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Route des Grandes Alpes à vélo en septembre 2011 English translation pending
by Lucbertrand · 2011-10-22 · 12 replies
Route des Grandes Alpes

Je n’aurais jamais imaginé, il y a seulement quelques années, que je réaliserais à vélo cette route de Thonon-les-Bains à Nice en passant par les plus grands cols des Alpes. En effet, pour moi les routes des Alpes représentaient uniquement des chemins d’accès pour me rendre au départ des escalades que je projetais. Ces fonds de vallées, comme par exemple la Maurienne, encombrés d’usines plus ou moins en déréliction sont tristes et font penser à Zola et aux conditions ouvrières du XIX siècle. L’idée de séjourner dans ces endroits plus que le temps strictement nécessaire à un passage rapide en voiture, ne me serait jamais venue. La montagne pour moi reste synonyme d’air pur, d’absence de bruit, de gaz d’échappement, de béton ou de goudron, donc tout le contraire de ce que l’on rencontre fréquemment tout au long de cette route mythique. La montagne je me suis toujours imaginé que pour en apprécier toute la dimension il est nécessaire de la découvrir en solitaire loin des chemins battus.

Fort de cet état d’esprit, comment peut-on en arriver à suivre ce ruban d’asphalte sur 666 kilomètres (ce qu’a indiqué mon compteur) ? Il n’y a pas si longtemps, j’aurais probablement déclaré, de façon tout à fait péremptoire, que ce projet était une ineptie contraire à ma philosophie, et que jamais oh ! grand jamais, je ne me lancerais dans ce genre d’aventure ! Comme quoi, bien se mettre en mémoire la fameuse formule : ne jamais dire fontaine je ne boirai pas de ton eau. Oui, car ce 31 août 2011, je suis avec Evelyne au départ de ce fameux itinéraire, qui de plus fête ses cent ans.

Comment puis-je donc m’engager dans un projet, qui il n’y a pas si longtemps semblait si peu en concordance avec ma conception et mes aspirations en matière de voyage ?

Différents facteurs se sont liés, je dirais même ligués pour m’amener à un tel revirement. Tout d’abord, mes premières expériences à vélo, qui m’ont fait découvrir le fabuleux plaisir de l’effort sans fin le long de grandes montées, m’ont amené à ne penser qu’en termes d’effort, en quelque sorte déconnecté de l’environnement. Ensuite, des discussions avec des cyclotouristes, en particulier Jean mon acolyte de la traversée de l’Europe et des Andes. Cette route il l’a faite à plusieurs reprises, et il en parle avec passion et son regard s’illumine aux noms de Galibier, Iseran, Izoard, la Bonnette etc. D’autre part, les fabuleuses images qui chaque année à l’occasion du tour de France reviennent durant presque un mois, m’ont aussi sans doute profondément influencé, jusqu’à vouloir imiter ces forçats de la petite reine. Il faut dire que les reportages présentés à cette occasion par les équipes embarquées à bord d’hélicoptères, sont d’une qualité et d’un esthétisme exceptionnels. Ils ne nous montrent pas seulement les Alpes, mais la France entière. On découvre les richesses architecturales et naturelles de ce pays incomparable qu’est la France ! Garde à vous on entonne la Marseillaise!

Ces facteurs, lentement, ont mûri dans mon esprit, pour finalement déclencher des envies et des émotions nouvelles, m’amenant à une vision des choses sous un angle différent, d’où un basculement radical d’opinion. Et de plus, au moment de concrétiser ce projet, l’envie de partir vivre une aventure orientée vers l’effort physique avec Evelyne, compagne de vélo sûre, toujours volontaire et de bonne humeur, n’a fait que précipiter le départ. Une fois que la décision fut prise, pas grand-chose à planifier, plus rien à faire que pédaler, car tout est bien balisé. Mais j’ai pris conscience que ce trajet à travers les Alpes que je connais bien, allait aussi sans doute représenter l’essentiel, la mémoire de mon père. En effet, il n’y a pas un massif que je n’ai fréquenté avec lui. Je savais qu’à chaque détour de la route ou du haut des cols je contemplerais des sommets que j’avais gravis en sa compagnie, ou dont il m’avait parlé avec passion. Et là, à partir de ce moment, ce dessein s’est inscrit en moi à la manière d’un pèlerinage à la quête de ce père qui m’a ouvert à la vie et qui m’a insufflé ma plus grande passion, l’alpinisme.

Voilà comment je me retrouve au départ de cette route mythique, l’année de son centenaire. Concernant cette date anniversaire, il faut rester prudent. En effet, de nombreux événements significatifs sont révélés lorsqu’on se penche sur l’histoire de cet itinéraire des grands cols. Les travaux avaient commencé au XIX siècle. C’est en 1911 que les premiers voyages ont été organisés par la compagnie PCM (Compagnie des Chemins de Fer de Paris Lyon à la Méditerranée), bien que certains tronçons ne fussent pas totalement aménagés. J’imagine qu’à l’époque de ces premiers périples organisés, les privilégiés qui en profitèrent, firent un voyage époustouflant à travers des régions très peu médiatisées en ces temps, et que le décor qu’ils découvrirent du haut de l’Iseran ou du Galibier les marqua durablement. En effet à notre époque, lorsque nous partons dans des contrées lointaines, nous avons déjà vu une multitude de photos ou de reportages, qui embellissent souvent la réalité, ce qui nous prépare à ce que nous allons découvrir. Au début du XX siècle, la publicité et autres représentations en images étaient moins développées, d’où probablement une émotion décuplée devant des paysages grandioses, dont on ne se faisait aucune idée quant à la splendeur et la grandeur.

Tout évolue, donc cette route mythique s’est transformée en itinéraire touristique de masse, certes magnifique mais plus vraiment exotique. Il en est de même des grandes voies d’alpinisme. Je pense tout particulièrement à la Meije, que l’on découvre du col du Galibier, et qui culmine presque à 4000 mètres. La première traversée des longues arêtes de ce sommet a été réalisée le 26 juillet 1883 par le grand guide de l’Oisans le Père Gaspard. Le sommet avait été atteint en 1877 par ce même guide accompagné d’un jeune alpiniste, Boileau de Castelnau. En cette fin du XIX siècle, cette entreprise passait pour un exploit d’exception, alors que de nos jours, sans minimiser l’engagement qu’elle implique, elle est classée tout simplement AD (assez difficile). C'est-à-dire qu’elle ne présente aucune difficulté technique d’escalade pour les virtuoses de notre époque, bien que l’enneigement puisse présenter un danger redoutable.

Voilà en quelques mille mots les pensées qui m’habitent au départ de cette chevauchée de cols en cols, du Léman à la mer, tout au long des 666 kilomètres et des 15000 mètres de dénivelé qui nous attendent.

Premier Jour : Thonon-les-Bains Cluses 60 km

Un peu avant midi le train nous dépose en gare de Thonon-les-Bains. Les TER Bombardier sont vraiment pratiques pour les cyclistes. En effet, en plus de permettre une vue panoramique au voyageur, ils offrent toutes les commodités pour les vélos. Pas de marches exigües et très raides à franchir en effectuant des efforts surhumains. On pénètre du quai dans le wagon en faisant rouler sa bicyclette sans changement de niveau. Ensuite, il suffit de l’accrocher dans le coin prévu à cet effet, et inutile de décrocher les sacoches et autres bagages. Oui, je fais de la publicité pour la SNCF !

Pour cet après-midi, nous avons l’intention de rejoindre les Gets, à peu près quarante kilomètres. Ce qui pour une étape de la demi-journée devrait constituer une mise en jambe en douceur. Cependant sur notre carte nous éprouvons des difficultés à évaluer le dénivelé, la montée sera-t-elle longue et le pourcentage élevé ? Nous verrons bien.

Donc sans idée précise de ce qui nous attend, nous quittons cette jolie ville de Thonon et nous engageons dans les gorges de la Dranse. Le temps est au beau, la température idéale pour pédaler et la circulation peu importante. Ce début de voyage sur une route à peine montante est très agréable. La rivière nous offre des points de vue superbes, bouillonnements d’eau au milieu desquels de gros cailloux mettent en exergue l’écoulement de l’onde, toute en courbes frangées d’écume, du plus bel effet.

Les Gets sont rapidement atteints, et sans difficulté notre vitesse moyenne frise les 20 km/h. Evelyne trouve que comme d’habitude je pars trop vite, mais je ne sais pas rouler doucement. Il faut toujours que je sois presque au maximum de mes possibilités. Je prends un peu d’avance, car je sais que les jours suivants dans les grandes pentes, alors que je donnerai le maximum, elle sera loin devant.

Après un pique-nique frugal à base de charcuterie, nous nous attablons à un bar en bordure de route, pour le café rituel que nous ne manquons jamais de boire en début d’après-midi. On prendrait presque des habitudes de vieux couple, en effet cela fait déjà cinq voyages à vélo que nous effectuons ensemble, Evelyne et moi. Je commande un expresso et elle sa traditionnelle noisette allongée. Un couple de cyclistes allemands s’arrête, nous les invitons à notre table et échangeons nos expériences de pédaleurs. La discussion passe des cols de la région à la magnifique descente du Danube, et de là, à la piste cyclable de l’Elbe, région sauvage et préservée. Ces rencontres au hasard des déplacements, au détour d’une pause café, font partie intégrante du voyage à vélo. Nous nous sentons bien avec nos interlocuteurs, mais le temps file. Malgré le grand plaisir de l’échange, nous prenons congé et continuons notre route. Le voyage c’est aussi une succession de rencontres et de séparations.

La petite ville de Taninges est vite atteinte. L’après-midi n’est pas très avancé, et nous poussons jusqu’à Cluses, qui n’est distante que d’une dizaine de kilomètres. Après une côte de deux ou trois kilomètres, nous arrivons à un point haut, d’où la vue porte sur la vallée située au sud. Cluses s’étale à nos pieds et nous n’avons qu’à nous laisser entraîner par la gravité à vive allure pour rejoindre l’hôtel de la gare qui nous fournira le gîte et le couvert pour notre première nuit. Cet hôtel de la gare, je le connais bien. En effet, il nous sert de point de chute habituel lorsque nous venons grimper dans la région.

Cluses, comme toutes ces villes de fond de vallée est enserrée entre des montagnes aux pans abrupts qui donnent au lieu un air austère, et cela d’autant plus le soir lorsque les rayons du soleil restent là-haut accrochés sur les crêtes et ne nous gratifient plus de leur douce chaleur.

Deuxième Jour : Cluses Beaufort 95 km

La nuit a été chahutée. Un orage violent a sévi de 1h à 3h du matin. De grandes quantités d’eau sont tombées. Le tonnerre et les éclairs nous ont gratifiés d’un spectacle sonore et lumineux de premier plan. On ne peut s’empêcher de penser que si le temps devait être mauvais, notre projet de traversée des Alpes serait radicalement compromis. A vélo les conditions météorologiques constituent un facteur déterminant, qui conditionne la réussite de l’entreprise. On garde constamment à l’esprit que nous sommes et restons soumis aux aléas du temps et aux coups de colère de la terre. On abandonne notre condition d’hommes appartenant à une civilisation qui ne regardent plus la planète, sûrs que la technologie nous permettra de passer outre les intempéries. Se soumettre à la merci des éléments nous remet à notre place d’êtres, vivant aux rythmes de la nature. Cela à mon avis donne un vrai sens au voyage et lui rend toute sa profondeur. J’imagine l’alpiniste qui scrute au matin l’état du ciel et les conditions de la paroi, le marin qui écoute le bulletin météorologique dans l’attente d’un éventuel avis de tempête, l’explorateur du pôle évaluant la violence du vent et le danger des basses températures.

Après un petit déjeuner copieux, nous équipons nos vélos et nous quittons la ville par de petites rues peu passantes et encore ruisselantes des fortes pluies de la nuit. Le pied du col de la Colombière est rapidement atteint. Il va constituer le premier gros « morceau » de notre étape, 1128 mètres de dénivelé pour 20 kilomètres. Tout commence dans les meilleures conditions. Nous montons dans une belle forêt encore toute humide qui nous distille sa fraîcheur, sur une route où le trafic est quasiment absent. Le village du Reposoir est dépassé et nous discernons sa jolie chartreuse fondée au XII siècle. Cependant, nous ne prenons pas le temps de nous y arrêter sachant que notre étape du jour sera longue et difficile, trois cols au programme. Cela me fait dire que le voyage à vélo n’est pas toujours le meilleur moyen de visiter. En effet, ce mode de déplacement lent, n’autorise pas souvent les arrêts pour satisfaire sa curiosité, car cela risquerait de compromettre l’objectif de la journée. On reste tendu sous la contrainte horaire, dans l’espoir d’arriver au terme de notre étape dans des délais horaires convenables. La recherche d’un hébergement selon les endroits n’étant pas toujours acquise, cela ne fait que renforcer notre volonté de ne pas arriver trop tard. Tout là-bas, nous discernons enfin le col, mais nous n’avons pas l’impression d’avancer. Une rampe immense à l’inclinaison importante nous force à des vitesses lentes. Evelyne prend de l’avance et je me traîne à six ou sept à l’heure. Enfin, je rejoins ce col que je convoite depuis un bon moment. Il est plus de 11 heures. Avec Evelyne nous nous regardons et restons quelque peu dubitatifs. Nous n’avons fait qu’une vingtaine de kilomètres et il nous reste deux cols à gravir pour une étape d’une centaine de kilomètres jusqu’à Beaufort. Aurions-nous présumé de nos forces ? Nous ne sommes pas loin de le penser. Mais je me souviens de certaines expériences, où tout démarrait mal ou trop lentement et comme par miracle au cours de la journée tout rentrait dans l’ordre et l’objectif était atteint contre toute attente. Donc, continuons et nous verrons bien. Avant de partir, un dernier coup d’œil me rappelle des expériences d’escalade sur les parois qui nous environnent. Sur ces falaises au-dessus de nous il y a quelques années j’ai reçu une pierre qui m’a entaillé l’arcade sourcilière. J’étais descendu au grand Bornand où l’on m’avait posé quelques points de suture. Surprise lorsque je vois le médecin, le portrait craché du ministre Barnier. Il s’agissait de son frère. Et puis aussi je pense à l’imposante Pointe Percée qui s’élançait derrière le village du Reposoir et barrait de sa masse imposante une vallée secondaire. Je l’avais gravie il y a quelques années. Elle présente une magnifique arête ouest de 450 mètres à l’escalade agréable et de difficulté raisonnable. Mais le jour de notre ascension l’automne était bien avancé et le haut de la paroi était en partie couvert de glace. Cependant la fine pellicule de verglas avait eu le bon goût de laisser quelques grattons bien placés, sur lesquels nous pouvions poser nos chaussons d’escalade. Cela nous a cependant procuré quelques émotions.

Il me faut arrêter de rêver sur les escalades du coin, car notre chemin est encore long et accidenté pour arriver à Beaufort. Tout d’abord une belle descente, dans un cadre magnifique de hautes parois calcaires blanches au pied desquelles de grandes prairies à l’herbe grasse et sombre, nous permet de faire remonter notre moyenne. Dans ces moments, inexorablement le moral remonte aussi. Nous atteignons la superbe station du Grand Bornand, où nous faisons quelques emplettes pour notre repas de midi. L’architecture est magnifique, de vastes chalets au bois sculpté et vernis, aux façades couvertes de fleurs multicolores parsèment les flancs de la vallée. Nous profitons de cette halte pour admirer la mairie superbement fleurie.

Rapidement, par une route au trafic dense, nous atteignons la Clusaz au pied du col des Aravis. Ce deuxième col, à la montée courte, sera vite grimpé. La foule des visiteurs est importante. Je contemple les falaises qui dominent ce lieu et me souviens y être venu faire de l’escalade il y bien une trentaine d’années. Mon Dieu que le temps passe vite !

La descente nous conduisant au pied du col des Saisies me semble infinie. Cela nous laisse envisager une dernière montée longue. En effet, elle se développe sur 17 kilomètres, mais nous ne souffrirons pas trop, car certains d’atteindre notre but de la journée. Comme quoi le moral est primordial et les jambes suivent presque toujours. Cela me rappelle l’une de mes connaissances et maître à penser, athlète hors normes qui a parcouru la terre entière à pied, en particulier les déserts les plus hostiles. Lors de sa traversée de l’Australie en courant, il s’était fixé des étapes journalières de cent kilomètres. Généralement il avait un coup au moral et donc de fatigue vers les 70 kilomètres. Il mobilisait sa volonté et surmontait à chaque fois sa faiblesse journalière. En me narrant cette expérience il me dit que s’il s’était fixé des étapes non de 100 kilomètres mais de 130, son passage à vide il l’aurait eu vers 100 et non à 70 kilomètres. Cette anecdote prouve bien toute l’importance de l’esprit et du mental dans de grands projets. Mais je ne vais pas comparer notre balade de 10 jours dans les Alpes à la traversée de l’Australie en courant ! Cependant, il ne faut pas la minimiser. Ayant traversé une bonne partie des Andes à vélo l’année dernière en passant de très nombreux cols au-dessus des 4000 mètres, je pensais me balader dans les Alpes. Je constate que ce n’est pas tout à fait le cas !

Revenons à la montée du col des Saisies et ses 17 kilomètres. Nous l’atteignons donc sans grande difficulté, du fait de la remontée en flèche de notre moral, et notre regard plonge enfin vers le magnifique village de Beaufort qui se blottit tout en bas dans la vallée au pied du premier gros obstacle de notre étape du lendemain, le Cormet de Roselend et ses 1200 mètres de dénivelé. Drôle de nom tout de même pour un col, dont j’ignore l’origine. Mais il représente un grand intérêt, le tour de France y est passé à dix reprises.

Une immense descente nous conduit à Beaufort. Enfin nous y sommes vers les 18 heures. Nous aurons cumulé aujourd’hui plus de 2400 mètres de dénivelé. Une fois au centre du bourg, nous constatons qu’Il y a manifestement encore beaucoup de monde en vacances en ce tout début septembre. Nous trouvons un hébergement dans l’hôtel du Grand Mont, tout heureux d’obtenir une chambre. De nombreux motards, surtout des Allemands y sont déjà installés.

Le nom de cet hôtel me rappelle mes débuts à ski de randonnée avec mon père alors que j’avais 12 ans, car le Grand Mont d’Arêches a été la première montagne que j’ai gravie skis aux pieds. Cette première expérience m’a enthousiasmé et de nombreuses autres sorties à peaux de phoque ont suivi. Ce sport représente à mes yeux, l’un des plus enivrants. En effet, pouvoir escalader de grandes montagnes enneigées fréquemment sans aucune trace, puis se lancer dans des descentes souvent raides où l’on se laisse guider à l’inspiration sur cet immense tapis blanc et vierge, représente une des plus belles communions que l’on puisse ressentir avec la nature. Outre la joie de ces descentes en neige vierge, le plaisir de l’effort à la montée, parfois durant de longues heures, les fonds de vallées s’éloignant et la cime des sommets environnants se rapprochant, fait naître une vraie symbiose avec ce milieu minéral hostile. Le plus incroyable, ces pics qui semblaient si hauts, si loin presque inatteignables, on finit par les dépasser et les regarder d’en haut. Oui ce plaisir contribue à faire de cette activité montagnarde l’une des plus belles. Cet effort, qui s’inscrit dans la durée, permet de ressentir son corps vivre. Cependant elle est particulièrement dangereuse, plus que l’escalade extrême. Le rocher est un matériau solide, la neige par contre est une substance fluide. Le risque d’avalanche est souvent présent avec tous les dangers que cela représente. L’expérience ne suffit pas toujours à se prémunir de ce danger de la mort blanche, et cela d’autant moins, que souvent des neiges poudreuses instables sont fabuleuses à skier ! Voilà je suis en plein dans mon voyage à vélo sur la piste de mon passé montagnard avec mon père. Le plus étonnant, cette première randonnée à ski, dont je me souviens avec précision, j’aurais eu de la difficulté à en situer le lieu sur une carte et tout naturellement le nom de cet hôtel me permet de la positionner avec précision. Cela fait quand même quarante six ans !

Troisième jour : Beaufort Val d’Isère 77km

Après une soirée gastronomique et une nuit paisible, nous sommes à même d’attaquer les vingt kilomètres qui nous conduiront au Cormet de Roselend. Alors que nous sortons de l’hôtel et préparons nos vélos, un couple d’Américains en fait de même. Ils se sont aussi lancés dans la traversée des Alpes, leur point de départ étant Genève. Après avoir fait quelques achats nous nous lançons dans la montée. Au début la route serpente le long d’un versant boisé. Nous gagnons rapidement de l’altitude et la vallée à nos pieds apparaît de plus en plus encaissée. Avec cette prise d’altitude rapide la perspective s’élargit et des sommets émergent, ce qui procure un vif plaisir. A l’arrivée sur le lac de Roselend, nous retrouvons le couple d’Américains. Tandis qu’ils continuent, nous nous arrêtons boire un café. De la terrasse, à laquelle nous sommes assis, nous surplombons le lac à la surface calme, sans une ride. La couleur de l’eau est presque irréelle, vert émeraude. De loin en loin, je distingue les ronds faits à la surface par les poissons, sans doute des truites, qui viennent pointer leur museau. Je resterais des heures à contempler ce spectacle. Comme quoi, contrairement à ce que je pensais, pas la peine de marcher des heures loin de toute présence humaine pour pouvoir s’absorber dans des spectacles de toute beauté. Mais il n’est pas question de trop s’attarder, car nous n’avons pas encore atteint notre premier col, et le plat de résistance nous attend dans l’après-midi.

Il nous reste exactement 363 mètres de dénivelé pour atteindre le Cormet. La forêt a disparu, cédant la place aux alpages d’altitude, à l’herbe rase et claire. Nous commençons par descendre légèrement. Dans les grandes montées on appréhende toujours le fait de descendre, car cela implique qu’il va falloir reprendre l’altitude perdue. On a un peu l’impression de monter deux fois. Mais cette redescente est de faible ampleur, elle nous permet cependant de parcourir un kilomètre à vive allure avant de reprendre notre vitesse d’escargot inférieure à dix à l’heure. Nous marquons une courte pause afin d’admirer la pittoresque église des Lanches, sur laquelle se dresse un joli clocher à deux cloches. Après un verrou aux lacets raides, le Mont Blanc se dévoile dans toute sa splendeur, sous un angle inhabituel. Nous laissons sur notre gauche le petit refuge du Plan de la Lai. Il me rappelle ma traversée de Chamonix à Nice à pied par le GR5, ce fut aussi une belle aventure. Je m’étais arrêté au refuge après un bivouac merveilleux vers le col du Bonhomme, et avais engouffré cafés et coca-cola avant de reprendre ma marche en direction de la vallée de la Tarentaise. Aujourd’hui encore nous allons rejoindre cette vallée de la Tarentaise, mais par la route. Le cyclotourisme est à mon sens plus facile que la randonnée à pied au long cours. En effet, le mouvement uniforme qu’imprime le vélo est moins traumatisant que celui plus chaotique qu’engendre la marche et la répétition des chocs occasionnés par les semelles de chaussure qui frappent à chaque instant le sol.

Encore quelques kilomètres de route à l’inclinaison modérée à travers de grands espaces et nous atteignons le Cormet de Roselend, l’un des passages clef de notre itinéraire. De nombreuses personnes s’y pressent, montées en voiture ou à moto. Il y a aussi deux cyclistes allemands qui attendent leur camarade un peu moins rapide. Ils effectuent un périple à vélo depuis Albertville. Ils sont plus courageux que nous, car ils campent. Ils nous racontent leur nuit d’avant-hier sous des trombes d’eau. Nous n’éprouvons aucune honte de chercher tous les soirs un toit en dur, en nous souvenant de l’orage que nous avons subi à Cluses. Nous cédons avec plaisir au rite de la photo sous le panneau mentionnant le nom du col et son altitude. Il ne fait pas très chaud à près de deux mille mètres d’altitude et nous nous lançons dans une descente de vingt kilomètres. Comme d’habitude, les rôles sont inversés je disparais dans le lointain, alors qu’à la montée c’est Evelyne qui s’envole.

Que de plaisir dans ces grandes descentes sur ces routes aériennes, où le panorama s’hérisse de pics et de parois jusqu’à l’infini. Mon ravissement oscille entre recherche de vitesse et spectacle de la montagne. Mais ces deux activités ne font pas la paire. Il ne faut pas grand-chose pour déstabiliser un vélo, et une chute à grande vitesse sur ces routes escarpées signifierait dans le meilleur des cas l’abandon de notre projet avant son terme.

Vers les treize heures nous atteignons Bourg-Saint-Maurice. Les fonds de vallée ne sont pas très agréables, froids le matin et accablés de chaleur vers la mi-journée, comme c’est le cas aujourd’hui. La circulation sur l’axe qui monte vers Val d’Isère est intense. Nous faisons quelques achats dans un supermarché, afin de nous sustenter en vue d’attaquer la grande rampe qui va nous conduire vers le barrage de Tignes. Cette partie de l’itinéraire, nous la redoutons quelque peu, car tout le monde nous en a décrit l’inintérêt et le danger, en particulier à cause des tunnels peu éclairés. A ce sujet, je me souviens de mes expériences à moto lorsque j’avais moins de vingt ans. Je faisais partie de ces privilégiés dont le père passait toutes les envies. De ce fait dès mes seize ans je me suis retrouvé à chevaucher l’un des bolides les plus rapides de l’époque, une T500 Suzuki. Eh oui à l’époque le permis moto toutes catégories était fixé à 16 ans. Ce qui indéniablement était une erreur, mais voilà cela m’a permis de connaître mes premiers accidents très jeune, et plus tristement de voir mourir un certain nombre de camarades. Dans les années 70 de grosses concentrations de motos avaient lieu, et l’une des plus célèbres se déroulait à Val d’Isère aux environs du 14 juillet. Nous convergions par milliers en roulant comme des fous. Bien souvent des motards arrivant comme des bolides à l’entrée des tunnels pas éclairés et mal pavés, perdaient toutes références et percutaient les parois et dans le meilleur des cas sortaient à pied. Je me souviens avoir vu des gendarmes à l’entrée de ces fameux tunnels debout au milieu de la chaussée faisant de grands gestes pour obliger tous ces fous à ralentir, afin de leur éviter d’aller s’écraser un peu plus loin dans le noir. C’était une autre époque. Mais l’idée de m’enfoncer aujourd’hui dans ces tunnels à vélo m’inquiète un peu. Cependant contre toute attente, je vais les trouver sûrs, bien éclairés, voire ajourés et au goudron sans reproche. Ils n’ont plus rien à voir avec ceux que j’ai connus dans les années 70.

Fort de ces souvenirs vieux d’une quarantaine d’années, dans la chaleur de l’après-midi nous attaquons ces vingt cinq kilomètres qui nous mèneront au lac de Tignes. La circulation est intense, voitures, motos et camions. Mais pourquoi ces derniers sont-ils aussi nombreux? Peut-être des travaux importants à effectuer avant que la saison de ski ne commence?

Cette longue rampe est cependant assez ennuyeuse comme on nous l’avait prédit. Nous ne voyons pas les montagnes au-dessus. Nous sommes enserrés dans cette vallée, comme prisonniers des flancs abrupts et des arbres. Le temps finit par nous sembler long dans la chaleur et le bruit. Enfin, nous voyons apparaître le barrage. Nous l’atteignons et cherchons un logement à Tignes le Lac, mais sans succès. Nous nous dirigeons donc vers Val d’Isère, et là à l’entrée de la station en bout de lac nous trouvons un hôtel qui nous hébergera. La vue y est magnifique sur le plan d’eau.

Quatrième jour : Val d’Isère Modane 82 km

Ce jour nous nous réveillons en ayant à l’esprit que nous allons gravir le plus haut col d’Europe à 2770 mètres. Une certaine émulation nous anime. Depuis Bourg-Saint-Maurice jusqu’au col la carte indique cinquante kilomètres, cela correspond à un kilométrage que l’on rencontre dans les côtes des Andes au Pérou. Hier nous en avons effectué plus de la moitié, aujourd’hui l’effort ne devrait pas être trop long et difficile. Nous traversons Val d’Isère, station de sport d’hiver très étendue qui dans ce matin du mois de septembre est presque déserte.

Après avoir quitté la station de ski, nous roulons jusqu’au fond d’un vallon avant d’attaquer le haut pan de montagne qui nous conduit au col. L’extrémité de cette combe me rappelle de nombreuses randonnées à pied ou à ski, entre autre la pointe de la Galise ou la Tsanteleina, magnifique sommet qui culmine à plus de 3600 mètres. Je me souviens l’avoir gravie par sa face nord avec des chasseurs alpins. Le chef du détachement, le colonel commandant le régiment du coin, n’était pas un rigolo, dès que nous parlions entre nous il nous faisait des remarques. Nous, jeunes élèves officiers de l’armée de l’air nous avions du mal à réfréner notre fou rire. Heureusement de nuit il ne pouvait pas voir que nous riions comme des bossus tout en silence. Mais cette course glaciaire d’inclinaison modérée fut très agréable. Une fois au sommet, le colonel des chasseurs alpins s’était radouci, ayant constaté que nous n’étions pas plus mauvais qu’eux. En effet, au milieu du couloir qui conduisait à la cime, l’un d’entre nous avait pris la tête des cordées, traçant dans une neige profonde, et avait accompli ce labeur jusqu’au sommet.

Il y a de nombreuses années que je ne suis pas revenu dans ce coin en été. Que les glaciers ont rétréci depuis cette lointaine époque, pour laisser la place à des champs de caillasses. Cette montée de l’Iseran à vélo est raide, mais heureusement la température est idéale. Les derniers kilomètres sont traîtres, car sous des apparences faciles ils flirtent avec les dix pour cent. Enfin nous y sommes. Nous arrivons à l’un de ces points clefs de la célèbre route des Grandes Alpes. L’affluence y est nombreuse, beaucoup de motards allemands. L’un d’entre eux nous prend en photo au pied du panneau du col qui affiche 2770 mètres. Un automobiliste sans carte me demande quelques renseignements et il est tout heureux que je lui prête la mienne, afin qu’il décide de son itinéraire de retour. Nous sommes bien avancés dans notre voyage, et avons vraiment la sensation d’être au cœur du sujet. Le temps semble se voiler. Il a tenu jusqu’à présent. Je ne me serais pas vu passer l’Iseran dans le mauvais temps. Heureusement nous y échappons pour le moment, mais cela risque de ne pas durer.

Nous profitons cependant du spectacle. A l’est je reconnais des sommets que j’ai gravis, entre autres la Lévana Occidentale, l’Albaron et puis un sommet que j’ai toujours voulu grimper le Charbonnel. En un déroulé du panorama, de nombreuses années de ma vie défilent. Je me souviens d’une montée au refuge de la Lévana avec mon père par mauvais temps. Nous nous étions perdus dans la nuit, et la neige tombait à gros flocons. Il avait fait une chute dans un trou, et je l’avais aidé à sortir en lui prenant son matériel. Vu mon jeune âge j’avais été impressionné, mais sans doute n’avions nous cherché notre chemin que quelques minutes et le trou n’était pas très gros.

Nous reprenons notre route à vélo et nous lançons dans la descente sur Bonneval-sur-Arc. Ce versant de l’Iseran est splendide et austère, de grandes pentes raides à l’herbe rase. Je prends un immense plaisir à foncer, je double même des voitures. Je n’aurais jamais imaginé que le vélo puisse susciter un tel plaisir, d’une part dans l’effort à la montée et d’autre part dans la griserie de la vitesse à la descente. Mais attention, un vélo, surtout avec des sacoches, ce n’est pas une moto et l’adhérence des pneus de faible section reste limitée, donc prudence. De plus le temps de réaction des freins est particulièrement lent, l’ensemble de l’équipage pèse plus de cent kilogrammes. Je suis toujours étonné que les patins en caoutchouc tiennent le coup sur ces longues distances. En effet, sur cette traversée des Alpes, nous effectuons plusieurs centaines de kilomètres en descente, ce qui sollicite fortement les freins. Evelyne, dans l’avant dernière étape, aura quelques ennuis de ce côté, mais un réparateur de vélo en Vésubie y mettra bon ordre.

Une fois à Bonneval, la route continue à descendre mais la pente est plus douce. Nous nous trouvons au fond de la très longue vallée de la Maurienne, que nous allons suivre jusqu’à Saint-Jean-de-Maurienne. Le temps se couvre de plus en plus. Un vent fort se lève mais ne nous gêne pas trop. Nous sommes déjà contents d’avoir passé l’Iseran sans pluie. Vers treize heures un restaurant à Lanslebourg est le bienvenu. Au moment de le quitter nous devons nous faire violence, car le temps se dégrade rapidement. Nous décidons de pousser au moins jusqu’à Modane. Que cette vallée est austère lorsque le mauvais temps s’y installe. Les pompiers nous doublent. Nous les rejoignons quelques kilomètres plus loin. Ils interviennent sur un accident dans lequel est impliqué un cyclotouriste. Il n’a pas l’air trop atteint. Cela nous rappelle qu’avec nos vélos nous sommes très vulnérables. La pluie arrive. Très vite il tombe des trombes. Une véritable pellicule d’eau recouvre la route. Il fait sombre, dans ces conditions on réalise que le cycliste est en posture précaire. La route descend et nous avons tendance à accélérer pour abréger cette situation désagréable d’être soumis à de fortes intempéries sur une route passante. La ville de Modane apparaît. Qu’elle est triste par ce temps! Son immense gare en plein centre donne un aspect lugubre au coin. Nous trouvons rapidement un hôtel sympathique et nous y installons et commençons par prendre une bonne douche et nous changer. Nous irons ensuite flâner au centre ville. Une librairie bien achalandée nous permet de passer un moment agréable.

Nous espérons que le temps demain s’améliorera. En effet, un gros « morceau » nous attend, le Télégraphe et le Galibier. Ce dernier col, il n’est pas question de le passer par mauvais temps, car on louperait l’un des plus beaux spectacles de montagne, lorsqu’on découvre l’Oisans qui se développe au sud avec ses fantastiques montagnes que sont la Meije, les Ecrins, le Râteau et bien d’autres. Nous verrons bien au lever demain matin. Cette incertitude liée aux conditions météorologiques fait partie intégrante du voyage à vélo. C’est l’un des éléments qui nous donnent l’impression d’être très loin. Dans notre monde sophistiqué aux moyens de déplacement multiples et souvent très rapides, la planète perd ses dimensions, et le voyage à vélo ou à pied les lui rend. On a l’impression d’être des explorateurs lorsqu’on ressent cette sensation de loin et cette envie d’engagement. J’en conviens, cela est très relatif, car il s’agit de l’exploration d’une route goudronnée et de plus la gare est devant nous et en quelques heures nous pouvons être à Lyon !

Cinquième jour : Modane Valloire 35 km

Au matin le temps ne semble pas terrible, bien qu’il ne pleuve pas. Nous voyons cette ville sous son mauvais jour. Je me souviens y avoir campé lors d’une traversée des Alpes à pied. Toute la nuit il avait plu et je m’étais réveillé dans une mare ! Aujourd’hui nous n’en sommes pas là, mais le mauvais temps me fait plus peur à vélo qu’à pied, bien que la marche sous des trombes d’eau ne soit pas particulièrement agréable. Mais sur les chemins on n’est pas à la merci des dangers de la route.

Nous enfourchons nos montures par un temps bas, lugubre et humide. L’Arc charrie des tonnes d’alluvions dans ses eaux boueuses, qui semblent épaisses un peu à la manière d’une pâte liquide. Jusqu’à Saint-Michel-de-Maurienne la route descend et nous effectuons cette première partie d’étape à vive allure. Une fois Saint Michel atteint, le col du Télégraphe déroule devant nous ses grands virages qui partent à l’assaut de la montagne. Quelle n’est pas notre surprise de nous trouver au milieu d’une foule de vélos ! En effet, 2500 Belges se sont donné rendez-vous dans le cadre d’une manifestation à but caritatif pour la recherche médicale. Nous commençons à nous faire du souci, car avec tous ces cyclistes allons-nous trouver un hôtel à Valloire? D’autant plus que le temps se dégrade et la pluie fait son apparition. Cette montée fait une dizaine de kilomètres, 11,8 exactement, pour un dénivelé de 856 mètres, une pente moyenne de 7,3% et une pente maximale de 9,7%. Il culmine à 1566 mètres. Voilà, je vous ai tout dit. La pluie s’accélère, nous faisons néanmoins la halte traditionnelle au col pour la fameuse photo sous le panneau indicateur. Nous engageons la conversation avec quelques cyclistes. Ils sont venus de Belgique pour trois jours seulement le temps de gravir ces deux cols mythiques le Télégraphe et le Galibier. Ils nous apprennent que le gros de la foule est passé hier, ce qui nous laisse quelques chances de logement. C’est trempés que nous arrivons à Valloire. Il n’est pas question d’envisager de passer le Galibier par ce temps. Nous nous mettons à la recherche d’une chambre, que nous finirons par trouver. Ouf! Par ce temps il n’était pas question de rester dehors sans matériel de camping.

Il n’est que midi, cet après-midi de repos sera le bienvenu. La montée des deux cols dans la foulée doit être difficile avec nos vélos chargés. Dans le fond la pluie est presque une bénédiction, qui nous enlève toute culpabilité de céder à la facilité d’une étape courte. Le soir nous aurons quelques difficultés à trouver un restaurant qui nous accepte, car les hordes des jours précédents ont tout dévalisé, et la station attendait la fin de cet événement pour fermer ce soir, donc ils n’ont plus rien à proposer à manger! Cette recherche nous la faisons sous de véritables trombes et une fois de plus nous finissons par trouver. Il était temps car nous sommes trempés jusqu’aux os. La soirée sera très agréable avec une bande de Belges qui se sont attardés un soir de plus avant de rentrer au pays. En fin de repas un coup de tonnerre terrible fait sauter l’électricité dans toute la station. Le repas se finira aux bougies et le retour à notre hôtel au radar dans des rues noires transformées en étang!

Sixième jour : Valloire le Laus 71 km

Ce matin le temps est assez beau, il ne pleuvra pas, bien que quelques bancs de brouillard traînent aux flancs des montagnes. Rien d’étonnant car il faut bien évacuer toute l’humidité que les fortes précipitations de la veille ont générée. Aujourd’hui encore cette étape représente un symbole pour les cyclistes. Je me souviens de l’étape du tour de France dans le Galibier cette année. Nous étions dans une petite ville du centre de la France et notre télévision ne marchait pas. Nous avons cherché au pas de course un bar afin de regarder cet événement d’anthologie. Le temps était magnifique et les vues d’hélicoptère époustouflantes. Voilà les souvenirs qui me viennent à l’esprit au moment de quitter Valloire. Afin d’atteindre le col qui culmine à 2645 mètres, il nous faut parcourir 18 kilomètres avec des passages à 12% et une pente moyenne de 7%, le dénivelé dépassant les 1200 mètres. Au début, la route remonte un vallon austère dépourvu d’arbres, puis par des lacets raides elle attaque la montagne. L’effort ne faiblira pas jusqu’au bout. De temps à autre la vue est limitée par des passages de brume. Dans un virage quelques kilomètres avant l’arrivée nous passons devant le monument à la mémoire de Pantani, ce grand coureur mort dans la déchéance.

Au col le ciel reste partiellement couvert, les grands sommets de l’Oisans ne se dévoilent qu’en partie. Nous distinguons entre les nuages les vastes pans de neige et de glace de la face nord des Ecrins, pic de plus de 4000 mètres, qui a donné son nom au massif. Très longtemps on avait cru que le point culminant de la région était le Pelvoux, car il est plus visible de la vallée. Malheureusement les fabuleuses faces nord de la Meije et du Râteau restent cachées. Des noms de grands alpinistes pionniers de ces parois me viennent à l’esprit, le père Gaspard pour la Meije et Victor Chaud, grand guide qui s’est tué lors de la première répétition de la face nord du Râteau, face rébarbative souvent verglacée, très raide et en mauvais rocher. Nous pouvons cependant voir une partie des arêtes de la Meije, jusqu’au doigt de Dieu. Ces montagnes me rappellent une multitude de souvenirs, de ski et de randonnée avec mon père et d’escalades de grande ampleur avec des camarades. Mais cette arête de la Meije me fait systématiquement penser à l’histoire que je vais vous relater : au cours d’un dîner, je discutais avec un gendarme qui avait été durant une partie de sa carrière affecté au secours en montagne en Oisans. Un jour, il est appelé pour le sauvetage d’une personne accrochée en haut des arêtes sur le versant regardant la Bérarde. La paroi est très raide et haute de 800 mètres. Le sauvetage s’avère délicat, et quelle est la surprise du pilote de constater qu’il s’agit d’un parapentiste pendu en pleine paroi, retenu par son parachute à des aspérités par très loin du faîte de l’arête. Le sauvetage se passe bien. De toute évidence l’accidenté avait commis une faute en sautant vers la Bérarde alors que le vent venait de l’ouest, ce qui l’exposait aux rabattants, qui l’ont effectivement plaqué à la paroi. Il pouvait s’estimer heureux de s’en tirer vivant. L’année suivante, notre gendarme est appelé pour un sauvetage similaire au même endroit. Effectivement, il secoure un individu pendu dans les mêmes conditions au même endroit. Quelle n’a pas été la surprise de ce capitaine de gendarmerie quand il a reconnu l’individu qu’il était déjà allé chercher une première fois l’année précédente! Le parapentiste, peut-être suicidaire, mais qui venait de se louper pour la seconde fois, a eu droit à une sacrée remontée de bretelles, réitérer la même faute grossière, décoller le vent dans le dos, les sauveteurs n’ont pas apprécié.

Au sommet de notre col, pas de soleil, un petit vent frais n’encourage pas à prolonger l’arrêt. Nous nous habillons, mettons des gants et nous lançons sans traîner dans la descente. Rapidement l’atmosphère se réchauffe. En effet, nous basculons vers les Alpes du sud. Notre itinéraire passe au col du Lautaret quelques 600 mètres plus bas. De là nous allons nous laisser glisser vers Briançon et la chaleur retrouvée. Sur notre gauche le massif des Cerces nous permet d’admirer dans le beau temps retrouvé une multitude de belles parois d’escalade, qui me rappellent bien des moments de grande intensité. Au niveau de Serre-Chevalier nous casse-croûtons d’un morceau de pain et de saucisson et repartons vers Briançon à la recherche d’un bistrot pour le traditionnel café de mi-journée. Nous le trouvons au pied du col de l’Izoard en pleine ville. Moment de détente que nous savourons après cette matinée de plaisir et d’effort dans le Galibier.

Cet après-midi le ciel est bleu. La côte en direction du col de l’Izoard, après un raidillon à la sortie de la ville, s’atténue, nous pédalons avec facilité. L’obstacle est cependant de taille 20 kilomètres pour 1185 mètres de dénivelé. L’entrée dans le Queyras est très accueillante. L’ambiance dans cette montée est très différence de ce que nous avons connu ce matin le long de la route du Galibier. La rivière la Cerveyrette, aux eaux claires en contrebas dans les gorges, court sur ses plages de galets. On est loin des eaux tourmentées et boueuses de l’Arc. Manifestement ici il n’a pas plu. L’air est limpide et de grandes parois au calcaire lumineux s’élèvent tout autour de nous au dessus des forêts de mélèzes. Les massifs français ont chacun leur particularité, ce qui fait tout le charme des Alpes. Nous passons le joli village de Cervières et rejoignons rapidement le hameau du Laus et son sympathique gîte. Nous y passons une soirée plaisante dans un cadre pittoresque et montagnard.

Septième jour : Le Laus Jausiers 86 km

Encore une fois la nuit fut agréable. Cela tient aussi au fait de la nouveauté renouvelée chaque jour. C’est toujours avec curiosité que nous découvrons le lieu qui va nous accueillir pour la nuit. Ce gîte est particulièrement bien placé à sept kilomètres du sommet du col de l’Izoard. Cette nuit il a fait froid, car par endroits des plaques de givre ponctuent les prairies. L’air ce matin est immobile dans un ciel bleu intense. Toutes les conditions sont réunies pour que nous passions une excellente journée sur nos machines. Au programme se trouvent deux cols l’Izoard et Vars. Le premier dans cet air vif du matin sera vite atteint. Nous y jouissons d’un décor de belles montagnes aux sommets pointus, qui s’élèvent au dessus des forêts. A cette heure matinale encore peu de monde, les motards et les automobilistes se lèvent plus tard que nous, car ils mettent beaucoup moins de temps pour rejoindre ces lieux haut perchés. Mais sans doute éprouvent-ils aussi moins de plaisir et n’ont pas le temps de rentrer en harmonie avec ces régions d’altitude, alors que le silence de notre mode de déplacement nous permet de rentrer en communion avec la faune et la flore. La lenteur et l’effort physique nous font éprouver une forme de victoire longtemps désirée puis obtenue après un combat mené à la force de nos muscles. Toujours la même sensation de plaisir lorsque le point le plus haut d’un col est atteint, on cherche le panneau pour la traditionnelle photo. Au col de l’Izoard, il se trouve juché en haut d’une colonne massive en pierre et affiche 2361 mètres d’altitude.

La redescente sur l’autre versant vers la vallée du Guil est de toute beauté. La route épouse les accidents du relief en larges méandres dans de grandes zones minérales aux couleurs multiples. De vastes pierriers nous entourent de toutes parts et tout là-bas à mi-distance du fond de la vallée sur un replat, nous distinguons les villages de Brunissard et d’Arvieux, au milieu de prairies bien vertes, qui tranchent avec le monde pierreux qui les domine. Dans ce dernier village nous doublons trois randonneuses au pas alerte. Nous engageons la conversation, elles sont parties pour une balade de plusieurs jours sur le GR5. Cela me rappelle ma randonnée sur cet itinéraire il y a maintenant quelques années. J’avais bivouaqué au col des Ayes vers 2300 mètres sous des trombes et au matin, le miracle du beau temps s’était produit, et m’avait accueilli au sortir de la tente avec un spectacle de toute beauté qui s’étalait à l’ouest loin vers l’Oisans et ses grands sommets et au sud au-delà du Queyras et ses montagnes, qui comme le pic de la Font Sanct ont une belle prestance.

Arvieux, dernier village avant de plonger dans les gorges du Guil. Sur notre gauche en amont se trouve la fameuse citadelle de Château-Queyras. Nous n’irons pas car nous partons à droite vers l’aval en direction de Guillestre. La citadelle est magnifique à découvrir lorsqu’on arrive par le GR5. Au détour d’un repli de terrain en pleine forêt d’un coup elle apparaît sans préavis. On reste bouche bée, en découvrant en contrebas cette immense bâtisse que l’on surplombe, au point de presque se croire à bord d’un avion, tellement on la domine.

Mais voilà le vélo ne permet pas ce point de vue. Nous nous enfonçons vers l’ouest dans des gorges profondes, bordées de hautes falaises. La rivière, presque un torrent s’écoule toute frangée d’écume. Après une dizaine de kilomètres dans ce décor de toute beauté, la route est barrée totalement, au point qu’avec avec nos vélos nous ne pouvons pas nous faufiler. Une déviation escalade le bord gauche de la vallée, empruntant une minuscule route qui se glisse à travers les falaises. Cette chaussée est très étroite et le croisement des véhicules est difficile, voire impossible par endroits. Cet itinéraire de déviation au goudron en mauvais état a des petits airs de chemin andin, j’adore. Cependant la montée est raide et cela rajoute quelques kilomètres à l’étape. Nous doublons un jeune Anglais, sac et piolet au dos. Intrigué, je lui demande d’où il vient. Il m’explique qu’il est engagé dans une traversée de Nice à Chamonix sur une durée de six semaines et qu’il suit son propre itinéraire. Il est en train de rejoindre l’Oisans qu’il compte parcourir avant de reprendre sa route vers Chamonix. La chaussée est si étroite, qu’un cycliste et un piéton tassés en bordure du vide s’attirent des remarques d’un automobiliste qui considère que nous encombrons le passage en stationnant à cet endroit. Mais mon Anglais je n’ai pas choisi l’endroit où le doubler !

Après ce détour pittoresque, nous faisons une halte à Guillestre le temps de se ravitailler. A midi nous nous engageons dans la longue montée du col de Vars. Elle s’étire sur vingt kilomètres et 1185 mètres de dénivelé. Le démarrage est difficile dans la chaleur. Les premières épingles nous permettent de regarder vers le nord ouest en direction de l’Oisans. La silhouette caractéristique de la longue arête de l’un des plus beaux groupes de montagnes se laisse contempler. Il s’agit du Pelvoux, du Pic Sans Nom et d’Ailefroide, ces montagnes m’ont toujours fait rêver et je n’ai jamais gravi l’une d’elle. Il n’est jamais trop tard, sait-on jamais? Un cycliste nous rattrape et nous donne quelques détails sur le reste du parcours jusqu’au col, puis sur son vélo de course il s’envole. Après une première partie de huit kilomètres soutenue, l’inclinaison baisse et nous distinguons le col tout là-bas au fond d’un grand vallon qui en finale se relève. Dans un champ nous faisons notre pause de midi. Il fait bon, l’herbe est tendre, nous avons vraiment retrouvé le climat méditerranéen. Nous reprenons notre route pour quelques kilomètres le temps de trouver le bar pour notre café de la demi-journée. A Sainte-Marie une terrasse agréable nous accueille. Elle est en grande partie peuplée de motards allemands. Le nombre de motos que nous croisons ou qui nous doublent est impressionnant, plus d’une centaine par jour. La fin du parcours présente quelques difficultés. Le passage des Claux est très raide supérieur à dix pour cent, dans un village qui n’en finit plus. Cela me rappelle un autre village au fond des Tatras slovaques, ou nous avions parcouru huit kilomètres très raides entre deux rangées de maisons avant de retrouver de grandes forêts désertes. La traversée des Claux est beaucoup plus courte mais demande aussi des efforts.

Le col est atteint. Son altitude est somme toute modeste, 2209 mètres, comparativement aux précédents. Mais ces vingt kilomètres de montée nous laisseront des souvenirs. Nous discutons avec un couple en tandem, lancé lui aussi dans une traversée des Alpes.

La descente sur l’Ubaye est magnifique. Le Brec de Chambeyron, avec sa silhouette de volcan tronqué trône du haut de ses 3411 mètres. Il y a deux mois j’ai passé dans les environs de cette montagne une semaine à grimper de belles parois désertes, présentant pourtant un rocher d’une qualité extraordinaire. L’escalade c’est comme le reste, il y a les lieux à la mode et les autres. Manifestement les parois de l’Ubaye ne sont pas touchées actuellement par le phénomène, et durant cette semaine nous nous en sommes félicités. Par contre nous ne pouvons pas en dire autant de la route des Grandes Alpes, particulièrement en vogue auprès des automobilistes et des motards. Nous rencontrerons cependant peu de cyclotouristes. Nous dépassons le joli village de Saint Paul en Ubaye. Très loin au pied du Brec de Chambeyron je vois le village de Fouillouse, et un peu plus bas son incroyable pont en arche qui franchit un gouffre de plus d’une centaine de mètres de profondeur. Vers les seize heures nous touchons au but de la journée, Jausiers, petit village au pied du col de Restefond la Bonnette culminant à 2715 mètres d’altitude et totalisant 1500 mètres de dénivelé.

Huitième jour : Jausiers Saint Sauveur de Tinée 81 km

Ce petit hôtel où nous sommes descendus, je le connaissais pour y avoir dormi lors d’une virée d’escalade dans la région. La patronne est très agréable et nous parle de la vie locale. En particulier elle nous révèle, et cela ne nous surprend pas, que les motards de passage font significativement monter le chiffre d’affaire.

Après un petit déjeuner copieux nous nous préparons pour la grosse étape du col de Restefond, 24 kilomètres. Ils se déroulent tout le long d’un gigantesque pan de montagne pelée. A notre vitesse lente nous allons mettre pas loin de quatre heures pour arriver à ce passage entre Ubaye et Tinée. Le ciel est clément, la forme est bonne. Le panorama qui s’élargit à chaque tour de pédalier, nous permet de pleinement profiter de ce moment. Ce qui pourrait être un calvaire se transforme en pur bonheur. La fin du parcours est particulièrement austère, le sol constitué d’une caillasse grise, couleur ardoise, donne au paysage une note de dureté et de froideur. Un vent modéré souffle, ce qui renforce cette sensation de nature sauvage. Au col, même pas un panneau. Nous n’irons pas jusqu’au point 2802 mètres, effectuer la boucle de 1600 mètres autour du sommet, bien qu’il s’agisse de la route la plus haute d’Europe.

Devant nous s’ouvre la vallée de la Tinée. Nous sentons que le terme de notre voyage se rapproche. Cette vallée qui débute, si nous la suivions, elle nous conduirait directement à Nice en une centaine de kilomètres. Mais notre itinéraire comporte encore deux cols. Nous allons suivre la vallée de la Tinée jusqu’à Saint Sauveur et de là nous rejoindrons la Vésubie.

Après une magnifique descente nous nous arrêtons à Saint-Etienne de Tinée, pour déjeuner. Il nous reste une trentaine de kilomètres pour rejoindre Saint Sauveur. La route descend le long de cette profonde vallée. Au sortir de la ville nous rencontrons un couple de cyclistes italiens à la recherche d’un hébergement pour la nuit. La femme semble assez énervée du fait de ne rien trouver. En effet, ils ont poussé jusqu’à Isola, mais en intersaison, ils sont arrivés dans une ville morte. J’adore entendre cette italienne parler sur son ton haut perché, appuyant sur l’accent tonique. Je ne puis m’empêcher de lui dire « l’italiano e la piu bella lingua d’el mondo ». Je ne suis pas sûr que ce soit de l’italien bien correct, mais elle comprend.

Suite à cet intermède rigolo, nous reprenons notre route, qui parfois suit une piste cyclable très agréable. Enfin nous arrivons et le gîte municipal est ouvert. Nous nous installons et ce soir nous serons sept dans ce dortoir. Un couple d’Allemands, un Suisse et deux ouvriers travaillant sur un chantier de percement de tunnel près du village qui nous domine, Roure. L’un des occupants a manifestement des problèmes d’odeur de pieds et nous en fera largement et généreusement profiter! Le village est plein de chats pas farouches qui se laissent caresser, ce qui me ravit. Le couple d’Allemands accepte une invitation au restaurant du village et nous passerons un très agréable moment, ce qui entre autre me donnera l’occasion d’utiliser leur langue, que j’aime beaucoup.

Neuvième jour : Saint-Sauveur-de-Tinée col de Turini 61 km

Cetteétapedansles Alpes maritimes va être d’une grande beauté. Nous pensions qu’après avoir gravi les cols les plus hauts des Alpes, dans ce département nous aurions des pentes moins longues et des décors moins grandioses. Il n’en est rien, de plus les villages prennent des airs de hameaux corses nichés dans des pentes incroyables ou cachés dans des creux secrets.

De Saint-Sauveur nous descendons durant quelques kilomètres les gorges de la Tinée. Puis sur la gauche, une petite route escalade la pente raide et rejoint un vallon de toute beauté, qui s’élève rapidement au-dessus de la Tinée. Nous allons monter 17 kilomètres pour un peu plus de 1000 mètres de dénivelé. Arrivés au col, contrairement aux jours précédents, il n’y a pas grand monde. Cependant, il y a une petite boutique de vélos, et Evelyne trouve des patins de frein, car elle commence à freiner sur la ferraille. Nous descendons sur Saint-Martin-de-Vésubie. Il y a bien longtemps, je venais assez souvent dans les montagnes des environs, en particulier la Gougourde, magnifique paroi granitique de 400 mètres de haut, que parcourent de nombreuses voies d’escalade magnifiques. Les bouquetins y étaient nombreux et pas craintifs du tout. Ils venaient même tout près lorsque nous mangions au pied de la paroi dans l’espoir qu’on leur donne un quignon de pain. Je me souviens les avoir vus, dans des postures incroyables en pleine paroi. L’un d’entre eux a disparu au sommet et lorsque nous y sommes arrivés nous avons du mettre un rappel long et raide pour descendre. Je n’en revenais pas qu’il soit passé par là. Depuis nous les avons vus faire des acrobaties encore pires. Leurs sabots sont de véritables ventouses.

Donc, nous arrivons à Saint Martin, jolie petite station de montagne. Nous casse-croûtons sur la place centrale à l’ombre de grands platanes. Il fait chaud, l’ambiance est vraiment méridionale. Puis nous allons prendre un café dans le coin des rues commerçantes, vraiment très jolies. Nous nous y sentons très bien. Je regrette presque qu’il ne soit que une heure de l’après-midi, car je me serais bien arrêté passer la nuit dans ce coin charmant. Mais non l’appel de la route est le plus fort. Rapidement nous rejoignons Roquebillière et peu après sur la gauche l’embranchement du col de Turini se présente et nous quittons la vallée de la Vésubie. Il fait chaud, la pente est rude. Nous arrivons dans le magnifique village de la Bollène-Vésubie. Nous n’y résistons pas, nous nous arrêtons dans un café, où manifestement le patron cultive l’art de vivre. D’ailleurs son chien de toute évidence a la même philosophie de vie. Nous attendons que le soleil tape un peu moins puis nous repartons dans cette longue montée. La route est une incroyable succession de virages en épingles. Nous surplombons le village où nous avons fait halte. Nous réalisons qu’il est comme posé au sommet d’une colline entre vallée et montagne. Il me fait penser à ces villages corses, qui se sont établis dans les endroits les plus invraisemblables. Cette route ne cesse de nous étonner par son profil. Du haut, ce n’est qu’une suite de virages qui escaladent un pan de montagne raide. Le trafic n’est pas intense, surtout des motards allemands. Certains nous doublent, d’autres nous croisent. Pour les premiers c’est presque la fin de cette chevauchée fantastique par les plus hauts cols des Alpes, et pour les seconds ce n’est que le début. Un fou au volant d’un coupé Mercedes nous double sans précaution. Evelyne lui fait signe de ralentir. Il lui répond par un geste obscène. Avons-nous à faire à une petite frappe locale ou à un grand voyou niçois? Il ne nous a pas renversés, donc ce n’est pas grave. Ne nous laissons pas aller à des idées sombres sur nos congénères. Les derniers kilomètres sont éprouvants. Dans ces cas là, on a l’impression de ne jamais en finir. Puis d’un coup le col surgit. Il est très particulier, carrefour de plusieurs routes au milieu des arbres. Autre caractéristique, il y a trois hôtels, sensation étrange, mais le lieu est immédiatement sympathique, on a tout de suite envie d’y faire halte. Cela tombe bien car nous avons ce matin depuis le point d’information du col Saint-Martin réservé une chambre à l’hôtel les chamois. Le patron est adorable et les prix très doux pour une prestation de qualité. Il nous offrira même la bière car nous l’avons aidé à porter de nouveaux matelas qui lui sont livrés. Il nous donnera un cours sur le matelas, car il a travaillé 12 ans dans ce secteur et dans le haut de gamme. En effet, nous constaterons que nos lits sont particulièrement bien équipés en la matière. Souvent dans les hôtels les matelas sont tout mous, vieux et fatigués ou durs comme des planches en bois lorsqu’ils sont neufs. Là ils sont fermes épousent bien la forme du dos sans mollesse, en un mot absolument confortables, secret d’une bonne nuit.

Dixième jour : col de Turini Nice 50km

C’est avec regret que nous quittons ce coin exceptionnel, cet hôtel et son patron très attachants. Aujourd’hui, arrive notre dernier jour de ce beau périple. Pour cette dernière demi-étape nous choisissons un maximum de petites routes. Nous empruntons la D 2566, qui sur la carte suit une ligne de crête durant une dizaine de kilomètres. Cela me rappelle le GR un peu plus à l’est qui lui aussi dans sa dernière partie suit une longue ligne qui domine les vallées d’une part de la Tinée et du Var et de l’autre la Vésubie. La fin de ces deux fabuleux itinéraires que sont le GR5 et la routes des Hautes Alpes révèlent de belles surprises. Pour être précis concernant ce dernier itinéraire nous empruntons une variante, le trajet original descend à Menton par Sospel. Nous ne regretterons pas cette variante par le village de Lucéram. Là encore, on pourrait se croire dans le moutonnement montagneux de l’intérieur de la Corse. Ce département des Alpes Maritimes possède de très belles montagnes et pas uniquement une côte maritime. Cette dernière plongée avant de retrouver les abords de la grande agglomération, nous en profitons autant que possible. Ce village de Lucéram en fin de périple me remémore la fin d’une fabuleuse randonnée autour de la Corse et la Sardaigne, lorsque nous avons quitté la Castagniccia, en plongeant vers Bastia. Nous nous imprégnons de ces senteurs du midi, de cette chaleur lorsque le soleil passe la montagne qui nous domine à l’est. Je retiens ma vitesse pour que cela dure encore un peu. Ces fins de voyage qui se passent dans des conditions exceptionnelles de temps, de beauté et d’entente entre les protagonistes, invitent inexorablement à se projeter dans un futur voyage.

Voilà, nous rejoignons l’Escarene et la grande route. On pressent la grande ville, la circulation s’intensifie, la vallée s’élargit. Nous traversons des banlieues où nous cherchons notre itinéraire. Puis nous nous trouvons sur une voie rapide qui conduit à un long tunnel interdit aux vélos. Je ne m’en rends pas compte, Evelyne l’a réalisé, mais j’appuie comme un sourd sur les pédales et elle n’arrive pas à me rejoindre. Juste à l’entrée du tunnel je ralentis uniquement pour que nous soyons groupés dans ce tuyau très dangereux pour les cyclistes. Alors dès qu’elle me rattrape, époumonée de m’avoir appelé, elle me dit que cela fait plus d’un kilomètre qu’elle essaye de m’arrêter, pour rejoindre la piste cyclable qui se déroule un peu plus loin à droite. Je suis un vrai bourrin, mais ce n’est pas à mon âge que je vais changer ! Facilement nous la retrouvons et reprenons notre chemin en direction de la villa de ma cousine qui habite sur l’une des collines à l’intérieur de la ville. Les quatre kilomètres de montée pour arriver chez elle sont très raides et le trafic particulièrement dense, mais après ce périple à travers les grands cols des Alpes nous surmontons cette ultime difficulté.

Encore un beau projet qui se termine. Nous commençons à être des vieux copains de voyages à vélo (vive VF), cela fait le cinquième que nous accomplissons ensemble. Nous n’allons pas tarder à vouloir repartir ensemble ou avec d’autres en fonction des opportunités. En effet, il ne faut pas les manquer la vie est si courte ! Enfin pour le moment, profitons des beaux souvenirs tout frais et allons nous baigner dans une mer encore très chaude.
Namibie-Botswana-Vic Falls septembre-octobre 2011 English translation pending
by Beregond · 2011-10-20 · 38 replies
Allez zou c'est parti !

Modalités du voyage :

départ le 16 septembre, retour le 14 octobre 4x4 équipé camping avec tente sur le toit, prise du véhicule à Windhoek, remise à Vic Falls je suis passé par l'agence Tourmaline pour m'éviter les fastidieuses réservations de camping, la majorité des campings sont réservés, il reste quelques nuits non reservées Tourmaline travaille avec African Tracks

Premier jour :

10h30, on quitte notre home sweet home, une grosse heure de train Rouen-Paris, une pincée de métro, une louche de RER, nous voilà à Roissy. On fait filmer nos sacs à dos qui se transforment en dindes de Noel avant l'heure. Paris-Londres-Jo'Burg-Windhoek par British Airways

Deuxième jour :

Tous les avions sont à l'heure, on touche le tarmac sur les coups de 14 heures, nos dindes sortent illico de la soute, on passe au bureau de change pour 1300 euros, nous voilà avec notre grosse liasse de dollars namibiens ! Le bureau de change de Windhoek est plus avantageux qu'à Jo'Burg où on avait changé 200 euros au cas où... Un chauffeur de taxi nous attend, direction African Tracks.

On avait réservé un single cab, moins cher qu'un double, mais c'est un Toyota Hilux 2.4L double cab diesel avec 99.000 km au compteur qu'on nous présente, et après coup on se dit que ca aura été beaucoup plus pratique qu'un single cab ! Présentation rapide de la bête, deux caisses avec les ustensiles de cuisine, un frigo enchainé dans la benne, table et chaises pliantes, bouteille de gaz, duvets et oreillers (ca fait de la place dans les sacs que de ne pas avoir à les emporter !), montage/démontage de la tente. Tout est parfait, très fonctionnel.

Eddy de Tourmaline arrive, on passe à la partie mécanique, et Eddy se demande si on arrivera à bon port quand il voit que mes connaissances en mécanique frôlent le néant 😏 On aura heureusement aucun soucis d'aucune sorte, je ne me servirais même pas du compresseur que j'avais demandé en option, uniquement du truc pour dégonfler les pneus, que je regonflerais en station service ! Trois des 4 pneus sont quasi neufs, le 4eme un peu plus usé mais très correct, une roue de secours est neuve, la seconde à mi-vie je dirais.

On passe à la paperasse, j'avais prévu de ne pas prendre de réduction de franchise, mais ma femme m'a à l'usure encore une fois...650 euros pour réduction à zéro, incluant deux crevaisons et un bris de glace. On le regrettera rapidement, trop de cas entrant dans la case "négligence", non couverts. J'y reviendrais plus tard, on a tout de même eu un petit "ennui" de voiture...

Allez hop en voiture, on suit Eddy, direction Arrebusch Lodge, qui a été réservé. Un petit coup d'essui-glace pour signaler que je tourne, et on arrive au camping ! Eddy est un peu circonspect de voir 5 nuits sans réservations d'affilée entre Sesriem et Waterberg, il est rassuré quand je lui dit ce qui est grosso modo prévu, et qu'il voit que je maitrise mon sujet ! On discute un petit quart d'heure et il nous laisse.

Une bière bien méritée au bar, on demande au resto si on peut leur acheter du pain, pas de soucis. Pas de courses en urgence, sachant qu'on arrivait "tard" et qu'on serait claqué par le voyage, on a prévu deux repas lyophilisés, c'est copieux et pas mauvais au final. Pas de bol, il y a une grosse fiesta tout le week end avec des groupes de musiques, la scène est plantée à 500 mètres du camping, on tentera de s'endormir avec les djembés et les vibrations...ca s'arretera vers 23 heures, ca aurait pu être pire...

La suite cet après midi, avec moins de blabla et des images, c'est promis 😉

à suivre

Laurent
Villes à visiter aux États-Unis? English translation pending
by Nanou1709 · 2011-10-18 · 42 replies
Coucou à tous ! Je prépare déjà ma prochaine virée aux usa. J'aurai besoin pour cela de quelques avis de ceux qui ont déjà foulé le sol américain :) Surtout au niveau du choix des villes ... en effet je partirai pour plusieurs mois et je crois qu'un tel voyage se prépare bien afin d'aller à l'essentiel, de ne voir vraiment que les villes qui s'approchent du genre de ville qui me font vibrer :)

Merci à ceux qui voudront bien m'aider sachant que j'aimerai bien trouver des villes un peu équivalentes à Berlin, Londres, Prague ... Je dois avouer que je ne suis pas trop musée & CIE mais je ne m'imagine pas dans une ville sans identité, sans une forme d'authenticité qui fait que cette ville est vraiment unique et qu'une atmosphère bien particulière s'en dégage, de sorte qu'on sente la différence d'une ville à l'autre. Bien évidemment, étant jeune, j'aimerai trouver une ville qui bouge aussi bien le jour que la nuit où il y a des jeunes mais sans pour autant qu'il y ait des usines à danser .... Les pubs sont plus mon dada :)

Je pensais à déjà : - NYC (passage obligé pour mon amie bien que je n'ai pas plus aimé que ca ...) - Chicago - Portland - San Francisco ? J'aimerai cependant trouver des villes à l'intérieur des terres qui rassemble à peu près mes critères.

Merci d"avance pour vos réponses :)
Bus, coût et temps de trajet depuis Ayutthaya pour Chiang Mai? English translation pending
by Rous · 2011-10-10 · 9 replies
bonjour, après une visite de quelques jours sur ayutthaya j 'aimerai prendre le bus de jour pour profiter du paysage direction chiang-mai . savez-vous si il y a des bus régulier plusieurs compagnies? combien de temps faut il compter? une idée de prix?

d'avance merci.
Avis sur cet itinéraire de dix-huit jours en Namibie English translation pending
by Jyno50 · 2011-10-09 · 13 replies


Bonjour,

Voici un itinéraire envisagé pour un voyageur dans la soixantaine à un rythme "cool"....Que pensez- vous de cet itinéraire. Avez-vous d’autres suggestions concrètes afin d’améliorer le tout ? L'objectif est aussi de découvrir la Namibie bien au-delà des grandes attractions touristiques. Ce trajet s'effectuerait en avril ou octobre 2012 et en en 4 X 4 pour toute la durée du trajet.

JOUR 01: Windhoek (visite) et départ vers Otjiwarango: Otjumamba lodge

JOUR 02: Etosha: (Safari en défilé près des points d'eau Okaukuejo lodge

JOUR 03 et 04: Etosha: (Safari dans le parc+ région de Namutoni et son ancien fort allemand Mushara Bush camp

JOUR 05: Ruacana: Départ de Etosha dans la région d'Ovamboland, piste pittoresque le long de la rivière Kunene et arrivée en pays Himba à Ruacana Kunene River Lodge

JOUR 06: Epupa: Départ deen direction des chutes d'Épupa, balade le long de la rivière Kunene Omarunga Lodge

JOUR 07: Opuwo: Bourgade cosmopolite, visite d'un village traditionnel Himba Puwo Country Lodge

JOUR 08 et 09: Départ de Opuwo vers la vallée et les gorges de l'Hoarusib à la recherche des lions & éléphants du désert et arrivée à Puros Okarirrirhongo Elephant Lodge

JOUR 10: Départ de Puros pour un parcours dans les gorges de la rivière Hoanib à la recherche des éléphants du désert et arrivée à Khowarib Khowarib Lodge

JOUR 11 à 12: Départ de Khowarib en direction de gravures rupestres de Twyfelfontein à la recherche des éléphants du désert autour de la rivière Huab et arrivée à Aba-Huab Mowani Mountain Camp

JOUR 13 à 14:Départ de Aba-Huab en direction de Swakopmund: crosière sur le lagon de Walvis Bay (otaries) + excursion à Sandwich Heabour The Stiltz Lodge

JOUR 15 à 16: Départ de Swakopmund dans les dunes en passant Deadvlei pour atteindre le canyon deSesriem Desert Camp

JOUR 17: Départ dans la région de Hochland, refuge pour fauves dont les guépards, arrivée au point le plus haut de la Namibie (panorama) Amani Lodge

JOUR 18: Transfert à l'aéroport de Windhoek et départ vers Montréal via Johannesburg
Récapitulatif de voyage au Pérou en septembre 2011 - trois semaines English translation pending
by Kosmobil · 2011-09-26 · 7 replies
Bonjour,

M’étant bien aidé du forum, et avec aussi beaucoup d’aide en particulier le forumeur Los Ninos, voici mon récap de voyage au pérou. Avant d’entrer dans les détails, nous avons voyagé en couple, nous travaillons et avons les moyens, donc par moment, nos choix d’hotels s’en reflétent, et oui, je suis conscient que nous avons payé un peu cher par moment. Les prix que je donne sont à titre indicatifs, et de mémoire. Nous sommes parti 3 semaines : Jour 1,2 : Lima J’ai un ami qui vit la bas à Miraflores, il nous a accueilli et baladé dans lima. Le seul truc interessant à voir vraiment est le musée Larco. Très bien fait, avec un restaurant merveilleux dans l’enceinte. Nous avons ensuite fait la place d’arme, puis le Mont St Christobal.. bon bref, pas fantastique. Jour 3 : Huacachina Nous avons volontairement zappé les balestas. Nous sommes arrivés à Huacachina en milien d’après midi, les hotels sont tous identiques, on a vraiment vite fait le tour de cet endroit, nous sommes monté à pied en haut des dunes pour le coucher de soleil, c’est très beau ! Le lendemain matin, nous avons voulu nous lever tot pour voir le levée, c’est une mauvaise idée, il y a plein de nuages, et ils s’en vont vers 10H du mat… L’après midi nous avons fait le tour en buggy à 13H00, c’est bien sympathique comme expérience, et les paysages sont encore plus beau. Néanmoins, il créve de chaud, et surtout, ne pas y aller en tong, on se brule les pieds assez méchament. Petit conseil : Prendre le buggy pour le coucher de soleil, pour le même prix, vous avez 2h de buggy au lieu d’une heure, et vous pouvez mieux profiter du paysage, tout en ayant moins chaud.. bref nickel. (45 S.) Hotel Sun & lake : Pas terrible, bruyant, et assez cher pour ce que c’est 70S. Départ Nasca. Jour 4 : Nasca Arrivé la veille au soir, on a tout organiser depuis l’hotel, n’ayant pas envie d’avoir de surprise à l’aéroport. (genre plus d’avion, tout booker, etc..) bon c’est une connerie, je suis quasiment sur que l’on monte dans un avion sans trop de soucis en prenant directement son vol à l’aéroport. Bref, nous avons payé 110 US par personne pour le vol (je pense que ca doit etre un peu moins en vrai.) avec le transport etc.. jusqu’à l’aéroport. Je conseille vivement le survol des lignes de nasca de bonne heure, c’est superbe, et vu le peu d’entretien, dans quelques années, on les verra plus. Attention, pas de petit déj, sinon, ca ressort. L’après midi, nous sommes allé voir les momies dans le désert (j’ai plus le nom), c’est interessant et ca comble l’après midi (les bus sont uniquement de nuit pour Arequipa) Pension Virgen de Gadalupe, modeste mais sympathique : 40S Bus Cruz del Sur ( Confort nickel, les mecs roulent un peu vite tout de même). Jour 5,6 : Arequipa Ville sympathique, nous avons choisi un superbe hotel (Casa de Melgar) 150S la nuit. Très jolie. La ville est sympa, allé vous perdre dans les rues de Yanahuara, joli vu sur le Misty. Resto sympa : Crepissimo dans l’enceinte de l’alliance Française. Le musée de Juanita, sympa mais un peu cher pour ce que c’est. Monastére Santa Catalina, arrangé vous pour le voir juste quelques heures avant le couché de soleil, ces pleins de couleurs, et avec la vue sur le volcan, c’est très joli. Jour 7, 8, 9 : Canyon de la colca Nous avons pris par Land Aventure, et pour le coup, je trouve que l’on payé beaucoup trop cher pour la différence de prix. En gros, LA vend sa prestation autour du développement responsable, qu’une partie de l’argent sert à des projets dans les villages, etc… Nous avons payé 400S par personne. Pour ce prix, vous etes dans un mini-van avec 5 personnes max. 1 jour : Départ à 7am, route descente dans le canyon en début d’aprem, arrivé sur le village de San Juan vers 15h30, nuit, la. Le lendemain, marche de 4h sur « du plat » (mon cul), entre les différents villages, jusqu’à l’Oasis. Puis repos à l’oasis 3h, et démarrage de l’ascension (1300 m de dénivellé), donc 4H d’ascension. Ca fait beaucoup dans la même journée. Au soir, on dort à Cabanaconde. Le lendemain, levé à 8am, départ pour le Cruz del condor (superbe si on a de la chance, nous en avons eu beaucoup), pour matter les grands oiseaux. Puis « Source chaude » de chivay. (en fait, une piscine à touriste..) Retour. En gros, durant ce trip, nous avons quasiment partagé la route avec un autre groupe (même nuit à la première étape). La différence avec notre groupe : Le premier jour, il démarre à 3am du mat, partent en bus à 15 pour le Cruz del condor, puis entame la descente (donc arrive un poil plus tot que nous sur le premier hébergement). Le lendemain, il s’arrete à l’oasis, et dorme la. (attention, plus de soleil sur l’oasis à 3pm !) et le dernier jour, il parte à 3 am du mat, et remonte (sans petit déj), puis « Source chaude ». Donc vous voyez qu’au final, c’est quasiment la même chose, avec des réveils beaucoup plus tôt, mais voila, le prix est de 160S par personne. Je vous laisse ensuite juge de vos priorités. (ils sont parti avec Suisse travel qqchose.) Point très positif de notre choix, le guide Rémi connaissait bien le coin, et des bonnes histoires, sympa. (bon le dernier jour, il a un peu fait le service minimum… bref..) Jour 10 : Départ Puno Nous avons pris un bus de la compagnié 4M (incluant quelques stops interessant). Nous avions réserver (grace à Voyage Forum) un passage chez Olga sur le lac. Je vous recommande l’auberge Cricarlet à Puno, les mecs sont absolument adorables (Isaac en particulier), franchement gentil. (De mémoire, c’est 30$ la double.) Ensuite, nous avons fait le trip classique, accompagné d’Olga. La premiere journée : Visite des îles Uros (infame.. vraiment l’attrape touriste à la con..) puis amantani chez la mère d’Olga. (c’est bien cool.) A la bougie, avec la cuisine au feux de bois, bref, c’était bien sympa, je recommande. Le lendemain, visite de Taquile (sympa), et surtout Restaurant Vista Alegre ( Fantastique vu), demandé à Olga de vous y amener, Augustin est très sympa. (PS : Si vous etes un groupe trop grand, ca le fera pas ! c’est intimiste.) Jour 11 : Départ pour Cusco Choisi la compagnie Inka Express, bof bof, lui préféré Cruz del sur. On s’arrete sur différents sites touristiques sur la route, c’est pas mal, la route est belle. Arrivé au soir à Cusco, et nous avons choisi le quartir de San Blas (pas de regret, c’est très chouette ce quartier.) notre hotel était un 3 étoiles, mais ils nous ont fait un super prix. (100S) (le nom est trop compliqué, je m’en souviens plus) Jour 12 : Visite de Cusco : Plein d'eglise plus belle les unes des autres, visite des différents quartiers au gré du vent. Jour 13 : Visite de Sacsayman, etc… Pour ces visites, nous avons à chaque fois choisis de prendre un taxi pour la journée. C’est un poil plus cher, mais on reste le temps que l’on veut sur les sites, et on fait ce qu’on veut. Je pense qu’on a payer 60S pour toute cette journée. Jour 14 : Départ Cusco -> Ollaytatambo Nous avons idem loué le taxi pour la journée pour 140S, il s’arrete à Chichero, Moray, Salinas, Urubamba, et Ollaytatambo. Moray et Salinas sont absolument fascinant, ils ne faut pas les rater. Train de nuit de Ollaytatambo à Machupichu pueblo. Attention, dans votre choix de siége, il n’y a aucune différence ou presque entre « Expedition » et « Vistadome » à part le prix, à vous de voir… De toute façon, la nuit, ca ne change rien, il fait tout noir ! Inutile de réserver, il y a plein de chambres à MP Pueblo, mais bon, les meilleurs hotels sont rares. Jour 15 : MachuPichu Partir très tot, car la journée passe très vite. (beaucoup plus que l’on s’imagine.) Nous avons fait l’ascension du Wayna. C’est sympa, mais si vous avez peu de temps sur le site, alors ne le perdait pas à monter, la vue est jolie, mais on se retrouve tout de meme très loin du MP. Pareil, partir du village tot pour etre sur le site est une connerie à mon sens, la route est fatigante pour monter, et le jeu n’en vaut pas la chandelle (mon avis…) Par contre, voir la brume quittait le MP et les montagnes se découvrir est absolument magique. Soir : Redormi au MP pueblo, n’est pas forcément nécessaire, seulement si vous voulez manger dans un très bon resto : The tree house. Jour 16 : Retour Ollaytatambo, puis Pisac Visite des sites d’Ollaytatambo, retour vers Pisac. Squat au resto à Ulrique’s place à pisac, nickel. Jour 17 : Visite Pisac Visite de pisac et retour vers Cusco. Bien sympa, pour le coup, tout cela se fait très bien en collectivos. Jour 18 : Cusco Shopping, encore quelques églises et toujours balades dans les rues. Jour 19 : Avion Cusco-LIMA Jour 20 : Lima – soir retour FR. Voila un peu le périble. Nous avons rencontré beaucoup de gens qui soit : faisait le même trip que nous en 2 semaines, soit ajouté l’amazonie, en 3 semaines. Je peux vous dire que nous sommes super content de notre programme et du rythme du voyage, qui a permis de découvrir de beaux endroits, de passer un peu de temps et d’avoir ses repéres dans les villes comme Cusco et Arequipa, de dénicher les bons restaux, les petites places planquées, etc… Voila, j’espére que ce petit résumé pour vous aider dans cette préparation. Vous pouvez m’envoyer des MP si vous avez des questions, ou les lister en dessous. Mat.
Avis sur itinéraire de deux mois et demi en Amérique du Sud? English translation pending
by Marysuisse · 2011-09-23 · 22 replies
Hello,

Que pensez-vous de cet itinéraire pour 2 mois et demi entre mi-décembre et fin février? Trop ambitieux? Je ne sais pas encore exactement ce qu'il y a à visiter dans tous les pays cités, mais pour donner une idée: - Equateur + Galapagos: 3 semaines - Traversée du Pérou, arrêt à Nazca + Arequipa (Canyon de Colca): 1 semaine - Chili + Ile de Pâques: 4 semaines - Sud Argentine: 2 semaines S'il nous reste un peu de temps, on pensait faire une excursion de 2 jours en Uruguay.

Qu'en pensez-vous? Est-ce que cet itinéraire est réalisable? Si vous avez des conseils sur les choses à voir dans ces pays je suis preneuse. J'ai déjà une idée pour le Sud Pérou et Sud Argentine mais tous vos conseils sont les bienvenus.

Mille mercis d'avance!
Emporter un gros caméscope en Chine? English translation pending
by Jb60 · 2011-09-18 · 6 replies
Bonjour à tous,

Je me rends pour 10 jours en chine début novembre, et suis comme beaucoup désireux de rapporter un maximum d'images. Mon souci tient à la taille de mon camescope (SONYFX1000) qui ressemble à un camescope professionnel. Ce format peut-il me poser quelques problèmes ? (douane, autorisations.... Certains d'entre-vous ont-ils cette expérience ?

Je suis preneur de vos avis.

Merci d'avance.
Retour de deux semaines en Islande: pour et contre... English translation pending
by Hoodoos44 · 2011-09-03 · 8 replies
Bonjour aux Forumistes qui liront ce message,

Je rentre tout juste d'un voyage de 2 semaines en Islande. J'ai fait le tour de l'île avec une amie, tour qui s'est accompagné de quelques incursions dans le centre de l'île pour Landmannalaugar et le Lakigagur notamment. A l'origine, je suis un voyageur plutôt attiré par les grands espaces, les endroits uniques et sauvages... et plutôt "chauds". Mais j'avais très envie de découvrir ce pays unique qu'est l'Islande.

Après 2 semaines sur l'île, je reviens content de cette aventure. Je ne regrette pas du tout ce voyage.

Je tiens cependant à partager certaines réflexions ou incompréhensions... par rapport à quelques déceptions que je n'avais pas pu anticiper ni sur ce site, ni à la lecture du Guide du Routard (qui au passage m'a pas mal déçu par le manque de détails et de précisions).

Une des plus grosses déceptions :

- la route F35 : je l'ai parcourue depuis Blonduos vers Gulfoss. D'après les différentes lectures, je m'attendais à une piste extraordinaire avec des paysages superbes... Et je retiens une piste très dure (d'un point de vue confort : beaucoup de pierres, de rochers, donc beaucoup de vibrations), une piste très monotone (c'est plat, environnement pierreux à perte de vue). Effectivement, au milieu, on peut avoir une vue sur les 2 glaciers... mais à condition d'avoir un temps dégagé (ce qui n'était pas mon cas). Ensuite, l'étape du centre, avec le site de Hvefavellir m'a énormément déçu. Le Routard est très enthousiaste... Or je n'ai vue qu'un site tout petit, avec 1 cratère qui crache un panache de vapeur soufrée et un piscine d'un bleu opaque... et??? Je ne trouve pas que ça vaille la peine, surtout quand on a fait Myvatn ou bien Seltùn. Côté piste, j'ai beaucoup plus aimé la F206, la F225 ou bien la 42. Qu'en est-il pour ceux qui ont aimé ce site et cette piste? J'aimerais connaître les choses à côté desquelles je suis passé?

- les villes : hormis Reykjavik qui est plutôt une ville intéressante à parcourir, et pas si petite que ça contrairement à ce que nous décrit le Routard. J'avoue que les autres villes, même Akureyri, sont assez décevante. Sauf si vous êtes fans de musées (ce qui n'est pas mon cas), il n'y a pas ou peu de monuments ou d'activités. De la même manière, j'apprécierai l'avis de ceux qui ont aimé les villes du Nord par exemple.

- le rocher Hvitserkur : euh... comment dire... je le compare aux Mammoth Springs, de Yellowstone... Pour ceux qui y sont allés, personne ne parle que ce site n'est plus en eau depuis les années 70. Du coup, on s'attend à voir des terrasses pleines d'eau et sur place c'est tout sec et gris... pas le même effet. Et pour ce rocher, c'est un peu pareil. Les photos postées ici et celles publiées dans les livres et cartes postales sont très valorisantes. Je m'attendais à un rocher plus gros, un bloc massif. Or il s'agit d'un rocher tout fin (à peine 1 m de profondeur) et pas très grand (une dizaine de mètres de haut). Sur place, quand on se met en face, on le voit comme en photo. Mais l'effet est tout de même décevant... Ce site ne vaut le détour à mes yeux que pour la proximité supplémentaire avec les colonies de phoques. Que l'on peut voir de près.

A ceux qui se posent des questions sur l'Islande, je donne en vrac quelques informations sur mes impressions + et -, à chaud :

+ toute la moitié sud de l'île est vraiment très belle + Myvatn est un site à faire, surtout la partie Est + les chutes d'eau sont toutes très différentes et d'une accessibilité impressionnantes, on approche des gouffres de très près + les sites restent sauvages et donc très agréables à fréquenter mais aussi très bien aménagés (sanitaires quasiment partout) + mes coups de coeur : Vik pour ses falaises de basaltes et ses macareux moines, le lac Jokulsarlon pour ces icebergs et ses phoques, le site de Geysir pour ceux qui n'ont jamais vu de geyser, la vue sur le glacier depuis la route 1 à partir de Klaustur, Landmannalaugar et le Laki, les volcans et cratères un peu partout, Thingvellir, Seltùn + traverser des gués quand on a repéré la technique et qu'on a le véhicule adéquat - les distances entre les sites d'intérêts... c'est parfois monotone et long - la météo, très variable et surtout assez pluvieuse et couverte (il ne fait pas vraiment froid) - le fjords, pour ceux qui n'y sont pas particulièrement sensible comme moi... je trouve qu'ils se ressemblent tous. Si je dois en recommander 1, ce sera le Seydisfjordur + d'un point de vue pratique, pas forcément besoin d'un duvet. Un sac à viande peut suffire car des couettes sont la plupart du temps présentes dans les chambres des AJ et des Guesthouses, même quand on prend l'option sans linge de lit. Les serviettes de toilettes sont très rarement fournies. L'AJ de Kevlavik est à déconseiller (très peu entretenue, mal située, dans un endroit glauque, sale, ...). Si vous devez faire un choix côté valise, alors ne prenez qu'une paire de chaussures de marche. Les piscines et autres thermes sont souvent soufrées (attention à l'odeur)... Les Islandais parlent très bien anglais, ce qui est très agréable et pratique.

Voilà, j'espère que ces informations pourront aider certains d'entre vous.

Pour le reste, j'espère aussi susciter quelques réponses à mes interrogations.

En résumé, l'Islande est vraiment un pays à faire mais pas dans n'importe quelles conditions, et pas avec n'importe qui.

Bons voyages à tous,

Pierre
Retour de mon voyage de vingt-sept jours dans l'Ouest américain English translation pending
by Guillaume130 · 2011-08-31 · 24 replies
Retour de mon voyage côté organisation.

Tout d’abord un grand merci à tous pour la préparation de mon voyage.

Donc voici le parcours réalisé et mes commentaires.

27 jours, 7000 kms.

Pour commencer nous ne sommes pas de grands randonneurs. Puis vu la chaleur à certains endroits c’est à proscrire. On était conscient dès le départ des nombreux KM que nous allions effectué. (ps nous sommes un couple sans enfants)

Jour 1 Avion las vegas Jour 2 Las vegas matin > Valley Of fire (nuit Hurricane près de zion) Jour 3 ZION NP puis Hotel sur chemin à coté de BRYCE NP (Tropic) Rando dans les Narrows. Enorme…regret de ne pas avoir faire Angels Landing Jour 4 Bryce NP > Scenic 12 (nuit à Torrey) La Scenic est extraordinaire ! Un vrai régal ! Beaucoup de regrets de ne pas avoir consacrés plus de temps. Jour 5 Torrey > Outlet Salt Lake> Jackson Hole L’arrêt au Outlet les moins chers de mon parcours ! Jour 6 Yellowstone NP (nuit West Yellowstone) 3 jours très suffisant pour voir l’essentiel que j’avais prévu. Plus aurait de trop à mon gout Jour 7 Yellowstone NP (nuit West Yellowstone) Jour 8 Yellowstone NP Route jusqu’à Thayne ( à 3 heures de routes) La route après ma journée dans le parc pour éviter une nuit de plus à tarif élevé et aussi pour m’avancer un peu sur la longue route de MOAB demain. jour 9 Thayne > Green River (que de la route) Jour 10 Dead Horse point Shafter Trail, Canyonlands Island in the sky (Nuit à Moab) Canyonland A faire absolument ! des points de vues parmi les plus beaux de mon séjour Jour 11 Arches et QUAD dans la montagne (Nuit à Moab) Trop chaud pour de longues rando dans Arches. Puis les 2000 arches faut les chercher ? (bon à la fois sans rando…  )Par contre les 5 heures de location d’UTV 4*4 à coté de Moab sont parmis les meilleurs souvenirs du séjours. Jour 12 Valley of gods, autre piste, Gooseneeck park Monument valley, (nuit à Page) Valley of gods super et juste avant à droite une piste super pour SUV mini awd superbe aussi. Par contre pas d’hotel dispo à monument valley (plus de places 1 mois avant le voyage) du coup longue route jusqu’à Page Jour 13 PAGE Antelope canyon Horseshoe Bend Lac powel (Nuit à l’entrée Marble Canyon) Antelope… ; le lower est super. La foule dans le Upper nous a presque fait regretté de l’avoir fait .L’horreur pire que le métro (odeur, bouchon, énervement des gens), Jour 14 Grand Canyon (nuit à Williams) Première déception. Grand canyon bof bof par rapport aux claques de Bryce, Canyonland, anlelope etc. Peut être trop grand pour s’en rendre compte. (Attention Bof bof par rapport aux autres ! Cela reste qand même très sympa à voir) Jour 15 Williams route 66, Las Vegas (Nuit au Caesar Palace) Route 66 sympa uniquement pour les boutiques sur le chemin. Paysage banal ++ Jour 16 LAs vegas (nuit au PH Tower) Plus belle et grand chambre du séjour Jour 17 LAs vegas (nuit au PH Tower) Jour 18 LAs vegas ( nuit au The Hotel Mandala Bay) Jour 19 LAs vegas > Death Valley (nuit à Furnace Creek) Death valley, trop chaud pour les rando forcément. Rando de 15 mn à Bad Water (enfin rando…) léger malaise pour mon amie…. 50 degrés forcément. Mais sinon magnifique Jour 20 Death Valley> Los Angeles (Venice Beach, Hollywood boulevard nuit proche de parc Universal) Bon ben bof bof, Venice Beach sympa 1 heures, hollywood blvd, bof Jour 21 Los Angeles Universal Studio (nuit à Visalia) L'attraction les Simpsons est bluffantes ! Jour 22 King Canyon et Sequoia (nuit à Fresno) King Canyon totalement inutile ! 3 heures de routes aller-retour perdu… Sequoia.. bof bof des regrets d’avoir fait tant de route pour si peu. Seule Journée que je ne referais pas si je pouvais voyager dans le temps  Jour 23 Yosemite Np (nuit près de San francisco) Paysage alpins, les uppers et lowers cascades avaient un débit très faible. Logique en fin aout. Il faut plus de temps sur place pour vraiment profiter je pense.Mais je privilégie d’autres endroits plus dépaysant. Jour 24 San Francisco Brume froid glagla 15 degrés….malade….malade…..Glagla mais très joli. Jour 25 San Francisco Alcatraz très bien fait, audio tour gratuit super. Jour 26 San Francisco 1 journée de plus aurait était de trop à notre gout. De très bon souvenirs de SF. Jour 27 San Francisco matin puis départ pour la France :)

Ceux qui comme moi avant le départ se poser des questions sur la faisabilité de rouler autant, mon avis (comme beaucoup sur le forum) est que rouler aux US n’a rien à voir par rapport au routes françaises (pour mon cas) On a du faire 250 km par jour en moyennes sans que cela ne soit gênant (sauf King Canyon Sequoia, et Mnt valley > Page de nuit…) Les routes sont magnifiques, les gens très courtois au volant, pas de stress, et le 4*4 un régal à conduire !

Par contre j'ai quand même survoler quelques endroits qui pour les puristes auraient nécessité plus de temps. Mais n'étant pas de grands randonneurs et voulant en voir le plus possible, nous ne sommes nullement déçu bien au contraire !!!

A changer j’aurais rajouté un jour pour Scenic 12, un ou deux jour de plus à Moab pour les activités (quad rafting croisières baignades, trail 4*4 etc etc), un jour ou une matinée pour Zion. Et des jours un peu partout pour faire plein de balades en 4*4… J’aurais également supprimé Sequoia et King Canyon. Los Angeles bof mais peut à voir au moins une fois.

Mon top paysage : 1 Bryce et Green River Overlook à Canyon land 2 Antelope 3 Yellowstone ( geyser et aussi les cascades du canyon aye aye aye 4 Scenic 12 5 HorseShoe Bend

Mon blog :
http://ouestusa2011aout.blogspot.com/
Trois semaines et deux îles en Nouvelle-Zélande: que pensez-vous de mon circuit? English translation pending
by Kiwipipile · 2011-08-31 · 19 replies
Bonjour Fraichement arrivee sur le forum, je suis en train de concocter mon voyage de noces prevu pour Janvier 2012 pour 3 semaines. Apres avoir envisage la solution camping car, je me suis laissee dissuader par les distances a faible vitesse et un cout pas forcement plus avantageux que voiture+motel. Du coup, c'est cette derniere option qui a mes faveurs (avec 2 vols interieurs). J'ai essaye d'etre realiste avec les distances et les temps de trajets, mais il y a surement encore des couacs. Vous pouvez y jeter un oeil pour me dire ce que ca donne? Je ne suis pas convaincue du troncon J9-J12, donc la aussi si vous avez des conseils (et aussi des tips sur des coins sympas pour la nuit)... Pour le retour sur Auckland, j'ai prevu un jour et une nuit de recup expres, histoire de marquer le coup "lune de miel" dans un hotel sympa avant le grand retour. Merciiii! :)

Nouvelle Zelande en 21 jours (trajet A/R inclus) – Circuit possible J1- trajet J2- Arrivee a Auckland / prise voiture / nuit J3- Depart Coromandel / Coromandel Walkways / nuit J4- Cathedral Cove / Hot Beach Point / depart Rotorua – nuit J5- Rafting / Lake Taupo / Depart Whakapapa – nuit J6- Tongariro Alpine Crossing / nuit J7- Depart Wellington / Visit – nuit J8- Traversee à Picton / Depart Nelson- nuit J9- Abel Tasman Bay sea kayaking + hike – nuit J10- Depart pour Christchurch (avion – remise voiture + reprise nouvelle) / visite / Banks Peninsula / nuit Akaroa J11- Depart Dunedin via Oamaru + Otago Peninsula / nuit J12- Depart Invercargills via Nugget Point + Catlins Park / nuit J13- vers Lake Manapouri puis Te Anau / nuit J14- Milford Sound – nuit J15- Vers Wanaka - nuit J16- Wanaka + secteur Arrowtown (Fjordland) / Depart Queenstown – nuit J17- Queenstown – nuit J18- Depart Auckland – remise voiture - nuit J19- Auckland (recup) J20- Retour Paris J21- arrivee Paris
Ruée vers l’Ouest américain avec Transat vacances (retour) English translation pending
by Eric3411 · 2011-08-27 · 24 replies
Nous rentrons de voyage après un circuit en bus dans l’ouest américain organisé par Transat Vacances. La prise en charge par la guide a été excellente, elle nous attendait à l’arrivée à Phoenix et ne nous a pas lâché jusqu’à San Francisco. Mention spéciale pour cette guide Viv Conley qui est la première guide véritablement multimédia que nous rencontrons. En effet, tout au long du voyage, nous avons eu la bonne musique contextuelle à la ville ou au lieu à découvrir. Nous avons ainsi traversé les paysages de la Monument valley et redécouvert le western « la prisonnière du désert » tourné sur ces lieux. Arriver à San Francisco au son de la musique des Beach boys ou en écoutant la « maison bleue » de Maxime Le Forestier , c’est de la magie à l’état pur ! Revenons sur le voyage, 15 jours et presque autant de changement d’hôtel, 5000 kilomètres dans l’ouest des USA et des émerveillements permanents et gigantesques, le grand canyon, le lac Powel, Bryce canyon, la vallée de la mort, etc. Sans oublier les villes, Las Vegas, Los Angeles et San Francisco qui permettent de comprendre toute la démesure de ce pays. Coté pratique, nous nous sommes vite habitués au bouclage de valise quasi quotidien. J’en profite au passage pour remercier le chauffeur Alex qui nous a chaque matin rangé les valises dans le bus et qui nous a conduit de façon très sure durant tout l’itinéraire. Un point noir : certains français en vacances qui feraient mieux de rester chez eux ou de se documenter sur les us et coutumes du pays hôte avant de choisir ce type de voyage. Non on ne mange pas aux Etats unis comme en France et oui, c’est les différences qui nous enrichissent. En conclusion, un très beau voyage, un accompagnement ultra efficace et quelques râleurs permanents qu’on oubliera très vite en nous plongeant dans nos 2500 photos.
En septembre, Auvergne ou Périgord? English translation pending
by Coachmanu · 2011-08-27 · 11 replies
Bonjour,

je pars en vacances en septembre, et je suis vraiment partagé entre deux régions magnifiques de France. J'ai pris connaissance des activités, et des différents attraits que propose l'Auvergne et le Périgord. Il est vrai qu'en période estivale, j'aurais hésité tout autant. Néanmoins un élément peut changer la donne: le mois de septembre. Je ne suis jamais parti dans cette période. Je me pose des questions pour ce qui sont des activités ainsi que du temps. Le choix devient difficile. Alors que feriez vous à ma place en sachant que je recherche un minimum d'estivité, un maximum de beau temps (potentiellement).
Cuba - Attention avec Air Cubana! English translation pending
by Melocoton1 · 2011-08-20 · 98 replies
Bonsoir tout l'monde,

Une connaissance à moi, cubaine et agente de voyage à Montréal, vient de m'aviser que Cubana était au bord de la faillite!

Même s'il est toujours possible de réserver via leur site internet, il n'y a plus de représentants dans les aéroports et les vols sont annulés ou changés.

Semblerait que c'est l'enfer pour tous ceux qui ont déjà des réservations, car rien n'est respecté!

Alors, prudence s'impose, contacte vos agents très rapidement si vous êtes dans cette situation.

Aussi, sur une autre note, tous les vols de Transat vers Cuba, pour octobre, sont déplacés sur Canjet. Les journées de vol sont assez respectées mais les heures ont évidemment changées. Aussi à surveiller.

Ciao!
Récit de notre voyage à la Réunion et à l'île Maurice English translation pending
by Alienor0105 · 2011-08-18 · 10 replies
Nous avons passé 10 jours à La Réunion et loué une voiture pour faire le tour de l'île. C'était super ! Les Réunionnais sont des gens adorables, l'île avec ses cases créoles, ses fleurs multicolores, ses cirques et son littoral sauvage nous a enchantés. Nous avons fait plusieurs randonnées, qui sont très bien balisées, notamment celle du Piton de la Fournaise, puis nous avons visité et découvert et apprivoisé l'île ! Un petit coup de coeur pour un village charmant et très fleuri, "Entre Deux", dont on parle peu dans les guides. C'était l'hiver, mais la température oscillait entre 20 et 25°, sauf le soir en montagne où le temps était un peu plus frais. Nous avons combiné notre séjour avec quelques jours dans l'île Maurice, qui est très différente, mais les Mauriciens sont tout aussi accueillants que leurs voisins réunionnais. L'île est en plein développement : des chantiers et des commerces s'ouvrent un peu partout. Dans les deux îles, c'était la récolte de la canne à sucre. Ne manquez pas de visiter Pamplemousses, le fameux jardin botanique et l'attraction toute proche, "L'Aventure du sucre", très documentée sur la colonisation, les débuts de l'île, la culture de la canne à sucre ... La visite s'achève par une dégustation de différents sucres et de rhums.
Cool concours du mois d'août. Thème: le bateau en voyage English translation pending
by Ragamuffin · 2011-08-01 · 90 replies
Le Cool-concours du mois d'Août va être pris en main par un grand ami de nous tous... j'ai nommé Ragamuffin 😉

Merci Cleastre de me prêter la barre 😛. Ça va te faire des vacances 😎

Je vous propose un thème bateau : le(s) bateau(x) en voyage

Du gigantesque transatlantique ou de croisière au pédalo en passant par les bateaux en papier plié pour ceux qui ne peuvent pas s'approcher de l'eau ou bien qui l'ont en horreur (style Capitaine Haddok)

J'espère qu'un gentil membre 😉 voudra bien mettre les photos sur un diaporama (ça aidera bien pour tout visualiser)

On votera du samedi 27 au mardi 30 août. Palmares le 30 août.

Nombre de photos limité à 50 par participant 😠

Merci de bien vouloir veiller à la qualité des photos proposées. Faudrait pas prêter le flanc à des critiques acerbes 😊

J'ouvre le bal avec deux photos d'un bateau de pêche à balanciers dans le détroit des Mentawai entre Padang (Sumatra) et Gunung Sitoli (Nias) en Indonésie. Les photos ont été prises depuis le KM Lawit, bateau de voyageurs de la Pelni



Relier Bellegarde/Annecy à vélo par la route, sans danger? English translation pending
by Pocks21 · 2011-07-25 · 13 replies
Bonjour, je cherche à relier Bellegarde sur Valserine à Annecy, mais pour cela, je voudrais emprunter une autre route que la route principale, utilisée par un paquet de voitures. Auriez-vous une proposition, sachant que je serai avec ma remorque qui m'aura suivi depuis Champagnole.

Merci
Survol du Grand Canyon: vos quelques conseils? English translation pending
by Lilibulle007 · 2011-07-19 · 10 replies
Bonjour, J'ai encore besoin de votre aide pour peaufiner mon fabuleux voyage à venir ! ;-) Nous allons visiter le Grand Canyon, et avons une journée complète pour le faire. Question survol, au delà de l'éternel débat "avion ou hélico" (que je n'ai d'ailleurs toujours pas tranché), je me demandais s'il valait mieux le faire au lever ou au coucher du soleil ? Apparemment, au coucher, on risque d'avoir le soleil en pleine poire, et donc d'être aveuglé pour en profiter au max. Mais j'ai du mal à trouver des horaires de vol au LEVER (est-ce qu'on peut décoller dans la nuit, d'ailleurs ?) Sinon, en pleine journée, je pense que la lumière est trop écrasante pour avoir les pleines couleurs du canyon. Me trompe-je ?

Niveau compagnie, j'entends beaucoup parler de Papillon, mais je trouve qu'elle est chère, quand même. Est-ce que les connaisseurs ont d'autres compagnies à me conseiller ? Nous sommes 4, donc nous "monopolisons" un hélico entier (je ne sais pas combien de place dans un avion), et souhaitons partir du point classique de la South Rim, puisque nous longerons à Tusayan.

Merci beaucoup par avance pour vos bons conseils (ce forum est vraiment GENIAL pour ça! )

lilibulle
Votre avis: la Bretagne en camping-car? English translation pending
by Isa39 · 2011-07-05 · 4 replies
Bonjour, J'envisage de passer une dizaine de jours en Bretagne en septembre. Projet de louer un camping- car sur place, en Finistère ou Côtes d'Armor. Est ce qu'un forfait de 1000kms est suffisant? Je n'ai jamais voyagé en camping-car, peut-on passer une nuit ou deux hors emplacement réservé? est-ce autorisé? Merci pour vos réponses. Je vous souhaite un bel été et de beaux voyages. Isa
Intérêt de s'arrêter trois-quatre jours dans le parc de Sajama? (Bolivie) English translation pending
by Mélymélodie · 2011-06-29 · 14 replies
Hola à tous

En pleins préparatifs de notre voyage d'un mois au Pérou et en Bolivie cet été 😎, on envisage de s'arreter au parc de Sajama avant de rejoindre Arica au Chili. Est-ce que ce parc mérite que l'on s'y attarde 3-4 jours? On a repéré un trek geysers-lagunes sorapata et lagunes chiar khota, est ce que certains d'entre vous l'on fait? on peut le faire facilement sans agence? On se demandait si dans ce coin, on pouvait louer une tente?

Toutes vos idées de randos et d'excursions dans ce coin sont les bienvenues!

Une dernière question concernant une idée trek du côté de la paz, on hésite entre le choro et le condoriri, lequel est le plus facile à réaliser en autonome? et le plus beau à faire?

Merci de vos réponses
Baie d'Halong indispensable après la visite de Tam Coc et Ninh Binh (Vietnam)? English translation pending
by Soho · 2011-06-28 · 13 replies
Bonjours à tous. Je vais effectuer la visite de la région de Tam Coc et de Ninh Binh sur 4 jours et je me pose la question s'il falait ou non zapper la baie d'Halong. Je précise que si je me décide à visiter la baie d'Halong cela se fera après la visite de la région de Tam Coc car ensuite je remonte sur Sapa depuis Tam Coc (avec éventuellement un crochet par Halong). Je ne suis pas intéressé par une croisière de plusieurs jours dans la baie d'Halong par contre je suis un passionné de photographie et la baie semble incontournable pour un photographe, mais photographier depuis un bateau en mouvement surtout si on shoote principalement sur trépied et en HDR cela ne vas pas le faire! Cela vaut il vraiment le coup de faire le déplacement sur Halong pour rester à quai? Je suis très indécis et donc si vous pouviez me faire partager vos expériences et surtout comment organiser un circuit sur Halong sans croisière pour photographier les meilleurs sites. Par contre un déplacement en bateau n'est pas exclu pour se rendre vers des paysages exeptionnels à photographier!
Conseils sur itinéraire d'un mois au Vietnam? English translation pending
by Kenwell · 2011-06-20 · 13 replies
bonjour a tous.

je pars très prochainement pour le Vietnam (bon j'ai lu que c'est la saison des moussons mais ce n'est pas grave, j'aime la pluie 😉)

rien n'est encore sur mais je pense arrivé à l'aéroport d’Hanoï. à partir de là, j'aurai 30 jours pour descendre jusqu’à Ho chi minh puis rejoindre le Cambodge.

(j'ai 21 ans, je parle un anglais moyen (disons correct) et mon budget n'est pas fixé mais il se situe autour de 800 euros tout compris)

je prépare en ce moment un itinéraire et viens vous demandez conseils !!

pour ce qui est des villes, je visiterai Hanoï puisque c'est la que j'arrive, et j'ai lu en parcourant des forum, que les villes suivantes étaient intéressentes:

hué (patrimoine mondiale de l’UNESCO pour sa cité impériale) dalat et ses paysage alentours, nha trang (pour ces plages) et ho chi minh ville

qu'en pensez vous? combien de temps y rester? peut être d'autres suggestions?

globalement, tout m'intéresse et j’aimerai visiter des villes, mais aussi "profiter du paysage" (baie d'halong, parc nationale de phong nha ké bang; de même, qu'en pensez vous, avez vous d'autres suggestions?) ou me détendre sur les plage en buvant des cocktails (sous la pluie😎)

bref, profiter de tout ce que peut m'offrir le Vietnam. je suis prêt a courir partout, voir ce qu'il y a voir (lieu touristique ou non) ... temple, forêt (jungle), plages, rivière, villages, marché flottants, montages, plongée...

Vous qui vivez là bas, ou vous qui y êtes déjà aller, n'hésiter pas a me dire ce que vous avez aimé, ce qu'il ne faut pas rater, et au contraire ce qu'il faut éviter. (et si possible répondez à mes questions😉)

voila, merci beaucoup a tous ceux qui prendrons quelques minutes pour répondre.

(grâce a vos réponse, je posterai un autres messages plus tard pour vous suggérer mon itinéraire.)
Mindo en Equateur English translation pending
by Dapep · 2011-06-19 · 3 replies
bonjour à tous, je souhaitais avoir des infos sur mindo en équateur. je remonte l'équateur de Loja à quito, je vais bie sûr aller ensuite à otavallo mais je souhaitais faire un saut à Mindo peut être 2 jours ? quel est le climat en juillet ? est ce jouable en cette saison ? est-il possible de faire otavalo-mindo en bus ? ou dois repasser par quito merci d'avance
Court séjour sac à dos d'une semaine en Irlande English translation pending
by Ixerno · 2011-06-14 · 27 replies
Bonjour à tous, je suis tout nouvel explorateur, cela risque d'être mon premier voyage du genre. Aussi je me tourne vers vous pour me guider quelque peu. En effet sur un coup de tête, nous voulons partir ma copine et moi en sac à dos en Irlande, je connais pas assez les coins pour faire un circuit si court à pied ou en vélo. Cependant nous savons que les paysages sont à couper le souffle. Je me tourne vers vous afin de connaître un petit circuit qui pourrait nous permettre de réussir convenablement notre première exploration du genre. J'ai regardé quelques peu et j'ai vu des choses intéressantes avec les B&B ou les auberges de jeunesses. Que me conseillez vous ?

Merci de votre attention et bon voyage pour les chanceux !

Alex
Croisière Costa Déliziosa Cap Nord du 25 mai au 5 juin 2011 (compte-rendu) English translation pending
by Sam8156 · 2011-06-07 · 23 replies
Bonjour à tous, Je tenais après être revenu de cette magnifique croisière à faire un petit compte rendu en espérant que cela puisse apporter des informations supplémentaires à de nombreuses personnes.

Le départ de la croisière a lieu au passenger terminal d'Amsterdam à 15 min à pied de Central station (la gare). Pour l'embarquement il n'y a pas eu de souci mais nous sommes arrivé à l'avance. Après un jour de mer nous sommes arrivé à Geiranger:(débarquement en chaloupe) il y avait bcp de brume et cela est dommage. Nous avons pris l'exursion costa "vue de Geiranger" au départ donc de geiranger. Nous avons donc traversé le fjord de Hellesyt à Geiranger sur le bateau. Cela était magnifique. L'excursion en elle même était décevante. Nous ne sommes pas monté en haut du mont dalsniba et nous avons fait 2 points de vue plus un arrêt en altitude pour prendre un café. Cela ne vaut le prix de l'excursion.... Malgré tout nous ne sommes pas déçu le paysage est magnifique.

Après un autre jour de mer nous arrivons à Honningsvag: Nous avons là un temps splendible. Nous avions pris l'excursion transfert au cap nord. Nous sommes ravi de ce transfert. Lors de notre transfert on s'arrête dans un camp Sami (population habitant le Finmark) est cela est super (cela ne dure pas très lgtps) Après le cap nord c'est tout simplement splendide; des grandes étendues, des lacs, des troupeaux de rennes sauvages. Honningsvag est sinon une petite ville sympathique.

Le jour d'après on accoste à Tromso: Tromso est l'escale que nous avons le moins aimé. La cathédrale artique est à 1h du bateau à pied et nous sommes des bons marcheurs. En plus la route est horrible (pleine zone industrielle). Pour aller au téléphérique (sympa à faire) il faut rajouter 15 min à pied. Le prix du téléphérique est de 12.5 euros par personne. Le centre ville est sans plus et il n'y a pas grand chose à faire. Nous n'avons pas visité Polaria (il nous restait 1h de marche à se refaire en sens inverse et cette fois sous la pluie).

Le lendemain escale à Leknes sur les iles Lofoten: (débarquement en chaloupe) Je tiens à préciser que Costa fait débarquer les passagers n'ayant pas d'excursion 2h après (inadmissible). Nous sommes allé nous plaindre à l'accueil et nous avons eu gain de cause (pas facile). Nous avions réservé un voiture à europcar leknes (agence du centre) et la voiture nous a été délivré à gravdal là ou arrive le bateau (3,2 km du centre) Nous avions un temps magnifique. Nous avons donc pris notre voiture (environ 100 euros pour la journée, on laisse son numéro de CB et on dépose la voiture à coté du bateau) et nous avons fait la route en passant par Nusfjord, A, Reine, flakstad, eggun et unstad). Tous ces villages étaient magnifiques. Nous avons déposé notre voiture et nous avons repris la chaloupe. (Vive la location de voiture)

Le lendemain escale à Trondheim: (15 à 20 min pour aller à la cathédrale à pied) Ville sympathique ou il fait bon flaner. La cathédrale est symptahique.

Après escale à andalsnes : Là nous avons loué une voiture auprès d'Avis andalsnes. la voiture nous a été livré au pied du bateau à coté de l'office du tourisme. (100 euros) Nous avons fait la route des trolls (trollstighein) et nous avons poursuivi jusqu'à Valdal ( culture de fraises) Après nous avons fait le tour du fjord où le bateau est accosté et nous sommes allé à rovden voir l'église en bois (sympathique). Après nous avons remonté la vallée de la Rauma qui longe la voie de chemin de fer. Sur cette route on peut admirer le mur des trolls. C'est la partie la moins bien surtout si on l'a fait en dernier (on en finit par devenir difficile). A la fin on dépose la voiture au même endroit ou on l'a prise.

Dernière escale Bergen : Ville sympathique à visiter (Bryggen, funiculaire, marché aux poissons.....) Bateau au pied de la ville (10 min à pied pour aller à Bryggen)

Dernier jour de mer et retour à amsterdam. La vu que Costa ne se préoccupe pas des horaires des différents transports autres que l'avion (train par exemple) il nous donné des étiquettes nous faisant débarquer en avant dernier. Là nous avons du présenter nos billets de train pour qu'on nous change les étiquettes.

Sinon voyage magnifique et vacances mémorables. Nous repartirons sur Costa avec plaisir malgré les quelques critiques.
Où passer deux nuits à Rabat près de l'ambassade mauritanienne? English translation pending
by Jpfrene · 2011-06-02 · 2 replies
Boujour. Devant aller chercher mon visa pour la Mauritanie à Rabat , et comme maintenant il faut apporter son passeport à 9h et le récupérer le lendemain à 14 h, il faut que je trouve un endroit pas trop bruyant et pas trop loin de l'ambassade pour y passer deux nuits , mon 4x4 et ma caravane Eriba et évidemment mon épouse !!. Merci
Vacances en Alsace et en Forêt-Noire (Allemagne): vos bons plans? English translation pending
by Ptitmimi · 2011-05-11 · 25 replies
Bonjour Finalement nous passerons nos vacances cette été en Alsace location proche de Colmar, pour l'Alsace j'ai trouvé pleins d'infos sur le forum et pensons voir ces villes: - Colmar, strasbourg, obernai, turckhein, riquewirhr, ribeauvillé, barr, dambach, kayzersberg, eguisheim, le chateau haut koenigsbourg. Nous souhaitons visiter aussi quelques vignobles et acheter du vin pourriez vous nous indiquez de bon endroits? Nous pensons aller a fribourg sur la journée, pourriez vous nous indiquer d'autres villes ou villages a faire en fôret noire ? Merci d'avance 😉
Avis sur programme d'une semaine au Pays de Galles? English translation pending
by Niouss · 2011-04-30 · 11 replies
Bonsoir,

à la fin du mois, je vais partir prendre l'air au pays de galles. J'arriverai à Liverpool le 28mai avant de repartir le 5juin de bristol. Bien que j'ai le petit futé grande bretagne pour me donner des pistes de parcours, je viens vous solliciter si y en a parmi vous qui y sont déjà allé et qui auraient des bons plans à transmettre. J'ai déjà fait des recherches, à priori le pays de galles n'est pas une destination à la mode: je dirai "tant mieux", je recherche l'authenticité et je fuis dès que possible, les usines à touristes.

En gros, mes premières idées sont les suivantes: - arrivée le samedi, puis train+bus vers conwy et arrêt le soir à caernarfon; - ensuite, j'hésite à aller sur anglesey ou la pénisule de lynn mais il ne semble pas y avoir grand chose à voir; - arrêt à llanberis pour faire la grimpette du mont snowdon; - ensuite descente à priori sur la côté, avec éventuellement un arrêt à aberystwyth, mais bon je sais pas trop; - faire le tour du pembrokeshire semble intéressant, et j'ai lu que certains coins sont sympa comme st davids ou fishguard, l'idée me prend de pourquoi pas louer un vélo le temps d'une journée pour rouler le long des côtes; - je pense faire un arrêt à brecon pour faire une autre grimpette; - pis finir avec la visite de cardiff (2nuits déjà réservés) avant de repartir sur bristol.

la partie "est" du pays de galle ne semble pas valoir le coup, c'est surtout les 2 grands parcs et la côté sud. qu'en pensez vous ?

voilà, les quelques idées, je serai tout seul avec un gros sac à dos, je suis plutôt sportif, donc j'aime bien marcher, randonner et faire du vélo. ah aussi, je suis amateur de belles photos, et je prendrai un trépied (basique mais qui fonctionne). les villes ne m'intéressent pas tant que ça, mais si certaines valent le coup, autant s'y arrêter (je pense au fait que j'ai zappé llanelli et swansea). je voyagerai en bus ou en train selon les possibilités, et la chose que je dois bien faire avant de partir, c'est de récupérer les différents timetables pour les différents trajets possibles. je dormirai en AJ ou en B&B, les hôtels ne m'intéressent pas trop, je ne pense pas réserver les logements, j'ai envi de faire ça au "pif" pour garder de la liberté d'action, même si c'est plutôt contre nature 😄. j'aurai peut être quelques sueurs froides, mais bon, c'est thérapeutique, on devient pas baroudeur du jour au lendemain 😄

merci.
Baie d'Along en décembre English translation pending
by Mimivoyage · 2011-04-27 · 22 replies
Nous planifions une croisière dans la Baie d'Along pour Noël 2011, plus précisément le 27 déc. On se pose trois questions: 1- À cette période de l'année qu'elles sont nos chances d'avoir du beau temps? 2- On hésite entre une croisière de 1nuit/2jours ou bien 2nuits/ 3jours, que nous conseillez-vous en considérant la période à laquelle nous serons là-bas? 3-Connaissez-vous Amica Travel, une agence de voyage basée à Hanoi?

Mimi
San Francisco pour trois nuits: City Pass ou Carte Go SF? English translation pending
by Syl08 · 2011-04-24 · 6 replies
Bonjour,

Pour terminer mon périple dans l'Ouest, je résiderai à San Francisco (3 nuits) à l'hôtel Adagio situé dans le Quartier des Théâtres à 5 minutes à pieds d'Union Square:

J1: Vol SLC-SF: arrivée à 16h20 + visite SF + nuit J2: Vélo sur Golden Gate + retour en ferry de Sausalito à Fisherman's Wharf (réservé depuis la France) + nuit J3: Visite d'Alcatraz + visite SF + nuit J4: Vol SF-PARIS à 15h30

Nous souhaiterions faire, outre le Golden gate Bridge et Alcatraz: Haight Ashbury, Golden Gate Park (une partie), Lombard Street, Nob Hill, Russian Hill, et comme excursion/visite L'Aquarium of the Bay (départ Pier 39). Nous souhaitons aussi prendre les cable cars.

En option: - Muir Woods (mais nous n'avons plus de véhicule!!!)

1/ Au vu du nombre de jours et des activités prévues depuis la France (vélo + Alcatraz), comment organiseriez vous à ma place vos journées au départ de notre hôtel? 2/ Aurons nous le temps de tout faire? Si non, qu'enlever? Si oui, qu'ajouter éventuellement? 3/ Nous savons que nous ne pouvons pas aller à Muir Woods en transport en, commun et que nous avons 2 solutions: location de VL ou par un Tour. Etant donné que nous allons déjà faire Sausalito dans notre forfait vélo + ferry, peut-on réserver uniuqment la visite de Muir Woods sans faire Sausalito? Vaut-elle le coup?

4/ Enfin, devons nous prendre un city pass ou Go SF pour notre programme? Valent-ils le coup pour ce qu'on veut faire? Pour info, nous ne comptons pas faire de musées ou de visites de bâtiments. Seules les visites de l'aquarium (nous souhaitons vraiment la faire) et éventuellemet Muir Woods (pour voir des séquoias) nous tentent.

5/ Si un endroit surelevé permet bien de voir SF, nous sommes preneurs...

Merci d'avance pour vos réponses. Bonne journée Sylvie

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