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Deux îles capverdiennes sous le vent: No Stress English translation pending
by Rouquine38 · 2018-01-23 · 83 replies
Nous sommes de retour depuis déjà 3 semaines, il est grandement temps de commencer ce carnet.

Cette année afin de trouver un peu de soleil au milieu de l’hiver, nous avons opté pour deux îles sous le vent au Cap Vert. Nous aurions pu choisir, les îles de Sal ou de Boa Vista avec sable blanc et mer turquoise. Notre objectif n’était pas de passer une semaine à nous prélasser sur une plage mais plutôt de découvrir le volcan Fogo et faire l’ascension du Grand Pico.

Voici donc le programme prévu pour notre semaine capverdienne: Île de Santigo: 3 nuits Île de Fogo: 3 nuits Île de Santiago: 2 nuits

Suite aux conseils et avis de forumeurs (Ptitortue, Maud49, Stef2Mars, Rdemonte, Willemspie…) que je remercie chaleureusement, nous avons dû découper notre séjour de cette façon. D’une part, les transports aériens entre les îles n’étant pas très fiables, nous ne pouvions pas finir par Fogo avant de reprendre notre vol international. Et d’autre part, il fallait tenir compte du jour de Noël qui est férié, la population étant en majorité catholique, il n'était pas possible d'avoir un guide sur Fogo ce jour-là, donc impossible de commencer notre séjour par Fogo.

Les trois premiers jours sur Santiago, nous avions réservé une voiture pour être en totale autonomie sur l'île. Par contre, en ce qui concerne Fogo, nous avons utilisé les services d'une agence locale CapVertrando qui s'est occupé des vols intérieurs, des transferts, des hébergements et du guide.

Ça c'est ce qui était prévu... Mais la réalité a été différente. Heureusement, au Cap Vert c'est : No Stress

Trek - Tour des Aiguilles Rouges en 4 jours English translation pending
by Barney64 · 2018-01-08 · 69 replies
Bonjour à toutes et tous, ​ En réponse à un projet de longue date, à savoir l'organisation d'un trek dans les Alpes françaises, notre choix s'est porté sur le trek des Aiguilles Rouges, pour son accessibilité, sa durée (4 jours - on peut faire plus, on peut faire moins), et les paysages qu'il offre tout du long. Et c'est peu de le dire. Ce trek parcourt le grand balcon face au massif du Mt Blanc, offrant une vue imprenable sur les glaciers et les plus hauts sommets de France. Puis il descend dans la vallée de Passy et sa réserve naturelle, riche en faune et en flore. Le tout autour de l'imposant massif des Aiguilles Rouges, qui changent de visage au fil des lumières changeantes.



JOUR 1 - Montée au refuge du Lac Blanc

Distance 5,1 km ​ Dénivelée +851m / -6m

11h30 - Départ du col des Montets, un peu au dessus d'Argentières, en vallée de Chamonix. Départ tardif, car on sait que cette première étape est relativement courte, que les conditions météo sont stables, et que cela nous laissera le temps, arrivés là-haut, de profiter des alentours somptueux !​L'itinéraire monte d'entrée, en lacets, dans la forêt. Et très rapidement, une première rencontre avec deux très jeunes bouquetins nous surprend. Nous ne sommes pourtant pas partis depuis bien longtemps, et ils ne sont qu'à 10 mètres de nous. Le sentier est assez fréquenté, nombreux sont des randonneurs qui montent (ou redescendent déjà) au lac Blanc en aller-retour sur la journée.



​Après un pique nique pris entre les Aiguilles Rouges et le glacier d'Argentière, nous reprenons le chemin direction les lacs de Chéserys. En montée, nous croisons un nombre incroyable de bouquetins, souvent des jeunes. Le grand lac de Chéserys est connu pour son orientation qui permet d'y admirer le reflet du Mont blanc ! Tout au long de cette étape, le sentier est parfaitement tracé.



Après 850m de dénivelée, par une météo des plus agréables, nous arrivons au refuge du Lac Blanc. Bien installé au bord du petit lac, ce refuge dispose de 40 lits individuels en dortoir de 8-10 lits. Seul un drap-sac est nécessaire pour le couchage. Nous y avons reçu un très agréable accueil, et y avons très bien mangé. Nous avons fait en outre de chouettes rencontres, toute une famille qui finissaient le TMB, deux australiens dont un qui fait le voyage Australie-France tous les ans, juste parce qu'il est littéralement tombé amoureux du massif du Mt Blanc, et une photographe allemande qui finissait elle aussi le TMB, en solitaire.



​Après le dîner, les gérants nous orientent vers une petite balade digestive vers un lac, un peu plus haut, où les bouquetins ont l'habitude de venir boire au coucher.



Ce lac, le lac de Persévérance, s'atteint en 15 minutes, et nous y avons effectivement croisé nombre de bouquetins, déjà un peu plus âgés que ceux que nous avons pu voir dans la journée. Le lac lui, est d'un bleu profond, presque noir, niché dans un écrin minéral.





Et puis nous redescendons, la nuit tombante (presque tombée même), pour revenir sur les bords du lac blanc, où l'heure bleue nous attendait. Le vent est totalement tombé, ce qui offrait un miroir quasi-parfait !
Escapade automnale à Amsterdam English translation pending
by Daming · 2017-11-06 · 11 replies
Bonjour, Je vous propose un petit carnet de voyage tout simple et sans prétention sur mes impressions après une petite escapade à Amsterdam, le temps d’un gros week end en Octobre 2017. Profitant d’une correspondance dans la capitale des Pays Bas avec KLM, j'ai décidé de décaler mon dernier vol entre Schipol et Genève afin de passer le week end à Amsterdam, à la découverte de cette ville que je ne connais pas encore. Je prévois trois jours et trois nuits sur place et réserve sur Airbnb une chambre à Diemen, un peu loin du centre mais très pratique à rejoindre depuis l’aéroport après 12 heures d’avion et la valise (train direct depuis Schipol, ligne d’Ultrech) et avec le tramway 9 qui passe à proximité. L’idée de cette escale est de profiter de quelques jours à me promener au hasard dans la ville, en ressentir l’ambiance, sans but précis mais aussi de digérer un gros décalage horaire. Un programme plutôt tranquille donc. Pour ma première journée à Amsterdam, je décide de descendre du tramway à l’entrée de la vieille ville, au niveau de la Amstel River et de rejoindre le quartiers des canaux. L’Amstel River traverse Amsterdam en son cœur et c’est à partir de ce fleuve que partent en quart de cercle concentriques les quatre canaux principaux de la ville, là où l’on trouve les façades les plus typiques d’Amsterdam. Déjà on rentre dans l’ambiance d’Amsterdam, ces façades qui bordent l’eau, avec les péniches qui sont attachées aux quais.

Je traverse le « pont maigre » qui a un système mécanique de double levis pour laisser passer le trafic fluvial, on trouve beaucoup de ponts de ce type dans toute la région.

En pénétrant dans le quartier des canaux, je suis immédiatement conquis par la beauté de ces maisons construites face aux canaux. Les maisons sont très décorées avec ces pignons de forme diverses et les monte charges avec leur poulies (je remarquerai qu’ils sont encore utilisés pour les déménagement, très pratique) et les ponts en pierre.

Ce que je trouve magnifique avec ces maisons à pignon, c’est la diversité des façades les unes à côté des autres et cela sur des dizaines de kilomètres, avec toujours la présence de l’eau.

On y voit des moulures en regardant en détail.

Un autre cliché d’Amsterdam, après les canaux et les façades à pignon, ce sont les vélos vintages noirs qui sont garés partout, et surtout sur les barrières des ponts. Pas besoin de chercher longtemps pour les trouver, il y en a partout et dans tous les styles. Du standard vélo noir à la benne pour enfants en bois.

J’arrive à proximité de la maison d’Anne Franck, où la file d’attente est impressionnante. J’avais décidé de ne pas visiter de musées ou sites particuliers pendant ce week end, car avec le décalage horaire qui arrive dès que je m’arrête, il vaut mieux que je reste toujours en mouvement, mais surtout il fait de plus en plus froid avec le vent et la pluie qui commence à tomber, c’est pas agréable.

Le quartier autour de la maison d’Anne Franck est tout aussi charmant et je continue ma balade dans le quartier de Jordaan.



Alors que l’on est en pleine après midi, les gros nuages noirs assombrissent le ciel et les lampadaires sont allumés et avec, l’ambiance est vraiment spéciale.



Le temps a maintenant viré à la grosse averse, le vent ne faiblit pas, il fait froid. Je monte dans un tramway en direction du Rijkmuseum et du Heneiken Experience, en espérant que la météo change dans ce laps de temps. Je me retrouve devant le célèbre logo « I amsterdam », quelques courageux se font photographier devant les grosses lettres rouges et blanches.

En fin d'après midi, la fatigue et le décalage horaire commençant à bien se faire sentir, je mange rapidement et ville et rentre directement me coucher à Diemen.

A suivre...
Îles Lofoten en famille à vélo English translation pending
by Sanoliv · 2017-10-06 · 10 replies
Bonjour,

Après déjà quelques circuits à vélo, je commence à me renseigner sur notre prochaine destination. La Norvège nous tenterait bien et tout particulièrement les Iles Lofoten. J'ai lu pas mal de choses sur ces iles et ça fait très envie. Coté transport, habitant Nantes, j'ai regardé comment s'y rendre. A priori, la compagnie Norwegian (low cost) fait Orly / Bodo, ça me semble pas mal avec possibilité d'emmener les vélos. Le tarif de base est plus que correct , il faut juste que je creuse un peu pour les vélos.

En arrivant à Bodo, si j'ai bien compris, on peut prendre un bateau pour les Iles Lofoten, c'est bien cela ? Nous sommes une famille avec 2 enfants qui auront 10 et 12 ans. Pensez vous que cette ile soit adaptée notamment en matière de sécurité (pistes cyclables...). Nous aurions je pense environ 3 semaines à passer là bas (transport compris), avez vous des suggestions de parcours à nous proposer ? Que faut-il absolument voir ?

Merci à vous. Olivier
Camping sauvage en Norvège English translation pending
by Nono6490 · 2017-08-14 · 20 replies
Bonjour à tous, Je me permet de créer ce sujet car je souhaite partir en vacances en Norvège avec 3 amis. Nous n'avons que 18 est étant jeunes et "pauvres" nous souhaitons voyager pour le moins cher possible et de façon aventureuse, nous avons donc opté pour le camping sauvage. Nous souhaitons surtout découvrir et vivre les Îles de Lofoten car elles nous semblent magnifique ! Je vous préviens juste que ce message risque d'être assez long car j'ai beaucoup de chose à demander. En effet nous sommes novices en camping et un voyage ça ne s'improvise pas

Tout d'abord, parlons du trajet :). Nous venons de Bayonne (Pays Basque), par conséquent après avoir regardé les prix il me semble être judicieux de faire :

Bayonne - Paris en Ouibus (environ 25€)

Paris - Oslo en avion (les prix varient mais environ 100€ je crois)

Oslo - Bodo en train (j'ai noté 40€ avec minipris mais dite moi si je me trompe)

Bodo - Moskenes en ferry (environ 20€ il me semble)

Voilà ce que nous avons prévu mais n'hésitez pas à me faire savoir si vous connaissez moins cher ou moins long. J'ai tout de même une ou deux petite question : sur le site de réservation du ferry on ne peut pas reservé sans véhicule. Est-ce obligatoire ? Dans ce qu'à pouvons nous, lors de la réservation mentir en disant que nous avons un scooter par exemple ? De plus est ce que vous savez s'il faut prendre une navette entre l'aéroport d'Oslo et la gare ? Enfin, comment se déplacer sur et entre les Îles Lofoten ?

Ensuite, pour ce qui est du camping sauvage, n'étant pas vraiment initiés à cette activité je voulais savoir si quelqu'un pouvez nous donner la liste des éléments indispensables ou très utiles pour camper. Pour l'instant j'ai listé :

Tentes

Sac de couchage (très chaud ? Quels sont les minimals de température en été en Norvège ?)

Canne à pêche (Apparement pas besoin de permis et nous aimons beaucoup ça !)

Réchaud ?

GPS ? (J'en ai entendu parlé dans un site mais peut-être que le portable suffit ?)

Matelas gonflable ? (peut-être un peu lourd mais si on peut éviter de dormir sur le sol)

un sac de lessive ? (pour laver les habits j'en ai entendu parlé)

Chargeur de portable solaire ?

Voila, même chose que pour le trajet n'hésitez pas à compléter la liste ! Petite question tout de même : comment fait-on pour passer un couteau si l'on a que des bagages à main ?

Je crois avoir fait le tour, finalement ce n'est pas très long ! Juste avez vous des endroits à nous conseiller dans les îles ou à Oslo et Bodo ?

Merci beaucoup d'avoir lu ce message et pour vos réponses à venir ! Arnaud
Une balade en Casamance English translation pending
by Cambrousse · 2017-04-22 · 28 replies
en février-mars de cette année (2017), je suis partie en itinérance au Sénégal. Avec ma frangine, nous avons opté pour un mois de balades : arrivées par la Mauritanie, nous irons de Saint Louis en Casamance en passant par Dakar (et Gorée), puis le Sine Saloum. Nous pénétrons en Casamance par la frontière gambienne de Farafinna; Nous remonterons par un itinéraire un peu différent : Bignona, re-Farafinna, puis Nioro du Rip, Kaolack, la Petite Côte, une nouvelle fois St Louis et départ pour la Mauritanie et le Maroc.

la Casamance : c'est une région éblouissante de par sa végétation luxuriante, ses beaux villages, la variétés des paysages.

Une de nos virées-balades en Casamance : le village d'Affiniam.

Conseillées par l'excellent et aimable responsable de l'office du tourisme de Ziguenchor (je vous recommande d'aller le voir), nous decidons de partir deux jours dans ce village.

On y accède en pirogue villageoise depuis Ziguenchor, une bonne heure à glisser sur le fleuve Casamance, (on y a vu des dauphins), puis sur les bolongs (mangroves).

les marchandes de l'embarcadère de Ziguenchor

départ pour Affiniam : derrière nous se croisent les ferry qui font l'AR depuis Dakar

la pirogue va partir vers 15 heures, nous y grimpons, enfilons nos gilets de sauvetage (obligatoire, toutes les pirogues en sont équipées depuis le terrible naufrage du ferry Joola, qui fit 2000 morts en 2002, (les monuments aux morts des communes de la région sont là pour le rappeler : des familles entières y trouvèrent la mort). une fois parties, le maitre des lieux passe parmi nous pour le paiement de la place et nous délivre un ticket. ambiance joyeuse à bord, grands bavardages.

sur la pirogue, un petit bonhomme a été l'attraction et le chouchou de ces dames.



glisser dans les méandres de la mangrove (on les appelle ici les bolongs).



ce n'est pas tout à fait la même végétation que les bolongs sur le Sine Saloum (moins de palétuviers). mais bon, je ne suis pas allée partout non plus.

arrivée à l'embarcadère d'Affiniam

de l'embarcadère au campement : on y va soit à pied, soit en moto-taxi (c'est notre choix) les taxi-motos attendent : si vous n'en voyez pas, demandez autour de vous, en quelques coups de téléphone, ils seront là.

Nous logerons deux jours au campement villageois, construit sur les plans des cases à impluvium typiques de la région. Roots, c'est certain, mais avec des sanitaires modernes et clean. Excellent accueil, et bonne chère ! nous y prenons pension (bien obligées, le village n'a aucune ressource de ce côté là. Pas de restaus, pas de cafés). pas cher : 13000 Fcfa la pension complète.

www.au-senegal.com/...geois-d-affiniam,085



cour intérieure de l'impluvium

la rotonde intérieure



les portes des chambres

la salle à manger du campement : elle donne sur la mare où viennent s'abreuver les animaux. spectacle garanti !

le village semble construit au milieu d'un verger : jolies maisons aux toits à 4 pans, noyées dans les manguiers, les orangers, les pamplemoussiers. parcourir ses rues en sable (aucun goudron de ce côté là) est un régal pour la vue et l'odorat.









à suivre ...
Road trip en Islande avec de jeunes enfants English translation pending
by ForzAndrea · 2017-03-24 · 10 replies
Bonjour à tous,

Après notre première expérience de road trip en Ecosse avec nos bambins de 2 et 5 ans à l'époque, nous aimerions renouveler l'opération mais en poussant un peu plus au nord, en Islande. J'ai lu pas mal de récits sympas mais je n'arrive pas forcément à y trouver les réponses à mes questions, en effet, beaucoup voyagent dans ce magnifique pays en couple ou entre amis.

Nous voudrions partir 10 jours, quel itinéraire nous recommanderiez vous? Les points indispensables et ceux qu'on pourra garder pour un autre voyage?

J'aimerais savoir quel type de logement vous nous recommanderiez avec eux, ils auront alors 4 et 7 ans. Nous ne voulons pas camper par contre.

Concernant la sécurité, je vois que beaucoup de sites sont complètements ouverts, comme les cascades par exemple, vous qui avez voyagé avec vos têtes blondes, avez vous trouvé les lieux sécurisants ou faut-il prendre des précautions particulières.

Les randonnées paraissent hards pour certaines, avez vous des randos sympas d'1h pour petites jambes?

Nous comptons louer un 4x4, le Dacia Duster est il adapté? Y a t'il assez de places pour 4 avec les bagages?

Quels équipements spécifiques avez vous prévu pour vos enfants? Y a t'il des produits spéciaux à emporter avec soi?

Concernant les gués, c'est un peu ma grosse angoisse, mon aîné et moi-même avons une peur phobique de l'eau, quelle piste nous recommanderiez vous avec des gués faciles à traverser?

Mon mari voudrait aller se baigner au Bleu Lagoon, comment ça se passe avec des enfants?

Que pensez-vous de la compagnie Wow Air? J'y ai trouvé des billets très intéressants.

Merci à ceux qui prendrons le temps de nous répondre.
Prendre un guide au Népal English translation pending
by Blackylama · 2017-01-15 · 7 replies
Namaste à toutes et à tous….

Je me permets d’écrire ce message, non pas pour dire à qui que ce soit ce qu’il faut faire ou ne pas faire mais pour apporter mon expérience et mon vécu de mes différents séjours au Népal.

J’ai passé plus de 8 mois au Népal, parcourant les plus beaux treks de ce pays avec qui j’ai un lien particulier. J’y ai rencontré dans les Annapurnas celui qui est devenu mon « frère népalais », Rajan. Ensemble, nous avons monté des projets humanitaires et des projets scolaires dans différentes vallées et villages.

Je fais partie aujourd’hui de sa famille et ai participé au financement de la scolarité de ses enfants, aux soins de certains membres de sa famille…

Rajan est guide indépendant depuis bientôt 18 ans. Je lui ai confié plus d’une trentaine de mes ami(e)s tous désireux de parcourir les sentiers et les villages népalais et plonger leurs regards sur les plus beaux sommets de la planète. Tous ont été conquis par son professionnalisme, son dévouement et sa gentillesse et aucun n’a jamais regretté de l’avoir pris comme guide sur mes conseils…

Guide est le métier le plus répandu au Népal. Certes il y a les guides assermentés avec une licence enregistrée au ministère du tourisme et puis d’autres qui font ça parce qu’ils connaissent les sentiers et la montagne. Je parle bien entendu ici des véritables guides ! De nombreux népalais, guides, font donc vivre leurs familles et parfois même une partie de la population de leur village natal. C’est presque la seule source de revenu avec le portage pour ces hommes.

Bien entendu, je sais que nombreuses et nombreux d’entre vous se sentent capables d’effectuer un trek sans guide (j’en fait partie moi aussi..). Je lis également dans certaines discussions qu’il est inutile de prendre un guide car les sentiers sont « faciles ». Je ne démentis pas non plus cet argument…

Je souhaite juste ici vous faire prendre conscience de 2 choses :

Prendre un guide et même un porteur participe à faire vivre ces hommes et leurs familles, à pouvoir payer une véritable éducation à leurs enfants et favorise le développement d’une économie locale car ces mêmes guides vont dépenser ce qu’ils ont gagné sur place…Bref, je ne vous fait pas un dessin !

Prenez également conscience que s’il vous arrive un problème physique ou de santé au cours du trek, le guide s’occupera de vous à tout point de vue ! J’ai vu des personnes sans guide en difficulté à proximité du Thorung La, vers le Larkya La dans le Manaslu et vers le Chola Pass dans le Khumbu. Certes les népalais ne vous laisseront pas en plan sur place, encore moins en détresse sur le bord du chemin…

Chacun est bien évidemment libre de ses choix mais je crois que lorsqu’on choisit d’aller dans un pays tel que le Népal, ces 2 paramètres me paraissent importants. N’oubliez pas que le Népal fait partie des 10 pays les plus pauvres du monde. Alors en choisissant un guide et un porteur, nous participons au développement économique de ce sublime pays… !!!

Si vous souhaitez que Rajan, mon frère népalais vous mène et vous guide lors d’un trek, n’hésitez pas à me contacter sur le site.

Je me ferai un plaisir de vous renseigner et de vous mettre ensuite en contact avec lui…

Au plaisir de vous lire. Bien à vous ! Frédéric
Croisière transatlantique sur le Queen Mary 2 Cunard English translation pending
by John95 · 2017-01-14 · 109 replies
Bonjour. Nous devons effectuer une croisière sur le QM2 de Southampton à New York début mai 2017. Nous devons revenir de New York 4 jours après avoir visité la ville par avion XL Airway une compagnie Low Cost française utilisé par bon nombre de compagnies de croisières. Ma question est la suivante: Cette compagnie impose un bagage cabine de 5 kg maxi et un bagage en soute de 10 kg maxi, alors qu' Air France autorise plus du double. Comment peut-on effectuer une croisière de 14 jours avec par personne une valise n’excédant pas plus de 10 kg et un bagage cabine ne dépassant pas 5 kg. J'ai l'impression que l'on se fou du monde.... Pour ceux qui ont déjà été confrontés au problème, comment cela s'est-il passé.

Merci infiniment. 😏
Comment m'habiller à un mariage indien et quel cadeau? English translation pending
by Omega3 · 2016-11-19 · 11 replies
Bonjour,

Je suis invitée à un mariage traditionnel à New Delhi début Décembre.

Quel est le dress code en vigueur là-bas? Je pensais m'habiller en style classique européen, jupe bleue marine et corsage blanc ... Qui a une idée ?

Concernant le cadeau, pour tout dire, je n'ai pas envie de faire une grosse dépense mais je dois venir avec quelque chose; oui mais quoi ?

Merci !
Restons calmes! English translation pending
by Marignan1515 · 2016-09-04 · 49 replies
Chers amis...... Je vous propose que nous mettions nos discussions sur le ton du haut (niveau...pas décibels !) plutôt que du bas. Nous n'avons pas utilité à déverser ici du fiel sous prétexte que tel ou tel dit des choses qu'il a vécu et qui peuvent être dures ou qui peuvent déplaire à d'autres. Je pense que ce n'est pas en s'envoyant des invectives qu'on rend service à ceux qui peuvent avoir besoin d'informations. Ayons ayons de la classe et restons cool en toute circonstance, cela nous permettra d'avoir plaisir à dialoguer ensemble. Les opinions divergentes peuvent se manifester sans acrimonie et c'est justement de cette manière qu'on pourra éclairer le débat. Quant au problème de la construction neuve ou pas neuve, finie ou pas finie, cela n'a rien à voir avec ce qui a été dit. Ce qui a été dit c'est la circonstance dans laquelle elle a eu lieu !!! Autre chose : actuellement je ne peux plus répondre à vos messages du jour. Le site me dit que je dois attendre 24 heures avant de pouvoir répondre (pas compris pourquoi cette particularité du site !). Vous aurez donc bien compris mon silence et la raison qui m'a conduit à revenir mais sous une nouvelle discussion pour se substituer à mon impossibilité de répondre !!!
Séjour à Madère au printemps 2017 English translation pending
by Daphnia · 2016-05-04 · 23 replies
Bonjour ,

Nous avons le projet d'un petit séjour à Madère en juin 2017; je sais, c'est encore loin mais nous aimons bien étudier les choses longtemps à l'avance. Nous pensons à un séjour de 12 à 15 jours. Plusieurs questions nous viennent à l'esprit : juin est-il un mois approprié? que pensez-vous de la durée prévue? et puis , où loger ? un hébergement ou deux ?

Nous séjournons habituellement en chambres d'hôtes ; auriez-vous de bonnes adresses ? ( notre budget logement : 80€ maxi )

Merci de votre aide.
2 semaines à la Réunion English translation pending
by Monic33 · 2016-04-10 · 12 replies
Bonjour Je pars 2 semaines à la réunion en mai pour la première fois avec mon ami. Nous aurons un logement à la Plaine St Paul et avons prévu la location d'une voiture. Quels sont les "incontournables" ? Existe-t-il des petites balades sympas à faire pour des personnes peu entraînées ? Pour info, je peux marcher 8 km en campagne bordelaise ! Merci pour votre aide.
Logement à Marseille pour randonnées English translation pending
by PureFreedom · 2016-02-15 · 21 replies
Bonjour,

J'envisage de partir à Marseille le week-end de Pâques pour randonner du côté de Cassis et des calanques. Je ne connais ni la ville ni cette région. J'arriverai en TGV. Je pense rejoindre Cassis en TER ou bus.

J'aimerais trouver un logement pas cher qui me permette de faire mes repas après mes journées de marche, et non loin de la gare TGV. Avez-vous des idées, des conseils ?

Merci beaucoup.

Freedom
Itinéraire 7 jours Nicaragua English translation pending
by Nav9 · 2015-11-28 · 4 replies
Bonjour,

Mon mari et moi planifions un voyage au Nicaragua pour 7 jours en 2016. Jusqu'à maintenant, de ce que j'ai lu et pour seulement 7 jours, nous opterions pour ce circuit: Granada, l'Ile d'Omotepe, San Juan Del Sur et retour a Managua (aéroport). J'aimerais avoir des feed-back et suggestions pour ce genre d'itinéraire (7 jours) Notre grande question: voiture ou bus ?

Merci !
Budget voyage solo 6-7 mois Asie du Sud-Est et Inde du Nord English translation pending
by Tototravel · 2015-11-22 · 15 replies
Bonjour à tous,

Je souhaiterais faire un voyage solo de type backpacking, dans un budget restreint durant 6 à 7 mois dans les pays suivant: Cambodge, Laos, Nepal, Birmanie, Vietnam, Thailande et peut-être une partie de l'Inde du nord.

Dans ce voyage, je voudrais inclure de l'humanitaire (3 mois environs). J'ai vu au travers d'un exemple du Service Volontariat International de l'Unesco que cela me coûterait ( logement, nourriture, frais de fonctionnement) compris 500€ par mois pour un bénévolat de ce genre.

Je dispose d'un budget d'environs 7500€ pour TOUT inclus (assurance voyage, billet d'avions, visa, vaccins + médicaments, transports sur place type bus ou train, vie quotidienne...). Je souhaite de voyager de manière SIMPLE. J'entends par là un logement propre mais simple, peu de restaurants, quelques activités/treks pour les choses les plus époustouflants (Treks, parcs...).

Cela vous paraît t'il faisable ? Concernant le logement, je pense séparer entre Youth Hostel, guest house et Couchsurfing.

Si je ne me trompe pas, je dois compter 700€ pour un vol aller-retour, environs 300€ pour l'assurance, 200€ de visa en sachant que pour des pays comme la Thaïlande je ne resterai probablement pas plus d'un mois, 400€ pour les frais médicaux (vaccins...)) Soit 1600€ pour les frais de départs

Il me resterait 5900€ pour ces 6/7 mois soit entre 850€ et 980€/mois pour les dépenses sur place.

Qu'en pensez vous?

Merci d'avance pour votre retour!
Projet humanitaire en Thaïlande et au Cambodge pour des enfants défavorisés English translation pending
by Davidzen · 2015-07-25 · 4 replies
Bonjour

Je monte un nouveau projet humanitaire pour aider des enfants défavorisés en Thailande et au Cambodge en partenariat avec l'association SOLEASIE en Thailande

NOUS DEVRIONS REPARTIR EN MARS 2016, CE QUI VEULENT SE JOINDRE A NOUS PEUVENT NOUS CONTACTER

Nous allons travailler pour pouvoir récolter des fonds

Ce projet à plusieurs volets Mae Sai frontière Birmane projet humanitaire. Visite d'une ONG DEPDC. Mission de l'association lutter contre la maltraitance et la prostitution des enfants. ... Principalement des enfants à 98 % venus de minorité ethnique Birmane. Actuellement 86 enfants qui viennent des villages alentours sont au centre réfugié politique Birman et Myanmar. Principalement des enfants dont les parents ne peuvent pas payer 20 baths par jour pour aller à l'école, ce qui fait 400 baths par mois, soit moins de 10 euros .Les parents gagnent 2000 baths par mois ce qui fait moins de 50 euros par mois L'association prend en charge les enfants, cours de Thaï et d'anglais, travaux de couture, électricité, informatique pour donner une chance aux enfants de ne pas tomber dans la drogue ni prostitution. Nous avons donné à cette association 25000 baths soit 550 euros. Cours de T haï et d'anglais le soir pour les adultes des communautés ethnique Le centre mange végétarien les enfants cultivent les légumes et le surplus l'emmène dans leur famille

Projet humanitaire à Chiang Rai dans le Nord de la THAÏLANDE Nous avons fait un don de 25000 baths soit 595 euros pour acheter des montres, pour que les enfants atteints du SIDA puissent prendre a heure régulière leurs médicaments' La directrice nous a expliquée que 900 enfants atteints du sida rentraient à l'hôpital chaque année , .la plus part des parents ne veulent plus s'en occuper' IL EN MEURT CHAQUE ANNÉE 336

Nous invitons toutes les personnes qui veulent se joindre à nous pour monter un projet et continuer à aider des enfants défavorisés en Thaïlande l'année prochaine si nous le pouvons.

Temple Boudhisté´Wat Pasang´´ accueillant des enfants pauvres et certains de l'orphelinat à Phan dans le Nord de la Thaïlande. Achats de jouets, animaux gonflables, lait, gateaux, fruits. ... Ces enfants viennent de minorité ethnique ´´Mhongs Laotiens et Karen Birmanie. pour ceux qui ont des parents, ils les laissent au centre le matin et les reprennent le soir car ils ne peuvent pas payer l'école aux enfants pour la cantine et l'uniforme pourtant seulement 20 Baths par jour soit 400 baths par mois ce qui fait moins de 10 euros par mois, leur salaire est de 50euros par mois. Ces achats vont permettre aux enfants de s'épanouir car la plus part du temps ils étaient devant la télévision

Projet humanitaire a PHAN en Thaïlande Offrir 1000 repas à des enfants défavorisés pendant 1an, achat d'une bibliothèque, livres, jouets, aire de jeux, construction de toilettes, microscope, une tablette tactile, jeux éducatifs. Nous avons offert 1000 kg de riz, du lait, shampoing, brosse à dent, des biscuits, boîtes de tomates à des familles défavorisées, pour information dans cette région du nord ils ne gagnent que 50 euros par mois, 1sac de riz de 50 kg par famille va leur permettre de manger pendant 1mois

Dans le village Ackhas BIrman les enfants attendent patiement depuis 10 heures du matin que leur remette leur premier vélo un rêve pour eux quel bonheur dans leurs yeux Nous avons pû offrir 15 vélos, le chef du village à procéder à un tirage au sort pour l'attribution des vélos 5 vélos pour les tout petits, 5 vélos pour les moyens et 5 vélos pour les grands

Projet humanitaire en Thaïlande a CHiang Rai Nord de la Thailande dans un foyer d'accueil le Bon PAsteur d'insertion sociale et professionnelle qui aide les jeunes filles en grande difficulté. parents très pauvres qui ne ...s'occupe pas d'elle, certaines orpheline'......Le foyer d'accueil tenu par une sœur extraordinaire les prends en charge pour leurs études a l’université, en contrepartie elle travaille 5 jours par semaines, elles confectionnent des vêtements, chaussures, sacs, bijoux typiques du Nord, a ce propos si quelqu'un a envie de faire du commerce équitable en France pensez y cela pourrait aider ce foyer d'accueil'. A récolter de l'argent' LE samedi et dimanche les filles vont étudier à l'université'. Nous leur avons acheté un frigidaire garantie 10 ans qui dit mieux pour le prix de 23700 baths soit 538 euros'.........elles apprennent également l'informatique'.......leurs besoins des nouveaux ordinateurs Je remercie Jean Christophe Paput et sa femme qui ont créés l'association Soleasie depuis 2003 et encore merci à mon fils, son pote Wess, lawa et Christophe d'avoir partagé avec moi ce superbe projet humanitaire. Petit appel s'il y a des personnes qui veulent se joindre à nous pour que nous puissions tous ensemble travailler pour récolter des dons, n'hésitez pas , contactez moi' Si des milliers de personnes essayaient de faire quelque chose selon nos moyens il y aurait moins d'enfants malheureux qui ne mange pas toujours à leur faim'. N’hésitez pas a faire des commentaire merci a tous Joel Fouque FACEBOOK vous pourrez y voir le projet humanitaire que nous avions mis en place en mars 2014

INFORMATION NOUS REVERSONS L'INTÉGRALITÉ DES DONS QUE NOUS RÉCOLTONS A L ´ASSOCIATION SOLEASIE TOUS LES PARTICIPANTS DE CE PROJET CE SONT PAYÉS DANS L'INTÉGRALITÉ TOUS LES FRAIS DU VOYAGE

VENEZ NOUS REJOINDRE SI VOUS AVEZ ENVIE DE FAIRE DE L'HUMANITAIRE

ET N'OUBLIEZ PAS LE SOURIRE D'UN ENFANT VAUT TOUT L'OR DU MONDE

NOUS AVONS RÉUSSIT A METTRE CE PROJET EN PLACE POURQUOI PAS VOUS

Si envie de faire suivre à vos amis, n'hésitez pas. Merci



Excursion Chapada Diamantina English translation pending
by Yannache · 2015-07-19 · 29 replies
Bonjour,

Nous partons dans un mois avec deux amis au Brésil. Nous prévoyons de passer 3 jours dans la Chapada Diamantina, mais du coup j'ai quelques questions pour lesquelles je n'ai pas vraiment trouvé de réponses sur les différents forums...

1 - Est-il préférerable de séjourner à Lencois ou dans la vallée de Capao ? (Proximité des sites à voir)

2 - Peut-on envisager de partir de vallée de Capao pour aller jusqu'à Lencois a pied avec un guide en passant par la fumaca en une journée ? De même, existe-t-il un chemin depuis Lencois pour aller au Pai do Inacio en rando ou faut-il le faire en 4x4 ?

3- Nous allons prendre un bus de nuit depuis Salvador, et arrivons donc tôt le matin a Lencois (ou Capao). Est-il possible de trouver un guide sur place le matin pour partir directement ou faut il prévoir de passer la première journée aux alentours de la ville ?

4- Enfin, conseillez-vous de prévoir l'itinéraire et de prendre un guide à l'avance ou sur place ?

Merci à ceux qui auraient quelques infos sur le sujet !

Yann
Devant le Rideau de Bambou English translation pending
by Xrctn · 2015-07-18 · 7 replies


Enfin les vacances !

Celles-ci se font un peu dans la précipitation car six jours avant le départ, nous ne savons toujours pas où nous allons célébrer l’anniversaire de Ry. Pourtant ce ne sont pas les destinations qui manquent : Nouvelle Zélande, Tasmanie ou encore Corée du Sud.

Finalement nous choisissons la dernière pour son exotisme, en prime en cette période de vacances de Pâques, la Corée risque d’être moins fréquentée que les deux autres.

Le temps d’imprimer quelques pages du site Internet de l’Office de Tourisme de Corée, de demander quelques renseignements pratiques à un ami tombé amoureux de ce pays et de feuilleter rapidement quelques blogs sur VF (histoire d’avoir une petite idée sur ce qu’il y a à faire et à voir pendant les dix petits jours dont nous disposons) et c’est déjà l’heure de boucler la valise.

En fait, nous ne retenons que deux choses : 1) à Seoul, mieux vaut rester dans le quartier d’Insadong et 2) considérer d’aller faire un tour à Busan - Gyeongju. C’est peu !

Pour ma part, j’ai évidemment hâte de découvrir « the rest of the peninsula » pour reprendre la formule de Huyn (voir le compte-rendu précèdent) et de pouvoir comparer le Nord avec le Sud…

Perth Lundi 30 Mars 2015

C’est la course. Après une journée de boulot bien remplie, je retrouve Ry à la gare pour faire la tournée des bureaux de change dans l’espoir de trouver des Wons. Contre toute attente, nous en trouvons… cinq minutes avant l’heure de fermeture ! Toucher cette (petite !) liasse de beaux billets de 50 000 Wons me permet de réaliser que ça y est, nous sommes bien en vacances et que nous partons en voyage pour de vrai !

Quelques heures plus tard, nous nous faisons déposer à l’aéroport et récupérons les cartes d’embarquement pour les deux vols avec Singapore Airlines qui nous permettrons d’arriver à destination dans 13 heures… enfin 15 car nous sommes très en avance !

23h30. Tout va bien puisque je gagne les 4 premières parties de Yahtzee… avant que Ry ne me mette 3 Yahtzees (pour les novices, 1 Yahtzee = 5 dés identiques = 50 points) dans la dernière partie ! Ecœuré. Heureusement, une fois installés au fond de l’avion, l’hôtesse m’apporte rapidement un G&T maison qui me rend bientôt euphorique... Malheureux au jeu, heureux en amour !

Singapour Mardi 31 Mars 2015

6h15. Une brume de chaleur recouvre les pistes de Changi Airport. Le transfert d’un terminal à l’autre se fait rapidement, c’est que nous commençons à bien le connaitre cet aéroport ! L’escale est courte mais nous permet de prendre un café, d’essayer des nouveaux parfums et after shave et surtout de nous dégourdir les jambes.

8h30. Du hublot, je regarde les dernières manœuvres des bagagistes qui s’affairent encore autour de l’avion et les reflets du soleil sur les carlingues des avions sagement stationnés un peu plus loin. Nous attendons les passagers retardataires.

L’accélération me parait bien longue mais l’avion quitte la piste avant qu’il n’y en ait plus (préférable) puis se perd rapidement dans les nuages. Les volets se baissent il n’y a plus rien à voir, nous allons survoler les Mers de Chine pendant les cinq ou six heures suivantes.

Quelques heures plus tard, le pilote nous ramène à la réalité en annonçant la descente sur Séoul où il pleut et où la température n’est que de 12°. Une épaisse couche de nuages recouvre la Corée… du Nord au Sud ! Il n’y a donc toujours rien à voir sinon qu’un bout de mer juste quelques secondes avant de rouler sur le tarmac mouillé.

Welcome to Incheon

15h30. Sur les interminables tapis roulants nous découvrons la Corée, enfin quelques publicités touristiques et derrière les baies vitrées, les pistes et un ciel bas et gris. Au hasard, nous choisissons cette file d’attente plutôt que ses voisines. Elle s’avère être plus lente que celle à droite mais plus rapide que celle à gauche en prime celle-ci passe devant une douanière souriante plutôt que devant des douaniers trop sérieux. Empreintes digitales scannées, léger sourire pour la photo et en échange : un petit tampon apposé avec délicatesse sur mon tout nouveau passeport.

Puisque nous voyageons légers, nous ne devons pas cette fois nous inquiéter pour savoir si nos valises apparaîtront ou pas sur l’un des carrousels. Direction les portes coulissantes du hall des arrivées derrière lesquelles des familles guettent les passagers avec impatience, des agents agitent des panneaux où sont écrits les noms de leurs clients et des chauffeurs de taxi évaluent leurs chances de trouver le voyageur idéal. Personne ne semble être intéressé par notre arrivée.

Au guichet de l’Office du Tourisme, en plus de récupérer une carte de Séoul et plusieurs dépliants touristiques, nous apprenons que nous pouvons attendre le bus 6011 sur le quai couvert à la Porte 7 et que nous pouvons payer directement au chauffer les 10,000 Wons ($US10) nécessaires pour aller à Angkuk, une station de métro dans le quartier d’Insadong. Le prochain bus est dans 20 minutes. Nickel et efficace, ça me plait !

Ce qui me plait moins c’est ce temps pourri car dehors ça caille et ça mouille. Ce ne sont pas les bus qui manquent ! Ils vont partout, aussi dans les différents coins de la méga-capitale que vers les petites villes de province du pays. Le nôtre arrive à l’heure indiquée et embarque une demi-douzaine de passagers que le chauffeur salue en faisant une courbette dans l’allée centrale avant de reprendre le volant.

Autoroutes, terrains vagues, plans d’eau, constructions diverses, le tout sous un ciel gris digne des cieux du Plat Pays. Un immense pont enjambe un bras de mer qui se perd dans le crachin, des alignements de barres d’immeubles, des champs vides puis un autre pont, quelques collines et voilà déjà les interminables faubourgs de la capitale.

Le boulevard que nous suivons est bordé d’immeubles hétéroclites plus ou moins récents, sans grand intérêt, et d’arbres aux branches fraichement élaguées ainsi que de quelques autres en pleine floraison. Sur les larges trottoirs, déjà envahis par les écoliers et bientôt par les employés de bureaux sortent leur parapluie. A gauche, derrière un long mur en pierres et en briques émergent un ensemble de toits recourbés : le Palais National et de son musée. Quelques centaines de mètres plus loin voilà notre arrêt… juste devant le QG de la Police… gardé par un cordon de jeunes recrues.

Nous repérons l’Amandier, une pâtisserie de l’autre côté du boulevard Yulgok-ro, le point de départ des instructions pour trouver notre logement ce soir. Nous suivons donc une petite rue bordée d’un côté d’un beau mur et de l’autre de plusieurs écoles en train de se vider. Nous découvrons Angkuk-dong, un quartier pittoresque avec ses petites rues et ses vieilles maisons. Atmosphère paisible de petit village juste à quelques pas de l’un des boulevards les plus importants et encombrés de Séoul.

Premier hic mais il est important, la carte de visite de la pension traditionnelle, où nous avons réservé une chambre pour ce soir, est en anglais et non en coréen ! Première demande de renseignement donc auprès d’une jeune fleuriste qui de suite sort son portable pour afficher la carte du quartier. Facile il suffit de suivre le dédale de ruelles !?!?

Au moins nous partons dans la bonne direction mais nous ne tardons pas à redemander notre direction à un monsieur cette fois. Ce dernier se gratte rapidement la tête puis décide d’arrêter à son tour un passant. Grande discussion entre eux, rotations de têtes ponctuées d’interjections interrogatives. Le second sort à son tour un portable mais pour, il nous semble, composer le numéro de téléphone sur la carte de visite. Nouvelle discussion cette fois ponctuée d’interjections affirmatives. Il y a donc amélioration. Il finit par pointer une ruelle derrière nous qui monte et qui semble se terminer en cul-de-sac. Quoi, tout ça pour ça ! Courbettes de remerciement et premier essai (plutôt lamentable) de coréen.

Effectivement, 50 mètres plus loin, nous apercevons un muret et un portique en bois. Derrière se cache un ensemble de bâtiments surmontés de toits traditionnels en tuiles sombres. Un panneau confirme que nous sommes bien arrivés.

Nouveau hic, nous avons beau sonner, taper sur la porte de plus en plus fort, toujours pas de réponse. Restons Zen ! Nouveau round de sonneries suivi d’une autre série de tambourinage mais le résultat reste le même. Au moment nous concluons qu’il va falloir trouver une solution de rechange, voilà une vieille dame qui apparait derrière nous. Code secret entré, nous entrons. Un court passage mène à une espèce de petit patio entouré de panneaux en bois et de portes en papier havre de paix tout à fait charmant et dépaysement complet. Après avoir laissé nos chaussures sur la première marche et fait coulisser une paire de portes nous découvrons notre chambre ou plutôt notre cellule ! Elle est minuscule et mis à part une télé accrochée au mur elle est complètement vide ?! Pas de panique, les futons et couvertures sont pliés dans la buanderie près des toilettes… frigorifiées ! Hum, pas vraiment enthousiastes…

Autres hics, après un dialogue très laborieux, il en ressort que le prix est de 90,000 Wons par nuit (petit déj. coréen inclus) et que nous devons rester un minimum de trois nuits, ce qui ne nous emballe pas vraiment.

Mise en place du plan B, c’est-à-dire nouveau déambulage dans les rues de Bukchong à la tombée de la nuit à la recherche d’une alternative ! Heureusement la pluie a cessé.

Par hasard, trois cents mètres plus loin nous tombons sur un panneau sur le trottoir indiquant l’Association des Homestay/Guesthouses du quartier. Nous trouvons les bureaux aux fins fonds d’un dédale de ruelles alors qu’ils sont sur le point de fermer. Le jeune gars nous déniche ce qu’il nous faut au Moon Guesthouse qui se trouve parait-il à proximité, juste de l’autre côté de la station de métro, suivre Samil-daero et prendre une petite rue derrière le palais Unhyeongung. O miracle nous trouvons l’endroit du premier coup, au fond d’une ruelle, près d’une cour de récréation.

Le format et décor sont identiques à ceux de la pension de tout à l’heure, mais la chambre est bien plus spacieuse et plus agréable. La jeune fille de la maison, encore dans son uniforme d’école, traduit les instructions du père et nous confie le code secret… après nous avoir allégé notre portefeuille de 100,000 Wons.

Nous ressortons rapidement poussés par la faim… et la curiosité. Nous nous retrouvons dans des ruelles sombres et sans trottoir et partons en direction de l’une des rues principales illuminées de néons multicolores. Il faut remonter les cols, le vent et l’humidité nous fait frissonner. Ce n’est vraiment pas encore le Printemps… Une fois encore, nous avons quitté un Automne austral plus que clément pour un Printemps septentrional encore boréal !

Tels des papillons de nuit, l’attraction des enseignes lumineuses est trop forte, elle nous emmène vers une rue piétonne (Insadong-gil) encore animée malgré le mauvais temps. Boutiques élégantes, restaurants, magasins divers et kiosques où l’on trouve aussi bien des marrons chauds, des gâteaux de riz que des beignets de poissons ou autres crêpes mystérieuses.

Le crachin revient pour un encore. Nous entrons donc dans un petit resto tout simple où sont attablés un couple et quelques collègues de boulot. Une jeune serveuse nous tend une page plastifiée avec quelques photos de plats en guise de menu. Les soupes semblent appétissantes, idem pour cette espèce d’omelette aux légumes.

Voilà donc notre premier repas (sud) coréen qui arrive… qui arrive encore et encore. Nous nous retrouvons avec une demi-douzaine de timbales remplies d’assortiments de condiments de légumes, de poissons et d’algues plus autant de raviers remplis de sauces la table se métamorphose en palette colorée. Quant à l’éventail des saveurs, il est tout simplement surprenant tout comme celui des épices d’ailleurs… Puis viennent les soupes fumantes (délicieuses) et cette omelette qui n’en est pas une, il s’agit en fait de choux frit, garni et… épicé !

La bouche en feu, l’air frais de dehors fait du bien. Sur le chemin du retour nous passons devant quelques hôtels dont l’Ibis qui propose des chambres à 87,000 Wons !? Nous savons déjà où nous allons dormir demain !

En attendant, nous regagnons notre futon au Moon. Inutile de nous bercés ce soir.

Séoul Mercredi 1 Avril 2015

Ce sont les cris des gamins en train de jouer dans la cour de récréation de l’école d’à côté qui nous sortent de nos rêves. Personne dans la maisonnette mais la cuisine est juste à côté. Il suffit de lire le monde d’emploi pour se faire un café et suivre les instructions pour trouver le reste… et de faire la vaisselle avant de partir.

Nous déposons nos valises à l’Ibis, ravis non seulement d’échanger un futon contre un bon lit et d’avoir une vraie salle-de-bains mais en plus de faire des économies !

C’est sous un ciel bien nuageux que nous dirigeons vers le premier d’une longue série de temples que nous comptons visiter à Séoul : le palais Gyengbokgung.

L’entrée, sur le côté, est plutôt discrète et ne permet pas d’avoir une vue d’ensemble du palais et de sa multitude de bâtiments. Au guichet, nous optons pour un passe qui permet de visiter cinq temples pour 10,000 Wons. Pas sûr que nous les visitions tous mais les calculs sont vite faits.

Comme la Cité Interdite de Pékin, ce palais est composé d’une succession de portes, cours, palais, pavillons, temples, jardins, bassins, de ponts et autres enfilades de bâtiments servant aux soldats et au personnel, le tout respectant une certaine symétrie.

Cet ensemble a été construit en 1394 par le roi Taejo, premier roi de la dynastie Joseon. Malheureusement, la majorité du palais a été détruite par les flammes au cours des invasions japonaises de 1592–1598. Gyeongbokgung a été laissé à l'abandon pendant plus de 250 ans, puis il a finalement été reconstruit à l’identique en 1868 sous l'ordre du prince régent de l’époque. 500 bâtiments ont été construits sur un terrain de plus de 40 hectares constituant ainsi une véritable petite ville.

Gyeongbokgung fut détruit à plus de 90% une seconde fois lors de l'occupation japonaise (1910-45) et remplacé par des bâtiments de l’administration coloniale japonaise. J’imagine que beaucoup de touristes japonais doivent ressentir un certain malaise quand ils visitent les palais et temples coréens car pratiquement tous ont été détruits ou endommagés par leurs ancêtres…

Depuis 1990, un effort considérable a été fait pour rétablir pleinement le palais Gyeongbokgung dans son ancienne gloire. Les bâtiments coloniaux ont été démolis, la porte de Heungnyemun a été restaurée dans son état d'origine ainsi que les quartiers royaux et le palais de l'Est du prince héritier. Près de la moitié des structures existantes avant l'occupation japonaise de la Corée a maintenant été restaurée ou reconstruite.

Ceci explique pourquoi tout apparait être trop beau, trop parfait, les peintures trop fraiches pour être vrai, un peu à l’image du château de la princesse à EuroDisney !!! Mais à l’opposé d’EuroDisney, tout a été reconstruit très scrupuleusement à l’identique selon les plans d’origine par des artisans talentueux.

Il ne nous reste plus qu’à déambuler sur les pavés des cours successives et à admirer l’extraordinaire travail de restauration effectué depuis deux décades et demie et à tomber sous le charme des lieux. Le vent a fini par chasser les derniers nuages et le soleil apparait enfin. Nous découvrons ainsi combien les montagnes sont proches et forment un superbe arrière-plan.

Chaque bâtiment a un nom, souvent presque similaire mais toujours imprononçable ! Tous finissent par se mélanger ainsi que leurs fonctions d’ailleurs. Quel est celui qui servait de lieu de résidence du roi… ou de la reine, celui qui faisait office de salle du trône, de salle de réception extraordinaire… ou ordinaire, celui réservé aux banquets… ou aux études des princes ? Geunjeongmun, Heungnyemun, Sajeongjeon, Oejeon, Najeon, Jaseondang, Gyeonghoeru, Gyeonghoeru, Hyangwonjeong, Sajeongjeon… la liste continue mais aucun ne nous échappe !

Si la plupart des bâtiments sont fermés ceux qui ne le sont pas révèlent des intérieurs somptueusement décorés et extrêmement colorés. L’un d’eux, Jagyeongjeon, résidence de la reine Sinjeong (reconstruit en 1888 et l’unique demeure royale à ne pas avoir été rasée lors de l’occupation japonaise) permet de voir et comprendre l’ingénieux système de chauffage (au sol s’il vous plait !) et d’admirer de superbes cheminées disposées à l’extérieur.

A proximité de la jolie pagode se trouve un intéressant petit musée où sont exposés objets, bijoux, armes, gravures et illustrations de la vie à la cour. Dehors ce sont des statues en pierre qui tiennent la vedette. Enfin juste derrière, l’aménagement d’une ‘rue’ des années soixante avec ses vitrines, atelier, épicerie, quincaillerie…etc. permet de se replonger dans les années yé-yé. Que de chemin parcouru depuis !

Après avoir refait le tour en sens inverse (pour s’assurer de n’avoir rien oublié !!!) nous tombons sur les cérémonies de la relève de la garde à la Porte Gwangwamun. Parade en habits traditionnels aux sons d’anciens instruments de musique… on pourrait bien se croire revenu au temps des rois... mais les bruits de circulation nous ramènent vite à la réalité du présent.

C’est déjà l’heure du déjeuner et les voyages dans le temps ouvrent l’appétit. Heureusement nous trouvons rapidement notre bonheur dans un charmant petit restaurant dans le quartier de Bukchon. Une fois encore ce sont les photos des plats qui nous sauvent. Celle-ci a l’air sympa… Arrive un véritable banquet, la grande table se recouvre d’une multitude de petits plats bien mystérieux mais tous délicieux. La serveuse nous montre le mode d’emploi : telle sauce pour tel plat, telle salade pour tel sauce. Elle oublie seulement de préciser que toutes sont fortement épicées.

Nous allons bruler l’excèdent d’énergie en marchant dans les petites rues tranquilles de Bukchon en direction du palais Changdeokgung aussi nommé palais de la Prospérité dont l’histoire est aussi compliquée que celle du palais Gyeongbokgung.

Commencé en 1405, sous le règne du roi Taejong (sombre histoire d’égo) puis agrandit sous ce celui du roi Sejo, le palais Changdeokgung finit par remplacer le palais Gyeongbokgung et devient le palais favori des rois de la dynastie Joseon. 1592, première catastrophe : les Japonais débarquent et brulent le tout. 1609, les Coréens reconstruisent l’ensemble. 1623, deuxième catastrophe, une révolte qui tourne mal et qui se termine par l’incendie d’une partie du palais. Nouvelles reconstructions, nouvelles catastrophes, elles ne manquent, cependant Changdeokgung reste le palais le mieux préservé parmi les cinq palais de la dynastie Joseon encore debout. C’est aussi dans ce palais que Sunjong, le dernier empereur de Corée, vécut jusqu’à sa mort en 1926.

Aujourd’hui il ne reste que treize bâtiments dans l’enceinte du palais et vingt-huit pavillons dispersés dans les jardins. Contrairement aux bâtiments du palais Gyeongbokgung qui suivent un ordre architectural strict, ceux du Changdeokgung suivent les principes du Feng Shui et s’accordent davantage à la topographie des lieux.

Une fois la porte monumentale Donhwamun (restaurée en 1608) franchie, nous suivons un groupe d’écoliers en excursion sur le plus vieux pont de Séoul (Geumcheongyo, construit en 1411) mais les laissons volontiers prendre un peu d’avance afin de pouvoir admirer l’imposant Injeongjeon (salle du trône) et l’élégant Seonjeongjeon (salle de réception et de travail), situé un peu plus loin, en toute tranquillité. Si le style (double toits, tuiles, couleurs, intérieurs) de ces deux bâtiments est assez similaire à ceux du palais Gyeongbokgung, les bâtiments suivants donnent dans le sobre et le rustique grâce à leurs murs blancs tranchant avec le bois sombre des piliers, portes et terrasses. Le tout est agrémenté par de nombreux bosquets d’arbres en fleurs qui font le bonheur d’une poignée de photographes hyper bien équipés.

Une queue de touristes se forme près d’une grille fermée. Intrigués nous allons voir ça de plus près et comprenons rapidement qu’ils attendent l’heure de la visite guidée en anglais du Jardin Secret. Délestés d’une paire de milliers de Wons, nous nous joignons au groupe. La visite du Jardin Secret (Huwon) ne se faisant qu’en groupe, nous attendons patiemment trois heures.

La jeune guide ajuste son microphone puis commence son monologue que nous écoutons religieusement. Ainsi nous apprenons que ces collines boisées servaient de lieux de repos, de promenade et de jeux aux membres à la famille royale, que l’on y trouve plus d’une centaine d’essences différentes et que ni la disposition ni la végétation n’ont pratiquement pas changé depuis des siècles. La balade est agréable et est ponctuée de nombreux arrêts permettant d’admirer et d’approcher plusieurs pavillons perdus, des bassins fleuris et des fontaines… aux noms très exotiques (Buyongjeong, Buyongji, Juhabru, Eosumun, Yeonghwadang, Bullomun, Aeryeonjeong, Yeongyeongdang sans oublier la plus minuscule des chutes (Ongnyucheon) que l’on repère grâce au poème gravé sur un rocher.

La promenade se termine par la visite d’un ensemble de bâtiments qui servaient aux servants et aux gardes et par ce cyprès 5 fois centenaire, vaillant vieillard soutenu par de solides piliers en bois.

Il nous reste encore un peu de temps pour refaire un petit tour dans le palais et admirer les jardins tout au fond où sont regroupés des dizaines d’arbres en fleurs et même de prendre un café à la cafétéria. Alors que nous nous dirigeons vers la sortie nous croisons des jeunes musiciens et acteurs en costume traditionnels qui se préparent pour le spectacle sons et lumières de ce soir… sur invitation uniquement !

Il est grand temps d’aller reposer nos pauvres pieds dans notre chambre d’hôtel, juste une heure devrait suffire !!! Une heure + prolongations plus tard, nous revoilà repartis pour une visite du quartier. Celle-ci nous mène jusqu’à une grande avenue sans grand intérêt, puis dans les allées d’un immense marché spécialisé dans les pièces détachées électriques et électroniques ?!

Enfin nous tombons sur ce que nous cherchions : la rivière Cheonggyecheon, un petit cours d’eau récemment aménagé en promenade. Mais il est déjà trop tard, le soleil se couche. Il ne nous reste plus qu’à refaire exactement le chemin en sens inverse, le plus sûr moyen de ne pas se perdre puis de faire la tournée des petits restaurants d’Insadong … bien emmitouflés car ça caille ce soir !

Séoul Jeudi 2 Avril 2015

Après un petit déjeuner dinette dans la chambre, nous voilà prêts pour une nouvelle journée découverte de la capitale. Programme chargé (comme d’hab. !) avec nouvelles visites de palais, temples, jardins mais dans d’autres quartiers.

Comme hier, le vent chasse les nuages gris et permet au soleil de montrer ses beaux rayons. Premier sur notre liste, le sanctuaire deJongmyo situé près de l’avenue aperçue hier en fin d’après-midi. L’entrée n’est pas facile à trouver car les palissades entourant un chantier la camouflent plutôt bien. Quand finalement nous la trouvons, une corde barre le passage. Pas de panique, le sanctuaire ne se visite qu’en visite guidée, il nous faut simplement attendre une petite demi-heure pour la suivante.

Nous en profitons donc pour aller faire un tour dans les allées du petit parc juste en face. Curieusement ce petit espace de verdure est très fréquenté… par des hommes d’un certain âge assis sur des bancs et s’imprégnant des rayons d’un soleil printanier. Si certains donnent à manger aux oiseaux, d’autres préfèrent lire des journaux ou encore faire quelques exercices d’assouplissement, mais la plupart restent concentrés devant les damiers de leur jeu de Go. Pendant de longues minutes, nous nous joignons aux petits groupes d’observateurs-experts rassemblés silencieusement autour des parties les plus serrées mais rien à faire nous n’arrivons pas à saisir la stratégie employée pour entourer et ramasser les pastilles blanches et noires.

Nous sommes une bonne vingtaine de touristes à marcher derrière la jeune guide qui a revêtue pour l’occasion son beau costume traditionnel. Nous la suivons sur des chemins dont la partie centrale est pavée et uniquement réservée aux dignitaires… que nous ne sommes pas donc prière de rester sur les graviers !

Ce sanctuaire confucéen, nous apprend-t-elle est dédié aux membres de la famille royale de la dynastie Chosŏn. L’ensemble comprend plusieurs bâtiments sombres dispersés dans un beau parc, mais les principaux sont le Jeongjeon et le Yeongnyeongjeon. Le premier construit en 1394, détruit en 1592 par l’on sait qui, puis reconstruit en 1601, abrite, dans les dix-neuf salles qu’il comporte, 49 tablettes en bois commémorant les rois et reines qui se sont succédés au fil des siècles. Le second (construit plus tard pour accommoder les nouveaux rois décédés), est la copie conforme du premier mais ne comprend que seize chambres contenant 34 tablettes… que nous ne verrons d’ailleurs pas car tous deux sont fermés !?

Nous ne pouvons donc qu’apprécier l’architecture extérieure (tuiles noires, boiseries et colonnes en rouge foncé) du fond de la grande cour pavée qui s’étend devant les édifices bâtis tout en largeur et nous contenter de regarder les panneaux remplis de photographies prises lors des rituels qui ont lieu chaque premier Dimanche de Mai.

Une visite plutôt décevante que nous oublions rapidement en remontant la rue commerçante que nous commençons à bien connaitre. Une fois encore, en passant devant l’un des magasins d’instruments de musique, je ne peux pas m’empêcher de taper sur les tambours qui envahissent une partie du trottoir.

Nous nous retrouvons bientôt devant les murs d’enceinte du palais Changdeokgung, (celui que nous avons visité hier après-midi) mais encore bien loin du restaurant traditionnel à ne pas manquer dans le quartier universitaire et branché de Marronnier Park que Ry avait repéré dans l’une des brochures du Tourism Office.

Un taxi nous y emmène en quelques minutes… enfin nous dépose dans la rue car pour trouver le fameux restaurant en question, c’est toute une autre histoire.

Commerçants et passants à qui nous demandons ne semblent pas connaitre. L’un d’eux nous prend en charge, nous fait faire le tour du pâté de maisons une paire de fois avant de tomber sur deux de ces amis qui lui (nous) apprennent que le restaurant n’existe plus depuis quelques mois. Déçus et affamés mais impressionnés par la gentillesse des Coréens, il ne nous reste plus qu’à aller avaler un sandwich au Paris Croissant du coin. Pour nous consoler, nous commandons même une demi-douzaine de mini-croissants en guise de dessert. Quelle surprise quand nous réalisons qu’ils ont un gout d’ail certes discret mais… franchement désagréable !!!

C’est en mâchouillant des chewing-gums que nous arrivons devant l’entrée du quatrième palais, celui de Changgyeonggung (le palais d’Eté) qui connecte avec le Jardin Secret lui aussi visité hier.

L’agencement des édifices est aussi classique mais moins impressionnant et solennel que celui du palais Gyeongbokgung. Portique principal (Honghwamun), petit pont (Okcheongyo), autre porte (Myeongjeongmun), cour pavée et escaliers conduisant aux Myeongjeongjeon (salle des Audiences), Munjeongjeon (salle du Conseil), Sungmundang et Binyangmun (j’ai depuis oublié la différence qu’il existe entre ces deux-là !) puis une autre cour plus spacieuse où sont regroupés le Haminjeong (espèce de kiosque à musique surélevé) le Gyeongchunjeon, la résidence de la reine-mère et Hwanggyeongjeon, celle du roi et de la reine sans oublier le Tongmyeongjeon ni le Yanghwadang et surtout pas le Punggidae ni l’Angbuilgu dont les fonctions exactes m’échappent !!!

Une courte averse vient perturbée la visite et nous n’avons que le temps de nous abriter sous le Haminjeong (le kiosque). Après une longue promenade dans les recoins détrempés du parc, il ne nous reste plus qu’à regagner notre hôtel.

En chemin, nous passons devant le palais Unhyeongung. Sur notre lancée, nous franchissons la porte d’entrée pour découvrir un petit palais plutôt sobre mais enchanteur avec ses nombreuses colonnes, planchers extérieurs et panneaux en bois. Si le site date du XIVème siècle, les trois structures que nous visitons sont bien plus récentes (1864). C’est dans ce petit palais que naquit et grandit Gojong (le 26ème roi de la dynastie Joseon) avant d’accéder au trône. C’est également dans ces lieux qu’il se mariât en 1866.

Le bâtiment principal (Norakdang), était utilisé lors de réunions, fêtes et autres évènements importants (dont le mariage du roi) et également comme l’une des deux résidences réservées aux femmes. Le bâtiment à côté (Naondang) servait lui de salle de travail au père du roi et le troisième (Irodang) était l’autre résidence réservée aux femmes. Contrairement aux précédents palais que nous avons visités et qui nous paraissaient toujours vides et sans âme, celui-ci est plus gai presque vivant grâce à toute une série de mises en scène retraçant la vie quotidienne à l’époque à l’aide de mannequins costumés. Par les fenêtres ouvertes, nous pouvons apprécier la décoration, le mobilier et deviner la fonction de chacune des pièces. Un bien agréable voyage dans le temps, renforcé alors que nous apprêtons à sortir, par un petit groupe de jeunes gens et un couple de jeunes mariés en costume traditionnels en train de poser et de prendre des photos.

Nous apprenons ainsi que ce petit palais est particulièrement prisé par les jeunes mariés coréens non seulement pour le décor mais aussi parce que chaque année se tient une spectaculaire réédition costumée du mariage royal.

Après une pause à l’hôtel, il est temps de repartir, sous la pluie cette fois, jusqu’au marché couvert de Gwangjang, situé à proximité du sanctuaire de Jongmyo visité ce matin. Re-rue commerçante (sous les néons maintenant) et re-tapage sur les tambours (protégés par des feuilles plastifiées).

Eclairs, coups de tonnerre, nous n’échappons au déluge que de justesse en nous joignant à la queue qui s’est formée sous l’abribus. Quelques minutes plus tard, nous trouvons l’une des entrées du marché.

Dans cette allée, les marchands de vêtements sont en train de fermer boutique mais les magasins alimentaires sont eux encore ouverts et plein de monde. Les différentes allées du marché convergent vers un espace central où sont regroupés plein de bouisbouis et stands à bouffe entourés de banquettes en bois. De puissants projecteurs permettent de voir ce que les cuisinières sont en train de préparer et de cuire. Les étals sont remplis de choses colorées (le rouge domine), la plupart appétissantes. Pas facile de trouver une paire de places sur les bancs, ni de comprendre ce qui est proposé. Notre solution : pointer du doigt l’assiette du voisin en espérant que nous avons les mêmes gouts culinaires… Nous nous en sortons plutôt bien !

Nous apprécions également l’atmosphère populaire et chaleureuse qui règne dans ces espèces de halles où les gens se retrouvent autour d’un repas simple, sans chichi et bon marché. Rassasiés, il ne nous reste plus qu’à faire une paire d’allées, de regarder la quantité de produits inconnus étalés un peu partout et parfois tenter de deviner ce qu’ils peuvent bien être.

Retour à l’hôtel… sans oublier de passer au Paris Croissant pour le petit déjeuner demain matin. Hélas, il n’y a plus de croissants ni de petits pains au chocolat. Il nous faut donc nous rabattre sur les muffins… en s’assurant qu’ils sont bien aux myrtilles et non à l’ail ou pire aux piments…

Séoul Vendredi 3 Avril 2015 Happy Birthday Ry

Pour cette journée spéciale, une mission : trouver une bouteille de Champagne de France. Nous avions bien commencé nos recherches les jours précédents mais sans succès, en fait nous n’avions déniché que du mousseux chinois. Heureusement nous avons trouvé à la réception de l’hôtel un dépliant touristique mentionnant l’existence d’un quartier français à Séoul (Seorae Maeul). Qui dit Français dit Champagne !

Après un bon petit déjeuner au lit, première célébration de ce grand jour, nous découvrons que le soleil n’est pas au rendez-vous, ou plutôt qu’il est prisonnier derrière un manteau brumeux. Pas de risque d’insolation aujourd’hui !

Cette fois nous allons pouvoir faire notre marche le long de la rivière Cheonggyecheon, ce cours d’eau sauvé du bitume qui le cachait et aujourd’hui aménagé en promenade. Oasis de verdure coincé au milieu des gratte-ciel dont les façades ne reflètent que le gris du ciel. Par contre les gargouillis des rapides artificiels couvrent parfaitement les bruits de la circulation. En chemin, nous ne croisons que quelques joggeuses et employés de bureau (en retard !) puis, alors que nous arrivons aux ‘chutes’ finales, un groupe de jeunes touristes emmitouflées en plein concours de selfies.

Arrivés à la place Cheonggye (marquée d’une curieuse sculpture mauve en forme de coquillage allongé), nous n’avons que le choix de remonter à la surface pour retrouver la foule et les embouteillages. Foule des grands jours car nous tombons en plein milieu d’une distribution gratuite d’arbustes par un parti politique ou association quelconque. Il doit s’agir d’un grand évènement puisque plusieurs équipes de télévision se disputent le meilleur endroit pour le filmer. Peut-être figurerons-nous aux actualités télévisées de ce soir !

Nous poursuivons le long de cette large avenue (Sejong-Daero) bordée de banques et autres prestigieuses institutions jusqu’à la Seoul Plazza où se trouve le City Hall et l’entrée du palais Deoksugung le cinquième et dernier des grands palais.

A l’origine ce site était le lieu de résidence du prince Wolsan (frère du roi Seonjong) mais lorsque tous les autres palais royaux furent détruits ou endommagés lors de l’invasion japonaise en 1592, les bâtiments résidentiels encore debout servirent de … palais royal de secours durant la période de reconstruction. Près de trois siècles plus tard, en 1897 le roi Gojong réinvestit les lieux et fait ajouter plusieurs nouveaux édifices traditionnels et d’architecture occidentale, renforçant ainsi sa détermination à moderniser le royaume. Surprise donc en voyant, jouxtant les superbes anciens bâtiments en bois, une paire de buildings de style néo-classique qui auraient plus leur place à Londres qu’à Séoul et qui font office de nos jours de musées.

La page culturelle tournée, il est temps de nous préoccuper de notre Champagne. Le métro permet de passer de l’autre côté du fleuve Han et de se perdre dans les banlieues où les hautes et étroites tours d’habitations sont aussi nombreuses que les arbres dans la forêt de Fontainebleau. Nous marchons le long d’une voie rapide puis tournons à gauche avant la passerelle pour piétons. Changement radical de décor. Nous nous retrouvons maintenant dans une petite rue qui tourne et monte doucement, bordée de magasins et d’immeubles de quelques étages. Il y règne presque une ambiance de village tant tout est calme. Il faut chercher les quelques enseignes en français mais elles existent bien, prouvant ainsi que nous sommes bien arrivés à Seorae.

Ce petit bout de banlieue tranquille est devenu, depuis le déménagement du l’Ecole Française de Séoul, le point de ralliement d’une importante partie de la communauté française expatriée dans cette partie du monde. Nous y trouvons de nombreux commerces incontournables en rapport avec la culture française : boulangerie, épicerie fine, restaurants, cafés, coiffeurs, même une boutique d’outillage et surtout un marchand de vins… Ouf ! Incroyable mais vrai nous achetons l’unique bouteille de Champagne !

Nous laissons la visite du Parc Montmartre à une autre fois, le temps n’étant toujours pas propice à la balade dans la nature et commençons à marcher en direction du quartier de Gangman. Plus judicieusement nous hélons un taxi qui quelques minutes plus tard nous dépose au croisement de deux immenses avenues : le cœur de ce quartier branché rendu célèbre le temps d’une chanson et d’une dance reconnues aujourd’hui dans le monde entier.

Au pied des gratte-ciel, les magasins et boutiques de luxe se succèdent à l’infini. Sur les larges trottoirs, les jeunes rivalisent pour trouver la tenue ou la coupe de cheveux la plus… cool ou la plus déjantée. Dans les petites rues parallèles bordées d’enfilades de fils électriques, ce sont les bars, bistrots, restaurants qui se disputent la jeune clientèle.

C’est d’ailleurs ici que nous trouvons un petit resto au décor zen et au menu encore plus zen (plat unique : Anping chicken, deux options très épicé ou hyper épicé). Le serveur nous remet une paire de ciseaux ( ?) puis arrive avec une espèce de plat à paella rempli de grosses pates (d’où les ciseaux) et de gros morceaux de poulet, le tout baignant dans une épaisse sauce rouge. Je n’ose pas imaginer ce que doit être la seconde option car dès la deuxième bouchée, je me sens devenir dragon ! Quant à l’exercice manuel, je ne peux que constater mon cruel manque de dextérité à l’emploi de baguettes en métal rondes pour désosser les morceaux de poulet.

L’exploration du quartier se poursuit la bouche ouverte, non pas sous l’effet de surprise (bien que…) mais plus simplement pour la rafraichir. Idem dans le métro bondé sur le trajet du retour à l’hôtel… au risque de me faire passer pour l’idiot du village...

Le temps de mettre la bouteille au frais et d’en profiter pour sucer quelques glaçons et nous revoilà repartis vers la rue commerçante (celle avec les tambours !) en direction de la tour de télécommunication perchée en haut de sa montagne et qui me nargue depuis mon arrivée.

Le soleil ayant enfin percé la carapace nuageuse, nous pouvons espérer assister à son coucher tout en admirant la vue panoramique sur la capitale. Arrivés au pied de la petite montagne, nous réalisons qu’il nous faut encore prendre un taxi jusqu’au téléphérique… Le soleil prenant une teinte orangé, nous achetons vite nos tickets. Horreur, la queue, que nous pensions minuscule, s’étale dans les escaliers. Pas moyen d’en voir la fin. 45mn plus tard, nous nous serrons comme des anchois dans un bocal dans l’unique cabine du téléphérique. Le soleil ne nous a pas attendus ! Panorama nocturne donc qui prend la forme d’un immense tapis lumineux qui se perd dans la brume et la nuit. Quelle déception ! Cinq minutes plus tard, nous sommes de nouveau dans notre bocal… vide cette fois !?

Une nouvelle fois les milliers de néons colorés clignotants nous attirent irrésistiblement. C’est ainsi que nous découvrons les rues animées du marché de Myeongdong. Avalanche de lumières, foule compacte en train de faire du lèche-vitrine ou de savourer les spécialités disponibles sous les toiles de tente et parasols qui ont envahis le milieu de la rue.

De loin, nous repérons la Jongno Tower qui, depuis plusieurs jours nous, sert de phare et nous permet de retrouver notre chemin dans ce labyrinthe de petites rues dégoulinantes de lumières.

Il est maintenant grand temps de sabler le Champagne !



Séoul Samedi 4 Avril 2015

Aujourd’hui changement d’air puisque nous partons à Busan, la deuxième ville de la Corée du Sud, située sur les bords de la Mer du Japon. Hélas pas de baignade prévue car la météo n’annonce pas du beau temps… pour le sud !

Il ne faut que quelques minutes en métro pour se retrouver sur le parvis de la gare ferroviaire de Séoul, également le point de rendez-vous des sans-abris et clochards de la capitale. Sous les petits chapiteaux en toile, c’est la prêche avant la distribution. A droite de l’ancien bâtiment en briques rouges et au dôme vert se trouve l’entrée de la nouvelle gare tout en verre et en acier. Tickets du KTX (TVG local) en poche il ne nous reste qu’une petite heure pour prendre café et croissant au Paris Croissant de la gare et même en profiter pour acheter des sandwiches pour le déjeuner qui se prendra dans le train.

Au début des années 2000, la SNCF ayant fait de bonnes affaires ici, il n’est donc pas surprenant de constater, entre les TGVs coréens et français, certains traits de similitude à commencer par un certain look, le confort (ou plutôt le manque de), certains bruits et aussi certaines odeurs. Il ne manque plus que le jingle… mais les Coréens ont les leurs !

A la minute près, le train démarre doucement puis retrouve l’air libre pour filer sur le pont qui enjambe le fleuve et se faufiler entre les nouveaux gratte-ciel et innombrables tours d’habitations de la rive sud.

Banlieues, zones industrielles, routes, lignes électriques, poteaux, ponts, tunnels, champs vides, bouts de montagne puis une incroyable marée de serres envahissant tous les recoins des vallées qui se succèdent le long des 417 km qui séparent Séoul de Busan. La séquence des paysages se répète à deux reprises, l’une à Daejeon et l’autre à Dongdaegu, deux villes étapes.

2h18 plus tard nous voilà arrivés à Busan. Il fait gris et froid et le ciel est de plus en plus menaçant. La météo ne semble pas avoir refroidi les nombreux touristes coréens qui, une fois le weekend arrivé, se précipitent à Busan… et envahissent les hôtels !

Nous découvrons que le hasard du calendrier ne fait pas bien les choses pour nous : pénurie de chambres et forte augmentation du prix le weekend, heureusement nous pouvons compter sur l’efficacité de la jeune fille au guichet du Tourism Office de la gare qui nous trouve la dernière chambre d’un hôtel pas trop onéreux à 100 mètres de la gare.

Hôtel de marins en transit. La chambre est curieuse : immense avec un salon et des tentures rouges et la vue minable : plongeante sur un chantier et les parkings de la gare puis au-delà panoramique sur les haubans d’un pont, des grues et tout au fond sur les reliefs qui disparaissent dans la brume.

Eclairs, tonnerres et averses. Installés au chaud dans notre beau salon, nous épluchons les prospectus touristiques récupérés à la gare et préparons quelques itinéraires les choses à voir sont en effet dispersées et la topographie des lieux ne simplifie pas la tâche.

Ce n’est pas la pluie qui ne cesse de tomber qui va nous arrêter. Direction la station de métro en face de la gare, derrière la fontaine illuminée. Ici le métro est plus facile à négocier, d’une part il y a moins de lignes et d’autre part les distributeurs plus compréhensibles en plus c’est moins cher !

Direction le marché de Jagalchi, un marché aux poissons qui vaut apparemment le détour. Pendant le trajet nous observons les passagers qui ont un petit air de province en tout cas une attitude plus relâchée.

Nous descendons deux stations plus loin. Les averses sont encore plus intenses et le jour n’en a plus pour très longtemps. Nous marchons avec précipitation mais précaution sur les trottoirs détrempés, encombrés d’étalages bâchés et envahis par des piétons mouillés et résignés. Nous suivons les néons qui conduisent vers les quais et une petite allée bordée d’un coté de petits restaurants et de l’autre d’étalages remplis de fruits de mers et de poissons, de pieuvres, de calamars et autres créatures inconnues. Grosse bousculade dans les flaques d’eau et sur les pavés glissants, mais ambiance bon-enfant malgré le déluge qui nous tombe dessus.

Chaque petit restaurant a sa crieuse de menu et une ‘cuisine’ placée juste à l’entrée, sur le trottoir. L’avantage est que nous pouvons voir ce qui cuit dans les marmites ou sur les braises. Nous trouvons le seul bouiboui dont une partie de la minuscule salle-à-manger contient également des tables et des chaises et non uniquement des tables basses sur des tatamis.

Il règne une sacrée ambiance et de bonnes odeurs dans ce troquet du bout du monde. Ça ne traine pas ici et les tables sont constamment renouvelées par trois serveuses rigolotes. Il suffit de pointer un poisson sur le grill et d’attendre… à peine quelques minutes avant de voir débarquer une dizaine de petites assiettes remplies d’un tas de trucs différents souvent froids mais hyper épicés. Riz et poisson suivent rapidement. Mais qu’est-ce que c’est bon tous ces machins ! Quelques instants plus tard, la bouche est en feu, les papilles en ‘foufele’ et l’estomac heu-reux.

Métamorphosés en radiateurs ambulants, nous poursuivons la balade dans le marché mais la pluie gâche le plaisir de la promenade digestive. Autant revenir demain. Après un bref détour par la gare pour acheter un gobelet de chocolat chaud, il ne nous reste qu’à nous mettre sous la couette, écouter la pluie cogner sur les vitres et regarder les éclairs à travers les rideaux… rouges.

Busan Dimanche 5 Avril 2015

Derrière les vitres, j’aperçois un ciel bas et gris mais pas de pluie. La température aujourd’hui ne devrait pas dépasser 9° nous a averti la speakerine hier soir.

Le petit dej. se passe au Paris Croissant de la gare, pourquoi s’en priver ?! Ce matin nous distinguons un peu plus clairement les immeubles et maisons accrochés aux flancs des reliefs en face de la gare et au-dessus de Chinatown, ce paysage me ramène presque à Nagasaki ou à Valparaiso.

Nous reprenons la promenade au marché de Jagalchi, là où nous l’avions laissée hier soir, c’est-à-dire devant le bâtiment moderne de deux étages : le marché officiel où sont rassemblés plusieurs dizaines de vendeurs de poissons et de fruits de mer. Du jamais vu et ce à plusieurs niveaux. D’abord le nombre et la grandeur des aquariums, basins, baignoires de chacun des vendeurs, ensuite l’extraordinaire variété d’espèces de poissons, d’algues, de coquillages, l’incroyable quantité des produits proposés (de quoi nourrir la Terre entière !), puis l’odeur d’iode et plus qui prend les narines et enfin le bruit des bulles dans tous ces aquariums.

L’air frais des quais fait du bien. Du ponton nous admirons les chalutiers, bien serrés cote à cote comme s’ils se tenaient au chaud et plus loin les installations portuaires qui s’étendent à perte de vue. A droite, il y a tellement de maisons bleues accrochées à la colline que Maxime s’y perdrait.

Quant à nous, nous nous perdons dans les ruelles commerçantes du marché d’en face. Ici les poissons sont remplacés par… tout le reste, des légumes aux vêtements, de l’outillage aux confiseries... etc. Curieusement, les rares touristes occidentaux que nous croisons parlent tous le russe. Mais est-ce vraiment surprenant ? Vladivostok n’est qu’a une poignée de centaines de milles marins !

Il est temps d’aller voir de plus près ces fameuses maisons bleues qui nous intriguent depuis notre arrivée à Busan. Pour quelques Euros, un taxi nous emmène sur les hauteurs jusqu’à l’école primaire du village de Taegeukdo.

Plutôt que de descendre vers le village, nous préférons remonter la route qui va vers un parc boisé. Peut-être aurons-nous une meilleure vue de là-haut ? Pas vraiment car le chemin forestier tourne le dos au village mais au fur et à mesure que nous grimpons, nous découvrons toute une série de vues panoramiques brumeuses sur Busan, son port, ses différents quartiers, ses plages et les montagnes qui l’entourent. Dans les arbres, qui commencent à peine à bourgeonner, quelques écureuils jouent à cache-cache au-dessus de nos têtes. Impossible de connaitre toutes ces essences mais nous prenons bien soin d’emmagasiner les senteurs de cette forêt, elles sont si différentes de celles que l’on trouve dans les forêts d’eucalyptus australiennes.

Le chemin se termine dans un parc où sont regroupées des dizaines de sculptures d’artistes coréens. Culture et Nature. Nous rebroussons chemin plutôt que de nous aventurer sur les sentiers boueux et sombres à l’intérieur de la forêt.

De nouveau devant l’école primaire, cette fois nous traversons la rue qui domine le village accroché aux flancs abrupts des collines. Nous découvrons un panorama aussi surprenant qu’inattendu, une myriade de petits cubes colorés et d’étroits passages qui descendent jusqu’à la mer que l’on aperçoit tout en bas. Sur les hauteurs du village, quelques jardins potagers et arbres en fleurs forment une ceinture pas encore verte.

L’histoire de ce village, devenu maintenant une attraction touristique prisée, est récente puisqu’elle ne remonte qu’à la guerre civile (début des années 50) quand quelques 4000 adeptes du mouvement religieux Taegeukdo fuyant les régions détruites par la guerre, s’installèrent sur ces collines, à l’écart de Busan. Ils y construisirent 800 cabanes en bois et furent rapidement rejoints par d’autres adeptes ou habitants à la recherche de logements à petit loyer. Dans les années 80, la population atteint le nombre de 20000 puis commence à chuter dans les années 90, (les nouveaux appartements dans les tours d’habitation que l’on construit à tour de bras sont certainement plus confortables et spacieux). Aujourd’hui le village ne compterait ‘que’ 10000 habitants… et de nombreuses maisons vides !

Depuis 2010, afin de rompre le déclin de la communauté, la ville a pris toute une série de mesures pour promouvoir l’identité traditionnelle du village tout en le transformant en village d’art et de culture. Les maisons vides sont ainsi devenues des galeries d’art, des ateliers, des cafés, boutiques…etc. A voir le nombre de touristes, ce Dimanche, on peut croire que le succès est au déjà au rendez-vous… pour certains en tout cas !

A notre tour donc d’explorer ce labyrinthe de passages et de visiter les différentes ‘maisons d’art’ et installations dispersées partout dans le village. Si certaines sont plus intéressantes que d’autres, toutes conservent un coté amateur et local rafraichissant car sans prétention. Heureux d’avoir fait le détour jusqu’ici. Tous ces exercices physiques et culturels de la matinée nous ont ouvert l’appétit. Un taxi nous ramène au marché Jagalchi et notre mémoire nous ramène au même restaurant qu’hier soir !

Après avoir soigneusement choisi nos poissons à l’extérieur, nous nous installons à l’intérieur où nous sommes de suite reconnus par le personnel surpris de nous revoir. En quelques instants, notre statut passe de touristes anonymes à celui de Stars of the week… et de constater que plusieurs raviers supplémentaires contenant d’autres délicieux kimchis sont servis discrètement. Repus, nous saluons notre petit monde et partons prendre le métro en direction de Haeundae Beach qui se trouve à l’autre extrémité de la ville. Après près d’une heure de trajet, nous émergeons sur une avenue venteuse bordée d’immeubles luxueux, d’hôtels, de restaurants et clubs et ce jusqu’à la promenade qui longe la plage.

Froid, vent, nuages et légère pluie, pas vraiment le meilleur temps pour aller à la plage. D’ailleurs nous n’y trouvons pas grand-monde sinon que les conducteurs d’engins qui ratissent le sable. Sur la mer, plusieurs dragueurs (les bateaux, pas les mecs !) s’arrangent pour boucher la vue sur les reliefs de la cote et les trois ilots rocheux aux formes particulières. Quant au bord de mer, il a tout simplement été, comme partout ailleurs, le terrain de jeu des spéculateurs et des constructeurs qui se sont appliqués à le gâcher complètement en édifiant des milliers d’appartements sur des dizaines de niveaux. Bienvenue à la Costa del Sol ou la Gold Coast version coréenne.

Au bout de la plage, se trouve entre deux petites digues artificielles Mipo Harbour, un minuscule port où quelques petits bateaux de pêche ne cessent d’acquiescer de la proue devant quelques hangars et plusieurs restaurants. Au-delà, la cote devient inaccessible car trop rocheuse et trop raide.

Pour poursuivre la balade le long de la cote, il n’y a pas d’autre choix que de prendre Dalmaji Road qui à cette époque de l’année attire une foule incroyable de promeneurs et de voitures nous ne tardons pas à comprendre pourquoi…

En effet, tout le long de cette route du bord de mer, des milliers de cerisiers et pruniers en pleine floraison forment un fantastique dôme de pétales. C’est une vision tout à fait extraordinaire que partage allègrement toute la population de la ville. Ravis de participer à cette allégresse et de tomber sous le charme de Sakura.

Nous suivons les ondulations de la route, à gauche maisons et appartements de luxe, hôtels avec salle de réception de mariage (si l’on en juge le nombre de jeunes mariés !), à droite les versants boisés des collines qui se métamorphosent en falaises dès qu’elles touchent la mer, une mer grise très discrète que l’on aperçoit parfois au travers d’une trouée.

Plusieurs kilomètres plus loin, alors que nous venons de dépasser un petit port avec un phare rouge et un phare blanc, nous faisons demi-tour. La nuit commence à tomber et la démarche devient de plus en plus mécanique. D’ailleurs la foule a disparu, il ne reste que les purs et durs munis de leurs appareil-photos qui ressemblent à des télescopes.

A Mipo Harbour nous trouvons un restaurant sur la mer. Spécialités fruits de mer et poissons… crus de préférence. Quelques difficultés à comprendre le menu car personne ne parle une langue commune… Ah le pouvoir des photos, voilà le manager qui nous sort son portable et nous montre toute une série de photos de plats garnis. Même le chef, avec ses bottes blanches en caoutchouc, sort de sa cuisine pour nous montrer des fruits de mer inconnus. Abracadabra… nous commandons une photo deux et une photo cinq… plus quelques sushis… au cas où !

Quelques instants plus tard, le ballet des plats commencent. La promenade digestive sur la plage est obligatoire tant nous avons mangé. Ne sentant même plus le froid, nous faisons de grands dessins dans le sable sous la lumière des projecteurs. Sur la promenade, un joueur de flûte traditionnelle joue au vent, plus loin qu’un jeune rocker accorde sa guitare. Nous retrouvons l’avenue de la station de métro. Nous ne la reconnaissons à peine maintenant qu’elle a revêtu sa tenue de soirée. Mini Vegas.

Décidément c’est fou ce que l’on voyage à Busan !!!



Busan Lundi 6 Avril 2015

Les exercices pédestres d'hier nous aurons fait passer une bonne nuit et notre beau moral n'est même pas atteint en découvrant qu'il peut toujours, que le ciel est toujours aussi gris et le vent toujours aussi frais. Aujourd'hui, nous changeons d'air, Adios Busan, Hello Gyeongju ! Evidemment, nous réalisons bien que la météo 70 kilomètres plus au nord ne risque pas d'être très différente.

Nous en avons confirmation tout au long du trajet car derrière la buée et au travers les gouttelettes de pluie accrochées aux vitres, les paysages de collines qui aimeraient être montagnes, les champs qui attendent de redevenir rizières et les routes qui rêvent de devenir autoroutes, sont plutôt malmenés par des averses discrètes puis torrentielles.

Quand nous débarquons dans la petite gare des bus, près du fleuve, le Dieu de la Pluie fait une trêve remarquée et bienvenue. Petit tour au kiosque du Tourism Office (il y en a vraiment partout) pour récupérer plans, prospectus et surtout une adresse d'hôtel.

Là nous apprenons que cette ville n'est pas simple. La gare de bus où nous sommes est située à 2-3 kilomètres du centre-ville et les hôtels sont regroupés près du lac à 8 kilomètres du centre-ville. Dans cette partie de la ville, à part l'hôtel de luxe juste à côté, il n'y a que des motels (autre mot pour désigner les Love hotels) nous informe l'hôtesse d'un air mi-navré mi-horrifié.

Une petite marche en trainant la valise sur les trottoirs mouillés peut parfois être un remède contre l'indécision. En avant donc en direction du centre-ville. Nous passons devant plusieurs magasins proposant la spécialité du coin : le Barley Bread, dans des boites de toutes les tailles (nous le gouterons plus tard et constaterons qu'il s'agit en fait de petits pancakes).

Plus étonnant, après le premier gros carrefour, nous découvrons une première série de tumulus au milieu d'un parc. Les voilà donc ces fameuses tombes royales et princières. Nous aurons surement l'occasion de les voir de plus près, quand nous serons installés. Patience.

De méchants nuages noirs s'accumulent au-dessus de nos têtes alors que nous arrivons devant la station de trains cette fois. Nouvelle visite au Tourism Office, même son de cloche, les hôtels sont près du lac. Nous montons dans le premier taxi. Le chauffeur fonce sur la route bordée d'arbres en fleurs longeant le fleuve puis le lac. Arrivés à destination, nous constatons que les hôtels ne sont en fait que des resorts entourés de terrains de golf, loin de tout et sans intérêt pour nous !

Demi-tour direction l'hôtel près de la gare de bus. Nous venons de perdre une bonne heure et de dépenser une petite fortune en taxi pour revenir exactement là où nous sommes arrivés. Il y a des jours comme ça !!!

Au diable l'avarice, ce sera l'Hotel The DY. C'est vrai qu'il est confortable et puis la salle de bains sort tout droit d'un ouvrage de science-fiction. En fait après avoir été débité d'environ 150 000 Wons, nous finissons par lui trouver que des avantages… On se console comme l'on peut !

Après un sérieux épluchage des prospectus touristiques, il en ressort que la plupart des zones historiques sont assez éparpillées dans la ville mais surtout autour de la ville. Nous prendrons donc une excursion demain pour aller voir les monuments les plus éloignés et resterons en ville aujourd'hui.

Grâce à la culture florissante de la dynastie Silla (de 57 avant J.-C. à 935 après J.-C.), ce ne sont pas les vestiges qui manquent dans cette ancienne capitale et ses environs. Entre les temples, palais, forteresses, remparts, tombes, pagodes, bas-reliefs, sculptures et musées, il y a de quoi faire et nous avons assez perdu de temps… mais nous avons faim !

L’heure du lunch est passée mais nous trouvons facilement un petit restaurant dans les abords du quartier chaud. Nous sommes les uniques clients parmi les empilements de cartons. Comme à Busan, la charmante femme sort son portable pour nous montrer le menu. Quelques instants plus tard, une demi-douzaine de raviers remplis de kimchis sont servis en attendant l’arrivée d’une délicieuse soupe toute fumante.

La température extérieure ne passe pas au-dessus de 9° mais il ne pleut pas. Nous partons inspecter ces curieux dômes en terre couverts de pelouse fraichement coupée (comment font les jardiniers ?!).

Passé le portail en bois, nous découvrons un parc pour le moins particulier. Quelques étangs pour le bonheur des canards puis une c’est une succession de grosses bosses de terre arrondies et régulières, certaines plus imposantes que d'autres elles diffusent une atmosphère paisible et à la fois étrange aux lieux. L'une des tombes, (Cheonmachong - datant du V ou VIème siècle), est ouverte au public. Elle a été aménagée de façon à comprendre leur secret de fabrication (rondins et pierres, le tout couvert de terre) et d'apprécier ce qu'elles contiennent grâce à la série de vitrines où sont exposés de nombreux objets funéraires retrouvés lors de l'excavation dans les années soixante-dix. Les dimensions de cette tombe, même si elle est loin d'être la plus grande, restent imposantes : 47 m de diamètre presque 13 m de hauteur.

La balade est bien agréable d'autant plus que les arbres en fleurs sont nombreux et de toute beauté. En tout cas ils nous font oublier le froid et l'humidité. Au-dessus des gros murs formant l'enceinte du parc, l'on aperçoit les toits compliqués d'un temple et ceux des maisons traditionnelles rescapées. C'est par là que nous nous dirigeons.

A l'entrée du temple Sunghyejeon, un petit pavillon contient trois anciennes plaques commémorant trois anciens rois Silla. Plus loin plusieurs petits bâtiments de couleurs différentes sont fermés. Dans l'un d'eux, un groupe d'hommes est rassemblé devant une table basse tout en longueur. Pas moyen de savoir s'ils se sont réunis pour prier ou pour tenir un meeting bien arrosé.

Quelques nouvelles constructions, futurs restaurants faussement traditionnels séparent le petit temple de la vaste pelouse bordée de rangées d'arbres en fleurs qui entoure l'Observatoire Cheomseongdae. Ce dernier, construit dans la première partie du VIIème siècle sous le règne de la reine Seondeok, servait à l'observation des étoiles et à faire des prévisions météorologiques. En forme de cylindre il est composé de 362 pierres (correspondant au nombre de jours dans une année lunaire), repose sur une pierre de base de plus de 5 m de côté et il s'élève à une hauteur de 9 m. Il est donc relativement petit, surtout au milieu de cet espace vide, mais le fait qu'il soit encore debout est un miracle.

Plus loin, les champs jaunes de colza sont pris d'assaut par des touristes qui se photographient les uns les autres. Ça change des cerisiers ! Au fond les jardins et rizières n'attendent que le soleil pour commencer la nouvelle saison. Bientôt ils seront la vedette du show.

Nous continuons d'explorer le site du palais en ruines de Wolseong, la forêt de Gyerim et apercevons le bassin d'Anapji, sur le site du palais en ruines d'Imhaejeon. Dans une petite salle de projection surchauffée, nous assistons à la diffusion d'un petit film d'animation retraçant l'histoire des Silla et illustrant en 3D la disposition des lieux et la grandeur de leurs palais et pagodes maintenant en ruines ou ayant complètement disparus. Non seulement nous nous sommes réchauffés mais en prime nous avons une meilleure appréciation de l'importance et l'éclat qu'a apporté la dynastie Silla à cette région.

Un signe indique un autre temple (Bunhwangsa) à moins d'un kilomètre et demi. Nous suivons donc la longue route bordée d'arbres en fleurs et recouverte de pétales blancs. C'est magique on dirait de la neige… d'ailleurs le ciel est si gris et bas que l'on a l'impression qu'il va neiger d'un instant à l'autre.

Toujours pas de temple, à la place nous errons au milieu des rues en terre d'une zone semi-industrielle déprimante et d'une banlieue oubliée. Nous rebroussons chemin et revenons du côté de l'Observatoire. Nous poussons la porte d'un petit café sympa. Le jeune couple derrière le comptoir nous propose de gouter à leur assortiment coloré de gâteaux de riz faits maison. Evidemment que je craque !

Le jour commence à disparaitre et il est temps de regagner notre chambre.

Une paire d'heures plus tard, nous trouvons l'énergie pour affronter le vent glacé qui souffle. Nous allons voir les lampions qui éclairent l'autre rive. En fait nous ne sommes pas déçus, car en plus des illuminations multicolores des cerisiers, des tentes sont installées le long du fleuve. Nous sommes en pleine mini fête foraine avec des spectacles traditionnels et karaoké, des stands à bouffe et de jeux d'adresse. Excellente occasion pour se fondre au milieu d'une atmosphère locale, sympathique et joyeuse et de gouter à quelques délicieuses recettes locales bien épicées qui nous font vite oublier le froid ambiant.

Gyeongju Mardi 7 Avril 2015

Petit dej. dans la chambre. De la fenêtre, je constate que le ciel est toujours aussi bas et gris qu'hier.

A 10h. nous attendons le bus dans les bureaux de l'agence en compagnie d'une trentaine de retraités coréens et d'un couple de Français ! Nous le savions, la visite guidée ne se fait qu'en Coréen. A écouter le flot rapide de la voix de la guide et à regarder l'air concentré des passagers, je crois que nous passons à côté d’un récit passionnant.

Et c'est parti. Le bus reprend en partie la route parcourue hier en taxi avant de rejoindre les premières collines et la voie rapide qui mène à la gare « TGV » où nous récupérons d'autres passagers venus de Busan.

La vraie visite peut commencer. Direction les faubourgs au sud et un parc (Taejong Muyeol) adossé à une colline boisée. Là se trouve, comme l’indique la stèle gravée, la tombe du roi Myeol (654-661), le 29éme de la lignée des Silla et qui, avec l’aide de son copain l’Empereur de Chine, unifiât la péninsule coréenne. Impression de déjà-vu car rien ne ressemble plus à un cumulus qu'un autre cumulus, certes ces trois ci sont regroupés de manière particulièrement symétriques.

Nous profitons d'une petite porte ouverte pour nous diriger vers un sous-bois un peu à l'écart et découvrir une tombe semi-sphérique bien plus discrète mais bien plus originale et jolie que les autres. Celle-ci est encerclée de pierres et ornée de statues et de stèles en pierre. Un panneau nous apprend qu'il s'agit de la tombe du Roi Heonan (857-861) le 47ème de la lignée des Silla.

Contents de retrouver la chaleur du bus et nos petits retraités coréens sympathiques, nous retournons en ville pour visiter d’autres cumulus (on n’en sort plus !), ceux justement que nous avions découverts hier en arpentant le parc Cheonmachong ! La balade est aussi agréable qu’hier et nous en profitons pour marcher vers les allées sur le côté du parc, là où sont rassemblées des centaines de pierres gravées provenant des différentes tombes. Très joli puzzle géant apparemment insoluble.

Troisième arrêt, dans un autre parc à proximité du musée. Nous sommes sur le site de l’ancienne forteresse Banwolseong érigée au premier siècle par le roi Pasa (cinquième des Silla) mais dont il ne reste ici que quelques douves.

De l’autre côté de la route, les ruines du palais du Prince Héritier: Donggung qui comprenait de nombreux bâtiments dont le célèbre Imhaejeon Hall où étaient reçus les dignitaires les plus importants et où se tenaient les fêtes les plus prestigieuses.

Nous avons trois quarts d’heure pour admirer les trois ravissants pavillons (reconstruits) en bois peints en rouge et finement décorés et faire le tour du très romantique bassin d’Anapji. C’est exactement le temps qu’il faut pour examiner au plus près les plus beaux objets (tuiles, bijoux, statuettes, poteries…) repêchés dans ce bassin et aujourd’hui les témoins de la grandeur de la dynastie Silla et de la splendeur de l’art à cette époque, et pour se promener autour du bassin en s’émerveillant devant la beauté des arbres en fleurs et la vivacité de cet écureuil curieux.

La culture, ça creuse ! Arrêt pour le déjeuner, près de l’observatoire. Nous suivons nos petits retraités dans une salle de restaurant déjà prête. La guide nous propose de nous asseoir avec eux et de profiter du super menu à 10,000 Wons (8 Euros).

Bien nous en a pris car une fois de plus nous gouttons à une variété de plats les plus exquis les uns que les autres. Nous repérons également la manière de manger certains d’entre eux, comme par exemple ces feuilles que l’on enduit allègrement de sauce épicée puis que l’on enroule autour d’une boulette de riz ou encore la séquence à suivre pour le parfait Hot Pot.

Un thé brulant pour faciliter la digestion et nous empêcher de piquer du nez. C’est qu’il en reste des choses à voir !

Et ça repart, cette fois en direction du sud-est vers le Mont Toham. Il ne faut pas longtemps pour observer et s’amuser du mouvement parfaitement synchronisé que font les têtes des passagers à chaque virage… et il y en a pour arriver jusqu’au parking de la grotte de Seokguram ! Sur les hauteurs, au milieu d’une forêt humide et brumeuse, le thermomètre plonge. Pour se réchauffer, c’est au pas de course que nous parcourons le chemin forestier qui mène à la grotte.

Cette grotte artificielle, aménagée au VIIIème siècle, contient une superbe statue de Bouddha entourée d’une dizaine d’autres délicatement sculptées dans du granite blanc représentant Bodhisattvas et disciples. En partie effondrée à cause d’infiltrations, la coupole fut entièrement reconstruite et consolidée entre 1913 et 1915. On n’y voit que du feu car tous les regards se dirigent instinctivement vers le sourire apaisant du Bouddha. Ne pouvant pas rester planter devant la vitre protectrice, nous faisons plusieurs fois le tour de la grotte.

Les petits temples, situés en contrebas sont soit en pleine rénovation soit en pleine décoration. L’anniversaire de Bouddha approchant, des centaines de lanternes de couleurs différentes sont soigneusement accrochées un peu partout et donne à la forêt un peu air de fête. Sur le chemin du retour qui monte, nous nous arrêtons fréquemment pour photographier de jolies fleurs sauvages… signe que le Printemps n’est plus très loin.

Il ne nous reste qu’un arrêt et c’est sans conteste le clou de l’excursion : le temple de Bulguksa. Construit entre 751 et 774, ce temple était l’épicentre du bouddhisme durant la dynastie des Silla, on y venait prier pour la protection du royaume face à une invasion extérieure. Les prières ne devaient pas être très efficaces car (comme pour la majorité des temples en Corée d’ailleurs) Bulguksa fut détruit lors de l’invasion japonaise en 1593. La plupart des principaux bâtiments furent rapidement reconstruits mais il est intéressant d’apprendre que la restauration complète ne date que de 1973. Ce laborieux travail fut récompensé en 1995 quand ce complexe religieux fut inscrit sur les listes du Patrimoine Mondial.

Nous franchissons un premier porche en bois abritant quatre féroces statues en bois et poursuivons jusqu’au pied des escaliers ou ponts Yeonhwagyo et Chilbogyo qui conduisent à l’entrée principale du Geungnakjeon. Les élégantes terrasses en pierre surélevées supportent un ensemble de bâtiments en bois plus beaux et plus délicatement décorés les uns que les autres. Deux yeux ne suffisent pas pour apprécier toute la finesse des décorations et des sculptures ni l’harmonie des couleurs ou encore les détails des panneaux en bois aussi bien à l’extérieur qu’à l’intérieur. C’est tout simplement époustouflant.

Nous visitons lentement chacune des parties censées représenter le pays de Bouddha. D’abord ici, le Geungnakjeon Hall (Salle de la Béatitude Suprême), là le Birojeon et son Vairocana Hall et plus loin le Daeungjeon Hall (Salle de la Grande Illumination), sans oublier les deux pagodes (Seolgatap et Dabotap). Nous venons de visiter certainement l’un des plus beaux temples de Corée.

En attendant que tout le groupe regagne le bus, nous regardons les groupes de jeunes qui, après une donation, s’efforcent à pousser, le plus fort possible, le vieux balancier en bois sur la grosse cloche de manière à la faire résonner le plus longtemps possible.

Après avoir déposé une famille à la gare, nous faisons la tournée des hôtels près du lac pour y déposer différents groupes de retraités. Ce petit détour nous permet de passer devant le temple et la pagode de Bunhwangsa, que nous n’avions pas trouvés hier…

Retour à l’hôtel et appréciation de son confort…

Encore une fois la nuit est tombée d’un coup. Nous tentons de trouver un petit resto dans les rues derrière l’hôtel. Celui que nous trouvons est parfait, rendez-vous populaire dont la spécialité de la cheffe est le Hot Pot… Exactement ce qu’il fallait pour conclure cette froide mais superbe journée.

Gyeongju Mercredi 8 Avril 2015

8h.30 J’ouvre les rideaux pour découvrir un ciel plombé qui recouvre les montagnes à l’horizon. Les passants que j’aperçois sont emmitouflés et la chaussée mouillée. Mais en cherchant bien, on arrive à distinguer quelques trouées lumineuses qui approchent.

Le café et le croissant avalés, je sors en direction de la forteresse censée se trouver dans les environs proches. Je parcours ce boulevard qui se réveille doucement et sent si bon la province avec son animation tranquille. Les devantures des commerces s’ouvrent les unes après les autres, les petits vieux se saluent et les ménagères sont déjà à l’affut des bonnes affaires.

Mais toujours pas de forteresse ?! Peut-être est-elle comme celle d’hier, juste un emplacement vide et non pas des ruines comme je l’espérais.

Dépité, je fais demi-tour en passant par une petite rue piétonne balisée de panneaux relatant des anecdotes historiques sur la ville et ses habitants et illustrées de photos anciennes. Voyage dans une autre époque ou plutôt sur autre planète tant tout est devenu méconnaissable… sauf ces étonnantes mottes de terre (collines plutôt) rondes, abritant des tombes royales…

Elles sont vraiment partout dans la ville ! Celles-ci ne semblent pas être particulièrement protégées et l’endroit ressemble davantage à un parc de jeu pour gamins intrépides d’autant plus que de grands arbres ont fini par pousser sur les pentes. L’une de ces mini collines est toutefois entourée de barrières et en partie recouverte par des bâches bleues. Un panneau indique que des recherches archéologiques sont en cours. Plus loin une stèle m’apprend que le roi Gustaf VI Adolph de Suède est venu ici au début du siècle dernier pour participer aux travaux d’excavations d’une autre tombe. Peut-être fallait-il un Royal pour déterrer un Royal !?

Parmi l’ensemble des tumulus en voilà un tronqué, trépané, la belle harmonie des courbes est soudainement rompue peut-être à cause d’un prince fauché ou mal aimé !

Dans un coin du parc des groupes de retraités se forment en fonction de la couleur de la veste qu’ils portent. Le groupe rouge à droite, le jaune au centre et le bleu à gauche, il semblerait que les équipes s’apprêtent à participer aux de travaux communautaires prévus pour ce matin.

Je reprends la direction de l’hôtel en passant par les petites rues du quartier qui se la jouait à la Las Vegas hier soir avec ses cascades de néons. Atmosphère de gueule de bois ce matin, les bars et love hotels se refont une beauté ou plus simplement la grâce matinée.

Comme l’indique le panneau électronique à côté du conducteur, nous ne sommes que sept passagers dans ce bus qui relie Gyeongju à Seoul. Les gros fauteuils rouges sont spacieux et se transforment en lits confortables.

Midi. On démarre et le temps de rejoindre l’autoroute sur les hauteurs et lire trois pages de mon thriller et je m’endors. A intervalles réguliers, j’ouvre un œil pour m’assurer que je ne loupe rien point de vue paysage et le referme illico rassuré. Collines couvertes d’arbres déplumés, vallées couvertes de serres et zones urbaines couvertes de tours d’habitations le tout parcouru de quelques rivières qui deviennent parfois fleuves avant de disparaitre derrière une nouvelle série de petites montagnes.

Arrêt à mi-chemin dans un restoroute géant où j’arpente un rayon de boites et de bouteilles chaudes de café/moka/chocolat et trouve même un paquet de Digestive.

Trois nouvelles pages de mon thriller qui ne me thrille pas trop et nous voilà bientôt dans les banlieues interminables de la capitale et un peu plus tard dans l’immense gare de bus aperçue quelques jours plus tôt alors que nous cherchions notre bouteille de Champagne. Le soleil fait des clins d’œil et ils sont les bienvenus.

Ligne de métro directe mais wagons pleins. Pas drôle de voyager à l’heure de pointe. Enfin nous retrouvons notre petit quartier et nos points de repère. C’est carrément un retour à la maison puisque nous retrouvons le même hôtel, la même chambre (mais pas au même étage !).

Nous profitons de cette fin d’après-midi ensoleillée pour aller nous promener dans le quartier de Bukchon, réputé pour ses rues pittoresques et l’architecture des maisons traditionnelles aperçues le premier jour.

La réputation n’est pas surfaite car à mesure que nous grimpons sur la colline nous nous ‘perdons’ un labyrinthe de petites rues tranquilles, certaines bordées d’adorables maisons en bois, et de superbes vues panoramiques sur la ville moderne. Etonnants contrastes : paisible, frénétique, tradition, modernité.

Le soleil disparait et la température descend dramatiquement. Nous nous retrouvons dans la rue piétonne d’Insadong à faire du lèche-vitrine devant les magasins de souvenirs avant de nous attabler vite fait à l’intérieur d’un restaurant traditionnel au décor très agréable et surtout… bien chauffé !



Séoul Jeudi 9 Avril 2015

En ouvrant la fenêtre au verre teinté, je découvre que le ciel que je croyais gris-marron est en fait bleu et que le soleil brille. Bras-le-bas le combat. Je descends vite acheter des croissants et pains au chocolat au Paris Croissant du coin, rien que pour le plaisir de pouvoir les tremper dans ma tasse de café.

Quelques ‘instants’ plus tard, nous allons profiter de cette magnifique journée de Printemps en prenant… le métro ! Direction l’Assemblée Nationale située sur la rive sud du fleuve, là où se trouvent non seulement le Parlement mais également un parc et une longue avenue bordée d’arbres en fleurs.

Nous ne sommes pas les seuls à descendre à cette station d’ordinaire… ordinaire. Il suffit de suivre la foule dans les couloirs puis sur les escaliers roulants. Dehors un ciel légèrement voilé nous accueille. Tous ensemble et presque au pas, nous traversons une large avenue puis passons les grilles gardées par un cordon de jeunes policiers. En haut de la pelouse, en partie occupée par des groupes de pique-niqueurs, se trouve un immense parallélépipède gris soutenu par des colonnes carrées et surmonté d'un dôme vert. Plutôt moche ce truc, en fait on pourrait se croire de l’autre côté de la ligne de démarcation !!!

Heureusement le parc est agréable et, à voir la foule, très populaire. De nombreux groupes d’amis, de collègues ou des familles se sont déjà installés pour un déjeuner sur l’herbe, certains très élaborés et incluant barbecues portables.

Nous poursuivons vers les berges et prenons la route en contrebas, fermée à la circulation mais envahie par les badauds venus admirer les splendeurs du Printemps enfin de retour. Les hivers pouvant être longs et rigoureux en Corée, ce spectacle extraordinaire, qui se renouvelle chaque année, est toujours attendu avec impatience et occasionne une certaine ferveur difficilement compréhensible pour ceux, qui comme nous, habitent un endroit où les températures ne descendent pas en-dessous de zéro et où les saisons ne sont pas vraiment marquées.

Comme à Busan, nous tombons sous le charme de Sakura, en plus sous le soleil et au milieu d’une foule souriante et de bonne humeur. Au bout de l’avenue fleurie, des arrangements floraux multicolores volent la vedette aux cerisiers et pruniers. Comme les autres, nous faisons demi-tour pour profiter de la féerie encore plus longtemps.

Nouveau petit tour en métro pour revenir dans le centre-ville, plus exactement au marché Namdaemun, en face de la station Hoehyeon. A croire que la population de Séoul qui n’était pas dans les jardins de l’Assemblée Nationale doit se trouver ici ! Toutes les rues de ce quartier commerçant, grouillent de monde.

En fait, en plus d’être un lieu historique ce marché est une véritable institution. Depuis le XVème siècle, ces souks version coréenne, proposent de tout, absolument tout. Bien vite nous nous retrouvons au milieu de ce qui partait être un croisement entre le marché d’Aligre et un super Monoprix sur plusieurs niveaux.

Successions d’étalages où s’empilent des vêtements, des cosmétiques, des ustensiles de cuisine, de la vaisselle, de l’outillage, des appareils électroménagers, des produits agricoles et de la mer (vivants, séchés, frais, décomposés…), de fruits secs, de graines sans oublier les bouisbouis et les mini-restaurants.

Bref, le genre d’endroit où les yeux, les narines et dans une moindre mesure les oreilles sont sollicités en permanence. Nous y goutons l’une des soupes les plus fades de notre séjour mais aussi les gaufres locales les plus délicieuses préparées par deux grand-mères pleines d’énergie.

Au bout d’une allée, nous apercevons le double toit de la Porte Sungnyemun. Nous allons donc la voir de plus prés. La célèbre porte se trouve à l’intersection d’avenues importantes, au pied d’un assortiment de buildings récents assez moches ou en construction. Le contraste entre deux architectures, l’ancienne et la moderne, ne peut difficilement être aussi flagrant.

Sungnyemun est la porte sud de Séoul et la plus grande structure en pierres avec une entrée en forme d’arche. Elle est surmontée d’un magnifique bâtiment en bois de deux étages finement décoré. La porte fut érigée en 1398 sous le règne du roi Taejo, le fondateur de la dynastie Joeson. Elle perdit une partie de ses murs lors de l’occupation japonaise en 1907 puis fut sérieusement endommagée durant la guerre de Corée (1950-53). Entre 1960 et 1962, elle fut entièrement démontée, restaurée puis remontée. Ce long travail de restauration fut réduit à néant en février 2008 par un déséquilibré qui y mit le feu. Après cinq nouvelles années de restauration, le trésor national No1 fut ouvert au public en mai 2013. Les apparences sont donc parfois trompeuses… car ce magnifique bâtiment que l’on croyait plusieurs fois centenaire est en fait plus récent que la Bank of Korea qui lui fait face !

Du carrefour, nous reconnaissons d’un côté l’Hôtel de Ville, de l’autre la gare. Le plan semble indiquer que la station de la gare sera la plus directe pour revenir vers Insandong. D’après la brochure du Tourist Office, il resterait encore un temple et une pagode dans les parages qui auraient échappés à mon radar.

Quelques demandes de renseignement plus tard, nous voilà devant le portique du temple Jogyesa protégé par de féroces silhouettes guerrières et décoré de centaines de rangées de lanternes de couleurs qui ondulent doucement à la légère brise.

Comme pour la Porte Sungnyemun, le mélange ancien et moderne est saisissant et encore plus brutal ici car il n’existe même pas un petit espace vert pour servir de transition.

Un portique imposant, deux superbes pavillons en bois mais où est donc la pagode !? Elle est bien là, toute minuscule dans un coin, vraiment rien de spectaculaire… contrairement aux admirables panneaux en bois décorant les deux pavillons. Derrière les baies vitrées du Dewungjeon (temple principal) on aperçoit trois bouddhas dorés et vénérés par une vingtaine de croyants. L’un des avantages des temples en bois est qu’ils peuvent être démontés et reconstruits ailleurs. C’est le cas du Dewungjeon originaire de la province de Jeolla dans le sud mais réassemblé ici en 1938.

Perchés sur une nacelle, deux jeunes ajoutent des guirlandes aux branches d’un grand pin et alignent toujours plus de rangées de lanternes en préparation de l’anniversaire de Bouddha : un évènement important pour l’Ordre du bouddhisme coréen de Jogye dont Jogyesa est le temple principal. Les rayons du soleil couchant illuminent une dernière fois les dorures des toits et des peintures. Il est temps de regagner l’hôtel et de souffler un peu.

Impossible de quitter ce pays sans gouter aux grillades coréennes. La mission de cette dernière soirée à Séoul est donc d’arpenter les rues du quartier et de trouver un restaurant spécialisé dans les grillades. Mission accomplie moins de vingt minutes plus tard. Nous n’avons qu’un regret, celui de ne pas l’avoir fait plus tôt !!!

Sur le chemin du retour, nous faisons un premier arrêt devant la charrette du marchand de marrons chauds puis un second à la pâtisserie traditionnelle du coin dont la devanture est remplie d’une incroyable sélection de gâteaux de riz. Ils remplaceront, demain matin, les croissants et pains au chocolat du petit déjeuner !

Séoul Vendredi 10 Avril 2015

Réveil tardif pour ce dernier jour des vacances… déjà ! Dehors, beau soleil, une magnifique journée printanière qui s’annonce mais nous n’aurons pas la chance d’en profiter. Je me console en dégustant des gâteaux de riz et en regardant un documentaire québécois sur TV5. Ici nous avons même le choix : TV5 Asie ou TV5 Pacifique. Entre les deux mes yeux zappent.

11h. Il est temps de trainer nos petites valises sur les trottoirs de ce petit quartier que nous commençons à bien connaitre. Pincement au cœur car nous n’avons pas vraiment envie de partir. Notre désir de revenir s’accroit à mesure que nous approchons de l’arrêt de bus… situé à proximité de l’Amandier, le point de départ de nos ‘aventures’ sud-coréennes. Nous en profitons pour y aller acheter notre lunch.

Malgré la circulation le 6011 arrive à l’heure indiquée. Comme à l’aller, les rares passagers ne tardent pas à piquer un somme. C’est vrai que le paysage, même ensoleillé, n’est pas folichon : successions de banlieues avec des tours numérotées, de zones industrielles et de zones en travaux entrecoupées de canaux et de rizières et d’espaces verts qui ne le sont pas encore.

Une fois passée la douane, il nous reste une paire d’heures pour découvrir cet aéroport (classé, depuis plusieurs années, premier au monde ?!) avant de nous envoler direction plein sud.

Du hublot et au travers des nuages, je suis des yeux la côte déchirée de l’ouest de la péninsule qui peu à peu finit par se perdre dans une brume puis se confondre avec l’océan.

A quand la prochaine fois ?

Quant à la comparaison entre le Nord et le Sud de la péninsule ? Il n’y a bien sûr pas photo et le Chti que je suis doit admettre que pour une fois le Sud est bien mieux que le Nord !

J’ai également appris que les Coréens du Sud aiment manger épicé… (très épicé !) mais qu’ils partagent avec moi une sacrée « sweet tooth » (chose plutôt rare en Asie). C’est aussi ici que j’ai trouvé les meilleurs croissants au monde… (OK après la France !) et qu’heureusement ils ne se sont pas toujours à l’ail !!!

La Corée du Sud est un joli pays avec une longue histoire, Seoul et Busan sont deux villes excitantes, et les Coréens sont des gens charmants et serviables. Ces quelques jours passés chez eux nous ont tellement enchantés que nous avons hâte d’y retourner.

Pour les photos, c’est ici et là.
Grande Traversée des Alpes: utilisation de sac à dos lors d'un voyage d'une semaine? English translation pending
by Jocelyn67 · 2015-05-31 · 36 replies
Bonjour à tous,

Je suit régulièrement les post concernant le voyage à vélo, et cette fois - ci c'est à moi de poser ma petite question..

Fin Juillet, je souhaite faire la "Grande Traversée des Alpes (GTA) qui rellie Thonon les Bains à Menton.

Je suis cycliste assidu et compte donc faire ce voyage avec mon vélo de compétition (Look 586 avec de simple Mavic Aksium).

La durée de vélo est de 7 jours avec environ 6h sur la selle par jour. Le parcours est difficile (2-3 cols alpins par jours..)

Nous comptons dormir à l'hôtel/gîtes/couchsurfing.

Ma question est donc : peut -on faire ce voyage avec un unique sac à dos et une petite sacoche sur le cintre ?

Petite liste à emmener : vêtements de pluie, un 2ème ensemble de vélo, 1 caleçon& 2 paires de chaussettes, 1 jogging,1 tshirt manche longue, petite trousse de toilettes, nutrition sportif (gatosport, antioxydant) et une petite serviette, 1 cartes, objets de réparations (chambre à air, petite pompe carbone, démonte pneu etc..)

Peut on avec les différents éléments (dénivelé, température) faire ce voyage avec un sac ? Si oui, quel litrage voir quel modèle me conseillez vous ?

Jocelyn, 23ans, d'Alsace
Randonnée Piton des Neiges pour débutants (dont une grande débutante) English translation pending
by HugoS33 · 2015-04-20 · 5 replies
Bonsoir / Bonjour,

Ma copine et moi même devons partir pour 3 semaines à la Réunion pour le mois de juin. (Elle est réunionnaise et nous allons voir sa famille.) Ca sera une première pour moi et j'aimerai pouvoir faire le maximum de choses sur cette magnifique ile.

J'aimerais avoir quelques avis concernant les randonnées qui monte vers le Piton des neiges.

Pour ma part, cela fait longtemps que je n'ai pas fait de rando en montagne (C'était il y a 4 ans, quand je vivais en Colombie Britannique (à Vancouver), j'avais fait de magnifique randos dans les montagnes côtières.)

Ma copine, par contre .. n'est pas DU TOUT sportive. Mais je suis en train (avec difficulté) de lui donner l'envie de se dépenser. Nous avons 25 et 28 ans , donc nous sommes encore bien jeunes !

Durant ces 3 semaines, nous aimerions faire 1 rando par semaine. (En commençant par quelque chose de plus simple, de 3-4h max), et pour fini, en 3eme semaine, faire un" grosse rando" avec des points vues incroyables.

En tant que débutant, je voudrais dans un premier temps savoir s'il serait possible de faire cette rando (en passant par la refuge) ?

Si oui,

Que me conseillerez-vous comme point de départ ? Combien de temps prendrait l'aller vers le refuge , puis l'aller du refuge au Piton des neiges ? Au total cela pourrait représenter combien d'heure environs ?

Que devons-nous apporter ? (Habits chauds .. pour en haut, mais lesquels ? et pour le mois de juin) Combien de litre d'eau avons-nous besoin pour ce genre de rando ?

Je vous remercie par avance.
Vietnam (Centre) - Mars 2015 English translation pending
by Nancy · 2015-03-23 · 43 replies
Mise en garde habituelle pour éviter toute déconvenue : le récit qui suit est bien davantage un recueil d’infos pratiques qu’un carnet de voyage …

Nous avions besoin de vacances. Pas d’un voyage itinérant. Un endroit où nous poser qui offre des choses à voir, à faire, un endroit qui puisse allier culture et détente. Pas si simple, on a beaucoup cherché. Et nous avons fini par trouver notre bonheur avec le centre du Vietnam. Hué, Hoi An et les environs tout proches. Juste ça, rien d’autre. En 2 semaines, c’est large, c’est ce qu’il nous fallait. Voilà donc un itinéraire, je devrais presque dire un séjour, qui nous a permis de découvrir 2 jolies villes, bien différentes l’une de l’autre, et une jolie campagne environnante. Tout en douceur.

NOTRE PERIPLE EN 2 SEMAINES :

Ven 27 Février – Vol sur Vietnam Airlines : Paris CDG / Hanoi / Hué Sam – Arrivée du vol à 14h50 – 7 nuits à Hué Dim – Prise de contact avec Hué : promenade dans la Cité Impériale – Tour des remparts de la Cité Interdite, par l’extérieur Lun – La Cité Impériale – Le marché Dong Ba Mar – En vélo : Pagode Tu Hieu – Tombeau de Tu Duc – Pagode Thien Mu (Dame Céleste) Mer – En vélo : Vieux pont couvert Thanh Toan – Pagode Dieue De Jeu – En moto : Tombeaux de Khai Dinh et de Minh Mang - Ven – En vélo : Temple de la Littérature – Cimetière voisin – Pagode Huyen Khong – Collège – Fondation Lebadang – Royal Museum Sam – Transfert vers Hué en moto avec Le Family Riders – En route : col dans les nuages et marble mountain – 7 nuits à Hoi An Dim – Prise de contact avec Hoi An : flânerie sans but Lun – En vélo : Plages de Cau Dai et de An Bang – Pagodes Van Duc, Phuoc Lam, Chuc Thanh Mar – En vélo : Village de potiers de Thanh Ha Mer – En voiture privée : Site cham de My Son Jeu – En vélo : Plage de An Bang Ven – En vélo : Plage de An Bang – Village de maraîchers – Pagode de Chuc Thanh (bis) Sam 14 Mars – Dernière flânerie et dernier repas à Hoi An - Vol sur Vietnam Airlines : Danang / Ho Chi Minh Ville/ Paris CDG – Départ à 17h50

BUDGET : Cours du Dong : 100 000 Ð (que j’abrègerai en 100 kÐ) = 4,4 € Pas vu de pièce, que des billets (le plus petit utilisé = 1 000 Dongs). On a pâti de la baisse de l’Euro.

Dépenses préalables : 1 888 € Visa : 24$ pour les lettres d’invitation permettant d’obtenir le visa à l’arrivée. Vols réguliers sur la compagnie Vietnam Airlines, réservés via Opodo : 933 €/p l'A/R.

Dépenses sur place : 1 538 € Visa sur place : 45 $/p Hébergements : 828 € (pour 2X7 nuits). Paiement par Amex. Transfert Hué/Hoi An avec les motoriders de la Le Family : 58 $/p. Paiement cash en $ Autres : (repas, transports, entrées des sites) : 510 €. Paiement cash Aucun retrait ATM. Nous avons changé nos € au fil de l’eau, à l’hôtel ou dans de petites agences en ville. Le taux de change était tout à fait correct mais a baissé assez significativement durant notre séjour.

Budget total tout compris (hors achats de souvenirs perso) : 3 426 € Budget non significatif, nous étions là pour nous reposer, nous avons choisi des hôtels confortables plus chers que la moyenne et nous avons largement profité des massages, des restaurants et du happy hour offert partout. Les cocktails sont délicieux et coûtent, max, 2€. Alors, forcément, on s’est un peu lâché …

GUIDES : Lonely Planet (LP) Vietnam – 10e édition 2012 – Le même que celui qu’on avait il y a 2 ans pour le Nord … Guide du Routard 2015 Très à jour. J’ai préféré.

TRANSPORTS : 1 - Vols Paris/Hanoi/Hué – Danang/HCMV/Paris – Vietnam Airlines Achetés fin février en ligne via Opodo. 933 €/p l'A/R. Horaires confortables. Vol international sur B777 un peu moins confortables que ceux d’autres compagnies, notamment sur l’offre cinéma (peu de choix et démarrage des films à heures fixes). Escale un peu longue à Hanoi mais qui nous a permis de prendre notre visa sans stress.

VISA ON ARRIVAL :
http://www.aca-voyage.com/...sa-pour.html?lang=fr Une demande en ligne permet d’obtenir sûrement, facilement et rapidement les lettres d’invitation nécessaires à l’obtention du visa à l’arrivée à Hanoi. Ce service nous a coûté 24$ (pour nous 2). Le visa, payé sur place à Hanoi, coûte 45$. Bien moins cher qu’à l’ambassade de Paris. On gagne donc beaucoup de temps et d’argent par ce moyen. Impossible de rater le guichet à l’aéroport : tout le monde s’y presse. On remet sa lettre, sa photo et son passeport, et on attend d’être appelé pour payer cash (les € sont acceptés) et récupérer son passeport agrémenté du nouveau visa. Attention, cette fois-ci, le service a été particulièrement lent et de nombreux touristes avaient choisi cette option, ce qui fait que nous avons mis plus d’1 heure pour obtenir le visa. Tenez-en compte si vous devez enchaîner avec un vol domestique.

Arrivés à Hué, nous avions opté pour le transfert proposé par l’hôtel : 400 kÐ On s’embourgeoise ? On vieillit ?... J’espère que non, je me rassure en me disant qu’on avait cette fois juste besoin de facilité.

2 – Le transfert Hué – Hoi An – Le Family Riders Trouvé sur internet avant notre départ, j’avais réservé par mail (sans acompte, juste un email) http://lefamilyriders.com/...ay-or-hoian-hue.html Les critiques sont élogieuses sur Trip Advisor et sont vraiment justifiées. A 8h30, Thuy (une charmante jeune fille) et son frère viennent nous chercher en moto. Nos bagages sont pris en charge par la maman. Je grimpe derrière Thuy et Philippe derrière son frère (dont je n’ai pas retenu le nom) et nous voilà partis. Sécurité, prudence, gentillesse, bonne humeur, nous roulions sans crainte. Les pauses sont bien gérées. Le repas de midi est pantagruélique et divin, servi dans un superbe cadre ! Les sites visités (village de pêcheurs, cascade de l’éléphant, col dans les nuages, marble mountain) sont très sympas. Tout est inclus ! Même les maillots de bain achetés pour nous car nous n’avions pas pris les nôtres (nous ne pensions pas nous baigner mais … trop tentant finalement …). Du coup aujourd’hui, je peux l’affirmer haut et fort : le ridicule ne tue pas ! J’ai évidemment effacé toutes les photos de moi dans ce maillot rose et vert fluo … Philippe avec son caleçon tahiti était un poil moins ridicule. Enfin quand même !... Nous arrivons vers 17h30 à Hoi An dans la boutique de maman. Encore un petit thé et on nous dépose à notre hôtel. Voilà donc une très belle journée et une agréable façon de passer de Hué à Hoi An. On a joint l’utile à l’agréable. Je recommande vivement, sans aucune réserve.

3 – Vélo Moyen très agréable de découvrir ces 2 villes et les environs. Vérifiez le gonflage des pneus avant de partir. On se fait bien vite à la circulation et on se coule dans le flot des motos et des vélos avec joie. En plus, il fait bien meilleur rouler à vélo que de marcher. Petit panier pratique sur l’avant.

Hué est grande et, du coup, on trouve plus facilement à louer un scooter qu’un vélo. Réservé (la veille pour le lendemain) au DMZ (c’est le nom d’un hôtel-bar-agence, déco au plafond un peu particulière, au coin de la Le Loi et de Pham Ngu Lao). 50 kÐ/j/vélo. Je pense qu’on peut trouver moins cher. Les environs de Hué réservent quelques petites montées qui, même avec ces vélos-tanks, s’avalent bien.

Hoi An se prête particulièrement bien au vélo. C’est tout plat. Et tous les environs (sauf My Son) sont proches et faciles d’accès. Pris chaque matin (sans résa) à la petite dame juste à côté de notre hôtel. 25 kÐ/j/vélo. On en trouve partout.

Parking : sur la plupart des sites, le "parking" est payant. En principe 2 à 5 kÐ/vélo. Idem à la plage de An Bang à Hoi An où nous avons payé (après discussion) 5 kÐ/2 vélos.

4 – Moto Hué : réservée au DMZ. 150 kÐ. Là par contre, je pense que le prix était plutôt correct. Casques fournis. Essence à notre charge (on a fait le plein pour être tranquille : 50 kÐ). Il s’agit toujours de gros scooters automatiques, super confortables même à 2, bien stables, hyper faciles à conduire (dixit mon mari), même pour qui n’est pas motard. Un bon plan pour aller voir les tombeaux impériaux. La carte et les bons conseils sont offerts par DMZ. Ca vaut le coup. Parking : 5 kÐ

5 – Voiture privée Hoi An : réservée à l’agence Hoian Explore – 127 Phan Chu Trinh Street (en face de la petite place) - My Son : 610 kÐ (départ à 8h30, pas d’heure de retour planifiée). - Aéroport de DaNang : 315 kÐ Agence fiable.

HEBERGEMENTS : On a payé nos 2 hôtels sur place par carte Amex. Réservés tous 2 sur Booking.com, sans acompte et sans surprise au moment de la note. Puisque nous devions y faire à chaque fois un long séjour de 7 nuits, nous avons privilégié la situation et le confort. Nous n’avons pas été déçus, ces 2 hôtels (bien que très différents) méritent les éloges qu’ils reçoivent sur Trip Advisor et sur Booking.com. Sans faire une référence de ces 2 adresses car elles sont chères, sachez juste que vous en avez pour votre argent.

Hué – Eldora Hotel 60 Ben Nghe 1 278 kÐ la nuit avec petit déj Sur la rive Sud de la Rivière des Parfums, à 20 min de la Tour du drapeau, à 5 min de la rue Pham Ngu Lao (quartier des restau, des boutiques, des agences …). Peut-être un poil loin de la Cité Impériale quand on est à pied. A vélo, c’est parfait. Grand hôtel, un peu chicos, un peu clinquant mais qui ne se la joue pas du tout mondaine. L’accueil est très chaleureux et extrêmement efficace, nous avons pu le tester puisque nous avons eu un problème de bagage qu’ils ont entièrement géré avec gentillesse et efficacité ! Immense chambre, lumineuse et confortable. Literie et salle de bain impeccable. Petit déj buffet ENORME ! Varié, frais, vietnamien et occidental. Tout le monde y trouve son compte. Piscine au 14e et 15e étage. En intérieur, mais magnifiquement agencée, devant une grande baie vitrée.

Hoi An – Little Hoi An Boutique Hotel & Spa (Guide du Routard) 2-4 Ngyuen Phuc Chu 1 277 kÐ la nuit sans le petit déj (mais il nous a été offert) Situé sur le petit ilot d’An Hoi, sur la rive Sud de la rivière, face à la vieille ville qu’on rejoint en quelques minutes. Cette fois, c’est un petit hôtel de charme. La chambre est tout aussi confortable qu’à Hué mais bien plus petite (mais largement suffisante). Là encore tout est parfait au niveau confort et propreté. Petit déj buffet (5$/p, gracieusement offert) également superbe. Plus petit, en rapport avec la taille de l’hôtel mais tout y est. Les spécialités de Hoi An sont délicieuses. Les crêpes aussi … Gros choix de fruits frais. Petite piscine, à côté de la réception et du restaurant. Moins pratique d’accès qu’à Hué puisque plus en vue (plus délicat pour y descendre en peignoir …). L’accueil est chaleureux (comme partout), peut-être un poil trop, pour nous qui sommes de véritables sauvages et aimons bien notre tranquillité. Devoir chaque matin expliquer notre programme de la journée a fini par nous peser un peu. Oui, je vous l’ai dit, on est des ours mal aimables ! Rassurez-vous, on a bien sûr répondu, chaque matin, avec le sourire ! Sauvages mais bien élevés !

Ces 2 hôtels nous ont tous 2 permis un très agréable séjour de 7 nuits chacun. Pour ce type de catégorie, je les recommande sans réserve.

REPAS : Rappel : 10 kÐ (10 000 Dongs) = 0,44 € (environ)

Dans la rue ou dans les petites gargotes : 1 ananas coupé : 15 kÐ 1 noix de coco : 30 kÐ 1 phơ ou un bun bo hué : 5 à 20 kÐ 1 cau lao : 30 kÐ 1 white rose : 35 kÐ

Au restau : 1 cocktail : 30 à 50 kÐ pendant le Happy Hour (c’est toujours Happy Hour !). Le double sur la carte. Les meilleurs qu’on ait bus étaient à Hoi An au Bazar Café, 36 Tran Phu Street (50 kÐ) 1 bouteille de bière (Bia Larue) 450 ml : 15 à 25 kÐ 1 canette de coca : 15 à 25 kÐ 1 cau lao : 40 à 60 kÐ 1 salade (papaye verte, fleurs de bananiers, mangue …) : 60 kÐ En moyenne, on tournait autour de 250-300 kÐ pour nous 2 pour 2 plats et une bière.

Quelques adresses à Hué: La rue Pham Ngu Lao regorge de restaurants. Ce ne sont pas les plus chics les meilleurs. Nous avons été bien déçus par le Carambole … Notre préféré : Ushi –42 Pham Ngu Lao Excellent bun bo hué à 59 kÐ

Quelques adresses à Hoi An: Même remarque, les adresses prestigieuses ne sont pas forcément les plus sympas. Déçus par le spécial menu du Bazar Café (même si le jardin derrière est splendide) et par le Morning Glory (vraiment trop cher, la moindre salade est à 90 kÐ). Nous avons adoré Chạy, la gargote n°3 de la plage de An Bang. Je vous conseille les Saint-Jacques grillées (89 kÐ). A tomber !! Accueil adorable. Et jolie vue ! On a bien aimé aussi la 4ème petite gargote (surtout pas la 1ère, accueil exécrable, on s’est sauvé !) en bord de rivière à Cam Nam (pas noté le nom. Je pensais qu’on y retournerait et on n’a pas eu le temps … Un comble !!). On a aussi adoré les banh bao (?) à un petit stand de rue, à 20 kÐ, à côté de l’agence HoiAn Explore (127 Phan Chu Trinh Street). Plus ou moins épicés. Précisez. Goutez aussi aux roses blanches, au chicken rice. Manger à Hoi An est un voyage en soi. Les meilleurs cocktails (et on a testé …) nous ont été proposés au Bazar Café. Un poil plus cher mais là, vraiment, c’est justifié.

LE SEJOUR : Pour une fois, nous avions du temps. Car tout le monde vous le dira (et c’est vrai), 1 semaine pour Hué et 1 semaine pour Hoi An, c’est super large. D’ailleurs, les Vietnamiens n’en revenaient pas ! Avoir le temps, c’est un vrai luxe pour nous. Cela dit, croyez-moi, on ne s’est pas ennuyé une seule journée.

HUE : La Cité Interdite : 105 kÐ La folie des hommes a rasé 70% des bâtiments … Il reste néanmoins de très beaux ensembles. Nous y avons passé plus de 3 heures. En sortant, ne ratez pas le Royal Palace (musée des antiquités). L’entrée est incluse dans le billet de la Cité Interdite (même si c’est 3 jours plus tard). D’abord le bâtiment est superbe, ensuite les collections sont intéressantes.

Le marché Dong Ba : Contournez la grande halle qui regroupe les merdouilles en plastique, les chaussures … c’est de peu d’intérêt. Restez dehors pour arriver sur le marché aux légumes. Et là, régalez-vous !

Les tombeaux impériaux : 80 kÐ chacun Tu Duc On y est allé en vélo. Avec le plan offert par DMZ, on a trouvé sans difficulté. Khai Dinh et Minh Mang Cette fois, c’est à scooter qu’on y va. Khai Dinh est facile à trouver. Par contre, on a un peu merdé pour trouver Minh Mang mais, comme on a une langue, on s’en est sorti ! Heureusement car c’est sans doute le plus beau, le plus bucolique, le plus élégant. On a passé 1 bonne heure de visite sur chacun de ces 3 lieux. Duc Duc Après notre visite des tombeaux de Khai Dinh et Minh Mang, nous avons eu envie de pousser la curiosité et d’aller voir celui de Duc Duc. On a eu un mal fou à le trouver. On a dû demander plusieurs fois, mais ça faisait partie de notre plaisir. C’était amusant de tourner dans ces minuscules ruelles, en fait, Duc Duc n’était qu’un prétexte pour nous enfoncer dans le village. Nous finissons par y arriver. Porte close ! Dommage … Quel intérêt d’en parler ici alors ?... Juste pour ça : en face, une petite gargote, LA petite gargote comme on les aime, authentique, accueillante, avec des chaises de jardin bleues. La souriante patronne nous a servi le meilleur bun bo hué de notre voyage ! Pour 20 kÐ. La vraie récompense. Si vous avez le temps …

Les pagodes : - Tien Mu (Dame Céleste) Gratuit Joli jardin de bonsaïs. - Temple de la littérature Un peu plus loin que la Dame Céleste. Gratuit évidemment, totalement désert. Tout petit, tout mignon. Avec un bel alignement de stèles sur le dos de tortues. L’occasion de voir aussi de plus près un cimetière. Juste en face. Assez différent des nôtres.

Le pont couvert Thanh Toan : Cette balade en boucle est superbe. Un de mes meilleurs souvenirs. Nous rejoignons le pont en passant par les rizières (routes To Huu puis Hoang Quoc Viet). Avec le plan, c’est facile. Petit parking habituel (2 kÐ par vélo) sur la place devant le marché qui a lieu au pied du pont. Scènes de vie magnifiques, rurales, authentiques, sans touristes. Sur le pont de bois, quelques vieilles femmes bavardent, assises sur leurs talons ou en tailleur. Leur souplesse m’exaspère ! Moment magique. Pour revenir à Hué, on passe par le Nord. Là encore, le plan et une boussole suffisent. On longe une petite rivière couverte de barques de pêcheurs, de carrelets pendus à leurs perches. On traverse des villages très vivants, aux pagodes plus kitsch les unes que les autres. C’est plat, calme. Le temps est suspendu. L’arrivée dans Hué est plus hasardeuse, on ne sait pas trop par où on est passé, mais qu’importe, on ne peut pas se perdre. La rivière nous guide. Ne ratez pas cette belle balade ! Elle justifie le mal de fesses qui en résulte.

Massage C’est aussi ce que permet un long séjour. Se faire plaisir ! Une excellente adresse : Salon de massage Da Massage – 50 Nguyen Tri Phuong Full body massage d’une heure pour 300 kÐ. Super salon, très confortable, très clean et très pro. Comme il est situé dans un coin assez peu touristique, je pense qu’il ne vise pas (que) les touristes, loin de là. A l’entrée, des consignes pour y laisser mes vêtements et mes affaires. Une grande serviette, un petit peignoir rose un peu ridicule, un caleçon et un bonnet de douche me sont remis. En préalable, on me propose hammam, sauna, douche. A volonté. C’est spacieux, propre, agréable. Une fois décrassée, je suis accompagnée vers la salle de massage. La pièce est confortable (lumière du jour tamisée, musique douce, belle déco, et encore des serviettes sèches). Le massage d’1 heure est effectué sur une vraie table de massage par une jeune fille à la poigne solide. Et pas de rabotage sur la durée. Le hammam-sauna-douche du début ne vient pas en décompte. Type de massage (soft, medium ou strong) au choix. Lors de mon second passage (ben oui, forcément), j’ai vu plusieurs Vietnamiens y entrer. Ca m’a paru de bon augure. Vraiment une bonne adresse. Pour le même prix, je n’ai pas trouvé l’équivalent sur Hoi An, ni en confort, ni en compétence.

HOI AN : Très différente de Hué. C’est tout petit. La vieille ville (piétons et vélos seulement) est constituée de 3 grandes rues parallèles et de quelques perpendiculaires. On fait le tour en une grosse ½ journée (hors visite). Très animée le soir, éclairée par des centaines de lanternes multicolores, rafraichie par une petite brise agréable, l’ambiance y est cosmopolite, festive, douce.

Pour être parfaitement objectif, c’est très touristique. Très. Les maisons qui ne sont pas devenues musées sont toutes transformées en boutique, bar, restau, agence … Néanmoins, l’ambiance reste agréable, souriante, légère. Pas de harcèlement pesant. Pas de touristes trop blasés ou trop arrogants. Les rues sont belles, les boutiques aussi, les restaurants nombreux et pour tous les budgets. On y flâne à pied ou à vélo. On y a passé une semaine absolument divine !

Pour entrer dans la vieille ville, que l’on visite ou non des maisons, il faut acquitter un droit d’entrée. C’est notre contribution à l’entretien de la vieille ville. Ce pass (120 kÐ) donne en plus le droit d’entrée à 5 visites au choix (par coupons détachables). Pas de limite de validité. C’est simple et pratique. Nous avons acheté ce pass 2 fois … Des petits guichets jaunes un peu partout, inratables, aux entrées de la vieille ville. On vous interpelle gentiment d’ailleurs. Et si vous l’avez déjà en poche, il suffit de le dire. Pas de contrôle mesquin. On a apprécié. Le plan du guide (LP ou GdR) ou celui fourni par l’hôtel suffit à visiter le centre ville. Ce n’est plus le cas dès lors qu’on veut découvrir l’arrière pays. On trouve des plans des environs dans les bookstores de Hoi An.

Nous avons passé toutes nos après midi à Hoi An, réservant nos matinées pour visiter les alentours ou profiter de la plage. A partir de 17h, la lumière est magique. Et à la nuit tombée, l’ambiance est féérique.

On a finalement visité une dizaine de maisons et de temples. Bien plus même si on compte celles qui sont gratuites. Nos préférées : le musée du folklore, la maison Ty Kin, le temple de Confucius (désaffecté et occupé maintenant par une assoc de handicappés qui fabriquent des lampes) …

Nous avons aussi aimé flâner le matin, quand Hoi An s’éveille. Les touristes sont beaucoup moins nombreux, les boutiques ouvrent à peine … L’occasion d’admirer les boutiques pour leur architecture et non plus pour leurs contenus. Et certaines n’ont rien à envier aux maisons sous coupon !

Le pont Japonais On n’a toujours pas compris pourquoi il est payant dans un sens et pas dans l’autre … Donc, si vous voulez économiser un coupon, entrez par l’Ouest. Il est splendide à toute heure de la journée. Ne ratez pas le soir, il a un tout autre charme.

Le marché Poussez jusqu’au bord de l’eau pour voir le marché aux poissons.

Les plages On commence par celle de Cau Dai, à l’Ouest pour ensuite rejoindre celle de An Bang au Nord. La plage est bien aménagée, les transats et les parasols de palmes, loués par les restaurants qui les surplombent, ne la déparent pas. Si vous consommez, les transats sont gratuits. Belle plage, belle mer, beau sable fin et restau sympa, fruits de mer délicieux. Un endroit vraiment chouette pour profiter d’une pause bord de mer.

La pagode de Chuc Thanh Petit détour facile en revenant de la plage de An Bang. Ne ratez pas cette jolie pagode. L’écran en pierre blanche ajourée surprend par sa sobriété, plutôt rare ici. A l’arrière, 2 petits ponts couverts permettent de rejoindre une seconde salle de prière. Nous avons eu droit à la prière chantée par 3 moines, rythmée par le gong d’un vieux bonze. Le cadre est superbe, les scènes de vie sont authentiques, les arbres permettent de profiter agréablement du lieu. Nous avons doublé cette visite tant elle nous a plu.

Thanh Ha, le village de potiers A l’ouest de Hoi An. Facile en vélo. Petit droit d’entrée (25 kÐ) avec remise d’un petit plan. On a posé nos vélos près de la pagode pour pouvoir déambuler plus facilement dans ces toutes petites ruelles. Les gestes sont maitrisés, habiles, automatiques. Partout, ça pétrit, ça tourne, ça modèle, ça cuit. Visite intéressante.

Le village de maraîchers Sur la petite île, juste au Sud de An Bang. Jolis jardins potagers. Jolies rizières ultra vertes (on n’a pas vu ça à Sapa !). Buffles d’eau et leur pique-bœuf attitré. Campagne splendide !

L’île de Cam Nam En vélo, on passe le pont à l’extrême Est de Hoi An pour arriver sur une petite île toute proprette, presque bourgeoise. Très vite, on longe tout une lignée de restau-hangar installés devant le lagon. Evitez juste le 1er. Nous avons fait ici un de nos meilleurs repas et parmi les moins chers. Nous avons ensuite suivi la route principale vers l’Ouest, jusqu’au bout. C’est un cul de sac. Dommage. Mais la balade est très agréable.

Le site cham de My Son Pour éviter les arrêts obligatoires dans les boutiques des tours organisés, nous avons préféré louer une voiture avec chauffeur. On aime notre liberté, quitte à payer un peu plus cher. Réservation à l’agence Hoian Explore – 127 Phan Chu Trinh Street face à la petite place. 610 kÐ. Je recommande. Départ à 8h30, pick up à l’hôtel et pas d’heure de retour imposé. Ainsi pouvions-nous rester tout le temps qu’on voulait sur le site. Après 30 minutes de route, un premier arrêt pour acheter le billet d’entrée (100 kÐ) puis, 2 km plus loin (donc, on remonte en voiture), la véritable entrée. Un petit chemin mène aux vestiges, tous assez regroupés. Bon, soyons clairs, ce n’est vraiment pas incontournable ! Nous qui sommes de vrais amateurs de vestiges archéo, qui aimons découvrir l’Histoire d’une civilisation à travers ses vieilles pierres, qui aimons nous poser longuement pour nous imprégner de l’âme de ces endroits … là, c’est un peu compliqué. Il ne reste vraiment plus grand-chose … La guerre a vraiment fait des ravages. Ici comme ailleurs. Néanmoins, je ne regrette pas ma matinée, nous avions le temps. Mais en 1h½, nous avions vraiment tout vu. Nous pensions y passer le double de temps … Donc, petite déception. Nombreux bus de touristes à partir de 10h. Nous étions de retour à Hoi An vers 13h.

L’île Cham Nous n’y avons pas été.

SI C’ETAIT A REFAIRE : Vous l’aurez compris, c’était plus des vacances qu’un voyage. Nous avions besoin de pouvoir prendre notre temps, nous avions besoin de ne surtout pas courir, pas stresser, besoin de nous poser, de siroter un cocktail de temps en temps (euh …) Ca répondait parfaitement à nos besoins du moment. Les hôtels étaient bien situés et confortables, le transfert entre Hué et Hoi An absolument parfait, le choix de faire Hué avant Hoi An était le bon, le climat idéal. Maintenant, il faut savoir ce que l’on veut. Lors d’un voyage au Vietnam, si Hué et Hoi An sont 2 étapes intéressantes, elles ne justifient peut-être pas pour autant d’y passer 1 semaine pour chaque comme on l’a fait.

Voici à mon sens la durée mini pour ces 2 villes : Hué : 3 jours pleins 1 jour à pied pour la Cité Impériale, le musée royal, le marché de Dong Ba 1 jour à vélo pour le pont couvert Thanh Toan et les environs proches de Hué (pagode de la Dame Céleste, temple de la Littérature, collège …) 1 jour à scooter pour les tombeaux impériaux (Tu Duc, Khai Dinh et Minh Mang) Hoi An : 2 jours pleins 1 jour à pied pour la vieille ville de Hoi An 1 jour à vélo pour la campagne environnante : villages, rizières, plages …

Un choix entre les 2 ? Tout dépend … Hué est plus urbaine, plus moderne, plus historique (Cité Interdite, tombeaux), moins touristique. Hoi An est plus rurale, beaucoup plus petite, plus mignonne, très touristique. C’est une halte d’ambiance où il fait bon se reposer dans un cadre très agréable et très paisible. Et on y mange très bien.

DIVERS : L’accueil : Que de sourires, que de gentillesse. Les gamins vous croisent et vous saluent d’un hello. Pas une seule fois, une main tendue. Pas une seule fois, une phrase lancée par derrière qu’on devine moqueuse. Il faut dire que nous n’étions pas là dans le coin le plus pauvre du Vietnam. Mais justement, il est bien surprenant de voir les locaux réussir à donner encore de vrais beaux sourires malgré l’affluence touristique, notamment à Hoi An. De la retape pour entrer dans la boutique ou monter dans le pousse-pousse mais aucun harcèlement pesant. L’anglais est bien parlé partout. Voyage ultra facile. La carte bancaire : Aucune utilisation hormis l’Amex pour payer nos 2 hôtels. Le climat à cette époque : Pas une seule goutte de pluie pendant nos 2 semaines. Chaud (plus de 30°C) mais bien aéré. Très agréable. Vêtements : On se salit beaucoup. Entre la transpiration, les éclaboussures des Pho qu’on avale dans la rue, les baguettes qui parfois nous trahissent … on a besoin de se changer plus souvent … qu’en Estonie. Les 2 villes proposent de nombreuses boutiques pour compléter sa garde robe. De chouettes pantalons imprimés pour 100 kÐ maxi. J’ai laissé mes jeans dans leur sac … L’affluence touristique à cette époque : Beaucoup de touristes, surtout à Hoi An. Des touristes gais, souriants, qui ne boudent pas le plaisir simple d’être dans une ville, certes touristique, mais tellement agréable, des touristes qui ne cherchent pas à éviter le regard des autres, vexés de n’être pas les seuls occidentaux dans ce lieu … bref, une ambiance ultra détendue, conviviale. Les locaux le sont tout autant. Qui a influencé l’autre ? On s’en fout après tout, c’est tout bénéf pour tout le monde. On a passé 2 semaines à sourire à tout le monde. Les problèmes de santé : Aucun Les moustiques : Ràs, aucune précaution particulière Les photos : Des dragons, des dragons et des dragons … je rigole, il n’y a pas que ça. Il y a aussi parfois des griffons. L'artisanat : Des lanternes à Hoi An. Des chapeaux coniques à Hué, assez quelconques à dire vrai, on attendait mieux. Partout, de très belles peintures (aquarelles ou huile, sur papier de riz). Des vêtements (prêt-à-porter). Et de la soie. Les tailleurs sur mesure à Hoi An : Pas testés.

On a beaucoup aimé : 🙂 Le rythme particulier de ce voyage La nourriture, en gargote ou au restaurant L’accueil : sourire, gentillesse, attention, légèreté. Que du bonheur ! Partout. Le happy hour !

On a moins aimé : 😕 Prendre 3 kilos à cause du happy hour !!

En conclusion : Nul besoin de disposer de 2 semaines pour visiter Hué et Hoi An. Cela dit, c’est une bonne option pour qui veut profiter, on ne s’y ennuie pas. Nous avons atteint notre but : nous rentrons reposés et enchantés !
Voyage sud Californie, Arizona et Nouveau-Mexique English translation pending
by Durandale2 · 2015-03-15 · 135 replies
Voyage de deux mois et demi dans le South West. Nous posterons des photos et des commentaires à mesure que nous progresserons. Au départ de San Francisco, nous prendrons le Pacific Coast Hwy pour aller en Southern California. Au moins deux jours pour faire San Francisco Los Angeles. Le choix du jour de départ sera selon si oui ou non il y a du brouillard le long de la côte. Nous attendrons qu’il n’y en n’ait pas ! Nous envisageons de faire la partie Sud de la California, en passant par Ortega Hwy pour rejoindre Temecula et Anza pour deux journées dans un ranch. Joshua National Monument. La partie sud de l’Arizona, du New Mexico et de continuer jusqu’à Houston au Texas pour y passer deux ou trois jours. Puis remonter jusqu’à Kansas City pour une semaine et retour par le Colorado en passant par Monarch Pass et arrêt à Gunnison Colorado. Passer à Santa Fe, une de nos villes favorites. Albuquerque NM. Passage à Chaco Canyon, arrêt obligatoire. Détours dans Utah, à voir selon le temps dont nous disposerons. Retour par le Sud Nevada ou plus au Nord en passant par Sacramento. Nous ne prendrons les Freeways que lorsqu’il n’y a pas d’autres moyens.
Carnet de galère d'un trek en Forêt noire English translation pending
by Voulk · 2015-02-20 · 6 replies
C'était en été 2012, je n'avais plus de boulot et pas un rond en poche...mais je suis atteinte de l'instinct voyageur, et je ne pouvais pas imaginer un été sans aller voir d'autres contrées.

Je me suis donc décidée à partir à l'aventure toute seule en Forêt noire, j'ai commandé les cartes topo adéquates et me suis renseignée sur différents sites pour voir ce qui était possible de faire. Il me semblait que descendre une partie du Westweg en autonomie complète était une plutôt bonne idée; depuis le Titisee jusque Bâle en Suisse où je devais rejoindre un ami d'un ami. Et comme je n'avais pas un balle, j'ai décidé de partir en taxisop, vous voyez, ce site où on s'inscrit en tant que "passager cherche chauffeur"? Bon ok quand j'y repense, c'était assez osé mais qui ne tente rien n'a rien et puis moi, c'est quand je me brûle que je comprends pourquoi on m'avait prévenu que c'était chaud.😛

Nous sommes donc le 31 juillet 2012 et j'attends mon chauffeur "Dries", il vient de Gullegem et se rend à Freudenstadt, au Nord de la Forêt noire pour son boulot, il m'offre donc un siège passager dans sa voiture. Il est sympa, on écoute Snow Patrol dans la voiture. Le trajet se passe bien. Il me dépose à Freudenstadt comme prévu. Cette ville se trouve donc dans le Nord de la Forêt noire...hors moi je dois me rendre au Titisee bien plus au Sud...

C'est ici que l'aventure en solo commence...

Il est environ midi 20. J'essaie tout d'abord de faire du stop pour descendre jusqu'au Titisee, histoire de faire tout le trajet gratos mais sans succès car c'est vraiment trop loin. Et en plus avec mon allemand très très approximatif c'était loin d'être gagné. Ce que vous ne savez peut-être pas, c'est qu'en Forêt noire, les gens ne parlent pas du tout le français et que c'est vraiment au touriste à faire l'effort de la langue. Bah, c'est pas ça qui m'arrete!

Il me semble que mon sac à dos pèse une tonne, en fait il pèse 16kg. Soit une autonomie de bouffe pour 10 jours, quelques vêtements et des babioles toujours utiles.

Je décide finalement de prendre le train. Vous avez déjà essayé de demander votre itinéraire en Deutsch? "euuuh verkaufen Sie farhkartten?" 😊 "et euuuh kan ich ein einfach nach Freiburg haben bitte? Ca se dit ça?"

Bref, à 16h30 je prends le premier train. Celui vers Offenburg.

Puis à 18h05, je prends le deuxième, vers Freiburg.

Puis à 19h, je prends celui vers le Titisee chéri!

A 19h30, je suis donc à mon point de départ. C'est un peu tard pour démarrer un trek non? Je décide donc de m'asseoir à une terrasse pour faire un peu le point et trouver un camping. C'est là, en discutant avec le serveur, à qui j'explique que je suis fatiguée "Ich bin müde" (je lui dis que j'arrive tout juste de Belgique "Ich komme aus Belgien"), qu'un couple de suisses allemands, assis un peu plus loin, entend notre conversation et l'homme décide de venir vers moi.

Bon, déjà l'allemand "simple" n'est pas facile à comprendre mais alors le suisse allemand est encore moins facile! Il m'explique que chaque année, ils fuient la Suisse le jour de la fête nationale car cela fait trop de bruit. Ils habitent près du Lac de Constance. Notre conversation est super basique mais potable, et dans ce temps, , l'homme me demande si je viens de Belgique à pieds...hors moi je comprends qu'il me demande si je vais jusqu'au Mont Belchen à pieds. Faut savoir que Belgique, Belgien en allemand, et Belchen à l'audition ça se ressemble vachement comme mots. Je vous laisse deviner le quiproquo qui s'en suit? 😊 Je lui réponds donc oui! Monsieur, impressionné me dit que je dois être vraiment fatiguée et que je dois avoir faim...c'est à ce moment que je me rends compte que j'avais mal compris sa question héhé...et comment expliquer ça en Deutsch? Hein, je vous le demande! Hahahaha! Je laisse donc couler et le laisse croire, tant pis. Je me dis que de toute façon je ne verrai plus jamais ces gens.

Il retourne à sa table, me coupe un morceau de sa flammeküche et m'invite à venir manger ce morceau à leur table. Bon j'ai quand même l'air d'une débile maintenant qu'ils pensent que je viens de Belgique à pieds, c'est malin ça! Enfin, au moins je suis l'idole de quelqu'un hihihhi. J'explique ensuite que je cherche un camping dans le coin et leur demande si ils en connaissent un. Bien sûr me disent-ils puisqu'eux même y séjournent en ce moment. Ils m'emmènent dans leur minibus (là aussi quand j'y repense, ce n'était pas la plus riche idée de l'année)et me conduisent jusqu'à ce fameux camping. Le Bülhof Camping. Il est situé juste au-dessus du Titisee. Formidable il reste encore de la place!

Je me trouve un petit coin avec un arbre et y installe ma bâche. Oui vous avez bien lu, une bâche. Quand on part seule en autonomie complète, on ne s'embarrasse pas d'une tente encombrante et lourde. Je me fais donc un super abri en demi tipi où je place un stick de marche "planté" dans le sol, les 3/4 de la bâche d'un côté du stick, et le 1/4 restant sera attaché à l'arbre avec une corde ou des élastiques. Il suffit ensuite d'arrimer les coins de la bâche au sol avec des piquets de tente ou des boquets d'bois si on a oublié lesdits piquets à la maison 🤪

Le couple de suisses allemands vient voir mon installation. Ils sont intrigués, je leur explique le pourquoi du comment j'utilise ce système. Nous nous souhaitons une bonne route et tout de bon dans la vie. Je ne les reverrai plus jamais.

Peu de temps après leur départ, c'est Marco mon voisin de camping, que je n'avais pas encore vu, qui vient me proposer son aide .

Marco est italien et il ne parle que italien ou anglais...et moi français et allemand...bon...on arrive quand même à tenir une conversation en italo-franglo-allemand hum.

Il est passé 20 heures et j'ai faim. Je déballe donc ma popote et mon réchaud et mets chauffer de l'eau. Marco me tient compagnie, il est sympathique. Il habite à Bologne et m'explique qu'il est en train de faire un itinéraire en vélo dans la Forêt noire. Son périple se termine demain. Dans la pénombre je ne le vois pas bien mais il me semble qu'il a une drôle de tête, il a la bouche un peu gonflée et rouge, le nez et une joue noirâtres...en fait, il s'est brûlé avec son réchaud au gaz, sa bombonne lui a explosé à la figure 2 jours auparavant. Il ne veut plus jamais utiliser ce système et trouve que mon système à moi est pas mal. J'utilise le fameux réchaud Esbit qui pèse 10 grammes et qui fonctionne grâce à des briquettes auxquelles on boute le feu avant de la déposer dans le réchaud. Il suffit ensuite de poser sa popote dessus et attendre que cuise l'exquis et raffiné mets lyophilisé 4 étoilles. En l'occurrence, ce soir je n'ai pas de lyophilisé mais un sachet de bouffe militaire qu'il suffit de mettre dans l'eau bouillante pour le réchauffer et, même principe que pour la bouffe lyo, il faut le manger directement dans le sac afin de ne pas salir la gamelle. Marco me demande ce que je mange. Ce délicieux repas est composé de langue de boeuf et de sauce. C'est absolument dégueulasse mais j'ai faim. J'essaie de lui expliquer "langue de boeuf" et me voilà en train de mimer la bête en question. Vous avez vu le film "Danse avec les loups"? Hé bien nous y sommes presque! "Meuuuh" 😄

Il est mort de rire mais il a compris, c'est le principal!

On papote comme ça toute la soirée puis vers 22h30 nous décidons de regagner nos abris respectifs car le lendemain une dure journée nous attend. Quelles aventures j'ai déjà vécu en à peine une journée ici!

Mercredi 01 août : 6h du matin. Je me réveille avec le soleil. Je sors de mon abri en même temps que Marco sort de sa tente. aah je peux enfin voir sa tête au grand jour! Il est effectivement bien brûlé le pauvre.

"Gut geschlaffen?" lui dis-je en plus du langage des mains. Il mange une barre de céréales, quant à moi, je commence à cuire mon super petit déj' ultra calorique qui consiste à cuire de la semoule de blé (du couscous quoi) avec du lait en poudre, beh oué les briques ne sont pas pratiques en rando 🙂; du cacao et du sucre. Laissez cuire jusqu'à obtention d'un espèce de gâteau; et j'insiste bien sur le mot "espèce". Ce n'est pas trop dégueu et ça donne de l'énergie pendant des heures. J'offre un café à Marco, de toute façon j'en ai préparé trop juste pour moi. Le pauvre, je m'en fait mal.

En échangeant quelques mots, nous remballons nos affaires, lui sur son vélo; moi sur mon dos, et quittons le Bülhof camping. Nous faisons un tout petit bout de chemin ensemble avant que nos routes se séparent. Nous faisons nos adieux sans échanger de quoi garder contact, aurait-il fallu? Peut-être pas, ce sont ces rencontres éphémères qui rendent les voyages exceptionnels. Cela ne m'empêche pas de penser souvent à lui, et je me demande ce qu'il est devenu. C'est ici que démarre le fameux Westweg que j'attends depuis si longtemps. Aujourd'hui je vais jusqu'au Feldberg, le point le plus haut de Forêt noire à 1493m. Il se trouve à environ15km et quelques vallées d'ici.

Waouww ça commence par une solide côte dans les bois! Le soleil brille déjà bien haut et il n'est que 8h du matin! Le soleil brille et mon sac de 16kg me semble peser une tonne.

Je grimpe cette côte semi ombragée, je croise un homme qui promène ses chiens "Grüß Gott!" me dit-il...hein grusse quoi? AAh oui juste, le Grüß Gott est utilisé ici pour dire bonjour, ça veut dire "Dieu avec toi" en gros. Il entame la conversation "Woher kommen Sie?" "Ich komme aus Titisee und ich geh zum Fedberg". L'homme est impressionné car le Feldberg est loin et haut et je suis seule. Je reprends ma route sans attendre car je sais que la journée risque d'être longue. Avant de démarrer cette aventure, en préparant mon sac, j'avais lavé mon camel back (ma poche à eau) avec une petite pastille effervescente. Il me semblait l'avoir bien rincé et pourtant il reste un drôle de goût quand je bois... ça ne m'inspire rien de bon ça. Bref, je monte, monte, monte dans ce bois. Il est à peine 9h et le soleil tape. Une petite pause photo de temps à autre puis je continue. J'évite cependant de retirer mon sac à dos chaque fois car l'y remettre est assez folklorique. J'arrive à un sommet au bout d'environ deux kilomètres, et je profite du peu de plat qu'il y a pour faire une pause pipi.

Ah un peu de descente...j'arrive en plein village (ou ville?) d'Hinterzarten coincé dans une petite vallée. Je passe juste à côté des pistes de saut à ski de Koßterhöhr et je descends encore.

C'est très joli Hinterzarten. Le soleil tape et je n'ose pas trop boire de peur d'être malade avec ce drôle de goût dans mon eau 🙁 Avec la transpiration, les lanières de mon sac me coupent les épaules. Ce n'est pas confortable. Ce ne sont que des petites choses mais ça devient très vite un enfer car je me dis que je suis vraiment seule ici. Je ne peux compter sur personne. Il me faut toute ma tête pour lire la carte, pour trouver un abri pour la nuit, pour trouver un ravitaillement en eau etc..

J'entame la remontée sur l'autre versant de la vallée et croise quelques personnes qui font aussi le Westweg dans l'autre sens. Parfois en vélo, à pieds et même à cheval. J'ai soif. Ho j'ai bien une gourde supplémentaire mais elle est inaccessible "tout de suite", pour l'attraper je dois retirer mon sac à dos...ce qui demande bien trop d'énergie juste pour une gorgée d'eau. Tant pis je reste comme ça. Inutile de préciser que je regretterai bien vite d'avoir dit ça.

Vers midi, je suis au sommet d'une vallée et m'arrête dans un petit paradis où coule un ruisseau un peu en recul des sentiers. Il y a peu d'arbres ici puisque je suis sur un sommet. Je m'installe les pieds dans l'eau et mange un peu mais je commence à avoir mal de tête et des nausées. Ce que j'ai omis de vous dire c'est que ma casquette est restée sur ma table de salon en Belgique 😎 autant dire que là-bas elle ne me sert pas à grand chose! Je reste comme ça une petite heure sans me rendre compte que, les pieds bien au frais, j'ai la tête qui cuit au soleil.

Je suis en hauteur et donc je bois un peu d'eau de ce ruisseau (elle a le même goût que la Spa), c'est mieux que rien mais c'est trop tard; je sais que je suis foutue, je suis en train de me payer une insolation. Après une bonne heure de répit dans cet éden, je remets (très) péniblement mon sac au dos et redémarre. Bon sang que c'est dur... J'aperçois la tour du Feldberg, elle se rapproche de plus en plus tout en étant encore loin. J'essaie de me concentrer sur autre chose que mes maux. Le parcours est vraiment joli, les sentiers sont parsemés de racines d'arbres et de temps à autre, passent sur un caillebotis. Waouw!!

Plus j'avance et plus le dénivelé est ardu. Cela fait à peu près deux heures que j'ai quitté mon coin de pique nique et je n'ai plus rien bu depuis. Ma tête va très probablement exploser d'ici peu. Il fait à peu près 30 degrés. Les deux ou trois derniers kilomètres se font totalement à découvert, pas la moindre trace d'ombre ici au-dessus. Je croise des gens qui marchent à vive allure sans le moindre problème de chaleur, comme je les envie. Pour moi c'est un enfer, je ne pensais pas qu'il ferait si chaud en Allemagne; c'est d'ailleurs aussi pour ça que j'avais choisi cette destination. Au-delà de 25 degrés je suis malade. Et puis à un moment donné, ça y est. Je suis sur le Feldberg! Je filme mon arrivée tellement je suis heureuse d'y être! Il est 15heures. J'ai l'impression que je vais crever mais ce n'est rien à côté de la fierté d'y être arrivée seule. (J'aurai marché environ 7 heures et parcouru plus de 18km avec un dénivelé de plus de 800m avec mes 16 kg sur le dos.)

C'est un endroit magnifique où seuls le cri des grillons et le souffle du vent viennent s'ajouter à la quiétude du lieu. Il y a pourtant beaucoup de monde ici, (la plupart sont montés en télécabine) mais ça ne gâche rien du plaisir que j'éprouve. Je décide de partager ce moment en envoyant un petit sms à une dame qui s'appelle Nicole et qui se reconnaitra sûrement si elle lit ces quelques lignes 😉 C'est une dame qui connait bien l'Allemagne et qui, comme moi, en est amoureuse.

Je profite quelques minutes de ce noble paysage avant d'entamer la descente car je dois encore trouver un endroit où dormir. C'est très stressant de devoir tout le temps penser à sa survie, d'autant plus que je n'ai vu aucun abri depuis ce matin. Et de toute façon même si je trouve un abri, ce n'est pas suffisant puisque j'ai besoin d'eau...pas simple hein. Je vois sur ma carte (Dieu merci les cartes allemandes sont hyper bien faites) qu'il y a de quoi boire et manger à quelques kilomètres d'ici. Je me mets donc en quête de cet endroit. Il est à peu près à trois kilomètres. J'irai boire un truc et faire le plein d'eau. Seulement voilà, le balisage du Westweg ne correspond plus avec ma carte, je balonne, je me perds, je m'inquiète...

En fait, le balisage est parfait, c'est juste moi qui débloque parce que je suis déshydratée...salement déshydratée même mais sur le coup je ne comprends rien. Je suis toujours en plein soleil, demande ma route aux gens que je croise et je fais des détours pas possible c'est affreux. J'vais crever!

Je marche à petits pas, je n'en peux plus. Je dois m'arrêter à l'ombre de chaque arbre rarissime qui a eu la riche idée de venir se planter là. Je croise un homme âgé à qui je demande si il y a un endroit où dormir pas loin d'ici. Il me semble qu'il m'explique que là où j'ai prévu de ma ravitailler en eau, il ya moyen de dormir, c'est une petite pension. Et il me dit aussi que si je n'ai pas d'argent, il y a une chapelle un peu plus loin que la pension dans laquelle je peux m'installer aussi. Mais je ne suis pas sûre de bien comprendre...déjà quand je vais bien je ne comprends pas bien le Deutsch alors vous imaginez dans mon état actuel....c'est bête mais ça pompe énormément d'énergie de réfléchir dans une langue étrangère qu'on maitrise mal. Au détour d'un chemin, je discerne enfin cette fameuse pension...je ne vais peut-être pas crever ici finalement! Alléluia!

La Todtnauer Hutte est là, juste devant moi. C'est tout mignon comme endroit. J'entre, demande un coca et un morceau de gâteau (ceux qui me connaissent vont sourire en lisant ça hahaha, du gâteau!) en pensant que ça me fera du bien. Grosse erreur de débutant ça! C'est de sel dont j'ai besoin et non pas de sucre! Il me faut plus d'une heure pour réussir à manger. Le sucre me monte directement à la tête, comme si j'étais saoûle, ouffff ça n'va nin bin là! Et puis tout d'un coup, le trou noir, mon assiette a disparu, elle n'est plus sur la table; je n'ai pourtant vu personne venir débarrasser. C'est bizarre ça! et je ne me suis pas endormie non plus; enfin je crois pas.

Je suis toujours assise à la terrasse de la pension lorsque je regarde ma carte et y vois un abri à environ 1500m. Ce serait top pour passer la nuit ça sauf que là, quand j'y pense, 1500m c'est le bout du monde! Je n'arrive même pas à porter mon sac jusqu'aux toilettes pour refaire le plein d'eau, quelle galère! Le choix s'impose de lui-même. Je dois dormir ici! Je demande à la gentille dame si elle a encore une chambre libre pour moi. Et bingo! 😄 y'en a une! Elle me demande si je veux prendre le repas du soir. Je décline, je n'ai pas faim et de toute façon, j'ai de quoi me sustenter dans mon sac. Si il le faut, je resortirai un peu plus tard et je cuisinerai dehors sur mon réchaud. Il est 18heures. La dame me conduit à ma chambre, elle porte mon sac avec bienveillance. Ca se sont les allemands comme on les aime! Accueillants et trèès gentils quoi qu'on en pense! J'ouvre la fenêtre de ma chambre et m'installe...euuh non; je m'affale sur le lit pour une petite sokète. Je me réveille vers 19h et donne de mes nouvelles en Belgique. Lorsque je pars seule, il y'a quelqu'un quelque part à qui je donne mon itinéraire précis et à qui je donne des nouvelles régulièrement. Si la personne n'a pas de mes nouvelles toutes les 24h à peu près, il sait ainsi plus ou moins où me chercher si je tombe dans un trou 😎

Il me semble qu'il faudrait que je mange. J'entreprends des fouilles dans mon sac pour retrouver gamelle, réchaud, bouffe lyophilisée mais même ça, ça demande une énergie que je n'ai plus. Ma tête et mon cou vont éclater. Je retourne me coucher un peu..jusqu'à ce que je sois complètement malade. Mes tripes se sont liquéfiées, ça sort de partout! J'vais quand même crever ici! Mourir sur le Feldberg...ça me plait pas trop mal comme idée.

Je retourne me coucher, je ne pourrai plus me lever jusqu'au milieu de la nuit. Là, j'entends l'orage et la foudre se déchainer. C'est très impressionnant l'orage en semi montagne, ça résonne, ça a un goût d'apocalypse. J'ai soif tiens.

J'arrive péniblement à préparer une boisson dans laquelle je dilue un sachet de minéraux. Impossible de boire tout de suite, ma bouche, ma tête, mon estomac ne veulent pas. Pourtant je crève de soif. Il pleut dans le chambre mais je n'arrive même pas à aller fermer la fenêtre, c'est trop loin (une longueur de bras à peu près, quelle chochote je suis). Il me faudra le reste de la nuit pour arriver à boire 25cl de ladite boisson. 6h30, je me réveille. Et là, surprise...! Je vois mon short de la veille, ainsi que mes sous-vêtements en train de sécher au-dessus du lavabo de ma chambre. Ils sentent à peu près bon; ou en tous cas moins mauvais qu'hier 😊

Que s'est-il donc passé???

Je vérifie ma porte...elle est toujours bien fermée à clé et la clé est dessus. C'est mon inconscient qui m'a joué un tour! Il m'a fait faire des choses dont je ne me souviens pas. Ca ne peut être que moi qui ai lavé ça pendant la nuit mais là encore, c'est le trou noir. Ca fait peur. Une insolation à ce point excessive ne m'était quand même jamais arrivée. C'est à ce moment précis que j'ai décidé que je n'irai plus jamais au soleil! J'en suis dégoûtée. Ce matin, j'ai toujours mal de tête mais c'est moins grave qu'hier. Je pue, j'vais prendre une douche!

Les douches sont communes, c'est tout petit mais il n'y a pas besoin de plus. Dans l'ensemble ça se passe à peu près bien si ce n'est que me baisser pour prendre le gel douche donne l'effet que mon cerveau va me sortir par le nez et que les gouttes d'eau me martèlent le crâne comme si l'orage avait repris. Je remonte dans la chambre. Mon bordel de la veille est toujours étalé par terre; d'un côté le réchaud, de l'autre la bouffe (vous vous souvenez quand j'ai entrepris de me faire à manger mais aussitôt abandonné?) puis les vêtements, les médicaments...oufff...il y a vraiment tout ça dans mon sac?

Le petit déjeuner est à 8h; je n'ai toujours rien avalé depuis le gâteau de malheur d'hier après midi qui n'est pas resté bien longtemps dans mon estomac. Je n'ai pas faim mais il me faut des forces pour repartir tout à l'heure. Ah oui hein parce que je compte bien repartir ce matin. Le Mont Belchen m'attend.

La dame m'installe à une table face à la fenêtre; une ravissante vue s'offre à moi sur les collines encore enveloppées de brume. Quoi? De la brume? YEAAAAHHHHH!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Rha je suis contente! Pas de méchant soleil ce matin! Je mange le plus salé possible pour me déshydrater moins vite pendant la journée de marche qui va arriver; et je bois au moins un litre de tout ce qu'il y'a, café, thé, jus. Je remonte dans ma chambre pour faire le point de ma situation avec "La Belgique". Je pense pouvoir marcher 15km aujourd'hui et nous convenons, d'après les cartes, que je m'arrêterai au camping de Wieden, avant le Mont Belchen, pour la nuit. Je "range" mon sac; mais n'ai toujours pas beaucoup d'énergie; ce sac ressemble donc plus à une charrette de supermarché d'où plein de choses dépassent hahaha. Tant-pis.

Je passe à l'accueil régler ma nuit. En me voyant, l'homme me demande si je vais bien...j'en déduis que j'ai une sale tête. "Mir wird schlecht" mais ça va aller! J'enfile mes chaussures et démarre.

100 mètres plus loin je vois la fameuse chapelle dont le vieil homme m'avait parlé hier...Mon allemand n'est donc pas si mauvais. Cela dit j'ai eu l'illumination du siècle en ne dormant pas là car avec l'orage qu'il y a eu, toutes mes affaires auraient probablement été trempées.

Il fait brumeux et froid mais quel bonheur! Ca fait un bien fou! Le chemin est bordé de myrtilles d'un taille colossale. Il y'a là une famille d'allemands qui s'en donne à coeur joie. Nous échangeons quelques mots, ils me demandent si j'ai dormi dehors avec l'orage qu'il y a eu. Je les dépasse puis... Bah, je fais pareil, elles sont hautes, ça limite les risque pour les fientes de renard et autres bestioles. Elles sont délicieuses. Mon mal de tête s'en va au fil que j'avale les kilomètres. Je suis surprise de ma capacité de régénération. Est-ce le grand air? Les myrtilles vitaminées? La volonté d'aller plus loin? Dieu seul le sait! Quand j'y repense, je les trouve vraiments sympas les allemands, vous en connaissez beaucoup vous en Belgique des gens qui parlent aux randonneurs qu'ils croisent??

J'ai rincé le camel back deux fois ce matin mais l'eau a toujours aussi mauvais goût. Je la bois quand même, l'épisode d'hier m'a suffit. Une insolation c'est bien; deux c'est trop 🤪 Jusqu'à présent ça ne fait que monter depuis quelques kilomètres, parfois un peu de plat. Puis un superbe point de vue sur les vallées avec, à côté de moi, des myrtilles partout et un buisson d'aneth sauvage. Miam. Je suis seule, je me sens super bien.

Et puis BAM, d'un coup je ressens des élancements dans la plante des pieds...waouw, c'est quoi ça?? Bon sang ça fait mal comme si on m'avait frappé au marteau! Je m'arrête un peu pour les soulager puis repars sans trop trainer.

Je monte à présent un sous-bois et, chose étrange, je n'ai plus mal. Je pense que c'est la descente juste après Notschrei qui a engendré la fatigue. Mine de rien, c'est vrai que depuis hier je ne fais que monter. Et c'est aussi probablement le poids du sac qui joue beaucoup, il s'est très peu allégé depuis hier puisque je n'ai quasi rien mangé, hors, c'est la nourriture qui pèse le plus. Midi arrive. Je me trouve un petit coin pour dîner. Et là, l'astre diabolique décide de se lever et m'envoie ses rouleaux de flammes infernales (ses doux rayons quoi), chassant ainsi ma brume tant adorée. Je suis à l'ombre d'un arbre (ouf!). Je cuis ma popote et reste là une petite heure. Il faut repartir; il me reste environ 7km avant de rejoindre le camping de Wieden. Je ne le sais pas encore mais cette fin de journée sera presque aussi insupportable, bien que d'un tout autre genre; que celle de la veille.

Rapidement, j'entame la descente vers Wieden. Le marteau recommence à tambouriner mes plantes de pieds. Je fais de tout petits pas mais rien à faire, c'est le poids du sac qui en est la cause. Je m'étais entrainée à marcher de longue distance avant mon départ mais avec des sacs à dos moins lourds. Quelle erreur!! Je ne peux en vouloir qu'à moi-même! Soudainement j'arrive entre des prairies...en plein soleil! J'ai envie de pleurer là, ce p... de soleil me fait vraiment peur; je ne veux plus être malade alors je recommence la même rengaine qu'hier, je m'arrête dès qu'il y a un peu d'ombre.

J'arrive près de Jetzen Roald. C'est joli mais je n'arrive pas à profiter du paysage, j'ai trop mal. Puis j'arrive à Wieden. D'après la carte, je dois descendre tout en bas de la vallée pour trouver le camping et le point d'information. J'attaque donc la descente toujours en plein soleil. Je fais des pas minuscules et j'ai l'impression de ne pas avancer. Cette route est longue, vraiment longue et les pieds s'échauffent plus vite sur le tarmac que dans les bois. Il me faut une bonne heure pour descendre car je dois m'arrêter souvent pour soulager mes panards. J'arrive en bas du village. Tout à l'air désert ici. Ne perdons pas espoir! Je cherche des yeux mais ne voit rien qui indique le camping en question. C'est bizarre. Je tourne et commence à comprendre qu'il n'y a rien ici. Merde, je n'ai plus la force de faire demi-tour. Il est bientôt 16heures et je n'ai toujours aucune idée de l'endroit où je vais dormir ce soir, ni si je vais pouvoir me ravitailler en eau. C'est plutôt fâcheux ça!

Ma carte indique un abri au-dessus de la vallée, bon, je n'aurai pas d'eau mais j'aurai au moins un semblant de toit en cas d'orage.Pas trop d'autre choix que d'essayer d'aller là. Bon sang mais quand va se terminer cette journée en enfer? J'en ai maaaaaaaaaaaaaarrrrre! J'ai chaud, j'ai soif, j'ai faim et j'ai mal! J'essaie de faire du stop pour remonter la vallée mais les gens ici sont méfiants. Ca peut se comprendre en même temps vu mon état top biche 😇

Personne ne s'arrête. Là, je perds espoir! Je m'écroule sur le bas-côté en me demandant comment sortir de là. Je pleure comme un gosse, ben ouais ça arrive. Une dame qui habite un peu plus loin vient me voir. Je lui demande si il y'a un camping ici et elle me certifie que non. On échange quelques mots puis elle me dit qu'elle va aller demander à sa fille (ou je ne sais qui j'ai rien compris) si il y'a un autre endroit ou dormir dans le coin. J'attends un quart d'heure mais la dame ne reviendra pas....vieille rombière va! Elle se rend pas compte que je suis en train de crever. Personne n'est disposé à vous aider dans ce foutu village! Même pas un peu d'eau p..;de b.... de m....!! Bande de méchants!

Je ne devrai compter que sur moi-même pour me sortir de ce mauvais pas (mouahahah quel jeu de mots je suis drôle!). Une camionnette arrive au loin. Houuuu ça c'est quelqu'un qui va me charger et qui n'aura pas le choix!

Je m'installe au milieu de la route pour la lui barrer. Je vous ai déjà dit que j'étais tenace? L'homme me demande où je vais, je lui indique mon abri. Il refuse de me prendre avec car ce n'est pas sa direction. Mais quel ingrat lui aussi! M'en fous je lui dit qu'il n'a pas le choix, il va me charger au moins jusqu'au bout de cette route! "Ich bin müde, Meinen Fûß ist kaput" Hé ho merde hein! Je sais c'est osé mais quand vous serez dans la même situation, on verra si vos idées seront meilleures na! Il me dit qu'il y a une auberge de jeunesse un peu plus haut; à mi-chemin entre l'endroit où il me dépose et le fameux abri repéré sur la carte. Je vais voir, et je tourne à nouveau pour ne rien trouver. Je commence à en avoir ras la casquette! Sauf que j'ai pas d'casquette!! Bon, j'en reste donc à mon idée de départ, et amorce la dernière côte de la journée pour rejoindre ma planque. Si je la trouve ce sera une super victoire dans cette journée pourrie!

Au bout de 20 minutes qui en ont paru le double, j'aperçois enfin l'abri! C'est un joli petit châlet en bois dont la porte est fermée. Super quoi! Bon, je comence à m'installer clandestinement à côté, à l'abri du vent, c'est déjà ça de pris. Finalement on arrive à se contenter de peu et on est content pour un rien dans ces conditions là. Et au moment où je déplie ma bâche, le garde arrive 😊 Zut alors!

Je lui explique tout de suite ma mésaventure avec le camping et l'auberge inexistants, ma fatigue et que mes pieds sont foutus. Il m'autorise à m'installer avec ma bâche ici pour cette nuit, il ne peut pas me laisser dormir à l'intérieur. Tant que j'y suis, je lui demande si il y a de l'eau dans l'abri pour que je puisse faire le plein. Il me laisse prendre tout ce que je veux comme eau et il m'offre même un Fanta! Waouw! Cet homme s'appelle Dieu! Il ferme l'abri et part.

Je prends une photo de la vallée. Il va être 18heures; il est grand temps que je donne des nouvelles de mes mésaventures à "La Belgique".

Ce dernier téléphonera, contre mon gré bien sûr puisque je pensais me poser un jour et redémarrer ensuite, à son ami suisse pour qu'il vienne me chercher. L'ami Suisse me téléphonera, je lui dirai que je continuerai encore le lendemain (je veux voir le Belchen moi!) et qu'ensuite je prendrai un train pour descendre à Bâle. Mais rien à faire, il ne daigne pas me laisser là.

Je remballe donc toutes mes affaires et fait demi tour pour atteindre le grand route la plus proche. Notre ami suisse arrivera tard le soir à Wieden au coeur de la forêt noire (2heures de route l'aller quand même!) pour me récupérer alors qu'il était convenu que je n'arriverais chez lui en Suisse que dans une semaine!

Ainsi se termine mon court périple en Allemagne et ainsi commence celui en Suisse.

Que dire à propos de cette aventure? ... Je veux le refaire en entier et dans de meilleures conditions, le Westweg n'aura pas ma peau, j'ai pas dit mon dernier mot! Je suis sur ma faim car je n'aurai pas vu le Belchen mais je suis tout de même fière de m'être extirpée seule de ces mauvais pas, et j'aurai quand même atteint le point le plus haut de cette vaste forêt. J'en suis resortie plus grande en atteignant mes limites que j'ai même dépassées grâce à ma ténacité. Notre corps possède des resources que nous ne soupçonnons pas, et c'est pareil pour l'esprit. Dans les pires moments, il existe comme un pilotage automatique qui se met en place. Je râle de devoir arrêter si vite, ma tête va mieux, mes jambes vont bien malgré le dénivelé, il n'y a que les pieds qui ont lâché; c''est dommage. C'est une expérience que je vous conseille si vous devez faire le point sur vous-même; il n'ya rien de mieux que de se confronter à la nature, c'est un merveilleux test!

Ainsi débute mon aventure en Suisse. Chez notre ami G. Il m'offrira l'hospitalité de bon coeur dès notre arrivée. Il m'installera un matelas dans une pièce qui deviendra provisoirement ma chambre. Quel accueil alors qu'on se connait à peine! Le lendemain, l'ami G. partira travailler et me donnera sa confiance en me laissant chez lui. Je devrai rester couchée jusque dans l'après-midi car même assise, le simple fait que mes pieds touchent le sol est devenu un enfer.

A 17heures, j'ai rendez-vous avec Nath une amie de G. que je ne connais que via un réseau social dont la pub n'est plus à faire. Elle vient me chercher pour aller à une fête de village avec sa mailleure amie. Nath, c'est la première fois que vais la rencontrer forcément, ça fait des mois qu'on attend ça! Le rencontre n'est pas décevante, c'est une personne chaleureuse, remplie de joie et fière (comme tous les suisses que j'ai vu) de me faire découvrir les us et coutumes présents lors de cette fête villageoise...quel bonheur d'être ici! Le lendemain, je m'en suis allée en randonnée. J'ai pris le train à Glovelier, là où je loge, jusque St Ursanne pour ensuite revenir à pieds.Le paysage est tellement fascinant que j'en oublie de regarder la carte; je ne sais plus où je suis. Décidément mon cerveau a fondu sous le coup de l'insolation! Après vérification, je me rends compte que je suis quasiment 10 km trop loin. Et si on ajoute à cela, le soleil et les panards en compote, il m'est impossible de faire le retour à pieds. Bon, bah comme au bon vieux temps, on se met sur le bas-côté et on lève le pouce! 😎 Là, je me fais charger par un drôle de type...beurg. Il me semble qu'il fait un détour immense pour me déposer là où je dois aller, j'ai le palpitant qui s'affole mais j'ai mon couteau pas très loin, ça me rassure un peu. Il finit tout de même par m'emmener au bon endroit.

Le reste de mon séjour en Suisse sera agrémenté de belles rencontres humaines. La famille V. qui m'a accueillie à bras ouverts. C'est une famille super sympathique dont Mr V. est le frère de G. chez qui je loge. Lui et sa femme L. ont trois adorables enfants emplis de vie. Je ne vais pas vous décrire mon séjour en leur compagnie, je préfère garder un petit bout de jardin secret rien que pour moi à propos de ces merveilleux moments. Je ne vous conterai pas la montée au Chasseral par la Combe grède (1600m d'altitude), ni la visite captivante de Bern que m'a faite G. avec tout son coeur, je ne vous narrerai pas non plus les randonnées au Chêtelat et au Béridier toujours avec G; ni le sentier "pieds-nus" que j'aurai fait avec toute la famille V., ni la fondue savoyarde au bord d'un point de vue magnifique avec G., ni la visite de la ravissante et minuscule ville de Gruyères, de son château et de son Giger bar, ainsi que le musée...non je ne dirai rien de tout cela car je ne veux mêler aucune personne étrangère à ce récit personnel

Tout ce que j'en dirai c'est : Les suisses sont fascinants, par leur simplicité, leur respect de la nature, leur respect d'autrui. Ils sont chaleureux, accueillants, altruistes, bourrus, courageux. Ils n'hésitent pas à faire toute une excursion en voiture juste pour aller chercher LE fromage d'untel qui est si bon. Leurs enfants jouent encore dans le jardin, ils vont en vélo, ils partagent le travail campagnard de leurs parents. Ils connaissent leur pays sur le bout des doigts et ils en sont si fiers que s'en est captivant; ils sont fiers de leurs coutumes et respectent les règles. Nous ferions bien d'en prendre exemple! C'est grâce à de telles personnes qu'un voyage devient une aventure humaine inoubliable et que vos tripes se tordent au moment de s'en aller...

Vos conseils pour visiter Paris! English translation pending
by Rmad1121 · 2015-02-08 · 12 replies
Bonjour tous le monde, je sais que le se sujet est devenu un peut classique, mais j'ai vraiment besoin de vos conseils chère amis 😊.

Je compte faire un petit séjour de presque 3 jours à Paris (j'atteri a 13h20 le vendredi et le départ a 11h30 le lundi), j'aimerais visiter quelque monuments historique de la ville notament la Tour-Eiffel; Champs-Elysée; la défense et pourquoi pas aussi le bateau au bord de la scène.

Que penser-vous ? Sachant que je suis aussi intéressé par:

* Un centre commercial (il faut offrir des cadeaux au retour 😉) regroupant des magasins et hypermarché * Un marche hebdomadaire (à puces) * est-ce-que Barbesse est utile a visité ?

On m'a dit que dans la pratique, pour éviter la queue devant la tour eiffel, il y a une sorte de réservation sur le site de la tour, il y a même des packs pour bus découvert et la scène ????

Aussi j'ai besoin de votre avis sur l'appart hôtel ADDAGIO CITY CENTRE paris 1 la défense Asnières, et sont emplacement par rapport a mes cibles de visite (déjà réservé)

Le moyen de trans le moins chère/pratique entre l'aéro Orly vers l’hôtel et vice versa.

Ainsi que vos conseils pour le choix d’opérateurs téléphoniques pour contacter mes vieux au bled ainsi que pour la couverture 3G

désolé d'avoir abuser 😇 , mais une dernière quest, est ce qu'il y a une sorte de guide touristique (société ou privé) qui peut m'assiste de prêt ou m'accompagné ? si oui, ça va engendrer combien de frais un peut prêt ?

Merci/Choukran d'avance pour votre Aide 🙂.
Épidémie de Chikungunya en République Dominicaine English translation pending
by Natha5 · 2014-05-26 · 12 replies
Bonsoir Je dois me rendre en république dominicaine en août et je suis très inquiéte par cette épidémie Pouvez vous m aider ? Y a t il un membre qui revient de ce pays ? Merci pour votre aide
Porto... English translation pending
by Genevois · 2014-05-25 · 19 replies
Porto, deuxième ville du Portugal, à quelques encablures de l'embouchure du Douro dans le froid océan Atlantique... Porto, ses vieux trams, ses ponts métalliques, ses maisons colorées et évidemment son vin de renommée mondiale... Porto, la gentillesse de ses habitants, le charme de ses petits restaurants... Porto, une ville à découvrir pour une petite escapade à deux...

Le développement du transport aérien low-cost aura permis de faire jouer la concurrence sur les destinations urbaines à travers le Vieux-Continent. Ainsi, un vol Genève-Porto coûte désormais moins cher sur Swiss que sur le roi du transporteur discount Easyjet. Un aéroport neuf et fonctionnel, un métro qui conduit au centre ville en une trentaine de minutes pour moins de 2 Euros (avec l'aide des employés des transports locaux qui expliquent aux arrivants le principe de la carte rechargeable Andante, utilisable dans tous les transport publics), Porto est décidément bien accessible.

Une chambre dégottée sur Airbnb en plein centre-ville, à deux doigts de la gare de Sao Bento et de la Praça da Liberdade, un logement parfait avec sa salle de bain privative, un lit douillet et une foule de conseils de son propriétaire, Tomàs. De quoi s'y sentir bien...

Evidemment, Porto n'a pas le lustre de Lisbonne. Moins grande, moins riche surtout, elle en est plus authentique sans doute, plus typique du nord du Portugal, de son climat moins chaleureux. D'emblée, ce qui frappe le voyageur, ce sont ses nombreux anciens immeubles désaffectés, laissés à l'abandon derrière les carreaux parfois brisés ou les volets en bois tirés. On ne parle pas de ruines bien entendu, mais de rénovations qu'au compte-goutte, laissant petit à petit nombre de ces demeures étroites vides de ses occupants, même au milieu des beaux bâtiments de l'Avenida Dos Alliados, au coeur de la ville.

Pourtant le charme opère le long des ruelles pavées, au coin des rues où les églises exhibent leurs azulejos comme l'Igreja dos Congregrados à la sortie de la gare. La gare de Sao Bento, en cul de sac, d'où il est possible de partir explorer les environs et notamment les villes de Braga et de Guimaraes. La gare de Sao Bento et ses azulejos, encore et toujours, qui ornent le hall central et dont les fresques racontent l'Histoire et les temps glorieux du Portugal.

Même si la carte Andante permet d'emprunter les transports publics, il n'y a pas mieux qu'une bonne paire de chaussures pour visiter le centre de Porto. Tout y est accessible à pied. De Ribeira au quartier de Bolhao, des rives du Douro en remontant vers l'Igreja Do Carmo, tout à la force de mollets. Evidemment, les quelques incontournables touristiques que sont la Torre Dos Clerigos, le Palacio Da Bolsa ou les façades colorés de Ribeira vous mêleront sans doute aux visiteurs qui viennent profiter de la ville.

Mais Porto, c'est aussi une ambiance, avec ses petits cafés, ses épiceries, ses vieilles femmes qui discutent au pied des immeubles et ses habitants toujours prêts à aider le touriste qui se repère sur son plan. Cette ambiance qui se retrouve aussi dans ses bistrots typiques comme le O Caracas à la rua Das Taipas. Ici, c'est une affaire de famille, les filles servent en salle et la mère prépare les plats. Pas de carte, mais poisson et poulpe au menu le soir de notre passage. Des plats préparés avec soin et agrémentés de vinho verde de la maison. Avec le passage de la patronne au sein de la salle en fin de repas, qui s'en fiche pas mal que l'on ne parle pas le Portugais et qui nous fait causette dans sa langue ...

Ou encore le Barrete Encarnado, près de Ribeira, petite carte, petits prix, petite salle, mais un patron attentionné et un plat de bacalhau succulent.

Pour en finir avec la cuisine, Tomàs nous avait recommandé d'aller manger le poisson à Matosinhos, au bord de l'océan, au bout de la ligne du bus 500. Les restaurants de la rua Herois de Franca sortent leur grill dans la rue et exhibent les poissons frais. Sardines, bars, dorades, sôles, crevettes, merlus, du choix, du choix ... Là aussi, vinho de la maison pour accompagner nos plats, à 5 Euros la bouteille ou la carafe. Quelques touristes, mais des Portugais surtout, gage de sérieux et de qualité. Tellement bon que nous y serons retournés deux fois, pour la morue et les sardines au gros sel, à volonté. Il aurait pu y être agréable d'y aller en vélo, puisqu'il suffit de suivre le Douro et de continuer jusqu'au bout, le long des plages, sur des pistes protégées. Mais le retour aurait été dur après deux carafes...

Le vin de Porto. Ou le vin de Nova Vila de Gaia devrait-on dire, de l'autre côté du célèbre pont métallique Luis Ier, où se trouvent les caves vu que l'ensoleillement y est moindre que sur les rives de Porto. Il y est donc plus facile de garantir une température et une humidité constantes dans les caves, qui ne sont pas sous la surface du sol, mais dans d'énormes entrepôts. Passer de Ribeira aux célèbres caves ne prend que quelques minutes et ensuite le choix est à faire pour une visite. Ferreira, Calem, Grahams, Sandeman, etc... Nous aurons choisi Taylor's, un peu en contre-haut, avec sa terrasse et sa vue sur la ville basse de Porto, le Douro et le pont. Une visite enrichissante permettant non seulement une dégustation mais aussi quelques explications intéressantes sur l'Histoire des vignobles et les caractéristiques des vins de Porto.

Porto n'est pas si grande et nous avons eu le temps de nous rendre à Braga, à une bonne cinquantaine de kilomètres au nord. Depuis la gare de Sao Bento, il faut compter une bonne heure de train, genre omnibus, qui s'arrête dans bon nombre de petites gares. Braga et son centre historique, sa cathédrale et ses petites ruelles. Sa fête romaine aussi, du moins lors de notre passage, avec ses stands de rue, ses sandwichs chauds au chouriço. Et évidemment, le célèbre Bom Jesus, à quelque 3 kilomètres, avec son célèbre escalier.

Braga, mais aussi Barcelos, où se tient chaque jeudi un énorme marché (tout droit en sortant de la gare), où se tiennent stands de fruits et légumes, d'articles de ménage, de volailles vivantes, de vêtements. Barcelos et son restaurant dans la rue piétonne à 3,50 Euros pour le plat du jour. Là encore, accessible par le train, avec un changement à Nine.

4 jours de visite dans ce Portugal accueillant, à déguster une excellente cuisine, à admirer les façades colorées des vieux immeubles, à fouler les rues pavées et contempler les azulejos des églises ou monuments. Nous avions visité Lisbonne, sans doute plus attentive à son image, sans doute plus riche. Le plaisir fut tout aussi grand plus au nord, au bord du Douro.

Porto, à ne pas manquer, sans aucun doute.
"Tout" quitter pour voyager?! English translation pending
by Messi57 · 2014-04-09 · 85 replies
Bonjour à tous,

Plus je lis de site internet et de blogs de voyages, plus je vois des personnes qui ont "tout" quitté pour voyager. Je m'interroge beaucoup sur le "tout" !

Que cache ce "tout" ? Comment faites vous pour vivre ? Quels sont vos revenus ?

J'attends vos réactions, vos connaissances, si vous l'avez fait ou un de vos proches l'a fait 🙂

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