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Nouvelle Calédonie: quoi de neuf? English translation pending
Bonjour à tous, peuple de cette ile sur laquelle nous allons peut-être venir passer quelque temps...
Quelque temps seulement, car bien malin qui pourrait dire à l'heure actuelle de quoi sera fait le long terme.
Si tout va bien ça pourrait être des années, voir des décennies, car moi et ma famille sommes du style adaptables.
Si tout va moins bien, comme dans beaucoup d'endroits que nous connaissons déja, ce ne sera qu'une étape, à condition cependant de la commencer.
A ce que j'ai pu lire des écrits sur ce forum, parfois emprunt de passion, votre petit coin de paradis n'est est pas un pour ceux qui y vivent (je ne parle pas des touristes, ils sont en vacance, pas la même vision des choses) et en est un pour ceux qui n'y sont jamais allé, ce qui ne change pas en règle général de n'importe quel autre coin du monde qui possède un tant soit peu de sex appeal.
En bref, de ce que j'en ai retenu:
Le climat social y est du type "stationnaire méfiant", avec kanaks et caldoches qui se côtoient mais ne se mélangent pas, plus une communauté étrangère dans sa bulle, et les Métros dans la leur.
Certains ne peuvent pas blairer les "zoreilles" de métropole qu'ils associent à la bande de fonctionnaires hautains et dédaigneux qui peuplent leurs administrations, mutés quelques mois pour y passer du bon temps au soleil, et se foutant totalement du reste;
Les Zoreilles qui ne seraient pas fonctionnaires sont soupçonnés de venir piquer le boulot des insulaires légitimes, donc à priori pas blairés non plus, au début au moins.
L'immobilier est inaccessible à l'achat, les spéculateurs y ont la main mise et les tarifs sont complètement débiles.
Reste la loc, qui est chère et du même niveau que les grandes villes cotées du reste du monde, décroissante plus on s'éloigne de Nouméa bien sûr.
La zone située à l'ouest de Nouméa semble être celle qui semble le meilleurs compromis pour y habiter, pour ceux qui n'ont que faire du m'as-tu-vu-isme des boites et restos à la mode, tout en ayant un job basé à Nouméa: vers Nakutakoin par exemple, ou même Paita.
Réseau routier embryonnaire ou presque, déplacements par ce moyen de circulation très lent par définition, ce n'est pas forcément un désavantage de mon point de vue.
Automobile (s) cependant indispensable car transports en communs évidement souvent en défaut à Nouméa (c'est normal, vous êtes en France), et car les routes sont trop dénivelées pour survivre à vélos.
L' achat local d'une auto neuve est sans intérêt car le matériel est trop cher (et en fait inadapté), une petite auto d'occasion est financièrement plus accessible (mais également inadaptée).
L'importation en franchise de douane d'un vieux véhicule en excellent état ET adapté au réseau routier local semble être le meilleur choix. (véhicule adapté à mon sens: Grand volume, étroit, 4X4, rustique, pas nécessairement rapide).
Il y a plusieurs aérodromes, ce qui retient toute mon attention d'amateur du ciel et une communauté d'ULMistes qui sont forcément des gens bien.
Les écoles sont parait-il du niveau ce celle du continent, ce qui est un minimum surement pas difficile à égaler; Il y a une université à Nouméa pour une licence d'Anglais, c'est un truc possible pour l'une de mes filles après son bac, et l'autre qui a 8 ans et qui ne parle pas le Français aura le loisir de l'apprendre en primaire.
Pas question de vouloir bouffer du fromage à tous les repas, qui ne seront pas non plus arrosés de pinard, pour ceux qui payent avec leurs sous.
Voilà pour un premier briefing.
Suis-je dedans, ou à côté de la plaque pour l'instant ?
Quelque temps seulement, car bien malin qui pourrait dire à l'heure actuelle de quoi sera fait le long terme.
Si tout va bien ça pourrait être des années, voir des décennies, car moi et ma famille sommes du style adaptables.
Si tout va moins bien, comme dans beaucoup d'endroits que nous connaissons déja, ce ne sera qu'une étape, à condition cependant de la commencer.
A ce que j'ai pu lire des écrits sur ce forum, parfois emprunt de passion, votre petit coin de paradis n'est est pas un pour ceux qui y vivent (je ne parle pas des touristes, ils sont en vacance, pas la même vision des choses) et en est un pour ceux qui n'y sont jamais allé, ce qui ne change pas en règle général de n'importe quel autre coin du monde qui possède un tant soit peu de sex appeal.
En bref, de ce que j'en ai retenu:
Le climat social y est du type "stationnaire méfiant", avec kanaks et caldoches qui se côtoient mais ne se mélangent pas, plus une communauté étrangère dans sa bulle, et les Métros dans la leur.
Certains ne peuvent pas blairer les "zoreilles" de métropole qu'ils associent à la bande de fonctionnaires hautains et dédaigneux qui peuplent leurs administrations, mutés quelques mois pour y passer du bon temps au soleil, et se foutant totalement du reste;
Les Zoreilles qui ne seraient pas fonctionnaires sont soupçonnés de venir piquer le boulot des insulaires légitimes, donc à priori pas blairés non plus, au début au moins.
L'immobilier est inaccessible à l'achat, les spéculateurs y ont la main mise et les tarifs sont complètement débiles.
Reste la loc, qui est chère et du même niveau que les grandes villes cotées du reste du monde, décroissante plus on s'éloigne de Nouméa bien sûr.
La zone située à l'ouest de Nouméa semble être celle qui semble le meilleurs compromis pour y habiter, pour ceux qui n'ont que faire du m'as-tu-vu-isme des boites et restos à la mode, tout en ayant un job basé à Nouméa: vers Nakutakoin par exemple, ou même Paita.
Réseau routier embryonnaire ou presque, déplacements par ce moyen de circulation très lent par définition, ce n'est pas forcément un désavantage de mon point de vue.
Automobile (s) cependant indispensable car transports en communs évidement souvent en défaut à Nouméa (c'est normal, vous êtes en France), et car les routes sont trop dénivelées pour survivre à vélos.
L' achat local d'une auto neuve est sans intérêt car le matériel est trop cher (et en fait inadapté), une petite auto d'occasion est financièrement plus accessible (mais également inadaptée).
L'importation en franchise de douane d'un vieux véhicule en excellent état ET adapté au réseau routier local semble être le meilleur choix. (véhicule adapté à mon sens: Grand volume, étroit, 4X4, rustique, pas nécessairement rapide).
Il y a plusieurs aérodromes, ce qui retient toute mon attention d'amateur du ciel et une communauté d'ULMistes qui sont forcément des gens bien.
Les écoles sont parait-il du niveau ce celle du continent, ce qui est un minimum surement pas difficile à égaler; Il y a une université à Nouméa pour une licence d'Anglais, c'est un truc possible pour l'une de mes filles après son bac, et l'autre qui a 8 ans et qui ne parle pas le Français aura le loisir de l'apprendre en primaire.
Pas question de vouloir bouffer du fromage à tous les repas, qui ne seront pas non plus arrosés de pinard, pour ceux qui payent avec leurs sous.
Voilà pour un premier briefing.
Suis-je dedans, ou à côté de la plaque pour l'instant ?
Excursion équivalente à Sapa dans le nord du Vietnam? English translation pending
Bonjour à tous,
Tout d'abord merci pour tous les partages d'informations que nous avons lues sur le forum; cela nous aide beaucoup à bien préparer notre voyage au Vietnam (départ le 19 octobre).
Nous avions prévu faire un périple à Sapa de 2 jours/3 nuits. Par contre, à la lumière de tout ce qu'on lit sur le forum, nous remettons en question ce voyage avec 2 nuits en train, un bain de foule, etc... Nous nous demandons s'il ne serait pas préférable de faire une autre expédition similaire en montagne ou autres dans le nord qui nous apporterait autant... J'ai entendu parlé du Halong terrestre ... pourriez-vous nous renseigner sur ce que l'on pourrait voir ou vivre avec la dimension "nature, rizières, etc." et qui nous apporterait autant que Sapa et ses environs?
Merci pour vos précieuses informations
Mochris
Carnet de voyage en Malaisie du 18 juillet au 19 août 2010 English translation pending
Nous sommes 2 Claude mon épouse (59) et moi-même Jean Louis (64)
Le guide de base est le Lonely planet édition janvier 2010 , complété par le Rough Guide Septembre 2009.
18 Juillet
Départ avec 1h de retard (grève du zèle des aiguilleurs, embouteillage aérien?)
Saudi arabian Airlines: nourriture très correcte, service correct (sans plus) espace entre les sièges assez grand.
4h d’escale à Riyad (au lieu de 5), on nous sert un plateau repas! Température dans l’aéroport: 28 à 30 !
Décollage et arrivée à l’heure à KL. Service OK, familles saoudiennes bruyantes.
Le prix du billet (650€) justifie ces quelques inconvénients (11h d’escale au retour).
19 Juillet
On change de l’argent à 3.85 ce qui n’est pas terrible.
On prend le KLIA express (35RM/p), et de là un taxi (23RM) pour nous emmener à la station de bus Bukit Jalil qui remplace Puduraya. La nouvelle station est au moins à 10km du centre et on peut se demander si ce n’est pas plus rapide et moins cher de prendre un taxi Aéroport-Bukit Jalil.
Là nous trouvons un bus pour Malacca (12,20RM/p) où nous dormirons. Atterris à 13h20 nous sommes à 17h45 dans notre hôtel après avoir pris pour 1RM le bus n° 17 qui nous pose à 50m du Kancil Guesthouse.
Hôtel très sympa tout en longueur 45RM la chambre lit double (40RM 2 lits simples) avec ventilateur. Lit excellent. Douche et WC communs.. Tout est impeccable et l’accueil par « Annie » très convivial. Joli jardin au fond.
Nous allons manger au Ole Sayang tout proche. Il fait nuit à 19h30. Nous mangeons très bien pour 68.80RM (2 bières pour 18, 3 plats).
20 Juillet
Bon petit déjeuner (de 4 à 7RM) pris dans la cuisine avec annie et 1/2h d’internet (1RM).
Nous prenons le bus n°17 qui nous emmène à l’est (medan portugis) puis au sud sur le pont au dessus de l’embouchure puis vers le nord où nous le quittons au N/O de Chinatown.
Nous traversons tranquillement celle-ci par Jalan Tokong(assez calme) , changeons de l’argent (4.06 beaucoup mieux) et en arrivant au bord de la rivière décidons de faire la croisière sur la sungai Melaka.
Elle démarre tout de suite(au pont en face du Stadthuys) et nous sommes seuls dans le bateau, voyons des crocodiles et surtout les bords qui sont aménagés en promenade et remontons jusqu’à Kampung Morten. Tout cela est très joli et donne envie de s’y promener à pied. La croisière est à 10RM/p.
Nous allons ensuite au pied du Stadthuys que nous visitons (jolies reconstitutions de scènes ) pour 5RM/p, puis enchainons avec Saint Paul (jolie vue) et redescendons vers la porte de Santiago pour revenir vers le stadthuys et s’arrêter pour manger au Bamboo hut bistro sur Jalan Kota
Repas très correct dans un espace bien ventilé mais la petite bouteille d’eau est à 8RM!!!!
Retournons au palais du Sultan que nous visitons (2RM/p) belle bâtisse avec quelques beaux costumes à l’intérieur et enchainons sur le jardin juste en face avec de bien beaux arbres et arbustes joliment arrangés dans un parc où il y a quelques oiseaux.
Nous allons ensuite au musée maritime (3RM/p) beau bateau mais l’intérieur transformé en musée de la marine locale ne rend pas du tout compte de l’intérieur d’un bateau du 16ème , dommage!
Nous nous rendons ensuite à la maison de thé Cheng ho où pendant ¾ h on nous à fait déguster 4 thés très différents verts ou noirs en respectant les règles de la cérémonie du thé chinoise, le tout dans un très beau cadre (20RM pour 2à 5 personnes!). Bien sur nous achetons (cher 120RM) un boite de notre préféré. Et nous ne sommes pas fana de thé.. À recommander aux fondus.
Puis rebalade dans Chinatown avec un arrêt prolongé au temple Cheng hon teng(des nuages verts!)avec de superbes sculptures en bois peint et de très belles salles.
Ensuite arrêt massages (pieds pour Claude(28RM ½ h), total pour moi(60RM 1h10) qui suis parti avec le bassin de travers. C’est fou ce que ça peut faire mal là ou c’est sensible. On verra si ça a marché: RC reflexologi 134 Jalan Hang Jebat
Ensuite recherche d’un restau mais plusieurs sont fermés à cette heure (19h30) et finissons au Géographer: très bien, des plats excellents aux environs de 10RM la bière aussi (l’alcool n’est pas donné mais très présent dans cette zone touristique)
Rentrons à pied (21h ) mais le 17 tourne toujours.
A notre arrivée « Annie » nous propose des beignets Jumpat-jumpat… chouette.
Mercredi 21
Nous allons acheter une carte sim locale(0 vendeur vu dans chinatown hier) et pour cela trainons dans le centre commercial Mahkota et finissons après plusieurs stands par trouver une celcom à 10RM.
Nous reprenons le 17 pour aller à Kampung Morten.
C’est très joli, il fait très beau aujourd’hui, les maisons de toutes les couleurs dans leur jardin plein de fleurs sont un enchantement.
Nous allons visiter la villa Sentosa, et sommes pris en charge par un des propriétaires de 74 ans, très heureux de nous la présenter ainsi que toute sa famille (en photos), nous subissons plusieurs photos de couple à des endroits stratégiques mais son enthousiasme est un peu émouvant et nous apprécions beaucoup cette visite « privée ». Nous y laissons 2 fois 10RM.
Nous partons ensuite à pied à Bukit China « colline du repos éternel » des chinois locaux, très reposant, calme, un peu venté. Très agréable.
Nous mangeons au pied devant le petit cimetière islamique dans un « self » correct pour 6.80RM 1 riz, 2 poulets et 2 beignets de pdt.
Puis à pied (toujours mais s’il fait chaud les distances sont courtes) Allons au 8 Hereen Street
Intéressante maison « standard » du 18ème bien restaurée et nous y sommes très bien accueillis par un membre de l’association. Nous y laissons 10RM.
Puis nous allons au Baba Nonya héritage muséum (2x8RM). Visite guidée criarde et répétitive, mais maison intéressante avec un beau mobilier et une architecture qui vaut la visite. (photos interdites)
Fatigués nous allons boire un thé glacé au bord de la rivière au Riverine Coffeehouse(108 Lorong Hang Jebat) terrasse très agréable mais un marteau piqueur proche nous en chasse et nous nous replions presqu’en en face au Riverside Kopitiam où là également la terrasse est très agréable et le prix de la bière aussi 6,5 à 8RM. Il est sur Jalan Laksamana à 20m de la place du Stadthuys à gauche vers le nord.
Nous rentrons(bus 17) à l’hôtel, nous douchons et repartons manger au Indori très correct, service agréable la plupart des portions sont à 2,5RM; l’eau à 2RM et le mini gigot d‘agneau à 18RM! L’avocat au chocolat est délicieux.
Jeudi 22
Nous quittons ce matin Malacca. Attendons près de ¾ h le 17 et quand nous arrivons à 9h15 à Sentral il n’y a pas de bus avant 11h, 22RM/p. Le bus met 4h jusqu’à Singapour avec 20’ d’arrêt buffet.
A la frontière nous descendons du bus pour quitter la Malaisie, il n’est obligatoire de prendre les valises, et nous retrouvons le bus au bout du bâtiment de la douane. Noter le n° du bus. Puis nous traversons le bras de mer et rebelote mais cette fois ci avec les valises et le formulaire d’entrée à Singapour rempli. Nous repartons dans le même bus. Tout ceci est très rapide un jeudi, mais le week end??
Le bus nous dépose à La gare routière de Lavender.
De là nous prenons un taxi qui pour 5.80$S nous dépose au Prince of Wales dans little India. Il y à deux chambres qui se partagent une salle de bains, le tout isolé du dortoir. Nous payons 60$S par nuit, pti dej inclus et la wifi (Il y a 2 réseaux un pour les chambres et un au bar et dans le jardin). Par contre sur le plan calme ça n’est pas ça: orchestre sous la fenêtre jusqu’à 5h du matin, vivent les boules Quies!
Nous visitons ensuite little India. Les différentes rues: commerçants, maisons peranakan, balade dans Mustafa center (un Grand magasin comme on n’en fait plus en Europe) et deux temples Sri Veeramakaliamman et Sri Srinivasa perumal très colorés et vivants avec cérémonies, musique et dévotions.
Nous terminons par un thali VIP au Madras new Woodland (restau végétarien). Copieux, excellent et très bien conseillés.
Vendredi 23
Pas de petit dèj avant 9h, celui-ci continental, en libre service y compris la vaisselle(plus ou moins bien faite avec un vieux chiffon tout dégueulasse).
Nous prenons ensuite 2 bus (65 et 174)pour le jardin botanique.
Celui-ci est superbe , nous faisons le tour du lac, puis montons vers le bandstand pour redescendre vers le Ginger garden.
Là nous mangeons un samosa, un « chicken nuggets » et une 1/2 bière pour 11$S/p. Fontaine d’eau fraiche potable dans chaque toilette du parc.
Puis nous passons une heure et demie avec les orchidées: fabuleux.
Une glace en dessert et ensuite rain forest et nous allons à l’autre bout du parc pour prendre le MRT (métro) …mais la station RG p642 Botanic garden est « Under development » merci le Rough Guide qui emploie un futur (will offer!!!) trompeur sur l’existence de cette station qui apparait ainsi que toute la ligne « circular » sur le plan de la page 592. Heureusement deux Singapouriens charmants (nombreuses sont les personnes qui se proposent de nous aider ici ainsi qu’en Malaisie) nous expliquent qu’en attendant un an nous pourrons prendre le MRT ici, mais que tout près (en face, à droite et à gauche) il y a une station de bus où nous retrouvons le 174 qui nous déposera pour 2$S/p à Boat Quay (plein centre)
De là fatigués de notre marche botanique nous faisons la balade en bateau (Hippo river cruise 1/2h, 15$S, pour voir le bas de la rivière et marina bay, commentaire totalement inintéressant alignant des chiffres: mètres, dollars…) sur Clarke quay lequel ressemble à un morceau de Disney land tout plastique.
Ensuite nous allons manger au Siem Reap II (même maison qu’Indochine en moins cher) qui est collé au musée des arts asiatiques avec terrasse sur la rivière et wifi (comme sans doute la plupart des établissements de ce secteur). 2 plats excellents à 14$S chaque et 2 bières à 10$( le même prix que la petite Evian !) chaque auxquels il faut ajouter 17% de taxes….Eau en carafe à volonté .
Retour à l’hôtel par le bus 145 pris sur hill street qui nous dépose au tekka market à 50m de l’hôtel.
Samedi 24
Nous partons au Mustafa center où il y a plein de changeurs à taux intéressant (la vie à Singapour coûte cher) soit 1€= 1.745, puis nous allons voir le temple Sakaya muni buddha saya( dit des mille lumières, mais aujourd’hui elles sont éteintes!) assez intéressant avec un grand buddha et des scènes de sa vie.
Nous allons ensuite au terminal Lavender street pour réserver nos billets pour Mersing (Pulau Tioman) pour le lendemain, mais les (2) bus du jour sont pleins et il reste de la place pour le bus du soir à 29.10$/p car on paie jusqu’à Kuantan et en plus on arrivera à Mersing vers 2h du matin!
Après analyse des guides il s’avère qu’il ne nous reviendra pas beaucoup plus cher (70$S pour 2 moins si on trouve des personnes intéressées) de prendre un bus jusqu’à Johor Baru puis un taxi jusqu’à Mersing.
Nous allons par bus au musée des civilisations asiatiques (5$, mais 2.5 pour moi +60) où nous passons 2h très intéressantes avec de très belles pièces.
Nous retournons au Siem ReapII ou nous mangeons une soupe et une salade délicieuses pour 33$S et nous partons pour China town(en bus).
Nous visitons le très intéressant China town heritage center (sur la vie des immigrants chinois avec un intérieur de maison reconstitué) et estimons que nous méritons une bière(0.666L!) à 5.5$S au restaurant heritage juste devant le musée.
C’est Samedi et la foule déambule dans pagoda street.
Ns dirigeons ensuite, en regardant au passage la « mini » mosquée Jamae, vers le temple de la dent du Buddha où la profusion d’or et de rouge et le nombre de buddhas sponsorisés de toutes tailles nous surprend un peu.
Repas au Da dong restaurant: délicieux peking duck 33$S pour 2, bien présenté, mais on nous fait payer les serviettes rafraichissantes(0.50) et les cacahuètes(2$S) que nous n’avions pas demandées. Riz frit à 8$S. IL faut rajouter taxes de 10 et 7%, tout cela sent la vente forcée: on aurait du manger une choucroute saucisses chez Erich dont le stand est juste en face: il vend toutes sortes de pains qui ont l’air délicieux (comme à la maison). Retour en bus et nous prenons la rue piétonne new bugis street et alber street qui sont en fait un marché et à 9h du soir c’est bondé! Délicieux jus de fruits à 1$S.
Dimanche 25
Nous attrapons à 7h30 un bus (2.40$S/p) pour Johor baru au ban san bus terminal proche de little india, et y prenons à 9h …un bus pour Mersing pour 12.60RM /p (bien que le bus aille jusqu’à Kuantan….cherchez l’erreur!
à 11h nous sommes à Mersing où on nous promet un bateau pour Pulau Tioman à 11h30... Il partira à 12h45 et arrivera à ABC puis Panuba 2h après..
Nous avons réservé une chambre à 80RM la nuit avec pti dèj AC et vue FANTASTIQUE sur la mer…que nous attendrons une heure en prenant un repas simple (1 plat 2 Starters 1 grand eau: 20RM) que nous complétons avec des ramboutans délicieux achetés à l’embarcadère (1kg 3RM).
Baignade (quelques coraux morts, mais ils renaissent, gênent la patauge mais pas la nage) Snorkeling (PMT comme préfère dire ma femme qui préfère les acronymes aux anglicismes) 15RM/j, grimpette vers ABC mais elle est peu confortable pour nous, vieux et fatigués par la chaleur, donc nous ne la finalisons pas complètement. Nous verrons cependant un iguane (50cm).
Un peu de balcon à regarder la nuit descendre et nous allons manger (très bien) pour 29RM 1 riz aux crevettes, 1 beignets de calamar, une glace une grande eau(2RM). La bière à 5RM (quand le bar à alcool est ouvert).
Décidément la vie et moins chère en Malaisie.
Un bel orage pour commencer et continuer la nuit.
Lundi 26 Aout
Temps gris et frais (25°) parfait pour une balade.
Pti dej libre service tartines, nouilles, riz, boisson à l’orange, thé, café!
Nous partons pour Monkey beach, nous mettons 1 heure, chemin accidenté mais faisable, nous sommes seuls sur la plage (avec un singe) et nous nous baignons, il y a des vagues et l’eau n’est pas claire (il n’y a pas de coraux, peu de rochers), puis 20 minutes environ pour Monkey bay déserte (seul un bateau au mouillage et un singe) eau turquoise mais agitée (suite de l’orage?) retour en une heure et quart. Nous aurons tout le temps été dans la forêt, vu un singe et un scorpion (noir ,18cm) des papillons et une végétation luxuriante, sympa.
Repas à Panuba ( 2 plats à 8-9RM)
Balcon puis PMT (à droite de la plage il y a des coraux et des poissons) dans les vagues, avec du sable dans l’eau et pas de soleil: c’est gris!). Re-balcon.
Repas du soir, toujours des plats corrects autour de 8-9RM
Mardi 27 Aout
Bain, mini jogging sur les allées, PMT, le temps est meilleur et sur la petite plage a 50m au nord il y a quelques coraux et pas mal de poissons (dont 2 raies et un gros de 50a 70cm).
Repas rapide, bateau pour Mersing (3h) a 12h30. Le pont supérieur est interdit donc on est enfermé sauf 10 places à l’arrière et autant à l’avant.
Allons à l’hôtel Embassy (réservé par tel) 55RM, sdb, AC, propre, accueil agréable, wifi.
Allons réserver le bus pour Pekan (16/p c’est le prix jusqu’à Kuantan, puis appelons le seul hôtel sur les 2 guides, il est plein, nous irons donc jusqu’à Kuantan.
L’internet (notre clavier est cassé) est a 1,5 ou 2RM l’heure suivant le cybercafé, et nous allons manger 2 délicieux Murtabak chez Al Arif ou une fois de plus un client nous voyant hésiter est venu à notre aide.
Mercredi 28
Pti dej en bas de l’hôtel, 16RM pour 2(thé, toast, jus de fruit frais, pancake) et une potion d‘œufs.
Nous prenons le bus (premier départ a 11h30)au terminal, mais celui-ci va ensuite au ferry ou il prend d’autres clients (qui avaient du réserver).
Arrivée à 15h a Kuantan.
Nous commençons par changer la réservation d’hôtel a Kuantan par une à Cherating, et réservons nos places pour Jerantut pour le 30, puis partons à la gare des bus locaux( un bon km) prés du fleuve. celle-ci a été déplacée…prés de la gare ou nous sommes arrivés (bus longues distances), les taxis demandent 10RM pour 1km….Elle est située sur Jalan stadium au sud ouest du marche central à cote de celui-ci.
Le bus part toutes les heures (3,4,5 p.m.) coûte quelques RM et nous mettons une heure 15 pour arriver à Cherating.
Le bus nous dépose après le pont, nous nous dirigeons vers la mer et prenons la main road vers l’est, suivons les panneaux mimi’s guesthouse passons prés d’un nid à moustiques et nous retrouvons sur un sentier impraticable pour arriver par l’arrière. Il faut ignorer ce fléchage et tourner à gauche en face du Ranting beach resort et en fait les bungalows avant la barrière sont à ce resort mais mimi‘s sert d‘intermédiaire..
L’accueil est très cool, le gérant me dit que le bungalow annonce à 70 est à 100, on dit non , il appelle son patron et nous payons…70. Le bungalow est agréable, il faut réclamer 2 fois serviettes et PQ, et on ira 3 fois pour payer à mimi’s et nous paierons au resort……..
Nous allons nous baigner, et allons a la recherche de Cherating river activities nous le trouvons (HAFIZ en gros) juste à temps pour aller voir les lucioles( à 8pm).. Petite présentation et 1 h sur la rivière à les découvrir(Klip-klip en malis) et à les voir traverser la rivière dès que Hafiz allume une lampe rouge. Une heure charmante, Noël en Juillet. 15RM/p.
Nous mangeons ensuite, très bien, d’un délicieux poisson grillé choisi sur présentoir pour 21RM avec en plus un plat, un nasi goreng et une grande eau, tout cela au Nabil Café,
Puis 2 bières glacées au don’t tell mama et dodo.
Jeudi 29
Petit dej ( le seul ouvert a 8h) au Cherating cottage café, excellent muesli fruits tropicaux à 5.5RM.
Bain à marée haute c’ est parfait, à marée basse il faut marcher.
La plage de Cherating est très chouette, le village invite à trainer et si nous n’y passons qu’une journée, nous aurions apprécié une journée de plus dans cette ambiance très relaxe.
Nous allons ensuite au sanctuaire des tortues (30’ dont 10 sur la grand route bruyante et chaude, mais dans la journée il n’y a à voir qu’une expo et 3 bassins avec des tortues adultes ou bébés toutes très jolies, mais à notre sens cela ne vaut pas une heure de marche à pied. On peut revenir le soir, bien sur il n’est pas certain que ce soir là il y aura lâchage de bébés tortue.
Allons manger au Duyong, vue superbe, bonne nourriture, plat à 8 riz frit à 4(rajouter 5% de taxes)
Puis internet au travel post (1/2h 1.5RM) et à 4h balade de 2h sur la rivière( toujours avec Hafiz) 20RM/p, pour découvrir la mangrove et serpents, singes, crabes, varans (1a 3 de chaque espèce) sympa.
Puis bière au don’t tell mama en regardant la pluie et en se baignant et en courant sur la plage.
Nous retournons manger au Nabil café une belle et bonne raie (400g 16RM) et des crevettes grillées.
Vendredi 30
Taxi a 8h30 (70RM, 40‘) pour Kuantan, nous voulons être surs d’être à l’heure pour le bus de 10h pour Taman Negera, et le bus local parait quelque peu aléatoire.
Le dit bus met 3h30 pour arriver à Jerantut.
Nous prenons rapidement un taxi(25RM) pour être à l’embarcadère de kuala tembeling avant 14h30 et être ainsi surs d’attraper le dernier bateau pour Kuala Tahan. Celui-ci coûte 70RM/p et nous sommes environ 70 pour remplir 5 bateaux qui partent successivement, avec 14 ou 16 personnes. La remontée prend environ 2h¾ et parait un peu longue dans la mesure ou le paysage est peu varié, qu’il n’y a pas grand-chose à voir {quelques buffles, quelques pécheurs , on devine quelques constructions) et qu’on est plutôt mal assis. On a quand même l’impression de jouer l’oreille cassée en Asie du sud-est et c’est assez sympa.
A l’arrivée on nous débarque au bateau flottant LBK, le plus loin de la route, nous allons a la yellow guesthouse de l’autre coté de la colline……
Nous faisons un grand tour a travers tout le village alors qu’il suffit de monter par le premier escalier vers le Liana Hostel et prendre en haut le chemin à droite et traverser au bout de 50m les chalets sur la gauche(Aki chalets) et descendre vers la yellow. On peut aussi monter par le second escalier public et tourner dans le même chemin à droite.(en fait il faut faire le tour de l’école).
La guesthouse comprend un petit (1 étage) immeuble jaune pastel avec 4 chambres ( la meilleure de tout notre séjour sur le continent) avec 2 terrasses air cond, ventilateur, très grande , presque neuve, très bien équipée(y compris bouilloire, thé, café…) et même un petit lit en plus du grand lit.
Puis nous descendons au LKP pour réserver un bus NKS (25RM/p) craignant de rater le bus public de 7h30 après demain (trop de monde) et rater ainsi le bus de 10h à Jerantut pour KL.
Enfin nous mangeons (correctement au bateau flottant Marwak 4/5RM le plat (avec peu de viande) mais attendons 3/4h pour être servis (riz poulet, nouilles sautées)
Nous achetons au passage de quoi petit déjeuner et picnic-er mais le choix est très restreint, acheter avant Kuala Tahan si possible.
Samedi 31
Panne de courant au milieu de la nuit qui durera jusqu’à 17h (se méfier des surgelés!).
Nous sommes a 9h au bureau du parc (1RM/p la traversée en barque) et prenons droit d’entrée (1RM) et permis photo (5RM).
Munis de 3l d’eau et de notre pic-nic nos partons pour la Canopy walkway(Kanopi Titian) et mettons 45’ pour l’atteindre (sans trainer). Pas de queue, 5RM pour une ½ passerelle (l’autre ½ en réfection). C’est chouette, Claude réussit à passer sans trop regarder en bas, on ne voit aucun animal(bruit de la passerelle et des touristes!)
Ensuite nous partons pour Bukit Indah, que nous n’atteindrons pas faisant raisonnablement demi tour, au total 4h30 de balade dont 1/4h de picnic. C’est bien assez pour nous, le chemin qui surplombe la rivière monte et descend tout le temps et les marches (les racines en fait) sont hautes. 100m de plat par km maxi. Mais c’est très sympa, la végétation est grandiose, il y a beaucoup de bruits d’oiseaux, mais nous n’en verrons pas, nous verrons par contre un varan occupé à manger.
La petite bouteille d’eau est à 1Rm au sud de la rivière et 3 au nord mais on en rembourse un au nom de l’écologie si on rapporte la bouteille.
La bière au Mutiara restaurant est quand même à 19RM.
Bien sur on est parti équipés contre les sangsues, chemise manches longues, pantalon dans les chaussettes, aspergés de repellent, mais on n’en a pas vu l’ombre de la queue d’une! (question de saison). On était d’ailleurs les seuls ainsi accoutrés…rigolo, on a fini en débardeur et short comme tout le monde.
Il n’y avait pas non plus de moustiques à Kuala Tahan, divine surprise. Mais au final on en aura vu (et sentu) à peu près partout ailleurs.
Repas du soir au Mama Chop (le plus au nord des restau flottants) même menu, mêmes prix, même qualité qu’au Marwak, attente raisonnable.
Dimanche 1er
Départ à 8h20 (au lieu de 8h) avec NKS, souhaitant être à KL le plus tôt possible pour récupérer une voiture déjà réservée.
Arrivée à Jerantut à 9h20 chez NKS, le minibus nous emmène à la bas station à 9h35 et nous achetons 2 places pour KL à 16.80RM, metrobus express, départ à 10h !
SMS envoyé à notre loueur qui confirme sa présence à Pekeliling à 13h.
Nous arrivons à 13h, la voiture (une Proton Wira de 250000km bien entretenue) est là et en une 1/2h faisons les formalités dans la rue.
7j 689RM +300 de caution+40 de mise à dispo à la gare.
Un 1/4h après on est sur l’autoroute vers Ipoh. Nous annulons la chambre retenue à Ipoh, après avoir retenu une chambre aux Cameron.
Sandwich maison et à 16h nous entamons notre montée vers les Cameron Highlands.
Route très jolie, sans une ligne droite, arrêt à la Lata Iskandar (belle cascade) où les familles locales se baignent dans les bassins du bas.
Nous goutons des Manggis(mangoustan) et nous continuons à dévorer des rambutans dont c’est la saison sur le continent.
Nous admirons la végétation changeante, et arrivons à Tanah Rata à 18h15.
Nous cherchons ( et finissons par trouver ) notre hôtel KRS pines
La chambre SDB est très bien, propre, accueil plutôt sympa même s’il se partage entre les deux hôtels « pines ».
Petite balade dans le marché du soir ? et nous allons manger (très bien mais épicé comme souvent chez les indiens) au Bunga Suria pour une douzaine de roupies par personne pour un « set » et une viande.
La bière n’est pas sur le menu mais vient du troquet d’à côté (10RM). Excellent gâteau à la banane (4.5)
Lundi 2
Pti dej pas terrible à l’hôtel, quantités faibles, voire ridicules pour 6.50RM.
Nous déménageons au Twin pines à 50RM même chambre un peu plus petite, jardin adorable accueil charmant. Bière à 6RM.
Nous allons faire les chemins 9 9a. Nus avons eu beaucoup de mal à trouver le départ, heureusement en voiture.
Le chemin démarre par une passerelle et ensuite aménagé jusqu’à la porte en grillage où démarre le 9a, ensuite le chemin est tranquille, nous sommes allés jusqu’aux premières cultures visibles, au dessus de la route qui mène à la centrale électrique, le tout en 2h30. Joli chemin qui vaut surtout par la végétation buissonnante sur les bords, la cascade est valable.
Nous avons déjeuné au Rosedale bistro, service impeccable, cadre agréable (attention c’est au premier étage), nourriture excellente, le sweet and sour chicken rice 6.50RM copieux avec beaucoup de poulet.
Ensuite visite de la « Cameron Highland Butterfly farm » (6.5RM/p) beaux papillons, belles fleurs, très beaux phasmes, serpents, lézards, insectes…
Nous avons ensuite cherché sans succès la « Cameron Bharat Tea Plantation », puis nous sommes montés au Gunung Brinchang, faisable avec une wira surbaissée, jolie route avec de belles vues sur les plantations de thé, et en haut il y a un accès aménagé avec quelques vues vers e sud(mais il y avait des nuages qui montaient à cette heure tardive) et très peu vers le Nord, il se termine en queue de poisson au milieu des arbres sans aucune vue.
Nous sommes ensuite allés voir le temple chinois au Sud est de Brinchang, très grand, très chinois.
Diner au Rosedale bistro : le steamboat à 17M, très joli, très bon, très copieux..
Mardi 3 Nous prenons le petit dèj sur une terrasse de Jalan Mentigi devant le bâtiment abandonné : Yong Teng Excellents pancake aux fraises, toasts genre pain perdu, thé pour pas cher et un service très sympa d’une femme + ou – sourde et muette de naissance : beaucoup mieux qu’aux « pines ». Puis nous allons à la Boh tea plantation (ouvre à 8h30), entrée libre, visite a peu près libre avec de nombreux panneaux explicatifs bien faits, la vidéo sans intérêt est publicitaire. Nous avons bien sûr acheté du thé (au même prix que dans les supermarchés de KL) et dégusté du thé sur la terrasse avec une vue superbe sur les plantations. Ensuite nous avons pris la route pour Ipoh, passés les premiers km très habités, et cultivés avec beaucoup de serres, la route est majestueuse avec de très beaux points de vue sur les montagnes environnantes, elle est très différente de la route de montée et beaucoup plus roulante.. D’Ipoh nous sommes allés à Kuala Kangsar et nous avons eu un coup de foudre. Si la rue commerçante (où il y a notre hôtel « double lion » correct, vieillot, air cond, sdbains : 60RM ) est semblable a toutes les autres de petite villes de Malaisie, le quartier des Istanas est superbe. 1 : la mosquée « Masjid Ubudia » très belle avec ses 4 minarets , ses dômes de toute taille, et son superbe marbre omniprésent. Le gardien est charmant, il nous a invités a voir et photographier l’intérieur. 2 : Istana Kota, superbe, restauré avec beaucoup de goût, et le musée est plutôt amusant en « picorant » dans les vitrines. 3 : Istana Kenangan, est encore en restauration (l’intérieur est fermé) mais il devrait ouvrir vers le 15 Octobre. Nous avons pu en faire le tour (bien qu’arrivés 10’ avant la fermeture) ; Très beau avec ses entrelacs de bambou, ses couleurs, son architecture. Il s’agit d’un palais de « camping » du sultan qui attendait son palais actuel (l’Istana Iskandaria) de 1931 à1933. 4 : Istana Iskandaria : on ne voit pas grand-chose sinon les tours un peu staliniennes décorées de bulbes, le jardin a l’air également très beau. 5 : nous avons trainé les pneus dans la rue Jalan Raja Muda et y avons admiré diverses constructions malaises traditionnelles très belles. Puis nous sommes allés voir le collège malais belle bâtisse et nous y avons vus des élèves jouer au foot ET au RUGBY sur des pelouses d’un vert ..anglais. Nous avons aussi admiré le pavillion square tower (qui n’est pas square mais hexagonal, et n’a que deux étages à l’intérieur). Puis nous nous sommes assis au bord du fleuve dans les jardins très joliment aménagés autour de la « jetty » en regardant les pêcheurs et le jour tomber le tout dans une relative fraicheur. Nous avons mange a Benteng au bord de la sungai kangsar a gauche de la jalan kansar en descendant, vers le sud, au début. Le cadre est agréable et les nasi goreng au poulet ou aux crevettes sont corrects à 4.50RM. Wifi. Il n’y a pas d’eau minérale (mais on en trouve partout autour) La bière a la bakery sous l’hôtel est a 6.50RM. Mercredi 4 Pti dej à 8h au restau shah reena dans le coude de jalan kangsar coté sud. Roti canai délicieux (surtout avec le miel que nous promenons partout ) à 0.90 et teh-o (sans lait) à 0.90RM. Pratiquement tous les autres y compris la bakery sous l’hôtel sont fermés à cette heure matinale. Route vers Georgetown, péage de 13RM sur l’autoroute et de 7RM sur le pont(gratuit pour le retour sans justificatif). Nous trouvons facilement (les plans du RG sont bien faits) notre hôtel Old Penang guesthouse. Acceuil sympa, chambre OK RM air cond, fenêtre sur le devant (toutes les chambres n’ont pas une fenêtre ce qui est logique dans une ancienne shophouse). Wifi. 55RM Salle de bains partagée, tout est très propre.
Puis nous allons à la recherche d’un tailleur pour dames Claude désirant se faire faire une robe avec un sari ramené d’Inde, sans succès, nous trouvons par contre un tailleur pour hommes qui va me faire un costume sur mesures pour le mariage de notre fille l’an prochain pour 550 RM. Nous lui laissons 275 d’arrhes. Ses coordonnées: Hover tailor 17 Jalan magazine. Nous trainons ensuite dans le Komtar centre commercial au bas d’une grande tour sur Jalan Magazine y achetons un pantalon et une chemise.. Passons chez un réparateur d’ordis car le clavier du notre déconne, il nous vend un clavier additionnel pour 35 RM car le délai de remplacement est de 5 jours au moins. Petit détail c’est un qwerty et il nous faut un certain temps grâce aux forums pour faire la conversion en anglais de l’ordi. Repos à l’hôtel et balade dans la ville (celle du LP) sympa. Nous retournons pour un premier essayage et terminons en mangeant dans un nouveau café : Le Post Cafe 3 et 5 lebuh Carnavon. Impeccable, la salade délicieuse à 10,90 la tiger à 11.50. Service efficace.
Jeudi 5 Pti dej compris à la guesthouse thé, café, toasts, fruits, bien. Nous sommes allés à Penang Hill mais le funiculaire est fermé jusqu’en décembre (il y a un accès en 4x4, ou à pied depuis le jardin botanique). Puis nous sommes allés au temple Kek Lok Si très impressionnant ( les 16 piliers de bronze et le toit couvrant la déesse Kuan yin sont presque terminés). Nous n’avons visité que ce plateau supérieur mais il vaut la peine. La route vers les réservoirs offre une ou deux vues sur Georgetown.
Nous partons pour le tour de l’ile décrit dans le Lonely: globalement assez décevant. Nous n’avons pas trouvé le port de Batu Maung et quand on demandait on nous envoyait a l’aquarium. Gertak Sanggul est très calme, il y a des bateaux en bord de mer et aucune activité si ce n’est dans le bassin de poissons tout au bout de la route derrière le restaurant qui ne sert a manger qu’a partir de 17h où il y a quelques pêcheurs à la ligne. Sungai Pinang c’est des maisons toutes simples alignées le long de la rivière et on y devine une activité de pèche Pantai Acheh ne montre aucune activité de pèche en suivant la route si ce n’est avant le village des bassins à poissons cachés derrière une palissade. La route pour Pantai Acheh est plutôt mignonne en quittant la route principale. Globalement la route de la cote ouest est agréable ( mais avant Balik Pulau elle est en cours de transformation en toboggan géant) Les plages de Teluk Bahang et Batu Ferringhi ne présentent guère d‘intérêt, la deuxième est bétonnée un max.. La route entre ces deux stations est agréable et il y a des criques-plages mignonnes. Pourquoi ne sont elles pas baignables? Nous avons termine la journée au jardin botanique agréable et bien entretenu (comme tous les espaces publics en Malaisie) Il est amusant d’y voir les Malais faire leur jogging ou marcher activement à la fin de la journée. Il manque un peu de cartels pour les arbres. Nous avons mange au Hot Wok: cadre superbe, service impeccable, cuisine excellente: un must. 2 plats medium à 18RM bière à 11, plus les taxes de 10%.. Enfin nous avons récupéré mon costume (donc fait en 33 h) qui me va comme un gant. Comment allons nous le rapporter? Vendredi 8 Je me lève à 6h15 et part faire mon jogging (en voiture) au jardin botanique. Celui-ci est noir de monde qui à cette heure matinale marche dans les allées, fait sa gym ou du tai shi. Après un tour je décide de monter ver Penang Hill et en une ½ h j‘atteins (en marchant la moitié du temps car c’est extrêmement raide, 20 25 %?)Un abri à peu prés à mi chemin et je redescends. Nous partons après le petit déjeuner au Komtar pour voir la vue (au passage nous changeons a 4,12 notre meilleur taux mais l’euro remonte !) mais l’ascenseur est en réfection….. Nous nous dirigeons donc vers le Khoo Kongsi remarquable maison de clan (5RM/p) cherchons vainement Tua Pek Kong, admirons la mosquée Kapitan Keling, et le temple Sri Mariammam.. Nous avons rencontré dans la rue un couple Australo-nonya qui restaure une maison et nous la fait visiter avec moult explications, il s’agit d’une shop house ou tout est à refaire et qu’ils reconstruisent avec des matériaux anciens. Passionnant. Nous mangeons au Madras new Woodland restaurant très propre, nous y prenons 2 assortiments (set) Madras et Spécial pour 15RM en tout. Délicieux. Nous allons ensuite visiter Pinang penerakan Mansion, superbe maison penarakan, avec mobilier et décor, très intéressant. Puis clock tower, fort Cornwallis que nous ne visitons pas les commentaires n’incitant guère à le faire (et le coup d’œil depuis l’entrée non plus). Retour a l’hôtel ou nous vivons notre 3eme panne de courant depuis le départ(pas très longue). Nous essayons de faire notre check in air asia pour demain mais cela ne fonctionne pas, et pas plus au comptoir air asia tout proche de l’hôtel. Notre vision de Georgetown est donc quelques très belles « pièces » à visiter, beaucoup de jolies maisons au gré des balades dans les rues, quelques bâtiments coloniaux intéressants à voir, et sans doute la cuisine mais nous ne mangeons que 2 fois par jour. Nous allons marcher un peu dans Lebuh Chulia et autres rues, voyons l’extérieur de Cheong Fatt Tze Mansion très beau mais nous ne pouvons entrer, nous mangeons au Red garden food paradise, notre première réelle expérience (après 3 semaines, mais ici la propreté est de rigueur) de Food court, très bien , beaucoup de choix pas cher, bon: 11RM pour 2 plats, Nous nous offrons un magnum (glacé) dans un supermarché et rentrons nous coucher. Samedi 8 Réveil à 6h (nous devons rendre la voiture a KL à 12h), comme nous avions prévenu le petit dej est prêt. Old Penang guest house est vraiment à recommander, très propre, accueil parfait, nous avions la chambre 1 sur la rue, toutes les chambres n’ont pas de fenêtre, la situation est très centrale. Il y a un parking (4RM/j) a cote. Route sans problème 4h et nous arrivons grâce au guidage parfait de Claude à KL Sentral ou nous avons rendez vous pour rendre la voiture, ils arrivent 5’ après nous, nous rendent la caution(300RM…) et 100RM de remboursement d’un jour trop perçu, plus 40RM pour la prise en charge. Car Orient est un bon loueur sur KL réactif et pas cher (100RM/j) la voiture quoique âgée de 250 000km est en très bon état. www.carorient.com. 5’ après nous sommes dans le skybus pour l’aéroport low cost( nous l’ avions réservé 7RM/p avec le biller Air Asia et gagnons ainsi 2x2RM…..). Une heure après nous voila dans l’aéroport 4h avant le décollage. Mangeons à asia taste seul resto de non-malbouffe (20RM pour 2 plats, la petite eau a 3.40RM) et dégustons ensuite un excellent Café glacé (9.80RM) au Old Town white coffee. L’avion pour Kuching décollera avec 1/2h de retard et nous verrons très bien toute la péninsule a l’ouest de Kuching et la multitude de rivières et de fleuves qui la traversent (à droite dans l’avion). A l’arrivée nous sommes attendus par l’hotelier (Mr Yap, Eric) qui nous avait proposé pour 24 RM de venir nous attendre. Il nous dépose à un stand de rue pour manger des nouilles et leur soupe délicieuses et revient nous chercher 1/2h après pour nous amener à l’hôtel: le Fairview. celui-ci est situé dans un très agréable jardin, calme, et nous avons une chambre très mignonne avec air cond, sdb dans l’annexe dans le jardin (il y a une autre chambre, toutes 2 avec terrasse privée}. Prix 70RM, mais il y des moustiques. Il y a internet. Dimanche 8 Petit déjeuner à l’hotel: 8RM très copieux, fruits (jusqu’à 6 variétés), œufs, toast et thé-café à volonté Puis nous allons au marché du Week end sur Jalan Satok, très intéressant, très grande variété de poissons, fruits, légumes, plantes, fleurs, vêtements…. Nous mangeons un très mauvais poulet (mais avec un bon riz putih parfumé) chez madame Tang’s qui semble avoir remplacé Min Joo à l’angle de Bihop et Carpenter. Plat entre 4 et 6, café glacé amer. Apres la sieste à l’hôtel nous retournons faire l’itinéraire secret du LP mais le dimanche après midi c’est assez calme et beaucoup de boutiques sont fermées. Nous faisons ensuite la “croisière” S’wak’s (celle le plus à l’est} 19RM/p pour une heure (annoncée une et quart) dans un petit bateau où nous étions une douzaine au ras de l’eau et c’est très agréable, à 17h30, les éclairages sont superbes. Nous achetons le pic nic pour bako et allons manger au Little Lebanon: Très bien. Service impeccable, plats excellents et originaux, nous avons mangé deux plats indigènes du Sarawak et du Houmous pour 19RM, la présentation est agréable, la bière à 4,5RM adresse à recommander. Dimanche 9 Lever a 7h, bus à 8h(numéro 1 à la gare des bus) toutes les heures à partir de 7h retour à la demie jusqu’à 17h30, 3RM, durée du trajet 1 h. A l’arrivée à l’embarcadère nous payons 10RM/p pour l’entrée au parc et un aiguilleur nous regroupe avec 2 autres couples dans un bateau pour 9 RM/p, nous devons rentrer avec eux et s’il manque quelqu’un le prix du bateau retour est de 47 à partager. Le trajet dure 15-20’ (temps calme} nous convenons de nous retrouver à 16h(comme tous les touristes) à la jetty(marée haute, sinon nous avons débarqué à marée basse sur la plage. Nous nous inscrivons au bureau et partons pour la plage Pandan kecil, ( il semble que l’accès à besar soit OK car elle est fléchée très normalement comme kecil).. Nous mettons une heure ¾ ce qui est apparemment le temps moyen. Le chemin une fois passée la très raide montée de départ ombragée est au soleil mais vers 10-11 h ça va. L’arrivée sur la plage que l’on domine est superbe et la plage ne l’est pas moins, Nous sommes 8 en arrivant (et 20-25 au plus haut). L’eau est délicieuse nous en profitons, il y a au fond une jolie rivière très ferrugineuse (comme toute l’eau dans laquelle nous pataugeons tout au long de la balade). Pique nique (sandwich au thon mayonnaise mais toutes les marques ne se valent pas). Nous repartons ver 13h30 et à cette heure chaude le chemin dans les parties ensoleillées est assez pénible (malgré eau abondante et chapeaux). Un bain sur la plage d’arrivée pour se rafraichir, et nous prenons notre bateau, puis le bus de 16h30 où l’abondance de touristes fait qu’il y en a une douzaine debout (tous jeunes, ça les murit). Au retour nous trouvons après 2 échecs (trop busy…) une couturière qui veut bien faire la robe de Claude (avec un boléro assorti) pour 180RM. Enfin nous mangeons (il tombe des hallebardes) au After 2 kiosk, 66 Wayang street ( derrière le parking multicolore) 2 canards-nouilles très corrects(à 8.80RM l’un) la bière à 10, desserts 1-2-3RM. Ambiance branchée/d’jeuns, wifi. Mardi 10 Après le petit dej nous partons à la recherche d’un money changer (le seul que nous avons vu dans Indian street était à 3.95...) Nous atterrissons dans le centre comm Tun juga sur Padungan où le taux de 4.09 est correct, nous cherchons aussi assez vainement des cartes postales…. Ensuite nous traversonsle fleuve au niveau de l’Hilton et partons vers l’est dans les villages malais. Après avoir traversé deux ponts(le bord de fleuve est jusques là agréablement aménagé ) nous rentrons dans le village en quittant la route et découvrons des maisons traditionnelles très jolies, repeintes dans des couleurs variées et mélangées, le tout extrêmement propre. Puis nous prenons un bateau pour l’orchid garden situé ( maintenant on le sait) entre l”Astana et l’immeuble de l’assemblée d’état. Le batelier nous emmène d’abord trop à l’ouest et s’apprête à nous emmener trop à l’est lorsqu’il comprend. Nous débarquons, le jardin n.est pas très loin sur la route mais il est fermé (tutup makan: fermé pour manger). Nous retraversons (0.50RM/p officiellement 0.40) et allons au little Lebanon tout proche qui s’avère être trop “busy” pour servir a manger : il y a 8 clients maximum qui boivent…. Nous allons aux stands de cuisine chinoise au début de Carpenter à gauche et nous mangeons des nouilles sautées porc et soja pour 3RM/p, bière Heineken 4, café glacé délicieux 1.40RM.. On bat tous nos records. Sieste dans notre chambre au frais. Départ pour les Wetlands, organise par le Fairview qui en fait sert d’intermédiaire avec l’agence CPH(ils doivent toucher une commission), l’avantage c’est qu’on vient nous chercher à l’hôtel. 160RM/p, 16h30. Minibus de 18 personnes. Nous allons au bord de la Santubong river et montons dans un bateau confortable, silencieux, bonne vision, on nous “offrira” de l’eau, des bananes et de l’ananas. Nous verrons pas mal de dauphins de l’Irrawaddy des singes à long nez oranges, un bébé crocodile qui ressemble à une branche morte un ciel d’orage incroyable et pas de lucioles (il tombe finalement des cordes) retour vers20h15, et nous allons manger au Top spot. Super restau de fruits de mer sur le toit d’un parking. On s’est lâché :crevettes 18 belle portion, black-bass(poisson) grillé 37 mais il y avait pour 2. La bière chinoise grande 9. Mercredi 11 Ramadan. Dans le coté sud de Kuching qui est essentiellement chinois, c’est quasi invisible. A ce sujet l’alcool en général et la bière en particulier sont beaucoup plus présents et moins chers de 30 a 40% que sur le continent (cela serait lié au marché noir). Nous allons à Santubong pour voir le village Sarawak. La navette (shuttle) de 7h15 est réservée au staff, nous prendrons donc celle de 9h qui nous prendra à 9h20 à l’hôtel toujours par l’intermédiaire du Fairview. Cela ne coute pas plus cher que les tarifs officiels (60RM entrée au village, 20RM de navette A/R). On a adoré . Les maisons sont vraiment intéressantes, quelques animations enrichissent le thème, le cadre est beau, le spectacle est de qualité (toujours à 11h30}. Après notre pique nique nous allons sur la plage presqu’en face, l’eau (marée montante est à 33 degrés {l’air à 31 à l’ombre et 44 au soleil}. Bien agréable. Puis navette à 15h15 pour nous 2... Au passage nous allons faire un tour dans le mignon parc réservoir, ¼ h suffit à en faire te tour Nous sommes entrés dans un chinois qui est au 13-14 green hill (mais pas dans la vraie rue green hill !) “Food comes first où on s’est un peu trompés sur les quantités: le demi gros poulet est à 12RM. Les crevettes au beurre (6 grosses crevettes) à 14, légumes variés à 6 et la grande bière(660ml)à 14RM. Tout est très bon et le service est très correct. Très propre comme partout. Jeudi 12 Petit dej à 7h30 départ à 8h15 pour une long house. Nous partons à 4 avec un couple de jeunes hollandais et Anson le fils des hôteliers qui nous sert de guide. Dans une Hyundai confortable. Les 2 jours, 1 nuit tout compris 450RM/p (détour par Semmengoh inclus), c’est plutôt moins cher que les tour operateurs qui proposent a 500 (Bornéo aventure). Nous arrivons juste à temps pour voir les Orangs Outang se nourrir: Male dominant, femelle et bébé, nombreux autres. Très chouette.
Puis nous allons au marche de Serian réduction intéressante de celui de Kuching, avec les explications de Anson sur les différents fruits, légumes et gâteaux (Nous goutons ceux-ci avec un thé) Ensuite arrêt dans un restauroute à Lachau (excellent) et enfin arrivée à Kesit pour notre long house au bord de la rivière lemanak . Celle-ci comprend 21 appartements (mais nous sommes logés dans la guesthouse (qui est une short longhouse avec dortoir de cellules munies de moustiquaires). Visite la vraie, baignade rafraichissante dans la rivière, Diner préparé par Anson(très bon, plats malais). Ensuite nous allons sous la véranda assister (et participer!) à quelques danses, boire un peu de vin de riz et de l’alcool de riz avec quelques hommes, et faire le tour des 21 étalages d’artisanat qui nous sont proposés (j’ai craqué pour un sarong). Après une petite discussion avec un ancien militaire dont les 2 filles sont en Angleterre mariées a des touristes venus ici (coup de foudre?) et qui nous a un peu parlé de son séjour à Londres en Janvier…….Dodo, au frais car le dortoir surchauffé sous la tôle ondulée s’est rafraichi avec la nuit. Vendredi 13 A partir de 4 h du matin les coqs chantent! Petit déjeuner plus malais que continental et nous nous essayons à la sarbacane. Puis petite balade de l’autre cote de la rivière Hévéas saignés, poivriers, tapioca, bambous …vie quotidienne des Ibans sédentaires. Nous redescendons la rivière en long boat (avec quelques frayeurs humides) repartons en voiture, déjeuner en route et à 15h nous sommes à l’hôtel. Le bilan est très positif mais le fait d’être 4 touristes seulement y participe beaucoup: nous avions un peu l’impression d’être invités. Nous allons récupérer la robe de ma femme, parfaite , je me fait faire un nœud pap avec les restes (10RM, 25 minutes) Et nous allons manger au bord du fleuve sur le Waterfront en admirant le coucher de soleil et au son du muezzin au gorengsgoreng kiosque proche du bout est de la promenade: Le menu c’est riz ou nouilles mais c’est très bon et les plats vont de 4.50 à 7RM avec un cadre comme celui là….Il y a même une relative fraicheur au bord de la rivière. En fait la cuisine en Malaisie est toujours au moins correcte, propre, nombreux choix de plats et le risque me parait faible de mal tomber car a mon avis les clients sont des habitués…. Samedi 14 Nous partons pour Kubah park. D’après l’info touristique il y a un bus Numéro 11 mais à la gare des bus il n’existerait pas. On ne l’a pas vu. Nous prenons donc un van 40RM pour nous 2. L’avantage c’est qu’il nous dépose au park ce qui ne serait pas le cas de l’éventuel 11. L’entrée est à 10 et à 5 pour les seniors. Certains chemins sont fermés pour maintenance, nous allons à la cascade, par la route pendant 1/2h et par un chemin très bien aménagé et très bien indiqué. Le tout nous prend 1h½, plus la halte d’une 1/2h pendant un orage sous un abri. La cascade est très belle, nous y piqueniquons seuls après le départ des 50 collégiens qui y sont en voyage d’école. Je me suis baigné, dans une eau qui ne dépasse pas 23 degrés je pense brrr…. Nous sommes revenus par le main trail très pentu dans les 2 sens, mais qu’il vaut mieux, pour les pas trop sportifs, faire dans ce sens. Au total une très chouette balade dans une végétation abondante, variée, avec de très beaux arbres et de très beaux palmiers. Pour le retour nous serons pris par un couple qui nous rapprochera de Kuching et là après avoir attendu 20’ un bus ou van nous hélerons un taxi qui nous reviendra à 21RM (compteur) pour la moitié du trajet. Nous partons ensuite au marché de nuit ou je m’achète 2 bermudas pour 43RM. Puis à pied allons jusqu’au top spot (promenade de 4 km quand même, nous régaler une nouvelle fois de poissons: 66Rm pour un beau redfish(600g), 8-9 crevettes, un mixed vegetables copieux et une nouilles cantonaise. Plus 15 de bière (bouteille 66cl). Le tout excellent, on y a même vu nos hôtes et toute leur famille. Dimanche 15 Ce matin c’est musées: celui-ci est assez intéressant, même si le vieux musée souffre d’une présentation à l’ancienne avec des vitrines poussiéreuses, entassées et pas toujours bien éclairées, mais on y voit les animaux que nous avons entendus et/ou pas vus dans les forêts et il y a de bien belles pièces d‘artisanat . La nouvelle aile de l‘autre cote de la route est mieux présentée.. Nous retournons manger dans le food court en face du temple chinois à l’entrée de Carpenter, et j‘y goute un délicieux Laksa à 4 et des nouilles au porc à 3RM….ajouter 2 cafés glacés à 1.70 l’un. Après une dernière douche nous prenons le thé en compagnie de nos hôtes qui nous emmènent ensuite à l’aéroport.. Air Asia vol réservé le 1-07: coût pour 2 avec supplément bagages, billet skybus et pré choix de sièges:112€ ( l’aller 80€) 20’ de retard, mais les bagages sont rapidement récupérés et le skybus part très vite. Nous trouvons sans trop de difficultés le monorail (le terrain vague du RG s’est transformé en un grand trou dont il faut faire le tour par la gauche}. Nous descendons à Raja Chulan, devant notre hôtel (Lodge Paradise) ou nous avons réservé il y a une semaine pour nos 3 dernières nuits. 120RM, petit dej compris, la chambre impeccable a été refaite assez joliment et est bien équipée. Nous cherchons Betty‘s café et le trouvons fermé (sans doute déjà trop tard).et nous aventurons dans le centre commercial Pavilion, le syndrome Singapour est de retour et nous y voyons les mêmes marques qu’en France: pas la peine d’aller si loin….. Nous descendons au niveau 1 et mangeons au Food Republic (food court) 2 plats à 6.90 et 8.90 corrects (mes nouilles étaient trop cuites). Les serveuses travaillent 12h de rang et sont un peu fatiguées a 9h du soir….. Lundi 16 Petit dej parfait (compris dans le prix)puisqu’en fait servi dans une cantine ouverte à tous et on peut donc manger ce qu’on veut, occidental ou oriental. Nous prenons ensuite le monorail pour Chow Kit (marché) 10h c’est un peu tôt pour le non alimentaire, mais pour l’alimentaire c’est OK et ça vaut le déplacement pour les montagnes de fruits et légumes, la quantité de poissons, le marché de Kuching à cote c’est petit. Nous nous sommes ensuite promenés dans little india en suivant l’itinéraire(à l’envers)du LP. Nous avons regardé pas mal de façades aux couleurs vives et/ou art déco(dommage ils ont sauté l’art nouveau que j’adore). Nous sommes ensuite entrés (vêtements décents veut dire tète bras et genoux couverts pour une femme), dans la Masjid Jamek, très belle, oasis de calme entre les 2 rivières et les palmiers. Puis nos avons décidé d’aller manger au restau en haut de Menara KL, nous y sommes montés directement par jalan bukit nanas et en prenant la première entrée après les nombreux collèges, cela prend 20-25 minutes depuis masjid Jamek. La bonne surprise c’est que on ne paye pas la montée à la tour(38RM quand même) la deuxième bonne surprise c’est que pendant le ramadan le buffet lunch est a 50RM! (donc en réalité on a mangé pour 12RM!) la cuisine est extra , il y a un choix énorme et varié et la vue est fantastique: le restau fait , au pif, un tour en 90’. Impressionnant, et on est beaucoup plus haut qu’à Petronas. Nous redescendîmes par le même chemin, pour admirer (encore) des façades, Central market assez sympa, le Dayabumi complex(ou il est impossible de monter sur la terrasse au pied de la tour) et de là fatigués nous sommes allés prendre le monorail à Maharajalela. Ce soir nous allons manger au Betty’s café les plats tournent au tour de 10RM la bière 10.30, cadre minimaliste, nourriture bonne, fermeture a 21h. Mardi 17 Nous allons à Lake Garden, monorail jusqu’à Marajalela puis marche à pied jusqu’à la mosquée nationale sur le 2x2, ça craint un peu mais c’est faisable. La mosquée est intégriste à fond il faut revêtir une djellaba violette si l’homme est en bermuda, même une cape de pluie n’est pas assez longue (le bermuda est accepté dans la mosquée Jamek. Je ne suis donc pas rentré refusant de revêtir la sueur des touristes précédents et s’ils ne veulent pas qu’on la visite, on ne la visite pas… Ensuite nous sommes allés voir les Butterfly. La route Jalan Lembah Perdana ne donne aucun accès ni aux oiseaux, ni aux papillons, il faut aller au premier carrefour et repartir à droite ou à gauche en en faisant le tour, tout cela est finalement assez long, cette partie du parc est dédiée aux voitures. Le parc des papillons est à 18RM (+1 pour les photos) mais est beaucoup plus intéressant que la ferme des Cameron H. C’est grand, belle variété, c‘est joli. Puis les birds: 39RM c‘est très grand, très intéressant, très varié, très chouette. Nous avons mangé au Hornbill restaurant (on peut retourner dans le parc après) sur la terrasse dans les arbres, des ibis ou hornhills(calaos) viennent vous rendre visite. C’est bon, le plat à 16 ou 18 (plus pour la western food) l’eau minérale étant à 9 on a bu de très bons jus de fruits à 11RM, rajouter 5% de service. Ensuite entre ou pendant les averses, on a pris un taxi (tarif forfait au comptoir:8RM) pour aller au musée islamique , qui touche le parc aux oiseaux mais par la route c’est, un peu long! Ce musée (12RM) est intéressant, de très belles pièces sont bien présentées dans un cadre agréable, il y avait une expo sur des “trésors de joaillerie Moghole” superbe. Fermeture à 17h pour le ramadan. Retour à marajalela par le même chemin que ce matin!!!!!!(cela permet d’admirer la vieille gare et son bâtiment compère) Nous retournons au Food republic dans Pavilion, faisons le tour des différents stands (pas si différents que ça) et mangeons 2 plats de 2 stands différents pour 21 RM+ 1 gâteau au Durian (C’est la deuxième fois et j’y prends goût, mais pas Claude)., comme il n’y a pas de bière nous nous en étions acheté une au seven-eleven (7.5RM). Mercredi 18 On va voir le quartier colonial via le quartier chinois, en prenant l’aérotrain jusqu’à …Marajalela. On achète du Boh thé (au même prix que dans la plantation) et des Marlboro(pour notre fils!) à 9.30RM le paquet. Nous aimons bien l’ensemble des bâtiments autour de Merdeka square en particulier Sultan Abdul Samad dont les couleurs et même les fenêtres nous évoquent le palais des doges à Venise….. Nous ne trouvons pas de café internet dans cette partie sud du quartier chinois (Le wifi lui est présent partout mais notre notebook n’en veut plus). Nous récupérons à l’hôtel les 100RM de caution, allons à Sentral par l‘aérotrain ( à ce sujet il semble que KTMsoit peu fiable dans ses horaires et ses temps de transport), prenons le KLIA express(toujours 35 RM et 28’), enregistrons nos bagages, mais je dois mettre un pantalon pour atterrir a Djedda (mon bermuda était passé sans problème à l’aller et d’ailleurs j’en ai vu à Djeddah) ravages de l’intégrisme hypocrite. Nous mangeons (moyen) à l’Asian cafe un plat autour de 10-12RM, achetons un porte monnaie pour finir nos ringgits. L’avion(Saudi Airlines) décolle avec un peu de retard (Voyages SNCF m’avait informé d’un décalage d’1/4h) après 2 contrôles rayons x. Beaucoup moins de femmes voilées en noir intégralement qu’à l’aller où elles occupaient toutes les places près des hublots, ca rend l’atmosphère + supportable. On nous sert à manger (non musulmans), plateau excellent (on en aura un 2ème avant d’atterrir). Le service est très agréable, ce qui sera plus moyen de Djeddah à Paris. Nous passons nos 11h d’escale dans le petit aéroport de Djeddah, montons dans notre avion, en redescendons après 3/4h(toilettes en panne) et passerons en tout 15h dans l’aéroport (mais à 620€ le voyage A/R cela vaut ce petit désagrément), on nous aura servi un en cas et une boisson. Retour ensuite sans problème jusqu’à Marly le roi. BILAN Pas de spot à couper le souffle en Malaisie, mais une variété intéressante, une végétation superbe dans les forêts, parcs et jardins, en dehors des énormes zones de palmiers à huile, une population agréable à côtoyer et qui nous a paru vivre assez correctement, globalement. Le pays est TRES propre (mais pas aseptisé comme Singapour) et on se sent bien partout. Nous avons beaucoup aimé Kuching et ses environs, Melaka et Georgetown nous paraissent un peu surévalués dans les guides. Singapour n’est guère autre chose qu’un centre commercial (avec le superbe jardin botanique) et est beaucoup plus chère. Nous aurions dû prolonger à Tioman et Cherating, et pour les plus entrainés le point fort est surement les treks possibles dans de nombreux lieux. C’est un pays où il fait bon voyager.
Mardi 3 Nous prenons le petit dèj sur une terrasse de Jalan Mentigi devant le bâtiment abandonné : Yong Teng Excellents pancake aux fraises, toasts genre pain perdu, thé pour pas cher et un service très sympa d’une femme + ou – sourde et muette de naissance : beaucoup mieux qu’aux « pines ». Puis nous allons à la Boh tea plantation (ouvre à 8h30), entrée libre, visite a peu près libre avec de nombreux panneaux explicatifs bien faits, la vidéo sans intérêt est publicitaire. Nous avons bien sûr acheté du thé (au même prix que dans les supermarchés de KL) et dégusté du thé sur la terrasse avec une vue superbe sur les plantations. Ensuite nous avons pris la route pour Ipoh, passés les premiers km très habités, et cultivés avec beaucoup de serres, la route est majestueuse avec de très beaux points de vue sur les montagnes environnantes, elle est très différente de la route de montée et beaucoup plus roulante.. D’Ipoh nous sommes allés à Kuala Kangsar et nous avons eu un coup de foudre. Si la rue commerçante (où il y a notre hôtel « double lion » correct, vieillot, air cond, sdbains : 60RM ) est semblable a toutes les autres de petite villes de Malaisie, le quartier des Istanas est superbe. 1 : la mosquée « Masjid Ubudia » très belle avec ses 4 minarets , ses dômes de toute taille, et son superbe marbre omniprésent. Le gardien est charmant, il nous a invités a voir et photographier l’intérieur. 2 : Istana Kota, superbe, restauré avec beaucoup de goût, et le musée est plutôt amusant en « picorant » dans les vitrines. 3 : Istana Kenangan, est encore en restauration (l’intérieur est fermé) mais il devrait ouvrir vers le 15 Octobre. Nous avons pu en faire le tour (bien qu’arrivés 10’ avant la fermeture) ; Très beau avec ses entrelacs de bambou, ses couleurs, son architecture. Il s’agit d’un palais de « camping » du sultan qui attendait son palais actuel (l’Istana Iskandaria) de 1931 à1933. 4 : Istana Iskandaria : on ne voit pas grand-chose sinon les tours un peu staliniennes décorées de bulbes, le jardin a l’air également très beau. 5 : nous avons trainé les pneus dans la rue Jalan Raja Muda et y avons admiré diverses constructions malaises traditionnelles très belles. Puis nous sommes allés voir le collège malais belle bâtisse et nous y avons vus des élèves jouer au foot ET au RUGBY sur des pelouses d’un vert ..anglais. Nous avons aussi admiré le pavillion square tower (qui n’est pas square mais hexagonal, et n’a que deux étages à l’intérieur). Puis nous nous sommes assis au bord du fleuve dans les jardins très joliment aménagés autour de la « jetty » en regardant les pêcheurs et le jour tomber le tout dans une relative fraicheur. Nous avons mange a Benteng au bord de la sungai kangsar a gauche de la jalan kansar en descendant, vers le sud, au début. Le cadre est agréable et les nasi goreng au poulet ou aux crevettes sont corrects à 4.50RM. Wifi. Il n’y a pas d’eau minérale (mais on en trouve partout autour) La bière a la bakery sous l’hôtel est a 6.50RM. Mercredi 4 Pti dej à 8h au restau shah reena dans le coude de jalan kangsar coté sud. Roti canai délicieux (surtout avec le miel que nous promenons partout ) à 0.90 et teh-o (sans lait) à 0.90RM. Pratiquement tous les autres y compris la bakery sous l’hôtel sont fermés à cette heure matinale. Route vers Georgetown, péage de 13RM sur l’autoroute et de 7RM sur le pont(gratuit pour le retour sans justificatif). Nous trouvons facilement (les plans du RG sont bien faits) notre hôtel Old Penang guesthouse. Acceuil sympa, chambre OK RM air cond, fenêtre sur le devant (toutes les chambres n’ont pas une fenêtre ce qui est logique dans une ancienne shophouse). Wifi. 55RM Salle de bains partagée, tout est très propre.
Puis nous allons à la recherche d’un tailleur pour dames Claude désirant se faire faire une robe avec un sari ramené d’Inde, sans succès, nous trouvons par contre un tailleur pour hommes qui va me faire un costume sur mesures pour le mariage de notre fille l’an prochain pour 550 RM. Nous lui laissons 275 d’arrhes. Ses coordonnées: Hover tailor 17 Jalan magazine. Nous trainons ensuite dans le Komtar centre commercial au bas d’une grande tour sur Jalan Magazine y achetons un pantalon et une chemise.. Passons chez un réparateur d’ordis car le clavier du notre déconne, il nous vend un clavier additionnel pour 35 RM car le délai de remplacement est de 5 jours au moins. Petit détail c’est un qwerty et il nous faut un certain temps grâce aux forums pour faire la conversion en anglais de l’ordi. Repos à l’hôtel et balade dans la ville (celle du LP) sympa. Nous retournons pour un premier essayage et terminons en mangeant dans un nouveau café : Le Post Cafe 3 et 5 lebuh Carnavon. Impeccable, la salade délicieuse à 10,90 la tiger à 11.50. Service efficace.
Jeudi 5 Pti dej compris à la guesthouse thé, café, toasts, fruits, bien. Nous sommes allés à Penang Hill mais le funiculaire est fermé jusqu’en décembre (il y a un accès en 4x4, ou à pied depuis le jardin botanique). Puis nous sommes allés au temple Kek Lok Si très impressionnant ( les 16 piliers de bronze et le toit couvrant la déesse Kuan yin sont presque terminés). Nous n’avons visité que ce plateau supérieur mais il vaut la peine. La route vers les réservoirs offre une ou deux vues sur Georgetown.
Nous partons pour le tour de l’ile décrit dans le Lonely: globalement assez décevant. Nous n’avons pas trouvé le port de Batu Maung et quand on demandait on nous envoyait a l’aquarium. Gertak Sanggul est très calme, il y a des bateaux en bord de mer et aucune activité si ce n’est dans le bassin de poissons tout au bout de la route derrière le restaurant qui ne sert a manger qu’a partir de 17h où il y a quelques pêcheurs à la ligne. Sungai Pinang c’est des maisons toutes simples alignées le long de la rivière et on y devine une activité de pèche Pantai Acheh ne montre aucune activité de pèche en suivant la route si ce n’est avant le village des bassins à poissons cachés derrière une palissade. La route pour Pantai Acheh est plutôt mignonne en quittant la route principale. Globalement la route de la cote ouest est agréable ( mais avant Balik Pulau elle est en cours de transformation en toboggan géant) Les plages de Teluk Bahang et Batu Ferringhi ne présentent guère d‘intérêt, la deuxième est bétonnée un max.. La route entre ces deux stations est agréable et il y a des criques-plages mignonnes. Pourquoi ne sont elles pas baignables? Nous avons termine la journée au jardin botanique agréable et bien entretenu (comme tous les espaces publics en Malaisie) Il est amusant d’y voir les Malais faire leur jogging ou marcher activement à la fin de la journée. Il manque un peu de cartels pour les arbres. Nous avons mange au Hot Wok: cadre superbe, service impeccable, cuisine excellente: un must. 2 plats medium à 18RM bière à 11, plus les taxes de 10%.. Enfin nous avons récupéré mon costume (donc fait en 33 h) qui me va comme un gant. Comment allons nous le rapporter? Vendredi 8 Je me lève à 6h15 et part faire mon jogging (en voiture) au jardin botanique. Celui-ci est noir de monde qui à cette heure matinale marche dans les allées, fait sa gym ou du tai shi. Après un tour je décide de monter ver Penang Hill et en une ½ h j‘atteins (en marchant la moitié du temps car c’est extrêmement raide, 20 25 %?)Un abri à peu prés à mi chemin et je redescends. Nous partons après le petit déjeuner au Komtar pour voir la vue (au passage nous changeons a 4,12 notre meilleur taux mais l’euro remonte !) mais l’ascenseur est en réfection….. Nous nous dirigeons donc vers le Khoo Kongsi remarquable maison de clan (5RM/p) cherchons vainement Tua Pek Kong, admirons la mosquée Kapitan Keling, et le temple Sri Mariammam.. Nous avons rencontré dans la rue un couple Australo-nonya qui restaure une maison et nous la fait visiter avec moult explications, il s’agit d’une shop house ou tout est à refaire et qu’ils reconstruisent avec des matériaux anciens. Passionnant. Nous mangeons au Madras new Woodland restaurant très propre, nous y prenons 2 assortiments (set) Madras et Spécial pour 15RM en tout. Délicieux. Nous allons ensuite visiter Pinang penerakan Mansion, superbe maison penarakan, avec mobilier et décor, très intéressant. Puis clock tower, fort Cornwallis que nous ne visitons pas les commentaires n’incitant guère à le faire (et le coup d’œil depuis l’entrée non plus). Retour a l’hôtel ou nous vivons notre 3eme panne de courant depuis le départ(pas très longue). Nous essayons de faire notre check in air asia pour demain mais cela ne fonctionne pas, et pas plus au comptoir air asia tout proche de l’hôtel. Notre vision de Georgetown est donc quelques très belles « pièces » à visiter, beaucoup de jolies maisons au gré des balades dans les rues, quelques bâtiments coloniaux intéressants à voir, et sans doute la cuisine mais nous ne mangeons que 2 fois par jour. Nous allons marcher un peu dans Lebuh Chulia et autres rues, voyons l’extérieur de Cheong Fatt Tze Mansion très beau mais nous ne pouvons entrer, nous mangeons au Red garden food paradise, notre première réelle expérience (après 3 semaines, mais ici la propreté est de rigueur) de Food court, très bien , beaucoup de choix pas cher, bon: 11RM pour 2 plats, Nous nous offrons un magnum (glacé) dans un supermarché et rentrons nous coucher. Samedi 8 Réveil à 6h (nous devons rendre la voiture a KL à 12h), comme nous avions prévenu le petit dej est prêt. Old Penang guest house est vraiment à recommander, très propre, accueil parfait, nous avions la chambre 1 sur la rue, toutes les chambres n’ont pas de fenêtre, la situation est très centrale. Il y a un parking (4RM/j) a cote. Route sans problème 4h et nous arrivons grâce au guidage parfait de Claude à KL Sentral ou nous avons rendez vous pour rendre la voiture, ils arrivent 5’ après nous, nous rendent la caution(300RM…) et 100RM de remboursement d’un jour trop perçu, plus 40RM pour la prise en charge. Car Orient est un bon loueur sur KL réactif et pas cher (100RM/j) la voiture quoique âgée de 250 000km est en très bon état. www.carorient.com. 5’ après nous sommes dans le skybus pour l’aéroport low cost( nous l’ avions réservé 7RM/p avec le biller Air Asia et gagnons ainsi 2x2RM…..). Une heure après nous voila dans l’aéroport 4h avant le décollage. Mangeons à asia taste seul resto de non-malbouffe (20RM pour 2 plats, la petite eau a 3.40RM) et dégustons ensuite un excellent Café glacé (9.80RM) au Old Town white coffee. L’avion pour Kuching décollera avec 1/2h de retard et nous verrons très bien toute la péninsule a l’ouest de Kuching et la multitude de rivières et de fleuves qui la traversent (à droite dans l’avion). A l’arrivée nous sommes attendus par l’hotelier (Mr Yap, Eric) qui nous avait proposé pour 24 RM de venir nous attendre. Il nous dépose à un stand de rue pour manger des nouilles et leur soupe délicieuses et revient nous chercher 1/2h après pour nous amener à l’hôtel: le Fairview. celui-ci est situé dans un très agréable jardin, calme, et nous avons une chambre très mignonne avec air cond, sdb dans l’annexe dans le jardin (il y a une autre chambre, toutes 2 avec terrasse privée}. Prix 70RM, mais il y des moustiques. Il y a internet. Dimanche 8 Petit déjeuner à l’hotel: 8RM très copieux, fruits (jusqu’à 6 variétés), œufs, toast et thé-café à volonté Puis nous allons au marché du Week end sur Jalan Satok, très intéressant, très grande variété de poissons, fruits, légumes, plantes, fleurs, vêtements…. Nous mangeons un très mauvais poulet (mais avec un bon riz putih parfumé) chez madame Tang’s qui semble avoir remplacé Min Joo à l’angle de Bihop et Carpenter. Plat entre 4 et 6, café glacé amer. Apres la sieste à l’hôtel nous retournons faire l’itinéraire secret du LP mais le dimanche après midi c’est assez calme et beaucoup de boutiques sont fermées. Nous faisons ensuite la “croisière” S’wak’s (celle le plus à l’est} 19RM/p pour une heure (annoncée une et quart) dans un petit bateau où nous étions une douzaine au ras de l’eau et c’est très agréable, à 17h30, les éclairages sont superbes. Nous achetons le pic nic pour bako et allons manger au Little Lebanon: Très bien. Service impeccable, plats excellents et originaux, nous avons mangé deux plats indigènes du Sarawak et du Houmous pour 19RM, la présentation est agréable, la bière à 4,5RM adresse à recommander. Dimanche 9 Lever a 7h, bus à 8h(numéro 1 à la gare des bus) toutes les heures à partir de 7h retour à la demie jusqu’à 17h30, 3RM, durée du trajet 1 h. A l’arrivée à l’embarcadère nous payons 10RM/p pour l’entrée au parc et un aiguilleur nous regroupe avec 2 autres couples dans un bateau pour 9 RM/p, nous devons rentrer avec eux et s’il manque quelqu’un le prix du bateau retour est de 47 à partager. Le trajet dure 15-20’ (temps calme} nous convenons de nous retrouver à 16h(comme tous les touristes) à la jetty(marée haute, sinon nous avons débarqué à marée basse sur la plage. Nous nous inscrivons au bureau et partons pour la plage Pandan kecil, ( il semble que l’accès à besar soit OK car elle est fléchée très normalement comme kecil).. Nous mettons une heure ¾ ce qui est apparemment le temps moyen. Le chemin une fois passée la très raide montée de départ ombragée est au soleil mais vers 10-11 h ça va. L’arrivée sur la plage que l’on domine est superbe et la plage ne l’est pas moins, Nous sommes 8 en arrivant (et 20-25 au plus haut). L’eau est délicieuse nous en profitons, il y a au fond une jolie rivière très ferrugineuse (comme toute l’eau dans laquelle nous pataugeons tout au long de la balade). Pique nique (sandwich au thon mayonnaise mais toutes les marques ne se valent pas). Nous repartons ver 13h30 et à cette heure chaude le chemin dans les parties ensoleillées est assez pénible (malgré eau abondante et chapeaux). Un bain sur la plage d’arrivée pour se rafraichir, et nous prenons notre bateau, puis le bus de 16h30 où l’abondance de touristes fait qu’il y en a une douzaine debout (tous jeunes, ça les murit). Au retour nous trouvons après 2 échecs (trop busy…) une couturière qui veut bien faire la robe de Claude (avec un boléro assorti) pour 180RM. Enfin nous mangeons (il tombe des hallebardes) au After 2 kiosk, 66 Wayang street ( derrière le parking multicolore) 2 canards-nouilles très corrects(à 8.80RM l’un) la bière à 10, desserts 1-2-3RM. Ambiance branchée/d’jeuns, wifi. Mardi 10 Après le petit dej nous partons à la recherche d’un money changer (le seul que nous avons vu dans Indian street était à 3.95...) Nous atterrissons dans le centre comm Tun juga sur Padungan où le taux de 4.09 est correct, nous cherchons aussi assez vainement des cartes postales…. Ensuite nous traversonsle fleuve au niveau de l’Hilton et partons vers l’est dans les villages malais. Après avoir traversé deux ponts(le bord de fleuve est jusques là agréablement aménagé ) nous rentrons dans le village en quittant la route et découvrons des maisons traditionnelles très jolies, repeintes dans des couleurs variées et mélangées, le tout extrêmement propre. Puis nous prenons un bateau pour l’orchid garden situé ( maintenant on le sait) entre l”Astana et l’immeuble de l’assemblée d’état. Le batelier nous emmène d’abord trop à l’ouest et s’apprête à nous emmener trop à l’est lorsqu’il comprend. Nous débarquons, le jardin n.est pas très loin sur la route mais il est fermé (tutup makan: fermé pour manger). Nous retraversons (0.50RM/p officiellement 0.40) et allons au little Lebanon tout proche qui s’avère être trop “busy” pour servir a manger : il y a 8 clients maximum qui boivent…. Nous allons aux stands de cuisine chinoise au début de Carpenter à gauche et nous mangeons des nouilles sautées porc et soja pour 3RM/p, bière Heineken 4, café glacé délicieux 1.40RM.. On bat tous nos records. Sieste dans notre chambre au frais. Départ pour les Wetlands, organise par le Fairview qui en fait sert d’intermédiaire avec l’agence CPH(ils doivent toucher une commission), l’avantage c’est qu’on vient nous chercher à l’hôtel. 160RM/p, 16h30. Minibus de 18 personnes. Nous allons au bord de la Santubong river et montons dans un bateau confortable, silencieux, bonne vision, on nous “offrira” de l’eau, des bananes et de l’ananas. Nous verrons pas mal de dauphins de l’Irrawaddy des singes à long nez oranges, un bébé crocodile qui ressemble à une branche morte un ciel d’orage incroyable et pas de lucioles (il tombe finalement des cordes) retour vers20h15, et nous allons manger au Top spot. Super restau de fruits de mer sur le toit d’un parking. On s’est lâché :crevettes 18 belle portion, black-bass(poisson) grillé 37 mais il y avait pour 2. La bière chinoise grande 9. Mercredi 11 Ramadan. Dans le coté sud de Kuching qui est essentiellement chinois, c’est quasi invisible. A ce sujet l’alcool en général et la bière en particulier sont beaucoup plus présents et moins chers de 30 a 40% que sur le continent (cela serait lié au marché noir). Nous allons à Santubong pour voir le village Sarawak. La navette (shuttle) de 7h15 est réservée au staff, nous prendrons donc celle de 9h qui nous prendra à 9h20 à l’hôtel toujours par l’intermédiaire du Fairview. Cela ne coute pas plus cher que les tarifs officiels (60RM entrée au village, 20RM de navette A/R). On a adoré . Les maisons sont vraiment intéressantes, quelques animations enrichissent le thème, le cadre est beau, le spectacle est de qualité (toujours à 11h30}. Après notre pique nique nous allons sur la plage presqu’en face, l’eau (marée montante est à 33 degrés {l’air à 31 à l’ombre et 44 au soleil}. Bien agréable. Puis navette à 15h15 pour nous 2... Au passage nous allons faire un tour dans le mignon parc réservoir, ¼ h suffit à en faire te tour Nous sommes entrés dans un chinois qui est au 13-14 green hill (mais pas dans la vraie rue green hill !) “Food comes first où on s’est un peu trompés sur les quantités: le demi gros poulet est à 12RM. Les crevettes au beurre (6 grosses crevettes) à 14, légumes variés à 6 et la grande bière(660ml)à 14RM. Tout est très bon et le service est très correct. Très propre comme partout. Jeudi 12 Petit dej à 7h30 départ à 8h15 pour une long house. Nous partons à 4 avec un couple de jeunes hollandais et Anson le fils des hôteliers qui nous sert de guide. Dans une Hyundai confortable. Les 2 jours, 1 nuit tout compris 450RM/p (détour par Semmengoh inclus), c’est plutôt moins cher que les tour operateurs qui proposent a 500 (Bornéo aventure). Nous arrivons juste à temps pour voir les Orangs Outang se nourrir: Male dominant, femelle et bébé, nombreux autres. Très chouette.
Puis nous allons au marche de Serian réduction intéressante de celui de Kuching, avec les explications de Anson sur les différents fruits, légumes et gâteaux (Nous goutons ceux-ci avec un thé) Ensuite arrêt dans un restauroute à Lachau (excellent) et enfin arrivée à Kesit pour notre long house au bord de la rivière lemanak . Celle-ci comprend 21 appartements (mais nous sommes logés dans la guesthouse (qui est une short longhouse avec dortoir de cellules munies de moustiquaires). Visite la vraie, baignade rafraichissante dans la rivière, Diner préparé par Anson(très bon, plats malais). Ensuite nous allons sous la véranda assister (et participer!) à quelques danses, boire un peu de vin de riz et de l’alcool de riz avec quelques hommes, et faire le tour des 21 étalages d’artisanat qui nous sont proposés (j’ai craqué pour un sarong). Après une petite discussion avec un ancien militaire dont les 2 filles sont en Angleterre mariées a des touristes venus ici (coup de foudre?) et qui nous a un peu parlé de son séjour à Londres en Janvier…….Dodo, au frais car le dortoir surchauffé sous la tôle ondulée s’est rafraichi avec la nuit. Vendredi 13 A partir de 4 h du matin les coqs chantent! Petit déjeuner plus malais que continental et nous nous essayons à la sarbacane. Puis petite balade de l’autre cote de la rivière Hévéas saignés, poivriers, tapioca, bambous …vie quotidienne des Ibans sédentaires. Nous redescendons la rivière en long boat (avec quelques frayeurs humides) repartons en voiture, déjeuner en route et à 15h nous sommes à l’hôtel. Le bilan est très positif mais le fait d’être 4 touristes seulement y participe beaucoup: nous avions un peu l’impression d’être invités. Nous allons récupérer la robe de ma femme, parfaite , je me fait faire un nœud pap avec les restes (10RM, 25 minutes) Et nous allons manger au bord du fleuve sur le Waterfront en admirant le coucher de soleil et au son du muezzin au gorengsgoreng kiosque proche du bout est de la promenade: Le menu c’est riz ou nouilles mais c’est très bon et les plats vont de 4.50 à 7RM avec un cadre comme celui là….Il y a même une relative fraicheur au bord de la rivière. En fait la cuisine en Malaisie est toujours au moins correcte, propre, nombreux choix de plats et le risque me parait faible de mal tomber car a mon avis les clients sont des habitués…. Samedi 14 Nous partons pour Kubah park. D’après l’info touristique il y a un bus Numéro 11 mais à la gare des bus il n’existerait pas. On ne l’a pas vu. Nous prenons donc un van 40RM pour nous 2. L’avantage c’est qu’il nous dépose au park ce qui ne serait pas le cas de l’éventuel 11. L’entrée est à 10 et à 5 pour les seniors. Certains chemins sont fermés pour maintenance, nous allons à la cascade, par la route pendant 1/2h et par un chemin très bien aménagé et très bien indiqué. Le tout nous prend 1h½, plus la halte d’une 1/2h pendant un orage sous un abri. La cascade est très belle, nous y piqueniquons seuls après le départ des 50 collégiens qui y sont en voyage d’école. Je me suis baigné, dans une eau qui ne dépasse pas 23 degrés je pense brrr…. Nous sommes revenus par le main trail très pentu dans les 2 sens, mais qu’il vaut mieux, pour les pas trop sportifs, faire dans ce sens. Au total une très chouette balade dans une végétation abondante, variée, avec de très beaux arbres et de très beaux palmiers. Pour le retour nous serons pris par un couple qui nous rapprochera de Kuching et là après avoir attendu 20’ un bus ou van nous hélerons un taxi qui nous reviendra à 21RM (compteur) pour la moitié du trajet. Nous partons ensuite au marché de nuit ou je m’achète 2 bermudas pour 43RM. Puis à pied allons jusqu’au top spot (promenade de 4 km quand même, nous régaler une nouvelle fois de poissons: 66Rm pour un beau redfish(600g), 8-9 crevettes, un mixed vegetables copieux et une nouilles cantonaise. Plus 15 de bière (bouteille 66cl). Le tout excellent, on y a même vu nos hôtes et toute leur famille. Dimanche 15 Ce matin c’est musées: celui-ci est assez intéressant, même si le vieux musée souffre d’une présentation à l’ancienne avec des vitrines poussiéreuses, entassées et pas toujours bien éclairées, mais on y voit les animaux que nous avons entendus et/ou pas vus dans les forêts et il y a de bien belles pièces d‘artisanat . La nouvelle aile de l‘autre cote de la route est mieux présentée.. Nous retournons manger dans le food court en face du temple chinois à l’entrée de Carpenter, et j‘y goute un délicieux Laksa à 4 et des nouilles au porc à 3RM….ajouter 2 cafés glacés à 1.70 l’un. Après une dernière douche nous prenons le thé en compagnie de nos hôtes qui nous emmènent ensuite à l’aéroport.. Air Asia vol réservé le 1-07: coût pour 2 avec supplément bagages, billet skybus et pré choix de sièges:112€ ( l’aller 80€) 20’ de retard, mais les bagages sont rapidement récupérés et le skybus part très vite. Nous trouvons sans trop de difficultés le monorail (le terrain vague du RG s’est transformé en un grand trou dont il faut faire le tour par la gauche}. Nous descendons à Raja Chulan, devant notre hôtel (Lodge Paradise) ou nous avons réservé il y a une semaine pour nos 3 dernières nuits. 120RM, petit dej compris, la chambre impeccable a été refaite assez joliment et est bien équipée. Nous cherchons Betty‘s café et le trouvons fermé (sans doute déjà trop tard).et nous aventurons dans le centre commercial Pavilion, le syndrome Singapour est de retour et nous y voyons les mêmes marques qu’en France: pas la peine d’aller si loin….. Nous descendons au niveau 1 et mangeons au Food Republic (food court) 2 plats à 6.90 et 8.90 corrects (mes nouilles étaient trop cuites). Les serveuses travaillent 12h de rang et sont un peu fatiguées a 9h du soir….. Lundi 16 Petit dej parfait (compris dans le prix)puisqu’en fait servi dans une cantine ouverte à tous et on peut donc manger ce qu’on veut, occidental ou oriental. Nous prenons ensuite le monorail pour Chow Kit (marché) 10h c’est un peu tôt pour le non alimentaire, mais pour l’alimentaire c’est OK et ça vaut le déplacement pour les montagnes de fruits et légumes, la quantité de poissons, le marché de Kuching à cote c’est petit. Nous nous sommes ensuite promenés dans little india en suivant l’itinéraire(à l’envers)du LP. Nous avons regardé pas mal de façades aux couleurs vives et/ou art déco(dommage ils ont sauté l’art nouveau que j’adore). Nous sommes ensuite entrés (vêtements décents veut dire tète bras et genoux couverts pour une femme), dans la Masjid Jamek, très belle, oasis de calme entre les 2 rivières et les palmiers. Puis nos avons décidé d’aller manger au restau en haut de Menara KL, nous y sommes montés directement par jalan bukit nanas et en prenant la première entrée après les nombreux collèges, cela prend 20-25 minutes depuis masjid Jamek. La bonne surprise c’est que on ne paye pas la montée à la tour(38RM quand même) la deuxième bonne surprise c’est que pendant le ramadan le buffet lunch est a 50RM! (donc en réalité on a mangé pour 12RM!) la cuisine est extra , il y a un choix énorme et varié et la vue est fantastique: le restau fait , au pif, un tour en 90’. Impressionnant, et on est beaucoup plus haut qu’à Petronas. Nous redescendîmes par le même chemin, pour admirer (encore) des façades, Central market assez sympa, le Dayabumi complex(ou il est impossible de monter sur la terrasse au pied de la tour) et de là fatigués nous sommes allés prendre le monorail à Maharajalela. Ce soir nous allons manger au Betty’s café les plats tournent au tour de 10RM la bière 10.30, cadre minimaliste, nourriture bonne, fermeture a 21h. Mardi 17 Nous allons à Lake Garden, monorail jusqu’à Marajalela puis marche à pied jusqu’à la mosquée nationale sur le 2x2, ça craint un peu mais c’est faisable. La mosquée est intégriste à fond il faut revêtir une djellaba violette si l’homme est en bermuda, même une cape de pluie n’est pas assez longue (le bermuda est accepté dans la mosquée Jamek. Je ne suis donc pas rentré refusant de revêtir la sueur des touristes précédents et s’ils ne veulent pas qu’on la visite, on ne la visite pas… Ensuite nous sommes allés voir les Butterfly. La route Jalan Lembah Perdana ne donne aucun accès ni aux oiseaux, ni aux papillons, il faut aller au premier carrefour et repartir à droite ou à gauche en en faisant le tour, tout cela est finalement assez long, cette partie du parc est dédiée aux voitures. Le parc des papillons est à 18RM (+1 pour les photos) mais est beaucoup plus intéressant que la ferme des Cameron H. C’est grand, belle variété, c‘est joli. Puis les birds: 39RM c‘est très grand, très intéressant, très varié, très chouette. Nous avons mangé au Hornbill restaurant (on peut retourner dans le parc après) sur la terrasse dans les arbres, des ibis ou hornhills(calaos) viennent vous rendre visite. C’est bon, le plat à 16 ou 18 (plus pour la western food) l’eau minérale étant à 9 on a bu de très bons jus de fruits à 11RM, rajouter 5% de service. Ensuite entre ou pendant les averses, on a pris un taxi (tarif forfait au comptoir:8RM) pour aller au musée islamique , qui touche le parc aux oiseaux mais par la route c’est, un peu long! Ce musée (12RM) est intéressant, de très belles pièces sont bien présentées dans un cadre agréable, il y avait une expo sur des “trésors de joaillerie Moghole” superbe. Fermeture à 17h pour le ramadan. Retour à marajalela par le même chemin que ce matin!!!!!!(cela permet d’admirer la vieille gare et son bâtiment compère) Nous retournons au Food republic dans Pavilion, faisons le tour des différents stands (pas si différents que ça) et mangeons 2 plats de 2 stands différents pour 21 RM+ 1 gâteau au Durian (C’est la deuxième fois et j’y prends goût, mais pas Claude)., comme il n’y a pas de bière nous nous en étions acheté une au seven-eleven (7.5RM). Mercredi 18 On va voir le quartier colonial via le quartier chinois, en prenant l’aérotrain jusqu’à …Marajalela. On achète du Boh thé (au même prix que dans la plantation) et des Marlboro(pour notre fils!) à 9.30RM le paquet. Nous aimons bien l’ensemble des bâtiments autour de Merdeka square en particulier Sultan Abdul Samad dont les couleurs et même les fenêtres nous évoquent le palais des doges à Venise….. Nous ne trouvons pas de café internet dans cette partie sud du quartier chinois (Le wifi lui est présent partout mais notre notebook n’en veut plus). Nous récupérons à l’hôtel les 100RM de caution, allons à Sentral par l‘aérotrain ( à ce sujet il semble que KTMsoit peu fiable dans ses horaires et ses temps de transport), prenons le KLIA express(toujours 35 RM et 28’), enregistrons nos bagages, mais je dois mettre un pantalon pour atterrir a Djedda (mon bermuda était passé sans problème à l’aller et d’ailleurs j’en ai vu à Djeddah) ravages de l’intégrisme hypocrite. Nous mangeons (moyen) à l’Asian cafe un plat autour de 10-12RM, achetons un porte monnaie pour finir nos ringgits. L’avion(Saudi Airlines) décolle avec un peu de retard (Voyages SNCF m’avait informé d’un décalage d’1/4h) après 2 contrôles rayons x. Beaucoup moins de femmes voilées en noir intégralement qu’à l’aller où elles occupaient toutes les places près des hublots, ca rend l’atmosphère + supportable. On nous sert à manger (non musulmans), plateau excellent (on en aura un 2ème avant d’atterrir). Le service est très agréable, ce qui sera plus moyen de Djeddah à Paris. Nous passons nos 11h d’escale dans le petit aéroport de Djeddah, montons dans notre avion, en redescendons après 3/4h(toilettes en panne) et passerons en tout 15h dans l’aéroport (mais à 620€ le voyage A/R cela vaut ce petit désagrément), on nous aura servi un en cas et une boisson. Retour ensuite sans problème jusqu’à Marly le roi. BILAN Pas de spot à couper le souffle en Malaisie, mais une variété intéressante, une végétation superbe dans les forêts, parcs et jardins, en dehors des énormes zones de palmiers à huile, une population agréable à côtoyer et qui nous a paru vivre assez correctement, globalement. Le pays est TRES propre (mais pas aseptisé comme Singapour) et on se sent bien partout. Nous avons beaucoup aimé Kuching et ses environs, Melaka et Georgetown nous paraissent un peu surévalués dans les guides. Singapour n’est guère autre chose qu’un centre commercial (avec le superbe jardin botanique) et est beaucoup plus chère. Nous aurions dû prolonger à Tioman et Cherating, et pour les plus entrainés le point fort est surement les treks possibles dans de nombreux lieux. C’est un pays où il fait bon voyager.
Où se loger dans le nord du Vietnam? English translation pending
bonjour ns arriverons à hanoi le 15/11 ( 2eme voyage) pour 2 nuits puis le Nord-Ouest/Nord et retour à hanoi et descente sur Saigon en 3 semaines avec les sacs à dos comme tjrs (69 et 62 balais) en prenant les moyens locaux de transports et en vivant comme les locaux ( la Birmanie en Fevrier de cette annèe) : alors si vs avez de bonnes G Houses ou hotels à Hanoi , à Son La , à Muong Lay, à Lai chau , à Sapa et à Lao cai ?....ça ns aiderait bcp ! pour Hanoi en particulier . Peut-on rejoindre Son La voire au mieux Muong lay façilement ds une 1re etape ? merçi ++ pour les tuyaux de toutes espèces . Henri
Premier voyage: hôtel Blue Bay Cayo Coco English translation pending
Bonjour à tous!!!
Notre 1er voyage est enfin acheté.🙂 Nous partons au Bluebay Cayo Coco, du 9 au 17 août. (vols de nuits avec sunwing)
Nous voudrions avoir un max d'info, de conseils, de trucs, d'astuces, commentaires POSITIFS (C'est notre voyage de noce, 😊 on ne veut pas être découragés avant d'arriver!!!), enfin tout ce que vous voudriez vous faire dire avant de partir! (sur la destination, l'hôtel, les horaires, les excursions et même sunwing)
Merci à tous, Katherinerik
Notre 1er voyage est enfin acheté.🙂 Nous partons au Bluebay Cayo Coco, du 9 au 17 août. (vols de nuits avec sunwing)
Nous voudrions avoir un max d'info, de conseils, de trucs, d'astuces, commentaires POSITIFS (C'est notre voyage de noce, 😊 on ne veut pas être découragés avant d'arriver!!!), enfin tout ce que vous voudriez vous faire dire avant de partir! (sur la destination, l'hôtel, les horaires, les excursions et même sunwing)
Merci à tous, Katherinerik
Les marchés du nord Vietnam? English translation pending
Bonjour,
Pouvez-vous me préciser les jours de marché et moyens d'atteindre ces lieux comme Can Cau et autres endroits proches de Sapa merci
Pouvez-vous me préciser les jours de marché et moyens d'atteindre ces lieux comme Can Cau et autres endroits proches de Sapa merci
EuroVelo 6 (EV6): tronçon Saint-Nazaire - Nantes? English translation pending
Bonjours à vous!
Je débute les préparatifs de mon itinéraire Saint-Nazaire / Nevers sur EV6 et déjà quelque chose me chicotte!!
La plupart des récits de voyages que je lis débutent à Nantes.
Est-ce que le tronçon Saint-Nazaire / Nantes serait boudé? Et si oui, pourquoi?
Est-ce que la route est mauvaise, il n'y a rien à visiter d'intéressant, ou simplement un hasard?
Car pour moi, il y a une raison symbolique de débuter le voyage au bord de l'océan. Je voudrais un jour avoir fait la totalité de EU6. Si ça prend 10 ans, c'est OK! L'EU6 "d'un océan à l'autre" (c'est notre devise au Canada!) c'est un peu un projet voyage à long terme. Mais si les 57km ne servent absolument à rien et risque de me décourager pour le restant, autant le savoir tout de suite! Si quelqu'un à une idée sur le sujet, n'hésitez pas à m'en faire part... Merci et bonne journée à vous!!!
Vous partez où en Afrique Australe? English translation pending
Si les milliers de visiteurs pouvaient alimenter cette rubrique, ce serait super cool.
Allez, lancez vous, dites nous où vous partez cet été en Afrique Australe....😉 Faites nous rêver...😎 ça nous donnera des idées. C'est peut-être aussi un post pour déposer des nouvelles si l occasion se présente pendant le voyage, sur un ordinateur mal connecté, dans un cyber café ou un lodge grand luxe, ou avec votre iPhone... !
Allez je me lance : Notre voyage 2010 : Tanzanie. Du 25 Juillet au 15 Aout (2 pax). Si je ne poste rien avant fin Aout, c'est que je serai mort de soif au milieu du Serengeti. ou en train de traiter mes 4500 photos au format Raw... ! Mode de voyage : autonomie complète. 4x4 avec tente sur le toit. Budget 7985 euros tout compris. 3 semaines + un jour : Dar, Leshoto, Moshi-Kili, Arusha NP, Natron, Serengeti - Lobo, Serengeti - seronera, Ngorongoro NP, Manyara NP, Tarangire NP, Kondoa, Iringa, Ruaha NPx2, Mukomi NP, Selous NPx2, puis 4 jours sur l ile de Mafia faire des bulles. Objectif : rencontrer les gens. Choisir un endroit (NP?) où revenir se poser.
Allez, à votre... "tour" ! ! ! 😎 Franck
Allez, lancez vous, dites nous où vous partez cet été en Afrique Australe....😉 Faites nous rêver...😎 ça nous donnera des idées. C'est peut-être aussi un post pour déposer des nouvelles si l occasion se présente pendant le voyage, sur un ordinateur mal connecté, dans un cyber café ou un lodge grand luxe, ou avec votre iPhone... !
Allez je me lance : Notre voyage 2010 : Tanzanie. Du 25 Juillet au 15 Aout (2 pax). Si je ne poste rien avant fin Aout, c'est que je serai mort de soif au milieu du Serengeti. ou en train de traiter mes 4500 photos au format Raw... ! Mode de voyage : autonomie complète. 4x4 avec tente sur le toit. Budget 7985 euros tout compris. 3 semaines + un jour : Dar, Leshoto, Moshi-Kili, Arusha NP, Natron, Serengeti - Lobo, Serengeti - seronera, Ngorongoro NP, Manyara NP, Tarangire NP, Kondoa, Iringa, Ruaha NPx2, Mukomi NP, Selous NPx2, puis 4 jours sur l ile de Mafia faire des bulles. Objectif : rencontrer les gens. Choisir un endroit (NP?) où revenir se poser.
Allez, à votre... "tour" ! ! ! 😎 Franck
Les potiers au Maroc, coup de gueule! English translation pending
Bonjour,
Dans mes trips au bled, j'essaye de vivre hors des sentiers (ou plutot autoroutes !) prisés par les TO ! Le Maroc profond recèle quelques vérités qui ne font pas toujours plaisir !
C'est le cas de ces petits villages de potiers qui , de plus en plus , utilisent les sacs plastiques pour allumer leurs fours, et les pneus comme combustibles !! Ces photos , sont prises au hameau de Mou, banlieue de Tadighoust, proche Goulmima ! j'aurais pu en prendre aussi ailleurs !!!
Quels jolis tas de pneus ! Quels jolis tas d'armatures metalliques ou les chèvres se prennent les pattes , se blessent et trimballent sur des centaines de metres. Quel joli épandage de scories le long de l'oued pour qu'elles soient emportées vers l'aval à la moindre montée de eaux!! Et surtout quelles odeurs alléchantes les jours de cuisson (pas de photo 😉) !!
A Marrakech, l'enseble artisanal des potiers de la route d'Essaouira , après Marjane , n'est pas mieux au niveau des combustibles, et les fours à gaz, données par des associations européennes, rouillent en bord de route depuis près de 10 ans.
Dans mes trips au bled, j'essaye de vivre hors des sentiers (ou plutot autoroutes !) prisés par les TO ! Le Maroc profond recèle quelques vérités qui ne font pas toujours plaisir !
C'est le cas de ces petits villages de potiers qui , de plus en plus , utilisent les sacs plastiques pour allumer leurs fours, et les pneus comme combustibles !! Ces photos , sont prises au hameau de Mou, banlieue de Tadighoust, proche Goulmima ! j'aurais pu en prendre aussi ailleurs !!!
Quels jolis tas de pneus ! Quels jolis tas d'armatures metalliques ou les chèvres se prennent les pattes , se blessent et trimballent sur des centaines de metres. Quel joli épandage de scories le long de l'oued pour qu'elles soient emportées vers l'aval à la moindre montée de eaux!! Et surtout quelles odeurs alléchantes les jours de cuisson (pas de photo 😉) !!
A Marrakech, l'enseble artisanal des potiers de la route d'Essaouira , après Marjane , n'est pas mieux au niveau des combustibles, et les fours à gaz, données par des associations européennes, rouillent en bord de route depuis près de 10 ans.
Gros dilemme sur le trajet au Vietnam English translation pending
Bonjour
Après 8 mois en Nouvelle Zélande, nous sommes (presque) prêts à partir pour l'Asie, ou nous passerons deux mois (avec deux semaines par pays, nous comptons faire le Cambodge, Le vietnam, Le Laos et la Thailande), avant de retourner en France.
Nous avons plus ou moins trouvé l'itinéraire que nous voudrions faire au Vietnam, pensez vous que c'est réalisable en deux semaines? Et notre dilemme consiste le trajet entre Ho Chi Minh et Hoi An, nous hésitons entre passer par le centre, par Plei Ku, Kon TUm...ou bien par la côte. Quels conseils pourriez vous nous donner? Pour le reste, sachant que nous arriverons du Cambodge, voila ce que nous pensions faire:
- Arrivée à la frontière, direction le Delta du Mekong. Sachant que nous ne pourrons pas tout faire, qu'est ce qui vaut le plus le coup entre Vinh Long et Can Tho (pour aller sur un marché flottant) - Bus jusqu'à Ho Chi Minh - Bus jusqu'à Hoi An, soit par les montagnes, soit par la côte, avec un ou deux arrêts en route. - Une journée + une nuit à Hoi An? - Direction Hanoi (est ce que ça vaut le coup/on aura le temps de s'arrêter à Hué?) (normalement, nous devrions faire cette première partie en une semaine, avant de récupérer une amie à Hanoi. Pour la deuxième semaine:) - Baie d'Halong (Au moins 2 jours) - Retour Via Hanoi (je crois qu'on n'a pas vraiment le choix), puis direction Sa pa/Bac Ha et les alentours pour le reste du temps.
Ensuite direction le Laos. Faut il retourner à Hanoi pour trouver un bus pour le Laos? MErci!
- Arrivée à la frontière, direction le Delta du Mekong. Sachant que nous ne pourrons pas tout faire, qu'est ce qui vaut le plus le coup entre Vinh Long et Can Tho (pour aller sur un marché flottant) - Bus jusqu'à Ho Chi Minh - Bus jusqu'à Hoi An, soit par les montagnes, soit par la côte, avec un ou deux arrêts en route. - Une journée + une nuit à Hoi An? - Direction Hanoi (est ce que ça vaut le coup/on aura le temps de s'arrêter à Hué?) (normalement, nous devrions faire cette première partie en une semaine, avant de récupérer une amie à Hanoi. Pour la deuxième semaine:) - Baie d'Halong (Au moins 2 jours) - Retour Via Hanoi (je crois qu'on n'a pas vraiment le choix), puis direction Sa pa/Bac Ha et les alentours pour le reste du temps.
Ensuite direction le Laos. Faut il retourner à Hanoi pour trouver un bus pour le Laos? MErci!
Mésaventure à Bangkok English translation pending
Une petite mésaventure arrivée à deux copains
Arrivé depuis 2 jours a bkk nos deux compères vont boire une bière et un café dans un petit bar à 2 pas de leur hôtel sur kaosan road. Le lendemain ils devaient partir pour chiang mai. Une meuf arrive, bien sympa et commence à leur parler. le baratin habituel : where are you from, ha french, paris etc…….Elle voulait même leur payer à manger.
Ha vous aller à chiang mai demain, moi aussi j ‘y vais demain….
La conversation se poursuit sympathiquement et au bout d un moment nos deux lascars décident de rentrer à la chambre et la fille les suit. Mais voilà en montant l escalier qui conduit à la chambre, voilà –t –y pas qu’ils s’endorment dans l’escalier et le lendemain se réveille chacun dans le lit de l’autre.une bonne dose de somnifère dans la café et la bière et l'affaire fut bouclé. surement la barmaid qui a fait le coup. Ils ont été soulagés, qui l’un de 1800 euros, l’autre de 700 euros , plus le computer portable, l’APN, les passeports, les cartes de crédit, seul un téléphone a survécu.
Ils vont à la police porter plainte ( en vain) les flic leurs disent que c’est sûrement un katoï. Comme c était leur première aventure en thailande, ils ne savaient pas trop quoi penser, ils retournent au bar qui avait une camera de surveillance, visionne tout le film, mais rien qui pouvait identifier la fille. elle était toujours de dos, ça tendrait à prouver qu'elle savait bien ce qu'elle faisait.
Le gardien de nuit de leur hôtel n’a bien entendu rien vu rien entendu.
Alors moi je pense que les employés du bar, le gardien de nuit et la fille sont tous de mèche. Les deux lascars furent obligés d aller au consulat se faire donner un passeport provisoire, et se faire envoyer du pognon.
Sur ces entre faits il rencontre un rosebeef à qui la même mésaventure était arrivée.
Alors si vous rencontrer une nana sympa sur kaosan road : MEFIATE
Trekking d'environ sept jours au Nord du Vietnam/Laos English translation pending
Bonjour a tous,
Merci pour tous les precieux messages que vous avez deja poste sur le forum. Seulement, avec toutes ces informations, je suis un peu perdue.. Nous souhaiterions partir au Vietnam en automne prochain, pour faire du trekking. Nous avons ete surpris de voir que la plupart des treks proposes par les agences etaient tres courts.
Nous souhaiterions partir environ 7 jours (de marche ! sans croiser de voiture ni de routes, ni de moto!, et de preference peu de touristes.. quoiqu'en generale, la marche les arretent..) dans le nord du Vietnam. Le train arrivant a Lao Cai etant un bon moyen de locomotion depuis Hanoi, nous prefererions quelque chose pas trop loin. L'idee serait de decouvrir le Vietnam Nord pendant cette semaine et ensuite de partir au Laos en passant par Dien Bien Phu. Pour le moment, on m'a propose de faire un trek aux alentours de Sapa (en passant dans les petits villages ?), mais j'avoue avoir un peu peur de cette option, avec les commentaires laisses sur le forum.. Sinon, partir vers Bac Ha ? L'option du lac Babe parait etre interessante, mais nous aurions prefere partir vers l'ouest, pour se rapprocher de la frontiere avec le Laos. Je n'ai rien lu sur cette partie du Vietnam.. Est il possible et interessant de faire le trek la bas ? Je suis ouverte a vos bons conseils.. Nous sommes de bons marcheurs, nous revenons d'un trek au Nepal.
Merci d'avance. Bien cordialement, M&V
Merci pour tous les precieux messages que vous avez deja poste sur le forum. Seulement, avec toutes ces informations, je suis un peu perdue.. Nous souhaiterions partir au Vietnam en automne prochain, pour faire du trekking. Nous avons ete surpris de voir que la plupart des treks proposes par les agences etaient tres courts.
Nous souhaiterions partir environ 7 jours (de marche ! sans croiser de voiture ni de routes, ni de moto!, et de preference peu de touristes.. quoiqu'en generale, la marche les arretent..) dans le nord du Vietnam. Le train arrivant a Lao Cai etant un bon moyen de locomotion depuis Hanoi, nous prefererions quelque chose pas trop loin. L'idee serait de decouvrir le Vietnam Nord pendant cette semaine et ensuite de partir au Laos en passant par Dien Bien Phu. Pour le moment, on m'a propose de faire un trek aux alentours de Sapa (en passant dans les petits villages ?), mais j'avoue avoir un peu peur de cette option, avec les commentaires laisses sur le forum.. Sinon, partir vers Bac Ha ? L'option du lac Babe parait etre interessante, mais nous aurions prefere partir vers l'ouest, pour se rapprocher de la frontiere avec le Laos. Je n'ai rien lu sur cette partie du Vietnam.. Est il possible et interessant de faire le trek la bas ? Je suis ouverte a vos bons conseils.. Nous sommes de bons marcheurs, nous revenons d'un trek au Nepal.
Merci d'avance. Bien cordialement, M&V
Jeu des photos: nouveau souffle! (suite) English translation pending
Bonsoir à tous,
La discussion précédente avait dépassé le nombre fatidique des 500 messages, j'en ouvre une nouvelle. 🙂
Et, en ces temps pasquaux (c'est pasquaux le pluriel de pascal, pascaux, pascals ? 🤪😊), je soumets une cloche nomade bien malgrè elle à votre sagacité.
Catherine
La discussion précédente avait dépassé le nombre fatidique des 500 messages, j'en ouvre une nouvelle. 🙂
Et, en ces temps pasquaux (c'est pasquaux le pluriel de pascal, pascaux, pascals ? 🤪😊), je soumets une cloche nomade bien malgrè elle à votre sagacité.
Catherine
Etonnant bistrot de Paris à Siem Reap English translation pending
Avec mes amis Lyonnais nous avons passées deux soirées d'exception dans ce Bistrot plus Vrai que Vrai au décor
ancien bistrot parisien, avec son comptoir en zinc, ses affiches anciennes ses vieilles carafes, même le sucrier est
sytle d'époque ! les plats sont assortis et très bons fait maison par le maître des lieux Pat, un passionné ou aucun détail ne lui échappe. Du pied de cochon, des tripes, andouillettes, boudin, fromage de tête, daube, osso bucco, le tout un peu cher (6 à 12$) sauf le plat du jour autour de 5$ qui suffit amplement pour vous donner une idée ! La musique bien choisie pour les amateurs des années 70/80. Le vin en carafe est passable, sinon le choix des vins à la carte est axé sur le vin français. L'endroit est à 50 mètres de la rue de la soif (Pub Street) au boucan infernal le soir.
Bona
Premier voyage à Cuba: que faut-il apporter? English translation pending
ahhhhhhhhhhhhh mon tout premier voyage à cuba se fera le 13 janvier à holguin.. je suis tellement impatiente... mais aussi.. je suis nerveuse... pourquoi
parce que j'ai fais ma réservation sur internet et je me sens fibrile... tant que je n'aurai pas les deux pieds dans le sable je me dis que j'ai peut etre fait quelque chose de pas correct... mon inscription... mon passeport... etc...
ensuite... j'ai 10 000 conseils de la part de tous et chacun... les habitué... de genre...
- ammène toi 5 bikinis - ton pot de nutella est important... - il te faut 50$ cubain pour ressortir du pays (c'Est quoi ça) - un serviette de plage est toujours préférable - un ensemble de soirée... - des sandales... - crême solaire - des vaccins??
là je sais plus quoi faire.... vous pourriez m'aidez...??
aussi je me demande... lorsque l'on passe les douane... on a beoin de quoi... notre billet d'avion, notre passeport... autre chose...
il parait que dans l'avion il nous font signer de quoi... qu'il faut redonner à notre sortir...
je trouve dommage que l'on est pas quelques chose genre les étape à suivre avant le voyage
merci de bien vouloir m'aider
Delphy qui a hate d'aller se réchauffer sous le soleil
p.s plusieurs vont se faire grillé en "boite" avant d'aller a cuba c'est indispensable ou pas...
parce que j'ai fais ma réservation sur internet et je me sens fibrile... tant que je n'aurai pas les deux pieds dans le sable je me dis que j'ai peut etre fait quelque chose de pas correct... mon inscription... mon passeport... etc...
ensuite... j'ai 10 000 conseils de la part de tous et chacun... les habitué... de genre...
- ammène toi 5 bikinis - ton pot de nutella est important... - il te faut 50$ cubain pour ressortir du pays (c'Est quoi ça) - un serviette de plage est toujours préférable - un ensemble de soirée... - des sandales... - crême solaire - des vaccins??
là je sais plus quoi faire.... vous pourriez m'aidez...??
aussi je me demande... lorsque l'on passe les douane... on a beoin de quoi... notre billet d'avion, notre passeport... autre chose...
il parait que dans l'avion il nous font signer de quoi... qu'il faut redonner à notre sortir...
je trouve dommage que l'on est pas quelques chose genre les étape à suivre avant le voyage
merci de bien vouloir m'aider
Delphy qui a hate d'aller se réchauffer sous le soleil
p.s plusieurs vont se faire grillé en "boite" avant d'aller a cuba c'est indispensable ou pas...
Tour de Bretagne à vélo en 2010 English translation pending
Bonjour
je souhaite faire le tour de la bretagne en juin ou juillet 2010 ( j'ai 4 semaines ) en debutant du pas de calais
je souhaite savoir s'il est possible de traverser les ponts comme " normandie " " tancarville " " st nazaire " " entre st malo et dinard " " entre brest et keralliou " en vélo et s'ils sont payants
si l'aventure tente quelqu'un , je ne vois aucun inconviennient car le voyage seul est long
possibilité de se rejoindre
je me suis basé sur un kilométrage journalier de 100 à 150 kms
merci pour toutes les réponses
Air France lance sa nouvelle offre européenne English translation pending
Voici le résumé des différentes évolutions que présenterons les réseaux MC/CC d'AF.
Cependant, avant de vous souhaiter bonne lecture, je précise que la collation sera toujours "comprise" ainsi que le ou les bagages. Cela calmera l'appétit de certains "enragés". Ces inconditionnels se reconnaîtrons sans difficultés.
;-)
http://corporate.airfrance.com/fileadmin/dossiers/documents/dossiers_de_presse/Air_France_devoile_sa_nouvelle_offre_europenne.pdf
Cependant, avant de vous souhaiter bonne lecture, je précise que la collation sera toujours "comprise" ainsi que le ou les bagages. Cela calmera l'appétit de certains "enragés". Ces inconditionnels se reconnaîtrons sans difficultés.
;-)
http://corporate.airfrance.com/fileadmin/dossiers/documents/dossiers_de_presse/Air_France_devoile_sa_nouvelle_offre_europenne.pdf
Informations sur Miami, Everglades, Key West, Floride... English translation pending
Bonjour les ami(e)s,
Pour notre trip de cinq semaines, prévu dans moins d'une année, j'aurais besoin d'avis et de conseils concernant principalement la Floride. Ce voyage débutera à Miami pour se terminer à Los Angeles (tous les trajets en véhicule). Rien n'est encore réservé, nous pouvons donc encore affiner ce projet, ceci en rapport à vos réponses. Pour la première partie se déroulant sur une semaine, Miami-Nashville; il me faudrait plusieurs renseignements:Jour 1: Arrivée depuis la Suisse à Miami, soirée à Miami Beach.Jour 2: Virée depuis Miami Beach sur les Everglades. Soirée à Miami Beach.Jour 3: Virée depuis Miami Beach en direction de Key West.Jour 4: Trajet routier Miami - Kennedy Space Center (visite, puis direction Atlanta). Nuit prévue près de Jacksonville.Jour 5: Trajet routier Jacksonville - Nashville (nuit à Atlanta ou Nashville)Jours 6 à 8: Nashville (visite clubs, musées de country music; Jack Daniels...)Avez-vous des bons hôtels à me conseiller pour passer trois nuits à Miami Beach, à quelques mètres de la plage ? Bon hôtel, 3 à 5 étoiles, avec parking...
Nous comptons visiter les Everglades, en partant tôt le matin de Miami. 1h30 de trajet en voiture... Quel est pour vous le meilleur lieu à visiter dans ce parc où nous souhaiterions réaliser une ballade dans les marais avec ces bateaux aéro-glisseurs ?
Comment sont les routes dans ce parc national ? Eventuellement, nous pourrions passer une nuit aux Everglades, alors si vous avez un bon hôtel ?
Idem pour Key West, nous souhaitons rouler sur ces longs ponts qui relient les différentes îles... Est-ce que ça vaut la peine d'aller jusqu'au bout, à Key West ou on peut s'arrêter auparavant, ceci afin d'éviter de faire un trop long trajet.
Etant un grand admirateur des alligators, pouvez-vous me conseiller quelques fermes à visiter dans le sud de la Floride.
Avez-vous d'autres point intéressants à admirer en Floride ? Sur les trajets routiers entre Miami - Atlanta ? Nous ne souhaitons pas faire de parcs d'attractions.
Merci par avance pour votre aide.
A + les ami(e)s 😎
Pour notre trip de cinq semaines, prévu dans moins d'une année, j'aurais besoin d'avis et de conseils concernant principalement la Floride. Ce voyage débutera à Miami pour se terminer à Los Angeles (tous les trajets en véhicule). Rien n'est encore réservé, nous pouvons donc encore affiner ce projet, ceci en rapport à vos réponses. Pour la première partie se déroulant sur une semaine, Miami-Nashville; il me faudrait plusieurs renseignements:Jour 1: Arrivée depuis la Suisse à Miami, soirée à Miami Beach.Jour 2: Virée depuis Miami Beach sur les Everglades. Soirée à Miami Beach.Jour 3: Virée depuis Miami Beach en direction de Key West.Jour 4: Trajet routier Miami - Kennedy Space Center (visite, puis direction Atlanta). Nuit prévue près de Jacksonville.Jour 5: Trajet routier Jacksonville - Nashville (nuit à Atlanta ou Nashville)Jours 6 à 8: Nashville (visite clubs, musées de country music; Jack Daniels...)Avez-vous des bons hôtels à me conseiller pour passer trois nuits à Miami Beach, à quelques mètres de la plage ? Bon hôtel, 3 à 5 étoiles, avec parking...
Nous comptons visiter les Everglades, en partant tôt le matin de Miami. 1h30 de trajet en voiture... Quel est pour vous le meilleur lieu à visiter dans ce parc où nous souhaiterions réaliser une ballade dans les marais avec ces bateaux aéro-glisseurs ?
Comment sont les routes dans ce parc national ? Eventuellement, nous pourrions passer une nuit aux Everglades, alors si vous avez un bon hôtel ?
Idem pour Key West, nous souhaitons rouler sur ces longs ponts qui relient les différentes îles... Est-ce que ça vaut la peine d'aller jusqu'au bout, à Key West ou on peut s'arrêter auparavant, ceci afin d'éviter de faire un trop long trajet.
Etant un grand admirateur des alligators, pouvez-vous me conseiller quelques fermes à visiter dans le sud de la Floride.
Avez-vous d'autres point intéressants à admirer en Floride ? Sur les trajets routiers entre Miami - Atlanta ? Nous ne souhaitons pas faire de parcs d'attractions.
Merci par avance pour votre aide.
A + les ami(e)s 😎
Les grandes boucles nord-est et nord-ouest du Nord Vietnam English translation pending
Bonjour
Il y a un an, j'ai poste 2 longs messages "Grand tour du nord-est du Vietnam" et "Grand tour du NO du Vietnam". Depuis ce temps, je ne cesse de continuer a sillonner le nord avec mon fidele chauffeur Minh, de decouvrir de nouveaux endroits, de nouveaux "trucs" a faire -et a ne pas faire, a dormir dans de nouveaux hotels, etc. A chaque retour, j'ai complete mes notes (en fait, encore aujourd'hui). Je pense qu'il est donc temps de vous communiquer toutes ces infos, bien plus completes qu'il y a un an. Donc, VOILA ! 😏
LE NORD-EST DU VIETNAM
Le lac Babe Langson / Cao Bang et les chutes de Ban Gioc Les H’mongs noirs de Dong Van
Cette boucle du Nord-Est vous emmène dans 3 endroits magiques : le lac Babe, la route entre Cao Bang et les chutes de Ban Gioc, et la route des nids d’aigles des H’mongs noirs (Ha Giang-Dong Van-Meo Vac). Toute la région est complètement différente du Nord-Ouest. Alors que celle-ci ressemble aux Alpes (les français l'appelaient d'ailleurs "Les Alpes tonkinoises"), plus on s'approche de la frontière chinoise, plus le Nord-Est ressemble aux Dolomites, mais des Dolomites couvertes de jungle, un capharnaüm de pitons calcaires de toutes tailles et formes sur des milliers de kilomètres carrés, avec de petites vallées verdoyantes où l'on cultive surtout le mais et le tabac. Peu de touristes dans des paysages spectaculaires qui font parfois penser à une autre "Baie d'Along Terrestre". La région au nord de Ha Giang, un désert minéral de pierres noires et de canyons vertigineux, est une des plus sauvages qu’il soit au monde.
LE LAC BABE
Le lac Babe est un endroit magique, heureusement hors des circuits touristiques organisés. Il s’agit de 3 « pétales » (d’où le nom Ba Be, “Trois baies”) relié par un goulet, dans lesquelles se jettent des pitons calcaires couverts d’une jungle impénétrable – donc pas de route pour en faire le tour- ce qui explique son isolement relatif. Sur les bords, un seul village, sans aucun intérêt : Po Lu.
Y ALLER
Pas de tours organisés en minibus. C’est donc la voiture privée, la moto, ou les bus publics. En 3 jours Hanoï-Babe-Hanoï, il y a un circuit à faire, très beau, que voici :
- A l’aller, prendre la route No 3 Hanoï-Tay Nguyen. Partir de bonne heure pour voir à Tay Nguyen le magnifique Musée des Minorités, 2 fois plus grand que celui de Hanoï, et complètement ignoré des touristes (5000 dong). Attention : il est fermé de 11h30 à 14h et le lundi, il faut donc partir de Hanoï vers 7h pour pouvoir visiter le musée le matin ; si vous le visitez l’après-midi, vous arrivez à Babe à la nuit tombée. Continuez ensuite sur Bac Kan et Phu Thong, où vous bifurquez sur la 258 direction Cho Ra. La route entre Bac Kan et Cho Ra est très sinueuse, mais très belle (compter 4h). Les guides Lonely Planet et Co, toujours aussi pleins d’informations trompeuses, vous disent qu’il y a des hôtels à Cho Ra; oubliez, c’est a 17 km du lac et le seul moyen d’aller sur le lac, ce sont les moto-taxis a 70 000 dong aller simple (beaucoup plus si vous ne savez pas négocier). De Cho Ra, prendre la petite route direction Babe, descendre la montagne, tourner à droite après le pont, et s’arrêter à Pac Ngoi, village thaï plein de charme où passer d’excellentes nuits.
- Au retour, suivre la route longeant la rivière de Pac Ngoi et rester sur votre droite. Après un petit col (magnifique panorama), la route serpente entre rizières et montagnes, sans un touriste en vue, et arrive à Bang Lung (Cho Don) -sale manie vietnamienne d’avoir des villes avec 2 noms, celui de la ville et celui du canton, changeant selon les panneaux aussi bien que les cartes, d’où nécessité de connaître les 2. Prendre ensuite la 254 direction Yen Do, où vous rejoignez la 3 pour Tay Nguyen et Hanoï.
En bus public, c’est très compliqué. Je recommande donc de faire le circuit de 3 jours en 4x4/chauffeur.
- A l’aller, prendre le bus (6h – 55 000 dong) pour Bac Kan, où vous arrivez 4 heures plus tard. Il y a aussi un bus à midi, mais vous ratez la connexion Bac Kan-Cho Ra et devez passer une nuit à Bac Kan. A Bac Kan, bus pour Cho Ra (70 000 dong), puis mototaxi pour Pac Ngoi (70 000 dong).
- Au retour, un minibus passe –en principe- à Pac Ngoi à 7h30 (70 000 dong) et vous emmène à Bac Kan où vous prenez le bus pour Hanoï. Sinon, c’est la moto sur Cho Ra et retour Bac Ha-Hanoi.
OU DORMIR ET MANGER
Chez les Thaïs blancs à Pac Ngoi. Charmant petit village de maisons sur pilotis au bord de la rivière. Les villageois vous reçoivent chez eux. Je dors toujours à la Maison Duy Tho, (tel. 0281 389 4133). Patron super sympa baragouinant quelques mots d’anglais et français, lits avec matelas (et non nattes en bambou) en dortoir et chambres séparées, et, surtout, la patronne est une cuisinière émérite (et le dîner copieux). Je me régale à chaque fois ! Prix par personne : chambre 60 000 dong ; pt déjeuner 30 000, déjeuners et dîners à 60 000. Bicyclettes gratuites pour se ballader le long de la rivière (succession de petites plages toute mignonnes). Le patron a son bateau pour l’excursion à faire.
QUOI VOIR
Une magnifique journée en bateau commençant par la traversée du lac du sud au nord. Le bateau coûte 3-400 000 dong quelque soit le nombre de personnes, donc, essayer de le partager avec d’autres touristes sur place. Vous remontez la rivière Nang jusqu’à un endroit extraordinaire, la grotte de Hang Phuong, un gigantesque tunnel de 300m de long par 30m de haut que la Nang a creusé pour traverser la montagne. Impressionnant travail de la Nature ! Vous descendez ensuite la rivière -un rêve de photographe- pour aller aux chutes de Dau Dang, à 2 km à pied d’un petit village-bout-du-monde où vous déjeuner chez la fameuse Pirath, une maîtresse-femme célèbre comme la meilleure cuisinière de la région (essayer ses saucisses fumées ; divines !). Depuis juin 2009, Pirath peut coucher des touristes ; le calme intégral et l’authenticité idem !
POUR LES AVENTURIERS
Ca faisait un bout de temps que je me doutais qu’il y avait des choses passionnantes à voir dans les montagnes au nord du parc national (pas dans le parc à cause du permis et du guide obligatoires). Je ne m’étais pas trompé ! Donc, voilà le topo (emmener une boussole):
1) Prendre le bateau vers la grotte et s’arrêter au débarcadère avant d’arriver à la grotte , prendre la route en terre jusqu’au village, et y acheter local bière, café, et sucre, car les habitants du village Dao où l’on peut coucher dans les montagnes, Cao Trung, sont très pauvres et rien n’est vraiment organisé pour les touristes. Acheter aussi du thé pour les locaux qui vous invitent chez eux au passage, ainsi que des bonbons/biscuits/stylos pour les enfants ; vous serez accueillis comme des dieux ! Traverser le pont et, en face à gauche, prendre la piste qui démarre tout droit vers le nord à flanc de colline ; vous allez tomber sur un dédale de pistes, donc demandez « Cao Choung » à des gens de passage, ils pointeront la direction. Ça ne grimpe pas trop dur, et les paysages deviennent de plus en plus beaux. Au bout de 2 heures et demie-3 heures plein nord, on arrive en plein Moyen Age dans un village de carte postale, Cao Trung. Authenticité garantie ! Le chef du village, monsieur TRUNG (tel : 0281 322 12422) vous accueille chez lui ; lits confortables, douche froide dehors, toilettes à la turc, le tout pour 50 000 dong par personne. Repas corrects, à l’alcool de riz, que le chef aime beaucoup (même prix). Pour plus de sûreté, demander à Duy Tho de Pac Ngoi d’appeler M. Trung pour le prévenir de votre arrivée
2) Le lendemain, continuez la piste et restez sur votre droite pour grimper tout en haut de la montagne, chez les H’mongs ; vous leur demandez à manger (20 000 dong fera l’affaire). Paysages absolument magnifiques à perte de vue. Redescendre sur le village Dao, puis retour sur la rivière Nang par la même piste. A mi-chemin, vous appelez le patron du bateau pour venir vous chercher et vous ramener à Pac Ngoi.
3) Fantastique pour les plus hardis : partir de bonne heure (pas après 8h) de Cao Trung et continuer la piste qui traverse le village. A la boussole, dirigez-vous vers l’ouest ; vous naviguez entre les Thaïs, les Dao, et les H’mongs en pleine sauvagerie (dans le village H’mong où on m’a offert une tasse de thé –quel sens de l’hospitalité, ces H’mongs ; Ils sont vraiment merveilleux ! ils n’avaient jamais vu des lunettes de soleil... Toute la famille les a essayées et, après, ils sont allés chercher les voisins). C’est un labyrinthe de pistes, donc, en route, demandez « Dau Dang » et on vous pointe la direction. Vous débouchez sur une grande vallée ; passer de l’autre côté ; quand vous voyez une falaise sur votre gauche, prendre la piste qui y conduit (vous descendez maintenant plein sud pour rejoindre la Nang un peu avant les chutes). La piste grimpe à flanc de falaise jusqu’à une échancrure et vous redescendez de l’autre côté, sur la rivière. ATTENTION, la descente est très dure, à flanc de falaise avec juste une trace de piste pendant une bonne heure ; n’essayez surtout pas de couper tout droit au sud, c’est la chute de 100-200m garantie ; rester sur le semblant de piste. On n’est bien content de voir la rivière. A cause de cette descente infernale, RESERVÉ AUX BONS TREKKERS, mais ça vaut chaque minute ... et Sapa !
LA RÉGION DE CAO BANG
LANGSON
La route No 1, la fameuse Route Mandarine qui commence à Camau dans l’extrême Sud, mène à Langson, une des portes de la Chine et, pour les historiens, le Sedan français du Vietnam avec la défaite contre les Pavillons noirs qui a provoqué la chute du gouverne-ment Jules Ferry en 1872, le massacre de la garnison française par les japonais en 1945, et le désastre de Cao Bang -voir plus loin- en octobre 1950. La route Hanoi-Langson n'est pas très intéressante et il a peu à visiter à Langson (une pagode et une grotte), mais j'y ai découvert un endroit étonnant:
je savais par mes nombreuses lectures que, du temps des français, Lang Son était imprenable –d’où la honte de son évacuation après le désastre de Dong Khé en octobre 1950- à cause des formidables fortifications dominant la ville. Après de multiples bunker phap o dau ? (« où sont les bunkers français ? »), j’ai fini par trouver, et c’est époustouflant. En plus de la vue magnifique de toute la vallée, même concassés –par les chinois en 1979- les restes sont impressionnants de puissance, avec de gigantesques morceaux de parois de blockhaus de 2-3 mètres d’épaisseur et ses casemates sous-terraines bétonnées. Il faut « admirer » la puissance des explosifs modernes pour projeter en l’air de gigantesques blocs pareils ! Donc, à faire si vous traînez dans le coin… Pour y aller, trouvez la grande rue Trang Hang dans la banlieue ouest de Lang Son puis tourner à gauche sur la petite rue Duong Déo Giang ; elle serpente dans les montagnes (vous en aurez une sur votre gauche avec 2 grandes tours radio) et contourne celle où il y avait le fort, invisible à distance ; à un moment, la route monte et, en plein milieu à droite d’un virage gauche avant un grand panneau indicateur bleu foncé dont les indications sont illisibles, vous avez un petit chemin de terre menant à une aire de parking ; vous marchez en haut du mont, contournez les vestiges du fort pour passer par derrière et grimpez entre des blocs monstrueux jusqu’à la plateforme supérieure.
Si vous devez passer une nuit à Langson, voilà les 2 meilleures adresses :
- Hotel Van Xuan, au bord du lac. Chambres impeccables à 250 000 dong simple/double, 300 000 triple. Celles en bout de couloir (206, 306, 406, etc.) ont un balcon sur le lac et les pics calcaires. 09 12 19 03 60 vanxuanhotel@hn.vnn.vn
- Restaurant New Century, à 2 pas du Van Xuan, avec terrasse sur le lac. Une institution avec un menu invraisemblable incluant même des abeilles frites et du steak de chameau chinois. Attention, le menu en anglais n’a pas les prix, et certains poissons coûtent 350 000 dong le kilo, donc demander les 2 menus, en viet (qui a les prix) et en anglais.
DONG KHÉ
La RC 4 commence à être belle à partir de That Khé. Le cadre de Dong Khé est très beau, avec ses pics calcaires. C’est là qu’en octobre 1950 a sonné le glas de la Guerre d’Indochine :
Beaucoup de touristes font la route de Langson à Cao Bang sans trop savoir –ou pas du tout- ce qui s’y est passé en 1950. Et pourtant, le 7 octobre 1950 devrait être une date capitale dans l’histoire du monde moderne : en effet, pour la première fois, un peuple colonisé en rébellion a fait subir à une armée de colonisateurs une défaite sanglante qui, en ce qui concerne la France, a annoncé la conclusion inéluctable, reculée de 4 ans par la bêtise des gouvernements de l’époque : Dien Bien Phu. En fait, la Guerre d’Indochine a été perdue le 7 octobre 1950.
LES ACTEURS: Du coté asiatique: Ho Chi Minh et Giap, qui sont enfouis dans les calcaires du Nord Est, des bandes Vietminh sans rien, et Mao qui est en train de repousser les troupes de Chang Kai Check sur la frontière sino-vietnamienne.
Du coté français, un gouvernement ignorant tout de l’Indochine, mais aimant beaucoup les milliards qu’elle rapporte, des gros capitalistes installés en Indochine (Banque d’Indochine, Brasseries et Glacières d’Indochine, Michelin -les plantations de caoutchouc- etc.), bien pourris, qui bloquent toutes réformes pour continuer à se remplir les poches, et un Corps Expéditionnaire, les meilleures troupes du monde de l’époque -45% d’anciens SS dans la Légion, tous les Seigneurs de la Guerre qui deviendront célèbres: Bigeard, Jean-Pierre, Faulques, Elie de Saint Marc, Ponchardier (ben oui, le future auteur des romans de la Série Noire “Le Gorille”), Vandenberg, “Le Seigneur du delta”, etc. , anciens résistants ou troupes de la 2e DB de Leclerc et de la 1ère Armée de de Lattre, sans oublier les redoutables guerriers qu’étaient les Tabors marocains. Malheureusement pour eux, ce merveilleux outil militaire est commandé par une nullité, mais très doué pour magouiller au Ministère de la Guerre, le Général Carpentier, que de Lattre avait viré pour incompétence en 1944. Cet énergumène considère qu’il n’a à connaître ni le terrain, pourtant capital dans une guerre comme celle-là, ni la troupe : c’est l’affaire des subalternes. Lui, il doit rester dans son bureau climatisé de Saigon et faire des synthèses, superbes rapports bien léchés expliquant au gouvernement que tout allait de mieux en mieux (curieux comme l’histoire se répète ; ce sont les mêmes mensonges perpétrés par les généraux US pendant la Guerre du Vietnam, avec les mêmes résultats). En fait, juste avant le désastre, ce crétin affirmait au gouvernement qu’il “avait la situation bien en main et pourrait vraisemblablement renvoyer des troupes en France sous peu”. Le résultat de cette nullité : en 1950, il n’avait encore jamais mis les pieds au Tonkin, sauf pour une rapide visite de Hanoï.
LE CADRE Le Nord-Est, qui, à partir de Dong Khé, est un capharnaüm de pics calcaires couverts de jungles et truffés de grottes, sillonnées de petites routes et de pistes qui ne sont que d’immenses coupe-gorges. L’artère principale, c’est la fameuse Route Coloniale No. 4 (RC4) qui longe toute la frontière de Chine de Monkai, au nord de la Baie d’Along, jusqu’à Cao Bang. C’est une route super-stratégique car elle contrôle les 3 seules portes de la Chine au nord du Tonkin: Mon Cai près du Golfe du Tonkin, Lang Son au centre, et Cao Bang au nord-est. Qui la contrôle bloque tout le trafic routier entre la Chine et le Tonkin. De Langson à Dong Khé, à mi-chemin entre Langson et Cao Bang, la route sillonne une vallée bordées de collines cultivées, et ne présente pas de points particulièrement dangereux. A partir de Dong Khé, c’est le coupe-gorge intégral : la route longe la rivière avec, à plomb sur la route à gauche, les pics calcaires couverts de jungle, et à droite, idem sur la rivière. Toute manoeuvre y est impossible. Un petit canon de montagne dans une grotte dominant la route –et il y en a des centaines- détruisant les camions de tête et de queue d’un convoi, et BOOM, plus de convoi. C’est ce que Giap savait bien, et Carpentier pas du tout, vu qu’il n’y avait jamais mis les pieds et, de toute façon, refusait d’écouter les nombreux officiers, eux bien au courant de la situation, qui prédisaient une catastrophe et préconisaient l’évacuation.
LES PREMICES Début 1950, les troupes de Mao arrivent à la frontière du Vietnam, repoussant les troupes nationalistes au Nord Tonkin, que les français parviennent à désarmer, et en Thaïlande du Nord, où elles s’installent dans le Triangle d’or, et en plus des plantations de thé, organisent le trafic d’opium, dont elles contrôleront 80% de la production mondiale dans les années 60-80. Mao a maintenant récupéré les gigantesques dépôts d’armement américains et les camps du Yunnan, où il invite Giap à former des divisions entières, entraînées et surarmées par ses généraux. Les services secrets français, pas plus nuls que les autres, sont parfaitement au courant de la situation et en informent l’Etat Major, qui ne fait rien à part envoyer la Légion à Cao Bang (le célèbre 2e BEP sous les ordres d’un célèbre guerrier, le Colonel Charton) et dans les postes le long de la RC4, que le Vietminh ne cesse de harceler. Certains convois de ravitaillement perdent jusqu’à 80% de leurs camions entre Dong Khé et Cao Bang.
LE DRAME Le 17 septembre 1950, c’est le coup de semonce : les viets s’emparent de Dong Khé et coupent la RC4 en deux. Carpentier décide donc de l’évacuer jusqu’à Langson, ce qui était fort possible par pont aérien, mais, toujours aussi futé, il décide que cela se fera….par la route. Son plan est qu’une colonne dirigée par Lepage, un colonel d’artillerie (!!!!) remontera la route à partir de Langson, reprendra Dong Khé, et rencontrera ensuite la colonne de Cao Bang. Donc, tout ce beau plan repose sur le fait que Dong Khé sera repris.
Charton quitte donc Cao Bang en emmenant tous les civils –ce qui explique en grande partie l’échec de l’évacuation, et il le savait mais avait refusé de les abandonner à un sort certain. Bien entendu, rien ne passe comme prévu : Lepage ne peut pas reprendre Dong Khé, malgré l’héroïsme des parachutistes du 3e BPC, et la route reste donc coupée ; de plus, Lepage se fait tronçonner par des Vietminh super-entraînés et, au lieu de secourir Charton, c’est maintenant lui qui lui demande de venir à son secours. Charton quitte la RC4 pour prendre une piste contournant Dong Khé avec ses 2000 civils, dont pas un seul ne réchappera, le rendez-vous des deux colonnes devant se faire dans la petite vallée de Coc Xa. C’est le rendez-vous de la mort. Cerné par le Vietminh, les 2 colonnes y sont anéanties le 7 octobre 1950 -d’où le terme militaire bien connu « se faire coxé ». Une dizaine d’hommes parviendront à rejoindre Langson après avoir erré des semaines dans la jungle ; quant aux autres, ils sont morts, ou connaîtront les terribles camps vietminh dont de Saint Marc, qui a connu les deux, dira qu’ils étaient pires que les camps de concentration nazis; seuls quelques officiers et hommes de troupe squelettiques -surtout nord-africains, maintenant bien endoctrinés à la guerre anti-coloniale- seront libérés en 1951 à l’arrivée de Lattre, nommé Commandant en Chef et Gouverneur de l’Indochine, où lui et son fils Bernard laisseront l’un sa santé, et l’autre sa vie sur le piton de No Nuoc à Ninh Binh.
LA HONTE Après le drame, la honte intégrale, la panique noire des français. Alors que Langson était imprenable, Carpentier décide de l’abandonner « par surprise », donc en ne faisant sauter ni les énormes forts ceinturant la ville, ni les dépôts de tout, qui sont tellement gigantesques qu’ils suffiront à alimenter les troupes de Giap pendant 1 an. De Lattre sauvera la situation en 2 batailles sanglantes : Vin Yenh à l’ouest de Hanoï et Mao Khé au nord, mais, dès le 7 octobre, la guerre est perdue, Giap contrôlant maintenant toute la zone nord-est d’où hommes -y compris de nombreux techniciens chinois et même, de l’avis de beaucoup, des troupes- et surtout convois de ravitaillement passeront sans problème jusqu’à Dien Bien Phu.
UNE PETITE REVANCHE : L’OPÉRATION HIRONDELLE (17 juillet 1953) Donc, le Vietminh est, depuis octobre 1950, bien retranché dans les formidables fortifications de Lang Son, où il a accumulé tout le matériel chinois qu’il faut. En 1953, le général Navarre, nouveau commandant-en-chef du Corps Expéditionnaire décide d’une opération aéroportée qui fait encore le sujet d’un enseignement dans les écoles de guerre du monde entier. Le 17 juillet à 8h, 2 bataillons de parachutistes, le 6e BPC de Bigeard et le 8e Choc de Tourret, sautent par surprise sur la ville, foncent sur les grottes où est entassé le matériel vietminh, et en détruisent plus de 5000 tonnes. A 16 heures, tout est terminé et les parachutistes rentrent à Hanoi par la route, accompagnés de centaines de civils Viets pas plus heureux que ça du Paradis Communiste. Fou de rage, le général Giap rappelle ses divisions d’élite pour leur couper la route, mais il est trop tard
Il ne reste rien des forts français de Dong Khé à part un petit blockhaus en moëllons (il faut dire que les chinois ont tout fait sauter tout le long de la frontière quand ils ont évacué la région –moins 50 000 hommes- en 1979). Par contre, à 17 km au nord du bourg, j’ai visité un endroit très intéressant, le QG de Ho Chi Minh et Giap pendant la bataille de la RC4. Une belle route (très bien indiquée par un immense panneau au milieu de Dong Khé), qui sillonne entre les pitons calcaires de la région, mène à un petit village, Duc Long, où se trouve un beau musée des évènements, avec photos d’époque ; dans la montagne à gauche, couverte de jungle, un immense complexe de grottes abritait le QG ; indétectable par avion ! Un joli détour si vous faites Lang Son – Cao Bang en 1 jour.
Pour les curieux de l’histoire, on peut aller à Coc Xa, une très belle petite vallée entourée de pitons calcaires ; la piste en terre part à gauche à 2 km après Dong Khé, mais elle est très mauvaise sur toute la montée.
CAO BANG
DORMIR:
Rarement vu une ville aussi sale, laide, et ennuyeuse! Je signale que l’hôtel Than Loan fait payer les touristes 120 000 dongs de plus que les vietnamiens pour les mêmes chambres (en plus, une femme de chambre m’a volé le chargeur de ma caméra, croyant sans doute que c’était un chargeur de portable, donc facile à “mettre au clou”). Je conseille donc un nouvel hôtel, le Huang Sen, juste avant le grand marché couvert, à 5mn à pied du pont. Tel 85-46-54. 8 étages donnant sur la rivière et un petit jardin public. Ascenseur. Les chambres sur le jardin ont un grand balcon. Calme assuré. Pas d'anglais. Les prix ($10-20) n'incluent pas le petit déjeuner, mais restaurant au rez-de-chaussée.
MANGER
Le problème, c'est pour manger. Curieusement, Cao Bang compte de nombreux bars-karaokes, tous décorés avec des guirlandes de petites ampoules multicolores, mais aucun restaurant digne de ce nom. Etant resté 4 nuits, j'ai tout de même trouvé les 2 meilleurs :
- Men Quyen, le plus populaire de Cao bang, juste derrière le marché couvert. Large choix de plats vietnamiens. Personne ne parle anglais, mais les plats principaux sont sous présentoir en verre; il suffit donc de les pointer du doigt. Nous recommandons le canard (vit). Compter 10 000-15 000 dong par plat.
- Restaurant de l'hôtel Huong Sen : comme pour le précédent, pas d'anglais et on pointe du doigt ce que l'on veut manger. Bon poisson frit, et une rareté au Vietnam : d'excellentes rondelles de pommes de terre sautées a l'ail.
ATTENTION: dans toute la région, on se couche avec les poules; si vous vous pointez dans un restau après 20h, vous aurez droit aux restes...s’il y en a !
A VOIR AUTOUR DE CAO BANG
Il faut rester au moins 2 nuits à Cao Bang pour voir les environs, qui sont magnifiques, avec trois points forts : les lacs de Thang Hen, les chutes de Ban Gioc, et Pac Bo.
** Les 36 lacs de Thang Hen (26 km au nord de Cao Bang).
La légende des 36 lacs
La légende veut que la mère d'un jeune homme beau et intelligent, Chang Sung, ait rêvé que son fils devienne mandarin de l'empereur et marie une très belle jeune fille. Le fils passe brillamment l'examen du mandarinat et est convoqué à la Cour. Pour finaliser son rêve, la mère choisit la femme de Chang Sung, Blooc Luong ("Fleur Jaune") et arrange hâtivement un grand mariage. Très occupé avec la belle Luong, le jeune homme oublie la convocation de l'empereur jusqu'à la veille de l'entrevue. Il demande donc aux forces magiques de lui donner le pouvoir de sauter à grandes enjambées jusqu'au palais. Hélas, sans doute déboussolé par ses nuits de noce, il saute 36 fois dans tous les sens, créant 36 cratères et finissant épuisé en haut du col de Ma Phuc, où il meurt et est transformé en rocher. Les cratères se remplissent d'eau à la saison des pluies et deviennent les 36 lacs de Thang Hen.
En fait, les 36 lacs n'existent qu'à la saison des pluies. En temps normal, seul le plus grand reste. Son niveau descend au point où il découvre l'entrée d'une très grande grotte accessible par bateau de l'hôtel (100 000 dong pour 2h de ballade). Très belle excursion et, pour les amoureux du calme, de la nature, de belles promenades dans les calcaires.
La route principale continue vers Tra Linh et le poste frontière de Hang Pao, devenant de plus en plus épouvantable. Sans intérêt, a part le marché aux buffles de Tra Linh tous les 5 jours.
Pour y aller (et y séjourner) : Traverser le pont de Cao Bang et prendre la direction du col de Ma Phuc (excellente route - # 3 - toute neuve, offrant un panorama spectaculaire), puis à gauche direction Tra Linh. A quelques kilomètres de l'intersection, large panneau à gauche indiquant les lacs de Thang Hen (4km de petite route superbe). Péage juste avant la fin de la route (10 000 dong). On arrive dans un complexe de maisons thaïes flambant neuf : chambres (120 000 dongs pour les petites, 160 000 pour les grandes), restaurant (menus de 80 000 a 150 000 dongs), bar-terrasse, le tout dominant le lac principal. Très bel endroit; calme intégral; sûrement de belles ballades à faire autour. J'ai regretté d'avoir laissé les bagages à Cao Bang.
** Les chutes de Ban Gioc (96 km au nord-est de Cao Bang).
L'un des sites les plus célèbres du Vietnam. Une route TRES spectaculaire arrive dans une vallée au milieu de laquelle les chutes s'étalent en trois niveaux sur plus de 300 mètres de large. La frontière chinoise passe au milieu des chutes et de la rivière, donc passeport obligatoire. Il n'est plus besoin de payer le permis (100 000 dong) au poste de police de Cao Bang (où ils prennent d'ailleurs 60 000 dong de plus !). On produit son passeport et paie au poste frontière en face des chutes. Si le côté chinois est super-organisé (hôtels, restaurants, escaliers, etc.), il n'y a rien du côté vietnamien, à part des cahutes de curios (mais il y a maintenant un petit restaurant à droite du poste, donc plus besoin de préparer un panier pique-nique à Cao Bang). La partie gauche des chutes étant partiellement cachée, des radeaux de bambou vous emmène au milieu de la rivière (et pas un millimètre plus loin : c'est en Chine!) pour les voir dans toute leur splendeur.
Au retour, tourner à gauche (petit panneau) au milieu du premier petit village pour visiter la grotte de Ngom Ngao. Enorme, elle s'étend sur 3 kilomètres, jusqu'aux chutes. On ne visite que les 400 premiers mètres, avec guide (50 000 dong), mais, si vous insistez, il vous emmènera jusqu'a "l'entrée secrète" des chutes (2 heures de marche AR).
Pour y aller : reprendre le col de Ma Phuc et, après le col, prendre la route de droite jusqu'a Quang Huyen, puis la No. 206 direction Trung Khanh-Ban Gioc.
La cave de Ho Chi Minh à Pac Bo (56 km de Cao Bang).
Pour les passionnés d'histoire. Grotte-refuge d'Ho Chi Minh pendant la 2e Guerre mondiale. Bonne route, mais moins belle que les 2 précédentes, dans une vallée de champs de maïs et de tabac. La route se termine à Pac Bó. A gauche de l'entrée du parking, petit musée de photos et "possessions" d'Ho Chi Minh. Le parking, où se pressent marchands de nourriture, boissons, et curios, est bordé par une petite rivière baptisée "Rivière Lénine" par l'Oncle Ho (le pic calcaire la dominant étant le "Pic Karl Marx" !!!). Un chemin mène à la hutte du révolutionnaire. Curieusement, elle est en Chine -bien pratique pour échapper aux français au cas où...-. Pour éviter les embrouilles, je vs conseille tout de même de passer la “frontière” (un petit panneau l’indique) que s’il n’y a pas de viets autour; on ne sais jamais! En redescendant, un escalier à droite monte à la grotte (celle-là au Vietnam), une fente dans le piton calcaire. Pas étonnant que les français ne l’aient jamais trouvée ! C’est là qu’en 1946, HCM a réuni les cadres du Vietminh et déclaré l’indépendance du Vietnam -et décidé le massacre systématique de tous les nationalistes vietnamiens non communistes, notamment les Daï Viet (petit détail ignoré des livres d’histoire « bien-pensants »).
Pour y aller : Prendre la route de gauche après le pont de Cao Bang (Route # 203) jusqu'au bout.
Note : en partant tôt le matin, il est possible de faire les lacs de Thang Hen et Pac Bo dans la journée, à condition d'avoir les reins solides pour aller de Tra Linh a Pac Bo.
HA GIANG– DONG VAN – COL DE MA PI LENG - MEO VAC LES NIDS D’AIGLE DES H’MONG NOIRS
Le bout du monde vietnamien ! Région extrêmement sauvage de pitons calcaires, aiguilles de granit noir (les locaux les appellent les “forêts de pierre”), canyons vertigineux, panoramas époustouflants, et des H’mong noirs. Les hommes y sont tous habillés en noir, parfait camouflage au milieu des rocs de granit, et beaucoup portent un béret basque; une race de guerriers durs, indomptables, farouches partisans des français durant toute la guerre d’Indochine, qui ont défendu leurs vallées complètement isolées contre les vietnamiens, leurs ennemis traditionnels, jusqu’en 1959, 5 ans après Dien Bien Phu, et ont été vaincus seulement à cause du manque de munitions. A voir absolument, surtout pour la portion Dong Van-Meo Vac, reconnue à juste titre comme la route la plus spectaculaire du Vietnam; on se croirait parfois au plus haut des Andes péruviennes.
ATTENTION : La région est sous contrôle militaire. Pour pénétrer à l’intérieur, il faut donc un permis ($10). Le permis ne peut s’acheter qu’à Ha Giang. Présenter son passeport au Service de l’immigration de Ha Giang, situé à gauche de l'Office du Tourisme. Ne vous amusez pas à y pénétrer sans permis, il n’y a pas de contrôle sur les routes, mais il est exigé dans les hôtels et les fklics, toujours très bien renseignés au Vietnam, peucvent faire irruption dans votre chambre à n'importe quelle heure pour vous sortir manu militari.
HANOI - HA GIANG - HANOI
Au départ de Hanoi
- En véhicule privé : Bonne route direction Vinh Yen, Vietri (Route No. 2), mais sans grand intérêt, traversant la plaine de la Rivière Rouge. La route ne devient belle que lorsque les montagnes commencent.
- En bus publics : Bus de nuit (150 000 D) flambant neufs très confortables (couchettes) partant de la gare de My Dinh à 21h ; retour Ha Giang-Hanoï à 21h. Attention: les bus de nuit sont gérés par une compagnie privée, donc les bus Ha Giang-Hanoi partent non pas de la station de bus de Ha Giang, mais en face des bureaux de la société au 405 rue Nguyen Thai Hoc : Réservations indispensables (Tél. 0913 271 384 et 0979 384 384). Les bus Ha Giang-Hanoi s’arrêtent à My Dinh (banlieue ouest de Hanoi), Luong Yen (dans Ha Noi) et Gia Lam (banlieue est) ; vous devez donc demander l’arrêt à Luong Yen(mototaxi Luong Yen-Hoan kiem 30 000 D).
- Au départ de Cao Bang : Excellente et magnifique route (No. 34), refaite en 2009 (voir le grand paragraphe ci-dessous "un itinéraire fantastique : Ha Giang - Dong Van - Meo vac - Babe). A noter après Tinh Tu une gigantesque excavation, une mine d’étain exploitée depuis des temps immémoriaux. Si vous y aller en bus publics, ce sont de vieux bus donc attention aux reins !
- Lao Cai – Ha Giang : bus de jour à la station de Ha Giang ; départ à 6h30 (80 000 D). En voiture privée, la route passant par Hoang Su Phi est extraordinaire, mais actuellement en pleins travaux, donc vérifier à Lao cai si elle est praticable. Sinon, c'est la route No. 4E sur Pho Lu, No. 70 Sud sur Pho Rang, No. 279 Pho Rang-Viet Quang (65 km) qui rejoint la # 2 Hanoï-Ha Giang à Viet Quang.
LA VILLE DE HA GIANG
Jolie capitale régionale au bord de la rivière Lo. Etape obligatoire avant de pénétrer dans le pays H’mong Noir de Dong Van-Meo Vac.
Office du Tourisme
103 Duong Tran Hung Dao. Tel. 0219 3875 288. Pas d’anglais et des brochures en chinois et en viet: L’office organise des excursions en Chine de 1 jour (Ma Ly Po) à 3 jours (Ma Li Po-Chau Van Son-Pho Gia Hac) et plus; documentation en vietnamien, donc voir avec l’hôtel.
Dormir et manger
Une trouvaille récente (sept 09), le nouvel hôtel Ha Giang Resort & Spa, à 5 km du centre de Ha Giang sur la route de Dong Van. 5 (10 en mai 2010) grands (20m2) bungalows avec terrasse sur la rivière et les montagnes, restaurant (terrasse et intérieur) dans une maison thaïe en bois, centre Spa avec sauna (30 000 D), massages et bain d’herbes (60 000 chaque), le tout au milieu de beaux jardins. Bungalows sur la rivière : 260 000 et 280 000 D: petits-déjeuners 30 000 D, dîner 80 000 D. Location de motos 200 000 D, kayaks 60 000 D/h. Le directeur parle bien l’anglais.
Pour vous régaler, je recommande également le restaurant Thuy Son, à la sortie de Ha Giang sur la route de Dong Van. Excellents poissons, et, si vous y allez vers 18h, le “Tout Ha Giang ” s’y retrouve pour boire de la bière à la pression –et dîner, donc il est préférable que vous y alliez vers 19h.
BOUCLE HA GIANG -DONG VAN-MEO VAC-HA GIANG (333 km)
A partir de Ha Giang, une bonne route goudronnée, la # 4C, monte sur Dong Van, situé à 158 km. On monte un premier col: en haut du col, une étroite tranchée dans la montagne permet le passage dans la région de Dong Van ; panorama époustouflant s’ouvrant sur une magnifique vallée –d’où le nom du passage : Quan Ba – “La Porte du Paradis”- et les montagnes à perte de vue. A 15 km avant Dong Van, une petite route à gauche monte sur 24 km au village de Lung Co; pour les curieux, c’est le village le plus au nord du Vietnam. Tout de suite après cette intersection, dans la petite vallée a droite, un lieu extrêmement intéressant à visiter :
** Le Palais de Vuong Chin Duc, Roi des H’mongs.
Grand ami des français, Chin Duc s’est fait construire sur une petite butte un palais sur le modèle d’un yamen chinois : bâtiments en bois de 2 étages entourant 4 cours intérieures. Aux deux coins faisant face à la route, petit donjon en granit. Entre la nombreuse famille du roi, les serviteurs, et la garnison, plus de 100 personnes vivaient à l’intérieur de la forteresse. A l’entrée, deux tombes. Dans celle de gauche repose une des quatre femmes du roi, dans l’autre Vuong Chi Sinh, fils ainé du roi et le mouton noir de la famille puisqu’il rejoignit le Vietminh en 1945 (ce qui explique sans doute que la résidence n’ait pas été détruite et est actuellement en parfait état). Une descendante de Chin Duc vous fait les honneurs de la maison pour 5000 dong (la plupart de la famille a émigré en France et au Canada). On ne s’attend pas à voir un tel complexe dans une région aussi isolée.
DONG VAN
Petit village pittoresque dominé par deux pics calcaires. Au sommet du plus haut, le fortin français de Pu Lo, construit en 1890, évacué en 1945, et parfaitement conservé. On y accède par un petit chemin bétonné prenant derrière le marche couvert (1/2 heure de grimpette et une vue magnifique sur la vallée).
DORMIR ET MANGER
Etant donné qu’il n’y a que 2 hôtels, le choix est vite fait : soit le Hoang Ngoc ; toutes les chambres ont un balcon ; prendre celles de l’arrière, qui donnent sur les rizières et les montagnes, soit le Khai Hoan, en face de l’autre, . Même prix dans les deux : 220 000 D simple/dble, 250 000 triple.Il n’y a qu'un restaurant fréquentable, en face du Khai Hoan ; ne pas y arriver après 19h, sinon, il ne reste rien.
Le Khai Hoan arrange un trekking guidé d'une journée chez les H’mong noirs, Lolos, etc. en pleine sauvagerie; 200 000 dong
Dong Van est surtout la “porte d’entrée” de la route la plus extraordinaire qu’il m'ai été donné de voir en 40 ans de bourlinguage, Dong Van-Meo Vac. 13km de bonne route étroite en lacets accrochée a flanc de montagne monte le col de Ma Pi Leng. FABULEUX!!!! Sur les pentes, ça et là, une maison H’mong en pierres noires à peine visible au milieu des rocs de granit; aucune piste ne semble y conduire. Pas étonnant que les locaux aient pu résister si longtemps au Vietminh. En contrebas, un gouffre de 800 mètres, les gorges de la Rivière Ngo Qué. On peut y descendre par une piste en terre et arriver au village de Sam Pun à la frontière chinoise ; celle-là, je me suis bien promis de la faire un jour, elle doit être fantastique. Tout le coin, c’est vraiment la nature dans toute sa sauvagerie naturelle. Impressionnant “Bout du monde” !
Meo Vac est sans grand intérêt (mais nombreuses nha nghi, car c’est un gros marché). On fait donc, dans la journée, Dong Van-Meo Vac-Ha Giang sans problème. Si vous avez le temps, une petite route conduit de Meo Vac au village H’mong de Khau Vai, célèbre dans tout le Vietnam pour son “Marché de l’Amour” : c’est là que les jeunes H’mongs hommes et femmes de toute la région se regroupent pour trouver l’âme soeur; ce curieux marché était interdit aux étrangers jusqu'à récemment, mais il leur est maintenant ouvert, hélas !!!!!!
UN ITINÉRAIRE FANTASTIQUE : HA GIANG-DONG VAN- MEO VAC-BABE (OU MEO VAC - CAO BANG - BAN GIOC - CAO BANG - BABE)
Pour aller de la région de Ha Giang à Babe, il fallait autrefois faire la boucle Ha Giang-Dong Van-Meo Vac et revenir à Ha Giang, descendre plein sud sur Tuyen Quang pour traverser ouest-est par Na Ho/Cho Chu, et remonter ensuite sur Babe par Bang Lung, un détour de presque 200 km. Un pont tout neuf ayant été ouvert, on peut maintenant faire la route magnifique suivante, qui monte et descend “non stop” :
- Ha Giang-Cao Bang : A partir de Ha Giang, prendre la 34. Magnifiques panoramas. Ca se fait dans la journee
- Ha Giang-Babe : prendre la 34 et plonger plein sud avant Thin Tuc (voir ci-dessous). Ca se fait une longue journée
- Dong Van-Cao Bang : Dong Van-Cao Bang se fait dans la journée, mais c’est très long.
- Dong Van- Babe : Il faut 2 jours. le meiux, c'est Dong van-Méo vac le 1er jour, pour profiter pleinement de cette fabuleuse région, et Méo Vac-Babe le lendemain en couopant plein sud avant Thin Tuc (avant, Bao Lac était impec à mi-chemin, mais l'hôtel est maintenant un taudis). Quelques kilomètres AVANT Tinh Tuc, dans une descente, ne ratez pas le panneau en plein milieu d’un virage gauche indiquant une fourche Cao Bang 41 km / Phan Than 4 km; vous prenez la direction Phan Than (Route 212), plein sud, qui vous amène sur la fameuse 279 (j’écris “fameuse”, car elle existe bien sur les cartes, mais en fait, certaines portions ne sont accessibles qu’en moto, et encore !). Cette route conduit à Na Phac mais, 10 km avant, tournez à droite au panneau Cho Ra 18 km. Vous arrivez à Cho Ra et descendez sur Pac Ngoi (21 km), le village thai où vous dormez chez Duy Tho). Attention: à l’entrée du Parc national de Babe, il faut acheter un permis (20 000 dong/pers.).
LE NORD-OUEST DU VIETNAM
UNE EXCURSION SUPER D’UNE JOURNÉE PRÈS DE HA NOI : Les pagodes de Chua Tay et Chua Tay Phuong, et le parc national de Ba Vi
Pour une journée, beaucoup de touristes choisissent la Pagode des parfums, intéressante, mais ça ne vaut pas Tam Coc. Je connais bien mieux pour ceux qui font ensuite Tam Coc (et infiniment moins bourré de touristes), les pagodes Chua Tay et Chua Tay Phuong.
Chua Tay (Thien Phuc)
C’est un immense complexe de pagodes au milieu d’un village entouré de rizières –nous sommes encore en plein dans le delta- Le village est d’ailleurs tellement charmant que certaines scènes du film Indochine y ont été tournées. Devant le complexe, un petit lac bordé de maisons multicolores et de terrasses de cafés –et marchands de souvenirs- avec un joli petit pagodon et deux ponts couverts en dos d’âne. Au pied de la colline calcaire qui domine le village, premier ensemble de jolies pagodes avec des cours intérieures pleines de plantes et fleurs. A gauche de cet ensemble, un long escalier raide monte en haut de la colline ; on arrive à mi-pente dans une deuxième complexe tout aussi beau, dont une étonnante grotte-pagode –dont l’entrée est à moitié cachée par de longues racines de fromager- et ses multiples statuettes en bois couleur cuivre. On continue l’escalier et arrive au dernier palier du complexe. Le tout est de loin le plus étonnant complexe de pagodes que j’ai visité dans le Nord (Bai Dinh non inclus) ; c’est gigantesque et demande 1 bonne heure de visite.
Il y a aussi dans cette colline une grotte où Ho Chi Minh s’est caché des français en février-mars 1947, avec le petit musée de circonstance. Il en a fait, des grottes !
Chua Tay Phuong (Sung Phuc)
10km plus loin, un autre complexe étonnant, beaucoup plus petit : trois pagodes consécutives en haut d’une autre pic calcaire, dont la plus ancienne date du XIIIe. Magnifiques sculptures polychromes en bois du XVIIe-XVIIIe représentant « Les conditions humaines », et la statue de Quan Am, la déesse aux mille bras.
Entrée 5000 dong pour chaque pagode.
Le parc national de Ba Vi
A une vingtaine de kilomètres des 2 pagodes, un énorme massif culminant à 1276 m, le massif du Ba Vi (3 sommets) domine le Delta. C’est une ancienne station climatique du temps des français. Une route de 12 km grimpe à flanc de montagnes jusqu’à une aire de parking avec restaurant, d’où partent 2 escaliers : un de 1230 marches grimpant au sommet du Bai Vi, avec un temple dédié à Ho Chi Minh, et un autre de 500 marches conduisant à un autre temple, les deux offrant un panorama époustouflant de toute la région.
Pas de bus publics pour aller à ces 3 sites (enfin, si, il y a un bus pour la pagode Thay, mais rien pour aller à l’autre). Donc, c’est la voiture avec chauffeur. Je peux vous arranger ça avec mon fidèle chauffeur Minh. La visite des 3 sites font une journée exceptionnelle à 25-35 km de Hanoi.
TAM COC (LA BAIE D’ALONG TERRESTRE DE NINH BINH)
Tous les guides insistent sur Ninh Binh ; je me demande parfois si leurs auteurs ont vraiment visité la région ! Ninh Binh est moche, et les hôtels idem. Pourquoi tous ces guides ne conseillent pas de séjourner à Tam Coc, à 5km de la ville, reste pour moi un mystère.
Y ALLER :
- Tour organisé d’une journée. Prise en charge à l’hôtel de Hanoï vers 8h, visite de Hoa Lu, déjeuner à Tam Coc, puis ballade en bateau à travers les Tam Coc (3 tunnels) et retour à Hanoï a 18h. Sympa, mais vu la beauté du site, on pleure en partant !
- Bus public Hanoï-Ninh Binh : toutes les ½ h et cadeau (42 000 dong), 2h1/2 de route moche et encombrée (vous êtes sur la Mandarine), puis mototaxi station-Tam Coc (6 km – 40 000 dong). Si vous avez une résa d’hôtel, ils viennent vous chercher.
- Train Hanoï-Ninh Binh : horaires peu pratique. Je vous signale que si vous faites Hanoï-Hué, vous pouvez prendre le train de Hué à Ninh Binh après votre séjour à Tam Coc. Horaires : 14h et 18h
- Jeep avec chauffeur : environ $70 par jour mais on ne l’utilise que très peu sur place, donc, à faire si vous voulez faire la boucle Hanoï-Hoa Lu-Tam Coc-Phat Diem ou si vous continuez sur Mai Chau.
Y COUCHER ET MANGER
On couche et mange évidemment Chez Loan, où la maîtresse de maison, la belle et célèbre -voir les commentaires sur le Forum- Madame Loan, beaucoup de classe et d’une suprême élégance, francophone comme on en fait plus, Cordon bleu (cours de cuisine vietnamienne sur demande - 30 000 dong), est rapidement devenue célèbre par son sens inné de l’hospitalité. Petit hôtel tout neuf de 10 chambres très mignonnes au milieu des rizières, à quelques minutes à pied (ou en bicyclette, gratuite) de l’embarcadère. Toutes les chambres sont climatisées et ont la WiFi. 2 chambres à $12 au rez-de-chaussée, les autres sont à $15-$18). Le meilleur restaurant de Tam Coc, avec salle intérieure et terrasse. Internet et bicyclettes gratuites.
QUOI Y FAIRE ?
- La balade en bateau : 60 000 dongs par personne payables à la cabane en face du débarcadère (90 000 si vous êtes seul). N’oubliez-pas l’ambre solaire et un chapeau, ça tape dur ! Les guides signalent que les batelières essaient un peu trop de vendre leurs borderies à bord. Et alors ? Business is business, même au Vietnam ! Un « Non, merci » ferme...avec le sourire... marche très bien. Ceci dit, elles rament dur –essayez pour voir Donc, si vous n’achetez rien, donnez un pourboire (10 000 dong minimum).
- Les 2 pagodes de chaque côté de Tam Coc, Bich Dong et Thai Vi : 1km de chaque côté de la rivière (faite le tour en bicyclette au milieu des rizières). Au début de la route en terre menant à Thai Vi, un groupe de 20 maisons d’époques différentes reconstituées ; celles du fond contiennent de très intéressantes antiquités de la période du bronze de Dong Son, qui n’est qu’à 20km de Tam Coc. En fait, c’est maintenant (juin 2009) également un hôtel assez extraordinaire, mais qui cherche son identité (groupes ou individuels ?).
A voir absolument :
- La pagode de Hang Mua. Rarement visitée (450 marches, trop dur pour les guides, qui n’aiment pas se fatiguer). On peut la voir en haut d’un piton calcaire sur la gauche quand on fait la ballade en bateau : petit pagodon et un dragon qui serpente le long de la crête ; très curieux vu de loin ! 5 km en vélo. Prendre la voie royale conduisant à Ninh Binh (quelle idée d’avoir construit ça !) : après les 2 grands hôtels à gauche, passer de l’autre côté, sur l’ancienne petite route ; au gros banyan et petit bassin, tourner à gauche pour traverser le village et continuer tout droit. Vous vous baladez dans les rizières et tourner à gauche pour arriver au pied du pic ; 20 000 dong par personne avant d’arriver, la grimpette des marches, et une vue époustouflante à 180° de toute la région. Derrière le grand bassin, une petite grotte traverse la montagne et vous débouchez sur la rivière aux bateaux.
- L’ancienne capitale de Hoa Lu et ses 2 temples. Si vous avez les jambes après Hang Mua (ou un autre jour), retourner sur la petite route, tourner à gauche, et continuer sur 13 km jusqu’à Hoa Lu. La petite route passe dans des paysages somptueux ; vous allez tomber sur une horrible autoroute en béton qui va attirer les masses (quelle plaie que le développement!), vous traversez cette horreur pour continuer la petite route ; elle s’arrête sur l’autoroute, que vous prenez à droite ; vous arrivez à un pont, vous continuez sur votre droite et arrivez à la zone des temples. Sur la droite avant le parking, arrêtez-vous pour déjeuner à la Nha hang dac san ve (Thang Guong), délicieux restaurant. A Hoa Lu, visite des 2 temples : Dinn Thien Hoang, construit pour honorer le premier roi de la dynastie des Dinh (968-980) et ses 3 fils, et Le Dai Han, dédié aux rois de la dynastie des Premiers Le (980-1009). Retour à Tam Coc par la même petite route.
- PHAT DIEM : à voir absolument à 32 km de Ninh Binh. Prendre le bus public de Ninh Binh, un taxi ($40), ou louer une moto à l’hôtel (FORTEMENT déconseillée ; la route est très étroite et envahie de motos et bicyclettes ; si vous le faites, allez TRES doucement). L’étonnante cathédrale de Phat Diem est une merveille architecturale sino-gothique aux proportions énormes (80m x 24m x 16m), dessinée et construite par un prêtre vietnamien, le Père Six, et complétée en 1891. Excellent petit restau pas cher au bout de la rue à gauche de la cathédrale.
PS. Si vous avez le temps, ou en allant à Phat Diem en moto ou auto, arrêtez-vous absolument au beau milieu de Ninh Binh pour visiter la pagode Non Nuoc, perchée sur un monticule qui domine la ville d’un côté, la rivière Van et le delta du Fleuve Rouge de l’autre (entrée 2000 dong). Splendide ! A gauche, statue du jeune étudiant nationaliste qui a hissé un drapeau vietnamien sur un bâtiment public et a été guillotiné par les français. Derrière, le grand blockhaus contrôlant le passage de la rivière ; à droite, le pagodon au pied duquel Bernard de Lattre, fils du Maréchal de Lattre de Tassigny, a été tué -80 blessures- en 1951, et le 2e blockhaus, dominant la ville, mais concassé au bazooka.
HANOÏ-HOA BINH - MAI CHAU - SONLA-DIEN BIEN PHU-PHONG TO-SAPA
La route commence à être belle à partir de Hoa Binh, avec un col aux paysages magnifiques débouchant sur la très belle vallée de Mai Chau.
MAI CHAU
A la sortie de Mai Chau, prenez la petite route à droite, direction le village thaï de Ban Lac ; une expérience à ne pas manquer SAUF EN WEEK END où c’est le zoo avec les touristes étrangers + les Viets + les groupes d’étudiants (pour dormir, bonjour !). Ce n’est plus ce que c’était hélas. C’est devenu l’usine à groupes. Ceci dit, je le recommande pour ceux qui n'ont pas le temps d'aller dans la Haute Régiopn de Sapa/Bac Ha/etc. car les paysages sont très similaires (mais pas aussi époustouflants tout de même !), d’autant plus que c’est près de Hanoï donc parfait pour une excursion de 2 jours.
Ban Lac est un très charmant petit village thaï avec une vue imprenable sur les magnifiques montagnes cernant la grande rizière centrale. Chaque maison sur pilotis est une maison d’hôtes très bien organisée, avec douches communes –eau chaude- restaurant en terrasse, et paillasse (sur un plancher en bambou, donc on y dort très bien), excellents petits repas préparés par la maîtresse de maison, et pas de télé/téléphone/Internet/karaoké. Très sympa pour 60 000 dongs par personne, incluant petit déjeuner complet (autres –copieux- repas : 60 000 dongs). Le soir, il y a toujours un TO qui a organisé une séance de danses locales ; vous faites pas partie du groupe, mais allez-y quand même, personne ne vous jettera ; jolis costumes, jolies danses, et TRES jolies danseuses.
Je vous recommande la maison No. 6 dont la patronne est une excellente cuisinière ; quant au patron…un coin de la grande salle commune est couvert de ses photos avec toute sortes de médailles : un vieux de la vieille qui s’est tapé la Guerre d’Indochine et du Vietnam du côté Viet (hélas : il ne veut pas parler; lorsque j'ai commencé, il m'a sorti « Français moi pas connaître », alors qu’il le connaît sûrement fort bien).
Vous voulez voir comment on faisait des briques au Moyen Age ? Tourner à gauche à l’entrée du village, passer le petit pont et prenez le chemin de droite ; au bout de 1 km, vous verrez 2 immenses tours en brique ; c’est là (attention, il y en a une petite briqueterie avant, mais c’est pas celle-là) ; passionnant à voir comment on entasse 120 000 briques à la main ! Si vous êtes en forme, continuer le chemin, ça finit par grimper dur de montagnes en montagnes en longeant un petit torrent ; je pense que c’est la fameuse piste de 18 km qui mène à des villages Dao, mais je n’en suis pas sûr ; il y aurait des guides, mais les guides, c’est pas pour moi, donc demander à la maison d’hôtes.
Ne manquez pas le petit marché de Mai Chau le matin, c’est marrant.
AUTOUR DE MAI CHAU
La rivière Ma : Si vous continuez la route de Mai Chau, vous tombez sur la rivière Ma, un très bel endroit. Curieusement, toutes les montagnes environnantes sont couvertes de forêts de bambou, donc la grande activité au village principal, Cu Luong (20 km de Ban Lac), est la fabrication de baguettes et de cure-dents. Vous pouvez visiter une fabrique, c’est très intéressant, et ça montre que les ouvriers européens ne sont pas à plaindre ; il faut voir dans quelles conditions d’hygiène et de non-protection de sécurité toutes ces femmes travaillent –Tiens, où sont les hommes ? Une seconde d’inattention aux machines et ce sont les 5 doigts qui partent au lieu des baguettes !!!! Beaucoup de maisons flottantes au bord de la rivière. En plein milieu du village, des marches descendent sur la maison flottante du petit malin qui organise les balades en bateau sur la rivière (40 mn pas bon marché vu qu’il a le monopole ; 300 000 dongs = 15$) ; de l’autre côté de la rivière, un petit trek de 6 km AR vs emmène dans des villages alentours.
Le lac de retenue de Hoa Binh : Vous reprenez la route de Son La et prenez la 1ère route à droite à un rond-point. On suit une très jolie petite vallée qui arrive sur les bords du lac de retenue de Hoa Binh. La vue est très belle.
Le massif de Hang Kia : vous continuez la route de Son La (vous pouvez faire la visite précédente et celle-ci si vous allez à Son la et continuez sur DBP/Sapa), montez un col aux magnifiques panoramas et, au bout de 20 km, arrivez dans le village de h’mongs noirs de Pa Co. Vous prenez la route à gauche, traversez le village, et prenez à gauche pour arriver dans un hameau de maisons au milieu de vergers de pêchers, la grande spécialité du coin (avec l’alcool de maïs of course !). Un tas de pistes partent de là pour aller au village de Hang Kia, d’où partent plus de 100 km de pistes de trekking (vous pouvez aussi aller à Hang Kia par la petite route). Hélas, je n’ai pas pu y aller, car il est tombé un brouillard terrible, avec petit crachin et 12 degrés.
MAI CHAU - SONLA
La route traverse le plateau de Moc Chau ; on se croirait dans le Jura ; c’est le « grenier à vaches » du Nord Vietnam ; il parait que le lait est très bon, hélas, pas de lait frais, et tous les vendeurs de lait pasteurisé en boite (berk !) du bord de route sont tout étonnés qu’on en demande. A une trentaine de kilomètres avant d’arriver à Sonla, arrêtez-vous au petit aéroport de Hat Lot (100 m à gauche de la route) pour un cours d’histoire franco-vietnamienne.
Pour comprendre Dien Bien Phu, il faut savoir ce qui s’est passé à Hat Lot, plus connu du temps des français sous le nom de Na San, une cuvette de 5km sur 2 entourée de montagnes. En 1952, le Général Salan, alors Commandant-en-chef en remplacement de de Lattre mourant, apprend que les divisions vietminh font route vers le Lao pour faire leur jonction avec les Pathet Lao (les communistes laotiens) et, donc, couper le Tonkin en deux. Connaissant la région comme sa poche pour l’avoir sillonnée à cheval dans les années Trente comme jeune lieutenant en charge de dresser des cartes, il décide de construire un point fortifié à Na San, pensant que Giap ne résisterait pas à « refaire le coup de Cao Bang » de 1950, c’est-à-dire à massacrer les français, ce qui est « de bonne guerre ». Pendant 2 mois, une noria de Dakotas –un toutes les 10 minutes- apporte plus de 3000 tonnes de matériel installé par près de 15 000 hommes, le plus grand pont aérien depuis la guerre de Corée. Comme prévu, le 30 novembre 1952, Giap attaque avec ses meilleures divisions…et se retire le 3 décembre en laissant plus de 500 morts sur le terrain. La raison du succès français : le terrain d’aviation intact permettant le ravitaillement et l’évacuation des blessés, Giap ne pouvant arrêter le trafic faute d’artillerie lourde.
En 1954, pour la même raison des Viets approchant le Nord Laos, Navarre a simplement voulu « refaire le coup de Na San » (sans écouter Salan qui lui avait dit qu’il ne pourrait pas tenir Dien Bien Phu sans tenir Na San). Seulement voilà, Giap, lui, avait appris sa leçon : pas de victoire sans détruire l’aéroport, donc sans artillerie lourde, ce qui explique qu’il ait attendu d’avoir tout en place pour attaquer Dien Bien, et qu’il ait commencé par rendre la piste d’atterrissage impraticable.
A Sonla, l’hôtel Cong Doan Trade Union, recommandé par tous les guides, est un affreux bazar en béton avec des chambres tristes à mourir et le restau encore plus (par contre, on y mange bien), le tout pour 240 000 et 300 000 dongs. L’hôtel Sunrise est un excellent 2 étoiles sans restaurant.
Le pénitencier, la honte du colonialisme français avec l’île de Poulo Condor, est intéressant à voir, surtout le petit musée face aux cellules, avec les lettres du Gouverneur du Tonkin expliquant comment il fallait traiter les prisonniers. La seule chose qui manque, c’est des explications sur la façon dont le Vietminh traitait les siens là-dedans (opposants politiques viets au communisme) après 1954; on peut pas tout avoir, n’est-ce-pas, et pourtant, il y a beaucoup à dire sur le sujet ! La maison du Directeur est maintenant un excellent musée (archéologie en bas, ethonologie en haut).
A faire si vous avez le temps : la tour radio : prenez le chemin juste à gauche du Trade Union, et tapez-vous les 715 marches (je les ai comptées) taillées dans le roc. La vue à 360 degrés de toute la région est absolument magnifique (le bas des marches est jonché de seringues et d’ampoules de novocaïne 3 mg ; apparemment, les flics locaux ne savent pas que c’est la shooting gallery de Sonla, à moins que...)
SON LA - DIEN BIEN PHU
Avec la route Ha Giang-Dong Van et celle des chutes de Ban Gioc, la route Sonla-DBP est la plus belle que j’ai faite au Vietnam, mais elles est en pleins travaux (août 2010), donc pleine de problèmes. Donc, compter la journée entière pour faire Sonla-Dien Bien (en octobre 2007, j’ai mis 11 heures incluant la visite suivante) :
A faire absolument : le QG de Giap
A une dizaine de kilomètres avant Dien Bien, prenez à gauche au village de Na Nhan (2 larges panneaux bleus signalent en vietnamien le grand barrage et lac de retenue à 4km de là). Une très belle route en lacets longeant en partie le lac vous conduit au village de Muong Phong (20km de Na Nhan), prés duquel est enfoui le QG de Giap pendant la bataille. Il faut savoir que, pour juger de la situation en toute clarté, Giap n’a jamais mis les pieds à DBP pendant toute la bataille ; il étudiait la situation de Muong Phong au reçu des rapports de ses officiers. Visite très intéressante guidée par quelques adorables gamines thaïes gazouillant en anglais. Après la visite, continuer la route et vous traversez 25km de très beaux paysages montagneux parsemés de petits villages thaïs pour arriver à Dien Bien. Un bien agréable -et instructif- petit détour.
DIEN BIEN PHU
A voir pour se rendre compte de l’insondable bêtise militaire ; comme l’a dit Bigeard, qui ne mâchait pas ses mots, au général Cogny, « C’est pas une cuvette, c’est un pot de chambre » : Les fameuses collines, c’est des buttes dont la plus haute, Eliane 2, doit pas faire 50 m de haut ; il ne faut pas être Napoléon pour comprendre, en voyant les hautes montagnes couvertes de jungle à quelques kilomètres, que c’était le vrai piège à cons. On se demande comment les français (enfin c’est beaucoup dire, il y avait plus de 10 races y compris des tahitiens et des malgaches !!!!) ont pu tenir 56 jours de bombardement jour et nuit !
Du champ de bataille, il ne reste rien à part le PC de de Castries et Eliane 2 à gauche du cimetière Viet, où les Viets ont reconstitué les tranchées…en béton (même les sacs de sable sont en béton !!!) ; en haut, un gigantesque cratère, une mine de 500kg de dynamite posée par les viets et qui a explosé la nuit ; regardez-le bien et imaginez les soldats français subissant ça en pleine nuit, suivi d’une attaque par des milliers de bodoi !
Très beau cimetière viet, mais le français…. à pleurer -d’ailleurs, j’ai failli ! Une toute petite stèle, et payée par un ancien légionnaire, allemand en plus, les gouvernements français se foutant complètement des 150 000 morts pour rien de la Guerre d’Indochine.
Le fameux hôtel Muong Thanh vient d'être (juillet 2010) entièrement refait. Autre choix : le Dien Bien Phu-Hanoi Hotel, sans charme mais impec.
DIEN BIEN - LAI CHAU (MUANG SAY)
A partir de là, le nom des bourgs est un casse-tête…viet ! Le magnifique Lai Chau que tout le monde veut voir s’appelle maintenant Muang Say, et il y a un nouveau Lai Chai, hideux, qui était autrefois Tam Duong et Tam Duong est devenu…je ne sais même plus quoi ! De toute façon, il n’y a plus de Lai Chau/Muang Say, condamnés à disparaitre sous les eaux du barrage en construction, et le célèbre hôtel Lanh Anh a été démonté. Donc, on n’en parle plus jusqu’à ce que le nouveau village et des ponts soient construits. Donc, que vous veniez de DBP ou de Son La, il faut maintenant aller directement à Phong To et coucher au Lanh Anh 2 (voir ci-dessous).
A faire : Deo Van Long
Traverser le pont suspendu après Lan Anh, tourner à droite et suivre la route jusqu’aux berges de la rivière Da (1,5km). Des pirogues à moteur vous emmènent de l’autre coté, où est situé le village, pour 5000 dongs. On peut aussi y accéder en voiture par le nouveau pont construit à la sortie de la ville, mais la traversée en bateau est préférable pour se rendre compte de la puissance du fleuve…et de l’habileté diabolique des bateliers. Il ne reste rien du palais du maître des lieux, Deo Van Long, juste quelques ruines à gauche de ce qui est maintenant l’école, à gauche de « l’embarcadère ». Tyran sanguinaire (bien qu’ayant fait le Lycée à Paris avec Vincent Auriol), on dit, ce qui est possible connaissant le personnage, que, lorsqu’il a évacué Lai Chau en 1953, il a fait tuer tous ses serviteurs pour ne pas qu’ils le trahissent et empoisonner les concubines qu’il ne voulait pas emmener. En tout cas, c’est grâce à lui, soutenu à fond par la France, que les tribus entourant Dien Bien, pressurées par le personnage depuis des décennies, ont, pour se venger, laissé passer les troupes de Giap au lieu de les harceler, ce qui aurait probablement empêché sa victoire.
Une expédition que je me suis promis de faire : Muong Thé. Réservé aux aventuriers : une route magnifique –elle longe toute la Rivière Da- mais épouvantable de 92 km conduit au village thaï de Muong Té, un des postes les plus reculés du Vietnam. C’est vraiment le bout du monde, garanti sans touristes….. Un immense parc national -75 000 ha- est en développement autour du village de Muong Nhé, en pleine sauvagerie, mais il parait que les routes sont impraticables sauf en moto. A Muong Thé, petit hôtel d’état avec restau. Si ça vous tente, la frontière chinoise est à 7 jours de jungle montagneuse…à cheval. Idéal pour les Robinsons !
MUANG SAY (LAI CHAU) - PHONG THO - SAPA
Attention: sur certaines cartes, et pour les Thaïs locaux, Phong Tho s’appelle aussi Paso, nom de la partie thaïe de la ville située de l’autre coté du pont, et sur les nouvelles cartes, Phong Tho a aussi déménagé !!!!
Arrêt dîner et nuit au Lan Anh 2, sur les bords de la rivière. Elégantes chambres dans de grandes maisons en bois, avec lit à baldaquin (douches seulement). Trois grandes et belles terrasses (bar, coin télé, et restaurant). Grande carte de plats vietnamiens délicieux, et service sans reproche.
En route pour Sapa, traversez le pont et prenez la petite route à droite, qui mène à Muang Tho, ancienne « capitale » de Deo Van Anh, le cousin de Deo Van Long (j’ai oublié de vous dire, l’ancêtre de toute cette belle famille était le terrible pirate chef des fameux Pavillons Noirs qui ont donné tant de mal aux français au 19e ; pas des Viets, des chinois !) ; le père de Van Anh, il s’est pas cassé la tête pour prendre le pouvoir : il a assassiné le roi local –qui était son oncle- et épousé sa femme !!!!!. Van Anh était célèbre pour être un bon vivant « auteur » de 83 enfants. Son palais est maintenant l’école (allez-y ; les élèves, beaucoup en costume des tribus locales, doivent voir 10 touristes par an et vous font fête pas possible). En face, 2 pitons calcaires ; sur le plus pointu, un invraisemblable blockhaus français a donné bien du mal aux Vietminh ; Deo Van Anh l’a fait sauter quand il a évacué la région, mais on comprend pourquoi le vieux pirate s’était installé là ; imprenable, le fortin! Traverser le pont et grimper le chemin à droite pour avoir une très belle vue du village. Dommage qu’il n’y ait pas encore d’hôtel, j’y serais bien resté 2-3 jours. Continuer la route et vous retrouvez celle de Sapa.
Phong Tho est à 94 km de Sapa. Route goudronnée traversant la grande plaine de Tam Duong, une grande ligne droite et, ensuite, 20 km de route en lacets ; ça grimpe dur. Magnifique paysage. Les derniers kilomètres avant le haut du col et un peu après sont en réfection complète –souvent à une voie-, donc, calculez bien votre coup ; en octobre 2007, il m’a fallu plus d’une heure pour les faire.
SAPA
On parle beaucoup de Sapa, en bien (cadre magnifique, minorités, super trekking) et en mal (trop de touristes. Voilà mes impressions après 3 séjours :
Ce que j’ai aimé :
- Le cadre, magnifique. Ce n’est pas pour rien que les français avaient baptisé la région « Les Alpes tonkinoises » !
- Les vendeuses en costume tribal, H’mongs (costume noir) et Dao (grande coiffe rouge). Les râleurs qui se plaignent d’un harassement ne comprennent visiblement pas que la vente de produits artisanaux est la principale ressource de ces gens, pauvres et qui ne bénéficient que d’une récolte de riz par an (sauf dans la vallée longée par la route de Lao Cai). Un « non merci » avec un sourire suffit généralement ; sinon, vous dites « toi co roy » (prononcer « toï co zoï » - J’en ai déjà) et le manège s’arrête. J’ai d’ailleurs observé de nombreux touristes qui s’amusaient beaucoup à être entourés de locaux, tout le monde bavardant et riant.
- Le grand choix d’hôtel. J’en ai visité beaucoup par curiosité. Voici mes préférés :
- BUDGET : Le Friendly Hotel, qui mérite bien son nom. Jeune patron très sympa et attentif à ses clients, excellent restau décoré comme un bistrot européen, et 12 chambres pour tous les prix : $10 (vue sur l’arrière), $15 (fenêtre ou balcon vue vallée et montagnes) et $20 (grandes chambres balcon même vue). Toutes les chambres ont un sèche-cheveux, la télé et un minibar (ce dernier pas dans celles à $10). Terrasse sur le toit avec tables et chaises longues, Internet gratuit. Location de motos et VTT ($10 – Même prix pour les 2 car les vélos reviennent souvent en mauvais état – ou ne reviennent pas du tout vu l’état des pistes).
- PLUS CHER : Le Holiday Sapa, ex-Royal View (attention : le Royal View est maintenant plus loin, à gauche avant le marché), qui méritait également ce nom vu que l’hôtel est à flanc de montagnes face au massif du Fansipan, donc vues époustouflantes imprenables de toutes les chambres. $30 (40 pour 3) pour une petite chambre avec fenêtre, $50 (60 pour 3) pour de grandes chambres avec balcon + fenêtre et cheminée, $55 (70 pour 3/4) avec balcon, et $80 (100 pour 3/4) pour des suites de 2 pièces avec une énorme terrasse.
- POUR LES AMATEURS DE CHALETS : un norvégien a repris une ancienne maison coloniale et l’a transformée en une copie conforme d’un Relais de campagne de luxe bien de chez nous, le Chapa Garden : 4 chambres très élégantes avec balcon (2 petites à $65, 2 grandes à 80) ; seul problème : pas de triple, il faut ajouter un lit supplémentaire à $15. Je n’y ai pas mangé, mais on dit le restaurant vraiment gastronomique. Jardin-terrasse. A noter qu’avec 4 chambres seulement, il est demandé de garantir la réservation avec une carte de crédit.
- Le grand choix de restaurants. On mange mieux à Sapa qu’à Hanoï, et c’est tout de même sympa de pouvoir déguster une excellente cuisine italienne un soir (le Delta), une aussi délicieuse indoue le lendemain (le Bombay), de la succulente viande d’Australie/Nlle Zélande le surlendemain (le T-Bone Steak), et de la cuisine locale le dernier jour (Chapa Restaurant ou le Gerbera), le tout dans la même rue et sans avoir à négocier son passage entre tous les tarés de Viets en moto de Hanoï.
- Le trekking. Alors là, j’ai été bien content, car j’ai constaté ce que je savais déjà : que l’on peut passer des journées entières de trekking autour de Sapa sans rencontrer un touriste. Même pour aller à Ta Van, mon ami guide Cédric nous a amené sur une piste empierrée qui part à gauche de la route goudronnée 1,5 km après Sapa ; on monte un long col (vues époustouflantes des montagnes et des hordes de touristes de la vallée) pour arriver dans un petit village Dao ; avant la dernière maison, on prend une petite piste à gauche qui continue a longer la vallée, et on arrive sur un large promontoire rocheux sur lequel sont disséminés ce que je savais exister par centaines dans toutes les vallées autour de Sapa : de gros rochers lisses couverts de pétroglyphes dont les plus anciens datent du XIe siècle ; preuve que nous sortons tous du même « tonneau », l’un est un homme stylisé avec un soleil en guise de tête : comme on retrouve la même figurine dans le Hoggar et le Tassili des Ajjers au Sahara, dans les Andes, et sûrement ailleurs, les fondamentalistes auront du mal à m’expliquer que…. n’est-ce-pas ? On arrive très haut au-dessus de Ta Van et descend à travers les rizières en terrasses ; retour par la vallée à pied ou par la route en moto-taxi (30 000 dong).
- Mes 2 amis guides, Cédric de Sapatrek et olivier, indépendant. Je ne les connaissais que comme–ça ; je viens de passer 5 jours avec eux et je peux dire que, contrairement à ce que prétend un certain membre du Forum –sans les connaître comme d’habitude ! ils connaissent très bien la région, et pour cause : ils sont mariés –ou en voie de…- avec des locales et parlent leur langue (Olivier m’a soufflé à parler et le H’mong et le Dao couramment au marché), et leurs femmes, qui parlent anglais, sont guides également. D’ailleurs, pour un trek de 2 jours, la femme d'Olivier vous emmène carrément dans la maison de ses beaux-parents Dao à 3km de Ta Phin, et vous serez donc les seuls du coin !
Ce que j’ai moins aimé
Le grand désordre à la gare de Lao Cai. Visiblement, les « autorités » locales n’ont pas encore compris que le tourisme était une grosse source de revenus : les employés sont aimables comme des portes de prison locale, la plupart ne parlent pas un mot d’anglais, et toutes les annonces au haut-parleur sont en Viet ; j’ai passé 2 heures d’attente à secourir des touristes complètement perdus là-dedans, y compris 2 jeunes qu’une employée revêche dirigeait vers le mauvais train avec un aplomb remarquable. En plus, ils cadenassent la porte du quai entre deux trains et la plupart restent sur le quai pour ne pas être embêtés par les touristes perdus dans ce bazar. Visiblement, on dérange ! A noter que les portes des toilettes des wagons sont verrouillées, donc bien prendre ses précautions avant.
Pour les fortunés, je signale que la société LIVITRANS a un train de luxe avec des cabines VIP de 2 lits (et un bar commun) pour 1 140 000 dongs et les autres de 4 lits à 420 000. Horaire : Hanoï-Lao Cai : départ 20h40, arrivée 5h : Lao Cai-Hanoï : départ 19h30, arrivée 4h30. livitrans115@vnn.vn
Les minibus Lao Cai-Sapa sont maintenant à 50 000 dong, les taxis à 300 000.
BAC HA
Alors, j’ai été soufflé ! Rien à voir avec Sapa pour un tas de raisons :
- Pas de touristes en semaine, à part quelques aventuriers. Ils arrivent le samedi soir ou le dimanche vers 10-11h pour le marché du dimanche (et repartent vers 14-15h).
- Des paysages époustouflants, complètement différents de ceux de Sapa. Les montagnes sont beaucoup moins hautes (point culminant 1800m alors que le Fansipan est à 3148m), donc, à perte de vue, leurs flancs sont couverts de terrasses à riz et maïs. J’ai passé 3 jours stupéfait du travail de Titan réalisé par les H’mongs Fleurs ; quel peuple admirable de courage ! - Le marché du dimanche. Je m’attendais à un Disneyworld avec un touriste pour deux h’mongs ; pas du tout ! C’est tout simplement renversant ! Imaginez des milliers de femmes habillées d’un costume époustouflant : ample jupe tout en minces bandes de tissu multicolores, corsage en tissu chatoyant mauve ou noir, et gilet/turban avec les mêmes bandes multicolores (plus des bijoux de toute sorte en argent) ; le gilet de certaines est couvert de perles de verre et/ou de résilles. Il faut de 4 à 6 mois pour faire un costume complet. Les hommes sont bien moins attrayants : habillés tout en noir, et beaucoup ont de sérieuses têtes d’alcoolique, ce qui ne m’a pas étonné du tout après avoir goûté à l’excellent alcool de maïs local (meilleur que l’alcool de riz de Sapa), qui doit faire au moins 40°. Donc, il y a beaucoup de touristes, mais ils sont noyés dans la masse. Gigantesque marché où on vend de tout. C’est surtout pour les locaux une occasion de se retrouver (il faut voir les ripailles dans les immenses restaurants ; ayant auparavant vu les étals de boucherie, je me suis abstenu !). Parmi toutes ces H’mongs, vous verrez quelques très belles femmes, grandes, minces, élancées, au fin visage, et habillées d’un très élégant pantalon noir, veste noire avec une mince ceinture rouge, et une petit turban multicolore à dominante rouge : ce ne sont pas des H’mongs, mais des Dao Kim Mien.
- Les balades à faire aux alentours.
En règle générale, se balader en moto dans les montagnes, c’est magique. Mais ce n’est pas pour tout le monde dès que l’on sort des routes, les pistes étant souvent très dures à négocier.
Voici le tour que j’ai fait le 1er jour : prendre la route qui monte sur Si Ma Cai (aucune pancarte indiquant « Can Cau », SMC est la principale bourgade avant la Chine) ; à 6km sur le long col montant sur Can Cau, piste avec panneau indicateur sur la droite montant au village de Lung Phin : elle est bonne sur 800m, après, c’est la galère. J’ai donc continué la route. Quelques kilomètres plus loin, nouvelle piste à droite avec panneau « Xa Lung Sui – 5km » : prenez-la, elle est bonne et les paysages ont magnifiques. Retour sur la route. Vous verrez sur la gauche une sorte d’esplanade avec un immense panneau en béton « Welcome to Si Ma Chai » : une piste prend sur la gauche : vous la prenez au retour pour un « trek » époustouflant. Continuer la route jusqu’à Can Cau (moche, mais il paraît que le marché du samedi est très chouette). Continuer ensuite jusqu’à Si Ma Cai –les panoramas deviennent extraordinaires. Curieuse ville où la vietnamisation va bon train (contrairement à ce que prétend un certain membre de ce Forum : il doit être aveugle, vu que, où que vous alliez en pays H’mong, tous les business et l’administration sont au main des Viets, à part quelques locaux-potiches dans l’administration, sans aucun pouvoir de décision, pour la forme). Grosse bourgade avec un énorme développement immobilier en train, destiné à y installer tous les Viets possibles et imaginables. A noter un hôtel presque fini, le Hong Ngung (tel : 0974 384 044) ; il faudra acheter un permis à Bac Ha pour y séjourner. Retour sur Can Cau et prendre la piste à droite du panneau en béton (petit panneau « Ta Van chu 2 km »). Alors là, j’ai été soufflé ! Vous continuez la piste après Ta Van Chu, jusqu’à ce que vous arriviez à un T : tout de suite avant, tourner à gauche au coin d’une maison avec 2 côtés en mur blanc ; la piste retourne sur Bac Ha parmi des paysages presque aussi époustouflants que ceux de Dong Van-Mao Vac, mais je vous préviens, certains passages sont très durs, complètement défoncés dans les descentes. C’est tellement extraordinaire que j’ai remis ça le lendemain !
2e jour : en grand historien, j’avais toujours rêvé d’aller à Pha Long. Pourquoi ? C’était le QG d’un personnage hors du commun, le général H’mong Chao Quang Lo.
L’épopée du général Chao Quang Lo
Au lendemain du coup de force japonais du 9 mars 1945 –massacre des garnisons françaises, sauf celles qui ont pu s’échapper en pays H’mong (où elles ont été receuillies au péril de la vie des locaux) ou en Chine (où les américains les ont désarmées et enfermées dans des camps sordides en tant que « Vichystes » alors qu’ils venaient de se battre comme des lions contre les Japs), les H’mongs locaux ont élu des comités régionaux chargés de l’administration, dont l’un, celui de Pha Long, dirigé par Chao Quand Lo. Les japs s’étant conduits comme à leur habitude lorsqu’ils sont arrivés là-haut, il organise la lutte armée et tient la région après l’évacuation des japs.
Lorsque les français ont évacué toute la Haute Région, de Lao Cai à Cao Bang, après le désastre de la RC4 en octobre 1950, les H’mongs ont refusé de nous suivre. Le Vietminh est arrivé et ne s’est pas beaucoup mieux conduit que les japs. Chao Quang Lo, après avoir essayé de leur expliquer en vain que les H’mongs n’avaient rien contre le Vietminh et reconnaîtraient une indépendance sous leur contrôle, mais tenaient à ce que ce soient les H’mongs qui administrent leur région, il n’a eu d’autre choix que de reprendre les armes –qu’il avait cachées. Le Vietminh a attaqué Pha Long le 30 octobre 1950, et a pris une énorme volée, Chao Quand Lo se révélant un extraordinaire chef de guerre. Il avait d’ailleurs à l’époque un jeune lieutenant qui se révèlera aussi talentueux dans « l’Art de la Guerre », au Nord Laos envahi par les Viets, le célèbre général Van Pao.
Ravitaillé par les français, Chao Quang Lo ne cesse de battre les Viets à plate couture ; en désespoir de cause, ceux-ci n’ont plus que le choix de demander aux chinois de les aider (la Chine était à l’époque la grande alliée du Vietminh). Voilà donc toute la région envahie par une nuée de sauterelles chinoises. Les H’mongs en ont massacré des milliers dans d’atroces batailles -les chinois ont fini par baptiser CQL « Le dragon terrestre »- mais ont succombé sous le seul nombre, et Pha Long a finalement été pris fin mars 1952 (donc après 3 ans de guerre féroce – quels guerriers, ces H-mongs !).
Chao Quang Lo s’est alors réfugié dans les montagnes et a continué la lutte. Il est mort d’une façon horrible en avril 1952. Les chinois avaient appris qu’il avait trouvé un petit chinois de 3 ans, abandonné et couvert de gale, et l’avait adopté. Ce fils, Tach Pao, avait plus de 20 ans quand les chinois l’ont persuadé de trahir son père adoptif, sous la promesse qu’ils le reconnaîtrait comme « Roi des H’mongs » ; il leur a donc indiqué la cachette de son père, qui a succombé après s’être battu comme un tigre et avoir failli rompre l’encerclement ; bien entendu, les chinois se sont ensuite débarrassés du fils.
Même maintenant, Chao Quand Lo est une légende parmi les H’mongs, à l’instar de son ancien lieutenant Van Pao. Ce dernier vit dans une ferme du Montana et a été récemment mis en prison pour ‘activisme’, vu qu’il protestait contre l’épouvantable massacre des H’mongs du Nord Laos, à coup de bombes, napalm, et gaz asphyxiants. Ca doit être pour le remercier des immenses services qu’il a rendus aux américains pendant la Guerre du Vietnam !
Hélas, je n’ai pas pu y arriver. La route est absolument épouvantable à partir de Si Ma Cai, et débouche sur la large vallée encaissée de la rivière Song Chay, où un grand viaduc en béton est en construction ; j’aurai pu traverser en bateau, mais il y avait encore 18km à faire. Prévu dès que le pont est fini, en passant une nuit à Si Ma Cai. Du coup, je suis retourné sur la piste de Ta Van Chu, aussi émerveillé que le 1er jour.
Les hôtels et restaurants de Bac Ha
- Le Cung Fu, tout neuf, et que je n’ai pas visité (pas eu le temps). Il parait qu’il est bien aussi, mais il donne sur des terrains vagues utilisés le jour du marché pour la foire aux animaux : buffles, chevaux, chiens, et oiseaux.
- Budget : Le Ngan Nga, en face du marché. Aile ancienne avec des chambres correctes pour $10, et surtout patrons super sympas, mignonnes serveuses parlant anglais, et le meilleur restaurant de Bac Ha (terrasse sur la rue pour admirer les H’mongs Fleurs tout en se régalant). Il y a également une aile toute neuve avec des chambres à $20.
- Autre restaurant : le Hoang Nge, juste en face du Sao Mai Hotel, dans une jolie maison en bois avec petite terrasse. Le patron, M. Ngeh, se présente comme l’Office du tourisme de Bac Ha. Il vous fait les résas de train et de bus, notamment le Bac Ha-Lao Cai -50 000 dong : 9h, 12h, 14h 9 (prendre ce dernier pour le train de nuit Lao Cai-Hanoi, mais il y a 4 heures rasantes à passer à Lao Cai avant de se battre à la gare. Taxi : $40).
Je vous signale qu’il y a un bus de nuit tout moderne Bac Ha-Hanoi (180 000 dong) qui part à 21h dans les 2 sens.
Une curiosité à voir à Bac ha : le « château » du Roi-Chat (Vua Meo). Contrairement à ce qu’écrivent le LP et le Routqrd, il n’a pas été « construit par les français pour complaire au chef H’mong Hoang A Tuong » (ils n’ont pas dû lire les explications en anglais hilarant), mais par ce dernier, un Tay, après avoir hérité de la fortune de son bandit de père, Hoang Yen Chao. Celui-ci, ayant compris qu’il y avait de gros sous à faire dans le coin, a acheté des terres qu’il faisait cultiver par des ouvriers agricoles H’mong Fleurs exploités à mort, et s’est lancé dans tous les trafics possibles et imaginables, dont les armes et l’opium. Le fils s’est fait construire ce grand palais baroque de plus de 10 000 m2, très bien restauré et en passe de devenir un musée local (entrée gratuite).
A faire absolument : du trekking fantastique dans la région
M. Ngeh, le propriétaire du Hoang Nge, organise des treks super de 1, 2 et 3 jours, sur les pistes que j’ai faites en moto.Pour 1 jour, je recommande le Bac Ha-Lung Phin-Ta Van Chu ; pour 2 jours, le Bac Ha-Ta Van Chu-Lu Than en semaine et le Bac Ha-Can Cau-Ta Van chu-Bac Ha le samedi (pour le marché de Can Cau). Il organise aussi au départ de la gare de Lao Cai un trek époustouflant de 6 jours dans toute la région. Pas facile à organiser, donc, me contacter si ça vous intéresse.
Pour aller à Bac Ha
- Train de nuit Hanoi-Lao Cai, puis bus public Lao Cai-Bac Ha (ou vous louez une moto chez M. Hai)
- Bus de nuit tout moderne Hanoi- Bac Ha (180 000 dong) qui part à 21h dans les 2 sens. Attention: ce ne sont pas des couchettes, mais des sièges inclinables
- Bus Sapa-Bac Ha (ou excursion organisée pour le marché du dimanche, départ de Sapa 7h30)
Je vous signale également que la route qui mène de Lao Cai à Coc Ly (marché du mardi, renommé mais il parait que ça ne vaut pas le détour) est fermée pour cause de construction de barrage (tout le Nord du Vietnam se couvre de barrages : Sonla, Lai Chau, Coc Ly, Ha Giang, etc.) ; le seul moyen d’y aller est de remonter jusqu’à 1km de Bac Ha pour redescendre ensuite 27 km jusqu’à Coc Ly.
MINH, MON CHAUFFEUR DE 4X4 AU VIETNAM DU NORD De tous les moyens de visiter un pays aussi beau que le Vietnam, mais où les routes sont souvent aussi infernales que les bus locaux, le mieux, si on a les moyens, c’est la 4x4 avec chauffeur. J’ai fait une dizaine de voyages (y compris 5 de plus de 15 jours) avec un chauffeur extraordinaire qui est devenu mon ami, Minh. D’une parfaite éducation, très serviable, extrêmement prudent, il n’hésite pas une seconde à prendre les petites routes et à s’arrêter où vous voulez, quitte à arriver plus tard à la fin de la journée. En plus, il commence à bien se faire comprendre en anglais et apprend rapidement le français. Sur la demande de nombreux lecteurs de ces notes, je me suis mis à leur élaborer des tours époustouflants empruntant au maximum les petites routes que j’ai parcourues avec Minh, juste pour rendre service.
ATTENTION: Minh n'est pas un guide: il vs emmène partout où il faut aller + les coins qu'il connaît qui ne sont pas dans les bouquins + ceux que j'ai découverts (je vois une petite route a droite que mon grand nez de bourlingueur invétère sent être intéressante et hop, mon Minh tourne à droite sans discuter; j'ai découvert des trucs super comme ca!), mais il ne vs explique pas les musées et les histoires d'Ho Chi Minh. Sa voiture est une 4x4 Mitsubishi Pronto qui peut emmener 5 passagers à l’aise.
PRIX
La Jeep appartient à Minh, donc c'est moins cher que par une agence sérieuse. Se méfier des prix d’agences trop bas, à 40-70 dollars/jour ; les chauffeurs en font le minimum, car, pour faire tout de même des profits, ces agences les les chauffeurs une misère alors qu’ils se sont endettés jusqu’au cou pour acheter leur véhicule et paient tous leurs frais, hôtels et restaux compris, et elles vous mettent dans des hôtels et restaux qui commissionnent, donc souvent pas les meilleurs.
Les prix de Minh dépendent du kilométrage total et surtout des difficultés de la route (pour faire Cao Bang-Ha Giang, 220km en 11h, ce n’est pas le même prix que pour Hanoï-Tam Coc). Compter $70-80 par jour pour des itinéraires faciles (Tam Coc, Halong City) et $90/jour pour les grands tours dans le nord (Ha Giang, Hanoï-DBP-Laichau-Sapa, etc.) où de longues portions de route sont des enfers sur lesquels la moyenne est 30km/h (mais les paysages extraordinaires), et où 8 heures ou plus de conduite très éprouvante pour le chauffeur est la norme.
Le prix inclue la Jeep, l’essence, et tous les frais de Minh (hôtels et repas). Il n’inclue pas vos hotels, repas, et entrées aux monuments et parcs nationaux. Vos frais sont minimes : $15-20 la chambre ($30 dans une 3 étoiles comme le Cong Fu à Bac Ha), $5-8 par repas, donc le tout fait une moyenne raisonnable pour des tours hors du commun.
MARCHE A SUIVRE
Minh parle assez anglais –et prend maintenant des cours de français- pour se faire comprendre, mais pas assez pour discuter itinéraire et prix. Vous m'envoyez donc votre itinéraire par en message privé (si vous êtes sur un Forum) ou en e-mail. S'il me paraît OK, je vous donne le prix. S'il ne me paraît pas OK, ce qui est la plupart du temps sauf avec les touristes qui savent que la moyenne en montagne est de 30km/h- je vous explique pourquoi et vous fais des suggestions. Quand on est d'accord sur le trajet, je vous donne le prix. Dans les 2 cas, une fois le prix accepté, je vous fais toutes les résas hôtels, QUE VOUS PAYEZ VOUS-MÊME, donc pas de commissions cachées.
PAIEMENT
Vous payez Minh en totalité, en dollars US, euros ou dongs à votre choix, lors de la réunion que j’organise entre vous, généralement à votre hôtel, 1 ou 2 jours avant le départ, pour vous le présenter et revoir en détail l'itinéraire.
Ci-après des messages reçus de membres à qui j’ai recommandé Minh :
1) Bonsoir jacques, je suis Murielle, celle qui est partie avec mon ami Gilles au Vietnam. Je tenais vraiment à te remercier pour la belle rencontre que nous avons eue grâce à toi: Minh! Gilles et moi étions de la même génération que lui, et nous avons vraiment super bien accrochés ensemble ; même si notre communication orale était limitée, nous n’avions pas besoin de blablater pour comprendre ou sentir les choses. Merci à toi.
2) Le voyage avec Minh s'est très très bien passé : Minh est adorable (super conducteur, attentif à nos attentes, toujours prêt à rendre service!!), les paysages étaient magnifiques et les gens super sympas. Les points les positifs : > Le fait que Minh s'arrête dans les villages sur la route, ça permet de discuter le bout de gras (enfin surtout avec les mains) avec les habitants et plus généralement (mais je l'ai déjà dit)
> Sa gentillesse et le confort de sa voiture (on tient à 5 sans problème avec les bagages). J'espère d'ailleurs que nous ne l'avons pas fait trop souffrir à parler tout le temps dans la voiture, à vouloir faire des pauses pipis tout le temps, etc...
Minh continue d'apprendre le français : on s'est relayé pour lui filer quelques cours puis on lui a offert notre dico franco-viet du Lonely Planet ... Au rythme où il progresse et avec la volonté qu'il y met (il nous rappelait à l'ordre quand c'était l'heure de la leçon!!!), il est bilingue dans un an !!!
Dans tous les cas merci pour nous avoir mis en contact avec Minh, je recommande sans problème ses services si tu as besoin de recommandations auprès de nouveaux clients!
3) Minh est fantastique. Il s'arrete partout ou il y a quelque chose d'interessant, y compris de nombreux endroits non signales dans les guides, et il est d'une patience angelique avec ses passagers, meme quand ils veulent s'arreter sans arret pour prendre des photos. Nous avons surtout apprecie qu'il ne "fasse pas la course" pour arriver le plus tot possible a l'hotel, comme le font les autres chauffeurs (nous avons rencontre plusieurs personnes qui se plaignaient de ça). Always in a good mood and highly helpful. Thank you jacques for a beautiful encounter !
4) bonjour
de retour de notre voyage et nous tenions a vous remercier pour ce periple dans le nord qui fut merveilleux et surtout l'accompagnement de minh qui est un excellent chauffeur car les routes et je dirai des chemins completement defoncees n'a jamais rebrousse chemin tjrs delicat etc... toujours la pour nous satisfaire s'arrete a tout moment pour que nous faisions des photos fait egalement role de guide nous a appris beaucoup de choses tjs dans l'objectif de nous satisfaire;dans le respect que nous le comprenions et minh est avive de comprendre le francais enfin c'etait merveilleux et nous avons eu du mal a nous quitter. encore merci et croyez moi je ferai de la pub pour lui aupres des personnes qui envisagerons de voir ce pays. marie noelle
5) Bonjour Jacques. J'espère que tout va bien pour vous et que vous avez bien profité de votre escapade à Bac Ha. Nous sommes tout juste de retour en Europe. Nous avons fait un super tour avec Minh, vraiment ! On s'est bien entendu avec lui, il est très à l'écoute de ce que nous voulions faire mais sans rien imposer, c'était parfait! Nous repartirons sans aucun doute avec lui et le recommanderons à nos amis.
. PS1. Je tiens bien à préciser que je ne suis pas une agence ou autre « commissionnaire » (je suis conseiller en marketing international et traducteur expert français-anglais). Je ne fais tout cela que pour le plaisir d’aider mon ami Minh, et de me faire des amis parmi ceux qui m’écoutent.
PS 2. Si vous voulez un guide parlant français, j’en connais plusieurs excellents. Compter $30-35 par jour. Je n’en ai toutefois jamais vu l’utilité.
ADDITION FEVRIER 2011 : LA VILLE IMPERIALE DE HUE
Je viens de passer 9 jours à sillonner Hué et les alentours en vélo et moto, donc voilà un petit rapport. Certains écriront peut-être « trop de touristes » ; c’est vrai qu’il y en a beaucoup, et pour une bonne raison : comme Halong ou Angkor, c’est unique au monde, en tout cas pour ceux que la Culture en général et l’Histoire en particulier intéressent. De plus, c’est comme partout ailleurs : il y a les « Incontournables » et tous les très beaux sites où personne ou pas grand monde ne va par manque de temps ou fainéantise.
Première impression un peu décevante. On arrive dans la « Ville moderne », sans charme à part l’avenue Le Loi longeant la rivière des parfums ; de l’autre côté de la rivière, on voit surtout d’immenses panneaux publicitaires pour la bière locale HUDA (délicieuse) et autres. Heureusement, c’est tout de suite compensé par le sourire et la politesse des locaux – qui changent agréablement de Hanoi - et par la fameuse légende –qui n’en est pas une – comme quoi les filles de Hué sont les plus belles du Vietnam ; on dit que c’est parce que beaucoup d’habitants sont des descendants des familles impériales et aristocratiques, ce qui est sûrement vrai : le seul empereur Ming Mang avait 30 femmes, plus de 300 concubines –sans compter les maîtresses occasionnelles- et a reconnu 142 enfants, qui ont tous fait des petits. En tout cas, que de beautées !!!!!!
Hué se visite en 2 jours pleins minimum, 3 si vous voulez vraiment voir les sites plus éloignés comme le mausolée de Gia Long. J’ai passé le 1er jour de visites dans la Cité impériale, en partie détruite par les français en 1947 et les américains pendant le Têt 1968. Elle est entourée de douves, et j’ai pu constater hélas que la bonne habitude viet de balancer des ordures partout est aussi vivace à Hué qu’ailleurs. C’est vraiment désespérant ! A part ça, cette Cité devait être fantastique avant. D’ailleurs, à l’intérieur gauche du Palais du Trône, un écran géant présente d’une façon remarquable la reconstitution de l’original ; je vous conseille de le regarder avant de commencer la visite, qui prend 3 bonnes heures. Des hôtels de Le Loi, il y a un bon kilomètre et demi pour accéder à l’entrée, la magnifique Porte du Midi (rien que le pont fait 400 m de long) ; la bicyclette est parfaite pour ce jour-là ($1 à $1,50/jour dans tous les hôtels). Après la visite, baladez-vous dans les rues de la vieille ville, c’est très sympa. Beaucoup de restaurants de rue, et quelques restaux-jardins, comme le célèbre Y Tao (3 rue Thach Han – Patronne francophone), où on mange d’ailleurs fort bien (à la carte et menus fixes $10 et $15). Vous longez ensuite en vélo les berges de la rivière pour aller voir la pagode Thien Mu (beaucoup de touristes font la descente en bateau) et vous « poussez » jusqu’au Temple de la littérature, qui n’a rien à voir avec celui de Hanoi : une porte d’entrée et 2 longue galeries qui abritent les stèles sur tortue habituelles listant le nom des mandarins diplômés.
Le musée des Beaux-Arts , qui a déménagé dans l’ancien palais de Bao Dai sur Le Loi (le palais originel dans la vieille ville est fermé pour restauration), est très décevant par rapport aux richesses culturelles de la ville. Par contre, le marché de Dong Ba est super !
Le (ou les) jours suivants, visite des « tombeaux ». Plusieurs possibilités :
- Le tour en bateau, mais vous ne verrez que les « incontournables » Khai Dinh/Tu Duc/Ming Mang ;
- En solo en bicyclette (même remarque – compter 30 km et ça grimpe parfois) ;
- Louer une moto sans chauffeur ($5/jour dans tous les hôtels), mais il faut savoir que rien n’est indiqué, sauf à de rares exceptions près, donc, c’est souvent très difficile à trouver dès que vous sortez des principaux sites ; tout les professionnels du tourisme local râlent depuis des années, mais les « Autorités » ne bougent pas - dixit le Directeur d’un hôtel de grand luxe que j’ai visité
- Ce que je recommande pour les gens ‘pressés » : louer une moto avec chauffeur par une agence, en précisant où vous voulez aller en plus des incontournables.
En fait de « tombeaux », fausse appellation, ce sont des mausolées, grands complexes (celui de Gia Long couvre plus de 3000 ha), avec murailles, pagodes, temples, lacs, etc. et …. un tombeau ; certains (Tu Duc, Ming Mang) ont même servi de résidence occasionnelle à l’empereur jusqu’à sa mort. C’est de la mégalomanie avec un grand M, qui a coûté des fortunes et des rivières de sang (3 révoltes d’ouvriers réprimées avec une extrême violence pour la construction de celui de Tu Duc, qui a eu le culot de baptiser le temple principal « Palais de la modestie »). Certains sont fermés pour cause de restauration (Dong Khan au sud de Tu Duc, Thieu Ri au sud de Dong Khan). Mon préféré : Ming Mang, pour les somptueux paysages qui l’entourent ; après, c’est Gia Long, mais pour y aller, c’est une galère : 4 heures de bateau ou la moto –Aucune indication quelle qu’elle soit !. Dans tous ces lieux, c’est 55 000 dong pour rentrer + 5 000 pour garer la moto ; quand on les fait tous comme moi, ça finit par coûter cher !!!!
Pour ceux qui ont le temps (3 jours), voilà une superbe balade à faire en moto (avec ou sans chauffeur) : longez la rive droite de la rivière et arrêtez-vous au passage à 2 charmants endroits sans touristes (gratuits) : l’Arène aux tigres (Ho Quyen), où les empereurs organisaient des combats entre un tigre aux griffes limées et attaché à une longue corde, et un éléphant, qui gagnait à chaque fois, sauf 2 –le tigre a cassé la corde- donc, 100 m plus loin, le très charmant petit temple Voi Ré est dédié aux 2 seuls éléphants vaincus. Continuez plein sud sur Huyen Tran Cong Cha, à travers la campagne, et vous arrivez en-dessous du grand pont neuf qui traverse la rivière. Vous suivez la rivière, traversez un village et, au bout, une petite pancarte manuscrite à droite indique « Boat for Gia Long » (incroyable mais vrai, c’est la seule indication entre Hué et le tombeau !!!!) ; vous traversez un des 2 bras de la rivière avec la moto sur le bateau (le tombeau est dans une péninsule) ; de l’autre côté, vous prenez à gauche et traversez sur 3-4 km un charmant paysage de bananiers et petites maisons qui rappellent beaucoup les îles du delta du Mékong ; au milieu d’une large rizière, prenez à droite au coin d’un « bar » et vous arrivez dans le complexe de Gia Long (si vous pensez être perdu, vous dîtes juste zia long et on vous pointe la direction du doigt).
Pour revenir, avant le pont, vous tourner à droite et arrivez au tombeau de Khai Dinh, à l’extraordinaire décor intérieur très « kitsch ». Petite parenthèse pour les historiens : plusieurs documents récemment trouvés prouvent que le dernier empereur, Bao Dai, n’est pas, comme il est écrit partout dans les histoires officielles, le fils de Khai Dinh, impuissant, par sa concubine No. 3, Tu Cung, mais le fils de cette dernière et du duc Huong D, probablement en accord avec Khai Dinh pour « assurer la descendance ».
Comme toujours, il y a un tas d’endroits très beaux et rarement ou jamais visités par les touristes, les agences se contentant du circuit Cité impériale/bateau sur Thien Mu/Mausolées Tu Duc-Khai Dinh-Ming Mang/Point final. En plus de Gia Long évidemment, où personne ne va, le mausolée de Thieu Tri, la pagode de Tu Hieu (où vivent plus de 80 moines), les 9 blockhaus français de Chim Ham, transformés en une effrayante prison par le régime Diem, l’immense et moderne temple de la princesse Huyen Tran (impressionnant de taille, mais sans charme), tout cela relié par de petites routes de campagne bien sympathiques. A voir, mentionné dans aucun guide –donc pas de touristes : 300 m avant le mausolée de Tu Duc, un panneau bleu à droite indique Belvédère Van Canh. On arrive au sommet d’un monticule au milieu d’une pinède, « couronné » par 4 blockhaus, 3 français et un américain, du haut duquel on a une vue magnifique de la vallée de la Rivière des parfums et des montagnes avoisinantes. Que ce très bel endroit ne soit mentionné dans aucun guide est un mystère !!!!
Le pont Than Hoa, le seul vieux pont couvert du Vietnam avec celui de Hoi An, est suprêmement élégant, mais c’est aussi toute une histoire pour y aller, vu qu’il n’y a aucun panneau indicateur. Prendre la Route No 1 (panneaux « QL1 ») sur 4 km, jusqu’au bout du parapet de sécurité médian (immense panneau publicitaire « HUONG THUY » sur votre droite) ; juste après le bout du parapet, prendre la petite route à gauche, qui traverse les grandes rizières, et tourner à gauche à la fourche (petit panneau « Thien Toan »).
Je suis allé par curiosité à l’interminable (plus de 40 km) plage de Thuan An (13 km de Hué) ; curieusement, je n’ai repéré aucune nha gni sur la plage. Par contre, un 5 étoiles de la chaîne Ana Mandara vient d’ouvrir ; je ne vous dis pas les prix, mais, pour ceux que ça intéresse, une bonne nouvelle : pour toute l’année 2011, c’est plus que moitié-prix, donc vous pouvez avoir une très grande chambre luxe pour $65 et un immense duplex de 200 m2 pour $85.
J’ai aussi fait une journée de moto AR pour arriver à la frontière du Laos, à A Luoi (63 km de Hué par une belle route traversant la Cordillère annamite). C’est la capitale de la minorité des Co Tu ou Ka Tu, une curieuse tribu à la peau plus foncée que la « normale », et qui pratique encore l’achat de la femme, ce qui permet aux plus aisés d’être légèrement polygames. A Luoi est sans charme, allongée au bord de ce qui est maintenant l’Autoroute Ho Chi Minh, un des plus grands travaux du monde, destinée à désenclaver tout l’intérieur du Vietnam de Saigon (Route 13) à 2)29 km au sud de Son Tay (28 km à l’ouest de Hanoi) ; c’est l’autoroute que vous traversez quand vous allez de Mai Chau à Tam Coc. La ville est dans une grande plaine de rizières qui rappelle étonnamment celle de Dien Bien Phu. Grand point de passage de la Piste Ho Chi Minh, l’armée US y avait une base et les montagnes alentours ont été le théâtre de féroces batailles, dont celle de la fameuse Hamburger Hill ; voir l’effrayant film américain du même nom, qui provient du fait que les marines se sont faits hachés menu pendant 3 jours et 3 nuits ; comme pendant toute la Guerre du Vietnam, des centaines de morts et de blessés pour rien du tout, les Viets ayant simplement déménagé de colline après une victoire US très chèrement payée. Il y a évidemment des tunnels vietcong, ceux de Lam Son. Une agence de Hué, Responsible Travel Group, organise un tour dans le coin (village Co Tu et la Hamburger Hill – Tour RTG 06)
Ne reste plus qu’à vous raconter les hôtels et restaux. J’en ai visité beaucoup, et voici mes préférés (subjectif bien entendu !). Pour s’y retrouver dans les adresses, se souvenir que les ruelles latérales s’appellent non pas ngo comme à Hanoi, mais kiet, et que l’adresse 66/7 Le Loi veut dire le No 7 de la ruelle No 66, qui prend au coin du No 66 de l’avenue Le Loi.
- Dans le « Rue des guest-houses » (Kiet 66 Le Loi) : en 1 étoile, le Hoang Huong (66/2 Le Loi) est impec, avec des chambres-dortoirs en bas à $3 le lit (donc moitié moins cher que le Hue Backpackers Hostel) et des chambres lumineuses sur balcon à $10. Une des 2 patronnes était prof d’anglais et la 2e baragouine le français, donc pas de problème de langue.
En 2 étoiles, je recommande fortement l’Impression Hotel (66/7), au fond d’un jardin avec une belle piscine toute neuve : $10 pour les chambres sans balcon, $15 avec balcon sur le jardin, et $20 pour de grandes chambres avec 2 grands lits. Petits-déjeuners à $2 dans le restaurant-terrasse.
En 3 étoiles, le Phuong Hoang, en face du Hoang Huong, est impec : $10 sans balcon, $25 avec balcon, $30 pour une grande quad.
- Pour les fortunés, le Huang Giang est très bien pour des prix somme toute raisonnables pour la qualité, la Résidence est aussi somptueuse que les prix (de 260 à 612$), et le Pilgrimage Village de la chaîne Vandana, sur la route de Ming Mang, hors de prix également.
- Dans la rue parallèle à la Kiet 66, celle des restaurants (Pham Ngu Lao), l’Asia Hotel est le meilleur 3 étoiles de Hué : superbes chambres (il y a même un coffre-fort électronique dans chaque), très bon restau avec terrasse sur la rue, le Caramel, spa au rez-de-chaussée, et surtout, au 7e étage, une grande salle de petits-déjeuners également très élégante et piscine surélevée dont tout le côté extérieur est grand ouvert, donc superbe panorama de tout Hué. C’est plus proche d’un 4 étoiles que d’un 3 ! Prix (très « négociables », une VF vient de payer $37 pour la chambre à 60 !!!!!) : Chbres de luxe $60, Executive de luxe vue ville $80, Executive de luxe vue rivière $90, Suites junior (salon et baignoire jacuzzi) vue rivière $110.
Dans la même rue, le Hue Backpackers Hostel (même société que les Hanoi Backpackers Hostels). 10 Pham Ngu Lao St. Tél. 054 382 65 67 hue@backpackershostel.com . Chambres à 6 et 10 lits à $6 le lit. Bar (très fréquenté et bruyant le soir !!!)-restau sur rue.
- Quelques nha ngi dans la vieille ville. Le Thanh Noi, 57 Dang Dung, est impec, avec jardin et petite piscine, dans un bâtiment colonial + petits pavillons dans le jardin, où se trouve aussi le restaurant Imperial Garden. Chbres standard à $22, supérieures à $25, deluxe à $30 et 1 suite à $50. Ce n’est pas loin d’être mon préféré.
Je vous signale également la maison d’hôtes Villa Bella Garden, dans une petite rue calme (15/131 Tran Phu, près du petit tombeau de Duc Duc), tenue par M. Tran Van Hoang, très célèbre à Hué comme guide-historien complètement francophone, et sa charmante femme. Puits de connaissances sur Hué, il donne à ses clients un petit livre qu’il a écrit racontant des histoires inédites des empereurs Nguyen (en vente partout), ainsi qu’un fascicule sur les monuments à visiter, également remplis d’anecdotes historiques. A cause de son âge, il ne fait plus guide que pour ses clients et la Cité impériale ($25 pour la journée). $15 pour chambre standard, $25 avec balcon sur jardin, et grande chambre 3 pers. $30 et 4 pers. $40 (plus pt-déj. $1,50).
Nombreux restaurants dans la même rue Pham Ngu Lao : la Carambole (élégant - $4-6 le plat), Ushi (moins cher et très bon), Little Italy (au bout de la rue, très bien car plats bons-très copieux-pas cher), Little Saigon, Why Not, etc. J’ai mal mangé au restaurant hindou.
Hué est célèbre pour ses restaurants-jardins. Outre le Y Tao déjà cité, je recommande le Biet Phu Thai Nhi sur Thon Cu Chanh, et surtout 2 restaurants dans le quartier ultra-chic de Kim Long sur la rive gauche de la rivière (c’était le quartier des aristocrates du temps des empereurs ; superbes villas cachées !) : le super-luxueux Ancient Hue sur Kim Long Kiet 104 (pas cher pour le cadre somptueux, avec des menus à $15/18/22/27), et surtout le Vin Thu, impossible à trouver car aucune indication (tourner à droite au No. 12 sur Nguyen Phuc Nguyen, le prolongement de Kim Long : le restaurant est au fond de l’impasse, sans panneau) ; vous êtes reçu par une vraie descendante impériale (la grande classe !), qui vous sert chez elle ce qui est paraît-il une des meilleures cuisines du Vietnam, pour $35 menu fixe ; célèbre parmi « les Initiés », donc réservation 3 ou 4 jours à l’avance indispensable, hélas pour moi qui s’y est pris trop tard.
Côté vie nocturne, c’est le désert ! Tout le monde se retrouve au bar du Backpackers Hostel, et ensuite au Bar DMZ au coin de Pham Ngu Lao et Le Loi ; ça fait pas lourd pour les fêtards !!!! Le DMZ a aussi une agence de voyage pour ceux qui ne veulent pas s’embêter, avec des tours en groupe d’une journée Cité impériale et Thien Mu ($7,50 + entrées), les tombeaux en bateau ($5) et la DMZ (les tunnels de Vinh Moc etc. $12.50 + entrées).
Je vous rappelle que pour ceux qui font d’abord le Nord, le « truc » à faire est de terminer le Nord chez la belle Loan à Tam Coc et ensuite de prendre le train de nuit Ninh Binh-Hue (Loan vous fait la résa) ; Départ 22h40, arrivée à Hué vers 10h ; 550 000 dongs couchettes molles.
Voici quelques prix de transport à partir de Hué :
- En train : $5 pour la plage de Lang Co, $6 pour Danang, $28 pour Nha Trang, 38 pour Saigon (départ 19h07, arrivée Saigon 15h05).
- En bus : $5 pour Danang/Hoi An. En couchette, Nha Trang 30$, Saigon 1 stop $30 / 2 stops $34 / 3 stops $36. Bus de jour Savanhaket $20 et Vientiane $27.
Il y a un an, j'ai poste 2 longs messages "Grand tour du nord-est du Vietnam" et "Grand tour du NO du Vietnam". Depuis ce temps, je ne cesse de continuer a sillonner le nord avec mon fidele chauffeur Minh, de decouvrir de nouveaux endroits, de nouveaux "trucs" a faire -et a ne pas faire, a dormir dans de nouveaux hotels, etc. A chaque retour, j'ai complete mes notes (en fait, encore aujourd'hui). Je pense qu'il est donc temps de vous communiquer toutes ces infos, bien plus completes qu'il y a un an. Donc, VOILA ! 😏
LE NORD-EST DU VIETNAM
Le lac Babe Langson / Cao Bang et les chutes de Ban Gioc Les H’mongs noirs de Dong Van
Cette boucle du Nord-Est vous emmène dans 3 endroits magiques : le lac Babe, la route entre Cao Bang et les chutes de Ban Gioc, et la route des nids d’aigles des H’mongs noirs (Ha Giang-Dong Van-Meo Vac). Toute la région est complètement différente du Nord-Ouest. Alors que celle-ci ressemble aux Alpes (les français l'appelaient d'ailleurs "Les Alpes tonkinoises"), plus on s'approche de la frontière chinoise, plus le Nord-Est ressemble aux Dolomites, mais des Dolomites couvertes de jungle, un capharnaüm de pitons calcaires de toutes tailles et formes sur des milliers de kilomètres carrés, avec de petites vallées verdoyantes où l'on cultive surtout le mais et le tabac. Peu de touristes dans des paysages spectaculaires qui font parfois penser à une autre "Baie d'Along Terrestre". La région au nord de Ha Giang, un désert minéral de pierres noires et de canyons vertigineux, est une des plus sauvages qu’il soit au monde.
LE LAC BABE
Le lac Babe est un endroit magique, heureusement hors des circuits touristiques organisés. Il s’agit de 3 « pétales » (d’où le nom Ba Be, “Trois baies”) relié par un goulet, dans lesquelles se jettent des pitons calcaires couverts d’une jungle impénétrable – donc pas de route pour en faire le tour- ce qui explique son isolement relatif. Sur les bords, un seul village, sans aucun intérêt : Po Lu.
Y ALLER
Pas de tours organisés en minibus. C’est donc la voiture privée, la moto, ou les bus publics. En 3 jours Hanoï-Babe-Hanoï, il y a un circuit à faire, très beau, que voici :
- A l’aller, prendre la route No 3 Hanoï-Tay Nguyen. Partir de bonne heure pour voir à Tay Nguyen le magnifique Musée des Minorités, 2 fois plus grand que celui de Hanoï, et complètement ignoré des touristes (5000 dong). Attention : il est fermé de 11h30 à 14h et le lundi, il faut donc partir de Hanoï vers 7h pour pouvoir visiter le musée le matin ; si vous le visitez l’après-midi, vous arrivez à Babe à la nuit tombée. Continuez ensuite sur Bac Kan et Phu Thong, où vous bifurquez sur la 258 direction Cho Ra. La route entre Bac Kan et Cho Ra est très sinueuse, mais très belle (compter 4h). Les guides Lonely Planet et Co, toujours aussi pleins d’informations trompeuses, vous disent qu’il y a des hôtels à Cho Ra; oubliez, c’est a 17 km du lac et le seul moyen d’aller sur le lac, ce sont les moto-taxis a 70 000 dong aller simple (beaucoup plus si vous ne savez pas négocier). De Cho Ra, prendre la petite route direction Babe, descendre la montagne, tourner à droite après le pont, et s’arrêter à Pac Ngoi, village thaï plein de charme où passer d’excellentes nuits.
- Au retour, suivre la route longeant la rivière de Pac Ngoi et rester sur votre droite. Après un petit col (magnifique panorama), la route serpente entre rizières et montagnes, sans un touriste en vue, et arrive à Bang Lung (Cho Don) -sale manie vietnamienne d’avoir des villes avec 2 noms, celui de la ville et celui du canton, changeant selon les panneaux aussi bien que les cartes, d’où nécessité de connaître les 2. Prendre ensuite la 254 direction Yen Do, où vous rejoignez la 3 pour Tay Nguyen et Hanoï.
En bus public, c’est très compliqué. Je recommande donc de faire le circuit de 3 jours en 4x4/chauffeur.
- A l’aller, prendre le bus (6h – 55 000 dong) pour Bac Kan, où vous arrivez 4 heures plus tard. Il y a aussi un bus à midi, mais vous ratez la connexion Bac Kan-Cho Ra et devez passer une nuit à Bac Kan. A Bac Kan, bus pour Cho Ra (70 000 dong), puis mototaxi pour Pac Ngoi (70 000 dong).
- Au retour, un minibus passe –en principe- à Pac Ngoi à 7h30 (70 000 dong) et vous emmène à Bac Kan où vous prenez le bus pour Hanoï. Sinon, c’est la moto sur Cho Ra et retour Bac Ha-Hanoi.
OU DORMIR ET MANGER
Chez les Thaïs blancs à Pac Ngoi. Charmant petit village de maisons sur pilotis au bord de la rivière. Les villageois vous reçoivent chez eux. Je dors toujours à la Maison Duy Tho, (tel. 0281 389 4133). Patron super sympa baragouinant quelques mots d’anglais et français, lits avec matelas (et non nattes en bambou) en dortoir et chambres séparées, et, surtout, la patronne est une cuisinière émérite (et le dîner copieux). Je me régale à chaque fois ! Prix par personne : chambre 60 000 dong ; pt déjeuner 30 000, déjeuners et dîners à 60 000. Bicyclettes gratuites pour se ballader le long de la rivière (succession de petites plages toute mignonnes). Le patron a son bateau pour l’excursion à faire.
QUOI VOIR
Une magnifique journée en bateau commençant par la traversée du lac du sud au nord. Le bateau coûte 3-400 000 dong quelque soit le nombre de personnes, donc, essayer de le partager avec d’autres touristes sur place. Vous remontez la rivière Nang jusqu’à un endroit extraordinaire, la grotte de Hang Phuong, un gigantesque tunnel de 300m de long par 30m de haut que la Nang a creusé pour traverser la montagne. Impressionnant travail de la Nature ! Vous descendez ensuite la rivière -un rêve de photographe- pour aller aux chutes de Dau Dang, à 2 km à pied d’un petit village-bout-du-monde où vous déjeuner chez la fameuse Pirath, une maîtresse-femme célèbre comme la meilleure cuisinière de la région (essayer ses saucisses fumées ; divines !). Depuis juin 2009, Pirath peut coucher des touristes ; le calme intégral et l’authenticité idem !
POUR LES AVENTURIERS
Ca faisait un bout de temps que je me doutais qu’il y avait des choses passionnantes à voir dans les montagnes au nord du parc national (pas dans le parc à cause du permis et du guide obligatoires). Je ne m’étais pas trompé ! Donc, voilà le topo (emmener une boussole):
1) Prendre le bateau vers la grotte et s’arrêter au débarcadère avant d’arriver à la grotte , prendre la route en terre jusqu’au village, et y acheter local bière, café, et sucre, car les habitants du village Dao où l’on peut coucher dans les montagnes, Cao Trung, sont très pauvres et rien n’est vraiment organisé pour les touristes. Acheter aussi du thé pour les locaux qui vous invitent chez eux au passage, ainsi que des bonbons/biscuits/stylos pour les enfants ; vous serez accueillis comme des dieux ! Traverser le pont et, en face à gauche, prendre la piste qui démarre tout droit vers le nord à flanc de colline ; vous allez tomber sur un dédale de pistes, donc demandez « Cao Choung » à des gens de passage, ils pointeront la direction. Ça ne grimpe pas trop dur, et les paysages deviennent de plus en plus beaux. Au bout de 2 heures et demie-3 heures plein nord, on arrive en plein Moyen Age dans un village de carte postale, Cao Trung. Authenticité garantie ! Le chef du village, monsieur TRUNG (tel : 0281 322 12422) vous accueille chez lui ; lits confortables, douche froide dehors, toilettes à la turc, le tout pour 50 000 dong par personne. Repas corrects, à l’alcool de riz, que le chef aime beaucoup (même prix). Pour plus de sûreté, demander à Duy Tho de Pac Ngoi d’appeler M. Trung pour le prévenir de votre arrivée
2) Le lendemain, continuez la piste et restez sur votre droite pour grimper tout en haut de la montagne, chez les H’mongs ; vous leur demandez à manger (20 000 dong fera l’affaire). Paysages absolument magnifiques à perte de vue. Redescendre sur le village Dao, puis retour sur la rivière Nang par la même piste. A mi-chemin, vous appelez le patron du bateau pour venir vous chercher et vous ramener à Pac Ngoi.
3) Fantastique pour les plus hardis : partir de bonne heure (pas après 8h) de Cao Trung et continuer la piste qui traverse le village. A la boussole, dirigez-vous vers l’ouest ; vous naviguez entre les Thaïs, les Dao, et les H’mongs en pleine sauvagerie (dans le village H’mong où on m’a offert une tasse de thé –quel sens de l’hospitalité, ces H’mongs ; Ils sont vraiment merveilleux ! ils n’avaient jamais vu des lunettes de soleil... Toute la famille les a essayées et, après, ils sont allés chercher les voisins). C’est un labyrinthe de pistes, donc, en route, demandez « Dau Dang » et on vous pointe la direction. Vous débouchez sur une grande vallée ; passer de l’autre côté ; quand vous voyez une falaise sur votre gauche, prendre la piste qui y conduit (vous descendez maintenant plein sud pour rejoindre la Nang un peu avant les chutes). La piste grimpe à flanc de falaise jusqu’à une échancrure et vous redescendez de l’autre côté, sur la rivière. ATTENTION, la descente est très dure, à flanc de falaise avec juste une trace de piste pendant une bonne heure ; n’essayez surtout pas de couper tout droit au sud, c’est la chute de 100-200m garantie ; rester sur le semblant de piste. On n’est bien content de voir la rivière. A cause de cette descente infernale, RESERVÉ AUX BONS TREKKERS, mais ça vaut chaque minute ... et Sapa !
LA RÉGION DE CAO BANG
LANGSON
La route No 1, la fameuse Route Mandarine qui commence à Camau dans l’extrême Sud, mène à Langson, une des portes de la Chine et, pour les historiens, le Sedan français du Vietnam avec la défaite contre les Pavillons noirs qui a provoqué la chute du gouverne-ment Jules Ferry en 1872, le massacre de la garnison française par les japonais en 1945, et le désastre de Cao Bang -voir plus loin- en octobre 1950. La route Hanoi-Langson n'est pas très intéressante et il a peu à visiter à Langson (une pagode et une grotte), mais j'y ai découvert un endroit étonnant:
je savais par mes nombreuses lectures que, du temps des français, Lang Son était imprenable –d’où la honte de son évacuation après le désastre de Dong Khé en octobre 1950- à cause des formidables fortifications dominant la ville. Après de multiples bunker phap o dau ? (« où sont les bunkers français ? »), j’ai fini par trouver, et c’est époustouflant. En plus de la vue magnifique de toute la vallée, même concassés –par les chinois en 1979- les restes sont impressionnants de puissance, avec de gigantesques morceaux de parois de blockhaus de 2-3 mètres d’épaisseur et ses casemates sous-terraines bétonnées. Il faut « admirer » la puissance des explosifs modernes pour projeter en l’air de gigantesques blocs pareils ! Donc, à faire si vous traînez dans le coin… Pour y aller, trouvez la grande rue Trang Hang dans la banlieue ouest de Lang Son puis tourner à gauche sur la petite rue Duong Déo Giang ; elle serpente dans les montagnes (vous en aurez une sur votre gauche avec 2 grandes tours radio) et contourne celle où il y avait le fort, invisible à distance ; à un moment, la route monte et, en plein milieu à droite d’un virage gauche avant un grand panneau indicateur bleu foncé dont les indications sont illisibles, vous avez un petit chemin de terre menant à une aire de parking ; vous marchez en haut du mont, contournez les vestiges du fort pour passer par derrière et grimpez entre des blocs monstrueux jusqu’à la plateforme supérieure.
Si vous devez passer une nuit à Langson, voilà les 2 meilleures adresses :
- Hotel Van Xuan, au bord du lac. Chambres impeccables à 250 000 dong simple/double, 300 000 triple. Celles en bout de couloir (206, 306, 406, etc.) ont un balcon sur le lac et les pics calcaires. 09 12 19 03 60 vanxuanhotel@hn.vnn.vn
- Restaurant New Century, à 2 pas du Van Xuan, avec terrasse sur le lac. Une institution avec un menu invraisemblable incluant même des abeilles frites et du steak de chameau chinois. Attention, le menu en anglais n’a pas les prix, et certains poissons coûtent 350 000 dong le kilo, donc demander les 2 menus, en viet (qui a les prix) et en anglais.
DONG KHÉ
La RC 4 commence à être belle à partir de That Khé. Le cadre de Dong Khé est très beau, avec ses pics calcaires. C’est là qu’en octobre 1950 a sonné le glas de la Guerre d’Indochine :
Beaucoup de touristes font la route de Langson à Cao Bang sans trop savoir –ou pas du tout- ce qui s’y est passé en 1950. Et pourtant, le 7 octobre 1950 devrait être une date capitale dans l’histoire du monde moderne : en effet, pour la première fois, un peuple colonisé en rébellion a fait subir à une armée de colonisateurs une défaite sanglante qui, en ce qui concerne la France, a annoncé la conclusion inéluctable, reculée de 4 ans par la bêtise des gouvernements de l’époque : Dien Bien Phu. En fait, la Guerre d’Indochine a été perdue le 7 octobre 1950.
LES ACTEURS: Du coté asiatique: Ho Chi Minh et Giap, qui sont enfouis dans les calcaires du Nord Est, des bandes Vietminh sans rien, et Mao qui est en train de repousser les troupes de Chang Kai Check sur la frontière sino-vietnamienne.
Du coté français, un gouvernement ignorant tout de l’Indochine, mais aimant beaucoup les milliards qu’elle rapporte, des gros capitalistes installés en Indochine (Banque d’Indochine, Brasseries et Glacières d’Indochine, Michelin -les plantations de caoutchouc- etc.), bien pourris, qui bloquent toutes réformes pour continuer à se remplir les poches, et un Corps Expéditionnaire, les meilleures troupes du monde de l’époque -45% d’anciens SS dans la Légion, tous les Seigneurs de la Guerre qui deviendront célèbres: Bigeard, Jean-Pierre, Faulques, Elie de Saint Marc, Ponchardier (ben oui, le future auteur des romans de la Série Noire “Le Gorille”), Vandenberg, “Le Seigneur du delta”, etc. , anciens résistants ou troupes de la 2e DB de Leclerc et de la 1ère Armée de de Lattre, sans oublier les redoutables guerriers qu’étaient les Tabors marocains. Malheureusement pour eux, ce merveilleux outil militaire est commandé par une nullité, mais très doué pour magouiller au Ministère de la Guerre, le Général Carpentier, que de Lattre avait viré pour incompétence en 1944. Cet énergumène considère qu’il n’a à connaître ni le terrain, pourtant capital dans une guerre comme celle-là, ni la troupe : c’est l’affaire des subalternes. Lui, il doit rester dans son bureau climatisé de Saigon et faire des synthèses, superbes rapports bien léchés expliquant au gouvernement que tout allait de mieux en mieux (curieux comme l’histoire se répète ; ce sont les mêmes mensonges perpétrés par les généraux US pendant la Guerre du Vietnam, avec les mêmes résultats). En fait, juste avant le désastre, ce crétin affirmait au gouvernement qu’il “avait la situation bien en main et pourrait vraisemblablement renvoyer des troupes en France sous peu”. Le résultat de cette nullité : en 1950, il n’avait encore jamais mis les pieds au Tonkin, sauf pour une rapide visite de Hanoï.
LE CADRE Le Nord-Est, qui, à partir de Dong Khé, est un capharnaüm de pics calcaires couverts de jungles et truffés de grottes, sillonnées de petites routes et de pistes qui ne sont que d’immenses coupe-gorges. L’artère principale, c’est la fameuse Route Coloniale No. 4 (RC4) qui longe toute la frontière de Chine de Monkai, au nord de la Baie d’Along, jusqu’à Cao Bang. C’est une route super-stratégique car elle contrôle les 3 seules portes de la Chine au nord du Tonkin: Mon Cai près du Golfe du Tonkin, Lang Son au centre, et Cao Bang au nord-est. Qui la contrôle bloque tout le trafic routier entre la Chine et le Tonkin. De Langson à Dong Khé, à mi-chemin entre Langson et Cao Bang, la route sillonne une vallée bordées de collines cultivées, et ne présente pas de points particulièrement dangereux. A partir de Dong Khé, c’est le coupe-gorge intégral : la route longe la rivière avec, à plomb sur la route à gauche, les pics calcaires couverts de jungle, et à droite, idem sur la rivière. Toute manoeuvre y est impossible. Un petit canon de montagne dans une grotte dominant la route –et il y en a des centaines- détruisant les camions de tête et de queue d’un convoi, et BOOM, plus de convoi. C’est ce que Giap savait bien, et Carpentier pas du tout, vu qu’il n’y avait jamais mis les pieds et, de toute façon, refusait d’écouter les nombreux officiers, eux bien au courant de la situation, qui prédisaient une catastrophe et préconisaient l’évacuation.
LES PREMICES Début 1950, les troupes de Mao arrivent à la frontière du Vietnam, repoussant les troupes nationalistes au Nord Tonkin, que les français parviennent à désarmer, et en Thaïlande du Nord, où elles s’installent dans le Triangle d’or, et en plus des plantations de thé, organisent le trafic d’opium, dont elles contrôleront 80% de la production mondiale dans les années 60-80. Mao a maintenant récupéré les gigantesques dépôts d’armement américains et les camps du Yunnan, où il invite Giap à former des divisions entières, entraînées et surarmées par ses généraux. Les services secrets français, pas plus nuls que les autres, sont parfaitement au courant de la situation et en informent l’Etat Major, qui ne fait rien à part envoyer la Légion à Cao Bang (le célèbre 2e BEP sous les ordres d’un célèbre guerrier, le Colonel Charton) et dans les postes le long de la RC4, que le Vietminh ne cesse de harceler. Certains convois de ravitaillement perdent jusqu’à 80% de leurs camions entre Dong Khé et Cao Bang.
LE DRAME Le 17 septembre 1950, c’est le coup de semonce : les viets s’emparent de Dong Khé et coupent la RC4 en deux. Carpentier décide donc de l’évacuer jusqu’à Langson, ce qui était fort possible par pont aérien, mais, toujours aussi futé, il décide que cela se fera….par la route. Son plan est qu’une colonne dirigée par Lepage, un colonel d’artillerie (!!!!) remontera la route à partir de Langson, reprendra Dong Khé, et rencontrera ensuite la colonne de Cao Bang. Donc, tout ce beau plan repose sur le fait que Dong Khé sera repris.
Charton quitte donc Cao Bang en emmenant tous les civils –ce qui explique en grande partie l’échec de l’évacuation, et il le savait mais avait refusé de les abandonner à un sort certain. Bien entendu, rien ne passe comme prévu : Lepage ne peut pas reprendre Dong Khé, malgré l’héroïsme des parachutistes du 3e BPC, et la route reste donc coupée ; de plus, Lepage se fait tronçonner par des Vietminh super-entraînés et, au lieu de secourir Charton, c’est maintenant lui qui lui demande de venir à son secours. Charton quitte la RC4 pour prendre une piste contournant Dong Khé avec ses 2000 civils, dont pas un seul ne réchappera, le rendez-vous des deux colonnes devant se faire dans la petite vallée de Coc Xa. C’est le rendez-vous de la mort. Cerné par le Vietminh, les 2 colonnes y sont anéanties le 7 octobre 1950 -d’où le terme militaire bien connu « se faire coxé ». Une dizaine d’hommes parviendront à rejoindre Langson après avoir erré des semaines dans la jungle ; quant aux autres, ils sont morts, ou connaîtront les terribles camps vietminh dont de Saint Marc, qui a connu les deux, dira qu’ils étaient pires que les camps de concentration nazis; seuls quelques officiers et hommes de troupe squelettiques -surtout nord-africains, maintenant bien endoctrinés à la guerre anti-coloniale- seront libérés en 1951 à l’arrivée de Lattre, nommé Commandant en Chef et Gouverneur de l’Indochine, où lui et son fils Bernard laisseront l’un sa santé, et l’autre sa vie sur le piton de No Nuoc à Ninh Binh.
LA HONTE Après le drame, la honte intégrale, la panique noire des français. Alors que Langson était imprenable, Carpentier décide de l’abandonner « par surprise », donc en ne faisant sauter ni les énormes forts ceinturant la ville, ni les dépôts de tout, qui sont tellement gigantesques qu’ils suffiront à alimenter les troupes de Giap pendant 1 an. De Lattre sauvera la situation en 2 batailles sanglantes : Vin Yenh à l’ouest de Hanoï et Mao Khé au nord, mais, dès le 7 octobre, la guerre est perdue, Giap contrôlant maintenant toute la zone nord-est d’où hommes -y compris de nombreux techniciens chinois et même, de l’avis de beaucoup, des troupes- et surtout convois de ravitaillement passeront sans problème jusqu’à Dien Bien Phu.
UNE PETITE REVANCHE : L’OPÉRATION HIRONDELLE (17 juillet 1953) Donc, le Vietminh est, depuis octobre 1950, bien retranché dans les formidables fortifications de Lang Son, où il a accumulé tout le matériel chinois qu’il faut. En 1953, le général Navarre, nouveau commandant-en-chef du Corps Expéditionnaire décide d’une opération aéroportée qui fait encore le sujet d’un enseignement dans les écoles de guerre du monde entier. Le 17 juillet à 8h, 2 bataillons de parachutistes, le 6e BPC de Bigeard et le 8e Choc de Tourret, sautent par surprise sur la ville, foncent sur les grottes où est entassé le matériel vietminh, et en détruisent plus de 5000 tonnes. A 16 heures, tout est terminé et les parachutistes rentrent à Hanoi par la route, accompagnés de centaines de civils Viets pas plus heureux que ça du Paradis Communiste. Fou de rage, le général Giap rappelle ses divisions d’élite pour leur couper la route, mais il est trop tard
Il ne reste rien des forts français de Dong Khé à part un petit blockhaus en moëllons (il faut dire que les chinois ont tout fait sauter tout le long de la frontière quand ils ont évacué la région –moins 50 000 hommes- en 1979). Par contre, à 17 km au nord du bourg, j’ai visité un endroit très intéressant, le QG de Ho Chi Minh et Giap pendant la bataille de la RC4. Une belle route (très bien indiquée par un immense panneau au milieu de Dong Khé), qui sillonne entre les pitons calcaires de la région, mène à un petit village, Duc Long, où se trouve un beau musée des évènements, avec photos d’époque ; dans la montagne à gauche, couverte de jungle, un immense complexe de grottes abritait le QG ; indétectable par avion ! Un joli détour si vous faites Lang Son – Cao Bang en 1 jour.
Pour les curieux de l’histoire, on peut aller à Coc Xa, une très belle petite vallée entourée de pitons calcaires ; la piste en terre part à gauche à 2 km après Dong Khé, mais elle est très mauvaise sur toute la montée.
CAO BANG
DORMIR:
Rarement vu une ville aussi sale, laide, et ennuyeuse! Je signale que l’hôtel Than Loan fait payer les touristes 120 000 dongs de plus que les vietnamiens pour les mêmes chambres (en plus, une femme de chambre m’a volé le chargeur de ma caméra, croyant sans doute que c’était un chargeur de portable, donc facile à “mettre au clou”). Je conseille donc un nouvel hôtel, le Huang Sen, juste avant le grand marché couvert, à 5mn à pied du pont. Tel 85-46-54. 8 étages donnant sur la rivière et un petit jardin public. Ascenseur. Les chambres sur le jardin ont un grand balcon. Calme assuré. Pas d'anglais. Les prix ($10-20) n'incluent pas le petit déjeuner, mais restaurant au rez-de-chaussée.
MANGER
Le problème, c'est pour manger. Curieusement, Cao Bang compte de nombreux bars-karaokes, tous décorés avec des guirlandes de petites ampoules multicolores, mais aucun restaurant digne de ce nom. Etant resté 4 nuits, j'ai tout de même trouvé les 2 meilleurs :
- Men Quyen, le plus populaire de Cao bang, juste derrière le marché couvert. Large choix de plats vietnamiens. Personne ne parle anglais, mais les plats principaux sont sous présentoir en verre; il suffit donc de les pointer du doigt. Nous recommandons le canard (vit). Compter 10 000-15 000 dong par plat.
- Restaurant de l'hôtel Huong Sen : comme pour le précédent, pas d'anglais et on pointe du doigt ce que l'on veut manger. Bon poisson frit, et une rareté au Vietnam : d'excellentes rondelles de pommes de terre sautées a l'ail.
ATTENTION: dans toute la région, on se couche avec les poules; si vous vous pointez dans un restau après 20h, vous aurez droit aux restes...s’il y en a !
A VOIR AUTOUR DE CAO BANG
Il faut rester au moins 2 nuits à Cao Bang pour voir les environs, qui sont magnifiques, avec trois points forts : les lacs de Thang Hen, les chutes de Ban Gioc, et Pac Bo.
** Les 36 lacs de Thang Hen (26 km au nord de Cao Bang).
La légende des 36 lacs
La légende veut que la mère d'un jeune homme beau et intelligent, Chang Sung, ait rêvé que son fils devienne mandarin de l'empereur et marie une très belle jeune fille. Le fils passe brillamment l'examen du mandarinat et est convoqué à la Cour. Pour finaliser son rêve, la mère choisit la femme de Chang Sung, Blooc Luong ("Fleur Jaune") et arrange hâtivement un grand mariage. Très occupé avec la belle Luong, le jeune homme oublie la convocation de l'empereur jusqu'à la veille de l'entrevue. Il demande donc aux forces magiques de lui donner le pouvoir de sauter à grandes enjambées jusqu'au palais. Hélas, sans doute déboussolé par ses nuits de noce, il saute 36 fois dans tous les sens, créant 36 cratères et finissant épuisé en haut du col de Ma Phuc, où il meurt et est transformé en rocher. Les cratères se remplissent d'eau à la saison des pluies et deviennent les 36 lacs de Thang Hen.
En fait, les 36 lacs n'existent qu'à la saison des pluies. En temps normal, seul le plus grand reste. Son niveau descend au point où il découvre l'entrée d'une très grande grotte accessible par bateau de l'hôtel (100 000 dong pour 2h de ballade). Très belle excursion et, pour les amoureux du calme, de la nature, de belles promenades dans les calcaires.
La route principale continue vers Tra Linh et le poste frontière de Hang Pao, devenant de plus en plus épouvantable. Sans intérêt, a part le marché aux buffles de Tra Linh tous les 5 jours.
Pour y aller (et y séjourner) : Traverser le pont de Cao Bang et prendre la direction du col de Ma Phuc (excellente route - # 3 - toute neuve, offrant un panorama spectaculaire), puis à gauche direction Tra Linh. A quelques kilomètres de l'intersection, large panneau à gauche indiquant les lacs de Thang Hen (4km de petite route superbe). Péage juste avant la fin de la route (10 000 dong). On arrive dans un complexe de maisons thaïes flambant neuf : chambres (120 000 dongs pour les petites, 160 000 pour les grandes), restaurant (menus de 80 000 a 150 000 dongs), bar-terrasse, le tout dominant le lac principal. Très bel endroit; calme intégral; sûrement de belles ballades à faire autour. J'ai regretté d'avoir laissé les bagages à Cao Bang.
** Les chutes de Ban Gioc (96 km au nord-est de Cao Bang).
L'un des sites les plus célèbres du Vietnam. Une route TRES spectaculaire arrive dans une vallée au milieu de laquelle les chutes s'étalent en trois niveaux sur plus de 300 mètres de large. La frontière chinoise passe au milieu des chutes et de la rivière, donc passeport obligatoire. Il n'est plus besoin de payer le permis (100 000 dong) au poste de police de Cao Bang (où ils prennent d'ailleurs 60 000 dong de plus !). On produit son passeport et paie au poste frontière en face des chutes. Si le côté chinois est super-organisé (hôtels, restaurants, escaliers, etc.), il n'y a rien du côté vietnamien, à part des cahutes de curios (mais il y a maintenant un petit restaurant à droite du poste, donc plus besoin de préparer un panier pique-nique à Cao Bang). La partie gauche des chutes étant partiellement cachée, des radeaux de bambou vous emmène au milieu de la rivière (et pas un millimètre plus loin : c'est en Chine!) pour les voir dans toute leur splendeur.
Au retour, tourner à gauche (petit panneau) au milieu du premier petit village pour visiter la grotte de Ngom Ngao. Enorme, elle s'étend sur 3 kilomètres, jusqu'aux chutes. On ne visite que les 400 premiers mètres, avec guide (50 000 dong), mais, si vous insistez, il vous emmènera jusqu'a "l'entrée secrète" des chutes (2 heures de marche AR).
Pour y aller : reprendre le col de Ma Phuc et, après le col, prendre la route de droite jusqu'a Quang Huyen, puis la No. 206 direction Trung Khanh-Ban Gioc.
La cave de Ho Chi Minh à Pac Bo (56 km de Cao Bang).
Pour les passionnés d'histoire. Grotte-refuge d'Ho Chi Minh pendant la 2e Guerre mondiale. Bonne route, mais moins belle que les 2 précédentes, dans une vallée de champs de maïs et de tabac. La route se termine à Pac Bó. A gauche de l'entrée du parking, petit musée de photos et "possessions" d'Ho Chi Minh. Le parking, où se pressent marchands de nourriture, boissons, et curios, est bordé par une petite rivière baptisée "Rivière Lénine" par l'Oncle Ho (le pic calcaire la dominant étant le "Pic Karl Marx" !!!). Un chemin mène à la hutte du révolutionnaire. Curieusement, elle est en Chine -bien pratique pour échapper aux français au cas où...-. Pour éviter les embrouilles, je vs conseille tout de même de passer la “frontière” (un petit panneau l’indique) que s’il n’y a pas de viets autour; on ne sais jamais! En redescendant, un escalier à droite monte à la grotte (celle-là au Vietnam), une fente dans le piton calcaire. Pas étonnant que les français ne l’aient jamais trouvée ! C’est là qu’en 1946, HCM a réuni les cadres du Vietminh et déclaré l’indépendance du Vietnam -et décidé le massacre systématique de tous les nationalistes vietnamiens non communistes, notamment les Daï Viet (petit détail ignoré des livres d’histoire « bien-pensants »).
Pour y aller : Prendre la route de gauche après le pont de Cao Bang (Route # 203) jusqu'au bout.
Note : en partant tôt le matin, il est possible de faire les lacs de Thang Hen et Pac Bo dans la journée, à condition d'avoir les reins solides pour aller de Tra Linh a Pac Bo.
HA GIANG– DONG VAN – COL DE MA PI LENG - MEO VAC LES NIDS D’AIGLE DES H’MONG NOIRS
Le bout du monde vietnamien ! Région extrêmement sauvage de pitons calcaires, aiguilles de granit noir (les locaux les appellent les “forêts de pierre”), canyons vertigineux, panoramas époustouflants, et des H’mong noirs. Les hommes y sont tous habillés en noir, parfait camouflage au milieu des rocs de granit, et beaucoup portent un béret basque; une race de guerriers durs, indomptables, farouches partisans des français durant toute la guerre d’Indochine, qui ont défendu leurs vallées complètement isolées contre les vietnamiens, leurs ennemis traditionnels, jusqu’en 1959, 5 ans après Dien Bien Phu, et ont été vaincus seulement à cause du manque de munitions. A voir absolument, surtout pour la portion Dong Van-Meo Vac, reconnue à juste titre comme la route la plus spectaculaire du Vietnam; on se croirait parfois au plus haut des Andes péruviennes.
ATTENTION : La région est sous contrôle militaire. Pour pénétrer à l’intérieur, il faut donc un permis ($10). Le permis ne peut s’acheter qu’à Ha Giang. Présenter son passeport au Service de l’immigration de Ha Giang, situé à gauche de l'Office du Tourisme. Ne vous amusez pas à y pénétrer sans permis, il n’y a pas de contrôle sur les routes, mais il est exigé dans les hôtels et les fklics, toujours très bien renseignés au Vietnam, peucvent faire irruption dans votre chambre à n'importe quelle heure pour vous sortir manu militari.
HANOI - HA GIANG - HANOI
Au départ de Hanoi
- En véhicule privé : Bonne route direction Vinh Yen, Vietri (Route No. 2), mais sans grand intérêt, traversant la plaine de la Rivière Rouge. La route ne devient belle que lorsque les montagnes commencent.
- En bus publics : Bus de nuit (150 000 D) flambant neufs très confortables (couchettes) partant de la gare de My Dinh à 21h ; retour Ha Giang-Hanoï à 21h. Attention: les bus de nuit sont gérés par une compagnie privée, donc les bus Ha Giang-Hanoi partent non pas de la station de bus de Ha Giang, mais en face des bureaux de la société au 405 rue Nguyen Thai Hoc : Réservations indispensables (Tél. 0913 271 384 et 0979 384 384). Les bus Ha Giang-Hanoi s’arrêtent à My Dinh (banlieue ouest de Hanoi), Luong Yen (dans Ha Noi) et Gia Lam (banlieue est) ; vous devez donc demander l’arrêt à Luong Yen(mototaxi Luong Yen-Hoan kiem 30 000 D).
- Au départ de Cao Bang : Excellente et magnifique route (No. 34), refaite en 2009 (voir le grand paragraphe ci-dessous "un itinéraire fantastique : Ha Giang - Dong Van - Meo vac - Babe). A noter après Tinh Tu une gigantesque excavation, une mine d’étain exploitée depuis des temps immémoriaux. Si vous y aller en bus publics, ce sont de vieux bus donc attention aux reins !
- Lao Cai – Ha Giang : bus de jour à la station de Ha Giang ; départ à 6h30 (80 000 D). En voiture privée, la route passant par Hoang Su Phi est extraordinaire, mais actuellement en pleins travaux, donc vérifier à Lao cai si elle est praticable. Sinon, c'est la route No. 4E sur Pho Lu, No. 70 Sud sur Pho Rang, No. 279 Pho Rang-Viet Quang (65 km) qui rejoint la # 2 Hanoï-Ha Giang à Viet Quang.
LA VILLE DE HA GIANG
Jolie capitale régionale au bord de la rivière Lo. Etape obligatoire avant de pénétrer dans le pays H’mong Noir de Dong Van-Meo Vac.
Office du Tourisme
103 Duong Tran Hung Dao. Tel. 0219 3875 288. Pas d’anglais et des brochures en chinois et en viet: L’office organise des excursions en Chine de 1 jour (Ma Ly Po) à 3 jours (Ma Li Po-Chau Van Son-Pho Gia Hac) et plus; documentation en vietnamien, donc voir avec l’hôtel.
Dormir et manger
Une trouvaille récente (sept 09), le nouvel hôtel Ha Giang Resort & Spa, à 5 km du centre de Ha Giang sur la route de Dong Van. 5 (10 en mai 2010) grands (20m2) bungalows avec terrasse sur la rivière et les montagnes, restaurant (terrasse et intérieur) dans une maison thaïe en bois, centre Spa avec sauna (30 000 D), massages et bain d’herbes (60 000 chaque), le tout au milieu de beaux jardins. Bungalows sur la rivière : 260 000 et 280 000 D: petits-déjeuners 30 000 D, dîner 80 000 D. Location de motos 200 000 D, kayaks 60 000 D/h. Le directeur parle bien l’anglais.
Pour vous régaler, je recommande également le restaurant Thuy Son, à la sortie de Ha Giang sur la route de Dong Van. Excellents poissons, et, si vous y allez vers 18h, le “Tout Ha Giang ” s’y retrouve pour boire de la bière à la pression –et dîner, donc il est préférable que vous y alliez vers 19h.
BOUCLE HA GIANG -DONG VAN-MEO VAC-HA GIANG (333 km)
A partir de Ha Giang, une bonne route goudronnée, la # 4C, monte sur Dong Van, situé à 158 km. On monte un premier col: en haut du col, une étroite tranchée dans la montagne permet le passage dans la région de Dong Van ; panorama époustouflant s’ouvrant sur une magnifique vallée –d’où le nom du passage : Quan Ba – “La Porte du Paradis”- et les montagnes à perte de vue. A 15 km avant Dong Van, une petite route à gauche monte sur 24 km au village de Lung Co; pour les curieux, c’est le village le plus au nord du Vietnam. Tout de suite après cette intersection, dans la petite vallée a droite, un lieu extrêmement intéressant à visiter :
** Le Palais de Vuong Chin Duc, Roi des H’mongs.
Grand ami des français, Chin Duc s’est fait construire sur une petite butte un palais sur le modèle d’un yamen chinois : bâtiments en bois de 2 étages entourant 4 cours intérieures. Aux deux coins faisant face à la route, petit donjon en granit. Entre la nombreuse famille du roi, les serviteurs, et la garnison, plus de 100 personnes vivaient à l’intérieur de la forteresse. A l’entrée, deux tombes. Dans celle de gauche repose une des quatre femmes du roi, dans l’autre Vuong Chi Sinh, fils ainé du roi et le mouton noir de la famille puisqu’il rejoignit le Vietminh en 1945 (ce qui explique sans doute que la résidence n’ait pas été détruite et est actuellement en parfait état). Une descendante de Chin Duc vous fait les honneurs de la maison pour 5000 dong (la plupart de la famille a émigré en France et au Canada). On ne s’attend pas à voir un tel complexe dans une région aussi isolée.
DONG VAN
Petit village pittoresque dominé par deux pics calcaires. Au sommet du plus haut, le fortin français de Pu Lo, construit en 1890, évacué en 1945, et parfaitement conservé. On y accède par un petit chemin bétonné prenant derrière le marche couvert (1/2 heure de grimpette et une vue magnifique sur la vallée).
DORMIR ET MANGER
Etant donné qu’il n’y a que 2 hôtels, le choix est vite fait : soit le Hoang Ngoc ; toutes les chambres ont un balcon ; prendre celles de l’arrière, qui donnent sur les rizières et les montagnes, soit le Khai Hoan, en face de l’autre, . Même prix dans les deux : 220 000 D simple/dble, 250 000 triple.Il n’y a qu'un restaurant fréquentable, en face du Khai Hoan ; ne pas y arriver après 19h, sinon, il ne reste rien.
Le Khai Hoan arrange un trekking guidé d'une journée chez les H’mong noirs, Lolos, etc. en pleine sauvagerie; 200 000 dong
Dong Van est surtout la “porte d’entrée” de la route la plus extraordinaire qu’il m'ai été donné de voir en 40 ans de bourlinguage, Dong Van-Meo Vac. 13km de bonne route étroite en lacets accrochée a flanc de montagne monte le col de Ma Pi Leng. FABULEUX!!!! Sur les pentes, ça et là, une maison H’mong en pierres noires à peine visible au milieu des rocs de granit; aucune piste ne semble y conduire. Pas étonnant que les locaux aient pu résister si longtemps au Vietminh. En contrebas, un gouffre de 800 mètres, les gorges de la Rivière Ngo Qué. On peut y descendre par une piste en terre et arriver au village de Sam Pun à la frontière chinoise ; celle-là, je me suis bien promis de la faire un jour, elle doit être fantastique. Tout le coin, c’est vraiment la nature dans toute sa sauvagerie naturelle. Impressionnant “Bout du monde” !
Meo Vac est sans grand intérêt (mais nombreuses nha nghi, car c’est un gros marché). On fait donc, dans la journée, Dong Van-Meo Vac-Ha Giang sans problème. Si vous avez le temps, une petite route conduit de Meo Vac au village H’mong de Khau Vai, célèbre dans tout le Vietnam pour son “Marché de l’Amour” : c’est là que les jeunes H’mongs hommes et femmes de toute la région se regroupent pour trouver l’âme soeur; ce curieux marché était interdit aux étrangers jusqu'à récemment, mais il leur est maintenant ouvert, hélas !!!!!!
UN ITINÉRAIRE FANTASTIQUE : HA GIANG-DONG VAN- MEO VAC-BABE (OU MEO VAC - CAO BANG - BAN GIOC - CAO BANG - BABE)
Pour aller de la région de Ha Giang à Babe, il fallait autrefois faire la boucle Ha Giang-Dong Van-Meo Vac et revenir à Ha Giang, descendre plein sud sur Tuyen Quang pour traverser ouest-est par Na Ho/Cho Chu, et remonter ensuite sur Babe par Bang Lung, un détour de presque 200 km. Un pont tout neuf ayant été ouvert, on peut maintenant faire la route magnifique suivante, qui monte et descend “non stop” :
- Ha Giang-Cao Bang : A partir de Ha Giang, prendre la 34. Magnifiques panoramas. Ca se fait dans la journee
- Ha Giang-Babe : prendre la 34 et plonger plein sud avant Thin Tuc (voir ci-dessous). Ca se fait une longue journée
- Dong Van-Cao Bang : Dong Van-Cao Bang se fait dans la journée, mais c’est très long.
- Dong Van- Babe : Il faut 2 jours. le meiux, c'est Dong van-Méo vac le 1er jour, pour profiter pleinement de cette fabuleuse région, et Méo Vac-Babe le lendemain en couopant plein sud avant Thin Tuc (avant, Bao Lac était impec à mi-chemin, mais l'hôtel est maintenant un taudis). Quelques kilomètres AVANT Tinh Tuc, dans une descente, ne ratez pas le panneau en plein milieu d’un virage gauche indiquant une fourche Cao Bang 41 km / Phan Than 4 km; vous prenez la direction Phan Than (Route 212), plein sud, qui vous amène sur la fameuse 279 (j’écris “fameuse”, car elle existe bien sur les cartes, mais en fait, certaines portions ne sont accessibles qu’en moto, et encore !). Cette route conduit à Na Phac mais, 10 km avant, tournez à droite au panneau Cho Ra 18 km. Vous arrivez à Cho Ra et descendez sur Pac Ngoi (21 km), le village thai où vous dormez chez Duy Tho). Attention: à l’entrée du Parc national de Babe, il faut acheter un permis (20 000 dong/pers.).
LE NORD-OUEST DU VIETNAM
UNE EXCURSION SUPER D’UNE JOURNÉE PRÈS DE HA NOI : Les pagodes de Chua Tay et Chua Tay Phuong, et le parc national de Ba Vi
Pour une journée, beaucoup de touristes choisissent la Pagode des parfums, intéressante, mais ça ne vaut pas Tam Coc. Je connais bien mieux pour ceux qui font ensuite Tam Coc (et infiniment moins bourré de touristes), les pagodes Chua Tay et Chua Tay Phuong.
Chua Tay (Thien Phuc)
C’est un immense complexe de pagodes au milieu d’un village entouré de rizières –nous sommes encore en plein dans le delta- Le village est d’ailleurs tellement charmant que certaines scènes du film Indochine y ont été tournées. Devant le complexe, un petit lac bordé de maisons multicolores et de terrasses de cafés –et marchands de souvenirs- avec un joli petit pagodon et deux ponts couverts en dos d’âne. Au pied de la colline calcaire qui domine le village, premier ensemble de jolies pagodes avec des cours intérieures pleines de plantes et fleurs. A gauche de cet ensemble, un long escalier raide monte en haut de la colline ; on arrive à mi-pente dans une deuxième complexe tout aussi beau, dont une étonnante grotte-pagode –dont l’entrée est à moitié cachée par de longues racines de fromager- et ses multiples statuettes en bois couleur cuivre. On continue l’escalier et arrive au dernier palier du complexe. Le tout est de loin le plus étonnant complexe de pagodes que j’ai visité dans le Nord (Bai Dinh non inclus) ; c’est gigantesque et demande 1 bonne heure de visite.
Il y a aussi dans cette colline une grotte où Ho Chi Minh s’est caché des français en février-mars 1947, avec le petit musée de circonstance. Il en a fait, des grottes !
Chua Tay Phuong (Sung Phuc)
10km plus loin, un autre complexe étonnant, beaucoup plus petit : trois pagodes consécutives en haut d’une autre pic calcaire, dont la plus ancienne date du XIIIe. Magnifiques sculptures polychromes en bois du XVIIe-XVIIIe représentant « Les conditions humaines », et la statue de Quan Am, la déesse aux mille bras.
Entrée 5000 dong pour chaque pagode.
Le parc national de Ba Vi
A une vingtaine de kilomètres des 2 pagodes, un énorme massif culminant à 1276 m, le massif du Ba Vi (3 sommets) domine le Delta. C’est une ancienne station climatique du temps des français. Une route de 12 km grimpe à flanc de montagnes jusqu’à une aire de parking avec restaurant, d’où partent 2 escaliers : un de 1230 marches grimpant au sommet du Bai Vi, avec un temple dédié à Ho Chi Minh, et un autre de 500 marches conduisant à un autre temple, les deux offrant un panorama époustouflant de toute la région.
Pas de bus publics pour aller à ces 3 sites (enfin, si, il y a un bus pour la pagode Thay, mais rien pour aller à l’autre). Donc, c’est la voiture avec chauffeur. Je peux vous arranger ça avec mon fidèle chauffeur Minh. La visite des 3 sites font une journée exceptionnelle à 25-35 km de Hanoi.
TAM COC (LA BAIE D’ALONG TERRESTRE DE NINH BINH)
Tous les guides insistent sur Ninh Binh ; je me demande parfois si leurs auteurs ont vraiment visité la région ! Ninh Binh est moche, et les hôtels idem. Pourquoi tous ces guides ne conseillent pas de séjourner à Tam Coc, à 5km de la ville, reste pour moi un mystère.
Y ALLER :
- Tour organisé d’une journée. Prise en charge à l’hôtel de Hanoï vers 8h, visite de Hoa Lu, déjeuner à Tam Coc, puis ballade en bateau à travers les Tam Coc (3 tunnels) et retour à Hanoï a 18h. Sympa, mais vu la beauté du site, on pleure en partant !
- Bus public Hanoï-Ninh Binh : toutes les ½ h et cadeau (42 000 dong), 2h1/2 de route moche et encombrée (vous êtes sur la Mandarine), puis mototaxi station-Tam Coc (6 km – 40 000 dong). Si vous avez une résa d’hôtel, ils viennent vous chercher.
- Train Hanoï-Ninh Binh : horaires peu pratique. Je vous signale que si vous faites Hanoï-Hué, vous pouvez prendre le train de Hué à Ninh Binh après votre séjour à Tam Coc. Horaires : 14h et 18h
- Jeep avec chauffeur : environ $70 par jour mais on ne l’utilise que très peu sur place, donc, à faire si vous voulez faire la boucle Hanoï-Hoa Lu-Tam Coc-Phat Diem ou si vous continuez sur Mai Chau.
Y COUCHER ET MANGER
On couche et mange évidemment Chez Loan, où la maîtresse de maison, la belle et célèbre -voir les commentaires sur le Forum- Madame Loan, beaucoup de classe et d’une suprême élégance, francophone comme on en fait plus, Cordon bleu (cours de cuisine vietnamienne sur demande - 30 000 dong), est rapidement devenue célèbre par son sens inné de l’hospitalité. Petit hôtel tout neuf de 10 chambres très mignonnes au milieu des rizières, à quelques minutes à pied (ou en bicyclette, gratuite) de l’embarcadère. Toutes les chambres sont climatisées et ont la WiFi. 2 chambres à $12 au rez-de-chaussée, les autres sont à $15-$18). Le meilleur restaurant de Tam Coc, avec salle intérieure et terrasse. Internet et bicyclettes gratuites.
QUOI Y FAIRE ?
- La balade en bateau : 60 000 dongs par personne payables à la cabane en face du débarcadère (90 000 si vous êtes seul). N’oubliez-pas l’ambre solaire et un chapeau, ça tape dur ! Les guides signalent que les batelières essaient un peu trop de vendre leurs borderies à bord. Et alors ? Business is business, même au Vietnam ! Un « Non, merci » ferme...avec le sourire... marche très bien. Ceci dit, elles rament dur –essayez pour voir Donc, si vous n’achetez rien, donnez un pourboire (10 000 dong minimum).
- Les 2 pagodes de chaque côté de Tam Coc, Bich Dong et Thai Vi : 1km de chaque côté de la rivière (faite le tour en bicyclette au milieu des rizières). Au début de la route en terre menant à Thai Vi, un groupe de 20 maisons d’époques différentes reconstituées ; celles du fond contiennent de très intéressantes antiquités de la période du bronze de Dong Son, qui n’est qu’à 20km de Tam Coc. En fait, c’est maintenant (juin 2009) également un hôtel assez extraordinaire, mais qui cherche son identité (groupes ou individuels ?).
A voir absolument :
- La pagode de Hang Mua. Rarement visitée (450 marches, trop dur pour les guides, qui n’aiment pas se fatiguer). On peut la voir en haut d’un piton calcaire sur la gauche quand on fait la ballade en bateau : petit pagodon et un dragon qui serpente le long de la crête ; très curieux vu de loin ! 5 km en vélo. Prendre la voie royale conduisant à Ninh Binh (quelle idée d’avoir construit ça !) : après les 2 grands hôtels à gauche, passer de l’autre côté, sur l’ancienne petite route ; au gros banyan et petit bassin, tourner à gauche pour traverser le village et continuer tout droit. Vous vous baladez dans les rizières et tourner à gauche pour arriver au pied du pic ; 20 000 dong par personne avant d’arriver, la grimpette des marches, et une vue époustouflante à 180° de toute la région. Derrière le grand bassin, une petite grotte traverse la montagne et vous débouchez sur la rivière aux bateaux.
- L’ancienne capitale de Hoa Lu et ses 2 temples. Si vous avez les jambes après Hang Mua (ou un autre jour), retourner sur la petite route, tourner à gauche, et continuer sur 13 km jusqu’à Hoa Lu. La petite route passe dans des paysages somptueux ; vous allez tomber sur une horrible autoroute en béton qui va attirer les masses (quelle plaie que le développement!), vous traversez cette horreur pour continuer la petite route ; elle s’arrête sur l’autoroute, que vous prenez à droite ; vous arrivez à un pont, vous continuez sur votre droite et arrivez à la zone des temples. Sur la droite avant le parking, arrêtez-vous pour déjeuner à la Nha hang dac san ve (Thang Guong), délicieux restaurant. A Hoa Lu, visite des 2 temples : Dinn Thien Hoang, construit pour honorer le premier roi de la dynastie des Dinh (968-980) et ses 3 fils, et Le Dai Han, dédié aux rois de la dynastie des Premiers Le (980-1009). Retour à Tam Coc par la même petite route.
- PHAT DIEM : à voir absolument à 32 km de Ninh Binh. Prendre le bus public de Ninh Binh, un taxi ($40), ou louer une moto à l’hôtel (FORTEMENT déconseillée ; la route est très étroite et envahie de motos et bicyclettes ; si vous le faites, allez TRES doucement). L’étonnante cathédrale de Phat Diem est une merveille architecturale sino-gothique aux proportions énormes (80m x 24m x 16m), dessinée et construite par un prêtre vietnamien, le Père Six, et complétée en 1891. Excellent petit restau pas cher au bout de la rue à gauche de la cathédrale.
PS. Si vous avez le temps, ou en allant à Phat Diem en moto ou auto, arrêtez-vous absolument au beau milieu de Ninh Binh pour visiter la pagode Non Nuoc, perchée sur un monticule qui domine la ville d’un côté, la rivière Van et le delta du Fleuve Rouge de l’autre (entrée 2000 dong). Splendide ! A gauche, statue du jeune étudiant nationaliste qui a hissé un drapeau vietnamien sur un bâtiment public et a été guillotiné par les français. Derrière, le grand blockhaus contrôlant le passage de la rivière ; à droite, le pagodon au pied duquel Bernard de Lattre, fils du Maréchal de Lattre de Tassigny, a été tué -80 blessures- en 1951, et le 2e blockhaus, dominant la ville, mais concassé au bazooka.
HANOÏ-HOA BINH - MAI CHAU - SONLA-DIEN BIEN PHU-PHONG TO-SAPA
La route commence à être belle à partir de Hoa Binh, avec un col aux paysages magnifiques débouchant sur la très belle vallée de Mai Chau.
MAI CHAU
A la sortie de Mai Chau, prenez la petite route à droite, direction le village thaï de Ban Lac ; une expérience à ne pas manquer SAUF EN WEEK END où c’est le zoo avec les touristes étrangers + les Viets + les groupes d’étudiants (pour dormir, bonjour !). Ce n’est plus ce que c’était hélas. C’est devenu l’usine à groupes. Ceci dit, je le recommande pour ceux qui n'ont pas le temps d'aller dans la Haute Régiopn de Sapa/Bac Ha/etc. car les paysages sont très similaires (mais pas aussi époustouflants tout de même !), d’autant plus que c’est près de Hanoï donc parfait pour une excursion de 2 jours.
Ban Lac est un très charmant petit village thaï avec une vue imprenable sur les magnifiques montagnes cernant la grande rizière centrale. Chaque maison sur pilotis est une maison d’hôtes très bien organisée, avec douches communes –eau chaude- restaurant en terrasse, et paillasse (sur un plancher en bambou, donc on y dort très bien), excellents petits repas préparés par la maîtresse de maison, et pas de télé/téléphone/Internet/karaoké. Très sympa pour 60 000 dongs par personne, incluant petit déjeuner complet (autres –copieux- repas : 60 000 dongs). Le soir, il y a toujours un TO qui a organisé une séance de danses locales ; vous faites pas partie du groupe, mais allez-y quand même, personne ne vous jettera ; jolis costumes, jolies danses, et TRES jolies danseuses.
Je vous recommande la maison No. 6 dont la patronne est une excellente cuisinière ; quant au patron…un coin de la grande salle commune est couvert de ses photos avec toute sortes de médailles : un vieux de la vieille qui s’est tapé la Guerre d’Indochine et du Vietnam du côté Viet (hélas : il ne veut pas parler; lorsque j'ai commencé, il m'a sorti « Français moi pas connaître », alors qu’il le connaît sûrement fort bien).
Vous voulez voir comment on faisait des briques au Moyen Age ? Tourner à gauche à l’entrée du village, passer le petit pont et prenez le chemin de droite ; au bout de 1 km, vous verrez 2 immenses tours en brique ; c’est là (attention, il y en a une petite briqueterie avant, mais c’est pas celle-là) ; passionnant à voir comment on entasse 120 000 briques à la main ! Si vous êtes en forme, continuer le chemin, ça finit par grimper dur de montagnes en montagnes en longeant un petit torrent ; je pense que c’est la fameuse piste de 18 km qui mène à des villages Dao, mais je n’en suis pas sûr ; il y aurait des guides, mais les guides, c’est pas pour moi, donc demander à la maison d’hôtes.
Ne manquez pas le petit marché de Mai Chau le matin, c’est marrant.
AUTOUR DE MAI CHAU
La rivière Ma : Si vous continuez la route de Mai Chau, vous tombez sur la rivière Ma, un très bel endroit. Curieusement, toutes les montagnes environnantes sont couvertes de forêts de bambou, donc la grande activité au village principal, Cu Luong (20 km de Ban Lac), est la fabrication de baguettes et de cure-dents. Vous pouvez visiter une fabrique, c’est très intéressant, et ça montre que les ouvriers européens ne sont pas à plaindre ; il faut voir dans quelles conditions d’hygiène et de non-protection de sécurité toutes ces femmes travaillent –Tiens, où sont les hommes ? Une seconde d’inattention aux machines et ce sont les 5 doigts qui partent au lieu des baguettes !!!! Beaucoup de maisons flottantes au bord de la rivière. En plein milieu du village, des marches descendent sur la maison flottante du petit malin qui organise les balades en bateau sur la rivière (40 mn pas bon marché vu qu’il a le monopole ; 300 000 dongs = 15$) ; de l’autre côté de la rivière, un petit trek de 6 km AR vs emmène dans des villages alentours.
Le lac de retenue de Hoa Binh : Vous reprenez la route de Son La et prenez la 1ère route à droite à un rond-point. On suit une très jolie petite vallée qui arrive sur les bords du lac de retenue de Hoa Binh. La vue est très belle.
Le massif de Hang Kia : vous continuez la route de Son La (vous pouvez faire la visite précédente et celle-ci si vous allez à Son la et continuez sur DBP/Sapa), montez un col aux magnifiques panoramas et, au bout de 20 km, arrivez dans le village de h’mongs noirs de Pa Co. Vous prenez la route à gauche, traversez le village, et prenez à gauche pour arriver dans un hameau de maisons au milieu de vergers de pêchers, la grande spécialité du coin (avec l’alcool de maïs of course !). Un tas de pistes partent de là pour aller au village de Hang Kia, d’où partent plus de 100 km de pistes de trekking (vous pouvez aussi aller à Hang Kia par la petite route). Hélas, je n’ai pas pu y aller, car il est tombé un brouillard terrible, avec petit crachin et 12 degrés.
MAI CHAU - SONLA
La route traverse le plateau de Moc Chau ; on se croirait dans le Jura ; c’est le « grenier à vaches » du Nord Vietnam ; il parait que le lait est très bon, hélas, pas de lait frais, et tous les vendeurs de lait pasteurisé en boite (berk !) du bord de route sont tout étonnés qu’on en demande. A une trentaine de kilomètres avant d’arriver à Sonla, arrêtez-vous au petit aéroport de Hat Lot (100 m à gauche de la route) pour un cours d’histoire franco-vietnamienne.
Pour comprendre Dien Bien Phu, il faut savoir ce qui s’est passé à Hat Lot, plus connu du temps des français sous le nom de Na San, une cuvette de 5km sur 2 entourée de montagnes. En 1952, le Général Salan, alors Commandant-en-chef en remplacement de de Lattre mourant, apprend que les divisions vietminh font route vers le Lao pour faire leur jonction avec les Pathet Lao (les communistes laotiens) et, donc, couper le Tonkin en deux. Connaissant la région comme sa poche pour l’avoir sillonnée à cheval dans les années Trente comme jeune lieutenant en charge de dresser des cartes, il décide de construire un point fortifié à Na San, pensant que Giap ne résisterait pas à « refaire le coup de Cao Bang » de 1950, c’est-à-dire à massacrer les français, ce qui est « de bonne guerre ». Pendant 2 mois, une noria de Dakotas –un toutes les 10 minutes- apporte plus de 3000 tonnes de matériel installé par près de 15 000 hommes, le plus grand pont aérien depuis la guerre de Corée. Comme prévu, le 30 novembre 1952, Giap attaque avec ses meilleures divisions…et se retire le 3 décembre en laissant plus de 500 morts sur le terrain. La raison du succès français : le terrain d’aviation intact permettant le ravitaillement et l’évacuation des blessés, Giap ne pouvant arrêter le trafic faute d’artillerie lourde.
En 1954, pour la même raison des Viets approchant le Nord Laos, Navarre a simplement voulu « refaire le coup de Na San » (sans écouter Salan qui lui avait dit qu’il ne pourrait pas tenir Dien Bien Phu sans tenir Na San). Seulement voilà, Giap, lui, avait appris sa leçon : pas de victoire sans détruire l’aéroport, donc sans artillerie lourde, ce qui explique qu’il ait attendu d’avoir tout en place pour attaquer Dien Bien, et qu’il ait commencé par rendre la piste d’atterrissage impraticable.
A Sonla, l’hôtel Cong Doan Trade Union, recommandé par tous les guides, est un affreux bazar en béton avec des chambres tristes à mourir et le restau encore plus (par contre, on y mange bien), le tout pour 240 000 et 300 000 dongs. L’hôtel Sunrise est un excellent 2 étoiles sans restaurant.
Le pénitencier, la honte du colonialisme français avec l’île de Poulo Condor, est intéressant à voir, surtout le petit musée face aux cellules, avec les lettres du Gouverneur du Tonkin expliquant comment il fallait traiter les prisonniers. La seule chose qui manque, c’est des explications sur la façon dont le Vietminh traitait les siens là-dedans (opposants politiques viets au communisme) après 1954; on peut pas tout avoir, n’est-ce-pas, et pourtant, il y a beaucoup à dire sur le sujet ! La maison du Directeur est maintenant un excellent musée (archéologie en bas, ethonologie en haut).
A faire si vous avez le temps : la tour radio : prenez le chemin juste à gauche du Trade Union, et tapez-vous les 715 marches (je les ai comptées) taillées dans le roc. La vue à 360 degrés de toute la région est absolument magnifique (le bas des marches est jonché de seringues et d’ampoules de novocaïne 3 mg ; apparemment, les flics locaux ne savent pas que c’est la shooting gallery de Sonla, à moins que...)
SON LA - DIEN BIEN PHU
Avec la route Ha Giang-Dong Van et celle des chutes de Ban Gioc, la route Sonla-DBP est la plus belle que j’ai faite au Vietnam, mais elles est en pleins travaux (août 2010), donc pleine de problèmes. Donc, compter la journée entière pour faire Sonla-Dien Bien (en octobre 2007, j’ai mis 11 heures incluant la visite suivante) :
A faire absolument : le QG de Giap
A une dizaine de kilomètres avant Dien Bien, prenez à gauche au village de Na Nhan (2 larges panneaux bleus signalent en vietnamien le grand barrage et lac de retenue à 4km de là). Une très belle route en lacets longeant en partie le lac vous conduit au village de Muong Phong (20km de Na Nhan), prés duquel est enfoui le QG de Giap pendant la bataille. Il faut savoir que, pour juger de la situation en toute clarté, Giap n’a jamais mis les pieds à DBP pendant toute la bataille ; il étudiait la situation de Muong Phong au reçu des rapports de ses officiers. Visite très intéressante guidée par quelques adorables gamines thaïes gazouillant en anglais. Après la visite, continuer la route et vous traversez 25km de très beaux paysages montagneux parsemés de petits villages thaïs pour arriver à Dien Bien. Un bien agréable -et instructif- petit détour.
DIEN BIEN PHU
A voir pour se rendre compte de l’insondable bêtise militaire ; comme l’a dit Bigeard, qui ne mâchait pas ses mots, au général Cogny, « C’est pas une cuvette, c’est un pot de chambre » : Les fameuses collines, c’est des buttes dont la plus haute, Eliane 2, doit pas faire 50 m de haut ; il ne faut pas être Napoléon pour comprendre, en voyant les hautes montagnes couvertes de jungle à quelques kilomètres, que c’était le vrai piège à cons. On se demande comment les français (enfin c’est beaucoup dire, il y avait plus de 10 races y compris des tahitiens et des malgaches !!!!) ont pu tenir 56 jours de bombardement jour et nuit !
Du champ de bataille, il ne reste rien à part le PC de de Castries et Eliane 2 à gauche du cimetière Viet, où les Viets ont reconstitué les tranchées…en béton (même les sacs de sable sont en béton !!!) ; en haut, un gigantesque cratère, une mine de 500kg de dynamite posée par les viets et qui a explosé la nuit ; regardez-le bien et imaginez les soldats français subissant ça en pleine nuit, suivi d’une attaque par des milliers de bodoi !
Très beau cimetière viet, mais le français…. à pleurer -d’ailleurs, j’ai failli ! Une toute petite stèle, et payée par un ancien légionnaire, allemand en plus, les gouvernements français se foutant complètement des 150 000 morts pour rien de la Guerre d’Indochine.
Le fameux hôtel Muong Thanh vient d'être (juillet 2010) entièrement refait. Autre choix : le Dien Bien Phu-Hanoi Hotel, sans charme mais impec.
DIEN BIEN - LAI CHAU (MUANG SAY)
A partir de là, le nom des bourgs est un casse-tête…viet ! Le magnifique Lai Chau que tout le monde veut voir s’appelle maintenant Muang Say, et il y a un nouveau Lai Chai, hideux, qui était autrefois Tam Duong et Tam Duong est devenu…je ne sais même plus quoi ! De toute façon, il n’y a plus de Lai Chau/Muang Say, condamnés à disparaitre sous les eaux du barrage en construction, et le célèbre hôtel Lanh Anh a été démonté. Donc, on n’en parle plus jusqu’à ce que le nouveau village et des ponts soient construits. Donc, que vous veniez de DBP ou de Son La, il faut maintenant aller directement à Phong To et coucher au Lanh Anh 2 (voir ci-dessous).
A faire : Deo Van Long
Traverser le pont suspendu après Lan Anh, tourner à droite et suivre la route jusqu’aux berges de la rivière Da (1,5km). Des pirogues à moteur vous emmènent de l’autre coté, où est situé le village, pour 5000 dongs. On peut aussi y accéder en voiture par le nouveau pont construit à la sortie de la ville, mais la traversée en bateau est préférable pour se rendre compte de la puissance du fleuve…et de l’habileté diabolique des bateliers. Il ne reste rien du palais du maître des lieux, Deo Van Long, juste quelques ruines à gauche de ce qui est maintenant l’école, à gauche de « l’embarcadère ». Tyran sanguinaire (bien qu’ayant fait le Lycée à Paris avec Vincent Auriol), on dit, ce qui est possible connaissant le personnage, que, lorsqu’il a évacué Lai Chau en 1953, il a fait tuer tous ses serviteurs pour ne pas qu’ils le trahissent et empoisonner les concubines qu’il ne voulait pas emmener. En tout cas, c’est grâce à lui, soutenu à fond par la France, que les tribus entourant Dien Bien, pressurées par le personnage depuis des décennies, ont, pour se venger, laissé passer les troupes de Giap au lieu de les harceler, ce qui aurait probablement empêché sa victoire.
Une expédition que je me suis promis de faire : Muong Thé. Réservé aux aventuriers : une route magnifique –elle longe toute la Rivière Da- mais épouvantable de 92 km conduit au village thaï de Muong Té, un des postes les plus reculés du Vietnam. C’est vraiment le bout du monde, garanti sans touristes….. Un immense parc national -75 000 ha- est en développement autour du village de Muong Nhé, en pleine sauvagerie, mais il parait que les routes sont impraticables sauf en moto. A Muong Thé, petit hôtel d’état avec restau. Si ça vous tente, la frontière chinoise est à 7 jours de jungle montagneuse…à cheval. Idéal pour les Robinsons !
MUANG SAY (LAI CHAU) - PHONG THO - SAPA
Attention: sur certaines cartes, et pour les Thaïs locaux, Phong Tho s’appelle aussi Paso, nom de la partie thaïe de la ville située de l’autre coté du pont, et sur les nouvelles cartes, Phong Tho a aussi déménagé !!!!
Arrêt dîner et nuit au Lan Anh 2, sur les bords de la rivière. Elégantes chambres dans de grandes maisons en bois, avec lit à baldaquin (douches seulement). Trois grandes et belles terrasses (bar, coin télé, et restaurant). Grande carte de plats vietnamiens délicieux, et service sans reproche.
En route pour Sapa, traversez le pont et prenez la petite route à droite, qui mène à Muang Tho, ancienne « capitale » de Deo Van Anh, le cousin de Deo Van Long (j’ai oublié de vous dire, l’ancêtre de toute cette belle famille était le terrible pirate chef des fameux Pavillons Noirs qui ont donné tant de mal aux français au 19e ; pas des Viets, des chinois !) ; le père de Van Anh, il s’est pas cassé la tête pour prendre le pouvoir : il a assassiné le roi local –qui était son oncle- et épousé sa femme !!!!!. Van Anh était célèbre pour être un bon vivant « auteur » de 83 enfants. Son palais est maintenant l’école (allez-y ; les élèves, beaucoup en costume des tribus locales, doivent voir 10 touristes par an et vous font fête pas possible). En face, 2 pitons calcaires ; sur le plus pointu, un invraisemblable blockhaus français a donné bien du mal aux Vietminh ; Deo Van Anh l’a fait sauter quand il a évacué la région, mais on comprend pourquoi le vieux pirate s’était installé là ; imprenable, le fortin! Traverser le pont et grimper le chemin à droite pour avoir une très belle vue du village. Dommage qu’il n’y ait pas encore d’hôtel, j’y serais bien resté 2-3 jours. Continuer la route et vous retrouvez celle de Sapa.
Phong Tho est à 94 km de Sapa. Route goudronnée traversant la grande plaine de Tam Duong, une grande ligne droite et, ensuite, 20 km de route en lacets ; ça grimpe dur. Magnifique paysage. Les derniers kilomètres avant le haut du col et un peu après sont en réfection complète –souvent à une voie-, donc, calculez bien votre coup ; en octobre 2007, il m’a fallu plus d’une heure pour les faire.
SAPA
On parle beaucoup de Sapa, en bien (cadre magnifique, minorités, super trekking) et en mal (trop de touristes. Voilà mes impressions après 3 séjours :
Ce que j’ai aimé :
- Le cadre, magnifique. Ce n’est pas pour rien que les français avaient baptisé la région « Les Alpes tonkinoises » !
- Les vendeuses en costume tribal, H’mongs (costume noir) et Dao (grande coiffe rouge). Les râleurs qui se plaignent d’un harassement ne comprennent visiblement pas que la vente de produits artisanaux est la principale ressource de ces gens, pauvres et qui ne bénéficient que d’une récolte de riz par an (sauf dans la vallée longée par la route de Lao Cai). Un « non merci » avec un sourire suffit généralement ; sinon, vous dites « toi co roy » (prononcer « toï co zoï » - J’en ai déjà) et le manège s’arrête. J’ai d’ailleurs observé de nombreux touristes qui s’amusaient beaucoup à être entourés de locaux, tout le monde bavardant et riant.
- Le grand choix d’hôtel. J’en ai visité beaucoup par curiosité. Voici mes préférés :
- BUDGET : Le Friendly Hotel, qui mérite bien son nom. Jeune patron très sympa et attentif à ses clients, excellent restau décoré comme un bistrot européen, et 12 chambres pour tous les prix : $10 (vue sur l’arrière), $15 (fenêtre ou balcon vue vallée et montagnes) et $20 (grandes chambres balcon même vue). Toutes les chambres ont un sèche-cheveux, la télé et un minibar (ce dernier pas dans celles à $10). Terrasse sur le toit avec tables et chaises longues, Internet gratuit. Location de motos et VTT ($10 – Même prix pour les 2 car les vélos reviennent souvent en mauvais état – ou ne reviennent pas du tout vu l’état des pistes).
- PLUS CHER : Le Holiday Sapa, ex-Royal View (attention : le Royal View est maintenant plus loin, à gauche avant le marché), qui méritait également ce nom vu que l’hôtel est à flanc de montagnes face au massif du Fansipan, donc vues époustouflantes imprenables de toutes les chambres. $30 (40 pour 3) pour une petite chambre avec fenêtre, $50 (60 pour 3) pour de grandes chambres avec balcon + fenêtre et cheminée, $55 (70 pour 3/4) avec balcon, et $80 (100 pour 3/4) pour des suites de 2 pièces avec une énorme terrasse.
- POUR LES AMATEURS DE CHALETS : un norvégien a repris une ancienne maison coloniale et l’a transformée en une copie conforme d’un Relais de campagne de luxe bien de chez nous, le Chapa Garden : 4 chambres très élégantes avec balcon (2 petites à $65, 2 grandes à 80) ; seul problème : pas de triple, il faut ajouter un lit supplémentaire à $15. Je n’y ai pas mangé, mais on dit le restaurant vraiment gastronomique. Jardin-terrasse. A noter qu’avec 4 chambres seulement, il est demandé de garantir la réservation avec une carte de crédit.
- Le grand choix de restaurants. On mange mieux à Sapa qu’à Hanoï, et c’est tout de même sympa de pouvoir déguster une excellente cuisine italienne un soir (le Delta), une aussi délicieuse indoue le lendemain (le Bombay), de la succulente viande d’Australie/Nlle Zélande le surlendemain (le T-Bone Steak), et de la cuisine locale le dernier jour (Chapa Restaurant ou le Gerbera), le tout dans la même rue et sans avoir à négocier son passage entre tous les tarés de Viets en moto de Hanoï.
- Le trekking. Alors là, j’ai été bien content, car j’ai constaté ce que je savais déjà : que l’on peut passer des journées entières de trekking autour de Sapa sans rencontrer un touriste. Même pour aller à Ta Van, mon ami guide Cédric nous a amené sur une piste empierrée qui part à gauche de la route goudronnée 1,5 km après Sapa ; on monte un long col (vues époustouflantes des montagnes et des hordes de touristes de la vallée) pour arriver dans un petit village Dao ; avant la dernière maison, on prend une petite piste à gauche qui continue a longer la vallée, et on arrive sur un large promontoire rocheux sur lequel sont disséminés ce que je savais exister par centaines dans toutes les vallées autour de Sapa : de gros rochers lisses couverts de pétroglyphes dont les plus anciens datent du XIe siècle ; preuve que nous sortons tous du même « tonneau », l’un est un homme stylisé avec un soleil en guise de tête : comme on retrouve la même figurine dans le Hoggar et le Tassili des Ajjers au Sahara, dans les Andes, et sûrement ailleurs, les fondamentalistes auront du mal à m’expliquer que…. n’est-ce-pas ? On arrive très haut au-dessus de Ta Van et descend à travers les rizières en terrasses ; retour par la vallée à pied ou par la route en moto-taxi (30 000 dong).
- Mes 2 amis guides, Cédric de Sapatrek et olivier, indépendant. Je ne les connaissais que comme–ça ; je viens de passer 5 jours avec eux et je peux dire que, contrairement à ce que prétend un certain membre du Forum –sans les connaître comme d’habitude ! ils connaissent très bien la région, et pour cause : ils sont mariés –ou en voie de…- avec des locales et parlent leur langue (Olivier m’a soufflé à parler et le H’mong et le Dao couramment au marché), et leurs femmes, qui parlent anglais, sont guides également. D’ailleurs, pour un trek de 2 jours, la femme d'Olivier vous emmène carrément dans la maison de ses beaux-parents Dao à 3km de Ta Phin, et vous serez donc les seuls du coin !
Ce que j’ai moins aimé
Le grand désordre à la gare de Lao Cai. Visiblement, les « autorités » locales n’ont pas encore compris que le tourisme était une grosse source de revenus : les employés sont aimables comme des portes de prison locale, la plupart ne parlent pas un mot d’anglais, et toutes les annonces au haut-parleur sont en Viet ; j’ai passé 2 heures d’attente à secourir des touristes complètement perdus là-dedans, y compris 2 jeunes qu’une employée revêche dirigeait vers le mauvais train avec un aplomb remarquable. En plus, ils cadenassent la porte du quai entre deux trains et la plupart restent sur le quai pour ne pas être embêtés par les touristes perdus dans ce bazar. Visiblement, on dérange ! A noter que les portes des toilettes des wagons sont verrouillées, donc bien prendre ses précautions avant.
Pour les fortunés, je signale que la société LIVITRANS a un train de luxe avec des cabines VIP de 2 lits (et un bar commun) pour 1 140 000 dongs et les autres de 4 lits à 420 000. Horaire : Hanoï-Lao Cai : départ 20h40, arrivée 5h : Lao Cai-Hanoï : départ 19h30, arrivée 4h30. livitrans115@vnn.vn
Les minibus Lao Cai-Sapa sont maintenant à 50 000 dong, les taxis à 300 000.
BAC HA
Alors, j’ai été soufflé ! Rien à voir avec Sapa pour un tas de raisons :
- Pas de touristes en semaine, à part quelques aventuriers. Ils arrivent le samedi soir ou le dimanche vers 10-11h pour le marché du dimanche (et repartent vers 14-15h).
- Des paysages époustouflants, complètement différents de ceux de Sapa. Les montagnes sont beaucoup moins hautes (point culminant 1800m alors que le Fansipan est à 3148m), donc, à perte de vue, leurs flancs sont couverts de terrasses à riz et maïs. J’ai passé 3 jours stupéfait du travail de Titan réalisé par les H’mongs Fleurs ; quel peuple admirable de courage ! - Le marché du dimanche. Je m’attendais à un Disneyworld avec un touriste pour deux h’mongs ; pas du tout ! C’est tout simplement renversant ! Imaginez des milliers de femmes habillées d’un costume époustouflant : ample jupe tout en minces bandes de tissu multicolores, corsage en tissu chatoyant mauve ou noir, et gilet/turban avec les mêmes bandes multicolores (plus des bijoux de toute sorte en argent) ; le gilet de certaines est couvert de perles de verre et/ou de résilles. Il faut de 4 à 6 mois pour faire un costume complet. Les hommes sont bien moins attrayants : habillés tout en noir, et beaucoup ont de sérieuses têtes d’alcoolique, ce qui ne m’a pas étonné du tout après avoir goûté à l’excellent alcool de maïs local (meilleur que l’alcool de riz de Sapa), qui doit faire au moins 40°. Donc, il y a beaucoup de touristes, mais ils sont noyés dans la masse. Gigantesque marché où on vend de tout. C’est surtout pour les locaux une occasion de se retrouver (il faut voir les ripailles dans les immenses restaurants ; ayant auparavant vu les étals de boucherie, je me suis abstenu !). Parmi toutes ces H’mongs, vous verrez quelques très belles femmes, grandes, minces, élancées, au fin visage, et habillées d’un très élégant pantalon noir, veste noire avec une mince ceinture rouge, et une petit turban multicolore à dominante rouge : ce ne sont pas des H’mongs, mais des Dao Kim Mien.
- Les balades à faire aux alentours.
En règle générale, se balader en moto dans les montagnes, c’est magique. Mais ce n’est pas pour tout le monde dès que l’on sort des routes, les pistes étant souvent très dures à négocier.
Voici le tour que j’ai fait le 1er jour : prendre la route qui monte sur Si Ma Cai (aucune pancarte indiquant « Can Cau », SMC est la principale bourgade avant la Chine) ; à 6km sur le long col montant sur Can Cau, piste avec panneau indicateur sur la droite montant au village de Lung Phin : elle est bonne sur 800m, après, c’est la galère. J’ai donc continué la route. Quelques kilomètres plus loin, nouvelle piste à droite avec panneau « Xa Lung Sui – 5km » : prenez-la, elle est bonne et les paysages ont magnifiques. Retour sur la route. Vous verrez sur la gauche une sorte d’esplanade avec un immense panneau en béton « Welcome to Si Ma Chai » : une piste prend sur la gauche : vous la prenez au retour pour un « trek » époustouflant. Continuer la route jusqu’à Can Cau (moche, mais il paraît que le marché du samedi est très chouette). Continuer ensuite jusqu’à Si Ma Cai –les panoramas deviennent extraordinaires. Curieuse ville où la vietnamisation va bon train (contrairement à ce que prétend un certain membre de ce Forum : il doit être aveugle, vu que, où que vous alliez en pays H’mong, tous les business et l’administration sont au main des Viets, à part quelques locaux-potiches dans l’administration, sans aucun pouvoir de décision, pour la forme). Grosse bourgade avec un énorme développement immobilier en train, destiné à y installer tous les Viets possibles et imaginables. A noter un hôtel presque fini, le Hong Ngung (tel : 0974 384 044) ; il faudra acheter un permis à Bac Ha pour y séjourner. Retour sur Can Cau et prendre la piste à droite du panneau en béton (petit panneau « Ta Van chu 2 km »). Alors là, j’ai été soufflé ! Vous continuez la piste après Ta Van Chu, jusqu’à ce que vous arriviez à un T : tout de suite avant, tourner à gauche au coin d’une maison avec 2 côtés en mur blanc ; la piste retourne sur Bac Ha parmi des paysages presque aussi époustouflants que ceux de Dong Van-Mao Vac, mais je vous préviens, certains passages sont très durs, complètement défoncés dans les descentes. C’est tellement extraordinaire que j’ai remis ça le lendemain !
2e jour : en grand historien, j’avais toujours rêvé d’aller à Pha Long. Pourquoi ? C’était le QG d’un personnage hors du commun, le général H’mong Chao Quang Lo.
L’épopée du général Chao Quang Lo
Au lendemain du coup de force japonais du 9 mars 1945 –massacre des garnisons françaises, sauf celles qui ont pu s’échapper en pays H’mong (où elles ont été receuillies au péril de la vie des locaux) ou en Chine (où les américains les ont désarmées et enfermées dans des camps sordides en tant que « Vichystes » alors qu’ils venaient de se battre comme des lions contre les Japs), les H’mongs locaux ont élu des comités régionaux chargés de l’administration, dont l’un, celui de Pha Long, dirigé par Chao Quand Lo. Les japs s’étant conduits comme à leur habitude lorsqu’ils sont arrivés là-haut, il organise la lutte armée et tient la région après l’évacuation des japs.
Lorsque les français ont évacué toute la Haute Région, de Lao Cai à Cao Bang, après le désastre de la RC4 en octobre 1950, les H’mongs ont refusé de nous suivre. Le Vietminh est arrivé et ne s’est pas beaucoup mieux conduit que les japs. Chao Quang Lo, après avoir essayé de leur expliquer en vain que les H’mongs n’avaient rien contre le Vietminh et reconnaîtraient une indépendance sous leur contrôle, mais tenaient à ce que ce soient les H’mongs qui administrent leur région, il n’a eu d’autre choix que de reprendre les armes –qu’il avait cachées. Le Vietminh a attaqué Pha Long le 30 octobre 1950, et a pris une énorme volée, Chao Quand Lo se révélant un extraordinaire chef de guerre. Il avait d’ailleurs à l’époque un jeune lieutenant qui se révèlera aussi talentueux dans « l’Art de la Guerre », au Nord Laos envahi par les Viets, le célèbre général Van Pao.
Ravitaillé par les français, Chao Quang Lo ne cesse de battre les Viets à plate couture ; en désespoir de cause, ceux-ci n’ont plus que le choix de demander aux chinois de les aider (la Chine était à l’époque la grande alliée du Vietminh). Voilà donc toute la région envahie par une nuée de sauterelles chinoises. Les H’mongs en ont massacré des milliers dans d’atroces batailles -les chinois ont fini par baptiser CQL « Le dragon terrestre »- mais ont succombé sous le seul nombre, et Pha Long a finalement été pris fin mars 1952 (donc après 3 ans de guerre féroce – quels guerriers, ces H-mongs !).
Chao Quang Lo s’est alors réfugié dans les montagnes et a continué la lutte. Il est mort d’une façon horrible en avril 1952. Les chinois avaient appris qu’il avait trouvé un petit chinois de 3 ans, abandonné et couvert de gale, et l’avait adopté. Ce fils, Tach Pao, avait plus de 20 ans quand les chinois l’ont persuadé de trahir son père adoptif, sous la promesse qu’ils le reconnaîtrait comme « Roi des H’mongs » ; il leur a donc indiqué la cachette de son père, qui a succombé après s’être battu comme un tigre et avoir failli rompre l’encerclement ; bien entendu, les chinois se sont ensuite débarrassés du fils.
Même maintenant, Chao Quand Lo est une légende parmi les H’mongs, à l’instar de son ancien lieutenant Van Pao. Ce dernier vit dans une ferme du Montana et a été récemment mis en prison pour ‘activisme’, vu qu’il protestait contre l’épouvantable massacre des H’mongs du Nord Laos, à coup de bombes, napalm, et gaz asphyxiants. Ca doit être pour le remercier des immenses services qu’il a rendus aux américains pendant la Guerre du Vietnam !
Hélas, je n’ai pas pu y arriver. La route est absolument épouvantable à partir de Si Ma Cai, et débouche sur la large vallée encaissée de la rivière Song Chay, où un grand viaduc en béton est en construction ; j’aurai pu traverser en bateau, mais il y avait encore 18km à faire. Prévu dès que le pont est fini, en passant une nuit à Si Ma Cai. Du coup, je suis retourné sur la piste de Ta Van Chu, aussi émerveillé que le 1er jour.
Les hôtels et restaurants de Bac Ha
- Le Cung Fu, tout neuf, et que je n’ai pas visité (pas eu le temps). Il parait qu’il est bien aussi, mais il donne sur des terrains vagues utilisés le jour du marché pour la foire aux animaux : buffles, chevaux, chiens, et oiseaux.
- Budget : Le Ngan Nga, en face du marché. Aile ancienne avec des chambres correctes pour $10, et surtout patrons super sympas, mignonnes serveuses parlant anglais, et le meilleur restaurant de Bac Ha (terrasse sur la rue pour admirer les H’mongs Fleurs tout en se régalant). Il y a également une aile toute neuve avec des chambres à $20.
- Autre restaurant : le Hoang Nge, juste en face du Sao Mai Hotel, dans une jolie maison en bois avec petite terrasse. Le patron, M. Ngeh, se présente comme l’Office du tourisme de Bac Ha. Il vous fait les résas de train et de bus, notamment le Bac Ha-Lao Cai -50 000 dong : 9h, 12h, 14h 9 (prendre ce dernier pour le train de nuit Lao Cai-Hanoi, mais il y a 4 heures rasantes à passer à Lao Cai avant de se battre à la gare. Taxi : $40).
Je vous signale qu’il y a un bus de nuit tout moderne Bac Ha-Hanoi (180 000 dong) qui part à 21h dans les 2 sens.
Une curiosité à voir à Bac ha : le « château » du Roi-Chat (Vua Meo). Contrairement à ce qu’écrivent le LP et le Routqrd, il n’a pas été « construit par les français pour complaire au chef H’mong Hoang A Tuong » (ils n’ont pas dû lire les explications en anglais hilarant), mais par ce dernier, un Tay, après avoir hérité de la fortune de son bandit de père, Hoang Yen Chao. Celui-ci, ayant compris qu’il y avait de gros sous à faire dans le coin, a acheté des terres qu’il faisait cultiver par des ouvriers agricoles H’mong Fleurs exploités à mort, et s’est lancé dans tous les trafics possibles et imaginables, dont les armes et l’opium. Le fils s’est fait construire ce grand palais baroque de plus de 10 000 m2, très bien restauré et en passe de devenir un musée local (entrée gratuite).
A faire absolument : du trekking fantastique dans la région
M. Ngeh, le propriétaire du Hoang Nge, organise des treks super de 1, 2 et 3 jours, sur les pistes que j’ai faites en moto.Pour 1 jour, je recommande le Bac Ha-Lung Phin-Ta Van Chu ; pour 2 jours, le Bac Ha-Ta Van Chu-Lu Than en semaine et le Bac Ha-Can Cau-Ta Van chu-Bac Ha le samedi (pour le marché de Can Cau). Il organise aussi au départ de la gare de Lao Cai un trek époustouflant de 6 jours dans toute la région. Pas facile à organiser, donc, me contacter si ça vous intéresse.
Pour aller à Bac Ha
- Train de nuit Hanoi-Lao Cai, puis bus public Lao Cai-Bac Ha (ou vous louez une moto chez M. Hai)
- Bus de nuit tout moderne Hanoi- Bac Ha (180 000 dong) qui part à 21h dans les 2 sens. Attention: ce ne sont pas des couchettes, mais des sièges inclinables
- Bus Sapa-Bac Ha (ou excursion organisée pour le marché du dimanche, départ de Sapa 7h30)
Je vous signale également que la route qui mène de Lao Cai à Coc Ly (marché du mardi, renommé mais il parait que ça ne vaut pas le détour) est fermée pour cause de construction de barrage (tout le Nord du Vietnam se couvre de barrages : Sonla, Lai Chau, Coc Ly, Ha Giang, etc.) ; le seul moyen d’y aller est de remonter jusqu’à 1km de Bac Ha pour redescendre ensuite 27 km jusqu’à Coc Ly.
MINH, MON CHAUFFEUR DE 4X4 AU VIETNAM DU NORD De tous les moyens de visiter un pays aussi beau que le Vietnam, mais où les routes sont souvent aussi infernales que les bus locaux, le mieux, si on a les moyens, c’est la 4x4 avec chauffeur. J’ai fait une dizaine de voyages (y compris 5 de plus de 15 jours) avec un chauffeur extraordinaire qui est devenu mon ami, Minh. D’une parfaite éducation, très serviable, extrêmement prudent, il n’hésite pas une seconde à prendre les petites routes et à s’arrêter où vous voulez, quitte à arriver plus tard à la fin de la journée. En plus, il commence à bien se faire comprendre en anglais et apprend rapidement le français. Sur la demande de nombreux lecteurs de ces notes, je me suis mis à leur élaborer des tours époustouflants empruntant au maximum les petites routes que j’ai parcourues avec Minh, juste pour rendre service.
ATTENTION: Minh n'est pas un guide: il vs emmène partout où il faut aller + les coins qu'il connaît qui ne sont pas dans les bouquins + ceux que j'ai découverts (je vois une petite route a droite que mon grand nez de bourlingueur invétère sent être intéressante et hop, mon Minh tourne à droite sans discuter; j'ai découvert des trucs super comme ca!), mais il ne vs explique pas les musées et les histoires d'Ho Chi Minh. Sa voiture est une 4x4 Mitsubishi Pronto qui peut emmener 5 passagers à l’aise.
PRIX
La Jeep appartient à Minh, donc c'est moins cher que par une agence sérieuse. Se méfier des prix d’agences trop bas, à 40-70 dollars/jour ; les chauffeurs en font le minimum, car, pour faire tout de même des profits, ces agences les les chauffeurs une misère alors qu’ils se sont endettés jusqu’au cou pour acheter leur véhicule et paient tous leurs frais, hôtels et restaux compris, et elles vous mettent dans des hôtels et restaux qui commissionnent, donc souvent pas les meilleurs.
Les prix de Minh dépendent du kilométrage total et surtout des difficultés de la route (pour faire Cao Bang-Ha Giang, 220km en 11h, ce n’est pas le même prix que pour Hanoï-Tam Coc). Compter $70-80 par jour pour des itinéraires faciles (Tam Coc, Halong City) et $90/jour pour les grands tours dans le nord (Ha Giang, Hanoï-DBP-Laichau-Sapa, etc.) où de longues portions de route sont des enfers sur lesquels la moyenne est 30km/h (mais les paysages extraordinaires), et où 8 heures ou plus de conduite très éprouvante pour le chauffeur est la norme.
Le prix inclue la Jeep, l’essence, et tous les frais de Minh (hôtels et repas). Il n’inclue pas vos hotels, repas, et entrées aux monuments et parcs nationaux. Vos frais sont minimes : $15-20 la chambre ($30 dans une 3 étoiles comme le Cong Fu à Bac Ha), $5-8 par repas, donc le tout fait une moyenne raisonnable pour des tours hors du commun.
MARCHE A SUIVRE
Minh parle assez anglais –et prend maintenant des cours de français- pour se faire comprendre, mais pas assez pour discuter itinéraire et prix. Vous m'envoyez donc votre itinéraire par en message privé (si vous êtes sur un Forum) ou en e-mail. S'il me paraît OK, je vous donne le prix. S'il ne me paraît pas OK, ce qui est la plupart du temps sauf avec les touristes qui savent que la moyenne en montagne est de 30km/h- je vous explique pourquoi et vous fais des suggestions. Quand on est d'accord sur le trajet, je vous donne le prix. Dans les 2 cas, une fois le prix accepté, je vous fais toutes les résas hôtels, QUE VOUS PAYEZ VOUS-MÊME, donc pas de commissions cachées.
PAIEMENT
Vous payez Minh en totalité, en dollars US, euros ou dongs à votre choix, lors de la réunion que j’organise entre vous, généralement à votre hôtel, 1 ou 2 jours avant le départ, pour vous le présenter et revoir en détail l'itinéraire.
Ci-après des messages reçus de membres à qui j’ai recommandé Minh :
1) Bonsoir jacques, je suis Murielle, celle qui est partie avec mon ami Gilles au Vietnam. Je tenais vraiment à te remercier pour la belle rencontre que nous avons eue grâce à toi: Minh! Gilles et moi étions de la même génération que lui, et nous avons vraiment super bien accrochés ensemble ; même si notre communication orale était limitée, nous n’avions pas besoin de blablater pour comprendre ou sentir les choses. Merci à toi.
2) Le voyage avec Minh s'est très très bien passé : Minh est adorable (super conducteur, attentif à nos attentes, toujours prêt à rendre service!!), les paysages étaient magnifiques et les gens super sympas. Les points les positifs : > Le fait que Minh s'arrête dans les villages sur la route, ça permet de discuter le bout de gras (enfin surtout avec les mains) avec les habitants et plus généralement (mais je l'ai déjà dit)
> Sa gentillesse et le confort de sa voiture (on tient à 5 sans problème avec les bagages). J'espère d'ailleurs que nous ne l'avons pas fait trop souffrir à parler tout le temps dans la voiture, à vouloir faire des pauses pipis tout le temps, etc...
Minh continue d'apprendre le français : on s'est relayé pour lui filer quelques cours puis on lui a offert notre dico franco-viet du Lonely Planet ... Au rythme où il progresse et avec la volonté qu'il y met (il nous rappelait à l'ordre quand c'était l'heure de la leçon!!!), il est bilingue dans un an !!!
Dans tous les cas merci pour nous avoir mis en contact avec Minh, je recommande sans problème ses services si tu as besoin de recommandations auprès de nouveaux clients!
3) Minh est fantastique. Il s'arrete partout ou il y a quelque chose d'interessant, y compris de nombreux endroits non signales dans les guides, et il est d'une patience angelique avec ses passagers, meme quand ils veulent s'arreter sans arret pour prendre des photos. Nous avons surtout apprecie qu'il ne "fasse pas la course" pour arriver le plus tot possible a l'hotel, comme le font les autres chauffeurs (nous avons rencontre plusieurs personnes qui se plaignaient de ça). Always in a good mood and highly helpful. Thank you jacques for a beautiful encounter !
4) bonjour
de retour de notre voyage et nous tenions a vous remercier pour ce periple dans le nord qui fut merveilleux et surtout l'accompagnement de minh qui est un excellent chauffeur car les routes et je dirai des chemins completement defoncees n'a jamais rebrousse chemin tjrs delicat etc... toujours la pour nous satisfaire s'arrete a tout moment pour que nous faisions des photos fait egalement role de guide nous a appris beaucoup de choses tjs dans l'objectif de nous satisfaire;dans le respect que nous le comprenions et minh est avive de comprendre le francais enfin c'etait merveilleux et nous avons eu du mal a nous quitter. encore merci et croyez moi je ferai de la pub pour lui aupres des personnes qui envisagerons de voir ce pays. marie noelle
5) Bonjour Jacques. J'espère que tout va bien pour vous et que vous avez bien profité de votre escapade à Bac Ha. Nous sommes tout juste de retour en Europe. Nous avons fait un super tour avec Minh, vraiment ! On s'est bien entendu avec lui, il est très à l'écoute de ce que nous voulions faire mais sans rien imposer, c'était parfait! Nous repartirons sans aucun doute avec lui et le recommanderons à nos amis.
. PS1. Je tiens bien à préciser que je ne suis pas une agence ou autre « commissionnaire » (je suis conseiller en marketing international et traducteur expert français-anglais). Je ne fais tout cela que pour le plaisir d’aider mon ami Minh, et de me faire des amis parmi ceux qui m’écoutent.
PS 2. Si vous voulez un guide parlant français, j’en connais plusieurs excellents. Compter $30-35 par jour. Je n’en ai toutefois jamais vu l’utilité.
ADDITION FEVRIER 2011 : LA VILLE IMPERIALE DE HUE
Je viens de passer 9 jours à sillonner Hué et les alentours en vélo et moto, donc voilà un petit rapport. Certains écriront peut-être « trop de touristes » ; c’est vrai qu’il y en a beaucoup, et pour une bonne raison : comme Halong ou Angkor, c’est unique au monde, en tout cas pour ceux que la Culture en général et l’Histoire en particulier intéressent. De plus, c’est comme partout ailleurs : il y a les « Incontournables » et tous les très beaux sites où personne ou pas grand monde ne va par manque de temps ou fainéantise.
Première impression un peu décevante. On arrive dans la « Ville moderne », sans charme à part l’avenue Le Loi longeant la rivière des parfums ; de l’autre côté de la rivière, on voit surtout d’immenses panneaux publicitaires pour la bière locale HUDA (délicieuse) et autres. Heureusement, c’est tout de suite compensé par le sourire et la politesse des locaux – qui changent agréablement de Hanoi - et par la fameuse légende –qui n’en est pas une – comme quoi les filles de Hué sont les plus belles du Vietnam ; on dit que c’est parce que beaucoup d’habitants sont des descendants des familles impériales et aristocratiques, ce qui est sûrement vrai : le seul empereur Ming Mang avait 30 femmes, plus de 300 concubines –sans compter les maîtresses occasionnelles- et a reconnu 142 enfants, qui ont tous fait des petits. En tout cas, que de beautées !!!!!!
Hué se visite en 2 jours pleins minimum, 3 si vous voulez vraiment voir les sites plus éloignés comme le mausolée de Gia Long. J’ai passé le 1er jour de visites dans la Cité impériale, en partie détruite par les français en 1947 et les américains pendant le Têt 1968. Elle est entourée de douves, et j’ai pu constater hélas que la bonne habitude viet de balancer des ordures partout est aussi vivace à Hué qu’ailleurs. C’est vraiment désespérant ! A part ça, cette Cité devait être fantastique avant. D’ailleurs, à l’intérieur gauche du Palais du Trône, un écran géant présente d’une façon remarquable la reconstitution de l’original ; je vous conseille de le regarder avant de commencer la visite, qui prend 3 bonnes heures. Des hôtels de Le Loi, il y a un bon kilomètre et demi pour accéder à l’entrée, la magnifique Porte du Midi (rien que le pont fait 400 m de long) ; la bicyclette est parfaite pour ce jour-là ($1 à $1,50/jour dans tous les hôtels). Après la visite, baladez-vous dans les rues de la vieille ville, c’est très sympa. Beaucoup de restaurants de rue, et quelques restaux-jardins, comme le célèbre Y Tao (3 rue Thach Han – Patronne francophone), où on mange d’ailleurs fort bien (à la carte et menus fixes $10 et $15). Vous longez ensuite en vélo les berges de la rivière pour aller voir la pagode Thien Mu (beaucoup de touristes font la descente en bateau) et vous « poussez » jusqu’au Temple de la littérature, qui n’a rien à voir avec celui de Hanoi : une porte d’entrée et 2 longue galeries qui abritent les stèles sur tortue habituelles listant le nom des mandarins diplômés.
Le musée des Beaux-Arts , qui a déménagé dans l’ancien palais de Bao Dai sur Le Loi (le palais originel dans la vieille ville est fermé pour restauration), est très décevant par rapport aux richesses culturelles de la ville. Par contre, le marché de Dong Ba est super !
Le (ou les) jours suivants, visite des « tombeaux ». Plusieurs possibilités :
- Le tour en bateau, mais vous ne verrez que les « incontournables » Khai Dinh/Tu Duc/Ming Mang ;
- En solo en bicyclette (même remarque – compter 30 km et ça grimpe parfois) ;
- Louer une moto sans chauffeur ($5/jour dans tous les hôtels), mais il faut savoir que rien n’est indiqué, sauf à de rares exceptions près, donc, c’est souvent très difficile à trouver dès que vous sortez des principaux sites ; tout les professionnels du tourisme local râlent depuis des années, mais les « Autorités » ne bougent pas - dixit le Directeur d’un hôtel de grand luxe que j’ai visité
- Ce que je recommande pour les gens ‘pressés » : louer une moto avec chauffeur par une agence, en précisant où vous voulez aller en plus des incontournables.
En fait de « tombeaux », fausse appellation, ce sont des mausolées, grands complexes (celui de Gia Long couvre plus de 3000 ha), avec murailles, pagodes, temples, lacs, etc. et …. un tombeau ; certains (Tu Duc, Ming Mang) ont même servi de résidence occasionnelle à l’empereur jusqu’à sa mort. C’est de la mégalomanie avec un grand M, qui a coûté des fortunes et des rivières de sang (3 révoltes d’ouvriers réprimées avec une extrême violence pour la construction de celui de Tu Duc, qui a eu le culot de baptiser le temple principal « Palais de la modestie »). Certains sont fermés pour cause de restauration (Dong Khan au sud de Tu Duc, Thieu Ri au sud de Dong Khan). Mon préféré : Ming Mang, pour les somptueux paysages qui l’entourent ; après, c’est Gia Long, mais pour y aller, c’est une galère : 4 heures de bateau ou la moto –Aucune indication quelle qu’elle soit !. Dans tous ces lieux, c’est 55 000 dong pour rentrer + 5 000 pour garer la moto ; quand on les fait tous comme moi, ça finit par coûter cher !!!!
Pour ceux qui ont le temps (3 jours), voilà une superbe balade à faire en moto (avec ou sans chauffeur) : longez la rive droite de la rivière et arrêtez-vous au passage à 2 charmants endroits sans touristes (gratuits) : l’Arène aux tigres (Ho Quyen), où les empereurs organisaient des combats entre un tigre aux griffes limées et attaché à une longue corde, et un éléphant, qui gagnait à chaque fois, sauf 2 –le tigre a cassé la corde- donc, 100 m plus loin, le très charmant petit temple Voi Ré est dédié aux 2 seuls éléphants vaincus. Continuez plein sud sur Huyen Tran Cong Cha, à travers la campagne, et vous arrivez en-dessous du grand pont neuf qui traverse la rivière. Vous suivez la rivière, traversez un village et, au bout, une petite pancarte manuscrite à droite indique « Boat for Gia Long » (incroyable mais vrai, c’est la seule indication entre Hué et le tombeau !!!!) ; vous traversez un des 2 bras de la rivière avec la moto sur le bateau (le tombeau est dans une péninsule) ; de l’autre côté, vous prenez à gauche et traversez sur 3-4 km un charmant paysage de bananiers et petites maisons qui rappellent beaucoup les îles du delta du Mékong ; au milieu d’une large rizière, prenez à droite au coin d’un « bar » et vous arrivez dans le complexe de Gia Long (si vous pensez être perdu, vous dîtes juste zia long et on vous pointe la direction du doigt).
Pour revenir, avant le pont, vous tourner à droite et arrivez au tombeau de Khai Dinh, à l’extraordinaire décor intérieur très « kitsch ». Petite parenthèse pour les historiens : plusieurs documents récemment trouvés prouvent que le dernier empereur, Bao Dai, n’est pas, comme il est écrit partout dans les histoires officielles, le fils de Khai Dinh, impuissant, par sa concubine No. 3, Tu Cung, mais le fils de cette dernière et du duc Huong D, probablement en accord avec Khai Dinh pour « assurer la descendance ».
Comme toujours, il y a un tas d’endroits très beaux et rarement ou jamais visités par les touristes, les agences se contentant du circuit Cité impériale/bateau sur Thien Mu/Mausolées Tu Duc-Khai Dinh-Ming Mang/Point final. En plus de Gia Long évidemment, où personne ne va, le mausolée de Thieu Tri, la pagode de Tu Hieu (où vivent plus de 80 moines), les 9 blockhaus français de Chim Ham, transformés en une effrayante prison par le régime Diem, l’immense et moderne temple de la princesse Huyen Tran (impressionnant de taille, mais sans charme), tout cela relié par de petites routes de campagne bien sympathiques. A voir, mentionné dans aucun guide –donc pas de touristes : 300 m avant le mausolée de Tu Duc, un panneau bleu à droite indique Belvédère Van Canh. On arrive au sommet d’un monticule au milieu d’une pinède, « couronné » par 4 blockhaus, 3 français et un américain, du haut duquel on a une vue magnifique de la vallée de la Rivière des parfums et des montagnes avoisinantes. Que ce très bel endroit ne soit mentionné dans aucun guide est un mystère !!!!
Le pont Than Hoa, le seul vieux pont couvert du Vietnam avec celui de Hoi An, est suprêmement élégant, mais c’est aussi toute une histoire pour y aller, vu qu’il n’y a aucun panneau indicateur. Prendre la Route No 1 (panneaux « QL1 ») sur 4 km, jusqu’au bout du parapet de sécurité médian (immense panneau publicitaire « HUONG THUY » sur votre droite) ; juste après le bout du parapet, prendre la petite route à gauche, qui traverse les grandes rizières, et tourner à gauche à la fourche (petit panneau « Thien Toan »).
Je suis allé par curiosité à l’interminable (plus de 40 km) plage de Thuan An (13 km de Hué) ; curieusement, je n’ai repéré aucune nha gni sur la plage. Par contre, un 5 étoiles de la chaîne Ana Mandara vient d’ouvrir ; je ne vous dis pas les prix, mais, pour ceux que ça intéresse, une bonne nouvelle : pour toute l’année 2011, c’est plus que moitié-prix, donc vous pouvez avoir une très grande chambre luxe pour $65 et un immense duplex de 200 m2 pour $85.
J’ai aussi fait une journée de moto AR pour arriver à la frontière du Laos, à A Luoi (63 km de Hué par une belle route traversant la Cordillère annamite). C’est la capitale de la minorité des Co Tu ou Ka Tu, une curieuse tribu à la peau plus foncée que la « normale », et qui pratique encore l’achat de la femme, ce qui permet aux plus aisés d’être légèrement polygames. A Luoi est sans charme, allongée au bord de ce qui est maintenant l’Autoroute Ho Chi Minh, un des plus grands travaux du monde, destinée à désenclaver tout l’intérieur du Vietnam de Saigon (Route 13) à 2)29 km au sud de Son Tay (28 km à l’ouest de Hanoi) ; c’est l’autoroute que vous traversez quand vous allez de Mai Chau à Tam Coc. La ville est dans une grande plaine de rizières qui rappelle étonnamment celle de Dien Bien Phu. Grand point de passage de la Piste Ho Chi Minh, l’armée US y avait une base et les montagnes alentours ont été le théâtre de féroces batailles, dont celle de la fameuse Hamburger Hill ; voir l’effrayant film américain du même nom, qui provient du fait que les marines se sont faits hachés menu pendant 3 jours et 3 nuits ; comme pendant toute la Guerre du Vietnam, des centaines de morts et de blessés pour rien du tout, les Viets ayant simplement déménagé de colline après une victoire US très chèrement payée. Il y a évidemment des tunnels vietcong, ceux de Lam Son. Une agence de Hué, Responsible Travel Group, organise un tour dans le coin (village Co Tu et la Hamburger Hill – Tour RTG 06)
Ne reste plus qu’à vous raconter les hôtels et restaux. J’en ai visité beaucoup, et voici mes préférés (subjectif bien entendu !). Pour s’y retrouver dans les adresses, se souvenir que les ruelles latérales s’appellent non pas ngo comme à Hanoi, mais kiet, et que l’adresse 66/7 Le Loi veut dire le No 7 de la ruelle No 66, qui prend au coin du No 66 de l’avenue Le Loi.
- Dans le « Rue des guest-houses » (Kiet 66 Le Loi) : en 1 étoile, le Hoang Huong (66/2 Le Loi) est impec, avec des chambres-dortoirs en bas à $3 le lit (donc moitié moins cher que le Hue Backpackers Hostel) et des chambres lumineuses sur balcon à $10. Une des 2 patronnes était prof d’anglais et la 2e baragouine le français, donc pas de problème de langue.
En 2 étoiles, je recommande fortement l’Impression Hotel (66/7), au fond d’un jardin avec une belle piscine toute neuve : $10 pour les chambres sans balcon, $15 avec balcon sur le jardin, et $20 pour de grandes chambres avec 2 grands lits. Petits-déjeuners à $2 dans le restaurant-terrasse.
En 3 étoiles, le Phuong Hoang, en face du Hoang Huong, est impec : $10 sans balcon, $25 avec balcon, $30 pour une grande quad.
- Pour les fortunés, le Huang Giang est très bien pour des prix somme toute raisonnables pour la qualité, la Résidence est aussi somptueuse que les prix (de 260 à 612$), et le Pilgrimage Village de la chaîne Vandana, sur la route de Ming Mang, hors de prix également.
- Dans la rue parallèle à la Kiet 66, celle des restaurants (Pham Ngu Lao), l’Asia Hotel est le meilleur 3 étoiles de Hué : superbes chambres (il y a même un coffre-fort électronique dans chaque), très bon restau avec terrasse sur la rue, le Caramel, spa au rez-de-chaussée, et surtout, au 7e étage, une grande salle de petits-déjeuners également très élégante et piscine surélevée dont tout le côté extérieur est grand ouvert, donc superbe panorama de tout Hué. C’est plus proche d’un 4 étoiles que d’un 3 ! Prix (très « négociables », une VF vient de payer $37 pour la chambre à 60 !!!!!) : Chbres de luxe $60, Executive de luxe vue ville $80, Executive de luxe vue rivière $90, Suites junior (salon et baignoire jacuzzi) vue rivière $110.
Dans la même rue, le Hue Backpackers Hostel (même société que les Hanoi Backpackers Hostels). 10 Pham Ngu Lao St. Tél. 054 382 65 67 hue@backpackershostel.com . Chambres à 6 et 10 lits à $6 le lit. Bar (très fréquenté et bruyant le soir !!!)-restau sur rue.
- Quelques nha ngi dans la vieille ville. Le Thanh Noi, 57 Dang Dung, est impec, avec jardin et petite piscine, dans un bâtiment colonial + petits pavillons dans le jardin, où se trouve aussi le restaurant Imperial Garden. Chbres standard à $22, supérieures à $25, deluxe à $30 et 1 suite à $50. Ce n’est pas loin d’être mon préféré.
Je vous signale également la maison d’hôtes Villa Bella Garden, dans une petite rue calme (15/131 Tran Phu, près du petit tombeau de Duc Duc), tenue par M. Tran Van Hoang, très célèbre à Hué comme guide-historien complètement francophone, et sa charmante femme. Puits de connaissances sur Hué, il donne à ses clients un petit livre qu’il a écrit racontant des histoires inédites des empereurs Nguyen (en vente partout), ainsi qu’un fascicule sur les monuments à visiter, également remplis d’anecdotes historiques. A cause de son âge, il ne fait plus guide que pour ses clients et la Cité impériale ($25 pour la journée). $15 pour chambre standard, $25 avec balcon sur jardin, et grande chambre 3 pers. $30 et 4 pers. $40 (plus pt-déj. $1,50).
Nombreux restaurants dans la même rue Pham Ngu Lao : la Carambole (élégant - $4-6 le plat), Ushi (moins cher et très bon), Little Italy (au bout de la rue, très bien car plats bons-très copieux-pas cher), Little Saigon, Why Not, etc. J’ai mal mangé au restaurant hindou.
Hué est célèbre pour ses restaurants-jardins. Outre le Y Tao déjà cité, je recommande le Biet Phu Thai Nhi sur Thon Cu Chanh, et surtout 2 restaurants dans le quartier ultra-chic de Kim Long sur la rive gauche de la rivière (c’était le quartier des aristocrates du temps des empereurs ; superbes villas cachées !) : le super-luxueux Ancient Hue sur Kim Long Kiet 104 (pas cher pour le cadre somptueux, avec des menus à $15/18/22/27), et surtout le Vin Thu, impossible à trouver car aucune indication (tourner à droite au No. 12 sur Nguyen Phuc Nguyen, le prolongement de Kim Long : le restaurant est au fond de l’impasse, sans panneau) ; vous êtes reçu par une vraie descendante impériale (la grande classe !), qui vous sert chez elle ce qui est paraît-il une des meilleures cuisines du Vietnam, pour $35 menu fixe ; célèbre parmi « les Initiés », donc réservation 3 ou 4 jours à l’avance indispensable, hélas pour moi qui s’y est pris trop tard.
Côté vie nocturne, c’est le désert ! Tout le monde se retrouve au bar du Backpackers Hostel, et ensuite au Bar DMZ au coin de Pham Ngu Lao et Le Loi ; ça fait pas lourd pour les fêtards !!!! Le DMZ a aussi une agence de voyage pour ceux qui ne veulent pas s’embêter, avec des tours en groupe d’une journée Cité impériale et Thien Mu ($7,50 + entrées), les tombeaux en bateau ($5) et la DMZ (les tunnels de Vinh Moc etc. $12.50 + entrées).
Je vous rappelle que pour ceux qui font d’abord le Nord, le « truc » à faire est de terminer le Nord chez la belle Loan à Tam Coc et ensuite de prendre le train de nuit Ninh Binh-Hue (Loan vous fait la résa) ; Départ 22h40, arrivée à Hué vers 10h ; 550 000 dongs couchettes molles.
Voici quelques prix de transport à partir de Hué :
- En train : $5 pour la plage de Lang Co, $6 pour Danang, $28 pour Nha Trang, 38 pour Saigon (départ 19h07, arrivée Saigon 15h05).
- En bus : $5 pour Danang/Hoi An. En couchette, Nha Trang 30$, Saigon 1 stop $30 / 2 stops $34 / 3 stops $36. Bus de jour Savanhaket $20 et Vientiane $27.
Etre "blanche" en Inde... problème? (relation possible avec un indien?) English translation pending
Je rêve depuis des années de me rendre en Inde, encore plus depuis que j'ai rencontré un garçon qui vient de là-bas, et ce projet devrait pouvoir se concrétiser d'ici fin 2010 mais voilà... la conversation que j'ai eu avec mon "ami" il y a quelques jours m'a vraiment refroidie et je voudrais savoir ce que des personnes qui connaissent bien le pays et sa culture en pensent...
En fait je connais ce garçon depuis quelques mois et on s'est tout de suite super bien entendus, malgré les énormes différences culturelles on a vraiment plein de points communs mais il ne s'est encore vraiment rien passé entre nous... Il vient d'une famille hindue apparemment très conservatrice, il n'a jamais eu de copine, dit que sa mère commence à lui chercher une femme là bas... bref. :/ On s'est quand même beaucoup rapprochés mais ça vient super lentement, il a plein d'à prioris et de blocages sur les contacts physiques, pour lui c'est "impur", contraire à l'amour véritable et je parle même pas de relations sexuelles, ne serait-ce qu'embrasser sur la joue ou me prendre dans ses bras au début était assez difficile pour lui malgré les heures et les heures passées à parler ensemble, la grande complicité qu'on avait... J'ai toujours essayé de comprendre sa culture et au début je trouvais ça "mignon" mais bon, au bout d'un moment... :/
Depuis quelques jours il m'a demandé à plusieurs reprises de me comporter comme "a good hindu girl", il ne veut pas que je porte des vêtements trop découverts (pourtant c'est loin d'être le cas mais monsieur veut que je sois toujours bien couverte :/ ) , il me dit que je devrais lui demander avant de sortir (en rigolant mais à moitié..:P) mais pourtant on n'est pas ensemble!!!!! Alors que moi je ne demanderais que ça. =( Un jour il est super affectueux (tu me manques 50 fois par jour, il me prend dans ses bras... ) , le lendemain il me fait ses grands discours sur la moralité indienne, pourquoi les indiens aiment vraiment du fond du coeur et pas les occidentaux, pourquoi le sexe avant le mariage c'est vraiment horriblement nul et contraire à l'amour avec un grand A. Mais à côté de ça c'est quelqu'un de très doux, drôle, très instruit, protecteur avec moi, j'aime trop passer du temps avec lui mais de plus en plus je me demande si je peux espérer quelque chose ou pas quoi... parce que là notre relation commence à stagner, et puis surtout ce qui me fait douter c'est la discussion qu'on a eue avant hier.
On parlait de mon futur voyage en Inde... Jusqu'à présent il me disait qu'il me présenterait à sa famille, on parlait de ce qu'on ferait ds sa ville etc... (en tant qu'amis seulement) et cette fois il m'a fait comprendre que ce serait difficile de me présenter à sa famille, qu'il le ferait mais j'ai vraiment eu l'impression qu'il en avait déjà honte rien qu'en y pensant!!! Puis il m'a dit que quand ses amis sauraient qu'il passe du temps avec une européenne, ils lui demanderaient tous si on couche ensemble (horreur!!!! :p ) et qu'il aurait du mal à leur faire comprendre que non, que je suis une "good girl".... mais qu'il allait tout faire pour. Et quand je lui ai demandé en rigolant s'il aurait honte de sortir avec moi en public (en tant qu'amis toujours) il m'a dit qu'il ne savait pas trop s'il pourrait, que ce serait super mal vu par sa famille... et il a fini par "You know my dear, it's India" :/ (pourtant je suis loin d'être une "débauchée", je suis une fille super simple, plutôt réservée... donc vraiment, ça ne vient pas de moi)
Franchement ça m'a fait trop mal tout ça!!!! D'abord parce que je me faisais une joie d'aller en Inde, et encore plus en étant pendant une partie du voyage avec quelqu'un que je connais bien et que j'apprécie, et je me disais que c'était l'occasion rêvée pour rencontrer du monde rapidement (famille, amis...) , me fondre dans la culture... Et aussi parce que j'ai vraiment des sentiments pour lui... Mais après ce qu'il m'a dit j'ai l'impression que non seulement il ne tient pas vraiment à moi, mais en plus que ça doit être super dur d'être une fille blanche, en Inde, parce que même si un mec que je connais très bien qui m'apprécie beaucoup aussi (ça je le sais) a honte de se montrer avec moi parce qu'il pense que ses propres amis vont forcément me considérer comme une débauchée malsaine lol... mais alors comment ça sera avec gens que je rencontrerai là bas??? Comment pourrai-je lier des liens avec les gens dans ces conditions... :(
Enfin voilà, je sais plus trop qu'en penser.... Je viens de recevoir un texto de lui dans lequel il me dit que je lui manque trop qu'il faut qu'on passe du temps ensemble cet aprèm. Mais du coup je me sens super mal maintenant... je pensais qu'on pourrait peut-être être ensemble un jour, mais là franchement je doute maintenant. Je sais pas si je peux encore espérer quelque chose ou si je ferais mieux de laisser tomber... mais en même temps ce serait tellement ridicule et dommage de passer à côté d'une histoire qui pourrait être belle pour ces raisons là... =(
Y aurait-il parmi vous des connaisseurs de l'Inde et des indiens pour me conseiller ? 🙂
En fait je connais ce garçon depuis quelques mois et on s'est tout de suite super bien entendus, malgré les énormes différences culturelles on a vraiment plein de points communs mais il ne s'est encore vraiment rien passé entre nous... Il vient d'une famille hindue apparemment très conservatrice, il n'a jamais eu de copine, dit que sa mère commence à lui chercher une femme là bas... bref. :/ On s'est quand même beaucoup rapprochés mais ça vient super lentement, il a plein d'à prioris et de blocages sur les contacts physiques, pour lui c'est "impur", contraire à l'amour véritable et je parle même pas de relations sexuelles, ne serait-ce qu'embrasser sur la joue ou me prendre dans ses bras au début était assez difficile pour lui malgré les heures et les heures passées à parler ensemble, la grande complicité qu'on avait... J'ai toujours essayé de comprendre sa culture et au début je trouvais ça "mignon" mais bon, au bout d'un moment... :/
Depuis quelques jours il m'a demandé à plusieurs reprises de me comporter comme "a good hindu girl", il ne veut pas que je porte des vêtements trop découverts (pourtant c'est loin d'être le cas mais monsieur veut que je sois toujours bien couverte :/ ) , il me dit que je devrais lui demander avant de sortir (en rigolant mais à moitié..:P) mais pourtant on n'est pas ensemble!!!!! Alors que moi je ne demanderais que ça. =( Un jour il est super affectueux (tu me manques 50 fois par jour, il me prend dans ses bras... ) , le lendemain il me fait ses grands discours sur la moralité indienne, pourquoi les indiens aiment vraiment du fond du coeur et pas les occidentaux, pourquoi le sexe avant le mariage c'est vraiment horriblement nul et contraire à l'amour avec un grand A. Mais à côté de ça c'est quelqu'un de très doux, drôle, très instruit, protecteur avec moi, j'aime trop passer du temps avec lui mais de plus en plus je me demande si je peux espérer quelque chose ou pas quoi... parce que là notre relation commence à stagner, et puis surtout ce qui me fait douter c'est la discussion qu'on a eue avant hier.
On parlait de mon futur voyage en Inde... Jusqu'à présent il me disait qu'il me présenterait à sa famille, on parlait de ce qu'on ferait ds sa ville etc... (en tant qu'amis seulement) et cette fois il m'a fait comprendre que ce serait difficile de me présenter à sa famille, qu'il le ferait mais j'ai vraiment eu l'impression qu'il en avait déjà honte rien qu'en y pensant!!! Puis il m'a dit que quand ses amis sauraient qu'il passe du temps avec une européenne, ils lui demanderaient tous si on couche ensemble (horreur!!!! :p ) et qu'il aurait du mal à leur faire comprendre que non, que je suis une "good girl".... mais qu'il allait tout faire pour. Et quand je lui ai demandé en rigolant s'il aurait honte de sortir avec moi en public (en tant qu'amis toujours) il m'a dit qu'il ne savait pas trop s'il pourrait, que ce serait super mal vu par sa famille... et il a fini par "You know my dear, it's India" :/ (pourtant je suis loin d'être une "débauchée", je suis une fille super simple, plutôt réservée... donc vraiment, ça ne vient pas de moi)
Franchement ça m'a fait trop mal tout ça!!!! D'abord parce que je me faisais une joie d'aller en Inde, et encore plus en étant pendant une partie du voyage avec quelqu'un que je connais bien et que j'apprécie, et je me disais que c'était l'occasion rêvée pour rencontrer du monde rapidement (famille, amis...) , me fondre dans la culture... Et aussi parce que j'ai vraiment des sentiments pour lui... Mais après ce qu'il m'a dit j'ai l'impression que non seulement il ne tient pas vraiment à moi, mais en plus que ça doit être super dur d'être une fille blanche, en Inde, parce que même si un mec que je connais très bien qui m'apprécie beaucoup aussi (ça je le sais) a honte de se montrer avec moi parce qu'il pense que ses propres amis vont forcément me considérer comme une débauchée malsaine lol... mais alors comment ça sera avec gens que je rencontrerai là bas??? Comment pourrai-je lier des liens avec les gens dans ces conditions... :(
Enfin voilà, je sais plus trop qu'en penser.... Je viens de recevoir un texto de lui dans lequel il me dit que je lui manque trop qu'il faut qu'on passe du temps ensemble cet aprèm. Mais du coup je me sens super mal maintenant... je pensais qu'on pourrait peut-être être ensemble un jour, mais là franchement je doute maintenant. Je sais pas si je peux encore espérer quelque chose ou si je ferais mieux de laisser tomber... mais en même temps ce serait tellement ridicule et dommage de passer à côté d'une histoire qui pourrait être belle pour ces raisons là... =(
Y aurait-il parmi vous des connaisseurs de l'Inde et des indiens pour me conseiller ? 🙂
Croix gammée et Thaïlande English translation pending
Bonjour,
Quelque chose m'a particulièrement surpris lors de mon dernier séjour au Siam, c'est la prolifération de croix gammées et ce, de différentes manières et que ce soit à BKK ou Korat et sa région: Graffiti sur les escalier du skytrain, autocollant sur les pick-up ou encore représentation sur T-shirts. Je me suis posé la question si ca ne representait pas plutôt la svatiska mais la croix gammée sur fond rouge (sur les T-shirt) ou la tete d'Hitler sur d'autres vetements ont fini de me convaincre.
Quelqu'un sait la raison de celà ? Je sais que ce chapitre de l'histoire n'est pas forcément enseigné par l'education nationale Thai mais font-ils celà par pur ignorance (ca a beau ne pas etre enseigné, ils sont pas débiles pour autant quand meme....) , pour faire branchouille et rebelle ou pour une autre raison qui m'échappe ?
Quelque chose m'a particulièrement surpris lors de mon dernier séjour au Siam, c'est la prolifération de croix gammées et ce, de différentes manières et que ce soit à BKK ou Korat et sa région: Graffiti sur les escalier du skytrain, autocollant sur les pick-up ou encore représentation sur T-shirts. Je me suis posé la question si ca ne representait pas plutôt la svatiska mais la croix gammée sur fond rouge (sur les T-shirt) ou la tete d'Hitler sur d'autres vetements ont fini de me convaincre.
Quelqu'un sait la raison de celà ? Je sais que ce chapitre de l'histoire n'est pas forcément enseigné par l'education nationale Thai mais font-ils celà par pur ignorance (ca a beau ne pas etre enseigné, ils sont pas débiles pour autant quand meme....) , pour faire branchouille et rebelle ou pour une autre raison qui m'échappe ?
Voyage à moto en Corse en été 2010 English translation pending
coucou et bonjour a vous
fourmi prevoyante:je pense deja a l'ete 2010
deja savez vous à partir de quand on peut reserver pour les traversées bateau
les traversées rapides sont elles beaucoup plus cheres?
une semaine en itinerant moto c'est vraiment crevant si on fait le tour de l'ile?
apres mes ados nous rejoingnent pour une semaine de farniente j'ai reperé sur le net un club de vacances a prix abordables le CO soleil de calvi, si certains d'entre vous le connaissent merci de me donner votre avis
pour notre semaine d'itinerance je serais avec mon amour lui 60 et moi 10 de moins alors donnez nous vos points de chute sympa, chez l'habitant, chez d'autres motards ou meme gite equestre àbastia, corte, porte veccio bonifacio ou sartene, ajaccio.
merci d'avance a vous tous et a bientot de vous lire et peut etre faire votre connaissance. bon voyage en corse ou ailleurs
merci d'avance a vous tous et a bientot de vous lire et peut etre faire votre connaissance. bon voyage en corse ou ailleurs
Visite de la Thaïlande en trois semaines English translation pending
Bonjour à tous
Après de longs moments agréables à lire votre forum, et ne trouvant pas tout à fait ce que je cherche, je me suis décidé à m'inscrire et à poster
Après plusieurs voyages en Thaïlande coté "doigts de pieds en éventail" à Samui, je prévois de faire un voyage avec ma femme pour nous intéresser à la culture Thaïe (il serait temps ... je suis d'accord)
L'idée de base du voyage est :
Jour 1 : BKK : Hôtel (Swan Hotel) et Khao San Road (là on oublie la culture thaïe 😉 ) Jour 2 : BKK : Grand Palais + Wat Phra keo + Wat Pho + Wat Satek Jour 3 : BKK : Muang Boran + Départ pour Damnoen Saduak Jour 4 : Damnoen Saduak : Hôtel (Little Bird - Nok Noi) - Marché Flottant (très tôt) - Puis bus pour Nakhon Pathom (Phra Pathom Chedi) - Puis bus pour Kanchanaburi Jour 5 à 8 : Kanchanaburi : Hôtel (Ganesha Park) - Tour de 4 jours avec des éléphants (http://www.ganeshapark.com/tours.htm), puis revenir sur BKK pour prendre le bus (ou train) pour Ayutthaya Jour 9 : Ayutthaya : Hôtel (P.U. Inn Ubonpon) - Visite Ayutthaya Jour 10 : Ayutthaya : Prendre le bus (ou scooter ?) pour Bang Pa In et retour Ayutthaya pour prendre le train de nuit pour Chiang Mai Jour 11 à 14 : Chiang Mai : Hôtel (All in 1) - Visite Chiang Mai et tour de 3 jours dans le Nord :Wat Rong Khun (temple blanc) Maesa camp (éléphants) et peut-être rafting en bambou Grand Musée de l'OpiumTour sur le MékongTribu Karen et autres Hill Trib (si pas à pied)Mae SalongParc National de Salawin (?) et retour par train de nuit à BKK Jour 15 à 19 : Koh Samui : Hôtel (Shady Resort) - Glandage et retour BKK Jour 19 aprèm : BKK : Hôtel (Swan Hotel) - Jim Thompson House et dîner-croisière sur Chao Praya (Bangkok Loy Nava Cruise) Jour 20 : BKK : Khao San Road + Sukhumvit pour les achats avant retour sur Paris Questions :Cela vous semble-t-il possible de faire tout ça sans trop courir - surtout le jour 2 - (ce sont des vacances à la base 😎 ) ? Doit-on revenir à BKK depuis Kanchanburi pour partir à Ayutthaya ? Que conseillez-vous entre BKK ou Kanchanburi et Ayutthaya (Bus / Train voire le Bateau - car il parait que c'est très sympa pour 200 THB env) On lit tout et son contraire sur Ayutthaya : que doit-on visiter ? doit-on y passer plus d'1 journée ? Que pensez-vous des points d'intérêts autour de Chiang Mai ? Que pensez-vous des hôtels préselectionnés (sachant qu'on aime bien un confort certain et la propreté) ? Voila, ça fait beaucoup pour un 1er post, mais comme j'y vais pour la 1ère fois avec ma femme et que je souhaite vraiment qu'elle aime la Thaïlande, je ne veux pas me planter ni trop la faire courir
Je vous remercie par avance de vos réponses
A très vite de vous lire
Après de longs moments agréables à lire votre forum, et ne trouvant pas tout à fait ce que je cherche, je me suis décidé à m'inscrire et à poster
Après plusieurs voyages en Thaïlande coté "doigts de pieds en éventail" à Samui, je prévois de faire un voyage avec ma femme pour nous intéresser à la culture Thaïe (il serait temps ... je suis d'accord)
L'idée de base du voyage est :
Jour 1 : BKK : Hôtel (Swan Hotel) et Khao San Road (là on oublie la culture thaïe 😉 ) Jour 2 : BKK : Grand Palais + Wat Phra keo + Wat Pho + Wat Satek Jour 3 : BKK : Muang Boran + Départ pour Damnoen Saduak Jour 4 : Damnoen Saduak : Hôtel (Little Bird - Nok Noi) - Marché Flottant (très tôt) - Puis bus pour Nakhon Pathom (Phra Pathom Chedi) - Puis bus pour Kanchanaburi Jour 5 à 8 : Kanchanaburi : Hôtel (Ganesha Park) - Tour de 4 jours avec des éléphants (http://www.ganeshapark.com/tours.htm), puis revenir sur BKK pour prendre le bus (ou train) pour Ayutthaya Jour 9 : Ayutthaya : Hôtel (P.U. Inn Ubonpon) - Visite Ayutthaya Jour 10 : Ayutthaya : Prendre le bus (ou scooter ?) pour Bang Pa In et retour Ayutthaya pour prendre le train de nuit pour Chiang Mai Jour 11 à 14 : Chiang Mai : Hôtel (All in 1) - Visite Chiang Mai et tour de 3 jours dans le Nord :Wat Rong Khun (temple blanc) Maesa camp (éléphants) et peut-être rafting en bambou Grand Musée de l'OpiumTour sur le MékongTribu Karen et autres Hill Trib (si pas à pied)Mae SalongParc National de Salawin (?) et retour par train de nuit à BKK Jour 15 à 19 : Koh Samui : Hôtel (Shady Resort) - Glandage et retour BKK Jour 19 aprèm : BKK : Hôtel (Swan Hotel) - Jim Thompson House et dîner-croisière sur Chao Praya (Bangkok Loy Nava Cruise) Jour 20 : BKK : Khao San Road + Sukhumvit pour les achats avant retour sur Paris Questions :Cela vous semble-t-il possible de faire tout ça sans trop courir - surtout le jour 2 - (ce sont des vacances à la base 😎 ) ? Doit-on revenir à BKK depuis Kanchanburi pour partir à Ayutthaya ? Que conseillez-vous entre BKK ou Kanchanburi et Ayutthaya (Bus / Train voire le Bateau - car il parait que c'est très sympa pour 200 THB env) On lit tout et son contraire sur Ayutthaya : que doit-on visiter ? doit-on y passer plus d'1 journée ? Que pensez-vous des points d'intérêts autour de Chiang Mai ? Que pensez-vous des hôtels préselectionnés (sachant qu'on aime bien un confort certain et la propreté) ? Voila, ça fait beaucoup pour un 1er post, mais comme j'y vais pour la 1ère fois avec ma femme et que je souhaite vraiment qu'elle aime la Thaïlande, je ne veux pas me planter ni trop la faire courir
Je vous remercie par avance de vos réponses
A très vite de vous lire
Recherche endroits tranquilles en Thaïlande English translation pending
Où aller encore en Thailande loin des touristes et des bars de jeunes ??
nous recherchons des endroits tranquilles, côté plage, pour nous relaxer,
flaner, vivre aux côtés de pêcheurs, loin des agitations estivales ou
adolescentes
Que nous conseillez vous en juin ?
Merci de vos posts (sérieux !)
Récit de notre voyage au Rajasthan en avril 2009 English translation pending
Voici donc le récit de notre voyage, qui sera publié en plusieurs épisodes car c'est long.
(attention PHOTOS VOIR PLUS BAS POSTS SUIVANTS)
Trajet: Delhi - Kota - Bundi - Chittorgarh - Udaipur - Delhi du 13 au 26 avril 2009
Modalités du voyage: je voyage seule avec avec mes deux enfants. Je n'ai pas loué de voiture, nous nous sommes déplacés en train et transports en commun. Nous avons réservé 3 trajets sur le site des chemins de fer à l'avance. Nous sommes ravis du voyage et rentrons éblouis même si certaines choses ont été dures. Je pense qu'il nous faudra longtemps pour réellement digérer tout ca. Mais l'impression générale est excellente, nous n'avons eu aucun ennui, aucune entourloupe, les gens ont été dans la très grande majorité d'une extrême gentillesse. Nous ne sommes pas tombés malades. Nous n"avons souffert que de la chaleur (40 à 42 degrés au Rajasthan en cette saison). Je donnerai à la fin des précisions sur le budget.
j'en profite pour remercier tous les membres du forum qui nous ont aidé à planifier le voyage et à choisir les étapes. Merci Merci car sans vous ce voyage n'aurait pas été ce qu'ila été 🙂
RECIT DE VOYAGE
PARTIE 1 : DELHI KOTA BUNDI
J1: arrivée Delhi à 5h du matin, par Finnair🤪, après escale à Helsinki. Excellente compagnie je dois dire.
Change à l’arrivée à la Bank of India, 63, 90 Rp pour un euro sans commission. Je n'ai changé que 100 euros et j'ai regretté après, le change est moins bon dans les villes secondaires du Rajasthan.
Eviter Thomas Cook juste à côté : donne moins malgré le prix affiché qui semble similaire, car prend une commission (inofficielle).
Stand de taxi prépayé de la police : 350 Rp Pas de problème avec le taxi
UNE DEMI JOURNEE A NIZAMUDDIN :
Nous allons à Nizamuddin Ouest, chez une amie d’amie qui nous passe une chambre pour quelques heures, car nous avons un train à prendre à 14h pour Kota
Visite de Nizamuddin ouest : le quartier résidentiel où nous logeons se transforme au bout de 10 minutes en petit quartier musulman, puis en un dédale de ruelles étroites avec des chèvres, des vaches, des petites échoppes, qui ressemble plus à un village. Notre but est de visiter les tombes des saints musulmans qui sont parsemées entre les ruelles, parfois dans des aires un peu vagues, puis la Dargah du saint Nizamuddin.
Les enfants commencent à paniquer car les rues sont de plus en plus sales, jonchées de détritus voire d’excréments, sous la chaleur la puanteur s’amplifie, l’étal d’une boucherie islamique fait frémir, il y a des foules d’enfants qui nous suivent, des regards interrogateurs. Nous nous perdons un peu, je redemande plusieurs fois mon chemin, bref on arrive enfin devant la Dargah, on nous fait enlever les chaussures et nous suivons le labyrinthe de couloirs sombres qui entoure un puits puis diverses cours. Les couloirs sont jonchés de mendiants qui attendent de la nourriture, leur vue est très difficile pour les enfants, ils sont squelettiques, les enfants ont des petits membres décharnés repliés sous leurs corps sans force, les adultes nous agrippent et sollicitent des aumônes. Mes enfants veulent sortir, mais on est coincés et il faut avancer. Enfin nous ressortons au grand jour, dans la cour qui abrite le monument à Nizamuddin, autour duquel sont étalés des tapis et des bâches pour protéger du soleil qui tape tellement qu’on ne peut marcher pieds nus sur les dalles en dehors des tapis. On fait le tour en contemplant les fidèles en prière, hommes et femmes vêtues de saris multicolores, de diverses classes sociales assis tout autour du monument ; On décide de rebrousser chemin, et il faut affronter à nouveau le dédale de corridors pour retrouver la sortie et nos chaussures. Les enfants sont épuisés du choc avec la pauvreté et de la chaleur. 🙁
Je décide alors d’aller visiter le tombeau de Humayun qui n’est pas loin. Mais sous la chaleur, le trajet semble long, les routes sont très larges (mathura road n’est pas facile à traverser !), une circulation démente et la pollution rend pénible le moindre trajet à pied.
On finit par arriver devant le monument, caisse et achat de billet (150 Rp, gratuit pour les enfants) et là c’est splendide ! Nous arrivons devant une succession de mausolées et monuments de toute beauté de l’époque moghole, entourés de luxuriants jardins et de fontaines. L’endroit est paradisiaque en comparaison de celui que nous venons de quitter.
Nous paressons dans les jardins à l’ombre des arbres en admirant le nombre de volatiles qui y vivent et y croassent, nous allons siroter des cocas à la buvette et nous faire prendre en photos sur les marches du mausolée en compagnie des Indiens, qui évidemment repèrent ma fille blondinette qui est réquisitionnée pour faire de la figuration sur leurs photos !
Enfin il est l’heure de rentrer, prendre nos bagages et nous diriger vers la Gare de Nizamuddin, avec un Rickshaw bien sûr, qui sillonne les autoroutes en sens inverse de celui de la circulation ( !!!), il me fait de frayeurs bleues mais bon heureusement ce n’est pas loin. Aucune difficulté pour trouver le train, notre wagon Sleeper affiche bien notre nom parmi la liste des passagers, on part à l’heure bref TOUT VA BIEn
VOYAGE DELHI KOTA EN SLEEPER PUIS TRANSFERT BUNDI :
Le wagon sleeper me fait plutôt une bonne impression, du moins après le départ car avant, on a eu droit à un essaim de mendiants et de vendeurs divers qui ont défilé dans le wagon. L’un des mendiants rampait par terre sans jambes. Dur à supporter.
On voyage aux côtés d’une famille indienne très « middle class ». J’en profite pour essayer de lier conversation. Le père ingénieur mécanique, a déjà été en France, en Alsace, pour visiter une usine de fabrication d’excavateurs. Le fils fréquente un lycée technique à Kota, ville réputée pour ses institutions d’enseignement. Il potasse durant tout le voyage son livre de physique, un manuel revêche imprimé tout petit sur papier de type recyclé, sans aucune illustration en couleur, ferme les yeux et se récite les formules à retenir, puis passe à la suivante. Son zèle ferait pâlir tout lycéen français ! La mère, très effacée, me parle à peine. Enfin quand les autres me parlent anglais, je dois leur faire tout répéter car ils ont un tel accent que j’ai du mal à les comprendre (je parle anglais couramment car j’ai vécu des années aux USA mais vraiment l’accent indien c’est spécial !!)
On achète du « tchaé » puis des burgers végétariens (20rp) aux préposés du wagon restaurant qui arpentent le wagon. On regarde le paysage, fascinés par cette succession de paysages arides, désertiques, entrecoupés d’oasis verdoyantes, puis par des banlieues de villes sans aucun style, bardées de fils, de montagnes d’ordures où habitent directement des pauvres familles hirsutes dans des abris faits de sacs poubelles et de bâches plastiques dégoutantes, fouillant au milieu des détritus. Dans les gares, à nouveau l’animation des vendeurs qui entrent dans le wagon avec des seaux, des plateaux de nourriture, des boissons… Le soleil se couche doucement sur ce paysage déroutant, la nuit tombe, on arrive à Kota, où l’animation est toute de suite grouillante à nouveau.
On sort du wagon et on commence à gravir la passerelle qui enjambe les voies ferrées et mène à la sortie. Je n’ai eu aucune réponse à mon mail à la guesthouse de bundi, donc je m’apprête à affronter les rickshaws à la sortie pour nous faire conduire à un hôtel près de la gare, en me disant qu’avec les enfants je ne ferai pas de longs trajets de nuit.
Soudain, en montant l’escalier, j’entends distinctement quelqu’un appeler mon nom, puis le nom de mes enfants. On regarde, hébétés, et on voit un jeune homme qui nous appelle. C’est Montu, de la Shivam Guest house de Bundi qui était venu nous chercher ! Je n’en reviens pas ! Cette bonne surprise inattendue va nous permettre de gagner Bundi le soir même.
Montu « négocie » un rickshaw avec plusieurs autres personnes, on s’y entasse à 7 (les enfants sur la barre qui sépare la cabine de l’espace du chauffeur), les valises amoncelées au fond. Je ne sais pas où on va, mais le rickshaw se démène dans de gros embouteillages, très nerveusement, on roule pas mal, les rues sont éclairées et on voit des myriades de magasins ouverts, des tissus colorés, des foules de gens, de voitures, de rickshaws qui klaxonnent… finalement, on arrive à la gare des bus.
Tout le monde descend et Montu nous montre le bus pour Bundi (rien d’écrit en anglais, je ne sais pas comment on aurait trouvé) et on s’installe, il partira dès qu’il sera un peu rempli. Soudain c’est Pinky qui arrive avec une copine et ses deux enfants ! Grande joie de tout le monde, on se présente, on fait connaissance, on raconte comment on s’est trouvés à la gare … Les enfants ont faim et Montu est parti leur acheter des chips, elles sont trop pimentées (parfum « massala », ca pique pour eux) ! Bref le bus s’ébranle et on arrive à Bundi en pleine nuit, vers 9h30 voire plus. Là à nouveau, longue négociation de Montu pour un rickshaw, on part même à pied en roulant les valises (je pensais qu’on allait à pied), mais non c’est une feinte, le rickshaw nous rappelle et cette fois on monte dedans … à 10 personnes (je ne blague pas ! je précise que le siège est fait pour 3 maximum) !!
Enfin on arrive rompus à la Guesthouse, présentations de toute la famille, et re récit de notre rencontre à la gare de Kota, où MOntu est venu nous chercher en apprenant qu’on avait eu leur adresse par Ashanti du forum 😉… on s’installe sur la terrasse, morts de faim et de fatigue, on commande 2 plats rapides (enfin, rapide n’est pas le mot !), on file dormir. On nous installe dans la « chambre familiale », grande chambre toute propre avec deux grands lits ornés de très beaux draps imprimés à motifs « block print » et deux ventilateurs, une belle salle de bain.
Quelle première journée ! On en a plein les yeux !
J 2-3-4 : BUNDI
J2 : découverte de Bundi
Le matin on prend notre petit déjeuner sur la terrasse de la Shivam Guest house : c’est impressionnant avec les montagnes environnantes et le château qu’on aperçoit juste au dessus, sans parler des singes entreprenants qui se baladent d’un toit à l’autre. On refait la connaissance de toute la famille, les parents adorables, Montu et Pinky qui parlent bien anglais, et Tampi, le plus jeune frère, qui fait des études d’informatique à Jaipur. Ils nous parlent abondamment d’Achille et perle (les enfants d’Ashanti) et nous demandent de leurs nouvelles.
Puis on fait notre première sortie en ville … qui durera jusqu’au soir ! Au début, les enfants sont un peu épouvantés par la circulation : rickshaws, motos, vaches, chiens, chèvres, voitures etc, tout le monde fonce en appuyant sur le champignon et la sonnette à la fois, bref c’est à vous de vous pousser ! Sans parler de la pollution, qui irrite le nez. On ne peut marcher qu’en file indienne et encore au moindre coup de sonnette il faut savoir se ranger promptement de côté ! Mais les enfants prennent vite le pli…
Nous découvrons une petite ville charmante, avec des maisons peintes d’éléphants et de fleurs, des haveli typiques qu’on nous invite à visiter. Partout on nous accueille avec un « hello, what’s your name » et tout le monde veut savoir s’où nous venons, comment nous nous appelons, où est mon mari (je n’en ai pas, mais comment leur faire comprendre un truc aussi impossible pour eux ?), si les enfants sont bien mes enfants (ca va devenir une question lancinante, partout on veut savoir pourquoi je suis la maman d’une petite blonde et d’un enfant brun basané qui ressemble à un Indien).
Les gens passent les mains dans les cheveux blonds de ma fille, puis ils pointent mon fils du doigt et disent « Hindi ? Bharat ? ». Il en a un peu marre, mon petit tsigane, et il n’aime pas que je raconte l’histoire de leur adoption, alors je finis par mentir en disant que oui, leur père est resté à Paris, réponse qui satisfait finalement même si elle doit paraitre improbable !
On visite le marché, les réserves d’eau et le baori (puits gigantesque avec des escaliers descendant en forme géométrique, malheureusement jonché de sacs plastiques et de crottes d’animaux)… On s’achète un lassi merveilleux chez « Sathi’s lassi » (sur la route qui descend du château), et moult bouteilles d’eau fraiche dont nous faisons une consommation énorme, sans compter les bouteilles de jus de mangue, plus parfois un pepsi ou limonade. On a tellement chaud qu’on ne mange rien du tout !
Je commence même nos premiers achats, car les enfants ont besoin de sandales. Les échoppes ont une plate forme à 1m au dessus de la hauteur de la rue, sur laquelle on monte en se déchaussant. On achète 2 paires de sandales et une paire de tongues pour 490 roupies (8 euros), je suis contente, mais j’apprends le soir que je me suis faite rouler et qu’il fallait payer la moitié ! Bon ce n’est pas bien grave. Les sandales par contre ne sont pas de bien grande qualité, ce n’est pas du cuir mais du synthétique ou du carton +Tissu, la première paire lâche rapidement…
On rentre rompus le soir, discussions animées sur la terrasse où on échange les infos avec les routards français qui sont fort nombreux ce soir là, et les membres de la famille de nos hôtes qui se mêlent gaiment aux discussions tout en servant à manger. Faut pas être pressés, nous sommes les derniers servis et avons attendu le repas (riz et légumes uniquement) plus d’une heure ! Sinon on prend des tuyaux auprès des autres voyageurs, on nous dit que la montée au château est rude, et la montagne peuplée de dangereux singes qui n’hésitent pas à attaquer les touristes isolés. Bigre !
J3 : visite de la forteresse et du château au programme, puis jait sagar.
Avertie, je décide de louer un rickshaw auquel je demande d’aborder la forteresse par l’arrière, je me dis qu’on redescendra vers le château ce sera plus facile. Il y a 10 km de route très mauvaise et le rickshaw peine terriblement. On arrive à un petit poste de garde et on aperçoit les murailles impressionnantes de la forteresse, fermée. Personne ne sait comment aller vers le château. Le chauffeur ne comprend pas un traitre mot d’anglais et ne sait pas où l’on doit passer, on attend sous le soleil, je lui montre le plan mais il ne sait rien, on est coincés…
Enfin arrive un type avec un gros gourdin qui se propose de nous faire faire le tour de la forteresse et de nous indiquer le chemin vers le château. Le gourdin c’est pour écarter les singes à tête rouge🤪, bon ca me rassure… Bref il nous ouvre la porte de la forteresse et on commence à longer les gigantesques remparts, puis on découvre avec émerveillement les enfilades de pièces avec des murs peints, des fresques, les terrasses, les jardins suspendus, les esplanades, les gros réservoirs d’eau et les puits gigantesques, un château de la belle au bois dormant envahi par la végétation et les animaux (singes, chauve souris, lézards, insectes etc). Avec une vue superbe sur la vallée et les petites maisons bleues de Bundi en bas.
Le guide nous indique la direction qui descend vers le château, qui est environ à une demi-heure de marche plus bas. Mais je ne veux pas faire le chemin seule. Nous n’avons rencontré aucun touriste du tout sur ce site pourtant époustouflant. Finalement on avise deux touristes australiens qui sont montés du château au pied et consentent à faire le trajet avec nous. Les pierres sont très glissantes par endroit mais ca va. Et là on arrive au château de Bundi (16-17e siècle), splendide, constitué de cours entourées de cloitres ouvrant sur des chambres richement décorées de fresques ou de petits miroirs incrustés. Les miniatures peintes sont de toute beauté et les couleurs superbes. On n’y rencontre très peu de touristes.
Finalement on arrive à la partie basse du château, celle dont l’entrée est payante quand on arrive par le bas, mais nous n’avons pas de billets puisque nous sommes arrivés par le sommet de la montagne. Les enfants sont épuisés de chaleur et veulent rentrer à la maison, mais le garde nous propose de faire venir de l’eau moyennant 20 Rp (le prix habituel de la bouteille est de 10 Rp, le garde prend son portable et au bout de 10 minutes, on voit un gamin qui a fait la montée en courant pour nous apporter la bouteille tant désirée…), ok on prend.
Ensuite le garde veut nous vendre des billets et fait le calcul : 60 Rp par personne (tiens les enfants sont payants ? oui dit il), plus 60 Rp pour l’appareil photo. Je lui tends les billets, il empoche ca et les fourre dans sa poche ! et là je comprends qu’il n’a pas de souche pour vendre des billets et que tout ca c’est pour bibi ! Bref tant pis. On ne m’y reprendra pas. La partie payante est d’ailleurs bien petite après tout ce que nous avons vu. On y paresse un peu, avec deux touristes allemand, dans un recoin sculpté qui offre une vue panoramique sur la ville, bien à l’ombre et au frais. Bon poste d’observation cet endroit ! le maharajah a bien vu ! Enfin on redescend vers la ville.
Je décide de faire un tour du côté du lac qui doit se trouver à 2km au nord de la ville, nous suivons une rue qui mène vers le nord, bordée d’échoppes de bijoutiers et où ma fille repère un bracelet en argent torsadé que nous emportons pour 200 Rp (l’argent vaut 20 Rp le gramme, il y a 8 grammes ca fait 160 Rp plus un peu plus pour le travail de l’orfèvre). Pas cher !
On continue la rue et on découvre des boutiques pas du tout touristiques, des tailleurs, des magasins de tissus. Petit à petit, la ville se transforme en village, nous sommes suivis par une joyeuse cohorte d’enfants, sous une chaleur torride. Certains nous demandent « one roupie », ou bien « one pen », voire « one bottle » (ils collectent les bouteilles vides, ca se revent parait il, ou bien ca peut se réutiliser aussi pour y mettre de l’eau prise au puits). On s’arrête plus d’une heure sous un grand arbre, épuisés, les enfants restent autour de nous et on discute...
Finalement on arrive au lac, on entre dans le domaine de la « maison de Kipling » (enfin Kipling y a dormi en tout et pour tout une seule nuit), qu’un garde nous fait visiter, c’est un charmant petit pavillon situé magiquement au bord du Jait Sagar, vers où descendent une série de jolis ghats où les gens viennent se laver ou se baigner. Des singes jouent dans les arbres. Le garde nous fait visiter les jardins, nous montre les manguiers où pendent des mangues encore vertes. La vue est splendide sur le lac. On y reste tout l’après midi, au frais. Le lendemain on reviendra s’y baigner encore une fois, car c’est le seul endroit frais de la ville.😛
J4 : cette fois c’est notre dernière journée à Bundi. Promenades et lac.
Au petit déjeuner, outre les touristes, un imam musulman en grand habit tout blanc, venu dit il pour « affaires » d’Udaipur. Les enfants veulent rester à la guest house, je les laisse jouer avec Tampi, qui est un fana d’ordinateur et qui la veille au soir les a amenés faire un tour de moto de nuit dans la ville. Ils étaient ravis et adorent Montu, Pinky et Tampi ! ils jouent à nourrir la tortue dont la carapace dessine une étoile, il parait que c’est rare. Elle ne mange que des gombos, la veinarde !
Je pars au marché, bien décidée à faire des achats, notamment les draps imprimés par la technique du block print que j’ai vus à la guest house. J’en trouve au marché, 80 Rp, plus des foulards colorés (50-60 Rp). J’achète de la crème Odomos pour les moustiques dans une petite pharmacie (58 Rp), car on se fait piquer les mollets le soir sur la terrasse de la guest house.
L’après midi on retourne au lac, il y a un grand mariage musulman où nous reconnaissons l’imam vu le matin, qui y officie. Les invités sont parés de leurs plus beaux atours et je me dis que c’est un endroit idéal pour un mariage. On nous propose des plats mais je refuse prudemment : régime riz et légumes cuits uniquement pour l’instant, selon les recommandations. D’ailleurs nous ne tomberons jamais malades au cours de notre voyage. Il fait très très chaud et je suis prudente : pas d’écarts pour la nourriture.
Ce soir là, la chambre est terriblement chaude (elle est située sous la terrasse) et personne n’arrive à dormir. J’envie les touristes qui ont des chambres au rez de chaussée (plus petites mais bien plus fraiches).
Le lendemain nous partons à la gare, à 7h15 nous avons un train pour Chittaurgar.
Suite au prochain épisode 🙂 LIRE LA SUITE DANS LES MESSAGES PLUS BAS !
Amicalement
Deborah 🙂 et ses deux loulous de 9 et 11 ans (une blondinette, un brun bronzé) 😎
Trajet: Delhi - Kota - Bundi - Chittorgarh - Udaipur - Delhi du 13 au 26 avril 2009
Modalités du voyage: je voyage seule avec avec mes deux enfants. Je n'ai pas loué de voiture, nous nous sommes déplacés en train et transports en commun. Nous avons réservé 3 trajets sur le site des chemins de fer à l'avance. Nous sommes ravis du voyage et rentrons éblouis même si certaines choses ont été dures. Je pense qu'il nous faudra longtemps pour réellement digérer tout ca. Mais l'impression générale est excellente, nous n'avons eu aucun ennui, aucune entourloupe, les gens ont été dans la très grande majorité d'une extrême gentillesse. Nous ne sommes pas tombés malades. Nous n"avons souffert que de la chaleur (40 à 42 degrés au Rajasthan en cette saison). Je donnerai à la fin des précisions sur le budget.
j'en profite pour remercier tous les membres du forum qui nous ont aidé à planifier le voyage et à choisir les étapes. Merci Merci car sans vous ce voyage n'aurait pas été ce qu'ila été 🙂
RECIT DE VOYAGE
PARTIE 1 : DELHI KOTA BUNDI
J1: arrivée Delhi à 5h du matin, par Finnair🤪, après escale à Helsinki. Excellente compagnie je dois dire.
Change à l’arrivée à la Bank of India, 63, 90 Rp pour un euro sans commission. Je n'ai changé que 100 euros et j'ai regretté après, le change est moins bon dans les villes secondaires du Rajasthan.
Eviter Thomas Cook juste à côté : donne moins malgré le prix affiché qui semble similaire, car prend une commission (inofficielle).
Stand de taxi prépayé de la police : 350 Rp Pas de problème avec le taxi
UNE DEMI JOURNEE A NIZAMUDDIN :
Nous allons à Nizamuddin Ouest, chez une amie d’amie qui nous passe une chambre pour quelques heures, car nous avons un train à prendre à 14h pour Kota
Visite de Nizamuddin ouest : le quartier résidentiel où nous logeons se transforme au bout de 10 minutes en petit quartier musulman, puis en un dédale de ruelles étroites avec des chèvres, des vaches, des petites échoppes, qui ressemble plus à un village. Notre but est de visiter les tombes des saints musulmans qui sont parsemées entre les ruelles, parfois dans des aires un peu vagues, puis la Dargah du saint Nizamuddin.
Les enfants commencent à paniquer car les rues sont de plus en plus sales, jonchées de détritus voire d’excréments, sous la chaleur la puanteur s’amplifie, l’étal d’une boucherie islamique fait frémir, il y a des foules d’enfants qui nous suivent, des regards interrogateurs. Nous nous perdons un peu, je redemande plusieurs fois mon chemin, bref on arrive enfin devant la Dargah, on nous fait enlever les chaussures et nous suivons le labyrinthe de couloirs sombres qui entoure un puits puis diverses cours. Les couloirs sont jonchés de mendiants qui attendent de la nourriture, leur vue est très difficile pour les enfants, ils sont squelettiques, les enfants ont des petits membres décharnés repliés sous leurs corps sans force, les adultes nous agrippent et sollicitent des aumônes. Mes enfants veulent sortir, mais on est coincés et il faut avancer. Enfin nous ressortons au grand jour, dans la cour qui abrite le monument à Nizamuddin, autour duquel sont étalés des tapis et des bâches pour protéger du soleil qui tape tellement qu’on ne peut marcher pieds nus sur les dalles en dehors des tapis. On fait le tour en contemplant les fidèles en prière, hommes et femmes vêtues de saris multicolores, de diverses classes sociales assis tout autour du monument ; On décide de rebrousser chemin, et il faut affronter à nouveau le dédale de corridors pour retrouver la sortie et nos chaussures. Les enfants sont épuisés du choc avec la pauvreté et de la chaleur. 🙁
Je décide alors d’aller visiter le tombeau de Humayun qui n’est pas loin. Mais sous la chaleur, le trajet semble long, les routes sont très larges (mathura road n’est pas facile à traverser !), une circulation démente et la pollution rend pénible le moindre trajet à pied.
On finit par arriver devant le monument, caisse et achat de billet (150 Rp, gratuit pour les enfants) et là c’est splendide ! Nous arrivons devant une succession de mausolées et monuments de toute beauté de l’époque moghole, entourés de luxuriants jardins et de fontaines. L’endroit est paradisiaque en comparaison de celui que nous venons de quitter.
Nous paressons dans les jardins à l’ombre des arbres en admirant le nombre de volatiles qui y vivent et y croassent, nous allons siroter des cocas à la buvette et nous faire prendre en photos sur les marches du mausolée en compagnie des Indiens, qui évidemment repèrent ma fille blondinette qui est réquisitionnée pour faire de la figuration sur leurs photos !
Enfin il est l’heure de rentrer, prendre nos bagages et nous diriger vers la Gare de Nizamuddin, avec un Rickshaw bien sûr, qui sillonne les autoroutes en sens inverse de celui de la circulation ( !!!), il me fait de frayeurs bleues mais bon heureusement ce n’est pas loin. Aucune difficulté pour trouver le train, notre wagon Sleeper affiche bien notre nom parmi la liste des passagers, on part à l’heure bref TOUT VA BIEn
VOYAGE DELHI KOTA EN SLEEPER PUIS TRANSFERT BUNDI :
Le wagon sleeper me fait plutôt une bonne impression, du moins après le départ car avant, on a eu droit à un essaim de mendiants et de vendeurs divers qui ont défilé dans le wagon. L’un des mendiants rampait par terre sans jambes. Dur à supporter.
On voyage aux côtés d’une famille indienne très « middle class ». J’en profite pour essayer de lier conversation. Le père ingénieur mécanique, a déjà été en France, en Alsace, pour visiter une usine de fabrication d’excavateurs. Le fils fréquente un lycée technique à Kota, ville réputée pour ses institutions d’enseignement. Il potasse durant tout le voyage son livre de physique, un manuel revêche imprimé tout petit sur papier de type recyclé, sans aucune illustration en couleur, ferme les yeux et se récite les formules à retenir, puis passe à la suivante. Son zèle ferait pâlir tout lycéen français ! La mère, très effacée, me parle à peine. Enfin quand les autres me parlent anglais, je dois leur faire tout répéter car ils ont un tel accent que j’ai du mal à les comprendre (je parle anglais couramment car j’ai vécu des années aux USA mais vraiment l’accent indien c’est spécial !!)
On achète du « tchaé » puis des burgers végétariens (20rp) aux préposés du wagon restaurant qui arpentent le wagon. On regarde le paysage, fascinés par cette succession de paysages arides, désertiques, entrecoupés d’oasis verdoyantes, puis par des banlieues de villes sans aucun style, bardées de fils, de montagnes d’ordures où habitent directement des pauvres familles hirsutes dans des abris faits de sacs poubelles et de bâches plastiques dégoutantes, fouillant au milieu des détritus. Dans les gares, à nouveau l’animation des vendeurs qui entrent dans le wagon avec des seaux, des plateaux de nourriture, des boissons… Le soleil se couche doucement sur ce paysage déroutant, la nuit tombe, on arrive à Kota, où l’animation est toute de suite grouillante à nouveau.
On sort du wagon et on commence à gravir la passerelle qui enjambe les voies ferrées et mène à la sortie. Je n’ai eu aucune réponse à mon mail à la guesthouse de bundi, donc je m’apprête à affronter les rickshaws à la sortie pour nous faire conduire à un hôtel près de la gare, en me disant qu’avec les enfants je ne ferai pas de longs trajets de nuit.
Soudain, en montant l’escalier, j’entends distinctement quelqu’un appeler mon nom, puis le nom de mes enfants. On regarde, hébétés, et on voit un jeune homme qui nous appelle. C’est Montu, de la Shivam Guest house de Bundi qui était venu nous chercher ! Je n’en reviens pas ! Cette bonne surprise inattendue va nous permettre de gagner Bundi le soir même.
Montu « négocie » un rickshaw avec plusieurs autres personnes, on s’y entasse à 7 (les enfants sur la barre qui sépare la cabine de l’espace du chauffeur), les valises amoncelées au fond. Je ne sais pas où on va, mais le rickshaw se démène dans de gros embouteillages, très nerveusement, on roule pas mal, les rues sont éclairées et on voit des myriades de magasins ouverts, des tissus colorés, des foules de gens, de voitures, de rickshaws qui klaxonnent… finalement, on arrive à la gare des bus.
Tout le monde descend et Montu nous montre le bus pour Bundi (rien d’écrit en anglais, je ne sais pas comment on aurait trouvé) et on s’installe, il partira dès qu’il sera un peu rempli. Soudain c’est Pinky qui arrive avec une copine et ses deux enfants ! Grande joie de tout le monde, on se présente, on fait connaissance, on raconte comment on s’est trouvés à la gare … Les enfants ont faim et Montu est parti leur acheter des chips, elles sont trop pimentées (parfum « massala », ca pique pour eux) ! Bref le bus s’ébranle et on arrive à Bundi en pleine nuit, vers 9h30 voire plus. Là à nouveau, longue négociation de Montu pour un rickshaw, on part même à pied en roulant les valises (je pensais qu’on allait à pied), mais non c’est une feinte, le rickshaw nous rappelle et cette fois on monte dedans … à 10 personnes (je ne blague pas ! je précise que le siège est fait pour 3 maximum) !!
Enfin on arrive rompus à la Guesthouse, présentations de toute la famille, et re récit de notre rencontre à la gare de Kota, où MOntu est venu nous chercher en apprenant qu’on avait eu leur adresse par Ashanti du forum 😉… on s’installe sur la terrasse, morts de faim et de fatigue, on commande 2 plats rapides (enfin, rapide n’est pas le mot !), on file dormir. On nous installe dans la « chambre familiale », grande chambre toute propre avec deux grands lits ornés de très beaux draps imprimés à motifs « block print » et deux ventilateurs, une belle salle de bain.
Quelle première journée ! On en a plein les yeux !
J 2-3-4 : BUNDI
J2 : découverte de Bundi
Le matin on prend notre petit déjeuner sur la terrasse de la Shivam Guest house : c’est impressionnant avec les montagnes environnantes et le château qu’on aperçoit juste au dessus, sans parler des singes entreprenants qui se baladent d’un toit à l’autre. On refait la connaissance de toute la famille, les parents adorables, Montu et Pinky qui parlent bien anglais, et Tampi, le plus jeune frère, qui fait des études d’informatique à Jaipur. Ils nous parlent abondamment d’Achille et perle (les enfants d’Ashanti) et nous demandent de leurs nouvelles.
Puis on fait notre première sortie en ville … qui durera jusqu’au soir ! Au début, les enfants sont un peu épouvantés par la circulation : rickshaws, motos, vaches, chiens, chèvres, voitures etc, tout le monde fonce en appuyant sur le champignon et la sonnette à la fois, bref c’est à vous de vous pousser ! Sans parler de la pollution, qui irrite le nez. On ne peut marcher qu’en file indienne et encore au moindre coup de sonnette il faut savoir se ranger promptement de côté ! Mais les enfants prennent vite le pli…
Nous découvrons une petite ville charmante, avec des maisons peintes d’éléphants et de fleurs, des haveli typiques qu’on nous invite à visiter. Partout on nous accueille avec un « hello, what’s your name » et tout le monde veut savoir s’où nous venons, comment nous nous appelons, où est mon mari (je n’en ai pas, mais comment leur faire comprendre un truc aussi impossible pour eux ?), si les enfants sont bien mes enfants (ca va devenir une question lancinante, partout on veut savoir pourquoi je suis la maman d’une petite blonde et d’un enfant brun basané qui ressemble à un Indien).
Les gens passent les mains dans les cheveux blonds de ma fille, puis ils pointent mon fils du doigt et disent « Hindi ? Bharat ? ». Il en a un peu marre, mon petit tsigane, et il n’aime pas que je raconte l’histoire de leur adoption, alors je finis par mentir en disant que oui, leur père est resté à Paris, réponse qui satisfait finalement même si elle doit paraitre improbable !
On visite le marché, les réserves d’eau et le baori (puits gigantesque avec des escaliers descendant en forme géométrique, malheureusement jonché de sacs plastiques et de crottes d’animaux)… On s’achète un lassi merveilleux chez « Sathi’s lassi » (sur la route qui descend du château), et moult bouteilles d’eau fraiche dont nous faisons une consommation énorme, sans compter les bouteilles de jus de mangue, plus parfois un pepsi ou limonade. On a tellement chaud qu’on ne mange rien du tout !
Je commence même nos premiers achats, car les enfants ont besoin de sandales. Les échoppes ont une plate forme à 1m au dessus de la hauteur de la rue, sur laquelle on monte en se déchaussant. On achète 2 paires de sandales et une paire de tongues pour 490 roupies (8 euros), je suis contente, mais j’apprends le soir que je me suis faite rouler et qu’il fallait payer la moitié ! Bon ce n’est pas bien grave. Les sandales par contre ne sont pas de bien grande qualité, ce n’est pas du cuir mais du synthétique ou du carton +Tissu, la première paire lâche rapidement…
On rentre rompus le soir, discussions animées sur la terrasse où on échange les infos avec les routards français qui sont fort nombreux ce soir là, et les membres de la famille de nos hôtes qui se mêlent gaiment aux discussions tout en servant à manger. Faut pas être pressés, nous sommes les derniers servis et avons attendu le repas (riz et légumes uniquement) plus d’une heure ! Sinon on prend des tuyaux auprès des autres voyageurs, on nous dit que la montée au château est rude, et la montagne peuplée de dangereux singes qui n’hésitent pas à attaquer les touristes isolés. Bigre !
J3 : visite de la forteresse et du château au programme, puis jait sagar.
Avertie, je décide de louer un rickshaw auquel je demande d’aborder la forteresse par l’arrière, je me dis qu’on redescendra vers le château ce sera plus facile. Il y a 10 km de route très mauvaise et le rickshaw peine terriblement. On arrive à un petit poste de garde et on aperçoit les murailles impressionnantes de la forteresse, fermée. Personne ne sait comment aller vers le château. Le chauffeur ne comprend pas un traitre mot d’anglais et ne sait pas où l’on doit passer, on attend sous le soleil, je lui montre le plan mais il ne sait rien, on est coincés…
Enfin arrive un type avec un gros gourdin qui se propose de nous faire faire le tour de la forteresse et de nous indiquer le chemin vers le château. Le gourdin c’est pour écarter les singes à tête rouge🤪, bon ca me rassure… Bref il nous ouvre la porte de la forteresse et on commence à longer les gigantesques remparts, puis on découvre avec émerveillement les enfilades de pièces avec des murs peints, des fresques, les terrasses, les jardins suspendus, les esplanades, les gros réservoirs d’eau et les puits gigantesques, un château de la belle au bois dormant envahi par la végétation et les animaux (singes, chauve souris, lézards, insectes etc). Avec une vue superbe sur la vallée et les petites maisons bleues de Bundi en bas.
Le guide nous indique la direction qui descend vers le château, qui est environ à une demi-heure de marche plus bas. Mais je ne veux pas faire le chemin seule. Nous n’avons rencontré aucun touriste du tout sur ce site pourtant époustouflant. Finalement on avise deux touristes australiens qui sont montés du château au pied et consentent à faire le trajet avec nous. Les pierres sont très glissantes par endroit mais ca va. Et là on arrive au château de Bundi (16-17e siècle), splendide, constitué de cours entourées de cloitres ouvrant sur des chambres richement décorées de fresques ou de petits miroirs incrustés. Les miniatures peintes sont de toute beauté et les couleurs superbes. On n’y rencontre très peu de touristes.
Finalement on arrive à la partie basse du château, celle dont l’entrée est payante quand on arrive par le bas, mais nous n’avons pas de billets puisque nous sommes arrivés par le sommet de la montagne. Les enfants sont épuisés de chaleur et veulent rentrer à la maison, mais le garde nous propose de faire venir de l’eau moyennant 20 Rp (le prix habituel de la bouteille est de 10 Rp, le garde prend son portable et au bout de 10 minutes, on voit un gamin qui a fait la montée en courant pour nous apporter la bouteille tant désirée…), ok on prend.
Ensuite le garde veut nous vendre des billets et fait le calcul : 60 Rp par personne (tiens les enfants sont payants ? oui dit il), plus 60 Rp pour l’appareil photo. Je lui tends les billets, il empoche ca et les fourre dans sa poche ! et là je comprends qu’il n’a pas de souche pour vendre des billets et que tout ca c’est pour bibi ! Bref tant pis. On ne m’y reprendra pas. La partie payante est d’ailleurs bien petite après tout ce que nous avons vu. On y paresse un peu, avec deux touristes allemand, dans un recoin sculpté qui offre une vue panoramique sur la ville, bien à l’ombre et au frais. Bon poste d’observation cet endroit ! le maharajah a bien vu ! Enfin on redescend vers la ville.
Je décide de faire un tour du côté du lac qui doit se trouver à 2km au nord de la ville, nous suivons une rue qui mène vers le nord, bordée d’échoppes de bijoutiers et où ma fille repère un bracelet en argent torsadé que nous emportons pour 200 Rp (l’argent vaut 20 Rp le gramme, il y a 8 grammes ca fait 160 Rp plus un peu plus pour le travail de l’orfèvre). Pas cher !
On continue la rue et on découvre des boutiques pas du tout touristiques, des tailleurs, des magasins de tissus. Petit à petit, la ville se transforme en village, nous sommes suivis par une joyeuse cohorte d’enfants, sous une chaleur torride. Certains nous demandent « one roupie », ou bien « one pen », voire « one bottle » (ils collectent les bouteilles vides, ca se revent parait il, ou bien ca peut se réutiliser aussi pour y mettre de l’eau prise au puits). On s’arrête plus d’une heure sous un grand arbre, épuisés, les enfants restent autour de nous et on discute...
Finalement on arrive au lac, on entre dans le domaine de la « maison de Kipling » (enfin Kipling y a dormi en tout et pour tout une seule nuit), qu’un garde nous fait visiter, c’est un charmant petit pavillon situé magiquement au bord du Jait Sagar, vers où descendent une série de jolis ghats où les gens viennent se laver ou se baigner. Des singes jouent dans les arbres. Le garde nous fait visiter les jardins, nous montre les manguiers où pendent des mangues encore vertes. La vue est splendide sur le lac. On y reste tout l’après midi, au frais. Le lendemain on reviendra s’y baigner encore une fois, car c’est le seul endroit frais de la ville.😛
J4 : cette fois c’est notre dernière journée à Bundi. Promenades et lac.
Au petit déjeuner, outre les touristes, un imam musulman en grand habit tout blanc, venu dit il pour « affaires » d’Udaipur. Les enfants veulent rester à la guest house, je les laisse jouer avec Tampi, qui est un fana d’ordinateur et qui la veille au soir les a amenés faire un tour de moto de nuit dans la ville. Ils étaient ravis et adorent Montu, Pinky et Tampi ! ils jouent à nourrir la tortue dont la carapace dessine une étoile, il parait que c’est rare. Elle ne mange que des gombos, la veinarde !
Je pars au marché, bien décidée à faire des achats, notamment les draps imprimés par la technique du block print que j’ai vus à la guest house. J’en trouve au marché, 80 Rp, plus des foulards colorés (50-60 Rp). J’achète de la crème Odomos pour les moustiques dans une petite pharmacie (58 Rp), car on se fait piquer les mollets le soir sur la terrasse de la guest house.
L’après midi on retourne au lac, il y a un grand mariage musulman où nous reconnaissons l’imam vu le matin, qui y officie. Les invités sont parés de leurs plus beaux atours et je me dis que c’est un endroit idéal pour un mariage. On nous propose des plats mais je refuse prudemment : régime riz et légumes cuits uniquement pour l’instant, selon les recommandations. D’ailleurs nous ne tomberons jamais malades au cours de notre voyage. Il fait très très chaud et je suis prudente : pas d’écarts pour la nourriture.
Ce soir là, la chambre est terriblement chaude (elle est située sous la terrasse) et personne n’arrive à dormir. J’envie les touristes qui ont des chambres au rez de chaussée (plus petites mais bien plus fraiches).
Le lendemain nous partons à la gare, à 7h15 nous avons un train pour Chittaurgar.
Suite au prochain épisode 🙂 LIRE LA SUITE DANS LES MESSAGES PLUS BAS !
Amicalement
Deborah 🙂 et ses deux loulous de 9 et 11 ans (une blondinette, un brun bronzé) 😎
Visite des châteaux de la Loire English translation pending
Bonjour, moi et ma copine aimerions visiter quelques châteaux de la Loire mais ne savons pas trop quel choisir et surtout où dormir. Nous sommes touristes donc notre moyen de transport sera le train et ensuite les transports en commun. Si quelqu'un pouvait nous orienter un peu pour la visiter de ces sites magnifiques ce serait très sympatique! De plus la visite d'un vignoble pourrait être pas mal! Merci d'avance pour votre réponse!
Le Burundi aujourd'hui? (24 février 2009) English translation pending
Bonjour, suite à un article de NICE MATIN (image attachée)Qu'en est 'il vraiment sur le terrain ? Des voyageurs ont ils posés les roues de leurs 4X4 la bas ?
http://img13.imageshack.us/img13/5030/spa0432r.jpg
Voyager seul en camping-car English translation pending
Bonjour,
Mon épouse est décédé il y a 3 mois, nous avions commencé à sortir début 2008 (en tout 3 sorties).
J’aimerais continuer (surtout qu’elle le souhaitait).
Partir seul, ou partir avec un couple d’amis je me pose la question.
Car il est évident que je ne serais lors de sortie je ne serais pas si disponible en étant seul que mes amis qui sont en couple.
En couple les taches se répartissent à deux alors que seul il y a tout à faire.
Si vous pouviez me renseigner sur la solution préférable si vous l’avez vécu ou côtoyé, et me donner des astuces.
D’avance merci
Hôtel Sol ou le Melia Cayo Guillermo? English translation pending
Est-ce que quelqu'un peut me donner son opininon au sujet de ces deux hôtels? Nous aimons les hôtels Sol pour son côté amical et sans chi-chi mais il y a aussi le Mélia juste à côté, c'est comment? est-ce que c'est très formel? en vacances on aime bien loger à un bel endroit (et les Sol où nous sommes allé nous convenaient) mais on ne veut pas aller dans un hôtel trop ''prout prout'' pouvez-vous m'aider?
Merci beaucoup
Merci beaucoup
Volontariat au parc Inti Wara Yassi en Bolivie English translation pending
bonjour a tous. je m'appelle antony et je pars bientot pour la bolivie et je compte aller travailler au parc intiwarayasi dans la foulée pour plusieurs mois si l'expérience se fait interessante.
je sais qu'il y a deux parc animaliers: celui ci et un autre en cours de construction à ambru ari.
je voudrais l'avis de quelqu'un qui y soit déjà allé et savoir lequel des deux est le plus interessant au niveau de l'approche des animaux.
Merci pour les réponses que vous pourrez me donnez..;