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Islande: traversée à pied par Sprengisandur English translation pending
by Uncle · 2006-09-01 · 12 replies
Islande 01-22 Août 2005 Journal de Voyage Jour 1

Il est 1h30 du matin. Je viens d'arriver. Sous la tente dans le camping de Keflavik.

Le sourire est venu dès le décollage, sensation d’irrémédiable départ ; plus de place pour les doutes, il faut avancer maintenant…

A l’aéroport, il m’a suffi de demander à un mec qui avait une tête de local où se situait le camping pour qu’il me propose de m’emmener. Presque trop facile… Coup de chance où décidément je commence à avoir du flair ? :)

En tout cas, heureux que ce début de séjour soit si simple malgré un atterrissage en pleine nuit dans un pays dont je ne connais encore rien. (n'ayant pas souhaité emporter ou consulter de guide)

Si cela peut me permettre de garder mes forces pour la traversée.

Vais me coucher et tâcher de dormir vite, suis crevé et demain grosse journée (j’ai comme l’impression que je vais pouvoir redire ces mêmes mots chaque soir des 20 prochains jours :)…

Jour 2

Levé tôt ce matin, 6h je crois.

Réveillé par les hurlements d'un belge qui se fait bouffer par un ours. Je me lève en sursaut, tous les poils dressés d’effroi…

Ce n’est qu’au troisième cri que je comprends qu’il ne s’agit que d’une espèce de mouette ou de Goéland et que je me rassérène (je sais pas pourquoi l’histoire du belge et de l’ours… ça m’est venu comme ça).

C'est vrai que la mer n'est jamais très loin sur une île...

M’enfin, impossible de se rendormir.

Je marche donc jusqu’au village pour trouver de l’essence et de quoi petit déjeuner. Tout est fermé, j’apprend que c’est la fête de chsais pas quoi et comprend mieux la présence d’un jeune ivre mort près d’un bar et d’autres au volant de bagnoles qui font des aller-retour dans la grande rue…. Trouve un 24/7 cher à mourir, m’enfin, mon café n’a pas de prix…

Retour au camp, droppé par une bagnole. Ptit dèj, départ.

Droppé en stop à 40 kil. de Rek, j'écris ces lignes en attendant la prochaine bagnole. Il se met à venter…. Et à pleuvoir.

Un mec m’a pris après 2 min sous la pluie. Le temps d’un détour par Reykjavik pour acheter une carte plus précise du centre de l’île, me rvoilà sur le bord de la route vers l’est.

Suis passé le long d’un cimetière. Des arbres sont plantés sur les tombes. Islande, pays où les hommes font pousser les arbres. J’aime cette façon de se rendre à la nature après être parti. Surtout dans un pays ou la végétation est si rare.

Le stop, ça marche pas à tous les coups…. Après avoir glandé une heure sur le bord de l’autoroute à attendre une hypothétique âme charitable, on se pose toujours un tas de questions. Est-ce que c’est parce que j’ai une sale gueule? mon sac est trop gros? je suis fringué trop moche? le spot est pas bon? les gens sont cons ? Alors qu’on lève le pouce pour demander grâce, les voitures vous condamnent au rythme de 1 à la seconde. Certains passent sans vous jeter un regard (les meilleurs), d’autres se marrent, abhorrent un grand sourire rigolard, ou encore restent bouche bée et yeux écarquillés en vous suivant d’un régulier mouvement du cou. On croit être devenu quelque bête fantastique, parée à sauter les cercles enflammés dans la prochaine tournée Pinder, sur d’obtenir au moins un égal succès !

Jusqu’au bruit insolite de moteur qui ralentit, on tourne la tête, sans trop y croire. Une voiture est là! Mon cœur s’emballe, je n’y crois pas. Un rapide bonjour et je m’assoit. Sur fond de sourire, avec un simple merci, tous mes malheurs s’effacent, l’humanité est pardonnée ; ne subsiste que le plaisir de poursuivre sa trace.

Jour 3

Rien écrit ce soir là dans mon journal, je me suis consacré à des lettres. Résumé de mémoire : départ de Selfoss (une petite ville (pléonasme Islandais ;) de la côte sud) tôt le matin, direction la F26, qui commence plus loin qu’escompté. Un premier mec me prend, et m’offre café et croque monsieur dans une auberge 3 Km avant d’arriver. C’est une première dans ma carrière d’auto-stoppeur, et je commence à les aimer ces Islandais. Puis 2 h de marche dans la campagne et ravitaillement dans une station service (la nana, plutôt jolie d’ailleurs, qui me couvait d’un œil aguicheur jusqu’ici, tire une tronche incroyable quand elle voit mes achats : C’est vrai que 500 g de beurre, un pot de mayonnaise, du salami et du pain c’est pas très sexy. Mais j’ai besoin de calories moi !)

Bref, je décide de continuer en caisse pour remonter encore un peu plus vers le désert : la route goudronnée est plus longue que prévue et la zone plus ou moins habitée qui va avec.

Je demande à chaque voiture qui s'arrete et va dans la bonne direction de m'avancer. Ce sera deux suisses, la quarantaine, qui me font monter. Ils reviennent en Islande après leur premier trip là bas il y a 20 ans. Ils ont l’air de l’avoir traversée dans tous les sens à pied les gars. C’est les premières personnes à qui je dis ce que je compte faire et qui ne tombent pas de leur siège en me demandant si je suis fou. Je commence à peine à y croire moi-même j’avoue… Bref je leur parle de ce que je veux faire, ils me filent quelques tuyaux, des encouragements et me droppent dans le dernier bâtiment avant le désert « Hrauneyar ». Une espèce d’hotel-cabine polaire pour touristes en goguette.

Pas mécontent de me faire une vraie nuit avant le grand départ.

Jour 4

Première journée de marche. De l’hôtel attrape touristes (miteux et cher) aux rives du lac Poristvatn (le plus grand d’Islande). Environ 25 bornes. Le soleil du matin est vite remplacé par de la pluie, puis de la grêle. Le vent se lève. Ca va durer toute l’après midi. J’ai eu le droit à la panoplie complète je crois. Franchement, c’est dur. Ca ne s’arrête jamais de tomber et je suis humide de la tête aux pieds. En plus mon poncho s’est fendu en 2 au premier gros coup de vent.

Je suis fracassé : mal aux bras, aux épaules, aux pieds et à la tête… J’ai du porter mon sac de ravitaillement quasiment toute la journée avant de croiser un 4x4 qui s’arrête devant mes gesticulations (en poncho sous la grêle au milieu de nulle part je devais être assez effrayant faut dire…). Ils ont l’air cool et de toutes façons j’ai pas le choix, je dois leur faire confiance pour le laisser à Nyidalur (un refuge au centre de l’île) ou j’arriverai dans 4 jours… Logistique à l’arrache mais efficace : ça me coûtera pas un sou et je me déleste de 4 kg de bouffe !

Monté la tente sur la rive Ouest du lac, sur une plage de sable noir, c’est très beau. J’en profiterai peut être un peu plus demain s’il s’arrête de pleuvoir. Atelier bricolage-élasto pour le poncho ce soir. (en temps normal je l’aurais jeté en maudissant la terre entière, mais bon.. pas le choix.) Je n’ai qu’une ampoule, c’est fête ! Encore ce bon vieux petit doigt que je vais finir par amputer (à la grande horreur de Franz :).

J’espère réussir à tenir le rythme demain, après une nuit pas facile. Pis surtout, ça sera mon premier jour de complète solitude. Pourvu que le temps soit sympa.

Jour 5

2 ème jour. J’ai vu pas mal de 4x4, mais peu de visages, à la rigueur c’est aussi bien comme ça. Marché 20 Km vol d’oiseau ; je compte 25-30 en tracé. Moitié en hors piste. Le hors piste c’est vraiment plus fort, mais beaucoup moins rapide (faut dire que je n’ai pas encore trop l’habitude des reliefs et anticipe mal les difficultés) Pour le moment, je préfère alterner les 2. Soleil à partir du moment ou j’ai commencé à marcher jusqu’à mon arrivée ! mais vent de face violent... Heureux d'avoir atteint l’objectif que je m’étais fixé, même un peu plus : en arrivant près de la rivière que je visais, je l’ai trouvée de ce bleu laiteux des films d’horreur, et ai dû marcher 2 Km de plus pour trouver un champ de ruisseaux potables. Voilà comment on apprend qu’il faut toujours regarder d’où vient la rivière sur la carte ; pour savoir si elle est glacière ou non. Ai réalisé en marchant que je n’avais apporté rien de sucré (chocolat, gâteaux..) ; ça commençait à tourner à l’obsession jusqu’à ce que je me fasse une tartine au sucre en poudre. Eh bien ça m’a passé toute envie de chocolat ! Comme quoi, il en faut peu pour être heureux. Ce soir sous la tente, 2ème séance de chirurgie à l’opinel. L’avantage par rapport à l’aiguille, c’est que tu fends la gueule de l’ampoule en 2, comme ça, aucun risque de repousse ! Ce qui est bon avec l’opinel, c’est sa polyvalence. C’est amusant de voir comme on pense à certaines personnes et pas à d’autres, à certaines choses et pas à d’autres. Je réalise ce à quoi je tiens vraiment et à l’inverse, les choses auxquelles j’accorde de l’importance au quotidien dont ici, dénué de tout intérêt ou obligation sociale, je n’ai rien à foutre. La liberté permet de se recentrer sur l’essentiel. PS : mon surpantalon à 80 € s’est tout crashé d’en bas, je vais improviser une réparation fil à coudre élasto. M’enfin, suis un peu vénèr quand même. Je sais que si je vais "Les" voir et me plaindre, ils me sortiront « eh bien c’est normal jeune imbécile, fallait prendre celui avec les renforts en Cordura à 200 € » … Bande d’enculés… La prochaine fois, je prends un décathlon, comme ça, si je me fais niquer, au moins je l’aurais voulu.

Jour 6

3 ème jour de marche

J’en ai chié… Le matin, je me réveille avec la jambe droite toute raide, il va décidément falloir que je me mette aux étirements. 25 Km en ligne droite GPS, je compte 30-35 en tout. Heureusement, pas de pluie, je sais pas comment j’aurais fait sinon. Par contre, peu de soleil (seulement à partir de 16h) et gros vent du Nord, un vent froid. Dès que je m’arrête pour manger/récupérer, j’ai froid. Condamné à marcher. Le glacier Hofsjökull que je découvrais hier se montre en entier. Impressionnant… Vraiment beau, je suis face à deux coulées secondaires le matin puis au massif montagneux du sud-est le soir. C’est vraiment une belle bête, faudra décidément que je grimpe dessus un de ces 4. A l’ouest, le Sydri Haganga reluit, il a une base dorée très stylée, mais surtout, il jaillit de nulle part, au milieu de la plaine. Je marche encore sur des collines, tantôt sableuses, tantôt rocailleuses. Certaines ou les pierres plates forment comme un puzzle, d’autres faites de gravillons sur du sable moelleux qui s’enfonce de 5 cm quand tu marches dessus. Premier gué, rien de bien méchant ; de l’eau jusqu’au genoux. Une voiture arrêtée à côté me regarde passer. J’ai envie de leur jeter des pierres. Marre d’être un animal de cirque… Si la piste n’était ouverte qu’aux marcheurs, y’aurait surement moins de trous du cul dessus… De mecs qui te doublent à toute berzingue en t’envoyant cailloux et sable dans la gueule…heureusement pas tous.

Croisé 2 cyclistes arrêtés pour réparer un truc. Tentative de conversation. Ils lâchent pas un mot ou presque… Je n'insiste pas et me casse.

Ce soir, je suis posé dans un coin très beau : une rivière jaillit de la roche juste à côté et saute en cascade dans un escalier de pierre. Le tout entouré de fleurs roses violettes. Ca m’a réconcilié avec le trip après une journée aussi dure. Les épaules en bouillie, je m’offre un doliprane en arrivant. Un autre avant de me coucher et hop ! J’espère trouver un sommeil de brute, car depuis 3 jours je dors haché par séance de 1h30. Ca commence à me gaver. PS : Commence à avoir une bonne maîtrise de toutes les techniques de pourri pour pas se bouger une fois installé : faire à bouffer de son sac de couchage, aller pisser sans remettre ses pompes ni sortir de sa tente. Très utile tout ça l’air de rien…

Jour 7

4 ème jour de marche

Soleil radieux et ciel méga bleu ce matin. C’est la douce odeur de café qui me réveille pour de bon. Je vais me laver à la source. Puis quelques étirements, désormais quotidiens. C’est parti ! Le GPS m’indique 22.8 km et je me dis « facile, je vais te faire ça en 2/2 ». Donc je pars plus tard et flâne un peu le matin ; je ne sais pas encore que je suis parti pour 8 h de marche et sans doute la journée la plus rude de ces 4 derniers jours. Je me ballade pas mal en hors piste pour couper les détours de la F26. Découverte d’un nouveau type de terrain : la rocaille de taille moyenne, irrégulière et tranchante sur laquelle on risque de se péter les chevilles à chaque pas. Dur dur. Au loin au Nord Est, je découvre le Tugnarsfelljökull au pied duquel je dors ce soir. Il fait joliment face au Hofsjökull qui me découvre toujours de nouvelles faces. Passé aucune rivière alors que 4 sont indiquées sur la carte. L’été doit être sec. Heureusement j’ai emmené 1l 5 d’eau en partant. Je ne les regrette pas car je suis à sec 1 h avant d’arriver. Ah oui, temps sec et soleil, peu de vent, j’ai choppé un vilain coup de soleil dans le cou et à l’oreille droite. (Eh oui, je marche nord-est donc le soleil me tape toute la journée sur la moitié droite de la tronche… à ce rythme je vais être double face…) Sinon, la lentille photosensible de mon appareil photo a pété… fuck… je dois prendre désormais les photos au jugé, selon les indications de lumière qu’il me donnait les premiers jours… j’espère que ça va pas toutes me les foirer, ça serait moche.. Arrivé au refuge, ravagé… Un groupe de français qui ont pris le même avion que moi est là pour la nuit. Sont sympas. Je reste discuter un peu avec eux. Suis content de parler après ces 4 jours de mutisme. Séance de yoga improvisée, c’est fou comme ça détend les muscles, je n’ai presque plus mal aux jambes et aux épaules, et je préfère ça à bouffer des Doliprane !

Il est tard, suis crevé… Vais me coucher et demander aux touristes de poster 2 lettres pour moi.

Jour 8

Repos au refuge.

Il fait un temps de merde. Pluie et vent. Je viens de me décider sur la 2 ème partie du trajet. Ce sera F26 encore une journée puis bifurcation à l'Ouest vers Laugafell et ses sources chaudes. Ensuite je verrai. Prévoir 2-3 jours à l'avance, c'est déjà pas mal.

Finalement je lâche l'est pour cause de manque de rivières et de refuges : aucune envie de crever de soif là dedans et de me rouler par terre pour quémander de l'eau à un gros 4x4.

Pis je pourrai me laver gratos, enfin, ça commence à être relou de se faire rincer dans ces refuges : entre l'emplacement pour la tente, sans aucun aménagement, et 300 Kr. en bonus pour la douche, ça me gave velu.

Surtout, je ne vais pas pouvoir me ravitailler comme prévu: y'a kedal à acheter ici. Juste du miel et du sel laissés par des gens avant. C'est déjà ça, mais je me tâte grave à endormir le pot de peanut butter repéré sur une étagère en haut. Ca doit être aux gardiennes. Si je le sens, je demanderai... Sinon je décline toute responsabilité quand à mon comportement :p Merde quoi! Marre de bouffer des plats lyo spécial vomi et du beurre! Pis je deviens sauvage à force d'en chier ;) Pis faut bien être vil et méchant de temps en temps non? Marre d'être sympa et de sourire tt le temps. Ce doit être ce temps pourri et cette tablée d'Allemands qui se bourrent le bide de fromage à côté de moi qui me rendent mauvais. Vrai de vrai, mon rizotto de beef lyophilisé passe mal; je bave; revenu au stade primaire de bon vieux clebs à Pavlov... Pour peu, je les mordrais! Faut que je me casse, c'est trop dur à supporter! Je vais dans la cuisine... les gardiennes se font des oeufs au plat avec du pain grillé et du frometon! … Je tourne de l'oeil!

Décidément il est temps de reprendre la route.

Jour 9

Levé tard, parti tard...

Aujourd'hui c'est à la cool: 20 ptits kil seulement. Seule difficulté, 2 gués qui se révèlent plus revigorants qu'autre chose. J'avance Nord Nord-Ouest et, enfin, le soleil vient me réchauffer la joue gauche! J'en frémis de plaisir! Jour d'adieu à la F26, j'apprend que j'ai fait 125 kilomètres depuis le départ. L'air de rien, ça me fait bizarre : c'est tellement kedal 125 km... je me sens tout petit... Au moment ou je me fais une pause au pied des panneaux indicateurs, une range rover s'arrête, un mec, avec femme et enfants, sort la tête et me dit en anglais avec un fort accent ricain: ça va ? Ouais, très bien (avec le sourire) Mais dis moi... t'es venu ici.... à pied? Ben ouais (en lui montrant mon sac) Tout seul? Ouais

2 secondes de silence et tu viens d'ou comme ça ?

Je lui montre le panneau qui indique Hrauneyar. ben, de là. 125 Km au Sud. Combien de temps que tu marches? 5 jours. Le mec hoche la tête, puis lève le pouce et me fait "Good Job!" Je me marre et lui dit merci. Il se casse. Sur c'est un ricain. Y'a qu'eux pour dire un truc pareil genre "Good Job" Ca veut tout dire ça : "bien joué", "continue comme ça". Ca fait plaisir en tt cas. Le mec il tortille pas du cul pour te complimenter comme le ferait un schleu ou te regarde pas avec des yeux exorbités en se demandant si t'es fêlé comme le ferait un Français. Y'a pas à chier, ces mecs ils ont quand même des bons côtés. C'est ptêt pas des vedettes en philosophie mais ils attendent pas l'accord syndical pour faire des choses. Veni Vidi Vici; vive l'Amérique! J'aime ce pays quand je croise des mecs comme ça.

Sinon, j'ai croisé mon premier marcheur, un Allemand, environ mon âge. Il traîne une carriole qu'il a faite lui même et fait une traversée Ouest-Est. Là il part vers Askja. Balèze le dude. On reste 5 min à se raconter nos chemins. C'est sympa de croiser quelqu'un dans le même trip. Pis lui l'est plutôt cool...

Bref une journée de bonnes rencontres, et ça rend ce retour à la marche solitaire moins difficile. Demain, Laugafell et ses bains chauds, je vais enfin arrêter de puer et pouvoir laver mes chaussettes! Yahoo, ça va groover je sens !

Jour 10

Arrivée à Laugafell. Passé une nuit de merde, pluie, vent, froid. Malgré mon poncho dans le sac et ma polaire, je me suis pelé. Confort -8°... mon cul gelé témoigne que à peine à 0° déjà la misère. Je suis un peu vénèr d'avoir passé une nuit aussi pourrite, m'enfin, quand je me lève, il ne pleut plus, c'est déjà ça. Vent Sud Est, nuages. Le soleil apparaît vers 3-4 heures. Tout en hors piste aujourd'hui. Très très sympa, vu plein d'oies grises s'envoler à mon approche pis aussi plein de ptites sources. C'était une belle tranche d'Islande. Quelques passages de rivière difficiles, peu profondes, mais avec des sortes de sables mouvants par endroits. Et surtout très encaissées. Descendre puis remonter 5-10 m c'est raide avec le sac à dos. C'est au tour de mes piolets de décrocher, les pointes tungstène de mes 2 ont disparu; suis sur l'alu... On verra ske ça donne sur les 100 km qu'il me reste. Vraiment, le matos, si tu prends pas le must, t'as 9 chances sur 10 de te taper un truc de touriste... Fuck off.

Arrivé à Laugafell donc, bassin d'eau chaude naturelle, Yahoo! Je me sens propre! Mêmes les chiottes sont à l'eau chaude, eh ben, aussi salace que ça paraisse, je me permets de dire que les ptites vapeurs chaudes ça fait frémir les poils de fesse de façon pas désagréable quand il fait froid dehors ! Pu récupérer de l'essence, des Français sympa m'en ont filé, j'étais vraiment à bout là. Le mec me dit qu'il a fait la Norvège Sud-Nord à pied quand il était étudiant (il doit avoir dans les 40 ans); tain, c velu quand même. Ca fait relativiser l'importance du matos vs. La détermination qui reste toujours le seul vrai moteur... La gardienne est très sympa, elle va me dépanner du pain, et même me filer des espèces de Wasa qui feront parfaitement l'affaire pour ingurgiter mes 150g de beurre quotidiens. Bref, que du bon. Demain je vais essayer d'approcher au plus près le Hofsjökull. Dois partir tôt si je veux me taper sans problème les 15 km off road pour l'atteindre et avoir un peu de temps sur place.

Jour 11

Me suis levé trop tard pour entreprendre quoi que ce soit (environ 9h30). Dfacon il fait pas très beau, et je vais mettre à profit cette journée pour me reposer. Vais glander dans la piscine. Rencontre une américaine avec ses 2 enfants et son amie Islandaise. Bref, on sympathise et elles m'invitent à prendre une part de gâteau au chocolat dans leur maison (le refuge comporte 3 petites maisons en plus du campsite). La petite a mal à la gorge, je leur ramène de quoi faire du thé au miel et une aspirine. Rien que le fait qu'on s'occupe d'elle la remet sur pied :) Je parle avec l'américaine, de marche de voyages, de Paris. Pis elle en vient à me dire que le vrai problème des gens, c'est qu'ils ont peur. On leur fait tellement croire que sans tout le matos ultra high tech et cher ils vont mourir (histoire de bien faire consommer) qu'au final, ils ne font rien. Assez pertinent je trouve comme raisonnement. L'aventure devient un luxe hors de prix :)! Paradoxal non? A force de faire peur aux gens, on les tétanise, les maintient dans leur non-existence. On nous maintient dans LA voie. Mais qui est alors ce ON? Ou te caches tu enfoiré de Big Brother? Intouchable car impalpable, je crains que tu ne sois que la création collective d'une société impersonnelle.

Jour 12

Grosse journée. Levé 7h, parti 8h après un café et un rapide lavage de tronche. A nous 2 Hofsjökull! A mesure que j'approche, l'énorme masse qui semble toujours à portée de main se dérobe. Le terrain devient plus difficile, il fait chaud et nuageux. Midi, enfin, je suis au pied de la bête, la grimpette s'annonce périlleuse, mais je VEUX toucher la glace! 20 min de crapahutage et je finis par suivre le cours d'un torrent d'eau complètement blanche et opaque. D'un seul coup, alors que mon paysage était borné à 3 m par des dunes de sable et de cailloux, je tombe sur un petit lac dans lequel vient se perdre un bout du glacier. Reste scotché. C'est vraiment beau. La montagne de glace qui tombe dans le lac blanc. Après avoir contourné le lac, je touche enfin le glacier. Tain, je suis pas venu pour rien décidément, c'est vraiment magnifique. Ca craque, roule et ruisselle de partout. Etre probablement le seul connard à n’avoir jamais posé les yeux là dessus, c'est grisant.

Mais il faut déjà repartir, le retour va être long. Le temps s'améliore, je bourre comme un âne. Arrivé à la rivière glacière (environ 3km du refuge) vers 3h, je me prends une heure de pause au bord d'une petite source chaude. Raaagh, c'est beau l'Islande dans ces moments là. Quand euphorie et plénitude se partagent tout l'espace de mon ptit cerveau. Je me couche fracassé mais heureux.

Jour 13

Couché fracassé, j'ai dormi jusqu'à 9h. Tellement traîné que je ne décolle pour de bon qu'à 11h30. La gardienne, décidément cool, me file son n° et me demande de lui confirmer que tout va bien en arrivant à Akureyi. Ca fait plaisir les gens comme ça.

Je commence à marcher. Je sais pas si c'est le temps froid et nuageux ou l'approche de la fin du trip, ou la fatigue, mais je suis pas dans le mood. Ptêt trop d'émotions jusqu'ici, j'ai besoin de faire ma descente, mon ptit spleen. Dur de marcher en tous cas. Un deuxième gué non indiqué sur la carte m'énerve, je veux le passer à la roots, et me retrouve dans la flotte jusqu'au genoux à cause d'une putain de pierre instable. Fuck. Pompes trempées. Sur les 4 kil qui suivent, je dois m'arrêter tous les 500 m pour essorer mes chaussettes. M'enfin, au moins, je sais contre quoi cristalliser ma mauvaise humeur. Bref, je sens que j'atteindrai jamais le refuge choisi. Y'en a un 8-10 kil plus près, je décide donc de m'arrêter là. Je tourne dans le coin pendant une heure pour le trouver (il est sensé être à 2 km de la piste), mais le temps est beaucoup trop brumeux et je n'y vois rien. Et là je croise un Hollandais que j'ai déjà vu à Nyidalur puis à Laugafell. Il s'est justement installé dans la cabane et question et se propose de m'y guider. Ca le fait, dans la cahute y'a des pieux et des couvertures! Je sens que je vais passer la meilleure nuit du séjour et pour gratos! Je retiens: next time je me fais la tournée des huttes de berger!

Le hollandais est assez spé mais cool. Dans les 45 ans, musicien de ske je comprends. Ici à pied aussi, il fait du stop et prend le bus sur les longues distances. On dîne ensemble, pis je lui paye le thé. L'a l'air content d'avoir de la compagnie, on discute le bout de gras mais je vais vite me pieuter. Il est déjà 8h et je suis fracassmoute. Pis demain, je dois me lever tôt. Pis chsais pas, suis un peu mal à l'aise. Ptêt la différence d'âge. Ptet trop longtemps de solitude ma déshabitué de la compagnie. Bref, je me pieute dans la seconde pièce de la bicoque...

Il me reste plus d'une semaine et après demain, je suis à Akureyi. Ptêt même demain; on verra. Je sais pas trop encore mais j'hésite à faire un bout de chemin en caisse si y'en a une qui passe demain (croisé aucune aujourd'hui) J'ai pris du retard sur mon programme et ne pense pas pouvoir passer par le chemin prévu. En tt cas, ça me fait bizarre d'arriver; c'est passé si vite ! 10 jours au lieu des 20 prévus. Va falloir trouver à s'occuper le temps restant: ptêt un trip vers Myvatn le temps de 2 ou 3 jours. On verra. J'avoue être un peu désorienté. Maintenant que je touche au but, je ne sais que faire après. Pis tt le monde me manque, famille, Margaux et amis.

La nuit porte conseil. Ptêt je serai regonflé demain et motivé pour finir jusqu'à la 1 à pied. C'est vrai que ce serait beau. Ca fait 10 jours que j'ai pas posé le cul dans une caisse, faudrait finir comme ça.

Jour 14

Réveillé à 6h30. (hier couché tôt) Le temps de m’habiller, ranger mes affaires, faire ma petite séance d’étirements, il est 7h30 et je vais à la grange faire chauffer de l’eau pour le café. (ouais, on fait la bouffe dans la grange, paske le réchaud à essence dans une maisonnette en préfabriqué de 8 m2 c moyen…) Et là, je tombe sur le Hollandais en slip (et pompes de marche) en train de faire des abdos ! Il doit faire un petit 2-4 ° bien humide. Flegmatique, je me pose dans un coin assez éloigné (y’a de la place) et fais mon ptit business.

C’est là qu’après avoir fini sa série d’abdos, il se lance dans une série de tractions, contre le mur, à 5 m de moi. Et je peux alors observer à loisir le slip le plus immonde que j’ai jamais vu de toute ma vie. Sa couleur se nuance du beige au noir, on croirait vraiment qu’il s’est fait dessus, d’autant plus que ça pendouille ; mais non, impossible, vu la taille des trous que j’observe, ça se serait échappé ! Je me demande sérieusement comment c’est possible de s’atomiser le bénouze à ce point… C’est pas humain !

Bref, je reste là, bouche bée à ne pouvoir m’empêcher de le regarder, jusqu’au moment ou il sort de la grange pour se rhabiller à la bicoque -je pense-.

Je finis de faire bouillir l’eau et retourne à la baraque boire mon chti café et me remettre de toutes ces émotions. A peine sorti, j’aperçois à 50 m, dans la brume, mon Hollandais ; je mets 5 sec à réaliser qu’il est tout nu en train de courir dans la lande !! L’image a un côté assez féerique je dois avouer. Ce coup-ci, je craque, et me plie en 2 de rire. « I make my drying tour » qu’il me dit en passant à côté. J’ai rarement vu un truc aussi marrant, et continue à péter de rire pendant le ¼ d’heure que je passe à ptit déjeuner dans la cahute.

M’enfin, il est temps de partir et je ne m’attarde pas trop. Café avalé, je dis au revoir à mon Dutch man (qui s’est rhabillé entre temps) et m’en vais retrouver la piste. 800 m jusqu’au chemin m’indique le GPS, mais c’est sans compter une brume à couper au couteau, l’impossibilité de se référer à un quelconque point de mire, et un marais qui m’empêche de marcher droit pendant plus de trois mètres. Après le désert et les rivières, voici un nouveau tableau de l’Islande fort sympathique… Grosse lutte pour rejoindre la terre ferme; enfoncé jusqu’à mi-mollet dans la flotte vaseuse et les ajoncs. Je croise plein de ptits canards, et me sens pas vraiment à ma place. J’ai qu’une trouille, c’est de traverser la couche d’herbes et de mousses flottantes et de me retrouver dedans jusqu’à la taille, auquel cas, je ne suis pas sur de pouvoir en sortir. Fuck again. Une fois arrivé sur le dur, c’est encore 5 km à m’essorer les chaussettes tous les ¼ d’heure. Heureusement, le prochain refuge s’atteint par un chemin plus classique (désert rocailleux). Il est situé dans une faille super encaissée, et quand j’arrive en haut, je reste pas mal estomaqué du point de vue. Une petite rivière zigzague dans le fond, les coteaux sont verts pétant jusqu’à mi-hauteur, puis noirs. Pis ma ptite bicoque dans le fond ! C’est une grange avec une partie vaguement aménagée. Mais y’a une lampe à gaz et des matelas ! Je me pose ; il est 14h. J’aurais le temps de continuer encore une dizaine de kil, mais je pense que je vais dormir ici. L’air de rien, c’est probablement la dernière étape de mon trip… J’ai besoin de décompresser par paliers. De dormir un bon coup. De glander au bord de la rivière. Demain, route, et probablement Akureyi.

Jour 15

Réveil 7h. Fuck, il pleut. Préfère me rendormir. 8h30, ça a l’air mieux. Gros café et on lève le camp après avoir tout remis à sa place. J’hésitais à finir le long de la rivière, m’enfin, c’est salement escarpé et j’ai pas envie de jouer à faire de la descente en eaux vives involontaire… Donc retour sur la piste ; motivé pour bien avancer aujourd’hui et finir sur une bonne perf. Temps moche, brouillard, bruine, vent. Pourtant quand ça se découvre ; le panorama est splendide ; on longe une faille très profonde dans laquelle tombent plein de rivières. Ca gronde, c’est impressionnant. Marche, et marche encore. Finis mon pain et mon miel : décidément faut que je me ravitaille d’ici demain. Ne bouffe pratiquement rien de la journée, pas le temps ni l’essence pour me faire un lyo, plein le cul des Wasa au beurre.

Vers 15 h 30 ; premières constructions, des granges, inhabitées.

16h, fracassé (Ca fait + ou – 7 h que je marche par ce temps de chiotte). Arrive vers une première ferme qui semble habitée. Bien décidé à demander l’hospitalité pour la nuit. Au moment où j’entame le chemin qui y mène, un 4x4 passe sur la piste (le 2 ème de la journée). Je m’arrête, il s’arrête aussi. Le passager ouvre sa porte, après 2 mots d’anglais je comprends qu’il est Français ;) C’est un couple, ils sont complètement paumés (Partis de Laugafell, ils voulaient aller vers le sud !) Je me fous de leur gueule, mais reste poli et leur demande de me dropper plus au Nord, au village le plus proche. (et leur indique le meilleur chemin pour aller à Geysir) Pose mon cul dans la caisse. Ca fait bizarre. Après 3 min, on retombe sur du goudron, tain, j’y étais, aucun regret, j’aurais pas tenu à pied sur du dur. Ils me droppent 25 kil plus haut, sur la 1. Te rvoilà toi, je t’ai quitté il y a maintenant 12 jours et 10 jours de marche. Hell… j’en ai chié ; mais c’était bon.

Je réalise pas tout à fait que c’est fini ; enfin, si, ça me fait très bizarre de voir toutes ces voitures. Marche 1 kil. Village. Info Touriste ! Me trouve une piaule pour la nuit puis vais faire des courses. Tombe à la renverse devant toute cette bouffe. Tous ces gens. Pincement au cœur, j’étais bien dans mon désert.

Me vois dans une glace arrivé à la guest house. J’ai du perdre au moins 5-6 kilos. Suis tout sec…

Suis fracassé. Besoin de dormir. Suis pas en état d’écrire. Appelle la famille pour dire que tout va bien, je ne les joins pas. Je sens que je vais pleurer ce soir dans mon lit. Suis bien trop calme, c’est pas normal. A demain.

Jour 16

Levé tôt. La nana de l’info touriste, une jeune, m’a proposé de faire un tour de rafting avec ses potes mercredi, ça me botte, ça a l’air d’être du velu. Pis elle m’a promis une « Icelandic party » après, donc je peux pas refuser. Brefle, si je veux aller à Myvatn et avoir du temps pour me balader un peu puis revenir d’ici mercredi matin (après demain), j’ai pas une minute à perdre. (y’a environ 200km de route pour aller là bas) C'est cool la nana me propose de faire un petit sac de trucs que je veux pas emporter et de le laisser à l'Info Touriste.

J'aborde le conducteur de la première bagnole qui se trouve à la pompe à essence d'à côté et il me remplit mon bidon.

J'arrive à joindre personne au téléphone. Hell, ça me fout les boules...

Me pose sur la 1 le pouce au garde à vous. Il est 11h30. Y'a pas des masses de trafic. 11h45 (!?!) une bagnole me prend. C'est une famille d'allemands. Très cool. Ils vont à Myvatn; (ça tombe bien) et font une pause à Akureyi (ça tombe encore mieux ! Faut que je prenne mon billet d'avion retour) Bref, ça groove ! 2h de route, 1h de pause déjeuner à Akureyi et ½ heure à Godafoss. (Une chute d'eau assez stylée); et me voilà rendu à Myvatn.

Ai enfin Margaux au tel, ça me refile le sourire.

Me trouve un coin de renard ou planter ma tente. (à 500 m du camping officiel) Marre de raquer 10€ pour dormir sur du gazon pelé, au milieu d'une horde de touristes braillards... Et si c'est pour chier dans une baraque, je fais aussi bien dehors!

Bouffe de goret au programme: sandwich salami-gouda-beurre-pain. –proportions: 4 x quarts- Même une truie en chopperait une indigestion... M'enfin là, je me reconnais à peine dans une glace donc faut que je me reprenne en main. Je vais ensuite me faire un thé en haut d'une colline qui donne sur le lac; face au soleil couchant. Ca le fait.

Jour 17

Mal dormi. Réveillé dans la nuit par une tenace odeur d'oeuf pourri. Me demande si je me suis pas posé à proximité de l'épandage de la fosse sceptique du camping (y viendraient me faire ch** jusque la??)... Pis je reconnais l'odeur des eaux chaudes volcaniques sulfureuses. Le vent souffle dans le mauvais sens et renvoie toutes le fumerolles sur les bords du lac. Il pleut toute la nuit; et le matin... puis l'après midi. Je me motive quand même pour aller me balader et escalader une montagne à proximité. Vent violent; encore cette odeur fétide... Grimpe en haut de ma montagne, sympa, d'en haut il doit y avoir une vue superbe par beau temps. Là grosses rafales (dans les 100 km/h), je vois les nuages courir autour de moi. C'est joli anyway. Redescend, retourne à l'espèce de restaurant ou j'ai laissé mon sac. Veut me payer un thé, c'est 150 Kr. J'ai que 125... Demande alors avec le sourire combien pour un verre d'eau chaude "same" que me répond la nana... aimable en +... Me pose dans un coin pour sécher 2 sec. Tente misérablement de sortir mon peanut pour me coller une tartine ultra calorique dans le bide. L'autre rapplique en 2/2 et lâche en série de pets, de sa bouche pincée : "that – not –here" Tain, j'ai plus envie de rigoler. Après 4 h dans le vent et la pluie j'ai besoin d'un remontant, pas qu'on me fasse chier!

Sors... Pluie... Ah tiens, ça pue plus... Yahoo...

Lève le pouce, je veux me casser au plus vite... ½ heure et une première caisse me fait faire 5 kil. C'est 2 serveuses dans une guest house, elles m'offrent le thé une fois arrivés. (je l'ai eu finalement cui là :) Repars après ½ heure. La 3 ème caisse qui passe me prend. Une grosse Nissan 4/4 avec des roues de la mort! Ma première! Une nana Islandaise, cool, va à l'Ouest, peut me dropper à destination. Enfin du bon dans cette journée à chier. On tape la discute; de tout et de rien, j'en apprend un peu plus sur l'économie Islandaise et les bons coins ou se balader. (elle pratique bcp la marche). 2-3 h de route instructives. Je repars avec plein de bons plans pour de futurs trips en Islande. Camping. Pluie... Bouffe de cochonnou one again. Flemme d'aller me doucher, je suis tout humide. Vais dodo dans mes fringues mouillées. Suis bien crevasse. Il est déjà 9h l'air de rien.

Jour 18

Me réveille avec le soleil. 8h. Tain, le salaud on peut dire qu’il s’est fait désirer. M’enfin je sautille de joie anyway. Un bon café, une solide tartine de peanut, ½ heure d’étirements au soleil. Une douche de bâtard. Raough, de l’eau chaude ! Ce camping est vachement plus groove que je le pensais : douche gratos, jacuzzi et grande pièce aménagée avec cuisinières, canapés et tout. Si ce n’était l’appareil de la clôture électrique qui fait Tac Tac toutes les 2 secondes, je me serais installé dedans pour dormir. … Ah… la journée de rafting… Le bon point c’est que je me suis retrouvé dans le petit bateau instable avec le moniteur un peu fêlé qui nous a fait faire tout plein de couenneries. Le mauvais c’est que je viens de sucer mon budget de 3 jours ; 8000 Kr (presque 100 € !!; Faut savoir qu’à la base la nana de l’info touriste m’avait annoncé 5500 Kr…) Donc bon, mitigé, et si c’était à refaire, je préfèrerais sans doute un day-trip à cheval.

Ensuite, pour l’Icelandic party, je crois qu’en fait je me suis fait blouser une fois de plus par cette damned gonzesse et qu’elle compte m’inviter à jouer aux cartes avec sa cousine… J’arrête ici les dégâts, ça sera sans moi… Vous l’aurez compris, bilan pas fameux, m’enfin on peut pas tout réussir. Pis bon, on a vu pire ; Pis demain, retour à Rek et là-bas est un autre jour.

Jour 19

14h, aéroport d’Akureyi. Me reste 4 jours ici moins aujourd’hui. Appréhensions pour mon arrivée à Rek. : 19h, sans endroit où dormir. Probablement campsite. Espère que ce ne sera pas trop cher. Ce putain de rafting tour à 8000 me tourneboule. J’aime pas dépasser mon budget… En plus, je traîne une vieille crève qui devient de plus en plus vilaine et ce malgré mes tentatives pour l'annihiler ces 3 derniers jours à coup de doliprane. Fièvre, chaud, froid, mal à la gorge, aux épaules. Fuck les angines… J’ai aucune envie de passer ma nuit à grelotter de fièvre sous ma tente. M’enfin, c’est aussi une part de la vie à la dure. Ce serait trop beau d’être tout le temps niquel.

Je regrette mon désert, car s’il ajoute à l’éprouvement physique, il libère du poids de la société, des autres, des complications humaines. Et même si je sens que c’est un mal nécessaire, que l’effort d’intégration doit être fait, je renâcle devant la difficulté et le peu de récompenses que cela apporte. Combien de gens bien intégrés en société ne sont que vide intérieur ? Quelle proportion, quelle limite conserver entre son être propre et la part des autres. Pour ne sombrer ni dans l’asociabilité ni dans l’écrasement du soi ? Dur de savoir. La réponse existe-t-elle même ? Le plus dur est de voir que j’adopte moi-même souvent le comportement que je reproche aux autres : indifférence, facilité, parfois méchanceté. Ca me donne envie de me planquer et d'élever des vaches. Et pourtant je sais que ce serait trop facile, que les obstacles que l’on fuit reviennent toujours, plus durs encore. Là pourtant, j’ai beau chercher des solutions, je retombe bien trop souvent sur une réalité noire et triste. Mais il est hors de question de s’évader dans un monde mystique, déconnecté de la réalité. Je veux la vivre, l’affronter, la faire plier. Réalité, j’aurai ta peau.

Dans cette quête de mieux, le quotidien est un ennemi. La routine débilitante et soporifique, si complaisante, rassurante. Tu t’endors et finis par chasser tes idéaux comme autant de mouches sur ton visage. Vivre d’idéaux, non, je veux juste vivre en y tendant. Ne pas abandonner, me laisser aller au moyen, au normal, au convenu. Me satisfaire dans la facilité. Easy listening, easy eating, easy working, easy life. Fuck off. C’est pas une vie ça ! Je veux des vagues, du plaisir à braver l’incorrect, l’interdit, l’inimaginable, l’inconcevable. Du rêve. Sauter d’une idée à l’autre, d’une passion à l’autre, brûler les lois. Plus fort que les autres, non, plus libre, oui.

Prêt à en payer le prix ? Les plus grands plaisirs ne sont ils pas ceux qui ont demandé le plus de sacrifices et de souffrance ? Je veux en chier pour mieux en revenir, me donner des coups de marteau sur la tête pour apprécier quand ça s’arrête… Pas forcément besoin d’ailleurs, la massue des autres n’a aucune raison de s’arrêter. Et ce sans forcément volonté de leur part, juste ignorance, juste coups de patte sur la mouche à merde. Mouche à merde de l’humanité. Triste et belle vocation à la fois.

Jusqu’à ce qu’un coup de queue bien placé me pulvérise, société, gare à ton cul !

Pour les faits, vol depuis Akureyi. Arrivé à l’aéroport à 14 h. Vol à 18. 4 h de cauchemar dans la salle d’attente, je suis au plus fort de ma putain d’angine. Impossible de bouger je comate sur un siège et divague sur le papier.

Heureusement 30 min avant le départ, j’arrive à avoir du monde. Ca va déjà mieux. Avion. Le vol est vraiment court. L’idée c’est de faire en ¾ d’heure le parcours que j’ai mis 12 jours à faire… Voir le soleil de facon continue est une consolation non négligeable. Arrivée à Rek., le camping est loin (contrairement à la gare routière), donc je décide de prendre direct un bus qui repart vers l’Est. Le soleil est encore là et se couche sur la mer. 2h de bus pour arriver à Selfoss. Je suis dans un état second. J’ai envie de marcher, et commence à errer à la recherche d’un spot ou planter ma tente et pouvoir admirer la pleine lune. Le ciel est très clair. C’est ptet les médocs mais je suis euphorique. Je crois que je met la ville en effervescence : « un rôdeur dans nos rues ». Des mecs sortent dans leur jardin me regarder passer, des voitures me passent à côté puis font demi-tour. Etrange. Après 1 bonne heure de marche vers la côte, je finis pas comprendre que c’est mort pour dormir à la roots : les terrains sont tous pourris et bosselés. Et là, alors que j’amorce mon demi tour, youhou, une aurore boréale ! Une belle verte ! Il doit être minuit, l’horizon ouest est encore clair, le sud plein de lune jaune et au nord un arc vert boréal. Je ne suis plus euphorique pour rien !!

Après avoir sautillé partout puis passé une heure en béate contemplation, retour vers le camping et dodo.

Jour 20

Réveil à 11h : trop chaud. Je sais pas si c’est le fait d’avoir commencé les antibios mais ca va beaucoup mieux.

Soleil radieux, je suis obligé d’ouvrir la tente pour pas étouffer. La journée s’annonce bien. Personne à la réception, me barre sans payer. Prend mon temps. Vais acheter du pain et repars vers l’Est. Je voudrais dormir sur le rivage. Puis je vois sur la carte que c’est 15-20 kilomètres. Il est 14h, j’aurais jamais le temps ni le courage. D’autant plus que le temps se couvre déjà, la température baisse très vite. Je finis par auto-stopper en direction de l’Est. Nobody Stops. Après une heure 30 à me geler le cul sur le bord de la 1 je vais sur la ferme la plus proche demander l’hospitalité. Très sympa, la propriétaire m’offre le café et sa grange pour la nuit. C’est roots, mais c’est groove.

Jour 21

Nuit dans la grange ; dehors vent et pluie terribles. Suis pas mécontent d’être au sec. Debout à 8h, le temps de repaqueter et de remercier, je stoppe sur la route. J’ai pas le temps d’aller plus loin à l’Est et ai décidé de rentrer sur Rekjyavik. En 2 étapes, je suis arrivé. Il est 11 h quand j’arrive au camping. Le temps de me doucher, je me fais un déjeuner un peu sympa avec toute la bouffe laissée par les gens sur le départ. Sieste. Aujourd’hui c’est le festival de la culture à Rek, il parait que ca vaut vraiment le coup. Je pars donc vers le centre ville vers 18h et arrive rapidement sur l’artère pietonne ou tout se passe. Plein de ptits groupes sympa. L’ambiance monte rapidement. Y’a que des groupes Islandais, mais c’est fou comme ils sont bons. Rock, electro, et passant par du reggae ou du Jazz (sans oublier la musique traditionnelle Islandaise of Course) ; y’en a vraiment pour tous les goûts. C’est ptet aussi paske je carbure aux médocs et à la binouze mais je trouve l’ambiance très groove. Sérieux, c’est vraiment du festival de qualité. Brefle, tout se termine sur un gros feu d’artifice vers minuit, en parfait timing avec le début de la pluie. Vous l’aurez compris, grosse saucée sur le retour ; m’enfin c’est une fois de plus la preuve qu’ici, tout se mérite ! Trempé de la tête au pieds je me fais une soupe et me mets au lit.

C’était bien sympa de finir sur cette petite touche de festivités à l’Islandaise.
Campings en Toscane, vers Naples et dans les Pouilles (Italie) English translation pending
by Eelloo · 2006-08-02 · 1 reply
Avec mon amis nous avions prévus de profiter de l'offre inter rail, et de faire un petit périple de 16 jours en italie et en grèce. Cependant nous n'avions pas envisagé que les campings en italie serai aussi chère 2 personnes et une petite tente: le prix est de 30 euro voir 35 euro. Nous envisagons le camping sauvages mais nous aimerions tout de même avoir quelques adresse de camping abordable. Nous partons du 21 aout au 05 septembre, nous voulons aller en toscane, du coté de naple et dans les pouilles. Si quelqu'un peu me renseigné sur quelque camping abordable, site (ou il n'y aurai pas que des camping avec piscine et caravanes à gogo), je suis preneuse. Parce que la je commence à stressé 😐 et le stress c'est pas bon pour les vacances merci de votre aide
Hébergement en Alberta et Colombie-Britannique cet été English translation pending
by Olivierdeval · 2006-06-10 · 27 replies
Bonjour à tous!

Mon voyage se rapproche, je pars le 16/06 pour vancouver et vers les rocheuses, pour revenir le 2/7.

Malgré un avis rassurant d'un des membre, j'angoisse pour l'hébergement à banff, jasper et sur l'ile de vancouver, où je n'ai pas réservé à l'avance. (j'ai regardé le site officiel de camping à banff, et le camping de Lake Louise est déjà overbooké!

Je n'ai réservé que la premiere nuit à vancouver et les 4 dernières nuits.

Croyez-vous que ce sera la galère pour s'héberger à tarif raisonnable (max. 80 cad/nuit) ?

Sachant que je pars avec une toile de tente, pour avoir toutes les possibilités, bien que je ne souhaite pas passer toutes mes nuits en camping.

D'avance merci de vos avis éclairés, au cas où il faudrait que je réserve...

Autre chose : pour la boucle vancouver-rocheuses-vancouver, je compte monter via KELOWNA (étape) pour atteindre Banff, et ensuite repartir de Jasper via Kamloops .

Si vous avez des suggestions....

Merci,

Olivier
Conseils pour Costa Rica English translation pending
by Dumju · 2006-02-03 · 2 replies
Nous partons prochainement du 10/02 au 03/03 prochain au Costa Rica. Nous avons plus ou moins établi notre parcours : arrivée à San José ensuite nous descendrons vers le sud : le parc de corcovado et ses alentours, ensuite la péninsule de Nicoya avec Cabo Blanco et Manzanillo puis nous irons vers Talamanca, Amistad où nous espérons aller à la rencontre des indigènes, ensuite le volcan Arenal et nous terminerons vers la côte Caraïbe "Cahuita". nous aimerions vivre au plus près des gens et donc la solution de logement que nous aimerions utiliser le plus est le logement chez l' habitant ou bien camping. Nous voyagerions en bus car c'est comme ça qu'on rencontre les ticos et puis location de voiture très chère (220 euros pour 7jours). Nous sommes à la recherche de conseils, d' adresses ou personnes de contact chez qui nous pourrions nous loger ? La tente est-elle utile ? Nous choisissons en partie ses logements parce que nous avons un petit budget et que nous aimerions vivre parmi les ticos et le plus près de la nature. Dans la jungle, quelles sont les précautions à prendre ? au niveau de la pharmacie à avoir pendant le voyage aussi? Nous aimerions également rencontrer les indigènes mais nous n' avons pas beaucoup d' infos à ce sujet : est-il possible de les rencontrer sans trop les perturber ? sont-ils ouverts à la rencontre ? Pour info, nous souhaitons les rencontrer par le biais de la peinture (car nous aurons notre matériel avec nous). Merci
Achat d'un vélo pour rando-cycle English translation pending
by TomRenardeau · 2005-08-13 · 29 replies
Bonjour à tous, Après un premier voyage en cyclo camping, j'ai mordu à pleine dent dans cette formule de voyage. J’ai fait ce voyage avec un vtt, mais ce vélo m'a lâché suite a un problème avec la fourche. Je pense alors a investir dans un nouveau vélo. Pour ce genre de rando je trouve que le vtt n'est pas super adapté. Je me tourne alors vers un VTC. Pour le moment je me penche sur le Triban Trail 7 de chez décathlon. Pourriez vous me dire vos impressions par rapport à ce dernier si vous le connaissez ou alors quelque petits conseils quant au choix du vélo.

Merci

Tom
Californie: déplacements et logement English translation pending
by Brica · 2005-02-08 · 6 replies
Je désire me rendre en Californie en juillet 2005. J'hésite entre plusieurs formules de voyage : location de voiture + hotel location de camping-car

Doit-on réserver les logements avant de partir ou est-il facile de trouver sur place en juillet.
In the Land of the Tswana (Botswana)
by OldPlatypus · 2019-11-13 · 182 replies
We’ve been back for a month now, so it’s high time I posted the story of our adventures! 😉 I’d also like to thank everyone who shared their own experiences on this forum (or elsewhere) and gave us tips—it really helped us plan our trip.

14/09/2019: Johannesburg - Vryburg After months of waiting and reading other travelers’ journals, it’s finally our turn! We arrived in Johannesburg from Nantes and Paris in the morning. We looked for the Bushlore rep—we’d rented our 4x4 from them—but there was no sign with our name! « Bushlore? She’s a woman, I saw her a few minutes ago, » someone told us. A minute later, the Bushlore employee showed up: a man! 🤪 He sped onto the highway, and just 30 minutes later, we arrived at the rental place. It’s a big operation with good organization and lots of vehicles—pretty reassuring. Our 4x4 was there, a classic Toyota Hilux fully equipped for safari: rooftop tent, dual diesel tanks, 60-liter water reserve, two batteries, two spare tires, all the camping gear, plus everything needed for *désensablement* (getting unstuck from sand). Speaking of which, is it "désensablage" or "désensablement"? Best to just avoid getting stuck in the first place! 😏 Good news… or not: the vehicle was brand new, with barely 100 kilometers on the odometer. On one hand, we figured we wouldn’t have mechanical issues or a fridge breakdown, but on the other, we knew it wouldn’t be easy to return it without a single scratch. Either way, it was our first time renting a 4x4, and we were impressed.



We set off toward Kgalagadi Transfrontier Park—it’s not exactly around the corner! In 1994 (when Mandela had just become President) and 2007, during our two previous trips to South Africa, we loved this park, so we couldn’t imagine going to Botswana without returning. The road was pretty monotonous, with not much to see except a few ostriches.







We stopped for the night in Vryburg at the Kameelboom Lodge campsite. It was a bit noisy since it’s close to the road, and the facilities weren’t great, but it was fine for one night.
Préparation voyage en Namibie avec enfants English translation pending
by Marati · 2019-06-10 · 43 replies
Bonjour, En juillet 2020, nous (2 adultes et 3 enfants de 15, 13 et 9 ans) nous sommes décidés à partir en Namibie pour 3 semaines, en mode 4x4 et camping. Je sais, on est à plus d'1 an du départ, mais je stresse un peu en allant sur les sites de résa...

On partira avec un 4x4 équipé d'une tente clapet de toit pour les 2 filles + 1 tente au sol pour les 3 gars.

Après avoir lu une dizaine de carnets, le choix d'itinéraire est à peu près fixé, surtout aux extrémités qui sont les plus sensibles au niveau résa (Namibrand, Sesriem et Etosha).

Programme envisagé : J1 : arrivée vers 11h. récup 4x4 + courses N1 : Windhoek Sud (lac Oanob ou autre) à 1h maxi de Windhoek

J2 : après-midi Namibrand N2 : Namibrand

J3 : Journée Namibrand en 4x4 selfdrive (secteur du TTT) N3 : Namibrand

J4 : Route vers Sesriem, Sunset Dune Elim N4 : Sesriem Camp

J5 : Big Daddy, Deadvlei, Big Mamma, Sunset Dune 45 N5 : Sesriem Camp

J6 : Sunrise Dune, Olive Trail, Solitaire N6 : Rostock Ritz (resto pour campeurs ?) ou Gecko Camp ou Solitaire camping (resto?)

J7 : Karpfenkliff à Kuiseb Pass - Rock Sculpture Trail (3h) - Moon Landscape N7 : Swakopmund

J8 : Journée Kayak, Pelican Bay, 4x4 Sandwich Harbour – Sunset dune 7 Walvis bay N8 : Swakopmund

J9 :Pleasure Flights Safaris (Survol Sossuvlei) - Moon Landscape (si pas fait) - Spitzkoppe N9 : Spitzkoppe

J10 : Route vers Ameib : Philips Cave – Bull’s Party N10 : Ameib camp

J11 : Massif Hohenstein - San Living Museum - Erongo Singing Rocks - Ekuta Cave N11 : Erongo camp

J12 : Brandberg : sortie éléphant du désert OU rando White Lady - Organ Pipe N12 : Twyfelfontein (Mowani Mountain Camp)

J13 : Matin : randonnées avec guides (gravures + Lion Rock) - Desolation Valley N13 Palmwag

J14 : Drive dans la concession Palmwag - Puros N14 : camping communautaire Puros

J15 : Boucle vers Orupembe – Canyon Puros N15 : Puros

J16 : Randonnée dans la gorge Khowarib N16 : Aussicht Camp

J17 : visite village Himba avec Marius. Départ midi vers Olifantsrus ou Hobatere N17 : Nuit Olifantsrus ou Hobatere Camp (selon le timing?)

J18 : Etosha N18 : Okaukuejo J19 : Etosha N19 : Halali J20: Etosha N20 : Onguma (coup de cœur?) ou Namutoni ? N21 : Okonjima

Dans le planning, y a t-il des journées impossibles à réaliser ou mal ficelées ?

Un rhino Tracking est-il envisageable avec un enfant de 9 ans ?

Nos envies : privilégier les camps avec possibilité de se faire un resto, déjà qu'on ne fait que camper... Y a-t-il des campements que vous changeriez pour profiter d'un bon resto ?

Quelqu'un a-t'il été récemment au Namibrand ? J'ai en effet préparé sur Basecamp une centaine de kms de pistes à explorer, notamment dans le secteur du Tok Tokkie Trail et à l'Ouest du massif du TTT. Peut-on circuler librement en self-drive, ou alors est-on cadenassé ?? Je suis parti sur 2 nuits sur place uniquement pour cette journée drive. - COMMENT RESERVER ??

Suite à certains feedbacks, je suis pas chaud pour Tourmaline qui a tendance à imposer ses logements.

Certains camps ont des sites internet directs, et pour d'autres c'est plus compliqué. Je suis un peu perdu avec tous ces sites.

J'ai testé l'ergonomie de plusieurs plateformes : namibian.org (Cardbord box), ou « nwr ». Sur Cardboard, j'ai l'impression que tous les logements ne sont pas dans la base, ou est-ce une mauvaise impression ? Quel site est officiel ou à privilégier pour faire soi-même ou faire faire ses résas ?

Pour ETOSHA, est-ce trop tôt pour réserver les camps ou sont-ils déjà complets via le site nwr ?? Sur le site www.etoshanationalpark.org, il n'y a rien sur le camping, que des lodges... ou alors je me débrouille comme un pied...

Dans ces multiples interrogations (j'ai mis en vrac tout ce qui me turlupine...), merci pour tout élément de réponse qui nous permettrait d'avancer dans notre projet !! Guillaume
Voyage à pied en Espagne English translation pending
by Rizome · 2019-04-24 · 20 replies
Bonsoir,

Bon voilà, il y a peu j'ai posté un message pour un voyage à pieds sur le littoral italien. Mais après réflexion la langue espagnol me tente plus :)

Donc même conditions que pour le précédent post mais en Espagne :

J'aimerais partir à pieds , stop (si ça marche en Espagne) et bus si c'est vraiment galère. Il faudrait que je me fixe un objectif, genre "aller jusqu’en Andalousie".

Enfin je connais pas l’Espagne et pour ça j'attends vos conseils. 😉

Je souhaite partir avec une tente, réchaud, dormir s'il le faut dans la nature mais sinon viser des "camping à la ferme" le truc un peu plus alternatif que les grosses structures balnéaires. Eviter les grosses villes. J'aimerais en plus sur quelques choses de calme ressourçant et proche de la nature plutôt que bétons fêtes et bitures.

Que me conseillez vous ?

Merci !
Ihaha Campsite au parc Chobe: dangereux? English translation pending
by Domih · 2018-07-08 · 3 replies
Quels sont vos avis sur ce camp au Botswana ? j'ai lu : attaques à main armée, accidents avec les hyènes.... on connaît les risques de ce coin du monde mais quand même.... On doit y dormir 2 nuits en camping (tentes sur le toit).
Itinéraire tranquille en Namibie pour septembre English translation pending
by Romain7289 · 2018-05-22 · 13 replies
Bonjour 🙂

Une fois de plus je me tourne vers ce forum pour plannifier mon voyage, cette fois-ci en Namibie! Nous comptons partir début Septembre 2018 pour 4 semaines environ. Au vu du prix des 4x4 avec tente sur le toit (plus de 100$ la journée) on se dirige vers une solution voiture 2wd (petite berline, genre ford festia à 30/40$ la journée) avec une tente au sol.

Nous voulons avoir un rythme tranquille et idéalement dormir deux nuits de suite dans un même camping. Notre itinéraire est le suivant :

J1 : Arrivée à Windhoek, nuit à Windhoek J2 : Windhoek, nuit à Windhoek J3 : Windhoek --> Okonjima Nature Reserve J4 : Okonjima Nature Reserve J5 : Okonjima --> Parc national waterberg J6 : Parc national waterberg J7 : Route vers le parc Etosha, via Tsume et lac otjikoto J8 : Etosha (nuit à Halali déjà réservé) J9 : Etosha (nuit à Halali déjà réservé) J10 : Etosha (nuit à Okaukeujo déjà réservé) J11 : --> Palmwag (nuit à hoada campsite si dispo) J12 : Palmwag J13 : Bandberg (nuit campsite white lady lodge si dispo) J14 : Bandberg J15 : Spitkoppe (nuit Spitzkoppe Tented Camp si dispo) J16 : Spitzkoppe J17 : Walwis Bay - welwitschia drive -(nuit lagoon lodge ou sea breeze guest house ou airbnb?) J18 : Walwis Bay - tommys living tour J19 : Walwis Bay - sandwitch harbour J20 : Walwis Bay - eco marine kayak tour (oui 4 jours à Walwis Bay j'aime bien la mer ) J21 : Naukluft moutains - faire le olive train (11 km) J22 : Sossusvlei (logement à trouver) J23 : Sossusvlei (logement à trouver) J24 : Sossusvlei (logement à trouver) J25 : Windhoek J26 : Windhoek --> retour

Qu'en pensez vous ? Merci de vos retours 😉
Partir un an dans un pays d'Afrique (Madagascar) English translation pending
by Choumchoze · 2018-03-13 · 69 replies
Bonjour

Je compte partir plus ou moins un an avec mon conjoint à Madagascar. Je n'ai personnellement jamais voyagé alors je demanderais des conseils de tous genres: les risques, ce qu'il faut ou ne faut pas emmener, les lieux à voir, les visas etc.

Nous aimons la nature et nous voulons profiter de ce voyage à petits prix.
EuroVelo 6 Nantes - Bâle English translation pending
by Didier5622 · 2018-01-22 · 6 replies
Bonjour Au mois d'avril je part faire eurovelo 6 Nantes bâles , et retour par le canal de Bourgogne, et ensuite le canal d'Orléans Pour reprendre mes traces vers La Bretagne. j'aimerais savoir si les bivouac son facile et nombreux sur le parcours. Je ne fréquente que très rarement les terrains de camping Merci à tous pour les bonnes info.
Randonnée dans les Pyrénées en famille English translation pending
by FionaJ25 · 2018-01-07 · 10 replies
Bonjour Je souhaite faire une semaine de randonnée dans les Pyrénées en famille avec nos enfants/ados de 11, 14, 17 ans. Ils sont en bon forme physique mais plus ou moins motivés donc je préfère éviter de porter des affaires de bivouac (même si un bivouac sera super) et faire quelques jours dans la même refuge pour alléger les sacs. On aura la voiture pour s'y rendre. J'ai vu des voyages organisés qui rendra tout cela plus simple mais pour 5 cela reviendra à 2500€ pour une semaine donc trop cher pour nous. Est-ce que vous aurez des idées d'itinéraire ou des bon conseils? Merci d'avance Fiona
Les p'tits restos en Namibie English translation pending
by Lecoeurestun · 2017-04-19 · 7 replies
Bonjour,

Je vois qu'il y a souvent des resto dans les lodges -je veux faire du camping- mais ces restos doivent être assez onéreux vu les prix pratiqués pour la nuitée ....

Trouve t-on facilement à se restaurer dans des restos pour un prix correct (10 euros par personne environ) ?😉
Périple à vélo de Lisbonne à Compostelle en septembre 2017 English translation pending
by Bergaphil · 2016-09-22 · 4 replies
ma femme et moi nous avons l intention de faire un periple en velo de lisbonne a compostel en septembre 2017 .. nous aimerions avoir des renseignements de tout ordre.. hebergement , camping , routes , accueil etc ... merci de vos contributions ..nous avons une soixantaine d années ( dejà ! ) nous faisons des etapes d environ 50 km ... nous aimons rencontrer visiter echanger partager ...cordialement a toutes et a tous philippe
Traversée Sestrières - Suse English translation pending
by Flobar · 2016-07-24 · 3 replies
bonjour, je voudrais savoir si quelqu'un a récemment fait la traversée sestrières susa. Je n'ai trouvé que des posts anciens à ce sujet, j'aimerai bien la faire cet été et serai avide de conseils de toute sorte : quelle carte, où laisser la voiture, où dormir (camping côté français vers névache ou y en a t'il côté italien sympa ?). Aussi, quel est l'état des routes (j'ai vu des photos vec de l'asphalte, d'autres sont des sentiers) Vu que je n'ai pas encore la carte, je sais qu'il a 40 km environ mais je ne sais combien de dénivelé ( 2000, 3000 ou plus ?) Ce projet est donc possible en une fois, deux avec nuitée en refuge ? Bref j'aimerai avoir toute sorte d'info que j'ai du mal à trouver sur internet pour l'instant Au plaisir de vous lire Florence
Une dizaine de jours au Lesotho en solo (fin octobre 2016) English translation pending
by Yannis75 · 2016-06-30 · 9 replies
Bonsoir,

Je compte partir seul une dizaine de jours au Lesotho vers le 20 octobre 2016 pour une dizaine de jours (retour en France vers le 1 ou 2 novembre). Je voulais savoir plusieurs choses sur le pays avant de me lancer dans cette aventure ! - Existe-t-il une liaison de bus efficace entre Johannesburg et Maseru partant vers la fin de matinée au plus tard ? - Est-il possible d'organiser un trek, depuis Maseru, avec un guide pour m'accompagner ? - J'aimerais randonner seulement à pied et non en voiture : est-ce possible ? Ou une voiture est-elle plus adaptée pour ce type de voyage ? - Existe-t-il des hébergements type lodges sur place sur des parcours de randonnée ? Ou seulement camping avec tente ? - J'ai beaucoup entendu parler de "pony treks" à propos du Lesotho : si quelqu'un a un éventuel retour d'expérience... Je précise que je n'ai jamais fait de cheval auparavant.

Merci pour votre aide qui me permettra d'adapter un éventuel futur voyage dans ce pays qui paraît si beau...🙂
Trois semaines en Scandinavie avec 2 enfants English translation pending
by Bol1230 · 2016-03-13 · 10 replies
Bonjour,

nous pensons partir 3 semaines au mois d'aout en Scandinavie (Danemark, Norvège et Suède) nous avons deux enfants de 4 ans et 6 ans et nous pensons faire du camping en tente.

Nous pensons visiter les villes principales (Copenhague, Oslo, Stockholm), faire le parc Legoland et sinon plutôt des ballades dans la nature.

Pensez-vous qu'il soit raisonnable de faire les trois pays en 3 semaines avec des enfants?

Nous aurions besoins de vos conseils pour définir un parcours et éventuellement des bons plans avec les enfants et pour toutes remarques...

D'avance merci pour vos conseils 🙂

Matthieu
Eviter Lyon avec Via Rhôna English translation pending
by Philman52 · 2016-03-01 · 15 replies
Bonjour, Partant de Langres en suivant les canaux puis les départementales jusque Groslée Comment récupérer la Via rhôna en évitant Lyon ? Et à quelle période de l'année faut-il mieux partir ? Je crains les camping fermés en partant mi-mai ou mi-septembre ? merci de vos conseils Philippe
Randonnée sur la West Highland Way English translation pending
by Fanouch11 · 2015-10-13 · 5 replies
Bonjour,

Nous souhaitons partir randonner en Ecosse sur la west highland way pendant la semaine du nouvel an. Quelqu'un l a-t'il déjà fait ? Est-ce envisageable ? Quelle est la météo à cette période ? Nous sommes bons marcheurs ! Merci pour le partage de vos expériences et vos conseils.
Saint-Jacques-de-Compostelle (partie espagnole) à vélo English translation pending
by Frankx · 2015-06-23 · 5 replies
Bonjour à tous

Ayant environ 8 jours à passer en Espagne durant ce mois d'aout , j'envisageais de faire les dernières étape du chemin de st Jacques en vélo et "se payer" l'arrivée à St Jacques. Nous sommes 2 personnes et roulons assez bien. Mon idée était de rejoindre le point de départ en voiture , de laisser celle-ci dans un camping , et de là partir sur les vélos Se posent alors les questions suivantes : - D'où partir avec le temps imparti ? Sarria à 100 kms de St Jacque ou plus en amont encore ? - Ce tronçon a t'il un intérêt particulier (hormis l'arrivée à St Jacque) ? - Dois je tabler sur de la route ou du chemin carrossable ou du sentier technique ? comment est le relief ? - Combien de temps consacrer à la visite de St Jacques pour s'impregner de l'ambiance de la ville ? -A cette époque les hébergements seront ils vraiement blindés ? vaut il mieux faire suivre la tente ? -Et enfin la question piège : comment revenir à mon point de départ avec les vélos : bus? train? autre ?

Merci pour toutes vos infos utiles.
5/6 jours de backpacking en Écosse English translation pending
by Dyl55 · 2015-06-16 · 4 replies
Salut,

je serais intéressé par un petit trip en ecosse de quelques jours (6/7 jours max) a moindre frais, ce serait un trip avec sac a dos et tente plus typé randonnée afin de voir un max de paysage et faire un max de photo,

le problème étant que je ne sais pas du tout quel serait le moyen le plus économique pour faire la traversé a partir de la belgique ? et surtout je ne sais pas quel itinéraire nous pourrions faire sur ces quelques jours et ou le camping sauvage serait autorisé.

Auriez vous des avis/ idées a me conseiller ?

D'avance merci
L'Ouest américain en septembre 2015 English translation pending
by Cocolytche · 2015-02-12 · 43 replies
Bonsoir, je pars avec 2 amies en septembre dans l'ouest américain, nous pensons prendre un vol sec A/R Bx san Francisco.(Nous avons comparé differents sites, et air france nous semble le + interressant, 864e), mais connaissez vous une ville autre en france ou en europe ou le billet pourrait eetre moins cher sachant que j'ai simulé de Paris, Londres Madrid et Amsterdam , ce n'est pas + interessant. Nous avons differentes questions à vous poser; Le camping sauvage est il accepté? Est il conseillé de reserver les motels en dehors des grandes villes, au mois de septembre? Pensez vous qu'il est possible de prendre la voiture de location à San francisco et de la déposer à Las Vegas , si oui est ce beaucoup + cher que de la ramener dans la ville de départ? Au niveau du circuit , nous avons vu que de Bodie à Las Végas , la distance est longue , est il possible de faire une pause quelque part , un endroit à voir moins connu éventuellemnt??? Nous sommes ouvertes à tous conseils et tuyaux.Merci
Itinéraires dans le Dhofar (Oman) English translation pending
by Venexiano · 2015-01-13 · 4 replies
Bonjour a tous,

Je connais deja Oman pour avoir visite le Nord du pays. J'envisage de retourner au Sultanat d'Oman, mais cette fois-ci dans le sud du pays, c'est a dire le Dhofar. L'idee me tente d'autant plus qu'il existe une ligne directe depuis Doha vers Salalah.

J'aimerais donc savoir si selon vous cette region merite que l'on y consacre 10 a 15 jours en fevrier, c'est a dire en dehors du Khareef. 4X4 et camping sauvage au programme. Auriez-vous des suggestions de visites?

Avez-vous des infos sur les itineraires Off Road et les lieux de bivouac sachant que le Nord semble mieux pourvu dans ce domaine de par ses nombreux wadis.

Je vous remercie pour vos infos.

Cordialement Sebastien
Faire le trek du Salkantay en individuel English translation pending
by Médélice · 2014-04-27 · 4 replies
Bonjour, Quelqu'un a-t-il déjà fait le trek du Salkantay en individuel, en partant de Cusco? Si oui, j'aimerais savoir comment se rendre à Mollepata en transport en commun, puis l'organisation une fois sur place : y-a-t-il besoin d'un guide, les aires de camping sont-elles réglementées, peut-on trouver de la nourriture et de l'eau pendant le trekking? Et bien sûr, une idée de budget serait la bienvenue! Merci d'avance!
1er séjour en Irlande fin septembre 2014 English translation pending
by Nicowa · 2014-04-26 · 1 reply
Bonjour à toutes et à tous, besoin d'un coup de main pour un premier contact avec l'ile!

On cherche à partir à 2 sur un séjour de 8-10 jours, 2éme quinzaine de septembre. On table sur 3 fois 3 nuits (ou 2 fois 4 nuit) pour rayonner autour. Variable en fonction de la météo. En gros, 3 spots où planter la tente pour quelques jours, sans compter la première nuit à la descente du bateau, qui sera certainement à l’hôtel en fonction du confort de la traversée nocturne sur siège...

On ne connait pas le pays, ni les habitudes en ce qui concerne les tentes... Campings, auberges de jeunesse? La pluie ne nous fait pas trop peur. Les Midges un peu plus... Comment fonctionnent les irlandais avec le camping sous tente, pas trop difficile de trouver des places sans réservation fin septembre??

Aucune idée de l'itinéraire, mais on ne souhaite pas spécialement s’approcher des grandes villes.

Le voyage serait orienté naturaliste (surtout ornitho). Si des ornitho passent par là... C'est pas pas simple de trouver les bons sites! 🤪 Pygargues et loutres seraient top si c'est réalisable!

Si vous avez des titres de livres, des sites ou tout autres infos sur les rando courtes, journée ou demi journée, je suis preneur également. (un livre équivalent aux guides Rother serait parfait!)

On est preneur des conseils, idées et autres pour nous aider à préparer le voyage.

Merci!

Nico.
Road trip mi-sauvage/mi-ville en Europe English translation pending
by DakM · 2014-04-05 · 4 replies
Bonjour !

Avec 2 amis nous organisons un voyage en Europe en voiture ! Et évidemment, on a pas un rond... Je vous passe les détails sur le calcul du budget ultra serré que je fais depuis des mois. 😠

Chaque étape correspond à 1 à 2 jours (ou plus si vraiment c'est trop bien ^^) d'arrêt, le tout pour un mois de voyage pendant le mois de juillet !

Lac de Salanfe (Suisse) Cinque Terres (Italie) Verone (Italie) Venise (Italie) Pula (Croatie) Lac de Plitvice (Croatie) Pecs (Hongrie) Budapest (Hongrie) Vienne (Autriche) Plzen (Rep. Tcheque) Karlovy Vary (^) Berlin (Allemagne) Bruxelles (Oui je sais ya du chemin et aucune étapes ... mais les autoroutes allemandes sont faites pour ca 😇)

Pour les grosses villes (à partir de Pecs jusqu'à Bruxelles) nous pensons au couchsurfing, pour pouvoir dormir gratuitement (Etant cuisinier, je pourrais toujours gagner ma nuit en offrant un bon diner 😊) ; mais pour les premières étapes de la suisse à la croatie, on aimerait vraiment profiter de la nature et faire du camping sauvage.

Est-ce possible (autorisé / conseillé / dangereux / etc ....) d'en faire vers ces endroits ? -> Genre une petite tente montée vers 22h-23h et on dort jusqu'au levé du soleil -> Ou alors dormir dans la voiture ? (Ou sur, j'ai un break 😎)

Pour se laver, connaissez vous des lieux publics ? Ou alors ... rivière + savon biodégradable + soleil + pas-de-filles-car-on-fouette ?

Question carburant, y a t il du GPL en italie / croatie / hongrie / autriche ? Si Oui, à quel prix ?

Merci d'avance ! 😉
Retour de Tafraout English translation pending
by Mariespagne · 2014-03-28 · 40 replies
MINI CIRCUIT A TAFRAOUT Je voulais déjà organiser ce circuit l’année dernière mais n’ai réussi à faire que quelques villes dans le désordre: Tout d’abord, Agadir qui n’est pas une ville qui me tente mais où il est quand même agréable de se balader au mois de janvier les pieds dans l’eau alors qu’il pleut ou gèle en Belgique. Aglou: petit coup pour cette plage sauvage; le dimanche on peut sentir l’odeur des tagines sur la plage car les familles viennent y pic-niquer et cuisinent sous leur parasol. Les femmes sont en longue robe. On fait un bond en arrière dans le temps en voyant ce spectacle agréable, relaxant. J’ai choisi l’option de dormir chez l’habitant (plus d’info en MP). Tafraout: j’ai insisté pour visiter cette ville et je sais maintenant pourquoi je tenais à y venir après y être passée en coup de vent en janvier 2013 avec mes amis belges pour venir voir les amandiers en fleurs. Je suis arrivée mardi soir avec le bus CTM. La route de Tiznit à Tafraout est spectaculaire, les montagnes sont là, les paysages changent, les tournants, les ravins, les palmiers, le coucher du soleil qui illumine les montagnes de tons différents…ça y est… Je rentre dans mon univers!!! Mercredi matin, je me rends au souk hebdomadaire avant de prendre mon petit-déjeuner; j’assiste à la vente de moutons et de chèvres. Je loue ensuite une bicyclette pour partir au gré du vent, sous un soleil de plomb, sans carte ni but précis… juste pour admirer les montagnes et le paysage fascinant qui me ressource au fil des heures… Je me retrouve près du grand camping et quitte la route pour en faire le tour; je ne le regrette pas et envie même un peu les touristes qui y séjournent. Je rencontre des chèvres grimpant dans les arganiers pour déguster les fruits et j’ai l’occasion de faire de belles photos. Après le tour du grand camping, je rejoins la route de Tiznit vers le village d’ADAI où je suis contente de trouver une épicerie pour me ravitailler en eau et me mettre un instant à l’ombre. La mosquée de ce village est d’un rose vif et ne passe pas inaperçue…Je continue jusqu’à la fin du village en m’arrêtant tous les 50 mètres pour faire des photos. A la dernière maison, je fais demi-tour. L’épicier m’a conseillé de prendre la piste à gauche après la dernière maison du village pour aller à la maison traditionnelle de TAZEKKA. Je devais en principe y trouver deux gazelles peintes sur le rocher mais je ne les ai pas vues… Pas de chance, la maison est fermée et je repars ne faisant que des photos extérieure. J’ai vraiment très chaud et je m’arrête dans le premier hôtel qui se présente avant de regagner Tafraout. Le soir, l’hôtelier appelle une agence pour organiser la journée du lendemain en 4/4 en direction des gorges d’Ait Manssour. C’est très cher mais deux autres personnes seront là donc le prix diminue. Jeudi matin, le gars de l’agence vient me chercher, me conduit à l’agence mais les autres personnes ne viennent pas donc le circuit est annulé. Je reloue donc ma bicyclette et pars en direction (avec une carte cette fois) de la vallée des AMELN; Je dévale à toute vitesse, c’est agréable, euphorique mais je n’en dirais pas autant au retour; j’en suis consciente mais je profite du moment présent. En chemin, je sauve la vie d’une tortue qui s’aventure sur la grand-route goudronnée. Je la prends et le mets dans le fossé où je la vois s’éloigner toute contente de rester en vie. Admiration de la vallée et des petits villages mais il y a un en particulier que je dois trouver: OUMESNAT, le plus vieux village ici. Il y a une maison traditionnelle que je compte visiter, cette fois, si elle est ouverte. N’ayant pas le sens de l’orientation, je me trompe d’entrée et me dirige vers un village à flanc de la montagne mais qui n’est pas le bon. Une vieille dame vêtue tout de noir, comme c’est l’accoutumée ici, m’indique le bon chemin mais je suis à vélo et les sentiers font 50 centimètres de large… Un jeune homme prend le relai de la dame que je remercie et porte mon vélo jusqu’au village voisin. Je dois être la seule touriste à être arrivée à la maison traditionnelle par ce chemin . C’est un monsieur aveugle très sympathique qui me fera visiter la maison de son enfance devenue maintenant un musée. Le rez de chaussée est destiné aux animaux avec exposition de divers pressoirs et ustensiles d’agriculture. Au premier, la cuisine est au centre (j’aime le système de poubelle qui est un trou où ils jetaient les déchets de nourriture qui arrivaient directement aux étables. Tout autour, la salle à manger, la douche (où l’eau s’écoule directement dehors), la chambre des enfants où ce monsieur a dormi lors de son jeune âge; il a exposé son berceau tissé. Au 2ème étage, le salon et ensuite la terrasse avec l’atelier. J’ai acheté un peu d’amlou et de safran. Je suis ravie d’avoir fait cette étape. Je redescends un petit chemin, le bon cette fois, pour rejoindre la grand route goudronnée. Je roule un moment puis vois un raccourci par les campagnes pour rejoindre la route de Tafraout. Je me lance dans l’aventure mais la montée fut éprouvante sous ce soleil de 14 heures. J’ai peur que ce ne soit encore trop loin et difficile car je vais manquer d’eau. Mais finalement, j’arrive à Tafraout et me lance dans la première épicerie. En passant devant mon hôtel, j’ai l’idée de continuer la balade jusqu’au chapeau de Napoléon, rocher ayant cette forme dit-on (je n’ai pas trop trouvé). Je n’irai pas jusqu’aux rochers peints volontairement car bien que ce soit un compatriote qui a fait ce désastre, je n’apprécie guère que l’on saccage la nature: laissons la couleur naturelle aux rochers, mais quelle idée!!! Bien que ce soit pour un film… Vendredi matin 8H, je prends le bus CTM qui me ramènera à Agadir. J’aurais voulu faire la boucle par Ighmer mais aucun bus ne prend cette route difficile. Je garde un excellent séjour de Tafraout. Petit détail pour les amateurs, on sert bière et vin à l’hôtel St. Antoine et au restaurant la Kasba. Cordialement Marie
État des routes: Aralsk-Baïkonour-Turkestan-Chimkent-Taraz-Balqach-Karagandy-Astana-Petropavlosk English translation pending
by Travelstrom · 2014-03-01 · 15 replies
bonjour à tous, certains d'entre vous ont peut être des informations concernant l'état des routes reliant ces villes au Kazakhstan - la route est-elle revêtue ou bien il s'agit plutôt de piste ? - Quid des ravitaillements en essence, nourriture ? - Quid des hébergements hotel guesthouse ou bivouak - fréquentation de ces axes.

Cette boucle est programmée pour juin 2014

je prends tous renseignements qui pourraient vous sembler important merci de votre aide laurence

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