Results for "Sam+Neua+|+8+>+189"
4988 results found.
Vos plus beaux paysages English translation pending
Devant le succès de la rubrique "vos plus beaux portraits", et la qualité ainsi que la variété des photos publiées, je me propose d'ouvrir cette rubrique. Je commence avec cette modeste contribution :
Beub
Beub
Chatuchak market à Bangkok English translation pending
Bonjour, Bonsoir !
J'ai lu dans beaucoup de sites et de bouquins que le marché de chatuchak était vraiment le meilleur pour y faire ses petites amplettes...
Jusque là pas de problèmes...😉
Mais je ne sais pas si sacrifié mon w-end à Bangkok... En effet, le temps passe vite et je n'ai pas envie d'y passer plus que 3-4 jours.... Arrivant un lundi...😕
Par contre, mon esprit économe me dicte un passage le samedi dans le quartier du market...😛
Auriez-vous des expériences à me faire partager ou, plus simplement, m'affirmer et me garantir que je raterais un shopping de folie me suffira pour y rester quelques jours de plus...😄 Bangkok....c'est quand même bien sympathique !
Merci de votre aide
DaveLucas
J'ai lu dans beaucoup de sites et de bouquins que le marché de chatuchak était vraiment le meilleur pour y faire ses petites amplettes...
Jusque là pas de problèmes...😉
Mais je ne sais pas si sacrifié mon w-end à Bangkok... En effet, le temps passe vite et je n'ai pas envie d'y passer plus que 3-4 jours.... Arrivant un lundi...😕
Par contre, mon esprit économe me dicte un passage le samedi dans le quartier du market...😛
Auriez-vous des expériences à me faire partager ou, plus simplement, m'affirmer et me garantir que je raterais un shopping de folie me suffira pour y rester quelques jours de plus...😄 Bangkok....c'est quand même bien sympathique !
Merci de votre aide
DaveLucas
En prison en Inde... English translation pending
Paharganj
5h du mat’, le réveil sonne. Je prends une douche, enfile ma shalwar kamiz, robe, pantalon et foulard assorti, prends les deux sacs de bonne bouffe, et je hèle un rickshaw. « Tihar Jail please » « 100 rps » « 80 ! » ok. Il n’y a pas beaucoup de circulation si tôt le matin, la ville se réveille à peine, tout comme moi. Et nous traversons la nouvelle ville, longeons des bidonvilles, traversons un fleuve. A des carrefours, je sens les regards des indiens dans leurs voitures ou autre, m’observer. Qu’est ce qu’une occidentale vient faire si loin du centre ? Leur curiosité ne sera pas assouvie, quoique parfois, l’un d’eux demande au chauffeur où je vais, enfin j’imagine, car je ne parle pas hindi, urdu, ou autre. Après bien une demi-heure de route, je suis devant la porte n°3. Il n’est pas encore 7h et déjà une trentaine d’indiens sont là, hommes, femmes, enfants, et nous attendons l’ouverture des portes. A 7h, les portes s’ouvrent, et c’est la course pour arriver à la grande cabane 200 mètres plus loin. Là, si on se trouve dans les 30 premiers à faire la queue pour s’enregistrer, on pourra ne pas attendre trop longtemps et être dans le premier groupe de visiteurs à 9h. Deux heures d’attente, j’ai de la chance d’être dans le premier groupe. Deux heures ou je suis la seule occidentale, tous les Indiens un moment ou un autre m’observe… Je ne suis pas très à mon aise… Une échoppe est installée dans le bâtiment où on peut acheter des fruits et des légumes pour les prisonniers… Je me bois chaï sur chaï… Il fait de plus en plus chaud et il n’y a quasi pas d’ombre… Un paon n’a pas l’air de crier des « léon -léon » habituels, mais plutôt des « Tihar- tihar » Il règne une ambiance froide, morne et triste, adaptée aux circonstances. Les matons portent tous la moustache sans exceptions ! Certains ont vraiment une tête à faire peur… 9h, je vais faire la queue pour la fouille et la visite. 20 minutes plus tard enfin c’est mon tour. Et merde, mes deux sacs ne bouffe m’attendront à la sortie, ils ne veulent rien savoir. Je me suis coltinée ces deux sacs lourds pour rien ! Bon il faudra que je m’arrange autrement la prochaine fois. Il fait chaud et sombre dans cette petite pièce, enfin je passe derrière les rideaux et me fait fouiller par une matonne au sourire narquois. Une fois la fouille effectuée, je rentre dans la salle des visites. Quelle foire, mon dieu c’est dingue ! Ca crie partout ! Il faut se frayer une place contre la grille, et hurler le nom de la personne qu’on vient voir ! Au bout de 10 minutes, je vois un occidental arriver dans la foule des prisonniers, derrière une grille, des barreaux, un mètre d’espace, encore des barreaux et des grilles, il n’est pas facile de se voir ! Mais il me reconnaît et vient vers moi. Mon dieu comme il a maigri… …/…
Une demi-heure après, une fois sortie de cette horrible salle de visite, qu’est ce que j’ai pleuré toutes les larmes de mon corps… Tout ça pour pouvoir fumer de la bonne qualité à son retour en Europe… J’ai été le voir plusieurs fois par semaine pendant 3 semaines, ai vu son avocat, les gens travaillant à l’Ambassade etc. J’ai pu lui fournir les sacs de bouffe et autres par la suite. Et maintenant, il est sorti.😎 Mais c’est la facette la plus horrible que j’ai jamais vu d’Inde…
5h du mat’, le réveil sonne. Je prends une douche, enfile ma shalwar kamiz, robe, pantalon et foulard assorti, prends les deux sacs de bonne bouffe, et je hèle un rickshaw. « Tihar Jail please » « 100 rps » « 80 ! » ok. Il n’y a pas beaucoup de circulation si tôt le matin, la ville se réveille à peine, tout comme moi. Et nous traversons la nouvelle ville, longeons des bidonvilles, traversons un fleuve. A des carrefours, je sens les regards des indiens dans leurs voitures ou autre, m’observer. Qu’est ce qu’une occidentale vient faire si loin du centre ? Leur curiosité ne sera pas assouvie, quoique parfois, l’un d’eux demande au chauffeur où je vais, enfin j’imagine, car je ne parle pas hindi, urdu, ou autre. Après bien une demi-heure de route, je suis devant la porte n°3. Il n’est pas encore 7h et déjà une trentaine d’indiens sont là, hommes, femmes, enfants, et nous attendons l’ouverture des portes. A 7h, les portes s’ouvrent, et c’est la course pour arriver à la grande cabane 200 mètres plus loin. Là, si on se trouve dans les 30 premiers à faire la queue pour s’enregistrer, on pourra ne pas attendre trop longtemps et être dans le premier groupe de visiteurs à 9h. Deux heures d’attente, j’ai de la chance d’être dans le premier groupe. Deux heures ou je suis la seule occidentale, tous les Indiens un moment ou un autre m’observe… Je ne suis pas très à mon aise… Une échoppe est installée dans le bâtiment où on peut acheter des fruits et des légumes pour les prisonniers… Je me bois chaï sur chaï… Il fait de plus en plus chaud et il n’y a quasi pas d’ombre… Un paon n’a pas l’air de crier des « léon -léon » habituels, mais plutôt des « Tihar- tihar » Il règne une ambiance froide, morne et triste, adaptée aux circonstances. Les matons portent tous la moustache sans exceptions ! Certains ont vraiment une tête à faire peur… 9h, je vais faire la queue pour la fouille et la visite. 20 minutes plus tard enfin c’est mon tour. Et merde, mes deux sacs ne bouffe m’attendront à la sortie, ils ne veulent rien savoir. Je me suis coltinée ces deux sacs lourds pour rien ! Bon il faudra que je m’arrange autrement la prochaine fois. Il fait chaud et sombre dans cette petite pièce, enfin je passe derrière les rideaux et me fait fouiller par une matonne au sourire narquois. Une fois la fouille effectuée, je rentre dans la salle des visites. Quelle foire, mon dieu c’est dingue ! Ca crie partout ! Il faut se frayer une place contre la grille, et hurler le nom de la personne qu’on vient voir ! Au bout de 10 minutes, je vois un occidental arriver dans la foule des prisonniers, derrière une grille, des barreaux, un mètre d’espace, encore des barreaux et des grilles, il n’est pas facile de se voir ! Mais il me reconnaît et vient vers moi. Mon dieu comme il a maigri… …/…
Une demi-heure après, une fois sortie de cette horrible salle de visite, qu’est ce que j’ai pleuré toutes les larmes de mon corps… Tout ça pour pouvoir fumer de la bonne qualité à son retour en Europe… J’ai été le voir plusieurs fois par semaine pendant 3 semaines, ai vu son avocat, les gens travaillant à l’Ambassade etc. J’ai pu lui fournir les sacs de bouffe et autres par la suite. Et maintenant, il est sorti.😎 Mais c’est la facette la plus horrible que j’ai jamais vu d’Inde…
Bayahibe et Casa del Mar English translation pending
😄🤪 Bonjour à tous.
😇
Je pars le 😉 31/01/04 à 15h10 avec star airlines de roissy
Voyagiste Carrefour / Marsan /
Là-bas arrivée à punta cana via bayahibe hotel casa del mar.
Que faut il voir et faire en priorité sur 7 jours ?😠
Que faut il prendre ou ne pas prendre : quels médicaments ?
Merci à tous. super ce forum !!!😐🏴☠️
😇
Je pars le 😉 31/01/04 à 15h10 avec star airlines de roissy
Voyagiste Carrefour / Marsan /
Là-bas arrivée à punta cana via bayahibe hotel casa del mar.
Que faut il voir et faire en priorité sur 7 jours ?😠
Que faut il prendre ou ne pas prendre : quels médicaments ?
Merci à tous. super ce forum !!!😐🏴☠️
Vos plus beaux portraits English translation pending
Vos plus beaux portraits ...
Je commence ...
Pak. = Pakistanais photographiés au nord Pakistan
Xin = Hommes et femmes Ouïghours du Xin-Jiang
Je commence ...
Pak. = Pakistanais photographiés au nord Pakistan
Xin = Hommes et femmes Ouïghours du Xin-Jiang
Vingt jours en Haryana, Punjab, Rajasthan English translation pending
13 juillet 2003 Paris
Air India. 7h de retard, le réservoir s'est vidé sur le sol de Roissy 🙁
14 juillet 2003
... la musique qui marche au pas cela ne me regarde pas...
Léger flottement pour le transit à Mumbai mais je dégotte enfin un avion pour Delhi. Il faut que je pense, pour l'année prochaine, à trouver un avion Mumbai Jodhpur. Je repère un touriste isolé. Delhi, environ 11h du matin. Je récupère mon sac à dos et mon touriste solitaire. Il est américain - Did you book an hotel ? - Non, il n'a rien prévu. - We can share a prepaid taxi and go to my hotel in Paharganj ? - Parfait. J'arrive avec Chris, j'ai de quoi donner un bon pourboire à notre chauffeur, un Sikh, et j'apporte un client comme promis à Surender Mohan (Sone pê Suhaga...). Pour 250 rps, à Delhi, la chambre est correcte. L'accueil est toujours bon, les deux frères et les employés toujours prêts à rendre service. Le Hare Krishna roof top restaurant à 250m sur la droite en débouchant dans Main Bazar me convient parfaitement. 15 juillet 13h Je vais à pied à la New Delhi Station. Les gens sont bien sages, la queue est parfaite, je ne vois qu'une seule tête. Je prend un ticket pour Kurukshetra, ville sainte de l'Haryana (te souvient-il des conseils prodigués par Krishna à Arjuna avant la grande castagne familiale ?) sise à 157 km au Nord de Delhi. Petit problème pour entrer dans le train. Bousculade de première, je perds mon clip solaire sans m'en rendre compte. Les gadgets pour playboy ne sont pas faits pour moi, je le savais depuis longtemps. Par contre, j'ai trouvé un siège. Quelques échanges un peu courts avec mes sympathiques voisins. je ferais bien de récupérer mon Hindi pour converser un peu plus... Arrivée à Kurukshetra. Je sors de la gare. J'achète un paquet de "Four Square", attention fumer du tabac nuit gravement à la santé. D'un autre côté, produire beaucoup de fumée à la tombée du jour protège du palu... Pas le temps de tirer deux bouffées qu'un local me demande où je veux aller. - Birla Mandir ? -. Autour de ce temple je sais qu' il est possible de trouver des dharamsalas. Il me propulse dans un rickshaw collectif et de dire au chauffeur - Birla Mandir, 5 rps -. Finie la cigarette reposante, la vie trépidante reprend. Bien, je suis face au temple. Une rue à gauche, une rue à droite. Droite, gauche, gauche droite... Prenons celle de droite. Un banc, deux chaises et quelques rudes travailleurs papotant gentiment devant le petit bureau de poste. - Äie, baithie ! - C'est demandé si gentiment que j'accepte volontiers la chaise qui m'est offerte. - Chaï pijie ! - Et un thé indien pour le touriste. En plus j'ai l'autorisation de boire aussi une cigarette (en Inde nous ne fumons pas, nous buvons la cigarette). Après quelques échanges, mon Hindi me revient, Om Parkash Garag, le chef du bureau de poste, boudha souriant, serein, je dirais même satisfait, m'accompagne au Jat Dharamsala qui se trouve juste derrière le bureau le poste. Visite de deux parmi les 471 chambres. Il est possible de choisir le dortoir. Tant que je ne dépasse pas 150 rps je peux m'offrir du luxe : fan et cooler, salle de bain spacieuse, de quoi accrocher ma moustiquaire, parfait. Allons remplir les formalités, passeport, visa... Le directeur, est du genre discret, bel homme avec un petit air malain. Il ne dit pas un mot. Il m'avouera plus tard qu'il comprend ce que nous disons mais qu'il préfère ne pas parler un mauvais anglais. Bon, il est temps de s'installer, moustiquaire, petite douche, fringues propres et me voilà dehors. Je m'offre une balade derrière le Birla Mandir. Là, un immense réservoir, le Brahma Samovar. Ce calme à la tombée de la nuit, cette immense étendue d'eau sacrée, tous ces gens qui flanent en papotant silencieusement, cette douce luminosité, je m'asseoie au bord de l'eau pour me rafraichir de cette paix partagée. Un étudiant, Kurukshetra abrite une université fameuse en Inde, me demande l'autorisation de me parler. Thick hai. Sujet assez commun : en gros le passé n'existe plus, le présent c'est tout juste, mais l'avenir ça compte un max. Bof, moi la philo... A peine le temps de lui expliquer que j'appartiens déjà au passé qu'il s'en va en se demandant s'il m'a bien rencontré. Bien, prenons la rue que j'ai délaissée à mon arrivée. Un petit Dhaba (en Hindi, une gargotte peut aussi s'appeler hotel...), son nom - Celebrate - attire mon attention. J'entre, namaste, et je découvre l'aubergiste, Sudesh, une fort belle femme. Phd de Sanskrit qu'elle est ! Je la sens un peu conservatrice. Néanmoins, je tente une légère approche (en Inde restons très très léger...). Conversation bien aimable. Diner très indien. Dodo. 16 juillet Kurukshetra Sucreries et chaï au petit déj chez le chaïwala d'à côté. Mon postier favori demande à un jeune garçon de m'accompagner au Panorama, un museum des sciences avec plein de gadgets pour faire des expériences de physique très divertissantes. Bon, passons au Shri Krishna museum lequel mérite bien deux bonnes heures. En plus des rappels nombreux au fameux sermon de Krishna à Arjun before le célèbre bain de sang (lisez la Bhagavad Gîtâ traduite du sanskrit par Anne-Marie Esnoul et Olivier Lacombe chez Points / Sagesses) plein de petites choses passionnantes à découvrir (non, je n'ai pas d'appareil photo, il va falloir vous déplacer...). C'est pas tout ça, le déjeuner m'attend... chez mon aimable Sudesh. Un moment délicieux à papoter tous les deux... Amateurs de vieilles pierres vous pouvez visiter, comme moi dans l'après-midi, le Sheikh Chehli Jalal Mausoleum. Un musée qui parle, entre autres, des récentes découvertes dans la mer au bord de la ville sainte de Dwarka (ville très agréable et paisible), Gujarat. C'est trop fort, Bhujh me revient. Bhujh, je pleure en revoyant le marché aux légumes, ses petites ruelles autour, ce barbier fraternel qui m'arrêta en me prenant par le coude pour me montrer les photos des touristes qu'il avait tant aimés. Même toi le gars avec qui je m'engueulais violemment dans la Guest house, même toi, j'aimerais te revoir pour qu'on se frotte encore un peu. Vous pensez que Dieu existe (la question est trop complexe pour ma petite tête) ? Où est-il celui qui a permis ce tremblement de terre violent et terriblement injuste ? Gros sur la patate... Visite d'un petit temple, les gamins s'amusent comme des petits fous dans le bassin. Retour au Birla mandir. Waouh, un touriste ! Il vient de Toronto. Bon, nous sommes là pour s'entraider. Je lui raconte la ville, il m'écoute poliment (ça change de la plupart des autres lesquels, en général, sourds à tout conseil occidental, préfèrent écouter les aimables garçons des rues qui leur préparent des entubages de première bourre. Rien de tel que sa propre expérience, non ?). Puis il me remercie, précisant au passage qu'il est originaire de Kurukshetra. Elle est bien bonne. Garag, notre postier, m'invite à prendre un pot chez lui. Famille très sympa. Bon, c'est pas tout ça, le devoir nous attend. Bus pour Joytisara, son et lumière... eh oui, toujours la même histoire, Krishna, Arjuna... mais en Hindi. Je m'accroche un peu et je décide rapidement de ne regarder que les images, les lumières en fait. Beaucoup de bruits et de fureurs... C'est décidé, je m'inscris aux Langues O dès la rentrée. Retour au bercail après avoir dîné dans une petite gargotte le long de la rue principale. Super bon ! Je dois indiquer aux touristes nécessiteux que le Jat Dharamsala sert 1000 repas gratuits et ceci deux fois par jour, midi et soir. 17 juillet Kurukshetra. Adieux, départ et arrivée à Fada City. Re-sucreries et chaï pour y faire trempette. Mon ami le postier insiste (il m'enverra par la suite des documents et téléphonera plusieurs fois à Paris) pour que je lui fasse une lettre en vue d'obtenir un visa... de 6 mois ! Que va en penser Sarkosette ? Petit tour pour les adieux et les cadeaux. - Ah, ma chère Sudesh, je suis bien triste (tiens, un petit flacon de parfum) - Et moi donc - dit-elle en me servant mon masala dosai. Essuyons les larmes, rickshaw pour Pipli où le bus pour Chandigarh devrait me prendre (à moins que ce ne soit l'inverse ?). Votre immense culture vous rappelle au souvenir du Fada, Le Corbusier qui a, entre autres divertissements, dessiné les plans de cette immense ville, capitale de deux états de l'Inde, l'Haryana et le Punjab. Ne faites pas comme moi, travaillez les itinéraires des bus, ça vous économisera du temps et de l'argent. Je vais au Panchayat Bhavan. Ma religion m'interdisant de dépasser les 150 roupies, je prend une chambre à 80 avec douche commune. Pas extraordinaire mais, moi, du moment que je peux installer ma moustiquaire... En bas, au resto de l'hôtel, thali à 20 roupies, excellent. 18 juillet Chandigarh Rock garden, un immense et magnifique jardin "à la facteur Cheval". Rien que pour croiser de jeunes indiennes prise en flagrant délit d'amour, se cachant dans les bras de l'heureux élu à mon passage, la visite vaut le coup. J'étais seul. La cafétaria propose des patisseries qu'elle n'a pas en stock et les paquets de biscuits ont, depuis longtemps, dépassé la date prescrite. La dame du bureau d'India Airlines est très aimable et très serviable. Si si, j'insiste. 19 juillet. Vers McLeodganj. 20-21 supporter McLeodganj... Espérant ne pas mourir complètement idiot, sur ma liste de villes possibles, j'ai inscrit celle-ci, un peu inquiet à l'idée de m'ensuquer dans un club à touristes. Chandigarh, Main bus stand. Je prend le bus 8 à la plate-forme 37 pour aller au bus stand 43. Je ne paye rien, gratuit ? Là je trouve un bus pour Dharamsala. Il est encore temps de revenir en arrière... Mais non, je m'enferre. Pour l'instant, tout va bien. Mais dans les derniers kilomètres le temps se gâte, il commence à pleuvoir sérieux. Changement de bus pour la montée à McLeodganj et l'arrivée : de rares rues avec des boutiques pour westerns dans tous les coins, des cowboys fonçant en moto dans ces chemins faits pour les vaches, les piétons et les enfants. J'ai envie de repartir mais je suis trempé. Deux jours pour sécher les vêtements... Pushkar, une nuit dans cette jolie ville m'avait largement comblé, Pushkar McLeodganj même conbat ! Deux villes qui sont superbes à 6h le matin, une bonne partie des touristes étant occupée à cuver la Kingfisher ou à se repérer dans la fumée des pétards. Non, ce n'est pas l'Inde et je n'aime vraiment pas du tout. Jame, Kashmiri, vendeur de bijoux (explique moi, avec ce que tu gagnes, où tu trouves de quoi manger, Jame ? Tu m'as l'air d'avoir une bien petite tension...) en face du Kailash, va faire de gros progrès aux échecs... s'il arrête de se déconcentrer en matant les mignonnes. Richard a une bien jolie petite fille et semble bien s'occuper des enfants du coin. Bon coeur. Fred, il a passé un an dans le coin il y a trois années de cela, est bien décu de ce que c'est devenu. Un frère d'amazonie passe dans la rue arborant un Tee shirt "Puerto Maldonado"... se demandant ce qu'il peut bien faire dans ce bled. Souvenirs... Petit tour entre deux averses en direction de Bhagsunath (un vrai de vrai, bien éclairé, dirait en prenant un air détaché "Bhagsu", j'suis du coin, quoi...). Bonne promenade. Du positif ? Des locaux gentils. Le Kailash hotel, personnel sympathique, mais construction un peu légère (vibrrrations quand les gens passent dans le couloir); Shambala, bon carott juice, laissez-vous tenter par la patisserie; Shangrila, à côté, très bon vegetable chowmein; McLleo, bonne cuisine indienne pour touriste et soirée éducative pour des enfants sikhs lesquels étaient là avec leurs parents : parmi quatre touristes très limites, l'un, avachi, les jambes dans l'allée, buvant sa bierre au goulot. Plus fréquent qu'on peut le penser. Tiens on vient de me conter la délicatesse de certains qui ont le bon goût, à Leh, Manali ou ailleurs, de déclarer de fausses pertes de lecteurs de CD (ou autres ustensiles) dans l'hotel où ils sont descendus, causant stupidement de gros torts à beaucoup de monde. De quoi pleurer, non ? J'ai revu ma compagne de trois jours de l'été 99, Hannah, une sacrée voyageuse. - Toi Hannah ? - Toi Jacques ? - Te souviens-tu de Kahjuraho, Agra, Mathura ? J'en soupire rien que d'y penser. Hannah est, depuis 2000, tour leader pour une agence hollandaise. Te revoir m'a mis du baume au coeur. Plus tard, à Amritsar, Karl de Manchester me dira que Dharamsala, Kotwali Bazar, aurait gardé un peu plus de son authenticité. Je précise que pour descendre à Kotwali bazar point n'est besoin d'attendre le bus. Pour une roupie de plus vous pouvez partager une jeep avec les gens du coin (un court moment d'indianité ne peut pas faire de mal, n'est-ce pas ?). Trois raisons valables pour justifier un tour à MacTruc 1) rencontrer éventuellement Hannah 2) vouloir méditer sévère avec les moines du château 3) savourer le bonheur intense de quitter MacMachin 22 juillet Echappée vers Amritsar Ouf, les vêtements sont secs, je suis libre ! Vivement le soleil d'Amritsar ! Lever 5h30, que cette ville est belle à cette heure là ! Attente du bus pour Manali, changement à Dharamsala pour celui de Pathankot. La route est très belle qui va vers l'Inde, la vraie. Pathankot. Je vais à pied du bus stand à la railway station. 1 km en plein cagna. Les rickshaw-valas ne me harcèlent pas outre mesure. Je dirais même qu'ils ont un certain sens de l'humour. Bref, la ville me semble déliceusement indienne, peu dégradée par le tourisme. Un bol d'air pur après les trois jours précédents. Je prend la file pour acheter mon ticket de train. Un jeune indien me passe devant. Sympa, je lui laisse trois secondes pour savourer l'intense bonheur de sa courte victoire. Une main ferme sur l'épaule droite, il se retourne et, dans le genre - just call me Uncle-ji - je lui fais un signe très convaincant comme quoi il serait bon de revenir un cran en arrière. Dans le doute il préfère se remettre derrière moi. Les vieux assis sur les bancs, accrochés à leur canne, jubilent, admiratifs. Non mais ! Rahul, mon nouveau et jeune, 21 ans, copain, partage mes cigarettes à la sortie de la gare (quelques jours plus tard, un policier, alors que nous fumions dans la police station d'Anoopgarh, m'a confié que fumer dans un espace public pouvait rapporter 1000 roupies d'amende et un mois de prison...). Rahul est vendeur dans un magasin de voitures et il en est très fier. Il prend le train lui aussi pour Amritsar car il doit porter une lettre importante dans une banque. Bousculade pour la montée dans le train. Rahul est trop tendre pour se battre pour un siège, et pas stratège pour un sou. Petit plaisir trop rare, une petite main me tripote la fesse droite. Quelle est la ravissante conquérante de mon joli postérieur (plein de taches de rousseurs) ? Mince, une vielle fripée qui tente de me faire la poche arrière. Un vrai serpent, elle se faufile avec sa fille, décue ne pas avoir réussi son affaire. Enfin, après 45 minutes de station debout nous trouvons un siège. Une famille indienne complète les quatres banquettes. En face de moi, en ordre décroissant de taille de la droite vers la gauche, trois jeunes filles de 18 à 15 ans, fort belles ma foi, et le petit frère qui dort, sa tête posée sur les cuisses de sa plus jeune soeur. Vous savez comment elles sont à cette âge là ? Pouffant de rire au moindre de mes gestes, répondant volontiers à mes sourires charmeurs (le satyre du 18ème qu'on m'appelle), voyage agréable... 22 juillet 16h environ, arrivée à Amritsar A la sortie je m'achète des cigarettes. Une accorte jeune femme aux formes généreuses me demande si je cherche quelque chose de précis. Je vois très bien ce qu'elle veut dire. Ma foi... Tout de même, je ne peux pas laisser Rahul sur le carreau pour la bagatelle. Je refuse, un peu à regret. Bof, elle avait bien le genre à faire payer ses charmes. Trop jeune pour ça (moi, pas elle !). Bon, nous décidons de nous séparer un instant. Rahul va à sa banque, moi à la Tourist guest house où il me rejoindra plus tard. Discussion acharnée avec un rickshaw-vala. - Tis rupae - Moi, je reste naturel, je fais le con, celui qui comprend mal l'Hindi - Tin rupae ? Ok -. Entre trente et trois roupies il y a de quoi bargainer. Nous étions arrivés à 20, en pleine descente, quand une voix s'élève - Patch ! -. Un rickshaw à pédale vient casser la baraque du mien en proposant cinq roupies. Triste qu'il est. Je lui pose une main fraternelle sur l'épaule - Das rupae ? - - Ok pour dix roupies -. Arrivé à l'hôtel je lui donne dix puis cinq de consolation. Tout le monde est content. Dépaquetage, installation de la moustiquaire (le coin semble propice aux folles activités de la femelle anophèle), petite douche et réception de Rahul revenu de la banque. Nous sortons, prenons une petite rue sur la gauche et entrons dans un dhaba pour nous faire une petite parantha (pensée émue pour Sandrine). Retour dans ma chambre, babillages entre garçons et adieu après échange d'adresses e-mail. Les gens de la guest house sont très accueillants, les moustiques et les puces aussi. Sam, un australien qui voyage depuis un an dit qu'il a perdu 20 kilos. Ca lui va plutôt bien. Kingfisher light et blabla avec Karl de Manchester, rasta blanc, musicien, accousticien et grand agnostique devant l'éternel. Curieux de tout qu'il est, surtout de l'Inde. Il n'y a pas que le blaireau du 10 Downing street en Angleterre, dieu merci ! 23 juillet Amritsar. La théorie de la mouche. Lessive, causette, Wagha Border (250 roupies) avec un jeune couple israélien. Je découvre au passage à quoi peuvent bien servir ces rouleaux de papier que les touristes trimballent avec eux : à éponger la sueur. Pas bête ma foi. Belle démonstration d'un nationalisme indien très agressif (nous le savions déjà, hélas !). Un homme danse, il est superbe, à la gloire de son pays, Bharat Mata-ji ! A la sortie des femmes entourent notre jeune amie, la touchent, gloussent avec elle. Bonne ambiance pour cette belle soirée. Retour à la guest house. Je rencontre un Punjabi. Je lui demande quelle ville je pourrais bien visiter au Punjab. Malout bien sûr. - Où habites-tu ? - Malout pardi ! - C'est décidé, sur la route vers le Rajasthan, Malout suivra Faridkot (prononcer Fridkôt). En discutant, Karl et moi tombons d'accord sur cette façon de voyager : fixer la carte de géo accrochée au mur. Attendre qu'une mouche se pose dessus. Plutôt que de l'écraser dégoulinante en une trace sanguinolante couvrant le chemin entre Amritsar et Ludhiana (conseil : empruntez à un jeune couple israélien le papier qui sert à éponger la sueur), repérez l'endroit qu'elle vient de désigner. Là vous avez la prochaine étape de votre voyage. Arrivée de Chris, un australien bien fatigué. Un baroudeur qui travaille de droite à gauche, la Chine, le Pérou, n'importe où dans ce vaste monde. Beau mec, la trentaine récente, léger accent du bush (désolé pour ce gros mot). Il va travailler au Pakistan. A demain, moi je vais faire dodo. 24 juillet Amritsar Longue, très longue et imprécise ballade avec Chris. Golden Temple puis le pélerinage au Jalawallian Barg où the fucking general Dyer donna l'ordre à la troupe de tirer sur une foule démunie. Entre ceux qui tombèrent sous les balles des colonisateurs et ceux qui se jetèrent dans le puit ce fut un véritable massacre. Depuis, la couronne britannique, égale à elle-même, a blanchi ce grand homme. Les nations riches, les nôtres, ont astucieusement massacré et continuent de massacrer directement ou indirectement, avec l'aide, très souvent, sinon la bénédiction ou le silence, de notre très sainte mère l'Eglise, bon nombre de populations pour leur piquer leurs richesses. C'est seulement un coup de pot que les francais ont perdu la bataille des Indes contre les anglais. Sinon, nous aurions certainement trouvé un bon BBS (béret baguette saucisson) pour cette sale besogne. Bon, retour laborieux à la Guest House et repas au Crystal. Air conditionné, très peu pour moi. Le riz à la vapeur de Chis est surprenant : 70 roupies, plus d'une journée de travail ! Franchement surfait. Préparation du départ et dodo. 25 Juillet - Amritsar Faridkot Mukstar Malout... Petit déjeuner. Michaela, une jeune et jolie teutonne arrive, 30 ans, fort bien faite de sa personne, joli sourire, très aimable, facile à faire rire malgré sa fatigue et son envie de prendre une douche. Je reste ? Allons, la route m'appelle, je la retrouverai, peut-être à Jaisalmer. Un peu tristounet tout de même.
Avec ma gueule de métèque, de juif errant de pâtre grec et mes cheveux aux quatre vents...
Faridkot à la recherche d'une chambre. Soit le Sanduz, 600 roupies, soit un Dharamsala, 30 roupies. Rien ne me convient, retour au bus stand. Un bus m'attend. Je suis très mal assis tourné vers le fond du bus. Que vois-je ? Une femme ! Hélas, assise à côté d'un beau Sikh (ils sont plutot costauds et pas du genre à badiner avec l'amour. Je me souviens d'avoir été confronté au choix délicieux de laisser tomber ma Babita d'amour ou de me faire trancher la gorge. Je suis toujours aussi lâche mais bien content d'être encore vivant...). Le bus fait une courte halte. Le beau Punjabi descend... seul. Petit signe discret à la dame... qui acquiesce. C'est mon jour. Mon dieu qu'elle est belle ! Elle parle un anglais parfait de cette voix envoutante qui laisse son homme pantelant. Je n'entend pas bien lui dis-je. Elle accepte que j'approche mon oreille de sa bouche (sa bouche, ses lèvres, ses yeux...). Elle est actrice me dit-elle. Par contre, mauvaise musique, elle est mariée. Pire, elle a choisi son homme et vice-versa. Je lui dit - Apki Boli bahut mithi hai aur Ap bahut sundar hai (votre voix est du miel et vous êtes vraiment très jolie) -. Elle arrive à rougir comme le font si bien les dames de bonne compagnie. Changement de bus a Mukstar. Plein de places libres. Je lui demande si elle veut toujours de moi. Oui dit-elle. Quel bonheur ! Hélas, certains jours, les bus indiens roulent beaucoup trop vite. Malout (pas ma loutte, Malout !) arrive. Nous descendons. Ma compagne hèle un rickshaw pour moi, fixe le prix et m'achève delicieusement - au cas où vous auriez des problèmes, mon numéro de téléphone est... -
... avec mes yeux tout délavés qui me donnent l'air de rêver moi qui ne rêve plus souvent... et je serai prince de sang rêveur ou bien adolescent comme il te plaira de choisir...
Malout. Mieux vaut connaître l'Hindi, surtout quand ils parlent Punjabi, la ville n'étant pas, mais vraiment pas, préparée au tourisme. Ville très moderne, très active avec une Wellfare association (Edward Ganj) très efficace. Edward Ganj Guest house, le super luxe à 125 roupies. Le Malwa hotel, sur GT road près des cinémas, le top des pure veg et pas cher du tout. Les gars de la Traifik Police logent aussi à la guest house, de gais lurons qui se marrent comme des collégiens en regardant les demoiselles danser à la télé (conservant avec peine leur lolos dans la trop petite pièce de tissus qui sert a cà). Bon, je ne vais pas attendre que ça tombe. Allons faire la lessive et remettons-nous aux cassettes d'hindi ! Pour l'instant, après 2 semaines, je tourne à pas loin de 8 euros par jour tout compris. Je ne peux pas me priver tout le temps de Kingfisher light ni de bons restaurants, quand même (et parfois, une petite piece au Ricksaw, quand il est sympa...). 26 juillet Malout Recherche d'une brosse à lessive, celle que j'ai achetée à Guayaramerim (Bolivie du Nord-Est) est restée en rade à Amritsar. Dans la supérette du coin personne ne parle anglais et je ne connais pas le mot en hindi. Tiens une brosse à dent. J'en prend une, fais semblant de me frotter le torse avec... Lumière ! Le gars se précipite sur une échelle, là je suis très inquiet, monte au premier, farfouille et redescend avec une brosse... à lessive. Enfin, le nom est écrit sur l'emballage : Deluxe Cloth Brush. Du Punjabi, probablement. 10 roupies. J'invite Surender, mon VRP d'Amritsar, au Malwa. Nous parlons de son travail. Il me dit, Malout est une petite ville, les salaires ne sont pas bien gros, beaucoup moins qu'à Ludhiana, par exemple. 5000 roupies par mois, mais il est content de sa vie. Heureux homme ! Bouffe plus qu'excellente mais, comme tous les indiens, il mange trop vite pour moi. Bien sûr, il insiste pour payer. Rien à faire, c'est lui qui gagne. Dodo. 27 juillet - Malout toujours Malout Je glande, petite causette mi-hindi mi-english. Et là arrive Goldy, mon Sikh à moi, mon pote le géant débonnaire grand-ouvreur-de-kingfischer-avec les dents-s'il vous plaît. Finis les problèmes d'hôtel à Fridkôt ! L'année prochaine, Delhi Fridkôt direct, dodo chez lui, pêche, alcools variées et divers autres péchés en perspectives. Grave de chez grave. Mes demoiselles chéries, il est grand, fort, beau avec un coeur en or, mon Goldy. Vous voulez que vous donne son numero de téléphone ? Surender m'a invité à dîner chez lui, j'apporte gulab jamon et rasgullah. Fallait pas, mais si, mais si. Je découvre le Kakri. Servir frais avec un filet de citron et un peu de sel au cas où. Simple, pas cher et très bon. Nous discutons de son prochain trajet de représentant en articles pour tracteur (Om Auto Store sur Gt road). J'entend Anoopgarh. Tilt - Tu es Punjabi et ma soeur est Rajasthani : je t'attends à Anoopgarh pour le 4 au soir et, là, je suis chez moi (rires), je t'invite pour dîner. Thick hai ! - La mouche vient de frapper sans prévenir. Je n'ai pas regardé ma carte de géo. Frimeur, j'ai laissé le Indian Handbook, le top des guides et de loin, à la maison : l'Inde ? Les doigts dans le nez mon pote ! Attendons la suite... 28 juillet. Repos à... Malout Mise à mort du temps qui passe et achat de fausses ray ban à 250 roupies. 29 Juillet - Malout/Punjab vers Anoopghar/Rajasthan Adieu Punjab ! Etat très très busy, riche, avec de belles récoltes et des gens travailleurs qui ne savent pas ce qu'est le tourisme destructeur. Heureux indiens ! Pour aller au garh d'Anoop deux possibilités, dirait la mouche : Malout, Dabwali, Suratgarh, Anoopgarh; Malout, Abohar, Ganganagarh, Anoopgarh. La première ligne de jeu imposant de prendre un rickshaw à Dabwali pour passer, semble-t-il, du bus stand du Punjab à celui de l'Haryana, je choisi la route la plus simple. Attention, prononcez bien Abohar, sinon vous allez rater le premier bus comme moi. Ceci dit, à quelque chose malheur est bon : j'ai eu les autres bus dans l'ordre à la seconde près. Me voici à Anoopgarh. Petite ballade (pourquoi ils me regardent tous comme ça ?), 800 m, du bus stand à la Pawan Guest house. 150 roupies la chambre. Moyen mais ca va. Douche, trempette pour le linge, sieste puis petit tour dehors. Un médecin m'interpelle de son échoppe. Il est catholique. Changgeet est son surnom. Il me conduit, quel succès je me paye dans cette ville, à la boutique de son frère médecin, lui aussi, et nous faisons causette. Voilà trois heures que je suis arrivé qu'une moto arrive me signalant que quelqu'un m'attend à la guest house. Allons-y ! Là, je suis invité à entrer dans une chambre. Un très beau jeune homme, l'air très futé, est installé nonchalamment, élégant dans sa posture négligée, sur un lit. En face, le patron de la guest house. Passeport ! Thick hai ! - Que faites-vous à Anoopgarh ? - Dans un anglais impeccable. J'ai bien envie de répondre que je n'en sais rien moi-même mais l'ambiance n'a pas l'air à la plaisanterie. - Je veux visiter le site de Kalibanga - Amusé mon James Bond - Et vous venez à 15 km de la frontière pakistanaise pour visiter un site qui se trouve à 110 km a l'Est ? - Pas amusé du tout que je suis. - Je ne savais pas, je n'ai pas regardé la carte (bien fait dit la mouche). De plus, j'ai invité mon ami de Malout à venir dîner dans une semaine -. Silence. - Quand avez-vous l'intention de visiter Kalibanga ? - Demain ou le jour suivant -. Là il parle en Hindi au proprio. J'arrive à comprendre le plus important - ... après demain le Chief Minister du Rajasthan vient a Anoopgarh - Ni une ni deux je propose après-demain. Sourire chez 007. On fraternise, il a 27 ans, il est officier de police et travaille en coopération avec la SBF (security border force) et il est très busy busy. Bon, on reste en contact ? Dîner chez le frère de Changgeet puis, malgré les propositions de passer la nuit chez lui, retour en moto à la Pawan GH. Dodo serein (après le brossage de dents, bien entendu). 30 Juillet - Anoopghar. Police station, chaï, samosa... Petit déjeuner, brossage de dents comme après chaque repas, puis visite à la Police station. Mon passeport intéresse tout le monde, mon billet de 50 euros, 2500 roupies, est épluché sur toutes les coutures. Chai, samosa, ek samosa, do samose. Causette - J'ai un copain à Bikaner, Himmat Singh Shekkawat ... - Crise de rires mais respect chez ce policier. On ne dit pas, semble-t-il, Himmat Singh Shekkawat mais Himmat Shekkawat Singh. - Et je suis moi-même un Shekkawat -. Bon, ayant parlé de mon (très puissant) ami je suis définitivement dans les petits papiers de la police. J'offre une cigarette, il accepte tout en m'expliquant comment la loi vient d'être renforcée, 1000 roupies et jusqu'à 1 mois de prison (là, à mon avis, c'est quand vous fumez dans une station de police). Je vais pour partir. - Mais non. Venez dire bonjour au Chef du secteur ! -. Bon, là je retrouve James. - Coucou comment vas-tu ? - First class ! - Le chef est amusé - Comme ca, ce monsieur gagne sa vie en jouant aux cartes ? - Il me sert la main, - nice to meet you - Au revoir -. Bon, je peux partir ? - Pas du tout mon bon ! Nous avons une jeep de service, permettez-nous ! - Confortable. Ceci a pris tout de même une matinée entière. Bien, y a pas que la police dans la vie. Découverte du Shiv Mishthan Bandar où je mange bon pour pas cher. Marcher dans Anoopgarh n'est pas chose aisée. Bien obligé de m'arrêter quand quelqu'un me souhaite la bienvenue. La vie est bien dure. Dame, touriste, c'est pas un métier facile qu'on fait là ! Bon, le soir arrive, Changgeet m'amène au Aashish Cold (cool ?) Café. Super sympa. Masala dosai et petit coca, 23 roupies. Je donne 25 et relance de 2 roupies pour le pourboire. Tordus de rires qu'ils sont ! Comment est-ce possible de vouloir payer plus cher ? Et là je réalise que je suis le premier touriste dans cette ville (en tout cas, depuis très longtemps). Je leur explique que je suis content et c'est ainsi que nous avons l'habitude de manifester notre plaisir d'avoir été bien servis. Je rencontre Lallit Chabra un jeune enseignant qui m'invite à visiter son école, après-demain, si possible. Dîner, brosse a dents, douche, dodo. 31 Juillet - Anoopgarh Kalibanga Anoopgarh Mes copains de la police station vont être contents : je prend le bus pour Pilibanga vers 6 h du matin. Attention, arrivés là, évitez les jeeps pour Kalibanga (30 roupies pour 6 km c'est du gangstérisme qu'il ne faut pas encourager); le bus pour Jensen (phonétique ?) vous dépose devant le museum de Kalibanga pour 3 roupies. D'autres bus vous amènent, pour le même prix, à un carrefour. Là, vous prenez la route à gauche et marchez 1 petit kilomètre pour arriver au musée. Deux galeries à visiter pour 2 roupies, dont une de photos, surtout de Chittorgarh. Ensuite, visite du vieux village, visite commentée dans un anglais très approximatif. Beau chantier ma foi ! Je rapporte une vieille pierre et un bout de bracelet (5000 ans). Je suis quand même épaté qu'un pays plutôt pauvre, comparé à la France, crée des institutions chargées de découvrir et protéger le partrimoine du pays. Peut-être pourrions-nous en parler à nos politiciens ? Créer un ministère... qu'on pourrait appeler ministère de la culture, par exemple ? Un gars du coin me propose ensuite un petit chaï et me ramène en moto à Pilibanga. Place assise dans le bus, sur la gauche près de la fenêtre. Le bus fait une halte. Je pose ma casquette sur mon siège côté fenêtre et vais acheter une bouteille d'eau minérale. Je reviens dans la minute : deux donzelles pas très classe sont assises à ma place. Plus de casquette. Je leur explique le problème. Pas de réponse. J'insiste, toujours rien. Grosse colère, pétage de plombs sévère - Mai police bulata hu ! -. Je prend la grande par le bras gauche - Jao ! -. Elles se cassent toutes les deux et, miracle, ma casquette tombe d'entre les jambes de celle qui était assise sur le siège à côté du mien. Un Monsieur me prend doucement par les épaules et me dit que ce n'est pas très bon pour la "blood pressure". Il a raison. Reprenons notre calme. Bon, retour a Anupgarh, le Chief Minister est parti, je peux entrer dans la ville. Fin de journée tranquille. 1 Aout - Anoopargh Le train train quotidien, petit déjeuner chez Aashish, retour à la guest house sans oublier de saluer mon ami Changeet, brossage de dents, petite douche, j'en passe et des meilleurs. Je sors, il fait très beau, et marche en direction du bus stand. Après 600m je découvre, sur ma gauche, l'école publique de mon nouvel ami, Lallit Chabra. Accueil du directeur dans son grand bureau. Sur le mur, de grandes images et ou photographies représentant les grands hommes de cette nation, les freedom fighters étant volontiers représentés le revolver à la main. Visite de toutes les classes. Séance géante d'autographes entouré par une multitude de bambins et bambines, 8/13 ans, complètement exités. Quelle ambiance ! Vers 17h, sur la télé de la clinique, nous découvrons que Jony Woqr (prononcer jony walker), le célèbre Charles Trenet indien, vient de mourrir après une vie trépidante bien remplie. En fin d'après-midi emplettes au marché. Nous achetons des khumbis (champignons), du kakri et autres légumes. Les pommes, au fil des ans, sont de plus en plus inaccessibles : 50 rps le kg de la moins bonne qualité; 120 celles d'Australie. Dîner chez Changgeet. Les familles catholiques semblent plus ouvertes que celles Hindous ou musulmanes. Je n'ai jamais vu, en Inde, des jeunes femmes d'une famille Hindou ou musulmane être autorisées à partager ainsi la soirée avec un étranger et surtout se montrer aussi proches, intéressées, enjouées... Retour en moto à la guest house. 2 Aout - Anoopgarh encore Anoopgarh... Je vous passe le petit déjeuner, le brossage..., la douche. Changgeet n'est pas encore arrivé. Comme son aide ne parle pas anglais, je vais chez le voisin, réparateur de vélo. Faut bien s'occuper, non ? La réparation d'une crevaison de vélo n'est pas donnée : 5 rps (à ce prix là autant réparer soi-même). Mon nouvel ami décide d'assembler une roue de motocyclette à partir d'un moyeu, d'une jante et des rayons. Fascinant, vous ne trouvez pas ? Changgeet arrive. Nous allons visiter l'école privée où va son rejeton. Là, çà coûte les yeux de la tête, 6000 rps par an. Deux enfants, 12000 rps donc. Considérez qu'un instituteur en milieu de carrière touche environ 5000 rps par mois et vous allez sans doute choisir l'école de la liberté, de la fraternité et de l'égalité... Des autographes, certes, mais les enfants sont plus réservés que ceux l'école publique. Un nouvel objectif, un challenge, se profile : obtenir de visiter demain le collège de jeunes filles (femmes, puisqu'entre 17 et 21 ans). Ce devrait être délicieux, non ? 3 Aout - Mon dieu, un étranger dans ma ville ! Bon, le cérémonial du matin est passé, je fini de prendre ma douche que l'on frappe à ma porte. Ils le savent, pourtant, que j'ai mes heures pour recevoir. Pas content, complètement nu, j'ouvre la porte en me cachant un peu. Un gars en uniforme, il semble gêné, me fait signe qu'il va m'attendre en bas... avec mon passeport. Bon, je me couvre et vais à la réception. Mon gars est là, assis à côté d'un notable vêtu d'une chola-pyjama, le chef en apparence. L'uniforme parle anglais, "forbidden", "authorization", ce qui fait quand même deux mots, alors que le boss lui n'a pas l'air de parler autre chose que l'hindi. Bon, je réalise que ne devrais pas être dans cette ville. Mais qui sont-ils ? Je termine ma toilette puis je vais chez Changgeet. Mes deux lascars sont en train de sortir de la boutique. L'aide est incapable (il ne veut pas ?) de m'expliquer ce qui se passe. Changgeet arrive, discute avec lui et m'apprend qu'il est attendu au bureau du C.I.D., central inquiry department. Il hésite à s'y rendre mais je lui conseille fermement d'obéir. Quand il revient, il est pâle, très inquiet. Le chef du C.I.D., celui qui a mis cinq jours pour découvrir qu'un terroriste potentiel trainait dans la ville et posait peut-être des bombes dans les écoles (l'Inde peut être inquiète pour sa sécurité), le super James Bond l'a bien prévenu : si je ne quitte pas la ville rapidement, il causera de gros problèmes à moi-même, au proprio de la guest house et, surtout, à Changgeet. En effet, comment a-t-il pu oser me faire visiter des familles... catholiques ? Là, ça sent trop le roussi. Je bats tous mes records : en moins de 30 minutes j'ai packé, trouvé un rikshaw pour le bus stand (3rps !) et choppé le bus de Bikaner qui sortait de la gare. L'arrivée au government bus stand de Bikaner vue par le rickshaw-vala. - Une barbe et des chevaux blancs qui sortent du bus. Un sac à dos ? Je me vois bien une petite commission dans un hotel à 100 rps près de la railway station. Chic ! Sir, I have cheap good hotels near railway station. 30 rps - Thanks, I have already an hotel just there on the other side of the road, the Sagar - No sir, not possible, too much expensive for you (1200 rps) - So I will go to the next one, the Laxmi Niwas Palace - J'ai le bonheur d'y être aussi un invité - No, no Sir, more impossible (200$) - So, I will try the Sagar - Et je traverse la route en direction du Sagar (je sais que ce bon Dinesh ne voudra pas que je paye, mais d'un autre côté, si je vais ailleurs, il sera fâché contre moi). Mon aimable rickshaw-vala n'a toujours pas compris comment je pouvais m'offrir un tel luxe. Comme disait mon très libéral de paternel - Bof, c'est bien connu, ces beatnicks, ils cachent des dollars dans leurs cheveux - Le premier tier de mon voyage, exploration en solitaire, vient de s'achever. Je ne pourrai pas inviter mon ami Surender de Malout (je lui donné un coup de téléphone à la Pawan GH). Direction vers le confort, ma famille de Bikaner puis, après Raksha Bhandan, le jour des frères et des soeurs le 12 août, celle de Jaisalmer. Plus question, d'ici le 1er septembre, la date d'arrivée de ma femme à Delhi, de payer une chambre d'hôtel. Il sera impossible de payer la blanchisserie, le restaurant, voir les coups de téléphone pour la France (même pour cela je vais devoir me battre !). L'hospitalité indienne... Mon calcul de coût journalier va donc s'arrêter là : tout compris, je suis exactement à 349 roupies par jour. Faut dire que je me suis pas privé...
Ce qui reste de ces vingt jours
Trois villes qui garderont longtemps leur authenticité : Kurukshetra, son Jat Dharamsala, le restaurant Celebrate et Sudesh, le Brahma Samovar et Omparkash Garag, le postier si aidant; sans oublier tous ces gens sympathiques que j'y ai rencontrés. Pas une ombre au tableau ! Malout, la Edward Ganj Wellfare Association, avec sa Guest house et ses autres activités de bienfaisance, le Malwa hotel, restaurant top de top, ma princesse, Surender Khurana mon ami VRP, les gais lurons de la traffic police et tous ces gens adorables. Anoopgarh et tous ses habitants sauf un (trouvez lequel). C'était trop facile d'aimer : quand vous êtes la vedette du village, avec tous ces curieux de vous connaître, si gentils... Ne faisons pas de jaloux : en face du Bus stand vous trouverez une guest house offrant les prix habituels du marché (250 pour une non ac; 450 pour une ac en ajoutant deux chambres dans ou à côté du Aashish cool Café. Belles chambres);
Plus que 53 jours de vacances ! du 3 août au 1er septembre, la vie de pacha au Rajasthan chez mes soeurs et mes frères; je vais goûter à nouveau au bang du Shiva temple, le meilleur et de loin; partager l'opium et le chaï au petit matin avec mon vieil ami qui ne parle pas un mot d'anglais (ce qu'on peut causer tous les deux... avec les yeux); boire de la Kingfisher light plus que de coutume; tuer le temps avec mes amis du fort et, quasiment, redevenir un vrai touriste. du 1er au 23 septembre, avec ma femme (Delhi, Bikaner, Jaisalmer, Jodhpur, Agra, Orchha, Khajuraho, Delhi, Paris).
Remerciements à François et à son équipe; à Sandrine, tendre mère poule pour les poussins voyageurs; à vous qui avez lu jusqu'au bout ce verbiage impolitiquement et non socialement correct (n'est-ce-pas, Christine, mon ange au coeur pur ?) et, surtout à tous les amis indiens et à tous ces touristes qui ont accepté, malgré mon caractère, de me tenir parfois compagnie.
... la musique qui marche au pas cela ne me regarde pas...
Léger flottement pour le transit à Mumbai mais je dégotte enfin un avion pour Delhi. Il faut que je pense, pour l'année prochaine, à trouver un avion Mumbai Jodhpur. Je repère un touriste isolé. Delhi, environ 11h du matin. Je récupère mon sac à dos et mon touriste solitaire. Il est américain - Did you book an hotel ? - Non, il n'a rien prévu. - We can share a prepaid taxi and go to my hotel in Paharganj ? - Parfait. J'arrive avec Chris, j'ai de quoi donner un bon pourboire à notre chauffeur, un Sikh, et j'apporte un client comme promis à Surender Mohan (Sone pê Suhaga...). Pour 250 rps, à Delhi, la chambre est correcte. L'accueil est toujours bon, les deux frères et les employés toujours prêts à rendre service. Le Hare Krishna roof top restaurant à 250m sur la droite en débouchant dans Main Bazar me convient parfaitement. 15 juillet 13h Je vais à pied à la New Delhi Station. Les gens sont bien sages, la queue est parfaite, je ne vois qu'une seule tête. Je prend un ticket pour Kurukshetra, ville sainte de l'Haryana (te souvient-il des conseils prodigués par Krishna à Arjuna avant la grande castagne familiale ?) sise à 157 km au Nord de Delhi. Petit problème pour entrer dans le train. Bousculade de première, je perds mon clip solaire sans m'en rendre compte. Les gadgets pour playboy ne sont pas faits pour moi, je le savais depuis longtemps. Par contre, j'ai trouvé un siège. Quelques échanges un peu courts avec mes sympathiques voisins. je ferais bien de récupérer mon Hindi pour converser un peu plus... Arrivée à Kurukshetra. Je sors de la gare. J'achète un paquet de "Four Square", attention fumer du tabac nuit gravement à la santé. D'un autre côté, produire beaucoup de fumée à la tombée du jour protège du palu... Pas le temps de tirer deux bouffées qu'un local me demande où je veux aller. - Birla Mandir ? -. Autour de ce temple je sais qu' il est possible de trouver des dharamsalas. Il me propulse dans un rickshaw collectif et de dire au chauffeur - Birla Mandir, 5 rps -. Finie la cigarette reposante, la vie trépidante reprend. Bien, je suis face au temple. Une rue à gauche, une rue à droite. Droite, gauche, gauche droite... Prenons celle de droite. Un banc, deux chaises et quelques rudes travailleurs papotant gentiment devant le petit bureau de poste. - Äie, baithie ! - C'est demandé si gentiment que j'accepte volontiers la chaise qui m'est offerte. - Chaï pijie ! - Et un thé indien pour le touriste. En plus j'ai l'autorisation de boire aussi une cigarette (en Inde nous ne fumons pas, nous buvons la cigarette). Après quelques échanges, mon Hindi me revient, Om Parkash Garag, le chef du bureau de poste, boudha souriant, serein, je dirais même satisfait, m'accompagne au Jat Dharamsala qui se trouve juste derrière le bureau le poste. Visite de deux parmi les 471 chambres. Il est possible de choisir le dortoir. Tant que je ne dépasse pas 150 rps je peux m'offrir du luxe : fan et cooler, salle de bain spacieuse, de quoi accrocher ma moustiquaire, parfait. Allons remplir les formalités, passeport, visa... Le directeur, est du genre discret, bel homme avec un petit air malain. Il ne dit pas un mot. Il m'avouera plus tard qu'il comprend ce que nous disons mais qu'il préfère ne pas parler un mauvais anglais. Bon, il est temps de s'installer, moustiquaire, petite douche, fringues propres et me voilà dehors. Je m'offre une balade derrière le Birla Mandir. Là, un immense réservoir, le Brahma Samovar. Ce calme à la tombée de la nuit, cette immense étendue d'eau sacrée, tous ces gens qui flanent en papotant silencieusement, cette douce luminosité, je m'asseoie au bord de l'eau pour me rafraichir de cette paix partagée. Un étudiant, Kurukshetra abrite une université fameuse en Inde, me demande l'autorisation de me parler. Thick hai. Sujet assez commun : en gros le passé n'existe plus, le présent c'est tout juste, mais l'avenir ça compte un max. Bof, moi la philo... A peine le temps de lui expliquer que j'appartiens déjà au passé qu'il s'en va en se demandant s'il m'a bien rencontré. Bien, prenons la rue que j'ai délaissée à mon arrivée. Un petit Dhaba (en Hindi, une gargotte peut aussi s'appeler hotel...), son nom - Celebrate - attire mon attention. J'entre, namaste, et je découvre l'aubergiste, Sudesh, une fort belle femme. Phd de Sanskrit qu'elle est ! Je la sens un peu conservatrice. Néanmoins, je tente une légère approche (en Inde restons très très léger...). Conversation bien aimable. Diner très indien. Dodo. 16 juillet Kurukshetra Sucreries et chaï au petit déj chez le chaïwala d'à côté. Mon postier favori demande à un jeune garçon de m'accompagner au Panorama, un museum des sciences avec plein de gadgets pour faire des expériences de physique très divertissantes. Bon, passons au Shri Krishna museum lequel mérite bien deux bonnes heures. En plus des rappels nombreux au fameux sermon de Krishna à Arjun before le célèbre bain de sang (lisez la Bhagavad Gîtâ traduite du sanskrit par Anne-Marie Esnoul et Olivier Lacombe chez Points / Sagesses) plein de petites choses passionnantes à découvrir (non, je n'ai pas d'appareil photo, il va falloir vous déplacer...). C'est pas tout ça, le déjeuner m'attend... chez mon aimable Sudesh. Un moment délicieux à papoter tous les deux... Amateurs de vieilles pierres vous pouvez visiter, comme moi dans l'après-midi, le Sheikh Chehli Jalal Mausoleum. Un musée qui parle, entre autres, des récentes découvertes dans la mer au bord de la ville sainte de Dwarka (ville très agréable et paisible), Gujarat. C'est trop fort, Bhujh me revient. Bhujh, je pleure en revoyant le marché aux légumes, ses petites ruelles autour, ce barbier fraternel qui m'arrêta en me prenant par le coude pour me montrer les photos des touristes qu'il avait tant aimés. Même toi le gars avec qui je m'engueulais violemment dans la Guest house, même toi, j'aimerais te revoir pour qu'on se frotte encore un peu. Vous pensez que Dieu existe (la question est trop complexe pour ma petite tête) ? Où est-il celui qui a permis ce tremblement de terre violent et terriblement injuste ? Gros sur la patate... Visite d'un petit temple, les gamins s'amusent comme des petits fous dans le bassin. Retour au Birla mandir. Waouh, un touriste ! Il vient de Toronto. Bon, nous sommes là pour s'entraider. Je lui raconte la ville, il m'écoute poliment (ça change de la plupart des autres lesquels, en général, sourds à tout conseil occidental, préfèrent écouter les aimables garçons des rues qui leur préparent des entubages de première bourre. Rien de tel que sa propre expérience, non ?). Puis il me remercie, précisant au passage qu'il est originaire de Kurukshetra. Elle est bien bonne. Garag, notre postier, m'invite à prendre un pot chez lui. Famille très sympa. Bon, c'est pas tout ça, le devoir nous attend. Bus pour Joytisara, son et lumière... eh oui, toujours la même histoire, Krishna, Arjuna... mais en Hindi. Je m'accroche un peu et je décide rapidement de ne regarder que les images, les lumières en fait. Beaucoup de bruits et de fureurs... C'est décidé, je m'inscris aux Langues O dès la rentrée. Retour au bercail après avoir dîné dans une petite gargotte le long de la rue principale. Super bon ! Je dois indiquer aux touristes nécessiteux que le Jat Dharamsala sert 1000 repas gratuits et ceci deux fois par jour, midi et soir. 17 juillet Kurukshetra. Adieux, départ et arrivée à Fada City. Re-sucreries et chaï pour y faire trempette. Mon ami le postier insiste (il m'enverra par la suite des documents et téléphonera plusieurs fois à Paris) pour que je lui fasse une lettre en vue d'obtenir un visa... de 6 mois ! Que va en penser Sarkosette ? Petit tour pour les adieux et les cadeaux. - Ah, ma chère Sudesh, je suis bien triste (tiens, un petit flacon de parfum) - Et moi donc - dit-elle en me servant mon masala dosai. Essuyons les larmes, rickshaw pour Pipli où le bus pour Chandigarh devrait me prendre (à moins que ce ne soit l'inverse ?). Votre immense culture vous rappelle au souvenir du Fada, Le Corbusier qui a, entre autres divertissements, dessiné les plans de cette immense ville, capitale de deux états de l'Inde, l'Haryana et le Punjab. Ne faites pas comme moi, travaillez les itinéraires des bus, ça vous économisera du temps et de l'argent. Je vais au Panchayat Bhavan. Ma religion m'interdisant de dépasser les 150 roupies, je prend une chambre à 80 avec douche commune. Pas extraordinaire mais, moi, du moment que je peux installer ma moustiquaire... En bas, au resto de l'hôtel, thali à 20 roupies, excellent. 18 juillet Chandigarh Rock garden, un immense et magnifique jardin "à la facteur Cheval". Rien que pour croiser de jeunes indiennes prise en flagrant délit d'amour, se cachant dans les bras de l'heureux élu à mon passage, la visite vaut le coup. J'étais seul. La cafétaria propose des patisseries qu'elle n'a pas en stock et les paquets de biscuits ont, depuis longtemps, dépassé la date prescrite. La dame du bureau d'India Airlines est très aimable et très serviable. Si si, j'insiste. 19 juillet. Vers McLeodganj. 20-21 supporter McLeodganj... Espérant ne pas mourir complètement idiot, sur ma liste de villes possibles, j'ai inscrit celle-ci, un peu inquiet à l'idée de m'ensuquer dans un club à touristes. Chandigarh, Main bus stand. Je prend le bus 8 à la plate-forme 37 pour aller au bus stand 43. Je ne paye rien, gratuit ? Là je trouve un bus pour Dharamsala. Il est encore temps de revenir en arrière... Mais non, je m'enferre. Pour l'instant, tout va bien. Mais dans les derniers kilomètres le temps se gâte, il commence à pleuvoir sérieux. Changement de bus pour la montée à McLeodganj et l'arrivée : de rares rues avec des boutiques pour westerns dans tous les coins, des cowboys fonçant en moto dans ces chemins faits pour les vaches, les piétons et les enfants. J'ai envie de repartir mais je suis trempé. Deux jours pour sécher les vêtements... Pushkar, une nuit dans cette jolie ville m'avait largement comblé, Pushkar McLeodganj même conbat ! Deux villes qui sont superbes à 6h le matin, une bonne partie des touristes étant occupée à cuver la Kingfisher ou à se repérer dans la fumée des pétards. Non, ce n'est pas l'Inde et je n'aime vraiment pas du tout. Jame, Kashmiri, vendeur de bijoux (explique moi, avec ce que tu gagnes, où tu trouves de quoi manger, Jame ? Tu m'as l'air d'avoir une bien petite tension...) en face du Kailash, va faire de gros progrès aux échecs... s'il arrête de se déconcentrer en matant les mignonnes. Richard a une bien jolie petite fille et semble bien s'occuper des enfants du coin. Bon coeur. Fred, il a passé un an dans le coin il y a trois années de cela, est bien décu de ce que c'est devenu. Un frère d'amazonie passe dans la rue arborant un Tee shirt "Puerto Maldonado"... se demandant ce qu'il peut bien faire dans ce bled. Souvenirs... Petit tour entre deux averses en direction de Bhagsunath (un vrai de vrai, bien éclairé, dirait en prenant un air détaché "Bhagsu", j'suis du coin, quoi...). Bonne promenade. Du positif ? Des locaux gentils. Le Kailash hotel, personnel sympathique, mais construction un peu légère (vibrrrations quand les gens passent dans le couloir); Shambala, bon carott juice, laissez-vous tenter par la patisserie; Shangrila, à côté, très bon vegetable chowmein; McLleo, bonne cuisine indienne pour touriste et soirée éducative pour des enfants sikhs lesquels étaient là avec leurs parents : parmi quatre touristes très limites, l'un, avachi, les jambes dans l'allée, buvant sa bierre au goulot. Plus fréquent qu'on peut le penser. Tiens on vient de me conter la délicatesse de certains qui ont le bon goût, à Leh, Manali ou ailleurs, de déclarer de fausses pertes de lecteurs de CD (ou autres ustensiles) dans l'hotel où ils sont descendus, causant stupidement de gros torts à beaucoup de monde. De quoi pleurer, non ? J'ai revu ma compagne de trois jours de l'été 99, Hannah, une sacrée voyageuse. - Toi Hannah ? - Toi Jacques ? - Te souviens-tu de Kahjuraho, Agra, Mathura ? J'en soupire rien que d'y penser. Hannah est, depuis 2000, tour leader pour une agence hollandaise. Te revoir m'a mis du baume au coeur. Plus tard, à Amritsar, Karl de Manchester me dira que Dharamsala, Kotwali Bazar, aurait gardé un peu plus de son authenticité. Je précise que pour descendre à Kotwali bazar point n'est besoin d'attendre le bus. Pour une roupie de plus vous pouvez partager une jeep avec les gens du coin (un court moment d'indianité ne peut pas faire de mal, n'est-ce pas ?). Trois raisons valables pour justifier un tour à MacTruc 1) rencontrer éventuellement Hannah 2) vouloir méditer sévère avec les moines du château 3) savourer le bonheur intense de quitter MacMachin 22 juillet Echappée vers Amritsar Ouf, les vêtements sont secs, je suis libre ! Vivement le soleil d'Amritsar ! Lever 5h30, que cette ville est belle à cette heure là ! Attente du bus pour Manali, changement à Dharamsala pour celui de Pathankot. La route est très belle qui va vers l'Inde, la vraie. Pathankot. Je vais à pied du bus stand à la railway station. 1 km en plein cagna. Les rickshaw-valas ne me harcèlent pas outre mesure. Je dirais même qu'ils ont un certain sens de l'humour. Bref, la ville me semble déliceusement indienne, peu dégradée par le tourisme. Un bol d'air pur après les trois jours précédents. Je prend la file pour acheter mon ticket de train. Un jeune indien me passe devant. Sympa, je lui laisse trois secondes pour savourer l'intense bonheur de sa courte victoire. Une main ferme sur l'épaule droite, il se retourne et, dans le genre - just call me Uncle-ji - je lui fais un signe très convaincant comme quoi il serait bon de revenir un cran en arrière. Dans le doute il préfère se remettre derrière moi. Les vieux assis sur les bancs, accrochés à leur canne, jubilent, admiratifs. Non mais ! Rahul, mon nouveau et jeune, 21 ans, copain, partage mes cigarettes à la sortie de la gare (quelques jours plus tard, un policier, alors que nous fumions dans la police station d'Anoopgarh, m'a confié que fumer dans un espace public pouvait rapporter 1000 roupies d'amende et un mois de prison...). Rahul est vendeur dans un magasin de voitures et il en est très fier. Il prend le train lui aussi pour Amritsar car il doit porter une lettre importante dans une banque. Bousculade pour la montée dans le train. Rahul est trop tendre pour se battre pour un siège, et pas stratège pour un sou. Petit plaisir trop rare, une petite main me tripote la fesse droite. Quelle est la ravissante conquérante de mon joli postérieur (plein de taches de rousseurs) ? Mince, une vielle fripée qui tente de me faire la poche arrière. Un vrai serpent, elle se faufile avec sa fille, décue ne pas avoir réussi son affaire. Enfin, après 45 minutes de station debout nous trouvons un siège. Une famille indienne complète les quatres banquettes. En face de moi, en ordre décroissant de taille de la droite vers la gauche, trois jeunes filles de 18 à 15 ans, fort belles ma foi, et le petit frère qui dort, sa tête posée sur les cuisses de sa plus jeune soeur. Vous savez comment elles sont à cette âge là ? Pouffant de rire au moindre de mes gestes, répondant volontiers à mes sourires charmeurs (le satyre du 18ème qu'on m'appelle), voyage agréable... 22 juillet 16h environ, arrivée à Amritsar A la sortie je m'achète des cigarettes. Une accorte jeune femme aux formes généreuses me demande si je cherche quelque chose de précis. Je vois très bien ce qu'elle veut dire. Ma foi... Tout de même, je ne peux pas laisser Rahul sur le carreau pour la bagatelle. Je refuse, un peu à regret. Bof, elle avait bien le genre à faire payer ses charmes. Trop jeune pour ça (moi, pas elle !). Bon, nous décidons de nous séparer un instant. Rahul va à sa banque, moi à la Tourist guest house où il me rejoindra plus tard. Discussion acharnée avec un rickshaw-vala. - Tis rupae - Moi, je reste naturel, je fais le con, celui qui comprend mal l'Hindi - Tin rupae ? Ok -. Entre trente et trois roupies il y a de quoi bargainer. Nous étions arrivés à 20, en pleine descente, quand une voix s'élève - Patch ! -. Un rickshaw à pédale vient casser la baraque du mien en proposant cinq roupies. Triste qu'il est. Je lui pose une main fraternelle sur l'épaule - Das rupae ? - - Ok pour dix roupies -. Arrivé à l'hôtel je lui donne dix puis cinq de consolation. Tout le monde est content. Dépaquetage, installation de la moustiquaire (le coin semble propice aux folles activités de la femelle anophèle), petite douche et réception de Rahul revenu de la banque. Nous sortons, prenons une petite rue sur la gauche et entrons dans un dhaba pour nous faire une petite parantha (pensée émue pour Sandrine). Retour dans ma chambre, babillages entre garçons et adieu après échange d'adresses e-mail. Les gens de la guest house sont très accueillants, les moustiques et les puces aussi. Sam, un australien qui voyage depuis un an dit qu'il a perdu 20 kilos. Ca lui va plutôt bien. Kingfisher light et blabla avec Karl de Manchester, rasta blanc, musicien, accousticien et grand agnostique devant l'éternel. Curieux de tout qu'il est, surtout de l'Inde. Il n'y a pas que le blaireau du 10 Downing street en Angleterre, dieu merci ! 23 juillet Amritsar. La théorie de la mouche. Lessive, causette, Wagha Border (250 roupies) avec un jeune couple israélien. Je découvre au passage à quoi peuvent bien servir ces rouleaux de papier que les touristes trimballent avec eux : à éponger la sueur. Pas bête ma foi. Belle démonstration d'un nationalisme indien très agressif (nous le savions déjà, hélas !). Un homme danse, il est superbe, à la gloire de son pays, Bharat Mata-ji ! A la sortie des femmes entourent notre jeune amie, la touchent, gloussent avec elle. Bonne ambiance pour cette belle soirée. Retour à la guest house. Je rencontre un Punjabi. Je lui demande quelle ville je pourrais bien visiter au Punjab. Malout bien sûr. - Où habites-tu ? - Malout pardi ! - C'est décidé, sur la route vers le Rajasthan, Malout suivra Faridkot (prononcer Fridkôt). En discutant, Karl et moi tombons d'accord sur cette façon de voyager : fixer la carte de géo accrochée au mur. Attendre qu'une mouche se pose dessus. Plutôt que de l'écraser dégoulinante en une trace sanguinolante couvrant le chemin entre Amritsar et Ludhiana (conseil : empruntez à un jeune couple israélien le papier qui sert à éponger la sueur), repérez l'endroit qu'elle vient de désigner. Là vous avez la prochaine étape de votre voyage. Arrivée de Chris, un australien bien fatigué. Un baroudeur qui travaille de droite à gauche, la Chine, le Pérou, n'importe où dans ce vaste monde. Beau mec, la trentaine récente, léger accent du bush (désolé pour ce gros mot). Il va travailler au Pakistan. A demain, moi je vais faire dodo. 24 juillet Amritsar Longue, très longue et imprécise ballade avec Chris. Golden Temple puis le pélerinage au Jalawallian Barg où the fucking general Dyer donna l'ordre à la troupe de tirer sur une foule démunie. Entre ceux qui tombèrent sous les balles des colonisateurs et ceux qui se jetèrent dans le puit ce fut un véritable massacre. Depuis, la couronne britannique, égale à elle-même, a blanchi ce grand homme. Les nations riches, les nôtres, ont astucieusement massacré et continuent de massacrer directement ou indirectement, avec l'aide, très souvent, sinon la bénédiction ou le silence, de notre très sainte mère l'Eglise, bon nombre de populations pour leur piquer leurs richesses. C'est seulement un coup de pot que les francais ont perdu la bataille des Indes contre les anglais. Sinon, nous aurions certainement trouvé un bon BBS (béret baguette saucisson) pour cette sale besogne. Bon, retour laborieux à la Guest House et repas au Crystal. Air conditionné, très peu pour moi. Le riz à la vapeur de Chis est surprenant : 70 roupies, plus d'une journée de travail ! Franchement surfait. Préparation du départ et dodo. 25 Juillet - Amritsar Faridkot Mukstar Malout... Petit déjeuner. Michaela, une jeune et jolie teutonne arrive, 30 ans, fort bien faite de sa personne, joli sourire, très aimable, facile à faire rire malgré sa fatigue et son envie de prendre une douche. Je reste ? Allons, la route m'appelle, je la retrouverai, peut-être à Jaisalmer. Un peu tristounet tout de même.
Avec ma gueule de métèque, de juif errant de pâtre grec et mes cheveux aux quatre vents...
Faridkot à la recherche d'une chambre. Soit le Sanduz, 600 roupies, soit un Dharamsala, 30 roupies. Rien ne me convient, retour au bus stand. Un bus m'attend. Je suis très mal assis tourné vers le fond du bus. Que vois-je ? Une femme ! Hélas, assise à côté d'un beau Sikh (ils sont plutot costauds et pas du genre à badiner avec l'amour. Je me souviens d'avoir été confronté au choix délicieux de laisser tomber ma Babita d'amour ou de me faire trancher la gorge. Je suis toujours aussi lâche mais bien content d'être encore vivant...). Le bus fait une courte halte. Le beau Punjabi descend... seul. Petit signe discret à la dame... qui acquiesce. C'est mon jour. Mon dieu qu'elle est belle ! Elle parle un anglais parfait de cette voix envoutante qui laisse son homme pantelant. Je n'entend pas bien lui dis-je. Elle accepte que j'approche mon oreille de sa bouche (sa bouche, ses lèvres, ses yeux...). Elle est actrice me dit-elle. Par contre, mauvaise musique, elle est mariée. Pire, elle a choisi son homme et vice-versa. Je lui dit - Apki Boli bahut mithi hai aur Ap bahut sundar hai (votre voix est du miel et vous êtes vraiment très jolie) -. Elle arrive à rougir comme le font si bien les dames de bonne compagnie. Changement de bus a Mukstar. Plein de places libres. Je lui demande si elle veut toujours de moi. Oui dit-elle. Quel bonheur ! Hélas, certains jours, les bus indiens roulent beaucoup trop vite. Malout (pas ma loutte, Malout !) arrive. Nous descendons. Ma compagne hèle un rickshaw pour moi, fixe le prix et m'achève delicieusement - au cas où vous auriez des problèmes, mon numéro de téléphone est... -
... avec mes yeux tout délavés qui me donnent l'air de rêver moi qui ne rêve plus souvent... et je serai prince de sang rêveur ou bien adolescent comme il te plaira de choisir...
Malout. Mieux vaut connaître l'Hindi, surtout quand ils parlent Punjabi, la ville n'étant pas, mais vraiment pas, préparée au tourisme. Ville très moderne, très active avec une Wellfare association (Edward Ganj) très efficace. Edward Ganj Guest house, le super luxe à 125 roupies. Le Malwa hotel, sur GT road près des cinémas, le top des pure veg et pas cher du tout. Les gars de la Traifik Police logent aussi à la guest house, de gais lurons qui se marrent comme des collégiens en regardant les demoiselles danser à la télé (conservant avec peine leur lolos dans la trop petite pièce de tissus qui sert a cà). Bon, je ne vais pas attendre que ça tombe. Allons faire la lessive et remettons-nous aux cassettes d'hindi ! Pour l'instant, après 2 semaines, je tourne à pas loin de 8 euros par jour tout compris. Je ne peux pas me priver tout le temps de Kingfisher light ni de bons restaurants, quand même (et parfois, une petite piece au Ricksaw, quand il est sympa...). 26 juillet Malout Recherche d'une brosse à lessive, celle que j'ai achetée à Guayaramerim (Bolivie du Nord-Est) est restée en rade à Amritsar. Dans la supérette du coin personne ne parle anglais et je ne connais pas le mot en hindi. Tiens une brosse à dent. J'en prend une, fais semblant de me frotter le torse avec... Lumière ! Le gars se précipite sur une échelle, là je suis très inquiet, monte au premier, farfouille et redescend avec une brosse... à lessive. Enfin, le nom est écrit sur l'emballage : Deluxe Cloth Brush. Du Punjabi, probablement. 10 roupies. J'invite Surender, mon VRP d'Amritsar, au Malwa. Nous parlons de son travail. Il me dit, Malout est une petite ville, les salaires ne sont pas bien gros, beaucoup moins qu'à Ludhiana, par exemple. 5000 roupies par mois, mais il est content de sa vie. Heureux homme ! Bouffe plus qu'excellente mais, comme tous les indiens, il mange trop vite pour moi. Bien sûr, il insiste pour payer. Rien à faire, c'est lui qui gagne. Dodo. 27 juillet - Malout toujours Malout Je glande, petite causette mi-hindi mi-english. Et là arrive Goldy, mon Sikh à moi, mon pote le géant débonnaire grand-ouvreur-de-kingfischer-avec les dents-s'il vous plaît. Finis les problèmes d'hôtel à Fridkôt ! L'année prochaine, Delhi Fridkôt direct, dodo chez lui, pêche, alcools variées et divers autres péchés en perspectives. Grave de chez grave. Mes demoiselles chéries, il est grand, fort, beau avec un coeur en or, mon Goldy. Vous voulez que vous donne son numero de téléphone ? Surender m'a invité à dîner chez lui, j'apporte gulab jamon et rasgullah. Fallait pas, mais si, mais si. Je découvre le Kakri. Servir frais avec un filet de citron et un peu de sel au cas où. Simple, pas cher et très bon. Nous discutons de son prochain trajet de représentant en articles pour tracteur (Om Auto Store sur Gt road). J'entend Anoopgarh. Tilt - Tu es Punjabi et ma soeur est Rajasthani : je t'attends à Anoopgarh pour le 4 au soir et, là, je suis chez moi (rires), je t'invite pour dîner. Thick hai ! - La mouche vient de frapper sans prévenir. Je n'ai pas regardé ma carte de géo. Frimeur, j'ai laissé le Indian Handbook, le top des guides et de loin, à la maison : l'Inde ? Les doigts dans le nez mon pote ! Attendons la suite... 28 juillet. Repos à... Malout Mise à mort du temps qui passe et achat de fausses ray ban à 250 roupies. 29 Juillet - Malout/Punjab vers Anoopghar/Rajasthan Adieu Punjab ! Etat très très busy, riche, avec de belles récoltes et des gens travailleurs qui ne savent pas ce qu'est le tourisme destructeur. Heureux indiens ! Pour aller au garh d'Anoop deux possibilités, dirait la mouche : Malout, Dabwali, Suratgarh, Anoopgarh; Malout, Abohar, Ganganagarh, Anoopgarh. La première ligne de jeu imposant de prendre un rickshaw à Dabwali pour passer, semble-t-il, du bus stand du Punjab à celui de l'Haryana, je choisi la route la plus simple. Attention, prononcez bien Abohar, sinon vous allez rater le premier bus comme moi. Ceci dit, à quelque chose malheur est bon : j'ai eu les autres bus dans l'ordre à la seconde près. Me voici à Anoopgarh. Petite ballade (pourquoi ils me regardent tous comme ça ?), 800 m, du bus stand à la Pawan Guest house. 150 roupies la chambre. Moyen mais ca va. Douche, trempette pour le linge, sieste puis petit tour dehors. Un médecin m'interpelle de son échoppe. Il est catholique. Changgeet est son surnom. Il me conduit, quel succès je me paye dans cette ville, à la boutique de son frère médecin, lui aussi, et nous faisons causette. Voilà trois heures que je suis arrivé qu'une moto arrive me signalant que quelqu'un m'attend à la guest house. Allons-y ! Là, je suis invité à entrer dans une chambre. Un très beau jeune homme, l'air très futé, est installé nonchalamment, élégant dans sa posture négligée, sur un lit. En face, le patron de la guest house. Passeport ! Thick hai ! - Que faites-vous à Anoopgarh ? - Dans un anglais impeccable. J'ai bien envie de répondre que je n'en sais rien moi-même mais l'ambiance n'a pas l'air à la plaisanterie. - Je veux visiter le site de Kalibanga - Amusé mon James Bond - Et vous venez à 15 km de la frontière pakistanaise pour visiter un site qui se trouve à 110 km a l'Est ? - Pas amusé du tout que je suis. - Je ne savais pas, je n'ai pas regardé la carte (bien fait dit la mouche). De plus, j'ai invité mon ami de Malout à venir dîner dans une semaine -. Silence. - Quand avez-vous l'intention de visiter Kalibanga ? - Demain ou le jour suivant -. Là il parle en Hindi au proprio. J'arrive à comprendre le plus important - ... après demain le Chief Minister du Rajasthan vient a Anoopgarh - Ni une ni deux je propose après-demain. Sourire chez 007. On fraternise, il a 27 ans, il est officier de police et travaille en coopération avec la SBF (security border force) et il est très busy busy. Bon, on reste en contact ? Dîner chez le frère de Changgeet puis, malgré les propositions de passer la nuit chez lui, retour en moto à la Pawan GH. Dodo serein (après le brossage de dents, bien entendu). 30 Juillet - Anoopghar. Police station, chaï, samosa... Petit déjeuner, brossage de dents comme après chaque repas, puis visite à la Police station. Mon passeport intéresse tout le monde, mon billet de 50 euros, 2500 roupies, est épluché sur toutes les coutures. Chai, samosa, ek samosa, do samose. Causette - J'ai un copain à Bikaner, Himmat Singh Shekkawat ... - Crise de rires mais respect chez ce policier. On ne dit pas, semble-t-il, Himmat Singh Shekkawat mais Himmat Shekkawat Singh. - Et je suis moi-même un Shekkawat -. Bon, ayant parlé de mon (très puissant) ami je suis définitivement dans les petits papiers de la police. J'offre une cigarette, il accepte tout en m'expliquant comment la loi vient d'être renforcée, 1000 roupies et jusqu'à 1 mois de prison (là, à mon avis, c'est quand vous fumez dans une station de police). Je vais pour partir. - Mais non. Venez dire bonjour au Chef du secteur ! -. Bon, là je retrouve James. - Coucou comment vas-tu ? - First class ! - Le chef est amusé - Comme ca, ce monsieur gagne sa vie en jouant aux cartes ? - Il me sert la main, - nice to meet you - Au revoir -. Bon, je peux partir ? - Pas du tout mon bon ! Nous avons une jeep de service, permettez-nous ! - Confortable. Ceci a pris tout de même une matinée entière. Bien, y a pas que la police dans la vie. Découverte du Shiv Mishthan Bandar où je mange bon pour pas cher. Marcher dans Anoopgarh n'est pas chose aisée. Bien obligé de m'arrêter quand quelqu'un me souhaite la bienvenue. La vie est bien dure. Dame, touriste, c'est pas un métier facile qu'on fait là ! Bon, le soir arrive, Changgeet m'amène au Aashish Cold (cool ?) Café. Super sympa. Masala dosai et petit coca, 23 roupies. Je donne 25 et relance de 2 roupies pour le pourboire. Tordus de rires qu'ils sont ! Comment est-ce possible de vouloir payer plus cher ? Et là je réalise que je suis le premier touriste dans cette ville (en tout cas, depuis très longtemps). Je leur explique que je suis content et c'est ainsi que nous avons l'habitude de manifester notre plaisir d'avoir été bien servis. Je rencontre Lallit Chabra un jeune enseignant qui m'invite à visiter son école, après-demain, si possible. Dîner, brosse a dents, douche, dodo. 31 Juillet - Anoopgarh Kalibanga Anoopgarh Mes copains de la police station vont être contents : je prend le bus pour Pilibanga vers 6 h du matin. Attention, arrivés là, évitez les jeeps pour Kalibanga (30 roupies pour 6 km c'est du gangstérisme qu'il ne faut pas encourager); le bus pour Jensen (phonétique ?) vous dépose devant le museum de Kalibanga pour 3 roupies. D'autres bus vous amènent, pour le même prix, à un carrefour. Là, vous prenez la route à gauche et marchez 1 petit kilomètre pour arriver au musée. Deux galeries à visiter pour 2 roupies, dont une de photos, surtout de Chittorgarh. Ensuite, visite du vieux village, visite commentée dans un anglais très approximatif. Beau chantier ma foi ! Je rapporte une vieille pierre et un bout de bracelet (5000 ans). Je suis quand même épaté qu'un pays plutôt pauvre, comparé à la France, crée des institutions chargées de découvrir et protéger le partrimoine du pays. Peut-être pourrions-nous en parler à nos politiciens ? Créer un ministère... qu'on pourrait appeler ministère de la culture, par exemple ? Un gars du coin me propose ensuite un petit chaï et me ramène en moto à Pilibanga. Place assise dans le bus, sur la gauche près de la fenêtre. Le bus fait une halte. Je pose ma casquette sur mon siège côté fenêtre et vais acheter une bouteille d'eau minérale. Je reviens dans la minute : deux donzelles pas très classe sont assises à ma place. Plus de casquette. Je leur explique le problème. Pas de réponse. J'insiste, toujours rien. Grosse colère, pétage de plombs sévère - Mai police bulata hu ! -. Je prend la grande par le bras gauche - Jao ! -. Elles se cassent toutes les deux et, miracle, ma casquette tombe d'entre les jambes de celle qui était assise sur le siège à côté du mien. Un Monsieur me prend doucement par les épaules et me dit que ce n'est pas très bon pour la "blood pressure". Il a raison. Reprenons notre calme. Bon, retour a Anupgarh, le Chief Minister est parti, je peux entrer dans la ville. Fin de journée tranquille. 1 Aout - Anoopargh Le train train quotidien, petit déjeuner chez Aashish, retour à la guest house sans oublier de saluer mon ami Changeet, brossage de dents, petite douche, j'en passe et des meilleurs. Je sors, il fait très beau, et marche en direction du bus stand. Après 600m je découvre, sur ma gauche, l'école publique de mon nouvel ami, Lallit Chabra. Accueil du directeur dans son grand bureau. Sur le mur, de grandes images et ou photographies représentant les grands hommes de cette nation, les freedom fighters étant volontiers représentés le revolver à la main. Visite de toutes les classes. Séance géante d'autographes entouré par une multitude de bambins et bambines, 8/13 ans, complètement exités. Quelle ambiance ! Vers 17h, sur la télé de la clinique, nous découvrons que Jony Woqr (prononcer jony walker), le célèbre Charles Trenet indien, vient de mourrir après une vie trépidante bien remplie. En fin d'après-midi emplettes au marché. Nous achetons des khumbis (champignons), du kakri et autres légumes. Les pommes, au fil des ans, sont de plus en plus inaccessibles : 50 rps le kg de la moins bonne qualité; 120 celles d'Australie. Dîner chez Changgeet. Les familles catholiques semblent plus ouvertes que celles Hindous ou musulmanes. Je n'ai jamais vu, en Inde, des jeunes femmes d'une famille Hindou ou musulmane être autorisées à partager ainsi la soirée avec un étranger et surtout se montrer aussi proches, intéressées, enjouées... Retour en moto à la guest house. 2 Aout - Anoopgarh encore Anoopgarh... Je vous passe le petit déjeuner, le brossage..., la douche. Changgeet n'est pas encore arrivé. Comme son aide ne parle pas anglais, je vais chez le voisin, réparateur de vélo. Faut bien s'occuper, non ? La réparation d'une crevaison de vélo n'est pas donnée : 5 rps (à ce prix là autant réparer soi-même). Mon nouvel ami décide d'assembler une roue de motocyclette à partir d'un moyeu, d'une jante et des rayons. Fascinant, vous ne trouvez pas ? Changgeet arrive. Nous allons visiter l'école privée où va son rejeton. Là, çà coûte les yeux de la tête, 6000 rps par an. Deux enfants, 12000 rps donc. Considérez qu'un instituteur en milieu de carrière touche environ 5000 rps par mois et vous allez sans doute choisir l'école de la liberté, de la fraternité et de l'égalité... Des autographes, certes, mais les enfants sont plus réservés que ceux l'école publique. Un nouvel objectif, un challenge, se profile : obtenir de visiter demain le collège de jeunes filles (femmes, puisqu'entre 17 et 21 ans). Ce devrait être délicieux, non ? 3 Aout - Mon dieu, un étranger dans ma ville ! Bon, le cérémonial du matin est passé, je fini de prendre ma douche que l'on frappe à ma porte. Ils le savent, pourtant, que j'ai mes heures pour recevoir. Pas content, complètement nu, j'ouvre la porte en me cachant un peu. Un gars en uniforme, il semble gêné, me fait signe qu'il va m'attendre en bas... avec mon passeport. Bon, je me couvre et vais à la réception. Mon gars est là, assis à côté d'un notable vêtu d'une chola-pyjama, le chef en apparence. L'uniforme parle anglais, "forbidden", "authorization", ce qui fait quand même deux mots, alors que le boss lui n'a pas l'air de parler autre chose que l'hindi. Bon, je réalise que ne devrais pas être dans cette ville. Mais qui sont-ils ? Je termine ma toilette puis je vais chez Changgeet. Mes deux lascars sont en train de sortir de la boutique. L'aide est incapable (il ne veut pas ?) de m'expliquer ce qui se passe. Changgeet arrive, discute avec lui et m'apprend qu'il est attendu au bureau du C.I.D., central inquiry department. Il hésite à s'y rendre mais je lui conseille fermement d'obéir. Quand il revient, il est pâle, très inquiet. Le chef du C.I.D., celui qui a mis cinq jours pour découvrir qu'un terroriste potentiel trainait dans la ville et posait peut-être des bombes dans les écoles (l'Inde peut être inquiète pour sa sécurité), le super James Bond l'a bien prévenu : si je ne quitte pas la ville rapidement, il causera de gros problèmes à moi-même, au proprio de la guest house et, surtout, à Changgeet. En effet, comment a-t-il pu oser me faire visiter des familles... catholiques ? Là, ça sent trop le roussi. Je bats tous mes records : en moins de 30 minutes j'ai packé, trouvé un rikshaw pour le bus stand (3rps !) et choppé le bus de Bikaner qui sortait de la gare. L'arrivée au government bus stand de Bikaner vue par le rickshaw-vala. - Une barbe et des chevaux blancs qui sortent du bus. Un sac à dos ? Je me vois bien une petite commission dans un hotel à 100 rps près de la railway station. Chic ! Sir, I have cheap good hotels near railway station. 30 rps - Thanks, I have already an hotel just there on the other side of the road, the Sagar - No sir, not possible, too much expensive for you (1200 rps) - So I will go to the next one, the Laxmi Niwas Palace - J'ai le bonheur d'y être aussi un invité - No, no Sir, more impossible (200$) - So, I will try the Sagar - Et je traverse la route en direction du Sagar (je sais que ce bon Dinesh ne voudra pas que je paye, mais d'un autre côté, si je vais ailleurs, il sera fâché contre moi). Mon aimable rickshaw-vala n'a toujours pas compris comment je pouvais m'offrir un tel luxe. Comme disait mon très libéral de paternel - Bof, c'est bien connu, ces beatnicks, ils cachent des dollars dans leurs cheveux - Le premier tier de mon voyage, exploration en solitaire, vient de s'achever. Je ne pourrai pas inviter mon ami Surender de Malout (je lui donné un coup de téléphone à la Pawan GH). Direction vers le confort, ma famille de Bikaner puis, après Raksha Bhandan, le jour des frères et des soeurs le 12 août, celle de Jaisalmer. Plus question, d'ici le 1er septembre, la date d'arrivée de ma femme à Delhi, de payer une chambre d'hôtel. Il sera impossible de payer la blanchisserie, le restaurant, voir les coups de téléphone pour la France (même pour cela je vais devoir me battre !). L'hospitalité indienne... Mon calcul de coût journalier va donc s'arrêter là : tout compris, je suis exactement à 349 roupies par jour. Faut dire que je me suis pas privé...
Ce qui reste de ces vingt jours
Trois villes qui garderont longtemps leur authenticité : Kurukshetra, son Jat Dharamsala, le restaurant Celebrate et Sudesh, le Brahma Samovar et Omparkash Garag, le postier si aidant; sans oublier tous ces gens sympathiques que j'y ai rencontrés. Pas une ombre au tableau ! Malout, la Edward Ganj Wellfare Association, avec sa Guest house et ses autres activités de bienfaisance, le Malwa hotel, restaurant top de top, ma princesse, Surender Khurana mon ami VRP, les gais lurons de la traffic police et tous ces gens adorables. Anoopgarh et tous ses habitants sauf un (trouvez lequel). C'était trop facile d'aimer : quand vous êtes la vedette du village, avec tous ces curieux de vous connaître, si gentils... Ne faisons pas de jaloux : en face du Bus stand vous trouverez une guest house offrant les prix habituels du marché (250 pour une non ac; 450 pour une ac en ajoutant deux chambres dans ou à côté du Aashish cool Café. Belles chambres);
Plus que 53 jours de vacances ! du 3 août au 1er septembre, la vie de pacha au Rajasthan chez mes soeurs et mes frères; je vais goûter à nouveau au bang du Shiva temple, le meilleur et de loin; partager l'opium et le chaï au petit matin avec mon vieil ami qui ne parle pas un mot d'anglais (ce qu'on peut causer tous les deux... avec les yeux); boire de la Kingfisher light plus que de coutume; tuer le temps avec mes amis du fort et, quasiment, redevenir un vrai touriste. du 1er au 23 septembre, avec ma femme (Delhi, Bikaner, Jaisalmer, Jodhpur, Agra, Orchha, Khajuraho, Delhi, Paris).
Remerciements à François et à son équipe; à Sandrine, tendre mère poule pour les poussins voyageurs; à vous qui avez lu jusqu'au bout ce verbiage impolitiquement et non socialement correct (n'est-ce-pas, Christine, mon ange au coeur pur ?) et, surtout à tous les amis indiens et à tous ces touristes qui ont accepté, malgré mon caractère, de me tenir parfois compagnie.
Aide humanitaire sur 1 an en Afrique English translation pending
Bonjour à tous ! Voila j'ai 20 ans, je suis en études de communication à Liège en belgique... Etant un peu perdu quant à mon avenir, j'aimerai partir un an, en Afrique avec une assocation humanitaire dans le but d'aider la population locale. L'idée de découvrir une autre culture, une autre façon de vivre m'attire énormement 🙂
Alors si vous avez des projets, des idées, des sites ou des témoignages, n'hésitez surtout pas à me répondre car pour le moment j'ai beaucoup de mal à trouver qqchose de concret ! 🙁
Merci d'avance et à bientôt !
Alors si vous avez des projets, des idées, des sites ou des témoignages, n'hésitez surtout pas à me répondre car pour le moment j'ai beaucoup de mal à trouver qqchose de concret ! 🙁
Merci d'avance et à bientôt !
Itinéraire pour le Tibet en individuel English translation pending
je suis un petit nouveau sur le site...alors bonjour a tous
je compte passer au tibet ds qques mois, en individuel, de pekin a new delhi. et je ne veux utiliser le moins possible des agences. Bien evidemment je voudrai passer par la terre! ....arriver en avion a Lhassa diminue fortement l'interet du voyage!
je suis en train de me renseigner, et il semble que le tourisme individuel soit enfin autorisé au tibet. l'ambassade de chine a Paris m'explique que j'ai besoin d'un visa individuel delivré par le bureau des affaires etrangeres de la T.A.R à Lhassa
je voudrais savoir si ce visa peut m'etre delivré à l'entrée au tibet?, ou a Lhassa?, voire a Pekin?
est-il possible de passer outre? ou est-ce que je vais me faire refoulé ilico a la frontiere de la T.A.R? ou bien jeté au cachot dés le premier controle de police sans mon autorisation?
et si qqu'un avait l'adresse exacte du bureau a lhassa....? vu qu'ils ne la donnent pas a l'ambassade chinoise de Paris!!
si qqu'un avais un bout de reponse (ou tooooutes les reponses?)....merci beaucoup
je compte passer au tibet ds qques mois, en individuel, de pekin a new delhi. et je ne veux utiliser le moins possible des agences. Bien evidemment je voudrai passer par la terre! ....arriver en avion a Lhassa diminue fortement l'interet du voyage!
je suis en train de me renseigner, et il semble que le tourisme individuel soit enfin autorisé au tibet. l'ambassade de chine a Paris m'explique que j'ai besoin d'un visa individuel delivré par le bureau des affaires etrangeres de la T.A.R à Lhassa
je voudrais savoir si ce visa peut m'etre delivré à l'entrée au tibet?, ou a Lhassa?, voire a Pekin?
est-il possible de passer outre? ou est-ce que je vais me faire refoulé ilico a la frontiere de la T.A.R? ou bien jeté au cachot dés le premier controle de police sans mon autorisation?
et si qqu'un avait l'adresse exacte du bureau a lhassa....? vu qu'ils ne la donnent pas a l'ambassade chinoise de Paris!!
si qqu'un avais un bout de reponse (ou tooooutes les reponses?)....merci beaucoup
Livres à ne pas lire quand on est déjà mordu English translation pending
Bonjour
je propose ce nouveau sujet de discussion.
Parlez des livres que vous avez lu, qui traitent du voyage, et qui donnent encore plus envie de partir.
Je sais, c'est pas bien de faire ça, c'est malsain, parce qu'on a tous suffisamment envie de se barrer, mais c'est plus fort que nous, n'est-ce pas?
J'ouvre, avec l'Usage du Monde de Nicolas Bouvier.
Entre 1951 et 1953, Nicolas Bouvier est parti avec un ami peintre (Thierry Vernet) en fiat facile à réparer qui tombe tout le temps en panne à travers l'Europe Balkanique, puis la Turquie, le Kurdistan, l'Iran, l'Afganistan. Il raconte ses souvenirs et ses analyses d'une manière simple et très émouvante. Les rencontres et les moments insolites donnent particulièrement envie de vivre des instants similaires, même s'ils ont quand même pas mal galéré. Mais la galère est un véhicule comme un autre...
Donc voilà, pour ceux qui n'aiment pas voyager, lisez ce bouquin, les autres, surtout, abstenez vous, sinon, vous serez irrémédiablement perdus, korzéam.
Tibet: nouvelle législation English translation pending
Désormais le Tibet est ouvert aux individuels. Il n'est plus nécessaire de passer par une agence et de faire partie d'un groupe d'au moins 5 personnes
Best destination for a first one-month trip with 2- and 5-year-old kids in 2027?
Hello,
After scouring the forum without managing to decide, I thought I’d ask for your advice! Before becoming a mom, we traveled for a year from Iran to Indonesia, and now my partner and I are finally ready to take our first big one-month trip with our kids. We’d like 2 or 3 places to visit, settle in, and explore the surrounding area. We’re looking for a destination that’s fairly easy (since our kids aren’t always easy themselves), but I’m hesitant about Thailand (which I didn’t enjoy because it felt too touristy at the time). I was thinking about Vietnam, which I don’t know at all. Maybe Laos, but spending a few days near a nice beach would be relaxing with two little ones full of energy… We don’t want to rush through crowded, commercial sites—we want to take our time and discover beautiful places.
Thanks for your tips! !
After scouring the forum without managing to decide, I thought I’d ask for your advice! Before becoming a mom, we traveled for a year from Iran to Indonesia, and now my partner and I are finally ready to take our first big one-month trip with our kids. We’d like 2 or 3 places to visit, settle in, and explore the surrounding area. We’re looking for a destination that’s fairly easy (since our kids aren’t always easy themselves), but I’m hesitant about Thailand (which I didn’t enjoy because it felt too touristy at the time). I was thinking about Vietnam, which I don’t know at all. Maybe Laos, but spending a few days near a nice beach would be relaxing with two little ones full of energy… We don’t want to rush through crowded, commercial sites—we want to take our time and discover beautiful places.
Thanks for your tips! !
Tips and feedback from our trip to China, Vietnam, and Cambodia
Here are some tips from our 6-week trip (summer 2026) to China, Vietnam, and Cambodia. We traveled as a family of four with two kids aged 15 and 12.
I hope these notes help other travelers!
CHINA General You’ll need to download and set up a few apps: - Alipay and WeChat for payments (I didn’t withdraw a single bill the entire trip) - Didi for taxis - Amap = Chinese Maps (works great, especially for subways) - A translation app (we used Papago, but it sometimes gave weird results) - Google Lens for translating menus or signs—super handy. - HelloRide for bikes - Gemini and ChatGPT for everything: understanding daily life, enhancing visits, checking the weather, finding things. - HomeExchange if you want to lower travel costs (few listings in Asia except in big cities, often expats) - Trip.com is very useful, even essential, for trains, domestic flights, and hotels. Like Booking.com, the more you book with them, the more perks you get. So I’d even suggest checking flight tickets on this site, even if it’s a bit pricier. However, buying train tickets is complicated because (1) they only open 15 days in advance, and (2) they sell out fast. Trip.com just promises to buy them as soon as they’re available but doesn’t always succeed. It’s stressful and might force you to change your plans, especially if you’re aiming for a sleeper car and there are no seats left. Watch out for station names—many cities have multiple stations, including a high-speed rail one outside the city. For internet, we got the Asia plan from Holafly. It worked but seemed much slower than Chinese internet. I regretted not buying a Chinese SIM card because without internet in China, everything is VERY complicated (money, transport, etc.).
For the firewall, we used ExpressVPN, but it wasn’t always reliable. A bit disappointing. Ask ChatGPT for tips with screenshots to improve the settings.
Since we only had one SIM card with internet, we couldn’t rent shared bikes. If I were to do it again, I’d get a SIM for each person, even the kids, because distances in cities are huge. We walked *a lot*. Same goes for buses—it’s tricky with just one internet connection. Better to have a phone per person with internet. Book your visits as far in advance as possible—they often sell out. Watch out for power banks: if they don’t explicitly say "3C," they’ll confiscate it. Even if there’s a little airplane logo.
Shanghai In the evening, the streets leading to the Bund from the metro were so crowded that police were out in force blocking roads. Arrive early. We went around the north side.
Suzhou Be careful—there are two stations (common in China), and the high-speed rail one is 45–50 minutes from the old town. The Humble Administrator’s Garden was *packed*—we don’t recommend it. It turned into a marathon day from Shanghai (almost 4 hours from our hotel to the garden).
Beijing Forbidden City: Don’t go—I know it’s a shame, but it’s too crowded. I couldn’t buy tickets on the official site because of the kids’ passports. We ended up with a guided tour, the only way to get in (tickets sell out fast). The visit was disappointing—bad guide *and* massive crowds. You’ll queue a lot to enter and see certain areas. You’ll be checked often, so pack your bags carefully. Great Wall at Mutianyu: Crowded. Two hours by bus, and even though we arrived early, people were already leaving! I really think the best option is to leave your big bags in Beijing and stay overnight near the Wall. That way, you’ll have it to yourself a bit more. For transport: get off at Tiananmen Square metro and look for buses with official guides in bright yellow-green vests. No need to buy tickets online—they made me cancel mine to rebook on the spot. Buses leave when full. Note: the cable car and chairlift are separate—if you want to go up one side and down the other, you’ll need different tickets. The endless queue for the toboggan ride put us off. Quick tip: Incredible swimming spot in Beijing—on the north shore of Houhai Lake, you can swim by crossing the barrier. We did it twice with about ten other people. Bring a swimsuit!
Shapotou Desert Amazing, but it gets *very* hot in the afternoon. We had a tent (not an air-conditioned bungalow), which was unbearable during the day. We hung out in the restaurant. The paid activities are fun, except the camels—they look sad. The real highlight is the evening and sunset. The only downside: you can’t explore the desert alone or far—they don’t rent 4x4s, for example. We stayed at "The Desert Camping Hotel of the Proprietress of Shapotou." They were lovely.
Zhongwei Gaomiao Temple and its underground: Fun and short—you’ll see quirky Buddhist hell paintings.
Xi’an Terracotta Army: We took a Didi because for four people, a car was almost the same price as four shuttle tickets. It was packed—chaotic to see properly. We visited the halls in order: 3, 2, then 1—a good choice. Hua Shan Mountains: Left before sunrise to arrive when the ticket office opened (7 AM, I think). We were shocked to see so many people already coming down. 45 minutes by bus to the west cable car, then 15 minutes up. We did the west, south, east, central, then north peaks (in that order) before taking the other cable car down (you can buy the ticket at the top). A beautiful day. In the city, check out...
Chengdu Panda Research Center: Like Hua Shan, plan to arrive when the ticket office opens. Already *tons* of people, and it moves fast to see the big pandas before their nap. Have them drop you at the west entrance (not south), or you’ll have to walk uphill. Leshan Giant Buddha: Interesting. The trip is a bit long (metro, then train, then city bus, then shuttle on-site). We didn’t take the boat option but walked. In the end, you only spend a few minutes at the Buddha’s feet, but it’s a nice day out. Hotel tip: Panda Enjoy Home Hotel Apartments (Chengdu East Railway Station Dongda Road Branch). The view is insane, and the neighborhood is super convenient and nice. 646 CNY for 2 nights. Swimming: The municipal pool is an interesting experience, but don’t expect to swim—no one does. Everyone just splashes around where they can stand. The hours are a bit odd, with a break in the late afternoon.
Kunming The bike path along Dian Lake is pretty and often well-protected from cars. But like everywhere in China, it’s *packed*. Not much to say about visits—the flower market is a wholesale market, not very interesting. The ethnic minorities museum closed right in front of us. All the big malls are good for shopping.
Dali We thought we could bike around the lake in two days. Wrong on two counts: First, the lake’s edge is blocked to traffic and reserved for bikes (or tourist mini-buses). So you’re stuck on the main road, which never gives you a view of the lake, with all the trucks and cars. Doing 120 km like that wouldn’t make sense, in our opinion. The rice fields around are nice but not as impressive as elsewhere, so Dali isn’t worth it for that. The old town, all restored, is pretty but *packed*—thousands of people, especially in the evening.
Hekou (Vietnam border) Comfortable train from Kunming. In the parking lot, a bus (not well-marked, but Didi is an option) takes you to the border in 15–20 minutes. Short wait at both border posts. Fun to see the two lampposts near the border line: the Chinese one is new, modern, with a surveillance camera (of course), while the Vietnamese one is old and a bit rusty.
VIETNAM General: - You’ll need the Grab app for taxis - Very disappointed with 12Go—it doesn’t show all buses, never connects you with the company, and refuses refunds. Try booking directly with companies like FUTA Bus instead. - Credit cards are often accepted (supermarkets and modern stores), otherwise, you’ll need cash
Lao Cai 2 km between the border and the train station. The sleeper bus to Hanoi with Sao Viet is well-organized—it works.
Hanoi Ho Chi Minh Mausoleum closes early (10:30 AM, I think). Women’s Museum: Very good, not too long Temple of Literature: Beautiful, fairly quick This is where you should buy souvenirs, clothes, and knockoffs—the prices are reasonable, and the sellers are nicer than elsewhere. We recommend Cho Dong Xuan.
Tu Long Bay We did 2 days, 1 night (so really 24 hours on the boat) with Parfum d’Automne (French-speaking agency), which put us on a Cycad Cruise boat. Cost: 300 € per person—expensive, but it was amazing, super luxurious, and the buffet meals were delicious. We don’t regret the splurge. The only downside: no swimming in the bay (but there’s a pool on the boat). To swim, you’d need a 3-day, 2-night trip to an area not protected by the maritime park.
Phong Nha If you didn’t do the northern mountains due to time or weather (like us), Phong Nha is a great stop for a motorbike ride. It’s beautiful, especially the mountains west of the city toward the caves. There are two (small) swimming spots at the Botanic Garden—a pleasant 45-minute walk without stops. Hotel tip: Sunbeam Village (very friendly, pool, breakfast by the river, motorbike rentals)
Da Nang Hotel tip: Meridians by Hsuite—you’ll have the beach almost to yourself. You’ll still need to walk 15–20 minutes to the hyper-touristy area if you want to rent surfboards (150–200k VND per hour). The beach is beautiful, and the water is 30°C—great for a break on a long trip, especially since all transport goes through Da Nang.
Hoi An 45 minutes from Da Nang, so it’s easy to visit in a day, especially since the city isn’t that big and it’s *very* hot. Cooking class: MS Hanh cooking class—great (the market tour is a bit useless). We don’t recommend the "basket boat" tour—it’s a bit sad on a big brown pond with elderly guides.
Ho Chi Minh City Ben Thanh Market is a nightmare: starting prices are exorbitant, and the vendors are aggressive. Don’t go. The War Remnants Museum can be really tough for kids.
Can Tho Avoid this city. We made the mistake of going to see the floating market—don’t.
Chau Doc No Grab in the city, but regular taxis. One day is enough if you go early to the forest and the mountain in the late afternoon. 250k VND per person for the forest and its canals (45 minutes by motorbike) The sunset at Victoria Nui Sam can be magnificent if the clouds cooperate. Cheap and good restaurant: Quan Nem Nuong Sau Hiep Hotel tip: Homestay Khoa (2,250,000 VND for 3 nights)—adorable hostess, full of tips, clean rooms.
The speedboat to Cambodia is more comfortable than a bus. Book with Hangchau a few days in advance—payment in cash on the day (1,640,000 đ).
CAMBODIA General: - Issues with the "Bakong Tourists" app—we had to go to a big bank to load money onto it. We barely used it afterward.
Phnom Penh For us, a day and a half is enough if you want to spend more time elsewhere. Markets close early (around 6 PM) and are less interesting than in Hanoi, for example. The Royal Palace has a break from 11 AM to 2 PM, but there aren’t many people in the afternoon.
Siem Reap Trip with Capitol company—the bus is basic but cheap. Departs at 10:15 AM, 7-hour ride. Angkor entrance fee: 62 USD per person for a 3-day pass. Tickets are picked up at Angkor Enterprise. Renting two 125cc motorbikes: 10 USD each, plus 7 USD for gas. By bike, it took me 25 minutes to reach Angkor Wat’s pools. A basic city bike rental was 1 USD per hour. Short circuit by motorbike (in reverse): 7 hours with stops everywhere. Grand tour by tuk-tuk: Only 5 temples, 4.5 hours. If you want to see lots of monkeys, they’re grouped west of Bayon. For the temples, we asked Gemini (AI) at each stop to point out details that might interest kids (who can get bored with the repetition). It gave fun facts and things to look for—great for the little ones. Hotel tip: The Five Senses, run by a Frenchman, Bruno, who knows Cambodia inside out and organizes tours. Restaurant tip: Wild (only spring rolls, but *so* many varieties—delicious and cheap) Watch out: 1 hour to the airport, 50 km from the city. Show tip: The Phare Circus
CHINA General You’ll need to download and set up a few apps: - Alipay and WeChat for payments (I didn’t withdraw a single bill the entire trip) - Didi for taxis - Amap = Chinese Maps (works great, especially for subways) - A translation app (we used Papago, but it sometimes gave weird results) - Google Lens for translating menus or signs—super handy. - HelloRide for bikes - Gemini and ChatGPT for everything: understanding daily life, enhancing visits, checking the weather, finding things. - HomeExchange if you want to lower travel costs (few listings in Asia except in big cities, often expats) - Trip.com is very useful, even essential, for trains, domestic flights, and hotels. Like Booking.com, the more you book with them, the more perks you get. So I’d even suggest checking flight tickets on this site, even if it’s a bit pricier. However, buying train tickets is complicated because (1) they only open 15 days in advance, and (2) they sell out fast. Trip.com just promises to buy them as soon as they’re available but doesn’t always succeed. It’s stressful and might force you to change your plans, especially if you’re aiming for a sleeper car and there are no seats left. Watch out for station names—many cities have multiple stations, including a high-speed rail one outside the city. For internet, we got the Asia plan from Holafly. It worked but seemed much slower than Chinese internet. I regretted not buying a Chinese SIM card because without internet in China, everything is VERY complicated (money, transport, etc.).
For the firewall, we used ExpressVPN, but it wasn’t always reliable. A bit disappointing. Ask ChatGPT for tips with screenshots to improve the settings.
Since we only had one SIM card with internet, we couldn’t rent shared bikes. If I were to do it again, I’d get a SIM for each person, even the kids, because distances in cities are huge. We walked *a lot*. Same goes for buses—it’s tricky with just one internet connection. Better to have a phone per person with internet. Book your visits as far in advance as possible—they often sell out. Watch out for power banks: if they don’t explicitly say "3C," they’ll confiscate it. Even if there’s a little airplane logo.
Shanghai In the evening, the streets leading to the Bund from the metro were so crowded that police were out in force blocking roads. Arrive early. We went around the north side.
Suzhou Be careful—there are two stations (common in China), and the high-speed rail one is 45–50 minutes from the old town. The Humble Administrator’s Garden was *packed*—we don’t recommend it. It turned into a marathon day from Shanghai (almost 4 hours from our hotel to the garden).
Beijing Forbidden City: Don’t go—I know it’s a shame, but it’s too crowded. I couldn’t buy tickets on the official site because of the kids’ passports. We ended up with a guided tour, the only way to get in (tickets sell out fast). The visit was disappointing—bad guide *and* massive crowds. You’ll queue a lot to enter and see certain areas. You’ll be checked often, so pack your bags carefully. Great Wall at Mutianyu: Crowded. Two hours by bus, and even though we arrived early, people were already leaving! I really think the best option is to leave your big bags in Beijing and stay overnight near the Wall. That way, you’ll have it to yourself a bit more. For transport: get off at Tiananmen Square metro and look for buses with official guides in bright yellow-green vests. No need to buy tickets online—they made me cancel mine to rebook on the spot. Buses leave when full. Note: the cable car and chairlift are separate—if you want to go up one side and down the other, you’ll need different tickets. The endless queue for the toboggan ride put us off. Quick tip: Incredible swimming spot in Beijing—on the north shore of Houhai Lake, you can swim by crossing the barrier. We did it twice with about ten other people. Bring a swimsuit!
Shapotou Desert Amazing, but it gets *very* hot in the afternoon. We had a tent (not an air-conditioned bungalow), which was unbearable during the day. We hung out in the restaurant. The paid activities are fun, except the camels—they look sad. The real highlight is the evening and sunset. The only downside: you can’t explore the desert alone or far—they don’t rent 4x4s, for example. We stayed at "The Desert Camping Hotel of the Proprietress of Shapotou." They were lovely.
Zhongwei Gaomiao Temple and its underground: Fun and short—you’ll see quirky Buddhist hell paintings.
Xi’an Terracotta Army: We took a Didi because for four people, a car was almost the same price as four shuttle tickets. It was packed—chaotic to see properly. We visited the halls in order: 3, 2, then 1—a good choice. Hua Shan Mountains: Left before sunrise to arrive when the ticket office opened (7 AM, I think). We were shocked to see so many people already coming down. 45 minutes by bus to the west cable car, then 15 minutes up. We did the west, south, east, central, then north peaks (in that order) before taking the other cable car down (you can buy the ticket at the top). A beautiful day. In the city, check out...
Chengdu Panda Research Center: Like Hua Shan, plan to arrive when the ticket office opens. Already *tons* of people, and it moves fast to see the big pandas before their nap. Have them drop you at the west entrance (not south), or you’ll have to walk uphill. Leshan Giant Buddha: Interesting. The trip is a bit long (metro, then train, then city bus, then shuttle on-site). We didn’t take the boat option but walked. In the end, you only spend a few minutes at the Buddha’s feet, but it’s a nice day out. Hotel tip: Panda Enjoy Home Hotel Apartments (Chengdu East Railway Station Dongda Road Branch). The view is insane, and the neighborhood is super convenient and nice. 646 CNY for 2 nights. Swimming: The municipal pool is an interesting experience, but don’t expect to swim—no one does. Everyone just splashes around where they can stand. The hours are a bit odd, with a break in the late afternoon.
Kunming The bike path along Dian Lake is pretty and often well-protected from cars. But like everywhere in China, it’s *packed*. Not much to say about visits—the flower market is a wholesale market, not very interesting. The ethnic minorities museum closed right in front of us. All the big malls are good for shopping.
Dali We thought we could bike around the lake in two days. Wrong on two counts: First, the lake’s edge is blocked to traffic and reserved for bikes (or tourist mini-buses). So you’re stuck on the main road, which never gives you a view of the lake, with all the trucks and cars. Doing 120 km like that wouldn’t make sense, in our opinion. The rice fields around are nice but not as impressive as elsewhere, so Dali isn’t worth it for that. The old town, all restored, is pretty but *packed*—thousands of people, especially in the evening.
Hekou (Vietnam border) Comfortable train from Kunming. In the parking lot, a bus (not well-marked, but Didi is an option) takes you to the border in 15–20 minutes. Short wait at both border posts. Fun to see the two lampposts near the border line: the Chinese one is new, modern, with a surveillance camera (of course), while the Vietnamese one is old and a bit rusty.
VIETNAM General: - You’ll need the Grab app for taxis - Very disappointed with 12Go—it doesn’t show all buses, never connects you with the company, and refuses refunds. Try booking directly with companies like FUTA Bus instead. - Credit cards are often accepted (supermarkets and modern stores), otherwise, you’ll need cash
Lao Cai 2 km between the border and the train station. The sleeper bus to Hanoi with Sao Viet is well-organized—it works.
Hanoi Ho Chi Minh Mausoleum closes early (10:30 AM, I think). Women’s Museum: Very good, not too long Temple of Literature: Beautiful, fairly quick This is where you should buy souvenirs, clothes, and knockoffs—the prices are reasonable, and the sellers are nicer than elsewhere. We recommend Cho Dong Xuan.
Tu Long Bay We did 2 days, 1 night (so really 24 hours on the boat) with Parfum d’Automne (French-speaking agency), which put us on a Cycad Cruise boat. Cost: 300 € per person—expensive, but it was amazing, super luxurious, and the buffet meals were delicious. We don’t regret the splurge. The only downside: no swimming in the bay (but there’s a pool on the boat). To swim, you’d need a 3-day, 2-night trip to an area not protected by the maritime park.
Phong Nha If you didn’t do the northern mountains due to time or weather (like us), Phong Nha is a great stop for a motorbike ride. It’s beautiful, especially the mountains west of the city toward the caves. There are two (small) swimming spots at the Botanic Garden—a pleasant 45-minute walk without stops. Hotel tip: Sunbeam Village (very friendly, pool, breakfast by the river, motorbike rentals)
Da Nang Hotel tip: Meridians by Hsuite—you’ll have the beach almost to yourself. You’ll still need to walk 15–20 minutes to the hyper-touristy area if you want to rent surfboards (150–200k VND per hour). The beach is beautiful, and the water is 30°C—great for a break on a long trip, especially since all transport goes through Da Nang.
Hoi An 45 minutes from Da Nang, so it’s easy to visit in a day, especially since the city isn’t that big and it’s *very* hot. Cooking class: MS Hanh cooking class—great (the market tour is a bit useless). We don’t recommend the "basket boat" tour—it’s a bit sad on a big brown pond with elderly guides.
Ho Chi Minh City Ben Thanh Market is a nightmare: starting prices are exorbitant, and the vendors are aggressive. Don’t go. The War Remnants Museum can be really tough for kids.
Can Tho Avoid this city. We made the mistake of going to see the floating market—don’t.
Chau Doc No Grab in the city, but regular taxis. One day is enough if you go early to the forest and the mountain in the late afternoon. 250k VND per person for the forest and its canals (45 minutes by motorbike) The sunset at Victoria Nui Sam can be magnificent if the clouds cooperate. Cheap and good restaurant: Quan Nem Nuong Sau Hiep Hotel tip: Homestay Khoa (2,250,000 VND for 3 nights)—adorable hostess, full of tips, clean rooms.
The speedboat to Cambodia is more comfortable than a bus. Book with Hangchau a few days in advance—payment in cash on the day (1,640,000 đ).
CAMBODIA General: - Issues with the "Bakong Tourists" app—we had to go to a big bank to load money onto it. We barely used it afterward.
Phnom Penh For us, a day and a half is enough if you want to spend more time elsewhere. Markets close early (around 6 PM) and are less interesting than in Hanoi, for example. The Royal Palace has a break from 11 AM to 2 PM, but there aren’t many people in the afternoon.
Siem Reap Trip with Capitol company—the bus is basic but cheap. Departs at 10:15 AM, 7-hour ride. Angkor entrance fee: 62 USD per person for a 3-day pass. Tickets are picked up at Angkor Enterprise. Renting two 125cc motorbikes: 10 USD each, plus 7 USD for gas. By bike, it took me 25 minutes to reach Angkor Wat’s pools. A basic city bike rental was 1 USD per hour. Short circuit by motorbike (in reverse): 7 hours with stops everywhere. Grand tour by tuk-tuk: Only 5 temples, 4.5 hours. If you want to see lots of monkeys, they’re grouped west of Bayon. For the temples, we asked Gemini (AI) at each stop to point out details that might interest kids (who can get bored with the repetition). It gave fun facts and things to look for—great for the little ones. Hotel tip: The Five Senses, run by a Frenchman, Bruno, who knows Cambodia inside out and organizes tours. Restaurant tip: Wild (only spring rolls, but *so* many varieties—delicious and cheap) Watch out: 1 hour to the airport, 50 km from the city. Show tip: The Phare Circus
Vendre sa voiture en Mauritanie English translation pending
Bonjour 🙂
Je souhaite partir de france aller jusqu'au Burkina Faso en voiture berline et je voudrai la vendre sur le chemin du retour en mauritanie, mali ou au Burkina Faso est ce possible de faire ce trajet en berline et administrativement en 2008 ?
Je vous remercie de me rensseigner🙂😉
Je souhaite partir de france aller jusqu'au Burkina Faso en voiture berline et je voudrai la vendre sur le chemin du retour en mauritanie, mali ou au Burkina Faso est ce possible de faire ce trajet en berline et administrativement en 2008 ?
Je vous remercie de me rensseigner🙂😉
Partir en Turquie avec sa voiture? English translation pending
Tout d'abord, bonjours a tous et toutes,
voila tout est dans le titre, je veux partir en Turquie, peut être pour y vivre je ne sais pas encore, mais en tout cas ce n'est pas un voyage de vacance!!!....
je voudrais avoir de laide....des adeptes, car moi forcement je suis perdue et surtout je mi connait pas.....
je veux partir en Turquie avec ma voiture, est ce possible??????savez vous les tarifs de ferry?????fin voila, j'aimerai savoir comment tous sa marche, la j'attends mon passeport et voila :)
j'attends vos réponse car je sais pas vers qui me tourner....merci a tout le monde!!!!!!! :)
Audrey!
Audrey!
Partir en Roumanie avec sa voiture? English translation pending
Bonjour à tous !
Nous partons cet été en Roumanie. Nous avons besoin d'avoir des avis sur le fait de prendre sa voiture ou pas pour s'y rendre. Evidemment, nous faisons appel à tous le monde pour nous éclairer nos lanternes. Les critiques des personne ayant visiter le pays par les transport en commun et à pieds sont les bienvenus !!! Est-ce que cela vaut le coup ? ou pas ;)
A la prochaine,
CaroBen
Nous partons cet été en Roumanie. Nous avons besoin d'avoir des avis sur le fait de prendre sa voiture ou pas pour s'y rendre. Evidemment, nous faisons appel à tous le monde pour nous éclairer nos lanternes. Les critiques des personne ayant visiter le pays par les transport en commun et à pieds sont les bienvenus !!! Est-ce que cela vaut le coup ? ou pas ;)
A la prochaine,
CaroBen
Travailler comme fille au pair à Montréal ou sa banlieue English translation pending
Bonsoir,
Je me présente je m'appelle Belinda j'ai 18 ans et je suis actuellement en BAC pro vente Négociation et pour les grandes vacances j'aimerai beaucoup travailler tout en visitant un pays qui m'est inconnu le Québec c'est un pays qui m'attire depuis beaucoup de temps donc j'aimerai trouvé un travaille saisonnier la bas même si se n'est que deux semaine sa m'irais donc que se soit travailler comme fille au pair ou que se soit plus dans mon domaine la vente sa m'est un peut égale enfaite mais je ne sais pas ou chercher et j'étais sur l'association France-Québec et je n'ai pas vu grand chose si vous pouviez me donner des adresses de site internet ou je peux trouvé ce genre de renseignement sa serait gentil
Je vous remercie d'avance
Je me présente je m'appelle Belinda j'ai 18 ans et je suis actuellement en BAC pro vente Négociation et pour les grandes vacances j'aimerai beaucoup travailler tout en visitant un pays qui m'est inconnu le Québec c'est un pays qui m'attire depuis beaucoup de temps donc j'aimerai trouvé un travaille saisonnier la bas même si se n'est que deux semaine sa m'irais donc que se soit travailler comme fille au pair ou que se soit plus dans mon domaine la vente sa m'est un peut égale enfaite mais je ne sais pas ou chercher et j'étais sur l'association France-Québec et je n'ai pas vu grand chose si vous pouviez me donner des adresses de site internet ou je peux trouvé ce genre de renseignement sa serait gentil
Je vous remercie d'avance
Koh Lanta-Langkawi à éviter en juin? English translation pending
Bonjour, je voudrais savoir si sa valait vraiment le coup de faire en plein mois de juin koh phangan puis koh samui puis phuket descendre jusqu'à koh Lanta et finir sur langkawi, jai deja chercher sur le forum et les seuls infos qui ont été deja mentionner sont que les ferry à cette période peuvent etre fermer, jaimerais vraiment savoir si jdevais y renoncer et rester sur koh phangan et ces alentours, je cest très bien que la météo peut etre capricieuse et que d'une année à lautre sa pouvait changer, mais koh Lanta et langkawi sont t'il à éviter en juin ???
Merci pour ceux qui répondrons !!!
Merci pour ceux qui répondrons !!!
Voyage d'un mois en Thaïlande: budget et itinéraire English translation pending
Bonjour à tous et à toutes,
Sa y est, j'ai décidé de partir pour la première fois à l'autre bout du monde avec un de mes ami. Lui et moi n'avons pas hésité très longtemps. Tout deux aimons énormement d'aspects de la culture est asiatique mais, le problème, c'est que l'on y connait sans doute rien en réalité 🙂 . Alors voila, on a décidé de partir en Thailande pendant un mois et ce sera probablement durant le mois de Novembre ou de Décembre 2009. j'ai une tonne de questions à poser (bien plus). J'ai déja trouvé quelques réponses sur le net et ici-même mais j'ai du mal à synthétiser.
budget sur place : 1000-1300€ chacuns
itinéraire Nous aprécions beaucoup la détente mais ça ne doit pas devenir une habitude. Nous atterirons a bangkok et nous voudrions voir un maximum de choses allant des montagnes au nord jusqu'aux plages du sud en passant aussi par l'est si cela peut s'averer enrichissant.
> quels sont les meilleurs moyens (prix / temps de trajet) à notre disposition sur place pour voyager entre ces régions, > est-il raisonnable d'emmener des hamacs avec nous pour dormir dehors si l'envie nous en prend (pour dépenser plus en loisirs) > parle t-on anglais dans les campagnes (juste un petit peu 😊) > la différence de prix est elle grande entre les zones touristiques et les zones plus calmes sur les produits de consommation courante (restaus, snacks, boissons, cigarettes, alcools, hotels)
> quelles sont les zones en questions dans ces régions? > comment devons nous nous équiper/préparer pour ne pas avoir de désagréments (moustiques, intoxications, arnaques, etc) > quelles sont les choses à ne pas faire avec les thailandais (différence de culture)
je m'arrète la pour l'instant je crois que c'est déjà pas mal mais n'hésitez pas à m'écrire si je n'ai pas été assez précis.
merci d'avance 😉
Sa y est, j'ai décidé de partir pour la première fois à l'autre bout du monde avec un de mes ami. Lui et moi n'avons pas hésité très longtemps. Tout deux aimons énormement d'aspects de la culture est asiatique mais, le problème, c'est que l'on y connait sans doute rien en réalité 🙂 . Alors voila, on a décidé de partir en Thailande pendant un mois et ce sera probablement durant le mois de Novembre ou de Décembre 2009. j'ai une tonne de questions à poser (bien plus). J'ai déja trouvé quelques réponses sur le net et ici-même mais j'ai du mal à synthétiser.
budget sur place : 1000-1300€ chacuns
itinéraire Nous aprécions beaucoup la détente mais ça ne doit pas devenir une habitude. Nous atterirons a bangkok et nous voudrions voir un maximum de choses allant des montagnes au nord jusqu'aux plages du sud en passant aussi par l'est si cela peut s'averer enrichissant.
> quels sont les meilleurs moyens (prix / temps de trajet) à notre disposition sur place pour voyager entre ces régions, > est-il raisonnable d'emmener des hamacs avec nous pour dormir dehors si l'envie nous en prend (pour dépenser plus en loisirs) > parle t-on anglais dans les campagnes (juste un petit peu 😊) > la différence de prix est elle grande entre les zones touristiques et les zones plus calmes sur les produits de consommation courante (restaus, snacks, boissons, cigarettes, alcools, hotels)
> quelles sont les zones en questions dans ces régions? > comment devons nous nous équiper/préparer pour ne pas avoir de désagréments (moustiques, intoxications, arnaques, etc) > quelles sont les choses à ne pas faire avec les thailandais (différence de culture)
je m'arrète la pour l'instant je crois que c'est déjà pas mal mais n'hésitez pas à m'écrire si je n'ai pas été assez précis.
merci d'avance 😉
Trouver du travail à Montréal English translation pending
bonjour a tous moi cmarine
sa fait deja quelque temps que je me renseigne pour partir a montreal
pour le visa je veux faire une demande de pvt il faut que j'attende le 1octobre
je sait aussi qu'il faut des economie pr tenir lé 3 premer mois
mais pr le travail je sait comment sa se passe faut-il deja trouver du travail avant d'arriver a montréal ou est_ce qu'on peut trouver dutravail la bas
si vous pouviez m'aider car la je suis un peu perdu🤪
si des personnes sont deja parti avec se visa pouvez vouss m'aider
a oui est il facile de trouver du travail ds le domaine des enfants merci
Recettes de cuisine du sud de l'Iran English translation pending
si quelqu'un a des recettes sa m'interesse. merci😛🙂
De retour de Bahia Las Ballenas, Las Terrenas English translation pending
Hôtel superbe. Sans mentir, il mérite bien sa renommée d'hotel le plus beau de Samana: Bungallows individuels sous toit de feuilles de cocotiers, grand ventilateur, chambres colorées, persiennes en bois laissant passer la lumière, salle de bain à ciel ouvert (mais couverte juste au dessus qd meme en cas de pluie ;) ), magnifique. Prévoir un anti moustique genre serpentins car moustiques coriaces et comme il n'y a pas de fenetres, viennent dans la chambre des la nuit tombée...)
Nous avions un bungallow face à la mer, à quelques metres de la plage, on s'endormait avec le bruit des vagues et du vent qui souffle dans les cocotiers !
Nous sommes restés du 8 au 16 juin, l'hôtel et même toute l'ile est dans sa saison creuse (saison des pluies), donc on peut apprécier le calme des plages désertes. Par contre, petit déjeuner moyen (est ce du à la saison creuse???), et le hic, des touristes arrivent à l'hotel avec des prostituées Dominicaine, et les bungallows communiquant les uns les autres, et bien c'est un peu...sonore!
Sinon, Las Terrenas j'ai beaucoup aimé, c'est vrai que c'est animé, surement encore plus en saison seche, mais on se rend bien compte de la vie des Dominicains. Mention spéciale pour le restaurant "El Cayuco" qui fait un excellent Chillo (poisson local) et d'autres plats tres bons.
Nous avons tout d'abord loué un scooter, indispensable si on veut voir du pays, et nous sommes bien baladés. Le scooter a été loué chez un Belge très sympa (cool rental) qui pratique les prix les moins chers et qui en plus nous a changé le scooter qd le notre nous a laché pour cause de pneu crevé).
Sommes allés à las Galeras mais nous n'avons surement pas vu ce qu'il y avait a voir. Il avait plut toute la journée, nous sommes arrivés apres 2h30 de scooter (il ramait et beaucoup de grandes montées et descentes), épuisés, et mon homme s'est fait piqué par un frelon, donc retour plus tot que prevu sans avoir vu la plage !
Sinon, escursions via Santi à la cascade. J'ai personnellement adoré la balade, mias c'est rvai que c'est physique, et qu'il faut aimer les sensations fortes!!! En plus il pleuvait, les chevaux glissaient, il faut savoir qu'il y a des grandes montées dans des chemins tres cailloteux, tres escarpés, les chevaux sont parfois obligés de sauter un peu et il faut bien s'accrocher à la selle. Mais en contrepartie on traverse des paysages magnifiques, la rivière à cheval (génial!), et on arrive à la tres belle cascade après 15mn de descente à pied assez... physique!!! Comme l'a dit une personne qui etait a el Portillo, on n'est pas prévenu de la difficulté de la balade avant, mais heureusement finalmeent car je sius pas sure qu'on l'aurait faite! Mais ca reste un de mes meilleurs souvenir.
Sinon, Los Haitises. Comme la personne d'el portillo, nous avions Elvis comme guide. Très sympa, mais c vrai que ses explications très completes en apprence, devenaient trop légères si on commencait a lui poser quelques questions... Nous avions voulu passer par Pierre fayet, mais il n'organisait pas d'excursions car nous etions trop peu nombreux... Du coup nous sommes allés directement au port d'embarquement par nos propres moyens.
Que dire d'autre?
Le restaurant de l'hôtel, pourtant très bien noté dans le guide du routard, nous l'avons trouvé moyen, par contre, super resto "casa Grande", juste à côté, un pur délice ! C'est aussi un hotel aux chambre très belles, et vraiment si on devait y retourner je crois que malgré le charme de Bahia las Ballenas, on irait plutot au casa grande, c'est vraiment très beau, et décoré avec gout, et tout le monde est adorable.
Très bon resto aussi "L'atlantis", toujours à côté des précédents.
Donc voilà, malgré 6 jours de pluie sur 7, le séjour a été génial !
Je reste à votre disposition si vous avez des questions :)
Nous avions un bungallow face à la mer, à quelques metres de la plage, on s'endormait avec le bruit des vagues et du vent qui souffle dans les cocotiers !
Nous sommes restés du 8 au 16 juin, l'hôtel et même toute l'ile est dans sa saison creuse (saison des pluies), donc on peut apprécier le calme des plages désertes. Par contre, petit déjeuner moyen (est ce du à la saison creuse???), et le hic, des touristes arrivent à l'hotel avec des prostituées Dominicaine, et les bungallows communiquant les uns les autres, et bien c'est un peu...sonore!
Sinon, Las Terrenas j'ai beaucoup aimé, c'est vrai que c'est animé, surement encore plus en saison seche, mais on se rend bien compte de la vie des Dominicains. Mention spéciale pour le restaurant "El Cayuco" qui fait un excellent Chillo (poisson local) et d'autres plats tres bons.
Nous avons tout d'abord loué un scooter, indispensable si on veut voir du pays, et nous sommes bien baladés. Le scooter a été loué chez un Belge très sympa (cool rental) qui pratique les prix les moins chers et qui en plus nous a changé le scooter qd le notre nous a laché pour cause de pneu crevé).
Sommes allés à las Galeras mais nous n'avons surement pas vu ce qu'il y avait a voir. Il avait plut toute la journée, nous sommes arrivés apres 2h30 de scooter (il ramait et beaucoup de grandes montées et descentes), épuisés, et mon homme s'est fait piqué par un frelon, donc retour plus tot que prevu sans avoir vu la plage !
Sinon, escursions via Santi à la cascade. J'ai personnellement adoré la balade, mias c'est rvai que c'est physique, et qu'il faut aimer les sensations fortes!!! En plus il pleuvait, les chevaux glissaient, il faut savoir qu'il y a des grandes montées dans des chemins tres cailloteux, tres escarpés, les chevaux sont parfois obligés de sauter un peu et il faut bien s'accrocher à la selle. Mais en contrepartie on traverse des paysages magnifiques, la rivière à cheval (génial!), et on arrive à la tres belle cascade après 15mn de descente à pied assez... physique!!! Comme l'a dit une personne qui etait a el Portillo, on n'est pas prévenu de la difficulté de la balade avant, mais heureusement finalmeent car je sius pas sure qu'on l'aurait faite! Mais ca reste un de mes meilleurs souvenir.
Sinon, Los Haitises. Comme la personne d'el portillo, nous avions Elvis comme guide. Très sympa, mais c vrai que ses explications très completes en apprence, devenaient trop légères si on commencait a lui poser quelques questions... Nous avions voulu passer par Pierre fayet, mais il n'organisait pas d'excursions car nous etions trop peu nombreux... Du coup nous sommes allés directement au port d'embarquement par nos propres moyens.
Que dire d'autre?
Le restaurant de l'hôtel, pourtant très bien noté dans le guide du routard, nous l'avons trouvé moyen, par contre, super resto "casa Grande", juste à côté, un pur délice ! C'est aussi un hotel aux chambre très belles, et vraiment si on devait y retourner je crois que malgré le charme de Bahia las Ballenas, on irait plutot au casa grande, c'est vraiment très beau, et décoré avec gout, et tout le monde est adorable.
Très bon resto aussi "L'atlantis", toujours à côté des précédents.
Donc voilà, malgré 6 jours de pluie sur 7, le séjour a été génial !
Je reste à votre disposition si vous avez des questions :)
Aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle: déplacement entre les terminaux 2E et 2D? English translation pending
bonjour a tous les voyageurs j, aimerai savoir combien de temp sa prend pour se deplacer du terminal 2E au terminal 2D de l, aeroport roissy CD , je demande sa car je doi voyager dans les memes heurs avec ma femme qui va etre accompagnée de 2 enfants de bas age; ma femme et les enfants partent du terminal 2E et moi du terminal 2D , j, aurai aimer les accompagner jusqu, a l, embarquement puis aller au terminal 2d ensuite .
merci d, avance 🙂
Partir faire du WWOOFing en Irlande et en Écosse English translation pending
Bonjour,
J’ai bientôt fini mes études (enfin !!!), et pour fêter sa je pense partir en voyage, en Ecosse et en Irlande histoire d’apprendre l’anglai, et de rencontrer plein de monde.
J’ai entendu parler des « wwoofer » et sur leur site www.wwoof.org.uk, la liste des hôtes est payante.
Je n’ai pas vraiment de sous et j’aimerais bien avoir la liste des hôtes d’Ecosse, et d’Irlande. Si quelqu'un par mis vous pouvez me la faire parvenir se serai le top.
Si vous avez des bonnes adresses et des anecdotes de wwoofer, je suis tout ouïe.
Merci d’avance
Et bon voyage !!!!!!!!!!!!
Et bon voyage !!!!!!!!!!!!
Projet: traversée des Etats-Unis English translation pending
Ricardo 22 ans
Alors "OUI" je sais comme projet sa peut paraitr un peu exagéré ou je sais pas un peu FOU!!!🤪..mais je dirais que c'est comme un reve ou je ne sais quoi mais c'est vrai que j'aimerais bien fair comme on voi dans les films... et je sais que c'est quelque chose qui me tiens a coeur 😊
prendre une voiture avec un sac d'affaires et partir fair un tour d'EST en OUEST
partir a l'aventure...
Enfin façon de parler...car je pens pas que sa serais une ligne droite mais j'aimerais fair un tour dans les endroits qui son incontournables (comme on di si bien):New-York/ San-Fancisco/ Los Angeles /Seattle/ Grand Canyon...etc
et biensur d'autres qui seraient plutôt comme des endrtoits qu'on ne connais pas forcement mais qu'il serais bien de connaitre: petites villes typiques des Etats-Unis...🙂
Enfin en gros sa se resume a plutôt fair une boucle...
je sais bien que sa prendrais du temps et que c'est un veritable investissement...
MAIS je veux le fair...j'ai pas encor verifier tout les points importants...
mais je me dis que il fodrais surment louer une voiture ou un mini van...^^
et si C long ce qui sera surment le cas (grand minimum 4 mois...NO?)..pourquoi pas fair des arrets temporaires dans certaines villes pour y travailler quelques jours pour biensur gagner un peu d'argent surplace et pouvoir financer le voyage sur place (une sorte de financement sur le tas...en plus des economies faites avant de partir)...
et ainsi etre dans la vie de tout les jours et faire des rencontres avec les habitants...
un des points cruciaux quand meme serais aussi de rencontré des personnes de la ba 😄
enfin voila en gros en quelques lignes un de mes futur projets...:LES ETATS-UNIS!🙂
PS: j'espere que mon plan est bien explique...^^...je peu ecrir des betise vu que je parle d'un projet qui me tien a coeur...😊 je pens qu'il faut bien un an pour tout preparé, NO? et meme si C pas integralement le projet tel quel qui se realisera...je ferais de mon mieu pour le realiser un maximum...^^
enfin voila en gros en quelques lignes un de mes futur projets...:LES ETATS-UNIS!🙂
PS: j'espere que mon plan est bien explique...^^...je peu ecrir des betise vu que je parle d'un projet qui me tien a coeur...😊 je pens qu'il faut bien un an pour tout preparé, NO? et meme si C pas integralement le projet tel quel qui se realisera...je ferais de mon mieu pour le realiser un maximum...^^
Médicament malgache Colicalm pour tourista English translation pending
Bonjour,
Il existait il y a peu, le Colicalm, excellent médicament malgache contre la tourista qui a été arrêté dans sa fabrication pour des histoires de taxes avec le labo. C’etait vraiment le médicament miraculeux .... donc ma question est : - savez- vous si on peut encore en trouver qui aurait été oublié sur les étagères d’une pharmacie ? - savez-vous s’il y a un autre médicament qui le remplacerait ? Merci.
Il existait il y a peu, le Colicalm, excellent médicament malgache contre la tourista qui a été arrêté dans sa fabrication pour des histoires de taxes avec le labo. C’etait vraiment le médicament miraculeux .... donc ma question est : - savez- vous si on peut encore en trouver qui aurait été oublié sur les étagères d’une pharmacie ? - savez-vous s’il y a un autre médicament qui le remplacerait ? Merci.
Premier voyage randonnée (France) English translation pending
Bonjour / Bonsoir,
Voilà, les vacances d'été sont là.. Et j'ai envie de tout changer, pendant quelque jours. Sa peux paraître louche, mais j'ai réelement envie de me rapprocher de la nature, de fuir la pollution, et de profiter d'un bel air marins. J'ai entendu parler du tourisme vert entre autres, et de la randonnée à travers la France, et sa m'intéresse, mais je ne sait pas quoi en penser !
Je sais que cet question revient souvent, mais j'ai vraiment envie de partir, me retrouver, faire le vide intérieur.. Ah oui, j'ai 18 ans dans quelque jours, donc ce n'est pas un problème de voyager seul en étant jeune ? Et je veux me diriger vers l'Ouest, vers la bretagne, paraît qu'il y fait plus frais. Enfin, j'ai besoin de conseil, d'éclairssisement, et de réponse assez rapide (je m'excuse si mon post peux en déranger certains, mais je veux juste partir). Bien sûr je veux voyager à pieds ou en vélo, j'ai pas d'argent. Enfin bref, j'ai juste envie de savoir si c'est bien de voyager seul (sa me dérange pas d'être avec d'autres plus experimenté que moi ^^), et quelle serai le "kit de survie".
Je m'excuse si je suis ni clair (je connais rien des voyages), et je vous remercie de vos réponse.
Partir en janvier au Japon? English translation pending
Bonjours les voyageurs, je shouhaite partire au pays du solei-levant fin décembre a mi-janvier. Avec mon amie sa sara notre première expéditions .
Que pensez-vous de ces dates ?
Dois-je avoir peur de l'hiver ?
Merci.
Vol Jet Airways pour Bangkok avec transit à Bruxelles et 15 h de transit à New Delhi English translation pending
salut ,
je fait appel a vos services car je part en thailande pour 1 mois avec la compagnie jet airways (jusque là sa va lol)
je part de marseille a 6h30 arriver a bruxelles a 8h20
depart de bruxelles a 10h05 arriver a new delhi a 22h30
depart de delhi le lendemain a 12H20 (soit 15h de transit)
arriver a bangkok a 18h10
alors je voulait savoir si quelqun du forum avait deja fait se parcours avec cet compagnie et pouvais me donner des conseilles
par exemple: si je pouvais sortir de l'aeroport une fois en inde puisque je dispose de 15h
ha aussi , sur le billet electronique il y a marquer que je doit me presenter a l'enregistrement 3H a l'avance (c'est beaucoup non?)
je suis preneur de tout les renseignement que vous pourais me fournir
merci beaucoup 🙂
Où trouver des cartes routières du Maroc, Mauritanie, Sahara, Mali et Sénégal? English translation pending
Quelqu'un connaitré un site, forum, photo ou autres ou je peux trouver des cartes routières d'afrique récente ...?
Gratuit ou payante, sa m'interresse.
Si des personnes veulent m'en vendre, je suis aussi d'accord. Je compte traversée Espagne, maroc, saara, mauritanie puis mali et bamako.
Merci par avance
Gratuit ou payante, sa m'interresse.
Si des personnes veulent m'en vendre, je suis aussi d'accord. Je compte traversée Espagne, maroc, saara, mauritanie puis mali et bamako.
Merci par avance
Pilule pour la malaria: votre avis? English translation pending
Il y a tu quel q'un qui pourrais m'informé de ce médicament que je suis obliger de prendre sa m'inquiette!... il mon prescris du novo- chloroquine 250 mg... 2 comprimer 2 fois semiane et commencer une semaine avant le depart... va t'il mal filer avec ça, , , , je voudrais pas gacher mon voyage?????🤪 cela me fait peur