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Été 2013: itinéraire de cinquante-neuf jours en Chine, Pékin - Hong Kong - Shanghai English translation pending
Bonjour amis Vfistes,
Ça y est, je me suis lancée, j’ai acheté le billet aller-retour, aller Paris-Beijing sur AF le 2 juillet et retour Shanghai-Madrid via Amsterdam par KLM le 31 août, 59 jours en Chine, sortie au milieu vers Hong Kong pour pouvoir demander un visa double entrée, 2 fois 30 jours, avec juste les réservations des premiers jours des deux entrées à fournir (demande à déposer mi-mai).
Voici mon itinéraire, je sais, il y a beaucoup de choses, je verrai sur place s’il faut couper, mais comme ce sera mon quatrième et très probablement dernier voyage en Chine, je suis très gourmande. Tout en train chaque fois que c’est commode (trains de nuit en couchette) et en bus quand c’est mieux (trajets courts, trajets sans voie ferrée, bus nettement plus rapide que le train). Et en taxi quand ce sera opportun, mais seule, le taxi ça coûte ! Pour l'hébergement, j'essaye de trouver des singles avec salle de bains privée aux alentours de 250 - 300 yuans (30 euros, un peu plus, un peu moins), en hôtel ou en auberge de jeunesse, mais ça aussi c'est plus cher seule, si on ne veut pas de dortoir.
Projet d'itinéraire : - une petite semaine aux alentours de Beijing : * 3 jours à Beijing (coupés en deux, avant et après Chengde) * 2 jours à Chengde (Hebei) * 1 jour Chengde-Beijing via Jinshanling (la Grande Muraille) - 1 jour pour revoir les grottes de Longmen à côté de Luoyang, entre deux trains de nuit ; je vais sauter la zone de la croisière sur le Yangzi : pas le temps et trop chère. - une semaine au Hunan : * 3 jours à Zhangjiajie, * 2 jours à Dehang, * 2-3 jours à Fenghuang, * je crains de ne pas avoir le temps pour Hongjian, pourtant moins touristique - une petite semaine au Guizhou pour voir quelques villages de minorités près de Kaili, cette partie reste à détailler, ça dépendra aussi des festivals et des conditions de transport, je voudrais voir au moins un village Miao et de toutes façons le bourg Dong de Zhaoxing - une petite semaine au Guanxi pour revoir des lieux que j’avais vu en 2006 : * les rizières de Longsheng, j’avais aimé Ping’An, peut-être Dazhai cette fois ? * revoir la région de Yangshuo en essayant d’échapper au tourisme de masse * peut-être Huangyao sur mon chemin vers Hong Kong, ça dépendra du temps et des moyens de transport, je ne peux pas dépasser 30 jours en Chine (visa)
- une grosse semaine entre Hong Kong et Macao, avec au moins un jour relax en bord de mer
- quelques jours au Guangdong : * 3 jours à Canton, en cherchant un hébergement sur l’île de Shamian * une excursion depuis Canton sur la rivière Bei vers les temples Feilai et Feixia * 1-2 jours pour visiter les dialou ou résidences fortifiées autour de Kaiping - une semaine au Fujian : * 3 jours en pays Hakka pour voir les tulou * 2-3 jours entre Xiamen, l’ile GulangYu, un peu de repos en bord de mer, peut-être Chongwu, à décider plus tard * j’aimerais m’arrêter 2 jours sur le chemin vers le nord au Wuyi Shan, mais aurai-je le temps ? et est-ce incontournable entre Zhangjianjie et les Huangshan ? - une grosse semaine dans l’Anhui : * 2 jours pour les HuangShan, en fonction de mon état physique et du climat * 2-3 jours minimum pour les villages du Huizhou * 2-3 jours pour le mont sacré Jiuhashan - quelques jours à Shanghai et environs : * je n’aurai le temps que pour une ville d’eau sur mon trajet de retour, mais laquelle ? (commodité de transport, pas trop envahie de groupes avec mégaphones, encore assez authentique et pas trop reconstruite) : 2 jours avec le trajet * 3 jours à Shanghai (pour compléter ce que j’ai déjà vu l’année dernière) Avion de retour tard le soir, arrivée si tout va bien à Madrid vers 9 h 30 le dimanche 1er septembre. Et le lendemain au travail, l'atterissage va être difficile, je serai probablement comme un hibou tombé de son nid !
Je suis ouverte à toute suggestion sur la composition de l’itinéraire : rester un peu plus ou un peu moins dans tel ou tel endroit en fonction de l’intérêt. Ne me proposez pas d’autres régions, j’en ai déjà beaucoup vues lors de mes précédents voyages (notamment l’ouest de la Chine), mais un autre site sur mon trajet pourquoi pas ? Ce que j’espère surtout de vous, c’est toute info pratique, sur les transport ou une adresse sympa d’hôtel ou d’hostel, et surtout pour les régions plus compliquées (Guizhou, Kaiping, pays Hakka, Huizhou) : des noms de sites à voir et que vous avez aimés, un nom de personne ou d’agence ou de chauffeur pouvant m’aider à organiser mon circuit, etc…
J’ai acheté grâce à l’aide en ligne de Vfistes comme Mékong (depuis la Malaisie !) ou Cyclomoulin, un mini-ordinateur pour pouvoir vous poster en direct l’été prochain des informations pratiques fraîches sur ce circuit. En attendant, j’ai besoin de votre aide, surtout sur les lieux moins fréquentés. Merci d’avance ! Pasqualina.
Voici mon itinéraire, je sais, il y a beaucoup de choses, je verrai sur place s’il faut couper, mais comme ce sera mon quatrième et très probablement dernier voyage en Chine, je suis très gourmande. Tout en train chaque fois que c’est commode (trains de nuit en couchette) et en bus quand c’est mieux (trajets courts, trajets sans voie ferrée, bus nettement plus rapide que le train). Et en taxi quand ce sera opportun, mais seule, le taxi ça coûte ! Pour l'hébergement, j'essaye de trouver des singles avec salle de bains privée aux alentours de 250 - 300 yuans (30 euros, un peu plus, un peu moins), en hôtel ou en auberge de jeunesse, mais ça aussi c'est plus cher seule, si on ne veut pas de dortoir.
Projet d'itinéraire : - une petite semaine aux alentours de Beijing : * 3 jours à Beijing (coupés en deux, avant et après Chengde) * 2 jours à Chengde (Hebei) * 1 jour Chengde-Beijing via Jinshanling (la Grande Muraille) - 1 jour pour revoir les grottes de Longmen à côté de Luoyang, entre deux trains de nuit ; je vais sauter la zone de la croisière sur le Yangzi : pas le temps et trop chère. - une semaine au Hunan : * 3 jours à Zhangjiajie, * 2 jours à Dehang, * 2-3 jours à Fenghuang, * je crains de ne pas avoir le temps pour Hongjian, pourtant moins touristique - une petite semaine au Guizhou pour voir quelques villages de minorités près de Kaili, cette partie reste à détailler, ça dépendra aussi des festivals et des conditions de transport, je voudrais voir au moins un village Miao et de toutes façons le bourg Dong de Zhaoxing - une petite semaine au Guanxi pour revoir des lieux que j’avais vu en 2006 : * les rizières de Longsheng, j’avais aimé Ping’An, peut-être Dazhai cette fois ? * revoir la région de Yangshuo en essayant d’échapper au tourisme de masse * peut-être Huangyao sur mon chemin vers Hong Kong, ça dépendra du temps et des moyens de transport, je ne peux pas dépasser 30 jours en Chine (visa)
- une grosse semaine entre Hong Kong et Macao, avec au moins un jour relax en bord de mer
- quelques jours au Guangdong : * 3 jours à Canton, en cherchant un hébergement sur l’île de Shamian * une excursion depuis Canton sur la rivière Bei vers les temples Feilai et Feixia * 1-2 jours pour visiter les dialou ou résidences fortifiées autour de Kaiping - une semaine au Fujian : * 3 jours en pays Hakka pour voir les tulou * 2-3 jours entre Xiamen, l’ile GulangYu, un peu de repos en bord de mer, peut-être Chongwu, à décider plus tard * j’aimerais m’arrêter 2 jours sur le chemin vers le nord au Wuyi Shan, mais aurai-je le temps ? et est-ce incontournable entre Zhangjianjie et les Huangshan ? - une grosse semaine dans l’Anhui : * 2 jours pour les HuangShan, en fonction de mon état physique et du climat * 2-3 jours minimum pour les villages du Huizhou * 2-3 jours pour le mont sacré Jiuhashan - quelques jours à Shanghai et environs : * je n’aurai le temps que pour une ville d’eau sur mon trajet de retour, mais laquelle ? (commodité de transport, pas trop envahie de groupes avec mégaphones, encore assez authentique et pas trop reconstruite) : 2 jours avec le trajet * 3 jours à Shanghai (pour compléter ce que j’ai déjà vu l’année dernière) Avion de retour tard le soir, arrivée si tout va bien à Madrid vers 9 h 30 le dimanche 1er septembre. Et le lendemain au travail, l'atterissage va être difficile, je serai probablement comme un hibou tombé de son nid !
Je suis ouverte à toute suggestion sur la composition de l’itinéraire : rester un peu plus ou un peu moins dans tel ou tel endroit en fonction de l’intérêt. Ne me proposez pas d’autres régions, j’en ai déjà beaucoup vues lors de mes précédents voyages (notamment l’ouest de la Chine), mais un autre site sur mon trajet pourquoi pas ? Ce que j’espère surtout de vous, c’est toute info pratique, sur les transport ou une adresse sympa d’hôtel ou d’hostel, et surtout pour les régions plus compliquées (Guizhou, Kaiping, pays Hakka, Huizhou) : des noms de sites à voir et que vous avez aimés, un nom de personne ou d’agence ou de chauffeur pouvant m’aider à organiser mon circuit, etc…
J’ai acheté grâce à l’aide en ligne de Vfistes comme Mékong (depuis la Malaisie !) ou Cyclomoulin, un mini-ordinateur pour pouvoir vous poster en direct l’été prochain des informations pratiques fraîches sur ce circuit. En attendant, j’ai besoin de votre aide, surtout sur les lieux moins fréquentés. Merci d’avance ! Pasqualina.
"Il faut négocier au Pérou", mais sur quelles bases? English translation pending
Bonjour,
J-15 avant notre départ au Perou. Sur de nombreux sujets du forum, on nous conseille de négocier. truc dans lequel je n'excelle pas du tout! je ne sais pas comment marchander etc etc. le pigeon idéal! il fautque ca change !😛
J'aimerai avoir des exemple de tarifs que nous dirons "correctement" négocié. Ex taxi, entrée dans des sites, bus (si négociation il y a) etc.
Merci pour vos retour d’expérience et petites astuces
Gil
J-15 avant notre départ au Perou. Sur de nombreux sujets du forum, on nous conseille de négocier. truc dans lequel je n'excelle pas du tout! je ne sais pas comment marchander etc etc. le pigeon idéal! il fautque ca change !😛
J'aimerai avoir des exemple de tarifs que nous dirons "correctement" négocié. Ex taxi, entrée dans des sites, bus (si négociation il y a) etc.
Merci pour vos retour d’expérience et petites astuces
Gil
Nature autour de Beijing? English translation pending
Bonjour
nous partons 14 jours en chine début avril, je cherche des destinations "nature" et "petits" villages proches de Beijing car nous n'avons pas envie de parcourir de longues distances..
nous irons déjà 2 jours à Simatai, logés au Dongpo Inn, auberge au pied de la muraille et sinon j'ai trouvé le parc de Shidu, les wuling mountains, Longqing Gorge, le village de Chuandixia mais je ne sais pas lequel choisir ..
avez-vous des avis ? conseils ? propositions ?
merci d'avance
doro
doro
Une folle journée à New York English translation pending
Et bien voilà ça y est, je peux dire que j'ai vu New-York ! Un rêve en partie réalisé... en partie seulement car en une seule journée j'ai juste survolé New-York. Voici cependant un petit récapitulatif de cette folle journée du 4 Juillet 2012.
Si comme moi vous êtes un voyageur amené à passer par cette ville pour raisons professionnelles ou pour une escale, surtout ne loupez pas une petite visite, même rapide ! Ca vous en coûtera peut-être des ampoules et quelques courbatures mais ça vaut le coup 😉
Je suis donc arrivée le Mardi 3 en fin de journée à l'aéroport Jean-François Kennedy... Vous ne connaissez pas ?? C'est pourtant ce que nous a annoncé l'hôtesse dans la version Française, véridique ! Je me demande encore si c'était un pari ! On a de l'humour chez Air France 😄 Aucun souci au passage à l'immigration (si cela peut rassurer certains(nes) d'entre vous 🙂 ), pas de queue et un officier sérieux mais suffisamment sympa pour me dire au revoir en Français ! Info utile pour les femmes (malgré tous les posts sur ce sujet... ) : j'avais un passeport avec noms de jeune fille + femme mariée, idem pour l'ESTA mais billet à mon seul nom de femme mariée et aucun souci aussi bien à l'aller qu'au retour. Ca c'est dit 😉
Après réflexion et des questions posées sur ce forum, j'ai finalement opté pour la navette pour me rendre à Manhattan avec cette compagnie :
http://www.goairlinkshuttle.com/index.php
et ma foi je n'ai pas eu à m'en plaindre, le véhicule était en bon état et le service assez rapide (j'ai été la seconde à être déposée il faut dire). Ca m'a coûté 20$ (sans tip). Sachez cependant qu'il vous en coûtera 7,50$ en métro.
J'étais logée en plein centre de Manhattan à l'hôtel Pennsylvania, juste en face du Madison Square Garden.
http://www.hotelpenn.com/

C'est un hôtel immense et franchement mieux vaut arriver très tôt ou très tard car la queue pour le check-in en journée est affolante ! En ce qui concerne les chambres, et bien un peu comme partout j'imagine cela dépend du prix payé ! Ma première chambre était une chambre de base au deuxième étage et franchement défraîchie ! Peinture écaillée au plafond de la salle de bain (et pas qu'un peu), mobilier vieillot et abîmé, fenêtre ne se fermant pas ! (Un peu dommage de perdre le bénéfice de la clim'...). En regardant de plus près ma réservation sur Booking je constate que je suis censée avoir une chambre niveau au dessus avec Tv écran plat et réfrigérateur notamment (Ce dont j'ai justement besoin pour conserver un truc en rapport avec mon boulot). J'entreprends donc de redescendre pour obtenir cette chambre. Aucun problème avec la personne au comptoir qui m'a trouvé une meilleure chambre, par contre c'était soit-disant 25$ de plus par nuits qu'elle ne m'a pas facturés. Conclusion si vous réservez par Booking, il y a des trucs qui clochent ! Si on en croit l'employée de l'hôtel je n'avais pas payée pour une chambre comme celle que j'ai finalement eue alors que le document Booking m'indiquait le contraire, qui croire ? Je crois donc que pour être sûr il vaut mieux réserver directement auprès du site de l'hôtel. Bref au final je suis passée du deuxième au 11ème étage et j'ai eu une chambre bien plus agréable !
J'avais prévu d'aller faire un petit tour sur Times Square histoire de voir comment c'était de nuit, mais une rencontre devant les ascenseurs de l'hôtel avec un Américain pas méchant mais un peu insistant pour que j'aille me balader avec lui m'a refroidie, j'ai regagné ma chambre prétextant une grosse fatigue et hop, repos bien mérité... mais pas de Times square by night du coup 😕
Le lendemain réveil à 5h30 sous une fine pluie. Mais bon qu'importe, je suis à New-York pour une journée ! 😉 J'ai commencé ma balade à 7h par la 7th avenue qui menait de mon hôtel à Times Square.
Faire des photos en plein milieu de la route pendant qu'on traverse j'ai trouvé que c'était un gros kiff !! Il ne me faut pas grand chose pour m'amuser (Photo n° 3) 😎
Malgré la pluie c'est plutôt sympa une balade sur Times Square au petit matin, en plus vous pourrez voir en direct les présentateurs de l'émission "Good Morning America" dont le studio donne sur la rue et qui se font un plaisir à la pause pub de venir se faire photographier avec les badauds amassés devant le studio ! On imagine mal le même engouement devant les studios de Télématin ! 😏 La promenade me mènera ensuite vers Rockfeller Plaza, où j'assisterai cette fois au tournage d'une autre émission (sur NBC cette fois) carrément dans la rue. La fanfare de l'US Air Force nous jouera quelques morceaux puis il y a une distribution gratuite de leur CD ! (J'avoue je ne l'ai pas encore écouté 😛 ). Suivant les précieux conseils lus sur ce forum, j'ai décidé de monter au Top of the Rock et non à l'Empire State Building afin d'éviter la foule. Le temps est encore gris mais tant pis, il n'y a pas de brouillard donc je devrais tout de même voir quelque chose. L'entrée se trouve sur le côté droit de l'immeuble (W 50th street). Il vous en coûtera 25$ et on vous proposera un joli plan cartonné pour 2$, avec les noms des principaux buildings à admirer. Il est 9h10, il n'y a personne, c'est impeccable ! La montée en ascenseur est sympa avec des hologrammes au plafond. La vue depuis les deux premières terrasses est bouchée par des parois en plexiglass mais pas d'inquiétude, la seconde terrasse offre un magnifique panorama. J'ai de la chance le temps se lève et le soleil ose même s'imposer ! D'un côté très belle vue sur Central Park, de l'autre l'Empire State Building et au loin la nouvelle tour du World Trade Center notamment. Si le Top of the Rock a bien un avantage, c'est celui de permettre d'admirer l'ESB 😉

Ca y est, lorsque je redescends le soleil est vraiment là, la chaleur aussi (mais ça c'était déjà le cas), la journée s'annonce mieux que prévue 😎 Un petit tour sur la 5ème avenue s'impose, les magasins viennent d'ouvrir, il y a donc encore peu de monde. Pour les fans d'Abercrombie ou Hollister c'est l'occasion d'y aller sans avoir à poireauter dehors ! 😉 C'est les bras un peu chargés que je regagne Times Square où j'ai rendez-vous avec mon frère qui est en vacances ici pour 10 jours le veinard ! Un passage par la célèbre boutique M&M's World est incontournable 😛
A suivre !!
Je suis donc arrivée le Mardi 3 en fin de journée à l'aéroport Jean-François Kennedy... Vous ne connaissez pas ?? C'est pourtant ce que nous a annoncé l'hôtesse dans la version Française, véridique ! Je me demande encore si c'était un pari ! On a de l'humour chez Air France 😄 Aucun souci au passage à l'immigration (si cela peut rassurer certains(nes) d'entre vous 🙂 ), pas de queue et un officier sérieux mais suffisamment sympa pour me dire au revoir en Français ! Info utile pour les femmes (malgré tous les posts sur ce sujet... ) : j'avais un passeport avec noms de jeune fille + femme mariée, idem pour l'ESTA mais billet à mon seul nom de femme mariée et aucun souci aussi bien à l'aller qu'au retour. Ca c'est dit 😉
Après réflexion et des questions posées sur ce forum, j'ai finalement opté pour la navette pour me rendre à Manhattan avec cette compagnie :
http://www.goairlinkshuttle.com/index.php
et ma foi je n'ai pas eu à m'en plaindre, le véhicule était en bon état et le service assez rapide (j'ai été la seconde à être déposée il faut dire). Ca m'a coûté 20$ (sans tip). Sachez cependant qu'il vous en coûtera 7,50$ en métro.
J'étais logée en plein centre de Manhattan à l'hôtel Pennsylvania, juste en face du Madison Square Garden.
http://www.hotelpenn.com/

C'est un hôtel immense et franchement mieux vaut arriver très tôt ou très tard car la queue pour le check-in en journée est affolante ! En ce qui concerne les chambres, et bien un peu comme partout j'imagine cela dépend du prix payé ! Ma première chambre était une chambre de base au deuxième étage et franchement défraîchie ! Peinture écaillée au plafond de la salle de bain (et pas qu'un peu), mobilier vieillot et abîmé, fenêtre ne se fermant pas ! (Un peu dommage de perdre le bénéfice de la clim'...). En regardant de plus près ma réservation sur Booking je constate que je suis censée avoir une chambre niveau au dessus avec Tv écran plat et réfrigérateur notamment (Ce dont j'ai justement besoin pour conserver un truc en rapport avec mon boulot). J'entreprends donc de redescendre pour obtenir cette chambre. Aucun problème avec la personne au comptoir qui m'a trouvé une meilleure chambre, par contre c'était soit-disant 25$ de plus par nuits qu'elle ne m'a pas facturés. Conclusion si vous réservez par Booking, il y a des trucs qui clochent ! Si on en croit l'employée de l'hôtel je n'avais pas payée pour une chambre comme celle que j'ai finalement eue alors que le document Booking m'indiquait le contraire, qui croire ? Je crois donc que pour être sûr il vaut mieux réserver directement auprès du site de l'hôtel. Bref au final je suis passée du deuxième au 11ème étage et j'ai eu une chambre bien plus agréable !
J'avais prévu d'aller faire un petit tour sur Times Square histoire de voir comment c'était de nuit, mais une rencontre devant les ascenseurs de l'hôtel avec un Américain pas méchant mais un peu insistant pour que j'aille me balader avec lui m'a refroidie, j'ai regagné ma chambre prétextant une grosse fatigue et hop, repos bien mérité... mais pas de Times square by night du coup 😕
Le lendemain réveil à 5h30 sous une fine pluie. Mais bon qu'importe, je suis à New-York pour une journée ! 😉 J'ai commencé ma balade à 7h par la 7th avenue qui menait de mon hôtel à Times Square.
Faire des photos en plein milieu de la route pendant qu'on traverse j'ai trouvé que c'était un gros kiff !! Il ne me faut pas grand chose pour m'amuser (Photo n° 3) 😎
Malgré la pluie c'est plutôt sympa une balade sur Times Square au petit matin, en plus vous pourrez voir en direct les présentateurs de l'émission "Good Morning America" dont le studio donne sur la rue et qui se font un plaisir à la pause pub de venir se faire photographier avec les badauds amassés devant le studio ! On imagine mal le même engouement devant les studios de Télématin ! 😏 La promenade me mènera ensuite vers Rockfeller Plaza, où j'assisterai cette fois au tournage d'une autre émission (sur NBC cette fois) carrément dans la rue. La fanfare de l'US Air Force nous jouera quelques morceaux puis il y a une distribution gratuite de leur CD ! (J'avoue je ne l'ai pas encore écouté 😛 ). Suivant les précieux conseils lus sur ce forum, j'ai décidé de monter au Top of the Rock et non à l'Empire State Building afin d'éviter la foule. Le temps est encore gris mais tant pis, il n'y a pas de brouillard donc je devrais tout de même voir quelque chose. L'entrée se trouve sur le côté droit de l'immeuble (W 50th street). Il vous en coûtera 25$ et on vous proposera un joli plan cartonné pour 2$, avec les noms des principaux buildings à admirer. Il est 9h10, il n'y a personne, c'est impeccable ! La montée en ascenseur est sympa avec des hologrammes au plafond. La vue depuis les deux premières terrasses est bouchée par des parois en plexiglass mais pas d'inquiétude, la seconde terrasse offre un magnifique panorama. J'ai de la chance le temps se lève et le soleil ose même s'imposer ! D'un côté très belle vue sur Central Park, de l'autre l'Empire State Building et au loin la nouvelle tour du World Trade Center notamment. Si le Top of the Rock a bien un avantage, c'est celui de permettre d'admirer l'ESB 😉

Ca y est, lorsque je redescends le soleil est vraiment là, la chaleur aussi (mais ça c'était déjà le cas), la journée s'annonce mieux que prévue 😎 Un petit tour sur la 5ème avenue s'impose, les magasins viennent d'ouvrir, il y a donc encore peu de monde. Pour les fans d'Abercrombie ou Hollister c'est l'occasion d'y aller sans avoir à poireauter dehors ! 😉 C'est les bras un peu chargés que je regagne Times Square où j'ai rendez-vous avec mon frère qui est en vacances ici pour 10 jours le veinard ! Un passage par la célèbre boutique M&M's World est incontournable 😛
A suivre !!
Croisière "Dolce Vita" Costa Serena du 15 septembre 2012 au départ de Marseille English translation pending
Bonjour à toutes et à tous.
Nous partons en voyage de noce le 15 septembre de Marseille sur le Costa Serena et j'ai pas mal de questions en suspend, je voudrai profiter de votre expérience. Nous n'avons jamais fait de croisière et je doit admettre que je suis inquiet sur le coût de la vie a bord.
1 - nous arrivons par la gare de Marseille, et j'ai vu que le quai d'embarquement est à 2km de l'entrée du port, y-a-t-il des navettes qui font gare/quai ? leur prix ... réservation par mon agence ? taxi ? idem au retour quels sont les moyens de transport disponibles a la sortie du bateau pour rejoindre la gare ?
2 - concernant les repas et boissons, nous avons choisi le premier service ( pour le resto ) mais le buffet on y va de quel heure a quel heure ? 3 - pour les repas, on passe notre carte a chaque fois pour pointer ? pour éviter qu'on mange aux 2 services ? 4 - les boissons, nous sommes 2 adultes et nous ne buvons ni alcool ni café, le pack all inclusive est-il rentable, si on veux boire dans la cabine on fais comment ? font-ils payer chaque bouteille d'eau ? en gros on prendra de l'eau plate, des cocktails sans alcool, des sodas, jus d'orange ... 5 - j'ai entendu parler qu'on pouvais prendre un pack qui proposai de choisir la table ou l'on mangeai et de choisir son resto, sans cela c'est imposé ?
Voilà j'aurai surement d'autres questions à vous poser par la suite.
En tout cas merci d'avance et si vous partez sur les mêmes dates que nous faites le nous savoir !
Nous partons en voyage de noce le 15 septembre de Marseille sur le Costa Serena et j'ai pas mal de questions en suspend, je voudrai profiter de votre expérience. Nous n'avons jamais fait de croisière et je doit admettre que je suis inquiet sur le coût de la vie a bord.
1 - nous arrivons par la gare de Marseille, et j'ai vu que le quai d'embarquement est à 2km de l'entrée du port, y-a-t-il des navettes qui font gare/quai ? leur prix ... réservation par mon agence ? taxi ? idem au retour quels sont les moyens de transport disponibles a la sortie du bateau pour rejoindre la gare ?
2 - concernant les repas et boissons, nous avons choisi le premier service ( pour le resto ) mais le buffet on y va de quel heure a quel heure ? 3 - pour les repas, on passe notre carte a chaque fois pour pointer ? pour éviter qu'on mange aux 2 services ? 4 - les boissons, nous sommes 2 adultes et nous ne buvons ni alcool ni café, le pack all inclusive est-il rentable, si on veux boire dans la cabine on fais comment ? font-ils payer chaque bouteille d'eau ? en gros on prendra de l'eau plate, des cocktails sans alcool, des sodas, jus d'orange ... 5 - j'ai entendu parler qu'on pouvais prendre un pack qui proposai de choisir la table ou l'on mangeai et de choisir son resto, sans cela c'est imposé ?
Voilà j'aurai surement d'autres questions à vous poser par la suite.
En tout cas merci d'avance et si vous partez sur les mêmes dates que nous faites le nous savoir !
Retour du Costa Luminosa "Perle des Antilles" le 16 mars 2012 English translation pending
Malgré les appréhensions avant le départ sur le sérieux de Costa en raison de la catastrophe du Concordia rien à redire sur le comportement du personnel pendant ma croisière "perle des antilles" du 9 au 16 mars 2012.
Par contre, nous sommes partis à 6 passagers et avons tous étés victime de tourista pendant notre séjour c'était une vrai catastrophe, deux jours en moyenne d'impossibilité d'avaler quoique ce soit pour chacun d'entre nous, j'ai même fais cadeau de nos deux billets d'excursion à d'autres passagers sans savoir qu'en fait mes tickets pouvaient être remboursés.
Conseils aux futurs passagers, ne partez pas sans médicaments contre ce fléau car nous étions beaucoup dans le même cas.
Y a t'il d'autres personnes sur le forum qui peuvent confirmer qu'il y avait une véritable épidémie de tourista sur ce bateau cette semaine car sur le vol Air France au retour pour Roissy l'hôtesse nous à dit qu'elle n'avait jamais vu cela.
La nourriture semble correcte, l'eau est potable mais les effets sont immédiat.
un conseil soyez prudent si vous ne voulez pas passer vos vacances sur les toilettes de votre cabine. Merci de me donnez vos avis et vos remarques .
Par contre, nous sommes partis à 6 passagers et avons tous étés victime de tourista pendant notre séjour c'était une vrai catastrophe, deux jours en moyenne d'impossibilité d'avaler quoique ce soit pour chacun d'entre nous, j'ai même fais cadeau de nos deux billets d'excursion à d'autres passagers sans savoir qu'en fait mes tickets pouvaient être remboursés.
Conseils aux futurs passagers, ne partez pas sans médicaments contre ce fléau car nous étions beaucoup dans le même cas.
Y a t'il d'autres personnes sur le forum qui peuvent confirmer qu'il y avait une véritable épidémie de tourista sur ce bateau cette semaine car sur le vol Air France au retour pour Roissy l'hôtesse nous à dit qu'elle n'avait jamais vu cela.
La nourriture semble correcte, l'eau est potable mais les effets sont immédiat.
un conseil soyez prudent si vous ne voulez pas passer vos vacances sur les toilettes de votre cabine. Merci de me donnez vos avis et vos remarques .
Avis sur phrases en hindi? English translation pending
Bonjour,
Dans une méthode pour apprendre le Hindi, j'ai vu la phrase suivante :
aap dopahar ko khana kitné bajé khati hain ?
Mais je voulais savoir si la phrase suivante était correcte aussi : aap dopahar ko kitné bajé khana khati hain ? Si la deuxième phrase n'est pas correcte, pouvez-vous m'expliquer pourquoi ?
Merci.
Dans une méthode pour apprendre le Hindi, j'ai vu la phrase suivante :
aap dopahar ko khana kitné bajé khati hain ?
Mais je voulais savoir si la phrase suivante était correcte aussi : aap dopahar ko kitné bajé khana khati hain ? Si la deuxième phrase n'est pas correcte, pouvez-vous m'expliquer pourquoi ?
Merci.
De Beijing à Kashgar par bus de jour en 25 étapes. Itinéraire et infos pratiques English translation pending
Itinéraire : Beijing-Taiyuan-Yulin-Yinchuan-Zhongwei-Guyuan-Pingliang-Tianshui-Luomen-Xiahe-Tongren/Repkong-Xunhua-Xining-Zhangye-Jiajuguan-Dunhuang-Hami-Turpan-Korla-Kuqa-Aksu-Hotan-Yarkand-Kashgar-Urumqi-Beijing
Jour 1 : départ de Bruxelles via ... mon avion pour Munich est annulé et on me propose d'aller à Frankfurt pour y prendre un vol China Air en lieu et place de Lufthansa pour Beijing. Vol A/R (599,40 Euro assurance en annulation comprise) Jour 2 : arrivée à Beijing vers 11h15. Bus pour la gare de Beijing West 16Y trajet 1h15. Train (exception qui confirme la règle !) rapide pour Taiyuan de 16h26 149Y trajet 3h30. L'achat du billet de train a été très rapide car il n'y avait presque personne aux guichets du côté Sud de la gare - la majorité des gens arrive par le côté Nord par la Lianluachi Donglu. Hôtel Fu Rong (Yingze Nanjie, à deux pas de la gare des bus) 168Y* (basic, vieillot, en restauration, calme) Jour 3 : excursion à Yuci. Bus 901, 3Y, trajet 1h15, "ancienne ville" accès gratuit, entrées dans les temples et vieilles maisons 60Y Jour 4 : bus pour Yulin 121Y trajet 7h. Hôtel Bething Quick 158Y*** dans une ruelle à l'entrée de l'avenue principale à deux pas de la gare des bus (hôtel neuf, calme, @). Ville agréable avec une rue commerçante ombragée et "normalement" "interdite" à la circulation Jour 5 : excursion aux grottes bouddhistes des gorges Hong Shixia, avant dernier arrêt du bus N°11 + 1Km à pied et à Kuangong City (place forte) terminus du bus N°11, trajet environ 1/4h depuis Yulin Jour 6 : bus pour Yinchuan 139Y trajet 5h20. Arrivée à la gare Sud des bus, bus local N°1 jusqu'à la Place Nanmen. Hôtel Guang Sheng Hong Da 188Y** (chambre donnant sur la Place Nanmen, double vitrage, calme, confort) Jour 7 et 8 : séjour à Yinchuan. Visite du Parc de la culture des Hui de Chine. Bus N°302 2Y trajet 1h15 entrée 60Y. Visite de la pagode Haibao. Bus N°30 entrée 10Y. Visite des tombeaux des Xia de l'Ouest (bus touristique à 9h, pas facile à trouver sur Beijing Donglu juste avant le carrefour avec Lijing Beijie, 8Y trajet 1h) Restaurant recommandé : Yingbinlou sur Jiefang Xijie Jour 9 : bus pour Zhongwei 53Y trajet 2h15. Hôtel Zhog Hui à l'Ouest de Gulou Beijie 130Y* (basic mais bon lit). Visite du superbe temple Gao. Ne croyez pas ce qu'écrit le Lonely Planet sur Zhongwhei, c'est de la "propagande" et la ville n'a rien qui incite à la flânerie dans une atmosphère raffinéeet il n'y a pas de vieilles maisons rénovées. Jour 10 : bus pour Guyuan 70Y 2h20. Gare routière de Guyuan à 5Km du cente ville. Hôtel Yong Xian 150Y* (avec petit déj. + dîner buffet, chambre sans fenêtre, lit dur, eau chaude tiède). Excursion à Xumi Shan (pas un seul touriste !) entrée 51Y, bus pour Sanying 8Y trajet 45' puis taxi collectif 7Y trajet 20' (environ 18Km) Jour 11 : bus pour Pingliang 23Y trajet 4h. Hôtel "Business" (à 100M du Pingliang Binguan, n'est pas sensé accepter les étrangers ! Problème avec la police Hôtels accessibles aux étrangers en Chine. Vos expériences récentes.
) 158Y** (moderne, calme, @)
Jour 12 : il tombe des cordes ! je renonce à visiter le Kongtong Shan. Bus pour Tianshui (Qincheng) 60Y trajet 5h45. Très beaux paysages. Difficile de trouver un hôtel qui accepte les étrangers ! Hôtel Xi Huang Gu Li 168Y** (correct, calme car à l'écart de Minzhu Donglu, petit déj.)
Jour 13 et 14 : visite du Musée des Arts Locaux de Tianshui (Nan Zhai Zi sur Minzhu Donglu) 20Y et du temple Fu Xi 30Y (2 tickets combinés 40Y) avec un nouveau musée attenant. Excursion à Gangu bus 16Y trajet aller avec embouteillages, deux acidents; retour plus rapide mais me rappelle plus le temps du trajet (1h30 ?) tout dépend si le chauffeur prend ou non l'autoroute. La route est plus lente mais plus plaisante.
Jour 15 : bus pour Luomen 25Y trajet 1h30 (autoroute) hôtel Luomen Binguan (le seul hôtel ?) 80Y* (très basic, sdb ... encore plus !) Visite de Laoshi Si à 8Km de la ville; pas de bus, taxi prix "normal" 20Y et pas ... 100Y ramené à 50Y comme réclamé !! De l'entrée du site 40Y une voiturette électrique parcoure les 2,5Km mais mieux vaut les faire à pied pour s'imprégner de la majestuosité des lieux (gorge étroite)
Jour 16 : bus pour Lanzhou 50Y trajet 3h. Impossible de trouver un hôtel acceptant les étrangers à un prix abordable ! Bus de 15h00 depuis la gare routière Sud pour Xiahe
70,5Y (!) trajet 3h30. Hôtel Overseas Tibetan 160Y* (un peu vieillot)
Jour 17 : séjour à Xiahe
Jour 18 : il pleut ! Bus pour Tongren/Repkong 25Y 2h30 route fabuleuse (yacks noirs sur fond de neige blanche) Hôtel Telecom 158Y° (pas chauffé, bruits de travaux et de ronflements de moteur, @)
Jour 19 : visite de Wutun Si et de ses environs(8Km au Nord de la ville, camionnette collective) et du monastère local (Rongwo Gonchen, entrée 50Y)
Jour 20 : bus pour Xunhua 16Y trajet 2h route fabuleuse hôtel Tian Niange Jiari (le seul à accepter les étrangers, panneau à la réception Concern Foreign Affairs Guesthouse) 180Y** (calme et confortable). Excursion en taxi dans les gorges de la Jishi (150Y)
Jour 21 : bus pour Xining 31Y me rappelle plus le temps du trajet car le voyage a été entaché par un accident mortel Etre dans un véhicule impliqué dans un accident mortel
Hôtel Long Yuan 148Y* (calme, matelas dur, peu de lampes, @)
Jour 22 et 23 : séjour à Xining et visite du Monastère Ta'Er (bus 3Y trajet environ 1h ou taxi partagé 10Y/pers) restaurant tournant au sommet de l'hôtel Jianyin
Jour 24 : bus pour Zhangye 62,3Y (!!) trajet 7h. Hôtel Jia Hua (près de la rue des restaurants) 118Y*(*) (calme, lit petit, @, odeurs d'égouts)
Jour 25 : excursion à Mati Si (55Y) avec Wang, Chinois rencontré la veille au restaurant de l'hôtel Yingbin Jiudian et qui m'a proposé d'y aller avec sa voiture.
Jour 26 : bus pour Jiayuguan 50,50Y (!) trajet 4h. Hôtel Jinye Binguan 120Y* (basic, ne prenez pas de chambre au rez car le couloir mène au parking d'où va-et-vient bruyants continuels). Visite du Fort (bus local N°4) et du Surplomb de la Grande Muraille (Taxi A/R 50Y) ticket combiné 120Y
Jour 27 : bus pour Dunhuang 70Y trajet 6h. Hôtel Feitian 150Y*** (calme) La "gare" des bus a déménagé et est à 1 petit Km à l'Est de Huacheng Donglu et n'est pas desservie par un bus local !
Jour 28 à 31 : séjour à Dunhuang et visites des grottes de Mogao (bus 10Y ou taxi partagé 10Y trajet 30'-40' entrée 160Y ... The Nirvana), du Yadan (bus touristique 140Y + entrées 40Y et 70Y, fabuleux) et des grottes de l'Ouest (bus local pour Nanhu, 20Y, cher pour un si court trajet - me rappelle plus du temps pour y aller). Entrée 30Y. Décevant !
Jour 32 : bus pour Hami 70Y trajet 8h dont 30' de réparation d'une panne. Route chaotique jusqu'à la "frontière" avec le Xinjiang. Hôtel Garden Holiday 268Y*** (pas trouvé d'hôtels bon marché !) (confort, calme, petit déj.)
Jour 33 : bus depuis la gare routière de "Nanjo" (à côté du Mausolée des rois de Hami - à visiter absolument; à 10Y environ en taxi depuis l'autre gare routière ou en prenant le bus N°15) pour Turpan 70Y trajet 6h30. Hôtel Dong Fang (à droite en sortant de la gare routière) 180Y° (bien trop cher pour une qualité médiocre mais c'est la semaine des congés du 1er Octobre, calme et lit pas trop inconfortable)
Jour 34 et 35 : séjour à Turpan et visite - en taxi partagé à trois, 100Y/chacun - de Jiaohe (40Y), de Tuyoq (30Y) et des grottes de Bezeklik (20Y) (pour ces dernières le LP écrit qu'on peut les ignorer ! le site est fabuleux et y aller ne coûte pas de droit d'entrée pour ceux qui ne désirent pas visiter des grottes sans plus grand chose à voir à l'intérieur - d'autant plus si on a déjà visité celles de Mogao). A voir également le Minaret d'Emin en prenant le bus local N°1, le tout nouveau musée de Turpan (y aller en premier lieux pour permettre de sélectionner les lieux à visiter dans les environs de Turpan). Si vous ne désirez pas manger ouigour il y a le Blue Island Coffee à l'étage de l'immeuble à l'angle de Wenhua Lu et de Gaochang Lu. Un nasi goreng comme là-bas !
Jour 36 : bus pour Korla 73Y trajet 6h30. L'autoroute traverse un massif montagneux dans des gorges d'une trentaine de Km de long, époustouflant. Hôtel au dessus de la gare des bus 98Y** (neuf et très correct, évitez les chambres trop près des toilettes/sdb communes car va-et-vient bruyants). Korla est une grande ville chinoise agréable et le buffet du soir (68Y bière comprise) du très chic hôtel Loulan, au centre ville, est à recommander.
Jour 37 : bus pour Kuqa 52Y trajet 4h. Hôtel Traffic 120Y° (très basic, sdb !, @ !). Le "Palais" Qiuci ne vaut ni la visite ni surtout les 55Y d'entrée ! La "vieille" ville et ses mosquées et activités sont plus intéressantes mais sans plus.
Jour 38 : taxi (le chauffeur - très sympathique et ultra prudent - "traîne" à l'hôtel Traffic) partagé à trois (200Y/personne) pour visiter les gorges du Tianmen (entrée 40Y) à 65Km (époustouflantes) et les grottes de Kizil (entrée 55Y) également à 65Km (décevantes).
Jour 39 : bus pour Aksu 42Y trajet 5h15. Route épouvantable, défoncée, cabossée, ... alors qu'on roule avec sur le côté le bitume lisse comme le tapis d'une table de billiard d'un autoroute pratiquement terminé ! Hôtel Jiang Nan Kuai Jie à 100M à gauche en sortant de la gare routière (du Sud). Un hôtel "luxueux" (dont j'ai oublié de noter le nom) en centre ville offre un excellent buffet à 79Y bière comprise
Jour 40 : bus de midi (!) pour Hotan 165Y (c'est un bus couchette !) trajet 7h30 (le LP annonce 5-6 heures mais il a oublié les 120Km entre Aksu et Aral où débute la trans-Taklamakan ! ensuite c'est bien 5-6 heures à 80Km/h de moyenne sur une route en parfait état). Traversée du désert du Taklamakan sur 420Km. Superbe, des dunes et pas mal de végétation malgré tout, quelques chameaux aussi. Hôtel Jiaotong 130Y° (basic, eau tiède, calme)
Jour 41 : séjour à Hotan. Sans intérêt. Musée local avec un très beau cercueil et informations en anglais. Bon restaurant ouighour au premier étage de l'hôtel Taxna. Evitez celui de l'hôtel Zhe Jiang.
Jour 42 : bus pour Yarkand 59Y trajet 6h. Hôtel Xing Sheng (à gauche de l'entrée du Shaché Binguan, trop cher) 150Y* (désagréable odeur dans la sdb, confortable et calme)
Jour 43 : séjour à Yarkand. J'ai la chance vers 10h00 d'assister à une représentation de danses et musiques locales sur le parvis de la mosquée avant que de me rendre compte qu'il s'agit d'un reportage commandée par la télévision chinoise ! Mais avant que celle-ci n'arrive avec ses gros sabots pour filmer les artistes locaux je me croyais vraiment dans une fête locale.
Jour 44 : bus pour Kashgar 40Y trajet 3h45. Hôtel Chini Bagh 200Y** (un peu cher mais très correct, calme, avec petit déj.)
Jour 45 à 48 : séjour à Kashgar. Taxi partagé à deux (j'ai payé 200Y mais après toute une série de quiproquo) pour le lac Karaikul, le sommet - dans tous les sens du terme - de mon voyage. Visite des mausolées d'Abakh Hoja (30Y) et de Yusuf Has Hajif (30Y). Taxi, 13Y, pour le marché aux bestiaux du dimanche situé maintenant au Nord-Ouest (et plus au Sud-Est) de la ville, bof/beauf/boeuf/veau/vache/cochon/ ... euh non ! pas cochon !/couvée ... hyper touristique, y'a plus de touristes que d'animaux (j'exagère) mais j'ai vu là plus de touristes "occidentaux" en 1 heure que durant tout mon voyage ! Traîner dans ce qui subsiste, pratiquement plus rien, de la vieille ville de Kashgar dont le nom rime avec foutoir. Mon stand café à Kashgar, le Karakoram Café, bonne pizza kashgar. Autre restaurant à recommander : le Altun Orda
Jour 49 : train (nouvelle exception !) de 14h12 pour Urumqi 345Y (couchette dure inférieure)
Jour 50 : arrivée à Urumqi avec 3 heures de retard sur l'horaire prévu ! Superbes paysages dès le matin dans la tortueuse traversée de la chaîne de montagne au Sud d'Urumqi. Hôtel Xinjiang Maitian International Youth Hotel 140Y* (correct, calme, matelas très dur, aucun service même pas de papier cul !)
Jour 51 et 53 : séjour à Urumqi. Excursion au superbe lac Tian Chi (Tian Chi, agence à éviter (Chine)
) et visite du Musée de la Région Autonome du Xinjiang (très bien) mais évitez de perdre votre temps pour aller voir le très décevant Musée de la Ville d'Urumqi. Visite du Parc Hongshan pour la vue sur la ville. Bon restaurant de sushi (Likubo Sushi) au 1er étage d'une tour sur Xinhua Beilu (à droite au début en allant vers les quartiers ouighours)
Jour 54 : avion China Southern pour Beijing 2.600Y (Y'a des compagnies aériennes bien moins chères) Hôtel Beijing Lama Temple International Youth Hostel 220Y* (single sans fenêtre ! à 180Y) (très cher ! mais correct, bien situé)
Dépenses totales : 17.500Y soit 312Y/jour dont 160Y/nuit pour le logement. Mon avis sur les hôtels varie de ° (non recommandable) à *** (recommandable) et est basé sur mon estimation du rapport qualité/prix. Photos d'ici quelques jours.
Un tout grand merci à Mariecurry pour ses précieux renseignements Xinjiang - carnet pratique
Jour 1 : départ de Bruxelles via ... mon avion pour Munich est annulé et on me propose d'aller à Frankfurt pour y prendre un vol China Air en lieu et place de Lufthansa pour Beijing. Vol A/R (599,40 Euro assurance en annulation comprise) Jour 2 : arrivée à Beijing vers 11h15. Bus pour la gare de Beijing West 16Y trajet 1h15. Train (exception qui confirme la règle !) rapide pour Taiyuan de 16h26 149Y trajet 3h30. L'achat du billet de train a été très rapide car il n'y avait presque personne aux guichets du côté Sud de la gare - la majorité des gens arrive par le côté Nord par la Lianluachi Donglu. Hôtel Fu Rong (Yingze Nanjie, à deux pas de la gare des bus) 168Y* (basic, vieillot, en restauration, calme) Jour 3 : excursion à Yuci. Bus 901, 3Y, trajet 1h15, "ancienne ville" accès gratuit, entrées dans les temples et vieilles maisons 60Y Jour 4 : bus pour Yulin 121Y trajet 7h. Hôtel Bething Quick 158Y*** dans une ruelle à l'entrée de l'avenue principale à deux pas de la gare des bus (hôtel neuf, calme, @). Ville agréable avec une rue commerçante ombragée et "normalement" "interdite" à la circulation Jour 5 : excursion aux grottes bouddhistes des gorges Hong Shixia, avant dernier arrêt du bus N°11 + 1Km à pied et à Kuangong City (place forte) terminus du bus N°11, trajet environ 1/4h depuis Yulin Jour 6 : bus pour Yinchuan 139Y trajet 5h20. Arrivée à la gare Sud des bus, bus local N°1 jusqu'à la Place Nanmen. Hôtel Guang Sheng Hong Da 188Y** (chambre donnant sur la Place Nanmen, double vitrage, calme, confort) Jour 7 et 8 : séjour à Yinchuan. Visite du Parc de la culture des Hui de Chine. Bus N°302 2Y trajet 1h15 entrée 60Y. Visite de la pagode Haibao. Bus N°30 entrée 10Y. Visite des tombeaux des Xia de l'Ouest (bus touristique à 9h, pas facile à trouver sur Beijing Donglu juste avant le carrefour avec Lijing Beijie, 8Y trajet 1h) Restaurant recommandé : Yingbinlou sur Jiefang Xijie Jour 9 : bus pour Zhongwei 53Y trajet 2h15. Hôtel Zhog Hui à l'Ouest de Gulou Beijie 130Y* (basic mais bon lit). Visite du superbe temple Gao. Ne croyez pas ce qu'écrit le Lonely Planet sur Zhongwhei, c'est de la "propagande" et la ville n'a rien qui incite à la flânerie dans une atmosphère raffinéeet il n'y a pas de vieilles maisons rénovées. Jour 10 : bus pour Guyuan 70Y 2h20. Gare routière de Guyuan à 5Km du cente ville. Hôtel Yong Xian 150Y* (avec petit déj. + dîner buffet, chambre sans fenêtre, lit dur, eau chaude tiède). Excursion à Xumi Shan (pas un seul touriste !) entrée 51Y, bus pour Sanying 8Y trajet 45' puis taxi collectif 7Y trajet 20' (environ 18Km) Jour 11 : bus pour Pingliang 23Y trajet 4h. Hôtel "Business" (à 100M du Pingliang Binguan, n'est pas sensé accepter les étrangers ! Problème avec la police Hôtels accessibles aux étrangers en Chine. Vos expériences récentes.
) 158Y** (moderne, calme, @)
Jour 12 : il tombe des cordes ! je renonce à visiter le Kongtong Shan. Bus pour Tianshui (Qincheng) 60Y trajet 5h45. Très beaux paysages. Difficile de trouver un hôtel qui accepte les étrangers ! Hôtel Xi Huang Gu Li 168Y** (correct, calme car à l'écart de Minzhu Donglu, petit déj.)
Jour 13 et 14 : visite du Musée des Arts Locaux de Tianshui (Nan Zhai Zi sur Minzhu Donglu) 20Y et du temple Fu Xi 30Y (2 tickets combinés 40Y) avec un nouveau musée attenant. Excursion à Gangu bus 16Y trajet aller avec embouteillages, deux acidents; retour plus rapide mais me rappelle plus le temps du trajet (1h30 ?) tout dépend si le chauffeur prend ou non l'autoroute. La route est plus lente mais plus plaisante.
Jour 15 : bus pour Luomen 25Y trajet 1h30 (autoroute) hôtel Luomen Binguan (le seul hôtel ?) 80Y* (très basic, sdb ... encore plus !) Visite de Laoshi Si à 8Km de la ville; pas de bus, taxi prix "normal" 20Y et pas ... 100Y ramené à 50Y comme réclamé !! De l'entrée du site 40Y une voiturette électrique parcoure les 2,5Km mais mieux vaut les faire à pied pour s'imprégner de la majestuosité des lieux (gorge étroite)
Jour 16 : bus pour Lanzhou 50Y trajet 3h. Impossible de trouver un hôtel acceptant les étrangers à un prix abordable ! Bus de 15h00 depuis la gare routière Sud pour Xiahe
70,5Y (!) trajet 3h30. Hôtel Overseas Tibetan 160Y* (un peu vieillot)
Jour 17 : séjour à Xiahe
Jour 18 : il pleut ! Bus pour Tongren/Repkong 25Y 2h30 route fabuleuse (yacks noirs sur fond de neige blanche) Hôtel Telecom 158Y° (pas chauffé, bruits de travaux et de ronflements de moteur, @)
Jour 19 : visite de Wutun Si et de ses environs(8Km au Nord de la ville, camionnette collective) et du monastère local (Rongwo Gonchen, entrée 50Y)
Jour 20 : bus pour Xunhua 16Y trajet 2h route fabuleuse hôtel Tian Niange Jiari (le seul à accepter les étrangers, panneau à la réception Concern Foreign Affairs Guesthouse) 180Y** (calme et confortable). Excursion en taxi dans les gorges de la Jishi (150Y)
Jour 21 : bus pour Xining 31Y me rappelle plus le temps du trajet car le voyage a été entaché par un accident mortel Etre dans un véhicule impliqué dans un accident mortel
Hôtel Long Yuan 148Y* (calme, matelas dur, peu de lampes, @)
Jour 22 et 23 : séjour à Xining et visite du Monastère Ta'Er (bus 3Y trajet environ 1h ou taxi partagé 10Y/pers) restaurant tournant au sommet de l'hôtel Jianyin
Jour 24 : bus pour Zhangye 62,3Y (!!) trajet 7h. Hôtel Jia Hua (près de la rue des restaurants) 118Y*(*) (calme, lit petit, @, odeurs d'égouts)
Jour 25 : excursion à Mati Si (55Y) avec Wang, Chinois rencontré la veille au restaurant de l'hôtel Yingbin Jiudian et qui m'a proposé d'y aller avec sa voiture.
Jour 26 : bus pour Jiayuguan 50,50Y (!) trajet 4h. Hôtel Jinye Binguan 120Y* (basic, ne prenez pas de chambre au rez car le couloir mène au parking d'où va-et-vient bruyants continuels). Visite du Fort (bus local N°4) et du Surplomb de la Grande Muraille (Taxi A/R 50Y) ticket combiné 120Y
Jour 27 : bus pour Dunhuang 70Y trajet 6h. Hôtel Feitian 150Y*** (calme) La "gare" des bus a déménagé et est à 1 petit Km à l'Est de Huacheng Donglu et n'est pas desservie par un bus local !
Jour 28 à 31 : séjour à Dunhuang et visites des grottes de Mogao (bus 10Y ou taxi partagé 10Y trajet 30'-40' entrée 160Y ... The Nirvana), du Yadan (bus touristique 140Y + entrées 40Y et 70Y, fabuleux) et des grottes de l'Ouest (bus local pour Nanhu, 20Y, cher pour un si court trajet - me rappelle plus du temps pour y aller). Entrée 30Y. Décevant !
Jour 32 : bus pour Hami 70Y trajet 8h dont 30' de réparation d'une panne. Route chaotique jusqu'à la "frontière" avec le Xinjiang. Hôtel Garden Holiday 268Y*** (pas trouvé d'hôtels bon marché !) (confort, calme, petit déj.)
Jour 33 : bus depuis la gare routière de "Nanjo" (à côté du Mausolée des rois de Hami - à visiter absolument; à 10Y environ en taxi depuis l'autre gare routière ou en prenant le bus N°15) pour Turpan 70Y trajet 6h30. Hôtel Dong Fang (à droite en sortant de la gare routière) 180Y° (bien trop cher pour une qualité médiocre mais c'est la semaine des congés du 1er Octobre, calme et lit pas trop inconfortable)
Jour 34 et 35 : séjour à Turpan et visite - en taxi partagé à trois, 100Y/chacun - de Jiaohe (40Y), de Tuyoq (30Y) et des grottes de Bezeklik (20Y) (pour ces dernières le LP écrit qu'on peut les ignorer ! le site est fabuleux et y aller ne coûte pas de droit d'entrée pour ceux qui ne désirent pas visiter des grottes sans plus grand chose à voir à l'intérieur - d'autant plus si on a déjà visité celles de Mogao). A voir également le Minaret d'Emin en prenant le bus local N°1, le tout nouveau musée de Turpan (y aller en premier lieux pour permettre de sélectionner les lieux à visiter dans les environs de Turpan). Si vous ne désirez pas manger ouigour il y a le Blue Island Coffee à l'étage de l'immeuble à l'angle de Wenhua Lu et de Gaochang Lu. Un nasi goreng comme là-bas !
Jour 36 : bus pour Korla 73Y trajet 6h30. L'autoroute traverse un massif montagneux dans des gorges d'une trentaine de Km de long, époustouflant. Hôtel au dessus de la gare des bus 98Y** (neuf et très correct, évitez les chambres trop près des toilettes/sdb communes car va-et-vient bruyants). Korla est une grande ville chinoise agréable et le buffet du soir (68Y bière comprise) du très chic hôtel Loulan, au centre ville, est à recommander.
Jour 37 : bus pour Kuqa 52Y trajet 4h. Hôtel Traffic 120Y° (très basic, sdb !, @ !). Le "Palais" Qiuci ne vaut ni la visite ni surtout les 55Y d'entrée ! La "vieille" ville et ses mosquées et activités sont plus intéressantes mais sans plus.
Jour 38 : taxi (le chauffeur - très sympathique et ultra prudent - "traîne" à l'hôtel Traffic) partagé à trois (200Y/personne) pour visiter les gorges du Tianmen (entrée 40Y) à 65Km (époustouflantes) et les grottes de Kizil (entrée 55Y) également à 65Km (décevantes).
Jour 39 : bus pour Aksu 42Y trajet 5h15. Route épouvantable, défoncée, cabossée, ... alors qu'on roule avec sur le côté le bitume lisse comme le tapis d'une table de billiard d'un autoroute pratiquement terminé ! Hôtel Jiang Nan Kuai Jie à 100M à gauche en sortant de la gare routière (du Sud). Un hôtel "luxueux" (dont j'ai oublié de noter le nom) en centre ville offre un excellent buffet à 79Y bière comprise
Jour 40 : bus de midi (!) pour Hotan 165Y (c'est un bus couchette !) trajet 7h30 (le LP annonce 5-6 heures mais il a oublié les 120Km entre Aksu et Aral où débute la trans-Taklamakan ! ensuite c'est bien 5-6 heures à 80Km/h de moyenne sur une route en parfait état). Traversée du désert du Taklamakan sur 420Km. Superbe, des dunes et pas mal de végétation malgré tout, quelques chameaux aussi. Hôtel Jiaotong 130Y° (basic, eau tiède, calme)
Jour 41 : séjour à Hotan. Sans intérêt. Musée local avec un très beau cercueil et informations en anglais. Bon restaurant ouighour au premier étage de l'hôtel Taxna. Evitez celui de l'hôtel Zhe Jiang.
Jour 42 : bus pour Yarkand 59Y trajet 6h. Hôtel Xing Sheng (à gauche de l'entrée du Shaché Binguan, trop cher) 150Y* (désagréable odeur dans la sdb, confortable et calme)
Jour 43 : séjour à Yarkand. J'ai la chance vers 10h00 d'assister à une représentation de danses et musiques locales sur le parvis de la mosquée avant que de me rendre compte qu'il s'agit d'un reportage commandée par la télévision chinoise ! Mais avant que celle-ci n'arrive avec ses gros sabots pour filmer les artistes locaux je me croyais vraiment dans une fête locale.
Jour 44 : bus pour Kashgar 40Y trajet 3h45. Hôtel Chini Bagh 200Y** (un peu cher mais très correct, calme, avec petit déj.)
Jour 45 à 48 : séjour à Kashgar. Taxi partagé à deux (j'ai payé 200Y mais après toute une série de quiproquo) pour le lac Karaikul, le sommet - dans tous les sens du terme - de mon voyage. Visite des mausolées d'Abakh Hoja (30Y) et de Yusuf Has Hajif (30Y). Taxi, 13Y, pour le marché aux bestiaux du dimanche situé maintenant au Nord-Ouest (et plus au Sud-Est) de la ville, bof/beauf/boeuf/veau/vache/cochon/ ... euh non ! pas cochon !/couvée ... hyper touristique, y'a plus de touristes que d'animaux (j'exagère) mais j'ai vu là plus de touristes "occidentaux" en 1 heure que durant tout mon voyage ! Traîner dans ce qui subsiste, pratiquement plus rien, de la vieille ville de Kashgar dont le nom rime avec foutoir. Mon stand café à Kashgar, le Karakoram Café, bonne pizza kashgar. Autre restaurant à recommander : le Altun Orda
Jour 49 : train (nouvelle exception !) de 14h12 pour Urumqi 345Y (couchette dure inférieure)
Jour 50 : arrivée à Urumqi avec 3 heures de retard sur l'horaire prévu ! Superbes paysages dès le matin dans la tortueuse traversée de la chaîne de montagne au Sud d'Urumqi. Hôtel Xinjiang Maitian International Youth Hotel 140Y* (correct, calme, matelas très dur, aucun service même pas de papier cul !)
Jour 51 et 53 : séjour à Urumqi. Excursion au superbe lac Tian Chi (Tian Chi, agence à éviter (Chine)
) et visite du Musée de la Région Autonome du Xinjiang (très bien) mais évitez de perdre votre temps pour aller voir le très décevant Musée de la Ville d'Urumqi. Visite du Parc Hongshan pour la vue sur la ville. Bon restaurant de sushi (Likubo Sushi) au 1er étage d'une tour sur Xinhua Beilu (à droite au début en allant vers les quartiers ouighours)
Jour 54 : avion China Southern pour Beijing 2.600Y (Y'a des compagnies aériennes bien moins chères) Hôtel Beijing Lama Temple International Youth Hostel 220Y* (single sans fenêtre ! à 180Y) (très cher ! mais correct, bien situé)Dépenses totales : 17.500Y soit 312Y/jour dont 160Y/nuit pour le logement. Mon avis sur les hôtels varie de ° (non recommandable) à *** (recommandable) et est basé sur mon estimation du rapport qualité/prix. Photos d'ici quelques jours.

Un tout grand merci à Mariecurry pour ses précieux renseignements Xinjiang - carnet pratique

Traduction en tibétain pour tatouage English translation pending
Bonjour je souhaite me faire un tatouage, étant fan du tibet, j'ai une phrase tibétaine je voudrais qu'on me la traduise en tibétain en calligraphie
il n'y a paersonne qui soit né sous une mauvaise étoile il n'y a que des gens qui ne savent pas lire le ciel
merci pour vos réponses
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Traversée seule de la Russie en train et une virée au Kamtchatka English translation pending
Bonjour à tous,
J'envisage de faire un voyage en russie que je ferais seule sac au dos. Mon itinéraire serait: Moscou-Vladivostok-Petropavlovsk-Kamtchatka-retour Moscou. Je me suis déjà beaucoup informée, mais de nombreuses questions restent encore présentes. Alors si qqn peut me répondre cela m'aiderait beaucoup!!
Déjà est-ce que la Russie est un pays assez sûr pour que je me fasse pas trucider en Sibérie si je pars seule? 😕 J'ai commencé à apprendre le russe pour m'en sortir un peu mieux mais on ne sait jamais... Et est-ce que c'est possible de partir au Kamtchatka sans guide et sans faire partie d'un voyage organisé? Ou est-ce que c'est sérieusement du suicide? Comment peut-on dormir bon maché en Russie? Y a-t-il des bivouacs, dormir chez l'habitant ou je ne sais quoi du genre? J'ai lu partout que cela se faisait pas mal là-bas mais y-a-t-il un site qui les recensent tous. Ou je devrais plutôt passer par une agence? (gargl, j'ai vraiment pas envie...) Enfin dernière question comment on peut se procurer pour pas trop cher une invitation pour un visa business (je veux partir 3 mois...)? Est-ce que qqn connait un bon plan?
En tout cas je remercie d'avance tous ceux qui auront le courage de répondre à tant de chose!! Salutations à tous Estelle
J'envisage de faire un voyage en russie que je ferais seule sac au dos. Mon itinéraire serait: Moscou-Vladivostok-Petropavlovsk-Kamtchatka-retour Moscou. Je me suis déjà beaucoup informée, mais de nombreuses questions restent encore présentes. Alors si qqn peut me répondre cela m'aiderait beaucoup!!
Déjà est-ce que la Russie est un pays assez sûr pour que je me fasse pas trucider en Sibérie si je pars seule? 😕 J'ai commencé à apprendre le russe pour m'en sortir un peu mieux mais on ne sait jamais... Et est-ce que c'est possible de partir au Kamtchatka sans guide et sans faire partie d'un voyage organisé? Ou est-ce que c'est sérieusement du suicide? Comment peut-on dormir bon maché en Russie? Y a-t-il des bivouacs, dormir chez l'habitant ou je ne sais quoi du genre? J'ai lu partout que cela se faisait pas mal là-bas mais y-a-t-il un site qui les recensent tous. Ou je devrais plutôt passer par une agence? (gargl, j'ai vraiment pas envie...) Enfin dernière question comment on peut se procurer pour pas trop cher une invitation pour un visa business (je veux partir 3 mois...)? Est-ce que qqn connait un bon plan?
En tout cas je remercie d'avance tous ceux qui auront le courage de répondre à tant de chose!! Salutations à tous Estelle
Moscou-Vladivostock en transsibérien English translation pending
je desir partir aux alentours de janvier 2010 pour faire moscou-vladivostock allé retour avec le transsiberian...🙂
cependant je souhaiterai avoir des informations, si quelqu'un pouvait me dire:
- quel jour de la semaine part le train et a quelle heure, - s'il est possible de prendre sur place mon billet allé retour en 3eme classe le jour de mon arrivé a Moscou pour partir le jour meme, - et enfin le prix approximatif du billet allé retour!!!
j'en demande beaucoup!! 😇mais le top pour moi ce serai une fois mon arrivée a Moscou si il est reellement possile d'avoir des billets pour partir le jour meme car je ne peux me permettre de rester bloquer 2, 3, 4 jours a Moscou...
sinon je passe par une agence en France pour reserver mon billet bien que je sais que je vais payer 3 fois le prix....🙁
voila voila!!
merci d'avance a ceux qui m'aideront!😉
cependant je souhaiterai avoir des informations, si quelqu'un pouvait me dire:
- quel jour de la semaine part le train et a quelle heure, - s'il est possible de prendre sur place mon billet allé retour en 3eme classe le jour de mon arrivé a Moscou pour partir le jour meme, - et enfin le prix approximatif du billet allé retour!!!
j'en demande beaucoup!! 😇mais le top pour moi ce serai une fois mon arrivée a Moscou si il est reellement possile d'avoir des billets pour partir le jour meme car je ne peux me permettre de rester bloquer 2, 3, 4 jours a Moscou...
sinon je passe par une agence en France pour reserver mon billet bien que je sais que je vais payer 3 fois le prix....🙁
voila voila!!
merci d'avance a ceux qui m'aideront!😉
Vingt jours en Thaïlande: dix jours dans le Nord, dix dans le Sud English translation pending
BONJOUR
je vais partir 20 jours en thailande en novembre, je me rejouis.. par contre j ai besoin de conseil niveau timing je n ai aucune idee!
en gros je voudrais diviser en 2 mon voyage 10 jours nord, treck, jungle, mekong, laos...
et ensuite 10 jours ds le sud, profiter un peu des plages de reve quand meme!!!
mes questions:
NORD: j aimerai donc aller a Luang Prabang par le mekong et faire un petit treck ds le coin... au depart de bangkok combien de temps faurt il compter? il faut passer par chang mai? avez vous des bonnes adresses (guesthouse, agence treck..) ds le coin??? et aussi des itineraires a conseiller?
SUD: j aimerai descendre donc depuis le nord dans le sud, et pourquoi pas tenter l'eperience en train; combien de temps? c est vrai que j ai envie de minimiser les voyages en avion et en mm pas perdre trop de temps ds des transports, donc il faut voir... sinon quelle ile a conseiller???
voila toutes vos suggestions sont les bienvenues!!!!!
merci delphine
je vais partir 20 jours en thailande en novembre, je me rejouis.. par contre j ai besoin de conseil niveau timing je n ai aucune idee!
en gros je voudrais diviser en 2 mon voyage 10 jours nord, treck, jungle, mekong, laos...
et ensuite 10 jours ds le sud, profiter un peu des plages de reve quand meme!!!
mes questions:
NORD: j aimerai donc aller a Luang Prabang par le mekong et faire un petit treck ds le coin... au depart de bangkok combien de temps faurt il compter? il faut passer par chang mai? avez vous des bonnes adresses (guesthouse, agence treck..) ds le coin??? et aussi des itineraires a conseiller?
SUD: j aimerai descendre donc depuis le nord dans le sud, et pourquoi pas tenter l'eperience en train; combien de temps? c est vrai que j ai envie de minimiser les voyages en avion et en mm pas perdre trop de temps ds des transports, donc il faut voir... sinon quelle ile a conseiller???
voila toutes vos suggestions sont les bienvenues!!!!!
merci delphine
Temps difficiles, réflexion après un mois de voyage English translation pending
On ne peux pas être toujours d'accord avec les analyses d'Anselm jappe mais là, on contresigne des deux mains.
Pour que les amis du continent africain et d’ailleurs savent à quoi ressemble notre pays qui est la France.
Pour qu' on ne se trompe pas de combat.
Cet article, assez court et criant de vérité, est extrêmement bien écrit.
http://sd-1.archive-host.com/membres/up/4519779941507678/Laviolencemaispourquoifaire_parAnselmJappe.pdf
Je reviens d’un périple d’un mois sur les routes d’Italie, de Sicile et de Grèce , à la nomade, avec trois fois rien....Oubliant la ceinture de sécurité (en France, l’automobiliste est constamment menacé du moindre écart).
Arrivant à Paris, le sac sur le dos, à la gare de Lyon même, j’ai vu, sans exagération, plus de ces inquiétants guignols qu’en un mois d’août entier en ces trois lieux. L’espace d’un mois, j’avais oublié leur lourde présence, celle de leurs armes et de leur regard dédaigneux. Un regard de flic, est déjà un jugement. Fut un temps “Les guignols” d’Audiard, dans la bouche de Noel Roquevert, ça sonnaient bien. Nous n’avons hélas plus le loisir de la gouaille maintenant, les guignols nous font froid dans le dos. Chaque matin, des personnes allant travailler, ou en revenant , pour nourrir leur famille, se font harceler parce qu’ils n’ont pas le teint aussi clair que le mien, ou qu’il ne rentre pas dans le “moule” social. Il nous est imposé, chaque matin, dans toutes les gares de la région parisienne, la sale ambiance des contrôles d’identité, de suspicion . Chaque matin, une petite main dans la mienne, nous traversons ce paysage, celui de notre pays, celui de son pays. Partout, dans ce paysage, la tension se fait sentir. Le coeur triste et plein de colère, on ne peut que sentir la chape de plomb qui pèse sur les gens susceptibles d’être suspecté, à qui, non content d’imposer des conditions de vie et de travail parfois au de-là de la limite, le gouvernement ajoute un harcèlement supplémentaire. L’occulter est impossible. Le supporter est récurant, et tenter de faire de ce trajet un moment baladeur de partage avec ma petite main dans la mienne est le petit combat de mère. Souvenez-vous, nous avions été marqués par la présence de l’autorité dans notre pays, lors du premier plan Vigipirate il y a quelques années, j’aurais alors à l’époque difficilement imaginé qu’elle aille encore plus au de-là....Vigipirate, outil de première nécessité, outil bien utilisé....
Question d’un petit bonhomme de cinq ans: “ maman, ça existe une police qui contrôle la police?” Bonne question, mon fils.
Mais que l’on ne s’y trompe pas, même si la présence de la police dans les pays que je viens de parcourir se fait sentir légèrement, voir prête à sourire ( j’en ai vu de la police italienne, décontractée, lunette noire, discutant au téléphone portable ou avec le vieux du coin en plein milieu d’un beau bordel automobile, encore un autre de Thessalonique, avachit à la Symposium sur sa moto en pleine lecture nocturne qui aurait tout aussi bien pu accrocher ”Ne pas déranger” sur l’un de ses guidons...), toutes les villes que nous avons traversé sont filmées. Généva, Pisa, Napoli, Syracusa, Thessaloniki, Bologna, ...et même des moins conséquentes, pour ne parler que des plus grandes. J’étais curieuse de palper l’ambiance actuelle d’autres pays d’Europe.
On nous a raconté, à Thessalonique, que des groupes extrêmement bien organisés, il y a peu, ont déboulonné soigneusement en quelques heures les caméras de plusieurs quartiers, pour la plus part bien perchées en hauteur. Ou encore que dans les rues des villes soulevées de colère cet hiver dernier, que ce soit Thessalonique, ou des agglomérations plus petites comme Trikala par exemple, la police Grecque, dépassée, rebroussait chemin... Les termes plus exacts étaient “ont détalé”. Etonnant. Bien sûr, que cela “impressionne” le gouvernement français.
Pour en revenir à l’article d’Anselm Jappe ci-joint, on peut ajouter une autre forme de harcèlement, autre que policier ou psychologique ( dont la culpabilisation du citoyen, responsable lui-même de tout disfonctionnement, placardée sous ses yeux de façon omniprésente), qui est celle du spectre de la maladie, de la mort par la maladie. Denis Duclos en expose très bien le mécanisme dans le Monde Diplomatique. Le retour de la Pandémie. Nul doute que la vie de nos enfants en seront certainement ponctuée, ici et là, de temps à autre. Il va leur falloir grandir avec le SIDA, les pandémies, et quoi d’autres déjà ?
- Je ne peux m’empêcher de penser ici aux populations véritablement abandonnés, exterminés par le Paludisme, le Sida et autres maladies. On vient de découvrir une nouvelle maladie “bananière” dans les régions d’Afrique du Sud et de l’Est ( http://www.afriquejet.com/actualites/sante/alerte-contre-une-nouvelle-maladie-des-bananiers-en-afrique-de-l'est-2009042826446.html ), la "Banana Xanthomonas Wilt" (BXW) . A croire que l’écumage de la population mondiale ne va pas assez vite aux yeux de certains. - Voilà le choix qui s’impose à nous, vivre entre doute et paranoïa. Devoir choisir bientôt pour nos enfants, entre peur de la grippe A et la peur des effets secondaires d’un vaccin.
Amputés des subventions et des moyens aux piliers de la société ( santé, éducation, initiatives citoyennes, ...). Muselés par la peur d’être exclus de la société. Muselés par la convoitise et les crédits. Régit par de “l’économie personnelle”. Mues par la peur, le doute et la paranoïa.
“ils n’auront pas ma fleur.....ma fleur de coeur”.
On sait ce que les temps à venir vont être, sans en être capable de l’imaginer exactement. Car c’est au de là de notre Formation.Peut-être que quand le capitalisme libéral aura fini de dévorer ses enfants, si il y a fin un jour à sa faim, il devra bien se régénérer et pour cela absorbera ce qui se sera inventé à sa marge, chez ses opposants (éternelle récupération). Le balancier repartira dans un autre sens, et encore jusqu'à l'excès. Qui peut savoir?
Je suis consciente que le fléau de la balance ne sera jamais à l’équilibre. Il ne s’agit pas de se leurrer. Ainsi que nos enfants apprendront à nager dans le fleuve de leur temps, et que bien entendu, ils savent voir au de-là des apparences. D’autres générations l’ont fait, et dans des temps bien sombres de l’histoire. Mais ici et maintenant? Les grands enfants grandissent sans connaître une feue liberté de baiser, et dans l’appréhension de l’autre? L’imaginaire social se débat avec le virtuel, ça, c’est une des autres nouveautés.
Alors, je persiste à espérer qu’en l’absence d’utopie ( on peut comprendre la peur qu’en ont les occidentaux), l’absence de “projet alternatif” cohérent, unifié et solide, et la manifestation grandissante d’actes isolés (de différentes natures) réside peut-être une faille à creuser, cependant que Chronos continu de dévorer ses enfants. (Bien sûr, on ne reste pas très longtemps sans “chef”, n’est-ce pas ?) Mais que peut on créer, qu’un autre chaos, au sens heuristique du terme, au stade historique où nous nous trouvons.... Je ne sais pas. Et comme le dis si bien une amie, je me sens perdue, au milieu des débats, des triturations intellectuelles, et des nombrilismes des bons mots engagés.
Alors, oui, ne pas céder à la folie, ne pas c��der à la consommation, ne pas céder à l’instrumentalisation de l’autre, ne pas céder aux moindres petites choses, ne pas céder, ne pas céder, ne pas céder, ne pas céder, ne pas céder, ....
Et j’envois des sourires pour chaque fleur de coeur.
Pour épilogue, une Dame Serbe de la génération précédente, m’a reprocher récemment de ne pas laisser l’enfance à l’enfance, de ne pas laisser couler la rivière.... Pour avoir discuter longuement avec elle de sa vie, je ne pouvait que comprendre son point de vue. Cependant notre dialogue sur l’éducation était impossible. On ne peut pas dire certaines choses à un enfant de cinq ans. Oui, mais on ne peut pas mentir sur le monde qui attend l’ enfant de cette génération. La rivière coule, de toutes façons. Et on peut lui apprendre aussi que l’on est soi-même créateur et moteur de la joie, d’un p’tit bonheur. Lui souffler un peu d’imagination et de résistance comme on souffle doucement sur une fleur de pissenlit.
Et quand il dort, il arrive que l’on pleure.
Arrivant à Paris, le sac sur le dos, à la gare de Lyon même, j’ai vu, sans exagération, plus de ces inquiétants guignols qu’en un mois d’août entier en ces trois lieux. L’espace d’un mois, j’avais oublié leur lourde présence, celle de leurs armes et de leur regard dédaigneux. Un regard de flic, est déjà un jugement. Fut un temps “Les guignols” d’Audiard, dans la bouche de Noel Roquevert, ça sonnaient bien. Nous n’avons hélas plus le loisir de la gouaille maintenant, les guignols nous font froid dans le dos. Chaque matin, des personnes allant travailler, ou en revenant , pour nourrir leur famille, se font harceler parce qu’ils n’ont pas le teint aussi clair que le mien, ou qu’il ne rentre pas dans le “moule” social. Il nous est imposé, chaque matin, dans toutes les gares de la région parisienne, la sale ambiance des contrôles d’identité, de suspicion . Chaque matin, une petite main dans la mienne, nous traversons ce paysage, celui de notre pays, celui de son pays. Partout, dans ce paysage, la tension se fait sentir. Le coeur triste et plein de colère, on ne peut que sentir la chape de plomb qui pèse sur les gens susceptibles d’être suspecté, à qui, non content d’imposer des conditions de vie et de travail parfois au de-là de la limite, le gouvernement ajoute un harcèlement supplémentaire. L’occulter est impossible. Le supporter est récurant, et tenter de faire de ce trajet un moment baladeur de partage avec ma petite main dans la mienne est le petit combat de mère. Souvenez-vous, nous avions été marqués par la présence de l’autorité dans notre pays, lors du premier plan Vigipirate il y a quelques années, j’aurais alors à l’époque difficilement imaginé qu’elle aille encore plus au de-là....Vigipirate, outil de première nécessité, outil bien utilisé....
Question d’un petit bonhomme de cinq ans: “ maman, ça existe une police qui contrôle la police?” Bonne question, mon fils.
Mais que l’on ne s’y trompe pas, même si la présence de la police dans les pays que je viens de parcourir se fait sentir légèrement, voir prête à sourire ( j’en ai vu de la police italienne, décontractée, lunette noire, discutant au téléphone portable ou avec le vieux du coin en plein milieu d’un beau bordel automobile, encore un autre de Thessalonique, avachit à la Symposium sur sa moto en pleine lecture nocturne qui aurait tout aussi bien pu accrocher ”Ne pas déranger” sur l’un de ses guidons...), toutes les villes que nous avons traversé sont filmées. Généva, Pisa, Napoli, Syracusa, Thessaloniki, Bologna, ...et même des moins conséquentes, pour ne parler que des plus grandes. J’étais curieuse de palper l’ambiance actuelle d’autres pays d’Europe.
On nous a raconté, à Thessalonique, que des groupes extrêmement bien organisés, il y a peu, ont déboulonné soigneusement en quelques heures les caméras de plusieurs quartiers, pour la plus part bien perchées en hauteur. Ou encore que dans les rues des villes soulevées de colère cet hiver dernier, que ce soit Thessalonique, ou des agglomérations plus petites comme Trikala par exemple, la police Grecque, dépassée, rebroussait chemin... Les termes plus exacts étaient “ont détalé”. Etonnant. Bien sûr, que cela “impressionne” le gouvernement français.
Pour en revenir à l’article d’Anselm Jappe ci-joint, on peut ajouter une autre forme de harcèlement, autre que policier ou psychologique ( dont la culpabilisation du citoyen, responsable lui-même de tout disfonctionnement, placardée sous ses yeux de façon omniprésente), qui est celle du spectre de la maladie, de la mort par la maladie. Denis Duclos en expose très bien le mécanisme dans le Monde Diplomatique. Le retour de la Pandémie. Nul doute que la vie de nos enfants en seront certainement ponctuée, ici et là, de temps à autre. Il va leur falloir grandir avec le SIDA, les pandémies, et quoi d’autres déjà ?
- Je ne peux m’empêcher de penser ici aux populations véritablement abandonnés, exterminés par le Paludisme, le Sida et autres maladies. On vient de découvrir une nouvelle maladie “bananière” dans les régions d’Afrique du Sud et de l’Est ( http://www.afriquejet.com/actualites/sante/alerte-contre-une-nouvelle-maladie-des-bananiers-en-afrique-de-l'est-2009042826446.html ), la "Banana Xanthomonas Wilt" (BXW) . A croire que l’écumage de la population mondiale ne va pas assez vite aux yeux de certains. - Voilà le choix qui s’impose à nous, vivre entre doute et paranoïa. Devoir choisir bientôt pour nos enfants, entre peur de la grippe A et la peur des effets secondaires d’un vaccin.
Amputés des subventions et des moyens aux piliers de la société ( santé, éducation, initiatives citoyennes, ...). Muselés par la peur d’être exclus de la société. Muselés par la convoitise et les crédits. Régit par de “l’économie personnelle”. Mues par la peur, le doute et la paranoïa.
“ils n’auront pas ma fleur.....ma fleur de coeur”.
On sait ce que les temps à venir vont être, sans en être capable de l’imaginer exactement. Car c’est au de là de notre Formation.Peut-être que quand le capitalisme libéral aura fini de dévorer ses enfants, si il y a fin un jour à sa faim, il devra bien se régénérer et pour cela absorbera ce qui se sera inventé à sa marge, chez ses opposants (éternelle récupération). Le balancier repartira dans un autre sens, et encore jusqu'à l'excès. Qui peut savoir?
Je suis consciente que le fléau de la balance ne sera jamais à l’équilibre. Il ne s’agit pas de se leurrer. Ainsi que nos enfants apprendront à nager dans le fleuve de leur temps, et que bien entendu, ils savent voir au de-là des apparences. D’autres générations l’ont fait, et dans des temps bien sombres de l’histoire. Mais ici et maintenant? Les grands enfants grandissent sans connaître une feue liberté de baiser, et dans l’appréhension de l’autre? L’imaginaire social se débat avec le virtuel, ça, c’est une des autres nouveautés.
Alors, je persiste à espérer qu’en l’absence d’utopie ( on peut comprendre la peur qu’en ont les occidentaux), l’absence de “projet alternatif” cohérent, unifié et solide, et la manifestation grandissante d’actes isolés (de différentes natures) réside peut-être une faille à creuser, cependant que Chronos continu de dévorer ses enfants. (Bien sûr, on ne reste pas très longtemps sans “chef”, n’est-ce pas ?) Mais que peut on créer, qu’un autre chaos, au sens heuristique du terme, au stade historique où nous nous trouvons.... Je ne sais pas. Et comme le dis si bien une amie, je me sens perdue, au milieu des débats, des triturations intellectuelles, et des nombrilismes des bons mots engagés.
Alors, oui, ne pas céder à la folie, ne pas c��der à la consommation, ne pas céder à l’instrumentalisation de l’autre, ne pas céder aux moindres petites choses, ne pas céder, ne pas céder, ne pas céder, ne pas céder, ne pas céder, ....
Et j’envois des sourires pour chaque fleur de coeur.
Pour épilogue, une Dame Serbe de la génération précédente, m’a reprocher récemment de ne pas laisser l’enfance à l’enfance, de ne pas laisser couler la rivière.... Pour avoir discuter longuement avec elle de sa vie, je ne pouvait que comprendre son point de vue. Cependant notre dialogue sur l’éducation était impossible. On ne peut pas dire certaines choses à un enfant de cinq ans. Oui, mais on ne peut pas mentir sur le monde qui attend l’ enfant de cette génération. La rivière coule, de toutes façons. Et on peut lui apprendre aussi que l’on est soi-même créateur et moteur de la joie, d’un p’tit bonheur. Lui souffler un peu d’imagination et de résistance comme on souffle doucement sur une fleur de pissenlit.
Et quand il dort, il arrive que l’on pleure.
Coût de la vie au Sri Lanka et déplacements (mars-avril 2009) English translation pending
bonjour
j'adore ces post ... difficile de prevoir un budget d'abord parce que chacun a sa facon de depenser et qu'ensuite cela depend vachement du pays ... tout ca pour dire que forum voyage devrait ouvrir une rubrique "cout de la vie" avec une liste que nous pourrions mettre a jour en temps reel ... cela eviterait aussi a tout un chacun de se faire avoir ou de devoir palabrer pendant trois plombes pour negocier un prix ... ou ne pas acheter parce que ca prend la tete
donc voici "ma" liste ... je prepare aussi un road book mais me fo du temps libre hihihihihi
donc sejour mars avril 2009
taux de change a l'airport de colombo 1 euro = 142 rs (pour roupie srilankaise !!!)
room 500 /600 rs (avec fan moustiquaire, sdb et souvent eau chaude) attention au 10 % de taxe
eau 1, 5 l 50/60 rs jus de fruit bouteille 1 l 150 rs coca sprite 1, 5 l 150 rs fanta local 50 cl 30 rs died coke 33 cl 130 rs coke 33 cl 120 rs coca fanta sprite bouteille verre 50 rs pot of tea or coffe de 100 a 150 rs bierre: c'est pas bon pour la ligne !!!
fruit juice 60 rs a 150 rs shake 120 a 150 rs
banane 60 a 100 rs le kg mangoustan 10 rs piece noix de coco 20/30 rs ananas 100 a 150 rs cacahuete en sachet 50 gr 40 rs
esquimo 35 rs biscuit paquet 100 gr 35 rs biscuit oreo 200 rs chips 180 rs pringles 250/280 rs cake au fruit 500 gr 160 rs mars snicker 140/150 rs kinder bueno 175 rs bonbon polo 30 rs (je vous conseille aussi les "hacks original" 1rs piece mdr) boite 8 vache ki rie locale 225 rs cornflakes 250gr 280 rs pain de mie 100 rs pain de mie local 40 rs tout plein de patisserie partout et pas chere (gaffe a la ligne !!!) the en sachet x25 130 a 160rs
menu kfc : pate de poulet riz sauce et coca 350 rs curry de rue dans un journal 90/100/150 rs plat au restau de 250 rs à 600rs
internet 40 rs pour 1/2 heure mais aussi 4 rs la min phone en local 10 rs la min carte postale 25 rs timbre pour l'europe 20 rs
super glue 45 rs pile alkaline de marque x2 130 rs tout petit paquet de lessive 6 rs lunette de sun a 200 rs (durée de vie 1 semaine !!)
tshirt "gap" 500 rs sarong 300 a 500 rs batik 500 a 600 rs
acces pass triangle culturel: 50 $ ou 5700 rs
transport (euh !! vous avez donc mon parcours par la meme occasion !!)
attention les srilankais vous dirons tres tres souvent "jing cien" enfin un truc dans ce gout la quoi !!! inutil de chercher sur votre carte !! c'est en fait leur pronociation pour "junction" qui veut dire ... croisement ou intersection ... comme on veut
car les bus circulent partout impec mais se prennent tres tres souvent aux intersection ce qui est logique nan ?? fo aussi par trop chercher a comprendre pourquoi de nombreux bus ne s'arretent pas ... ils sont directs enfin ils s'arrettent que pour vous deposer si vous etes dans le bus !!!
enfin vous comprendrais vite pourquoi tout le monde se cramponnent grav et que personne ne se leve pour vous laissez passer ... attention aux places derriere le chauffeur elles sont reservée aux moines mais vous pouvez les occuper si ils sont pas la ... sinon les srilankais laissent leur places aux dames si si eviter le matin avec tous les eleves qui vont a l'ecole (j'dis ca mais en fait c'est genial papa ou maman qui accompagnent les gamins qui payent tous 1 ou 2 rs ) ensuite pour les routards sac a dos monter a l'avant du bus ou vous pouvez poser votre sac a dos sur le capot moteur ou par terre certains "ticket man" sont pas tres cool avec les sac a dos ... sachez aussi que comme en inde le bus n'est jamais plein on vous dit jamais ... y a toujours de la place si c'est possible et qu'evidement ils klaxonnent toutes les 2 secondes (j'en ai enguellé un qui klaxonnait comme un fou furieux en plein Galle alors que d'abord il se trainait a 10 kmh avant d'arriver en ville et qu'il lui aurait fallu un helicoptere !!! facil a expliquer helicoptere en geste !!! ca a bien fait rire tout le monde !!! et il s'est calmé ... 5 minutes !!!) comme on dit les transports forment la ...
voyage en train trop trop genial (mais compter large car ils ne sont jamais a l'heure)
colombo airport a bus stand de colombo = free bus stand colombo negombo 18 rs 45 min negombo bus stand to the beach 150 rs en tuktuk (possible a 130 rs) negombo kurunegala en intercity 120 rs moins de 2 heures kurunegala maho 50rs 1h20 bus pour junction yapawela 10 rs tuk tuk junction ruine 200 rs a/r bus junction anudarapura ? rs 1h15 anudarapura minhintale 24 rs anudarapura kekirawa 100 rs intercity 1h kekirawa okana 28 rs kekirawa dambula 32 rs dambula sigiraya 24 rs 40 min sigiraya maluwa junction 11 rs junction to polonaruwa 100rs 1 h (yes yes crasy bus !!!) polonaruwa pour midiriglia 30 rs puis 2 eme bus 25 rs retour idem polonaruwa nalanda (par dambula !) 100 rs 2h nalanda kandy 60 rs kandy bus pour les temples dans la campagne 30 rs retour par la big route 18 rs train kandy hatton (dalousie) 2 eme class 110 rs 3h pour 3 heure d'attente car retard bus hatton dalousie 57 rs 1h (retour 40 min car descente !!!) trains hatton ela 2 eme class 160 rs 6h (euh la encore de la chance ca devait etre le train d'y a trois jours qui arrivait just !!! ) ela bus pour dowa temple 14 rs ela bus pour waterfalls 19 rs bus ela wellawaya ? rs 1h tuk tuk pour buddha debout depuis wellawaya 400 rs a/r bus wellawaya tengalle 112 rs 3h bus temples grotte tengalle 22rs tengalle matara 38 rs 1h matara polhena 10 rs matara temple budha assis 11 rs matara tondra 10rs matara mirissa 20 rs mirissa unawatuna 100 rs intercity clim 30 min (c'est le 1 er bus ki est passé !!) mirissa galle 10 rs galle matara 10 rs galle hikatuwa 19 rs descendre au km 98. galle unawutuna 15 rs a 20rs galle colombo fort 102 rs 4h colombo bus n° 240 pour negombo ? rs 1h30 negombo centre pour rue lewis place (beach) bus n°905 10 rs bus pour airport: negombo colombo bus stand 18 rs bus n° 243 marqué airport mais demandez car il y a aussi d'autres bus puis navette gratuite bus stand colombo airport
consigne a la train station colombo fort: 50 + 10 rs (avec commission preposé !!!) de grand casier prevoir votre cadenas et le monsieur te dit: "ne pas perdre le papier !!!"
internet free a l'airport de colombo apres la zone controle passeport et pas de departure taxe
rechange a l'airport 115 rs = 1$
j'adore ces post ... difficile de prevoir un budget d'abord parce que chacun a sa facon de depenser et qu'ensuite cela depend vachement du pays ... tout ca pour dire que forum voyage devrait ouvrir une rubrique "cout de la vie" avec une liste que nous pourrions mettre a jour en temps reel ... cela eviterait aussi a tout un chacun de se faire avoir ou de devoir palabrer pendant trois plombes pour negocier un prix ... ou ne pas acheter parce que ca prend la tete
donc voici "ma" liste ... je prepare aussi un road book mais me fo du temps libre hihihihihi
donc sejour mars avril 2009
taux de change a l'airport de colombo 1 euro = 142 rs (pour roupie srilankaise !!!)
room 500 /600 rs (avec fan moustiquaire, sdb et souvent eau chaude) attention au 10 % de taxe
eau 1, 5 l 50/60 rs jus de fruit bouteille 1 l 150 rs coca sprite 1, 5 l 150 rs fanta local 50 cl 30 rs died coke 33 cl 130 rs coke 33 cl 120 rs coca fanta sprite bouteille verre 50 rs pot of tea or coffe de 100 a 150 rs bierre: c'est pas bon pour la ligne !!!
fruit juice 60 rs a 150 rs shake 120 a 150 rs
banane 60 a 100 rs le kg mangoustan 10 rs piece noix de coco 20/30 rs ananas 100 a 150 rs cacahuete en sachet 50 gr 40 rs
esquimo 35 rs biscuit paquet 100 gr 35 rs biscuit oreo 200 rs chips 180 rs pringles 250/280 rs cake au fruit 500 gr 160 rs mars snicker 140/150 rs kinder bueno 175 rs bonbon polo 30 rs (je vous conseille aussi les "hacks original" 1rs piece mdr) boite 8 vache ki rie locale 225 rs cornflakes 250gr 280 rs pain de mie 100 rs pain de mie local 40 rs tout plein de patisserie partout et pas chere (gaffe a la ligne !!!) the en sachet x25 130 a 160rs
menu kfc : pate de poulet riz sauce et coca 350 rs curry de rue dans un journal 90/100/150 rs plat au restau de 250 rs à 600rs
internet 40 rs pour 1/2 heure mais aussi 4 rs la min phone en local 10 rs la min carte postale 25 rs timbre pour l'europe 20 rs
super glue 45 rs pile alkaline de marque x2 130 rs tout petit paquet de lessive 6 rs lunette de sun a 200 rs (durée de vie 1 semaine !!)
tshirt "gap" 500 rs sarong 300 a 500 rs batik 500 a 600 rs
acces pass triangle culturel: 50 $ ou 5700 rs
transport (euh !! vous avez donc mon parcours par la meme occasion !!)
attention les srilankais vous dirons tres tres souvent "jing cien" enfin un truc dans ce gout la quoi !!! inutil de chercher sur votre carte !! c'est en fait leur pronociation pour "junction" qui veut dire ... croisement ou intersection ... comme on veut
car les bus circulent partout impec mais se prennent tres tres souvent aux intersection ce qui est logique nan ?? fo aussi par trop chercher a comprendre pourquoi de nombreux bus ne s'arretent pas ... ils sont directs enfin ils s'arrettent que pour vous deposer si vous etes dans le bus !!!
enfin vous comprendrais vite pourquoi tout le monde se cramponnent grav et que personne ne se leve pour vous laissez passer ... attention aux places derriere le chauffeur elles sont reservée aux moines mais vous pouvez les occuper si ils sont pas la ... sinon les srilankais laissent leur places aux dames si si eviter le matin avec tous les eleves qui vont a l'ecole (j'dis ca mais en fait c'est genial papa ou maman qui accompagnent les gamins qui payent tous 1 ou 2 rs ) ensuite pour les routards sac a dos monter a l'avant du bus ou vous pouvez poser votre sac a dos sur le capot moteur ou par terre certains "ticket man" sont pas tres cool avec les sac a dos ... sachez aussi que comme en inde le bus n'est jamais plein on vous dit jamais ... y a toujours de la place si c'est possible et qu'evidement ils klaxonnent toutes les 2 secondes (j'en ai enguellé un qui klaxonnait comme un fou furieux en plein Galle alors que d'abord il se trainait a 10 kmh avant d'arriver en ville et qu'il lui aurait fallu un helicoptere !!! facil a expliquer helicoptere en geste !!! ca a bien fait rire tout le monde !!! et il s'est calmé ... 5 minutes !!!) comme on dit les transports forment la ...
voyage en train trop trop genial (mais compter large car ils ne sont jamais a l'heure)
colombo airport a bus stand de colombo = free bus stand colombo negombo 18 rs 45 min negombo bus stand to the beach 150 rs en tuktuk (possible a 130 rs) negombo kurunegala en intercity 120 rs moins de 2 heures kurunegala maho 50rs 1h20 bus pour junction yapawela 10 rs tuk tuk junction ruine 200 rs a/r bus junction anudarapura ? rs 1h15 anudarapura minhintale 24 rs anudarapura kekirawa 100 rs intercity 1h kekirawa okana 28 rs kekirawa dambula 32 rs dambula sigiraya 24 rs 40 min sigiraya maluwa junction 11 rs junction to polonaruwa 100rs 1 h (yes yes crasy bus !!!) polonaruwa pour midiriglia 30 rs puis 2 eme bus 25 rs retour idem polonaruwa nalanda (par dambula !) 100 rs 2h nalanda kandy 60 rs kandy bus pour les temples dans la campagne 30 rs retour par la big route 18 rs train kandy hatton (dalousie) 2 eme class 110 rs 3h pour 3 heure d'attente car retard bus hatton dalousie 57 rs 1h (retour 40 min car descente !!!) trains hatton ela 2 eme class 160 rs 6h (euh la encore de la chance ca devait etre le train d'y a trois jours qui arrivait just !!! ) ela bus pour dowa temple 14 rs ela bus pour waterfalls 19 rs bus ela wellawaya ? rs 1h tuk tuk pour buddha debout depuis wellawaya 400 rs a/r bus wellawaya tengalle 112 rs 3h bus temples grotte tengalle 22rs tengalle matara 38 rs 1h matara polhena 10 rs matara temple budha assis 11 rs matara tondra 10rs matara mirissa 20 rs mirissa unawatuna 100 rs intercity clim 30 min (c'est le 1 er bus ki est passé !!) mirissa galle 10 rs galle matara 10 rs galle hikatuwa 19 rs descendre au km 98. galle unawutuna 15 rs a 20rs galle colombo fort 102 rs 4h colombo bus n° 240 pour negombo ? rs 1h30 negombo centre pour rue lewis place (beach) bus n°905 10 rs bus pour airport: negombo colombo bus stand 18 rs bus n° 243 marqué airport mais demandez car il y a aussi d'autres bus puis navette gratuite bus stand colombo airport
consigne a la train station colombo fort: 50 + 10 rs (avec commission preposé !!!) de grand casier prevoir votre cadenas et le monsieur te dit: "ne pas perdre le papier !!!"
internet free a l'airport de colombo apres la zone controle passeport et pas de departure taxe
rechange a l'airport 115 rs = 1$
Destination à la Cancún? English translation pending
hello all,
j'ai pris des vacances début avril, je cherche une destination à la cancun (j'y suis déjà allé..) mélangeant soirée, boite de nuit, playa, soleil et tourisme. Je sais que c'est nul mais j'aime ce genre "d'activités", j'ai beau chercher je trouve rien de concret, je sais qu'au pire je peux retourner à cancun mais j'aurais aimer aller ailleurs, voire le même esprit dans un autre pays... voilà voilà.
Merci d'avance. Ppda
ps : j'ai oublié de dire que j'ai déjà fait la thailande, le mexique, la bulgarie, la république tchèque, le maroc, la tunisie, la belgique, l'espagne...
Thanks !
j'ai pris des vacances début avril, je cherche une destination à la cancun (j'y suis déjà allé..) mélangeant soirée, boite de nuit, playa, soleil et tourisme. Je sais que c'est nul mais j'aime ce genre "d'activités", j'ai beau chercher je trouve rien de concret, je sais qu'au pire je peux retourner à cancun mais j'aurais aimer aller ailleurs, voire le même esprit dans un autre pays... voilà voilà.
Merci d'avance. Ppda
ps : j'ai oublié de dire que j'ai déjà fait la thailande, le mexique, la bulgarie, la république tchèque, le maroc, la tunisie, la belgique, l'espagne...
Thanks !
Groupes thais à ne pas louper en concert? English translation pending
Apres des annees a raler sur le fait qu'il n'y ai pas assez de musique live autre que des cover band sur BKK, j'ai pris la decision de m'interesser a la musique locale. Quels sont les groupes thais qui valent le coup d'etre vu en concert? Merci😎
Meilleur circuit pour visiter le Sud tunisien en trois jours? English translation pending
salut à tout les membres,
alors, je veux avoir une idée sur le sud tunisien. partir en voiture de tourisme, en train en 4X4, quel moyen de transport ? est ce que 3 jours suffisent pour visiter les principaux endroits à tozur, nefta, tamrza, gabes et douz?
je part de sousse avec ma copine, si vous avez des idées pour un circuit aidez moi svp.......merci
Slow Boat Mandalay-Bagan English translation pending
J’ai envisagé faire Mandalay Bagan en bateau rv Pandaw, mais au regard du peu d’enthousiasme des réponses, je crois que je vais abandonner.
Par contre, j’ai trouvé qu’il existait le Slow Boat.
Ou puis-je trouver des renseignements : les horaires de départs ? Ou prendre les billets Etc.…
Merci
Sasak Story (île de Lombok, Indonésie) English translation pending
Cher Alan
A toi qui a tant aimé le sud de Lombok et qui sait si bien transmettre ton amour pour cet endroit, je voulais te faire un petit cadeau. A lire à ta prochaine nuit blanche… 🙂
1 mois chez les Sasaks, à Lombok
Préambule
C’est mon premier carnet de voyage. Il ne donne pas de renseignements pratiques sur Lombok mais raconte une histoire vécue. D’habitude je n’éprouve pas le besoin d’en faire. Mais cette fois, j’avais vraiment besoin de raconter cette belle aventure humaine que j’ai vécue en Indonésie, avec les Sasaks, habitants de l’île de Lombok, et qui m'a profondément marqué. Bonne lecture.
Afin de fuir Bali au mois d'août, je viens d'atterir à Mataram, la capitale de Lombok, l'île voisine... à défaut de n'avoir pas trouvé un vol plus loin !
J'ai trouvé une bonne adresse pour louer un scooter: à 3€ la journée, je ne discute pas le prix, d’autant que M. SUBHI (tel 08 19 29 200 027) est un des rares loueurs à accepter qu’on puisse passer ses scooters dans les ferrys ! Chouette alors, je vais pouvoir la faire ma traversée des îles de la Sonde ! 🙂
Dans mon guide, on parle « d’îles paradisiaques » dans la baie de Sekotong, au Sud Ouest. Apparemment peu de possibilités d'hébergements, ça doit être pour ça que c'est paradisiaque 😛 Après avoir acheté une carte très précise de Lombok au shopping center de Mataram, je me dirige vers Sekotong. C’est une belle route goudronnée, pittoresque, sur laquelle circulent parfois des véhicules hippomobiles...
Je décide d’aller jusqu’à la fin de la route, jusqu’à Bangko-Bangko, comme ça, pour voir…. A 30 km du but, le goudron laisse place à une piste empierrée qui se détériore au fil des kilomètres et qui se termine par une piste genre trial… 😏
J’arrive enfin dans le petit village de pêcheurs de Bangko-Bangko. Je trouve un villageois qui parle quelques mots d’anglais et lui demande s’il y a une possibilité de dormir dans le village. Après de longues tentatives d’explications, je finis par comprendre qu’un certain Suderman peut m’héberger. Il réside à 3km de là, dans le village de Seledong. La barrière de la langue complique un peu ma recherche mais je finis par trouver une jolie maison avec des peintures de Walt Disney dessus.
Suderman est un jeune Sasak d’une vingtaine d’années qui parle anglais. Il m’accueille avec un grand sourire et me montre la chambre. Il me propose de me préparer un repas, en l’échange d’1€ pour aller faire des courses dans le village. A la lueur de la lampe à pétrole, nous mangerons ensemble puis passerons la soirée à discuter avec son voisin, un sympathique marginal qui a décidé de vivre détaché complètement du matériel, de pratiquer la méditation et qui m’explique qu’il est heureux car il dort dehors, sous les étoiles… 🙂
Le lendemain, Suderman aimerait bien que je reste mais moi je veux aller voir ces fameuses « iles paradisiaques » non loin de là. C’est tout un archipel, apparemment la plus connue et la plus belle c’est Gili Nanggu, mais je choisis finalement Gili Gede, de peur que Gili Nanggu soit trop touristique ! Suderman m’a expliqué où je peux trouver des pêcheurs pour me conduire à Gili Gede. Je tente de négocier avec eux le prix de la traversée mais en vain… j’ai beau écrire dans le sable avec un bâton le prix que je veux payer, ils font mine de ne pas comprendre. Bah, tant pis, je paierai le prix pour touriste (3€…)
La traversée est rapide et le bateau me dépose sur une petite plage de Gili Gede. Avec ma carte très précise, je peux envisager de faire le tour complet de l’île à pieds. Je tombe nez-à-nez avec un petit papy qui parle un peu anglais et s’improvise comme guide. Nous passerons quelques heures ensemble. L’île est calme, et authentiquement peuplée de pêcheurs Sasaks qui adorent se faire photographier.

Par contre, les plages ne sont pas à la hauteur de l’idée que je me fais d’une « île paradisiaque » 😉
Peu importe, le dépaysement est là et les gens sont adorables. Je suis même invité par une famille à partager son repas.
J’ai demandé à mon bateau de venir me rechercher à 15h. Avant d’embarquer, je remercie vivement mon petit papy de m’avoir guidé à travers ces villages pittoresques. Bizzare, il ne me demande pas d’argent. Gêné, je lui glisse l’équivalent d’1€ avec un « thank you for good guide » juste avant de monter dans le bateau, il me remercie avec un grand sourire.
Je remonte sur le scooter. J’hésite… il fait nuit dans 3h… je retourne chez Suderman ou je continue ma route ? J’opte pour la 2ème solution. Mon bouquin mentionne l’existence de cottages à Selong Blanak. C’est un peu loin mais il n’y a pas plus près.
J’emprunte une petite route secondaire qui s’élève à travers la montagne. La route est défoncée et glissante mais elle est splendide, je traverse pleins de villages Sasak, accueilli par des « hello Mister !» et une multitude de sourires. Heureusement que j’ai acheté une bonne carte, car je navigue en terre totalement inconnue… même dans mon bouquin...😛
A chaque fois que je demande ma direction, c’est un attroupement autour de moi, des rires, et des invitations à venir boire le café… Le temps passe et le soleil décline…
J’arrive enfin sur la côte dans le petit village de Sepi. Nouvel attroupement. Je demande « Selong Blanak ? » et là un jeune semble étonné et me fait un non de la tête + le signe du coupe-gorge. Gloups… 😐 Qu’entend-t’il par là ? La route défoncée est dangereuse de nuit ou bien il y a des méchants Sasaks dans le coin ? Impossible de savoir, son anglais est trop limité. Il me parle de « bungalow Pancing », un petit village beaucoup plus proche. La nuit est tombée mais pas le choix je dois trouver ces bungalows !
A la sortie d’un village, on m’indique Pancing d’un signe de la main, puis à l’entrée d’un autre, on me l’indique dans l’autre sens… J’en déduis donc que j’ai du louper un carrefour entre les 2… Et en effet, avec difficulté je finis par trouver dans la pénombre un petit chemin de terre. La chance me sourit : un scooter passe par là, je lui demande « Pancing ? » « ya » me répond-il. Ouf ! Me voila embarqué dans ce petit chemin, de nuit, au milieu des champs de tabac…
J’arrive enfin dans un village, et je demande « bungalows ? » On m’indique la direction. Et puis je redemande encore, et encore, et encore… m’enfin ces bungalows ils sont au bout du monde ou quoi ? Des enfants finissent par prendre pitié de moi et me conduisent en courant, moi et mon scooter, vers les bungalows.
Là, un gardien m’accueille. Ouf, il parle anglais…il me dit gentiment que c’est un centre de plongée mais qu’il est fermé. Seulement il fait nuit et je n’ai rien pour dormir. Le gardien est embarrassé… « C’est qu’il n’y a plus d’eau dans les bungalows... » « Tant pis au point où j’en suis… » « Il faut que je téléphone au propriétaire. Je ne sais pas quoi faire » « Tu crois que tu as vraiment besoin de lui ? On peut s’arranger tous les 2 non ? » Il réfléchit. Il finit par me proposer la chambre d’un employé de l’hôtel. C’est un lit superposé, il faudra que je dorme en dessous du jardinier. « Combien je te donne ? » « Je ne sais pas, ce que tu veux… Au fait, as-tu mangé ? » « Ben heu… non » « Ma femme a préparé un repas si tu veux » « C’est pas de refus ! Merci ! »
Nous passerons la soirée à discuter de pleins de choses. Il a 34 ans, comme moi, et il est sidéré de me voir célibataire alors que lui il a déjà une femme et des enfants ! Dans la conversation, Il m’explique que le propriétaire australien du centre de plongée est en conflit avec son TO, l’un veut 100$ la nuit, l’autre 150$...🤪 « ben dis donc, j’ai de la chance qu’il ait fermé son centre, ton patron ! » « oui, moi aussi je content que ce soit fermé, car je n’ai pas trop de travail. D’habitude, à cette période, je trime 18h par jour et je ne suis payé que 40€ par mois. Ce n’est pas très motivant et si j’étais mieux payé je travaillerais mieux». Je suis écoeuré… « Il est sacrément gonflé ton patron. S’il doublait ta paye, ça ne le ferait pas tellement boiter, vu le prix des chambres, tu ne trouves pas ?» « oui mais pour l’instant je n’ai pas d’autre travail. Il n’y a pas de travail dans la région. Tous les hôtels ont fait faillite, notamment celui de Selong Blanak où tu voulais te rendre…. »
Après une à peu près bonne nuit (ce jardinier, un sacré ronfleur…) j’ai droit à un petit déjeuner. Je paye ma nuit 8€ (une très bonne somme pour le pays). Ce matin il a plu et le chemin est très glissant. Mon scooter est incontrôlable et je finis par me vautrer dans la boue sous l’œil amusé des fermiers dans leur champ de tabac…
Continuons vers Selong Blanak… Petit stop au hasard d’un virage dans un petit village de pêcheurs qui cultivent des algues.

Depuis 10 bonnes minutes, 2 jeunes Sasaks en scooter me suivent. Je sens bien qu’ils veulent me dire un truc. Je stoppe. « hello mister… what is your name ? (etc…) veux tu venir prendre le café dans ma maison » « 🙂 ! si c’est pas loin… » Un des 2, Zamak, se propose de conduire mon scooter. Je lui laisse le guidon. Me voila à nouveau sur des petits chemins sillonnant les champs de tabac, passager d’un Sasak fier de transporter « son » touriste ! Me voilà arrivé dans le bled. Nouvel attroupement.
Je prête mon appareil photo à Zamak pour poser avec un Sasak tout content d’avoir été choisi.

On me sert le café puis on m’invite à manger. Voyageant léger, je n’ai rien à leur offrir à part de l’argent et il n’en est pas question. Gêné, je refuse la proposition. Je les remercie pour ce bon café et demande à Zamak de me raccompagner jusqu’à la route car seul je serai incapable de retrouver mon chemin. Au moment de nous séparer, il me demande : « STP – tu n’aurais pas un livre de grammaire anglaise ? » « Non, je suis sincèrement désolé » lui dis-je avec regret « Tant pis. Au revoir et merci d’être venu » « Merci Zamak »
Kuta n’est plus très loin. Je me dis « je vais aller acheter ce bouquin et je vais lui ramener ». Et puis je dois vite me rendre à l’évidence : je n’arriverai jamais à retrouver son village perdu au milieu des champs…🙁
Enfin j’arrive à un embranchement. Je me rends compte que j’ai loupé la route de Selong Blanak et que j’ai pris l’intérieur des terres. Tant pis, ou tant mieux ! Cap sur Kuta.
Kuta Lombok, c’est l’antithèse de Kuta Bali. Tranquille, peu d’infrastructures, belle plage. Aah, on est bien ici ! Je me trouve un hébergement tout neuf : je suis le tout premier client et je dois faire attention où je mets les pieds car la dalle en ciment pour accéder à ma chambre n’est pas tout à fait sèche ! Je vais faire un tour sur la plage. Pas un touriste ce jour là. 😎
Kuta, c’est un lieu d’hébergement pour surfeurs, et dans la journée, ils ne sont pas à Kuta mais sur les plages environnantes (surtout Mauwi). Je suis abordé par Monika, la seule vendeuse de la plage. Elle me propose des Sarongs. Elle est très intéressante à discuter et nous parlons un petit moment. Comme elle est sympa et parle très bien l’anglais, je finis par lui acheter un sarong et un petit collier en coquillages. Elle est contente car ce soir elle pourra se payer le bémo (2€) lui permettant de rentrer dans son village voir sa mère.
Selong Blanak est à 20km à l’ouest de Kuta. Aujourd’hui j’y vais, faut quand même que j’arrive à trouver ce bled, annoncé avec une plage magnifique dans mon guide ! Mon guide comporte également un petit encadré disant que l’endroit peut être un peu dangereux… Arf… ils sont tellement cool ces Sasaks que franchement… même pas peur !! 😛
La route qui mène à Selong Blanak est superbe et offre de très belles vues panoramiques sur la côte.
Petit arrêt de 2h de bronzette sur la belle plage de Maun. 
Nous sommes 5 touristes sur la plage… 😎
Je zappe la plage de Mauwi, avec ses surfeurs et son entrée payante, et j’arrive à Selong-Blanak en début d’après-midi.
Sitôt le scooter stationné, 4 enfants viennent me poser des questions en anglais. Il ont fini l’école à midi et reprennent à 15h. Ils me demandent si je ne peux pas leur donner un dico d’anglais ou bien un ballon de foot, mais je ne transporte pas ça dans mon sac à dos ! 😕
La plage est magnifique....
avec ces bateaux colorés
et ses habitants qui adorent se faire photographier !
Un jeune Sasak vient nous rejoindre et commence à me parler. Il s’appelle Dadi, il a 19 ans, et il m’explique qu’il veut pratiquer son anglais. Il a arrêté ses études au collège, mais n’a pas pu continuer au lycée car ses parents n’ont pas les moyens de payer 10 à 20€ de frais de scolarité par mois. Nous causons, nous nageons, nous sympathisons alors il me propose d’aller prendre un café chez sa mère.
« Par contre je te préviens ma maison elle n’est pas belle »
« M’en fous ! »
C’est une hutte en tôle ondulée et en bambou, recouverte de papier journal en guise de papier peint. Je pense que c’est pour consolider le tout. Il doit les lire ces journaux car il connaît très bien les grands évènements de ce monde. Par exemple, il apprécie Jacques Chirac pour sa non-intervention en Iraq ! Ce n’est pas la première fois que j’entends ça en voyage, c’est fou ce que cette prise de position a rendu J. Chirac populaire dans le monde !
En sirotant notre café made in Lombok (avec un très fort goût de cannelle), il me parle de sa famille. Il vit ici avec sa mère et sa sœur, qui vient d’avoir un bébé. Il a un oncle et des amis à Kuta, mais ça fait au moins un mois qu’il ne les a pas vu faute d’argent. Le ticket de bémo coûte 1€… 😐
« Ben je peux t’emmener à Kuta en scooter 🙂 Je loge là-bas...» « D’accord mais uniquement si tu acceptes de me ramener, car je n’ai aucun moyen de locomotion » « Pas de problème » (la route est tellement belle !)
Dadi tremble. Ses vêtements ne sont pas encore secs de la baignade et il n’a rien pour se changer. Afin de voyager léger, je n’ai pris, comme vêtements chauds, que des vêtements techniques de montagne. Je lui prête ma veste polaire Millet et mon pantalon Helly Hansen… en me gardant bien de lui dire qu’il en a au moins pour 150€ sur lui ! 🤪
Arrivés à Kuta, je le dépose au marché et on se donne rendez-vous le lendemain matin au même endroit. Surprise plus tard dans la soirée, Dadi me cherche partout ! Il n’a pas de chance : son oncle est parti à Sengkol et ses amis ne sont pas là non plus, il est seul et n’a rien à manger…
Gêné, il me demande si je veux bien lui donner 1 ou 2€ pour aller s’acheter à manger. Je suis gêné moi aussi, car nous sommes devant l’entrée du resto, et on vient juste de m’apporter mon repas… Soit je me tape la honte si je le fais attendre devant le resto, soit il risque de se sentir très mal à l’aise s’il rentre dans le resto. Il me faut bien prendre une décision, la moins pire : « viens plutôt manger avec moi »
C’est un resto pour touriste et chaque plat vaut entre 10 et 30000 roupiah (1 à 3€), ça m’embête qu’il voit les prix alors qu’il vit lui-même certainement en dessous du seuil de pauvreté. Mais le plus gêné c’est encore lui : il choisit juste un bol de riz blanc (0.30€) « Dadi, commande un plat comme moi. Prends ce qui te plait, je te l’offre avec plaisir »
Je le reconduis au marché… Je suis sûr qu’il va dormir dehors… Je lui propose le 2ème lit inoccupé de ma chambre, mais bon ça m’arrange qu’il refuse car je me voyais mal débarquer avec lui !
Il est inquiet : « Tu es sûr que tu viens me chercher demain matin ?» « oui, sûr » (il peut dormir tranquille, j’ai envie de récupérer mes fringues !! 😄) Le lendemain j’aurai la confirmation qu’il a dormi dehors : « Il a fait froid cette nuit, heureusement que ta veste orange m’a tenu chaud… »
Je le ramène donc chez lui comme promis. En route, on s’arrête dans un marché local et je lui prends une portion de riz enveloppée dans une feuille de bananier vu qu’il n’a pas mangé. Je lui fais également acheter un ballon de foot, sans me montrer, pour l’avoir au tarif local…
Arrivé à Selong-Blanak, je retrouve les enfants d’hier et je leur offre le ballon de foot dont ils rêvaient. Quel plaisir de les voir heureux, jouer au foot avec mon ballon tout neuf ! 🙂
Je reprends un café chez la mère de Dadi. Cette fois, pas de sucre dans le café, car pas d’argent pour en acheter. Son père cultive le tabac, et en ce moment la famille n’a aucun revenu car le tabac n’est pas encore assez mûr pour être vendu… Je ne dis rien, je ne sais pas si c’est une tentative déguisée de me demander de l’argent ou si c’est réel…
Il est midi. Je pense que sa mère va m’inviter à manger, comme le font volontiers tous les Sasaks. Mais le temps passe et pas d’invitation. Tant pis, je vais rentrer à Kuta et je mangerai ce soir.
Je démarre le contact du scooter mais je sens bien que Dadi est préoccupé et qu’il a quelque chose à me dire. « Loic, je suis désolé, je ne peux pas t’inviter à manger. Ma mère est en larmes, nous n’avons plus rien à manger. S’il te plait, je t’en supplie, donne moi 2€ pour que j’achète du riz » J’ai horreur des habitants qui mendient auprès des touristes… « Ecoute Dadi, il faut que tu me jures que c’est vrai » « Je te donne ma parole » « Alors je vais acheter le riz avec toi » Ironie du sort : le riz, c’est le voisin qui le vend ! Pour 2€, j’ai 4kg de riz. « Au revoir Loïc et merci de tout cœur pour tout ce que tu as fait pour moi ».
En revenant à Kuta, je m’arrête demander le prix d’un kilo de riz. C’est bien 0.50€… Puis je demande à Banu, le serveur de mon hôtel avec qui je passe mes soirées, si c’est encore possible, de nos jours, que des Sasaks ne mangent pas à leur faim. Il me le confirme 🙁. « Dadi ne t’a pas menti, et puis c’est quelqu’un de bien, je le connais nous étions à l’école ensemble »
Je suis choqué. Lorsque j’ai rencontré Dadi, ça ne se voyait pas sur sa tête qu’il ne mangeait pas à sa faim. J’ai de la peine pour lui. Il mise tous ses espoirs sur la construction d’un futur hôtel de luxe à Selong-Blanak, je regrette de lui avoir dit que je n’étais pas favorable à la construction de cet hôtel…
Quelque part vers Kuta, il y a une région peu traitée dans mon guide. Je demande au patron de l’hôtel : « C’est bien là bas ? Vous connaissez ? » « Oui, c’est magnifique. Les plages sont paradisiaques. Si vous allez là-bas vous ne voudrez plus en partir ! » Je décide donc d’ignorer le nouvel encadré de mon guide avertissant d’un potentiel risque d’insécurité dans le coin… et également les avertissements d’un guide local qui cherche à me faire peur pour que j’utilise ses services… Je suis persuadé que c’est faux, ils sont trop gentils ces Sasaks ! Et puis quand j’ai une idée dans la tête… 🤪
Pour me rendre dans cette petite presqu’île isolée, j’ai le choix entre la voie terrestre ou maritime. Par la route, c’est facile, il faut juste faire un long détour. Par bateau, on traverse directement une sorte de petit golfe. Pour le fun, je choisis l’option bateau. Pour cela j’emprunte une route en mauvais état, longe la somptueuse plage de Tanjung Aan et j’arrive dans un petit port de pêche.
Surprise ! Ce que je pensais être un ferry n’est qu’une petite barque de pêcheur ! Le seul pêcheur qui parle anglais dans le coin est un jeune au look branché avec une mèche blonde qui descend au milieu de son visage... « heu…Mister, tu crois vraiment qu’on peut charger un scooter sur un petit bateau comme ça ? »
« T'inquiète, la semaine dernière, j’ai chargé 2 scooters, avec 2 Australiens et 2 surfs »
Nous commençons la traversée après une bonne dizaine de minutes à essayer de démarrer le moteur du bateau qui cale dès qu’on immerge l’hélice dans l’eau… très rassurant ! 😏
En plus il y a pas mal de vent, et plus on s’éloigne, plus les vagues sont fortes. Nous sommes trempés en quelques minutes…
Nous nous approchons lentement du village qui se situe de l’autre côté du golfe, il y a des maisons en bois flottantes de partout : ici, c’est un village qui fait de l’élevage de langoustes... Je suis content de débarquer après 45 minutes de douche ininterrompue à l’eau de mer. Z'avez vu je mens pas il y a une grosse goutte d'eau en plein milieu de mon objectif 😠
Ouf ! le scooter redémarre…
Sur la plage m’attend un jeune Sasak souriant et enthousiaste de voir débarquer un blanc chez eux. Il parle un très bon anglais et me pose pleins de questions. « ça ne te dérange pas j’espère ? J’ai besoin de pratiquer mon anglais » « Ben dis donc tu l'as appris où ton anglais ? » « Un peu à l'école et avec les touristes » « Donc t'es doué ! » « C'est rare de voir des touristes arriver en scooter par bateau. T'as payé combien? » « Une dizaine d'euros » « Ah ah comme tu t'es fait rouler! 😏 » « 🤪 🙁 😠 »
Nous causons sur la plage pendant une bonne ½ heure, pendant que mes affaires trempées sèchent sur moi au soleil. Le village est pittoresque : de jolis bateaux amarrés sur la plage, une jolie plage de sable blond avec au loin sa mangrove, des habitants qui vaquent à leurs occupations, ramassant je ne sais trop quoi sur la plage
ou triant des algues destinées à l’exportation pour l’industrie cosmétique 
Qu’il est bon flaner sur cette plage ! Partout des « hello mister ! » « boulé! boulé ! » (boulé = touriste en langue sasak), des rires, les gens adorent se faire photographier…. Ce jeune Sasak qui ne me lâche pas d’une semelle est un pêcheur, il a 20 ans (oui encore…) et il s’appelle Rumaji. Il me demande une cigarette mais je lui réponds fièrement "tidak mrokok" (je ne fume pas... j'ai appris la phrase par coeur car inutile de vous dire qu'elle me sert souvent...). En tout cas le courant passe bien tous les 2 🙂
Je me décide enfin à poursuivre ma route vers ces fameuses plages de rêve de Lombok. Rumaji me montre sur ma carte où elles se situent. Je pars avec mon scooter : une route chaotique, disons plutôt un chemin, puis de simples sentiers, me conduisent à travers la péninsule. L’endroit ressemble à une sorte de Finistère, aride, avec beaucoup de vent, mais en effet des plages particulièrement belles…

et désertes ! Enfin presque 🙂
Maintenant il ne faut plus trop traîner car le seul hôtel du coin est cher… Il me faut retraverser toute la presqu’île, puis remonter plus au nord pour trouver enfin un hébergement bon marché. Mais en route, je repense à ce village typique… je ne sais pas pourquoi, j’ai envie d’y retourner, et j’ai aussi envie de revoir ce jeune pêcheur avec qui j’avais eu un si bon contact. Je fais demi-tour.
Après quelques dizaines de minutes à me perdre, à tourner en rond, à revenir sur mes pas, à demander ma direction, je retrouve enfin ce charmant village. Je vais acheter un paquet de cigarettes et pars à la recherche de « mon Sasak ». J’ai du mal à me souvenir de son nom Ramaji ? Ramaju ? Les habitants ne connaissent pas. Heureusement, il est sur une de mes photos et je zoome son portrait avec l’écran de mon appareil numérique. « Aah ! Ru-Ma-Ji ! » « Oui c’est ça, Rumaji » Une nuée de gamins m’accompagne jusque devant sa maison 🙂

Dans le village c’est l’évènement : il y a un touriste chez Rumaji et en plus il le cherche ! 😇 Ravi, mon nouvel ami me fait entrer dans sa "rumah" et me propose de prendre le café « made in Lombok », au goût toujours autant épicé et sucré. Chez lui, pas de chaise, nous sommes assis à même le sol. A 20 ans, il vit déjà dans sa propre maison… et avec sa femme !
Nous sommes rapidement rejoints par son frère Rumawe, 22 ans, déjà papa de 2 jumelles… et sans oublier plusieurs dizaines de curieux qui squattent à l’intérieur et à l’extérieur de la maison car il n’y a pas de place pour faire entrer tout le monde…
J’essaye de faire le marrant et ça a l’air de plaire ! Je ne sais pas, je me sens bien ici, décontracté, ma réserve et ma timidité sont restées au vestiaire. Peut-être parce que je ne me sens pas jugé par les regards qui m’entourent… ou bien jugé moins jugé sur l'apparence qu’en Occident! Je traîne… ça tombe bien, Rumaji n’a pas l’intention non plus de me laisser partir : « Mister, Il y a de très beaux couchers de soleil ici. Si tu veux tu peux rester ici jusqu’au coucher du soleil » « Non, désolé il faut que je parte car je ne veux pas conduire de nuit » « Tu n’as qu’à dormir chez moi » « 🙂 Tu as de quoi héberger du monde ? » « Sans problème et en plus chez moi c’est pas cher comme à l'hôtel d'à côté! » « Wouah trop cool ! »
En attendant le coucher du soleil, Rumaji me propose de venir sur la plage avec lui car il doit aller tendre un filet de pêche. Je suis heureux : je me dis que je suis vraiment privilégié d’être le seul touriste dans ce village. Je n’en pas croisé un de la journée, ça y est je commence à être en « immersion » ! 🙂🙂
Il me montre son instrument de travail : c’est une simple petite barque tout en bois, disons plutôt une pirogue, avec un morceau de bambou en guise de flotteur, relié lui-même à la coque du bateau par 2 branches naturellement courbées. Il monte dedans avec son frère et commence à pousser avec un bâton pour partir. « Et moi ? » « Ah mais tu veux venir ? » « Ben oui !! » (c’est que j’ai des photos à prendre moi 😎)
La méthode du filet est simple : ici, le poisson est partout, il suffit de s’éloigner de quelques mètres du rivage et de tendre le filet : Rumawe pousse le bâton pour faire avancer doucement la barque, Rumaji déroule le filet hors de l’embarcation

Ensuite, de retour sur la plage, il suffit de tirer le filet

Hi… Hi… c’est Thalassa en live ! 🙂
Cette fois c’est l’heure du coucher de soleil... et mon objectif est toujours crade...

Une fois la pêche terminée, les 2 frères me proposent de me mettre à table avec un sourire non dissimulé. Huummm le bon poisson frais ! Mais ouille ouille ouille le piment ! Harri, un des voisins, semble captivé par mon Guide du Routard... car il est écrit en Français !!

Il est 20h. Nous retournons à la plage avec d’autres villageois pour regarder les étoiles. J’adore ce genre d’instant, ou, en position allongée, et l’obscurité aidant, les langues se délient, les silhouettes se dessinent… on se parle comme si on se connaissait depuis longtemps 🙂
Il est temps de retourner à la maison et d’aller dormir. Rumaji m’apporte un matelas et s’allonge par terre, à côté de moi. « Heu… Rumaji, elle est où ta femme ? » « Elle est partie dormir chez le voisin » « Pourquoi ? Je gêne peut-être ? » « Mais non ! Mais moi je suis musulman et lorsque j’ai un invité ça ne se fait pas de dormir avec sa femme » « Allons bon !... Et… tu dors sur le ciment toi? » « Oui oui… j’ai l’habitude… »
Le lendemain matin, j’ai droit à un petit déjeuner local : du poisson avec du riz ! (celui que j'ai pas fini la veille 😏) Il me fait visiter sa maison. Dans sa chambre il y a un lit sans matelas: c’est le matelas sur lequel j’ai dormi… Rumaji m’a prêté son propre matelas. Si c’est pas de l’hospitalité ça !! 🙂
Puis enfin j’ai droit à une bonne douche, sauf que chez lui il n’y a pas d’eau alors il m’accompagne chez ses parents, à 200m. Là, dans une petite pièce en plein air clôturée par des bambous, je retrouve la bonne vieille douche qu’on utilise dans les campagnes et dans mes chères îles paumées: un puits, un seau avec une corde, on plonge le seau dans le puits, on le remonte en tirant sur la corde et on se verse le contenu du seau sur soi. En répétant plusieurs fois l’opération c’est tout aussi efficace qu’une douche et tellement bon quand on est dans un pays chaud...
Rumaji voit bien que je vais partir… « STP Mister reste. Tu amélioreras mon anglais et moi je t’apprendrai l’Indonésien et les coutumes des Sasaks » Inutile de vous dire qu’il n’a pas besoin d’insister deux fois… 🙂 « Et puis tu peux rester le temps que tu veux : une semaine, un mois, un an même ! » « Merci Rumaji… Au fait, hier j’ai eu du mal à m’orienter et je pense que j’ai loupé certaines plages. Ça te dit de m’accompagner cet après-midi ? » « Avec plaisir ! » « Mais je ne veux pas abuser de ton temps » « En ce moment je n’ai rien de spécial, je n’ai pas besoin de pêcher tous les jours, je peux stopper mon travail quand je veux. Je ne suis pas salarié moi 😛 » « Super ! Au fait je ne m’appelle pas Mister, moi c’est Loic… » « Ok Mister » 🤪
Ni une, ni deux, nous voila repartis sur les petits sentiers sur lesquels je me suis perdu hier… Et effectivement, hier j’en avais loupé des beaux coins la vache !

Rumaji et moi n’arrêtons pas de parler. Une relation de frère à frère, ou de père à enfant, ou un peu des deux, je ne sais pas, est en train de s’instaurer. Il est curieux de tout et il aime apprendre. Malgré son isolement géographique, il a une opinion sur tout, et je suis épaté par ses connaissances géographiques et géopolitiques. Il connaît déjà le nom du nouveau Président français 3 mois après son élection… « Mais comment sais tu tout ça ? » « Dans les journaux… j’adore lire l’actualité. Et puis parfois je vais voir la télé chez ma voisine, ou je discute avec les touristes, j'en vois quelques uns chaque mois. Au viilage, mes amis ont pour consigne de venir me chercher dès qu'ils voient un touriste, car je suis le seul à parler anglais, et je veux absolument maîtriser l'anglais ! » Il m'épate, il m'épate...
Et puis vient la question que je redoute tant lorsque je voyage… La dernière fois qu'on me l'avait posé c'était aux Iles Andaman... « Loic, tu gagnes combien par mois ? » « Arf... toi d'abord 😛 » « Moi, je gagne en moyenne 1 million de Rupiah, soit 80€, mais c’est variable, ça dépend si je vends des langoustes ou pas, j’ai des mois à 50€ et des mois à 150€. »
Je réfléchis… mon interlocuteur est (très) intelligent, j’ai du temps devant moi, OK toutes les conditions sont réunies pour que je puisse annoncer le chiffre. « Moi je gagne 15 millions par mois » Evidemment la réaction est immédiate : « Wouahhh tu es très riche ! » « Attends, attends, maintenant j’explique ! Un chiffre ça ne veut rien dire, il faut tout ramener au coût de la vie» Je sors un morceau de papier et un stylo : « En Indonésie, 1 kilo de riz coûte 5000 Roupiah, en France c’est plutôt 50000. Donc toi, en Indonésie, tu peux acheter chaque mois 200 kg de riz, moi en France 300 kg. Par contre, moi en Indonésie, je peux acheter 3 tonnes de riz, et toi en France seulement 30 kg. Tu comprends la différence ? Oui en Indonésie je suis beaucoup plus riche que toi, et seulement quand je suis en Indonésie, et d'ailleurs ce c’est pas parce qu’un euro vaut 12000 roupiah que je suis 12000 fois plus riche que toi (saleté d'euro qui nous fait passer pour + riches que les Américains 😠). Par contre, toi en Indonésie, moi en France, nous ne sommes pas si loins l’un de l’autre : 200 kg de riz pour toi, 300 kg pour moi. En France, tout est très cher : par exemple le loyer de ma maison c’est déjà 6 millions. A la fin du mois il ne me reste pas beaucoup d’argent… » « 6 millions… par mois ? » « Ben oui par mois » « C’est énorme ! Ma maison elle m’a coûté 30 millions (3000€) » « Oui… en France pour 30 millions de Roupiah tu loues une maison pour 6 mois, en Indonésie tu en achètes une pour la vie.Et je peux te dire que mon loyer n’est pas cher… D’ailleurs, moi, je ne suis pas propriétaire comme toi. Je ne peux pas, je ne gagne pas assez. En France, pour s’acheter une maison, on est obligé de contracter un emprunt auprès d’une banque, puis on rembourse pendant 20 ou 30 ans » « Ha ha ha, vous payez des intérêts ! C’est stupide d’enrichir les banquiers. Moi pour payer ma maison j’ai emprunté à mes voisins et je les ai remboursés en 3 ans. On n’a pas besoin de banque ici, et puis la banque est bien trop loin » « A l’inverse, j’ai une voiture et toi tu ne peux pas t’en payer une » « Je n’en ai pas besoin » « Je sais mais c’est pour te dire que ce qui est inaccessible dans mon pays peut être accessible pour toi, et inversement. C’est pour te dire que je ne suis pas le millionnaire que tu imagines… Pour venir ici, j’ai économisé de l’argent mois après mois, jusqu’à en avoir assez pour venir… Tu sais Rumaji, ce n’est pas parce que le seul hôtel de la région facture la nuit à 30€ que tous les touristes ont les moyens d’y aller. Pour pouvoir voyager, chaque mois je fais attention à mes dépenses, comme par exemple l’électricité qui coûte très cher » « Combien ? » « Environ 1 million par mois, et c’est peu ! » « Moi je ne paye pas l’électricité. Nous avons l’électricité solaire gratuite. L’installation coûte 500€ et tu as de l’électricité à volonté et à vie. Chez moi la lumière reste allumée toute la nuit » « Oui d'ailleurs si tu pouvais l'éteindre... 😛 Et oui pour 500€ tu as 5 mois d’électricité en France, en Indonésie c’est à volonté et pour la vie ! Tu as un panneau solaire sur ton toit ? Je ne l’ai pas vu » « Non, moi je n’ai pas l’installation, car j’utilise peu d’électricité : je n’ai pas d’appareil électrique, j’ai juste besoin d’un peu d’éclairage. Alors je n’ai pas besoin de panneau solaire, je suis raccordé à mon voisin qui me donne un peu de son électricité »… Bon stop, on va arrêter la conversation car ça risque encore de me faire gamberger 🙁… après, de retour en France, je vais encore une fois me demander pourquoi je continue à vivre en Europe… 😠🏴☠️
Mais il enchaîne : « Je suis bien conscient que je suis heureux ici. Je suis pauvre mais heureux. J’ai une belle vie, j’aime mon village, j’aime mon métier de pêcheur, je sais que quelque part je suis privilégié. J’ai vu des reportages sur la télé de ma voisine qui m’ont montré que la vie en Europe n’était pas toujours aussi facile qu’ici. Je t’envie sur une seule chose : c’est de pouvoir voyager. J'aimerais tellement voyager moi aussi mais je suis trop pauvre pour cela" "Quels endroits as tu déjà visités?" "Mon village, la ville voisine, Mataram, et puis c’est tout. Je suis pauvre, je n’ai pas d’argent pour voyager" "Tu es déjà allé à Tetebatu, au pied du Mont Rinjani?" "Non" "Il y a 2 places sur mon scooter... ojek gratuit !" (ojek = moto-taxi)
J’allège mon sac à dos en laissant des affaires dans son armoire, qu’il referme à clé... et il me remet la clé ! Ahlala c'est vrai qu'ils sont dangereux ces Sasaks musulmans fanatiques 😏 Un rapide au revoir à sa femme et nous voila partis sur les routes! A chaque arrêt, on nous demande ce qu’on fout ensemble, ce à quoi nous répondons en nous désignant du doigt : « tourist Francis, tourist Sasak » 😏
Nous roulons... Nous nous sommes découverts plein de points communs. Comme par exemple cette fascination pour les cartes : lorsque je lui montre ma carte de l’Indonésie, il l’examine longuement, sous toutes les coutures, les yeux grands ouverts, rêveur… comme moi quoi! Ou encore ce même rejet des villes et ce goût si particulier pour les plages où il n'y a personne. « Rumaji quelle est ta date de naissance ? » « 1er janvier 1987 » « Hi hi j’en étais sûr… tu es Capricorne comme moi !🙂 »
Maintenant je sais qu’il m’apprécie beaucoup. J’ai remarqué que dans de nombreux pays musulmans, les bons amis sont très affectueux en public. Chez nous deux hommes qui se tiennent la main ou se passent le bras autour de l’épaule, c’est jugé soit incongru, soit avant-gardiste, selon la tolérance du juge… En Indonésie c’est très bien perçu, c’est signe d’une grande amitié. Et quand en plus c’est avec un touriste c’est un honneur… A l’inverse, on ne touche jamais à sa femme en public… c’est indécent 😉
Malgré tout ma culture occidentale reprend le dessus et je me sens très mal à l’aise quand il me fait cet honneur et je repousse régulièrement sa main… surtout quand c’est en présence de sa femme 😐!! Je tente de lui expliquer que si en France je faisais la même chose devant ma femme, elle serait très en colère !... Il rigole et traduit à sa femme, qui rigole à son tour… 🤪
C’est aussi ça les voyages : il n’existe aucun système de valeurs qui soit universel… Quoiqu’en pensent certains… Mes repères culturels sont chamboulés… j’adore 🙂
Bref, nous roulons donc... et au bout de 2h de route, nous approchons de Tetebatu
L’altitude s’élève et la température diminue. Ils sont frileux ces Sasak: ça tremble derrière. Je m’arrête et je sors ma fameuse veste Millet du fond du sac et me disant que tout le monde sauf moi aura porté cette veste ! Voilà mon passager prêt à affronter des températures qu’il ne connaît pas…
Nous trouvons au Selebuse Café une chambre sympa et pas chère. « Tu vois, Rumaji, ici c’est 5€ pour 2 avec le petit déjeuner inclus. Tous les hôtels ne valent pas 30€ la nuit ! » Emmi, le propriétaire de l’hôtel-restaurant, après m’avoir montré sa collection des copines européennes stockées dans son portable... 😏 nous sert un bon poulet puis nous fait une démonstration de magie. Franchement il est très fort : « Emmi, sur ton panneau, tu as écrit hôtel, restaurant, randonnées, informations touristiques, chambres à louer… tu as oublié de rajouter spectacle de magie ! »
Le lendemain matin je suis réveillé par d’étranges bruits d’eau qui émanent des toilettes. Notre touriste Sasak a l’air d’avoir quelques difficultés… « Mince, j’ai oublié de lui montrer comment fonctionne une douche et une chasse d’eau ». Ne sachant pas s’il est habillé, je le laisse se débrouiller 🙂
Après le petit déjeuner (lors duquel Rumaji découvre que les touristes mangent des trucs sucrés et non du poisson pimenté avec du riz) Emmi a dessiné une carte de la région sur le mur de son resto et nous indique les coins où il faut aller. Nous repartons en scooter sur les routes autour de Tetebatu, entre champs de tabac, bananiers et rizières.
C’est génial de voyager ensemble: outre le fait qu’on s’est franchement bien trouvés, il me facilite énormément le contact avec la population locale. Ainsi, nous passerons de bons moments à rire avec les trieuses de feuilles de tabac

et avec les planteuses de riz, qui nous offrirons même le café "made in Lombok" bien sûr !

Tiens, un mariage !
Nous rentrons au Selebuse Café. Pas mal de touristes s’arrêtent au restaurant. Rumaji n’a pas l’habitude des touristes, et dès qu’il en voit, il adopte toujours la même tactique : leur sauter dessus et les bombarder de questions. Certains moments sont savoureux… J’adore sa spontanéité et sa naïveté lorsqu’il demande systématiquement à un couple s’ils sont mariés ou juste amis, ou lorsque qu’il dit franchement qu’une personne est belle, qu’elle soit homme ou femme d’ailleurs car ici on ne fait pas la distinction comme chez nous... Ici, notre culture occidentale est parfois soumise à une petite épreuve et certains touristes ne cachent pas leur étonnement, ou leur méfiance, et me lancent des regards du genre « qu'est-ce qui fait, qu'est-ce qui veut, qui c'est celui-là? tu le connais ? ». Je ne dis rien, je savoure… ou pour m'amuser je réponds "oui, oui, c'est mon frère!"... Consternation 😏 ...mais intérieurement, je leur répond « oh oui, je le connais, c’est quelqu’un qui a un esprit peut-être un peu trop pur pour vous ! » 😛 Emmi est en forme ce soir et refait un spectacle de magie pour tout le monde, sous vos applaudissements...
Nous repartons de Tetebatu le matin. En partant, j'avais allégé mon sac à dos au strict minimum pour que mon Sasak de passager n'ait pas à porter toute la journée un « Sasak à dos » trop lourd ;-). Du coup, nous n'avons pas d'affaires de rechange. Je décide de m'arrêter dans une boutique de fringues pour touristes. "Rumaji tu choisis ce que tu veux"
Il a vite trouvé son compte en prenant une contrefaçon d'une marque manifestement anglaise (il y a le nom d’un grand couturier et "London" en gros caractères sur le T-shirt) + un bermuda de surf (une copie de Billabong). Et moi aussi je prends un « faux bermuda Billabong » + 2 T-shirt multicolores (que Rumaji n'aime pas...). Je négocie le tout à 20 euros. "Mais c'est trop cher !! Si tu vas avec moi au marché, tu as 10 articles pour ce prix-là!" "Oui mais je n'aime pas les articles vendus au marché. Ils sont à la mode Indonésienne, mais en Europe ce n'est pas mettable. Alors je préfère payer un peu plus cher. Mais ne t'inquiète pas, on ira aussi au marché. Ça te va, Mister Rumaji from London??" 🙂
Il acquiesce en souriant... le voila rhabillé à la mode anglaise pour le haut et australienne pour le bas ! Avec ses lunettes de soleil (copies de Hockley...) que je lui ai offert, c'est le vrai touriste de marque Sasak avec de fausses fringues de marque...
Comme nous avons la journée devant nous, je préfère faire un petit détour pour longer la côte Est, on ne sait jamais, si on trouve des belles plages désertes ! Nous arrivons au Port de Labuan Hagi. Là, une bande de jeunes nous observe. J’entends juste le mot « touriste » qui revient à chaque phrase, et ça rigole, ça rigole… Rumaji s’approche d’eux… « Je ne comprends pas ce qu’ils disent, ils ne parlent même pas le Sasak ! » « Oula, mais d'où c'est qu'il débarquent ceux-là? » Heureusement, depuis près d’un siècle, le Bahasa Indonesia est la langue qui fédère les milliers de dialectes d’Indonésie, et ainsi tous les Indonésiens peuvent se comprendre grâce à cet Esperanto asiatique...
Ce sont en fait les habitants d’une toute petite île, Gili Meringke, qui se trouve à quelques kms au large de Labuan Haji. Ils attendent le bateau qui les reconduit dans leur petite île. Elle ne figure pratiquement sur aucune carte. En tous cas, nous avons vite fait de sympathiser ensemble !
Nous sommes invités à venir séjourner sur leur île, il parait qu’il y a une plage de sable blanc… Malheureusement nous n’avons plus le temps, j’ai rendez-vous à Bali le lendemain ! Leur bateau arrive, et nous les regardons s’éloigner du port…
Retour à la maison. Rumaji est ravi d’avoir joué au touriste pour la première fois de sa vie. Il raconte nos aventures à ses amis… envieux !
Bon, cette fois, je n’ai plus le choix, je dois partir, demain j’ai un avion pour Denpasar car je vais rejoindre Carine. Je regarde encore une fois la carte de Lombok : 70 km de route. Bah, c’est pas si loin, je partirai cet après-midi ! Alors re-discussions avec les habitants, re-plouf à la plage, re-miam chez mon petit frère…
En partant, j’ai la gorge serrée. Rumaji me note son adresse sur un morceau de papier et me le tend, le regard triste. Je pense qu’à cet instant je dois avoir la même tête… Je laisse une partie de moi-même dans ce village où tout le monde me connaît et m’apprécie car « je ne suis pas comme les autres touristes » (ah bon ?). Et puis j’abandonne également mon petit frère… ce n’est qu’un au revoir, j’en suis sûr.
Je retrouve Carine à Bali. Je ne suis pas en super forme, je lui raconte ces deux semaines inoubliables que je viens de vivre… Avant d’aller à Lombok, j’avais pris soin de mettre une option pour un vol sur Maumere le 17/08. Lorsque que nous nous rendons au guichet Merpati à l’aéroport, une employée nous apprend que mon option a sauté car je n’ai pas payé à temps… alors que j’avais bien dit à son collègue que je venais régler mon billet le 14 août 🤪
Tous nos plans sont fichus en l’air… Là, je commence à m’énerver, à leur dire que ça ne m’étonne pas que leur compagnie de pacotille soit sur la liste noire, enfin le bon Français en vacances quoi 😛 En plus, mon interlocutrice est manifestement rompue à ce genre de mécontentement et ne prête aucune attention à moi…
Bon, on se calme… On réfléchit… « Heu… Carine, ça te dit d’aller à Lombok, puis à Sumbawa? » Elle accepte. D’un coup j’ai une pêche d’enfer ! Grand sourire à l’employée que je viens d’agresser : «Heu… finalement un vol pour Mataram vous avez ? » « Quelle date ? » « Là, maintenant, tout de suite » « C’est tout complet pour aujourd’hui et demain » « On ira en ferry (nananère!...) »
Nouveau coup du destin qui une fois de plus m’oblige à retourner au même endroit… Vous l'avez deviné: pour mon plus grand plaisir 🙂
Histoire de laisser Carine se remettre du décalage horaire, nous restons 2 jours à Sanur. J’ai horreur de cet endroit, où se succèdent boutiques, restaurants, hôtels… le tout collés les uns aux autres sur plusieurs kms de long... Nul de chez renul 🏴☠️
Allez, hop hop hop, taxi pour Padangbai et on saute dans le ferry. Nous sommes harcelés par des vendeurs en tout genre… et je décide d'en harceler un à mon tour... « Combien tes lunettes de soleil ?» « 5€ » « La pièce ? » « Ben oui ! » « Tu m’as pris pour un Américain ou quoi ? » « Donnes moi ton prix alors, c’est négociable sur tu en prends plusieurs » « 10 pour 10€ » « Ah ah ah ! A ce prix là c’est la banqueroute ! » « Hi hi, ben voyons » « Rooh allez 20€ quoi !» « Nan, 10€, j’irai pas au delà. » « Je peux pas, je perds de l’argent » « Tant pis pour toi, tu vas louper un beau billet rouge… » (et je lui agite un billet de 100000 Roupiah, qui correspond à la plus grosse coupure qui existe) « Ca va, t’as gagné, mais je choisis les modèles » « Merci mon ami ! » Et me voilà avec 10 paires de lunettes de soleil en plastique : que des copies de grandes marques, côté design elles assurent. 😎
Le ferry accoste au port de Lembar, puis nous montons directement en bémo dans la ville de Chakranegara retrouver ce cher M. SUBHI des scooters. Carine s’exerce un peu à rouler, c’est bon elle a déjà l’expérience de la Thaïlande.
En route pour la traversée de Lombok. Nous arrivons chez Rumaji en milieu d’après-midi. « Loïc ??!! tu es revenu ?? mais quelle bonne surprise, oh que je suis content !! 🙂 » « Ben moi aussi si tu veux tout savoir... 🙂 »
Gros attroupement dans la maison, en l'honneur de Carine et moi...
Distribution des lunettes de soleil. A voir leurs têtes, j’ai bien fait d’acheter ces lunettes…
Il encore temps d’aller à la plage, nous décidons d’aller nous baigner tous ensemble. Quels inséparables ces deux là 😉
Rumaji a envie d’aller pêcher ce soir à la tombée de la nuit. Il se met à chercher ce qu’il appelle le « food for fish». Il se met à creuser le sable de la plage et en ressort de gros vers… Beurk !
La récolte de food for fish est bonne. Il est l’heure d’aller manger. Après le spectacle du food for fish, on a vachement faim 😕
Puis nous irons finir la soirée avec... Rumaji bien sûr... à la pêche à la ligne, cette fois au bout de la jetée du village. A part des morceaux de corail, il ne pêchera rien du tout ce soir là. Grand philosophe il déclare : « C’est pas grave si je n’ai pas de poisson. L’essentiel c’était de passer un bon moment ensemble sous les étoiles… bon allons dormir »
Le lendemain j’emmène Carine sur ma plage préférée. Bien sûr j’emmène avec moi mon inséparable guide Sasak... Nouvelles séances photos avec les gamins du coin…

Soit dit en passant Alan, tu aurais du pousser encore un peu plus à l’Est, n’est-ce pas ? 😛
Puis en fin d’après-midi, nous allons voir l’équivalent du défilé du 14 juillet, sauf qu’en Indonésie c’est le 17 août et ce sont les écoles qui défilent au pas…
Malheureusement Carine ne vit pas des moments aussi magiques que moi. Elle a encore le décalage horaire et elle dort très mal. Elle est très fatiguée et finit par me confier qu’elle a besoin d’un hôtel pour se reposer. Pas de souci je comprends, d’autant qu’il est vrai que chez Rumaji le sommeil est difficile entre les chiens, les poules, la mosquée, le voisin qui balaye à 6h du mat... Nous allons à l’hôtel du coin et finalement on arrive à trouver une chambre à 8€ et non les 30€ annoncés par Rumaji lorsqu’on s’est rencontrés. Mais si on ajoute les repas hyper chers (l’hôtel est très isolé et tout est acheminé en 4x4), on arrive vite aux 30€.
« Tu sais, mon seul but dans cet hôtel c’est de dormir pour récupérer… Alors si tu as envie de dormir dans TON village ne te prive pas » « Ben non, quand même, on voyage ensemble, je vais pas te laisser tomber » « T’en meurs d’envie » « Mouarf... mais non » « Allez fiche le camp » « Merci Carine 🙂»
Et hop d’un coup de scooter je retourne au village. Les 2-3 kms qui séparent l’hôtel du village sont un véritable parcours de trial, avec tout ce qu’il faut : rochers, ornières, pentes à 30%, sable, trous béants, la totale j'adore ça (je flippe un peu pour les pneus quand même)…
Depuis plusieurs jours, j’ai une petite idée derrière la tête… Après le repas, je demande : « Rumaji… Je n’ai plus assez de temps cette année pour faire la traversée des îles de la Sonde que j’avais envisagée. Si je reviens l’année prochaine, tu veux me servir de guide ? » « Mais je ne suis pas guide, je ne connais même pas Sumbawa et Florès » « Oui enfin je me comprends, j’ai besoin d’un ami qui me facilite l’approche et le contact avec la population locale, si tu préfères… » « Ouaah… mais c’est trop génial ! C’est vrai ou tu me fais marcher ? » « Ben c'est vrai tiens ! Tu peux te libérer un mois entier ? » « Evidemment » « Et ta femme elle est d’accord au moins ?» « Elle sera super contente pour moi » « Génial ! Alors tu peux compter sur moi. Quand je promets un truc je le fais » « Moi aussi » « Parole de Capricorne !! »
Le lendemain, Carine a pu récupérer. « Bon on ne va pas passer tout notre temps ici tout de même ? » « Non non, on y va, y’a pas de problème ! 😕» (chuis dégoûté mais bon elle a raison, je vais pas passer mes 6 semaines de voyage au même endroit !) « On va où ? » « Ben vu qu’on a les scooters, que Bali en plein mois d’août bof, on peut tenter Sumbawa comme on avait dit…» « Oui pourquoi pas ? C’est bien Sumbawa ? » « Je sais pas. Le bouquin n’a pas l’air hyper enthousiaste… mais bon c’est en dehors des sentiers battus, et lis ce que Alan a marqué, et vu comment j’ai adoré Lombok et lui aussi, j’ai bien envie de me fier à lui et pas au bouquin 😛» Je lui tends ton carnet de voyage, cher Alan, dans lequel tu exprimes ta frustration de n’avoir fait que traverser Sumbawa sans t’arrêter…
En route pour Poto-Tano, le port de Sumbawa. Je quitte Rumaji cette fois pour de bon… un nouveau mauvais moment à passer mais les bonnes choses ont toujours une fin. Et puis je suis moins triste car je sais qu’on se revoit dans un an 🙂
Nous montons en scooter jusqu’à Labuhan Lombok, au Nord-Est de l’île. Le ferry pour Sumbawa finit par accoster. La traversée dure une bonne heure…
A Sumabawa, les paysages sont assez arides mais la route offre des vues dégagées sur de grands espaces. Le trafic est très faible, des hommes transportent des meules de foin à vélo, la route est bordée de cocotiers qui dessinent des ombres avec la lumière du soleil qui décline. Le tout donne une ambiance de « hors des sentiers battus » qui me plait. Par contre je ne sais pas où mon bouquin a vu de belles plages… 🤪
Nous sommes assez crevés et contents de trouver un hébergement dans la petite ville d’Alas. On se couche comme les poules mais quelqu’un frappe à la porte. « Il faudrait rentrer ton scooter à l’intérieur de l’hôtel » « Mouais » Je sors et pousse le scooter à l’intérieur de l’hôtel. Le gardien de l’hôtel est entouré par ses copains et ce petit monde m’observe… L’un d’eux parle anglais et commence à m’aborder. Il s’appelle Jules et... il a ENCORE 20 ans (décidement chuis abonné aux djeun's)... On cause... Tiens, j’ai plus sommeil ! 😛
Pluie battante le lendemain matin. Au lieu de rester à rien faire dans l’hôtel, je vais au marché d’en face histoire de prendre quelques photos de la vie locale… entre les vendeuses de fruits
et les marchandes de poisson
Nous poursuivons la route vers Sumbawa Besar. Les maisons sur pilotis sont très différentes de Lombok
mais les habitants sont aussi accueillants que les Sasaks
Arrivée à Sumbawa Besar. Coup de bol : les cérémonies de la fête nationale ne sont pas encore terminées et nous avons droit à un joli défilé de personnes habillées en tenue traditionnelle locale

La soirée à l’hôtel ne se passe pas très bien. Carine m’explique que le voyage est trop difficile pour elle, on passe la journée sur le scooter… Là encore, je comprends que nous n’avons pas tous la même façon de voyager et je lui propose de faire demi-tour et de quitter Sumbawa, sachant que, de toutes façons, j’ai prévu d’y revenir l’année prochaine…
Retour sur Lombok et cap vers le nord, via les pentes du Mont Rinjani. Nous nous arrêtons à Sapit, petit village de montagne niché au milieu des champs de tabac.
Si le temps n’est pas trop la partie, j’ai quand même droit à un beau lever de soleil le lendemain matin
La route continue à monter à travers la forêt
pour atteindre le sommet
puis redescendre pour atteindre la côte Nord.
Carine et moi devons nous rendre à l’évidence : nous ne sommes pas faits pour voyager ensemble. Elle fait beaucoup d’efforts de son côté, et moi aussi. Nous nous apprécions, alors nous nous forçons mutuellement à se supporter l’un l’autre. Mais il apparait plus sage d'envisager de visiter Bali séparément. Mais avant, nous passerons tout de même quelques jours de repos bien mérité sur les Iles Gili.
Gili Meno, en position centrale, nous paraît un choix stratégique pour visiter les 3 îles, et puis apparemment c’est tranquille… j’ai tout de même quelques hésitations avec l’alerte aux moustiques marquée dans mon guide de voyage… Carine maintient sa position pour Gili Meno, elle fera le bon choix, ce sera notre île préférée des 3… surtout par rapport à Gili Trawangan qui est nettement plus construite...
Aahhh la couleur de l’eau
la belle plage de sable blanc
les couchers de soleil
les sorties de snorkeling
tout baigne quoi !
A suivre... La suite est un peu plus bas...
A toi qui a tant aimé le sud de Lombok et qui sait si bien transmettre ton amour pour cet endroit, je voulais te faire un petit cadeau. A lire à ta prochaine nuit blanche… 🙂
1 mois chez les Sasaks, à Lombok
Préambule
C’est mon premier carnet de voyage. Il ne donne pas de renseignements pratiques sur Lombok mais raconte une histoire vécue. D’habitude je n’éprouve pas le besoin d’en faire. Mais cette fois, j’avais vraiment besoin de raconter cette belle aventure humaine que j’ai vécue en Indonésie, avec les Sasaks, habitants de l’île de Lombok, et qui m'a profondément marqué. Bonne lecture.Afin de fuir Bali au mois d'août, je viens d'atterir à Mataram, la capitale de Lombok, l'île voisine... à défaut de n'avoir pas trouvé un vol plus loin !
J'ai trouvé une bonne adresse pour louer un scooter: à 3€ la journée, je ne discute pas le prix, d’autant que M. SUBHI (tel 08 19 29 200 027) est un des rares loueurs à accepter qu’on puisse passer ses scooters dans les ferrys ! Chouette alors, je vais pouvoir la faire ma traversée des îles de la Sonde ! 🙂
Dans mon guide, on parle « d’îles paradisiaques » dans la baie de Sekotong, au Sud Ouest. Apparemment peu de possibilités d'hébergements, ça doit être pour ça que c'est paradisiaque 😛 Après avoir acheté une carte très précise de Lombok au shopping center de Mataram, je me dirige vers Sekotong. C’est une belle route goudronnée, pittoresque, sur laquelle circulent parfois des véhicules hippomobiles...

Je décide d’aller jusqu’à la fin de la route, jusqu’à Bangko-Bangko, comme ça, pour voir…. A 30 km du but, le goudron laisse place à une piste empierrée qui se détériore au fil des kilomètres et qui se termine par une piste genre trial… 😏
J’arrive enfin dans le petit village de pêcheurs de Bangko-Bangko. Je trouve un villageois qui parle quelques mots d’anglais et lui demande s’il y a une possibilité de dormir dans le village. Après de longues tentatives d’explications, je finis par comprendre qu’un certain Suderman peut m’héberger. Il réside à 3km de là, dans le village de Seledong. La barrière de la langue complique un peu ma recherche mais je finis par trouver une jolie maison avec des peintures de Walt Disney dessus.
Suderman est un jeune Sasak d’une vingtaine d’années qui parle anglais. Il m’accueille avec un grand sourire et me montre la chambre. Il me propose de me préparer un repas, en l’échange d’1€ pour aller faire des courses dans le village. A la lueur de la lampe à pétrole, nous mangerons ensemble puis passerons la soirée à discuter avec son voisin, un sympathique marginal qui a décidé de vivre détaché complètement du matériel, de pratiquer la méditation et qui m’explique qu’il est heureux car il dort dehors, sous les étoiles… 🙂
Le lendemain, Suderman aimerait bien que je reste mais moi je veux aller voir ces fameuses « iles paradisiaques » non loin de là. C’est tout un archipel, apparemment la plus connue et la plus belle c’est Gili Nanggu, mais je choisis finalement Gili Gede, de peur que Gili Nanggu soit trop touristique ! Suderman m’a expliqué où je peux trouver des pêcheurs pour me conduire à Gili Gede. Je tente de négocier avec eux le prix de la traversée mais en vain… j’ai beau écrire dans le sable avec un bâton le prix que je veux payer, ils font mine de ne pas comprendre. Bah, tant pis, je paierai le prix pour touriste (3€…)
La traversée est rapide et le bateau me dépose sur une petite plage de Gili Gede. Avec ma carte très précise, je peux envisager de faire le tour complet de l’île à pieds. Je tombe nez-à-nez avec un petit papy qui parle un peu anglais et s’improvise comme guide. Nous passerons quelques heures ensemble. L’île est calme, et authentiquement peuplée de pêcheurs Sasaks qui adorent se faire photographier.

Par contre, les plages ne sont pas à la hauteur de l’idée que je me fais d’une « île paradisiaque » 😉
Peu importe, le dépaysement est là et les gens sont adorables. Je suis même invité par une famille à partager son repas.J’ai demandé à mon bateau de venir me rechercher à 15h. Avant d’embarquer, je remercie vivement mon petit papy de m’avoir guidé à travers ces villages pittoresques. Bizzare, il ne me demande pas d’argent. Gêné, je lui glisse l’équivalent d’1€ avec un « thank you for good guide » juste avant de monter dans le bateau, il me remercie avec un grand sourire.
Je remonte sur le scooter. J’hésite… il fait nuit dans 3h… je retourne chez Suderman ou je continue ma route ? J’opte pour la 2ème solution. Mon bouquin mentionne l’existence de cottages à Selong Blanak. C’est un peu loin mais il n’y a pas plus près.
J’emprunte une petite route secondaire qui s’élève à travers la montagne. La route est défoncée et glissante mais elle est splendide, je traverse pleins de villages Sasak, accueilli par des « hello Mister !» et une multitude de sourires. Heureusement que j’ai acheté une bonne carte, car je navigue en terre totalement inconnue… même dans mon bouquin...😛
A chaque fois que je demande ma direction, c’est un attroupement autour de moi, des rires, et des invitations à venir boire le café… Le temps passe et le soleil décline…
J’arrive enfin sur la côte dans le petit village de Sepi. Nouvel attroupement. Je demande « Selong Blanak ? » et là un jeune semble étonné et me fait un non de la tête + le signe du coupe-gorge. Gloups… 😐 Qu’entend-t’il par là ? La route défoncée est dangereuse de nuit ou bien il y a des méchants Sasaks dans le coin ? Impossible de savoir, son anglais est trop limité. Il me parle de « bungalow Pancing », un petit village beaucoup plus proche. La nuit est tombée mais pas le choix je dois trouver ces bungalows !
A la sortie d’un village, on m’indique Pancing d’un signe de la main, puis à l’entrée d’un autre, on me l’indique dans l’autre sens… J’en déduis donc que j’ai du louper un carrefour entre les 2… Et en effet, avec difficulté je finis par trouver dans la pénombre un petit chemin de terre. La chance me sourit : un scooter passe par là, je lui demande « Pancing ? » « ya » me répond-il. Ouf ! Me voila embarqué dans ce petit chemin, de nuit, au milieu des champs de tabac…
J’arrive enfin dans un village, et je demande « bungalows ? » On m’indique la direction. Et puis je redemande encore, et encore, et encore… m’enfin ces bungalows ils sont au bout du monde ou quoi ? Des enfants finissent par prendre pitié de moi et me conduisent en courant, moi et mon scooter, vers les bungalows.
Là, un gardien m’accueille. Ouf, il parle anglais…il me dit gentiment que c’est un centre de plongée mais qu’il est fermé. Seulement il fait nuit et je n’ai rien pour dormir. Le gardien est embarrassé… « C’est qu’il n’y a plus d’eau dans les bungalows... » « Tant pis au point où j’en suis… » « Il faut que je téléphone au propriétaire. Je ne sais pas quoi faire » « Tu crois que tu as vraiment besoin de lui ? On peut s’arranger tous les 2 non ? » Il réfléchit. Il finit par me proposer la chambre d’un employé de l’hôtel. C’est un lit superposé, il faudra que je dorme en dessous du jardinier. « Combien je te donne ? » « Je ne sais pas, ce que tu veux… Au fait, as-tu mangé ? » « Ben heu… non » « Ma femme a préparé un repas si tu veux » « C’est pas de refus ! Merci ! »
Nous passerons la soirée à discuter de pleins de choses. Il a 34 ans, comme moi, et il est sidéré de me voir célibataire alors que lui il a déjà une femme et des enfants ! Dans la conversation, Il m’explique que le propriétaire australien du centre de plongée est en conflit avec son TO, l’un veut 100$ la nuit, l’autre 150$...🤪 « ben dis donc, j’ai de la chance qu’il ait fermé son centre, ton patron ! » « oui, moi aussi je content que ce soit fermé, car je n’ai pas trop de travail. D’habitude, à cette période, je trime 18h par jour et je ne suis payé que 40€ par mois. Ce n’est pas très motivant et si j’étais mieux payé je travaillerais mieux». Je suis écoeuré… « Il est sacrément gonflé ton patron. S’il doublait ta paye, ça ne le ferait pas tellement boiter, vu le prix des chambres, tu ne trouves pas ?» « oui mais pour l’instant je n’ai pas d’autre travail. Il n’y a pas de travail dans la région. Tous les hôtels ont fait faillite, notamment celui de Selong Blanak où tu voulais te rendre…. »
Après une à peu près bonne nuit (ce jardinier, un sacré ronfleur…) j’ai droit à un petit déjeuner. Je paye ma nuit 8€ (une très bonne somme pour le pays). Ce matin il a plu et le chemin est très glissant. Mon scooter est incontrôlable et je finis par me vautrer dans la boue sous l’œil amusé des fermiers dans leur champ de tabac…
Continuons vers Selong Blanak… Petit stop au hasard d’un virage dans un petit village de pêcheurs qui cultivent des algues.

Depuis 10 bonnes minutes, 2 jeunes Sasaks en scooter me suivent. Je sens bien qu’ils veulent me dire un truc. Je stoppe. « hello mister… what is your name ? (etc…) veux tu venir prendre le café dans ma maison » « 🙂 ! si c’est pas loin… » Un des 2, Zamak, se propose de conduire mon scooter. Je lui laisse le guidon. Me voila à nouveau sur des petits chemins sillonnant les champs de tabac, passager d’un Sasak fier de transporter « son » touriste ! Me voilà arrivé dans le bled. Nouvel attroupement.
Je prête mon appareil photo à Zamak pour poser avec un Sasak tout content d’avoir été choisi.

On me sert le café puis on m’invite à manger. Voyageant léger, je n’ai rien à leur offrir à part de l’argent et il n’en est pas question. Gêné, je refuse la proposition. Je les remercie pour ce bon café et demande à Zamak de me raccompagner jusqu’à la route car seul je serai incapable de retrouver mon chemin. Au moment de nous séparer, il me demande : « STP – tu n’aurais pas un livre de grammaire anglaise ? » « Non, je suis sincèrement désolé » lui dis-je avec regret « Tant pis. Au revoir et merci d’être venu » « Merci Zamak »
Kuta n’est plus très loin. Je me dis « je vais aller acheter ce bouquin et je vais lui ramener ». Et puis je dois vite me rendre à l’évidence : je n’arriverai jamais à retrouver son village perdu au milieu des champs…🙁

Enfin j’arrive à un embranchement. Je me rends compte que j’ai loupé la route de Selong Blanak et que j’ai pris l’intérieur des terres. Tant pis, ou tant mieux ! Cap sur Kuta.
Kuta Lombok, c’est l’antithèse de Kuta Bali. Tranquille, peu d’infrastructures, belle plage. Aah, on est bien ici ! Je me trouve un hébergement tout neuf : je suis le tout premier client et je dois faire attention où je mets les pieds car la dalle en ciment pour accéder à ma chambre n’est pas tout à fait sèche ! Je vais faire un tour sur la plage. Pas un touriste ce jour là. 😎

Kuta, c’est un lieu d’hébergement pour surfeurs, et dans la journée, ils ne sont pas à Kuta mais sur les plages environnantes (surtout Mauwi). Je suis abordé par Monika, la seule vendeuse de la plage. Elle me propose des Sarongs. Elle est très intéressante à discuter et nous parlons un petit moment. Comme elle est sympa et parle très bien l’anglais, je finis par lui acheter un sarong et un petit collier en coquillages. Elle est contente car ce soir elle pourra se payer le bémo (2€) lui permettant de rentrer dans son village voir sa mère.
Selong Blanak est à 20km à l’ouest de Kuta. Aujourd’hui j’y vais, faut quand même que j’arrive à trouver ce bled, annoncé avec une plage magnifique dans mon guide ! Mon guide comporte également un petit encadré disant que l’endroit peut être un peu dangereux… Arf… ils sont tellement cool ces Sasaks que franchement… même pas peur !! 😛
La route qui mène à Selong Blanak est superbe et offre de très belles vues panoramiques sur la côte.
Petit arrêt de 2h de bronzette sur la belle plage de Maun. 
Nous sommes 5 touristes sur la plage… 😎
Je zappe la plage de Mauwi, avec ses surfeurs et son entrée payante, et j’arrive à Selong-Blanak en début d’après-midi.
Sitôt le scooter stationné, 4 enfants viennent me poser des questions en anglais. Il ont fini l’école à midi et reprennent à 15h. Ils me demandent si je ne peux pas leur donner un dico d’anglais ou bien un ballon de foot, mais je ne transporte pas ça dans mon sac à dos ! 😕
La plage est magnifique....

avec ces bateaux colorés
et ses habitants qui adorent se faire photographier !
Un jeune Sasak vient nous rejoindre et commence à me parler. Il s’appelle Dadi, il a 19 ans, et il m’explique qu’il veut pratiquer son anglais. Il a arrêté ses études au collège, mais n’a pas pu continuer au lycée car ses parents n’ont pas les moyens de payer 10 à 20€ de frais de scolarité par mois. Nous causons, nous nageons, nous sympathisons alors il me propose d’aller prendre un café chez sa mère.
« Par contre je te préviens ma maison elle n’est pas belle »
« M’en fous ! »C’est une hutte en tôle ondulée et en bambou, recouverte de papier journal en guise de papier peint. Je pense que c’est pour consolider le tout. Il doit les lire ces journaux car il connaît très bien les grands évènements de ce monde. Par exemple, il apprécie Jacques Chirac pour sa non-intervention en Iraq ! Ce n’est pas la première fois que j’entends ça en voyage, c’est fou ce que cette prise de position a rendu J. Chirac populaire dans le monde !
En sirotant notre café made in Lombok (avec un très fort goût de cannelle), il me parle de sa famille. Il vit ici avec sa mère et sa sœur, qui vient d’avoir un bébé. Il a un oncle et des amis à Kuta, mais ça fait au moins un mois qu’il ne les a pas vu faute d’argent. Le ticket de bémo coûte 1€… 😐
« Ben je peux t’emmener à Kuta en scooter 🙂 Je loge là-bas...» « D’accord mais uniquement si tu acceptes de me ramener, car je n’ai aucun moyen de locomotion » « Pas de problème » (la route est tellement belle !)

Dadi tremble. Ses vêtements ne sont pas encore secs de la baignade et il n’a rien pour se changer. Afin de voyager léger, je n’ai pris, comme vêtements chauds, que des vêtements techniques de montagne. Je lui prête ma veste polaire Millet et mon pantalon Helly Hansen… en me gardant bien de lui dire qu’il en a au moins pour 150€ sur lui ! 🤪
Arrivés à Kuta, je le dépose au marché et on se donne rendez-vous le lendemain matin au même endroit. Surprise plus tard dans la soirée, Dadi me cherche partout ! Il n’a pas de chance : son oncle est parti à Sengkol et ses amis ne sont pas là non plus, il est seul et n’a rien à manger…
Gêné, il me demande si je veux bien lui donner 1 ou 2€ pour aller s’acheter à manger. Je suis gêné moi aussi, car nous sommes devant l’entrée du resto, et on vient juste de m’apporter mon repas… Soit je me tape la honte si je le fais attendre devant le resto, soit il risque de se sentir très mal à l’aise s’il rentre dans le resto. Il me faut bien prendre une décision, la moins pire : « viens plutôt manger avec moi »
C’est un resto pour touriste et chaque plat vaut entre 10 et 30000 roupiah (1 à 3€), ça m’embête qu’il voit les prix alors qu’il vit lui-même certainement en dessous du seuil de pauvreté. Mais le plus gêné c’est encore lui : il choisit juste un bol de riz blanc (0.30€) « Dadi, commande un plat comme moi. Prends ce qui te plait, je te l’offre avec plaisir »
Je le reconduis au marché… Je suis sûr qu’il va dormir dehors… Je lui propose le 2ème lit inoccupé de ma chambre, mais bon ça m’arrange qu’il refuse car je me voyais mal débarquer avec lui !
Il est inquiet : « Tu es sûr que tu viens me chercher demain matin ?» « oui, sûr » (il peut dormir tranquille, j’ai envie de récupérer mes fringues !! 😄) Le lendemain j’aurai la confirmation qu’il a dormi dehors : « Il a fait froid cette nuit, heureusement que ta veste orange m’a tenu chaud… »
Je le ramène donc chez lui comme promis. En route, on s’arrête dans un marché local et je lui prends une portion de riz enveloppée dans une feuille de bananier vu qu’il n’a pas mangé. Je lui fais également acheter un ballon de foot, sans me montrer, pour l’avoir au tarif local…
Arrivé à Selong-Blanak, je retrouve les enfants d’hier et je leur offre le ballon de foot dont ils rêvaient. Quel plaisir de les voir heureux, jouer au foot avec mon ballon tout neuf ! 🙂

Je reprends un café chez la mère de Dadi. Cette fois, pas de sucre dans le café, car pas d’argent pour en acheter. Son père cultive le tabac, et en ce moment la famille n’a aucun revenu car le tabac n’est pas encore assez mûr pour être vendu… Je ne dis rien, je ne sais pas si c’est une tentative déguisée de me demander de l’argent ou si c’est réel…
Il est midi. Je pense que sa mère va m’inviter à manger, comme le font volontiers tous les Sasaks. Mais le temps passe et pas d’invitation. Tant pis, je vais rentrer à Kuta et je mangerai ce soir.
Je démarre le contact du scooter mais je sens bien que Dadi est préoccupé et qu’il a quelque chose à me dire. « Loic, je suis désolé, je ne peux pas t’inviter à manger. Ma mère est en larmes, nous n’avons plus rien à manger. S’il te plait, je t’en supplie, donne moi 2€ pour que j’achète du riz » J’ai horreur des habitants qui mendient auprès des touristes… « Ecoute Dadi, il faut que tu me jures que c’est vrai » « Je te donne ma parole » « Alors je vais acheter le riz avec toi » Ironie du sort : le riz, c’est le voisin qui le vend ! Pour 2€, j’ai 4kg de riz. « Au revoir Loïc et merci de tout cœur pour tout ce que tu as fait pour moi ».
En revenant à Kuta, je m’arrête demander le prix d’un kilo de riz. C’est bien 0.50€… Puis je demande à Banu, le serveur de mon hôtel avec qui je passe mes soirées, si c’est encore possible, de nos jours, que des Sasaks ne mangent pas à leur faim. Il me le confirme 🙁. « Dadi ne t’a pas menti, et puis c’est quelqu’un de bien, je le connais nous étions à l’école ensemble »
Je suis choqué. Lorsque j’ai rencontré Dadi, ça ne se voyait pas sur sa tête qu’il ne mangeait pas à sa faim. J’ai de la peine pour lui. Il mise tous ses espoirs sur la construction d’un futur hôtel de luxe à Selong-Blanak, je regrette de lui avoir dit que je n’étais pas favorable à la construction de cet hôtel…
Quelque part vers Kuta, il y a une région peu traitée dans mon guide. Je demande au patron de l’hôtel : « C’est bien là bas ? Vous connaissez ? » « Oui, c’est magnifique. Les plages sont paradisiaques. Si vous allez là-bas vous ne voudrez plus en partir ! » Je décide donc d’ignorer le nouvel encadré de mon guide avertissant d’un potentiel risque d’insécurité dans le coin… et également les avertissements d’un guide local qui cherche à me faire peur pour que j’utilise ses services… Je suis persuadé que c’est faux, ils sont trop gentils ces Sasaks ! Et puis quand j’ai une idée dans la tête… 🤪
Pour me rendre dans cette petite presqu’île isolée, j’ai le choix entre la voie terrestre ou maritime. Par la route, c’est facile, il faut juste faire un long détour. Par bateau, on traverse directement une sorte de petit golfe. Pour le fun, je choisis l’option bateau. Pour cela j’emprunte une route en mauvais état, longe la somptueuse plage de Tanjung Aan et j’arrive dans un petit port de pêche.
Surprise ! Ce que je pensais être un ferry n’est qu’une petite barque de pêcheur ! Le seul pêcheur qui parle anglais dans le coin est un jeune au look branché avec une mèche blonde qui descend au milieu de son visage... « heu…Mister, tu crois vraiment qu’on peut charger un scooter sur un petit bateau comme ça ? »
« T'inquiète, la semaine dernière, j’ai chargé 2 scooters, avec 2 Australiens et 2 surfs »Nous commençons la traversée après une bonne dizaine de minutes à essayer de démarrer le moteur du bateau qui cale dès qu’on immerge l’hélice dans l’eau… très rassurant ! 😏
En plus il y a pas mal de vent, et plus on s’éloigne, plus les vagues sont fortes. Nous sommes trempés en quelques minutes…
Nous nous approchons lentement du village qui se situe de l’autre côté du golfe, il y a des maisons en bois flottantes de partout : ici, c’est un village qui fait de l’élevage de langoustes... Je suis content de débarquer après 45 minutes de douche ininterrompue à l’eau de mer. Z'avez vu je mens pas il y a une grosse goutte d'eau en plein milieu de mon objectif 😠

Ouf ! le scooter redémarre…
Sur la plage m’attend un jeune Sasak souriant et enthousiaste de voir débarquer un blanc chez eux. Il parle un très bon anglais et me pose pleins de questions. « ça ne te dérange pas j’espère ? J’ai besoin de pratiquer mon anglais » « Ben dis donc tu l'as appris où ton anglais ? » « Un peu à l'école et avec les touristes » « Donc t'es doué ! » « C'est rare de voir des touristes arriver en scooter par bateau. T'as payé combien? » « Une dizaine d'euros » « Ah ah comme tu t'es fait rouler! 😏 » « 🤪 🙁 😠 »
Nous causons sur la plage pendant une bonne ½ heure, pendant que mes affaires trempées sèchent sur moi au soleil. Le village est pittoresque : de jolis bateaux amarrés sur la plage, une jolie plage de sable blond avec au loin sa mangrove, des habitants qui vaquent à leurs occupations, ramassant je ne sais trop quoi sur la plage
ou triant des algues destinées à l’exportation pour l’industrie cosmétique 
Qu’il est bon flaner sur cette plage ! Partout des « hello mister ! » « boulé! boulé ! » (boulé = touriste en langue sasak), des rires, les gens adorent se faire photographier…. Ce jeune Sasak qui ne me lâche pas d’une semelle est un pêcheur, il a 20 ans (oui encore…) et il s’appelle Rumaji. Il me demande une cigarette mais je lui réponds fièrement "tidak mrokok" (je ne fume pas... j'ai appris la phrase par coeur car inutile de vous dire qu'elle me sert souvent...). En tout cas le courant passe bien tous les 2 🙂
Je me décide enfin à poursuivre ma route vers ces fameuses plages de rêve de Lombok. Rumaji me montre sur ma carte où elles se situent. Je pars avec mon scooter : une route chaotique, disons plutôt un chemin, puis de simples sentiers, me conduisent à travers la péninsule. L’endroit ressemble à une sorte de Finistère, aride, avec beaucoup de vent, mais en effet des plages particulièrement belles…

et désertes ! Enfin presque 🙂

Maintenant il ne faut plus trop traîner car le seul hôtel du coin est cher… Il me faut retraverser toute la presqu’île, puis remonter plus au nord pour trouver enfin un hébergement bon marché. Mais en route, je repense à ce village typique… je ne sais pas pourquoi, j’ai envie d’y retourner, et j’ai aussi envie de revoir ce jeune pêcheur avec qui j’avais eu un si bon contact. Je fais demi-tour.
Après quelques dizaines de minutes à me perdre, à tourner en rond, à revenir sur mes pas, à demander ma direction, je retrouve enfin ce charmant village. Je vais acheter un paquet de cigarettes et pars à la recherche de « mon Sasak ». J’ai du mal à me souvenir de son nom Ramaji ? Ramaju ? Les habitants ne connaissent pas. Heureusement, il est sur une de mes photos et je zoome son portrait avec l’écran de mon appareil numérique. « Aah ! Ru-Ma-Ji ! » « Oui c’est ça, Rumaji » Une nuée de gamins m’accompagne jusque devant sa maison 🙂

Dans le village c’est l’évènement : il y a un touriste chez Rumaji et en plus il le cherche ! 😇 Ravi, mon nouvel ami me fait entrer dans sa "rumah" et me propose de prendre le café « made in Lombok », au goût toujours autant épicé et sucré. Chez lui, pas de chaise, nous sommes assis à même le sol. A 20 ans, il vit déjà dans sa propre maison… et avec sa femme !
Nous sommes rapidement rejoints par son frère Rumawe, 22 ans, déjà papa de 2 jumelles… et sans oublier plusieurs dizaines de curieux qui squattent à l’intérieur et à l’extérieur de la maison car il n’y a pas de place pour faire entrer tout le monde…
J’essaye de faire le marrant et ça a l’air de plaire ! Je ne sais pas, je me sens bien ici, décontracté, ma réserve et ma timidité sont restées au vestiaire. Peut-être parce que je ne me sens pas jugé par les regards qui m’entourent… ou bien jugé moins jugé sur l'apparence qu’en Occident! Je traîne… ça tombe bien, Rumaji n’a pas l’intention non plus de me laisser partir : « Mister, Il y a de très beaux couchers de soleil ici. Si tu veux tu peux rester ici jusqu’au coucher du soleil » « Non, désolé il faut que je parte car je ne veux pas conduire de nuit » « Tu n’as qu’à dormir chez moi » « 🙂 Tu as de quoi héberger du monde ? » « Sans problème et en plus chez moi c’est pas cher comme à l'hôtel d'à côté! » « Wouah trop cool ! »
En attendant le coucher du soleil, Rumaji me propose de venir sur la plage avec lui car il doit aller tendre un filet de pêche. Je suis heureux : je me dis que je suis vraiment privilégié d’être le seul touriste dans ce village. Je n’en pas croisé un de la journée, ça y est je commence à être en « immersion » ! 🙂🙂
Il me montre son instrument de travail : c’est une simple petite barque tout en bois, disons plutôt une pirogue, avec un morceau de bambou en guise de flotteur, relié lui-même à la coque du bateau par 2 branches naturellement courbées. Il monte dedans avec son frère et commence à pousser avec un bâton pour partir. « Et moi ? » « Ah mais tu veux venir ? » « Ben oui !! » (c’est que j’ai des photos à prendre moi 😎)
La méthode du filet est simple : ici, le poisson est partout, il suffit de s’éloigner de quelques mètres du rivage et de tendre le filet : Rumawe pousse le bâton pour faire avancer doucement la barque, Rumaji déroule le filet hors de l’embarcation

Ensuite, de retour sur la plage, il suffit de tirer le filet

Hi… Hi… c’est Thalassa en live ! 🙂
Cette fois c’est l’heure du coucher de soleil... et mon objectif est toujours crade...

Une fois la pêche terminée, les 2 frères me proposent de me mettre à table avec un sourire non dissimulé. Huummm le bon poisson frais ! Mais ouille ouille ouille le piment ! Harri, un des voisins, semble captivé par mon Guide du Routard... car il est écrit en Français !!

Il est 20h. Nous retournons à la plage avec d’autres villageois pour regarder les étoiles. J’adore ce genre d’instant, ou, en position allongée, et l’obscurité aidant, les langues se délient, les silhouettes se dessinent… on se parle comme si on se connaissait depuis longtemps 🙂
Il est temps de retourner à la maison et d’aller dormir. Rumaji m’apporte un matelas et s’allonge par terre, à côté de moi. « Heu… Rumaji, elle est où ta femme ? » « Elle est partie dormir chez le voisin » « Pourquoi ? Je gêne peut-être ? » « Mais non ! Mais moi je suis musulman et lorsque j’ai un invité ça ne se fait pas de dormir avec sa femme » « Allons bon !... Et… tu dors sur le ciment toi? » « Oui oui… j’ai l’habitude… »
Le lendemain matin, j’ai droit à un petit déjeuner local : du poisson avec du riz ! (celui que j'ai pas fini la veille 😏) Il me fait visiter sa maison. Dans sa chambre il y a un lit sans matelas: c’est le matelas sur lequel j’ai dormi… Rumaji m’a prêté son propre matelas. Si c’est pas de l’hospitalité ça !! 🙂
Puis enfin j’ai droit à une bonne douche, sauf que chez lui il n’y a pas d’eau alors il m’accompagne chez ses parents, à 200m. Là, dans une petite pièce en plein air clôturée par des bambous, je retrouve la bonne vieille douche qu’on utilise dans les campagnes et dans mes chères îles paumées: un puits, un seau avec une corde, on plonge le seau dans le puits, on le remonte en tirant sur la corde et on se verse le contenu du seau sur soi. En répétant plusieurs fois l’opération c’est tout aussi efficace qu’une douche et tellement bon quand on est dans un pays chaud...
Rumaji voit bien que je vais partir… « STP Mister reste. Tu amélioreras mon anglais et moi je t’apprendrai l’Indonésien et les coutumes des Sasaks » Inutile de vous dire qu’il n’a pas besoin d’insister deux fois… 🙂 « Et puis tu peux rester le temps que tu veux : une semaine, un mois, un an même ! » « Merci Rumaji… Au fait, hier j’ai eu du mal à m’orienter et je pense que j’ai loupé certaines plages. Ça te dit de m’accompagner cet après-midi ? » « Avec plaisir ! » « Mais je ne veux pas abuser de ton temps » « En ce moment je n’ai rien de spécial, je n’ai pas besoin de pêcher tous les jours, je peux stopper mon travail quand je veux. Je ne suis pas salarié moi 😛 » « Super ! Au fait je ne m’appelle pas Mister, moi c’est Loic… » « Ok Mister » 🤪
Ni une, ni deux, nous voila repartis sur les petits sentiers sur lesquels je me suis perdu hier… Et effectivement, hier j’en avais loupé des beaux coins la vache !

Rumaji et moi n’arrêtons pas de parler. Une relation de frère à frère, ou de père à enfant, ou un peu des deux, je ne sais pas, est en train de s’instaurer. Il est curieux de tout et il aime apprendre. Malgré son isolement géographique, il a une opinion sur tout, et je suis épaté par ses connaissances géographiques et géopolitiques. Il connaît déjà le nom du nouveau Président français 3 mois après son élection… « Mais comment sais tu tout ça ? » « Dans les journaux… j’adore lire l’actualité. Et puis parfois je vais voir la télé chez ma voisine, ou je discute avec les touristes, j'en vois quelques uns chaque mois. Au viilage, mes amis ont pour consigne de venir me chercher dès qu'ils voient un touriste, car je suis le seul à parler anglais, et je veux absolument maîtriser l'anglais ! » Il m'épate, il m'épate...
Et puis vient la question que je redoute tant lorsque je voyage… La dernière fois qu'on me l'avait posé c'était aux Iles Andaman... « Loic, tu gagnes combien par mois ? » « Arf... toi d'abord 😛 » « Moi, je gagne en moyenne 1 million de Rupiah, soit 80€, mais c’est variable, ça dépend si je vends des langoustes ou pas, j’ai des mois à 50€ et des mois à 150€. »
Je réfléchis… mon interlocuteur est (très) intelligent, j’ai du temps devant moi, OK toutes les conditions sont réunies pour que je puisse annoncer le chiffre. « Moi je gagne 15 millions par mois » Evidemment la réaction est immédiate : « Wouahhh tu es très riche ! » « Attends, attends, maintenant j’explique ! Un chiffre ça ne veut rien dire, il faut tout ramener au coût de la vie» Je sors un morceau de papier et un stylo : « En Indonésie, 1 kilo de riz coûte 5000 Roupiah, en France c’est plutôt 50000. Donc toi, en Indonésie, tu peux acheter chaque mois 200 kg de riz, moi en France 300 kg. Par contre, moi en Indonésie, je peux acheter 3 tonnes de riz, et toi en France seulement 30 kg. Tu comprends la différence ? Oui en Indonésie je suis beaucoup plus riche que toi, et seulement quand je suis en Indonésie, et d'ailleurs ce c’est pas parce qu’un euro vaut 12000 roupiah que je suis 12000 fois plus riche que toi (saleté d'euro qui nous fait passer pour + riches que les Américains 😠). Par contre, toi en Indonésie, moi en France, nous ne sommes pas si loins l’un de l’autre : 200 kg de riz pour toi, 300 kg pour moi. En France, tout est très cher : par exemple le loyer de ma maison c’est déjà 6 millions. A la fin du mois il ne me reste pas beaucoup d’argent… » « 6 millions… par mois ? » « Ben oui par mois » « C’est énorme ! Ma maison elle m’a coûté 30 millions (3000€) » « Oui… en France pour 30 millions de Roupiah tu loues une maison pour 6 mois, en Indonésie tu en achètes une pour la vie.Et je peux te dire que mon loyer n’est pas cher… D’ailleurs, moi, je ne suis pas propriétaire comme toi. Je ne peux pas, je ne gagne pas assez. En France, pour s’acheter une maison, on est obligé de contracter un emprunt auprès d’une banque, puis on rembourse pendant 20 ou 30 ans » « Ha ha ha, vous payez des intérêts ! C’est stupide d’enrichir les banquiers. Moi pour payer ma maison j’ai emprunté à mes voisins et je les ai remboursés en 3 ans. On n’a pas besoin de banque ici, et puis la banque est bien trop loin » « A l’inverse, j’ai une voiture et toi tu ne peux pas t’en payer une » « Je n’en ai pas besoin » « Je sais mais c’est pour te dire que ce qui est inaccessible dans mon pays peut être accessible pour toi, et inversement. C’est pour te dire que je ne suis pas le millionnaire que tu imagines… Pour venir ici, j’ai économisé de l’argent mois après mois, jusqu’à en avoir assez pour venir… Tu sais Rumaji, ce n’est pas parce que le seul hôtel de la région facture la nuit à 30€ que tous les touristes ont les moyens d’y aller. Pour pouvoir voyager, chaque mois je fais attention à mes dépenses, comme par exemple l’électricité qui coûte très cher » « Combien ? » « Environ 1 million par mois, et c’est peu ! » « Moi je ne paye pas l’électricité. Nous avons l’électricité solaire gratuite. L’installation coûte 500€ et tu as de l’électricité à volonté et à vie. Chez moi la lumière reste allumée toute la nuit » « Oui d'ailleurs si tu pouvais l'éteindre... 😛 Et oui pour 500€ tu as 5 mois d’électricité en France, en Indonésie c’est à volonté et pour la vie ! Tu as un panneau solaire sur ton toit ? Je ne l’ai pas vu » « Non, moi je n’ai pas l’installation, car j’utilise peu d’électricité : je n’ai pas d’appareil électrique, j’ai juste besoin d’un peu d’éclairage. Alors je n’ai pas besoin de panneau solaire, je suis raccordé à mon voisin qui me donne un peu de son électricité »… Bon stop, on va arrêter la conversation car ça risque encore de me faire gamberger 🙁… après, de retour en France, je vais encore une fois me demander pourquoi je continue à vivre en Europe… 😠🏴☠️
Mais il enchaîne : « Je suis bien conscient que je suis heureux ici. Je suis pauvre mais heureux. J’ai une belle vie, j’aime mon village, j’aime mon métier de pêcheur, je sais que quelque part je suis privilégié. J’ai vu des reportages sur la télé de ma voisine qui m’ont montré que la vie en Europe n’était pas toujours aussi facile qu’ici. Je t’envie sur une seule chose : c’est de pouvoir voyager. J'aimerais tellement voyager moi aussi mais je suis trop pauvre pour cela" "Quels endroits as tu déjà visités?" "Mon village, la ville voisine, Mataram, et puis c’est tout. Je suis pauvre, je n’ai pas d’argent pour voyager" "Tu es déjà allé à Tetebatu, au pied du Mont Rinjani?" "Non" "Il y a 2 places sur mon scooter... ojek gratuit !" (ojek = moto-taxi)
J’allège mon sac à dos en laissant des affaires dans son armoire, qu’il referme à clé... et il me remet la clé ! Ahlala c'est vrai qu'ils sont dangereux ces Sasaks musulmans fanatiques 😏 Un rapide au revoir à sa femme et nous voila partis sur les routes! A chaque arrêt, on nous demande ce qu’on fout ensemble, ce à quoi nous répondons en nous désignant du doigt : « tourist Francis, tourist Sasak » 😏
Nous roulons... Nous nous sommes découverts plein de points communs. Comme par exemple cette fascination pour les cartes : lorsque je lui montre ma carte de l’Indonésie, il l’examine longuement, sous toutes les coutures, les yeux grands ouverts, rêveur… comme moi quoi! Ou encore ce même rejet des villes et ce goût si particulier pour les plages où il n'y a personne. « Rumaji quelle est ta date de naissance ? » « 1er janvier 1987 » « Hi hi j’en étais sûr… tu es Capricorne comme moi !🙂 »
Maintenant je sais qu’il m’apprécie beaucoup. J’ai remarqué que dans de nombreux pays musulmans, les bons amis sont très affectueux en public. Chez nous deux hommes qui se tiennent la main ou se passent le bras autour de l’épaule, c’est jugé soit incongru, soit avant-gardiste, selon la tolérance du juge… En Indonésie c’est très bien perçu, c’est signe d’une grande amitié. Et quand en plus c’est avec un touriste c’est un honneur… A l’inverse, on ne touche jamais à sa femme en public… c’est indécent 😉
Malgré tout ma culture occidentale reprend le dessus et je me sens très mal à l’aise quand il me fait cet honneur et je repousse régulièrement sa main… surtout quand c’est en présence de sa femme 😐!! Je tente de lui expliquer que si en France je faisais la même chose devant ma femme, elle serait très en colère !... Il rigole et traduit à sa femme, qui rigole à son tour… 🤪
C’est aussi ça les voyages : il n’existe aucun système de valeurs qui soit universel… Quoiqu’en pensent certains… Mes repères culturels sont chamboulés… j’adore 🙂
Bref, nous roulons donc... et au bout de 2h de route, nous approchons de Tetebatu

L’altitude s’élève et la température diminue. Ils sont frileux ces Sasak: ça tremble derrière. Je m’arrête et je sors ma fameuse veste Millet du fond du sac et me disant que tout le monde sauf moi aura porté cette veste ! Voilà mon passager prêt à affronter des températures qu’il ne connaît pas…
Nous trouvons au Selebuse Café une chambre sympa et pas chère. « Tu vois, Rumaji, ici c’est 5€ pour 2 avec le petit déjeuner inclus. Tous les hôtels ne valent pas 30€ la nuit ! » Emmi, le propriétaire de l’hôtel-restaurant, après m’avoir montré sa collection des copines européennes stockées dans son portable... 😏 nous sert un bon poulet puis nous fait une démonstration de magie. Franchement il est très fort : « Emmi, sur ton panneau, tu as écrit hôtel, restaurant, randonnées, informations touristiques, chambres à louer… tu as oublié de rajouter spectacle de magie ! »
Le lendemain matin je suis réveillé par d’étranges bruits d’eau qui émanent des toilettes. Notre touriste Sasak a l’air d’avoir quelques difficultés… « Mince, j’ai oublié de lui montrer comment fonctionne une douche et une chasse d’eau ». Ne sachant pas s’il est habillé, je le laisse se débrouiller 🙂
Après le petit déjeuner (lors duquel Rumaji découvre que les touristes mangent des trucs sucrés et non du poisson pimenté avec du riz) Emmi a dessiné une carte de la région sur le mur de son resto et nous indique les coins où il faut aller. Nous repartons en scooter sur les routes autour de Tetebatu, entre champs de tabac, bananiers et rizières.

C’est génial de voyager ensemble: outre le fait qu’on s’est franchement bien trouvés, il me facilite énormément le contact avec la population locale. Ainsi, nous passerons de bons moments à rire avec les trieuses de feuilles de tabac

et avec les planteuses de riz, qui nous offrirons même le café "made in Lombok" bien sûr !

Tiens, un mariage !

Nous rentrons au Selebuse Café. Pas mal de touristes s’arrêtent au restaurant. Rumaji n’a pas l’habitude des touristes, et dès qu’il en voit, il adopte toujours la même tactique : leur sauter dessus et les bombarder de questions. Certains moments sont savoureux… J’adore sa spontanéité et sa naïveté lorsqu’il demande systématiquement à un couple s’ils sont mariés ou juste amis, ou lorsque qu’il dit franchement qu’une personne est belle, qu’elle soit homme ou femme d’ailleurs car ici on ne fait pas la distinction comme chez nous... Ici, notre culture occidentale est parfois soumise à une petite épreuve et certains touristes ne cachent pas leur étonnement, ou leur méfiance, et me lancent des regards du genre « qu'est-ce qui fait, qu'est-ce qui veut, qui c'est celui-là? tu le connais ? ». Je ne dis rien, je savoure… ou pour m'amuser je réponds "oui, oui, c'est mon frère!"... Consternation 😏 ...mais intérieurement, je leur répond « oh oui, je le connais, c’est quelqu’un qui a un esprit peut-être un peu trop pur pour vous ! » 😛 Emmi est en forme ce soir et refait un spectacle de magie pour tout le monde, sous vos applaudissements...
Nous repartons de Tetebatu le matin. En partant, j'avais allégé mon sac à dos au strict minimum pour que mon Sasak de passager n'ait pas à porter toute la journée un « Sasak à dos » trop lourd ;-). Du coup, nous n'avons pas d'affaires de rechange. Je décide de m'arrêter dans une boutique de fringues pour touristes. "Rumaji tu choisis ce que tu veux"
Il a vite trouvé son compte en prenant une contrefaçon d'une marque manifestement anglaise (il y a le nom d’un grand couturier et "London" en gros caractères sur le T-shirt) + un bermuda de surf (une copie de Billabong). Et moi aussi je prends un « faux bermuda Billabong » + 2 T-shirt multicolores (que Rumaji n'aime pas...). Je négocie le tout à 20 euros. "Mais c'est trop cher !! Si tu vas avec moi au marché, tu as 10 articles pour ce prix-là!" "Oui mais je n'aime pas les articles vendus au marché. Ils sont à la mode Indonésienne, mais en Europe ce n'est pas mettable. Alors je préfère payer un peu plus cher. Mais ne t'inquiète pas, on ira aussi au marché. Ça te va, Mister Rumaji from London??" 🙂
Il acquiesce en souriant... le voila rhabillé à la mode anglaise pour le haut et australienne pour le bas ! Avec ses lunettes de soleil (copies de Hockley...) que je lui ai offert, c'est le vrai touriste de marque Sasak avec de fausses fringues de marque...
Comme nous avons la journée devant nous, je préfère faire un petit détour pour longer la côte Est, on ne sait jamais, si on trouve des belles plages désertes ! Nous arrivons au Port de Labuan Hagi. Là, une bande de jeunes nous observe. J’entends juste le mot « touriste » qui revient à chaque phrase, et ça rigole, ça rigole… Rumaji s’approche d’eux… « Je ne comprends pas ce qu’ils disent, ils ne parlent même pas le Sasak ! » « Oula, mais d'où c'est qu'il débarquent ceux-là? » Heureusement, depuis près d’un siècle, le Bahasa Indonesia est la langue qui fédère les milliers de dialectes d’Indonésie, et ainsi tous les Indonésiens peuvent se comprendre grâce à cet Esperanto asiatique...
Ce sont en fait les habitants d’une toute petite île, Gili Meringke, qui se trouve à quelques kms au large de Labuan Haji. Ils attendent le bateau qui les reconduit dans leur petite île. Elle ne figure pratiquement sur aucune carte. En tous cas, nous avons vite fait de sympathiser ensemble !

Nous sommes invités à venir séjourner sur leur île, il parait qu’il y a une plage de sable blanc… Malheureusement nous n’avons plus le temps, j’ai rendez-vous à Bali le lendemain ! Leur bateau arrive, et nous les regardons s’éloigner du port…

Retour à la maison. Rumaji est ravi d’avoir joué au touriste pour la première fois de sa vie. Il raconte nos aventures à ses amis… envieux !
Bon, cette fois, je n’ai plus le choix, je dois partir, demain j’ai un avion pour Denpasar car je vais rejoindre Carine. Je regarde encore une fois la carte de Lombok : 70 km de route. Bah, c’est pas si loin, je partirai cet après-midi ! Alors re-discussions avec les habitants, re-plouf à la plage, re-miam chez mon petit frère…
En partant, j’ai la gorge serrée. Rumaji me note son adresse sur un morceau de papier et me le tend, le regard triste. Je pense qu’à cet instant je dois avoir la même tête… Je laisse une partie de moi-même dans ce village où tout le monde me connaît et m’apprécie car « je ne suis pas comme les autres touristes » (ah bon ?). Et puis j’abandonne également mon petit frère… ce n’est qu’un au revoir, j’en suis sûr.
Je retrouve Carine à Bali. Je ne suis pas en super forme, je lui raconte ces deux semaines inoubliables que je viens de vivre… Avant d’aller à Lombok, j’avais pris soin de mettre une option pour un vol sur Maumere le 17/08. Lorsque que nous nous rendons au guichet Merpati à l’aéroport, une employée nous apprend que mon option a sauté car je n’ai pas payé à temps… alors que j’avais bien dit à son collègue que je venais régler mon billet le 14 août 🤪
Tous nos plans sont fichus en l’air… Là, je commence à m’énerver, à leur dire que ça ne m’étonne pas que leur compagnie de pacotille soit sur la liste noire, enfin le bon Français en vacances quoi 😛 En plus, mon interlocutrice est manifestement rompue à ce genre de mécontentement et ne prête aucune attention à moi…
Bon, on se calme… On réfléchit… « Heu… Carine, ça te dit d’aller à Lombok, puis à Sumbawa? » Elle accepte. D’un coup j’ai une pêche d’enfer ! Grand sourire à l’employée que je viens d’agresser : «Heu… finalement un vol pour Mataram vous avez ? » « Quelle date ? » « Là, maintenant, tout de suite » « C’est tout complet pour aujourd’hui et demain » « On ira en ferry (nananère!...) »
Nouveau coup du destin qui une fois de plus m’oblige à retourner au même endroit… Vous l'avez deviné: pour mon plus grand plaisir 🙂
Histoire de laisser Carine se remettre du décalage horaire, nous restons 2 jours à Sanur. J’ai horreur de cet endroit, où se succèdent boutiques, restaurants, hôtels… le tout collés les uns aux autres sur plusieurs kms de long... Nul de chez renul 🏴☠️
Allez, hop hop hop, taxi pour Padangbai et on saute dans le ferry. Nous sommes harcelés par des vendeurs en tout genre… et je décide d'en harceler un à mon tour... « Combien tes lunettes de soleil ?» « 5€ » « La pièce ? » « Ben oui ! » « Tu m’as pris pour un Américain ou quoi ? » « Donnes moi ton prix alors, c’est négociable sur tu en prends plusieurs » « 10 pour 10€ » « Ah ah ah ! A ce prix là c’est la banqueroute ! » « Hi hi, ben voyons » « Rooh allez 20€ quoi !» « Nan, 10€, j’irai pas au delà. » « Je peux pas, je perds de l’argent » « Tant pis pour toi, tu vas louper un beau billet rouge… » (et je lui agite un billet de 100000 Roupiah, qui correspond à la plus grosse coupure qui existe) « Ca va, t’as gagné, mais je choisis les modèles » « Merci mon ami ! » Et me voilà avec 10 paires de lunettes de soleil en plastique : que des copies de grandes marques, côté design elles assurent. 😎
Le ferry accoste au port de Lembar, puis nous montons directement en bémo dans la ville de Chakranegara retrouver ce cher M. SUBHI des scooters. Carine s’exerce un peu à rouler, c’est bon elle a déjà l’expérience de la Thaïlande.
En route pour la traversée de Lombok. Nous arrivons chez Rumaji en milieu d’après-midi. « Loïc ??!! tu es revenu ?? mais quelle bonne surprise, oh que je suis content !! 🙂 » « Ben moi aussi si tu veux tout savoir... 🙂 »
Gros attroupement dans la maison, en l'honneur de Carine et moi...

Distribution des lunettes de soleil. A voir leurs têtes, j’ai bien fait d’acheter ces lunettes…
Il encore temps d’aller à la plage, nous décidons d’aller nous baigner tous ensemble. Quels inséparables ces deux là 😉

Rumaji a envie d’aller pêcher ce soir à la tombée de la nuit. Il se met à chercher ce qu’il appelle le « food for fish». Il se met à creuser le sable de la plage et en ressort de gros vers… Beurk !

La récolte de food for fish est bonne. Il est l’heure d’aller manger. Après le spectacle du food for fish, on a vachement faim 😕

Puis nous irons finir la soirée avec... Rumaji bien sûr... à la pêche à la ligne, cette fois au bout de la jetée du village. A part des morceaux de corail, il ne pêchera rien du tout ce soir là. Grand philosophe il déclare : « C’est pas grave si je n’ai pas de poisson. L’essentiel c’était de passer un bon moment ensemble sous les étoiles… bon allons dormir »
Le lendemain j’emmène Carine sur ma plage préférée. Bien sûr j’emmène avec moi mon inséparable guide Sasak... Nouvelles séances photos avec les gamins du coin…

Soit dit en passant Alan, tu aurais du pousser encore un peu plus à l’Est, n’est-ce pas ? 😛

Puis en fin d’après-midi, nous allons voir l’équivalent du défilé du 14 juillet, sauf qu’en Indonésie c’est le 17 août et ce sont les écoles qui défilent au pas…

Malheureusement Carine ne vit pas des moments aussi magiques que moi. Elle a encore le décalage horaire et elle dort très mal. Elle est très fatiguée et finit par me confier qu’elle a besoin d’un hôtel pour se reposer. Pas de souci je comprends, d’autant qu’il est vrai que chez Rumaji le sommeil est difficile entre les chiens, les poules, la mosquée, le voisin qui balaye à 6h du mat... Nous allons à l’hôtel du coin et finalement on arrive à trouver une chambre à 8€ et non les 30€ annoncés par Rumaji lorsqu’on s’est rencontrés. Mais si on ajoute les repas hyper chers (l’hôtel est très isolé et tout est acheminé en 4x4), on arrive vite aux 30€.
« Tu sais, mon seul but dans cet hôtel c’est de dormir pour récupérer… Alors si tu as envie de dormir dans TON village ne te prive pas » « Ben non, quand même, on voyage ensemble, je vais pas te laisser tomber » « T’en meurs d’envie » « Mouarf... mais non » « Allez fiche le camp » « Merci Carine 🙂»
Et hop d’un coup de scooter je retourne au village. Les 2-3 kms qui séparent l’hôtel du village sont un véritable parcours de trial, avec tout ce qu’il faut : rochers, ornières, pentes à 30%, sable, trous béants, la totale j'adore ça (je flippe un peu pour les pneus quand même)…
Depuis plusieurs jours, j’ai une petite idée derrière la tête… Après le repas, je demande : « Rumaji… Je n’ai plus assez de temps cette année pour faire la traversée des îles de la Sonde que j’avais envisagée. Si je reviens l’année prochaine, tu veux me servir de guide ? » « Mais je ne suis pas guide, je ne connais même pas Sumbawa et Florès » « Oui enfin je me comprends, j’ai besoin d’un ami qui me facilite l’approche et le contact avec la population locale, si tu préfères… » « Ouaah… mais c’est trop génial ! C’est vrai ou tu me fais marcher ? » « Ben c'est vrai tiens ! Tu peux te libérer un mois entier ? » « Evidemment » « Et ta femme elle est d’accord au moins ?» « Elle sera super contente pour moi » « Génial ! Alors tu peux compter sur moi. Quand je promets un truc je le fais » « Moi aussi » « Parole de Capricorne !! »

Le lendemain, Carine a pu récupérer. « Bon on ne va pas passer tout notre temps ici tout de même ? » « Non non, on y va, y’a pas de problème ! 😕» (chuis dégoûté mais bon elle a raison, je vais pas passer mes 6 semaines de voyage au même endroit !) « On va où ? » « Ben vu qu’on a les scooters, que Bali en plein mois d’août bof, on peut tenter Sumbawa comme on avait dit…» « Oui pourquoi pas ? C’est bien Sumbawa ? » « Je sais pas. Le bouquin n’a pas l’air hyper enthousiaste… mais bon c’est en dehors des sentiers battus, et lis ce que Alan a marqué, et vu comment j’ai adoré Lombok et lui aussi, j’ai bien envie de me fier à lui et pas au bouquin 😛» Je lui tends ton carnet de voyage, cher Alan, dans lequel tu exprimes ta frustration de n’avoir fait que traverser Sumbawa sans t’arrêter…
En route pour Poto-Tano, le port de Sumbawa. Je quitte Rumaji cette fois pour de bon… un nouveau mauvais moment à passer mais les bonnes choses ont toujours une fin. Et puis je suis moins triste car je sais qu’on se revoit dans un an 🙂
Nous montons en scooter jusqu’à Labuhan Lombok, au Nord-Est de l’île. Le ferry pour Sumbawa finit par accoster. La traversée dure une bonne heure…
A Sumabawa, les paysages sont assez arides mais la route offre des vues dégagées sur de grands espaces. Le trafic est très faible, des hommes transportent des meules de foin à vélo, la route est bordée de cocotiers qui dessinent des ombres avec la lumière du soleil qui décline. Le tout donne une ambiance de « hors des sentiers battus » qui me plait. Par contre je ne sais pas où mon bouquin a vu de belles plages… 🤪
Nous sommes assez crevés et contents de trouver un hébergement dans la petite ville d’Alas. On se couche comme les poules mais quelqu’un frappe à la porte. « Il faudrait rentrer ton scooter à l’intérieur de l’hôtel » « Mouais » Je sors et pousse le scooter à l’intérieur de l’hôtel. Le gardien de l’hôtel est entouré par ses copains et ce petit monde m’observe… L’un d’eux parle anglais et commence à m’aborder. Il s’appelle Jules et... il a ENCORE 20 ans (décidement chuis abonné aux djeun's)... On cause... Tiens, j’ai plus sommeil ! 😛
Pluie battante le lendemain matin. Au lieu de rester à rien faire dans l’hôtel, je vais au marché d’en face histoire de prendre quelques photos de la vie locale… entre les vendeuses de fruits

et les marchandes de poisson

Nous poursuivons la route vers Sumbawa Besar. Les maisons sur pilotis sont très différentes de Lombok

mais les habitants sont aussi accueillants que les Sasaks

Arrivée à Sumbawa Besar. Coup de bol : les cérémonies de la fête nationale ne sont pas encore terminées et nous avons droit à un joli défilé de personnes habillées en tenue traditionnelle locale

La soirée à l’hôtel ne se passe pas très bien. Carine m’explique que le voyage est trop difficile pour elle, on passe la journée sur le scooter… Là encore, je comprends que nous n’avons pas tous la même façon de voyager et je lui propose de faire demi-tour et de quitter Sumbawa, sachant que, de toutes façons, j’ai prévu d’y revenir l’année prochaine…
Retour sur Lombok et cap vers le nord, via les pentes du Mont Rinjani. Nous nous arrêtons à Sapit, petit village de montagne niché au milieu des champs de tabac.

Si le temps n’est pas trop la partie, j’ai quand même droit à un beau lever de soleil le lendemain matin

La route continue à monter à travers la forêt

pour atteindre le sommet

puis redescendre pour atteindre la côte Nord.
Carine et moi devons nous rendre à l’évidence : nous ne sommes pas faits pour voyager ensemble. Elle fait beaucoup d’efforts de son côté, et moi aussi. Nous nous apprécions, alors nous nous forçons mutuellement à se supporter l’un l’autre. Mais il apparait plus sage d'envisager de visiter Bali séparément. Mais avant, nous passerons tout de même quelques jours de repos bien mérité sur les Iles Gili.
Gili Meno, en position centrale, nous paraît un choix stratégique pour visiter les 3 îles, et puis apparemment c’est tranquille… j’ai tout de même quelques hésitations avec l’alerte aux moustiques marquée dans mon guide de voyage… Carine maintient sa position pour Gili Meno, elle fera le bon choix, ce sera notre île préférée des 3… surtout par rapport à Gili Trawangan qui est nettement plus construite...
Aahhh la couleur de l’eau

la belle plage de sable blanc

les couchers de soleil

les sorties de snorkeling

tout baigne quoi !

A suivre... La suite est un peu plus bas...
La vie à Papeete English translation pending
La connaissez-vous ?
Elle a la réputation d'être la plus désagréable des villes polynésiennes ? ( Circulation, prix excessifs, ... )
Qu'en est-il vraiment ?
Quelles en sont les avantages et inconvénients ?
Laissez ici vos témoignages et autres infos !
Merci à vous. 😉
Elle a la réputation d'être la plus désagréable des villes polynésiennes ? ( Circulation, prix excessifs, ... )
Qu'en est-il vraiment ?
Quelles en sont les avantages et inconvénients ?
Laissez ici vos témoignages et autres infos !
Merci à vous. 😉
GR20 en Corse: température en juillet et ravitaillement English translation pending
Bonjour à tous !
Je me permet d'écrire car je n'ai pas trouvé réponse à toute mes questions concernant le gr20 ....
Je parts en Juillet, j'aimerais savoir si il fait froid le soir en corse ??? est-ce qu'il faut le polaire, le pantalon .... Je dis ça parce que dans les alpes du sud par exemple, il fait très frais le soir (même en plein été) ! Est-ce pareil en Corse ??? quel température la nuit en juillet ???
Autre point qui m'inquiète tjrs "le ravitaillement" ! bien évidement je ne vais pas charger mon sac avec 15 jours de victuailles ;o) Appriori on peut ht dans quasiment tous les refuges à un prix astonomique. Si l'on sort du gr, les villages sont-ils loin ???
merci de vos réponses
Je parts en Juillet, j'aimerais savoir si il fait froid le soir en corse ??? est-ce qu'il faut le polaire, le pantalon .... Je dis ça parce que dans les alpes du sud par exemple, il fait très frais le soir (même en plein été) ! Est-ce pareil en Corse ??? quel température la nuit en juillet ???
Autre point qui m'inquiète tjrs "le ravitaillement" ! bien évidement je ne vais pas charger mon sac avec 15 jours de victuailles ;o) Appriori on peut ht dans quasiment tous les refuges à un prix astonomique. Si l'on sort du gr, les villages sont-ils loin ???
merci de vos réponses
Retour de croisière à bord du Coral English translation pending
Bonjour a tous,
Depuis hier je suis de retour d'une belle croisiere Iberique a bord du Coral, personne ne semblait connaitre ce bateau qui bien qu'assez ancien, est tres bien entretenu, les cabines sont spacieuses celle que j'avais devais faire environ 12M2, les salons retros sont confortables, les animations et les spectacles tres attractifs. Je n'ai eu qu'un regret c'est le souper le soir a 21H qui pour moi etait trop tardif, ne pouvant ensuite profiter des distractions et spectacles jusqu'a la fin car le ledemain les excursions debutaient de bonne heure vers 8H. Autrement rapport qualité prix rien a redire, la nourriture y est copieuse et bonne, petit dejeuner (tres copieux et varié, dejeuner, the avec gateaux et sandwiches et souper) le personnel est tres gentil, les annonces sont toutes faites en anglais, francais, allemand, italien, espagnol. Il s'agissait de ma premiere croisiere et je ne suis en rien decue, si bien que je suis a la recherche d'une autre croisiere pour septembre octobre. - Amitiés a tous - desbell83
ps- je tiens egalement a preciser l'ambiance tres conviviale qui régne sur ce bateau.
Depuis hier je suis de retour d'une belle croisiere Iberique a bord du Coral, personne ne semblait connaitre ce bateau qui bien qu'assez ancien, est tres bien entretenu, les cabines sont spacieuses celle que j'avais devais faire environ 12M2, les salons retros sont confortables, les animations et les spectacles tres attractifs. Je n'ai eu qu'un regret c'est le souper le soir a 21H qui pour moi etait trop tardif, ne pouvant ensuite profiter des distractions et spectacles jusqu'a la fin car le ledemain les excursions debutaient de bonne heure vers 8H. Autrement rapport qualité prix rien a redire, la nourriture y est copieuse et bonne, petit dejeuner (tres copieux et varié, dejeuner, the avec gateaux et sandwiches et souper) le personnel est tres gentil, les annonces sont toutes faites en anglais, francais, allemand, italien, espagnol. Il s'agissait de ma premiere croisiere et je ne suis en rien decue, si bien que je suis a la recherche d'une autre croisiere pour septembre octobre. - Amitiés a tous - desbell83
ps- je tiens egalement a preciser l'ambiance tres conviviale qui régne sur ce bateau.
GR 20 infos pratiques English translation pending
Bonjour
je projette de partir en corse en juin avec 3 amis. nous voulons faire le GR20 et nous hésitons encore entre le faire dans sa totalité ou n'en faire qu'une partie.. nous sommes tous les 4 assez sportifs, marcheurs, mais ça sera notre première rando avec sac et matériel de camping, alors quand on voit les sites internet nous annonçant qu'il s'agit du plus difficile des sentiers de rando d'europe on a des moments de doute !!.
si vous avez déja fait ce parcours, pouvez vous me donner vos tuyeaux ? vos avis sur les difficultés rencontrées, les trucs a ne surtout pas oublier, la logistisque à prévoir (ravitaillement, eau, gaz....)
Nous avons l'équipement de base, chaussures de randos, bonnes chaussettes, sac a dos, duvet... merci de m'indiquer ce que vous pensez qu'il faut prévoir en plus, combien de jours d'autonomie de ravitaillement il faut porter avec soit, etc ?
merci
Kakinou
je projette de partir en corse en juin avec 3 amis. nous voulons faire le GR20 et nous hésitons encore entre le faire dans sa totalité ou n'en faire qu'une partie.. nous sommes tous les 4 assez sportifs, marcheurs, mais ça sera notre première rando avec sac et matériel de camping, alors quand on voit les sites internet nous annonçant qu'il s'agit du plus difficile des sentiers de rando d'europe on a des moments de doute !!.
si vous avez déja fait ce parcours, pouvez vous me donner vos tuyeaux ? vos avis sur les difficultés rencontrées, les trucs a ne surtout pas oublier, la logistisque à prévoir (ravitaillement, eau, gaz....)
Nous avons l'équipement de base, chaussures de randos, bonnes chaussettes, sac a dos, duvet... merci de m'indiquer ce que vous pensez qu'il faut prévoir en plus, combien de jours d'autonomie de ravitaillement il faut porter avec soit, etc ?
merci
Kakinou
Vieillissement des photos English translation pending
Je suis en train de me rendre compte que les photos de mes premiers voyages commencent à perdre tout leur contraste, elles deviennent fades et certaines tournent même au jaune. Il faut préciser qu'une partie se trouve dans des albums plastifiés et dans des albums simples (ceux avec juste un papier les recouvrant) ; d'autres remplissent en vrac différents tiroirs. Quel est le meilleur conditionnement pour éviter un vieillissement prématuré? D'ailleurs, ce vieillissement est-il prématuré (je parle de photos ayant 11 ans pour les plus anciennes) ou bien normal? Que dois je faire pour ralentir ce vieillissement qui, en plus, me fait dire que je vieillis (voyez vous l'ampleur du problème quand même?!).
Maintenant, je suis au numérique et n'ai donc plus ce problème car je stocke sur cd.
Maintenant, je suis au numérique et n'ai donc plus ce problème car je stocke sur cd.
Nice, Acte V: samedi 4 décembre 2004 English translation pending
Bon, on en parle à mots couverts mais comme on ne peut plus se passer les uns des autres, je mets en ligne la future rencontre du mois de décembre afin que tout le monde en prenne bien connaissance et que cette fois ci on batte tous les records de participation ...... on peut le faire, on est nombreux sur la région, allez on table sur une cinquantaine de personnes ..... 🤪 c'est trop, non je suis sur que l'on peut y arriver et justement ça s'organise ......
Je propose comme celà sera juste avant les fêtes, une soirée au Baroque à St Laurent du Var, dîner spectacle avec quelques numéros super, je me souviens d'une bonne soirée là bas, et on peut même danser ensuite ...... on peut aussi faire un premier rendez vous dans l'aprés midi, plus calme, pour discuter ..... lieu à trouver, et un after aprés ..... suivez moi, je connais toutes les adresses pour s'éclater ...... 😉
Allez, je lance les invitations .......
Je propose comme celà sera juste avant les fêtes, une soirée au Baroque à St Laurent du Var, dîner spectacle avec quelques numéros super, je me souviens d'une bonne soirée là bas, et on peut même danser ensuite ...... on peut aussi faire un premier rendez vous dans l'aprés midi, plus calme, pour discuter ..... lieu à trouver, et un after aprés ..... suivez moi, je connais toutes les adresses pour s'éclater ...... 😉
Allez, je lance les invitations .......
Meilleur moment pour la Tunisie? English translation pending
Bonjour,
J'ai quelques questions concernant cette destination.. J'ai toujours fait des voyages dans le sud, mais je viens de prendre la décision d'aller en tunésie puisque moi j'adore le sud, mais mon conjoint adore visiter, apprendre sur différente culture, etc, et je trouve que la tunésie pour répondre à ce que nous aimons chacun.
Je voudrais savois qu'elle est le meilleur mois pour y aller, je me suis fait dire qu'il faisait plus chaud en avril, Je me questionne à savoir comment est la mer, la sable, etc. Je voudrait savoir si les hôtel sont des toutes incluses, j'entends la nourriture et la boisson. Si vous avez des choix d'hôtel, n'ésitez pas.... Comment est la nourriture???? Qu'est-ce que je peux visiter.... surtout mon chum....
En passant, j'aimerais bien aller à Hammamet...
Merci à l'avance
J'ai quelques questions concernant cette destination.. J'ai toujours fait des voyages dans le sud, mais je viens de prendre la décision d'aller en tunésie puisque moi j'adore le sud, mais mon conjoint adore visiter, apprendre sur différente culture, etc, et je trouve que la tunésie pour répondre à ce que nous aimons chacun.
Je voudrais savois qu'elle est le meilleur mois pour y aller, je me suis fait dire qu'il faisait plus chaud en avril, Je me questionne à savoir comment est la mer, la sable, etc. Je voudrait savoir si les hôtel sont des toutes incluses, j'entends la nourriture et la boisson. Si vous avez des choix d'hôtel, n'ésitez pas.... Comment est la nourriture???? Qu'est-ce que je peux visiter.... surtout mon chum....
En passant, j'aimerais bien aller à Hammamet...
Merci à l'avance
Problème cintre (à vélo) English translation pending
bonjour, je fais appel une fois de plus à vos compétences et conseils. je viens de partir 2 semaines avec le vélo ci dessous (Focus Mares) et j'ai eu les mains, la gauche notamment avec d'abord des "fourmis" puis paralysie, plus de sensibilité, plus de force. je précise aussi qu'ayant de petites mains le passage des vitesses n'est pas évident. je souhaiterais, si c'est possible remplacer par un cintre plat recourbé avec bar ends. je suppose que ce sera couteux mais ce vélo est neuf et par ailleurs fonctionne très bien. je n'ai pas souvenir d'avoir eu ce pb avec mon ancien vtc. merci d'avance pour votre avis. cdt
Apprendre à grimper à vélo English translation pending
Bonjour à tous ,
Cycliste assidu je commence à avoir fait plus ou moins le tour des canaux et je voudrais me lancer sur les départementales et prendre de temps à autre un peu de hauteur. Mais je grimpe à peu près aussi bien qu'une planche à pain.... j'en ai marre de pousser le vélo, je ne comprends pas pourquoi je n'y arrive pas. J'ai essayé 2 stratégies, attaquer avec un gros braquet et réduire au fur et à mesure mais dans ce cas une fois en fin de course (11/24) je fais du sur-place ou au contraire amorcer par un petit braquet quitte à augmenter ensuite.
Bon, ma machine avec les bagages fait ses 22 kilos, m'enfin j'ai de bons pneus et tout le monde y arrive, je ne suis pas plus nul qu'un autre, je fais mes 100 bornes par jour sans problème sur 4 semaines, il n'y a pas de raison.
Quelqu'un aurait-il quelque conseil à me donner pour que le relief ne soit plus une source d'angoisse ?
Cycliste assidu je commence à avoir fait plus ou moins le tour des canaux et je voudrais me lancer sur les départementales et prendre de temps à autre un peu de hauteur. Mais je grimpe à peu près aussi bien qu'une planche à pain.... j'en ai marre de pousser le vélo, je ne comprends pas pourquoi je n'y arrive pas. J'ai essayé 2 stratégies, attaquer avec un gros braquet et réduire au fur et à mesure mais dans ce cas une fois en fin de course (11/24) je fais du sur-place ou au contraire amorcer par un petit braquet quitte à augmenter ensuite.
Bon, ma machine avec les bagages fait ses 22 kilos, m'enfin j'ai de bons pneus et tout le monde y arrive, je ne suis pas plus nul qu'un autre, je fais mes 100 bornes par jour sans problème sur 4 semaines, il n'y a pas de raison.
Quelqu'un aurait-il quelque conseil à me donner pour que le relief ne soit plus une source d'angoisse ?
Itinéraire Sud-Thaïlande de trois semaines pour sept jeunes à la recherche d'aventures authentiques? English translation pending
Bonjour,
Nous sommes 7 jeunes (donc budget réduit) à partir en juillet prochain pour 3 semaines en Thailande et plus précisément dans le sud de la Thailande (à moins que vous ne nous persuadiez de changer)... Nos grandes lignes sont dépaysements, nature et un maximum d'authenticité...
Quelques questions viennent se poser :
- Etant 7 jeunes (garçons uniquement) quel est le mode de transport le plus adapté ? (meilleur rapport rapidité/prix, le confort nous importe peu mais la sécurité tout de même) - Avides d'aventures et de découvertes quels sont vos "pépites" ? (types snorkeling, escalade, rafting et où cela ?) - Vu la période est-il opportun d'aller s'aventurer sur la côte ouest ? (temps fort variable ai-je lu à cette période) - Quelles îles conseilleriez-vous ? (encore une fois, le type resort super cher et touristique nous ne botte pas plus que ça) - Est-il possible de faire un trek de 3-4 jours en pleine "jungle" ? (et si oui, où donc ?!) - Le nord est-il vraiment inmanquable ?
Merci bcp de vos réponses, Les 7 "baroudeurs"
Nous sommes 7 jeunes (donc budget réduit) à partir en juillet prochain pour 3 semaines en Thailande et plus précisément dans le sud de la Thailande (à moins que vous ne nous persuadiez de changer)... Nos grandes lignes sont dépaysements, nature et un maximum d'authenticité...
Quelques questions viennent se poser :
- Etant 7 jeunes (garçons uniquement) quel est le mode de transport le plus adapté ? (meilleur rapport rapidité/prix, le confort nous importe peu mais la sécurité tout de même) - Avides d'aventures et de découvertes quels sont vos "pépites" ? (types snorkeling, escalade, rafting et où cela ?) - Vu la période est-il opportun d'aller s'aventurer sur la côte ouest ? (temps fort variable ai-je lu à cette période) - Quelles îles conseilleriez-vous ? (encore une fois, le type resort super cher et touristique nous ne botte pas plus que ça) - Est-il possible de faire un trek de 3-4 jours en pleine "jungle" ? (et si oui, où donc ?!) - Le nord est-il vraiment inmanquable ?
Merci bcp de vos réponses, Les 7 "baroudeurs"
Pélerinage de St Jacques de Compostelle English translation pending
Coucou à tous,
je ne sais pas trop si je suis dans la bonne rubrique mais bon, j'me lance quand même. Alors voilà, je projette de faire un bout du pélerinage de saint Jacques de Compostelle quand j'aurai mis assez d'argent de côté pour ça. (AIE le compte en banque étudiant!!!🏴☠️). J'aimerais juste que des pélerins me racontent leur périple, histoire de bien me donner envie, de me motiver encore plus... ou de me dégoûter complètement (ça m'étonnerait)😉.
J'attends avec impatience votre avis sur cette expérience
😛 carole 😛
je ne sais pas trop si je suis dans la bonne rubrique mais bon, j'me lance quand même. Alors voilà, je projette de faire un bout du pélerinage de saint Jacques de Compostelle quand j'aurai mis assez d'argent de côté pour ça. (AIE le compte en banque étudiant!!!🏴☠️). J'aimerais juste que des pélerins me racontent leur périple, histoire de bien me donner envie, de me motiver encore plus... ou de me dégoûter complètement (ça m'étonnerait)😉.
J'attends avec impatience votre avis sur cette expérience
😛 carole 😛