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Trois semaines dans l'Ouest... que du bonheur English translation pending
Voici dix jours que nous sommes rentrés et je me remets à peine.
Dur dur de retrouver la vie quotidienne, de revenir à la réalité. sans compter bien sur, le décalage horaire...
Mais j'ai envie de vous faire partager notre voyage, même si pour les plus acharnés d'entre vous il est sans doute, très banal!
Le début de l'histoire....
Il y a deux ou trois ans, une "amie" Facebook poste sur son mur, des photos et des vidéos de leur voyage dans l'Ouest.
Et là, je suis émerveillée, époustouflée par les grands espaces et la beauté des paysages, j'ai très envie de les découvrir à mon tour.
Petit à petit, je rallie mon mari et nous commençons à regarder des catalogues, acheter des guides;
Nous sommes souvent, voire toujours partis seuls, mais là il rechigne un peu, trop loin, trop grand, trop de kilomètres. Je ne conduis pas en voyage et il me dit que s'il conduit il ne profite pas...
Nous commençons de regarder du côté des voyages organisés.
Mais trouver le voyage de nos rêves et rester dans des prix abordables s'avère très compliqué.
Au final nous n'en sélectionnons que deux, les "moins pires" dirons nous. 😏
Nous sommes en juillet 2014.
En août nous partons au Canada en voyage "organisé" un peu spécial car à la carte, organisé par la chorale à laquelle j'appartiens. Et je parle de notre projet à une de nos meilleures amies. Très intéressée, elle nous donne sa réponse très vite, c'est oui. Et elle est prête à conduire...
A trois c'est déjà plus facile.
Je commence alors à établir un circuit, et je viens le poster sur ce forum.(je n'arrive pas à mettre le lien, pas grave!)
Et petit à petit, grâce à vos conseils, notre projet s'est concrétisé.
Il me faut remercier tous ceux qui m'ont aidée; Istat, Bastinj, Jpg13, Pong, Caussat, pardon à ceux que j'oublie. Merci aussi pour vos nombreux carnets de voyage, que j'ai lus avec beaucoup d'attention, sans toutefois intervenir😕 Tout particulièrement ceux de Laure et Minibou37, entre autres.
Bon j’arrête mon bavardage et je commence la description:
Les participants: Mon mari ( Milou) et moi (65 et 60 ans), notre amie Monique et une amie à elle, Marie Christine. Le budget: Billets d'avion: 935 € par personne, Air France, Paris Los Angeles, San Francisco Paris, deux vols directs. Hôtels et appartements: 3992 € pour 4 personnes, des hôtels de toutes catégories et deux appartements, un à Los Angeles, l'autre à San Francisco Location de voiture: Dodge Journey louée chez Alamo: 871,89 € Essence: 305 €, 4775 km parcourus. Nous n'avons pas fait le détail des autres frais mais tout compris le voyage nous revient à moins de 3000 € par personne. Le midi nous pique-niquions, souvent une salade et des fruits frais, le soir c'était restau, assez simple. La plupart des petits déj étaient compris, sinon nous le prenions à l'appartement ou dans notre chambre.
Le circuit:
Jour 1 : (jeudi 21 mai) Paris Los-Angelès Jour 2 : (vendredi 22 mai)Los Angeles Jour 3 : (samedi 23 mai)Los Angeles → Kingman ( 533 km) Route 66 Jour 4 : (dimanche 24 mai) Kingman → Grand Canyon (262 km) Jour 5 : (lundi 25 mai) Tusayan → Page (230 km) Lake Powel Jour 6 : (mardi 26 mai) Page → Goulding (198 km) Antelope Canyon, Monument Valley Jour 7 : (mercredi 27 mai) Goulding → Cortez (231 km) Meza Verde Jour 8 : (jeudi 28 mai) Cortez → Moab (185 km) Canyonlands Jour 9 : (vendredi 29 mai) Moab , Arches Jour 10 : (samedi 30 mai) Moab → Torrey(251 km) Capitol Reef Jour 11 : (dimanche 31 mai) Torrey → Kanab (254 km) Bryce Canyon Jour 12 : (lundi 1 juin) Kanab → Sprindale (73 km) Zion Park Jour 13 : (mardi 2 juin) Springdale → Las Vegas (271 km) Jour 14 : (mercredi 3 juin) Las Vegas Jour 15 : (jeudi 4 juin) Las Vegas → Furnace Creek (236 km) Jour 16 : (vendredi 5 juin) Furnace Creek → Lee Vining (430 km) Jour 17 : (samedi 6 juin) Lee Vining → Groveland (147 km) Jour 18 : (dimanche 7 juin) Groveland → San Francisco (225 km) Jour 19 : (lundi 8 juin) San Francisco Jour 20 : (mardi 9 juin) San Francisco → Paris Jour 21 : (mercredi 10 juin) Paris :
Nous avons fait quelques jolies randonnées, que j'essaierai de détailler plus tard.
Dans l'ensemble tout s'est très bien passé, la météo a été de notre côté, pas trop chaud à Death Valley (juste 39 degrés 😎) et de la pluie à Yosémite et Capitol Reef, mais juste l'après midi; Nos top: Grand Canyon, Monument Valley, Bryce Canyon... Mais aucune deception. Il nous a manqué un jour à San-Francisco et nous sommes arrivés trop tard à Lee Vining pour aller à Bodie.
Voici pour le début, il faut maintenant que je cherche pour insérer des photos 😉
Et petit à petit, grâce à vos conseils, notre projet s'est concrétisé.
Il me faut remercier tous ceux qui m'ont aidée; Istat, Bastinj, Jpg13, Pong, Caussat, pardon à ceux que j'oublie. Merci aussi pour vos nombreux carnets de voyage, que j'ai lus avec beaucoup d'attention, sans toutefois intervenir😕 Tout particulièrement ceux de Laure et Minibou37, entre autres.
Bon j’arrête mon bavardage et je commence la description:
Les participants: Mon mari ( Milou) et moi (65 et 60 ans), notre amie Monique et une amie à elle, Marie Christine. Le budget: Billets d'avion: 935 € par personne, Air France, Paris Los Angeles, San Francisco Paris, deux vols directs. Hôtels et appartements: 3992 € pour 4 personnes, des hôtels de toutes catégories et deux appartements, un à Los Angeles, l'autre à San Francisco Location de voiture: Dodge Journey louée chez Alamo: 871,89 € Essence: 305 €, 4775 km parcourus. Nous n'avons pas fait le détail des autres frais mais tout compris le voyage nous revient à moins de 3000 € par personne. Le midi nous pique-niquions, souvent une salade et des fruits frais, le soir c'était restau, assez simple. La plupart des petits déj étaient compris, sinon nous le prenions à l'appartement ou dans notre chambre.
Le circuit:
Jour 1 : (jeudi 21 mai) Paris Los-Angelès Jour 2 : (vendredi 22 mai)Los Angeles Jour 3 : (samedi 23 mai)Los Angeles → Kingman ( 533 km) Route 66 Jour 4 : (dimanche 24 mai) Kingman → Grand Canyon (262 km) Jour 5 : (lundi 25 mai) Tusayan → Page (230 km) Lake Powel Jour 6 : (mardi 26 mai) Page → Goulding (198 km) Antelope Canyon, Monument Valley Jour 7 : (mercredi 27 mai) Goulding → Cortez (231 km) Meza Verde Jour 8 : (jeudi 28 mai) Cortez → Moab (185 km) Canyonlands Jour 9 : (vendredi 29 mai) Moab , Arches Jour 10 : (samedi 30 mai) Moab → Torrey(251 km) Capitol Reef Jour 11 : (dimanche 31 mai) Torrey → Kanab (254 km) Bryce Canyon Jour 12 : (lundi 1 juin) Kanab → Sprindale (73 km) Zion Park Jour 13 : (mardi 2 juin) Springdale → Las Vegas (271 km) Jour 14 : (mercredi 3 juin) Las Vegas Jour 15 : (jeudi 4 juin) Las Vegas → Furnace Creek (236 km) Jour 16 : (vendredi 5 juin) Furnace Creek → Lee Vining (430 km) Jour 17 : (samedi 6 juin) Lee Vining → Groveland (147 km) Jour 18 : (dimanche 7 juin) Groveland → San Francisco (225 km) Jour 19 : (lundi 8 juin) San Francisco Jour 20 : (mardi 9 juin) San Francisco → Paris Jour 21 : (mercredi 10 juin) Paris :
Nous avons fait quelques jolies randonnées, que j'essaierai de détailler plus tard.
Dans l'ensemble tout s'est très bien passé, la météo a été de notre côté, pas trop chaud à Death Valley (juste 39 degrés 😎) et de la pluie à Yosémite et Capitol Reef, mais juste l'après midi; Nos top: Grand Canyon, Monument Valley, Bryce Canyon... Mais aucune deception. Il nous a manqué un jour à San-Francisco et nous sommes arrivés trop tard à Lee Vining pour aller à Bodie.
Voici pour le début, il faut maintenant que je cherche pour insérer des photos 😉
Francophone à bord du Celebrity Silhouette le 20 avril English translation pending
Bonjour,
Est-ce qu'il y aura des francophones à bord du Celebrity Silhouette pour le départ du 20 avril 2014?
Je ne vois personne sur la liste d'inscription de voyage forum à part moi et mon conjoint.
Bonne croisière à tous
Croisière Espagne-Portugal sur le Costa Victoria en avril English translation pending
Bonjour à tous,
Nous venons d'acheter une croisière Costa Espagne Portugal de 8 jours départ avril 2008 sur le Victoria, le but pour nous est que « madame la mère de famille » elle aussi soit en vacances, pas de repas à préparer, détente, sport et repos au programme, et que nos enfants 4 et 9 ans trouvent des occupations sur le bateau.
Pour nous c’est une première, nous passons habituellement nos vacances à la découverte des pays d’Europe en voiture et chambre d’ôte.
Donc étant novice chez Costa nous avons besoin, d’explication sur le fonctionnement de ces croisières.
Pouvez vous nous apporter vos lumières sur les points suivants : Sur le catalogue il y a 48€ par adulte à régler sur place "forfait de séjour à bord", nous aimerions savoir si c'est les pourboires. Que devons apporté sur le bateau, en vêtement etc.….
Afin de passer de très bonnes vacances sur le Victoria, nous cherchons astuces, et conseils de la part des habitués des croisières Costa.
Confiez nous vos impressions bonne ou mauvaise (de toute façon le voyage est réservé !!!)
En ce qui concerne les excursions nous allons nous débrouiller nous même, ciblant et préparant à l’avance les centre d’intérêts que nous voulons visiter.
Merci pour vos réponses.
Organisation de mon voyage au Japon English translation pending
Bonjour tout le monde, je m'appelle Marvin et pour mes 18 ans, je voulais organiser un voyage au Japon. Premièrement, je ne veux pas partir en voyage organisé par circuit, car trop chère et on ne fait pas tout ce que l'on veut...
D'abord, je pars avec une amie, et on voulais visiter Tokyo, Kyoto, Nara et Fukuoka.
1*, que me recommandez vous pour les vols, sachant que nous avons un petit budjet, nous voulons faire paris-tokyo/fukuoka-paris, est-ce possible ? quels agences offrent des prix interessant .
2*Nous désirons partir 15 jours, donc 13 jours [+2 jours de vol] comment me conseilleriez-vous pour répartir les jours, on pensait : 3 jours Tokyo/4 jours à Kyoto/ 2 ou 3 jours à Nara et les derniers jours à Fukuoka.
Ne connaissant pas trop ces villes, serait-il plus astucieux de consacrer davantage de temps à Tokyo.
Notre but est de voir les deux facettes de ce merveilleux pays, c'est-à-dire le vieux Japon et le Japon moderne !
3*On voulais également voyager de nuit, pour éviter de perdre du temps, est-ce possible ? est-ce dangereux ?
et existe t-il des hotels voisinnant les gars, pour éviter de faire des trajets nocturnes ? quels sont les prix moyens pour une chambre pour deux ? Je connais pas trop ...😕
4* Et que me conseilleriez vous à faire et à éviter dans ces differentes villes ?? J'aime surtout les temples, mais on voudrait voire des geishas, faire un manga-kisa + manger du bon ramen + restos typiques + visiter le Shinjuku et le Sony Building ainsi que le Palais Impérial . Ne connaissant pas trop où se situent tous ces monuments, quels sont les itinéraires stratégiques à adopter !
😊
5* Et enfin combien estimeriez-vous notre voyage ? Je vous remercie d'avance pour toute(s) info(s) apportée(s), étant complètement perdu, et ne connaissant pas du tout le pays, on m'a conseillé ce forum, car on m'en avait di du bien...je fais donc appel à vos expériences et vos connaissances, je vous remercie encore éternellement, et excusez moi pour toutes ces questions. 😕
Aussi j'aimerais savoir les conditions de préparations pour le voyage, qu'est-ce qui est préférable d'amener...
et les mesures de sécurité .
Je vous remercie encore une fois, un lien, une info est toujours bienvenu...
PS: pour notre séjour, on désirais partir pour les vacances de Février [2008] ...
Route de Soanierana-Ivongo à Manompana (Madagascar) English translation pending
Bonjour,
je prépare actuellement un voyage à Madagascar sur la côte NE (marche à pied dans les plus beaux endroits mais surtout taxi-brousse, nuits dans des hotels de plage). J'ai réussi à trouver presque toutes les informations dont j'avais besoin, notamment grâce à ce site mais je manque encore d'info sur le région de Soanierana-Ivongo à Manompana.
Si quelqu'un connait le coin et peut me donner quelques conseils, notamment sur un hotel (avec plage et idéalement plongée simplette au tuba pour regarder les poissons et se détendre après la marche) et surtout sur cette péninsule triangulaire qui est tout simplement impressionnante vu du ciel (sur gogle earth par ex). Est-ce que ça vaut la peine de quitter la route pour aller vers la pointe?
Ou alors je passe rapidement et je passe encore plus de temps que prévu vers Ivontaka ou autre coins "célèbres" locaux.
Toute info ou impressions sur ce coin sont les bienvenues :-)
je prépare actuellement un voyage à Madagascar sur la côte NE (marche à pied dans les plus beaux endroits mais surtout taxi-brousse, nuits dans des hotels de plage). J'ai réussi à trouver presque toutes les informations dont j'avais besoin, notamment grâce à ce site mais je manque encore d'info sur le région de Soanierana-Ivongo à Manompana.
Si quelqu'un connait le coin et peut me donner quelques conseils, notamment sur un hotel (avec plage et idéalement plongée simplette au tuba pour regarder les poissons et se détendre après la marche) et surtout sur cette péninsule triangulaire qui est tout simplement impressionnante vu du ciel (sur gogle earth par ex). Est-ce que ça vaut la peine de quitter la route pour aller vers la pointe?
Ou alors je passe rapidement et je passe encore plus de temps que prévu vers Ivontaka ou autre coins "célèbres" locaux.
Toute info ou impressions sur ce coin sont les bienvenues :-)
Lençois maranhenses (Brésil) English translation pending
Qui pourrait me donner de vraies infos concrètes pour la mise en place d'un voyage dans les Lençois ?
Adresses d'hôtels, état des routes, agences, prix d'un survol, bref tout le côté pratique pour ne rien rater au Maranhão et au Piaui.
Merci d'avance
Marielle
Adresses d'hôtels, état des routes, agences, prix d'un survol, bref tout le côté pratique pour ne rien rater au Maranhão et au Piaui.
Merci d'avance
Marielle
Que vaut le Newrotel de Bangkok? English translation pending
Salut tousd le monde voila je vais descendre en arrivant à Bangkok au Newrotel situé au 1216/1 Cha Roen Krung Road, dites moisi vous connaissez, et ce qu'il ya tout près pour sortir le soir et s'amuser.
L'hotel se situe entre l'oriental Hotel et le Royal orchidee hotel.
Je sais que c'est tout près de Silom road, qu'il ya t'il par là svp?
Merci pour vos réponses, @++
L'hotel se situe entre l'oriental Hotel et le Royal orchidee hotel.
Je sais que c'est tout près de Silom road, qu'il ya t'il par là svp?
Merci pour vos réponses, @++
Japon: réservations/bons plans logement/dico franco-japonais English translation pending
Le 2 mai nous partons à deux pour 3 semaines au Japon ! Mais volià, comme on est un peu des branquignoles, on a encore rien réservé (et en + on arrive en pleine "Golden Week")...
Considérons que nous voudrions utiliser le moins de budget possible pour le logement.
Mes questions : Connaissez-vous des logements "cheap" mais cool ?Une fois sur place, où trouver des "bons plans"On me dit que la communication avec les japonnais est assez ardue, pourriez-vous me conseiller un guide de conversation ou un dictionnaire de poche ? (du genre de celui de Bill Muray dans "Lost in Translation"😉)
Tout autre conseil est évidemment le bienvenu (lieux à voir, bar à tester, resto à goûter...) Merci
Mathieu
Mes questions : Connaissez-vous des logements "cheap" mais cool ?Une fois sur place, où trouver des "bons plans"On me dit que la communication avec les japonnais est assez ardue, pourriez-vous me conseiller un guide de conversation ou un dictionnaire de poche ? (du genre de celui de Bill Muray dans "Lost in Translation"😉)
Tout autre conseil est évidemment le bienvenu (lieux à voir, bar à tester, resto à goûter...) Merci
Mathieu
Séjourner à Phuket: sur Patong (Thaïlande)? English translation pending
Salut à tous,
En dehors de savoir dans quel hotel je vais dormir j'aimerais savoir ce que vous pensez de rester à Patong lorsqu'on se rend à Phuket ?
Tout ce que je veux pendant mes 10 jours de vacance c'est me reposer, me reposer et me reposer ... en prennant le soleil sur une belle plage, une mer chaude et transparente.
L'idée de rester sur Patong directement est de la journée louer une petite mobylette ou une voiture pour faire de petites excursions voir les montagnes et les petits villages. Quant au soir je serais ravi de varier les restos et les petits bars en bord de plage !
Qu'en pensez vous ? Patong n'est pas trop surpeuplé ? La plage reste-elle jolie ?
Merci de vos conseils
Martinus
En dehors de savoir dans quel hotel je vais dormir j'aimerais savoir ce que vous pensez de rester à Patong lorsqu'on se rend à Phuket ?
Tout ce que je veux pendant mes 10 jours de vacance c'est me reposer, me reposer et me reposer ... en prennant le soleil sur une belle plage, une mer chaude et transparente.
L'idée de rester sur Patong directement est de la journée louer une petite mobylette ou une voiture pour faire de petites excursions voir les montagnes et les petits villages. Quant au soir je serais ravi de varier les restos et les petits bars en bord de plage !
Qu'en pensez vous ? Patong n'est pas trop surpeuplé ? La plage reste-elle jolie ?
Merci de vos conseils
Martinus
Hitchhiking in the 70s-80s

“Hey, your Marker... - My Marker? - The one you used to make hitchhiking signs.”
The marker in question is sitting proudly on the kitchen table. Marielle found it at the bottom of a moving box.
I’ve been meaning to tell the long story of my love affair with hitchhiking for years. Here we go.
To be honest, I’m not quite sure when it started. My earliest memory goes back to a fair with a bike race in my maternal grandparents’ village. I was with my cousin, my little sister, and three girl cousins. There were six of us, ages ranging from six or seven to thirteen or fourteen. Our parents stayed at the fair, and we’d had enough. So we decided to walk home. Only it was four kilometers away. So we hitchhiked. A guy driving an old car picked us all up and dropped us off at the farm. He probably found it amusing to see us thumbing a ride by the side of the road, but maybe it also worried him a bit. With everything you read in the papers...
Around fifteen or sixteen, I started hitchhiking regularly, alone or with a friend, to go to the nearby town. But it was especially when I started boarding school in Orléans that it became more regular. The first year, I’d leave Monday morning and come back Saturday noon by bus. It was an old, uncomfortable bus where we froze in winter. To make matters worse, I often got motion sickness if, as was too often the case, I ended up sitting in the back. In the spring, a high school friend suggested I hitchhike back. It meant a slight detour, but the advantage was taking only national roads.
So that’s how, from the end of tenth grade to twelfth grade, I’d thumb a ride every Saturday on the Pont de Bourgogne. Drivers were used to seeing young people hitchhiking, and it worked pretty well. Our biggest fear? Soldiers! At that time, military service was still mandatory, and on weekends, it wasn’t rare to see them competing with us. They’d keep their uniforms on to go home. That gave people confidence—with everything you read in the papers—and they’d rarely wait more than five minutes. We, with our long hair, were definitely less popular. From time to time, three big red-faced guys in a van coming back from a construction site would flip us off, yelling things like “go get a haircut, you bums!” Those were the good old days.
We still had a good laugh, though. Patrice, the friend I’d hitchhike back from school with on Saturdays, is a musician—I’d later discover he’s an excellent composer. A die-hard Beatles fan, he knows their repertoire by heart and spends his time singing at the top of his lungs while we thumb a ride. One Saturday late morning, we’d been waiting for a while at the exit of Châteauneuf-sur-Loire when a little lady came up to him and asked if he could please sing a little quieter: a baby was sleeping in the house. He put on the most sorry face: “Oh, sorry ma’am, we didn’t realize.” No sooner had the lady gone back inside than he started again. Luckily, a car stopped just then, sparing me the embarrassment of seeing the lady come back out.
Saturday was also the day when the cigarette pack was dangerously low. So before leaving, we’d go buy some “Parisiennes,” the “P4s” as we called them back then. They were slightly thinner cigarettes with a mix of tobacco scraps. Sometimes they tasted like light tobacco, sometimes like dark. Not great, but by the end of the week, our pocket money was gone. They were sold in small packs of four, hence the name P4. We’d only pay 20 centimes. On Saturdays, it was rare for the two of us to manage to scrape together 1.50 F to buy a whole pack of Gauloises...
The last twenty kilometers, I’d usually do alone, Patrice having reached his destination. From time to time, luck would smile on me: an acquaintance would just happen to pass by and stop. One January Saturday, at the exit of Gien, I ran into another guy from Argenton whom I knew a little. That day, the weather was nice, but the temperature was well below zero. It was around noon, and it was the off-peak hour. We were shivering, stamping our feet by the side of the road, when a Citroën “Tube” arrived: it was his father’s boss’s, a mason. They were both sitting in the front, but since they were obese, they had us climb onto the open back. Even though we huddled against the cab to shelter from the wind, the twenty kilometers felt very long, especially since we were only going sixty kilometers an hour. Our hands and cheeks were blue when we finally arrived.
The year I took my baccalaureate, a friend with a 2CV would take me Monday mornings with one or two others we’d pick up in nearby villages. We’d share the gas costs, but it was still cheaper than the bus. And in winter, the bus was my nightmare. You had to get up at five to catch it at six. Not enough sleep, and outside it was freezing or raining—or both. The 2CV was luxury. Plus, Philippe would pick me up at home. On the other hand, since I didn’t have class Saturday mornings—well, I did, but we only had PE the first two hours and nothing after—I’d skip class and slip out right after breakfast to thumb a ride at the Pont de Bourgogne.
Those three high school years were formative in this optional subject that was hitchhiking. Little by little, I learned the rules of the game. First, you shouldn’t walk along the road while thumbing. Cars go too fast and can’t stop easily. Accepting a ride that’s too short is also a no-go. The guy who offers to take you a little way but drops you off at some vague crossroads in the middle of nowhere? No thanks. You need to get dropped off in a town. If it’s a fairly big city, you often have to cross it from one end to the other, but it’s better. At the exit, you have to choose your spot well. Actually, you have to put yourself in the driver’s shoes: they need to see you early enough, not be going too fast, and be able to stop easily without risking an accident. So when leaving a city, it’s better not to go too far. It’s wiser to find a spot where cars go slowly and can stop easily. And preferably near a café. The café is for when you still have a few coins for a coffee and need to warm up. From time to time, you’d run into someone nice who’d make a detour to drop you off at a better spot to start again. Finally, if possible, avoid hitchhiking on Sundays. Cars are packed with whole families who, most of the time, aren’t going far. And then there’s the little worry of those people who rarely leave home: with everything you read in the papers...
During those high school years, it was only short trips, rarely exceeding a hundred kilometers. Later, I aimed bigger, and things were a bit different. In 1973-74, I crossed part of France for the first time on two or three occasions, coming back from the German border or returning to Bordeaux, where we lived briefly. Since there weren’t many highways back then, we took national roads. It was during these trips that I realized it was better to leave in the evening. As I said earlier, Sunday is to be avoided, but on weekdays, there’s another problem: if you leave in the morning, you only make short hops. First, it often takes longer to get going because drivers are people going to work nearby. Which brings us back to those who drop you off in a bad spot, far from everything. There, you have to know how to refuse. You thank the driver for stopping—oh, if only everyone could be like you—while explaining why you’d rather stay put. People don’t take offense, by the way. Those who pick up hitchhikers often hitchhiked themselves when they were in the military or before they had a car. In the late afternoon, you’d often run into salespeople or truckers, in other words, people who drive a lot. At that time, salespeople no longer had appointments and were more relaxed. They wanted to talk about something other than the merits of their products. On the radio, it was time for *Les Grosses Têtes*. You’d also quite often run into small business owners, professionals, or even hippies. The conversations were pleasant and often enriching. A little later in the evening, truckers would take over. They’d already driven a few hundred kilometers, and the depot or customs was still far away. So they’d gladly take a hitchhiker to stay awake at the wheel and chat. The radio with Max Ménier’s show *Les routiers sont sympas*, you’d eventually get tired of it. So a hitchhiker was a change. Others, who’d hit the road at midnight to be at their destination by morning, were nice and offered to let you lie down on the bunk while they drove. When you’d been hitchhiking since six in the evening, freezing in the wind between two vehicles, you weren’t unhappy to take a little nap.
Speaking of Max Ménier, he’d often make announcements for hitchhikers. One evening, I called him. It was getting late, and I still had quite a way to go. No luck: the show had ended for good the day before!
In short, it’s better not to rush, sleep in, and leave after lunch, or better yet, in the late afternoon. Obviously, I’m talking about when you have several hundred kilometers to cover. That’s when you have to play it pro.
First thing, especially at night, but it also applies in the middle of summer when the light is blinding: dress to be seen from far away. I’ll admit I have an advantage over most other hitchhikers: I’m small and don’t scare people. To balance that out, racist drivers often take me for an Arab and are less likely to pick me up, but overall, the balance tips in my favor. Back to the need to be seen: at night, I wear light-colored clothes. In headlights, you can see me from far away.
Second thing: travel light. Forget the big backpack with a frame. Drivers don’t always have room in the trunk or on the back seat, especially if it’s rained and the ground is wet. Plus, it forces them to get out of the car. If they’re nice enough to pick up a hitchhiker, you shouldn’t ask for too much either.
Third thing: bring a cardboard sign and a big marker—like the ones in the photo at the start of this post—to write the name of your destination. In the early 80s, I ran a tourist house in the Cher, but I lived in the Netherlands. In the off-season, it was only open on weekends. On Fridays, I’d leave Holland and return on Mondays. 1200 km round trip. On the way there, in Paris, I’d stand at Porte de la Chapelle. At that spot, the road is very wide, and drivers could stop easily. Obviously, on the sign, I didn’t write Eindhoven, which not everyone knows, and even less Amsterdam because of its seedy reputation. In that case, you’d expect to see a police car stop and two officers in kepis ask for your papers. So as a first destination, I’d write Compiègne. We were well out of Paris, and since it wasn’t too far, a trucker or salesperson was less reluctant to stop. Once past Compiègne, I’d take out my Lille sign. Once in Belgium, it wasn’t really necessary to use a sign anymore, since everyone was going in the same direction. Usually, the guy who picked me up at Porte de la Chapelle would say he wasn’t going far but could take me a little way. Before that, I’d still ask if there was a gas station on the highway where he could drop me off before exiting. While talking, the guy would realize he wasn’t dealing with a dangerous criminal. He’d pretend to check his watch, think for a moment, then say that actually, he was going to Belgium and could take me to the border or a little beyond. To leave Paris on the way back, I’d take the train to Melun, where it was easier to hitchhike than at Porte d’Italie.
Over all those years, I think I was pretty lucky. Or maybe philosophical enough not to imagine a car would stop after a few minutes. An hour’s wait was average. Sure, I sometimes waited three, four, or five hours. Most often at odd hours and in terrible weather. When it doesn’t work, it doesn’t work. But there’s always a moment when things pick up. Sure, when you’re soaked in freezing rain in the early morning after a sleepless night, you’re less philosophical than when I’m writing these lines comfortably at my computer, but it still holds true.
Earlier, I mentioned clothing and the importance of being well-rested before leaving. When you’ve eaten well and just gotten out of the shower, shaved, you’re in a better mood. And somehow, drivers sense it. Or at least, that’s the impression I’ve always had. It’s better to look in shape than disgusted at standing there, half-heartedly thumbing a ride. In short, when I’d start to get fed up with waiting, I’d go into the first café I saw for a coffee. Coming back out, I’d be refreshed, and most of the time, a car would stop within minutes. I’ve often said that when I stood by the side of the road thumbing a ride, I felt a bit like a gambler in front of a slot machine. It was a matter of giving luck a chance. And well, it worked out pretty well.
Then, there are countries where hitchhiking works really well and others where it’s harder. In the 70s-80s, it worked best in Germany and England. In the late afternoon, it wasn’t rare to be invited for tea. Well, that was in England. Tea meant being offered room and board. In Germany, they’d offer you coffee. Once there, they’d first show you the guest room and point out the bathroom before sitting you down in front of a big plate of cold cuts. In the evening, they’d go out in town, and the next morning, they’d usually drop you off at a good spot for hitchhiking. On the other hand, in Mediterranean and Scandinavian countries, you’d better be patient. In Spain or Italy, it’s better to take the train, which was dirt cheap back then. However, if you’re a couple traveling light, it’s already easier in most countries.
In 1982, I went on a trip around Turkey with my girlfriend. We only had two small bags, which was plenty. It was November-December, and we wore our warm, bulky clothes. Leaving Eindhoven at nine in the morning, we arrived in Graz, near the Yugoslav border, at eleven at night. 1300 km in a day! In just four or five vehicles. One to the German border, about fifty kilometers from Eindhoven, the second to Hagen in the Ruhr, the third to Salzburg, and the last to Graz at the Yugoslav border. Record broken. During the night crossing of Yugoslavia, we ran into a trucker close to retirement who lent us the truck’s bunk. So we arrived fresh and rested near Skopje the next morning. We continued to Thessaloniki in northern Greece before taking the train to Istanbul. In Turkey, we traveled a good part of the country by hitchhiking too. With truckers in old, overloaded, slow trucks that climbed hills at fifteen kilometers an hour, but also in cars where five or six people were already crammed in. And every time, we were invited for tea. Once, we were even picked up by a big shot in his Mercedes with a chauffeur. Until then, the average speed was around fifty kilometers an hour. There, we were going two hundred. On a national road, not a nice European highway.
I’ve also hitchhiked in Nepal, from Lumbini, Buddha’s birthplace, to a village on the way to Pokhara. It must have been midday. No bus until the next day. I gave it a try. A small truck overloaded with rice sacks, with two or three young people already perched on top, stopped. I rode on the roof of the cab. At fifty kilometers an hour when it was going well, with a breathtaking view. Coming back from India, I also crossed part of Iran by hitchhiking, from Tehran to the Turkish border. I did this trip with an Austrian I met at the hotel who, like me, had to watch his pennies. We gave it a shot. There was almost no traffic, but to our great surprise, the first car that passed in the area would always stop. They’d just ask for a modest contribution for gas, and it cost next to nothing.
Sometimes, you get scared too. After leaving Turkey in early December 82, we spent about two weeks in the southern Peloponnese harvesting olives. A few days before Christmas, we hitchhiked back to Holland. A girl picked us up in her little Fiat 500. We were driving on a mountain road, and that morning there was a bit of black ice. After crossing a pass, we saw the old Ford Taunus ahead of us at fifty meters start to skid. The driver let out a “heeee!” while grabbing my knees. I reflexively grabbed the wheel. Finally, the Taunus got back on track. And we didn’t swerve. But those few seconds felt very long.
In January 77, while I’d been living in Germany for a few months, I decided to spend a few days in Italy. By hitchhiking, of course. I left in the early afternoon, and by ten at night, I wasn’t far from Frankfurt. I saw a big Mercedes stop. The four or five young people crammed inside were listening to Schlager at full volume. Beer cans littered the floor. They didn’t have a precise destination, and as long as they were going south, that was fine with me. They’d finished their military service that very day and had clearly already celebrated their discharge. The driver was going 160, zigzagging dangerously from one side of the highway to the other. I should have realized he wasn’t entirely sober either. Luckily, there was almost no traffic. Finally, I managed to get dropped off at a gas station just before Frankfurt, relieved. I hope their trip didn’t end tragically.
Another time, coming back from Holland with my wife, we were picked up early in the morning near Senlis by two guys from Lille. They were going to work near Tours and could drop us off at Porte d’Italie. Apparently, they were coworkers but barely knew each other. The driver offered us a beer—at six in the morning, sure!—before opening another can for himself. He was clearly having trouble staying in the right lane. We politely declined, the passenger too. Everyone was tense. Luckily, it was rush hour on the ring road, and we were going slowly. When we got out of the car, the passenger said goodbye with the look of a guy being offered the condemned man’s rum and cigarette.
Finally, there are the annoying remarks from drivers who are either gay when you’re alone or turned on by the sight of your girlfriend when you’re a couple. In those cases, I’d get in the back so the guy wouldn’t feel too confident. And if the conversation got a little too suggestive, we’d deflect until we got dropped off.
And luckily, there are the times, not so rare after all, when you run into really nice people who invite you to eat and sleep at their place and drive you to a good spot the next morning. In Germany and England, that was common. And then there are the big strokes of luck, like during our trip to Turkey when we crossed most of Germany in one car, or that other time when some Germans drove me from the exit of Geneva all the way to the Costa Brava.
Going back to “with everything you read in the papers” and its variant “with everything you see on TV”—and now on the internet—it’s always left me perplexed. Personally, I’ve never heard of hitchhikers assaulting drivers, even if it may have happened. On the other hand, what was most common were hitchhikers being assaulted, especially girls. Anyway, even armed, it seems a bit stupid to assault the driver—wouldn’t that risk causing an accident?
Finally, since that time, I’ve occasionally wanted to hitchhike somewhere far away in France. Most often, too busy with work, it never happened, but the nostalgia hasn’t completely disappeared.
* * *
Other Hitchhikers
And then one day, I... settled down to become a driver myself. Ten years had passed, and you saw fewer and fewer hitchhikers. Or maybe I saw fewer because I had a regular job and wasn’t traveling the same way. And then I understood a few things.
Several times, I was tempted to pick up a hitchhiker, but they didn’t meet the required conditions. They were walking along the road instead of staying at the exit of the previous town. Hard to stop without risking an accident. Or the guy looked really scruffy. Or he was sulking, if not both. Then you think of that famous “with everything you read in the papers.” Not that I was scared, but unfortunately, the few hitchhikers I did pick up later were rarely interesting.
A few years ago, we picked up a young guy at the exit of a small town in Sologne. Not an easy spot for hitchhiking. Bad luck, he was a pretentious little jerk. He was barely 20 or 25 and talked like a bitter old man. He was a waiter in a restaurant. According to him, it was lucky he was there, otherwise the boss would have closed up shop long ago. You’d think he had thirty or forty years of professional experience behind him. As we approached Blois, he started ranting about Arabs, blaming them for all evils. And he laid it on thick. That morning, we were going to a teenager’s funeral who had just committed suicide, so he really got on our nerves, Mr. Know-It-All. Out of anger, I dropped him off next to a shopping center a few kilometers from downtown. Not nice, but it felt good.
Some time ago, we were driving around the Limousin on a Sunday to try out the used Twingo we’d just bought. We picked up a guy in his forties. A German who spoke French well. He started talking about the environment. He was a green Khmer. He got worked up all by himself with his pseudo-eco rant and, after a few kilometers, was almost yelling at us. As we were about to leave the main road for a small one, I dropped him off at a crossroads in the middle of nowhere. Normally, I would have made a little detour to take him to a better spot, but this time, I didn’t feel like doing the... eco-warrior a favor.
On the other hand, I’ve still done my good deed a few times. One June morning, coming back from Orléans, I saw a man in his sixties hitchhiking. The poor guy had had a rough time. He was from Montpellier and was coming back from Caen, where he’d been promised a job. Once there, they bluntly told him the position was already taken, and he had to go back. Except he didn’t have enough money left for the train. He’d spent the night hitchhiking without success. I could only take him as far as Lamotte-Beuvron, where I dropped him off near the fire station. Apparently, there was some vague shelter there or something, but it only opened a few hours later. In the meantime, he settled on the grass in a corner to sleep a little. While he was doing that, I quickly went to the train station to check the price of a ticket to Montpellier. It was within my means. Since he was sound asleep, I slipped the train ticket and 100 francs into his pocket. I couldn’t imagine him continuing to hitchhike all the way to Montpellier. And I bet he didn’t even have a piece of cardboard and a marker!
When we go to Brazil, we usually rent a small car. One day, we were coming back from Paracuru to Fortaleza when we saw a whole family hitchhiking. Two adults and two or three small children. Here near the equator, the sun sets very quickly, and it would soon be night. There was little traffic, and trucks wouldn’t stop because there was no room in the cab. As for the rich people driving big 4x4s, they wouldn’t stoop to picking up the lower classes. The only hope for this kind of family was usually a farmer or artisan who’d let them ride in the back of his pickup. Obviously, they were a bit surprised to see us. Everyone crammed in as best they could in the back of our little car. When we dropped them off, we got a whole string of “Deus lhes abençõe”—God bless you.
Still in Brazil, we were on the road from Barreirinhas to São Luís do Maranhão. About 150 km of deserted road with an isolated mud house here and there. A young woman flagged us down. She was very pregnant and had to get to the clinic twenty or thirty kilometers away to give birth. Someone was supposed to drive her, but the first signs of labor started earlier than expected, and the driver was unavailable. Even driving fast, we weren’t feeling great: it would be just our luck if she gave birth in the car!
Today, we’re in the age of smartphones and carpooling apps. Safety. With everything you see on TV... Three or four years ago, we signed up on a platform. Our first, and only, “client” was a little jerk who didn’t say a word the whole trip. No hello, no goodbye, and certainly no thank you. The next day, we found his Ray-Bans in the car. We didn’t run after him to give them back. Ha!
Trip to Italy: Your experiences?
Planning a trip to Italy in October. I’d love to hear about your experiences. Thanks!
Centre Pompidou à Malaga English translation pending
Hola 😉
Malaga confirme sa volonté de devenir une destination touristique différente du traditionnel "sea, sun and sex" qui est la bannière principale de la Costa del Sol. Depuis quelques années, la municipalité malagueña fait de gros efforts pour diversifier l'offre culturelle, permanente ou temporaire, et la ville est chaque jour un peu plus attirante, grace à un important programme de rénovation des superbes édifices barroques qui sont l'essentiel de l'immobilier du centre, et la transformation en secteur exclusivement piétonnier d'un trés grand périmètre.
Aujourd'hui Malaga a inauguré une "antenne" du Centre Pompidou. Le bâtiment a une allure futuriste qui confirme sa filiation avec l'original parisien. Le musée propose un voyage au travers de l'art des XIXème et XXème siècles, ayant comme thème principal la figure humaine. Pablo Picasso, né à Malaga et dont trois oeuvres sont exposées, est le fil conducteur de cette expo. Egalement, depuis deux semaines, ont été inaugurés en plein coeur de la vieille ville, deux petits musées séparés de quelques mètres et consacrés à la culture tauromachique et son influence en Espagne et dans le monde hispanique. Je n'ai pas visité ces nouveaux endroits. Je suis simplement passé devant, et (à mon avis) les façades de ces nouveaux sites, bien que trés modernes, colorées, et remarquablement illuminées la nuit, s'intègrent parfaitement dans l'environnement d'immeubles du XIX ème siècle récemment rénovés. Les premières "grosses" actions menées dans le cadre de cette revalorisation de Malaga, avaient été la totale rénovation des halles centrales, et la refonte du port en centre ville. Même si vous n'avez aucun achat à faire, je vous conseille d'aller voir ce magnifique bâtiment qu'est la "Plaza de abastos" ou "Mercado Atarazanas", qui conjugue l'art mauresque et l'architecture "Eiffel". En prime si vous y allez aux heures d'ouverture (8h/14h), à l'intérieur vous aurez les couleurs et les odeurs de tous les beaux produits méditérannéens qui y sont proposés. Quand au port, qui était, il y a seulement quatre ou cinq ans, un port de commerce avec tous ses aspects inesthétiques et ses nombreuses contraintes, il est devenu un superbe port d'escales pour paquebots. Les quais qui étaient barricadés et inaccessibles ont été transformés en une trés agréable promenade ouverte vers l'Alameda et l'Alcazaba. Les anciens locaux du quai de la Malagueta (vers le phare), ont été transformés en une partie commerçante , essentiellement des bars-restaurants avec leurs terrasses tournées vers les bassins du port et de belles boutiques, qui en font, maintenant, un des endroits préférés des malagueños à l'heure du paseo. Ce nouvel lieu s'appelle "el Muelle Uno" (le quai un). Buen paseo malagueño Hasta luego 😎
Malaga confirme sa volonté de devenir une destination touristique différente du traditionnel "sea, sun and sex" qui est la bannière principale de la Costa del Sol. Depuis quelques années, la municipalité malagueña fait de gros efforts pour diversifier l'offre culturelle, permanente ou temporaire, et la ville est chaque jour un peu plus attirante, grace à un important programme de rénovation des superbes édifices barroques qui sont l'essentiel de l'immobilier du centre, et la transformation en secteur exclusivement piétonnier d'un trés grand périmètre.
Aujourd'hui Malaga a inauguré une "antenne" du Centre Pompidou. Le bâtiment a une allure futuriste qui confirme sa filiation avec l'original parisien. Le musée propose un voyage au travers de l'art des XIXème et XXème siècles, ayant comme thème principal la figure humaine. Pablo Picasso, né à Malaga et dont trois oeuvres sont exposées, est le fil conducteur de cette expo. Egalement, depuis deux semaines, ont été inaugurés en plein coeur de la vieille ville, deux petits musées séparés de quelques mètres et consacrés à la culture tauromachique et son influence en Espagne et dans le monde hispanique. Je n'ai pas visité ces nouveaux endroits. Je suis simplement passé devant, et (à mon avis) les façades de ces nouveaux sites, bien que trés modernes, colorées, et remarquablement illuminées la nuit, s'intègrent parfaitement dans l'environnement d'immeubles du XIX ème siècle récemment rénovés. Les premières "grosses" actions menées dans le cadre de cette revalorisation de Malaga, avaient été la totale rénovation des halles centrales, et la refonte du port en centre ville. Même si vous n'avez aucun achat à faire, je vous conseille d'aller voir ce magnifique bâtiment qu'est la "Plaza de abastos" ou "Mercado Atarazanas", qui conjugue l'art mauresque et l'architecture "Eiffel". En prime si vous y allez aux heures d'ouverture (8h/14h), à l'intérieur vous aurez les couleurs et les odeurs de tous les beaux produits méditérannéens qui y sont proposés. Quand au port, qui était, il y a seulement quatre ou cinq ans, un port de commerce avec tous ses aspects inesthétiques et ses nombreuses contraintes, il est devenu un superbe port d'escales pour paquebots. Les quais qui étaient barricadés et inaccessibles ont été transformés en une trés agréable promenade ouverte vers l'Alameda et l'Alcazaba. Les anciens locaux du quai de la Malagueta (vers le phare), ont été transformés en une partie commerçante , essentiellement des bars-restaurants avec leurs terrasses tournées vers les bassins du port et de belles boutiques, qui en font, maintenant, un des endroits préférés des malagueños à l'heure du paseo. Ce nouvel lieu s'appelle "el Muelle Uno" (le quai un). Buen paseo malagueño Hasta luego 😎
L'Ouest américain avec des enfants, de Las Vegas à Yellowstone English translation pending
Voici une modeste contribution à la rubrique des carnets de voyage ; j’espère qu’elle pourra aider certains parents voyageurs puisque nous sommes partis, mon mari et moi, avec notre fils de 8 ans et notre fille de 3 ans et demi.
Avant de commencer, je remercie tous les participants de ce forum qui m'ont aidée à construire mon projet. Je ne doute pas que le succès de celui-ci soit en grande partie dû à leurs précieux conseils, donnés en réponse à mes questions ou encore glanés au fil de mes lectures !
Ainsi notre itinéraire était le suivant : Las Vegas – Zion – Bryce – Lake Powell – Grand Canyon – Monument Valley – Moab – Salt Lake City – Idaho Falls – Yellowstone – Jackson Hole
Nous avons choisi de réaliser la partie sud en juin puis la partie nord en juillet afin d’éviter les fortes chaleurs du désert et de bénéficier de températures agréables à Yellowstone. Pari réussi ! Bien qu’il ait d’abord fallu demander une dérogation au directeur d’établissement de nos enfants afin qu’ils puissent partir en vacances plus tôt que leurs petits camarades !
1ère étape : Las Vegas
Ce n’est pas une ville où j’ai vraiment envie d’aller (c’est mon mari qui le souhaite) mais je me laisse apprivoiser par ses artifices malgré les sentiments contradictoires qu’évoque en moi ce grand parc d’attraction pour adultes. Des décors en carton pâte, des néons tapageurs aux dimensions impressionnantes, des touristes formant une population très diversifiée, l’impression d’avoir le droit de tout faire sans en être inquiété, en toute liberté !
Mais je ressens aussi l’impossibilité de se décontracter dans une ville qui ne dort jamais, peu d’enfants (ce qui me dérange un peu sans que je ne sache vraiment pourquoi, bien que ce ne soit pas tellement un endroit pour eux, ce n’est … comment dire … pas naturel 😛 ), trop de bruits et de lumière, trop d’argent dépensé et de gaspillages de toute sorte. Quoiqu’il en soit nous sommes tout de même éblouis et sous le charme, 3 nuits sur place étant somme toute bien suffisantes.
En pratique, on se fait un peu filouter par Alamo qui fait souscrire à mon mari exténué par le voyage un supplément d’assurance dont on n’avait pas besoin (pourtant je le savais, et je l’avais prévenu). Le véhicule (un SUV Nissan Xterra) est en revanche parfaitement adapté à nos souhaits et nous conduira plus tard sans problèmes dans bien des endroits difficiles d’accès.
Nous résidons au Treasure Island, pas forcément l’hôtel le plus sympathique pour des enfants j’imagine. Choisir l’excalibur (et son casino pour enfants) ou le circus circus (et son parc d’attractions) auraient peut-être été plus judicieux mais nous n’avons pas rencontré de souci particulier. La piscine est assez petite et froide, le show des pirates plutôt plaisant (même si je n’y ai pas compris grand chose 😎 ), le petit train qui mène du TI au Mirage très pratique. Nous érigeons le restaurant Kahunaville en quartier général (bon rapport qualité/prix, décor agréable, plats assez diversifiés).
Avec les enfants nous visitons principalement des hôtels du Strip (dont les sus-cités mais aussi le très classe Venetian), ainsi que le magasin M&M’s (où je retombe littéralement en enfance) et autres boutiques. Nous admirons la vue nocturne sur le Strip du haut de la Stratosphère mais ignorons superbement les attractions qui suscitent la témérité de ceux qui n’hésitent pas à se faire maltraiter au dessus du vide et excitent la curiosité de ceux qui ne l’osent pas. De manière générale, les enfants apprécient beaucoup le spectacle qu’offrent les gens déguisés en super héros dans les rue. Ils ne se sentent en rien étrangers dans cette ville où mon fils, du haut de ses 8 ans, m’assure qu’il reviendra quand il en aura 18 mais … avec ses potes bien évidemment.
2ème étape : Zion Park
Avant d’atteindre Zion Park, nous nous arrêtons à un petit Trading Post sur la route de Rockville. Etape amusante pour les enfants qui peuvent jouer aux cowboys dans ce qui semble être la reconstitution d’une petite ville de l’ouest américain ou tout du moins ce que l’on s’en figure, peuplée d’habitants dociles et affables : lamas, ânes et poneys quémandant la récompense suprême pour leur bon accueil autrement dit la carotte achetée au prix fort dans la boutique attenante et offrant un bric à brac d’objets divers et variés plus ou moins en toc. Le resto du Trading Post offre un décor sympatique et une cuisine plutôt correcte.
Nous visitons également Grafton, petite ville (village) fantôme à l’atmosphère calme et reposante au bout d’une petite piste facile. Eglise, école, petit cimetière et quelques maisons forment le coeur du petit hameau languissant abandonné de ses ingrats habitants. Mon fils se met à saigner du nez alors que cela ne lui arrive jamais … un signe que nous ne sommes pas les bienvenus peut-être 😉 ? Quelques photos plus tard, nous décidons de ne pas troubler plus la quiétude du lieu et repartons en direction de Zion.
Zion …
Si le paradis existe sur Terre, nul doute qu’il ait pris l’un de ses quartiers à Zion. Aucune photographie ne peut rendre compte de la splendeur des ces interminables montagnes multicolores, si hautes qu'on les croirait conçues à la seule fin d'établir un passage, un point de rendez-vous entre la Terre et le ciel pour que les hommes puissent s'entretenir avec les dieux dont elles sont bénies. D'ailleurs l'un des sites de randonnées n'est-il pas désigné sous le nom évocateur d'Angels' landing ? Les enfants ne semblent pas très touchés par la beauté qui les entoure pour le moment et c’est tant mieux.
Ils se détendent dans notre cabin au Zion Lodge (seul hébergement en plein cœur du parc ce qui est bien pratique avec des petits) tandis que mon mari et moi faisons à tour de rôle la balade d’Emerald Pools, ombragée et rafraîchissante ; l'eau coule d'on ne sait où, élégamment, par petites et fines gouttelettes, afin d'alimenter des piscines naturelles (pas encore asséchées, comme je le craignais à cette période de l’année) en contrebas des falaises. Petite déception tout de même, aucun animal n’est venu nous rendre visite au crépuscule. A noter : le snack du Zion Lodge ferme à 18h mais on peut commander et emporter les plats du restaurant (cher, peu copieux et pas très bon).
Le lendemain matin, nous nous engageons sur le Riverside Walk, très agréable (les cerfs et les écureuils se laissent approcher sans crainte), très facile mais aussi très fréquentée jusqu’au étonnants Narrows. Randonner avec des chaussures spéciales dans la Virgin River est une expérience inoubliable pour toute la famille, y compris pour notre fille de 3 ans qui, courageuse, campe et lutte férocement contre le courant avec ses petites jambes solides et volontaires, lorsqu’elle n’est pas soutenue par les épaules de son bienveillant papa. Nous n’allons pas très avant avec les enfants, peut-être 300 mètres mais c’est bien plus que je ne l’aurais espéré alors je ne suis pas déçue. Nous faisons demi-tour, enchantés par le parcours que nous avons déjà pu faire, et nous promettant de revenir un jour terminer la balade quand les forces filiales se seront un peu étoffées (et cette fois nous n’oublierons pas les bâtons de marche 😏 )
Nous prenons la route vers Bryce Canyon où nous resterons 2 nuits au Best Western (quelconque). Le temps est couvert donc nous restons à l’hôtel.
Avant de commencer, je remercie tous les participants de ce forum qui m'ont aidée à construire mon projet. Je ne doute pas que le succès de celui-ci soit en grande partie dû à leurs précieux conseils, donnés en réponse à mes questions ou encore glanés au fil de mes lectures !
Ainsi notre itinéraire était le suivant : Las Vegas – Zion – Bryce – Lake Powell – Grand Canyon – Monument Valley – Moab – Salt Lake City – Idaho Falls – Yellowstone – Jackson Hole
Nous avons choisi de réaliser la partie sud en juin puis la partie nord en juillet afin d’éviter les fortes chaleurs du désert et de bénéficier de températures agréables à Yellowstone. Pari réussi ! Bien qu’il ait d’abord fallu demander une dérogation au directeur d’établissement de nos enfants afin qu’ils puissent partir en vacances plus tôt que leurs petits camarades !
1ère étape : Las Vegas
Ce n’est pas une ville où j’ai vraiment envie d’aller (c’est mon mari qui le souhaite) mais je me laisse apprivoiser par ses artifices malgré les sentiments contradictoires qu’évoque en moi ce grand parc d’attraction pour adultes. Des décors en carton pâte, des néons tapageurs aux dimensions impressionnantes, des touristes formant une population très diversifiée, l’impression d’avoir le droit de tout faire sans en être inquiété, en toute liberté !
Mais je ressens aussi l’impossibilité de se décontracter dans une ville qui ne dort jamais, peu d’enfants (ce qui me dérange un peu sans que je ne sache vraiment pourquoi, bien que ce ne soit pas tellement un endroit pour eux, ce n’est … comment dire … pas naturel 😛 ), trop de bruits et de lumière, trop d’argent dépensé et de gaspillages de toute sorte. Quoiqu’il en soit nous sommes tout de même éblouis et sous le charme, 3 nuits sur place étant somme toute bien suffisantes.
En pratique, on se fait un peu filouter par Alamo qui fait souscrire à mon mari exténué par le voyage un supplément d’assurance dont on n’avait pas besoin (pourtant je le savais, et je l’avais prévenu). Le véhicule (un SUV Nissan Xterra) est en revanche parfaitement adapté à nos souhaits et nous conduira plus tard sans problèmes dans bien des endroits difficiles d’accès.
Nous résidons au Treasure Island, pas forcément l’hôtel le plus sympathique pour des enfants j’imagine. Choisir l’excalibur (et son casino pour enfants) ou le circus circus (et son parc d’attractions) auraient peut-être été plus judicieux mais nous n’avons pas rencontré de souci particulier. La piscine est assez petite et froide, le show des pirates plutôt plaisant (même si je n’y ai pas compris grand chose 😎 ), le petit train qui mène du TI au Mirage très pratique. Nous érigeons le restaurant Kahunaville en quartier général (bon rapport qualité/prix, décor agréable, plats assez diversifiés).
Avec les enfants nous visitons principalement des hôtels du Strip (dont les sus-cités mais aussi le très classe Venetian), ainsi que le magasin M&M’s (où je retombe littéralement en enfance) et autres boutiques. Nous admirons la vue nocturne sur le Strip du haut de la Stratosphère mais ignorons superbement les attractions qui suscitent la témérité de ceux qui n’hésitent pas à se faire maltraiter au dessus du vide et excitent la curiosité de ceux qui ne l’osent pas. De manière générale, les enfants apprécient beaucoup le spectacle qu’offrent les gens déguisés en super héros dans les rue. Ils ne se sentent en rien étrangers dans cette ville où mon fils, du haut de ses 8 ans, m’assure qu’il reviendra quand il en aura 18 mais … avec ses potes bien évidemment.
2ème étape : Zion Park
Avant d’atteindre Zion Park, nous nous arrêtons à un petit Trading Post sur la route de Rockville. Etape amusante pour les enfants qui peuvent jouer aux cowboys dans ce qui semble être la reconstitution d’une petite ville de l’ouest américain ou tout du moins ce que l’on s’en figure, peuplée d’habitants dociles et affables : lamas, ânes et poneys quémandant la récompense suprême pour leur bon accueil autrement dit la carotte achetée au prix fort dans la boutique attenante et offrant un bric à brac d’objets divers et variés plus ou moins en toc. Le resto du Trading Post offre un décor sympatique et une cuisine plutôt correcte.
Nous visitons également Grafton, petite ville (village) fantôme à l’atmosphère calme et reposante au bout d’une petite piste facile. Eglise, école, petit cimetière et quelques maisons forment le coeur du petit hameau languissant abandonné de ses ingrats habitants. Mon fils se met à saigner du nez alors que cela ne lui arrive jamais … un signe que nous ne sommes pas les bienvenus peut-être 😉 ? Quelques photos plus tard, nous décidons de ne pas troubler plus la quiétude du lieu et repartons en direction de Zion.
Zion …
Si le paradis existe sur Terre, nul doute qu’il ait pris l’un de ses quartiers à Zion. Aucune photographie ne peut rendre compte de la splendeur des ces interminables montagnes multicolores, si hautes qu'on les croirait conçues à la seule fin d'établir un passage, un point de rendez-vous entre la Terre et le ciel pour que les hommes puissent s'entretenir avec les dieux dont elles sont bénies. D'ailleurs l'un des sites de randonnées n'est-il pas désigné sous le nom évocateur d'Angels' landing ? Les enfants ne semblent pas très touchés par la beauté qui les entoure pour le moment et c’est tant mieux.
Ils se détendent dans notre cabin au Zion Lodge (seul hébergement en plein cœur du parc ce qui est bien pratique avec des petits) tandis que mon mari et moi faisons à tour de rôle la balade d’Emerald Pools, ombragée et rafraîchissante ; l'eau coule d'on ne sait où, élégamment, par petites et fines gouttelettes, afin d'alimenter des piscines naturelles (pas encore asséchées, comme je le craignais à cette période de l’année) en contrebas des falaises. Petite déception tout de même, aucun animal n’est venu nous rendre visite au crépuscule. A noter : le snack du Zion Lodge ferme à 18h mais on peut commander et emporter les plats du restaurant (cher, peu copieux et pas très bon).
Le lendemain matin, nous nous engageons sur le Riverside Walk, très agréable (les cerfs et les écureuils se laissent approcher sans crainte), très facile mais aussi très fréquentée jusqu’au étonnants Narrows. Randonner avec des chaussures spéciales dans la Virgin River est une expérience inoubliable pour toute la famille, y compris pour notre fille de 3 ans qui, courageuse, campe et lutte férocement contre le courant avec ses petites jambes solides et volontaires, lorsqu’elle n’est pas soutenue par les épaules de son bienveillant papa. Nous n’allons pas très avant avec les enfants, peut-être 300 mètres mais c’est bien plus que je ne l’aurais espéré alors je ne suis pas déçue. Nous faisons demi-tour, enchantés par le parcours que nous avons déjà pu faire, et nous promettant de revenir un jour terminer la balade quand les forces filiales se seront un peu étoffées (et cette fois nous n’oublierons pas les bâtons de marche 😏 )
Nous prenons la route vers Bryce Canyon où nous resterons 2 nuits au Best Western (quelconque). Le temps est couvert donc nous restons à l’hôtel.
Compte rendu du Costa Fascinosa (29 octobre - 5 novembre 2012) English translation pending
Voici le compte rendu de notre croisière sur le costa fascinosa du 29 octobre au 5 novembre 2012
( désolée pour l'orthographe qui suit🙁)
Nous sommes un couple avec un garçon de 7 ans, c'est notre première croisière, et sommes partis grace au CE de mon mari.
Nous avons prévu de nous rendre à Venise par un train couchette italien au départ de Paris. Départ vers 19h40 et c'est parti pour les vacances!! Après une nuit froide ( car chauffage en panne ) et bruillante, je suis surprise de voir les hauteures en arrière plan de Venise enneigées. Nous arrivons , heureusement qu'il fait un beau soleil, il fera maxi 10° dans l'après midi.
Nous fillons à l'embarquadaire et laisson les valises, on nous donne 1 ticket pour plus tard, l'embarquement commence à 12h, nous avons le temps de visiter un peu Venise, il est 10h, et nous començons par nous perdre dans les ruelles, hyper jolies, on découvre de magnifiques batiments au coin des rues, puis vous vous retrouvez comme sur une place de village. Venise est une ville magique et surprenante,13h nous trouvons enfin la place saint Marc, elle est en partie inondée par la maréé, mais nous pouvons quand même déambuler jusqu'au centre, 2 côtés ont de l'eau jusqu'aux chevilles.
L'embarquement ayant commencé depuis 1 h, nous décidons de nous rendre au port , d'autant plus que c'est pas a côté. 14h, arrivée dans le hall d'embarquement, c'est la cohue, rien est clairement indiqué, pas d'annonce au micro, pas d'affichage, bref nous y serions encore si nous n'avions pas demander des infos à une jeune employée de costa. Là , agréable surprise, notre numérot à déjà été apelé, nous pouvons nous enregister dessuite, du coup, nous sommes ravi d'avoir pris le temps pour Venise. Après le passage aux différents points de sécurités, à 15h nous arrivons dans notre cabine ou nos bagages sont déja là. Bien qu'il soit indiqué qu'ils n'acèptent pas de nouriture à l'embarquement, nous avons passés sans problème, bouteilles d'eau, paquet complet de princes, fruits et compote ( c'est le goûter de mo glouton de fils).
La cabine:
Nous sommes au pont 2 ( cabine extérieure 2083 avec hublot ), c'est plustôt grand, nous avons 1 lit king sise, et un lit 1 personne pour le petit. 3 grands plaquard dont 2 penderies et 1 équipé d'étagères, plus 4 grands tiroirs ( t-shirts ou souvêtement ) et encore 1 petit placard avec étagères, un grand miroir donne de la profondeure. La salle de bain est simple mais fonctionelle avec plusieures étagères et un grand plan de travail, toilette et douche équipée d'un distributeur de gel douche shampoin ( qui d'ailleur n'est pas térible pour les cheveux, il vaut mieux prendre le sien) la cabine est équipée d'un sèche cheveux, mais il ne faut pas être présse car peu éfficace🙁. La déco est sobre, et sympa, le monsieur qui s'ocupe de notre cabine est aux petits soins: cintres suplémentaires, pliages décoratifs avec le dessus de lit, et avec le pyjamas de mon fils qui en est ravis!
Il est 15h30, nous allons nous restaurer au self pont 9, c'est pas moins de 8 buffets qui vous attendent: 4 sont identiques avec entrées plats dessert ( glace italiennes à volonté), 1 pour les pâtes et pizza, 1 pour les burgers et hot dog et un dernier qui offre autre chose dont je ne me souvien plus😊. le huitième est à l'étage et propose tout ce qui est salades cruditées, vous pouvez également manger en terrasse depuis ce self. La qualité et bien sur la variétés sont au rendez vous, il y même trop de choix, on ne peut de toute façon pas tout gouter. Il y a autant de buffets différents pour le petit dèj, que pour le déjeuner, le gouter, le diner.
a suivre...
Nous sommes un couple avec un garçon de 7 ans, c'est notre première croisière, et sommes partis grace au CE de mon mari.
Nous avons prévu de nous rendre à Venise par un train couchette italien au départ de Paris. Départ vers 19h40 et c'est parti pour les vacances!! Après une nuit froide ( car chauffage en panne ) et bruillante, je suis surprise de voir les hauteures en arrière plan de Venise enneigées. Nous arrivons , heureusement qu'il fait un beau soleil, il fera maxi 10° dans l'après midi.
Nous fillons à l'embarquadaire et laisson les valises, on nous donne 1 ticket pour plus tard, l'embarquement commence à 12h, nous avons le temps de visiter un peu Venise, il est 10h, et nous començons par nous perdre dans les ruelles, hyper jolies, on découvre de magnifiques batiments au coin des rues, puis vous vous retrouvez comme sur une place de village. Venise est une ville magique et surprenante,13h nous trouvons enfin la place saint Marc, elle est en partie inondée par la maréé, mais nous pouvons quand même déambuler jusqu'au centre, 2 côtés ont de l'eau jusqu'aux chevilles.
L'embarquement ayant commencé depuis 1 h, nous décidons de nous rendre au port , d'autant plus que c'est pas a côté. 14h, arrivée dans le hall d'embarquement, c'est la cohue, rien est clairement indiqué, pas d'annonce au micro, pas d'affichage, bref nous y serions encore si nous n'avions pas demander des infos à une jeune employée de costa. Là , agréable surprise, notre numérot à déjà été apelé, nous pouvons nous enregister dessuite, du coup, nous sommes ravi d'avoir pris le temps pour Venise. Après le passage aux différents points de sécurités, à 15h nous arrivons dans notre cabine ou nos bagages sont déja là. Bien qu'il soit indiqué qu'ils n'acèptent pas de nouriture à l'embarquement, nous avons passés sans problème, bouteilles d'eau, paquet complet de princes, fruits et compote ( c'est le goûter de mo glouton de fils).
La cabine:
Nous sommes au pont 2 ( cabine extérieure 2083 avec hublot ), c'est plustôt grand, nous avons 1 lit king sise, et un lit 1 personne pour le petit. 3 grands plaquard dont 2 penderies et 1 équipé d'étagères, plus 4 grands tiroirs ( t-shirts ou souvêtement ) et encore 1 petit placard avec étagères, un grand miroir donne de la profondeure. La salle de bain est simple mais fonctionelle avec plusieures étagères et un grand plan de travail, toilette et douche équipée d'un distributeur de gel douche shampoin ( qui d'ailleur n'est pas térible pour les cheveux, il vaut mieux prendre le sien) la cabine est équipée d'un sèche cheveux, mais il ne faut pas être présse car peu éfficace🙁. La déco est sobre, et sympa, le monsieur qui s'ocupe de notre cabine est aux petits soins: cintres suplémentaires, pliages décoratifs avec le dessus de lit, et avec le pyjamas de mon fils qui en est ravis!
Il est 15h30, nous allons nous restaurer au self pont 9, c'est pas moins de 8 buffets qui vous attendent: 4 sont identiques avec entrées plats dessert ( glace italiennes à volonté), 1 pour les pâtes et pizza, 1 pour les burgers et hot dog et un dernier qui offre autre chose dont je ne me souvien plus😊. le huitième est à l'étage et propose tout ce qui est salades cruditées, vous pouvez également manger en terrasse depuis ce self. La qualité et bien sur la variétés sont au rendez vous, il y même trop de choix, on ne peut de toute façon pas tout gouter. Il y a autant de buffets différents pour le petit dèj, que pour le déjeuner, le gouter, le diner.
a suivre...
Nouvelle-Zélande en famille! English translation pending
Bonjour,
Ça y est nos billets sont achetés! Maintenant, plus qu'à organiser notre périple d'un mois en NZ!
Du coup, j'ai besoin de vos conseils et astuces! Nous aimerions savoir qu'elle est la solution la moins coûteuse car nous avons un petit budget pour notre périple:(
La tente, le camping-car, le van combiné à la tente, les b&b...? Avez-vous des bons plans?
Merci de votre aide!
Ça y est nos billets sont achetés! Maintenant, plus qu'à organiser notre périple d'un mois en NZ!
Du coup, j'ai besoin de vos conseils et astuces! Nous aimerions savoir qu'elle est la solution la moins coûteuse car nous avons un petit budget pour notre périple:(
La tente, le camping-car, le van combiné à la tente, les b&b...? Avez-vous des bons plans?
Merci de votre aide!
Parking à Barcelone? English translation pending
Je dois me rendre à Barcelone en voiture la semaine prochaine, je souhaite me garer à l'exterieur et prendre le métro ou le bus. Quelqu'un peut il me renseigner je n'arrive à rien sur internet. Merci d'avance à tous.
Petit résumé de la croisière "Les perles de l'océan Indien" sur le Costa Europa du 27 février au 13 mars 2009 English translation pending
Vendredi 27 février 2009
Il est 14h00, avec mes amis nous arrivons à la ville du Port nous cherchons le bateau que nous ne voyons pas.
Mais au large nous apercevons sa silhouette. Nous apprenons qu’il y a eu un retard (effectivement pendant cette dernière semaine, alors que je suivais de très prés l’itinéraire du Costa Europa et que j’étais à l’afflux de toutes informations je me suis rendue que le bateau avait eu un ralentissement entre les Seychelles et Le Kenya et le matin de mon départ le bateau n’était qu’à mi chemin entre Madagascar et La Réunion) et que nous devions donc patienter.
Après plus de 3 heures d’attente, les esprits se chauffent, il n’y a aucun confort 2 bancs pour plus de 600 personnes qui attendent d’embarquer, pas de distributeurs d’eau juste un distributeur de boisson qui ne sont même pas fraîches…
HORREUR !
Ç a y est les premiers débarquent il y en a qui sont très en colère et nous envoie en plein figure « vous devriez rester chez vous, cette croisière c’est de la M…. »
Il est ???? Je ne m’en souviens plus mais très tard et nous embarquons enfin, nous avons un superbe accueil, avec mon amie nous découvrons notre cabine, les yeux grands ouverts nous sommes admiratives, nous scrutons tous les coins et recoins de notre cabine. A peine « installée » nous avons la visite de notre garçon de chambre puis quelques minutes plus tard nous recevons nos valises. Nous attendons avec impatience nos autres amis. Malheureusement faute de validité de son passeport l’une d’entre nous m’embarquera pas CATASTROPHE… bien évidemment ça laisse un froid sur notre début de vacances, nous sommes tous désolés pour elle, nous nous posons pleins de questions mais rien à faire elle a déjà pris le chemin de retour à sa case. Nous sommes déconcertés mais nous reprenons du poil de bête.
Nous étions inscrit par notre agence de voyage au 1er service (19h00) mais à cause du retard du bateau, nous n’avons pas pu être à l’heure alors c’est avec beaucoup de courtoisie que le Maître d’hôtel nous accorde 3 tables de 2 personnes pour ce soir. Qu’à cela ne tienne dès le lendemain soir nous dînons tous les 6 ensembles au 2ème service (21h15). Et même que nous ne serons pas privés de spectacles car chaque soir une représentation est prévue pour chaque service (perfetto).
Lors de la traversée entre la Réunion et Maurice je suis malade… je décide donc de manger très léger ce soir se sera que des fruits… certains des passagers ont la nausée et d’autres pires. Je suis désolée déjà « j’espère tout simplement que ça na va pas être 15 jours de nausées tout de même)
Samedi 28 février 2009 Il est 4 h du matin je ne sens plus le bateau bouger, je déduis donc que nous sommes à quai, rendez vous à 8h30 à la sortie avec mes amis. Nous sommes un groupe de 9 amis tous connaissent l’île Maurice et y ont déjà mis les pieds plus d’une dizaine de fois chacun…Nous n’avons donc pas pris d’excursion via Costa, car nous décidons d’attendre les plages des Seychelles alors nous achetons juste un ticket de navette au prix de 6€ pour nous emmener au Caudan (le centre commercial). Arrivés à destination nous apercevons à quelques mètres à vol d’oiseau notre hôtel flottant MAGIFIQUE et là je réalise que j’ai vraiment de la Chance de passer mes vacances sur ce beau navire A partir de là, mes amis sont tous enchantés de me faire découvrir la ville de Port-Louis, avec ses coutumes, ses duty free, ses bonnes affaires, et surtout ce que j’attendais son MARCHE haut en couleurs Ouah… MAGNIFIQUE c’est avec beaucoup d’enthousiasme qu’un de mes amis m’emmènent à droite du marché central ou se trouve un endroit ou l’on tue, découpe et vend de la viande (du boeuf et de la volaille) et c’est là que vous me comprenez quand je vous dis haut en odeurs… Ici pas de procédures d’hygiène ni de conservations à sens que nous connaissons en France. Après 2 heures de promenades nous arrivons à China Town et là je me retrouve bien chez moi, avec ses boutiques ou l’on peut se procurer de la pommade chinoise, des restaurants que je retrouve aussi à la Réunion… hum !!! Je me retrouve bien là. Nous ne déjeunons pas et décidons d’attendre 17h00 c’est à dire l’heure du goûter pour reprendre le bateau… Pas besoin d’attendre longtemps une des navettes de Costa et arrivée nous voilà donc sur le chemin du retour.
Dimanche 1er mars 2009 Dés 08h00 du matin nous nous rendons de nouveau à Port-Louis, Mesdames et Messieurs ne croyaient pas que cette ville très touristique est animée le dimanche… je dirai à vu de nez 80% des magasins sont portes closes mais ce n’est pas grave nous continuons notre balade et nous nous perdons dans les ruelles et arrivons au vrai marché typique de Port-Louis
Je ne suis pas déçue de mon escale de 2 jours à l’île Maurice, car elle est à mois de 30 minutes en avion de l’île de la Réunion donc pas de soucis j’aurai d’autres occasion pour profiter de ses belles plages et de sa farniente.
Il est 13h30, nous terminons de déjeuner et nous nous précipitons sur le pont pour voir la sortie du quai… Certaines familles mauriciennes disent au revoir à leurs proches… Le commandant u quai sort du bateau A bientôt Maurice
Pendant la traversée de 2 jours entre Maurice et les Seychelles, tout se passe très bien : pas le mal de mer et je profite des activités à bord
Mardi 3 mars 2009 Le bateau est arrivé avec une heure plus tôt que prévu. Là encore nous ne voulions pas prendre d’excursions via Costa alors cette après midi est dédiée à la recherche d’un bon plan pour le lendemain. Etant donné que nous ne voulions rien faire aux pas de course, nous décidons de rester sur l’île de Mahé. Aux fils des visites, des photos et d’échanges avec les Seychellois que j’ai trouvé extrêmement gentils, souriants et prêts à vous situer, orienter. Nos conversations ont été facilitées car je leur parlai spontanément en créole qui est plus proche que le notre par rapport à celui des Mauriciens. Et au fil des échanges un monsieur nous est présenté et nous propose de nous faire la visite des ¾ de l’île le lendemain, comme notre groupe est éparpillé aux coins de la ville, mon amie et moi nous lui demandons son numéro de Tél. et nous lui assurons de prendre contacts avec lui après avoir fait part de notre projet au reste du groupe. Arrivées au bateau nous nous précipitons à la recherche de nos autres amis qui après discussion sont ravis de notre projet et là horreur je ne peux pas émettre de messages alors je décide de descendre du bateau à la recherche d’un téléphone public, comme je n‘ai pas de cartes téléphoniques locales je me sers de ma carte bancaires mais les téléphones installés à cet effet ne sont pas en service… je ne me laisse pas démonter… je réfléchis … hum !!! Hum !!! Encore… hum !!! Quoi faire? Euréka Je m’approche de la dame avec qui j’avais fait des achats quelques heures auparavant et lui demande si je pouvais lui acheter quelques minutes de communications locales via son portable elle accepte … tout est O.K avec BENE TOURS il sera là le lendemain à 08h30 tapante. A la fin de la communication la dame refusera ma compensation financière pour mon appel.
La soirée sur le bateau est aimée par un groupe de musiciens Seychellois, bien sur mes amis réunionnais et moi sommes ravis d’entendre des sons qui nous sommes extrêmement familiers.
Mercredi 4 mars 2009 Nous sommes tous fidèles au poste à 08h00 à la sortie du bateau et surprise Bene est en avance tant mieux… nous sommes accueillis avec un large sourire et il nous avoue que c‘est la première fois de la saison qu’il ne pleut pas lorsque le bateau fait escale à Mahé.
Il nous fait donc la visite de l’île, en y entrant à l’intérieur je la découvre luxuriante (cela s’explique du fait qu’il pleut assez souvent à cette période de l’année), nous passons devant différents bâtiments administratifs, le palais présidentiel les deux maisons du Président. Au fil de notre visite nous apercevons des plantations de thé, des plantes et des arbres qui ne nous sommes pas étrangers à nous réunionnais… Je rigole lorsque notre chauffeur de taxi nous expose avec beaucoup de fierté le plus haut sommet de Mahé, qui culmine à 900 mètres d’altitudes, notre Piton des Neiges n’a pas à en rougir. Waouh, les tortues géantes superbes (mais les plus impressionnantes sont à la Digue) Nous faisons la visite des ruines de l’ancien l’orphelinat britannique « la Mission » ou nous avons une vue splendide BELLISSIMA, situés sur la route mais tout de suite nous nous sentons seuls au monde jusqu’à ce que les militaires arrivent pour leurs exercices quotidiennes.
Enfin je la retrouve la côte seychelloise, lors d’un arrêt pour s’acheter de l’eau nous apprenons par un des clients que l’aéroport fut construit sur la mer… TOTOCHE !!! Et que lors du tsunami de 2004 la mer s’était retirée sur 1 km et que l’ordre était donné de ne pas rester sur les plages et de se mettre à l’abri mais tout cela en catimini pour ne pas affoler les touristes.
Les plages sont d’une beauté majestueuses, aussi belles que sur les cartes postales et encore plus belles que dans mes rêves. Mon ami m’assure que « ça c’est rien, ma fille, ou la rien vu, parle pas sak de Praslin et la Digue mi di pas ou » mais voilà vraiment je voulais profiter de Mahé en cette journée mais PROMIS, aux Seychelles j’y reviendrai…
A midi nous prenons donc la direction de Anse Soleil pour déjeuner…Ouah un restaurant typique comme je les aime, et summum « pieds dans le sable », le repas est composé de poisson grillé, (pêché le matin même, mes amis qui avaient commandés « des crevettes à la sauce gingembre » sont au bord des larmes quand ils voient arrivés notre repas, mais entre amis on partage), accompagnée de la sauce créole du riz et du piment (obligé non ?) quel DELICE !!! Miam !! Miam !!! Apres le déjeuner je découvre le sable fin et farineuse, mes pieds ne s’enfoncent même pas dans le sable, la mer est tout de même agitée normal, le lagon c’est de l’autre cote à quelques mètres DOMMAGE !!! Mais le temps est parfait Jacuzzi naturel sans les bulles (de grâce)
Jeudi 5 et vendredi 6 mars 2009 Navigation en pleine mer J’avais ramené 2 livres pour combler, mais pas le temps de n’ennuyer bien que toutes les activités sportives et manuelles ne me plaisaient pas je profitais du calme de la mer sur le pont. Je me souviens qu’un jour alors que toutes les chaises étaient occupées je suis restés pendant deux heures debout les coudes appuyés sur la barre à contempler la mer… À gauche la mer, à droite la mer, derrière la mer et devinez quoi ? Devant moi ? Oui la Mer… GRANDIOSE
Samedi 7 mars 2009 Arrivés au Kenya, c’est la seule escale ou nous avons optés pour des excursions via Costa. Franchement là j’ai hésité jusqu’à la dernière minute à prendre l’excursion de 10 heures mini safari. Cependant réflexion faite, je risquerai de rester sur ma faim si j’opte pour cette excursion et je n’ai même pas l’assurance de voir des animaux et aussi le prix m’a vite fait renoncé 161€ alors je décide de rallier avec mes amis qui feront deux sorties une le matin à Bombolulu un village ou le gouvernement a ouvert une fabrique pour faire travailler handicapés mentaux et moteurs… C’est sans regret on a eu un aperçu des différentes tribus du Kenya et notre guide francophone Baraka fut d’une gentillesse inouïe tellement que nous avons échangés nos adresses email et il a fait office de facteur pour mes cartes postales, aussi il a eu le gentillesse de me traduire dans sa langue maternelle quelques phrases pour mes proches. Pour l’après midi j’ai pris l’excursion visite de Mombasa et du Fort Jesus, magnifique édifice cependant je n’ai absolument pas appréciée cette formule c’était plus un « Shopping Tour » qu’une visite de la ville DECUE !!! Toutes occasions étaient bonnes à nous faire descendre du bus pour acheter, définitivement je prendrais des excursions via la compagnie de croisière si j’estime que le temps est trop court.
Dimanche 8 mars 2009 Navigation en pleine mer
Lundi 9 mars 2009 Arrivés à Nosy-Be, nous sommes envahis par des marchands et autres chauffeurs de taxi, tous nous pressent d’accepter leurs services. Finalement nous acceptons les conditions d’un entre eux 20€ par personne (le déjeuner compris). L’itinéraire n’est pas du tout respecté, nous ne ferons pas l’arrêt prévu à la distillerie (nous sommes frustrés mais faisons mine de rien) Arrivés au restaurant après une balade sans originalité, nous nous voyons proposés des menus allant de 15 à 20€ stupéfiés nous rétorquons en expliquant que nous avions définis les conditions de notre journée au chauffeur au quai… c’est alors que des chamailles et des messes basses se font entre le chauffeur, qui n’est même pas celui avec qui nous avions négocier, et le restaurateur durent pendant de longues minutes. Je dois avouer que l’on est tous refroidi par cet accueil. Nous décidons donc d’aller faire un tour à la plage et là j’en oublierai presque notre mésaventure, une magnifique plage et je sympathise avec des malgaches qui s’y trouvent, avec d’autres je fais des achats plus originaux les uns des autres… des souvenirs qui feront plaisir à mes proches. Je dois avouer que je ne suis achetée pratiquement rien lors de mes escales, privilégiant tjs à faire plaisir à ma famille et amis (moi j’aurai les images et de la nostalgie plein la tête)
Mardi 10 mars 2009 Diego Suarez Nous sommes attendus par un ami d’une d’autre nous. Et là tout est prévu le taxi « loué » pour la journée, nous sommes quelques uns motivés par l’ascension de la Montagne des Français mais le temps nous fait défaut, (se sera pour la prochaine fois). Cependant nous faisons une balade (même une baladinette pour notre ami, moi j’appellerai ça plutôt une rando) on était absolument pas équipé pour cette « promenade » mais on était tous très content… on a bien souffert, avec nos tongs mais quelle magnifique vue sur le « pain de sucre », les paysages sont magnifiques et très contrastées une terre aride à quelques mètres une eau turquoise et un dégradé de couleur. MAGNIFIQUE Apres tant d’effort nous sommes en route au restaurant, là encore typique à un détail près tenu par un français, l’endroit est très sympathique et là je me jette littéralement dans la piscine alors que chers amis font route vers la plage… Au menu langouste grillée Purée trop bon Hum ! Hum ! Mais bizarrement j’ai beaucoup plus apprécié le crabe farci (vas chercher pourquoi ?)
Mercredi 11 mars 2009 Tamatave Etant donné que l’escale prévue est de 4 heures seulement nous décidons de prendre une navette pour le marché de Tamatave, Mon amie et moi y resterons à peine une heure
Jeudi 12 mars 2009 Navigation en direction du retour à la vie quotidienne mais faut bien que cella se termine sinon c’est ça durit ce ne serait plus des vacances n’est ce pas ?
Vendredi 13 mars 2009 Arrivé à la Réunion depuis 05h00 du matin, je me suis réveillée à 08h30, pris le dernier petit-déjeuner à bords et attendu jusqu’à 10h00 pour le débarquement. Tout s’est bien passé
CONCLUSION : Très certainement la plus belle croisière de la saison, pas un seul jour de pluie, sauf quelques averses en soirée et de l’orage mais sans conséquences sur notre programme… Je dirais qu’au niveau qualité prix je n’ai pas été déçue, je ne regrette pas les 1700€ investis. Le navire est très chic et sobre, les prestations valent de très loin celles des hôtels 3étoiles et plus à terre. Pour une première croisière je ne peux qu’être heureuse et ravie du bateau, malgré sa sobriété. Les activités sont assez diverses, mais il est vrai que nous sommes nombreux qui auraient apprécier volontiers un ambiance plus je dirais « plus vive » au niveau des animations nocturnes pas forcément en boite … Les spectacles à bord sont appréciables, encore une fois dommage qu’il y ait eu très peu d’artistes des îles visitées qui ont pu faire leur show mais peut-être que cela n’aurait pas eu de succès auprès de la clientèle européenne.
Bien que notre hôtesse Charlotte avait ds les jambes plus de 5 mois de traversée, elle a toujours était très disponible et agréable, je ne sais pas comment elle a remarqué que mes amis et moi vivions à la Réunion (elle aurait pu nous parler de Maurice ou des Antilles, non, spontanément elle est venue nous parler de notre île CHAPEAU ! Mademoiselle)
Je n’ai pas du tout été déçue par les Seychelles, Madagascar j’y suis allée avec bcp d’apriori et je suis revenue en les laissant derrière moi c’est un pays MAGNIFIQUE et à découvrir plus en profondeur… ça y est c’est dit et projeté mes prochaines vacances auront lieues à MADAGASCAR
P.S: Je n'arrive pas à ajouter des photos au milieu des textes, alors j'en mettrai plus tard en y insérant des légendes
Ç a y est les premiers débarquent il y en a qui sont très en colère et nous envoie en plein figure « vous devriez rester chez vous, cette croisière c’est de la M…. »
Il est ???? Je ne m’en souviens plus mais très tard et nous embarquons enfin, nous avons un superbe accueil, avec mon amie nous découvrons notre cabine, les yeux grands ouverts nous sommes admiratives, nous scrutons tous les coins et recoins de notre cabine. A peine « installée » nous avons la visite de notre garçon de chambre puis quelques minutes plus tard nous recevons nos valises. Nous attendons avec impatience nos autres amis. Malheureusement faute de validité de son passeport l’une d’entre nous m’embarquera pas CATASTROPHE… bien évidemment ça laisse un froid sur notre début de vacances, nous sommes tous désolés pour elle, nous nous posons pleins de questions mais rien à faire elle a déjà pris le chemin de retour à sa case. Nous sommes déconcertés mais nous reprenons du poil de bête.
Nous étions inscrit par notre agence de voyage au 1er service (19h00) mais à cause du retard du bateau, nous n’avons pas pu être à l’heure alors c’est avec beaucoup de courtoisie que le Maître d’hôtel nous accorde 3 tables de 2 personnes pour ce soir. Qu’à cela ne tienne dès le lendemain soir nous dînons tous les 6 ensembles au 2ème service (21h15). Et même que nous ne serons pas privés de spectacles car chaque soir une représentation est prévue pour chaque service (perfetto).
Lors de la traversée entre la Réunion et Maurice je suis malade… je décide donc de manger très léger ce soir se sera que des fruits… certains des passagers ont la nausée et d’autres pires. Je suis désolée déjà « j’espère tout simplement que ça na va pas être 15 jours de nausées tout de même)
Samedi 28 février 2009 Il est 4 h du matin je ne sens plus le bateau bouger, je déduis donc que nous sommes à quai, rendez vous à 8h30 à la sortie avec mes amis. Nous sommes un groupe de 9 amis tous connaissent l’île Maurice et y ont déjà mis les pieds plus d’une dizaine de fois chacun…Nous n’avons donc pas pris d’excursion via Costa, car nous décidons d’attendre les plages des Seychelles alors nous achetons juste un ticket de navette au prix de 6€ pour nous emmener au Caudan (le centre commercial). Arrivés à destination nous apercevons à quelques mètres à vol d’oiseau notre hôtel flottant MAGIFIQUE et là je réalise que j’ai vraiment de la Chance de passer mes vacances sur ce beau navire A partir de là, mes amis sont tous enchantés de me faire découvrir la ville de Port-Louis, avec ses coutumes, ses duty free, ses bonnes affaires, et surtout ce que j’attendais son MARCHE haut en couleurs Ouah… MAGNIFIQUE c’est avec beaucoup d’enthousiasme qu’un de mes amis m’emmènent à droite du marché central ou se trouve un endroit ou l’on tue, découpe et vend de la viande (du boeuf et de la volaille) et c’est là que vous me comprenez quand je vous dis haut en odeurs… Ici pas de procédures d’hygiène ni de conservations à sens que nous connaissons en France. Après 2 heures de promenades nous arrivons à China Town et là je me retrouve bien chez moi, avec ses boutiques ou l’on peut se procurer de la pommade chinoise, des restaurants que je retrouve aussi à la Réunion… hum !!! Je me retrouve bien là. Nous ne déjeunons pas et décidons d’attendre 17h00 c’est à dire l’heure du goûter pour reprendre le bateau… Pas besoin d’attendre longtemps une des navettes de Costa et arrivée nous voilà donc sur le chemin du retour.
Dimanche 1er mars 2009 Dés 08h00 du matin nous nous rendons de nouveau à Port-Louis, Mesdames et Messieurs ne croyaient pas que cette ville très touristique est animée le dimanche… je dirai à vu de nez 80% des magasins sont portes closes mais ce n’est pas grave nous continuons notre balade et nous nous perdons dans les ruelles et arrivons au vrai marché typique de Port-Louis
Je ne suis pas déçue de mon escale de 2 jours à l’île Maurice, car elle est à mois de 30 minutes en avion de l’île de la Réunion donc pas de soucis j’aurai d’autres occasion pour profiter de ses belles plages et de sa farniente.
Il est 13h30, nous terminons de déjeuner et nous nous précipitons sur le pont pour voir la sortie du quai… Certaines familles mauriciennes disent au revoir à leurs proches… Le commandant u quai sort du bateau A bientôt Maurice
Pendant la traversée de 2 jours entre Maurice et les Seychelles, tout se passe très bien : pas le mal de mer et je profite des activités à bord
Mardi 3 mars 2009 Le bateau est arrivé avec une heure plus tôt que prévu. Là encore nous ne voulions pas prendre d’excursions via Costa alors cette après midi est dédiée à la recherche d’un bon plan pour le lendemain. Etant donné que nous ne voulions rien faire aux pas de course, nous décidons de rester sur l’île de Mahé. Aux fils des visites, des photos et d’échanges avec les Seychellois que j’ai trouvé extrêmement gentils, souriants et prêts à vous situer, orienter. Nos conversations ont été facilitées car je leur parlai spontanément en créole qui est plus proche que le notre par rapport à celui des Mauriciens. Et au fil des échanges un monsieur nous est présenté et nous propose de nous faire la visite des ¾ de l’île le lendemain, comme notre groupe est éparpillé aux coins de la ville, mon amie et moi nous lui demandons son numéro de Tél. et nous lui assurons de prendre contacts avec lui après avoir fait part de notre projet au reste du groupe. Arrivées au bateau nous nous précipitons à la recherche de nos autres amis qui après discussion sont ravis de notre projet et là horreur je ne peux pas émettre de messages alors je décide de descendre du bateau à la recherche d’un téléphone public, comme je n‘ai pas de cartes téléphoniques locales je me sers de ma carte bancaires mais les téléphones installés à cet effet ne sont pas en service… je ne me laisse pas démonter… je réfléchis … hum !!! Hum !!! Encore… hum !!! Quoi faire? Euréka Je m’approche de la dame avec qui j’avais fait des achats quelques heures auparavant et lui demande si je pouvais lui acheter quelques minutes de communications locales via son portable elle accepte … tout est O.K avec BENE TOURS il sera là le lendemain à 08h30 tapante. A la fin de la communication la dame refusera ma compensation financière pour mon appel.
La soirée sur le bateau est aimée par un groupe de musiciens Seychellois, bien sur mes amis réunionnais et moi sommes ravis d’entendre des sons qui nous sommes extrêmement familiers.
Mercredi 4 mars 2009 Nous sommes tous fidèles au poste à 08h00 à la sortie du bateau et surprise Bene est en avance tant mieux… nous sommes accueillis avec un large sourire et il nous avoue que c‘est la première fois de la saison qu’il ne pleut pas lorsque le bateau fait escale à Mahé.
Il nous fait donc la visite de l’île, en y entrant à l’intérieur je la découvre luxuriante (cela s’explique du fait qu’il pleut assez souvent à cette période de l’année), nous passons devant différents bâtiments administratifs, le palais présidentiel les deux maisons du Président. Au fil de notre visite nous apercevons des plantations de thé, des plantes et des arbres qui ne nous sommes pas étrangers à nous réunionnais… Je rigole lorsque notre chauffeur de taxi nous expose avec beaucoup de fierté le plus haut sommet de Mahé, qui culmine à 900 mètres d’altitudes, notre Piton des Neiges n’a pas à en rougir. Waouh, les tortues géantes superbes (mais les plus impressionnantes sont à la Digue) Nous faisons la visite des ruines de l’ancien l’orphelinat britannique « la Mission » ou nous avons une vue splendide BELLISSIMA, situés sur la route mais tout de suite nous nous sentons seuls au monde jusqu’à ce que les militaires arrivent pour leurs exercices quotidiennes.
Enfin je la retrouve la côte seychelloise, lors d’un arrêt pour s’acheter de l’eau nous apprenons par un des clients que l’aéroport fut construit sur la mer… TOTOCHE !!! Et que lors du tsunami de 2004 la mer s’était retirée sur 1 km et que l’ordre était donné de ne pas rester sur les plages et de se mettre à l’abri mais tout cela en catimini pour ne pas affoler les touristes.
Les plages sont d’une beauté majestueuses, aussi belles que sur les cartes postales et encore plus belles que dans mes rêves. Mon ami m’assure que « ça c’est rien, ma fille, ou la rien vu, parle pas sak de Praslin et la Digue mi di pas ou » mais voilà vraiment je voulais profiter de Mahé en cette journée mais PROMIS, aux Seychelles j’y reviendrai…
A midi nous prenons donc la direction de Anse Soleil pour déjeuner…Ouah un restaurant typique comme je les aime, et summum « pieds dans le sable », le repas est composé de poisson grillé, (pêché le matin même, mes amis qui avaient commandés « des crevettes à la sauce gingembre » sont au bord des larmes quand ils voient arrivés notre repas, mais entre amis on partage), accompagnée de la sauce créole du riz et du piment (obligé non ?) quel DELICE !!! Miam !! Miam !!! Apres le déjeuner je découvre le sable fin et farineuse, mes pieds ne s’enfoncent même pas dans le sable, la mer est tout de même agitée normal, le lagon c’est de l’autre cote à quelques mètres DOMMAGE !!! Mais le temps est parfait Jacuzzi naturel sans les bulles (de grâce)
Jeudi 5 et vendredi 6 mars 2009 Navigation en pleine mer J’avais ramené 2 livres pour combler, mais pas le temps de n’ennuyer bien que toutes les activités sportives et manuelles ne me plaisaient pas je profitais du calme de la mer sur le pont. Je me souviens qu’un jour alors que toutes les chaises étaient occupées je suis restés pendant deux heures debout les coudes appuyés sur la barre à contempler la mer… À gauche la mer, à droite la mer, derrière la mer et devinez quoi ? Devant moi ? Oui la Mer… GRANDIOSE
Samedi 7 mars 2009 Arrivés au Kenya, c’est la seule escale ou nous avons optés pour des excursions via Costa. Franchement là j’ai hésité jusqu’à la dernière minute à prendre l’excursion de 10 heures mini safari. Cependant réflexion faite, je risquerai de rester sur ma faim si j’opte pour cette excursion et je n’ai même pas l’assurance de voir des animaux et aussi le prix m’a vite fait renoncé 161€ alors je décide de rallier avec mes amis qui feront deux sorties une le matin à Bombolulu un village ou le gouvernement a ouvert une fabrique pour faire travailler handicapés mentaux et moteurs… C’est sans regret on a eu un aperçu des différentes tribus du Kenya et notre guide francophone Baraka fut d’une gentillesse inouïe tellement que nous avons échangés nos adresses email et il a fait office de facteur pour mes cartes postales, aussi il a eu le gentillesse de me traduire dans sa langue maternelle quelques phrases pour mes proches. Pour l’après midi j’ai pris l’excursion visite de Mombasa et du Fort Jesus, magnifique édifice cependant je n’ai absolument pas appréciée cette formule c’était plus un « Shopping Tour » qu’une visite de la ville DECUE !!! Toutes occasions étaient bonnes à nous faire descendre du bus pour acheter, définitivement je prendrais des excursions via la compagnie de croisière si j’estime que le temps est trop court.
Dimanche 8 mars 2009 Navigation en pleine mer
Lundi 9 mars 2009 Arrivés à Nosy-Be, nous sommes envahis par des marchands et autres chauffeurs de taxi, tous nous pressent d’accepter leurs services. Finalement nous acceptons les conditions d’un entre eux 20€ par personne (le déjeuner compris). L’itinéraire n’est pas du tout respecté, nous ne ferons pas l’arrêt prévu à la distillerie (nous sommes frustrés mais faisons mine de rien) Arrivés au restaurant après une balade sans originalité, nous nous voyons proposés des menus allant de 15 à 20€ stupéfiés nous rétorquons en expliquant que nous avions définis les conditions de notre journée au chauffeur au quai… c’est alors que des chamailles et des messes basses se font entre le chauffeur, qui n’est même pas celui avec qui nous avions négocier, et le restaurateur durent pendant de longues minutes. Je dois avouer que l’on est tous refroidi par cet accueil. Nous décidons donc d’aller faire un tour à la plage et là j’en oublierai presque notre mésaventure, une magnifique plage et je sympathise avec des malgaches qui s’y trouvent, avec d’autres je fais des achats plus originaux les uns des autres… des souvenirs qui feront plaisir à mes proches. Je dois avouer que je ne suis achetée pratiquement rien lors de mes escales, privilégiant tjs à faire plaisir à ma famille et amis (moi j’aurai les images et de la nostalgie plein la tête)
Mardi 10 mars 2009 Diego Suarez Nous sommes attendus par un ami d’une d’autre nous. Et là tout est prévu le taxi « loué » pour la journée, nous sommes quelques uns motivés par l’ascension de la Montagne des Français mais le temps nous fait défaut, (se sera pour la prochaine fois). Cependant nous faisons une balade (même une baladinette pour notre ami, moi j’appellerai ça plutôt une rando) on était absolument pas équipé pour cette « promenade » mais on était tous très content… on a bien souffert, avec nos tongs mais quelle magnifique vue sur le « pain de sucre », les paysages sont magnifiques et très contrastées une terre aride à quelques mètres une eau turquoise et un dégradé de couleur. MAGNIFIQUE Apres tant d’effort nous sommes en route au restaurant, là encore typique à un détail près tenu par un français, l’endroit est très sympathique et là je me jette littéralement dans la piscine alors que chers amis font route vers la plage… Au menu langouste grillée Purée trop bon Hum ! Hum ! Mais bizarrement j’ai beaucoup plus apprécié le crabe farci (vas chercher pourquoi ?)
Mercredi 11 mars 2009 Tamatave Etant donné que l’escale prévue est de 4 heures seulement nous décidons de prendre une navette pour le marché de Tamatave, Mon amie et moi y resterons à peine une heure
Jeudi 12 mars 2009 Navigation en direction du retour à la vie quotidienne mais faut bien que cella se termine sinon c’est ça durit ce ne serait plus des vacances n’est ce pas ?
Vendredi 13 mars 2009 Arrivé à la Réunion depuis 05h00 du matin, je me suis réveillée à 08h30, pris le dernier petit-déjeuner à bords et attendu jusqu’à 10h00 pour le débarquement. Tout s’est bien passé
CONCLUSION : Très certainement la plus belle croisière de la saison, pas un seul jour de pluie, sauf quelques averses en soirée et de l’orage mais sans conséquences sur notre programme… Je dirais qu’au niveau qualité prix je n’ai pas été déçue, je ne regrette pas les 1700€ investis. Le navire est très chic et sobre, les prestations valent de très loin celles des hôtels 3étoiles et plus à terre. Pour une première croisière je ne peux qu’être heureuse et ravie du bateau, malgré sa sobriété. Les activités sont assez diverses, mais il est vrai que nous sommes nombreux qui auraient apprécier volontiers un ambiance plus je dirais « plus vive » au niveau des animations nocturnes pas forcément en boite … Les spectacles à bord sont appréciables, encore une fois dommage qu’il y ait eu très peu d’artistes des îles visitées qui ont pu faire leur show mais peut-être que cela n’aurait pas eu de succès auprès de la clientèle européenne.
Bien que notre hôtesse Charlotte avait ds les jambes plus de 5 mois de traversée, elle a toujours était très disponible et agréable, je ne sais pas comment elle a remarqué que mes amis et moi vivions à la Réunion (elle aurait pu nous parler de Maurice ou des Antilles, non, spontanément elle est venue nous parler de notre île CHAPEAU ! Mademoiselle)
Je n’ai pas du tout été déçue par les Seychelles, Madagascar j’y suis allée avec bcp d’apriori et je suis revenue en les laissant derrière moi c’est un pays MAGNIFIQUE et à découvrir plus en profondeur… ça y est c’est dit et projeté mes prochaines vacances auront lieues à MADAGASCAR
P.S: Je n'arrive pas à ajouter des photos au milieu des textes, alors j'en mettrai plus tard en y insérant des légendes
Canal du Midi à vélo English translation pending
Bonjour,
Je souhaite passer 4 à 5 jours le long du canal du midi avec ma famille ( 4 personnes avec deux enfant dont le plus jeune à 5 ans ). Je pense partir de Beziers sachant que je serais à Nimes au mois d'aout. Mes questions sont d'ordres pratiques. Le parcours est il ombragé, est ce que l'on peut croiser les vélos lorsque l'on est équipé d'une remorque, les hebergements sont ils frequents ? Si des personnes ont déjà effectué se type de petite rando famille merci de me donner des avis eclairés.
Merci à tous.
Je souhaite passer 4 à 5 jours le long du canal du midi avec ma famille ( 4 personnes avec deux enfant dont le plus jeune à 5 ans ). Je pense partir de Beziers sachant que je serais à Nimes au mois d'aout. Mes questions sont d'ordres pratiques. Le parcours est il ombragé, est ce que l'on peut croiser les vélos lorsque l'on est équipé d'une remorque, les hebergements sont ils frequents ? Si des personnes ont déjà effectué se type de petite rando famille merci de me donner des avis eclairés.
Merci à tous.
Sasak Story (île de Lombok, Indonésie) English translation pending
Cher Alan
A toi qui a tant aimé le sud de Lombok et qui sait si bien transmettre ton amour pour cet endroit, je voulais te faire un petit cadeau. A lire à ta prochaine nuit blanche… 🙂
1 mois chez les Sasaks, à Lombok
Préambule
C’est mon premier carnet de voyage. Il ne donne pas de renseignements pratiques sur Lombok mais raconte une histoire vécue. D’habitude je n’éprouve pas le besoin d’en faire. Mais cette fois, j’avais vraiment besoin de raconter cette belle aventure humaine que j’ai vécue en Indonésie, avec les Sasaks, habitants de l’île de Lombok, et qui m'a profondément marqué. Bonne lecture.
Afin de fuir Bali au mois d'août, je viens d'atterir à Mataram, la capitale de Lombok, l'île voisine... à défaut de n'avoir pas trouvé un vol plus loin !
J'ai trouvé une bonne adresse pour louer un scooter: à 3€ la journée, je ne discute pas le prix, d’autant que M. SUBHI (tel 08 19 29 200 027) est un des rares loueurs à accepter qu’on puisse passer ses scooters dans les ferrys ! Chouette alors, je vais pouvoir la faire ma traversée des îles de la Sonde ! 🙂
Dans mon guide, on parle « d’îles paradisiaques » dans la baie de Sekotong, au Sud Ouest. Apparemment peu de possibilités d'hébergements, ça doit être pour ça que c'est paradisiaque 😛 Après avoir acheté une carte très précise de Lombok au shopping center de Mataram, je me dirige vers Sekotong. C’est une belle route goudronnée, pittoresque, sur laquelle circulent parfois des véhicules hippomobiles...
Je décide d’aller jusqu’à la fin de la route, jusqu’à Bangko-Bangko, comme ça, pour voir…. A 30 km du but, le goudron laisse place à une piste empierrée qui se détériore au fil des kilomètres et qui se termine par une piste genre trial… 😏
J’arrive enfin dans le petit village de pêcheurs de Bangko-Bangko. Je trouve un villageois qui parle quelques mots d’anglais et lui demande s’il y a une possibilité de dormir dans le village. Après de longues tentatives d’explications, je finis par comprendre qu’un certain Suderman peut m’héberger. Il réside à 3km de là, dans le village de Seledong. La barrière de la langue complique un peu ma recherche mais je finis par trouver une jolie maison avec des peintures de Walt Disney dessus.
Suderman est un jeune Sasak d’une vingtaine d’années qui parle anglais. Il m’accueille avec un grand sourire et me montre la chambre. Il me propose de me préparer un repas, en l’échange d’1€ pour aller faire des courses dans le village. A la lueur de la lampe à pétrole, nous mangerons ensemble puis passerons la soirée à discuter avec son voisin, un sympathique marginal qui a décidé de vivre détaché complètement du matériel, de pratiquer la méditation et qui m’explique qu’il est heureux car il dort dehors, sous les étoiles… 🙂
Le lendemain, Suderman aimerait bien que je reste mais moi je veux aller voir ces fameuses « iles paradisiaques » non loin de là. C’est tout un archipel, apparemment la plus connue et la plus belle c’est Gili Nanggu, mais je choisis finalement Gili Gede, de peur que Gili Nanggu soit trop touristique ! Suderman m’a expliqué où je peux trouver des pêcheurs pour me conduire à Gili Gede. Je tente de négocier avec eux le prix de la traversée mais en vain… j’ai beau écrire dans le sable avec un bâton le prix que je veux payer, ils font mine de ne pas comprendre. Bah, tant pis, je paierai le prix pour touriste (3€…)
La traversée est rapide et le bateau me dépose sur une petite plage de Gili Gede. Avec ma carte très précise, je peux envisager de faire le tour complet de l’île à pieds. Je tombe nez-à-nez avec un petit papy qui parle un peu anglais et s’improvise comme guide. Nous passerons quelques heures ensemble. L’île est calme, et authentiquement peuplée de pêcheurs Sasaks qui adorent se faire photographier.

Par contre, les plages ne sont pas à la hauteur de l’idée que je me fais d’une « île paradisiaque » 😉
Peu importe, le dépaysement est là et les gens sont adorables. Je suis même invité par une famille à partager son repas.
J’ai demandé à mon bateau de venir me rechercher à 15h. Avant d’embarquer, je remercie vivement mon petit papy de m’avoir guidé à travers ces villages pittoresques. Bizzare, il ne me demande pas d’argent. Gêné, je lui glisse l’équivalent d’1€ avec un « thank you for good guide » juste avant de monter dans le bateau, il me remercie avec un grand sourire.
Je remonte sur le scooter. J’hésite… il fait nuit dans 3h… je retourne chez Suderman ou je continue ma route ? J’opte pour la 2ème solution. Mon bouquin mentionne l’existence de cottages à Selong Blanak. C’est un peu loin mais il n’y a pas plus près.
J’emprunte une petite route secondaire qui s’élève à travers la montagne. La route est défoncée et glissante mais elle est splendide, je traverse pleins de villages Sasak, accueilli par des « hello Mister !» et une multitude de sourires. Heureusement que j’ai acheté une bonne carte, car je navigue en terre totalement inconnue… même dans mon bouquin...😛
A chaque fois que je demande ma direction, c’est un attroupement autour de moi, des rires, et des invitations à venir boire le café… Le temps passe et le soleil décline…
J’arrive enfin sur la côte dans le petit village de Sepi. Nouvel attroupement. Je demande « Selong Blanak ? » et là un jeune semble étonné et me fait un non de la tête + le signe du coupe-gorge. Gloups… 😐 Qu’entend-t’il par là ? La route défoncée est dangereuse de nuit ou bien il y a des méchants Sasaks dans le coin ? Impossible de savoir, son anglais est trop limité. Il me parle de « bungalow Pancing », un petit village beaucoup plus proche. La nuit est tombée mais pas le choix je dois trouver ces bungalows !
A la sortie d’un village, on m’indique Pancing d’un signe de la main, puis à l’entrée d’un autre, on me l’indique dans l’autre sens… J’en déduis donc que j’ai du louper un carrefour entre les 2… Et en effet, avec difficulté je finis par trouver dans la pénombre un petit chemin de terre. La chance me sourit : un scooter passe par là, je lui demande « Pancing ? » « ya » me répond-il. Ouf ! Me voila embarqué dans ce petit chemin, de nuit, au milieu des champs de tabac…
J’arrive enfin dans un village, et je demande « bungalows ? » On m’indique la direction. Et puis je redemande encore, et encore, et encore… m’enfin ces bungalows ils sont au bout du monde ou quoi ? Des enfants finissent par prendre pitié de moi et me conduisent en courant, moi et mon scooter, vers les bungalows.
Là, un gardien m’accueille. Ouf, il parle anglais…il me dit gentiment que c’est un centre de plongée mais qu’il est fermé. Seulement il fait nuit et je n’ai rien pour dormir. Le gardien est embarrassé… « C’est qu’il n’y a plus d’eau dans les bungalows... » « Tant pis au point où j’en suis… » « Il faut que je téléphone au propriétaire. Je ne sais pas quoi faire » « Tu crois que tu as vraiment besoin de lui ? On peut s’arranger tous les 2 non ? » Il réfléchit. Il finit par me proposer la chambre d’un employé de l’hôtel. C’est un lit superposé, il faudra que je dorme en dessous du jardinier. « Combien je te donne ? » « Je ne sais pas, ce que tu veux… Au fait, as-tu mangé ? » « Ben heu… non » « Ma femme a préparé un repas si tu veux » « C’est pas de refus ! Merci ! »
Nous passerons la soirée à discuter de pleins de choses. Il a 34 ans, comme moi, et il est sidéré de me voir célibataire alors que lui il a déjà une femme et des enfants ! Dans la conversation, Il m’explique que le propriétaire australien du centre de plongée est en conflit avec son TO, l’un veut 100$ la nuit, l’autre 150$...🤪 « ben dis donc, j’ai de la chance qu’il ait fermé son centre, ton patron ! » « oui, moi aussi je content que ce soit fermé, car je n’ai pas trop de travail. D’habitude, à cette période, je trime 18h par jour et je ne suis payé que 40€ par mois. Ce n’est pas très motivant et si j’étais mieux payé je travaillerais mieux». Je suis écoeuré… « Il est sacrément gonflé ton patron. S’il doublait ta paye, ça ne le ferait pas tellement boiter, vu le prix des chambres, tu ne trouves pas ?» « oui mais pour l’instant je n’ai pas d’autre travail. Il n’y a pas de travail dans la région. Tous les hôtels ont fait faillite, notamment celui de Selong Blanak où tu voulais te rendre…. »
Après une à peu près bonne nuit (ce jardinier, un sacré ronfleur…) j’ai droit à un petit déjeuner. Je paye ma nuit 8€ (une très bonne somme pour le pays). Ce matin il a plu et le chemin est très glissant. Mon scooter est incontrôlable et je finis par me vautrer dans la boue sous l’œil amusé des fermiers dans leur champ de tabac…
Continuons vers Selong Blanak… Petit stop au hasard d’un virage dans un petit village de pêcheurs qui cultivent des algues.

Depuis 10 bonnes minutes, 2 jeunes Sasaks en scooter me suivent. Je sens bien qu’ils veulent me dire un truc. Je stoppe. « hello mister… what is your name ? (etc…) veux tu venir prendre le café dans ma maison » « 🙂 ! si c’est pas loin… » Un des 2, Zamak, se propose de conduire mon scooter. Je lui laisse le guidon. Me voila à nouveau sur des petits chemins sillonnant les champs de tabac, passager d’un Sasak fier de transporter « son » touriste ! Me voilà arrivé dans le bled. Nouvel attroupement.
Je prête mon appareil photo à Zamak pour poser avec un Sasak tout content d’avoir été choisi.

On me sert le café puis on m’invite à manger. Voyageant léger, je n’ai rien à leur offrir à part de l’argent et il n’en est pas question. Gêné, je refuse la proposition. Je les remercie pour ce bon café et demande à Zamak de me raccompagner jusqu’à la route car seul je serai incapable de retrouver mon chemin. Au moment de nous séparer, il me demande : « STP – tu n’aurais pas un livre de grammaire anglaise ? » « Non, je suis sincèrement désolé » lui dis-je avec regret « Tant pis. Au revoir et merci d’être venu » « Merci Zamak »
Kuta n’est plus très loin. Je me dis « je vais aller acheter ce bouquin et je vais lui ramener ». Et puis je dois vite me rendre à l’évidence : je n’arriverai jamais à retrouver son village perdu au milieu des champs…🙁
Enfin j’arrive à un embranchement. Je me rends compte que j’ai loupé la route de Selong Blanak et que j’ai pris l’intérieur des terres. Tant pis, ou tant mieux ! Cap sur Kuta.
Kuta Lombok, c’est l’antithèse de Kuta Bali. Tranquille, peu d’infrastructures, belle plage. Aah, on est bien ici ! Je me trouve un hébergement tout neuf : je suis le tout premier client et je dois faire attention où je mets les pieds car la dalle en ciment pour accéder à ma chambre n’est pas tout à fait sèche ! Je vais faire un tour sur la plage. Pas un touriste ce jour là. 😎
Kuta, c’est un lieu d’hébergement pour surfeurs, et dans la journée, ils ne sont pas à Kuta mais sur les plages environnantes (surtout Mauwi). Je suis abordé par Monika, la seule vendeuse de la plage. Elle me propose des Sarongs. Elle est très intéressante à discuter et nous parlons un petit moment. Comme elle est sympa et parle très bien l’anglais, je finis par lui acheter un sarong et un petit collier en coquillages. Elle est contente car ce soir elle pourra se payer le bémo (2€) lui permettant de rentrer dans son village voir sa mère.
Selong Blanak est à 20km à l’ouest de Kuta. Aujourd’hui j’y vais, faut quand même que j’arrive à trouver ce bled, annoncé avec une plage magnifique dans mon guide ! Mon guide comporte également un petit encadré disant que l’endroit peut être un peu dangereux… Arf… ils sont tellement cool ces Sasaks que franchement… même pas peur !! 😛
La route qui mène à Selong Blanak est superbe et offre de très belles vues panoramiques sur la côte.
Petit arrêt de 2h de bronzette sur la belle plage de Maun. 
Nous sommes 5 touristes sur la plage… 😎
Je zappe la plage de Mauwi, avec ses surfeurs et son entrée payante, et j’arrive à Selong-Blanak en début d’après-midi.
Sitôt le scooter stationné, 4 enfants viennent me poser des questions en anglais. Il ont fini l’école à midi et reprennent à 15h. Ils me demandent si je ne peux pas leur donner un dico d’anglais ou bien un ballon de foot, mais je ne transporte pas ça dans mon sac à dos ! 😕
La plage est magnifique....
avec ces bateaux colorés
et ses habitants qui adorent se faire photographier !
Un jeune Sasak vient nous rejoindre et commence à me parler. Il s’appelle Dadi, il a 19 ans, et il m’explique qu’il veut pratiquer son anglais. Il a arrêté ses études au collège, mais n’a pas pu continuer au lycée car ses parents n’ont pas les moyens de payer 10 à 20€ de frais de scolarité par mois. Nous causons, nous nageons, nous sympathisons alors il me propose d’aller prendre un café chez sa mère.
« Par contre je te préviens ma maison elle n’est pas belle »
« M’en fous ! »
C’est une hutte en tôle ondulée et en bambou, recouverte de papier journal en guise de papier peint. Je pense que c’est pour consolider le tout. Il doit les lire ces journaux car il connaît très bien les grands évènements de ce monde. Par exemple, il apprécie Jacques Chirac pour sa non-intervention en Iraq ! Ce n’est pas la première fois que j’entends ça en voyage, c’est fou ce que cette prise de position a rendu J. Chirac populaire dans le monde !
En sirotant notre café made in Lombok (avec un très fort goût de cannelle), il me parle de sa famille. Il vit ici avec sa mère et sa sœur, qui vient d’avoir un bébé. Il a un oncle et des amis à Kuta, mais ça fait au moins un mois qu’il ne les a pas vu faute d’argent. Le ticket de bémo coûte 1€… 😐
« Ben je peux t’emmener à Kuta en scooter 🙂 Je loge là-bas...» « D’accord mais uniquement si tu acceptes de me ramener, car je n’ai aucun moyen de locomotion » « Pas de problème » (la route est tellement belle !)
Dadi tremble. Ses vêtements ne sont pas encore secs de la baignade et il n’a rien pour se changer. Afin de voyager léger, je n’ai pris, comme vêtements chauds, que des vêtements techniques de montagne. Je lui prête ma veste polaire Millet et mon pantalon Helly Hansen… en me gardant bien de lui dire qu’il en a au moins pour 150€ sur lui ! 🤪
Arrivés à Kuta, je le dépose au marché et on se donne rendez-vous le lendemain matin au même endroit. Surprise plus tard dans la soirée, Dadi me cherche partout ! Il n’a pas de chance : son oncle est parti à Sengkol et ses amis ne sont pas là non plus, il est seul et n’a rien à manger…
Gêné, il me demande si je veux bien lui donner 1 ou 2€ pour aller s’acheter à manger. Je suis gêné moi aussi, car nous sommes devant l’entrée du resto, et on vient juste de m’apporter mon repas… Soit je me tape la honte si je le fais attendre devant le resto, soit il risque de se sentir très mal à l’aise s’il rentre dans le resto. Il me faut bien prendre une décision, la moins pire : « viens plutôt manger avec moi »
C’est un resto pour touriste et chaque plat vaut entre 10 et 30000 roupiah (1 à 3€), ça m’embête qu’il voit les prix alors qu’il vit lui-même certainement en dessous du seuil de pauvreté. Mais le plus gêné c’est encore lui : il choisit juste un bol de riz blanc (0.30€) « Dadi, commande un plat comme moi. Prends ce qui te plait, je te l’offre avec plaisir »
Je le reconduis au marché… Je suis sûr qu’il va dormir dehors… Je lui propose le 2ème lit inoccupé de ma chambre, mais bon ça m’arrange qu’il refuse car je me voyais mal débarquer avec lui !
Il est inquiet : « Tu es sûr que tu viens me chercher demain matin ?» « oui, sûr » (il peut dormir tranquille, j’ai envie de récupérer mes fringues !! 😄) Le lendemain j’aurai la confirmation qu’il a dormi dehors : « Il a fait froid cette nuit, heureusement que ta veste orange m’a tenu chaud… »
Je le ramène donc chez lui comme promis. En route, on s’arrête dans un marché local et je lui prends une portion de riz enveloppée dans une feuille de bananier vu qu’il n’a pas mangé. Je lui fais également acheter un ballon de foot, sans me montrer, pour l’avoir au tarif local…
Arrivé à Selong-Blanak, je retrouve les enfants d’hier et je leur offre le ballon de foot dont ils rêvaient. Quel plaisir de les voir heureux, jouer au foot avec mon ballon tout neuf ! 🙂
Je reprends un café chez la mère de Dadi. Cette fois, pas de sucre dans le café, car pas d’argent pour en acheter. Son père cultive le tabac, et en ce moment la famille n’a aucun revenu car le tabac n’est pas encore assez mûr pour être vendu… Je ne dis rien, je ne sais pas si c’est une tentative déguisée de me demander de l’argent ou si c’est réel…
Il est midi. Je pense que sa mère va m’inviter à manger, comme le font volontiers tous les Sasaks. Mais le temps passe et pas d’invitation. Tant pis, je vais rentrer à Kuta et je mangerai ce soir.
Je démarre le contact du scooter mais je sens bien que Dadi est préoccupé et qu’il a quelque chose à me dire. « Loic, je suis désolé, je ne peux pas t’inviter à manger. Ma mère est en larmes, nous n’avons plus rien à manger. S’il te plait, je t’en supplie, donne moi 2€ pour que j’achète du riz » J’ai horreur des habitants qui mendient auprès des touristes… « Ecoute Dadi, il faut que tu me jures que c’est vrai » « Je te donne ma parole » « Alors je vais acheter le riz avec toi » Ironie du sort : le riz, c’est le voisin qui le vend ! Pour 2€, j’ai 4kg de riz. « Au revoir Loïc et merci de tout cœur pour tout ce que tu as fait pour moi ».
En revenant à Kuta, je m’arrête demander le prix d’un kilo de riz. C’est bien 0.50€… Puis je demande à Banu, le serveur de mon hôtel avec qui je passe mes soirées, si c’est encore possible, de nos jours, que des Sasaks ne mangent pas à leur faim. Il me le confirme 🙁. « Dadi ne t’a pas menti, et puis c’est quelqu’un de bien, je le connais nous étions à l’école ensemble »
Je suis choqué. Lorsque j’ai rencontré Dadi, ça ne se voyait pas sur sa tête qu’il ne mangeait pas à sa faim. J’ai de la peine pour lui. Il mise tous ses espoirs sur la construction d’un futur hôtel de luxe à Selong-Blanak, je regrette de lui avoir dit que je n’étais pas favorable à la construction de cet hôtel…
Quelque part vers Kuta, il y a une région peu traitée dans mon guide. Je demande au patron de l’hôtel : « C’est bien là bas ? Vous connaissez ? » « Oui, c’est magnifique. Les plages sont paradisiaques. Si vous allez là-bas vous ne voudrez plus en partir ! » Je décide donc d’ignorer le nouvel encadré de mon guide avertissant d’un potentiel risque d’insécurité dans le coin… et également les avertissements d’un guide local qui cherche à me faire peur pour que j’utilise ses services… Je suis persuadé que c’est faux, ils sont trop gentils ces Sasaks ! Et puis quand j’ai une idée dans la tête… 🤪
Pour me rendre dans cette petite presqu’île isolée, j’ai le choix entre la voie terrestre ou maritime. Par la route, c’est facile, il faut juste faire un long détour. Par bateau, on traverse directement une sorte de petit golfe. Pour le fun, je choisis l’option bateau. Pour cela j’emprunte une route en mauvais état, longe la somptueuse plage de Tanjung Aan et j’arrive dans un petit port de pêche.
Surprise ! Ce que je pensais être un ferry n’est qu’une petite barque de pêcheur ! Le seul pêcheur qui parle anglais dans le coin est un jeune au look branché avec une mèche blonde qui descend au milieu de son visage... « heu…Mister, tu crois vraiment qu’on peut charger un scooter sur un petit bateau comme ça ? »
« T'inquiète, la semaine dernière, j’ai chargé 2 scooters, avec 2 Australiens et 2 surfs »
Nous commençons la traversée après une bonne dizaine de minutes à essayer de démarrer le moteur du bateau qui cale dès qu’on immerge l’hélice dans l’eau… très rassurant ! 😏
En plus il y a pas mal de vent, et plus on s’éloigne, plus les vagues sont fortes. Nous sommes trempés en quelques minutes…
Nous nous approchons lentement du village qui se situe de l’autre côté du golfe, il y a des maisons en bois flottantes de partout : ici, c’est un village qui fait de l’élevage de langoustes... Je suis content de débarquer après 45 minutes de douche ininterrompue à l’eau de mer. Z'avez vu je mens pas il y a une grosse goutte d'eau en plein milieu de mon objectif 😠
Ouf ! le scooter redémarre…
Sur la plage m’attend un jeune Sasak souriant et enthousiaste de voir débarquer un blanc chez eux. Il parle un très bon anglais et me pose pleins de questions. « ça ne te dérange pas j’espère ? J’ai besoin de pratiquer mon anglais » « Ben dis donc tu l'as appris où ton anglais ? » « Un peu à l'école et avec les touristes » « Donc t'es doué ! » « C'est rare de voir des touristes arriver en scooter par bateau. T'as payé combien? » « Une dizaine d'euros » « Ah ah comme tu t'es fait rouler! 😏 » « 🤪 🙁 😠 »
Nous causons sur la plage pendant une bonne ½ heure, pendant que mes affaires trempées sèchent sur moi au soleil. Le village est pittoresque : de jolis bateaux amarrés sur la plage, une jolie plage de sable blond avec au loin sa mangrove, des habitants qui vaquent à leurs occupations, ramassant je ne sais trop quoi sur la plage
ou triant des algues destinées à l’exportation pour l’industrie cosmétique 
Qu’il est bon flaner sur cette plage ! Partout des « hello mister ! » « boulé! boulé ! » (boulé = touriste en langue sasak), des rires, les gens adorent se faire photographier…. Ce jeune Sasak qui ne me lâche pas d’une semelle est un pêcheur, il a 20 ans (oui encore…) et il s’appelle Rumaji. Il me demande une cigarette mais je lui réponds fièrement "tidak mrokok" (je ne fume pas... j'ai appris la phrase par coeur car inutile de vous dire qu'elle me sert souvent...). En tout cas le courant passe bien tous les 2 🙂
Je me décide enfin à poursuivre ma route vers ces fameuses plages de rêve de Lombok. Rumaji me montre sur ma carte où elles se situent. Je pars avec mon scooter : une route chaotique, disons plutôt un chemin, puis de simples sentiers, me conduisent à travers la péninsule. L’endroit ressemble à une sorte de Finistère, aride, avec beaucoup de vent, mais en effet des plages particulièrement belles…

et désertes ! Enfin presque 🙂
Maintenant il ne faut plus trop traîner car le seul hôtel du coin est cher… Il me faut retraverser toute la presqu’île, puis remonter plus au nord pour trouver enfin un hébergement bon marché. Mais en route, je repense à ce village typique… je ne sais pas pourquoi, j’ai envie d’y retourner, et j’ai aussi envie de revoir ce jeune pêcheur avec qui j’avais eu un si bon contact. Je fais demi-tour.
Après quelques dizaines de minutes à me perdre, à tourner en rond, à revenir sur mes pas, à demander ma direction, je retrouve enfin ce charmant village. Je vais acheter un paquet de cigarettes et pars à la recherche de « mon Sasak ». J’ai du mal à me souvenir de son nom Ramaji ? Ramaju ? Les habitants ne connaissent pas. Heureusement, il est sur une de mes photos et je zoome son portrait avec l’écran de mon appareil numérique. « Aah ! Ru-Ma-Ji ! » « Oui c’est ça, Rumaji » Une nuée de gamins m’accompagne jusque devant sa maison 🙂

Dans le village c’est l’évènement : il y a un touriste chez Rumaji et en plus il le cherche ! 😇 Ravi, mon nouvel ami me fait entrer dans sa "rumah" et me propose de prendre le café « made in Lombok », au goût toujours autant épicé et sucré. Chez lui, pas de chaise, nous sommes assis à même le sol. A 20 ans, il vit déjà dans sa propre maison… et avec sa femme !
Nous sommes rapidement rejoints par son frère Rumawe, 22 ans, déjà papa de 2 jumelles… et sans oublier plusieurs dizaines de curieux qui squattent à l’intérieur et à l’extérieur de la maison car il n’y a pas de place pour faire entrer tout le monde…
J’essaye de faire le marrant et ça a l’air de plaire ! Je ne sais pas, je me sens bien ici, décontracté, ma réserve et ma timidité sont restées au vestiaire. Peut-être parce que je ne me sens pas jugé par les regards qui m’entourent… ou bien jugé moins jugé sur l'apparence qu’en Occident! Je traîne… ça tombe bien, Rumaji n’a pas l’intention non plus de me laisser partir : « Mister, Il y a de très beaux couchers de soleil ici. Si tu veux tu peux rester ici jusqu’au coucher du soleil » « Non, désolé il faut que je parte car je ne veux pas conduire de nuit » « Tu n’as qu’à dormir chez moi » « 🙂 Tu as de quoi héberger du monde ? » « Sans problème et en plus chez moi c’est pas cher comme à l'hôtel d'à côté! » « Wouah trop cool ! »
En attendant le coucher du soleil, Rumaji me propose de venir sur la plage avec lui car il doit aller tendre un filet de pêche. Je suis heureux : je me dis que je suis vraiment privilégié d’être le seul touriste dans ce village. Je n’en pas croisé un de la journée, ça y est je commence à être en « immersion » ! 🙂🙂
Il me montre son instrument de travail : c’est une simple petite barque tout en bois, disons plutôt une pirogue, avec un morceau de bambou en guise de flotteur, relié lui-même à la coque du bateau par 2 branches naturellement courbées. Il monte dedans avec son frère et commence à pousser avec un bâton pour partir. « Et moi ? » « Ah mais tu veux venir ? » « Ben oui !! » (c’est que j’ai des photos à prendre moi 😎)
La méthode du filet est simple : ici, le poisson est partout, il suffit de s’éloigner de quelques mètres du rivage et de tendre le filet : Rumawe pousse le bâton pour faire avancer doucement la barque, Rumaji déroule le filet hors de l’embarcation

Ensuite, de retour sur la plage, il suffit de tirer le filet

Hi… Hi… c’est Thalassa en live ! 🙂
Cette fois c’est l’heure du coucher de soleil... et mon objectif est toujours crade...

Une fois la pêche terminée, les 2 frères me proposent de me mettre à table avec un sourire non dissimulé. Huummm le bon poisson frais ! Mais ouille ouille ouille le piment ! Harri, un des voisins, semble captivé par mon Guide du Routard... car il est écrit en Français !!

Il est 20h. Nous retournons à la plage avec d’autres villageois pour regarder les étoiles. J’adore ce genre d’instant, ou, en position allongée, et l’obscurité aidant, les langues se délient, les silhouettes se dessinent… on se parle comme si on se connaissait depuis longtemps 🙂
Il est temps de retourner à la maison et d’aller dormir. Rumaji m’apporte un matelas et s’allonge par terre, à côté de moi. « Heu… Rumaji, elle est où ta femme ? » « Elle est partie dormir chez le voisin » « Pourquoi ? Je gêne peut-être ? » « Mais non ! Mais moi je suis musulman et lorsque j’ai un invité ça ne se fait pas de dormir avec sa femme » « Allons bon !... Et… tu dors sur le ciment toi? » « Oui oui… j’ai l’habitude… »
Le lendemain matin, j’ai droit à un petit déjeuner local : du poisson avec du riz ! (celui que j'ai pas fini la veille 😏) Il me fait visiter sa maison. Dans sa chambre il y a un lit sans matelas: c’est le matelas sur lequel j’ai dormi… Rumaji m’a prêté son propre matelas. Si c’est pas de l’hospitalité ça !! 🙂
Puis enfin j’ai droit à une bonne douche, sauf que chez lui il n’y a pas d’eau alors il m’accompagne chez ses parents, à 200m. Là, dans une petite pièce en plein air clôturée par des bambous, je retrouve la bonne vieille douche qu’on utilise dans les campagnes et dans mes chères îles paumées: un puits, un seau avec une corde, on plonge le seau dans le puits, on le remonte en tirant sur la corde et on se verse le contenu du seau sur soi. En répétant plusieurs fois l’opération c’est tout aussi efficace qu’une douche et tellement bon quand on est dans un pays chaud...
Rumaji voit bien que je vais partir… « STP Mister reste. Tu amélioreras mon anglais et moi je t’apprendrai l’Indonésien et les coutumes des Sasaks » Inutile de vous dire qu’il n’a pas besoin d’insister deux fois… 🙂 « Et puis tu peux rester le temps que tu veux : une semaine, un mois, un an même ! » « Merci Rumaji… Au fait, hier j’ai eu du mal à m’orienter et je pense que j’ai loupé certaines plages. Ça te dit de m’accompagner cet après-midi ? » « Avec plaisir ! » « Mais je ne veux pas abuser de ton temps » « En ce moment je n’ai rien de spécial, je n’ai pas besoin de pêcher tous les jours, je peux stopper mon travail quand je veux. Je ne suis pas salarié moi 😛 » « Super ! Au fait je ne m’appelle pas Mister, moi c’est Loic… » « Ok Mister » 🤪
Ni une, ni deux, nous voila repartis sur les petits sentiers sur lesquels je me suis perdu hier… Et effectivement, hier j’en avais loupé des beaux coins la vache !

Rumaji et moi n’arrêtons pas de parler. Une relation de frère à frère, ou de père à enfant, ou un peu des deux, je ne sais pas, est en train de s’instaurer. Il est curieux de tout et il aime apprendre. Malgré son isolement géographique, il a une opinion sur tout, et je suis épaté par ses connaissances géographiques et géopolitiques. Il connaît déjà le nom du nouveau Président français 3 mois après son élection… « Mais comment sais tu tout ça ? » « Dans les journaux… j’adore lire l’actualité. Et puis parfois je vais voir la télé chez ma voisine, ou je discute avec les touristes, j'en vois quelques uns chaque mois. Au viilage, mes amis ont pour consigne de venir me chercher dès qu'ils voient un touriste, car je suis le seul à parler anglais, et je veux absolument maîtriser l'anglais ! » Il m'épate, il m'épate...
Et puis vient la question que je redoute tant lorsque je voyage… La dernière fois qu'on me l'avait posé c'était aux Iles Andaman... « Loic, tu gagnes combien par mois ? » « Arf... toi d'abord 😛 » « Moi, je gagne en moyenne 1 million de Rupiah, soit 80€, mais c’est variable, ça dépend si je vends des langoustes ou pas, j’ai des mois à 50€ et des mois à 150€. »
Je réfléchis… mon interlocuteur est (très) intelligent, j’ai du temps devant moi, OK toutes les conditions sont réunies pour que je puisse annoncer le chiffre. « Moi je gagne 15 millions par mois » Evidemment la réaction est immédiate : « Wouahhh tu es très riche ! » « Attends, attends, maintenant j’explique ! Un chiffre ça ne veut rien dire, il faut tout ramener au coût de la vie» Je sors un morceau de papier et un stylo : « En Indonésie, 1 kilo de riz coûte 5000 Roupiah, en France c’est plutôt 50000. Donc toi, en Indonésie, tu peux acheter chaque mois 200 kg de riz, moi en France 300 kg. Par contre, moi en Indonésie, je peux acheter 3 tonnes de riz, et toi en France seulement 30 kg. Tu comprends la différence ? Oui en Indonésie je suis beaucoup plus riche que toi, et seulement quand je suis en Indonésie, et d'ailleurs ce c’est pas parce qu’un euro vaut 12000 roupiah que je suis 12000 fois plus riche que toi (saleté d'euro qui nous fait passer pour + riches que les Américains 😠). Par contre, toi en Indonésie, moi en France, nous ne sommes pas si loins l’un de l’autre : 200 kg de riz pour toi, 300 kg pour moi. En France, tout est très cher : par exemple le loyer de ma maison c’est déjà 6 millions. A la fin du mois il ne me reste pas beaucoup d’argent… » « 6 millions… par mois ? » « Ben oui par mois » « C’est énorme ! Ma maison elle m’a coûté 30 millions (3000€) » « Oui… en France pour 30 millions de Roupiah tu loues une maison pour 6 mois, en Indonésie tu en achètes une pour la vie.Et je peux te dire que mon loyer n’est pas cher… D’ailleurs, moi, je ne suis pas propriétaire comme toi. Je ne peux pas, je ne gagne pas assez. En France, pour s’acheter une maison, on est obligé de contracter un emprunt auprès d’une banque, puis on rembourse pendant 20 ou 30 ans » « Ha ha ha, vous payez des intérêts ! C’est stupide d’enrichir les banquiers. Moi pour payer ma maison j’ai emprunté à mes voisins et je les ai remboursés en 3 ans. On n’a pas besoin de banque ici, et puis la banque est bien trop loin » « A l’inverse, j’ai une voiture et toi tu ne peux pas t’en payer une » « Je n’en ai pas besoin » « Je sais mais c’est pour te dire que ce qui est inaccessible dans mon pays peut être accessible pour toi, et inversement. C’est pour te dire que je ne suis pas le millionnaire que tu imagines… Pour venir ici, j’ai économisé de l’argent mois après mois, jusqu’à en avoir assez pour venir… Tu sais Rumaji, ce n’est pas parce que le seul hôtel de la région facture la nuit à 30€ que tous les touristes ont les moyens d’y aller. Pour pouvoir voyager, chaque mois je fais attention à mes dépenses, comme par exemple l’électricité qui coûte très cher » « Combien ? » « Environ 1 million par mois, et c’est peu ! » « Moi je ne paye pas l’électricité. Nous avons l’électricité solaire gratuite. L’installation coûte 500€ et tu as de l’électricité à volonté et à vie. Chez moi la lumière reste allumée toute la nuit » « Oui d'ailleurs si tu pouvais l'éteindre... 😛 Et oui pour 500€ tu as 5 mois d’électricité en France, en Indonésie c’est à volonté et pour la vie ! Tu as un panneau solaire sur ton toit ? Je ne l’ai pas vu » « Non, moi je n’ai pas l’installation, car j’utilise peu d’électricité : je n’ai pas d’appareil électrique, j’ai juste besoin d’un peu d’éclairage. Alors je n’ai pas besoin de panneau solaire, je suis raccordé à mon voisin qui me donne un peu de son électricité »… Bon stop, on va arrêter la conversation car ça risque encore de me faire gamberger 🙁… après, de retour en France, je vais encore une fois me demander pourquoi je continue à vivre en Europe… 😠🏴☠️
Mais il enchaîne : « Je suis bien conscient que je suis heureux ici. Je suis pauvre mais heureux. J’ai une belle vie, j’aime mon village, j’aime mon métier de pêcheur, je sais que quelque part je suis privilégié. J’ai vu des reportages sur la télé de ma voisine qui m’ont montré que la vie en Europe n’était pas toujours aussi facile qu’ici. Je t’envie sur une seule chose : c’est de pouvoir voyager. J'aimerais tellement voyager moi aussi mais je suis trop pauvre pour cela" "Quels endroits as tu déjà visités?" "Mon village, la ville voisine, Mataram, et puis c’est tout. Je suis pauvre, je n’ai pas d’argent pour voyager" "Tu es déjà allé à Tetebatu, au pied du Mont Rinjani?" "Non" "Il y a 2 places sur mon scooter... ojek gratuit !" (ojek = moto-taxi)
J’allège mon sac à dos en laissant des affaires dans son armoire, qu’il referme à clé... et il me remet la clé ! Ahlala c'est vrai qu'ils sont dangereux ces Sasaks musulmans fanatiques 😏 Un rapide au revoir à sa femme et nous voila partis sur les routes! A chaque arrêt, on nous demande ce qu’on fout ensemble, ce à quoi nous répondons en nous désignant du doigt : « tourist Francis, tourist Sasak » 😏
Nous roulons... Nous nous sommes découverts plein de points communs. Comme par exemple cette fascination pour les cartes : lorsque je lui montre ma carte de l’Indonésie, il l’examine longuement, sous toutes les coutures, les yeux grands ouverts, rêveur… comme moi quoi! Ou encore ce même rejet des villes et ce goût si particulier pour les plages où il n'y a personne. « Rumaji quelle est ta date de naissance ? » « 1er janvier 1987 » « Hi hi j’en étais sûr… tu es Capricorne comme moi !🙂 »
Maintenant je sais qu’il m’apprécie beaucoup. J’ai remarqué que dans de nombreux pays musulmans, les bons amis sont très affectueux en public. Chez nous deux hommes qui se tiennent la main ou se passent le bras autour de l’épaule, c’est jugé soit incongru, soit avant-gardiste, selon la tolérance du juge… En Indonésie c’est très bien perçu, c’est signe d’une grande amitié. Et quand en plus c’est avec un touriste c’est un honneur… A l’inverse, on ne touche jamais à sa femme en public… c’est indécent 😉
Malgré tout ma culture occidentale reprend le dessus et je me sens très mal à l’aise quand il me fait cet honneur et je repousse régulièrement sa main… surtout quand c’est en présence de sa femme 😐!! Je tente de lui expliquer que si en France je faisais la même chose devant ma femme, elle serait très en colère !... Il rigole et traduit à sa femme, qui rigole à son tour… 🤪
C’est aussi ça les voyages : il n’existe aucun système de valeurs qui soit universel… Quoiqu’en pensent certains… Mes repères culturels sont chamboulés… j’adore 🙂
Bref, nous roulons donc... et au bout de 2h de route, nous approchons de Tetebatu
L’altitude s’élève et la température diminue. Ils sont frileux ces Sasak: ça tremble derrière. Je m’arrête et je sors ma fameuse veste Millet du fond du sac et me disant que tout le monde sauf moi aura porté cette veste ! Voilà mon passager prêt à affronter des températures qu’il ne connaît pas…
Nous trouvons au Selebuse Café une chambre sympa et pas chère. « Tu vois, Rumaji, ici c’est 5€ pour 2 avec le petit déjeuner inclus. Tous les hôtels ne valent pas 30€ la nuit ! » Emmi, le propriétaire de l’hôtel-restaurant, après m’avoir montré sa collection des copines européennes stockées dans son portable... 😏 nous sert un bon poulet puis nous fait une démonstration de magie. Franchement il est très fort : « Emmi, sur ton panneau, tu as écrit hôtel, restaurant, randonnées, informations touristiques, chambres à louer… tu as oublié de rajouter spectacle de magie ! »
Le lendemain matin je suis réveillé par d’étranges bruits d’eau qui émanent des toilettes. Notre touriste Sasak a l’air d’avoir quelques difficultés… « Mince, j’ai oublié de lui montrer comment fonctionne une douche et une chasse d’eau ». Ne sachant pas s’il est habillé, je le laisse se débrouiller 🙂
Après le petit déjeuner (lors duquel Rumaji découvre que les touristes mangent des trucs sucrés et non du poisson pimenté avec du riz) Emmi a dessiné une carte de la région sur le mur de son resto et nous indique les coins où il faut aller. Nous repartons en scooter sur les routes autour de Tetebatu, entre champs de tabac, bananiers et rizières.
C’est génial de voyager ensemble: outre le fait qu’on s’est franchement bien trouvés, il me facilite énormément le contact avec la population locale. Ainsi, nous passerons de bons moments à rire avec les trieuses de feuilles de tabac

et avec les planteuses de riz, qui nous offrirons même le café "made in Lombok" bien sûr !

Tiens, un mariage !
Nous rentrons au Selebuse Café. Pas mal de touristes s’arrêtent au restaurant. Rumaji n’a pas l’habitude des touristes, et dès qu’il en voit, il adopte toujours la même tactique : leur sauter dessus et les bombarder de questions. Certains moments sont savoureux… J’adore sa spontanéité et sa naïveté lorsqu’il demande systématiquement à un couple s’ils sont mariés ou juste amis, ou lorsque qu’il dit franchement qu’une personne est belle, qu’elle soit homme ou femme d’ailleurs car ici on ne fait pas la distinction comme chez nous... Ici, notre culture occidentale est parfois soumise à une petite épreuve et certains touristes ne cachent pas leur étonnement, ou leur méfiance, et me lancent des regards du genre « qu'est-ce qui fait, qu'est-ce qui veut, qui c'est celui-là? tu le connais ? ». Je ne dis rien, je savoure… ou pour m'amuser je réponds "oui, oui, c'est mon frère!"... Consternation 😏 ...mais intérieurement, je leur répond « oh oui, je le connais, c’est quelqu’un qui a un esprit peut-être un peu trop pur pour vous ! » 😛 Emmi est en forme ce soir et refait un spectacle de magie pour tout le monde, sous vos applaudissements...
Nous repartons de Tetebatu le matin. En partant, j'avais allégé mon sac à dos au strict minimum pour que mon Sasak de passager n'ait pas à porter toute la journée un « Sasak à dos » trop lourd ;-). Du coup, nous n'avons pas d'affaires de rechange. Je décide de m'arrêter dans une boutique de fringues pour touristes. "Rumaji tu choisis ce que tu veux"
Il a vite trouvé son compte en prenant une contrefaçon d'une marque manifestement anglaise (il y a le nom d’un grand couturier et "London" en gros caractères sur le T-shirt) + un bermuda de surf (une copie de Billabong). Et moi aussi je prends un « faux bermuda Billabong » + 2 T-shirt multicolores (que Rumaji n'aime pas...). Je négocie le tout à 20 euros. "Mais c'est trop cher !! Si tu vas avec moi au marché, tu as 10 articles pour ce prix-là!" "Oui mais je n'aime pas les articles vendus au marché. Ils sont à la mode Indonésienne, mais en Europe ce n'est pas mettable. Alors je préfère payer un peu plus cher. Mais ne t'inquiète pas, on ira aussi au marché. Ça te va, Mister Rumaji from London??" 🙂
Il acquiesce en souriant... le voila rhabillé à la mode anglaise pour le haut et australienne pour le bas ! Avec ses lunettes de soleil (copies de Hockley...) que je lui ai offert, c'est le vrai touriste de marque Sasak avec de fausses fringues de marque...
Comme nous avons la journée devant nous, je préfère faire un petit détour pour longer la côte Est, on ne sait jamais, si on trouve des belles plages désertes ! Nous arrivons au Port de Labuan Hagi. Là, une bande de jeunes nous observe. J’entends juste le mot « touriste » qui revient à chaque phrase, et ça rigole, ça rigole… Rumaji s’approche d’eux… « Je ne comprends pas ce qu’ils disent, ils ne parlent même pas le Sasak ! » « Oula, mais d'où c'est qu'il débarquent ceux-là? » Heureusement, depuis près d’un siècle, le Bahasa Indonesia est la langue qui fédère les milliers de dialectes d’Indonésie, et ainsi tous les Indonésiens peuvent se comprendre grâce à cet Esperanto asiatique...
Ce sont en fait les habitants d’une toute petite île, Gili Meringke, qui se trouve à quelques kms au large de Labuan Haji. Ils attendent le bateau qui les reconduit dans leur petite île. Elle ne figure pratiquement sur aucune carte. En tous cas, nous avons vite fait de sympathiser ensemble !
Nous sommes invités à venir séjourner sur leur île, il parait qu’il y a une plage de sable blanc… Malheureusement nous n’avons plus le temps, j’ai rendez-vous à Bali le lendemain ! Leur bateau arrive, et nous les regardons s’éloigner du port…
Retour à la maison. Rumaji est ravi d’avoir joué au touriste pour la première fois de sa vie. Il raconte nos aventures à ses amis… envieux !
Bon, cette fois, je n’ai plus le choix, je dois partir, demain j’ai un avion pour Denpasar car je vais rejoindre Carine. Je regarde encore une fois la carte de Lombok : 70 km de route. Bah, c’est pas si loin, je partirai cet après-midi ! Alors re-discussions avec les habitants, re-plouf à la plage, re-miam chez mon petit frère…
En partant, j’ai la gorge serrée. Rumaji me note son adresse sur un morceau de papier et me le tend, le regard triste. Je pense qu’à cet instant je dois avoir la même tête… Je laisse une partie de moi-même dans ce village où tout le monde me connaît et m’apprécie car « je ne suis pas comme les autres touristes » (ah bon ?). Et puis j’abandonne également mon petit frère… ce n’est qu’un au revoir, j’en suis sûr.
Je retrouve Carine à Bali. Je ne suis pas en super forme, je lui raconte ces deux semaines inoubliables que je viens de vivre… Avant d’aller à Lombok, j’avais pris soin de mettre une option pour un vol sur Maumere le 17/08. Lorsque que nous nous rendons au guichet Merpati à l’aéroport, une employée nous apprend que mon option a sauté car je n’ai pas payé à temps… alors que j’avais bien dit à son collègue que je venais régler mon billet le 14 août 🤪
Tous nos plans sont fichus en l’air… Là, je commence à m’énerver, à leur dire que ça ne m’étonne pas que leur compagnie de pacotille soit sur la liste noire, enfin le bon Français en vacances quoi 😛 En plus, mon interlocutrice est manifestement rompue à ce genre de mécontentement et ne prête aucune attention à moi…
Bon, on se calme… On réfléchit… « Heu… Carine, ça te dit d’aller à Lombok, puis à Sumbawa? » Elle accepte. D’un coup j’ai une pêche d’enfer ! Grand sourire à l’employée que je viens d’agresser : «Heu… finalement un vol pour Mataram vous avez ? » « Quelle date ? » « Là, maintenant, tout de suite » « C’est tout complet pour aujourd’hui et demain » « On ira en ferry (nananère!...) »
Nouveau coup du destin qui une fois de plus m’oblige à retourner au même endroit… Vous l'avez deviné: pour mon plus grand plaisir 🙂
Histoire de laisser Carine se remettre du décalage horaire, nous restons 2 jours à Sanur. J’ai horreur de cet endroit, où se succèdent boutiques, restaurants, hôtels… le tout collés les uns aux autres sur plusieurs kms de long... Nul de chez renul 🏴☠️
Allez, hop hop hop, taxi pour Padangbai et on saute dans le ferry. Nous sommes harcelés par des vendeurs en tout genre… et je décide d'en harceler un à mon tour... « Combien tes lunettes de soleil ?» « 5€ » « La pièce ? » « Ben oui ! » « Tu m’as pris pour un Américain ou quoi ? » « Donnes moi ton prix alors, c’est négociable sur tu en prends plusieurs » « 10 pour 10€ » « Ah ah ah ! A ce prix là c’est la banqueroute ! » « Hi hi, ben voyons » « Rooh allez 20€ quoi !» « Nan, 10€, j’irai pas au delà. » « Je peux pas, je perds de l’argent » « Tant pis pour toi, tu vas louper un beau billet rouge… » (et je lui agite un billet de 100000 Roupiah, qui correspond à la plus grosse coupure qui existe) « Ca va, t’as gagné, mais je choisis les modèles » « Merci mon ami ! » Et me voilà avec 10 paires de lunettes de soleil en plastique : que des copies de grandes marques, côté design elles assurent. 😎
Le ferry accoste au port de Lembar, puis nous montons directement en bémo dans la ville de Chakranegara retrouver ce cher M. SUBHI des scooters. Carine s’exerce un peu à rouler, c’est bon elle a déjà l’expérience de la Thaïlande.
En route pour la traversée de Lombok. Nous arrivons chez Rumaji en milieu d’après-midi. « Loïc ??!! tu es revenu ?? mais quelle bonne surprise, oh que je suis content !! 🙂 » « Ben moi aussi si tu veux tout savoir... 🙂 »
Gros attroupement dans la maison, en l'honneur de Carine et moi...
Distribution des lunettes de soleil. A voir leurs têtes, j’ai bien fait d’acheter ces lunettes…
Il encore temps d’aller à la plage, nous décidons d’aller nous baigner tous ensemble. Quels inséparables ces deux là 😉
Rumaji a envie d’aller pêcher ce soir à la tombée de la nuit. Il se met à chercher ce qu’il appelle le « food for fish». Il se met à creuser le sable de la plage et en ressort de gros vers… Beurk !
La récolte de food for fish est bonne. Il est l’heure d’aller manger. Après le spectacle du food for fish, on a vachement faim 😕
Puis nous irons finir la soirée avec... Rumaji bien sûr... à la pêche à la ligne, cette fois au bout de la jetée du village. A part des morceaux de corail, il ne pêchera rien du tout ce soir là. Grand philosophe il déclare : « C’est pas grave si je n’ai pas de poisson. L’essentiel c’était de passer un bon moment ensemble sous les étoiles… bon allons dormir »
Le lendemain j’emmène Carine sur ma plage préférée. Bien sûr j’emmène avec moi mon inséparable guide Sasak... Nouvelles séances photos avec les gamins du coin…

Soit dit en passant Alan, tu aurais du pousser encore un peu plus à l’Est, n’est-ce pas ? 😛
Puis en fin d’après-midi, nous allons voir l’équivalent du défilé du 14 juillet, sauf qu’en Indonésie c’est le 17 août et ce sont les écoles qui défilent au pas…
Malheureusement Carine ne vit pas des moments aussi magiques que moi. Elle a encore le décalage horaire et elle dort très mal. Elle est très fatiguée et finit par me confier qu’elle a besoin d’un hôtel pour se reposer. Pas de souci je comprends, d’autant qu’il est vrai que chez Rumaji le sommeil est difficile entre les chiens, les poules, la mosquée, le voisin qui balaye à 6h du mat... Nous allons à l’hôtel du coin et finalement on arrive à trouver une chambre à 8€ et non les 30€ annoncés par Rumaji lorsqu’on s’est rencontrés. Mais si on ajoute les repas hyper chers (l’hôtel est très isolé et tout est acheminé en 4x4), on arrive vite aux 30€.
« Tu sais, mon seul but dans cet hôtel c’est de dormir pour récupérer… Alors si tu as envie de dormir dans TON village ne te prive pas » « Ben non, quand même, on voyage ensemble, je vais pas te laisser tomber » « T’en meurs d’envie » « Mouarf... mais non » « Allez fiche le camp » « Merci Carine 🙂»
Et hop d’un coup de scooter je retourne au village. Les 2-3 kms qui séparent l’hôtel du village sont un véritable parcours de trial, avec tout ce qu’il faut : rochers, ornières, pentes à 30%, sable, trous béants, la totale j'adore ça (je flippe un peu pour les pneus quand même)…
Depuis plusieurs jours, j’ai une petite idée derrière la tête… Après le repas, je demande : « Rumaji… Je n’ai plus assez de temps cette année pour faire la traversée des îles de la Sonde que j’avais envisagée. Si je reviens l’année prochaine, tu veux me servir de guide ? » « Mais je ne suis pas guide, je ne connais même pas Sumbawa et Florès » « Oui enfin je me comprends, j’ai besoin d’un ami qui me facilite l’approche et le contact avec la population locale, si tu préfères… » « Ouaah… mais c’est trop génial ! C’est vrai ou tu me fais marcher ? » « Ben c'est vrai tiens ! Tu peux te libérer un mois entier ? » « Evidemment » « Et ta femme elle est d’accord au moins ?» « Elle sera super contente pour moi » « Génial ! Alors tu peux compter sur moi. Quand je promets un truc je le fais » « Moi aussi » « Parole de Capricorne !! »
Le lendemain, Carine a pu récupérer. « Bon on ne va pas passer tout notre temps ici tout de même ? » « Non non, on y va, y’a pas de problème ! 😕» (chuis dégoûté mais bon elle a raison, je vais pas passer mes 6 semaines de voyage au même endroit !) « On va où ? » « Ben vu qu’on a les scooters, que Bali en plein mois d’août bof, on peut tenter Sumbawa comme on avait dit…» « Oui pourquoi pas ? C’est bien Sumbawa ? » « Je sais pas. Le bouquin n’a pas l’air hyper enthousiaste… mais bon c’est en dehors des sentiers battus, et lis ce que Alan a marqué, et vu comment j’ai adoré Lombok et lui aussi, j’ai bien envie de me fier à lui et pas au bouquin 😛» Je lui tends ton carnet de voyage, cher Alan, dans lequel tu exprimes ta frustration de n’avoir fait que traverser Sumbawa sans t’arrêter…
En route pour Poto-Tano, le port de Sumbawa. Je quitte Rumaji cette fois pour de bon… un nouveau mauvais moment à passer mais les bonnes choses ont toujours une fin. Et puis je suis moins triste car je sais qu’on se revoit dans un an 🙂
Nous montons en scooter jusqu’à Labuhan Lombok, au Nord-Est de l’île. Le ferry pour Sumbawa finit par accoster. La traversée dure une bonne heure…
A Sumabawa, les paysages sont assez arides mais la route offre des vues dégagées sur de grands espaces. Le trafic est très faible, des hommes transportent des meules de foin à vélo, la route est bordée de cocotiers qui dessinent des ombres avec la lumière du soleil qui décline. Le tout donne une ambiance de « hors des sentiers battus » qui me plait. Par contre je ne sais pas où mon bouquin a vu de belles plages… 🤪
Nous sommes assez crevés et contents de trouver un hébergement dans la petite ville d’Alas. On se couche comme les poules mais quelqu’un frappe à la porte. « Il faudrait rentrer ton scooter à l’intérieur de l’hôtel » « Mouais » Je sors et pousse le scooter à l’intérieur de l’hôtel. Le gardien de l’hôtel est entouré par ses copains et ce petit monde m’observe… L’un d’eux parle anglais et commence à m’aborder. Il s’appelle Jules et... il a ENCORE 20 ans (décidement chuis abonné aux djeun's)... On cause... Tiens, j’ai plus sommeil ! 😛
Pluie battante le lendemain matin. Au lieu de rester à rien faire dans l’hôtel, je vais au marché d’en face histoire de prendre quelques photos de la vie locale… entre les vendeuses de fruits
et les marchandes de poisson
Nous poursuivons la route vers Sumbawa Besar. Les maisons sur pilotis sont très différentes de Lombok
mais les habitants sont aussi accueillants que les Sasaks
Arrivée à Sumbawa Besar. Coup de bol : les cérémonies de la fête nationale ne sont pas encore terminées et nous avons droit à un joli défilé de personnes habillées en tenue traditionnelle locale

La soirée à l’hôtel ne se passe pas très bien. Carine m’explique que le voyage est trop difficile pour elle, on passe la journée sur le scooter… Là encore, je comprends que nous n’avons pas tous la même façon de voyager et je lui propose de faire demi-tour et de quitter Sumbawa, sachant que, de toutes façons, j’ai prévu d’y revenir l’année prochaine…
Retour sur Lombok et cap vers le nord, via les pentes du Mont Rinjani. Nous nous arrêtons à Sapit, petit village de montagne niché au milieu des champs de tabac.
Si le temps n’est pas trop la partie, j’ai quand même droit à un beau lever de soleil le lendemain matin
La route continue à monter à travers la forêt
pour atteindre le sommet
puis redescendre pour atteindre la côte Nord.
Carine et moi devons nous rendre à l’évidence : nous ne sommes pas faits pour voyager ensemble. Elle fait beaucoup d’efforts de son côté, et moi aussi. Nous nous apprécions, alors nous nous forçons mutuellement à se supporter l’un l’autre. Mais il apparait plus sage d'envisager de visiter Bali séparément. Mais avant, nous passerons tout de même quelques jours de repos bien mérité sur les Iles Gili.
Gili Meno, en position centrale, nous paraît un choix stratégique pour visiter les 3 îles, et puis apparemment c’est tranquille… j’ai tout de même quelques hésitations avec l’alerte aux moustiques marquée dans mon guide de voyage… Carine maintient sa position pour Gili Meno, elle fera le bon choix, ce sera notre île préférée des 3… surtout par rapport à Gili Trawangan qui est nettement plus construite...
Aahhh la couleur de l’eau
la belle plage de sable blanc
les couchers de soleil
les sorties de snorkeling
tout baigne quoi !
A suivre... La suite est un peu plus bas...
A toi qui a tant aimé le sud de Lombok et qui sait si bien transmettre ton amour pour cet endroit, je voulais te faire un petit cadeau. A lire à ta prochaine nuit blanche… 🙂
1 mois chez les Sasaks, à Lombok
Préambule
C’est mon premier carnet de voyage. Il ne donne pas de renseignements pratiques sur Lombok mais raconte une histoire vécue. D’habitude je n’éprouve pas le besoin d’en faire. Mais cette fois, j’avais vraiment besoin de raconter cette belle aventure humaine que j’ai vécue en Indonésie, avec les Sasaks, habitants de l’île de Lombok, et qui m'a profondément marqué. Bonne lecture.Afin de fuir Bali au mois d'août, je viens d'atterir à Mataram, la capitale de Lombok, l'île voisine... à défaut de n'avoir pas trouvé un vol plus loin !
J'ai trouvé une bonne adresse pour louer un scooter: à 3€ la journée, je ne discute pas le prix, d’autant que M. SUBHI (tel 08 19 29 200 027) est un des rares loueurs à accepter qu’on puisse passer ses scooters dans les ferrys ! Chouette alors, je vais pouvoir la faire ma traversée des îles de la Sonde ! 🙂
Dans mon guide, on parle « d’îles paradisiaques » dans la baie de Sekotong, au Sud Ouest. Apparemment peu de possibilités d'hébergements, ça doit être pour ça que c'est paradisiaque 😛 Après avoir acheté une carte très précise de Lombok au shopping center de Mataram, je me dirige vers Sekotong. C’est une belle route goudronnée, pittoresque, sur laquelle circulent parfois des véhicules hippomobiles...

Je décide d’aller jusqu’à la fin de la route, jusqu’à Bangko-Bangko, comme ça, pour voir…. A 30 km du but, le goudron laisse place à une piste empierrée qui se détériore au fil des kilomètres et qui se termine par une piste genre trial… 😏
J’arrive enfin dans le petit village de pêcheurs de Bangko-Bangko. Je trouve un villageois qui parle quelques mots d’anglais et lui demande s’il y a une possibilité de dormir dans le village. Après de longues tentatives d’explications, je finis par comprendre qu’un certain Suderman peut m’héberger. Il réside à 3km de là, dans le village de Seledong. La barrière de la langue complique un peu ma recherche mais je finis par trouver une jolie maison avec des peintures de Walt Disney dessus.
Suderman est un jeune Sasak d’une vingtaine d’années qui parle anglais. Il m’accueille avec un grand sourire et me montre la chambre. Il me propose de me préparer un repas, en l’échange d’1€ pour aller faire des courses dans le village. A la lueur de la lampe à pétrole, nous mangerons ensemble puis passerons la soirée à discuter avec son voisin, un sympathique marginal qui a décidé de vivre détaché complètement du matériel, de pratiquer la méditation et qui m’explique qu’il est heureux car il dort dehors, sous les étoiles… 🙂
Le lendemain, Suderman aimerait bien que je reste mais moi je veux aller voir ces fameuses « iles paradisiaques » non loin de là. C’est tout un archipel, apparemment la plus connue et la plus belle c’est Gili Nanggu, mais je choisis finalement Gili Gede, de peur que Gili Nanggu soit trop touristique ! Suderman m’a expliqué où je peux trouver des pêcheurs pour me conduire à Gili Gede. Je tente de négocier avec eux le prix de la traversée mais en vain… j’ai beau écrire dans le sable avec un bâton le prix que je veux payer, ils font mine de ne pas comprendre. Bah, tant pis, je paierai le prix pour touriste (3€…)
La traversée est rapide et le bateau me dépose sur une petite plage de Gili Gede. Avec ma carte très précise, je peux envisager de faire le tour complet de l’île à pieds. Je tombe nez-à-nez avec un petit papy qui parle un peu anglais et s’improvise comme guide. Nous passerons quelques heures ensemble. L’île est calme, et authentiquement peuplée de pêcheurs Sasaks qui adorent se faire photographier.

Par contre, les plages ne sont pas à la hauteur de l’idée que je me fais d’une « île paradisiaque » 😉
Peu importe, le dépaysement est là et les gens sont adorables. Je suis même invité par une famille à partager son repas.J’ai demandé à mon bateau de venir me rechercher à 15h. Avant d’embarquer, je remercie vivement mon petit papy de m’avoir guidé à travers ces villages pittoresques. Bizzare, il ne me demande pas d’argent. Gêné, je lui glisse l’équivalent d’1€ avec un « thank you for good guide » juste avant de monter dans le bateau, il me remercie avec un grand sourire.
Je remonte sur le scooter. J’hésite… il fait nuit dans 3h… je retourne chez Suderman ou je continue ma route ? J’opte pour la 2ème solution. Mon bouquin mentionne l’existence de cottages à Selong Blanak. C’est un peu loin mais il n’y a pas plus près.
J’emprunte une petite route secondaire qui s’élève à travers la montagne. La route est défoncée et glissante mais elle est splendide, je traverse pleins de villages Sasak, accueilli par des « hello Mister !» et une multitude de sourires. Heureusement que j’ai acheté une bonne carte, car je navigue en terre totalement inconnue… même dans mon bouquin...😛
A chaque fois que je demande ma direction, c’est un attroupement autour de moi, des rires, et des invitations à venir boire le café… Le temps passe et le soleil décline…
J’arrive enfin sur la côte dans le petit village de Sepi. Nouvel attroupement. Je demande « Selong Blanak ? » et là un jeune semble étonné et me fait un non de la tête + le signe du coupe-gorge. Gloups… 😐 Qu’entend-t’il par là ? La route défoncée est dangereuse de nuit ou bien il y a des méchants Sasaks dans le coin ? Impossible de savoir, son anglais est trop limité. Il me parle de « bungalow Pancing », un petit village beaucoup plus proche. La nuit est tombée mais pas le choix je dois trouver ces bungalows !
A la sortie d’un village, on m’indique Pancing d’un signe de la main, puis à l’entrée d’un autre, on me l’indique dans l’autre sens… J’en déduis donc que j’ai du louper un carrefour entre les 2… Et en effet, avec difficulté je finis par trouver dans la pénombre un petit chemin de terre. La chance me sourit : un scooter passe par là, je lui demande « Pancing ? » « ya » me répond-il. Ouf ! Me voila embarqué dans ce petit chemin, de nuit, au milieu des champs de tabac…
J’arrive enfin dans un village, et je demande « bungalows ? » On m’indique la direction. Et puis je redemande encore, et encore, et encore… m’enfin ces bungalows ils sont au bout du monde ou quoi ? Des enfants finissent par prendre pitié de moi et me conduisent en courant, moi et mon scooter, vers les bungalows.
Là, un gardien m’accueille. Ouf, il parle anglais…il me dit gentiment que c’est un centre de plongée mais qu’il est fermé. Seulement il fait nuit et je n’ai rien pour dormir. Le gardien est embarrassé… « C’est qu’il n’y a plus d’eau dans les bungalows... » « Tant pis au point où j’en suis… » « Il faut que je téléphone au propriétaire. Je ne sais pas quoi faire » « Tu crois que tu as vraiment besoin de lui ? On peut s’arranger tous les 2 non ? » Il réfléchit. Il finit par me proposer la chambre d’un employé de l’hôtel. C’est un lit superposé, il faudra que je dorme en dessous du jardinier. « Combien je te donne ? » « Je ne sais pas, ce que tu veux… Au fait, as-tu mangé ? » « Ben heu… non » « Ma femme a préparé un repas si tu veux » « C’est pas de refus ! Merci ! »
Nous passerons la soirée à discuter de pleins de choses. Il a 34 ans, comme moi, et il est sidéré de me voir célibataire alors que lui il a déjà une femme et des enfants ! Dans la conversation, Il m’explique que le propriétaire australien du centre de plongée est en conflit avec son TO, l’un veut 100$ la nuit, l’autre 150$...🤪 « ben dis donc, j’ai de la chance qu’il ait fermé son centre, ton patron ! » « oui, moi aussi je content que ce soit fermé, car je n’ai pas trop de travail. D’habitude, à cette période, je trime 18h par jour et je ne suis payé que 40€ par mois. Ce n’est pas très motivant et si j’étais mieux payé je travaillerais mieux». Je suis écoeuré… « Il est sacrément gonflé ton patron. S’il doublait ta paye, ça ne le ferait pas tellement boiter, vu le prix des chambres, tu ne trouves pas ?» « oui mais pour l’instant je n’ai pas d’autre travail. Il n’y a pas de travail dans la région. Tous les hôtels ont fait faillite, notamment celui de Selong Blanak où tu voulais te rendre…. »
Après une à peu près bonne nuit (ce jardinier, un sacré ronfleur…) j’ai droit à un petit déjeuner. Je paye ma nuit 8€ (une très bonne somme pour le pays). Ce matin il a plu et le chemin est très glissant. Mon scooter est incontrôlable et je finis par me vautrer dans la boue sous l’œil amusé des fermiers dans leur champ de tabac…
Continuons vers Selong Blanak… Petit stop au hasard d’un virage dans un petit village de pêcheurs qui cultivent des algues.

Depuis 10 bonnes minutes, 2 jeunes Sasaks en scooter me suivent. Je sens bien qu’ils veulent me dire un truc. Je stoppe. « hello mister… what is your name ? (etc…) veux tu venir prendre le café dans ma maison » « 🙂 ! si c’est pas loin… » Un des 2, Zamak, se propose de conduire mon scooter. Je lui laisse le guidon. Me voila à nouveau sur des petits chemins sillonnant les champs de tabac, passager d’un Sasak fier de transporter « son » touriste ! Me voilà arrivé dans le bled. Nouvel attroupement.
Je prête mon appareil photo à Zamak pour poser avec un Sasak tout content d’avoir été choisi.

On me sert le café puis on m’invite à manger. Voyageant léger, je n’ai rien à leur offrir à part de l’argent et il n’en est pas question. Gêné, je refuse la proposition. Je les remercie pour ce bon café et demande à Zamak de me raccompagner jusqu’à la route car seul je serai incapable de retrouver mon chemin. Au moment de nous séparer, il me demande : « STP – tu n’aurais pas un livre de grammaire anglaise ? » « Non, je suis sincèrement désolé » lui dis-je avec regret « Tant pis. Au revoir et merci d’être venu » « Merci Zamak »
Kuta n’est plus très loin. Je me dis « je vais aller acheter ce bouquin et je vais lui ramener ». Et puis je dois vite me rendre à l’évidence : je n’arriverai jamais à retrouver son village perdu au milieu des champs…🙁

Enfin j’arrive à un embranchement. Je me rends compte que j’ai loupé la route de Selong Blanak et que j’ai pris l’intérieur des terres. Tant pis, ou tant mieux ! Cap sur Kuta.
Kuta Lombok, c’est l’antithèse de Kuta Bali. Tranquille, peu d’infrastructures, belle plage. Aah, on est bien ici ! Je me trouve un hébergement tout neuf : je suis le tout premier client et je dois faire attention où je mets les pieds car la dalle en ciment pour accéder à ma chambre n’est pas tout à fait sèche ! Je vais faire un tour sur la plage. Pas un touriste ce jour là. 😎

Kuta, c’est un lieu d’hébergement pour surfeurs, et dans la journée, ils ne sont pas à Kuta mais sur les plages environnantes (surtout Mauwi). Je suis abordé par Monika, la seule vendeuse de la plage. Elle me propose des Sarongs. Elle est très intéressante à discuter et nous parlons un petit moment. Comme elle est sympa et parle très bien l’anglais, je finis par lui acheter un sarong et un petit collier en coquillages. Elle est contente car ce soir elle pourra se payer le bémo (2€) lui permettant de rentrer dans son village voir sa mère.
Selong Blanak est à 20km à l’ouest de Kuta. Aujourd’hui j’y vais, faut quand même que j’arrive à trouver ce bled, annoncé avec une plage magnifique dans mon guide ! Mon guide comporte également un petit encadré disant que l’endroit peut être un peu dangereux… Arf… ils sont tellement cool ces Sasaks que franchement… même pas peur !! 😛
La route qui mène à Selong Blanak est superbe et offre de très belles vues panoramiques sur la côte.
Petit arrêt de 2h de bronzette sur la belle plage de Maun. 
Nous sommes 5 touristes sur la plage… 😎
Je zappe la plage de Mauwi, avec ses surfeurs et son entrée payante, et j’arrive à Selong-Blanak en début d’après-midi.
Sitôt le scooter stationné, 4 enfants viennent me poser des questions en anglais. Il ont fini l’école à midi et reprennent à 15h. Ils me demandent si je ne peux pas leur donner un dico d’anglais ou bien un ballon de foot, mais je ne transporte pas ça dans mon sac à dos ! 😕
La plage est magnifique....

avec ces bateaux colorés
et ses habitants qui adorent se faire photographier !
Un jeune Sasak vient nous rejoindre et commence à me parler. Il s’appelle Dadi, il a 19 ans, et il m’explique qu’il veut pratiquer son anglais. Il a arrêté ses études au collège, mais n’a pas pu continuer au lycée car ses parents n’ont pas les moyens de payer 10 à 20€ de frais de scolarité par mois. Nous causons, nous nageons, nous sympathisons alors il me propose d’aller prendre un café chez sa mère.
« Par contre je te préviens ma maison elle n’est pas belle »
« M’en fous ! »C’est une hutte en tôle ondulée et en bambou, recouverte de papier journal en guise de papier peint. Je pense que c’est pour consolider le tout. Il doit les lire ces journaux car il connaît très bien les grands évènements de ce monde. Par exemple, il apprécie Jacques Chirac pour sa non-intervention en Iraq ! Ce n’est pas la première fois que j’entends ça en voyage, c’est fou ce que cette prise de position a rendu J. Chirac populaire dans le monde !
En sirotant notre café made in Lombok (avec un très fort goût de cannelle), il me parle de sa famille. Il vit ici avec sa mère et sa sœur, qui vient d’avoir un bébé. Il a un oncle et des amis à Kuta, mais ça fait au moins un mois qu’il ne les a pas vu faute d’argent. Le ticket de bémo coûte 1€… 😐
« Ben je peux t’emmener à Kuta en scooter 🙂 Je loge là-bas...» « D’accord mais uniquement si tu acceptes de me ramener, car je n’ai aucun moyen de locomotion » « Pas de problème » (la route est tellement belle !)

Dadi tremble. Ses vêtements ne sont pas encore secs de la baignade et il n’a rien pour se changer. Afin de voyager léger, je n’ai pris, comme vêtements chauds, que des vêtements techniques de montagne. Je lui prête ma veste polaire Millet et mon pantalon Helly Hansen… en me gardant bien de lui dire qu’il en a au moins pour 150€ sur lui ! 🤪
Arrivés à Kuta, je le dépose au marché et on se donne rendez-vous le lendemain matin au même endroit. Surprise plus tard dans la soirée, Dadi me cherche partout ! Il n’a pas de chance : son oncle est parti à Sengkol et ses amis ne sont pas là non plus, il est seul et n’a rien à manger…
Gêné, il me demande si je veux bien lui donner 1 ou 2€ pour aller s’acheter à manger. Je suis gêné moi aussi, car nous sommes devant l’entrée du resto, et on vient juste de m’apporter mon repas… Soit je me tape la honte si je le fais attendre devant le resto, soit il risque de se sentir très mal à l’aise s’il rentre dans le resto. Il me faut bien prendre une décision, la moins pire : « viens plutôt manger avec moi »
C’est un resto pour touriste et chaque plat vaut entre 10 et 30000 roupiah (1 à 3€), ça m’embête qu’il voit les prix alors qu’il vit lui-même certainement en dessous du seuil de pauvreté. Mais le plus gêné c’est encore lui : il choisit juste un bol de riz blanc (0.30€) « Dadi, commande un plat comme moi. Prends ce qui te plait, je te l’offre avec plaisir »
Je le reconduis au marché… Je suis sûr qu’il va dormir dehors… Je lui propose le 2ème lit inoccupé de ma chambre, mais bon ça m’arrange qu’il refuse car je me voyais mal débarquer avec lui !
Il est inquiet : « Tu es sûr que tu viens me chercher demain matin ?» « oui, sûr » (il peut dormir tranquille, j’ai envie de récupérer mes fringues !! 😄) Le lendemain j’aurai la confirmation qu’il a dormi dehors : « Il a fait froid cette nuit, heureusement que ta veste orange m’a tenu chaud… »
Je le ramène donc chez lui comme promis. En route, on s’arrête dans un marché local et je lui prends une portion de riz enveloppée dans une feuille de bananier vu qu’il n’a pas mangé. Je lui fais également acheter un ballon de foot, sans me montrer, pour l’avoir au tarif local…
Arrivé à Selong-Blanak, je retrouve les enfants d’hier et je leur offre le ballon de foot dont ils rêvaient. Quel plaisir de les voir heureux, jouer au foot avec mon ballon tout neuf ! 🙂

Je reprends un café chez la mère de Dadi. Cette fois, pas de sucre dans le café, car pas d’argent pour en acheter. Son père cultive le tabac, et en ce moment la famille n’a aucun revenu car le tabac n’est pas encore assez mûr pour être vendu… Je ne dis rien, je ne sais pas si c’est une tentative déguisée de me demander de l’argent ou si c’est réel…
Il est midi. Je pense que sa mère va m’inviter à manger, comme le font volontiers tous les Sasaks. Mais le temps passe et pas d’invitation. Tant pis, je vais rentrer à Kuta et je mangerai ce soir.
Je démarre le contact du scooter mais je sens bien que Dadi est préoccupé et qu’il a quelque chose à me dire. « Loic, je suis désolé, je ne peux pas t’inviter à manger. Ma mère est en larmes, nous n’avons plus rien à manger. S’il te plait, je t’en supplie, donne moi 2€ pour que j’achète du riz » J’ai horreur des habitants qui mendient auprès des touristes… « Ecoute Dadi, il faut que tu me jures que c’est vrai » « Je te donne ma parole » « Alors je vais acheter le riz avec toi » Ironie du sort : le riz, c’est le voisin qui le vend ! Pour 2€, j’ai 4kg de riz. « Au revoir Loïc et merci de tout cœur pour tout ce que tu as fait pour moi ».
En revenant à Kuta, je m’arrête demander le prix d’un kilo de riz. C’est bien 0.50€… Puis je demande à Banu, le serveur de mon hôtel avec qui je passe mes soirées, si c’est encore possible, de nos jours, que des Sasaks ne mangent pas à leur faim. Il me le confirme 🙁. « Dadi ne t’a pas menti, et puis c’est quelqu’un de bien, je le connais nous étions à l’école ensemble »
Je suis choqué. Lorsque j’ai rencontré Dadi, ça ne se voyait pas sur sa tête qu’il ne mangeait pas à sa faim. J’ai de la peine pour lui. Il mise tous ses espoirs sur la construction d’un futur hôtel de luxe à Selong-Blanak, je regrette de lui avoir dit que je n’étais pas favorable à la construction de cet hôtel…
Quelque part vers Kuta, il y a une région peu traitée dans mon guide. Je demande au patron de l’hôtel : « C’est bien là bas ? Vous connaissez ? » « Oui, c’est magnifique. Les plages sont paradisiaques. Si vous allez là-bas vous ne voudrez plus en partir ! » Je décide donc d’ignorer le nouvel encadré de mon guide avertissant d’un potentiel risque d’insécurité dans le coin… et également les avertissements d’un guide local qui cherche à me faire peur pour que j’utilise ses services… Je suis persuadé que c’est faux, ils sont trop gentils ces Sasaks ! Et puis quand j’ai une idée dans la tête… 🤪
Pour me rendre dans cette petite presqu’île isolée, j’ai le choix entre la voie terrestre ou maritime. Par la route, c’est facile, il faut juste faire un long détour. Par bateau, on traverse directement une sorte de petit golfe. Pour le fun, je choisis l’option bateau. Pour cela j’emprunte une route en mauvais état, longe la somptueuse plage de Tanjung Aan et j’arrive dans un petit port de pêche.
Surprise ! Ce que je pensais être un ferry n’est qu’une petite barque de pêcheur ! Le seul pêcheur qui parle anglais dans le coin est un jeune au look branché avec une mèche blonde qui descend au milieu de son visage... « heu…Mister, tu crois vraiment qu’on peut charger un scooter sur un petit bateau comme ça ? »
« T'inquiète, la semaine dernière, j’ai chargé 2 scooters, avec 2 Australiens et 2 surfs »Nous commençons la traversée après une bonne dizaine de minutes à essayer de démarrer le moteur du bateau qui cale dès qu’on immerge l’hélice dans l’eau… très rassurant ! 😏
En plus il y a pas mal de vent, et plus on s’éloigne, plus les vagues sont fortes. Nous sommes trempés en quelques minutes…
Nous nous approchons lentement du village qui se situe de l’autre côté du golfe, il y a des maisons en bois flottantes de partout : ici, c’est un village qui fait de l’élevage de langoustes... Je suis content de débarquer après 45 minutes de douche ininterrompue à l’eau de mer. Z'avez vu je mens pas il y a une grosse goutte d'eau en plein milieu de mon objectif 😠

Ouf ! le scooter redémarre…
Sur la plage m’attend un jeune Sasak souriant et enthousiaste de voir débarquer un blanc chez eux. Il parle un très bon anglais et me pose pleins de questions. « ça ne te dérange pas j’espère ? J’ai besoin de pratiquer mon anglais » « Ben dis donc tu l'as appris où ton anglais ? » « Un peu à l'école et avec les touristes » « Donc t'es doué ! » « C'est rare de voir des touristes arriver en scooter par bateau. T'as payé combien? » « Une dizaine d'euros » « Ah ah comme tu t'es fait rouler! 😏 » « 🤪 🙁 😠 »
Nous causons sur la plage pendant une bonne ½ heure, pendant que mes affaires trempées sèchent sur moi au soleil. Le village est pittoresque : de jolis bateaux amarrés sur la plage, une jolie plage de sable blond avec au loin sa mangrove, des habitants qui vaquent à leurs occupations, ramassant je ne sais trop quoi sur la plage
ou triant des algues destinées à l’exportation pour l’industrie cosmétique 
Qu’il est bon flaner sur cette plage ! Partout des « hello mister ! » « boulé! boulé ! » (boulé = touriste en langue sasak), des rires, les gens adorent se faire photographier…. Ce jeune Sasak qui ne me lâche pas d’une semelle est un pêcheur, il a 20 ans (oui encore…) et il s’appelle Rumaji. Il me demande une cigarette mais je lui réponds fièrement "tidak mrokok" (je ne fume pas... j'ai appris la phrase par coeur car inutile de vous dire qu'elle me sert souvent...). En tout cas le courant passe bien tous les 2 🙂
Je me décide enfin à poursuivre ma route vers ces fameuses plages de rêve de Lombok. Rumaji me montre sur ma carte où elles se situent. Je pars avec mon scooter : une route chaotique, disons plutôt un chemin, puis de simples sentiers, me conduisent à travers la péninsule. L’endroit ressemble à une sorte de Finistère, aride, avec beaucoup de vent, mais en effet des plages particulièrement belles…

et désertes ! Enfin presque 🙂

Maintenant il ne faut plus trop traîner car le seul hôtel du coin est cher… Il me faut retraverser toute la presqu’île, puis remonter plus au nord pour trouver enfin un hébergement bon marché. Mais en route, je repense à ce village typique… je ne sais pas pourquoi, j’ai envie d’y retourner, et j’ai aussi envie de revoir ce jeune pêcheur avec qui j’avais eu un si bon contact. Je fais demi-tour.
Après quelques dizaines de minutes à me perdre, à tourner en rond, à revenir sur mes pas, à demander ma direction, je retrouve enfin ce charmant village. Je vais acheter un paquet de cigarettes et pars à la recherche de « mon Sasak ». J’ai du mal à me souvenir de son nom Ramaji ? Ramaju ? Les habitants ne connaissent pas. Heureusement, il est sur une de mes photos et je zoome son portrait avec l’écran de mon appareil numérique. « Aah ! Ru-Ma-Ji ! » « Oui c’est ça, Rumaji » Une nuée de gamins m’accompagne jusque devant sa maison 🙂

Dans le village c’est l’évènement : il y a un touriste chez Rumaji et en plus il le cherche ! 😇 Ravi, mon nouvel ami me fait entrer dans sa "rumah" et me propose de prendre le café « made in Lombok », au goût toujours autant épicé et sucré. Chez lui, pas de chaise, nous sommes assis à même le sol. A 20 ans, il vit déjà dans sa propre maison… et avec sa femme !
Nous sommes rapidement rejoints par son frère Rumawe, 22 ans, déjà papa de 2 jumelles… et sans oublier plusieurs dizaines de curieux qui squattent à l’intérieur et à l’extérieur de la maison car il n’y a pas de place pour faire entrer tout le monde…
J’essaye de faire le marrant et ça a l’air de plaire ! Je ne sais pas, je me sens bien ici, décontracté, ma réserve et ma timidité sont restées au vestiaire. Peut-être parce que je ne me sens pas jugé par les regards qui m’entourent… ou bien jugé moins jugé sur l'apparence qu’en Occident! Je traîne… ça tombe bien, Rumaji n’a pas l’intention non plus de me laisser partir : « Mister, Il y a de très beaux couchers de soleil ici. Si tu veux tu peux rester ici jusqu’au coucher du soleil » « Non, désolé il faut que je parte car je ne veux pas conduire de nuit » « Tu n’as qu’à dormir chez moi » « 🙂 Tu as de quoi héberger du monde ? » « Sans problème et en plus chez moi c’est pas cher comme à l'hôtel d'à côté! » « Wouah trop cool ! »
En attendant le coucher du soleil, Rumaji me propose de venir sur la plage avec lui car il doit aller tendre un filet de pêche. Je suis heureux : je me dis que je suis vraiment privilégié d’être le seul touriste dans ce village. Je n’en pas croisé un de la journée, ça y est je commence à être en « immersion » ! 🙂🙂
Il me montre son instrument de travail : c’est une simple petite barque tout en bois, disons plutôt une pirogue, avec un morceau de bambou en guise de flotteur, relié lui-même à la coque du bateau par 2 branches naturellement courbées. Il monte dedans avec son frère et commence à pousser avec un bâton pour partir. « Et moi ? » « Ah mais tu veux venir ? » « Ben oui !! » (c’est que j’ai des photos à prendre moi 😎)
La méthode du filet est simple : ici, le poisson est partout, il suffit de s’éloigner de quelques mètres du rivage et de tendre le filet : Rumawe pousse le bâton pour faire avancer doucement la barque, Rumaji déroule le filet hors de l’embarcation

Ensuite, de retour sur la plage, il suffit de tirer le filet

Hi… Hi… c’est Thalassa en live ! 🙂
Cette fois c’est l’heure du coucher de soleil... et mon objectif est toujours crade...

Une fois la pêche terminée, les 2 frères me proposent de me mettre à table avec un sourire non dissimulé. Huummm le bon poisson frais ! Mais ouille ouille ouille le piment ! Harri, un des voisins, semble captivé par mon Guide du Routard... car il est écrit en Français !!

Il est 20h. Nous retournons à la plage avec d’autres villageois pour regarder les étoiles. J’adore ce genre d’instant, ou, en position allongée, et l’obscurité aidant, les langues se délient, les silhouettes se dessinent… on se parle comme si on se connaissait depuis longtemps 🙂
Il est temps de retourner à la maison et d’aller dormir. Rumaji m’apporte un matelas et s’allonge par terre, à côté de moi. « Heu… Rumaji, elle est où ta femme ? » « Elle est partie dormir chez le voisin » « Pourquoi ? Je gêne peut-être ? » « Mais non ! Mais moi je suis musulman et lorsque j’ai un invité ça ne se fait pas de dormir avec sa femme » « Allons bon !... Et… tu dors sur le ciment toi? » « Oui oui… j’ai l’habitude… »
Le lendemain matin, j’ai droit à un petit déjeuner local : du poisson avec du riz ! (celui que j'ai pas fini la veille 😏) Il me fait visiter sa maison. Dans sa chambre il y a un lit sans matelas: c’est le matelas sur lequel j’ai dormi… Rumaji m’a prêté son propre matelas. Si c’est pas de l’hospitalité ça !! 🙂
Puis enfin j’ai droit à une bonne douche, sauf que chez lui il n’y a pas d’eau alors il m’accompagne chez ses parents, à 200m. Là, dans une petite pièce en plein air clôturée par des bambous, je retrouve la bonne vieille douche qu’on utilise dans les campagnes et dans mes chères îles paumées: un puits, un seau avec une corde, on plonge le seau dans le puits, on le remonte en tirant sur la corde et on se verse le contenu du seau sur soi. En répétant plusieurs fois l’opération c’est tout aussi efficace qu’une douche et tellement bon quand on est dans un pays chaud...
Rumaji voit bien que je vais partir… « STP Mister reste. Tu amélioreras mon anglais et moi je t’apprendrai l’Indonésien et les coutumes des Sasaks » Inutile de vous dire qu’il n’a pas besoin d’insister deux fois… 🙂 « Et puis tu peux rester le temps que tu veux : une semaine, un mois, un an même ! » « Merci Rumaji… Au fait, hier j’ai eu du mal à m’orienter et je pense que j’ai loupé certaines plages. Ça te dit de m’accompagner cet après-midi ? » « Avec plaisir ! » « Mais je ne veux pas abuser de ton temps » « En ce moment je n’ai rien de spécial, je n’ai pas besoin de pêcher tous les jours, je peux stopper mon travail quand je veux. Je ne suis pas salarié moi 😛 » « Super ! Au fait je ne m’appelle pas Mister, moi c’est Loic… » « Ok Mister » 🤪
Ni une, ni deux, nous voila repartis sur les petits sentiers sur lesquels je me suis perdu hier… Et effectivement, hier j’en avais loupé des beaux coins la vache !

Rumaji et moi n’arrêtons pas de parler. Une relation de frère à frère, ou de père à enfant, ou un peu des deux, je ne sais pas, est en train de s’instaurer. Il est curieux de tout et il aime apprendre. Malgré son isolement géographique, il a une opinion sur tout, et je suis épaté par ses connaissances géographiques et géopolitiques. Il connaît déjà le nom du nouveau Président français 3 mois après son élection… « Mais comment sais tu tout ça ? » « Dans les journaux… j’adore lire l’actualité. Et puis parfois je vais voir la télé chez ma voisine, ou je discute avec les touristes, j'en vois quelques uns chaque mois. Au viilage, mes amis ont pour consigne de venir me chercher dès qu'ils voient un touriste, car je suis le seul à parler anglais, et je veux absolument maîtriser l'anglais ! » Il m'épate, il m'épate...
Et puis vient la question que je redoute tant lorsque je voyage… La dernière fois qu'on me l'avait posé c'était aux Iles Andaman... « Loic, tu gagnes combien par mois ? » « Arf... toi d'abord 😛 » « Moi, je gagne en moyenne 1 million de Rupiah, soit 80€, mais c’est variable, ça dépend si je vends des langoustes ou pas, j’ai des mois à 50€ et des mois à 150€. »
Je réfléchis… mon interlocuteur est (très) intelligent, j’ai du temps devant moi, OK toutes les conditions sont réunies pour que je puisse annoncer le chiffre. « Moi je gagne 15 millions par mois » Evidemment la réaction est immédiate : « Wouahhh tu es très riche ! » « Attends, attends, maintenant j’explique ! Un chiffre ça ne veut rien dire, il faut tout ramener au coût de la vie» Je sors un morceau de papier et un stylo : « En Indonésie, 1 kilo de riz coûte 5000 Roupiah, en France c’est plutôt 50000. Donc toi, en Indonésie, tu peux acheter chaque mois 200 kg de riz, moi en France 300 kg. Par contre, moi en Indonésie, je peux acheter 3 tonnes de riz, et toi en France seulement 30 kg. Tu comprends la différence ? Oui en Indonésie je suis beaucoup plus riche que toi, et seulement quand je suis en Indonésie, et d'ailleurs ce c’est pas parce qu’un euro vaut 12000 roupiah que je suis 12000 fois plus riche que toi (saleté d'euro qui nous fait passer pour + riches que les Américains 😠). Par contre, toi en Indonésie, moi en France, nous ne sommes pas si loins l’un de l’autre : 200 kg de riz pour toi, 300 kg pour moi. En France, tout est très cher : par exemple le loyer de ma maison c’est déjà 6 millions. A la fin du mois il ne me reste pas beaucoup d’argent… » « 6 millions… par mois ? » « Ben oui par mois » « C’est énorme ! Ma maison elle m’a coûté 30 millions (3000€) » « Oui… en France pour 30 millions de Roupiah tu loues une maison pour 6 mois, en Indonésie tu en achètes une pour la vie.Et je peux te dire que mon loyer n’est pas cher… D’ailleurs, moi, je ne suis pas propriétaire comme toi. Je ne peux pas, je ne gagne pas assez. En France, pour s’acheter une maison, on est obligé de contracter un emprunt auprès d’une banque, puis on rembourse pendant 20 ou 30 ans » « Ha ha ha, vous payez des intérêts ! C’est stupide d’enrichir les banquiers. Moi pour payer ma maison j’ai emprunté à mes voisins et je les ai remboursés en 3 ans. On n’a pas besoin de banque ici, et puis la banque est bien trop loin » « A l’inverse, j’ai une voiture et toi tu ne peux pas t’en payer une » « Je n’en ai pas besoin » « Je sais mais c’est pour te dire que ce qui est inaccessible dans mon pays peut être accessible pour toi, et inversement. C’est pour te dire que je ne suis pas le millionnaire que tu imagines… Pour venir ici, j’ai économisé de l’argent mois après mois, jusqu’à en avoir assez pour venir… Tu sais Rumaji, ce n’est pas parce que le seul hôtel de la région facture la nuit à 30€ que tous les touristes ont les moyens d’y aller. Pour pouvoir voyager, chaque mois je fais attention à mes dépenses, comme par exemple l’électricité qui coûte très cher » « Combien ? » « Environ 1 million par mois, et c’est peu ! » « Moi je ne paye pas l’électricité. Nous avons l’électricité solaire gratuite. L’installation coûte 500€ et tu as de l’électricité à volonté et à vie. Chez moi la lumière reste allumée toute la nuit » « Oui d'ailleurs si tu pouvais l'éteindre... 😛 Et oui pour 500€ tu as 5 mois d’électricité en France, en Indonésie c’est à volonté et pour la vie ! Tu as un panneau solaire sur ton toit ? Je ne l’ai pas vu » « Non, moi je n’ai pas l’installation, car j’utilise peu d’électricité : je n’ai pas d’appareil électrique, j’ai juste besoin d’un peu d’éclairage. Alors je n’ai pas besoin de panneau solaire, je suis raccordé à mon voisin qui me donne un peu de son électricité »… Bon stop, on va arrêter la conversation car ça risque encore de me faire gamberger 🙁… après, de retour en France, je vais encore une fois me demander pourquoi je continue à vivre en Europe… 😠🏴☠️
Mais il enchaîne : « Je suis bien conscient que je suis heureux ici. Je suis pauvre mais heureux. J’ai une belle vie, j’aime mon village, j’aime mon métier de pêcheur, je sais que quelque part je suis privilégié. J’ai vu des reportages sur la télé de ma voisine qui m’ont montré que la vie en Europe n’était pas toujours aussi facile qu’ici. Je t’envie sur une seule chose : c’est de pouvoir voyager. J'aimerais tellement voyager moi aussi mais je suis trop pauvre pour cela" "Quels endroits as tu déjà visités?" "Mon village, la ville voisine, Mataram, et puis c’est tout. Je suis pauvre, je n’ai pas d’argent pour voyager" "Tu es déjà allé à Tetebatu, au pied du Mont Rinjani?" "Non" "Il y a 2 places sur mon scooter... ojek gratuit !" (ojek = moto-taxi)
J’allège mon sac à dos en laissant des affaires dans son armoire, qu’il referme à clé... et il me remet la clé ! Ahlala c'est vrai qu'ils sont dangereux ces Sasaks musulmans fanatiques 😏 Un rapide au revoir à sa femme et nous voila partis sur les routes! A chaque arrêt, on nous demande ce qu’on fout ensemble, ce à quoi nous répondons en nous désignant du doigt : « tourist Francis, tourist Sasak » 😏
Nous roulons... Nous nous sommes découverts plein de points communs. Comme par exemple cette fascination pour les cartes : lorsque je lui montre ma carte de l’Indonésie, il l’examine longuement, sous toutes les coutures, les yeux grands ouverts, rêveur… comme moi quoi! Ou encore ce même rejet des villes et ce goût si particulier pour les plages où il n'y a personne. « Rumaji quelle est ta date de naissance ? » « 1er janvier 1987 » « Hi hi j’en étais sûr… tu es Capricorne comme moi !🙂 »
Maintenant je sais qu’il m’apprécie beaucoup. J’ai remarqué que dans de nombreux pays musulmans, les bons amis sont très affectueux en public. Chez nous deux hommes qui se tiennent la main ou se passent le bras autour de l’épaule, c’est jugé soit incongru, soit avant-gardiste, selon la tolérance du juge… En Indonésie c’est très bien perçu, c’est signe d’une grande amitié. Et quand en plus c’est avec un touriste c’est un honneur… A l’inverse, on ne touche jamais à sa femme en public… c’est indécent 😉
Malgré tout ma culture occidentale reprend le dessus et je me sens très mal à l’aise quand il me fait cet honneur et je repousse régulièrement sa main… surtout quand c’est en présence de sa femme 😐!! Je tente de lui expliquer que si en France je faisais la même chose devant ma femme, elle serait très en colère !... Il rigole et traduit à sa femme, qui rigole à son tour… 🤪
C’est aussi ça les voyages : il n’existe aucun système de valeurs qui soit universel… Quoiqu’en pensent certains… Mes repères culturels sont chamboulés… j’adore 🙂
Bref, nous roulons donc... et au bout de 2h de route, nous approchons de Tetebatu

L’altitude s’élève et la température diminue. Ils sont frileux ces Sasak: ça tremble derrière. Je m’arrête et je sors ma fameuse veste Millet du fond du sac et me disant que tout le monde sauf moi aura porté cette veste ! Voilà mon passager prêt à affronter des températures qu’il ne connaît pas…
Nous trouvons au Selebuse Café une chambre sympa et pas chère. « Tu vois, Rumaji, ici c’est 5€ pour 2 avec le petit déjeuner inclus. Tous les hôtels ne valent pas 30€ la nuit ! » Emmi, le propriétaire de l’hôtel-restaurant, après m’avoir montré sa collection des copines européennes stockées dans son portable... 😏 nous sert un bon poulet puis nous fait une démonstration de magie. Franchement il est très fort : « Emmi, sur ton panneau, tu as écrit hôtel, restaurant, randonnées, informations touristiques, chambres à louer… tu as oublié de rajouter spectacle de magie ! »
Le lendemain matin je suis réveillé par d’étranges bruits d’eau qui émanent des toilettes. Notre touriste Sasak a l’air d’avoir quelques difficultés… « Mince, j’ai oublié de lui montrer comment fonctionne une douche et une chasse d’eau ». Ne sachant pas s’il est habillé, je le laisse se débrouiller 🙂
Après le petit déjeuner (lors duquel Rumaji découvre que les touristes mangent des trucs sucrés et non du poisson pimenté avec du riz) Emmi a dessiné une carte de la région sur le mur de son resto et nous indique les coins où il faut aller. Nous repartons en scooter sur les routes autour de Tetebatu, entre champs de tabac, bananiers et rizières.

C’est génial de voyager ensemble: outre le fait qu’on s’est franchement bien trouvés, il me facilite énormément le contact avec la population locale. Ainsi, nous passerons de bons moments à rire avec les trieuses de feuilles de tabac

et avec les planteuses de riz, qui nous offrirons même le café "made in Lombok" bien sûr !

Tiens, un mariage !

Nous rentrons au Selebuse Café. Pas mal de touristes s’arrêtent au restaurant. Rumaji n’a pas l’habitude des touristes, et dès qu’il en voit, il adopte toujours la même tactique : leur sauter dessus et les bombarder de questions. Certains moments sont savoureux… J’adore sa spontanéité et sa naïveté lorsqu’il demande systématiquement à un couple s’ils sont mariés ou juste amis, ou lorsque qu’il dit franchement qu’une personne est belle, qu’elle soit homme ou femme d’ailleurs car ici on ne fait pas la distinction comme chez nous... Ici, notre culture occidentale est parfois soumise à une petite épreuve et certains touristes ne cachent pas leur étonnement, ou leur méfiance, et me lancent des regards du genre « qu'est-ce qui fait, qu'est-ce qui veut, qui c'est celui-là? tu le connais ? ». Je ne dis rien, je savoure… ou pour m'amuser je réponds "oui, oui, c'est mon frère!"... Consternation 😏 ...mais intérieurement, je leur répond « oh oui, je le connais, c’est quelqu’un qui a un esprit peut-être un peu trop pur pour vous ! » 😛 Emmi est en forme ce soir et refait un spectacle de magie pour tout le monde, sous vos applaudissements...
Nous repartons de Tetebatu le matin. En partant, j'avais allégé mon sac à dos au strict minimum pour que mon Sasak de passager n'ait pas à porter toute la journée un « Sasak à dos » trop lourd ;-). Du coup, nous n'avons pas d'affaires de rechange. Je décide de m'arrêter dans une boutique de fringues pour touristes. "Rumaji tu choisis ce que tu veux"
Il a vite trouvé son compte en prenant une contrefaçon d'une marque manifestement anglaise (il y a le nom d’un grand couturier et "London" en gros caractères sur le T-shirt) + un bermuda de surf (une copie de Billabong). Et moi aussi je prends un « faux bermuda Billabong » + 2 T-shirt multicolores (que Rumaji n'aime pas...). Je négocie le tout à 20 euros. "Mais c'est trop cher !! Si tu vas avec moi au marché, tu as 10 articles pour ce prix-là!" "Oui mais je n'aime pas les articles vendus au marché. Ils sont à la mode Indonésienne, mais en Europe ce n'est pas mettable. Alors je préfère payer un peu plus cher. Mais ne t'inquiète pas, on ira aussi au marché. Ça te va, Mister Rumaji from London??" 🙂
Il acquiesce en souriant... le voila rhabillé à la mode anglaise pour le haut et australienne pour le bas ! Avec ses lunettes de soleil (copies de Hockley...) que je lui ai offert, c'est le vrai touriste de marque Sasak avec de fausses fringues de marque...
Comme nous avons la journée devant nous, je préfère faire un petit détour pour longer la côte Est, on ne sait jamais, si on trouve des belles plages désertes ! Nous arrivons au Port de Labuan Hagi. Là, une bande de jeunes nous observe. J’entends juste le mot « touriste » qui revient à chaque phrase, et ça rigole, ça rigole… Rumaji s’approche d’eux… « Je ne comprends pas ce qu’ils disent, ils ne parlent même pas le Sasak ! » « Oula, mais d'où c'est qu'il débarquent ceux-là? » Heureusement, depuis près d’un siècle, le Bahasa Indonesia est la langue qui fédère les milliers de dialectes d’Indonésie, et ainsi tous les Indonésiens peuvent se comprendre grâce à cet Esperanto asiatique...
Ce sont en fait les habitants d’une toute petite île, Gili Meringke, qui se trouve à quelques kms au large de Labuan Haji. Ils attendent le bateau qui les reconduit dans leur petite île. Elle ne figure pratiquement sur aucune carte. En tous cas, nous avons vite fait de sympathiser ensemble !

Nous sommes invités à venir séjourner sur leur île, il parait qu’il y a une plage de sable blanc… Malheureusement nous n’avons plus le temps, j’ai rendez-vous à Bali le lendemain ! Leur bateau arrive, et nous les regardons s’éloigner du port…

Retour à la maison. Rumaji est ravi d’avoir joué au touriste pour la première fois de sa vie. Il raconte nos aventures à ses amis… envieux !
Bon, cette fois, je n’ai plus le choix, je dois partir, demain j’ai un avion pour Denpasar car je vais rejoindre Carine. Je regarde encore une fois la carte de Lombok : 70 km de route. Bah, c’est pas si loin, je partirai cet après-midi ! Alors re-discussions avec les habitants, re-plouf à la plage, re-miam chez mon petit frère…
En partant, j’ai la gorge serrée. Rumaji me note son adresse sur un morceau de papier et me le tend, le regard triste. Je pense qu’à cet instant je dois avoir la même tête… Je laisse une partie de moi-même dans ce village où tout le monde me connaît et m’apprécie car « je ne suis pas comme les autres touristes » (ah bon ?). Et puis j’abandonne également mon petit frère… ce n’est qu’un au revoir, j’en suis sûr.
Je retrouve Carine à Bali. Je ne suis pas en super forme, je lui raconte ces deux semaines inoubliables que je viens de vivre… Avant d’aller à Lombok, j’avais pris soin de mettre une option pour un vol sur Maumere le 17/08. Lorsque que nous nous rendons au guichet Merpati à l’aéroport, une employée nous apprend que mon option a sauté car je n’ai pas payé à temps… alors que j’avais bien dit à son collègue que je venais régler mon billet le 14 août 🤪
Tous nos plans sont fichus en l’air… Là, je commence à m’énerver, à leur dire que ça ne m’étonne pas que leur compagnie de pacotille soit sur la liste noire, enfin le bon Français en vacances quoi 😛 En plus, mon interlocutrice est manifestement rompue à ce genre de mécontentement et ne prête aucune attention à moi…
Bon, on se calme… On réfléchit… « Heu… Carine, ça te dit d’aller à Lombok, puis à Sumbawa? » Elle accepte. D’un coup j’ai une pêche d’enfer ! Grand sourire à l’employée que je viens d’agresser : «Heu… finalement un vol pour Mataram vous avez ? » « Quelle date ? » « Là, maintenant, tout de suite » « C’est tout complet pour aujourd’hui et demain » « On ira en ferry (nananère!...) »
Nouveau coup du destin qui une fois de plus m’oblige à retourner au même endroit… Vous l'avez deviné: pour mon plus grand plaisir 🙂
Histoire de laisser Carine se remettre du décalage horaire, nous restons 2 jours à Sanur. J’ai horreur de cet endroit, où se succèdent boutiques, restaurants, hôtels… le tout collés les uns aux autres sur plusieurs kms de long... Nul de chez renul 🏴☠️
Allez, hop hop hop, taxi pour Padangbai et on saute dans le ferry. Nous sommes harcelés par des vendeurs en tout genre… et je décide d'en harceler un à mon tour... « Combien tes lunettes de soleil ?» « 5€ » « La pièce ? » « Ben oui ! » « Tu m’as pris pour un Américain ou quoi ? » « Donnes moi ton prix alors, c’est négociable sur tu en prends plusieurs » « 10 pour 10€ » « Ah ah ah ! A ce prix là c’est la banqueroute ! » « Hi hi, ben voyons » « Rooh allez 20€ quoi !» « Nan, 10€, j’irai pas au delà. » « Je peux pas, je perds de l’argent » « Tant pis pour toi, tu vas louper un beau billet rouge… » (et je lui agite un billet de 100000 Roupiah, qui correspond à la plus grosse coupure qui existe) « Ca va, t’as gagné, mais je choisis les modèles » « Merci mon ami ! » Et me voilà avec 10 paires de lunettes de soleil en plastique : que des copies de grandes marques, côté design elles assurent. 😎
Le ferry accoste au port de Lembar, puis nous montons directement en bémo dans la ville de Chakranegara retrouver ce cher M. SUBHI des scooters. Carine s’exerce un peu à rouler, c’est bon elle a déjà l’expérience de la Thaïlande.
En route pour la traversée de Lombok. Nous arrivons chez Rumaji en milieu d’après-midi. « Loïc ??!! tu es revenu ?? mais quelle bonne surprise, oh que je suis content !! 🙂 » « Ben moi aussi si tu veux tout savoir... 🙂 »
Gros attroupement dans la maison, en l'honneur de Carine et moi...

Distribution des lunettes de soleil. A voir leurs têtes, j’ai bien fait d’acheter ces lunettes…
Il encore temps d’aller à la plage, nous décidons d’aller nous baigner tous ensemble. Quels inséparables ces deux là 😉

Rumaji a envie d’aller pêcher ce soir à la tombée de la nuit. Il se met à chercher ce qu’il appelle le « food for fish». Il se met à creuser le sable de la plage et en ressort de gros vers… Beurk !

La récolte de food for fish est bonne. Il est l’heure d’aller manger. Après le spectacle du food for fish, on a vachement faim 😕

Puis nous irons finir la soirée avec... Rumaji bien sûr... à la pêche à la ligne, cette fois au bout de la jetée du village. A part des morceaux de corail, il ne pêchera rien du tout ce soir là. Grand philosophe il déclare : « C’est pas grave si je n’ai pas de poisson. L’essentiel c’était de passer un bon moment ensemble sous les étoiles… bon allons dormir »
Le lendemain j’emmène Carine sur ma plage préférée. Bien sûr j’emmène avec moi mon inséparable guide Sasak... Nouvelles séances photos avec les gamins du coin…

Soit dit en passant Alan, tu aurais du pousser encore un peu plus à l’Est, n’est-ce pas ? 😛

Puis en fin d’après-midi, nous allons voir l’équivalent du défilé du 14 juillet, sauf qu’en Indonésie c’est le 17 août et ce sont les écoles qui défilent au pas…

Malheureusement Carine ne vit pas des moments aussi magiques que moi. Elle a encore le décalage horaire et elle dort très mal. Elle est très fatiguée et finit par me confier qu’elle a besoin d’un hôtel pour se reposer. Pas de souci je comprends, d’autant qu’il est vrai que chez Rumaji le sommeil est difficile entre les chiens, les poules, la mosquée, le voisin qui balaye à 6h du mat... Nous allons à l’hôtel du coin et finalement on arrive à trouver une chambre à 8€ et non les 30€ annoncés par Rumaji lorsqu’on s’est rencontrés. Mais si on ajoute les repas hyper chers (l’hôtel est très isolé et tout est acheminé en 4x4), on arrive vite aux 30€.
« Tu sais, mon seul but dans cet hôtel c’est de dormir pour récupérer… Alors si tu as envie de dormir dans TON village ne te prive pas » « Ben non, quand même, on voyage ensemble, je vais pas te laisser tomber » « T’en meurs d’envie » « Mouarf... mais non » « Allez fiche le camp » « Merci Carine 🙂»
Et hop d’un coup de scooter je retourne au village. Les 2-3 kms qui séparent l’hôtel du village sont un véritable parcours de trial, avec tout ce qu’il faut : rochers, ornières, pentes à 30%, sable, trous béants, la totale j'adore ça (je flippe un peu pour les pneus quand même)…
Depuis plusieurs jours, j’ai une petite idée derrière la tête… Après le repas, je demande : « Rumaji… Je n’ai plus assez de temps cette année pour faire la traversée des îles de la Sonde que j’avais envisagée. Si je reviens l’année prochaine, tu veux me servir de guide ? » « Mais je ne suis pas guide, je ne connais même pas Sumbawa et Florès » « Oui enfin je me comprends, j’ai besoin d’un ami qui me facilite l’approche et le contact avec la population locale, si tu préfères… » « Ouaah… mais c’est trop génial ! C’est vrai ou tu me fais marcher ? » « Ben c'est vrai tiens ! Tu peux te libérer un mois entier ? » « Evidemment » « Et ta femme elle est d’accord au moins ?» « Elle sera super contente pour moi » « Génial ! Alors tu peux compter sur moi. Quand je promets un truc je le fais » « Moi aussi » « Parole de Capricorne !! »

Le lendemain, Carine a pu récupérer. « Bon on ne va pas passer tout notre temps ici tout de même ? » « Non non, on y va, y’a pas de problème ! 😕» (chuis dégoûté mais bon elle a raison, je vais pas passer mes 6 semaines de voyage au même endroit !) « On va où ? » « Ben vu qu’on a les scooters, que Bali en plein mois d’août bof, on peut tenter Sumbawa comme on avait dit…» « Oui pourquoi pas ? C’est bien Sumbawa ? » « Je sais pas. Le bouquin n’a pas l’air hyper enthousiaste… mais bon c’est en dehors des sentiers battus, et lis ce que Alan a marqué, et vu comment j’ai adoré Lombok et lui aussi, j’ai bien envie de me fier à lui et pas au bouquin 😛» Je lui tends ton carnet de voyage, cher Alan, dans lequel tu exprimes ta frustration de n’avoir fait que traverser Sumbawa sans t’arrêter…
En route pour Poto-Tano, le port de Sumbawa. Je quitte Rumaji cette fois pour de bon… un nouveau mauvais moment à passer mais les bonnes choses ont toujours une fin. Et puis je suis moins triste car je sais qu’on se revoit dans un an 🙂
Nous montons en scooter jusqu’à Labuhan Lombok, au Nord-Est de l’île. Le ferry pour Sumbawa finit par accoster. La traversée dure une bonne heure…
A Sumabawa, les paysages sont assez arides mais la route offre des vues dégagées sur de grands espaces. Le trafic est très faible, des hommes transportent des meules de foin à vélo, la route est bordée de cocotiers qui dessinent des ombres avec la lumière du soleil qui décline. Le tout donne une ambiance de « hors des sentiers battus » qui me plait. Par contre je ne sais pas où mon bouquin a vu de belles plages… 🤪
Nous sommes assez crevés et contents de trouver un hébergement dans la petite ville d’Alas. On se couche comme les poules mais quelqu’un frappe à la porte. « Il faudrait rentrer ton scooter à l’intérieur de l’hôtel » « Mouais » Je sors et pousse le scooter à l’intérieur de l’hôtel. Le gardien de l’hôtel est entouré par ses copains et ce petit monde m’observe… L’un d’eux parle anglais et commence à m’aborder. Il s’appelle Jules et... il a ENCORE 20 ans (décidement chuis abonné aux djeun's)... On cause... Tiens, j’ai plus sommeil ! 😛
Pluie battante le lendemain matin. Au lieu de rester à rien faire dans l’hôtel, je vais au marché d’en face histoire de prendre quelques photos de la vie locale… entre les vendeuses de fruits

et les marchandes de poisson

Nous poursuivons la route vers Sumbawa Besar. Les maisons sur pilotis sont très différentes de Lombok

mais les habitants sont aussi accueillants que les Sasaks

Arrivée à Sumbawa Besar. Coup de bol : les cérémonies de la fête nationale ne sont pas encore terminées et nous avons droit à un joli défilé de personnes habillées en tenue traditionnelle locale

La soirée à l’hôtel ne se passe pas très bien. Carine m’explique que le voyage est trop difficile pour elle, on passe la journée sur le scooter… Là encore, je comprends que nous n’avons pas tous la même façon de voyager et je lui propose de faire demi-tour et de quitter Sumbawa, sachant que, de toutes façons, j’ai prévu d’y revenir l’année prochaine…
Retour sur Lombok et cap vers le nord, via les pentes du Mont Rinjani. Nous nous arrêtons à Sapit, petit village de montagne niché au milieu des champs de tabac.

Si le temps n’est pas trop la partie, j’ai quand même droit à un beau lever de soleil le lendemain matin

La route continue à monter à travers la forêt

pour atteindre le sommet

puis redescendre pour atteindre la côte Nord.
Carine et moi devons nous rendre à l’évidence : nous ne sommes pas faits pour voyager ensemble. Elle fait beaucoup d’efforts de son côté, et moi aussi. Nous nous apprécions, alors nous nous forçons mutuellement à se supporter l’un l’autre. Mais il apparait plus sage d'envisager de visiter Bali séparément. Mais avant, nous passerons tout de même quelques jours de repos bien mérité sur les Iles Gili.
Gili Meno, en position centrale, nous paraît un choix stratégique pour visiter les 3 îles, et puis apparemment c’est tranquille… j’ai tout de même quelques hésitations avec l’alerte aux moustiques marquée dans mon guide de voyage… Carine maintient sa position pour Gili Meno, elle fera le bon choix, ce sera notre île préférée des 3… surtout par rapport à Gili Trawangan qui est nettement plus construite...
Aahhh la couleur de l’eau

la belle plage de sable blanc

les couchers de soleil

les sorties de snorkeling

tout baigne quoi !

A suivre... La suite est un peu plus bas...
Bons plans sur Los Angeles? English translation pending
Salut à tous
Je suis tout à bord ravie de rejoindre ce Forum 🙂.
J'avais fait un circuit au Usa l'an dernier, j'y retourne cette année plus prescicement à Los Angeles car cette Ville me fascine(Jdr le cette ville, fan de 24h biensur, fan....Je repars donc très bientot, 1semaine à l'hotel Ramada Inn West Hollywood boulevard sante monica.J'ai quelques informations à vous demander avant de partir. Voila je voudrais tout d'abord vous demander si il exisite des coins sympas près de mon lieux de residence soit Ramada Inn dans le Boulevard Sante Monica ?(Tout est n'importe quoi) Après je voulais vous demander si il exsite des Magasin de Plantes Carnivores près de Santa Monica ? car j'adore cela et je sais qu'il a plein d'espece qui vienne de Californie. Puis je souhaiterais également savoir si il y à des Magasin de mode sympas pour mon age (17 ans) ?
Existe t-il un Service de Livraison de Donuts et de Fast Food 😛 ?
Pour finir, je voulez vous demander aussi si il y à l'acces à internet Wifi dans toute la ville ?
Merci d'avance pour vos reponses 😉
J'avais fait un circuit au Usa l'an dernier, j'y retourne cette année plus prescicement à Los Angeles car cette Ville me fascine(Jdr le cette ville, fan de 24h biensur, fan....Je repars donc très bientot, 1semaine à l'hotel Ramada Inn West Hollywood boulevard sante monica.J'ai quelques informations à vous demander avant de partir. Voila je voudrais tout d'abord vous demander si il exisite des coins sympas près de mon lieux de residence soit Ramada Inn dans le Boulevard Sante Monica ?(Tout est n'importe quoi) Après je voulais vous demander si il exsite des Magasin de Plantes Carnivores près de Santa Monica ? car j'adore cela et je sais qu'il a plein d'espece qui vienne de Californie. Puis je souhaiterais également savoir si il y à des Magasin de mode sympas pour mon age (17 ans) ?
Existe t-il un Service de Livraison de Donuts et de Fast Food 😛 ?
Pour finir, je voulez vous demander aussi si il y à l'acces à internet Wifi dans toute la ville ?
Merci d'avance pour vos reponses 😉
La maladie serait elle plus supportable au soleil? English translation pending
Voici un remarquable article sur les bienfaits d'une prise en charge des malades prés de Chiang Mai ..... tout a l'air plus facile et plus conciliant, et celà dans un environnement qui fairait presque oublier sa condition de malade ..... serait ce là la panacée pour oublier nos maux ..... ? à voir, mais en tous les cas ce me semble bigrement intéressant, nous qui commençons pour certains à penser à nos vieux jours ........ 😉
Kurt Häusermann sait qu'il peut faire confiance à son infirmier
Samedi 31.12.2005, CET 13:28
Retrouver sa dignité en Thaïlande
swissinfo
22 décembre 2005 17:09
Kurt Häusermann sait qu'il peut faire confiance à son infirmier
Le Suisse Martin Woodtli a fondé dans le nord de la Thaïlande un centre pour malades d'Alzheimer.
Ici, au nord du pays, les patients suisses se sentent comme à la maison.
Elle ne tient plus très bien sur ses jambes, Margrit Woodtli, 77 ans. C'est pourquoi Som, son aide-soignante, conduit précautionneusement la vieille dame atteinte de la maladie d'Alzheimer jusqu'au canapé.
Là, elle «attaque» un puzzle prévu pour les enfants de 3 ans, manifestement très fière de placer les piécettes en bois au bon endroit. Som se réjouit avec elle et entoure Margrit de ses bras.
Martin Woodtli, directeur et fondateur de l'institution pour personnes atteintes de démence sénile Baan Kamlangchay (en français: «accompagnement du cœur»), à Chiang Mai au nord de la Thaïlande, se réjouit aussi de la performance de la vieille dame et le lui dit.
Elle hoche la tête poliment et remercie ce gentil monsieur. Depuis quelque temps déjà Margrit Woodtli a oublié que ce monsieur était son fils.
Un besoin impératif de bouger
Madame Woodtli souhaite entreprendre quelque chose d'autre. Comme souvent chez les malades d'Alzheimer, elle ressent un besoin impératif de bouger. C'est ainsi qu'elle se met à plier des linges avec zèle.
Mais la vieille dame aime aussi se prélasser dans le jardin, aller manger au restaurant avec son aide-soignante ou faire une promenade au zoo. Avec elle, il faut toujours qu'«il se passe quelque chose».
«On ne peut pas forcer les êtres humains à rester tranquilles»: Martin Woodtli a de la compréhension pour le comportement de sa maman. Grâce à une prise en charge continue, 24 heures sur 24, de trois personnes pour elle seule, l'expatrié a pu renoncer à donner des calmants à sa maman. «Tout cela ne serait pas possible dans un home suisse», explique-t-il à swissinfo.
Plus grande liberté
Kurt Häusermann, un ancien employé de Swissair, apprécie lui aussi la qualité des soins personnalisés de l'institution. Après une attaque, il avait passé trois semaines dans un home médicalisé en Suisse.
Mais pour cet homme ayant beaucoup voyagé et beaucoup vécu, la rigueur des horaires quotidiens était insupportable.
Ici, à Chiang Mai, il jouit d'une liberté presque totale, avec son aide-soignant. De temps en temps, il s'offre une soirée en ville avec lui et revient en taxi (pour 6 francs). Il fréquente en outre une salle de sports et de spectacles, où il aime assister à des matches de kickbox thaïe. Avec cela, une bière et une cigarette, et Kurt Häusermann est plus que content.
Respect du grand âge
Bien que les soignants ne maîtrisent que quelques rudiments d'allemand, la communication ne pose aucun problème. Le personnel sait se faire comprendre de façon non-verbale. Il n'y a rien de plus émouvant que de les voir s'occuper de leurs protégés, avec une tendresse et une attention infinie.
«Pour les Thaïs, s'occuper de personnes âgées est une grande motivation, car ils respectent énormément le grand âge», explique Martin Woodtli.
En Thaïlande, en l'absence quasi totale de homes pour personnes âgées, les grands-parents sont soignés à la maison dans le cadre familial.
Proches des patients
«Les Thaïs apprennent les gestes de soin dès leur plus jeune âge, dit Martin Woodtli. C'est pourquoi ils sont plus proches des patients.»
Quant aux malades, ils ont non seulement besoin de soins personnalisés, mais aussi de vie collective, de repas communs et d'excursions.
La localisation de l'institution Baan Kamlangchay dans un quartier de village, à la périphérie de Chiang Mai, deuxième ville du pays, s'est aussi révélée positive: les patients font partie intégrante du quartier, les enfants les côtoient. Les expatriés se sentent intégrés.
Grosses différences de coûts
Une place dans un home médicalisé en Suisse coûte entre 8000 et 10'000 francs par mois. Beaucoup ne peuvent pas se le permettre et l'Etat doit intervenir.
En Thaïlande, une place dans ce home revient à 3000 francs. C'est ainsi que des personnes de fortune modeste peuvent aussi se payer une prise en charge de qualité.
Mais la question financière ne doit pas être la seule décisive, selon Martin Woodtli. Il tient beaucoup à ce que les candidats sollicitent les conseils de personnes spécialisées avant de se décider.
Connaître leurs motivations
Lui-même soumet les candidats à un questionnaire pour connaître leurs motivations. En fin de compte, seules 20% des demandes sont acceptées. Le directeur veille à ne pas céder à un développement incontrôlé.
Outre quatre places de soin permanentes, le centre propose aussi des chambres de vacances pour les personnes atteintes de démence et leurs proches. Un projet de nouvelle maison adaptée aux chaises roulantes est aussi en préparation.
swissinfo: Etienne Strebel, Chiang Mai, Thaïlande
Kurt Häusermann sait qu'il peut faire confiance à son infirmierSamedi 31.12.2005, CET 13:28
Retrouver sa dignité en Thaïlande
swissinfo
22 décembre 2005 17:09
Kurt Häusermann sait qu'il peut faire confiance à son infirmier
Le Suisse Martin Woodtli a fondé dans le nord de la Thaïlande un centre pour malades d'Alzheimer.
Ici, au nord du pays, les patients suisses se sentent comme à la maison.
Elle ne tient plus très bien sur ses jambes, Margrit Woodtli, 77 ans. C'est pourquoi Som, son aide-soignante, conduit précautionneusement la vieille dame atteinte de la maladie d'Alzheimer jusqu'au canapé.
Là, elle «attaque» un puzzle prévu pour les enfants de 3 ans, manifestement très fière de placer les piécettes en bois au bon endroit. Som se réjouit avec elle et entoure Margrit de ses bras.
Martin Woodtli, directeur et fondateur de l'institution pour personnes atteintes de démence sénile Baan Kamlangchay (en français: «accompagnement du cœur»), à Chiang Mai au nord de la Thaïlande, se réjouit aussi de la performance de la vieille dame et le lui dit.
Elle hoche la tête poliment et remercie ce gentil monsieur. Depuis quelque temps déjà Margrit Woodtli a oublié que ce monsieur était son fils.
Un besoin impératif de bouger
Madame Woodtli souhaite entreprendre quelque chose d'autre. Comme souvent chez les malades d'Alzheimer, elle ressent un besoin impératif de bouger. C'est ainsi qu'elle se met à plier des linges avec zèle.
Mais la vieille dame aime aussi se prélasser dans le jardin, aller manger au restaurant avec son aide-soignante ou faire une promenade au zoo. Avec elle, il faut toujours qu'«il se passe quelque chose».
«On ne peut pas forcer les êtres humains à rester tranquilles»: Martin Woodtli a de la compréhension pour le comportement de sa maman. Grâce à une prise en charge continue, 24 heures sur 24, de trois personnes pour elle seule, l'expatrié a pu renoncer à donner des calmants à sa maman. «Tout cela ne serait pas possible dans un home suisse», explique-t-il à swissinfo.
Plus grande liberté
Kurt Häusermann, un ancien employé de Swissair, apprécie lui aussi la qualité des soins personnalisés de l'institution. Après une attaque, il avait passé trois semaines dans un home médicalisé en Suisse.
Mais pour cet homme ayant beaucoup voyagé et beaucoup vécu, la rigueur des horaires quotidiens était insupportable.
Ici, à Chiang Mai, il jouit d'une liberté presque totale, avec son aide-soignant. De temps en temps, il s'offre une soirée en ville avec lui et revient en taxi (pour 6 francs). Il fréquente en outre une salle de sports et de spectacles, où il aime assister à des matches de kickbox thaïe. Avec cela, une bière et une cigarette, et Kurt Häusermann est plus que content.
Respect du grand âge
Bien que les soignants ne maîtrisent que quelques rudiments d'allemand, la communication ne pose aucun problème. Le personnel sait se faire comprendre de façon non-verbale. Il n'y a rien de plus émouvant que de les voir s'occuper de leurs protégés, avec une tendresse et une attention infinie.
«Pour les Thaïs, s'occuper de personnes âgées est une grande motivation, car ils respectent énormément le grand âge», explique Martin Woodtli.
En Thaïlande, en l'absence quasi totale de homes pour personnes âgées, les grands-parents sont soignés à la maison dans le cadre familial.
Proches des patients
«Les Thaïs apprennent les gestes de soin dès leur plus jeune âge, dit Martin Woodtli. C'est pourquoi ils sont plus proches des patients.»
Quant aux malades, ils ont non seulement besoin de soins personnalisés, mais aussi de vie collective, de repas communs et d'excursions.
La localisation de l'institution Baan Kamlangchay dans un quartier de village, à la périphérie de Chiang Mai, deuxième ville du pays, s'est aussi révélée positive: les patients font partie intégrante du quartier, les enfants les côtoient. Les expatriés se sentent intégrés.
Grosses différences de coûts
Une place dans un home médicalisé en Suisse coûte entre 8000 et 10'000 francs par mois. Beaucoup ne peuvent pas se le permettre et l'Etat doit intervenir.
En Thaïlande, une place dans ce home revient à 3000 francs. C'est ainsi que des personnes de fortune modeste peuvent aussi se payer une prise en charge de qualité.
Mais la question financière ne doit pas être la seule décisive, selon Martin Woodtli. Il tient beaucoup à ce que les candidats sollicitent les conseils de personnes spécialisées avant de se décider.
Connaître leurs motivations
Lui-même soumet les candidats à un questionnaire pour connaître leurs motivations. En fin de compte, seules 20% des demandes sont acceptées. Le directeur veille à ne pas céder à un développement incontrôlé.
Outre quatre places de soin permanentes, le centre propose aussi des chambres de vacances pour les personnes atteintes de démence et leurs proches. Un projet de nouvelle maison adaptée aux chaises roulantes est aussi en préparation.
swissinfo: Etienne Strebel, Chiang Mai, Thaïlande
Escale de 24 h à Tokyo English translation pending
Bonjour,
On va en thailande en Janvier. A notre retour, on aimerait faire une escale a Tokyo de 24 heures. On arriverait a Tokyo (NRT) a 7heure du matin un vendredi et on quitterait le lendemain vers midi. Est ce que l'aeroport est loin de la ville ? quelle est le meilleur moyen pour aller en ville ? ca coute combien ?
Quelle resto on ne doit pas rater ? quelle quartier on devrait aller voir en 24heures.
Merci de me donner vos conseils. 😄
Lilouchka
On va en thailande en Janvier. A notre retour, on aimerait faire une escale a Tokyo de 24 heures. On arriverait a Tokyo (NRT) a 7heure du matin un vendredi et on quitterait le lendemain vers midi. Est ce que l'aeroport est loin de la ville ? quelle est le meilleur moyen pour aller en ville ? ca coute combien ?
Quelle resto on ne doit pas rater ? quelle quartier on devrait aller voir en 24heures.
Merci de me donner vos conseils. 😄
Lilouchka
Cherche adresses de casas particuliares à Cuba English translation pending
Bonjour,
je pars pour 5 semaines en juin à Cuba. Je compte bien voyager pas mal.
Alors, je cherche de bonnes adresses de casas particuliares dans toutes les villes (Havana, Santiago de Cuba, Trinidad, Holguin etc.)
J'ai déjà le guide Lonely Planet, mais J'aimerais des références de personne qui y ont séjourner... Donc, des endroits propres avec hôtes sympathiques entre 20CUC et 30CUC /nuit, vous connaissez?
Merci!
Aubray
je pars pour 5 semaines en juin à Cuba. Je compte bien voyager pas mal.
Alors, je cherche de bonnes adresses de casas particuliares dans toutes les villes (Havana, Santiago de Cuba, Trinidad, Holguin etc.)
J'ai déjà le guide Lonely Planet, mais J'aimerais des références de personne qui y ont séjourner... Donc, des endroits propres avec hôtes sympathiques entre 20CUC et 30CUC /nuit, vous connaissez?
Merci!
Aubray
Canal de la Garonne à vélo avec enfant de 9 ans? English translation pending
Bonjour,
Je prépare un voyage à vélo (VTC) de 3 ou 4 jours sur voie verte avec mon fils de 9 ans et je cherche des avis sur le tronçon choisi.
J'aurais aimé faire la cote atlantique (axe Arcachon-Biarritz), mais c'est bien plus loin (et compliqué coté retour en train), et j'ai trop peur de ne pas trouver un camping disponible sur notre trajet. Les réponse des campings par e-mail ne sont pas très encourageantes. Avec un enfant de cet age, on n'a pas beaucoup de marge, et je ne veux surtout pas être obligé de prendre les routes non sécurisées pour chercher l'hébergement. Peut etre quand il sera plus grand.
Le Canal du Midi me tente aussi, coté paysage et patrimoine architecturale, mais le chemin du halage non goudronné me fait peur avec un enfant, surtout du fait que je dois calculer nos étapes d'avance pour ne pas nous trouvé sous un pont pour la nuit. On ne peut pas savoir combien de km feraient une "journée raisonnable" sur un chemin inconnu et non-goudronné.
Finalement, je pense que le plus facile serait le Canal de la Garonne, entre Toulouse (ou Montech) et Agen. C'est moins pris d'assaut par les touristes, et le retour train est plus facile.
Je voudrais toutefois me rassurer sur quelques points.
Pour commencer, l'état de la voie verte. Selon e site http://www.canal-et-voie-verte.com/ , ce serait parfaitement aménagé, mais j'ai très peu de confiance dans les institutions touristiques et encore moins dans leur jolies brochures. Est-ce que cette voie verte est en bon état? Est-ce que quelqu’un d'entre vous aurait fait ce tronçon récemment?
Aussi, je suis tenté de partir de Montauban, car ces 7km de canal on l'air bien jolis même si le chemin n'est pas goudronné... On aime la terre battue, mais mon fils se décourage vite sur les gros cailloux et les racines. Est-ce que quelqu'un aurait pris ce chemin (Montauban-Montech) récemment, et est-ce que vous le déconseillez ?
Ensuite, j’espère que le paysage ne sera pas trop monotone. Le tronçon Montech-Agen me semble suffisamment éloigné de l'autoroute (plus paisible sur le plan sonore). Mais est-ce que le paysage est bien? Comme nous allons passer un central nucléaire (Golfech), j'espère que nous ne seront pas attristés par nos voisins le chemin de fer, les nationales. Les images Google Earth sont plutot encourageantes, mais vos avis, suggestions et expériences me seraient très utiles.
Grand merci
Tom
Merci pour vos conseils
Je prépare un voyage à vélo (VTC) de 3 ou 4 jours sur voie verte avec mon fils de 9 ans et je cherche des avis sur le tronçon choisi.
J'aurais aimé faire la cote atlantique (axe Arcachon-Biarritz), mais c'est bien plus loin (et compliqué coté retour en train), et j'ai trop peur de ne pas trouver un camping disponible sur notre trajet. Les réponse des campings par e-mail ne sont pas très encourageantes. Avec un enfant de cet age, on n'a pas beaucoup de marge, et je ne veux surtout pas être obligé de prendre les routes non sécurisées pour chercher l'hébergement. Peut etre quand il sera plus grand.
Le Canal du Midi me tente aussi, coté paysage et patrimoine architecturale, mais le chemin du halage non goudronné me fait peur avec un enfant, surtout du fait que je dois calculer nos étapes d'avance pour ne pas nous trouvé sous un pont pour la nuit. On ne peut pas savoir combien de km feraient une "journée raisonnable" sur un chemin inconnu et non-goudronné.
Finalement, je pense que le plus facile serait le Canal de la Garonne, entre Toulouse (ou Montech) et Agen. C'est moins pris d'assaut par les touristes, et le retour train est plus facile.
Je voudrais toutefois me rassurer sur quelques points.
Pour commencer, l'état de la voie verte. Selon e site http://www.canal-et-voie-verte.com/ , ce serait parfaitement aménagé, mais j'ai très peu de confiance dans les institutions touristiques et encore moins dans leur jolies brochures. Est-ce que cette voie verte est en bon état? Est-ce que quelqu’un d'entre vous aurait fait ce tronçon récemment?
Aussi, je suis tenté de partir de Montauban, car ces 7km de canal on l'air bien jolis même si le chemin n'est pas goudronné... On aime la terre battue, mais mon fils se décourage vite sur les gros cailloux et les racines. Est-ce que quelqu'un aurait pris ce chemin (Montauban-Montech) récemment, et est-ce que vous le déconseillez ?
Ensuite, j’espère que le paysage ne sera pas trop monotone. Le tronçon Montech-Agen me semble suffisamment éloigné de l'autoroute (plus paisible sur le plan sonore). Mais est-ce que le paysage est bien? Comme nous allons passer un central nucléaire (Golfech), j'espère que nous ne seront pas attristés par nos voisins le chemin de fer, les nationales. Les images Google Earth sont plutot encourageantes, mais vos avis, suggestions et expériences me seraient très utiles.
Grand merci
Tom
Merci pour vos conseils
Deux cents kilomètres à pied au Togo (janvier 2012) English translation pending
200 km à pied au Togo, en couple au pays Tamberma (quelques jours), puis seul dans le nord aux alentours de Mandouri et surtout durant 5 jours de Atakpame à Badou, en suivant l'ancienne piste puis en faisant un crochet légèrement au Nord par la forêt et la frontière ghanéenne.
Diaporama à savourer :
http://fr.photobook.be/...8&cid=pukembed01
(sélectionner l'adresse ci-dessus, cliquez droit sur la souris et dans le menu, sélectionnez : ouvrir le lien... et c'est parti !)
Pas de guide... mais de la confiance plein le sac à dos, avec des jeux dans les villages, en respectant la coutume le soir qui est de trouver le chef du village et de lui demander où je pouvais loger.
Photos 1 à 55 : Région de Mandouri. Balades en solo vers le fleuve qui fait la frontière avec le Bénin. Passage au Bénin en compagnie du préfet de Mandouri. Découverte d'un village étonnant (Moukaga) dont les greniers à mil semblent avoir des pattes ! Photos 56 à 231 : 5 jours de marche, sans carte, en partant de Atakpame, en suivant l'ancienne piste et en demandant mon chemin de village en village. Légère remontée vers le Nord via le village de Samagni puis traversée de la zone de forêt aucune piste, seulement des sentiers étroits) vers la frontière du Ghana, traversée de la rivière frontalière puis descente vers Badou où je retrouve des premières voitures... Photos 232 et suivantes : au pays Tamberma, 3 jours avec Gudrun. Lieu culturel étonnant et partage des conditions de vie : les lèvres sèchent, rien à manger (car rien à acheter), l'eau tirée du marais et filtrée avec notre filtre Katadyn, les merveilleux baobabs et une architecture incroyablement belle.
Diaporama à savourer :
http://fr.photobook.be/...8&cid=pukembed01
(sélectionner l'adresse ci-dessus, cliquez droit sur la souris et dans le menu, sélectionnez : ouvrir le lien... et c'est parti !)
Pas de guide... mais de la confiance plein le sac à dos, avec des jeux dans les villages, en respectant la coutume le soir qui est de trouver le chef du village et de lui demander où je pouvais loger.
Photos 1 à 55 : Région de Mandouri. Balades en solo vers le fleuve qui fait la frontière avec le Bénin. Passage au Bénin en compagnie du préfet de Mandouri. Découverte d'un village étonnant (Moukaga) dont les greniers à mil semblent avoir des pattes ! Photos 56 à 231 : 5 jours de marche, sans carte, en partant de Atakpame, en suivant l'ancienne piste et en demandant mon chemin de village en village. Légère remontée vers le Nord via le village de Samagni puis traversée de la zone de forêt aucune piste, seulement des sentiers étroits) vers la frontière du Ghana, traversée de la rivière frontalière puis descente vers Badou où je retrouve des premières voitures... Photos 232 et suivantes : au pays Tamberma, 3 jours avec Gudrun. Lieu culturel étonnant et partage des conditions de vie : les lèvres sèchent, rien à manger (car rien à acheter), l'eau tirée du marais et filtrée avec notre filtre Katadyn, les merveilleux baobabs et une architecture incroyablement belle.
Voyage pour mes 30 ans: Cambodge - Vietnam ou Inde? English translation pending
Bonjour,
Alors pour commencer, je souhaite réaliser un très beau voyage avec mon mari et notre fils qui aura deux ans, pour mes 30 ans, c'est à dire, l'année prochaine.
Mais il y a un petit problème : Je n'arrive pas à me décider sur la destination. J'aime beaucoup L'Asie alors je pensais au Cambodge + Vietnam.
Mais j'hésite avec L'Inde.
S'il vous plaît aidez-moi car je dois vite décider pour commencer à préparer notre voyage (surtout le budget).
En ce qui concerne la durée de notre séjour : Est-ce que 3 semaines (voir 1 mois) serait bien ?
Je vous remercie pour tout,
Ophélie :-)
Alors pour commencer, je souhaite réaliser un très beau voyage avec mon mari et notre fils qui aura deux ans, pour mes 30 ans, c'est à dire, l'année prochaine.
Mais il y a un petit problème : Je n'arrive pas à me décider sur la destination. J'aime beaucoup L'Asie alors je pensais au Cambodge + Vietnam.
Mais j'hésite avec L'Inde.
S'il vous plaît aidez-moi car je dois vite décider pour commencer à préparer notre voyage (surtout le budget).
En ce qui concerne la durée de notre séjour : Est-ce que 3 semaines (voir 1 mois) serait bien ?
Je vous remercie pour tout,
Ophélie :-)
Thaïlande en dehors des sentiers battus! English translation pending

Une déchèterie à la thaïlandaise, à quelques kilomètres de Chiang Raï ( Bandu ). Les Thais travaillent sans protection particulière, et ils ne sentent plus l'odeur épouvantable. ( on se croirait en Inde !) Impressionné par les énormes insectes !
Vaut-il mieux avoir un 4x4 en Namibie? English translation pending
Bonjour à tous,
Je prepare un circuit de 2 semaines en juillet en Namibie pour ma famille ( 5 personnes) et j'ai qq questions concernant la location ou non d'un 4x4 : Est il préférable d'en avoir un pour mieux voir les animaux à Etosha et faire les kms de pistes ? Faut il demander au loueur un GPS ? un GPS de France est il adaptable ? Il semble que les crevaisons soient trés fréquentes, peut on facilement faire réparer un pneu ? Faut il avoir une carte des stations essence avant le départ pour eviter les pannes ? Merci de me donner vos avis et expériences. Amicalement, Anouk
Je prepare un circuit de 2 semaines en juillet en Namibie pour ma famille ( 5 personnes) et j'ai qq questions concernant la location ou non d'un 4x4 : Est il préférable d'en avoir un pour mieux voir les animaux à Etosha et faire les kms de pistes ? Faut il demander au loueur un GPS ? un GPS de France est il adaptable ? Il semble que les crevaisons soient trés fréquentes, peut on facilement faire réparer un pneu ? Faut il avoir une carte des stations essence avant le départ pour eviter les pannes ? Merci de me donner vos avis et expériences. Amicalement, Anouk
Qui va ou a envie de découvrir le Costa Favolosa? English translation pending
Qui va ou a envie de découvrir le Costa Favolosa ?
Une idée comme une autre cet après midi : lancer ce post.
A vos plumes... Vous avez envie de le découvrir, vous allez le découvrir... c'est par ici..
A vos plumes... Vous avez envie de le découvrir, vous allez le découvrir... c'est par ici..
Hôtel Allegro de Cozumel: vos nouvelles récentes? English translation pending
Bonjour quelqu'un aurait des informations récentes sur l'hotel Allegro de Cozumel. On voudrait y aller pour le jour de l'an 2010. Y'a t'il des chambres qui sont mieux situées, plus près de la plage. La bouffe est comment. Il y aurait peut-être l'hotel Allegro de Varadero mais je sais que l'on ne parle pas de la même chose, Cuba c'est Cuba, on s'entend que la bouffe n'est pas aussi bonne mais les plages sont comparables.
Merci de me répondre.🙂
Merci de me répondre.🙂