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Madagascar: documentaire France 5 du 18 août 2013 English translation pending
by Jakass · 2013-08-17 · 29 replies
Bonjour aux passionnés de l'île Rouge!

Demain soir, 18/08/2013 FRANCE 5 diffusera un documentaire: VISA POUR L'AVENTURE , à 20h36....sur Madagascar évidemment!!

Bon Voyage virtuel!
Balade bateau "longue queue" sur le Chao Praya (Bangkok) English translation pending
by Voyageur34 · 2013-08-15 · 28 replies
bonjour

je souhaite ( nous sommes 4 personnes) faire une ballade en bateau "longue queue" bateau typique sur le chao praya a BANGKOK .

je préfère éviter les gros bateau "piège a touriste , je connais bangkok et j'ai déjà fais ce type de ballade sur ces grand bateaux, trop de monde

J' ai vu que THUAN organisai ce type d'excursion , qui me dire comment rentrer en contacte avec lui?

a bientôt
Retour de trois semaines sac à dos au Sri Lanka English translation pending
by Gallega · 2013-08-13 · 20 replies
Amis voyageurs, bonjour,

De retour de 3 semaines sac à dos au Sri Lanka, je prends le temps de poster ici quelques infos qui, j'espère, vous seront aussi utiles que celles qui nous ont aidé à préparer notre voyage sur ce même forum il y a quelques semaines.

ITINÉRAIRE (JUILLET-AOÛT 2013):

Negombo (1 nuit) - Anuradhapura (2 nuits) - Sigiriya (3 nuits) (à partir de Sigiriya, visites de Dambulla et Polonnaruwa) - Kandy (1 nuit) - Nuwara Eliya (2 nuits) - Ella (1 nuit) - Tissamaharama (2 nuits) - Tangalla (4 nuits) - Mirissa (3 nuits) - Galle (2 nuits).

Nous avons regretté de ne passer qu'une seule nuit à Kandy (qui en mérite amplement deux) ainsi qu'à Ella (où il n'y a pas grand chose à faire mais c'est un charmant petit village pour se reposer, faire une lessive et quelques balades faciles). Par contre, nous n'aurions pas dû en passer deux (ni même une seule...) à Nuwara Eliya que nous avons détesté en raison du climat froid, pluvieux et de l'humidité permanente qui nous ont paralysé jusque dans notre chambre d'hotel (oreiller, draps de lit, serviettes de bain, vêtements... tout était froid et humide, l'horreur).

Nos coups de coeur : 1) Galle 2) La plage de Tangalla (superbe, déserte et sauvage) 3) l'ascension du rocher de Sigiriya 4) Ella (pour sa quiétude)

TRANSPORTS

Nous nous sommes déplacées uniquement en transports en commun (bus locaux, trains) et tuk tuk. Ils sont très économiques et nous ont permis de faire pas mal de rencontres.

Les bus sont très fréquents, bien indiqués (dans le cas contraire, les locaux sont toujours prêts à vous indiquer le bon bus) et, contrairement à ce qu'on avait pu lire avant notre départ, ils sont faciles à prendre même avec un gros sac à dos. Montez toujours à l'avant du bus, il y a dans tous les bus une plateforme juste à côté du chauffeur où vous pourrez laisser vos sacs sans problème. Les bus sont parfois bondés mais les places se libèrent assez rapidement, nous n'avons jamais dû rester debout plus de 15 minutes. Attention, certaines places à l'avant du bus sont prioritaires aux membres du clergé, aux personnes âgées, aux femmes enceintes ou aux personnes handicapées. Il ne faut jamais acheter de ticket avant d'embarquer. Vous montez et vous installez tranquillement, puis le préposé aux tickets vient lui-même vous trouver pour vous demander votre destination. Si vous ne descendez pas au terminus, le préposé aux tickets vous indiquera généralement un peu à l'avance que vous devez vous préparer à descendre.

Attention aux arnaques : à Pannegamuwa, on nous a fait descendre du bus 2km avant notre destination (le chauffeur du bus étant apparemment de mèche avec le chauffeur de tuk-tuk). Avant même que nous ayons eu le temps de comprendre ce qui se passait, nos sacs étaient déjà dans un tuk tuk et nous n'avons pas eu d'autre choix que de les suivre. Le tuk-tuk a littéralement suivi le bus sur les 2km restants avant de nous réclamer 200 Rs. Une belle arnaque organisée! Nous avons donc refusé de payer le chauffeur de tuk-tuk (que nous avions déjà prévenu avant de monter dedans!) ce qui a donné lieu à quelques altercations à l'arrivée. Apparemment il s'agit d'une pratique courante (dont nous étions au courant) mais difficile à éviter quand on ne sait pas où on est ni où on doit descendre du bus...

Les trains sont lents et ont souvent beaucoup de retard (notre train de Nanu Oya à Ella avait près de 2h de retard) mais beaucoup plus reposants que les bus (qui sont parfois de véritables discothèques ambulantes). Il n'y a pas de grande différence de confort entre la 1ère et la 2è classe, si ce n'est le prix. De plus, en 1ère classe, vous ne rencontrerez que des touristes. Nous avons donc voyagé en 2è et en 3è classe (et avons de loin préféré la 3è où nous avons fait de belles rencontres!)

Les tuk-tuk, comme partout en Asie, négociez le prix avant la course et essayez de payer le compte juste (ils n'ont généralement pas de change).

SECURITÉ

Nous avons voyagé à 2 filles et n'avons pas rencontré de problème de sécurité majeur, à part quelques pincements de fesses à Anuradhapura dans la rue le soir, mais rien de bien traumatisant. Nous n'avons jamais eu peur de nous faire voler nos affaires, ni de nous faire arnaquer dans les magasins, les hôtels ou les restaurants. Par contre, il est vrai que les regards des hommes sont parfois assez insistants, nous avons donc voyagé en pantalon pendant tout le séjour et nous nous sommes même baignées toute habillés. On continuera quand même à vous regarder de la tête au pied, mais il y aura moins à voir... ;-)

HERBERGEMENT

Nous avons dormi en guesthouse/hôtels bons marché que nous réservions la veille ou quelques jours à l'avance à l'aide d'une carte SIM achetée sur place. Les communications téléphoniques ne coûtent presque rien et réserver nos hôtels sur place nous a permis de modifier notre itinéraire (une bonne dizaine de fois!)

Negombo : Silver Sands Hotel (chambre dble avec fan 2300 Rs). Bien situé directement sur la plage, très bon resto. Chambre ok mais tout de même pas le grand luxe. Transfert de l'aéroport à l’hôtel en mini van : 2000 Rs.

Anuradhapura : Hotel Shalini (chambre dble avec A/C 4500 Rs). Propriétaire super sympa et plein de bons conseils. Excellent petit déjeuner. Chambre super confort, mais salle de bains pas très propre. Très proche de sites culturelles en tuk tuk.

Sigiriya : Lakmini Lodge (chambre dble avec fan 2000 Rs). Chandi, le propriétaire, est d'une gentillesse infinie mais il a de toute évidence un gros problème de gestion des réservations. Plusieurs personnes ayant réservé ont été renvoyées vers une autre GH (chez le cousin du fils du collègue du proprio) car leur nom n'avait pas été noté ou il y avait eu une confusion dans les dates. Notre chambre était très spartiate, avec, sans supplément de charges, quelques grenouilles, geckos et cafards (c'est la jungle!) Par contre, la GH bénéficie d'une cabane dans un arbre avec vue sur le rocher de Sgiriya où on peut prendre le petit déjeuner (magique!) et le soir, les pensionnaires partagent un riz-curry délicieux autour d'une grande table commune où règne une bonne ambiance! Chandi est super serviable et son intendant aussi. La nuit, des éléphants sauvages traversent la prairie qui longe l'auberge pour aller s'alimenter dans la rizière de l'autre côté. Possibilité de louer des vélos. L'un dans l'autre, une adresse que nous avons adorée!

Kandy : Palm Garden Guest House (chambre dble avec fan 3500 Rs). A quelques minutes du centre et du lac de Kandy (150 Rs en tuk tuk). Super chambre impeccable, propre, spacieuse, lits confortables. Très bon petit déjeuner sur le toit de l'hotel et personnel serviable.

Nuwara Eliya : Single Tree Hotel (chambre dble 4500 Rs). Cher et pas forcément agréable (principalement à cause de l'humidité ambiante). On se croirait au fin fond des Ardennes ou dans un chalet en Suisse. L'hotel organise des excursions à Horton's Plains et dans des fabriques de thé de la région.

Ella : Hill Top Guest House (chambre dble avec fan 4500 Rs). Chambre correcte mais petite, propreté ok. Le toit de l’hôtel avec transats et chaises longues offre une vue incroyable sur Ella's Gap! Un merveilleux endroit pour se relaxer en admirant le paysage dont on ne se lasse pas!

Tissamaharama : Traveller's Home (chambre dble avec fan 3500 Rs). Notre plus belle chambre au SL, dans un bungalow avec une petite terrasse, vue sur la rizière. Propreté impeccable! L’hôtel organise des safaris à Yala et Ibath, le proprio est très aimable et de bons conseils. Resto pas terrible, nous étions un peu sceptiques sur la propreté des cuisines...

Tangalla : Hotel Frangipani (chambre dble avec fan 3000 Rs). Super bien situé (directement sur la plage), l’hôtel est très agréable, Nalin le propriétaire (ainsi que le chauffeur Dileep et le serveur du resto Chalu) est très sympa et nous avons passé de bonnes soirées à jouer au Carrom avec eux! Le resto très bien aussi, nous avons mangé de délicieuses crevettes, du crabe et d'autres spécialités de la côte. Propreté impeccable! Rien à dire, le meilleur hôtel de Tangalla dans cette gamme.

Mirissa : Central Beach Inn (chambre dble avec fan, vue océan dans bungalow à l'étage 3000 Rs). Chambre très propre et très spacieuse. L’hôtel est sympa aussi avec resto et bar sur la plage (leur jus de mangue est à tomber!!) Attention, par contre, si vous cherchez le calme et la détente, vous risqueriez d'être dérangés par le bruit du bar. Musique à fond tous les soirs jusqu'à 2-3h du mat'. Il faut aimer faire la fête (ou avoir de très bonnes boules Quiès).

Galle : Frangipani Motel (chambre dble avec fan 4000 Rs - dans l'annexe de l'autre côté de la rue). Chambre minuscule et sombre pour le prix!! Le lit était ok mais les serviettes de bains dégoûtantes La famille qui gère le motel n'est pas très sympa, nous avions souvent l'impression de déranger (le hall principal de l’hôtel est en fait le salon/salle à manger de la famille). En revanche, la situation est parfaite, dans l'une des plus belles rues du fort!

BUDGET

Nous avons globalement dépensé 750€/personne pour les 3 semaines de séjour sur place comprenant: - Hotel bon marché ou de catégorie moyenne (chambres entre 2000 et 4500 Rs) - Déplacements en tuk tuk et transports en commun - Entrée des sites culturels suivants : Anuradhapura (25$), Sigiriya (30$), Polonnaruwa (25$), Dambulla (1500 Rs), Kandy Temple de la Dent (1000 Rs), Spectacle de danses Kandy (500 Rs), Jardin Botanique de Kandy (1100 Rs), Visite d'une fabrique de thé (1000 Rs), Safari à Yala (5500 Rs) - Petits déjeuners et repas pris principalement dans nos guesthouses - Eau et boissons diverses - Pourboires - Souvenirs et cadeaux

Notre vol nous avait couté 750€ aussi donc nous nous en sortons avec un budget final de 1500€/3 semaines tout compris.

SI C'ETAIT A REFAIRE...

Nous... - ne nous serions pas arrêtées à Nuwara Eliya mais aurions passé une nuit de plus à Kandy et une de plus à Ella - serions peut-être allées jusqu'aux plages de Trincomalee (Uppuveli et Nilaveli) qui sont, parait-il, les plus belles du pays - aurions voyagé plus léger (ce qu'on dit toujours mais qu'on respecte difficilement surtout quand on est une fille) mais nous aurions emporté au sèche-cheveux (au prix de certains sacrifices!!) car l'humidité est omniprésente! Résultat, on a dû acheter un sac en plus pour rapporter nos souvenirs! - aurions emporté deux guides de voyage différents (nous n'en avions qu'un!)

NOS BONS PLANS

- Emporter un bic style "Crystal" pour faire fonctionner les prises (enfoncer le bic dans le trou supérieur de la prise et vous pourrez y brancher tous vos appareils sans adaptateur) - Investir dans une carte SIM pour réserver vos hôtels au fur et à mesure mais je vous conseille tout de même de faire un peu de repérage avant votre départ et de noter quelques numéros - Emporter du détergent liquide car il n'est pas facile de trouver un service de "laundry" dans les villes et villages où nous sommes restées (pas comme en Thaïlande...) - Garder vos petites coupures pour les chauffeurs de tuk tuk et les pourboires - Si vous le pouvez, emportez un smartphone, un mini-PC ou une tablette car il y a beaucoup de zones wi-fi dans les hôtels et restaurants alors que trouver un cybercafé avec un vrai ordinateur (qui fonctionne) relève parfois de l'expédition - Pas besoin d'emporter de moustiquaire (nous en avions une dont nous aurions pu nous passer) car il y a des moustiquaires en relativement bon état dans tous les hôtels. Il est par contre utile d'emporter de la citronnelle ou du répulsif spécial pour en imprégner la moustiquaire avant d'aller dormir. - Questions moustiques, justement, nous prenions un antipaludique que nous avons laissé tomber après une semaine car quelques effets secondaires tout de même et les gens que nous croisions n'en prenaient pas. De plus, on a constaté qu'à part sur les plages du Sud (où il n'y a théoriquement plus de paludisme), il n'y a vraiment pas beaucoup de moustiques! Je pense que les mesures habituelles (manches longues, répulsif et moustiquaire) sont suffisantes. - Eviter de dormir la fenêtre ouverte dans la jungle. Nous avons rencontré un couple de touristes français qui s'était fait dérober cigarettes, crème solaire, dentifrice, cacahuètes et autres par des singes (véridique!!) pendant leur sommeil. - Si vous visitez Kataragama, arrivez aux heures de puja (3 fois pas jour). Le reste du temps, la ville est déserte! - Prévoir du papier toilette dans votre sac à dos car il n'est pas toujours fourni avec la chambre (ou en quantité très limitée!)

C'est sur cette note très poétique que j'achève mon compte-rendu en espérant qu'il vous ait été utile! Excellent séjour à tous dans la perle de l'océan indien!

Catherine
Croisière Baila du 15 au 22 septembre 2013 English translation pending
by Leslouls · 2013-08-12 · 95 replies
Bonjour à tous !

Après deux croisières auprès de Costa et MSC, nous nous sommes décidés pour la croisière Baila sur l'Horizon du 15 au 22 septembre 2013 : le coté francophone, la taille plus "humaine" du bateau et le tout inclus semble davantage correspondre à nos attentes. Les avis sont partagés, hâte de me faire ma propre opinion ;)

Y'a t'il d'autres personnes partant aux mêmes dates que nous ?
Enregistrement électronique Costa English translation pending
by Tica31 · 2013-08-09 · 8 replies
Bonjour à tous,

J'ai réservé une croisière Costa par le biais d'une agence de voyage, mon carnet de voyage me sera envoyé 3 semaines avant de partir. Sur le site de Costa on propose un enregistrement en ligne, qui peut me dire à quoi cela correspond, ce sont les mêmes papiers que je dois recevoir via mon agence ou il s'agit d'autre chose ?

Merci. Katy
Un mois en Nouvelle-Zélande, en camping car, avec 2 bébés: c'est possible! English translation pending
by Maddy39 · 2013-08-07 · 56 replies
Voici notre carnet de voyage en Nouvelle-Zélande. Il n'a d'autre objectif de rassurer les parents qui hésitent encore à partir à l'autre bout du monde avec un ou des bébés. Nous sommes donc partis un mois en Nouvelle-Zélande en avril 2012, ma femme, mes deux petits jumeaux alors âgés de 16 mois, et moi. Nous avons choisi la formule camping-car pour plus de liberté, et surtout pour plus de facilités et de commodités avec les loulous : pas besoin de charger et décharger les bagages chaque soir, un frigo à dispo 24/24, possibilité de cuisiner à tout moment ...

Bon, ce sont des notes de voyage prises chaque soir, et qui sont personnelles, donc faîtes le tri dans ce qui vous intéresse et ce qui vous barbe ! Et si vous avez besoin de conseils, n'hésitez pas à commenter et/ou me contacter ! Let's go ...

PREAMBULE : J-2 avant le départ

Ben voilà. On y est. Enfin presque. Encore deux trois bricoles à régler, et c’est parti pour un mois d’aventure. Oui, aventure. Quoi ? Le camping-car c’est pas l’aventure ? Et avec deux chameaux de 15 mois, c’est pas l’aventure peut-être ? En tous cas, c’est notre aventure. Notre aventure à tous les quatre. Un an que l’on attend ce moment. Un an de sacrifices, un an de boulot. Mais quelle récompense ! La promesse de vivre quelque chose d’unique. 7 j/7, 24h/24 ensemble. Vouhaaaaaa, comme dirait Félix. Rien que d’y penser, j’en ai les frissons. Presque comme il y a trois ans lorsque l’on se préparait pour l’Afrique du Sud. Avec ce petit quelques chose en plus, qui fait que l’on va partager ça en famille. La Nouvelle-Zélande. Bizarre comme choix diront certains. Logique diront les autres, tant ils connaissent notre passion pour le rugby. C’est pourtant pour d’autres raisons que nous avons choisi cette destination. D’abord parce que c’est l’Océanie, et que nous ne connaissons pas. Ensuite parce que c’est un pays qui nous a toujours fasciné. On avait même préparé un premier trip en 2009, qui devait nous conduire chez les Blacks durant la coupe du monde de 2011. Mais entre-temps, la vie familiale a été légèrement chamboulée. Partie remise ! On a quand même hésité. « Non, vous ne partez pas avec les enfants quand même ? » nous rabâche-t-on sans cesse. Si si : « Combien d’heure d’avions vous avez ? » 26h. « Oh mon Dieu. Sans enfant je ne le ferais pas, alors avec deux bébés … » Merci donc à ce cher monsieur de l’agence Acsan que j’ai rencontré la semaine dernière. C’est à priori le seul homme au monde à penser comme nous : « Super idée de partir avec vos jumeaux et de vivre cette aventure. » En même temps, c’est un fournisseur. Un lèche botte ? Peut-être … N’empêche, et soyons franc, on appréhende forcément le voyage. En tous cas l’avion. 13h pour rallier Singapour ; une escale d’une quinzaine d’heure, puis de nouveau 13h pour atteindre Auckland. Ce sera forcément long et on le sait. La suite, ce sera 26 jours sur place, en camping-car. A peu près la seule formule que nous aurions pu envisager avec nos moineaux. Place donc aux préparatifs. On ne s’est pas affolé trop tôt. On a commencé les bagages ce WE seulement. Premier casse-tête : « faut prendre des habits chauds ou pas ? Il fait quel temps là-bas ? ». C’est l’automne. Donc on peut s’attendre à tout. Ils annoncent 25°C à Auckland pour notre accueil. Mais on est aussi sensé se balader sur des glaciers, naviguer dans des fiords … Bref, il faut garnir la garde-robe …

Le casse-tête de la poussette ... Et puis il y a tout le reste : des lampes de poche, le matos photo, les prises universelles, la pharmacie, la poussette double. Oh put… la poussette double ! On part dans deux jours, et on ne l’a toujours pas reçue. Deux mois qu’on l’a commandée. « Fucking roastbeefs ! » Aux dernières nouvelles, parait qu’elle doit nous parvenir aujourd’hui. Wait and see … Et puis il faut penser à tout le reste : couper le chauffage, réserver le chenil pour Thalia, traiter la piscine, payer les dernières factures arrivées, faire le transfert de courrier pour pas saturer la boîte, prévenir les voisins, … Ne pas oublier de prier non plus. Oui, prier pour que cette foutue hernie me laisse tranquille. Que Dieu Biprofenid nous protège ! Bon, je m’arrête là pour aujourd’hui, le plus intéressant est à venir. Je conclue toutefois en remerciant quelques personnes sans qui ce voyage n’aurait pas été possible. Mes beaux-parents en premier lieu, pour tout le boulot qu’ils abattent pour nous toute la semaine. Un vrai travail qui nous permet de vivre la vie que l’on veut vivre. Sans eux, ce projet de voyage n’aurait sans doute jamais existé. Ma maman, qui prend le relai chaque mercredi. Quel bonheur de la voir heureuse avec tous ces loulous autour d’elle, Jules inclus. Mon beau-frère et ma belle-sœur, Camille, pour tous ces WE passés à garder Oscar et Félix. Sans eux non plus nous ne serions peut-être pas partis … Allez, j’arrête là, on dirait un adieu. A très vite …

L'itinéraire :

Thaïlande: que faire lorsqu'on se fait arrêter pour "excès de vitesse" avec un véhicule de location English translation pending
by Domy13 · 2013-08-05 · 40 replies
Bonjour,

En allant vers Ko Chang en avril dernier nous nous sommes fait arrêter par un policier (tout seul) qui a commencé à bandir son carnet pour faire mine qu'il allait nous verbaliser. J'imagine que nous étions en excès de vitesse? Je ne sais pas s'il avait l'intention de nous soutirer quelques thb ou s'il s'agissait seulement d'une mise en garde. Il a fait l'effort de nous parler en "anglais" d'une voix nasillarde, langue qu'il ne maitrisait pas mieux que nous. Nous avons fait semblant de ne pas comprendre, puis comme nous étions 5 dans la voiture, en choeur, nous nous sommes mis à rire. Le policier, voyant qu'il n'obtiendrai rien d'autre de notre part nous a donc fait signe de circuler, lui aussi il souriait....mais jaune.

Bon cette fois-ci nous avons eut de la chance de tomber sur cet aimable policier pas vraiment vindicatif, mais je me demande quelle est la meilleure attitude à adopter face à un policier qui estime que nous avons outrepassé le code de la route?

Faut-il reconnaitre notre faute même si nous estimons que nous étions dans notre bon droit, ou alors faut il maintenir notre position, et risquer des problèmes plus graves qu'un bakshich, ou alors la grosse rigolade est-elle un laisser passer sur les routes de Thailande?
Quel appareil photo emporter en voyage pour ses photos souvenir English translation pending
by BorisAB · 2013-08-05 · 10 replies
Revenu d'un voyage de 9 mois et quelques milliers de photos plus tard.... j'aimerai vous faire part de mon expérience de photographe amateur sur la question que chaque voyage se pose à un moment : "Quel appareil photo pour un voyage ?" :)

Pour bien choisir son appareil photo, il faut déterminer :

- la place que vous voulez attribuer à la photo dans votre voyage, - les attentes que vous mettez dans vos photos (photos pro ou photo souvenir), et - le prix que vous êtes prêt à mettre dans votre équipement.

Si vous voulez encore plus d'info, on vous explique : - pourquoi choisir un appareil photo Compact pour capter les souvenirs de son voyage , ou encore - nos 3 astuces pour ne pas perdre ses photos en voyage !

N'hésitez pas à me faire des retours pour qu'on enrichisse le sujet :)
Récit voyage famille dans l'Ouest américain 23 jours English translation pending
by Kmf66 · 2013-08-04 · 43 replies
Voilà … à mon tour de faire un descriptif de notre séjourdans l’Ouest Américain !

Pour rappel, nous sommes une famille avec 3 enfants (10, 10et 12 ans).

Merci

D’abord un grand merci à tous les forumeurs connus et moinsconnus J.😉

Il y a eu ceux qui m’ont aidée en juillet 2012 à concevoirle parcours. Je partais d’une page blanche où tout était possible. Une boucle, un trajet point A à point B, un arrêt sur NYC … bref toutes les folies😊 !Il m’est impossible de tous vous citer mais faut quand même rendre César ce qui lui appartient : Bastinjpour les idées de circuits, PapJ59 pour son côté « organisation » quim’a beaucoup inspirée … et Pong, Vnoa, clarikett, Itat … haaa j’en oublie certainement !!

Et il y a tous ceux qui participent à ce forum soit dans desposts soit via leur blog

Vous avez vraimentété d’une aide extraordinaire !

Préambule

Avant de débuter le récit quelques remarques-

Ce voyage c’est bien passé car il a été organisé et réfléchià l’avance. Je reste convaincue maintenant pour l’avoir vécu que c’est un pointimportant ! Un bon raod book avec soi est un gage de réussite.

Partir avec des enfants ce n’est pas partir seul ou entreadultes. Je sais que c’est un peu « enfoncer des portes ouvertes »que de dire cela mais je pense qu’il est important de ne pas l’oublier. Lesbesoins, l’état de fatigue et les goûts des enfants ne sont pas toujours les nôtres.

Le décalage horaire s’est avéré être difficile pour nous à l’allermais au retour c’est l’enfer ! Voilà 3 jours qu’on est de retour et lesenfants ne dorment toujours pas avant 3 heures du mat. Heureusement que lesvacances ne sont pas finies.

Allez .. on y va … 23 jours de bonheur

10 Juillet – départ pourLos Angeles

A Londres nous n’avions que 1 heure entre nos deux avions. C’étaitun peu short et je dois dire que je n’ai pas très bien dormi la nuit d’avant.Finalement British Airways c’est avérée être très bien organisée. Au pied denotre avion à Londres, nous avons reçu des coupons « Express connection »et une charmante dame nous a conduit au gate où nous attendait notre 747. Onest passé en priorité devant tout le monde aux contrôles de sécurité et c’estelle qui nous a montré le chemin. Finalement en 30 minutes on était dans laqueue pour monter dans notre avion .. ouf.

11h30 de vol … sans soucis ou presque .. la tablette de l’unde mes filles c’est cassée (et pas moyen d’avoir un tournevis dans un avion), puis c’est sa TV qui ne fonctionnait pas … de quoi s’occuper un moment.

Passage à l’émigration. J’ai bien driller les enfants depuisdes jours, « rester tranquille, faire ce que le monsieur ou la dame dit, attendre longtemps dans une queue … » Et là on arrive devant une quantitéincroyable de points de passage et cela va nous prendre .. 7 minutes d’attente.Le personnel était super sympa, il a plaisanté longuement sur mes fillesjumelles, qui était née la première ?, qui voulait encore dormir dans monventre ?… Welcome to the USA.😉

Chez Dollar. Hey oui comme lu sur ce forum j’ai eu le droitau « mais vous êtes sûr de ne pas vouloir prendre cette assurance en plus… vous savez TOUT le monde le fait » … il a presque réussi à me faireculpabiliser mais la fatigue étant bien là je n’avais même plus le courage delui répondre autre chose que NO, NO, NO.

La voiture … une dodge grand caravan. Super ! pour nous5 et les valises .. parfait. Là quelques gouttes de pluie vont nous accompagner pour ces premiersheures à LA.

Bon LA … que dire. C’est vraiment une question de point devue personnel. Moi je n’ai pas aimé. Est-ce la fatigue ? le décallage ?… bref je n’ai pas eu une bonne première impression.🤪

Logement au Quality Inn près de Hollywood blvd. Rien d’exceptionnelmais bien pratique vu son emplacement. La nuit sera agitée, peu d’entre nousarriverons à dormir au-delà des 4 heures du mat.

11 juillet – Los angeles

1ère journée, réveil très très matinal. Le petitdéj est servi dès 6h00 du mat et on sera les premiers à franchir la porte.Waffles, muffins, toasts, œufs durs, corn flakes, pommes, café, jus d’orange …on apprécie. Puis départ pour le Wallmart. BaBa du parfait petit voyageur, glacière et autre que nous déposerons à l’hôtel à notre retour. Nous nous rendronsà pied au Hollywood boulevard. Boutique, visites, photos des étoiles … là aussila magie n’opère pas vraiment on trouve ça un peu bof … mais bon fautdire qu’on n’est pas trop stars système ni shopping. Nous dinons au Hard Rockcafé. Premier très bon hamburger … dont nous sommes très friands … ce ne sera pas le dernier !😏

La digestion nécessitera une petite sieste à l’hôtel et avecle décalage horaire tout le monde dormira 1 bonne heure. Puis nous nous rendonsà Beverly Hills et à Rodeo Drive.

Vers 18h30 nous reprenons la route pour nous rendre à l’observatoireGriffin … hai .. ça bouchonne un peu sur les routes et pas évident de trouverune place de parc près de l’entrée. La vue depuis ce lieu est à couper lesouffle. Nous flânerons un peu, profiterons des derniers moments de soleil, verronsun très beau couché de soleil et finirons au lit vers 22h00.

12 juillet –universal

Réveil entre 6h00 et 7h00 du mat. Petit déj à l’hôtel puisdépart pour Universal. Météo un peu nuageuse. 20 dollars pour pouvoir se parquerau « preferred » qui est plus près des entrées. Les front pass noussont remis à l’entrée. Aucune attente pour la visite des studios … faut dire qu’onétait là à l’ouverture du parc et que peu de monde était présent. D’ailleursdurant les 2 premières heures on s’est vraiment demandé pourquoi on avait prisces « fronts pass » mais finalement vers midi le parc était rempli demonde et c’est à ce moment-là qu’on les apprécie car certaine queue sont trèstrès longues.

13 juillet – Santa Monica

Zut ce matin c’est encore nuageux. On décide donc d’aller àla laundry qui se trouve juste en face de l’hôtel .. cool ! C’est rapideet vers 9h30 on part pour Santa Monica.

Parking du pier (12 dollars), l’eau est un peu froide maison est tellement content de voir cet océan. On se baladera sur le pier, feraquelques rides, mangera du pop corn, s’installerasur la plage, se mouillera et on finira en costume de bain les pieds dans l’eau.

Repas du midi au Bubba shrimp qui se trouve à l’entrée dupier. Ambiance fun garantie !

Puis nous nous dirigerons vers la 3rd road (à pied) pourfaire quelques achats.

Nous quittons Santa Monica pour nous diriger vers Venice. Ilest 16h30 et notre décalage horaire se fait sentir. Nous trouvons une place deparc près des canaux et nous nous baladons. L’endroit est idyllique.

Retour à l’hôtel et repas dans le quartier. Faire lesvalises car demain nous partons sur San Diego.

Katia PS : j'arrive pas à mettre les photos ... je vais faire quelques recherches pour la suite 😉
Récit de mon séjour à New York English translation pending
by Elyzabeth · 2013-07-31 · 16 replies
Bonjour à tous,

Pour les forumeurs en partance pour New York prochainement, j'ai retrouvé mon carnet de notes prises sur le vif au cours de mon séjour en 2011. Voici donc mon journal de voyage, tel quel.

lundi 29 aout 2011

- Arrivée à l’hôtel en début d’après-midi . Check-in - Exploration du quartier. Repérages. Achat de la métro card - Time square - Office du tourisme ( 810 7th street – entre 52nd et 53rd str ) ouvert jusqu’à 18 h

J'arrive vers 12 h 30 heure locale, juste après l'avion en provenance de Hong Kong. A cause 2 ressortissants chinois qui on eu des problèmes au guichet qui m'a été attribué, j'ai passé un bon bout de temps avant d'entrer aux USA. Mieux valait en rire et c'est ce que j'ai fait avec un touriste danois qui attendait avec moi : ouvrez les chacras, relax, on est en vacance.

Bien accueillie par le douanier, chose assez RARE pour être signaler. Transfert DSK - Manathan : sans problème. Les New Yorkais sont des fous du volant ! Ils conduisent comme dans un jeux vidéo. Et en plus, la chaussée est déformée : je vous dis pas les bonds que fait le minibus....

Arrivée à l'hôtel vers 16 h 30 : STAYBRIDGE SUITE TIMES SQUARE : bien situé sur la 40ème rue Ouest. Allez hop, je fonce au Tourist Center pour 53ème. Je prends même pas mon plan de ville . Et je traîne pas car çà ferme tôt. Mon explorer pass et ma metro card en poche , retour sur Times Square où là je peux prendre mon temps . Premières photos. C'est GEANT !!! Première exploration des boutiques aussi et premiers dollars dépensés.

Acheté en solde : un T-Shirt XXL "I LOVE NEW YORK" oui .. mais avec Mickey dessus ... quand même !!! au Disney Store : j'avais jamais vu une telle boutique. Tout est trop "cute"

M&Ms Store : Jamais vu un truc pareil ! Mais j'ai pas succombé à la gourmandise. Cà sera pour plus tard. J'ai juste fait plein de photos. Je suis comme une gamine : j'écarquille les yeux sur tout.

Je vois un truc : BROADWAY VISITOR CENTER . C'est plein de lumières. Çà scintille de partout. En fait on peut y réserver les comédies musicales. Et puis il y a une petite rétro des comédies musicales et de l'histoire de Broadway. Comme j'adore FRED ASTAIRE, je me fais photographier devant sa photo et les lettres Broadway illuminées. Je touche mon rêve... Je suis DANS LA CAPITALE de la comédie musicale....

Près des escaliers de la tribune TIKETS blindés de monde, petite photo avec un policier à cheval qui compte ses contraventions (le policier, pas le cheval).Apparemment, la journée a été bonne....

Bon, c'est pas tout çà, mais faut que j'étudie la visite du jour : j'ai réservé le socle de la Statue de la Liberté avec un embarquement prévu à 9 h. Donc : c'est première découverte du métro de New York . L'Aventure en Terre Inconnue. Il y aura bien un sympathique new yorkais pour m'aider. Prévu : - Départ très tôt pour profiter de la ville qui s’éveille - The Charging Bull (Bowling Green Park ) - RDV vers 8h30 pour embarquement Liberty Park. Visite de la Statue de la Liberté (piédestal+musée+extérieur – révervé : billet imprimé) - Elis Island (visite et déjeuner ) - Retour à Battery Park

- Exploration de Wall Street

MARDI 30 AOUT 2011

Ce matin j’ai RDV à 9h à Clinton Castle pour embarquer pour « les Portes de l’Espoir » : Liberty et Ellis Islands. Je descends au petit-déjeuner pour le début du service dès 6 h 30 . Je fais un véritable repas complet. Vers 7h30, premiers pas matinaux dans New York. Je flâne et je prends le métro vers Times Square. J’ai le plan des lignes et je n’ai pas de problèmes pour me repérer : c’est la ligne 1 , terminus South Ferry. Petite mise en jambe dans les couloirs interminables de la station de métro. Ils sont sportifs les new yorkais... lol

Une vingtaine de minutes plus tard, me voici le Sud de Manhattan, me rendant tranquillement à l’embarcadère via un joli square où je photographie la Sphère rescapée du WTC . Séquence émotion.

A l’embarquement pour le bateau, çà bouchonne déjà et il n’est pas 9h. Et pour cause : on doit passer quasiment les mêmes contrôles qu’à l’aéroport. Impressionnant. Mais une fois sur le bateau, la magie opère et comme je fais la traversée au grand air, je sens que le soleil commence à cogner.

Découverte de Liberty Island. Vue panoramique sur la skyline. Purée que c'est beau. Miss Liberty : qu'est-ce qu'elle est belle. Comme je l'ai réservé à l'avance, je visite donc le petit musée : Bof ... avant d'attaquer les 136 marches qui mènent à la plateforme du socle.

Je prends tout mon temps à la Statue de la Liberté dont je visite le piédestal. Les ouvertures de la plateforme sont minuscules et ce n'est pas très large. Par chance, à cette heure là, il n'y a pas trop de monde. Ensuite, c’est Ellis Island où je passe quelques heures , car je trouve le musée hyper intéressant.

Je ne retourne à Manathan que vers 15 h … Une fois débarquée, je longe la promenade de Battery park qui me mène jusqu’à North Cove, la petite marina surplombée par l'immense verrière qui renferme des palmiers comme j’en ai rarement vu. J'en profite pour faire une pause glace car l'endroit est climatisé et dehors, c'est la fournaise.

Je poursuis par Ground Zéro. Devant le site en travaux je pense aux tours que j’avais vues au même endroit en mai 2001 et je visite St Paul Chapel : émouvant les témoignages des pompiers et des familles. Le petit cimetière attenant semble d'un autre temps avec ses vieilles pierres tombales. C'est un lieu paisible et j'y fais des découvertes intéressantes... trop long à raconter....

Poursuite de mon exploration : le Woolworth Building : très belle architecture. Mais j'aurais bien été voir à l'intérieur. Impossible. J'essaie d'amadouer le Cerbère, je lui montre le contenu de mon sac, mon passeport. Ben NON !!! NIET !!! Tout comme pour les autres buildings et immeubles d'habitation. Impossible de photographier les halls somptueux, même en demandant la permission avec un beau sourire.

Trinity Church : jolie avec ses vitraux. Je suis surprise de voir une telle merveille ici, à New York. Comme on se prépare à commémorer le 11 septembre, il y a des rubans partout sur les grilles. Et comme je suis très solidaire, je vais m'en procurer un que je noue aussi...

A partir de Trinity, je "plonge" dans Wall Street . Me voilà dans l'antre de la finance mondiale. Au Stock Exchange, je me fais photographier avec des policiers . Cool.

Cà y est. Je suis dans l’antre de la finance mondiale. Wahou …. Impressionnant.

De contours en détours je découvre le Vieux Manhattan, celui de Peter Stuyvesant et des premiers new yorkais. Hélas, les petites rues pavées aux maisons typiques autour de Faunces Tavern. J'ai plaisir à me perdre. Je navigue sans carte, allant de surprise en surprise : Pearl Street : une rue pavée avec des vieux lampadaire. Plein de tables car plein de restaus. Dommage, çà gâche un peu l'esprit des lieux.

Je ne sais pas trop comment me voici arrivée à Bowling Green, devant le Charging Bull . Je veux faire ma petite photo quand je me retrouve nez à nez avec un mec qui a des serpents autour du cou.Je me trouve mal, mais alors vraiment mal, au point que je dois aller m'assoir dans le petit square juste à côté. Je hurle " enfoiré". J'ai la phobie des serpents et je peux même pas les voir en photo. Alors en vrai et bien vivant....

Après avoir repris mes esprits, je remonte sur Broadway à la recherche de la bonne ligne de métro, car la fatigue me gagne et je ne me sens pas le courage de marcher davantage aujourd’hui, bien que j’aie encore pas mal de choses à voir dans les alentours. J’ai les pieds en cloques et j’inaugure la boîte de Compeed de retour à l’hôtel.

MERCREDI 31 AOUT 2011

Grand beau temps, très chaud mais ciel voilé.

Aujourd’hui je prends mon temps et je descends à South Street Seaport (métro ligne 2 arrêt Fulton Street).

La promenade de Fulton jusqu’à la jetée est agréable car il n’y a pas grand monde et les terrasses ne sont pas encore en place. En fait, la veille j’étais tout près de ce secteur qui est le prolongement de Pearl Street. Mais la fatigue m’a fait renoncer. Pas grave … Il reste quelques traces de la tempête Irène comme en témoignent les sacs à l’entrée d’une boutique de la zone piétonne.

Le quartier a été très bien restauré après avoir failli disparaître. J’adore le style de ces vieux bâtiments. Et puis, dans le port, il y a des vieux bateaux dont certains contrastent avec les immeubles à l'architecture quelque peu futuriste.

Je me promène un peu dans le centre commercial de Pier 17 qui est climatisé. J'y découvre une super boutique d'articles de Noêl qu'on peut personnaliser. Ça fait des petits souvenirs sympas. Ça s'appelle Christmas in New York".

Je fais un petit break sur une terrasse pour grignoter et prendre le soleil. Je trouve l’ endroit très sympa. Je regarde le pont de Brooklyn au loin. Hélas, il est bâché à cause des travaux. Mais ça ne m’empêchera pas d’y aller prochainement

Je remonte ensuite jusqu'au City Hall où il y a un petit parc avec une très belle fontaine. C'est très agréable.

Pour la deuxième partie de la journée je reprends le métro pour monter magasiner et flâner sur la 5ème avenue. Au moins, çà, ce sera fait. Je passe donc l'après-midi à déambuler sur Lexington, Madison, Park Avenue. Que des petites adresses chics et pas chères ...lol

Je m’offre une petite part rêve chez Tiffany : une mug en porcelaine de Chine et une petite babiole en argent. Je ne crame pas trop la VISA, seulement 300 dollars : allez acheter des fringues chez Abercrombie un peu plus bas et vous dépenserez beaucoup plus, comme j'ai pu le constater en regardant les prix. La photo avec le beau mec de l'entrée du magasin, ça, c'est gratuit !.

Chez Tiffany, l’ambiance du magasin est feutrée et les clients y sont choyés. Vous n’appuyez même pas sur les boutons de l’ascenseur. Un liftier le fait pour vous. Il y a aussi un petit salon pour faire une pause. Le top du raffinement. J’aime beaucoup. Ça me fait penser au magasin Fortnum and Mason à Londres (où le seul truc que vous pouvez vous offrir, c'est un pot de confiture ou une boîte de thé...ndlr)

Ensuite, un petit crochet pour goûter à Central Park où j'ai vu les calèches. Je ne fais pas la promenade car c'est très cher.

Un coup de soleil plus tard, je ne résiste pas à la visite de FAO Schwartz. Trop bien la nursery des poupées avec la dame en infirmière (je l'avais vue à la télé dans un documentaire sur New York). Trop bien aussi l'accueil des grooms à l'entrée. Whaouh le rayon des peluches !!! Et que dire du rayon LEGO avec Indiana Jones grandeur nature .... Au premier étage se trouve le rayon des Muppets. On peut fabriquer sa propre marionnette. Quelqu’un est là pour vous y aider. Trop bien ! Et que dire du rayon confiserie du rez-de-chaussée avec les sucettes géantes et les bonbons de toutes les tailles et de toutes les couleurs. C'est irrésistible. Avis aux parents : préparez vos dollars !...

Après ce passionnant intermède, je poursuis en déambulant dans le coin. Prada, Vuitton, Chanel... Que de belles vitrines et si originales pour certaines qu'elles valent bien une petite photo.

Je lève les yeux car il y partout des belles façades ouvragées. Aux principaux carrefours, des policiers en gants blancs font la circulation. Surprenant. Il n'y a plus çà chez nous.

Et puis j'arrive enfin au Waldorf Astoria. J'y entre en toute décontraction.Me voici dans le plus bel hôtel de New York, un des plus beaux hôtels du monde. Je m’assieds et m’enfonce dans un des fauteuils moelleux du hall principal. C’est un moment délicieux.

Je reste de longues minutes à contempler le décor somptueux , à commencer par la fabuleuse horloge qui trône fièrement au centre de la Réception. Après quoi, je décide de partir en exploration.Me voilà dans devant des escaliers. Je n’hésite pas. Je monte et j’arrive à l’étage du restaurant et des salles de réception qui sont ouvertes. Je croise un membre du staff et je lui demande si je peux visiter et prendre quelques photos. C’est OK. Je peux aller où je veux . Apparemment je suis chanceuse aujourd’hui.

QUE DU BONHEUR !!!! Je déambule dans les couloirs. Il n'y a personne. Je suis seule au monde. Je savoure ces instants. C'est grandiose. J'adore.

Je finis cette journée épuisée et pleine de courbatures, mais super contente.

JEUDI 1er SEPTEMBRE 2011

Et dire qu'avant de partir, je faisais la fière avec mes sandales spécial trek urbain !! Je ne sais pas si c'est la lourdeur du climat, mais je ne sens plus mes jambes et une tortue pourrait presque marcher plus vite que moi .

Il n’empêche : une fois de plus je me lève tôt (vers 7 h) et après le petit-déj, je pars « goûter » l’ambiance matinale dans le quartier (j’adore) avant de filer à l'Empire State building.

Il est un peu plus de 9 h quand j’y arrive. Là aussi contrôle draconien pour accéder aux ascenseurs. Mais comme il n’y a pas foule, en un quart d’heure, l’affaire est réglée. Une fois sur la plateforme du 86ème étage, c'est que du bonheur.

Après l'Empire State building, cap sur le Flat Iron, dont j'aime beaucoup l'architecture. Mais comme je prends les chemins de traverse, j'arrive dans le quartier de Gramercy Park. C’est un endroit très privé et hors du temps que j’ai la chance d’explorer en compagnie d’une charmante habitante des lieux qui en a la clé. Je découvre ainsi des trésors de verdure et de bâtiments.

Après 1 heure dans cette oasis de calme qui ressemble à un quartier anglais, je reviens sur mes pas et je me pose au Madison Square Park pour déjeuner en compagnie d'écureuils farceurs. J'arrive à en caresser un. Trop mimi. Mais çà ne dure qu’une fraction de seconde. Ils sont rapides comme des éclairs. Le déjeuner du jour se compose de spécialités italiennes que je suis allée acheter au super marché italien juste de l'autre côté de la rue. Je me régale, là, sur mon banc, en compagnie des écureuils.

Je passe l'après-midi qui est déjà bien avancée au Rockfeller Center. Flute de Zut !!! J’ai zappé Limelight Market , ce centre commercial qui a été aménagé dans une ancienne église !!! Bon … ben se sera pour un autre jour …

Au Rockfeller Center, le contrebas de la plaza est envahi par les terrasses (c’est très cher de s’y poser boire un verre). J’ai de la chance, car c’est la fin de l’après-midi et les parasols sont repliés. Si non, çà gâche singulièrement la perspective. J’essaie de faire quelques images correctes de cette statue de Prométhée et de sa fontaine que je trouve superbes.

Sur un côté du patio, il y a un petit marché fermier qui se termine. Attiré par une bonne odeur de fromage, je ne résiste pas. Ainsi me voilà à déguster du fromage fermier accompagné d'un petit verre de vin de Long Island, en plein New York. Un pure délice. Elle est pas belle la vie ?

Après la nourriture corporelle, retour à la nourriture spirituelle. Je tente de décrypter les quelques détails de la façade qui sont à portée de mon objectif (un 28-600 m).

Pour finir, je souhaiterais monter au Top of the Rock, mais il y a un queue assez longue : au moins 2 ou 3 groupes attendent de pouvoir entrer. Pas grave. Je reviendrai.

Je rentre l’hôtel à pied . C’est à 15 minutes de marche.

VENDREDI 2 SEPTEMBRE 2011

J'ai quelques cartes à poster, je commence la journée par General Post Office avant de filer dans le quartier de Chelsea que j'ai décidé de visiter.

Je commence par visiter Chelsea Market où j'arrive vers 10 h. Il n'y a pas encore foule. Je peux observer les artisans au travail : le boulanger à son fournil, des cuisiniers japonais préparant des sushis... tout ce petit monde travaillant derrière de grandes baies vitrées.

J'achète de quoi pique niquer avant d'enchaîner avec la promenade de la Highline. C'est un chef d'oeuvre de réhabilitation de friches industrielles.

Je poursuis la journée dans la zone résidentielle de Chelsea, aux petites rues calmes. C'est très plaisant. Il y a aussi des galeries d'art. Malheureusement, aujourd'hui, beaucoup sont fermées. Malgré tout, en ouvrant bien grand les yeux, on peut voir des choses intéressantes, voire carrément insolites.

Je pousse jusqu'à un "monument" du quartier : le Chelsea Hotel, ancien repère des artistes et écrivains bohêmes. Je franchis la porte et un gardien très mal aimable m'interdit d'aller plus loin. C'est interdit !!! Mais j'explique que c'est pas marqué sur la porte que l'hôtel est en réfexion car il y a visiblement des clients. Le monsieur ou, devrais-je dire, l'espèce de pittbull, le prend très mal. Inutile d'insister.

Une fois terminée la visite de Chelsea, je rentre à l'hôtel pour un petit break, mais c'est surtout pour changer de chaussures avant de repartir chez MACY'S : mon sentiment : bof !! Je me fais tout de même maquiller en vue de la soirée comédie musicale que j'ai réservée.

En fin d’après-midi, visite de la Public Library, GRANDIOSE. Je passe de salle en salle et je suis scotchée par la richesse de la déco. Quel bonheur çà doit être d'étudier dans ses lieux ...

Derrière la bibliothèque, il y a Bryant Park, mon gros coup de coeur : on y voit des joueurs d'échec et une bibliothèque en plein air. Là aussi, c'est que du bonheur.

Soirée comédie musicale. Je dois être au théâtre pour 19 h. Ensuite, balade sur Times Square dont je ne me lasse pas de l’ambiance. Ce n’est qu’à 5 mn de « chez moi », j’ai pas de métro à prendre, alors j’en profite à fond, et je rentre …vers 2 h du matin. Sister Act, c'était génial ; j'étais dans les 5 premiers rangs.

Demain Samedi, c’est "ma grande journée" au MET.

SAMEDI 3 SEPTEMBRE

MA journée au Metropolitan Museum. Comme d’habitude, je me lève tôt après une nuit assez courte (eh oui : rentrée à 2 h du mat). Je voudrai arriver au musée pour l’ouverture vers 9h30 – 10h. Je prends le métro ligne R arrêt 5th av/59th street. Mauvaise pioche : je dois me faire la remontée de Central Park Est jusqu’à 82nd street et çà me coûte plus d’un bon kilomètre.

Pas de queue à l’entrée du musée.

Je sais les départements que je veux voir en priorité et dans lesquels je veux prendre mon temps, donc j’ai juste à prendre un plan. Seulement voilà, le musée est immense et certains départements ne sont pas accessibles cette semaine (c’était pas indiqué sur le site du musée). Adieu donc le département de la mode qui est fermé et la collection Lehman qui est en restructuration.

Je ne sais pas trop comment, je me retrouve aux Arts Décos du 18ème siècle. Dans cette section, les intérieurs de certains hôtels particuliers et de châteaux européens ont été reconstitués avec du mobilier d’époque. C’est top génial pour moi car j’adore ce siècle. Comme il n’y a pas grand monde, je papote avec la Volontaire qui surveille les salles. Elle me dit très heureuse de parler avec une française sur un sujet qu’elle affectionne elle aussi. Nous voilà donc parties sur un délire au sujet de Louis XV - in English please. Cela suscite l'intérêt de quelques visiteurs qui nous posent des questions et j'entends des français dire "elle peut pas traduire la jeune??" Ben... demandé sur ce ton, allez vous faire voir ! Je poursuis la visite par la section des peintres impressionnistes du département peinture : le MET possède quelques tableaux intéressants : Renoir, Monet, Van Gogh...

Un de mes objectifs du jour c’est aussi le département des antiquités grecques et romaines.

Whaow, whaow, whaow… Je ne m’attendais pas à voir une collection d’une telle richesse !!! Des fresques en provenance de Pompéi, des bijoux, des bustes en marbre de toute beauté ....

Je finis la visite du musée par le département « arts décos américains » : on circule dans des intérieurs de maison reconstitués. Ces salles sont en enfilade autour d’un magnifique patio recouvert d’une verrière qui crée un magnifique puits de lumière. Il fait bon s’y poser C’est vraiment très bien fait et çà me permet de m’initier à l’histoire et à l’évolution du mobilier et des objets américains. J’adore !!

Après un tour au bar de la terrasse du musée qui surplombe Central Park et qui est blindé de monde, je passe par le monumental temple de Dendur où il y a foule. Il est plus de 17 h quand je sors du musée.

Je suis lessivée. J’ai mal partout, surtout dans le dos. Je peine respirer et j’ai peine à marcher, même après avoir changé de chaussures (j’étais bien inspirée d’en avoir embarqué une deuxième paire dans le sac à dos). Après avoir tenté vainement d'arrêter un taxi à la façon des new yorkais, je dois me résoudre reprendre le métro sur Lexington Avenue, avec une correspondance pour la 42nd street pour rentrer (car cette portion de la 5th avenue n'est pas desservie par le métro).

J’ai tellement mal que je demande l’adresse d’un kiné à la réception de l’hôtel. Ils ont les coordonnées d’un kiné qui peut se déplacer, mais à 150 dollar la consultation, je préfère prendre une douche bouillante et avaler des Advil et voir si çà ira mieux le lendemain.

DIMANCHE 4 SEPTEMBRE 2011

Je suis tellement claquée que je ne me lève que vers midi. J'ai loupé la messe de 9 h 30 à Harlem. Je souhaitais aller à cette heure là pour me mélanger aux fidèles et ne pas être cantonnée direct dans "la tribune des touristes". Je reviendrai....

Après ce réveil difficile et un petit-déj avalé à Times Square, je prends la ligne de métro n°2 arrêt Clark Street, à Brooklyn. Sur place, j'enchaîne les rues : Pierrepont, Willow, Orange, ... J'adore le calme et les jolies maisons avec jardinet de ce quartier. Je fais ensuite promenade des Heights jusqu'à Fulton Ferry Landing, puis Brooklyn Bridge Park qui est en partie fermé car il y a eu des gros dégâts lors de la tempête...

En fin d'après-midi, je passe le Brooklyn Bridge qui est en travaux à pied. Pas top pour les photos, mais il y a quand quelques beaux points de vue.

A la sortie du pont, je me dirige sur Chinatown où je découvre un monde extraordinaire plein de couleurs et quelque peu mystérieux si j'en juge par les denrées inconnues que je vois sur les quelques étales de marchands et dans les boutiques. Je me perds joyeusement, et j'arrive au plus grand temple bouddhiste d'Amérique du Nord. On me laisse entrer. J'y médite quelques minutes et je fais une offrande avant de sortir. J'ai été chanceuse car il paraît que ce lieu n'est pas toujours ouvert et qu'il faut faire des pieds et des mains pour pouvoir le visiter.

Je file ensuite sur Colombus Park qui est très animé ce dimanche. J'écoute un orchestre de musique traditionnelle et sa chanteuse, je croise des moines et un prêtre shinto, j'assiste à une leçon de taÏ shie... J'adore...

Je démarre la soirée dans Little Italy qui est collé à Chinatown. Rien de bien transcendant dans ce coin-là : avec les restaus plus ou moins bons, c'est un vrai piège à touristes. Je me commande une glace en italien et là, on m'explique que les italiens ont migré dans le Bronx et que c'est là-bas que je pourrai parler la langue de Dante en dégustant de la bonne cuisine traditionnelle. J'en prends bonne note... En attendant, ce soir, c'est salade grecque et falafel dans un restau yiddish près de l'hôtel. Je me régale...

LUNDI 5 SEPTEMBRE 2011

C'est la fête du travail américaine. C'est donc jour férié.

Aujourd'hui, au programme, c'est Soho et Greenwich. Je prends le métro ligne A, mais je pourrais aussi prendre la ligne C.

A soho, je fais le tour des cast iron buildings. J'ai le routard à la main pour repérer les plus bâtiments, mais je ne suis pas longtemps l'itinéraire proposé, si bien que je me retrouve dans une caserne des pompiers dont une partie est aménagée en musée. C'est très émouvant. Je jette aussi un oeil à quelques unes des nombreuses galeries d'art. Et puis en marchant, je finis par me retrouver dans Greenwich.

Voilà un quartier que j'aime beaucoup. Je me promène dans Commerce street et Bedford street. Certains endroits sont très calmes. Il y a plein de jolies maisons et plein de jolis jardins bien cachés; aussi il faut bien regarder.

Me voilà dans Washington Square dont une partie est en réfection. C'est plein d'animations. J'adore. Non loin se trouvent les bâtiments de l'Université de New York.

Entre University Square et 5th avenue se trouve les Washington Mews. Cette étonnante petite rue est là, coincée, à l'écart de l'agitation et de la circulation. J'apprécie le calme et le charme de l'endroit.

Je reprends le métro en fin d'après-midi et j'ai dans la tête de me pointer à Top of the Rock pour voir le coucher du soleil. Pas d'attente pour monter. Toujours les contrôles draconiens. Le spectacle commence dans l'ascenseur avec un son et lumière. Arrivé en haut, c'est tout simplement magique...

Je ne sais pas combien de temps j'y passe, mais il fait bien nuit quand je redescend. Comme je suis tout près, je profite de l'occasion pour aller faire de la photo de nuit. Et bien sûre, comme chaque soir, je finis sur Times Square dont je ne me lasse pas....

MARDI 6 SEPTEMBRE 2011

I 'm singing in the rain Just singin' in the rain What a glorius feelin' I'm happy again I walk down the lane With a happy refrain I'm singing and dancing in the rain lalalala

Il ne fait pas un temps à mettre un touriste dehors, mais crotte de bique ! C'est pas cette maudite pluie qui va entamer ma bonne humeur et je fais quelques pas de claquette sur Broadway....

Ils sont trop cool les new yorkais. Ils sont "happy". Faut voir cette marée de parapluies. Faut éviter les grosse flaques d'eau et je fais "holé" chaque fois que je traverse en évitant de me faire arroser....

Aujourd'hui, c'est donc activités d'intérieur, dont shopping.

A 10h j'ai rendez-vous pour visiter le Radio City Music Hall. On n'est pas nombreux dans le groupe. On a donc droit à une visite presque VIP. La salle de spectacle de 6000 place est très impressionnante. Et avec les anecdotes du guide, je me régale.

Ensuite, je descends voir les buildings de Midtown. J'entre dans le hall du Chrysler puis je file visiter Grand Central Station. Je suis archi trempée. Du coup, je reprends le métro pour rentrer à l'hôtel. Le temps de me sécher et de me changer, et je repars pour une séance de magasinage. C'est les soldes de Labour Day et je vais dévaliser le magasin AEROPOSTALE de Times Square. Chez AMERICAN EAGLE, tout à côté, on peut se faire prendre en photos pour voir ensuite sa bobine affichée quelques secondes sur le panneau American Eagle de Times Square. Bon, ben moi, vue mon allure d'épouventail, je n'ai pas pris la photo de ma photo. Ce sera pour une autre fois. En attendant, je préfère me rentrer à l'hôtel où c'est "happy hour". J'en profite pour dîner. Soirée lecture....

MERCREDI 7 SEPTEMBRE 2011

Le temps est couvert, il bruine, mais il ne fait pas froid... J'enfile mon super poncho rouge souvenir du park Astérix et je prends le métro pour monter sur Central Park West.

Je fais une petite incursion dans le musée d'histoire naturelle (celui qui figure dans le film "Une nuit au musée"), et je fais une petite photos des squelettes de dinosaures qui trône dans le hall d'entrée.

Ensuite je prends mon temps pour regarder les belles façades le long du park, dont le Dakota building qui est remarquable. Je perds un peu dans le quartier où l'on peut voire de très belles brownstones.

Dans l'après-midi, j'ai juste le temps de traverser Central Park pour passer de l'autre côté qu'il se met à pleuvoir. Je m'abrite au musée Guggenheim. Vu de l'extérieur, ça ressemble à une grosse tasse posée sur sa soucoupe. A l'intérieur, les lignes sont très sobres, très belles. Vu le temps qu'il fait dehors, j'ai tout le loisir de les admirer, mais pas trop envie d'aller plus loin car l'entrée est assez chère et je suis pas fan de peinture contemporaine.

Après la pluie, le beau temps. Je retourne dans Central Park. Je file jusqu'à la fontaine de Bethesda qui est très jolie et qu'on voit souvent dans les films et les séries US.

Hélas, l'éclaircie ne dure pas et je reprends le métro pour rentrer.

JEUDI 8 SEPTEMBRE 2011

C'est ma dernière journée. Il fait de nouveau beau et chaud, alors je remonte me perdre dans le West End. Pour la première fois de ma vie je croise un dog watcher qui promène plusieurs toutous en laisse.

A un carrefour, j'assiste à une scène surréaliste : en plein milieu, un monsieur tente d'arrêter un taxi en brandissant son parapluie. Je fais alors ce que j'espère être le cliché de l'année...

Je continue ma promenade, sans but précis, juste pour le plaisir. En fin d'après-midi, je me retrouve sur Grand Army Plaza. J'en profite pour entrer dans l'hôtel Plaza, et comme c'est l'heure du thé, je m'offre un petit moment de détente dans le magnifique jardin d'hiver, sous la verrière. 20 dollar le thé, mais pour ce prix-là, j'ai des petits fours délicieux, un thé qui n'est pas en sachet, un service top classe... et un pianiste qui joue en live.

Je redescends tranquillement le long de 5th avenue, et je m'arrête à la boutique Build a Bear. Je n'ai jamais vu un endroit pareil. Le concept : on prend une enveloppe de peluche qu'on fait fourrer, on met un petit coeur dedans en faisant un voeux, puis on passe au rayon habillage pour choisir des vêtements, des chaussures et des accessoires. Puis on passe au dressing pour habiller le nounours. Après le passage en caisse, on peut éditer un certificat de naissance. La boutique de New York est sur 2 niveaux. Autant dire que je ne sais pas quoi choisir et que j'y passe un bon moment. C'est l'occasion d'une grosse rigolade avec des touristes sud américains. Tu me prends en photos, je te prends en photo....

Retour à l'hôtel tranquillement pour déposer la boîte. Puis dernière soirée sur Times Square. J'y croise des marins américains en uniforme blanc impeccable, comme dans les films. Je leur demande si je peux poser avec eux pour une photo. On fait la photo. J'explique " I am French"... Ah ... Paris ... On sympathise et on passe la soirée autour d'un hamburger/frites/ coca... Mais ce qui me touche le plus, c'est qu'il y en a un qui va m'acheter un nounours en peluche en tenue de base ball. Je rentre très tard car je savoure à fond cette dernière soirée.... assurément la meilleure de tout mon séjour....

Demain vendredi, j'ai la matinée libre avant de filer à l'aéroport.

...

Voilà : c'était le récit de mon séjour à New York en 2011 J'espère ne pas vous avoir trop ennuyé.... Depuis, je suis aller explorer Washington et j'ai fait un road trip en Californie. Mais je retournerai à New York, dès que je le pourrai....

Suite affaire NDS remboursement de l'APST English translation pending
by Morabob · 2013-07-31 · 149 replies
Bonjour à tous Depuis de trop longs mois l'affaire du fiasco des croisières NDS se poursuit, la justice a pris son temps mais à ce niveau là c'est terminé, les derniers documents demandés pour le remboursement sont parvenus à l'APST . En ce qui me concerne il y a tout juste 1 mois. Il serait grand temps que l'APST joue enfin son rôle : celui du remboursement !!!! Est-ce un assureur digne de ce nom ou un spéculateur jouant la montre, que tous ceux qui ne veulent pas rester les bras croisés abreuvent de mails, courrier ou par téléphone cette soi disant association professionnelle de SOLIDARITE du tourisme. A bientôt Morabob
Voyage dans l'Ouest américain San Francisco-Las Vegas English translation pending
by Djlevar · 2013-07-31 · 8 replies
Bonjour, Souhaitant faire un road trip dans l'ouest américain avec ma petite famille (2 enfants de 5 et 7 ans) en avril 2014, j'ai essayé de faire un planning de ce qui pourrait être fait en prenant exemples sur ce qui existait déjà sur ce forum. Néanmoins, j'ai fait quelque changements pour lesquels je souhaiterai avoir vos avis: faisable, pas faisable, trop rapide.... 17/04/2013 Jeudi Paris-San Francisco 18/04/2013 Vendredi San Francisco 19/04/2013 Samedi San francisco 20/04/2013 Dimanche San francisco-Big Sur (Monterey carmel...) 21/04/2013 Lundi Big sur - LA (Venice beach; hollywood…) 22/04/2013 Mardi LA (Universal) 23/04/2013 Mercredi LA - Kingman (Route 66, Calico...) 24/04/2013 Jeudi Kingman - Grand canyon 25/04/2013 Vendredi Grand canyon - Monument valley (Hélicoptère matin) 26/04/2013 Samedi Monument valley - Page 27/04/2013 Dimanche Page Bryce 28/04/2013 Lundi Bryce - Las Vegas (Zion en passant sans randonnée) 29/04/2013 Mardi Las vegas - Death valley 30/04/2013 Mercredi Death Valley - Las vegas (Cirque du soleil) 01/05/2013 Jeudi Las vegas 02/05/2013 Vendredi Las vegas-Paris

Je vous remercie par avance de vos retours et de vos bonnes idées. 😉
Récit de voyage à Cuba, juillet 2013 English translation pending
by Jordanscam · 2013-07-28 · 28 replies
13/07/2013 – 11h30 Départ pour Cuba !!! Avec Yanis. Vu mon petit incident au Bénin, j'ai préféré sécuriser Yanis et choisir pour une fois de voyager avec une agence. J'ai choisit Allibert, une agence d'éco-tourisme. Nous allons nous retrouver dans un petit groupe, dont je sais déjà qu'il y a une maman avec sa fille de 11 ans. Voyage spécial famille :) Je ne pense pas voyager souvent comme çà, question budget, mais je pense que c'est une bonne alternative avec un enfant. Nous verrons bien. Let's go to Havana !!!

14/07/2012 – 6h15 Réveil de bonne heure. Décalage horaire de 6h qui rend maboule ;) On a du se coucher à 10h du soir (4h du mat. En France)... J'ai comme çà le temps d'écrire un peu sur la soirée d'hier. Nous sommes 4, ce qui pour moi est génial ! Une autre maman et sa fille, habituées à se laisser guider totalement dans leurs voyages, alors que pour moi, c'est dur, et pour Yanis, carrément nouveau. Mais Yanis est content de pouvoir poser pleins de questions à notre guide, Alejandro (alias Alex). La Havane : comme je l'imaginais, vieille ville coloniale, en ruine ou très mauvais état dans certains quartiers, en pleine rénovation dans d'autres : magnifique !!! Nous sommes dans un superbe hôtel colonial restauré, tout près du vieux quartier. Chose étrange, nous sommes samedi, c'est les vacances, mais vraiment pas grand monde dans les rues. Alex nous a dit que la saison des pluies (et il avait plu ce jour), et le week-end, les familles restent chez elles. Étrange, je ne voyais pas le caractère cubain ainsi, mais plutôt fêtard ! Que de belles voitures américaines, c'est un régal. L'atmosphère cubain est là, çà c'est sur …
GoVoyages: modification de billet d'avion English translation pending
by JoW1 · 2013-07-27 · 45 replies
Bonjour à tous,

J'étais censé partir à Katmandou il y a 2 jours (le 25 Juillet). Dans le RER B vers CDG je me suis fait volé mon passeport, et je n'ai donc pas pu prendre l'avion. J'ai immédiatement contacté GoVoyage, mais je n'ai jamais eu la réponse qui devait me parvenir dans les 6h.

Comme mon voyage est à but humanitaire, je bénéficie de la procédure d'urgence pour refaire un passeport ; j'aurai le nouveau mardi.

J'ai passé plusieurs heures à essayer de joindre GoVoyage (au moins 5h de téléphone...) pour modifier mon vol aller. Rien n'y fait. Je possède un mail signé de la part de Qatar Airways (la compagnie aérienne) indiquant que c'est à GoVoyage de modifier mon vol, et que GoVoyage possède ce pouvoir. Qatar Airways m'a indiqué que je devais insister auprès de Govoyage jusqu'à obtenir la modification.

Cette affaire est sérieuse ; je suis co-responsable d'une mission sanitaire et je suis attendu à Katmandou avec les médicaments que je suis censé apporté dans la région de Ganesh Himal. Cependant GoVoyage ne veut rien entendre. J'ai passé plusieurs appel à leur "Service annulation" (01 70 60 77 11) mais chaque conseiller (quand je réussi, après 10 appels en moyenne, à en avoir un) me répond quelque chose de différent, du style 1) GoVoyage ne fait jamais de modification. Ah bon, c'est marqué sur notre site internet ? Alors c'est qu'il n'est pas à jour.2) On ne peut rien pour vous après votre départ. Ah bon, vous nous avez contacté avant celui-ci? 3) On ne peut rien faire, mais voyez avec Qatar Airways.

Quand je demande à parler à un responsable, je suis mis sur attente puis déconnecté.

Je ne peux même pas prendre un vol aller indépendant car cela aboutirait à l'annulation de mon vol retour. Mon vol retour n'est cependant pas encore annulé (j'ai vérifié avec Qatar Airways), c'est pour ça que je dois à tout prix modifier mon vol aller.

Si vous avez la moindre information me permettant de modifier mon vol aller, je vous serais extrêmement reconnaissant de m'en faire part.

Merci d'avance, Bien sincèrement, JW.
Le Mozambique en 10 points... English translation pending
by Saint · 2013-07-17 · 28 replies
Le Mozambique en 10 points. Juin 2013.

-1 Le climat. La période la plus propice pour une visite du pays est sans nul doute mi juin, mi juillet. C'est le début de l'hiver austral. Les journées sont toujours ensoleillées et les températures sont douces voire fraîches la nuit. Prévoir une petite laine.! Seul point ennuyeux, le soir arrive vite. A partir de 16 h30 le soleil décline fortement et, à un peu moins de 18 heures, vous serez dans le noir.

2- les transports. Les locations de voitures sont chères. Il faut en effet compter 100 euros par jour en moyenne. Il est préférable de trouver un loueur à Joburg s'il consent à vous laisser partir au Mozambique. Mais ils rechignent souvent à cause des risques encourus. Vols et casse. Le train est quasi inexistant pour les voyageurs sauf sur la portion Nampula/Cuamba. Reste donc les bus. Plutôt en bon état et relativement confortables pour les grandes compagnies. Si vous venez d'Afrique du Sud, INTERCAPE est représentée au Mozambique et dessert de nombreuses villes jusqu'à Beira. Le Nord reste ignoré. D'autres compagnies comme GREYHOUND ou LTC , Inter City...sillonnent le pays jusqu'à Beira également. Plus au nord cela devient compliqué. Le coût des transports , sans être très onéreux , n'est quand même pas faible. Pour avoir une bonne idée des prix, il faut compter un peu plus qu'un Mtz du kilomètre. Ça sert de base de négociation avec les chauffeurs de camion qui parfois abusent. C'est INTERCAPE, compagnie Sud Africaine, qui pratique les prix les plus élevés. Choisir l'autobus comme mode de transport impose de se lever tôt. Les départs s'effectuent généralement à 4 heures du matin, quelque soit la destination. Dès 21 heures les transports en commun doivent s'arrêter. C'est la loi; les bus ne roulent pas la nuit. Donc , il faut se lever TRÈS tôt... Un peu dur quand on est en vacances. Une autre solution consiste à emprunter les mini- vans locaux. Les "chappas". Ils partent quand ils sont pleins ( donc patience) . Aux mêmes prix que les bus, ils sont nettement plus inconfortables et il ne faut pas craindre la promiscuité. Vous serez souvent très entassés dans ces petits véhicules .On traite mieux le bétail en Europe.!!! A l'instar d'autres pays africains, ça frise parfois le délire. De surcroît, les arrêts sont innombrables et parfois votre patience sera mise à rude épreuve. Enfin... il reste l'alternative de dénicher un "privé" qui offre des places dans sa voiture personnelle. Ou un de ces énormes camions qui sillonnent les routes. C'est tout à fait possible. Il faut "simplement " le trouver. Mais vous apprendrez vite où vous poster pour avoir une chance de les récupérer au passage. Et sachez que vous aurez à payer le prix de votre transport. C'est la régle dans ce pays même avec une voiture privée. N'écoutez pas systématiquement les conseils des locaux qui vous invitent toujours à rejoindre les arrêts de bus traditionnels. Ce ne sont pas obligatoirement les meilleurs endroits. Fiez-vous à votre bon sens et à votre expérience. Les chauffeurs roulent plutôt vite sans qu'il y ait pour autant beaucoup d'accidents. Les véhicules sont globalement correctement entretenus et les pannes moins fréquentes que dans nombre de pays de l'Afrique de l'Ouest. Mais elles existent bien sûr, et dans ce cas les dépannages sont toujours longs et fastidieux. Regardez l'état du véhicule avant de vous engager. Il y a quand même des " poubelles" ambulantes.

Les routes, dans le sud du pays sont en bon état. Les pistes sont assez bien entretenues et ne posent pas de difficultés en dehors de la saison humide. Cependant, certains tronçons comme INCHOPE / Beira sont une calamité. Vous comprendrez , après un séjour au Mozambique, ce que " nids de poule" veut dire. !!

L'avion est un moyen commode d'éviter les longues et fastidieuses distances. Mais ça c'est vrai partout. La seule différence ici, ce sont les prix plutôt élevés des vols intérieurs. Exemple: Linchinga >> Maputo c'est 360 euros.

3- la sécurité- la santé. Pas de problèmes majeurs si on excepte les revendications parfois violentes de la RENAMO qui, à l'approche des élections présidentielles, refait parler d'elle. Cela semble être cependant un épiphénomène. Bien sûr, il y a une population importante de jeunes désœuvrés, et, comme partout, un peu de délinquance mais rien de bien méchant. Des vols bien sûr, mais jamais je n'ai entendu parler d'agressions. Il suffit de respecter les règles de bon sens et tout se passe bien. Les Mozambicains sont plutôt accueillants et globalement polis. La police est omni-présente sur les routes et les contrôles fréquents. Il s'agirait, dit- on, d'arrondir les fins de mois... Mais personnellement , je n'ai pas constaté de cas de corruption. Elle m'a cependant été confirmée plusieurs fois.

En cas de gros pépin de santé, il est préférable de songer à un rapatriement. Les services hospitaliers ne sont pas engageants et il y a un déficit de médecins, compétents ou pas..! Les pharmacies ne possèdent pas les médicaments de dernières générations voire même les plus usuels. Il faut enfin savoir que le paludisme est actif dans tout le Mozambique . Un traitement à la Savarine ou Malarone est préconisé. A minima munissez- vous d'un répulsif.

4- l'hôtellerie C'est le GROS point faible du pays. L'énorme point faible devrais- je dire..! Il y a une offre hôtelière mais les prix sont indécents pour le confort proposé. Les habitués de l'Asie et de ses prix doux seront affolés du rapport qualité- prix. C'est un des plus mauvais que je connaisse. Les hôtels d'entrée de gamme offrent des chambres à 20 euros en moyenne, qui sont la plupart du temps exécrables, voire immondes... Exiguës, spartiates, sans salle de bain privative et sans petit déjeuner. ( voir mes posts à ce sujet). La gamme moyenne se situe entre 50 et 80 euros. Et à ce prix là, n'espérez pas du luxe.. Vous vous demanderez parfois si on ne se moque pas ouvertement de vous en visitant certaines chambres. Ensuite les prix montent en flèche...

5- la restauration. Ne vous attendez pas à faire de sublimes gueuletons, dans des restaurants de rêve avec une vue imprenable sur la mer. C'est une configuration plutôt rare. Sauf peut-être à Vilanculos dans quelques hôtels luxueux tenus par des Sud africains. Au Mozambique, tous les menus se ressemblent étrangement. Ce sera poisson ou poulet accompagnés de riz, d'un peu de salade et de quelques frites. Pas mauvais en soi mais pendant 3 semaines ça peut lasser. Rien de gastronomique ni de raffiné dans cette cuisine qui sert essentiellement à remplir les estomacs. On ne sert jamais de porc et le bœuf est rarement proposé. On trouve de la bière partout. La 2 M. ( Mac Mahon) en bouteille de 55 cl est la plus consommée . Son prix moyen est de 40 Metzical soit 1 euro. Elle est plutôt bonne. Vous trouverez aussi du vin Sud Africain mais jamais bon marché, et bien sûr, de l'eau capsulée et des sodas. Pour un repas dans un petit resto local compter environ 200 Metzical soit environ 5 euros. ( Sans la boisson) Mais je le répète, à ce prix là, pas de nappe blanche sur votre table ( façon de parler..) Le café est souvent fait à partir de poudre additionnée d'eau bouillante. Pas si mauvais si nous n'êtes pas un réel amateur d'expressos crémeux. What else..? Une exception notable.. Vous trouverez d'excellents Cappucino au Kilimanjaro Café à Vilankulos.. Et du WiFI gratuit.

6- l'électricité et vos chargeurs. L'Internet et le wifi. Le téléphone. Les prises électriques sont la plupart du temps compatibles avec les standards européens. Pas de besoin d'adaptateurs donc. Cependant vous trouverez quelques prises d'origine sud-africaine. Dans ce cas, il faut un connecteur spécial . On peut trouver ça sur place et bien souvent les hôtels ou restaurants sont à même de dépanner. L'Internet se développe mais le Wifi reste très rare. Vraiment très rare et quasiment toujours payant. Certains ne comprennent même pas la signification du mot.. A tous les " connectés" en permanence, prudence donc, car vos habitudes seront bousculées. Sauf à posséder une carte sim intégrée à vos E Devices..

Vous trouverez facilement des cartes SIM pour quelques euros et les vendeurs de recharges pullulent. VODACOM et MCEL sont présents dans tout le pays avec peut-être une meilleure densité d'implantation pour VODACOM.

Tout le monde ici possède au moins un tel mobile.. Mais l'Iphone n'a pas encore conquis le pays. Samsung domine largement avec NOKIA .

7- la vie quotidienne - la religion. Au Mozambique , comme dans la plupart des pays africains, on se lève tôt. Pratiquement avec le soleil. Il est fréquent de voir des femmes se rendre aux travaux des champs dès le lever du soleil. On croise aussi, de bon matin, de longues cohortes de jeunes enfants qui partent à pied, le long des routes, à l'école. Peu de bicyclettes et peu de motos. Les accidents de circulation ne semblent pas fréquents, même si, l'alcool et le cannabis restent assez consommés, et généralement les conducteurs sont plutôt prudents. Le niveau de vie moyen n'est pas très élevé. 150 à 300dollars mensuels en moyenne. Un chauffeur expérimenté de gros camion ira jusqu'à 8 ou 900 dollars par mois. Peu de gens parlent anglais ce qui parfois est une source de complication.

C'est surtout le christianisme qui domine bien sûr. Mais on trouve aussi une communauté islamique qui n'a aucune crainte d'afficher ses principes religieux. Port du voile et fréquentation de mosquées ne semblent poser aucun problème dans le pays.

8- les distractions. Pour les gens du pays il y en a peu mis à part le restaurant. Les boîtes de nuit, peu nombreuses, sont fréquentées par des jeunes qui parfois veulent arrondir leurs fins de mois. Certaines jeunes femmes, pas toujours les plus jolies, ne semblent ni farouches ni très regardantes. Les touristes étrangers disposant d'un bon budget trouveront des endroits de plongée encore presque vierges. Et si vous disposez d'un véhicule personnel, vous aurez le loisir de visiter les parcs nationaux. Ce qui n'a pas été mon cas.!!! Il y a aussi , bien sûr, quelques belles plages, malheureusement peu entretenues.

9- l'argent Vous trouverez des distributeurs d'argent un peu partout. Visa et Master Cards acceptées. Nombreuses enseignes de banque. Barclays, Standard bank, BCI, et la BMI Millénium, la pire de toutes en matière de service rendu. Elles ouvrent en général vers 8 heures et ferment à 15 heures. Si vous prenez du cash, optez pour la FNB ( First National Bank) qui ne prend pas de commission sur l'opération de conversion. (Pour mémoire , en juin 2013 , un euro valait 40 Metzical ). C'est le moyen le plus simple et le plus sûr pour le change. Si vous avez recours à des bureaux de change, il est presque toujours plus intéressant de changer à Maputo pour avoir un taux plus intéressant. ATTENTION aux changeurs dans la rue...!!!!! Pour vous appâter , ils vous proposeront un taux toujours supérieur à celui du cours. Mais dans l'échange, certains billets sont subtilisés avec brio et quand vous vous en rendez compte il est évidemment trop tard. Les escrocs ont complètement disparu..

10- Mon avis personnel. Les Mozambicains sont plutôt gentils, assez accueillants . Je n'ai jamais subi de désagréments ni senti d'agressivité . Cependant, cela ne compense pas les énormes lacunes en matière touristique. Hôtels souvent indigents, transports compliqués, nourriture plutôt basique et sans variété. Les paysages et distractions offertes sont bien en deçà de l'investissement consenti pour visiter le pays. C'en est parfois si navrant que je ne conseille pas le Mozambique. Sauf si l'inconfort régulier ne vous rebute pas ou si vous prévoyez un gros budget..! En résumé, n'allez pas dans ce pays avec votre petite copine et sa grosse valise pleine de fringues. ( Excusez la caricature..) Ce n'est pas le bon endroit.. Et pour les autres, qui pensent être bien aguerris, ceux que la fatigue et le manque de confort ne rebutent pas, je vous conseille toutefois d'y réfléchir à deux fois. Il y aura des moments difficiles..! Cependant, si vous voyagez seul ( c'est plus simple pour les transports mais plus cher pour l'hébergement) et que vous avez une bonne expérience des pays africains vous ne ne trouverez pas le Mozambique plus compliqué que les autres pays déjà visités. Personnellement , et en guise de conclusion, c'était mon deuxième et dernier voyage au Mozambique. Je n'y retournerai plus. Pas assez de retour sur investissement. Seule la partie Nord offre un intérêt à mes yeux ainsi que tout se qui se situe à l'ouest de Nampula. Sans oublier Ilha de Mozambique bien sûr.!!! L'on peut donc très bien arriver par le Malawi et repartir en Tanzanie par Pemba. On gagne du temps, on économise de l'énergie et on ne perd pas grand- chose.
Pelni La (pou) Belle (Indonésie 1999) English translation pending
by Naps · 2013-07-13 · 9 replies
Un texte tiré de mon blog, je me suis bien marré à l'écrire et j'espère que vous en ferez de même à le lire...

PREMIER TOME, CHAPITRE III

La frontière indo-malaise... Je la passai sans peine, à bord d'un beau bateau en bois. Le douanier moustachu m'appose le tampon d'entrée, tout va bien, il ne me reste plus qu'à attendre le ferry qui est censé m'emmener, pour ceux qui dormaient lors du précédent chapitre, de Bornéo à Sulawesi. Ch'ais pas pourquoi mais je me dis qu'il va être en retard... En me promenant dans le port j'avise un panneau où il est écrit « désolé, le bateau est en retard de... », mais rien de précisé. M'ouais, pour qu'ils soient allés jusqu'à faire un panneau à ce sujet m'est avis que les retards en question doivent pas être rares et même fréquents, ça confirme mes craintes. Et, le temps s'écoulant sans voir le bout d'une proue pointer le bout de son nez, mes craintes se trouvent en effet, et justifiées, et confirmées, et entérinées. La salle d'attente est bondée d'une joyeuse pagaille. Ça clope bien sûr dans tous les coins et dans tous les sens, ça tchatche assis sur les bancs en plastiques durs ou par terre, la marmaille crie et court un peu partout, les déchets, jetés n'importe où et n'importe comment, s'amoncellent rapidement. J'avise une place de libre et m'installe, espérons que l'attente ne dure pas trop parce que le plastique dur précédemment cité n'est pas très confortable pour mes petites fesses qui, pour jolies qu'elles soient aux dires de certaines, n'en sont pas moins pas très rembourrées. Je suis le seul pâlot et bien sûr je ne passe pas inaperçu, et très vite me voilà à donner quelques interviews car les indonésiens sont extrêmement curieux à notre sujet. Les sujets évoqués sont souvent les mêmes, à savoir en premier lieu de quel pays on vient, son nom, si on est marié et si on a des enfants ; et en second lieu des questions d'ordre plus général sur la vie dans les pays occidentaux, notamment l'histoire des quatre saisons. J'ai remarqué que ça les travaillait beaucoup car eux n'en ont que deux, la sèche et la mouillée, et puis ils ont du mal à conceptualiser la notion d'hiver. Quand je leur explique que c'est comme le compartiment à glace d'un frigo mais à grande échelle, et que, s'ils veulent venir un jour dans nos pays (vu que ça aussi ça revient souvent dans les conversations et que c'est même carrément un de leurs grands rêves), il faut qu'ils commencent par s'entraîner à dormir dans ledit compartiment, je déclenche des mouvements d'horreur, eux qui ont froid dès que la température descend en dessous des 28 degrés. Tout d'un coup ça commence à s'agiter et je comprends que le paquebot est là. J'ai dit paquebot ironiquement, mais en fait c'en est bel et bien un qui s'offre à mon regard médusé, j'en tombe à la renverse ! Oui, un bateau de croisière, comme dans la série bien connue, un vrai de vrai avec sept ou huit ponts, ben ça alors, j'aurais pas cru... Made in Allemagne m'apprend-on fièrement, gage, s'il en est, de sérieux. Et de maintenance indonésienne, ajouté-je en mon for intérieur, là ça doit être un peu moins sérieux à mon avis... Le bateau accoste, bon, allez, on y va. Mais en fait non, on peut pas y aller, l'accès à la jetée est barrée par de grandes grilles. Toute la foule se presse, dans une ambiance très cage aux fauves, et ça pousse, ça pressurise, ça bain de foule à qui mieux mieux, mais en pure perte car ça passe quand même pas, c'est bel et bien bloqué d'une barrière infranchissable en métal forgé à toute épreuve d'un bon quatre mètres de haut. Des gens commencent à descendre et certains indos, des jeunes bien sûr, escaladent déjà les grilles et se précipitent à l'assaut. J'en vois même un qui est en train de grimper par la corde d'amarrage, ça n'a l'air de rien en le disant mais imaginez-vous quand même que la corde en question n'est pas droite mais en position oblique (donc le gars monte couché les quatre fers en l'air), et que le fier pourfendeur des océans fait huit étages de haut... Puis soudain comme une clameur, on vient de lâcher les fauves, les grilles ont été ouvertes ! Ça court dans tous les sens, ça se précipite à hue et à dia, la bousculade est inimaginable pour l'occidental non averti et seuls les hommes valides y participent, on n'y voit ni un vieillard, ni une femme, ni un gamin. C'est qu'il faut être costaud pour cette confrontation, t'as pas intérêt à tomber mon pote car tu te retrouverais piétiné en deux-deux. Tu joues ta vie quoi... Vu d'en haut ça ferait comme un grand V à l'envers formé de centaines d'individus, V qui se rétrécit devant la passerelle d'abordage et ondule au gré, non pas du vent, mais des efforts des composants du V pour se frayer un passage. La raison de cet empressement c'est qu'ils veulent tous choper un bon coin dans la classe économie, et quand on sait que la compagnie vend plus de tickets qu'il n'y a de places on comprend cet empressement. On le comprend par contre moins quand on voit la fameuse classe mais n'anticipons pas, nous n'en sommes pas encore arrivés à ce stade du récit... Kelas ekonomi comme ils disent, pas cher, pas de numéro, pas de lit, pas de matelas, compter dix euros ou moins par vingt quatre heures, c'est la classe qu'utilisent la majorité des indos. Si vous aviez vu la tête que je faisais au milieu de tout ça ! C'est que je m'étais bêtement laissé happer par la marée humaine et n'avais plus eu d'autre choix que de suivre la vague, une fois entré dans le maelström on ne le quitte plus... Une petite anecdote mignonne : sur les escaliers qui mènent au saint des saints (le pont économie) il y a un garde avec un gros bâton qui latte tout le monde sans distinction. Bim Bam Boum, tiens père/oncle/frère aîné et le reste de la famille, ça va t'apprendre à vivre ! Comme dit plus haut vu que j'étais encore bleusaille dans cet exercice de survie en milieu hostile je m'étais mis dans la première mêlée, sans réfléchir, l'instinct grégaire du mouton de Panurge à l'état pur quoi. Et je vois le moustachu avec son bâton, mal engagée l'affaire. Arrive mon tour, il lève son bâton, je me crispe pour accompagner le coup et... il m'épargne, magnanimité probablement due au fait que je suis un bule (prononcez boulé, ça veut dire albinos ou face de craie, c'est comme ça qu'ils nous appellent). En tout cas, quand on voit ça alors qu'il s'agit simplement de monter à bord, on peut imaginer ce qu'il se passerait s'il y avait un vrai problème et que leurs vies étaient réellement en jeu. Remarque, si le bateau coulait je verrais assez bien les employés fermer les portes du pont économie (comme dans Titanic) parce que de toute façon il n'y a pas assez de places dans les canoës de sauvetage. Ils le font d'ailleurs tout le temps lors du contrôle des billets après chaque escale, au mépris de toutes les règles de sécurité (il faut dire à leur décharge qu'il y a beaucoup de gruge), une raison de plus qui explique pourquoi lors de mes voyages ultérieurs j'avais intégré qu'il valait mieux dormir au niveau du pont supérieur. Ben oui, s'il y a un problème pas de cohue, je suis juste à côté des chaloupes, il a l'air bête comme ça le naps mais il gamberge quand même un peu des fois. Une raison de plus dis-tu naps ? Mais quelles étaient les raisons premières ? Ah c'est bien, y en a au moins qui suit ! Les raisons premières, elles sont évoquées, et même dévoilées, n'ayons pas peur des mots, dans ce qui suit... À force d'embarquements tous plus chaotiques les uns que les autres, et après certaines expériences de voyage dont il va être question, j'avais fini par comprendre qu'en fait il faut laisser passer la première vague de locaux et que ça ne sert a rien de s'affoler pour les places. Parce que tu dors où tu peux, mais surtout pas au pont économie. Ça crie et ça braille jusqu'à pas d'heure, et à cinq heures et demi du mat' ça redémarre avec la télé à fond, le premier réveillé l'allume. C'est parti, tout le monde se lève, retour à la case cris et braillage. Ils fument tous comme des pompiers, crachent partout et jettent leurs détritus où bon leur semble, et si t'es pas loin des chiottes t'as gagné le pompon, tu pourras chanter de tête « le bruit et l'odeur » à la fin de la traversée. Ça pue, il fait chaud, vraiment pas l'idée qu'on se fait d'une croisière dans l'archipel indonésien qui, comme il est pourtant écrit dans les prospectus touristiques qui se respectent, est « le plus grand archipel du monde dont chaque île est comme une perle qui s'égrène sur une mer d'émeraude ». Z'ont pas du voir les employés balancer les sacs d'ordures à la baille ceux qui ont écrit ça ! Je me rappelle, la première fois que je les ai vus faire... Le gars ficelle de gros sacs poubelle, après avoir balayé un peu partout et réuni, sans mentir ou presque, des tas d'ordures si hauts qu'on dirait des immeubles, puis, par une écoutille au préalable ouverte, balance le tout à l'eau. J'ouvre des yeux effarés et le gars me regarde, ben quoi, qu'est ce qu'il y a le bule, t'as jamais vu ça ou quoi ? Ben non, j'avais jamais vu ça... Un peu partout dans le bateau il y a des panneaux où il est écrit « ne jetez pas les ordures à la mer », mais je crois qu'ils auraient dû ajouter « laissez nous donc le faire pour vous, chers estimables et estimés passagers ». Et plus tard, en discutant avec des gens qui habitent des îles plus ou moins sur le parcours de ces tas de ferraille et d'immondices flottants, j'apprendrai que souvent les sacs en question se retrouvent éventrés sur les plages, sympa... Une fois que tu t'es trouvé une place peinarde dans un couloir tu y installes ta natte que tu avais achetée au préalable, et là tu es déjà un peu plus au calme (si tant est que tu as réussi à trouver un coin pas trop bondé). T'as pas de natte ? Quel étourdi tu fais ! Ben va falloir dormir à même le sol alors... Remarque normalement d'après le règlement, qu'il m'a été donné de lire, chaque passager en classe économie a droit à un matelas gratuitement. Mais tu connais la différence entre la théorie et la pratique, et souvent l'équipage les loue. Quoique des fois en la jouant fine j'ai eu réussi à en obtenir un sans payer, mais encore faut-il qu'il en reste car c'est loin d'être toujours le cas. Bon, après tout ça y a le problème de la bouffe... Il faut avant la traversée avoir eu la présence d'esprit d'acheter des provisions, sinon on est condamné à faire la queue misérablement, dans une atmosphère de réfectoire de prison et de loi de la jungle car ça coupe la file d'attente à tout va, pour obtenir le Saint Graal, à savoir : un peu de riz blanc, deux haricots cuisinés à l'eau et une tête de poisson. La visite des cuisines est par contre hautement recommandée si on a sa bouffe et en conséquence pas besoin de manger ce qui sort de ladite cuisine. Notamment les cuistots, bottes en caoutchouc aux pieds, ça vaut le coup d'œil ! Ensuite, la douche... Les douches économie font plus penser à des chiottes qu'autre chose, là par contre je te les recommande pas. Les douches des troisième classe, un peu mieux mais encore assez réminiscentes d'un lieu d'aisance, le problème étant que les indos, quand ils ne pissent pas directement dans l'entrée (sur le mur ou par terre, ça dépend de la sensibilité de chacun et tous les goûts sont dans la nature), ont la sale habitude de pisser dans la douche (sans la rincer bien sûr), au lieu d'aller pisser dans les toilettes qui sont juste à côté, va comprendre pourquoi. La bonne combine : les douches de l'équipage au deuxième pont. Les seules à être relativement propres, car d'une part comme ce sont les leurs ils y font gaffe, et d'autre part la populace ignorant leur existence se trouve par là même dans l'incapacité d'y exporter son incontinence. Une fois ces formalités accomplies tu vas voir venir à toi les locaux, si ce n'était déjà fait. Ils travaillent en équipe, quand l'une a fini de t'interviewer une autre arrive, l'ennui étant que les questions sont quasiment toujours les mêmes. Au début c'est rigolo mais au bout de la dixième escouade ça lasse un peu dirais-je. Le problème c'est que je n'ai pas le cœur de les rabrouer. Déjà ils ont de tels sourires désarmants que je n'arrive pas à les envoyer promener, et puis je me dis que je suis dans leur pays, qu'ils n'ont pas souvent, si jamais, l'occasion de rencontrer un étranger, qui plus est un spécimen qui parle leur langue, et aussi que, si pour moi c'est la ixième interview, pour le ou les gars qui sont en face c'est la première. Soupir, allons-y... Et ne crois pas y échapper en faisant semblant de lire. J'ai essayé, ça les arrête pas, le keum te chope le bras : hé mister, mister s'appelle comment ? Mister vient d'où ? etc. Si tu fais style tu dors ça peut marcher, mais c'est pas gagné non plus. La seule chose qui les stoppe à coup sûr c'est si tu manges, parce que chez eux c'est pas poli de parler à quelqu'un en train de se sustenter, sauf que tu imagines bien qu'on ne peut pas se livrer à cette activité toute la journée, surtout si on a vu les cuisines quelques lignes plus haut. Après, des fois on rigole, et pas qu'un peu ! Un petit pot pourri des sujets de discussion ? Je vous préviens, ça va chauffer, j’espère que les enfants sont couchés. Et quand à vous, tenez-vous bien... Donc après les questions d'usage sur la famille etc. (voir plus haut), ça dégénère assez vite sur en dessous de la ceinture, sujet qui les intéresse vivement s'il en est, on pourrait même dire que ça les passionne (normal vu qu'il s'agit de passion). Pour commencer ils te demandent souvent si c'est vrai que chez nous les filles sont gratuites et que l'amour est libre. Et de là ça enchaîne... Dis mister, chez toi quand vous faites Tac Tac, vous faites ça n'importe où dans la rue ? Meuhhh non, quand même, on n'est pas des animaux ! Hé mister, c'est vrai que vous les bules vous avez des bicous plus gros que les nôtres (ça, ça les travaille à mort) ? Ben je sais pas, j'ai jamais vu les vôtres... Le mien, il est comme mon gros orteil mister ! Et moi mister, le mien il fait 12 centimètres ! Ah oui, en effet... Mais toi mister le tien il est comme le bras, je l'ai vu dans les films ! Attention, les gars que t'as vu dans ces films c'était pas moi, et puis moi il est comme ma cuisse, comme le bras c'est petite taille ! Là le mec te regarde avec des yeux mi-admiratifs, mi-horrifiés, et tu te sens obligé de lui dire que tu plaisantais... Une autre : mister, comment on fait pour tenir longtemps quand on fait Boum Boum ? Parce que moi deux minutes et c'est fini, j'arrive pas plus... Du coup on se lance dans un petit cours sur le sujet, mais que je ne rapporterai pas ici parce que je sens que je vais me faire engueuler. Des fois ça dérive sur le : mister connaît l'huile de cobra ? Nan, c'est quoi ? C'est de l'huile qui vient des USA, on s'en badigeonne le tchitchou et il devient plus gros. Je viens d'en acheter une bouteille, qu'est-ce que mister en pense ? Fais voir... Sur la bouteille on lit les précautions et recommandations d'usage mais, même si les ricains prennent parfois des libertés avec la version oxfordienne de leur langue, c'est écrit dans un si mauvais anglais que je doute que ça provienne des États-Unis... Autre variante, bio celle-là : mister, tu connais les feuilles de l'arbre machin chose qu'ils ont en Irian Jaya ? Non, c'est pour quoi ? Ben tu t'en enveloppes le zbibou et après un moment il double de taille ! Ça a l'air pas mal, père devrait essayer ! Non, ma femme est plus toute jeune la pauvre (car le type en question devait bien avoir la cinquantaine), je peux pas lui faire ça !

Encore une : moi mister, quand je taquine la belette je mets deux capotes, comme ça mon truc il est plus gros ! Oui en effet, quelques microns de plus, y a pas de petit gain ! Il est temps de changer de sujet, pas que je me fasse accuser non plus de n'avoir que des conversations d'obsédé : mister, il y a le soleil dans le pays de mister ? Oui, bien sûr ! Et la lune ? De même ! Et les étoiles ? En effet ! Le gars ne dit plus rien, et je vois qu'il gamberge... J'ajoute, pour finir et avant qu'on ne me traite de raciste et/ou de je ne sais quelles bêtises, que je ne me moque pas des indos, je les aime bien, même si leurs manières puériles peuvent devenir un peu fatigantes à la longue. Nous aurions sûrement les mêmes conversations que celles évoquées plus haut si, comme eux, nous n'étions pas ou peu allés à l'école, avions été élevés dans un système où tout est fait pour éviter qu'on s'ouvre l'esprit, et vivions dans des îles où on est loin de tout et n'a aucune ouverture sur l'étranger. Et puis de toute façon, la valeur d'un homme ne se mesure pas au nombre d'années qu'il a passé à l'école, ni à sa fortune. C'est un peuple jeune qui adore se marrer, ils sont très demandeurs à ce niveau avec tout ce que ça implique de bon comme de mauvais (le bon c'est que la vie n'y est pas triste, le mauvais c'est que certains aiment bien se moquer et à fortiori des étrangers, et aussi qu’il y a un énorme manque de sérieux généralisé dans le pays avec les conséquences qu’on devine sans peine), et hyper bon public à tel point que naps et ses vannes à deux balles se prend des fois pour le comique du siècle. Une dernière, pour la route : mais vous savez les gars, chez nous nos femmes elles sont pas faites comme les vôtres en Indo ! Ah bon ? Ben oui, leur truc il est pas vertical mais horizontal ! Mais comment vous faites alors ? On se débrouille, on se met sur le côté, tout ça quoi... Ah dis donc, ça doit pas être évident ! Meuhhh non, je plaisantais voyons ! Et tout finit dans des rires, c'est l'Indonésie... Après tout ça une bonne nuit de récupération quand même, tu l'as bien méritée ! Quoique si tu te sens y a encore la séance de cinéma de vingt heures trente. Annoncée au micro, elle met en scène de belles actrices (dixit le message), et il s'agit ni plus ni moins d'un film de fesses. Oh, pas un gros truc bien hard et bien sale mais une bonne pellicule érotique de derrière les fagots, et de quoi se rincer l’œil comme tu peux imaginer. Je le sais de source sûre car j'en ai été spectateur, et gratuitement en plus, un soir où un membre de l’équipage m'avait invité à visionner l'un de ces chefs-d’œuvre cinématographiques. Ça avait été intéressant, pas pour le film, parce que ce genre de choses ne m’intéressent pas en tant que spectateur (je préfère être acteur, mais sans spectateurs, je sais pas si tu me suis) et que j’étais parti au bout dix minutes, mais bien plutôt pour l'ambiance, très masculine, très moustachue et très enfumée. En indonésien ils appellent ça un échauffement, échauffement pour quoi je ne saurais dire vu la promiscuité qui règne à bord et vu que les toilettes ne sont pas très inspirants pour une galipette à deux ou un soulagement en solo. Il est temps maintenant d'aller te coucher, tu as eu une journée bien remplie ! Vers quatre heures du matin le micro beugle en distorsion l'appel à la prière (où quasi personne ne va mais au moins les apparences sont sauves, faut pas oublier qu'on est en terre musulmane), puis sur le coup des six heures tes voisins d'infortune vont te réveiller car c'est l'heure du petit déj', qu'ils ne manqueraient pour rien au monde et on les comprend : du riz blanc mal cuit, un œuf dur et un peu de sauce qui pique, ça excite les papilles tout ça et il serait dommage que mister loupe ce mets de choix parce qu’il dort. Dans certains bateaux il y a une grande affiche avec des photos de types qui ont la tronche explosée, et pas qu'un peu. Commentaire en bas : voilà ce qui arrive aux pickpockets !!! Discussion avec d'autres passagers : oui, l'autre jour ils ont chopé un voleur et ils l'ont jeté par dessus bord. Mais ils ont quand même prévenu le Kapten (capitaine) le lendemain. Ah bin ça va, sauf que le Kapten il a pas détourné le bateau pour autant. Et même s'il l'avait fait, sans coordonnées GPS tu penses un peu s'il aurait trouvé le pauvre gars... Alors tu multiplies tout ça par le nombre de jours pour lesquels tu as signé et tu obtiens une croisière inoubliable, crois-moi. Surtout que je t'ai pas tout dit (et ne te le dirai pas quoi qu'il en soit, ça remplirait des volumes entiers), il y a aussi les armées de cafards, les escales, et bien sûr le meilleur pour la fin : tous les imprévus genre un moteur qui tombe en panne ou le bateau qui se tanque sur un récif de corail, voilà qui met du piment dans une vie jusque là un peu morne et tristounette... Quoi ? Tu veux que je détaille ? Soupir encore, j'aurais dû rien dire. Bon, allez, c'est reparti ! Alors les cafards, ou les blattes, je sais pas trop (je suis pas entomologiste), sont légions. Les gros on les voit rarement, ils se planquent dans la cale. Par contre il y a donc ces légions de plus petits, sont-ce leurs rejetons, ou sont-ce une autre espèce, va savoir, mais ce que je sais c'est qu'ils courent partout et que contrairement à leurs aînés ou cousins les gros qui, eux, ne sortent pas quand il y a de la lumière (d'où la bonne combine de dormir la lumière allumée quand on est dans une chambre qui en est infestée, merci qui une nouvelle fois ?), ceux-là ont du développer une photophilie et s'adapter au fait que la lumière ne s'éteint jamais à bord (je te l'avais pas dit ? Exact, voici donc l'oubli réparé) et sont actifs vingt-quatre heures sur vingt-quatre. C'est d'ailleurs à cette époque que j'avais pris le réflexe de vite refermer mon sac après l'avoir ouvert, pas envie d'avoir des passagers clandestins... Ce sont ce genre de choses qui nous rapprochent, nous les hommes des villes où la nature fait cruellement défaut et qui en sommes si cruellement coupés, de la même nature et de ses beautés insondables, sont-y pas mignons les petits cafardous ? Les escales, je m'en étais fait une justement pendant ce voyage et l'embarquement, vu d'en haut, ça valait vraiment le détour. Un ras de marée, un tsunami de têtes aux cheveux noirs essayant de monter à bord dans un beau ballet synchronisé en V majeur. Il y en a, les petits malins, qui essaient de tricher en escaladant la passerelle par les côtés. D'autres, arc-boutés sous leur charge, ne voient pas ce qui se passe devant eux mais poussent de bon cœur. Plus tous le reste de la troupe, sans oublier le moustachu bastonneur. Le plus surprenant étant que ça a l'air de bien leur plaire ce contact humain poussé à l'extrême, car on ne décèle que rarement de l'énervement ou des invectives. Bon et sinon, tu avais été au courant de l'Umsini qui s'était planté sur un récif de corail à Nabire en 2001 ? Je parie que non, en France ça n'avait même pas dû paraître dans la rubrique des chiens écrasés, pourtant ici je t'assure que ça avait été l'événement de l'année. Imagine l'Umsini en question, 140 m de long sur genre 30 ou 40 de large, 8 ponts, 2000 personnes à bord (enfin 2000 places, le nombre de passagers exact restant une inconnue dans cette savante équation), et évidemment tout l’équipement moderne qui va avec, GPS, cartes marines très précises etc. (t'es déjà allé dans la cabine de pilotage ? C'est intéressant), du bon matériel en somme. Seulement voilà, et désolé de persifler à nouveau mais tu commences à y être habitué, les officiers, je les connais les gabarits, ils sont souvent avec des filles. D'où je tiens cette information ? Je la tiens du fait qu'à ma grande époque (c'est à dire l'époque où la topographie de ces bateaux n'a plus eu de secret pour moi) je dormais quasiment à chaque fois dans le havre de paix et de tranquillité recouvert d'une moelleuse moquette qu'offre le petit couloir derrière leurs quartiers (au niveau du pont supérieur, ne t'inquiète pas, quoi qu'il arrive je ne suis jamais loin des chaloupes, je te l'ai déjà dit), et je voyais souvent passer ces messieurs avec des filles disons légères, pour ne pas dire de joie, d'après les locaux elles paient leur voyage en nature. Il m'a bien semblé voir aussi de la bibine, genre l'officier, dans son bel uniforme immaculé, une boutanche à la main et le rire gras, faisant pénétrer une créature (avant de pénétrer dans la créature j'imagine, mais je m'égare), que je subodorais n'être pas de sa famille, dans sa chambre. Et quel rapport avec l’affaire qui nous intéresse ? Patience, j’y viens… Tout ça pour dire que, malgré le GPS et tout le reste, ils ont trouvé moyen de planter leur paquebot sur un récif de corail et le rafiot resta là, plus possible de le bouger. Je subodore encore, et c'est là qu'intervient le persiflage précédemment cité, que le type en charge du bateau à ce moment devait soit être bourré, soit occupé à lutiner une petite, soit les deux à la fois, soit carrément déjà parti au septième ciel et dans ces instants-là, comme chacun sait, les responsabilités sont le cadet de nos soucis, ainsi est faite la race humaine (je me sens obligé de rajouter un peu de philosophie pour ne pas qu'on m'accuse d'évoluer au ras des pâquerettes, vu que je viens quand même de révéler certains aspects on ne peut plus triviaux de nos petites existences terrestres)... Gros titres dans les journaux, et grosse histoire au niveau national. Tentative de sortir le tcharafi, avec six cordes grosses comme le bras (je cite, d'après la feuille de choux), et devine quoi ? Elles ont cassé !!! Ben oui, pense un peu, six cordes pour un bateau comme ça, c'est comme si tu voulais tracter une voiture avec un fil à rôti... Le temps passa et ça a fini par faire une semaine que le machin était tanqué. D'après les journaux les passagers encore à bord (car ils n'avaient pas tous été évacués) avaient tout ce dont ils avaient besoin à disposition (nourriture, eau etc.), ce dont je doute fort. Pourquoi n'avaient-ils pas tous quitté le navire ? Paraît-il que c'était rapport à ce qu'ils avaient payé leur ticket jusqu'à Jayapura (qui était encore à facile un bon jour et demi de traversée) et qu'ils ne voulaient pas le perdre, parce que le service après-vente, tu me suis. Au final ils ont quand même réussi à sortir Umsini de sa prison corallienne, et il est parti à Singapour pour une révision. Pourquoi Singapour ? Ben c'est qu'il avait besoin d'une sacrée remise en état après toutes ces émotions et ma foi, les indos sont peut-être fiers de leur pays mais ils en connaissent aussi les limites au niveau fiabilité, si tu vois ce que je veux dire... L'intéressant c'est que je l'ai repris une fois cet Umsini, un peu après la catastrophe. Ce que j'y ai vu me fait dire qu'à mon humble avis les indos restés à bord lors des événements ont dû stresser, et pas qu'un peu, car tout était cassé, et pas qu'un peu non plus. Je sais que même dans les autres bateaux beaucoup de choses sont hors d'usage, comme les robinets que j'ai remarqué ne pas tenir plus que cinq ans après la mise en service (les ayant presque tous pris leurs tas de ferraille j'ai pu me livrer à quelques comparaisons, dans un esprit évidemment rigoureusement scientifique), les pommeaux de douche disparus, les portes qui ne ferment plus, les pissotières vrillées (ils pissent des cailloux les indos ? Non, je t'ai déjà dit qu'ils pissent dans les douches. Dans les pissotières ils vident leurs bols de nouilles, ça bouche, la maintenance débouche mais ça revide des nouilles et ça rebouche, et fatalement au bout d'un moment la maintenance aussi elle en a plein les nouilles et elle laisse tomber. Ensuite certains malins doivent s'amuser à finir le boulot et ça donne des urinoirs qui pendent sur leur tuyau d'évacuation) etc. ; mais là, c'était pas comparable. Car je l'avais déjà pris avant l'accident cet Umsini et donc je le connaissais, c'est le quatrième plus vieux de la flotte et partant de ce fait il était déjà bien moisi, mais pas à ce point : des tags partout, les lampes explosées, les parois des douches fracassées, les portes dégondées et pour se laver il n'y avait plus qu'un gros jerrycan qu'on remplissait au tuyau... Bon, je vous livre en vrac toutes ces considérations, mais je vais vous en demander à vous aussi de la considération, souvenez-vous qu'à l'époque où ce récit se déroule je n'avais pas été informé de tous ces paramètres vu que je n'en étais encore qu'à mon voyage inaugural. Et en conséquence je vous prierai de ne pas trop vous moquer de la maladresse dont je vais faire preuve dans les pages qui suivent, car j'allais de surprises en surprises, ou plutôt de chocs en chocs, retour à l'action proprement dite. Après avoir passé l'homme au bâton, et après avoir survécu à la montée de la passerelle comme certains survivent à la descente des marches à Cannes, je me retrouvai dans la place. Tout de suite j'essaie de monter sur les ponts supérieurs, probablement mû par une certaine intuition car je vous jure sur la tête de Pelni que je n'avais pas lu le texte ci-dessus. Le satpam (sorte de garde) m'arrête. Hep, mister va où ? Ben en haut, ça se voit pas ? Fais voir ton ticket ! Le voilà monsieur ! Désolé mister, c'est réservé aux passagers classe ! Là, je me sens obligé de faire une petite précision. Il n'a pas insinué que je n'étais pas classe, et n'aurait pas osé d'ailleurs vu ma prestance latine naturelle. Passager classe est une traduction littérale de l'indonésien et ça veut dire passager de première, deuxième ou troisième classe, par opposition au passager de classe économie que je suis et qu'ils appellent passager économie. Ce petit point de détail précisé revenons au récit... M'étant donc fait éconduire poliment il ne me restait plus, tel Daniel entrant dans la cage aux lions, qu'à prendre une grande inspiration et me jeter à l'eau du pont ekonomi. Bobobobobo, le tableau, comment vous décrire ça ? Ça va être dur car le vocabulaire humain est souvent trop limité par rapport la réalité… Il s'agit d'un grand dortoir, avec des séries de genre de strapontins surélevés (normal pour des strapontins me direz-vous, et vous avez raison) sur lesquels s'entassent des grappes humaines. C'est noir de monde, il y en a partout. Sur les promontoires comme j'ai dit, mais aussi à côté, en dessous, dans les couloirs, devant les chiottes, partout vous dis-je ! Plus des gens qui vont et viennent plus ou moins chargés de colis, sacs, ballots et que sais-je encore. Ça braille, ça hèle, ça rigole, ça fuse dans tous les sens, et bien sûr ça se moque de mister qui a l'air bien paumé au milieu de toute cette agitation baignant dans une atmosphère moite, mélange d'humidité, de fumée de kretek et d'autres fumets plus ou moins identifiables. Au moins la situation est claire, même si j'avais voulu dormir là-dedans j'aurais pas pu car il n'y a tout bonnement plus une place, sauf peut être un demi mètre carré pile à côté des latrines mais ça va, je passe mon tour. Je traverse tout l'étage, même constat partout. À l'avant du bateau il y a un escalier, mais il est bloqué par une grille cadenassée et les indos me disent : non mister, là c'est pour les passagers classe (même remarque que précédemment) ! Que faire ? Je tente les escaliers extérieurs, ça passe, j'arrive sur le pont supérieur. Je vais et je viens comme dit la chanson, c'est occupé partout sauf à des endroits en plein cagnard. Je compte trois portes, elles donnent sur des halls qui mènent aux escaliers intérieurs. Une a l'avant, elle est fermée à double tour. Une au milieu, elle est ouverte mais c'est, une fois de plus, noir de monde. Une à l'arrière, idem. Pas le choix, on va cuire au soleil… Je déroule mon tapis de sol, et me prépare à goûter un repos bien mérité après toutes ces émotions. De courte durée qu'il sera le repos, car voilà déjà la famille hello mister qui s'annonce. Ça démarre, au début ils me parlent timidement dans un anglais plus qu'approximatif et la plupart du temps limité à « where from ? » (d'où tu es ?) et « what is your name ? », quand pas seulement « name ? ». Puis ils se détendent quand ils voient que je maîtrise leur langue. Chouette, un mister qui parle indonésien ! Pour les conversations voir plus haut, je vais pas recommencer... Remarque, j'avais oublié de mentionner un autre sujet qui les intéresse particulièrement à savoir la question de l'argent. Bon ça va, j'ai compris, je reprends... Combien gagne mister ? Là c'est difficile de répondre. Je ne veux pas mentir mais je ne peux pas non plus le leur dire, pensez donc qu'un mois de SMIC de l'époque ça faisait plus qu'un an de salaire local. Il faut noyer le poisson : euhhhh ben tu sais, si je te disais combien on gagne chez nous ça te semblerait beaucoup, mais faut voir qu'en France tout est cher donc au final c'est un peu pareil, un café ça vaut tant, un paquet de clopes (la référence ultime dans le coin) c'est tant etc., et autres pirouettes du même acabit, la plupart du temps ça marche et ça me permet d'éviter de cracher le morceau. Et un dollar ça fait combien de roupies mister ? Je sais pas trop, chez moi on n'a pas des dollars, on a des francs ! Ah bon ? Je croyais que vous aviez des dollars. Mais vous faites pas partie de l'Amérique alors ? Pourtant vous parlez anglais ? Non, pas vraiment ! L'Amérique c'est le contient américain et nous c'est le continent européen, entre les deux y a genre 6000 bornes d'océan Atlantique. Et quant à la langue, on parle français. Tiens, écoute : je lui baragouine deux trois phrases dans notre belle langue, histoire qu'il comprenne qu'elle n'a rien à voir avec ce pauvre dialecte qu'est l'anglais. S'ils ne sont pas très calés en géopolitique, au niveau foot en revanche ils en savent beaucoup plus que moi qui ne m'intéresse pas du tout, mais alors pas du tout, à ce sport. Ils connaissent les noms de la plupart des joueurs des grandes équipes européennes et sont au courant des derniers matches de la ligue je ne sais quoi. En plus la France avec un grand F venait de gagner la coupe du monde, et le prestige des tricolores rejaillissait en plein sur ma modeste personne. Mister est français ? ZINEDINE ZI-DANE !!!!!!!! Plus connu que Chirac le Zinedine, et en plus il est musulman, d'où admiration-identification encore plus forte. Et ils ne comprennent pas que perso je m'en tamponne le coquillart de tout ça. Mister doit être fier d'être champion du monde ! Fier de quoi ? Moi je suis champion de rien du tout ! Mais si voyons, le pays de mister a gagné la coupe ! Bah ! J'ai rien gagné du tout, et d'une j'étais pas sur le stade, et de deux j'ai pas touché la prime ! Abîme d'incompréhension... Autre sujet d'interrogations, le billet d’avion. Il a coûté combien ? Là c'est plus facile, je dis la vérité tout en néguant (noyer en provençal) le poiscaille : je peux pas dire, je n'ai volé que jusqu'à Bangkok et j'ai fini par la route et la mer, atterrir directement à Jakarta ça revient trop cher ! OK mais quand même mister, vous avez des sous vous autres en Europe ! Oui, mais c’est pas tombé du ciel, figure-toi que par chez moi on bosse. Dans le temps on était aussi pauvres que vous, voire pire parce que chez nous il fait pas chaud toute l'année et que la nature est pas aussi généreuse qu'ici, il y avait même des famines. Ici, on plante une branche dans la terre et sans s'en occuper elle prend racine et donne un arbre. En France si tu veux des récoltes t'as intérêt à te bouger, et t'as intérêt à stocker en vue de l'hiver ! Pourquoi mister ? Pourquoi ? Tout simplement parce que l'hiver y a rien qui pousse, il fait trop froid. Vous ici, vous êtes des fainéants, je le sais, vous dites de vous-mêmes que vous avez la « budaya santai » (culture du laisser aller) ! Gros rires des locaux, ils savent bien que c'est vrai... Quand vous bossez une journée, le temps où vous travaillez vraiment c'est à peine une heure ou deux, et le boulot que vous faites il est pas droit parce que vous vous en foutez, vrai ou faux ? Re-rires... Si aujourd'hui vous avez bien gagné, demain vous n'irez pas travailler et vous vous la coulerez douce tant que les sous dureront, pas vrai ? Et dans les campagnes, souvent vous envoyez les femmes travailler les champs et vous les mecs vous restez au village à fumer la kretek et à boire du café, me trompé-je ? Ah ben dis donc mister, tu connais bien la culture indonésienne ! Connaître bien je sais pas, mais disons que je suis pas aveugle... Bon bien sûr je schématise, mais ce que je veux leur faire comprendre, sans rentrer dans un cours d'économie mondiale appliquée, c'est qu'on n'a rien sans rien et que c'est pas le tout que de vouloir avoir des sous, encore faut-il s'en donner les moyens. Oui, mais ici c'est dur mister, y a la corruption et tout le reste ! En France aussi il y en avait, seulement mes ancêtres se sont battus et ont fait des révolutions, et le gouvernement a été obligé de partager un peu plus équitablement les richesses. Vous ici vous êtes trop dociles, vos dirigeants vous marchent de longue sur la face et vous ne dites jamais rien, tout ce que vous savez faire c'est vos petits plans et vos petites combines en douce ! C'est vrai mister, mais quand même... Quand même de quoi ? Et les chinois alors ? - là j'enfonce le clou - Les chinois, ils sont arrivés ici en Indo à l'époque où la Chine crevait à moitié de faim, et ils avaient pas un radis. Et qu'est ce qu'ils ont fait ? Ils ont travaillé, et travaillé, et travaillé, comme des chinois quoi. Le résultat ? Beaucoup sont devenus riches alors que dans le même temps vous, qui êtes pourtant dans votre pays, vous n'avez rien fait et êtes toujours aussi pauvres, CQFD... Je comprends que vous n'aimiez pas trop bosser, mais dans ce cas il faut en accepter les conséquences et ne pas se plaindre ensuite ! En fait, jusqu'à il n'y a encore pas si longtemps ils acceptaient parfaitement vu qu'ils ne connaissaient que ça. Puis sont arrivés la télé, les films américains à deux balles, les médias, et ils ont commencé à voir comment on vivait dans nos pays. De là la donne a changé, sans parler du fait que tous ces films leur donnent une vision fausse de l'Occident car ce n'est pas tout le monde qui a une limousine de dix mètres de long et vit dans un duplex de 200 mètres carrés. Ils ne me croient d'ailleurs jamais quand je leur dis que je n'ai qu'un vélo, mister est riche et il a une belle voiture, c'est bien connu du reste, tout le monde sait ça en Indo. De nos jours Internet et les téléphones portables en ont remis une couche, mais en 1999 on n'en était pas encore arrivé à ce point et le moment n'est donc pas encore venu d'en parler... Dernier sujet d'importance, la religion. C'est quoi la religion de mister ? Oulalah, question difficile ! Disons que je suis croyant en ce sens que je suis convaincu qu'il existe quelque chose de supérieur à l'homme et que je respecte toutes les religions, mais je n'adhère à aucune ! Pourquoi ? Parce que même si la base est valable je pense que de nos jours elles sont toutes corrompues. Trop d'argent, trop de pouvoir, trop de combines, ça fait bien longtemps que le souffle des origines s'est perdu. Mais alors quand tu seras mort comment tu vas faire ? Elle va aller où ton âme ? Parce que si t'as pas de religion tu vas aller en enfer ! En es-tu bien sûr ? Pour moi on n'est pas jugé vis à vis de sa religion, mais vis à vis du bien et du mal qu'on a fait. J'ai rencontré des tas de croyants qui étaient de sales types, et en contrepartie des athées qui étaient de supers mecs ! Oui mister, mais faut quand même choisir une religion, c'est important ! Je vous fais grâce de la suite de ces discussions hautement théologiques, et notamment de la question de la pertinence ou non de la carotte et du bâton suivant les époques et les civilisations, une fois de plus un abîme d'incompréhension s'ouvre et laissons le Bon Dieu se gratter la tête pour savoir où il va me caser après ma mort... Et ainsi de suite, et ainsi de suite jusqu'à ce que, satisfaits, ils s'en aillent pour laisser la place à leurs confrères. Une équipe, une deuxième, une troisième et au bout de la je sais pas combientième je sature et déclare forfait, je m'allonge et fais celui qui dort... Un peu plus tard, tiens, des occidentaux ! Ils ont du monter à un port antérieur car je ne les avais pas encore vus. En anglais dans le texte : Salut ! Salut ! Les politesses d'usage puis on parle de trucs de blancs, de choses et d'autres comme on dit. Ils me demandent : mais tu dors où ? Ici même, sur ce tapis de sol sur lequel on est assis en train de cuire, et vous ? Nous, on est en première (mazette ! Me dis-je en mon for intérieur). Tu veux venir dans notre cabine ? Tu peux même prendre une douche si tu veux, on a une salle de bain. Ça c'est pas de refus, merci beaucoup, parce que les douches économie j'avais décidé d'en bifurquer ! Pas mal du tout ces cabines de première, si un jour j'ai une cops ça me dirait bien de m'en payer une, c'est romantique à souhait. Petite chambre à deux lits, salle de bain perso, tout ce qu'il faut pour ce genre d'aventure. Mais on n'en est pas là hélas, et après un moment je quitte mes hôtes et retourne à ma solitude (qui n'est pas si solitaire que ça si vous me suivez toujours). Viens l'heure de la graille et je descends à la cantine. Queue d'un kilomètre de long et vas-y que je te pousse et te repousse et te passe devant, sainte patience. Le résultat est une maigre et peu ragoûtante pitance que je mange, pas par plaisir mais parce qu'il faut bien se sustenter. Et ne me dites pas que je suis un blanquet délicat parce que les locaux eux aussi se plaignent, et ils ont raison, le prix du billet est quand même assez élevé en regard des standards locaux et sans aller jusqu'à servir des filets mignon il ne serait pas très difficile de faire un petit effort et de balancer au moins une mauvaise sauce pour donner un peu de goût… Une fois fini ce festin digne d'Épicure je rapporte, comme un bon petit occidental que je suis, le plateau repas en fer cabossé là où je l'ai pris et m'aperçois que je suis bien le seul car les autres ont été abandonnés ici ou là un peu partout, j'en verrai même dans les chiottes. Je remonte à mon palace sur le pont, le soleil a fini par tomber et la température aussi, y a du progrès. Ça repart de plus belle, mister par-ci, mister par-là, impossible d'être tranquille un moment. J'aimerais bien fixer l'horizon, les yeux perdus dans le vague, comme on dit dans les romans, histoire de voir l'effet que ça fait, mais impossible vous dis-je ! Tout d'un coup je me rappelle d'une conversation avec d'autres touristes qui m'avaient dit qu'ils avaient fini dans les cabines de sauvetage. Tiens oui, pas une mauvaise idée ça... Normalement l'accès en est interdit mais comme disent les indos : les règles c'est fait pour être transgressé ! Ahhhhhhhh, quel bonheur, enfin seul ! Je m'allonge et me détends…. Au bout de même pas cinq minutes : hello misterrrrr !!! Oh non, c'est pas possible, y en a qui m'ont suivi... Cette fois ça suffit, tant pis si je passe pour l’étranger mal poli de service mais fini les interviews, j'en peux plus. Les gars m'interrogent, je réponds pas, désolé, j'ai déposé le bilan. Je finis par m'endormir, avec le ciel pour toit, une banquette en fibre pour lit, et une bonne demi-douzaine d'indos autour de moi qui, ayant trouvé la combine bonne, ont décidé de squatter là eux aussi. Je passe sur la journée du lendemain parce qu'on m'a dit que dans les livres il fallait éviter les répétitions, paraît-il que ça lasse les lecteurs. Toujours est-il que les côtes s'annoncent, puis se dessinent pour de bon, et finalement nous voici arrivés au port de Pantoloan, à quelques kilomètres de Palu la capitale de la province de centre Sulawesi. Ça faisait déjà bien une heure que les indos s'entassaient devant les portes et jouaient au pousse-pousse, mais j'avais décliné l'offre et attendis sagement qu'on ait réellement accosté avant de me rejeter dans la mêlée, chat échaudé craint l’eau froide ! Pourquoi naps, pour descendre aussi c'est le foutoir ? D'après vous ? Sans commentaires, surtout que c'est plus coton dans ce sens vu les lois de la gravité... Une fois sur le plancher des vaches moins deux je l'embrasse, à l'instar de l'autre hypocrite que ses amis mafieux vont bientôt canoniser (quoi ? Je suis vraiment vilain de parler ainsi du saint homme et de la sainte institution qu'il représente ? Ouais t'as raison, j'espère qu'ils me donneront l'absolution quand j'expliquerai mieux le fond de ma pensée d'ici quelques chapitres). Je m'abstins toutefois, le sol étant, comme toujours dans ce genre d'endroit, vraiment trop immonde. Un mélange de boue, mégots de clopes, résidus de mouchages à la rugbyman et déchets en tous genres, tant pis pour la sainte canonisation. À ce stade je m'étais juré et, croyez-le ou pas, bien juré, que jamais au grand jamais plus jamais ça ! Sans savoir que c'était loin d'être la dernière, que je finirai par m'y habituer, par devenir un spécialiste de cet exercice de haute voltige, et même, même par apprécier... Et la Pelni me direz-vous ? Je vous l'ai déjà présentée en fait, et il n'a d'ailleurs été question que d'elle tout au long de ce chapitre, c'est le nom de la compagnie qui opère ces bateaux. Bon mais là pour l'instant ma préoccupation était de tracer la route le plus vite que possible, et d'oublier ce traumatisme dans mes petites îles avec vue sur l'équateur...

(à suivre...)
Vivre en pleine nature dans les Pyrénées et en Bretagne English translation pending
by Shortlife · 2013-07-13 · 75 replies
Bjr, alors voila, j'ai décidé de commencer par partir dans les Pyrénées et/ou en Bretagne. J'ai l'intention de vivre en pleine nature et de faire les courses en ville une fois par semaine. Pour l'instant je voudrais faire un mois dans les Pyrénées et un mois en Bretagne. Pour l'instant je ne sais pas encore ou exactement. Les Pyrénées je pense dans le Val D'Azun.

J'ai déjà bcp voyagé mais j'ai tjr étais assisté, donc la je veux être seul en pleine nature a des centaines de km des villes. Donc j'aurais aimé savoir comment s'organiser et comment vivre en marchant a peu prés tous les jours ?

J'ai fais une liste de mes équipements mais je ne vois pas trop comment m'organiser et si c'est réalisable sachant que je serais constamment en déplacement ... : micro pur forte, lessive, gourde, sac a dos imperméable, tente, vêtements, téléphone, couteau, trousse de toilette, chargeur solaire, serviette, sac de couchage, briquet, pq, nourriture et carte des Pyrénées et de Bretagne.

Que manque t'il dans tout ca ? De plus pour la nourriture pourrais je allais faire les courses une fois par semaine et quel sac a dos me faudrait t'il pour pouvoir mettre tout ces équipements plus un maximum de nourriture ? Et le plus important, comment je vais boire sachant que je consomme deux voir trois litres d'eau par jour ? Je ne trouverais pas des points d'eau tout le temps, de plus je risque de tomber sur des endroits ou des bêtes auront bu et je ne pourrais pas avoir des dizaines de bouteilles dans le sac ...

Alors voila j'ai surement oublié certains détailles mais je préciserais tout si besoin ^^ Merci de m'avoir lu.
Est-t-il encore raisonnable d'envisager un voyage en Egypte? English translation pending
by Tripulante · 2013-07-09 · 102 replies
Vu la tournure des événements récents et le risque de Syrianisation du conflit en cours, est t-il encore raisonnable d'envisager un voyage en Égypte dans les prochains mois ? Les images d'un pays en quasi guerre civile ne rassurent guère.... Avez vous d'autres infos que ces images que l'on voit en boucle sur BFM ? Merci.
Retour de trois semaines (Utah - Nouveau-Mexique - Colorado): court résumé et impressions English translation pending
by Itat · 2013-07-08 · 273 replies
Hello à tous!

Voilà le 6ème voyage dans l'Ouest se termine. Cette fois-ci il y aura un court résumé et pas de carnet car les photos ne s'affichent plus, vue le temps que ça prend de poster un carnet je m'abstiendrai donc vue le rendu... 😕

Alors mon voyage:

1. Arrivée Salt Lake - Nuit Orem

Voyage sur Delta pour le vol direct pour Salt Lake. Ecrans individuels, ça m'est arrivé rarement sur les vols Delta. Nourriture sans surprise, service à bord efficace mais sans surprises non plus. A noter, nous avons décollé de CDG avec 2h de retard à cause d'une panne dans le cockpit (panne mécanique dixit le commandant de bord...). L'attente fut longue car on était déjà dans l'avion. Finalement 1h de retard à l'arrivée. Immigration et douane passée en moins de 45 minutes. Voiture louée à un prix excellent chez Alamo 😎, aucun problème, je la rends tout à l'heure mais il y a bien écrit 0$ sur la feuille que j'ai signée.

2. Kodachrome Basin State Park

Rando de Panorama Trail. Superbe rando, un peu longue mais variée. La mise en jambes a été plutôt facile mis à part la chaleur. C'est LA rando à faire dans ce parc. Cheminées caractéristiques du parc, vues sur Bryce, secret passage, printed hands... Croisé juste un couple durant les 10km de cette rando...

3. Bryce Canyon

Réveil à 5h comme durant tout le voyage afin de marcher tôt le matin, en général je ressortais en fin d'après-midi. A la mi journée repos. Rando de Faryland Loop. Exceptionnel! Croisé personne sauf dans la remontée sur Sunrise Point. Après avoir fait Peek A Boo et Navajo Loop et Queen's Garden, je crois que c'est la rando de Bryce que je préfère car plus sauvage. Par contre c'est très montagnes russes et le dénivelé est important au final. Mais que du bonheur et des couleurs exceptionnelles au petit matin.

4. Capitol Reef

Plusieurs randos au programme:

Chimney Loop: on prend de la hauteur pour arriver à un point de vue qui domine la formation que l'on voit bien de la route. Belles vues sur Capitol Reef de là haut. Croisé personne.

Capitol Gorge: là j'ai un peu souffert de la chaleur, faut dire que c'était l'après-midi... Et puis dans ce "goulet d'étranglement" il faut dire que c'est "l'estouffade". Bon, on aboutit au niveau où il y a des inscriptions des pionniers sur les parois. J'ai continué jusqu'à l'endroit où il est sensé y avoir des "trous d'eau" dans le slickrock au-dessus de la gorge, mais tout était à sec. Pas une rando mémorable mais en général je préfère les vues en hauteur que me retrouver entre deux parois...

Cassidy Arch: faite tôt le matin. Que du bonheur! Seul durant TOUTE la rando. De belles vues sur les sommets de Capitol Reef, on aboutit ensuite sur du slickrock au-dessus de l'arche. Impressionnant. Une rando que j'ai beaucoup aimé.

A noter: lors de mon passage l'accès à Hickman Bridge et à toutes les balades qui partent de là était interdit car il y a eu un éboulement au tout début du sentier.

5. Natural Bridges National Monument

La route depuis Capitol Reef étant longue, malgré un départ matinal j'ai entrepris la rando qui passe par tous les ponts (il y en a 3) en milieu de matinée... J'ai donc eu très chaud. Les ponts sont impressionnants quand on y est dessous, au niveau des points de vue on ne se rend pas bien compte de leur dimension. Ah oui, malgré mes 25MPH (limitation de vitesse requise dans le parc), je n'ai pas pu éviter un écureuil qui a traversé juste devant ma voiture à l'entrée du parc. J'en ai eu mal au cœur et je n'ai pas arrêté d'y penser toute la matinée... Oui je suis sensible, pauvre bête 🙁. D'ailleurs, j'aurais vu beaucoup d'animaux écrasés sur les routes un peu partout, je ne me rappelle pas en avoir vu autant les autres années: écureuils, lapins et de nombreuses biches. Cela m'est arrivé souvent de voir des animaux traverser devant mes roues mais d'habitude j'arrivais toujours à les éviter, pas cette fois-ci. C'est bien pour ça aussi qu'il faut respecter les limitations de vitesse!!

Pour relier les 3 ponts on marche au fond d'un wash (asséché). Donc hormis la descente dans le canyon puis la remontée le sentier est plat mais la rando est assez longue, prévoir beaucoup d'eau en été! Croisé juste un couple de personnes.

La suite plus tard, j'essaierai une fois chez moi d'attacher quelques photos quand même en bas de message. 😉
Grèce: Santorin, Oia en blanc et bleu... English translation pending
by Jemaflor · 2013-07-04 · 42 replies
A l’horizon, par intermittence, un éclat de lumière perce la pénombre du petit matin. Pas de doute, Il s’agit du faisceau lumineux d’un phare … Santorin, l’île-volcan est désormais en vue. Une île connue pour être une des plus originales des Cyclades et même de toute la Mer Egée. Et à mesure que le navire progresse sur des eaux calmes, les premières lueurs de l’aube naissante nous laissent deviner la silhouette sombre des versants volcaniques de ce territoire insulaire.



Le temps de parvenir dans la caldera, la luminosité du phare a cédé sa place aux rayons du soleil … là également par intermittence ! Car quelques gros nuages gris viennent à présent encombrer le ciel. Oh ! juste de courts instants. Voilà que l’astre solaire réapparaît soudain … mais seulement en reflet à la surface de l’eau, la vision est magique.



En orientant le regard vers les hautes falaises de l’île, de véritables murailles de roches et d’éboulis, l’esprit balance entre une contemplation admirative et une impression dérangeante due à l’austérité de ce chaos minéral. L’île actuelle, un arc de cercle incomplet, n’est plus que le reste d’un ancien volcan dont l’origine se perd dans la nuit des temps. Il faut un peu d’imagination pour reconstituer virtuellement l’aspect initial du volcan dont une grande partie a disparu, engloutie dans la mer. Ce relief particulier est la conséquence de terribles phénomènes volcaniques : éruptions, tremblements de terre, ras de marée puis effondrement du cratère central … c’était selon les géologues il y a bien longtemps, vers 1600 avant J-C. Bref, de nos jours l’île de Santorin ne représente seulement qu’une partie de la crête de l’ancien volcan, quant à la caldera, c’était le centre du cratère … En cette matinée, les eaux presque lisses et paisibles ont de quoi faire oublier la tumultueuse histoire géologique des lieux.



Observons avec un regard curieux cette île d’exception. Avec des yeux de montagnard, on peut trouver ici une ressemblance avec un paysage alpin : une paroi montagneuse abrupte couronnée par des crêtes blanches, en effet les villages aux maisons blanchies perchées sur les hauteurs évoqueraient presque (et surtout de loin) quelques sommets enneigés … Le gourmand, pourrait quant à lui, penser à un gigantesque mille feuilles (au chocolat !) en distinguant cet empilement de strates volcaniques horizontales et les maisons blanches seraient un peu de crème chantilly … Bon, j’arrête là mes délires imaginatifs, revenons à la réalité du voyage, nous allons débarquer. Le quai du port d’Athinios, minuscule au pied des imposantes falaises, se présente comme un alignement de tavernes et de quelques constructions … aucun charme, passons. Enfin, roulons plutôt pour gravir la route pentue. Une succession de zigzags et de virages en épingles à cheveux zèbrent la paroi rocheuse. Ca y est, nous voilà parvenu sur la route panoramique, tout en haut, sur la crête du volcan. J’ai quelques anciens souvenirs de visite à Santorin, l’île ne manque pas de sites à (re)découvrir , les images défilent dans ma mémoire : les ruines minoennes d’Akrotiri, les plages de sable volcanique rouge ou noir et l’atmosphère pittoresque des villages blancs, Megalochori et son clocher , Fira la petite capitale et surtout Oia, tout à l’extrémité de l’île … Ce n’est peut-être pas très original mais ce village m’avait à l’époque enchanté, comme tout visiteur du lieu. Un village qui accumule les superlatifs : le plus connu, le plus visité, le plus photographié et surtout le plus charmant … C’est donc vers Oia que nous nous dirigeons. Une chance, le ciel partiellement nuageux du lever du jour est maintenant dégagé, le soleil brille et la teinte bleue (ciel et mer) domine … l’image est conforme à ce que l’on attend d’une île de l’archipel des Cyclades, les vues n’en sont que plus belles ! Pour atteindre notre destination, il nous faut traverser l’île par la route panoramique. Le ruban de bitume sinue entre les hameaux et laisse par moments apercevoir la belle bleue. Une terre de contraste, Santorin, au vrai sens du terme, comme le montre cette photo. Au détour d’un virage apparaissent ces versants aux tonalités opposés : l’un sombre avec ces amas de scories volcaniques brunes et noires et l’autre clair ponctué de taches foncées. Il s’agit de pouzzolane composée de cendres volcaniques parsemées de cailloux.



La visite d’Oia, à prononcer à la grecque « Ya » se fait obligatoirement à pied, il n’y a pas de place pour les véhicules dans les ruelles du village et finalement c’est tant mieux. On peut ainsi profiter à son aise des inépuisables panoramas vers l’intérieur de la caldera. Ils sont à couper le souffle, grandiose et esthétique à souhait, un véritable décor de carte postale (au bon sens du terme). Tous les éléments pour réaliser des compositions photogéniques sont ici rassemblés, en voici la liste, j’en vois au moins cinq : 1 : une vue plongeante sur la mer bleue. 2 : un horizon entre ciel et mer avec un bout d’île en arrière plan. 3 : des maisons blanches sur le versant rocheux en premier plan. 4 : un clocher d’église ou un dôme (bleu) en point fort de l’image. 5 : une atmosphère ensoleillée pour faire ressortir la palette et le contraste de teintes … Ce (parfait) point de vue, où se situe t-il me demanderez-vous ? Pratiquement à chaque coin de rue de Oia.



Cependant, cela ne doit pas inciter à ne s’arrêter seulement à une première vision même si elle vous paraît unique et vous comble déjà. Il ne faut surtout pas hésiter à sortir de la rue Nikolaou Nomikou, la principale, la plus empruntée et finalement la moins intéressante sur le plan visuel. Découvrir Oia, c’est arpenter les ruelles tortueuses qui se faufilent entre les maisons, longer les murets blancs, contourner les terrasses, monter quelques marches puis en descendre d’autres, s’arrêter, continuer son chemin, jeter un regard presque indiscret entre deux murs ou par une ouverture … et surtout, tomber en admiration devant le pittoresque de ce village à nulle autre pareil. A la blancheur traditionnelle des constructions et au bleu des coupoles des églises s’ajoutent d’autres teintes, histoire d’enrichir la palette de couleurs. Oia, un village en bleu et blanc, assurément, mais pas seulement. De l’ocre, du jaune, un peu de rouge par ici ou du rose par là jusqu’aux tons fushia des bougainvillées. Toutes ces maisons, ces chapelles et ces murets imbriqués comme également toutes ces teintes complémentaires composent un bric à brac désordonné mais ô combien esthétique.



Les chats des Cyclades sont célèbres. En effet, quel album de photos ou dépliant touristique des îles égéennes ne présentent-ils pas une vue de chat noir sur fond de mur blanc ? Mais, c’est bien connu, les chats sont des animaux discrets et craintifs… et filent dès qu’on les aperçoit. Et encore un qui disparaît furtivement avant que je n’ai pu lui tirer le portrait. En revanche, ce chien berger leur vole la vedette, il est tranquillement allongé sur ce rebord de mur et pose devant les objectifs (étonnés) des visiteurs. Nous sommes ici au bout du village, près d’une tour dominant vertigineusement la mer. Quant à notre star canine, elle semble particulièrement apprécier le splendide à-pic plongeant (comme on la comprend !), un chien qui n’est vraiment pas sujet aux vertiges …



De ces fortifications, en partie en ruines, on bénéficie donc d’une vue privilégiée sur l’extrémité du village et sur le quai du petit port, tout en bas. Des rochers rouge, brun ou noir forment ces falaises chaotiques du bout de l’île. Plus haut, sur le versant, sont accrochées les habitations. La plupart possèdent une terrasse avec vue sur mer … à rendre jaloux. On imagine avec envie le panorama dont jouissent les heureux propriétaires, qu’il doit être plaisant de contempler depuis son propre belvédère les flamboyants couchers de soleil qui embrasent l’horizon marin …



Idéalement situés pour une bonne exposition aux vents du large, plusieurs moulins surplombent les habitations de cette falaise. Aux côtés des maisons traditionnelles aux façades blanchies, on remarque également quelques murs éboulés, laissés à l’abandon. Ce sont les vestiges de maisons entièrement détruites lors du dernier grand tremblement de terre, c’était en 1956. Les terribles secousses (magnétude 7,8 sur la fameuse échelle de Richter), leur lot de destructions et surtout le nombre de disparus, (54 morts et 2000 blessés !) ont fait fuir de nombreux rescapés. Une terre insulaire devenue maudite … Comment peut-on envisager de reconstruire et de rester sur une île rendue si inhospitalière par les colères successives du dieu Vulcain ? Aussi, beaucoup d’habitations furent vendues pour quelques bouchées de pain ! Chanceux acheteurs qui firent là d’excellentes affaires … Pour s’en convaincre il suffit de regarder les prix de locations estivales de ces maisons-terrasses avec vue. Des tarifs à coup le souffle … comme le panorama sur la mer dont elles bénéficient ! Certaines se louent, paraît-il, 2000 Euros la semaine !

Arrivé en bout de village, on a ensuite qu’un seul choix, rebrousser chemin. Cela permet d’admirer sous un autre angle Oia en empruntant d’autres ruelles étroites. Elles serpentent parmi le bourg, toujours côté caldera. L’occasion d’observer quelques détails, tous apportent des éléments participant au charme des lieux. Ici un portail ou une porte joliment décorés, fond bleu et cadre blanc. Là, ce sont les fleurs mauves qui contrastent avec la blancheur des murs et plus bas, mon regard plonge en se fixant sur ce clocher puis sur cette barque isolée, jaune sur bleu marine.



Au gré de la balade et au détour d’un angle de rue, le panorama s’ouvre maintenant sur un des plus beaux « tableaux » de Santorin. N’est elle pas photogénique à souhait cette église grecque orthodoxe avec son pimpant dôme et son clocher qui se détachent sur ce paysage marin ? Certainement la vue la plus reproduite d’Oia, elle est même devenue un emblème de cette île des Cyclades. Un point de vue à contempler sans retenue, on ne s’en lasse pas, j’en témoigne.



Toutes les venelles avec des escaliers mènent immanquablement vers la rue principale. Une rue commerçante empruntée par les nombreux visiteurs. Une animation qui peut plaire aux adeptes du lèche-vitrine touristique … et déplaire aux amoureux des grands espaces moins urbain ! Parmi toutes les marchandises de ces boutiques, il y a comme partout dans ce genre de lieu très fréquenté, beaucoup de pacotilles, des objets artisanaux et quelques galeries de peinture. Dans celle-ci, je retrouve sur les toiles les panoramas classiques du village et aussi en plusieurs exemplaires, exécutés avec talent, le fameuse vue de l’église admirée quelques minutes auparavant.



D’une église à l’autre … sur la place centrale se situe la principale église orthodoxe de la bourgade, la vision est (presque) en noir et blanc. Le pope et une paroissienne (tout deux en noir) apparaissent sur un fond de façade au blanc éblouissant, ils sortent à l’instant de l’édifice, signant sans doute la fin de l’office religieux. Noyé dans le flot des visiteurs qui déambulent dans l’artère principale de Oia, un instantané me fait sourire … les couleurs nationales grecques sont vraiment partout : flottant au vent sur les édifices publics mais comme ici, également sur le tee-shirt de ce passant !



C’est une des spécialités de l’île, je veux évoquer maintenant ces pistaches que l’on vous propose tout au long des étals destinés aux touristes. Cet homme souriant, sachet de pistaches à la main, semble sympathique. Comme tous les marchants locaux, il offre une dégustation pour vous décider à acheter ses friandises. Pistaches sucrées ou salées ? Pistaches au sésame ou au paprika ? J’avoue avoir un faible pour celles préparées avec des graines de sésame.



Voilà des sachets proposés comme petits-cadeaux-souvenirs à ramener de voyage. A observer la plupart des visiteurs qui picorent sans cesse leur petite provision de pistaches … je crains qu’il ne leur en reste plus aucune à faire goûter lorsqu’ils retrouveront leurs proches ! Acheter donc des éponges, un autre produit local accroché en grappes aux devantures, là, il n’y a aucun risque de consommer sur place le cadeau souvenir !

Même en voyage les contraintes horaires vous poursuivent, il nous faut à présent quitter (avec regrets !) le si charmant site d’Oia. Histoire de découvrir d’autres aspects de l’île, notre chemin du retour se fera par la route qui serpente parmi le versant maritime, au nord de l’île. Après la route de la crête, nous dévalons maintenant une route plus campagnarde sur les pentes du volcan.



Ici, le long de cette voie toujours aussi sinueuse, le paysage s’avère plus rural et donc plus authentique … moins de touristes et plus habitations modestes où vivent en majorité les vrais îliens parmi quelques terres cultivées. On le sait, les sols volcaniques sont souvent fertiles même si sur ces parcelles pentues, l’aridité et le manque d’eau sont de véritables problèmes. Cependant, la vigne y pousse, pas en rangs rectilignes comme on a plus l’habitude de le voir dans nos vignobles, mais avec des ceps et des feuillages s’étalant à proximité du sol. Plantés dans de petites cuvettes, les tiges semblent ramper sur le sol autour des pieds de vigne, formant ainsi un cercle végétal autour de la plante. Le produit, un vin acidulé, est paraît-il très plaisant au palais. Désolé, je n’ai pas eu l’occasion de déguster un Assyrtiko local aux arômes citronnés. Et voilà que l’on reparle des pistaches ou plutôt des pistachiers. A quoi ressemblent-t-ils ? Finalement à des arbres assez communs, un tronc, des branches et puis des feuilles vertes. Il y en a beaucoup parmi la campagne … et ils assurent la production des graines dont je parlais précédemment, ces fameuses pistaches vendues un peu partout dans les boutiques de souvenirs. Ce parcours routier longe par endroits le rivage. Une succession de baies abritées entre des avancées rocheuses. C’est là que l’on trouve les plages de Santorin … Autant l’île est originale pour ses paysages de volcan endormi, autant ses plages ne comptent pas parmi les plus plaisantes des îles grecques. Sauf, peut-être, si vous êtes amateurs de sable noir, celui qui chauffé par le soleil vous brûle la plante des pieds ! De plus il est loin d’être fin. Par bonheur et sans doute cela compense ce petit handicap, les eaux bordant les plages sont cristallines à souhait et l’horizon marin d’un bleu inoubliable …

Sur Santorin, toutes les routes mènent vers … Fira, la ville principale de l’île. Nous y arrivons. Elle est presque incontournable lorsque l’on flâne à travers les ruelles pentues de la petite ville, l’artère commerçante est parcourue par un flot ininterrompu de visiteurs zigzagants d’une vitrine à l’autre.



A bien y regarder, on peut s’étonner du grand nombre de bijouteries, d’horlogeries et de joailleries bordant cette rue. Fira est pourtant loin d’être une grande cité ! Avec un sourire ironique, on vous affirme sur place que les joailleries sont ici plus nombreuses qu’autour de la célèbre place Vendôme de Paris ! Comme je ne suis pas venu jusqu’ici pour acheter des bijoux (même détaxés), poursuivons la balade en cheminant sur la corniche, un passage pour piétons y surplombe la ville. Le point de vue sur le versant habité a de quoi séduire avec toutes ses maisons blanches accrochées à la falaise. Cependant, et même si généralement je n’aime pas hiérarchiser l’esthétique des différents lieux d’une région ou d’une île, il faut avouer que Fira ne peut rivaliser avec la beauté du si pittoresque village d’Oia, admiré un peu plus tôt dans la matinée …



Tiens, le temps commence à se gâter, un grain se prépare ! Au loin, on aperçoit maintenant un gros nuage isolé semblant se transformer en une averse très localisée, juste sur une partie de la caldera … une vision étonnante vue depuis ce belvédère. Tandis qu’à l’opposé, au-delà des versants sombres, le village d’Oia bénéficie encore d’un rayon de soleil.

Epargné par l’ondée, le moment est venu de faire une pause … une pause café. Ce café-terrasse avec vue imprenable sur la mer a tout pour me plaire, prenons place. Pour moi se sera un café grec, bien entendu, restons couleur locale. Le café grec (comme le turc …) n’est jamais servi avec une cuillère, c’est inutile. Il ne faut surtout pas remuer le contenu de sa tasse afin de laisser le marc se déposer au fond après on peut savourer une première gorgée et contempler le panorama. Juste en face, en plein centre de la caldera, des amas de cendres et de scories forment un îlot volcanique, le Neo Kameni, il est le résultat des éruptions les plus récentes.



Des souvenirs me reviennent en mémoire, il y a quelques années je me souviens avoir arpenté ces collines de pierres ponce et de scories volcaniques. Il me semble encore entendre le bruit des pas qui crissent sur ces cailloux particuliers et qui, à chaque enjambée, soulèvent une fine poussière … et puis, il y avait aussi ces odeurs soufrées qui fusaient à travers quelques anfractuosités de la roche. Une ancienne lecture surgit également de ma mémoire : « Besoin de mer »* de Hervé Hamon. Dans ce livre, l’auteur qui ne se lasse pas d’observer l’horizon marin conseille une petite expérience aux contemplatifs admirant la mer depuis un rivage. Ce spectacle étant si changeant et toujours en mouvement, l’écrivain conseille de fermer les yeux par moments et ce durant quelques dizaines de secondes … puis d’observer à nouveau. A chaque fois, des aspects ont changé et l’on en découvre d’autres, négligés lors d’une vision antérieure. Tout à l’heure c’était une ondée passagère et un magnifique rayon de soleil sur Oia, maintenant ce sont des rides qui apparaissent à la surface de l’eau … derrière le sillage des bateaux en mouvement.



Ces embarcations gagnent ou quittent le port, le va et vient est incessant. Le minuscule port d’embarquement, tout au bas des falaises est celui par lequel nous allons quitter l’île. Pour y parvenir depuis le centre ville, trois options sont à disposition. La première, la plus reposante, consiste à se laisser porter par une cabine de téléphérique. C’est rapide mais cela manque un peu de naturel ! La seconde est d’effectuer à dos d’âne la vertigineuse descente, de lacets en lacets. Bof ! La troisième, pour adeptes de la marche à pied, nécessite de descendre le chemin en empruntant les 556 marches du parcours … c’est notre choix. Une voie particulièrement pentue, évidemment ! Elle peut devenir vraiment glissante pas seulement lors des rares jours de pluie. En effet, les ânes qui ne connaissent pas le progrès des toilettes aménagées, ont la fâcheuse tendance à décorer les galets du sol avec leurs crottins … Inutile d’ajouter que le chemin n’embaume pas vraiment de senteurs végétales méditerranéennes ni même d’odeurs iodées ! Bon, restons gentils avec ces braves bêtes dont on imagine le dur quotidien : monter et descendre des touristes méfiants et hilarants.



Lorsqu’on voyage, par définition, on ne fait que passer et le moment de quitter un lieu apprécié arrive toujours trop rapidement. C’est ainsi ! Le temps est venu de jeter quelques derniers regards depuis la belle bleue vers cette imposante paroi volcanique chapeautée de villages blancs. Progressivement le navire s’éloigne de l’île-volcan et de son décor en blanc et bleu. Santorin n’est plus pour moi qu’un souvenir qui prend maintenant l’aspect d’un point posé sur l’horizon marin … comme un point final, identique à celui de la fin ce récit de voyage.

Santorin Mai 2013

* « Besoin de Mer » de Hervé Hamon (Seuil, 1997)
Quinze jours dans les Cyclades: bilan English translation pending
by Louboux · 2013-07-04 · 3 replies
Bonjour, je vous fais part de ce qui suit car je n'ai pas trouvé les infos utiles quand je les ai cherchées, et je pense que ceci peut aider les gens qui projettent d'aller dans les cyclades. C'était le première fois que j'allais en Grèce, avec ma fille de 19 ans. On voulait faire des îles, mais impossible de se décider pour lesquelles, chaque fois, on lit "ça dépend de ce que vous recherchez". Nous ne cherchions rien en particulier, on était prêtes à découvrir tout et n'importe quoi... Je n'ai pas eu beaucoup de temps pour préparer le voyage, alors je me suis dit qu'avec internet, il n'y aurait pas de souci. Erreur... Alors en gros, et en vrac, quelques conseils, constats, astuces.

¤ Les cyclades sont à peu près divisées en "zones". Les liaisons bateaux entre îles fonctionnent bien en "ligne droite" Nord/Sud, mais moins bien transversalement. Prévoyez donc plutôt de faire Santorin, Sifnos, Serifos, Athènes par ex. que Milos, Amorgos, Sifnos, Mykonos...

¤ Ensuite, les îles les plus fréquentées sont les plus chères, évidemment. Ca vaut pour tout: logement, location scooter, restos, articles cadeaux, etc... On a vraiment constaté que pour le même collier par exemple, on paye le double sur Santorin que sur Sifnos.

¤ Si vous voyagez petit budget, sachez que presque partout, quand vous logez "cheap", il y a des petites cuisines communes mises à disposition, parfois avec casseroles, parfois, juste de quoi faire chauffer de l'eau pour un café (le café est généralement offert). Je conseillerais donc de prendre un ou deux petits contenants style Tupperware qui peuvent servir à reprendre les olives, ou le fromage qu'on a pas terminé. Comme il y a des petits supermarket un peu partout, c'est facile de se faire un petit pic nic. Prenez éventuellement une gamelle en fer blanc si vraiment vous voulez pouvoir chauffer de la nourriture. Pas de souci pour les couverts, il y en a toujours. Il y a aussi quasi toujours un frigo dans la chambre louée.

¤ Nous surgelions une bouteille d'eau pour qu'elle reste bien fraîche la journée. L'eau des robinets n'est pas potable. Il peut être utile d'avoir une gourde isotherme, mais on trouve de l'eau facilement dès qu'il y a de la vie (boutique 60/70 cents pour une grande bouteille, ou resto 1,5 euro)

¤ J'ai constaté qu'il est à peine plus cher de manger dans une petite taverne que de faire des courses pour manger... En effet, comme on est sur des îles assez arides, quasi tout est importé. Pour des conserves de poisson, style sardines, c'est entre 3 et 4 euros. J'ai payé une sorte de baguette 1,5 euros. Par contre, on a acheté des céréales et 1 litre de lait, et avec ça, on a 6 petits déjeuners pour 6 euros.

¤ Malheureusement très mauvaise expérience avec internet, annoncé (free wifi), mais rarement opérationnel: soit ne fonctionne pas du tout, soit se coupe toutes les 15 secondes... bref, assez stressant quand on doit trouver du logement pour la nuit suivante, surtout à Athènes!!!

¤ les télés, qu'on a pas allumées, sont généralement minuscules, et accrochées dans un coin au plafond. N'oubliez donc pas vos jumelles si vous allez en Grèce pour regarder la télé 😉

¤ On s'est pas trop foulées à comparer les prix des bateaux... J'ai lu qque part qu'ils sont fixés par marché public, donc, je crois qu'en gros, c'est un prix fixe. On allait dans la première agence qu'on voyait et le choix se limitait en général à "rapide" ou "lent", le prix étant du simple au double (lent = moins cher, mais plus gai!)

En ce qui concerne le circuit, on a donc, un peu par hasard, fait Santorin (en avion depuis Athènes pour ne pas perdre trop de temps sur les bateaux), puis Sifnos, puis Serifos, puis retour à Athènes.

¤ Santorin: il faut le voir, c'est très beau, mais cher et touristique. Du monde dans les ruelles, on avance au corps à corps, boutique sur boutique, bar lounge sur bar lounge, c'est très beau pour les yeux, mais pas pour le portefeuille... bof bof. On a logé dans la "pension Anna Vazeou", à Karterados, 20 euros la chambre double avec AC, frigo, douche, télé, surtout... PISCINE!!! Autant dire à mon avis, le meilleur rapport qualité prix de l'île. C'est à 10 min à pied de Fira, dans le village juste voisin. Il y a tout: location de scooter (15€/jour), supermarché, restos... Bus pour aller au nouveau port (sans intérêt) pour quitter l'île, ou pour aller à Fira, Oia, etc... à 300m de la pension.

¤ Sifnos: on y a été par bateau rapide. J'ai eu un peu le mal de mer. On est comme dans un avion, espace en plus, mais on sent assez fort les mouvements de la mer. L'île est géniale, ici, beaucoup moins de touriste, plus d'authenticité. On a logé dans le dernier ensemble de maisons en quittant le port, autant dire à 400 m, dans la pension Leonidas. Très sympa, mais un peu plus cher, sans piscine: 30 euros la nuit. Tout est dispo au port: restos, supermarket, agence pour trouver un logement ou acheter les billets de bateau. Même la plage est très chouette, avec des tamaris, pour l'ombre!

Je vous raconterai la suite plus tard car le devoir m'appelle...
Récit, voyage d'un mois en Nouvelle-Calédonie en mai English translation pending
by Moomin · 2013-06-30 · 15 replies
Bonjour,

Nous sommes de retour depuis un mois d'un voyage d'un mois en Nouvelle-Calédonie, c'est à dire tout le mois de mai. Tout d'abord un tout grand merci à tout ceux qui m'ont donné de précieux conseils et à ceux qui on déjà raconté leur expérience. Vos récits m'ont été d'une grande aide. Je vais essayer de résumer ce que nous avons fait. Bien que pas facile de résumer un mois.

Nous sommes arrivés à Nouméa le dimanche 5 mai après un très long voyage et 4 petits déjeuners dans les avions! Grand soleil à notre arrivée, 25 degrés ça commence bien surtout qu'on venait de subir un hiver à rallonge en Suisse. Comme annoncé dans toutes nos lectures Nouméa le dimanche c'est mort! On aurait dit une ville fantôme. Nous avons commencé par deux nuits à l'auberge de jeunesse. Elle est très bien, pas spécialement décorée, mais fonctionnelle et propre, un très bon point de chute et la vue y est belle. Dimanche après-midi, balade à la baie des citrons et l'Anse Vata. Lundi après un réveil à l'aube sous un ciel plutôt ensoleillé, baignade à l'Anse Vata, et là ça se gâte il se met à pleuvoir. Deux bonnes heures de rideau de pluie, on tue le temps sur une terrasse, le ciel reste couvert pour la suite de la journée nous allons donc faire quelques longueurs à la piscine de Nouméa puis quelques courses avant de commencer notre tour de la grande terre. Nous avons acheté une carte SIM rechargeable pour avoir un numéro local. (Je ne sais pas quels sont les tarifs pour les français si vous utilisez votre abonnement français là-bas, en tout cas pour nous ça aurait été exorbitant d'utiliser notre téléphone avec notre abonnement suisse.) Je conseil donc de faire cette achat car avec les diverses réservations nous passé beaucoup de coup de fils et si nous avions du à chaque fois trouver une cabine téléphonique on aurait galéré.

Mardi nous allons chercher une voiture de location réservée chez Europcar. Nous avions choisi la catégorie la moins chère, ça devait être une peugeot 106 ou une C1, finalement c'était une Nissan Micra, nous avons été surclassés (dur à croire qu'une Micra c'est déjà la deuxième catégorie!). Cette voiture était très bien pour faire le tour de la grande terre, pas très puissante donc des fois un peu lente dans les montées, mais de toute façon on était pas pressés. En route en direction de La Foa nous téléphonons pour réserver notre premier camping et la ça se complique un peu, nous avions choisi le refuge de Farino mais c’était plein. Il y a un truc auquel nous n’avions pas pensé, nous étions la veille du 8 mai qui est un jour férié et ensuite il y avait le week-end de l’ascension, donc un w-e prolongé de 5 jours! Du coup une bonne partie des hébergements étaient complets pendant ce long week-end. Donc un conseil, renseignez vous avant de partir et si il y a des jours fériés ou des vacances scolaires pendant votre séjour réservez vos nuitées à l’avance. Et bon à savoir aussi pendant les jours férié pleins de trucs sont fermé. Nous sommes nageurs et avons eu l’occasion de passer dans deux villages où il y avait une piscine mais elles étaient les deux fermées pendant tout le long week-end. Nous avons finalement pu nous installer pour 2 nuits au camping du syndica d’initiative de Sarraméa. C’était très bien, toilettes et douches propres et bien entretenues...seul bémol, pas d’eau chaude. Comme en mai c’est plus vraiment les grandes chaleurs une douche chaude est en général appréciée. Nous avions prévu de visiter le parc des grandes fougères mardi, mais il est fermé tous les mardis. Nous avons donc fait un bout de la balade en direction du plateau de Dogny en pensant tomber sur le trou feillet qui en l’occurrence ne se trouve pas le long de cette balade. Le bout de promenade était tout de même joli. Et ce fameux trou dans une rivière est en fait accessible par le chemin qui se trouve à droite du parking, nous avons quand même fini par le trouver. il faut passer une barrière et marcher 5 minutes. C’est sympa pour s’y baigner mais l’eau n’est plus très chaude en mai. Mercredi nous avons visité le parc des grandes fougères, vraiment très joli, c’était très chouette. Jeudi nous avons pris la route pour la côte est par la petite route Sarraméa-Kouaoua-Poro-Houailou. Il y avait de jolis passages, mais nous déconseillons cette route car c’est interminable! De plus arrivés à Kouaoua on a galéré pour trouver la bonne route pour continuer sur Poro car il n’y avait pas de panneaux et pleins de routes qui mènent à des exploitations minières. Nous voulions camper au camping Mo Sa Sa, mais là aussi à cause du long week-end c’était plein. Nous nous sommes donc rabattus sur le camping de Tiakan. Assez joli, dans une cocoteraie (du coup faire gaffe ou l’on met sa tante), par contre côté sanitaire c’est le pire que nous ayons eu. 2 toilettes sales dans une baraque en tôle et deux “douches” (tuyau avec un filet d’eau froide) pour un grand terrain de camping, vraiment pas terrible. Là nous avons eu des averses et beaucoup de vent. Une sortie à l’Ilot Tibarama était donc exclue, la piscine de Poindimié était fermée.....bref pas grand chose à faire, nous avons donc passé une partie de l’après midi à boire un verre au restaurant de l’Hôtel Tiéti Tera de Poindimié. Vendredi le mauvais temps nous poursuit, la journée est rythmé par des périodes de pluie et d’accalmie. Nous allons donc jusqu’à Hienghène, c’est très joli, la poule et le Sphynx sympa à regarder. Mais avec le mauvais temps ça perd de son charme. C’était jour de marché, on s’arrête pour acheter des fruits, il y a moins de choses que ce que nous attentions. Le temps annoncé est moche nous ne restons donc par à Hienghène comme prévu au départ car part mauvais temps il n’y a rien à faire et continuons notre route. Bac de la Ouaième, sympa à passer. Cascade de Tao pas possible de faire la balade car c’est mouillé et le sentier est fermé. Nous campons au relais Ouané Batch vers Pouébo. Très joli camping en bord de mer et douche avec eau chaude! Nous avions reservé une barquette à emporter pour le repas du soir, on nous a préparé un mi-cuit de thon avec une petite sauce, absolument délicieux et pas cher 850.-. Samedi toujours de la pluie et nous sommes dans un coin ou il n’y a rien à faire. Nous choisissons donc de rouler jusqu’à Koumac. Arrivés là-bas une pluie torrentielle commence et ça ne va pas s’arrêter de l’après-midi. Nous décidons donc de prendre un hôtel. Comme nous somme le samedi de ce maudit long week-end tous les établissements sont pleins.....la dernière tentative sans exploser le budget est la bonne. Nous prenons une chambre à l’hôtel passiflore et on passe l’après-midi à regarder la TV.....vraiment rien d’autre à faire par ce temps. Dimanche, le beau temps est enfin de retour. Nous allons jusqu’au relais de Poingam, c’est très beau, nous faisons une jolie balade jusqu’aux marais salants, baignade dans la sympathique piscine d’eau salé. Pour le repas du soir nous avions réservé au restaurant de la table de d’hôte, le repas était très bon et la soirée très sympa. Et il y avait également de l’eau chaude dans les douches du camping! Nous avons beaucoup aimé ce lieu. Lundi, nous repartons tranquillement sur la côte ouest visite des grottes de Koumac et projet de s’arrêter au refuge du cerf à Kaala-Gomen. Obligation de manger à la table d’hôte si on veut y camper, nous avions donc réservé car lu que ça valait la peine, le lieu a l’air magnifique avec une jolie piscine. Comme nous devrons débourser une certaine somme pour le repas du soir, nous voulons profiter un peu du lieu et de la jolie piscine avec vue sur la mer. Nous arrivons donc au refuge vers 12h. Et là mauvaise surprise, nous nous retrouvons devant un portail fermé avec une annotation accueil dès 16h. Etant donné que nous devions encore planter la tante, qu’il fait nuit à 17h30 et que nous devons quitter les lieu avant 10h le lendemain nous n’aurions vraiment pas pu en profiter en restant une nuit. Nous trouvons cette façon de faire à la limite du malhonnête nous appelons donc pour annuler notre réservation. On tente de trouver ce fameux coeur de Voh en faisait une balade jusqu’à un point de vue mais nous ne l’appercevons pas. On redescend, on cherche, on cherche une route d’accès à un autre point de vue, mais à part des routes interdites qui mènes à des site d’extraction de nickel on ne trouve pas. Finalement on laisse tomber. Comme il n’y a pas grand chose d’autre à faire à Voh, on reprend la route on nous roulerons finalement jusqu’à Bourail. On s’y prend bien trop tard pour trouver un camping, finalement nous posons la tente chez Hélène, dame très sympa, joli coin avec des bungalow en dehors de Bourail en pleine nature. Douche chaude, coin cuisine. A part le très grand nombre de moustiques c’était super. (il a fait froid la nuit)

Mardi, allons voir la roche percée, le bonhomme, la baie des tortues. Très joli coin. Ensuite plage de Poé, belle plage de sable blanc. Par contre pas terrible pour s’y baigner, il y avait un tapis d’herbes au fond de l’eau sur les 20 premiers mètres avec une eau pas très profonde. Ensuite route jusqu’à la Foa on s’y est aussi pris un peu tard pour trouver un hébergement, nous arrivons dans la nuit à la ferme auberge de Pierrat. Camping assez sympa, douche chaude. (nuit fraîche)

Mercredi nous avions réservé une balade en bateau dans la mangrove avec au fil de l’eau(le monsieur possède également un très joli bungalow qu’il loue). La balade était vraiment chouette est très intéressante, ça nous a beaucoup plus. On continue avec une baignade à la piscine de la Foa avant de reprendre la route pour Noumea. Nous ne sommes finalement pas allés à l’Ilot Tenia (chose que j’avais envie de faire) car il fallait six personnes pour y aller et même en étant six c’est quand même assez cher. On s’est dit qu’on aurait l’occasion de voir des poissons plus tard. 2 nuits passées à l’auberge de jeunesse. Jeudi, journée à Nouméa, lessive etc.... Vendredi nous rendons la voiture à l’aérodrome de Magenta et décollons pour l’île des pins. Nous avons eu beaucoup de chance d’ailleurs car une grève de 10 jours venait de commencer et plein de vols étaient annulés. Nous y avons passé 4 jours il a fait beau le 1er et le dernier. Nous avons campé au gîte Nataiwatch. Le meilleur endroit ou nous avons logé de toutes nos vacances. Les toilettes et les douches étaient propres, eau chaude. Joli camping, bon resto. A recommander vivement. Nous avons loué des vélos une journée et on a bien souffert. Lîle n’est pas vraiment plate et les vélos n’étaient pas en super état. Nous avons quand même réussi à nous rendre à la piscine naturelle et revenir au gîte, mais c’était sport. On est passé au marché de Vao le samedi, très sympa avons acheté de bons fruits.Vu le prix nous avons renoncé à faire la balade en pirogue et avons préféré louer une voiture le dernier jour afin de pouvoir faire le tour de l’île et retourner à la piscine naturelle qui est vraiment très belle autant en surface que sous l’eau! Malgé 2 journées avec une météo maussade nous avons beaucoup aimé cette île. Mardi matin vol pour retourner sur Noumea. Arrivés à l’aérodrome pas d’avion et des infos pas clair, la grève perturbe les vols. Finalement un avion est arrivé et nous avons pu partir avec 2h30 de retard. On s’en sort bien. Nuit auberge de jeunesse. Mercredi matin on se rend à l’aérodrome pas sûrs du tout de pouvoir partir, mais malgré plusieurs coup de fils avec air Calédonie impossible de savoir si notre vol aura lieu. Encore une fois nous avons de la chance, le vol pour Ouvéa va bien décoller. Nous devions passer 4 jours à Ouvéa. Nous campons chez Dydyce, à nouveau très bien. Rachel est très sympa, la cuisine est délicieuse, il y a de l’eau chaude parfait. A notre arrivée on loue des vélos pour aller au pont du Mouli. Plus agréable qu’à l’île des pins cette fois car c’est plat. Le pont est magnifique, nous passons un bon moment à regarder passer les poissons en dessous. 2ème jours on loue une voiture pour aller dans le nord, trous bleu d’Anawa, très beau par contre je ne sauterais pas dedans, ça ne doit pas être facile de remonter. Trou au tortures. Quasi impossible à trouver. Le panneau a été arraché, quand nous y étions il y avait un vieux ballon de foot sur un piquet au début du chemin à la place du panneau indicateur......On a vu les tortues, ça c’était super. Par contre nous n’avons pas vu de perruches. Pour le 3ème jour nous avions prévu de faire la balade des requins avec Antoine sauf qu’il a du annulé et nous a proposé de la faire le 4ème jour ce que nous avons accepté. On a donc gardé la voiture le 3ème jours on s’est baladés sur l’île et baignés, par contre pas terrible pour le snorkelling, il y avait du vent et l’eau était trouble. Nous avons mangé trois fois au snack fassi à côté du pont du Mouli, c'était délicieux et le prix est imbattable! Là nous apprenons qu’il n’y a plus eu de vols depuis notre arrivée sur l’île à cause de la grève. Aie ça se gâte. Suite à un appel chez Air Calédonie on nous dit qu’il y aura un vol le samedi. Nous avons un vol pour le dimanche matin mais peur de rester coincés sur l’île. On décide donc de tenter notre chance pour repartir le samedi et à notre grand regret nous avons donc du annuler la balade des requins avec Antoine. Samedi à l’aéroport c’était la ruée. Ils ont d’abord fait partir les gens avec des billets annulés des deux jours précédents. Sauf qu’ensuite il refusaient de changer les billets des gens qui en avaient déjà un pour le lendemain, et ils vendaient des billets aux gens qui voulaient en acheter........rageant. Finalement le vol était plein. Il devait y avoir un autre vol en fin d’après-midi. Par contre notre vol du lendemain matin était annoncé comme annulé. Malgré cela on refusait de nous changer notre billet pour le vol de l’après-midi en nous disant qu’il y avait un vol annoncé dimanche soir. (Annoncé avec Air Calédonie ne veut jamais dire que le vol aura lieu....) Du coup on a bluffé, on a dit que nous avions un vol international à la Tontouta le dimanche soir et que ne pouvions donc pas repartir d’Ouvéa ce même dimanche soir.....et ça à marché. On nous a changé notre vol, on est reparti avec l’avion de l’après-midi qui en plus n’était finalement pas plein! Scandaleux! Arrivés à Magenta nous avions une voiture de location prévue pour le lendemain matin qui était déjà là, on a donc pu la prendre en avance avec le plein. On avait prévu de partir dans le sud sauf qu’il n’y avait plus d’essence dans les stations services de l’île à cause de la grève on a donc décidé de ne pas prendre le risque d’aller trop loin et de rester coincés. Nous avons donc fini notre voyage par 4 jours à Nouméa et alentours. Nous avons dormi à l’hotel le Stanley un peu en dehors de la ville. Très bien avec un coin cuisine, un seul bémol et gros bémol le lit était bien trop mou à mon goût je n’ai donc pas bien dormi.On a visité le centre Tjibaou, très joli, mais un peu bref car une expo sur deux était fermée. C’était pas prévu mais on est finalement quand même allés à l’aquarium et c’était chouette. Nous voulions aller à l’île au Canard malheureusement il y a eu beaucoup de vent ces 4 derniers jours donc nous n’y sommes pas allés car il n’aurait pas été possible de faire du snorkeling la mer était trop agitée. La grève s’est finalement terminée le lundi. Nous aurions pu aller vers le sud deux jours, mais la motivation n’y était plus et la météo plutôt mitigée ont fait qu’on avait plus très envie de nous y rendre.

En résumé ce que nous avons préféré: Le parc des grandes fougères, la région de Sarraméa, la pointe nord, La balade dans la mangrove à la Foa, Lîle des Pins avec ses magnifiques plages et sa piscine naturelle, Ouvéa sa plage interminable, le pont du Mouli, le trou aux tortues, de belles rencontre avec les gens, l'ambiance décontractée à l'Anse Vata, la bonne nourriture.

Si il avait fait beau nous aurions probablement apprécié aussi la côte nord, mais sous la pluie ça altère quand même un peu la carte postale.....

Nos regrets: Ne pas avoir vu le sud, ne pas avoir pu faire la balade avec Antoine, ne pas avoir eu l'occasion de manger un bougna (ils ne le préparent pas pour deux, on aurait du en avoir un chez Dydyce le dernier soir mais comme on est parti avant....)

Nous n'avons pas aimé: La grève! Evidement qui nous a causé pas mal d'inquiétudes et qui a quand même modifié nos projets, les prix des activités, le service pas très pro de Air Calédonie. Et ce que nous ne pouvions pas contrôler: une météo un peu capricieuse, nous avons eu peux d'occasion de faire du snorkeling,15 jours de soleil (dont plusieurs avec du vent),5 jours de pluie et 5 jours mitigés sur un mois mais bon ça c'est une loterie.

Voilà j'espère que ce récit pourra vous aider à organiser votre voyage. Si vous avez des questions n'hésitez pas j'essaierai d'y répondre.

Tania
Fréquence des bus Lublin (Pologne) - Lviv (Ukraine)? English translation pending
by Carassou · 2013-06-27 · 18 replies
Salut à chacun, Qui pourrait me donner la fréquence des bus (si possible directs ) entre Lublin et Lviv ainsi que la durée approximative du trajet ? le prix? Peut-on changer ses derniers zloty en hryvnia au poste frontière? merci d'avance Carassou
Tour du monde et lassitude English translation pending
by Missvirginie · 2013-06-27 · 38 replies
bonjour a tous, Voila cela fait actuellement 1,5 ans que je voyage autour du monde. J ai assez d argent pour voyager 3 ans. J aimerai beaucoup voyager autant de temps mais depuis quelques temps je fais face a une lassitude grandissante. Je suis tres tres blazee, je reste presque de marbre face a des paysages pourtants magnifiques mais qui sonnent un peu comme du deja vu. Je suis vraiment dans des endroits formidables mais ca ne me fait presque plus rien. Je m ennuie tres tres vite. Je precise que je voyage seule. Je pourrai rentrer au bout de 2 ans mais j ai peur de le regretter une fois que je serai de retour en france, car il y a beaucoup de pays dans lesquels je n irai pas si je rentre en decembre. bref avez vous des solutions ou des conseils pour faire la peau a cette lassitude? merci d avance!
Première expérience en Asie: 14 jours en Chine English translation pending
by Jclqu · 2013-06-27 · 86 replies
Bonjour à tous,

Après avoir lu pas mal de fils sur la Chine, voici venu pour moi le temps d’exposer mon projet et de l’ouvrir à vos remarques, avis et propositions.

Nous prévoyons de partir en Chine au mois d’avril 2014 pour une durée de 12 jours sur place. Nous partons en famille à 4 (avec deux enfants de 11 & 15 ans) de Paris. Ce sera pour nous une première approche de la Chine, et même une première approche de l'Asie.

Mon plan initial est le suivant (inclus les vols intérieurs): · J1 : Paris-Shanghai · J2-J6 : Shanghai : 5 jours · J7 : Xi’an : 2 jours · J9-J13 : Pèkin : 5 jours · J14 : Pékin - Paris

Je compte réserver un vol A/R Paris-Shanghai, Pékin-Paris, puis des vols locaux pour faire Shanghai - Xi’an et Xi’an - Pékin.

J’envisage de prendre des cours de chinois « en famille » en faisant venir quelqu’un à la maison, mais je n’ai pas encore vu l’aspect économique de la chose, ça restera peut-être que du domaine du « souhait »…

J’ai un doute que je souhaite dissiper très vite pour faire les réservations de vols dès que possible : Je m’interroge sur le fait de faire Shanghai et de rester plutôt concentré sur l’axe Pékin – Xi’an, en incorporant au voyage une excursion vers Chengdé par exemple (quelle durée prévoir ?) et une ou deux étapes pour le voyage entre Pékin et Xi’an (par exemple s’arrêter à Pingyao). Où peut-on s’arrêter qui soit « abordable » pour des personnes qui ne parlent pas chinois ?

Ca me semble intéressant de faire un séjour plus homogène de cet axe et de revenir plus tard pour faire par exemple Shanghai – Guilin – Hong-Kong, je reconnais qu’après les diverses lectures, les voyages en train m’angoissent un peu (pas de réservation avant 10jours, s’orienter dans des gares immenses etc.).

D’un autre coté, j’ai envie de voir Shanghai, d’aller faire un tour vers Suzhou & Zhouzhuangzen me bottent et mon idée première est : premier contact avec la Chine, avec un trajet classique sur l’essentiel de la Chine et une découverte crescendo du pays, de Shanghai en allant à Pekin via Xi’an (incontournable, je veux voir l’armée enterrée).

Qu'en pensez-vous ?

Je reviendrais ensuite pour le contenu des visites et hôtels/GH et autres détails pratiques conseils.

Merci pour vos aides et avis.
Visa pour le Sénégal, dernières nouvelles English translation pending
by Marcel50 · 2013-06-24 · 61 replies
Voir le site

tak2.00221.info

Merci Ajax pour tout le suivi effectué.
Ouzbékistan en août: transport et climat? English translation pending
by Zarath · 2013-06-20 · 17 replies
Bonjour,

Je tourne autour de la destination "Ouzbékistan" pour cet été (3 dernières semaines d'août) et n'arrive pas à me décider! Peur de la chaleur! Peur en particulier des longs trajets en bus-trains-taxis collectifs, que j'imagine interminables et étouffants! (quarantaines bien avancées mon mari et moi; ben oui! on supporte moins bien la chaleur avec l'âge... Mais nos vacances, c'est en août et nulle autre moment!)

Question1: Je ne serais pas contre un retour d'expériences sur les moyens de transport à privilégier (hormis l'avion bien-sûr)...

Question 2: les hôtels sont-ils en général climatisés en Ouzbékistan? ou équipés de ventilateurs?

question 3: Fin août, le thermomètre ne descend-t-il pas un peu?

Question 4 (qui n'a rien à voir): Les traveler chèques en Ouzbekstan, cela fonctionne-t-il en dehors de Tashkent? (ou faut-il prendre l’entièreté de son budget en espèces!?)

Ce sont là mes 3 premières questions, car il va de soi, que si nous décidons de partir en Ouzbekistan cet été, j'aurais une ribambelle de nouvelles questions pour vous tous.

Merci d'avance à vous,
Emirates élue compagnie aérienne de l'année English translation pending
by VoyageForum · 2013-06-19 · 47 replies
Chaque année Skytrax qui est LA référence mondiale en la matière désigne sur nombre de critères les meilleures compagnies aériennes. Pour 2013, la gagnante est Emirates devant Qatar Airways et Singapore Airlines. Le classement complet...
Itinéraire de cinq jours au Maroc English translation pending
by Pepetteland · 2013-06-17 · 17 replies
Bonjour à tous,

Je pars début Novembre à Marrakech avec mon amie pour 5 jours ½. Après avoir parcouru le forum (une source d'infos/conseils bien cossu !) je me suis arrêté sur ce trajet avec en prévision de louer une voiture de location à l’arrivée de l’aéroport :

JOUR 0: Atterrissage à Marrakech (le matin)

JOUR 1: Escapade dans Marrakech

JOUR 2: Départ le matin de Marrakech pour Demnate IminIfri (que peux t'on aller voir hormis les cascades d'ouzoud, vaut-elle vraiment le coup ?)

JOUR 3: Départ le matin de Demnate IminIfri par la route vers Skoura (env. 5/6h de route mais somptueuse si j'ai bien compris) puis dodo vers Skoura

JOUR 4: Kasbah de Tifoultoute rapidement, Oasis de fint, Ait enhaddou et retour vers Skoura pour redodo (cela vaut il le coup de dormir 2 nuits dans le même endroit et de rayonner autour pour voir ces endroits ?)

JOUR 5: Départ le matin de Skoura pour l’aéroport de Marrakech pour prendre le vol en fin d’après midi

Pensez-vous que ce n’est pas trop « intense » en terme de trajet, le détour par Demnate IminIfri et la route de montage jusqu’à Skoura vaut-il vraiment le coup ? Est-ce intéressant de rester dormir vers Skoura et de rayonner autour sur 2 jours ?

Merci pour vos conseils !!!

Manu

PS : J'ai mis le parcours du trajet en fichier joint 🙂
Itinéraire au Paraguay English translation pending
by Quiestu · 2013-06-12 · 31 replies
Bonjour, Je prépare un tour en Amérique Latine 😎 qui passerai donc par le Paraguay. Pouvez-vous me donnez votre avis sur mon itinéraire : Passage e la frontière Resistencia (Argentine) direction Encarnacion. Puis les missions jésuites, Itaipu, Chutes d'Igazu (possible de passer par le Paraguay pour les voirs, et faire du côté argentin et brésilien ?), Lago Ypacarai, Asuncion, Concepcion, Loma Plata, Fortin Boqueron, Pedro Juan Caballero pour la frontière brésilienne. 😉

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