Search VoyageForum
FR
Discussion autour du Concours photos avril 2011: "Ombres et lumières à travers le monde" English translation pending
by Gunst · 2011-03-31 · 574 replies
Je suis ravie de vous retrouver pour ce nouveau concours photos. Au cours du mois, je partirai quelques jours en voyage. Aussi, Tafakara (Je l'en remercie) sera mon binôme pour suivre la discussion et comptabiliser les votes pour désigner le gagnant. Grâce à l'aide de Kistal, nous aurons à disposition un diaporama présentant les photos.🙂
Nom marital sur le billet de vol et ESTA pour les États-Unis? English translation pending
by Sylvain2008 · 2011-03-13 · 32 replies
bonjour , nous partons aux etats unis dans un mois et suite a de noubreux messages sur les forums nous sommes inquiet de la reservation le billet de ma femme est à son nom marital uniquement, le formulaire ESTA est à son nom marital uniquement et son passeport est aux deux noms (XX ep YY)

doit t-on faire modifier le formulaire ? sur le site de l'office du tourisme des USA ce n'est pas clair, il est precisé que le nom du formulaire doit etre identique au nom du passeport (ce qui est le cas sauf si le nom du passeport pris en compte est celui entre les chevrons)

si des personnes sont dans ce cas est son revenues des etats unis ces derniers temps, merci de me rassurer . merci beaucoup
Croisière MSC Lirica du 30 juin 2011 English translation pending
by Paglop · 2011-02-23 · 140 replies
🙂 Bonjour à tous

J'ai réservé ma première croisière chez MSC pour le 30 juin 2011 (marseille, genes, ajaccio, rome, salerne, tunis, palma)avec mon épouse et mes deux enfants. On est excités et un peu inquiets également J'ai déjà trouvé pas mal d'informations sur le forum, mais il me reste encore plein de questions que je m'empresse de poser dans un savant désordre: - Pour les repas : comment choisit-on son restaurant (c'est msc qui choisit à ma place?) ? - Doit-on être en habit de soirée pour tous les diners ? - Pour l'escale Salerne, peut-on aller à pompei par ses propres moyens?😎 - Qu'y a t-il à absolument voir à Tunis?😎 - L'embarquement le jour du départ à Marseille est à 19h? le repas est-il pris sur le bateau ou doit-on manger avant? - J'ai pris le 1er service pour le repas. Avez vous les horaires? (midi soir?) - y a t'il beaucoup de personnes qui souffrent du mal de mer sur ce genre de paquebot?😕

Merci d'avance pour vos réponses
Sécurité pour trois étudiantes à Chillán? (Chili) English translation pending
by Moonisback · 2011-01-29 · 5 replies
Bonjour,

Ma fille est partie faire un stage de 3 mois dans un orphelinat à Chillàn dans le cadre de ses études.Elle a 20 ans. Elle est partie avec 2 autres étudiantes. Elles sont hébergées à l'orphelinat mais dès qu'elles mettent un pied dehors c'est concert de klaxons. J'ai pu lui parler un peu hier, la directrice de l'orphelinat leur déconseille de sortir : il y a quelques mois une autre stagiaire a échappé de justesse à une tentative d'enlèvement...😮 Chillàn est-elle une ville dangereuse? Y a-t-il des codes à respecter? (je précise qu'elles ne se balladent pas non plus en mini jupe ni en tenue équivoque, bien entendu!) De quoi, de qui doit on se méfier? Bref je suis à plusieurs milliers de km de là et j'avoue ne pas être rassurée...😕
Croisière sur le Costa Delisioza, départ de Dubaï English translation pending
by Denisheb · 2011-01-09 · 30 replies
Bonjour,

Je vais faire la croisière sur le Costa Delisioza avec départ le 01 avril 2011 de Dubai, pour ceux qui on fait cette croisière, lors des escales est-il préférable d'avoir de l'argent américain lors d'achats de produits locaux.

Denis
Tenue vestimentaire pour une femme en Jordanie? English translation pending
by Scaloune · 2011-01-04 · 27 replies
Bonjour, dans quelques mois (en juin) je pars faire un circuit de 10 jours en Jordanie et je ne sais pas trop comment m'habiller 🙁 . Pouvez vous m'aider ? merci
Rumeur: amélioration du statut Platinum du programme Flying Blue English translation pending
by Voldenuit1 · 2011-01-03 · 115 replies
Il y a des rumeurs que FlyingBlue va améliorer les prestations et bénéfices pour les membres Platinum du programme FlyingBlue. Des coupons de surclassement seraient un des éléments.

Qqn "à l'intérieur" a plus d'infos qui peuvent être partagées?

Ce serait une extrêmement bonne nouvelle. Platinum ne se différencie que très peu du statut Gold et par rapport aux avantages proposés par d'autres programmes est plutôt moyen.
De retour de deux semaines en Thaïlande English translation pending
by Timek · 2010-12-30 · 19 replies
Bonjour,

Un petit post pour faire le bilan d'un rapide séjour en Thaïlande, histoire de partager avec ceux que ça peut intéresser mes expériences, notamment en hébergements, activités et lieux

- Première semaine dans le Nord, autour de Chang Mai : après une escale de 24 heures à Dubaï (hors sujet mais : Hôtel Premier Inn International Airport à recommander : pas trop cher pour la ville 80 € quand même, excellent accueil, navette aéroport gratuite, belles chambres, bon buffet petit-dej), arrivée à 08h à Bangkok. Je saute aussitôt dans un avion pour Chang Mai (Air Asia, parfait mais c'est du low cost, donc tout est en surplus) Hébergement Chang Mai : dans la vieille ville, côté ouest, à une minute du Wat Phra Sing. Essentiellement un joli bar-restaurant tout en bois, avec quelques bungalows en bois au fond. Bungalows simples mais propres, avec eau chaude et wifi, 350 Bath. Personnel très discret, mais cool et qui ne vous oblige pas à prendre des activités chez eux puisqu'ils n'en proposent pas !
http://www.baanlansa-guesthouse.com/

- Un trek s'imposait. Je recommande très fortement http://www.pooh-ecotrekking.com/ (sauf si vous recherchez les ballades à dos d'éléphant, le bambou-rafting et les circuits empruntés par la plupart des touristes). Pooh propose des choses hors des sentiers battus. J'ai choisi le circuit 3j/2nuits où la première nuit se passe dans un village Karen chez l'habitant, sur la "terrasse" à même le sol (petit matelas fourni quand même), préparation du repas en commun. La deuxième se passe dans un refuge en bois au bord d'une rivière (dans laquelle on se lave). On termine par la traversée d'une grotte inondée, à la lumière de torches qu'on prépare soi-même. Paysages superbes, montagneux, calme, pas croisé un seul autre groupe de touristes en 3 jours ! C'est beau, c'est tranquille (entre 3 à 4 heures de marche /jour), c'est rudimentaire, c'est humain, c'est respectueux. Et l'équipe de l'agence est tellement adorable ! Dommage qu'on ai terminé sous la pluie.

- fin de première semaine, je dois passer une nuit à Bangkok, entre deux vols intérieurs. Hotel Convenient Resort, à côté de l'aéroport, on vient vous chercher (attention, ils vous attendent avec le petit panneau à votre nom du côté des arrivées internationales), pas trop cher (900 Bath), personnel très accueillant. Pas de petit-dej, grandes chambres sinistres, absolument sans aucun charme (les photos du site sont trompeuses), ça résonne. Pratique pour un transit un peu long. Pas plus. http://www.convenientresort.com/

- 2e semaine : le sud et les îles.

- je commence par Koh Tarutao, réserve naturelle. Hébergement géré par les gardes-forestiers, via http://www.thaiforestbooking.com/ Je voulais un truc tranquille, sans trop de touristes et j'imaginais des petites cabanes basiques, quelque chose d'un peu Robinson Crusoé. En fait, j'ai été un peu déçu car tout est très aménagé (presque à l'image des parcs nationaux US) et les "bungalows" sont en fait des maisonnettes en dur, d'ailleurs très (trop) bien, il y a un restaurant, une supérette (dans laquelle il n'y a rien), des vélos à louer (indispensable). Tout ça est un peu sinistre (d'autant qu'il a plu pendant les 2 jours que je suis resté). Les plages sont superbes, sable blanc mais jonchées de détritus, falaises couvertes de jungle... . Superbes ballades à faire, des singes un peu partout, un paradis pour les amoureux des oiseaux et vraiment très peu de monde.

- une nuit à Koh Lipe

Je pensais pouvoir faire Tarutoa-Lanta dans la même journée, mais ce n'est pas possible. J'ai donc fait étape pour un après-midi et une nuit à Koh Lipe. Je ne pourrais pas en dire grand'chose car à peine débarqué, j'y ai fait une rencontre qui m'a permis de connaître les thaïlandais de manière plus, comment dire... rapprochée... Bref. Beaucoup de touristes, une rue principale qui part de la plage où on débarque : la Walking Street, qui n'est qu'un alignement d'agences de voyages, de guest-houses, de bars, de restos, de salons de tatouages. Mais tout ça dans une atmosphère cool et relax. Moi qui déteste les ghettos à touristes, je dois avouer que je ne me suis pas senti agressé et j'ai trouvé cette petite île plutôt sympa. Pour les restos, évitez-ceux de la Walking Street, allez jusqu'au bout et tournez à droite. Il y a là quelques restos plus authentiques, plus transquilles et moins chers. Mon hébergement : Serene Resort, au sommet de la Walking Street, sur la gauche en venant de la plage. 500 Bath pour une minuscule hutte en bambou avec SDB et WC et WiFi. Personnel adorable. Ca aurait été parfait si un générateur dans le quartier n'avait tourné toute la nuit.

- Koh Lanta : la faute de goût, l'erreur de parcours. Mais pourquoi cet engouement pour Koh Lanta ??? Ok, les plages, belles, longues, plutôt propres. La vieille ville, Ban Lanta et ses maisons sur pilotis, son village de pêcheurs, la côté Est plus tranquille et plus interessante que la côte Ouest. La côte Ouest.... une route qui la longe du Nord au Sud, très fréquentée, bruyante, inenvisageable au moins jusqu'au village de Phrae Ae. En débarquant à Saladan, tout au nord, envahie de hordes de touristes, j'ai tout de suite compris que ça n'allait pas le faire et me suis réjouis d'avoir réservé tout au sud, sur la dernière plage, là où la route de l'horreur se transforme en piste, décourageant la plupart des touristes. :

http://www.bamboobay.net/ Beaux bungalows (encore une fois, plutôt des maisonettes), vue superbe sur la mer, plage tranquille car uniquement trois petits "resorts", belle décoration des chambres, restaurant excellent, serveurs adorables (salut à Neil), location scooter pour 350 baths/jour. Mais 1 000 bath/nuit, sur une colline donc pente raide pour rejoindre son hébergement (même moi qui suis un grand randonneur en montagne, je tirais la langue !), patron (un farang scandinave) inexistant (un vague signe de tête à mon arrivée et plus rien), wifi au resto seulement, ambiance famille avec pleins de gosses partout et, principal défaut : situé sur Koh Lanta ! En plus, temps pas terrible J'avais réservé pour 4 nuits, je suis parti au bout de 2, pour rejoindre un autre enfer touristique

- Koh Phi-Phi Heureusement que l'île est absolument superbe, le site à lui seul justifierait le voyage en Thaïlande ! Mais il y a le revers de la médaille : c’est un enfer touristique. Du monde partout, la « capitale », Tonsai, est un exemple de ce que peut produire de pire le tourisme balnéaire de masse : un amoncellement de restos-usine, des agences proposant toutes les mêmes packages standarisés, des bars bruyants, quelques salons de massage pour mâles hétéros en goguette, des boutiques de souvenirs bidons, la musique à fond jusqu’à tard dans la nuit lors des beach-parties. A vomir. Mon hébergement : PP Bay View Pavilion Resort, tout au bout de la plage de Lhodalum. 600 baths pour une hutte en bambou avec SDB, personnel très sympa, mais tout est en chantier, impression de dormir au milieu d’une décharge

Etant à Koh Phi Phi, j’ai quand même voulu faire du snorkelling et suis tombé sur une excellente agence, Adventure Club (je crois), qui propose des trucs plutôt respectueux de l’environnement, en petits groupes, de bonne heure (afin d’éviter la foule), expliquant ce qu’on fait, ce qu’on voit. Encadrement européen, australien et étatsunien. 800 baths la demi-journée, avec eau fraiche et fruits sur le long-tail boat.

- dernière étape : Bangkok. - J’avais tellement lu que Bangkok était une ville invivable, polluée, bruyante, exténuante, que je n’avais prévu d’y passer qu'une journée et demie. Quel dommage ! Effectivement, c’est monstrueux, bruyant, pollué, fatigant, comme beaucoup de très grandes villes en drevenir, mais quelle énergie ici ! Quelles pulsations ! Quels chocs entre l’ancien et le moderne. J’ai adoré ! (en tout cas, jusqu’à ce qu’on me vole mon caméscope numérique HD acheté il y a un mois…). Il y a tant de choses à faire et à voir qu’il faut prévoir un minimum de 3 jours.

Mon hébergement : Inn Sala Daeng (theinnsaladaeng.com) Hôtel moderne, très propre, belles petites chambres avec eau chaude et wifi, buffet petit-dej (un peu succint) et idéalement situé à 2 mn à pied du Skytrain et de la frénésie de Silum, dans une petite rue calme. 1600 bath la nuit, pour se reposer avant le long trajet de retour vers la France.
Bus entre Cuzco et Lima: route dangereuse? English translation pending
by Deelphy · 2010-12-27 · 11 replies
Bonjour!

Etant de nature plutôt inquiète et n'aimant pas spécialement l'adrénaline causée par un trajet en bus longeant un ravin, j'aurais aimé savoir si la route Cuzco-Lima est de ce type-là? Je n'ai pas spécialement peur de tomber en panne, ni des longs trajets, mais plutôt du vide... J'hésite avec l'avion, mais c'est quand même passablement plus cher...

Merci de votre aide!
Guatemala: villages autour du lac Atitlán? English translation pending
by Amarante63 · 2010-12-27 · 10 replies
Bonjour, pouvez-vous me conseiller en ce qui concerne les villages autour du lac Atitlan, tels que San Juan La Laguna, Santiago atitlan, San Antonio Palopo ? Lesquels sont les plus intéressants ?Merci.
Sondage sur les loueurs de véhicules sur Las Vegas English translation pending
by Cl66 · 2010-12-15 · 20 replies
Bonjour à tous,

Ce message est ouvert pour un retour sur vos experiences dans la "JUNGLE des location de véhicule" sur LAS VEGAS.

L'idéal serait de donner :

- Le site de reservation - L'agence sur Las Vegas qui vous à louer le véhicule (hertz, avis, alamo, dollar etc...) - Le type de vehicule choisis et le type de vehicule donné réelement sur place - Les assurances contractées - Et bien sûre le Prix ! 😉

Pour finir vous pouvez préciser certains points : (amabilité, si on a essayé de vous forcer la main ou arnaquer, problèmes pendant votre location (accidents, pannes etc...) et l'efficacité de la hotline/dépannages.

J'espère qu'ensemble on pourra établir une liste d'etablissements plus ou moins fréquentables, afin d'avoir l'esprit serein pour ce qui devrait etre annodin ! la location d'un véhicule... 🙂

Merci à tous !
Petite balade à Phu Quoc (Vietnam) English translation pending
by Mavn · 2010-11-30 · 76 replies
Bonjour à tous,

Eh oui, il neige en Normandie donc, pour me réchauffer, je me suis faite une petite vidéo sur Phu Quoc.... je vous en fait profiter, tant pis pour ceux qui ont..... plus de 25° actuellement car ce n'est pas notre cas !!!!! et tant mieux pour eux....😎😎😎

P.S. Une pensée toute particulière pour Pat....😉
Soirée romantique en Colombie? English translation pending
by Anthony57310 · 2010-11-23 · 15 replies
Ayant fait connaissance d'une jeune femme colombienne il y'a quelque temps qui est devenu ma petite amie

je retourne la revoir du 26 décembre au 7 janvier mais je ne pourrais pas etre présent pour la st valentin alors pour mon dernier jour la bas j'aimerais lui offrir une soirée romantique avec restaurant et bel hotel mais pour les restaurants je ne connais pas la bas donc j'aimerais savoir si quelqu'un a deja eu à faire à ce probleme
Apporter des couteaux en cadeau à des Cubains English translation pending
by Jjosee · 2010-11-23 · 47 replies
Bonsoir,

Je pensais apporter à mes amis cubains un ensemble de couteaux (chef, pain etc) mais je viens de lire sur un site que cela peut être considéré comme des armes blanches. Comme je pensais les mettre dans mes valises....je ne crois pas rencontrer de problème. L'histoire que je viens de lire sur internet me dit le contraire. Quelqu'un peut m'en dire plus ?

Merci de prendre le temps de répondre
Réflexion d'un Cubain au Canada English translation pending
by Rochoa · 2010-11-03 · 218 replies
Bonjour à tous, je demande à l'administrateur du site de ne pas effacer ce message vu que les informations mentionnées peuvent aider plusieurs personnes ici.

j’étais invité à un 5 à 7 chez un couple cubain, arriver sur place il y avait une belle ambiance 15 cubains étaient presents. En conversant, j’ai remarqué que plusieurs étaient venus ici dans le cadre d’un parrainage et vous connaissez la suite. Par contre je parlais à un qui m’expliquait qu’il était à Toronto depuis 5 ans avec sa blonde canadienne et qu'il avait 2 enfants. Il travaille et étudien à l’université pour devenir Comptable car il était comptable publique à Cuba. J'ai dit woaaaaaaaaaaa enfin un mariage réussi

Je me suis permis de lui poser la question pourquoi le mariage entre cubain et étranger ne fonctionne pas dans bien des cas.

Il m’a répondu penses-tu que les canadiens connaissent les cubains? Je vous fais un résumé de notre conversation.

1) Les étrangers ne connaissent pas la culture cubaine.

Les cubains (homme ou femme) pour qu’ils puissent tomber en amour d’un autre cubain ou d’un étranger, doivent recevoir beaucoup d’attention de la part de cette personne. Malheuresement, les étrangers au lieu de bâtir leur relation sur les sentiments préfèrent cajoler, gâter leurs amants avec beaucoup de cadeaux et surtout l’argent. La Relation au lieu de se base sur l’amour, les valeurs culturelles et familiales que les deux personnes partagent se base plutôt sur de l’argent. Donc, len agisant ainsi vous vous présentez comme un sauveur. Certains, en profitent pour s’installer vous faire croire en cet amour mais en faites ils en vous soutirent le maximum de bénéfices possibles.

2) Les étrangers doivent se poser la question pourquoi un cubain ou une cubaine aimerait m’avoir pour chum ou blonde? Cette personne si elle était ici au Canada es- ce-que je serai sur sa liste de prétendant. Cette question est importante pour se situer un peu et être sure dans quoi je m'embarquerai.

3. Enfin, les étrangers par sensibilité ou parce qu’ils ont des sous se responsabilisent de toute une famille. Il faudra faire des cadeaux que vous jugez importantes mais pas à la mode. Par exemple un cellular oui si vous le jugez nécessaire sinon il faut pas en donner. Certains peuvent manipalateur et utilisent de l'intimidation pour obtenir ce qu'ils veulent il ne faut pas vous laisser faire et ceci sera un test si ce sont les sentiments qui animent à la personne elle comprendra sinon elle se debarassera de vous rapidement car ce n'est pas un amoureux qu'ils ou qu'elles cherchent mais un support economique. Je recommande aux canadiens d'investir bcp plus dans le temps pour découvrir les vraies valeurs qui animent la personne sans oublier de prendre des décisions intempestives que vous pourrez regretter à l'avenir.

Je trouve que ces informations sont interessantes de plus elles viennent d'un cubain voilà pourquoi je la partage ici.
Mauvaise expérience avec Air France en août 2010 English translation pending
by Neptu · 2010-10-28 · 135 replies
Mauvaise expérience en août avec Air France et son A380 Paris-Johannesbourg. Au départ, piètre organisation à l'embarquement et belle cohue (500 passagers se précipitant ensemble...). 45 minutes de retard. Dîner servi entre 1 et 2 h du matin (quelle idée !). De nombreux passagers s'endorment en laissant leur écran brillamment allumé. Merci pour les autres. P.déj. servi très tardivement, au moment de la descente sur Johannesbourg et avec moins de 15 minutes pour l'avaler. Personnel de cabine nul. Au retour, nouveau retard, et surtout, une annonce : aucune boisson chaude servie pendant toute la durée du vol. Sympa. Merci AF et l'A380 ! Bref, déception sur toute la... ligne. Désormais, bye bye Air France. Vous n'êtes pas les seuls sur le marché, loin de là.
Juillet 2010 au pays de l'oncle Sam: compte rendu! English translation pending
by Ellabak · 2010-10-26 · 20 replies
Presqu'un an de préparation, beaucoup de temps passé sur le net, sur voyageforum, sur ouestusa.fr; sur roadtrippin.fr, sur les blogs des personnes parties avant nous, des heures à lire mon routard et mon guide bleu...

Et nous voilà enfin, ce 1er juillet 2010, à l'assaut de l'aéroport de Bruxelles, prêts à partir! Une grosse frayeur plus tard, (le billet de mon frangin "n'existait" pas!), merci Govoyage, nous voilà dans l'avion!

Un petit saut à Londres, un grand saut au-dessus de l'Atlantique et les Etats-Unis sont à nous!

Voilà le planning que nous avions prévu (et qui a tantôt été respecté, tantôt pas!):

1er juillet: Vol Bruxelles-NY 2 juilet: NY 3 juillet: NY et vol vers Los Angeles en soirée 4 juillet: LA et Coast Highway 1 vers le nord... 5 juillet: De là où nous en serons vers San Francisco 6 juillet: SF 7 juillet: SF 8 juillet: Route vers Yosémite 9 juillet: Yosémite 10 juillet: Bodie et Mono Lake et route jusque... 11 juillet: Traversée de la Death Valley jusque Las Vegas 12 juillet: LV 13 juillet: Route vers Zion 14 juillet: Zion et départ tard vers Bryce 15 juillet: Bryce 16 juillet: Scénic Drive 12 jusque Torrey 17 juillet: Capitol Reef et route jusque Moab 18-19: Moab (Arches, Canyonlands, ...) 20: Route jusque Canyonlands the Needles et dodo où on peut! 21: Route jusque Monument Valley et visite 22: Route jusque Page et Antelope Canyon 23: Route jusqu'au Grand Canyon 24: Grand Canyon 25-26: Route jusque LA en une ou deux fois et visite de LA brève ou très brève 27: Vol vers NY 28-29-30: NY

Quelques petites précisions:

- Le choix de faire NY en deux fois s'est imposé à nous du fait de nos horaires de vols dans des aéroports différents et du fait de devoir renvoyer mon frangin en Europe avant de repartir vers le Québec avec mon amoureux. Même si c'est choix est passé comme incongru pour certains, nous ne le regrettons pas (sans le conseiller non plus!): les premiers jours nous ont mis l'eau à la bouche sans pour autant nous exténuer pour la suite du voyage.

- Nous avions essayé de placer souvent des étapes de deux voire trois jours au même endroits (histoire d'avoir la sensation d'être en vacances!) mais même comme ça, nous avons parfois eu le sentiment de courir. Il faut dire que nous avons aussi écourter une étape à cause d'un orage et avons donc pris un jour d'avance sur notre programme... ce fut dur sur le moment mais très chouette pour la suite.

- J'avais réservé toutes mes nuits d'hôtel sauf 6 (on aime aussi l'aventure!!!)

C'est parti pour le compte rendu de notre road-trip à trois :

Nous voilà donc en route pour le pays de l'oncle Sam...

Du jeudi 1juillet au samedi 3 juillet :

Nous nous sommes levés à 5h du matin le jeudi 1er juillet, pour être à l'heure à l'aéroport. C'est donc frais comme des gardons que nous étions lorsque la dame de l'enregistrement nous a dit d'un air très sérieux: "Il y a bien une place réservée pour votre frère sur ce vol mais il n'y a aucun billet enregistré à son nom, donc je ne peux rien imprimer tant que vous n'avez pas joint votre agence de voyage"...

Oui, l'annonce fait un effet surprenant. D'autant que vous pouvez toujours essayer de retourner ciel et terre, une agence de voyage ouverte à 7heures du matin, ben, il n'y en a pas beaucoup! Donc, bref, des coups de fil dans tous les sens, une aide inespérée des madames de chez Brussels Airlines et enfin, à 9h35, nous avions ce foutu billet. Il ne restait plus qu'à faire l'enregistrement des bagages, le passage de la douane, les rayons X pour nos sacs à main... autant vous dire qu'on a couru!

On a pas couru pour grand chose d'ailleurs parce, même si le (long) vol s'est très bien passé, ben, les bagages, eux, ne sont jamais arrivés à New York avec nous!

Statistiquement, on était bon pour le quota d'emmerdes du voyage et le reste devait se dérouler tranquillement. Certes, il nous manquait deux trois petites culottes mais nous étions heureux d'être là!

Nous voilà donc dans un taxi. L'arrivée à New York est assez particulière. Aucun de nous trois n'y avait jamais mis les pieds et pourtant, sur la route de Newark à notre hôtel, avant même d'entrer dans Manhattan, la vue des buildings au loin et l'Hudson River à traverser, tout ça parait bien familier. Les images qui défilent devant nos yeux au fil de l'avancée du taxi sont celles vues des centaines de fois dans des films ou décritent dans des livres et même si ce nouveau paysage n'offre pas une réelle découverte, chacun de nous avait envie de se plonger au coeur de la ville et de voir de plus près tous ces bâtiments aux noms bien connus.

Mais avant cela, le taxi nous a déposé devant notre auberge de jeunesse. En passant devant les autres chambres, je me demandais vraiment à quoi allait ressembler la notre car elles paraissaient bien petites ou bien trop grandes et je n'avais l'envie ni de dormir dans un lit superposé dans une chambre de 50, ni de devoir partager un cagibi avec Mathieu et Greg. Toute à mes pensées de savoir si j'avais fait le bon choix dans mes réservations, je regardais les garçons ouvrir la porte. Et là, surprise, une grande chambre mais seulement pour nous trois, une petite salle de bain, une mini cuisine avec frigo, machine à café, four etc et le tout, très propre!

Je pense que ce premier choix a été largement validé par les garçons. Un quartier calme, sûr et une super chambre... Si vous passez à New York, réservez la chambre 206 de la Dexter House!

Le vendredi 2juillet, ce devait être normalement une journée shopping. Vu que nos bagages n'étaient pas encore arrivés, c'est devenu une journée shopping obligatoire! Et là, il faut absolument supprimer tous les clichés qu'on a sur les filles. Dans le premier magasin croisé, j'ai choisi mes fringues en 5minutes (le strict minimum pour survivre sans valise et le moins cher possible!) tandis que les garçons ont essayé le tiers des chaussures de tous les magasins de New York et n'ont pas voulu acheter de t-shirt avant d'avoir trouvé leur marque préférée! Bref, on a fait tout Broadway de la 42th Street à Ground Zero en s'arrêtant tous les 200 mètres et je vous assure que c'est (très très) long. C'était quand même une ballade très chouette car, tout en se perdant dans la ville, nous sommes passés devant quelques bâtiments que j'avais très envie de voir. Dans le désordre: le Flatiron Building, l'Empire State Building vu au loin, la Trinity Church, le pont de Brooklin, ... Le soir, je me suis couchée (et endormie!) comme une loque pendant que les guys allaient boire un verre devant le foot.

Le samedi, nous sommes allés nous promener dans Chinatown (juste après avoir récupéré nos bagages). J'avoue avoir préféré le Chinatown de Bangkok mais mon frère, qui sort d’Europe pour la première fois, a adoré puis il nous reste celui de San Francisco à découvrir. Quelques dim sum plus tard, nous avons rejoint La Guardia pour notre vol vers Los Angeles.
Compte rendu de d'une croisière en Méditerranée occidentale sur le MSC Splendida au mois d'octobre 2010 English translation pending
by Sophy06 · 2010-10-10 · 57 replies
Bonjour à tous

Voici mon compte rendu suite à ma croisière la semaine dernière sur le Splendida du 02/10 au 09/10.

La croisière a été réservée par Azur Croisière qui ont été au top. J’ai eu droit à un surclassement de cabine intérieure en extérieure avec balcon donc très belle surprise !! 🙂 Nous étions pont 11 cabine 11020 donc à l’avant du bateau à tribord.

Cabine très belle, spacieuse, nous étions deux mais 4 adultes peuvent y dormir facile.

1er jour :

Départ pour Gênes le samedi matin, navette prévue à la garde de Nice. Un peu mouvementé du fait des manifestant qui campent devant la gare, du coup nous sommes partis plus tard que prévu (3/4 d’heure de retard) mais rien de grave.

Arrivée sur Gênes vers 13h30, tout est allé très vite pour l’embarquement.

A la descente du bus une hôtesse nous a remis les étiquettes bagages (car dans le cas d’une réservation par internet, nous recevons les documents de voyage par mail et le carnet nous est remis à la descente du bus).

Ensuite direction le hall d’embarquement, il suffit de suivre les flèches. Nous avions fait le check in express sur internet donc nous avons été dirigé immédiatement vers le guichet, prise d’empreinte de la CB, photo pour la carte MSC et direction une autre salle où là nous sont présentés les forfaits boissons, le spa, les excursions..

Après avoir pris un forfait boisson nous avons directement embarqué (passage par la photo avec la bouée).

Entre la descente du bus et le 1er pas sur le bateau il ne s’est pas écoulé plus de 10mn.

Dès l’entrée une femme de chambre nous conduit à la cabine (heureusement car je me serais sans doute perdue…🤪) et s’assure que nous avons tout ce qu’il faut. Immédiatement après c’est le garçon de cabine qui se présente pour nous demander la langue souhaitée pour le programme du jour.

Nous montons ensuite directement à la cafétéria pont 14 pour manger un moreau. L’Orchestra est amarré à coté de nous donc nous pouvons le contempler en déjeunant.

La nourriture de la cafét (mais j’y reviendrais plus tard) était correcte sachant que l'on va dans une cafét et non dans un resto.

Retour à la cabine, les valises sont déjà là, nous les défaisons et ensuite exploration du bateau !

Chaque couloir ou salon est un enchantement, j’ai été bluffée par la déco très soignée, épurée bref tout ce que j’aime…

A 16h30 nous avons la réunion d’information pour les francophones : un bref topo de la vie à bord mais cela sert surtout à présenter les excursions.

17h15, l’exercice de sauvetage, cela ne dure pas longtemps, on ne nous a même pas vérifié les cartes pour savoir si on l’a fait ou non.

Nous avons continué à balader dans le bateau puis préparation pour aller dîner.

Nous avions choisi 1er service, nous étions à la Reggia. Le 1er service est à 18h30 mais pour ceux qui peuvent trouver ça tôt, le temps de s’installer, que les autres personnes de la table soient présentes et que les commandes arrivent on a jamais commencé à manger avant 19/19h15.

Pour ma part j’ai préféré ce service car cela laisse le temps ensuite de profiter des animations et du spectacle.

J’ai discuté avec des personnes du 2ème service (21h) qui m’expliquaient n’avoir pas le temps de voir le spectacle et les animations (qui étaient souvent déjà commencées quand ils arrivaient).

La suite arrive bientôt…
Trois semaines à la Réunion pour faire des randonnées avec enfants English translation pending
by Prunellebis · 2010-08-18 · 19 replies
Nous envisageons de partir 3 semaines à la réunion l'été prochain (juillet/août) pour y faire principalement de la randonnée à la journée. Nous sommes habitués à faire de la randonnée dans les Pyrénées, le Massif Central, les Alpes etc, mais les randos de la réunion ont l'air vraiment difficiles du fait du relief. Nous avons 2 enfants qui auront 16 et 12 ans au moment du voyage. Seulement notre fils de 16 ans est hémiplégique... Il marche très bien (nous avons fait cette année un dénivelé de 930 m avec lui dans le parc des écrins et plusieurs de plus de 800 m) avec son baton de marche mais a besoin d'aide en terrain très accidenté. Je m'attends à un terrain très difficile à la Réunion et je crains pour lui : les randos seront-elles réalisables pour lui ? Qu'en pensez-vous ? Sinon nous pensons louer des maisons (Gites de France ou autres) dans 3 endroits différents, les mieux adaptés pour sillonner l'île sans avoir à passer tout notre temps en voiture... Sans doute une location à St Pierre (?). Sinon aucune idée encore pour l'instant pour les 2 autres endroits à trouver... Quels seraient les lieux les plus propices ? Mon mari va également faire un peu de plongée (niveau 1), et nous aimerions faire du snorkeling. Nous avons lu qu'il y a également des bateaux bulles qui proposent des sorties en mer à la découverte des fonds marins. Et aussi à la rencontre des dauphins. Qu'en pensez-vous ? Est-ce des pièges à touristes ou est-ce vraiment valable ? Voit-on vraiment bien les poissons ? Et a-t-on réellement des chances de voir des dauphins ? Cela fait beaucoup de questions d'un seul coup il est vrai, aussi je vous remercie d'avance infiniment pour vos réponses.
L'Espagne et le Portugal: un émerveillement English translation pending
by Leonlemay · 2010-08-16 · 6 replies
RÉCIT DE VOYAGE EN ESPAGNE ET PORTUGAL

par Léon A. Lemay Partie 1Intro Septembre 2007, nouveau séjour en Europe. Cette fois : Le Portugal et l’Espagne. Je connais très peu l’Espagne pour n’y avoir séjourné qu’une fois. Le Portugal m’est encore inconnu. Certes, on peut vivre sans connaître la péninsule ibérique mais je veux ajouter dès maintenant ces pays à ma collection. Pourquoi cette partie de l’Europe ? Pour parodier Sir Edmund Hilary à qui on demandait pourquoi vaincre l’Everest, ce sommet de l’Himalaya ? : « Parce qu’il est là » aurait-il répondu.

Le service sur Suisse Air est impeccable. D’abord un choix d’apéro, de Perrier à cognac servi avec un bon chocolat suisse évidemment. Puis une autre décision difficile, pâtes ou poulet, avec vin ou autres breuvages. Écran individuel, hôtesses et stewards des plus affables, deux voisins Guylaine et Laurent qui feront aussi la même virée, ça commence bien. L’envolée vers Zurich prendra près de sept heures à l’aller mais huit heures vingt au retour. À Madrid, Rosa, notre guide de l’Agence Allambra choisie par Tours Chanteclerc nous attend. La cinquantaine, bonne expérience à cette fonction, belle culture historique, français difficile mais bien agréable malgré un accent terrible, terrible. Madrid Enfin, nous voici à l’Hôtel Castalonia-Gaudi. C’est la première occasion de rencontre des trente et un (le un, c’est moi) compères et commères qui vivront ensemble cette expérience de tour organisé. La plupart sont des retraités avec moult expériences de voyage apprendrai-je au fil des jours par des allusions aux différences et ressemblances avec le Vietnam, la Chine, le Brésil ou Haïti pour moi. Les couples plus jeunes sont des travailleurs en vacances. Tous m’apparaissent sympathiques a priori. On vient de tous les coins du Québec, notamment Québec, Ste-Hyacinthe, Huntington, Lotbinière et le grand Montréal. Deux couples de Franco-Ontariens sont aussi des nôtres.

L’hôtel est luxueux comme d’ailleurs le seront tous les autres établissements offerts par notre Tour-opérateur. Une heure ou deux de sommeil pour me remettre d’une longue veille et je m’empresse d’aller visiter le fameux musée Prado situé tout près de l’hôtel. La ville de Madrid est très représentative des autres grandes capitales européennes que je connais : des parcs, des monuments et, beaucoup de circulation. Je me réjouis de voir autant d’arbres le long des boulevards, surtout des platanes au tronc ressemblant au costume de camouflage des militaires, Les Madrilènes sont calmes, courtois et propres. Beaucoup de touristes aussi avec sacs à épaules et appareils photos qui, en couple, qui, en cortège suivent la guide à drapeau.

Le Prado est immense. Et vieux. Il aurait grandement besoin d’une cure de rafraîchissement mais d’abord un bon nettoyage tant à l’interne qu’à l’extérieur. Mais n’est-ce pas le contenu qui compte d’abord ? Sa collection, l’une des plus importantes au monde, réunit les œuvres de tous les âges, de nombreux pays, de tous les genres. Évidemment les artistes espagnols sont les mieux représentés à la pinacothèque avec Goya, Le Greco, Vélasquez et Murillo. Faute de temps, je n’ai pu me rendre aux peintres modernes comme Dali, Picasso et Miro. Mais j’ai admiré des œuvres de génies comme Titien, Le Tintorêt, Van Dyck et tant d’autres dont on retrouve les illustrations dans tout bon dictionnaire. Celui qui m’a le plus frappé est Raphaël, ce collègue de Michel-Ange, tant dans ses petits formats que dans d’immenses toiles à motifs religieux.

Mais où s’en va l’art ? Dali, Picasso et Miro sont morts. Et moi, je ne me sens pas tellement bien, me faut-il avouer !

En matinée du lendemain, un grand tour de Madrid. Au-delà des places fleuries, des monuments équestres et des fontaines où l’eau jaillit en cascades sur un rythme flamenco, ce qui séduit le touriste est le faste des devantures de commerces et résidences sur les grands boulevards. Les fenêtres sont couronnées de festons en forme de guirlande et les toits, de colonnades, de dentelles de pierre ou de personnages mythiques voire même au faite d’une banque j’ai vu un char romain avec attelage de chevaux qui semblent s’emballer sous le fouet de gladiateurs. Et combien de caryatides au drapé révélateur et de guerriers à la pudeur protégée par une feuille de vigne ! Je crois que c’est l’ensemble de ces détails qui fait la beauté d’une ville. On dirait que, ici, on s’impose d’ajouter l’esthétique à la froideur grisâtre de la pierre.

Mais, ce qu’il y a du monde en soirée ! On se dirait à la sortie d’un spectacle au Centre Bell. En groupe de 5 ou 10 ou davantage, on parle, on rit, on circule, on vit. Ici et là, on prend une glace. En fin d’après-midi, il est trop tôt pour les travailleurs de rentrer à la maison. On prend donc une bière ou un vin accompagné de tapas, ces délicieux canapés ou encore quelques pointes de pizza qui permettront d’attendre le souper servi après 21h. si non plus tard Ces apéros consommés aux bars et terrasses de tous les centres ville d’Espagne font partie de la culture locale. La température est fantastique soit de 28°en après-midi à 23° en fin de soirée. Vers 22h, on renouvelle l’apéro qui sera suivi d’une paella ou d’un poisson au nom fort exotique ou d’un des 100 choix au menu de tous les restaurants. Partout, du bon vin, j’en atteste. À minuit, toujours autant de bruit dans les rues. On dit qu’il n’est pas indiqué d’arriver dans un bar avant 23h. Tolède Bonne décision d’accepter, après hésitation, la sortie facultative vers Tolède. Ville médiévale et, pour un temps, la capitale de l’Espagne, cette petite ville construite en montagnes respire le calme et la paix. Les rues sont étroites et toutes en pentes. Les maisons sont basses, modestes et souvent regroupées à la mode arabe autour d’une petite cour où des plantes conservent une certaine fraîcheur. Beaucoup de couleurs surtout à cause des mille géraniums aux fenêtres. C’est l’après-midi, les rues sont quasi-désertes, les boutiques, en sieste. Est-ce l’euphorie de ce début de voyage : je ressens une joie de vivre toute méditerranéenne ?

De retour à Madrid, une longue marche au centre-ville permet de vraiment découvrir la qualité de vie en pays castillan. Le coût de la vie est cher surtout depuis l’avènement de l’euro. On nous met en garde contre les pick pockets et les gitans. Dès 20h, sur l’une des rues principales, une trentaine de prostituées offrent leurs services aux centaines de passants qu’elles ne semblent pas déranger outre mesure. Elles font partie de la vie du milieu. Quelques-unes me sollicitent du regard mais elles me font plus pitié qu’envie. Je prendrai plutôt le dîner avec trois sapeurs-pompiers suisses dont l’un m’annonce adorer le Québec où il est déjà venu. Où ? À Saint-Louis dans la province du Missouri ! Ma relation avec les partenaires Déjà le 8 septembre, l’anniversaire de Nicole, ma douce comme je l’appelle. Je parle souvent d’elle car nombre de mes co-voyageurs s’étonnent de son absence même si certains ont constaté qui j’utilise souvent l’Internet à son adresse. J’ai aussi consulté deux d’entre elles dans l’achat d’un bracelet. La référence à sa polyarthrite répond aux interrogations verbales ou souhaitées. J’aimerais devenir copain-copains avec plusieurs de mes collègues voyageurs plus jeunes mais dois-je constater à mon désarroi, ma crinière blanche me voue davantage de respect que d’amitié. Je déteste souper en solitaire mais me retiens de m’imposer à qui que ce soit. J’attends les invitations ou encore je choisis les tables à couverts multiples où j’ai ma place sans devoir quémander. Aussitôt au sein d’un groupe, je deviens me semble-t-il, le centre d’intérêts car je suis très verbal, parfois drôle et toujours intéressé à entendre mes partenaires parler de leurs intérêts.

Ce soir, je soupe avec Mireille et Guy, Micheline et Pierre ainsi qu’avec « Bibi » l’aînée du groupe. Micheline raconte avec enthousiasme son mariage récent et la grande noce qui a suivi. Les Vachon sont très discrets mais fort sympathiques. Quant à Bibi, notre belle grand-maman, elle ose tout en rougissant, raconter une p’tite histoire osée. On s’amuse. L’Escurial Une autre belle journée de découvertes s’amorce à l’Escurial, une résidence d’été pour je ne sais plus quelles familles royales. Résidence d’été seulement compte tenu de la fraîcheur du site et non le palais de leurs majestés. Le siège officiel de la royauté est au Palais Royal de nos jours bien que le roi n’y habite pas. Avec sa famille, il a sa résidence privée sur des terres sises à quelque vingt km de Madrid. Cette région située au nord-ouest de la capitale est la plus élevée de l’Espagne. Il y a de la neige et du froid pendant leur court hiver. On y fait même du ski. Au temps des cathédrales comme dit Plamondon, les gens avaient froid dans leurs maisons non chauffées et encore plus dans les grands palais.

Selon notre guide local, un jeune historien fort cultivé, la suite des rois de l’époque comprenait quelque 3000 serviteurs soit 1200 rattachés au roi et autant à sa conjointe. Quelque 600 autres s’occupaient des enfants. Il fallait donc loger et nourrir tout ce monde d’où la grandeur des installations aujourd’hui converties en centre administratif pour le gouvernement et en locaux universitaires. À l’Escurial, un pavillon était réservé aux visiteurs étrangers venus de l’une des possessions espagnoles en Amérique du Sud, aux Philippines, au Mexique ou autres colonies. Ces hommes d’affaires ou militaires ou ambassadeurs pouvaient attendre des semaines pour obtenir une audience ou même une seule signature sur un traité, une concession ou un projet d’implantation ou d’exploration ou de conquête militaire.

Connexe à la résidence royale, un immense monastère a été élevé en hommage à San Lorenzo. Il est remarquable notamment par la hauteur de sa voûte centrale et la richesse de sa décoration de fresques, de tapisseries de Goya, de peintures de Vélasquez, de Greco et de peintres flamands. D’une fenêtre dissimulée aux regards des autres participants, la famille royale pouvait assister à la messe sans être vue des clercs et notables qui occupaient la nef. Dans toutes ces églises du Moyen-Âge, le peuple, ces simples roturiers, était confiné derrière un mur à l’arrière de l’église d’où il ne pouvait qu’entendre l’office religieux.

Encore aujourd’hui, quelque cinquante moines exercent leur ministère à San Lorenzo, surtout en éducation et sans doute en recherches bibliques si on se fie à l’importance de la bibliothèque où se retrouvent notamment de gros volumes bien archivés produits localement depuis le temps de la contre-réforme. Une pièce de ce complexe immobilier est remarquable, la nécropole. Tous les rois et reines de l’histoire espagnole et leurs enfants qu’on appelle infantes et non princes ou princesses, y ont leur sépulture. Le tombeau du roi actuel est préparé même si le corps devra attendre un « purgatoire » de vingt-cinq ans après sa mort avant d’y être enseveli.

Les changements climatiques L’Espagne souffre beaucoup du réchauffement de la planète. Il n’y pleut presque plus. On a connu une canicule de plus de 40° cet été dont trois jours de plus de 48° dans la région de Granada. Les green peace locaux prétendent même que dans moins de vingt-cinq ans, une importante partie de son territoire deviendra désertique. Déjà les cultures et l’élevage subissent l’effet des sécheresses. Or, l’Espagne est d’abord un pays agricole ! C’est toute l’économie du pays qui doit désormais compter avec ce phénomène.

Salamanca Un autre trou dans ma culture : je ne connaissais pas Salamanca, la capitale du nord de l’Espagne. Ville universitaire de quelque 120,000 habitants, elle ne compte aucune industrie autre que le tourisme et l’éducation. Deux universités dont l’une, laïque, accueille 30 000 étudiants et l’autre, dite pontificale avec sa charte romaine, 10 000. Ce centre éducatif serait le troisième plus vieux d’Europe après les universités de Paris et d’Oxford. Christophe Colomb dit-on, y est venu en 1486 défendre son projet de voyage à la recherche de la route des Indes. Dès 1929, Franco y établit son quartier général par mesure de protection. La proximité du Portugal lui assurait un corridor de fuite au cas où il devrait partir rapidement. Le bien-aimé Jean-Paul II y est aussi venu en 1996 inaugurer de nouveaux locaux à son centre pontifical.

Notre guide local est féru de connaissances historiques, architecturales et artistiques. Grâce à lui, on découvre des merveilles d’ordre technique et esthétique dans la construction et la décoration d’édifices, de places et de parcs, autant de réalisations qui révèlent le génie des artistes, ingénieurs et architectes depuis le Moyen-Âge. Ainsi les deux cathédrales construites comme des siamoises l’une au 11e siècle, l’autre au XVIe émerveillent les touristes. Je retiens notamment le retable de la plus ancienne qui, à partir de 51 tableaux aux cadres dorés et aux illustrations aux couleurs vives de la Renaissance présentent l’histoire de Marie, de son enfance, de sa vie avec Jésus et de son couronnement dans le ciel. En complément dans le dôme du chœur, la grande allégorie du Jugement dernier où Dieu le Père sépare les bons (en robes blanches) des méchants (nus). Ces derniers glissent vers la grande gueule d’un dragon pendant que la Vierge et Saint Jean Baptiste intercèdent auprès du Père pour des malheureux non encore jugés. Que de travail ! Que de magnificence !

Avec quelques collègues dont les sœurs Carmen et Thérèse, nous assistons à une partie de la messe dans la ‘’nouvelle’’ cathédrale. Après vingt minutes, il n’y a eu que la lecture chantée de deux épîtres et de l’évangile du jour suivie d’un interminable sermon lu par l’un des quinze vénérables chanoines. Peut-être parle-t-il encore ! Il n’y a certes pas plus d’une cinquantaine de fidèles à cette célébration dominicale. Bien moins que les touristes qui ont déjoué la surveillance de deux gardes pour s’infiltrer dans le sanctuaire.

La tauromachie La campagne est jaunie par le soleil. Les foins sont engrangés mais il y a encore des grains à moissonner. Cette région agricole du nord de l’Espagne est réputée pour l’élevage de taureaux à corridas. Le prix d’une bête de quatre ans d’une race particulière dont j’oublie le nom, élevée et nourrie selon un guide strict peut atteindre 6 000 euros. On reconnaît un bon taureau à ses cornes effilées et à sa musculature athlétique. Dans leur environnement bucolique, ces bêtes sont calmes et non agressives mais avec le stress du transport, le confinement dans un étroit enclos et le bruit ambiant d’une foule pouvant atteindre 60,000 personnes, le petit bœuf fonce sur tout ce qui bouge dès son entrée en arène. Les fléchettes des picadors dans son échine l’attisent davantage.

La tauromachie n’est pas un sport ni un simple spectacle en Espagne, au Mexique, au Portugal et dans quelques amphithéâtres du sud de la France. C’est un culte, c’est le traditionnel combat entre la force brute et l’intelligence. C’est une démonstration de courage et d’habileté élevée au rang d’art. Les grands toréadors aspirent au statut de matadors pour devenir des héros nationaux pour lesquels on voue une quasi-vénération. Chaque grande ville espagnole et plusieurs centres urbains portugais ont leur « plaza de torros » où des dizaines de milliers de participants soulignent par d’enthousiastes « OLÉ » l’élégante esquive d’un rein cambré ou la spectaculaire arabesque de la cape aux couleurs de feu. Notre guide Rosa Castella semble déplorer notre peu d’intérêt à assister à une corrida le dimanche suivant. « Autre pays, autres nurses » comme dit mon médecin libanais. Tout le monde ne peut apprécier la poutine ! Le Portugal Nous sommes maintenant en route vers Porto. Déjà la prairie passe d’un jaune de foin séché du côté espagnol au vert tendre des nouvelles pousses dès qu’approche la frontière lusitanienne. Ce riche coloris révèle une plus grande pluviosité d’où possiblement une troisième récolte au lieu des deux seules moissons chez le voisin castillan. Région peu peuplée, on rencontre néanmoins plusieurs villages et même une petite ville nichée sur les flancs d’une colline. Rosa nous informe que le Portugal présente le plus bas taux de chômage de l’Union européenne. Non à cause d’un plus grand nombre d’emplois mais, dit-elle, parce que les chômeurs s’expatrient. Les Portugais en exil préfèrent les autres pays de l’UE au voisin immédiat. Les relations avec l’Espagne sont tièdes au plan économique et en plusieurs autres domaines. C’est évident, les Portugais n’aiment pas les Espagnols et ce, in secula seculorum.

Porto Les mesures d’aide sociale seraient-elles peu généreuses pour les sans-emplois ? Nous rencontrons davantage de gitanes, d’handicapés et de clochards qui tendent la main au portail des églises et même sur la rue. Porto est une grande ville industrielle de deux millions d’habitants, la plus importante après Lisbonne. Les édifices publics, le mobilier urbain, les places, rues et parcs auraient grandement besoin d’une cure de rajeunissement ou, à tout le moins d’un bon ménage. On semble se relever difficilement de l’austérité du régime Salazar qui a imposé sa dictature sur le pays pendant quelque quarante ans.

Porto c’est évidemment le pays de ce vin fortifié le plus exporté de par le monde. Nous avons droit à une visite-dégustation-vente chez le producteur Ramos-Pinto. Des jeunes filles dans la vingtaine nous accueillent dans un excellent français, langue qui, à ma grande surprise, à moins que j’aie mal compris, serait la langue seconde enseignée dans les écoles portugaises.

Les différentes maisons, presque toutes anglaises, qui produisent du Porto choisissent de cinq à dix cépages parmi les quelque vingt variétés cultivées dans la vallée du Douro à quelque cent kms de Porto. Pour le vinifier et le fortifier d’alcool, on apporte les raisins à Gaïa, ville sise en face de Porto sur l’autre rive du Douro, ce long fleuve de près de 1000 km qui traverse l’Espagne et le Portugal pour se jeter dans l’Atlantique à Porto. Vieillie en fûts de chêne plus ou moins longtemps selon la qualité désirée, on distingue trois sortes principales de cette divine boisson. D’abord les Tawny qui sont un mélange de portos de différentes années, donc non-millésimés. On conseille de ne pas les laisser vieillir plus de trois ans. Ils se conservent jusqu’à un an après le premier décapsulage. Les Vintage pour leur part continuent à vieillir jusqu’à 90 ans (j’en doute mais j’en fais l’expérience) s’ils sont conservés couchés et protégés de la lumière. Bonne nouvelle : on ne peut les conserver plus de 2-3 jours après leur ouverture. Les Very Late Vintage sont des vins de qualité supérieure élevés plus longtemps en fûts de chêne français. Enfin on produit aussi des portos blancs dont la couleur fonce en vieillissant sans toutefois altérer le goût.

La cathédrale de Porto, l’une des 100 églises de la ville est aussi un monument qui date de plusieurs siècles. Elle compte trois nefs. Le chœur et le retable (de retro tabula soit derrière l’autel, ai-je appris) sont d’une magnificence qu’on ne saurait retrouver de nos jours. Comme nombre d’autres édifices historiques portugais, cette église devrait être restaurée pour faire mieux valoir ses richesses. Qui en assumerait le coût ? La fréquentation des lieux de culte tant en Espagne qu’au Portugal diminue bien qu’elle soit encore de l’ordre de 50% des fidèles toujours selon notre guide. Étonnant car la pratique se situe à quelque 10 à 15% des catholiques chez-nous.

Fatima En route vers Lisbonne, nous faisons un crochet pour rejoindre Fatima, cette petite ville si renommée pour les neuf apparitions de la Vierge à trois enfants les premiers vendredis de septembre 1917 à mai suivant. Il n’y a pas foule en ce lundi après-midi de septembre. J’y vois deux types de visiteurs : les touristes de passage comme nous et de véritables pèlerins imbus de foi. Une dizaine de personnes terminent à genoux, à une chapelle extérieure près de la haute basilique, leur « chemin de croix ». Comme le veut la coutume locale, je brûle un cierge en faveur de ceux qui souffrent, tant dans leur cœur que dans leur corps. Dans une chapelle latérale à l’intérieur de la basilique, se trouvent les cercueils de Jacinthe et de François au lieu même des apparitions de la Vierge. La troisième témoin de ces manifestations homologuées par l’Église est Lucie devenue religieuse et décédée en 2004. Sa dépouille rejoindra sans doute celles de sa sœur et de son frère un de ces jours.

La basilique est plutôt modeste surtout quand on la compare à ces immenses édifices gothiques du Moyen-Âge visités au cours de ce périple. Quelques vitraux au haut des murs, un chœur simplement décoré d’une statue de la Vierge, autel et retable très simples et des bancs qui ne sauraient être plus ordinaires. Les murs n’ont ni tableaux ou fresques, ni chemin de croix. Ils sont nus. Les visiteurs déambulent lentement et avec foi jusqu’au lieu des apparitions. Notre guide signale que plus de 70 000 personnes ont été témoins de l’obscurcissement du ciel et d’une danse du soleil lors de la dernière manifestation de la Vierge en 1918. La partie arrière de l’église débouche sur un chœur extérieur avec autel face à une immense esplanade pavée qui peut certes accueillir 100 000 personnes lors de manifestations exceptionnelles comme la visite du pape. Au fond de ce terrain, s’élève une immense croix au Christ tordu comme celui de la croix pastorale de Jean-Paul II. Tout autour du sanctuaire, des boutiques fort nombreuses offrent des souvenirs de type religieux surtout : chapelets, statues de plâtre représentant la Vierge, les petits bergers, des personnages de crèches de Noël et autres colifichets. Moi qui ai été élevé dans la vénération de ce mystère de Fatima, je m’étonne de ma faible participation émotive à l’occasion de la visite en ces lieux. Il faut croire que ma foi devient avantage intériorisée.

Lisbonne Que d’autobus ! Chanceux d’avoir un bon véhicule, confortable et climatisé, et un bon chauffeur qui, en manque de nicotine, nous arrête pour des pauses techniques en haltes routières après quelque 100 à 150 kms de route. Aux approches de Lisbonne nous longeons le Tage, ce fleuve si important notamment pour le transport de marchandises de et vers la mer. Une centrale atomique, de nombreuses industries, des quartiers résidentiels de banlieue… somme toute une entrée semblable à celle de toute grande capitale européenne. La grande agglomération de Lisbonne compte plus de deux millions d’habitants. Plusieurs buildings de plus de douze étages voisinent notre hôtel situé assez loin du centre-ville. Le quartier pourrait être très joli si l’environnement était davantage soigné. Peu d’arbres, peu de parcs. Le pavé troué ressemble davantage à celui de Montréal. Papiers, sacs de plastique, mégots de cigarettes polluent le paysage. Bref, ce secteur n’est pas valorisant pour ces magnifiques hôtels ou maisons d’affaires aux devantures de verre et de marbre qui rivalisent de futurisme architectural.

Heureusement, ce commentaire ne s’applique qu’à ce quartier de Lisbonne. Dès qu’on rejoint le Vieux Lisbonne, de belles avenues ombragées de platanes, des monuments en l’honneur de personnages historiques dont Pombale, le premier ministre lors du terrible tremblement de terre de 1755, des places et des parcs avec arbres majestueux, monuments et fontaines remarquables, beaux édifices richement décorés, églises moyenâgeuses que d’aucuns aimeraient visiter et enfin, une particularité portugaise, des avenues piétonnières aux marqueteries de céramique dessinant d’élégantes ondulations aux couleurs noir et blanc comme celles du drapeau national. Bref, une ville et un pays qui entrent dans le 21e siècle en s’efforçant de rattraper le temps perdu lors des années de la dictature de Salazar et de ses successeurs jusqu’en 1975.

Un mot sur le plus dévastateur séisme de l’histoire portugaise qui emporta la vie de plus de 40 000 personnes et détruisit la plus grande partie de la ville. Profitant des circonstances, Pombale a fait redessiner la ville selon des perpendiculaires au Tage. On créa alors de beaux espaces verts, de larges avenues et des zones protégées en bordure du fleuve pour d’éventuels développements urbanistiques. Un visionnaire pour l’époque dont s’inspira sans doute Haussmann dans la transformation de Paris quelque 100 ans plus tard.

Un pont de plus de trois kms enjambe le Tage dont l’estuaire à Lisbonne est très très large. Il fut construit par les mêmes ingénieurs et selon la même technologie que le Golden Gate de San Francisco. Sur les quais, on retrouve les installations portuaires et une longue promenade à l’ombre de la Tour de Garde. Récemment rénovée, cette tour contrôlait jadis les entrées et sorties de et vers la mer. On y a aussi élevé un élégant monument en hommage aux explorateurs portugais qui ont ouvert les portes du monde à l’Europe faisant ainsi bénéficier leur pays et même tout le continent d’importantes richesses importées du Mozambique, de l’Angola et du Brésil.

La cathédrale de Lisbonne souligne aussi sa reconnaissance envers les explorateurs. Des fresques et des tableaux présentent des produits exotiques à cette époque comme le maïs, la canne à sucre, l’ananas et aussi des fleurs et des arbres rapportés par Vespucci, Colomb, Vasco de Gama et autres découvreurs. Lieu de culte ou attraction touristique, la foule à la cathédrale serait telle en périodes touristiques, qu’on ne peut plus y célébrer d’offices religieux tant il y a du bruit, de la circulation et des éclairs d’appareils photos.

Coût de la vie On poursuit l’exploration de ce coin de pays par une visite de la région balnéaire de l’Estoril. Peu de gens à la plage par ce temps nuageux.. Le sable est pâle et les plages sont longues contrairement à celles que nous retrouverons à Torremolinos dans les prochains jours. On dirait que la nature a festonné le rivage en de multiples sections par des hauts-fonds ou des caps rocheux s’avançant dans la mer créant ainsi des «domaines privés.» Il n’y a jamais foule tant les gens se répartissent leur coin d’Atlantique.

Au Portugal, les restaurants présentent toujours des poissons, des viandes et des pâtes au menu. Crème caramel, tarte et salade de fruits, gâteaux de toutes sortes et, un délice, des biscuits à la pâte d’amandes comblent les becs sucrés. Plus chers sur la carte, le veau et l’agneau. Le vin de la région est bon et peu dispendieux. Le coût des alcools, terrible, terrible. Un rhum au bar de l’hôtel à Lisbonne coûte 9 euros soit quelque 13 $ pour deux onces de Havana Club d’un an. De façon générale, les prix sont devenus semblables à ceux des autres pays de l’Europe depuis la venue de l’euro. Le mythe des vacances économiques en Espagne et Portugal doit être dénoncé. Certes ce n’est pas encore l’inflation de Paris, Genève, Londres et Rome mais on ne rééditera plus « Spain for 10$ a day »

RÉCIT DE VOYAGE Espagne-PortugalPartie II Adieu Lisboa Au jour 7 du voyage, nous entreprenons le retour en Espagne. Le trajet est long, 450 km de Lisbonne à Séville. Peu habitée, cette région au sud-est de la capitale est uniquement agricole. On y cultive surtout le chêne-liège dont l’écorce récoltée aux huit ans sert à la production non seulement des bouchons de bouteilles de vin mais des babillards, des revêtements de murs et, à ma grande surprise, de jolis sacs à main aussi résistants et hydrofuges que du cuir, m’assure une vendeuse. L’arbre n’est pas grand soit tout au plus cinq mètres. L’exfoliation de l’écorce sur le tronc et les plus grosses branches ne le fait pas mourir contrairement au sort qui attendrait les conifères et feuillus de chez-nous.

Ici et là, des élevages de bœuf à boucherie et vaches laitières. Du maïs-grain sèche sur pieds, le foin bien enveloppé dans le papier plastic blanc attend d’être engrangé (je présume). Aucune vigne cependant, l’environnement ne s’y prête pas sans doute. Pourtant je me rappelle avoir appris que dans la région de Porto, les ceps de vigne sont plantés dans le schiste soit cette pierre stratifiée et friable à travers laquelle les racines se fraient un chemin jusqu’à la nappe phréatique distante de 3 à 10 mètres. Ici, c’est pourtant de la bonne terre me semble-t-il. Tiens, des oliviers maintenant ! Il apparaît que de bonnes pluies seraient bénéfiques à cette nature tellement sèche. Et nous roulons, nous roulons par monts et par vaux, ce qui ne trouble pas plusieurs de mes co-voyageurs bien endormis par le ronronnement de l’autocar et les ronflements de Raymond.

Mais quel paysage dépaysant pour des Québécois ! Ici et là, gît un château abandonné et rongé par le temps, Et des fortifications au milieu de nulle part : pour qui, contre qui ? Et ces grottes, sont-elles habitées ? Des ponts au-dessus de rivières, mais il n’y a plus d’eau, bâtard ! comme dit Gérard Laflaque. Voilà maintenant des moutons, que mangent-ils, y a pas d’herbe, ou si peu ? Sur la cime d’arbres plus grands, des cigognes ont installé des pieds-en-l’air, des haltes dans leur livraison de bébés sans doute. Par ailleurs, il n’y a que très peu d’oiseaux sinon de beaux pi-que-beus comme on appelle ces si gracieux oiseaux blancs en Guadeloupe. Au faîte des collines plus ou moins éloignées, on distingue de nombreuses éoliennes vouées me semble-t-il à rafraîchir la région de leurs longues pales. Mon esprit vagabonde. Je divague. Je dors.

À 200 kms de la frontière espagnole, nous dînons à Vilamoura, l’un des plus jolis centres de vacances de l’Algarve et même de l’Andalousie voisine. C’est l’une des oasis préférées des Anglais. On dit d’ailleurs que le Portugal serait devenu LA destination- vacances préférée des riches fils d’Albion depuis que Peter Mayle, par ses deux best sellers, a fait vendre la Provence. Ils y ont aménagé un aéroport presque privé, des golfs et autres installations sportives et culturelles. Ils font aussi vivre des hôteliers et des restaurateurs, des constructeurs de villas, tennis et piscines et aussi, des aides domestiques. D’où leur présence constitue-t-elle un apport économique important pour cette région où sévit malgré tout un taux de chômage important.

Une autre richesse de la région est la culture des amandiers dont les fruits sont exportés dans tout l’Europe. Localement on en fait des biscuits et des gâteaux « divins », j’en témoigne. Dans des marais près de la mer, on produit aussi du sel. Partout, des oliviers et encore du chêne et encore des caroubiers, ce grand arbre de 10 à 12 mètres dont les fruits nourrissent surtout les animaux de ferme.

L’Espagne, un ravissement ! Enfin, c’est l’Espagne. Un superbe pont dont la structure en forme d’un grand A nous accueille en Andalousie, le pays du flamenco. L’origine arabe du pays se manifeste par plusieurs signes dont les constructions et les appellations de personnes, de lieux, de rivières, de mets et de boissons. On retrouve de nombreux gitans dans cette région. Ils peuvent vous tirer à la fois la bonne aventure et votre porte-monnaie prétendent de tenaces préjugés. Sur presque tous les pylônes de la ligne de distribution de l’électricité, on voit des nids de cigogne désertés semble-t-il en cette période de l’année.

Mireille, une compagne de voyage de Saint-Agapit de Lotbinière, a constaté dans un élan d’enthousiasme réaliste comme nous sommes chanceux de vivre cette expérience de voyage. D’emblée, je partage cette opinion. Nous poursuivons un périple de luxe tant dans les hôtels et restaurants que dans le choix des lieux et richesses patrimoniales de la péninsule ibérique. Et ces châteaux, ces musées, ces cathédrales nous révèlent la grandeur du génie de l’homme ! Certes, on peut aujourd’hui aller sur la lune et bientôt encore plus loin mais n’était-ce pas une prouesse semblable de construire au Moyen-Âge une cathédrale aussi grandiose que celle de Séville ? Sa grandeur, sa hauteur, son esthétique sont l’illustration même de la splendeur du style gothique. La finesse des parements de maçonnerie ou d’ébénisterie, les sculptures et les toiles qui l’ornementent, enfin les richesses en orfèvrerie et en joyaux de pierres précieuses de son musée soulèvent l’émerveillement de tous les visiteurs. Du moins de ceux et celles qui conservent encore cette faculté qui, mieux que tout autre indicateur, distingue les jeunes d’esprit.

Comme la plupart de mes collègues, je suis ravi de cette expérience de voyage jusqu’à maintenant. Je reconnais cette chance, ce privilège de le vivre. À ma mesure, je peux admirer les œuvres d’art ici rassemblées au cours des siècles mais une personne mieux formée pourrait certes apprécier davantage. Ainsi, un architecte ou ingénieur pourrait-il s’enthousiasmer de la réussite de l’élévation de ces ogives qui supportent les voûtes gothiques au poids énorme. Autre exemple, André, un architecte de Québec m’a signalé l’ingéniosité des constructeurs de palais à gérer les écarts de température par le choix des matériaux et l’aménagement de jardins et d’aires de circulation. De même un joaillier ou orfèvre jouirait de découvrir un ostensoir comme celui de la salle du trésor de cette même cathédrale de Séville où la couronne d’or autour de la cellule de l’hostie est constellée de rubis, de saphirs, d’émeraudes et autres pierres précieuses pour moi non-estimables.

Outre les connaissances scientifiques, l’intérêt influence aussi l’émerveillement. Ainsi un gamin de huit ans sera-t-il ébloui face à un vélo rouge mais indifférent à la beauté d’une rose au parfum subtil et à la robe au camaïeu d’oranger. Donc qu’on ne s’offusque pas si je passe rapidement devant une dentelle de Bruges ou une création de Saint-Laurent à la vitrine de ces belles boutiques du centre-ville de la capitale de la communauté autonome d’Andalousie. Séville Séville est certes la plus belle ville d’Espagne en autant qu’une aussi rapide visite permette un classement. Deux grandes expositions universelles en 1929 et en 1992 (je crois) ont permis d’ajouter plusieurs remarquables pavillons au patrimoine déjà tellement riche de ce royaume. À quelque horizon que les yeux curieux peuvent se balader, un monument, une tour, une porte, une place, un palais, une cathédrale, mosquée ou synagogue vient séduire le touriste et assurément l’objectif de la caméra-vidéo du collègue-voyageur Jean-Guy qui a tout photographié ou filmé pendant le voyage.

Le flamenco

Une diversion en soirée : un spectacle de flamenco. Haut en couleurs et certes en douleur pour les genoux de ces artistes de la « gigue espagnole ». Qu’on me pardonne cet affront à cette danse folklorique au rythme emballant. En groupe, en duo ou en solo, jeunes hommes et dames d’âges divers donnent en claquettes et en rapides torsions de tête et de bras la réplique à un quatuor de guitares, d’infatigables « performers » qui par la musique nous communiquent l’esprit espagnol. Cet esprit qui comprend non seulement la danse, la musique et les chants andalous soit cet ensemble qu’on appelle flamenco, mais aussi la corrida, les gitans, la paella et ce si doux parler mélodieux que j’aimerais tant maîtriser. Pourquoi une telle association de concepts ? Pour moi, c’est ça l’Espagne.

Ai-je déjà parlé de la Giralda, cette ancienne mosquée convertie en cathédrale suite à l’édit de je sais plus quel empereur qui, en 1492, rendit illégale toute autre religion que le catholicisme ? C’est à voir pour ceux dont le « disque dur » peut encore enregistrer les particularités d’un autre monument, si riches soient-elles. Faute de n’avoir pas suffisamment noté, je ne me rappelle que de ces superbes plafonds aux dentelles de cèdre. Or, d’une cathédrale à l’autre, on en vient à confondre les unes et les autres me semble-t-il. So watt ! comme dirait l’électricien. Et notre guide nous entraîne maintenant à l’Alcazar, la résidence d’été des rois à la construction et décoration de laquelle nombre d’artistes des écoles espagnole, française et italienne de l’architecture, de la peinture et de la sculpture ont contribué. Ce palais révélateur du génie arabe, l’Al-Cazar (Le Palais en arabe) doit certes figurer parmi les plus grands châteaux européens. Toute visite en Espagne devrait comprendre un arrêt ici.

Cordoba Au jour 10 de cette tournée éblouissante, nous nous arrêtons trop brièvement à Cordoue. Une course à travers l’ancienne cathédrale transformée en mosquée vers le 11è siècle, agrandie à quelques reprises aux 12e et 13e siècles tant la population musulmane devenait importante et finalement redevenue chrétienne au 15e sous Charles Quint. Pressée par le temps qu’on lui a imparti, la guide locale, une gentille Suissesse, a néanmoins réussi à nous faire admirer moult détails dans la conception de ce temple où se révèlent les influences du Coran et de la Bible. Plus tard, nous visiterons aussi une synagogue construite du temps où les trois principales religions monothéistes cohabitaient harmonieusement en Espagne. On nous rappelle que dès le 15e siècle, l’antisémitisme a sévi ici. Ainsi 400 000 Juifs ont dû se convertir au catholicisme et 200 000 autres s’exiler lorsque le roi imposa le catholicisme comme seule religion autorisée.

Torremolinos La route vers cette station balnéaire tellement connue de par le monde nous permet de contempler les nombreux attraits du paysage. Peu peuplé, le terrain est fort accidenté et vallonné. On croirait voir une photo d’une piscine à remous en pleine action. Les très grandes plantations présentent une géométrie telle que, peu importe l’angle de vision, les orangers sont alignés avec la précision d’un arpenteur géomètre. On doit présumer de bons systèmes d’irrigation pour obtenir des fruits aussi juteux que ceux vendus à prix très modique dans les haltes routières.

Mené par Bernard, le fun est dans le bus aujourd’hui. Le rire tonitruant de Gérald et le sourire séduisant de Micheline encouragent la relance des mots d’esprit d’un siège à l’autre. Nous sommes trente et une personnes dans le groupe. Au fil des jours, des alliances se forment. Deux quatuors seulement étaient déjà organisés avant le voyage. Plusieurs professions sont représentées dont architecture, commerce, éducation et médecine. Je me plais à fréquenter tout le monde avec qui un dialogue s’avère possible pour moi. Mais quelle source d’enrichissement ces échanges !

Nous voici maintenant à Torremolinos. La région est montagneuse. Nous joignons aussitôt notre luxueux hôtel Cervantes qui, presque au sommet d’une colline, domine de nombreux hôtels, boutiques, auberges, restaurants et autres commerces cordés le long d’un rue étroite qui serpente jusqu’à la plage. Chaque mètre carré de terrain même s’il est dénivelé à 15° est utilisé par les commerçants. Étonnamment les prix aux restaurants et boutiques sont relativement modiques voire même inférieurs à ceux des autres villes visitées jusqu’à ce jour. Pourtant cette jolie ville serait la station balnéaire la plus « in » de la côte méditerranéenne !

La plage est courte, le fond de mer disparaît sous nos pas dès une vingtaine de pieds. Le sable est de couleur foncée et la mer invitante par la clarté et la bonne température de l’eau, soit quelque 20° peut-être. En compagnie de Jean-Claude et de sa compagne Lise, nous nous joignons aux nombreux baigneurs qui profitent des derniers rayons de soleil de ce bel après-midi. À trois, nous dégustons toute une bouteille de Porto accompagnée de croustilles. Dommage que ladite bouteille n’ait contenu que 110 ml ! Voulant poursuivre une fort agréable conversation sur nos valeurs respectives en matières de relations de couple, les deux copains m’invitent pour l’apéro et de là au restaurant où nous partageons une grande assiette de fruits de mer dans laquelle se retrouvent écrevisses, calmar, sardines, pétoncles et autre bibites non-identifiées. Heureux moment avec cette infirmière du CH de Joliette et de son non moins sympathique conjoint, ex-chirurgien vasculaire recyclé en fonctionnaire de l’Agence régionale de la Santé de Lanaudière. La température est certes à 23° à 22h30. C’est ça les vacances ! Je suis presque heureux. Gibraltar 35 euros pour une visite au rocher. J’y vais, je n’y vais pas ? Bon it’s now or never. Ça aurait dû être never car je n’y trouve rien de particulièrement intéressant. Terre ou plutôt rocher anglais depuis sa conquête en 1714, Gibraltar a maintes fois été réclamé par l’Espagne. No way, Sa Majesté n’a jamais accepté de restituer ce bout de terrain où s’entassent plus de 29000 citoyens britanniques dont plusieurs ex-Marocains. L’importance stratégique au plan militaire de cet observatoire sur le détroit du même nom était évidente depuis fort longtemps mais l’est moins depuis l’arrivée des images satellites. Déjà au Moyen-Âge, les Arabes ont établi un poste à Tariffe pour pouvoir imposer des frais ou « tarifs » comme droits de passage des navires entre l’Afrique et l’Europe. Lors de la guerre de ’39, des sous-marins allemands ont réussi à déjouer les Alliés en franchissant le détroit sans moteur, portés uniquement par les forts courants marins.

Pour améliorer la valeur touristique des lieux, les Anglais entretiennent une colonie de quelque deux cents singes importés du Maroc. Ils semblent bien accommodés au lieu et peu dérangés dans leur épouillage par les flashes des appareils photos. On visite la grotte bien parée de stalactites et stalagmites. On y a aménagé une salle de concert pour profiter d’une bonne acoustique, paraît-il. C’est tout ce qu’il y a à voir. Des vendeurs de fringues et de colifichets pour touristes essaient de nous attirer dans les boutiques à ras de mer. Celles parmi nous qui succombent au shopping pourront payer en euros mais seulement après conversion en livres sterling. D’où des prix beaucoup plus élevés que « chez-nous » en Espagne

Sur la voie du retour vers Torremolinos, de nombreux et fort élégants complexes immobiliers habitent le paysage. Construits à flanc de montagnes ces condos de luxe monochromes, d’un beige pâle semblent avoir été construits tout récemment. À un endroit appelé Marbella, c’est le rendez-vous du jet set international et aussi un lieu d’habitation saisonnier pour les rois du pétrole du Golfe Persique et leurs imposantes suites. Un km plus loin, oh la-la mes amis, des yachts et voiliers dont la valeur dépasse certainement le million d’euros sont exhibés à la vue du pauvre peuple que nous sommes. Trente mètres sur dix de largeur pour certains. Sur l’un, deux couples prennent un cognac (?). Sur l’autre, une jeune naïade se fait bronzer les nounous. La plupart des embarcations semblent désertées pour le moment. « Mais à 16h, c’est la siesta, voyons »

Dans la rue du port, toutes les boutiques offrent des porcelaines Lladro. Les marques Gucci, Cartier, Rolex semblent attirer les Ferrari, Lexus et Mercedes. Je n’ai pas vu de maisons de haute couture bien que du prêt-à-porter haute gamme savamment disposé en vitrines ait suscité des regards presque concupiscents de plusieurs dames de notre groupe de joyeux naufragés.

Par monts et par vaux voire même par de nombreux tunnels taillés dans le granit, nous poursuivons notre retour vers notre hôtel Cervantes. Le soleil est encore là, l’air est toujours aussi doux. Avec tous ces buildings dispendieux implantés depuis moins d’une génération, je me demande où vivent maintenant les pêcheurs et autres roturiers qui habitaient les côtes ? Les a-t-on achetés, expropriés ou évincés ? À remarquer, notre parcours évite les zones de pauvreté à l’exception de la banlieue de Gibraltar où vivent les Marocains légaux et illégaux.

Sur le flanc de la montagne que nous côtoyons se trouvent de nombreuses habitations troglodytes creusées dans le roc ou dans des cavités naturelles. Des gitans les ont aménagées avec tout le confort moderne incluant l’eau courante, l’électricité et autres commodités. Un réseau souterrain de câbles alimente ces grottes. On nous dit que dans la région de Valence à Barcelone, une grotte bien modernisée peut valoir jusqu’à 70 000 euros. Il serait très IN d’habiter un trou semblable.

Granada Granada, Granada, écoute ma voix qui t'appelle, Granada, Granada, pourquoi Dieu te fit-il si belle ? Que j'aime tes douces guitares pleurant sous la lune Les jupes des brunes Gitanes, Où le vent qui flâne Vous fait croire un jour à l'amour...

Sur une introduction de cette délicieuse chanson de Jacques Larue (merci à Internet), nous nous dirigeons vers cette ville que tant de poètes ont chantée. La route qui nous y mène est fantastique et a dû coûter une fortune à construire. Nous sommes en pleines montagnes, c’est la chaîne Sierra Nevada. Parfois nous survolons presque des agglomérations tout au fond dans la vallée, parfois nos cheminons dans des cols qui rappellent le Grand Cayon. Des sommets jusqu’à récemment enneigés se perdent dans les nuages. Là où les pentes sont plus douces, des forêts d’oliviers permettent d’anticiper une bonne récolte dans les prochains mois car des fruits en quantité sont presque rendus à maturité.

Et voilà Grenade. C’est dimanche, la fête de la Vierge patronne de l’Andalousie. À l’église qui lui est consacrée, deux présentoirs de fleurs de quelque 5m par 5m se dressent à l’entrée. Leur parfum envahit la rue de ses effluves. Les fidèles contribuent une certaine somme et un bouquet s’ajoute aux centaines d’autres déjà étalés. Le profit servira à payer la rénovation du temple. Une très belle place au centre-ville est envahie par une foule de quidams tranquilles qui profitent de la douceur du temps et de la joyeuse compagnie de copains pour siroter une consommation ou une glace.

Une note sur l’économie La région de Grenade est aussi essentiellement agricole. Aucune industrie dans cette municipalité de plus de 250 000 habitants autre que le brasseur de la bière la plus populaire du sud-est espagnol, l’Alhambra. Selon notre guide Rosa, l’Espagne serait le pays qui connaît la plus grande croissance économique de l’Union Européenne. Les impôts sont modérés, il y a de plus en plus d’emplois surtout dans la construction. Les mesures de sécurité sociale sont peu généreuses contrairement à la France, ce qui aide vraisemblablement le Trésor public. Ainsi il n’y a pas d’aide aux chômeurs. Une veuve de travailleur n’aurait que 450 E par mois ce qui est nettement insuffisant pour vivre convenablement. Le logement et la propriété foncière connaissent une inflation démesurée depuis l’entrée du pays dans la zone européenne et aussi à cause de l’immigration des Européens du nord a la recherche de soleil pour adoucir leurs vieux jours. Conscients que ce boom économique n’est pas éternel, la population locale s’inquiète pour l’avenir.

L’augmentation du PIB serait de 3,8% pour 2007, toujours selon Rosa. Ce taux qui m’apparaît très fort devrait cependant être confirmé à une source plus sure. Rappelons-nous que l’Espagne était l’un des pays les plus pauvres de l’Europe à la naissance du l’Union européenne par le Traité de Maastricht en 1992. Comme plusieurs autres pays, il lui a fallu redresser le facteur endettement par rapport au PIB (produit intérieur brut) pour être admis au sein de l’UE.

Qualité de notre hébergement

Ma chambre est petite et donne sur un mur aveugle. On dirait que les personnes voyageant seules sont traitées avec moins d’égards que les couples même si un supplément important est exigé. On soigne particulièrement les salles de bain toutes garnies de super belles céramiques d’environ 10 po. par 15. Celles d’aujourd’hui sont signées Pierre Cardin, s’il vous plaît. La robinetterie est en equipolant comme dit mon plombier. Nos plus beaux hôtels à ce jour furent ceux du Portugal. Les lobby, les bars et les salles à manger étalaient les plus beaux marbres d’Europe.

Au programme aujourd’hui : la visite du château-cathédrale l’Alhambra (c’est-à-dire La Maison Rouge en arabe) et non la brasserie, hélas.

L’Alhambra Mosquée à l’origine, cette forteresse a été transformée en cathédrale vers 1515 (j’oublie le mois). Faut-il croire en un certain désabusement, je ne ressens plus d’émerveillement face aux dorures, aux dentelles dans l’agrégat de plâtre pourtant très remarquables, aux bassins et fontaines qui semblent défier les lois de la gravité, bref tout me semble du déjà-vu. La seule nouveauté réside dans les commentaires de la guide locale sur le sort des femmes du harem des sultans. Insultant ! dirions-nous aujourd’hui. Avec leurs jeunes enfants, elles étaient confinées à l’étage supérieur des appartements du pontife et gardées par des eunuques. Une véritable prison où aucun autre homme que leur « propriétaire » pouvait les voir.

Lors de son voyage de noces qui dura plus de six mois (la mariée ne parlait ni espagnol ni allemand, fallait bien apprendre à causer !), Charles Quint, nouveau roi d’Espagne et empereur germanique, décida après la mort de Ferdinand d’établir ses appartements royaux dans l’ancienne mosquée et d’y juxtaposer une cathédrale. Il édicta même que Granada serait la capitale du royaume et de ses possessions outremer, un territoire « sur lequel le soleil jamais ne se couche » dit la littérature. Son fils rétablit le tout après la mort du grand Charles V trente ans plus tard.

Pour qui a de bonnes jambes et du temps à disposer, la visite de ce complexe et de ses jardins fleuris vaut un cours d’histoire de l’art. Jusqu’à la venue récente de l’église Sagrada Familia à Barcelone, l’Alhambra était le site touristique le plus fréquenté d’Espagne. Je ne répéterai pas les superlatifs pour caractériser le tout. Je réfère plutôt le lecteur à Internet ou aux mille volumes publiés sur cette richesse si importante du patrimoine espagnol pour ne pas dire mondial.

Pour la première fois depuis treize jours, je suis épuisé en soirée. Le cumul de cette vie de bohème et trois heures de marche dans le palais et les jardins de l’Alhambra ont vaincu ma résistance. Mais il ne reste plus que trois jours avant de retrouver mon chez-moi. Il est temps car le décolleté plongeant de Rosa exhibe de généreuses boules qui me font loucher. Ça doit être ça la boulimie !

La solidarité dans l’équipe

Un incident : Mme Pellerin, notre aînée, a perdu son sac « kangourou » contenant son passeport et sa carte Visa. Elle est paniquée. Déjà que sa surdité l’isole des autres voyageurs. Elle se présente à la salle à manger pour s’enquérir si quelqu’un…À la course, elle repart aussitôt vers sa chambre. Instantanément, Guylaine et Lisette dans un élan de solidarité toute féminine partent à sa suite. La dame fouille frénétiquement ses bagages jusqu’à ce que « les filles » l’amènent à réfléchir sur ses activités depuis son arrivée d’excursion deux heures plus tôt. Elle se rappelle alors avoir sagement placé son sac sous l’oreiller. Ouf!

Je cause souvent avec Guylaine et son conjoint Laurent, un couple des plus charmants de Brossard. Laurent a le sourire et l’entregent d’André-Philippe Gagnon, un sourire explosif dès le premier contact avec un interlocuteur et un rire sonore qui révèle la belle joie de vivre de ce fils d’entrepreneur saguenéen. Guylaine est charmante. Jolie femme, elle n’accuse jamais ses 50 ans qu’ils célébreront à Paris l’été prochain. Professionnelle à la Caisse de dépôts et placements du Québec, elle est vive et spontanée mais, personne n’étant parfait, elle serait une magasineuse insatiable surtout dans les souliers selon son conjoint. Une vraie Imelda Marcos et ses mille paires de godasses!

Alicante, la blanche Les routes du Portugal et de l’Espagne sont des plus agréables. Malgré l’affluence de touristes en cette fin d’été, nous n’avons jamais souffert de bouchons de circulation. La E-15 appelée l’Autoroute méditerranéenne est sans péage jusqu’à Alicante. Cette ville de 250 000 habitants est appelée La blanche à cause de sa luminosité incomparable. Sa température est idéale soit 25 à 30° le jour et autour de 20° la nuit. Elle connaît une croissance incroyable depuis les dernières années. Le coût de la vie y aurait suivi la même courbe apprend-on. En banlieue, c’est Benidorm surnommé Manhattan à cause de ses nombreux gratte-ciel dont un hôtel de 54 étages.

Mais ce que la route est longue : 550 km à parcourir encore jusqu’à Barcelone dont 140 aujourd’hui. Le régulateur de vitesse est barré à 100 km/h. Nous traversons maintenant la Chaîne du littoral après avoir laissé la Chaîne blanche et auparavant la Sierra nevada. Tout le flanc de la montagne est orné de superbes villas et logements multiples aux formes des plus étonnantes et ravissantes, Mais de quelle vie est-il possible de jouir sur un plan aussi incliné ? Ce sont certes des résidences secondaires. Je vois mal des gamins jouer au foot sans devoir perdre le ballon dans les abysses.

Valence

À l’entrée de Valence nous faisons un court arrêt-photos à la Cité des Arts et des Sciences. On m’accusera d’abuser des superlatifs mais là, vraiment il y a de quoi tomber en bas de ses souliers. La conception et la réalisation de cet ensemble de bâtiments sont fantastiques. Ancien marécage, le site constitue désormais un environnement d’eau et de végétation judicieusement aménagé. Les édifices futuristes qui y sont installés sont d’une légèreté, d’une élégance incomparable à tout ce que j’ai pu admirer à quelque autre endroit. Pour réaliser ce grand complexe rassembleur d’artistes, de scientifiques et de touristes de tout acabit, on a détourné une rivière. On utilise maintenant ses eaux pour alimenter les nombreux bassins qui deviennent autant de miroirs où se reflètent les grandes œuvres architecturales. Ces plans d’eau sont reliés les uns aux autres par un canal où l’eau circule par gravité. Mon enthousiasme m’amène à prédire qu’on utilisera sans doute cette Cité dans les futurs manuels d’art pour représenter le 21e siècle. Dommage qu’on ne puisse s’attarder davantage. On rate ainsi l’occasion de pénétrer dans ces centres d’exposition, de rencontres, d’enseignement et sans doute d’édification pour tous ces groupes d’écoliers qu’on voit circuler. Si le contenu est semblable au contenant, le programme de notre circuit touristique devrait être réaménagé en renonçant à quelques cathédrales au profit de ce centre d’art et de science.

Quatre des nôtres ont convenu d’y retourner en soirée dont Denis, 6’2’’, 210 lbs et Laurent, 5’9’’, foulé dur. D’un pavillon à l’autre, un jeune homme à l’allure inquiétante talonnait nos solides bonhommes accompagnés de leurs méfiantes partenaires. Redoutant les voleurs à la tire ou au couteau contre lesquels on nous a maintes fois prévenus, nos collègues étaient sur leurs gardes. Voyant leur poursuivant se rapprocher, on a vite établi une stratégie de défense des plus astucieuses contre une possible attaque : en se retournant vivement, click-click en photos. L’adolescent s’est aussitôt enfui les jambes à son cou.

Ici et là à Valence, on procède à d’importants travaux de voirie préalables à la relocalisation du circuit du Grand Prix d’Espagne de Formule 1. La piste pénétrera notamment dans la Cité des Arts et des Sciences lui accordant ainsi une exposition privilégiée à travers la planète. Déjà plusieurs tours d’habitations de luxe s’élèvent tout autour de la Cité. Partout, de hautes grues annoncent l’essor du développement de la ville nouvelle.

Par ailleurs, la visite de la Cathédrale de Valence, de ses vieux et nouveau marché et de la ville ancienne avec ces lourdes tours du X!Vième siècle ne suscite plus autant de flashes que lors des premiers jours d’excursion.

Quelques observations Nous reprenons la route pour un dernier long trajet. Mme Pellerin conserve jalousement son siège au premier banc, les sœurs Joyal, les leurs à l’arrière du bus. Les autres font la rotation à chaque jour, ce qui facilite les échanges entre nouveaux voisins tout en permettant à chacun de profiter pour une journée de la vue panoramique du devant du bus. Presque à mi-hauteur de la Chaîne du littoral, nous traversons des vergers et encore des vergers d’orangers et autres agrumes. À la droite, des villes de grosseur moyenne ou petite enjolivent le littoral.

Ici et là dans la montagne subsistent de vieux châteaux qui ont perdu toute prétention sur leur fonction originale de gardien de l’environnement. Sur les terres basses près de la mer, on produit du riz selon une méthode d’inondation contrôlée dont je n’ai pas saisi le mode d’opération tel qu’expliqué par Rosa. Il n’y a qu’une récolte par année contrairement à certains pays d’Asie qui peuvent en compter trois.

On parle plusieurs langues ou dialectes en Espagne. Franco a échoué à imposer le castillan à toutes les provinces du pays. À remarquer que chacune des dix-sept provinces est autonome, le gouvernement central n’ayant que les affaires extérieures, la défense, la monnaie et autres gros dossiers à gérer. Barcelone La région de Barcelone est la plus autonomiste si l’on exclut le pays basque où règne l’ÉTA. Ici en Catalogne on enseigne le catalan (por que no ?) dans les écoles publiques. Le castillan devient la langue seconde. La rivalité entre Madrid et Barcelone se manifeste à tous les niveaux politiques, économiques, culturelles et autres. La plus évidente se révèle au niveau du football (soccer) où le Real Madrid est l’adversaire pour ne pas dire l’ennemi avoué de l’équipe Barcelona. Plus du tiers de la production industrielle du pays est concentré dans cette région voisine de la France. Le coût de la vie est aussi plus cher qu’ailleurs. Ainsi une salade au restaurant d’autoroute a coûté 6,9 euros, une bière 2,40, une pointe de tarte 3,45, un petit pain, 0,90 et, en ajoutant le beurre et la vinaigrette vendus séparément, la facture totalise 14,40 euros soit 20$. Des chips Pringles se vendent 3,45 E, 300 gr de biscuits Oreo 3,25 et un chocolat Kit Kat 1,8. Vraiment plus cher que chez-nous. Une astuce de restaurateurs : dès notre arrivée à table, on sert des petits pains et un plat d’olives, lesquels seront chargés 1,6 euro par personne sur la facture, consommés ou non.

Oublions ces attrape-touristes pour commenter trop rapidement le tour de Barcelone. La ville est super propre grâce notamment à une armée de balayeurs et aux nombreuses poubelles placées sur tous les trottoirs. Du nord au sud (mettons, car je ne m’oriente pas) une grande promenade piétonnière, la Ramblas, est bordée de platanes longs de 20 m qui se rejoignent au niveau du feuillage. Partout des îlots de fleurs et des petites boutiques ou terrasses de restaurants. Le pavé entièrement fabriqué de céramiques (à moins que ce soit du ciment) de 3’’ X 20’’, légèrement courbées et de deux teintes de brun réparties en bandes parallèles, le pavé dis-je, s’harmonise avec la couleur des édifices commerciaux environnants. Il y a continuellement des centaines voire des milliers de promeneurs dont beaucoup de touristes qui vont et viennent sans paraître pressés. La ville est constellée d’immeubles à voir, de monuments à admirer, de musées, de salles d’exposition, d’églises et d’œuvres de Gaudi à ne pas manquer de visiter sous peine d’être considérés comme béotiens.

Gaudi Il est 15 h. La température est stable à 24°. Je suis fatigué. Avec une bière, je m’installe sur la Place de la Catalogne pour observer la foule et les alentours tout en prenant des notes pour le présent récit. Je me remémore cette visite des œuvres du grand artiste Gaudi ce matin dont notamment le Parc Gaël, l’une de ses œuvres principales avec l’église Sagrada Familia (Sainte Famille). Quel génie ce Gaudi ! Gaël c’est son mécène, un riche baron. Ensemble ils ont voulu développer un complexe résidentiel de quelque soixante habitations. Gaudi construisit d’abord une maison modèle laquelle hélas ne trouva pas d’acheteur. Il décida donc de l’habiter tout en occupant ses temps libres à créer tout un environnement fantaisiste, coloré et tout à fait « pété » comme disent les jeunes. On dirait un village de pain d’épices créé pour une émission de télévision où habiteraient des créatures de Walt Disney ou les Schtroumps ou autres génies fantastiques. Le clocher de l’église de ce village flyé, notons que Gaudi était un grand catholique au service de sa foi d’abord, est bâti comme un cône de crème glacée à plusieurs boules. Une colonne du parc prend la forme d’une lavandière moulée dans le béton et couronnée de son panier à lessive. Elle monte la garde d’une longue tonnelle ombragée de lierre. Des murets qu’on dirait construit de colombins entièrement couverts de céramiques multicolores encadrent la voie de circulation et sont festonnés comme s’ils étaient fabriqués à la main par des enfants. Ici, c’est une fontaine au méchant dragon qui crache un feu de fleurs; là, une arche remplie d’animaux fantastiques mais pas du tout menaçants.

Merci aux appareils photos numériques sans lesquels nombre de Japonais seraient sortis d’ici appauvris. Je les vois attendre l’éclair de la caméra, debout, stoïques, statufiés, les bras pendants devant un âne à deux têtes et plus loin devant un bassin aux mille carpes de céramique multicolores. Là, c’est encore ce même oriental (anyway, ils se ressemblent tellement!) qui passe de posé à poseur. On dirait ces Orientaux tout désorientés dans ce monde joyeux. De vraies photos de passeport !

Et la cathédrale alors ! Bien qu’il faudra encore attendre près d’un siècle pour sortir les grues et les dizaines d’ouvriers, sculpteurs, céramistes et peintres qui s’y affairent, je suis, encore une fois, émerveillé par ce monument religieux auquel Gaudi a travaillé quelque quarante ans soit jusqu’à sa mort accidentelle en 1925 (je crois). L’église compte actuellement huit tours sur les douze dédiées aux apôtres. Quatre autres sont ou seront élevées en hommage aux évangélistes, une autre, plus grande encore, honore la Vierge et la dernière, le clocher de Jésus, culminera ce sanctuaire à nul autre pareil.

En façade, une centaine de personnages aux formes naturelles pour les plus petits et stylisées pour les plus importants forment un exceptionnel chemin de croix, c’est la Passion. Au sommet, un Christ ressuscité semble s’élever dans le ciel. Sur la façade arrière, c’est l’histoire de la Nativité qui est présentée dans la pierre. Il y a tellement de personnages que d’aucuns prétendent que le tout devient surchargé. Enfin, sur la troisième façade principale, c’est la Gloire du salut qui est représentée.

Encore une fois, le temps file. Il n’est plus possible de pénétrer et de pouvoir vérifier si une telle enveloppe annonce un contenu aussi remarquable. Le lecteur des présentes en sort chanceux. Je serais incapable de décrire adéquatement une telle œuvre d’art. Nos petits-enfants verront-ils ce chef d’œuvre complété ? Gaudi a exigé que les sculptures prévues soient des parties intégrantes de la structure de ce temple-musée. En conséquence elles doivent être exécutées par les artistes et ouvriers sur place, ce qui rend l’opération lente et dispendieuse. On compte sur les mécènes pour financer l’œuvre et aussi sur les milliers de visiteurs qui, à chaque année, paient 10 euros pour être admis sur le terrain et encore d’autre argent comme contribution volontaire ou pour l’achat de souvenirs. À noter que les Japonais sont très sensibles au fait que le chef actuel du chantier soit l’un des leurs. Un tel choix pourrait-il délier les bourses jaunes ?

Et voilà Au dernier soir, l’agence nous reçoit pour un dîner d’au revoir dans un chic hôtel du centre ville. Excellent repas arrosé de bon vin et couronné d’un champagne espagnol pour accompagner les profiteroles. L’atmosphère est des plus détendus. On remet la propina à Mme Rosa Mayné Castella et à Carlos au taux suggéré de 3 $ par jour pour la guide et 2 $ à cet excellent chauffeur qui nous a si habilement conduits sur les routes ibériques et dans le dédale des boulevards urbains.

Photos, échanges d’adresses, promesses de se revoir bref, les bonnes relations qui se sont nouées au cours de cette quinzaine de proximité se poursuivent et certaines pourront continuer au-delà du retour au pays.

Voilà qui complète la narration de cette autre belle expérience de voyage. J’ai fortement apprécié découvrir les richesses de l’Espagne et du Portugal, on l’aura deviné.

Je salue et remercie ceux et celles qui me font l’honneur de partager ce récit. Puisse-t-il vous inciter à le vivre avec autant d’intensité. Je vous le souhaite vivement.

Léon A. Lemay
Thaïlande: trucs indispensables à avoir sur soi en permanence? English translation pending
by SarahDu69200 · 2010-08-15 · 163 replies
Avis aux experts de la vie en Thaïlande, les chochottes comme moi seront certainement ravis de vous lire...🏴‍☠️🏴‍☠️

Voilà, j'ai un voyage organisé de prévu là bas en circuit classique, je me documente donc un maximum avant de partir, et en surfant sur le blog d'un mec, HORREUR il expliquait qu'il valait mieux se trimbaler avec un rouleau de papier toilettes dans son sac LOL🤪, également des affaires de rechanges en cas d'averses, une petite serviette éponge pour la transpiration (si si)...

Enfin voilà quoi, si je n'étais pas tombée par hasard sur son blog c'est le genre de choses auxquelles je n'aurait vraiment jamais pensé.

Je ne suis pas une grande aventurière, j'ai besoin de mon petit confort (eh oui les baroudeurs on est pas tous pareils que voulez vous😛)

En bref, j'attends la liste des choses à emmener en excursion ou même de France au cas ou...

J'attends vos réponses avec impatience, et avis aux moqueurs : J'ASSUME MA GLAMOUR ATTITUDE 😎 rien de ce que vous pourrez dire ne changera 😉
Voyage à Bali et Sulawesi en famille (trois enfants) English translation pending
by Gerduf · 2010-08-11 · 19 replies
Bonjour,

Nous partons à Bali en avril prochain pour 16 jours avec nos 3 enfants (7, 9 et 11 ans). C'est notre premier voyage" aventure et découverte" avec eux. Nous aimerions également passer 4 jours au pays Toraja à Sulawesi, ce qui nous freine un peu, c'est la route pour y parvenir. N'est-ce pas trop éprouvant pour les enfants? N'est-ce pas trop de temps perdu cette longue route? Le pays Toraja en vaut-il réellement la peine ou vaut-il mieux passer la totalité de notre séjour à Bali? Nous avons reçu deux devis, Bali Autrement et Bali Authentique. Bali Autrement nous propose notamment 2 nuits chez l'habitant (notre guide potentiel) chez les Torajas ce qui peut être une aventure très riche avec les enfants. Quelqu'un en a-t-il déjà fait l'expérience? Autre préoccupation: n'est-ce pas trop lourd d'être toujours accompagné d'un guide? A-t-on tout de même "de l'air"? Pour terminer, y a-t-il des visites ou expériences particulièrement susceptibles d'intéresser les enfants?

Merci d'avance pour vos réponses.
Installation sur Phuket: recherche contacts d'expatriés français English translation pending
by Gegeaud · 2010-08-08 · 14 replies
bonjour, voici le 5 eme voyage en thailand, nous sommes en train de tout vendre en france(meubles, voitures, societés, etc...)nous sommes à l heure actuelle à montpellier et garderons un pied a terre en normandie.nous devons nous installer à phuket vers le mois de janvier 2011 entre patong et rawai(preference pour rawai)nous prendrons un vol sec avec notre petit chien.nous avons 32 ans .une fois sur place nous prendrons un hotel ou petit appartement le temps de trouver une villa sympa sans aller trop vite pour etre sur de faire les bons choix.nous resterons 3 mois minimum dans un premier temps voir 6 mois si le visa nous le permet sans trop de difficulté.quand nous aurons compris le systeme et rencontré les bonnes personnes, nous ouvrirons notre buiness (idée sur place ou restaurant)je suis ancien restaurateur et ma femme comptable.depuis 6 ans j ai ouvert des societes dans les energies renouvelables et climatisation. nous postons ce message dans l espoir de pouvoir avoir des contacts sur place pour partager leur experience .Toute personne tordu s abstenir..si vous avez des commentaires ou idees ou echange partage n hesitez pas a nous contacter...nous attendons vos messages avec impatience...on compte sur vous ca fait toujours du bien de savoir que l on connait un peu de monde sur place !gerald christina
Islande - Juin 2010 - Récit et photos English translation pending
by Lorenzoboy · 2010-07-29 · 9 replies
Bonjour!

Du 6 au 28 juin 2010, j'ai fait le tour de l'Islande en bus en compagnie de ma copine. Nous avons fait un peu de camping et surtout dormis en auberge de jeunesse. Voici le récit de ce fantastique voyage.

Les photos sont ici:
http://www.flickr.com/photos/lorenzoboy/

Les albums sont classés en ordre chronologique.

ISLANDE – 6 AU 28 JUIN 2010

Jour 1: Montréal - KeflavikDépart de Montréal à 18h, direction Toronto avec Air Canada. Il n'y a malheureusement pas de vol direct de Montréal vers Keflavik… Arrivée à Toronto à 19h et départ pour l'Islande à 21h (Icelandair).Jour 2: Keflavik - SelfossArrivée à Keflavik à 6h am, sous la brume. Le temps de chercher les bagages (ouf, ils ne se sont pas perdus dans le transfert!), de passer la douane (une vraie blague!), de changer nos dollars canadiens en kronur et hop! dans le bus pour Reykjavik (Fly Bus, 40 – 45 minutes).Nous arrivons à la gare routière de Reykjavik (BSI) vers 8h15, juste à temps pour acheter la Full Circle Pass (33 000 ISK) attraper le bus de 8h30 vers Selfoss (ligne 12), lieu de notre première nuitée.Arrivée à Selfoss vers 9h30. Direction camping où nous attend un bon lit douillet dans le petit chalet que nous avons réservé pour deux nuits (9000 ISK la nuit).Ballade à Selfoss et courses. Traversée du pont et découverte d'un joli petit parc plein de sentiers. Ensuite, souper et dodo bien mérité.Météo: Brouillard en matinée et gros soleil le reste de la journée.Jour 3: Selfoss – Geysir – GullfossNous prenons le bus de 9h30 en direction de Geysir et Gullfoss (ligne 2). En fait ce n'est pas un bus, c'est une mini-van dans laquelle nous sommes 5 passagers. Le chauffeur est super sympathiques et il fait pleins d'arrêts en chemin (chute, cratère).Première escale d'une heure à Geysir. C'est drôle de voir tous ces gens, appareils photos en main, qui attendent l'explosion de Strokkur.Ensuite direction Gullfoss, escale d'une heure également. La chute est vraiment impressionnante!Retour vers Geysir pour une autre escale, de deux heures cette fois. Nous en profitons pour manger un morceau et nous balader sur les montagnes environnantes. Retour à Selfoss à 17h45. Le tout nous aura coûté 4000 ISK chacun, soit beaucoup moins cher que les excursions organisées (qui varient entre 6500 et 8000 ISK)! Par contre nous n'avons pas vu Pingvellir…Météo: Gros soleil, 22 degrés!Jour 4: Selfoss - SkogarDépart de Selfoss à 9h30, direction Skogar (ligne 12). En route, le chauffeur fait une escale d'une vingtaine de minutes à Seljalandsfoss, jolie cascade haute d'une soixantaine de mètres. On peut également y constater le pouvoir destructeur des jökulhaups de l'éruption de l'Eyjaffallajökull. Parlant de ce satané volcan, nous tentons par tous les moyens de l'apercevoir, mais les nuages sont trop bas… Déception…Arrivée à Skogar vers 11h30, petite localité d'une vingtaine d'habitants où les moutons règnent en maîtres. Nous nous rendons à l'AJ, qui malheureusement ouvre ses portes uniquement à 16h… Bon… Comme nous ne savons pas où entreposer nos sacs, nous en profitons pour aller visiter le Folk Museum. Très intéressant, tout plein d'artéfacts islandais.Après avoir pris possession de la chambre à l'AJ (double, 6900 ISK), nous allons voir Skogafoss et marcher quelques heures dans le sentier derrière la chute, qui longe la rivière Skogar. Il s'agit du départ (ou de l'arrivée) du trek vers Thorsmörk. Ballade inoubliable où se succèdent chutes et cascades, montagnes et neiges éternelles. Certaines portions du sentier sont recouvertes d'une épaisse couche de cendre qui donne au paysage un air de fin du monde… Impressionnant!Météo: Alternance soleil – nuages, 16 –17 degrés.Jour 5: Skogar – VikIl a plu durant la nuit, matinée de brouillard et de crachin. Comme le bus vers Vik ne passe qu'à 11h30 (ligne 12), je retourne admirer Skogafoss. À ma grande surprise la chute est rendue brun-clair, en raison de la cendre charriée par la pluie. On dirait une chute de lait au chocolat!Nous sautons dans le bus et nous arrivons à Vik sous la brume et les gouttelettes (Vik est la ville la plus pluvieuse d'Islande). Le cadre est tout simplement magnifique! Des montagnes vertes à faire pâlir d'envie un green de golf, une plage de sable noir et l'océan Atlantique en arrière plan.Nous allons déposer nos trucs à l'AJ, située à l'entrée du village, au coeur des montagnes. La plus belle AJ du voyage (6900 ISK la double).Ballade sur la plage en après-midi, notamment pour aller voir les trolls pétrifiés (Reynisdrangar). Le ciel se dégage et le soleil se met de la partie. Yééé!Après le souper nous décidons d'aller monter la falaise du Reynisfjall, à l'ouest du village. Ascension passablement abrupte, mais la récompense est au sommet: vue sur Vik et sa plage à perte de vue d'un côté, vue sur le cap de Dyrholaey de l'autre. À ne rater sous aucun prétexte! Attention, ça souffle fort au sommet…Météo: Un peu de tout: brouillard, crachin, pluie fine et gros soleil.Jour 6: Vik - SkaftafellAu lever il fait un temps magnifique. Pas un nuage dans le ciel. En attendant le bus pour Skaftafell nous allons profiter de la plage une dernière fois. Ensuite nous montons vers l'église et le cimetière pour y apprécier la vue.Nous prenons l'autobus à 12h30 (ligne 12) vers Skaftafell. Les paysages qui se succèdent sont à couper le souffle: Myrdaljökull et le volcan Katla, champs de lave et paysages dévastés par les jokülhaups de l'éruption du Grimsvötn en 1996.Arrivée à Skaftafell à 15h. Nous allons planter la tente au camping. Il s'agit de la seule option pour dormir, outre une guesthouse située à environ 5 km du pavillon central du parc. Il faut prévoir sa bouffe car aucun commerce sur les lieux, hormis le resto de l'info touristique (cher), qui offre un pauvre choix de victuailles (Skyr, pain, sandwichs misérables).Les sentiers ne manquent pas à Skaftafell. Il y a de quoi s'occuper pour des jours et des jours! Nous partons vers Svartifoss en début de soirée. Compter environ 1 heure. Retour par la ferme abandonnée de Sel et vue sur la vallée de Morsardalur. Vers 23h, nous décidons de prendre le sentier qui se rend au pied de la langue glaciaire Skaftafelljökull (1/2 heure). Il fait froid au pied du glacier, c'est comme un climatiseur naturel!Météo: Alternance soleil – nuages. Plutôt frais.Jour 7: Skaftafell – HöfnÀ la base, nous devions camper 2 nuits à Skaftafell. Devant la météo incertaine (les nuages menaçaient), nous décidons de prendre le bus de 15h30 en direction de Höfn. Nous en profitons toutefois pour aller faire le sentier qui longe la langue glaciaire Skaftafelljökull (environ 3h30).Le bus qui nous amène vers Höfn (ligne 12 toujours) fait un arrêt d'une heure à l'incontournable lagon glaciaire de Jokulsarlon. Nous en profitons pour faire un tour de bateau amphibie au milieu des icebergs (1/2 heure). C'est un peu cher (3000 ISK) mais ça vaut la peine! On a une bien meilleure vue que de la berge. Site surréaliste indescriptible…Arrivée à Höfn (prononcé «Heupn»), arrêt dispensable mais obligatoire pour toute personne voyageant en bus. Il n'y a pas grand chose à voir… Toutefois, la ballade dans les sentiers derrière le port est agréable. Attention aux sternes, particulièrement agressives à cet endroit durant la période de nidification!Météo: Beau soleil avec ennuagement en après-midi.Jour 8: Höfn - Myvatn Nous prenons le bus de 8h30 vers Egilsstadir (ligne 9). Nous longeons les fjörds de l'est. Le décor est magnifique, les nuages sont bas et ils caressent les montagnes. Avoir su, j'aurais prévu une nuitée dans les environs de Berunes (l'AJ est supposément très bien).Arrivée à Egilsstadir pour changer de bus. Direction Myvatn (ligne 62).Dès que nous sortons du bus à Myvatn nous sommes assaillis par une nuée de moucherons. Ils rentrent dans les yeux, le nez, les oreilles. Aaaaargh! L'endroit est fidèle à sa réputation (le lac aux moucherons)! Heureusement, nous avions prévus le coup et nous enfilons nos moustiquaires.Direction le camping, où nous décidons de louer un chalet plutôt que de camper (8000 ISK la nuit). Ensuite courses, souper (le barnum est très bien équipé!) et petite virée aux Nature Baths, le Blue Lagoon du nord. Disons que ça finit bien la journée!Météo: Du soleil et encore du soleil, 21 degrés.Jour 9: MyvatnComme nous n'avons pas de véhicule et que les sites d'intérêts sont éparpillés sur quelques km autour du lac, nous décidons de louer des vélos au camping. Ils sont en piteux état, dispendieux (1800 ISK la journée), mais c'est plus rapide qu'à pieds.Direction le cratère Hverfell (5 km de Reykjalhid), que nous escaladons. Le panorama en vaut la peine. Ensuite, nous allons nous promener dans les châteaux noirs de Dimmuborgir. Je m'attendais à être plus émerveillé mais bon, c'est personnel… En soirée, petit détour par les grottes de Grjótagjá et ses sources d'eau chaude.Météo: Gros soleil, 22 degrés.Jour 10: Myvatn – Njamafall – KraflaPour se rendre au site géothermique de Namaskard, au pied de Namasfjall, nous décidons de faire du pouce (du stop). Par chance, un couple de français nous embarque dès le départ. Merci à vous, charmants inconnus!Le site de Namaskard est impressionnant: solfatares, fumerolles et marmites de boue tapissent un sol craquelé couleur dorée. L'odeur y est toutefois insupportable! Et les moucherons, que je croyais inexistants loin du lac, se mettent de la partie…Nous partons à pieds vers le volcan Krafla, toujours le pouce en l'air car le site se trouve à une dizaine de km de Namaskard. Pas de bol cette fois, les automobilistes nous ignorent… Après 6 ou 7 km de marche, le couple de français qui nous avait embarqué plus tôt nous rembarquent. Merci encore!Après avoir fait le tour du cratère Viti et son lac turquoise, nous nous dirigeons vers le champ de lave du Krafla (Leirhnjukur), toujours fumant. Expérience étrange et inoubliable, le Mordor du Seigneur des anneaux!Pour revenir vers Reykjalhid, nous décidons d'emprunter le sentier de 13 km qui traverse le champ de lave et qui longe ensuite la montagne surplombant Reykjalhid. Je conseille cette randonnée à tous, vraiment génial.Météo: Encore une journéeJour 11: Myvatn - Akureyri Nous prenons le bus vers Akureyri à 15h30 (ligne 62).Le soir, nous décidons d'aller prendre un verre au «centre-ville». Sur la terrasse du Café Amour, nous avons le plaisir d'assister à une coutume locale: le défilé de voitures. Les jeunes (et moins jeunes) font briller leurs bagnoles et ensuite défilent autour de la place centrale à 5 km/heure toute la soirée et une partie de la nuit. Étrange… Jour 12: AkureyriComme c'est le 17 juin, jour de la fête nationale, nous décidons de rester à Akureyri et d'assister aux festivités. La ville est charmante, mais on fait le tour assez vite!Météo: SoleilJour 13: Akureyri - HusavikLe plan initial était d'aller visiter l'île de Grimsey. Malheur! L'info touritique nous informe que tout est complet pour les prochains jours (ferry et avion). Ça a l'air que c'est comme ça à chaque année à l'approche du solstice d'été. Voilà, vous êtes prévenus! Réservez à l'avance… Nous nous rabattons donc sur Husavik, charmant petit port digne d'une carte postale et capitale de l'observation de baleines (5000 ISK l'aller-retour en bus).Sur place, nous décidons finalement d'aller voir les baleines. Nous en verrons… une! Pas mal pour 42 euros… Au moins le tour de bateau était plus qu'agréable.Météo: Plein soleilJour 14: Akureyri - AsbirgyDécidément, nous avons prévu beaucoup trop de temps à Akureyri… Nous décidons donc d'aller à Asbirgy, la forêt entouré d'un immense canyon.La ballade au sommet du canyon, dont les parois s'élèvent à plus de 100 mètres, vaut certainement le coup d'œil. Mais ça fait un périple un peu cher en bus (9000 ISK l'aller-retour)…Météo: Soleil et passages nuageux. Chaud.Jour 15: Akureyri - Isafjördur Nous quittons enfin Akuryri! Une longue journée de bus nous attend jusque dans les Westfjörds: Akureyri / Stadarskali, ensuite Stadarskali / Holmavik et finalement Holmavik / Isafjördur. 10 heures de trajet en tout. Au moins les paysages sont époustouflants, en particulier la route qui longe les fjörds entre Holmavik et Isafjördur.Isafjördur, capitale des Westfjörds, est une jolie ville de 3000 habitants nichée au fonds d'un fjörd.Météo: Un peu de tout. Soleil, nuages, brouillard, mais Toujours pas de pluie!Jour 16: Isafjördur – Vigur Bien que jolie, la ville d'isafjördur est petite. Par conséquent, nous décidons de nous payer une excursion vers l'île de Vigur (6000 ISK). Le trajet en bateau dure environ 1 heure et le décor est magnifique.La visite de l'île se fait avec un guide. La famille qui y habite y pratique notamment l'élevage d'eiders (pour le duvet). Il y en a partout sur le sol! Aussi, beaucoup de guillemots, de puffins et, bien entendu, des sternes qui veulent vous picorer le crâne. Heureusement, le guide fournit des bâtons qu'il suffit d'agiter au dessus de la tête pour éviter les attaques. Comique.La visite se termine par un goûter offert par les résidents de l'île. Pain, fromage, trempettes au fruits de mer, gâteaux et café sont servis aux visiteurs. Agréable.Météo: Soleil et passages nuageux.Jour 17: Isafjördur - Bolungarvik Isafjördur n'ayant pas grossie depuis hier, nous décidons de prendre une navette (500 ISK) qui nous amène au petit village de pêche de Bolungarvik. Le petit port est enclavé entre trois immenses montagnes. Aussi, une belle petite plage de sable blond avec vue sur le Hornstrandir. Une visite qui vaut le détour, à une quinzaine de minutes de Isafjördur.Météo: Plein soleil.Jour 18: Isafjördur – Reykjavik Départ à 8h30 de Isajfördur vers Reykjavik, en avion avec Air Iceland. En s'y prenant tôt, les billets ne coûtent pas chers (moins de 5000 ISK)! La veille, nous avons réservé une chambre à la Guesthouse 101. Nous avons opté pour quelque chose de central (coin Laugavegur et Snorrabraut). Très moyen, très bruyant).Découverte de Reykjavik, charmante capitale à dimension humaine. Petite pinte de bière sur une terrasse à Austurvöllur.Météo: Plein soleilJour 19: Reykjavik – VestmannaeyarDirection le BSI pour prendre l'autobus de 10h40 vers Thorlakshöfn (ligne 3), d'où part le ferry vers Vestmannaeyar. La traversée, qui dure près de 3h30, est agréable pour autant qu'on ne souffre pas du mal de mer. Bateau bien équipé: Cafétéria, salles de télé, salles de repos, etc. Moi je préfère rester sur le pont, même si ça souffle fort.L'arrivée dans le port de Heiamey est magnifique. Nous nous dirigeons vers le terrain camping, situé à environ 3 km du port. Il s'agit du plus beau camping qui soit, enclavé à l'intérieur d'une grosse falaise en forme de demi-cercle.En soirée, je décide d'aller grimper la falaise du camping. Disons que c'est assez abrupt et périlleux! Les moutons eux ne semblent pas s'en faire outre mesure, de vrais chèvres de montagnes! La vue du sommet en vaut la chandelle. Il est possible de longer la crête, mais ça me semblait assez dangereux (vent et fatigue n'aidant pas…).Météo: Nuageux avec éclaircies.Jour 20: Vestmannaeyar - Reykjavik Comme nous prenons l'avion à 19h pour retourner à Reykjavik, nous avons toute la journée devant nous.Nous commençons par aller nous balader sur le volcan de Heiamey, lequel est entré en éruption en 1973, engloutissant et embrasant une partie de la ville. Impressionnant.De retour au camping, nous partons à la découverte des puffins. Un sentier qui part du camping, via le terrain de golf, permet de longer les falaises de l'ouest de l'île, là où nichent les puffins par milliers. Si vous n'en voyez pas, c'est que vous êtes malchanceux en tabarouette! Il s'agit de l'une de mes promenades coup-de-coeur du voyage. Si vous voulez voir les puffins en action (surtout pour rire de leur manière malhabile de voler et d'amerrir), la petite crique à l'extrémité ouest de la falaise du camping, juste en bas du terrain de golf, est l'endroit idéal. Les charmants volatiles passent carrément à un mètre de nos têtes!Retour à Reykjavik, où nous logerons à l'AJ Downtown (un peu chère mais très bien située, propre et bien équipée).Météo: Soleil, nuages et un épais brouillard durant quelques heures.Jour 21: Reykjavik Journée paisible à nous promener dans Reykjavik. Nous sommes allés à la Pearl et y avons visité le Saga Museum (intéressant). Mais le must de Reykjavik, c'est d'aller nourrir les canards au lac Tjörnin. On ne s'en lasse pas! Amenez vous un pain complet, comme le font les locaux. Comme c'est samedi soir, nous décidons de sortir afin d'être témoin des nuits folles de Reykjavik. C'est effectivement assez fou. Les gens se promènent de bars en bars, bière à la main, le sourire aux lèves. Nous avons choisi de nous installer au Dillon, bar rock sur Laugavegur. Très bien comme place, avec la clientèle qui change aux demi-heures. Nous rentrons à l'auberge un peu pompettes, à 3h30 du mat, alors que fête continue à battre son plein sous le soleil de minuit. Demain, c'est le grand départ… Météo: Ensoleillé, comme d'habitude… JJour 22: Reykjavik – Blue LagoonNous profitons de notre dernière pour acheter des cadeaux pour les proches et faire un détour pour nourrir une dernière fois les canards (je vous l'dit, c'est un must!)Nous prenons le bus à 17h pour le Blue Lagoon, avec la compagnie Netbus. Cette nouvelle compagnie charge moins cher que Reykjavik Excursions pour son forfait transport / admission au Blue Lagoon (6500 ISK au lieu de 8000).Le voyage se termine dans la chaleur réconfortante des eaux laiteuses du Blue Lagoon. Certes, l'endroit est très touristique, mais ça vaut la peine de s'y arrêter.À 21h30, le Netbus en direction de Keflavik nous dépose au Fit Hotel, l'AJ située à 2 pas de l'aéroport. C'est un bon plan si vous avez un vol tôt en matinée. Il en coûte environ 1500 ISK pour la course en taxi.Météo: Solei et passages nuageux, avec bruine en soirée.Jour 23: Keflavik – MontréalC'EST FINI !!!!!!!!!! Je veux y retourner….
Croisière "Rivage de l'Adriatique" à bord de l'Orient Queen du 25 août 2010 English translation pending
by Fredmili · 2010-07-21 · 25 replies
Bonjour -

je recherche toutes les informations utiles (surtout au niveau des visites a faire soi même ) pour la croisière rivage de l'adriatrique a bord de l'orient queen -

Nous partons le 25 août 2010 et recherchons d'autres personnes faisant cette croisière et qui serait intéressé comme nous a partager des frais de taxi , transport hors celle du bateau qui j ai bien compris était souvent assez cheres .

merci
Marseille-Nouméa par tous les moyens sauf l'avion! English translation pending
by Aurellej12 · 2010-07-13 · 37 replies
coucou!! nous somme un couple de 28 ans et nous projetons de partir vivre a noumea en fin d année, nous souhaiterions nous y rendre par tout les moyens possible sauf l'avion(j'ai peur!!!) quitt a se faire un petit tour du monde nous n avons pas forcement de date precise parcontre nous n avons pas un budget mirobolant! voila si vous avez des infos sur le cout le tps que ca peut nous prendre etc... nous sommes preneur car c est pas evident de s organniser .on pense peut etre a faire une partie en transiberien mais on ne sait vraiment pas combien de tps il faut prevoir , combien d argent et surtout si une fois arrivé a singapour(ou autre!) on trouvera un bateau pour nous mener a noumea!!! voila merci d avance pour vos infos aurelie et yann
Bon plans à Java, Bali et Lombok (Gili) pour trois semaines fin juillet-début août? English translation pending
by Polo92 · 2010-07-09 · 9 replies
Bonjour à tous,

C'est mon 1er post ici, merci à toute la communauté d'alimenter un si joli forum!

Alors voilà ce n'est pas très original mais disons que j'aimerais qqes conseils personnalisés!

Nous partons le 24/07 pour 3 semaines .

Entre temps, nous souhaiterions visiter java, pour son coté authentique, et Bali et lombok pour leur coté paradisiaques (en évitant les hordes d'australiens si possible)...

A l'heure actuelle, nous arrivons le 25/07 à Djakarta et nous avons notre vol retour pour le 13/08 de Djakarta. Nous n'avons pas encore réservé d'hôtel à Djakarta mais idéalement nous le ferons avant le départ ... (ideas?) Il est conseillé partout de fuire Djakarta asap? nous arrivons en fin d'apres midi, devons nous y passer deux nuit ou une seule ?

Quelle est selon vous la meilleure manière de partager notre séjour ? 1 semaine ? 10 j à java ? Et autant sur bali/lombok?

Avez vous des bonnes adresses, pour se loger, pour manger ?

Des choses incontournables à voir / faire ?

Y'a t'il des endroits ou des choses à réserver longtemps à l'avance ? genre un hôtel dans tel endroit parce que c'est toujours plein ?

Nous hésitons aussi a prendre l'avion sur place, ce qui nous ferait probablement gagner du temps mais nous ferait passer a coté de certains coins et surtout des locaux parait il si sympathiques...

Enfin voilà idéalement ce post serait un dialogue d'ici à notre départ. tous les conseils de quelque domaine qu'il soit sont bon à prendre!

Merci de votre coup de main.

Polo
Mariage avec un américain (par naturalisation) et aller en France English translation pending
by Lillynyc · 2010-06-25 · 8 replies
Bonjour a ttes et tous! Je suis francaise et je réside aux USA depuis 4 ans (avec carte verte). Mon petit ami est américain par naturalisation (il est ne au maroc) et nous voulons nous marier, bientot quitter les US et vivre prochainement en France.

J'ai cru comprendre qu'il était plus simple de se marier aux USA pour faciliter les démarches administratives...?

Voici ma question: Sera-t-il aussi simple pour lui d'obtenir un visa et de venir vivre avec moi en France sachant que: - je ne vis pas en France aujourd'hui mais aux US - je n'ai pas d'emploi stable en France pour le moment et ne peux fournir de justificatif de domicile EDF... - le fait qu'il soit né au maroc et non aux US mais Citoyen Americain par naturalisation risque-t-il de compliquer les choses? Qu'elles seraient les démarches supplementaires? Nous pensons vivre avec mes parents dans un premier temps avant de trouver un emploi, appartement.... une fois en France.

Merci à tous pour votre aide 😉 Lily

Advanced search

Your search

More filters

Filters

By member

Display