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Mexique fin janvier 2021 English translation pending
by Sheneneh · 2020-08-17 · 20 replies
Salut a tous,

j'ouvre ce topic car j’espère partir au Mexique du 23 Janvier 2021 au 13 Février 2021. Meme si je sais que rien n'est sur pour le moment, je me prépare tout de même.

- Ma première question est au niveau du climat. Je trouve un peu de tout sur le net, je préfère donc demander a ceux qui l'ont vécu. Fin Janvier et début Février, quelles températures fait-il a Mexico, Oaxaca et Mérida ?

- Je vais prendre des vols internes, notamment avec Aero Mexico et Viva Aerobus. Ces compagnies sont-elles fiables ?

- Je vais rester 7 jours complets a Mexico (-1 jour pour aller a Teotihuacan), donc 6 jours pleins, ça suffit pour cette grande capitale ? Que me conseillez-vous de voir de pas trop touristique ?

- Trouve-t-on des Uber partout au Mexique, ou seulement a Mexico ?

- Quels marchés locaux pourriez-vous me conseiller a Oaxaca et Mérida ?

J'aurais surement d'autres question au fil du temps, mais je pense que c'est déjà pas mal😎

Merci :)
Les Cyclades en juillet: Anafi, Amorgos, Astypaléa English translation pending
by Max68 · 2020-08-15 · 199 replies
GENESE

Comme tous, le COVID a chamboulé nos plans. Normalement nous devions aller à Madagascar pendant un mois, projet reporté à l’année prochaine. Seulement, n’ayant jamais arrêté de travailler, malgré le confinement et le Covid j’avais réellement besoin de faire une « pause ».

Souhaitant limiter les risques de restrictions de déplacements nous ne quitterons pas l’Europe en nous centrant sur des endroits que nous avons toujours voulu visiter, mais habituellement trop fréquentés pour nous. Il y avait la Suisse avec ses montagnes et ses trains de légende, l’Islande et les îles Grecques.

Au final c’est l’attrait du soleil qui l’a emporté … enfin surtout auprès de madame ! Nous avions « entrevu » Santorin et Myconos lors d’une croisière en méditerranée en 2007 avec les enfants. Nous avions adoré … sauf la fréquentation !

Le premier élément à choisir est le point d’entrée, accessible en avion. Il y a Santorin et Myconos dans les Cyclades. Comme je rêvais de revoir la caldera de Santorin, le choix fut rapide. Ensuite je voulais des îles peu fréquentées ne nécessitant pas de trop long trajet en ferry. Sur 2 semaines 3 îles m’a paru être le bon choix. Avec le recul je confirme que c’est un bon dosage. Je me suis beaucoup servi du site Hellenica et Cycladen.be, qui sont très bien, pour faire mes choix.

La première sera Anafi, dans la catégorie « peu fréquentée » elle est très bien placée, en plus elle est petite, montagneuse et avec de belles plages. Une des raisons de sa faible fréquentation est le peu de liaison maritimes, ce sera donc à partir de cette contrainte que s’articulera le voyage.

Le second choix sera Astypalea car il y a un aéroport pour repartir, en plus c’est aussi une île peu fréquentée par les étrangers. Elle fait partie des Dodécanèse mais géographique se trouve proche des Cyclades.

Amorgos se glissera très naturellement entre les deux.

Une fois le planning établi j’ai réservé les vols chez Volotea qui a le bon goût de partir de Strasbourg … mauvais choix car les vols seront annulés 2 semaines plus tard.🏴‍☠️ Je me suis retourné vers Easy Jet qui part de Bâle Mulhouse, finalement tout aussi proche de chez nous que Strasbourg. Il faut dire qu’en Alsace nous avons la chance d’avoir pas mal d’aéroports dans un rayon de 3 heures autour de chez nous (en plus des deux précités il y a surtout Zurich et Frankfurt). Nous ferons donc BSL – Athènes – Santorin puis Astypalea – Athènes – BSL.

J’ai réservé par internet en direct les pensions : Villa Kalamiotissa pour Anafi Emprostiada Traditional Guest House et Pano Gitonia pour Amorgos Studio Killindra pour Astypalea Je réserve aussi une voiture à Amorgos puisque l’île est assez grande … et au final, suite à un échange avec mon logeur, également à Anafi.

Le roadbook sera assez rapide à établir … tant mieux car je n’ai que très peu de temps disponible, relancer mon entreprise suite au Covid-19 a accaparé tout mon temps.

En voiture ... pour ceux qui veulent 🙂
Itinéraire 10 jours à la découverte des paysages autrichiens! English translation pending
by Jonafly · 2020-08-11 · 5 replies
Bonjour tout le monde ! 🙂

Vu la situation sanitaire actuelle, je n'avais pas prévu de partir ce été mais finalement, j'en ressens quand même le besoin et prévois donc d'organiser "à la dernière minute" un voyage en Autriche (+ un peu de la Bavière).

Pourquoi l'Autriche ? Car je suis à la recherche de paysages grandioses, sauvages et que c'est un pays qui m'a toujours attiré. La Suisse étant plus chère, l'Autriche m'ira très bien ! 😎

Je compte donc partir 1 semaine-10 jours en Autriche, en axant mon voyage sur les paysages et la nature plutôt que les villes.

J'habite la Belgique et je m'y rendrai avec mon véhicule.

Ne connaissant encore rien à ce pays, je viens vers vous pour des conseils d'itinéraires. J'ai déjà une vague idée après mes quelques recherches mais vos conseils seront les bienvenus.

Grosso modo, je diviserais le voyage en trois parties : 1) Innsbruk et ses alentours, 2) Grossglockner/Route 107 et alentours, 3) Salzbourg et alentours.

Pour rendre le trajet aller moins pénible, j'envisage de m'arrêter à Munich et d'y dormir.

J1 : trajet Belgique-Munich (nuit à Munich) - visite de la ville J2 : de Munich au château de Neuschwanstein - visite du château - nuit dans la région J3 : de Munich à Alpspitze : visite de Alpspitze et Zugspitze - nuit dans la région J4 : de Alpspitze à Innsbruk : passage à Blindsee et autres points d'intérêt, viste d'Innsbruk - nuit à Innsbruk J5 : de Innsbruk à Solden : passage à Piburgersee, visite Solden - nuit à ? J6 : journée supplémentaire dans la région d'Innsbruk et alentours (est-ce nécessaire ?) J7 : de Innsbruk à Zemm am See - nuit à Zemm am See (ou autre) J8 : Grossglockner / Route 107 - nuit à Zemm am See (ou autre) J9 : de Zemm am See à Hallstatt - nuit à Hallstat (ou autre) J10 : de Hallstatt à Salzbourg - nuit à Salzbourg J11 : de Salzbourg à Berchtesgaden - visite du nid d'aigle - nuit à Berchtesgaden J12 : retour en Belgique

Est-ce que cet itinéraire vous paraît cohérent et faisable ? Le but étant encore une fois de profiter un maximum des paysages, de voir pas mal de choses sans pour autant courir non stop. On adore la photo donc on aimerait pouvoir profiter de chaque endroit, dans la mesure du possible.

Je ne connais rien au pays donc n'hésitez pas à me dire si je dois prévoir plus ou moins de temps à tel ou tel endroit.

Merci d'avance pour vos avis éclairés ! 🙂

Bonne fin de journée,

Jonafly
Tandem Pino Hase avec enfant de 6 ans: harnais ou pas harnais? English translation pending
by DavidetGaell · 2020-07-01 · 12 replies
Bonjour,

Nous sommes depuis quelques jours les heureux acquéreurs d'un tandem Pino Hase. Je compte rouler avec ma fille de 6 ans en co-équipière à l'avant.

Nous sommes très partager sur l'opportunité de mettre un harnais ou non sur le siège. On essaie de voir les pour et les contres mais aucune tendance claire ne se dessine.

La sieste: harnais utile ou non? Notre fille ne fait plus la sieste, mais si un jour on part pour un long voyage (qui peut être fatiguant), çà pourrait revenir. Du coup un harnais pourrait être utile. Mais peut-être qu'un enfant de 6 ans peut tout aussi bien faire sa sieste sans. L'adulte l'a bien à l’œil et l'idée n'est pas d'aller à toute vitesse sur cet engin de toute façon (surtout que j'ai une carriole à l'arrière avec la petite dernière...). Quelqu'un a-t-il une expérience la-dessus?

En cas d'accident: On se dit que la possibilité de sortir rapidement en cas de danger est un argument contre le harnais, mais qu'en cas de choc soudain mais pas trop, çà peut éviter un saut de l'ange malencontreux. Evidemment, notre fille aura toujours un casque. La encore, quelqu'un a-t-il une expérience/un avis la-dessus?

Plus généralement, si des gens ont une expérience avec ce vélo et un enfant de cet âge environ, on aimerait savoir ce que vous pensez de cette option de harnais.

En attendant de vous lire. Amicalement. David.
Avis sur excursions ou îles à visiter autour de Dubrovnik English translation pending
by Birgorneau43 · 2020-06-15 · 7 replies
Bonjour les voyageurs,

Nous partons entre amis à Dubrovnik du samedi au mardi en juillet, et je voulais votre avis sur les escursions ou île à visiter. Sachant que nous n’aurons pas de voiture pour nous déplacer. Pour vous quelles sont les îles à visiter ( par ordre de préférence)lors d’un séjour à Dubrovnik? Merci à vous
Faillite de Pullmantur? English translation pending
by Lumi1965 · 2020-06-14 · 28 replies
Bonjour, je viens d'apprendre que les équipages de Pullmantur ont été transférés à celebrity ....donc faillite de Pullmantur? Que se passera avec les croisières de 2021 payées? Qui a une idée de ce qui se passe?????????????🏴‍☠️
Vaut-il mieux conduire en Irlande/Grande-Bretagne avec son véhicule ou en louer un? English translation pending
by Mariecurry · 2020-05-15 · 31 replies
Bonjour à tous,

L'essentiel de mon interrogation est contenue dans le titre de ce fil : est-il plus aisé de conduire son propre véhicule en Irlande et en Grande-Bretagne ou vaut-il mieux en louer un une fois sur place ? Je pensais que circuler avec ma voiture serait plus commode mais je lis par-ci par-là qu'il est bien plus confortable (même pour nous) d'être au volant d'un véhicule adapté à la conduite à gauche et qu'on s'y habitue très vite. Par ailleurs, quid de la conduite à gauche ? Je suis preneuse de retours d'expériences, merci. 🙂
Amalfi Coast stroll
by Asiawithlove · 2020-05-11 · 25 replies
Hi there,

There have already been quite a few travel journals about Naples, so this is more of a photographic stroll. There aren’t too many practical tips, but feel free to ask! This trip took place in May 2019.

It’s the day before departure, and I’m excited as can be! I’ve wanted to see Naples and its region for a while—this city everyone calls bubbling with life. While I’m packing my bags, I get a message from the airline saying there’s going to be an air traffic controllers’ strike and my flight might not take off... What? How? You’re kidding, right? I’ve been waiting for this trip for weeks. I check online, and yes, it’s true... What to do?!? I look up the train schedule and find out the train leaves a few hours earlier, with a stop in Milan and then straight to Naples. Decision made—I’m taking the train; it’s a new experience. I leave at 5 AM on an almost empty train, arrive in Milan 4.5 hours later, and rush to catch the train to Naples. This is my first time taking the train in Italy, and I love it. After an hour of travel, a gentleman arrives with a small cart and an authentic coffee machine on top. He asks me: *caffè, signora?* Si, si, si! And he starts the machine—here’s my first Italian espresso with little biscuits.



I arrive in Naples in the early afternoon. The station is packed, cars everywhere, and I’m already soaking up the atmosphere. I drop my things off at the B&B and head out to explore the city. There are incredible crowds everywhere, noise, food on every street corner, and every scene is a real photographic delight :) I’m in the Chiaia neighborhood and try my first street pizza, made right in front of me—how can I say it? Excellent. In the late afternoon, I wander through the streets before grabbing an aperitivo on one of the many terraces.









The next day, I head to Capri... It’s true, Capri is very touristy, but it’s worth seeing once in your life. After a choppy crossing, I’ve earned a good shower, a plate of pasta, and a limoncello. Then I set off for a walk through the little streets that go up and down endlessly. The view is stunning, and the kilometers add up... I’ve definitely earned a break by the pool with a gelato :)







Bateau de Baku (Azerbaïdjan) à Bandar-e Anzali (Iran) English translation pending
by UnaMilanese · 2020-04-30 · 9 replies
Bonsoir,

Sait-on jamais....

Je lisais sur la Toile qu'il n'existe pas de liaison ferry, même irrégulière, entre Baku et l'Iran. Mais qu'il n'était pas impossible d'embarquer sur un cargo.

Quelqu'un aurait-il déjà tenté l'expérience ?

Catherine
Trek au Haut Dolpo en octobre (Népal) English translation pending
by Dumpy49 · 2020-04-24 · 15 replies
Bonjour à toutes et à tous, Avec un ami nous sommes actuellement en train de nous renseigner pour réaliser le haut dolpo pour octobre, si la situation actuelle le permet, bien évidemment. Tout est très clair au niveau informations concernant le trek en question, mais je me pose toujours une question, doit on obligatoirement avoir un porteur avec nous pour ce trek ou nous pouvons le réaliser seulement avec un guide ? Merci pour vos futurs réponses
Costa Rica: Two Incredible Weeks
by SwissKiwi · 2020-04-21 · 17 replies
Hi everyone,

Taking advantage of the quiet days that Covid-19 has brought us, I thought it was time to share my experience in Costa Rica. Once again, I found a lot of helpful information on this forum, so if I can help in return, I’d be happy to!

Here’s some general info: - 2-week trip in a 4x4 during the dry season, from 01/27 to 02/10 - Two 27-year-old travelers, no kids And here’s our itinerary: Day 1: Arrival in San José Day 2: San José - Tortuguero Day 3: Tortuguero Day 4: Tortuguero - Arenal Day 5: Arenal Day 6: Arenal - Tenorio Day 7: Tenorio - Monteverde Day 8: Monteverde - Quepos Day 9: Quepos Day 10: Quepos - Uvita Day 11: Uvita - Sierpe - Bahía Drake Day 12 & 13: Bahía Drake Day 14: Bahía Drake - San José Day 15: Flight back to Switzerland...

Of course, we had to make choices—it’s impossible to see everything in two weeks—but honestly, we’re *really* happy with our route. We even saw more than we expected!

So, ready 😉? Here we go!

DAY 1 – Arrival in San José

After a smooth Zürich-Frankfurt-San José flight, we finally made it to San José 😎!! After months of planning and excitement, we’re here! Since we’d booked a 4x4 with the ToutCostaRica agency for the next day, we stayed at one of their hotels, the Melrost. One of their agents was there to pick us up at the airport and take us to the hotel, which is really close. It was early evening, and it was already dark, so no exploring the city tonight. We treated ourselves to a first local beer on the terrace, listening to the birds, and then headed straight to bed.

Hotel Melrost: A simple little building, but super convenient for just one night in San José (well, Alajuela) before moving on. The room was great, and breakfast was excellent!



DAY 2 – Off to Tortuguero

This morning, we had a meet-up at the hotel with ToutCostaRica, where we’d rented our 4x4. They held a briefing in small groups for all the car renters to discuss our routes, tips, the country, and other advice. We found it interesting, but *way* too long! They could’ve kept it shorter—reminding us to wear sunscreen in the sun and not to leave valuables in the car seems pretty obvious... Anyway, after a while, we thanked them for all the advice and set off in our brand-new Toyota Rav4! The rental went perfectly with TCR—everything was great. After leaving the traffic jams of San José behind, we hit some pretty little roads (some in better shape than others) until we reached La Pavona. There, we left our car in a guarded parking lot and took a boat (departure at 3:00 PM) to Tortuguero on the Caribbean coast. Just the boat ride was amazing—we were lucky enough to spot a basilisk, iguanas, and tons of birds. After 40 minutes, we docked right at the pier of our hotel, Casa Marbella. After dropping off our stuff in the room, we headed out to explore the village via its one main street. Lively, colorful, and hot! Since we didn’t have anything else planned for the day, we went back to the hotel terrace to enjoy a juice by the canals. Then, a quick dinner and off to bed to be fresh for tomorrow morning!

Casa Marbella: Really nice, with a convenient pier/terrace for arriving and leaving by boat. Breakfast was absolutely delicious! The room was good, though the AC wasn’t working.





More to come soon!
La situation des femmes à Oman English translation pending
by Ambre1961 · 2020-04-04 · 82 replies
😠 Bonjour,

J'ai regardé cet après-midi un documentaire sur le Sultanat d'Oman et j'ai été fortement choquée !C'est un peu difficile à expliquer mais ce pays est profondément "masculinisé", les femmes existent à peine, ce sont de véritables esclaves de ces messieurs et celà n'a pas l'air de les déranger plus, ni les hommes mais surtout encore moins les femmes. Elles restent confinées dans des cases, habillées entièrement de noir, on voit juste les yeux et une partie du nez pour respirer et encore. Ces messieurs dansent, chantent, font la fête, discutent trafic de chèvres, de dromadaires, se baignent presque nus........ Sur les images , à part trois femmes en noir en train de cuisiner, je n'ai vu que des hommes sur un documentaire de 35'. Je n'arrive pas à y croire ! A notre époque, ce genre de vie me révulse et ne venez pas me dire que c'est leur religion qui font celà. Messieurs tous puissants !!!!!! C'est abject.
Se raconter nos galères en voyage English translation pending
by Zezettedez · 2020-04-01 · 5 replies
Salut a tout les confines, Au Botswana nous le sommes aussi a partir de demain minuit. Faisant partie du personnel de sante, je ne le suis pas. Peut etre, pour sortir de cette morbide atmosphere, pourrait on se raconter nos galeres en voyage, parce malgre les merveilleux carnets de voyage, tout ne se passe pas comme attendu..
Voyage en Patagonie, février 2020 avec Rivages du monde English translation pending
by Monique66240 · 2020-03-31 · 9 replies






20 février, aéroport de Roissy: RV à 18h au stand de Rivages du Monde, Thomas, notre accompagnateur est là. Dès le départ, on nous attribue un numéro de bus, que nous devrons respecter tout le long du voyage, avec une trentaine de passagers . Il y aura 3 bus à notre arrivée, et il y en aura 2 autres le lendemain. Comme nous le redoutions nos billets sont à des rangs différents, mais nous pourrons nous rapprocher sans problème dans l’avion. Le vol est long, mais nous dormons une bonne partie du voyage, ce qui fait que ça passe assez vite, avec l’escale de Sao Paulo qui coupe un peu la longueur..juste avant l’arrivée, nous franchissons la Cordillère des Andes. C’est impressionnant l’avion survole tout juste les montagnes! A l’arrivée, nous sommes accueillis par notre guide Rémi, qui nous conduit vers notre bus. Déjeuner au restaurant, premiers contacts avec les membres du groupe... qui paraît assez sympathique dans l’ensemble! L’âge moyen est assez élevé, je dirais environ 75 ans, ce qui nous étonne beaucoup puisqu’il s’agit d’une croisière expédition avec sorties en zodiac...il y a même un homme en fauteuil roulant...il marche un peu, mais restera tout le temps sur le bateau sans sortir.. Après le repas, nous traversons Les Halles puis visite panoramique de la ville, avec arrêt devant le Palais de la Moneda. Mais la fatigue se fait sentir, et l’arrivée au très bel hôtel est la bienvenue. Repas sur place et repos immédiat!
Vacances écourtées aux Maldives en période de covid-19 English translation pending
by Cocoaw · 2020-03-29 · 3 replies
Récit de nos vacances écourtées aux Maldives en période de covid-19...

Fin février : Beaucoup beaucoup de boulot au bureau. Les nuits sont agitées, l'excès de travail trotte dans la tête, et me réveille souvent en pleine nuit. Vivement les proches vacances prévues aux Maldives, pour faire un vrai break de 15 jours afin de recharger les batteries. Parallèlement les médias commencent à beaucoup parler du Coronavirus, c'est plutôt inquiétant se qui se passe en Chine et ailleurs.

Début mars : De pire en pire le boulot, mais il ne faut pas craquer, les vacances sont proches. Ouh là là, c'est quoi ce bordel en Italie ? Et dans le Haut-Rhin ? Faudrait surtout pas que cela vienne perturber notre départ pour les Maldives. Coup de téléphone à l'agence de voyage allemande : pas de souci, aucun contre-ordre, nous pouvons partir tranquilles. Seuls les chinois et italiens ont des problèmes pour voyager. Quelques recherches sur Internet concernant les Maldives : il y aura sans doute des contrôles à l'entrée, mais rien de problèmatique si on n'est pas malade. Aucun restriction d'entrée pour les français ou les allemands (puisque nous voyageons avec les allemands au départ de Frankfort). Néanmoins nous restons vigilants, en suivant les infos au jour le jour jusqu'au jour du départ, en prenant notre température, et JP nous inscrit sur le site Arianne au cas où... Pourvu que notre départ pour les Maldives puisse se faire sans encombres. Nous voulons vraiment partir en vacances. Bon, on prévoit quand même d'emmener des Doliprane, le thermomètre, et du gel hydroalcoolique...

11 mars : Départ à 13h00 en direction de la gare d'Offenbourg (Merci Michel de nous y conduire, et on te rappelera au retour le 26 pour nous rechercher dans la soirée). Puis train vers Frankfort. Peu de monde dans le train, c'est cool. Arrivée à l'aéroport : drôle d'ambiance, c'est super silencieux par rapport à d'habitude, très peu de voyageurs sont présents. Cool, l'enregistrement se fait très rapidement. Contrôle de police : idem, c'est super rapide, il y a peu de monde. C'est cool. On pense à se nettoyer les mains avec du gel de temps en temps. On retrouve un plus grand nombre de voyageurs à proximité de la porte d'embarquement, y compris quelques rares cas de personnes portant un masque. Le vol est quasi complet, et se passe bien.

12 mars : Arrivée à l'aéroport de Male à l'heure. Il fait très beau et chaud à la sortie de l'avion : on est bien aux Maldives. Des caméras thermiques contrôlent l'arrivée des voyageurs. Le passage de police est un peu long, mais c'est habituel à Male. Nos bagages arrivent rapidement. Une maldivienne nous accueille avec une pancarte PalmBeach, notre hôtel. Elle nous parle en anglais, normal (d'ailleurs l'anglais sera la seule langue parlée pendant toutes nos vacances), elle nous accompagne pour l'enregistrement des bagages pour la suite du voyage et nous guide vers le minibus avec lequel nous nous rendons au terminal des hydravions. Pas le temps d'aller dans le salon d'attente VIP de l'hôtel, car notre transfert en hydravion va avoir lieu dans la foulée. Tant pis, on ne se changera pas, et la pause pipi devra attendre l'arrivée à l'hôtel, on n'observera pas non plus le ballet des départs-arrivées des hydravions. Pas grave, on connaît déjà, et au moins on ne va pas poireauter à attendre notre transfert. Départ de notre hydravion en direction du PalmBeach. Le temps est dégagé, le ciel bleu azur, et le survol des lagons est plus beau que jamais, les couleurs sont magnifiques, les îles ressemblent à des gouttes turquoises disséminées dans l'océan. J'en profite pour faire de belles photos. Arrivée sans encombres au PalmBeach Resort 45 minutes plus tard. L'accueil est masculin et maldivien, et se fait en anglais. Dommage toutefois que la sympathique Bruna qui nous avait accueilli en français en 2017 ne soit plus là, mais il est vrai qu'il y a eu en changement de management, je savais déjà qu'entretemps l'hôtel est géré par des maldiviens. Cocktail de bienvenue, gel pour laver les mains, spray pour désinfecter les chaussures et hop nous voilà dans un buggy qui nous amène à notre bungalow. Ce sera le 625, et non le 812 comme demandé, mais il s'avèrera plus tard que c'est une bonne chose car le réchauffement climatique est passé par là, il y a beaucoup d'érosion, et la plage est désormais beaucoup moins belle devant le bungalow 812, alors qu'elle est magnifique devant le 625. Consignes à l'arrivée au bungalow : laisser les chaussures dehors au soleil pour détruire les éventuels bactéries résiduelles, et mettre tous les vêtements et sous-vêtements portés dans le sac à linge pour nettoyage et repassage, c'est un service gratuit de l'hôtel à l'arrivée par mesure de sécurité en raison du coronavirus. Cool ! Nos vêtements nous seront rendus le lendemain tout propres et repassés. Là débutent nos vacances sur la magnifique île que nous avons grand plaisir à retrouver. Notre bungalow est entouré de végétation formant un jardin privé et un peu caché devant la grande terrasse où nous attendent deux chaises longues avec matelas et serviettes, alors que 2 bains de soleil flottants sont posés près de l'arche formée par la végétation qui donne un accès direct à la plage. Qu'est ce qu'on est contents d'avoir pu venir ici !

Les jours suivants : Il y a beaucoup moins de monde sur l'île qu'en 2017. Plus que jamais on a l'impression de vivre un rêve éveillé presque seuls au monde. Nos ballades sur la plage, nos baignades, les petits poissons... Tout est parfait, tel que nous l'avons connu en 2017, mais avec encore beaucoup moins de monde. La plage nous appartient, on ne croise presque personne, sauf près des transats du bout de l'île où se regroupent habituellement plusieurs familles de vacanciers, essentiellement des italiens. Côté restaurants, vu qu'il y a peu de monde, seul le restaurant principal est ouvert, et on y prend même le petit déjeuner, le coffeshop étant fermé. Pas grave, les buffets y sont excellents et très variés, il y a beaucoup de personnel très gentil, dont certains sont les mêmes qu'en 2017, il y en a même qui se rappellent de nous (et oui, les cheveux blancs de JP ne passent pas inaperçus...). En plus des buffets, il y a des planchas de poissons ou de viandes, cuits en direct comme on veut, il suffit de demander. Pareil pour les omelettes, les pâtes, les crêpes, les gaufres, etc... Beaucoup de personnel comparé au nombre de clients, et ils sont là à nous attendre et exaucer nos voeux. Il faut dire que les touristes sont rares, et il y en aura de moins en moins au fil des jours, de 60 clients les premiers jours on tombera à une dizaine d'adultes les derniers jours. Même la famille autrichienne que nous avions pris l'habitude de croiser aux heures de repas quittera l'hôtel le 2ième dimanche, réduisant les clients résiduels à un couple de Suisse (qui comme nous ont prévu un retour le 26, mais via Dubai = rassurant nous ne serons pas les seuls clients à la fin de notre séjour...) , ainsi que 3 familles italiennes, un couple d'origine inconnue et nous 2. Malgré tout, la nourriture restera excellente et très variée tout au long de nos vacances, même s'il est vrai que la préparation de carpacio de thon en direct qui nous est plusieurs fois proposé la première semaine va cesser la deuxième semaine. Nous serons souvent la seule table occupée du restaurant en début de repas et defois ce sera le cas pendant presque tout le repas. Nous avons l'impression d'être des Robinsons de luxe abandonnés sur une magnifique île quasi déserte, mais avec tout le confort. La vie est belle, j'ai envie de chanter: "the sky is blue, the clouds are white, and I say to myself what a wonderful world..." Aux heures de repas, nous profitons du wifi, pour donner des nouvelles aux proches, transmettre des photos, et... ...suivre les actualités venant de France... et là on quitte très vite le petit nuage. La rapide évolution de la situation nous laisse perplexe, c'est ahurissant, confinement, fermeture des frontières, de plus en plus de morts ? Cela paraît irréel ? C'est quoi ce bordel ? Un mauvais rêve ou quoi ? Jamais de la vie on imaginait que cela pourrait évoluer ainsi. Après quelques jours on commence à se poser des questions pour notre retour. Mais un échange d'email avec l'agence de voyage allemande se veut rassurant, on nous conseille de profiter pleinement de nos vacances, qu'en cas de problème l'agence s'en occupait et nous tiendrait informés. Nous surveillons néanmoins au quotidien sur Internet les vols de Condor entre Male et Frankfort : visiblement sans souci, les avions vollent 3 fois par semaine, comme si de rien n'était. Mais au fil du temps, si nos journées restent paradisiaques, nos nuits commencent à être agitées, on dort moins, on cogite, les nouvelles semblent très inquiétantes, est-ce qu'on pourra vraiment rentrer en Allemagne avec le vol de Condor ? Et rentrer en France ensuite ??? Nous surveillons aussi l'application MeineTui sur le téléphone : elle prévoit toujours encore que notre retour se fera le 26 via le vol DE2321... Parallèlement j'ai téléchargé l'attestation permettant de se déplacer en France pendant le confinement, et la fait imprimer par la réception de l'hôtel : on ne sait jamais, on pourrait en avoir besoin au retour. On alterne ainsi des journées de rêve avec des nuits de plus en plus agitées et anxieuses.

Soirée du dimanche 22 mars : Vers 21 heures, alors que nous dînons tranquillement au restaurant pour clôturer une superbe journée, le responsable du restaurant me tend un téléphone et me dit que la réception veut nous parler de notre retour. Ils ont eu un message de TUI Maldives comme quoi on partirait le lendemain. Mais ils n'arrivent pas à joindre TUI pour avoir plus d'informations, et cela posait problèmes pour organiser le transfert vers Male... De notre côté on n'a eu aucune information de TUI... J'envoie sms et email à TUI germany, mais je n'obtiens pas de réponse ( j'en aurai 5 jours plus tard...). Impossible de contacter l'agence de voyage allemande, on est dimanche... L'hôtel n'arrive pas non plus à joindre TUI Maldives, mais ils continuent à essayer de les appeler pendant que nous restons au bar. Vers 22h00, on nous dit que de toutes façons sans information complémentaire ils n'ont pas pu organiser notre transfert en hydravion, et que par conséquent nous ne pouvions pas partir le lendemain. En général l'hôtel a besoin d'être informé au minimum un jour avant les départs pour organiser le transfert. Il vaut mieux dormir, on se verra le lendemain après le petit déjeuner pour faire un point de situation. Nous décidons d'aller dans la chambre et de commencer à ranger et plier les affaires pour pouvoir préparer les valises rapidement au cas où. Puis on se couche, anxieux après ces derniers événements. Peu après, à 23h00, le téléphone sonne. Revirement de situation : l'hôtel a réussi à joindre TUI, le vol retour du lendemain est confirmé, il faut absolument le prendre, c'est le dernier vol qui nous permettra de rentrer, sauf à nous débrouiller par nous mêmes. Pour l'hydravion, ils vont voir et essayer de nous organiser un transfert en urgence. On ne doit pas s'inquiéter, ils nous réveilleront le lendemain à 6h50, les valises seront cherchées à 7h05, puis petit déjeuner et formalités de départ à la réception, et départ de l'île à 8h00... Ouh là là tout se précipite avec un retour anticipé de 3 jours, qui est ainsi programmé en urgence pour le lendemain matin aux aurores. Nous finalisons rapidement les bagages, avant de se recoucher pour passer notre dernière nuit dans le bungalow 625.

Lundi 23 mars : Le téléphone nous réveille à 6h30, gros problème, il n'y a pas de place pour nous pour le transfert en hydravion... Ils essayent de trouver une solution et vont nous rappeller... Aïe aïe aïe ça se complique. Le téléphone sonne de nouveau 20 minutes plus tard. Ils ont trouvé une solution, nous devrons prendre un speedboat pour aller sur une autre île d'où nous pourrons prendre un hydravion où il reste 2 places. Ils viennent prendre nos bagages dans 10 mn, et il faut aller au plus vite au restaurant et à la réception, car le bateau partira à 7h30. Heureusement qu'on était prêt à partir. C'est ainsi que nous quittons l'île sur un speedboat à 7h30 (= heure de l'île, soit 2h30 heure française) avec un accompagnateur de l'hôtel qui nous remet une lettre de TUI Maldives précisant notre rapatriement avec les références du vol de remplacement. Pas le temps de dire au revoir à quiconque, tant pis. Le bateau tape sur les vagues, JP n'est pas rassuré, mais nous arrivons sans encombres à destination 20 minutes plus tard. Un homme nous attend sur le ponton et nous prend la température (tout va bien), il nous fait nous assoir sur un banc sur le ponton, en nous demandant d'attendre là avec nos valises. L'hydravion arrive 10 minutes plus tard, et on nous permet de monter à bord avec d'autres passagers. Nous ferons différents autres stops sur diverses îles pour prendre d'autres passagers, et ce n'est que 2 heures plus tard que nous arrivons à Male où nous sommes pris en charge. Une femme travaillant pour l'hôtel nous accueille, elle nous amène au terminal principal et vérifie avec TUI que même sans billet en notre possession nous sommes bien inscrits sur le vol de rapatriement de Condor, et nous dirige vers les guichets où nous pouvons nous enregistrer et obtenir nos cartes d'embarquement. Le vol est prévu à 11h35 pour une arrivée à 18h35. Mais nous décollons presque une heure plus tard. Pas grave, ouf on y est, l'avion va nous ramener à Frankfort, et comme c'est le dernier vol il était primordial de ne pas le rater. Gros soulagement d'avoir réussi à le prendre. A peine nous avons décollé, voilà JP qui prépare sa petite monnaie pour le whisky, sekt, vin rouge etc... qu'il compte acheter pour accompagner notre déjeuner. C'est là qu'on entend une annonce qui précise qu'il n'y aura aucune vente à bord en raison des risques de contact liés au coronavirus, on nous distribura simplement des bouteilles d'eau (à volonté), des sachets avec des sandwichs, et une barquette de pâtes bolognaises en guise de plat chaud, il n'y aura aucun autre service à bord. Tant pis, faudra faire avec. D'ailleurs JP pourra aussi grignoter les paquets de noix de cajou qu'on a emmenés avec nous ( ce qu'il fera en boudant les sandwichs de Condor). Entretemps on constate sur nos écrans que l'arrivée n'est prévue que dans 12h15 soit plus de 2 heures de vol en plus que prévu... Et c'est effectivement ce qui va se passer, le vol paraît interminable. Un peu avant l'atterrissage le pilote nous explique l'allongement de la durée du vol par un itinéraire modifié ainsi qu'un problème de direction imposant une vitesse de vol réduite. Ce n'est donc que vers 20h30 que nous atterrissons à Frankfort, température extérieure 5 degrés, brrrr, ça change des Maldives. Mais nous sommes néanmoins contents d'être arrivés en Europe, c'est déjà rassurant. Le contrôle de police est un peu plus intrusif que d'habitude, je dois expliquer que nous voulons prendre le train de l'aéroport jusque vers Kehl, comme le permettent nos billets TUI, ensuite on traversera la frontière pour rentrer chez nous : c'est validé, ok. Récupération des bagages, et hop direction le terminal Fernbahnhof de l'aéroport. Chouette, le guichet d'information Dbahn est ouvert : on nous y précise qu'il n'y a pas de train pour aller à Strasbourg (aucun train ne passe plus la frontière), mais on peut prendre un train pour Offenbourg à 2h15 puis changement de train pour aller à Kehl. Après il faudra effectivement se débrouiller pour passer la frontière et rentrer... Il reste donc plus de 5heures à attendre notre train : ça va être long ! Le terminal est presque désert, les voyageurs sont peu nombreux, et il est demandé partout de respecter une distance de sécurité. Mais surtout il fait froid. Sur conseil d'un agent de sécurité, nous nous installons sur des banquettes en cuir dans un endroit du terminal au premier étage un peu en retrait où il fait moins froid (devant l'entrée de l'hôtel Hilton airport). Je profite de tout ce temps d'attente pour donner des nouvelles aux proches pour les avertir que nous avons quitté les Maldives en urgence et atterri à Frankfort, puisque jusque là nous n'avons pas eu l'occasion d'informer quiconque de notre départ précipité. Cela fait passer la première heure. On enchaîne avec une partie de cartes skipbo pour tuer le temps. On prépare également nos attestations pour le déplacement en France, je choisis le motif familial et ajoute manuellement "Retour de vacances aux Maldives vers notre domicile", vu qu'aucun motif n'est prévu sur l'attestation pour notre cas. Mais l'attente est très longue, et entretemps le froid s'est accentué, je vérifie la météo via internet sur mon téléphone : 0 degrés (pas étonnant qu'on sente le froid), et ça va descendre à -3 au courant de la nuit... Brrrr !!! ça on ne l'avait pas prévu. Ouverture des valises : on sort pulls et teeshirts supplémentaires qu'on enfile en superposition pour avoir moins froid... Je vérifie aussi sur mon téléphone si notre train sera à l'heure : mauvaise surprise, retard de 15 minutes, et c'est un retard qui au fur et à mesure augmentera jusqu'à 30 minutes.

Mardi 24 mars : A 2h45 nous sommes tout seuls sur le quai où le froid nous glace, et montons dans notre train en direction de Offenbourg. Ouf, ça c'est fait, on s'installe, il y a très peu de voyageurs, de la place partout. Rassurés, on va être au chaud pendant 2 heures. Arrivés à Offenbourg, nous repérons le quai 7 d'où partira notre prochain train pour Kehl dans 35 mn, mais il y fait très froid. On va tenter de se réchauffer à l'intérieur de la gare, mais cela ne s'avère pas possible, en y arrivant on voit qu'elle est fermée jusqu'à 7h00. Y'a pas le choix, nous retournons sur le quai 7 pour y attendre l'arrivée du train pour Kehl. Quelques travailleurs matinaux se pressent sur les quais pour se rendre au travail en train. Ils ne portent pas de masque. Enfin notre train arrive, et c'est parti vers Kehl. Chouette on se rapproche de chez nous. Terminus à Kehl à 5h53. Les trains ne franchissent plus la frontière depuis quelques jours. Il faudra y aller à pied. Nous quittons la gare, attestation dans la poche, pour longer les voies de tram. Mais le chemin est fermé, interdiction de le prendre, il faut traverser la route et prendre l'ancien pont, où on peut observer des policiers allemands qui contrôlent les conducteurs automobiles. Les policiers nous ignorent. Il est presque 6heures du matin et c'est donc parti pour une traversée mémorable du pont de Kehl, à pied, nos valises à la main, l'attestation en poche, dans un froid glacial. Comme au cinéma, dans les films de guerre, ou la traversée de Paris... Cela dit nous ne sommes pas seuls, 2 autres individus suivent le même trajet, comme nous, en direction de la première station de tram strasbourgeoise. Nous ne sommes pas contrôlés, et pouvons attraper de justesse le tram qui part aussitôt que nous sommes montés dedans. Peu de personnes sont dans le tram, certaines portent un masque. Changement de tram à Homme de Fer, et là aussi le tram démarre aussitôt que nous sommes montés, il n'y a aucune attente, tant mieux, car avec les trains on a suffisamment attendu. Les rues de Strasbourg semblent très vides, mais ce n'est pas choquant au vue de l'heure très matinale. Nous arrivons à Lingolsheim, terminus Tiergartel, on est à moins de 10 mn de la maison, on arrive donc à la fin de ce long périple. JP décide de s'arrêter à la boulangerie pour acheter du pain avant de rentrer, malheureusement la boulangerie n'ouvre qu'à 7h00, c'est dans 7minutes... Il fait très froid, je ne vais pas attendre, je rentre directement à la maison, lui va attendre et acheter du pain, cela évitera de refaire une attestation de sortie plus tard. A 7h15, nous sommes enfin tous les 2 à la maison, avec nos valises et du pain frais. Chouette ! Cela fait plaisir d'avoir pu rentrer. Y'a plus qu'à prendre un bon petit déjeuner puis se mettre au lit pour dormir.

Bye bye les Maldives, bienvenus à la maison, et bonjour le confinement...

Jeudi 26 mars : C'est aujourd'hui qu'on aurait du quitter les Maldives. Tient un SMS est arrivé tôt ce matin de la part de TUI : réponse à mon message de dimanche, confirmation de notre vol retour du jour DE2321 !!!! Rapide vérification sur Internet : c'est une blague ? Ce vol n'est plus programmé... Réception d'un deuxième SMS de la part de TUI Germany un peu plus tard dans la matinée : notre rapatriement devra peut être attendre... ??? Visiblement c'est un vrai chaos, et les informations ont du mal à circuler même entre TUI Maldives et TUI Germany, ces derniers ne savent pas qui est rentré ou non... Heureusement, on est à la maison, confinés soit, mais contents d'avoir pu rentrer.
Phuket confinée English translation pending
by Henridusud · 2020-03-29 · 20 replies
Dans deux heures à minuit heure locale, Phuket sera quasi totalement confinée. Plus de sortie possible par la route ni par bateau, sauf exceptions : ambulance, ravitaillement, etc
17 jours à Abu Dhabi et Oman en camping/hôtel English translation pending
by Cagiva · 2020-03-24 · 34 replies
Bonjour Je profite du confinement pour faire un compte rendu de notre voyage qui s’est déroulé du 14 janvier au 1er février 2020.

Ci-dessous notre itin��raire : 14 janvier vol Paris – Abu Dhabi 15 janvier visite Abu Dhabi Vol Abu Dhabi – Mascate 16 janvier Mascate 17 janvier Wadi As Sahtan 18 janvier Wadi Mistall 19 janvier Wadi Bani Awf, Wadi Tanuf, Nizwa 20 janvier Nizwa 21 janvier El Hamra, Misfah, Jabal Shams 22 janvier Jabal Shams, Jabal Al Akdar 23 janvier Plateau de Sayq, Wadi Bani Habib 24 janvier Wadi Bani Khalid, Wahiba Sands 25 janvier Sur, Ras Al Jinz 26 janvier Sur, Jabal Bani Jabir 27 janvier Wadi Tiwi, Wadi Ash Shab, Fins 28 janvier Plateau de Salma, Umq Al RubaKh 29 janvier Wadi Al Arbiyyin, Wadi Dayqak 30 janvier As Sifah, Mutrah 31 janvier Mascate 1er Février vol Abu Dhabi – Paris

Quelques infos pratiques : Budget : avion 560 € par personne par Etihad Airways Location 4x4 : 1.077 € pour 16 jours par Thrifty (Toyota Fortuner 2,7 l essence auto) Carburant : 0,50 € le litre d’essence octane 91 Consommation : entre 12,5 l sur route à 18 l sur piste Restaurant : 3/5 € au coffee shop jusqu’à 10/15 € au restaurant Hôtel : 120 € à Abu Dhabi, 50/70 € à Oman Kilométrage parcouru : 2.500 km Change : 1 € = 3,783 AED (dirham Emirati) 1 OMR (Rial Omanais) =2,39 €

Mardi 14 janvier 2020

Départ de la maison à 6h00. Grève des transports oblige, nous allons à l’aéroport en voiture et nous réservons un parking longue durée à Roissy CDG . Notre vol Etihad sur Airbus A380 pour Abu Dhabi décolle à 10h30 et atterrit à 19h30 (16h30 heure française). Nous avons réservé une navette (40 €) au City Seasons Al Hamra Hotel où nous passerons la nuit. Après 45 mn de route, nous atteignons l’hôtel qui nous surclasse dans une immense suite. Premières impressions. Beaucoup de gros 4x4 V8 dans la circulation et ville comportant des gratte-ciels récents et semblant posée au milieu de nulle part. Larges autoroutes très éclairées de nuit.

Mercredi 15 janvier 2020

Pas d’eau chaude et coupure d’électricité ce matin à l’hôtel. Bon petit déj. Nous appelons un taxi (20 AED) qui nous dépose au musée du Louvre en 15 mn. Prix entrée au Louvre : prix normal 63 AED et 31,50 AED pour les + 65 ans (attention réduc non affichée à la billetterie). Très beau musée situé en bord de mer.

Nous passons deux heures dans ce lieu dont la majorité des œuvres exposées sont prêtées par les grands musées français. Il y a aussi des œuvres achetées par les Emirats.















Au loin, on aperçoit la Sky Line d’Abu Dhabi.



Nous reprenons un taxi qui nous ramène à notre hôtel où nous avons laissé nos bagages puis un autre taxi (prix 37 AED) pour nous rendre à la grande mosquée Cheikh Zayed. L’accès à la mosquée se fait par un souterrain où on peut laisser ses bagages dans une consigne. Cette mosquée édifiée en 2007, immense et magnifique, d’un blanc éblouissant peut contenir jusqu’à 40.000 personnes.



























En fin d’après-midi, nous hélons un taxi qui nous emmène à l’aéroport (prix 44 AED). A noter que les taxis ont un compteur, donc pas de possibilité de facturer un prix trop élevé. Nous dînons au Burger King de l’aéroport.

Notre vol Etihad pour Mascate décolle à 21h25. Durée 1 h. Nous récupérons sans encombre notre Toyota Fortuner 4x4 chez Thrifty à Mascate où nous devons laisser un dépôt de garantie de 500 OMR par carte bancaire. Nous nous rendons au Muscat Gate Hotel près de l’aéroport où nous avons réservé 2 nuits (55 € la nuit). Hôtel au très bon rapport qualité/prix.
L'Uruguay, pourquoi pas? English translation pending
by Yemen · 2020-03-20 · 36 replies
Si vous cherchez l’aventure, le dépaysement total, les paysages extraordinaires, la rando, ce n’est pas en Uruguay qu’il faut aller. Je le savais avant de partir. Simplement l’envie de découvrir un autre pays, un autre mode de vie. Trouver de la chaleur et du soleil pour les vacances de Noël, passer des vacances cool !

Côté paysage c’est un paysage de campagne comme on peut en trouver en France. Le pays est plat, vraiment plat ! Et pas de dépaysement avec la population : c’est un peuple issu de l’émigration européenne. Dans les faciès et les tenues, aucun étonnement, on pourrait se croire en Europe. (Sauf pour le maillot de bain string, c’est comme au Brésil !)

Dans un premier temps, je dois avouer, j’ai eu un peu peur. Où trouver mon contentement dans un environnement qui ne semblait pas vraiment différent de mon quotidien. Mais si je fais maintenant le bilan, je suis très contente d’y être allée.

Voyage de 12 nuits sur place, location de voiture, et c’est parti….

Un petit récit, quelques photos pour illustrer et quelques infos pratiques pour ceux qui décideraient d'y aller ! Au fait, ce n’est pas une destination économique, à peu près les mêmes prix qu’en France !

COLONIA DEL SACRAMENTO (2 nuits)

Petite déception en arrivant en fin de journée : peu d’animation dans la vielle ville, la population ne semble plus vivre dans cette partie de la ville. Il y a beaucoup de restaurants et d’hôtels et pourtant, vraiment peu de monde dans les rues. Une grosse surprise pour moi qui m’attendait (en fonction de ce que j’avais lu) à y voir beaucoup de touristes. Et pourtant, nous étions en période de fêtes. D’un côté, je suis super contente d’éviter la foule de touristes, mais en même temps, pas de population locale, cela fait un peu triste. Par contre, le soir, avec les éclairages, la vielle ville est superbe. zut, je n'ai pas de photos 😠

Le lendemain, belle découverte sous le soleil. Nous avons été charmés par toutes ces rues bordées de magnifiques platanes, par les rues pavées avec ses vieilles maisons, vieilles voitures, tags. C’est calme, pas de circulation.









Comparé à Paraty au Brésil près de Rio, rien à voir avec le tourisme de masse et toutes ces conséquences. Nous avons arpenté plusieurs fois la vieille ville et à chaque fois de nouvelles surprises. L’après-midi, nous avons marché sur les plages aux alentours. Rien d’exceptionnel car on est dans le delta du rio de la Plata et l’eau est marron. Mais de la belle végétation par endroit. Ce n’est pas désagréable. Bilan : je pensais trouver une ville remplie de touristes : non, il y en a un peu mais aucune gêne. Bonne entrée en matière dans le pays et nous avons beaucoup apprécié cette première étape.

MERCEDES (1 nuit)

Je ne voulais pas me contenter de la côte sud et je voulais faire une incursion au centre du pays. Nous remontons donc le long du rio Negro.

Quelques arrêts sur la route à Réal de San Carlos, avec les restes d’un complexe touristique du début du XXième siècle. Des bâtiments encore en très bon état avec arène, hôtel, casino… On y trouve une plage plus grande que celles de Colonia. Arrêt à CONCHILLAS, petit village construit par les anglais avec des maisons typiques de l’époque et quelques bâtiments. Bon, on passait à côté. Pas désagréable.

Carmello : 3 étoiles dans le petit futé. Ben…. Je ne sais pas mais pour moi, rien à voir.

Plage de la agraciada : aucun intérêt

Mercedes : je dirais bof bof. Je pense que le problème vient du fait que c’était le jour de Noël, personne dans la ville, tout était fermé donc difficile d’apprécier une ville dans ces conditions.

Départ 10 h, arrivée 16 h, avec tous les arrêts. Journée sans intérêt. Paysage de campagne, monotone et rien de typique.

Bon, j’ai bien peur que vous ne continuiez pas à lire mon carnet de voyage. Pas eu l’envie de prendre des photos ce jour-là. Mais si si, accrochez-vous !

SAN GREGORIO DE PALANCO (1 nuit)

Départ 11 h, arrivée 16 h. on se dirige vers le centre du pays. Pluie torrentielle toute la route. Difficile d’apprécier un paysage ! En résumé : c’est plat, soit des plantations d’arbres, soit des champs céréaliers. De la piste, quelques haciendas. Mais on a vu personne, peu de voiture. A priori, ce n’est pas le moment du travail aux champs. Je pensais voir des troupeaux d’animaux, des gauchos. Rien. Mais nous sommes le surlendemain de Noël, c’est peut-être la raison ?







Arrivée à San Gregorio à 16 h, heure où tout est fermé et personnes dans les rues.

On s’est pris au jeu du principal centre d’intérêt de cette ville : LE STREET ART. Nous partons à la recherche des peintures murales éparpillées dans la ville. Un plan très bien fait permet de déambuler et les retrouver. L’occasion de marcher à travers les habitations et se retrouver dans un monde rural. Très diffèrent de notre approche à Colonia del Sacramento. Le niveau de vie semble ici très bas.











Notre déambulation nous amène en fin de journée à la belle plage de San Grégorio. Il est 18 H 30 et comme partout en Uruguay, c’est l’heure où tout le monde sort pour terminer la journée. Les couleurs sont belles. Grand malecom pour se promener, agréable.



A suivre....
De Mumbay à Delhi en traversant le Madhya Pradesh English translation pending
by Max68 · 2020-03-11 · 104 replies
Bonjour à tous,

Cela fait longtemps que je lorgne du côté de l'Inde mais je ne me suis jamais senti prêt ... mais là ce serait peut-être le moment.😊 Après avoir hésité entre le Radjastan et l'Inde du Sud c'est finalement le centre qui a retenu mon attention. Je l'imagine moins touristique et je suis tombé sur des photos d'Ellora qui m'ont énormément plu 🙂.

En cherchant j'ai trouvé un axe, une logique: faire Mumbay - Delhi, avec de multiples arrêts.

Voici ce que cela donnerait, j'ai mis en gras les lieux qui m'inspirent le plus. Mumbay Ellora Ajanta Mandleshwar mandu Sanchi Khajuraho Panna NP pour faire un safari ... avec l'espoir de croiser un tigre Orchhad Gwalior Agra New Delhi (plus pour rejoindre un aéroport international)

Qu'en pensez-vous ? Je dispose de 13/14 jours max. J'aurais bien aimé glisser quelques trajets en train, entre quelles étapes est-ce possible? intéressant ?

Au niveau climat: Octobre, février ou Avril selon vous ?

Comme je ne connais pas du tout, tout autre conseil, renseignement sera le bienvenu

Merci d'avance Max
Aventures indiennes: 2 200 km en Enfield à travers le Kerala, le Tamil Nadu et le Karnataka English translation pending
by Genevois · 2020-03-07 · 3 replies
Avertissement le texte ci-dessous est tiré de ma page Facebook au gré de parutions périodiques. Il peut donc s'en ressentir quelques trous dans le suivi du récit ... Par ailleurs, il s'agit ici de mon premier voyage en Inde, quel es spécialistes et autres habitués de cet incroyable pays me pardonnent de mes imprécisions.

Incredible India ! Bon j’ai rien inventé c’est carrément le slogan de l’office du tourisme indien. Mais faut reconnaître qu’ils ont tapé juste. L’Inde intrigue, l’Inde fascine, l’Inde fait peur, l’Inde. Déjà à l’atterrissage de notre vol Emirates. L’immigration. Les fonctionnaires sont souriants, te souhaitent la bienvenue et t’invitent dans un gros fauteuil confortable, presque comme un ami, pour les formalités. Le numéro de ton visa est peu lisible sur ta photocopie ? Pas grave, l’officier sourit de ses dents blanches et fait les recherches lui-même. Une fois les sacs récupérés, est-ce que Arafat sera là ? Arafat c’est celui qui va nous louer deux Enfield 500 pour 18 jours. Pas de site internet, juste une communication via WhatsApp. Et oui il est là, avec un panneau, parmi la foule qui attend un proche ou un touriste, tout sourire lui aussi. Il nous confie au chauffeur qui va nous emmener à Fort Cochin, quelque 40 km plus loin. Et nous faisons connaissance avec la circulation indienne dans la périphérie de Ernakulam, la grande ville qui compose aussi Cochin. Ici il n’y a qu’une règle à connaître : c’est qu’il n’y en a pas, de règles. Le danger est permanent et il peut venir de partout. Une bonne heure, c’est qu’il nous faudra pour atteindre le Fresh Choice, le petit restaurant que tient Arafat en plus de la location de motos et d’autres services touristiques. Un léger repas, du thé, mais il nous importe de voir les brêles. Elles ont vécu, la route les a un peu cabossées. Mais Arafat a fait ça bien. Sachant qu’on part pour environ 2500 km, il a mis des pneus neufs et a changé le kit chaîne. Recommandations, change d’argent, installation d’un chargeur USB sur la batterie. C’est l’heure de prendre la route, par la coastal Road, direction sud. Un bonheur de route. Bordée de palmiers, paisible. La moto nous permet de prendre de minuscules chemins et de nous retrouver au cœur des villages, à nous voir accueilli par les larges sourires des Keralais. Dieu que les femmes sont belles ici, avec leurs longs cheveux noirs, leur sari coloré, leurs dents blanches contrastants avec le teint foncé de leur peau. Il règne aussi une odeur étrange, agréable mais étrange. Un mélange d’épices, de lessive ou de savon, une moiteur olfactive à laquelle on identifie ce sous-continent indien. Les spécialistes de l’Inde disent que le Kerala est un état à part dans l’immensité du pays. Sans doute, tout comme le Ladakh parcouru en 2017. Mais quelles couleurs, quels sourires, quelles routes (bonnes à notre grande surprise). Le point commun au reste de l’Inde est sans doute le comportement des chauffeurs de bus. Ces gars-là sont des malades, des grands malades, des fous. Ici tu apprends très vite que ta vie dépend de la rapidité à comprendre que face à un bus, tu ne cherches pas la confrontation. Tu t’inclines, tu te pousses. Fin d’après-midi au bord de la mer d’Arabie, le long de la plage d’Allepey. Un lassi aux ananas frais, une petite brise du large. Et cette odeur, encore et toujours. Cette Incredible odeur...

L’eau. Toute la vie autour d’Allepey est conditionnée par l’eau. Vous avez sans doute entendu parler des backwater du Kerala. Mais saviez-vous qu’ils sont composés de plus de 1500 kilomètres de canaux, de lacs et de divers plans d’eau, alimentés par plus de 40 fleuves qui descendent des montagnes ? 1500 kilomètres !!!! On y vit sur les bords (et parfois dessus) on y fait la lessive, on s’y lave, on y pêche, on y navigue pour aller au travail ou à l’école. L’eau. Aujourd’hui, Biju le boss de la Bella Homestay, nous a organisé un tour à la journée sur les labyrinthes des canaux. Le tuktuk est pile à l’heure pour nous emmener au terminal des bateaux pour s’enfoncer dans les terres, mais sur l’eau, quel paradoxe. Un bateau genre mouette genevoise mais taille XXL, avec un gros diesel bien fumant comme moteur. Un moteur qui ne démarre pas tout de suite, crachotant quelques hoquets avant de caler. Un homme descend dans la cale avec un tournevis, deux ou trois coups par-ci par-là et ça démarre dans l’hilarité générale. Ce bateau, c’est celui qui transporte les Indiens et nous sommes donc en compagnie des habitants du coin. Regards, sourires. L’activité ici, c’est d’emporter des touristes sur l’eau, peu importe l’embarcation. Cela va même jusqu’aux bateaux privatifs presque luxueux (pour les standards indiens) avec cabine pour y passer la nuit. Sans doute un peu trop aseptisé, mais pourquoi pas pour ceux qui aiment ça. Pour nous ce sera plus modeste, avec environ 5 heures en canoë conduit par un gars du coin. L’avantage du canoë est de pouvoir prendre les petits canaux, la où les grosses embarcations ne peuvent accéder. Et on y voit la vie sur les berges, la lessive des femmes, les pêcheurs ou simplement les habitants devant leurs (belles) maisons. Ici, certaines habitations sont construites sur une digue d’à peine 5-6 mètres de large séparant deux plans d’eau. Mieux qu’une moto sur la terre ferme, ici c’est une barque que chacun se doit de posséder. Les backwater abritent de nombreux villages, avec leurs petits commerces et leurs écoles. Ici, on amène ses enfants aux cours (en uniforme) en bateau. Ils sont nombreux à courir, crier et se chamailler sur les berges les gosses du coin. Des enfants d’une beauté extrême, tout sourire, autant que leur maman. Comme ailleurs, tout est couleur sur ces eaux. Les plantes aquatiques d’un beau vert, les barques multicolores et même les libellules qui sont rouges ! Afin de faire profiter les familles locales, celle qui s’occupe de nous va nous préparer à manger dans leur (très) modeste demeure. Un thali (plusieurs plats différents sur une feuille de bananier) composé de riz, de pois chiches aux épices locales, un chutney de mangue et quelques autres mets dont nous n’avons pu savoir ce que c’était faute de compréhension mutuelle. Et évidemment c’était délicieux. Retour à Allepey à nouveau par le bateau officiel, à nouveau avec les gens du coin. Allepey. Une petite ville côtière, sans charme ni monuments particuliers si ce n’est deux petits temples. Une plage aussi, non surveillée et pas nettoyée. Mais on s’y sent bien au coucher de soleil et sans doute pour y faire trempette dans les flots de la mer d’Arabie. Ou pour y boire un chaï, un lassi ou un jus de fruit frais sous la brise. Dire qu’Allepey a du charme serait mentir. Mais la magie du Kerala opère. Ça grouille, ça vit, ça bouge, sur les routes avec les innombrables tuktuk, bus et voitures, sur leurs bords avec les commerces en tout genre, de l’étal de fruit au commerce d’or, avec la foule en constant mouvement. Les gens nous regardent, nous dévisagent parfois, mais jamais avec agressivité ou malhonnêteté. Nous sommes loin des clichés qui nous effrayaient au sujet de l’Inde. Pour l’instant. Soyons complet sur Allepey. Nous avons trouvé refuge à la Bella Homestay. Un petit havre de paix et de calme, un accueil à la fois discret et chaleureux. Et une chambre hyper propre et confortable. L’eau, et une journée sans moto. Mais demain nous reprenons la route direction les ghats, à savoir les montagnes dans lesquelles nous allons rouler durant les 3 prochains jours. Ce sera nos premières vraies expériences sur les routes indiennes, j’y consacrerai quelques lignes... Je reconnais, j’ai mis du temps à inscrire l’Inde sur ma liste. Que de clichés, que de préjugés. Une fois encore, sans doute que le Kerala ne reflète pas la réalité plus difficile de quelques autres villes comme Calcutta ou Benares, une première approche en douceur en quelque sorte. Mais ici les sens et les émotions surgissent. Et je sens que cela va continuer.

Petite leçon de conduite motocycliste à l’indienne ... Comme vous le savez évidemment, en Inde on roule à gauche héritage britannique oblige. Première habitude à prendre. Si tu veux additionner les kilomètres en sécurité, il est d’ailleurs FORTEMENT recommandé de rester le plus à gauche possible, soit contre le bord de la route. Pourquoi ? Parce que dans la chaîne alimentaire des routes locales, le plus gros passe avant les autres et ainsi de suite jusqu’en bas. Quelle que soit la situation. Vous comprendrez donc facilement qu’à part les vélos et les piétons, les motos ne font peur à personne. Revenons à la position sur la route. Pourquoi à l’extrême gauche ? Parce qu’en face ça dépasse à tout va. Les bus dépassent les camions et les voitures dépassent les bus qui dépassent les camions. Vous voyez pourquoi il vaut mieux être tout au bord ? Deuxième règle : ne t’arrête jamais aux carrefours ou aux intersections. Si tu mets le pied par terre t’es foutu, tu vas rester coincé là. Le truc c’est de rester en mouvement, de toujours avancer, même au pas, et dès que tu vois ou tu sens un trou tu t’insères. Ça peut foutre la trouille au début mais ça marche nickel quand t’as compris le truc. Le problème c’est que tout le monde fait pareil. Genre t’es sur une grande route et t’as une plus petite voie qui arrive sur ta gauche et bien, le tuktuk ou la moto qui arrive va venir sur ta trajectoire sans même te jeter un coup d’œil. Troisième règle essentielle : le klaxon est ton assurance-vie. Ici les rétroviseurs font une chouette décoration sur les véhicules mais à part ça ... en gros, si t’es un bon conducteur indien tu te dois de klaxonner au minimum toutes les 8-10 secondes parfois plus dans les villes ou les endroits où il y a plus de monde. Klaxonner, juste pour dire que tu es là et que tu arrives. Pigé ? Alors ça peut faire peur, mais franchement on s’y fait vite, il faut juste ne jamais relâcher son attention, parce que le danger peut surgir n’importe quand et de n’importe où... mais revenons à notre road trip. Ce matin, nous sortons sans souci de Allepey par une route rectiligne et rapide, bordée de rizières. Ça roule assez vite et il faut bien garder l’œil sur ce qui arrive en face (voir ci-dessus). Nous avions téléchargé l’application Maps.me et les cartes de l’Inde du sud, impressionnant ! Avec encore un petit chargeur USB et un support pour l’IPhone sur le guidon, nous sommes complètement autonomes et la précision des informations nous conduits sans souci sur les bonnes routes. Nous avions décidé volontairement de ne pas prendre la voie rapide vers Kumily, dans les montagnes, pour prendre des détours sur des voies de moindre importance. Rapidement, le paysage devient vallonné, les courbes se multiplient, la circulation diminue. Au moment de dépasser un tuktuk, je m’aperçois que mon klaxon est mort. Damned (voir ci-dessus). Mais dans ce pays, les ateliers, ou plutôt les cahuttes, qui bricolent les deux roues sont légion. Et je ne mets que quelques kilomètres à trouver un gars qui va me réparer tout ça. Ça démonte le phare où se trouve un fusible du klaxon (...), ça change une pièce, ça ressert des connexions... et ça marche. 50 petites roupies pour 20 minutes de boulot efficace (70 cts, oui je sais c’est moins cher que chez HD...). Au hasard de la route, nous nous retrouvons au cœur d’une fête visiblement religieuse aux abords d’un temple. Que des hommes, torse et pieds nus, le visage et quelques parties du corps peintes. On les prend bien sûr en photo, mais eux aussi ! Toujours au hasard des routes, nous trouvons un family restaurant pour notre lunch. Alors là, c’est un peu galère parce que personne n’y parle anglais. Alors on y va au bol et on se retrouve avec une table trop petite pour contenir tout ce qu’on nous apporte... les saveurs sont là, le feu aussi. En Inde, on ne mange pas avec des services, mais avec la main, la droite. La gauche est réservée pour des pratiques plutôt impures. Alors la règle est qu’avant tout repas on va généreusement se laver les mains aux lavabos qui sont toujours à proximité de la salle à manger. Ceci dit pas si facile de manger du riz et toutes ces succulentes sauces avec ses doigts, il reste un peu de pratique à obtenir. Kumily se rapproche, notre GPS nous indiquait une étape de 155 kilomètres aujourd’hui. Mais sur les routes indiennes et en moto, 155 kilomètres c’est minimum 4 heures de routes, sans compter les arrêts. L’après-midi est donc entamée lorsque Kumily est en vue. Cette petite ville est perchée à 900 mètres et l’air moite et chaud des plaines laisse la place à une “fraîcheur” bienvenue. C’est aussi le début des collines de plantations de thé. D’ailleurs au détour d’un virage, un groupe de femmes ramasse les jeunes feuilles qui dépassent du haut des buissons. Elles ne sont pas loin de la route et nous grimpons la pente pour aller à leur rencontre. Un pur moment de fraîcheur au vu de leurs sourires éclatants et de leurs rires bruyants lorsqu’on parle de nos prénoms ou de nos enfants. Petite séance photos et selfies, merci Mesdames pour cette bonne humeur malgré votre dur labeur. Kumily. Bruyante, poussiéreuse, indienne... certains y viennent pour aller à la rencontre des animaux dans la réserve voisine de Periyar, mais il faut avoir le temps que nous n’avons pas pris pour cette étape. Tradition oblige, passage chez le barbier. Jamais, jamais je n’emmène de quoi me raser en voyage. Et le barbier de Kumily ne m’aura pas déçu. Soirée plus fraîche et à la lumière tamisée sur le rooftop de notre Homestay, petite musique d’ambiance. L’Inde est bruyante, grouillante, mais également spirituelle et relaxante sous certains aspects. Une culture compliquée, mais que nous essayons d’apprivoiser au mieux pendant ce très court séjour. Demain cap sur Munnar, au cœur des plantations de thé, toujours en altitude des ghâts. Quel trip, sur la route, mais aussi dans le coeur et la tête.

Fantastique. Fantastique et galère un peu quand même. La route entre Kumily et Munnar est une voie qui circule dans les montagnes, appelées ici les ghats. Des reliefs couverts de végétation en tout genre, mais si verte, si dense. Le bitume est parfait, la route est toute en courbes, un virage tous les 30-40 mètres, le tout avec un très faible trafic. A la limite de l’orgasme de l’asphalte, du kamasutra du bitume, tant rouler dans ces paysages paisibles et splendides amène un plaisir indescriptible. Nous traversons régulièrement de petites villes ou villages moins animés que les cités des plaines, des rues colorées par les saris des des femmes, par les murs des maisons ou par des nombreux panneaux publicitaires qui ornent les commerces. La vitesse de croisière est rassurante, un petit 40 km/h qui nous permet de lever les yeux pour en prendre plein. Jusqu’au moment où. Au moment où une voiture freine et s’arrête en face de moi dans sa voie. Mais pourquoi ??? Devant l’absence de danger apparent, je freine à peine, continuant à avancer. Sauf que là, juste devant moi un serpent d’au moins 2,50 mètres traverse la chaussée en ondulant en S. Plus le temps de l’éviter... et je passe à moins de 50 centimètres de sa tête, j’ai même vu ses yeux tellement il était prêt de mon mollet ... Galère. Oui quand même. Parce que la route Kumily-Munnar est en réfection. Alors des détours sont signalés. Des détours qui nous poussent sur des tronçons défoncés, des chemins étroits, dans des pentes dignes de la Streif et surtout qui rallongent le temps de route que nous avions prévu. De 4 heures, nous sommes passés à 6,5 heures. Galère. Parce que mon Enfield tousse sérieusement depuis quelques kilomètres, comme si le carburateur était bouché. Et elle pousse même à s’éteindre au ralenti sans vouloir redémarrer. Mais comme il y a un mécano dans tous villages, je prends cette précaution de m’arrêter. Et ce sont bientôt trois spécialistes qui se penchent sur le cas de la malade. Ca cherche, ça vide le carbu, ça ressert un truc à la sortie de l’échappement et après 30 minutes ça a l’air de fonctionner. Payer ? Même pas, le sourire et “je vous ai rendu service Sir, c’est mon plaisir”... Munnar est en vue, des paysages à couper le souffle au cœur des plantations de thé. Des buissons quasi à perte de vue, même dans les pentes assez raides des coteaux. La route est redevenue belle, l’asphalte est neuf. Le bonheur est de retour, même si les fusibles de la moto continuent de lâcher ce qui me prive de mon klaxon, un élément essentiel ici. 30 kilomètres après Munnar, toujours au cœur de cette si belle nature au cœur des ghats, nous trouvons la Pavithra Riverview Homestay, en contrebas du village de Lakkam. Une petite pension familiale au bord des champs de thé, dans un décor fantastique, à l’accueil si chaleureux. Shankar est au soin pour ses visiteurs. Il nous amène le thé sur le petit toit qui surplombe une partie de la maison. Un toit face à la vallée, une vue magnifique sur la nature environnante. Et toujours ce sourire si éclatant. Juste au-dessous de la pension, un chemin part au cœur des plantations où il serait possible de se balader durant des heures. Quel labeur de cueillir les jeunes pousses sur les buissons. La Pavithra, dans un petit village du Kerala, nous y prendrons notre repas du soir, garanti pas épicé et qui pourtant brûle le bord des lèvres. La Pavithra, une chambre simple, avec douche et WC, le tout très propre, une nuit calme, bercée par le bruit reposant de la rivière sous nos fenêtres. L’Inde, loin de la frénésie des villes. Munnar et ses environs. Nous y passerons encore demain, avant d’avancer dans ce périple indien si attachant. On savait que le dépaysement serait garanti. Il est non seulement garanti, mais total. Munnar, part II. A la Pavithra le petit-déjeuner se prend sur le toit, dès que le soleil pointe vers 08h30. La vue y est bien sûr splendide au matin et la nourriture que Shankar nous apporte réjouit nos estomacs. Shankar veut développer sa petite affaire, alors il nous demande ce que nous les occidentaux mangeons le matin. Nous lui parlons de Muesli, de miel, de fruits, de yaourt.. il enregistre, prend des notes, sûr, il sait se débrouiller le garçon. Ce même Shankar nous donne l’adresse d’un de ses frères à Munnar, lequel pourrait nous aider à résoudre mon problème de fusibles qui lâchent. Sur place, on obtient l’adresse d’un mécano et un chauffeur de tuktuk qui écoutait la conversation de loin, mais d’assez près pour flairer la course, nous propose de le suivre pour être certains de trouver. Problème, le gars est mécano mais ne fait pas les pannes électriques. Alors le chauffeur nous amène à l’autre bout de la petite ville chez un autre mécano qui lui ne fait que l’électricité. On lui explique le souci, il hoche la tête. Il va voir. Du coup, on lui laisse la moto et nous partons voir Munnar, son marché aux fruits et légumes coloré comme d’habitude, ses petites boutiques marchandes, ses stands de rue, ses gargotes, sa foule bigarrée. Une petite ville bruyante, animée et poussiéreuse, indienne, au cœur des montagnes. La moto est prête, un bon bout du faisceau a été refait et il me montre même les photos de ce qui était défectueux. A un prix dérisoire pour nous évidemment. Les environs de Munnar sont magnifiques. Plantations de thé, cascades et même deux lacs artificiels où les indiens vont en famille. Bien kitsch évidemment, mais on y croise la vie locale. C’est donc là que nous allons, voir les jeunes couples se tenir pudiquement par la main, les enfants réclamer des jouets dans les stands qui bordent l’endroit. L’après-midi est bien entamée lorsque nous retournons à la Pavithra dans le village de Lakkam. Il y a une belle cascade derrière le village et en moins de 30 minutes, nous voilà au pied de chutes, malgré le peu d’eau vu la saison. Shankar et sa famille nous ont concocté un autre excellent repas ce soir, et pas épicé cette fois, partagé avec quelques autres voyageurs au long cours. Échanges et partages d’expérience autour d’une table indienne. Munnar et sa région. A voir, à respirer, à goûter, à ressentir.

La route qui redescend sur les plaines comporte un tronçon privé vu qu’elle traverse de part en part une plantation de thé. Évidemment elle est ouverte à tous, mais il y a tout de même une barrière et son préposé à chaque extrémité de la propriété qui pourrait fermer ce tronçon de quelques kilomètres et bloquer ainsi l’accès à Munnar depuis le nord-est. Original. Vu que nous traversons une plantation, les paysages sont juste féeriques. Du vert à gauche, à droite, en-dessous et en-dessous. Des buissons de thé à perte de vue sur les pentes de ces ghats. Une splendeur. Quelques kilomètres à peine, les chutes d’eau de Lakkam sont annoncées. Un arrêt obligatoire. Les singes sont là, prêts à chiper tout ce qui leur passera à portée de main, surtout de la nourriture. Une petite marche d’approche et nous voilà au pied des cascades. Des familles indiennes sont déjà là, dans l’eau fraîche de quelques gouilles. Les femmes se baignent entièrement habillées contrairement aux hommes et aux enfants. Sourires de bienvenue et les moins timides d’entre eux nous font signe d’aller dans l’eau ! On ne peut pas rater ça. Hop, en slip et c’est parti pour une baignade matinale rafraîchissante. Évidemment et comme toujours, on vient nous demander d’où nous venons, où nous allons, le dialogue est facile avec les Indiens tant ils sont curieux face à un occidental. Reprise de la route, direction les plaines du Tamil Nadu voisin, avec pour but final la ville d’altitude de Kodaikanal sur l’autre versant des ghats. La température remonte au fur et à mesure que nous perdons de l’altitude pour devenir vraiment chaude. Les paysages perdent de leur verdure pour être remplacés par une nature plus sèche, plus jaunie. Nous ne sommes pas des connaisseurs de l’Inde, mais après avoir traversé quelques villages, nous sentons une différence avec le Kerala voisin. Plus rustique, plus rude, plus pauvre sans doute, le Tamil Nadu s’apparente plus à l’idée que nous nous faisions de cet énorme pays. Le contact avec les gens y est moins facile. Non pas qu’ils soient moins souriants ou moins aimables, mais il est plus difficile de rencontrer des locaux parlant anglais, ce qui limite forcément les contacts lorsque nous nous arrêtons pour boire un thé ou demander une direction pour confirmer notre GPS. Un GPS qui nous sort régulièrement des sentiers battus pour nous faire prendre de petites routes à travers les campagnes, passant parfois au cœur de villages dont les habitants sont ébahis de voir des Blancs à moto traverser leur monde. Aucune agressivité pourtant, juste ces regards appuyés et parfois déstabilisants. Bien que moins verdoyants, les paysages demeurent fantastiques, il y a toujours quelque chose à voir, dans les champs, sur le bord des routes, dans les villages. L’humain est partout ici, plus d’un milliard d’individus, alors impossible de rouler quelques minutes sans croiser des gens. Et le spectacle est continu, toujours ces saris en couleur chez les femmes ou les habits typiques des paysans. Dépaysement total, abandon de nos codes, de nos vérités ou de nos certitudes. Nous sommes en Inde. Les contreforts des ghats apparaissent, nous entamons la longue montée vers Kodaikanal. Une route tournante, évidemment splendide. Nous rattrapons souvent quelques camions ou bus, qui ne sont pas faciles à dépasser car ils ne laissent pas d’ouverture. A toi de te débrouiller, voire de prendre quelques risques infimes. Il n’est pas rare non plus de voir des véhicules arrêtés sur le bord de la route avec un ou des passagers vomissant sur le bas-côté. L’Indien des plaines n’aime pas les virages. A mi-montée, arrêt à une gargote dans un virage. Thés noirs, beignets de légumes, pause pour les fesses. Les bus s’y arrêtent aussi, faisant le beurre du tenancier. Alors bien sûr, quatre Blancs là au milieu ça attire les regards. Kodaikanal est en vue, perchée à ses 2000 mètres d’altitude. Un village pour l’Inde, une petite ville pour nous. Les habitants aisés des plaines viennent y prendre la fraîcheur et la relative pureté de l’air. Quelques activités ici, comme la balade en minuscule bateau à pédales sur un petit lac au centre de la bourgade. Un lac entouré d’une petite route où les couples circulent en tandem, où les enfants font une balade sur des chevaux dociles devant leurs parents qui mitraillent la scène avec des dizaines de photos. Des stands aussi, de nourriture bien sûr. Notamment celui des succulents pois chiches cuits mélangés à des oignons, du riz soufflés, des épices, le tout servi dans un cône de papier prélevé dans un journal ou un magazine et que tu te débrouilles de manger avec les doigts. Des articles et jouets encore, tous plus kitsch les uns que les autres. Il faut que cela soit clinquant, fluo de préférence. Bref, une bien belle activité autour de ce lac, de belles scènes de rue. La chance. La chance que nous sommes dimanche et que nous croisons une sorte de procession chrétienne, où les fidèles portent de lourdes et énormes décors à la gloire de Dieu. La foule suit le cortège au son de tambours, de trompettes et de clarinettes. Un cortège festif et coloré. Nous aurons aussi été sur la promenade à flanc de montagne de Coaker’s Walk. On y verrait les plaines du Tamil Nadu à des dizaines de kilomètres. S’il n’y avait pas cette forte brume qui empêche toute vue spectaculaire. Le spectacle est plutôt sur la promenade elle-même. Les jeunes Indiens viennent s’y prendre en photo. Les filles adoptant plutôt des positions glamour mettant en valeur leur beauté, alors que les garçons se la jouent plus macho, lunettes de soleil et peu de sourire. Le tout sans gêne devant tout le monde. Ah cette Inde, ses paysages qui fascinent autant que ses habitants, que ses épisodes de vie, que ses scènes de rue. Kodaikanal, rien d’exceptionnel au final, juste le plaisir d’y être venu et d’observer.

Malgré l’altitude et la fraîcheur à l’ombre, dès que le soleil apparaît sur Kodaikanal, la température augmente rapidement. Ce qui n’empêche pas l’Indien des plaines de porter bonnet et veste chaude d’ailleurs. Depuis le début de ce trip c’est l’application Maps.me qui nous guide sur les routes indiennes. Et il faut bien reconnaître que les concepteurs de cette application gratuite ont sacrément bien bossé. Tiens prenons aujourd’hui par exemple. Notre but du jour est Madurai, une ville de province du Tamil Nadu, à quelque 130 kilomètres de Kodaikanal. On va être franc, on n’a clairement aucune idée du chemin à prendre pour s’y rendre, d’autant plus qu’en Inde à part sur les très grands axes, les panneaux routiers font figure d’absents. Alors on s’en remet à Maps.me. Et là, et dieu sait comment, ce GPS a dû sentir que nous n’en avions pas encore assez de ces petites routes dans les ghats. Car au lieu de nous amener au plus vite sur les grands axes de la plaine, il nous a embarqués sur des chemins de travers le plus longtemps possible. Petites routes, parfois pistes, à travers des villages d’un autre temps où la rudesse de la vie se lit sur certains visages burinés, à travers les forêts d’eucalyptus. Nous faisons confiance et suivons à l’aveugle le tracé sur nos téléphones portables arnachés au guidon. Une chance. Que dis-je, un privilège. Quel touriste vient dans ces coins isolés des montagnes du Tamil Nadu ? Pas beaucoup à voir la mine et les regards surpris des personnes croisées lors de ces quelques dizaines de kilomètres. Et lorsque nous avons un doute lors d’une intersection, il suffit d’arrêter une moto et la vieille dame qui monte en amazone à l’arrière nous indique la direction dans son dialecte local, tout sourire, alors que son mari ajoute que nous devons être prudents sur ces petites routes. La dernière descente, à flanc de montagne, sera mémorable de beauté avec une vue incroyable sur les plaines du Tamil Nadu en contrebas. Enfin un village, avec des commerces, un arrêt de bus. Il fait chaud désormais, chaud et soif. Il est temps de faire une pause après une conduite tout de même éprouvante durant quelque 60 kilomètres. Une gargote de bord de route, un avant-toit qui procure un peu d’ombre, un préposé au thé, quelques beignets de légumes qui viennent d’être frits, c’est là qu’il faut s’arrêter. Et on ne le regrettera pas. Évidemment, les personnes présentes veulent savoir d’où on vient, où on va, à qui sont les motos. Et voilà qu’on nous offre une tournée de ... concombres frais achetés au vendeur de rue 10 mètres plus loin, coupés en deux dans le sens de la longueur avec un peu de sel pimenté. La fraîcheur du légume face à la légère brûlure du piment. « Welcome to India » nous dit-on avec toujours ce sourire désormais traditionnel. Thés noirs, chaud et sucré, les petits beignets, les concombres de bienvenue, la pause s’est transformée en repas de midi. Il est temps de reprendre la route et au moment de payer, le patron des lieux nous dit que nous sommes ses invités avec de longues poignées de main. Ce n’était pas une pause en fait, mais une leçon. Une leçon de vie et d’accueil. Il reste tout de même quelques dizaines de kilomètres jusqu’à Madurai. Avalés sur des voies rapides. Une autoroute même, mais à la indienne. A savoir que des motos roulent à contresens sur la bande d’arrêt, que des piétons la traversent et que même des vélos l’empruntent. L’arrivée à Madurai est assez épique. On ne rentre pas dans une ville indienne de plus d'un million d’habitants sans devoir affronter sa circulation frénétique, archaïque et anarchique. Encore plus qu’ailleurs, aucune règle n’a cours aux abords de Madurai. Ça force, ça pousse, ça bouchonne, ça bataille et évidemment ça klaxonne. En permanence. Redoublement d’attention, concentration, celui qui aura piloté ici est paré pour bon nombre d’éventualités. Le Moskva Hotel est non seulement à une distance raisonnable du fameux temple Sri Meenakshi, mais il a aussi un petit garage souterrain pour éviter de laisser les motos à la rue. Les motos, dont la mienne a toujours ce foutu problème de fusibles qui lâchent. Mais la aussi, le Moskva est tout près d’un atelier Enfield. Alors le réceptionniste m’y amène comme passager sur son scooter et je reviendrai y poser la moto. Moto prise en charge tout de suite, avec un changement d’un bout du faisceau électrique défectueux dans le pare-boue arrière. Demain visite de la ville et surtout du temple. A pied, ça reposera nos fesses endolories. Madurai. Notre première grande ville indienne. Un cocktail local dont les ingrédients sont bruit, pollution, foule, klaxons, poussière. Le tout bien secoué et servi chaud. Madurai en Inde. Une ville qui fourmille, en perpétuel mouvement, des rues parfois de terre, des scènes de rue tous les mètres. Aucun charme particulier, mais une ambiance particulière. La ville semble être découpée en zone d’activités. Le Moskva Hotel où nous logeons est dans la zone des pièces détachées pour les véhicules. Des échoppes, de minuscules ateliers, à même la rue, sans aucun standard de sécurité, à la débrouille totale. Un fouillis indescriptible. Et pourtant extraordinaire. La où nous trions, jetons, gaspillons, ici tout se conserve dans un coin, tout se répare, tout sert à quelque chose. Dans d’autres zones, ce sont les textiles, les pneus, l’outillage ou encore les cartes de vœux ou d’anniversaire (...). Tu cherches quelque chose de particulier, choisis ton quartier. Il s’était injuste de dire que la ville est sale. Poussiéreuse oui, mais sale non. Les scènes de rue disait-on. Comme les vaches en plein carrefour. Comme cet artisan qui repasse des chemises avec son fer à charbon. Comme les gens qui prient un dieu peint sur un mur. Madurai, le spectacle est permanent, comme le bruit. Les mendiants se sont comptés sur les doigts d’une seule main, les sourires eux, étaient innombrables. Mais si on vient à Madurai, c’est pour visiter le temple du Sri Meenakshi, un des plus célèbre d’Inde du sud. un temple érigé il y a plusieurs siècles en l’honneur de la déesse Shiva. Une splendeur architecturale avec ses tours ornées de milliers de statues colorées. Les Indiens y viennent en pèlerinage pour prier, de loin parfois, les touristes y viennent pour en prendre plein les yeux. Certaines parties intérieures sont réservées à ces pèlerins, puisque les non hindous ne peuvent y pénétrer. Le temple se visite pieds nus et les jambes couvertes, tout y est superbe. Sans photo malheureusement, appareil et téléphone y étant scrupuleusement interdits. Madurai, le détour en valait vraiment la peine. Dernière soirée ici, dernier plaisir à Madurai : un excellent repas sur le roof top du Suprême Hôtel. A l’air et au-dessus des toits de la ville. Madurai. On a adoré.

Sortir de Madurai n’a pas été si compliqué finalement. Peut-être que nous nous habituons à cette conduite indienne, toute en fluidité, sans véritable règle ? Direction nord aujourd’hui pour la petite ville de Palani, toujours au Tamil Nadu. C’est notre ami Shankar qui nous avait conseillés de faire un stop à cet endroit plutôt que dans la grande ville de Coimbatore. Palani, des maisons, ses commerces, sa population, au pied du Murugan Temple perché sur la colline 600 marches plus haut. Un temple de pèlerinage pour les Hindous, où l’on monte les escaliers de pierre, parfois brûlants sous le soleil, à pieds nus. Nous sommes les seuls Blancs à l’horizon et notre présence étonne. Mais comme partout, les sourires éclairent les visages. Étonnement sans aucun doute, Palani n’est pas sur l’itinéraire des guides et autres tour operator. Du coup, l’occidental s’y fait rare. Et c’est bien ce qui fait le charme de cette ville où nous sommes plongés au cœur de la culture et la religion locales, sans artifice ni intérêt touristique. Difficile de se faire comprendre ici, car quasi rien n’est indiqué en anglais. Comment monter au temple, doit-on acheter des tickets, comment cela fonctionne-t-il ? Notre désarroi doit se voir à des kilomètres à la ronde, puisqu’un vendeur ambulant de jouets vient nous expliquer, dans sa propre langue et à grands renforts de gestes équivoques, que nous devons laisser nos chaussures à une consigne avant d’entamer la longue montée. Nous comprenons aussi que l’accès au temple est gratuit. Décidément ces Indiens sont particulièrement accueillants avec le touriste perdu dans les méandres de la culture locale. Gravir 600 marches n’est pas si simple avec la chaleur du Tamil Nadu comme accompagnante. Certains portent de jeunes enfants, quelques femmes transportent de lourds sacs de nourriture en équilibre sur la tête, nous ne sommes pas les pires lotis. La mode ici pour les hommes c’est le selfie avec le premier Blanc que l’on croise. Alors durant la montée, nous sommes sollicités à de nombreuses reprises pour finir sur les cartes mémoire de smartphones. Et quand il s’agit d’un groupe, évidemment que chacun veut sa photo, avec son appareil à lui, ça prend donc un peu de temps. Les filles, elles, sont moins hardies, elles se contentent de grands sourires et de signes de la main. On se sent bien dans cette Inde, chaleureuse et accueillante, on en oublie cette poussière constante, la pollution des véhicules et les déchets qui jonchent le bord des routes et chemins. Évidemment que depuis le Murugan Temple la vue est splendide sur la campagne environnante 600 marches sous nous. Sur cette esplanade, les codes sont incompréhensibles pour nous. Plusieurs entrées, des gens couchés au sol qui attendent dieu sait quoi, certains amènent des offrandes d’autres pas, toute la complexité indienne sur cette colline. Alors nous y allons à la chance, on rentre là où l’on pense pouvoir, on suit des pèlerins, on regarde et on observe discrètement. Toujours sans réellement comprendre. Et on se pose à l’ombre, pour contempler le spectacle des gens. Leurs habits colorés, leurs mimiques, leurs yeux si noirs et leurs sourires si éclatants. On ne s’en lasse pas. Retour à notre logement du soir à deux pas de la montée vers le temple, au cœur des petits stands de rue. Le Patthia Naidu Palace, un petit hôtel local tout simple et bon marché, rien d’un Palace, mais rien du tout. Mais qui est au petit soin pour nous. Le soir tombe sur Palani, l’animation se fait plus discrète. Un petit air souffle sur les plaines du Tamil Nadu. On est bien. Nouvelle étape et une longue. Un peu plus de 170 kilomètres direction nord pour rejoindre la station de Coonoor, dans le massif des Nigrilis à plus de 1800 mètres. Retour dans les montagnes. 170 kilomètres de moto en Inde, c’est un minimum de 6 heures, arrêts compris. Une fois n’est pas coutume, le GPS choisit lui-même notre tracé du jour. Un savant mélange de routes de campagne, de traversées de village et même d’une grande ville (Tirrupur), d’autoroute que nous aurons prise durant un kilomètre à contresens (sans que les autres usagers n’y trouvent quoi que ce soit d’anormal) ayant raté un embranchement. Un cocktail de Tamil Nadu l’espace d’une journée. Des arrêts aussi, pour reposer l’arrière-train qui encaisse sans trop sourciller les bosses, dos d’âne, malformations et autres imperfections chroniques des routes indiennes. Une première pause dans une petite échoppe de bord de route pour ce qui est devenu la tradition : un thé, chaud et sucré, soit noir pour deux d’entre nous, soit au lait pour les deux autres. Et c’est alors que notre regard tombe sur un plat de pois chiches aux épices Masala. Mettez-en une soucoupe svp. La femme derrière le comptoir ne parle pas l’anglais, alors ce sont les clients de la petite salle qui vont traduire. Nous voilà à nouveau au centre des attentions. Et pendant qu’on y est, rajoutez-nous de cette friture d’oignons qui a l’air si bonne et que vous venez de nous faire goûter, merci Madame. Une première pause qui se termine par une tournée de selfies, casque et lunettes de soleil sur la tête, prêts au départ. Une seconde pause dans une petite ville cette fois, avec encore une série de thé, accompagnée de fruits achetés sur le stand d’à côté. Melon mûr à souhait, mandarines juteuses, de beaux et bons fruits locaux. Il faut avouer que les fruits sont une des seule nourriture qui n’emporte pas la bouche par le feu des épices, notamment du piment. Les Indiens s’y mettent déjà le matin au petit-déjeuner (pas aux fruits, mais bien au piment), alors une petite pause doucereuse et sucrée dans la tourmente des plats épicés , ça ne peut que faire du bien. Les contreforts de la montagne arrivent et avec eux, le début de la montée. La vitesse va ralentir et la conduite va se faire plus difficile. Nous sommes pris entre deux feux. Se faire dépasser par les voitures qui grimpent pied au plancher et tenter de dépasser les bus et camions qui subissent la pente, le tout en ne prenant aucun risque. Car à la descente, les bus et camions n’ont rien à envier aux voitures. Ça roule à fond et ça coupe sérieusement les virages. Une odeur de caoutchouc brulé prouve que les freins sont sacrément sollicités. Nous avions lu qu’il fallait être fou pour conduire des motos en Inde. Mais voyager dans ces bus qui ne connaissent aucune limite doit être tout autant périlleux si ce n’est plus, vu leur état. Coonoor est en vue, l’air y est frais évidemment, moins moite. On y reste demain encore avant de rouler vers notre seconde grande ville : Mysore, dans l’état du Karnakata. Le soleil est toujours au rendez-vous, on va en prendre plein les yeux. Une fois de plus.

Un jour et demi à Coonoor. Retour donc dans les montagnes, au cœur des Nigrilis dans les Western Ghats. Une petite ville d’altitude, animée comme il se doit, mais surtout au cœur d’une région superbe où les plantations de thé occupent le terrain. A Coonoor même, il n’y a pas grand chose à faire. Son marché couvert et quotidien peut-être, où l’on trouve de tout, fruits et légumes, textiles, nécessaires de maison, outillage, épices, fleurs, bref de tout. Un endroit vivant et odorant (souvent très agréable ne nous méprenons pas) au gré des étals. Mais ce qui vaut la peine à Coonoor, c’est partir se balader aux environs en moto. Au belvédère de Dolphin’s Nose par exemple. Bien sûr que la vue sur les montagnes environnantes et plus loin sur les plaines du Tamil Nadu est impressionnante. Mais ce qui fait son charme à ce nez de dauphin, ce sont les 11 kilomètres de route pour s’y rendre. Une petite route, parfois à flancs de montagne, coincée entre les buissons verts des théiers de part et d’autre de la chaussée, sinuant dans une nature préservée et bien sûr splendide. La brume au loin rend la lumière plus tamisée, mais les monts aux alentours se découpent dans le bleu du ciel. Un bonheur total que ce mélange de couleurs. C’est bien entendu un peu l’attraction du coin, alors on y est pas seul sur cette route. Prudence. En arrivant à son terme, les chalands attendent le voyageur avec leurs petits stands proposant des boissons, de la nourriture simple ou des bricoles à acheter. Mais il n’y a pas que les chalands qui se réjouissent de la venue des touristes. Les singes aussi. Toujours prêts à chaparder ce qui traîne à portée de main, quitte à se montrer assez entreprenant. Malgré cela, la vue vaut la peine depuis Dolphin’s Nose. Sur le chemin du retour, une manufacture de thé propose des visites expliquant les différentes étapes depuis la cueillette jusqu’à votre tasse du petit-déjeuner. Une usine installée là par les Britanniques au siècle dernier. Et les infrastructures n’ont pas vraiment changé depuis. Une autre visite à faire, le Sim’s Park, un jardin botanique à l’indienne, beaux arbres et plantes diverses, où une petite gouille permet à quelques pédalos de promener des touristes, quasi exclusivement Indiens. Car ici encore, le Blanc est rare. Rien d’exceptionnel donc, juste un moment paisible en nature, loin du bruit. Coonoor « centre », on y est allé pour changer de l’argent. Un seul bureau pour avoir des Roupies car les banques n’en fournissent pas. Un peu dur à trouver car cet office est perdu au milieu des dizaines d’autres commerces de la ville. Et visiblement peu savent qu’on peut y faire du change.Les dollars que nous amenons sont scrutés, ils se doivent d’être impeccables. Deux billets nous seront d’ailleurs refusés, à cause d’une petite tache dans un coin. Ce qui paraît être une formalité prend au final pas loin d’une heure. Et quand un couple d’Indiens rentre dans le bureau et veut changer un billet de 1000 francs suisses, nous n’y croyons pas nos yeux. Un couple en voyage de noces, dont l’époux habite à Bâle. Le monde est soudainement petit. Nous aurions pu manger a notre guesthouse, mais nous avons trouvé un petit resto familial dans la rue principale de la ville. Une petite échoppe sans prétention, tenue par un couple, mais qui prépare du poulet de différentes façons (toutes bien épicées), ainsi que plusieurs variétés de riz frit et de nouilles sautées. A peine arrivés qu’on nous trouve une place dans l’espace très restreint de l’endroit. Un accueil chaleureux, où l’on se sent rapidement bien, malgré que personne n’y parle vraiment l’anglais. Coonoor, l’immersion indienne. Dans l’assiette et dans l’ambiance. Retour de nuit à notre guesthouse, sur les hauteurs de la ville à quelque 5 kilomètres. On s’était promis de limiter les trajets de nuit. Exception. Mais c’est vrai, on n’y voit pas grand chose et les dangers sont les mêmes qu’en pleine journée, sauf qu’on ne les voit plus ! Coonoor ou la fin du périple en montagne. Retour demain dans les plaines chaudes et moites. Et passage dans l’état du Karnataka, direction Mysore et son palais. Nul doute qu’on n’y verra aucune différence. Les sourires seront toujours présents nous y serons parfaitement accueillis. Comme partout.

L’air est frais au petit matin dans les Nigrilis. Quel contraste avec les plaines où la température ne fraîchit même pas vraiment la nuit. Avant de partir vers le nord, petit coup de chapeau tout de même aux autorités locales. Toute cette région de montagne des Nigrilis est Plastic Free. Alors, à voir ce qui traîne encore par terre, la mesure ne doit pas être si ancienne. Néanmoins, ici on emballe dans du papier journal et on te donne un petit sac de coton pour embarquer tes courses du marché. Même les pailles des Lassis sont en carton ! Bref, l’Inde le fait et y arrive. Pas comme chez nous... comme quoi les donneurs de leçons ne sont pas toujours ceux que l’on croit. Direction donc Mysore, par les routes de montagnes pour sortir du massif. Après Wellington la militaire (une importante garnison de l’armée indienne est stationnée là), voici Ooty la célèbre. Une station assez huppée des Nigrilis, où les hôtels et autres lieux de villégiature vantent leurs chambres luxueuses. Ooty, très en vogue auprès des classes aisées à ce qu’il se dit. Une seule route, bien sinueuse en plus, et surtout bien encombrée. Un véritable défi lorsqu’on se retrouve collé derrière un camion, avec un bus qui pousse derrière. On ne le dira jamais assez, les chauffeurs de bus indiens, c’est du lourd. Vitesse excessive, dépassement téméraire, aucun fairplay ni considération pour les autres, en voir un dans le rétroviseur de la moto rend nerveux. La descente sur la plaine est longue et la route n’est pas toujours en bon état. Quelques tronçons qui n’ont pas encore vu d’asphalte, trous voire cratères, dos d’âne (particulièrement efficaces), il convient d’être prudent. Heureusement, l’Enfield 500 n’est pas une machine qui incite à mettre du gaz. Un couple d’enfer, une maniabilité incroyable et malgré tout c’est du solide. Parce que des trous et des dos d’âne, on en a ramassé quelques dizaines depuis le départ. Peu avant d’atteindre le plat des plaines, nous traversons une incroyable forêt d’eucalyptus, des arbres géants et droits comme des i. A se sentir soudainement petit au milieu des ces messieurs de bois. Mais le meilleur reste à venir. Il est temps de dire au revoir aux ghats, à ces montagnes aux si belles routes. Une autre Inde que celle des villes et des campagnes. Des paysages majestueux, des courbes douces, de la fraîcheur. Du plaisir intense. L’air s’est considérablement réchauffé maintenant. Une grande porte annonce la Mudumalai Tiger Reserve que la route traverse de part en part. Une route incroyablement belle au milieu d’arbres splendides. Les employés de la réserve brûlent les abords directs de la chaussée, sans doute pour éviter que certains animaux s’en approchent. Singe, biches, petits cervidés et même un éléphant traversant la route, le tout dans leur habitat. Pas de tigre bien sûr, si félins il y a encore dans le coin, nul doute qu’ils restent à l’abri des regards. Le Karnataka est en vue. Pas de réelle transition car une autre réserve, celle de Bandipur, prend immédiatement le relais pour quelques superbes kilomètres de plus. Notre pain blanc mangé, la suite du trajet se fait sur des voies rapides et même une autoroute, que les automobilistes et camions paient, mais pas les deux roues. Toujours cette autoroute où l’on peut se retrouver en présence d’une vache sur le terre-plein central. Et comme d’habitude des motos en contresens, des tracteurs, des vélos et des piétons qui la traversent. Une autoroute indienne. Comme aux abords de toute les grandes villes en Inde, la circulation devient anarchique au fur et à mesure que Mysore approche. Redoublement d’attention, rester sagement dans sa voie et être attentif à tout ce qui se présente. Les mots d’ordre à suivre pour arriver à bon port. Le bon port à Mysore, c’est le Mannar’s Residency, pas loin des deux attractions que nous sommes venus voir ici. Pas le temps d’enlever les casques que le préposé qui gère le trottoir devant l’immeuble nous fait signe de le suivre. Les motos seront mises à l’abri dans un parking fermé au sous-sol. Les chambres sont prises, la douche nous a requinqués, départ pour le Devarja Market, à quelques minutes à pied. Principalement fleurs, fruits et légumes, ce qui surprend ici, c’est l’effort pour présenter un étal esthétiquement accueillant. A l’image du pays, tout y est coloré dans ce marché. Alors oui, ici on voit du touriste occidental, et on nous sollicite. Mais un refus poli et souriant permet de ne pas être harcelé. Balade dans les rues et ruelles de Mysore. Plus qu’ailleurs, le nombre de vaches vivant au cœur de la ville est impressionnant. A qui sont-elles ? Les commerçants leur donnent de l’eau dans des seaux, voire de la nourriture, ce qui leur évite de faire les poubelles. Par contre, elles sont totalement indépendantes et se promènent la où elles veulent, traversent les carrefours et grandes avenues. Sujet de vénération, une jeune femme la touche et se signe, non pas de la Croix bien sûr, mais d’un autre mouvement à caractère religieux. Demain, suite de la visite de Mysore. On continuera de répondre à la sempiternelle question « hello, where are you from ? ». Une autre journée en Inde. La visite de Mysore. Une ville de province, à peine 1,5 millions d’âmes vivant ici. Difficile de dire que c’est une belle ville, mais disons qu’il y a des choses à y voir, une ambiance, du spectacle de rue (mais comme partout). Première étape, vu que le Devarja Market a déjà été visité hier, le fameux et célèbre palais de Mysore. Un palais, celui d’un Maharadja, pas un temple religieux. Un édifice d’une splendeur inouïe, tant depuis l’extérieur qu’à l’intérieur, au cœur de la ville. Une visite à pieds nus, traversant une partie du palais, mais une partie magnifique. Ils avaient bon goût les Maharadjas du coin ! On y reviendra ce soir, car un spectacle sons et lumière vient égayer ce lieu splendide chaque soir de la semaine. En prenant un tuktuk, on apprend que Mysore abrite quelques ateliers fabriquant d’excellentes huiles essentielles. Évidemment que notre chauffeur en connaît une, où il touchera une commission pour un peu que nous y fassions quelques achats. Et nous en ferons, car ces huiles aux vertus indéniables sont bien plus chères chez nous. En Inde, le textile est roi. Alors, chemises, tshirts, blouses, robes, bref tout ce qui touche à l’habillement vaut la peine de s’y pencher. Quelques achats plus tard, un petit lassi dans une échoppe nous rafraîchira. Il suffit de se poser dans la rue, là où il y a du trafic et de la vie. Se poser et observer. Que de scènes de rue, que de visages, que de couleurs, que de dépaysement. Tout est sujet à étonnement, à découverte, à émotions. L’Inde se vit avec les yeux, avec le nez, mais aussi et peut-être surtout avec le coeur. On le savait, soit on aime, soit on déteste. Le milieu n’existe pas. Mais là, c’est bon, notre choix est fait. La nuit tombe il est temps de retourner au palais. 19 heures pile, des milliers d’ampoules s’allument pour une féerie de lumières sur le palais de Mysore. Des musiciens jouent des airs traditionnels indiens au pied du palais, rediffusés par des haut-parleurs puissants. Une féerie. Un rooftop. L’endroit idéal pour la dernière soirée à Mysore. Un rooftop à la brise rafraichissante et un magnifique buffet de bon nombres de plats différents, tous bien épicés et parfois brûlants, mais que de saveurs. L’endroit idéal pour terminer cette étape incontournable et inoubliable. Mysore, son marché, son palais, ses rencontres, on en voudrait encore. Fascinante Inde.

L’Inde n’est pas une lève-tôt. Les rues de Mysore sont calmes en ce début de matinée, la circulation y est encore parsemée. Ça tombe bien, car il nous faut sortir de la ville. Direction retour vers le Kerala, retour vers la côte à quelque 200 kilomètres vers l’ouest. 200 kilomètres. En Suisse, à peine 2 heures. Ici, environ 6 à 7 heures en fonction des arrêts. Pour une fois, nous n’avons pas laissé notre GPS nous conduire, on lui a un peu forcé la main pour passer sur des voies moins rapides, de plus petites routes. Et on va être gâtés. Tout commence par la traversée de campagnes, de villages ruraux, des lieux d’un autre temps, où justement ce temps n’a pas l’air d’avoir d’emprise sur les gens. Tout semble s’y dérouler sur un rythme indolent. Certains sont assis sur le bord de la route, devant une maison, sur un vélo, à attendre dieu sait quoi. Dans ces campagnes, nous sommes loin des palais de Maharadjas, loin des fastes. L’Inde rural, des tracteurs si anciens qu’ils n’ont plus d’âge et pour les moins fortunés, une vache pour labourer. Des habitations réduites au strict minimum : fournir un toit, une protection. Et pourtant cette Inde là, vue depuis nos Enfield, nous envoûte aussi, tant le décalage est puissant. Une autre réserve animalière et forestière, la Nagarahole Tiger Reserve, se met sur notre chemin. Pas de chance aujourd’hui, ni tigre, ni éléphant, seuls quelques cervidés et singes sur le bord des routes. Mais une route sinueuse est splendide au cœur d’une nature préservée et respectée. Cela fait plusieurs dizaines de kilomètres que nous sommes partis, la réserve ne permettait aucun arrêt puisqu’on n’y croise aucun village. Des habitations sont en vue, quelques petits commerces aussi. Un village de campagne, sans grande activité visible. Un petit resto tout simple, quelques tables et tabourets en plastique. Mais du thé, comme partout, deux assiettes de Byriani (riz et poulet), 2 beignets de banane et surtout des sourires, des questions, du contact. Ici tu manges et bois pour quelques francs et c’est toujours bon. Mais autant que le repas et son prix, c’est cet accueil indien qui fait la différence. Peu importe les tabourets en plastique, peu importe la grande simplicité des lieux, tu t’y sens bien dans ces gargotes. Depuis le début du périple, Maps.me nous la jouait sérieux, mais voilà, il fallait qu’il fasse son taquin. Au détour d’une belle route, il nous indique une voie plus petite, peu asphaltée. Alors on se dit que la voie en question est un raccourci de quelques centaines de mètres. Peu d’asphalte s’est transformé en piste de terre. Petite voie est devenue chemin pédestre étroit. À trous, flaques de boue, bosses et autres réjouissances pour un fessier déjà bien endolori par les nombreuses heures passées sur la selle. Une heure. Il a fallu une heure pour retrouver une route digne de ce nom. Alors certes, j’avoue, on se demandait quand et comment on sortirait de cet endroit (en fait on était carrément paumé). Mais après coup on a bien ri. Sacré Maps.me. La journée de la vache. Plus que tout autre jour, nous en avons vu des dizaines. Tiens, cela a commencé ce matin alors que je sortais devant notre hôtel de Mysore, une belle vache était en train de se faire traire. En pleine ville et en pleine rue... puis dans les champs, les villages et surtout sur la route. Et on ne sait jamais ce qui se passe entre leurs cornes, à ces bovidés indiens. L’idée de traverser devant la moto leur prend souvent et voir une vache sur ou au bord de la route incite à la plus grande prudence. Les 40 derniers kilomètres qui nous séparent de Kozhikode (appelée aussi Calicut) sont une succession de petites villes, sur des routes où la circulation est dense et parfois périlleuse. Rester concentré malgré la fatigue. Le GPS ne nous fera pas d’autres facéties, il a eu sa dose du jour, et nous emmène directement au Calicut Inn, un hotel absolument correct sur une grande avenue. Un demi-million d’habitants dans cette ville, mais une impression qu’ils sont tous dans les rues en cette fin d’après-midi ! Un tuktuk, et qui mettra le compteur s’il vous plaît, nous emmène sur Kozhikode Beach, le soleil s’y couche dans la mer. Des centaines de gens, de familles, assis dans le sable ou marchant à la limite de l’eau, prenant juste du bon temps. Malgré une eau très chaude, personne ne se baigne. Les petits stands sont également présents, proposant du thé évidemment, mais aussi d’autres spécialités locales. Telles que du chou fleur frit ou des petits œufs (de caille ?) en sauce bien relevée.il faut goûter. Et c’est évidemment très bon. Le gars qui tient le stand nous demande évidemment d’où l’on vient et semble même assez fier d’avoir servi des Suisses ! Il proposait aussi des moules passées dans la friture, mais là j’avoue ne pas avoir osé. Balade le long de cette longue plage et pas un Blanc à l’horizon. Alors évidemment, on nous toise, on nous sourit, on nous fait des signes amicaux. Et on nous demande de poser pour des selfies. Encore et toujours. On surprend souvent les moins téméraires à faire semblant de prendre une photo dans notre direction pour nous avoir en cliché ! Il ne reste que peu de kilomètres, peu de nuits, peu à vivre de ce périple en Enfield dans ce pays envoûtant. On va en profiter jusqu’à la dernière seconde.

Kozhikode le matin, comme très souvent depuis le début de notre périple, c’est assez tranquille. Nous avons atteint la côte, le but maintenant c’est de redescendre vers la ville où tout a commencé, Kochi. L’avantage d’avoir la mer à proximité fait qu’elle nous sert de guide, de fil conducteur, de repère. Alors on rejoint Kozhikode Beach et on va rester le plus longtemps possible le long des plages, quelle que soit la taille de la route ou du chemin. D’ailleurs assez rapidement, la route qui descend vers le sud s’écarte de la mer. Qu’à cela ne tienne, on prend les petits chemins qui s’immiscent dans les villages ou les habitations plus proches de l’eau. Et on rejoint le bord, sur des voies parfois pas plus larges qu’un trottoir. Nous roulons désormais au Kerala, depuis hier déjà. Ce n’est pas faire injure aux habitants du Tamil Nadu et du Karnataka que de dire que le Kerala reste une expérience à part. Plus qu’ailleurs, les gens nous saluent, nous souhaitent la bienvenue, nous sourient. Une sorte de marque de fabrique. S’il fallait ne retenir qu’une chose de ce périple en moto, ce serait avant les paysages, avant le dépaysement total, avant ces cinglés de chauffeurs de bus, oui bien avant, ce serait cette gentillesse qui anime le peuple indien. Partout, vraiment partout, nous avons été reçus par des sourires et des témoignages d’accueil extraordinaires. Et au Kerala tout particulièrement. Exemple aujourd’hui : nous suivions la grande route un peu encombrée, lorsque deux jeunes en scooter viennent à ma hauteur, en me disant de prendre une petite rue sur la droite pour rejoindre le bord de la mer. Et ils passent devant, me montrent la voie, m’accompagnent sur plusieurs kilomètres en me vantant la beauté de ce littoral indien. Ils pousseront jusqu’à nous ramener sur la grande route en m’indiquant le chemin à prendre pour continuer notre route, avant de partir dans la direction opposée, tout sourire et le pouce en l’air en guise de d’adieu avec un « welcome to India » ! Alors oui, nous pouvons voir la pauvreté extrême, la misère parfois, la pollution permanente dans les villes, les déchets dans les rues ou aussi la nature, la poussière qui pénètre tout jusqu’aux pores de la peau, oui nous pouvons voir et ressentir cette Inde. Mais la gentillesse de son peuple occulte cette vision. Retour sur notre périple du jour. Quelque part sur un de ces petits chemins le long des plages, nous croisons des pêcheurs qui réparent leurs filets, à l’abri du soleil sous de grandes bâches. Arrêt photos, on descend des motos pour aller voir. Le dialogue est compliqué, l’anglais n’est pas la langue commune. Par contre, pour les selfies, là, aucun souci, on se comprend vite. Plus loin, ce sont une bande de jeunes qui nous stoppe pour des photos, avec de grands éclats de rire. Les plages, oui nous en apercevons quelques-unes le long de la mer. Mais étrangement, la majeure partie de ce littoral est composé d’une haute et hideuse digue faite de gros cailloux. Sans doute une digue de protection pour de fortes marées ou lors de gros mauvais temps quand la mer peut se déchaîner. Et il semblerait que les indiens ne soient pas plus attirés par le côté balnéaire que ça. Bref, si vous cherchez eau et plage idylliques, ce n’est pas sur cette côte qu’il faudra choisir votre destination. Le soleil frappe sérieusement et malgré la proximité de l’eau, aucune brise. Alors quand un cabanon en bois proposant quelques rafraîchissement apparaît, le stop est obligatoire. Une dizaine de jeunes sont là et entament une conversation avec nous. Pas de thé dans cette gargote, mais une autre spécialité locale. Un bloc de glace, à râper avec une sorte de rabot pour l’émietter, que l’on recouvre d’ingrédients soit salés, soit sucrés. Nous goûterons au deux, franchissant au passage quelques règles de prudence quant à l’origine du bloc de glace. Les jeunes sont visiblement heureux que des touristes s’arrêtent dans leur petit univers local. Poignées de main au moment de partir, des bye-bye et évidemment des ... sourires ! Rouler au bord de la mer nous éloigne aussi parfois des voies rapides. Et pour éviter un détour, c’est un bac qui va nous faire traverser un petit bras de mer. Acheter les billets est une expérience en soi, la préposée aux tickets ne parle que la langue locale. A coups de gestes et en montrant les motos, nous tendons un billet de 100 roupies (1,40 CHF) et nous recevons deux tickets et de la monnaie. 15 centimes le passage. Pour la moto et deux personnes. Évidemment, nous serons les seuls blancs de l’embarcation et le fait d’être en moto intrigue l’Indien. Guruvayur. Notre but du jour. Avant d’atteindre cette destination, il nous faut changer de l’argent pour finir le périple. En Inde, les banques ne proposent pas de change. Il faut aller dans les échoppes spécialisées ou alors utiliser les DAB (appelés ATM ici comme dans tous les pays anglophones). C’est à Chavakkad que nous trouverons un office de change. Contrairement à la transaction faite à Coonoor, tout va vite et nous repartons avec quelques milliers de roupies. Guruvayur donc. Une étape choisie pour visiter son temple assez célèbre dans le coin. Sauf que. Sauf qu’il est interdit aux non-hindous. Soit, pas de temple. Un tuktuk nous conduira donc à Chavakkad Beach que l’on s’attendait à trouver assez touristique, comme Kozhikode Beach. Mais Chavakkad Beach en fin d’après-midi, c’est essentiellement le retour des pêcheurs, dont les grandes barques sont tirées sur la plage par de puissants tracteurs. Un véritable spectacle. Le poisson est amené dans le sable, posé au sol, et commence alors une sorte de vente à la criée à même la plage. Nous ne comprenons pas tout, certains prennent des notes, d’autres téléphonent, des transactions se font. Un spectacle local, la vie et l’activité des pêcheurs, sur une plage du sud de l’Inde. Nous y boirons un ultime thé dans un food truck Mercedes qui a dû retrouver une seconde jeunesse en Inde alors qu’un soleil rougeâtre se couche dans les flots de la mer d’Arabie. Avant de revenir dans la nuit à Guruvayur. Repas dans un petit resto, passage chez le barbier. Demain retour sur Kochi, les heures se comptent pour le retour vers la froide Europe. Froide en température, mais froide aussi dans les gens. Autant l’arrivée en Inde demandait une préparation à l’affronter, autant le retour ne va pas être simple.

L’ultime étape. Le retour sur Kochi, lieu du départ il y a 17 jours. 2000 kilomètres, nous avons roulé quasi 2000 kilomètres sur une Royal Enfield dans le sud de l’Inde, sans guide ni assistance. Il n’y a aucune fierté à tirer de ce constat, mais jamais je n’aurais imaginé un tel périple. Cela paraissait un peu fou, téméraire, alors que 17 jours plus tard, nous nous sommes habitués à ces conditions si particulières sur les routes indiennes, à cette nourriture pimentée dès le matin ou encore au spectacle quotidien de la vie dans ce pays si peuplé. Il est des voyages qui te réjouissent sur l’instant présent sans laisser de trace ensuite et d’autres qui te touchent au cœur de ta poitrine. Cette Inde du sud en moto aura été un de ceux-là. Mais revenons à l’itinéraire du jour. Tout comme hier, dès le départ de Guruvayur, nous ciblons le bord de mer et les petites routes. Il est finalement assez facile de rouler sur la route la plus proche de l’eau car la moto à l’avantage de passer partout. Le problème, c’est que la plage et même l’eau, on ne la voit pas. Toujours cette digue d’énormes cailloux qui a été construite tout le long de la côte, sur des kilomètres et des kilomètres, sans doute pour protéger les habitations installées en bord de mer. Ce qui se comprend, mais du coup l’intérêt d’être au bord de l’eau diminue à vitesse grand V. Au nord de Fort Cochin se trouve l’île toute en longueur de Vypin. Une île sur laquelle on retrouve un grand nombre de Homestay, voire de resorts assez luxueux. La plupart, voire presque tous, propose des soins ayurvédiques. Et heureusement, car les plages de Vypin ne sont guère entretenues, il y a toujours cette digue et l’eau n’est pas très encourageante (peut-être est-ce le sable qui brasse et qui lui donne cette couleur vert-brun ?). De plus, l’activité sur l’île semble être assez limitée, donc une fois dans ton resort, tu y restes. Autant être là-bas en cure du coup. Il y a deux façons de rejoindre Fort Cochin depuis Vypin Island. Affronter la circulation et passer via Ernakulam, une grande ville attenante à notre destination, ou prendre un ferry fatigué pour franchir le bras de mer qui sépare l’île de la ville. Le ferry. C’est la cohue et l’anarchie pour y monter, ça force de tous les côtés, il ne faut pas manquer sa place sous peine de devoir attendre le suivant. 10-15 minutes de traversée à peine et nous voilà en ville, à quelques minutes de rendre nos machines. Mais d’abord, cap sur notre ultime Homestay, chez Robin, pour décharger les sacs et nous installer avant la restitution. Une chambre simple mais fonctionnelle, parfaitement propre, un proprio très sympa, prix 600 roupies (env 8,50 CHF). Nous retrouvons Arafat, notre loueur d’Enfield. « Hello my friend ! ». Il est quand même assez ébahi du tour que l’on a fait. Un loueur honnête, il me rembourse les réparations faites en route (j’avais gardé les factures) et un jour de trop de location. On se quitte bons amis, au revoir madame Enfield, toi qui m’auras fait découvrir ce fantastique pays et que l’on aura pas ménagée. Fort Cochin. En une heure, j’aurai vu plus de touristes blancs que pendant les 17 derniers jours réunis. Une ville à l’architecture plus européenne, au vu des diverses vagues de colons qui sont passés dans le coin, notamment les Portugais et les Hollandais au temps des comptoirs. Retour du tourisme, retour de ses effets. Les prix sont au minimum deux fois plus élevés qu’ailleurs, l’Indien y est tout de même un peu moins accueillant ou tout du moins son coté business et intéressé apparaît bien plus nettement. On aura le temps de la parcourir demain, avant notre vol de nuit. Mais on a déjà repéré un endroit où tu achètes ton poisson ou tes crevettes pêchés du jour et tu vas te les faire griller au stand d’à côté. Une bonne manière de terminer le séjour. Fort Cochin donc. De petits bâtiments restés dans le style colonial, un quartier de maisons par religion (chrétienne, musulmane et hindoue), des églises, une synagogue, des mosquées, des temples, le tout sans problème apparent. Tout du moins pour les touristes que nous sommes. Des restaurants, plein de restaurants, qui servent de la nourriture plus occidentalisée (et surtout plus chère). Des guesthouse, des Homestay, bref vous l’aurez compris, Fort Cochin vit au rythme des touristes. Même les chauffeurs de tuktuk sont limite insistants. Il faut dire qu’ils sont nombreux et que la concurrence est rude pour harponner le touriste. D’ailleurs, ils proposent tous un tour de ville avec les principales attractions pour un prix dérisoire. Mais le vrai prix à payer, c’est la visite de toutes les boutiques où ils vont t’amener. Et où les commerçants essayeront de te vendre un truc. Les chauffeurs, eux, s’en balancent que tu achètes quelque chose ou pas. Ils toucheront un coupon des commerçants qu’ils convertiront en Roupies. On avoue, on l’a fait, on avait du temps à tuer. Le parfait piège à touristes. Et dire que toutes ces boutiques vendent exactement les mêmes articles. Le soir, la populace et les touristes se retrouvent sur la jetée des Chinese Fishing Net afin d’admirer le coucher du soleil. Des filets que les pêcheurs du coin abaissent dans l’eau pour attraper ce qui passe. Une méthode qui est surtout devenue une attraction touristique en fin de journée. Des stands, de la nourriture, de l’animation, un bon moment à passer. C’est là que tu peux acheter ton poisson ou tes crevettes et te le faire griller. Un bon deal. L’ennemi numéro 1 à Fort Cochin, c’est le moustique. La ville est entourée d’eau et même au milieu des rues, il n’est pas rare de rencontrer un petit canal aux eaux noirâtres et quasi stagnantes. Alors dès la nuit tombée, il vaut mieux ne pas avoir oublié son spray, parce que ça attaque et ça pique sans relâche. Ce bon Robin nous a organisé le transport en taxi jusqu’à l’aéroport qui est tout de même à une heure de route. Un immense édifice, neuf et quasi vide vu le peu d’avions qui posent ici. Comme à l’aller, un vol qui va transiter par Dubai avant de rejoindre la Suisse. Cette fois, ça sent vraiment la fin d’un périple extraordinaire. La moto. Quelle que soit sa marque, sa cylindrée, un voyage en moto aura toujours une saveur spéciale. Quel autre type de voyage te procure autant de plaisir, de découvertes, de liberté, de choix ? Parcourir l’Inde du sud au guidon de nos Enfield a été une sacré aventure. Chemins de traverse, routes de montagne, pistes, traversées de villes et de villages, paysages fabuleux, scènes de vie, rencontres sur et au bord de la route, arrêts pour des pauses thé, des sourires, encore des sourires, cette gentillesse du peuple indien... une sacré aventure. Que l’on n’est pas prêt d’oublier. Incredible India ...
Informations en vrac sur un séjour en 2018 en Malaisie English translation pending
by Thjan · 2020-03-05 · 0 replies
J'ai oublié de poster cela et donc aussi un peu oublié les détails 😕 Mais j'espère que ça pourra servir. Pas vraiment un carnet de voyage ...

Voyage Septembre 2018

Pour des raisons personnelles, le trajet est un peu bizarre. D’autre part les hôtels ne sont pas listés parce que ce n’est pas le but de ces infos

Info :

Se balader avec son poncho contre la pluie tjrs disponible est recommandé.

Il fait parfois bien froid dans les (mini)bus, prévoir un truc plus chaud

Hors saison : moyen d’un peu négocier les prix des chambres

Le prix entre 35 et 60RM par personne (lit) pour un endroit basique mais propre. Pas vu de petits cafards ou de petits rongeurs.

Le temps : quelques très (très) grosses pluies, parfois ennuyantes.

Minimiser le change aux aéroports (on perd quasi 10%). Dans les villes les « money changer » pratiquent tous un taux ‘normal’ et prennent tous l’euro sans problème.

Arrivée à Singapour de Francfort avec Singapore Airlines

Autre avion réservé à l’avance avec Air Asia pour Penang : 1h en tout pour récupérer bagage en soute, passer la frontière, changer de terminal (en bus) et être devant guichet Air Asia. Mais c’était 7h du matin donc très peu de monde.

Arrivée Penang : immigration très rapide, taxi pour Georgetown : 40RM

Visite Penang Hill : c’est pas mal mais absolument à ne pas faire le we parce que les malaisiens bougent aussi et c’étaient un long week end. Descente de Penang Hill vers le jardin botanique. Il y a moyen de le faire via la forêt mais faut trouver le chemin ou un guide. On l’a fait par la route. Joli mais très pentu (parfois > 30%) donc fatiguant pour les pieds. Penser à faire la visite des Jetty à marée haute, à mon avis ça doit être plus beau

Vacances et Malaisie : Attention au long we : on en a eu deux en septembre dont un se combinait en plus avec la nouvelle année musulmane => beaucoup beaucoup de monde, certain hôtels full. Attention en octobre il y a une semaine de congé des Chinois. Et sachant qu’il y a des vols directs p.ex. pour Kota Kinabalu, tirez-en les conclusions.

Bus Penang => Taman Negara

Quasi pas possible de faire cela en 1 jour et donc tout le monde préconise de s’arrêter au Cameron Highlands.

Pour éviter cela, on a pris un minibus privé, prix normal 1000 RM ! C’est très (trop)cher mais c’est en fait pour 8 personnes donc si on trouve des autres voyageurs souhaitant faire le même trajets c’est acceptable

Raté le bateau à Tembeling - D’après les guides c’était vers 14h, mais arrivé sur place c’était en fait à 1:15! Ca peut changer et ça dépend du monde ... c'est comme ça. On avait prévu cette éventualité donc le minibus nous a amené à Kuala Tahan comme convenu

Taman Negara (Pahang)

Il y a effectivement des sangsues. Pas des millions mais si on n’aime pas ça autant mettre des guêtres. Par contre franchement aucun problème à les ‘décoller’

L’entrée dans le parc (de l’autre côté de la rivière) est valide très longtemps, donc il ne faut l’acheter qu’une seule fois et le prix est dérisoire

Pour traverser : des petits bateaux 1RM/pers sont là en permanence

Toutes les activités proposées sont les mêmes et au même prix quasiment. L’idéal serait de trouver un guide individuel pour s’enfoncer en forêt.

Comme dans tous ces parcs : de principe ne pas s’attendre à voir des animaux sauf peut-être des oiseaux. Egalement des chemins fermés parfois (c’était le cas) à cause de grosses pluies.

Un café vend de la bière en canette

Taman Negara => Cerating

Trop difficile de joindre tout de suite Mersing, donc arrêt à Cerating

Kuala Tahan => Tembeling: en bateau : très beau et agréable, + ou - 35RM

Tembeling => Cerating : bus privé à partager (par contre je ne me souviens plus du prix)

Cerating => Mersing => Tioman

Taxi Cerating - Kuantan (bus station) : 70RM

Bus pour Mersing : 3h30, 25RM

Bateau pour Tioman : 70RM/personne pour un A/R

Le site utilisé pour pour réserver (il y en a plusieurs) était le ["
http://tiomanisland.com.my/"]http://tiomanisland.com.my/[] qui redirige vers un autre site. Partout c’est le même prix à priori.

Les bateaux peuvent être pleins => il vaut mieux réserver. Chaque jour est différent point de vue bateau dispo pour une heure donnée donc il faut vérifier

Le billet retour est effectivement ‘open’. On peut changer de date par après

Il faut alors faire un petit tour des guichets (premier guichet est donné dans le mail de confirmation) pour avoir finalement un vrai billet (Place : Mersing Harbour Centre - Counter R22 or Counter W2 (Information) Passengers are required 2 hours (for weekend, school holiday & public holiday perior) or 1.5 hours (for weekday) prior to departure time for check-in at specified counter to collect the ferry ticket & boarding pass) et ensuite présenter son papier au port pour recevoir une carte d’embarquement. Pourquoi faire simple quand …

Au retour c’est plus simple. On se présente à l’embarquement avec son ticket, on note son nom puis on embarque. Dans le bateau faut avoir son ticket de retour sur soi.

De l’arrivée du bateau à Juara : taxi indispensable 25RM/personne (par pers, pas par trajet). Pour le bateau de retour de 7h du matin faut partir à 5 :30 de Juara . + parfois 10RM/personne de supplément pour le taxi parce que très tôt et donc il y a supplément

On avait choisi Juara, mais pour la plongée (pour une plongéeà Juara: 100RM) vaut mieux être de l’autre côté de l’île parce les spots sont plus nombreux, plus près et la côte est plus protégée des vents.

Le Bushman avait l’air pas mal du tout comme hôtel

Tioman => Mersing => Singapour

A la station de Mersing on peut acheter des tickets en avance. Notamment pour Singapour. Pas de bol, le matin du départ de Tioman 1 seul bateau très tôt et seulement ce jour-là un bus à 14h (prix du bus 45RM pour Mersing -SIN centre ville). Pour info, on n’a pas vu de ticket pour Singapour aéroport de Changi en direct. Une balade dans Mersing est sympa mais on a perdu son temps quand même. Durée du bus Mersing – frontière de Singapour : 2h30.

Frontière Malaisie / Singapour en bus 

On arrive en bus dans un bel embouteillage, on sort du bus, on passe l’immigration (de sortie  malaisienne et on remonte dans le bus) : 1heure !

Ensuite on arrive à l’immigration de Singapour et donc on ressort du bus avec les bagages cette fois-, on passe l’immigration et on remonte dans le bus : 1 nouvelle heure !

Finalement on se dégage d’un gros embouteillage pour arriver au centre de Singapour (1h) donc 3 heures pour les derniers kilomètres ! En tout donc depuis Mersing, 2 h30 + 3h. Il semble que ce soit très souvent comme ça

Singapour => Kuala Lumpur => Ipoh

Chinatown jusque Changi airport : 40 minutes

Donc pour éviter cette foutue frontière en bus, on a acheté un ticket Air Asia (KLIA2 )pour KUL puis bus. Il y a plusieurs destinations et bus directement au terminal KLIA2. Billet pour Ipoh : 50RM durée 3h

Ipoh : très très calme. A 5 :30, 6 :00 tout ferme. Il y a un marché de nuit dans la « new town » à 7h mais en fait le temps qu’ils déballent tout c’est plutôt 9 h. Le syndicat d’initiative est sympa.

Bus Station est à +/- 8 km du centre, taxi : 25RM sinon bus local quelques RM pas plus

Il y a des avions pour Ipoh mais très cher.

Ipoh => Cameron Highlands

Bus de la Bus station à 8KM, durée : ? prix : 20RM

Cameron Highlands : faut aller maintenant, dieu sait ce que ce sera dans 10 ans. Faut le voir pour le croire

Deux routes : l’ancienne est plus sinueuse mais plus jolie.

Il y a des taxis 25RM/heure semble-t-il. On peut aussi louer des mobylettes (80RM/j) mais ça monte terriblement à certains endroits. Les ‘tours’ sont pas trop chers et résolvent le problème du transport.

Cameron Highlands => KUL => Singapour => bye bye

Bus pour KLIA2, durée 3 :20, prix 90RM

Attention si on fait différemment qu’un direct. KLIA2 est (très) loin de la ville, donc bien vérifier le timing en fonction de la bus station

Info sur Bornéo en 2017 octobre

Mont Kinabulu : faut réserver, quand on était sur place, plus de place dispo (bonne raison pour pas le faire 

Parc de Bako : idem, mais on a pu dégoter 2 lits en dortoirs. Pour info la moitié du parc était inaccessible pour une raison inconnue

Vallée du Danum : complet et cela même quelques semaines avant le départ !

Ile de MariMari : sans doute OK, mais nous on avait les chinois… ça vous change une île.

Gomantong Cave : heu que dire ? faut pouvoir faire un tour dans les autres grottes sans doute avec guide. Mais trop de pluie et pas de guide sur place. Cafards garantis.

Pas vu une seule sangsue
Re coup de gueule (Mitta et Latam) English translation pending
by Olivier30130 · 2020-03-04 · 22 replies
Cette fois c'est 2 coup de gueule. 1/ j'avais en avril 2019 déjà poussé une ralante contre LATAM qui annulait ses vols à tire larigot. Et bien rebelote... j'avais un billet , le 14 février Balmaceda-Santiago 9h57-12h20 puis Santiago-Madrid 13h30-6h25 arruvé le 15 février et enfin Madrid-Marseille 9h20-11h05 Arrivé à l'aéroport de Balmaceda, j'apprends que mon vol est annulé et remplacé par un autre à 12h08 arrivé 14h31. ENCORE ET TOUJOURS LATAM !!!!!!!!!!!! ils sont vraiement nul pour les vols domestiques Patatrac, tout s'écroule... On me propose un autre vol (LATAM) pour Madrid et j'obtiens un surclassement en "business".

Mais, plus de place, pour Madrid-Marseille sur Ibéria...Prochaine place disponible pour le 18 février !!!! mais on vous paye tout à Madrid, hotel restau etc .... je refuse car je veux rentrer. en final, comme LATAM et IBERIA font partie de l'alliance One Wolrd au lieu de Madrid-Marseille, je ferai Madrid-Londres (par Iberia) puis Londres-Marseille (par British Airways) !!!!!!!!!!!! ouf les bagages ont suivi..

2/ cette fois pour la société MITTA, franchisé indépendant de Hertz. Lors de la location, j'avais souscrit l'option CDW (avec franchise). J'ai eu un léger accrochage (non responsable), et cette société m'a juste mentionné le coût des réparation soit $452 200 (environ 500€ quand même). j'ai refusé de payer en arguant du CDW mais rien à faire. j'ai été débité de la location ET des réparations. J'ai demandé la justification de ces frais de réparation (trop facile d'avancer un montant), une facture détaillée (location, réparation, etc etc) mais impossible d'avoir ces documents.. Le dossier est à ce jour entre les mains de Hertz

Conclusion : boycotter MITTA et LATAM
Compte rendu Croatie été 2019 English translation pending
by AlexandreA · 2020-02-27 · 0 replies
Bonjour,

Grâce à l'aide du forum, j'ai concocté un petit voyage en Croatie l'été dernier. Voici le compte-rendu, jour après jour avec quelques bonnes adresses.

Départ Belgique => Munich (2 nuits dans le MEININGER Hotel München Olympiapark, très grande chambre familiale, très sympa et pas cher, faire juste attention: la hauteur max du parking est de 180 cm, et ce n'est pas indiqué, mais on peut se garer gratuitement sur la route dans la zone résidentielle à 7 minutes à pied). Le Deutsches Museum est vraiment très bien, on peut y passer une journée entière avec des enfants, mais la file est très longue quand il pleut. Munich => Rakovica (Farm Stay Kuca za Odmor 123, très bonne adresse, on resterait bien un peu plus là-bas) pour visiter Plitvice, par l'entrée 1, par un jour de bruine (chance, donc: il n'y avait pas de file). Ne pas oublier la vignette pour l'Autriche, vignette électronique basée sur le numéro de plaque, achetable sur le net à l'avance. Biograd: excursion en bateau avec "bretonne en Croatie": pas mal, mais moins bien que ce que le site annonce (mais ça vaut quand même la peine) Sali (Dugi Otok): un des meilleurs moments du voyage: à faire absolument: c'était mi-août, il n'y avait vraiment pas trop de monde, et c'est super sympa, très relax. Le Grill Toni est super. Arriver au moins deux heures à l'avance pour le Ferry, là encore, à quelques minutes près on le ratait. On regrette de n'être restés que 2 nuits sur l'île. Tout va plus lentement, tout est très relax sur l'île, il y a des chouettes balades à faire, on pourrait facilement rester 4 ou 5 jours, même avec des enfants. Il y a un phare tout au nord, là encore quelques chouettes promenades à faire (mais il fait chaud). Sibenik: Excellente buvette au château de Barone, qui sert des produits frais et locaux - le centre-ville est très sympa et authentique (plus on va vers le sud, moins c'est touristique, donc préférer Sibenik à Zadar pour l'authenticité). Zadar: on n'a pas du tout aimé: hyper touristique, plein de boutiques de luxe dans le centre-ville historique, plein de monde, pour finalement ne pas voir grand chose. Le seul truc sympa, c'est la traversée en bateau à rames depuis le centre vers le côté nord, pour deux fois rien par personne (ça évite un énorme détour à pied). Retour vers le nord, à Umag: visite à l'aquapark Istralandia: excellent, à part la musique très embêtante après une heure ou deux, le parc est vraiment super pour les enfants à partir de 8 ou 9 ans. Par contre, toute la région dans ce coin-là est 99% touristique, plutôt orienté fête et piscine. Kranj: piste de luge d'été: sympa, mais sans plus (relativement cher). Project Burger est une super adresse pour manger, pas cher et excellent. Solvénie: grottes de Skocjanske: à faire, vraiment impressionnant

Après, on est revenu par le nord de l'Italie (plein de bouchons), la Suisse et la France (car on devait passer chez des amis). Périple de 18 jours pour un budget tout à fait maîtrisé de moins de 5000 EUR TTC pour 6 personnes, sans se priver. Logement en appartement en Croatie.

Comme d'habitude, j'avais une liste d'activités pour chaque endroit, et en fonction de l'humeur, de la météo et du temps disponible, je pioche dans les activités.

On a été à une seule plage: sur Dugi Otok, il y a une plage artificielle de sable (qu'on a visiblement amené par bateau). Partout ailleurs, ce sont des cailloux (pas des galets ronds et doux, mais des cailloux tranchants qui font bien mal). Si on veut nager, il faut prendre un bateau, il y en a partout, on peut louer pour la journée.

Voilà, j'espère que ça aidera d'autres personnes.
Visiter le Taj Mahal le jour de son arrivée à Delhi? English translation pending
by Gg0611 · 2020-02-26 · 8 replies
Bonjour, Et oui, j'ai commis une erreur depuis déja vue sur les forums du net: J'arrive à Delhi le 30 juillet 2020, un jeudi matin (09h35, vol Air India), et je pensais bêtement visiter le Taj Mahal le lendemain matin, mais voila, c'est fermé le vendredi, tous les vendredis... On est une famille de 5, deux adultes et 3 ados-jeunes adultes, et on a réservé une voiture avec chauffeur pour notre séjour en Inde. Celui çi nous attendra à l'aeroport Indira Gandhi, et nous partirons directement pour Agra.. Entre formalités administratives (nous aurons des evisa, il faut que je m'en occupe), recupération des bagages et trajet en voiture, pensez vous qu'il est raisonnable d'envisager une visite du Taj Mahal en fin de journée, genre 16h? Merci pour vos réponses!
Seize jours en Corse en octobre 2019 English translation pending
by Hotpico · 2020-02-22 · 35 replies
Bonjour à tous,

Nous avons passé 16 jours en Corse en octobre 2019, au départ de la ville de Québec, Canada. Voici le carnet de voyage produit un peu tardivement, mais mieux vaut tard que jamais, comme dit l’adageJ.

L’itinéraire était le suivant :

J1-2 : Québec-Montréal-Marseille J3 – Marseille J4 – Marseille – Bastia (2 nuits) J5 – Bastia J6 – Cap Corse Est - Escale Macinaggio (1 nuit) J7 – Cap Corse Ouest – Escale St-Florent (1 nuit) J8 – Agriates – Ostriconi – Escale l’Ile Rousse (3 nuits) J9 – Calvi – Ile Rousse J10 – Villages de Balagne – Ile Rousse J11 - Revellata – Escale Porto (3 nuits) J12 – Croisière et randonnée J13 – Randonnées – visite Carghese – Porto J14 – Corte – Restonica – escale Porto Vecchio (4 nuits) J15 – Bonifacio – Capo Pertusato – Porto Vecchio J16 – Plages de Porto Vecchio – Bonifacio – Porto Vecchio J17 – Zonza - Col de Bavella – Trou de la bombe – Porto Vecchio J18 – Caldarella - Rocapina – Campomoro – escale Sartene (1 nuit) J19 – Filitosa – escale Ajaccio (2 nuits) J20 – Ajaccio – Iles sanguinaires J21 – Retour à Québec

J2 - Mardi, 1er octobre

Notre périple en Corse débute à Marseille pour deux jours. Vol sans problème si ce n'est l'espace exigu. Coincés comme des sardines. Vive Air Transat! Nous partons de la ville de Québec avec une escale à Montréal.

Aéroport à taille humaine. Bonne nouvelle: les valises sont au rendez-vous. Nous voilà en route vers l'hôtel en roulant les valises et gps à la main, comme de vrais touristes. Crevaison en route: je roule maintenant sur une roue à la garniture amincie, mais ça roule.

Hotel Hermes. Hotel modeste mais super bien situé, directement sur le vieux port. Petite chambre mais avec tout ce qu'il faut, sauf le coffre qui est inutilisable. Personnel sympathique. La situation est vraiment top.

Il est où l'accent marseillais ? Il se fait plutôt discret.

La ville est belle et accueillante, pleine de charme, de restos, de scooters et de mobylettes. Faut les avoir à l'oeil celles-là car elles se faufilent partout.

Première virée qui nous amène jusqu'au palais du Pharo, avec super vue sur le port, puis jusqu'à la préfecture. Beaux bâtiments et belles places mais pas grand-chose à visiter. Même le Fort St-Nicholas est fermé pour rénovations. Tant pis.

Il fait chaud et humide. On a le décalage horaire dans le corps. On doit faire attention pour ne pas s'endormir tous les deux simultanément sur un banc de pierre au Pharo. Ça serait cocasse et tentant mais bon, ce sera pour une autre fois.

On finit la journée dans un resto italien où on mange très bien et à prix fort raisonnable. À suivre...
Visiter Taroudant et ses environs et trajet pour Amtoudi depuis Tafraoute English translation pending
by Fenife · 2020-02-21 · 11 replies
Bonjour, l'itinéraire se dessine pour 14 jours en Mai. Première étape Taroudant 3 nuits Avec visiite de oasis de Tioute et la vallée des cėdrats au sud de Taroudant. Je ne trouve pas grand chose sur cette vallée , Certains d'entre vous connaissent peut être ? Tafraoute 2 nuits pour apprécier et visiter les environs Amtoudi 2 nuits. Pour Amtoudi j'ai une question. De Tafraoute mieux vaut emprunter la R107 ..... Izerbi ou la R-104 puus P 1919 et P1317 par Ifrane Anti Atlas avec une voiture logan.? Puis guelmin, sidi ifni, Mirleft , Tiznit. Puis direction Essaouira 2 nuits et retour Agadir . Comment vous semble ce parcours. Faisable en 14 jours.? Merci.

Ci joint quelques photos du voyage en Mai dernier une boucle de Marrakech jusqu'à Merzouga en revenant par ouarzazate.
Le long de la frontière ouest américano-canadienne et un détour par Hawaï English translation pending
by Jane15 · 2020-02-19 · 40 replies
Après un voyage en solo l'année dernière dans l'ouest américain, en cet été 2019, c'est le nord ouest américain et le sud ouest canadien qui ont retenu mon attention. Et j'ai cette année embarqué mon neveu de 10 ans. J'adore les animaux sauvages, la mer et les volcans et le moins que l'on puisse dire, c'est que ce voyage est tourné sur tout cela. Les nuits et repas sont du low cost: camping et hostels pour la majorité. Après ces courtes présentations, place au carnet. Vendredi 5 juillet: départ de Londres pour Seattle Le vol se fait sans encombre avec British airway, nous arrivons à Seattle vers 13h mais ne sortirons de l'aéroport que 4 heures plus tard. Le passage à la douane était hyper encombré et un veritable enfer. Nous récupérons la voiture, pas du tout le SUV prévu, elle ressemblait plutôt à une sorte des break, pour ce que j'y connais mais je crois que le cauchemar de la douane ne m'a pas donné envie de protesté , juste de quitter le plus vite possible l'aéroport. Nous avons perdu toute l'après-midi et il ne me reste que peut de temps pour amener la surprise que je réservais à mon neveu c'est à dire la visite du magasin Funko pop à Davenport car c'est un collectionneur. Mais je suis optimiste , ça va le faire. On a que une demi-heure avant la fermeture mais voir sa surprise et son sourire valait le détour.



Le paradis des amateurs de pop vinyl. Puis retour vers Seattle avec arrêt au wallmart pour les courses essentielles et on découvre notre hostel dans Seattle. Samedi 6 juillet: Parc Olympique Forcément, le réveil est matinal, donc après un rapide petit-déjeuner, nous prenons la route vers la presqu'île qui abrite le Parc National Olympique. C'est une chaîne de montagnes qui fait face à Seattle. pour s'y rendre, nous embarquons dans un ferry qui nous fait faire la traversée mais le temps est très couvert. En passant par le Visiter center, j'apprends que le camping où nous devons passé la nuit est fermé car la route qui y mène est inondée, tant pis, on verra plus tard. ce qui me préoccupe, c'est la météo qui risque de nous empêcher d'apercevoir la chaîne olympique. Il faut pour cela monter prendre une route très montante qui nous amène à un point de vue face à la chaîne. mon seule espoir c'est de passer au-dessus des ses nuages de pluie. Nous commençons la montée, il pleut à torrent et effectivement nous arrivons dans les nuages. et passons au-dessus, sauf qu'il y a une 2ème couche au-dessus et nous ne verrons donc pas grand chose. On aura essayer/ Ma philosophie est simple, je n'ai pas fait tous ces km pour renoncer si près donc quoi qu'il arrive, je tente toujours ma chance.

On aura au moins trouver la neige. En plein juillet, cela fait toujours bizarre. Nous reprenons la route direction l'ouest de la presqu"île pour aller voir la côte sauvage et les forêts humides. On s'arrête à un Subway pour le déjeuner, c'est pas trop mon truc mais bon. Et allons visiter la fore êt humide de Hoh, gros bouchon pour y arriver, pourquoi ??? mais c'est très beau mais forcément trop peuplé , c'est un peu à la queue leleu mais j'ai beaucoup apprécié l'ambiance dans cette forêt d'arbres verdoyants et toutes ces lianes.





Nous allons ensuite à Ruby Beach découvrir la côte Pacifique et c'est juste splendide: les vaques qui viennent s'écraser sur les rochers, ces rochers qui sortent de la mer et cette dernière qui ramène les bois flottés qui viennent à leur tour jonchés la plage. Quel spectacle ! On reste un moment à contempler cela.



Mais le soleil disparait petit à petit et nous n'avons rien de prévu pour la nuit, il faut repartir pour Port Angeles , il y a 2h de route où nous trouvons un motel. Port Angeles, c'est plutôt moche et terne comme ville. Heureusement nous n'y resterons pas.
Tarif des billets d'avion pour la Nouvelle-Calédonie English translation pending
by Claric60 · 2020-02-17 · 34 replies
Bonjour, je prévois un voyage en NC courant novembre décembre pour un mois. Les billets AR sont pour le moment entre 1420 et 1600 euros selon la compagnie. Pensez-vous que ce tarif soit intéressant ? Je vous remercie

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