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Croisière sur le Norwegian Epic au départ de Barcelone en décembre 2015 English translation pending
Bonjour à toutes et à tous,
Nous avons réservé notre première croisière chez NCL sur le Norwegian Epic au départ de Barcelone le 9 décembre prochain.
J'ai "fouillé" le forum et je trouve peu de renseignements pour répondre à mes interrogations.
Je me permets donc de faire appel à vos expériences.
J'ai 2 questions:
-nous pensons nous rendre à Barcelone en voiture pour plus de commodités. Il faudra donc envisager le parking pour une durée de 11 jours. Je ne trouve que le Valetparking de cité sur ce forum. Ils offrent 3 types de prestations.
Peut-on m'en parler et éventuellement m'indiquer s'il y a d'autres solutions envisageables pour le stationnement.
-bien sûr nous découvrirons ce nouveau style de croisière. J'ai pu lire certains récits et ma deuxième question concernera les spectacles. Faut-il les réserver pour y assister? Si oui, où et comment.
D'avance merci pour tous les renseignements que vous pourrez nous fournir.
Bonne journée à vous tous et au plaisir de vous lire.
Compte rendu 3 semaines au Népal Kathmandou/Phokara/Chitwan English translation pending
NAMASTE, je profite de mes dernières heures a Katmandou pour entamer mon CR sur mes 3 semaines au Népal.
D'abord le vol Paris Delhi/ Delhi KTM, 2 vols séparés j'ai cru que je ne pourrais pas embarquer pour NewD mais après 20 min de discussion avec un responsable d'Ethiad ils m'ont laissé passer. Rien a dire sur Ethiad, très bonne compagnie. En revanche 12h d'attente dans l’HORRIBLE zone de transit, de nuit, a New Delhi fut un calvaire. Je conseille à ceux qui ont une longue escale la bas de prendre un visa de transit. C'est tout simplement la pire zone de transit que j'ai vu. C'est simple il n y a rien, même le WIFI marchait pas. Quelle joie d’accéder au petit matin a la vrai zone de transit avec magasin et restos....et 3h de retard pour mon vol pour Katmandou.
Nepal Airlines: Airbus flambant neuf, personnel de bord très aimable, rien a redire. Arrivée a Kathmandou. Après quasi 2 jours dans les aéroports ma seule envie après l’atterrissage était bien sur de me ruer dans un petit hôtel et me détendre. C’était sans compter sur l'"organisation" de la collecte des bagages. La pire que j'ai jamais vu. 5 vols ont débarqué les bagages en même temps. Chaos complet a l’aéroport ou des centaines de passagers les uns sur les autres s’agglutinaient devant les malheureux tapis roulant qui s’arrêtaient toutes les 2 min. Des bagages étaient déposés ci et la dans des coins de l’aéroport sans aucune info sur leur provenance. Ce n'est que 2h plus tard que mon sac arriva et ENFIN j'ai pu sortir de cet enfer.
900 roupies pour le Taxi jusqu’à Thamel crise du gasoil oblige (pas la force de négocier) Thamel: je suis resté a la White Lotus guesthouse. 800 Roupies. Bon rapport qualité prix. Quartier touristique, des centaines de boutiques de souvenirs et d'agences, a y passer une ou 2 nuit.
Phokara: Depart de Kathmandou a 7h30 arrivée a Phokara a 14h, 800 roupies pour le ticket Je n'ai pu le nom en tête de la GH ou j'ai logé mais elles se valent a peu près toutes a Phokara, chambre facilement négociée a 500 Roupies, excellent rapport qualité prix (valable pour toutes les guest houses ou j'ai sejourné au nepal). Bon alors je ne sais pas pourquoi j'ai lu tant de commentaires qui "encensaient" Phokara, parce que franchement, a part glander au bord du lac, fumer un pet et boire une tuborg, j'ai trouvé que y' avait rien d’intéressant a faire a Phokara. Enfin si on a fait son permis pour le trek a Kathmandou, pas la peine de s'y arrêter. Même tout ceux qui faisaient du parapente pour avoir une superbe vue sur les montagne....C’était constamment couvert. Je n'ai donc pas vu l'ombre d'un sommet depuis Phokara.
Le trek: J'ai découvert une chose en venant au Nepal, je n'aime pas la montagne. C’était la première fois de ma vie que j'allais marcher en montagne, eh bien ce n'est pas pour moi. Les marches sont longues et fatigantes (je pense qu'il faut une petite semaine d'entrainement avant de venir ici). Mes compagnons de route pour le trek avait un objectif: Relier Yanapul a l'ABC camp en 3 jours. Je les ai abandonnés des le premier. Je n'aurais donc fait qu'un tout petit trek de 4 jours en passant par New bridge, Chomrong, Gandruk (tres jolie).
Niveau logement: Toutes les guest houses demandaient 150 roupies pour la chambre. Compter dans les 300 roupies pour un repas (végétarien), 480 roupies pour une bière (50 CL),70roupies pour un thé masala 100 roupies pour utiliser la douche avec eau chaude, 70 roupies pour remplir votre bouteille d'eau (ne jetez pas votre bouteille une fois qu'elle est vide). Les guest houses des montagnes sont très charmantes, très bien tenues et les lits confortables. Sans compter la vue sur les montagnes, exceptionnelle.
Chitwan: Pour une fois j'ai pris un "package" 3 nuits/4 jours a Chitwan Nationa park, 89euros depuis Phokara. Arrivée a Chitwan, j’étais déjà plus dans mon "environnement": rivière, jungle et animaux, sur terrain "plat". Eden Jungle resort pour la Guest House j'y suis resté une nuit supplémentaire 900 Roupies la nuit avec petit dej inclus. Niveau excursion, je déconseille l'"éléphant safari". On passe plus de temps a essayer de se tenir et a éviter les branches d'arbres que d'observer la nature. Optez plutôt pour le Jeep safari. J'ai adoré les couchés de soleil a Chitwan ou on a une très belle vue sur les chaines de montagnes enneigées, c'est très envoutant. J'ai beaucoup apprécié Chitwan, ville très relax ou on peut voir des éléphants, ou même des rhinoceros dans les rues. Niveau animaux j'aurai vu Rhino, éléphants, cerfs, daims, singe, crocodiles, insectes en tout genres.
Voila, 3 endroits, j'ai préféré Chitwan. Néanmoins beaucoup de "remarques" a faire sur le Nepal (que je ne connaissait pas du tout). D'abord les Népalais : Je les divise en 2 catégories, (malgré la multitude d'ethnies au Nepal :) ) Les népalais "d'ascendance" asiatique qui sont très gentils, souriants et pas "intéressés" par l'argent uniquement. Les Népalais Indiens qui eux sont tout l'inverse, ils essaieront SYSTÉMATIQUEMENT de vous sous tirer de l'argent d'une manière ou d'une autre.
Les Filles au Népal: C’est la première fois que je n'ai eu quasiment aucun contact avec la gente féminine locale, on dirait qu'elles ont peur des étrangers, qu'elles sont complétement inaccessibles, pas un regard, pas un sourire (ou très peu). J' attend l'avis de plus fins connaisseurs du Népal sur ce sujet (confirmer par beaucoup de voyageurs que j'ai croisé)
Les enfants: qui demandent de l'argent (ou du chocolat quand vous leur dites que vous n'avez pas d'argent )a chaque fois que vous traversez un village dans les Annapurnas, je ne m'y attendait pas. Pour conclure sur les Népalais, je dirais que, pour moi, ils sont loin d’être chaleureux dans leur majorité.
Les transports: Combinez vétusté des véhicules, état CATASTROPHIQUE des routes (les pires que j'ai vues je crois), et la conduite népalaise, vous obtenez un cocktail qui vous ASSURERA des sueurs froides durant vos trajets. Notre bus est tombé en panne juste avant l'entrée de Katmandou au sommet d'un col, 6 véhicules étaient en panne, ou crevé au même endroit a coté de notre bus, gros bordel. Et pi le clou du spectacle, l'arrivée a Katmandou, presque 2h pour aller jusque Thamel, il faut compter 45 min de "bouchon" des que l'on approche de station essence, ou des véhicules attendent depuis plusieurs jours voir semaines ce qui fait que les files d'attente longues de plusieurs centaines de mètres voir de 1 KM rendent la circulation chaotique.
Autre chose comment les népalais espèrent faire un peu plus fructifier leur économie, notamment dans le tourisme, en fermant tout a 22H. Vie nocturne vraiment calme, même a Katmandou. Je dis pas qu'il faudrait faire comme en Thaïlande, mais le Népal, pays dit très touristique est vraiment TRÈS en retard par rapport a ses voisins asiatique. Même la Birmanie s'en sort mieux. Ou passe donc l'argent du tourisme? Le Népal doit se "bouger" plus que ça pour d'en sortir, même si écraser entre la Chine et l'Inde ça sera difficile pour les Népalais.
Voila si vous avez des remarques ou des questions n’hésitez pas :)
D'abord le vol Paris Delhi/ Delhi KTM, 2 vols séparés j'ai cru que je ne pourrais pas embarquer pour NewD mais après 20 min de discussion avec un responsable d'Ethiad ils m'ont laissé passer. Rien a dire sur Ethiad, très bonne compagnie. En revanche 12h d'attente dans l’HORRIBLE zone de transit, de nuit, a New Delhi fut un calvaire. Je conseille à ceux qui ont une longue escale la bas de prendre un visa de transit. C'est tout simplement la pire zone de transit que j'ai vu. C'est simple il n y a rien, même le WIFI marchait pas. Quelle joie d’accéder au petit matin a la vrai zone de transit avec magasin et restos....et 3h de retard pour mon vol pour Katmandou.
Nepal Airlines: Airbus flambant neuf, personnel de bord très aimable, rien a redire. Arrivée a Kathmandou. Après quasi 2 jours dans les aéroports ma seule envie après l’atterrissage était bien sur de me ruer dans un petit hôtel et me détendre. C’était sans compter sur l'"organisation" de la collecte des bagages. La pire que j'ai jamais vu. 5 vols ont débarqué les bagages en même temps. Chaos complet a l’aéroport ou des centaines de passagers les uns sur les autres s’agglutinaient devant les malheureux tapis roulant qui s’arrêtaient toutes les 2 min. Des bagages étaient déposés ci et la dans des coins de l’aéroport sans aucune info sur leur provenance. Ce n'est que 2h plus tard que mon sac arriva et ENFIN j'ai pu sortir de cet enfer.
900 roupies pour le Taxi jusqu’à Thamel crise du gasoil oblige (pas la force de négocier) Thamel: je suis resté a la White Lotus guesthouse. 800 Roupies. Bon rapport qualité prix. Quartier touristique, des centaines de boutiques de souvenirs et d'agences, a y passer une ou 2 nuit.
Phokara: Depart de Kathmandou a 7h30 arrivée a Phokara a 14h, 800 roupies pour le ticket Je n'ai pu le nom en tête de la GH ou j'ai logé mais elles se valent a peu près toutes a Phokara, chambre facilement négociée a 500 Roupies, excellent rapport qualité prix (valable pour toutes les guest houses ou j'ai sejourné au nepal). Bon alors je ne sais pas pourquoi j'ai lu tant de commentaires qui "encensaient" Phokara, parce que franchement, a part glander au bord du lac, fumer un pet et boire une tuborg, j'ai trouvé que y' avait rien d’intéressant a faire a Phokara. Enfin si on a fait son permis pour le trek a Kathmandou, pas la peine de s'y arrêter. Même tout ceux qui faisaient du parapente pour avoir une superbe vue sur les montagne....C’était constamment couvert. Je n'ai donc pas vu l'ombre d'un sommet depuis Phokara.
Le trek: J'ai découvert une chose en venant au Nepal, je n'aime pas la montagne. C’était la première fois de ma vie que j'allais marcher en montagne, eh bien ce n'est pas pour moi. Les marches sont longues et fatigantes (je pense qu'il faut une petite semaine d'entrainement avant de venir ici). Mes compagnons de route pour le trek avait un objectif: Relier Yanapul a l'ABC camp en 3 jours. Je les ai abandonnés des le premier. Je n'aurais donc fait qu'un tout petit trek de 4 jours en passant par New bridge, Chomrong, Gandruk (tres jolie).
Niveau logement: Toutes les guest houses demandaient 150 roupies pour la chambre. Compter dans les 300 roupies pour un repas (végétarien), 480 roupies pour une bière (50 CL),70roupies pour un thé masala 100 roupies pour utiliser la douche avec eau chaude, 70 roupies pour remplir votre bouteille d'eau (ne jetez pas votre bouteille une fois qu'elle est vide). Les guest houses des montagnes sont très charmantes, très bien tenues et les lits confortables. Sans compter la vue sur les montagnes, exceptionnelle.
Chitwan: Pour une fois j'ai pris un "package" 3 nuits/4 jours a Chitwan Nationa park, 89euros depuis Phokara. Arrivée a Chitwan, j’étais déjà plus dans mon "environnement": rivière, jungle et animaux, sur terrain "plat". Eden Jungle resort pour la Guest House j'y suis resté une nuit supplémentaire 900 Roupies la nuit avec petit dej inclus. Niveau excursion, je déconseille l'"éléphant safari". On passe plus de temps a essayer de se tenir et a éviter les branches d'arbres que d'observer la nature. Optez plutôt pour le Jeep safari. J'ai adoré les couchés de soleil a Chitwan ou on a une très belle vue sur les chaines de montagnes enneigées, c'est très envoutant. J'ai beaucoup apprécié Chitwan, ville très relax ou on peut voir des éléphants, ou même des rhinoceros dans les rues. Niveau animaux j'aurai vu Rhino, éléphants, cerfs, daims, singe, crocodiles, insectes en tout genres.
Voila, 3 endroits, j'ai préféré Chitwan. Néanmoins beaucoup de "remarques" a faire sur le Nepal (que je ne connaissait pas du tout). D'abord les Népalais : Je les divise en 2 catégories, (malgré la multitude d'ethnies au Nepal :) ) Les népalais "d'ascendance" asiatique qui sont très gentils, souriants et pas "intéressés" par l'argent uniquement. Les Népalais Indiens qui eux sont tout l'inverse, ils essaieront SYSTÉMATIQUEMENT de vous sous tirer de l'argent d'une manière ou d'une autre.
Les Filles au Népal: C’est la première fois que je n'ai eu quasiment aucun contact avec la gente féminine locale, on dirait qu'elles ont peur des étrangers, qu'elles sont complétement inaccessibles, pas un regard, pas un sourire (ou très peu). J' attend l'avis de plus fins connaisseurs du Népal sur ce sujet (confirmer par beaucoup de voyageurs que j'ai croisé)
Les enfants: qui demandent de l'argent (ou du chocolat quand vous leur dites que vous n'avez pas d'argent )a chaque fois que vous traversez un village dans les Annapurnas, je ne m'y attendait pas. Pour conclure sur les Népalais, je dirais que, pour moi, ils sont loin d’être chaleureux dans leur majorité.
Les transports: Combinez vétusté des véhicules, état CATASTROPHIQUE des routes (les pires que j'ai vues je crois), et la conduite népalaise, vous obtenez un cocktail qui vous ASSURERA des sueurs froides durant vos trajets. Notre bus est tombé en panne juste avant l'entrée de Katmandou au sommet d'un col, 6 véhicules étaient en panne, ou crevé au même endroit a coté de notre bus, gros bordel. Et pi le clou du spectacle, l'arrivée a Katmandou, presque 2h pour aller jusque Thamel, il faut compter 45 min de "bouchon" des que l'on approche de station essence, ou des véhicules attendent depuis plusieurs jours voir semaines ce qui fait que les files d'attente longues de plusieurs centaines de mètres voir de 1 KM rendent la circulation chaotique.
Autre chose comment les népalais espèrent faire un peu plus fructifier leur économie, notamment dans le tourisme, en fermant tout a 22H. Vie nocturne vraiment calme, même a Katmandou. Je dis pas qu'il faudrait faire comme en Thaïlande, mais le Népal, pays dit très touristique est vraiment TRÈS en retard par rapport a ses voisins asiatique. Même la Birmanie s'en sort mieux. Ou passe donc l'argent du tourisme? Le Népal doit se "bouger" plus que ça pour d'en sortir, même si écraser entre la Chine et l'Inde ça sera difficile pour les Népalais.
Voila si vous avez des remarques ou des questions n’hésitez pas :)
Mahalo Nui Loa, Hawaï 4 semaines, 4 îles English translation pending
Alors, cet été, la destination choisie et longuement préparée, ce sera Hawaii...
Des semaines passées à écumer le net, VF en tête, et à lire les guides, à comparer, à établir des projets d'itinéraires... on ne va pas se mentir c'est déjà un des plaisirs du voyage. Au point que l'on est presque étonné de se retrouver au pied de la passerelle.
Alors, on y va?
On y va avec Air Canada, qui au moment de la réservation des billets proposait les tarifs les moins exorbitants. Le 1er août nous abandonnons la mère patrie le jour de la Fête Nationale pour nous envoler vers Montreal. Nous avons une escale d'une après midi et d'une nuit à Montreal et j'ai envisagé de pouvoir profiter de jeter un rapide coup d'oeil à la ville....mais une des valises manque à l'appel à l'arrivée et en compagnie d'une vingtaine d'autres passagers de notre vol, nous allons (commencer à) nous familiariser avec les procédures en matière de litige bagage.Vu l'affluence brutale au bureau litiges cela prend un peu de temps. Finalement un sympathique collaborateur d'AC prend note, nous attribue un N°, nous remet la pochette de secours du parfait naufragé des airs (il y a même un spray pour les mauvaises odeurs des habits!!!).Vu le temps écoulé toute velléité de tourisme montréalais nous a abandonné et nous prenons la navette pour notre hôtel pour quelques heures de sommeil, non sans avoir réglé le réveil sur 4h30 du matin, histoire de ne pas manquer la suite du voyage. La suite du voyage c'est Montreal-Vancouver. On tâche de se renseigner sur les errances de la valise.. peine perdue. A Vancouver, outre un beau soleil, une bonne nouvelle au bureau des litiges bagages, la fuyarde est repérée et remise sur le droit chemin, elle devrait nous suivre à Honolulu.Longue escale, on épuise un peu les distractions possibles de l'aéroport et c'est avec plaisir que nous voyons arriver le dernier vol à destination d'Honolulu..... non sans avoir passé les services de l'immigration et douanes US à qui il faut justifier que nous n'avons qu'une valise, mais que , youpiii , une deuxième va nous rejoindre à Hawaii.Il faut produire tous les papiers fournis par Air Canada pour convaincre ces aimables fonctionnaires. Arrivée à Honolulu vers 21h locales et on se réjouit de retrouver la valise.....joie de courte durée, car la deuxième valise, elle, est toute cassée......une grand fente de 15cm dans sa coque soi-disant à toute épreuve.Alors que fait on??? on retrouve le litige bagage Air Canada.... et on refait un dossier......pour valise cassée cette fois ci, ça change un peu, les formulaires sont différents... J'avais réservé un service de navette pour rejoindre l'hôtel, celui ci n'en proposant pas. Cela revient nettement moins cher que le taxi, surtout si on prend l'aller retour. Nous avons été très satisfait de la formule proposée par VIP Transportation. C'est donc de nuit que nous arrivons à l'hôtel réservé pour 3 nuits à Waikiki, le Aqua Aloha Surf, situé près du canal, mais à peu de distance de la plage de Waikiki. La chambre est spacieuse, le petit déjeuner inclus, le rapport qualité prix très satisfaisant. Demain, à nous, enfin, Hawaii mais en attendant, quelques vues que nous allons découvrir les jours suivant:



On y va avec Air Canada, qui au moment de la réservation des billets proposait les tarifs les moins exorbitants. Le 1er août nous abandonnons la mère patrie le jour de la Fête Nationale pour nous envoler vers Montreal. Nous avons une escale d'une après midi et d'une nuit à Montreal et j'ai envisagé de pouvoir profiter de jeter un rapide coup d'oeil à la ville....mais une des valises manque à l'appel à l'arrivée et en compagnie d'une vingtaine d'autres passagers de notre vol, nous allons (commencer à) nous familiariser avec les procédures en matière de litige bagage.Vu l'affluence brutale au bureau litiges cela prend un peu de temps. Finalement un sympathique collaborateur d'AC prend note, nous attribue un N°, nous remet la pochette de secours du parfait naufragé des airs (il y a même un spray pour les mauvaises odeurs des habits!!!).Vu le temps écoulé toute velléité de tourisme montréalais nous a abandonné et nous prenons la navette pour notre hôtel pour quelques heures de sommeil, non sans avoir réglé le réveil sur 4h30 du matin, histoire de ne pas manquer la suite du voyage. La suite du voyage c'est Montreal-Vancouver. On tâche de se renseigner sur les errances de la valise.. peine perdue. A Vancouver, outre un beau soleil, une bonne nouvelle au bureau des litiges bagages, la fuyarde est repérée et remise sur le droit chemin, elle devrait nous suivre à Honolulu.Longue escale, on épuise un peu les distractions possibles de l'aéroport et c'est avec plaisir que nous voyons arriver le dernier vol à destination d'Honolulu..... non sans avoir passé les services de l'immigration et douanes US à qui il faut justifier que nous n'avons qu'une valise, mais que , youpiii , une deuxième va nous rejoindre à Hawaii.Il faut produire tous les papiers fournis par Air Canada pour convaincre ces aimables fonctionnaires. Arrivée à Honolulu vers 21h locales et on se réjouit de retrouver la valise.....joie de courte durée, car la deuxième valise, elle, est toute cassée......une grand fente de 15cm dans sa coque soi-disant à toute épreuve.Alors que fait on??? on retrouve le litige bagage Air Canada.... et on refait un dossier......pour valise cassée cette fois ci, ça change un peu, les formulaires sont différents... J'avais réservé un service de navette pour rejoindre l'hôtel, celui ci n'en proposant pas. Cela revient nettement moins cher que le taxi, surtout si on prend l'aller retour. Nous avons été très satisfait de la formule proposée par VIP Transportation. C'est donc de nuit que nous arrivons à l'hôtel réservé pour 3 nuits à Waikiki, le Aqua Aloha Surf, situé près du canal, mais à peu de distance de la plage de Waikiki. La chambre est spacieuse, le petit déjeuner inclus, le rapport qualité prix très satisfaisant. Demain, à nous, enfin, Hawaii mais en attendant, quelques vues que nous allons découvrir les jours suivant:



Afric'Addict English translation pending
Afrique du Sud
Au commencement.
Les formalités préalables au départ se déroulent d'une façon inhabituellement rapide, tant celles liées à la voiture et à l'avitaillement que l'obtention du visa pour le Mozambique auprès du consulat du Cap. Il faut dire qu'édifié par ses rebuffades du précédent départ (une semaine passée sur place, de préparatifs en contretemps, à la mettre en condition), deux semaines avant mon arrivée, j'avais inscrit la case à roulettes au fameux stage de motivation « Go Beyond » de Land Rover. Deux semaines qui n'ont pas été de trop pour l'écouter et la préparer pour un voyage de treize semaines envisagé tout au long des côtes du Mozambique et jusqu'au Malawi puis la Zambie. Trente heures après l'atterrissage, nous sommes prêts à partir, un peu déconcertés que tout aille aussi bien : à quand la première tuile ? Elle n'aura pas tardé ! A huit heures je vois un sac ouvert sur le parking, mon sac ! Pendant la nuit, passée au backpacker où nous avons nos habitudes en début et en fin de voyage, la voiture a été cambriolée par une vitre brisée. A neuf heures la police établit un constat désabusé, à dix heures la vitre est commandée et notre hôte, confus sinon confondu, nous offre une partie du séjour. Nous sommes un samedi et il faudra attendre mardi soir pour partir, vitre changée. Tout le monde a été parfait!
La voiture de location est si moche qu'elle ne peut être sortie que du cerveau d'un styliste bridé (par les contingences économiques, s'entend). Par charité, on en taira la marque (d'autant que cette nation vient de battre l'Afrique du Sud lors d'un match de rugby de la Coupe du Monde et qu'on ne leur cause plus. Sans compter qu'on n'a pas oublié que les mêmes élaborent un whisky à faire passer un Ecossais par toutes les couleurs du tartan).
Une lampée d'Avenir 2012 (Chardonnay, notes florales, etc) est comme la première gorgée de lait, quoiqu'on en ait aucun souvenir, mais elle pourrait tout aussi bien être la dernière. En serait-elle encore meilleure ? Est-il normal de régresser au stade oral lorsqu'on revient aux origines de l'espèce ?
Le lendemain, après une bière artisanale LionHeart, c'est Tiger qui nous accueille dans son ermitage de Mc Gregor. Ce village très ancien fut un des premiers établis par les colons s'éloignant du Cap et, comme souvent, la rue principale est nommée Voortrekker (le nom des pionniers) et se termine par une piste en cul-de-sac face à la montagne.
L'institution dominicale est tenue par un couple de quinquas, gay et cordial, en rupture du Cap et dignes fils de Cecil Rhodes, en moins téméraires. Comme il faut décidément que ces blancs mettent à part, et faute de pouvoir le faire désormais avec les noirs, ce sont les fumeurs qui trinquent et qu'on parque dans un enclos végétalcerné d'effluves florales capiteuses, un vice censé couvrir l'autre. Une femme, millésime 1930, descend d'une fourgonnette siglée du nom d'un domaine viticole de la vallée (est-ce son Chenin blanc dans nos verres?). Noueuse comme un cep et guère plus haute, nez crochu, les mains comme des serres et une longue crinière de neige frisée au fer, elle gravit les marches qui conduisent au restaurant où elle est accueillie comme une hôte de marque : elle est la maman d'un des restaurateurs à qui elle apporte un panier bleu, comme un secret.
Dans l'Overberg, c'est la fashion week et les défilés sont jonchés de fleurs multicolores, plus Kenzo que Karl, tandis qu'au débouché des vallées, dans les champs bataves, d'autres fleurs mouvantes s'affairent autour d'arbres fruitiers contraints en espalier: bonnets roses, tuniques bleues, foulards jaunes, en autant de variations qu'il y a de petites mains.
La suite du tour de chauffe nous emmène saluer les baleines batifolantes d'Hermanus et les pingouins facétieux de Betty's Bay, fait halte dans un manoir de Gordon's Bay dont la girouette est une baleine harponnée au faîtage, et se termine au garage : la bête est prête. 3, 2, 1... Go ! (beyond). GOG (Good Old Grahamstown)
La déprise des Anglais n'est pas achevée et la ville est cotonnée dans un fog qui rassure la cathédrale anglicane et les façades victoriennes. Dans les faubourgs nord, des vaches maigres divaguent parmi le bric-à-brac de constructions légères et les épaves de pick-up désossées, dans une constellation d'ordures. Elles broutent une Voie Lactée déchue (pots de yaourt ou de fromage frais, bouteilles de lait) et on accusera leurs pets de crever l'ozone alors qu'elles ne font que crever les bulles de plastique de la zone humaine; émissives, oui, émissaires, non ! Un enfant, sanglé dans un anorak bleu glacier, s'agrippe aux hardes d'un vieillard grunge pour traverser la route.
Un Paradis ?
Dans la rivière, des dizaines d'enfants frétillent en bancs, mais on peut aussi taquiner la truite dans la Bell River. On se tient aux pieds du sud Lesotho, un cavalier noir, à cru, remonte la rue principale au galop, fendant un troupeau de moutons qui la traversait. Au plus près de l'eau, les quelques rues en terre du village historique sont bordées de jolis cottages sans clôtures, dont beaucoup sont devenus des guesthouses et, attenant sur la colline, s'il y a bien un township, c'est comme un township de campagne (il n'y a pas de mot pour le dire, autre que location). Les rues sont pavées et les lots sont assez grands pour que des enclos à volaille, à moutons et à chevaux jouxtent les constructions d'infortune Un mariage, venu de loin, se tient sur le parvis de l'église réformée où on nous invite avec force gestes et sourires le seul hôtel de la petite ville moribonde, édifié au dix-neuvième siècle, est à vendre l'extrême gentillesse de l'artiste qui nous offre un thé est comme le sucre-glace de ses gâteaux. Nous passons la nuit dans une chambre du pub local installé dans une école désaffectée et classée monument historique. Une heure avant la tombée du jour, les pick-up et les motos tout-terrain (le goudron s'est arrêté à quatre-vingt kilomètres d'ici) commencent à arriver pour le rituel braai du samedi soir. Tout ce que l'alpage compte de fermiers s'est donné rendez-vous sous mes fenêtres : autant nous joindre à eux.
… Ou un enfer ?
En plus du braai hebdomadaire, ce soir il y a match, match de rugby ! Et devinez qui joue ? l'Afrique du Sud ! Contre Samoa, une occasion de laver l'affront nippon. Le pub est plein comme un stade, une bonne moitié des spectateurs (soit la totalité des hommes) ne déparerait pas dans le pack sud-africain. Ils font le match physiquement, comme s'ils étaient sur le terrain, han, ouch, hop (traduit de l'afrikaans) quand le ballon fuse de mains en mains, mais en beaucoup plus bruyants -où est l'arbitre?-, j'ai perdu la moitié de l'audition ce soir. Leurs filles de vingt ans, belles comme savent l'être les slaves, sont au premier rang (faute de night-club?) tandis qu'un colosse de Rhodes attise un alignement de braises qui tiendrait à peine entre deux poteaux et qu'on apaisera de viandes, dix minutes avant la fin du temps réglementaire. A 22-6, essai marqué avec élégance par un joueur sud-africain métis (ils ont aussi une espèce de Chabal), d'une bourrade, mon voisin me décolle la plèvre. J'hésite à demander réparation à la tenancière qui m'a tout l'air d'une ex-championne de catch. Demain, nous quitterons cette vallée par le plus haut col d'Afrique du Sud.
Gorges
Mavis, haute comme trois mangues et également ronde, est coiffée d'une perruque raide moirée. Son sourire est irrésistible mais je résiste à son offre de dessert. Elle officie à l'Oribi Gorge Hotel qui hésite entre mauvais goût et charme (vus de la maison). La construction est de béton imitant la pierre locale mais, alors que chaque pierre devrait être différente de l'autre, on fait face à un copié-collé à l'infini. La réceptionniste, moulée à la louche, se rengorge lorsqu'elle traverse le lobby, le maître d'hôtel file sur ses escarpins vernis et le barman est à la fois pro et friendly (la classe internationale). Une famille indienne locale, quatre générations attablées, qui insuffle un cérémonial à la salle un jeune couple métis, d'ascendances cosmopolites un autre, plus âgé, de blancs qui rêvent de France deux blancs-becs qui se bécotent, insouciants de l'intendance et nous, voilà toute l'assemblée. La chambre est vaste mais qui a conçu la salle de bains ne doit jamais en prendre : allongé, on a la tête dans les robinets et la pomme de douche qui goutte (le supplice éponyme) sur le crâne. Lorsqu'elle se vide, la baignoire dégorge dans le lavabo. Au matin, l'Oribi Gorge est voilée mais pas assez pour cacher le désastre. Une compagnie de divertissements a installé des agrès, saut à l'élastique, pont suspendu et une vaste fabrique de ciment occupe le fond de la vallée.
Océans
Vus de leurs rivages, l'Indien et l'Atlantique ont en commun d'être des briseurs de grèves, les battant sans relâche, ressac ressassé, stakhanovistes de la vague écumant d'impuissance. Sur la Dolphin Coast, des kilomètres de côtes sauvages au pays zoulou, un simple panneau vous rappelle qu'il n'y a pas de filet anti-requins et que vous vous baignez sous votre entière responsabilité. J'ai bien fait d'oublier mon costume de bains, ce n'est pas un coin pour les pingouins.
Où sommes-nous Tembe ?
A l'entrée de la réserve, un cerbère mutique nous délivre des tickets et, par ondulation mambesques du bras, nous indique comment gagner le lodge de Tembe Elephant Reserve. Nous méconnaissons le langage des serpents, le plan multi-polycopié est illisible et sans échelle et la signalétique réduite : il nous faudra une demi-heure pour trouver le havre situé à deux kilomètres de l'entrée. Pour demeurer ici, il aurait fallu réserver à Durban, à cinq cent kilomètres de là, il n'y a pas de possibilité de camper et les installations, réputées luxueuses et chères en conséquence, sont moyennement tenues en regard des prétentions. De toute évidence, les voyageurs indépendants et imprévoyants ne sont pas les bienvenus. Cela tombe bien, nous n'avons aucune envie de rester après une virée par les pistes sablonneuses où nous rencontrons les soi-disant plus grands éléphants d'Afrique (et donc du monde). De toutes façons, un éléphant c'est grand et lourd, alors qu'il pèse sept tonnes au lieu de six ne change rien à l'affaire, d'autant que ce n'est pas la taille qui compte mais la vitalité. Et les éléphants de Tembe sont mous. Il y a aussi des Nyalas (beaucoup) dont la femelle est sans doute la moins gracieuse des antilopes africaines : croupe en dedans, échine arrondie, encolure plongeante et déplacement lourd. Un peu plus tard, à l'entrée de Kosi Bay, une garde-barrière enjouée nous explique que la réception est fermée mais que nous n'avons qu'à choisir un emplacement ou un chalet, que les gardiens nous donneront les clefs et qu'on verra demain. Demain nous entrons au Mozambique par Ponta do Ouro.
Au commencement.
Les formalités préalables au départ se déroulent d'une façon inhabituellement rapide, tant celles liées à la voiture et à l'avitaillement que l'obtention du visa pour le Mozambique auprès du consulat du Cap. Il faut dire qu'édifié par ses rebuffades du précédent départ (une semaine passée sur place, de préparatifs en contretemps, à la mettre en condition), deux semaines avant mon arrivée, j'avais inscrit la case à roulettes au fameux stage de motivation « Go Beyond » de Land Rover. Deux semaines qui n'ont pas été de trop pour l'écouter et la préparer pour un voyage de treize semaines envisagé tout au long des côtes du Mozambique et jusqu'au Malawi puis la Zambie. Trente heures après l'atterrissage, nous sommes prêts à partir, un peu déconcertés que tout aille aussi bien : à quand la première tuile ? Elle n'aura pas tardé ! A huit heures je vois un sac ouvert sur le parking, mon sac ! Pendant la nuit, passée au backpacker où nous avons nos habitudes en début et en fin de voyage, la voiture a été cambriolée par une vitre brisée. A neuf heures la police établit un constat désabusé, à dix heures la vitre est commandée et notre hôte, confus sinon confondu, nous offre une partie du séjour. Nous sommes un samedi et il faudra attendre mardi soir pour partir, vitre changée. Tout le monde a été parfait!
La voiture de location est si moche qu'elle ne peut être sortie que du cerveau d'un styliste bridé (par les contingences économiques, s'entend). Par charité, on en taira la marque (d'autant que cette nation vient de battre l'Afrique du Sud lors d'un match de rugby de la Coupe du Monde et qu'on ne leur cause plus. Sans compter qu'on n'a pas oublié que les mêmes élaborent un whisky à faire passer un Ecossais par toutes les couleurs du tartan).
Une lampée d'Avenir 2012 (Chardonnay, notes florales, etc) est comme la première gorgée de lait, quoiqu'on en ait aucun souvenir, mais elle pourrait tout aussi bien être la dernière. En serait-elle encore meilleure ? Est-il normal de régresser au stade oral lorsqu'on revient aux origines de l'espèce ?
Le lendemain, après une bière artisanale LionHeart, c'est Tiger qui nous accueille dans son ermitage de Mc Gregor. Ce village très ancien fut un des premiers établis par les colons s'éloignant du Cap et, comme souvent, la rue principale est nommée Voortrekker (le nom des pionniers) et se termine par une piste en cul-de-sac face à la montagne.
L'institution dominicale est tenue par un couple de quinquas, gay et cordial, en rupture du Cap et dignes fils de Cecil Rhodes, en moins téméraires. Comme il faut décidément que ces blancs mettent à part, et faute de pouvoir le faire désormais avec les noirs, ce sont les fumeurs qui trinquent et qu'on parque dans un enclos végétalcerné d'effluves florales capiteuses, un vice censé couvrir l'autre. Une femme, millésime 1930, descend d'une fourgonnette siglée du nom d'un domaine viticole de la vallée (est-ce son Chenin blanc dans nos verres?). Noueuse comme un cep et guère plus haute, nez crochu, les mains comme des serres et une longue crinière de neige frisée au fer, elle gravit les marches qui conduisent au restaurant où elle est accueillie comme une hôte de marque : elle est la maman d'un des restaurateurs à qui elle apporte un panier bleu, comme un secret.
Dans l'Overberg, c'est la fashion week et les défilés sont jonchés de fleurs multicolores, plus Kenzo que Karl, tandis qu'au débouché des vallées, dans les champs bataves, d'autres fleurs mouvantes s'affairent autour d'arbres fruitiers contraints en espalier: bonnets roses, tuniques bleues, foulards jaunes, en autant de variations qu'il y a de petites mains.
La suite du tour de chauffe nous emmène saluer les baleines batifolantes d'Hermanus et les pingouins facétieux de Betty's Bay, fait halte dans un manoir de Gordon's Bay dont la girouette est une baleine harponnée au faîtage, et se termine au garage : la bête est prête. 3, 2, 1... Go ! (beyond). GOG (Good Old Grahamstown)
La déprise des Anglais n'est pas achevée et la ville est cotonnée dans un fog qui rassure la cathédrale anglicane et les façades victoriennes. Dans les faubourgs nord, des vaches maigres divaguent parmi le bric-à-brac de constructions légères et les épaves de pick-up désossées, dans une constellation d'ordures. Elles broutent une Voie Lactée déchue (pots de yaourt ou de fromage frais, bouteilles de lait) et on accusera leurs pets de crever l'ozone alors qu'elles ne font que crever les bulles de plastique de la zone humaine; émissives, oui, émissaires, non ! Un enfant, sanglé dans un anorak bleu glacier, s'agrippe aux hardes d'un vieillard grunge pour traverser la route.
Un Paradis ?
Dans la rivière, des dizaines d'enfants frétillent en bancs, mais on peut aussi taquiner la truite dans la Bell River. On se tient aux pieds du sud Lesotho, un cavalier noir, à cru, remonte la rue principale au galop, fendant un troupeau de moutons qui la traversait. Au plus près de l'eau, les quelques rues en terre du village historique sont bordées de jolis cottages sans clôtures, dont beaucoup sont devenus des guesthouses et, attenant sur la colline, s'il y a bien un township, c'est comme un township de campagne (il n'y a pas de mot pour le dire, autre que location). Les rues sont pavées et les lots sont assez grands pour que des enclos à volaille, à moutons et à chevaux jouxtent les constructions d'infortune Un mariage, venu de loin, se tient sur le parvis de l'église réformée où on nous invite avec force gestes et sourires le seul hôtel de la petite ville moribonde, édifié au dix-neuvième siècle, est à vendre l'extrême gentillesse de l'artiste qui nous offre un thé est comme le sucre-glace de ses gâteaux. Nous passons la nuit dans une chambre du pub local installé dans une école désaffectée et classée monument historique. Une heure avant la tombée du jour, les pick-up et les motos tout-terrain (le goudron s'est arrêté à quatre-vingt kilomètres d'ici) commencent à arriver pour le rituel braai du samedi soir. Tout ce que l'alpage compte de fermiers s'est donné rendez-vous sous mes fenêtres : autant nous joindre à eux.
… Ou un enfer ?
En plus du braai hebdomadaire, ce soir il y a match, match de rugby ! Et devinez qui joue ? l'Afrique du Sud ! Contre Samoa, une occasion de laver l'affront nippon. Le pub est plein comme un stade, une bonne moitié des spectateurs (soit la totalité des hommes) ne déparerait pas dans le pack sud-africain. Ils font le match physiquement, comme s'ils étaient sur le terrain, han, ouch, hop (traduit de l'afrikaans) quand le ballon fuse de mains en mains, mais en beaucoup plus bruyants -où est l'arbitre?-, j'ai perdu la moitié de l'audition ce soir. Leurs filles de vingt ans, belles comme savent l'être les slaves, sont au premier rang (faute de night-club?) tandis qu'un colosse de Rhodes attise un alignement de braises qui tiendrait à peine entre deux poteaux et qu'on apaisera de viandes, dix minutes avant la fin du temps réglementaire. A 22-6, essai marqué avec élégance par un joueur sud-africain métis (ils ont aussi une espèce de Chabal), d'une bourrade, mon voisin me décolle la plèvre. J'hésite à demander réparation à la tenancière qui m'a tout l'air d'une ex-championne de catch. Demain, nous quitterons cette vallée par le plus haut col d'Afrique du Sud.
Gorges
Mavis, haute comme trois mangues et également ronde, est coiffée d'une perruque raide moirée. Son sourire est irrésistible mais je résiste à son offre de dessert. Elle officie à l'Oribi Gorge Hotel qui hésite entre mauvais goût et charme (vus de la maison). La construction est de béton imitant la pierre locale mais, alors que chaque pierre devrait être différente de l'autre, on fait face à un copié-collé à l'infini. La réceptionniste, moulée à la louche, se rengorge lorsqu'elle traverse le lobby, le maître d'hôtel file sur ses escarpins vernis et le barman est à la fois pro et friendly (la classe internationale). Une famille indienne locale, quatre générations attablées, qui insuffle un cérémonial à la salle un jeune couple métis, d'ascendances cosmopolites un autre, plus âgé, de blancs qui rêvent de France deux blancs-becs qui se bécotent, insouciants de l'intendance et nous, voilà toute l'assemblée. La chambre est vaste mais qui a conçu la salle de bains ne doit jamais en prendre : allongé, on a la tête dans les robinets et la pomme de douche qui goutte (le supplice éponyme) sur le crâne. Lorsqu'elle se vide, la baignoire dégorge dans le lavabo. Au matin, l'Oribi Gorge est voilée mais pas assez pour cacher le désastre. Une compagnie de divertissements a installé des agrès, saut à l'élastique, pont suspendu et une vaste fabrique de ciment occupe le fond de la vallée.
Océans
Vus de leurs rivages, l'Indien et l'Atlantique ont en commun d'être des briseurs de grèves, les battant sans relâche, ressac ressassé, stakhanovistes de la vague écumant d'impuissance. Sur la Dolphin Coast, des kilomètres de côtes sauvages au pays zoulou, un simple panneau vous rappelle qu'il n'y a pas de filet anti-requins et que vous vous baignez sous votre entière responsabilité. J'ai bien fait d'oublier mon costume de bains, ce n'est pas un coin pour les pingouins.
Où sommes-nous Tembe ?
A l'entrée de la réserve, un cerbère mutique nous délivre des tickets et, par ondulation mambesques du bras, nous indique comment gagner le lodge de Tembe Elephant Reserve. Nous méconnaissons le langage des serpents, le plan multi-polycopié est illisible et sans échelle et la signalétique réduite : il nous faudra une demi-heure pour trouver le havre situé à deux kilomètres de l'entrée. Pour demeurer ici, il aurait fallu réserver à Durban, à cinq cent kilomètres de là, il n'y a pas de possibilité de camper et les installations, réputées luxueuses et chères en conséquence, sont moyennement tenues en regard des prétentions. De toute évidence, les voyageurs indépendants et imprévoyants ne sont pas les bienvenus. Cela tombe bien, nous n'avons aucune envie de rester après une virée par les pistes sablonneuses où nous rencontrons les soi-disant plus grands éléphants d'Afrique (et donc du monde). De toutes façons, un éléphant c'est grand et lourd, alors qu'il pèse sept tonnes au lieu de six ne change rien à l'affaire, d'autant que ce n'est pas la taille qui compte mais la vitalité. Et les éléphants de Tembe sont mous. Il y a aussi des Nyalas (beaucoup) dont la femelle est sans doute la moins gracieuse des antilopes africaines : croupe en dedans, échine arrondie, encolure plongeante et déplacement lourd. Un peu plus tard, à l'entrée de Kosi Bay, une garde-barrière enjouée nous explique que la réception est fermée mais que nous n'avons qu'à choisir un emplacement ou un chalet, que les gardiens nous donneront les clefs et qu'on verra demain. Demain nous entrons au Mozambique par Ponta do Ouro.
Itinéraire aux parcs de l’Ouest et Yellowstone English translation pending
Bonjour à tous,
Je prévois d'aller aux Etats Unis en juin 2017. Je m'y prend tôt pour pouvoir poser les congés, et réserver les billets/hôtels dans les parcs d'ici juin 2016. Je souhaiterais avoir votre avis sur l'itinéraire prévu, notamment le temps nécessaire à chaque parc, toute suggestion étant bienvenue! Je n'aime pas la ville et la foule ce pourquoi il n'y a que 2 jours qui lui sont consacrés!
Voici le projet: j1. Arrivée à Las Vegas, nuit à Vegas j2. Journée Vegas (grands hotels..), nuit Vegas j3. départ de Vegas pour Grand Canyon, nuit Grand Canyon j4. Grand Canyon (voiture voire hélico?), nuit Grand Canyon j5. départ Vermilion Cliffs, nuit dans le parc si hotel j6. Vermilion Cliffs (à pattes!), nuit là bas j7. départ pour Monument Valley, nuit Monument Valley j8. Monument Valley (cheval, visite en 4x4 guidée ou avec le nôtre précédemment loué?) j9. départ pour Bryce Canyon, nuit Brice Canyon j10. Bryce canyon (voiture ou cheval ) j11. retour vers Vegas - arrêt vallée du feu si on a le temps j12. vol interne vers billings, nuit à yellowstone j13 à j17 yellowstone (à paufiner) j18 route vers aéroport
voilà, qu'en pensez vous? a-t-on suffisamment de temps pour chaque parc (nous ne sommes pas de grands sportifs pour randonner des heures!)
merci de votre aide :)
Je prévois d'aller aux Etats Unis en juin 2017. Je m'y prend tôt pour pouvoir poser les congés, et réserver les billets/hôtels dans les parcs d'ici juin 2016. Je souhaiterais avoir votre avis sur l'itinéraire prévu, notamment le temps nécessaire à chaque parc, toute suggestion étant bienvenue! Je n'aime pas la ville et la foule ce pourquoi il n'y a que 2 jours qui lui sont consacrés!
Voici le projet: j1. Arrivée à Las Vegas, nuit à Vegas j2. Journée Vegas (grands hotels..), nuit Vegas j3. départ de Vegas pour Grand Canyon, nuit Grand Canyon j4. Grand Canyon (voiture voire hélico?), nuit Grand Canyon j5. départ Vermilion Cliffs, nuit dans le parc si hotel j6. Vermilion Cliffs (à pattes!), nuit là bas j7. départ pour Monument Valley, nuit Monument Valley j8. Monument Valley (cheval, visite en 4x4 guidée ou avec le nôtre précédemment loué?) j9. départ pour Bryce Canyon, nuit Brice Canyon j10. Bryce canyon (voiture ou cheval ) j11. retour vers Vegas - arrêt vallée du feu si on a le temps j12. vol interne vers billings, nuit à yellowstone j13 à j17 yellowstone (à paufiner) j18 route vers aéroport
voilà, qu'en pensez vous? a-t-on suffisamment de temps pour chaque parc (nous ne sommes pas de grands sportifs pour randonner des heures!)
merci de votre aide :)
Le sud du Laos: Vientiane, les Bolovens et les 4000 îles English translation pending
Je me décide enfin à poster ces notes de mon périple de 3 semaines en moto effectué en février.
Disons tout de suite que je suis revenu quelque peu déçu, comme vous allez vous en rendre compte, sans mentionner que la vie est beaucoup plus chère qu’au Vietnam (à ceux qui pensent que c’est normal car tout est importé, je réponds que l’excellente bière locale Lao et le café local, un des meilleurs du monde, sont également plus chers). Grand détail peu plaisant : gros problème de drogue chez les jeunes, donc de plus en plus de vols et tous les loueurs de motos insistent à ce que vous mettiez une chaine (qu’ils vous donnent) le jour et ne jamais laisser la moto dans la rue la nuit, chaine ou pas, et de ne jamais laisser un sac sur la moto, ce qui est très ennuyeux quand vous voulez visiter quelque chose en chemin ; il faut trimballer les bagages avec soi. VIENTIANE J’y ai passé une semaine je ne sais pas trop pourquoi. C’est sympa mais sans plus ; il y a ce qui est appelé « Le Centre », avec 3 grandes rues est-ouest, Fa Ngum au bord du Mékong (enfin, pas tout à fait au bord car grande esplanade du coté fleuve et développements immobiliers en veux-tu en voilà ; bref les bords du Mékong sont vraiment moches), Setthatirat, et Samsenthai, et un tas de petites rues nord-sud. Pas grand-chose de transcendant à visiter : wat wat wat wat wat ! Attendez-vous à vous perdre le 1er jour vu que les panneaux de rue sont aux abonnés absents sauf pour les rues du « Centre », où il y a tout de même du rarement vu, des rues sans nom même quand il y a dedans de bons hôtels et restaux ; quant aux plans de Vientiane, pas de noms de petites rues non plus ! Une adresse « normale » à Vientiane est « derrière le Wat Im Peng » ; comme il y a plusieurs rues derrière ….
Tout cela se visite facilement en vélo. Excellents engins (normaux et VTT) au Lao Bike sur Setthathirath juste en face du wat Ong Teu. Plusieurs loueurs de motos dans le même coin.
Côté hôtels, il n’y a que l’embarras du choix, du 1 au 4 étoiles ; avec mon grand nez, j’en ai trouvé un extra, la Villa Sisavad, 117/12 Ban Sisavad. Un vrai miracle ! Dans une petite rue tranquille, on entre dans une grande cour avec, au fond, un bâtiment en rez-de-chaussée de 10 chambres, à gauche, un petit bâtiment neuf d’un étage de 7 chambres, et surtout, incroyable mais vrai pour le prix, à droite, une grande piscine avec tables au soleil ou sous toit de chaume en terrasse. Quand on ajoute l’accueil chaleureux de Mme Khéo, la belle patronne lao, en plus adorable et francophone, on ne se demande plus pourquoi faire une réservation à l’avance est indispensable. A 500 m sur la gauche, marché avec petites gargotes et, à 10 mn à pied, un excellent restaurant thaï au patron hilare, le Khua Thai, où l’on mange mieux pour pas un rond que dans beaucoup de restaurants connus de Bankgok. Un peu excentré (15 mn de moto du Centre), mais, avec la piscine, on ne peut pas trouver mieux pour le prix dans tout Vientiane.
Sinon, en très bien pas cher dans le Centre, le Mali Namphu, très prisé à cause de son grand patio, et la petite Heuan Lao GH (avec les innombrables chats et chiens de M. Somboune, le patron artiste-peintre francophone), sont mes préférés ; en 3 étoiles, définitivement la belle Villa Manoly, avec son grand jardin et large piscine, au grand calme « sur le côté du wat Phyavat » (petite rue en terre sur le côté droit du wat) et le Sala Impeng, petits bungalows très chouettes dans un grand jardin (mais pas de piscine) ; en 4, l’Ansara, mais ce ne sont pas les mêmes prix, et le Green Park, impec mais vraiment excentré !
Evidemment, les restaux pullulent. Je me suis régalé 2 fois au célèbre Chokdee, ouvert par un belge super-sympa ; je vous recommande les moules à la moutarde ; attention : il a une sacrée collection de bières belges dont une délicieuse Blanche à la pression et Blanche de Namur en bouteille, mais les prix… 8$ pour une petite pression ; je n’ai pas fait attention et ai vidé mon porte-monnaie dans la soirée ! 2 excellents diners au Provençal (a déménagé au au coin nord-est de Manthattourhat et Setthatirat ; si vous avez faim, ses pizzas font 37 cm de diamètre) et un autre diner à une belle trouvaille, le Xang Khoo au coin de la fontaine de Nam Phu, que le très sympathique et cultivé jeune français Arnaud a repris lorsque c’était une crêperie réputée comme la meilleure du Laos (100% sarrasin, une grande rareté en Asie du Sud-est – Essayer la crêpe Normandie aux pommes caramélisées et calva !) ; il a ajouté sur le menu des plats laotiens traditionnels (excellents Lap) ainsi qu’occidentaux, des spaghettis au filet mignon. Le tout dans une belle salle au carrelage rouge et grosses poutres en bois au plafond, avec large terrasse, et à des prix si doux (pour Vientiane) qu’on croit rêver. Voilà une excellente petite adresse pour se régaler et passer une bonne soirée à bavarder avec vos voisins de table ou au bar avec Arnaud.
Pour déjeuner, facile pour moi de choisir : tous les midis à la terrasse du Banneton, célèbre boulangerie-pâtisserie-salon de thé français ; des tartelettes divines (mais ils ont aussi un tas de salades etc.) + un ou 2 verres de Chardonnay blanc bien frais ont fait l’affaire à chaque coup !
Pas grand-chose dans les alentours de Vientiane, qui sont en plaine, à part un endroit étonnamment farfelu, le Wat Xien Khuan (Buddha Park), à 24 km au sud de la ville en longeant le Mékong (route de Thadeua); imaginez un immense terrain où un riche lao, Luang Pu, qui rêvait de fusionner le bouddhisme et l’hindouisme, a érigé plus de 200 statues en béton armé, dont certaines sont vraiment très chouettes (et le Buddha couché gigantesque) ; on y passe un après-midi dans un vrai Disneyworld lao.
Pour les billets d’avion, le bureau de Lao Airlines dans le Centre est fermé (bureau à l’aéroport seulement) ; heureusement, en face, il y a une excellente agence gérée par un hindou parlant un anglais impec, la Lao Passenger Service Co, en bas de la rue Phangkam presqu’au coin de Fa Ngum ; il m’a eu un billet Vientiane-Pakse pour moins cher que ce m’avait annoncé Lao Air au téléphone ; il fait aussi tous les billets de bus.
Horaires de certains bus (à revérifier sur place)
Vientiane-Siem Reap (35 h de bus !) : 19h 420 000 K ; Vientiane-Phnom Penh (32 h) : 19h 300 000 K ; Vientiane-Hanoi (22 h) : 22h 230 000 K ; Vientiane-Danang (24 h) : 17h 230 000 K ; Vientiane-Hue (35 h) : 19h 420 000 K Vientiane-Bangkok : le mieux est le bus de 7h30 pour Non Khai + train NK-Bangkok (départ 10h50, arrive 17h40 (260 à 400 000 K). PAKSE ET LE PLATEAU DES BOLAVENS
Si quelqu’un peut m’expliquer pourquoi les français appellent ça les Bolovens alors que c’est les Bolavens, merci (ça veut dire « la région des Lavens », une vieille tribu). PAKSE
Une ville qui roupille, mais bourré de Routards en transit entre le Laos et le Cambodge. Les rues marchent avec des numéros mais comme il n’y a aucun panneau, on se débrouille (il parait que les panneaux sont prévus…depuis des années ; heureusement que son centre n’est pas grand). Un tas de petits hôtels dont le très connu Sabaidy 2, rue 20, un grand bazar pour toutes les bourses allant du dortoir sombre SdB commune à des vraies chambres avec terrasse ou balcon ; très connu donc résa à l’avance conseillée ; mon préféré : le Sala Champa, plus cher mais avec 2 grandes terrasses dont une avec un bar et surtout un restaurant que je considère comme le meilleur de Pakse (essayer le divin poisson à la vapeur à la citronnelle + la bière Lao Gold, un délice pas très facile à trouver) ; en encore plus cher, la belle Résidence Sisouk, gérée par les très très classe et francophone Mme Sisouk de la richissime famille lao première producteur de café du pays, de ces grandes familles francophones qu’on rencontrent ici et là dans le vaste monde, dans lesquelles règnent la classe et la culture –et une français parfait, ça change des normes modernes en la matière ! Délicieuses pâtisseries et évidemment, une dégustation de cafés extraordinaires. Mêmes prix au Pakse Hotel, géré par des français et célèbre pour son bar-restaurant en terrasse sur le toit (très belle vue !).
Un tas de restaux, du Dao Lin et Sabaidee au coin de la rue 20 et de la 13, à un restau hindou correct (Hassan) et un petit sympa pas cher, le Lao Restaurant & Bar, où on se régale de cuisine lao pour peu de kips, les 2 également sur la rue 20. Vous pouvez vous régaler de poissons grillés aux terrasses des innombrables gargotes au bord du Mékong.
Pakse est le fief du célèbre Yves, un belge marié à une laotienne, Mme Noy de l’agence de voyage Miss Noy, et qui se met à genoux pour aider les touristes ; il est incroyable, le vrai Office du Tourisme de la région, avec cartes, conseils infinis et, à 18h, une véritable conférence sur la terrasse autour d’une grande table autour de laquelle s’entassent un tas de jeunes qui l’écoutent religieusement… et ça tous les jours de la semaine. Location de vélos et motos et café Internet avec des ordis qui, oh miracle, marchent impec. Il est tellement populaire qu’il faut en haute saison réserver une moto 2-3 jours à l’avance (mais s’il n’en a plus - et il en a 40 - il se débrouille pour vous en trouver une). LE PLATEAU DES BOLAVENS
Décidément, les plateaux, c’est pas mon truc : plat…eaux ! Il y a bien des hauts sommets au milieu, mais accessibles uniquement en trekking. On fait le tour des chutes en petite boucle Pakse-Tad Lo-Thateng-Pakson-Pakse, ou en grande en allant de Tad Lo à Sekong, puis plein sud pour rejoindre la route de Paksong-Pakse. En commençant par le nord, chute de Phu Xam, OK (intéressant village-musée de minorités locales à droite du parking, et restau en terrasse au-dessus des petites chutes) ; bon, c’est sur la route, alors autant les voir ! Après, une route barbante mène aux chutes de Tad Lo, avec un tas de petits hôtels ; j’ai choisi la grande maison bleue au bord de la rivière au coin droit du pont, la Sipaseth GH, petits bungalows cadeau dans le jardin, 4 chambres avec balcon sur la rivière, et on mange très bien sur la terrasse face aux chutes. A fuir absolument : la Saisee GH, autrefois bien avec ses petites maisons sur pilotis au bord des chutes, mais devenue un monument de saleté, de j’men-foutisme et d’impolitesse (vérifié auprès de plusieurs personnes, unanimes sur la question) ; heureusement, la belle Tad Lo Lodge avec ses bungalows sur les chutes et son restau gastronomique juste au-dessus des chutes a construit récemment des petites maisons dans les bois de l’autre côté des chutes, à 20$.
Le lendemain matin, je n’avais plus envie de plateau, donc petite boucle en allant plein sud de Tad Lo à Thateng et là, une merveille à 5 km au sud du bourg, la Sinouk Resort ; on est dans les plantations de coton du temps d’Autant en emporte le vent ou chez le chevalier de Leyritz en Martinique. Au milieu des 34 ha de caféiers de la famille Sisouk, un immense jardin avec 3 grandes maisons de style colonial : une au bord de la rivière et étang avec une suite + 3 chambres de luxe + pour moi une petite toute sympa à 40$, une avec 4 chambres supérieures à 60$, et une très grande dominant le tout avec 6 chambres de luxe (60$) + 2 immenses suites à 90$. Evidemment, tout cela est décoré de meubles anciens, bibelots locaux et antiquités ; belle salle de restau avec 2 terrasses, une surplombant un grand étang et une à son bord ; cuisine et service impec…et le café : de l’expresso Chantilly au cappuccino au thé vert ou au miel sauvage… dommage que ça empêche de dormir, on en dégusterait toute la soirée (et le matin et le midi et entre). Bref, un rêve !
Retour sur Paksé par Paksong (quel bled !) et les chutes de Tad Fane, celles-là spectaculaires, 2 sœurs jumelles dégringolant de 200 m ; on peut descendre se baigner en bas (1h de jungle aller et retour). En face, la sympa Tad Fane Resort (petites maisons et grande terrasse-restau face aux chutes).
Il parait que j’ai raté les chutes de Katamkok ; je ne crois pas, toutes ces chutes, ça vaut pas les chutes de Ban Gioc !!! CHAMPASAK ET LES 4000 ILES
CHAMPASSAK
Encore plus assoupie que Pakse ! Pour éviter le ferry, vous traversez à Pakse le nouveau pont sur le Mékong et, à une dizaine de km, tournez à gauche au grand panneau « Phaphinoy » (le 1er village du bourg). En arrivant, tourner au panneau « River Resort » ; somptueuse resort sur le Mékong développée avec des capitaux américains, du très grand luxe (ils ont même leur propre rizière et jardin potager pour le restau). En continuant, vous allez tomber sur la très agréable Anouxa GH ; petits bungalows face au fleuve, petites chambres sur jardin et 2 grandes maisons en bois avec d’immenses chambres Familles + une grande terrasse sur le Mékong, et on y mange fort bien ! Location de vélos et motos . Plus loin à droite, le cher Inthira Hotel, sans intérêt à mon avis car sur la route au lieu du Mékong. Il y a aussi une Folie Lodge dans l’ile de Don Daeng, où je suis pas allé (folie des prix, jusqu’à 200$ et plus !!!).
Quelques wat sympas et évidemment le Wat Phou, le site archéologique le plus important du Laos, à 10 km au sud de Champassak en plaine et flanc de montagne (les escaliers grimpent dur !) ; attention, il peut y faire une chaleur effrayante et ça ferme à 16h30. Bon, ce ne sont pas les temples d’Angkor mais ça vaut le détour quand même. Compter 2 heures de visite. 50 000 kips d’entrée + 5000 pour garer la moto.
KHIET NGON
Pour continuer vers le sud pour les 4000 iles, il faut prendre le “ferry” (en fait des trucs marrants, 2 pirogues accouplées par une plateforme, il ne vaut mieux pas rater son coup quand on monte la moto !) Une fois de l’autre coté, tourner à gauche et vous tombez sur la nationale 13 Pakse-Siphandone (les 4000 iles), la route la plus ennuyeuse que j’ai jamais faite avec la Phnom Penh-Siem Reap, du tout plat et rien à voir SAUF une sacrée belle surprise vraiment à voir, Kiet Ngon : au Km 48, vous prenez la route en latérite allant à Attapeu (garnd panneau « Attapeu 155 km ») et bouffez de la poussière rouge sur 8 km (péage 20 000 kips) pour tourner à droite (panneau) sur une bonne piste ; vous pénéterez dans le beau parc national de Xe Pian, où on trouve encore des éléphants sauvages, des léopards et des tigres. Vous arrivez à l’entrée du petit village de Ban Khiet Ngon; à votre droite, un petit bâtiment en dur avec 4 chambres OK pas chères (60 000 kips), en face d’une vieille maison en bois qui sert d’office du Tourisme et son jardin de “parking à éléphants” ; c’est en effet de ce village qu’on peut aller à dos d’éléphant (20 000 K) au sommet du Phou Asa, un des endroits les plus curieux que je n’ai jamais vu ; vous montez en pleine jungle et débouchez sur un sommet plat d’ardoise complètement dénudé, on se croirait vraiment sur la Lune ! Au fond, un site étonnant, construit en commémoration d’une victoire de nationalistes lao sur les envahisseurs siamois au XIXe (donc le site n’a pas 1000 ans comme le prétendent les locaux). Vaste site archéologique avec un enclos de 180 m sur 50 délimité par des murs et colonnes de 2 m en ardoises empilées sans mortier ; au fond, un temple en ruine et une tour. Vue époustouflante de toute la région. Très prisé par les touristes qui arrivent en minibus de Pakse ; bon, les balades à la queue leu-leu au milieu d’un groupe, c’est pas mon truc, donc on vous dit que c’est interdit de monter en moto, donc je l’ai fait, et sans problème à part l’air pas content des cornacs (vous tournez sur la piste à droite à l’entrée du village, panneau « Phou Asa »).
Si vous avez les fonds, vous suivez les flèches « Kingfisher Lodge » et arrivez dans la première écolodge du Laos, développée par une famille lao-italienne ; belles maisons sur pilotis (750 000 K avec pt déj) et 2 bungalows de 2 chambres avec ventilo seulement (250 000 K) ; petit bâtiment en bois de 2 étages restaurant + une terrasse au bord d’un étang avec un joli plus : le soir, des éléphants et buffles sauvages viennent boire un coup avec vous ; résa à l’avance conseillée car pas mal de groupes de Pakse.
Les guides-papier parlent également du village plus éloigné de Ban Papho, celui-là vraiment en pleine jungle ; il y a vait autrefois des balades à dos d’éléphant mais c’est terminé. Par contre, super-trekkings dans le parc national (voir à Pakse avec l’agence Green Discovery, spécialisée dans les trekkings dans tout le Laos.
LES 4000 ILES
On continue la 13 rasoir et on arrive à un grand pont tout neuf pour aller dans l’ile de Don Khong, où il n’y a rien à voir à part 2 wat, donc si vous n’y allez pas, vous ne perdez rien. Ensuite, panneau « Nakasang » pour arriver aux « ferries » qui traversent le Mékong jusqu’à ile de Don Det ; une célébrité, celle-là, une de ces poubelles pour jeunes qui croient qu’on ne s’amuse que si on est bourré d’alcool et de drogue. Une petite rue longeant le fleuve, bordée de GH, restaux et bars, un vrai souk ! Remarquez, que tous ces dérangés se détruisent ne me dérange pas, mais ce qui me hérisse le poil sont toutes les nanas se baladant là-dedans ainsi que dans les magasins et restaux en mini-bikini ; en plein pays bouddhiste ; devinez ce que les locaux pensent des occidentaux avec tout ça ! En plus, rien à voir dans l’ile.
Donc vous traversez la poubelle et arrivez dans un petit paradis, l’ile de Don Khone ; j’avais prévu 2 jours, il a fallu me torturer pour la quitter au bout de 6. Un petit village principal d’une rue en terre, un tas de GH et bons restaux, et un tas de belles choses à voir.
Pour le logement, ce sont en général des bungalows en bois avec terrasse sur le fleuve ; ça va de l’élégant et cher Sala Done Hotel au Somphamit, Pan’s, Pakha GH, et plein d’autres. J’ai trouvé mon havre à l’écart de tout: le petit Phonvilay, 3 petits bâtiments de 2 chambres toutes simples, avec terrasse au-dessus d’un bras du Mékong et un gros plus, un petit chemin juste à droite qui descend la berge de la rivière, donc 3-4 baignades sympas chaque jour ; le tout pour 60 000 K ; pour y aller, prendre à droite au bout du pont jusqu’au wat, et le petit chemin vers la rivière qui longe le mur du wat.
Pour manger, que l’embarras du choix ; j’ai pris tous mes diners chez la Cordon bleu de la Fleur du Mékong ; je ne sais pas comment elle fait, mais même les plats les plus simples ont un petit quelque chose extra ; elle est célèbre pour son curry (plutôt un ragoût peu épicé) de canard ou de poulet aux pommes de terre et patates douces, un copieux régal ; prenez celui au poulet, les canards asiatiques n’ont que la peau et les os.
L’ile a toute une histoire : le Mékong en amont fait plus d’un km de large (il parait qu’il peut faire 14 km en hautes eaux) et “tombe” sur une barrière rocheuse ; il se divise donc en multiples petits bras et passe partout où il y a des fissures, d’où les 4000 iles et les impressionnants rapides. Les français ont découvert ça en cherchant à naviguer sur le Mékong de Saigon à Luang Prabang et la Chine, et paf, impassable ! Donc ils ont construit un chemin de fer à voie étroite qui partait du sud de l’ile, contournait les rapides, et finissait au nord de l’ile de Don Det. On peut voir 2 locomotives rouillées, découvertes dans la jungle en 1990 par un explorateur français : l’une dans le prolongement sud du pont et l’autre au village de Ban Hang Khone à la pointe sud de l’ile, les 2 avec grands panneaux en anglais et très intéressantes photos d’époque expliquant tout l’histoire du chemin de fer, abandonnée lorsqu’a été construite la route 13 longeant les 4000 iles (les rails ont été récupérées et la voie de chemin de fer est maintenant une excellente piste).
Rapides de Somphamit (Li Phi )
Les locaux les appellent Li Phi, qui signifie « le gouffre aux mauvais esprits « (les « phi » auxquels les Lao croient encore beaucoup) car les locaux croient que les chutes et rapides captent les phi, au point où aucun ne se baignera jamais à cet endroit. C’est très spectaculaire. Droit d’entrée 35 000 K. Petite plage et grand restaurant avec terrasse et tables sous toits en chaume de riz.
Rapides de Khon Pa Sai
Un tout autre genre, tout aussi spectaculaires, et moins fréquentés par les touristes. Prendre à gauche à la sortie du pont et aller jusqu’au bout nord de l’ile (village de Ban Khon Nua) et continuer vers le sud jusqu’à un grand panneau jaune « Khon Pa Sai Waterfalls » indiquant un petit chemin à gauche. On arrive devant un petit pont suspendu au coin surplombé par un petit restaurant avec terrasse où l’on se régale (j’y ai pris la plupart de mes déjeuners). Traverser le pont et suivre le chemin ; on débouche sur un site spectaculaire de chutes et rapides. Au milieu de ceux-ci, vous y verrez des structures uniques, de gigantesques nasses à poissons de plus de 10 m de longueur ; en période de hautes eaux, ces nasses peuvent attraper chacune jusqu’à 500 kg de poissons (oui, cinq cent) par jour.
Ban Hang Khone
C’est le « port français » à la pointe sud de l’ile, au large de laquelle le Mékong a fini ses rapides et s’étend sur des km (c’est là qu’on peut voir les fameux dauphins de l’Irrawady le matin ou en fin d’après-midi). Pour y aller, vous prenez la piste qui était l’ancienne voie de chemin de fer, ou vous continuez plein sud la piste qui passe aux chutes de Khon Pa Sai (mais pas en moto car pont coupé). Immense terrasse en béton faisant partie des anciennes installations du port, avec magnifique panorama du Mékong à perte de vue. Un peu avant, une petite piste mène sur une grande plage (restaux).
Si on retourne sur la 13 (ou pirogue de Don Khone), il y a également plus au sud les chutes de Pha Peng , les plus hautes chutes fluviales d’Asie (15 m). Je n’y suis pas allé mais il parait qu’elles sont spectaculaires.
Disons tout de suite que je suis revenu quelque peu déçu, comme vous allez vous en rendre compte, sans mentionner que la vie est beaucoup plus chère qu’au Vietnam (à ceux qui pensent que c’est normal car tout est importé, je réponds que l’excellente bière locale Lao et le café local, un des meilleurs du monde, sont également plus chers). Grand détail peu plaisant : gros problème de drogue chez les jeunes, donc de plus en plus de vols et tous les loueurs de motos insistent à ce que vous mettiez une chaine (qu’ils vous donnent) le jour et ne jamais laisser la moto dans la rue la nuit, chaine ou pas, et de ne jamais laisser un sac sur la moto, ce qui est très ennuyeux quand vous voulez visiter quelque chose en chemin ; il faut trimballer les bagages avec soi. VIENTIANE J’y ai passé une semaine je ne sais pas trop pourquoi. C’est sympa mais sans plus ; il y a ce qui est appelé « Le Centre », avec 3 grandes rues est-ouest, Fa Ngum au bord du Mékong (enfin, pas tout à fait au bord car grande esplanade du coté fleuve et développements immobiliers en veux-tu en voilà ; bref les bords du Mékong sont vraiment moches), Setthatirat, et Samsenthai, et un tas de petites rues nord-sud. Pas grand-chose de transcendant à visiter : wat wat wat wat wat ! Attendez-vous à vous perdre le 1er jour vu que les panneaux de rue sont aux abonnés absents sauf pour les rues du « Centre », où il y a tout de même du rarement vu, des rues sans nom même quand il y a dedans de bons hôtels et restaux ; quant aux plans de Vientiane, pas de noms de petites rues non plus ! Une adresse « normale » à Vientiane est « derrière le Wat Im Peng » ; comme il y a plusieurs rues derrière ….
Tout cela se visite facilement en vélo. Excellents engins (normaux et VTT) au Lao Bike sur Setthathirath juste en face du wat Ong Teu. Plusieurs loueurs de motos dans le même coin.
Côté hôtels, il n’y a que l’embarras du choix, du 1 au 4 étoiles ; avec mon grand nez, j’en ai trouvé un extra, la Villa Sisavad, 117/12 Ban Sisavad. Un vrai miracle ! Dans une petite rue tranquille, on entre dans une grande cour avec, au fond, un bâtiment en rez-de-chaussée de 10 chambres, à gauche, un petit bâtiment neuf d’un étage de 7 chambres, et surtout, incroyable mais vrai pour le prix, à droite, une grande piscine avec tables au soleil ou sous toit de chaume en terrasse. Quand on ajoute l’accueil chaleureux de Mme Khéo, la belle patronne lao, en plus adorable et francophone, on ne se demande plus pourquoi faire une réservation à l’avance est indispensable. A 500 m sur la gauche, marché avec petites gargotes et, à 10 mn à pied, un excellent restaurant thaï au patron hilare, le Khua Thai, où l’on mange mieux pour pas un rond que dans beaucoup de restaurants connus de Bankgok. Un peu excentré (15 mn de moto du Centre), mais, avec la piscine, on ne peut pas trouver mieux pour le prix dans tout Vientiane.
Sinon, en très bien pas cher dans le Centre, le Mali Namphu, très prisé à cause de son grand patio, et la petite Heuan Lao GH (avec les innombrables chats et chiens de M. Somboune, le patron artiste-peintre francophone), sont mes préférés ; en 3 étoiles, définitivement la belle Villa Manoly, avec son grand jardin et large piscine, au grand calme « sur le côté du wat Phyavat » (petite rue en terre sur le côté droit du wat) et le Sala Impeng, petits bungalows très chouettes dans un grand jardin (mais pas de piscine) ; en 4, l’Ansara, mais ce ne sont pas les mêmes prix, et le Green Park, impec mais vraiment excentré !
Evidemment, les restaux pullulent. Je me suis régalé 2 fois au célèbre Chokdee, ouvert par un belge super-sympa ; je vous recommande les moules à la moutarde ; attention : il a une sacrée collection de bières belges dont une délicieuse Blanche à la pression et Blanche de Namur en bouteille, mais les prix… 8$ pour une petite pression ; je n’ai pas fait attention et ai vidé mon porte-monnaie dans la soirée ! 2 excellents diners au Provençal (a déménagé au au coin nord-est de Manthattourhat et Setthatirat ; si vous avez faim, ses pizzas font 37 cm de diamètre) et un autre diner à une belle trouvaille, le Xang Khoo au coin de la fontaine de Nam Phu, que le très sympathique et cultivé jeune français Arnaud a repris lorsque c’était une crêperie réputée comme la meilleure du Laos (100% sarrasin, une grande rareté en Asie du Sud-est – Essayer la crêpe Normandie aux pommes caramélisées et calva !) ; il a ajouté sur le menu des plats laotiens traditionnels (excellents Lap) ainsi qu’occidentaux, des spaghettis au filet mignon. Le tout dans une belle salle au carrelage rouge et grosses poutres en bois au plafond, avec large terrasse, et à des prix si doux (pour Vientiane) qu’on croit rêver. Voilà une excellente petite adresse pour se régaler et passer une bonne soirée à bavarder avec vos voisins de table ou au bar avec Arnaud.
Pour déjeuner, facile pour moi de choisir : tous les midis à la terrasse du Banneton, célèbre boulangerie-pâtisserie-salon de thé français ; des tartelettes divines (mais ils ont aussi un tas de salades etc.) + un ou 2 verres de Chardonnay blanc bien frais ont fait l’affaire à chaque coup !
Pas grand-chose dans les alentours de Vientiane, qui sont en plaine, à part un endroit étonnamment farfelu, le Wat Xien Khuan (Buddha Park), à 24 km au sud de la ville en longeant le Mékong (route de Thadeua); imaginez un immense terrain où un riche lao, Luang Pu, qui rêvait de fusionner le bouddhisme et l’hindouisme, a érigé plus de 200 statues en béton armé, dont certaines sont vraiment très chouettes (et le Buddha couché gigantesque) ; on y passe un après-midi dans un vrai Disneyworld lao.
Pour les billets d’avion, le bureau de Lao Airlines dans le Centre est fermé (bureau à l’aéroport seulement) ; heureusement, en face, il y a une excellente agence gérée par un hindou parlant un anglais impec, la Lao Passenger Service Co, en bas de la rue Phangkam presqu’au coin de Fa Ngum ; il m’a eu un billet Vientiane-Pakse pour moins cher que ce m’avait annoncé Lao Air au téléphone ; il fait aussi tous les billets de bus.
Horaires de certains bus (à revérifier sur place)
Vientiane-Siem Reap (35 h de bus !) : 19h 420 000 K ; Vientiane-Phnom Penh (32 h) : 19h 300 000 K ; Vientiane-Hanoi (22 h) : 22h 230 000 K ; Vientiane-Danang (24 h) : 17h 230 000 K ; Vientiane-Hue (35 h) : 19h 420 000 K Vientiane-Bangkok : le mieux est le bus de 7h30 pour Non Khai + train NK-Bangkok (départ 10h50, arrive 17h40 (260 à 400 000 K). PAKSE ET LE PLATEAU DES BOLAVENS
Si quelqu’un peut m’expliquer pourquoi les français appellent ça les Bolovens alors que c’est les Bolavens, merci (ça veut dire « la région des Lavens », une vieille tribu). PAKSE
Une ville qui roupille, mais bourré de Routards en transit entre le Laos et le Cambodge. Les rues marchent avec des numéros mais comme il n’y a aucun panneau, on se débrouille (il parait que les panneaux sont prévus…depuis des années ; heureusement que son centre n’est pas grand). Un tas de petits hôtels dont le très connu Sabaidy 2, rue 20, un grand bazar pour toutes les bourses allant du dortoir sombre SdB commune à des vraies chambres avec terrasse ou balcon ; très connu donc résa à l’avance conseillée ; mon préféré : le Sala Champa, plus cher mais avec 2 grandes terrasses dont une avec un bar et surtout un restaurant que je considère comme le meilleur de Pakse (essayer le divin poisson à la vapeur à la citronnelle + la bière Lao Gold, un délice pas très facile à trouver) ; en encore plus cher, la belle Résidence Sisouk, gérée par les très très classe et francophone Mme Sisouk de la richissime famille lao première producteur de café du pays, de ces grandes familles francophones qu’on rencontrent ici et là dans le vaste monde, dans lesquelles règnent la classe et la culture –et une français parfait, ça change des normes modernes en la matière ! Délicieuses pâtisseries et évidemment, une dégustation de cafés extraordinaires. Mêmes prix au Pakse Hotel, géré par des français et célèbre pour son bar-restaurant en terrasse sur le toit (très belle vue !).
Un tas de restaux, du Dao Lin et Sabaidee au coin de la rue 20 et de la 13, à un restau hindou correct (Hassan) et un petit sympa pas cher, le Lao Restaurant & Bar, où on se régale de cuisine lao pour peu de kips, les 2 également sur la rue 20. Vous pouvez vous régaler de poissons grillés aux terrasses des innombrables gargotes au bord du Mékong.
Pakse est le fief du célèbre Yves, un belge marié à une laotienne, Mme Noy de l’agence de voyage Miss Noy, et qui se met à genoux pour aider les touristes ; il est incroyable, le vrai Office du Tourisme de la région, avec cartes, conseils infinis et, à 18h, une véritable conférence sur la terrasse autour d’une grande table autour de laquelle s’entassent un tas de jeunes qui l’écoutent religieusement… et ça tous les jours de la semaine. Location de vélos et motos et café Internet avec des ordis qui, oh miracle, marchent impec. Il est tellement populaire qu’il faut en haute saison réserver une moto 2-3 jours à l’avance (mais s’il n’en a plus - et il en a 40 - il se débrouille pour vous en trouver une). LE PLATEAU DES BOLAVENS
Décidément, les plateaux, c’est pas mon truc : plat…eaux ! Il y a bien des hauts sommets au milieu, mais accessibles uniquement en trekking. On fait le tour des chutes en petite boucle Pakse-Tad Lo-Thateng-Pakson-Pakse, ou en grande en allant de Tad Lo à Sekong, puis plein sud pour rejoindre la route de Paksong-Pakse. En commençant par le nord, chute de Phu Xam, OK (intéressant village-musée de minorités locales à droite du parking, et restau en terrasse au-dessus des petites chutes) ; bon, c’est sur la route, alors autant les voir ! Après, une route barbante mène aux chutes de Tad Lo, avec un tas de petits hôtels ; j’ai choisi la grande maison bleue au bord de la rivière au coin droit du pont, la Sipaseth GH, petits bungalows cadeau dans le jardin, 4 chambres avec balcon sur la rivière, et on mange très bien sur la terrasse face aux chutes. A fuir absolument : la Saisee GH, autrefois bien avec ses petites maisons sur pilotis au bord des chutes, mais devenue un monument de saleté, de j’men-foutisme et d’impolitesse (vérifié auprès de plusieurs personnes, unanimes sur la question) ; heureusement, la belle Tad Lo Lodge avec ses bungalows sur les chutes et son restau gastronomique juste au-dessus des chutes a construit récemment des petites maisons dans les bois de l’autre côté des chutes, à 20$.
Le lendemain matin, je n’avais plus envie de plateau, donc petite boucle en allant plein sud de Tad Lo à Thateng et là, une merveille à 5 km au sud du bourg, la Sinouk Resort ; on est dans les plantations de coton du temps d’Autant en emporte le vent ou chez le chevalier de Leyritz en Martinique. Au milieu des 34 ha de caféiers de la famille Sisouk, un immense jardin avec 3 grandes maisons de style colonial : une au bord de la rivière et étang avec une suite + 3 chambres de luxe + pour moi une petite toute sympa à 40$, une avec 4 chambres supérieures à 60$, et une très grande dominant le tout avec 6 chambres de luxe (60$) + 2 immenses suites à 90$. Evidemment, tout cela est décoré de meubles anciens, bibelots locaux et antiquités ; belle salle de restau avec 2 terrasses, une surplombant un grand étang et une à son bord ; cuisine et service impec…et le café : de l’expresso Chantilly au cappuccino au thé vert ou au miel sauvage… dommage que ça empêche de dormir, on en dégusterait toute la soirée (et le matin et le midi et entre). Bref, un rêve !
Retour sur Paksé par Paksong (quel bled !) et les chutes de Tad Fane, celles-là spectaculaires, 2 sœurs jumelles dégringolant de 200 m ; on peut descendre se baigner en bas (1h de jungle aller et retour). En face, la sympa Tad Fane Resort (petites maisons et grande terrasse-restau face aux chutes).
Il parait que j’ai raté les chutes de Katamkok ; je ne crois pas, toutes ces chutes, ça vaut pas les chutes de Ban Gioc !!! CHAMPASAK ET LES 4000 ILES
CHAMPASSAK
Encore plus assoupie que Pakse ! Pour éviter le ferry, vous traversez à Pakse le nouveau pont sur le Mékong et, à une dizaine de km, tournez à gauche au grand panneau « Phaphinoy » (le 1er village du bourg). En arrivant, tourner au panneau « River Resort » ; somptueuse resort sur le Mékong développée avec des capitaux américains, du très grand luxe (ils ont même leur propre rizière et jardin potager pour le restau). En continuant, vous allez tomber sur la très agréable Anouxa GH ; petits bungalows face au fleuve, petites chambres sur jardin et 2 grandes maisons en bois avec d’immenses chambres Familles + une grande terrasse sur le Mékong, et on y mange fort bien ! Location de vélos et motos . Plus loin à droite, le cher Inthira Hotel, sans intérêt à mon avis car sur la route au lieu du Mékong. Il y a aussi une Folie Lodge dans l’ile de Don Daeng, où je suis pas allé (folie des prix, jusqu’à 200$ et plus !!!).
Quelques wat sympas et évidemment le Wat Phou, le site archéologique le plus important du Laos, à 10 km au sud de Champassak en plaine et flanc de montagne (les escaliers grimpent dur !) ; attention, il peut y faire une chaleur effrayante et ça ferme à 16h30. Bon, ce ne sont pas les temples d’Angkor mais ça vaut le détour quand même. Compter 2 heures de visite. 50 000 kips d’entrée + 5000 pour garer la moto.
KHIET NGON
Pour continuer vers le sud pour les 4000 iles, il faut prendre le “ferry” (en fait des trucs marrants, 2 pirogues accouplées par une plateforme, il ne vaut mieux pas rater son coup quand on monte la moto !) Une fois de l’autre coté, tourner à gauche et vous tombez sur la nationale 13 Pakse-Siphandone (les 4000 iles), la route la plus ennuyeuse que j’ai jamais faite avec la Phnom Penh-Siem Reap, du tout plat et rien à voir SAUF une sacrée belle surprise vraiment à voir, Kiet Ngon : au Km 48, vous prenez la route en latérite allant à Attapeu (garnd panneau « Attapeu 155 km ») et bouffez de la poussière rouge sur 8 km (péage 20 000 kips) pour tourner à droite (panneau) sur une bonne piste ; vous pénéterez dans le beau parc national de Xe Pian, où on trouve encore des éléphants sauvages, des léopards et des tigres. Vous arrivez à l’entrée du petit village de Ban Khiet Ngon; à votre droite, un petit bâtiment en dur avec 4 chambres OK pas chères (60 000 kips), en face d’une vieille maison en bois qui sert d’office du Tourisme et son jardin de “parking à éléphants” ; c’est en effet de ce village qu’on peut aller à dos d’éléphant (20 000 K) au sommet du Phou Asa, un des endroits les plus curieux que je n’ai jamais vu ; vous montez en pleine jungle et débouchez sur un sommet plat d’ardoise complètement dénudé, on se croirait vraiment sur la Lune ! Au fond, un site étonnant, construit en commémoration d’une victoire de nationalistes lao sur les envahisseurs siamois au XIXe (donc le site n’a pas 1000 ans comme le prétendent les locaux). Vaste site archéologique avec un enclos de 180 m sur 50 délimité par des murs et colonnes de 2 m en ardoises empilées sans mortier ; au fond, un temple en ruine et une tour. Vue époustouflante de toute la région. Très prisé par les touristes qui arrivent en minibus de Pakse ; bon, les balades à la queue leu-leu au milieu d’un groupe, c’est pas mon truc, donc on vous dit que c’est interdit de monter en moto, donc je l’ai fait, et sans problème à part l’air pas content des cornacs (vous tournez sur la piste à droite à l’entrée du village, panneau « Phou Asa »).
Si vous avez les fonds, vous suivez les flèches « Kingfisher Lodge » et arrivez dans la première écolodge du Laos, développée par une famille lao-italienne ; belles maisons sur pilotis (750 000 K avec pt déj) et 2 bungalows de 2 chambres avec ventilo seulement (250 000 K) ; petit bâtiment en bois de 2 étages restaurant + une terrasse au bord d’un étang avec un joli plus : le soir, des éléphants et buffles sauvages viennent boire un coup avec vous ; résa à l’avance conseillée car pas mal de groupes de Pakse.
Les guides-papier parlent également du village plus éloigné de Ban Papho, celui-là vraiment en pleine jungle ; il y a vait autrefois des balades à dos d’éléphant mais c’est terminé. Par contre, super-trekkings dans le parc national (voir à Pakse avec l’agence Green Discovery, spécialisée dans les trekkings dans tout le Laos.
LES 4000 ILES
On continue la 13 rasoir et on arrive à un grand pont tout neuf pour aller dans l’ile de Don Khong, où il n’y a rien à voir à part 2 wat, donc si vous n’y allez pas, vous ne perdez rien. Ensuite, panneau « Nakasang » pour arriver aux « ferries » qui traversent le Mékong jusqu’à ile de Don Det ; une célébrité, celle-là, une de ces poubelles pour jeunes qui croient qu’on ne s’amuse que si on est bourré d’alcool et de drogue. Une petite rue longeant le fleuve, bordée de GH, restaux et bars, un vrai souk ! Remarquez, que tous ces dérangés se détruisent ne me dérange pas, mais ce qui me hérisse le poil sont toutes les nanas se baladant là-dedans ainsi que dans les magasins et restaux en mini-bikini ; en plein pays bouddhiste ; devinez ce que les locaux pensent des occidentaux avec tout ça ! En plus, rien à voir dans l’ile.
Donc vous traversez la poubelle et arrivez dans un petit paradis, l’ile de Don Khone ; j’avais prévu 2 jours, il a fallu me torturer pour la quitter au bout de 6. Un petit village principal d’une rue en terre, un tas de GH et bons restaux, et un tas de belles choses à voir.
Pour le logement, ce sont en général des bungalows en bois avec terrasse sur le fleuve ; ça va de l’élégant et cher Sala Done Hotel au Somphamit, Pan’s, Pakha GH, et plein d’autres. J’ai trouvé mon havre à l’écart de tout: le petit Phonvilay, 3 petits bâtiments de 2 chambres toutes simples, avec terrasse au-dessus d’un bras du Mékong et un gros plus, un petit chemin juste à droite qui descend la berge de la rivière, donc 3-4 baignades sympas chaque jour ; le tout pour 60 000 K ; pour y aller, prendre à droite au bout du pont jusqu’au wat, et le petit chemin vers la rivière qui longe le mur du wat.
Pour manger, que l’embarras du choix ; j’ai pris tous mes diners chez la Cordon bleu de la Fleur du Mékong ; je ne sais pas comment elle fait, mais même les plats les plus simples ont un petit quelque chose extra ; elle est célèbre pour son curry (plutôt un ragoût peu épicé) de canard ou de poulet aux pommes de terre et patates douces, un copieux régal ; prenez celui au poulet, les canards asiatiques n’ont que la peau et les os.
L’ile a toute une histoire : le Mékong en amont fait plus d’un km de large (il parait qu’il peut faire 14 km en hautes eaux) et “tombe” sur une barrière rocheuse ; il se divise donc en multiples petits bras et passe partout où il y a des fissures, d’où les 4000 iles et les impressionnants rapides. Les français ont découvert ça en cherchant à naviguer sur le Mékong de Saigon à Luang Prabang et la Chine, et paf, impassable ! Donc ils ont construit un chemin de fer à voie étroite qui partait du sud de l’ile, contournait les rapides, et finissait au nord de l’ile de Don Det. On peut voir 2 locomotives rouillées, découvertes dans la jungle en 1990 par un explorateur français : l’une dans le prolongement sud du pont et l’autre au village de Ban Hang Khone à la pointe sud de l’ile, les 2 avec grands panneaux en anglais et très intéressantes photos d’époque expliquant tout l’histoire du chemin de fer, abandonnée lorsqu’a été construite la route 13 longeant les 4000 iles (les rails ont été récupérées et la voie de chemin de fer est maintenant une excellente piste).
Rapides de Somphamit (Li Phi )
Les locaux les appellent Li Phi, qui signifie « le gouffre aux mauvais esprits « (les « phi » auxquels les Lao croient encore beaucoup) car les locaux croient que les chutes et rapides captent les phi, au point où aucun ne se baignera jamais à cet endroit. C’est très spectaculaire. Droit d’entrée 35 000 K. Petite plage et grand restaurant avec terrasse et tables sous toits en chaume de riz.
Rapides de Khon Pa Sai
Un tout autre genre, tout aussi spectaculaires, et moins fréquentés par les touristes. Prendre à gauche à la sortie du pont et aller jusqu’au bout nord de l’ile (village de Ban Khon Nua) et continuer vers le sud jusqu’à un grand panneau jaune « Khon Pa Sai Waterfalls » indiquant un petit chemin à gauche. On arrive devant un petit pont suspendu au coin surplombé par un petit restaurant avec terrasse où l’on se régale (j’y ai pris la plupart de mes déjeuners). Traverser le pont et suivre le chemin ; on débouche sur un site spectaculaire de chutes et rapides. Au milieu de ceux-ci, vous y verrez des structures uniques, de gigantesques nasses à poissons de plus de 10 m de longueur ; en période de hautes eaux, ces nasses peuvent attraper chacune jusqu’à 500 kg de poissons (oui, cinq cent) par jour.
Ban Hang Khone
C’est le « port français » à la pointe sud de l’ile, au large de laquelle le Mékong a fini ses rapides et s’étend sur des km (c’est là qu’on peut voir les fameux dauphins de l’Irrawady le matin ou en fin d’après-midi). Pour y aller, vous prenez la piste qui était l’ancienne voie de chemin de fer, ou vous continuez plein sud la piste qui passe aux chutes de Khon Pa Sai (mais pas en moto car pont coupé). Immense terrasse en béton faisant partie des anciennes installations du port, avec magnifique panorama du Mékong à perte de vue. Un peu avant, une petite piste mène sur une grande plage (restaux).
Si on retourne sur la 13 (ou pirogue de Don Khone), il y a également plus au sud les chutes de Pha Peng , les plus hautes chutes fluviales d’Asie (15 m). Je n’y suis pas allé mais il parait qu’elles sont spectaculaires.
La Norvège au printemps 2015 English translation pending
Nous sommes allés un mois en Norvège, du 16 avril au 16 mai 2015. Un périple que nous avons organisé nous-mêmes, sans camping ni hôtel, juste en 4x4 aménagé.

Partis de Kristiansand au sud de la Norvège, nous sommes restés quinze jours dans les fjords avant de monter vers le nord en passant le cercle polaire. Nous avons baroudé une semaine sur les îles Vesteralen et Lofoten, puis nous sommes redescendus et avons repris le ferry à Kristiansand. La Norvège, c’est la montagne à la mer ou la mer à la montagne, un mix de climat océanique et montagnard avec toujours beaucoup d’humidité dans l’air. Le ressenti est très différent de ce que l’on rencontre dans les Alpes par exemple. J'aimerais partager ce voyage passionnant et magnifique sous forme d’un reportage photo. Il y aura des photos de paysages (bien sur), d'animaux 'sauvages' (une première pour moi) et aussi des photos de notre vie quotidienne en voyage.
Les maisons rouges aux contours de fenêtres blancs sont typiques de l'habitat scandinave actuel mais on en voit aussi d’autres couleurs, jaunes, vertes, bleues ou blanches. On remarque un sous bassement béton (ou pierres sur les anciennes), des fenêtres à triple vitrage et l’absence de volets. Plus on monte en latitude et plus les antennes paraboliques s’orientent vers le sol. Une flamme aux couleurs nationales flotte souvent en haut d’un mat dans le jardin.
Le hameau de Fylkesveg au bord du Lenefjorden (sud de la Norvège)
Au printemps, dans la Norvège des fjords, il y a encore beaucoup de neige dès 400m d'altitude. Nous devons abandonner notre projet d'aller au Kjeragbolten (cailloux coincé entre 2 falaises au dessus du Lysefjord). La route entre Sirekrok et Lysebotn qui permet de s'en approcher est fermée. Les travaux de déneigement commencent seulement.
Petite rando à ski au Hilleknuten à 1209m. La tour au sommet est vraiment imposante !

Le lac Gravatn, lac de retenue, est à son niveau le plus bas. On voit le barrage au second plan.
Beaucoup (mais pas trop) de norvégiens au Preikestolen en ce dimanche 19 avril. Au départ du parking, nous suivons le sentier bien marqué ! La météo est avec nous !

L'ambiance sur l'impressionnant promontoire de 600m de haut est magique et la vue sur le Lysefjord est grandiose. Le Preikestolen ou rocher de la Chaire est le monument naturel le plus célèbre de Norvège. Il doit son nom à sa forme, un sommet complètement plat, et à sa paroi verticale qui surplombe les eaux du Lysefjord de 600m.


Partis de Kristiansand au sud de la Norvège, nous sommes restés quinze jours dans les fjords avant de monter vers le nord en passant le cercle polaire. Nous avons baroudé une semaine sur les îles Vesteralen et Lofoten, puis nous sommes redescendus et avons repris le ferry à Kristiansand. La Norvège, c’est la montagne à la mer ou la mer à la montagne, un mix de climat océanique et montagnard avec toujours beaucoup d’humidité dans l’air. Le ressenti est très différent de ce que l’on rencontre dans les Alpes par exemple. J'aimerais partager ce voyage passionnant et magnifique sous forme d’un reportage photo. Il y aura des photos de paysages (bien sur), d'animaux 'sauvages' (une première pour moi) et aussi des photos de notre vie quotidienne en voyage.
Les maisons rouges aux contours de fenêtres blancs sont typiques de l'habitat scandinave actuel mais on en voit aussi d’autres couleurs, jaunes, vertes, bleues ou blanches. On remarque un sous bassement béton (ou pierres sur les anciennes), des fenêtres à triple vitrage et l’absence de volets. Plus on monte en latitude et plus les antennes paraboliques s’orientent vers le sol. Une flamme aux couleurs nationales flotte souvent en haut d’un mat dans le jardin.
Le hameau de Fylkesveg au bord du Lenefjorden (sud de la Norvège)

Au printemps, dans la Norvège des fjords, il y a encore beaucoup de neige dès 400m d'altitude. Nous devons abandonner notre projet d'aller au Kjeragbolten (cailloux coincé entre 2 falaises au dessus du Lysefjord). La route entre Sirekrok et Lysebotn qui permet de s'en approcher est fermée. Les travaux de déneigement commencent seulement.

Petite rando à ski au Hilleknuten à 1209m. La tour au sommet est vraiment imposante !

Le lac Gravatn, lac de retenue, est à son niveau le plus bas. On voit le barrage au second plan.

Beaucoup (mais pas trop) de norvégiens au Preikestolen en ce dimanche 19 avril. Au départ du parking, nous suivons le sentier bien marqué ! La météo est avec nous !

L'ambiance sur l'impressionnant promontoire de 600m de haut est magique et la vue sur le Lysefjord est grandiose. Le Preikestolen ou rocher de la Chaire est le monument naturel le plus célèbre de Norvège. Il doit son nom à sa forme, un sommet complètement plat, et à sa paroi verticale qui surplombe les eaux du Lysefjord de 600m.

Nuit dans le désert Dubai English translation pending
Bonjour,
Je suis à la recherche d'une nuit dans le désert lors de mon prochain séjour à Dubaï.
J'hésite entre 2 prestataires : Arabian-adventures et Destination-dubaï Je suis à la recherche d’une prestation de qualité, presque « individuelle » mais je n’ai pas la possibilité financière de choisir les pack vip.
J’imagine que les 2 sont biens vus les montants demandés mais j'ai tout de même peur que ça soit du "tourisme de masse", que les nuits soient au même endroit que les soirées folkloriques avec 200 personnes.
je n'ai rien contre les animations autour (chicha/danse/chameau/hénné) mais je préfère privilégier une nuit authentique avec mon amoureux "presque seul", même si je suis consciente que nous ne pourrons jamais être seuls dans le désert...
L'un d'entre vous a t'il testé cette excursion ? auriez vous des photos à me montrer (surtout des tentes)
Dernière question : je quitterai mon hôtel pour participer à l’excursion et aurai mes bagages avec moi : savez-vous si les agences ont la possibilité de garder nos bagages pendant cette nuit-là ? ou que font généralement les clients avec leurs bagages ?
D’avance Merci pour vos réponses.
Je suis à la recherche d'une nuit dans le désert lors de mon prochain séjour à Dubaï.
J'hésite entre 2 prestataires : Arabian-adventures et Destination-dubaï Je suis à la recherche d’une prestation de qualité, presque « individuelle » mais je n’ai pas la possibilité financière de choisir les pack vip.
J’imagine que les 2 sont biens vus les montants demandés mais j'ai tout de même peur que ça soit du "tourisme de masse", que les nuits soient au même endroit que les soirées folkloriques avec 200 personnes.
je n'ai rien contre les animations autour (chicha/danse/chameau/hénné) mais je préfère privilégier une nuit authentique avec mon amoureux "presque seul", même si je suis consciente que nous ne pourrons jamais être seuls dans le désert...
L'un d'entre vous a t'il testé cette excursion ? auriez vous des photos à me montrer (surtout des tentes)
Dernière question : je quitterai mon hôtel pour participer à l’excursion et aurai mes bagages avec moi : savez-vous si les agences ont la possibilité de garder nos bagages pendant cette nuit-là ? ou que font généralement les clients avec leurs bagages ?
D’avance Merci pour vos réponses.
Lufthansa vol Francfort-Bangkok: le service à bord est déplorable! English translation pending
Date : 15 septembre 2015
VOL FRANCFORT-BANGKOK le 19 août 2015 – classe économie Lufthansa : service à bord déplorable!! Nous avons (avec mon épouse) envoyé une plainte à la Compagnie pour les faits décrits ci-dessous, sans obtenir d’explications autre qu’une réponse automatique.
En cabine, pendant ce vol, nous avons demandé aux hôtesses : 1) Une boisson (courante) 2) Que les passagers devant nos sièges relèvent leurs dossiers au cours du repas servi (car trop inclinés en arrière, cela est gênant!) 3) Une brosse à dent (cela se fait banalement, pour les habitués)
Bien que répétées, au risque de paraître désobligeant, aucune de ces demandes n’a été satisfaite !
D’autre part, impossible d’augmenter le volume son de nos deux écrans TV, en panne. Alors faute de regarder la TV nous nous sommes mis à lire, mais le comble est qu’une hôtesse nous a demandé d’éteindre nos veilleuses, alors que nous ne gênions personne, là nous avons réagis !
J’ajoute, que nous faisons ce trajet au minimum 8 fois par an (avec d’autres compagnies heureusement) et ce depuis une dizaine d’années…
Lufthansa n’est pas ou plus à la hauteur de saréputation, elle doit revoir la formation de son personnel de service cabine ainsi que l’entretien de ses équipements.
On ira ailleurs dorénavant, à bon entendeur…
VOL FRANCFORT-BANGKOK le 19 août 2015 – classe économie Lufthansa : service à bord déplorable!! Nous avons (avec mon épouse) envoyé une plainte à la Compagnie pour les faits décrits ci-dessous, sans obtenir d’explications autre qu’une réponse automatique.
En cabine, pendant ce vol, nous avons demandé aux hôtesses : 1) Une boisson (courante) 2) Que les passagers devant nos sièges relèvent leurs dossiers au cours du repas servi (car trop inclinés en arrière, cela est gênant!) 3) Une brosse à dent (cela se fait banalement, pour les habitués)
Bien que répétées, au risque de paraître désobligeant, aucune de ces demandes n’a été satisfaite !
D’autre part, impossible d’augmenter le volume son de nos deux écrans TV, en panne. Alors faute de regarder la TV nous nous sommes mis à lire, mais le comble est qu’une hôtesse nous a demandé d’éteindre nos veilleuses, alors que nous ne gênions personne, là nous avons réagis !
J’ajoute, que nous faisons ce trajet au minimum 8 fois par an (avec d’autres compagnies heureusement) et ce depuis une dizaine d’années…
Lufthansa n’est pas ou plus à la hauteur de saréputation, elle doit revoir la formation de son personnel de service cabine ainsi que l’entretien de ses équipements.
On ira ailleurs dorénavant, à bon entendeur…
Compte rendu pratique de 28 jours au Pérou - Bolivie English translation pending
Bonsoir,
Voici un petit compte rendu pratique concernant notre voyage au Pérou-Bolivie du 26 juillet au 22 août 2015. Nous sommes partis à 6 : 2 familles de 3 (2 adultes + 1 ado).
Budget total (tout inclus : souvenirs…) : 2937 euros par personne. Soit 1495 euros de vol international et 1442 de dépenses.
Vols internationaux : Lyon – Madrid – Lima – Cusco (Ibéria + Lan – 23h de vol ) : on récupère les valises à Lima.
Hôtels : Nous avions réservé presque tous les hôtels avant : site direct de l’hôtel ou booking.com
Transport : Pour les grandes distances, nous avons pris les bus de nuit en couchette (cama). Réservés sur place en arrivant dans la ville. Pour l’Amazonie, nous avions réservé un vol par l’agence Lipiko tours (pas réussi à réserver directement sur le site amaszonas) : agence sérieuse et prix identique à celui de la compagnie.
Repas : au Pérou, nous avons soit pique-niqué, soit pris des menus du jour (soupe + plat + petit dessert + limonade ou maté) : entre 9 soles et 30 soles (en général 15-20 soles). Bouteille eau de 2 litres : 3 soles En Bolivie, menu du jour entre 10 et 30 Bolivianos (dans les marchés ou restaurants locaux). Bouteille d’eau de 2 litres : 5 Bs – un avocat : 5 bs – un petit pain : 0,5 Bs Empadas (beignets de viande ou légumes) : 5 Bs Dans les 2 pays, les pizzas comme chez nous coûtent l’équivalent de 9-10 euros.
Climat : Il a fait soleil pratiquement tous les jours. Je suis frileuse mais hormis pour le salar/lipez, la journée, le T shirt avec une petite veste/polaire pour l’ombre suffit (crème solaire à ne pas oublier) – Le matin et dès que la nuit tombe, il faut une plus grosse polaire. La nuit, les couvertures des hôtels suffisent avec un bon pyjama. L’altitude : nous avons cumulé la fatigue du voyage, le décalage horaire et l’altitude à Cusco : quelques maux de tête, impression d’avoir des difficultés à respirer la nuit les 2 premiers jours. Ensuite plus de problème sauf pour l’une d’entre nous dont les maux de tête ont duré une semaine. Ne pas oublier d’emporter mouchoirs et blanc à lèvres : ils sont indispensables pendant tout le voyage (sauf Amazonie).
Circuit : Lundi 27 juillet : Arrivée à Cusco à 9h30 – Repos – tour de ville –achat des bolero touristiques (130 S / pers – 70 S avec la carte Isic) Nuit : chez William (thewill31@hotmail.com), un français installé à Cusco : Très bon accueil, plein de bon conseils, chambres confortables et propres.(100 S la double avec petit déjeuner).
Mardi 28 juillet : Collectivo (mini bus qui s’arrête à la demande) (2,5 S/pers) jusqu’au site archéologique de Qenqo (rien à voir) puis descente à pieds jusqu’à Cusco en passant par le christ blanc et le site de Sacsayhuaman. (intéressant). Nuit : chez William
Mercredi 29 : Nous prenons un van jusqu’à Chinchero (visite du site ) puis continuons avec notre chauffeur jusqu’à Moray. Nous quittons le véhicule à Maras. Après avoir pique-niqué, nous descendons à pieds jusqu’aux Salinas (1h). Nous traversons toutes les salines et descendons au fond de la vallée puis remontons un petit peu pour rejoindre la grande route d’Urubamba. Nous attrapons un collectivo jusqu’à Urubamba puis bus jusqu’à Cusco. Coût : Nous avons gardé le van pour Chinchero, Moray, Maras et avons « négocié » avec le chauffeur 120 S pour 6 personnes : Sinon c’est 6S/pers pour aller jusqu’à Chinchero depuis Cusco en van puis taxi à 45 S pour Chinchero / Moray/Maras (il nous en fallait 2) . Retour : Collectivo jusqu’à Urubamba : 2 S/pers – bus Urubamba-Cusco : 5 S/pers Entrée salines : 10 S / pers C’est une très belle journée, tous les sites valent le coup. Le fait d’arriver et de repartir à pieds aux Salines permet de les voir de loin et ensuite on les traverse complétement en descente. Si vous êtes en taxi, il faudra remonter pour récupérer votre véhicule. Nuit : chez William
Jeudi 30 : Nous laissons nos gros sacs chez William. Van direct jusqu’à Ollantaytambo (10 S/pers – 1h30). Visite du site de Ollantaytambo. Récupération des billets de train commandés sur le site inca rail (59 dollars), puis train jusqu’à Aguas Calientes. Soirée à Aguas Calientes. Achat des billets de bus pour monter au machu pichu pour éviter la queue le lendemain (24 dollars à payer en sole ou en dollars l’aller/retour). Nuit : Inka wonder (réservé sur booking) : 159 soles la triple avec salle de bain privée : propre et bien situé. Accueil sympa. Petit déjeuner copieux.
Vendredi 31 A 5h30 nous quittons l’hôtel où nous laissons les sacs inutiles pour la journée pour aller prendre le bus pour le MP. Il y a déjà 1heure de queue (attention il y a la queue pour ceux qui n’ont pas leur billet de bus et il y a une autre queue pour prendre le bus). Les bus tournent sans arrêt. Il faut 20 minutes pour monter jusqu’à l’entrée du MP. Il y a encore une petite queue pour présenter son ticket. Au final, nous pénétrons sur le site du MP à 7h30. Ticket Machu Pichu : sur le site officiel 152 S / personne. Visite du MP jusqu’à 11h. A cette heure, nous rejoignons le point d’entrée pour le Wayna picchu. J’avais lu beaucoup de choses sur la montée au Wayna picchu et jusqu’au dernier moment ne savais pas si j’irai ou pas : je ne regrette pas de l’avoir fait ! En fait, on grimpe sur un chemin bien ombragé avec beaucoup d’escaliers mais rien d’infaisable (j’ai 50 ans et ne suis pas spécialement sportive et j’ai le vertige). Juste à l’arrivée, on passe dans un petit tunnel étroit, un peu à 4 pattes et ensuite il y a une échelle avec 2 ou 3 barreaux. Le point de vue sur le site du MP est tout le long de la montée et pas vraiment en haut. En haut c’est un point de vue général, très beau. Pour la descente, il y a une dizaine de mètres avec d’un côté un mur et de l’autre côté rien et ensuite on reprend le chemin de la montée. (1h de montée, ¾ heure de descente, pique nique en haut). Une fois redescendus, nous finissons la visite du MP et quittons le site vers 15h. Train le soir même pour Ollantaytambo à 19h (60 dollars). Nuit : El tambo Hostel (site direct de l’hôtel) : 95 soles pour 1 triple sans salle de bain avec petit déjeuner : joli hostal familial dans une petite ruelle près de la place principale : retour à pieds de la gare.
Samedi 1e aout Collectivo jusqu’à Urubamba (2,5S/pers) puis bus jusqu’à Pisac (3 S/pers). A Pisac, taxi jusqu’au site (25S le taxi) Visite des ruines (3h) et descente à pieds jusqu’à Pisac. Retour à Cusco en bus (3 S) Bus de nuit pour Copacabana via Puno (100 S/pers + 1,3 S taxe terminal bus à Cusco + 2 S taxe terminal bus Puno)
Dimanche 2 Arrivée à Copacabana vers 13h au lieu de 10h : les péruviens partaient en masse en vacances/pèlerinage à Copacabana pour la fête de la vierge et l’attente à la douane a été énorme. Après avoir posé nos sacs à l’hôtel, nous allons sur le parvis de l’église regarder les péruviens faire baptiser leurs voitures/camions puis nous montons au cerro cavaldo où les gens font des offrandes à la vierge : un très bon souvenir ! Nuit : hostal villa imperial (booking 259 BS la triple avec petit dej et salle de bain) : un accueil familial très chaleureux par contre les salles de bain ne sont pas nickels.
Lundi 3 Taxi jusqu’à Yampupata (200 BS pour 6) avec arrêt aux iles flottantes et à la grotte de Lourdes. A Yampupata, les villageois défilent pour l’indépendance et nous invitent à porter le drapeau bolivien avec eux. Un grand moment ! Ensuite nous traversons en bateau (20 S/pers) jusqu’à l’île du soleil (au sud). Arrivés (péage de 5 BS/pers) nous montons l’escalier de l’inca pour arriver à Yumani. Nous choisissons un hôtel qui a une vue magnifique depuis sa terrasse et certaines chambres. Petite promenade conseillée par le propriétaire jusqu’à une plage tranquille et coucher de soleil au sommet de l’île. Nuit : Inti Wayra (réservé sur place) : 60 S par pers avec petit déj sans salle de bain ( 40 S sans)
Mardi 4 Trek de l’inca (15 bs/pers) : traversée du sud au nord par le chemin des crêtes. Une rando tranquille de 4h environ avec de supers points de vue sur les 2 côtés de l’île : arrêt aux ruines de Chincana. Très peu de monde A cha’llapampa, bateau pour Copacabana (2h – 25 BS). Nuit : hostal villa imperial (booking 259 BS la triple avec petit dej et salle de bain) : un accueil familial très chaleureux par contre les salles de bain ne sont pas nickels.
Mercredi 5 Bus pour la Paz (25B/pers) : traversée du lac avec le bac (2 BS/pers) : danse des villageois de l’autre côté du lac. A la Paz, bus de nuit pour Sucre (20h – 8h - 180 B/pers en Cama) – taxe terminal : 2 bs/pers Achat de timbres pour carte postale : 15 BS par timbre
Jeudi 6 Arrivée à Sucre. Collectivo jusqu’à notre hostal (1,5 BS/pers). C’est le jour de la fête nationale et les administrations, corporations défilent. Visite de Sucre. Nuit : Hostal Cruz de Popayan (booking – 150 Bs la triple avec petit dej)
Vendredi 7 Promenade dans Sucre : monastère (15 Bs/pers) , église (10 BS/pers)… Bus de nuit Sucre-Tupiza (20h – 4h30 – 100 Bs/pers en cama)
Samedi 8 Fin de la nuit dans la gare routière de Tupiza. Repos + recherche agence pour circuit canyon et salar Nuit : Hotel la Torre (booking 160 Bs la double avec petit dej et salle de bain)
Dimanche 9 Circuit des canyons autour de Tupiza (220 Bs/pers repas inclus) : Très belle journée malgré le vent : nous avons fait de la jeep, du vélo et beaucoup de marche dans les canyons : notre chauffeur Alessandro est resté avec nous pour nous montrer le chemin et c’était très bien car nous n’aurions pas osé nous aventurer si loin dans les canyons : assez sportif ! Nuit : Hotel la Torre (booking 160 Bs la double avec petit dej et salle de bain)
Lundi 10 au jeudi 13 Circuit sud lipez + salar : agence la Torre avec l’excellent chauffeur Alessandro et Ilda la cuisinière. 4 superbes journées : J1 : canyon + pampa avec des lamas J2 : lagunes de toutes les couleurs J3 : désert de Pierres, lagunes J4 : Salar Nous n’avons pas eu froid : nous avions des couches (T shirt – petit merinos ou damart – grosse polaire – coupe vent et bonnet /cagoule). Dans la jeep derrière les vitres, il fait bon ! Dehors cela dépend beaucoup s’il y a du vent ou non. C’est le soir dans l’hôtel en attendant le repas qu’il fait presque le plus froid. La nuit, nous avions des duvets 0-5 degrés en plus des couvertures fournies, on restait assez habillés dedans.(c’est descendu à -5 degrés dehors). Pas de chauffage – Electricité réduite donc difficile de recharger les batteries – dortoir sommaire avec ceux qui partagent votre jeep.
Circuit : 1100 Bs / pers en étant 6 dans la jeep avec le chauffeur - (1300 Bs si on est 4 + cuisinière+chauffeur) : la cuisinière cuisine pour 2 jeep. Entrée réserve : 150 Bs/pers Ruines : 15 Bs/pers Incahusi isle : 30 Bs/pers Douche la dernière nuit : 10 Bs/pers
Jeudi 13 Fin du circuit vers 14h Promenade dans Uyuni en attendant le bus de nuit pour La Paz (180 Bs en semi cama)
Vendredi 14 Arrivée à La Paz à 5h du matin : le haut de la ville est sous la neige. Taxi de la gare routière à l’aéroport (60 Bs). Avion pour Rurrenbaque (moins d’1 heure – 178 euros AR / pers avec l’agence Lipiko tour – pas de taxes d’aéroport) : le vol est impressionnant avec un petit avion de 20 places. Bus pour le centre ville de Rurrenrabaque : 10 Bs / pers Promenade dans la ville et contact avec notre agence pour l’Amazonie Nuit : Oriental Hotel (210 bs la triple avec salle de bain et petit dej)
Samedi 15 au mardi 18 Séjour dans le camp de Berraco del maddidi : c’est le camp le plus éloigné de Rurrenrabaque à 6h de navigation. Il y a 3 tentes pour 2 personnes, très confortables, éloignées les unes des autres. Un bloc sanitaire pour tous et un bloc repas. Tout est intégré dans la forêt : super expérience, très bons repas mais pas de chance on a vu très peu d’animaux (il parait que ce n’est pas la bonne saison). Pratiquement pas de moustiques donc traitement paludisme inutile. Entrée dans le parc : 125 Bs/pers
Mardi 18 Retour vers 15h30 à Rurrenrabaque. Un aller retour à l’aéroport pour s’entendre annoncer que notre avion est annulé. La compagnie nous dédommage.(130 Bs/pers) Nuit : santa Ana Hostal (130 Bs la triple sans salle de bain)
Mercredi 19 Petit déjeuner à la boulangerie de Paris : croissants, pains au chocolat à prix presque local Retour à l’aéroport : taxe aéroport : 7 Bs/pers – taxes municipales : 15 Bs / pers Avion pour la Paz – Taxi jusqu’à l’hôtel (60 Bs) Visite de la Paz Nuit : Arthy’s guesthouse – 95 Bs /personne sans salle de bain – petit déj en supplément à 10 bs : très bien, calme, en plein centre.
Jeudi 20 Collectivo pour la vallée de la lune : 4 Bs / pers Visite de la vallée de la lune : 15 bs / pers : pas inoubliable mais permet de s’évader de la ville Retour sur La Paz et visite d’autres quartiers de La Paz : on ne s'est jamais senti en insécurité dans la ville Téléphérique (celui qui passe au dessus du cimetière) : 3 Bs / pers / trajet
Vendredi 21 Taxi réservé par l’hôtel : 70 Bs Vol retour pour Lyon ( via Lima – Madrid) : 6h25 – 10h55 (samedi 22) : pas de taxe d’aéroport à payer contrairement à ce qui est écrit dans certains guides.
En conclusion : C'était le 2e voyage en Amérique du Sud (après le Brésil) et je suis jusqu'à présent, plutôt Asie : avant de partir, je me posais beaucoup de questions sur le froid, l'insécurité que nous pourrions rencontrer dans ces 2 pays : Non seulement je n'ai pas eu froid (j'avais investi dans quelques vêtements techniques et duvets avant de partir et c'était nécessaire pour être bien) mais jamais et nul part nous nous sommes sentis en insécurité : les gens sont charmants, les paysages grandioses et magnifiques. Un voyage à faire !
J'ai surtout décrit le côté pratique et coût de notre voyage pour que les personnes qui le souhaitent aient des infos actualisées mais je répondrai volontiers à toutes vos questions.
cordialement Christine
Voici un petit compte rendu pratique concernant notre voyage au Pérou-Bolivie du 26 juillet au 22 août 2015. Nous sommes partis à 6 : 2 familles de 3 (2 adultes + 1 ado).
Budget total (tout inclus : souvenirs…) : 2937 euros par personne. Soit 1495 euros de vol international et 1442 de dépenses.
Vols internationaux : Lyon – Madrid – Lima – Cusco (Ibéria + Lan – 23h de vol ) : on récupère les valises à Lima.
Hôtels : Nous avions réservé presque tous les hôtels avant : site direct de l’hôtel ou booking.com
Transport : Pour les grandes distances, nous avons pris les bus de nuit en couchette (cama). Réservés sur place en arrivant dans la ville. Pour l’Amazonie, nous avions réservé un vol par l’agence Lipiko tours (pas réussi à réserver directement sur le site amaszonas) : agence sérieuse et prix identique à celui de la compagnie.
Repas : au Pérou, nous avons soit pique-niqué, soit pris des menus du jour (soupe + plat + petit dessert + limonade ou maté) : entre 9 soles et 30 soles (en général 15-20 soles). Bouteille eau de 2 litres : 3 soles En Bolivie, menu du jour entre 10 et 30 Bolivianos (dans les marchés ou restaurants locaux). Bouteille d’eau de 2 litres : 5 Bs – un avocat : 5 bs – un petit pain : 0,5 Bs Empadas (beignets de viande ou légumes) : 5 Bs Dans les 2 pays, les pizzas comme chez nous coûtent l’équivalent de 9-10 euros.
Climat : Il a fait soleil pratiquement tous les jours. Je suis frileuse mais hormis pour le salar/lipez, la journée, le T shirt avec une petite veste/polaire pour l’ombre suffit (crème solaire à ne pas oublier) – Le matin et dès que la nuit tombe, il faut une plus grosse polaire. La nuit, les couvertures des hôtels suffisent avec un bon pyjama. L’altitude : nous avons cumulé la fatigue du voyage, le décalage horaire et l’altitude à Cusco : quelques maux de tête, impression d’avoir des difficultés à respirer la nuit les 2 premiers jours. Ensuite plus de problème sauf pour l’une d’entre nous dont les maux de tête ont duré une semaine. Ne pas oublier d’emporter mouchoirs et blanc à lèvres : ils sont indispensables pendant tout le voyage (sauf Amazonie).
Circuit : Lundi 27 juillet : Arrivée à Cusco à 9h30 – Repos – tour de ville –achat des bolero touristiques (130 S / pers – 70 S avec la carte Isic) Nuit : chez William (thewill31@hotmail.com), un français installé à Cusco : Très bon accueil, plein de bon conseils, chambres confortables et propres.(100 S la double avec petit déjeuner).
Mardi 28 juillet : Collectivo (mini bus qui s’arrête à la demande) (2,5 S/pers) jusqu’au site archéologique de Qenqo (rien à voir) puis descente à pieds jusqu’à Cusco en passant par le christ blanc et le site de Sacsayhuaman. (intéressant). Nuit : chez William
Mercredi 29 : Nous prenons un van jusqu’à Chinchero (visite du site ) puis continuons avec notre chauffeur jusqu’à Moray. Nous quittons le véhicule à Maras. Après avoir pique-niqué, nous descendons à pieds jusqu’aux Salinas (1h). Nous traversons toutes les salines et descendons au fond de la vallée puis remontons un petit peu pour rejoindre la grande route d’Urubamba. Nous attrapons un collectivo jusqu’à Urubamba puis bus jusqu’à Cusco. Coût : Nous avons gardé le van pour Chinchero, Moray, Maras et avons « négocié » avec le chauffeur 120 S pour 6 personnes : Sinon c’est 6S/pers pour aller jusqu’à Chinchero depuis Cusco en van puis taxi à 45 S pour Chinchero / Moray/Maras (il nous en fallait 2) . Retour : Collectivo jusqu’à Urubamba : 2 S/pers – bus Urubamba-Cusco : 5 S/pers Entrée salines : 10 S / pers C’est une très belle journée, tous les sites valent le coup. Le fait d’arriver et de repartir à pieds aux Salines permet de les voir de loin et ensuite on les traverse complétement en descente. Si vous êtes en taxi, il faudra remonter pour récupérer votre véhicule. Nuit : chez William
Jeudi 30 : Nous laissons nos gros sacs chez William. Van direct jusqu’à Ollantaytambo (10 S/pers – 1h30). Visite du site de Ollantaytambo. Récupération des billets de train commandés sur le site inca rail (59 dollars), puis train jusqu’à Aguas Calientes. Soirée à Aguas Calientes. Achat des billets de bus pour monter au machu pichu pour éviter la queue le lendemain (24 dollars à payer en sole ou en dollars l’aller/retour). Nuit : Inka wonder (réservé sur booking) : 159 soles la triple avec salle de bain privée : propre et bien situé. Accueil sympa. Petit déjeuner copieux.
Vendredi 31 A 5h30 nous quittons l’hôtel où nous laissons les sacs inutiles pour la journée pour aller prendre le bus pour le MP. Il y a déjà 1heure de queue (attention il y a la queue pour ceux qui n’ont pas leur billet de bus et il y a une autre queue pour prendre le bus). Les bus tournent sans arrêt. Il faut 20 minutes pour monter jusqu’à l’entrée du MP. Il y a encore une petite queue pour présenter son ticket. Au final, nous pénétrons sur le site du MP à 7h30. Ticket Machu Pichu : sur le site officiel 152 S / personne. Visite du MP jusqu’à 11h. A cette heure, nous rejoignons le point d’entrée pour le Wayna picchu. J’avais lu beaucoup de choses sur la montée au Wayna picchu et jusqu’au dernier moment ne savais pas si j’irai ou pas : je ne regrette pas de l’avoir fait ! En fait, on grimpe sur un chemin bien ombragé avec beaucoup d’escaliers mais rien d’infaisable (j’ai 50 ans et ne suis pas spécialement sportive et j’ai le vertige). Juste à l’arrivée, on passe dans un petit tunnel étroit, un peu à 4 pattes et ensuite il y a une échelle avec 2 ou 3 barreaux. Le point de vue sur le site du MP est tout le long de la montée et pas vraiment en haut. En haut c’est un point de vue général, très beau. Pour la descente, il y a une dizaine de mètres avec d’un côté un mur et de l’autre côté rien et ensuite on reprend le chemin de la montée. (1h de montée, ¾ heure de descente, pique nique en haut). Une fois redescendus, nous finissons la visite du MP et quittons le site vers 15h. Train le soir même pour Ollantaytambo à 19h (60 dollars). Nuit : El tambo Hostel (site direct de l’hôtel) : 95 soles pour 1 triple sans salle de bain avec petit déjeuner : joli hostal familial dans une petite ruelle près de la place principale : retour à pieds de la gare.
Samedi 1e aout Collectivo jusqu’à Urubamba (2,5S/pers) puis bus jusqu’à Pisac (3 S/pers). A Pisac, taxi jusqu’au site (25S le taxi) Visite des ruines (3h) et descente à pieds jusqu’à Pisac. Retour à Cusco en bus (3 S) Bus de nuit pour Copacabana via Puno (100 S/pers + 1,3 S taxe terminal bus à Cusco + 2 S taxe terminal bus Puno)
Dimanche 2 Arrivée à Copacabana vers 13h au lieu de 10h : les péruviens partaient en masse en vacances/pèlerinage à Copacabana pour la fête de la vierge et l’attente à la douane a été énorme. Après avoir posé nos sacs à l’hôtel, nous allons sur le parvis de l’église regarder les péruviens faire baptiser leurs voitures/camions puis nous montons au cerro cavaldo où les gens font des offrandes à la vierge : un très bon souvenir ! Nuit : hostal villa imperial (booking 259 BS la triple avec petit dej et salle de bain) : un accueil familial très chaleureux par contre les salles de bain ne sont pas nickels.
Lundi 3 Taxi jusqu’à Yampupata (200 BS pour 6) avec arrêt aux iles flottantes et à la grotte de Lourdes. A Yampupata, les villageois défilent pour l’indépendance et nous invitent à porter le drapeau bolivien avec eux. Un grand moment ! Ensuite nous traversons en bateau (20 S/pers) jusqu’à l’île du soleil (au sud). Arrivés (péage de 5 BS/pers) nous montons l’escalier de l’inca pour arriver à Yumani. Nous choisissons un hôtel qui a une vue magnifique depuis sa terrasse et certaines chambres. Petite promenade conseillée par le propriétaire jusqu’à une plage tranquille et coucher de soleil au sommet de l’île. Nuit : Inti Wayra (réservé sur place) : 60 S par pers avec petit déj sans salle de bain ( 40 S sans)
Mardi 4 Trek de l’inca (15 bs/pers) : traversée du sud au nord par le chemin des crêtes. Une rando tranquille de 4h environ avec de supers points de vue sur les 2 côtés de l’île : arrêt aux ruines de Chincana. Très peu de monde A cha’llapampa, bateau pour Copacabana (2h – 25 BS). Nuit : hostal villa imperial (booking 259 BS la triple avec petit dej et salle de bain) : un accueil familial très chaleureux par contre les salles de bain ne sont pas nickels.
Mercredi 5 Bus pour la Paz (25B/pers) : traversée du lac avec le bac (2 BS/pers) : danse des villageois de l’autre côté du lac. A la Paz, bus de nuit pour Sucre (20h – 8h - 180 B/pers en Cama) – taxe terminal : 2 bs/pers Achat de timbres pour carte postale : 15 BS par timbre
Jeudi 6 Arrivée à Sucre. Collectivo jusqu’à notre hostal (1,5 BS/pers). C’est le jour de la fête nationale et les administrations, corporations défilent. Visite de Sucre. Nuit : Hostal Cruz de Popayan (booking – 150 Bs la triple avec petit dej)
Vendredi 7 Promenade dans Sucre : monastère (15 Bs/pers) , église (10 BS/pers)… Bus de nuit Sucre-Tupiza (20h – 4h30 – 100 Bs/pers en cama)
Samedi 8 Fin de la nuit dans la gare routière de Tupiza. Repos + recherche agence pour circuit canyon et salar Nuit : Hotel la Torre (booking 160 Bs la double avec petit dej et salle de bain)
Dimanche 9 Circuit des canyons autour de Tupiza (220 Bs/pers repas inclus) : Très belle journée malgré le vent : nous avons fait de la jeep, du vélo et beaucoup de marche dans les canyons : notre chauffeur Alessandro est resté avec nous pour nous montrer le chemin et c’était très bien car nous n’aurions pas osé nous aventurer si loin dans les canyons : assez sportif ! Nuit : Hotel la Torre (booking 160 Bs la double avec petit dej et salle de bain)
Lundi 10 au jeudi 13 Circuit sud lipez + salar : agence la Torre avec l’excellent chauffeur Alessandro et Ilda la cuisinière. 4 superbes journées : J1 : canyon + pampa avec des lamas J2 : lagunes de toutes les couleurs J3 : désert de Pierres, lagunes J4 : Salar Nous n’avons pas eu froid : nous avions des couches (T shirt – petit merinos ou damart – grosse polaire – coupe vent et bonnet /cagoule). Dans la jeep derrière les vitres, il fait bon ! Dehors cela dépend beaucoup s’il y a du vent ou non. C’est le soir dans l’hôtel en attendant le repas qu’il fait presque le plus froid. La nuit, nous avions des duvets 0-5 degrés en plus des couvertures fournies, on restait assez habillés dedans.(c’est descendu à -5 degrés dehors). Pas de chauffage – Electricité réduite donc difficile de recharger les batteries – dortoir sommaire avec ceux qui partagent votre jeep.
Circuit : 1100 Bs / pers en étant 6 dans la jeep avec le chauffeur - (1300 Bs si on est 4 + cuisinière+chauffeur) : la cuisinière cuisine pour 2 jeep. Entrée réserve : 150 Bs/pers Ruines : 15 Bs/pers Incahusi isle : 30 Bs/pers Douche la dernière nuit : 10 Bs/pers
Jeudi 13 Fin du circuit vers 14h Promenade dans Uyuni en attendant le bus de nuit pour La Paz (180 Bs en semi cama)
Vendredi 14 Arrivée à La Paz à 5h du matin : le haut de la ville est sous la neige. Taxi de la gare routière à l’aéroport (60 Bs). Avion pour Rurrenbaque (moins d’1 heure – 178 euros AR / pers avec l’agence Lipiko tour – pas de taxes d’aéroport) : le vol est impressionnant avec un petit avion de 20 places. Bus pour le centre ville de Rurrenrabaque : 10 Bs / pers Promenade dans la ville et contact avec notre agence pour l’Amazonie Nuit : Oriental Hotel (210 bs la triple avec salle de bain et petit dej)
Samedi 15 au mardi 18 Séjour dans le camp de Berraco del maddidi : c’est le camp le plus éloigné de Rurrenrabaque à 6h de navigation. Il y a 3 tentes pour 2 personnes, très confortables, éloignées les unes des autres. Un bloc sanitaire pour tous et un bloc repas. Tout est intégré dans la forêt : super expérience, très bons repas mais pas de chance on a vu très peu d’animaux (il parait que ce n’est pas la bonne saison). Pratiquement pas de moustiques donc traitement paludisme inutile. Entrée dans le parc : 125 Bs/pers
Mardi 18 Retour vers 15h30 à Rurrenrabaque. Un aller retour à l’aéroport pour s’entendre annoncer que notre avion est annulé. La compagnie nous dédommage.(130 Bs/pers) Nuit : santa Ana Hostal (130 Bs la triple sans salle de bain)
Mercredi 19 Petit déjeuner à la boulangerie de Paris : croissants, pains au chocolat à prix presque local Retour à l’aéroport : taxe aéroport : 7 Bs/pers – taxes municipales : 15 Bs / pers Avion pour la Paz – Taxi jusqu’à l’hôtel (60 Bs) Visite de la Paz Nuit : Arthy’s guesthouse – 95 Bs /personne sans salle de bain – petit déj en supplément à 10 bs : très bien, calme, en plein centre.
Jeudi 20 Collectivo pour la vallée de la lune : 4 Bs / pers Visite de la vallée de la lune : 15 bs / pers : pas inoubliable mais permet de s’évader de la ville Retour sur La Paz et visite d’autres quartiers de La Paz : on ne s'est jamais senti en insécurité dans la ville Téléphérique (celui qui passe au dessus du cimetière) : 3 Bs / pers / trajet
Vendredi 21 Taxi réservé par l’hôtel : 70 Bs Vol retour pour Lyon ( via Lima – Madrid) : 6h25 – 10h55 (samedi 22) : pas de taxe d’aéroport à payer contrairement à ce qui est écrit dans certains guides.
En conclusion : C'était le 2e voyage en Amérique du Sud (après le Brésil) et je suis jusqu'à présent, plutôt Asie : avant de partir, je me posais beaucoup de questions sur le froid, l'insécurité que nous pourrions rencontrer dans ces 2 pays : Non seulement je n'ai pas eu froid (j'avais investi dans quelques vêtements techniques et duvets avant de partir et c'était nécessaire pour être bien) mais jamais et nul part nous nous sommes sentis en insécurité : les gens sont charmants, les paysages grandioses et magnifiques. Un voyage à faire !
J'ai surtout décrit le côté pratique et coût de notre voyage pour que les personnes qui le souhaitent aient des infos actualisées mais je répondrai volontiers à toutes vos questions.
cordialement Christine
Des Grands Volcans à l'Océan: Californie Oregon Washington English translation pending
Hello,
Voilà le carnet illustré de notre dernier voyage est en ligne sur sibellelaterre en cliquant ici

Bonne lecture! Marie
Texte seul :
RECIT USA 2015 Des Grands Volcans vers l’Océan : Californie du Nord, Oregon, Washington. Après quelques voyages dans l’Ouest Américain au pays des canyons et des roches rouges, nous décidons d’explorer de nouveaux horizons et quoi de mieux que quelques volcans pour motiver toute la famille ? Histoire de varier un peu, j’y ajoute une pincée d’océan (nous avions lors d’un voyage précédent eu l’occasion de survoler Seattle et la géographie du coin vue d’avion nous avait bluffés !) Cette année nous serons 6 puisque Valentin, l’ami de Marion fait partie de l’aventure. Le but du voyage est comme d’habitude de découvrir la nature en s’y baladant à pied et je fais donc le choix de réserver des hébergements à chaque fois au plus près des parcs : ce sera donc souvent du camping et comme la météo dans ces contrées peut se montrer taquine, nous ponctuerons le voyage de quelques séjours de 2 ou 3 nuits consécutives dans de douillettes maisons trouvées sur VRBO. Tous les campgrounds ont été réservés longtemps à l’avance entre décembre et février (à juste titre car presque tous étaient « full » à notre arrivée) Je prévois de faire pas loin de 5000 km en 3 semaines, nous serons 6 adultes avec du matériel de camping donc après avoir un peu hésité vu le surcoût, je change ma réservation de Dodge Grand Caravane pour un van 12 places qui s’avérera parfait ! Réservation chez Budget via Autoeurope (pour 20 jours : 1787 €+ 124 USD de frais de drop off) J’ai réservé en décembre les vols via American Airlines, et la meilleure combinaison prix/horaires/villes de départ et d’embarquement nous fait pour une fois partir du Luxembourg (très pratique pour nous car 1h40 de route) : Arrivée à San Francisco, départ de Portland. 718 €/personne du 02/08 au 22/08 : pas cher mais escales à Londres et Dallas (un peu plus de 20h de voyage), vieux avions avec écrans individuels qui fonctionnent mal, choix de film très réduit, rien en Français et films dont on ne choisit pas l’heure de début ! Impossible de réserver ses sièges en ligne ni à l’avance ni lors du online check-in : on a eu des sièges mal situés et étions placés 2 par 2 et pas tous ensemble (mais proches en s’arrangeant avec d’autres passagers). Pour finir, quelques jours avant le départ, je réalise que nous repartons à présent de Dallas et non plus de Portland ! Appel (en Français) au service client de la compagnie qui résout le problème immédiatement : je ne peux tout de même m’empêcher de me demander ce qui ce serait passé si je ne m’étais pas rendue compte à l’avance du bug ?! Malgré ces contrariétés, le voyage s’est bien déroulé : pas de retard et pas de bagage perdu. On a bouquiné et dormi dans l’avion, marché, mangé et wifité aux escales et sommes arrivés presque frais et dispos le 02/08 à 23h30 à San Francisco (pour un départ du Luxembourg le même jour à 11h30) Dimanche 02/08/2015, J1 Prise en charge un peu longue du véhicule à l’aéroport de SFO chez Budget (il faut dire que nous sommes un peu en avance) : le Ford 12 places est énorme et pour une fois le chargement des bagages se fait en 2 secondes. Coffre énorme, 3 banquettes à l’arrière (sièges non pliables), c’est royal. On branche le GPS et c’est parti via le Golden Gate Bridge vers Sausalito où j’ai réservé un houseboat, comme la dernière fois ! http://www.vrbo.com/629690
Nous le trouvons facilement et il est mignon comme tout, ça tangue un peu quand nous montons à bord, la mer miroite tranquillement, j’adore ! A notre horloge biologique il est 11 h du matin : un petit Stilnox et hop au lit, il est déjà 2h du mat heure locale !
Lundi 03/08/2015, J2 Nous avons tous bien dormi, même si j’ai dû mettre mes boules Quiès du fait de la proximité de l’autoroute (la Gate 6 ½ où nous sommes en est vraiment plus proche que les autres, bon à savoir !) Les autres n’ont rien remarqué ! Je n’ai pas de programme bien précis pour ces 2 jours/3 nuits à San Francisco : le but était d’attendre d’éventuels bagages perdus, de se remettre du décalage horaire, et tout simplement de profiter des vacances et de notre petit séjour sur l’eau. Après un 1er ravitaillement au supermarché du coin (Mollies Stones, bien achalandé mais cher, nous partons en voiture vers Hawk Hill, un point de vue situé au NO du Golden Gate Bridge.
A cette heure la circulation est plutôt clairsemée sur le pont.
Zoom sur San Francisco, quelle situation magnifique !
Les ponts de vue se succèdent le long de la route et sont de plus en plus beaux, d’autant plus qu’il n’y a pas de brouillard, pourtant si fréquent en été dans la baie. Il fait si beau que nous partons pour une baladounette vers Rodeo Cove, épargnée par le brouillard qui attend sagement au large sur le Pacifique. Du coup, les fleurs ont soif ! Après quelques circonvolutions, nous arrivons à Point Cavalho, cette fois au NE du pont. Le Présidio Yacht Club est bien situé mais gare au courant ! Au loin, le Bay Bridge et Alcatraz. Nous retournons ensuite au houseboat, tout proche, remplir les estomacs de nos grands zados. Ce ponton comme ceux des autres Gate est vraiment charmant… 2 kayaks sont à notre disposition et Arnaud s’en va faire un tour en attendant l’heure du repas, cool ! Pas de sieste surtout ! On file vers SFO (via le Golden Gate Bridge, payant uniquement en allant VERS SFO via le site bayareafastrak.org, à faire en avance ou dans les 48h qui suivent le passage, il faut l’immatriculation de la voiture) et nous partons à l’assaut de Lombard Street et de ses virages, à la vitesse…d’un escargot. Oui c’est le milieu de l’après-midi, pas malin… Les plus courageux font l’ascension à pied, ça va plus vite et ça leur permet de faire quelques photos des jolies maisons en bois rehaussées de flamboyants, d’une échappée vers Alcatraz et Angel Island, de belles maisons hispanisantes ou d’un aigle qui garde sa maison ! Vue au loin vers Coït Tower… Je plains les riverains parasités par ces hordes de touristes et surtout leurs voitures !
Nous allons ensuite faire un tour au bord de la mer. Il y a encore un petit port de pêche où batifole un phoque. Assez peu d’otaries au Pier 39 mais les observer est tout de même amusant surtout quand elles se chamaillent ! On est en Amérique, pas de doute ! Trop tard pour le musée de la marine que nous avions bien apprécié la dernière fois, il ferme à 17h. Alors nous profitons du beau temps pour grimper à Twin Peaks et profiter de la vue sur SFO. Les cargos au mouillage sont vent arrière tellement le courant de marée descendante est puissant ! Pourtant ça souffle ! Nouveau passage à Hawk Hill pour profiter d’un meilleur éclairage sur le Golden Gate Bridge. Puis nous regagnons avec plaisir nos pénates aquatiques.
Mardi 04/08/15 J3 Joli lever de soleil (le décalage horaire nous fait lever tôt !) En route vers la forêt de Muir Wood où nous arrivons un peu avant 8h. Nous partons randonner sur l’Ocean View Trail à partir de Pinchot Tree, puis Lost Trail et Fern Creek Trail : bof ! C’est longuet, fatigant, mieux vaut rester au fond de la vallée c’est là que sont les plus gros arbres. Je n’avais pas retenu cette rando la dernière fois, à juste titre ! Achat du National Park Pass (80 USD, valable 1 an pour tous les Parcs Nationaux des US) en quittant le parc. Nous reprenons la route vers Stinson Beach où se prélasse une colonie de phoques. Plus loin des biches un peu avant d’arriver à Point Reyes que décidément nous ne verrons pas encore cette fois sous le soleil. Drôle d’atmosphère dans cette presqu’île perdue. Je referai bien la balade d’Abott’s Lagoon mais le temps se gâte, les troupes fléchissent alors on retourne au soleil de Sausalito faire un peu de kayak au milieu des houseboats. Joli coucher de soleil !
Mercredi 05/08/15 J4 Nous avons refait quelques courses hier et partons de bonne heure pour Lassen Volcanic National Park. Notre fidèle petit frigo électrique nous accompagne pour son 4ème voyage : nous le laissons branché en permanence nuit et jour, aucun problème avec la batterie de notre gros van. Route pas palpitante d’autant plus que le ciel est blanc de fumée tous azimuts, flûte. Nous arrivons vers midi par l’entrée sud du parc, le traversons dans des nuages de fumée jusqu’au Manzanita Campground (le Lassen Peak, sommet du parc, est quasi invisible, noyé dans la fumée) trouvons notre emplacement de camping, nous installons (pour 2 nuits), cassons la croûte et partons en direction du Nord-Est du parc (1h de route) pour faire la rando de Cinder Butte Cone. Comme il est un peu trop tôt pour bénéficier d’une belle lumière sur ce site (si tant est que ce soit possible avec la fumée…grr…) nous partons d’abord sur la petite rando qui longe d’abord le Butte Lake puis tourne vers Bathtub pour former une boucle. Le niveau du lac semble assez bas et l’atmosphère est assez spéciale avec cette sal..ie de fumée… Le sentier s’élève au-dessus du lac. Les feux de forêt sont un phénomène naturel mais il semble que cette année soit particulièrement terrible : c’est la 4ème année de sécheresse pour les états de la côte ouest. Tout est sec et ratacuit, il y a eu très peu de neige cet hiver et les fleurs d’été sont fanées depuis belle lurette : moi qui me faisais une joie de randonner dans de jolies prairies d’altitude en fleurs sur fond de sommets enneigés… Laure (Calisson 94 sur voyage forum : https://voyageforum.com/...ost=7128317;#7128317) qui nous a précédés de quelques semaines m’a prévenue : tout est grillé et très peu de neige ! Je n’imaginais pas que c’était à ce point ! Dire que j’ai choisi le mois d’août pour éviter les déboires de Thibaut (Itat sur VF : https://voyageforum.com/...ost=5482471;#5482471) qui en juillet 2012 a souvent été bloqué dans ses randos par la neige ! La fine équipe, encore plein d’énergie ! Rando pas indispensable dans une forêt souvent brûlée avec un Bathtube Lake pas transcendant, dans du sable mou souvent. (3,7 km, +120 m) http://www.lassenhiking.org/...ake/Bathtub-Lake...
Il est temps maintenant d’aller voir à quoi ressemblent ce fameux cône de cendres et ses Painted Hills (collines colorées) satellites. On chemine d’abord en faux plat montant dans du sable mou le long d’une gigantesque coulée de lave (Fantastic Lava Beds) avant d’enfin sortir de la forêt pour découvrir cet étrange Cinder Cone. (+350 m, 8.2 km) http://www.lassenhiking.org/...Cone/Cinder-Cone... La grimpette est hypertoxique, vraiment éreintante dans des scories qui n’ont aucune tenue : heureusement le site est désert sans personne pour me voir agoniser dans la montée ! ½ h d’effort intense plus tard, nous découvrons le cratère formé de 2 lèvres concentriques. C’est beau malgré l’atmosphère enfumée. Personne n’aura le courage de descendre au centre du cratère, on se contente de suivre les crêtes. Arrivés au sud du cratère, nous découvrons les Painted Hills cernées du Fantastic Lava Bed qui coule jusque dans le Snag Lake. Je peste contre cette s… de f….qui nous afflige d’une impression de cataracte précoce ! Après une longue pause contemplative, nous redescendons sur le flanc sud du cône (je pense que la montée de ce côté est encore pire) L’endroit est tout de même magnifique, nous n’avions jamais rencontré de tels paysages auparavant… Bien fatigués, nous reprenons la route vers Manzanita Campground, dans la lumière orangée des fumées d’incendies. En route nous faisons provision de bois car il est interdit d’en ramasser dans le campground : trop facile, il y a du bois très sec de tous formats partout à profusion ! Je m’inquiète pour la rando prévue demain : la grimpette au Lassen Peak fait 600 m de dénivelée, mission impossible si c’est le même terrain que pour le Cinder Cone (264 m, 9 km) Nous voisines de camping nous rassurent : le terrain est normal, ouf ! La fraicheur tombe rapidement, nous sommes à 1800 m et nous regagnons bien vite nos sacs de couchage…
Jeudi 06/08/15 J5 4°C au réveil ! Ça pique ! Certains ont eu un peu froid. Je dois motiver mes troupes, pas emballées à l’idée de grimper sur le volcan Lassen Peak entraperçu hier dans les fumées d’incendies. C’est le plus haut volcan du parc : 3189 m, dernière grosse éruption en 1914. La rando grimpe +600m en 8 km A/R, http://www.lassenhiking.org/...Peak/Lassen-Peak...) Heureusement le décalage horaire joue toujours en notre faveur si bien qu’après une heure de route nous démarrons la rando avant 9h. Très bonne surprise : avec la fraicheur nocturne, la fumée est redescendue et nous sommes au-dessus. Je me doute qu’avec le réchauffement de l’air dans la matinée, elle va se dilater et grimper en altitude. Je confie donc l’appareil à Arnaud, beaucoup plus rapide que moi et il part devant avec mission de faire plein de photos avant que la fumée ne nous rattrape. L’odeur des lupins, seules fleurs encore présentes, légèrement sucrée est un délice ! En 3/4h il arrive à l’antécime et nous le rejoignons 1/2h plus tard, avant les nuages ! Gagné ! La grimpette est très régulière et comme il fait frais, c’est sans problème. Au Nord le mont Shasta émerge de la fumée, plus pour longtemps… Dernières longueurs vers le vrai sommet, course contre la fumée… Seuls persistent de rares névés. La fumée flirte maintenant avec le bord du cratère. Voilà nous sommes tous au sommet, mais pas les seuls ! Nous allons au cœur du cratère pour une pause pique-nique, il commence à faire bon. Grosse chaleur dans la descente, nous plaignons ceux qui montent en plain cagnard et qui en plus ne verront rien au sommet ! Retour au campground pour une douche puis une sieste bien méritées sous les gigantesques conifères qui dispensent une ombre appréciée. Petit tour vers le Manzanita Lake, à côté du campground, où de jolies oies pêchent en cadence tandis qu’un canard gourmand vient carrément quémander ! Valentin nous prépare de bonnes braises pour cuire notre repas du soir (bœuf grillé et pommes de terre à la braise) Nous achetons un peu de ravitaillement à l’épicerie bien achalandée du campground ainsi que 2 couvertures polaires. Vendredi 07/08/15 J6 Ce matin il nous semble faire presque bon : 7°C, on s’habitue ! Personne n’a eu froid et la mise en route est plus facile. Nous quittons le parc aujourd’hui mais avant nous allons visiter le site géothermique de Bumpass Hell, (5 km, +100 m, http://www.nps.gov/...ing_bumpass_hell.htm) qui se situe tout près du trailhead du Lassen Peak. Nous démarrons la rando avant 8h, pas de fumée mais le ciel est bien couvert. Personne sur le grand parking. Il s’agit pourtant de la rando incontournable du parc car facile avec peu de dénivelé. Ici aussi les lupins embaument l’atmosphère ! Nous dérangeons quelques biches et arrivons bientôt en vue des premières fumerolles. Le site n’est pas très étendu et parcouru d’une longue jetée de bois. Une lueur solaire apparait, et les couleurs éclatent enfin ! 9h, toujours personne ! Profitons… Remontée tranquille parmi les lupins, toutes les biches sont désormais cachées… Un dernier regard vers les fumerolles… Le Lassen Peak où nous étions hier émerge au-dessus des myrtilles. Plus à l’ouest Brokeoff Mountain, une rando plus ardue que nous ne ferons pas. Voici « le char » ! Nous traversons une nouvelle fois le parc vers sa sortie nord avec un petit arrêt au bord du lac Helen. Jolie prairie sur le flanc est du Lassen Peak. Petit arrêt pipi/culture express au Loomis Museum, qui présente quelques photos intéressantes de la grosse éruption d’il y a une centaine d’années. En route à présent vers Crater Lake, à 4h de route au Nord : arrêt déjeuner dans un diner de Shasta au pied du volcan éponyme, puis nous arrivons en Oregon toujours sous un ciel rendu blafard par les fumées d’incendies. Ils ne sont visiblement pas limités à la Californie ! Check in en milieu d’après-midi au Mazama Campground, nous installons les tentes (encore pour 2 nuits) puis filons voir le Crater Lake à quelques km seulement. 1er point de vue sur le lac vers 17h30 : les autres sont bluffés ! Moi qui ai vu des photos du cratère ourlé de neige, je regrette un peu cet hiver si peu arrosé et la canicule qui lui succède…L’endroit est tout de même incroyable. J’imagine la surprise de ceux qui l’ont découvert pour la 1ère fois ! Nous prenons la route vers l’ouest pour faire la courte et très fréquentée ascension du Watchman Peak (+130, 2.6 km A/R, http://www.americansouthwest.net/.../watchman-t...) un des petits sommets qui bordent le Crater Lake. A l’est bourgeonne un énorme nuage (juste derrière le Mont Scott où nous irons demain) qui nous fait penser à une éruption volcanique, car la région est truffée de volcans et qu’il n’y a aucun autre nuage dans le ciel (en dehors de strates de fumée, grrr) Juste sous nos pieds, le joli cratère de Wizard Island. Vers l’ouest, au loin les incendies et à nos pieds les prairies grillées par le soleil. Retour au campground, non sans faire auparavant une bonne provision de bois pour les grillades de ce soir (et les chamallows of course).
Samedi 08/08/15 J7 Petite flambée matinale pour prendre le petit déjeuner, nous sommes à 1800 m comme dans le Lassen Volcanic NP et les nuits sont encore relativement fraîches, 10°C ce matin. Forte de notre expérience du Lassen Peak où nous avons compris que le niveau des strates de fumée monte en cours de journée, je houspille mes troupes de bonne heure. Bien nous en a pris : une course à pied est organisée sur la route qui fait le tour du lac, si bien que la circulation n’est autorisée que dans un sens horaire, à vitesse réduite. Nous prenons donc notre temps pour découvrir les différents points de vue, quelques biches, les incendies au loin dont la fumée parvient toutefois jusqu’au lac. A 8h nous sommes au départ de la rando où nous serons seuls quasi jusqu’à notre retour à la voiture. Le Mount Scott est le plus haut sommet du parc 2692 m : 3 h de rando pour 350 m de dénivelé et 6,8 km, http://www.craterlakeinstitute.com/...rail-moun...)
Franc succès auprès des enfants, excellent rapport effort/intérêt. Vers l’est le paysage est gommé par les fumées. A l’ouest la vue est fantastique et cette fois le grand angle absorbe le lac sans problème ! Le terminus de la rando est une jolie ligne de crête à plat menant à un observatoire gardé par un mignon « racketteur » dont nous sommes les premiers clients de la journée… Nous partons ensuite vers le sud du parc pour pique- niquer près des Pinacles, des cheminées de fées joliment alignées dans une vallée encaissée que l’on surplombe sur un court sentier de quelques centaines de mètres. Retour sur la route qui fait le tour du lac, que nous terminons tranquillement avant de retourner au campground : douche, lecture, feu de bois… Tentative de balade le long de Annie’s Creek Canyon (qui borde le campground) mais la fatigue, la chaleur et le manque d’intérêt nous font rapidement rebrousser chemin. On se couche encore une fois de bonne heure : autant garder ce rythme « coucher tôt, lever tôt »qui nous permet le plus souvent d’éviter la foule. Il y a en effet beaucoup de monde dans cette région du NO bien plus peuplée que l’Utah ou l’Arizona que nous connaissons un peu, quasi uniquement des américains « du grand coin », très très peu d’européens. Il y a de leur part une vraie passion pour la vie en plein air, le camping confort avec barbecue/ canettes /fauteuils profonds (que nous envions !). Très certainement un héritage des pionniers, mâtiné de confort moderne ! C’est très familial avec enfants et chiens et en général à 21h, 22h quand il fait chaud, tout le monde est couché !
Dimanche 09/08/15 J8 La désormais traditionnelle petite flambée matinale ne nous empêche pas de décoller de bonne heure. Nous filons vers le nord en direction de Smith Rock State Park (http://www.oregonstateparks.org/...rkPage&p...) où nous ferons une petite étape pique-nique/balade avant de poursuivre vers Mitchell et John Day Fossil Beds National Monument (http://www.nps.gov/joda/index.htm) Nous longeons le Crater Lake par son côté ouest et réalisons que nous avons eu beaucoup de chance hier pour notre randonnée au Mount Scott. Il est 7h40 et le lac et ses sommets environnants sont déjà englués dans la fumée ! La lumière matinale n’en est que plus orangée… Longue route monotone entre 2 rideaux de conifères (ça nous rappelle un peu la Suède). Nous ravitaillons (courses et essence) à Redmond car ensuite vers Mitchell il n’y a plus grand-chose. On arrive enfin à Smith Rock SP : il est midi, il y a foule (dimanche) et la lumière est infecte. Mébon, on a tout de même bien envie de se dégourdir un peu les jambes sur cette randonnée en boucle (3,8 km, +256 m). La grimpette vers Misery Ridge exposée au sud est en plein soleil (même si la température ne dépasse étrangement pas 25°Cà l’ombre) si bien que nous optons pour un sens horaire afin de monter en partie à l’ombre. Petit pique-nique (tables avec vue sur les falaises) et c’est parti pour 2h15 de balade. A contre-courant…nous longeons la Crooked River, que surplombe la maison de mes rêves (encore une !) Détail amusant, on croise aux endroits « critiques » des sortes d’armoires où sont rangées béquilles et civières, ça peut toujours servir ! Nous voilà en contrebas du célèbre rocher de Monkey Face où sont suspendus quelques grimpeurs. Mais que regardent-ils ? Le sentier qui redescend ! Ce petit parc est indéniablement beau mais l’impression est mitigée avec cette foule dominicale… En route vers Mitchell, OR, où j’ai loué pour 2 nuits une croquignolette petite maison : on s’y sent de suite presque comme à la maison (ça manque de chats qui iraient pourtant parfaitement avec l’ambiance et le décor) http://paintedhillsvacation.com/accommodations.htm Nous y déposons nos affaires et filons vers la Painted Hills Unit de John Day Fossil NM, toute proche de la maison. A 18h nous entamons la petite rando de Caroll Rim Trail (2,6 km, +120 m) Qui nous permet d’embrasser d’un seul coup d’œil une bonne partie du site. Nous sommes tous un peu déçus : certes, il n’y a presque personne, la lumière est correcte (heure idéale, temps à peine couvert mais fumées encore et toujours), mais nous sommes à quelques mètres de la route et ça manque singulièrement de piment ! Je me maudis de cette espèce de snobisme mal placé qui ne me fait réellement apprécier un paysage que s’il faut au moins le mériter un peu ! Et j’ai transmis ce ressenti à toute la famille… donc bof général en arrivant en haut de la Caroll Rim. Petit frisson tout de même en voyant ces hautes herbes ployer élégamment sous la légère brise d’ouest. Nous parcourons ensuite les 2 ou 3 autres micro-trails du site. Nostalgie++ en voyant ces grosses fleurs jaunes qui nous transportent en Utah/Arizona. Retour à notre jolie maison où nous profitons du confort moderne, apprécié à 200% après 4 nuits de camping !
Lundi 10/08/15 J9 On traine un peu ce matin car la météo s’annonce maussade pour la 1ère fois depuis le début du voyage. Il est 9h45 quand nous débutons le Blue Basin Overlook Trail (boucle de 5,2 km, +230 m), situé dans la partie Sheep Rock du John Day Fossils NM, à 45’ de route de Mitchell, sous un ciel bien gris. Il nous faut 3/4H pour arriver au point de vue qui surplombe la vallée bleue. Un petit rayon de soleil transforme aussitôt l’atmosphère. Bleu, blanc, rouge ! Presque partout la végétation a brûlé et le soleil est bienvenu pour égayer un peu l’atmosphère ! Nous terminons la boucle et parcourons ensuite rapidement le Island in the Time Trail (2,1 km A/R) qui serpente au fond de la vallée. 2h au total pour ces 2 petites randonnées. Nous faisons une petite pause goûter à côté du Historic Cant Ranch House (où Fred et les enfants vont jeter un œil (bof)), dans un joli verger qui nous rappelle un peu celui de Fruita dans Capitol Reef (mais ici point d’abricots, juste des pommes pas encore mûres) Nous terminons par une visite du Thomas Condon Paleontology Center, assez intéressant et nous décidons de rentrer déjeuner dans notre joli jardin. Glandouille généralisée l’après-midi, ça fait du bien ! On s’était promis d’aller faire un tour à Mitchell downtown car le village nous a tapé dans l’œil mais finalement seul Arnaud aura le courage d’aller y faire un tour, avec pour mission de nous rapporter plein de photos ! Nous avons un faible pour les villes fantômes et mes recherches dans le coin n’avaient pas été très fructueuses (bleds paumés à plusieurs heures de route sans grand-chose à voir) et j’avais laissé tomber l’idée. En fait Mitchell est une superbe future ville fantôme en puissance ! Petite averse en fin de journée, insignifiante. Mardi 11/08/15 J10 En route pour le Mont Rainier ! Aujourd’hui nous changeons d’état : on quitte l’Oregon par une superbe route qui serpente dans de sauvages petits vallons ponctués de jolies granges, croise et recroise la John Day River (qu’il est possible de descendre au printemps car en été ça manque d’eau. Je pense que ça doit être superbe !), puis file à perte de vue sur de hauts plateaux grillés par le soleil et battus par les vents hérissés de centaines d’éoliennes et arrive enfin à la mythique Columbia River frontière géographique entre Oregon et Washington. Ce tout petit aperçu sur l’Oregon de l’Est m’a donné une furieuse envie d’y retourner au printemps, quand la nature renait et que la neige recouvre encore les sommets. Pas facile cependant de miser sur la bonne période et d’échapper à un printemps précoce ou à un hiver tardif… Petite pause au Mary Hill Museum (http://www.maryhillmuseum.org/), juste après le pont sur la Columbia, qui nous parait bien sage, bordée de vignes… Ce musée a été créé par un riche homme d’affaires, qui y a amassé « en toute simplicité » les œuvres qui lui plaisaient ! Visite chère et pas indispensable mais le cadre est agréable et j’ai découvert Andrea Rich, une femme peintre contemporain dont j’adore certaines œuvres! Quelques belles photos d’indiens aussi. A ne pas manquer, une veste imperméable pour le kayak faite en intestin de phoque ! Pour la 1ère fois depuis le début du voyage il fait trop chaud (34°C) et nous renonçons à pique-niquer dans le parc du musée pour nous mettre au frais dans un Mac-Do où nous ne passons pas inaperçus (moyenne d’âge au moins 70 ans ! Ambiance salon de thé !) Encore quelques heures de route et nous arrivons enfin à Ohanapecosh Campground, situé sur le flanc SE du Mont Rainier où j’ai réservé 3 nuits. Nous installons rapidement les tentes et reprenons la voiture pour quelques km pour la toute petite balade dans Grove of the Patriarchs (2km A/R), parmi des arbres millénaires dont les plus grands font une centaine de mètres de haut. Quelques moustiques pas trop affamés. Récolte de bois avant de regagner le campground, lavage dans la rivière (pas de douches) pour les plus courageux et toilette de chat pour les autres, feu de bois, grillades et chamallows et hop au lit ! Mercredi 12/08/15 J11 Le Mont Rainier est un gros volcan de 4292 m dont la dernière éruption remonte à 1894 (https://fr.wikipedia.org/wiki/Mont_Rainier) situé à 90 km de Seattle : il est donc très fréquenté ! J’ai donc construit mon circuit pour éviter d’y passer un week-end : nous visiterons le Mont St Helens, pourtant situé un peu plus au sud, après le Mont Rainier. Pas très logique sur le plan géographique mais en fait ça ne changeait rien en temps de parcours. Les 2 principaux accès au Mont Rainier se situent à l’est (Sunrise) et au sud (Paradise), un 3ème au nord de moindre intérêt je pense. Ohanapecosh se situe à 1h de route du 1er et 45 min du second : ce choix est donc stratégique et en plus il est en principe abrité des flux humides d’ouest par le volcan (16 m de neige par an côté ouest !) Après une 1h d’une route assez sinueuse qui nous offre quelques échappées vers le stratovolcan, nimbé de la lueur orange des éternelles fumées d’incendies, nous démarrons la rando vers Mont Fremont Overlook puis Burroughs Mountain, 15 km, +500 ? environ) vers 9h30. Finalement comme toujours dès qu’on marche 10 mn, il n’y a plus grand monde… Après une grimpette assez tranquille, parsemée de marmottes, nous arrivons sur un plateau d’altitude où nous apercevons un troupeau de chèvres des montagnes (mais pas Arnaud qui a l’appareil et prend son temps en arrière ! Donc pas de photos) Arrivés à Frozen Lake, nous négligeons pour le moment le Burroughs Mountain trail qui part vers le SO et tournons vers le nord en direction du Mount Fremont Overlook sur un sentier à flanc qui grimpe doucement. Nous découvrons une vallée très sauvage avec encore quelques mountain goats au loin. Ce lagopède est beaucoup plus accessible ! Retour au Frozen Lake pour filer à présent vers le Mont Rainier et ses glaciers. Un regard en arrière vers le sentier où nous étions tout-à-l’heure. Ce glacier n’a pas l’air très en forme, ça fond ! Arrivés à un superbe point de vue, nous cassons la croûte et sommes à nouveau rackettés par un écureuil incroyablement effronté. Il en veut à nos amandes et grimpe partout y compris sur mon chapeau ! Grosse partie de rigolade ! Effet écureuil ou amplitude des paysages et proximité du glacier ? Fred et les enfants ont adoré cette balade, même si la fin nous a semblé longuette. Le détour vers le Mount Fremont Overlook n’est pas indispensable. 5h pauses comprises Fin d’après-midi tranquille au campground, baigné de l’habituelle lumière orange alors que le soleil est encore haut sur l’horizon.
Jeudi 13/08/15 J12 Petite pluie nocturne, le sol est déjà presque sec. Bénéfice de la sécheresse, l’absence quasi-totale de moustiques et d’insectes en général. Il y a d’ailleurs aussi très peu d’oiseaux. Pas de fleurs : pas d’insectes : pas d’oiseaux… Il faut dire qu’en Lorraine, pays de forêts et de plans d’eau, il y en a sans doute plus qu’ailleurs. Mais quand même, ça donne une drôle d’impression de marcher sans entendre le moindre gazouillis… Grand beau temps aujourd’hui, comme prévu par la météo, et nous démarrons de bonne heure pour arriver avant la foule à Paradise (45’ de route depuis Ohanapecosh) qui est l’endroit le plus fréquenté du parc du Mont Rainier. Nous faisons en route un petit arrêt à Reflection Lake, le bien nommé, qui manque toutefois un peu d’eau… Pas mal de monde sur le parking, beaucoup de gros sacs de backpackers et d’alpinistes. Nous nous contenterons de faire le Skyline Trail (9 km, + 500m), « marronnier » du coin. Nous marchons depuis 5 mn, le sentier est encore bétonné, quand Caroline « tombe » sur un ours noir qui s’éloigne tranquillement ! Il est 8h30 et nous sommes sans doute les premiers à passer sur ce sentier. Toute la zone entre ce sentier et le parking « des trailheads » est fermée, officiellement à cause d’un éboulement de terrain…Par ailleurs il est partout noté de signaler la présence d’un ours (ou cougar !) aux rangers. De là à penser qu’ils ferment les zones où des ours ont été signalés…donc on s’est bien gardé de signaler sa présence, d’autant plus qu’il était fort sympathique. Il a profité d’un des rares ruisseaux qui coulent sur les pentes du Mont Rainier pour y faire quelques ablutions avant de s’éloigner paisiblement. Plus haut nous apercevons quelques biches assez craintives puis c’est un florilège de marmottes hyper habituées à la présence humaine, qui se laissent approcher à 1m. A cette heure matinale il n’y a pas grand-monde alors que nous approchons du glacier. Ici aussi ça fond car il fait très chaud en dépit de l’altitude (environ 2000m) Encore un lagopède, toujours aussi bien camouflé ! Cherchez la marmotte ! Celle-ci était si gourmande qu’elle n’a pas daigné se déplacer du moindre centimètre ni même interrompre son grignotage, pressée de parfaire ses réserves avant l’hiver. Au loin, les silhouettes des montagnes peinent à émerger de la fumée. Un ruisseau ! Pas si nombreux sur les pentes d’une si grosse montagne. L’eau, la vie, un peu de verdure au milieu des champs de caillasse. Ici des « yéyés » aussi appelés « Polnareffs » Grosse différence entre nos montagnes européennes et celles d’ici : l’impossibilité de faire une confortable pause allongé dans une prairie moelleuse ! Ici tout n’est que caillasse ponctuée de touffes de fleurs (fanées en l’occurrence) : la faute au climat plus sec ? Au caractère volcanique et récent des montagnes ? Si quelqu’un sait ? Un peu après 11h arrivent les premiers nuages… Ultime marmotte juste avant de rejoindre le parking qui fait la joie des petits enfants, toute fiérotte d’avoir un tel succès ! 3h30 pauses comprises. Après-midi tranquille au bord de l’eau, certains bouquinent, d’autres jouent les explorateurs le long de la rivière, jusqu’à cet énorme bouchon ! D’autres (les parents !) font un saut lessive/ravitaillement jusqu'à Packwood (laundry du RV park, wifi en libre accès à la library juste à côté) situé à 1/2h de route.
Vendredi 14/08/15 J13 En route pour le Mont St Helens ! La météo est très pessimiste pour l’après-midi, de fortes pluies sont annoncées mais ça ne devrait pas durer. Nous prenons donc notre temps pour une journée dont le programme sera sans doute assez léger puisqu’amputé de la randonnée prévue l’après-midi. Nous renonçons aussi à la petite randonnée de Naches peak loop trail, renommée pour ses prairies fleuries (plus de fleurs) et les reflets du Mont Rainier dans le Tipsoo Lake (temps bouché) Pause-wifi à la library de Packwood (en fait dans la voiture garée devant..) tout en observant d’un œil étonné le majestueux cerf qui vient prendre son petit déjeuner auprès de la gérante du RV park. C’est visiblement une habitude et la dame a toutes les peines du monde à l’empêcher de rentrer dans son mobil home ! 1h de route au total seulement jusqu’au Iron Creek Campground, situé sur le flanc est du Mount St Helens mais on change totalement d’univers ! Non ce n’est pas une forêt vierge mais bien un camping ! Le temps de s’installer (pour 1 seule nuit), la pluie arrive comme prévu et on déjeune pour la 1ère fois à l’abri du tarp. Les plus courageux font une tentative l’après-midi en roulant jusqu’à Windy Ridge, l’accès Est au cratère du Mont St Helens, mais je ne sors même pas de la voiture ! Retour vers notre forêt pluviale ! Valentin le maître du feu ne s’en laisse pas conter : en 5 mn un bon feu crépite en dépit des intempéries. Samedi 15/08/15 J14 Nous allons faire ce matin la rando prévue pour hier et demain au départ de Johnston Ridge à l’ouest, celle prévue pour aujourd’hui… Nous replions les tentes et nous mettons en route de bonne heure vers Windy ridge par une petite route sinueuse et cahotique (le terrain semble encore très mal stabilisé et l’asphalte ondule pas mal). Nous quittons la forêt pluviale pour une forêt plus classique de conifères puis arrivons dans la zone de « blast » où tous les arbres ont été soufflés par l’éruption : un paysage post apocalyptique comme nous n’en avions jamais vu ! Le Mont St Helens est un gros volcan dont la dernière énorme éruption de 1980 a causé un glissement de terrain qui a fait passer son altitude de 2959 à 2549m. Toute la chronologie de l’éruption (qui fit 57 victimes) est très bien détaillée ici : https://fr.wikipedia.org/...Saint_Helens_en_1980
Nous démarrons la randonnée vers les Loowit Falls (13,5 km, +200 m environ) à 8h20 en nous garant sur le parking de Windy Ridge. Enfin un ciel intéressant ! Le sommet se cache dans les nuages… Pierres ponces partout ! 1 heure d’une piste peu intéressante, réservée aux scientifiques, nous mène à une bifurcation vers Abraham Trail que nous suivons pendant quelques minutes avant de réaliser notre erreur. Il faut en fait descendre un peu dans la vallée avant de remonter doucement de l’autre côté cette fois vraiment sur les flancs du volcan. Quelques chèvres des montagnes aperçues de loin. Nous franchissons plusieurs ravines plus ou moins fertiles. En contrebas le Spirit Lake et les millions d’arbres arrachés par l’explosion de 1980. On approche ! Voilà la cascade de Loowit Falls. Petit rayon de soleil juste pour la photo souvenir… Paysage vraiment austère et très impressionnant. Le fond de l’air est frais et nous ne trainons pas, on redescend Non sans jeter un dernier coup d’œil à la cascade. Nous remarquons d’ailleurs une sorte de cabane toute blanche un peu plus haut (dispositif scientifique sans doute ?) Noir c’est noir ! Nous revoilà au parking. J’ai adoré cette rando du fait de son côté un peu dramatique (grâce aux nuages), les enfants eux ont trouvé qu’il faisait un peu frisquet. Il faut dire qu’on a une météo tout-à-fait incroyable avec des températures très supérieures aux moyennes habituelles, 25 à 30°C selon l’altitude au plus chaud de la journée. Nous reprenons la route pour contourner le Mont St helens par le nord et dormir au Eco Park resort, situé sur la Spirit Lake memorial Highway, à 1/2h de Johnston Ridge. 2h30 de route tout de même aussi faisons-nous une pause déjeuner dans un diner de Randle. Arrivée vers 18h à l’Eco Park resort, un drôle de petit bonhomme nous conduit jusqu’à la yourte que j’ai réservée pour une nuit. L’emplacement est immense et très agréable. Que de vert ! ca fait du bien ! Nous avons juste le temps de prendre une bonne vraie douche et de griller notre viande avant que la nuit ne tombe. Bande d’affamés ! Dimanche 16/08/15 J15 Très bonne nuit, très claire (beau ciel étoilé, pas de pollution lumineuse et pour la 1ère fois nous n’étions pas au cœur d’une forêt d’énormes arbres) et assez fraiche. Nous sommes presque les premiers sur le parking de Johnston Ridge (1 ou 2 voitures y ont passé la nuit) et nous démarrons la randonnée vers Harrys Ridge (13 km, +200m environ ?) vers 7h40. Grand beau temps comme prévu ! Les glaciers du cratère sont assez mal visibles, apparemment en voie de disparition eux aussi. Au téléobjectif on parvient à distinguer la petite cabane blanche aperçue hier. Ravines… Bords acérés du cratère… Contemplation… A contre-jour émergeant de la fumée, le Mont Adams 50 km à l’est avec au 1er plan, le Spirit Lake. En contrebas un important groupe de biches avec quelques cerfs. Nous parvenons à Harrys Ridge après 2 h de marche tranquille, et n’avons croisé qu’un ou deux autres randonneurs. Nous repérons la cascade où nous étions hier (au centre de l’image) Les millions d’arbres, victimes de l’éruption, qui se baladent sur le lac au gré du vent… Ces souches atypiques sont étonnantes : rien à voir avec les souches d’une forêt exploitées. Ici l’arbre a été arraché ! Quelques couleurs d’automne commencent à apparaître. Etranges petits cônes en fond de vallée ? Sur le retour nous croisons tout de même quelques randonneurs mais ce n’est rien par rapport à la foule qui se contente d’une visite au visitor center où nous faisons ensuite un petit saut. Il y a quelques témoignages de campeurs ou de randonneurs qui ont survécu à l’éruption, c’est assez prenant car on s’imagine parfaitement à leur place, brrr… Quelques photos spectaculaires de l’éruption et du glissement de terrain, comme celle-ci… Nous prenons tout notre temps pour déjeuner au Patty’s Place tout en bas de la Spirit Lake Highway car nous avons seulement 3h de route à faire cet après-midi pour nous rendre à Deception Pass State Park, au Nord de Seattle, pas loin du ferry vers les Iles San Juan. C’était sans compter les énormes bouchons : fin de WE et/ou fin de vacances ? Nous avons mis 6h pour faire 300 malheureux km. Première fois que nous affrontons des bouchons aux Etats-Unis ! La région est décidément fort peuplée ! Bref, nous arrivons juste avant la tombée de la nuit à Bowman Bay Campground, où j’ai réservé juste pour une nuit un emplacement juste au bord de la mer, dont nous n’aurons pas le temps hélas de beaucoup profiter. Douche, miam miam et dodo. Feux de bois interdits désormais interdits partout, à cause des incendies qui sévissent un peu partout : c’est un peu la psychose…car les foyers dans les campgrounds sont bien conçus et à mon avis sans aucun risque. Au loin les sommets des Olympic Mountains où nous irons bientôt. Lundi 17/08/15 J16 Au matin, ils sont toujours visibles, le beau temps nous accompagne encore, quelle chance ! J’ai réservé le ferry vers Lopez Island vers 9h30. L’archipel des San Juan au nord-ouest de Seattle, tout près de la frontière canadienne, est composé de plusieurs îles. Lopez m’a semblé la plus paisible et la plus accueillante (merci Aquilegia pour tes conseils) L’aller-retour pour la voiture et 6 personnes coûte une centaine de dollars, la réservation du ferry de retour n’est pas possible mais le site des Washington State Ferries indique les « best time travel hour » (horaires les moins fréquentés) Comme on adore les ferries (c’est bien le seul transport en commun que j’aime) c’est l’occasion de se donner un petit aperçu des îles parsemant l’énorme Détroit de San Juan de Fuca, entre USA et Canada. La traversée dure 45 mn que nous passons sur le pont car l’air est très doux et la vue magnifique sur Glacier Peak à l’est (3213 m) et les îlots et leurs jolies maisons. La mer est d’huile, un vrai temps de demoiselle, et nous faisons du rase-caillou… Arrivée à Lopez Island (très longue file de voitures qui attendent pour embarquer sur environ 1 ou 2 km, gloups) où piétons et vélos débarquent en premier. C’est très bon enfant et ça nous fait un peu penser à certaines îles bretonnes où les gens rejoignent leur famille pour les vacances : à peu près la même taille que Belle-Ile avec 2 fois moins d’habitants (2000 pour une île de 24X13 km) Nous allons installer les tentes au Spencer Spit State Park où j’ai réservé pour une nuit (petite déception, je me suis plantée en réservant et on est assez loin du bord de l’eau, sur un emplacement petit bien que parfaitement isolé des voisins, à perpète des toilettes –pas de douches- et pour la 1ère fois il y a pas mal de moustiques, vite découragés par le répulsif) Ensuite, première mission, trouver à manger ! Pas trop dur aux US en général… on choisit le seul resto qui ait une (petite) vue sur mer et on bulle un bon moment en terrasse. Il fait un temps parfait, un dosage idéal entre soleil et légère brise marine. On reprend la voiture pour aller vers le sud de l’île, croisant en route quelques jolies maisons, échangeant moult signes de la main avec les îliens très amicaux ! Impossible de croiser un piéton, un cycliste (assez nombreux sur l’île) ou un automobiliste sans un petit salut ! J’ai prévu une petite randounette vers Shark reef Sanctuary au SO de l’île où nous arrivons vers 14h. Un quart d’heure de marche dans une jolie pinède nous mène à l’Océan Pacifique. L’endroit a des petits airs de presqu’île de Crozon, la bruyère en moins et le kelp en plus. Ici point de requins mais des phoques qui se dorent la pilule au soleil et jouent dans les courants, la belle vie ! Pour les hommes aussi la vie a l’air douce par ici, à naviguer tranquillement au milieu des montagnes. On passe un bon moment à observer les phoques et les voiliers puis nous repartons vers Agathe Beach pour marcher jusqu’à Iceberg Point, le point le plus au sud de l’île, d’où l’on peut apercevoir orques et baleines, quand on a de la chance et quand c’est la bonne saison ! Donc on n‘a rien vu… Un peu déçus par cette rando, un peu fade après Shark Reef et surtout réalisée sous une lumière un peu blafarde. Pas indispensable donc sauf à la saison des baleines bien sûr ! « Par le chemin des écoliers » nous regagnons notre campground en prenant tout notre temps pour apprécier quelques charmants détails. Petite balade vespérale le long du lagon de Spencer Spit, où les gens qui passent la nuit dans ce petit mouillage tranquille viennent dégourdir les pattes de leurs chiens.
Mardi 18/08/15 J17 Après une nuit tranquille bien qu’un peu chaude, nous parcourons les quelques km qui nous séparent de l’embarcadère et arrivons avec 1h30 d’avance au ferry, inquiétés par la foule aperçue hier en débarquant. Nous sommes parmi les premiers…on abandonne la voiture et après un petit tour vers la salle d’attente toute mignonne avec sa petite bibliothèque, nous quittons le parking et nous posons au bord de l’eau, à l’ombre, en regardant passer les ferries. Au loin le Glacier Peak émerge de la brume et des fumées. Je longe un peu la côte et remarque d’étranges arbres rouges. Si quelqu’un sait de quelle espèce il s’agit ? Nouvelle traversée très agréable, rythmée par l’observation des voiliers. Nous déjeunons à Anacortes (Island Café, bien) et profitant du wifi découvrons un message de WSF (Washington State ferries) nous informant d’une panne sur le ferry que j’ai réservé ce soir de Coupeville au sud de Whidbey island vers Port Townsend sur l’Olympic Peninsula. Or ce ferry est très fréquenté car il évite un détour de plus de 4h par le sud du Puget Sound. Ils utilisent en remplacement un ferry plus petit et ne peuvent donc pas honorer les réservations, tout en donnant priorité à ceux qui ont réservé. Bref, on abandonne l’idée de visiter le village de Langley dans le sud de Whidbey Island et on file directement au ferry avec un timing parfait puisque nous embarquons 5 mn plus tard. 1h de traversée paisible puis nous arrivons à Port Townsend vers 15h30. Il fait 30°C ! Encore 1h de route et nous découvrons la maison réservée pour 3 nuits un peu à l’est de Port Angeles, qui va nous servir de base pour découvrir une partie de l’Olympic Peninsula. La maison est au bord de la mer, un peu en retrait protégée par quelques pins, très confortable. J’aperçois une loutre qui joue dans les vaguelettes. On s’y sentirait tout à fait chez soi avec une déco un peu moins rustique et sans les 12 bibles que caroline et Arnaud ont compté dans leur chambre (véridique !) http://www.vrbo.com/583351 Nous allons faire quelques courses à Port Angeles, histoire de pouvoir profiter du barbecue, tandis que les enfants s’approprient la maison et ses salles de bain. Nous profitons jusqu’au bout du soleil couchant et de la vue sur l’île de Vancouver.
Mercredi 19/08/15 J18 Temps radieux prévu pour cette journée, en route vers les Olympics Mountains. Nous arrivons au trailhead de Obstruction Peak (il faut prendre une piste qui part vers l’est un peu avant d’arriver au visitor center du Hurricane Ridge) et démarrons la rando vers Grand Lake vers 9h30. Nous choisissons de faire une boucle en descendant par Badger valley et nous remonterons par le sentier classique plus à l’ouest. Plusieurs pancartes mettent en garde contre les ours, cougars et autres chèvres irascibles : nous ne verrons qu’une ou deux marmottes ! Après une descente très minérale vers Badger Valley, nous entrons dans une forêt assez monotone (on se croirait dans les Vosges, il fait super chaud et nous trempons régulièrement nos vêtements dans les quelques ruisseaux croisés) et arrivons enfin vers midi sur les rives du Grand Lake. Longue pause pique-nique au bord du joli lac. Je m’inquiète de la remontée en plein soleil ! Dernier regard sur le lac, on refait le plein d’eau à un petit ruisseau, pas sûrs d’en trouver plus haut, on trempe nos vêtements dans l’eau fraîche et c’est parti. Finalement en prenant son temps, c’est sans problème (on a cependant vu des familles avec de jeunes enfants qui avaient bien du mal avec cette incroyable chaleur !) On passe ensuite au-dessus des arbres ce qui nous permet d’apercevoir au sud-est les pics et les glaciers du Mont Olympus (2432 m) Après 1h30 de grimpette, nous arrivons sur le plateau et le sentier, quasiment plat est très agréable avec d’un côté les sommets enneigés du massif et de l’autre un paysage hyper minéral. 6h30 au total pauses comprises pour cette randonnée. La plus belle partie se situe entre le lac et le trailhead sur le sentier ouest (Badger Valley ne nous a pas vraiment dépaysés) 13 km, +750m Nous reprenons la voiture et roulons jusqu’au trailhead de Hurricane Ridge, dans l’espoir de voir quelques animaux (des Mountains Goats y sont régulièrement aperçues). Un peu crevés, nous interrogeons un couple de randonneur qui en revient : ils n’ont pas vu grand-chose, alors nous décidons de retourner profiter de notre maison et de ses environs. C’est sur la route en redescendant vers Port Angeles que nous verrons le plus d’animaux (plusieurs biches) Le vent s’est levé et le paysage se dynamise. On comprend pourquoi la maison n’est pas directement sur le Pacifique ! Je prends la voiture et roule quelques centaines de mètres vers l’est jusqu’à l’embouchure de la Elwha River. J’adore ces endroits où se mêlent eau douce et eau salée, avec leurs bancs de sables ou de galets et leurs inévitables colonies d’oiseaux. J’aperçois de loin la maison coincée entre montagnes et océan. Ce coin est décidément très beau. Rencontre incongrue avec une dame qui promène son chien en se rééduquant (podomètre à l’appui !), qui me déclare son amour pour la France, Baudelaire et les Fleurs du Mal en quelques minutes de conversation. Jeudi 20/08/15 J19 Temps couvert ce matin, ça devrait se lever vers midi, pas de pluie prévue… Dire que nous sommes dans la région la plus arrosée du continent nord-américain avec 7 fois plus de précipitations annuelles qu’à Nancy ! En route vers Shi Shi Beach (prononcer shai shai, http://www.wta.org/...north-shi-shi-access ) située tout au NO de l’Olympic Peninsula, ce qui nécessite d’emprunter une route coincée entre montagnes et océan, qui épouse chaque courbe de la côte, fréquentée par des hordes de camions lourdement chargés d’énormes billes de bois, qui roulent à tombeau ouvert. Cette plage célèbre pour ses sea stacks (pitons rocheux) se situe dans la Makah Indian reservation et il faut acheter un permis à Neah Bay, vendu dans presque tous les commerces (10 $ de mémoire) La rando jusqu’à Point of the Arches, là où se situent les pitons fait 13 km A/R : on peut la faire comme nous dans la journée mais aussi passer 1 ou 2 nuits sur place pour profiter des belles lumières de début ou fin de journée. Il y a 1 ou 2 rivières qui permettent de se ravitailler en eau. Dénivelée négligeable. L’endroit est parait-il très fréquenté en été, nous n’avons pas vu grand monde et avons en milieu de journée été seuls sur la plage. Après 1/2h de marche en forêt, nous apercevons enfin la mer et au loin les fameux pitons. C’est parti pour 4 km de marche sur la plage où la marée descendante dessine de jolis motifs géométriques. Nous arrivons juste à l’étale de basse-mer, désormais elle va remonter, gare ! Nous poursuivons un peu au-delà de Point of the Arches mais la prudence nous empêche d’aller bien loin, d’autant que l’atmosphère assez lugubre ne nous donne pas envie de rester coincés par la marée. Comme prévu, le temps s’améliore ! Voilà, la mer remonte, nous repassons au nord des pitons, « du bon côté ». A contre-jour la côte semble vraiment hostile avec ces pitons arc-boutés contre l’Océan. Il est midi la plage est à nous, partagée avec un couple de photographes qui va camper sur place. Atmosphère transformée par le soleil ! Recto Verso Il est temps de rebrousser chemin, si on veut pouvoir profiter du sable dur avant la marée haute. Pause pique-nique près d’un petit ruisseau, très apprécié des goélands ! Retour d’abord par les rondins, pas très rapide et assez casse-g…e, on regagne bien vite la plage. Un regard en arrière vers les pitons de plus en plus masqués par les embruns, car le vent a encore forci. On retraverse la forêt, en croisant pas mal de marcheurs qui arrivent pour camper, souvent très lourdement chargés. Petit arrêt à l’estuaire de la Sooes River ou un kayakiste s’apprête à remonter la rivière, la mer étant trop agitée : vent d’ouest, marée montante et courant de rivière… Randonnée bien fatigante finalement, malgré l’absence de dénivelé : sable, timing à respecter par rapport à la marée, algues glissantes, vent « saoûlant ». Nous allons encore bien dormir ce soir ! Nous profitons tout de même de notre dernier coucher de soleil, très nuageux !
Vendredi 21/08/15 J20 Après concertation, nous décidons de zapper Ruby Beach et la Hoh Rain Forest (trop de route, pas assez de pluie pour mettre en valeur les mousses de la Rain Forest) au profit d’une visite express et superficielle de Seattle. C’est l’occasion d’une nouvelle petite croisière sur le ferry (16 $ pour la voiture et 6 personnes !) qui va de Bainbridge Island (atteinte via un pont flottant) jusqu’au centre-ville de Seattle. Pour notre 4ème et dernière traversée en ferry, la chance nous sourit une fois de plus puisque nous embarquons aussitôt. Ces petites îles sont hyper-résidentielles : mignons petits ports, jolies maisons au bord de l’eau, ça nous fait décidément penser au sud de la Norvège ou de la Suède…mais nous sommes à la latitude de Quiberon ! Nous approchons de Seattle, c’est mieux que par l’autoroute non ? La plus haute tour à droite est le Columbia center, nous y monterons tout-à-l’heure ! On a tout juste le temps d’observer quelques détails du front de mer et il nous faut déjà débarquer ! Quelques photos à la volée depuis la voiture, mélange d’ancien et de moderne… Nous arrivons à la Columbia Center Tower vers 12h30 : 64,5 $ pour nous 6, pas d’attente, en route pour le 73ème étage. Les éternelles fumées nous empêchent de voir bien loin mais la visite est plaisante : ce n’est pas si souvent qu’on a l’occasion de grimper si haut en ville. Nous apercevons l’embarcadère du ferry, le Lac Union (où j’avais envisagé d’aller voir des maisons flottantes, oui, encore ! Mais il fait trop chaud, 34°C !) Alors on file vers le Fly Muséum (Musée de l’air) situé un peu au sud de la ville que nous visitons après avoir déjeuné sur place. J’ai adoré le hall principal ou sont suspendues toutes sortes d’aéronefs de toutes époques ! Pour notre dernière nuit aux US, j’ai réservé une grande chambre pour 6 au Hampton Inn and Country à Dupont, très bien. Nous dînons juste à côté au Teryaki chicken, bien.
Samedi 22/08/15 J21 Réveil aux aurores ! Notre avion n’est qu’à 13h30 à Portland mais échaudés par les bouchons de l’I5, nous prenons une énorme marge. Déjeuner très complet à 6h, puis 2h de route fluide, nous arrivons avant 10h à l’aéroport de Portland. Voyage de retour sans histoire (Escale à Dallas dont les environs nous ont paru beaucoup plus vert que tous les états que nous venons de traverser, quel paradoxe ! Escale à Londres où nous faisons une énorme sieste) et arrivée à la maison dimanche vers 21h00.
Epilogue Un beau voyage un peu trop tranquille selon les enfants, moins excitant que ceux que nous avons pu faire en Utah/Arizona. Une météo exceptionnelle avec 1 seule demi-journée de pluie en 3 semaines. Peu ou pas de beaux ciels à cause des fumées d’incendies omniprésentes de San Francisco à Seattle. Pas de fleurs, pas de neige, canicule et 4 ans de sécheresse, dommage ! Très très peu d’Européens et de Français en particulier ( à part bien sûr à SFO) : super accueil des Américains. A chaque fois je me demande bien quelles qualités rendent les Français si populaires là-bas : c’est un grand mystère pour moi ! Beaucoup de monde (en immense majorité des Américains et pas mal d’asiatiques) en particulier à Crater Lake, Mont Rainier et Mont St Helens, sans que ce soit trop gênant car en démarrant tôt le matin et en marchant un peu on échappe sans difficulté à la foule. Ce sont ces 3 sites qui ont le plus marqué les enfants : Crater Lake en particulier ! Fred et moi avons bien aimé Lassen Volcanic NP et Bumpass Hell en particulier (rien à voir avec Yellowstone mais tellement inattendu dans ce coin des US) On a aussi été emballés par Mont Rainier et Mont St Helens. On a bien aimé aussi les petites traversées en ferry et l’atmosphère tranquille des îles au NO de Seattle. L’alternance camping rustique/jolies maisons confortables et bien situées a bien plu : c’est plus fun que de ne dormir que dans des motels basiques qui se ressemblent tous. Les enfants (et nous aussi) gardent toutefois la nostalgie du camping sauvage…pas facile dans cette région à moins de faire du backpacking. L’est Oregon m’a bien plu mais je crois être la seule (je pense qu’il faut un peu d’imagination pour l’imaginer au printemps alors que les collines ne sont pas encore grillées et les rivières pas encore asséchées !)
Voilà le carnet illustré de notre dernier voyage est en ligne sur sibellelaterre en cliquant ici

Bonne lecture! Marie
Texte seul :
RECIT USA 2015 Des Grands Volcans vers l’Océan : Californie du Nord, Oregon, Washington. Après quelques voyages dans l’Ouest Américain au pays des canyons et des roches rouges, nous décidons d’explorer de nouveaux horizons et quoi de mieux que quelques volcans pour motiver toute la famille ? Histoire de varier un peu, j’y ajoute une pincée d’océan (nous avions lors d’un voyage précédent eu l’occasion de survoler Seattle et la géographie du coin vue d’avion nous avait bluffés !) Cette année nous serons 6 puisque Valentin, l’ami de Marion fait partie de l’aventure. Le but du voyage est comme d’habitude de découvrir la nature en s’y baladant à pied et je fais donc le choix de réserver des hébergements à chaque fois au plus près des parcs : ce sera donc souvent du camping et comme la météo dans ces contrées peut se montrer taquine, nous ponctuerons le voyage de quelques séjours de 2 ou 3 nuits consécutives dans de douillettes maisons trouvées sur VRBO. Tous les campgrounds ont été réservés longtemps à l’avance entre décembre et février (à juste titre car presque tous étaient « full » à notre arrivée) Je prévois de faire pas loin de 5000 km en 3 semaines, nous serons 6 adultes avec du matériel de camping donc après avoir un peu hésité vu le surcoût, je change ma réservation de Dodge Grand Caravane pour un van 12 places qui s’avérera parfait ! Réservation chez Budget via Autoeurope (pour 20 jours : 1787 €+ 124 USD de frais de drop off) J’ai réservé en décembre les vols via American Airlines, et la meilleure combinaison prix/horaires/villes de départ et d’embarquement nous fait pour une fois partir du Luxembourg (très pratique pour nous car 1h40 de route) : Arrivée à San Francisco, départ de Portland. 718 €/personne du 02/08 au 22/08 : pas cher mais escales à Londres et Dallas (un peu plus de 20h de voyage), vieux avions avec écrans individuels qui fonctionnent mal, choix de film très réduit, rien en Français et films dont on ne choisit pas l’heure de début ! Impossible de réserver ses sièges en ligne ni à l’avance ni lors du online check-in : on a eu des sièges mal situés et étions placés 2 par 2 et pas tous ensemble (mais proches en s’arrangeant avec d’autres passagers). Pour finir, quelques jours avant le départ, je réalise que nous repartons à présent de Dallas et non plus de Portland ! Appel (en Français) au service client de la compagnie qui résout le problème immédiatement : je ne peux tout de même m’empêcher de me demander ce qui ce serait passé si je ne m’étais pas rendue compte à l’avance du bug ?! Malgré ces contrariétés, le voyage s’est bien déroulé : pas de retard et pas de bagage perdu. On a bouquiné et dormi dans l’avion, marché, mangé et wifité aux escales et sommes arrivés presque frais et dispos le 02/08 à 23h30 à San Francisco (pour un départ du Luxembourg le même jour à 11h30) Dimanche 02/08/2015, J1 Prise en charge un peu longue du véhicule à l’aéroport de SFO chez Budget (il faut dire que nous sommes un peu en avance) : le Ford 12 places est énorme et pour une fois le chargement des bagages se fait en 2 secondes. Coffre énorme, 3 banquettes à l’arrière (sièges non pliables), c’est royal. On branche le GPS et c’est parti via le Golden Gate Bridge vers Sausalito où j’ai réservé un houseboat, comme la dernière fois ! http://www.vrbo.com/629690
Nous le trouvons facilement et il est mignon comme tout, ça tangue un peu quand nous montons à bord, la mer miroite tranquillement, j’adore ! A notre horloge biologique il est 11 h du matin : un petit Stilnox et hop au lit, il est déjà 2h du mat heure locale !
Lundi 03/08/2015, J2 Nous avons tous bien dormi, même si j’ai dû mettre mes boules Quiès du fait de la proximité de l’autoroute (la Gate 6 ½ où nous sommes en est vraiment plus proche que les autres, bon à savoir !) Les autres n’ont rien remarqué ! Je n’ai pas de programme bien précis pour ces 2 jours/3 nuits à San Francisco : le but était d’attendre d’éventuels bagages perdus, de se remettre du décalage horaire, et tout simplement de profiter des vacances et de notre petit séjour sur l’eau. Après un 1er ravitaillement au supermarché du coin (Mollies Stones, bien achalandé mais cher, nous partons en voiture vers Hawk Hill, un point de vue situé au NO du Golden Gate Bridge.
A cette heure la circulation est plutôt clairsemée sur le pont.
Zoom sur San Francisco, quelle situation magnifique !
Les ponts de vue se succèdent le long de la route et sont de plus en plus beaux, d’autant plus qu’il n’y a pas de brouillard, pourtant si fréquent en été dans la baie. Il fait si beau que nous partons pour une baladounette vers Rodeo Cove, épargnée par le brouillard qui attend sagement au large sur le Pacifique. Du coup, les fleurs ont soif ! Après quelques circonvolutions, nous arrivons à Point Cavalho, cette fois au NE du pont. Le Présidio Yacht Club est bien situé mais gare au courant ! Au loin, le Bay Bridge et Alcatraz. Nous retournons ensuite au houseboat, tout proche, remplir les estomacs de nos grands zados. Ce ponton comme ceux des autres Gate est vraiment charmant… 2 kayaks sont à notre disposition et Arnaud s’en va faire un tour en attendant l’heure du repas, cool ! Pas de sieste surtout ! On file vers SFO (via le Golden Gate Bridge, payant uniquement en allant VERS SFO via le site bayareafastrak.org, à faire en avance ou dans les 48h qui suivent le passage, il faut l’immatriculation de la voiture) et nous partons à l’assaut de Lombard Street et de ses virages, à la vitesse…d’un escargot. Oui c’est le milieu de l’après-midi, pas malin… Les plus courageux font l’ascension à pied, ça va plus vite et ça leur permet de faire quelques photos des jolies maisons en bois rehaussées de flamboyants, d’une échappée vers Alcatraz et Angel Island, de belles maisons hispanisantes ou d’un aigle qui garde sa maison ! Vue au loin vers Coït Tower… Je plains les riverains parasités par ces hordes de touristes et surtout leurs voitures !
Nous allons ensuite faire un tour au bord de la mer. Il y a encore un petit port de pêche où batifole un phoque. Assez peu d’otaries au Pier 39 mais les observer est tout de même amusant surtout quand elles se chamaillent ! On est en Amérique, pas de doute ! Trop tard pour le musée de la marine que nous avions bien apprécié la dernière fois, il ferme à 17h. Alors nous profitons du beau temps pour grimper à Twin Peaks et profiter de la vue sur SFO. Les cargos au mouillage sont vent arrière tellement le courant de marée descendante est puissant ! Pourtant ça souffle ! Nouveau passage à Hawk Hill pour profiter d’un meilleur éclairage sur le Golden Gate Bridge. Puis nous regagnons avec plaisir nos pénates aquatiques.
Mardi 04/08/15 J3 Joli lever de soleil (le décalage horaire nous fait lever tôt !) En route vers la forêt de Muir Wood où nous arrivons un peu avant 8h. Nous partons randonner sur l’Ocean View Trail à partir de Pinchot Tree, puis Lost Trail et Fern Creek Trail : bof ! C’est longuet, fatigant, mieux vaut rester au fond de la vallée c’est là que sont les plus gros arbres. Je n’avais pas retenu cette rando la dernière fois, à juste titre ! Achat du National Park Pass (80 USD, valable 1 an pour tous les Parcs Nationaux des US) en quittant le parc. Nous reprenons la route vers Stinson Beach où se prélasse une colonie de phoques. Plus loin des biches un peu avant d’arriver à Point Reyes que décidément nous ne verrons pas encore cette fois sous le soleil. Drôle d’atmosphère dans cette presqu’île perdue. Je referai bien la balade d’Abott’s Lagoon mais le temps se gâte, les troupes fléchissent alors on retourne au soleil de Sausalito faire un peu de kayak au milieu des houseboats. Joli coucher de soleil !
Mercredi 05/08/15 J4 Nous avons refait quelques courses hier et partons de bonne heure pour Lassen Volcanic National Park. Notre fidèle petit frigo électrique nous accompagne pour son 4ème voyage : nous le laissons branché en permanence nuit et jour, aucun problème avec la batterie de notre gros van. Route pas palpitante d’autant plus que le ciel est blanc de fumée tous azimuts, flûte. Nous arrivons vers midi par l’entrée sud du parc, le traversons dans des nuages de fumée jusqu’au Manzanita Campground (le Lassen Peak, sommet du parc, est quasi invisible, noyé dans la fumée) trouvons notre emplacement de camping, nous installons (pour 2 nuits), cassons la croûte et partons en direction du Nord-Est du parc (1h de route) pour faire la rando de Cinder Butte Cone. Comme il est un peu trop tôt pour bénéficier d’une belle lumière sur ce site (si tant est que ce soit possible avec la fumée…grr…) nous partons d’abord sur la petite rando qui longe d’abord le Butte Lake puis tourne vers Bathtub pour former une boucle. Le niveau du lac semble assez bas et l’atmosphère est assez spéciale avec cette sal..ie de fumée… Le sentier s’élève au-dessus du lac. Les feux de forêt sont un phénomène naturel mais il semble que cette année soit particulièrement terrible : c’est la 4ème année de sécheresse pour les états de la côte ouest. Tout est sec et ratacuit, il y a eu très peu de neige cet hiver et les fleurs d’été sont fanées depuis belle lurette : moi qui me faisais une joie de randonner dans de jolies prairies d’altitude en fleurs sur fond de sommets enneigés… Laure (Calisson 94 sur voyage forum : https://voyageforum.com/...ost=7128317;#7128317) qui nous a précédés de quelques semaines m’a prévenue : tout est grillé et très peu de neige ! Je n’imaginais pas que c’était à ce point ! Dire que j’ai choisi le mois d’août pour éviter les déboires de Thibaut (Itat sur VF : https://voyageforum.com/...ost=5482471;#5482471) qui en juillet 2012 a souvent été bloqué dans ses randos par la neige ! La fine équipe, encore plein d’énergie ! Rando pas indispensable dans une forêt souvent brûlée avec un Bathtube Lake pas transcendant, dans du sable mou souvent. (3,7 km, +120 m) http://www.lassenhiking.org/...ake/Bathtub-Lake...
Il est temps maintenant d’aller voir à quoi ressemblent ce fameux cône de cendres et ses Painted Hills (collines colorées) satellites. On chemine d’abord en faux plat montant dans du sable mou le long d’une gigantesque coulée de lave (Fantastic Lava Beds) avant d’enfin sortir de la forêt pour découvrir cet étrange Cinder Cone. (+350 m, 8.2 km) http://www.lassenhiking.org/...Cone/Cinder-Cone... La grimpette est hypertoxique, vraiment éreintante dans des scories qui n’ont aucune tenue : heureusement le site est désert sans personne pour me voir agoniser dans la montée ! ½ h d’effort intense plus tard, nous découvrons le cratère formé de 2 lèvres concentriques. C’est beau malgré l’atmosphère enfumée. Personne n’aura le courage de descendre au centre du cratère, on se contente de suivre les crêtes. Arrivés au sud du cratère, nous découvrons les Painted Hills cernées du Fantastic Lava Bed qui coule jusque dans le Snag Lake. Je peste contre cette s… de f….qui nous afflige d’une impression de cataracte précoce ! Après une longue pause contemplative, nous redescendons sur le flanc sud du cône (je pense que la montée de ce côté est encore pire) L’endroit est tout de même magnifique, nous n’avions jamais rencontré de tels paysages auparavant… Bien fatigués, nous reprenons la route vers Manzanita Campground, dans la lumière orangée des fumées d’incendies. En route nous faisons provision de bois car il est interdit d’en ramasser dans le campground : trop facile, il y a du bois très sec de tous formats partout à profusion ! Je m’inquiète pour la rando prévue demain : la grimpette au Lassen Peak fait 600 m de dénivelée, mission impossible si c’est le même terrain que pour le Cinder Cone (264 m, 9 km) Nous voisines de camping nous rassurent : le terrain est normal, ouf ! La fraicheur tombe rapidement, nous sommes à 1800 m et nous regagnons bien vite nos sacs de couchage…
Jeudi 06/08/15 J5 4°C au réveil ! Ça pique ! Certains ont eu un peu froid. Je dois motiver mes troupes, pas emballées à l’idée de grimper sur le volcan Lassen Peak entraperçu hier dans les fumées d’incendies. C’est le plus haut volcan du parc : 3189 m, dernière grosse éruption en 1914. La rando grimpe +600m en 8 km A/R, http://www.lassenhiking.org/...Peak/Lassen-Peak...) Heureusement le décalage horaire joue toujours en notre faveur si bien qu’après une heure de route nous démarrons la rando avant 9h. Très bonne surprise : avec la fraicheur nocturne, la fumée est redescendue et nous sommes au-dessus. Je me doute qu’avec le réchauffement de l’air dans la matinée, elle va se dilater et grimper en altitude. Je confie donc l’appareil à Arnaud, beaucoup plus rapide que moi et il part devant avec mission de faire plein de photos avant que la fumée ne nous rattrape. L’odeur des lupins, seules fleurs encore présentes, légèrement sucrée est un délice ! En 3/4h il arrive à l’antécime et nous le rejoignons 1/2h plus tard, avant les nuages ! Gagné ! La grimpette est très régulière et comme il fait frais, c’est sans problème. Au Nord le mont Shasta émerge de la fumée, plus pour longtemps… Dernières longueurs vers le vrai sommet, course contre la fumée… Seuls persistent de rares névés. La fumée flirte maintenant avec le bord du cratère. Voilà nous sommes tous au sommet, mais pas les seuls ! Nous allons au cœur du cratère pour une pause pique-nique, il commence à faire bon. Grosse chaleur dans la descente, nous plaignons ceux qui montent en plain cagnard et qui en plus ne verront rien au sommet ! Retour au campground pour une douche puis une sieste bien méritées sous les gigantesques conifères qui dispensent une ombre appréciée. Petit tour vers le Manzanita Lake, à côté du campground, où de jolies oies pêchent en cadence tandis qu’un canard gourmand vient carrément quémander ! Valentin nous prépare de bonnes braises pour cuire notre repas du soir (bœuf grillé et pommes de terre à la braise) Nous achetons un peu de ravitaillement à l’épicerie bien achalandée du campground ainsi que 2 couvertures polaires. Vendredi 07/08/15 J6 Ce matin il nous semble faire presque bon : 7°C, on s’habitue ! Personne n’a eu froid et la mise en route est plus facile. Nous quittons le parc aujourd’hui mais avant nous allons visiter le site géothermique de Bumpass Hell, (5 km, +100 m, http://www.nps.gov/...ing_bumpass_hell.htm) qui se situe tout près du trailhead du Lassen Peak. Nous démarrons la rando avant 8h, pas de fumée mais le ciel est bien couvert. Personne sur le grand parking. Il s’agit pourtant de la rando incontournable du parc car facile avec peu de dénivelé. Ici aussi les lupins embaument l’atmosphère ! Nous dérangeons quelques biches et arrivons bientôt en vue des premières fumerolles. Le site n’est pas très étendu et parcouru d’une longue jetée de bois. Une lueur solaire apparait, et les couleurs éclatent enfin ! 9h, toujours personne ! Profitons… Remontée tranquille parmi les lupins, toutes les biches sont désormais cachées… Un dernier regard vers les fumerolles… Le Lassen Peak où nous étions hier émerge au-dessus des myrtilles. Plus à l’ouest Brokeoff Mountain, une rando plus ardue que nous ne ferons pas. Voici « le char » ! Nous traversons une nouvelle fois le parc vers sa sortie nord avec un petit arrêt au bord du lac Helen. Jolie prairie sur le flanc est du Lassen Peak. Petit arrêt pipi/culture express au Loomis Museum, qui présente quelques photos intéressantes de la grosse éruption d’il y a une centaine d’années. En route à présent vers Crater Lake, à 4h de route au Nord : arrêt déjeuner dans un diner de Shasta au pied du volcan éponyme, puis nous arrivons en Oregon toujours sous un ciel rendu blafard par les fumées d’incendies. Ils ne sont visiblement pas limités à la Californie ! Check in en milieu d’après-midi au Mazama Campground, nous installons les tentes (encore pour 2 nuits) puis filons voir le Crater Lake à quelques km seulement. 1er point de vue sur le lac vers 17h30 : les autres sont bluffés ! Moi qui ai vu des photos du cratère ourlé de neige, je regrette un peu cet hiver si peu arrosé et la canicule qui lui succède…L’endroit est tout de même incroyable. J’imagine la surprise de ceux qui l’ont découvert pour la 1ère fois ! Nous prenons la route vers l’ouest pour faire la courte et très fréquentée ascension du Watchman Peak (+130, 2.6 km A/R, http://www.americansouthwest.net/.../watchman-t...) un des petits sommets qui bordent le Crater Lake. A l’est bourgeonne un énorme nuage (juste derrière le Mont Scott où nous irons demain) qui nous fait penser à une éruption volcanique, car la région est truffée de volcans et qu’il n’y a aucun autre nuage dans le ciel (en dehors de strates de fumée, grrr) Juste sous nos pieds, le joli cratère de Wizard Island. Vers l’ouest, au loin les incendies et à nos pieds les prairies grillées par le soleil. Retour au campground, non sans faire auparavant une bonne provision de bois pour les grillades de ce soir (et les chamallows of course).
Samedi 08/08/15 J7 Petite flambée matinale pour prendre le petit déjeuner, nous sommes à 1800 m comme dans le Lassen Volcanic NP et les nuits sont encore relativement fraîches, 10°C ce matin. Forte de notre expérience du Lassen Peak où nous avons compris que le niveau des strates de fumée monte en cours de journée, je houspille mes troupes de bonne heure. Bien nous en a pris : une course à pied est organisée sur la route qui fait le tour du lac, si bien que la circulation n’est autorisée que dans un sens horaire, à vitesse réduite. Nous prenons donc notre temps pour découvrir les différents points de vue, quelques biches, les incendies au loin dont la fumée parvient toutefois jusqu’au lac. A 8h nous sommes au départ de la rando où nous serons seuls quasi jusqu’à notre retour à la voiture. Le Mount Scott est le plus haut sommet du parc 2692 m : 3 h de rando pour 350 m de dénivelé et 6,8 km, http://www.craterlakeinstitute.com/...rail-moun...)
Franc succès auprès des enfants, excellent rapport effort/intérêt. Vers l’est le paysage est gommé par les fumées. A l’ouest la vue est fantastique et cette fois le grand angle absorbe le lac sans problème ! Le terminus de la rando est une jolie ligne de crête à plat menant à un observatoire gardé par un mignon « racketteur » dont nous sommes les premiers clients de la journée… Nous partons ensuite vers le sud du parc pour pique- niquer près des Pinacles, des cheminées de fées joliment alignées dans une vallée encaissée que l’on surplombe sur un court sentier de quelques centaines de mètres. Retour sur la route qui fait le tour du lac, que nous terminons tranquillement avant de retourner au campground : douche, lecture, feu de bois… Tentative de balade le long de Annie’s Creek Canyon (qui borde le campground) mais la fatigue, la chaleur et le manque d’intérêt nous font rapidement rebrousser chemin. On se couche encore une fois de bonne heure : autant garder ce rythme « coucher tôt, lever tôt »qui nous permet le plus souvent d’éviter la foule. Il y a en effet beaucoup de monde dans cette région du NO bien plus peuplée que l’Utah ou l’Arizona que nous connaissons un peu, quasi uniquement des américains « du grand coin », très très peu d’européens. Il y a de leur part une vraie passion pour la vie en plein air, le camping confort avec barbecue/ canettes /fauteuils profonds (que nous envions !). Très certainement un héritage des pionniers, mâtiné de confort moderne ! C’est très familial avec enfants et chiens et en général à 21h, 22h quand il fait chaud, tout le monde est couché !
Dimanche 09/08/15 J8 La désormais traditionnelle petite flambée matinale ne nous empêche pas de décoller de bonne heure. Nous filons vers le nord en direction de Smith Rock State Park (http://www.oregonstateparks.org/...rkPage&p...) où nous ferons une petite étape pique-nique/balade avant de poursuivre vers Mitchell et John Day Fossil Beds National Monument (http://www.nps.gov/joda/index.htm) Nous longeons le Crater Lake par son côté ouest et réalisons que nous avons eu beaucoup de chance hier pour notre randonnée au Mount Scott. Il est 7h40 et le lac et ses sommets environnants sont déjà englués dans la fumée ! La lumière matinale n’en est que plus orangée… Longue route monotone entre 2 rideaux de conifères (ça nous rappelle un peu la Suède). Nous ravitaillons (courses et essence) à Redmond car ensuite vers Mitchell il n’y a plus grand-chose. On arrive enfin à Smith Rock SP : il est midi, il y a foule (dimanche) et la lumière est infecte. Mébon, on a tout de même bien envie de se dégourdir un peu les jambes sur cette randonnée en boucle (3,8 km, +256 m). La grimpette vers Misery Ridge exposée au sud est en plein soleil (même si la température ne dépasse étrangement pas 25°Cà l’ombre) si bien que nous optons pour un sens horaire afin de monter en partie à l’ombre. Petit pique-nique (tables avec vue sur les falaises) et c’est parti pour 2h15 de balade. A contre-courant…nous longeons la Crooked River, que surplombe la maison de mes rêves (encore une !) Détail amusant, on croise aux endroits « critiques » des sortes d’armoires où sont rangées béquilles et civières, ça peut toujours servir ! Nous voilà en contrebas du célèbre rocher de Monkey Face où sont suspendus quelques grimpeurs. Mais que regardent-ils ? Le sentier qui redescend ! Ce petit parc est indéniablement beau mais l’impression est mitigée avec cette foule dominicale… En route vers Mitchell, OR, où j’ai loué pour 2 nuits une croquignolette petite maison : on s’y sent de suite presque comme à la maison (ça manque de chats qui iraient pourtant parfaitement avec l’ambiance et le décor) http://paintedhillsvacation.com/accommodations.htm Nous y déposons nos affaires et filons vers la Painted Hills Unit de John Day Fossil NM, toute proche de la maison. A 18h nous entamons la petite rando de Caroll Rim Trail (2,6 km, +120 m) Qui nous permet d’embrasser d’un seul coup d’œil une bonne partie du site. Nous sommes tous un peu déçus : certes, il n’y a presque personne, la lumière est correcte (heure idéale, temps à peine couvert mais fumées encore et toujours), mais nous sommes à quelques mètres de la route et ça manque singulièrement de piment ! Je me maudis de cette espèce de snobisme mal placé qui ne me fait réellement apprécier un paysage que s’il faut au moins le mériter un peu ! Et j’ai transmis ce ressenti à toute la famille… donc bof général en arrivant en haut de la Caroll Rim. Petit frisson tout de même en voyant ces hautes herbes ployer élégamment sous la légère brise d’ouest. Nous parcourons ensuite les 2 ou 3 autres micro-trails du site. Nostalgie++ en voyant ces grosses fleurs jaunes qui nous transportent en Utah/Arizona. Retour à notre jolie maison où nous profitons du confort moderne, apprécié à 200% après 4 nuits de camping !
Lundi 10/08/15 J9 On traine un peu ce matin car la météo s’annonce maussade pour la 1ère fois depuis le début du voyage. Il est 9h45 quand nous débutons le Blue Basin Overlook Trail (boucle de 5,2 km, +230 m), situé dans la partie Sheep Rock du John Day Fossils NM, à 45’ de route de Mitchell, sous un ciel bien gris. Il nous faut 3/4H pour arriver au point de vue qui surplombe la vallée bleue. Un petit rayon de soleil transforme aussitôt l’atmosphère. Bleu, blanc, rouge ! Presque partout la végétation a brûlé et le soleil est bienvenu pour égayer un peu l’atmosphère ! Nous terminons la boucle et parcourons ensuite rapidement le Island in the Time Trail (2,1 km A/R) qui serpente au fond de la vallée. 2h au total pour ces 2 petites randonnées. Nous faisons une petite pause goûter à côté du Historic Cant Ranch House (où Fred et les enfants vont jeter un œil (bof)), dans un joli verger qui nous rappelle un peu celui de Fruita dans Capitol Reef (mais ici point d’abricots, juste des pommes pas encore mûres) Nous terminons par une visite du Thomas Condon Paleontology Center, assez intéressant et nous décidons de rentrer déjeuner dans notre joli jardin. Glandouille généralisée l’après-midi, ça fait du bien ! On s’était promis d’aller faire un tour à Mitchell downtown car le village nous a tapé dans l’œil mais finalement seul Arnaud aura le courage d’aller y faire un tour, avec pour mission de nous rapporter plein de photos ! Nous avons un faible pour les villes fantômes et mes recherches dans le coin n’avaient pas été très fructueuses (bleds paumés à plusieurs heures de route sans grand-chose à voir) et j’avais laissé tomber l’idée. En fait Mitchell est une superbe future ville fantôme en puissance ! Petite averse en fin de journée, insignifiante. Mardi 11/08/15 J10 En route pour le Mont Rainier ! Aujourd’hui nous changeons d’état : on quitte l’Oregon par une superbe route qui serpente dans de sauvages petits vallons ponctués de jolies granges, croise et recroise la John Day River (qu’il est possible de descendre au printemps car en été ça manque d’eau. Je pense que ça doit être superbe !), puis file à perte de vue sur de hauts plateaux grillés par le soleil et battus par les vents hérissés de centaines d’éoliennes et arrive enfin à la mythique Columbia River frontière géographique entre Oregon et Washington. Ce tout petit aperçu sur l’Oregon de l’Est m’a donné une furieuse envie d’y retourner au printemps, quand la nature renait et que la neige recouvre encore les sommets. Pas facile cependant de miser sur la bonne période et d’échapper à un printemps précoce ou à un hiver tardif… Petite pause au Mary Hill Museum (http://www.maryhillmuseum.org/), juste après le pont sur la Columbia, qui nous parait bien sage, bordée de vignes… Ce musée a été créé par un riche homme d’affaires, qui y a amassé « en toute simplicité » les œuvres qui lui plaisaient ! Visite chère et pas indispensable mais le cadre est agréable et j’ai découvert Andrea Rich, une femme peintre contemporain dont j’adore certaines œuvres! Quelques belles photos d’indiens aussi. A ne pas manquer, une veste imperméable pour le kayak faite en intestin de phoque ! Pour la 1ère fois depuis le début du voyage il fait trop chaud (34°C) et nous renonçons à pique-niquer dans le parc du musée pour nous mettre au frais dans un Mac-Do où nous ne passons pas inaperçus (moyenne d’âge au moins 70 ans ! Ambiance salon de thé !) Encore quelques heures de route et nous arrivons enfin à Ohanapecosh Campground, situé sur le flanc SE du Mont Rainier où j’ai réservé 3 nuits. Nous installons rapidement les tentes et reprenons la voiture pour quelques km pour la toute petite balade dans Grove of the Patriarchs (2km A/R), parmi des arbres millénaires dont les plus grands font une centaine de mètres de haut. Quelques moustiques pas trop affamés. Récolte de bois avant de regagner le campground, lavage dans la rivière (pas de douches) pour les plus courageux et toilette de chat pour les autres, feu de bois, grillades et chamallows et hop au lit ! Mercredi 12/08/15 J11 Le Mont Rainier est un gros volcan de 4292 m dont la dernière éruption remonte à 1894 (https://fr.wikipedia.org/wiki/Mont_Rainier) situé à 90 km de Seattle : il est donc très fréquenté ! J’ai donc construit mon circuit pour éviter d’y passer un week-end : nous visiterons le Mont St Helens, pourtant situé un peu plus au sud, après le Mont Rainier. Pas très logique sur le plan géographique mais en fait ça ne changeait rien en temps de parcours. Les 2 principaux accès au Mont Rainier se situent à l’est (Sunrise) et au sud (Paradise), un 3ème au nord de moindre intérêt je pense. Ohanapecosh se situe à 1h de route du 1er et 45 min du second : ce choix est donc stratégique et en plus il est en principe abrité des flux humides d’ouest par le volcan (16 m de neige par an côté ouest !) Après une 1h d’une route assez sinueuse qui nous offre quelques échappées vers le stratovolcan, nimbé de la lueur orange des éternelles fumées d’incendies, nous démarrons la rando vers Mont Fremont Overlook puis Burroughs Mountain, 15 km, +500 ? environ) vers 9h30. Finalement comme toujours dès qu’on marche 10 mn, il n’y a plus grand monde… Après une grimpette assez tranquille, parsemée de marmottes, nous arrivons sur un plateau d’altitude où nous apercevons un troupeau de chèvres des montagnes (mais pas Arnaud qui a l’appareil et prend son temps en arrière ! Donc pas de photos) Arrivés à Frozen Lake, nous négligeons pour le moment le Burroughs Mountain trail qui part vers le SO et tournons vers le nord en direction du Mount Fremont Overlook sur un sentier à flanc qui grimpe doucement. Nous découvrons une vallée très sauvage avec encore quelques mountain goats au loin. Ce lagopède est beaucoup plus accessible ! Retour au Frozen Lake pour filer à présent vers le Mont Rainier et ses glaciers. Un regard en arrière vers le sentier où nous étions tout-à-l’heure. Ce glacier n’a pas l’air très en forme, ça fond ! Arrivés à un superbe point de vue, nous cassons la croûte et sommes à nouveau rackettés par un écureuil incroyablement effronté. Il en veut à nos amandes et grimpe partout y compris sur mon chapeau ! Grosse partie de rigolade ! Effet écureuil ou amplitude des paysages et proximité du glacier ? Fred et les enfants ont adoré cette balade, même si la fin nous a semblé longuette. Le détour vers le Mount Fremont Overlook n’est pas indispensable. 5h pauses comprises Fin d’après-midi tranquille au campground, baigné de l’habituelle lumière orange alors que le soleil est encore haut sur l’horizon.
Jeudi 13/08/15 J12 Petite pluie nocturne, le sol est déjà presque sec. Bénéfice de la sécheresse, l’absence quasi-totale de moustiques et d’insectes en général. Il y a d’ailleurs aussi très peu d’oiseaux. Pas de fleurs : pas d’insectes : pas d’oiseaux… Il faut dire qu’en Lorraine, pays de forêts et de plans d’eau, il y en a sans doute plus qu’ailleurs. Mais quand même, ça donne une drôle d’impression de marcher sans entendre le moindre gazouillis… Grand beau temps aujourd’hui, comme prévu par la météo, et nous démarrons de bonne heure pour arriver avant la foule à Paradise (45’ de route depuis Ohanapecosh) qui est l’endroit le plus fréquenté du parc du Mont Rainier. Nous faisons en route un petit arrêt à Reflection Lake, le bien nommé, qui manque toutefois un peu d’eau… Pas mal de monde sur le parking, beaucoup de gros sacs de backpackers et d’alpinistes. Nous nous contenterons de faire le Skyline Trail (9 km, + 500m), « marronnier » du coin. Nous marchons depuis 5 mn, le sentier est encore bétonné, quand Caroline « tombe » sur un ours noir qui s’éloigne tranquillement ! Il est 8h30 et nous sommes sans doute les premiers à passer sur ce sentier. Toute la zone entre ce sentier et le parking « des trailheads » est fermée, officiellement à cause d’un éboulement de terrain…Par ailleurs il est partout noté de signaler la présence d’un ours (ou cougar !) aux rangers. De là à penser qu’ils ferment les zones où des ours ont été signalés…donc on s’est bien gardé de signaler sa présence, d’autant plus qu’il était fort sympathique. Il a profité d’un des rares ruisseaux qui coulent sur les pentes du Mont Rainier pour y faire quelques ablutions avant de s’éloigner paisiblement. Plus haut nous apercevons quelques biches assez craintives puis c’est un florilège de marmottes hyper habituées à la présence humaine, qui se laissent approcher à 1m. A cette heure matinale il n’y a pas grand-monde alors que nous approchons du glacier. Ici aussi ça fond car il fait très chaud en dépit de l’altitude (environ 2000m) Encore un lagopède, toujours aussi bien camouflé ! Cherchez la marmotte ! Celle-ci était si gourmande qu’elle n’a pas daigné se déplacer du moindre centimètre ni même interrompre son grignotage, pressée de parfaire ses réserves avant l’hiver. Au loin, les silhouettes des montagnes peinent à émerger de la fumée. Un ruisseau ! Pas si nombreux sur les pentes d’une si grosse montagne. L’eau, la vie, un peu de verdure au milieu des champs de caillasse. Ici des « yéyés » aussi appelés « Polnareffs » Grosse différence entre nos montagnes européennes et celles d’ici : l’impossibilité de faire une confortable pause allongé dans une prairie moelleuse ! Ici tout n’est que caillasse ponctuée de touffes de fleurs (fanées en l’occurrence) : la faute au climat plus sec ? Au caractère volcanique et récent des montagnes ? Si quelqu’un sait ? Un peu après 11h arrivent les premiers nuages… Ultime marmotte juste avant de rejoindre le parking qui fait la joie des petits enfants, toute fiérotte d’avoir un tel succès ! 3h30 pauses comprises. Après-midi tranquille au bord de l’eau, certains bouquinent, d’autres jouent les explorateurs le long de la rivière, jusqu’à cet énorme bouchon ! D’autres (les parents !) font un saut lessive/ravitaillement jusqu'à Packwood (laundry du RV park, wifi en libre accès à la library juste à côté) situé à 1/2h de route.
Vendredi 14/08/15 J13 En route pour le Mont St Helens ! La météo est très pessimiste pour l’après-midi, de fortes pluies sont annoncées mais ça ne devrait pas durer. Nous prenons donc notre temps pour une journée dont le programme sera sans doute assez léger puisqu’amputé de la randonnée prévue l’après-midi. Nous renonçons aussi à la petite randonnée de Naches peak loop trail, renommée pour ses prairies fleuries (plus de fleurs) et les reflets du Mont Rainier dans le Tipsoo Lake (temps bouché) Pause-wifi à la library de Packwood (en fait dans la voiture garée devant..) tout en observant d’un œil étonné le majestueux cerf qui vient prendre son petit déjeuner auprès de la gérante du RV park. C’est visiblement une habitude et la dame a toutes les peines du monde à l’empêcher de rentrer dans son mobil home ! 1h de route au total seulement jusqu’au Iron Creek Campground, situé sur le flanc est du Mount St Helens mais on change totalement d’univers ! Non ce n’est pas une forêt vierge mais bien un camping ! Le temps de s’installer (pour 1 seule nuit), la pluie arrive comme prévu et on déjeune pour la 1ère fois à l’abri du tarp. Les plus courageux font une tentative l’après-midi en roulant jusqu’à Windy Ridge, l’accès Est au cratère du Mont St Helens, mais je ne sors même pas de la voiture ! Retour vers notre forêt pluviale ! Valentin le maître du feu ne s’en laisse pas conter : en 5 mn un bon feu crépite en dépit des intempéries. Samedi 15/08/15 J14 Nous allons faire ce matin la rando prévue pour hier et demain au départ de Johnston Ridge à l’ouest, celle prévue pour aujourd’hui… Nous replions les tentes et nous mettons en route de bonne heure vers Windy ridge par une petite route sinueuse et cahotique (le terrain semble encore très mal stabilisé et l’asphalte ondule pas mal). Nous quittons la forêt pluviale pour une forêt plus classique de conifères puis arrivons dans la zone de « blast » où tous les arbres ont été soufflés par l’éruption : un paysage post apocalyptique comme nous n’en avions jamais vu ! Le Mont St Helens est un gros volcan dont la dernière énorme éruption de 1980 a causé un glissement de terrain qui a fait passer son altitude de 2959 à 2549m. Toute la chronologie de l’éruption (qui fit 57 victimes) est très bien détaillée ici : https://fr.wikipedia.org/...Saint_Helens_en_1980
Nous démarrons la randonnée vers les Loowit Falls (13,5 km, +200 m environ) à 8h20 en nous garant sur le parking de Windy Ridge. Enfin un ciel intéressant ! Le sommet se cache dans les nuages… Pierres ponces partout ! 1 heure d’une piste peu intéressante, réservée aux scientifiques, nous mène à une bifurcation vers Abraham Trail que nous suivons pendant quelques minutes avant de réaliser notre erreur. Il faut en fait descendre un peu dans la vallée avant de remonter doucement de l’autre côté cette fois vraiment sur les flancs du volcan. Quelques chèvres des montagnes aperçues de loin. Nous franchissons plusieurs ravines plus ou moins fertiles. En contrebas le Spirit Lake et les millions d’arbres arrachés par l’explosion de 1980. On approche ! Voilà la cascade de Loowit Falls. Petit rayon de soleil juste pour la photo souvenir… Paysage vraiment austère et très impressionnant. Le fond de l’air est frais et nous ne trainons pas, on redescend Non sans jeter un dernier coup d’œil à la cascade. Nous remarquons d’ailleurs une sorte de cabane toute blanche un peu plus haut (dispositif scientifique sans doute ?) Noir c’est noir ! Nous revoilà au parking. J’ai adoré cette rando du fait de son côté un peu dramatique (grâce aux nuages), les enfants eux ont trouvé qu’il faisait un peu frisquet. Il faut dire qu’on a une météo tout-à-fait incroyable avec des températures très supérieures aux moyennes habituelles, 25 à 30°C selon l’altitude au plus chaud de la journée. Nous reprenons la route pour contourner le Mont St helens par le nord et dormir au Eco Park resort, situé sur la Spirit Lake memorial Highway, à 1/2h de Johnston Ridge. 2h30 de route tout de même aussi faisons-nous une pause déjeuner dans un diner de Randle. Arrivée vers 18h à l’Eco Park resort, un drôle de petit bonhomme nous conduit jusqu’à la yourte que j’ai réservée pour une nuit. L’emplacement est immense et très agréable. Que de vert ! ca fait du bien ! Nous avons juste le temps de prendre une bonne vraie douche et de griller notre viande avant que la nuit ne tombe. Bande d’affamés ! Dimanche 16/08/15 J15 Très bonne nuit, très claire (beau ciel étoilé, pas de pollution lumineuse et pour la 1ère fois nous n’étions pas au cœur d’une forêt d’énormes arbres) et assez fraiche. Nous sommes presque les premiers sur le parking de Johnston Ridge (1 ou 2 voitures y ont passé la nuit) et nous démarrons la randonnée vers Harrys Ridge (13 km, +200m environ ?) vers 7h40. Grand beau temps comme prévu ! Les glaciers du cratère sont assez mal visibles, apparemment en voie de disparition eux aussi. Au téléobjectif on parvient à distinguer la petite cabane blanche aperçue hier. Ravines… Bords acérés du cratère… Contemplation… A contre-jour émergeant de la fumée, le Mont Adams 50 km à l’est avec au 1er plan, le Spirit Lake. En contrebas un important groupe de biches avec quelques cerfs. Nous parvenons à Harrys Ridge après 2 h de marche tranquille, et n’avons croisé qu’un ou deux autres randonneurs. Nous repérons la cascade où nous étions hier (au centre de l’image) Les millions d’arbres, victimes de l’éruption, qui se baladent sur le lac au gré du vent… Ces souches atypiques sont étonnantes : rien à voir avec les souches d’une forêt exploitées. Ici l’arbre a été arraché ! Quelques couleurs d’automne commencent à apparaître. Etranges petits cônes en fond de vallée ? Sur le retour nous croisons tout de même quelques randonneurs mais ce n’est rien par rapport à la foule qui se contente d’une visite au visitor center où nous faisons ensuite un petit saut. Il y a quelques témoignages de campeurs ou de randonneurs qui ont survécu à l’éruption, c’est assez prenant car on s’imagine parfaitement à leur place, brrr… Quelques photos spectaculaires de l’éruption et du glissement de terrain, comme celle-ci… Nous prenons tout notre temps pour déjeuner au Patty’s Place tout en bas de la Spirit Lake Highway car nous avons seulement 3h de route à faire cet après-midi pour nous rendre à Deception Pass State Park, au Nord de Seattle, pas loin du ferry vers les Iles San Juan. C’était sans compter les énormes bouchons : fin de WE et/ou fin de vacances ? Nous avons mis 6h pour faire 300 malheureux km. Première fois que nous affrontons des bouchons aux Etats-Unis ! La région est décidément fort peuplée ! Bref, nous arrivons juste avant la tombée de la nuit à Bowman Bay Campground, où j’ai réservé juste pour une nuit un emplacement juste au bord de la mer, dont nous n’aurons pas le temps hélas de beaucoup profiter. Douche, miam miam et dodo. Feux de bois interdits désormais interdits partout, à cause des incendies qui sévissent un peu partout : c’est un peu la psychose…car les foyers dans les campgrounds sont bien conçus et à mon avis sans aucun risque. Au loin les sommets des Olympic Mountains où nous irons bientôt. Lundi 17/08/15 J16 Au matin, ils sont toujours visibles, le beau temps nous accompagne encore, quelle chance ! J’ai réservé le ferry vers Lopez Island vers 9h30. L’archipel des San Juan au nord-ouest de Seattle, tout près de la frontière canadienne, est composé de plusieurs îles. Lopez m’a semblé la plus paisible et la plus accueillante (merci Aquilegia pour tes conseils) L’aller-retour pour la voiture et 6 personnes coûte une centaine de dollars, la réservation du ferry de retour n’est pas possible mais le site des Washington State Ferries indique les « best time travel hour » (horaires les moins fréquentés) Comme on adore les ferries (c’est bien le seul transport en commun que j’aime) c’est l’occasion de se donner un petit aperçu des îles parsemant l’énorme Détroit de San Juan de Fuca, entre USA et Canada. La traversée dure 45 mn que nous passons sur le pont car l’air est très doux et la vue magnifique sur Glacier Peak à l’est (3213 m) et les îlots et leurs jolies maisons. La mer est d’huile, un vrai temps de demoiselle, et nous faisons du rase-caillou… Arrivée à Lopez Island (très longue file de voitures qui attendent pour embarquer sur environ 1 ou 2 km, gloups) où piétons et vélos débarquent en premier. C’est très bon enfant et ça nous fait un peu penser à certaines îles bretonnes où les gens rejoignent leur famille pour les vacances : à peu près la même taille que Belle-Ile avec 2 fois moins d’habitants (2000 pour une île de 24X13 km) Nous allons installer les tentes au Spencer Spit State Park où j’ai réservé pour une nuit (petite déception, je me suis plantée en réservant et on est assez loin du bord de l’eau, sur un emplacement petit bien que parfaitement isolé des voisins, à perpète des toilettes –pas de douches- et pour la 1ère fois il y a pas mal de moustiques, vite découragés par le répulsif) Ensuite, première mission, trouver à manger ! Pas trop dur aux US en général… on choisit le seul resto qui ait une (petite) vue sur mer et on bulle un bon moment en terrasse. Il fait un temps parfait, un dosage idéal entre soleil et légère brise marine. On reprend la voiture pour aller vers le sud de l’île, croisant en route quelques jolies maisons, échangeant moult signes de la main avec les îliens très amicaux ! Impossible de croiser un piéton, un cycliste (assez nombreux sur l’île) ou un automobiliste sans un petit salut ! J’ai prévu une petite randounette vers Shark reef Sanctuary au SO de l’île où nous arrivons vers 14h. Un quart d’heure de marche dans une jolie pinède nous mène à l’Océan Pacifique. L’endroit a des petits airs de presqu’île de Crozon, la bruyère en moins et le kelp en plus. Ici point de requins mais des phoques qui se dorent la pilule au soleil et jouent dans les courants, la belle vie ! Pour les hommes aussi la vie a l’air douce par ici, à naviguer tranquillement au milieu des montagnes. On passe un bon moment à observer les phoques et les voiliers puis nous repartons vers Agathe Beach pour marcher jusqu’à Iceberg Point, le point le plus au sud de l’île, d’où l’on peut apercevoir orques et baleines, quand on a de la chance et quand c’est la bonne saison ! Donc on n‘a rien vu… Un peu déçus par cette rando, un peu fade après Shark Reef et surtout réalisée sous une lumière un peu blafarde. Pas indispensable donc sauf à la saison des baleines bien sûr ! « Par le chemin des écoliers » nous regagnons notre campground en prenant tout notre temps pour apprécier quelques charmants détails. Petite balade vespérale le long du lagon de Spencer Spit, où les gens qui passent la nuit dans ce petit mouillage tranquille viennent dégourdir les pattes de leurs chiens.
Mardi 18/08/15 J17 Après une nuit tranquille bien qu’un peu chaude, nous parcourons les quelques km qui nous séparent de l’embarcadère et arrivons avec 1h30 d’avance au ferry, inquiétés par la foule aperçue hier en débarquant. Nous sommes parmi les premiers…on abandonne la voiture et après un petit tour vers la salle d’attente toute mignonne avec sa petite bibliothèque, nous quittons le parking et nous posons au bord de l’eau, à l’ombre, en regardant passer les ferries. Au loin le Glacier Peak émerge de la brume et des fumées. Je longe un peu la côte et remarque d’étranges arbres rouges. Si quelqu’un sait de quelle espèce il s’agit ? Nouvelle traversée très agréable, rythmée par l’observation des voiliers. Nous déjeunons à Anacortes (Island Café, bien) et profitant du wifi découvrons un message de WSF (Washington State ferries) nous informant d’une panne sur le ferry que j’ai réservé ce soir de Coupeville au sud de Whidbey island vers Port Townsend sur l’Olympic Peninsula. Or ce ferry est très fréquenté car il évite un détour de plus de 4h par le sud du Puget Sound. Ils utilisent en remplacement un ferry plus petit et ne peuvent donc pas honorer les réservations, tout en donnant priorité à ceux qui ont réservé. Bref, on abandonne l’idée de visiter le village de Langley dans le sud de Whidbey Island et on file directement au ferry avec un timing parfait puisque nous embarquons 5 mn plus tard. 1h de traversée paisible puis nous arrivons à Port Townsend vers 15h30. Il fait 30°C ! Encore 1h de route et nous découvrons la maison réservée pour 3 nuits un peu à l’est de Port Angeles, qui va nous servir de base pour découvrir une partie de l’Olympic Peninsula. La maison est au bord de la mer, un peu en retrait protégée par quelques pins, très confortable. J’aperçois une loutre qui joue dans les vaguelettes. On s’y sentirait tout à fait chez soi avec une déco un peu moins rustique et sans les 12 bibles que caroline et Arnaud ont compté dans leur chambre (véridique !) http://www.vrbo.com/583351 Nous allons faire quelques courses à Port Angeles, histoire de pouvoir profiter du barbecue, tandis que les enfants s’approprient la maison et ses salles de bain. Nous profitons jusqu’au bout du soleil couchant et de la vue sur l’île de Vancouver.
Mercredi 19/08/15 J18 Temps radieux prévu pour cette journée, en route vers les Olympics Mountains. Nous arrivons au trailhead de Obstruction Peak (il faut prendre une piste qui part vers l’est un peu avant d’arriver au visitor center du Hurricane Ridge) et démarrons la rando vers Grand Lake vers 9h30. Nous choisissons de faire une boucle en descendant par Badger valley et nous remonterons par le sentier classique plus à l’ouest. Plusieurs pancartes mettent en garde contre les ours, cougars et autres chèvres irascibles : nous ne verrons qu’une ou deux marmottes ! Après une descente très minérale vers Badger Valley, nous entrons dans une forêt assez monotone (on se croirait dans les Vosges, il fait super chaud et nous trempons régulièrement nos vêtements dans les quelques ruisseaux croisés) et arrivons enfin vers midi sur les rives du Grand Lake. Longue pause pique-nique au bord du joli lac. Je m’inquiète de la remontée en plein soleil ! Dernier regard sur le lac, on refait le plein d’eau à un petit ruisseau, pas sûrs d’en trouver plus haut, on trempe nos vêtements dans l’eau fraîche et c’est parti. Finalement en prenant son temps, c’est sans problème (on a cependant vu des familles avec de jeunes enfants qui avaient bien du mal avec cette incroyable chaleur !) On passe ensuite au-dessus des arbres ce qui nous permet d’apercevoir au sud-est les pics et les glaciers du Mont Olympus (2432 m) Après 1h30 de grimpette, nous arrivons sur le plateau et le sentier, quasiment plat est très agréable avec d’un côté les sommets enneigés du massif et de l’autre un paysage hyper minéral. 6h30 au total pauses comprises pour cette randonnée. La plus belle partie se situe entre le lac et le trailhead sur le sentier ouest (Badger Valley ne nous a pas vraiment dépaysés) 13 km, +750m Nous reprenons la voiture et roulons jusqu’au trailhead de Hurricane Ridge, dans l’espoir de voir quelques animaux (des Mountains Goats y sont régulièrement aperçues). Un peu crevés, nous interrogeons un couple de randonneur qui en revient : ils n’ont pas vu grand-chose, alors nous décidons de retourner profiter de notre maison et de ses environs. C’est sur la route en redescendant vers Port Angeles que nous verrons le plus d’animaux (plusieurs biches) Le vent s’est levé et le paysage se dynamise. On comprend pourquoi la maison n’est pas directement sur le Pacifique ! Je prends la voiture et roule quelques centaines de mètres vers l’est jusqu’à l’embouchure de la Elwha River. J’adore ces endroits où se mêlent eau douce et eau salée, avec leurs bancs de sables ou de galets et leurs inévitables colonies d’oiseaux. J’aperçois de loin la maison coincée entre montagnes et océan. Ce coin est décidément très beau. Rencontre incongrue avec une dame qui promène son chien en se rééduquant (podomètre à l’appui !), qui me déclare son amour pour la France, Baudelaire et les Fleurs du Mal en quelques minutes de conversation. Jeudi 20/08/15 J19 Temps couvert ce matin, ça devrait se lever vers midi, pas de pluie prévue… Dire que nous sommes dans la région la plus arrosée du continent nord-américain avec 7 fois plus de précipitations annuelles qu’à Nancy ! En route vers Shi Shi Beach (prononcer shai shai, http://www.wta.org/...north-shi-shi-access ) située tout au NO de l’Olympic Peninsula, ce qui nécessite d’emprunter une route coincée entre montagnes et océan, qui épouse chaque courbe de la côte, fréquentée par des hordes de camions lourdement chargés d’énormes billes de bois, qui roulent à tombeau ouvert. Cette plage célèbre pour ses sea stacks (pitons rocheux) se situe dans la Makah Indian reservation et il faut acheter un permis à Neah Bay, vendu dans presque tous les commerces (10 $ de mémoire) La rando jusqu’à Point of the Arches, là où se situent les pitons fait 13 km A/R : on peut la faire comme nous dans la journée mais aussi passer 1 ou 2 nuits sur place pour profiter des belles lumières de début ou fin de journée. Il y a 1 ou 2 rivières qui permettent de se ravitailler en eau. Dénivelée négligeable. L’endroit est parait-il très fréquenté en été, nous n’avons pas vu grand monde et avons en milieu de journée été seuls sur la plage. Après 1/2h de marche en forêt, nous apercevons enfin la mer et au loin les fameux pitons. C’est parti pour 4 km de marche sur la plage où la marée descendante dessine de jolis motifs géométriques. Nous arrivons juste à l’étale de basse-mer, désormais elle va remonter, gare ! Nous poursuivons un peu au-delà de Point of the Arches mais la prudence nous empêche d’aller bien loin, d’autant que l’atmosphère assez lugubre ne nous donne pas envie de rester coincés par la marée. Comme prévu, le temps s’améliore ! Voilà, la mer remonte, nous repassons au nord des pitons, « du bon côté ». A contre-jour la côte semble vraiment hostile avec ces pitons arc-boutés contre l’Océan. Il est midi la plage est à nous, partagée avec un couple de photographes qui va camper sur place. Atmosphère transformée par le soleil ! Recto Verso Il est temps de rebrousser chemin, si on veut pouvoir profiter du sable dur avant la marée haute. Pause pique-nique près d’un petit ruisseau, très apprécié des goélands ! Retour d’abord par les rondins, pas très rapide et assez casse-g…e, on regagne bien vite la plage. Un regard en arrière vers les pitons de plus en plus masqués par les embruns, car le vent a encore forci. On retraverse la forêt, en croisant pas mal de marcheurs qui arrivent pour camper, souvent très lourdement chargés. Petit arrêt à l’estuaire de la Sooes River ou un kayakiste s’apprête à remonter la rivière, la mer étant trop agitée : vent d’ouest, marée montante et courant de rivière… Randonnée bien fatigante finalement, malgré l’absence de dénivelé : sable, timing à respecter par rapport à la marée, algues glissantes, vent « saoûlant ». Nous allons encore bien dormir ce soir ! Nous profitons tout de même de notre dernier coucher de soleil, très nuageux !
Vendredi 21/08/15 J20 Après concertation, nous décidons de zapper Ruby Beach et la Hoh Rain Forest (trop de route, pas assez de pluie pour mettre en valeur les mousses de la Rain Forest) au profit d’une visite express et superficielle de Seattle. C’est l’occasion d’une nouvelle petite croisière sur le ferry (16 $ pour la voiture et 6 personnes !) qui va de Bainbridge Island (atteinte via un pont flottant) jusqu’au centre-ville de Seattle. Pour notre 4ème et dernière traversée en ferry, la chance nous sourit une fois de plus puisque nous embarquons aussitôt. Ces petites îles sont hyper-résidentielles : mignons petits ports, jolies maisons au bord de l’eau, ça nous fait décidément penser au sud de la Norvège ou de la Suède…mais nous sommes à la latitude de Quiberon ! Nous approchons de Seattle, c’est mieux que par l’autoroute non ? La plus haute tour à droite est le Columbia center, nous y monterons tout-à-l’heure ! On a tout juste le temps d’observer quelques détails du front de mer et il nous faut déjà débarquer ! Quelques photos à la volée depuis la voiture, mélange d’ancien et de moderne… Nous arrivons à la Columbia Center Tower vers 12h30 : 64,5 $ pour nous 6, pas d’attente, en route pour le 73ème étage. Les éternelles fumées nous empêchent de voir bien loin mais la visite est plaisante : ce n’est pas si souvent qu’on a l’occasion de grimper si haut en ville. Nous apercevons l’embarcadère du ferry, le Lac Union (où j’avais envisagé d’aller voir des maisons flottantes, oui, encore ! Mais il fait trop chaud, 34°C !) Alors on file vers le Fly Muséum (Musée de l’air) situé un peu au sud de la ville que nous visitons après avoir déjeuné sur place. J’ai adoré le hall principal ou sont suspendues toutes sortes d’aéronefs de toutes époques ! Pour notre dernière nuit aux US, j’ai réservé une grande chambre pour 6 au Hampton Inn and Country à Dupont, très bien. Nous dînons juste à côté au Teryaki chicken, bien.
Samedi 22/08/15 J21 Réveil aux aurores ! Notre avion n’est qu’à 13h30 à Portland mais échaudés par les bouchons de l’I5, nous prenons une énorme marge. Déjeuner très complet à 6h, puis 2h de route fluide, nous arrivons avant 10h à l’aéroport de Portland. Voyage de retour sans histoire (Escale à Dallas dont les environs nous ont paru beaucoup plus vert que tous les états que nous venons de traverser, quel paradoxe ! Escale à Londres où nous faisons une énorme sieste) et arrivée à la maison dimanche vers 21h00.
Epilogue Un beau voyage un peu trop tranquille selon les enfants, moins excitant que ceux que nous avons pu faire en Utah/Arizona. Une météo exceptionnelle avec 1 seule demi-journée de pluie en 3 semaines. Peu ou pas de beaux ciels à cause des fumées d’incendies omniprésentes de San Francisco à Seattle. Pas de fleurs, pas de neige, canicule et 4 ans de sécheresse, dommage ! Très très peu d’Européens et de Français en particulier ( à part bien sûr à SFO) : super accueil des Américains. A chaque fois je me demande bien quelles qualités rendent les Français si populaires là-bas : c’est un grand mystère pour moi ! Beaucoup de monde (en immense majorité des Américains et pas mal d’asiatiques) en particulier à Crater Lake, Mont Rainier et Mont St Helens, sans que ce soit trop gênant car en démarrant tôt le matin et en marchant un peu on échappe sans difficulté à la foule. Ce sont ces 3 sites qui ont le plus marqué les enfants : Crater Lake en particulier ! Fred et moi avons bien aimé Lassen Volcanic NP et Bumpass Hell en particulier (rien à voir avec Yellowstone mais tellement inattendu dans ce coin des US) On a aussi été emballés par Mont Rainier et Mont St Helens. On a bien aimé aussi les petites traversées en ferry et l’atmosphère tranquille des îles au NO de Seattle. L’alternance camping rustique/jolies maisons confortables et bien situées a bien plu : c’est plus fun que de ne dormir que dans des motels basiques qui se ressemblent tous. Les enfants (et nous aussi) gardent toutefois la nostalgie du camping sauvage…pas facile dans cette région à moins de faire du backpacking. L’est Oregon m’a bien plu mais je crois être la seule (je pense qu’il faut un peu d’imagination pour l’imaginer au printemps alors que les collines ne sont pas encore grillées et les rivières pas encore asséchées !)
Trek au Népal en octobre 2015 + info en vracs English translation pending
Bonjour,
Je souhaiterai faire un trek au Népal cet automne. Quelles sont les zones à privilégiées (les moins touchées par le séisme, les plus sympas)? Peut-on trekker tout seul, sans passer par une agence ?
Sinon, je suis preneuse de tout itinéraire possible dans le pays (surtout s'il sort des sentiers battus) et de toutes info sur le pays.
Merci pour vos réponses!!
Je souhaiterai faire un trek au Népal cet automne. Quelles sont les zones à privilégiées (les moins touchées par le séisme, les plus sympas)? Peut-on trekker tout seul, sans passer par une agence ?
Sinon, je suis preneuse de tout itinéraire possible dans le pays (surtout s'il sort des sentiers battus) et de toutes info sur le pays.
Merci pour vos réponses!!
Southwest and Sturgis: hot summer 2015 English translation pending
Bonjour à tous
De retour après trois semaines, je ne ferai pas ici un carnet chronologique et classique et relatant au jour le jour notre voyage car d'autres l'ont fait ici et très bien. Je préfère donner des impressions et des remarques un peu en vrac au fil des souvenirs qui reviennent par vagues. C'était en effet mon douzième séjour aux Etats Unis et j'ai trouvé pas mal de changements depuis mon dernier trip là-bas en 2011. Peut être un peu de lassitude, de la fatigue (j'ai quatre ans de plus 😉) ou bien est ce effectivement vrai que le pays a évolué, et pas toujours dans le bon sens, en adéquation avec notre monde connecté ? Un mélange de tout cela... mais encore évidemment des moments de magie et de plaisir et des photos par centaines car ce magnifique coin de notre planète reste spectaculaire et uniquement scenic sous tous les angles. A bientôt,
Take care
Chris
Votre proposition de balade Hué - Hoi An - Da Nang pour 7 nuits English translation pending
Bonjour à toutes et tous,
Le sud des landes est de retour sur le forum pour à nouveau un petit service.😉 Nous continuons notre balade en Asie du sud est et nous serons dans le centre pour 7 nuits. Vol Hanoî/ Hué le 9 novembre au matin, départ vol de Da Nang/Ho Chi Minh le 16 novembre au matin. Entre ces 2 dates 7 jours de balade, nous avons 63 et 66 ans en bonne forme mais pas de course. Pourriez vous nous proposer dans les grandes lignes une suggestion de balade sympathique et svp pas de rythme infernal cool, cool, cool, nous verrons pas tout donc nous reviendrons une prochaine fois pour voir le reste. A vous lire avec grand plaisir.😏
Le sud des landes est de retour sur le forum pour à nouveau un petit service.😉 Nous continuons notre balade en Asie du sud est et nous serons dans le centre pour 7 nuits. Vol Hanoî/ Hué le 9 novembre au matin, départ vol de Da Nang/Ho Chi Minh le 16 novembre au matin. Entre ces 2 dates 7 jours de balade, nous avons 63 et 66 ans en bonne forme mais pas de course. Pourriez vous nous proposer dans les grandes lignes une suggestion de balade sympathique et svp pas de rythme infernal cool, cool, cool, nous verrons pas tout donc nous reviendrons une prochaine fois pour voir le reste. A vous lire avec grand plaisir.😏
Safari en famille en Afrique du Sud English translation pending
Bonjour à tous!
Nous avons lu et entendu tellement d'informations sur ce forum (et aussi ailleurs!!...) qu'il est difficile de nous positionner pour accomplir notre rêve de safari... Pouvez-vous nous aider?
Nous sommes une famille de 7 membres 3 adultes et 4 enfants qui auront 14,12,10 et 7ans au moment du départ. Nous souhaiterions faire un séjour/safari de 8jours en Afrique du Sud. Kruger nous semblait être la localité idéale mais les reserves "sans paludisme" près du Cap valent, parait-il le détour. Nous avons contacté par mail Rh***africa qui propose des séjours intéressants mais le budget s'envole très vite!!
Nous sommes prêts à investir pourvu que le séjour soit réussi mais sans excès!
Auriez-quelques conseils à nous donner pour un souvenir inoubliable?
*Fin Octobre est-ce une période appropriée?
*Une réserve peut-elle être exempte de paludisme?..."
*8jours sont-ils suffisants pour un tel voyage?
*Est-ce qu'il vaut mieux un guide pour une visite en réserve ou louer un véhicule?
*Toute autre information sera bienvenue...
Merci pour vos réponses qui nous aiderons je l'espère à concrétiser notre rêve...
Merci pour vos réponses qui nous aiderons je l'espère à concrétiser notre rêve...
La grande croisière d'Afrique 2015 sur le Costa neoRiviera: le retour English translation pending
Bonjour à tous,
Le tour de l’Afrique sur le neoRiviera a regroupé un bon nombre de membres de notre forum. Nous nous connaissions pour certains, pour avoir effectué déjà un, voire deux tours du monde.
Depuis, le temps est passé vite, très vite, trop vite. Happé par notre vie de grand-parents, nos amis et nos nombreux déplacements, je n’ai pas eu le temps de vous communiquer notre ressenti de cette magnifique croisière de 2 mois.
Ne dit-on pas mieux vaut tard que jamais ?
Et puis ces escales sont à l’affiche de croisières, que ce soit MSC ou Costa. Peut être que notre récit pourra donner une idée aux croisiéristes qui vont fréquenter ces pays. Si cela peut être utile à l’un d’entre nous, je dirais le plus simplement du monde que ce récit aura servi à quelque chose.
Alors je vous souhaite une bonne lecture, même si celle-ci peut vous paraître longue (et parsemées de fautes d’orthographe), c’est un large extrait du livre de bord rédigé quotidiennement à bord.
Alors à bientôt sur vos écrans en cinemascope color avec son Dolby stéréo
Christian
Le tour de l’Afrique sur le neoRiviera a regroupé un bon nombre de membres de notre forum. Nous nous connaissions pour certains, pour avoir effectué déjà un, voire deux tours du monde.
Depuis, le temps est passé vite, très vite, trop vite. Happé par notre vie de grand-parents, nos amis et nos nombreux déplacements, je n’ai pas eu le temps de vous communiquer notre ressenti de cette magnifique croisière de 2 mois.
Ne dit-on pas mieux vaut tard que jamais ?
Et puis ces escales sont à l’affiche de croisières, que ce soit MSC ou Costa. Peut être que notre récit pourra donner une idée aux croisiéristes qui vont fréquenter ces pays. Si cela peut être utile à l’un d’entre nous, je dirais le plus simplement du monde que ce récit aura servi à quelque chose.
Alors je vous souhaite une bonne lecture, même si celle-ci peut vous paraître longue (et parsemées de fautes d’orthographe), c’est un large extrait du livre de bord rédigé quotidiennement à bord.
Alors à bientôt sur vos écrans en cinemascope color avec son Dolby stéréo
Christian
Boucle Nord Ouest argentin - Sud-Ouest bolivien - Nord-Est chilien English translation pending
Bonjour à tous,
Projet pour novembre et décembre 2015 (quarantaine de jours) : Boucle classique dans le nord-ouest Argentin, région de Salta (sud & nord), Sud Lipez et Désert d'Uyuni, et désert d'Atacama. En couple avec location de voiture.
Voici le tour prévu
J1 Arrivée à Salta J2 à J6 Région nord de Salta en voiture de loc et restitution auto
J7 Bus Salta – Tupiza J8 Environs de Tupiza ( agence ?) J9 à 13 : Tour Sud Lipez et Désert d’Uyuni J14 Uyuni – Tupiza J15 Tupiza – Salta J16 Salta J17 Salta – SPA (en voiture) J18 à 22 : SPA J23 SPA-Salta J24 Salta – Cachi J25 Cachi J26 Cachi - Cafayate J27 Cafayate - Quilmes J28 Quilmes – Salta J29 Salta – BA
Quelques jours à BA à l’aller et au retour. Il restera une dizaine de jours à saupoudrer pour prendre le temps.
Voici quelques questions pour lesquelles votre conseil sera apprécié !Dans quel sens faire la boucle en tenant compte de l’altitude qui pourrait nous gêner ? Location auto Argentine: avez vous une agence (petite berline) à recommander à Salta qui nous permettrait de passer la frontière vers le Chili? Faut il demander les papiers de passage longtemps avant ? Peut on se rendre sur la majorité des routes/pistes en 2x2 ou certaines sont elles à faire uniquement par agance?Est-il intéressant de faire la liaison Salta - Tupiza en train ? bus ? Y-a-t-il des visites sympas autour de Tupiza ?Quelle agence est sérieuse pour un tour de 5 jours dans le sud ouest Bolivien? Que visiter autour de SPA ? qu'est ce qui est accessible toujours avec la voiture de loc ?Faut-il zapper les geysers puisqu'il y en a aussi dans le Sud Lipez ?YY-a-il une agence sympa pour faire les visites autour de SPA ? (si pas possible d'y accéder avec notre propre voiture) ?quelles visites effectuer dans le Chaco ?avez vous visité le Parc National EL Leon ? Bref, tout ce que vous pourrez m'apprendre sera bienvenu !😉 Merci d'avance!
Projet pour novembre et décembre 2015 (quarantaine de jours) : Boucle classique dans le nord-ouest Argentin, région de Salta (sud & nord), Sud Lipez et Désert d'Uyuni, et désert d'Atacama. En couple avec location de voiture.
Voici le tour prévu
J1 Arrivée à Salta J2 à J6 Région nord de Salta en voiture de loc et restitution auto
J7 Bus Salta – Tupiza J8 Environs de Tupiza ( agence ?) J9 à 13 : Tour Sud Lipez et Désert d’Uyuni J14 Uyuni – Tupiza J15 Tupiza – Salta J16 Salta J17 Salta – SPA (en voiture) J18 à 22 : SPA J23 SPA-Salta J24 Salta – Cachi J25 Cachi J26 Cachi - Cafayate J27 Cafayate - Quilmes J28 Quilmes – Salta J29 Salta – BA
Quelques jours à BA à l’aller et au retour. Il restera une dizaine de jours à saupoudrer pour prendre le temps.
Voici quelques questions pour lesquelles votre conseil sera apprécié !Dans quel sens faire la boucle en tenant compte de l’altitude qui pourrait nous gêner ? Location auto Argentine: avez vous une agence (petite berline) à recommander à Salta qui nous permettrait de passer la frontière vers le Chili? Faut il demander les papiers de passage longtemps avant ? Peut on se rendre sur la majorité des routes/pistes en 2x2 ou certaines sont elles à faire uniquement par agance?Est-il intéressant de faire la liaison Salta - Tupiza en train ? bus ? Y-a-t-il des visites sympas autour de Tupiza ?Quelle agence est sérieuse pour un tour de 5 jours dans le sud ouest Bolivien? Que visiter autour de SPA ? qu'est ce qui est accessible toujours avec la voiture de loc ?Faut-il zapper les geysers puisqu'il y en a aussi dans le Sud Lipez ?YY-a-il une agence sympa pour faire les visites autour de SPA ? (si pas possible d'y accéder avec notre propre voiture) ?quelles visites effectuer dans le Chaco ?avez vous visité le Parc National EL Leon ? Bref, tout ce que vous pourrez m'apprendre sera bienvenu !😉 Merci d'avance!
Malarone - voyage Namibie novembre 2015 English translation pending
Bonjour,
Toujours ce problème de traitement anti palu. Nous avons vu notre médecin qui nous a préconisé le MALARONE en générique, certes un peu moins cher, bonne nouvelle.
Notre périple s'étend de Windoeck , Désert du Kalahari, Parc Etosha , Tsumkwe ... conditions de voyage confortable puisque lodges
Prévoyons tropic 5 pour la peau, + pour les vêtements, porte clé anti moustiques, pantalons longs pour le soir, etc... bonne protection prévue.
Nous partons en novembre 2015. y a t'il beaucoup de moustiques à cette période . Est-il vraiment nécessaire de prendre un traitement, car pour ma part, cela me donne des aphtes impressionnants... et bien sûr ça gâche pas mal le voyage.
Merci de votre retour, amis voyageurs. 😉
Toujours ce problème de traitement anti palu. Nous avons vu notre médecin qui nous a préconisé le MALARONE en générique, certes un peu moins cher, bonne nouvelle.
Notre périple s'étend de Windoeck , Désert du Kalahari, Parc Etosha , Tsumkwe ... conditions de voyage confortable puisque lodges
Prévoyons tropic 5 pour la peau, + pour les vêtements, porte clé anti moustiques, pantalons longs pour le soir, etc... bonne protection prévue.
Nous partons en novembre 2015. y a t'il beaucoup de moustiques à cette période . Est-il vraiment nécessaire de prendre un traitement, car pour ma part, cela me donne des aphtes impressionnants... et bien sûr ça gâche pas mal le voyage.
Merci de votre retour, amis voyageurs. 😉
60 jours dans le "Southwest" américain en 2015 English translation pending
Bonjour,
comme les carnets fleurissent en ce moment, vous trouverez le mien ci-dessous, mais uniquement en version texte (pour les photos - et il faudra attendre - ce sera sur notre site web, lien en signature).
Rappel : la discussion sur la phase préparation est ici.
********************
Après la découverte de l'ouest américain en 2009 puis « On the road again » en 2012, voici venu le temps de la préparation de notre troisième voyage dans le Southwest, mais où ? Le Nouveau-Mexique étant passé à la trappe en 2012, il constituera l’épine dorsale de ce voyage. Ensuite, 2 envies fortes vont caler, en termes de dates, ce voyage : - la traversée des Henry Mountains où la forte probabilité de neige jusqu’en juillet impose un passage pas trop tôt en saison - la randonnée à Havasupai, en fin de voyage pour une meilleure condition physique 😉, à faire assez tôt pour éviter les trop fortes chaleurs.
Ces 2 envies, plus la traversée du Nouveau Mexique, nous ont conduits à choisir la période mai-juin, soit a priori pas trop chaud au début (Arizona Nouveau Mexique) et assez chaud vers la fin pour espérer n’avoir pas trop de neige dans les Henrys Mountains. Quand à la durée, une première ébauche montra qu’en 45 jours ce serait trop juste et, au final, ce sera plutôt 60 jours. Le calage définitif dépendra sans doute des possibilités de réservation du lodge d’Havasupai.
Au fur et à mesure du développement du tracé, un nouveau souhait a émergé : prendre au strict minimum les grands axes ce sera donc un voyage orienté routes panoramiques, routes secondaires, routes de campagne et chemins (scenic roads, back roads, country roads and byways). Et pour l’illustrer, quoi de mieux que la chanson éponyme : “Take Me Home Country Roads” de John Denver qui, même si elle se déroule en Virginie Occidentale, illustre magnifiquement notre souhait.
Rappel des principales caractéristiques du (3ème) voyage : - 60 jours du 29/4 au 29/6, - "boucle" avec arrivée et départ à/de Phoenix, sud-est Arizona, ouest Nouveau-Mexique du sud au nord, Mesa Verde (Colorado), sud de l'Utah d'est en ouest et un peu de Nevada, - 2 sites principaux : les Henry Mountains (Utah) et Havasupai (Arizona), - scenic roads, country roads, scenic byways et le plus de pistes possibles.
Et comme les fois précédentes, nous dormirons dans la voiture, si possible en dehors des parcs, des campings organisés, donc en camping dit "sauvage". Nous voyageons lourds (3 bagages de 23 kg comprenant matelas, duvets, réchaud, vaisselle, bref presque tout le nécessaire de camping).
Cette fois-ci, la météo nous a joué quelques tours et il a souvent fallu changer nos plans.
29/4 - Départ Départ de Brest pour Phoenix via Roissy et New-York ; l'intérêt du départ de Brest est que nous n'avons pas à nous soucier de nos bagages pour la durée du vol, hormis un passage éclair à la douane à New-York. Erwan (un ami) nous emmène à l'aéroport ; à 6h du matin, les contrôles sont effectués, le problème des sièges réglé, le bagage supplémentaire payé avec la remise (impossible de le prendre sur le net). Décollage à 6h35, atterrissage à Roissy à l'heure. Dans la salle d'embarquement pour New-York, le nom d'Isabelle est affiché (???) mais finalement rien à signaler. Léger retard au décollage (20 minutes) mais le vol est sans histoire ; après l'apéro (apporté) et un repas standard, nous regardons tous les 2 Gravity puis la musique aidant (Scorpions pour moi), nous atterrissons à New-York où l'escale est assez longue pour ne pas poser de problème. Immigration et douane (avec récupération des bagages) se passent rapidement ; pour info, le douanier me regarde de travers car j'ai une grosse quinte de toux et me demande si je suis malade ; aurait-il autorité pour me refuser l'accès ???. Pour le vol vers Phoenix, impossible d'avoir 2 places côte à côte, mais cela se règle assez vite dans l'avion pourtant assez plein. Arrivée à l'heure mais impossible de récupérer 2 chariots à bagages sans devoir payer 6$ chaque. Nous traînons donc nos lourds bagages et arrivons, via la navette, au guichet d'Alamo. Et là, longue discussion avec l'employé ; nous avons réservé un véhicule de type Chevrolet Tahoe (FFAR) sans conducteur additionnel, le prix me paraissant trop élevé pour la prestation (plus de 600$ pour 60 jours). Et finalement, surtout grâce à Isabelle plus habile à négocier que moi, nous repartons avec un Chevrolet Suburban (PFAR soit l'équivalent de notre Ford Expedition de 2012, soit-disant AWD) et le conducteur additionnel pour l'équivalent de ce qu'on aurait payé en réservant le conducteur additionnel directement. En fait, le véhicule n'est pas du tout AWD ni 4WD mais cela ne nous posera finalement pas trop de problèmes par la suite (et pourtant, il y en aura des problèmes ; mais attendons un peu). Nous quittons donc Alamo (compteur 7683 miles) pour nous rendre chez notre logeur (Jeff Dahl) à Scottsdale (réservé via AirBnB) où nous arrivons vers 20h40 (compteur 7710 miles) ; apéro rapide, léger casse-croute et dodo bien mérité à 20h40 - 5h40 à notre horloge biologique.
30/4 - courses Lever à 5h ; il fait encore nuit. Nous prenons le petit-déjeuner dehors avec des lapins sur la pelouse et plein d'oiseaux un peu plus bas. La journée se passe en courses diverses car il faut équiper notre carrosse. Nous commençons par le Walmart où j'ai déjà commandé la glacière électrique et la table pliante qui nous attendent. Nous ajoutons 2 sièges, le gaz et l'alimentaire (pour environ une dizaine de jours) et nous complétons chez Trader Joe's, magasin découvert en 2009. Prévu aussi la visite de magasins de point de croix pour Isabelle (nous ne ferons que Old Town - Scottsdale), ainsi qu'un magasin d'alcool et de cigares (Magnum’s Cigars Wine & Liquor) où j'en achète quelques uns. Nous retournons à notre logement (compteur 7812 miles), très agréable, et terminons la journée par un plouf dans la piscine à la nuit tombante ; dodo 22h30.
01/5 - Apache Trail, Oracle Control Rd Lever 5h40 ; préparation de la voiture pour le départ ; chaque gros bagage doit trouver sa place mais nous commençons à être rodés et Isabelle excelle sur ce point. Nous quittons notre logement à 8h avec une température extérieure de 80°F-26.7°C et prenons la route vers l'Apache Trail, premier objectif de la journée. Petit arrêt à Goldfield, ville minière fantôme datant de 1892, mais le musée est fermé. Nous retrouvons avec plaisir les Palo Verde, les saguaros et autres chollas sur le bord de la route. Quelques photos de Canyon Lake et nous faisons une halte à Tortilla Flat où les murs du Superstition Saloon sont tapissés de billets de banque. Nous en repartons à 10h50 pour une petite rando à Fish Creek Hill, puis après quelques photos sur Apache Lake, arrivons au bout de la piste. Cette piste ne présente en général aucune difficulté ; il faut juste se méfier, dans les portions étroites, aux véhicules venant en face (de nombreux bateaux sur remorques).
Remarque : dans l'ensemble du récit, toutes les données sur les pistes supposent un "état normal" ; en cas de pluies, d'orages même récents, l'état peut devenir très vite impraticable et nous le testerons d'ailleurs à plusieurs reprises.
La route que j'avais prévue de prendre pour pique-niquer étant fermée, nous continuons le long de la rive sud de Roosevelt Lake jusqu'à Cottonwood Cove où nous trouvons une aire de pique-nique aménagée avec, entre autre, des tables surmontées d'un toit (shade ramadas).
Nous repartons à 13h47 pour Globe puis la Copper Corridor Scenic Road jusque vers Oracle où un grand géocoucou (Geococcyx californianus) ou roadrunner traverse la route devant nous : bip-bip !!! 😎
Nous nous arrêtons à Biosphere 2 pour prendre quelques photos mais c'est impossible, il faut obligatoirement prendre le tour guidé (et payant) mais c'est trop tard pour nous ; pourtant, j'avais vraiment envie de voir ce site dont je connais l'histoire et remis au gout du jour par le roman "Siècle Bleu" de JP Goux. Retour à Oracle pour essayer d'avoir des informations récentes sur l'état de la piste Oracle Control Road mais je n'obtient rien de très net ("s'il y a des problèmes, elle devrait être barrée" est ce que j'obtiens de mieux). Cette piste est l'ancienne route ralliant Oracle à Mount Lemmon et est notre second objectif de la journée. J'oublie de refaire le plein mais il y a encore un (petit) tiers du réservoir ce qui devrait être suffisant pour les 28 miles à venir. La piste est assez agréable au début et nous apercevons de superbes buissons d'ocotillos ; elle monte, descend au gré des vallées à traverser mais la fin est très rocailleuse (rocky-bumpy), surtout les 5 derniers miles (piste impraticable en berline). Cette montée dans les cailloux nous a au moins rassuré sur le comportement du véhicule, chaussé de très bons pneus : il passe bien même si les évolutions du train arrière me font penser à un différentiel bloqué (rigide) tellement il a tendance à bondir à droite ou à gauche comme un cabri. Nous retrouvons le bitume ainsi qu'une position plus horizontale et un bruit "sinistre" retentit aussitôt : niveau de carburant faible ; la montée, souvent en première, nous a fait consommer plus qu'imaginé. Espérant trouver du carburant au sommet, nous nous dirigeons vers le Summit trailhead (pour la vue) à 18h09 et 57°F - 13.9°C (presque frais) ; nous sommes à plus de 8000 pieds. En repartant, toujours pas de carburant et toujours le bip sinistre ; nous rallions donc l'emplacement prévu pour la nuit, ce qui nous rapproche de Tucson donc du carburant, mais l'accès à l'emplacement prévu est clos. Les autres sites sont maintenant derrière nous et faire demi-tour ne va pas arranger notre problème. Nous décidons donc de laisser tomber Mount Lemmon et de rallier Tucson ; une partie du trajet sera fait au point mort (ce qui bien sûr est interdit), pas envie de tomber en panne sèche sur les 30 miles restants d'autant que la nuit tombe. Nous trouvons, finalement sans encombre, une station Chevron à 19h10 et, comme nous n'allons pas remonter camper, nous prenons une chambre à l'Econolodge à 20h03 avec 91°F-32.8°C (compteur 8105 miles) ; grande chambre avec lit king size. Apéro, préparation de taboulé pour les jours suivants, dîner et dodo à 23h25. Pour une première nuit en camping "sauvage", c'est un peu loupé 😠.
02/5 - Saguaro NP, Asarco Mine Lever à 5h30 ; pendant que je transfère les photos des appareils sur le pc et les disques de sauvegarde, Isabelle range la voiture. Petit déjeuner et nous partons à 8h vers Saguaro National Park (partie est) avec un ciel un peu nuageux et 77°F - 25°C. Arrivée au Visitor Center (VC dans le reste du texte) à 8h41 qui n'ouvre qu'à 9h mais nous achetons notre Pass America The Beautiful à un ranger (ne pas hésiter à réclamer, s'il n'est pas fourni, le Hangtag qui permet d'accrocher le pass au rétroviseur intérieur). Nous parcourons, presque à tour de roue, la boucle bitumée qui fait le tour du parc avec de nombreux arrêts photos, retrouvant toujours avec plaisir ces cactus découverts en 2009. Petit arrêt pour faire la rando Freeman Homestead Loop Trail (1.75 km, 28 mn) et nous revenons au VC pour l'achat rituel de cartes postales. Nous en profitons aussi pour téléphoner à Asarco Mine (visite prévue dans l'après-midi) mais impossible de les joindre ; une ranger nous signale que c'est maintenant fermé le week-end et nous sommes un samedi (erreur de programmation ? 😠). Départ pour la partie ouest du parc (déjà vue en 2009) ; arrêt à Gates Pass à 12h09 et 89°F - 31.7°C puis à Valley View sur Hohokam Rd (c'est maintenant de la piste mais aisément faisable en berline) où nous arrivons à 12h35. Départ pour la rando de Valley view overlook trail d'où nous revenons à 13h10 avec 1.53 km au podomètre et 95°F - 35°C dehors ; nous avons discuté avec un couple d'américains assez âgés qui, n'ayant plus d'enfants à charge, ont vendu leur maison et voyagent en camping-car. Pour nous rafraîchir un peu, nous allons pique-niquer chez les "esquimaux" (Ez-Kim-In-Zin) où nous trouvons une table à l'ombre.
Départ à 14h15 (même température) et nous terminons notre boucle parmi les saguaros puis prenons tout de même la route vers Asarco Mine au sud de Tucson ; nous y arrivons à 15h06 (le parking est ouvert) et déambulons tranquillement dans le petit parc où il y a quelques beaux échantillons de minerai de cuivre (entre autre) et un gros nuage gris et de la pluie qui semble tomber au loin. Tout à coup, une employée vient nous demander si on souhaite faire le tour guidé car c'est de suite et le dernier ; et nous qui ne nous pressions pas, persuadés qu'il n'y en avait pas (ma programmation était donc bonne 😉 ). Nous avons juste le temps de faire le tour du hall d'accueil (il sera fermé au retour), d'acheter quelques échantillons de minéraux, de récupérer une brochure en français, de prendre nos tickets (9$ par personne) et nous montons dans le car ; il y a juste le chauffeur, le guide (ancien employé), une famille américaine et nous. Petite pluie au début de la visite et toujours de gros nuages noirs au loin. La vue de l'excavation (c'est une mine à ciel ouvert) est impressionnante et nous assistons au ballet des énormes engins qui remontent le minerai brut le long d'une pente à 9% ; ils ont une capacité d'environ 300 tonnes. Le minerai est ensuite broyé dans un premier concasseur quasi souterrain puis les morceaux de roche d'une taille maximale d'un ballon de foot passent dans plusieurs concasseurs secondaires (broyeurs semi-autogènes et broyeurs à billes d'acier) pour finalement finir en poudre. Ensuite, la phase finale, par des procédés physico-chimiques (flottation, "bullage", agrégation) permet d'obtenir, à partir d'un minerai comportant 0.7% de cuivre, un amalgame d'environ 28% qui partira ensuite vers la fonderie. Le reste (déchets) est entreposé localement et servira au remblaiement lors de la phase d'arrêt de la mine. L'eau utilisée dans le processus de flottation est aussi récupérée à 80% ; notre guide a bien insisté sur cette récupération et sur l'utilisation de produits chimiques les plus bio possible. Nous quittons la mine à 17h avec 90°F - 32°C et nous dirigeons vers la Coronado National Forest pour notre vrai première nuit dans la nature ; sur la route, éclairs, pluie abondante et température en baisse (64°F - 17.7°C). À 18h, nous trouvons un emplacement près d'un wash le long de East Gardner Canyon Rd (compteur 8253 miles). Dodo vers 20h40.
03/5 - Red Mountain, Red Mountain, Montezuma Pass Réveil à 5h30 mais mal dormi, matelas sans doute trop gonflé et Isabelle a très mal au dos ; nous n'avons pas eu trop chaud, bien au contraire, mais découvrons que nous avons dormi fenêtres ouvertes 😉. Le ciel est bien dégagé mais il fait 49°F - 9.5°C. Petit déjeuner puis départ à 7h38 avec maintenant 73°F - 22.8°C ; la piste est très roulante et il a de nombreuses fleurs sur les bas-côtés (poppy et datura) . Passage à Sonoita pour compléter le plein de carburant, les stations étant très peu nombreuses sur le trajet de la journée et chat échaudé craint l'eau froide. Arrêt à Camp Crittenden (uniquement une plaque commémorative, mais c'est l'Histoire) puis nous traversons Patagonia pour prendre Harshaw Road ; la route devient assez vite piste mais très roulable. Par contre, impossible de prendre les pistes secondaires prévues, trop escarpées et défoncées. Asarco Mine y fait aussi des recherches géologiques mais avec de gros 4x4. Jolies vues sur Red Mountain. Passage à Canelo Pass (5 246 ft) puis nous regagnons la 83 (bitume) et nous arrivons à Parker Lake View vers 11h05. Ensuite, la piste vers Montezuma Pass est jolie, agréable à rouler et peu fréquentée (quelques quads surtout). Nous arrivons au col à 12h15 avec 71°F - 21.7°C et déjeunons sous une tonnelle. Après le déjeuner, nous grimpons au Peek (6 854 ft, 90 m de dénivelé) d'où nous avons une superbe vue sur la frontière et ses environs ; rando de 1.3 km A/R. Départ tout en descente vers le VC situé plus bas dans la plaine, au pied des escarpements, et discussion avec la ranger, notamment sur la flore et la faune ; elle nous avoue n'avoir jamais vu de serpents à sonnettes. J'avais au départ prévu de dormir le long de la piste, avant Montezuma Pass, mais de nombreuses lectures m'en ont dissuadé (problème de trafics de drogue et de passages clandestins). Par prudence, nous cherchons donc un emplacement sur East Ash Canyon Rd et, à peine avons nous trouvé notre bonheur, qu'un véhicule de la surveillance aux frontières (Border Patrol) passe devant nous au ralenti, intrigué sans doute de nous voir installés là ; la piste étant un cul de sac, nous nous attendons à le revoir rapidement mais il prend visiblement son temps et ne repassera qu'une bonne heure plus tard, sans s'arrêter (compteur 8350 miles). Dodo vers 19h30 avec un ciel assez nuageux.
04/5 - Bisbee, Tombstone Réveil à 5h30 mais, si j'ai bien dormi, il n'en est pas de même pour Isabelle qui a toujours mal au dos. De nombreux nuages restent accrochés à la montagne et le vent souffle bien. Départ à 7h04 avec 61°F – 16.1°C. Sur la route de Bisbee, des champs d'ocotillos à flanc de colline, superbes. Après de nombreuses photos des anciennes mines à ciel ouvert, nous entrons au Bisbee Quenn Mine VC à 9h ; pas possible de prendre un tour en petit train (pas prévu au programme non plus) et, après un petit tour à travers la ville - mignonne- nous partons vers Tombstone où nous arrivons à 9h48 avec 72°F - 22.2°C. Ici, il faut être clair, on adhère ou pas. Tombstone est une ville historique mais tout ce que l'on voit n'est que reconstruction (ou presque) et animation folklorique ; mais comme nous sommes amoureux de l'ouest, de son histoire et des westerns, la mayonnaise prend bien 😎. Pour ceux qui ne connaissent pas, Tombstone est célèbre pour sa fameuse fusillade d'OK Corral avec, notamment les frères Earp et Doc Holliday, fusillade immortalisée par plusieurs films. Nous nous garons au sud-est de la ville et parcourons les rues "touristiques", notamment Allen Street réservée aux piétons ; de nombreux personnages, en costumes d'époque, déambulent très sérieusement dans ces rues. Nous achetons nos billets pour le "gunfight" ; ce billet donne aussi accès à l'historama (nous ne comprendrons pas tout 😉 ) ainsi qu'à une reproduction du journal local du jour de la fusillade. La reconstitution de la fusillade est marrante et bon enfant, les acteurs prenant les spectateurs à témoins et ces derniers jouant le jeu ; il est préférable de s'asseoir au premier rang si possible. En sortant de là, nous allons déjeuner au Big Nose Kate's Saloon (burger The Outlaw pour moi et The Stampede pour Isabelle). Nous retournons à la voiture en passant retirer notre journal local et partons à 14h40 et 83°F - 28.3°C vers le cimetière local (Boothill Graveyard) ; celui-ci n'est pas d'époque, ayant été déplacé et restauré. Malgré tout le respect dû à un tel endroit, on ne peut s'empêcher de sourire en voyant le motif de décès inscrit sur certaines tombes. Pour plus d'informations, voici un lien intéressant : www.boothillgraves.com/
À 15h10, nous quittons ce cimetière et, par la 80 puis rapidement par la Middlemarch Rd (piste), nous nous dirigeons vers les Dragoon Mountains. Nous franchissons Middlemarch Pass pratiquement sans le remarquer et entamons la descente côté est de ces montagnes tout en cherchant tranquillement un emplacement pour la nuit ; une fois de plus, nous n'avons vu personne sur ce trajet. Peu avant 16h, c'est chose faite et nous installons table et chaises tranquillement (compteur 8421 miles). Pendant l'apéro, une petite averse vient nous déranger et le ciel est maintenant bien couvert. Dodo à 20h mais réveil vers minuit avec un bel orage, éclairs et pluie abondante ; nous sommes assez loin du wash pour ne rien risquer mais quel sera l'état de la piste demain matin ? Devrons-nous sortir la pelle, achetée par précaution ?
05/5 - Chiricahua NM Lever à 5h30 avec 48°F - 8.9°C, un peu frisquet ! Isabelle a mieux dormi. Le ciel est maintenant très légèrement nuageux à l'horizon. Nous partons à 7h vers Chiricahua NM avec 58°F - 14.4°C. Alors que nous étions inquiets à propos de l'état de la piste, nous ne rencontrons aucune difficulté pendant le reste de la descente et retrouvons rapidement le bitume. Nous arrivons au VC à 8h13 sans avoir vu beaucoup de stations services. Peu avant d'arriver au VC, nous rencontrons ce qui doit être un Coues (prononcer cows), sous-espèce de white-tailed deer (Odocoileus virginianus couesi - Cerf à queue blanche d'Arizona).
Comme le VC n'est pas encore ouvert et que nous savons où aller, nous prenons la route Bonita Canyon Drive et arrivons à Massai Point à 8h46. Le temps de nous équiper (chaussures de marche, crème solaire, chapeaux, sacs à dos avec réserve d'eau - camelbags) et nous partons à 9h05 pour Echo Canyon Loop (Echo Canyon, Hailstone & Ed Riggs trails) parcourue dans le sens anti-horaire. Jolie balade parmi les roches érodées, souvent couvertes de lichens. Mais, contrairement à ce qu'on pourrait penser après une observation rapide, il ne s'agit pas de granit mais des restes (cendre et pierre ponce) d'une éruption volcanique de près de 30 millions d'années. Comme c'est notre première randonnée depuis longtemps, les haltes sont nombreuses, pour les photos évidemment 😉. À part un couple d'américains, nous ne verrons pratiquement personne sauf vers la fin ; c'est dire si nous étions tranquille quand, tout à coup, Isabelle aperçoit du mouvement dans l'herbe : un serpent longeait le sentier. Pas de bruit de crécelles, ce n'est donc pas un rattlesnake ; je m'approche un peu plus car je ne vois toujours rien et je crois enfin reconnaitre un Bull snake, donc non venimeux. Le couple d'américains qui nous rattrape nous le confirme mais Isabelle n'est pas plus rassurée que ça. Si vous êtes intéressés, j'ai le point GPS (je déco...). Retour à la voiture à 12h05 et 76°F - 24.4°C avec 5km au podo. Nous déjeunons sur une table à l'ombre mais le vent est frais et nous supportons nos polaires. Retour au VC pour nos emplettes habituelles et nous en repartons à 14h pour emprunter Pinery Canyon Rd (FR42). Cette piste est aussi très praticable ; du côté d'Onion Saddle, nous devions trouver un point de vue mais nous avons grimpé le long du sentier (ancienne piste 4WD), nous ne voyons malheureusement rien. En même temps, comme nous sommes dans une forêt, difficile d'avoir un beau point de vue sur les 2 vallées sans abattre les arbres ! La descente à travers la forêt est très agréable mais mieux vaut aller doucement, les a-pics sont parfois impressionnants. En bas, nous prenons à droite S Fork Rd pour quelques photos relevées sur le net mais, malheureusement, la piste est fermée par une barrière cadenassée. Nous regagnons le bitume et, peut après Portal, entrons au Nouveau-Mexique. Nous faisons un crochet à droite (sud) sur la 80 pour aller voir une stèle commémorant la reddition de Géronimo. J'avais prévu de faire le plein à Rodeo mais il n'y a plus de station existante. Retour vers le nord où nous devons camper au niveau de Preacher Mountain, peu après Granite Gap. Après avoir franchi et refermé la barrière, la piste est un peu sableuse et étroite mais nous trouvons rapidement un emplacement, bien blotti dans les rochers et parmi les cactus et agaves ; aperçu 1 rat et des souris. Un petit vent nous gênera un peu pour notre réchaud gaz. Arrêt moteur à 17h20 avec 73°F - 22.8°C (compteur 8562 miles).
Au fait, qui dit Nouveau-Mexique dit changement d'heure ; nous avançons donc nos montres, GPS et appareils photos d'une heure.
À suivre 😉.
comme les carnets fleurissent en ce moment, vous trouverez le mien ci-dessous, mais uniquement en version texte (pour les photos - et il faudra attendre - ce sera sur notre site web, lien en signature).
Rappel : la discussion sur la phase préparation est ici.
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Après la découverte de l'ouest américain en 2009 puis « On the road again » en 2012, voici venu le temps de la préparation de notre troisième voyage dans le Southwest, mais où ? Le Nouveau-Mexique étant passé à la trappe en 2012, il constituera l’épine dorsale de ce voyage. Ensuite, 2 envies fortes vont caler, en termes de dates, ce voyage : - la traversée des Henry Mountains où la forte probabilité de neige jusqu’en juillet impose un passage pas trop tôt en saison - la randonnée à Havasupai, en fin de voyage pour une meilleure condition physique 😉, à faire assez tôt pour éviter les trop fortes chaleurs.
Ces 2 envies, plus la traversée du Nouveau Mexique, nous ont conduits à choisir la période mai-juin, soit a priori pas trop chaud au début (Arizona Nouveau Mexique) et assez chaud vers la fin pour espérer n’avoir pas trop de neige dans les Henrys Mountains. Quand à la durée, une première ébauche montra qu’en 45 jours ce serait trop juste et, au final, ce sera plutôt 60 jours. Le calage définitif dépendra sans doute des possibilités de réservation du lodge d’Havasupai.
Au fur et à mesure du développement du tracé, un nouveau souhait a émergé : prendre au strict minimum les grands axes ce sera donc un voyage orienté routes panoramiques, routes secondaires, routes de campagne et chemins (scenic roads, back roads, country roads and byways). Et pour l’illustrer, quoi de mieux que la chanson éponyme : “Take Me Home Country Roads” de John Denver qui, même si elle se déroule en Virginie Occidentale, illustre magnifiquement notre souhait.
Rappel des principales caractéristiques du (3ème) voyage : - 60 jours du 29/4 au 29/6, - "boucle" avec arrivée et départ à/de Phoenix, sud-est Arizona, ouest Nouveau-Mexique du sud au nord, Mesa Verde (Colorado), sud de l'Utah d'est en ouest et un peu de Nevada, - 2 sites principaux : les Henry Mountains (Utah) et Havasupai (Arizona), - scenic roads, country roads, scenic byways et le plus de pistes possibles.
Et comme les fois précédentes, nous dormirons dans la voiture, si possible en dehors des parcs, des campings organisés, donc en camping dit "sauvage". Nous voyageons lourds (3 bagages de 23 kg comprenant matelas, duvets, réchaud, vaisselle, bref presque tout le nécessaire de camping).
Cette fois-ci, la météo nous a joué quelques tours et il a souvent fallu changer nos plans.
29/4 - Départ Départ de Brest pour Phoenix via Roissy et New-York ; l'intérêt du départ de Brest est que nous n'avons pas à nous soucier de nos bagages pour la durée du vol, hormis un passage éclair à la douane à New-York. Erwan (un ami) nous emmène à l'aéroport ; à 6h du matin, les contrôles sont effectués, le problème des sièges réglé, le bagage supplémentaire payé avec la remise (impossible de le prendre sur le net). Décollage à 6h35, atterrissage à Roissy à l'heure. Dans la salle d'embarquement pour New-York, le nom d'Isabelle est affiché (???) mais finalement rien à signaler. Léger retard au décollage (20 minutes) mais le vol est sans histoire ; après l'apéro (apporté) et un repas standard, nous regardons tous les 2 Gravity puis la musique aidant (Scorpions pour moi), nous atterrissons à New-York où l'escale est assez longue pour ne pas poser de problème. Immigration et douane (avec récupération des bagages) se passent rapidement ; pour info, le douanier me regarde de travers car j'ai une grosse quinte de toux et me demande si je suis malade ; aurait-il autorité pour me refuser l'accès ???. Pour le vol vers Phoenix, impossible d'avoir 2 places côte à côte, mais cela se règle assez vite dans l'avion pourtant assez plein. Arrivée à l'heure mais impossible de récupérer 2 chariots à bagages sans devoir payer 6$ chaque. Nous traînons donc nos lourds bagages et arrivons, via la navette, au guichet d'Alamo. Et là, longue discussion avec l'employé ; nous avons réservé un véhicule de type Chevrolet Tahoe (FFAR) sans conducteur additionnel, le prix me paraissant trop élevé pour la prestation (plus de 600$ pour 60 jours). Et finalement, surtout grâce à Isabelle plus habile à négocier que moi, nous repartons avec un Chevrolet Suburban (PFAR soit l'équivalent de notre Ford Expedition de 2012, soit-disant AWD) et le conducteur additionnel pour l'équivalent de ce qu'on aurait payé en réservant le conducteur additionnel directement. En fait, le véhicule n'est pas du tout AWD ni 4WD mais cela ne nous posera finalement pas trop de problèmes par la suite (et pourtant, il y en aura des problèmes ; mais attendons un peu). Nous quittons donc Alamo (compteur 7683 miles) pour nous rendre chez notre logeur (Jeff Dahl) à Scottsdale (réservé via AirBnB) où nous arrivons vers 20h40 (compteur 7710 miles) ; apéro rapide, léger casse-croute et dodo bien mérité à 20h40 - 5h40 à notre horloge biologique.
30/4 - courses Lever à 5h ; il fait encore nuit. Nous prenons le petit-déjeuner dehors avec des lapins sur la pelouse et plein d'oiseaux un peu plus bas. La journée se passe en courses diverses car il faut équiper notre carrosse. Nous commençons par le Walmart où j'ai déjà commandé la glacière électrique et la table pliante qui nous attendent. Nous ajoutons 2 sièges, le gaz et l'alimentaire (pour environ une dizaine de jours) et nous complétons chez Trader Joe's, magasin découvert en 2009. Prévu aussi la visite de magasins de point de croix pour Isabelle (nous ne ferons que Old Town - Scottsdale), ainsi qu'un magasin d'alcool et de cigares (Magnum’s Cigars Wine & Liquor) où j'en achète quelques uns. Nous retournons à notre logement (compteur 7812 miles), très agréable, et terminons la journée par un plouf dans la piscine à la nuit tombante ; dodo 22h30.
01/5 - Apache Trail, Oracle Control Rd Lever 5h40 ; préparation de la voiture pour le départ ; chaque gros bagage doit trouver sa place mais nous commençons à être rodés et Isabelle excelle sur ce point. Nous quittons notre logement à 8h avec une température extérieure de 80°F-26.7°C et prenons la route vers l'Apache Trail, premier objectif de la journée. Petit arrêt à Goldfield, ville minière fantôme datant de 1892, mais le musée est fermé. Nous retrouvons avec plaisir les Palo Verde, les saguaros et autres chollas sur le bord de la route. Quelques photos de Canyon Lake et nous faisons une halte à Tortilla Flat où les murs du Superstition Saloon sont tapissés de billets de banque. Nous en repartons à 10h50 pour une petite rando à Fish Creek Hill, puis après quelques photos sur Apache Lake, arrivons au bout de la piste. Cette piste ne présente en général aucune difficulté ; il faut juste se méfier, dans les portions étroites, aux véhicules venant en face (de nombreux bateaux sur remorques).
Remarque : dans l'ensemble du récit, toutes les données sur les pistes supposent un "état normal" ; en cas de pluies, d'orages même récents, l'état peut devenir très vite impraticable et nous le testerons d'ailleurs à plusieurs reprises.
La route que j'avais prévue de prendre pour pique-niquer étant fermée, nous continuons le long de la rive sud de Roosevelt Lake jusqu'à Cottonwood Cove où nous trouvons une aire de pique-nique aménagée avec, entre autre, des tables surmontées d'un toit (shade ramadas).
Nous repartons à 13h47 pour Globe puis la Copper Corridor Scenic Road jusque vers Oracle où un grand géocoucou (Geococcyx californianus) ou roadrunner traverse la route devant nous : bip-bip !!! 😎
Nous nous arrêtons à Biosphere 2 pour prendre quelques photos mais c'est impossible, il faut obligatoirement prendre le tour guidé (et payant) mais c'est trop tard pour nous ; pourtant, j'avais vraiment envie de voir ce site dont je connais l'histoire et remis au gout du jour par le roman "Siècle Bleu" de JP Goux. Retour à Oracle pour essayer d'avoir des informations récentes sur l'état de la piste Oracle Control Road mais je n'obtient rien de très net ("s'il y a des problèmes, elle devrait être barrée" est ce que j'obtiens de mieux). Cette piste est l'ancienne route ralliant Oracle à Mount Lemmon et est notre second objectif de la journée. J'oublie de refaire le plein mais il y a encore un (petit) tiers du réservoir ce qui devrait être suffisant pour les 28 miles à venir. La piste est assez agréable au début et nous apercevons de superbes buissons d'ocotillos ; elle monte, descend au gré des vallées à traverser mais la fin est très rocailleuse (rocky-bumpy), surtout les 5 derniers miles (piste impraticable en berline). Cette montée dans les cailloux nous a au moins rassuré sur le comportement du véhicule, chaussé de très bons pneus : il passe bien même si les évolutions du train arrière me font penser à un différentiel bloqué (rigide) tellement il a tendance à bondir à droite ou à gauche comme un cabri. Nous retrouvons le bitume ainsi qu'une position plus horizontale et un bruit "sinistre" retentit aussitôt : niveau de carburant faible ; la montée, souvent en première, nous a fait consommer plus qu'imaginé. Espérant trouver du carburant au sommet, nous nous dirigeons vers le Summit trailhead (pour la vue) à 18h09 et 57°F - 13.9°C (presque frais) ; nous sommes à plus de 8000 pieds. En repartant, toujours pas de carburant et toujours le bip sinistre ; nous rallions donc l'emplacement prévu pour la nuit, ce qui nous rapproche de Tucson donc du carburant, mais l'accès à l'emplacement prévu est clos. Les autres sites sont maintenant derrière nous et faire demi-tour ne va pas arranger notre problème. Nous décidons donc de laisser tomber Mount Lemmon et de rallier Tucson ; une partie du trajet sera fait au point mort (ce qui bien sûr est interdit), pas envie de tomber en panne sèche sur les 30 miles restants d'autant que la nuit tombe. Nous trouvons, finalement sans encombre, une station Chevron à 19h10 et, comme nous n'allons pas remonter camper, nous prenons une chambre à l'Econolodge à 20h03 avec 91°F-32.8°C (compteur 8105 miles) ; grande chambre avec lit king size. Apéro, préparation de taboulé pour les jours suivants, dîner et dodo à 23h25. Pour une première nuit en camping "sauvage", c'est un peu loupé 😠.
02/5 - Saguaro NP, Asarco Mine Lever à 5h30 ; pendant que je transfère les photos des appareils sur le pc et les disques de sauvegarde, Isabelle range la voiture. Petit déjeuner et nous partons à 8h vers Saguaro National Park (partie est) avec un ciel un peu nuageux et 77°F - 25°C. Arrivée au Visitor Center (VC dans le reste du texte) à 8h41 qui n'ouvre qu'à 9h mais nous achetons notre Pass America The Beautiful à un ranger (ne pas hésiter à réclamer, s'il n'est pas fourni, le Hangtag qui permet d'accrocher le pass au rétroviseur intérieur). Nous parcourons, presque à tour de roue, la boucle bitumée qui fait le tour du parc avec de nombreux arrêts photos, retrouvant toujours avec plaisir ces cactus découverts en 2009. Petit arrêt pour faire la rando Freeman Homestead Loop Trail (1.75 km, 28 mn) et nous revenons au VC pour l'achat rituel de cartes postales. Nous en profitons aussi pour téléphoner à Asarco Mine (visite prévue dans l'après-midi) mais impossible de les joindre ; une ranger nous signale que c'est maintenant fermé le week-end et nous sommes un samedi (erreur de programmation ? 😠). Départ pour la partie ouest du parc (déjà vue en 2009) ; arrêt à Gates Pass à 12h09 et 89°F - 31.7°C puis à Valley View sur Hohokam Rd (c'est maintenant de la piste mais aisément faisable en berline) où nous arrivons à 12h35. Départ pour la rando de Valley view overlook trail d'où nous revenons à 13h10 avec 1.53 km au podomètre et 95°F - 35°C dehors ; nous avons discuté avec un couple d'américains assez âgés qui, n'ayant plus d'enfants à charge, ont vendu leur maison et voyagent en camping-car. Pour nous rafraîchir un peu, nous allons pique-niquer chez les "esquimaux" (Ez-Kim-In-Zin) où nous trouvons une table à l'ombre.
Départ à 14h15 (même température) et nous terminons notre boucle parmi les saguaros puis prenons tout de même la route vers Asarco Mine au sud de Tucson ; nous y arrivons à 15h06 (le parking est ouvert) et déambulons tranquillement dans le petit parc où il y a quelques beaux échantillons de minerai de cuivre (entre autre) et un gros nuage gris et de la pluie qui semble tomber au loin. Tout à coup, une employée vient nous demander si on souhaite faire le tour guidé car c'est de suite et le dernier ; et nous qui ne nous pressions pas, persuadés qu'il n'y en avait pas (ma programmation était donc bonne 😉 ). Nous avons juste le temps de faire le tour du hall d'accueil (il sera fermé au retour), d'acheter quelques échantillons de minéraux, de récupérer une brochure en français, de prendre nos tickets (9$ par personne) et nous montons dans le car ; il y a juste le chauffeur, le guide (ancien employé), une famille américaine et nous. Petite pluie au début de la visite et toujours de gros nuages noirs au loin. La vue de l'excavation (c'est une mine à ciel ouvert) est impressionnante et nous assistons au ballet des énormes engins qui remontent le minerai brut le long d'une pente à 9% ; ils ont une capacité d'environ 300 tonnes. Le minerai est ensuite broyé dans un premier concasseur quasi souterrain puis les morceaux de roche d'une taille maximale d'un ballon de foot passent dans plusieurs concasseurs secondaires (broyeurs semi-autogènes et broyeurs à billes d'acier) pour finalement finir en poudre. Ensuite, la phase finale, par des procédés physico-chimiques (flottation, "bullage", agrégation) permet d'obtenir, à partir d'un minerai comportant 0.7% de cuivre, un amalgame d'environ 28% qui partira ensuite vers la fonderie. Le reste (déchets) est entreposé localement et servira au remblaiement lors de la phase d'arrêt de la mine. L'eau utilisée dans le processus de flottation est aussi récupérée à 80% ; notre guide a bien insisté sur cette récupération et sur l'utilisation de produits chimiques les plus bio possible. Nous quittons la mine à 17h avec 90°F - 32°C et nous dirigeons vers la Coronado National Forest pour notre vrai première nuit dans la nature ; sur la route, éclairs, pluie abondante et température en baisse (64°F - 17.7°C). À 18h, nous trouvons un emplacement près d'un wash le long de East Gardner Canyon Rd (compteur 8253 miles). Dodo vers 20h40.
03/5 - Red Mountain, Red Mountain, Montezuma Pass Réveil à 5h30 mais mal dormi, matelas sans doute trop gonflé et Isabelle a très mal au dos ; nous n'avons pas eu trop chaud, bien au contraire, mais découvrons que nous avons dormi fenêtres ouvertes 😉. Le ciel est bien dégagé mais il fait 49°F - 9.5°C. Petit déjeuner puis départ à 7h38 avec maintenant 73°F - 22.8°C ; la piste est très roulante et il a de nombreuses fleurs sur les bas-côtés (poppy et datura) . Passage à Sonoita pour compléter le plein de carburant, les stations étant très peu nombreuses sur le trajet de la journée et chat échaudé craint l'eau froide. Arrêt à Camp Crittenden (uniquement une plaque commémorative, mais c'est l'Histoire) puis nous traversons Patagonia pour prendre Harshaw Road ; la route devient assez vite piste mais très roulable. Par contre, impossible de prendre les pistes secondaires prévues, trop escarpées et défoncées. Asarco Mine y fait aussi des recherches géologiques mais avec de gros 4x4. Jolies vues sur Red Mountain. Passage à Canelo Pass (5 246 ft) puis nous regagnons la 83 (bitume) et nous arrivons à Parker Lake View vers 11h05. Ensuite, la piste vers Montezuma Pass est jolie, agréable à rouler et peu fréquentée (quelques quads surtout). Nous arrivons au col à 12h15 avec 71°F - 21.7°C et déjeunons sous une tonnelle. Après le déjeuner, nous grimpons au Peek (6 854 ft, 90 m de dénivelé) d'où nous avons une superbe vue sur la frontière et ses environs ; rando de 1.3 km A/R. Départ tout en descente vers le VC situé plus bas dans la plaine, au pied des escarpements, et discussion avec la ranger, notamment sur la flore et la faune ; elle nous avoue n'avoir jamais vu de serpents à sonnettes. J'avais au départ prévu de dormir le long de la piste, avant Montezuma Pass, mais de nombreuses lectures m'en ont dissuadé (problème de trafics de drogue et de passages clandestins). Par prudence, nous cherchons donc un emplacement sur East Ash Canyon Rd et, à peine avons nous trouvé notre bonheur, qu'un véhicule de la surveillance aux frontières (Border Patrol) passe devant nous au ralenti, intrigué sans doute de nous voir installés là ; la piste étant un cul de sac, nous nous attendons à le revoir rapidement mais il prend visiblement son temps et ne repassera qu'une bonne heure plus tard, sans s'arrêter (compteur 8350 miles). Dodo vers 19h30 avec un ciel assez nuageux.
04/5 - Bisbee, Tombstone Réveil à 5h30 mais, si j'ai bien dormi, il n'en est pas de même pour Isabelle qui a toujours mal au dos. De nombreux nuages restent accrochés à la montagne et le vent souffle bien. Départ à 7h04 avec 61°F – 16.1°C. Sur la route de Bisbee, des champs d'ocotillos à flanc de colline, superbes. Après de nombreuses photos des anciennes mines à ciel ouvert, nous entrons au Bisbee Quenn Mine VC à 9h ; pas possible de prendre un tour en petit train (pas prévu au programme non plus) et, après un petit tour à travers la ville - mignonne- nous partons vers Tombstone où nous arrivons à 9h48 avec 72°F - 22.2°C. Ici, il faut être clair, on adhère ou pas. Tombstone est une ville historique mais tout ce que l'on voit n'est que reconstruction (ou presque) et animation folklorique ; mais comme nous sommes amoureux de l'ouest, de son histoire et des westerns, la mayonnaise prend bien 😎. Pour ceux qui ne connaissent pas, Tombstone est célèbre pour sa fameuse fusillade d'OK Corral avec, notamment les frères Earp et Doc Holliday, fusillade immortalisée par plusieurs films. Nous nous garons au sud-est de la ville et parcourons les rues "touristiques", notamment Allen Street réservée aux piétons ; de nombreux personnages, en costumes d'époque, déambulent très sérieusement dans ces rues. Nous achetons nos billets pour le "gunfight" ; ce billet donne aussi accès à l'historama (nous ne comprendrons pas tout 😉 ) ainsi qu'à une reproduction du journal local du jour de la fusillade. La reconstitution de la fusillade est marrante et bon enfant, les acteurs prenant les spectateurs à témoins et ces derniers jouant le jeu ; il est préférable de s'asseoir au premier rang si possible. En sortant de là, nous allons déjeuner au Big Nose Kate's Saloon (burger The Outlaw pour moi et The Stampede pour Isabelle). Nous retournons à la voiture en passant retirer notre journal local et partons à 14h40 et 83°F - 28.3°C vers le cimetière local (Boothill Graveyard) ; celui-ci n'est pas d'époque, ayant été déplacé et restauré. Malgré tout le respect dû à un tel endroit, on ne peut s'empêcher de sourire en voyant le motif de décès inscrit sur certaines tombes. Pour plus d'informations, voici un lien intéressant : www.boothillgraves.com/
À 15h10, nous quittons ce cimetière et, par la 80 puis rapidement par la Middlemarch Rd (piste), nous nous dirigeons vers les Dragoon Mountains. Nous franchissons Middlemarch Pass pratiquement sans le remarquer et entamons la descente côté est de ces montagnes tout en cherchant tranquillement un emplacement pour la nuit ; une fois de plus, nous n'avons vu personne sur ce trajet. Peu avant 16h, c'est chose faite et nous installons table et chaises tranquillement (compteur 8421 miles). Pendant l'apéro, une petite averse vient nous déranger et le ciel est maintenant bien couvert. Dodo à 20h mais réveil vers minuit avec un bel orage, éclairs et pluie abondante ; nous sommes assez loin du wash pour ne rien risquer mais quel sera l'état de la piste demain matin ? Devrons-nous sortir la pelle, achetée par précaution ?
05/5 - Chiricahua NM Lever à 5h30 avec 48°F - 8.9°C, un peu frisquet ! Isabelle a mieux dormi. Le ciel est maintenant très légèrement nuageux à l'horizon. Nous partons à 7h vers Chiricahua NM avec 58°F - 14.4°C. Alors que nous étions inquiets à propos de l'état de la piste, nous ne rencontrons aucune difficulté pendant le reste de la descente et retrouvons rapidement le bitume. Nous arrivons au VC à 8h13 sans avoir vu beaucoup de stations services. Peu avant d'arriver au VC, nous rencontrons ce qui doit être un Coues (prononcer cows), sous-espèce de white-tailed deer (Odocoileus virginianus couesi - Cerf à queue blanche d'Arizona).
Comme le VC n'est pas encore ouvert et que nous savons où aller, nous prenons la route Bonita Canyon Drive et arrivons à Massai Point à 8h46. Le temps de nous équiper (chaussures de marche, crème solaire, chapeaux, sacs à dos avec réserve d'eau - camelbags) et nous partons à 9h05 pour Echo Canyon Loop (Echo Canyon, Hailstone & Ed Riggs trails) parcourue dans le sens anti-horaire. Jolie balade parmi les roches érodées, souvent couvertes de lichens. Mais, contrairement à ce qu'on pourrait penser après une observation rapide, il ne s'agit pas de granit mais des restes (cendre et pierre ponce) d'une éruption volcanique de près de 30 millions d'années. Comme c'est notre première randonnée depuis longtemps, les haltes sont nombreuses, pour les photos évidemment 😉. À part un couple d'américains, nous ne verrons pratiquement personne sauf vers la fin ; c'est dire si nous étions tranquille quand, tout à coup, Isabelle aperçoit du mouvement dans l'herbe : un serpent longeait le sentier. Pas de bruit de crécelles, ce n'est donc pas un rattlesnake ; je m'approche un peu plus car je ne vois toujours rien et je crois enfin reconnaitre un Bull snake, donc non venimeux. Le couple d'américains qui nous rattrape nous le confirme mais Isabelle n'est pas plus rassurée que ça. Si vous êtes intéressés, j'ai le point GPS (je déco...). Retour à la voiture à 12h05 et 76°F - 24.4°C avec 5km au podo. Nous déjeunons sur une table à l'ombre mais le vent est frais et nous supportons nos polaires. Retour au VC pour nos emplettes habituelles et nous en repartons à 14h pour emprunter Pinery Canyon Rd (FR42). Cette piste est aussi très praticable ; du côté d'Onion Saddle, nous devions trouver un point de vue mais nous avons grimpé le long du sentier (ancienne piste 4WD), nous ne voyons malheureusement rien. En même temps, comme nous sommes dans une forêt, difficile d'avoir un beau point de vue sur les 2 vallées sans abattre les arbres ! La descente à travers la forêt est très agréable mais mieux vaut aller doucement, les a-pics sont parfois impressionnants. En bas, nous prenons à droite S Fork Rd pour quelques photos relevées sur le net mais, malheureusement, la piste est fermée par une barrière cadenassée. Nous regagnons le bitume et, peut après Portal, entrons au Nouveau-Mexique. Nous faisons un crochet à droite (sud) sur la 80 pour aller voir une stèle commémorant la reddition de Géronimo. J'avais prévu de faire le plein à Rodeo mais il n'y a plus de station existante. Retour vers le nord où nous devons camper au niveau de Preacher Mountain, peu après Granite Gap. Après avoir franchi et refermé la barrière, la piste est un peu sableuse et étroite mais nous trouvons rapidement un emplacement, bien blotti dans les rochers et parmi les cactus et agaves ; aperçu 1 rat et des souris. Un petit vent nous gênera un peu pour notre réchaud gaz. Arrêt moteur à 17h20 avec 73°F - 22.8°C (compteur 8562 miles).
Au fait, qui dit Nouveau-Mexique dit changement d'heure ; nous avançons donc nos montres, GPS et appareils photos d'une heure.
À suivre 😉.
Croisière sur le MSC Divina aux Caraïbes / Bahamas en janvier 2016 English translation pending
Bonjour ā tous,
Nous sommes actuellement ā la recherche de notre voyage de noces, mon mari aimerai faire cette croisière, , j aimerai avoir des avis, j ai un peu peur de m ennuyer sur le bateau, je sais qu il y a bcp d activités dans le paquebot.... Merci de vos réponses !
Un périple fantastique en Pays Inca English translation pending
Bonjour à tous,
De retour du Pérou, je souhaitais vous faire partager ces fabuleux moments passés sur place et éventuellement aider ceux qui sont en pleine préparation (les veinards).
Voici jour par jour le récit de ce voyage à travers des paysages grandioses.
Le voyage a été préparé 5 mois à l'avance pour un départ en août 2014. Le circuit était classique : Lima-Paracas-Nasca-Arequipa-Colca-Titikaka-Cusco-Pissac-Ollantay-Machu Picchu-Cusco.
Jour 1 : Lundi 18/08/2014 : Le Grand départ
Il est très tôt et c'est le grand départ. Un grand voyage nous attend : Marseille-Madrid-Miami-Lima. Tous les vols sont ponctuels, les transits se passent bien. American Airlines est une compagnie correct en terme de ponctualité. En terme de prestations c'est catastrophique (vieux avions, pas de tv personnelle, membres d'équipages peu enclins à satisfaire les clients et repas bof bof. Mais bon, nous sommes arrivés entiers.
Jour 2 : Mardi 19/08/2014 : Lima la grise
Météo : gris et froid, 13°C
Notre hôtel se situe à Miraflorès. En trente minutes de bus, nous voici au centre historique. La matinée est consacrée à la visite de la cathédrale, avec une petite guide péruvienne adorable et parfaitement francophone. Vient ensuite la relève de la garde, pompeuse et un peu inutile... Après un délicieux repas, nous visitons le couvent San Francisco. Le site est magnifique, mais la visite est d'une nullité implacable. Notre guide parle un anglais incompréhensible, elle est peu aimable et se montre très pressée d'en finir, c'est expéditif...ce ne sera pas notre meilleur souvenir de voyage.
Il fait froid et nous n'avons pas prévu assez de pulls, mais les boutiques ne manquent pas et les vêtement en fausse laine d'alpaca à 15€ feront l'affaire. Je ne quitterai plus ce pull !!
En soirée, nous visitons Miraflorès jusqu'aux falaises qui surplombent l'océan. Le quartier est sûr et le coucher de soleil sur le Pacifique est...gris... L'atmosphère froide et grise donne un aspect lugubre à Lima.


Jour 3 : Mercredi 20/08/2014 : Cap Au Sud
Météo : soleil, 20°CUn taxi nous emmène chez Europcar, pour récupérer notre location de voiture. Armés d'un GPS, nous quittons la grisaille en direction de Paracas. Nous y arrivons en fin de matinée.
C'est une étape reposante, en bord de mer, avec des plages envahies d'oiseaux de toute sorte (cormorans, pélicans, fous de bassan...). On se sent ici au bout du monde et les restos de poissons bordant la plage sont délicieux.
La quiétude règne, dommage que notre hôtel soit si cher et si minable (Hotel Posada del Emancipador)

Jour 4 : Jeudi 21/08/2014 : A l'assaut des îles et du désert.
Météo : Soleil, vent, 20°C
Nous avons acheté depuis la France, une excursion vers les îles Ballestas et la réserve de Paracas. On vient donc nous chercher le matin et on nous emmène aux embarcadères. Nous montons sur de petites barques à moteur, et c'est parti !! La mer est peu agitée et le spectacle est grandiose. Ces milliers d'oiseaux, ces manchots de Humbolt, ces otaries qui cohabitent sur ces quelques rochers escarpés seront un de mes plus beaux souvenirs de voyage.
Sur le retour le candélabre nous accueille avec de grandioses murs de sable. On imagine les premiers colons espagnols arrivant par la mer et découvrant ce désert extraordinaire.
Après la "croisière", nous partons pour la réserve avec notre guide et notre chauffeur. Nous visitons au passage le petit musée intéressant, puis les paysages de désert se dévoilent. Cette réserve et grandiose, les plages superbes, et le choc entre l'océan et les dunes est inoubliable.
Vous l'avez compris, j'ai aimé...
Après un bon repas tardif à Paracas, nous reprenons la route, toujours vers le sud, vers Nazca. Nous nous arrêtons au mirador de Nazca, en bord de la Panaméricaine, pour voir les figures accessibles.
Notre hôtel sera beaucoup mieux, et les resto sont toujours aussi bons.



Jour 5 : Vendredi 22/08/2014 : Les lignes Mystérieuses
Météo : Soleil 20°C
Nous avons réservé, là aussi, depuis la France (avec la même agence que Paracas), le fameux survol des lignes de Nazca.
A 7h, un minibus vient nous chercher et nous emmène à l'aéroport. Nous attendons plus d'une heure, puis embarquons dans ce qu'il convient d'appeler un manège à sensations. Les personnes ayant le mal au cœur doivent s'abstenir. Les lignes sont magnifiques, ce moment est unique, et vaut vraiment le coup, mais heureusement que cela ne dure que 30 minutes, car, c'est tout retournés, que nous revenons sur le plancher des vaches.
A 12h00, nous reprenons la route. Ce sera la plus longue étape et la plus pénible. Nous allons à Arequipa. La route est en très bon état, les paysages époustouflants, sont dantesques, mais il y a des millions de camions qui roulent à 40km/h. Il nous faudra plus de 9heures pour atteindre Arequipa, complètement exténués et énervés.
La voiture restera au garage durant les prochaines 30 heures.


Jour 6 : samedi 23/08/2014 : La ville de la Lune
Météo : soleil, 15°C
Arequipa est sans contestation possible, une très belle ville. La couvent Santa Catalina, le musée de la momie Juanita, les églises, la grande place, les ruelles... nous y passons une excellente journée.
Et...décidément, la cuisine péruvienne mérite son classement à l'UNESCO.


Jour 7 : dimanche 24/08/2014 : Vers Colca
météo : soleil, vent de malade, 15°C
Nous vivons ce matin, notre premier mouvement de panique. Le garage où nous avons laissé la voiture est fermé !!! Après avoir tambouriné à la porte, appelé en renfort une charmante policière, qui nous offre son aide, le gardien finit par arriver...ouf !!
Nous prenons la route, et nous apercevons, que...LE GPS A DISPARU !! resté posé sur une valise, dans la rue, alors que l'on paniquait pour le garage, il a été sans doute volé...malgré nos recherches, il ne réapparaîtra pas.
Complètement déboussolés, et à nouveau énervé, nous partons pour Colca. Nous trouvons sans trop de difficulté la bonne route. La montée est là aussi, envahie de camion, ça rame, ça rame...puis l'altiplano change, les vigognes font leur apparition, le ciel voilé devient bleu azur, waouh !!!
Nous arrivons en fin de matinée à Colca, nous déjeunons au tradicion colca, un superbe hôtel.
On nous déconseille d'aller au canyon en début d'après midi, car les condors n'y sont pas. Il faut y aller très tôt le matin. Après réflexion, nous y allons quand même.
La piste tape fesse se fait très bien sans 4x4. Le vent est démentiel. A chaque mirador, nous avalons des kilos de sable. Puis miracle, au dernier Mirador, plus un brin de vent, le soleil commence à décliner, le canyon est magnifique, et il y a même...des condors !! Nous y passons un long moment, plein de quiétude et sans aucun car de touriste à l'horizon.
En soirée, nous montons dans la tour d'astronomie du tradicion colca, pour une exploration des étoiles, quel moment magique !! Mars, saturne, andromède, le téléscope voit tout.
Puis durant le dîner, des petites filles en tenues traditionnelles font leur show aux quelques 12 touristes attablés ce soir là.
Le soir, en lisant le guide du routard du Brésil (notre prochaine étape) je découvre qu'il est obligatoire d'avoir le vaccin de la fièvre jaune lorsqu'on voyage vers ce pays, depuis un autre pays d'Amérique du sud...oups, sentiment de panique.



Jour 8 : lundi 25/08/2014 : résolvons les problèmes
Météo : gris 9°C
Nous reprenons la route vers Puno, envahie de travaux et de camions... Sans GPS, nous manquons la bifurcation et nous retrouvons en plein centre ville de l'horrible Juliaca. Ce ne sera pas facile, mais nous retrouvons la bonne route à force de "dondé està Puno ?"
Notre hôtel sera le Mirador del Titikaka : un des meilleurs accueils jamais reçu dans notre vie.
Nous faisons part au responsable de notre problème de GPS et de vaccin. Il nous indique la seule boutique d'électronique de la ville, puis nous prend rendez-vous à la clinique privée avec un ami médecin pour le lendemain.
Nous descendons à Puno en taxi (marre de conduire...)
Nous trouvons le même GPS à 150$ (sinon Europcar nous aurait facturé 450$...), réservons notre tour vers les îles Uros et Taquile pour le lendemain, puis localisons la clinique.
Il fait froid, nous sommes épuisés et l'altitude nous met à plat. Le dîner à l'hôtel n'est pas fantastique, mais ça passe.
Jour 9 : mardi 26/07/2014 : El Gran Lago
Météo : soleil, vent, 12°C
Levés aux aurores, notre chauffeur de taxi, toujours le même depuis la veille, nous emmène au port pour le départ. Nous retrouvons quelques touristes, puis nous partons pour les îles Uros.
Nous pensions y trouver une attraction du style Disney, mais nous avons été bluffés. Certes, c'est très touristique, mais il y a un petit quelque chose d'émouvant dans ces îles flottantes et dans ces habitants.
Nous passons du temps à discuter avec une dame adorable qui nous raconte son mode de vie, l'école, le tissage, sans vouloir à tout prix nous vendre son artisanat.
Après une heure sur les îles flottantes, nous repartons émus pour Taquile.
Taquile est une île en dur. Ses paysages font penser à Malte ou à la Grèce et il règne ici, une immense quiétude.
La visite avec notre guide, passionnant est vraiment très sympa. Le repas est délicieux et l'on nous explique les coutumes et l'histoire de ces indiens du bout du monde. C'est génial !!
Le bateau, nous ramène vers Puno, nous sommes zen, c'était une journée magnifique.
Le vaccin de la fièvre jaune, dans la clinique, est juste une formalité. Au final, il nous a coûté 10 fois moins cher que si on l'avait fait en France...

Jour 10 : mercredi 27/07/2014 : En route pour Cuzco
Météo : soleil 15°C
La journée commence mal : NOUS SOMMES EN PANNE DE BATTERIE. LA VOITURE NE DÉMARRE PAS !!
J'appelle à nouveau Europcar, qui m'invite à me débrouiller...ils n'ont pas d'agence à Puno et ne nous dépanneront pas. Aussi, je dois changer la batterie moi même, payer et ils me rembourseront au retour.
Encore une fois, le gérant du Mirador del Titikaka nous apporte son aide. Son ami chauffeur de taxi m'accompagne gratuitement en ville pour acheter une batterie puis il la change. La voiture redémarre, ouf !! Mais nous avons perdu 2 heures. Avec la note en poche (majorée un peu...je l'avoue), nous partons pour Cuzco.
Nous traversons Juliaca facilement (c'est plus facile avec un nouveau GPS), puis roulons roulons roulons... Peu de camions sur cette portion, mais beaucoup de chiens errants suicidaires et d'alpacas couchés sur la route... Ce n'est pas de tout repos.
Arrivés à Cuzco, nous rendons notre m**** de voiture à Europcar, qui nous rembourse les frais engagés sans rechigner.
Nous découvrons notre hôtel : le RUMIWASI dont les chambres sont fantastiques. Depuis la France, j'ai réservé avec eux, une excursion vers la vallée sacrée des incas (sites de Ollantytambo et Pisac)
En soirée, il n'est pas difficile de trouver un bon restaurant, mais les rabatteurs pullulent ici, on ressent le tourisme de masse.
Jour 11 : jeudi 28/08/2014 La vallée sacrée des Incas
Météo : gris, vent 15°C
L'excursion commence aux aurores. Nous avons laissé nos grosses valise à l'hôtel Rumiwasi car nous partons pour 3 jours dans les montagnes...il y a parait-il un site connu par ici.
Notre "tour" pour touristes nous emmène tout d'abord dans un marché couvert, nous faisons le plein de souvenirs. On nous promet que nos achats aident les péruviens et que les souvenirs achetés ne sont pas fabriqués en Chine.
Notre guide se prend un peu la tête avec un péruvien, membre de notre groupe, qui ne cesse de le contredire à propos du gouvernement, du développement du pays, etc...Du coup, on en apprend vraiment sur la vraie vie au Pérou, différente de celle racontée par les guides. C'est intéressant, même si à la base c'est une discussion houleuse.
Nous arrivons au très beau site de PIssac, que nous visitons au pas de course, dommage...
Le déjeuner buffet, se passe dans une grande posada envahie de groupe, où la cuisine semble industrielle...
L'après midi, nous visitons Ollantay au pas de course également. Le site est noir de monde, dommage...
Le bus nous abandonne ici. Demain, nous prenons le train pour Aguascalientes. Il est 17h00, nous découvrons la quiétude retrouvée d'Ollantaytambo. Les touristes sont repartis (sauf nous) et nous explorons le joli village. C'est un moment de bonheur, nous rencontrons des gens magnifiques.

Jour 12 : Vendredi 29/08/2014 : En voiture !!
Météo : Soleil, 25°C
Le train part vers 11h00, nous continuons d'explorer Ollantay et ses réserves à grain situées à l'opposé du site Inca. Il n'y a pas un chat. Nous nous sentons l'âme d'aventuriers.
Puis nous nous rendons à la gare, direction Aguascalientes. Le voyage se passe très bien, avec une belle rencontre là aussi.
Aguascalientes est une ville touristique, mais son côté bout du monde nous a plu. Accessible uniquement en train ou à pied, il n' y a pas de voiture et ce n'est pas pour nous déplaire.
Nous testons les bains chauds, puis nous nous couchons de bonne heure.
Jour 13 : Samedi 30/08/2014 : Le grand jour
Météo : Gris, pluie, soleil, 28°C
Il est 3h du matin, le réveil sonne... CAP SUR LA MACHUUUUUUUU PICCHUUUUU 200 personnes font déjà la queue alors que le premier bus n'est pas encore monté...ça promet. Après une longue attente, nous arrivons sur le site englué dans la brume. Le site est mystérieux, étrange...on distingue à peine les murs de pierre fantomatiques.
Il est 7 heures, nous entamons la montée du Huanapicchu (les billets ont été achetés depuis la France, 3 mois avant le départ, il n'y a pour grimper sur le Huanapicchu, que 200 places à 7h00 et 200 places à 10h00, c'est tout). Ça grimpe sévère, mais le jeu en vaut la chandelle.
Arrivés au sommet, la vue est grandiose. Les dernières brumes se dissipent, Machu Picchu émerge tel un vaisseau de pierre. Oui on en pleurerait presque !!
Une fois en bas, nous entamons la visite du site. Mais il y a trop de monde, et c'est pénible...nous nous cachons contre un mur et attaquons le pique nique (en cachette, c'est interdit), puis vient l'heure de la sieste, dans l'herbe.
Vers 14h, les groupes sont presque tous partis, nous pouvons visiter tranquillement. Certains endroits de cette véritable ville sont déserts, c'est un pur bonheur.
Nous nous amusons avec quelques lamas, fans de peaux de banane...un grand moment.
Puis, à la fermeture du site, nous reprenons le bus vers Aguas Calientes, les yeux remplis de belles choses.


Jour 14 : Dimanche 31/08/2014 : Retour à Cuzco
Méteo : Gris, pluie 13°C
Le train du matin nous ramène à Ollantay. De là, un taxi nous ramène à Cuzco. Nous retrouvons le Rumiwasi, puis partons à l'assaut de la très belle capitale des Incas. La cathédrales, les rues colorées, les marchés...tout est beau. MAIS tout est très (trop) touristique.
Il est interdit de prendre des photos dans toutes les églises, dans les musées et les entrées sont chères.
Jour 15 : Lundi 1/09/2014 : Cuzco, la suite
La ville est grande, et nous poursuivons la visite des abbayes, des églises et des musées. Certains quartiers comme San Blas, sont très sympas. Nous faisons très attention aux pick pockets qui sévissent.
C'est notre dernier jour au Pérou, ce pays va nous manquer avec ses contrastes et ses contradictions.


Jour 16 : Mardi 2/09/2014 : Bye bye Pérou :
Nous décollons de Cuzco à destination de Lima. De là, un autre avion, nous emmènera aux Chutes d'Iguazu, au Brésil. Le voyage n'est pas fini pour autant...
Si l'on fait la synthèse de ce séjour en + et en - cela donnerait :
Les Plus :Une facilité pour voyager par soi-mêmeDe bons hôtelsUne cuisine extraordinairement bonneDe bonnes infrastructures touristiques : on voit qu'ils ont l'habitudeUn peuple gentil et serviableDes sites grandioses et mythiquesDes villes très intéressantes sur le plan culturelDes paysages à couper le souffleLes moins :Un pays très cher : si l'on ajoute les billets d'avion, les entrées des sites, les trains, bus, locations de voiture, c'est un voyage très cherDes routes infernales envahies de camions et d'animauxL'altitude peut vous pourrir la vieLe tourisme de masse à Cuzco et au Machu PicchuEuropcar...Louer une voiture permet plus de liberté, mais la fatigue et les frayeurs en valent-ils la chandelle ?L'insécurité : le vol du GPS nous rappelle qu'il faut une vigilance de tous les instants.Mes moments préférés pour conclure :L'après midi passé à Paracas à observer les oiseauxLes quelques heures passées dans la réserve de Paracas et les îls BallestasLa vue des condors au Canyon de ColcaL'observation des étoiles au Tradicion ColcaLa rencontre et les échanges avec le gérant du Mirador del TitikakaLa journée aux îles Uros et TaquileLa soirée passée à OllantayLa Machu Picchu sans touriste en fin d'après midiSi bien sûr, vous avez des questions, n'hésitez surtout pas à les poser.
Bons voyages, chers amis voyageurs.
De retour du Pérou, je souhaitais vous faire partager ces fabuleux moments passés sur place et éventuellement aider ceux qui sont en pleine préparation (les veinards).
Voici jour par jour le récit de ce voyage à travers des paysages grandioses.
Le voyage a été préparé 5 mois à l'avance pour un départ en août 2014. Le circuit était classique : Lima-Paracas-Nasca-Arequipa-Colca-Titikaka-Cusco-Pissac-Ollantay-Machu Picchu-Cusco.
Jour 1 : Lundi 18/08/2014 : Le Grand départ
Il est très tôt et c'est le grand départ. Un grand voyage nous attend : Marseille-Madrid-Miami-Lima. Tous les vols sont ponctuels, les transits se passent bien. American Airlines est une compagnie correct en terme de ponctualité. En terme de prestations c'est catastrophique (vieux avions, pas de tv personnelle, membres d'équipages peu enclins à satisfaire les clients et repas bof bof. Mais bon, nous sommes arrivés entiers.
Jour 2 : Mardi 19/08/2014 : Lima la grise
Météo : gris et froid, 13°C
Notre hôtel se situe à Miraflorès. En trente minutes de bus, nous voici au centre historique. La matinée est consacrée à la visite de la cathédrale, avec une petite guide péruvienne adorable et parfaitement francophone. Vient ensuite la relève de la garde, pompeuse et un peu inutile... Après un délicieux repas, nous visitons le couvent San Francisco. Le site est magnifique, mais la visite est d'une nullité implacable. Notre guide parle un anglais incompréhensible, elle est peu aimable et se montre très pressée d'en finir, c'est expéditif...ce ne sera pas notre meilleur souvenir de voyage.
Il fait froid et nous n'avons pas prévu assez de pulls, mais les boutiques ne manquent pas et les vêtement en fausse laine d'alpaca à 15€ feront l'affaire. Je ne quitterai plus ce pull !!
En soirée, nous visitons Miraflorès jusqu'aux falaises qui surplombent l'océan. Le quartier est sûr et le coucher de soleil sur le Pacifique est...gris... L'atmosphère froide et grise donne un aspect lugubre à Lima.


Jour 3 : Mercredi 20/08/2014 : Cap Au Sud
Météo : soleil, 20°CUn taxi nous emmène chez Europcar, pour récupérer notre location de voiture. Armés d'un GPS, nous quittons la grisaille en direction de Paracas. Nous y arrivons en fin de matinée.
C'est une étape reposante, en bord de mer, avec des plages envahies d'oiseaux de toute sorte (cormorans, pélicans, fous de bassan...). On se sent ici au bout du monde et les restos de poissons bordant la plage sont délicieux.
La quiétude règne, dommage que notre hôtel soit si cher et si minable (Hotel Posada del Emancipador)

Jour 4 : Jeudi 21/08/2014 : A l'assaut des îles et du désert.
Météo : Soleil, vent, 20°C
Nous avons acheté depuis la France, une excursion vers les îles Ballestas et la réserve de Paracas. On vient donc nous chercher le matin et on nous emmène aux embarcadères. Nous montons sur de petites barques à moteur, et c'est parti !! La mer est peu agitée et le spectacle est grandiose. Ces milliers d'oiseaux, ces manchots de Humbolt, ces otaries qui cohabitent sur ces quelques rochers escarpés seront un de mes plus beaux souvenirs de voyage.
Sur le retour le candélabre nous accueille avec de grandioses murs de sable. On imagine les premiers colons espagnols arrivant par la mer et découvrant ce désert extraordinaire.
Après la "croisière", nous partons pour la réserve avec notre guide et notre chauffeur. Nous visitons au passage le petit musée intéressant, puis les paysages de désert se dévoilent. Cette réserve et grandiose, les plages superbes, et le choc entre l'océan et les dunes est inoubliable.
Vous l'avez compris, j'ai aimé...
Après un bon repas tardif à Paracas, nous reprenons la route, toujours vers le sud, vers Nazca. Nous nous arrêtons au mirador de Nazca, en bord de la Panaméricaine, pour voir les figures accessibles.
Notre hôtel sera beaucoup mieux, et les resto sont toujours aussi bons.



Jour 5 : Vendredi 22/08/2014 : Les lignes Mystérieuses
Météo : Soleil 20°C
Nous avons réservé, là aussi, depuis la France (avec la même agence que Paracas), le fameux survol des lignes de Nazca.
A 7h, un minibus vient nous chercher et nous emmène à l'aéroport. Nous attendons plus d'une heure, puis embarquons dans ce qu'il convient d'appeler un manège à sensations. Les personnes ayant le mal au cœur doivent s'abstenir. Les lignes sont magnifiques, ce moment est unique, et vaut vraiment le coup, mais heureusement que cela ne dure que 30 minutes, car, c'est tout retournés, que nous revenons sur le plancher des vaches.
A 12h00, nous reprenons la route. Ce sera la plus longue étape et la plus pénible. Nous allons à Arequipa. La route est en très bon état, les paysages époustouflants, sont dantesques, mais il y a des millions de camions qui roulent à 40km/h. Il nous faudra plus de 9heures pour atteindre Arequipa, complètement exténués et énervés.
La voiture restera au garage durant les prochaines 30 heures.


Jour 6 : samedi 23/08/2014 : La ville de la Lune
Météo : soleil, 15°C
Arequipa est sans contestation possible, une très belle ville. La couvent Santa Catalina, le musée de la momie Juanita, les églises, la grande place, les ruelles... nous y passons une excellente journée.
Et...décidément, la cuisine péruvienne mérite son classement à l'UNESCO.


Jour 7 : dimanche 24/08/2014 : Vers Colca
météo : soleil, vent de malade, 15°C
Nous vivons ce matin, notre premier mouvement de panique. Le garage où nous avons laissé la voiture est fermé !!! Après avoir tambouriné à la porte, appelé en renfort une charmante policière, qui nous offre son aide, le gardien finit par arriver...ouf !!
Nous prenons la route, et nous apercevons, que...LE GPS A DISPARU !! resté posé sur une valise, dans la rue, alors que l'on paniquait pour le garage, il a été sans doute volé...malgré nos recherches, il ne réapparaîtra pas.
Complètement déboussolés, et à nouveau énervé, nous partons pour Colca. Nous trouvons sans trop de difficulté la bonne route. La montée est là aussi, envahie de camion, ça rame, ça rame...puis l'altiplano change, les vigognes font leur apparition, le ciel voilé devient bleu azur, waouh !!!
Nous arrivons en fin de matinée à Colca, nous déjeunons au tradicion colca, un superbe hôtel.
On nous déconseille d'aller au canyon en début d'après midi, car les condors n'y sont pas. Il faut y aller très tôt le matin. Après réflexion, nous y allons quand même.
La piste tape fesse se fait très bien sans 4x4. Le vent est démentiel. A chaque mirador, nous avalons des kilos de sable. Puis miracle, au dernier Mirador, plus un brin de vent, le soleil commence à décliner, le canyon est magnifique, et il y a même...des condors !! Nous y passons un long moment, plein de quiétude et sans aucun car de touriste à l'horizon.
En soirée, nous montons dans la tour d'astronomie du tradicion colca, pour une exploration des étoiles, quel moment magique !! Mars, saturne, andromède, le téléscope voit tout.
Puis durant le dîner, des petites filles en tenues traditionnelles font leur show aux quelques 12 touristes attablés ce soir là.
Le soir, en lisant le guide du routard du Brésil (notre prochaine étape) je découvre qu'il est obligatoire d'avoir le vaccin de la fièvre jaune lorsqu'on voyage vers ce pays, depuis un autre pays d'Amérique du sud...oups, sentiment de panique.



Jour 8 : lundi 25/08/2014 : résolvons les problèmes
Météo : gris 9°C
Nous reprenons la route vers Puno, envahie de travaux et de camions... Sans GPS, nous manquons la bifurcation et nous retrouvons en plein centre ville de l'horrible Juliaca. Ce ne sera pas facile, mais nous retrouvons la bonne route à force de "dondé està Puno ?"
Notre hôtel sera le Mirador del Titikaka : un des meilleurs accueils jamais reçu dans notre vie.
Nous faisons part au responsable de notre problème de GPS et de vaccin. Il nous indique la seule boutique d'électronique de la ville, puis nous prend rendez-vous à la clinique privée avec un ami médecin pour le lendemain.
Nous descendons à Puno en taxi (marre de conduire...)
Nous trouvons le même GPS à 150$ (sinon Europcar nous aurait facturé 450$...), réservons notre tour vers les îles Uros et Taquile pour le lendemain, puis localisons la clinique.
Il fait froid, nous sommes épuisés et l'altitude nous met à plat. Le dîner à l'hôtel n'est pas fantastique, mais ça passe.
Jour 9 : mardi 26/07/2014 : El Gran Lago
Météo : soleil, vent, 12°C
Levés aux aurores, notre chauffeur de taxi, toujours le même depuis la veille, nous emmène au port pour le départ. Nous retrouvons quelques touristes, puis nous partons pour les îles Uros.
Nous pensions y trouver une attraction du style Disney, mais nous avons été bluffés. Certes, c'est très touristique, mais il y a un petit quelque chose d'émouvant dans ces îles flottantes et dans ces habitants.
Nous passons du temps à discuter avec une dame adorable qui nous raconte son mode de vie, l'école, le tissage, sans vouloir à tout prix nous vendre son artisanat.
Après une heure sur les îles flottantes, nous repartons émus pour Taquile.
Taquile est une île en dur. Ses paysages font penser à Malte ou à la Grèce et il règne ici, une immense quiétude.
La visite avec notre guide, passionnant est vraiment très sympa. Le repas est délicieux et l'on nous explique les coutumes et l'histoire de ces indiens du bout du monde. C'est génial !!
Le bateau, nous ramène vers Puno, nous sommes zen, c'était une journée magnifique.
Le vaccin de la fièvre jaune, dans la clinique, est juste une formalité. Au final, il nous a coûté 10 fois moins cher que si on l'avait fait en France...

Jour 10 : mercredi 27/07/2014 : En route pour Cuzco
Météo : soleil 15°C
La journée commence mal : NOUS SOMMES EN PANNE DE BATTERIE. LA VOITURE NE DÉMARRE PAS !!
J'appelle à nouveau Europcar, qui m'invite à me débrouiller...ils n'ont pas d'agence à Puno et ne nous dépanneront pas. Aussi, je dois changer la batterie moi même, payer et ils me rembourseront au retour.
Encore une fois, le gérant du Mirador del Titikaka nous apporte son aide. Son ami chauffeur de taxi m'accompagne gratuitement en ville pour acheter une batterie puis il la change. La voiture redémarre, ouf !! Mais nous avons perdu 2 heures. Avec la note en poche (majorée un peu...je l'avoue), nous partons pour Cuzco.
Nous traversons Juliaca facilement (c'est plus facile avec un nouveau GPS), puis roulons roulons roulons... Peu de camions sur cette portion, mais beaucoup de chiens errants suicidaires et d'alpacas couchés sur la route... Ce n'est pas de tout repos.
Arrivés à Cuzco, nous rendons notre m**** de voiture à Europcar, qui nous rembourse les frais engagés sans rechigner.
Nous découvrons notre hôtel : le RUMIWASI dont les chambres sont fantastiques. Depuis la France, j'ai réservé avec eux, une excursion vers la vallée sacrée des incas (sites de Ollantytambo et Pisac)
En soirée, il n'est pas difficile de trouver un bon restaurant, mais les rabatteurs pullulent ici, on ressent le tourisme de masse.
Jour 11 : jeudi 28/08/2014 La vallée sacrée des Incas
Météo : gris, vent 15°C
L'excursion commence aux aurores. Nous avons laissé nos grosses valise à l'hôtel Rumiwasi car nous partons pour 3 jours dans les montagnes...il y a parait-il un site connu par ici.
Notre "tour" pour touristes nous emmène tout d'abord dans un marché couvert, nous faisons le plein de souvenirs. On nous promet que nos achats aident les péruviens et que les souvenirs achetés ne sont pas fabriqués en Chine.
Notre guide se prend un peu la tête avec un péruvien, membre de notre groupe, qui ne cesse de le contredire à propos du gouvernement, du développement du pays, etc...Du coup, on en apprend vraiment sur la vraie vie au Pérou, différente de celle racontée par les guides. C'est intéressant, même si à la base c'est une discussion houleuse.
Nous arrivons au très beau site de PIssac, que nous visitons au pas de course, dommage...
Le déjeuner buffet, se passe dans une grande posada envahie de groupe, où la cuisine semble industrielle...
L'après midi, nous visitons Ollantay au pas de course également. Le site est noir de monde, dommage...
Le bus nous abandonne ici. Demain, nous prenons le train pour Aguascalientes. Il est 17h00, nous découvrons la quiétude retrouvée d'Ollantaytambo. Les touristes sont repartis (sauf nous) et nous explorons le joli village. C'est un moment de bonheur, nous rencontrons des gens magnifiques.

Jour 12 : Vendredi 29/08/2014 : En voiture !!
Météo : Soleil, 25°C
Le train part vers 11h00, nous continuons d'explorer Ollantay et ses réserves à grain situées à l'opposé du site Inca. Il n'y a pas un chat. Nous nous sentons l'âme d'aventuriers.
Puis nous nous rendons à la gare, direction Aguascalientes. Le voyage se passe très bien, avec une belle rencontre là aussi.
Aguascalientes est une ville touristique, mais son côté bout du monde nous a plu. Accessible uniquement en train ou à pied, il n' y a pas de voiture et ce n'est pas pour nous déplaire.
Nous testons les bains chauds, puis nous nous couchons de bonne heure.
Jour 13 : Samedi 30/08/2014 : Le grand jour
Météo : Gris, pluie, soleil, 28°C
Il est 3h du matin, le réveil sonne... CAP SUR LA MACHUUUUUUUU PICCHUUUUU 200 personnes font déjà la queue alors que le premier bus n'est pas encore monté...ça promet. Après une longue attente, nous arrivons sur le site englué dans la brume. Le site est mystérieux, étrange...on distingue à peine les murs de pierre fantomatiques.
Il est 7 heures, nous entamons la montée du Huanapicchu (les billets ont été achetés depuis la France, 3 mois avant le départ, il n'y a pour grimper sur le Huanapicchu, que 200 places à 7h00 et 200 places à 10h00, c'est tout). Ça grimpe sévère, mais le jeu en vaut la chandelle.
Arrivés au sommet, la vue est grandiose. Les dernières brumes se dissipent, Machu Picchu émerge tel un vaisseau de pierre. Oui on en pleurerait presque !!
Une fois en bas, nous entamons la visite du site. Mais il y a trop de monde, et c'est pénible...nous nous cachons contre un mur et attaquons le pique nique (en cachette, c'est interdit), puis vient l'heure de la sieste, dans l'herbe.
Vers 14h, les groupes sont presque tous partis, nous pouvons visiter tranquillement. Certains endroits de cette véritable ville sont déserts, c'est un pur bonheur.
Nous nous amusons avec quelques lamas, fans de peaux de banane...un grand moment.
Puis, à la fermeture du site, nous reprenons le bus vers Aguas Calientes, les yeux remplis de belles choses.


Jour 14 : Dimanche 31/08/2014 : Retour à Cuzco
Méteo : Gris, pluie 13°C
Le train du matin nous ramène à Ollantay. De là, un taxi nous ramène à Cuzco. Nous retrouvons le Rumiwasi, puis partons à l'assaut de la très belle capitale des Incas. La cathédrales, les rues colorées, les marchés...tout est beau. MAIS tout est très (trop) touristique.
Il est interdit de prendre des photos dans toutes les églises, dans les musées et les entrées sont chères.
Jour 15 : Lundi 1/09/2014 : Cuzco, la suite
La ville est grande, et nous poursuivons la visite des abbayes, des églises et des musées. Certains quartiers comme San Blas, sont très sympas. Nous faisons très attention aux pick pockets qui sévissent.
C'est notre dernier jour au Pérou, ce pays va nous manquer avec ses contrastes et ses contradictions.


Jour 16 : Mardi 2/09/2014 : Bye bye Pérou :
Nous décollons de Cuzco à destination de Lima. De là, un autre avion, nous emmènera aux Chutes d'Iguazu, au Brésil. Le voyage n'est pas fini pour autant...
Si l'on fait la synthèse de ce séjour en + et en - cela donnerait :
Les Plus :Une facilité pour voyager par soi-mêmeDe bons hôtelsUne cuisine extraordinairement bonneDe bonnes infrastructures touristiques : on voit qu'ils ont l'habitudeUn peuple gentil et serviableDes sites grandioses et mythiquesDes villes très intéressantes sur le plan culturelDes paysages à couper le souffleLes moins :Un pays très cher : si l'on ajoute les billets d'avion, les entrées des sites, les trains, bus, locations de voiture, c'est un voyage très cherDes routes infernales envahies de camions et d'animauxL'altitude peut vous pourrir la vieLe tourisme de masse à Cuzco et au Machu PicchuEuropcar...Louer une voiture permet plus de liberté, mais la fatigue et les frayeurs en valent-ils la chandelle ?L'insécurité : le vol du GPS nous rappelle qu'il faut une vigilance de tous les instants.Mes moments préférés pour conclure :L'après midi passé à Paracas à observer les oiseauxLes quelques heures passées dans la réserve de Paracas et les îls BallestasLa vue des condors au Canyon de ColcaL'observation des étoiles au Tradicion ColcaLa rencontre et les échanges avec le gérant du Mirador del TitikakaLa journée aux îles Uros et TaquileLa soirée passée à OllantayLa Machu Picchu sans touriste en fin d'après midiSi bien sûr, vous avez des questions, n'hésitez surtout pas à les poser.
Bons voyages, chers amis voyageurs.
Hôtel Grand Bahia Principe de Samana English translation pending
bonjour j aimerais savoir ce qu est devenu l hotel le grand bahia principe de samana c est hotel etablie sur un cap de roches en face du cayo levantado je suis aille a cet hotel voila 5 ans petit site avec hotel toute blanche et rose chambres toutes face a la mer c etait de toute beaute j avais adoree je ne vois plus nulle part ce forfait je ne parle pas du el portillo ni cayacoa ni du grand samana merci pour ceux qui peuvent me renseigner soreloise
Un mois dans l'Ouest et le Nord-Ouest américain en famille English translation pending
Bonjour à tous !
Après avoir parcouru de nombreux carnets de voyage ici-même, grâce auxquels j'ai pu préparer notre propre périple selon nos envies et nos possibilités, à mon tour de partager notre voyage ! Nous n'y lirez rien que vous ne puissiez trouver sur ce merveilleux forum et aucune info que les passionnés de l'Ouest américain (à qui je tire mon chapeau pour leurs précieuses informations et leur réactivité) n'auraient su vous donner, mais simplement un petit moment de vie sur les routes ensoleillées (ou non !) de cette région fascinante.
Je vous écris aujourd'hui de Lander, dans le Wyoming. Nous sommes arrivés à Los Angeles le 4 juillet dernier, j'essaierai de mettre à jour notre carnet au fur et à mesure (je sais pertinemment que je ne pourrai malheureusement pas le faire à notre retour...).
Bonne lecture ! Et encore merci à tous ceux qui font vivre ce forum, sans qui notre roadtrip n'aurait vu le jour.
Après avoir parcouru de nombreux carnets de voyage ici-même, grâce auxquels j'ai pu préparer notre propre périple selon nos envies et nos possibilités, à mon tour de partager notre voyage ! Nous n'y lirez rien que vous ne puissiez trouver sur ce merveilleux forum et aucune info que les passionnés de l'Ouest américain (à qui je tire mon chapeau pour leurs précieuses informations et leur réactivité) n'auraient su vous donner, mais simplement un petit moment de vie sur les routes ensoleillées (ou non !) de cette région fascinante.
Je vous écris aujourd'hui de Lander, dans le Wyoming. Nous sommes arrivés à Los Angeles le 4 juillet dernier, j'essaierai de mettre à jour notre carnet au fur et à mesure (je sais pertinemment que je ne pourrai malheureusement pas le faire à notre retour...).
Bonne lecture ! Et encore merci à tous ceux qui font vivre ce forum, sans qui notre roadtrip n'aurait vu le jour.
Retour de Croisière MSC Divina, 1ère expérience Yacht Club du 7 au 14 juin 2015 English translation pending
Nous revenons d'une croisière en Yacht Club, du 7 au 14 juin 2015 sur le Divina.
Notre impression est mitigée.
Lors de la réservation, les vendeurs MSC, ainsi que ceux de l'agence Croisiland, nous ont confirmé que toutes les boissons (champagne compris) étaient gratuites et illimitées dans les zones privées du Yacht Club. C'était un mensonge. Seule une petite sélection de vins italiens (4 vins: 1 blanc, 1 rosé et 2 rouges) et un pétillant italien sont sur la carte. Pour le reste, il faut payer. Du coup, il y a moins d'intérêt à rester dans la zone Yacht Club, vu qu'on paye notre boisson... Mais vu la différence de prix entre une cabine balcon et une Yacht Club, ça fait mal au cœur de devoir payer nos boissons... Donc on reste en Yacht Club à boire des boissons qui ne nous plaisent pas.. Nous avons eu le sentiment d'être pris au piège.
Pour que ce soit juste, il faudrait pouvoir boire gratuitement cette petite sélection n'importe où sur le bateau et pouvoir bénéficier d'une sélection plus large dans les zones Yacht Club.
De plus, j'ai trouvé dommage qu'il n'y ait pas plus de spécialités de la gastronomie italienne au restaurant du Yacht Club. C'est quand même la signature d'une croisière MSC. Nous devrions pouvoir avoir le choix.. Surtout pour nous les français. Le restaurant du Yacht Club est plutôt tendance gastronomie française mais n'est pas à la hauteur de nos restaurants en France. Si nous pouvions avoir le choix de manger Italien, comme au restaurant principal, ce serait parfait.
Nous avons trouvé aussi regrettable que le Wifi ne soit pas gratuit et illimité dans les zones Yacht Club. A ce prix...
De plus, et c’est le cas depuis quelques croisières, la quantité de personnel a dû baisser. Le bateau est moins bien entretenu qu’avant. Même dans la zone Yacht Club, il y a des verres qui trainent, des assiettes sales.. Et il faut attendre très très longtemps (parfois un après-midi entier à la piscine du Yacht Club) avant de voir passer un serveur à qui nous pouvons commander quelque chose à la carte.
Ce qui nous a plu: l'espace piscine, calme et agréable. La literie. Les vins servis au restaurant (très bonne sélection du sommelier).
Mais pour nous, il n'y pas une plus-value assez importante pour que la différence de prix soit justifiée.
Nous sommes contents d'avoie essayé le Yacht Club. Mais nous ne le referons pas. Pour ce prix, à notre avis, mieux vaut prendre une cabine Balcon Fantastica, se payer du champagne tous les jours et aller dans des restos payants!
J'espère que nos impressions pourront aider ceux qui hésitent à partir en Yacht Club. Si vous avez des questions, n'hésitez pas!
Notre impression est mitigée.
Lors de la réservation, les vendeurs MSC, ainsi que ceux de l'agence Croisiland, nous ont confirmé que toutes les boissons (champagne compris) étaient gratuites et illimitées dans les zones privées du Yacht Club. C'était un mensonge. Seule une petite sélection de vins italiens (4 vins: 1 blanc, 1 rosé et 2 rouges) et un pétillant italien sont sur la carte. Pour le reste, il faut payer. Du coup, il y a moins d'intérêt à rester dans la zone Yacht Club, vu qu'on paye notre boisson... Mais vu la différence de prix entre une cabine balcon et une Yacht Club, ça fait mal au cœur de devoir payer nos boissons... Donc on reste en Yacht Club à boire des boissons qui ne nous plaisent pas.. Nous avons eu le sentiment d'être pris au piège.
Pour que ce soit juste, il faudrait pouvoir boire gratuitement cette petite sélection n'importe où sur le bateau et pouvoir bénéficier d'une sélection plus large dans les zones Yacht Club.
De plus, j'ai trouvé dommage qu'il n'y ait pas plus de spécialités de la gastronomie italienne au restaurant du Yacht Club. C'est quand même la signature d'une croisière MSC. Nous devrions pouvoir avoir le choix.. Surtout pour nous les français. Le restaurant du Yacht Club est plutôt tendance gastronomie française mais n'est pas à la hauteur de nos restaurants en France. Si nous pouvions avoir le choix de manger Italien, comme au restaurant principal, ce serait parfait.
Nous avons trouvé aussi regrettable que le Wifi ne soit pas gratuit et illimité dans les zones Yacht Club. A ce prix...
De plus, et c’est le cas depuis quelques croisières, la quantité de personnel a dû baisser. Le bateau est moins bien entretenu qu’avant. Même dans la zone Yacht Club, il y a des verres qui trainent, des assiettes sales.. Et il faut attendre très très longtemps (parfois un après-midi entier à la piscine du Yacht Club) avant de voir passer un serveur à qui nous pouvons commander quelque chose à la carte.
Ce qui nous a plu: l'espace piscine, calme et agréable. La literie. Les vins servis au restaurant (très bonne sélection du sommelier).
Mais pour nous, il n'y pas une plus-value assez importante pour que la différence de prix soit justifiée.
Nous sommes contents d'avoie essayé le Yacht Club. Mais nous ne le referons pas. Pour ce prix, à notre avis, mieux vaut prendre une cabine Balcon Fantastica, se payer du champagne tous les jours et aller dans des restos payants!
J'espère que nos impressions pourront aider ceux qui hésitent à partir en Yacht Club. Si vous avez des questions, n'hésitez pas!
Road trip d'Adélaïde à Darwin English translation pending
Vendredi 1er mai, c’a y est !! C’est le grand départ !!
Vol pour Sydney puis pour Adélaïde. On arrive tous à bon port, même Laurence qui nous a fait une petite frayeur en perdant son passeport dans une boutique de l’aéroport de Sydney. Heureusement personne ne manque à l’appel et on se retrouve tous les 5 à savourer une bonne bière dans un des pubs de Ruddle street.
Le programme c’est de récupérer le lendemain notre camping car puis encore le lendemain Abi qui arrive de France et de démarrer à 6 la route qui nous mènera dans un mois si tout va bien à Darwin. Petite carte pour ceux qui (comme moi il y a 2 mois) ne connaissent pas la géographie australienne : Adélaïde c’est tout en bas au milieu et Darwin tout en haut. On va passer bien sûr par l’Ayers Rock et par le désert rouge australien, celui où il paraît qu’on ne rencontre qu’une voiture par heure et où il y a pleins de bêtes mortelles… Cool !!!
Du coup le lendemain on commence par un petit passage au joli marché de la ville, puis on part prendre possession de notre maison roulante du mois à venir.
Je me lance la 1ère pour conduire : c’est quand même un peu grand, faut rouler à gauche et c’est une boîte automatique. Bref les repères changent un peu mais ça se passe pas trop mal.
Et on se met en route pour la Barossa Valley et ses vignobles. Les couleurs de l’automne sont magnifiques, ça faisait longtemps que je les avais pas vues et ça manque en fait ! Les vignes surtout au coucher du soleil sont sublimes, les vins sont agréables. On fait un petit stock pour les vacances.
Et on passe notre première nuit dans notre camping car quelque part au milieu des vignes sur les conseils d’une gentille dame du visitor center.
Le lendemain on se remet en route pour Adélaïde et après… 3 minutes de route, on encastre notre petit camping car (pas si petit en fait et surtout très haut) dans un arbre sur le bord de la route. Heureusement plus de peur que de mal et on reprend la route. Passage à Port Adélaïde avec son joli bord de mer et on part garer notre monstre à la périphérie d’Adélaïde dans un camping. On prend donc le train pour retourner en ville. Ce soir c’est match de football australien et le train est blindé de supporters en rouge, noir et jaune. On n’a pas trouvé de tickets pour aller voir le match, on est un peu déçus. Du coup à la place on part faire un petit tour dans les rues piétonnes de cette agréable ville où pleins de musiciens ambulants contribuent à l’ambiance très décontractée. Le soir, après un bon burger dans un pub local, on retrouve Abi à la gare et on rentre à notre camping. En ouvrant un placard, un pot de confiture mal calé tombe précisément sur le portable de Ben et l’explose… On décide qu’il est grand temps de baptiser notre camping car histoire d’arrêter de se porter la poisse ! Ca sera Adelwin (d’ADELaïde à DarWIN).
Le lendemain il s’agit de se lever tôt, on a un bateau à prendre à 9h pour Kangaroo Island. La traversée est éprouvante, la mer est déchaînée ! On devait plonger mais vu la houle, ça tombe à l’eau… On commence donc à faire le tour de l’île en passant par de jolies criques bleus turquoises bien à l’abri et d’autres où la mer est déchaînée. On croise quelques kangourous et sur la jetée de Kingscote de gros lions de mers qui se prélassent au soleil et des pélicans qui dorment dans une position trop bizarre. Le lendemain, on part visiter une ferme où il est sensé y avoir des wombats (des rongeurs troooop mignons !!!). Malheureusement vu que ce sont des animaux nocturnes, ils ne sont pas visibles le jour… Bon en fait de ferme c’est plutôt un zoo qu’on aura visité, où il faut payer (en plus du prix d’entrée) pour se prendre en photos avec les koalas, mais ça nous aura quand même permis de voir pleins d’animaux de près, de caresser des kangourous et de faire des photos sympa ! On part ensuite au Flinders Chase National Park où l’on va voir les paysages parmi les plus hallucinants du voyage !! D’abord le Cap Couedic avec sa côte déchiquetée, un vent à décorner les bœufs, des falaises battues par des vagues de plus de 10 mètres de haut et des bébés phoques qui jouent dans la houle. Admiral Arch et sa percée sur une mer déchaînée. Remarquable Rocks, blocs de granit sculptés par l’érosion sous un mélange de pluie et de soleil avec du coup de magnifiques arcs en ciel. Le soir on tente d’aller voir en vain des ornithorynques mais on se console avec pleins de kangourous, des wallabies (plus petits que des kangourous) et un opossum. Le lendemain, après une nuit glaciale, c’est le dernier jour sur l’île. On retente le coup des ornithorynques mais je crois définitivement que c’est un mythe ces bestioles. On se console avec une magnifique balade au bord de la Rocky River asséchée et avec un (vrai !) koala sauvage dans un eucalyptus. Et on termine le tour de l’île avec un passage dans des dunes de sable (appelées Little Sahara) bien sympa et on rejoint le port d’embarcation de notre ferry qui nous ramène sur la grande terre australienne.
Après une bonne nuit, c’est (vraiment) parti pour le nord !! Et on entame la longue route pour le Flinders Range National Park (à ne pas confondre avec le Flinders Chase de Kangaroo Island). 1ère journée de rando pour le St Mary’s Peak. 14,4 km, 6 heures de marche avec des montées parfois abruptes mais ça se fait bien. Le temps est magnifique, les points de vue sublimes et au sommet on croise un (très rare à priori) yellow footed rock wallaby. Bon ce qui est plus dérangeant c’est qu’on découvre au retour que le site est sacré pour les aborigènes qui demandent à ce qu’on ne monte pas jusque tout en haut (alors que personne ne nous a rien dit au visitor center et que c’est bien fléché jusqu’au sommet…) Bref ça ne sera pas la dernière fois que ce genre d’hypocrisie nous fera mal au cœur… Le parc nous offrira d’autres petites randos moins spectaculaires mais jolies, de beaux points de vue mais aussi des pistes en montagnes russes un peu périlleuses avec notre camping car. Partout (et même vraiment au milieu de nulle part) on trouve des toilettes sèches mais toujours alimentées en PQ, les Australiens sont impressionnants au niveau propreté et tenue de leurs équipements !
Après 3 jours dans le parc, on continue notre route vers le nord direction Port Augusta. On avait hésité à prendre l’Oudnadatta track, une piste mythique non asphaltée qui traverse des villages paumés et des sources chaudes mais après avoir discuté avec un australien bien sympa, on préfère éviter d’imposer ça à notre camping car qui commence déjà à tomber en morceaux… Sur le chemin on s’arrête au Dutchmann Stern park où on voit un kangourou avec un bébé dans la poche !!!! Trop mimi ! Et on emprunte la Stuart Highway, cette « autoroute » qui traverse le pays du sud au nord, de Port Augusta à Darwin en passant par le désert. Le début est un peu monotone. Puis on a la bonne surprise de découvrir en bord de route le Lac Hart, un lac de sel magnifique où on fait de chouettes photos. On traverse aussi des villages irréels d’une centaine d’habitants complètement paumés au milieu de nulle part. Le paysage est plat et sec, les rues font penser à une ville fantôme. Ailleurs, pendant plusieurs centaines de km il n’y a rien excepté une road house, un pub/station service/motel/resto/épicerie/seul lieu de vie à plusieurs centaines de km à la ronde. Ambiance très « Une nuit en enfer » garantie, bon les vampires en moins ! On passe une soirée dans un établissement de ce type avec le billard, le juke box (pas si simple à utiliser !!), des flippers, des jeux vidéos. On se fait la trilogie Mad Max, bizarre mais vraiment dans l’ambiance du coin.
Et on rejoint enfin Coober Pedy, une ville à l’ambiance irréelle, construite à partir de rien il y a 100 ans suite à la découverte d’opales dans la région. Du coup entre l’isolement, la chaleur du désert et la fièvre de l’opale, les gens ont tous l’air à moitié fous (mais des gentils fous) et tout est fait pour entretenir cette ambiance de bizarrerie dans les rues. On monte d’abord au point de vue du Big Winch puis on va visiter la vieille mine d’opale Old Timer Mine avec démonstration d’un blower ces machines actuelles qui creusent des galeries souterraines. On y voit aussi des habitations troglodytes (forcément vue la chaleur qu’il fait ici l’été, plus de la moitié des habitations sont construites sous terre). La fièvre de l’opale a attiré des gens des 4 coins du monde si bien que la ville est toujours très cosmopolite. On va donc voir l’église troglodyte serbe (véridique !) Sv. Ilija puis la catholique et l’anglicane. Dans les rues on croise des décors de films qui ont été tournés ici (Mad Max, Pitch Black…) et des magasins poussiéreux qui vendent toutes sortes de brics à brac improbables. En fin de journée on s’arrête à un orphelinat de kangourous qui récupère et soigne les petits dont les mamans sont tuées (par la chasse ou sur le bord des routes). Le lendemain on a réservé un tour en 4x4 avec Ken pour aller voir le désert. D’abord la Moon Plain (plaine de la lune, le nom en dit long), puis on croise la barrière à dingos construite par les fermiers sur plusieurs milliers de km pour protéger les fermes du sud-est de l’attaque des chiens sauvages. Et on entre dans le désert rouge. Etonnamment il y a une nappe phréatique dessous du coup on croise quelques fermes éparses avec du bétail. Et on arrive au but de notre journée, le Painted desert. Là la roche prend des couleurs improbables, c’est sublime !! Au retour Ken nous fait visiter sa maison troglodyte transformée en bed and breakfast et son magasin d’opale (il a une mine lui aussi bien sûr comme tout le monde ici !). Coober Pedy en aborigène ça veut dire « l’homme blanc dans un trou ». J’ai adoré l’ambiance irréelle de cette ville, surtout parce qu’ici plus qu’ailleurs on a rencontré des gens dont le mode de vie était tellement différent du notre… Et on reprend la route toujours en direction du Nord. Ca y est on est bien dans l’Outback australien ! On croise plus d’un véhicule par heure mais on se sent quand même vraiment au bout du monde. La prochaine étape ça sera Uluru, l’Ayers Rock !
http://petitetaniadeviendragrande.com/
Le lendemain on se remet en route pour Adélaïde et après… 3 minutes de route, on encastre notre petit camping car (pas si petit en fait et surtout très haut) dans un arbre sur le bord de la route. Heureusement plus de peur que de mal et on reprend la route. Passage à Port Adélaïde avec son joli bord de mer et on part garer notre monstre à la périphérie d’Adélaïde dans un camping. On prend donc le train pour retourner en ville. Ce soir c’est match de football australien et le train est blindé de supporters en rouge, noir et jaune. On n’a pas trouvé de tickets pour aller voir le match, on est un peu déçus. Du coup à la place on part faire un petit tour dans les rues piétonnes de cette agréable ville où pleins de musiciens ambulants contribuent à l’ambiance très décontractée. Le soir, après un bon burger dans un pub local, on retrouve Abi à la gare et on rentre à notre camping. En ouvrant un placard, un pot de confiture mal calé tombe précisément sur le portable de Ben et l’explose… On décide qu’il est grand temps de baptiser notre camping car histoire d’arrêter de se porter la poisse ! Ca sera Adelwin (d’ADELaïde à DarWIN).
Le lendemain il s’agit de se lever tôt, on a un bateau à prendre à 9h pour Kangaroo Island. La traversée est éprouvante, la mer est déchaînée ! On devait plonger mais vu la houle, ça tombe à l’eau… On commence donc à faire le tour de l’île en passant par de jolies criques bleus turquoises bien à l’abri et d’autres où la mer est déchaînée. On croise quelques kangourous et sur la jetée de Kingscote de gros lions de mers qui se prélassent au soleil et des pélicans qui dorment dans une position trop bizarre. Le lendemain, on part visiter une ferme où il est sensé y avoir des wombats (des rongeurs troooop mignons !!!). Malheureusement vu que ce sont des animaux nocturnes, ils ne sont pas visibles le jour… Bon en fait de ferme c’est plutôt un zoo qu’on aura visité, où il faut payer (en plus du prix d’entrée) pour se prendre en photos avec les koalas, mais ça nous aura quand même permis de voir pleins d’animaux de près, de caresser des kangourous et de faire des photos sympa ! On part ensuite au Flinders Chase National Park où l’on va voir les paysages parmi les plus hallucinants du voyage !! D’abord le Cap Couedic avec sa côte déchiquetée, un vent à décorner les bœufs, des falaises battues par des vagues de plus de 10 mètres de haut et des bébés phoques qui jouent dans la houle. Admiral Arch et sa percée sur une mer déchaînée. Remarquable Rocks, blocs de granit sculptés par l’érosion sous un mélange de pluie et de soleil avec du coup de magnifiques arcs en ciel. Le soir on tente d’aller voir en vain des ornithorynques mais on se console avec pleins de kangourous, des wallabies (plus petits que des kangourous) et un opossum. Le lendemain, après une nuit glaciale, c’est le dernier jour sur l’île. On retente le coup des ornithorynques mais je crois définitivement que c’est un mythe ces bestioles. On se console avec une magnifique balade au bord de la Rocky River asséchée et avec un (vrai !) koala sauvage dans un eucalyptus. Et on termine le tour de l’île avec un passage dans des dunes de sable (appelées Little Sahara) bien sympa et on rejoint le port d’embarcation de notre ferry qui nous ramène sur la grande terre australienne.
Après une bonne nuit, c’est (vraiment) parti pour le nord !! Et on entame la longue route pour le Flinders Range National Park (à ne pas confondre avec le Flinders Chase de Kangaroo Island). 1ère journée de rando pour le St Mary’s Peak. 14,4 km, 6 heures de marche avec des montées parfois abruptes mais ça se fait bien. Le temps est magnifique, les points de vue sublimes et au sommet on croise un (très rare à priori) yellow footed rock wallaby. Bon ce qui est plus dérangeant c’est qu’on découvre au retour que le site est sacré pour les aborigènes qui demandent à ce qu’on ne monte pas jusque tout en haut (alors que personne ne nous a rien dit au visitor center et que c’est bien fléché jusqu’au sommet…) Bref ça ne sera pas la dernière fois que ce genre d’hypocrisie nous fera mal au cœur… Le parc nous offrira d’autres petites randos moins spectaculaires mais jolies, de beaux points de vue mais aussi des pistes en montagnes russes un peu périlleuses avec notre camping car. Partout (et même vraiment au milieu de nulle part) on trouve des toilettes sèches mais toujours alimentées en PQ, les Australiens sont impressionnants au niveau propreté et tenue de leurs équipements !
Après 3 jours dans le parc, on continue notre route vers le nord direction Port Augusta. On avait hésité à prendre l’Oudnadatta track, une piste mythique non asphaltée qui traverse des villages paumés et des sources chaudes mais après avoir discuté avec un australien bien sympa, on préfère éviter d’imposer ça à notre camping car qui commence déjà à tomber en morceaux… Sur le chemin on s’arrête au Dutchmann Stern park où on voit un kangourou avec un bébé dans la poche !!!! Trop mimi ! Et on emprunte la Stuart Highway, cette « autoroute » qui traverse le pays du sud au nord, de Port Augusta à Darwin en passant par le désert. Le début est un peu monotone. Puis on a la bonne surprise de découvrir en bord de route le Lac Hart, un lac de sel magnifique où on fait de chouettes photos. On traverse aussi des villages irréels d’une centaine d’habitants complètement paumés au milieu de nulle part. Le paysage est plat et sec, les rues font penser à une ville fantôme. Ailleurs, pendant plusieurs centaines de km il n’y a rien excepté une road house, un pub/station service/motel/resto/épicerie/seul lieu de vie à plusieurs centaines de km à la ronde. Ambiance très « Une nuit en enfer » garantie, bon les vampires en moins ! On passe une soirée dans un établissement de ce type avec le billard, le juke box (pas si simple à utiliser !!), des flippers, des jeux vidéos. On se fait la trilogie Mad Max, bizarre mais vraiment dans l’ambiance du coin.
Et on rejoint enfin Coober Pedy, une ville à l’ambiance irréelle, construite à partir de rien il y a 100 ans suite à la découverte d’opales dans la région. Du coup entre l’isolement, la chaleur du désert et la fièvre de l’opale, les gens ont tous l’air à moitié fous (mais des gentils fous) et tout est fait pour entretenir cette ambiance de bizarrerie dans les rues. On monte d’abord au point de vue du Big Winch puis on va visiter la vieille mine d’opale Old Timer Mine avec démonstration d’un blower ces machines actuelles qui creusent des galeries souterraines. On y voit aussi des habitations troglodytes (forcément vue la chaleur qu’il fait ici l’été, plus de la moitié des habitations sont construites sous terre). La fièvre de l’opale a attiré des gens des 4 coins du monde si bien que la ville est toujours très cosmopolite. On va donc voir l’église troglodyte serbe (véridique !) Sv. Ilija puis la catholique et l’anglicane. Dans les rues on croise des décors de films qui ont été tournés ici (Mad Max, Pitch Black…) et des magasins poussiéreux qui vendent toutes sortes de brics à brac improbables. En fin de journée on s’arrête à un orphelinat de kangourous qui récupère et soigne les petits dont les mamans sont tuées (par la chasse ou sur le bord des routes). Le lendemain on a réservé un tour en 4x4 avec Ken pour aller voir le désert. D’abord la Moon Plain (plaine de la lune, le nom en dit long), puis on croise la barrière à dingos construite par les fermiers sur plusieurs milliers de km pour protéger les fermes du sud-est de l’attaque des chiens sauvages. Et on entre dans le désert rouge. Etonnamment il y a une nappe phréatique dessous du coup on croise quelques fermes éparses avec du bétail. Et on arrive au but de notre journée, le Painted desert. Là la roche prend des couleurs improbables, c’est sublime !! Au retour Ken nous fait visiter sa maison troglodyte transformée en bed and breakfast et son magasin d’opale (il a une mine lui aussi bien sûr comme tout le monde ici !). Coober Pedy en aborigène ça veut dire « l’homme blanc dans un trou ». J’ai adoré l’ambiance irréelle de cette ville, surtout parce qu’ici plus qu’ailleurs on a rencontré des gens dont le mode de vie était tellement différent du notre… Et on reprend la route toujours en direction du Nord. Ca y est on est bien dans l’Outback australien ! On croise plus d’un véhicule par heure mais on se sent quand même vraiment au bout du monde. La prochaine étape ça sera Uluru, l’Ayers Rock !
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6 semaines Pérou-Bolivie-Chili: avant-projet English translation pending
Bonjour à toutes et tous,
Je sollicite vos expériences pour avancer dans la préparation d'un périple de 6 semaines (37 jours exactement) Pérou-->Chili-->Bolivie-->Pérou Nous partons 2 adultes et un ado de 14 ans. Départ le 19 octobre 2015, sac à dos et transports locaux, gites et auberges, ... L'avion est déjà réservé (A/R Paris-Lima)
Voici le programme chronologique: J1 : Paris-->Lima- arrivée 17h - bus de nuit à 21h -->Aréquipa J2/J3 : Aréquipa [ intérêt de faire une halte à Nazca ?] J4 : Iquique-Calama J5 à J7 : St Pedro de atacama -salar-volcan Licancabur (approche uniquement) adaptation progressive à l'altitude J8 :Tupiza J9 à J12 : Salar Uyuni et Sud-lipez au départ de Tupiza J13 : Tupiza J14 : Potosi J15 : Sucre J16 : Oruro J17 : Parc naturel Sajama J18 : Parc naturel Lauca (Chile) J19/J20 : La Paz J21 à J24 : Copacabana- Titicaca -Isla del sol J25/J26 : Vallée des incas J27-J29 : Cuzco - Aguas calientes- Macchu Picchu-Cuzco J30 à J32 : visite Lima J33 : retour
Je garde 5-6 jours pour les imprévus désagréables ou agréables, et les coups de fatigue. N'hesitez pas à me faire part de toutes vos remarques et bons plans.
Merci
Loïc
Je sollicite vos expériences pour avancer dans la préparation d'un périple de 6 semaines (37 jours exactement) Pérou-->Chili-->Bolivie-->Pérou Nous partons 2 adultes et un ado de 14 ans. Départ le 19 octobre 2015, sac à dos et transports locaux, gites et auberges, ... L'avion est déjà réservé (A/R Paris-Lima)
Voici le programme chronologique: J1 : Paris-->Lima- arrivée 17h - bus de nuit à 21h -->Aréquipa J2/J3 : Aréquipa [ intérêt de faire une halte à Nazca ?] J4 : Iquique-Calama J5 à J7 : St Pedro de atacama -salar-volcan Licancabur (approche uniquement) adaptation progressive à l'altitude J8 :Tupiza J9 à J12 : Salar Uyuni et Sud-lipez au départ de Tupiza J13 : Tupiza J14 : Potosi J15 : Sucre J16 : Oruro J17 : Parc naturel Sajama J18 : Parc naturel Lauca (Chile) J19/J20 : La Paz J21 à J24 : Copacabana- Titicaca -Isla del sol J25/J26 : Vallée des incas J27-J29 : Cuzco - Aguas calientes- Macchu Picchu-Cuzco J30 à J32 : visite Lima J33 : retour
Je garde 5-6 jours pour les imprévus désagréables ou agréables, et les coups de fatigue. N'hesitez pas à me faire part de toutes vos remarques et bons plans.
Merci
Loïc
Vos coups de coeur en Normandie, Bretagne et Charente English translation pending
Bonjour à tous
Nous sommes à compléter notre itinéraire pour notre prochain voyage dans l'ouest de votre beau pays.
Nous sommes à la recherche de d'idées, de lieux à ne pas manquer, d'activités à faire ect...
Nous voyageons en voiture et visiterons en 3 semaines ( septembre ) les régions de: 5 jours en Normandie: 10 jours en Bretagne: 6 jours à L'Ile de Ré et les alentours:
Pour la Normandie nous aimerions visiter : Rouen, Honfleur, Deauville, Etretat, et une journée pour visiter une plage du débarquement. Notre hébergement est à Honfleur pour 4 nuits
Pour ce qui est de la Bretagne nous aimerions visiter : Mont St-Michel, St-Malo, Dinan, Dinard, Cancale. Il y a un aquarium à St- Malo Vaut-il la peine de le visiter ? Notre Hébergement est dans la région de Dinan pour 4 nuits.
Nous aimerions voir des petits ports de pêche typique ( pas juste des marinas avec des voiliers ou avec des gros bateaux.), aller au marché, ramasser des coquillages pour manger, faire du char à voile, ect..
Présentement, il nous reste 5 jours à planifier pour visiter une partie des Côtes D'Armor, les Finistères, et Morbihan et Nantes et sa région. Que devrait-on privilégier avec le temps qu'il nous reste dans la Bretagne.
Par la suite nous nous dirigerons vers l'Ile de Ré où nous avons un hébergement à La Flotte pour 5 ou 6 nuits. Nous aimerions visiter l'Ile, et la région. Avez -vous coups de coeur ou/et des suggestions pour d'autres endroits à ne pas manquer ??
Merci beaucoup pour votre aide.
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Nous sommes à la recherche de d'idées, de lieux à ne pas manquer, d'activités à faire ect...
Nous voyageons en voiture et visiterons en 3 semaines ( septembre ) les régions de: 5 jours en Normandie: 10 jours en Bretagne: 6 jours à L'Ile de Ré et les alentours:
Pour la Normandie nous aimerions visiter : Rouen, Honfleur, Deauville, Etretat, et une journée pour visiter une plage du débarquement. Notre hébergement est à Honfleur pour 4 nuits
Pour ce qui est de la Bretagne nous aimerions visiter : Mont St-Michel, St-Malo, Dinan, Dinard, Cancale. Il y a un aquarium à St- Malo Vaut-il la peine de le visiter ? Notre Hébergement est dans la région de Dinan pour 4 nuits.
Nous aimerions voir des petits ports de pêche typique ( pas juste des marinas avec des voiliers ou avec des gros bateaux.), aller au marché, ramasser des coquillages pour manger, faire du char à voile, ect..
Présentement, il nous reste 5 jours à planifier pour visiter une partie des Côtes D'Armor, les Finistères, et Morbihan et Nantes et sa région. Que devrait-on privilégier avec le temps qu'il nous reste dans la Bretagne.
Par la suite nous nous dirigerons vers l'Ile de Ré où nous avons un hébergement à La Flotte pour 5 ou 6 nuits. Nous aimerions visiter l'Ile, et la région. Avez -vous coups de coeur ou/et des suggestions pour d'autres endroits à ne pas manquer ??
Merci beaucoup pour votre aide.
Dialecte marocain: quelques notions pour les débutants English translation pending
Salut ,
Comme je viens de voir dans un autre post qu'on s'intéresse à connaître un peu la darija pour bien savoir communiquer avec les marocains qui ne comprennent pas le français ( il y' en a tellement ) je vous propose un extrait de vocabulaire des mots les plus courants. Je vous invite à enrichir ce post si vous trouvez que l'initiative est intéressante, dans le cas contraire, prière de s'abstenir à commenter que pour insulter ou entrer dans des débats et des conversations à deux. Gardons ce sujet informatif pour les gens curieux qui aiment se rendre dans un pays en connaissant un peu son langage . Merci pour la compréhension.
Reste à noter qu'il y'a plusieurs lettres arabes non prononcées en français .... Je ne saurais pas comment vous expliquer la vraie prononciation, mais vous n'êtes pas obligé tout de même de le faire correctement ! le minimum suffit, l'essentiel c'est d'être compris et les gens ici devinent ce que vous essayez de dire.
Vous devez sûrement trouver des acquis dans mes propositions, mais prenons en considération ceux qui ignorent 100% et qui ne connaissent même pas le salamo alikom
Si vous ne trouvez pas un mot que vous ignorez et vous voulez connaitre, n'hésitez pas , je vous réponds avec plaisir.
Salut : salamo alikom ou pour être bref : salam tout court. Bonjour: sbah nour Bonne nuit: tesbeh ala khir ( le KH est difficile à prononcer donc vous dîtes : RIR ou ghir ) Au revoir: Beslama Prend soin de toi : t'hala le lit : namoussia chambre: l'bite maison : dar route : trik je voyage: nsafer viens: aji va : sir pareil: kif kif ou bhal bhal où: fine svp: afak le jour : nhar la nuit: lil combien: ch'hal / chehal heure: saâa excuse moi: smahli d'accord: wakha ( le KH encore 😕 ) plus facile vous dites : safi c'est tout : safi ( on l'utilise aussi ici ) merci: choukrane je fais : kandir où se trouve: fine ja ? Palais: ksar ville : mdina ( on prononce mdina et pas médina ) Ancienne médina: Mdina kdima le thé: atay pain: khoubz ( koubz si vous prononcez pas le KH ) le lait: halib café: kahwa sucre: skar sel: melha couteau: mousse fourchette: farchita assiette: tabssil valise: baliza je veux: brite boire: nchreb l'eau: lma mon mari: rajli ma femme: mrati garçon: weld fille: Bent mon ami: sahbi mon amie: sahbti non: la pluie: chta problème: mochkil voiture: tomobile qu'il soit: ykone qu'elle soit: tkone froid: bard ( froide: barda) chaude : skhouna ( skouna) ( chaud: skoun ) il faut chaud: Sahd beaucoup: bezzaf plage/mer: bhar il existe: kayne le prix: tamane bienvenue: marhba bien: mezian numéro: nemra si dieu le veut: inshallah ventre: kerch mal : hrik j'ai: andi j'ai mal au ventre: andi hrik f kerchi gorge: halk mon oreille: wedni sable: remla dromadaire ou chameau : jmel je suis perdu: tlefte je ne sais pas: manaraf gâteau: halwa riz: roze réfrigérateur : telaja un verre : kass blanc: byad noir: kahal bleu : zrak vêtement: hwayj fenêtre: charjam viande: l'ham poulet: djaj oignon : basla pommes de terre: btata persil: maadnouss gentil: driyaf toi: Nta ( masculin) Nti ( féminin) Vous: ntouma Moi: ana Lui: houwa elle: hya eux: houma photo: taswira tu peux : yamkenlek possible: momkine je peux : nkad / yemkenli tapis: zarbiya télévision: talfaza escaliers: drouj gratuit: fabour savon : sabona
La liste est très longue.... vous pouvez l'enrichir ou demander ce qui manque .
Mes amitiés,
Bien à vous.
Comme je viens de voir dans un autre post qu'on s'intéresse à connaître un peu la darija pour bien savoir communiquer avec les marocains qui ne comprennent pas le français ( il y' en a tellement ) je vous propose un extrait de vocabulaire des mots les plus courants. Je vous invite à enrichir ce post si vous trouvez que l'initiative est intéressante, dans le cas contraire, prière de s'abstenir à commenter que pour insulter ou entrer dans des débats et des conversations à deux. Gardons ce sujet informatif pour les gens curieux qui aiment se rendre dans un pays en connaissant un peu son langage . Merci pour la compréhension.
Reste à noter qu'il y'a plusieurs lettres arabes non prononcées en français .... Je ne saurais pas comment vous expliquer la vraie prononciation, mais vous n'êtes pas obligé tout de même de le faire correctement ! le minimum suffit, l'essentiel c'est d'être compris et les gens ici devinent ce que vous essayez de dire.
Vous devez sûrement trouver des acquis dans mes propositions, mais prenons en considération ceux qui ignorent 100% et qui ne connaissent même pas le salamo alikom
Si vous ne trouvez pas un mot que vous ignorez et vous voulez connaitre, n'hésitez pas , je vous réponds avec plaisir.
Salut : salamo alikom ou pour être bref : salam tout court. Bonjour: sbah nour Bonne nuit: tesbeh ala khir ( le KH est difficile à prononcer donc vous dîtes : RIR ou ghir ) Au revoir: Beslama Prend soin de toi : t'hala le lit : namoussia chambre: l'bite maison : dar route : trik je voyage: nsafer viens: aji va : sir pareil: kif kif ou bhal bhal où: fine svp: afak le jour : nhar la nuit: lil combien: ch'hal / chehal heure: saâa excuse moi: smahli d'accord: wakha ( le KH encore 😕 ) plus facile vous dites : safi c'est tout : safi ( on l'utilise aussi ici ) merci: choukrane je fais : kandir où se trouve: fine ja ? Palais: ksar ville : mdina ( on prononce mdina et pas médina ) Ancienne médina: Mdina kdima le thé: atay pain: khoubz ( koubz si vous prononcez pas le KH ) le lait: halib café: kahwa sucre: skar sel: melha couteau: mousse fourchette: farchita assiette: tabssil valise: baliza je veux: brite boire: nchreb l'eau: lma mon mari: rajli ma femme: mrati garçon: weld fille: Bent mon ami: sahbi mon amie: sahbti non: la pluie: chta problème: mochkil voiture: tomobile qu'il soit: ykone qu'elle soit: tkone froid: bard ( froide: barda) chaude : skhouna ( skouna) ( chaud: skoun ) il faut chaud: Sahd beaucoup: bezzaf plage/mer: bhar il existe: kayne le prix: tamane bienvenue: marhba bien: mezian numéro: nemra si dieu le veut: inshallah ventre: kerch mal : hrik j'ai: andi j'ai mal au ventre: andi hrik f kerchi gorge: halk mon oreille: wedni sable: remla dromadaire ou chameau : jmel je suis perdu: tlefte je ne sais pas: manaraf gâteau: halwa riz: roze réfrigérateur : telaja un verre : kass blanc: byad noir: kahal bleu : zrak vêtement: hwayj fenêtre: charjam viande: l'ham poulet: djaj oignon : basla pommes de terre: btata persil: maadnouss gentil: driyaf toi: Nta ( masculin) Nti ( féminin) Vous: ntouma Moi: ana Lui: houwa elle: hya eux: houma photo: taswira tu peux : yamkenlek possible: momkine je peux : nkad / yemkenli tapis: zarbiya télévision: talfaza escaliers: drouj gratuit: fabour savon : sabona
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Mes amitiés,
Bien à vous.
Retour de Namibie et du Kgalagadi Transfrontier Park, mai 2015 English translation pending
Bonjour à toutes et tous.
Finalement c'est la Namibie et le KTP qui m'ont fait voyager cette année.
Quelques remarques préliminaires...
Tout peut se faire d'ici, par soi-même, sans problèmes...De l'avion aux réservations...Donc sans TO.
Sans TO, à mon avis c'est une fois de plus moins cher et plus intéressant !
L'avion :
CDG / Francfort / Joburg / Windhoek (via la Lufthansa puis via la SAA pour la dernière partie). A noter qu'en prenant la Namibia Airlines en direct de Francfort à Windhoek, on gagne beaucoup de temps ! L'arrivée à Windhoek est le matin très tôt, le départ le soir...Facile 2 jours d'économisés! Pourquoi j'ai pas fait ??? Parce que Madame ne voulait pas de la Namibia ! Elle a reconnu ses torts depuis ! La Namibia sur cette destination (la seule hors Afrique) est sous contrôle européen et se doit d'être aux normes !
Le parcours :
Sur 21 jours dans une version Sud (le Nord c'était il y a 10 ans voir mon autre carnet). Windhoek / Tsondab reserve / Namtib / Orange river (ou Senqu river) via le Norotshama et Felix Unite / le Fish River Canyon version Est via le Canyon Lodge / le KTP 4 jours / retour Windhoek.
Je me permets de suggérer de ne pas oublier que la Namibie c'est grand...Et que passer ses journées dans la voiture c'est pas des vacances...Je reviens horrifié par les parcours de dingues avec des Km journaliers déments réalisés par d'autres voyageurs (mais ce n'est que mon opinion). Je ne saurais que suggérer de faire moins mais mieux !
La voiture :
N'oublions pas que ce sera l'endroit inévitable du voyage...Y consacrer un peu de sous n'est pas forcément idiot.
Réservée chez Africa on Wheels...Un gros Hilux 4x4 avec 2 réservoirs (donc 140 litres d'essence), 2 roues de secours, un réfrigérateur...
Le 4x4 ne sert que très peu (voir pas du tout sauf à chercher les endroits comme moi)...Ce sont surtout l'efficacité des pneus et la hauteur du véhicule qui comptent.
Une bonne carte (Africa tracks).
Voilà pour la mise en bouche préalable...
Pour la suite...ça vient !
Je me permettrais de nombreuses digressions...Elles n'engageront que moi. A chacun d'en juger de la pertinence (ou pas).
Finalement c'est la Namibie et le KTP qui m'ont fait voyager cette année.
Quelques remarques préliminaires...
Tout peut se faire d'ici, par soi-même, sans problèmes...De l'avion aux réservations...Donc sans TO.
Sans TO, à mon avis c'est une fois de plus moins cher et plus intéressant !
L'avion :
CDG / Francfort / Joburg / Windhoek (via la Lufthansa puis via la SAA pour la dernière partie). A noter qu'en prenant la Namibia Airlines en direct de Francfort à Windhoek, on gagne beaucoup de temps ! L'arrivée à Windhoek est le matin très tôt, le départ le soir...Facile 2 jours d'économisés! Pourquoi j'ai pas fait ??? Parce que Madame ne voulait pas de la Namibia ! Elle a reconnu ses torts depuis ! La Namibia sur cette destination (la seule hors Afrique) est sous contrôle européen et se doit d'être aux normes !
Le parcours :
Sur 21 jours dans une version Sud (le Nord c'était il y a 10 ans voir mon autre carnet). Windhoek / Tsondab reserve / Namtib / Orange river (ou Senqu river) via le Norotshama et Felix Unite / le Fish River Canyon version Est via le Canyon Lodge / le KTP 4 jours / retour Windhoek.
Je me permets de suggérer de ne pas oublier que la Namibie c'est grand...Et que passer ses journées dans la voiture c'est pas des vacances...Je reviens horrifié par les parcours de dingues avec des Km journaliers déments réalisés par d'autres voyageurs (mais ce n'est que mon opinion). Je ne saurais que suggérer de faire moins mais mieux !
La voiture :
N'oublions pas que ce sera l'endroit inévitable du voyage...Y consacrer un peu de sous n'est pas forcément idiot.
Réservée chez Africa on Wheels...Un gros Hilux 4x4 avec 2 réservoirs (donc 140 litres d'essence), 2 roues de secours, un réfrigérateur...
Le 4x4 ne sert que très peu (voir pas du tout sauf à chercher les endroits comme moi)...Ce sont surtout l'efficacité des pneus et la hauteur du véhicule qui comptent.
Une bonne carte (Africa tracks).
Voilà pour la mise en bouche préalable...
Pour la suite...ça vient !
Je me permettrais de nombreuses digressions...Elles n'engageront que moi. A chacun d'en juger de la pertinence (ou pas).
Patagonie en septembre / début octobre, seule et sans voiture English translation pending
Bonjour à tous,
Je pars cet été pour un an en Amérique du Sud. J’atterris mi-août à Buenos Aires et doit être à la Paz début octobre pour un volontariat de 6 mois. Je continuerai ensuite au Pérou, en Équateur et en Colombie.
J'aurai donc 7 à 8 semaines pour parcourir l'Argentine et le Chili. Je pensai au départ me concentrer sur les régions du nord, pour pouvoir prendre mon temps et parce que ce ne sera pas la meilleure période pour la Patagonie...
Mais plus je parcours les guides et itinéraires, plus j'ai du mal à faire l'impasse sur la Patagonie. 7/ 8 semaines ça me laisse quand même le temps de faire pas mal de choses, et je peux toujours me dire que je retournerai en Patagonie plus tard mais qui sait quand...
D'où quand même quelque questions. Parcourir la Patagonie seule, en bus (et un ou deux vols intérieurs), en septembre, est-ce faisable ou vraiment compliqué? (endroits inaccessibles en bus, routes coupées...)
Je n'ai pas de problème à voyager seule, par contre je m'imagine très mal faire des randonnées seule. En pleine saison pas de souci, il ya toujours d'autres voyageurs/ des groupes à rejoindre. Mais en septembre est-ce que c'est risqué de penser trouver de la compagnie pour les randos?
En 7/ 8 semaines, cela vous semble-t-il raisonnable de voir Buenos Aires, Iguaçu et les anciennes missions, la région de Salta et le désert d'Atacama, plus la Patagonie? En comptant par exemple 2 semaines pour BA/ Iguaçu/ missions, 2 semaines pour Salta/ Désert d'Atacama et 3/4 semaines pour la Patagonie. Ou est-ce déjà beaucoup trop chargé? Je sais que certains le font en 3 semaines, mais mon but n'est pas de courir tout le temps...
Merci d'avance pour vos éclairages! Marion
Je pars cet été pour un an en Amérique du Sud. J’atterris mi-août à Buenos Aires et doit être à la Paz début octobre pour un volontariat de 6 mois. Je continuerai ensuite au Pérou, en Équateur et en Colombie.
J'aurai donc 7 à 8 semaines pour parcourir l'Argentine et le Chili. Je pensai au départ me concentrer sur les régions du nord, pour pouvoir prendre mon temps et parce que ce ne sera pas la meilleure période pour la Patagonie...
Mais plus je parcours les guides et itinéraires, plus j'ai du mal à faire l'impasse sur la Patagonie. 7/ 8 semaines ça me laisse quand même le temps de faire pas mal de choses, et je peux toujours me dire que je retournerai en Patagonie plus tard mais qui sait quand...
D'où quand même quelque questions. Parcourir la Patagonie seule, en bus (et un ou deux vols intérieurs), en septembre, est-ce faisable ou vraiment compliqué? (endroits inaccessibles en bus, routes coupées...)
Je n'ai pas de problème à voyager seule, par contre je m'imagine très mal faire des randonnées seule. En pleine saison pas de souci, il ya toujours d'autres voyageurs/ des groupes à rejoindre. Mais en septembre est-ce que c'est risqué de penser trouver de la compagnie pour les randos?
En 7/ 8 semaines, cela vous semble-t-il raisonnable de voir Buenos Aires, Iguaçu et les anciennes missions, la région de Salta et le désert d'Atacama, plus la Patagonie? En comptant par exemple 2 semaines pour BA/ Iguaçu/ missions, 2 semaines pour Salta/ Désert d'Atacama et 3/4 semaines pour la Patagonie. Ou est-ce déjà beaucoup trop chargé? Je sais que certains le font en 3 semaines, mais mon but n'est pas de courir tout le temps...
Merci d'avance pour vos éclairages! Marion