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Djerba et ses alentours English translation pending
Nous partons fin avril en location à HOumt SOuk
Quelles sont les excursions à faire en 1 journée?
Est il préférable d'utiliser les taxi locaux?
Quels sont les bons plans et les bonnes adresses anti-anarques
merci de vos réponses
TITI 13570
merci de vos réponses
TITI 13570
Visites à Bali en avril? English translation pending
je prépare un séjour à Bali pour avril prochain.
Je voudrais connaitre les temples et beaux sites à visiter et surtout à ne pas manquer.
Au départ de Kuta. Je pense prendre un guide+voiture pour ne pas trop perdre de temps et éviter la police locale surtout en ville!!! Je pense qu'il est préférable lui d'indiquer un circuit défini. J'ai besoin de votre aide..........
Puis au départ de Ubud Location de voiture sans guide. J'ai le permis inter.
Et un circuit en VTT (sans trop de montées
) dans les rizières
en organisé ou pas ??? Une demie journée serait bien.
Merci pour vos réponses
Je voudrais connaitre les temples et beaux sites à visiter et surtout à ne pas manquer.
Au départ de Kuta. Je pense prendre un guide+voiture pour ne pas trop perdre de temps et éviter la police locale surtout en ville!!! Je pense qu'il est préférable lui d'indiquer un circuit défini. J'ai besoin de votre aide..........
Puis au départ de Ubud Location de voiture sans guide. J'ai le permis inter.
Et un circuit en VTT (sans trop de montées
) dans les rizières
en organisé ou pas ??? Une demie journée serait bien.Merci pour vos réponses
Circuit et budget pour onze jours au Kerala English translation pending
Bonjour,
Nous organisons notre voyage de noces en INde du sud. Nous comptons partir 11 jours sur place.
Une agence nous propose le circuit suivant :
Mars 24 Arrivee a Cochin.Hotel BRUNTON BOATYARD.
Mars 25.Cochin.Hotel BRUNTON BOATYARD.
Mars 26.Cochin/Aleppy.HOUSEBOAT.
Mars 27.Aleppy/Kumarakom.COCONUT LAGOON.
Mars 28.Kumarakom.COCONUT LAGOON.
Mars 29.Kumarakom/Periyar.SPICE VILLAGE.
Mars 30:.Periyar/Munnar.BLACKBERRY RESORT.
Mars31Munnar/Madurai.Hotel TAJ GARDEN RETREAT.
Apr 01Madurai.Hotel TAJ GARDEN RETREAT.
Apr 02.Madurai/Capecomorin.Hotel SEAVIEW.(Le meilleur de la ville)
Apr 03.Capecomorin/Kovalam.Hotel SEAFACE.
Apr 04.Kovalam/Trivandrum et depart.
Nous avons voulu un séjour surtout nature avec culture (d'où le détour à Madurai)
J'ai un peu peur que l'étape à Kumarakom soit un peu longue. Nous n'avons pas tellement envie de lézarder car nous le ferons après aux Maldives !
L'agence me demande mon budget et j'aimerai votre avis sur ce montant en sachant que c'est notre voyage de noces ! environ 1000 euros est-ce bien ?
Je vous remercie de vos réponses et je vous tiendrai au coruant de notre voyage !
L'agence me demande mon budget et j'aimerai votre avis sur ce montant en sachant que c'est notre voyage de noces ! environ 1000 euros est-ce bien ?
Je vous remercie de vos réponses et je vous tiendrai au coruant de notre voyage !
Missionnaires: quel impact selon vous? English translation pending
Bonjour,
suite à quelques voyages, quelques rencontres surprenantes dans des coins dit reculés et des lectures d'articles et de bouquins, je me pose bien des questions sur les missionnaires.
Ces hommes et ces femmes parcourent la terre avec comme seul élément dans leur sac à dos, la Bible ou certainement le Coran, (pour ma part, je n'en pas rencontré) et autres livres religieux. Ceux-là, ces itinérants ont tendance à me faire "rire", j'avoue...en même temps, cela m'intrigue d'avoir un tel but dans son voyage. Amener à des inconnus sa vérité et tenter de faire accepter celle-ci plutôt que d'en découvrir d'autres.
Ou bien, plus encore, ils se posent, famille réunie, avec l'accord d'un chef auprès d'une minorité, d'une ethnie ou autre appelation d'autochtones. Et là, il s'agit d'un travail en profondeur, en ce sens que le blanc fait un travail d'acceptation pour tenter de devenir lui-même, de part son attitude, un exemple auprès de minorités de culture ancestrale...jusqu'à ce qu'ils se penchent sur le fameux livre.
Evangéliser, christianniser...ça me gène...en même temps, on va me dire, c'est pour revaloriser la place de la femme, leur donner des notions d'hygiène etc...
Oui, une femme des Témoins de Géovah avait tout laché en France avec son mec pour d'après ces dires, "alphabétiser" les plus démunis dans un village de la brousse béninoise via...leur "livre". Je n'avais pas assez de temps pour rester avec eux voir comment cela se passait, et me faire un avis sur des réalités plus concrêtes que ces dires. D'un côté, il y avait quelque chose de reconnaissant, d'un autre il y a le profit de la vulnérabilité etc...il y a ce côté intérressé. Comme un appat.
Une famille entière a quitté sa grande ville californienne et tout le confort qui va avec, ainsi que la situation, pour attérir avec les 2 jeunes enfants dans un village Samburu au Kenya. Les photos dévoilent leur chemise plus que blanche à col rond, la raie sur le côté. Eux ont bien du mal à imposé leur livre, du coup, ils veulent l'adapter, faire des cours sous l'accacia par exemple pour plus d'impact. Et la fille de 13 ans qui signe de son "le message de Dieu ne m'a jamais dit d'être missionnaire" puisqu'elle a du mal ici, et subit le choix de ses parents.
Une autre famille s'installant chez les Fayou oblige les enfants à s'habiller et se laver pour aller dans l'école créé par la mère, et donnée en indonésien (alors que linguistes, les missionnaires avaient appris parfaitement leur langue, habitant depuis 10 ans à leurs côtés). Là, évidemment, leur présence a permis de préserver leur communauté, dans le sens où se faisant la guerre continuellement par rapport à la terre, aux femmes ou au cochon, les fayou vivaient dans la terreur et souvent peu de temps.
Au Soudan, ce sont les missionnaires qui tentent de convaincre le gournement de Bush de mettre des moyens ...
Il y a un sentiment colonisateur dans leurs missions que je garde dans la tête, un pas de plus vers la mondialisation...
Bon, je vais m'arrêter là, mais je voulais savoir quel est votre sentiment sur ce sujet, s'il vous interresse ou interpelle. Si vous aviez rencontré des missionnaires, et quels ont été vos sentiments sur leur impact, leur place etc.
Merci.
(je précise que je suis agnostique)
suite à quelques voyages, quelques rencontres surprenantes dans des coins dit reculés et des lectures d'articles et de bouquins, je me pose bien des questions sur les missionnaires.
Ces hommes et ces femmes parcourent la terre avec comme seul élément dans leur sac à dos, la Bible ou certainement le Coran, (pour ma part, je n'en pas rencontré) et autres livres religieux. Ceux-là, ces itinérants ont tendance à me faire "rire", j'avoue...en même temps, cela m'intrigue d'avoir un tel but dans son voyage. Amener à des inconnus sa vérité et tenter de faire accepter celle-ci plutôt que d'en découvrir d'autres.
Ou bien, plus encore, ils se posent, famille réunie, avec l'accord d'un chef auprès d'une minorité, d'une ethnie ou autre appelation d'autochtones. Et là, il s'agit d'un travail en profondeur, en ce sens que le blanc fait un travail d'acceptation pour tenter de devenir lui-même, de part son attitude, un exemple auprès de minorités de culture ancestrale...jusqu'à ce qu'ils se penchent sur le fameux livre.
Evangéliser, christianniser...ça me gène...en même temps, on va me dire, c'est pour revaloriser la place de la femme, leur donner des notions d'hygiène etc...
Oui, une femme des Témoins de Géovah avait tout laché en France avec son mec pour d'après ces dires, "alphabétiser" les plus démunis dans un village de la brousse béninoise via...leur "livre". Je n'avais pas assez de temps pour rester avec eux voir comment cela se passait, et me faire un avis sur des réalités plus concrêtes que ces dires. D'un côté, il y avait quelque chose de reconnaissant, d'un autre il y a le profit de la vulnérabilité etc...il y a ce côté intérressé. Comme un appat.
Une famille entière a quitté sa grande ville californienne et tout le confort qui va avec, ainsi que la situation, pour attérir avec les 2 jeunes enfants dans un village Samburu au Kenya. Les photos dévoilent leur chemise plus que blanche à col rond, la raie sur le côté. Eux ont bien du mal à imposé leur livre, du coup, ils veulent l'adapter, faire des cours sous l'accacia par exemple pour plus d'impact. Et la fille de 13 ans qui signe de son "le message de Dieu ne m'a jamais dit d'être missionnaire" puisqu'elle a du mal ici, et subit le choix de ses parents.
Une autre famille s'installant chez les Fayou oblige les enfants à s'habiller et se laver pour aller dans l'école créé par la mère, et donnée en indonésien (alors que linguistes, les missionnaires avaient appris parfaitement leur langue, habitant depuis 10 ans à leurs côtés). Là, évidemment, leur présence a permis de préserver leur communauté, dans le sens où se faisant la guerre continuellement par rapport à la terre, aux femmes ou au cochon, les fayou vivaient dans la terreur et souvent peu de temps.
Au Soudan, ce sont les missionnaires qui tentent de convaincre le gournement de Bush de mettre des moyens ...
Il y a un sentiment colonisateur dans leurs missions que je garde dans la tête, un pas de plus vers la mondialisation...
Bon, je vais m'arrêter là, mais je voulais savoir quel est votre sentiment sur ce sujet, s'il vous interresse ou interpelle. Si vous aviez rencontré des missionnaires, et quels ont été vos sentiments sur leur impact, leur place etc.
Merci.
(je précise que je suis agnostique)
Découvrir le Maroc à moto English translation pending
Bonjour, je viens de découvrir ce forum et je m'en régale.
J'ai une attirance particulière pour l'Afrique que j'aimerais découvrir en combinant avec ma passion de la moto. J'aimerais partir 15 à la découverte du Maroc et c'est là que se pose les questions!
Peut on camper ou l'on veut?
Est raisonnable d'y aller seul?
pour info, je suis un garcon de 21 ans, un gout prononcé pour l'aventure, ma moto est une suzuki trail- enduro DR 350 (conso de 5.5litres/100), réservoir de 16 litres j'ai également de bonnes notions de mécanique.
Je suis de Belgique et mon problème est d'arriver à Fes avec la moto car traverser la france en enduro, c'est très très long...Quelqu'un a t il une idée?
J'aimerais y aller fin Aout 2007, est ce supportable en température?
Peut on en profiter en 15 / 20 jours?
merci d'avance. Rien que le forum est déjà un bout du reve.
Je suis de Belgique et mon problème est d'arriver à Fes avec la moto car traverser la france en enduro, c'est très très long...Quelqu'un a t il une idée?
J'aimerais y aller fin Aout 2007, est ce supportable en température?
Peut on en profiter en 15 / 20 jours?
merci d'avance. Rien que le forum est déjà un bout du reve.
Itinéraire au Maroc en juillet English translation pending
Bonjour!!
Nous sommes belge. Nous désirons nous rendre au maroc durant le moi de juillet.Nous partons avec 1 voiture et 1 camionnette (9places).On se demandait si c'était plus intéressant de faire l'itinéraire 1) belgique - france - espagne (bateau)-maroc 2) belgique - france (bateau) - maroc
A oui la camionnette louée ne peut normalement pas ce rendre au maroc, ya-t-il une douane avec controle approfondit des véhicules?
Merci a tousssss
Nous sommes belge. Nous désirons nous rendre au maroc durant le moi de juillet.Nous partons avec 1 voiture et 1 camionnette (9places).On se demandait si c'était plus intéressant de faire l'itinéraire 1) belgique - france - espagne (bateau)-maroc 2) belgique - france (bateau) - maroc
A oui la camionnette louée ne peut normalement pas ce rendre au maroc, ya-t-il une douane avec controle approfondit des véhicules?
Merci a tousssss
Au sujet de la sécurité à Cuba English translation pending
Ce sont des informations tirés du site du Ministere des affaires etrangeres du gouvernement du canada.le lien a la fin .
Le vol d’objets des bagages enregistrés aux aéroports de Cuba, en particulier à Varadero, a augmenté considérablement. Les sacs sont ouverts de façon systématique et fouillés, et des objets sont volés. Des vols sont signalés à l’arrivée et au départ. Il est conseillé de ne pas mettre des objets de valeur dans vos bagages enregistrés. Les objets qui ont le plus tendance à disparaître comprennent les suivants, mais n’y sont pas limités : de l’équipement électronique (en particulier les caméras numériques), les bijoux et le parfum. Tous les sacs sont couramment passés au rayon X à l’arrivée et au départ, conformément aux procédures locales habituelles.
Le nombre de Canadiens victimes de vols à la tire, de vols et de voies de fait à Cuba continue d’augmenter, spécialement à La Havane (dans les quartiers de la Vieille Havane, du centre-ville, du Malecón et de Vedado), ainsi que sur les plages de Playas del Este et de Varadero.
Pendant les mois d’automne 2005, il y a eu une augmentation des crimes avec violence. Un touriste a été poignardé à mort. Soyez prudent en tout temps, surtout dans les régions touristiques. Assurez-vous que vos effets personnels, votre passeport et vos autres documents de voyage demeurent en lieu sûr. Évitez de porter des bijoux et de faire étalage de vos richesses. Les incidents doivent être signalés à la police locale, et les victimes devraient insister pour obtenir une copie du rapport, car souvent les policiers ne font pas plus que remettre un document indiquant qu'ils ont recueilli la déclaration et la date. Il est probable que les policiers ne parlent que l'espagnol. On recommande toutefois aux Canadiens qui se feraient voler toutes leurs pièces d'identité et leur argent de communiquer d'abord avec l'ambassade du Canada avant de s'adresser à la police. Sinon, ils pourraient être détenus jusqu'à ce que leur identité et leur solvabilité soient établies.
La conduite automobile est périlleuse à Cuba. Les accidents de la circulation sont l’une des causes les plus fréquentes pour lesquelles des Canadiens sont arrêtés ou cités à procès, qu’ils soient responsables ou non de l’accident. Les accidents causant des blessures à un tiers ou provoquant sa mort sont considérés comme des crimes. Il incombe d'ailleurs au conducteur de prouver son innocence et il est passible d'une peine de prison allant de un à dix ans. Quelle que soit la nature du crime ou de l'accident, l'affaire peut prendre de cinq mois à un an avant d'être portée devant les tribunaux et dans la majorité des cas, le conducteur ne peut quitter le pays tant que le procès n'aura pas eu lieu.
http://www.voyage.gc.ca/dest/report-fr.asp?country=69000#3
Le vol d’objets des bagages enregistrés aux aéroports de Cuba, en particulier à Varadero, a augmenté considérablement. Les sacs sont ouverts de façon systématique et fouillés, et des objets sont volés. Des vols sont signalés à l’arrivée et au départ. Il est conseillé de ne pas mettre des objets de valeur dans vos bagages enregistrés. Les objets qui ont le plus tendance à disparaître comprennent les suivants, mais n’y sont pas limités : de l’équipement électronique (en particulier les caméras numériques), les bijoux et le parfum. Tous les sacs sont couramment passés au rayon X à l’arrivée et au départ, conformément aux procédures locales habituelles.
Le nombre de Canadiens victimes de vols à la tire, de vols et de voies de fait à Cuba continue d’augmenter, spécialement à La Havane (dans les quartiers de la Vieille Havane, du centre-ville, du Malecón et de Vedado), ainsi que sur les plages de Playas del Este et de Varadero.
Pendant les mois d’automne 2005, il y a eu une augmentation des crimes avec violence. Un touriste a été poignardé à mort. Soyez prudent en tout temps, surtout dans les régions touristiques. Assurez-vous que vos effets personnels, votre passeport et vos autres documents de voyage demeurent en lieu sûr. Évitez de porter des bijoux et de faire étalage de vos richesses. Les incidents doivent être signalés à la police locale, et les victimes devraient insister pour obtenir une copie du rapport, car souvent les policiers ne font pas plus que remettre un document indiquant qu'ils ont recueilli la déclaration et la date. Il est probable que les policiers ne parlent que l'espagnol. On recommande toutefois aux Canadiens qui se feraient voler toutes leurs pièces d'identité et leur argent de communiquer d'abord avec l'ambassade du Canada avant de s'adresser à la police. Sinon, ils pourraient être détenus jusqu'à ce que leur identité et leur solvabilité soient établies.
La conduite automobile est périlleuse à Cuba. Les accidents de la circulation sont l’une des causes les plus fréquentes pour lesquelles des Canadiens sont arrêtés ou cités à procès, qu’ils soient responsables ou non de l’accident. Les accidents causant des blessures à un tiers ou provoquant sa mort sont considérés comme des crimes. Il incombe d'ailleurs au conducteur de prouver son innocence et il est passible d'une peine de prison allant de un à dix ans. Quelle que soit la nature du crime ou de l'accident, l'affaire peut prendre de cinq mois à un an avant d'être portée devant les tribunaux et dans la majorité des cas, le conducteur ne peut quitter le pays tant que le procès n'aura pas eu lieu.
http://www.voyage.gc.ca/dest/report-fr.asp?country=69000#3
L'Ouest américain sous la tente avec trois enfants (partie 2) English translation pending
Pour retourner à la partie 1
http://voyageforum.com/v.f?post=831504
La Plançon’s Family au Far West (suite et fin) 9 étape : Yellowstone et ses mille facettes
Notre arrivée au crépuscule nous a permis d’entrevoir les richesses de ce qui sera notre terrain de jeu pendant cinq jours : à première vue, Yellowstone se présente comme des monts vallonnés et recouverts majoritairement de forêts de conifères, le tout à une altitude de l’ordre de 2000 mètres. La vue sur le lac de Yellowstone donne une idée des dimensions de l’affaire, surtout lorsque l’on compare ensuite avec la carte. C’est tout simplement gigantesque. Le camping (Grant village) correspond bien à ce que nous attendions. Un large espace pour planter les tentes, au milieu de la forêt. Avec des sanitaires plus élaborés (des douches par exemple) ce serait parfait. Le tout est d’une grande propreté, comme d’habitude. Bon, il y a bien sûr toujours ces satanées boîtes à ours qui obligent à une certaine logistique, mais on s’y fait. 2000 mètres d’altitude n’est pas un détail que l’on oublie sur place : le soir, le froid s’installe au coucher du soleil. Le foyer devient alors le lieu principal pour manger et se réchauffer. Notre 1er soir fut tout simplement glacial. Emmitouflés dans nos duvets, le sport de la nuit a consisté à offrir le moins de prise au froid. Certains s’interrogent encore sur le score au petit matin.
1ère journée : Upper Geyser basin et Grand Prismatic
Saisissant d’entrée de jeux, le parc des geysers débute par le Old faithful, l’archétype du geyser civilisé, qui expulse un feu d’artifice d’eau bouillante toutes les heures ½ à une hauteur impressionnante. Après son spectacle (car l’artiste est entouré de 2 à 300 personnes durant sa prestation), on est relax. On a vu l’un des geysers les plus majestueux. Les autres c’est du bonus.

Bon, ceci dit, même s’il faut marcher et attendre un peu, le bonus s’impose car le parc est une merveille de diversité et de couleurs. A l’entrée il est possible d’avoir les horaires estimatifs des geysers. Certains peuvent cracher à plus ou moins 2 heures. Donc, il faut être opportuniste. Ce qui nous a plu : - les couleurs du sol qui peuvent passer de l’orange ou du rouge vif au vert (grâce à des bactéries qui, suivant la couleur, résistent aux hautes températures).
- Le « castel », sorte de donjon blanc calcaire entouré d’enluminures colorées qui a expulsé sa vapeur pendant 3 quarts d’heure. Quelle santé.
- L’ambiance du parc, large, bien aménagé sans dénaturer le site, avec des « parfums» parfois fortement soufrés qui décapent les bronches efficacement.
- Les formes multiples de représentation des activités terrestres, avec des cônes, des marmites, des boues, des puits aux eaux limpides et azur, …



A ne surtout pas rater. L’après midi fut consacré à un autre joyau : le grand prismatic.

Les vues aériennes connues de ce « lac » montrent des photos aux couleurs si saturées qu’elles paraissent retouchées ou fausses. Certes, dans notre condition de bipède, nous ne voyons pas toute l’ampleur de la chose, mais les couleurs si caractéristiques sont bien là, même sous la lumière tamisée du soleil par les nuages ce jour-là : orange vif, jaune, bleu, vert profonds avec tout le mystère laissé par la vapeur d’eau qui s’échappe du centre du bassin. Les avions, ça, ne le voient pas !

2ème journée : Mammoth Hot Spring
Nous avons pris le parti de changer de camping pour être plus central (Norris). C’est ça ou faire des heures de voiture … Attention à ce sujet. Les distances sont grandes, mais à celles-ci il faut ajouter une circulation assez poussive par des arrêts de type « Bisons qui traversent et qui trouvent opportun de scruter l’horizon ou de contempler le coin comme s’ils le découvraient » et ceci pendant de longues minutes. Enfants et parents près de l’événement sont ravis de voir passer au raz du capot ces montagnes de viandes pelucheuses, mais pendant ce temps, aucun véhicule de bouge. A noter aussi une vitesse à l’intérieur du parc de 45 miles.
Mammoth Hot Springs ressemble à la vaisselle d’un géant : une pile d’assiettes blanches desquelles coule une eau chaude qui sculpte la mousse (tous les détails du calcaire qui forment des motifs suivant le flux de l’eau). A parcourir sans modération en tous sens pour voir toutes les facettes de cette colline au relief prononcé où cohabitent d’anciennes cascades blanches délaissées par les eaux et des bassins actifs qui se déversent les uns dans les autres,

Tout cela nous a donné faim. Nous sommes descendu à Gardiner, quelques miles en contrebas de Mammoth et nous nous sommes installés au K BAR, un bar restaurant pour bikers pas vraiment touristique et d’une super ambiance. « Les meilleures pizzas de l’ouest » vantait la carte. Nous n’irons peut être pas jusque-là, mais nous avons bien apprécié l’endroit.
3ème journée : Le grand canyon de Yellowstone

En arrivant sur le site, on comprend d’où vient le nom. La roche est ici jaune avec des nuances ocres et des rondeurs bien particulières. La vallée encaissée où coule un torrent (ce qui est normal pour un canyon) n’est pas accessible aux touristes, ce qui accentue le caractère sauvage de l’endroit. Le grand canyon, c’est aussi, ses deux chutes d’eau puissantes, de toute beauté. Le haut de la seconde (dans l’ordre de la pente) est accessible après une descente sur un chemin taillé pour les aventuriers. La vue à ce niveau est imprenable, voire hypnotique lorsque l’on regarde les eaux furieuses du torrent se jeter dans le vide pour se pulvériser sur la roche en contrebas. Située au niveau de cette rupture, la plate forme d’observation est idéalement placée.
4ème et 5ème journée : Geysers à gogo et traque animalière
Les geysers on ne s’en lasse pas. La diversité des situations, des formes et des couleurs rendent attrayants les sites de Fountain Paint Pot, West Thumb (un festival de couleurs !)

et autre Norris. Une mention spéciale pour Norris qui offre un point de vue sur une de ses vallées qui ressemble à une gouache blanche mélangée à des pointes de bleu, vert et orange. L’artiste qui a agencé l’ensemble ne manque d’après moi, pas de talent.

Côté faune, c’est la loterie mais à tous les coups on gagne. Je ne vous parle pas bien sûr de sombres animaux que l’on croit reconnaître à des kilomètres, mais bien d’une faune présente et pas très farouche d’ailleurs, à quelques mètres des hommes. Les appareils photos ont surchauffés tant il y a à voir : bisons, coyotes, cerfs, antilopes…. bref pour tous les goûts.




Certaines mauvaises langues pourraient aller jusqu’à penser secrètement que c’est presque un peu trop facile. Heureusement il y a les n° complémentaires, qui eux restent un défi : les ours et les loups. Pour les premiers, nous n’avons vu que les boîtes qui nous rappelaient leur existence tous les soirs. Pour les seconds, un groupe de passionnés rencontrés le long de la route, et super équipé, a guidé notre regard vers des points en mouvement qui devaient être des loups. Nos jumelles ont confirmé que c’était effectivement bien des points en mouvement. Heureusement nous avons pu accrocher à notre tableau de chasse des loups en liberté grâce à un coup d’œil furtif dans l’un de leurs quasi télescopes. C’était loin, presque dans la nuit, mais cela ressemblait bel et bien à des loups.
Pour nous Yellowstone c’est aussi : - des soirées brochettes, T-bone et chamallows grillés, sous un ciel étoilé avec des températures plus clémentes que le 1er soir - l’eau du robinet si soufrée que l’on espère que c���est au moins bon pour la santé tant il a fallut se forcer pour la boire (quasi imbuvable vers Norris) - La forêt portant les stigmates du grand incendie de 1988 sur des centaines d’hectares. Heureusement qu’elle se reconstitue assez vite…

- La nature toute puissante (règles locales obligent) qui amène, une fois n’est pas coutume, les hommes à contempler et à s’adapter plutôt qu’à changer l’environnement.
Bref, on a beaucoup aimé, tant pour la vie d’aventuriers que nous menions dans notre forêt que pour toutes les beautés et expériences olfactives que dame nature nous a offert. Cela vaut à nos yeux le détour que nous referions sans peine à une autre occasion.
10ème étape : Cody, la ville de Buffalo Bill
Nous quittons Yellowstone, avec un petit pincement au cœur pour la ville de Cody, après un ultime passage dans les boutiques touristiques pour emporter avec nous un petit bout de ce Paradis. La sortie du parc est assez déprimante avec sa forêt brûlée sur des kilomètres carrés. Les plus acharnés d’entre nous chercheront jusqu’au bout mais en vain à voir la truffe d’un ours ! La déception fut forte, mais cela nous donne une bonne raison de revenir … La route entre Yellowstone et Cody est magnifique.

Comme nous descendons des cimes, la température ne cesse de remonter à chaque kilomètre parcouru. Le vent devient chaud et agréable. Nous croisons des hordes de « bikers » chevauchants des Harley rutilantes dans ce paysage de cow-boys.
Serait ce simplement le remplaçant moderne du cheval ? Nous verrons à Cody que celui ci est toujours en service … L’installation au camping de Cody fut saluée par tous comme le retour à la civilisation. Enfin une douche, et chaude de surcroît. Il était temps, nos cheveux commençaient à tenir tous seuls sur la tête. C’est l’opportunité également de faire une grande lessive salvatrice pour ne pas finir en slip. A nos yeux, Cody ressemble à l’archétype de la ville de western avec sa rue principale, ces maisons plutôt basses aux façades caractéristiques de l’ouest et ces habitants qui portent le chapeau de cowboy comme nous portons la casquette. Devant les saloons, point de chevaux mais des Harley, alignées, attendant sagement leurs propriétaires.

La ville de Bill, le chasseur de bisons et d’indiens semble avoir gardée son caractère authentique, tout en s’affichant ville touristique. Le dîner au restaurant « Chez Irma » (la fille de Bill) fut l’occasion de rentrer en famille dans un saloon (souvent interdits aux mineurs) dans un vrai décor de film : bar en cuivre, têtes de bisons au mur et rappels de l’histoire de l’ouest en tout genre. Après avoir avalé prestement certainement nos meilleurs hamburgers et un T-bone fondant, nous sommes allés au rodéo, moment très attendu. Ce fut une révélation tant le spectacle fut prenant du début à la fin, mené par des cow-boys, des cow-girls et des adolescents certainement du cru. Tout débute par le salut au drapeau, prière et hymne national la main sur le cœur. On s’y fait. Puis les hostilités commencent et se succèdent avec diversité : - Rodéo sur un cheval en furie : comme celui qui tente finit pratiquement toujours par mordre la poussière tôt ou tard, il faut admettre qu’il faut une bonne dose de courage, voire d’inconscience pour se lancer dans la bagarre. - Rodéo des ados sur des bœufs allergiques à un cavalier : là aussi, quel courage pour ces jeunes qui se sont presque tous fait bien mal. Laisserais-je mes enfants faire un exercice aussi dangereux ? C’est pas gagné et pourtant …
- 
Courses au lasso pour attraper des vachettes par les cornes ou par les pattes, seul ou à deux. Le but est toujours d’avoir le meilleur chrono dans ces exercices d’une précision diabolique. En la matière, les femmes ont été plutôt habiles également. Les cowboys machos n’ont qu’à bien se tenir.


De retour à la tente, ayant réussi à dompter notre dizaine de chevaux vapeur, le vent s’est levé. Un vent chaud et sec du désert. En quelques minutes le linge pendu a séché. Puis des rafales violentes se sont succédées une bonne partie de la nuit, torturant nos tentes dans tous les sens. Solides tout de même ces structures : comme le roseau, elles se tordent mais ne rompent pas. La nuit fut si agitée que nous nous demandions si la tente des enfants, offrant plus de surface pour des poids légers à l’intérieur, n’allait tout simplement pas s’envoler ! Etait ce dans le cycle normal de la région ou une tempête, nous ne le saurons pas (nous n’avons pas pris la peine d’aller nous renseigner !). Un petit conseil donc, même si le temps est clair et calme, une tente bien arrimée est un bon gage de ne jamais dormir dehors. Le lendemain, tout est redevenu normal, mais la partie maternelle de la troupe s’est levée avec des cernes suite à l’inquiétude de la nuit (elle qui commençait tout juste à vaincre le sommeil manquant !) On a aimé Cody qui nous laisse pour tout cela un souvenir vivace. On quitte la ville sur des airs de country achetés au « Wall Mart » du coin (et ce n’est pas forcement notre meilleure acquisition !).
11 ème étape : Flaming gorge et Vernal, sur la route de Moab
Un maître mot en quittant Cody : tailler la route pour arriver à Flaming Gorge de jour. Terres arides à perte de vue, buissons et cailloux, grands troupeaux de bovins, parfois des daims et quelques ranchs. Le ciel ce jour -là est couvert et rend la route un poil triste. Après Thermopolis puis le canyon de la wind river, rouges, nous traversons des miles et des miles de routes droites, au milieu d’épineux. L’arrivée sur Firehole Canyon, partie de Flaming Gorge, a un petit gout de Monument Valley (au moins l’idée que l’on s’en fait). Sur les 10 derniers miles avant le camping, des centaines d’oreilles guettaient notre arrivée. Sous les oreilles, des lapins, assez petits, qui nous ont fait une haie d’honneur ou tout simplement étaient venus saluer le coucher de soleil. Un feu d’artifice de petits pompons blancs ! Vu l’inconscience de certains, c’est à 2 à l’heure que nous traversons ce magnifique canyon, tout d’orange vêtu avec la lumière rasante. Résultat net, l’installation et le diner se sont effectués de nuit, (et sous la pluie) dans un camping presque vide aux emplacements magnifiques ! Un de nos campings préférés pour sa vue, le big calme et cette impression d’être au bout du monde. Ici ce ne sont pas les ours qui chapardent, mais nos petits copains les écureuils, hyper organisés et toujours aussi effrontés. Le lendemain, nous reprenons la même route. Celle-ci est désespérément vide. Comment imaginer si on ne l’avait pas vue, toute cette vie grouillante et si bien cachée de la veille ? Orages, orages, oh désespoir ! Nous devions faire un tour dans Flaming Gorge, mais la visibilité est nulle, donc…. Dans le collimateur maintenant, les dinosaures.

L’arrivée à Vernal en fin de matinée fut l’occasion de mesurer nos progrès fulgurants en matière d’installation au camping : 15 minutes suffisent alors pour être en place.
Après le passage d’un orage loquace nous partons affronter les dinosaures munis de nos K-Ways ! Une de nos seules déceptions : la visite des fouilles archéologiques est fermée pour cause de glissement de terrain. Rien d’alarmant, le coin de toute façon regorge de points d’intérêt avec des canyons de toute beauté et une faune très présente sur les routes (daims, cerfs, biches, …), ce qui oblige à beaucoup de prudence dans la conduite.

Pour parfaire le tout, nous nous offrons une tranche d’aventure en empruntant une piste très pentue et poussiéreuse qui nous amena au fonds d’un canyon sauvage( Echo Park Road). Notre Toyota a avalé le relief prononcé et les nids de poule « fingers in the nose ». C’est costaud ces bêtes là. Heureusement d’ailleurs car l’endroit était franchement désertique et les téméraires ne couraient pas la piste ce jour là …

De retour à la tente, la pluie nous attendait. C’est ainsi que le Taco Bell du coin, enseigne appréciée par les enfants, nous accueillit pour nous réchauffer, nous qui redoutions de mourir de chaud dans cette zone !
12ème étape MOAB : la caverne d’Ali Baba du canyon
Si nous omettons les 90 miles aller-retour d’égarement pour cause de chiens de prairie qui faisaient les guignols le long de la route, occupant 100% du processeur interne du co-pilote, la route fut sans histoire … Les 40 derniers miles avant d’arriver à MOAB sont tout simplement un régal dont furent encore victimes les déclencheurs des appareils photos. Un arrêt tous les miles fut la moyenne tant le paysage donne envie d’être capturé sous tous les angles. La piétaille, dans ces cas-là, finit d’ailleurs par trépigner d’impatience d’arriver ou sort faire de l’escalade et devient difficile à récupérer.

Le camping ne peut pas être qualifié d’exceptionnel avec ces petits emplacements et la route importante à son seuil, mais il offre une vue somptueuse sur les monts alentours et est assez central. MOAB n’est pas une destination de transition, c’est un paradis pour randonneur, sportifs ou contemplatifs de tout poil.
Vue du camping de Moab
Nous avons aimé particulièrement :
- Canyonlands dans toutes ses largueurs, et Dead Horse point : à voir et à revoir. Les paysages sont saisissants dans un décor minéral aux couleurs chaudes et aux découpages si exceptionnels : tantôt des empilements réguliers à motifs, tantôt des amoncellements chaotiques avec le mythique Colorado ou la Green River qui trouvent leur chemin dans ces dédales de parois rocheuses (qu’ils ont sculptées en bonne partie). Le peu de végétation qui survit porte les stigmates des conditions rudes : les conifères notamment, noueux et de petite taille, poussent entre les dalles rocheuses.
- Arches, un must à ne manquer sous aucun prétexte. Extrait du carnet de bord : « Gromel, gromel dans les chaumières. Lever tôt, petit déjeuner frugal, nuages bas et menaçants, nous chaussons les crampons, enfilons nos K-Ways et attaquons sans conviction le chemin qui mène aux arches et à la lumière du matin (qui n’est donc pas au rendez-vous). Mais voilà que le paysage est envoutant et que le chemin passe du tout touriste à l’expert après la 1ère arche. L’attrait de la belle pierre (grés) rouge, orange, attirante, accrocheuse sous la semelle et pas vraiment rugueuse, avec de belles formes rondes et sculptées par les ans, le vent et la pluie, transforment les esprits. Les p’tits gars se mettent à grimper partout. Nous prenons, à la dernière grande arche, le sentier de l’aventure (Primitive Trail). Guidés par des empilements de cailloux, nous progressons sur un chemin enchanteur, surprenant, difficile et absolument et résolument magnifique. Certainement une des plus belles randonnées de ma carrière. »


- Que dire d’Arches au coucher du soleil, lorsque le rocher semble chauffé comme du métal au rouge ? Il rayonne alors de tous ses feux et colore de sa lumière tous les lieux et personnes environnantes qui deviennent monochromes. Par temps d’orage, ce qui fut notre cas, le contraste est encore accentué par la couleur plomb du ciel.

- Notre sédentarisation quelques jours. Ah, quel plaisir de ne pas monter ou démonter la tente. De vraies vacances … - Le brevet de Park Rangers de nos pitchouns : dans un bon esprit, ni scolaire, ni compet, c’est une bonne sensibilisation à Dame Nature et à son respect.
Nous avons aimé :
- la demi- journée de rafting dans le Colorado : rien d’exceptionnel et pas donné. Cela ressemble plus à une promenade familiale en bateau qu’à du rafting au sens sportif du terme. Les rapides sur les portions traversées n’ont toujours pas été découverts. Les recherches continuent. Ceci dit, le tout est vraiment très sympa et le décor mérite le détour à lui seul. - La rencontre froide et distante avec un scorpion, en pleine nuit en sortant du bloc sanitaire. L’affaire fut prise très au sérieux par le plus grand des deux, voyant le dard en position d’attaque. Mon interlocuteur atteignait facilement les 10 à 15 cm, ce qui en pouces fait encore davantage. Pour éviter qu’un campeur hirsute et ensommeillé ne fasse un faux pas, je décidais de chasser l’intrus avec un bâton. Ben ça court vite ces bébêtes, ce qui n’est pas plus rassurant … Ensuite, bizarrement, le retour à la tente s’est effectué tous sens en éveil. Il parait qu’il y a des serpents par ici ? (Note d’une autre partie de l’équipe : c’est là que l’on reconnaît l’aventurier, le vrai, celui-ci l’aurait pris en photo !!!!!!) - MOAB : ville attrayante, jeune, dynamique, mais que nous n’avons pas eu le temps de mieux connaître, si ce n’est un restau « All you can eat » façon saloon.
Nous n’avons pas aimé : RIEN ! MOAB et ses parcs sont un enchantement qu’il faut souhaiter à tous. On aurait vraiment apprécié avoir un 4X4 en voyant les pistes sinueuses au fond de Canyonlands.
13ème étape : Monument Valley, Goosenecks et Valley of the Gods
Après un peu de « shopping » dans l’attractive et touristique MOAB, nous quittons la ville pour Monument Valley. La route est variée et comme d’habitude sur les longs trajets, une ambiance s’installe à bord. Suivant l’humeur du jour, c’est « la croisière s’amuse » ou « règlement de comptes à OK Corral ». Le passage de l’un à l’autre s’effectue par exemple au moment où le CD de musique s’arrête et où il faut choisir le suivant. La route est toujours aussi large, pas très fréquentée et nous avons une âme de conquérants. Que demander de plus ? Le vent, les nuages bas et les percées lumineuses nous accompagneront tout le long du trajet, donnant encore davantage de relief aux paysages traversés (il faut bien rester optimiste envers et contre tout). Les premiers tréteaux de marchands de bijoux Navajos marquent l’entrée dans leur territoire. C’est là que sans nous méfier nous sommes tombés dans le piège. Cette tribu est redoutable et déloyale dans ses méthodes. Ce qu’elle n’a pas réussi à gagner par les armes jadis, elle le gagne par les sentiments aujourd’hui (juste revanche). A l’origine tout semble normal. Le passage de Goosenecks ne peut être marqué que par un arrêt.
Insouciants, nous descendons voir ces fameux lacets du Colorado (impressionnants cela dit). Puis, revenant vers notre véhicule la partie féminine du groupe a l’idée lumineuse de regarder ce qu’il y a sur les tréteaux. Et toc ! Le filet se referme sur la proie. Hypnotisée, elle fait tous les étals. Je ne le sais pas encore, mais elle choisit. A un « Bon, on y va !» un peu impatient, la réponse évasive suivante, immuable, tombe « Viens voir une seconde … ». La première fois on ne peut pas se douter, on s’approche. Le deuxième piège se referme. On le comprend immédiatement, on ne repartira pas sans un collier, bracelet ou bague au mieux et avec les trois au pire. Il faut dire qu’ils ne sont pas chers et plutôt élégants. Même les enfants ont acheté les fameux talismans dont on se demande comment ils ont pu vivre sans avant.
Ce jour-là je me suis dit en repartant: « tu t’en tires pas si mal, c’est une bonne chose de faite ». Que nenni, c’est sans compter sur la ruse des autochtones. Des étals Navajos, il y en a à tous les points importants du territoire. Je vous rassure, nous n’en avons pas raté un seul. Gloups !
« Si tu offres un bijoux Navajo à ta Femme, tu l’habilles pour un jour. Si tu la laisses acheter, tu te ruines pour la vie » dit le proverbe Plançonesque. J’ai testé, c’est vrai !
Bref, allégés de quelques dollars, la voiture, et accessoirement nous à l’intérieur, nous dirigeons vers la Valley of the Gods, non loin de Monument Valley. La piste au début est belle, assez large. Nous produisons à notre passage un panache de poussière ocre du plus bel effet, comme dans les rallyes africains. C’est moins grandiose que ce que nous verrons ensuite, mais nous sommes en plein désert, pratiquement toujours seuls et la piste sinueuse tout en relief nous attire irrésistiblement. L’aventure quoi.
Armés de pistolets à amorces, un règlement de compte eut lieu entre les roches rouges sous l’œil médusé des serpents et autres scorpions qui n’avaient pas vu cela depuis un siècle.

Les choses se gâtent en progressant. Chaque cours d’eau asséché qui traverse le passage imprime sa marque par un creux d’érosion très prononcé. Sans 4X4 ce fut épique mais faisable avec quelques frôlements de pare-choc sur la terre néanmoins. Le suspens du « passera, passera pas » éliminatoire fut conservé jusqu’à la fin avec le passage d’un cours d’eau à 10 mètres du retour sur la route, après une quinzaine de miles de piste. No problemo pour cette fantastique voiture qui ne nous a jamais trahi.

Un des plus beaux et sauvages sites du secteur. A voir ! Nous sommes arrivés au camping de Monument Valley sous un soleil rayonnant. Celui-ci offre une vue imprenable sur les Monuments en question.
Vue du camping de Gouldings
Un plouf dans la piscine a remis ce soir là de l’ordre dans les cervelles encore toutes congestionnées par les heures de voiture et les multiples points de vue, avant d’affronter l’épreuve tant redoutée de l’allumage du feu … sans allume feu, mais allumettes autorisées quand même.
Après avoir vidé nos réserves de papier sec, Thibaud prend l’initiative de chercher du soutien. Il revient avec le gardien Navajo. Ses conseils ont été décisifs et les saucisses grillées et chamallows n’en furent que meilleurs.
Le lendemain, 4X4 à Monument valley avec un guide Navajo. La carte est alléchante. Qu’en sera-t-il des plats ? Nous arrivons au lodge de départ. Devant sont garés deux gros pickups aménagés avec des sièges sur le plateau et une bâche en cas de pluie. Après confirmation, ce sont bien nos 4X4. Nous sommes une dizaine dans le « truc », qui visiblement est mu par 4 roues motrices, ce qui en fait un 4X4. Consternation lisible sur le visage de notre G.O qui ne voyait pas exactement les choses comme cela. De loin ça fait attrape-touristes. Et bien dedans aussi. Côté piste, nous avons fait la même chose que tout le monde peut faire normalement avec sa voiture, avec un petit parcours spécial, qui n’a de spécial que le fait que seuls les guides peuvent l’emprunter. Le tout ne fut pas désagréable, sous un ciel dégagé, mais rien qui justifie le prix. En conclusion, si c’était à refaire, on dépenserait nos dollars dans autre chose …. des bijoux par exemple.
En soirée nous sommes retournés au parc avec notre propre voiture.




Monument Valley mérite son nom et est à la hauteur de sa réputation. En fin de visite, un énorme orage s’est formé au-dessus du parc. La lumière encore puissante du soleil a littéralement enflammé une partie des nuages, donnant un ton uniforme orange prononcé a toute la matière, sur un fond gris de plomb. Le retour sur la piste avec le vent, la poussière, les phares de voitures (l’endroit est très fréquenté, cela va sans dire), et le sable piège en montée fut un régal pour les photos. Un moment vraiment exceptionnel. Ce fut, il faut bien l’avouer, le petit plus qui fait que cette visite fut magique et inoubliable.


14ème étape : Le lac Powell et Antelope Canyon
Une dernière visite dans les boutiques Navajos et nous quittons cette merveille terrestre qu’est Monument Valley pour le Lac Powell. La route est belle, sans excès, sauf sur l’arrivée à Page avec ses dunes de sables fossilisées. L’installation éclair au camping effectuée, nous passons aux choses sérieuses : Antelope Canyon. Nous ratons de quelques secondes la visite de la partie upper et décidons d’aller vers lower, pour éviter une attente longue. Oui, c’est cher, très cher, abusivement cher pour juste voir ce que la nature a travaillé pendant des millénaires ( pas les Navajos). Mais c’est beau, vraiment beau et incroyablement surprenant. Le canyon est un micro canyon.
Les salles ne dépassent pas les 5 à 6 mètres pour les plus larges, à moins d’une dizaine de mètres sous terre. La lumière était changeante lors de notre visite, avec un gros nuage taquin qui laissait de temps en temps passer les rayons du soleil. Autant le dire tout de suite, sans soleil, le canyon perd franchement de son attrait et ne met pas en relief l’incroyable jeu de lumières et d’ombres qui le rendent si exceptionnel.


La fin d’après midi fut consacrée à la plage, très agréable, dans une eau douce et chaude et une ambiance camping-car.
Le tout se termina en apothéose par un orage d’anthologie qui transforma le lac et les alentours en une vue improbable.


Il nous obligea ensuite à manger à toute vapeur avant un déluge mémorable sous la tente. L’étendue de cette perturbation fut telle qu’un arc en ciel total s’inscrivit dans le ciel. Tout ceci eu aussi, mais nous ne le savions pas alors, l’avantage de refroidir l’atmosphère et de nous permettre de tomber dans les bras de Morphée rapidement. Le lendemain débuta tôt, pour la visite du lac Powell avec une vedette de location surpuissante dans un décor de rêve. Ayant réservé, le programme était simple : arrivée au guichet vers 8h00, réception du bateau et explications sur l’engin, puis départ pour l’aventure aquatique (8h30). La réalité fut tout autre. Nous tombons sur une organisation bureaucratique en position de monopole qui pratique un « foutage de gueule » institutionnel de haute volée et avec le sourire. L’atteinte du premier guichet juste pour confirmer la réservation pris plus d’une heure. Nous sommes restés aimable avec notre guichetière qui devait être croisée avec un lémurien tant chaque geste était pesé et pesant. C’est le premier exploit du jour. « Ouf, c’est nul, nul nul, mais on est à peu près dans les temps quand même ». Et bien non. Ensuite il faut qu’une personne soit disponible pour nous remettre les clés du bateau et l’équipement. Re file d’attente 1h30. Oui, vous avez bien lu, sans compter 30 minutes environ d’explications et de check list. Quand on voit le prix de location à la journée (déjà réglé !) on ne peut que lever les yeux au ciel et espérer que les nerfs ne lâchent pas sur le premier venu de cette *£# !? de société. L’humain est ainsi fait qu’il oublie rapidement les moments obscurs pour ne retenir que les bons, et la suite fut un enchantement sans pareil… Les premiers bouillonnements de l’hélice s’effectuèrent vers 11H00 sur une eau plate et un ciel limpide. Ciao les cloportes, le lac est à nous !



Le bateau était assez spacieux pour cinq, même avec des skis nautiques et une grosse bouée à tirer derrière l’engin. Le moteur était du genre costaud (150 chevaux quand même) pour délivrer une confortable puissance dans un bruit proportionnel et une consommation exponentielle (ça c’est pour le retour). Ce fut un grand moment de bonheur familial pour : - la conduite du bolide partagée par tous (sous haute surveillance pour certains), - la circulation au milieu de parois rocheuses rouges parfois très sinueuses et étriquées, - la partie jeux nautiques avec la bouée géante qui nous occupa une grande partie du temps : sensations fortes assurées pour tous. - Un bémol sur le ski nautique pas vraiment accessible pour les non expérimentés aussi bien côté conducteur que skieur Le retour, assez tôt (5 heures, ravitaillement en essence compris) était beaucoup mieux organisé que le départ. Normal, les employés devaient être pressés de partir. Pour nous « venger », l’appontement fut raté à trois reprises, nous classant définitivement dans la catégorie des marins d’eau lyophilisée (l’appellation « d’eau douce » ne convenant pas sur un lac). Si c’était à refaire, nous nous serions enregistrés la veille (conseil d’ami) et serions arrivés vers 7h30 le matin pour un départ rapide. Il n’est pas évident que nous aurions pu faire beaucoup plus de distance, dans la mesure où le réservoir limite la durée de fonctionnement, surtout à fond, mais nous aurions pu faire une pause dans une des criques enchanteresses, inaccessibles par la terre, pour une sieste réparatrice. Conclusion : C’est pas donné, c’est mal organisé, mais franchement c’est bien rendu ! Exténués, perclus de coups de soleil malgré le crémage régulier, le diner fut pris à Page dans un restaurant de cowboys à l’ambiance country endiablée. Sans les enfants qui dormaient à table, nous y serions encore. De retour aux tentes, la nuit fut torride. Non pas pour ce que vous croyez … m’enfin ! Mais pour la chaleur infernale qui régnait ce soir là.

15ème étape : Horseshoe Bend puis arrivée au Grand Canyon
Une dernière baignade dans le lac Powell le matin pour nous rafraichir puis nous partons sous un ciel d’orage et quelques gouttes bien nourries pour le Grand Canyon. A quelques miles à la sortie de Page se trouve une merveille à ne rater sous aucun prétexte : Horseshoe Bend. Même sous un ciel chargé, le site est grandiose. La roche toute en rondeurs est une caresse à l’œil et le vert émeraude de l’eau en contrebas est particulièrement mis en valeur dans son écrin de falaises. Seul regret : c’est si grandiose qu’il est bien difficile de faire rentrer quoique ce soit qui rappelle cette impression de gigantisme dans l’appareil photo. Le reste de la route vers notre destination fut une formalité un peu terne, sous la pluie. Comme pour Horseshoe Bend, la première chose qui marque en arrivant au Grand Canyon c’est l’immensité de l’affaire. C’est très grand, presque un peu trop pour que nous puissions embrasser d’un seul regard tout le paysage. Le voile produit par la pluie et les faisceaux de lumière laissent deviner que par temps clair ce doit être un festin visuel.

L’emplacement du camping fut atteint de nuit. Comme d’habitude, il est grand, au milieu de la forêt, avec une belle table en bois à bancs et un foyer. Randall, notre voisin vint dès notre arrivée pour nous offrir la lumière nécessaire à notre installation. Décidemment, quelle gentillesse chez tous les Américains que nous avons rencontrés. Le camp monté en un clin d’œil, Randall enchaîne en nous présentant toute sa petite famille, 3 filles dans les âges des nôtres et sa femme Atsuko, japonaise, puis nous invite à gouter des « S’more » autour du feu et un chocolat chaud fort bienvenu pour nous réchauffer ! Evidemment, je ne ferai pas l’affront d’expliquer, tant c’est connu, que les S’more sont des chamallows grillés mis entre deux crakers sur lesquels on a disposé un morceau de chocolat. Quand on goute, tout être normalement constitué dit « Hum, I want some more ». D’où le nom... Ce soir-là, de retour à nos tentes, ce fut l’hécatombe de fatigue, presque sans manger, sous le regard de la pleine lune.
16 ème étape : Visite du Grand Canyon – du piment pour les braves


Levés vers 8h30, nous nous préparons pour une descente partielle du Kaibab Trail. Le canyon est si profond, qu’il faut pour tremper les ripatons d’un bon marcheur dans l’eau du Colorado, 4 à 5 heures pour descendre et le double pour remonter. Comme indiqué partout, ce n’est pas à la portée du premier venu, surtout si l’on néglige les fondamentaux : de l’eau en abondance et de quoi se sustenter. Avant la descente, nous passons au Visitor Center pour préparer les diplômes de Junior Park Rangers des trois apprentis. La descente est dure, le chemin raide, étroit et sinueux. Nous remontons le temps en progressant vers des couches géologiques de plus en plus anciennes, chacune ayant sa couleur, sa texture et son épaisseur, ce qui en fait sa marque de fabrique. Le peu de végétation qu’il y a semble tout droit venu d’un jardin japonais. Pas simple la vie d’un arbre accroché à du caillou. L’impression de vide et d’immensité est totale, surtout lorsque l’on voit quelques marcheurs minuscules en contrebas. Après 1 heure 30 de descente nous atteignons un palier (Cedar Ridge) recommandé pour les randonneurs du dimanche. Nous le dépassons d’une demi-heure sous l’impulsion de ceux qui voulaient voir un point de vue sur le Colorado. Mais c’est comme le pied d’un arc en ciel, plus on avance plus il recule. La raison l’emportera vite sur la passion après les remontrances maternelles habituelles dans ce genre de situation. Une pause contemplative et gastronomique fut donc de mise de retour à Cedar Ridge.

C’est là qu’eu lieu le drame ! Thibaud, dans un geste d’inconscience mêlé à une certaine générosité donna une chips à un écureuil. Que n’avait il fait ! Haro sur le baudet crièrent alors les 2 autres juniors futurs park rangers, imprégnés des saintes règles du manuel qui dit qu’il ne faut pas nourrir les animaux. Une pluie de reproches s’ensuivie toute la remontée. Les propos vifs qui furent échangés s’envolèrent dans l’immensité du site et dérangèrent certainement les volatiles philosophes qui planent toute la journée au-dessus de ce temple de sérénité. Cela eut au moins l’avantage de faire oublier aux petites gambettes douloureuses, les difficultés de la remontée. 5 heures après notre départ, nous débouchons à nouveau au niveau du plateau, émoussés physiquement mais fiers de l’avoir fait. Après un pic nique frugal, nous repartons pour l’Hermits Rest Route, qui se parcours en bus ou à pieds et qui longe les falaises du Canyon. Sous un couvert orageux, ce dernier avait revêtu son habit d’ombre et de lumière qui le rend changeant au fil des minutes. Une averse nous surprit sur le chemin des falaises (un régal) et nous cloua sous les arbres qui nous protégèrent des bourrasques. Nous raterons ensuite le coucher de soleil vu de « Mohave Point » (très touristique) pour une bête question d’arrêts de bus qui se font dans un sens et pas dans l’autre sur la même route. D’un autre côté, pour nous le soleil s’est couché aussi, et vu le site, ce n’était pas si mal…


17ème étape : Route 66 vers Joshua Tree
Le lendemain, avant le départ pour d’autres cieux, nous quittons tristement Randall et sa famille et allons faire valider les carnets de Junior Park Rangers au Visitor Center. Sous un orage diluvien agrémenté de coups de tonnerre qui nous firent sursauter à plusieurs reprises, la Chef Park Ranger, sérieuse, appliquée et solennelle, fit prêter serment en français à nos Pitchouns avant de leur remettre leurs insignes : le corbeau (ce qui fut un drame, Robin ne tenant pas du tout à être « raven »), le coyote pour Lucas et le scorpion pour Thibaud. Bien sur, l’épisode douloureux de la chips et de l’écureuil fut évoqué et pardonné en séance. Ouf ! On s’en est bien sorti …



Objectif Lake Havasu. Grosse journée de route avec quelques surprises non prévues (ce qui est le propre d’une surprise). Il fut bien difficile de dire comment était le paysage. La pluie d’orage prit encore le dessus, allant parfois jusqu’à nous obliger à arrêter le véhicule sous des rideaux d’eau proche du déluge. En passant à Williams, très belle petite ville qui vaut le détour, nous nous apercevons que la route N°40 que nous suivions n’est autre que la mythique route 66 rebaptisée (au moins sur ce tronçon). Le décor est rétro, western et années 50 ou 60. Impossible de résister devant les gift shop route 66 très attrayants. Un demi tour inapproprié du conducteur dont la conduite jusque là frisait la perfection, ruinera définitivement un des pneus avant. Pendant que les uns s’échinaient à trouver des moyens de remplir le coffre (Teeshirts, porte clés, pancartes route 66 et que sais je encore …), un autre s’évertuait à le vider pour accéder à une roue de secours qui n’existait pas, ce qui nous amena à passer par un professionnel (un peu de négociation avec le loueur pour le remplacement du pneu, mais tout nous fut remboursé). A nouveau en ordre de marche, il fallut nous résoudre pour la première fois à raccourcir l’étape : arrêt à un motel à Kingman. La sanction fut d’autant plus acceptable que cette ville est agréable et placée sur la route 66. Très attachante cette route. Il s’y dégage un parfum de nostalgie avec ses lampes fluo, ses bikers et ses grosses voitures américaines retapées. On comprend alors l’engouement actuel de ceux qui la parcourent de bout en bout.


18ème étape : Palmspring via Joshua Tree - nos derniers tours de roue dans le désert
Sous un soleil torride, la route vers Palmspring peut être qualifiée de four désertique et monotone, sans être désagréable, loin de là. Après les vitesses automatiques, le limiteur de vitesse, c’est le genre de tracé qui se prête au pilotage automatique : sur 40 miles on peut ne pas avoir un seul virage ! Autour, des collines (les montagnes noires) et des buissons à répétition. Celui qui a créé l’endroit devait être à cours d’inspiration, à moins qu’il n’ait voulu nous donner une leçon d’humilité, à nous, petits scarabées perdus dans l’immensité. Bigre, le désert rend philosophe. Pour l’humilité ce fut raté. Une voie de chemin de fer longeait la route et certains équipages pour troubler l’ennui avaient marqués leur nom avec des pierres volcaniques noires. « Plançon » est dorénavant inscrit pour les générations futures.
L’entrée de Joshua Tree est un passeport pour une zone désertique atypique peuplée d’une vie soumise à rude épreuve, mais dans un décor de rêve (au moins vu de notre fenêtre). La survie implique souvent ici une certaine agressivité : épineux accrocheurs, cactus aux formes jamais vues précédemment, Joshua Tree, scorpions, serpents, …
On a particulièrement aimé :
- Cactus garden avec sa concentration de cactus presque cotonneux aux couleurs brunes




- les imposants Joshua Tree qui au couché du soleil dépassent en ombre chinoise sur l’horizon

- les roches rondes et accueillantes, aux couleurs chaudes, qui invitent à une escalade rien qu’à les regarder. On aurait aimé avoir le temps de faire une randonnée dans ces empilages minéraux. - le coucher de soleil au point culminant de la route, avec ces énormes blocs roses arrondis dans lesquels ont a envie de se nicher.
En quittant Joshua Tree, nous retournons à la civilisation trépidante des villes, laissant dernière nous toute cette vie de bohème sous la tente dans des zones restées encore raisonnablement sauvages. Gloups ! Il va falloir s’y refaire… L’arrivée à Palmspring, marquée par la présence des fameux champs d’éoliennes, eut lieu tard. La ville semble festive, insouciante et balnéaire à souhait bien que pourtant en plein désert aride. C’est la magie ou la folie des hommes … Notre hôtel fut le plus confortable de tout le voyage et la piscine à minuit, seuls, dans une atmosphère douillette et une eau chaude fut mémorable. Comme quoi, la civilisation a aussi du bon.

19 étape : San Diego – des vagues à l’âme aux vagues à la ville
Quittant les centaines d’éoliennes des collines de Palmspring, une quarantaine de miles plus bas, l’air devient humide, nous indiquant que l’océan n’est plus très loin. C’en est fini du désert. La boucle est bientôt bouclée. Les villages deviennent des petites villes et les villes finissent en une métropole. De San Diego nous ne connaissons pas grand chose, si ce n’est le camping qualifié d’urbain (Campland on the Bay) et bondé avec accès sur la mer, les highways, la plage, Sea Word et un restau mexicain qui vaut le détour.
Ce qui nous a plu : - Les belles vagues sur la plage qui déroulent leur mousse sur une distance suffisante pour faire du surf. L’eau est vivifiante mais avec les rouleaux brasseurs il y a de l’action. Si vous voulez savoir l’impression ressentie par vos pulls dans une machine à laver, le lieu est propice à une expérience enrichissante. Surveillance des plus jeunes obligatoire ! - L’ambiance beach boy de la plage et des alentours - Sea Word pour fêter nos retrouvailles avec la foule. Les spectacles mettant en scène des animaux marins, terrestres et volants ont fort bien menés, avec beaucoup d’humour (sans que cela soit au détriment des animaux). Les orques notamment sont d’une taille respectable. Si vous ne voulez pas avoir l’impression de nager avec eux, le Kway ou la combinaison de surf (moins pratique) est obligatoire. Ces bêtes là sont joueuses. - La Jolla, sur le chemin de Los Angeles, avec ses pélicans et ses phoques poussifs qui ne parvenaient pas à se hisser sur les rochers - Le restaurant Mexicain d’un soir. Certaines mauvaises langue auraient dit, assure t’on dans les milieux subversifs de notre tribu, que l’étape à San Diego avait pour but de manger Mexicain. Il parait que ce qu’il y eu dans l’assiette ce soir là était exceptionnel. Cependant, les Margaritas pour fêter … le fait d’avoir fait tant de kilomètres, nous plongèrent dans une douce euphorie qui nous fit oublier notre objectif : savourer le TOP des mets Mexicains.
Ce qui nous a moins plu : les maux de tête au retour du restau à cause d’un abus … de quoi déjà ?

20ème et dernière étape : Los Angeles – Pretty Sylvie sur Hollywood Boulevard

Ce n’est plus une ville c’est une mégapole. Que dis je une mégapole, une Giga pole. Il faut dire qu’en moyenne les bâtiments ne sont pas très élevés et donc il faut s’étendre pour loger tout le monde. L.A et nous ce n’est pas le grand frisson, mais il y eu de bons moments, et nous n’en avons vu qu’une partie infime : - La visite des studios Universal : parc d’attraction pas très grand mais bien fait. Un classique du genre, dans les normes.

Pour ma part, j'ai rêvé de chevaucher la moto de Terminator! 
- Visite à Hollywood boulevard, la perle de L.A : ben en fait c’est, comment dire en termes diplomatiques, intéressant. L’architecture du type cubique avec une façade façon décor ravira certainement les amateurs de cinéma. Les empreintes d’acteurs célèbres prises dans du ciment gris basique sont plutôt décevantes et pas très classes (c’est juste mon avis). En revanche, les noms d’artistes sur les trottoirs dans le marbre font bonne figure et nous rappellent à chaque pas que nous avons marché là où ils ont marchés EUX. Excitant non! Bon, on y va. Y a encore les plages à découvrir.
Nous avons aimé : - La vue sur Los Angeles depuis les collines. C’est là que l’on prend conscience de l’étendue de l’affaire. C’est gigantesque. Belle vue également sur les autoroutes à échangeurs en trèfles (petit clin d’œil à la nature). A voir. - Beverly hills … pour la verdure, la propreté nickel, le calme, la largeur des routes et les quelques vues sur de somptueux palais cachés au regard de la populasse (visiblement les architectes savent se donner du mal quand ils veulent). - Notre hôtel, l’Hacienda, pas trop cher, confortable et très bien placé - Les plages : un régal. On peut être un homme d’affaires dans la journée et venir se prélasser au bord de la plage ensuite. Elles sont très larges, bien surveillées (c’est connu, même hors de Malibu), et la voie piétonne qui longe le sable, avec ses palmiers, ses surfshop ou gift shop, rendent le tout très agréable. Tous les clichés sont là, et c’est aussi un peu ce que l’on cherche : les patineuses athlétiques en bikini avec un walkman sur les oreilles, les surfeurs, les skaters, les fresques sur quelques murs, des murets pour les tags …


- Le dernier restau avant l’échafaud qui servait des salades et une nourriture plutôt diététique. Un contraste après ce que nous avons vécu.
Epilogue
Pour éviter le spleen avant de monter dans l’avion nous avons eu l’idée géniale d’arriver en retard en ne descendant pas à la bonne compagnie pour l’enregistrement… vu la taille de l’aéroport, les erreurs se paient cash. A essayer, c’est stimulant. Pour ne pas sombrer dans la déprime en arrivant à destination la compagnie a pensé à perdre un de nos bagages, précisément celui où il y avait tous les cadeaux (Navajos) !. Si, si, c’est bien aussi pour occuper l’esprit. Il nous a été livré deux jours après, preuve que c’était bien organisé. En reprenant notre voiture, minuscule, il fut bien difficile de réapprendre l’usage du levier de vitesse. C’est en quittant les choses que l’on en mesure le plus de prix. En rédigeant ce carnet, j’ai re parcouru ce voyage, revivant tant et tant de plaisirs à chaque minute. Le plaisir de voir tant de merveilles, de vivre comme des Robinsons en pleine nature, le plaisir d’être tous ensemble, en famille, où s’installe tout un vécu, une ambiance que l’on a rarement l’occasion de vivre, même avec ceux qui nous sont si proches. J’étais pour ma part un peu réticent à engloutir des milliers d’euros dans une quête au bout du monde. Merci Sylvie de nous avoir convaincu et d’avoir organisé si minutieusement ce voyage qui restera pour tous une référence incontournable et une expérience forte de notre vie.
Et n’oublions pas que le plus beau voyage, c’est celui que nous ferons demain …

Pour retourner à la partie 1 http://voyageforum.com/v.f?post=831504
La Plançon’s Family au Far West (suite et fin) 9 étape : Yellowstone et ses mille facettes

Notre arrivée au crépuscule nous a permis d’entrevoir les richesses de ce qui sera notre terrain de jeu pendant cinq jours : à première vue, Yellowstone se présente comme des monts vallonnés et recouverts majoritairement de forêts de conifères, le tout à une altitude de l’ordre de 2000 mètres. La vue sur le lac de Yellowstone donne une idée des dimensions de l’affaire, surtout lorsque l’on compare ensuite avec la carte. C’est tout simplement gigantesque. Le camping (Grant village) correspond bien à ce que nous attendions. Un large espace pour planter les tentes, au milieu de la forêt. Avec des sanitaires plus élaborés (des douches par exemple) ce serait parfait. Le tout est d’une grande propreté, comme d’habitude. Bon, il y a bien sûr toujours ces satanées boîtes à ours qui obligent à une certaine logistique, mais on s’y fait. 2000 mètres d’altitude n’est pas un détail que l’on oublie sur place : le soir, le froid s’installe au coucher du soleil. Le foyer devient alors le lieu principal pour manger et se réchauffer. Notre 1er soir fut tout simplement glacial. Emmitouflés dans nos duvets, le sport de la nuit a consisté à offrir le moins de prise au froid. Certains s’interrogent encore sur le score au petit matin.
1ère journée : Upper Geyser basin et Grand Prismatic
Saisissant d’entrée de jeux, le parc des geysers débute par le Old faithful, l’archétype du geyser civilisé, qui expulse un feu d’artifice d’eau bouillante toutes les heures ½ à une hauteur impressionnante. Après son spectacle (car l’artiste est entouré de 2 à 300 personnes durant sa prestation), on est relax. On a vu l’un des geysers les plus majestueux. Les autres c’est du bonus.

Bon, ceci dit, même s’il faut marcher et attendre un peu, le bonus s’impose car le parc est une merveille de diversité et de couleurs. A l’entrée il est possible d’avoir les horaires estimatifs des geysers. Certains peuvent cracher à plus ou moins 2 heures. Donc, il faut être opportuniste. Ce qui nous a plu : - les couleurs du sol qui peuvent passer de l’orange ou du rouge vif au vert (grâce à des bactéries qui, suivant la couleur, résistent aux hautes températures).
- Le « castel », sorte de donjon blanc calcaire entouré d’enluminures colorées qui a expulsé sa vapeur pendant 3 quarts d’heure. Quelle santé.
- L’ambiance du parc, large, bien aménagé sans dénaturer le site, avec des « parfums» parfois fortement soufrés qui décapent les bronches efficacement.
- Les formes multiples de représentation des activités terrestres, avec des cônes, des marmites, des boues, des puits aux eaux limpides et azur, …



A ne surtout pas rater. L’après midi fut consacré à un autre joyau : le grand prismatic.

Les vues aériennes connues de ce « lac » montrent des photos aux couleurs si saturées qu’elles paraissent retouchées ou fausses. Certes, dans notre condition de bipède, nous ne voyons pas toute l’ampleur de la chose, mais les couleurs si caractéristiques sont bien là, même sous la lumière tamisée du soleil par les nuages ce jour-là : orange vif, jaune, bleu, vert profonds avec tout le mystère laissé par la vapeur d’eau qui s’échappe du centre du bassin. Les avions, ça, ne le voient pas !

2ème journée : Mammoth Hot Spring
Nous avons pris le parti de changer de camping pour être plus central (Norris). C’est ça ou faire des heures de voiture … Attention à ce sujet. Les distances sont grandes, mais à celles-ci il faut ajouter une circulation assez poussive par des arrêts de type « Bisons qui traversent et qui trouvent opportun de scruter l’horizon ou de contempler le coin comme s’ils le découvraient » et ceci pendant de longues minutes. Enfants et parents près de l’événement sont ravis de voir passer au raz du capot ces montagnes de viandes pelucheuses, mais pendant ce temps, aucun véhicule de bouge. A noter aussi une vitesse à l’intérieur du parc de 45 miles.
Mammoth Hot Springs ressemble à la vaisselle d’un géant : une pile d’assiettes blanches desquelles coule une eau chaude qui sculpte la mousse (tous les détails du calcaire qui forment des motifs suivant le flux de l’eau). A parcourir sans modération en tous sens pour voir toutes les facettes de cette colline au relief prononcé où cohabitent d’anciennes cascades blanches délaissées par les eaux et des bassins actifs qui se déversent les uns dans les autres,

Tout cela nous a donné faim. Nous sommes descendu à Gardiner, quelques miles en contrebas de Mammoth et nous nous sommes installés au K BAR, un bar restaurant pour bikers pas vraiment touristique et d’une super ambiance. « Les meilleures pizzas de l’ouest » vantait la carte. Nous n’irons peut être pas jusque-là, mais nous avons bien apprécié l’endroit.
3ème journée : Le grand canyon de Yellowstone

En arrivant sur le site, on comprend d’où vient le nom. La roche est ici jaune avec des nuances ocres et des rondeurs bien particulières. La vallée encaissée où coule un torrent (ce qui est normal pour un canyon) n’est pas accessible aux touristes, ce qui accentue le caractère sauvage de l’endroit. Le grand canyon, c’est aussi, ses deux chutes d’eau puissantes, de toute beauté. Le haut de la seconde (dans l’ordre de la pente) est accessible après une descente sur un chemin taillé pour les aventuriers. La vue à ce niveau est imprenable, voire hypnotique lorsque l’on regarde les eaux furieuses du torrent se jeter dans le vide pour se pulvériser sur la roche en contrebas. Située au niveau de cette rupture, la plate forme d’observation est idéalement placée.
4ème et 5ème journée : Geysers à gogo et traque animalière
Les geysers on ne s’en lasse pas. La diversité des situations, des formes et des couleurs rendent attrayants les sites de Fountain Paint Pot, West Thumb (un festival de couleurs !)

et autre Norris. Une mention spéciale pour Norris qui offre un point de vue sur une de ses vallées qui ressemble à une gouache blanche mélangée à des pointes de bleu, vert et orange. L’artiste qui a agencé l’ensemble ne manque d’après moi, pas de talent.

Côté faune, c’est la loterie mais à tous les coups on gagne. Je ne vous parle pas bien sûr de sombres animaux que l’on croit reconnaître à des kilomètres, mais bien d’une faune présente et pas très farouche d’ailleurs, à quelques mètres des hommes. Les appareils photos ont surchauffés tant il y a à voir : bisons, coyotes, cerfs, antilopes…. bref pour tous les goûts.




Certaines mauvaises langues pourraient aller jusqu’à penser secrètement que c’est presque un peu trop facile. Heureusement il y a les n° complémentaires, qui eux restent un défi : les ours et les loups. Pour les premiers, nous n’avons vu que les boîtes qui nous rappelaient leur existence tous les soirs. Pour les seconds, un groupe de passionnés rencontrés le long de la route, et super équipé, a guidé notre regard vers des points en mouvement qui devaient être des loups. Nos jumelles ont confirmé que c’était effectivement bien des points en mouvement. Heureusement nous avons pu accrocher à notre tableau de chasse des loups en liberté grâce à un coup d’œil furtif dans l’un de leurs quasi télescopes. C’était loin, presque dans la nuit, mais cela ressemblait bel et bien à des loups.
Pour nous Yellowstone c’est aussi : - des soirées brochettes, T-bone et chamallows grillés, sous un ciel étoilé avec des températures plus clémentes que le 1er soir - l’eau du robinet si soufrée que l’on espère que c���est au moins bon pour la santé tant il a fallut se forcer pour la boire (quasi imbuvable vers Norris) - La forêt portant les stigmates du grand incendie de 1988 sur des centaines d’hectares. Heureusement qu’elle se reconstitue assez vite…

- La nature toute puissante (règles locales obligent) qui amène, une fois n’est pas coutume, les hommes à contempler et à s’adapter plutôt qu’à changer l’environnement.
Bref, on a beaucoup aimé, tant pour la vie d’aventuriers que nous menions dans notre forêt que pour toutes les beautés et expériences olfactives que dame nature nous a offert. Cela vaut à nos yeux le détour que nous referions sans peine à une autre occasion.
10ème étape : Cody, la ville de Buffalo Bill
Nous quittons Yellowstone, avec un petit pincement au cœur pour la ville de Cody, après un ultime passage dans les boutiques touristiques pour emporter avec nous un petit bout de ce Paradis. La sortie du parc est assez déprimante avec sa forêt brûlée sur des kilomètres carrés. Les plus acharnés d’entre nous chercheront jusqu’au bout mais en vain à voir la truffe d’un ours ! La déception fut forte, mais cela nous donne une bonne raison de revenir … La route entre Yellowstone et Cody est magnifique.

Comme nous descendons des cimes, la température ne cesse de remonter à chaque kilomètre parcouru. Le vent devient chaud et agréable. Nous croisons des hordes de « bikers » chevauchants des Harley rutilantes dans ce paysage de cow-boys.

Serait ce simplement le remplaçant moderne du cheval ? Nous verrons à Cody que celui ci est toujours en service … L’installation au camping de Cody fut saluée par tous comme le retour à la civilisation. Enfin une douche, et chaude de surcroît. Il était temps, nos cheveux commençaient à tenir tous seuls sur la tête. C’est l’opportunité également de faire une grande lessive salvatrice pour ne pas finir en slip. A nos yeux, Cody ressemble à l’archétype de la ville de western avec sa rue principale, ces maisons plutôt basses aux façades caractéristiques de l’ouest et ces habitants qui portent le chapeau de cowboy comme nous portons la casquette. Devant les saloons, point de chevaux mais des Harley, alignées, attendant sagement leurs propriétaires.

La ville de Bill, le chasseur de bisons et d’indiens semble avoir gardée son caractère authentique, tout en s’affichant ville touristique. Le dîner au restaurant « Chez Irma » (la fille de Bill) fut l’occasion de rentrer en famille dans un saloon (souvent interdits aux mineurs) dans un vrai décor de film : bar en cuivre, têtes de bisons au mur et rappels de l’histoire de l’ouest en tout genre. Après avoir avalé prestement certainement nos meilleurs hamburgers et un T-bone fondant, nous sommes allés au rodéo, moment très attendu. Ce fut une révélation tant le spectacle fut prenant du début à la fin, mené par des cow-boys, des cow-girls et des adolescents certainement du cru. Tout débute par le salut au drapeau, prière et hymne national la main sur le cœur. On s’y fait. Puis les hostilités commencent et se succèdent avec diversité : - Rodéo sur un cheval en furie : comme celui qui tente finit pratiquement toujours par mordre la poussière tôt ou tard, il faut admettre qu’il faut une bonne dose de courage, voire d’inconscience pour se lancer dans la bagarre. - Rodéo des ados sur des bœufs allergiques à un cavalier : là aussi, quel courage pour ces jeunes qui se sont presque tous fait bien mal. Laisserais-je mes enfants faire un exercice aussi dangereux ? C’est pas gagné et pourtant …
- 
Courses au lasso pour attraper des vachettes par les cornes ou par les pattes, seul ou à deux. Le but est toujours d’avoir le meilleur chrono dans ces exercices d’une précision diabolique. En la matière, les femmes ont été plutôt habiles également. Les cowboys machos n’ont qu’à bien se tenir.


De retour à la tente, ayant réussi à dompter notre dizaine de chevaux vapeur, le vent s’est levé. Un vent chaud et sec du désert. En quelques minutes le linge pendu a séché. Puis des rafales violentes se sont succédées une bonne partie de la nuit, torturant nos tentes dans tous les sens. Solides tout de même ces structures : comme le roseau, elles se tordent mais ne rompent pas. La nuit fut si agitée que nous nous demandions si la tente des enfants, offrant plus de surface pour des poids légers à l’intérieur, n’allait tout simplement pas s’envoler ! Etait ce dans le cycle normal de la région ou une tempête, nous ne le saurons pas (nous n’avons pas pris la peine d’aller nous renseigner !). Un petit conseil donc, même si le temps est clair et calme, une tente bien arrimée est un bon gage de ne jamais dormir dehors. Le lendemain, tout est redevenu normal, mais la partie maternelle de la troupe s’est levée avec des cernes suite à l’inquiétude de la nuit (elle qui commençait tout juste à vaincre le sommeil manquant !) On a aimé Cody qui nous laisse pour tout cela un souvenir vivace. On quitte la ville sur des airs de country achetés au « Wall Mart » du coin (et ce n’est pas forcement notre meilleure acquisition !).
11 ème étape : Flaming gorge et Vernal, sur la route de Moab
Un maître mot en quittant Cody : tailler la route pour arriver à Flaming Gorge de jour. Terres arides à perte de vue, buissons et cailloux, grands troupeaux de bovins, parfois des daims et quelques ranchs. Le ciel ce jour -là est couvert et rend la route un poil triste. Après Thermopolis puis le canyon de la wind river, rouges, nous traversons des miles et des miles de routes droites, au milieu d’épineux. L’arrivée sur Firehole Canyon, partie de Flaming Gorge, a un petit gout de Monument Valley (au moins l’idée que l’on s’en fait). Sur les 10 derniers miles avant le camping, des centaines d’oreilles guettaient notre arrivée. Sous les oreilles, des lapins, assez petits, qui nous ont fait une haie d’honneur ou tout simplement étaient venus saluer le coucher de soleil. Un feu d’artifice de petits pompons blancs ! Vu l’inconscience de certains, c’est à 2 à l’heure que nous traversons ce magnifique canyon, tout d’orange vêtu avec la lumière rasante. Résultat net, l’installation et le diner se sont effectués de nuit, (et sous la pluie) dans un camping presque vide aux emplacements magnifiques ! Un de nos campings préférés pour sa vue, le big calme et cette impression d’être au bout du monde. Ici ce ne sont pas les ours qui chapardent, mais nos petits copains les écureuils, hyper organisés et toujours aussi effrontés. Le lendemain, nous reprenons la même route. Celle-ci est désespérément vide. Comment imaginer si on ne l’avait pas vue, toute cette vie grouillante et si bien cachée de la veille ? Orages, orages, oh désespoir ! Nous devions faire un tour dans Flaming Gorge, mais la visibilité est nulle, donc…. Dans le collimateur maintenant, les dinosaures.

L’arrivée à Vernal en fin de matinée fut l’occasion de mesurer nos progrès fulgurants en matière d’installation au camping : 15 minutes suffisent alors pour être en place.

Après le passage d’un orage loquace nous partons affronter les dinosaures munis de nos K-Ways ! Une de nos seules déceptions : la visite des fouilles archéologiques est fermée pour cause de glissement de terrain. Rien d’alarmant, le coin de toute façon regorge de points d’intérêt avec des canyons de toute beauté et une faune très présente sur les routes (daims, cerfs, biches, …), ce qui oblige à beaucoup de prudence dans la conduite.

Pour parfaire le tout, nous nous offrons une tranche d’aventure en empruntant une piste très pentue et poussiéreuse qui nous amena au fonds d’un canyon sauvage( Echo Park Road). Notre Toyota a avalé le relief prononcé et les nids de poule « fingers in the nose ». C’est costaud ces bêtes là. Heureusement d’ailleurs car l’endroit était franchement désertique et les téméraires ne couraient pas la piste ce jour là …

De retour à la tente, la pluie nous attendait. C’est ainsi que le Taco Bell du coin, enseigne appréciée par les enfants, nous accueillit pour nous réchauffer, nous qui redoutions de mourir de chaud dans cette zone !
12ème étape MOAB : la caverne d’Ali Baba du canyon
Si nous omettons les 90 miles aller-retour d’égarement pour cause de chiens de prairie qui faisaient les guignols le long de la route, occupant 100% du processeur interne du co-pilote, la route fut sans histoire … Les 40 derniers miles avant d’arriver à MOAB sont tout simplement un régal dont furent encore victimes les déclencheurs des appareils photos. Un arrêt tous les miles fut la moyenne tant le paysage donne envie d’être capturé sous tous les angles. La piétaille, dans ces cas-là, finit d’ailleurs par trépigner d’impatience d’arriver ou sort faire de l’escalade et devient difficile à récupérer.

Le camping ne peut pas être qualifié d’exceptionnel avec ces petits emplacements et la route importante à son seuil, mais il offre une vue somptueuse sur les monts alentours et est assez central. MOAB n’est pas une destination de transition, c’est un paradis pour randonneur, sportifs ou contemplatifs de tout poil.
Vue du camping de MoabNous avons aimé particulièrement :
- Canyonlands dans toutes ses largueurs, et Dead Horse point : à voir et à revoir. Les paysages sont saisissants dans un décor minéral aux couleurs chaudes et aux découpages si exceptionnels : tantôt des empilements réguliers à motifs, tantôt des amoncellements chaotiques avec le mythique Colorado ou la Green River qui trouvent leur chemin dans ces dédales de parois rocheuses (qu’ils ont sculptées en bonne partie). Le peu de végétation qui survit porte les stigmates des conditions rudes : les conifères notamment, noueux et de petite taille, poussent entre les dalles rocheuses.
- Arches, un must à ne manquer sous aucun prétexte. Extrait du carnet de bord : « Gromel, gromel dans les chaumières. Lever tôt, petit déjeuner frugal, nuages bas et menaçants, nous chaussons les crampons, enfilons nos K-Ways et attaquons sans conviction le chemin qui mène aux arches et à la lumière du matin (qui n’est donc pas au rendez-vous). Mais voilà que le paysage est envoutant et que le chemin passe du tout touriste à l’expert après la 1ère arche. L’attrait de la belle pierre (grés) rouge, orange, attirante, accrocheuse sous la semelle et pas vraiment rugueuse, avec de belles formes rondes et sculptées par les ans, le vent et la pluie, transforment les esprits. Les p’tits gars se mettent à grimper partout. Nous prenons, à la dernière grande arche, le sentier de l’aventure (Primitive Trail). Guidés par des empilements de cailloux, nous progressons sur un chemin enchanteur, surprenant, difficile et absolument et résolument magnifique. Certainement une des plus belles randonnées de ma carrière. »

- Que dire d’Arches au coucher du soleil, lorsque le rocher semble chauffé comme du métal au rouge ? Il rayonne alors de tous ses feux et colore de sa lumière tous les lieux et personnes environnantes qui deviennent monochromes. Par temps d’orage, ce qui fut notre cas, le contraste est encore accentué par la couleur plomb du ciel.

- Notre sédentarisation quelques jours. Ah, quel plaisir de ne pas monter ou démonter la tente. De vraies vacances … - Le brevet de Park Rangers de nos pitchouns : dans un bon esprit, ni scolaire, ni compet, c’est une bonne sensibilisation à Dame Nature et à son respect.
Nous avons aimé :
- la demi- journée de rafting dans le Colorado : rien d’exceptionnel et pas donné. Cela ressemble plus à une promenade familiale en bateau qu’à du rafting au sens sportif du terme. Les rapides sur les portions traversées n’ont toujours pas été découverts. Les recherches continuent. Ceci dit, le tout est vraiment très sympa et le décor mérite le détour à lui seul. - La rencontre froide et distante avec un scorpion, en pleine nuit en sortant du bloc sanitaire. L’affaire fut prise très au sérieux par le plus grand des deux, voyant le dard en position d’attaque. Mon interlocuteur atteignait facilement les 10 à 15 cm, ce qui en pouces fait encore davantage. Pour éviter qu’un campeur hirsute et ensommeillé ne fasse un faux pas, je décidais de chasser l’intrus avec un bâton. Ben ça court vite ces bébêtes, ce qui n’est pas plus rassurant … Ensuite, bizarrement, le retour à la tente s’est effectué tous sens en éveil. Il parait qu’il y a des serpents par ici ? (Note d’une autre partie de l’équipe : c’est là que l’on reconnaît l’aventurier, le vrai, celui-ci l’aurait pris en photo !!!!!!) - MOAB : ville attrayante, jeune, dynamique, mais que nous n’avons pas eu le temps de mieux connaître, si ce n’est un restau « All you can eat » façon saloon.
Nous n’avons pas aimé : RIEN ! MOAB et ses parcs sont un enchantement qu’il faut souhaiter à tous. On aurait vraiment apprécié avoir un 4X4 en voyant les pistes sinueuses au fond de Canyonlands.
13ème étape : Monument Valley, Goosenecks et Valley of the Gods
Après un peu de « shopping » dans l’attractive et touristique MOAB, nous quittons la ville pour Monument Valley. La route est variée et comme d’habitude sur les longs trajets, une ambiance s’installe à bord. Suivant l’humeur du jour, c’est « la croisière s’amuse » ou « règlement de comptes à OK Corral ». Le passage de l’un à l’autre s’effectue par exemple au moment où le CD de musique s’arrête et où il faut choisir le suivant. La route est toujours aussi large, pas très fréquentée et nous avons une âme de conquérants. Que demander de plus ? Le vent, les nuages bas et les percées lumineuses nous accompagneront tout le long du trajet, donnant encore davantage de relief aux paysages traversés (il faut bien rester optimiste envers et contre tout). Les premiers tréteaux de marchands de bijoux Navajos marquent l’entrée dans leur territoire. C’est là que sans nous méfier nous sommes tombés dans le piège. Cette tribu est redoutable et déloyale dans ses méthodes. Ce qu’elle n’a pas réussi à gagner par les armes jadis, elle le gagne par les sentiments aujourd’hui (juste revanche). A l’origine tout semble normal. Le passage de Goosenecks ne peut être marqué que par un arrêt.
Insouciants, nous descendons voir ces fameux lacets du Colorado (impressionnants cela dit). Puis, revenant vers notre véhicule la partie féminine du groupe a l’idée lumineuse de regarder ce qu’il y a sur les tréteaux. Et toc ! Le filet se referme sur la proie. Hypnotisée, elle fait tous les étals. Je ne le sais pas encore, mais elle choisit. A un « Bon, on y va !» un peu impatient, la réponse évasive suivante, immuable, tombe « Viens voir une seconde … ». La première fois on ne peut pas se douter, on s’approche. Le deuxième piège se referme. On le comprend immédiatement, on ne repartira pas sans un collier, bracelet ou bague au mieux et avec les trois au pire. Il faut dire qu’ils ne sont pas chers et plutôt élégants. Même les enfants ont acheté les fameux talismans dont on se demande comment ils ont pu vivre sans avant.
Ce jour-là je me suis dit en repartant: « tu t’en tires pas si mal, c’est une bonne chose de faite ». Que nenni, c’est sans compter sur la ruse des autochtones. Des étals Navajos, il y en a à tous les points importants du territoire. Je vous rassure, nous n’en avons pas raté un seul. Gloups !
« Si tu offres un bijoux Navajo à ta Femme, tu l’habilles pour un jour. Si tu la laisses acheter, tu te ruines pour la vie » dit le proverbe Plançonesque. J’ai testé, c’est vrai !Bref, allégés de quelques dollars, la voiture, et accessoirement nous à l’intérieur, nous dirigeons vers la Valley of the Gods, non loin de Monument Valley. La piste au début est belle, assez large. Nous produisons à notre passage un panache de poussière ocre du plus bel effet, comme dans les rallyes africains. C’est moins grandiose que ce que nous verrons ensuite, mais nous sommes en plein désert, pratiquement toujours seuls et la piste sinueuse tout en relief nous attire irrésistiblement. L’aventure quoi.

Armés de pistolets à amorces, un règlement de compte eut lieu entre les roches rouges sous l’œil médusé des serpents et autres scorpions qui n’avaient pas vu cela depuis un siècle.

Les choses se gâtent en progressant. Chaque cours d’eau asséché qui traverse le passage imprime sa marque par un creux d’érosion très prononcé. Sans 4X4 ce fut épique mais faisable avec quelques frôlements de pare-choc sur la terre néanmoins. Le suspens du « passera, passera pas » éliminatoire fut conservé jusqu’à la fin avec le passage d’un cours d’eau à 10 mètres du retour sur la route, après une quinzaine de miles de piste. No problemo pour cette fantastique voiture qui ne nous a jamais trahi.

Un des plus beaux et sauvages sites du secteur. A voir ! Nous sommes arrivés au camping de Monument Valley sous un soleil rayonnant. Celui-ci offre une vue imprenable sur les Monuments en question.
Vue du camping de Gouldings
Un plouf dans la piscine a remis ce soir là de l’ordre dans les cervelles encore toutes congestionnées par les heures de voiture et les multiples points de vue, avant d’affronter l’épreuve tant redoutée de l’allumage du feu … sans allume feu, mais allumettes autorisées quand même.
Après avoir vidé nos réserves de papier sec, Thibaud prend l’initiative de chercher du soutien. Il revient avec le gardien Navajo. Ses conseils ont été décisifs et les saucisses grillées et chamallows n’en furent que meilleurs.
Le lendemain, 4X4 à Monument valley avec un guide Navajo. La carte est alléchante. Qu’en sera-t-il des plats ? Nous arrivons au lodge de départ. Devant sont garés deux gros pickups aménagés avec des sièges sur le plateau et une bâche en cas de pluie. Après confirmation, ce sont bien nos 4X4. Nous sommes une dizaine dans le « truc », qui visiblement est mu par 4 roues motrices, ce qui en fait un 4X4. Consternation lisible sur le visage de notre G.O qui ne voyait pas exactement les choses comme cela. De loin ça fait attrape-touristes. Et bien dedans aussi. Côté piste, nous avons fait la même chose que tout le monde peut faire normalement avec sa voiture, avec un petit parcours spécial, qui n’a de spécial que le fait que seuls les guides peuvent l’emprunter. Le tout ne fut pas désagréable, sous un ciel dégagé, mais rien qui justifie le prix. En conclusion, si c’était à refaire, on dépenserait nos dollars dans autre chose …. des bijoux par exemple.
En soirée nous sommes retournés au parc avec notre propre voiture.



Monument Valley mérite son nom et est à la hauteur de sa réputation. En fin de visite, un énorme orage s’est formé au-dessus du parc. La lumière encore puissante du soleil a littéralement enflammé une partie des nuages, donnant un ton uniforme orange prononcé a toute la matière, sur un fond gris de plomb. Le retour sur la piste avec le vent, la poussière, les phares de voitures (l’endroit est très fréquenté, cela va sans dire), et le sable piège en montée fut un régal pour les photos. Un moment vraiment exceptionnel. Ce fut, il faut bien l’avouer, le petit plus qui fait que cette visite fut magique et inoubliable.


14ème étape : Le lac Powell et Antelope Canyon
Une dernière visite dans les boutiques Navajos et nous quittons cette merveille terrestre qu’est Monument Valley pour le Lac Powell. La route est belle, sans excès, sauf sur l’arrivée à Page avec ses dunes de sables fossilisées. L’installation éclair au camping effectuée, nous passons aux choses sérieuses : Antelope Canyon. Nous ratons de quelques secondes la visite de la partie upper et décidons d’aller vers lower, pour éviter une attente longue. Oui, c’est cher, très cher, abusivement cher pour juste voir ce que la nature a travaillé pendant des millénaires ( pas les Navajos). Mais c’est beau, vraiment beau et incroyablement surprenant. Le canyon est un micro canyon.
Les salles ne dépassent pas les 5 à 6 mètres pour les plus larges, à moins d’une dizaine de mètres sous terre. La lumière était changeante lors de notre visite, avec un gros nuage taquin qui laissait de temps en temps passer les rayons du soleil. Autant le dire tout de suite, sans soleil, le canyon perd franchement de son attrait et ne met pas en relief l’incroyable jeu de lumières et d’ombres qui le rendent si exceptionnel.


La fin d’après midi fut consacrée à la plage, très agréable, dans une eau douce et chaude et une ambiance camping-car.
Le tout se termina en apothéose par un orage d’anthologie qui transforma le lac et les alentours en une vue improbable.


Il nous obligea ensuite à manger à toute vapeur avant un déluge mémorable sous la tente. L’étendue de cette perturbation fut telle qu’un arc en ciel total s’inscrivit dans le ciel. Tout ceci eu aussi, mais nous ne le savions pas alors, l’avantage de refroidir l’atmosphère et de nous permettre de tomber dans les bras de Morphée rapidement. Le lendemain débuta tôt, pour la visite du lac Powell avec une vedette de location surpuissante dans un décor de rêve. Ayant réservé, le programme était simple : arrivée au guichet vers 8h00, réception du bateau et explications sur l’engin, puis départ pour l’aventure aquatique (8h30). La réalité fut tout autre. Nous tombons sur une organisation bureaucratique en position de monopole qui pratique un « foutage de gueule » institutionnel de haute volée et avec le sourire. L’atteinte du premier guichet juste pour confirmer la réservation pris plus d’une heure. Nous sommes restés aimable avec notre guichetière qui devait être croisée avec un lémurien tant chaque geste était pesé et pesant. C’est le premier exploit du jour. « Ouf, c’est nul, nul nul, mais on est à peu près dans les temps quand même ». Et bien non. Ensuite il faut qu’une personne soit disponible pour nous remettre les clés du bateau et l’équipement. Re file d’attente 1h30. Oui, vous avez bien lu, sans compter 30 minutes environ d’explications et de check list. Quand on voit le prix de location à la journée (déjà réglé !) on ne peut que lever les yeux au ciel et espérer que les nerfs ne lâchent pas sur le premier venu de cette *£# !? de société. L’humain est ainsi fait qu’il oublie rapidement les moments obscurs pour ne retenir que les bons, et la suite fut un enchantement sans pareil… Les premiers bouillonnements de l’hélice s’effectuèrent vers 11H00 sur une eau plate et un ciel limpide. Ciao les cloportes, le lac est à nous !



Le bateau était assez spacieux pour cinq, même avec des skis nautiques et une grosse bouée à tirer derrière l’engin. Le moteur était du genre costaud (150 chevaux quand même) pour délivrer une confortable puissance dans un bruit proportionnel et une consommation exponentielle (ça c’est pour le retour). Ce fut un grand moment de bonheur familial pour : - la conduite du bolide partagée par tous (sous haute surveillance pour certains), - la circulation au milieu de parois rocheuses rouges parfois très sinueuses et étriquées, - la partie jeux nautiques avec la bouée géante qui nous occupa une grande partie du temps : sensations fortes assurées pour tous. - Un bémol sur le ski nautique pas vraiment accessible pour les non expérimentés aussi bien côté conducteur que skieur Le retour, assez tôt (5 heures, ravitaillement en essence compris) était beaucoup mieux organisé que le départ. Normal, les employés devaient être pressés de partir. Pour nous « venger », l’appontement fut raté à trois reprises, nous classant définitivement dans la catégorie des marins d’eau lyophilisée (l’appellation « d’eau douce » ne convenant pas sur un lac). Si c’était à refaire, nous nous serions enregistrés la veille (conseil d’ami) et serions arrivés vers 7h30 le matin pour un départ rapide. Il n’est pas évident que nous aurions pu faire beaucoup plus de distance, dans la mesure où le réservoir limite la durée de fonctionnement, surtout à fond, mais nous aurions pu faire une pause dans une des criques enchanteresses, inaccessibles par la terre, pour une sieste réparatrice. Conclusion : C’est pas donné, c’est mal organisé, mais franchement c’est bien rendu ! Exténués, perclus de coups de soleil malgré le crémage régulier, le diner fut pris à Page dans un restaurant de cowboys à l’ambiance country endiablée. Sans les enfants qui dormaient à table, nous y serions encore. De retour aux tentes, la nuit fut torride. Non pas pour ce que vous croyez … m’enfin ! Mais pour la chaleur infernale qui régnait ce soir là.

15ème étape : Horseshoe Bend puis arrivée au Grand Canyon
Une dernière baignade dans le lac Powell le matin pour nous rafraichir puis nous partons sous un ciel d’orage et quelques gouttes bien nourries pour le Grand Canyon. A quelques miles à la sortie de Page se trouve une merveille à ne rater sous aucun prétexte : Horseshoe Bend. Même sous un ciel chargé, le site est grandiose. La roche toute en rondeurs est une caresse à l’œil et le vert émeraude de l’eau en contrebas est particulièrement mis en valeur dans son écrin de falaises. Seul regret : c’est si grandiose qu’il est bien difficile de faire rentrer quoique ce soit qui rappelle cette impression de gigantisme dans l’appareil photo. Le reste de la route vers notre destination fut une formalité un peu terne, sous la pluie. Comme pour Horseshoe Bend, la première chose qui marque en arrivant au Grand Canyon c’est l’immensité de l’affaire. C’est très grand, presque un peu trop pour que nous puissions embrasser d’un seul regard tout le paysage. Le voile produit par la pluie et les faisceaux de lumière laissent deviner que par temps clair ce doit être un festin visuel.

L’emplacement du camping fut atteint de nuit. Comme d’habitude, il est grand, au milieu de la forêt, avec une belle table en bois à bancs et un foyer. Randall, notre voisin vint dès notre arrivée pour nous offrir la lumière nécessaire à notre installation. Décidemment, quelle gentillesse chez tous les Américains que nous avons rencontrés. Le camp monté en un clin d’œil, Randall enchaîne en nous présentant toute sa petite famille, 3 filles dans les âges des nôtres et sa femme Atsuko, japonaise, puis nous invite à gouter des « S’more » autour du feu et un chocolat chaud fort bienvenu pour nous réchauffer ! Evidemment, je ne ferai pas l’affront d’expliquer, tant c’est connu, que les S’more sont des chamallows grillés mis entre deux crakers sur lesquels on a disposé un morceau de chocolat. Quand on goute, tout être normalement constitué dit « Hum, I want some more ». D’où le nom... Ce soir-là, de retour à nos tentes, ce fut l’hécatombe de fatigue, presque sans manger, sous le regard de la pleine lune.
16 ème étape : Visite du Grand Canyon – du piment pour les braves


Levés vers 8h30, nous nous préparons pour une descente partielle du Kaibab Trail. Le canyon est si profond, qu’il faut pour tremper les ripatons d’un bon marcheur dans l’eau du Colorado, 4 à 5 heures pour descendre et le double pour remonter. Comme indiqué partout, ce n’est pas à la portée du premier venu, surtout si l’on néglige les fondamentaux : de l’eau en abondance et de quoi se sustenter. Avant la descente, nous passons au Visitor Center pour préparer les diplômes de Junior Park Rangers des trois apprentis. La descente est dure, le chemin raide, étroit et sinueux. Nous remontons le temps en progressant vers des couches géologiques de plus en plus anciennes, chacune ayant sa couleur, sa texture et son épaisseur, ce qui en fait sa marque de fabrique. Le peu de végétation qu’il y a semble tout droit venu d’un jardin japonais. Pas simple la vie d’un arbre accroché à du caillou. L’impression de vide et d’immensité est totale, surtout lorsque l’on voit quelques marcheurs minuscules en contrebas. Après 1 heure 30 de descente nous atteignons un palier (Cedar Ridge) recommandé pour les randonneurs du dimanche. Nous le dépassons d’une demi-heure sous l’impulsion de ceux qui voulaient voir un point de vue sur le Colorado. Mais c’est comme le pied d’un arc en ciel, plus on avance plus il recule. La raison l’emportera vite sur la passion après les remontrances maternelles habituelles dans ce genre de situation. Une pause contemplative et gastronomique fut donc de mise de retour à Cedar Ridge.

C’est là qu’eu lieu le drame ! Thibaud, dans un geste d’inconscience mêlé à une certaine générosité donna une chips à un écureuil. Que n’avait il fait ! Haro sur le baudet crièrent alors les 2 autres juniors futurs park rangers, imprégnés des saintes règles du manuel qui dit qu’il ne faut pas nourrir les animaux. Une pluie de reproches s’ensuivie toute la remontée. Les propos vifs qui furent échangés s’envolèrent dans l’immensité du site et dérangèrent certainement les volatiles philosophes qui planent toute la journée au-dessus de ce temple de sérénité. Cela eut au moins l’avantage de faire oublier aux petites gambettes douloureuses, les difficultés de la remontée. 5 heures après notre départ, nous débouchons à nouveau au niveau du plateau, émoussés physiquement mais fiers de l’avoir fait. Après un pic nique frugal, nous repartons pour l’Hermits Rest Route, qui se parcours en bus ou à pieds et qui longe les falaises du Canyon. Sous un couvert orageux, ce dernier avait revêtu son habit d’ombre et de lumière qui le rend changeant au fil des minutes. Une averse nous surprit sur le chemin des falaises (un régal) et nous cloua sous les arbres qui nous protégèrent des bourrasques. Nous raterons ensuite le coucher de soleil vu de « Mohave Point » (très touristique) pour une bête question d’arrêts de bus qui se font dans un sens et pas dans l’autre sur la même route. D’un autre côté, pour nous le soleil s’est couché aussi, et vu le site, ce n’était pas si mal…


17ème étape : Route 66 vers Joshua Tree
Le lendemain, avant le départ pour d’autres cieux, nous quittons tristement Randall et sa famille et allons faire valider les carnets de Junior Park Rangers au Visitor Center. Sous un orage diluvien agrémenté de coups de tonnerre qui nous firent sursauter à plusieurs reprises, la Chef Park Ranger, sérieuse, appliquée et solennelle, fit prêter serment en français à nos Pitchouns avant de leur remettre leurs insignes : le corbeau (ce qui fut un drame, Robin ne tenant pas du tout à être « raven »), le coyote pour Lucas et le scorpion pour Thibaud. Bien sur, l’épisode douloureux de la chips et de l’écureuil fut évoqué et pardonné en séance. Ouf ! On s’en est bien sorti …



Objectif Lake Havasu. Grosse journée de route avec quelques surprises non prévues (ce qui est le propre d’une surprise). Il fut bien difficile de dire comment était le paysage. La pluie d’orage prit encore le dessus, allant parfois jusqu’à nous obliger à arrêter le véhicule sous des rideaux d’eau proche du déluge. En passant à Williams, très belle petite ville qui vaut le détour, nous nous apercevons que la route N°40 que nous suivions n’est autre que la mythique route 66 rebaptisée (au moins sur ce tronçon). Le décor est rétro, western et années 50 ou 60. Impossible de résister devant les gift shop route 66 très attrayants. Un demi tour inapproprié du conducteur dont la conduite jusque là frisait la perfection, ruinera définitivement un des pneus avant. Pendant que les uns s’échinaient à trouver des moyens de remplir le coffre (Teeshirts, porte clés, pancartes route 66 et que sais je encore …), un autre s’évertuait à le vider pour accéder à une roue de secours qui n’existait pas, ce qui nous amena à passer par un professionnel (un peu de négociation avec le loueur pour le remplacement du pneu, mais tout nous fut remboursé). A nouveau en ordre de marche, il fallut nous résoudre pour la première fois à raccourcir l’étape : arrêt à un motel à Kingman. La sanction fut d’autant plus acceptable que cette ville est agréable et placée sur la route 66. Très attachante cette route. Il s’y dégage un parfum de nostalgie avec ses lampes fluo, ses bikers et ses grosses voitures américaines retapées. On comprend alors l’engouement actuel de ceux qui la parcourent de bout en bout.


18ème étape : Palmspring via Joshua Tree - nos derniers tours de roue dans le désert
Sous un soleil torride, la route vers Palmspring peut être qualifiée de four désertique et monotone, sans être désagréable, loin de là. Après les vitesses automatiques, le limiteur de vitesse, c’est le genre de tracé qui se prête au pilotage automatique : sur 40 miles on peut ne pas avoir un seul virage ! Autour, des collines (les montagnes noires) et des buissons à répétition. Celui qui a créé l’endroit devait être à cours d’inspiration, à moins qu’il n’ait voulu nous donner une leçon d’humilité, à nous, petits scarabées perdus dans l’immensité. Bigre, le désert rend philosophe. Pour l’humilité ce fut raté. Une voie de chemin de fer longeait la route et certains équipages pour troubler l’ennui avaient marqués leur nom avec des pierres volcaniques noires. « Plançon » est dorénavant inscrit pour les générations futures.
L’entrée de Joshua Tree est un passeport pour une zone désertique atypique peuplée d’une vie soumise à rude épreuve, mais dans un décor de rêve (au moins vu de notre fenêtre). La survie implique souvent ici une certaine agressivité : épineux accrocheurs, cactus aux formes jamais vues précédemment, Joshua Tree, scorpions, serpents, …
On a particulièrement aimé :
- Cactus garden avec sa concentration de cactus presque cotonneux aux couleurs brunes



- les imposants Joshua Tree qui au couché du soleil dépassent en ombre chinoise sur l’horizon

- les roches rondes et accueillantes, aux couleurs chaudes, qui invitent à une escalade rien qu’à les regarder. On aurait aimé avoir le temps de faire une randonnée dans ces empilages minéraux. - le coucher de soleil au point culminant de la route, avec ces énormes blocs roses arrondis dans lesquels ont a envie de se nicher.
En quittant Joshua Tree, nous retournons à la civilisation trépidante des villes, laissant dernière nous toute cette vie de bohème sous la tente dans des zones restées encore raisonnablement sauvages. Gloups ! Il va falloir s’y refaire… L’arrivée à Palmspring, marquée par la présence des fameux champs d’éoliennes, eut lieu tard. La ville semble festive, insouciante et balnéaire à souhait bien que pourtant en plein désert aride. C’est la magie ou la folie des hommes … Notre hôtel fut le plus confortable de tout le voyage et la piscine à minuit, seuls, dans une atmosphère douillette et une eau chaude fut mémorable. Comme quoi, la civilisation a aussi du bon.

19 étape : San Diego – des vagues à l’âme aux vagues à la ville
Quittant les centaines d’éoliennes des collines de Palmspring, une quarantaine de miles plus bas, l’air devient humide, nous indiquant que l’océan n’est plus très loin. C’en est fini du désert. La boucle est bientôt bouclée. Les villages deviennent des petites villes et les villes finissent en une métropole. De San Diego nous ne connaissons pas grand chose, si ce n’est le camping qualifié d’urbain (Campland on the Bay) et bondé avec accès sur la mer, les highways, la plage, Sea Word et un restau mexicain qui vaut le détour.
Ce qui nous a plu : - Les belles vagues sur la plage qui déroulent leur mousse sur une distance suffisante pour faire du surf. L’eau est vivifiante mais avec les rouleaux brasseurs il y a de l’action. Si vous voulez savoir l’impression ressentie par vos pulls dans une machine à laver, le lieu est propice à une expérience enrichissante. Surveillance des plus jeunes obligatoire ! - L’ambiance beach boy de la plage et des alentours - Sea Word pour fêter nos retrouvailles avec la foule. Les spectacles mettant en scène des animaux marins, terrestres et volants ont fort bien menés, avec beaucoup d’humour (sans que cela soit au détriment des animaux). Les orques notamment sont d’une taille respectable. Si vous ne voulez pas avoir l’impression de nager avec eux, le Kway ou la combinaison de surf (moins pratique) est obligatoire. Ces bêtes là sont joueuses. - La Jolla, sur le chemin de Los Angeles, avec ses pélicans et ses phoques poussifs qui ne parvenaient pas à se hisser sur les rochers - Le restaurant Mexicain d’un soir. Certaines mauvaises langue auraient dit, assure t’on dans les milieux subversifs de notre tribu, que l’étape à San Diego avait pour but de manger Mexicain. Il parait que ce qu’il y eu dans l’assiette ce soir là était exceptionnel. Cependant, les Margaritas pour fêter … le fait d’avoir fait tant de kilomètres, nous plongèrent dans une douce euphorie qui nous fit oublier notre objectif : savourer le TOP des mets Mexicains.
Ce qui nous a moins plu : les maux de tête au retour du restau à cause d’un abus … de quoi déjà ?

20ème et dernière étape : Los Angeles – Pretty Sylvie sur Hollywood Boulevard

Ce n’est plus une ville c’est une mégapole. Que dis je une mégapole, une Giga pole. Il faut dire qu’en moyenne les bâtiments ne sont pas très élevés et donc il faut s’étendre pour loger tout le monde. L.A et nous ce n’est pas le grand frisson, mais il y eu de bons moments, et nous n’en avons vu qu’une partie infime : - La visite des studios Universal : parc d’attraction pas très grand mais bien fait. Un classique du genre, dans les normes.

Pour ma part, j'ai rêvé de chevaucher la moto de Terminator! 
- Visite à Hollywood boulevard, la perle de L.A : ben en fait c’est, comment dire en termes diplomatiques, intéressant. L’architecture du type cubique avec une façade façon décor ravira certainement les amateurs de cinéma. Les empreintes d’acteurs célèbres prises dans du ciment gris basique sont plutôt décevantes et pas très classes (c’est juste mon avis). En revanche, les noms d’artistes sur les trottoirs dans le marbre font bonne figure et nous rappellent à chaque pas que nous avons marché là où ils ont marchés EUX. Excitant non! Bon, on y va. Y a encore les plages à découvrir.
Nous avons aimé : - La vue sur Los Angeles depuis les collines. C’est là que l’on prend conscience de l’étendue de l’affaire. C’est gigantesque. Belle vue également sur les autoroutes à échangeurs en trèfles (petit clin d’œil à la nature). A voir. - Beverly hills … pour la verdure, la propreté nickel, le calme, la largeur des routes et les quelques vues sur de somptueux palais cachés au regard de la populasse (visiblement les architectes savent se donner du mal quand ils veulent). - Notre hôtel, l’Hacienda, pas trop cher, confortable et très bien placé - Les plages : un régal. On peut être un homme d’affaires dans la journée et venir se prélasser au bord de la plage ensuite. Elles sont très larges, bien surveillées (c’est connu, même hors de Malibu), et la voie piétonne qui longe le sable, avec ses palmiers, ses surfshop ou gift shop, rendent le tout très agréable. Tous les clichés sont là, et c’est aussi un peu ce que l’on cherche : les patineuses athlétiques en bikini avec un walkman sur les oreilles, les surfeurs, les skaters, les fresques sur quelques murs, des murets pour les tags …


- Le dernier restau avant l’échafaud qui servait des salades et une nourriture plutôt diététique. Un contraste après ce que nous avons vécu.
Epilogue
Pour éviter le spleen avant de monter dans l’avion nous avons eu l’idée géniale d’arriver en retard en ne descendant pas à la bonne compagnie pour l’enregistrement… vu la taille de l’aéroport, les erreurs se paient cash. A essayer, c’est stimulant. Pour ne pas sombrer dans la déprime en arrivant à destination la compagnie a pensé à perdre un de nos bagages, précisément celui où il y avait tous les cadeaux (Navajos) !. Si, si, c’est bien aussi pour occuper l’esprit. Il nous a été livré deux jours après, preuve que c’était bien organisé. En reprenant notre voiture, minuscule, il fut bien difficile de réapprendre l’usage du levier de vitesse. C’est en quittant les choses que l’on en mesure le plus de prix. En rédigeant ce carnet, j’ai re parcouru ce voyage, revivant tant et tant de plaisirs à chaque minute. Le plaisir de voir tant de merveilles, de vivre comme des Robinsons en pleine nature, le plaisir d’être tous ensemble, en famille, où s’installe tout un vécu, une ambiance que l’on a rarement l’occasion de vivre, même avec ceux qui nous sont si proches. J’étais pour ma part un peu réticent à engloutir des milliers d’euros dans une quête au bout du monde. Merci Sylvie de nous avoir convaincu et d’avoir organisé si minutieusement ce voyage qui restera pour tous une référence incontournable et une expérience forte de notre vie.
Et n’oublions pas que le plus beau voyage, c’est celui que nous ferons demain …

Pour retourner à la partie 1 http://voyageforum.com/v.f?post=831504
Comment payer un PV en Italie depuis la France? English translation pending
Bonjour à tous,
Durant mon petit séjour dans la baie de Naples, j'ai eu la chance de récolter un PV pour mauvais stationnement 😄 On m'a expliqué que pour payer, il fallait acheter un timbre à la poste italienne mais je n'ai pas eu le temps de le faire. Quelqu'un sait-il comment faire depuis la France?? (je n'ai pas envie d'attendre que la compagnie de voiture de location préléve directement sur la CB, ça va mettre du temps et je vais donc payer des frais supplémentaires). Si quelqu'un pouvait m'aider, merci d'avance.....
Durant mon petit séjour dans la baie de Naples, j'ai eu la chance de récolter un PV pour mauvais stationnement 😄 On m'a expliqué que pour payer, il fallait acheter un timbre à la poste italienne mais je n'ai pas eu le temps de le faire. Quelqu'un sait-il comment faire depuis la France?? (je n'ai pas envie d'attendre que la compagnie de voiture de location préléve directement sur la CB, ça va mettre du temps et je vais donc payer des frais supplémentaires). Si quelqu'un pouvait m'aider, merci d'avance.....
Itinéraire aux Philippines en novembre 2006 English translation pending
Bonjour,
grâce à certains ici présent, notre itinéraire se précise, il reste néanmoins quelques questions.
Ce Road Map n'est bien évidement qu'un fil conducteur et sera certainement modifié au cours du voyage, en fonction des aléas du voyage, ou tout simplement si on a envie de rester plus de temps à un endroit, je pense notament à Palawan pour Puerto P, Sabang et Port Barton...
Nous allons passé le moins longtemps possible à Manille, mais nous avons besoin de faire quelques achats, comme tailleur, bague de fiancailles. J'ai quelques adresse, récupérer ici et là. Ensuite, on monte sur Banaue, Sagada, retour Manille, puis Palawan... J'ai laissé les questions en rouge, afin que ce soit plus lisible. N'hésitez pas à nous commenter, rectifier..
11/11 : Arrivée 09h50 à Manille On se renseigne pour les billets d'avion pour Puerto Princessa => Est-il facile d'acheter ses billets d'avion pour Puerto Princessa à la dernière minute ou vaut il mieux réserver avant? Combien de vol par jour? Quel prix? On monte dans un taxi direction Saint Illians : http://reservations.bookhostels.com/hostelz.com/hostel.php?HostelNumber=1391&Language=French => Connaissez vous ce GH? On va réserver d'ici pour ne pas avoir de surprise Puis la journée Glorietta et Greenbelt Tailleur : King Philip Tailors - Ayala Avenue, Glorietta 1, Ayala Center, Makati City, Manila, 1224 Exclusively His, on Pasay Rd. in Makati (behind Greenbelt). Joailler : Faut qu'on en trouve un dans le Ayala Center (si vou savez des adresse...) Nuit à Saint Illians
12/11 : Manille Soit on continue le shopping si on n'a pas terminé et on visite un peu => Que faire à Manille la journée? Que voir? Voir aussi location de la voture : http://www.avalonrentacar.com/ (1040 -A Teresa St. Brgy. Valenzuela, Makati City, Philippines) Nuit à Saint Illians Diner dans un bon resto => Avez vous une adresse pour un resto assez romantic? Quel Budget?
13/11 : Départ pour le Nord On récupère la voiture de location L'avantage, c'est que j'ai un GPS avec la carte de Manille, ce qui va nous aider pour sortir de la ville sans soucis. Direction banaue => Combien de temps pour rejoindre? - Que faire sur place? Combien de temps? => Avez vous une bonne adresse pour dormir? Nuit à Banaue
14/11 : visite Banaue Visite des rices terrasse Nuit à Banaue
15/11 : Départ pour Sagada et visite de Sagada => Combien de temps pour rejoindre? - Que faire sur place? Combien de temps? Nuit à Sagada
16/11 : Visite de Sagada Nuit à Sagada
17/11 : Retour Manille => Combien de temps pour rejoindre Manille? Voir avancé Tailleur et bague Nuit à Saint Illians et changer argent pour palawan
18/11 : Départ Puerto Princessa Nuit à Puerto Princessa => Vaut il le coup de rester un peu ici ou pas?
19/11 : Départ pour Sabang en Jeepney (6 heures) Nuit à Sabang
20/11 : Journée Sabang Nuit à Sabang
21/11 : Départ pour Port Barton en bateau (2h00) Nuit à Port barton
22/11 : Journée à Port Barton Nuit à Port Barton
23/11 : Départ pour El Nido en bateau (6h00) Nuit à El Nido
24/11 : El Nido Nuit à El Nido
25/11 : El Nido Nuit à El Nido
26/11 : El Nido Nuit à El Nido
27/11 : El Nido Nuit à El Nido
28/11 : El Nido Nuit à El Nido
29/11 : El Nido Nuit à El Nido
30/11 : Départ d'El Nido pour Manille en avion Tailleur et bague et Market Market pour les kdo de noël Nuit à Saint Illians Dernier resto le soir Possibilité de rentrer à Manille la veille au cas où tailleur et bague pas sûr
01/12 : départ 11h50 pour la France 😕
Nous allons passé le moins longtemps possible à Manille, mais nous avons besoin de faire quelques achats, comme tailleur, bague de fiancailles. J'ai quelques adresse, récupérer ici et là. Ensuite, on monte sur Banaue, Sagada, retour Manille, puis Palawan... J'ai laissé les questions en rouge, afin que ce soit plus lisible. N'hésitez pas à nous commenter, rectifier..
11/11 : Arrivée 09h50 à Manille On se renseigne pour les billets d'avion pour Puerto Princessa => Est-il facile d'acheter ses billets d'avion pour Puerto Princessa à la dernière minute ou vaut il mieux réserver avant? Combien de vol par jour? Quel prix? On monte dans un taxi direction Saint Illians : http://reservations.bookhostels.com/hostelz.com/hostel.php?HostelNumber=1391&Language=French => Connaissez vous ce GH? On va réserver d'ici pour ne pas avoir de surprise Puis la journée Glorietta et Greenbelt Tailleur : King Philip Tailors - Ayala Avenue, Glorietta 1, Ayala Center, Makati City, Manila, 1224 Exclusively His, on Pasay Rd. in Makati (behind Greenbelt). Joailler : Faut qu'on en trouve un dans le Ayala Center (si vou savez des adresse...) Nuit à Saint Illians
12/11 : Manille Soit on continue le shopping si on n'a pas terminé et on visite un peu => Que faire à Manille la journée? Que voir? Voir aussi location de la voture : http://www.avalonrentacar.com/ (1040 -A Teresa St. Brgy. Valenzuela, Makati City, Philippines) Nuit à Saint Illians Diner dans un bon resto => Avez vous une adresse pour un resto assez romantic? Quel Budget?
13/11 : Départ pour le Nord On récupère la voiture de location L'avantage, c'est que j'ai un GPS avec la carte de Manille, ce qui va nous aider pour sortir de la ville sans soucis. Direction banaue => Combien de temps pour rejoindre? - Que faire sur place? Combien de temps? => Avez vous une bonne adresse pour dormir? Nuit à Banaue
14/11 : visite Banaue Visite des rices terrasse Nuit à Banaue
15/11 : Départ pour Sagada et visite de Sagada => Combien de temps pour rejoindre? - Que faire sur place? Combien de temps? Nuit à Sagada
16/11 : Visite de Sagada Nuit à Sagada
17/11 : Retour Manille => Combien de temps pour rejoindre Manille? Voir avancé Tailleur et bague Nuit à Saint Illians et changer argent pour palawan
18/11 : Départ Puerto Princessa Nuit à Puerto Princessa => Vaut il le coup de rester un peu ici ou pas?
19/11 : Départ pour Sabang en Jeepney (6 heures) Nuit à Sabang
20/11 : Journée Sabang Nuit à Sabang
21/11 : Départ pour Port Barton en bateau (2h00) Nuit à Port barton
22/11 : Journée à Port Barton Nuit à Port Barton
23/11 : Départ pour El Nido en bateau (6h00) Nuit à El Nido
24/11 : El Nido Nuit à El Nido
25/11 : El Nido Nuit à El Nido
26/11 : El Nido Nuit à El Nido
27/11 : El Nido Nuit à El Nido
28/11 : El Nido Nuit à El Nido
29/11 : El Nido Nuit à El Nido
30/11 : Départ d'El Nido pour Manille en avion Tailleur et bague et Market Market pour les kdo de noël Nuit à Saint Illians Dernier resto le soir Possibilité de rentrer à Manille la veille au cas où tailleur et bague pas sûr
01/12 : départ 11h50 pour la France 😕
Transport aéroport Charles de Gaulle-gare de Lyon English translation pending
Bonjour
J'aimerais savoir comment je fais pour partir de l'aéroport et me rendre à la gare de Lyon dans le 12e arrondissement?? J'ai entendu parler des billets RER... Est-ce que c'est direct??Dois transférer à quelque part??
Merci
J'aimerais savoir comment je fais pour partir de l'aéroport et me rendre à la gare de Lyon dans le 12e arrondissement?? J'ai entendu parler des billets RER... Est-ce que c'est direct??Dois transférer à quelque part??
Merci
Vie à Libreville au Gabon English translation pending
JE SUIS "PRENEUSE" de tous renseignements concernant la vie à Libreville-Gabon je vais m'y installer en janvier 2007 et j'ai besoin de tout savoir, tout en vrac, vous pouvez y aller !
Merci
Merci
Namibie: excursion au pays Himba English translation pending
Bonjour
Je commence à organiser un voyage pour 2 (2*4 et hotels) en Namibie pour mai 2007. J'ai commencé un programme avec 10 nuits (ci-après) que je vais pouvoir étendre à 11 nuits (pas plus malheureusement). Je souhaite rajouté une nuit pour faire une excursion au pays Himba. Dans mon programme actuel, nous n'avons pas le temps de nous rendre en voiture à Opuwo, donc 2 solutions a priori : je reste une nuit de plus à Swakopmund (3 nuits en tt dc) et on fait un daytrip en avion au Kaokaland en avion (un peu cher mais bon) je rajoute une nuit entre Twyfelfontein et Okaukuejo autour de Kamanjab, il parait qu'il y a un village Himba et la visite ne prendrait qu'une demi-journée mais j'ai peur du manque d'authenticité...
Que me conseillez-vous ? Par ailleurs ai-je raté un immanquable dans ce programme ou y-a-t-il des points non indispensables ? Toute suggestion est bienvenue !
J 1 WINDHOEK arrivée de Paris et visite centre ville J2 WINDHOEK/KALAHARI (350km) Windhoek/Mariental 270km 3.5h/lodge 50mn déj au Hardap Dam, au lodge, Kalahari Sunset 4*4 Nature Drive 15h-19h J3 KALAHARI/SOSSUSVLEI (380km) Lodge/Mariental 50mn/Sesriem 110rte+145piste 5h /Sossuvlei 80km 1.5h) depart lever du soleil Sossuvlei Sunset 4*4 Nature Drive 15h45-19h J4 SOSSUSVLEI/SOLITAIRE (180 km) Sossusvlei/Sesriem 80km 1.5h/Solitaire 83km 1.5h 4*4 Dune Drive vers Dead Vlei 6h- 9h, Crazy Dune, Elim Dune, Dune 45, Canyon de Sesriem Départ 13 h pour Solitaire J5 SOLITAIRE/SWAKOPMUND (380 km) Solitaire/Walwis 230km 6.5h, Swakopmund 30km 30mn piste C14 Kuiseb Canyon Walwis Bay, flamants roses, rte du lagon au sud du port avec pts de vue (le mieux =dernier au bout ?) J6 SWAKOPMUND (150 km) survol Désert du Namib en avion (2h20, départ Swakopmund) Après- midi excursion à Moon Landscape, Welwitschias, (n°26) (3h A/R) croisière Pelican Point ou Sandwich Harbour ? J7 SWAKOPMUND/DAMARALAND (540 km) Swakopmund/Henties 72 km 1h30, Cape Cross 76km a/r 1h, 301km Khorixas 4h, d2612/Lodge 60km 1h - Henties Bay + à Cape Cross, colonie otaries - Piste C35, paysages désertiques, contreforts Brandeberg plateau, Uis Twyfelfontein, peintures rupestres, Petrified Forest, Organ Pipes and Burnt Mountain J8 DAMARALAND/ETOSHA (290 km) Lodge/Khorixas 45km 1h, /Outjo 131km 2.h, Okaukuejo 114 km 2h piste 2743, site du "doigt de Dieu" Installation au rest camp de Okaukejo J9 ETOSHA (120km) Traversée du parc vers rest camp de Namutoni, Afri Leo Foundation ? J 10 ETOSHA/KVALKEB (360 km) Namutoni/Tsumeb 110km 2h, /Otjiwarongo-Kvaleb 120+122km 3h Tsumeb, visite Cultural Village (musée plein-air au sud de la ville) 4*4 game drive (15-19h) after dinner lion + leopard feeding
J11 KVALKEB/WINDHOEK / (310 km ) Kvaleb/Okahandja 2.5h, Airport 90km 1.5h) Okahandja, marché d’objets artisanaux (2 au sud de la ville) 15h10 Vol JOHANNESBURG / PARIS
Dernière petite question aussi sur les marchés artisanaux. N'y-a-t-il que celui de Okahandja ? Est-il facile à trouver et est-il ouvert tôt le matin ?
merci 😉
Je commence à organiser un voyage pour 2 (2*4 et hotels) en Namibie pour mai 2007. J'ai commencé un programme avec 10 nuits (ci-après) que je vais pouvoir étendre à 11 nuits (pas plus malheureusement). Je souhaite rajouté une nuit pour faire une excursion au pays Himba. Dans mon programme actuel, nous n'avons pas le temps de nous rendre en voiture à Opuwo, donc 2 solutions a priori : je reste une nuit de plus à Swakopmund (3 nuits en tt dc) et on fait un daytrip en avion au Kaokaland en avion (un peu cher mais bon) je rajoute une nuit entre Twyfelfontein et Okaukuejo autour de Kamanjab, il parait qu'il y a un village Himba et la visite ne prendrait qu'une demi-journée mais j'ai peur du manque d'authenticité...
Que me conseillez-vous ? Par ailleurs ai-je raté un immanquable dans ce programme ou y-a-t-il des points non indispensables ? Toute suggestion est bienvenue !
J 1 WINDHOEK arrivée de Paris et visite centre ville J2 WINDHOEK/KALAHARI (350km) Windhoek/Mariental 270km 3.5h/lodge 50mn déj au Hardap Dam, au lodge, Kalahari Sunset 4*4 Nature Drive 15h-19h J3 KALAHARI/SOSSUSVLEI (380km) Lodge/Mariental 50mn/Sesriem 110rte+145piste 5h /Sossuvlei 80km 1.5h) depart lever du soleil Sossuvlei Sunset 4*4 Nature Drive 15h45-19h J4 SOSSUSVLEI/SOLITAIRE (180 km) Sossusvlei/Sesriem 80km 1.5h/Solitaire 83km 1.5h 4*4 Dune Drive vers Dead Vlei 6h- 9h, Crazy Dune, Elim Dune, Dune 45, Canyon de Sesriem Départ 13 h pour Solitaire J5 SOLITAIRE/SWAKOPMUND (380 km) Solitaire/Walwis 230km 6.5h, Swakopmund 30km 30mn piste C14 Kuiseb Canyon Walwis Bay, flamants roses, rte du lagon au sud du port avec pts de vue (le mieux =dernier au bout ?) J6 SWAKOPMUND (150 km) survol Désert du Namib en avion (2h20, départ Swakopmund) Après- midi excursion à Moon Landscape, Welwitschias, (n°26) (3h A/R) croisière Pelican Point ou Sandwich Harbour ? J7 SWAKOPMUND/DAMARALAND (540 km) Swakopmund/Henties 72 km 1h30, Cape Cross 76km a/r 1h, 301km Khorixas 4h, d2612/Lodge 60km 1h - Henties Bay + à Cape Cross, colonie otaries - Piste C35, paysages désertiques, contreforts Brandeberg plateau, Uis Twyfelfontein, peintures rupestres, Petrified Forest, Organ Pipes and Burnt Mountain J8 DAMARALAND/ETOSHA (290 km) Lodge/Khorixas 45km 1h, /Outjo 131km 2.h, Okaukuejo 114 km 2h piste 2743, site du "doigt de Dieu" Installation au rest camp de Okaukejo J9 ETOSHA (120km) Traversée du parc vers rest camp de Namutoni, Afri Leo Foundation ? J 10 ETOSHA/KVALKEB (360 km) Namutoni/Tsumeb 110km 2h, /Otjiwarongo-Kvaleb 120+122km 3h Tsumeb, visite Cultural Village (musée plein-air au sud de la ville) 4*4 game drive (15-19h) after dinner lion + leopard feeding
J11 KVALKEB/WINDHOEK / (310 km ) Kvaleb/Okahandja 2.5h, Airport 90km 1.5h) Okahandja, marché d’objets artisanaux (2 au sud de la ville) 15h10 Vol JOHANNESBURG / PARIS
Dernière petite question aussi sur les marchés artisanaux. N'y-a-t-il que celui de Okahandja ? Est-il facile à trouver et est-il ouvert tôt le matin ?
merci 😉
Itinéraire de vingt-quatre jours en Australie English translation pending
Bonjour !
Nous pensons partir le 16 septembre à Sydney. Pourriez-vous nous aider à faire un circuit de 24 jours histoire d'avoir un joli tour d'horizon de l'Australie. Nous voyagerons uniquement en bus ou avion. Quels sont les parcs/ lieux à visiter accessibles sans voiture? Nous aimons beaucoup la randonnée... Merci de vos suggestions, A+ Steflo2006
Nous pensons partir le 16 septembre à Sydney. Pourriez-vous nous aider à faire un circuit de 24 jours histoire d'avoir un joli tour d'horizon de l'Australie. Nous voyagerons uniquement en bus ou avion. Quels sont les parcs/ lieux à visiter accessibles sans voiture? Nous aimons beaucoup la randonnée... Merci de vos suggestions, A+ Steflo2006
Au pays des himbas: Namibie/Botswana English translation pending
Enfant, je revais de savane, lions, elephants, villages africains alors quand les enfants ont parlé d'Afrique australe pendant l'étè, je ne fus pas longue à me decider!La Namibie ressemblait tout ce que nous pouvions esperer :paysages grandioses, sécurité, safari sans guide et ambiance africaine.NOus sommes donc partis du 14 juin au 14 juillet avec nos 3 enfants de 11, 11 et 14 ans.
Ce fut un voyage au delà de nos esperances:grandiose merveilleux, magique bref aucun mot n'égalera nos sensations!
Merci à tous ceux qui m'ont aidé à le preparer et pris la peine et la patience de repondre:Nancy, smouchy, mlefevre, pady, norbertgmt, boyer, vieuxcampeur, kakine et tous les autres!
Climat: Nous avons donc rejoint l'hiver, mais quel hiver! Entre 20 et 30 la journée et entre 0 et 10 la nuit.Grande frileuse, j'avais peur d'avoir froid la nuit(et les enfants aussi car cela me met de mauvaise humeur😊) mais non pas du tout!Bien couvert pas de probleme.
Devise Nous sommes partis avec notre mastercard et un peu de $us.Nous avons retiré une grosse somme à Joburg puis en trois fois à Rundu, Outjo et Swakopmund. Taux moyen en AF et Namibie:9 Taux moyen au Botswana:7.3 attention c'est difficile d'y trouver des GAB Les namibiens acceptent aussi bien les rands que les $nab mais pas à l'inverse.
Transport 8000 km et deux crevaisons Loin d'étre fan de camping mais aux vues du prix des lodges, nous avons opté pour le camping car pour la liberté .C'était certes trés cher mais quel bonheur!pas de montage et demontage, on arrive, on se place, on se repose.On s'arete où on veut, on dejeune, on joue au tarot face au point d'eau et la magie opére. Aucun probléme sur les pistes (certes qq passages delicats avec notre mastodonte);nous avons juste renoncé à Epupa falls et au Kalahari transfrontier (l'assurance l'excluait completement, mon mari n'a pas voulu prendre le risque ;tant pis on sera obligé d'y retourner😛) Attention aux radars sur la route gaborone/kasane.
Carburant Consommation:11, 5l Prix moyen du carburant:0.72.Moins cher en Namibie qu'en AF Les stations accepten, t rarement la carte ou prennent une commission de 5%.
Le camping-car Location chez bobocamper à johannesburg www.Bobocamper.com;agence aussi à windhoeck et au cap. Service absolument parfait;vehicule recent et d'une extreme propreté.Ils assurent le transfert aeroport. Nous avions choisi assurance tout risque franchise 0 et les km limités(nous avons payé le surplus mais nous étions encore gagnant de 600 euros).
Budget Un mois pour 5 personnes:12000 euros Avion:Lyon-Joburg avec airfrance 3628 euros;billet pris en octobre Camping car:location:3626 euros :assurances et passage frontiéres:800 euros :km supplementaires:484 euros Camps ou bungalow:965 euos Essence:723 euros Visites et journée à vic falls(visas, entrées.. ) 754 euros Souvenirs et divers:150 euros Repas:540 euros Parking aéroport:60 euros Frais sur CB:150 euros
Itineraire
15 juin:départ Lyon via Paris vers Joburg par airfrance.
16 juin:arrivée à Joburg et transfert vers societe de location.Prise en charge du Camping car et route vers le pilanesberg.Que de changement entre la conduite à gauche et le vehicule, je suis bien contente de ne pas étre le chauffeur!Arrivée au camp Bakgatla gate avec une magnifique coucher de soleil (le premier d'une longue serie);déjà le charme africain opére.Le camp est vaste, emplacement avec eau, elect, et sanitaires trés propres(180 rand la nuit).Il fait froid et nous sommes ereintés.
17 juin: Reserve du Pilanesberg(135 rands).Chaudement recommandée par certains membres, elle ne fait pas defaut à sa reputation .Située autour d'un immense cratére, nous y verrons élephants, rhinos, buffles, zébres, girafes, singes, hippo mais pas de lions.Nous sommes emerveillés à chauqe instant et nosu decouvrons que sous le terme d'antilope, il en existe des éspeces!
18 juin:Pilanesberg-Serowe Lever tôt pour profiter encore un peu de la reserve ; nous sommes à nouveau comblés mais pas de lions! Depart vers le Botswana et passage de la frontiére sans difficulté.Nous decouvrons les rondavels, la jovialité des Botswanais et nous faisons route vers serowe.Nuit au Khama rhino sanctuary(500 rd);les prix ne sont absolument pas ceux presentés sur le net amis il fait nuit, nous sommes fatigués ( serowe est déjà beaucoup excentré de l'axe gaborone/Kasane, le khama est encore 30 km plus loin )Emplacement magnifique sous un baobab .
19 juin Serowe-Nata Depart et ballade dans serowe où le marché fleure bon la bonne humeur.Nous decouvrons les vers de mopane grillés(sans y gouter!).Cette petite ville est trés sympa et la population adorable.Route longue et monotone vers Nata avec un arrét provisions à Francistown. Nuit au camp de Nata lodge au coeur de l'oasis peuplé de centaines d'oiseaux.Camp trés agréable (170 pulas)
20 juin Nata-Kasane route tôt le matin vers Kasane;croiser des elephants tranversant la route fait maintenant partie du quotidien🙂. Arrivée deux plus tard à Kasane ;nous prenons possession de notre emplacement au Kubulodge pour 2 nuits.Situé au bord du fleuve, le camp a de grands emplacements bien equipés (eau et elect) mais est un peu moins vert que les pelouses du lodge.Les cris des hippos berceront nos nuits.(50$US par nuit)
Vers 15h depart pour une chobe cruise (heureusement fortement recommandée par smouchy:merci!)(645 pulas).Nous choisissons un bateau moteur heureusement car nous ne serions peut-étre plus là pour le raconter car les hippos avec leur air debonnaire ne sont pas si sympas que cela:ils nous chargent le bateau, gueule grande ouverte (petit moment de solitude🤪). Pendant trois heures, nous assisterons au bain des elephants, à leurs allers et venues sur la rive, au defilé des buffles, nous decouvrons de nombreux crocos, hippos, toute sorte d'oiseaux dans le paysage magnifique de l'okavango:MAGIQUE!!!!!!
21 juin:journée aux vic falls Nous avons reservé cette journée avec le lodge car nous ne souhaitions pas à avoir le stracasseries administratives d'un passage de vehicule au Zimbabwe. Notre guide nous recupere à 8 h30 tapantes!A 10h, nous contemplons les plus grandes chutes du monde:560 millions de litres d'eau qui se deversent chaque minute dans un fracas.Paysages de jungle au milieu des baboons!Nous n'arriverons jamais au pont de la Zambie ;le vent est en notre defaveur; nous sommes litteralement detrempés(malgré nos vetements de pluies) par les embruns(ce n'est plus des embruns mais une vraie pluie tropicale. Aprés un repas bien merité, petit tour au marché artisanale où nous constaterons avec grande tristesse la pauvreté des zimbabweens préts à tout donner pour une tee-shirt, un jouet.......
22 juin Kasane-Mudumu:kwando Route vers le village de kwando aprés le passage en Namibie.La route est jalonnée par de petits villages africains (huttes...) et la vie de la population nous fascine et nous ramene à notre propre realité:la chance d'avoir de l'eau à disposition, un toit, du cahuffage, à manger!Les enfants prennnet aussi une grande leçon de modestie devant tous ces sourires dans le plus grand denuement.Nous profitons des quelques stands d'artisanat pour engager la conversation et donner ce que nous avions pu ramener de France(vetements, jouets....). Arrivée au camp Kwando :un de coup de coeur !!!!!!(220$nab)Ambiance digne d'out of africa.Magnifique emplacement au bord du fleuve, au milieu du gazon.Sanitaires irreprochables.Personnel trés accueillant.
23 juin :Camp Kwando Les enfants avaient souhaité recolter des tylos et autres fournitures auprés de leur école pour le distribuer sur place.4 Kg de stylos attendaient donc preneurs.Des membres du personnel nous avaient proposaient de nous emmener dans leur village ce que nous avons accepté.Grand moment d'émotion en decouvrant cette école depourvue de tout moyen, du sourire des enfants lors de la distribution des stylos et des chants entonnés en guise de remerciement.Au centre des batiments une enorme marmite avec du mil et du lait:la cantine et pour certain leur seul repas de la journée!Quel enthousiasme cependant à apprendre!(depuis ici, on fait son cahier de vacances sans rechigner et on a trié precieusement son materiel de l'année derniere pour s'en reservir cette année :voyager c'est apprendre!). Visite du village Lizauli:projet d'écotourisme de la communauté locale compensant les pertes causées par les animaux sauvages dorenanvant plus braquonnées.On decouvre alors comment s'organise la vie dans ces si nombreux villages que nous avons traversé:chasse, recolte, vie quotidienne... Retour au camp pour une aprés-midi farniente(eh oui c'est fatiguant de voyager😉)
24 juin:Kwando-Mahango Reprise de votre route toujours aussi animée:transport de l'eau, ramassage du bois, piler le mil :on est ici dans la survie. Visite de la reserve de Mahango(90$nab) jusqu'au coucher du soleil.Nous y verrons de nombreux animaux dans un milieu magnifique:un de nos coup de coeur! Nuit au N'Gépi camp au bord d'un fleuve.Sympathique et bien equipé;sanitaire primaire mais amusant!La charge des hippos des jours avant nous dissuade de faire du mokoro.
25 juin:route vers Rundu Ballade aux Popa falls.trés sympa et rafraichissant.(47$nab) Nous arriverons à Rundu vers 12h et nous decidons de profiter du camp et de son ambiance de bord de fleuve pour se reposer.Nuit au n'kwazi lodge trés sympa.
26 juinRundu-grootfontein Nombreux arréts en route et de nouveau dans une école où nous sommes à nouveau admirablement bien accueillis. Nuit au Roy's camp coup de coeur(220$nab)Tenu par une charmante proprio trés soucieuse de l'environnement.Quelques trails au depart de la propriéte bien sympa.
27 juin:Etosha entrée par Andoni.(490$nab) Dés notre arrivée dans la reserve, le ton est donné:girafes, impalas, zebres, elephants, gnous....sont au rendez-vous.Nous rejoindrons tranquillement Namutoni pour le coucher du soleil.Ce soir là au point d'eau:girafes et elephants sont au rendez-vous.Au grand desespoir de mon fils:toujours pas de lion! Camp de Namutoni:surchargé ;pas d'emplacement delimité c'est l'anarchie compléte;trés bruyant et sanitaires à la limite de la propreté et sans eau chaude. Nous decidons de manger au resto du camp sous forme de buffet;les fruits et legumes commençaient à nous manquer.
28 juin:Etosha Namutoni à Halali Nous decidons de partir pour le lever du soleil.Nous dejeunerons qq heures plus tard au bord d'un point d'eau et nous nous retrouverons ainsi au milieu de plus d'une centaine de zebres!(kalkheuwel)magique!Nous irons de points d'eau en point d'eau avec une mention spéciale pour Goas(léopard), helio(rhinos).Les paysages de pan asseché sont superbes.Ce soir au point d'eau :une famille de rhinos!Toujours pas de lion:oh grand est notre desespoir! Nuit à Halali dans la méme ambiance que Namutoni.
29 juin Etsha:Halali-Okaukuejo Tôt le matin: depart.Nous retournopns vers goas où ont étè vus des lions la veille mais rien........Beaucoup d'animaux à Aus, et olifantsbad dont une famille d'élephants avec des tous petits! quelle magie !!!!!!! vers 13h nous arrivons à okaukuejo où faute de place, nous avions reservé 2 bungalows standart;nous ne regretttons pas le camp est minable.Les chambres sont spacieuses et trés propres. A la lecture du cahier animal, nous decouvrons que 5 lionnes ont étè vues le matin à Okondeka.Nous filons donc en croisant les doigts car Thomas est au bord de la deprime!Et là quel spectacle!!!!12 lionnes avec leurs petits certes au loin mais avec des jumelles rien d'impossible.Nous resterons en poste 3h .Le soleil allant se coucher, nous allions debrousser chemin quand un magnifique male a rugi et à fait se deplacer les lionnes qui sont passées à qq métres de la voiture.Nous pouvions quitter Etosha en paix, nous avions croisé le regard du lion et quelle émotion;je réalisais mon réve de petite fille! Nuit dans nos bungalows au son des chacals qui devastent les poubelles.
à suivre....
Merci à tous ceux qui m'ont aidé à le preparer et pris la peine et la patience de repondre:Nancy, smouchy, mlefevre, pady, norbertgmt, boyer, vieuxcampeur, kakine et tous les autres!
Climat: Nous avons donc rejoint l'hiver, mais quel hiver! Entre 20 et 30 la journée et entre 0 et 10 la nuit.Grande frileuse, j'avais peur d'avoir froid la nuit(et les enfants aussi car cela me met de mauvaise humeur😊) mais non pas du tout!Bien couvert pas de probleme.
Devise Nous sommes partis avec notre mastercard et un peu de $us.Nous avons retiré une grosse somme à Joburg puis en trois fois à Rundu, Outjo et Swakopmund. Taux moyen en AF et Namibie:9 Taux moyen au Botswana:7.3 attention c'est difficile d'y trouver des GAB Les namibiens acceptent aussi bien les rands que les $nab mais pas à l'inverse.
Transport 8000 km et deux crevaisons Loin d'étre fan de camping mais aux vues du prix des lodges, nous avons opté pour le camping car pour la liberté .C'était certes trés cher mais quel bonheur!pas de montage et demontage, on arrive, on se place, on se repose.On s'arete où on veut, on dejeune, on joue au tarot face au point d'eau et la magie opére. Aucun probléme sur les pistes (certes qq passages delicats avec notre mastodonte);nous avons juste renoncé à Epupa falls et au Kalahari transfrontier (l'assurance l'excluait completement, mon mari n'a pas voulu prendre le risque ;tant pis on sera obligé d'y retourner😛) Attention aux radars sur la route gaborone/kasane.
Carburant Consommation:11, 5l Prix moyen du carburant:0.72.Moins cher en Namibie qu'en AF Les stations accepten, t rarement la carte ou prennent une commission de 5%.
Le camping-car Location chez bobocamper à johannesburg www.Bobocamper.com;agence aussi à windhoeck et au cap. Service absolument parfait;vehicule recent et d'une extreme propreté.Ils assurent le transfert aeroport. Nous avions choisi assurance tout risque franchise 0 et les km limités(nous avons payé le surplus mais nous étions encore gagnant de 600 euros).
Budget Un mois pour 5 personnes:12000 euros Avion:Lyon-Joburg avec airfrance 3628 euros;billet pris en octobre Camping car:location:3626 euros :assurances et passage frontiéres:800 euros :km supplementaires:484 euros Camps ou bungalow:965 euos Essence:723 euros Visites et journée à vic falls(visas, entrées.. ) 754 euros Souvenirs et divers:150 euros Repas:540 euros Parking aéroport:60 euros Frais sur CB:150 euros
Itineraire
15 juin:départ Lyon via Paris vers Joburg par airfrance.
16 juin:arrivée à Joburg et transfert vers societe de location.Prise en charge du Camping car et route vers le pilanesberg.Que de changement entre la conduite à gauche et le vehicule, je suis bien contente de ne pas étre le chauffeur!Arrivée au camp Bakgatla gate avec une magnifique coucher de soleil (le premier d'une longue serie);déjà le charme africain opére.Le camp est vaste, emplacement avec eau, elect, et sanitaires trés propres(180 rand la nuit).Il fait froid et nous sommes ereintés.
17 juin: Reserve du Pilanesberg(135 rands).Chaudement recommandée par certains membres, elle ne fait pas defaut à sa reputation .Située autour d'un immense cratére, nous y verrons élephants, rhinos, buffles, zébres, girafes, singes, hippo mais pas de lions.Nous sommes emerveillés à chauqe instant et nosu decouvrons que sous le terme d'antilope, il en existe des éspeces!
18 juin:Pilanesberg-Serowe Lever tôt pour profiter encore un peu de la reserve ; nous sommes à nouveau comblés mais pas de lions! Depart vers le Botswana et passage de la frontiére sans difficulté.Nous decouvrons les rondavels, la jovialité des Botswanais et nous faisons route vers serowe.Nuit au Khama rhino sanctuary(500 rd);les prix ne sont absolument pas ceux presentés sur le net amis il fait nuit, nous sommes fatigués ( serowe est déjà beaucoup excentré de l'axe gaborone/Kasane, le khama est encore 30 km plus loin )Emplacement magnifique sous un baobab .
19 juin Serowe-Nata Depart et ballade dans serowe où le marché fleure bon la bonne humeur.Nous decouvrons les vers de mopane grillés(sans y gouter!).Cette petite ville est trés sympa et la population adorable.Route longue et monotone vers Nata avec un arrét provisions à Francistown. Nuit au camp de Nata lodge au coeur de l'oasis peuplé de centaines d'oiseaux.Camp trés agréable (170 pulas)
20 juin Nata-Kasane route tôt le matin vers Kasane;croiser des elephants tranversant la route fait maintenant partie du quotidien🙂. Arrivée deux plus tard à Kasane ;nous prenons possession de notre emplacement au Kubulodge pour 2 nuits.Situé au bord du fleuve, le camp a de grands emplacements bien equipés (eau et elect) mais est un peu moins vert que les pelouses du lodge.Les cris des hippos berceront nos nuits.(50$US par nuit)
Vers 15h depart pour une chobe cruise (heureusement fortement recommandée par smouchy:merci!)(645 pulas).Nous choisissons un bateau moteur heureusement car nous ne serions peut-étre plus là pour le raconter car les hippos avec leur air debonnaire ne sont pas si sympas que cela:ils nous chargent le bateau, gueule grande ouverte (petit moment de solitude🤪). Pendant trois heures, nous assisterons au bain des elephants, à leurs allers et venues sur la rive, au defilé des buffles, nous decouvrons de nombreux crocos, hippos, toute sorte d'oiseaux dans le paysage magnifique de l'okavango:MAGIQUE!!!!!!
21 juin:journée aux vic falls Nous avons reservé cette journée avec le lodge car nous ne souhaitions pas à avoir le stracasseries administratives d'un passage de vehicule au Zimbabwe. Notre guide nous recupere à 8 h30 tapantes!A 10h, nous contemplons les plus grandes chutes du monde:560 millions de litres d'eau qui se deversent chaque minute dans un fracas.Paysages de jungle au milieu des baboons!Nous n'arriverons jamais au pont de la Zambie ;le vent est en notre defaveur; nous sommes litteralement detrempés(malgré nos vetements de pluies) par les embruns(ce n'est plus des embruns mais une vraie pluie tropicale. Aprés un repas bien merité, petit tour au marché artisanale où nous constaterons avec grande tristesse la pauvreté des zimbabweens préts à tout donner pour une tee-shirt, un jouet.......
22 juin Kasane-Mudumu:kwando Route vers le village de kwando aprés le passage en Namibie.La route est jalonnée par de petits villages africains (huttes...) et la vie de la population nous fascine et nous ramene à notre propre realité:la chance d'avoir de l'eau à disposition, un toit, du cahuffage, à manger!Les enfants prennnet aussi une grande leçon de modestie devant tous ces sourires dans le plus grand denuement.Nous profitons des quelques stands d'artisanat pour engager la conversation et donner ce que nous avions pu ramener de France(vetements, jouets....). Arrivée au camp Kwando :un de coup de coeur !!!!!!(220$nab)Ambiance digne d'out of africa.Magnifique emplacement au bord du fleuve, au milieu du gazon.Sanitaires irreprochables.Personnel trés accueillant.
23 juin :Camp Kwando Les enfants avaient souhaité recolter des tylos et autres fournitures auprés de leur école pour le distribuer sur place.4 Kg de stylos attendaient donc preneurs.Des membres du personnel nous avaient proposaient de nous emmener dans leur village ce que nous avons accepté.Grand moment d'émotion en decouvrant cette école depourvue de tout moyen, du sourire des enfants lors de la distribution des stylos et des chants entonnés en guise de remerciement.Au centre des batiments une enorme marmite avec du mil et du lait:la cantine et pour certain leur seul repas de la journée!Quel enthousiasme cependant à apprendre!(depuis ici, on fait son cahier de vacances sans rechigner et on a trié precieusement son materiel de l'année derniere pour s'en reservir cette année :voyager c'est apprendre!). Visite du village Lizauli:projet d'écotourisme de la communauté locale compensant les pertes causées par les animaux sauvages dorenanvant plus braquonnées.On decouvre alors comment s'organise la vie dans ces si nombreux villages que nous avons traversé:chasse, recolte, vie quotidienne... Retour au camp pour une aprés-midi farniente(eh oui c'est fatiguant de voyager😉)
24 juin:Kwando-Mahango Reprise de votre route toujours aussi animée:transport de l'eau, ramassage du bois, piler le mil :on est ici dans la survie. Visite de la reserve de Mahango(90$nab) jusqu'au coucher du soleil.Nous y verrons de nombreux animaux dans un milieu magnifique:un de nos coup de coeur! Nuit au N'Gépi camp au bord d'un fleuve.Sympathique et bien equipé;sanitaire primaire mais amusant!La charge des hippos des jours avant nous dissuade de faire du mokoro.
25 juin:route vers Rundu Ballade aux Popa falls.trés sympa et rafraichissant.(47$nab) Nous arriverons à Rundu vers 12h et nous decidons de profiter du camp et de son ambiance de bord de fleuve pour se reposer.Nuit au n'kwazi lodge trés sympa.
26 juinRundu-grootfontein Nombreux arréts en route et de nouveau dans une école où nous sommes à nouveau admirablement bien accueillis. Nuit au Roy's camp coup de coeur(220$nab)Tenu par une charmante proprio trés soucieuse de l'environnement.Quelques trails au depart de la propriéte bien sympa.
27 juin:Etosha entrée par Andoni.(490$nab) Dés notre arrivée dans la reserve, le ton est donné:girafes, impalas, zebres, elephants, gnous....sont au rendez-vous.Nous rejoindrons tranquillement Namutoni pour le coucher du soleil.Ce soir là au point d'eau:girafes et elephants sont au rendez-vous.Au grand desespoir de mon fils:toujours pas de lion! Camp de Namutoni:surchargé ;pas d'emplacement delimité c'est l'anarchie compléte;trés bruyant et sanitaires à la limite de la propreté et sans eau chaude. Nous decidons de manger au resto du camp sous forme de buffet;les fruits et legumes commençaient à nous manquer.
28 juin:Etosha Namutoni à Halali Nous decidons de partir pour le lever du soleil.Nous dejeunerons qq heures plus tard au bord d'un point d'eau et nous nous retrouverons ainsi au milieu de plus d'une centaine de zebres!(kalkheuwel)magique!Nous irons de points d'eau en point d'eau avec une mention spéciale pour Goas(léopard), helio(rhinos).Les paysages de pan asseché sont superbes.Ce soir au point d'eau :une famille de rhinos!Toujours pas de lion:oh grand est notre desespoir! Nuit à Halali dans la méme ambiance que Namutoni.
29 juin Etsha:Halali-Okaukuejo Tôt le matin: depart.Nous retournopns vers goas où ont étè vus des lions la veille mais rien........Beaucoup d'animaux à Aus, et olifantsbad dont une famille d'élephants avec des tous petits! quelle magie !!!!!!! vers 13h nous arrivons à okaukuejo où faute de place, nous avions reservé 2 bungalows standart;nous ne regretttons pas le camp est minable.Les chambres sont spacieuses et trés propres. A la lecture du cahier animal, nous decouvrons que 5 lionnes ont étè vues le matin à Okondeka.Nous filons donc en croisant les doigts car Thomas est au bord de la deprime!Et là quel spectacle!!!!12 lionnes avec leurs petits certes au loin mais avec des jumelles rien d'impossible.Nous resterons en poste 3h .Le soleil allant se coucher, nous allions debrousser chemin quand un magnifique male a rugi et à fait se deplacer les lionnes qui sont passées à qq métres de la voiture.Nous pouvions quitter Etosha en paix, nous avions croisé le regard du lion et quelle émotion;je réalisais mon réve de petite fille! Nuit dans nos bungalows au son des chacals qui devastent les poubelles.
à suivre....
Rencontre le 9 et 10 septembre 2006 sur Marseille English translation pending
Salut à tous,
Histoire de recentraliser toutes les discussions, je résume :
Rencontre programmée sur 2 jours à Marseille : Le 9 septembre Rendez vous à partir de 16 heures 30 pour des boissons raffraîchissantes.🙂 Un pic nic en soirée sur les esplanades des plages du prado près du David.
Le 10 Septembre Pour ceux qui veulent...petite balade dans les calanques, Sugiton ou En vau suivant la motivation des participants. Casse croûte au dessus de la grande bleue.😇
Présence confirmée : Arvie, Alan et France, Marseil, la pirogue, Laffargee, hawkman, Laura 13, Fufute, Naky13, Darkette, Cati13, talassa13 (x2), Nush, Josse1312, Natakwet, Nangadelf, Patou, lolanomade, Titecel, Merylou, Carole13, Janine253 et yann's family soit 27 personnes. A confirmer Fluffy, martine 1021 et Panda06...
Hébergement : Alan et France chez Yann's family.
Besoin d'un hébergement : Pas d'autre demande pour l'instant.
Yann
Histoire de recentraliser toutes les discussions, je résume :
Rencontre programmée sur 2 jours à Marseille : Le 9 septembre Rendez vous à partir de 16 heures 30 pour des boissons raffraîchissantes.🙂 Un pic nic en soirée sur les esplanades des plages du prado près du David.
Le 10 Septembre Pour ceux qui veulent...petite balade dans les calanques, Sugiton ou En vau suivant la motivation des participants. Casse croûte au dessus de la grande bleue.😇
Présence confirmée : Arvie, Alan et France, Marseil, la pirogue, Laffargee, hawkman, Laura 13, Fufute, Naky13, Darkette, Cati13, talassa13 (x2), Nush, Josse1312, Natakwet, Nangadelf, Patou, lolanomade, Titecel, Merylou, Carole13, Janine253 et yann's family soit 27 personnes. A confirmer Fluffy, martine 1021 et Panda06...
Hébergement : Alan et France chez Yann's family.
Besoin d'un hébergement : Pas d'autre demande pour l'instant.
Yann
Importation de saucissons au Chili: problèmes aux douanes? English translation pending
Oui 🙂, j'aimerais faire plaisir à un copain français qui vit au Chili, il aimerait bien un saucisson.
Apparement si on déclare, les douaniers chiliens confisquent ce genre de marchandises.
Et si je le passe en douce dans une poche ?
Font-ils des fouilles sur le corps?........ s'ils le trouve et que je ne l'ai pas déclaré est-ce que je risque une amende ?
Merci d'avance
Calo
Préjugés sur les Chinois English translation pending
Bonjour à tous !!!
Je me lance dans un sujet qui risque de faire débât !! Mon but n'est pas du tout de soulever une polémique, mais juste de comprendre, donc SVP ne voyez aucune agressivité dans mon message.
Je m'explique : projettant d'aller en Chine, j'ai discuté avec plusieurs personnes ayant vécu là-bas, ou sinon connaissant des chinois. Il en ressort presque toujours les clichés suivant : les chinois sont très peu accueillants les chinois n'essaient pas de parler aux étrangers travailler avec des chinois est un cauchemar les chinois sont sales (ils crachent tout le temps, se raclent la gorge, ne se douchent pas, ...) ne va pas en Chine car vivre avec des chionois c'est pénible
Bref, à chaque fois on me fait une peinture peu glorieuse des chinois. J'ai bien conscience que ce ne sont que des clichés. Mais je m'interroge tout de même, car les clichés trouvent quand même souvent une origine et pour que tout le monde ou presque me dise ca c'est qu'il doit y avoir une raison ?
Merci à tout ceux qui connaissent ce pays de m'éclaircir car je reste très sceptique.
PS : Je rappelle que ce message n'est pas du tout là pour créer une polémique, mais juste pour tenter de comprendre.
Je me lance dans un sujet qui risque de faire débât !! Mon but n'est pas du tout de soulever une polémique, mais juste de comprendre, donc SVP ne voyez aucune agressivité dans mon message.
Je m'explique : projettant d'aller en Chine, j'ai discuté avec plusieurs personnes ayant vécu là-bas, ou sinon connaissant des chinois. Il en ressort presque toujours les clichés suivant : les chinois sont très peu accueillants les chinois n'essaient pas de parler aux étrangers travailler avec des chinois est un cauchemar les chinois sont sales (ils crachent tout le temps, se raclent la gorge, ne se douchent pas, ...) ne va pas en Chine car vivre avec des chionois c'est pénible
Bref, à chaque fois on me fait une peinture peu glorieuse des chinois. J'ai bien conscience que ce ne sont que des clichés. Mais je m'interroge tout de même, car les clichés trouvent quand même souvent une origine et pour que tout le monde ou presque me dise ca c'est qu'il doit y avoir une raison ?
Merci à tout ceux qui connaissent ce pays de m'éclaircir car je reste très sceptique.
PS : Je rappelle que ce message n'est pas du tout là pour créer une polémique, mais juste pour tenter de comprendre.
Avis sur itinéraire de quinze jours en Suisse English translation pending
Voilà je suis très tentée par la Suisse ces temps-ci!
J'ai concocté un petit itinéraire et j'aimerais savoir ce que vous en pensez!
Nous serons 5: Moi Mon mari Rafaël mon ado de 16 ans Chloé ma fille de 13 ans Kassandra mon autre fille de 7 ans (ça sera son premier voyage!)Voici l'itinéraire:
Jour 1: Genève Arrivée à l'aéroport Location automobile Jour 2: Genève Visite Jour 3: Genève Visite Jour 4: Lausanne Arrivée Visite Jour 5: Lausanne Visite Départ à Berne Arrivée à Berne Jour 6: Berne Visite Jour 7:Berne Visite Départ pour Zurich Arrivée à Zurich Jour 8: Zurich Visite Jour 9: Zurich VisiteDépart pour St-MoritzArrivée à St-Moritz Jour 10: St-Moritz Visite Jour 11: St-MoritzVisite Jour 12: St-MoritzVisiteDépart pour LucerneArrivée à Lucerne Jour 13: LucerneVisite Jour 14: Lucerne VisiteDépart pour GenèveArrivée à Genève Jour 15: Genève Retour de l'auto Retour en avion au Canada
Est-ce que vous trouvez ça correct? Mes 2 plus vieux sont capable de faire jusqu'à 8 heures de routes donc pas de problèmes pour la fatigue...Ma fille eh bien ça devrait être correct elle fait pas mal d'heures de route elle aussi... Mais je voudrais juste savoir si je vais avoir le temps de voir pas mal de chose à ce rythme-là!
Merci! Maiaté
Jour 1: Genève Arrivée à l'aéroport Location automobile Jour 2: Genève Visite Jour 3: Genève Visite Jour 4: Lausanne Arrivée Visite Jour 5: Lausanne Visite Départ à Berne Arrivée à Berne Jour 6: Berne Visite Jour 7:Berne Visite Départ pour Zurich Arrivée à Zurich Jour 8: Zurich Visite Jour 9: Zurich VisiteDépart pour St-MoritzArrivée à St-Moritz Jour 10: St-Moritz Visite Jour 11: St-MoritzVisite Jour 12: St-MoritzVisiteDépart pour LucerneArrivée à Lucerne Jour 13: LucerneVisite Jour 14: Lucerne VisiteDépart pour GenèveArrivée à Genève Jour 15: Genève Retour de l'auto Retour en avion au Canada
Est-ce que vous trouvez ça correct? Mes 2 plus vieux sont capable de faire jusqu'à 8 heures de routes donc pas de problèmes pour la fatigue...Ma fille eh bien ça devrait être correct elle fait pas mal d'heures de route elle aussi... Mais je voudrais juste savoir si je vais avoir le temps de voir pas mal de chose à ce rythme-là!
Merci! Maiaté
Turquie en camping-car au mois de juillet et août? English translation pending
Nous désirons aller en turquie cet été.
Nous possedons un vieux camping-car mercedes 608 de 1974
Nous voyagons à 4 (2 adultes+2enfants)
Etant donné l'ancienneté de notre bahut, nous avons l'intention
de rejoindre la turquie par bateau au départ d'italie.
Durée de notre séjour:7 semaines.
Auriez-vous quelques conseils d'itinéraires(surtout la côte)
quelques infos sur les compagnies maritimes.
On préfère le sauvage à la foule.
Voilà, et merci d'avance!
Voilà, et merci d'avance!
Argentine: poursuite d'ovni dans la province de San Luis English translation pending
Bonjour à tous,
En guise de description mémorable d'un de mes voyages, en tout cas en voila un que je ne suis pas pret d'oublier, il s'agit de ce qui m'est arrivé en voiture avec un autre membre de VF le mardi 07 mars dernier ( 2006 ) dans la province de San Luis ( Argentine ).
En effet, le mardi 07 mars dernier venant de Cordoba à bord de ma voiture et me dirigeant vers San Juan en compagnie d'un ami, nous nous sommes arretés une derniere fois dans la localité de Quines ( Province de San Luis ) pour faire une derniere fois le plein d'essence sur la RN20, c est en effet le derniere localité importante sur la route avant la ville de San Juan a 300 km de la. Il était 19h30 à Quines, ciel dégagé et soleil pret à se coucher. Nous reprenons la route et 22 km plus au sud au niveau du village de Lujan, la route se coupe en deux, bien que la nationale 20 part plein Est, presque tout le trafic coupe par la RP146 pour rejoindre la ville de San Luis à 121 km de là plein Sud. Je m'arrete donc juste avant l'intersection à un bar proche de la route pour confirmer mon chemin . ( les panneaux en Argentine surtout dans cette partie du pays sont souvent aleatoires, et il vaut mieux souvent vérifier avant de se lancer sur une route deserte ). A 20h00 nous voila donc sur la RN20, seuls, tous les camions ( à cette heure la, plus une seule voiture, que des camions ou des bus longues distances ) prennent la RP146. La nuit est noire et etoilée, pas de nuage. Nous sommes en plein désert ( humain comme pour la flore ...quelques arbustes rien de plus), le terrain est plat, aucun relief, et la route est une seule droite de 104 km de long avant d'atteindre au prochain tournant ( a 104 km de la ) la RP147 qui s'unit a la RN20 pour relier San Juan. Bref, nous sommes deux dans la voiture, sur cette ligne droite filant à 120 km/h au milieu de la chaussée car rien devant et rien derriere, pas un poil de lumiere ni devant, ni derriere, pas un seul village, si ce n'est les etoiles dans le ciel, et mes phares plein feu qui tracent droit devant. Bavards tous les deux, voila des heures que nous bavassons de choses et d'autres lorsque tres peu de temps apres notre entrée sur cette ligne droite, une lumiere au niveau de la route apparait dans mon retroviseur. Sur le coup, je pense à une voiture qui nous suit, je n'en parle pas à mon co-equipier et la discussion continue entre nous deux, juste apres ( peut etre 2 ou 3 minutes ensuite ), une autre lumiere apparait devant nous à raz de terre ( ou plutot à raz de route ) .... dans ma logique, je prend ca pour une voiture ou un camion qui vient vers nous et que nous allons croiser dans quelques secondes......nous continuons a parler .......... pourtant les secondes passent et la lumiere est toujours devant moi legerement sur la gauche de la route ( ce qui m a fait penser à l'arrivée d'un vehicule ) ...passent comme 3 autres minutes, cette fois ci je n'ecoute plus F.... assis à cote de moi, je l interromps et je lui demande si il ne trouve pas ca bizarre de ne pas arriver à la hauteur de cet autre vehicule puisque nous filons à 120 km/h et que cet autre vehicule doit aussi se diriger à la meme vitesse. Nous faisons un rapide calcul tous les deux, à cette vitesse, les deux vehicules doivent se croiser en 15 secondes, ou en 30 s, si le deuxieme vehicule est arreté sur le bord de la route pour parcourir au plus 1 km . Mais voila maintenant plus de 5 km que la lumiere est toujours la meme devant, elle ne rapetisse pas, ni grandit . Il faut se rendre à l'évidence, cette lumiere roule à la meme vitesse que nous et dans le meme sens .......... De plus, comme vous avez du le remarquer de nombreuses fois, sur la route et avec la chaleur, se forme toujours un reflet sur la couche d'air qui se trouve juste à proximité de la surface du goudron . Ce phenomene se passe de jour mais aussi en debut de nuit quand la route est encore bouillante. Cette lumiere reflete aussi sur le goudron, elle est donc tres proche de la route, pratiquement par terre.( Les jours suivants j'ai analysé tous les phares camions, bus ou voitures que l on a pu croiser, et pour obtenir une image de reflet de phare optimum il faut etre entre 200 et 300 m de l'objet. ) Voila deja 5 bonnes minutes que la lumiere est devant nous, nous n'avons toujours pas compris ce que ca pouvait etre, mais F.... à cote de moi comptant les secondes, se rend aussi à l'evidence que cette lumiere nous precede à la meme vitesse que nous. Ayant epuisé toutes les solutions logiques d'explication, c'est à ce moment la que je commence à penser à un Ovni. Autre detail, meme à 200 ou 300 m et jusqu à pres de 1km, les phares provenant d un camion sont tres nets et on en distingue toujours 2 . Or cette fois ci, le doute n est pas possible nous avons a faire a un seul "phare" . Les minutes passent et j'en avais meme oublié la lumiere du retroviseur. J'en parle a F... et lui dit que cette autre lumiere nous suit elle depuis 10 minutes . Elle a les memes proprietes que celle qui nous precede, un seul phare rond et se trouve aussi a meme distance ( 200 à 300 m pas plus ) mais derriere nous. C'est a ce moment que je commence a avoir peur, je ne suis pas un specialiste de la question et ayant écumé toutes les explications logiques a ces deux lumieres nous prenant "en sandwich", je commence au bout de ces 10 minutes à baliser severe. F... est toujours calme, etant tellement sceptique sur le sujet, je pense qu il ne prend pas conscience de ce qui nous arrive. Mais sa tranquilite me rassure ( je ne m'imagine pas seul à ce moment dans ma voiture ). A plusieurs moments je ralentis et j'accelere, entre 60 km/h et 120 km/h, mais les deux lumieres ralentissent aussi et viennent toujours "coller" a ma vitesse. Entre la 10eme et la 15eme minute, la lumiere de devant s'eteint ......elle n'a pas bougé, elle s est tout simplement eteinte à l endroit ou elle etait . F..... encore accroché à une explication logique, me dit que c'est un camion qui a pu tourner et qui s est enfoncé dans un chemin ....... mais aucune route perpendiculaire et de plus a cette vitesse ...., je ne comprend pas comment un camion roulerait avec un seul phare blanc allumé à l arriere devant nous depuis 15 minutes soit sur 25 km et d'un seul coup eteindrait sa lumiere pour disparaitre d'un coup avant d'arriver à sa hauteur si il tournait, car à cette vitesse 200m sont parcouru en 6 secondes. Et puis pas une seule route ( meme en terre sur les cotés ) . Je pense que j'ai definitivement aneanti toute explication logique quand au meme moment je me suis appercu que la lumiere de devant etait maintenant derriere nous proche de la deuxieme. Nous avions les deux phares derriere nous toujours à cette distance de 200 a 300 m. Il y a eu déplacement de la lumiere de devant mais à une telle vitesse pour passer de devant nous à derriere nous ( donc de 600 m max ) que nous n'avons vu aucun deplacement mais seulement une lumiere s'eteindre et une autre s'allumer au meme moment. Sur les 104 km de la route et pendant 1h15, les deux lumieres nous ont accompagné soit devant la voiture, soit derriere, separement ou quelques fois ensemble. Changeant de positions toutes les 5 minutes. Elles etaient toujours au niveau de la route, sauf a deux reprises. La premiere fois à la 20eme minute ou les deux lumieres etaient disposees devant nous, une au raz du sol et l'autre a commencé à s'elever peu à peu pour atteindre une altitude de 30 à 50 m . La seconde fois juste à la fin de l'observation donc apres plus d'une heure, les deux lumieres etaient derriere nous, et un camion nous a croisé (* je reviendrai sur les vehicules qui nous ont croisé pendant cette heure et quart ), des que le camion est apparu en face de nous, une des lumiere s'est eteinte, lorsqu il nous a croisé, la deuxieme a pris de l'altitude rapidement et s'est déplacée à 500 m de la route vers le sud. Elle est restée stable et stationaire, alors que nous continuions a nous deplacer nous meme vers l Est. Donc le point s est fait plus petit et alors que nous nous approchions de la fin de ces 104 km pour approcher la RP147... a la vitesse a laquelle nous roulions, j estime donc que la lumiere se trouvait à ce moment à 3 ou 4 km, un enorme hallo lumineux est apparu à cette distance. A 21h15 nous étions de nouveau dans un trafic plus dense et plus rien est apparu. Au sujet des vehicules qui nous ont croises. Pendant ces 104 km seuls 3 camions nous ont croisés, à chaque fois que l'un des camions arrivait les lumieres s'eteignaient, les camions nous croisaient puis s'eloignaient et dans les 30 secondes suivantes les 2 lumieres reapparaissaient autour de nous, sans pour autant reprendre leurs anciens emplacements. 80 % de la totalite des 75 minutes qu'a duré notre traversée de la RN20, les lumieres etaient disposée une en face de nous, l'autre derriere à equidistance de ma voiture de 200 a 300 m. Nous n avons noté aucun bruit ( si ce n'est celui du moteur de la voiture ) aucune odeur, aucun sifflement. F... est resté calme tout au long du parcours, si ce n'est une curiosité grandissante en face d'un tel phenomene, quand à moi a partir de la 10eme minute, j'ai commencé à avoir peur, ( vers la 30eme minute, quand pour ma part je n avais plus aucun doute sur le phenomene Ovni que j'observais, je pense que ca a été la plus grande peur de ma vie ). Ce qui me genait le plus, ce n'est pas de voir des lumieres, mais de savoir, qu "elles" nous suivaient, précèdaient, réglaient leur vitesse sur la notre, disparaissaient à la vue d un camion et revenaient de plus belle pour nous escorter. C est ce sentiment d etre epié, étudié, suivi, et d'avoir la certitude que de regler leur vitesse sur la notre, il y avait un interet de leur part à ne pas nous perdre. En tout cas, je n'oublierai jamais cette soiree et maintenant j'en suis sur, nous ne sommes plus seuls.
A bientot !
Herge !
En guise de description mémorable d'un de mes voyages, en tout cas en voila un que je ne suis pas pret d'oublier, il s'agit de ce qui m'est arrivé en voiture avec un autre membre de VF le mardi 07 mars dernier ( 2006 ) dans la province de San Luis ( Argentine ).
En effet, le mardi 07 mars dernier venant de Cordoba à bord de ma voiture et me dirigeant vers San Juan en compagnie d'un ami, nous nous sommes arretés une derniere fois dans la localité de Quines ( Province de San Luis ) pour faire une derniere fois le plein d'essence sur la RN20, c est en effet le derniere localité importante sur la route avant la ville de San Juan a 300 km de la. Il était 19h30 à Quines, ciel dégagé et soleil pret à se coucher. Nous reprenons la route et 22 km plus au sud au niveau du village de Lujan, la route se coupe en deux, bien que la nationale 20 part plein Est, presque tout le trafic coupe par la RP146 pour rejoindre la ville de San Luis à 121 km de là plein Sud. Je m'arrete donc juste avant l'intersection à un bar proche de la route pour confirmer mon chemin . ( les panneaux en Argentine surtout dans cette partie du pays sont souvent aleatoires, et il vaut mieux souvent vérifier avant de se lancer sur une route deserte ). A 20h00 nous voila donc sur la RN20, seuls, tous les camions ( à cette heure la, plus une seule voiture, que des camions ou des bus longues distances ) prennent la RP146. La nuit est noire et etoilée, pas de nuage. Nous sommes en plein désert ( humain comme pour la flore ...quelques arbustes rien de plus), le terrain est plat, aucun relief, et la route est une seule droite de 104 km de long avant d'atteindre au prochain tournant ( a 104 km de la ) la RP147 qui s'unit a la RN20 pour relier San Juan. Bref, nous sommes deux dans la voiture, sur cette ligne droite filant à 120 km/h au milieu de la chaussée car rien devant et rien derriere, pas un poil de lumiere ni devant, ni derriere, pas un seul village, si ce n'est les etoiles dans le ciel, et mes phares plein feu qui tracent droit devant. Bavards tous les deux, voila des heures que nous bavassons de choses et d'autres lorsque tres peu de temps apres notre entrée sur cette ligne droite, une lumiere au niveau de la route apparait dans mon retroviseur. Sur le coup, je pense à une voiture qui nous suit, je n'en parle pas à mon co-equipier et la discussion continue entre nous deux, juste apres ( peut etre 2 ou 3 minutes ensuite ), une autre lumiere apparait devant nous à raz de terre ( ou plutot à raz de route ) .... dans ma logique, je prend ca pour une voiture ou un camion qui vient vers nous et que nous allons croiser dans quelques secondes......nous continuons a parler .......... pourtant les secondes passent et la lumiere est toujours devant moi legerement sur la gauche de la route ( ce qui m a fait penser à l'arrivée d'un vehicule ) ...passent comme 3 autres minutes, cette fois ci je n'ecoute plus F.... assis à cote de moi, je l interromps et je lui demande si il ne trouve pas ca bizarre de ne pas arriver à la hauteur de cet autre vehicule puisque nous filons à 120 km/h et que cet autre vehicule doit aussi se diriger à la meme vitesse. Nous faisons un rapide calcul tous les deux, à cette vitesse, les deux vehicules doivent se croiser en 15 secondes, ou en 30 s, si le deuxieme vehicule est arreté sur le bord de la route pour parcourir au plus 1 km . Mais voila maintenant plus de 5 km que la lumiere est toujours la meme devant, elle ne rapetisse pas, ni grandit . Il faut se rendre à l'évidence, cette lumiere roule à la meme vitesse que nous et dans le meme sens .......... De plus, comme vous avez du le remarquer de nombreuses fois, sur la route et avec la chaleur, se forme toujours un reflet sur la couche d'air qui se trouve juste à proximité de la surface du goudron . Ce phenomene se passe de jour mais aussi en debut de nuit quand la route est encore bouillante. Cette lumiere reflete aussi sur le goudron, elle est donc tres proche de la route, pratiquement par terre.( Les jours suivants j'ai analysé tous les phares camions, bus ou voitures que l on a pu croiser, et pour obtenir une image de reflet de phare optimum il faut etre entre 200 et 300 m de l'objet. ) Voila deja 5 bonnes minutes que la lumiere est devant nous, nous n'avons toujours pas compris ce que ca pouvait etre, mais F.... à cote de moi comptant les secondes, se rend aussi à l'evidence que cette lumiere nous precede à la meme vitesse que nous. Ayant epuisé toutes les solutions logiques d'explication, c'est à ce moment la que je commence à penser à un Ovni. Autre detail, meme à 200 ou 300 m et jusqu à pres de 1km, les phares provenant d un camion sont tres nets et on en distingue toujours 2 . Or cette fois ci, le doute n est pas possible nous avons a faire a un seul "phare" . Les minutes passent et j'en avais meme oublié la lumiere du retroviseur. J'en parle a F... et lui dit que cette autre lumiere nous suit elle depuis 10 minutes . Elle a les memes proprietes que celle qui nous precede, un seul phare rond et se trouve aussi a meme distance ( 200 à 300 m pas plus ) mais derriere nous. C'est a ce moment que je commence a avoir peur, je ne suis pas un specialiste de la question et ayant écumé toutes les explications logiques a ces deux lumieres nous prenant "en sandwich", je commence au bout de ces 10 minutes à baliser severe. F... est toujours calme, etant tellement sceptique sur le sujet, je pense qu il ne prend pas conscience de ce qui nous arrive. Mais sa tranquilite me rassure ( je ne m'imagine pas seul à ce moment dans ma voiture ). A plusieurs moments je ralentis et j'accelere, entre 60 km/h et 120 km/h, mais les deux lumieres ralentissent aussi et viennent toujours "coller" a ma vitesse. Entre la 10eme et la 15eme minute, la lumiere de devant s'eteint ......elle n'a pas bougé, elle s est tout simplement eteinte à l endroit ou elle etait . F..... encore accroché à une explication logique, me dit que c'est un camion qui a pu tourner et qui s est enfoncé dans un chemin ....... mais aucune route perpendiculaire et de plus a cette vitesse ...., je ne comprend pas comment un camion roulerait avec un seul phare blanc allumé à l arriere devant nous depuis 15 minutes soit sur 25 km et d'un seul coup eteindrait sa lumiere pour disparaitre d'un coup avant d'arriver à sa hauteur si il tournait, car à cette vitesse 200m sont parcouru en 6 secondes. Et puis pas une seule route ( meme en terre sur les cotés ) . Je pense que j'ai definitivement aneanti toute explication logique quand au meme moment je me suis appercu que la lumiere de devant etait maintenant derriere nous proche de la deuxieme. Nous avions les deux phares derriere nous toujours à cette distance de 200 a 300 m. Il y a eu déplacement de la lumiere de devant mais à une telle vitesse pour passer de devant nous à derriere nous ( donc de 600 m max ) que nous n'avons vu aucun deplacement mais seulement une lumiere s'eteindre et une autre s'allumer au meme moment. Sur les 104 km de la route et pendant 1h15, les deux lumieres nous ont accompagné soit devant la voiture, soit derriere, separement ou quelques fois ensemble. Changeant de positions toutes les 5 minutes. Elles etaient toujours au niveau de la route, sauf a deux reprises. La premiere fois à la 20eme minute ou les deux lumieres etaient disposees devant nous, une au raz du sol et l'autre a commencé à s'elever peu à peu pour atteindre une altitude de 30 à 50 m . La seconde fois juste à la fin de l'observation donc apres plus d'une heure, les deux lumieres etaient derriere nous, et un camion nous a croisé (* je reviendrai sur les vehicules qui nous ont croisé pendant cette heure et quart ), des que le camion est apparu en face de nous, une des lumiere s'est eteinte, lorsqu il nous a croisé, la deuxieme a pris de l'altitude rapidement et s'est déplacée à 500 m de la route vers le sud. Elle est restée stable et stationaire, alors que nous continuions a nous deplacer nous meme vers l Est. Donc le point s est fait plus petit et alors que nous nous approchions de la fin de ces 104 km pour approcher la RP147... a la vitesse a laquelle nous roulions, j estime donc que la lumiere se trouvait à ce moment à 3 ou 4 km, un enorme hallo lumineux est apparu à cette distance. A 21h15 nous étions de nouveau dans un trafic plus dense et plus rien est apparu. Au sujet des vehicules qui nous ont croises. Pendant ces 104 km seuls 3 camions nous ont croisés, à chaque fois que l'un des camions arrivait les lumieres s'eteignaient, les camions nous croisaient puis s'eloignaient et dans les 30 secondes suivantes les 2 lumieres reapparaissaient autour de nous, sans pour autant reprendre leurs anciens emplacements. 80 % de la totalite des 75 minutes qu'a duré notre traversée de la RN20, les lumieres etaient disposée une en face de nous, l'autre derriere à equidistance de ma voiture de 200 a 300 m. Nous n avons noté aucun bruit ( si ce n'est celui du moteur de la voiture ) aucune odeur, aucun sifflement. F... est resté calme tout au long du parcours, si ce n'est une curiosité grandissante en face d'un tel phenomene, quand à moi a partir de la 10eme minute, j'ai commencé à avoir peur, ( vers la 30eme minute, quand pour ma part je n avais plus aucun doute sur le phenomene Ovni que j'observais, je pense que ca a été la plus grande peur de ma vie ). Ce qui me genait le plus, ce n'est pas de voir des lumieres, mais de savoir, qu "elles" nous suivaient, précèdaient, réglaient leur vitesse sur la notre, disparaissaient à la vue d un camion et revenaient de plus belle pour nous escorter. C est ce sentiment d etre epié, étudié, suivi, et d'avoir la certitude que de regler leur vitesse sur la notre, il y avait un interet de leur part à ne pas nous perdre. En tout cas, je n'oublierai jamais cette soiree et maintenant j'en suis sur, nous ne sommes plus seuls.
A bientot !
Herge !
Informations sur les Philippines English translation pending
Bonjour à tous,
J'aurais aimé avoir un avis sur les philipines sur différents points:
1. Est-il facile de se déplacer dans le pays ? 2. Est-ce un pays "dangereux" ? 3. Les habitants sont-ils accueillants ? 4. Quelles sont les beautés à découvrir ?
Merci par avance !
J'aurais aimé avoir un avis sur les philipines sur différents points:
1. Est-il facile de se déplacer dans le pays ? 2. Est-ce un pays "dangereux" ? 3. Les habitants sont-ils accueillants ? 4. Quelles sont les beautés à découvrir ?
Merci par avance !
Informations pour la Thaïlande et le Vietnam à moto English translation pending
Salut à tous,
Déjà, K-DO, voila quelques petites info sur la moto au Vietnam 😉 j'habite à Hanoi depuis 2 ans, le paradis pour les ballades en becannes... la moto-reine ici est la Minsk, une 125 2 temps russe, un trail indestructible, a conception ultra simple, facile a bricoler et toujours prete a relever le defi d'une ballade au fin fond des montagnes viet... tu peux la surcharger de tous tes bagages avec des sacoches en toile de camion, elle bronche pas... et c'est parti, à toi les raids au milieu des rizieres, à l'assaut de Dien Bien Phu, des villages ethniques du Nord, de la zone démilitarisée (ou ca a pété sec pdt la guerre contre les ricains), des plages de la baie d'Halong... bref un vrai appel au voyage ! Maintenant pour les fans de motos un peu hors normes, il y a aussi les MZ et Simpson (est-allemandes), Oural (russe), Jawa (ca j'sais pas mais ca doit etre du coco aussi!), et tres peu de Jap (quelques DT ou XR) étant donné leur prix et les taxes d'importation...
Sinon, je cherche des infos pour un trip en moto que je prevois de faire dans deux semaines en Thailande... je pensais au Sud, entre Phuket et la frontiere de la Malaysie 😎 est ce que quelqu'un est deja allé la-bas et peut me conseiller sur certains coins... autre truc, quelle genre de bécanne louer ... une petite 125 ou plus gros... est-ce qu'un un trail est un bon plan ou une routiere classique suffit? Enfin, a peu pres, quel est le prix pour une semaine de location ?
Voila, A+, bon trip à tous
Déjà, K-DO, voila quelques petites info sur la moto au Vietnam 😉 j'habite à Hanoi depuis 2 ans, le paradis pour les ballades en becannes... la moto-reine ici est la Minsk, une 125 2 temps russe, un trail indestructible, a conception ultra simple, facile a bricoler et toujours prete a relever le defi d'une ballade au fin fond des montagnes viet... tu peux la surcharger de tous tes bagages avec des sacoches en toile de camion, elle bronche pas... et c'est parti, à toi les raids au milieu des rizieres, à l'assaut de Dien Bien Phu, des villages ethniques du Nord, de la zone démilitarisée (ou ca a pété sec pdt la guerre contre les ricains), des plages de la baie d'Halong... bref un vrai appel au voyage ! Maintenant pour les fans de motos un peu hors normes, il y a aussi les MZ et Simpson (est-allemandes), Oural (russe), Jawa (ca j'sais pas mais ca doit etre du coco aussi!), et tres peu de Jap (quelques DT ou XR) étant donné leur prix et les taxes d'importation...
Sinon, je cherche des infos pour un trip en moto que je prevois de faire dans deux semaines en Thailande... je pensais au Sud, entre Phuket et la frontiere de la Malaysie 😎 est ce que quelqu'un est deja allé la-bas et peut me conseiller sur certains coins... autre truc, quelle genre de bécanne louer ... une petite 125 ou plus gros... est-ce qu'un un trail est un bon plan ou une routiere classique suffit? Enfin, a peu pres, quel est le prix pour une semaine de location ?
Voila, A+, bon trip à tous
Location de voiture en Tunisie: des écarts de prix impressionnants English translation pending
Je me suis renseigné auprès de plusieurs loueurs de voiture en Tunisie. Les résultats sont aberrants en ce sens que l'écart va de 1 à 5 pour une même voiture, à savoir une clio climatisée pour deux semaines en Mai : 316 euros TTC chez Camelcar contre 1988 euros chez Avis, avec kilométrage illimité, assurances tous risques. Comment est-il possible de trouver de tels écarts? Où est l'erreur?
Quelqu'un a t-il déjà utilisé les services de Camelcar et peut-il me les garantir?
Merci
Cordialement
Cordialement
Vos anecdotes/aventures/galères survenues avec un véhicule de location en Asie English translation pending
Histoire de détendre l'atmosphère, avez-vous des anecdotes croustillantes sur des 'tuiles' qui vous seraient arrivées avec un véhicule de location (moto, auto ou autre...) en Asie.
Du genre panne d'essence au milieu du bush, ou moteur de bateau qui tombe en rade au milieu des rapides... Ce genre-là quoi.
Je ne doute pas que cette discussion aura probablement moins de succès que si je l'avais appelée : "Cherche plage de rêve. Comment voulez-vous que je sache si Ko X est mieux que Ko Y si vous ne m'aidez pas ?????".
J'attends de vous lire. Ca peut être marrant...
Du genre panne d'essence au milieu du bush, ou moteur de bateau qui tombe en rade au milieu des rapides... Ce genre-là quoi.
Je ne doute pas que cette discussion aura probablement moins de succès que si je l'avais appelée : "Cherche plage de rêve. Comment voulez-vous que je sache si Ko X est mieux que Ko Y si vous ne m'aidez pas ?????".
J'attends de vous lire. Ca peut être marrant...
Coût de la vie en Suisse English translation pending
😇 Salut, Je vis dans la région PACA et je cherche des infos pour travailler sur la frontiere suisse dans la restauration et hotellerie, je n'ai pas bien compris pour le change francs suisse/euros, ( ex: combien vaut 5000 frcs et est ce un bon salaire par rapport au pays). Pour les personnes françaises ayant un vécu en suisse et par rapport aux salaires et le cout de la vie ressentez vous une différence appréciable ou cela équivaut à la France. Merci de me donner une réponse, Salutations.
Tolic
Tolic
Janvier 2006 au Laos English translation pending
Nous sommes partis un mois au Laos et au Cambodge en janvier 2006. Voici le récit de notre voyage au Laos et quelques informations qui vous aideront peut-être pour un futur voyage. N’hésitez pas à me demander des précisions, je m’efforcerai de répondre.
La partie Cambodge du voyage est là http://voyageforum.com/v.f?post=476578 .
Budget et préparatifs : Avion : vol GULFAIR (avec une escale à Bahrein) Paris-Bangkok acheté 620 € sur le net en novembre 2005 chez Ebooker. A la même époque un vol direct sur la Thaï coûtait 900 € .. Vol Bangkok-Luang Prabang acheté sur le net sur le site Bangkok Airways (120 €). Vol Ventiane-Paksé acheté sur place 95$. Visa Laos payé 31$ à l’arrivée à Lung Prabang. Vol Paksé-Siem Reap préacheté par Internet sur LaoAirlines avant notre départ (86 $). Nous avions choisi cette solution des vols intérieurs pour “gagner du temps” par rapport aux bus VIP. Argent : On est parti avec des dollars et des travellers en dollars. (Plus une carte VISA ). Change sur place de 10 700 kips pour 1 dollar. (Pour des raisons de commodité j’indiquerai mes prix en dollars). Quand les prix sont indiqués en dollar, on peut payer soit en kips soit en dollars, mais avec un taux de change de 10 000 kips pour un dollar.
Hors budget avion, hors visa, nous avons dépensé sur place 495 $ pour deux personnes pendant 13 jours, y compris les cadeaux. Guide : On est partis avec le Guide du Routard 2006/2007. En général les infos sont bonnes, mais très succintes. On aurait dû avoir en plus le Lonely Planet, plus complet. On avait lu aussi le carnet de voyage de Nancy qui nous a beaucoup servi à préparer notre voyage ( http://voyageforum.com/v.f?post=390968 ); sans oublier les nombreux messages et posts de tous ceux que nous ne pouvons pas citer. Santé : On avait fait le choix, mais ce n’est pas un conseil, de ne pas prendre de traitement anti-palu. En deux semaines de Laos, on n’a presque jamais vu de moustiques. Question grippe aviaire, il est impossible d’éviter les volailles vivantes : elles sont partout en liberté dans les rues, en quantité impressionante. On s’y est très bien habitués. Téléphoner en France : Nous avons beaucoup utilisé Internet sur place. On peut aussi téléphoner en France dans les cyber cafés, à des prix dérisoires. Certains touristes avaient leur téléphone portable au Laos.
Journal :
Samedi 7 janvier On arrive à Bangkok, épuisés par douze heures de vol, deux heures d’escale et six heures de décalage. On récupère les billets d'avion pour Luang Prabang au comptoir de Bangkok Airways. On paye la taxe d’aéroport de 500 Bahts et après une heure trente d’un vol sans problème, nous voilà enfin à Luang Prabang.
Nous avions réservé la GH Rattana, choisie avec le GR. Ils sont venus nous chercher à l’aéroport, ce qui nous a facilité la vie après un si long voyage.
Le soir, on a réussi à faire un premier tour en ville, un peu au radar. Première noddle soup.
Dimanche 8 janvier. Luang Prabang Après une nuit agitée par le décalage horaire, nous partons embrumés prendre en ville notre petit dej. dans un café-resto recommandé par le GR.
Promenade à pied. On voit peu de voitures individuelles, quelques gros 4 x 4 japonais, des bus, des camions et surtout des deux roues. Des vélos, des motos japonaises, et des tuk-tuks. La circulation est tranquille, sans klaxon. Pas de police. Pas de néons comme on a l’habitude d’en voir en Asie.
La végétation est très belle, luxuriante : des bambous, des orchidées, des papayes. Les maisons sont souvent en bois, maximum deux étages, les toits en tuiles ou tôle ondulée.
Premier contact avec un Laotien : c’est un prof de sculpture à l’école des Beaux-Arts, qui parle un peu le français. On croise beaucoup de moines et de novices habillés dans leur tenue orange.
Visite du Mont Phusi. Au pied des escaliers, des femmes vendent de petits oiseaux dans de minuscules cages en osier, destinés à être libèrés au sommet en guise d’offrande. Nous avalons sans problème les 187 marches. Et récompense, la ville est à nos pieds, très verte, avec ses deux rivières, et la piste de l’aéroport toute proche. Descente de l’autre côté de la colline. Et premier tuk-tuk pour aller jusqu’au marché. Rien de mieux pour prendre le pouls d’une ville que de voir son marché. De beaux produits frais, de la quincaillerie, beaucoup d’objets en plastique, des vêtements, un peu de tout. On me propose deux fois de l’opium (ce sera la seule fois au Laos). Marché de nuit sur Sisavong road, la rue principale. On dîne sur des tables installées sur des tréteaux. Buffet à volonté pour 5 000 kips (1/2 $). Nous on a choisi un pho, soupe avec de la viande, des légumes, de la menthe, et de la citronnelle. Un régal.
Lundi 9 janvier. Luang Prabang Lever 6 heures pour la cérémonie de l’aumône des moines bouddhistes. Dans la GH et en ville, des affiches recommandent aux touristes de respecter cette cérémonie religieuse en faisant preuve de discrétion. Les moines et les novices, parfois de très jeunes enfants arrivent en file indienne, les pieds nus, en silence, dans leur tenue traditionnelle pour recevoir les offrandes, leur nourriture quotidienne (des boules de riz gluant) que leur distribuent des bouddhistes. Dommage que quelques touristes se croient obligés de participer activement à cette cérémonie. Attitude un peu déplacée à mon goût.
Le jour se lève et la rue s’anime : les premiers tuk-tuks et motos de ceux qui vont au travail, les commerçants ouvrent leur rideau et balaient devant leur boutique, quelques joggeurs en survêtement.
Petit dej. dans un café-resto tenu par une anglaise. Design très beau, béton brut, belles portes en verre, carrelages au sol en terre cuite, logos sérigraphiés sur la vaisselle, ici tout est standardisé, normalisé comme dans toutes les chaînes occidentales. Nourriture anglo-saxonne et prix quasi européens. On paye le confort, le design. 5$ pour 2 cafés, 2 sandwichs à l’oeuf et au bacon. On n’est plus au Laos!!
Ici les gens sont très souriants, calmes gentils. Aucun signe d’animosité, ni d’insécurité. Au marché, les clients font leurs courses avec des sacs plastique remplis de billets de banque; les commerçants comptent leur recette sans se cacher.
8h. Départ pour Pakou. Billets réservés par la GH. Tuk-tuk jusque l’embarcadère. La pirogue à moteur, coque métallique, habitacle en bois très étroit, contient 20 personnes. On a chacun un petit siège en bois.
Très belle ballade sur le Mékong, large fleuve aux eaux boueuses. Sur les rives, de beaux jardins potagers, des bananeraies. Beaucoup de bambous très utilisés pour les tuteurs dans les jardins, pour les pontons et les passerelles, pour les étais dans les constructions, Petites maisons de paysans sur pilotis. Des pécheurs accroupis à l’avant de leur barqueê, des femmes qui font la lessive dans le fleuve, des enfants qui jouent dans l’eau, des buffles.
Arrêt dans un petit village où l’on fabrique et vend l’alcool local, le lao lao, ainsi que des petits souvenirs.
Arrivée et visite des grottes contenant des milliers de statues de bouddha. Même si le voyage en bateau nous a semblé plus intéressant que les grottes en elles-mêmes, nous ne regrettons pas.
Au débarcadère, on peut voir les différentes catégories de bateau . Les plus gros et plus luxueux ont des gilets de sauvetage pour chaque passager. Nous on a la protection de Bouddha! Retour plus rapide dans le sens du courant. Arrêt à nouveau au village, car un passager y avait perdu à l’aller sa pochette avec ses papiers, carte Visa, argent, etc. Grand ouf de soulagement, il la retrouve intacte.
On croise aussi quelques speedboats, dont les passagers sont équipés de casques à visière et subissent un bruit d’enfer.
Déjeuner sur les mêmes tréteaux qu’hier soir. Encore un pho, mais différent par les ingrédients : salade de soja, salade verte, nouilles de riz, petits choux verts ébouillantés une dizaine de secondes puis mis dans un bouillon. On y ajoute de la viande hachée menue, des épices. Et on vous sert. Vous pouvez ajouter de la citronnelle, de la sauce piquante, de la sauce poisson, du cresson, de la coriandre. Un vrai délice pour 0, 5 $.
Ici on vend beaucoup de nourriture dans la rue, sur de petits stands sommaires : des brochettes de porc, du poisson ou du poulet grillés, du riz gluant, du lait de soja servi dans de petits sacs plastique, des légumes sautés, des gaufres et des beignets. Beaucoup d’habitants viennent y chercher leur repas, sans même descendre de leur moto.
Après-midi visite du musée et du Palais Royal ainsi que de plusieurs temples en allant vers l’extrémité de la presqu’île. Flâneries dans les rues et venelles en cours de restauration avec l’aide de l’UNESCO et de la France. On a aimé entre autres la Kingtisarath road qui longe la rivière Kone, pour sa tranquillité, pour ses beaux jardins sur les rives, et quelques très belles maisons traditionnelles en bois et bambou.
Sur le retour on a testé les massages lao (1h, 3$ par pers). On est installé dans des petits boxes individuels, allongés sur des matelas, lumière tamisée, musique douce. On enfile un pantalon et une veste très larges en coton. (Le Lotus bleu sur Sisavong road, ouvert jusque 22 h 30). Massages assez énergiques, faits par du personnel compétent. Surtout des points de compression, des étirements, des assouplissements.
Dîner dans la rue sur les tréteaux et encore un petit tour au marché de nuit. Beaucoup de femmes Hmonghs y tiennent un stand, certaines portant leur coiffe traditionnelle. Elles sont souvent accompagnées d’un ou deux enfants (parfois des nourrissons). Sur le marché, les jeunes sont habillés en jean et passent du temps avec leur téléphone portable. Chaque stand est éclairé d’une simple ampoule électrique. Difficile de bien voir les couleurs des soieries.
Mardi 10 Luang Prabang Petit déj. à la GH : ici comme ailleurs, la baguette à la française est fraîche et très bonne. Ballade à pied en ville. Achat des billets d’avion Ventiane-Pakse dans une agence (95$), ceci afin d’éviter 12 h de car; et réservation par la GH des billets de car VIP pour Ventiane . Ici tout est simple pour organiser ses étapes. Soit on passe directement par une des nombreuses agences de voyage, soit on demande à la GH de le faire. Les tarifs sont les mêmes.
Quelques achats de vannerie. Et visite impromptue à l’école des Beaux-Arts dans une rue parallèle à la Sisavong road avant les quais du Mékong. Belle bâtisse ancienne dans un grand jardin un peu bazar. On y rencontre des étudiants affairés à peindre, sculpter le bois. On visite la galerie-expo; on aurait aimé acheter de très beaux cadres sculptés en bois (pour y mettre un miroir), mais ils étaient bien trop encombrants pour le voyage. Ici encore, notre présence ne surprend personne, ne dérange personne. Un “lieu ouvert” qui permet d’avoir un aperçu rapide et succinct des arts plastiques au Laos et surtout du très peu de moyens dont dispose ce Conservatoire.
12 h. Départ en tuk-tuk (avec le frère de la patronne de la GH) aux chutes d’eau de Tad Kouang Se à 15 km. Nous voyageons avec trois australiennes très marrantes. Une heure de route, surtout en terre battue, assez tapecul. On voit les villages de paysans avec leurs maisons de bambous. De belles rizières au vert très tendre. Quelques buffles dans les champs et sur la route. Un serpent traverse la route devant nous, ce qui nous dit-on nous portera chance. Et beaucoup de volailles en liberté (poules, poussins, coqs, canards, dindons, etc.).
La cascade en elle-même est très belle, l’eau est laiteuse, ou limpide selon les endroits, la végétation exubérante. Beaucoup de lianes enchevêtrées dans les arbres, d’orchidées sauvages et de magnifiques bambous géants.
Arrêt quelques instants pour voir des éléphants (Promenade possible). Sur le chemin qui mène du parking aux cascades, un enclos avec un tigre, protégé, nourri et soigné grâce aux dons des visiteurs.
Sur le chemin du retour, le chauffeur de tuk-tuk nous arrête quelques instants dans un village hmongh. Les rues sont en terre battue, les maisons très sommaires. Des femmes et beaucoup d’enfants vendent leur artisanat aux touristes de passage. Les enfants sont souvent très sales, parfois nus à même le sol. On n’est pas loin de la grande pauvreté. Mais pas de signe extérieur de malnutrition. Retour à la GH vers 17h (tuk-tuk :5 $ et entrée des cascades 1, 5$).
On regrettera Luang Prabang. On a beaucoup aimé son atmosphère de petite ville tranquille. Se balader dans les rues du quartier protégé (UNESCO). Les temples toujours ouverts sur la rue, toujours riches d’une belle architecture souvent en restauration, d’une végétation luxuriante.
On a apprécié la qualité de l’accueil de notre GH Rattana. Notre chambre de taille moyenne était occupée par un grand lit et un lit simple, avec SDB, eau chaude, W-C et fan, le tout pour 12$ par nuit. Tout ce qu’on a demandé a été réalisé (excursions, billets de car, transfert, petit dej.. à 6h) immédiatement. On peut aussi louer des vélos (1$) et faire laver son linge (1$/kg). La propriétaire qui parle français est également médecin à l’hôpital. On aurait aimé passer plus de temps avec elle pour discuter de la santé au Laos.
On a apprécié aussi le climat de janvier : si le ciel était souvent couvert le matin, les températures devenaient très vite agréables puis chaudes sans être jamais accablantes. La météo consultée sur le net indiquait des maxi de 31°C.
Mercredi 11 janvier. Ventiane Réveil à 6h. On fait nos adieux à la GH avant de monter dans le tuk-tuk pour la gare routière. Bus VIP pour Ventiane, départ 8 h. Arrivée prévue vers 17 h. (11$)
Très beaux paysages de montagne, pleins de verdure, la route monte très longtemps, enchaîne virage sur virage.
Fin de matinée : séquence émotion! Dans un virage, un camion nous croise de trop près et frotte le car. Notre chauffeur serre à droite et met une roue arrière dans le talus. Arrêts des deux véhicules. Et là, nous voyons deux jeunes sortir du car mitraillette à la main.... mais très cool. Quelques minutes de palabres pour constater les faibles dégâts, sous l’oeil amusé des habitants du village accourus devant l’évènement. Et nous voilà repartis vers de nouvelles aventures, avec nos deux gardes armés.
Plus loin sur la même route, dans cette région assez sauvage, nous verrons d’autres personnes armées. Sans en savoir plus, sinon qu’il existe encore quelques foyers de guérilla hmongh dans cette région. Consulté avant notre départ, le site du Ministère des Affaires Étrangères indiquait qu’aucun incident n’avait eu lieu depuis plus d’un an.
Vers 13 heures, autre surprise, celle-ci meilleure. En pleine nature, le car s’arrête subitement à l’entrée d’un village dans une cour. Celle d’un restaurant. Pour nous. Et en 5 minutes, tout le monde est servi et déguste son plat.
Tout au long de la route, nous croiserons des villages. Maisons de bambous sur pilotis très rustiques. L’espace sous la maison sert à entreposer le bois de chauffage et bien sûr la volaille. Partout des enfants, souvent très sales jouent pieds nus au milieu des cochons et des poules! Nous en verrons d’autres, en chemisette blanche qui vont ou reviennent de l’école.
On passe à Vang Vieng. On regrettera de ne pas y avoir fait une étape.
17h. Arrivée à proximité de Ventiane. Entrée de grande ville traditionnelle. La circulation et l’urbanisme se densifient au fur et à mesure que l’on avance, les panneaux publicitaires font leur apparition. Quelques drapeaux rouges, beaucoup moins que de drapeaux laotiens. Mélanges disparates de zones industrielles, de commerces et d’habitations; on est très loin du charme de Luang Prabang.
Un taxi collectif nous emmène de la gare routière à notre hôtel. ( Vannasinh GH, réf. GR) Situé pas loin du centre, mais sans aucun caractère; pour 8$, on ne peut pas être difficile. Douche avec eau chaude.
Jeudi 12. Ventiane Nous ferons tout à pied, tranquillement. Le plan du GR est bien meilleur que celui acheté à la GH.
Après le petit dej. et le change de travellers, en route pour le “morning market”. Même si quelques vieilles maisons au style colonial demeurent, on ne peut pas dire que Ventiane soit une belle ville. En plein centre, l’architecture est un méli-mélo de de bâtisses délabrées, de constructions modernes sans charme, de quelques bâtiments officiels.
Plus de voitures individuelles qu’à Luang Prabang. Beaucoup de travaux de voirie : en plein centre nous n’avons pas marché plus de 50 m d’affilé sur un trottoir en bon état. Encore beaucoup de rues en terre battue. Visite du marché. C’est très grand, on y trouve de tout, des produits frais, de l’artisanat, des vêtements, de l’électroménager, des téléphones portables. Ici le portable est à la portée de beaucoup de gens : une carte SIM coûte 5$. Midi approchant, on décide de manger à l’intérieur du marché, dans une des nombreuses gargotes. Mireille en profite pour prendre une leçon de cuisine en regardant confectionner devant elle son plat de légumes sautés dans un grand wok. La recette est notée dans un petit carnet sous l’oeil amusé de la cuisinière. On termine ce festin par une mangue juteuse, sucrée, à point...
Visite du temple Wat Sisaket (0, 5 $) et du musée situé juste en face (même prix). Très beau temple renfermant des milliers de statues de bouddhas, un sanctuaire avec de belles peintures murales. Le musée est petit avec une seule salle qui est en même temps un lieu de prière.
Sur le chemin du retour, arrêt impromptu pour un foot massage, spécial réflexologie (1 heure, 4$). Que dire de plus que c’est le pied intégral. On en ressort léger, tout neuf.
Petite ballade vespérale sur les berges du Mékong, c’est un lieu de rendez-vous bien agréable. On vient y voir le coucher du soleil, y manger dans des petites gargotes, y boire un verre.
Vendredi 13. Paksé Le tuk-tuk commandé la veille nous attend bien à 5 heures pour nous conduire à l’aéroport. Vol sans problème pour Paksé.
Tuk-tuk pour notre GH Sabaïdy 2 (ref GR). Avec son petit jardin pour se reposer, cette GH est bien agréable; patron francophone et de bon conseil, eau chaude et douche pour 5, 2 $ (4, 5$ sans SDB privée).
A peine installés, nous découvrons une catastrophe. Nous avons oublié notre GR (notre seul guide!) à l’aéroport de Ventiane. Mais au Laos, rien n’est impossible! Un responsable de l’agence de Lao Airlines téléphone à Ventiane, où l’on cherche et retrouve le précieux guide, lequel prendra l’avion du lendemain pour Paksé. Et que nous irons chercher à l’aéroport. No problem!
On retrouve par hasard nos trois australiennes autour d’un excellent expresso au Sinouk Cafe. Chacun raconte son voyage, ses voyages précédents, ses envies de voyage.
Après-midi accablante de chaleur. Personne dans les rues, on croirait une ville morte. Petit tour au Shopping Center, mais presque toutes les boutiques sont fermées ( il faut y aller le matin).
Très bon dîner indien au Jasmine café (réf. GR) pour 5, 5 $ à deux.
Samedi 14. Paksé Rencontre au petit dej avec un couple de français, Michèle et Jean-Pierre. Comme nous, ils veulent aller voir les cascades de Tad Fan. Eux ont déjà loué une moto. Et sont d’accord pour qu’on les accompagne. Alors on loue aussi une moto à notre GH (8$). On part d’abord à l’aéroport récupérer le fameux Guide du Routard. Il est bien là, dans une grande enveloppe Kraft; ouf de soulagement!
Nous partons visiter d’abord Ban Sapa, un village de tisserands à 15 km de Paksé. Les femmes et quelques enfants tissent la soie sur des métiers à tisser en bois installés sous leur maison sur pilotis. Elles essaient aussi de vendre quelques écharpes. Nous irons aussi visiter une “fabrique” de l’autre côté du Mékong : en fait, les mêmes métiers, le même travail; intérêt assez limité.
Retour en moto à Paksé et départ pour Tad Fan. Une petite heure de moto en roulant doucement, avec une halte ananas. Au panneau “KM 38”, nous bifurquons à droite. 5 minutes de marche après le parking, nous découvrons les chutes. Très profondes, on ne voit pas le fond. Petite ballade sur le chemin de descente.
Puis on en profite pour visiter une autre cascade à 2 km. L’avantage de cette cascade, c’est qu’on la voit de beaucoup plus près. On s’est même baigné au dessus de la cascade.
On décide de rentrer assez tôt car nous ne voulons pas rouler de nuit. Manque de chance, on a subi une crevaison sur la route du retour. Justement, à 50 m d’un petit mécano qui nous a réparé la roue comme un vrai pro. Le retour se fera donc avec la nuit qui tombe. Mon phare avant ne fonctionne pas! Je “colle” donc la moto de Jean-Pierre qui ouvre la route; nous n’en menons pas large, mais nous arrivons à bon port .
On aurait pu aussi aller à Tad Fan avec un tuk-tuk, en une heure de route aller. Le prix annoncé est de 20$ pour la demi-journée.
Dîner avec Jean-Pierre et Michèle et deux autres français qu’ils avaient rencontrés à Don Salé. Agréble soirée, on parle ... voyage, Asie en sirotant une Lao Beer.
Dimanche 15. Champassak Départ pour Champassak en pirogue à moteur. On la partage avec 6 autres touristes pour 3$ par personne. Deux heures de belle ballade sur le Mékong, moins confortable que les “gros bateaux”, mais peut-être parce qu’on est dimanche, il n’y avait pas d’autre solution.
Notre GH à Champassak est juste à l’arrivée du bateau, en haut du débarcadère ( AN OUXA GH). On loge dans un petit bungalow en dur, tout neuf, avec SDB et eau chaude, vue sur le Mékong. (10$ sans la clim). Possibilité de loger dans des bungalows en bois, moins chers.
Visite des ruines de Wat Phu, temple de la période pré-angkorienne. Il est midi et la chaleur accablante. Cette visite nous donne un avant goût de l’art khmer. Quelques très belles sculptures, des bas reliefs, une magnifique montée d’escaliers bordée de frangipaniers en fleurs, et les restes de trois bâtiments en mauvais état. Petit musée à l’entrée du site contenant de belles statues.
De retour, ballade à vélo et café-internet équipé de 2 Macs! Bon dîner à la GH.
Lundi 16. Don Det Un tuk-tuk nous emmène de la GH à l’arrêt des bus sur la route 13. Pour 3 personnes, 7$ pour le tuk-tuk y compris le bac pour traverser le Mékong. On peut aussi aller au bac par ses propres moyens, payer le bac et prendre un tuk-tuk sur l’autre rive du Mékong pour la route 13.
Sur le bac, comme partout, on peut acheter à manger. Un couple de Laotiens avec un enfant s’installe dans notre tuk-tuk le temps de la traversée pour y manger confortablement une noddle soup.
L’attente sur la route 13 dure à peine 5 minutes qu’arrive un sawngthaew : c’est un camion bâché avec de grandes banquettes en bois qui fait taxi collectif; c’est le moyen de transport local le plus courant. On peut y transporter des marchandises, des cochons, des veaux, des vélos des motos, etc.
Après deux heures de route pour 3$ chacun, il nous laissera à Ban Nakassang, à 500 m du Mékong. (quelques km après le carrefour pour Don Khong). Ici on prend une pirogue à moteur qui dessert Don Det et Don Khone pour 1, 5 $ par personne.
Installation au Souksan GH. Nous choisissons un bungalow en dur avec SDB (mais pas d’eau chaude) pour 15$ avec le petit dej. D’autres bungalows en bois, mieux situés en face du Mékong, mais il y fait trop chaud et n’ont pas de SDB. (Attention au choix du bungalow en dur : éviter à tout prix ceux situés près de l’entrée de la GH pour cause de proximité d’un groupe électrogène très très bruyant!)
Ici, on regarde en permanence le Mékong, les pirogues et les pêcheurs passer; comme il y fait très chaud, on farniente, on passe de longues heures à bouquiner, à rêvasser, ou à écrire son journal de voyage. Lieu idéal pour observer le coucher du soleil sur le Mékong.
Mardi 17 : Don Det On loue des vélos pour découvrir l’île et celle de Don Khône reliés par un pont. Sur le chemin qui borde le Mékong on trouve des Gh en quantité qui toutes louent des vélos, vendent des billets pour le Cambodge, pour Pakse, et proposent des excursions. Plus on s’éloigne de l’embarcadère, plus les GH sont rudimentaires : on y trouve de petites huttes en bambous avec toit en tôle ondulé et terrasse au dessus du Mékong pour 1, 5 $ la nuit!
Les habitants de Don Det n’ont pas tous, loin s’en faut de groupe électrogène. Encore moins l’eau potable dans leur maison sur pilotis. Certains possèdent de grosses citernes sur le toit pour y recueillir l’eau de pluie; sinon, ils vont chercher l’eau au puits avec des seaux...
Chaque maison possède sa volaille laissée en liberté, souvent des cochons, et plus rarement des buffles. Les coqs sont souvent enfermés dans de grandes cages en osier; ici on les bichonne, on a même vu quelqu’un en savonner un; et on organise des combats de coqs, très populaires.
Dans leur cour ils cultivent en “hors-sol” des salades et des herbes dans des bacs en bambous; derrière les maisons, des rizières (sèches en janvier) ainsi que de nombreux cocotiers. Janvier c’est la cueillette des noix de coco : un homme grimpe pieds nus en haut de l’arbre, avec une machette et une corde; il attache les grappes de noix avant de les couper à la machette et les laisse descendre doucement.
Sur le chemin, nous verrons une dizaine d’enfants de 6 à 8 ans maxi, affairés à dépecer les noix de coco de leur écorce avec une machette. Le fruit servira pour la cuisine, l’écorce séchée de bois pour la cuisson des aliments.
Assurément, beaucoup d’enfants ne vont pas à l’école et passent leurs journées dehors au milieu des animaux, sans aucune hygiène. Grâce au riz, à la volaille et aux légumes du jardin, ils sont visiblement bien nourris. Pour le reste ( vêtements, santé, école, jouets) c’est beaucoup plus aléatoire.
Bien sûr on pêche beaucoup sur le Mékong, dans de petites pirogues à rame ou à moteur. Le pêcheur, à l’avant de sa pirogue, lance adroitement dans un beau geste circulaire un petit filet lesté de cailloux. Quelques secondes plus tard, il le remonte et recommence. On utilise aussi des nasses en osier pour y piéger le poisson.
Et quand on ne pêche pas, on répare le filet, avec du fil et un bâtonnet qui sert d’aiguille.
Mercredi 18. Don Det On part en pirogue faire une ballade de 2 heures autour des îles (réservé la veille à M. Mo, côté sunrise, à 300 de l’embarcadère; 9$). On s’émerveille toujours de la végétation. Ici la terre est sablonneuse et favorise beaucoup les bambous. Les plus grands, au diamètre d’environ 10 cm, font sans doute entre 12 et 15 m de haut., formés en magnifiques bouquets qui font penser aux feux d’artifice.
On y voit aussi des plantes qui ressemblent à nos lauriers roses et dont les fleurs commencent à éclore. Dans moins d’un mois, les couleurs seront fabuleuses.
Les plus petites des îles ne font pas pluss d’un mètre carré, avec seulement un arbuste dessus. On comprend pourquoi cette région s’appelle les 4000 îles.
En chemin, nous rencontrons des pêcheurs, des gens qui vont travailler sur le “continent”, ceux qui reviennent du marché, des écoliers . Ici, tout se fait en pirogue, avec leur petit moteur à arbre long et très bruyant.
Notre pilote s’arrête sur une île où vit une famille avec quelques volailles; la femme fabrique de petites boîtes en bambou pour y cuire le riz à la vapeur.
Jeudi 19. Retour à Paksé On quitte notre GH; dernière traversée du Mékong pour rejoindre Ban Nakassan. Taxi collectif archi complet pour Paksé ( 4, 5$ pour 2). On a de la chance de monter les derniers et d’être près de la plate-forme arrière. Au début, on s’arrête tous les km, et les gens continuent de monter. On croit que c’est complet, mais ils trouvent toujours le moyen de s’assoir quelque part. Une de nos voisines allemandes fait un peu la tête car elle se retrouve avec un panier pleins de pintades (vivantes) à ses pieds...
Pendant le voyage, les yeux bleus de Mireille auront beaucoup de succès. Très naturels, nos voisins, toujours en riant, s’interpellent et n’en finissent pas de regarder des yeux comme ils n’en voient pas beaucoup.
A chaque arrêt, une nuée de femmes se précipite autour du taxi collectif pour proposer de petites brochettes ainsi que des morceaux de canne remplis d’un sucre blanc. Devant notre perplexité, la préposée aux billets nous fait goûter cette spécialité. En fait, c’est du riz gluant qui a cuit dans cette canne. Très sucré à notre goût; mais nos voisins, eux se régalent.
La préposée, âgée d’à peine vingt ans, jean délavé et tee-shirt mode, réussit à se faufiler jusque à l’avant du camion pour encaisser les billets. Certains essaient visiblement de marchander, toujours en riant. Elle revient vers nous, son sac rempli de billets de banque.
La route défile assez droite, presque sans trafic et nous arrivons à Paksé après 2 h 30 de route. Tuk-tuk pour notre GH où nous avions réservé.
Nous bavardons avec le patron qui a vécu 27 ans en France. Dernier tour au marché, derniers mails envoyés du Laos, gravure d’un CD-Rom avec les photos ( 2$), . On profite des dernières heures pour faire les comptes de notre séjour au Laos et pour préparer la suite du voyage au Cambodge.
La suite du voyage au Cambodge est là http://voyageforum.com/v.f?do=post_edit;post=476578 .
Conclusion provisoire : On a adoré Luang Prabang; beaucoup moins Ventiane, mais on voulait absolument voir la capitale du Laos. On a regretté de ne pas s’être arrêté à Vang Vieng; il aurait fallu écourter le séjour dans les îles. O a aimé aussi l’ambiance de Champassak. On a aimé Don Det et son ambiance un peu particulière d’île “du bout du monde”; on aurait dû quand même essayer les autres îles plus “civilisées”. On a beaucoup aimé la nature au Laos, son côté tranquille, paisible, la gentillesse des habitants, la facilité à y voyager.
Quelques prix au Laos : A condition d’accepter de voyager sans grand confort, le Laos n’est vraîment pas cher pour des touristes occidentaux. Voici à toutes fins utiles quelques prix relevés sur place : une baguette de pain : 1 000 kips. Une course en tuk-tuk en ville : entre 10 000 et 15 000 kips. Une bouteille d’eau : 2 000 kips. 1 kg de mangues : 8 000 kips. 1 kg de riz sur le marché : 3 500 kips.
La partie Cambodge du voyage est là http://voyageforum.com/v.f?post=476578 .
Budget et préparatifs : Avion : vol GULFAIR (avec une escale à Bahrein) Paris-Bangkok acheté 620 € sur le net en novembre 2005 chez Ebooker. A la même époque un vol direct sur la Thaï coûtait 900 € .. Vol Bangkok-Luang Prabang acheté sur le net sur le site Bangkok Airways (120 €). Vol Ventiane-Paksé acheté sur place 95$. Visa Laos payé 31$ à l’arrivée à Lung Prabang. Vol Paksé-Siem Reap préacheté par Internet sur LaoAirlines avant notre départ (86 $). Nous avions choisi cette solution des vols intérieurs pour “gagner du temps” par rapport aux bus VIP. Argent : On est parti avec des dollars et des travellers en dollars. (Plus une carte VISA ). Change sur place de 10 700 kips pour 1 dollar. (Pour des raisons de commodité j’indiquerai mes prix en dollars). Quand les prix sont indiqués en dollar, on peut payer soit en kips soit en dollars, mais avec un taux de change de 10 000 kips pour un dollar.
Hors budget avion, hors visa, nous avons dépensé sur place 495 $ pour deux personnes pendant 13 jours, y compris les cadeaux. Guide : On est partis avec le Guide du Routard 2006/2007. En général les infos sont bonnes, mais très succintes. On aurait dû avoir en plus le Lonely Planet, plus complet. On avait lu aussi le carnet de voyage de Nancy qui nous a beaucoup servi à préparer notre voyage ( http://voyageforum.com/v.f?post=390968 ); sans oublier les nombreux messages et posts de tous ceux que nous ne pouvons pas citer. Santé : On avait fait le choix, mais ce n’est pas un conseil, de ne pas prendre de traitement anti-palu. En deux semaines de Laos, on n’a presque jamais vu de moustiques. Question grippe aviaire, il est impossible d’éviter les volailles vivantes : elles sont partout en liberté dans les rues, en quantité impressionante. On s’y est très bien habitués. Téléphoner en France : Nous avons beaucoup utilisé Internet sur place. On peut aussi téléphoner en France dans les cyber cafés, à des prix dérisoires. Certains touristes avaient leur téléphone portable au Laos.
Journal :
Samedi 7 janvier On arrive à Bangkok, épuisés par douze heures de vol, deux heures d’escale et six heures de décalage. On récupère les billets d'avion pour Luang Prabang au comptoir de Bangkok Airways. On paye la taxe d’aéroport de 500 Bahts et après une heure trente d’un vol sans problème, nous voilà enfin à Luang Prabang.
Nous avions réservé la GH Rattana, choisie avec le GR. Ils sont venus nous chercher à l’aéroport, ce qui nous a facilité la vie après un si long voyage.
Le soir, on a réussi à faire un premier tour en ville, un peu au radar. Première noddle soup.
Dimanche 8 janvier. Luang Prabang Après une nuit agitée par le décalage horaire, nous partons embrumés prendre en ville notre petit dej. dans un café-resto recommandé par le GR.
Promenade à pied. On voit peu de voitures individuelles, quelques gros 4 x 4 japonais, des bus, des camions et surtout des deux roues. Des vélos, des motos japonaises, et des tuk-tuks. La circulation est tranquille, sans klaxon. Pas de police. Pas de néons comme on a l’habitude d’en voir en Asie.
La végétation est très belle, luxuriante : des bambous, des orchidées, des papayes. Les maisons sont souvent en bois, maximum deux étages, les toits en tuiles ou tôle ondulée.
Premier contact avec un Laotien : c’est un prof de sculpture à l’école des Beaux-Arts, qui parle un peu le français. On croise beaucoup de moines et de novices habillés dans leur tenue orange.
Visite du Mont Phusi. Au pied des escaliers, des femmes vendent de petits oiseaux dans de minuscules cages en osier, destinés à être libèrés au sommet en guise d’offrande. Nous avalons sans problème les 187 marches. Et récompense, la ville est à nos pieds, très verte, avec ses deux rivières, et la piste de l’aéroport toute proche. Descente de l’autre côté de la colline. Et premier tuk-tuk pour aller jusqu’au marché. Rien de mieux pour prendre le pouls d’une ville que de voir son marché. De beaux produits frais, de la quincaillerie, beaucoup d’objets en plastique, des vêtements, un peu de tout. On me propose deux fois de l’opium (ce sera la seule fois au Laos). Marché de nuit sur Sisavong road, la rue principale. On dîne sur des tables installées sur des tréteaux. Buffet à volonté pour 5 000 kips (1/2 $). Nous on a choisi un pho, soupe avec de la viande, des légumes, de la menthe, et de la citronnelle. Un régal.
Lundi 9 janvier. Luang Prabang Lever 6 heures pour la cérémonie de l’aumône des moines bouddhistes. Dans la GH et en ville, des affiches recommandent aux touristes de respecter cette cérémonie religieuse en faisant preuve de discrétion. Les moines et les novices, parfois de très jeunes enfants arrivent en file indienne, les pieds nus, en silence, dans leur tenue traditionnelle pour recevoir les offrandes, leur nourriture quotidienne (des boules de riz gluant) que leur distribuent des bouddhistes. Dommage que quelques touristes se croient obligés de participer activement à cette cérémonie. Attitude un peu déplacée à mon goût.
Le jour se lève et la rue s’anime : les premiers tuk-tuks et motos de ceux qui vont au travail, les commerçants ouvrent leur rideau et balaient devant leur boutique, quelques joggeurs en survêtement.
Petit dej. dans un café-resto tenu par une anglaise. Design très beau, béton brut, belles portes en verre, carrelages au sol en terre cuite, logos sérigraphiés sur la vaisselle, ici tout est standardisé, normalisé comme dans toutes les chaînes occidentales. Nourriture anglo-saxonne et prix quasi européens. On paye le confort, le design. 5$ pour 2 cafés, 2 sandwichs à l’oeuf et au bacon. On n’est plus au Laos!!
Ici les gens sont très souriants, calmes gentils. Aucun signe d’animosité, ni d’insécurité. Au marché, les clients font leurs courses avec des sacs plastique remplis de billets de banque; les commerçants comptent leur recette sans se cacher.
8h. Départ pour Pakou. Billets réservés par la GH. Tuk-tuk jusque l’embarcadère. La pirogue à moteur, coque métallique, habitacle en bois très étroit, contient 20 personnes. On a chacun un petit siège en bois.
Très belle ballade sur le Mékong, large fleuve aux eaux boueuses. Sur les rives, de beaux jardins potagers, des bananeraies. Beaucoup de bambous très utilisés pour les tuteurs dans les jardins, pour les pontons et les passerelles, pour les étais dans les constructions, Petites maisons de paysans sur pilotis. Des pécheurs accroupis à l’avant de leur barqueê, des femmes qui font la lessive dans le fleuve, des enfants qui jouent dans l’eau, des buffles.
Arrêt dans un petit village où l’on fabrique et vend l’alcool local, le lao lao, ainsi que des petits souvenirs.
Arrivée et visite des grottes contenant des milliers de statues de bouddha. Même si le voyage en bateau nous a semblé plus intéressant que les grottes en elles-mêmes, nous ne regrettons pas.
Au débarcadère, on peut voir les différentes catégories de bateau . Les plus gros et plus luxueux ont des gilets de sauvetage pour chaque passager. Nous on a la protection de Bouddha! Retour plus rapide dans le sens du courant. Arrêt à nouveau au village, car un passager y avait perdu à l’aller sa pochette avec ses papiers, carte Visa, argent, etc. Grand ouf de soulagement, il la retrouve intacte.
On croise aussi quelques speedboats, dont les passagers sont équipés de casques à visière et subissent un bruit d’enfer.
Déjeuner sur les mêmes tréteaux qu’hier soir. Encore un pho, mais différent par les ingrédients : salade de soja, salade verte, nouilles de riz, petits choux verts ébouillantés une dizaine de secondes puis mis dans un bouillon. On y ajoute de la viande hachée menue, des épices. Et on vous sert. Vous pouvez ajouter de la citronnelle, de la sauce piquante, de la sauce poisson, du cresson, de la coriandre. Un vrai délice pour 0, 5 $.
Ici on vend beaucoup de nourriture dans la rue, sur de petits stands sommaires : des brochettes de porc, du poisson ou du poulet grillés, du riz gluant, du lait de soja servi dans de petits sacs plastique, des légumes sautés, des gaufres et des beignets. Beaucoup d’habitants viennent y chercher leur repas, sans même descendre de leur moto.
Après-midi visite du musée et du Palais Royal ainsi que de plusieurs temples en allant vers l’extrémité de la presqu’île. Flâneries dans les rues et venelles en cours de restauration avec l’aide de l’UNESCO et de la France. On a aimé entre autres la Kingtisarath road qui longe la rivière Kone, pour sa tranquillité, pour ses beaux jardins sur les rives, et quelques très belles maisons traditionnelles en bois et bambou.
Sur le retour on a testé les massages lao (1h, 3$ par pers). On est installé dans des petits boxes individuels, allongés sur des matelas, lumière tamisée, musique douce. On enfile un pantalon et une veste très larges en coton. (Le Lotus bleu sur Sisavong road, ouvert jusque 22 h 30). Massages assez énergiques, faits par du personnel compétent. Surtout des points de compression, des étirements, des assouplissements.
Dîner dans la rue sur les tréteaux et encore un petit tour au marché de nuit. Beaucoup de femmes Hmonghs y tiennent un stand, certaines portant leur coiffe traditionnelle. Elles sont souvent accompagnées d’un ou deux enfants (parfois des nourrissons). Sur le marché, les jeunes sont habillés en jean et passent du temps avec leur téléphone portable. Chaque stand est éclairé d’une simple ampoule électrique. Difficile de bien voir les couleurs des soieries.
Mardi 10 Luang Prabang Petit déj. à la GH : ici comme ailleurs, la baguette à la française est fraîche et très bonne. Ballade à pied en ville. Achat des billets d’avion Ventiane-Pakse dans une agence (95$), ceci afin d’éviter 12 h de car; et réservation par la GH des billets de car VIP pour Ventiane . Ici tout est simple pour organiser ses étapes. Soit on passe directement par une des nombreuses agences de voyage, soit on demande à la GH de le faire. Les tarifs sont les mêmes.
Quelques achats de vannerie. Et visite impromptue à l’école des Beaux-Arts dans une rue parallèle à la Sisavong road avant les quais du Mékong. Belle bâtisse ancienne dans un grand jardin un peu bazar. On y rencontre des étudiants affairés à peindre, sculpter le bois. On visite la galerie-expo; on aurait aimé acheter de très beaux cadres sculptés en bois (pour y mettre un miroir), mais ils étaient bien trop encombrants pour le voyage. Ici encore, notre présence ne surprend personne, ne dérange personne. Un “lieu ouvert” qui permet d’avoir un aperçu rapide et succinct des arts plastiques au Laos et surtout du très peu de moyens dont dispose ce Conservatoire.
12 h. Départ en tuk-tuk (avec le frère de la patronne de la GH) aux chutes d’eau de Tad Kouang Se à 15 km. Nous voyageons avec trois australiennes très marrantes. Une heure de route, surtout en terre battue, assez tapecul. On voit les villages de paysans avec leurs maisons de bambous. De belles rizières au vert très tendre. Quelques buffles dans les champs et sur la route. Un serpent traverse la route devant nous, ce qui nous dit-on nous portera chance. Et beaucoup de volailles en liberté (poules, poussins, coqs, canards, dindons, etc.).
La cascade en elle-même est très belle, l’eau est laiteuse, ou limpide selon les endroits, la végétation exubérante. Beaucoup de lianes enchevêtrées dans les arbres, d’orchidées sauvages et de magnifiques bambous géants.
Arrêt quelques instants pour voir des éléphants (Promenade possible). Sur le chemin qui mène du parking aux cascades, un enclos avec un tigre, protégé, nourri et soigné grâce aux dons des visiteurs.
Sur le chemin du retour, le chauffeur de tuk-tuk nous arrête quelques instants dans un village hmongh. Les rues sont en terre battue, les maisons très sommaires. Des femmes et beaucoup d’enfants vendent leur artisanat aux touristes de passage. Les enfants sont souvent très sales, parfois nus à même le sol. On n’est pas loin de la grande pauvreté. Mais pas de signe extérieur de malnutrition. Retour à la GH vers 17h (tuk-tuk :5 $ et entrée des cascades 1, 5$).
On regrettera Luang Prabang. On a beaucoup aimé son atmosphère de petite ville tranquille. Se balader dans les rues du quartier protégé (UNESCO). Les temples toujours ouverts sur la rue, toujours riches d’une belle architecture souvent en restauration, d’une végétation luxuriante.
On a apprécié la qualité de l’accueil de notre GH Rattana. Notre chambre de taille moyenne était occupée par un grand lit et un lit simple, avec SDB, eau chaude, W-C et fan, le tout pour 12$ par nuit. Tout ce qu’on a demandé a été réalisé (excursions, billets de car, transfert, petit dej.. à 6h) immédiatement. On peut aussi louer des vélos (1$) et faire laver son linge (1$/kg). La propriétaire qui parle français est également médecin à l’hôpital. On aurait aimé passer plus de temps avec elle pour discuter de la santé au Laos.
On a apprécié aussi le climat de janvier : si le ciel était souvent couvert le matin, les températures devenaient très vite agréables puis chaudes sans être jamais accablantes. La météo consultée sur le net indiquait des maxi de 31°C.
Mercredi 11 janvier. Ventiane Réveil à 6h. On fait nos adieux à la GH avant de monter dans le tuk-tuk pour la gare routière. Bus VIP pour Ventiane, départ 8 h. Arrivée prévue vers 17 h. (11$)
Très beaux paysages de montagne, pleins de verdure, la route monte très longtemps, enchaîne virage sur virage.
Fin de matinée : séquence émotion! Dans un virage, un camion nous croise de trop près et frotte le car. Notre chauffeur serre à droite et met une roue arrière dans le talus. Arrêts des deux véhicules. Et là, nous voyons deux jeunes sortir du car mitraillette à la main.... mais très cool. Quelques minutes de palabres pour constater les faibles dégâts, sous l’oeil amusé des habitants du village accourus devant l’évènement. Et nous voilà repartis vers de nouvelles aventures, avec nos deux gardes armés.
Plus loin sur la même route, dans cette région assez sauvage, nous verrons d’autres personnes armées. Sans en savoir plus, sinon qu’il existe encore quelques foyers de guérilla hmongh dans cette région. Consulté avant notre départ, le site du Ministère des Affaires Étrangères indiquait qu’aucun incident n’avait eu lieu depuis plus d’un an.
Vers 13 heures, autre surprise, celle-ci meilleure. En pleine nature, le car s’arrête subitement à l’entrée d’un village dans une cour. Celle d’un restaurant. Pour nous. Et en 5 minutes, tout le monde est servi et déguste son plat.
Tout au long de la route, nous croiserons des villages. Maisons de bambous sur pilotis très rustiques. L’espace sous la maison sert à entreposer le bois de chauffage et bien sûr la volaille. Partout des enfants, souvent très sales jouent pieds nus au milieu des cochons et des poules! Nous en verrons d’autres, en chemisette blanche qui vont ou reviennent de l’école.
On passe à Vang Vieng. On regrettera de ne pas y avoir fait une étape.
17h. Arrivée à proximité de Ventiane. Entrée de grande ville traditionnelle. La circulation et l’urbanisme se densifient au fur et à mesure que l’on avance, les panneaux publicitaires font leur apparition. Quelques drapeaux rouges, beaucoup moins que de drapeaux laotiens. Mélanges disparates de zones industrielles, de commerces et d’habitations; on est très loin du charme de Luang Prabang.
Un taxi collectif nous emmène de la gare routière à notre hôtel. ( Vannasinh GH, réf. GR) Situé pas loin du centre, mais sans aucun caractère; pour 8$, on ne peut pas être difficile. Douche avec eau chaude.
Jeudi 12. Ventiane Nous ferons tout à pied, tranquillement. Le plan du GR est bien meilleur que celui acheté à la GH.
Après le petit dej. et le change de travellers, en route pour le “morning market”. Même si quelques vieilles maisons au style colonial demeurent, on ne peut pas dire que Ventiane soit une belle ville. En plein centre, l’architecture est un méli-mélo de de bâtisses délabrées, de constructions modernes sans charme, de quelques bâtiments officiels.
Plus de voitures individuelles qu’à Luang Prabang. Beaucoup de travaux de voirie : en plein centre nous n’avons pas marché plus de 50 m d’affilé sur un trottoir en bon état. Encore beaucoup de rues en terre battue. Visite du marché. C’est très grand, on y trouve de tout, des produits frais, de l’artisanat, des vêtements, de l’électroménager, des téléphones portables. Ici le portable est à la portée de beaucoup de gens : une carte SIM coûte 5$. Midi approchant, on décide de manger à l’intérieur du marché, dans une des nombreuses gargotes. Mireille en profite pour prendre une leçon de cuisine en regardant confectionner devant elle son plat de légumes sautés dans un grand wok. La recette est notée dans un petit carnet sous l’oeil amusé de la cuisinière. On termine ce festin par une mangue juteuse, sucrée, à point...
Visite du temple Wat Sisaket (0, 5 $) et du musée situé juste en face (même prix). Très beau temple renfermant des milliers de statues de bouddhas, un sanctuaire avec de belles peintures murales. Le musée est petit avec une seule salle qui est en même temps un lieu de prière.
Sur le chemin du retour, arrêt impromptu pour un foot massage, spécial réflexologie (1 heure, 4$). Que dire de plus que c’est le pied intégral. On en ressort léger, tout neuf.
Petite ballade vespérale sur les berges du Mékong, c’est un lieu de rendez-vous bien agréable. On vient y voir le coucher du soleil, y manger dans des petites gargotes, y boire un verre.
Vendredi 13. Paksé Le tuk-tuk commandé la veille nous attend bien à 5 heures pour nous conduire à l’aéroport. Vol sans problème pour Paksé.
Tuk-tuk pour notre GH Sabaïdy 2 (ref GR). Avec son petit jardin pour se reposer, cette GH est bien agréable; patron francophone et de bon conseil, eau chaude et douche pour 5, 2 $ (4, 5$ sans SDB privée).
A peine installés, nous découvrons une catastrophe. Nous avons oublié notre GR (notre seul guide!) à l’aéroport de Ventiane. Mais au Laos, rien n’est impossible! Un responsable de l’agence de Lao Airlines téléphone à Ventiane, où l’on cherche et retrouve le précieux guide, lequel prendra l’avion du lendemain pour Paksé. Et que nous irons chercher à l’aéroport. No problem!
On retrouve par hasard nos trois australiennes autour d’un excellent expresso au Sinouk Cafe. Chacun raconte son voyage, ses voyages précédents, ses envies de voyage.
Après-midi accablante de chaleur. Personne dans les rues, on croirait une ville morte. Petit tour au Shopping Center, mais presque toutes les boutiques sont fermées ( il faut y aller le matin).
Très bon dîner indien au Jasmine café (réf. GR) pour 5, 5 $ à deux.
Samedi 14. Paksé Rencontre au petit dej avec un couple de français, Michèle et Jean-Pierre. Comme nous, ils veulent aller voir les cascades de Tad Fan. Eux ont déjà loué une moto. Et sont d’accord pour qu’on les accompagne. Alors on loue aussi une moto à notre GH (8$). On part d’abord à l’aéroport récupérer le fameux Guide du Routard. Il est bien là, dans une grande enveloppe Kraft; ouf de soulagement!
Nous partons visiter d’abord Ban Sapa, un village de tisserands à 15 km de Paksé. Les femmes et quelques enfants tissent la soie sur des métiers à tisser en bois installés sous leur maison sur pilotis. Elles essaient aussi de vendre quelques écharpes. Nous irons aussi visiter une “fabrique” de l’autre côté du Mékong : en fait, les mêmes métiers, le même travail; intérêt assez limité.
Retour en moto à Paksé et départ pour Tad Fan. Une petite heure de moto en roulant doucement, avec une halte ananas. Au panneau “KM 38”, nous bifurquons à droite. 5 minutes de marche après le parking, nous découvrons les chutes. Très profondes, on ne voit pas le fond. Petite ballade sur le chemin de descente.
Puis on en profite pour visiter une autre cascade à 2 km. L’avantage de cette cascade, c’est qu’on la voit de beaucoup plus près. On s’est même baigné au dessus de la cascade.
On décide de rentrer assez tôt car nous ne voulons pas rouler de nuit. Manque de chance, on a subi une crevaison sur la route du retour. Justement, à 50 m d’un petit mécano qui nous a réparé la roue comme un vrai pro. Le retour se fera donc avec la nuit qui tombe. Mon phare avant ne fonctionne pas! Je “colle” donc la moto de Jean-Pierre qui ouvre la route; nous n’en menons pas large, mais nous arrivons à bon port .
On aurait pu aussi aller à Tad Fan avec un tuk-tuk, en une heure de route aller. Le prix annoncé est de 20$ pour la demi-journée.
Dîner avec Jean-Pierre et Michèle et deux autres français qu’ils avaient rencontrés à Don Salé. Agréble soirée, on parle ... voyage, Asie en sirotant une Lao Beer.
Dimanche 15. Champassak Départ pour Champassak en pirogue à moteur. On la partage avec 6 autres touristes pour 3$ par personne. Deux heures de belle ballade sur le Mékong, moins confortable que les “gros bateaux”, mais peut-être parce qu’on est dimanche, il n’y avait pas d’autre solution.
Notre GH à Champassak est juste à l’arrivée du bateau, en haut du débarcadère ( AN OUXA GH). On loge dans un petit bungalow en dur, tout neuf, avec SDB et eau chaude, vue sur le Mékong. (10$ sans la clim). Possibilité de loger dans des bungalows en bois, moins chers.
Visite des ruines de Wat Phu, temple de la période pré-angkorienne. Il est midi et la chaleur accablante. Cette visite nous donne un avant goût de l’art khmer. Quelques très belles sculptures, des bas reliefs, une magnifique montée d’escaliers bordée de frangipaniers en fleurs, et les restes de trois bâtiments en mauvais état. Petit musée à l’entrée du site contenant de belles statues.
De retour, ballade à vélo et café-internet équipé de 2 Macs! Bon dîner à la GH.
Lundi 16. Don Det Un tuk-tuk nous emmène de la GH à l’arrêt des bus sur la route 13. Pour 3 personnes, 7$ pour le tuk-tuk y compris le bac pour traverser le Mékong. On peut aussi aller au bac par ses propres moyens, payer le bac et prendre un tuk-tuk sur l’autre rive du Mékong pour la route 13.
Sur le bac, comme partout, on peut acheter à manger. Un couple de Laotiens avec un enfant s’installe dans notre tuk-tuk le temps de la traversée pour y manger confortablement une noddle soup.
L’attente sur la route 13 dure à peine 5 minutes qu’arrive un sawngthaew : c’est un camion bâché avec de grandes banquettes en bois qui fait taxi collectif; c’est le moyen de transport local le plus courant. On peut y transporter des marchandises, des cochons, des veaux, des vélos des motos, etc.
Après deux heures de route pour 3$ chacun, il nous laissera à Ban Nakassang, à 500 m du Mékong. (quelques km après le carrefour pour Don Khong). Ici on prend une pirogue à moteur qui dessert Don Det et Don Khone pour 1, 5 $ par personne.
Installation au Souksan GH. Nous choisissons un bungalow en dur avec SDB (mais pas d’eau chaude) pour 15$ avec le petit dej. D’autres bungalows en bois, mieux situés en face du Mékong, mais il y fait trop chaud et n’ont pas de SDB. (Attention au choix du bungalow en dur : éviter à tout prix ceux situés près de l’entrée de la GH pour cause de proximité d’un groupe électrogène très très bruyant!)
Ici, on regarde en permanence le Mékong, les pirogues et les pêcheurs passer; comme il y fait très chaud, on farniente, on passe de longues heures à bouquiner, à rêvasser, ou à écrire son journal de voyage. Lieu idéal pour observer le coucher du soleil sur le Mékong.
Mardi 17 : Don Det On loue des vélos pour découvrir l’île et celle de Don Khône reliés par un pont. Sur le chemin qui borde le Mékong on trouve des Gh en quantité qui toutes louent des vélos, vendent des billets pour le Cambodge, pour Pakse, et proposent des excursions. Plus on s’éloigne de l’embarcadère, plus les GH sont rudimentaires : on y trouve de petites huttes en bambous avec toit en tôle ondulé et terrasse au dessus du Mékong pour 1, 5 $ la nuit!
Les habitants de Don Det n’ont pas tous, loin s’en faut de groupe électrogène. Encore moins l’eau potable dans leur maison sur pilotis. Certains possèdent de grosses citernes sur le toit pour y recueillir l’eau de pluie; sinon, ils vont chercher l’eau au puits avec des seaux...
Chaque maison possède sa volaille laissée en liberté, souvent des cochons, et plus rarement des buffles. Les coqs sont souvent enfermés dans de grandes cages en osier; ici on les bichonne, on a même vu quelqu’un en savonner un; et on organise des combats de coqs, très populaires.
Dans leur cour ils cultivent en “hors-sol” des salades et des herbes dans des bacs en bambous; derrière les maisons, des rizières (sèches en janvier) ainsi que de nombreux cocotiers. Janvier c’est la cueillette des noix de coco : un homme grimpe pieds nus en haut de l’arbre, avec une machette et une corde; il attache les grappes de noix avant de les couper à la machette et les laisse descendre doucement.
Sur le chemin, nous verrons une dizaine d’enfants de 6 à 8 ans maxi, affairés à dépecer les noix de coco de leur écorce avec une machette. Le fruit servira pour la cuisine, l’écorce séchée de bois pour la cuisson des aliments.
Assurément, beaucoup d’enfants ne vont pas à l’école et passent leurs journées dehors au milieu des animaux, sans aucune hygiène. Grâce au riz, à la volaille et aux légumes du jardin, ils sont visiblement bien nourris. Pour le reste ( vêtements, santé, école, jouets) c’est beaucoup plus aléatoire.
Bien sûr on pêche beaucoup sur le Mékong, dans de petites pirogues à rame ou à moteur. Le pêcheur, à l’avant de sa pirogue, lance adroitement dans un beau geste circulaire un petit filet lesté de cailloux. Quelques secondes plus tard, il le remonte et recommence. On utilise aussi des nasses en osier pour y piéger le poisson.
Et quand on ne pêche pas, on répare le filet, avec du fil et un bâtonnet qui sert d’aiguille.
Mercredi 18. Don Det On part en pirogue faire une ballade de 2 heures autour des îles (réservé la veille à M. Mo, côté sunrise, à 300 de l’embarcadère; 9$). On s’émerveille toujours de la végétation. Ici la terre est sablonneuse et favorise beaucoup les bambous. Les plus grands, au diamètre d’environ 10 cm, font sans doute entre 12 et 15 m de haut., formés en magnifiques bouquets qui font penser aux feux d’artifice.
On y voit aussi des plantes qui ressemblent à nos lauriers roses et dont les fleurs commencent à éclore. Dans moins d’un mois, les couleurs seront fabuleuses.
Les plus petites des îles ne font pas pluss d’un mètre carré, avec seulement un arbuste dessus. On comprend pourquoi cette région s’appelle les 4000 îles.
En chemin, nous rencontrons des pêcheurs, des gens qui vont travailler sur le “continent”, ceux qui reviennent du marché, des écoliers . Ici, tout se fait en pirogue, avec leur petit moteur à arbre long et très bruyant.
Notre pilote s’arrête sur une île où vit une famille avec quelques volailles; la femme fabrique de petites boîtes en bambou pour y cuire le riz à la vapeur.
Jeudi 19. Retour à Paksé On quitte notre GH; dernière traversée du Mékong pour rejoindre Ban Nakassan. Taxi collectif archi complet pour Paksé ( 4, 5$ pour 2). On a de la chance de monter les derniers et d’être près de la plate-forme arrière. Au début, on s’arrête tous les km, et les gens continuent de monter. On croit que c’est complet, mais ils trouvent toujours le moyen de s’assoir quelque part. Une de nos voisines allemandes fait un peu la tête car elle se retrouve avec un panier pleins de pintades (vivantes) à ses pieds...
Pendant le voyage, les yeux bleus de Mireille auront beaucoup de succès. Très naturels, nos voisins, toujours en riant, s’interpellent et n’en finissent pas de regarder des yeux comme ils n’en voient pas beaucoup.
A chaque arrêt, une nuée de femmes se précipite autour du taxi collectif pour proposer de petites brochettes ainsi que des morceaux de canne remplis d’un sucre blanc. Devant notre perplexité, la préposée aux billets nous fait goûter cette spécialité. En fait, c’est du riz gluant qui a cuit dans cette canne. Très sucré à notre goût; mais nos voisins, eux se régalent.
La préposée, âgée d’à peine vingt ans, jean délavé et tee-shirt mode, réussit à se faufiler jusque à l’avant du camion pour encaisser les billets. Certains essaient visiblement de marchander, toujours en riant. Elle revient vers nous, son sac rempli de billets de banque.
La route défile assez droite, presque sans trafic et nous arrivons à Paksé après 2 h 30 de route. Tuk-tuk pour notre GH où nous avions réservé.
Nous bavardons avec le patron qui a vécu 27 ans en France. Dernier tour au marché, derniers mails envoyés du Laos, gravure d’un CD-Rom avec les photos ( 2$), . On profite des dernières heures pour faire les comptes de notre séjour au Laos et pour préparer la suite du voyage au Cambodge.
La suite du voyage au Cambodge est là http://voyageforum.com/v.f?do=post_edit;post=476578 .
Conclusion provisoire : On a adoré Luang Prabang; beaucoup moins Ventiane, mais on voulait absolument voir la capitale du Laos. On a regretté de ne pas s’être arrêté à Vang Vieng; il aurait fallu écourter le séjour dans les îles. O a aimé aussi l’ambiance de Champassak. On a aimé Don Det et son ambiance un peu particulière d’île “du bout du monde”; on aurait dû quand même essayer les autres îles plus “civilisées”. On a beaucoup aimé la nature au Laos, son côté tranquille, paisible, la gentillesse des habitants, la facilité à y voyager.
Quelques prix au Laos : A condition d’accepter de voyager sans grand confort, le Laos n’est vraîment pas cher pour des touristes occidentaux. Voici à toutes fins utiles quelques prix relevés sur place : une baguette de pain : 1 000 kips. Une course en tuk-tuk en ville : entre 10 000 et 15 000 kips. Une bouteille d’eau : 2 000 kips. 1 kg de mangues : 8 000 kips. 1 kg de riz sur le marché : 3 500 kips.
Itinéraire et climat au Vietnam en avril English translation pending
Je pars du 6 au 26 avril au vietnam et comme cest le premier voyage que j'organise moi meme, je me pose plusieurs questions :
Est ce qu'une excursion de 3 jours dans la baie d'along en passant les 2 nuits a cat ba vaut le coup ou c'est trop long ? Qu'est ce qui mérite en plus de la baie d'along d'être visité au vietnam ?
Consacrer 1 journée et demi à Hué est ce suffisant ? et consacré 2 jour à Hoi an (en allant a my son) est ce trop ?
Je souhaiterais aussi me poser 2 petits jours tranquillement à Nha Thrang. Est ce sympa pour se poser au bord de mer ou il y a mieux ?
Pour le delta du Mekong, est ce que je peut aller de My tho à Can tho directement ?
Et sinon faut il tres chaud au mois d'avril ?
Merci pour toutes vos reponses
Merci pour toutes vos reponses
Séjour en Thaïlande pour mi-janvier 2006 English translation pending
je dois faire un séjour circuit en thailande départ 18.01.2006 avec extension à JOMTIEN pour quelques jours de détente en fin de circuit j'aimerais connaitre quelques plans sympas pour bien terminer mon séjour à ce qui parait PATTAYA
c'est pas super merci beaucoup
Rencontre à Paris le dimanche 22 janvier 2006 English translation pending
Bonjour à tous,
Le gang de Paris revient après une longue pause cet automne pour une nouvelle rencontre ouverte à tous les voyageurs d’ici et d’ailleurs.
Date : Dimanche 22 Janvier 2006 à midi pour pouvoir profiter de la journée
Lieu : je laisse le soin aux pros des restos atypiques de vous l’annoncer plus tard dans le post ( lieu à déterminer en fonction du nombre de participants )
Thème : chaque participant emmène un objet ( en rapport avec le voyage ) lui appartenant et qui lui tient particulièrement à cœur ( ça peut être un objet acheté ici ou là qui a une valeur inestimable, matérielle ou sentimentale, ça peut être un objet qu’on vous a offert lors d’un voyage et qui ne vous quitte plus, une trouvaille, du sable magique, etc… ) Cet objet a certainement une histoire puisqu’il vous tient tellement à cœur et ce serait sympa de la raconter….et de partager ensemble nos coups de cœur.
Si l’idée vous tente, rendez-vous le 22 Janvier…..
Sur ce, je m’éclipse pour quelque temps et laisse le soin aux participants de faire vivre ce post en mon absence… Je passerai de temps en temps dire bonjour…😉
A bientôt de vous voir ou de vous revoir, avec le sourire…..🙂
Ailleurs
Le gang de Paris revient après une longue pause cet automne pour une nouvelle rencontre ouverte à tous les voyageurs d’ici et d’ailleurs.
Date : Dimanche 22 Janvier 2006 à midi pour pouvoir profiter de la journée
Lieu : je laisse le soin aux pros des restos atypiques de vous l’annoncer plus tard dans le post ( lieu à déterminer en fonction du nombre de participants )
Thème : chaque participant emmène un objet ( en rapport avec le voyage ) lui appartenant et qui lui tient particulièrement à cœur ( ça peut être un objet acheté ici ou là qui a une valeur inestimable, matérielle ou sentimentale, ça peut être un objet qu’on vous a offert lors d’un voyage et qui ne vous quitte plus, une trouvaille, du sable magique, etc… ) Cet objet a certainement une histoire puisqu’il vous tient tellement à cœur et ce serait sympa de la raconter….et de partager ensemble nos coups de cœur.
Si l’idée vous tente, rendez-vous le 22 Janvier…..
Sur ce, je m’éclipse pour quelque temps et laisse le soin aux participants de faire vivre ce post en mon absence… Je passerai de temps en temps dire bonjour…😉
A bientôt de vous voir ou de vous revoir, avec le sourire…..🙂
Ailleurs