent d’eux-mêmes et je me sens beaucoup mieux. La crispation, contre laquelle je lutte accroché à mon guidon, disparait elle aussi. Arrivés à Ortisei ou St Ulrich nous prenons une petite route à gauche en direction de Castelrotto ou Kästelruth. Dans ces régions tous les lieux ont leur dénomination italienne et germanique. Pour ajouter au très net caractère allemand, les constructions sont vraiment de tradition germanique ou autrichienne, grands bâtiments peints de couleurs claires, avec de magnifiques fresques. Cette petite route que nous amorçons, nous surprend d’entrée de jeu par sa raideur. Certains passages dépassent allégrement les 15%. Après une journée déjà éprouvante, c’est le coup de grâce. Nous constatons que nous n’avons pas mangé à midi et il est 17 heures. En pleine côte un arrêt s’impose car l’hypoglycémie guette. Après nous être sustentés les forces reviennent et nous atteignons notre troisième col de la journée, le Passo Pinei à 1437 mètres. Il ne nous reste plus qu’à nous laisser entraîner vers le magnifique village de Castelrotto alors qu’en cette fin d’après-midi le calme météorologique est revenu et que le soleil fait de grandes apparitions qui nous apportent chaleur et route sèche. Ce petit village est adorable, il me fait penser en miniature à la ville de Königsberg au bord du Danube. Partout ce ne sont que splendides maisons aux décorations aux couleurs vives et de bon goût, remarquablement entretenues. Notre hôtel est une merveille, l’accueil y est de premier ordre. L’endroit est touristique. Un groupe d’Américains se fait particulièrement remarquer par leur accent auquel j’ai du mal à m’habituer. Je ne sais pas si cela est dû à notre heure d’arrivée tardive, plus de 18 heures, mais j’ai droit à une superbe suite avec petit déjeuner gargantuesque pour la modique somme de 44 euros. Nous partons nous promener à travers les ruelles et les petites places de ce village de contes de fées. Le temps semble vouloir évoluer enfin vers le beau. Mieux vaut tard que jamais. Nous n’aurons pas vu grand chose des Dolomites que nous quitterons définitivement demain matin. Cela nous donnera un motif pour y revenir. D’ailleurs il n’est pas impossible que nous revenions pour un tour beaucoup plus approfondi de cette région par la multitude de ses cols haut perchés.

Cinquième jour Castelrotto à Prato allo Stelvio 113 km 600 m de dénivelé Après un magnifique petit déjeuner au cours duquel j’engloutis pain, croissants, fromages frais dur et blanc, œufs à la coque, jambon, saucisson, et autres gâteaux couverts de confiture et de beurre, le tout noyé dans un déluge de jus d’orange de café et de thé, je me sens d’attaque pour une nouvelle journée, prêt à affronter sans mollir les imprévus de la route. Nous en avons perdu l’habitude mais le soleil a repris possession du ciel. Nous effectuons nos derniers tours de roue dans les Dolomites, avant de plonger vers la ville de Bolzano. Nous quittons définitivement le Haut Adige. J’ai du mal à pédaler, la tête levée, le regard scrutant à la recherche d’itinéraires d’escalade au milieu de ces immenses à-pics qui nous dominent. Je me projette déjà dans mes prochains desseins, une semaine d’escalade à mon retour de ce périple. Mais une chose après l’autre ! Carpe diem, oui profitons de l’instant présent. Après quelques petites côtes en début de parcours, juste pour nous échauffer, une magnifique route sinueuse en encorbellement dans une falaise très raide nous conduit par une superbe descente jusqu’à l’entrée de Bolzano. Par moments, quelques centaines de mètres plus bas nous pouvons discerner une véritable procession de camions à touche-touche sur la grande route de fond de vallée, que nous allons nécessairement rejoindre. Cela ne manque pas de nous inquiéter. Va-t-on devoir emprunter une route très passante sur une longue distance, au milieu du bruit et de la pollution ? Eh bien non ! Avec joie nous allons découvrir au peu avant la grande ville de Bolzano une magnifique piste cyclable qui va nous conduire une centaine de kilomètres plus loin au pied de ce col mythique, le Stlevio, qui avec ses 2758 mètres est un concurrent sérieux à l’Iseran pour le titre de plus haut col d’Europe. Certains connaisseurs pourraient me rétorquer, que le plus haut c’est Restefond la Bonette. Eh bien pas exact ! La route de Restefond la Bonette, qui fait le tour d’un pic, est la plus haute d’Europe, mais le col de la Bonette qui donne accès aux deux versants de cette montagne culmine juste au-dessus de 2700mètres. Nous voilà sur cette piste cyclable incroyable, qui bien séparée du trafic important de cette vallée passante, nous fait franchir routes et autoroute par des ouvrages successifs, en longeant une rivière au courant rapide, qui donne l’occasion de très jolis coup d’œil. La traversée de Bolzano est un peu brouillonne, bien que constamment sur piste cyclable. A plusieurs reprises nous demandons notre chemin au croisement de plusieurs pistes, fréquentées par de nombreux cyclistes. Si certains voient que nous sommes français et nous répondent dans notre langue, la majorité semble préférer l’allemand à l’italien. Une fois sortis de la ville, nous remontons à vive allure en direction de Merano. Les cols des derniers jours nous ont donné une belle forme et nous pédalons de bon cœur sur cette vélo route presque plate, du moins pour le moment. Une heure et quelques minutes nous suffisent pour atteindre la ville de Merano à une trentaine de kilomètres au nord de Bolzano. Nombreux sont les cyclistes que nous croisons et c’est la première fois que je vois une telle concentration de voyageurs avec sacoches. Sont-ils tous sur un même itinéraire, ou cette piste est-elle le passage commun d’une multitude d’itinéraires ? Je ne pense pas que toutes ces personnes soient lancées dans la traversée des Alpes en sens inverse du nôtre. Alors que nous avions des appréhensions concernant cette étape de liaison en fond de vallée, nous effectuons un trajet superbe, bien conçu pour le vélo. À partir de Merano, de temps en temps quelques petits raidillons nous font prendre par paliers les 600 mètres de dénivelé qui séparent Bolzano de notre point d’arrivée au pied du Stelvio. Nous rencontrons un Allemand lancé dans une traversée de longuehaleine du sud de l’Italie jusqu’en Hollande. Nous faisons quelques kilomètres en sa compagnie, jusqu’à Prato, terme de notre étape du jour. Lui est un pur, il va camper, nous un peu plus embourgeoisés nous optons pour l’hôtel, avec comme alibi, l’étape difficile et mythique du Stelvio programmée le lendemain.

Sixième jour Prato allo Stelvio à Valdidentro 58 km 2300 m de dénivelé Ce matin encore le temps est au beau fixe. Hier matin nous avions eu l’information, que le col du Stelvio était fermé à la circulation du fait des très mauvaises conditions météorologiques de cette dernière semaine. Mais notre moral était gonflé à bloc, et devoir pousser ou porter nos vélos quelques centaines de mètres dans la neige, ne représentait pas à nos yeux une raison pour renoncer. Mais bonne nouvelle, ce matin le col est de nouveau ouvert. La montée se déroule le long de 25 kilomètres et quelques 1800 mètres de dénivelé. Nous attaquons alors qu’il fait encore frais. Le premier tiers suit un fond de vallée au milieu d’une forêt. Nous apercevons les hauts sommets qui nous dominent, la perspective plongeante ne nous permettant pas de saisir toute l’ampleur de ces vastes domaines glaciaires. La circulation de motos et de voitures de sport des plus luxueuses est intense. Par moments, on se croirait vraiment au milieu d’une compétition tellement les machines surpuissantes en pleine action sont présentes en grand nombre. Quelques cyclistes avec vélo de route nous doublent. Nous rejoignons un cyclotouriste tchèque qui effectue la dernière étape de son voyage au départ de son pays. Devant nous un immense pan de montagne apparait en bout de vallée, une incroyable succession d’épingles à cheveux en zèbre toute la pente. C’est bien par là que nous allons monter ? Pas de doute ! Virage après virage le champ de vision s’élargit, de vastes zones enneigées striées de grandes crevasses et bornées d’immenses séracs se dévoilent au fur et à mesure. Le spectacle est si captivant que je ne vois pas les kilomètres défiler, le regard perdu un peu partout là-haut. Je dépasse une cycliste allemande de Cologne, très sympathique. Nous échangeons quelques mots, lorsque les vrombissements des motos nous laissent quelques instants de répit. Je n’ai jamais vu un tel trafic de « gros cubes » de tous genres, Harley et autres customs, grandes routières, sportives, roadsters … Cette montée est un vrai régal et une pensée très machiste me fait rire. Un très bon camarade m’avait dit un jour, je te propose de créer un club : le MMPG. De quoi s’agit-il ? Sigle très explicite pour : Montagne, Moto, Pinard, Gonzesse !! Pas très futé, j’en conviens ! Mais dans cette montée trois des éléments, avec ma charmante cycliste de Cologne, sont réunis. Mais il est vrai que le quatrième, le Pinard, ne serait peut-être pas le bien venu dans cette rampe de longue haleine ! Les virages et enparticulier ceux que je viens de franchir accaparent de nouveau mon esprit. La perspective en contrebas est franchement époustouflante. Par endroits, on ne voit que superposition de tronçons de route parallèles. Une route comme celle-là, je n’en avais jamais imaginé. Dans les quelques derniers kilomètres, la neige est présente sur le bord de la route. Des inscriptions au sol, 1000, puis 500, puis 200 et enfin 100. Ça y est, le sommet arrive. Incroyable, une foule immense, principalement des motards. Cela me replonge une quarantaine d’années dans le passé, à l’époque des grands concentrations, en particulier je pense à celle dénommée le Chamois qui se déroulait vers le 14 juillet à Val d’Isère. Il fait bon, nous savourons notre plaisir au point culminant de notre traversée. Tout bon moment n’ayant pas vocation d’éternité, nous entreprenons la descente sur le versant opposé avec l’intention de profiter de l’occasion afin de se faire un gros plaisir à fond de train. Je ne serai pas déçu. La couche de neige est plus importante de ce côté de la montagne que de celui de la montée, sans doute question d’orientation et de pente. Les vélos de course et les motos sont nombreux. L’état de la route permet de belles prises de vitesse, je frôle fréquemment les 70 à l’heure. Vers le milieu de la descente, un groupe d’une dizaine de cyclistes se trouve à une centaine de mètres devant moi. Un groupe de 8 motos me double et les rattrape. Le revêtement devenant de moindre qualité, les pneus de course demandent des précautions, les cyclistes freinent, les deux groupes de vélos et motos se mélangent. Mes pneus schwalbe extrême, beaucoup plus robustes, ne nécessitent pas tant de précautions. J’appuie à fond sur les pédales, grand développement. À gauche de la chaussée un espace reste libre, je m’y engouffre, compteur presque à 70. Quelques dizaines de mètres plus loin, une suite de courbes pas très prononcées, ça doit passer sans freiner, mais impérativement les doubler tous, vélos et motos, avant la première courbe. Une moto fait mine de déboîter, mais elle s’abstient, m’a-telle vu dans son rétro ? Ça y est, je suis devant. Pas un coup de frein, j’enchaîne les courbes. Derrière j’entends hurler les moteurs de motos. Quel bordel ça doit être ? Pas le temps de me retourner, juste regarder la route un peu cahoteuse et négocier au mieux les virages. Le vrombissement me rejoint. Grand courbe à droite, je suis au milieu des motos. L’une d’entre elles, exactement à ma hauteur sur l’extérieur, prend la courbe à ma vitesse. On a la même inclinaison. Grosse jouissance. Le passager hilare, me regarde le pouce en l’air. Pas le temps de répondre, gaffe, je n’ai pas des freins de moto, ne pas en percuter une. Suit un virage à gauche, je me retrouve en extérieur entre la rambarde de sécurité et la moto. Cette dernière se laisse quelques instants embarquer. Aïe, je vois mon espace vital virer au néant ! Le pilote réagit et penche brutalement à gauche, ce qui me libère un passage. Suivent deux épingles à cheveux. Je coupe dans la première, tandis que les motos élargissent le virage. La seconde on la passe de façon un peu brouillonne des motos un peu partout. Eh voilà, ça va être fini pour moi, une grande ligne droite suit. Les monstres vont me foudroyer sur place. Mais non, gentiment ils se rangent tous en bordure de route pour se regrouper. Je les double et à mon tour quelques centaines de mètres plus loin je m’arrête afin d’attendre Gérard. Dans un premier temps les motos passent à faible vitesse et me font de petits signes amicaux auxquels je réponds avec le sourire. Ensuite arrive Gérard, qui me dit « tu as loupé l’embranchement que nous devons prendre en direction du Passo Foscagno ». Tout accaparé de joie au milieu de ma horde sauvage, je n’avais même pas vu qu’il y avait un croisement ! Tout plaisir a son prix, en l’occurrence il s’agira d’un kilomètre de remontée en plus. D’un coup la fatigue me tombe dessus. Il fait très chaud et on vient de monter le Stelvio à bon train, et de plus de le descendre comme des furieux ! De plus à part quelques barres de mars et autre pâte d’amande, nous n’avons rien à manger. Après quelques kilomètres de montée, sur la gauche un village est indiqué. Il y a un restaurant. Mais il faut descendre une belle côte, ce qui impliquera logiquement de la remonter. Tant pis, on y va. Le restaurant est fermé, ainsi que l’épicerie se situant à côté. Nous nous contentons de nos quelques sucreries. Cependant une fontaine nous permet de nous ravitailler en eau fraîche. Après une halte salvatrice, nous repartons dans une pente raide sous un soleil de plomb pour une dizaine de kilomètres. Tout ce que nous ferons aujourd’hui nous n’aurons pas à le faire demain. Même si ce raisonnement a quelques raisons de nous motiver, au village de Valdidentro nous nous arrêtons dans une auberge à l’aspect patibulaire, mais qui se révélera très bonne et pas chère.

Septième jour Valdidentro Chiavenna 119 km 2000 m de dénivelé Ce matin le temps est encore une fois magnifique. Nous démarrons directement en côte. Je ressens la fatigue des jours précédents et cette première montée de près de 800 mètres pour 15 kilomètres, je la trouve longue. De plus le trafic de camions est relativement intense, ce qui n’est jamais agréable. Le panorama par contre, se révèle magnifique, en particulier vers la Cima de Piazzi qui nous domine du haut de ses 3439 mètres, et qui étale ses grandes masses glacières au soleil éclatant. Le col de Foscagno est enfin atteint après une longue rampe finale. Il culmine tout de même à2291mètres. De là, nous apercevons le suivant à quelques kilomètres, le Passo Eira qui s’élève à 2208 mètres. Après une belle descente et une courte remontée de quelques deux cents mètres, mais forts pentus, nous empochons notre deuxième col de la journée. Une belle descente nous conduit dans le village de Livigno, à la configuration étrange, tout en longueur. Un peu au-dessus nous effectuons un agréable pique-nique dans l’herbe, au milieu des vaches. La montagne par beau temps, on l’apprécie franchement après quatre jours de pluie. Nous voilà partis pour la troisième ascension de la journée. Il s’agit de rejoindre la Forcala di Livigno, située à 14 kilomètres du village et 500 mètres plus haut à 2315 mètres. Le vent nous est défavorable, ce qui rend la montée d’autant plus difficile. Une immense vallée se présente devant nous. On peut voir pratiquement le col à une dizaine de kilomètres, ce qui donne une idée claire de la vitesse de fourmi à laquelle nous montons. Le vélo tourisme est avant tout une école de patience. Ne pas chercher à se presser, en profiter pour regarder ce qui nous entoure et s’imprégner de cette nature que nous traversons à la force de nos cuisses. Je suis toujours étonné de constater, qu’au cours de ces longs voyages, le long de côtes infinies, alors que l’on en bave du matin au soir, sous le joug du froid ou de la chaleur, du trafic, du vent, de la fatigue et de la soif, les journées passent à une vitesse affolante. Je ne suis jamais blasé de ces périples de forçats, toujours curieux de découvrir ce qui se cache derrière le prochain virage, ou la prochaine montagne. L’immense rampe finale me rappelle le col de la Colombière dont nous ne voyions pas la fin avec Evelyne, lors de notre parcours de la Route des Grandes Alpes de Thonon-les-Bains à Nice, l’année dernière. Enfin le col est atteint. La vue y est magnifique sur le massif de la Bernina, l’un des sommets de plus de 4000 mètres des Alpes. D’ailleurs le col du même nom sera le quatrième de la journée avant de plonger sur Saint Moritz et la Suisse aux prix prohibitifs. Nous passons la frontière italienne sans contrôle et plongeons dans un vallon de toute beauté, aux flancs arides aux grandes pentes minérales, où la végétation est totalement absente. Quatre kilomètre d’une superbe descente, puis le poste frontière suisse, lui aussi non gardé, et en quatre kilomètres d’une route acrobatique nous rejoignons le Passo Bernina à 2330 mètres d’altitude. Les montagnes qui nous entourent nous écrasent du haut de leurs quatre mille mètres. Une longue descente nous conduit à Saint Moritz. Nous dépassons la ville dans l’espoir de trouver un logement à prix acceptable. La moindre chambre d’hôtel est à deux cents euros, et encore après remise. On nous propose une chambre chez l’habitant pour cent soixante euros avec WC sur le palier. J’ai vraiment l’impression qu’on nous prend pour des pigeons. La Suisse ce n’est pas la même Europe que la nôtre, celle qui est en faillite. Après hésitation, sur le fait de faire demi-tour et retourner dans un camping, je propose à Gérard de tenter de rejoindre la ville italienne de Chiavenna qui est à 40 kilomètres, alors qu’il est déjà six heures du soir. Mais la route devrait descendre pratiquement tout letemps de 1800 mètres à 333 mètres. Effectivement, après quelques kilomètres de plat à lutter contre un fort vent de face, nous abordons une immense descente, où nous voyons les épingles à cheveux s’empiler presque jusqu’à l’infini. Nous avons bon espoir de rejoindre Chiavenna en un peu plus d’une heure. Cette immense descente est un vrai plaisir, j’en profite pour doubler toute une file de voitures ralentie par un car qui négocient les virages difficiles à faible allure. Le dépassement du bus en coupant dans une épingle se fait rapidement. La route est toute à moi pour plusieurs kilomètres et je dépasse allégrement les 70km/h. Les cent kilomètres sont atteints, et c’est avec près de 120 au compteur que nous rentrons dans cette petite ville italienne perdue au milieu d’un océan de gigantesques montagnes, ce qui lui donne un charme saisissant. Les derniers kilomètres parcourus le long d’une étroite ruelle aux murs multi centenaires sont une pure merveille. On pourrait presque se croire dans une vallée reculée perdu quelque part au pied de l’Annapurna. Je ressens la même émotion devant ces terres qui s’envolent vers d’inaccessibles altitudes tout autour. Nous éprouvons quelques difficultés à trouver une place dans un hôtel à cette heure tardive de 19 heures. Finalement, tout s’arrange et pour un prix fort acceptable nous obtenons une chambre confortable, équipée d’un petit balcon, duquel la vue est magnifique sur les environs, en particulier sur la vieille église qui se situe juste en face. Nous partons dîner dans les rues étroites de la vieille ville, qui ont un charme fou. La soirée est très agréable, parmi des Italiens et Italiennes pleins de joie de vivre. Souvent, on m’a dit que les Italiens représentaient le peuple le plus joyeux de la terre, je le crois volontiers. Nous nous louons d’avoir osé faire ces quarante kilomètres et de nous être échappés de cette Suisse et de ses prix déments.

Huitième jour Chiavenna Bivouac 30km avant Lugano 100 km 2550 m de dénivelé L’étape du jour risque d’être difficile, voire la plus longue de notre périple en matière de dénivelé. Nous comptons passer deux cols, dans un premier temps le Passo Spluga (2113 m) et ses 1780 mètres de dénivelé et ensuite le Passo San Bernadino (2066m) avec 600 mètres de dénivelé. Cela signifie, que s’il n’y avait aucune descente au cours de la montée de ces deux cols nous serions déjà à 2400 mètres de dénivelé. Nous verrons bien. Nous décidons cependant de partir relativement tôt, vers les 8h15. D’entrée la pente est très soutenue, sans replat pour souffler. De plus à ces basses altitudes la température, dès le matin, est importante, et c’est dans une atmosphère étouffante que nous entamons notre longue étape. Comme toujours je me cale sur mon petit plateau à 22 dents et mon plus grand pignon et je mouline en attendant que les kilomètres défilent et l’altitude augmente. Après une dizaine de kilomètres nous faisons une halte dans un petit village et achetons les ingrédients pour notre repas de midi. Nous avons très nettement un faible pour la charcuterie italienne. Ma botte secrète une grosse bouteille de deux litres d’un « banga » bien sucré, qui me permettra de palier les coups de fringale, qui risquent de se manifester dans la journée, ici ou là. A la sortie du village, une grande descente vient casser le rythme. En effet, ce sera une centaine de mètres supplémentaires à ajouter à la longue liste de la journée. Nous abordons l’un des passages les plus extraordinaires de notre traversée. La route s’engage en lacets dans une véritable paroi. Une succession d’épingles serrées ponctuées de tunnels s’élève de façon vertigineuse. Malgré la raideur, l’enthousiasme est tel que je pédale sans aucune fatigue, trop impatient de découvrir le point de vue du prochain virage ou de la sortie du prochain tunnel. Les virages sont si serrés que cette portion de route est interdite à tous véhicule plus volumineux qu’une voiture. Les motos sont nombreuses à emprunter cet itinéraire qui monte dans le ciel. Après cette partie particulièrement spectaculaire, la route traverse de grandes prairies avant de rejoindre un vaste replat occupé par un lac. Vient en bouquet terminal un dernier raidillon qui conduit au col qui culmine à 2113. Bien que cette altitude ne soit pas très élevée, cette montée représente l’une des plus longues et des plus extraordinaires que j’ai accomplies. Bien installés, nous faisons notre pause casse-croûte en regardant les nombreux deux roues, à moteur ou non, qui passent. Nous reprenons notre route avec la ferme intention de passer le col suivant le Grand S. Bernardino. La descente que nous effectuons est très belle. La route une fois de plus offre des perspectives stupéfiantes sur ses séries de lacets. Une fois au pied, nous nous arrêtons prendre une consommation dans un café bien agréable. Pas de doute nous sommes bien revenus en Suisse, un capuccino et un coca pour la modique somme de 8,28 euros. Il faut dire que le franc suisse a quasiment la valeur de l’euro. Ne nous laissons pas polluer par des pensées négatives. Nous remontons une longue vallée par une piste cyclable bucolique à travers forêt, mais la pente par endroits demande de ne pas relâcher la pression sur les pédales ! Nous arrivons au pied du col. Un panneau annonce : 8 km et 450 m de dénivelé. Le tracé de la route est optimal pour les vélos. Une succession d’épingles entrecoupées de longues lignes droites à la pente modérée. Cela nous permet de prendre un bon rythme et de le maintenir sans avoir à développer des efforts surhumains. Les deux derniers kilomètres sont exposés à un vent défavorable. Cela nous ralentit à peine. L’arrivée au col est de toute beauté. Le soleil commence à baisser sur ce décor de grandes montagnes, ce qui donne des teintes douces qui tirent vers le rose. Un lac de belles dimensions occupe le replat au niveau du col. Des pêcheurs en barque rentrent, mais ils cachent bien leurs prises, donc le mystère restera sur le succès de leur pêche. Il est déjà tard. La carte indique un camping au village de San Bernardino. Ce dernier se trouve quelques kilomètres sous le col. Si nous devons camper, je préfère perdre de l’altitude et aller dormir beaucoup plus bas, ce qui devrait être plus confortable en matière de température. Toute envie de nous arrêter nous est immédiatement ôtée, lorsque nous voyons le camping en question. Entassement de maisonnettes aux teintes sombres, qui font plus penser à un camp au mieux de rétention qu’à un lieu de villégiature. Le suivant se situe à une trentaine de kilomètres dans le val Mesolcina à Roveredo. Cela ne devrait pas nous poser de problème de le rejoindre ce soir, car la route ne fait que descendre. Cependant, en ce dimanche soir nous n’avons rien à manger, et pas question de trouver une épicerie ouverte. Nous décidons de nous arrêter au premier restaurant rencontré, de commencer par nous sustenter, puis de rejoindre le camping. Dans un premier temps nous nous arrêtons dans un motel à l’aspect glauque. Ils ne font pas à manger le soir. Par curiosité nous leur demandons le prix d’une chambre à deux lits. La réponse ne nous étonne plus : 102 francs suisses ou 97 euros. On me proposerait la nuit gratuitement, je ne sais pas si j’accepterais, il est des lieux qui n’inspirent vraiment pas ! Un peu plus loin à la sortie d’un village, un restaurant, tout ce qu’il y a de plus simple. Pour un repas modeste, quelques branches de céleri, une assiette de pâtes deux boules de glace, un coca, un verre de vin et une camomille, cela nous revient à 68 euros à deux. Décidément la Suisse ce n’est pas un pays pour le reste des Européens. Demain nous allons manger à peu près la même chose en Italie et cela nous coûtera 21 euros ! Outre la douloureuse, la serveuse nous apporte la bonne nouvelle que le camping que nous comptons rejoindre n’existe plus. Donc, nous n’avons plus le choix, ce soir ce sera camping sauvage. Il ne nous reste plus qu’à trouver un coin tranquille. Nous nous éloignons de la route principale, en longeant un chemin de terre qui suit la rivière, puis après quelques hésitations nous trouvons un emplacement convenable en bordure de piste. Au loin, il y a bien quelques chiens qui aboient, sentant notre présence, mais rapidement ils nous intègrent dans leur environnement. La nuit sera calme.

Neuvième jour environs de Roveredo à Varzo 90km 1000 m de dénivelé C’est un peu collants que nous nous réveillons, la nuit a été particulièrement chaude, et l’absence de douche après les gros efforts de la veille n’a pas été très agréable. Nous faisons un brin de toilette à la rivière et reprenons notre chemin. Au premier village, nous déjeunons dans un bistrot. Nous nous attendons une fois de plus au coup de bambou. Il n’en n’est rien, le prix payé est raisonnable pour ce que nous avons bu et mangé. Une trentaine de kilomètres plus loin, nous rentrons dans Locarno. Nous prenons le temps de descendre au bord du lac, qui est de belles dimensions. Puis avant de continuer notre avancée vers l’ouest nous effectuons un tour au centre ville. Une grande place entourée de maisons multicolores, aux teintes pastel est du plus bel effet. A la sortie d la ville nous nous dirigeons vers Losone. Pour quelques kilomètres nous nous retrouvons sur l’autoroute, ce qui est franchement désagréable. Heureusement cela ne dure pas. Nous prenons alors la direction d’Intragna. L’arrivée dans ce village se fait par une petite route en côte très raide. Nous l’estimons au moins à 15%. Encore une dizaine de kilomètres puis nous franchissons la frontière une fois de plus et nous retrouvons en Italie. Une route, qui sans avoir l’air, monte sur une vingtaine de kilomètres. La chaleur est accablante. Tout au long de ce parcours la vue sur la rivière que nous dominons est superbe. D’ailleurs vu le nombre de motos, on comprend que l’on est encore sur un tronçon très touristique. Enfin, une longue descente nous conduit au pied du col du Simplon. Un long tunnel tout en descente, et bien éclairé. Je prends une belle vitesse, mon compteur indique 76km/h. J’ai une très vive sensation de vitesse. Plus aucune voiture ne me double, il me semble que la vitesse est limitée à 70. Vais-je prendre un PV pour excès de vitesse ? De celui-là je pourrais être fier ! Nous voilà à Crevoladossola, démarrage pour le Simplon, dernier grand col de 1800 mètres de dénivelé. Nous en faisons les 8 premiers kilomètres ce soir, ce sera toujours cela de moins demain. C’est fatigués par la forte chaleur que nous arrivons au village de Varzo. Nous rentrons dans ce bourg par un petit chemin, tellement raide que c’est à pied que je termine. Cela ne m’était jamais arrivé. Nous trouvons un logement chez l’habitant au prix très modéré pour une belle prestation dans une maison au jardin de toute beauté.

Dixième jour Varzo à Sion 109 km, 1500 m de dénivelé L’étape de ce jour peut être qualifiée de plus pénible de notre traversée. Large route qui donne l’illusion de pente modérée, alors que je me traîne à six ou sept à l’heure. Cette lenteur, alors que l’on n’a pas une impression de raideur, est démoralisante. Je mets cela sur le compte de la méforme. Mais si je prends la peine de me retourner, je constate que la vallée se creuse réellement. La circulation est assez importante, ce col étant un lieu de passage fréquenté entre Italie et Suisse. Une partie du trafic est absorbé par le tunnel ferroviaire, mais tous les camions n’utilisent pas le rail. En matière de tunnels la route de ce col est aussi bien fournie. Certains sont très longs, plusieurs kilomètres. Le bruit des moteurs résonne. On ne perçoit pas dans quel sens les véhicules viennent. Le grondement s’amplifie, et lorsqu’un camion me rattrape, la dernière phase de rapprochement est un vrai calvaire. Je me pose toujours la question de savoir s’il peut m’accrocher. Puis dans un bruit infernal il me dépasse souvent dans un nuage de fumée, car en montée il doit développer une grande puissance. Non, franchement, cette montée du Simplon ne me restera pas comme un joli moment de plaisir, mais plutôt comme quelques heures pénibles passées sur une route hostile. Tout a une fin, même les expériences désagréables, le sommet est atteint. Une longue descente nous conduit dans la vallée du Rhône à Brig. Nous y trouvons une piste cyclable. Son tracé n’est pas très cohérent, il traverse la vallée, pourtant large, dans tous les sens. Nous avons vraiment l’impression de faire des tours et des détours sans toujours beaucoup avancer vers l’ouest. Nous aurons même la surprise de nous retrouver à escalader un vignoble abrupt en nous éloignant franchement du fleuve. Cette erreur nous conduit à une impasse. Soit faire un immense détour pour rejoindre le fond de la vallée, ou alors couper directement à travers vignobles et buissons en retenant nos vélos dans des pentes de terre très raides, et même les porter en traversant des bois d’acacias, dont les épines sont particulièrement redoutables. Nous optons pour la seconde option. Tout n’est pas à critiquer dans ce tronçon de la vallée du Rhône. Par moments de beaux passages pas toujours goudronnés nous permettent de suivre le Rhône qui est presque un torrent de montagne, à l’abri des frondaisons. Camping les citronniers à Sion, l’accueil est particulièrement bon, nous le conseillons vivement.

Onzième jour Sion Thonon 119 km 900m de dénivelé Aujourd’hui nous abordons la dernière étape de notre traversée. Je suis toujours surpris de constater que l’on rentre vite dans le voyage à vélo, et que l’on n’a pas toujours envie d’en sortir. Je me verrais bien continuer vers Nice ou vers Vienne en Autriche. Mais voilà, lorsqu’on a fixé des dates il faut s’y tenir, car la famille vit souvent ces absences avec une forme de souffrance. Nous reprenons dans un premier temps la piste cyclable du Rhône. Ce matin la vallée nous apparait beaucoup plus riante et la cycloroute plus agréable. Après une soixantaine de kilomètres nous atteignons la ville de Monthey. De là il reste à franchir le dernier col de notre périple, le Pas de Morgins. Certes comparé au Stelvio, un dénivelé de 800 mètres représente une difficulté modérée. Mais nous avons déjà plus de soixante kilomètres dans les jambes depuis le départ de l’étape, d’autre part c’est le onzième jour que nous roulons sans repos et nous allons franchir l’obstacle aux heures les plus chaudes, entre midi et deux heures de l’après-midi. La pente s’avère très soutenue, particulièrement dans les premiers kilomètres. Vers quatorze heures, je franchis ce col à l’altitude modérée, 1369 mètres. Gérard est déjà passé depuis un bon moment. Il m’attend à la terrasse d’un café au premier village rencontré dans la descente. Il ne nous reste plus qu’à nous laisser emporter par la pente en direction de la gare de Thonon. Quelques petites pluies irrégulières nous apportent rafraîchissement sans désagrément. Mauvaise surprise à 17 kilomètres de notre but, la route est totalement coupée. Cela nous force à un détour qui commence par six kilomètres de montée. Nous rejoignons par la suite une magnifique petite route toute en virages dans une pente raide qui nous conduit à Thonon. Nous traversons rapidement les bouchons de cette petite ville et notre aventure prend fin devant la gare, là où elle avait commencé en septembre dernier en direction de Nice.
Souliers à apporter au Vietnam? English translation pending
by Ladybug2 · 2012-07-13 · 19 replies
Bonjour à tous,

Je pars au Vietnam pour une durée d'environ 3 semaines. Nous sommes une petite famille de quatres et nous partons dans une semaine. Notre vol nous mène au Nord à Hanoi. Que devrons-nous chausser en ville? Sapa, Ha Long, Cai Be, Phu Quoc, HCM et Ankor Wat vont aussi faire partie de notre voyage. Que porter en conséquence? Est-ce nécessaire d'apporter plus qu'un gilet pour les soirées plus fraiches?

Merci en avance pour vos réponses!
Retour de trois semaines de rêve en Namibie English translation pending
by Moiraleyder · 2012-07-13 · 19 replies
Bonjour à tous,

Voici le conte rendu de notre voyage de 20 jours en Namibie. Je tenais, moi aussi, à vous transmettre nos impressions et découvertes, car c'est en vous lisant tous, que j'ai préparé notre aventure de 4500 km. Tout était merveilleux ... mais si c'était à refaire je supprimerais les deux nuits de Aus pour rester une nuit de plus à Dolomite camp et Family Hide out qui sont tous les deux extraordinaire... De plus, depuis le NamibRand , le Kalahari n’est pas bien loin et nous aurions évité un grand détour de +/- 1000km qui n'est pas terrible niveau route en plus !

Merci encore pour vos récits fabuleux qui m'ont beaucoup fait rêver avant de partir! Grâce à vous , j'ai voyagé plusieurs fois ;-)

20 Juin Le jour le plus long L'aventure Commence beaucoup plus tôt que prévu: dès Ottignies. Plus de dix ans qu'on a pas pris le train et on ne le reprendra pas de si tôt! Le train IC pour la gare du midi à du retard: 12 minutes . 5 min plus tard c'est 18' et après 5 autres c'est 25'! Pour finir , on se rabat sur l'IR moins rapide mais à l'heure lui! Mais notre train est soudain arrêté : qqchose traîne sur la voie entre la gare du nord et celle du midi nous dis t'on!!! Tout le monde descend...! Et nous on fait quoi? Ben on prend un taxi ;-) Arrivée à la gare du midi à la même heure que prévue finalement , on prend le Thalys et go Frankfort. Dans la longue file pour le Check in M. n'est pas rassurée : les gens n'ont pas l'air content dit-elle...Elle a raison : l'avion ne décollera pas aujourd'hui : problèmes techniques. Quand donc cette série noire s'arrêtera t'elle? Pas tout de suite en tout cas : en plus de devoir dormir à l'hôtel sur le plancher des vaches , nous apprenons que celui ci est à deux heures de car de l'aéroport !!! Ben oui normal, il y a un congrès en ville , il n'y a plus une chambre de libre! Bref réveil à 3h30 , départ à 4h30 en car (on a fait les deux heures de car aller il y a à peine 5h!) et finalement décollage sans encombre vers 9h du matin pour un long vol de 10h: Ça se mérite la Namibie !!!

21 juin Windhoek

Arrivée de nuit à la ghesthouse londiningi. L'accueil est adorable et en français SVP! La maison est impeccable , nous mangeons notre premier zèbre en compagnie d'une mexicaine vétérinaire qui est ici pour un programme animalier bénévole . Elle est très sympa et nous oublions très vite nos mésavenvatures. Enfin un lit et une bonne douche , nous voilà prête à attaquer cette découverte africaine.

22 juin vers le nord : Okonjima 2h30

Première conduite à gauche sans encombre. 2h30 plus tard , nous voici au paradis! Les vacances commencent enfin! Le lodge est sublime, très "out of Africa" , même Redford est rajeuni! À peine arrivées nous partons traquer le léopard : après qq zèbres , antilopes, phacochère , koudou etc, le voilà juste devant nous en train de finir son repas . Fantastique, nous entendons ses crocs mordre les os dans le silence du Bush. Pour le sunset, notre guide , jonasz, nous sort le grand jeu : vin et bière fraîche servi dans des verres en argent , tout cela sur une petite nappe disposée sur le capot de la Range. Une ambiance indescriptible pour un apéro inoubliable dans les couleurs magiques de l'Afrique . Retour au lodge emballées dans des couvertures gentiment fournies par Jonasz et là surprise, on nous attend avec nos clés et une lampe de poche devant la réception , il ne nous reste plus qu'à nous changer pour le dîner . Décidément , les Namibiens savent recevoir , les attentions sont leurs quotidiens! Repas aussi excellent que toute cette journée vraiment hors du temps . Et puis comme si ce n'était pas assez , Jonasz nous invite à assister au repas des porcs et piques qui sont nocturnes . Après un emballage encore plus serré dans nos couvertures , il doit faire autour de zéro degré , nous assistons au spectacle. À nouveau , le son de crécelle émis par les animaux est étonnant et les voir se battre pour manger est captivant. Au retour , nouvelle attention, on nous dépose juste devant notre bungalow!

23 juin route vers Onguma bush camp 5h

Un nouveau game drive avec Jonasz pour pister le guépard . D'abord en voiture mais dès les premiers Bip sur le récepteur radar, nous descendons et continuons la traque à pied! Une grande première que de marcher derrière eux en plein bush. Ils sont en train de chasser et c'est presque au pas de course que nous les rejoignons! Et quel spectacle : ils sont trois à l'affût ... Impossible de suivre leur rythme , après quelques superbes minutes en leurs compagnie , nous sommes contraint de rejoindre la voiture. Mais quel moment inoubliable : à pied et à peine à quelque mètre de ces magnifiques prédateurs ! Après ce qui deviendra très vite un must : l'omelette du bush , nous partons vers les portes d'Etosha Longue et fastidieuse route rectiligne du genre America ... M. au volant se fait arrêter par des policiers lors de la traversée de Tsumeb, elle roule trop vite, mais nos sourires et leurs intérêts pour la Belgique rendra la note très cool : une poignée de main pour nous et un " bonnes vacances " pour eux ;-) Arrivée vers 16h30 à Onguma , une nouvelle réserve privée de 20000 hectares aux portes d'Etosha. Comment ces Namibiens font ils pour avoir autant de goût ? C'est à nouveau un endroit somptueux en pleine nature , on l'aime déjà beaucoup cette Namibie tant rêvée ! Le repas du soir est à la hauteur , le blanc bleu belge n'a plus qu'à se rhabiller! Un petit whisky digestif , un envoi de nos impressions par mail et DODO car demain réveil à 5h pour une journée entière de safari dans le parc d'Etosha. Bonne nuit !

24 juin Etosha route vers Okaukuejo Petit déjeuner à 5h30 comme prévu, on a dormi comme des bébés , même la literie de qualité ils connaissent! Egs, pankaque et couvertures à nouveau à disposition , quel service! Départ à l'aube pour le parc d'Etosha . Dès l'entrée , nous faisons le plein d'essence et là, le pompiste nous dit: "Did you see the lions?" et nous : " heuuu no! We just arrive from Onguma"! Et lui de rétorquer: "ils sont juste là bas au croisement des pistes." Bingo, il avait tout bon le pompiste , 5 lions finissent leurs nuit au bord de la piste, ils sont à 3m de nous: 2 mâles , 2 femelles et un jeune. La journée commence fort;-) De pistes en pistes c'est un festival: zèbres , girafes, antilopes en tout genre , éléphants, gnous etc... Les paysages changent tout le temps , on passe du bush au pan asséché de la réserve. La terre n'est que poussière blanche , notre voiture aussi! Heureusement , tout était prévu : les bagages sont emballées dans des sacs poubelles! ;-) Finalement c'est 16 lions que nous verront sur la journée - Dont un, chose incroyable, en train de se baigner! Des troupeaux gigantesques au points d'eaux et un paysage lunaire , la piste nous mène à un endroit vers ce fameux lac salé asséché : on se croirait sur la lune! Une autruche traîne par là et nous rappelle que nous sommes bien sur terre... Quelques envolées de poussières plus tard , nous voici au lodge. Un bungalow situé à côté du point d'eau . Et quel point d'eau ! À peine arrivées, même pas le temps de faire pipi, un touriste équipé d'un gros appareil photo nous dit : " les éléphants sont là!" Du coup , on ouvre même pas les valises et on y va. Merveilleux de plus que quelques minutes plus tard ce ne sont pas moins de 8 girafes qui attendent leurs tours pour s'abreuver ! C'est Happy hour, les oryx sont là aussi à attendre leurs tours et tout cela se, passe au soleil couchant bien évidemment ;-) Une douche et un repas plus tard, on se dit :" Et pourquoi pas un rinho histoire de faire le big FIVE en deux jours?" Équipées de jumelles et d'un chti whisky , nous y allons. Et vous savez quoi? Le rhinocéros est là !!! Magnifique! Bon ben on vous laisse , car on y retourne histoire de ne pas rater encore un truc pas possible, une dernière visite au point d'eau s'impose avant d'aller au dodo. Bref le rangement bagages n'est toujours pas au programme: pas le temps , on est tout le temps à la bourre ! ;-)

25 juin Safari dans Etosha Ce matin et cela devient notre horaire , debout à 5h30 . Un café bien chaud dans les mains nous nous rendons au point d'eau vite fait avant le petit déjeuner mais les animaux ne sont pas encore levés à part quelques gazelles . Le plan safari du jour est de nous rendre à sueda, le point d'eau où l'on a vu 8 lions se prélasser au soleil hier , et c'est Bingo : ils sont bien là, et cette fois bien réveillé, super moment à les observer jouer , se faire des câlins et boire. De retour au lodge vers 11h30 et achat de la carte de la réserve pour la suite du voyage. On saute dans notre premier short avec la ferme intention de se faire une après midi cool: bronzette au bord du point d'eau . Le plan est gagnant: c'est un véritable festival animalier permanent. L'eau c'est la vie et la vie s'organise autour d'elle... Chacun sa place , chacun son tour, une hiérarchie naturelle s'impose " in the wilde Life "! Ils sont des centaines : troupeaux d'antilopes , de zèbres, de girafes ou d'éléphants qui se rafraîchissent . L'arche de Noé évolue devant nos yeux ébahis ! Et cerise sur le gâteau , fin de journée revoilà notre rhinocéros (quelle masse impressionnante et quelque part préhistorique! )et quelques jeunes éléphants qui se battent pour jouer et qui soulèvent une tonne de cette fameuse poussière blanche typique de la réserve . Normal , ils en sont couvert! Dîner avec notre premier Impala , un délice même si on adorent les observer! Et pour le petit digestif , le sommet: 6 Rhinocéros et trois girafes ! Dire qu'hier encore on trouvait cela génial d'en voir un! Okaukuejo ne faillit décidément pas à sa réputation , c'est bien le centre du parc et tout Etosha semble s'être réuni autour de son point d'eau... Au retour vers le chalet , une première : dans un arbre du camp , juste sous nos yeux, une petite genette , elle est adorable : tête de chat et queue genre castor zébrée , mais elle est capable de tuer une petite antilope ! Quelle journée !

26 juin : vers le camp de Dolomite: traversée de la réserve d'est En ouest

Départ à l'aurore pour une scène extraordinaire ! Hé oui, encore ! Une famille de lions jouent à 5 m de notre voiture , moment volés à la vie sauvage , nous observons sans un mot... Leur beauté et leur puissance nous laisse pantois . Puis c'est la séparation , la lionne et les trois lionceaux partent chasser, ils vont vite et s'enfoncent dans le bush mais nous verrons la première attaque ratée sur un oryx! Impressionnant !!! La piste est bonne et elle défile de point d'eau en point d'eau . Quelques km plus loin , la désolation : un gigantesque incendie à décimé le bush sur 50 km! Quelle bêtise humaine a provoqué cela? Un grand gâchis ! Enfin , le feu s'est arrêté et la route change doucement de physionomie : nous passons du bush à la savane , les graminées sont dorées , les acacias noirs et le ciel d'un bleu encre , le contraste est saisissant de beauté . Arrivée au lodge vers 11h30 et quel lodge encore! C'est véritablement paradisiaque et à nouveau d'un très bon goût pour ceux qui comme nous aime l'ambiance "out of Africa"... Après midi relax au bord de la piscine sur les hauteurs d'une colline les yeux rivés sur nos jumelles : des troupeaux gigantesque d'éléphants passent dans la plaine. Vers 16h on décide de les rejoindre au point d'eau , quel spectacle : ils sont au moins une cinquantaine au soleil couchant ! Cela termine en beauté cette partie safari du voyage...

27 juin route vers grootberg lodge 4h Aujourd'hui, p une fois n'est pas coutume , grâce matinée , levées à 6h30 ;-) Dernier safari dans Etosha qui restera gravé dans nos mémoires : les couleurs, la lumière africaine que l'on aime tant, les scènes de vies sauvages, le bush tout simplement... Nous pensons déjà à revenir ici toutes les deux, et cela le plus vite possible ! L'Afrique c'est unique , aucune comparaison possible... Les paysages changent au fur et à mesure des km parcourus. La piste qui était blanche jusqu'ici devient rouge , la plaine se fait montagneuse, et puis tout à coup c'est l'Amérique : dans le Grootberg , c'est un peu ambiance grand canyon mais avec la faune africaine en plus , les animaux sont moins nombreux mais bien présents ;-) Arrivée au lodge , un 4*4 nous attends car impossible de gravir la montagne avec notre petit dahiatsu terrios . Et une fois en haut c'est Woaw : la vue sur le canyon est vraiment unique et notre petite cabane faites de pierres rouges issues de la montagne est totalement intégrée au paysage. La vue est impressionnante , nous sommes littéralement à flanc de falaise . Très bon repas suivi par des chants africains: toute l'équipe s'y est mis car un couple fête ses 20 ans de mariage. Ils sont très émouvant et chantent merveilleusement , un joli moment ... Il est seulement 8h30 mais la nuit et les étoiles sont déjà installée depuis longtemps, tout le monde rentre se coucher et nous aussi : les journées sont tellement remplies ... Mais M. me dit : " ce n'est pas fini! il faut écouter le silence!" et elle a tellement raison, c'est un véritable luxe depuis le début du voyage ce silence: pas de voitures , pas de cris, pas de musique , seulement le murmure des animaux dans la nuit.

28 juin route vers Xaragu camp 3h 8h: En route pour la traversée du Damaraland, désert de montagne majestueux en compagnie de musique Américaine, le décor des Bushmans et autres Damaras s'y prête à merveille! Les kilomètres défilent et nous sinuons à travers ce décor digne d'un film sans sentir le temps passer. Arrivée à hauteur du camp , nous décidons d'aller d'abord voir les peintures rupestres datant de 6 millions d'années . Les bushmans en sont les auteurs talentueux, plus de deux milles dessins ont été découvert sur les rochers rouge du Damaraland! L'océan est à trois cents km et tout n'est que sable et désert derrière les montagnes mais il devait auparavant les lécher : c'est en tout cas ce que les peintures semblent traduire : certaines représentent des cormorans et même des otaries! Installation dans notre tente(la 10;-) située en pleine nature face aux fameux rochers rouge, magique! Surtout que cela beau être une tente , elle comporte tout ce dont on a besoin:salle de bains , lit etc... Première lessive , c'était bien nécessaire ! Petite ballade a pied dans les environs , douche et Apéro devant le coucher de soleil. Une dure journée ;-)

29 Juin Xaragu camp 8h Petit dej accompagné par les chants des employés du camp, chants qui sont en fait les prières du matin. C'est très beau et nous achetons le cd qu'ils nous proposent. 8h45: Départ en 4*4 avec un guide pour traquer l'éléphant du désert . Nous roulons littéralement dans la rivière : Le but est de repérer leurs traces dans son lit asséché ! Après deux heures, les premières traces fraîches sont détectées et nous les suivons dans un décor extraordinaire , chaque colline laisse découvrir d' autres paysages , les couleurs des montagnes rouges contrastes magnifiquement aux graminées et aux arbres encore vert. Quelques antilopes , autruches et Oryx nous accompagnent . Et puis, après plus de 4h , les voilà , juste devant nous! Tout un groupe , ils doivent être une vingtaine : ils sont plus petits que ceux d'Etosha. Pour le reste ce sont des éléphants...mais leur traque aura été un grand moment de" Game drive"! Nous rentrons au camp vers 13h, petit lunch et après midi relax . Préparation de la soirée , M. ramasse du bois pour notre deuxième feu et moi j'écris en compagnie de notre nouvel ami : the Cat! Il a passé la soirée avec nous . Mais aussi la nuit dans notre salle de bain dont il connaît l'entrée par le toit! On dirait mistigris mais en plus mince;-) Ce matin il a tué et mangé un lézard qui était dans notre tente. En plus d'être adorable, il s'avère très utile en plus! En pleine nuit , on craque et the cat passera la fin de nuit sur le lit . On l'emmènerait bien avec nous cette petite , elle est trop trognon et câline .

30 juin route vers Swakopmund 5h

Après vérification de la pression des pneus avec Koudou, l'africaners propriétaire des lieux, c'est le grand départ pour un nouveau changement de décor total : nous filons vers l'Atlantique et le désert du Namib. Quel changement au niveau tenue de route ! Nous avions 3 bars au lieu de 1.8 ! Qu'elle bonne idée il a eu de vouloir vérifier, nous lui disions que la voiture était pas top et il était persuadé que c'était la pression. La route défile mais cette fois le paysage est plat et très vite désertique . Arrivées à quelques km de la côte , c'est le brouillard qui nous attends. La limite est franche , on la voit de très très loin, et avant cette "passe" , ce sont les mirages qui nous servent de décor . Impression de bout du monde . Puis nous voilà dans les nuages , les phares allumés , c'est incroyable de passer du ciel bleu azur au blizzard le plus complet en qq secondes! Il nous tiendra compagnie jusqu'à Swakop puisque nous décidons , et c'est une mauvaise décision , de ne pas nous rendre à Cape Cross. Mauvaise décision car demain nous ne rejoindrons pas Sandwich Harbour . La mer est démontée et il s'avérera impossible de passer. Nous ne verrons donc pas les otaries à fourrures:-( Ballade sur la plage au beau milieu de centaines de mouettes géantes. Puis Resto huîtres et fruits de mer, incroyable , mais nous sommes bien en Afrique ! C'est cela la Namibie: les changements de décors sont énormes et vraiment impressionnants. Surtout que peu de km les séparent .

1er Juillet Sandwich Harbour

Départ vers 8h pour ce qui doit être le sanctuaire marin de la côte. En effet une lagune d'eau douce est prise en sandwich entre océan et dunes du Namib et elle attire toute la faune maritime à elle. Malheureusement le brouillard ne nous a pas quittée et la mer est toujours déchaînée. Malgré tous nos efforts : une marche de quatre heures très éprouvante mais magnifique, effectuée d'abord entre dunes et océan puis sur le sommet de celles- ci ( escalade sportive!) nous ne parviendront pas dans le sanctuaire marin. Journée magnifique mais notre déception est immense , nous ne verrons donc pas les cormorans , pélicans , flamands roses , otaries etc... Au retour , courses pour les prochains jours ( nous serons en self catering 4 jours) Puis dodo avec une folle envie de réussir le désert du Namib à fond suite à ce petit échec .

2 juillet route vers Sosusvlei et notre Dessert camp 5h La route commence dans le brouillard , il ne s'est toujours pas levé! Puis tout à coup c'est à nouveau le ciel bleu et le désert qui s'offre devant nous . La route est indescriptible de beauté , surtout la fin ! Chaque virage provoque un Woaw et nous transporte dans des paysages de folies! Arrivée vers 14h au désert camp qui s'avère lui aussi un petit bijoux: une tente mélangée à du "dur" superbement intégrée au paysage somptueux du désert. Nous avons la tente 201 , la mieux située , au fin fond du camp.Super! L'équipement est extra: sdb complète , cuisine extérieure et barbecue et tenez vous bien la clim réversible chaud froid: incroyable, et tout cela tiens dans une tente! C'est la première fois que nous faisons notre "braai" , notre barbec quoi;-) Musique fond de bal , nous cuisinons en chantant au soleil couchant, magique... D'autant plus que le dîner est super bon ! Dodo très tôt car demain c'est le grand jour : baptême de vol en ballon.

3 juillet Le désert du Namib C'est incroyable, Il fait un peu nuageux en plein désert ce matin! Nous sommes inquiètes qu'ils annulent le vol ou que celui ci soit raté par manque de soleil et donc de visibilité . Mais on décolle bel et bien ! Quelle douceur et qu'elle impression d'apesanteur . Le silence est total, seul le brûleur rugit sur le désert Africain. Quel spectacle! C'est grandiose ! Le soleil se lève et nous prenons de l'altitude pour chercher le vent qui nous emmènera vers les dunes rouges du Namib. Il faudra monter jusqu'à 1000m pour le trouver, le pilote qui est Belge , nous annonce que ça y est : on vole à 16 km/h ! Je dirais plutôt qu'on glisse dans le ciel , c'est merveilleux. Le paysage est incroyable , on se faufile entre les montagnes vers les dunes , et toujours ce silence absolu. Sensation d'être pour une heure quelque part un oiseau. Puis c'est l'atterrissage , nous frôlons les graminées dorées pendant quelques minutes sublimes , et le ballon s'arrête . L'Organisation est parfaite: déjà les 4*4 sont là pour nous emmener petit déjeuner au view point . Petit déjeuner au champagne d'anthologie , au beau milieu de nulle part. Mais ce nulle part là rejoint tous nos rêves d' Afrique : la lumière , le paysage, la qualité du service et de ce qui se trouve dans nos assiettes , le sourire du pilote et celui des Namibiens, leur gentillesse , bref on est bien, c'est indécent de beauté ! Après midi , nous partons visiter le désert par la route cette fois , sur le plancher des vaches ;-) C'est aussi unique , et c'est complètement groguies devant tant de beauté que nous rentrons au camp faire notre 2ème braai : un oryx que nous goutons pour la première fois. Il s'avère délicieux ! Dodo des rêves pleins les yeux!

4 juillet Route vers Family hide house dans le NamibRand 2h 6h Les nuages sont toujours là, on va finir par croire que nous les avons ramenés de Belgique! Sauf qu'ici , dès que le soleil réchauffe le désert endormi, ils s'évaporent comme par enchantement . Petit coup de fil aux propriétaire de la maison pour confirmer notre arrivée et s'informer sur les modalités de Check in. Il n'y en a pas! La maison nous attend , les clés sont sur la porte, et un certain Ricardo viendra nous voir pour nous expliquer comment la maison fonctionne. Avant de partir , nous décidons d'aller revoir les dunes une dernière fois. Elles nous attirent comme un aimant , nous fascinent et nous avons bien du mal à les quitter. Grimpette sur la dune Elim , le soleil perce déjà les nuages, le paysage s'enflamme et prend des couleurs inouïes . 11h Plein d'essence et départ vers la réserve privée du NamibRand . Je me répète sûrement mais les paysages sont à tomber par terre! Dès l'entrée , les animaux sont beaucoup plus nombreux. Springboks, autruches et zèbres de montagne rendent le décor encore plus magique. Après deux heures de piste fabuleuse, Un petit panneau nous indique de tourner à droite... Quelques mètres plus loin, une barrière nous barre la route, nous entrons dans la propriété de la ferme et il reste 16km à parcourir! Une petite piste de sable nous emmène vers le Paradis. M. me fait rire aux éclats en disant:" hé be, on a pas intérêts à avoir oublier le beurre!" C'est indescriptible , l'atmosphère de cette ferme du bout du monde, le paysage à 360° n'est que beauté sauvage. C'est fascinant . Le silence, c'est ce qui surprend ensuite, nous n'entendons que nos oreilles bourdonner d'avoir rouler sur les pistes cahoteuses. L'émotion nous gagne , l'endroit est tellement incroyable, une maison entière pour nous deux au beau milieu de nulle part ou plutôt au beau milieu d'une nature entièrement préservée aux contrastes saisissant. À peine installées , ce sont plusieurs springboks qui viennent s'abreuver au point d'eau devant nos yeux encore embrumés . Et soudain une voiture dérange le silence, c'est Riccardo qui arrive... Comment sait il qu'on est arrivées ? Il s'avère très sympa et nous explique comme prévu le fonctionnement de la maison.De toute façon , au moindre problème une radio VHF est à notre disposition, canal 3. Ballade à pied sur les dunes situées derrière la ferme et arrêt contemplation sur le sommet de la plus hautes d'entre elles. La vue nous transporte . Ici , on fait des provisions de sérénité et de beauté pour longtemps. On en prend plein les yeux comme on dit , la nature est complètement vierge comme au tout début de l'humanité . Quelle leçon d'humilité, on se sent toutes petites face à un tel spectacle. Séance photo pour tenter de capturer un peu de ce paysage exclusif . Nous en sommes à bien plus de mille et MUSH me dit :"il va falloir sélectionner ", en souriant , ce n'est pas gagné et ce n'est pas ici que j'y arriverai ! Dîner spaghetti. C'est aux lampes à la paraffine que nous nous régalons . La lune se lève, elle est orange, le feu crépite et nous réchauffe , une chouette à tête blanche s'installe sur une branche... Moment de bonheur parfait.

5 juillet La maison 4h M. est réveillée par un bruit de galop. Elle file dehors , ce sont deux Oryx qui sont passé au beau milieu du jardin. Un autre dort paisiblement (comme moi;-) au bord du point d'eau sous l'acacia . 7h je me réveille et m'émerveille encore devant l'Afrique qui s'illumine. J'écris notre carnet de route et l'émotion me gagne à nouveau quand je me rappelle chaque moments passés dans ce désert qui dépasse l'imagination. Matinée cool, bronzette à observer les animaux qui passent devant la maison . 15h Ricardo vient nous chercher pour faire le tour du coin en 4*4, une ballade de 2h. Les paysages s'enchaînent et certaines vues semblent irréelles. Cela restera gravé dans nos mémoires et décidément le NamibRand est bien notre coup de cœur Namibien. Feu , animaux, silence total et pleine lune seront à nouveau les ingrédients de notre soirée.

M., comme beaucoup, écrit dans le livre d'or de la maison:

Nous avons trouvé. Nulle part ailleurs , c'est ici. Des km de pistes, une barrière à ouvrir , des traces dans du sable rouge et au loin... Une maison qui se dessine à l'horizon . Un sanctuaire , un refuge. Ici, on écoute le silence, les yeux captent la lumière , le regard s'éternise et se perd dans les graminées . Une véritable palette de couleur: le jaune et vert tendre contrastent avec l'ocre des dunes. Une terre originelle à faire pâlir Dieu sait quel créateur . Si la beauté des paysages , la tranquillité , le silence, la faune et la flore sont considérés comme un luxe , alors nous aimons le luxe! 360° d'extase , de bonheur. Nous avons trouvé. Nulle part ailleurs, c'est ici. Il est heureux de savoir, que des personnes parmi ce monde protègent encore la nature. Pour tout cela merci, nous reviendrons, non pas pour deux jours, mais bien plus longtemps.

Les girls de Belgique .

6 juillet route vers Aus et le Klein aust vista lodge 5h Je me réveille au son des oiseaux, il est 6h30. Petit déjeuner sur la terrasse un petit peu nostalgique, nous aurions tant aimer rester ne fut ce que une nuit de plus. Mais le reste de ce magnifique désert reste à découvrir et la piste nous appelle . 40 minutes pour sortir de la propriété et nous rejoignons très vite la D707 , une piste qui file plein sud et qui se glisse entre les dunes du Namib et la montagne . À nouveau , les heures passent sans que l'on s'en aperçoive . Tout à coup sur la droite , nous apercevons notre première hyène du voyage et c'est une brune, nous n'en avions jamais vu auparavant , elles sont endémiques au désert Namibien. Je réussi une photo de justesse et déjà elle file entre les graminées, qu'elle chance , c'est super rare d'en observer une. Quelques km plus loin , nos premiers chevaux sauvages du désert pointent le bout des naseaux, quelle piste encore que celle là! Arrivée à la réception du lodge , nous apprenons que les bungalows sont situés à 7km en plein désert . super, on adore déjà ! M. entre la première et de la voiture je l'entend s'exclamer :"Waaaaaaouw, viens voir !" , et de fait le bungalow de granit construit à même la roche est réellement époustouflant de bon goût et de beauté . Quel endroit encore! Ce sera notre troisième coup de cœur logement après Okonjima et Dolomite. Les Namibiens ont vraiment le chic pour utiliser les matériaux offert par la nature de la plus belle des manières : les bungalows sont presque invisible de la piste tant ils se confondent avec la montagne de granit au pied duquel ils sont construits. Ballade à pied pour le coucher de soleil, la lumière est sublime et les blocs de granit s'enflamment et rougissent à vue d'oeil . Apéro sur la terrasse pour voir le ciel lui aussi s'embraser. Mais très vite , le froid apparaît , énorme différence par rapport au reste du voyage, impossible de rester dehors sans un grand feu , polaire et anorak. Cela tombe bien, on a un feu ouvert dans le bungalow, je m'empresse de l'allumer et M. lance le deuxième "stoch" des vacances . Soirée paisible près de la cheminée.

7 juillet Aus et luderitz Cette nuit il a plu en plein désert ! Heureusement nous nous levons avec le soleil, route vers luderitz , la côte n'est qu'à 100km et c'est de l'asphalte - On va peut être enfin voir nos otaries et pingouins ;-) Cette fois il n'y a pas de brouillard et c'est un océan ensoleillé qui nous accueille . Les otaries et pingouins sont bien au rendez-vous, ils se dorent au soleil entre mer déchaînée et rochers désertiques . Ils sont un peu loin mais avec les jumelles , le spectacle est grandiose. Resto au bord de la mer , huîtres excellentes. Et dire qu'on est dans le désert ! Retour vers Aus et arrêt sur la route pour voir les chevaux sauvages . Les verra t'on? Oui! Mais pas à l'endroit prévu . Ils sont plus loin au bord de la route , le soleil est déjà bien bas et les photos mettant en valeur la fin de journée sont mieux réussies que celles des chevaux . Pas grave! Une autre surprise nous attend , d'autres sont devant notre bungalow . Dire qu'on est allées les chercher à 20 bornes d'ici ;-) Il fait vraiment très froid , le vent d'est souffle fort. Vite allumer le feu et manger un bon Tbone d'oryx. Soirée cool à nouveau près du feu, la cheminée est magnifique , construite avec de grosses pierres de granit elles aussi.

8 juillet route vers le Kalahari et bagatelle lodge 500km 6h Route ok jusqu'au kokerboom, ces arbres qui sont en fait des Aloe et qui attendent d'avoir 30 ans avant de fleurir! Il y en a une telle concentration à keetmanshop qu'ils forment une forest. C'est tellement rare que le site à été classé. Nous nous promenons entre ces arbres centenaires et les damans qui vivent nichés dans les rochers qui servent d'ancrage aux kokerbooms. Il n'est que 10h et la lumière est magnifique et sublime le site. Ensuite la route est vraiment monotone, c'est plat et désertique pendant tout le reste de la journée : circulez , il n'y a rien à voir ! Ce sera la seule étape du voyage où le temps nous a semblé long . Arrivées dans le désert du Kalahari , tout change. Le relief des dunes rouges qui contrastent avec les graminées dorées nous rappellent en le NamibRand . C'est moins impressionnant mais cela reste vraiment très joli. Notre bungalow situé au sommet des dunes est sur pilotis et à nouveau , la déco laisse rêveur. Une baignoire sur pied trône dans la salle de bain et une énorme fenêtre permet d'observer le paysage et les animaux depuis son bain, incroyable! La vue est tout aussi belle depuis le lit géant . Clim réversible et bouillotte pour le confort chaleur . C'est parfait . À peine installées , j'aperçois deux springboks depuis la terrasse, je saute sur mon appareil photo , leur robe est superbe et contraste avec le rouge des dunes , qu'elle élégance. Je tente de m'approcher un peu , histoire de faire une photo plus présente et à ma grande surprise, la femelle s'écarte , mais le mâle ne bouge pas! Ma présence ne semble absolument pas le gêner , j'approche encore ...Plus que quelques mètres et je pourrais le toucher! M. observe le manège depuis la terrasse les yeux écarquillés et moi je ne suis plus qu'à un mètre de l'animal sauvage. C'est absolument fou, je tends la main , il tend son museau et me sent! Puis il se baisse et me renifle jusqu'aux pieds ! Moi j'en profite et tente une caresse, il accepte et sa peau ondule sous ma main. Ahurissant ! M. photographie la scène sans un mot. Elle est scotchée ! Moi , je n'en crois pas mes yeux, moment magique, extraordinaire ! Au dîner , nous apprenons que le fameux springbok est semi apprivoisé car il a été nourri tout petit par le lodge. Néanmoins il ne se laisse pas caresser facilement et il a beau trainer autour des installations, il reste sauvage et se nourrit tout seul aujourd'hui . Dîner excellent et discussion avec d'autres voyageurs devant la cheminée . Nuit très très froide mais nos bouillottes sont super efficaces et nous dormons comme des bébés .

9 juillet bagatelle lodge Notre dernière journée des vacances que nous décidons relax. Promenade dans les dunes , dernières photos: on passe devant "l'enclos" des guépards que le lodge tente de réhabiliter dans la nature, ils sont bien là et font déjà la sieste. Puis ce sont oiseaux, springboks , oryx et élans du cap que nous faisons fuir au fur et à mesure de notre promenade. Ils sont tous super craintifs , c'est dingue ! En fait , après réflexion, c'est normal , car cela reste une ferme, et les propriétaires les chassent pour leur viande: hier nous avons mangé du springbok et c'est vraiment très bon. 15h nous partons pour ce qui sera notre dernier game drive en compagnie de Pedro, notre guide et d'un couple Suisse /Holllandais plutôt sympa. La lumière ... On tente de graver cette lumière unique, celle de l'Afrique. Apéro au coucher de soleil comme le veut la tradition et retour au lodge pour le dîner. Soirée identique à celle de la veille , sinon un peu plus nostalgique. Nous partons demain et on a beau essayer de ne pas y penser , cela vous poursuit.

10 juillet retour vers windhoek 3h Excellente nuit et réveil avec le soleil : 6h30. Bain avec vue sur le gibier qui se réveille en même temps que nous ;-) Bagages dans la voiture aidées par un jardinier qui arrosait le sable. Hé oui, ici on arrose le sable, comme nous les fleurs ou le gazon, histoire de le maitriser un temps soit peu, de l'empêcher d'envahir escalier et pilotis. Puis c'est le retour vers Windhoek . Cette fois l'avion part bien à l'heure et c'est sans problèmes que nous retrouvons Biez .

Conclusion

Nous aurons parcouru 4250 km dans ce pays de contrastes, encore vierge et sauvage. Kilomètres que l'on a pas senti du tout , tant les paysages qui défilent nous offrent des panoramas grandioses. C'est un pays époustouflant qui nous a laissé muettes plusieurs fois: la lumière y est unique, les animaux sont partout, même dans les désert les plus arides. Ils se sont acclimatés mieux que les hommes à ce climat désertique . Et puis il y a ce silence, cette quiétude ... Le bonheur aura été total tout au long du périple. Une seule chose me vient à l'esprit alors que j'écris ces derniers mots dans l'avion: Nous reviendrons, et consacrerons un bon bout de temps au Kaokoland qu'il nous reste à découvrir.

Merci encore à ce forum et aux nombreux voyageurs qui m'ont tant fait rêver! J'espère en avoir fait de même et vous avoir été utile ;-) Je reste évidemment à la disposition de ceux qui auraient besoin d'aide pour construire leur périple ou qui voudraient tout simplement plus d'infos à propos des étapes que nous avons effectuées. Etant neuve sur le forum, je ne comprends pas très bien comment insérer des photos. Pour plus tard donc...
De retour de 1 mois dans l'Ouest canadien (3 au 29 juin 2012) English translation pending
by Syl08 · 2012-07-09 · 71 replies
Bonjour,

De retour de notre voyage dans l'Ouest Canadien du 3 au 29 juin 2012, je tenais à vous faire partager mes impressions et à remercier toutes celles et ceux qui nous ont aidés à préparer ce fabuleux voyage.

Nos impressions sont très très positives et pourtant, nous avons un peu de pluie et de la neige à partir de 1800-2000m d'altitude!!! Donc pas de rando longues comme prévu comme toutes celles à partir du lac O'hara (Alpine Circuit), Sentinel Pass, Citadell Pass, Wilcox Pass, Cavell Meadows , Paradise Valley, Crypt Lake, et j'en passe..... nous y retournerons , c'est sûr mais en septembre pour éviter au moins l'inconvénient de la neige!

Sinon, nous avons été enchantés par les paysages croisés, si différents de ceux de l'Ouest américain de l'an dernier... En fait, niveau expériences vécues, nous avons davantage aimé, c'est dire tant nous avions adoré l'Ouest des USA (Utah, Arizona, Colorado, Wyoming, Californie). Si les paysages sont moins extraordinaires dans le propre sens du terme que ceux qu'offrent les parcs nationaux américains, nous avons été séduits par la sérénité qui se dégage de ce pays, en commençant par la ville de Vancouver.... ville particulièrement charmante et originale au décor peu banal, mélangeant buildings de verre, bateaux de plaisance, hydravions, kayakistes, joggeurs, cyclistes, petits quartiers en plein coeur de la ville dignes de "desperate Housewives" avec ses allées vertes bien entretenues et maisons charmantes... Les gens sont vraiment sympas et on y mange très très bien!!! Nous avons fait du vélo dans le Stanley park le long du seawall et sommes allés jusqu'à False Creek et Science World par la Seaside Bicycle Route. . Nous sommes allés en bus au Capilano Parc: pont suspendu, Cliffwalk (très impressionnant et bien pensé) et les passerelles entre les arbres.... très bien ainsi qu’au Lynn canyon dont nous avons préféré le pont suspendu (moins de monde et plus impressionnant que celui de Capilano)!Vu le temps couvert, nous n'avons pas pris le téléphérique de Grouse Mountain qui était en option dans notre programme. Un petit tour à l'aquarium (pas grandiose ma foi surtout sous une pluie battante ...) et nous avons pris possession de notre voiture de location: Une JEEP GRAND CHEROKEE presque neuve (16000 km au compteur à peine) avec toit ouvrant (qui nous servira plus tard pour observer et prendre en photo les ours !)...

Après 3 nuits à Vancouver, direction Ucluelet par le ferry au départ de Horseshoe Bay (j'ai failli écrire Horseshoe Bend... un clin d’œil à ce fer à cheval remarquable...). La route est belle et nous avons eu beau temps durant la traversée. Là encore nous avons été frappés par la super organisation des canadiens: on récupère les tickets réservés, nous nous plaçons dans le couloir de la ligne à suivre, attente de 2h environ et hop, dans le ferry... idem pour la sortie: chacun son tour et nous sommes dehors en un rien de temps pour poursuivre notre route sur l'ile de Vancouver. Quelle discipline, ça nous change vraiment de la France et de la région parisienne!! Pas de klaxons, de cris, de râlements d'automobilistes pressés et mécontents: le piéton est ROI!

L'ile de Vancouver est belle et sauvage. Sur la route vers Ucluelet, nous nous arrêtons à Cathedral Grove dans le Macmillan Provincial Park et nous baladons dans cette forêt remarquable. Les arbres et sapins y sont grandioses et superbes.. on se croirait en Amazonie!!! La forêt pluviale porte bien son nom.. Nous arrivons à notre hôtel .. ouah.. au bord du Wild Pacific trail, avec vue ++++ sur l'océan. Bien sûr, nous ferons les boucles de ce très beau trail…. Nous y passerons deux nuits. Nous en profitons pour faire des balades et randonnées dans le Pacific Rim NP...surprenant de se balader en forêt et de se retrouver sur une des plages de Tofino, coin sauvage où nous nous sentons seuls au monde d'autant que la marée monte, et vite... Nous achetons le pass annuel pour les parcs des Rocheuses qui nous attendent plus tard ainsi qu’un spray ours.

Ensuite, nous partons sur Campbell River où nous prenons, après une nuit sur place, l'hydravion qui nous conduit au Knight Inlet Lodge en 30mn à 80 km au nord de Campbell River.. au milieu de nulle part.... si, au paradis! Durant ces 3 jours sur place, nous alternons kayak, bateau, randonnées et y faisons des rencontres formidables: grizzlies (maman et ses 3 petits, un mâle intéressé par ladite ourse, un petit (pas si petit :!!) de 3 ans prénommé « Thor » en quête de nourriture sur les berges….). Au cours de ce séjour, nous croiserons aigles à têtes blanches, biches, colibris multicolores, ours et dauphins….. Lors d’une de nos randonnées sur place accessible uniquement en bateau (comme chaque endroit de ce coin retiré) , une vingtaine de dauphins s’est mise à suivre les sillons laissés par le moteur du bateau, sautant, chantant et dansant, véritable ballet aquatique personnalisé… ce fût mémorable de voir ces dauphins, toujours par paires, s’adonner à ce qui s’apparentait à un jeu… Après ces 3 jours inoubliables, retour sur le continent en hydravion où j’aurai eu l’honneur de jouer au co-pilote…. Non, je n’ai pas pris les commandes….mais j’ai pu en profiter un maximum ! Rêve de gosse …

Après la jolie rando du Canyon View Trail qui nous fait longer la Campbell River et un joli canyon en sous bois, nous partons en direction de Nanaimo, notre prochaine étape où nous passerons une nuit. Nous nous baladons le soir sur le port en longeant le Harbourfront Walkway, très charmant et bien aménagé, en observant les décollages et amérissages des hydravions, utilisé par certains locaux au même titre que le train ou le RER chez nous pour se rendre au travail sur le continent.

Puis après avoir pris le ferry, cette fois sous la pluie, départ en direction de notre prochaine étape Whistler où nous passerons une nuit via la Sea to Sky Highway dont nous ne pourrons malheureusement pas profiter des points de vue en raison de la météo Shannon falls sous la pluie et nous décidons de ne pas nous arrêter comme prévu au programme au Steawamus Chief et aux Brandywine falls… L’après-midi, le soleil étant revenu, nous faisons le Cheakamus lake trail dans le Garibaldi Provincial Park. L’accès à cette jolie randonnée s’effectue par un chemin de terre cabossé de 7 km et on apprécie bien notre puissant 4X4….il y a quand même sur le parking 1 ou 2 voitures classiques… pas de camping car toutefois n’a osé s’y aventurer… on voit que la neige vient tout juste de fondre et qu’elle est la cause de cet état « moyen »de la route.

Whistler ne nous a pas laissé un souvenir impérissable. C’est la station de ski dans toute sa splendeur… moins élégante et charmante (à nos yeux) que Chamonix et c’est en ville étape que nous l’avons abordée avant de rejoindre Clearwater où nous passerons 2 nuits .

Nous décidons de ne pas nous arrêter sur le chemin aux Nairn Falls et arrivons à destination via Pemberton et Kamloops. Notre hôtel situé à 30 mn au sud de Clearwater est situé en pleine nature près du lac Hallamore. Le cadre est fantastique.

Lors de notre séjour, nous profiterons du Wells Gray Provincial Park que nous avons trouvé très sauvage et riche en faune et flore… nous y avons croisé 3 ours bruns sur le bord de la route, distants chacun de 2 km environ, et qui semblaient ne pas s’occuper de notre présence….Nous étions seuls car il était près de 21h00…. Ici, le toit ouvrant nous a bien aidés pour immortaliser ces instants magiques où nous étions seuls avec ces belles peluches au poli brillant et soyeux….d’apparence en tout cas !

Dans ce parc, nous admirerons les sublimes chutes Spahat Falls (dans un canyon superbe !), les non moins belles Dawson Falls et leur arc en ciel très photogénique et le clou du spectacle : les Helmcken Falls et leur cadre magnifique. Le rayon de soleil qui les a illuminées en soirée fût miraculeux et bienvenu !

Ce parc, méconnu et peu fréquenté, gagne à être visité et parcouru car il offre de véritables joyaux naturels aux randonneurs et amoureux comme nous de la nature. Ce fût un coup de cœur.

En quittant l’hôtel en direction de Jasper (notre prochaine étape où nous passerons 3 nuits), un ultime cadeau : une ourse brune et ses 3 petits, à peine plus hauts que les herbes, ont traversé la route devant nous pour notre plus grand bonheur…. A nouveau seuls avec eux, nous en avons profité un bon quart d’heure, avant qu’ils ne pénètrent dans la fôret.

Avant d’arriver à Jasper, nous admirons le Mont Edith Cavell… majestueux et superbe ! Durant notre séjour dans le parc de Jasper, nous n’avons pu faire les randos programmées telles que le Cavell Meadows trail en raison de l’enneigement encore trop important à cette période de l’année. Le Visitor center nous informe qu’au delà de 1800-2000m, il nous faudra renoncer et ce, pour Banff, Lake Louise, Yoho … coup dur … il va falloir se rabattre sur des randonnées moins élevées telles le Maligne Canyon trail, le John Ford Point trail, le Path of the Glacier (avec vues +++ sur l'Angel Glacier: la rando des prés Edith Cavell (Cavell Meadows trail) est fermée pour cause d'enneigement. Nous en profiterons pour faire des balades autour de lacs (Patricia, etc..).

Nous ferons également la croisière sur le lac Maligne sous un beau soleil…très sympa bien qu’on ne reste que 25mn à quai pour prendre des photos de Spirit Island ! l

Nous avons tenté de faire le Bald Hill trail et avons dû rebrousser chemin après une ascension de plus de 500m de dénivelée en raison de la neige, de la pluie battante et d’une épaisse brume qui nous ont barré la route. Il nous restait environ 200 m à grimper…Le but de cette randonnée étant le point de vue grandiose au sommet sur le Lac Maligne et la possibilité de voir des caribous, il était inutile de continuer….et pourtant nous étions équipés d’embouts de bâton pour la neige et de pantalons de pluie….il faut savoir se décider et renoncer….

Nous profitons d’un rayon de soleil pour prendre le téléphérique de Jasper nous menant à un point de vue magnifique de 360° sur la ville et les montagnes alentours…là aussi, impossible de faire la rando qui part du haut…

Nos rencontres avec les animaux notamment sur la Maligne Lake road furent là encore prolifiques et variées (bouquetins, ours bruns et grizzlies, biches, wapitis, ….).

Nous prenons la route tôt le matin en direction de Lake Louise via la sublime Icefield Parkway sous un soleil perçant les nuages.. enfin il pointe son nez celui là !! Arrêts aux Chutes Athabasca et Sunwapta. Nous avons rendez-vous à 10h00 près de l’Icefield Center pour faire la rando guidée sur l‘Athabasca Glacier. Superbe expérience et une première pour nous. Nous avons souvent côtoyé des glaciers lors de nos voyages sans jamais les avoir foulés… c’est chose faite ! ça vaut vraiment le coup d’être fait en tout cas plus que de prendre l’autobus tout-terrain rempli de touristes que nous apercevions au loin et qui faisait un vacarme assourdissant……. Cette rando de 3h fût donc un coup de cœur.

Ne pouvant faire la rando du Wilcox Pass, fermée pour cause d’enneigement, nous reprenons notre route en profitant du spectacle fantastique qu’offre cette promenade des glaciers dont la réputaiton n’est pas surfaite. Arrêts au Mistaya Canyon (joli canyon) et à l’incontournable Peyto Lake (aussi bleu et beau que sur les photos), au Bow Lake ( beau lac bleu/vert clair) et arrivons à notre hôtel situé sur la Bow valley parkway, à 10mn du lac Louise…

Durant notre séjour, nous randonnons dans le parc de Yoho (Sherbrooke lake trail + Paget Lookout trail , Emerald lake, etc…) dans le parc de Banff (Moraine Lake trail, Rock Pile trail, Eiffel lake trail par la vallée des 10 pics : superbe !!!). NB : Faute de pouvoir faire Sentinel Pass qui a un départ commun avec Eiffel Lake pour une grande partie, nous avons fait cette dernière rando qui fût elle aussi superbe ! .

Dans le coin du Lake Louise, nous avons fait la rando de la Plaine des Six Glaciers que nous considérons comme étant la plus belle des randos que nous avons faites, tous pays confondus, ce qui n‘est pas peu dire !!!!. Contrairement à la plupart des gens qui débutent par le bord du lac Louise, nous avons emprunté le chemin ascendant à travers la fôrêt en direction du Lac Mirror (beau lac aux eaux bleues limpides et du Lac Agnes… encore gelé et enneigé !! ) puis nous surplombons le lac Louise que nous découvrons petit à petit jusqu’à un point de vue ahurissant d’un chemin aménagé à flanc de montagne long de roche .SUPERBE ! Nous allons ensuite en direction du tea house de la Plaine des six glaciers en empruntant le Highline trail, au dessus du chemin classique au départ du lac. Nous marchons dans la neige à flanc de montagne, sur des éboulis d’avalanche, sous des cascades, en ne sachant pas où donner de la tête tant les vues sont époustouflantes (pics enneigés d’où on entend le bruit sourd et résonnant de mini avalanches de neige telles des cascades éphémères…). Nous profitons un peu sur un banc près du Tea House, ne pouvant pas poursuivre la route 1,5 km plus haut (+200m ä) pour profiter du point de vue sur le Glacier Victoria. Il n’y a pas grand monde ici ! Deux jeunes hommes bien équipés aussi semblent profiter tout comme nous du spectacle…

Puis lors de la descente, nous rencontrons d’adorables marmottes aux tons argentés et à la queue rousse (nous n’en n’avions jamais vu des comme ça !!!) et longeons les berges du lac Louise cette fois, en admirant les grimpeurs du soir sur les parois rocheuses près de nous et les chèvres de montagnes acrobates sur la paroi des montagnes de la rive opposée.

Nous avons marché plus de 8h mais quelle journée !!!! Quelle rando !!!! NOTRE COUP DE CŒUR ! En plus, ce fût la journée la plus ensoleillée des vacances….inoubliable vraiment

Nous poursuivons notre périple en séjournant 3 nuits à Banff en empruntant la Bow Valley Parkway. Nous en profitons pour faire les randonnées et balades situées aux alentours de la ville et du Lac Minnewanka… Très beau et paisible lac !

Nous faisons également le très touristique Johnston Canyon jusqu’aux moins fréquentés Ink pots…. C’est une jolie randonnée, bien aménagée le long d’un très beau canyon….

Ne pouvant faire les randos du Bourgeau Lake et Citadell Pass, nous en profitons pour parcourir le Kootenay Parc jusqu’au terminus de sa route et pour nous reposer un peu.

C’est le cœur rempli de tristesse que nous quittons le parc de Banff (on serait bien restés 2 à 3 jours de plus…) et nous partons en direction du Waterton Lakes NP pour y passer deux nuits. A notre arrivée, le ton est donné : nous n’aurons que de la pluie, du vent force 9 au moins et de la neige à 1800 m….pas de Crypt Lake, pas de Rowes Lakes/Lineham Ridge, pas de canoé sur le Lac Cameron…. Nous ferons donc le Red Rock canyon trail (joli canyon rouge au demeurant, même sans soleil..) et une balade près du lac Cameron dont nous n’avons pas pu apprécier la beauté en raison de cette météo capricieuse.

Il y avait tellement de vent, glacé de surcroît avec une température de 10°C, que la surface de l’Upper Waterton Lake ressemblait à celle d’un océan en pleine tempête, aux vagues avec écumes dignes de recevoir des surfeurs débutants….incroyable !!!

On a regretté davantage d’avoir quitté Banff qui semblait redevenir ensoleillé…. Tant pis, de toute façon on reviendra, c’est sûr !

Nous partons sur Calgary pour y passer la dernière nuit de notre fabuleux voyage. Nous ne visiterons pas cette ville peu enthousiasmante à notre gôut….

Restitution du véhicule de location à l’aéroport et retour sur Paris.

Ce voyage fût vraiment magnifique, même si nous n’avons pas pu faire les randos tant convoitées en raison de l'enneigement dont certains carnets de voyage faisaient état et qui nous faisaient très envie…Mais que de souvenirs formidables !!!!

Nous reviendrons dans ce beau pays c’est sûr !!!

Bonne journée

Syl
Troisième randonnée urbaine VF à Marseille le 12 août 2012 English translation pending
by Stef2Mars · 2012-07-06 · 123 replies
Salut à toutes et à tous !!! 🙂

Comme en 2010 et en 2011, je vous propose une nouvelle rencontre marseillaise sous la forme d'une Rando Urbaine.

Alors si une journée de balade dans les rues de la Cité Phocéenne vous tente, n'hésitez pas. Le but étant bien entendu, outre de découvrir ou redécouvrir les plus beaux coins de la ville, de faire se rencontrer des passionnés du voyage autrement qu'a travers un écran d'ordinateur... 😛

Quand ?

Je vous propose le samedi 11 août 2012

Le programme

Les classiques, mais incontournables : quartier du Panier pour le matin, pique-nique à l'ombre de Notre-Dame de la Garde et descente digestive l'après-midi en direction des Jardins du Pharo.

Comme d'habitude, nous prendrons le temps qu'il faudra pour cette promenade. Si vous ne vous sentez pas de participer à la journée dans son intégralité, libre à vous d’écourter votre balade dès que vous le souhaitez.

Le déjeuner

On ne change pas une équipe qui gagne : pique-nique aux pieds de la Bonne Mère. Nourriture, boisson, chacun apporte ce qu’il veut, pour lui ou pour partager. Aucune obligation. Pas de prise de tête ! 😉

A prévoir

Bonnes chaussures, crème solaire, bouteille d'eau, capeou, et de quoi poser ses fesses sur le sol lors du pique-nique. Un peu de monnaie (pour celles et ceux qui monteront à Notre-Dame en bus).

Photos

J'encourage les paparazzis à venir munis de leurs appareils. Cela permettra par la suite à chacun des participants de partager ses clichés sur le forum.. et ainsi de faire saliver les absents (qui ont toujours tort, c'est bien connu 😄)

Voilà, vous savez tout ! Pour les questions, je suis pas très loin ! 😉

A très bientôt !!! 😎

Stef
Escale de croisière à Palma de Majorque: comment aller à Soller et Valldemossa? English translation pending
by Rct · 2012-07-06 · 21 replies
Bnjour à tous! Je fais escale à Palma lors de ma croisiere sur le Grandeur en aout de 6h du matin à 17h comment aller à soller puerto soller et valdemossa il me semble avoir lu qu il y avait des bus ou train Qui peut me renseigner MERCI d avance RCT
Voyage de quatre semaines en Chine, votre avis sur itinéraire? English translation pending
by Mandrakizay · 2012-07-02 · 11 replies
Bonjour, Je pars pour la Chine dans un peu moins de trois semaines avec vols aller et retour HK-HK. J'ai essayé de concocter un itinéraire pour quatre semaines (20 juillet-17 août). J'aurais besoin de vos précieux conseils. Ce sera mon premier voyage dans ce pays.

20 juillet - vol pour Hong Kong 21 juillet - arrivée à Hong Kong, accueil par un grand oncle, départ le même jour pour Guangzhou 22 au 25 juillet - Guangzhou et les environs (rencontres avec la famille et quelques visites touristiques probablement) 26 juillet - départ de Guangzhou pour Guilin puis de Guilin pour Yangshuo 27 au 29 juillet - Yangshuo et ses environs 30 juillet - retour à Guilin puis destination Huangshan 31 juillet - arrivée au pied du Huangshan (Tangkou ?) 1er août - montée du Huangshan, nuit au sommet 2 août - descente du Huangshan 3 août - journée au pied du Huangshan vs Hangzhou ? 4 août - départ pour Suzhou 5 au 6 août - Suzhou 7 août - départ pour Beijing 8 août au 12 août - visites à Beijing (y compris une journée pour muraille de Chine) 13 août - départ de Beijing pour Hong Kong 14 août/15 août - arrivée à HK 15 août au 17 août - visites à HK et vol de retour le 17 août en après-midi

Au départ, je pensais aller du côté de Xian après le Huangshan mais, avec de si longues distances, je me suis dit que ce serait peut-être plus sage d'éviter les zigzags et j'ai donc décidé (à tort ?) de remplacer Xian par Suzhou. Malgré tout, j'ai peur d'être trop optimiste et de manquer de temps. Surtout que, pour des raisons financières, les trajets seront autant que possible effectués en bus ou en train. Je sais que ça va me bouffer énormément de temps. Pensez-vous que cet itinéraire est malgré tout réalisable ? Aussi, je me suis fiée à ce site , que j'ai trouvé en lisant des discussions sur le forum, pour calculer la durée approximative des déplacements en train. Savez-vous si les informations qu'on y trouve sont toujours fiables ? Le train qui est censé passer par le Huangshan s'arrête dans quelle ville exactement ? Tangkou ?

Je sais que juillet et août ne sont pas les mois les plus cléments de l'année (xD), dois-je m'attendre à ce que les auberges de jeunesse/hôtels soient tout de même bien remplis ? Devrais-je réserver à l'avance ?

Merci d'avance pour vos réponses.
Moyeux Alfine 11 vitesses pour voyager English translation pending
by Rapondix · 2012-07-01 · 23 replies
Salut à tous, j'aimerais savoir si parmis vous il y a des voyageurs qui utilisent un moyeu à vitesses ? Alfine ou nexus ...

(j'exclu le rohloff bien trop cher)

Est ce que les développement sont adaptés?

Cdt, nico
Où aller dans les Alpes cet été? English translation pending
by Sjacques · 2012-06-26 · 18 replies
Bonjour à tous,

Nous avons décidé de partir 1 semaine dans les alpes cet été. Mais nous n'avons aucunes idées d'où aller, Savoie, Haute-Savoie, Hautes-Alpes?

Nous recherchons un endroit d'où nous pourriez partir pour faire des randonnées à la journée sans trop se déplacer en voiture. Faut-il obligatoirement aller dans les parcs nationaux (Ecrins, Mercantoux ou Vanoise) pour admirer la faune et la flore?

Vos idées sont les bienvenues. J'ai déjà cru comprendre qu'il faut éviter les grandes stations de ski style Avoriaz, Tignes, ...

Merci pour vos réponses.
Jeu des photos (68e édition) English translation pending
by Atila · 2012-06-22 · 1046 replies
La 67 ème édition ayant subi un mystérieux coup de balai cette après-midi, j'ouvre cette nouvelle édition...

Je vous invite à un barbecue 😛



A vous de trouver l'adresse...
Location de Dodge Charger ou Ford Focus? (Ouest américain) English translation pending
by E005656 · 2012-06-19 · 38 replies
Bonjour Nous avons plannifié un circuit de 3 semaines dans l ouest amércain ( la , grand canyon monument valley , pars des arches, byce canyon, capitol, reef, zion, las vegas, death valley, yosemite, san francisco) J hesite entre la dodge charger ou la ford focus? Je privilégie le confort, la consommation et la praticité.

Merci davance pour vos retours d experience.
Croisière de France Tutti Frutti English translation pending
by Maxou96 · 2012-06-06 · 86 replies
Bonjour

Novice en la matière, nous faisons la croisière Tutti Frutti du 5 août 2012.

Serait il possible d'obtenir des renseignements, des subtilités, des avis pour que nous puissions passer de bonnes vacances ?

Merci de vos réponses qui seront les bienvenues.🙂😊
Erawan Falls avec enfants (Thaïlande) English translation pending
by Yaya2005 · 2012-06-04 · 30 replies
Bonjour,

J'ai besoin de vos conseils afin de finaliser mon voyage en Thaïlande de cet été.

C’est soit passer 7jours (Khoh phangan, koh samui) et 2 jours d’excursion à Kanchanaburi (erawan, Hindat..et éléphant.. ) avec Safarine ou alors 9 jours (Khoh phangan, koh samui).

Je me demande si ça vaut le coup de faire Erawan falls avec des enfants apparemment il y a beaucoup de monde et si il ne vaut pas mieux passer plus de temps sur les iles?

Merci d'avance pour vos conseils et suggestions.

Advanced search

Your search

More filters

Filters

By member

Display