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Quel hôtel choisir à Las Vegas avec enfant de 7 ans? English translation pending
Allez, une question de plus pour mon futur trip américain.tout est dans le titre.
Je pars donc avec ma puce de 7 ans, j'ai trouvé mes lieux de résidence à SF et LA mais je ne sais quel hotel choisir à Vegas!!!
Votre expérience est la bienvenue.
J'ai plusieurs hotels en vue en fait.Partant hors WE, je peux avoir acces au new york new york(ville que j'ai adorée)et m'y retrouver en plein LV, ca m'enchante.Inconvenients/premier arrivé premier servi au niveau des chambre, odeur de clope+roller coaster si la pepette ne peut pas dormir....j'aurai du mal a arriver pour 15h et le debut du check in pour une chambre non fumeur et calme, loin du roller coaster.
Paris, je prefere eviter, pas assez depaysant pour LV à mon sens, je veux le coté américain...
Le louxor, tres bon prix, mais je me suis un peu renseignée et les avis consultés donnent un hotel vieillot....Votre avis?
Le Golden nugget, tres attrayant, super piscine, emplacement sur freemont, tarifs correct, avis positifs...Distance du strip s'il fallait trouver un point negatif, le retour la nuit seule avec la petite si on passe des soirées sur le strip..
Pour la petite, Le circus circus..attractions, prix attrayants....Avis moyens concernant la propreté de l'hotel et l'aspect usine.....
Apres, au niveau du prix, bally's et Flamingo....mais bon ils ne sont pas parmi mes favoris..Merci pour vos avis.
J'ai plusieurs hotels en vue en fait.Partant hors WE, je peux avoir acces au new york new york(ville que j'ai adorée)et m'y retrouver en plein LV, ca m'enchante.Inconvenients/premier arrivé premier servi au niveau des chambre, odeur de clope+roller coaster si la pepette ne peut pas dormir....j'aurai du mal a arriver pour 15h et le debut du check in pour une chambre non fumeur et calme, loin du roller coaster.
Paris, je prefere eviter, pas assez depaysant pour LV à mon sens, je veux le coté américain...
Le louxor, tres bon prix, mais je me suis un peu renseignée et les avis consultés donnent un hotel vieillot....Votre avis?
Le Golden nugget, tres attrayant, super piscine, emplacement sur freemont, tarifs correct, avis positifs...Distance du strip s'il fallait trouver un point negatif, le retour la nuit seule avec la petite si on passe des soirées sur le strip..
Pour la petite, Le circus circus..attractions, prix attrayants....Avis moyens concernant la propreté de l'hotel et l'aspect usine.....
Apres, au niveau du prix, bally's et Flamingo....mais bon ils ne sont pas parmi mes favoris..Merci pour vos avis.
Noël à Hong Kong English translation pending
Bonjour,
Après une visite de 3 jours en Juillet 2005, retour à Hong Kong dans de meilleures conditions. 6 jours sur place, entre 18 et 20° nettement + agréable que 40° et un taux d'humidité infernal et du Merry Xmas à tous les étages 😎
Arrivée à 18h00 heure locale. Je rejoins mon hôtel situé sur la péninsule dans le quartier de Tsim Sha Tsui. Et oui, Hong Kong n'est pas qu'une île. Voilà une carte pour piger la topographie >>> CARTE HONG KONG
Je prends la navette Airport Express qui est relayée ensuite par des minibus gratuits desservant tous les quartiers. Reste juste à cibler le bon N° avant d'arriver. Très pratique, bon marché et super organisé ! Une constante ici.
Le temps de s'installer à l'hôtel, il est 20h00. Avec le décalage horaire de 7h00, il est 13h00 pour moi donc faut se mettre dans le rythme et pas se coucher avec les poules. Le + simple est de descendre à pied vers la baie, pour prendre un bain de foule !

La vue incontournable de la Skyline de l'île avec tous les gratte-ciels les + connus de Hong Kong. Ici, c'est la jonque Aqua Luna qui fait les balades sur la baie.
Autre incontournable, le Peninsula Hôtel, symbole du luxe avec ses dizaines de Rolls utilisées comme navette aéroport 😎

Nouveauté, la Clock Tower, transformée en oasis du désert 😇

Autre nouveauté, le 1881 Heritage, ancien siège de la police maritime, transformé en centre commercial de luxe.

Alors quand je dis LUXE, c'est qu'ici chaque marque de montre à + de 5.000€ posséde son propre magasin avec 3 ou 4 vendeurs. Je démarre aussi ma collection d'attractions "Spécial Noël". Chaque centre commercial a son animation et son décor à thème pour se faire prendre en photo. Exercice incontournable a priori pour la majorité des gens 🤪

Ici, c'est un carroussel grandeur nature, avec calèche et chevaux ... en plastique quand même 😛
Je remonte vers l'hôtel par Nathan Road, l'avenue "épine dorsale" de la péninsule. Ici aussi, on est accro aux Fêtes de l'Ambassadeur

Et l'équivalent du Hot Dog new-yorkais, les snacks de rue et leurs brochettes en tout genre

Allez ! Dodo quand même ....
Après une visite de 3 jours en Juillet 2005, retour à Hong Kong dans de meilleures conditions. 6 jours sur place, entre 18 et 20° nettement + agréable que 40° et un taux d'humidité infernal et du Merry Xmas à tous les étages 😎
Arrivée à 18h00 heure locale. Je rejoins mon hôtel situé sur la péninsule dans le quartier de Tsim Sha Tsui. Et oui, Hong Kong n'est pas qu'une île. Voilà une carte pour piger la topographie >>> CARTE HONG KONG
Je prends la navette Airport Express qui est relayée ensuite par des minibus gratuits desservant tous les quartiers. Reste juste à cibler le bon N° avant d'arriver. Très pratique, bon marché et super organisé ! Une constante ici.
Le temps de s'installer à l'hôtel, il est 20h00. Avec le décalage horaire de 7h00, il est 13h00 pour moi donc faut se mettre dans le rythme et pas se coucher avec les poules. Le + simple est de descendre à pied vers la baie, pour prendre un bain de foule !

La vue incontournable de la Skyline de l'île avec tous les gratte-ciels les + connus de Hong Kong. Ici, c'est la jonque Aqua Luna qui fait les balades sur la baie.
Autre incontournable, le Peninsula Hôtel, symbole du luxe avec ses dizaines de Rolls utilisées comme navette aéroport 😎

Nouveauté, la Clock Tower, transformée en oasis du désert 😇

Autre nouveauté, le 1881 Heritage, ancien siège de la police maritime, transformé en centre commercial de luxe.

Alors quand je dis LUXE, c'est qu'ici chaque marque de montre à + de 5.000€ posséde son propre magasin avec 3 ou 4 vendeurs. Je démarre aussi ma collection d'attractions "Spécial Noël". Chaque centre commercial a son animation et son décor à thème pour se faire prendre en photo. Exercice incontournable a priori pour la majorité des gens 🤪

Ici, c'est un carroussel grandeur nature, avec calèche et chevaux ... en plastique quand même 😛
Je remonte vers l'hôtel par Nathan Road, l'avenue "épine dorsale" de la péninsule. Ici aussi, on est accro aux Fêtes de l'Ambassadeur

Et l'équivalent du Hot Dog new-yorkais, les snacks de rue et leurs brochettes en tout genre

Allez ! Dodo quand même ....
Croisière transatlantique brésilienne sur le Costa Pacifica: galère? English translation pending
Hello tous !
Aujourd'hui plusieurs amis partent en croisière et je leur souhaite qu'elle soit belle et comme dans leurs rêves...
Sylvianne (sylviannefd), elle, termine sa transat sur le Pacifica... Les échos que j'ai pu en avoir est que ça n'a pas été rose tous les jours et que le "rêve" a, par moments au moins, tourné au cauchemar... 😕
Alors c'est vrai que les vilaines choses, souvent, on n'a plus envie d'en parler... 🤪
Mais j'espère que malgré tout, Sylvianne aura à coeur de nous faire un C/R, même un petit, avec le recul et l'humour parfois grinçant (j'adoooore ! 😊 ) que nous lui connaissons...
C'est pourquoi, je crois pourvoir dire :
PROCHAINEMENT SUR CET ECRAN,
NE RATEZ PAS
le nouveau best-seller de Sylviannefd
" SI TU VAS A RIO "
(et je crois que ça continue par "Evite Costa... " 🏴☠️ Ne m'en demandez pas plus, même sous la torture, je ne parlerai pas... 😇 Je laisse l'auteure nous raconter... ca vaut son pesant de Gold-Pearl... 🤪
Séance de dédicaces personnalisées dès le retour de l'auteure ! 😉😉
Je suis bon, comme agent, là, Sylvianne ? 😇 (non, non, je ne prends pas de pourcentage, c'est totalement bénévole et en toute amitié... 😉 )
Aujourd'hui plusieurs amis partent en croisière et je leur souhaite qu'elle soit belle et comme dans leurs rêves...
Sylvianne (sylviannefd), elle, termine sa transat sur le Pacifica... Les échos que j'ai pu en avoir est que ça n'a pas été rose tous les jours et que le "rêve" a, par moments au moins, tourné au cauchemar... 😕
Alors c'est vrai que les vilaines choses, souvent, on n'a plus envie d'en parler... 🤪
Mais j'espère que malgré tout, Sylvianne aura à coeur de nous faire un C/R, même un petit, avec le recul et l'humour parfois grinçant (j'adoooore ! 😊 ) que nous lui connaissons...
C'est pourquoi, je crois pourvoir dire :
PROCHAINEMENT SUR CET ECRAN,
NE RATEZ PAS
le nouveau best-seller de Sylviannefd
" SI TU VAS A RIO "
(et je crois que ça continue par "Evite Costa... " 🏴☠️ Ne m'en demandez pas plus, même sous la torture, je ne parlerai pas... 😇 Je laisse l'auteure nous raconter... ca vaut son pesant de Gold-Pearl... 🤪
Séance de dédicaces personnalisées dès le retour de l'auteure ! 😉😉
Je suis bon, comme agent, là, Sylvianne ? 😇 (non, non, je ne prends pas de pourcentage, c'est totalement bénévole et en toute amitié... 😉 )
Compte rendu: De Rome à Cape Town sur l’Ocean Princess - Aventure en Afrique de l’Ouest English translation pending
Nous avons fait une superbe croisière... à itinéraire passablement exotique à partir de Rome: Maroc, Sénégal, Ghana, Togo, Bénin, Namibie (Walvis Bay, Luderitz), Afrique du Sud (le Cap) après quelques escales en Méditerranée dont Livourne, Cannes et Barcelone.
Au départ de ROME, on a longé la Côte atlantique de l’Afrique: du nord au sud. Voici notre itinéraire de voyage, la durée des escales et les «excursions choisies» s'il y a lieu:
Jour 1 - Rome - Port de Civitavecchia - départ à 17h
Jour 2 - Livourne – de 6h à 19h
Jour 3 - Cannes – 7h à 17h
Jour 4 - Barcelone – midi à 23h
Jour 5 - En mer
Jour 6 - Tanger (Maroc) - 8h à 17h – «Tanger & Horse Show»
Jour 7 - Casablanca (Maroc)
Jours 8 à 10 – En mer
Jour 11 - Dakar (Sénégal) – 8h à 18h - «Ile de Gorée»
Jours 12 à 14 – En mer
Jour 15 - Tema (Ghana) pour Accra – 7h à 18h - «Accra Sampler»
Jour 16 - Lomé (Togo) – 7h à 18h - «Lome Fetish Market & Kpalime»
Jour 17 - Cotonou (Bénin) – 7h à 18h - «Ouidah Capital & Ganvie»
Jours 18 à 21 – En mer (journées de repos très appréciées!)
Jour 22 -Walvis Bay (Namibie) -7h à 17h - «Swakopmund/Namibnaukluft/Walvis Bay»
Jour 23 - Luderitz (Namibie) – midi à 19h00 – «Kolmanskop, Ghost Town of the Namib»
Jours 24 et 25 – Cape Town (Afrique du Sud) – arrivée à midi; nuit au port
Jour 26 – Le Cap (Capetown) – Débarquement vers 7h00

Le Commandant a eu la chance d'obtenir la meilleure place du port pour amarrer au «Victoria & Alfred Waterfront» juste au pied du Table Bay Hotel!
Avant l'embarquement :
Fidèles à nos habitudes de croisière, nous sommes arrivés quelques jours avant l’embarquement (5 nuits à Rome) et sommes restés quelques nuits dans la ville du débarquement, soit 3 nuits au Cap (Cape Town) en Afrique du Sud. Nous avions déjà passé un mois en Afrique du Sud, sinon nous aurions prolongé ce séjour... - un pays superbe à découvrir!
Avant le départ, on s’inquiétait pour l’obtention des visas compte tenu du grand nombre de pays d'Afrique visités...😛, mais Princess Cruises s’est chargée entièrement de ce casse-tête pour nous - un service fort apprécié!
Cet itinéraire aura permis au «découvreur acharné» que je suis 😉 de visiter facilement et en tout confort des pays d'Afrique où je rêvais d’aller depuis longtemps, sans vraiment croire que j’en aurais la chance un jour…
À ma connaissance, cet itinéraire n’a été offert que 3 fois par Princess Cruises dans le segment «Africa» de leur croisière autour du monde.
Au départ de ROME, on a longé la Côte atlantique de l’Afrique: du nord au sud. Voici notre itinéraire de voyage, la durée des escales et les «excursions choisies» s'il y a lieu:
Jour 1 - Rome - Port de Civitavecchia - départ à 17h
Jour 2 - Livourne – de 6h à 19h
Jour 3 - Cannes – 7h à 17h
Jour 4 - Barcelone – midi à 23h
Jour 5 - En mer
Jour 6 - Tanger (Maroc) - 8h à 17h – «Tanger & Horse Show»
Jour 7 - Casablanca (Maroc)
Jours 8 à 10 – En mer
Jour 11 - Dakar (Sénégal) – 8h à 18h - «Ile de Gorée»
Jours 12 à 14 – En mer
Jour 15 - Tema (Ghana) pour Accra – 7h à 18h - «Accra Sampler»
Jour 16 - Lomé (Togo) – 7h à 18h - «Lome Fetish Market & Kpalime»
Jour 17 - Cotonou (Bénin) – 7h à 18h - «Ouidah Capital & Ganvie»
Jours 18 à 21 – En mer (journées de repos très appréciées!)
Jour 22 -Walvis Bay (Namibie) -7h à 17h - «Swakopmund/Namibnaukluft/Walvis Bay»
Jour 23 - Luderitz (Namibie) – midi à 19h00 – «Kolmanskop, Ghost Town of the Namib»
Jours 24 et 25 – Cape Town (Afrique du Sud) – arrivée à midi; nuit au port
Jour 26 – Le Cap (Capetown) – Débarquement vers 7h00

Le Commandant a eu la chance d'obtenir la meilleure place du port pour amarrer au «Victoria & Alfred Waterfront» juste au pied du Table Bay Hotel!
Avant l'embarquement :
Fidèles à nos habitudes de croisière, nous sommes arrivés quelques jours avant l’embarquement (5 nuits à Rome) et sommes restés quelques nuits dans la ville du débarquement, soit 3 nuits au Cap (Cape Town) en Afrique du Sud. Nous avions déjà passé un mois en Afrique du Sud, sinon nous aurions prolongé ce séjour... - un pays superbe à découvrir!
Avant le départ, on s’inquiétait pour l’obtention des visas compte tenu du grand nombre de pays d'Afrique visités...😛, mais Princess Cruises s’est chargée entièrement de ce casse-tête pour nous - un service fort apprécié!
Cet itinéraire aura permis au «découvreur acharné» que je suis 😉 de visiter facilement et en tout confort des pays d'Afrique où je rêvais d’aller depuis longtemps, sans vraiment croire que j’en aurais la chance un jour…
À ma connaissance, cet itinéraire n’a été offert que 3 fois par Princess Cruises dans le segment «Africa» de leur croisière autour du monde.
Navigation vers "Les Civilisations Antiques" à bord du Costa Atlantica du 21 novembre au 1er décembre 2011 English translation pending
Bonsoir,
Voilà Capucine qui "démarre" son récit de sa croisière sur le Costa Atlantica vers "les Civilisations Antiques".
Nous étions "un mini groupe de 6 pax". Je vais vous les présenter pour ceux qui n'auraient pas lu la préparation de cette croisière dans une autre discussion.
Christelle (Choco 67) notre fille et son mari Bernard qui arrivent d'Alsace Denise, une amie de longue date qui elle vient de Lamballe en Bretagne Janine et ses 85 printemps qui "débute" dans le ...monde de la croisière et qui habite dans mon petit village au doux nom de Chanteloup Bernard ( Mr ...Capucine !!!!) que beaucoup d'entre vous connaissent Capucine 18 ..... et bien c'est moi !!!!! dingue de voyages, pas spécialement de croisières mais de tous les "moyens" qui me permettent de faire des découvertes.
Allez c'est partie 😎😎😎😎 en espérant le soleil et des compagnons de voyage agréable .
DIMANCHE 20 NOVEMBRE 2011
Aujourd'hui 20 novembre, le Picasso est chargé depuis hier soir. Nous sommes "prêts à partir"!
Nous avons une passagère, non pas clandestine, notre cousine Janine pour qui ce seras sa première croisière à 85 ans ! Un petit bout de femme d'une vivacité extraordinaire.
Nous avons décidé de passer par l'A71 suite aux conseils donnés par l'ami Michel de VF. Bernard prends les commandes et en route ! Il est 7 h et le temps est correct .
Direction St Amand Montrond et l'autoroute pour Clermont Ferrand. Peu de circulation, l'autoroute est à nous. Bientôt le Puy de Dôme se dessine dans le lointain. Clermont est là, le péage puis direction l'autoroute A75 avec Issoire et plein d'autres noms d'endroits qui nous rappellent des souvenirs de voyages avec nos clients.
Fugitivement nous appercevons le Viaduc de Garabit et son tablier rouge qui enjambe la Truyère, puis c'est la Margeride qui défile sous nos yeux. Le paysage est agréable. Nous faisons un arrêt "pipi" de courte durée car le temps est frais et les WC autoroutiers très peu ...clos, juste ce qu'il faut .............
Et nous revoilà repartis. Tout vas bien et le Picasso assure !
Ah ! voilà la direction "Millau" Aire du Larzac ! Il est là tout à côté, mon pont préféré "Le Pont de Millau" ! STOP , péage, 6,40 euros pour avoir le droit d'empreinter ce superbe ouvrage . A préciser que l'autoroute est gratuite jusqu'à Montpellier.
Notre ami "Jacquot", pour tout dire le GPS, nous signale souvent les petites boites disposées le long de notre parcours ... et il y en a un bon nombre. Nous voilà au plus célébre , celui du Tunnel de l'Escalette, panneau de signalisation bien avant le Tunnel, 850 m de tunnel puis il est là avec le panneau indiquant "Rappel 70 kms /h" en pleine descente et aujourd'hui et bien ...il pleut depuis notre entrée dans le Larzac. Sacré radar, il a du en faire gagner des sous à l'Etat !!!!!!
Lodève, St Guilhem du Désert, tous les grands sites régionaux sont signalés sur l'autoroute. Midi est proche mais nous décidons de passer Montpellier et de déjeuner après avoir pris la direction Nimes, Arles, etc....
Montpellier est en vue et la pluie est terminée. La circulation est nettement plus importante. Nous apercevons le Stade de la Mosson et oui tout m'intéresse même les stades de foot !!
Nous stoppons dans un resto autoroutier flambant neuf mais pas terrible en qualité, juste de quoi se nourrir ... on fera mieux durant la semaine à venir !
Nimes, Arles, Salon de Provence, nous récupérons l'A7, "l'autoroute du Soleil" qui devient ensuite "La Provençale".
AH ! voyant orange ... Mr Picasso a soif !!!! Nous sortons de l'autoroute et à Vidhauban nous trouvons de quoi satisfaire l'appétit de notre véhicule .
Allez hop ! dernière ligne droite pour aujourd'hui, nous longeons la Grande Bleue, avec ses villes prestigieuses telles St Raphael, Cannes, Antibes et voilà le panneau Villeneuve Loubet.
J'ai réservé sur le net une chambre pour nous 3 à l'hôtel B & B, tarif WE. L'hôtel est en hauteur le long du Loup, petit fleuve côtier, qui voilà peu de temps est devenu un torrent furieux !!!!! Nature reprends tes droits !!!
L'accueil est sympathique et notre chambre avec 1 grand lit et un lit d'une personne est fonctionnelle.
Nous devons retrouver Christelle à Nice pour aller dîner. Il fait beau Nice est toujours agréable mais je ne reconnais plus le centre ville. Nous allons faire simple, une pizza dans le Vieux Nice au milieu d'Italiens en goguette nous mets en "jambes" pour la semaine !
La fatigue commence à se faire sentir et nous avons tous qu'une envie aller dormir. Rendez vous est pris pour demain, sur l'autoroute menant à Savone, à l'aire de La Turbie vers 10 h . Christelle aura pris en charge notre dernière passagère.
Bonne nuit à demain pour le grand jour !
Capucine 18
Voilà Capucine qui "démarre" son récit de sa croisière sur le Costa Atlantica vers "les Civilisations Antiques".
Nous étions "un mini groupe de 6 pax". Je vais vous les présenter pour ceux qui n'auraient pas lu la préparation de cette croisière dans une autre discussion.
Christelle (Choco 67) notre fille et son mari Bernard qui arrivent d'Alsace Denise, une amie de longue date qui elle vient de Lamballe en Bretagne Janine et ses 85 printemps qui "débute" dans le ...monde de la croisière et qui habite dans mon petit village au doux nom de Chanteloup Bernard ( Mr ...Capucine !!!!) que beaucoup d'entre vous connaissent Capucine 18 ..... et bien c'est moi !!!!! dingue de voyages, pas spécialement de croisières mais de tous les "moyens" qui me permettent de faire des découvertes.
Allez c'est partie 😎😎😎😎 en espérant le soleil et des compagnons de voyage agréable .
DIMANCHE 20 NOVEMBRE 2011
Aujourd'hui 20 novembre, le Picasso est chargé depuis hier soir. Nous sommes "prêts à partir"!
Nous avons une passagère, non pas clandestine, notre cousine Janine pour qui ce seras sa première croisière à 85 ans ! Un petit bout de femme d'une vivacité extraordinaire.
Nous avons décidé de passer par l'A71 suite aux conseils donnés par l'ami Michel de VF. Bernard prends les commandes et en route ! Il est 7 h et le temps est correct .
Direction St Amand Montrond et l'autoroute pour Clermont Ferrand. Peu de circulation, l'autoroute est à nous. Bientôt le Puy de Dôme se dessine dans le lointain. Clermont est là, le péage puis direction l'autoroute A75 avec Issoire et plein d'autres noms d'endroits qui nous rappellent des souvenirs de voyages avec nos clients.
Fugitivement nous appercevons le Viaduc de Garabit et son tablier rouge qui enjambe la Truyère, puis c'est la Margeride qui défile sous nos yeux. Le paysage est agréable. Nous faisons un arrêt "pipi" de courte durée car le temps est frais et les WC autoroutiers très peu ...clos, juste ce qu'il faut .............
Et nous revoilà repartis. Tout vas bien et le Picasso assure !
Ah ! voilà la direction "Millau" Aire du Larzac ! Il est là tout à côté, mon pont préféré "Le Pont de Millau" ! STOP , péage, 6,40 euros pour avoir le droit d'empreinter ce superbe ouvrage . A préciser que l'autoroute est gratuite jusqu'à Montpellier.
Notre ami "Jacquot", pour tout dire le GPS, nous signale souvent les petites boites disposées le long de notre parcours ... et il y en a un bon nombre. Nous voilà au plus célébre , celui du Tunnel de l'Escalette, panneau de signalisation bien avant le Tunnel, 850 m de tunnel puis il est là avec le panneau indiquant "Rappel 70 kms /h" en pleine descente et aujourd'hui et bien ...il pleut depuis notre entrée dans le Larzac. Sacré radar, il a du en faire gagner des sous à l'Etat !!!!!!
Lodève, St Guilhem du Désert, tous les grands sites régionaux sont signalés sur l'autoroute. Midi est proche mais nous décidons de passer Montpellier et de déjeuner après avoir pris la direction Nimes, Arles, etc....
Montpellier est en vue et la pluie est terminée. La circulation est nettement plus importante. Nous apercevons le Stade de la Mosson et oui tout m'intéresse même les stades de foot !!
Nous stoppons dans un resto autoroutier flambant neuf mais pas terrible en qualité, juste de quoi se nourrir ... on fera mieux durant la semaine à venir !
Nimes, Arles, Salon de Provence, nous récupérons l'A7, "l'autoroute du Soleil" qui devient ensuite "La Provençale".
AH ! voyant orange ... Mr Picasso a soif !!!! Nous sortons de l'autoroute et à Vidhauban nous trouvons de quoi satisfaire l'appétit de notre véhicule .
Allez hop ! dernière ligne droite pour aujourd'hui, nous longeons la Grande Bleue, avec ses villes prestigieuses telles St Raphael, Cannes, Antibes et voilà le panneau Villeneuve Loubet.
J'ai réservé sur le net une chambre pour nous 3 à l'hôtel B & B, tarif WE. L'hôtel est en hauteur le long du Loup, petit fleuve côtier, qui voilà peu de temps est devenu un torrent furieux !!!!! Nature reprends tes droits !!!
L'accueil est sympathique et notre chambre avec 1 grand lit et un lit d'une personne est fonctionnelle.
Nous devons retrouver Christelle à Nice pour aller dîner. Il fait beau Nice est toujours agréable mais je ne reconnais plus le centre ville. Nous allons faire simple, une pizza dans le Vieux Nice au milieu d'Italiens en goguette nous mets en "jambes" pour la semaine !
La fatigue commence à se faire sentir et nous avons tous qu'une envie aller dormir. Rendez vous est pris pour demain, sur l'autoroute menant à Savone, à l'aire de La Turbie vers 10 h . Christelle aura pris en charge notre dernière passagère.
Bonne nuit à demain pour le grand jour !
Capucine 18
Jeu des photos (épisode 64) English translation pending
Bon voila 3 photo d'une belle ville laquelle ?
Thaïlande inondations: vers une pénurie des produits alimentaires de base? English translation pending
Un autre drame se joue, plus insidieux.
Encore plus préoccupant que les inondations.
Les photos qui suivent ne sont prises, ni à Bangkok, ni dans les provinces inondées,
mais dans la province de Prachuap Khiri Khan (Sud).
Province non touchée par les intempéries.
LA SUITE ET LES PHOTOS
Et vous résidents et voyageurs présents dans le pays actuellement comment percevez vous ce problème ?
LA SUITE ET LES PHOTOS
Et vous résidents et voyageurs présents dans le pays actuellement comment percevez vous ce problème ?
L'Ouest américain autrement: de Seattle à San Diego English translation pending
Bonjour,
Voici notre carnet sur le trajet Seattle / San Diego, que nous avons fait en été 2011, avec une grosse boucle en Oregon.
Présentation du voyage
Comment en est-on venu à déterminer ce circuit ?
Eh bien, notre fille a fait un séjour de 3 semaines en été 2010 à Eugene, ville inconnue de nous jusque là (156 000 habitants quand même !)en Oregon dans une famille. Elle est revenue, bien entendu, enchantée de son séjour et nous a ramené un superbe livre sur l'Oregon avec des photos somptueuses ! De là, l'idée a fait son chemin, assez rapidement finalement, de faire la Côte ouest, puisqu'en octobre les billets d'avion pour Seattle avec retour de San Diego étaient déjà achetés. Nous avions d'abord pensé commencer à Vancouver mais la difficulté de louer une voiture au Canada et de la rendre aux USA plus le fait qu'il y avait beaucoup à découvrir autour de Vancouver et que ça méritait un autre voyage, nous ont fait renoncer.
Pour choisir les dates, il a fallu jongler entre les études de l'un et la rentrée des classes de l'autre. Donc, nous sommes partis le 10 juillet à 4 : 2 adultes et 2 enfants de 9 et 16 ans, le 3ème de 19 ans finissant son année d'études seulement le 28 juillet et nous rejoignant à San Francisco sur la dernière partie du voyage jusqu'au 12 août, la rentrée scolaire du petit dernier étant prévue pour le 15 août déjà.
Il a fallu ensuite choisir les étapes et nous avons essayé au mieux de faire un mélange de petites à grandes villes, de forêts primaires, d'océan et de paysages quasi désertiques sans oublier quelques cases shopping ! Il en fallait aussi pour tous les go��ts: côté grande nature et western pour les uns, aviation (ah non, c'est pas incompatible), lieux de tournage de films ou séries, parcs à thème, baignade, beaucoup d'océan car on ne s'en lasse pas ... avec un seul rendez-vous fixé à Eugene, pour rencontrer la famille d'accueil de notre fille. Ca nous a donc donné ce circuit de 3700 km sur 32 jours, sans compter les kms en ville et aux alentours, moins donc que notre aller-retour Berlin-Paris-Nice de l'an dernier mais largement suffisant à notre goût !
Nous avons tenu un carnet de route où chacun devait écrire à tour de rôle mais bon finalement, c'est moi qui m'y suis collé la plupart du temps ! Malheureusement, notre grand qui a la plume facile n'était là que pour le dernier tiers du voyage. Je l'indiquerai quand c'est lui qui a écrit.
Nos étapes Dans l'Etat de Washington : - Jours 1 à 5 : Seattle - Jour 6 : Kalaloch en passant par Port Angeles et ForksEn Oregon : - Jour 7 : Astoria - Jours 8 et 9 : Portland - Jours 10 et 11 : Pendleton - Jours 12 et 13 : Mitchell (John Day Fossil Beds) - Jours 14 et 15 : EugeneEn Californie : - Jours 16 et 17 : Crescent City (Redwood National Park) - Jours 18 et 19 : Fort Bragg - Jour 20 : Sacramento - Jours 21 à 26 : San Francisco - Jour 27 : Monterey - Jour 28 : Lompoc (à côté de Santa Barbara) - Jour 29 à 31 : Los Angeles - Jour 32 : San Diego - Jour 33 : Retour à Berlin
Voici notre carnet sur le trajet Seattle / San Diego, que nous avons fait en été 2011, avec une grosse boucle en Oregon.
Présentation du voyage
Comment en est-on venu à déterminer ce circuit ?
Eh bien, notre fille a fait un séjour de 3 semaines en été 2010 à Eugene, ville inconnue de nous jusque là (156 000 habitants quand même !)en Oregon dans une famille. Elle est revenue, bien entendu, enchantée de son séjour et nous a ramené un superbe livre sur l'Oregon avec des photos somptueuses ! De là, l'idée a fait son chemin, assez rapidement finalement, de faire la Côte ouest, puisqu'en octobre les billets d'avion pour Seattle avec retour de San Diego étaient déjà achetés. Nous avions d'abord pensé commencer à Vancouver mais la difficulté de louer une voiture au Canada et de la rendre aux USA plus le fait qu'il y avait beaucoup à découvrir autour de Vancouver et que ça méritait un autre voyage, nous ont fait renoncer.
Pour choisir les dates, il a fallu jongler entre les études de l'un et la rentrée des classes de l'autre. Donc, nous sommes partis le 10 juillet à 4 : 2 adultes et 2 enfants de 9 et 16 ans, le 3ème de 19 ans finissant son année d'études seulement le 28 juillet et nous rejoignant à San Francisco sur la dernière partie du voyage jusqu'au 12 août, la rentrée scolaire du petit dernier étant prévue pour le 15 août déjà.
Il a fallu ensuite choisir les étapes et nous avons essayé au mieux de faire un mélange de petites à grandes villes, de forêts primaires, d'océan et de paysages quasi désertiques sans oublier quelques cases shopping ! Il en fallait aussi pour tous les go��ts: côté grande nature et western pour les uns, aviation (ah non, c'est pas incompatible), lieux de tournage de films ou séries, parcs à thème, baignade, beaucoup d'océan car on ne s'en lasse pas ... avec un seul rendez-vous fixé à Eugene, pour rencontrer la famille d'accueil de notre fille. Ca nous a donc donné ce circuit de 3700 km sur 32 jours, sans compter les kms en ville et aux alentours, moins donc que notre aller-retour Berlin-Paris-Nice de l'an dernier mais largement suffisant à notre goût !
Nous avons tenu un carnet de route où chacun devait écrire à tour de rôle mais bon finalement, c'est moi qui m'y suis collé la plupart du temps ! Malheureusement, notre grand qui a la plume facile n'était là que pour le dernier tiers du voyage. Je l'indiquerai quand c'est lui qui a écrit.
Nos étapes Dans l'Etat de Washington : - Jours 1 à 5 : Seattle - Jour 6 : Kalaloch en passant par Port Angeles et ForksEn Oregon : - Jour 7 : Astoria - Jours 8 et 9 : Portland - Jours 10 et 11 : Pendleton - Jours 12 et 13 : Mitchell (John Day Fossil Beds) - Jours 14 et 15 : EugeneEn Californie : - Jours 16 et 17 : Crescent City (Redwood National Park) - Jours 18 et 19 : Fort Bragg - Jour 20 : Sacramento - Jours 21 à 26 : San Francisco - Jour 27 : Monterey - Jour 28 : Lompoc (à côté de Santa Barbara) - Jour 29 à 31 : Los Angeles - Jour 32 : San Diego - Jour 33 : Retour à Berlin
Magie des Caraïbes en janvier 2012 sur l'Atlantica English translation pending
Bonjour,
Nous avons prévu de faire cette croisière du 8 au 18 janvier 2012 sur l'atlantica
Y aurait-il des personnes aux mêmes dates que nous
Bien cordialement
Croisière sur le MSC Fantasia en décembre 2011 English translation pending
hello c'est moi la lounaa qui a toujours soif de croisière😛 voilà j'ai reservé une croisière sur la fantasia le 19 décembre 2011 pour 10 jours au départ de Genes.Les escales seront Barcelone, Lisbonne, Casablanca, Malaga, Rome avec 3 jours de plaisir en mer donc j'espere avoir des idées d'excursions par les membres vf de bon tuyaux aussi 😛 d'abord je m'adresse à desbell😏expliquez moi cette histoire de point avec la carte club moi j'aurai 5/100 mais comment les accumulent t'on? je presume que le prix de la croisiere ne compte pas d'autres questions viendront biensur agrémenté ce post le bateau que je ne connais pas du tout etc... vous avez compris vous n'avez pas finit avec mes quetions hein papounet🤪
Pourboire du guide-chauffeur au Vietnam? English translation pending
Bonjour messieurs mesdames forumeurs !
J'ai fait une recherche sur le forum, mais j'ai l'impression de ne pas avoir trouver vraiment de réponse.
Voila je pars avec mon ami (nous sommes deux) au vietnam pour 16 jours en septembre. Sur les 16 jours 12 sont avec guide + chauffeurs. Ce circuit nous l'avons payé 1650 usd/personne sans le billet d'avion. Donc 2000 euros par personne pour le billet + circuit.
L'agence de voyage (réputé sérieux d'après le net et les guides papiers) nous a envoyé un certain nombre de recommandation; vetements , vaccinations , climat etc.....et des suggestions de pourboires pour le guide et le chauffeur , 10 usd pour le guide et 5 usd pour le chauffeur. Vous me direz qu'est ce que 10 usd quand on est content du service ? Mais quand on calcule ca fait un budget "pourboire" d'environ 200 usd !!! Certes nous sommes européens , je ne pense pas que nous soyons radins , mais 200 dollars de pourboire c'est beaucoup trop pour nous 🏴☠️ Pour réunir les 4000 euros on a du vider les petits comptes épargnes et les primes d'été , en gros les caisses sont vides 😕
J'ai essayé de faire le calcul à l'envers, donc au lieu de calculer ce que nous aurions à débourser, j'ai essayé de partir de ce que nous estimions acceptable pour notre budget : après discussion avec mon ami , on s'est dit que 50 euros, on peut se le permettre , ce qui fait 72 usd , divisé par 12 jours, ca fait 6 usd . Donc si on en donne 3 usd/jour pour le guide pour notre petit groupe de 2 , et 2 dollars par jour pour le chauffeur, et 1 dollars pour les porteurs de bagage .
Je n'ai pas envie de passer pour un radin , mais je n'ai pas envie non plus de me faire plumer juste par ce que je suis touriste.
Si vous pouviez me donner vos avis je suis ravie 😇
J'ai fait une recherche sur le forum, mais j'ai l'impression de ne pas avoir trouver vraiment de réponse.
Voila je pars avec mon ami (nous sommes deux) au vietnam pour 16 jours en septembre. Sur les 16 jours 12 sont avec guide + chauffeurs. Ce circuit nous l'avons payé 1650 usd/personne sans le billet d'avion. Donc 2000 euros par personne pour le billet + circuit.
L'agence de voyage (réputé sérieux d'après le net et les guides papiers) nous a envoyé un certain nombre de recommandation; vetements , vaccinations , climat etc.....et des suggestions de pourboires pour le guide et le chauffeur , 10 usd pour le guide et 5 usd pour le chauffeur. Vous me direz qu'est ce que 10 usd quand on est content du service ? Mais quand on calcule ca fait un budget "pourboire" d'environ 200 usd !!! Certes nous sommes européens , je ne pense pas que nous soyons radins , mais 200 dollars de pourboire c'est beaucoup trop pour nous 🏴☠️ Pour réunir les 4000 euros on a du vider les petits comptes épargnes et les primes d'été , en gros les caisses sont vides 😕
J'ai essayé de faire le calcul à l'envers, donc au lieu de calculer ce que nous aurions à débourser, j'ai essayé de partir de ce que nous estimions acceptable pour notre budget : après discussion avec mon ami , on s'est dit que 50 euros, on peut se le permettre , ce qui fait 72 usd , divisé par 12 jours, ca fait 6 usd . Donc si on en donne 3 usd/jour pour le guide pour notre petit groupe de 2 , et 2 dollars par jour pour le chauffeur, et 1 dollars pour les porteurs de bagage .
Je n'ai pas envie de passer pour un radin , mais je n'ai pas envie non plus de me faire plumer juste par ce que je suis touriste.
Si vous pouviez me donner vos avis je suis ravie 😇
Changement de croisière pour "Mer des Caraïbes" sur le Costa Luminosa English translation pending
Bonjour à tous,
Et ben voilà, après avoir appris hier, l'annulation de l'escale en Egypte 😕 pour notre croisière du 30 avril 2012 nous avons décidé de changer d'itinéraire de peur que, comme cette année, l'Israël aussi soit annulé et que l'on se retrouve avec plus grand chose en commun avec l'itinéraire initial 🤪
Ce sera donc, en principe (rien n'est encore signé) : Mer des Caraïbes à bord du Costa Luminosa. Départ le 27 avril 2012.
Cette croisière va nous permettre de voir la soeur de Mr Virginie qui vit en Guadeloupe 🙂🙂.
Me voilà donc avec de nouvelles escales à "préparer".... Moi qui avait posé tellement de questions sur le Costa Pacifica et les escales de la croisière Terre Sainte 🤪😊
Je vais de ce pas voir la discussion d'Alcati 😉 sur les bateaux afin de découvrir le Luminosa.
Si quelqu'un a déjà fait cette croisière, merci de me donner vos impressions et bons conseils 🙂😉
Et ben voilà, après avoir appris hier, l'annulation de l'escale en Egypte 😕 pour notre croisière du 30 avril 2012 nous avons décidé de changer d'itinéraire de peur que, comme cette année, l'Israël aussi soit annulé et que l'on se retrouve avec plus grand chose en commun avec l'itinéraire initial 🤪
Ce sera donc, en principe (rien n'est encore signé) : Mer des Caraïbes à bord du Costa Luminosa. Départ le 27 avril 2012.
Cette croisière va nous permettre de voir la soeur de Mr Virginie qui vit en Guadeloupe 🙂🙂.
Me voilà donc avec de nouvelles escales à "préparer".... Moi qui avait posé tellement de questions sur le Costa Pacifica et les escales de la croisière Terre Sainte 🤪😊
Je vais de ce pas voir la discussion d'Alcati 😉 sur les bateaux afin de découvrir le Luminosa.
Si quelqu'un a déjà fait cette croisière, merci de me donner vos impressions et bons conseils 🙂😉
Ma Thaïlande au jour le jour... English translation pending
Comme je me sais peu courageuse, je crains de remettre chaque jour au lendemain mon compte rendu de voyage quand je serai de nouveau dans la mouvance parisienne au retour...
Alors, voulant rendre à tous ce que VF m'apporte à chaque voyage, je vous ferai des petites chroniques au jour le jour. Ici, le temps s'écoule lentement...
Je suis arrivée le 13 à BKK, bien que déjà assez familière de l'ASE, c'est mon premier voyage en solo, les précédents s'étant toujours faits à deux. C'est aussi mon premier voyage en Thaïlande, hors mis 4 jours à BKK il y a trois ans en allant au Vietnam. J'ai déjà vu à cette occasion les sites touristiques essentiels de BKK, alors pour cette fois, j'ai décidé de ne pratiquement aller dans aucun des lieux préconisés par le LP, enfin presque ! Un peu de culture ne nuit pas !😉
Arrivée le mercredi, je loge à KSR, oui, je sais !!!! Mais pourquoi pas ? Le jeudi matin, j'avais RV avec Thuan pour la ballade dans "ses" klongs. Un vrai bonheur ! La vie est là, partout, à fleur d'eau... Nous croisons la marchande de bananes, frites, nous dégustons... nous prenons les plus petits klongs, nous jouons à Indiana Jones comme dit Thuan ! Un marché flottant, fermé ce jour là, mais l'on s'arrête pour une soupe, tout est paisible, souriant... Nous croisons le postier, le releveur de compteurs d'eau...Thuan est présent pour donner toute explication mais mais ne force rien, Trois heures de ballade sans réel but autre que de s'imprégner de cette Thaïlande méconnue. Retour à l'hôtel, errance dans le quartier, toujours aussi fou, un délicieux Pad Thaï dans la rue et au lit ! Vendredi, China town. KSR a un inconvénient majeur, les transprts sont loins, sauf le bateau sur le Tchao Praya. Je m'en moque, je suis une marcheuse ! Je pars donc à pied vers China Town, bien décidée à m'y perdre résoluement. Je veux perdre mes répères, qu'ils soient culturels ou géographiques. Dès que je suis à 500m de KSR, je ne croise plus un farang. Ca me va !😏 j'ai passé presque la journée dans China Town, je tournais à droite, à gauche, au gré de mes envies, suivant le fil d'une odeur d'épice, d'une musique disco locale... Je ne sais pas combien d'aliments non identifiables j'ai vu, combien d'échopes d'objets hétéroclites j'ai visité... Pas tout à fait réussi à me perdre !!!! Ben forcément, quand on se décide à aller toujours tout droit, on finit par en sortir !😉 Retour à KSR toujours à pieds, épuisée mais ravie ! Même genre de périple pédestre hier samedi. Tous les taxis et tuk tuk de ksr me demandent " week end market madame?" Eh bien non, j'y renonce car si seulement un sur dix des touristes logeant ici y vont, je ne verrai plus qu'eux. Je choisis donc un autre marché pour cible, je vais à Pratunam. Et je ne le regretterai pas ! C'est loin, les grandes avenue empruntées ne sont pas très "sexys" mais, là encore, pas un farang à l'horizon et chacun me fait l'offrande d'un sourire étonné et curieux. J'enrage un peu de ne connaître que 12 ou 15 mots de Thaï tant ce peu de connaissance suffit à m'attirer autre chose que les "hello" de la majorité des touristes. Chaque soir, j'essaie d'en mémoriser deux ou trois de plus, c'est dur ! Voilà, je viens d'arriver à Ayutthaya par le train. Là encore, j'étais la seule farang dans le wagon. Mais comment voyagent-ils donc les autres?
Carnet pratique : Taxi depuis l'airport jusqu'à KSR 387 Bth péage compris Hôtel : Rikka Inn, correct et un grand +, sa piscine pour se rafraîchir . 1200Bth la "supérior" Pad Thaï dans la rue, de 30 à 50 Bth Taxi pour aller à Hua lan Pong depuis KSR, 53 bth ( faire 100 ou 200m à peds car les taxis postés à KSR refusent le meter et vous demandent 200 bth !!!!!! ) Train pour Ayutthata, 15 Bth. Ayutthaya, Tuk tuk pour le centre ville, 5O Bth Tony's place, très joli chambre avec clim, 7OO Bth.
Voilà, à suivre... pour ceux que ça tente !😏
Je suis arrivée le 13 à BKK, bien que déjà assez familière de l'ASE, c'est mon premier voyage en solo, les précédents s'étant toujours faits à deux. C'est aussi mon premier voyage en Thaïlande, hors mis 4 jours à BKK il y a trois ans en allant au Vietnam. J'ai déjà vu à cette occasion les sites touristiques essentiels de BKK, alors pour cette fois, j'ai décidé de ne pratiquement aller dans aucun des lieux préconisés par le LP, enfin presque ! Un peu de culture ne nuit pas !😉
Arrivée le mercredi, je loge à KSR, oui, je sais !!!! Mais pourquoi pas ? Le jeudi matin, j'avais RV avec Thuan pour la ballade dans "ses" klongs. Un vrai bonheur ! La vie est là, partout, à fleur d'eau... Nous croisons la marchande de bananes, frites, nous dégustons... nous prenons les plus petits klongs, nous jouons à Indiana Jones comme dit Thuan ! Un marché flottant, fermé ce jour là, mais l'on s'arrête pour une soupe, tout est paisible, souriant... Nous croisons le postier, le releveur de compteurs d'eau...Thuan est présent pour donner toute explication mais mais ne force rien, Trois heures de ballade sans réel but autre que de s'imprégner de cette Thaïlande méconnue. Retour à l'hôtel, errance dans le quartier, toujours aussi fou, un délicieux Pad Thaï dans la rue et au lit ! Vendredi, China town. KSR a un inconvénient majeur, les transprts sont loins, sauf le bateau sur le Tchao Praya. Je m'en moque, je suis une marcheuse ! Je pars donc à pied vers China Town, bien décidée à m'y perdre résoluement. Je veux perdre mes répères, qu'ils soient culturels ou géographiques. Dès que je suis à 500m de KSR, je ne croise plus un farang. Ca me va !😏 j'ai passé presque la journée dans China Town, je tournais à droite, à gauche, au gré de mes envies, suivant le fil d'une odeur d'épice, d'une musique disco locale... Je ne sais pas combien d'aliments non identifiables j'ai vu, combien d'échopes d'objets hétéroclites j'ai visité... Pas tout à fait réussi à me perdre !!!! Ben forcément, quand on se décide à aller toujours tout droit, on finit par en sortir !😉 Retour à KSR toujours à pieds, épuisée mais ravie ! Même genre de périple pédestre hier samedi. Tous les taxis et tuk tuk de ksr me demandent " week end market madame?" Eh bien non, j'y renonce car si seulement un sur dix des touristes logeant ici y vont, je ne verrai plus qu'eux. Je choisis donc un autre marché pour cible, je vais à Pratunam. Et je ne le regretterai pas ! C'est loin, les grandes avenue empruntées ne sont pas très "sexys" mais, là encore, pas un farang à l'horizon et chacun me fait l'offrande d'un sourire étonné et curieux. J'enrage un peu de ne connaître que 12 ou 15 mots de Thaï tant ce peu de connaissance suffit à m'attirer autre chose que les "hello" de la majorité des touristes. Chaque soir, j'essaie d'en mémoriser deux ou trois de plus, c'est dur ! Voilà, je viens d'arriver à Ayutthaya par le train. Là encore, j'étais la seule farang dans le wagon. Mais comment voyagent-ils donc les autres?
Carnet pratique : Taxi depuis l'airport jusqu'à KSR 387 Bth péage compris Hôtel : Rikka Inn, correct et un grand +, sa piscine pour se rafraîchir . 1200Bth la "supérior" Pad Thaï dans la rue, de 30 à 50 Bth Taxi pour aller à Hua lan Pong depuis KSR, 53 bth ( faire 100 ou 200m à peds car les taxis postés à KSR refusent le meter et vous demandent 200 bth !!!!!! ) Train pour Ayutthata, 15 Bth. Ayutthaya, Tuk tuk pour le centre ville, 5O Bth Tony's place, très joli chambre avec clim, 7OO Bth.
Voilà, à suivre... pour ceux que ça tente !😏
Récit de voyage de trois semaines en Chine (Pékin, Chengde, Pingyao, Xi'An, Shanghai, Huangshan) English translation pending
Coté trajets :
Nous sommes un couple de trentenaires habitant Marseille. Florent, parisien au cœur breton et moi Audrey, marseillaise. Nous voyageons sac au dos, en "routard". Nous avions décidé d'aller passer 3 semaines en Chine en automne 2010. Les prix des billets d'avion ont déterminé les dates de voyage, de fin septembre à mi-octobre. Ce n'est qu'après avoir acheté notre guide touristique que nous nous rendons compte que nous allons voyager pendant une période pas trop recommandée : la fête nationale du 1er octobre et la semaine de vacances scolaires qui suit. Maintenant nous étions prévenus. Nous voulions d'abord aller sur la muraille de Chine et voir l'armée des soldats de terre cuite. Les deux sites sont classés au patrimoine mondial de l'Unesco. En feuilletant quelques brochures touristiques, nous choississons d'autres sites, eux aussi classés. Finalement, sans le vouloir, nous suivrons la route de l'Unesco. Après quelques recherches sur VoyageForum, nous arrêtons notre trajet :
Jour 1 : Arrivée Pékin Jour 2 : Rencontre avec Pékin. Place Tianmen. (Pékin) Jour 3 : La muraille de Chine (Mutianyu), Tour de la Cloche et Tour du Tambour (Pékin) Jour 4 : Cité interdite et Temple des lamas (Pékin) Jour 5 : Train pour Chengde. Temple de l'école du Potala et Temple de la paix universelle (Chengde) Jour 6 : Parc impérial et Palais d'été (Chengde). Train pour Pékin Jour 7 : Palais d'été et Maison du Prince Dong (Pékin) Jour 8 : Temple du Ciel, Qianmen, rue Dazhalan (Pékin) Jour 9 : Train pour Taiyuan, Résidence des Qiao, Pingyao Jour 10 : Maisons traditionnelles (Pingyao) Jour 11 : Balade dans Pingyao et train de nuit pour Xi'an Jour 12 : Arrivée à Xi'an, jour de la Fête nationale (1er octobre), quartier hui Jour 13 : Armée des soldats en terre-cuite de l'Empereur Qin, les remparts (Xi'an) Jour 14 : Quartier de Shuyanmen, remparts et train de nuit pour Shanghai Jour 15 : le Bund, ballade en bateau sur la rivière Huangpu, jardin Yu (Shanghai) Jour 16 : Temple du Bouddha de Jade, place du Peuple, quartier de la concession française, (Shanghai) Jour 17 : excursion à Suzhou Jour 18 : Train pour Hangzhou puis bus pour Tangkou Jour 19 : le Huangshan (les montagnes jaunes) Jour 20 : le Huangshan, transfert à Tunxi et train de nuit pour Shanghai Jour 21 : quartier de Pudong, Nanjing Donglu (Shanghai) Jour 22 : Nanjing Lu et Bund coté intérieur (Shanghai) Jour 23 : Shanghai
Le fait de devoir passer une partie des vacances scolaires en Chine, période très touristique et même déconseillée, a conditionné notre façon de prévoir notre route. De plus, le pays étant vaste, il a fallut choisir certaines régions, et en éliminer d'autres. Nous avons établi un plan jour après jour, que nous avons affiné mais que nous avons respecté à la lettre sur place. La grande inconnue étant l'affluence, nous avons préféré réserver tous nos hotels à l'avance, sur internet, depuis la France. Tant pis pour le coté spontané du trajet, mais là, nous ne voulions pas trop prendre de risques. Nous savions que nous allions vivre de toute façon une grande aventure. Le gros point noir du voyage était la réservation de trains, qui n'est possible que de la gare de départ, et moins de 10 jours à l'avance. Comment allions-nous pouvoir gérer nos déplacements pendant la fête nationale ? Nous risquions d'être bloqués plusieurs jours si tous les trains étaient pleins… Et 3 semaines en Chine, c'est court.
Coté Budget :
Avion (compagnie Emirates) + transferts Marseille/Nice = 800 eur / personne Assurance annulation, visa, vaccins, pharmacie = 150 eur environ/personne Cash retiré en Chine = 700-800 eur/personne Dont Train = 180 eur/p et au total 200 eur avec les bus et taxi Dont Hotels = 430 eur à deux pour une chambre double et 19 nuits puisque nous avons pris 3 trains de nuit Dont visites = 160 eur/p Repas moyen = 2-3 eur/pers. En moyenne 10 eur/p par jour nous ont suffit
Coût total = environ 1700 eur/pers
Pour la lisibilité du texte, le récit de quelques "aventures" est en italique et peut être sauté. Il n'apporte pas de coté pratique, mais fait partie de notre "carnet de voyage".
Jour 0 - Départ de Marseille en train pour Nice puis vol Nice-Dubaï-Pekin
Jour 1 : Arrivée à Pékin
Pékin nous voilà ! Nous arrivons à Pékin en milieu d’après midi. Après avoir récupéré nos sacs, passé la douane et retiré des yuan au distributeur de l’aéroport, nous achetons au guichet nos tickets de métro pour le centre-ville. Nous découvrons le ticket de métro pékinois, une carte magnétique. Il suffit de la poser sur le lecteur et "magie magie" le tourniquet s’ouvre. Les stations sont indiquées en chinois et en anglais, nous nous dirigeons facilement pour les changements. Nous y sommes ! A la sortie, un agent indique aux gens où insérer leur ticket de métro, qui est conservé et réutilisé… Le premier contact avec les Chinois se fait à la sortie du métro. Il nous faut maintenant trouver notre hôtel, la nuit commence à tomber et il n'est pas 18h… Nous approchons un Chinois notre plan et notre adresse à la main. Gagné, il parle anglais et nous indique la route. Nous rentrons dans une ruelle qui se rétrécit petit à petit, nous croisons des vélos, quelques échoppes. L'Asie est à portée de la main ! 10 minutes plus tard, nous arrivons à l'auberge de jeunesse, choisie sur internet. L'entrée est sympa, avec des lanternes rouges. On nous demande nos passeports pour nous enregistrer, nous visitons la chambre. Crevés par le voyage, nous sortons quand même prendre notre premier repas en Chine. Nous nous laissons tenter par un délicieux poulet aux cacahuètes et des nouilles. Le tout est très bon, mais plutôt épicé. Nous découvrons la vraie cuisine chinoise !
Beijing Saga International Youth Hostel. 240 yuan avec 2 lits simples (ou twin, le standard en Chine) et salle de bain privée.
Jour 2 : Rencontre avec Pékin
Premiers repérages à hôtel, qui organise des excursions à la muraille de Chine et peut acheter des billets de train. Nous demandons les horaires pour Chengde, où nous voulons aller d'ici 2 jours, et surtout pour Pingyao-Xi'an, problématique car nous nous y rendrons le jour de la Fête Nationale (1er octobre) et nous ne savons pas à quoi nous attendre, hormis beaucoup de monde. De plus, Pingyao ne fait pas partie de la même région et normalement un billet ne peut être acheté que de la gare de départ. Apparemment, les trains fonctionnent mais risquent d'être bondés. Pour réserver les billets, il faut téléphoner à la gare. La ligne étant occupée, on nous conseille de revenir le soir. Mais les billets risquent de se vendre, nous avons choisi un train de nuit et il n'y en a pas beaucoup. Nous sommes le 21 septembre et nous savons que les billets sont vendus 10 jours à l'avance. Il est temps de les acheter !... Achat des billets de train pour tout le voyage dans une agence du CITS*. Nous y restons 5 heures (!), mais nous avons réservé nos billets pour les 3 semaines de voyage et même pour les trajets en dehors de la région de Pékin. Nous payons une grosse commission (sur 180 eur de billets par personne, il y avait 50 eur de frais…) mais nous sommes soulagés, les trains en période de vacances scolaires étant pris d'assaut. En même temps, nous avons l'impression désagréable d'avoir perdu une journée. Nous reprenons le métro et nous dirigeons alors vers la place Tianmen. La photo de Mao trône. L'endroit est bondé. Nous prenons quelques photos et le temps de traverser la route par un passage souterrain, la nuit tombe sur Pékin. Nous repérons aussi l'entrée de la Cité Interdite pour le surlendemain. Nous rentrons à hôtel où nous rencontrons 3 retraités Français avec lesquels nous échangeons nos premières impressions.
* L'achat des billets de trains ou comment passer 5 heures dans une agence chinoise (CITS) Nous décidons de nous rendre dans une agence du CITS (agence touristique d'état, conseillée par une amie). Nous prenons donc le métro, achetons un ticket à 2 yuan, passons nos sacs au contrôle et nous dirigeons aisément dans le métro. Les rames sont ultramodernes, avec des écrans diffusant une chaîne d'information et des publicités. Dans les wagons, les Chinois ont les yeux rivés à leur téléphone portable et envoient des sms à tout va ou jouent. On se croirait à Paris ! A la sortie du métro, nous demandons notre chemin à quelqu'un. Très serviable le jeune homme passe un coup de fil au CITS pour confirmer l'endroit et nous l indique. Nous sommes agréablement surpris. Nous tournons malgré tout une bonne demi-heure avant de trouver l'agence par hasard. Nous entrons, il est 11h. Une jeune femme parlant anglais nous accueille. Nous souhaitons réserver les billets Pékin-Taiyuan et surtout Pingyao-Xi'an qui nous causent souci. N'étant pas sûre de comprendre notre trajet, la jeune femme téléphone donc à une de ses collègues et me la passe. Me voilà conversant en anglais au téléphone ! Avec 6 heures de décalage horaire… Nous avons le projet de faire une visite (la Résidence des Qiao) entre Taiyuan et Pingyao, en prenant un taxi ou un bus. Nous avions trouvé quelques éléments de réponse sur les forums mais je pose la question. On me dit qu'il faut se renseigner à l'agence locale et que l'on me rappelle. 5 minutes plus tard, on me propose une excursion en taxi de Taiyuan à Pingyao via la Résidence des Qiao pour 60 euro. Connaissant le prix du bus (moins de 10 euro), nous déclinons, nous étant assurés que le trajet est bien réalisable en bus. On nous propose aussi un hôtel au passage. Mais nous l'avons déjà réservé par internet. Reste à réserver le fameux train. Nous précisons que nous voulons prendre les billets Pékin-Taiyuan le 28 septembre uniquement si le train de nuit Pingyao-Xi'an du 30 est disponible (sinon il faut revoir tout le programme). Ayant déjà repéré les trains que nous souhaitions prendre sur internet (merci qui ???), nous donnons carrément les numéros. Bingo ! Il reste quelques places en couchettes de 2e classe pour le Pingyao-Xi'an et nous choisissons la 1ère classe assise pour le Pékin-Taiyuan. Nous sommes soulagés. Nous découvrons amusés la façon de travailler des Chinois. On fait un bon en arrière d'une cinquantaine d'années. Tout se fait par écrit et par téléphone, malgré les deux ordinateurs présents. Nous pensons que les billets doivent être achetés physiquement à la gare et que nous aurons une petite commission à payer. Arrive alors une dame (celle que j'avais eu au téléphone) qui prend le relais. Effectivement elle est plus à l'aise en anglais. Elle nous demande si nous avons besoin d'autre chose. Du coup, nous prenons nos billets Pékin-Chengde (nous l'écrivons, car notre prononciation s'avère incompréhensible pour les Chinois, d'autant qu'il existe une autre ville, Chengdu). Le train le plus rapide met 4h alors que les autres prennent 7h. Nous choisissons la classe supérieure (qui coûte seulement 2 euro de plus) et réservons le billet. Tout se passe par téléphone. Pourtant, les billets sont émis directement au guichet de l'agence… Pour 60 yuan (6 eur), nous avons un ticket pour parcourir 230 km ! Place au retour maintenant. Là les choses se compliquent, le retour 2 jours plus tard est complet. Il faut voyager debout (pendant 4 heures…!) ou modifier nos dates. Qu'à cela ne tienne, nous sommes flexibles puisque notre excursion de 2 jours à Chengde se fait à partir de Pékin et que nous avons prévu d'y rester 5 jours au total. Nous devons donc annuler nos billets aller. Nous avons la surprise de constater que l'annulation est payante (17 yuan par billet). Re-coups de téléphone, écritures, re-émission de billet. On nous demande si nous avons un hôtel sur place (nous sommes quand même dans une agence de voyage). De nombreux hôtels sont complets (pourtant ce n'est pas le week-end) et finalement, nous nos retrouvons dans un hôtel 4 étoiles avec petit déjeuner-buffet pour environ 45 eur. C'est un peu plus cher que toutes les chambres que nous avons réservées, mais comme ça reste raisonnable, nous acceptons. Nous paierons hôtel sur place. Nous tentons alors de réserver un billet pour un départ dans plus de 10 jours et, surprise, cela ne semble pas poser de problème. Allons-y gaiement ! Nous prenons alors le billet Xi'an-Shanghai en train de nuit le 3 octobre. Il y a de la place en couchettes molles (1ère classe). Re-téléphone, etc… Devons-nous réserver la suite du voyage ? Je m'étais laissé au moins une semaine en Chine pour prendre des informations supplémentaires sur la montagne jaune (Huangshan). En effet, malgré la lecture de forums et du guide, ce point me semblait plutôt flou. En même temps, je savais que notre excursion tombait en plein pendant les vacances scolaires et qui plus est le week-end, d'où le risque que les trains soient bondés là encore. Nous préférons "assurer" notre programme et prenons un train Shanghai-Hangzhou tôt le matin du 7 octobre pour pouvoir prendre un bus (ou un autre train) pour le Huangshan et le train de nuit Hungshan-Shanghai pour un retour le 9. Vient l'heure de la facture, très détaillée. Les prix sont bien ceux que j'avais relevés sur internet. On nous explique les commissions ajoutées, les réservations. Total : 3652 yuan (soit environ 360 eur de billets de train pour 2 personnes et des milliers de kilomètres). Cela ne nous paraît vraiment pas cher. Mais il est plus de 14 heures et nous commençons à en avoir marre et un peu faim. Nous demandons si nous pouvons régler par carte bleue mais il ce n'est pas possible. Nous allons devoir retirer de l'argent car nous ne pensions pas régler tous nos billets de train d'un coup ! Nous les prévenons que nous en profiterons pour déjeuner (des fois qu'ils effacent les réservations !). Nous repérons un distributeur, et allons manger. Nous entrons dans un petit restaurant où la cuisine semble fermée mais la serveuse nous fait signe d'entrer. Elle nous emmène au fond de la salle où son mari regarde la télévision en attendant les clients. Branle-bas de combat ! Des européens dans le restau… Nous tentons de demander le menu, puis le menu en anglais… Peine perdue ! Heureusement qu'il y a des photos. Nous prenons deux plats un peu au hasard. Nous nous régalons. En sortant, nous passons devant un institut de "foot massage". Les prix attirent notre regard : seulement une quinzaine d'euro pour une heure. Impensable ! Nous entrons et demandons quelques renseignements, plus la carte de visite ! Retour au CITS. Tous les documents ne sont pas prêts. Nous ne comprenons plus rien. Les agents sont encore en train d'écrire des papiers. Nous prenons les billets de train pour Chengde et Taiyuan. On nous explique ensuite comment récupérer les billets de train au départ des autres régions. On nous donne des "bons pour échange" que nous donnerons dans des hôtels ou des agences locales du CITS. Le problème, c'est que nous n'avions pas toutes les adresses de nos hôtels sur nous et du coup, l'agence ne savait pas trop où nous envoyer dans certaines villes. Nous avons prié pour que ce ne soit pas trop contraignant au final ! Nous réglons enfin. Il est 16 heures… Nous commençons à comprendre que nous ne sommes pas au bout de nos surprises dans ce pays, qu'il faut s'armer de patience et accepter la différence de culture.
Jour 3 : La muraille de Chine (Mutianyu), Tour de la Cloche et Tour du Tambour (Pékin)
Nous avons choisi l'excursion organisée par notre hôtel (meilleur rapport temps passé sur la muraille – prix). Nous sommes un petit groupe de 7 personnes dans lequel nous retrouvons les Français vus la veille. Nous prenons un minibus et nous découvrons la conduite chinoise durant environ 1h30. Le klaxon est de rigueur et la bande d'arrêt d'urgence sert régulièrement de 2e voie ! Bref, nous avons failli mourir dix fois sur le trajet… En arrivant sur place, nous trouvons une armée de magasins pour touristes, les commerçants prêtes à dégainer leurs souvenirs sur nous ! Montée à pied (45 min). Ballade de 3 h sur la muraille, coté opposé aux téléphériques pour être plus tranquilles. Des centaines de marches ! Impressionnant. La forme de la montagne est parfaitement épousée par la muraille et à certains endroits, les marches sont très verticales. Déjeuner (inclus) dans un restaurant au pied de la muraille. Retour à hôtel en début d'après midi. Tour de la Cloche et tour du Tambour où nous assistons à un spectacle de tambours. Petit tour à pied dans les hutongs. Nous repérons aussi notre futur hôtel après notre étape à Chengde. Le Red Lantern retient notre attention pour sa cour carrée traditionnelle.
Jour 4 : Cité interdite et Temple des lamas (Pékin)
Nous commençons tôt par la place Tianmen (coté Mausolée), pour arriver à la Cité Interdite (entrée sud). Majestueuse ! Gigantesque ! Il faut dire qu'elle fait un carré de un kilomètre par un kilomètre. Elle me rappelle Hué au Vietnam. Énormément de petits "palais", aux frontons reluisants. Des dragons, des phœnix, du rouge, du vert, du bleu et du doré. Ainsi que les toits jaunes, couleur impériale. Souvent les palais ne se visitent pas ou alors ils sont transformés en salles de musée. Mais beaucoup de monde. Nous en ressortons 5 h plus tard, par la porte nord, crevés et encore, nous n'avons pas tout fait ! Nous rentrons déjeuner dans un petit restaurant qui ne paye pas de mine. Des hauts parleurs à fond pour attirer le client. Nous goûtons à de sublimes raviolis au porc. Du coup, nous en redemandons aux champignons. Il se révèleront être les meilleurs raviolis de tout le voyage ! Nous tentons ensuite de prendre un taxi (le premier) pour aller au Temple des Lamas. Nous demandons le tarif mais cela nous semble trop cher. Nous décidons ensuite de prendre une sorte de triporteur-taxi qui roule à deux à l'heure. On aurait mieux fait de prendre un taxi ! Nous apprendrons plus tard que le compteur existe, que la prise en charge coûte 10 Y pour 4 km puis 2 Y par km. En fait la course nous aurait coûté 1 eur… Nous découvrons le Temple des Lamas. Nous entrons par un magnifique portique. L'endroit est reposant, il y a beaucoup de gens qui viennent prier… et beaucoup d'encens ! Gigantesque statue de Bouddha en bronze. Pour profiter des bienfaits de la culture chinoise, nous choisissons ensuite de nous offrir un massage des pieds pour récupérer, mais le massage chinois s'avère très douloureux pour moi !
Auberge en face de la gare centrale (stratégique) 160 yuan, chambre twin, salle de bain/WC en commun
Jour 5 : Train pour Chengde. Temple de l'école du Potala et Temple de la paix universelle (Chengde)
Départ de la gare centrale de Pékin pour aller à Chengde. C'est l'aventure : se diriger dans notre première gare, trouver la salle d'attente spécifique à notre train, trouver le quai, le wagon… En effet, il faut trouver les quelques mots d'anglais dans toutes les inscriptions en chinois. Finalement c'est moins sportif que ce que nous pensions. On dirait un vieux train Corail. Nous découvrons qu'il y a de l'eau au chaude à disposition dans le train, tout le monde se fait un thé ou des nouilles. Cela nous donne des idées pour la suite du voyage… Beaucoup de champs de maïs coté paysages mais rien d'exceptionnel. Arrivés à la gare de Chengde, nous prenons un taxi pour 10 Y. En fait, hôtel est assez proche de la gare mais nous préférons gagner du temps, nous avons 2 visites pour l'après-midi. Nous rencontrons à l'accueil de hôtel Loïc, un Français qui voyage en solo. Comme il a le même programme que nous, nous partageons un taxi ensemble pour aller au Temple de l'école du Potala. On se croirait au Tibet. C'est la réplique du Potala de Lhassa. Tout en haut sur la terrasse, un mat tibétain avec les drapeaux de prières. Nous croisons aussi la route d'un car de touristes français. Sympathisant avec eux, nous nous rendons compte que nous sommes dans le même hôtel Comme ils vont aussi au Temple de la paix universelle situé à 1 ou 2 km, Florent leur demande s'ils peuvent nous y déposer avec leur car, ce qu'ils acceptent avec plaisir. Nous les perdons ensuite car ils ont un 3e temple à visiter. Nous prenons notre temps car nous voulons profiter du temple, d'inspiration chinoise et tibétaine lui aussi. Il contient une énorme statue du Bouddha de la Compassion, en bois et qui possède 40 paires de bras. Nous montons le plus haut possible et trouvons des chaînes entourées de milliers de cadenas. Il paraît que les inscriptions sont des mots d'amour… Nous rentrons à hôtel en bus pour profiter de notre chambre 4 étoiles. La nuit est tombée et nous avons une jolie vue sur un pont éclairé.
Hotel Yunshan : 450 Y chambre twin avec petit déjeuner buffet
Jour 6 : Parc impérial et Palais d'été (Chengde). Retour à Pékin en train.
Après un petit déjeuner-buffet royal, nous allons visiter le Parc impérial. Nous nous y rendons en taxi. Comme nous y sommes relativement tôt, nous pouvons voir des Chinois pratiquer le Taï-Chi. C'est très beau. Il y a des petits lacs, de petits palais et nous nous y baladons 2 bonnes heures. Ca change de tout ce que nous avons vu jusqu'à présent. Il nous reste à voir le Palais d'été, qui est une sorte de petite Cité Interdite. Nous nous laissons 2 heures pour la visite car notre train part à 13h. Nous passons récupérer nos sacs à hôtel et allons à la gare. Nous en profitons pour acheter un thermos à thé ainsi que du thé. La gare de Chengde s'avère plus houleuse qu'à Pékin. Nous sommes parqués devant des tourniquets fermés. Quand ils s'ouvrent pour laisser l'accès au quai, nous nous frottons aux Chinois et à leur façon si "délicate" de pousser leurs semblables. Nous découvrons le sport national : le coude à coude. Nous prenons le train pour Pékin et arrivons en début de soirée à notre nouvelle auberge, le Red Lantern, que nous avions réservé avant le départ à Chengde. Situé dans des "hutongs", c'est une maison chinoise typique avec une cour carrée, une "Siheyuan". Nous tentons un petit restaurant de nouilles qui a attiré notre regard. On nous regarde beaucoup, surtout par curiosité. Nous commandons notre plat en montrant les assiettes des autres clients. Mais nous ne sommes pas très doués pour manger des nouilles avec des baguettes. Nous voyant un peu embarrassés, le serveur vole à notre aide en nous montrant comment retourner les nouilles avec la sauce, et les enrouler autour des baguettes à l'aide de la cuillère. Tout le monde rit et nous aussi. Terrible !
Hotel Red Lantern. 260 yuan avec 2 lits simples et salle de bain privée
Jour 7 : Palais d'été et Maison du Prince Dong (Pékin)
Départ très tôt pour un dimanche mais maintenant nous savons qu'il faut partir de bonne heure pour éviter (un peu) les cars de touristes chinois. Le Palais d'Eté n'est pas tout près du centre et à ¼ d'heure de la sortie du métro Beigongmen (ligne 4). Une fois sur place, c'est l'enchantement. Encore plus diversifié qu'à Chengde, le parc est magnifique, s'étend sur les hauteurs et près d'un lac. Les Chinois viennent en famille ou retrouvent des amis pour jouer aux cartes, aux dominos, danser, chanter… Là encore des dizaines de petits "pavillons" égayent le parc. Nous prenons le bateau pour rejoindre l'autre rive. Nous passons la matinée entière à nous promener au soleil. Nous montons tout en haut pour avoir la vue sur le lac et on aperçoit Pékin au fond. C'est immense ! Ensuite, nous allons voir la Maison du Prince Dong que l'on nous a conseillé. Effectivement, ça change encore de tout ce que l'on a pu voir auparavant. En sortant, nous prenons un pousse-pousse pour une petite balade dans les hutongs. La négociation est difficile et croyons obtenir un bon prix. Mais il est tellement bas que notre homme pédale au ralenti et nous laisse même finir à pied ! Sur le chemin, je visite seule une "sihueyan" (maison traditionnelle) moyennant 20 Y, ce que nous trouvons relativement cher mais nous sommes là pour ça aussi… Effectivement, la maison est mignonne. Nous nous retrouvons sur les bords du Lac Houhai. La nuit tombe, les lanternes s'éclairent. L'endroit est très romantique. Nous décidons de boire un verre dans un bar qui est en fait un club d'aviron. Nous sommes seuls au bord du lac. Sur le chemin du retour, mon attention est attirée par la devanture d'un luxueux restaurant. On dirait une sihueyan. Prétextant de voir la carte, nous en profitons pour jeter un œil à l'intérieur. Magnifique. La maison est restaurée, la cour carrée est toute pavée et de petites salles permettent de prendre un repas en privé. Malheureusement, n'ayant pas très faim, nous partons à la recherche d'un repas moins copieux.
Jour 8 : Temple du Ciel, Qianmen, rue Dazhalan (Pékin)
Le Temple du Ciel, très prisé par les Chinois et en photo dans tous les guides, en impose lui aussi par sa splendeur. Comme tous les monuments à Pékin, il est repeint régulièrement et les frontons colorés de bleu, vert, rouge et or sont resplendissants. C'est une alternance de ronds et de carrés dans tout le parc, symbolisant le Ciel et la Terre. Ensuite nous allons faire un tour dans le marché Hi fi de Hongqiao, par curiosité. Nous trouvons des copies de lecteurs de MP3 et d'appareils photos pour quelques euro. N'étant pas intéressés, nous déclinons les offres des vendeurs et nous constatons alors que les prix diminuent alors vertigineusement. Ils sont divisés par 10 quand nous nous éloignons un peu trop de leurs stands… Nous le saurons pour nos futurs achats !!! Puis nous allons vers Qianmen Dajie, rue bourgeoise restaurée à l'ancienne, avec des boutiques que nous connaissons bien au milieu… Nous avions déjà vu les enseignes Dia, Séphora et Starbuck Coffee mais là, c'est une rue européenne qui s'offre à nous ! En remontant vers le nord, nous bifurquons ensuite à gauche dans la rue Dazhalan, plus "commerces pour touristes" et nous nous y perdons avec délices. Nous achetons du thé après l'avoir goûté. En passant devant un institut de "foot massage", nous nous laissons tenter par un autre massage, après avoir négocié le tarif, comme il se doit.
Jour 9 : Train pour Taiyuan, Résidence des Qiao, Pingyao
Nous partons en taxi cette fois pour rejoindre la gare de l'ouest. Toujours un peu de stress en arrivant à la gare car presque toutes les indications sont en chinois. Nous nous retrouvons dans un train ultramoderne et super luxueux. Nous sommes épatés. En 4 heures, nous arrivons à Taiyuan. Maintenant le plus dur reste à faire : aller à la gare routière et prendre un billet pour Pingyao. En sortant de la gare, nous abordons un couple qui parle anglais. Chance ! Mais il n'est pas du coin. Un petit attroupement de curieux se forme et du coup, le jeune homme demande aux locaux les précieux renseignements, comme le numéro du bus pour aller à la gare routière. Je lui pose les questions en anglais et il fait de même en chinois. Que du bonheur ! Nous notons tout sur une feuille et lui demandons de l'écrire en chinois. Ca peut toujours servir ! On nous conseille de prendre le train, plus simple. Nous retournons dans la gare. Mais devant l'affluence au guichet, nous renonçons. Le temps de faire la queue et d'attraper un train, il fera nuit… Nous revenons à nos plans initiaux : nous abandonnons l'idée du bus et nous prenons une moto-taxi pour aller à la gare routière. Après tout, nous sommes riches ici, autant en profiter ! Nous prenons donc le premier car pour Pingyao et sommes tout fiers d'avoir acheté nous même nos billets. Niveau timing, nous n'avons pas perdu de temps, et devrions arriver vers 14h30 à Pingyao. Nous demandons au chauffeur, guide de conversation en main, si le car passe devant la Résidence des Qiao. Bingo ! En plus il y a des bus toutes les heures. Nous allons pouvoir effectuer notre visite en cours de trajet, comme nous le souhaitions… Arrivés au village de Qiao Jiada Yuan, nous descendons. Il nous suffit de suivre un car de touristes pour arriver facilement à la Résidence. Nous laissons nos sacs à dos à la consigne pour visiter tranquillement. Il s'agit de 4 maisons traditionnelles, dont l'intérieur est transformé en petits musées. La visite se termine par un petit jardin puis à la sortie, nous tombons sur des dizaines de marchands qui se sont installés là. Un peu lassés, nous filons attraper le car pour Pingyao. Après quelques déboires avec le chauffeur, nous arrivons à Pingyao. Il fait nuit et il faut rentrer dans la ville fortifiée. Nous prenons un cyclo-pousse (tarif négocié bien sûr) pour aller à hôtel Nous arrivons alors dans une splendide demeure. Nous avions pris une chambre traditionnelle "de luxe" et nous ne sommes pas déçus. Il s'agit d'un lit en bois surélevé avec du mobilier chinois. Nous "négocions" le petit déjeuner gratuit avec le gérant de hôtel, Bob, et partons à la découverte de la "ville des lanternes" de nuit.
Zhengjia Hotel, 350 yuan, chambre "de luxe" typique, salle de bain privée
Jour 10 : Maisons traditionnelles (Pingyao)
Après notre petit-déjeuner, nous achetons notre "pass" qui permet de visiter toutes les maisons traditionnelles et quelques temples. Valable 2 jours, il faut absolument le faire tamponner le soir même à un autre guichet pour avoir le droit de s'en servir le lendemain. Nous commençons donc par la banque Rishengchang puis la maison du banquier Lei Lütai. Mais après la Résidence des Qiao, tout semble bien fade et surtout répétitif. La pierre grise et le ciel nuageux y sont peut être pour quelque chose. La porte d'entrée ou la façade sont souvent plus impressionnantes que l'intérieur. Mais chacun ses goûts. Nous devons aussi penser à récupérer nos billets de train Pingyao-Xi'an. Nous devons les prendre dans un hôtel situé dans une des rues principales. Nous nous y rendons et prenons nos billets en échange du petit papier bleu. Nous vérifions bien la date et partons satisfaits. Nous préférons ensuite nous balader dans les rues animées et restaurées pour les touristes, à la recherche d'un petit restaurant pour le soir. Pingyao est le paradis des nouilles et autres raviolis vapeur : oreilles de chats, mountain noddles, nouilles coupées au couteau, etc… Ensuite, nous quittons les rues commerçantes pour nous diriger vers les remparts et les cotés peu (ou pas) mis en valeur de Pingyao. Nous faisons tamponner notre pass à l'extérieur de la porte Sud. Florent s'achète une veste en lin pour 3 eur ! Le jour tombe et les lampions s'allument peu à peu. La ville est vraiment magnifique, même si elle fait un peu "musée". Nous dînons dans la cour intérieure d'un restaurant, loin du bruit de la salle. De retour à hôtel, nous nous rendons compte que le prix inscrit sur nos billets de train n'est pas celui qui est mentionné sur notre facture, il est beaucoup moins cher ! Nous réalisons alors que nous nous sommes pris une double commission : l'une pour le CITS et l'autre pour l'agence locale. Nous avons l'impression désagréable de nous être faits un peu "avoir".
Jour 11 : Balade dans Pingyao et train de nuit pour Xi'an
Nous visitons encore deux maisons, admirons la vue sur la rue du sommet d'une tour et partons nous balader dans les rues si sympathiques de Pingyao. A midi cette fois-ci, nous mangeons "dans la rue", à la grande joie du cuisinier. Il y a tant de sortes de nouilles à tester ici ! Un peu de shopping pour finir, je m'achète une écharpe en Pachmina que je ne quitterai plus. Nous passons l'après midi à regarder les gens, les marchands de bonbons, de raviolis. Nous retournons à hôtel pour envoyer quelques mails, boire une bière et prendre nos sacs. Bob nous fait accompagner à la gare où nous allons prendre notre premier train de nuit. Arrivés en avance à la gare, nous observons les Chinois ainsi que d'autres touristes. Le train a du retard. Nous nous y attendions, c'est la veille de la Fête Nationale, le premier jour des vacances scolaires. Tout doit être plein. Bizarrement, il y a peu de monde à la gare de Pingyao. Nous pensons que beaucoup de gens sont montés à Taiyuan. Les gens commencent à se lever les uns après les autres pour se poster près des portes. Nous entamons la discussion avec un couple d'anglais qui vont dans le même wagon que nous. Le train est à l'approche, les portes donnant accès au quai s'ouvrent. Nous sommes dirigés en fonction de notre wagon pour attendre au bon endroit. La brume donne une atmosphère surnaturelle. On se croirait dans un film. Le train arrive enfin et nous avons 3 minutes pour grimper dedans. Ouf ! Nous sommes accueillis par le responsable du wagon qui contrôle nos billets et nous indique nos couchettes respectives. Le wagon est à moitié plein, il y a déjà des gens qui dorment. Il est minuit passé. Nous découvrons les couchettes "dures". 6 couchettes par compartiment, chacune munie d'un oreiller et d'une couette. Grand confort ! Je prends la couchette supérieure et Florent la médiane. Nous plaçons les sacs en hauteur. Mais il n'y a pas de porte ! Donc pas mal de bruit avec les allées et venues durant la nuit. Il y a un contrôleur par wagon qui surveille que le voyage se passe bien. Nous sommes rassurés.
Jour 12 : Arrivée à Xi'an, jour de la Fête nationale, quartier hui
Le premier jour des vacances scolaires ou comment apprendre la zen attitude Nous arrivons à la gare de Xi'an vers 10 heures. Une personne de notre hôtel doit venir nous chercher mais le train a 2 heures de retard. Nous a-t-on attendus ? Nous comprenons rapidement que ce jour de Fête Nationale n'est pas comme les autres. Une immense cohue dès la descente du train nous emmène à la sortie de la gare. Il vaut mieux ne pas résister et suivre le flot. Malheureusement, nous ne voyons aucun panneau d'accueil. Nous comprenons ensuite que nous avons pris la mauvaise sortie et que nous ne sommes pas passés devant les panneaux. Il faudrait rentrer à nouveau dans la gare pour prendre l'autre sortie mais c'est peine perdue. D'autant que la police veille au grain et ils n'ont pas l'air tendres avec ceux qui s'écartent de la route. Je laisse Florent avec les sacs et pars à la recherche d'un panneau indiquant nos noms ou celui de hôtel Nous nous rendons à l'évidence, personne ne nous attend. L'esplanade est noire de monde. Comme hôtel où nous devrons récupérer nos billets Xi'an-Shanghai est situé face à la gare, nous partons à sa recherche. Nous le trouvons facilement. Nous présentons notre bon "bleu" puis on nous demande d'attendre. Prenant notre mal en patience, nous demandons à téléphoner à notre hôtel pour qu'ils viennent nous chercher. Mais il n'y a pas de téléphone à la réception (nous sommes pourtant dans un hôtel 4 ou 5 étoiles !). Sympa l'homme à l'accueil nous prête son téléphone portable. Après un grand moment de solitude où l'on me répond que hôtel est complet, j'explique (toujours en anglais bien sûr) que nous avons échangé des mails, que j'ai réservé une chambre pour 180 Y il y a deux mois et qu'on devait venir me chercher à la gare. Finalement, on retrouve mon nom et on me dit que la personne s'est bien déplacée mais que nous n'étions pas là et qu'il faut maintenant prendre le bus n° 306… dans la rue noire de monde… Un peu déçus, nous commençons à nous impatienter pour les billets. Peut être qu'ils ne sont pas prêts, peut être qu'ils ne sont pas encore allés les chercher, peut être que ça va prendre des heures, peut être qu'il vaut mieux revenir demain ?! Impossible toutefois de poser ces questions, on nous répond qu'on ne sait pas et que le responsable est quelque part dans hôtel et qu'il va arriver… responsable de quoi, nous ne saurons jamais ! Ah le choc des cultures… Nous nous renseignons pour savoir où est situé le fameux arrêt de bus. Il se trouve "en face, à coté du KFC". Entre temps, un monsieur arrive et nous tend les billets. Vérification de la date, mais l'heure est décalée, nous partons 2 h plus tôt que prévu. A bout de nerf, nous disons merci et au-revoir… Ils ont du nous prendre pour des touristes-tarés ! Maintenant, à la recherche de ce fichu bus ! Nous nous dirigeons vers l'endroit indiqué, mais au final, nous voyons 2 KFC… Le numéro du bus inscrit sur un papier, nous demandons aux gens dans la rue. Nous atterrissons, non sans avoir joué des coudes à notre tour, devant un semblant d'arrêt de bus mais la rue est en travaux, et les voitures passent avec difficulté car tout le monde est sur la chaussée. La Fête Nationale, que du bonheur !!! Prenant notre mal en patience, nous attendons… Des bus passent, mais jamais le notre. Puis nous décidons de prendre un taxi… Peine perdue, quand ils arrivent à se frayer un chemin dans la foule, ils sont déjà pleins. Nous décidons alors de nous éloigner de l'arrêt de bus pour en trouver un autre qui sera moins bondé ou un taxi vide, l'espoir fait vivre. Nous marchons 5 minutes dans la foule, en jouant des coudes (!). Et soudain, nous voyons notre bus arriver au loin. Nous commençons à courir pour l'attraper mais avec les sacs ce n'est pas évident…Florent bouscule tout le monde et grimpe dans le bus. Je le suis de près, m'étant agrippée à son sac, dès fois que le bus parte sans moi…
Nous arrivons à l'auberge de jeunesse et posons nos sacs. Nous décidons de nous balader dans la ville l'après-midi. Nous n'avons pas envie de visiter des temples alors nous errons au peu au hasard. Nous nous retrouvons dans le quartier Hui, ethnie musulmane chinoise. C'est un amoncellement de vendeurs ça et là, principalement de nourriture. Des sucreries au miel, des nouilles, des légumes et même de la viande posée là sur les étals !!! Un peu écœurés par le mélange des odeurs et la pluie, nous rentrons. De retour à hôtel, une "dumpling party" est prévue le soir. Il s'agit d'un cours de cuisine de raviolis chinois (Jiaozi) offerte par hôtel Nous sommes environ 15 personnes et une jeune chinoise, Micky, nous montre comment préparer la farce et la pâte. Ensuite, travaux pratiques, c'est à notre tour. Pendant 1h30, nous façonnons les petits raviolis. A 15, le volume produit est assez important. Micky nous propose ensuite de les faire cuire et de les manger tous ensemble, ce que nous acceptons. L'ambiance est très sympa, cosmopolite et pendant la cuisson, nous attaquons l'apéro… in english of course ! Nous passons une agréable soirée en compagnie d'Anglais, Australien, Mexicain, Français, que sais-je… Ils souhaitent finir leur soirée dans la boite de nuit de l'hôtel Ayant une grosse journée prévue le lendemain, nous les laissons, non sans regrets… Mais demain les soldats de terre cuite nous attendent et, avec la Muraille de Chine, ils sont notre deuxième passage "obligé" de notre voyage. Finalement, notre chambre se trouve située juste au dessus de la boite de nuit en question… Dur dur d'être un touriste ! Au final nous n'aurons pas vu la fête nationale fêtée par les Chinois, seulement des milliers de petits drapeaux rouges accrochés absolument partout.
Shuyuan International Youth Hostel, 180 yuan, chambre twin, salle de bain privée
Jour 13 : Armée des soldats en terre-cuite de l'Empereur Qin, les remparts (Xi'an)
Lever relativement tôt pour attraper plus facilement un bus allant vers le site de l'armée des soldats en terre cuite, à 40 km de Xi'An. Il faut d'abord prendre un bus pour aller à la gare et un autre bus pour aller à Bingmayong. L'expérience de la veille nous hante un peu et nous ne savons pas ce que nous allons trouver à la gare routière. Finalement, plus de peur que de mal, on arrive même à renseigner une Française, qui va au même endroit que nous. Nous nous insérons dans la file d'attente du bus, et nous attendons notre tour, qui viendra rapidement. Tout le monde a une place assise. Durant le trajet, nous discutons avec des étudiants chinois. On fait un peu "attraction". Un peu timides, ils nous posent des questions en anglais. C'est sympa. Après environ 1h de trajet, nous arrivons sur les lieux vers 10 h. Les jeunes nous indiquent la direction du site et où reprendre le bus pour le retour. Nous sommes contents car le monde est largement supportable en comparaison de l'épisode de la veille "gare de Xi'An". Le site est très grand en fait, composé de 3 fosses avec des milliers de soldats et 2 musées. Nous commençons par les plus petites pour finir par la plus impressionnante. Les soldats en terre cuite sont magnifiques de réalisme et tous différents. Les coiffures, les mains, les statures, la position des pieds sont unique pour chaque statue. Nous prenons notre temps pour nous poser et admirer chaque soldat. Les chevaux sont représentés aussi. Ensuite quelques spécimen sont exposés dans de petites salles pour les admirer de plus près. Car on ne peut pas approcher les soldats dans les fosses. On est souvent en hauteur. Nous terminons par les salles musées, rapidement car nous commençons à fatiguer, ça fait 3 heures que nous sommes là, et les touristes commencent à arriver. Et quand les touristes chinois débarquent, il vaut mieux s'en aller, c'est une vague humaine ! Nous nous reposons dans la verdure environnante puis sortons du site, non sans passer devant plusieurs marchands, idéalement placés. Certains proposent à manger et la faim se fait sentir. Nous nous laissons tenter par du tofu, puis diverses petites brochettes. Nous nous dirigeons ensuite innocemment vers l'arrêt de bus. Et là, nous nous rappelons que ce sont les vacances et que nous sommes sur l'un des sites chinois les plus fréquentés…
Le deuxième jour des vacances scolaires ou comment apprendre la zen attitude (2) Des voitures et des bus sur 3 files, dans les deux sens, alors qu'il n'y a qu'une seule route pour accéder au site de l'armée des soldats en terre cuite. Un embouteillage monstrueux ! Et nous commençons à chercher notre arrêt, un peu moins sereins…. Il y a beaucoup de monde à pied et nous comprenons que tous ces gens veulent la même chose que nous : attraper un bus pour rentrer chez eux. Tout en marchant, nous observons le lent ballet des bus et des voitures, qui se croisent, qui font des demi-tours osés, mais au ralenti et sans trop d'excitation finalement. Ils sont plutôt calmes, même. Déjà les bus ne desservent plus l'arrêt final et font demi-tour avant car sinon, ils ne pourront plus passer, ou alors ils vont rester coincés tellement longtemps pour faire 100 mètres que ça ne vaut pas la peine. Dois-je préciser que ce sont les mêmes bus qui font le retour…? Quand les bus arrivent à faire leur demi-tour parmi les trois files de voitures, ils sont ensuite pris en chasse par les gens qui veulent grimper dedans. Xi'An la gare, épisode 2, le retour !!! Nous laissons passer quelques bus et nous en repérons un à l'avance… qui finalement ne s'arrête pas devant arrêt prévu mais là où il y a le plus de monde. Loupé. Le suivant, lui, s'arrête beaucoup plus tôt, se charge à bloc et encore loupé pour nous. Nous changeons de position en riant (un peu jaune quand même, sans mauvais jeu de mots). Nous voyageons léger mais il nous faut courir dès qu'un bus s'approche pour tenter de grimper dedans. Enfin, l'un s'arrête près de nous. Nous hésitons entre la porte de devant ou celle du milieu (et oui, tout devient alors stratégique), et là tout le monde pousse… Je m'aggripe tant bien que mal à Florent, et finalement nous montons. En m'asseyant, je m'aperçois alors, malheur, que la sacoche de mon appareil photo est vide !!!! Mon dieu, j'ai du le perdre dans la bataille ! J'avertis Florent, je me précipite dehors pour voir si par miracle il ne serait pas tombé au pied du bus. Hélas, trois fois hélas. Je remonte car j'ai peur que le bus ne parte. A son tour Florent descend et je le vois se mettre à courir sur la route. Non seulement j'ai perdu mon appareil photo, mes souvenirs, mais en plus mon homme replonge dans la foule et le bus qui va bientôt repartir !!!! Argh, tant pis pour mon foutu appareil, faites que mon homme revienne !!! Florent remonte alors, bredouille, et le bus ferme ses portes… Quelle déception alors ! Toutes ces photos, prises avec tant d'attention parfois, pour quelqu'un en particulier, pour nous seuls, ou pour montrer à tout le monde comme c'est beau la Chine… J'accuse le coup et relativise, j'ai encore mes papiers et mon argent, ça aurait pu être plus grave mais c'est tellement dommage. Une petite faute d'inattention si basique… Moi qui remettais systématiquement mon appareil dans mon sac à dos en sortant d'une visite, j'ai tout simplement oublié de le ranger cette fois-là. Et il est tombé, ce qui me parait quand même peu probable, ou a été volé durant la course après le bus. La sacoche a pu être projetée derrière moi et il était facile de se servir. Les Chinois ne sont pourtant pas voleurs, mais la tentation a peut être été trop forte. Ou alors il s'agit d'un autre touriste, et là, malheur à lui !
Nous observons quand même la circulation énorme à ce moment là. C'est un embouteillage géant. Il doit être 14 heures et des touristes arrivent encore sur de multiples files. Je n'ose imaginer le temps qu'ils vont mettre à arriver jusqu'au site. Pour le retour, nous roulons pendant une bonne demi-heure au pas, pareil pour les gens en face. Nous hallucinons encore de ce que nous voyons, les voitures se doublant et se croisant n'importe comment. Nous arrivons enfin à Xi'An et partons nous balader sur les remparts. Nous voulons voir le coucher de soleil. Nous nous promenons pendant un long moment, des gens peuvent louer des vélos sur les remparts. Ca semble irréel. De là haut, on a un bon aperçu de la ville. On peut voir des immeubles ultra modernes comme de vieux bâtiments. Quand le soleil se couche, tout prend une teinte rosée. Les premiers lampions s'allument. Sans appareil photo, volé dans l'après-midi, je me retrouve un peu les mains vides. A quoi bon continuer si je ne peux pas capturer ces images ? J'essaie de mémoriser ce que je vois et heureusement il reste le téléphone de Florent, qui a déjà fait ses preuves. Le soleil se couche peu à peu et les lampions sur les remparts apparaissent nettement. Nous restons là, à admirer la vue, jusqu'à la pénombre. De retour à hôtel, nous rencontrons quelques touristes croisés la veille et nous allons boire un verre avec eux, au sous-sol de hôtel, dans la fameuse boite de nuit. Certains sont là pour plusieurs mois et ont un travail. En remontant, nous croisons nos retraités français, qui sont exténués. Ils viennent manger dans notre hôtel car on le leur a recommandé. Ils sont allés aux aussi voir les soldats de terre cuite, mais sont partis beaucoup plus tard que nous avec un tour organisé par leur hôtel Du coup, ils sont arrivés tard sur le site, avec tous les autres touristes et c'était beaucoup plus fatiguant. Ils ont du mettre le double de temps de transport par rapport à nous… Mais ont toujours leur appareil !!! Nous prenons congé, un peu fatigués aussi. Nous ne les recroiserons plus, ils s'en vont dans le Yunnan, mais sont coincés par leur billet. Nous commençons à nous rendre compte que nos 5 heures passées dans l'agence du CITS ainsi que notre surcoût nous ont servi à anticiper ce genre de choses. D'un autre coté, notre temps est compté, le leur beaucoup moins car ils sont en chine pour 6 semaines.
Jour 14 : quartier de Shuyuanmen, remparts (Xi'An) et train de nuit pour Shanghai
Aujourd'hui, nous voulons aller voir le quartier de Shuyuanmen dit "des calligraphes" situé près de notre hôtel Nous trouvons de gros pinceaux de calligraphie, des baguettes et de magnifiques sinogrammes (écritures chinoises). Nous prenons quelques photos et commençons à regarder ce que nous voudrions ramer chez nous. Mais pour l'instant il est un peu tôt pour se charger de "souvenirs". Nous retournons sur les remparts, car la veille, notre billet n'a pas été déchiré. Du coup nous refaisons un tour gratis. Nous voulons aussi faire quelques petits achats pour le train de nuit, et notamment, des soupes de nouilles que nous voulons essayer. Nous avons observé les Chinois et ça n'a pas l'air très compliqué. Nous savons que nous voyageons en première classe (soft sleepers), donc nous devrions être à l'aise pour "cuisiner", et eau chaude garantie… Notre train est à 17h. Nous passons récupérer nos sacs à hôtel, notre caution et allons prendre le bus que nous connaissons bien maintenant. Dans le bus, une jeune fille nous aborde et nous dit qu'elle est à notre hôtel Elle nous demande où nous allons. Arrivés en centre ville, elle nous conseille de descendre avec elle car le bus va être bloqué par les embouteillages (et oui, vive les vacances !). Comme elle marche près de nous, nous en profitons pour acheter des fruits qu'elle "négocie" pour nous. Du coup, nous lui demandons de nous trouver des soupes non épicées puisque le magasin en vend aussi. Elle est très contente de nous aider et nous aussi du coup ! Après l'avoir bien remerciée, nous nous dirigeons vers la gare. D'abord trouver le "salon d'attente". Selon les gares, certains salons d'attente sont réservés spécifiquement aux voyageurs en soft sleepers. Nous sommes plus sereins que pour notre premier train. Quand les portes s'ouvrent, nous nous dirigeons "tranquillement" mais activement vers notre wagon. Nous prenons place dans notre compartiment. Les couchettes sont effectivement plus luxueuses, dans le sens où le compartiment se ferme par une porte (d'où moins de bruit), on n'est que 4 au lieu de 6. Il y a aussi une couette et un oreiller, comme dans les "hard sleepers". Les toilettes ont l'air plus propres et il y a même un coin lavabo qui ferme à clé. Nous rencontrons nos voisins pour la nuit : un jeune couple chinois avec une petite fille. Nous sommes chanceux, ils parlent un peu anglais. Nous nous présentons. Ils sont très curieux et nous aussi. La communication n'est pas facile, par manque de vocabulaire des deux cotés, mas il y a de la bonne volonté. Quand les mots manquent, nous dessinons sur un calepin. Ils nous proposent des fruits et nous prenons le thé ensemble. C'est plutôt convivial et nous les trouvons sympathiques. Nous leur demandons à quelle heure ils comptent éteindre, car nous avons compris que les Chinois se couchent tôt et il va falloir manger. Le jeune homme se lève et sort deux bols de nouilles qu'il commence à préparer devant nous. Nous le regardons avec attention et lui expliquons qu nous en avons aussi et que c'est notre première fois. Alors, magie du voyage, il nous montre comment faire avec nos propres soupes après avoir préparé les siennes. Il faut ouvrir un peu le carton, mettre une partie des épices, mais pas tout sinon c'est trop fort, ensuite mettre l'eau chaude, remuer un peu et refermer le couvercle avec quelque chose. Nous prenons des bananes pour faire un poids stable. Après quelques minutes, regarder si les pâtes ont gonflé, remuer et c'est prêt !!! Remarquant qu'ils ont mangé dans le couloir, nous faisons de même pour ne pas embaumer le compartiment d'odeurs de nourriture. Nous sortons donc avec nos bols de nouilles et nous mettons sur de petits strapontins. C'est divin, nous nous régalons et nous nous sentons vraiment bien dans ce pays maintenant. Nos continuons à discuter un peu avec nos voisins, puis ils se couchent et éteignent leurs lampes. Nous faisons de même peu de temps après car le train arrive vers 7h à Shanghai.
Jour 15 : le Bund, balade en bateau sur la rivière Huangpu, jardin Yu (Shanghai)
Nous nous réveillons bien reposés, on dort mieux dans ce train que dans les trains français nous semble-t-il. Nous reprenons notre discussion avec le couple chinois mais le train arrive déjà. Tout le monde descend. J'espère que nous aurons autant de chance lors de notre prochain voyage… La gare donne directement sur le métro. Après un rapide coup d'œil sur nos plans, nous prenons un ticket (qui coûte 3 Y pour 2 Y à Pékin) et nous engouffrons dans une rame. Cette fois-ci, forts de nos quinze jours en Chine, nous avons l'air beaucoup plus à l'aise que certains touristes chinois. Passage des sacs au détecteur à rayons X, repérage des terminus, sens de circulation, passage du ticket dans la borne, c'est un peu comme à Paris finalement… Le plus dur est de trouver l'hôtel à la sortie du métro. Ca n'a pas l'air trop loin. Nous longeons un fleuve, et nous y sommes. L'endroit paraît sympathique, c'est une auberge de jeunesse. Après le check-in, la caution, nous devons attendre un peu car notre chambre n'est pas prête. Il faut dire qu'il n'est pas 9 h… Nous achetons un plan à l'accueil, car nous devons aller récupérer des billets de train du CITS, et ça n'a pas l'air facile de trouver hôtel (décidément !). Personne ne semble vraiment savoir où il est malgré l'adresse. Nous nous renseignons sur les possibilités d'acheter des billets pour aller à Suzhou dans la journée, ainsi que des billets de bus pour aller de Hangzhou à Tangkou. Nous posons beaucoup de questions au réceptionniste et il est plutôt patient. Nous en profitons aussi pour finir de boucler notre escapade dans le Huangshan, la Montagne Jaune, que nous avons prévue dans 3 jours. En effet, nous sommes en contact depuis une semaine avec un certain Monsieur Cheng de Tangkou. Nous avons trouvé ses coordonnées sur le site Voyage.forum et nous pensons qu'il peut nous aider pour notre excursion dans le Huangshan. A travers nos échanges de mails, nous réalisons que nous avons fait une erreur stratégique. Au tout début du voyage, nous avions réservé un billet de train Shanghai-Hangzhou en pensant prendre ensuite un bus Hangzhou-Tunxi, croyant que la liaison directe n'existait pas. Nous avions prévu de passer la nuit à Tunxi pour rejoindre Tangkou par un bus le matin afin de gagner la montagne jaune le plus tôt possible. En fait je n'avais pas encore étudié avec attention le trajet, et ayant peur des vacances scolaires, nous avions sauté sur les billets de train. Nous nous rendons compte alors qu'il existe un bus reliant Shanghai à Tunxi et même Tangkou (plus proche du Huangshan) en seulement 6h. Nous tentons d'annuler le billet avec l'agence du CITS mais l'annulation coûte quasiment aussi cher que le prix du billet. Tant pis. Nous décidons finalement de rester sur notre itinéraire alliant train et bus, mais de passer la nuit chez Monsieur Cheng, directement à Tangkou, pour être déjà sur place. Nous annulons la nuit hôtel prévue à Tunxi. Et nous commandons les billets pour Suzhou. Comme notre chambre n'est pas prête, nous laissons tout simplement nos sacs à la réception. Ceci étant fait, nous partons récupérer en bus nos fameux billets de train pour Hangzhou. Et là, nous tentons d'aborder des Chinois afin de trouver l'arrêt de bus. Et surprise, ils ont l'air beaucoup plus craintifs qu'à Pékin de nous entendre parler anglais. En tout cas, pas facile de se faire comprendre malgré le dictionnaire et le plan. Finalement, nous arrivons à trouver l'arrêt, le bus arrive et nous sautons dedans. A l'intérieur, je regarde mon plan en parlant à Florent, et là une jeune Chinoise qui a du lire sur mon épaule me dit qu'il faut descendre à l'arrêt d'après… sans que je lui ai rien demandé… Je trouve ça vraiment gentil. Nous arrivons près de la rivière Huangpu et des gratte-ciel. C'est fantastique, on se croirait à New York ! Ca n'a plus rien à voir avec Pingyao… Nous trouvons hôtel qui est un 4 étoiles. Nous grimpons dans les étages à la recherche du bureau du CITS sans que personne ne nous demande rien. Nous récupérons nos billets et en profitons pour passer aux toilettes… A priori, l'endroit doit être "sûr" et propre. C'est d'ailleurs une stratégie que nous allons adopter pour Shanghai !!! Nous nous retrouvons alors sur les quais de la rivière Huangpu et nous arrivons sur le haut du Bund, boulevard très connu de Shanghai, qui longe la rivière. Nous nous laissons tenter par une petite croisière d'une heure sur la rivière, histoire d'observer la ville à partir de son "cœur". Les gratte-ciel sont tous plus grands les uns que les autres, avec des formes variées et assez osées. Toujours plus haut, plus loin, plus fort ! Ensuite nous allons vers le jardin Lu, qui semble très prometteur. Mais il y a énormément de monde. En cherchant l'entrée, nous passons dans un dédale de petites maisonnettes qui sont en fait des magasins fraîchement repeints en rouge et blanc, mais tellement de monde. Nous déambulons emportés par la marée humaine qui se presse sur les ponts au dessus de l'eau. Nous espérons retrouver un peu de calme dans le jardin… mais avant cela, il faut faire la queue ! Une fois entrés, l'endroit est en effet magnifique. Mariage des plantes, de la pierre, de l'eau, de petites maisons. Un vrai jardin zen. Sublime, mais finalement un peu trop "peuplé" à notre goût. Il est vrai que le monde perpétuel nous fatigue beaucoup plus que ce que pensions. Nous dînons "en ville" et profitons de la nuit tombée sur Shanghai pour retourner sur le Bund afin d'admirer la vue de nuit. Là encore, c'est un monde fou, une marée humaine qui se presse, se colle, pour voir les gratte-ciels illuminés. Il faut dire que le spectacle est époustouflant. C'est une mégapole, il ne faut pas l'oublier. Des écrans publicitaires s'affichent sur certains gratte-ciels, et changent régulièrement. Les bateaux sont eux aussi illuminés et leurs couleurs varient très souvent. C'est un régal pour les yeux. Nous rentrons épuisés à hôtel.
Shanghai Soho International Youth Hotel, 260 yuan, chambre twin, salle de bain privée
Jour 16 : Temple du Bouddha de Jade, la place du Peuple, quartier de la Concession française (Shanghai)
Nous décidons d'aller en taxi au Temple du Bouddha de Jade ("le temple bouddhiste le plus célèbre de la ville" d'après le Routard), car il n'est pas desservi par les bus. Il est encore habité par une centaine de moines et surtout en activité intense. L'encens est bien présent. Le clou du temple est bien entendu le Bouddha, tout en jade. Il est splendide. Pour l'apercevoir, il faut payer, bien sûr, un petit supplément. Une fois arrivés devant, une surveillante interdit les photos car c'est un lieu de culte. Une barrière empêche de l'approcher et on doit se tenir à une dizaine de mètres de la statue. Certains font des prières, mais il y a aussi quelques touristes curieux. Nous restons là un bon moment, saisis par la sérénité qui se dégage de ce Bouddha. Il a l'air tellement bienheureux ! Et tellement beau et apaisant. En sortant, nous regardons quelques échoppes. Florent veut trouver un bol tibétain. Depuis Chengde, nous n'en avons pas revu et il craint de ne plus en trouver ensuite. Première étape, se faire comprendre. Florent adepte du mime, montre le geste et joint le son qui va avec. C'est une méthode marche plutôt bien. Le vendeur comprend aussitôt. Nous apprenons qu'il faut dire "tsing" pour parler de ce bol. Après avoir fait toute la rue pour en trouver à un bon prix, puis une longue négociation, nous l'achetons. Nous avons plus l'habitude de négocier qu'au début mais parfois, il nous faut céder bien plus que ce que nous croyons au départ. Les Chinois sont bons commerçants…. Quand nous ne sommes pas intéress��s, ils nous vendraient tout le magasin pour quelques yuans, et dès que nos yeux brillent, ils flairent la bonne affaire et nous font plier. Heureux de notre achat, nous prenons un taxi pour aller en centre ville, place du Peuple. Maintenant nous n'avons plus peur de prendre un taxi, nous savons qu'une course coûte environ 5-10 yuans pour quelques kilomètres et nous vérifions simplement que le compteur est remis à zéro. Quels progrès depuis Pékin ! Nous découvrons la fameuse place du Peuple, immense. C'est le cœur de Shanghai. Nous marchons aux alentours, passons devant l'opéra de Shanghai et nous dirigeons vers le Musée de Shanghai, gratuit. Malheureusement, devant le monde amassé devant, nous reculons et décidons d'aller profiter du beau temps et nous balader dans le quartier de la concession française. C'est une autre ambiance que nous découvrons, beaucoup plus calme qu'en centre ville. Quelques vélos ça et là, des boutiques de mode où je ne peux m'empêcher de regarder les robes chinoises de forme traditionnelle mais revisitées et remises au goût du jour. Splendide ! Nous retournons ensuite près de la place du peuple pour faire un grand marché couvert sur Nanjing Donglu. En fait c'est un magasin géant sur 5 étages où nous repérons nos futurs cadeaux et souvenirs à ramener. Baguettes, Tshirts, et même appareils photos ! J'hésite à en acheter un pas cher (20 euro) pour le Huangshan mais j'ai peur être déçue par les photos. Nous dirons ensuite dans un restaurant japonais qui s'avère être une chaîne, Ramen. Les cuisines sont visibles depuis l'extérieur, ça a l'air propre et bon. Nous nous régalons avec une soupe, très copieuse et délicieuse, le tout pour quelques yuans.
Jour 17 : jardin de la Politique des Simples, jardin Liu (Suzhou)
L'avantage c'est que Suzhou (ou Tongli par exemple) ne sont pas loin (1-2h) et qu'il y a beaucoup de trains pour y aller. Et en plus ils sont super modernes. Nous arrivons donc vers 10 heures à Suzhou, la ville des jardins. 8 sont inscrits au patrimoine mondial de l'Unesco… La difficulté première est de trouver un taxi pour rejoindre le centre ville. Nous sommes les seuls européens, comme souvent. Ca donne une impression de liberté, d'aventure et de conquête aussi. Mais nous nous sentons en sécurité. Il ne semble pas y avoir de station de taxi en sortant de la gare. Nous marchons un peu au hasard sur la route. Bizarrement, tous les taxis que nous approchons ne veulent pas nous charger. Nous trouvons un genre de poste de police. Ce qui est toujours drôle dans ces situations, c'est que quelqu'un doit toujours être "désigné" pour nous parler chaque fois que nous sortons trois mots d'anglais… Très soucieux de nous renseigner, les Chinois font beaucoup d'efforts quand ils parlent anglais. Quand ce n'est pas le cas, on dirait qu'ils ont peur de nous, certains font non de la tête, d'autres s'en vont carrément ! Nous pensons qu'ils sont timides. Un policier nous renseigne donc tant bien que mal. Il faut aller plus loin sur la route… Finalement, nous trouvons un taxi, il nous emmène au centre ville, qui n'est pas si proche que ça de la gare. A retenir pour le retour…. Il nous dépose pas loin du premier jardin que nous souhaitons visiter : le jardin de la Politique des Simples, qui fait près de 5 hectares. C'est le plus grand jardin de Suzhou. Suivant les conseils de notre guide, nous y allons en premier car nous savons que les hordes de touriste chinois vont déferler ensuite. Le jardin est magnifique. Un mélange zen d'eau, de terre, de verdure, de pierre et de petits pavillons. Nous sommes sensibles aux différents bambous, ayant visité une bambouseraie avant notre départ. Nous admirons les différentes variétés que nous croisons. Au fond, une grande jardinerie contient plusieurs centaines de bonsaï. Sublimes. Nous apprécions la galerie couverte, et sa toiture qui représente un dragon. Nous nous amusons aussi dans les portes, carrées ou rondes. Mais les touristes sont nombreux et, comble de malchance, leurs guides ont des mégaphones pour bien se faire entendre. C'est très difficile à vivre pour nous, car venus chercher le calme et la quiétude, c'est tout le contraire que nous trouvons au final. Nous décidons de ne faire que deux jardins au total, car après, tout se ressemble. Nous voulons aussi profiter de la ville en elle-même. On la présente comme une ville-musée ou une cité-jardin. On la surnommait jadis la Venise de l'orient pour ses canaux. Nous partons donc à la recherche de ses fameux canaux. Nous arrivons sur des berges, mais pas dans l'état que nous espérions. Tout est délabré. Suivant toujours notre guide, nous nous enfonçons un peu plus dans la ville. Nous voulons aussi voir un marché aux plantes et aux oiseaux. En cherchant un restaurant pour manger, nous tombons sur le fameux marché. Nous entrons à l'intérieur. On y vend de toutes sortes d'animaux : des chiens, des oiseaux, des poissons, des crustacés, des appâts… Mais aussi des pierres, des plantes, des bonsaïs. Le marché est à l'air libre, mais il est très dense. Ensuite, nous allons manger dans un petit restaurant. N'ayant pas encore mangé de canard, nous nous arrêtons sur un "duck pot" et des légumes. Quelle n'est pas notre surprise de voir arriver une marmite… pleine d'une sorte de soupe. Florent tente de remuer le liquide, et là, deuxième surprise, une demi-tête de canard surgit de la "soupe", puis une patte, avec les griffes… C'en est trop pour moi. Finalement, peu inspirée, je préfère manger les légumes. Florent tente tout de même l'expérience, avec ses baguettes !!! Nous apprendrons plus tard que c'est un classique. Nous nous dirigeons ensuite vers le deuxième jardin que nous avons choisi, le jardin Liu, car il est réputé pour sa centaine de fenêtres ouvragées. Effectivement, les fenêtres, en pierre, sont toutes différentes et uniques. Nous retrouvons là aussi un toit-dragon. On se perd avec délices. Là encore, bambous, bonsaïs, verdure, petits pavillons, mélange terre et eau. Nous nous reposons ensuite dans une maison de thé au fond du jardin. La lumière commence à baisser. En sortant du jardin, nous sommes abordés par des rabatteurs qui nous proposent une ballade en bateau dans les canaux pour une somme vraiment modique. En plus, nous ne sommes pas à coté… Comme nous avons peur d'un malentendu, Florent se met à mimer la ballade en bateau et tout le monde nous dit OK. Nous partons donc avec une sorte de triporteur en direction des canaux. Puis le "taxi" s'arrête et nous demande de le suivre. Et là, il nous montre le départ des bateaux, à un tarif qui n'a rien à voir avec ce qu'il nous a dit. Un peu déçus, nous lui disons non. Il part en maugréant. Du coup, nous avançons dans les ruelles et nous découvrons une partie de la ville très mignonne que nous n'avions pas vue. Là, la ville est restaurée et nous apprécions son charme pleinement. Ayant déjà fait notre "mini-croisière" à Shanghai, nous décidons de voir les canaux à pied. Nous croisons des photographes professionnels qui prennent une jolie chinoise en photo, vêtue d'une magnifique robe de soie. Nous entrons dans quelques boutiques touristiques, notre voyage tirant à sa fin, il nous faut penser aux souvenirs et aux cadeaux. Je craque pour une ombrelle en papier, mauve. Nous trouvons des articles bien moins chers qu'au marché de Shanghai où nous voulons retourner. Nous bénissons les rabatteurs qui nous ont permis de découvrir Suzhou. La nuit tombe et les lampions et lumières s'éclairent petit à petit. La cité a beaucoup de charme. Mais il nous faut la quitter, notre train de retour étant dans moins d'une heure. Petit coup de stress quand nous tardons à trouver un taxi. Puis arrivés à la gare, nous grimpons dans notre train facilement. En une heure, nous sommes à Shanghai la mégapole. Quelle journée !
Jour 18 : transfert Hangzhou puis Tangkou
Départ du Shanghai Soho International Youth hôtel. Comme nous en sommes satisfaits malgré le bruit, nous réservons une chambre "calme" pour notre retour à Shanghai. Choix stratégique car près du métro et pas cher. Ce qui nous permet aussi de ne prendre qu'un sac pour deux pou le Huangshan et laisser l'autre sac à la réception. Nous ne savons pas si nous allons devoir marcher avec le sac en haut de la montagne, alors nous préférons assurer. Une journée à passer dans les transports. D'abord le train Shanghai-Hangzhou, digne du TGV. Là encore, nous sommes impressionnés par la modernité et le confort du train. Ensuite, ça se corse. Arrivés à Hangzhou, il nous faut rejoindre la gare routière. Nous avons demandé au réceptionniste de notre hôtel de nous inscrire sur mon calepin "la gare de l'ouest pour Tangkou" (ou du moins c'est ce que je croyais). Nous abordons un taxi, qui ne nous regarde pas, puis un autre, et encore un qui nous refuse sans avoir lu notre papier. Ca ne doit pas être le bon endroit pour charger des clients (comme à Suzhou). Un peu plus loin, les taxis semblent prendre des Chinois. Nous nous approchons avec notre calepin. Une fois, deux fois, trois fois, les taxis font non de la tête ou du bras. Nous montrons Tangkou sur la carte. Nous pensons que c'est trop près (ou trop loin ?). Heureusement, une Chinoise nous accoste en parlant anglais. Nous lui expliquons que nous voulons aller à la gare routière pour prendre le bus pour Tangkou. Un petit attroupement se forme, comme d'autres fois. Elle griffonne deux sinogrammes et le premier taxi venu nous prend en charge immédiatement. Ouf, nous la remercions. Nous voilà enfin en route. Nous avons perdu du temps, presque une heure pour prendre le taxi, et le trajet entre la gare ferroviaire et la gare routière de l'ouest est finalement très long. Mauvais calcul décidément, mais bon. Nous en profitons pour admirer le paysage. Il y a un grand lac et c'est très boisé aux alentours. Nous arrivons à la gare. Il va falloir demander un bus direct pour Tangkou qui part dès que possible… Et là, nous savons que personne au guichet ne parlera anglais… Nous abordons un jeune homme, qui parle anglais heureusement. Il faut dire que Florent a "un truc" pour repérer les Chinois anglophones au premier coup d'œil, et sur tout le voyage il s'est rarement trompé. Nous lui expliquons notre souhait et il a la gentillesse de commander le billet pour nous. Nous le remercions. Le bus part dans moins d'une heure. Il nous indique l'endroit où attendre. Nous ressortons faire quelques achats pour le trajet : fruits et biscuits, nous sommes rodés. Il s'ensuit un trajet en bus qui nous paraît long, parce que le temps est à la pluie et les provinces traversées sont rurales et pauvres. Nous sommes toujours surpris de voir que tous les travaux, que ce soit les champs ou une construction, sont faits à main d'homme quasiment sans machine-outil. Nous en déduisons qu'ainsi, il y a un travail pour chacun, la technologie n'étant pas inconnue des Chinois, loin de là ! Ayant réussi à joindre Monsieur Cheng par téléphone (in english of course) pour lui communiquer notre heure de départ, nous pensons qu'il nous attend à la gare. Nous passons Tunxi, où nous devrons prendre le train de retour, et nous arrivons à Tangkou. Le trajet a pris deux bonnes heures.
Le fameux Monsieur Cheng de Tangkou… et son business Nous voyons un homme adossé à une grosse voiture qui scrute les passagers du bus. En descendant, il nous fait signe immédiatement. Là encore, nous sommes les seuls européens, il est facile de nous repérer ! Très cordial, il nous accueille comme de bonnes connaissances. Il est assez vif. Nous comprenons qu'il veut boucler ses affaires. Il nous propose un hôtel à Tangkou, vraiment pas cher par rapport à tous ce que nous avions payé jusque là. Il nous emmène d'abord à son restaurant, qu'il tient avec sa femme. Malheureusement pour lui, nous n'avons pas faim. Nous rencontrons des touristes mexicains sur le départ. Ils ont fait le Huangshan, sont enchantés. Nous leur posons quelques questions pratiques puis ils prennent le bus de retour qui s'arrête juste devant le restaurant. Ensuite Monsieur Cheng revient vers nous, et nous discutons de l'organisation du séjour. Nous lui confirmons d'abord que nous sommes d'accord pour dormir en dortoir en haut de la montagne, le tarif étant vraiment modique. De plus, nous espérons faire le lever du soleil, vers 5 h, donc nous dormirons peu. C'est bouclé pour 260 yuans à deux, quand on avait vu des prix de l'ordre de 600 yuan. Ensuite j'avais lu sur un forum qu'une jolie balade aux alentours permettait de se rendre sur les lieux du tournage de Tigres et Dragons. Il s'agit de la Vallée d'émeraude. Mais il n'est pas possible de la faire si tard et par ce temps brumeux. Il nous propose de la faire plus tard. Comme nous repartons le surlendemain soir, notre "hôte" est un peu surpris, mais comprend. Sachant qu'il fait preuve de bonne volonté, nous lui expliquons aussi que nous avons notre billet de train à récupérer au CITS à Tunxi, ce qui ne nous arrange pas. Pas de problème, il passe un coup de fil et nous annonce que nos billets seront disponibles dans un hôtel en haut de la montagne ! Magie magie ! Merci Monsieur Cheng et son sens de l'organisation. Ensuite il nous indique notre hôtel, dans lequel nous ne serions peut être pas rentrés sans lui. Les chambres sont flambant neuves. Il nous donne rendez-vous le soir à son restaurant (évidemment) pas trop tard (et oui, il travaille toute la journée). Comme il est tôt (16 h tout au plus), nous partons à la découverte du village. En fait c'est un village de montagne, il n'y a rien. Quelques restaurants quand même, quelques magasins et c'est tout. Comment font ces gens pour vivre ? Il y a très peu de touristes alors que c'est la dernière étape avant la montagne. Nous croisons une vieille dame qui porte des épis de maïs, un autre temps… Nous faisons quelques achats pour le lendemain, car nous avons lu qu'il n'y avait pas grand chose en haut de la montagne, ou à un prix exorbitant. Comme "d'habitude", des biscuits, des fruits et des nouilles. Nous trouvons des soupes qui n'ont pas l'air épicées (il n'y a pas de petit logo avec un piment comme sur d'autres). Nous sommes contents de nous. Sur le trajet, nous nous laissons tenter par des marchands de thé, mais rien ne nous plait vraiment. Nous rentrons à hôtel ou nous nous reposons un peu avant d'aller chez Monsieur Cheng. Grand sourire quand nous arrivons. Ensuite, un homme rentre dans le restaurant et commence à présenter des calligraphies et s'assoit. Il s'agit de l'oncle de Monsieur Cheng. Nous commandons notre repas et commençons à regarder les peintures. Elles sont magnifiques et très peu chères. Nous avons un coup de cœur pour un cerisier, avec des fleurs rouges et roses. Le problème du cerisier est qu'il est peint sur une simple feuille de riz, et donc très fragile. Normalement, il faut coller la feuille de riz sur un papier plus épais, et ensuite le tout est posé sur un tissu et tendu entre deux rouleaux de bois. Notre choix se porte aussi sur une belle peinture de bambou. Nous tentons de négocier un rabais, mais les Chinois sont parfois durs en affaire ! Notre calcul est simple, les dessins sont très beaux, le prix modique (une vingtaine d'euro pour les deux), mais il va falloir les faire "monter" comme des calligraphies. Le pourrons-nous en France à un prix raisonnable ? L'avenir nous le dira. Si nous ne les prenons pas maintenant, nous le regretterons de toute façon. Nous délaissons les problèmes de souvenirs pour nous concentrer sur les plats qui sont arrivés. On se lâche un peu d'ailleurs, mais demain la journée sera rude. Et tout est très bon. Nous achetons finalement les calligraphies, et elles sont bien protégées dans un étui en carton. Nous réservons aussi le petit déjeuner et partons nous coucher. Demain notre Monsieur Cheng nous expliquera comment gagner les Montagnes Jaunes. Malheureusement l'inconnue est la météo. Nous dormons d'un sommeil de plomb.
Hotel Tangkou, 120 yuan, chambre double, salle de bain privée
Jour 19 : le Huangshan (les Montagnes Jaunes)
Nous prenons un solide petit déjeuner chez Monsieur Cheng et sa femme. Nous nous apercevons d'ailleurs que c'est comme ça qu'il gagne sa vie, puisque le petit déjeuner nous coûte plus cher qu'un repas habituel au restaurant. La veille nous avions remarqué que les tarifs étaient plus élevés que dans les autres restaurants de Tangkou. En même temps, il faut bien que chacun soit gagnant. Monsieur Cheng, déjà affairé au téléphone avec d'autres touristes, nous indique l'arrêt de bus, à l'autre bout du village. Arrivés à la "station" nous sommes interpellés par un Chinois qui veut partager un taxi avec nous. Le prix divisé par trois se trouve le même que celui du bus. Nous acquiesçons et chargeons nos sacs. Le trajet dure une vingtaine de minutes. Nous arrivons ensuite au départ du téléphérique. Le jeune Chinois avec qui nous avons discuté pendant le trajet nous aide à prendre nos billets d'entrée et de téléphérique et nous laisse son mail pour correspondre. Nous sommes partis pour les marches de l'Est, en téléphérique (heureusement, car il y en a des milliers). Et le beau temps est avec nous !!! Arrivés en haut, à 1650 m, le chemin est facile car tout est aménagé (béton et marches). Nous faisons une balade de 2h, en passant par des endroits magnifiques, aux noms exotiques : Mushroom Pavillon, Beginnig to beleave Peak, Refreshing terrasse, avant d'arriver sur l'imposante place de hôtel Behai. Nous savions à quoi nous attendre et nous ne sommes pas surpris par le béton. Nous continuons pour rejoindre hôtel Xihai (hôtel de l'ouest). Nous remarquons alors une grosse zone en travaux près de notre hôtel Nous laissons le sac à la réception, et reballade plus légers tout l'après midi. Il y a du monde, mais c'est largement moins que ce que nous croyions au départ. Nous sommes pourtant le week end, pendant les vacances scolaires. Certains points de vue sont plus encombré par les touristes, mais en patientant un peu, on se retrouve facilement seuls. Ayant récupéré une carte sur internet, nous savons à peu près quel tour nous voulons faire. Cloud dispelling pavillon, Echo wall, Flying over Rock, Top of Peaks (1730 m). Nous ne montons pas jusqu'au sommet, le "Bright Top" à 1800 m, car nous avons peur de perdre trop de temps. Nous voulons voir le coucher de soleil depuis "Purple cloud peak" et nous craignons être mal placés… Nous profitons de la vue majestueuse. Le coucher de soleil est magnifique. Nous sommes surpris de voir que beaucoup de Chinois partent quand le soleil est encore là… Décidément, un monde nous sépare ! Nous restons là jusqu'à ce que les couleurs rouges disparaissent. Ensuite, nous rentrons à hôtel Nous remarquons alors que malgré la nuit tombée, les engins ne se sont pas arrêtés… Ca nous laisse présager une bonne nuit ! Ce soir, ce sera chambre à part, Florent chez les hommes et moi chez les femmes. Je fais connaissance avec mes voisines de chambre, mais elle ne parlent pas anglais. Nous mangeons notre soupe de nouille et allons nous coucher. Tellement fatigués par cette journée, nous avons failli oublier d'aller chercher nos billets de train de retour ! Florent se dévoue pour aller les chercher. Mais les travaux continuent et les dortoirs donnent juste à coté… La nuit est très mauvaise. Merci Monsieur Cheng ! Nous ne saurons jamais pas s'il était au courant…
Hotel Xihai, 180 yuan en dortoir, salle de bain commune mais dans la chambre
Jour 20 : Huangshan, transfert à Tunxi et train de nuit pour Shanghai
Lever 4h30, nous ne voulons rien manquer. Mais à 1600 m, la nuit, il fait froid. Nous mettons tous nos vêtements les uns sur les autres et prenons le thermos de thé. Nous partons main dans la main, avec la lampe de poche, un peu endormis. Nous retournons à Purple cloud peak à environ 1/2 heure du Xihai h��tel Il y a déjà du monde, mais nous réussissons à trouver un coin isolé. Une petite gorgée de thé pour réchauffer l'atmosphère et le bonnet est n'est pas de trop. Nous attendons l'aurore patiemment, puis le jour se lève. Le top ! En fait nous n'avons jamais eu de brume. Pour le coucher de soleil, il y avait beaucoup de nuages au fond (qui ont caché le soleil sur la fin) et le ciel était limpide pour le lever. Un très bon souvenir ! Nous profitons du soleil encore une heure et rentrons à hôtel Nous décidons d'emporter le sac pour ne pas avoir à revenir. Ensuite nous nous baladons toute la matinée. Cette fois-ci, plus motivés, nous voulons monter jusqu'au "Bright Top summit". Nous laissons le sac à un hôtel sur le trajet afin de profiter au maximum ; on le récupèrera facilement au retour. Au sommet, bizarrement, il y a beaucoup plus de monde parce que l'endroit est étendu et vaste. Petite pause pique-nique en haut. Nous sommes les rois du monde ! Nous entamons la descente à 13h, il nous faut 1 heure jusqu'au téléphérique, puis 2-3 heures pour descendre les milliers de marches de l'est. Le plus impressionnant, ce sont ces porteurs, que nous avions croisés partout sur le site, chargés de blocs de marbre, linge, nourriture, barres de fer… Nous pensions qu'ils portaient les charges du téléphérique jusqu'aux hôtels (d'où le coût exorbitant), mais nous nous rendons compte qu'ils partent du bas de la vallée et ne profitent pas du téléphérique. Ah la Chine et ses contradictions ! La descente est laborieuse sur la fin, nous n'en pouvons plus de ces marches…. Ensuite nous attrapons le bus de retour vers Tangkou puis Tunxi, où nous prenons le train de nuit qui nous ramène à Shanghai. Encore en soft sleepers. Moins de chance avec nos voisins cette fois-ci, ils sont beaucoup plus âgés et ne parlent pas du tout anglais. Ils se couchent d'ailleurs très tôt. Nous rencontrons des Français et nous échangeons nos impressions de voyage. Comme ils ont faim, nous leur conseillons d'acheter les fameuses soupes de nouilles, aussi vendues dans le train. Comme le jeune couple chinois l'avait fait pour nous, nous leur montrons, non sans rire, comment préparer les leurs.
Jour 21 : quartier de Pudong, Nanjing Donglu (Shanghai)
Nous arrivons à Shanghai vers 9 h, en terre connue, nous prenons le métro et allons à notre hôtel Nous retrouvons un couple de Canadiens que nous avions croisés avant de partir dans le Huangshan. Long échange de nos péripéties et aventures. Nous sommes fatigués. Nous allons vers la nouvelle ville de Pudong, pour découvrir Shanghai de l'autre coté de la rivière. Nous passons près de grands magasins et de gratte-ciels que nous avions vus le premier jour, notamment la tour Perle d'Orient (en forme de boule, c'est la tour de la télévision de Shanghai). Nous décidons ensuite de retourner au grand magasin sur Nanjing Donglu pour faire nos achats. Quand nous en sortons, les bras chargés, il fait nuit. Nous admirons encore les lumières de la ville. Nous pensons soudain que nos calligraphies pourraient être "montées" en Chine, ce serait sûrement moins onéreux qu'en France, plus "typique" et mieux fait. Il ne nous reste que deux journées à Shanghai mais nous décidons de tenter notre chance le lendemain.
Shuyuan International Youth Hostel, 180 yuan, chambre twin, salle de bain privée
Jour 22 : Nanjing Lu et Bund coté intérieur (Shanghai)
Levés plus tard que d'habitude, c'est la fin des vacances et nous n'avons plus envie de visiter de site touristique en particulier. Sauf l'exposition universelle que nous voulons faire en nocturne, si le temps et la forme physique le permettent. Nous avons entendu tout et son contraire à son sujet et nous sommes moins motivés à présent. Notre mission de la journée : les calligraphies, que nous emportons comme un trésor. Nous demandons à notre sympathique réceptionniste où nous pouvons aller. Il ne sait pas trop quoi répondre mais nous envoie dans le quartier le plus approprié à son avis. Non loin de la place du Peuple, nous nous engouffrons dans la rue qu'il nous a indiquée. En peu de temps nous tombons sur un encadreur. Nous prenons notre courage à deux main et entrons sans aller plus loin. Chance, l'homme parle anglais. Il nous comprend parfaitement et nous propose tout de suite des tissus qui vont pouvoir aller avec nos dessins. Nous prenons conseil auprès de lui et arrêtons notre choix. Nous lui demandons son tarif, très raisonnable. Incroyable, pour ce prix il monte le cerisier sur du papier plus solide et le bambou, sali, sera nettoyé. Les deux seront montés sur du tissu tendu entre deux bâtons laqués. Il nous propose de les récupérer dans une semaine… mais nous partons le lendemain soir ! Nous le lui avouons. Pas de problème, ils seront prêts pour 15 h le lendemain… Le cœur léger, nous continuons le long de la rue. Nos tombons sur un marchand de baozi (petits pains farcis à la viande)… Sûrement l'un des derniers que nous pourrons déguster. Nous nous offrons ce petit plaisir du palais. Nous arrivons ensuite dans un quartier un peu plus pauvres, où nous trouvons des fruits et légumes, toujours bien disposés, en ordre, des vendeurs en tous genres (ferraille, plastiques). Mais le monde nous fatigue vraiment. Allées et venues, bousculade, coude à coude, gens qui parlent fort… Shanghai nous paraît beaucoup plus peuplée que Pékin. L'appel de la maison se fait sentir. Nous renonçons à l'exposition universelle sans regret. Nous continuons à déambuler autour de People Square puis remontons une rue qui mène au Bund. Cette fois-ci, nous arrivons par l'intérieur de la ville. Nous passons devant les façades des immeubles années 30. Nous rentrons dans la Shanghai Pudong & Developpement Bank, qui date de 1923, toujours en activité, mais a conservé les guichets de l'époque. Nous poussons ensuite jusqu'à la rivière et rentrons à notre hôtel, après un restaurant vietnamien pour une fois.
Jour 23 : Shanghai
Journée "off". Nous allons récupérer nos calligraphies, sublimées par les tissus soyeux. Nous baladons encore un peu dans le quartier de la place du peuple. A rajouter, j'aurais visité le musée de Shanghai (gratuit) mais nous avions renoncé devant l'affluence, et nous sommes lassés par la foule si bruyante. Dernier repas chinois… Derniers achats pour liquider nos yuans. Nous passons dans un supermarché et achetons des cacahuètes épicées, des nouilles et des épices. Ensuite, retour à hôtel pour prendre nos bagages. Nous prenons le métro jusqu'à l'aéroport mais nous avons prévu un peu "juste" : il s'agit du dernier, la ligne de l'aéroport s'arrêtant vers 20 h ! Nous quittons Shanghai et la Chine heureux de notre voyage, des souvenirs plein la tête. Un jour peut-tre que nous le complèterons par le Yunnan et le Tibet.
J'espère avoir apporté ma modeste contribution à Voyageforum, qui m'a été très utile pour ma préparation.
Voir aussi mon blog : http://voyages.deesse.grecque.over-blog.fr/
Avis et commentaires bienvenus.
Nous sommes un couple de trentenaires habitant Marseille. Florent, parisien au cœur breton et moi Audrey, marseillaise. Nous voyageons sac au dos, en "routard". Nous avions décidé d'aller passer 3 semaines en Chine en automne 2010. Les prix des billets d'avion ont déterminé les dates de voyage, de fin septembre à mi-octobre. Ce n'est qu'après avoir acheté notre guide touristique que nous nous rendons compte que nous allons voyager pendant une période pas trop recommandée : la fête nationale du 1er octobre et la semaine de vacances scolaires qui suit. Maintenant nous étions prévenus. Nous voulions d'abord aller sur la muraille de Chine et voir l'armée des soldats de terre cuite. Les deux sites sont classés au patrimoine mondial de l'Unesco. En feuilletant quelques brochures touristiques, nous choississons d'autres sites, eux aussi classés. Finalement, sans le vouloir, nous suivrons la route de l'Unesco. Après quelques recherches sur VoyageForum, nous arrêtons notre trajet :
Jour 1 : Arrivée Pékin Jour 2 : Rencontre avec Pékin. Place Tianmen. (Pékin) Jour 3 : La muraille de Chine (Mutianyu), Tour de la Cloche et Tour du Tambour (Pékin) Jour 4 : Cité interdite et Temple des lamas (Pékin) Jour 5 : Train pour Chengde. Temple de l'école du Potala et Temple de la paix universelle (Chengde) Jour 6 : Parc impérial et Palais d'été (Chengde). Train pour Pékin Jour 7 : Palais d'été et Maison du Prince Dong (Pékin) Jour 8 : Temple du Ciel, Qianmen, rue Dazhalan (Pékin) Jour 9 : Train pour Taiyuan, Résidence des Qiao, Pingyao Jour 10 : Maisons traditionnelles (Pingyao) Jour 11 : Balade dans Pingyao et train de nuit pour Xi'an Jour 12 : Arrivée à Xi'an, jour de la Fête nationale (1er octobre), quartier hui Jour 13 : Armée des soldats en terre-cuite de l'Empereur Qin, les remparts (Xi'an) Jour 14 : Quartier de Shuyanmen, remparts et train de nuit pour Shanghai Jour 15 : le Bund, ballade en bateau sur la rivière Huangpu, jardin Yu (Shanghai) Jour 16 : Temple du Bouddha de Jade, place du Peuple, quartier de la concession française, (Shanghai) Jour 17 : excursion à Suzhou Jour 18 : Train pour Hangzhou puis bus pour Tangkou Jour 19 : le Huangshan (les montagnes jaunes) Jour 20 : le Huangshan, transfert à Tunxi et train de nuit pour Shanghai Jour 21 : quartier de Pudong, Nanjing Donglu (Shanghai) Jour 22 : Nanjing Lu et Bund coté intérieur (Shanghai) Jour 23 : Shanghai
Le fait de devoir passer une partie des vacances scolaires en Chine, période très touristique et même déconseillée, a conditionné notre façon de prévoir notre route. De plus, le pays étant vaste, il a fallut choisir certaines régions, et en éliminer d'autres. Nous avons établi un plan jour après jour, que nous avons affiné mais que nous avons respecté à la lettre sur place. La grande inconnue étant l'affluence, nous avons préféré réserver tous nos hotels à l'avance, sur internet, depuis la France. Tant pis pour le coté spontané du trajet, mais là, nous ne voulions pas trop prendre de risques. Nous savions que nous allions vivre de toute façon une grande aventure. Le gros point noir du voyage était la réservation de trains, qui n'est possible que de la gare de départ, et moins de 10 jours à l'avance. Comment allions-nous pouvoir gérer nos déplacements pendant la fête nationale ? Nous risquions d'être bloqués plusieurs jours si tous les trains étaient pleins… Et 3 semaines en Chine, c'est court.
Coté Budget :
Avion (compagnie Emirates) + transferts Marseille/Nice = 800 eur / personne Assurance annulation, visa, vaccins, pharmacie = 150 eur environ/personne Cash retiré en Chine = 700-800 eur/personne Dont Train = 180 eur/p et au total 200 eur avec les bus et taxi Dont Hotels = 430 eur à deux pour une chambre double et 19 nuits puisque nous avons pris 3 trains de nuit Dont visites = 160 eur/p Repas moyen = 2-3 eur/pers. En moyenne 10 eur/p par jour nous ont suffit
Coût total = environ 1700 eur/pers
Pour la lisibilité du texte, le récit de quelques "aventures" est en italique et peut être sauté. Il n'apporte pas de coté pratique, mais fait partie de notre "carnet de voyage".
Jour 0 - Départ de Marseille en train pour Nice puis vol Nice-Dubaï-Pekin
Jour 1 : Arrivée à Pékin
Pékin nous voilà ! Nous arrivons à Pékin en milieu d’après midi. Après avoir récupéré nos sacs, passé la douane et retiré des yuan au distributeur de l’aéroport, nous achetons au guichet nos tickets de métro pour le centre-ville. Nous découvrons le ticket de métro pékinois, une carte magnétique. Il suffit de la poser sur le lecteur et "magie magie" le tourniquet s’ouvre. Les stations sont indiquées en chinois et en anglais, nous nous dirigeons facilement pour les changements. Nous y sommes ! A la sortie, un agent indique aux gens où insérer leur ticket de métro, qui est conservé et réutilisé… Le premier contact avec les Chinois se fait à la sortie du métro. Il nous faut maintenant trouver notre hôtel, la nuit commence à tomber et il n'est pas 18h… Nous approchons un Chinois notre plan et notre adresse à la main. Gagné, il parle anglais et nous indique la route. Nous rentrons dans une ruelle qui se rétrécit petit à petit, nous croisons des vélos, quelques échoppes. L'Asie est à portée de la main ! 10 minutes plus tard, nous arrivons à l'auberge de jeunesse, choisie sur internet. L'entrée est sympa, avec des lanternes rouges. On nous demande nos passeports pour nous enregistrer, nous visitons la chambre. Crevés par le voyage, nous sortons quand même prendre notre premier repas en Chine. Nous nous laissons tenter par un délicieux poulet aux cacahuètes et des nouilles. Le tout est très bon, mais plutôt épicé. Nous découvrons la vraie cuisine chinoise !
Beijing Saga International Youth Hostel. 240 yuan avec 2 lits simples (ou twin, le standard en Chine) et salle de bain privée.
Jour 2 : Rencontre avec Pékin
Premiers repérages à hôtel, qui organise des excursions à la muraille de Chine et peut acheter des billets de train. Nous demandons les horaires pour Chengde, où nous voulons aller d'ici 2 jours, et surtout pour Pingyao-Xi'an, problématique car nous nous y rendrons le jour de la Fête Nationale (1er octobre) et nous ne savons pas à quoi nous attendre, hormis beaucoup de monde. De plus, Pingyao ne fait pas partie de la même région et normalement un billet ne peut être acheté que de la gare de départ. Apparemment, les trains fonctionnent mais risquent d'être bondés. Pour réserver les billets, il faut téléphoner à la gare. La ligne étant occupée, on nous conseille de revenir le soir. Mais les billets risquent de se vendre, nous avons choisi un train de nuit et il n'y en a pas beaucoup. Nous sommes le 21 septembre et nous savons que les billets sont vendus 10 jours à l'avance. Il est temps de les acheter !... Achat des billets de train pour tout le voyage dans une agence du CITS*. Nous y restons 5 heures (!), mais nous avons réservé nos billets pour les 3 semaines de voyage et même pour les trajets en dehors de la région de Pékin. Nous payons une grosse commission (sur 180 eur de billets par personne, il y avait 50 eur de frais…) mais nous sommes soulagés, les trains en période de vacances scolaires étant pris d'assaut. En même temps, nous avons l'impression désagréable d'avoir perdu une journée. Nous reprenons le métro et nous dirigeons alors vers la place Tianmen. La photo de Mao trône. L'endroit est bondé. Nous prenons quelques photos et le temps de traverser la route par un passage souterrain, la nuit tombe sur Pékin. Nous repérons aussi l'entrée de la Cité Interdite pour le surlendemain. Nous rentrons à hôtel où nous rencontrons 3 retraités Français avec lesquels nous échangeons nos premières impressions.
* L'achat des billets de trains ou comment passer 5 heures dans une agence chinoise (CITS) Nous décidons de nous rendre dans une agence du CITS (agence touristique d'état, conseillée par une amie). Nous prenons donc le métro, achetons un ticket à 2 yuan, passons nos sacs au contrôle et nous dirigeons aisément dans le métro. Les rames sont ultramodernes, avec des écrans diffusant une chaîne d'information et des publicités. Dans les wagons, les Chinois ont les yeux rivés à leur téléphone portable et envoient des sms à tout va ou jouent. On se croirait à Paris ! A la sortie du métro, nous demandons notre chemin à quelqu'un. Très serviable le jeune homme passe un coup de fil au CITS pour confirmer l'endroit et nous l indique. Nous sommes agréablement surpris. Nous tournons malgré tout une bonne demi-heure avant de trouver l'agence par hasard. Nous entrons, il est 11h. Une jeune femme parlant anglais nous accueille. Nous souhaitons réserver les billets Pékin-Taiyuan et surtout Pingyao-Xi'an qui nous causent souci. N'étant pas sûre de comprendre notre trajet, la jeune femme téléphone donc à une de ses collègues et me la passe. Me voilà conversant en anglais au téléphone ! Avec 6 heures de décalage horaire… Nous avons le projet de faire une visite (la Résidence des Qiao) entre Taiyuan et Pingyao, en prenant un taxi ou un bus. Nous avions trouvé quelques éléments de réponse sur les forums mais je pose la question. On me dit qu'il faut se renseigner à l'agence locale et que l'on me rappelle. 5 minutes plus tard, on me propose une excursion en taxi de Taiyuan à Pingyao via la Résidence des Qiao pour 60 euro. Connaissant le prix du bus (moins de 10 euro), nous déclinons, nous étant assurés que le trajet est bien réalisable en bus. On nous propose aussi un hôtel au passage. Mais nous l'avons déjà réservé par internet. Reste à réserver le fameux train. Nous précisons que nous voulons prendre les billets Pékin-Taiyuan le 28 septembre uniquement si le train de nuit Pingyao-Xi'an du 30 est disponible (sinon il faut revoir tout le programme). Ayant déjà repéré les trains que nous souhaitions prendre sur internet (merci qui ???), nous donnons carrément les numéros. Bingo ! Il reste quelques places en couchettes de 2e classe pour le Pingyao-Xi'an et nous choisissons la 1ère classe assise pour le Pékin-Taiyuan. Nous sommes soulagés. Nous découvrons amusés la façon de travailler des Chinois. On fait un bon en arrière d'une cinquantaine d'années. Tout se fait par écrit et par téléphone, malgré les deux ordinateurs présents. Nous pensons que les billets doivent être achetés physiquement à la gare et que nous aurons une petite commission à payer. Arrive alors une dame (celle que j'avais eu au téléphone) qui prend le relais. Effectivement elle est plus à l'aise en anglais. Elle nous demande si nous avons besoin d'autre chose. Du coup, nous prenons nos billets Pékin-Chengde (nous l'écrivons, car notre prononciation s'avère incompréhensible pour les Chinois, d'autant qu'il existe une autre ville, Chengdu). Le train le plus rapide met 4h alors que les autres prennent 7h. Nous choisissons la classe supérieure (qui coûte seulement 2 euro de plus) et réservons le billet. Tout se passe par téléphone. Pourtant, les billets sont émis directement au guichet de l'agence… Pour 60 yuan (6 eur), nous avons un ticket pour parcourir 230 km ! Place au retour maintenant. Là les choses se compliquent, le retour 2 jours plus tard est complet. Il faut voyager debout (pendant 4 heures…!) ou modifier nos dates. Qu'à cela ne tienne, nous sommes flexibles puisque notre excursion de 2 jours à Chengde se fait à partir de Pékin et que nous avons prévu d'y rester 5 jours au total. Nous devons donc annuler nos billets aller. Nous avons la surprise de constater que l'annulation est payante (17 yuan par billet). Re-coups de téléphone, écritures, re-émission de billet. On nous demande si nous avons un hôtel sur place (nous sommes quand même dans une agence de voyage). De nombreux hôtels sont complets (pourtant ce n'est pas le week-end) et finalement, nous nos retrouvons dans un hôtel 4 étoiles avec petit déjeuner-buffet pour environ 45 eur. C'est un peu plus cher que toutes les chambres que nous avons réservées, mais comme ça reste raisonnable, nous acceptons. Nous paierons hôtel sur place. Nous tentons alors de réserver un billet pour un départ dans plus de 10 jours et, surprise, cela ne semble pas poser de problème. Allons-y gaiement ! Nous prenons alors le billet Xi'an-Shanghai en train de nuit le 3 octobre. Il y a de la place en couchettes molles (1ère classe). Re-téléphone, etc… Devons-nous réserver la suite du voyage ? Je m'étais laissé au moins une semaine en Chine pour prendre des informations supplémentaires sur la montagne jaune (Huangshan). En effet, malgré la lecture de forums et du guide, ce point me semblait plutôt flou. En même temps, je savais que notre excursion tombait en plein pendant les vacances scolaires et qui plus est le week-end, d'où le risque que les trains soient bondés là encore. Nous préférons "assurer" notre programme et prenons un train Shanghai-Hangzhou tôt le matin du 7 octobre pour pouvoir prendre un bus (ou un autre train) pour le Huangshan et le train de nuit Hungshan-Shanghai pour un retour le 9. Vient l'heure de la facture, très détaillée. Les prix sont bien ceux que j'avais relevés sur internet. On nous explique les commissions ajoutées, les réservations. Total : 3652 yuan (soit environ 360 eur de billets de train pour 2 personnes et des milliers de kilomètres). Cela ne nous paraît vraiment pas cher. Mais il est plus de 14 heures et nous commençons à en avoir marre et un peu faim. Nous demandons si nous pouvons régler par carte bleue mais il ce n'est pas possible. Nous allons devoir retirer de l'argent car nous ne pensions pas régler tous nos billets de train d'un coup ! Nous les prévenons que nous en profiterons pour déjeuner (des fois qu'ils effacent les réservations !). Nous repérons un distributeur, et allons manger. Nous entrons dans un petit restaurant où la cuisine semble fermée mais la serveuse nous fait signe d'entrer. Elle nous emmène au fond de la salle où son mari regarde la télévision en attendant les clients. Branle-bas de combat ! Des européens dans le restau… Nous tentons de demander le menu, puis le menu en anglais… Peine perdue ! Heureusement qu'il y a des photos. Nous prenons deux plats un peu au hasard. Nous nous régalons. En sortant, nous passons devant un institut de "foot massage". Les prix attirent notre regard : seulement une quinzaine d'euro pour une heure. Impensable ! Nous entrons et demandons quelques renseignements, plus la carte de visite ! Retour au CITS. Tous les documents ne sont pas prêts. Nous ne comprenons plus rien. Les agents sont encore en train d'écrire des papiers. Nous prenons les billets de train pour Chengde et Taiyuan. On nous explique ensuite comment récupérer les billets de train au départ des autres régions. On nous donne des "bons pour échange" que nous donnerons dans des hôtels ou des agences locales du CITS. Le problème, c'est que nous n'avions pas toutes les adresses de nos hôtels sur nous et du coup, l'agence ne savait pas trop où nous envoyer dans certaines villes. Nous avons prié pour que ce ne soit pas trop contraignant au final ! Nous réglons enfin. Il est 16 heures… Nous commençons à comprendre que nous ne sommes pas au bout de nos surprises dans ce pays, qu'il faut s'armer de patience et accepter la différence de culture.
Jour 3 : La muraille de Chine (Mutianyu), Tour de la Cloche et Tour du Tambour (Pékin)
Nous avons choisi l'excursion organisée par notre hôtel (meilleur rapport temps passé sur la muraille – prix). Nous sommes un petit groupe de 7 personnes dans lequel nous retrouvons les Français vus la veille. Nous prenons un minibus et nous découvrons la conduite chinoise durant environ 1h30. Le klaxon est de rigueur et la bande d'arrêt d'urgence sert régulièrement de 2e voie ! Bref, nous avons failli mourir dix fois sur le trajet… En arrivant sur place, nous trouvons une armée de magasins pour touristes, les commerçants prêtes à dégainer leurs souvenirs sur nous ! Montée à pied (45 min). Ballade de 3 h sur la muraille, coté opposé aux téléphériques pour être plus tranquilles. Des centaines de marches ! Impressionnant. La forme de la montagne est parfaitement épousée par la muraille et à certains endroits, les marches sont très verticales. Déjeuner (inclus) dans un restaurant au pied de la muraille. Retour à hôtel en début d'après midi. Tour de la Cloche et tour du Tambour où nous assistons à un spectacle de tambours. Petit tour à pied dans les hutongs. Nous repérons aussi notre futur hôtel après notre étape à Chengde. Le Red Lantern retient notre attention pour sa cour carrée traditionnelle.
Jour 4 : Cité interdite et Temple des lamas (Pékin)
Nous commençons tôt par la place Tianmen (coté Mausolée), pour arriver à la Cité Interdite (entrée sud). Majestueuse ! Gigantesque ! Il faut dire qu'elle fait un carré de un kilomètre par un kilomètre. Elle me rappelle Hué au Vietnam. Énormément de petits "palais", aux frontons reluisants. Des dragons, des phœnix, du rouge, du vert, du bleu et du doré. Ainsi que les toits jaunes, couleur impériale. Souvent les palais ne se visitent pas ou alors ils sont transformés en salles de musée. Mais beaucoup de monde. Nous en ressortons 5 h plus tard, par la porte nord, crevés et encore, nous n'avons pas tout fait ! Nous rentrons déjeuner dans un petit restaurant qui ne paye pas de mine. Des hauts parleurs à fond pour attirer le client. Nous goûtons à de sublimes raviolis au porc. Du coup, nous en redemandons aux champignons. Il se révèleront être les meilleurs raviolis de tout le voyage ! Nous tentons ensuite de prendre un taxi (le premier) pour aller au Temple des Lamas. Nous demandons le tarif mais cela nous semble trop cher. Nous décidons ensuite de prendre une sorte de triporteur-taxi qui roule à deux à l'heure. On aurait mieux fait de prendre un taxi ! Nous apprendrons plus tard que le compteur existe, que la prise en charge coûte 10 Y pour 4 km puis 2 Y par km. En fait la course nous aurait coûté 1 eur… Nous découvrons le Temple des Lamas. Nous entrons par un magnifique portique. L'endroit est reposant, il y a beaucoup de gens qui viennent prier… et beaucoup d'encens ! Gigantesque statue de Bouddha en bronze. Pour profiter des bienfaits de la culture chinoise, nous choisissons ensuite de nous offrir un massage des pieds pour récupérer, mais le massage chinois s'avère très douloureux pour moi !
Auberge en face de la gare centrale (stratégique) 160 yuan, chambre twin, salle de bain/WC en commun
Jour 5 : Train pour Chengde. Temple de l'école du Potala et Temple de la paix universelle (Chengde)
Départ de la gare centrale de Pékin pour aller à Chengde. C'est l'aventure : se diriger dans notre première gare, trouver la salle d'attente spécifique à notre train, trouver le quai, le wagon… En effet, il faut trouver les quelques mots d'anglais dans toutes les inscriptions en chinois. Finalement c'est moins sportif que ce que nous pensions. On dirait un vieux train Corail. Nous découvrons qu'il y a de l'eau au chaude à disposition dans le train, tout le monde se fait un thé ou des nouilles. Cela nous donne des idées pour la suite du voyage… Beaucoup de champs de maïs coté paysages mais rien d'exceptionnel. Arrivés à la gare de Chengde, nous prenons un taxi pour 10 Y. En fait, hôtel est assez proche de la gare mais nous préférons gagner du temps, nous avons 2 visites pour l'après-midi. Nous rencontrons à l'accueil de hôtel Loïc, un Français qui voyage en solo. Comme il a le même programme que nous, nous partageons un taxi ensemble pour aller au Temple de l'école du Potala. On se croirait au Tibet. C'est la réplique du Potala de Lhassa. Tout en haut sur la terrasse, un mat tibétain avec les drapeaux de prières. Nous croisons aussi la route d'un car de touristes français. Sympathisant avec eux, nous nous rendons compte que nous sommes dans le même hôtel Comme ils vont aussi au Temple de la paix universelle situé à 1 ou 2 km, Florent leur demande s'ils peuvent nous y déposer avec leur car, ce qu'ils acceptent avec plaisir. Nous les perdons ensuite car ils ont un 3e temple à visiter. Nous prenons notre temps car nous voulons profiter du temple, d'inspiration chinoise et tibétaine lui aussi. Il contient une énorme statue du Bouddha de la Compassion, en bois et qui possède 40 paires de bras. Nous montons le plus haut possible et trouvons des chaînes entourées de milliers de cadenas. Il paraît que les inscriptions sont des mots d'amour… Nous rentrons à hôtel en bus pour profiter de notre chambre 4 étoiles. La nuit est tombée et nous avons une jolie vue sur un pont éclairé.
Hotel Yunshan : 450 Y chambre twin avec petit déjeuner buffet
Jour 6 : Parc impérial et Palais d'été (Chengde). Retour à Pékin en train.
Après un petit déjeuner-buffet royal, nous allons visiter le Parc impérial. Nous nous y rendons en taxi. Comme nous y sommes relativement tôt, nous pouvons voir des Chinois pratiquer le Taï-Chi. C'est très beau. Il y a des petits lacs, de petits palais et nous nous y baladons 2 bonnes heures. Ca change de tout ce que nous avons vu jusqu'à présent. Il nous reste à voir le Palais d'été, qui est une sorte de petite Cité Interdite. Nous nous laissons 2 heures pour la visite car notre train part à 13h. Nous passons récupérer nos sacs à hôtel et allons à la gare. Nous en profitons pour acheter un thermos à thé ainsi que du thé. La gare de Chengde s'avère plus houleuse qu'à Pékin. Nous sommes parqués devant des tourniquets fermés. Quand ils s'ouvrent pour laisser l'accès au quai, nous nous frottons aux Chinois et à leur façon si "délicate" de pousser leurs semblables. Nous découvrons le sport national : le coude à coude. Nous prenons le train pour Pékin et arrivons en début de soirée à notre nouvelle auberge, le Red Lantern, que nous avions réservé avant le départ à Chengde. Situé dans des "hutongs", c'est une maison chinoise typique avec une cour carrée, une "Siheyuan". Nous tentons un petit restaurant de nouilles qui a attiré notre regard. On nous regarde beaucoup, surtout par curiosité. Nous commandons notre plat en montrant les assiettes des autres clients. Mais nous ne sommes pas très doués pour manger des nouilles avec des baguettes. Nous voyant un peu embarrassés, le serveur vole à notre aide en nous montrant comment retourner les nouilles avec la sauce, et les enrouler autour des baguettes à l'aide de la cuillère. Tout le monde rit et nous aussi. Terrible !
Hotel Red Lantern. 260 yuan avec 2 lits simples et salle de bain privée
Jour 7 : Palais d'été et Maison du Prince Dong (Pékin)
Départ très tôt pour un dimanche mais maintenant nous savons qu'il faut partir de bonne heure pour éviter (un peu) les cars de touristes chinois. Le Palais d'Eté n'est pas tout près du centre et à ¼ d'heure de la sortie du métro Beigongmen (ligne 4). Une fois sur place, c'est l'enchantement. Encore plus diversifié qu'à Chengde, le parc est magnifique, s'étend sur les hauteurs et près d'un lac. Les Chinois viennent en famille ou retrouvent des amis pour jouer aux cartes, aux dominos, danser, chanter… Là encore des dizaines de petits "pavillons" égayent le parc. Nous prenons le bateau pour rejoindre l'autre rive. Nous passons la matinée entière à nous promener au soleil. Nous montons tout en haut pour avoir la vue sur le lac et on aperçoit Pékin au fond. C'est immense ! Ensuite, nous allons voir la Maison du Prince Dong que l'on nous a conseillé. Effectivement, ça change encore de tout ce que l'on a pu voir auparavant. En sortant, nous prenons un pousse-pousse pour une petite balade dans les hutongs. La négociation est difficile et croyons obtenir un bon prix. Mais il est tellement bas que notre homme pédale au ralenti et nous laisse même finir à pied ! Sur le chemin, je visite seule une "sihueyan" (maison traditionnelle) moyennant 20 Y, ce que nous trouvons relativement cher mais nous sommes là pour ça aussi… Effectivement, la maison est mignonne. Nous nous retrouvons sur les bords du Lac Houhai. La nuit tombe, les lanternes s'éclairent. L'endroit est très romantique. Nous décidons de boire un verre dans un bar qui est en fait un club d'aviron. Nous sommes seuls au bord du lac. Sur le chemin du retour, mon attention est attirée par la devanture d'un luxueux restaurant. On dirait une sihueyan. Prétextant de voir la carte, nous en profitons pour jeter un œil à l'intérieur. Magnifique. La maison est restaurée, la cour carrée est toute pavée et de petites salles permettent de prendre un repas en privé. Malheureusement, n'ayant pas très faim, nous partons à la recherche d'un repas moins copieux.
Jour 8 : Temple du Ciel, Qianmen, rue Dazhalan (Pékin)
Le Temple du Ciel, très prisé par les Chinois et en photo dans tous les guides, en impose lui aussi par sa splendeur. Comme tous les monuments à Pékin, il est repeint régulièrement et les frontons colorés de bleu, vert, rouge et or sont resplendissants. C'est une alternance de ronds et de carrés dans tout le parc, symbolisant le Ciel et la Terre. Ensuite nous allons faire un tour dans le marché Hi fi de Hongqiao, par curiosité. Nous trouvons des copies de lecteurs de MP3 et d'appareils photos pour quelques euro. N'étant pas intéressés, nous déclinons les offres des vendeurs et nous constatons alors que les prix diminuent alors vertigineusement. Ils sont divisés par 10 quand nous nous éloignons un peu trop de leurs stands… Nous le saurons pour nos futurs achats !!! Puis nous allons vers Qianmen Dajie, rue bourgeoise restaurée à l'ancienne, avec des boutiques que nous connaissons bien au milieu… Nous avions déjà vu les enseignes Dia, Séphora et Starbuck Coffee mais là, c'est une rue européenne qui s'offre à nous ! En remontant vers le nord, nous bifurquons ensuite à gauche dans la rue Dazhalan, plus "commerces pour touristes" et nous nous y perdons avec délices. Nous achetons du thé après l'avoir goûté. En passant devant un institut de "foot massage", nous nous laissons tenter par un autre massage, après avoir négocié le tarif, comme il se doit.
Jour 9 : Train pour Taiyuan, Résidence des Qiao, Pingyao
Nous partons en taxi cette fois pour rejoindre la gare de l'ouest. Toujours un peu de stress en arrivant à la gare car presque toutes les indications sont en chinois. Nous nous retrouvons dans un train ultramoderne et super luxueux. Nous sommes épatés. En 4 heures, nous arrivons à Taiyuan. Maintenant le plus dur reste à faire : aller à la gare routière et prendre un billet pour Pingyao. En sortant de la gare, nous abordons un couple qui parle anglais. Chance ! Mais il n'est pas du coin. Un petit attroupement de curieux se forme et du coup, le jeune homme demande aux locaux les précieux renseignements, comme le numéro du bus pour aller à la gare routière. Je lui pose les questions en anglais et il fait de même en chinois. Que du bonheur ! Nous notons tout sur une feuille et lui demandons de l'écrire en chinois. Ca peut toujours servir ! On nous conseille de prendre le train, plus simple. Nous retournons dans la gare. Mais devant l'affluence au guichet, nous renonçons. Le temps de faire la queue et d'attraper un train, il fera nuit… Nous revenons à nos plans initiaux : nous abandonnons l'idée du bus et nous prenons une moto-taxi pour aller à la gare routière. Après tout, nous sommes riches ici, autant en profiter ! Nous prenons donc le premier car pour Pingyao et sommes tout fiers d'avoir acheté nous même nos billets. Niveau timing, nous n'avons pas perdu de temps, et devrions arriver vers 14h30 à Pingyao. Nous demandons au chauffeur, guide de conversation en main, si le car passe devant la Résidence des Qiao. Bingo ! En plus il y a des bus toutes les heures. Nous allons pouvoir effectuer notre visite en cours de trajet, comme nous le souhaitions… Arrivés au village de Qiao Jiada Yuan, nous descendons. Il nous suffit de suivre un car de touristes pour arriver facilement à la Résidence. Nous laissons nos sacs à dos à la consigne pour visiter tranquillement. Il s'agit de 4 maisons traditionnelles, dont l'intérieur est transformé en petits musées. La visite se termine par un petit jardin puis à la sortie, nous tombons sur des dizaines de marchands qui se sont installés là. Un peu lassés, nous filons attraper le car pour Pingyao. Après quelques déboires avec le chauffeur, nous arrivons à Pingyao. Il fait nuit et il faut rentrer dans la ville fortifiée. Nous prenons un cyclo-pousse (tarif négocié bien sûr) pour aller à hôtel Nous arrivons alors dans une splendide demeure. Nous avions pris une chambre traditionnelle "de luxe" et nous ne sommes pas déçus. Il s'agit d'un lit en bois surélevé avec du mobilier chinois. Nous "négocions" le petit déjeuner gratuit avec le gérant de hôtel, Bob, et partons à la découverte de la "ville des lanternes" de nuit.
Zhengjia Hotel, 350 yuan, chambre "de luxe" typique, salle de bain privée
Jour 10 : Maisons traditionnelles (Pingyao)
Après notre petit-déjeuner, nous achetons notre "pass" qui permet de visiter toutes les maisons traditionnelles et quelques temples. Valable 2 jours, il faut absolument le faire tamponner le soir même à un autre guichet pour avoir le droit de s'en servir le lendemain. Nous commençons donc par la banque Rishengchang puis la maison du banquier Lei Lütai. Mais après la Résidence des Qiao, tout semble bien fade et surtout répétitif. La pierre grise et le ciel nuageux y sont peut être pour quelque chose. La porte d'entrée ou la façade sont souvent plus impressionnantes que l'intérieur. Mais chacun ses goûts. Nous devons aussi penser à récupérer nos billets de train Pingyao-Xi'an. Nous devons les prendre dans un hôtel situé dans une des rues principales. Nous nous y rendons et prenons nos billets en échange du petit papier bleu. Nous vérifions bien la date et partons satisfaits. Nous préférons ensuite nous balader dans les rues animées et restaurées pour les touristes, à la recherche d'un petit restaurant pour le soir. Pingyao est le paradis des nouilles et autres raviolis vapeur : oreilles de chats, mountain noddles, nouilles coupées au couteau, etc… Ensuite, nous quittons les rues commerçantes pour nous diriger vers les remparts et les cotés peu (ou pas) mis en valeur de Pingyao. Nous faisons tamponner notre pass à l'extérieur de la porte Sud. Florent s'achète une veste en lin pour 3 eur ! Le jour tombe et les lampions s'allument peu à peu. La ville est vraiment magnifique, même si elle fait un peu "musée". Nous dînons dans la cour intérieure d'un restaurant, loin du bruit de la salle. De retour à hôtel, nous nous rendons compte que le prix inscrit sur nos billets de train n'est pas celui qui est mentionné sur notre facture, il est beaucoup moins cher ! Nous réalisons alors que nous nous sommes pris une double commission : l'une pour le CITS et l'autre pour l'agence locale. Nous avons l'impression désagréable de nous être faits un peu "avoir".
Jour 11 : Balade dans Pingyao et train de nuit pour Xi'an
Nous visitons encore deux maisons, admirons la vue sur la rue du sommet d'une tour et partons nous balader dans les rues si sympathiques de Pingyao. A midi cette fois-ci, nous mangeons "dans la rue", à la grande joie du cuisinier. Il y a tant de sortes de nouilles à tester ici ! Un peu de shopping pour finir, je m'achète une écharpe en Pachmina que je ne quitterai plus. Nous passons l'après midi à regarder les gens, les marchands de bonbons, de raviolis. Nous retournons à hôtel pour envoyer quelques mails, boire une bière et prendre nos sacs. Bob nous fait accompagner à la gare où nous allons prendre notre premier train de nuit. Arrivés en avance à la gare, nous observons les Chinois ainsi que d'autres touristes. Le train a du retard. Nous nous y attendions, c'est la veille de la Fête Nationale, le premier jour des vacances scolaires. Tout doit être plein. Bizarrement, il y a peu de monde à la gare de Pingyao. Nous pensons que beaucoup de gens sont montés à Taiyuan. Les gens commencent à se lever les uns après les autres pour se poster près des portes. Nous entamons la discussion avec un couple d'anglais qui vont dans le même wagon que nous. Le train est à l'approche, les portes donnant accès au quai s'ouvrent. Nous sommes dirigés en fonction de notre wagon pour attendre au bon endroit. La brume donne une atmosphère surnaturelle. On se croirait dans un film. Le train arrive enfin et nous avons 3 minutes pour grimper dedans. Ouf ! Nous sommes accueillis par le responsable du wagon qui contrôle nos billets et nous indique nos couchettes respectives. Le wagon est à moitié plein, il y a déjà des gens qui dorment. Il est minuit passé. Nous découvrons les couchettes "dures". 6 couchettes par compartiment, chacune munie d'un oreiller et d'une couette. Grand confort ! Je prends la couchette supérieure et Florent la médiane. Nous plaçons les sacs en hauteur. Mais il n'y a pas de porte ! Donc pas mal de bruit avec les allées et venues durant la nuit. Il y a un contrôleur par wagon qui surveille que le voyage se passe bien. Nous sommes rassurés.
Jour 12 : Arrivée à Xi'an, jour de la Fête nationale, quartier hui
Le premier jour des vacances scolaires ou comment apprendre la zen attitude Nous arrivons à la gare de Xi'an vers 10 heures. Une personne de notre hôtel doit venir nous chercher mais le train a 2 heures de retard. Nous a-t-on attendus ? Nous comprenons rapidement que ce jour de Fête Nationale n'est pas comme les autres. Une immense cohue dès la descente du train nous emmène à la sortie de la gare. Il vaut mieux ne pas résister et suivre le flot. Malheureusement, nous ne voyons aucun panneau d'accueil. Nous comprenons ensuite que nous avons pris la mauvaise sortie et que nous ne sommes pas passés devant les panneaux. Il faudrait rentrer à nouveau dans la gare pour prendre l'autre sortie mais c'est peine perdue. D'autant que la police veille au grain et ils n'ont pas l'air tendres avec ceux qui s'écartent de la route. Je laisse Florent avec les sacs et pars à la recherche d'un panneau indiquant nos noms ou celui de hôtel Nous nous rendons à l'évidence, personne ne nous attend. L'esplanade est noire de monde. Comme hôtel où nous devrons récupérer nos billets Xi'an-Shanghai est situé face à la gare, nous partons à sa recherche. Nous le trouvons facilement. Nous présentons notre bon "bleu" puis on nous demande d'attendre. Prenant notre mal en patience, nous demandons à téléphoner à notre hôtel pour qu'ils viennent nous chercher. Mais il n'y a pas de téléphone à la réception (nous sommes pourtant dans un hôtel 4 ou 5 étoiles !). Sympa l'homme à l'accueil nous prête son téléphone portable. Après un grand moment de solitude où l'on me répond que hôtel est complet, j'explique (toujours en anglais bien sûr) que nous avons échangé des mails, que j'ai réservé une chambre pour 180 Y il y a deux mois et qu'on devait venir me chercher à la gare. Finalement, on retrouve mon nom et on me dit que la personne s'est bien déplacée mais que nous n'étions pas là et qu'il faut maintenant prendre le bus n° 306… dans la rue noire de monde… Un peu déçus, nous commençons à nous impatienter pour les billets. Peut être qu'ils ne sont pas prêts, peut être qu'ils ne sont pas encore allés les chercher, peut être que ça va prendre des heures, peut être qu'il vaut mieux revenir demain ?! Impossible toutefois de poser ces questions, on nous répond qu'on ne sait pas et que le responsable est quelque part dans hôtel et qu'il va arriver… responsable de quoi, nous ne saurons jamais ! Ah le choc des cultures… Nous nous renseignons pour savoir où est situé le fameux arrêt de bus. Il se trouve "en face, à coté du KFC". Entre temps, un monsieur arrive et nous tend les billets. Vérification de la date, mais l'heure est décalée, nous partons 2 h plus tôt que prévu. A bout de nerf, nous disons merci et au-revoir… Ils ont du nous prendre pour des touristes-tarés ! Maintenant, à la recherche de ce fichu bus ! Nous nous dirigeons vers l'endroit indiqué, mais au final, nous voyons 2 KFC… Le numéro du bus inscrit sur un papier, nous demandons aux gens dans la rue. Nous atterrissons, non sans avoir joué des coudes à notre tour, devant un semblant d'arrêt de bus mais la rue est en travaux, et les voitures passent avec difficulté car tout le monde est sur la chaussée. La Fête Nationale, que du bonheur !!! Prenant notre mal en patience, nous attendons… Des bus passent, mais jamais le notre. Puis nous décidons de prendre un taxi… Peine perdue, quand ils arrivent à se frayer un chemin dans la foule, ils sont déjà pleins. Nous décidons alors de nous éloigner de l'arrêt de bus pour en trouver un autre qui sera moins bondé ou un taxi vide, l'espoir fait vivre. Nous marchons 5 minutes dans la foule, en jouant des coudes (!). Et soudain, nous voyons notre bus arriver au loin. Nous commençons à courir pour l'attraper mais avec les sacs ce n'est pas évident…Florent bouscule tout le monde et grimpe dans le bus. Je le suis de près, m'étant agrippée à son sac, dès fois que le bus parte sans moi…
Nous arrivons à l'auberge de jeunesse et posons nos sacs. Nous décidons de nous balader dans la ville l'après-midi. Nous n'avons pas envie de visiter des temples alors nous errons au peu au hasard. Nous nous retrouvons dans le quartier Hui, ethnie musulmane chinoise. C'est un amoncellement de vendeurs ça et là, principalement de nourriture. Des sucreries au miel, des nouilles, des légumes et même de la viande posée là sur les étals !!! Un peu écœurés par le mélange des odeurs et la pluie, nous rentrons. De retour à hôtel, une "dumpling party" est prévue le soir. Il s'agit d'un cours de cuisine de raviolis chinois (Jiaozi) offerte par hôtel Nous sommes environ 15 personnes et une jeune chinoise, Micky, nous montre comment préparer la farce et la pâte. Ensuite, travaux pratiques, c'est à notre tour. Pendant 1h30, nous façonnons les petits raviolis. A 15, le volume produit est assez important. Micky nous propose ensuite de les faire cuire et de les manger tous ensemble, ce que nous acceptons. L'ambiance est très sympa, cosmopolite et pendant la cuisson, nous attaquons l'apéro… in english of course ! Nous passons une agréable soirée en compagnie d'Anglais, Australien, Mexicain, Français, que sais-je… Ils souhaitent finir leur soirée dans la boite de nuit de l'hôtel Ayant une grosse journée prévue le lendemain, nous les laissons, non sans regrets… Mais demain les soldats de terre cuite nous attendent et, avec la Muraille de Chine, ils sont notre deuxième passage "obligé" de notre voyage. Finalement, notre chambre se trouve située juste au dessus de la boite de nuit en question… Dur dur d'être un touriste ! Au final nous n'aurons pas vu la fête nationale fêtée par les Chinois, seulement des milliers de petits drapeaux rouges accrochés absolument partout.
Shuyuan International Youth Hostel, 180 yuan, chambre twin, salle de bain privée
Jour 13 : Armée des soldats en terre-cuite de l'Empereur Qin, les remparts (Xi'an)
Lever relativement tôt pour attraper plus facilement un bus allant vers le site de l'armée des soldats en terre cuite, à 40 km de Xi'An. Il faut d'abord prendre un bus pour aller à la gare et un autre bus pour aller à Bingmayong. L'expérience de la veille nous hante un peu et nous ne savons pas ce que nous allons trouver à la gare routière. Finalement, plus de peur que de mal, on arrive même à renseigner une Française, qui va au même endroit que nous. Nous nous insérons dans la file d'attente du bus, et nous attendons notre tour, qui viendra rapidement. Tout le monde a une place assise. Durant le trajet, nous discutons avec des étudiants chinois. On fait un peu "attraction". Un peu timides, ils nous posent des questions en anglais. C'est sympa. Après environ 1h de trajet, nous arrivons sur les lieux vers 10 h. Les jeunes nous indiquent la direction du site et où reprendre le bus pour le retour. Nous sommes contents car le monde est largement supportable en comparaison de l'épisode de la veille "gare de Xi'An". Le site est très grand en fait, composé de 3 fosses avec des milliers de soldats et 2 musées. Nous commençons par les plus petites pour finir par la plus impressionnante. Les soldats en terre cuite sont magnifiques de réalisme et tous différents. Les coiffures, les mains, les statures, la position des pieds sont unique pour chaque statue. Nous prenons notre temps pour nous poser et admirer chaque soldat. Les chevaux sont représentés aussi. Ensuite quelques spécimen sont exposés dans de petites salles pour les admirer de plus près. Car on ne peut pas approcher les soldats dans les fosses. On est souvent en hauteur. Nous terminons par les salles musées, rapidement car nous commençons à fatiguer, ça fait 3 heures que nous sommes là, et les touristes commencent à arriver. Et quand les touristes chinois débarquent, il vaut mieux s'en aller, c'est une vague humaine ! Nous nous reposons dans la verdure environnante puis sortons du site, non sans passer devant plusieurs marchands, idéalement placés. Certains proposent à manger et la faim se fait sentir. Nous nous laissons tenter par du tofu, puis diverses petites brochettes. Nous nous dirigeons ensuite innocemment vers l'arrêt de bus. Et là, nous nous rappelons que ce sont les vacances et que nous sommes sur l'un des sites chinois les plus fréquentés…
Le deuxième jour des vacances scolaires ou comment apprendre la zen attitude (2) Des voitures et des bus sur 3 files, dans les deux sens, alors qu'il n'y a qu'une seule route pour accéder au site de l'armée des soldats en terre cuite. Un embouteillage monstrueux ! Et nous commençons à chercher notre arrêt, un peu moins sereins…. Il y a beaucoup de monde à pied et nous comprenons que tous ces gens veulent la même chose que nous : attraper un bus pour rentrer chez eux. Tout en marchant, nous observons le lent ballet des bus et des voitures, qui se croisent, qui font des demi-tours osés, mais au ralenti et sans trop d'excitation finalement. Ils sont plutôt calmes, même. Déjà les bus ne desservent plus l'arrêt final et font demi-tour avant car sinon, ils ne pourront plus passer, ou alors ils vont rester coincés tellement longtemps pour faire 100 mètres que ça ne vaut pas la peine. Dois-je préciser que ce sont les mêmes bus qui font le retour…? Quand les bus arrivent à faire leur demi-tour parmi les trois files de voitures, ils sont ensuite pris en chasse par les gens qui veulent grimper dedans. Xi'An la gare, épisode 2, le retour !!! Nous laissons passer quelques bus et nous en repérons un à l'avance… qui finalement ne s'arrête pas devant arrêt prévu mais là où il y a le plus de monde. Loupé. Le suivant, lui, s'arrête beaucoup plus tôt, se charge à bloc et encore loupé pour nous. Nous changeons de position en riant (un peu jaune quand même, sans mauvais jeu de mots). Nous voyageons léger mais il nous faut courir dès qu'un bus s'approche pour tenter de grimper dedans. Enfin, l'un s'arrête près de nous. Nous hésitons entre la porte de devant ou celle du milieu (et oui, tout devient alors stratégique), et là tout le monde pousse… Je m'aggripe tant bien que mal à Florent, et finalement nous montons. En m'asseyant, je m'aperçois alors, malheur, que la sacoche de mon appareil photo est vide !!!! Mon dieu, j'ai du le perdre dans la bataille ! J'avertis Florent, je me précipite dehors pour voir si par miracle il ne serait pas tombé au pied du bus. Hélas, trois fois hélas. Je remonte car j'ai peur que le bus ne parte. A son tour Florent descend et je le vois se mettre à courir sur la route. Non seulement j'ai perdu mon appareil photo, mes souvenirs, mais en plus mon homme replonge dans la foule et le bus qui va bientôt repartir !!!! Argh, tant pis pour mon foutu appareil, faites que mon homme revienne !!! Florent remonte alors, bredouille, et le bus ferme ses portes… Quelle déception alors ! Toutes ces photos, prises avec tant d'attention parfois, pour quelqu'un en particulier, pour nous seuls, ou pour montrer à tout le monde comme c'est beau la Chine… J'accuse le coup et relativise, j'ai encore mes papiers et mon argent, ça aurait pu être plus grave mais c'est tellement dommage. Une petite faute d'inattention si basique… Moi qui remettais systématiquement mon appareil dans mon sac à dos en sortant d'une visite, j'ai tout simplement oublié de le ranger cette fois-là. Et il est tombé, ce qui me parait quand même peu probable, ou a été volé durant la course après le bus. La sacoche a pu être projetée derrière moi et il était facile de se servir. Les Chinois ne sont pourtant pas voleurs, mais la tentation a peut être été trop forte. Ou alors il s'agit d'un autre touriste, et là, malheur à lui !
Nous observons quand même la circulation énorme à ce moment là. C'est un embouteillage géant. Il doit être 14 heures et des touristes arrivent encore sur de multiples files. Je n'ose imaginer le temps qu'ils vont mettre à arriver jusqu'au site. Pour le retour, nous roulons pendant une bonne demi-heure au pas, pareil pour les gens en face. Nous hallucinons encore de ce que nous voyons, les voitures se doublant et se croisant n'importe comment. Nous arrivons enfin à Xi'An et partons nous balader sur les remparts. Nous voulons voir le coucher de soleil. Nous nous promenons pendant un long moment, des gens peuvent louer des vélos sur les remparts. Ca semble irréel. De là haut, on a un bon aperçu de la ville. On peut voir des immeubles ultra modernes comme de vieux bâtiments. Quand le soleil se couche, tout prend une teinte rosée. Les premiers lampions s'allument. Sans appareil photo, volé dans l'après-midi, je me retrouve un peu les mains vides. A quoi bon continuer si je ne peux pas capturer ces images ? J'essaie de mémoriser ce que je vois et heureusement il reste le téléphone de Florent, qui a déjà fait ses preuves. Le soleil se couche peu à peu et les lampions sur les remparts apparaissent nettement. Nous restons là, à admirer la vue, jusqu'à la pénombre. De retour à hôtel, nous rencontrons quelques touristes croisés la veille et nous allons boire un verre avec eux, au sous-sol de hôtel, dans la fameuse boite de nuit. Certains sont là pour plusieurs mois et ont un travail. En remontant, nous croisons nos retraités français, qui sont exténués. Ils viennent manger dans notre hôtel car on le leur a recommandé. Ils sont allés aux aussi voir les soldats de terre cuite, mais sont partis beaucoup plus tard que nous avec un tour organisé par leur hôtel Du coup, ils sont arrivés tard sur le site, avec tous les autres touristes et c'était beaucoup plus fatiguant. Ils ont du mettre le double de temps de transport par rapport à nous… Mais ont toujours leur appareil !!! Nous prenons congé, un peu fatigués aussi. Nous ne les recroiserons plus, ils s'en vont dans le Yunnan, mais sont coincés par leur billet. Nous commençons à nous rendre compte que nos 5 heures passées dans l'agence du CITS ainsi que notre surcoût nous ont servi à anticiper ce genre de choses. D'un autre coté, notre temps est compté, le leur beaucoup moins car ils sont en chine pour 6 semaines.
Jour 14 : quartier de Shuyuanmen, remparts (Xi'An) et train de nuit pour Shanghai
Aujourd'hui, nous voulons aller voir le quartier de Shuyuanmen dit "des calligraphes" situé près de notre hôtel Nous trouvons de gros pinceaux de calligraphie, des baguettes et de magnifiques sinogrammes (écritures chinoises). Nous prenons quelques photos et commençons à regarder ce que nous voudrions ramer chez nous. Mais pour l'instant il est un peu tôt pour se charger de "souvenirs". Nous retournons sur les remparts, car la veille, notre billet n'a pas été déchiré. Du coup nous refaisons un tour gratis. Nous voulons aussi faire quelques petits achats pour le train de nuit, et notamment, des soupes de nouilles que nous voulons essayer. Nous avons observé les Chinois et ça n'a pas l'air très compliqué. Nous savons que nous voyageons en première classe (soft sleepers), donc nous devrions être à l'aise pour "cuisiner", et eau chaude garantie… Notre train est à 17h. Nous passons récupérer nos sacs à hôtel, notre caution et allons prendre le bus que nous connaissons bien maintenant. Dans le bus, une jeune fille nous aborde et nous dit qu'elle est à notre hôtel Elle nous demande où nous allons. Arrivés en centre ville, elle nous conseille de descendre avec elle car le bus va être bloqué par les embouteillages (et oui, vive les vacances !). Comme elle marche près de nous, nous en profitons pour acheter des fruits qu'elle "négocie" pour nous. Du coup, nous lui demandons de nous trouver des soupes non épicées puisque le magasin en vend aussi. Elle est très contente de nous aider et nous aussi du coup ! Après l'avoir bien remerciée, nous nous dirigeons vers la gare. D'abord trouver le "salon d'attente". Selon les gares, certains salons d'attente sont réservés spécifiquement aux voyageurs en soft sleepers. Nous sommes plus sereins que pour notre premier train. Quand les portes s'ouvrent, nous nous dirigeons "tranquillement" mais activement vers notre wagon. Nous prenons place dans notre compartiment. Les couchettes sont effectivement plus luxueuses, dans le sens où le compartiment se ferme par une porte (d'où moins de bruit), on n'est que 4 au lieu de 6. Il y a aussi une couette et un oreiller, comme dans les "hard sleepers". Les toilettes ont l'air plus propres et il y a même un coin lavabo qui ferme à clé. Nous rencontrons nos voisins pour la nuit : un jeune couple chinois avec une petite fille. Nous sommes chanceux, ils parlent un peu anglais. Nous nous présentons. Ils sont très curieux et nous aussi. La communication n'est pas facile, par manque de vocabulaire des deux cotés, mas il y a de la bonne volonté. Quand les mots manquent, nous dessinons sur un calepin. Ils nous proposent des fruits et nous prenons le thé ensemble. C'est plutôt convivial et nous les trouvons sympathiques. Nous leur demandons à quelle heure ils comptent éteindre, car nous avons compris que les Chinois se couchent tôt et il va falloir manger. Le jeune homme se lève et sort deux bols de nouilles qu'il commence à préparer devant nous. Nous le regardons avec attention et lui expliquons qu nous en avons aussi et que c'est notre première fois. Alors, magie du voyage, il nous montre comment faire avec nos propres soupes après avoir préparé les siennes. Il faut ouvrir un peu le carton, mettre une partie des épices, mais pas tout sinon c'est trop fort, ensuite mettre l'eau chaude, remuer un peu et refermer le couvercle avec quelque chose. Nous prenons des bananes pour faire un poids stable. Après quelques minutes, regarder si les pâtes ont gonflé, remuer et c'est prêt !!! Remarquant qu'ils ont mangé dans le couloir, nous faisons de même pour ne pas embaumer le compartiment d'odeurs de nourriture. Nous sortons donc avec nos bols de nouilles et nous mettons sur de petits strapontins. C'est divin, nous nous régalons et nous nous sentons vraiment bien dans ce pays maintenant. Nos continuons à discuter un peu avec nos voisins, puis ils se couchent et éteignent leurs lampes. Nous faisons de même peu de temps après car le train arrive vers 7h à Shanghai.
Jour 15 : le Bund, balade en bateau sur la rivière Huangpu, jardin Yu (Shanghai)
Nous nous réveillons bien reposés, on dort mieux dans ce train que dans les trains français nous semble-t-il. Nous reprenons notre discussion avec le couple chinois mais le train arrive déjà. Tout le monde descend. J'espère que nous aurons autant de chance lors de notre prochain voyage… La gare donne directement sur le métro. Après un rapide coup d'œil sur nos plans, nous prenons un ticket (qui coûte 3 Y pour 2 Y à Pékin) et nous engouffrons dans une rame. Cette fois-ci, forts de nos quinze jours en Chine, nous avons l'air beaucoup plus à l'aise que certains touristes chinois. Passage des sacs au détecteur à rayons X, repérage des terminus, sens de circulation, passage du ticket dans la borne, c'est un peu comme à Paris finalement… Le plus dur est de trouver l'hôtel à la sortie du métro. Ca n'a pas l'air trop loin. Nous longeons un fleuve, et nous y sommes. L'endroit paraît sympathique, c'est une auberge de jeunesse. Après le check-in, la caution, nous devons attendre un peu car notre chambre n'est pas prête. Il faut dire qu'il n'est pas 9 h… Nous achetons un plan à l'accueil, car nous devons aller récupérer des billets de train du CITS, et ça n'a pas l'air facile de trouver hôtel (décidément !). Personne ne semble vraiment savoir où il est malgré l'adresse. Nous nous renseignons sur les possibilités d'acheter des billets pour aller à Suzhou dans la journée, ainsi que des billets de bus pour aller de Hangzhou à Tangkou. Nous posons beaucoup de questions au réceptionniste et il est plutôt patient. Nous en profitons aussi pour finir de boucler notre escapade dans le Huangshan, la Montagne Jaune, que nous avons prévue dans 3 jours. En effet, nous sommes en contact depuis une semaine avec un certain Monsieur Cheng de Tangkou. Nous avons trouvé ses coordonnées sur le site Voyage.forum et nous pensons qu'il peut nous aider pour notre excursion dans le Huangshan. A travers nos échanges de mails, nous réalisons que nous avons fait une erreur stratégique. Au tout début du voyage, nous avions réservé un billet de train Shanghai-Hangzhou en pensant prendre ensuite un bus Hangzhou-Tunxi, croyant que la liaison directe n'existait pas. Nous avions prévu de passer la nuit à Tunxi pour rejoindre Tangkou par un bus le matin afin de gagner la montagne jaune le plus tôt possible. En fait je n'avais pas encore étudié avec attention le trajet, et ayant peur des vacances scolaires, nous avions sauté sur les billets de train. Nous nous rendons compte alors qu'il existe un bus reliant Shanghai à Tunxi et même Tangkou (plus proche du Huangshan) en seulement 6h. Nous tentons d'annuler le billet avec l'agence du CITS mais l'annulation coûte quasiment aussi cher que le prix du billet. Tant pis. Nous décidons finalement de rester sur notre itinéraire alliant train et bus, mais de passer la nuit chez Monsieur Cheng, directement à Tangkou, pour être déjà sur place. Nous annulons la nuit hôtel prévue à Tunxi. Et nous commandons les billets pour Suzhou. Comme notre chambre n'est pas prête, nous laissons tout simplement nos sacs à la réception. Ceci étant fait, nous partons récupérer en bus nos fameux billets de train pour Hangzhou. Et là, nous tentons d'aborder des Chinois afin de trouver l'arrêt de bus. Et surprise, ils ont l'air beaucoup plus craintifs qu'à Pékin de nous entendre parler anglais. En tout cas, pas facile de se faire comprendre malgré le dictionnaire et le plan. Finalement, nous arrivons à trouver l'arrêt, le bus arrive et nous sautons dedans. A l'intérieur, je regarde mon plan en parlant à Florent, et là une jeune Chinoise qui a du lire sur mon épaule me dit qu'il faut descendre à l'arrêt d'après… sans que je lui ai rien demandé… Je trouve ça vraiment gentil. Nous arrivons près de la rivière Huangpu et des gratte-ciel. C'est fantastique, on se croirait à New York ! Ca n'a plus rien à voir avec Pingyao… Nous trouvons hôtel qui est un 4 étoiles. Nous grimpons dans les étages à la recherche du bureau du CITS sans que personne ne nous demande rien. Nous récupérons nos billets et en profitons pour passer aux toilettes… A priori, l'endroit doit être "sûr" et propre. C'est d'ailleurs une stratégie que nous allons adopter pour Shanghai !!! Nous nous retrouvons alors sur les quais de la rivière Huangpu et nous arrivons sur le haut du Bund, boulevard très connu de Shanghai, qui longe la rivière. Nous nous laissons tenter par une petite croisière d'une heure sur la rivière, histoire d'observer la ville à partir de son "cœur". Les gratte-ciel sont tous plus grands les uns que les autres, avec des formes variées et assez osées. Toujours plus haut, plus loin, plus fort ! Ensuite nous allons vers le jardin Lu, qui semble très prometteur. Mais il y a énormément de monde. En cherchant l'entrée, nous passons dans un dédale de petites maisonnettes qui sont en fait des magasins fraîchement repeints en rouge et blanc, mais tellement de monde. Nous déambulons emportés par la marée humaine qui se presse sur les ponts au dessus de l'eau. Nous espérons retrouver un peu de calme dans le jardin… mais avant cela, il faut faire la queue ! Une fois entrés, l'endroit est en effet magnifique. Mariage des plantes, de la pierre, de l'eau, de petites maisons. Un vrai jardin zen. Sublime, mais finalement un peu trop "peuplé" à notre goût. Il est vrai que le monde perpétuel nous fatigue beaucoup plus que ce que pensions. Nous dînons "en ville" et profitons de la nuit tombée sur Shanghai pour retourner sur le Bund afin d'admirer la vue de nuit. Là encore, c'est un monde fou, une marée humaine qui se presse, se colle, pour voir les gratte-ciels illuminés. Il faut dire que le spectacle est époustouflant. C'est une mégapole, il ne faut pas l'oublier. Des écrans publicitaires s'affichent sur certains gratte-ciels, et changent régulièrement. Les bateaux sont eux aussi illuminés et leurs couleurs varient très souvent. C'est un régal pour les yeux. Nous rentrons épuisés à hôtel.
Shanghai Soho International Youth Hotel, 260 yuan, chambre twin, salle de bain privée
Jour 16 : Temple du Bouddha de Jade, la place du Peuple, quartier de la Concession française (Shanghai)
Nous décidons d'aller en taxi au Temple du Bouddha de Jade ("le temple bouddhiste le plus célèbre de la ville" d'après le Routard), car il n'est pas desservi par les bus. Il est encore habité par une centaine de moines et surtout en activité intense. L'encens est bien présent. Le clou du temple est bien entendu le Bouddha, tout en jade. Il est splendide. Pour l'apercevoir, il faut payer, bien sûr, un petit supplément. Une fois arrivés devant, une surveillante interdit les photos car c'est un lieu de culte. Une barrière empêche de l'approcher et on doit se tenir à une dizaine de mètres de la statue. Certains font des prières, mais il y a aussi quelques touristes curieux. Nous restons là un bon moment, saisis par la sérénité qui se dégage de ce Bouddha. Il a l'air tellement bienheureux ! Et tellement beau et apaisant. En sortant, nous regardons quelques échoppes. Florent veut trouver un bol tibétain. Depuis Chengde, nous n'en avons pas revu et il craint de ne plus en trouver ensuite. Première étape, se faire comprendre. Florent adepte du mime, montre le geste et joint le son qui va avec. C'est une méthode marche plutôt bien. Le vendeur comprend aussitôt. Nous apprenons qu'il faut dire "tsing" pour parler de ce bol. Après avoir fait toute la rue pour en trouver à un bon prix, puis une longue négociation, nous l'achetons. Nous avons plus l'habitude de négocier qu'au début mais parfois, il nous faut céder bien plus que ce que nous croyons au départ. Les Chinois sont bons commerçants…. Quand nous ne sommes pas intéress��s, ils nous vendraient tout le magasin pour quelques yuans, et dès que nos yeux brillent, ils flairent la bonne affaire et nous font plier. Heureux de notre achat, nous prenons un taxi pour aller en centre ville, place du Peuple. Maintenant nous n'avons plus peur de prendre un taxi, nous savons qu'une course coûte environ 5-10 yuans pour quelques kilomètres et nous vérifions simplement que le compteur est remis à zéro. Quels progrès depuis Pékin ! Nous découvrons la fameuse place du Peuple, immense. C'est le cœur de Shanghai. Nous marchons aux alentours, passons devant l'opéra de Shanghai et nous dirigeons vers le Musée de Shanghai, gratuit. Malheureusement, devant le monde amassé devant, nous reculons et décidons d'aller profiter du beau temps et nous balader dans le quartier de la concession française. C'est une autre ambiance que nous découvrons, beaucoup plus calme qu'en centre ville. Quelques vélos ça et là, des boutiques de mode où je ne peux m'empêcher de regarder les robes chinoises de forme traditionnelle mais revisitées et remises au goût du jour. Splendide ! Nous retournons ensuite près de la place du peuple pour faire un grand marché couvert sur Nanjing Donglu. En fait c'est un magasin géant sur 5 étages où nous repérons nos futurs cadeaux et souvenirs à ramener. Baguettes, Tshirts, et même appareils photos ! J'hésite à en acheter un pas cher (20 euro) pour le Huangshan mais j'ai peur être déçue par les photos. Nous dirons ensuite dans un restaurant japonais qui s'avère être une chaîne, Ramen. Les cuisines sont visibles depuis l'extérieur, ça a l'air propre et bon. Nous nous régalons avec une soupe, très copieuse et délicieuse, le tout pour quelques yuans.
Jour 17 : jardin de la Politique des Simples, jardin Liu (Suzhou)
L'avantage c'est que Suzhou (ou Tongli par exemple) ne sont pas loin (1-2h) et qu'il y a beaucoup de trains pour y aller. Et en plus ils sont super modernes. Nous arrivons donc vers 10 heures à Suzhou, la ville des jardins. 8 sont inscrits au patrimoine mondial de l'Unesco… La difficulté première est de trouver un taxi pour rejoindre le centre ville. Nous sommes les seuls européens, comme souvent. Ca donne une impression de liberté, d'aventure et de conquête aussi. Mais nous nous sentons en sécurité. Il ne semble pas y avoir de station de taxi en sortant de la gare. Nous marchons un peu au hasard sur la route. Bizarrement, tous les taxis que nous approchons ne veulent pas nous charger. Nous trouvons un genre de poste de police. Ce qui est toujours drôle dans ces situations, c'est que quelqu'un doit toujours être "désigné" pour nous parler chaque fois que nous sortons trois mots d'anglais… Très soucieux de nous renseigner, les Chinois font beaucoup d'efforts quand ils parlent anglais. Quand ce n'est pas le cas, on dirait qu'ils ont peur de nous, certains font non de la tête, d'autres s'en vont carrément ! Nous pensons qu'ils sont timides. Un policier nous renseigne donc tant bien que mal. Il faut aller plus loin sur la route… Finalement, nous trouvons un taxi, il nous emmène au centre ville, qui n'est pas si proche que ça de la gare. A retenir pour le retour…. Il nous dépose pas loin du premier jardin que nous souhaitons visiter : le jardin de la Politique des Simples, qui fait près de 5 hectares. C'est le plus grand jardin de Suzhou. Suivant les conseils de notre guide, nous y allons en premier car nous savons que les hordes de touriste chinois vont déferler ensuite. Le jardin est magnifique. Un mélange zen d'eau, de terre, de verdure, de pierre et de petits pavillons. Nous sommes sensibles aux différents bambous, ayant visité une bambouseraie avant notre départ. Nous admirons les différentes variétés que nous croisons. Au fond, une grande jardinerie contient plusieurs centaines de bonsaï. Sublimes. Nous apprécions la galerie couverte, et sa toiture qui représente un dragon. Nous nous amusons aussi dans les portes, carrées ou rondes. Mais les touristes sont nombreux et, comble de malchance, leurs guides ont des mégaphones pour bien se faire entendre. C'est très difficile à vivre pour nous, car venus chercher le calme et la quiétude, c'est tout le contraire que nous trouvons au final. Nous décidons de ne faire que deux jardins au total, car après, tout se ressemble. Nous voulons aussi profiter de la ville en elle-même. On la présente comme une ville-musée ou une cité-jardin. On la surnommait jadis la Venise de l'orient pour ses canaux. Nous partons donc à la recherche de ses fameux canaux. Nous arrivons sur des berges, mais pas dans l'état que nous espérions. Tout est délabré. Suivant toujours notre guide, nous nous enfonçons un peu plus dans la ville. Nous voulons aussi voir un marché aux plantes et aux oiseaux. En cherchant un restaurant pour manger, nous tombons sur le fameux marché. Nous entrons à l'intérieur. On y vend de toutes sortes d'animaux : des chiens, des oiseaux, des poissons, des crustacés, des appâts… Mais aussi des pierres, des plantes, des bonsaïs. Le marché est à l'air libre, mais il est très dense. Ensuite, nous allons manger dans un petit restaurant. N'ayant pas encore mangé de canard, nous nous arrêtons sur un "duck pot" et des légumes. Quelle n'est pas notre surprise de voir arriver une marmite… pleine d'une sorte de soupe. Florent tente de remuer le liquide, et là, deuxième surprise, une demi-tête de canard surgit de la "soupe", puis une patte, avec les griffes… C'en est trop pour moi. Finalement, peu inspirée, je préfère manger les légumes. Florent tente tout de même l'expérience, avec ses baguettes !!! Nous apprendrons plus tard que c'est un classique. Nous nous dirigeons ensuite vers le deuxième jardin que nous avons choisi, le jardin Liu, car il est réputé pour sa centaine de fenêtres ouvragées. Effectivement, les fenêtres, en pierre, sont toutes différentes et uniques. Nous retrouvons là aussi un toit-dragon. On se perd avec délices. Là encore, bambous, bonsaïs, verdure, petits pavillons, mélange terre et eau. Nous nous reposons ensuite dans une maison de thé au fond du jardin. La lumière commence à baisser. En sortant du jardin, nous sommes abordés par des rabatteurs qui nous proposent une ballade en bateau dans les canaux pour une somme vraiment modique. En plus, nous ne sommes pas à coté… Comme nous avons peur d'un malentendu, Florent se met à mimer la ballade en bateau et tout le monde nous dit OK. Nous partons donc avec une sorte de triporteur en direction des canaux. Puis le "taxi" s'arrête et nous demande de le suivre. Et là, il nous montre le départ des bateaux, à un tarif qui n'a rien à voir avec ce qu'il nous a dit. Un peu déçus, nous lui disons non. Il part en maugréant. Du coup, nous avançons dans les ruelles et nous découvrons une partie de la ville très mignonne que nous n'avions pas vue. Là, la ville est restaurée et nous apprécions son charme pleinement. Ayant déjà fait notre "mini-croisière" à Shanghai, nous décidons de voir les canaux à pied. Nous croisons des photographes professionnels qui prennent une jolie chinoise en photo, vêtue d'une magnifique robe de soie. Nous entrons dans quelques boutiques touristiques, notre voyage tirant à sa fin, il nous faut penser aux souvenirs et aux cadeaux. Je craque pour une ombrelle en papier, mauve. Nous trouvons des articles bien moins chers qu'au marché de Shanghai où nous voulons retourner. Nous bénissons les rabatteurs qui nous ont permis de découvrir Suzhou. La nuit tombe et les lampions et lumières s'éclairent petit à petit. La cité a beaucoup de charme. Mais il nous faut la quitter, notre train de retour étant dans moins d'une heure. Petit coup de stress quand nous tardons à trouver un taxi. Puis arrivés à la gare, nous grimpons dans notre train facilement. En une heure, nous sommes à Shanghai la mégapole. Quelle journée !
Jour 18 : transfert Hangzhou puis Tangkou
Départ du Shanghai Soho International Youth hôtel. Comme nous en sommes satisfaits malgré le bruit, nous réservons une chambre "calme" pour notre retour à Shanghai. Choix stratégique car près du métro et pas cher. Ce qui nous permet aussi de ne prendre qu'un sac pour deux pou le Huangshan et laisser l'autre sac à la réception. Nous ne savons pas si nous allons devoir marcher avec le sac en haut de la montagne, alors nous préférons assurer. Une journée à passer dans les transports. D'abord le train Shanghai-Hangzhou, digne du TGV. Là encore, nous sommes impressionnés par la modernité et le confort du train. Ensuite, ça se corse. Arrivés à Hangzhou, il nous faut rejoindre la gare routière. Nous avons demandé au réceptionniste de notre hôtel de nous inscrire sur mon calepin "la gare de l'ouest pour Tangkou" (ou du moins c'est ce que je croyais). Nous abordons un taxi, qui ne nous regarde pas, puis un autre, et encore un qui nous refuse sans avoir lu notre papier. Ca ne doit pas être le bon endroit pour charger des clients (comme à Suzhou). Un peu plus loin, les taxis semblent prendre des Chinois. Nous nous approchons avec notre calepin. Une fois, deux fois, trois fois, les taxis font non de la tête ou du bras. Nous montrons Tangkou sur la carte. Nous pensons que c'est trop près (ou trop loin ?). Heureusement, une Chinoise nous accoste en parlant anglais. Nous lui expliquons que nous voulons aller à la gare routière pour prendre le bus pour Tangkou. Un petit attroupement se forme, comme d'autres fois. Elle griffonne deux sinogrammes et le premier taxi venu nous prend en charge immédiatement. Ouf, nous la remercions. Nous voilà enfin en route. Nous avons perdu du temps, presque une heure pour prendre le taxi, et le trajet entre la gare ferroviaire et la gare routière de l'ouest est finalement très long. Mauvais calcul décidément, mais bon. Nous en profitons pour admirer le paysage. Il y a un grand lac et c'est très boisé aux alentours. Nous arrivons à la gare. Il va falloir demander un bus direct pour Tangkou qui part dès que possible… Et là, nous savons que personne au guichet ne parlera anglais… Nous abordons un jeune homme, qui parle anglais heureusement. Il faut dire que Florent a "un truc" pour repérer les Chinois anglophones au premier coup d'œil, et sur tout le voyage il s'est rarement trompé. Nous lui expliquons notre souhait et il a la gentillesse de commander le billet pour nous. Nous le remercions. Le bus part dans moins d'une heure. Il nous indique l'endroit où attendre. Nous ressortons faire quelques achats pour le trajet : fruits et biscuits, nous sommes rodés. Il s'ensuit un trajet en bus qui nous paraît long, parce que le temps est à la pluie et les provinces traversées sont rurales et pauvres. Nous sommes toujours surpris de voir que tous les travaux, que ce soit les champs ou une construction, sont faits à main d'homme quasiment sans machine-outil. Nous en déduisons qu'ainsi, il y a un travail pour chacun, la technologie n'étant pas inconnue des Chinois, loin de là ! Ayant réussi à joindre Monsieur Cheng par téléphone (in english of course) pour lui communiquer notre heure de départ, nous pensons qu'il nous attend à la gare. Nous passons Tunxi, où nous devrons prendre le train de retour, et nous arrivons à Tangkou. Le trajet a pris deux bonnes heures.
Le fameux Monsieur Cheng de Tangkou… et son business Nous voyons un homme adossé à une grosse voiture qui scrute les passagers du bus. En descendant, il nous fait signe immédiatement. Là encore, nous sommes les seuls européens, il est facile de nous repérer ! Très cordial, il nous accueille comme de bonnes connaissances. Il est assez vif. Nous comprenons qu'il veut boucler ses affaires. Il nous propose un hôtel à Tangkou, vraiment pas cher par rapport à tous ce que nous avions payé jusque là. Il nous emmène d'abord à son restaurant, qu'il tient avec sa femme. Malheureusement pour lui, nous n'avons pas faim. Nous rencontrons des touristes mexicains sur le départ. Ils ont fait le Huangshan, sont enchantés. Nous leur posons quelques questions pratiques puis ils prennent le bus de retour qui s'arrête juste devant le restaurant. Ensuite Monsieur Cheng revient vers nous, et nous discutons de l'organisation du séjour. Nous lui confirmons d'abord que nous sommes d'accord pour dormir en dortoir en haut de la montagne, le tarif étant vraiment modique. De plus, nous espérons faire le lever du soleil, vers 5 h, donc nous dormirons peu. C'est bouclé pour 260 yuans à deux, quand on avait vu des prix de l'ordre de 600 yuan. Ensuite j'avais lu sur un forum qu'une jolie balade aux alentours permettait de se rendre sur les lieux du tournage de Tigres et Dragons. Il s'agit de la Vallée d'émeraude. Mais il n'est pas possible de la faire si tard et par ce temps brumeux. Il nous propose de la faire plus tard. Comme nous repartons le surlendemain soir, notre "hôte" est un peu surpris, mais comprend. Sachant qu'il fait preuve de bonne volonté, nous lui expliquons aussi que nous avons notre billet de train à récupérer au CITS à Tunxi, ce qui ne nous arrange pas. Pas de problème, il passe un coup de fil et nous annonce que nos billets seront disponibles dans un hôtel en haut de la montagne ! Magie magie ! Merci Monsieur Cheng et son sens de l'organisation. Ensuite il nous indique notre hôtel, dans lequel nous ne serions peut être pas rentrés sans lui. Les chambres sont flambant neuves. Il nous donne rendez-vous le soir à son restaurant (évidemment) pas trop tard (et oui, il travaille toute la journée). Comme il est tôt (16 h tout au plus), nous partons à la découverte du village. En fait c'est un village de montagne, il n'y a rien. Quelques restaurants quand même, quelques magasins et c'est tout. Comment font ces gens pour vivre ? Il y a très peu de touristes alors que c'est la dernière étape avant la montagne. Nous croisons une vieille dame qui porte des épis de maïs, un autre temps… Nous faisons quelques achats pour le lendemain, car nous avons lu qu'il n'y avait pas grand chose en haut de la montagne, ou à un prix exorbitant. Comme "d'habitude", des biscuits, des fruits et des nouilles. Nous trouvons des soupes qui n'ont pas l'air épicées (il n'y a pas de petit logo avec un piment comme sur d'autres). Nous sommes contents de nous. Sur le trajet, nous nous laissons tenter par des marchands de thé, mais rien ne nous plait vraiment. Nous rentrons à hôtel ou nous nous reposons un peu avant d'aller chez Monsieur Cheng. Grand sourire quand nous arrivons. Ensuite, un homme rentre dans le restaurant et commence à présenter des calligraphies et s'assoit. Il s'agit de l'oncle de Monsieur Cheng. Nous commandons notre repas et commençons à regarder les peintures. Elles sont magnifiques et très peu chères. Nous avons un coup de cœur pour un cerisier, avec des fleurs rouges et roses. Le problème du cerisier est qu'il est peint sur une simple feuille de riz, et donc très fragile. Normalement, il faut coller la feuille de riz sur un papier plus épais, et ensuite le tout est posé sur un tissu et tendu entre deux rouleaux de bois. Notre choix se porte aussi sur une belle peinture de bambou. Nous tentons de négocier un rabais, mais les Chinois sont parfois durs en affaire ! Notre calcul est simple, les dessins sont très beaux, le prix modique (une vingtaine d'euro pour les deux), mais il va falloir les faire "monter" comme des calligraphies. Le pourrons-nous en France à un prix raisonnable ? L'avenir nous le dira. Si nous ne les prenons pas maintenant, nous le regretterons de toute façon. Nous délaissons les problèmes de souvenirs pour nous concentrer sur les plats qui sont arrivés. On se lâche un peu d'ailleurs, mais demain la journée sera rude. Et tout est très bon. Nous achetons finalement les calligraphies, et elles sont bien protégées dans un étui en carton. Nous réservons aussi le petit déjeuner et partons nous coucher. Demain notre Monsieur Cheng nous expliquera comment gagner les Montagnes Jaunes. Malheureusement l'inconnue est la météo. Nous dormons d'un sommeil de plomb.
Hotel Tangkou, 120 yuan, chambre double, salle de bain privée
Jour 19 : le Huangshan (les Montagnes Jaunes)
Nous prenons un solide petit déjeuner chez Monsieur Cheng et sa femme. Nous nous apercevons d'ailleurs que c'est comme ça qu'il gagne sa vie, puisque le petit déjeuner nous coûte plus cher qu'un repas habituel au restaurant. La veille nous avions remarqué que les tarifs étaient plus élevés que dans les autres restaurants de Tangkou. En même temps, il faut bien que chacun soit gagnant. Monsieur Cheng, déjà affairé au téléphone avec d'autres touristes, nous indique l'arrêt de bus, à l'autre bout du village. Arrivés à la "station" nous sommes interpellés par un Chinois qui veut partager un taxi avec nous. Le prix divisé par trois se trouve le même que celui du bus. Nous acquiesçons et chargeons nos sacs. Le trajet dure une vingtaine de minutes. Nous arrivons ensuite au départ du téléphérique. Le jeune Chinois avec qui nous avons discuté pendant le trajet nous aide à prendre nos billets d'entrée et de téléphérique et nous laisse son mail pour correspondre. Nous sommes partis pour les marches de l'Est, en téléphérique (heureusement, car il y en a des milliers). Et le beau temps est avec nous !!! Arrivés en haut, à 1650 m, le chemin est facile car tout est aménagé (béton et marches). Nous faisons une balade de 2h, en passant par des endroits magnifiques, aux noms exotiques : Mushroom Pavillon, Beginnig to beleave Peak, Refreshing terrasse, avant d'arriver sur l'imposante place de hôtel Behai. Nous savions à quoi nous attendre et nous ne sommes pas surpris par le béton. Nous continuons pour rejoindre hôtel Xihai (hôtel de l'ouest). Nous remarquons alors une grosse zone en travaux près de notre hôtel Nous laissons le sac à la réception, et reballade plus légers tout l'après midi. Il y a du monde, mais c'est largement moins que ce que nous croyions au départ. Nous sommes pourtant le week end, pendant les vacances scolaires. Certains points de vue sont plus encombré par les touristes, mais en patientant un peu, on se retrouve facilement seuls. Ayant récupéré une carte sur internet, nous savons à peu près quel tour nous voulons faire. Cloud dispelling pavillon, Echo wall, Flying over Rock, Top of Peaks (1730 m). Nous ne montons pas jusqu'au sommet, le "Bright Top" à 1800 m, car nous avons peur de perdre trop de temps. Nous voulons voir le coucher de soleil depuis "Purple cloud peak" et nous craignons être mal placés… Nous profitons de la vue majestueuse. Le coucher de soleil est magnifique. Nous sommes surpris de voir que beaucoup de Chinois partent quand le soleil est encore là… Décidément, un monde nous sépare ! Nous restons là jusqu'à ce que les couleurs rouges disparaissent. Ensuite, nous rentrons à hôtel Nous remarquons alors que malgré la nuit tombée, les engins ne se sont pas arrêtés… Ca nous laisse présager une bonne nuit ! Ce soir, ce sera chambre à part, Florent chez les hommes et moi chez les femmes. Je fais connaissance avec mes voisines de chambre, mais elle ne parlent pas anglais. Nous mangeons notre soupe de nouille et allons nous coucher. Tellement fatigués par cette journée, nous avons failli oublier d'aller chercher nos billets de train de retour ! Florent se dévoue pour aller les chercher. Mais les travaux continuent et les dortoirs donnent juste à coté… La nuit est très mauvaise. Merci Monsieur Cheng ! Nous ne saurons jamais pas s'il était au courant…
Hotel Xihai, 180 yuan en dortoir, salle de bain commune mais dans la chambre
Jour 20 : Huangshan, transfert à Tunxi et train de nuit pour Shanghai
Lever 4h30, nous ne voulons rien manquer. Mais à 1600 m, la nuit, il fait froid. Nous mettons tous nos vêtements les uns sur les autres et prenons le thermos de thé. Nous partons main dans la main, avec la lampe de poche, un peu endormis. Nous retournons à Purple cloud peak à environ 1/2 heure du Xihai h��tel Il y a déjà du monde, mais nous réussissons à trouver un coin isolé. Une petite gorgée de thé pour réchauffer l'atmosphère et le bonnet est n'est pas de trop. Nous attendons l'aurore patiemment, puis le jour se lève. Le top ! En fait nous n'avons jamais eu de brume. Pour le coucher de soleil, il y avait beaucoup de nuages au fond (qui ont caché le soleil sur la fin) et le ciel était limpide pour le lever. Un très bon souvenir ! Nous profitons du soleil encore une heure et rentrons à hôtel Nous décidons d'emporter le sac pour ne pas avoir à revenir. Ensuite nous nous baladons toute la matinée. Cette fois-ci, plus motivés, nous voulons monter jusqu'au "Bright Top summit". Nous laissons le sac à un hôtel sur le trajet afin de profiter au maximum ; on le récupèrera facilement au retour. Au sommet, bizarrement, il y a beaucoup plus de monde parce que l'endroit est étendu et vaste. Petite pause pique-nique en haut. Nous sommes les rois du monde ! Nous entamons la descente à 13h, il nous faut 1 heure jusqu'au téléphérique, puis 2-3 heures pour descendre les milliers de marches de l'est. Le plus impressionnant, ce sont ces porteurs, que nous avions croisés partout sur le site, chargés de blocs de marbre, linge, nourriture, barres de fer… Nous pensions qu'ils portaient les charges du téléphérique jusqu'aux hôtels (d'où le coût exorbitant), mais nous nous rendons compte qu'ils partent du bas de la vallée et ne profitent pas du téléphérique. Ah la Chine et ses contradictions ! La descente est laborieuse sur la fin, nous n'en pouvons plus de ces marches…. Ensuite nous attrapons le bus de retour vers Tangkou puis Tunxi, où nous prenons le train de nuit qui nous ramène à Shanghai. Encore en soft sleepers. Moins de chance avec nos voisins cette fois-ci, ils sont beaucoup plus âgés et ne parlent pas du tout anglais. Ils se couchent d'ailleurs très tôt. Nous rencontrons des Français et nous échangeons nos impressions de voyage. Comme ils ont faim, nous leur conseillons d'acheter les fameuses soupes de nouilles, aussi vendues dans le train. Comme le jeune couple chinois l'avait fait pour nous, nous leur montrons, non sans rire, comment préparer les leurs.
Jour 21 : quartier de Pudong, Nanjing Donglu (Shanghai)
Nous arrivons à Shanghai vers 9 h, en terre connue, nous prenons le métro et allons à notre hôtel Nous retrouvons un couple de Canadiens que nous avions croisés avant de partir dans le Huangshan. Long échange de nos péripéties et aventures. Nous sommes fatigués. Nous allons vers la nouvelle ville de Pudong, pour découvrir Shanghai de l'autre coté de la rivière. Nous passons près de grands magasins et de gratte-ciels que nous avions vus le premier jour, notamment la tour Perle d'Orient (en forme de boule, c'est la tour de la télévision de Shanghai). Nous décidons ensuite de retourner au grand magasin sur Nanjing Donglu pour faire nos achats. Quand nous en sortons, les bras chargés, il fait nuit. Nous admirons encore les lumières de la ville. Nous pensons soudain que nos calligraphies pourraient être "montées" en Chine, ce serait sûrement moins onéreux qu'en France, plus "typique" et mieux fait. Il ne nous reste que deux journées à Shanghai mais nous décidons de tenter notre chance le lendemain.
Shuyuan International Youth Hostel, 180 yuan, chambre twin, salle de bain privée
Jour 22 : Nanjing Lu et Bund coté intérieur (Shanghai)
Levés plus tard que d'habitude, c'est la fin des vacances et nous n'avons plus envie de visiter de site touristique en particulier. Sauf l'exposition universelle que nous voulons faire en nocturne, si le temps et la forme physique le permettent. Nous avons entendu tout et son contraire à son sujet et nous sommes moins motivés à présent. Notre mission de la journée : les calligraphies, que nous emportons comme un trésor. Nous demandons à notre sympathique réceptionniste où nous pouvons aller. Il ne sait pas trop quoi répondre mais nous envoie dans le quartier le plus approprié à son avis. Non loin de la place du Peuple, nous nous engouffrons dans la rue qu'il nous a indiquée. En peu de temps nous tombons sur un encadreur. Nous prenons notre courage à deux main et entrons sans aller plus loin. Chance, l'homme parle anglais. Il nous comprend parfaitement et nous propose tout de suite des tissus qui vont pouvoir aller avec nos dessins. Nous prenons conseil auprès de lui et arrêtons notre choix. Nous lui demandons son tarif, très raisonnable. Incroyable, pour ce prix il monte le cerisier sur du papier plus solide et le bambou, sali, sera nettoyé. Les deux seront montés sur du tissu tendu entre deux bâtons laqués. Il nous propose de les récupérer dans une semaine… mais nous partons le lendemain soir ! Nous le lui avouons. Pas de problème, ils seront prêts pour 15 h le lendemain… Le cœur léger, nous continuons le long de la rue. Nos tombons sur un marchand de baozi (petits pains farcis à la viande)… Sûrement l'un des derniers que nous pourrons déguster. Nous nous offrons ce petit plaisir du palais. Nous arrivons ensuite dans un quartier un peu plus pauvres, où nous trouvons des fruits et légumes, toujours bien disposés, en ordre, des vendeurs en tous genres (ferraille, plastiques). Mais le monde nous fatigue vraiment. Allées et venues, bousculade, coude à coude, gens qui parlent fort… Shanghai nous paraît beaucoup plus peuplée que Pékin. L'appel de la maison se fait sentir. Nous renonçons à l'exposition universelle sans regret. Nous continuons à déambuler autour de People Square puis remontons une rue qui mène au Bund. Cette fois-ci, nous arrivons par l'intérieur de la ville. Nous passons devant les façades des immeubles années 30. Nous rentrons dans la Shanghai Pudong & Developpement Bank, qui date de 1923, toujours en activité, mais a conservé les guichets de l'époque. Nous poussons ensuite jusqu'à la rivière et rentrons à notre hôtel, après un restaurant vietnamien pour une fois.
Jour 23 : Shanghai
Journée "off". Nous allons récupérer nos calligraphies, sublimées par les tissus soyeux. Nous baladons encore un peu dans le quartier de la place du peuple. A rajouter, j'aurais visité le musée de Shanghai (gratuit) mais nous avions renoncé devant l'affluence, et nous sommes lassés par la foule si bruyante. Dernier repas chinois… Derniers achats pour liquider nos yuans. Nous passons dans un supermarché et achetons des cacahuètes épicées, des nouilles et des épices. Ensuite, retour à hôtel pour prendre nos bagages. Nous prenons le métro jusqu'à l'aéroport mais nous avons prévu un peu "juste" : il s'agit du dernier, la ligne de l'aéroport s'arrêtant vers 20 h ! Nous quittons Shanghai et la Chine heureux de notre voyage, des souvenirs plein la tête. Un jour peut-tre que nous le complèterons par le Yunnan et le Tibet.
J'espère avoir apporté ma modeste contribution à Voyageforum, qui m'a été très utile pour ma préparation.
Voir aussi mon blog : http://voyages.deesse.grecque.over-blog.fr/
Avis et commentaires bienvenus.
Face cachée des croisières English translation pending
Pour ceux que ça intéresse voici le lien pour visonner le reportage sur le web.. ça dure environ 45 min
Interessant ça nous permet de voir comment vivre un peu les membres du personnel qui nous servent si bien sur un bateau de croisière.
http://www.stream-tv.fr/reportage-tv/special-investigation-la-face-cachee-des-croisieres-de-luxe
Alfred
http://www.stream-tv.fr/reportage-tv/special-investigation-la-face-cachee-des-croisieres-de-luxe
Alfred
L'archipel des îles du Cap-Vert: entre sobrados et écolodges English translation pending
L’archipel des îles du Cap-Vert : entre « sobrados « et éco-Lodge …(1)
Il faisait -7° à Nancy et -3° à Roissy-CDG terminal 1 quand le Boeing 750 de la TACV(Compagnie aérienne du Cap-Vert) a décollé… Il aurait fallu prévoir de changer de vêtements dans les toilettes de l’avion presque vide avant d’atterrir à PRAIA (capitale) île de Santiago…
(A quatre cent cinquante kilomètres de Dakar, par 13° de latitude Nord et 23° de longitude Ouest…)
Le Boeing sort des brumes du Maroc et, après avoir parcouru 1800 kms depuis la plus au Sud des Iles canaries, atterrit à PRAIA: il fait 24°…
On aura eu soin de survoler les îles de SAL, de MAIO, avant de trouver la piste du nouvel aéroport international, piste sous le vent de l’alizé du Nord-est, Praia, capitale de ces 4400 km2 répartis sur dix îles au cœur de l’Océan Atlantique, à 3000 kms à peine du Nordeste brésilien…
Il est temps de planquer polaires, gants, k-way au plus profond du sac…on est en janvier en Europe, l’Europe gèle sous l’anticyclone des Acores…Viva le Brésil !
Pour un européen, le peuplement métissé de l’archipel donne au Cap-Vert une allure à la Garcia Marquez: on retrouve très vite l’ambiance du « funana » de Salvador de Bahia à 5 h 30 de Paris…
Avec le « criolo » vendu en plus…bom dia, obrigaga, boa noite…quanto cuesta?…
Les métisses sont toutes plus belles les unes que les autres et elles le savent: il va falloir s’éloigner de la capitale et des boites à « musica » pour ne pas tomber sous le charme de ces filles des îles: de vieux messieurs en short y ont déjà perdu tout repère…
Mais comme dirait Christine Angot: "pourquoi pas le Brésil?"
http://www.youtube.com/watch?v=qQNaOh_rgOc
Il faisait -7° à Nancy et -3° à Roissy-CDG terminal 1 quand le Boeing 750 de la TACV(Compagnie aérienne du Cap-Vert) a décollé… Il aurait fallu prévoir de changer de vêtements dans les toilettes de l’avion presque vide avant d’atterrir à PRAIA (capitale) île de Santiago…
(A quatre cent cinquante kilomètres de Dakar, par 13° de latitude Nord et 23° de longitude Ouest…)
Le Boeing sort des brumes du Maroc et, après avoir parcouru 1800 kms depuis la plus au Sud des Iles canaries, atterrit à PRAIA: il fait 24°…
On aura eu soin de survoler les îles de SAL, de MAIO, avant de trouver la piste du nouvel aéroport international, piste sous le vent de l’alizé du Nord-est, Praia, capitale de ces 4400 km2 répartis sur dix îles au cœur de l’Océan Atlantique, à 3000 kms à peine du Nordeste brésilien…
Il est temps de planquer polaires, gants, k-way au plus profond du sac…on est en janvier en Europe, l’Europe gèle sous l’anticyclone des Acores…Viva le Brésil !
Pour un européen, le peuplement métissé de l’archipel donne au Cap-Vert une allure à la Garcia Marquez: on retrouve très vite l’ambiance du « funana » de Salvador de Bahia à 5 h 30 de Paris…
Avec le « criolo » vendu en plus…bom dia, obrigaga, boa noite…quanto cuesta?…
Les métisses sont toutes plus belles les unes que les autres et elles le savent: il va falloir s’éloigner de la capitale et des boites à « musica » pour ne pas tomber sous le charme de ces filles des îles: de vieux messieurs en short y ont déjà perdu tout repère…
Mais comme dirait Christine Angot: "pourquoi pas le Brésil?"
http://www.youtube.com/watch?v=qQNaOh_rgOc
Séjour au Gran Bahia Principe Esmeralda à Punta Cana en février 2011 English translation pending
Bonjour à tous,
Je compte éditer ce message jour après jour pour vous informer de notre voyage au GBP Esmarelda. Vous trouverez une galerie photo avec le lien suivant: http://picasaweb.google.com/102856288514776744962/RepubliqueDominicaine?authkey=Gv1sRgCMLX5bD_qa_KIA&feat=directlink
Nous avons réservez en août mais en novembre Vacances Transat nous informait d'un changement de vol. Nous avons réservez directement par internet, et Vacances Transat a prélevé en août l'ensemble du coût du voyage. L'an dernier, avec une agence locale, nous avons donné un dépôt et payé le reste en décembre. Nous sommes deux retraités de 64 ans, nous recherchons le calme, la bonne bouffe, pas trop d'excursions. La veille de notre départ, on a couché au Travelodge près de l'aéroport de Montréal et laissé notre voiture: 183$ taxes incluses pour un coucher, navette, deux semaines de stationnement. Comme nous devions quitter pour 5h30 le matin, on n'a pas profité du petit déjeuner gratuit. Vol par Air Transat formule Club que je trouve formidable: plus de bagage, enregistrement prioritaire, VIP pour le contrôle de sécurité (on passe en priorité), etc Très bon vol, l'aéroport de Punta Cana est minuscule, l'affichage du numéro de vol pour les bagages n'était pas le bon. Le passage aux douanes se résume à présenter une carte touristique incluse dans notre billet (elle est remise dans l'avion avec une fiche à remplir). On récupère nos bagages puis on se rend vres notre «Tour operator» puis vers notre autobus. Le trajet vers l'hotel prend environ 35 minutes. Accueil ordinaire comparé à celui reçu au GBP Akumal Riviera Maya l'an dernier. Mais, quelle belle chambre. Personnel très souriant et familier. Ils aiment «toucher» poignée de main, tape amicale, sourire, très attentif. Il y a beaucoup de francophones, plus qu'au Mexique. Le buffet est très bien, chaque soir a son thème. J'y reviendrai. Pour les resto à la carte, on a fait le Gourmet (pas vraiment aimé, dans mon assiete un maigret de canard honnête avec un cube d'ananas pas de légume) Le Steak House (ordinaire sans plus) Je reviendrai demain
À plus...
De retour de Las Vegas et l'hôtel Paris English translation pending
Alors avec tout le monde qui s'est donné la peine de répondre à mes messages j'ai fait un super voyage. Très épuissant mais bon bon "how care?" comme on dit hihi
donc j'ai couché 3 nuits au Paris, hôtel super bien situé, propre, super chaleureux même les machines à sous on un thème "français" avec ex du french cancan! La musique en français des ascenceurs c'est aussi rigolo. Nous avons utiliser le plan buffet 24h pour 39$ ça vaut la peine surtout si vous allez au buffet du Paris très très bon.
Je suis une grande marcheuse et malgré tout j'étais épuisée après 2 jours à marcher et visiter les hôtels. J'ai égallement vu 2 spectacle du cirque du soleil.
Si vous avez des questions go!
donc j'ai couché 3 nuits au Paris, hôtel super bien situé, propre, super chaleureux même les machines à sous on un thème "français" avec ex du french cancan! La musique en français des ascenceurs c'est aussi rigolo. Nous avons utiliser le plan buffet 24h pour 39$ ça vaut la peine surtout si vous allez au buffet du Paris très très bon.
Je suis une grande marcheuse et malgré tout j'étais épuisée après 2 jours à marcher et visiter les hôtels. J'ai égallement vu 2 spectacle du cirque du soleil.
Si vous avez des questions go!
Dans quel coin louer un gîte en Bretagne? English translation pending
Bonjour,
Je cherche un gite pour une location d'une semaine bien situé... on veut visiter entre autres Dinan, St-Malo et le Mont-Michel mais aussi profiter de la plage et des sentiers... bref se balader une semaine a travers la Bretagne.
J'ai déja deux soirées de recherches a mon actif - il y a en a énormément et c'est difficile pour moi de me situer.
Alors je me demande dans quels villages ca serait le plus intéressant ? les endroits a éviter ?
Ce n'est pas nécessaire d'être sur la plage même a condition que ce ne soit pas trop loin... genre une quinzaine de kms.
Si je comprend bien le système des gites en France - il faut avoir ses propres draps, serviettes etc. ?
Et est-ce que la vaisselle et autres sont fournis ?
Merci de votre aide.
Je cherche un gite pour une location d'une semaine bien situé... on veut visiter entre autres Dinan, St-Malo et le Mont-Michel mais aussi profiter de la plage et des sentiers... bref se balader une semaine a travers la Bretagne.
J'ai déja deux soirées de recherches a mon actif - il y a en a énormément et c'est difficile pour moi de me situer.
Alors je me demande dans quels villages ca serait le plus intéressant ? les endroits a éviter ?
Ce n'est pas nécessaire d'être sur la plage même a condition que ce ne soit pas trop loin... genre une quinzaine de kms.
Si je comprend bien le système des gites en France - il faut avoir ses propres draps, serviettes etc. ?
Et est-ce que la vaisselle et autres sont fournis ?
Merci de votre aide.
Comment ne pas devenir fou en Thaïlande? English translation pending
Ca fait 4 ans que je vis et travail en Thaïlande et je deviens fou peu à peu.
J’ai été séduit par l’illusion Thaïlandaise qui donne l’impression que tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil et le magnifique sourire pour mieux pouvoir t’arnaquer.
Mais après 4 ans (bien moins bien sur mais là j’en ai vraiment assez) j’ai l’impression de devenir fou. Un de mes problèmes est sans doute également que je m’intéresse à l’actualité. Plus on lit les journaux (Anglophone) plus on voit que le gouvernement, la police et l’armée prend les gens pour des idiots et le leur dit ouvertement!
Quand on rajoute à cela les commentaire, attitude et lois racistes et xénophobes (pas le droit d’acheter de terrain, pas le droit d’avoir de carte de crédit, prix 4 a 10 plus élevé pour les étrangers, devoir faire un emprunt à l’extérieur du pays pour pouvoir acheter un condo, “Foreign investors have for too long taken advantage of Thailand, " said Mr Dusit.” (http://www.bangkokpost.com/business/economics/201072/firms-applaud-bond-tax).) Je deviens fou. En plus je travail légalement et je fais donc parti de la minorité des 3.6% d’employés qui paient des taxes sur le revenue en Thaïlande mais ce n’est pas ca qui va me faire être plus respecté (http://www.bangkokpost.com/business/economics/191986/only-2-3m-thais-pay-income-tax)!
La goute d’eau qui a fait débordé l’océan est probablement la manière dont la vente de DVD pédophile a été traité. Une autre preuve que les gens sont prit pour des idiots.
Je ne peux et ne veux pas quitter le pays parce que j’ai un bon travail et que ma femme est Thaï. Mais je veux trouver un moyen de ne pas devenir fou. J’imagine que d’arrêter de lire les journaux peut aider, mais je pense qu’il faut savoir ce qu’il ce passe dans le pays ou on habite, à plus forte raison si on est étranger.
J’ai l’impression que pour survivre dans ce pays il faut être égoïste, egocentrique et malhonnête!
Alors vous les expats de longue date, comment faites-vous pour survivre?
J’ai été séduit par l’illusion Thaïlandaise qui donne l’impression que tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil et le magnifique sourire pour mieux pouvoir t’arnaquer.
Mais après 4 ans (bien moins bien sur mais là j’en ai vraiment assez) j’ai l’impression de devenir fou. Un de mes problèmes est sans doute également que je m’intéresse à l’actualité. Plus on lit les journaux (Anglophone) plus on voit que le gouvernement, la police et l’armée prend les gens pour des idiots et le leur dit ouvertement!
Quand on rajoute à cela les commentaire, attitude et lois racistes et xénophobes (pas le droit d’acheter de terrain, pas le droit d’avoir de carte de crédit, prix 4 a 10 plus élevé pour les étrangers, devoir faire un emprunt à l’extérieur du pays pour pouvoir acheter un condo, “Foreign investors have for too long taken advantage of Thailand, " said Mr Dusit.” (http://www.bangkokpost.com/business/economics/201072/firms-applaud-bond-tax).) Je deviens fou. En plus je travail légalement et je fais donc parti de la minorité des 3.6% d’employés qui paient des taxes sur le revenue en Thaïlande mais ce n’est pas ca qui va me faire être plus respecté (http://www.bangkokpost.com/business/economics/191986/only-2-3m-thais-pay-income-tax)!
La goute d’eau qui a fait débordé l’océan est probablement la manière dont la vente de DVD pédophile a été traité. Une autre preuve que les gens sont prit pour des idiots.
Je ne peux et ne veux pas quitter le pays parce que j’ai un bon travail et que ma femme est Thaï. Mais je veux trouver un moyen de ne pas devenir fou. J’imagine que d’arrêter de lire les journaux peut aider, mais je pense qu’il faut savoir ce qu’il ce passe dans le pays ou on habite, à plus forte raison si on est étranger.
J’ai l’impression que pour survivre dans ce pays il faut être égoïste, egocentrique et malhonnête!
Alors vous les expats de longue date, comment faites-vous pour survivre?
Compte rendu de notre croisière sur le MSC Magnifica (9 -16 octobre 2010) English translation pending
bonjour à tous.
et voila ! tout à une fin. l'heure est venue de vous livrer mes impressions.
nous sommes partis comme prévu à 4 h du matin. direction Venise. pas de soucis sur la route.
attention aux futurs partants en voiture. il y a une continuité d'autoroute qui va de la sortie venise vers trieste. on évite ainsi mestre pour aller vers trieste. ce tronçon d'autoroute n'est pas indiqué sur les GPS TOM TOM. du coup le GPS ne m'a pas indiqué la sortie puisque logiquement il n'y avait de possiblilité d'aller ailleurs... du coup, on c'est engagé sur ce nouveau tronçon et on a loupé la sortie mestre/venise. du coup on a fait un détour et perdu 30 mn. rien de grave mais faut se méfier à l'approche de venise.
le temps d'arriver au port, il était 11h. on trouve facilement le parking P2 de MSC. on gare la voiture et on va trainer sur le port. on voit le ruby princess et un cunard. pas retenu le nom.
on avait prévu un petit pic nic et on mange sur le parking du port. on décide alors d'aller voir l'hôtel pour déposer une valise. les deux grosses resteront dans la voiture. le parking est clos et surveillé par des caméras. on trouve notre hôtel à proximité de la piazzale Roma. c'est l'hôtel Arlecchino. une surprise nous attends. un sois disant groupe a réservé pas mal de chambres !!! le réceptionnaire veut nous caser à l'hôtel continental à côté de la gare. il nous appelle un bateau taxi. on accepte ! on a pas le choix. finalement il nous rappelle alors que l'on attendait le taxi pour nous proposer une chambre moins chère de 50 €. moins bien située et avec la douche et les toilettes sur le palier mais privées avec une clé. rien que pour nous. c'est juste à côté. la chambre et jolie et la salle de bain toute neuve. on accepte. pour une nuit ca suffit.
on va chercher notre pass 12 h pour le vaporetto. j'avais réservé par internet sur venise connected. direction Murano. pas très interressante à voir. on va ensuite vers Burano. plus petite et bien plus jolie. retour sur venise et ballade sur la place st marc, pont de rialto on cherche ensuite un petit resto indiqué par véro. on le trouve. on a très bien mangé pour pas cher. puis direction l'hôtel. la journée a été longue. on est debout depuis 3h du matin. on se couche vers 23h.
le lendemain petit déj à l'hôtel. excellent.
de la fenêtre de la chambre on voit la cheminée du NCL Gem. on se ballade un peu du côté de la rive ou se trouve la gare puis direction le parking pour récupérer les bagages et aller à l'embarquement. il est 10h. on voit le magnifica, le NCL GEM, le costa victoria, le splendour OTS.
nous voila en route vers le batiment MSC pour procéder à l'embarquement. en arrivant je zappe tout les guichets. je monte avec les valises au premier étage. pas mal de passagers sont déjà la. je me rends compte que les gens n'ont pas leurs valise. en fait j'ai condondu check in et MSC express. je redescends au RDC et je refile mes valises. puis Fabienne me dit : regardes, les gens scannent leurs étiquettes... 😊 catastrophe ! nos valises sont parties sans êtres enregistrées...
on ne se moque pas OK ????
heureusement que je parle couramment anglais et italien...😮 (c'est faux bien sur) et je demande à récupérer les valises. heureusement, elles ne sont pas loin. on va les faire scanner et les refile à nouveau aux bagagistes. retour au premier étage et la je vois MSC express. je comprends mon erreur. on a le n° 10 grace à l'enregistrement électronique. les autres passagers ont un n° allant de 20 à 30.
une erreur de débutant. et dire que c'est ma 5eme croisière. pas de quoi être fier...😊
tout rentre dans l'ordre et à midi on est sur le bateau.
la croisière peut commencer.
1 : le ruby princess
2 : Murano
3 et 4 : Burano
5 : le resto à venise.
et voila ! tout à une fin. l'heure est venue de vous livrer mes impressions.
nous sommes partis comme prévu à 4 h du matin. direction Venise. pas de soucis sur la route.
attention aux futurs partants en voiture. il y a une continuité d'autoroute qui va de la sortie venise vers trieste. on évite ainsi mestre pour aller vers trieste. ce tronçon d'autoroute n'est pas indiqué sur les GPS TOM TOM. du coup le GPS ne m'a pas indiqué la sortie puisque logiquement il n'y avait de possiblilité d'aller ailleurs... du coup, on c'est engagé sur ce nouveau tronçon et on a loupé la sortie mestre/venise. du coup on a fait un détour et perdu 30 mn. rien de grave mais faut se méfier à l'approche de venise.
le temps d'arriver au port, il était 11h. on trouve facilement le parking P2 de MSC. on gare la voiture et on va trainer sur le port. on voit le ruby princess et un cunard. pas retenu le nom.
on avait prévu un petit pic nic et on mange sur le parking du port. on décide alors d'aller voir l'hôtel pour déposer une valise. les deux grosses resteront dans la voiture. le parking est clos et surveillé par des caméras. on trouve notre hôtel à proximité de la piazzale Roma. c'est l'hôtel Arlecchino. une surprise nous attends. un sois disant groupe a réservé pas mal de chambres !!! le réceptionnaire veut nous caser à l'hôtel continental à côté de la gare. il nous appelle un bateau taxi. on accepte ! on a pas le choix. finalement il nous rappelle alors que l'on attendait le taxi pour nous proposer une chambre moins chère de 50 €. moins bien située et avec la douche et les toilettes sur le palier mais privées avec une clé. rien que pour nous. c'est juste à côté. la chambre et jolie et la salle de bain toute neuve. on accepte. pour une nuit ca suffit.
on va chercher notre pass 12 h pour le vaporetto. j'avais réservé par internet sur venise connected. direction Murano. pas très interressante à voir. on va ensuite vers Burano. plus petite et bien plus jolie. retour sur venise et ballade sur la place st marc, pont de rialto on cherche ensuite un petit resto indiqué par véro. on le trouve. on a très bien mangé pour pas cher. puis direction l'hôtel. la journée a été longue. on est debout depuis 3h du matin. on se couche vers 23h.
le lendemain petit déj à l'hôtel. excellent.
de la fenêtre de la chambre on voit la cheminée du NCL Gem. on se ballade un peu du côté de la rive ou se trouve la gare puis direction le parking pour récupérer les bagages et aller à l'embarquement. il est 10h. on voit le magnifica, le NCL GEM, le costa victoria, le splendour OTS.
nous voila en route vers le batiment MSC pour procéder à l'embarquement. en arrivant je zappe tout les guichets. je monte avec les valises au premier étage. pas mal de passagers sont déjà la. je me rends compte que les gens n'ont pas leurs valise. en fait j'ai condondu check in et MSC express. je redescends au RDC et je refile mes valises. puis Fabienne me dit : regardes, les gens scannent leurs étiquettes... 😊 catastrophe ! nos valises sont parties sans êtres enregistrées...
on ne se moque pas OK ????
heureusement que je parle couramment anglais et italien...😮 (c'est faux bien sur) et je demande à récupérer les valises. heureusement, elles ne sont pas loin. on va les faire scanner et les refile à nouveau aux bagagistes. retour au premier étage et la je vois MSC express. je comprends mon erreur. on a le n° 10 grace à l'enregistrement électronique. les autres passagers ont un n° allant de 20 à 30.
une erreur de débutant. et dire que c'est ma 5eme croisière. pas de quoi être fier...😊
tout rentre dans l'ordre et à midi on est sur le bateau.
la croisière peut commencer.
1 : le ruby princess
2 : Murano
3 et 4 : Burano
5 : le resto à venise.
Croisière MSC Poesia pour les Caraïbes English translation pending
Nous comptons réserver demain pour une croisière sur le MSC Poesia pour les Caraibes. Ceux qui connaissent ce bateau, s.v.p. me donner vos commentaires, les bons et les mauvais.
Merci
Once Upon a Time in South India English translation pending
Salut a tous !
Je me décide enfin, maintenant que les exams sont passé, a raconter mon périple indien qui a duré de fin juin a fin aout, donc deux mois presque plein ( 58 jours en tout je crois ) et qui m'a permis de découvrir une partie du Karnataka, le Tamil Nadu, le Kerala, un peu Goa et enfin Bombay, la "Maximum city".
J'essayerais d'être concis, précis mais pas trop tout de même, je ne veux pas pondre un roman, je m'attacherais surtout a quelques situations et découvertes qui m'ont frappés et que j'ai particulièrement apprécié. =)
Je suis parti avec le minimum dans mon sac, en solitaire, et j'ai 18 ans, étais plutôt bien préparé, mais pas suffisamment conscient de l'importance du voyage que j'allais entreprendre.
Jour premier. Lundi 28 juin 2010.
Mon vol est prévus a 11h (il me semble), mon père tient absolument a m'accompagner en voiture a l'aéroport, j'accepte volontiers. Il me dépose et me serre dans ses bras, je suis très émus, c'est l'une des premières fois qu'il fait ça (j'ai 18 ans tout de même, mais j'ai toujours eu des rapports plus amicaux que paternels avec mon père.) Je me retourne et marche sans regarder derrière moi, une petite larme au coin de l'oeil, c'est parti pour la grande aventure ...
L'attente est longue, très longue, le vol se passe bien, j'ai assez froid, étant parti en short avec mes vieilles Stan Smith et sans pull ni vêtements chaud. Escale a Abu Dhabi puis rebelotte, avions jusqu'à Bombay ou nous atterrissons sous des trombes d'eau (du jamais vu, avec tout les indiens plutôt crispé autour de moi, l'atmosphère est donc un peu tendue a l'arrivée. Je récupère mon bagage (ouf !) puis me dirige vers le stand de taxi prépaid, il y a une queue monstre, et apparemment, ils ne prennent pas les cartes, je galère avec mon anglais oublié, on me dirige vers un ATM dans l'aéroport, cependant je ne comprends rien a son fonctionnement, on me dit que j'en trouverais facilement a l'extérieur, je sors de l'aéroport... Ce fut l'une des plus grosses erreur de mon futur séjour, arrivé dehors, énormément de monde, plusieurs personnes me saute dessus, je suis méfiant car renseigné sur les arnaques grâce a VF, un homme veut absolument me conduire dans un hotel a proximité de l'aéroport pour 1000 roupies Taxi free, ça sent l'arnaque, je n'avais hélas pas réservé mon hôtel, il me prévient qu'il sera complet quand j'arriverais, j'arrive a me débarrasser de l'homme en question, je vais m'assoir sur une bordure histoire de réfléchir, a coté de moi, un homme me demande d'ou je viens, "France" "First time in India", bla bla bla, oui, c'est un rabatteur, il va m'aider a prendre un taxi pour me déposer au Lawrence hotel, qu'on m'a beaucoup conseillé, j'accepte de le suivre méfiant, il trouve rapidement un taxi, un gros 4x4 de ville rouge assez amoché qu'il interpelle, il me dit que nous nous arrêterons a un ATM pour que je puisse retirer de quoi payer l'hotel et le taxi, j'ai un tres mauvais pressentiment mais je m'engage, le taxi décolle, roule 10 minutes, me dépose a un Dab, j'y retire 3000 roupies (qui ne sont pas tombé dans l'oeil d'un aveugle, le "broker"), je remonte dans le taxi qui redémarre, une quinzaine de minutes plus tard, s'arrête dans un paysage qui dure déjà depuis quelques temps, les rues des bidonvilles, c'est du changement ! il fait noir dehors, ce n'est pas éclairer, je vois plusieurs personnes dormir a même le sol, des chiens partout, il fait noir et il pleut... Le film d'horreur s'annonce bien ... Finalement, le rabatteur me dit que c'est un taxi prépayé et que je dois payer maintenant, bien sur, on s'etait entendu sur les prix, il m'assurait que j'en aurai pour moins de 300 roupies, il me sort a présent sa vieille photocopies avec des tarifs de 4000 roupies et plus, je rigole en lui montrant que je ne suis pas stupide et que ces tarifs ne sont pas les vrais, je suis néanmoins assez effrayé et sur mes gardes, faut dire que je n'avais jamais été dans cette situation avant, deux hommes et moi dans une voiture au milieu de nulle part, l'homme me dit ensuite qu'il etait prés a faire un "discount" pour moi, 2500 et on en parle plus, je refuse évidement, les deux hommes s'impatiente, je ne comprends pas très bien leur anglais, et ils parlent beaucoup entre eux, finalement le chauffeur me dit "Paid or leave" avec une certaine agressivité, je réfléchis puis envoie l'argent, je ne sais pas ce qui m'attends et je n'ai pas envie de descendre a cette heure la et a cet endroit... Bien sur si cet anecdote s'était déroulée a la fin de mon voyage, je serais descendu avec un grand sourire aux lèvres, mais l'océan inconnus me terrifiait, je préférais rester a bord de la voiture. Apres une bonne demie heure de trajet encore, nous arrivons dans Colaba, le paysage me semble déjà plus acceptable, je prévois de noter la plaque du taxi, pour régler cette histoire, le taxidriver arrête l'auto sur le bord d'une grande rue et me dit que le Lawrence est dans la petite rue de gauche, j'ai du mal a le croire, il me demande même un pourliche avec un grand sourire, je lui dit d'aller se faire "foutre" et descend de la voiture, il se barre en me faisant un signe de main rapidement, je n'ai même pas le temps de noter le numéros et je ne suis même pas sur d'être au bon endroit, je ne vois aucun hôtel ... J'avance dans la petite rue, et aperçois un écriteau "Lawrence Guest House 3rd Floor", ça ne ressemble pas du tout a ce que j'imaginais, on m'avait dit que c'était un bon hôtel et je me retrouve devant un immeuble a la façade délabrée, j'entre a l'intérieur, il fait noir, trois corps son allongé sur le sol, je reste pétrifié devant eux, un bouge et me demande quelque chose d'incompréhensible, je réponds simplement "Lawrence hôtel", il me fait signe de monter, je monte, j'ai l'impression que les escaliers n'arrivent jamais, il y a des gens qui dorment sur toutes les marches et a tout les paliers, c'est tres dur de passer, j'arrive enfin au troisième étage, rentre dans ce qui semble être l'hôtel, un homme dort sur un canapé, je lui demande... il me fait signe d'aller vers la porte du gérant, je toque, j'entends des paroles indescriptibles, je re-toque, un homme sort, me dit "FULL !", je lui dit que j'ai besoin de dormir quelque part, il me dit "Full full" et referme la porte, je redescend dehors ... il recommence a pleuvoir, j'ai perdu tout mes moyens, il est aux environs de 3h30, je ne sais vraiment pas quoi faire, je m'asseye sur le premier bord que je trouve, la rue est vraiment dégueulasse, des chiens passent a deux ou trois devant moi, je sors mon lonely, en esperant trouver un endroit ou aller, je ne comprends rien, je ne sais meme pas ou je suis, finalement je décide de me lever et de marcher dans un direction, je trouverais bien un endroit ou dormir. Je marche alors sur MG road (que je ne connais pas a ce moment), m'arrête une première fois devant un bâtiment militaire, je demande conseil, l'homme me rétorque qu'il ne sait rien et retourne s'assoir, il y a plein de gens qui dorment sous le porche, c'est vraiment impressionnant. je continue mon chemin encore, toujours dans le même sens, mais sans aucune idée de la ou je vais. j'aperçois alors un homme en face, un blanc, habillé bizarrement (Short en jean + marcel avec tongs), un parapluie rose, des piercings partout, et une coupe assez bizarre , je passe a coté de lui, il ne me calcule meme pas, je continue sur 5 mètres puis me retourne et vais le voir, je lui explique ma situation, il me dit de le suivre, il cherche aussi un endroit pour dormir, j'ai du mal a parler avec lui, mon anglais est vraiment minable, j'ai tout perdu. Nous marchons pendant une demie heure, il me raconte sa vie, il est en Inde depuis 5 mois, son voyage devait en effet durer 2 mois a l'époque mais a cause du grève de taxi, il rata l'avion, n'ayant pas d'argent pour repartir, il restait a Bombay avec ses petites économies et le peu de sous que sa famille daignait lui donner, cherchant désespérément a rentrer a Berlin, il est allemand. La route est longue, je croise plusieurs rat dont un sur lequel je marche, le choc est vraiment rude, il commence a faire jour, nous arrivons devant une guest house "Delight Guest House" l'acces se fait par un ascenseur, mon nouvel ami appelle celui ci, 5 minutes plus tard, il arrive, remplis de pierre a la moitié avec un indien accroupis dessus, il commence a décharger, Joerg (c'est le nom de mon pote que j'apprendrais plus tard) le presse et nous montons dans l'ascenseur alors qu'il est a moitié plein de pierres, je suis dans un reve, j'ai du mal a suivre, je manque d'air, depuis mon arrivé a Bombay, je suis en effet dans un état très bizarre d'irréel et de fantastique, je me contente de le suivre. Nous arrivons, une grille est fermé a la sortie de l'ascenseur, il faut revenir dans 30 minutes, nous nous dirigeons vers une autre guest house, même réponse, nous revenons a la première, ils nous laissent entrer, nous prenons une chambre a deux, je dors directement, il est aux alentours de 5h30 du matin... C'est ainsi que je m'échappe quelque secondes de ma situation, a la fois horrible et fascinante.
Jour 2. Mardi 29 juin.
Joerg me reveille a 10h, donc moins de 5 heures âpres que nous nous soyons couché. Il doit checker ses e-mails et se renseigner sur les prochains vols, il me dit de venir avec lui, comme ça, il peut me montrer les bases. Je le suis, nous allons au cyber, puis me fait découvrir la Gateway of india, il me donne son numéros et me dit "Peut etre a ce soir", il part, je reste seul. Je me re-sent totalement perdu, je décide de marcher un peu le temps de s'acclimater sans pour autant directement faire les attractions, j'emprunte MG road, j'ai l'impression d'être un véritable appât, tout les indiens viennent me proposer des tours et j'avoues que j'ai vraiment du mal a m'en débarrasser, il y en a même un tres collant qui me donne rendez vous le lendemain, j'accepte afin qu'il me lâche plus rapidement, un vieux me dit alors "BE CARREFULL" en engueulant le "pseudo guide", il me lâche finalement, je rencontre ensuite, Sunee, un jeune homme de mon âge qui veut me montrer la mer, pour ensuite me demander de l'argent pour acheter une boite pour cirer les chaussures, je refuse, après lui avoir payé un encas avec moi, puis le quitte assez mécontent qu'il soit venu pour l'argent, je passe l'âpres midi a marcher et retourne finalement assez tôt a la guest house pour dormir, vers 21h l'allemand reviens, je suis très content de le retrouver, il me propose d'aller manger, j'accepte, nous nous rendons alors a Tulloch road, dans Colaba, très bonne rue pour se restaurer. Nous mangeons ensemble, j'apprends qu'il est photographe, qu'il a 30 ans et qui est marié... a un homme au Canada, nous passons une bonne soirée, puis rentrons dormir.
Jour 3. Mercredi 30 juin.
Encore une fois c'est Joerg qui me reveille, il faut rendre la chambre avant 10h, nous nous préparons, il me dit qu'il va essayer de repartir en Allemagne, il a trouvé un vol, il me conseille de dormir au dortoir, c'est tres "safe" et bonne ambiance, je finis par accepter, 200 roupies la nuit, c'est vraiment pas cher pour Bombay, la chambre double etait elle a 600, et la simple a 350. Je retourne donc avec lui, nous nous disons "adieux", je suis un peu triste il faut l'avouer, je m'etais attaché a cet homme qui m'avait appris ce qu'il y avait a savoir pour les premiers jours en Inde, Je décide de suivre le plan de visite que Gilloug de VF m'avait proposé, sur le chemin, je rencontre Ganesh, un jeune indien qui veut m'aider a visiter la ville, j'accepte mais je reste méfiant, finalement je le suis, il m'aide a réserver mes billets pour mon départ Vendredi vers Badami, puis me montre le bazard, pendant plusieurs heures nous marchons dans celui ci, je lui offre le repas, il me montre ensuite Chopati beach et le Gandhi museum, puis nous rentrons, il me propose de me montrer autre chose demain, j'accepte, il part sans rien me demander, (seul chose dont j'avais peur, il etait vraiment super sympa, ça m'aurait fait beaucoup de peine qu'il me réclame quelque chose ...), je mange puis me couche tot, au dortoir ...
Jour 4. Jeudi 1er Juillet.
Rien de spécial aujourd'hui, je me promène dans Bombay, petit café au Léopold (Quel horrible endroit !), je suis vraiment très fatigué, je ne me sens pas tres bien, je retourne a ma GH sur les coups de 11h pour dormir jusqu'aux environs de 15h je repars d'aplombs, ballade vers le Nariman Point et les "bidonvilles" au sud, puis dans le quartier du fort, sur Colaba Causeway, on me propose de figurer dans un film le lendemain, journée payée 700 roupies de 8h a 18h, je refuse, je suis fatigué et je pars demain, a 22h, je n'ai pas envie de passer mon dernier jour sur un tournage, même si l'expérience m'aurait beaucoup plus dans d'autres circonstances. Le soir, je décide d'aller au cinémas, le Eros voir Raavan, une nouvelle production avec je ne sais plus quels tres fameux acteurs. C'est marrant, les indiens sont déchainés, d'ailleurs je suis surpris, l'hymne nationnal indien passe avant le film, étant devant sur le balcon, je ne vois pas qu'il faut se lever, un bruit me fait me retourner et voir tout les indiens derrière moi debout, je me lève en vitesse, l'un d'eux rigole. Je prends un taxi pour retourner a ma GH, le taxidriver tente de m'arnaquer car je n'ai pas de monnaie, je hausse le ton, il aura fini par me grappiller 10 roupies supplémentaires.
Jour 5. Vendredi 2 juillet.
Dernier jour a Bombay, je décide de me rendre a Malabar hill et a Bandra, je ne comprends rien aux trains, je décide donc d'y aller a patte, tres bonne idée, il fait chaud et beau, je fais plein de rencontres toutes l'âpres midi et déguste même un des spécialité de Chopaty avec des indiens, les glaces que l'on trempe dans le sirop, j'ai oublié le nom. Je continue ensuite vers Malabar ou je découvre les jardins suspendu, tres tres jolis, le tout a pied, je continue a marcher vers le nord, mais il commence a être tard, je me résous a rejoindre un point pour prendre le bus, je fais toujours plusieurs rencontres dans l'apres midi, dont un avocat qui s'intéresse a moi car je suis en droit, nous parlons longtemps et prenons le même bus vers CST station, je suis crevé, j'ai en effet marché avec mon sac gros sac toute la journée. j'arrive a la gare en avance, déguste un petit dosa puis vais m'installer en attendant mon train ou j'ai réservé une place en SL.
A ce stade du voyage, je ne suis même pas resté une semaine, cependant je me sens deja beaucoup mieux, et beaucoup plus acclimaté a l'atmosphère, je garde de tres bon souvenir de ces passages, même si ils étaient assez dur a vivre, je suis d'ailleurs pas mécontent que cette mésaventure me soit arrivé avec les taxis car cela m'a permis de rencontrer Joerg, avec qui je garde contact et qui prévoit de retourner en Inde bientôt. (Alors qu'il avait du faire un emprunt a son patron pour payer un billet, et par conséquent travailler deux mois gratuitement dans un club pour rembourser celui ci.)
To be continue ...
Photos liées: Joerg, Sunee, Les "bidonvilles de pécheurs" au sud, Ganesh le meilleur guide de Bombay, et réunion religieuse (musulmane) pour la venue d'un dignitaire dans les quartiers alentours du bazaar.
Jour premier. Lundi 28 juin 2010.
Mon vol est prévus a 11h (il me semble), mon père tient absolument a m'accompagner en voiture a l'aéroport, j'accepte volontiers. Il me dépose et me serre dans ses bras, je suis très émus, c'est l'une des premières fois qu'il fait ça (j'ai 18 ans tout de même, mais j'ai toujours eu des rapports plus amicaux que paternels avec mon père.) Je me retourne et marche sans regarder derrière moi, une petite larme au coin de l'oeil, c'est parti pour la grande aventure ...
L'attente est longue, très longue, le vol se passe bien, j'ai assez froid, étant parti en short avec mes vieilles Stan Smith et sans pull ni vêtements chaud. Escale a Abu Dhabi puis rebelotte, avions jusqu'à Bombay ou nous atterrissons sous des trombes d'eau (du jamais vu, avec tout les indiens plutôt crispé autour de moi, l'atmosphère est donc un peu tendue a l'arrivée. Je récupère mon bagage (ouf !) puis me dirige vers le stand de taxi prépaid, il y a une queue monstre, et apparemment, ils ne prennent pas les cartes, je galère avec mon anglais oublié, on me dirige vers un ATM dans l'aéroport, cependant je ne comprends rien a son fonctionnement, on me dit que j'en trouverais facilement a l'extérieur, je sors de l'aéroport... Ce fut l'une des plus grosses erreur de mon futur séjour, arrivé dehors, énormément de monde, plusieurs personnes me saute dessus, je suis méfiant car renseigné sur les arnaques grâce a VF, un homme veut absolument me conduire dans un hotel a proximité de l'aéroport pour 1000 roupies Taxi free, ça sent l'arnaque, je n'avais hélas pas réservé mon hôtel, il me prévient qu'il sera complet quand j'arriverais, j'arrive a me débarrasser de l'homme en question, je vais m'assoir sur une bordure histoire de réfléchir, a coté de moi, un homme me demande d'ou je viens, "France" "First time in India", bla bla bla, oui, c'est un rabatteur, il va m'aider a prendre un taxi pour me déposer au Lawrence hotel, qu'on m'a beaucoup conseillé, j'accepte de le suivre méfiant, il trouve rapidement un taxi, un gros 4x4 de ville rouge assez amoché qu'il interpelle, il me dit que nous nous arrêterons a un ATM pour que je puisse retirer de quoi payer l'hotel et le taxi, j'ai un tres mauvais pressentiment mais je m'engage, le taxi décolle, roule 10 minutes, me dépose a un Dab, j'y retire 3000 roupies (qui ne sont pas tombé dans l'oeil d'un aveugle, le "broker"), je remonte dans le taxi qui redémarre, une quinzaine de minutes plus tard, s'arrête dans un paysage qui dure déjà depuis quelques temps, les rues des bidonvilles, c'est du changement ! il fait noir dehors, ce n'est pas éclairer, je vois plusieurs personnes dormir a même le sol, des chiens partout, il fait noir et il pleut... Le film d'horreur s'annonce bien ... Finalement, le rabatteur me dit que c'est un taxi prépayé et que je dois payer maintenant, bien sur, on s'etait entendu sur les prix, il m'assurait que j'en aurai pour moins de 300 roupies, il me sort a présent sa vieille photocopies avec des tarifs de 4000 roupies et plus, je rigole en lui montrant que je ne suis pas stupide et que ces tarifs ne sont pas les vrais, je suis néanmoins assez effrayé et sur mes gardes, faut dire que je n'avais jamais été dans cette situation avant, deux hommes et moi dans une voiture au milieu de nulle part, l'homme me dit ensuite qu'il etait prés a faire un "discount" pour moi, 2500 et on en parle plus, je refuse évidement, les deux hommes s'impatiente, je ne comprends pas très bien leur anglais, et ils parlent beaucoup entre eux, finalement le chauffeur me dit "Paid or leave" avec une certaine agressivité, je réfléchis puis envoie l'argent, je ne sais pas ce qui m'attends et je n'ai pas envie de descendre a cette heure la et a cet endroit... Bien sur si cet anecdote s'était déroulée a la fin de mon voyage, je serais descendu avec un grand sourire aux lèvres, mais l'océan inconnus me terrifiait, je préférais rester a bord de la voiture. Apres une bonne demie heure de trajet encore, nous arrivons dans Colaba, le paysage me semble déjà plus acceptable, je prévois de noter la plaque du taxi, pour régler cette histoire, le taxidriver arrête l'auto sur le bord d'une grande rue et me dit que le Lawrence est dans la petite rue de gauche, j'ai du mal a le croire, il me demande même un pourliche avec un grand sourire, je lui dit d'aller se faire "foutre" et descend de la voiture, il se barre en me faisant un signe de main rapidement, je n'ai même pas le temps de noter le numéros et je ne suis même pas sur d'être au bon endroit, je ne vois aucun hôtel ... J'avance dans la petite rue, et aperçois un écriteau "Lawrence Guest House 3rd Floor", ça ne ressemble pas du tout a ce que j'imaginais, on m'avait dit que c'était un bon hôtel et je me retrouve devant un immeuble a la façade délabrée, j'entre a l'intérieur, il fait noir, trois corps son allongé sur le sol, je reste pétrifié devant eux, un bouge et me demande quelque chose d'incompréhensible, je réponds simplement "Lawrence hôtel", il me fait signe de monter, je monte, j'ai l'impression que les escaliers n'arrivent jamais, il y a des gens qui dorment sur toutes les marches et a tout les paliers, c'est tres dur de passer, j'arrive enfin au troisième étage, rentre dans ce qui semble être l'hôtel, un homme dort sur un canapé, je lui demande... il me fait signe d'aller vers la porte du gérant, je toque, j'entends des paroles indescriptibles, je re-toque, un homme sort, me dit "FULL !", je lui dit que j'ai besoin de dormir quelque part, il me dit "Full full" et referme la porte, je redescend dehors ... il recommence a pleuvoir, j'ai perdu tout mes moyens, il est aux environs de 3h30, je ne sais vraiment pas quoi faire, je m'asseye sur le premier bord que je trouve, la rue est vraiment dégueulasse, des chiens passent a deux ou trois devant moi, je sors mon lonely, en esperant trouver un endroit ou aller, je ne comprends rien, je ne sais meme pas ou je suis, finalement je décide de me lever et de marcher dans un direction, je trouverais bien un endroit ou dormir. Je marche alors sur MG road (que je ne connais pas a ce moment), m'arrête une première fois devant un bâtiment militaire, je demande conseil, l'homme me rétorque qu'il ne sait rien et retourne s'assoir, il y a plein de gens qui dorment sous le porche, c'est vraiment impressionnant. je continue mon chemin encore, toujours dans le même sens, mais sans aucune idée de la ou je vais. j'aperçois alors un homme en face, un blanc, habillé bizarrement (Short en jean + marcel avec tongs), un parapluie rose, des piercings partout, et une coupe assez bizarre , je passe a coté de lui, il ne me calcule meme pas, je continue sur 5 mètres puis me retourne et vais le voir, je lui explique ma situation, il me dit de le suivre, il cherche aussi un endroit pour dormir, j'ai du mal a parler avec lui, mon anglais est vraiment minable, j'ai tout perdu. Nous marchons pendant une demie heure, il me raconte sa vie, il est en Inde depuis 5 mois, son voyage devait en effet durer 2 mois a l'époque mais a cause du grève de taxi, il rata l'avion, n'ayant pas d'argent pour repartir, il restait a Bombay avec ses petites économies et le peu de sous que sa famille daignait lui donner, cherchant désespérément a rentrer a Berlin, il est allemand. La route est longue, je croise plusieurs rat dont un sur lequel je marche, le choc est vraiment rude, il commence a faire jour, nous arrivons devant une guest house "Delight Guest House" l'acces se fait par un ascenseur, mon nouvel ami appelle celui ci, 5 minutes plus tard, il arrive, remplis de pierre a la moitié avec un indien accroupis dessus, il commence a décharger, Joerg (c'est le nom de mon pote que j'apprendrais plus tard) le presse et nous montons dans l'ascenseur alors qu'il est a moitié plein de pierres, je suis dans un reve, j'ai du mal a suivre, je manque d'air, depuis mon arrivé a Bombay, je suis en effet dans un état très bizarre d'irréel et de fantastique, je me contente de le suivre. Nous arrivons, une grille est fermé a la sortie de l'ascenseur, il faut revenir dans 30 minutes, nous nous dirigeons vers une autre guest house, même réponse, nous revenons a la première, ils nous laissent entrer, nous prenons une chambre a deux, je dors directement, il est aux alentours de 5h30 du matin... C'est ainsi que je m'échappe quelque secondes de ma situation, a la fois horrible et fascinante.
Jour 2. Mardi 29 juin.
Joerg me reveille a 10h, donc moins de 5 heures âpres que nous nous soyons couché. Il doit checker ses e-mails et se renseigner sur les prochains vols, il me dit de venir avec lui, comme ça, il peut me montrer les bases. Je le suis, nous allons au cyber, puis me fait découvrir la Gateway of india, il me donne son numéros et me dit "Peut etre a ce soir", il part, je reste seul. Je me re-sent totalement perdu, je décide de marcher un peu le temps de s'acclimater sans pour autant directement faire les attractions, j'emprunte MG road, j'ai l'impression d'être un véritable appât, tout les indiens viennent me proposer des tours et j'avoues que j'ai vraiment du mal a m'en débarrasser, il y en a même un tres collant qui me donne rendez vous le lendemain, j'accepte afin qu'il me lâche plus rapidement, un vieux me dit alors "BE CARREFULL" en engueulant le "pseudo guide", il me lâche finalement, je rencontre ensuite, Sunee, un jeune homme de mon âge qui veut me montrer la mer, pour ensuite me demander de l'argent pour acheter une boite pour cirer les chaussures, je refuse, après lui avoir payé un encas avec moi, puis le quitte assez mécontent qu'il soit venu pour l'argent, je passe l'âpres midi a marcher et retourne finalement assez tôt a la guest house pour dormir, vers 21h l'allemand reviens, je suis très content de le retrouver, il me propose d'aller manger, j'accepte, nous nous rendons alors a Tulloch road, dans Colaba, très bonne rue pour se restaurer. Nous mangeons ensemble, j'apprends qu'il est photographe, qu'il a 30 ans et qui est marié... a un homme au Canada, nous passons une bonne soirée, puis rentrons dormir.
Jour 3. Mercredi 30 juin.
Encore une fois c'est Joerg qui me reveille, il faut rendre la chambre avant 10h, nous nous préparons, il me dit qu'il va essayer de repartir en Allemagne, il a trouvé un vol, il me conseille de dormir au dortoir, c'est tres "safe" et bonne ambiance, je finis par accepter, 200 roupies la nuit, c'est vraiment pas cher pour Bombay, la chambre double etait elle a 600, et la simple a 350. Je retourne donc avec lui, nous nous disons "adieux", je suis un peu triste il faut l'avouer, je m'etais attaché a cet homme qui m'avait appris ce qu'il y avait a savoir pour les premiers jours en Inde, Je décide de suivre le plan de visite que Gilloug de VF m'avait proposé, sur le chemin, je rencontre Ganesh, un jeune indien qui veut m'aider a visiter la ville, j'accepte mais je reste méfiant, finalement je le suis, il m'aide a réserver mes billets pour mon départ Vendredi vers Badami, puis me montre le bazard, pendant plusieurs heures nous marchons dans celui ci, je lui offre le repas, il me montre ensuite Chopati beach et le Gandhi museum, puis nous rentrons, il me propose de me montrer autre chose demain, j'accepte, il part sans rien me demander, (seul chose dont j'avais peur, il etait vraiment super sympa, ça m'aurait fait beaucoup de peine qu'il me réclame quelque chose ...), je mange puis me couche tot, au dortoir ...
Jour 4. Jeudi 1er Juillet.
Rien de spécial aujourd'hui, je me promène dans Bombay, petit café au Léopold (Quel horrible endroit !), je suis vraiment très fatigué, je ne me sens pas tres bien, je retourne a ma GH sur les coups de 11h pour dormir jusqu'aux environs de 15h je repars d'aplombs, ballade vers le Nariman Point et les "bidonvilles" au sud, puis dans le quartier du fort, sur Colaba Causeway, on me propose de figurer dans un film le lendemain, journée payée 700 roupies de 8h a 18h, je refuse, je suis fatigué et je pars demain, a 22h, je n'ai pas envie de passer mon dernier jour sur un tournage, même si l'expérience m'aurait beaucoup plus dans d'autres circonstances. Le soir, je décide d'aller au cinémas, le Eros voir Raavan, une nouvelle production avec je ne sais plus quels tres fameux acteurs. C'est marrant, les indiens sont déchainés, d'ailleurs je suis surpris, l'hymne nationnal indien passe avant le film, étant devant sur le balcon, je ne vois pas qu'il faut se lever, un bruit me fait me retourner et voir tout les indiens derrière moi debout, je me lève en vitesse, l'un d'eux rigole. Je prends un taxi pour retourner a ma GH, le taxidriver tente de m'arnaquer car je n'ai pas de monnaie, je hausse le ton, il aura fini par me grappiller 10 roupies supplémentaires.
Jour 5. Vendredi 2 juillet.
Dernier jour a Bombay, je décide de me rendre a Malabar hill et a Bandra, je ne comprends rien aux trains, je décide donc d'y aller a patte, tres bonne idée, il fait chaud et beau, je fais plein de rencontres toutes l'âpres midi et déguste même un des spécialité de Chopaty avec des indiens, les glaces que l'on trempe dans le sirop, j'ai oublié le nom. Je continue ensuite vers Malabar ou je découvre les jardins suspendu, tres tres jolis, le tout a pied, je continue a marcher vers le nord, mais il commence a être tard, je me résous a rejoindre un point pour prendre le bus, je fais toujours plusieurs rencontres dans l'apres midi, dont un avocat qui s'intéresse a moi car je suis en droit, nous parlons longtemps et prenons le même bus vers CST station, je suis crevé, j'ai en effet marché avec mon sac gros sac toute la journée. j'arrive a la gare en avance, déguste un petit dosa puis vais m'installer en attendant mon train ou j'ai réservé une place en SL.
A ce stade du voyage, je ne suis même pas resté une semaine, cependant je me sens deja beaucoup mieux, et beaucoup plus acclimaté a l'atmosphère, je garde de tres bon souvenir de ces passages, même si ils étaient assez dur a vivre, je suis d'ailleurs pas mécontent que cette mésaventure me soit arrivé avec les taxis car cela m'a permis de rencontrer Joerg, avec qui je garde contact et qui prévoit de retourner en Inde bientôt. (Alors qu'il avait du faire un emprunt a son patron pour payer un billet, et par conséquent travailler deux mois gratuitement dans un club pour rembourser celui ci.)
To be continue ...
Photos liées: Joerg, Sunee, Les "bidonvilles de pécheurs" au sud, Ganesh le meilleur guide de Bombay, et réunion religieuse (musulmane) pour la venue d'un dignitaire dans les quartiers alentours du bazaar.
Récit de mon voyage au Maroc English translation pending
Dimanche 27 mai 2007
Tôt le matin, je parcours les ruelles de la médina avant de prendre le taxi collectif de Bade r-Rob pour me rendre à Imlil. Une fois le taxi complet, 2 passagers à l’avant et 4 à l’arrière de cette Mercedes, nous quittons Marrakech.
J’arrive à Imlil, 64 Km de Marrakech, (1740 m d’altitude), les guides sont nombreux à me proposer une excursion, je refuse toutes propositions, c’est ainsi que je vais fonctionner durant mon séjour dans ce pays.
J’effectue une randonnée de 6 H00, le site est merveilleux, j’aperçois la neige sur des sommets de plus de 4000 m d’altitude dont celui du Toubkal atteignant 4167m, le plus haut d’Afrique du Nord. Sur cette vallée, se nichent de minuscules villages berbères de pierre et de terre, le temps semble s’être arrêté depuis des siècles. J’ai la chance car entre mi-avril et début mai, en principe, il y a la récolte du blé. Tout le monde vient prêter main forte, hommes, femmes et enfants, dans une ambiance festive d’une gaieté incroyable, j’entends les femmes chanter, j’aperçois les enfants qui sur leur mulet chargé de blé, vont porter celui-ci à la cour de leur maison.
Sur le chemin du retour, quelques Km avant Imlil, un camion descend la vallée, le chauffeur m’amène à Asni.
Je fais du stop pour aller à Ouirgane, je vais passer la nuit chez l’habitant.
Je suis parfaitement bien accueilli par cette famille. Je fais quelques tours de magie aux enfants. Un Monsieur tond un mouton, un vieil homme assis à côté sur un tabouret en bois fait une remarque car le mouton est blessé par la tondeuse.
Lorsque la tonte de l’animal est finie, la laine est mise dans un sac puis on coupe la ficelle attachée aux pattes et une jeune fille amène ce mouton non sans égard dans un minuscule et vieux bâtiment et on recommence avec un autre mouton.
Lundi 28 mai
Je déjeune dans la cour, 7H10 et il fait déjà chaud.
Pour la douche, ça se passe dans les toilettes. L’eau recueillie de la montagne se trouve dans un bidon, sur celui-ci est accrochée une boîte de conserve qui a fonction de récipient.
Avec peu de moyen, on peut être propre, la preuve en est.
Avant de quitter cet habitat, je parcours ce village aux ruelles de terre accidentées. Je ne vais pas trop loin car je risque de ne pas pouvoir retrouver la maison où j’ai passé la nuit sinon, bien au contraire, il ne faut pas hésiter à s’y perdre, c’est le meilleur moyen de découverte.
Le bus partant de Marrakech à destination d’Agadir passe par Ouirgane vers 11H00. Voulant visiter la mosquée de Tin Mel, le car s’y arrêtant à 800m, c’est bon pour moi.
Sur cette route, j’aperçois les kasbahs d’Agadir-n-Gouf et de Talat-n- Yâkoub, je ne peux pas m’arrêter à les visiter car l’attente d’un véhicule sera longue. Les taxis collectifs seront probablement complets et le prochain bus passe dans 4H00. Le meilleur moyen pour circuler dans ce pays est la voiture de location mais pour moi seul, c’est trop coûteux. De toute façon, je sais que durant mon séjour, j’arriverai à me débrouiller.
Au loin, j’aperçois la mosquée de Tinmel, je frappe des mains pour que le car s’arrête. La mosquée se trouve à 800m de la route principale, je traverse les vergers pour m’y rendre.
Cette mosquée date de 1153. Abandonnée à l’état de ruines pendant des siècles, cette mosquée a fini par être restaurée. L’extérieur a l’austérité d’une forteresse. Le plan de cette mosquée est symétrique, des arcades en brique délimitant neuf nefs. Seule la première travée a conservé son élégant décor de stuc, notamment le beau mihrab et trois coupoles à stalactites. Les autres travées ont été entièrement reconstruites en brique rose, recréant avec beaucoup de bonheur l’espace originel.
Durant la visite de la mosquée, il y a deux couples de touristes français avec une voiture de location, je leur demande s’ils vont à Taroudant, la veine pour moi, c’est leur direction. Grâce à ces touristes, je gagne de nombreuses heures d’attente.
Le trajet offre un splendide panorama sur l’étroite vallée de l’oued Nfiss. Des petits champs en terrasses minutieusement entretenus et irrigués, des vergers d’amandiers et d’oliviers entourent les villages aux maisons de pierres sèches.
Après une série de virages vertigineux, on arrive au col du Tizi-n- Test à 2092m d’alt. La vue est époustouflante. La route descend ensuite tranquillement et la végétation évolue des chênes verts du sommet aux arganiers sauvages du Sous, en passant par les palmiers nains, les lauriers-roses et les immenses genêts à petites fleurs blanches.
De nombreuses chèvres grimpent sur les branches d’arganiers, nous passons une vingtaine de minutes à les observer, le spectacle est magnifique.
A 35 Km de Taroudant, nous visitons la palmeraie de Tioute. A l’arrière plan de cette palmeraie, il y a une belle vue de la chaîne du Haut Atlas. Au pied de cette palmeraie, se trouve une belle kasbah.
Nous reprenons le chemin pour Taroudant, la nuit tombe, je trouve un hôtel à 2 Km des remparts.
Mardi 29 mai
Taroudant se trouve à 81 km d’Agadir, 223 Km de Marrakech et 294 Km de Ouarzazate.
Les remparts dessinant un carré approximatif d’environ 8 km de pourtour sont percés de 5 portes monumentales. Il n’y a pas si longtemps, oliveraies et vergers venaient jusqu’au pied des murailles, leur conférant un charme supplémentaire. Mais, depuis quelques années, ce côté bucolique est menacé par la construction de faubourgs peu esthétiques.
J’ai visité un hôtel de luxe, je suis rentré dans cet établissement incognito. Cet établissement occupe l’ancien palais du pacha de Taroudant. Jardins luxuriants, cours secrètes animées de fontaines, beaux patios anciens plantés de grands bananiers, galeries et terrasses forment un dédale où il fait bon flâner. N’oublions pas la piscine.
Je quitte les remparts de Taroudant pour déambuler dans les souks, beaucoup d’enfants travaillent dans de minuscules ateliers avec une très faible luminosité. Hélas pour eux, ils ne vont pas à l’école qui pourtant est obligatoire, ceci amène à être analphabète, ces enfants ne sauront pas lire, ils seront comme aveugles, sans éducation, la lutte n’est pas possible.
Le très faible niveau socio-économique des familles oblige les parents à engager leurs enfants dans le travail à des âges précoces.
Leurs rémunérations de 150 DH à 300 DH par mois, soit entre 15 et 30€, sont perçues directement par les parents.
Le SMIC Marocain est à 2100 Dirhams.
Les conditions de vie sont souvent inhumaines.
Ce ‘trafic’ très lucratif est parfaitement bien organisé, il y a des bureaux de placements faisant le lien entre les familles très souvent rurales des ‘victimes’ et les futurs ‘Exploitants’.
Le code du travail de l’enfant a été élaboré mais toujours pas amandé.
Je quitte les souks et visite la médina, je suis surpris par le nombre de mosquées, les minarets sont magnifiques.
Je mange dans un restaurant à la propreté douteuse mais j’adore cette formule. Une omelette 2 œufs avec pain et thé plus l’eau du robinet à volonté me valent 7 DH, je laisse 3 DH de pourboire.
Sachez que 10 DH valent 1 €.
Maintenant j’ai une longue route à faire, je veux être ce soir à Ousmenat, village se situant à quelques Km avant Tafraoute et ce n’est pas gagné.
Un taxi collectif m’amène à Inezgane, banlieue d’Agadir. A la place des taxis collectifs d’Inezgane, je prends un autre taxi m’amenant cette fois à Âit-Baha.
Je suis à 70 Km d’Ousmenat mais avant, je veux visiter une citadelle.
En attendant que le taxi soit au complet, je prends un thé à la terrasse d’un café, je suis le seul consommateur. Dans ce pays, il est accepté de passer son temps dans un établissement sans prendre de consommation.
Nous sommes que 4 personnes à attendre que ce taxi soit au complet, voulant quitter Âit-Baha rapidement, je décide de payer la place pour les 2 personnes manquantes.
Comme prévu, je m’arrête à Tizorgan. Ce village fortifié bien seul à 500 m de la route est frappant. Arrivé à une porte fortifiée, un vieil homme assis me demande quelques DH. Ce village, situé au sommet d’une colline escarpée, a la particularité d’être parfaitement circulaire. Son enceinte de pierre est formée par les murs extérieurs des maisons. En parcourant les deux uniques ruelles, circulaires, j’admire quelques belles portes anciennes en bois d’arganier, patinées par les siècles et protégées par des auvents en plaques de schiste.
En quittant ce village, j’attends sous un soleil de plomb qu’un véhicule passe.
Après une heure d’attente, un camion s’arrête, le chauffeur m’amène à Ousmenat. Nous sommes 4 passagers pour ce trajet, serrés bien sur mais on oublie le confort, j’ai eu vraiment de la chance que ce camion soit sur cette route, la R 105, fort belle, je contemple le sommet Jbel Lekst à 2359 m d’alt.
Dans le sud du Maroc, il y a peu de véhicules, le stop est très facile, c’est un moyen pour le chauffeur de recevoir quelques DH.
Ce camion est chargé, surchargé de phosphate. Nous avançons à une vitesse d’environ 10 Km/h en côte. Nous franchissons le col du Tizi-n-Tarakine à 1500m d’alt, maintenant nous descendons à 20 Km/h, la troisième vitesse n’est jamais enclenchée. Parfois, nous nous arrêtons pour ne pas trop fatiguer le moteur.
Il fait nuit, nous roulons sans lumière sur cette route si dangereuse, c’est incroyable, je ne pense pas à l’accident sinon la peur s’installe, je suis rôdé, c’est la 5ième fois que je visite ce pays, je m’y suis habitué, je ne suis surpris de rien.
Arrivé à Ousmenat, je donne un bon pourboire au chauffeur, il le mérite franchement.
Il fait nuit, je fais de petits pas, le chemin est très accidenté, ici, nous ne sommes pas en Occident, les routes et trottoirs goudronnés, les noms de rue, l’éclairage, ceci n’existe pas.
Je rencontre une Marocaine, cette femme est institutrice. Sur le chemin m’amenant à un gîte, nous parlons de divers sujets.
A l’école, cette femme trouve les élèves mal élevés, elle pense que ceci vient des parents, il y a un manque de discipline, depuis quelques années, l’instituteur ne doit plus utiliser le bâton pour régner l’ordre.
Sur ce sujet comme tant d’autres thèmes abordés par les Marocains, je dérange mais je ne peux pas rester passif, je sais quand dans ce pays, la critique est insultante mais je respire mal si je ne dis pas ma pensée, j’ai toujours fonctionné ainsi, c’est parfois dangereux, risqué, mais c’est ma personnalité.
Dans ce pays, beaucoup d’enfants n’aiment pas l’école, ils encaissent des coups et des gifles par des excès de colère des instituteurs.
L’école publique au Maroc est malade. Certains enseignants sont outrés par les actes de leurs collègues qui . Comment aimer l’école dans ces conditions ? C’est normal que l’école devienne un endroit que l’on rejette.
Les parents envoient leurs enfants à l’école pour apprendre et se nourrir l’esprit, et pas pour prendre des coups et vivre dans la panique.
Certains enseignants pensent qu’un élève qui n’est pas battu, est un mauvais élève.
Cette enseignante me trouve trop bavard, dans ce pays, on ne parle pas ainsi me dit-elle, je lui explique comment je fonctionne, elle comprend ma culture occidentale mais est certaine qu’un jour, il m’arrivera des ennuis, ici ce n’est pas la France, tu es en vacances, respire, oublie le reste, réfléchit bien à ce que je te dis, en guise de réponse, je souris.
Je suis très bien reçu par le patron de ce gîte. Au Maroc, en principe, nous sommes toujours extrêmement bien reçus dans un établissement hôtelier ou un restaurant à l’arrivée comme au départ. Par contre, pour ce qui est administratif, banque, poste, c’est le contraire.
Mercredi 30 mai
Ce matin, je me lève plus tard, je suis tellement bien dans cette chambre si luxueuse, j’ai une douche avec l’eau chaude et en plus une serviette.
Un car d’excursion arrive pour visiter ce lieu, quant à moi, je fais la visite de ce village seul. Je me perds pour retrouver le chemin allant à Tafraoute.
Me voici enfin sur la R 105. Un petit car d’excursion s’arrête, surprise pour moi, le guide me propose de m’amener à Tafraoute, ce sont les Français que j’ai aperçus à Ousmenat qui ont demandé au guide de me faire monter dans le car. Durant le trajet, nous échangeons quelques mots, ces excursionnistes sont surpris de me voir passer des vacances ainsi, sans bagage, je voyage seulement avec un petit sac en bandoulière.
Aujourd’hui mercredi, c’est le jour du souk à Tafraoute, il approvisionne les villages de toute la région.
Je visite le village d’Adaï, 4 Km de Tafraoute, bon pour les mollets. Comme dans beaucoup de villages, de nombreuses maisons vieilles d’environ 3 ou 4 siècles sont à l’abandon ou en ruine.Il faudrait un plan de réhabilitation mais il n’y a pas d’argent pour cela, par contre, pour les mosquées des villages, elles sont toujours dans un état d’entretien impeccable. A l’intérieur de ce petit village, il y a de nombreux rochers, c’est vraiment impressionnant.
Je retourne à Tafraoute, à l’entrée de cette petite ville, il y a un hôtel avec une piscine, le nom de cet établissement se nomme Antoine. Je peux me baigner pour 20 DH.
Je vais à mon hôtel, le luxe est différent et le tarif est en conséquence. Je lave mon linge, il sèche très rapidement, il vaut mieux pour moi car c’est les seuls vêtements que j’ai.
Le soir, il y a toujours autant de monde dans les rues et les villages.
Jeudi 31 mai
Aujourd’hui, je vais visiter les gorges d’Aït-Mansour à environ 35 Km de Tafraoute.
Il n’y a pas de moyen de locomotion pour aller à ces gorges, seule une société de 4X4 fait ce trajet.
Je me dirige vers la station essence de cette ville. J’attends patiemment, durant 2H30, seul 3 automobilistes font le plein de leur véhicule de location. La première voiture est un couple d’Allemand, ils ne veulent pas me prendre ce qui est tout à fait normal, il en est de même pour le deuxième véhicule. Une troisième voiture arrive, il est déjà 10H30, ce couple est hésitant, je leur propose de l’argent pour les frais de carburant, refus de leur part par contre je peux faire le trajet avec eux, c’est vraiment une bonne journée pour moi.
Ce parcours est magnifique. Nous apercevons l’Adrar Mqorn à 2344 m d’alt. Lorsque la route goudronnée se termine, s’élève une surprenante palmeraie, enserrée entre deux hautes falaises très rapprochées. C’est un véritable enchantement de voir la verdure éclatante des jardinets irrigués sous les frondaisons denses des palmiers dattiers et de traverser l’oued à gué, à de nombreuses reprises.
La sortie des gorges débouche sur une vallée, un peu plus large, où apparaissent plusieurs villages anciens mais il faudrait trop de temps pour faire la visite. Je me contente de visiter un village se trouvant entre les deux gorges, le site est époustouflant.
Je fais demi tour et reviens vers la voiture, j’ai voulu laisser les Français se promener seuls.
Pour la route du retour, je veux m’arrêter au village d’Agard-Oudad, je quitte la voiture et remercie bien évidement ces personnes sans qui je n’aurais pas passé une agréable journée.
Ce village est entouré de rochers étrangement sculptés par l’érosion, comme ceux que l’on a nommé la gazelle, le chapeau de Napoléon, le doigt.
J’ai une heure de marche pour arriver à Tafraoute, je prends mon temps.
Je prends mon repas à la terrasse de l’hôtel, l’oued bien sec est en face de moi, soudain, inimaginable en occident, un commerçant jette tous ses détritus à travers le pont, boîtes de conserve, bouteilles de verre et autres . Triste oued, il est chargé de déchets sur toute la longueur de la ville.
Vendredi 1 juin
Je prends le bus partant de Tafraoute à 6H00 pour aller à Tiznit, distance : 107 Km.
Cette route est pittoresque. Nous mettons 3H30 pour parcourir cette distance.
Arrivé à Tiznit, je prends un taxi collectif pour me rendre à Inezgane (10 Km d’Agadir). Le chauffeur de ce taxi roule extrêmement vite, il ne faut pas être surpris si au Maroc, il y a autant d’accidents.
Je n’ai pas la prétention à écrire une rubrique ni à réaliser un rapport sur les accidents meurtriers dans ce pays mais hélas, alors que le code de la route suscite toujours la colère des conducteurs, ceux-ci ont d’ailleurs fait grève en mars 2007 pour protester contre un projet de loi visant à imposer de lourdes sanctions pour non respect des règlements de circulation, l’hécatombe, elle, se poursuit.
Les excès de vitesse, la défaillance mécanique, 60% des bus ne rempliraient pas les conditions minimales de sécurité, absence de marquage sur les routes, dépassement dans les virages, la nuit la plupart des véhicules ne sont pas éclairés et je peux en rajouter.
En 1998, le Maroc disposait de 57251 Km de routes dont 29952 Km revêtues.
Le parc automobile en circulation sur le réseau routier marocain est évalué en 2004 à 1950802 unités, ce qui représente une augmentation de 4% par rapport à 2003. Ce parc est composé de 73% de véhicules de tourisme, 26% de véhicules utilitaires et de 1% de mobylettes.
Le taux de motorisation est de 65 véhicules pour 1000 habitants source 2004.
Source 2004, le véhicule au Maroc tue 9,7 fois plus qu’en France.
3622 personnes ont été tuées dans les accidents de la circulation survenus en 2006.
Ce carnage prend les dimensions d’un cancer qui ne cesse de s’amplifier malgré la volonté d’y mettre un terme.
De Tiznit à Anizgane, il y a 78 Km. Ce trajet n’est pas agréable, sur tous les trajets que j’ai parcourus durant mon séjour, c’est le seul qui n’est pas merveilleux à mon goût.
Le taxi collectif s’arrête à une très grande place, il y a une centaine de 150 taxis à attendre le client et plus loin de nombreux bus partant pour toutes les destinations de ce pays.
Je viens d’acheter mon billet pour aller à Skoura, il est à peine midi, le bus part à 21H00, j’ai largement du temps me permettant de faire une visite quelque part.
Il fait très chaud, j’aperçois un indicateur de température s’affichant à 38°.
Dans la nuit du 29 février 1960, la ville d’Agadir fut anéantie par un tremblement de terre qui causa la mort de plus de 15000 personnes. En France, l’émotion est très vive. Monté sur le trône un an plus tard, Hassan II décide la reconstruction d’Agadir ; elle sera menée tambour battant, et le béton coulera à flot.
Architecture de béton, larges avenues entrecoupées d’espaces verts caractérisent le centre urbain reconstruit à l’issu de ce tremblement de terre. Il est difficile de comprendre l’admiration que cette architecture a pu susciter à cette époque.
Le PDRT (programme de développement régional touristique) d’Agadir vise à doter la ville à l’horizon 2015 d’une capacité litière s’élevant à 60000 lits. Ce programme porte sur le renforcement de l’hébergement en front de mer.
Je fais le choix de visiter la nouvelle médina.
Le tremblement de terre ayant privé Agadir de son ancienne médina, Coco Pollizzi, maître artisan décorateur Italien né à Rabat, a eu l’idée d’en reconstruire une. Plutôt que de tenter une impossible reconstruction, Coco Pollizzi s’est lancé dans une création personnelle, réutilisant à sa manière le vocabulaire plastique de l’architecture vernaculaire marocaine, ses matériaux et ses techniques traditionnelles de construction.
A l’intérieur, une enceinte en pisé, vous retrouverez, presque plus vrai que nature, ruelles, maisons, échoppes, ateliers, café maure, etc. La médina, loin d’être achevée, couvrira 4 ha, on peut voir des bâtisseurs blancher le pisé, installer un plafond en tataoui ou découper des zelliges. A ce projet architectural, s’ajoute un projet socioculturel : faire revivre un artisanat authentique, à l’abri du mercantilisme des bazaristes. Plusieurs dizaines d’artisans travaillent déjà, à leur propre compte, dans la médina. Leur production est vendue exclusivement sur place, pas de marchandage.
Personnellement, je trouve cette médina trop artificielle, un peu écomusée, elle manque de chaleur, il y a beaucoup de touristes venant avec le car d’excursion.
Dans cette médina, il y a un projet de discothèque, piscine, hôtel, à méditer.
Je retourne à Inezgane, je suis à 400 Km de Skoura.
Le bus quitte la place d’Inezgane comme prévu à 21H00, nous faisons le trajet de nuit.
Ce bus fait le trajet jusqu’à Errachidia, distance 670 Km.
Nous passons par Taroudant puis Ouarzazate, arrêt d’environ 30 mn.
Skoura est à 42 Km d’Ouarzazate, j’arrive à 2H30 du matin.
Heureusement, je connais Skoura, dès que j’aperçois l’entrée de ce village, je frappe très fort avec mes mains, c’est ainsi qu’il faut faire pour que le chauffeur s’arrête mais j’ai l’impression que ce chauffeur ne m’entend pas, je crie, enfin il stoppe.
Je suis le seul passager à descendre de ce bus, je me dirige jusqu’au centre de ce petit village.
Arrivé sur la Place, un vieux Monsieur fait la surveillance des magasins, au même moment un type en mobylette vient à mes côtés, il me propose de dormir chez lui, je me rends très vite compte qu’il est ivre et drogué, j’accepte tout de même sa proposition.
Arrivé chez lui, sa seule pièce d’habitation d’environ 30 m² est dans un état de clochardisation. J’espère ne pas attraper de puces ou autres. Il m’offre le thé, imaginez sa théière et ses verres, ‘ornementation de saleté’. Il parle mais le dialogue est incohérent. Vers 4H30, nous dormons, enfin lui mais moi, c’est impossible, il a un chien qui n’arrête pas de me lécher la figure, je repousse cet animal mais aussitôt il revient à moi et aboie bien péniblement. Cette bête est très amaigrie, elle a faim. Ne pouvant pas dormir et ne voulant pas perdre mon temps ici, je réveille Rachid, il a eu peur de ma présence, il ne se rappelait plus que je dormais chez lui.
Samedi 2 juin
Rachid me propose de faire la visite de la palmeraie de Skoura, allons-y, même si je la connais.
Je suis assis sur le porte-bagage de sa mobylette, il roule vite sur ce chemin sablonneux, j’espère ne pas tomber.
Nous faisons une première halte à une kasbah, construite à la fin du 18ième siècle par un Andalou. Elle est très belle (en bois sculpté, puits de lumière en colonnes) et justifie pleinement les travaux de restauration récemment entrepris. Les terrasses supérieurs offrent une vue superbe sur la palmeraie.
Ensuite, nous allons dans une maison auprès d’une mosquée, l’endroit est bucolique. Rachid me présente le propriétaire de cette maison.
Si Rachid m’amène dans cette maison, c’est certainement pour quelque chose, c’est comme la visite de la kasbah, je n’ai pas laissé le pourboire. Rachid a proposé de passer cette journée avec moi, mon temps n’est pas compté, pas de problème.
Ils ont comme projet de rénover cette maison pour en faire un gîte, alors ils me demandent si je veux participer financièrement à ce projet, en quelque sorte devenir actionnaire, ils partageront avec moi les bénéfices. Combien de fois ai-je pu avoir des propositions de ce genre.
Je refuse cette proposition débile et explique les raisons.
Ils fument le cannabis puis font une sieste, je n’ai plus qu’à attendre.
Rachid réveillé, nous quittons cette maison, aujourd’hui, la rénovation de cet habitat n’aura pas avancé.
Assis sur cette mobylette, nous prenons le chemin menant à Skoura, de là, Rachid m’amène à un gîte, le patron me fait visiter son établissement, c’est un émerveillement, fascinant, quel travail pour arriver à ce résultat. Le patron en est fier mais il peut l’être, c’est une véritable réussite.
Je paie un repas bien mérité à Rachid dans cet établissement, je n’avais pas mangé depuis hier soir, avant de prendre le bus à Inezgane.
Je prends le taxi collectif pour aller à Imassine. En quittant Skoura je me rends compte aussitôt que ce taxi prend la direction pour Ouarzazate., explication, je demande à faire demi-tour, non sans difficulté. Maintenant je suis à nouveau sur la petite place de Skoura pour attendre que le taxi soit au complet pour aller cette fois dans la bonne direction, Imassine.
En arrivant à Imassine, il fait nuit. En quittant le taxi, je traverse la route, il y a un grand parking et un restaurant. Je demande s’il y a un endroit pour dormir mais hélas, la réponse est négative. Sur cette route, les bus et les taxis s’arrêtent pour manger le tajine, acheter des cigarettes, fruits. Les femmes restent dans le véhicule ?
On m’amène un matelas, une couverture et un oreiller, je dors sur ce parking, souvent réveillé par le bruit mais c’est plus rassurant que de passer la nuit à la belle étoile.
Dimanche 3 juin
Le village d’Imassine se trouve en face du restaurant où j’ai passé la nuit. Je traverse la route pour admirer ce village situé de part et d’autres d’un oued que l’on passe à gué. Les nombreuses kasbahs sont construites au bord de la falaise.
J’attends maintenant au bord de la route qu’un taxi collectif m’amène à El Kelaâ M’Gouna, de là, je prends un autre taxi longeant la Vallée des Roses pour m’arrêter à Hadida, après ce village, la route n’est plus bitumée.
J’utilise mes jambes pour aller à Tourbist par un chemin, le seul d’ailleurs, très caillouteux.
Après 2H00 de marche, le paysage devient splendide, un panorama à 180° s’ouvre devant moi. A l’ouest se dresse l’Ighil M’Goun (4071m), avec son sommet enneigé.
De cet itinéraire, le plateau géologique est remarquable.
Je marche depuis plus de 3H00 sous un soleil de plomb, mes jambes tremblent, j’ai peu mangé ce matin, thé, pain, confiture, j’ai très soif mais je n’ai pas d’eau.
De Hadida à Tourbist par le chemin, le guide Michelin sans faire de pub annonce 2 Km, il y a obligatoirement une erreur ; quand nous circulons avec un 4X4 ce n’est pas un problème à faire 3 ou 4 Km supplémentaires mais à pied, ça change la donne.
Je deviens super agacé, je n’apprécie plus le paysage, je n’ai rencontré personne sur cette route, je me demande s’il ne faut pas faire demi-tour, suis-je sur la bonne destination ? Continuons à marcher, on verra.
Enfin un 4X4 arrive, je mets mon pouce d’avant en arrière en direction de ma bouche pour dévoiler ma soif, de cette façon, en principe, ce véhicule s’arrêtera.
Le guide ouvre la porte du 4X4, je demande à boire de l’eau.
Ce véhicule ne doit pas quitter cet endroit sans moi, je demande à ce guide accompagné du chauffeur et de 2 touristes Anglais si je peux faire le restant du parcours avec eux.
Evidemment, je le savais, le guide hésite mais c’est normal, ce guide est payé par ces Anglais pour visiter la région et pas pour prendre des stoppeurs.
Le couple d’Anglais accepte sans hésitation, ces Londoniens ne comprennent pas comment j’ai pu marcher si longtemps à 40°, sans eau et sans bagage, ils me trouvent suicidaire me disent-ils.
J’arrive à Tourbist, je traverse l’oued, je réserve 2 nuits d’hôtel, de ma chambre, j’ai une jolie vue d’un minaret avec son nid de cigognes, j’observe longuement les volatiles claquants avec leurs longs becs rouges.
Je visite ce charmant village puis revient à l’hôtel, un 4X4 est garé devant l’entrée.
Allongés sur des coussins, un jeune homme et son guide fument le joint, la discussion est sévère entre moi et ce touriste français, il pense que les gens de ce village peuvent visiter cette région le week-end et même aller l’été en vacances au bord de la mer. J’explique à ce débile que ces gens n’ont pas l’argent pour visiter le pays, ils restent dans leur village jusqu’à la fin de leur vie, ils n’ont pas le choix. Cet idiot insiste, il pense qu’il y a toujours un moyen de gagner de l’argent, je cesse la discussion, nous ne sommes pas sur la même longueur d’ondes. Il passera la soirée à fumer le cannabis, à chacun son plaisir.
En soirée, des musiciens arrivent, j’ai discuté avec eux lorsque j’ai visité le village en fin d’après-midi. Des femmes, après avoir cuisiné les repas pour les clients de l’hôtel font la vaisselle et le ménage (j’ai préféré manger dans un petit restau du village), arrivent pour danser au rythme de la musique, elles sont payées pour s’exhiber, ces femmes berbères n’ont pas le choix, il faut nourrir la famille. Les touristes n’hésitent pas à prendre des photos, quel paradoxe, dans ces villages de la montagne, les femmes ont le visage caché, elles ne regardent pas les hommes et dans les établissements hôteliers, pour pouvoir manger, ces mères n’ont pas d’autre solution que de se montrer pour la satisfaction des étrangers.
A propos du voile, ou on le porte et dans ce cas on ne l’enlève pas sous prétexte qu’il y a des touristes, ou on ne le porte pas, à méditer ?
Lundi 4 juin
Je fais une longue balade à Tourbist. Les maisons de ce village sont en terre rouge. Des enfants commencent à me suivre, je fais quelques tours de magie, ils m’applaudissent et ils veulent que je recommence, quel bon public ! Il y a en moi de l’émotion, en Occident, l’émerveillement a disparu.
En bordure de l’oued s’épanouissent de magnifiques plantations de figuiers, d’amandiers et d’autres arbres fruitiers. Je retrouve l’ambiance d’Imlil lors de la récolte du blé, je reste assis près de 30 mn à entendre ces femmes chanter, que c’est beau !
Plus loin, des femmes et de jeunes filles lavent le linge.
Un forgeron cloue un fer au pied d’un maigre cheval.
La nuit ne vas pas tarder, Je retourne au village, les enfants m’appellent le magicien.
Je rencontre Adil, le musicien d’hier soir, il m’invite à prendre le thé chez ses amis. Dans cette pièce de la maison, nous sommes 6 avec moi, je suis le seul à ne pas fumer le cannabis. A la demande d’Adil, je dois faire de la magie à ses amis, pas de problème, il apprécie.
Avec Adil, j’achète une bouteille d’alcool de figue (40°), nous frappons à la porte métallique de la maison, le propriétaire nous donne contre un billet de 100 DH (10€) ce liquide dans une bouteille d’eau en plastique. Je sais, c’est idiot d’acheter de l’alcool, il est plus utile d’offrir de la nourriture mais j’ai proposé et à l’unanimité le choix a été pour la boisson.
Soirée excellente au son de la musique, chacun a amené son instrument, guitare, tam tam, crotale. Le fils du patron de l’hôtel où je dors arrive avec un grand plat de couscous, c’est vraiment gentil de sa part, ce garçon est très sérieux, il ne fume pas et ne boit pas, il a franchement raison.
Mardi 5 juin
Je fais mes adieux, je remercie le fils du patron d’être venu avec un plat de couscous hier soir.
Pour retourner à Hadida, je ne prends pas le même chemin qu’à l’aller, je passe par l’oued, en cette saison, il n’y a pas trop d’eau, enfin, je l’espère.
Marcher le long de l’oued peu être risqué, s’il y a un violent orage, en quelques minutes l’eau monte très rapidement et c’est la noyade assurée, mais si on vit perpétuellement avec l’idée du danger, on ne fait rien.
Jusqu’à Hadida, mon parcours a duré 3H30, j’ai eu parfois certaines difficultés à franchir certains obstacles mais j’ai été fort heureusement récompensé par un sublime paysage. Parfois, j’avais de l’eau jusqu’à la taille, une eau boueuse et glacée en provenance de la fonte des neiges, le courant était assez impressionnant, j’avais peur de tomber, mes vêtements séchaient vite avec le soleil torride.
A 10 Km avant El-Kellaâ M’Gouna, je trouve un gîte, je suis le seul client, comme d’habitude, je suis très bien reçu par le propriétaire.
Mercredi 6 juin
Petit-déjeuner très copieux, j’ai même des gâteaux, je laisse un généreux pourboire au patron.
Sur le chemin d’El-Kellaâ, nous sommes des centaines de personnes à marcher, hommes, femmes, enfants. Aujourd’hui, c’est jour de marché. Les marchés sont toujours très typiques, les gens de la montagne font des Km pour vendre ou acheter les produits. Il y a également le marché aux bestiaux, amis des animaux, évitez d’y assister.
Départ du bus allant à Marrakech, à l’embranchement de la route allant à Âït-Benhaddou, je prends un autre moyen de locomotion, le taxi collectif, je demande au chauffeur de me laisser juste avant l’oued, après le village d’Aït. Maintenant, il y a un pont pour traverser l’oued, pour les habitants de Tamdakth, c’est franchement mieux, l’hiver, ils ne seront plus isolés, ces gens pourront descendre la vallée.
Je réserve 2 nuits à l’hôtel mais ne prends pas de chambre, je préfère dormir sur la terrasse.
Je lave mon linge, le seul bermuda que j’ai et ma chemisette, je profite de la piscine en attendant que mes vêtements sèchent.
Je descends à Âït, je ne prends pas la route mais passe par les chemins.
Jeudi 7 juin
Cette nuit, il y a eu beaucoup de vent, pire qu’à Saint-Malo, je n’ai pas bien dormi, vers 4H00 du matin, j’étais déjà réveillé par le jour mais j’aime cette façon de vivre, ce soir je vais dormir à nouveau sur la terrasse de l’hôtel.
Je vais me promener à Tamdakt (4 Km d’Âït-Benhaddou), d’immenses nids de cigognes sont installés en haut des tours à moitié détruites. Je traverse les champs de ce village pour rejoindre l’oued puis reviens à l’hôtel. Je fais une sieste, la seule de mes vacances. En début d’après-midi, je vais à Âït. Je descends par l’oued, il n’y a pas une goûte d’eau. Les hautes Kasbahs datent probablement du 18ième siècle, les façades sont décorées de motifs géométriques réalisés à l’aide de briques de terre crue. Il faut se promener dans le lacis des ruelles qui escaladent la colline, couronnée par les vestiges d’une forteresse juive préislamique. Le panorama du sommet est exceptionnel.
Vendredi 8 juin
Je quitte Âït-Benhaddou pour Marrakech.
A l’entrée de Marrakech, j’aperçois de superbes villas, juste en face de ces immenses demeures, se trouvent de misérables bidonvilles, ceux-ci seront dans peu de temps certainement démolis pour construire de nouvelles demeures pour les riches.
Le parc immobilier de cette ville est en plein essor.
Il y a 2 mois, le marché de gros a été déplacé à une quinzaine de Km sur la route allant à El Jadida, seul, pourront aller se ravitailler les riches commerçants, les pauvres seront encore plus nombreux. A l’endroit où existait ce marché, il y a de nombreuses grues, le projet immobilier est démesuré.
Ce marché de gros se trouvait en face le jardin Majorelle, j’aimais le visiter lorsque je passais à Marrakech.
Tôt le matin, les restaurateurs et les commerçants de la ville venaient s’approvisionner ; seul les particuliers n’avaient en principe pas le droit à l’achat, croyez-moi, la visite valait le détour. De nombreux paysans venaient des environs de Marrakech, la plupart à dos d’âne, pour vendre leurs récoltes de dattes, de blé en grande quantité. On y trouvait toutes sortes de légumes. On y achetait la volaille, la viande, le poisson venait d’Essaouira. Quelle ambiance que ce marché ! Je n’ai plus qu’à enregistrer dans ma mémoire cette atmosphère.
Le bus arrive à la gare, je vais à pied à la Place Jemâa el -Fna et trouve un hôtel à 5 € la nuit.
Au coin d’une rue, des enfants se shootent à coup de colle. Des jeunes filles vendent des kleenex, des cigarettes, des fleurs aux feux rouges, quand elles ne se prostituent pas pour une bouchée de pain. Ces filles sont toutes des mères célibataires potentielles, donc, d’autres enfants qui vont grandir dans la rue. A d’autres coins de rue, encore des enfants, cireurs de chaussures. Voilà où conduit la pauvreté de ce pays. Des réseaux de mendicité organisés recrutent ces enfants. Les parents des ‘enfants de rues’ sont démissionnaires, ils ne savent plus jouer leur rôle. Plus alarmant, l’enfant représente très souvent la seule source de revenus pour une famille qui ne cesse de croître dangereusement. Pensons également au triste sort réservé aux ‘bonnes’, ce sont ces filles placées dès la petite enfance par leur parents, dans des familles où elles sont bonnes à tout faire. Souvent battues, elles vivent dans des conditions précaires, ne voyant leur parent qu’une fois par mois ou tous les deux mois, le jour où celui-ci vient chercher la paie souvent ridicule et dont la petite fille ne jouit nullement.
J’ai vu, croyez-moi, des visages d’enfants marqués de cicatrices, la rue bousille leur santé, ils sont happés. J’ai vu à Marrakech et Casablanca des enfants battus par la police, en pleine rue, le vagabondage étant interdit.
Que faire, je suis impuissant, m’en mêler, mon passeport est confisqué et je ne reviens pas en France, j’ai honte de moi mais je ne peux hélas que constater ce déplorable spectacle, aujourd’hui, en 2007, triste monde, j’ajoute « odieux monde ».
Marrakech ne m’attire plus comme au début où j’ai connu cette ville, le souk ne m’intéresse absolument pas.
J’aime la Place des Ferbantiers, en cette saison, les cigognes sont nombreuses.
En flânant dans les rues de cette ville, j’entends de la musique, je me dirige vers cet endroit, sur une minuscule place il y a une fête foraine : quatre stands, un manège pour enfants, un pour adulte, un tir au ballon et celui que je préfère, le stand de la loterie. Ce stand me rappelle celui de mon enfance, le forain distribuait quelques tickets gratuits pour attirer le badaud, parmi ces bouts de papier, il y avait un N° gagnant, lorsque la roue indiquant plusieurs N° commençait à tourner, j’avais de l’adrénaline en moi, je ne gagnais jamais le gros lot.
Plus tard, j’ai pensé qu’il était pour celui qui achetait le billet, peut-être même que cette personne était complice avec le forain, ainsi, le lot retournait derrière le stand, enfin, peu importe.
Je suis resté longtemps à observer ce stand, il est vraiment agréable à le regarder, contempler, admirer, scruter, dévisager, la population ici est vraie, sincère, ce lieu est magique, fantastique, étonnant, formidable, extraordinaire, fabuleux, prodigieux, STOP.
J’ai conversé avec le forain animant ce stand, j’ai expliqué mes émotions, aujourd’hui en France ce stand n’existe plus, certainement que dans le Guéliz, les passants ignoreraient son stand, ici, ce n’est pas le même quartier, le peuple a encore besoin de rêves, il prend le temps de respirer, il vous écoute parler, vous êtes un homme de théâtre, vous savez donner de l’illusion, franchement, bravo !
Ce forain m’avise que c’est la première fois qu’un touriste lui adresse la parole, en principe les touristes sont pressés, il pense que mon analyse sur lui est excellente, nous nous quittons par une vigoureuse et chaleureuse poignée de main.
J’ai quelques difficultés à aller à l’hôtel, je me suis perdu dans ces rues, pas de panique, on retrouve toujours son chemin.
Samedi 9 juin
Dernière ballade dans les rues de Marrakech puis direction l’aéroport.
N’ayant pas de bagage, je n’ai pas l’enregistrement à faire, il n’y a plus qu’à attendre le droit d’aller à la salle d’embarquement.
Une information annonce que notre vol est retardé et plus tard, une nouvelle annonce pour un retard nettement plus important. Certaines personnes ne supportent pas cette annonce. Un Monsieur s’énerve auprès du personnel, je frappe des mains, silence de la salle d’embarquement, toutes les têtes sont tournées vers moi, je demande à ce Monsieur de respecter le personnel, d’être poli, vous avez fait le choix d’une compagnie d’aviation au tarif très bas, il faut assumer, la prochaine fois que vous prenez l’avion, choisissez Air France ou Royal Air Maroc, ainsi vous n’aurez pas de problème.
Avant de quitter le Maroc, il fallait que je me fasse remarquer, je me reconnais.
Tony
Tôt le matin, je parcours les ruelles de la médina avant de prendre le taxi collectif de Bade r-Rob pour me rendre à Imlil. Une fois le taxi complet, 2 passagers à l’avant et 4 à l’arrière de cette Mercedes, nous quittons Marrakech.
J’arrive à Imlil, 64 Km de Marrakech, (1740 m d’altitude), les guides sont nombreux à me proposer une excursion, je refuse toutes propositions, c’est ainsi que je vais fonctionner durant mon séjour dans ce pays.
J’effectue une randonnée de 6 H00, le site est merveilleux, j’aperçois la neige sur des sommets de plus de 4000 m d’altitude dont celui du Toubkal atteignant 4167m, le plus haut d’Afrique du Nord. Sur cette vallée, se nichent de minuscules villages berbères de pierre et de terre, le temps semble s’être arrêté depuis des siècles. J’ai la chance car entre mi-avril et début mai, en principe, il y a la récolte du blé. Tout le monde vient prêter main forte, hommes, femmes et enfants, dans une ambiance festive d’une gaieté incroyable, j’entends les femmes chanter, j’aperçois les enfants qui sur leur mulet chargé de blé, vont porter celui-ci à la cour de leur maison.
Sur le chemin du retour, quelques Km avant Imlil, un camion descend la vallée, le chauffeur m’amène à Asni.
Je fais du stop pour aller à Ouirgane, je vais passer la nuit chez l’habitant.
Je suis parfaitement bien accueilli par cette famille. Je fais quelques tours de magie aux enfants. Un Monsieur tond un mouton, un vieil homme assis à côté sur un tabouret en bois fait une remarque car le mouton est blessé par la tondeuse.
Lorsque la tonte de l’animal est finie, la laine est mise dans un sac puis on coupe la ficelle attachée aux pattes et une jeune fille amène ce mouton non sans égard dans un minuscule et vieux bâtiment et on recommence avec un autre mouton.
Lundi 28 mai
Je déjeune dans la cour, 7H10 et il fait déjà chaud.
Pour la douche, ça se passe dans les toilettes. L’eau recueillie de la montagne se trouve dans un bidon, sur celui-ci est accrochée une boîte de conserve qui a fonction de récipient.
Avec peu de moyen, on peut être propre, la preuve en est.
Avant de quitter cet habitat, je parcours ce village aux ruelles de terre accidentées. Je ne vais pas trop loin car je risque de ne pas pouvoir retrouver la maison où j’ai passé la nuit sinon, bien au contraire, il ne faut pas hésiter à s’y perdre, c’est le meilleur moyen de découverte.
Le bus partant de Marrakech à destination d’Agadir passe par Ouirgane vers 11H00. Voulant visiter la mosquée de Tin Mel, le car s’y arrêtant à 800m, c’est bon pour moi.
Sur cette route, j’aperçois les kasbahs d’Agadir-n-Gouf et de Talat-n- Yâkoub, je ne peux pas m’arrêter à les visiter car l’attente d’un véhicule sera longue. Les taxis collectifs seront probablement complets et le prochain bus passe dans 4H00. Le meilleur moyen pour circuler dans ce pays est la voiture de location mais pour moi seul, c’est trop coûteux. De toute façon, je sais que durant mon séjour, j’arriverai à me débrouiller.
Au loin, j’aperçois la mosquée de Tinmel, je frappe des mains pour que le car s’arrête. La mosquée se trouve à 800m de la route principale, je traverse les vergers pour m’y rendre.
Cette mosquée date de 1153. Abandonnée à l’état de ruines pendant des siècles, cette mosquée a fini par être restaurée. L’extérieur a l’austérité d’une forteresse. Le plan de cette mosquée est symétrique, des arcades en brique délimitant neuf nefs. Seule la première travée a conservé son élégant décor de stuc, notamment le beau mihrab et trois coupoles à stalactites. Les autres travées ont été entièrement reconstruites en brique rose, recréant avec beaucoup de bonheur l’espace originel.
Durant la visite de la mosquée, il y a deux couples de touristes français avec une voiture de location, je leur demande s’ils vont à Taroudant, la veine pour moi, c’est leur direction. Grâce à ces touristes, je gagne de nombreuses heures d’attente.
Le trajet offre un splendide panorama sur l’étroite vallée de l’oued Nfiss. Des petits champs en terrasses minutieusement entretenus et irrigués, des vergers d’amandiers et d’oliviers entourent les villages aux maisons de pierres sèches.
Après une série de virages vertigineux, on arrive au col du Tizi-n- Test à 2092m d’alt. La vue est époustouflante. La route descend ensuite tranquillement et la végétation évolue des chênes verts du sommet aux arganiers sauvages du Sous, en passant par les palmiers nains, les lauriers-roses et les immenses genêts à petites fleurs blanches.
De nombreuses chèvres grimpent sur les branches d’arganiers, nous passons une vingtaine de minutes à les observer, le spectacle est magnifique.
A 35 Km de Taroudant, nous visitons la palmeraie de Tioute. A l’arrière plan de cette palmeraie, il y a une belle vue de la chaîne du Haut Atlas. Au pied de cette palmeraie, se trouve une belle kasbah.
Nous reprenons le chemin pour Taroudant, la nuit tombe, je trouve un hôtel à 2 Km des remparts.
Mardi 29 mai
Taroudant se trouve à 81 km d’Agadir, 223 Km de Marrakech et 294 Km de Ouarzazate.
Les remparts dessinant un carré approximatif d’environ 8 km de pourtour sont percés de 5 portes monumentales. Il n’y a pas si longtemps, oliveraies et vergers venaient jusqu’au pied des murailles, leur conférant un charme supplémentaire. Mais, depuis quelques années, ce côté bucolique est menacé par la construction de faubourgs peu esthétiques.
J’ai visité un hôtel de luxe, je suis rentré dans cet établissement incognito. Cet établissement occupe l’ancien palais du pacha de Taroudant. Jardins luxuriants, cours secrètes animées de fontaines, beaux patios anciens plantés de grands bananiers, galeries et terrasses forment un dédale où il fait bon flâner. N’oublions pas la piscine.
Je quitte les remparts de Taroudant pour déambuler dans les souks, beaucoup d’enfants travaillent dans de minuscules ateliers avec une très faible luminosité. Hélas pour eux, ils ne vont pas à l’école qui pourtant est obligatoire, ceci amène à être analphabète, ces enfants ne sauront pas lire, ils seront comme aveugles, sans éducation, la lutte n’est pas possible.
Le très faible niveau socio-économique des familles oblige les parents à engager leurs enfants dans le travail à des âges précoces.
Leurs rémunérations de 150 DH à 300 DH par mois, soit entre 15 et 30€, sont perçues directement par les parents.
Le SMIC Marocain est à 2100 Dirhams.
Les conditions de vie sont souvent inhumaines.
Ce ‘trafic’ très lucratif est parfaitement bien organisé, il y a des bureaux de placements faisant le lien entre les familles très souvent rurales des ‘victimes’ et les futurs ‘Exploitants’.
Le code du travail de l’enfant a été élaboré mais toujours pas amandé.
Je quitte les souks et visite la médina, je suis surpris par le nombre de mosquées, les minarets sont magnifiques.
Je mange dans un restaurant à la propreté douteuse mais j’adore cette formule. Une omelette 2 œufs avec pain et thé plus l’eau du robinet à volonté me valent 7 DH, je laisse 3 DH de pourboire.
Sachez que 10 DH valent 1 €.
Maintenant j’ai une longue route à faire, je veux être ce soir à Ousmenat, village se situant à quelques Km avant Tafraoute et ce n’est pas gagné.
Un taxi collectif m’amène à Inezgane, banlieue d’Agadir. A la place des taxis collectifs d’Inezgane, je prends un autre taxi m’amenant cette fois à Âit-Baha.
Je suis à 70 Km d’Ousmenat mais avant, je veux visiter une citadelle.
En attendant que le taxi soit au complet, je prends un thé à la terrasse d’un café, je suis le seul consommateur. Dans ce pays, il est accepté de passer son temps dans un établissement sans prendre de consommation.
Nous sommes que 4 personnes à attendre que ce taxi soit au complet, voulant quitter Âit-Baha rapidement, je décide de payer la place pour les 2 personnes manquantes.
Comme prévu, je m’arrête à Tizorgan. Ce village fortifié bien seul à 500 m de la route est frappant. Arrivé à une porte fortifiée, un vieil homme assis me demande quelques DH. Ce village, situé au sommet d’une colline escarpée, a la particularité d’être parfaitement circulaire. Son enceinte de pierre est formée par les murs extérieurs des maisons. En parcourant les deux uniques ruelles, circulaires, j’admire quelques belles portes anciennes en bois d’arganier, patinées par les siècles et protégées par des auvents en plaques de schiste.
En quittant ce village, j’attends sous un soleil de plomb qu’un véhicule passe.
Après une heure d’attente, un camion s’arrête, le chauffeur m’amène à Ousmenat. Nous sommes 4 passagers pour ce trajet, serrés bien sur mais on oublie le confort, j’ai eu vraiment de la chance que ce camion soit sur cette route, la R 105, fort belle, je contemple le sommet Jbel Lekst à 2359 m d’alt.
Dans le sud du Maroc, il y a peu de véhicules, le stop est très facile, c’est un moyen pour le chauffeur de recevoir quelques DH.
Ce camion est chargé, surchargé de phosphate. Nous avançons à une vitesse d’environ 10 Km/h en côte. Nous franchissons le col du Tizi-n-Tarakine à 1500m d’alt, maintenant nous descendons à 20 Km/h, la troisième vitesse n’est jamais enclenchée. Parfois, nous nous arrêtons pour ne pas trop fatiguer le moteur.
Il fait nuit, nous roulons sans lumière sur cette route si dangereuse, c’est incroyable, je ne pense pas à l’accident sinon la peur s’installe, je suis rôdé, c’est la 5ième fois que je visite ce pays, je m’y suis habitué, je ne suis surpris de rien.
Arrivé à Ousmenat, je donne un bon pourboire au chauffeur, il le mérite franchement.
Il fait nuit, je fais de petits pas, le chemin est très accidenté, ici, nous ne sommes pas en Occident, les routes et trottoirs goudronnés, les noms de rue, l’éclairage, ceci n’existe pas.
Je rencontre une Marocaine, cette femme est institutrice. Sur le chemin m’amenant à un gîte, nous parlons de divers sujets.
A l’école, cette femme trouve les élèves mal élevés, elle pense que ceci vient des parents, il y a un manque de discipline, depuis quelques années, l’instituteur ne doit plus utiliser le bâton pour régner l’ordre.
Sur ce sujet comme tant d’autres thèmes abordés par les Marocains, je dérange mais je ne peux pas rester passif, je sais quand dans ce pays, la critique est insultante mais je respire mal si je ne dis pas ma pensée, j’ai toujours fonctionné ainsi, c’est parfois dangereux, risqué, mais c’est ma personnalité.
Dans ce pays, beaucoup d’enfants n’aiment pas l’école, ils encaissent des coups et des gifles par des excès de colère des instituteurs.
L’école publique au Maroc est malade. Certains enseignants sont outrés par les actes de leurs collègues qui . Comment aimer l’école dans ces conditions ? C’est normal que l’école devienne un endroit que l’on rejette.
Les parents envoient leurs enfants à l’école pour apprendre et se nourrir l’esprit, et pas pour prendre des coups et vivre dans la panique.
Certains enseignants pensent qu’un élève qui n’est pas battu, est un mauvais élève.
Cette enseignante me trouve trop bavard, dans ce pays, on ne parle pas ainsi me dit-elle, je lui explique comment je fonctionne, elle comprend ma culture occidentale mais est certaine qu’un jour, il m’arrivera des ennuis, ici ce n’est pas la France, tu es en vacances, respire, oublie le reste, réfléchit bien à ce que je te dis, en guise de réponse, je souris.
Je suis très bien reçu par le patron de ce gîte. Au Maroc, en principe, nous sommes toujours extrêmement bien reçus dans un établissement hôtelier ou un restaurant à l’arrivée comme au départ. Par contre, pour ce qui est administratif, banque, poste, c’est le contraire.
Mercredi 30 mai
Ce matin, je me lève plus tard, je suis tellement bien dans cette chambre si luxueuse, j’ai une douche avec l’eau chaude et en plus une serviette.
Un car d’excursion arrive pour visiter ce lieu, quant à moi, je fais la visite de ce village seul. Je me perds pour retrouver le chemin allant à Tafraoute.
Me voici enfin sur la R 105. Un petit car d’excursion s’arrête, surprise pour moi, le guide me propose de m’amener à Tafraoute, ce sont les Français que j’ai aperçus à Ousmenat qui ont demandé au guide de me faire monter dans le car. Durant le trajet, nous échangeons quelques mots, ces excursionnistes sont surpris de me voir passer des vacances ainsi, sans bagage, je voyage seulement avec un petit sac en bandoulière.
Aujourd’hui mercredi, c’est le jour du souk à Tafraoute, il approvisionne les villages de toute la région.
Je visite le village d’Adaï, 4 Km de Tafraoute, bon pour les mollets. Comme dans beaucoup de villages, de nombreuses maisons vieilles d’environ 3 ou 4 siècles sont à l’abandon ou en ruine.Il faudrait un plan de réhabilitation mais il n’y a pas d’argent pour cela, par contre, pour les mosquées des villages, elles sont toujours dans un état d’entretien impeccable. A l’intérieur de ce petit village, il y a de nombreux rochers, c’est vraiment impressionnant.
Je retourne à Tafraoute, à l’entrée de cette petite ville, il y a un hôtel avec une piscine, le nom de cet établissement se nomme Antoine. Je peux me baigner pour 20 DH.
Je vais à mon hôtel, le luxe est différent et le tarif est en conséquence. Je lave mon linge, il sèche très rapidement, il vaut mieux pour moi car c’est les seuls vêtements que j’ai.
Le soir, il y a toujours autant de monde dans les rues et les villages.
Jeudi 31 mai
Aujourd’hui, je vais visiter les gorges d’Aït-Mansour à environ 35 Km de Tafraoute.
Il n’y a pas de moyen de locomotion pour aller à ces gorges, seule une société de 4X4 fait ce trajet.
Je me dirige vers la station essence de cette ville. J’attends patiemment, durant 2H30, seul 3 automobilistes font le plein de leur véhicule de location. La première voiture est un couple d’Allemand, ils ne veulent pas me prendre ce qui est tout à fait normal, il en est de même pour le deuxième véhicule. Une troisième voiture arrive, il est déjà 10H30, ce couple est hésitant, je leur propose de l’argent pour les frais de carburant, refus de leur part par contre je peux faire le trajet avec eux, c’est vraiment une bonne journée pour moi.
Ce parcours est magnifique. Nous apercevons l’Adrar Mqorn à 2344 m d’alt. Lorsque la route goudronnée se termine, s’élève une surprenante palmeraie, enserrée entre deux hautes falaises très rapprochées. C’est un véritable enchantement de voir la verdure éclatante des jardinets irrigués sous les frondaisons denses des palmiers dattiers et de traverser l’oued à gué, à de nombreuses reprises.
La sortie des gorges débouche sur une vallée, un peu plus large, où apparaissent plusieurs villages anciens mais il faudrait trop de temps pour faire la visite. Je me contente de visiter un village se trouvant entre les deux gorges, le site est époustouflant.
Je fais demi tour et reviens vers la voiture, j’ai voulu laisser les Français se promener seuls.
Pour la route du retour, je veux m’arrêter au village d’Agard-Oudad, je quitte la voiture et remercie bien évidement ces personnes sans qui je n’aurais pas passé une agréable journée.
Ce village est entouré de rochers étrangement sculptés par l’érosion, comme ceux que l’on a nommé la gazelle, le chapeau de Napoléon, le doigt.
J’ai une heure de marche pour arriver à Tafraoute, je prends mon temps.
Je prends mon repas à la terrasse de l’hôtel, l’oued bien sec est en face de moi, soudain, inimaginable en occident, un commerçant jette tous ses détritus à travers le pont, boîtes de conserve, bouteilles de verre et autres . Triste oued, il est chargé de déchets sur toute la longueur de la ville.
Vendredi 1 juin
Je prends le bus partant de Tafraoute à 6H00 pour aller à Tiznit, distance : 107 Km.
Cette route est pittoresque. Nous mettons 3H30 pour parcourir cette distance.
Arrivé à Tiznit, je prends un taxi collectif pour me rendre à Inezgane (10 Km d’Agadir). Le chauffeur de ce taxi roule extrêmement vite, il ne faut pas être surpris si au Maroc, il y a autant d’accidents.
Je n’ai pas la prétention à écrire une rubrique ni à réaliser un rapport sur les accidents meurtriers dans ce pays mais hélas, alors que le code de la route suscite toujours la colère des conducteurs, ceux-ci ont d’ailleurs fait grève en mars 2007 pour protester contre un projet de loi visant à imposer de lourdes sanctions pour non respect des règlements de circulation, l’hécatombe, elle, se poursuit.
Les excès de vitesse, la défaillance mécanique, 60% des bus ne rempliraient pas les conditions minimales de sécurité, absence de marquage sur les routes, dépassement dans les virages, la nuit la plupart des véhicules ne sont pas éclairés et je peux en rajouter.
En 1998, le Maroc disposait de 57251 Km de routes dont 29952 Km revêtues.
Le parc automobile en circulation sur le réseau routier marocain est évalué en 2004 à 1950802 unités, ce qui représente une augmentation de 4% par rapport à 2003. Ce parc est composé de 73% de véhicules de tourisme, 26% de véhicules utilitaires et de 1% de mobylettes.
Le taux de motorisation est de 65 véhicules pour 1000 habitants source 2004.
Source 2004, le véhicule au Maroc tue 9,7 fois plus qu’en France.
3622 personnes ont été tuées dans les accidents de la circulation survenus en 2006.
Ce carnage prend les dimensions d’un cancer qui ne cesse de s’amplifier malgré la volonté d’y mettre un terme.
De Tiznit à Anizgane, il y a 78 Km. Ce trajet n’est pas agréable, sur tous les trajets que j’ai parcourus durant mon séjour, c’est le seul qui n’est pas merveilleux à mon goût.
Le taxi collectif s’arrête à une très grande place, il y a une centaine de 150 taxis à attendre le client et plus loin de nombreux bus partant pour toutes les destinations de ce pays.
Je viens d’acheter mon billet pour aller à Skoura, il est à peine midi, le bus part à 21H00, j’ai largement du temps me permettant de faire une visite quelque part.
Il fait très chaud, j’aperçois un indicateur de température s’affichant à 38°.
Dans la nuit du 29 février 1960, la ville d’Agadir fut anéantie par un tremblement de terre qui causa la mort de plus de 15000 personnes. En France, l’émotion est très vive. Monté sur le trône un an plus tard, Hassan II décide la reconstruction d’Agadir ; elle sera menée tambour battant, et le béton coulera à flot.
Architecture de béton, larges avenues entrecoupées d’espaces verts caractérisent le centre urbain reconstruit à l’issu de ce tremblement de terre. Il est difficile de comprendre l’admiration que cette architecture a pu susciter à cette époque.
Le PDRT (programme de développement régional touristique) d’Agadir vise à doter la ville à l’horizon 2015 d’une capacité litière s’élevant à 60000 lits. Ce programme porte sur le renforcement de l’hébergement en front de mer.
Je fais le choix de visiter la nouvelle médina.
Le tremblement de terre ayant privé Agadir de son ancienne médina, Coco Pollizzi, maître artisan décorateur Italien né à Rabat, a eu l’idée d’en reconstruire une. Plutôt que de tenter une impossible reconstruction, Coco Pollizzi s’est lancé dans une création personnelle, réutilisant à sa manière le vocabulaire plastique de l’architecture vernaculaire marocaine, ses matériaux et ses techniques traditionnelles de construction.
A l’intérieur, une enceinte en pisé, vous retrouverez, presque plus vrai que nature, ruelles, maisons, échoppes, ateliers, café maure, etc. La médina, loin d’être achevée, couvrira 4 ha, on peut voir des bâtisseurs blancher le pisé, installer un plafond en tataoui ou découper des zelliges. A ce projet architectural, s’ajoute un projet socioculturel : faire revivre un artisanat authentique, à l’abri du mercantilisme des bazaristes. Plusieurs dizaines d’artisans travaillent déjà, à leur propre compte, dans la médina. Leur production est vendue exclusivement sur place, pas de marchandage.
Personnellement, je trouve cette médina trop artificielle, un peu écomusée, elle manque de chaleur, il y a beaucoup de touristes venant avec le car d’excursion.
Dans cette médina, il y a un projet de discothèque, piscine, hôtel, à méditer.
Je retourne à Inezgane, je suis à 400 Km de Skoura.
Le bus quitte la place d’Inezgane comme prévu à 21H00, nous faisons le trajet de nuit.
Ce bus fait le trajet jusqu’à Errachidia, distance 670 Km.
Nous passons par Taroudant puis Ouarzazate, arrêt d’environ 30 mn.
Skoura est à 42 Km d’Ouarzazate, j’arrive à 2H30 du matin.
Heureusement, je connais Skoura, dès que j’aperçois l’entrée de ce village, je frappe très fort avec mes mains, c’est ainsi qu’il faut faire pour que le chauffeur s’arrête mais j’ai l’impression que ce chauffeur ne m’entend pas, je crie, enfin il stoppe.
Je suis le seul passager à descendre de ce bus, je me dirige jusqu’au centre de ce petit village.
Arrivé sur la Place, un vieux Monsieur fait la surveillance des magasins, au même moment un type en mobylette vient à mes côtés, il me propose de dormir chez lui, je me rends très vite compte qu’il est ivre et drogué, j’accepte tout de même sa proposition.
Arrivé chez lui, sa seule pièce d’habitation d’environ 30 m² est dans un état de clochardisation. J’espère ne pas attraper de puces ou autres. Il m’offre le thé, imaginez sa théière et ses verres, ‘ornementation de saleté’. Il parle mais le dialogue est incohérent. Vers 4H30, nous dormons, enfin lui mais moi, c’est impossible, il a un chien qui n’arrête pas de me lécher la figure, je repousse cet animal mais aussitôt il revient à moi et aboie bien péniblement. Cette bête est très amaigrie, elle a faim. Ne pouvant pas dormir et ne voulant pas perdre mon temps ici, je réveille Rachid, il a eu peur de ma présence, il ne se rappelait plus que je dormais chez lui.
Samedi 2 juin
Rachid me propose de faire la visite de la palmeraie de Skoura, allons-y, même si je la connais.
Je suis assis sur le porte-bagage de sa mobylette, il roule vite sur ce chemin sablonneux, j’espère ne pas tomber.
Nous faisons une première halte à une kasbah, construite à la fin du 18ième siècle par un Andalou. Elle est très belle (en bois sculpté, puits de lumière en colonnes) et justifie pleinement les travaux de restauration récemment entrepris. Les terrasses supérieurs offrent une vue superbe sur la palmeraie.
Ensuite, nous allons dans une maison auprès d’une mosquée, l’endroit est bucolique. Rachid me présente le propriétaire de cette maison.
Si Rachid m’amène dans cette maison, c’est certainement pour quelque chose, c’est comme la visite de la kasbah, je n’ai pas laissé le pourboire. Rachid a proposé de passer cette journée avec moi, mon temps n’est pas compté, pas de problème.
Ils ont comme projet de rénover cette maison pour en faire un gîte, alors ils me demandent si je veux participer financièrement à ce projet, en quelque sorte devenir actionnaire, ils partageront avec moi les bénéfices. Combien de fois ai-je pu avoir des propositions de ce genre.
Je refuse cette proposition débile et explique les raisons.
Ils fument le cannabis puis font une sieste, je n’ai plus qu’à attendre.
Rachid réveillé, nous quittons cette maison, aujourd’hui, la rénovation de cet habitat n’aura pas avancé.
Assis sur cette mobylette, nous prenons le chemin menant à Skoura, de là, Rachid m’amène à un gîte, le patron me fait visiter son établissement, c’est un émerveillement, fascinant, quel travail pour arriver à ce résultat. Le patron en est fier mais il peut l’être, c’est une véritable réussite.
Je paie un repas bien mérité à Rachid dans cet établissement, je n’avais pas mangé depuis hier soir, avant de prendre le bus à Inezgane.
Je prends le taxi collectif pour aller à Imassine. En quittant Skoura je me rends compte aussitôt que ce taxi prend la direction pour Ouarzazate., explication, je demande à faire demi-tour, non sans difficulté. Maintenant je suis à nouveau sur la petite place de Skoura pour attendre que le taxi soit au complet pour aller cette fois dans la bonne direction, Imassine.
En arrivant à Imassine, il fait nuit. En quittant le taxi, je traverse la route, il y a un grand parking et un restaurant. Je demande s’il y a un endroit pour dormir mais hélas, la réponse est négative. Sur cette route, les bus et les taxis s’arrêtent pour manger le tajine, acheter des cigarettes, fruits. Les femmes restent dans le véhicule ?
On m’amène un matelas, une couverture et un oreiller, je dors sur ce parking, souvent réveillé par le bruit mais c’est plus rassurant que de passer la nuit à la belle étoile.
Dimanche 3 juin
Le village d’Imassine se trouve en face du restaurant où j’ai passé la nuit. Je traverse la route pour admirer ce village situé de part et d’autres d’un oued que l’on passe à gué. Les nombreuses kasbahs sont construites au bord de la falaise.
J’attends maintenant au bord de la route qu’un taxi collectif m’amène à El Kelaâ M’Gouna, de là, je prends un autre taxi longeant la Vallée des Roses pour m’arrêter à Hadida, après ce village, la route n’est plus bitumée.
J’utilise mes jambes pour aller à Tourbist par un chemin, le seul d’ailleurs, très caillouteux.
Après 2H00 de marche, le paysage devient splendide, un panorama à 180° s’ouvre devant moi. A l’ouest se dresse l’Ighil M’Goun (4071m), avec son sommet enneigé.
De cet itinéraire, le plateau géologique est remarquable.
Je marche depuis plus de 3H00 sous un soleil de plomb, mes jambes tremblent, j’ai peu mangé ce matin, thé, pain, confiture, j’ai très soif mais je n’ai pas d’eau.
De Hadida à Tourbist par le chemin, le guide Michelin sans faire de pub annonce 2 Km, il y a obligatoirement une erreur ; quand nous circulons avec un 4X4 ce n’est pas un problème à faire 3 ou 4 Km supplémentaires mais à pied, ça change la donne.
Je deviens super agacé, je n’apprécie plus le paysage, je n’ai rencontré personne sur cette route, je me demande s’il ne faut pas faire demi-tour, suis-je sur la bonne destination ? Continuons à marcher, on verra.
Enfin un 4X4 arrive, je mets mon pouce d’avant en arrière en direction de ma bouche pour dévoiler ma soif, de cette façon, en principe, ce véhicule s’arrêtera.
Le guide ouvre la porte du 4X4, je demande à boire de l’eau.
Ce véhicule ne doit pas quitter cet endroit sans moi, je demande à ce guide accompagné du chauffeur et de 2 touristes Anglais si je peux faire le restant du parcours avec eux.
Evidemment, je le savais, le guide hésite mais c’est normal, ce guide est payé par ces Anglais pour visiter la région et pas pour prendre des stoppeurs.
Le couple d’Anglais accepte sans hésitation, ces Londoniens ne comprennent pas comment j’ai pu marcher si longtemps à 40°, sans eau et sans bagage, ils me trouvent suicidaire me disent-ils.
J’arrive à Tourbist, je traverse l’oued, je réserve 2 nuits d’hôtel, de ma chambre, j’ai une jolie vue d’un minaret avec son nid de cigognes, j’observe longuement les volatiles claquants avec leurs longs becs rouges.
Je visite ce charmant village puis revient à l’hôtel, un 4X4 est garé devant l’entrée.
Allongés sur des coussins, un jeune homme et son guide fument le joint, la discussion est sévère entre moi et ce touriste français, il pense que les gens de ce village peuvent visiter cette région le week-end et même aller l’été en vacances au bord de la mer. J’explique à ce débile que ces gens n’ont pas l’argent pour visiter le pays, ils restent dans leur village jusqu’à la fin de leur vie, ils n’ont pas le choix. Cet idiot insiste, il pense qu’il y a toujours un moyen de gagner de l’argent, je cesse la discussion, nous ne sommes pas sur la même longueur d’ondes. Il passera la soirée à fumer le cannabis, à chacun son plaisir.
En soirée, des musiciens arrivent, j’ai discuté avec eux lorsque j’ai visité le village en fin d’après-midi. Des femmes, après avoir cuisiné les repas pour les clients de l’hôtel font la vaisselle et le ménage (j’ai préféré manger dans un petit restau du village), arrivent pour danser au rythme de la musique, elles sont payées pour s’exhiber, ces femmes berbères n’ont pas le choix, il faut nourrir la famille. Les touristes n’hésitent pas à prendre des photos, quel paradoxe, dans ces villages de la montagne, les femmes ont le visage caché, elles ne regardent pas les hommes et dans les établissements hôteliers, pour pouvoir manger, ces mères n’ont pas d’autre solution que de se montrer pour la satisfaction des étrangers.
A propos du voile, ou on le porte et dans ce cas on ne l’enlève pas sous prétexte qu’il y a des touristes, ou on ne le porte pas, à méditer ?
Lundi 4 juin
Je fais une longue balade à Tourbist. Les maisons de ce village sont en terre rouge. Des enfants commencent à me suivre, je fais quelques tours de magie, ils m’applaudissent et ils veulent que je recommence, quel bon public ! Il y a en moi de l’émotion, en Occident, l’émerveillement a disparu.
En bordure de l’oued s’épanouissent de magnifiques plantations de figuiers, d’amandiers et d’autres arbres fruitiers. Je retrouve l’ambiance d’Imlil lors de la récolte du blé, je reste assis près de 30 mn à entendre ces femmes chanter, que c’est beau !
Plus loin, des femmes et de jeunes filles lavent le linge.
Un forgeron cloue un fer au pied d’un maigre cheval.
La nuit ne vas pas tarder, Je retourne au village, les enfants m’appellent le magicien.
Je rencontre Adil, le musicien d’hier soir, il m’invite à prendre le thé chez ses amis. Dans cette pièce de la maison, nous sommes 6 avec moi, je suis le seul à ne pas fumer le cannabis. A la demande d’Adil, je dois faire de la magie à ses amis, pas de problème, il apprécie.
Avec Adil, j’achète une bouteille d’alcool de figue (40°), nous frappons à la porte métallique de la maison, le propriétaire nous donne contre un billet de 100 DH (10€) ce liquide dans une bouteille d’eau en plastique. Je sais, c’est idiot d’acheter de l’alcool, il est plus utile d’offrir de la nourriture mais j’ai proposé et à l’unanimité le choix a été pour la boisson.
Soirée excellente au son de la musique, chacun a amené son instrument, guitare, tam tam, crotale. Le fils du patron de l’hôtel où je dors arrive avec un grand plat de couscous, c’est vraiment gentil de sa part, ce garçon est très sérieux, il ne fume pas et ne boit pas, il a franchement raison.
Mardi 5 juin
Je fais mes adieux, je remercie le fils du patron d’être venu avec un plat de couscous hier soir.
Pour retourner à Hadida, je ne prends pas le même chemin qu’à l’aller, je passe par l’oued, en cette saison, il n’y a pas trop d’eau, enfin, je l’espère.
Marcher le long de l’oued peu être risqué, s’il y a un violent orage, en quelques minutes l’eau monte très rapidement et c’est la noyade assurée, mais si on vit perpétuellement avec l’idée du danger, on ne fait rien.
Jusqu’à Hadida, mon parcours a duré 3H30, j’ai eu parfois certaines difficultés à franchir certains obstacles mais j’ai été fort heureusement récompensé par un sublime paysage. Parfois, j’avais de l’eau jusqu’à la taille, une eau boueuse et glacée en provenance de la fonte des neiges, le courant était assez impressionnant, j’avais peur de tomber, mes vêtements séchaient vite avec le soleil torride.
A 10 Km avant El-Kellaâ M’Gouna, je trouve un gîte, je suis le seul client, comme d’habitude, je suis très bien reçu par le propriétaire.
Mercredi 6 juin
Petit-déjeuner très copieux, j’ai même des gâteaux, je laisse un généreux pourboire au patron.
Sur le chemin d’El-Kellaâ, nous sommes des centaines de personnes à marcher, hommes, femmes, enfants. Aujourd’hui, c’est jour de marché. Les marchés sont toujours très typiques, les gens de la montagne font des Km pour vendre ou acheter les produits. Il y a également le marché aux bestiaux, amis des animaux, évitez d’y assister.
Départ du bus allant à Marrakech, à l’embranchement de la route allant à Âït-Benhaddou, je prends un autre moyen de locomotion, le taxi collectif, je demande au chauffeur de me laisser juste avant l’oued, après le village d’Aït. Maintenant, il y a un pont pour traverser l’oued, pour les habitants de Tamdakth, c’est franchement mieux, l’hiver, ils ne seront plus isolés, ces gens pourront descendre la vallée.
Je réserve 2 nuits à l’hôtel mais ne prends pas de chambre, je préfère dormir sur la terrasse.
Je lave mon linge, le seul bermuda que j’ai et ma chemisette, je profite de la piscine en attendant que mes vêtements sèchent.
Je descends à Âït, je ne prends pas la route mais passe par les chemins.
Jeudi 7 juin
Cette nuit, il y a eu beaucoup de vent, pire qu’à Saint-Malo, je n’ai pas bien dormi, vers 4H00 du matin, j’étais déjà réveillé par le jour mais j’aime cette façon de vivre, ce soir je vais dormir à nouveau sur la terrasse de l’hôtel.
Je vais me promener à Tamdakt (4 Km d’Âït-Benhaddou), d’immenses nids de cigognes sont installés en haut des tours à moitié détruites. Je traverse les champs de ce village pour rejoindre l’oued puis reviens à l’hôtel. Je fais une sieste, la seule de mes vacances. En début d’après-midi, je vais à Âït. Je descends par l’oued, il n’y a pas une goûte d’eau. Les hautes Kasbahs datent probablement du 18ième siècle, les façades sont décorées de motifs géométriques réalisés à l’aide de briques de terre crue. Il faut se promener dans le lacis des ruelles qui escaladent la colline, couronnée par les vestiges d’une forteresse juive préislamique. Le panorama du sommet est exceptionnel.
Vendredi 8 juin
Je quitte Âït-Benhaddou pour Marrakech.
A l’entrée de Marrakech, j’aperçois de superbes villas, juste en face de ces immenses demeures, se trouvent de misérables bidonvilles, ceux-ci seront dans peu de temps certainement démolis pour construire de nouvelles demeures pour les riches.
Le parc immobilier de cette ville est en plein essor.
Il y a 2 mois, le marché de gros a été déplacé à une quinzaine de Km sur la route allant à El Jadida, seul, pourront aller se ravitailler les riches commerçants, les pauvres seront encore plus nombreux. A l’endroit où existait ce marché, il y a de nombreuses grues, le projet immobilier est démesuré.
Ce marché de gros se trouvait en face le jardin Majorelle, j’aimais le visiter lorsque je passais à Marrakech.
Tôt le matin, les restaurateurs et les commerçants de la ville venaient s’approvisionner ; seul les particuliers n’avaient en principe pas le droit à l’achat, croyez-moi, la visite valait le détour. De nombreux paysans venaient des environs de Marrakech, la plupart à dos d’âne, pour vendre leurs récoltes de dattes, de blé en grande quantité. On y trouvait toutes sortes de légumes. On y achetait la volaille, la viande, le poisson venait d’Essaouira. Quelle ambiance que ce marché ! Je n’ai plus qu’à enregistrer dans ma mémoire cette atmosphère.
Le bus arrive à la gare, je vais à pied à la Place Jemâa el -Fna et trouve un hôtel à 5 € la nuit.
Au coin d’une rue, des enfants se shootent à coup de colle. Des jeunes filles vendent des kleenex, des cigarettes, des fleurs aux feux rouges, quand elles ne se prostituent pas pour une bouchée de pain. Ces filles sont toutes des mères célibataires potentielles, donc, d’autres enfants qui vont grandir dans la rue. A d’autres coins de rue, encore des enfants, cireurs de chaussures. Voilà où conduit la pauvreté de ce pays. Des réseaux de mendicité organisés recrutent ces enfants. Les parents des ‘enfants de rues’ sont démissionnaires, ils ne savent plus jouer leur rôle. Plus alarmant, l’enfant représente très souvent la seule source de revenus pour une famille qui ne cesse de croître dangereusement. Pensons également au triste sort réservé aux ‘bonnes’, ce sont ces filles placées dès la petite enfance par leur parents, dans des familles où elles sont bonnes à tout faire. Souvent battues, elles vivent dans des conditions précaires, ne voyant leur parent qu’une fois par mois ou tous les deux mois, le jour où celui-ci vient chercher la paie souvent ridicule et dont la petite fille ne jouit nullement.
J’ai vu, croyez-moi, des visages d’enfants marqués de cicatrices, la rue bousille leur santé, ils sont happés. J’ai vu à Marrakech et Casablanca des enfants battus par la police, en pleine rue, le vagabondage étant interdit.
Que faire, je suis impuissant, m’en mêler, mon passeport est confisqué et je ne reviens pas en France, j’ai honte de moi mais je ne peux hélas que constater ce déplorable spectacle, aujourd’hui, en 2007, triste monde, j’ajoute « odieux monde ».
Marrakech ne m’attire plus comme au début où j’ai connu cette ville, le souk ne m’intéresse absolument pas.
J’aime la Place des Ferbantiers, en cette saison, les cigognes sont nombreuses.
En flânant dans les rues de cette ville, j’entends de la musique, je me dirige vers cet endroit, sur une minuscule place il y a une fête foraine : quatre stands, un manège pour enfants, un pour adulte, un tir au ballon et celui que je préfère, le stand de la loterie. Ce stand me rappelle celui de mon enfance, le forain distribuait quelques tickets gratuits pour attirer le badaud, parmi ces bouts de papier, il y avait un N° gagnant, lorsque la roue indiquant plusieurs N° commençait à tourner, j’avais de l’adrénaline en moi, je ne gagnais jamais le gros lot.
Plus tard, j’ai pensé qu’il était pour celui qui achetait le billet, peut-être même que cette personne était complice avec le forain, ainsi, le lot retournait derrière le stand, enfin, peu importe.
Je suis resté longtemps à observer ce stand, il est vraiment agréable à le regarder, contempler, admirer, scruter, dévisager, la population ici est vraie, sincère, ce lieu est magique, fantastique, étonnant, formidable, extraordinaire, fabuleux, prodigieux, STOP.
J’ai conversé avec le forain animant ce stand, j’ai expliqué mes émotions, aujourd’hui en France ce stand n’existe plus, certainement que dans le Guéliz, les passants ignoreraient son stand, ici, ce n’est pas le même quartier, le peuple a encore besoin de rêves, il prend le temps de respirer, il vous écoute parler, vous êtes un homme de théâtre, vous savez donner de l’illusion, franchement, bravo !
Ce forain m’avise que c’est la première fois qu’un touriste lui adresse la parole, en principe les touristes sont pressés, il pense que mon analyse sur lui est excellente, nous nous quittons par une vigoureuse et chaleureuse poignée de main.
J’ai quelques difficultés à aller à l’hôtel, je me suis perdu dans ces rues, pas de panique, on retrouve toujours son chemin.
Samedi 9 juin
Dernière ballade dans les rues de Marrakech puis direction l’aéroport.
N’ayant pas de bagage, je n’ai pas l’enregistrement à faire, il n’y a plus qu’à attendre le droit d’aller à la salle d’embarquement.
Une information annonce que notre vol est retardé et plus tard, une nouvelle annonce pour un retard nettement plus important. Certaines personnes ne supportent pas cette annonce. Un Monsieur s’énerve auprès du personnel, je frappe des mains, silence de la salle d’embarquement, toutes les têtes sont tournées vers moi, je demande à ce Monsieur de respecter le personnel, d’être poli, vous avez fait le choix d’une compagnie d’aviation au tarif très bas, il faut assumer, la prochaine fois que vous prenez l’avion, choisissez Air France ou Royal Air Maroc, ainsi vous n’aurez pas de problème.
Avant de quitter le Maroc, il fallait que je me fasse remarquer, je me reconnais.
Tony
Vietnam: endroits romantiques? English translation pending
Bonjour,
je m'excuse par avance si la question a déjà été posée : connaissez-vous comme endroits romantiques au Vietnam ?
Je compte demander ma chérie en mariage là-bas au cours de nos vacances... je pensais à la baie d'Halong mais d'après ce que j'ai entendu dire 1. C'est devenu une grosse poubelle i.e. l'eau est absolument dégueulasse, 2. c'est tellement une usine à touristes qu'il est impossible de trouver un moment tranquille à deux, bien romantique et tout.
Si vous me conseillez d'autres endroits sympas, j'attendrai p-e d'y arriver au cours de notre voyage pour me déclarer ! :) Merci !
Si vous me conseillez d'autres endroits sympas, j'attendrai p-e d'y arriver au cours de notre voyage pour me déclarer ! :) Merci !
Départ pour six mois à Novokouznetsk (Sibérie occidentale) English translation pending
Bonjour,
Je lis depuis très longtemps ce forum et suis très contente d'y participer enfin, cela rime pour moi avec un voyage qui me concerne cette fois ci. Voila je pars en octobre pour 6 mois direction Novokouznetsk en Sibérie occidentale, j'aimerai poser quelques questions sur la Russie, le climat la sécurité et bien sur mes possibilités de voyage depuis ce lieu. Mon lectorat dure 6 mois Ma première question se tournera vers les compagnies aériennes, jusqu’ 'à Moscou pas de réels problèmes mais après pour rejoindre ma destination j'ai vu que S7 Airlines. Or il semble que ce ne soit pas une super compagnie!! Prendre le train seule depuis Moscou est il dangereux ? (je tiens à préciser que ce sont de simples questions que je me pose sans arrières pensées , je suis habituée aux voyages et adore découvrir de nouvelles cultures cependant la Russie est une grande inconnue pour moi ..).J'ai en effet vu que un train en partance de Moscou passait à Novokouznetsk (je pense que c'est le transsibérien ?)
- ensuite je me suis demandée si une jeune fille seule dans cette ville posait problème (par rapport à ce que j'ai pu lire) j'ai un niveau de russe débutant mais j'ai encore le temps de l'améliorer. Et puis je sais que je suis attendue par le personnel de l'université qui m'aidera j'en suis sûre!
- on parle aussi de racisme même si je sais que parfois certaines personnes ont tendance à exagérer je voulais avoir votre avis .Je suis claire de peau mais quand même métisse donc les cheveux bouclés et les traits légèrement typés on me prend souvent pour une espagnole! Est ce réellement un problème personnellement j'en doute, j'ai parcourue ce site et d'autres et si la question est soulevée je n’ai pas une mauvaise impression.
- Je me pose aussi des questions sur la culture, sur les cadeaux que je pourrai amener à mes hôtes, sur le changement culturel qui m'attend (c'est quelque chose que j'aime beaucoup mais qui me tracasse cette fois ci peut être à cause de la langue)
- venons-en au climat ! Je suis frileuse et je sais ce qu'il m'attend mais si vous pouvez m'éclairez sur le style de vêtements à prévoir ou quelques petits conseils.
- parlons voyage! Je vais être proche de la Mongolie du lac Baïkal et de bien d'autres villes et régions intéressantes, même si je compte bien rencontrer des personnes et en profiter pour voyager que me conseillerez-vous ? J'imagine aussi que comme dans n'importe quel pays voyager seule n'est pas l'idéal pour une fille
- j'ai lu aussi que Novokouznetsk était une région très polluée c'est malheureusement la première chose que j'ai lu en tapant ma destination sur Google et c'est bien dommage!! Je suis persuadée qu'il y a bien d'autres choses à dire sur cette ville pour la faire connaitre ! Je me posais donc la question de l'eau et ect même si dans le fond ce n’est pas très important je ferai comme tous le monde !
- Enfin si vous pouvez m'en dire plus sur les habitudes alimentaires la culture et ce serait le bienvenue .Je suis catholique pratiquante je me posais la question du lieu de culte mais une église orthodoxe me convient parfaitement!
J’ai beaucoup voyagé : Philippines, Mexique, Chine etc vécu en Espagne en Argentine et je ne me suis jamais posée toutes ces questions lors de mes départs. Cependant mon départ en Russie me réjouit et me stresse à la fois peut être à cause de ma non connaissance de certaines choses, j'aime me préparer avant mes séjours pour m'acclimater au maximum et en profiter ainsi que de faire connaissance avec de nouvelles personnes dans de bonnes conditions et je pense qu'il faut savoir un peu ou on va pour cela!
J’espère que vous pourrez m'aider !
Merci🙂
Je lis depuis très longtemps ce forum et suis très contente d'y participer enfin, cela rime pour moi avec un voyage qui me concerne cette fois ci. Voila je pars en octobre pour 6 mois direction Novokouznetsk en Sibérie occidentale, j'aimerai poser quelques questions sur la Russie, le climat la sécurité et bien sur mes possibilités de voyage depuis ce lieu. Mon lectorat dure 6 mois Ma première question se tournera vers les compagnies aériennes, jusqu’ 'à Moscou pas de réels problèmes mais après pour rejoindre ma destination j'ai vu que S7 Airlines. Or il semble que ce ne soit pas une super compagnie!! Prendre le train seule depuis Moscou est il dangereux ? (je tiens à préciser que ce sont de simples questions que je me pose sans arrières pensées , je suis habituée aux voyages et adore découvrir de nouvelles cultures cependant la Russie est une grande inconnue pour moi ..).J'ai en effet vu que un train en partance de Moscou passait à Novokouznetsk (je pense que c'est le transsibérien ?)
- ensuite je me suis demandée si une jeune fille seule dans cette ville posait problème (par rapport à ce que j'ai pu lire) j'ai un niveau de russe débutant mais j'ai encore le temps de l'améliorer. Et puis je sais que je suis attendue par le personnel de l'université qui m'aidera j'en suis sûre!
- on parle aussi de racisme même si je sais que parfois certaines personnes ont tendance à exagérer je voulais avoir votre avis .Je suis claire de peau mais quand même métisse donc les cheveux bouclés et les traits légèrement typés on me prend souvent pour une espagnole! Est ce réellement un problème personnellement j'en doute, j'ai parcourue ce site et d'autres et si la question est soulevée je n’ai pas une mauvaise impression.
- Je me pose aussi des questions sur la culture, sur les cadeaux que je pourrai amener à mes hôtes, sur le changement culturel qui m'attend (c'est quelque chose que j'aime beaucoup mais qui me tracasse cette fois ci peut être à cause de la langue)
- venons-en au climat ! Je suis frileuse et je sais ce qu'il m'attend mais si vous pouvez m'éclairez sur le style de vêtements à prévoir ou quelques petits conseils.
- parlons voyage! Je vais être proche de la Mongolie du lac Baïkal et de bien d'autres villes et régions intéressantes, même si je compte bien rencontrer des personnes et en profiter pour voyager que me conseillerez-vous ? J'imagine aussi que comme dans n'importe quel pays voyager seule n'est pas l'idéal pour une fille
- j'ai lu aussi que Novokouznetsk était une région très polluée c'est malheureusement la première chose que j'ai lu en tapant ma destination sur Google et c'est bien dommage!! Je suis persuadée qu'il y a bien d'autres choses à dire sur cette ville pour la faire connaitre ! Je me posais donc la question de l'eau et ect même si dans le fond ce n’est pas très important je ferai comme tous le monde !
- Enfin si vous pouvez m'en dire plus sur les habitudes alimentaires la culture et ce serait le bienvenue .Je suis catholique pratiquante je me posais la question du lieu de culte mais une église orthodoxe me convient parfaitement!
J’ai beaucoup voyagé : Philippines, Mexique, Chine etc vécu en Espagne en Argentine et je ne me suis jamais posée toutes ces questions lors de mes départs. Cependant mon départ en Russie me réjouit et me stresse à la fois peut être à cause de ma non connaissance de certaines choses, j'aime me préparer avant mes séjours pour m'acclimater au maximum et en profiter ainsi que de faire connaissance avec de nouvelles personnes dans de bonnes conditions et je pense qu'il faut savoir un peu ou on va pour cela!
J’espère que vous pourrez m'aider !
Merci🙂
Croisière sur le Norwegian Gem au départ de Venise English translation pending
j'envisage une croisiere sur le norwegian gem au départ de Venise
Pouvez-vous me donner infos sur le bateau et le quai d'embarquement à venise
Pouvez-vous me donner infos sur le bateau et le quai d'embarquement à venise
Croisière dans les Bahamas sur le Norwegian Sky en juillet English translation pending
Bonjour, nous serons à bord du Norwegian Sky de Miami au Bahamas (4 nuits) en juillet prochain. Quelqu'un a t'il déjà fait cette croisière ? Il y a 3 escales, soit à Nassau, Grand Bahamas et une autre Ile entre la Floride et les Bahamas. J'aimerais savoir ce qu'il y a d'intérressant à faire sur ses Iles. Nous sommes amateurs de belles plages et d'apnée. Merci de me transmettre aussi vos commentaires sur le paquebot, les activités à bord et les spectacles. Nous avons déjà fait les Bermudes à bord du Norwegian Spirit, est-ce similaire ?
Merci à l'avance
🙂
Merci à l'avance
🙂
Retour d'une croisière Costa avec mes enfants English translation pending
Croisiere dangeureuse
De retour de croisiere avec mes enfants, je voulais informer les personnes susceptibles de partir également en famille.
Les portes des cabines se referment automatiquement hors pour celles qui ont des enfants, qui n'a pas eu le petit dernier mettre sa main de partout. Résultat, doigts coincés dans la porte, service médical à bord zéro, escale à Casablanca pour faire la radio(horrible) et un service client qui me répond, vous devez faire attention à vos enfants!!!
Alors qu'il y a un autocollant dans les douches pour dire attention de ne pas vous bruler en ouvrant le robinet, on me dit c'est de ma faute. Visiblement plus habitués à faire voyager des seniors, les enfants surtout petits ne les interresse pas et ils le font comprendre, total voyage gaché, merci costa.
Si cela s'arreterai là mais les piscines ne sont pas evacuées lorsque le navire prend de la gite, des vagues se forment et les gosses sont projetés dans tous les sens, on vous répond, surveillez les!
Si vous partez en excursion, ne vous fiez pas à la météo du Today (journal de bord)car sur ARRECIFE par ex, on nous a dit soleil et au final, nous avons eu pluie et vent, le top quand on est avec des enfants! et que l'on part pour la journée !
Enfin comme tout bon commandant de bord d'un avion, celui ci informe les gens d'une traversée agitée hors sur ce bateau, mangez, buvez et aprés passez la nuit à etre malade alors qu'il est forcement informé de la méteo à venir mais il garde l'info pour lui. Si les personnes du Louis Majesty avaient été informées, elles seraint sans doute encore vivantes.
Enfin ça fume dans beaucoup d'endroit interieur y compris à la piscine et donc vos gosses en prenent plein les poumons pour pas un sou.
Vive la jeunesse!
Les portes des cabines se referment automatiquement hors pour celles qui ont des enfants, qui n'a pas eu le petit dernier mettre sa main de partout. Résultat, doigts coincés dans la porte, service médical à bord zéro, escale à Casablanca pour faire la radio(horrible) et un service client qui me répond, vous devez faire attention à vos enfants!!!
Alors qu'il y a un autocollant dans les douches pour dire attention de ne pas vous bruler en ouvrant le robinet, on me dit c'est de ma faute. Visiblement plus habitués à faire voyager des seniors, les enfants surtout petits ne les interresse pas et ils le font comprendre, total voyage gaché, merci costa.
Si cela s'arreterai là mais les piscines ne sont pas evacuées lorsque le navire prend de la gite, des vagues se forment et les gosses sont projetés dans tous les sens, on vous répond, surveillez les!
Si vous partez en excursion, ne vous fiez pas à la météo du Today (journal de bord)car sur ARRECIFE par ex, on nous a dit soleil et au final, nous avons eu pluie et vent, le top quand on est avec des enfants! et que l'on part pour la journée !
Enfin comme tout bon commandant de bord d'un avion, celui ci informe les gens d'une traversée agitée hors sur ce bateau, mangez, buvez et aprés passez la nuit à etre malade alors qu'il est forcement informé de la méteo à venir mais il garde l'info pour lui. Si les personnes du Louis Majesty avaient été informées, elles seraint sans doute encore vivantes.
Enfin ça fume dans beaucoup d'endroit interieur y compris à la piscine et donc vos gosses en prenent plein les poumons pour pas un sou.
Vive la jeunesse!
Quitter Pattaya au plus vite: plage et coin tranquilles pas trop loin? English translation pending
Bonjour !
Alors, voila le topo... Je viens de passer 9 semaines en Thailande, dont la grande majorite au Nord du Pays et meme une excursion dans le recule Nord Laos. Tres Tres chouete voyage.
Pour la derniere demaine avant mon retour, j avais envie d aller voir la mer. J aurais bien sur prefere aller sur le cote ouest. Mais disposant de peu de temps, il m est paru plus judicieux d aller au Sud Est de Bangkok. Je venais de me taper 2 jours de bus pour rentrer du Laos, et puis encore une nuit de train Bangkok/CHiangmai. A Bangkok je reprends un bus et creve de chez creve... Je m arrete a Pattaya por dormir !! Bordel de bordel qu est ce que c est ce truc infame??? Je vais pas faire l effarouche, je savais bien que c etait un haut lieu de la prostituton mais a ce point !!! Incroyable. C est bruaynt, voyant, vulgaire, criard. Rempli de vieux, bedonnant, de tout pays l air beat et de horde de jeune assoiffe de sexe tarife.
Tres tres peu pour moi. Je nai pas du tout planifier mes quelques jours dans ce coin. Je pensais arriver, dormir une nuit a Pattaya pour me reposer ( javais envie d un bon hotel, facile a trouver - de ce cote la pas de probleme ). Puis me renseigner pour trouver une ile sympa dans le coin, oue une plage tranquilou avec un Bungalow.. Mais apres quelques recherche j ai l impressoin que toute cette cote est ultra touristique est surfaite. Et je ne sais pas ou aller ..
Donc ma question ; Sachant que je prends l avion jeudi a BAngkok, que nous sommes deja Lundi, que je suis actuellemet a Pattaya. Conaissez un coin vraiment pas loin d dici ou je peux me "refugier" et buller trankilou jusqu au depart. Peut etre y a til une plage preserve pas trop loin d ici. ou peut etre existe il un endroit calme a Pattaya?Au pire, je prefere un endroit trankilou sans la mer que Pattaya (tant pis pour la bronzette ;) )
Dans tout les cas, je sors mes bagages de l Hotel maintenant et je quitte Pattaya centre avant ce soir (je suis sur la 2nd pattaya road)
Merci de m avoir lu et si vous me sortez de la et bien je vous serez sacrement redevable.
Alors, voila le topo... Je viens de passer 9 semaines en Thailande, dont la grande majorite au Nord du Pays et meme une excursion dans le recule Nord Laos. Tres Tres chouete voyage.
Pour la derniere demaine avant mon retour, j avais envie d aller voir la mer. J aurais bien sur prefere aller sur le cote ouest. Mais disposant de peu de temps, il m est paru plus judicieux d aller au Sud Est de Bangkok. Je venais de me taper 2 jours de bus pour rentrer du Laos, et puis encore une nuit de train Bangkok/CHiangmai. A Bangkok je reprends un bus et creve de chez creve... Je m arrete a Pattaya por dormir !! Bordel de bordel qu est ce que c est ce truc infame??? Je vais pas faire l effarouche, je savais bien que c etait un haut lieu de la prostituton mais a ce point !!! Incroyable. C est bruaynt, voyant, vulgaire, criard. Rempli de vieux, bedonnant, de tout pays l air beat et de horde de jeune assoiffe de sexe tarife.
Tres tres peu pour moi. Je nai pas du tout planifier mes quelques jours dans ce coin. Je pensais arriver, dormir une nuit a Pattaya pour me reposer ( javais envie d un bon hotel, facile a trouver - de ce cote la pas de probleme ). Puis me renseigner pour trouver une ile sympa dans le coin, oue une plage tranquilou avec un Bungalow.. Mais apres quelques recherche j ai l impressoin que toute cette cote est ultra touristique est surfaite. Et je ne sais pas ou aller ..
Donc ma question ; Sachant que je prends l avion jeudi a BAngkok, que nous sommes deja Lundi, que je suis actuellemet a Pattaya. Conaissez un coin vraiment pas loin d dici ou je peux me "refugier" et buller trankilou jusqu au depart. Peut etre y a til une plage preserve pas trop loin d ici. ou peut etre existe il un endroit calme a Pattaya?Au pire, je prefere un endroit trankilou sans la mer que Pattaya (tant pis pour la bronzette ;) )
Dans tout les cas, je sors mes bagages de l Hotel maintenant et je quitte Pattaya centre avant ce soir (je suis sur la 2nd pattaya road)
Merci de m avoir lu et si vous me sortez de la et bien je vous serez sacrement redevable.