Results for "Champs-Elysées+|+127"
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Eccès de vitesse en Californie English translation pending
Bonjour, J'ai ete pris en exces de vitesse en californie sur la route de las vegas le 22 fevrier 2012 à 90 miles au lieu de 70 miles. J'ai donne ma piece d'identite, et le policier a marque l 'adresse de l'agence de location à l'emplacement de l'adresse et mon deuxieme prenom puis le premier prenom sur l'identité. J'ai une convaction pour mi avril.... Je ne sais pas comment regler ce probleme.....Merci
Maroc: fréquentation touristique English translation pending
2011 : une petite année pour le tourisme au Maroc. Le tourisme marocain a connu une année touristique très modeste marquée par une quasi-stagnation du nombre de visiteurs et une baisse des nuitées.
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Itinéraire de trente-cinq jours au Pérou English translation pending
coucou à tous
suite a un accident en octobre dernier nous avions du annuler le voyage au pérou, sniff, nous voila reparti pour le mois de mai avec l'itinéraire comme suit
merc 2 mai :france-- arrivé matin cuzco
jeud 3 mai cuzco
ven 4 pisac-- ollan-- agua nuit
sam 5 agua-- MP--ollan nuit
dim 6 ollan-- chinchero, maras, moray les salinas -- cuzco
lun 7 mai cuzco
mar 8 mai: cuzco
mer 9mai: cuzco-- puno nuit
jeu 10 mai : puno-- titicaca
ven 11 mai: titicaca
sam 12 mai titicaca
dim 13 titicaca
lun 14 puno--la paz nuit
mar 15 la paz bus de nuit
merc 16 salar
jeud 17 salar
ven 18 salar same 19 salar bus de nuit
dim 20 la paz-- puno
lun 21 bus puno-- chivay
mar 22 chivay nuit
merc 23 ; chivay—caba nuit
jeu 24 caba-- nuit
ven 25 caba--areq nuit
sam 26 : areq
dim 27 : areq
lun 28 vol. areq-- lima . bus de nuit pour huaraz
mar 29 huaraz
mer 30 huaraz
jeu 31 huaraz
ven 1 huaraz
sam 2 huaraz
dim 3 bus de jour huaraz-- lima
lun 4 lima
mar 5 lima-- france
- -sachant qu'on descendra pas a l'oasis, passe t on trop de temps a colca? ballade autour de chivay et cabanaconde?
- -faut il s'arreter au titicaca avant le salar ou au retour sinon le moyen le plus rapidede cuzco au salar en prévilégiant les paysages (on n'est pas grande ville)
- - faut il réserver le train et le MP de France ou une fois la bas?
- - Pour Uyuni réserver a uyuni le matin meme ou a la paz?
j'attends vos avis et suggestions merci
merc 2 mai :france-- arrivé matin cuzco
jeud 3 mai cuzco
ven 4 pisac-- ollan-- agua nuit
sam 5 agua-- MP--ollan nuit
dim 6 ollan-- chinchero, maras, moray les salinas -- cuzco
lun 7 mai cuzco
mar 8 mai: cuzco
mer 9mai: cuzco-- puno nuit
jeu 10 mai : puno-- titicaca
ven 11 mai: titicaca
sam 12 mai titicaca
dim 13 titicaca
lun 14 puno--la paz nuit
mar 15 la paz bus de nuit
merc 16 salar
jeud 17 salar
ven 18 salar same 19 salar bus de nuit
dim 20 la paz-- puno
lun 21 bus puno-- chivay
mar 22 chivay nuit
merc 23 ; chivay—caba nuit
jeu 24 caba-- nuit
ven 25 caba--areq nuit
sam 26 : areq
dim 27 : areq
lun 28 vol. areq-- lima . bus de nuit pour huaraz
mar 29 huaraz
mer 30 huaraz
jeu 31 huaraz
ven 1 huaraz
sam 2 huaraz
dim 3 bus de jour huaraz-- lima
lun 4 lima
mar 5 lima-- france
- -sachant qu'on descendra pas a l'oasis, passe t on trop de temps a colca? ballade autour de chivay et cabanaconde?
- -faut il s'arreter au titicaca avant le salar ou au retour sinon le moyen le plus rapidede cuzco au salar en prévilégiant les paysages (on n'est pas grande ville)
- - faut il réserver le train et le MP de France ou une fois la bas?
- - Pour Uyuni réserver a uyuni le matin meme ou a la paz?
j'attends vos avis et suggestions merci
Banff-Jasper à vélo English translation pending
Hola,
Je souhaite relier Banff à Jasper en vélo. Avez-vous des bons plans pour louer des vélos sur Banff? (Tarifs..) Et est-ce possible de les laisser à Jasper ? Merci. Laura
Je souhaite relier Banff à Jasper en vélo. Avez-vous des bons plans pour louer des vélos sur Banff? (Tarifs..) Et est-ce possible de les laisser à Jasper ? Merci. Laura
Salvador: un jour seulement! English translation pending
Bonjour,
En mai, je serai quelques jours à San Salvador pour le taf. Mais je pourrai repartir dimanche PM et donc avoir en plus de 5 soirées, la matinée de dimanche pour visiter la ville et tout le samedi pour découvrir quelque chose.
Je pensais soit visiter le littoral soit faire une petite ascension: j'ai pensé au volcan Sta Ana du parc Cerro Verde.
Hélas, mai, c'est le début de la saison des pluies.
Qu'en pensez-vous? D'autres conseils?
En mai, je serai quelques jours à San Salvador pour le taf. Mais je pourrai repartir dimanche PM et donc avoir en plus de 5 soirées, la matinée de dimanche pour visiter la ville et tout le samedi pour découvrir quelque chose.
Je pensais soit visiter le littoral soit faire une petite ascension: j'ai pensé au volcan Sta Ana du parc Cerro Verde.
Hélas, mai, c'est le début de la saison des pluies.
Qu'en pensez-vous? D'autres conseils?
Que faire en Idaho? (États-Unis) English translation pending
Bonjour
Je cherche des idées pour fin mai, début juin 2012.
Ns avons déja vu Craters of the moon, Lolo trail pass, et l'extrême nord; ns serons en camping-car, donc pas de pistes;
Nous sommes plutôt randos, villes fantômes ; et on aime les campings "rustiques".
Merci pour vos suggestions
Noëlle
États-Unis: côte est entre Washington et Cape Cod, lieux à visiter? English translation pending
Après avoir été enchanté par un séjour sur la cote Ouest il y a déjà 4 ans nous partons cet été en famille (2 ados) pour un séjour sur la côte Est.
Souhaitant alterner ville / plage, musées / shopping/ découverte "authentique"/ piscine, grace à de nombreux posts nous avons bati notre séjour, comme suit 1- New york 6 jours 2- atlantic city 4 jours 3- Washington 4 jours 6- Cape code 4 jours 7- New Port 1 jour 8- départ Newark
il nous reste a définir le trajet pour relier Washington à Cap Code. Nous disposons de 4 jours. Pour l'instant nous avons pour idée une étape chez les Amish proche de Lancaster, et éventuellement une autre étape à West Point avec visite à Woodbury Prenium Outlet. Nous disposerons d'un véhicule Avez vous des suggestions de lieux à visiter le long de ce trajet ?
Souhaitant alterner ville / plage, musées / shopping/ découverte "authentique"/ piscine, grace à de nombreux posts nous avons bati notre séjour, comme suit 1- New york 6 jours 2- atlantic city 4 jours 3- Washington 4 jours 6- Cape code 4 jours 7- New Port 1 jour 8- départ Newark
il nous reste a définir le trajet pour relier Washington à Cap Code. Nous disposons de 4 jours. Pour l'instant nous avons pour idée une étape chez les Amish proche de Lancaster, et éventuellement une autre étape à West Point avec visite à Woodbury Prenium Outlet. Nous disposerons d'un véhicule Avez vous des suggestions de lieux à visiter le long de ce trajet ?
Taxi entre le port de Hon Gai et Tam Coc? (Vietnam) English translation pending
Bonjour,
Qui a fait récemment ce trajet, et pourrait me dire si l'on peut facilement trouver un taxi, pour se rendre directement du port de Hon Gai (débarcadère des Jonques en provenance de la Baie d'Halong maritime) à Tam Coc (Baie d'Halong Terrestre) ?
Si oui, à quel tarif et en combien de temps ?
J'ai cherché sur le Forum, mais n'ai pas trouvé de réponse récente ou suffisamment précise à ce sujet.
Merci
Qui a fait récemment ce trajet, et pourrait me dire si l'on peut facilement trouver un taxi, pour se rendre directement du port de Hon Gai (débarcadère des Jonques en provenance de la Baie d'Halong maritime) à Tam Coc (Baie d'Halong Terrestre) ?
Si oui, à quel tarif et en combien de temps ?
J'ai cherché sur le Forum, mais n'ai pas trouvé de réponse récente ou suffisamment précise à ce sujet.
Merci
Voyage de Chicago à la Nouvelle-Orléans English translation pending
bonjour. est ce que qq'un a déjà fait un voyage de chicago à new orléans (en passant par :st louis , nashville , memphis , jackson , )? si oui , est ce que ce voyage vaut le coup ? c beau? y a t il beaucoup de choses sympas à voir et à faire ? apres avoir fait l'ouest j'aimerais varier , mais je ne voudrais pas etre decue. merci pour vos réponses.
Angkor: chauffeur tuk-tuk à conseiller English translation pending
Bonjour
Mon mari et moi sommes actuellement au Cambodge et nous venons de finir notre visite des temples d'Angkor.
J'ai trouvé plein d'info sur voyage-forum, à mon tour de donner quelques rapides infos avant de faire un point plus complet une fois en France
Nous avions un chauffeur de tuk-tuk vraiment super. Il ne parle pas français (même s'il connaît quelques mots et qu'il souhaite apprendre) mais il parle anglais. Même si son anglais est loin d'être parfait (comme le nôtre d'ailleurs !😉 ) pas de problème de communication. Mais surtout, il est vraiment sympa, de bon conseil et n'hésite pas à chercher ce qui pourrait vous faire plaisir. Bref, une bonne adresse ! Et en plus on le peux le contacter par mail ALORS N'HESITEZ PAS ses coordonnées Sophall PHANG sophalldriver@gmail.com 855 (0)77 65 60 79 Vous pouvez dire que vous venez la part de Patrice (surnommé Papa à la fin du séjour) et Patricia
Après hésitations en raison de son éloignement de Siem Reap, nous sommes allés voir le temple de Beng Mealea (lieu de tournage de films "Les deux frères" , "Tom Raider"). Au final, NOTRE PREFERE. Une atmosphère unique, un temple grandiose même s'il est en grande partie en ruine. A VOIR si on a le temps.
Bon voyage à ceux et celles qui liront ce message
Nous avions un chauffeur de tuk-tuk vraiment super. Il ne parle pas français (même s'il connaît quelques mots et qu'il souhaite apprendre) mais il parle anglais. Même si son anglais est loin d'être parfait (comme le nôtre d'ailleurs !😉 ) pas de problème de communication. Mais surtout, il est vraiment sympa, de bon conseil et n'hésite pas à chercher ce qui pourrait vous faire plaisir. Bref, une bonne adresse ! Et en plus on le peux le contacter par mail ALORS N'HESITEZ PAS ses coordonnées Sophall PHANG sophalldriver@gmail.com 855 (0)77 65 60 79 Vous pouvez dire que vous venez la part de Patrice (surnommé Papa à la fin du séjour) et Patricia
Après hésitations en raison de son éloignement de Siem Reap, nous sommes allés voir le temple de Beng Mealea (lieu de tournage de films "Les deux frères" , "Tom Raider"). Au final, NOTRE PREFERE. Une atmosphère unique, un temple grandiose même s'il est en grande partie en ruine. A VOIR si on a le temps.
Bon voyage à ceux et celles qui liront ce message
Malaisie en mai, activités et budget? English translation pending
Bonjour tout le monde
j'aimerais faire un petit voyage en mai vers la malaisie et je me demandais sur le budget qu'il nous faudra, on est deux personnes, ainsi que les activités à faire. pour commencer on ne cherche pas le grand luxe qlq chose de propre et correct nous suffit. on compte passer 13j sur place et on aimerais faire le taman negara, les cameroun highlands ainsi que les iles perhentian mes questions sont les suivantes:
- pour une rando de 2j en pleine taman negara qu'est ce que proposent les agences sur places et à quel prix?
- pour la plongée sous-marine cela coûte combien? c'est la première fois que j'en ferai et je ne suis pas une grande nageuse ce n'ai pas trop dangereux? et qu'est ce qu'on peut faire d'autre aux iles perhentian?
- pour les cameroun highlands à part visïiter les plantations de thé est ce qu'il y a d'autre activités à faire?
- pour prendre un guide quels sont les prix pratiqués?
et enfin est ce que vous pensez qu'un budget de 1500€ nous suffira sur place?
je sais que c'est trop de questions mais merci pour votre aide;
et enfin est ce que vous pensez qu'un budget de 1500€ nous suffira sur place?
je sais que c'est trop de questions mais merci pour votre aide;
Nouvelle-Zélande ou Australie de juillet à janvier? English translation pending
Bonjour tout le monde,
Je souhaite partir de juillet à janvier prochain, le problème est d’abord de savoir où ! J’hésite en fait entre l’Australie et la Nouvelle-Zélande.
J’ai lu de tout, et le choix paraît très difficile ! En revanche, je compte travailler sur place par le biais du Working Holiday Visa, et l’Australie semble être la terre rêvée pour travailler facilement et avec un salaire convenable, qu’en pensez-vous ? Par ailleurs, ce pays étant tellement grand, il est donc possible de trouver chaussure à son pied au niveau du climat par exemple, alors qu’en NZ le climat m’a l’air très européen.
A première vue je partirais sur l’Australie mais j’aimerais connaître vos avis !
Pour finir (après je vous laisse tranquille), connaissez-vous des bonnes compagnies low-cost pour des trajets France-Australie ?
En attendant vos réponses, Merci beaucoup !
Romain.
Je souhaite partir de juillet à janvier prochain, le problème est d’abord de savoir où ! J’hésite en fait entre l’Australie et la Nouvelle-Zélande.
J’ai lu de tout, et le choix paraît très difficile ! En revanche, je compte travailler sur place par le biais du Working Holiday Visa, et l’Australie semble être la terre rêvée pour travailler facilement et avec un salaire convenable, qu’en pensez-vous ? Par ailleurs, ce pays étant tellement grand, il est donc possible de trouver chaussure à son pied au niveau du climat par exemple, alors qu’en NZ le climat m’a l’air très européen.
A première vue je partirais sur l’Australie mais j’aimerais connaître vos avis !
Pour finir (après je vous laisse tranquille), connaissez-vous des bonnes compagnies low-cost pour des trajets France-Australie ?
En attendant vos réponses, Merci beaucoup !
Romain.
Problème: demande ESTA non enregistrée (États-Unis) English translation pending
Bonjour,
J'espère que quelqu'un pourra m'aider..
Je dois effectuer mon premier voyage aux usa lundi prochain, j'ai effectué ma demande esta il y a 2 mois, aujourd'hui
je souhaitais aller vérifier l'adresse que j'avais entré, et là surprise! le site me dit aucune demande enregistrée ! je suis pourtant sure d'avoir vérifier 20 fois mon n° de passeport ... mais bon une erreur peut toujours arriver .. vu le manque d'info en cas de problème sur le site je ne sais vers qui me tourner.. quelqu'un a t-il déjà eu se problème? et surtout que faire, sachant que j'ai déjà payé les 14 dollars !
J'ai essayé de refaire une demande et juste avant de payer ils me disent qu'une demande est déjà acceptée pour ce n° de passeport que dois je faire
Merci de votre aide
Tallye
Avis sur circuit de quatre jours en Ecosse? English translation pending
Bonjour à tous,
Je pars avec une bande de potes pour 5 jours et 4 nuits en Ecosse. Nous louons une voiture à la sortie de l'aéroport, et go à nous les highlands :D Le but est de voir certains des plus beaux paysages d'Ecosse, et faire quelques mini-randonnées. Les KM en voiture ne nous font pas peur, ambiance road trip ;) Nous avons prévu de dormir en B&B.
En dépouillant le guide du routard je suis arrivé à cet itinéraire : http://albweb.fr/bordel/Ecosse/Ecosse.html
En résumé ça fait :
J1 : - Stirling - Trossachs (chutes d'inversnaind) - Dodo dans la région du loch lomond (Aberfoyle ?)
J2 : - Trossachs suite (montée du Ben'An) - Midi : Départ vers les iles de Skyle via Glencloe - Dodo sur les iles de skye (broadford ?)
J3 : - Ile de Skye boucle du nord puis direction le sud - Fin d'apres midi départ des iles - Dodo à Inverness ?
J4 : - Tour du Loch Ness par la côte est - Apres midi : retour à Edinbourgh
J5 : - Petite visite d'Edinbourgh avec le lever du soleil :D
Quelques questions aux membres qui connaissent un peu l'Ecosse : - ca vous parrait jouable / cohérent ? - le choix des villes pour dormir est un peu à l'arrache, de meilleurs idées ?
Merci d'avance.
Je pars avec une bande de potes pour 5 jours et 4 nuits en Ecosse. Nous louons une voiture à la sortie de l'aéroport, et go à nous les highlands :D Le but est de voir certains des plus beaux paysages d'Ecosse, et faire quelques mini-randonnées. Les KM en voiture ne nous font pas peur, ambiance road trip ;) Nous avons prévu de dormir en B&B.
En dépouillant le guide du routard je suis arrivé à cet itinéraire : http://albweb.fr/bordel/Ecosse/Ecosse.html
En résumé ça fait :
J1 : - Stirling - Trossachs (chutes d'inversnaind) - Dodo dans la région du loch lomond (Aberfoyle ?)
J2 : - Trossachs suite (montée du Ben'An) - Midi : Départ vers les iles de Skyle via Glencloe - Dodo sur les iles de skye (broadford ?)
J3 : - Ile de Skye boucle du nord puis direction le sud - Fin d'apres midi départ des iles - Dodo à Inverness ?
J4 : - Tour du Loch Ness par la côte est - Apres midi : retour à Edinbourgh
J5 : - Petite visite d'Edinbourgh avec le lever du soleil :D
Quelques questions aux membres qui connaissent un peu l'Ecosse : - ca vous parrait jouable / cohérent ? - le choix des villes pour dormir est un peu à l'arrache, de meilleurs idées ?
Merci d'avance.
Mise à jour: cueillette de fruits au Canada pour Français? English translation pending
Tout d'abord boooonjour!^^
Voila, mon road trip est a peut prêt organiser, je part au Mexique 2mois puis je monte au canada par voie terrestre via les États Unis(en un mois)pour me rendre en Colombie Britannique, Oliver plus précisément ou, d'après se que j'ai pue lire, est le meilleur endroit pour la récolte de fruit de juin a octobre.
Voila ma question:aillant fait pas mal de recherche sur le net, j'aurai aimer avoir des information récente sur la cueillette de fruit dans cette région, car la plus part des postes sont assé vieux, pour savoir si le marché du travaille est toujours aussi demandeur, et si mon statue de touriste(merci de ne porté aucun jugement, je connais la loi)n'est toujours pas un frein pour les employeurs.
je suis conscient que pas mal de poste on était fait a se sujet mais je crois qu'une mise a jour et de récent vécu serai les très bien venu sur cette excellant cite!
Merci beaucoup a toute les personnes qui pourrons apporté leurs récentes expérience, elles nous seront(oui on est eux;) )très bénéfique.
bonne journée a tous!
Voila, mon road trip est a peut prêt organiser, je part au Mexique 2mois puis je monte au canada par voie terrestre via les États Unis(en un mois)pour me rendre en Colombie Britannique, Oliver plus précisément ou, d'après se que j'ai pue lire, est le meilleur endroit pour la récolte de fruit de juin a octobre.
Voila ma question:aillant fait pas mal de recherche sur le net, j'aurai aimer avoir des information récente sur la cueillette de fruit dans cette région, car la plus part des postes sont assé vieux, pour savoir si le marché du travaille est toujours aussi demandeur, et si mon statue de touriste(merci de ne porté aucun jugement, je connais la loi)n'est toujours pas un frein pour les employeurs.
je suis conscient que pas mal de poste on était fait a se sujet mais je crois qu'une mise a jour et de récent vécu serai les très bien venu sur cette excellant cite!
Merci beaucoup a toute les personnes qui pourrons apporté leurs récentes expérience, elles nous seront(oui on est eux;) )très bénéfique.
bonne journée a tous!
Washington: visite du Pantagone English translation pending
Bonjour,
Je serai à Washington début Août prochain, et j'ai une question :
Comment visiter le Pantagone pour un pour un citoyen français ?
Quelqu'un aurait-il déjà fait cette visite ?
D'après le site du Pantagone, les français doivent faire la demande à l'ambassade de France à Washington. Problème : je ne parviens pas à les joindre par mail. Est-ce que je dois dans ce cas leur envoyer un courrier papier pour faire ma demande ?
Merci de votre d'aide.
Je serai à Washington début Août prochain, et j'ai une question :
Comment visiter le Pantagone pour un pour un citoyen français ?
Quelqu'un aurait-il déjà fait cette visite ?
D'après le site du Pantagone, les français doivent faire la demande à l'ambassade de France à Washington. Problème : je ne parviens pas à les joindre par mail. Est-ce que je dois dans ce cas leur envoyer un courrier papier pour faire ma demande ?
Merci de votre d'aide.
Trek dans les monts Kaçkar en Turquie English translation pending
Bonjour,
J' envisage de partir 3 semaines avec une amie en Turquie au mois de septembre.
Nous aimerions faire un trek , une semaine dans la montagne .
connaissez vous des endroits et des guides porteurs?
Les monts Kackar me semblent appropriés . Quelle est la difficulté ? Nous avons fait les Pyrénées et le Mont TOUBKAL au Maroc
avec des guides muletiers , dans un esprit de rando ( pas d' escalades).
Est il possible de combiner sur 3 semaines 1 trek , visite des Cappadoces et 1 semaine coté plage.
Nous n' aimons pas les endroits trop touristiques et trop fréquentés.
Nous voyageons en routard avec un petit budget.
merci d' avance pour tous vos renseignements .
Marie.
Marie.
Carnet de voyage ouest USA 2010 English translation pending
Bonjour à tous, Grâce aux conseils avisés de nombreuses personnes du site, notamment Philippe et Thierry de ouestusa, Jean Crespel et la famille Rançon, ITAT, isap29, Jean et certainement d'autres que j'oublie, nous avons effectué un super voyage durant l'été 2010. C'est cet été-là que nous avons pris le virus des USA, qui semble nous avoir sérieusement contaminés... Notre périple a duré 3 semaines et demi, du 8 juillet au 2 août, et nous a emmenés de San Francisco à Las Vegas (via Yosemite, Bodie, Death Valley) en voiture, puis boucle à partir de Las Vegas sur les parcs de Zion, Bryce, Canyonland, Arches, Mesa Verde, Durango, Monument Valley, Page, Kanab, Grand Canyon nord puis sud, et retour Las Vegas, le tout en camping-car C30. Ouf ! Tant et si bien que nous sommes repartis sur la côte Est l'hiver dernier, et que nous reprenons la route de l'ouest, via la côte puis Yellowstone, qui manquait à notre programme, l'été prochain.
Les participants : les parents, Christophe et Sandrine (quarantaine bien sonnée), et les trois rejetons de 10, 12 et 14 ans à l'époque, Capucine, Arthur et Valentin.
Mieux vaut tard que jamais : en voici le récit. J'espère qu'il pourra donner des idées à certains, en tout cas je serais ravie de répondre à toutes vos questions.
Commençons par la première semaine.
Jeudi 8 juillet - De Paris à San Francisco Départ très matinal de la maison pour toute la tribu, nous prenons place à bord d'un gros monospace. Arthur profite du siège arrière environné de bagages pour continuer sa nuit, la tête appuyée sur un sac Décathlon grand format. Une fois n'est pas coutume, nous arrivons plus que dans les temps à l'aéroport (et le bon aéroport, en plus...), si bien que nous enregistrons nos bagages quasiment les premiers d'un vol sur 747, quand même ! Un petit déjeuner et quelques emplettes au Relais H plus tard, nous embarquons. Ce sera l'occasion de découvrir nos nombreux compagnons de voyage, notamment plusieurs groupes de jeunes adolescents typiques encadrés par des moniteurs plus vieux qu'eux de quelques heures, mais qui témoignent déjà d'une grande expérience et d'un solide sang-froid face à la provocation pure... La passerelle franchie, Valentin renonce pour cette fois à saluer l'équipage d'une vigoureuse poignée de main. Il se contente d'un discret signe de tête, accompagné d'un jeté de mèche, en bon ado qui se respecte (même si, de ce côté-là, il y a eu récemment du raccourci dans l'air...). Nous gravissons immédiatement les quelques marches qui nous mènent au pont supérieur qui, à défaut d'être en plein air comme sur un paquebot de croisière, présente l'énorme avantage de proposer des écrans individuels, avec la programmation qui va bien. Cela nous permet de passer un voyage relativement paisible, en dépit des escarmouches ponctuelles et parfois bruyantes entre Capucine et Arthur. Rien que du très habituel (« business as usual » comme disent nos amis américains !). Christophe, entrepris par sa voisine de droite – une habitante de San Francisco – réalise, mais un peu tard, que la langue bizarre qu’elle utilise sera celle qu’il entendra pour les 3 semaines et demi à venir… Il regrette un instant la Corse et l’accent traînant des locaux, plus compréhensible. Le voyage se déroule sans encombre. Douane, bagages, voiture, nous partons rapidement à bord d'une magnifique voiture blanche, spacieuse et haute sur roues, vers notre hôtel tout près de Union Square. En chemin, nous croisons nous premiers "trucks".
Un petit tour en ville avant de se coucher ?...
20h21… Seule une petite lumière luit encore dans la chambre. La quasi-totalité de la troupe a sombré avec bonheur dans les bras de Morphée ; les garçons se partagent une chambre avec deux queen beds, ils ne devraient pas manquer de place. Pas plus que Capucine qui a hérité du même format de lit. Elle a déjà entamé sa nuit auparavant dans les moelleux fauteuils de Levi’s et Abercrombie & Fitch, fournisseur officiels des ados français comme nous le découvrirons au cours du voyage. Le repas au Lori’s de Powell Street ne nous laissera pas un souvenir impérissable sur le plan gustatif. Pourtant, les hamburgers ne sont pas mauvais, mais ils deviennent rapidement écoeurants, même pour notre « labrador » en chef. Arthur et Capucine ont des allures de zombies, nous faisons en sorte qu’a minima, ils ne tombent pas de leur chaise. Il doit être prêt de 4h du matin en France, leurs paupières le savent bien. Nous expédions hamburgers, bacon frit, oignons, tomates et autres salades au plus vite. Le milk-shake de Capucine prend sensiblement la clé des champs, il est rattrapé de justesse par Christophe au moment où il menaçait de se répandre définitivement sur la table.
Arthur retrouvera un soupçon d’énergie qui le poussera jusqu’à son lit, Capucine sera évacuée en ascenseur. Nous croisons à l’entrée du restaurant un couple de Français qui viennent justement de passer trois semaines aux USA. Ils rêvent de yaourts, de coquillettes avec jambon blanc… Pour ma part, malgré l’enthousiasme du début, ce hamburger est presque déjà celui de trop. Il va falloir sélectionner nos restaurants avec plus de discernement, en attendant de nous préparer nous-mêmes nos pique-niques. Malgré tout, le cadre du Lori’s s’est révélé très typique, avec son décor années 50. Pour un peu, nous nous serions attendus à voir apparaître Fonzi au détour d’une table en formica ou d’une banquette rouge !
Une sirène résonne dans la rue. Police ou ambulance ? Je n’ai pas encore ma cartographie des bruits dans l’oreille, elle se complètera dans les jours à venir. Je garde également de cette journée deux autres images. La première à l’aéroport, lorsque nous avons pris possession de notre énorme voiture, pour croiser d’encore plus gros spécimens et de rutilants camions. Valentin nous fait remarquer que toutes les voitures ont l’air neuf, en fait elles sont visiblement très bien entretenues.
L’autre image : celles de clochards isolés, qui pour la plupart jouent d’un instrument. Parfois seulement une batterie de fortune improvisée sur des poubelles renversées et recouvertes d’une casserole ou d’un vague couvercle, pour produire les différents sons nécessaires. Ah oui ! Et un « Jesus loves you » ou quelque chose dans le genre, brandi par un black sur un panneau, en pleine rue, sans autre forme de revendication. Dois-je le préciser ? Nous découvrons une Bible dans le tiroir de notre table de nuit…
Mes lentilles n’en peuvent plus. Je vais les immerger dans leur solution de lavage préférée.
Dans son sommeil, Capucine émet une dernière récrimination à l’encontre d’Arthur. Pour aujourd’hui, elle aura eu le dernier mot !
Vendredi 9 juillet - China Beach, Sausalito and co Notre journée du vendredi nous permet de visiter des lieux très variés de San Francisco. Réveillés à 3h du matin, puis à 6h, les parents attendent que leur tribu reprenne quelques forces, d’où un départ tardif de l’hôtel. Le restaurant soigneusement repéré sur le « Guide du Routard » pour ses célèbres petits déjeuners se révèle inaccessible, au vu de la foule qui s’entasse sur le trottoir. Nous renonçons et choisissons – horreur et erreur fatales – de prendre notre petit déjeuner juste en face de l’hôtel. Les pancakes commandés arrivent, et là les visages s’allongent : impossible d’ingurgiter de telles quantités, même pour les plus gourmands d’entre nous (et ils sont nombreux). Je m’aperçois que les « french toasts » choisis ne ressemblent pas du tout aux pains de mie imaginés, mais à des brioches traitées façon pain perdu, avec un fort goût de cannelle. Christophe, quant à lui, se console en apercevant sur ses pancakes une boule blanc cassé. « Une boule de glace vanille ! Cà c’est sympa ! ». Son sourire se transforme en grimace à la première bouchée, c’est en fait du beurre salé… Nous regagnons péniblement notre hôtel, et demandons notre voiture. En effet, se garer n’est pas chose facile à San Francisco, et même le parking réservé aux clients de l’hôtel est en fait un parking situé un peu plus loin, et mutualisé avec d’autres hôtels certainement. Il faut donc, comme pour le fût du canon, « un certain temps » pour récupérer son véhicule. Nous avons le temps de faire un petit tour dans les chambres pour nous rafraîchir, et nous voilà partis direction le Golden Gate Park. Le trajet de ce matin aurait dû nous emmener nous promener dans ce parc, mais vu l’horaire tardif, nous nous contenterons de nous garer près de China Beach, et de nous balader à pied jusqu’à cette plage. Premier contact avec le Pacifique : nous sentons bien l’air marin, la chaleur en moins. Sur la plage, des enfants s’amusent, couverts comme si nous étions en automne. Et c’est vrai que tous les matins de notre séjour seront frais à San Francisco, le soleil et la chaleur ne daignant se montrer que l’après-midi. Quant à la plage, elle tire son nom des immigrés chinois qui peuplaient le coin auparavant, pêcheurs de leur état venus chercher une meilleure fortune sous le ciel américain. Le quartier, résidentiel, abrite de belles maisons aux architectures variées, sur des terrains souvent garnis de jardins paysagers. L’une des maisons qui surplombe la plage s’attire d’ailleurs les grâces de Valentin, qui décide qu’elle sera sienne dans quelques années… C’est beau de rêver ! Nous reprenons la voiture. Une fois la bonne bretelle d’accès empruntée, ce qui n’est pas sans difficulté, le franchissement du célèbre Golden Gate se fait dans une circulation assez dense. Nous trouvons notre chemin assez facilement jusqu’au restaurant les pieds dans l’eau qui nous attend. Nous traversons pour ce faire une bonne partie de Sausalito, qui ressemble assez à nos stations balnéaires, peut-être en plus huppée. Pas mal de boutiques de luxe et surtout peu de place, y compris pour se garer. Les difficultés de stationnement seront le fil rouge du jour.
Ce déjeuner en terrasse sera l’occasion d’une première rencontre cuisante avec le soleil pour nos avant-bras. Le repas est délicieux, le cadre idyllique. Capucine s’essaie à l’américain, et sur mes indications demande « The toilett, please ? », à quoi on lui répond « Tout droit et à gauche… ». Elle revient, toute penaude d’avoir laisser apparaître si clairement son statut de touriste français. Les fois suivantes, elle pensera à demander « The restroom, please ? » avec un succès nettement plus grand. Il va falloir que je rafraîchisse (et que j’américanise) mes connaissances…
Une promenade digestive à Muir Woods poursuit agréablement cette journée, toujours après un peu de temps perdu à se garer. Nous croisons nos premiers séquoias, dont les troncs n’en finissent pas de s’élever vers les cieux. Ce qui frappe le plus dans ce parc, tout comme dans les suivants que nous visiterons c’est, au-delà de la petitesse des parkings au regard de la foule qui les prend d’assaut, l’absence totale de papiers gras et autres bouteilles en plastique, où que le regard se pose. C’est assez réconfortant. Comme quoi, il n’y a pas de fatalité… Un lieu hautement touristique n’est pas obligatoirement condamné à devenir une poubelle en plein air. Une leçon à rapporter en France.
Quelques heures et une jambe de jean trouée plus tard, nous refranchissons le Golden Gate dans l’autre sens. C’est l’heure du péage, mais l’attente aux guichets est assez courte. Nous continuons notre chemin jusqu’aux quais, où nous avons la ferme intention d’apercevoir les fameux lions de mer. Nous trouvons un parking public assez éloigné de l’extrémité du Pier 39, ce qui nous oblige à marcher plus que prévu et à faire provision, pour certains, d’une polaire plus chaude. Il faut dire que ce soir, le vent est glacial, tout comme ce matin aux premières heures du jour. En chemin, nous croisons la foule des grands jours. C’est très animé, les musiciens une fois de plus participent activement. Les bruits, les sollicitations, les odeurs… tout cela finit par nous agresser. Nous trouvons en restaurant italien, plus gras et copieux que ce à quoi nous sommes habitués.
Notre retour en voiture ce fera avec quelques visites imprévues, notamment de la Coït Tower que nous atteignons après de nombreux lacets sur une route escarpée. Lombard Street – en descente, bien sûr. Et nous pouvons enfin regagner notre hôtel pour un repos bien mérité, seulement troublé à 2 heures du matin par un fêtard bien imbibé.
Samedi 10 juillet - San Francisco à pied Ce samedi nous trouve plus matinaux. Prudents, nous prenons notre petit déjeuner à l’hôtel et partons à pied pour une longue journée de marche. Un petit crochet par Union Square, puis nous voici dans le quartier chinois où Arthur se met en chasse d’un magasin de gadgets, babioles ou magie. Une « babiolerie » en fait, comme il le dit lui-même. De ce côté-là, il est assez servi et nous aurons du mal à le faire renoncer à deux ou trois « saloperias » qui seraient venues encombrer ses étagères. Nous sommes bredouilles à deux reprises. Le musée de la Wells Fargo d’abord, fermé le samedi, et un restaurant à l’heure où les ventres des enfants recommencent à crier famine. Nous parvenons malgré tout, après quelques pas de plus et une course démente dans une rue en très forte pente, à les conduire à pied cette fois-ci jusqu’à la Coït Tower. « Mama’s » nous accueille pour le déjeuner, aux alentours de 13h30. C’est une institution, avec un grand choix de sandwichs à la composition qui dépasse notre niveau de langage, mais c’est délicieux. En sortant, nous nous faisons héler par un homme dans une voiture. Drôle de sensation que d’entendre son nom de famille crié, à l’autre bout du monde, dans une ville où, a priori nous ne connaissons personne. Ce sont nos amis français qui passaient par hasard dans le coin. Le monde est un grand village… L’après-midi, ce sera bus (ligne 45 puis 22, nous rencontrons d’autres Français et des francophiles), marches vers Alamo Square, où nous manquons de peu un repas de quartier annoncé à grand renfort d’affiches sur les poteaux alentours, Hayes, St-Mary’s Cathedral où les enfants sont à deux doigts de se faire enrôler pour la quête d’un office en espagnol. Je remercie chaleureusement pour la proposition, mais explique que nous ne faisons que passer et ne resterons pas tout le temps de la cérémonie. Nous nous éclipsons discrètement, un peu gênés, et trouvons au sous-sol de l’église une petite bibliothèque et surtout des toilettes qui nous sont d’un grand secours après cette longue marche. Souvent, en nous voyant plongés dans nos plans, des passants nous proposerons spontanément leur aide pour nous orienter. Il n’y a pas à dire, les Américains sont très accueillants. Mais quel drôle d’idée, quand même, de commencer toutes leurs phrases par « How are you today ? ». Il me vient souvent une réponse à la Dupontel, que je garde pour moi afin de ne pas nuire aux relations franco-américaines. Pas un seul caissier qui nous en fasse grâce, pour l’instant. Je préfère de loin la spontanéité de ceux qui interpellent les enfants, dans la rue ou le bus, pour les chambrer gentiment en nous glissant des clins d’œil complices…
Retour shopping à Westfield Mall, après la traversée d’un quartier fréquenté par des clochards titubants, souvent drogués paraît-il. Les bâtiments qui l’occupent alternent : un squat, une mission, un squat, un centre social, un squat, une boutique délabrée, un squat, etc… Nous accélérons le pas, changeons de trottoir une fois ou deux, mais il fait encore trop jour pour que nous nous sentions réellement en danger. Pèlerinage chez Abercombie, avec un nouvel espace que nous n’avions pas exploré la veille, et qui permet au reste de la famille de s’équiper.
Nous rentrons un peu éreintés de cette journée de ballade, il faut pourtant presser le pas car nous sommes attendus pour le repas du soir. Passage par l’hôtel pour poser nos paquets et nous rafraîchir rapidement. Nous renonçons à prendre notre voiture pour nous rendre au restaurant, et privilégions le taxi. Il connaît parfaitement la route et nous éviterons les problèmes de parking ! Il nous faudra un peu de temps pour réussir à en alpaguer un devant l’hôtel, car quelques valets de parking efficaces nous piquent les plus beaux ! Nous étudions leur technique, et profitant d’un « banc » plus important, réussissons à trouver notre bonheur. Il faut nous entasser, le véhicule n’est pas vraiment prévu pour cinq et tout le long du trajet, les genoux sous le menton et une carte vaguement dépliée pour repérer notre route, je prie pour que notre chemin ne croise aucun képi. La chance est avec nous, nous atteignons le « Benihana of Tokyo », en avance sur nos amis. Ce restaurant japonais va nous donner l’occasion d’assister à une démonstration de virtuosité culinaire, devant les yeux ébahis des enfants. Des crevettes pourtant coupées en petits morceaux semblent reprendre vie, un oignon tranché se transforme en cratère fumant, le couvre-chef du cuisinier devient panier de basket pour récupérer les queues de crevettes désormais inutiles. Beaucoup de bruit dans le restaurant, ce qui rend la conversation difficile. Mais c’est quasiment un dîner spectacle auquel nous participons. Chacune des tables, configurée en demi-lune, possède son propre chef et le ballet de serveurs qui va avec.
Coucher à 22h30 pour tout le monde…
Dimanche 11 juillet - De San Francisco à Yosemite Nous quittons aujourd’hui San Francisco pour Yosemite. L’empaquetage des affaires, avec un léger surplus, ne pose pour l’instant pas de problème. Les sacs supplémentaires récupérés lors de nos achats sont cependant les bienvenus. La relative harmonie originelle de nos bagages se fissure… Les choses risquent de se gâter, car un arrêt shopping est prévu sur le trajet, au « Gillroy Outlets » vanté par les habitués. Une sorte de « Quai des Marques » où l’on peut, paraît-il, faire de très bonnes affaires. C’est à voir… Nous remontons dans notre gigantesque voiture, direction… l’ouest d’abord, en suivant la rue qui passe devant notre hôtel. Un quart de tour plus loin, nous bifurquons vers le sud, sans trop de difficultés. Facile de s’orienter dans ces conditions. Et depuis hier, nous disposons d’informations supplémentaires sur la manière d’appréhender les stops avec double barres blanches au sol, qui nous avaient laissé un peu perplexes jusqu’à présent. Traversant à l’instinct, nous avions de sérieux doutes sur la justesse de notre conduite. Les quatre rues ayant la même signalisation au sol, c’est en fait l’ordre d’arrivée au carrefour qui détermine l’ordre de passage, une fois que chacun a marqué le stop. Une sorte de FIFO à quatre tuyaux, en quelque sorte ! Une fois de plus, les Américains présentent toutes les dispositions naturelles qui conviennent à ce type de dispositif, là où en France le carrefour deviendrait une sorte de zone de non-droit, un royaume du chacun pour soi où le plus culotté tirerait son épingle du jeu. Nous rejoignons la US 101 qui nous conduit vers notre destination, via San José. Pensée émue pour cette Silicon Valley, où tant de start-ups sont nées (et parfois mortes). Effectivement, les abords de cette autoroute se parent rapidement des noms des acteurs les plus connus de l’informatique, pour la plus grande joie de Christophe et des enfants qui découvrent, sur des immeubles de bureaux, les noms de leurs éditeurs de jeux préférés, de leurs routeurs, anti-virus, logiciels, j’en passe et des meilleurs… L’endroit ne doit pas être très agréable à vivre néanmoins, il n’y a rien à y faire en dehors des bureaux. Les yeux sur le compteur de vitesse en même temps que sur le paysage, nous nous apercevons avec surprise que nous sommes pratiquement les seuls à respecter les limitations de vitesse. C’est une surprise ! L’esprit civique de nos hôtes se trouve pris en défaut pour la première fois. Le « Gillroy Outlet », avec ses magasins de plain-pied étendus sur quatre zones distinctes, se révèle un peu décevant. Il y a forcément beaucoup de marques, mais on perd aussi beaucoup de temps à naviguer de l’un à l’autre, à arpenter les rayons à la recherche de la perle rare, qui soit d’une couleur « portable ». Les soldes sont inégales, ce n’est pas la curée promise, mais cela vaut mieux pour nos finances. Nous reprenons notre route pour Yosemite, à travers un paysage relativement aride et environné de monts, avec de temps en temps et sans prévenir des champs d’arbres fruitiers et de cultures. De nombreuses pancartes et petites boutiques sur le bord de la route proposent d’ailleurs des fruits. Mais nous allons au pays des ours, où il ne fait pas bon laisser de la nourriture dans sa voiture, nous nous abstenons, malgré l’attrait de leurs fraises de compétition grosses comme des clémentines et goûteuses. Et dire que les fraises n’étaient vraiment pas terribles cette année, en France… Nous espérons nous rattraper plus tard, notamment entre Bryce et Moab où j’ai repéré une ferme bio très alléchante sur le papier. Nous atteignons aux alentours de 19h le parc de Mariposa Grove, succédané de Sequoia Park qui lui est beaucoup plus au sud et nous obligerons à faire un grand détour. Il est encore temps de visiter, nous confirme la Ranger à l’entrée. Nous faisons un tour d’une bonne heure dans ce petit parc, jalonné de sequoias aux noms évocateurs. Nous découvrons ainsi le Grizzli, un arbre extraordinaire de 2700 ans, qui porte encore très bien son âge. Visible de très loin de par sa hauteur et son envergure, le haut de son feuillage donne une sensation d’irréalité. Est-ce les couleurs, la forme de ses aiguilles, les torsions de ses branches, la luminosité déclinante qui donne une ambiance particulière ? C’est impossible à dire, mais l’impression est bien là, de se retrouver devant un arbre de conte de fées. Je m’attends à tout moment à le voir s’animer pour nous délivrer un message obscur et sentencieux, puis reprendre son immobilité habituelle de vieux sage.
Retour à la voiture à la nuit tombante, pas d’ours en vue par contre des biches et des écureuils en pagaille. Et des moustiques aussi, assoiffés qui plus est ! C’est le sauve-qui-peut général, nous battons en retraite.
Sur la route entre Mariposa et Yosemite Valley, alors que nous pensions avoir fait le plus dur du trajet, c’est visiblement la saison des travaux, nous contraignant à de fréquents arrêts ou ralentissements. Il nous faudra plus d’une heure pour atteindre notre hôtel.
La mauvaise surprise du jour, c’est qu’ils ont réussi à nous mettre dans deux chambres certes contigues, au premier étage, mais auxquelles on accède par deux escaliers différents, à 20m d’écart… Malgré notre réclamation, ils sont « so sorry » mais ne peuvent nous proposer une autre solution, l’hôtel est complet. Too bad…
Demain matin, direction Panorama Trail, via la navette réservée par téléphone depuis l’hôtel de San Francisco, et qui part à 8h30. Je m’assure qu’au moins de ce côté-là tout est ok, et que nous pourrons acheter avant le départ de cette navette de quoi préparer notre pique-nique de midi. Nous trouvons deux-trois trucs à grignoter au restaurant-bar de l’hôtel, tout le reste est fermé. Il est 22h10…
Il faut expliquer que la vallée de Yosemite jouit d’une configuration particulière. Accessible par une seule route qui la traverse, elle ne propose pas pléthore de logements, qui sont donc en quasi-situation de monopole. Bien évidemment, cela se fait au détriment de la qualité. Il est certes plus difficile, dans cet endroit reculé, de se ravitailler aussi facilement que dans une grande ville. Il n’empêche que les hôteliers sont à peu près libres de pratiquer les prix et la qualité de service qu’ils veulent, vu qu’une fois sur place, vous n’allez pas reprendre votre voiture et la route de montagne pour trouver une hypothétique chambre plus bas. D’ailleurs, tout est fait pour décourager l’usage des voitures individuelles, et les transports par bus offrent toutes les commodités nécessaires. Le problème n’est pas là, mais plutôt sur les structures d’accueil, les seules sur des kilomètres à la ronde.
Résultat : nous nous retrouvons non seulement avec des chambres éloignées, mais en plus d’une indubitable saleté. La moquette foncée camoufle de toute la force de ses motifs chargés de nombreuses taches. Sous le lavabo, le carrelage ne peut faire autrement que de révéler les restes des précédents occupants, papier et autres cheveux… Derrière un lourd double rideau (figé par la crasse ?), nous découvrons la malette d’un précédent occupant, avec une réservation en date du début du mois de juin. Soit un mois avant nous. C’est dire si le ménage est fait à fond…
Heureusement, la bonne surprise viendra de la magnifique balade que nous ferons le lendemain. La nature y tiendra la première place et toutes ses promesses.
Lundi 12 juillet - Paradis à "Panorama Trail" Après une nuit peu reposante (la climatisation ne marchait pas, surprenant !), nous prenons notre petit déjeuner dans la salle commune, grande comme un hall de gare, qui sert de réfectoire. Le sol moquetté de couleurs sombres, de nouveau, et le bruit ambiant n’en font pas un lieu très agréable. Nous nous évadons rapidement de l’endroit et prenons le bus de 8h30, pour rejoindre le point de départ de la randonnée, à Glacier Point (prononcer « Glaichieure Ponhitte » pour être compris !). Le chauffeur du bus, un solide gaillard d’une cinquantaine d’années qui ne répond pas (ben oui, il conduit il n’a donc pas le droit) au doux prénom de Bill nous raconte, tout en manoeuvrant son engin dans les lacets, un florilège d’anecdotes sur Yosemite Valley. Ses origines, les hommes qui ont marqué son histoire, les rivalités et les affrontements qui s’en sont suivis, pour finir son statut de « National Park » grâce au rôle prépondérant joué par Théodore « Teddy » Roosevelt. Ce président, grand amateur de nature sauvage, a créé le statut de parc national, donnant le premier label à Yellowstone. Notre guide nous apprend également que la vallée n’a été découverte par l’homme blanc qu’au milieu du XIXème siècle. Les années suivantes, le schéma habituel et tristement célèbre fut appliqué : déplacement vers des réserves de la population autochtone, qui ne l’a pas supporté, affrontement entre les amateurs de la nature « dans son jus » et les marchands du temple, création des premières voies d’accès (la route actuelle date de 1932). Au final, le site reste ultra préservé, ce qui est une vraie victoire, ce que nous pourrons constater durant notre marche du jour, au milieu d’une nature encore très sauvage où les forêts sont entretenues a minima, et uniquement aux endroits où les arbres peuvent poser un problème de sécurité. Toilettes rustiques, pas de marchands de frites ni de babioles sur le parcours, seulement un magasin au départ pour les habituelles cartes, casquettes et magnets souvenirs ! Du beau travail. Et la balade sera à la hauteur des efforts qu’elle va nous demander. Quelques 12km, en descente à 90%, avec une belle montée dans la chaleur de la mi-journée qui nous a un peu cuits. Heureusement, ce sera la seule du parcours. Mais aussi des points de vue extraordinaires sur les différentes chutes d’eau (Ililouette, Vernal et Nevada Falls) et surtout quelques apics vertigineux avec un passage sous la brume d’eau de Nevada Fall, point d’orgue de la promenade. Des moments vraiment magiques. Pas d’ours mais de nombreux écureuils et geais bleus. Et une taupe, enfin ce que nous prenons pour tel. Près d’un tronc d’arbre couché, la terre s’anime brusquement et la petite motte soulevée progresse lentement, traçant un hasardeux itinéraire. Un bâton soulevant une partie du sol en surface ne nous permettra pas d’en apprendre davantage, interrompant juste momentanément la progression de la « Bête »… Le timide animal préfèrera rebrousser chemin.
Les jambes en compote mais réjouis par cette aventure, nous regagnons l’hôtel par la navette gratuite qui parcourt la vallée, car-balais des randonneurs de tout poil. A notre arrivée, la piscine n’est plus disponible que pour des cours de natation. Et son entrée était payante, même pour les clients : 5 dollars pour les adultes, 3 pour les enfants. Cà continue… Après les chambres distantes, les draps plus qu’élimés, les couvertures, dessus de lit et moquette d’une propreté douteuse, nous découvrons, tels les Trois Ours tombant sur Boucle d’Or, que la chambre des garçons a été occupée par une jeune fille qui s’est trompée de numéro. Et pourtant, sa clé ouvre bien notre porte. Nouveau passage à la réception. Je leur ramène par la même occasion la mallette du client précédent. Pour le reste, ils sont « So sorry… », comme d’habitude.
Le bilan de la journée reste largement positif, grâce à cet endroit merveilleux et préservé ; la sensation de calme et d’espace ressentie à de nombreux endroits du parcours – car globalement on est souvent tout seuls, en dehors des points stratégiques où les gens s’arrêtent pour déjeuner ou admirer le coup d’œil – est incomparable. Le Panorama Trail nous a permis de faire un parcours exhaustif du coin, une balade d��une montagne à l’autre comme jamais dans les Alpes.
Mardi 13 juillet - Retour dans le passé avec Bodie Nous quittons sans regret notre hôtel. Le dernier petit déjeuner ne relève pas le niveau de l’accueil. Les mollets de Valentin sont baptisés aux éclaboussures de chocolat chaud par un type au tee-shirt siglé… IBM ! Le malotru part sans rien ramasser ni s’excuser. Ce doit être un commercial… Quant à la caissière, elle n’a pas l’air d’entendre ce que nous lui disons et biffe tous les tickets de petit déjeuner. Emportée dans son élan, elle continue sur un billet de 5 dollars… Une des serveuses qui ramasse les plateaux dans la salle (je devrais dire le hall), affligée d’un fort strabisme et - comme si cela ne suffisait pas - d’une maladresse affligeante, laisse échapper la moitié de ce qu’elle prend sur les tables directement sur le sol, sans passer par la case poubelle de son chariot. D’où l’intérêt, sans doute, de la moquette sombre… qui nous semblait une hérésie pour un restaurant. Nous quittons cette cour des miracles sans regret. Cahin-caha, nous regagnons notre voiture. Nos mollets – entre autres – se ressentent fortement de notre « trek » de la veille. Ce sont donc trois petits vieux et deux grabataires qui s’installent péniblement dans leur Dodge blanche. Pour sortir de Yosemite Valley, un long parcours montagneux nous attend, toujours au milieu de pins vertigineux. Eux aussi ont compris que le pays était vaste et qu’ils pouvaient occuper l’espace au maximum sans se marcher sur les racines. Des troncs calcinés portent témoignage des incendies passés. Dans ces scènes de désolation sylvestre, la nature reprend vite ses droits et tapisse de vert le sol tout autour des cadavres noircis. Le contraste de couleurs est frappant. Les versants se succèdent, nous atteignons enfin le sommet pour redescendre vers la Tioga Pass, à 2700 m d’altitude. Commence une descente avec des points de vue encore plus spectaculaires, dignes du « Seigneur des Anneaux ». Pins sur les versants, puis succession de prairies verdoyantes d’herbe grasse dont la verdure est ponctuée de pierres blanches, et parcourue de petits cours d’eau. Quelques coins à pêcheurs. Et un horizon qui s’éloigne encore, jamais nos yeux n’auront pu porter aussi loin. Nous déjeunons à Lee Vining, puis prenons la route vers le nord-est pour Bodie, la ville fantôme. De route, nous passons à piste, c’est de plus en plus sport. Mais le résultat en vaut la peine. D’un bois très sombre, les maisons sont encore remarquablement conservées. Il y a ici trois mètres de neige en hiver, l’endroit est coupé du monde et, en été, il faut connaître pour y aller. Quelques maisons sont ouvertes et se visitent rapidement, pour les autres nous devinons à travers les vitres poussiéreuses les vestiges des vies passées. Car il y a eu une vie à cet endroit, une vie difficile, bourdonnante, bruyante, décadente même. Ancienne deuxième ville la plus importante de Californie au XIXeme siècle, elle eut pour origine la découverte d’or en 1859 par le prospecteur W S Bodey, qui lui a donné son nom. Du temps de sa splendeur, la ville jouissait d’une très mauvaise réputation, celle de « Sin City » (ville du pêché). La vie y était très dure, l’argent et l’alcool servaient de détonateurs à des situations souvent explosives. La raréfaction du précieux métal et deux incendies (le dernier en 1932) auront raison de l’endroit, abandonné par sa population.
C’est assez émouvant de découvrir, parfois de reconnaître des objets familiers, laissés là comme s’il avait fallu évacuer les lieux rapidement. Une église, bien sûr, qui arborait auparavant un tableau sur le thème « Tu ne voleras point », avant que des mains mal intentionnées ne s’en emparent…Une école, une banque ou plutôt un coffre-fort, dans une loge de pierre, seul vestige ayant résisté à la dernière attaque et à l’incendie qui a suivi, une loge maçonnique, une centrale électrique la première de son genre) qui a répondu aux besoins de ce lieu si retiré, en réalisant par la même occasion une prouesse technologique. Des toilettes à l’ancienne. Une salle de sport, avec punching-ball, anneaux et trapèze, un bar, un hôtel, des écuries, une glacière, les maisons des notables, légèrement plus grandes que les autres, mais rien d’ostentatoire, ce n’est pas le genre. Les couleurs de bois sur ce paysage tantôt désolé, tantôt verdoyant, suivant de quel côté porte le regard, avec des espèces de petits lys qui poussent un peu partout, et le ciel d’orage couleur plomb qui se prépare… Tout contribue à transformer ce lieu si singulier, hors du temps.
Le musée qui conclue la visite regorge d’objets variés : piège à souris, sérum anti-venin avec sa seringue de compétition, toilettes de dames élégantes, skis en bois, machine à sous, corbillard, documents officiels témoignant des dates importantes de la ville, et souvent liés à la mine, pèse-personne… Un vrai bric-à-brac. Il est même possible d’acheter, pour 10 dollars, une carotte de pierre extraite de la mine de Bodie !
Nous repartons, enchantés de notre visite, direction cette fois-ci Mono Lake que nous avons déjà longé sur sa partie nord pour rejoindre la route de la ville fantôme. C’est d’ailleurs cette berge que nous entreprenons de visiter, en suivant les indications du forum « ouestusa ». Nous bifurquons sur une première route, puis sur une plus petite. « Cemetery road » indique le panneau. On se croirait dans un roman de Stephen King. Qu’importe, nous continuons notre chemin. Et « chemin » est vraiment le terme approprié. De virages en nids de poule, le parcours devient de plus en plus hasardeux, sans autre indication que des panneaux rappelant que l’accès est interdit aux voitures hors 4x4. Mais cela nous semble encore jouable. Après quelques miles et virages choisis un peu à l’instinct, nous apercevons un panneau « Black Point ». Nous touchons au but ! Enfin presque, cette fois-ci il nous faut continuer sur un chemin prévu pour un seul véhicule, sans demi-tour possible. Nous sommes environnés de hautes herbes avec le ciel orageux en toile de fond, je n’ose pas imaginer ce que l’on va faire s’il faut rebrousser chemin… Et au moment où nous allions renoncer pour tenter la marche arrière, les herbes s’écartent enfin pour dévoiler un petit parking. Nous y sommes ! Et tout seuls, en plus. Nous descendons de voiture pour parcourir à pied les 400m qui nous séparent de la berge. Sable noir très fin, puis plus épais, végétation rase, excréments de petite taille, sel en croûte sur le sol, passages plus boueux, tout y passe. Les concrétions calcaires sont quasiment à portée de main. Mais nous nous arrêtons juste avant de toucher l’eau, pour ne pas déranger les nids de mouettes qui s’y trouvent, malgré les réclamations du trio infernal qui se voyait bien prendre un bain. Nous assistons alors à un spectacle étonnant : le gobage de mouches par les mouettes, en mode fantassin. La technique est simple : elles avancent en courant le long de la rive, bec ouvert et ailes collées au corps, cou tendu, faisant fuir devant elles des nuages de mouches de plus en plus denses jusqu’à les gober. Les insectes se dispersent alors, et la course reprend en sens inverse. Il y a aussi les amatrices du gobage à même les vaguelettes, pour celles que les mouches noyées ne rebutent pas.
Le coin a beau être très isolé, nous découvrons néanmoins des traces de pas, humains chaussés ou à pied, mais aussi de chiens, chevaux, lapins. Pour être plus précis, il faudrait consulter le manuel des Castors Junior. Le mien est resté à la maison.
Nous repartons vers Mammoth Lake cette fois-ci, dans un surprenant hôtel style bavarois propre et sympathique. Seule la laverie me donnera du fil à retordre : je vais réussir à mettre le linge par deux fois (avec sa dose de lessive, of course…) dans ce que je pense être la machine à laver avant de réussir à comprendre que le lave-linge, c’est la machine à côté, celle-ci étant le sèche-linge… Bonjour la blonde !
Mercredi 14 juillet - Un petit air autrichien à Mammoth Lake Super, encore des « outlets » ! Mammoth Lake nous offre une nouvelle opportunité de shopping, certainement moins branché que les magasins de San Francisco. Arthur et Capucine dénichent pourtant deux ou trois « babioleries » qui valent le détour. Nous repartons ainsi avec deux pots de pâte gluante qui contribueront, n’en doutons pas, à mettre un peu de fantaisie dans ce voyage. Plus un serpent ébouriffé jaune, un porte-clé « croc » et un « R » brillant de mille feux pour une certaine R… Nous voici après quelques miles à Lone Pine. Nous déjeunons dans un restaurant décoré de photos de westerns, la plupart en noir et blanc. La serveuse n’est pas spécialement aimable, mais il y a une salle de jeux avec air-hockey, authentique Pacman, flipper… Ils savent recevoir, un vrai bonheur ! L’occasion pour Christophe de prendre sur moi une revanche méritée, après l’affront subi à l’Ile Maurice… soit il y a 11 ans ! Quel rancunier. Visite au musée du cinéma de Lone Pine. Une impressionnante collection de photos et affiches des films tournés dans le coin, principalement des westerns, mais aussi « Star Trek », « La Charge de la Brigade Légère », et quelques films de science-fiction. Souvent des séries B, mais aussi quelques-uns plus prestigieux avec des noms comme John Wayne, Steve McQueen, Clint Eastwood, etc… Un petit film de quinze minutes retrace les grandes lignes de cette épopée. Une voiture ultra-kitsch nous accueille dès l’entrée, ornée de ses plus beaux atours. Surtout des colts et des winchesters fixés deci-delà à la carrosserie, au milieu d’une nuée de pièces de monnaie collées un peu partout. Une « coccinelle » de pièces ! Le tout est très drôle à voir… Je ne suis pas sûre que les enfants y trouvent le même intérêt - nos idoles leur sont souvent totalement inconnues - mais ils sont quand même bluffés par des objets sortant de l’ordinaire. Pour Arthur, un mini juke-box de marque Wurlitzer, pour Capucine des selles plus richement décorées les unes que les autres, pour Valentin peut-être les voitures d’époque.
Nos provisions d’eau faites, nous nous dirigeons vers Death Valley ; la température extérieure monte inexorablement, jusqu’à 118°F. La voiture résiste, nous tentons quelques sorties photo et même un sprint le long de la route sous la canicule pour les enfants, juste pour voir si c’est aussi chaud que prévu. Promesse tenue !
Le Furnace Creek Ranch, notre hôtel pour le soir, dispose d’une climatisation certes bruyante mais efficace. Heureusement, les sites consultés avant notre départ nous avaient informé de ce désagrément, nous avons donc des boules Quies dans nos bagages. Nous dînons dans un des trois restaurants locaux d’un vrai steak, version XXL comme d’habitude. Surprise du chef, un panier de vrais petits pains se retrouve sur notre table. Il ne passe pas les entrées.
Nos chambres, communicantes pour la première fois, se trouvent près du terrain de golf. L’occasion de voir gambader des lapins aux très longues oreilles, ce soir. Demain matin, peut-être aurons-nous la chance d’apercevoir un ou deux coyotes, qui sait ?
Pour l’instant, il est l’heure de mettre nos boules Quies.
23h37, tout le monde dort.
Juste une théorie au passage, tant que j’y pense. Peut-être que si les certains Américains sont si gros, ce n’est pas seulement à cause de leur alimentation. Le poisson de Capucine, dans son aquarium, prend toute la place qu’on lui laisse. Dans un aquarium plus grand, il serait, paraît-il, encore plus gros. Finalement, le comportement des Américains est peut-être le même. Ils ont tellement d’espace, pourquoi n’en profiteraient-ils pas pour s’étendre ? Ils ont encore de la marge, au vu des déserts à perte de vue que nous venons de traverser.
Bon, je sais, ce n’est pas très sérieux comme théorie… Une fois baptisée, va-t-elle gagner en respectabilité ! Ce sera le « syndrôme du Delturinae » !
Jeudi 15 juillet - Canicule à Death Valley, frénésie à Las Vegas Six heures du matin. Je risque un œil à l’extérieur. Le soleil m’a devancée d’une bonne heure, mais il reste encore de belles couleurs sur le relief surplombant le golf. Je prends l’appareil photo de compétition de Christophe (vais-je maîtriser la bête ?) et entreprend de mitrailler, en variant les réglages (enfin je crois) pour espérer avoir pour chaque vue une prise correcte. Au bout d’une vingtaine de photos, ce bijou de technologie me lâche, « carte pleine » ! Argh ! Espérons que cela suffira. Je m’installe avec un bouquin sur notre terrasse, en attendant que le reste de la troupe sorte des bras de Morphée. Devant moi, un beau tapis d’herbe soigneusement entretenu, comme le reste des espaces verts alentour, par un arrosage systématique toutes les nuits. Moins de dix minutes plus tard, le bâtiment en face de moi, de l’autre côté du « jardin », n’est plus assez haut pour me protéger des rayons du soleil. Et il tape sacrément, le bougre ! La température extérieure doit largement dépasser les 40°, plutôt vers 45°, je me replie dans la chambre. Nous déjeunons rapidement avec les moyens du bord, complétés par une visite au magasin-épicerie de l’hôtel. Nos excursions du jour seront ultra-limitées, tant la chaleur est dense, pesante. Capucine a beaucoup de mal à supporter les excursions hors de la voiture dans cette fournaise, on ne dépasse jamais les dix minutes dehors avec elle. Pour le reste, nous ferons, Christophe et moi, des sorties à tour de rôle pour prendre en photo les paysages les plus remarquables. Nous commençons par un tour en voiture sur Artist Drive, pour contempler les curieuses couleurs dont la nature a paré les strates de roches à cet endroit. Une vraie palette d’artiste, d’où le lieu tire son nom. Puis nous revenons sur nos roues pour emprunter la route officielle. Zabriskie Point se présente, après quelques miles, sous la forme d’un grand parking où les autobus sont les plus nombreux. Il faut ensuite monter un plan incliné sur 200m environ, une épreuve avec la chaleur qui règne aujourd’hui. Contrairement à notre arrêt précédent où nous étions tous seuls, une quarantaine de personnes nous environnent. Tous n’ont qu’une envie : parvenir à l’esplanade offrant le meilleur point de vue, prendre une photo avec les montagnes brûlées en toile de fond, et regagner rapidement les véhicules climatisés. Nous n’échappons pas à la règle, dénichant même notre photographe officielle en la personne d’une Anglaise d’une soixantaine d’années, qui sert de guide à un groupe et parle remarquablement notre langue. Elle se moque gentiment des tee-shirts Abercrombie arborés par nos trois enfants, nous demandant si nous sommes sponsorisés… Nous continuons notre chemin sans autre point de vue où s’arrêter. A proximité de Pahrump, nous apercevons au loin une colonne de chaleur qui forme comme une mini-tornade. Le phénomène se reproduit deux ou trois fois, c’est assez curieux, pas du tout inquiétant (la colonne n’est vraiment pas haute ni large). Nous ne verrons cela qu’à cet endroit. Nous traversons une zone très désertique en terme d’habitations. La principale trace de présence humaine seront ces panneaux disséminés tout le long de la route. Il y a de tout : élection du nouveau shérif, propositions d’avocats de tout poil, offrant leurs services spontanément, mais aussi des dentistes, des vendeurs d’armes à feu… A se demander si Pahrump ne compte pas plus de panneaux que d’habitants.
Nous y faisons halte pour manger dans notre premier McDonald du voyage, comme… d’autres familles françaises ! Nous sommes sans doute des gens d’habitudes.
Las Vegas est enfin en vue. Le voyage est passé assez vite, d’autant que nous avons bénéficié d’un concert privé des enfants, quand nous sommes tombés sur une radio ni religieuse ni country, qui passait des tubes de Lady Gaga et de Rihanna.
Arrivée à Las Vegas. L’hôtel Luxor est… en fait, ce n’est plus un hôtel, c’est une vraie ville ! Nous laissons le voiturier garer notre véhicule sur le « petit » parking, et un bagagiste récupère l’ensemble de nos paquets et valises, après un décompte sommaire qui m’inquiète un peu. Il me donne un numéro de téléphone à appeler quand nous serons dans nos chambres, avec un numéro de réservation, pour que les bagages nous soient livrés. Je le regarde partir avec un peu d’angoisse… Nous passons au check-in, qui propose plus de guichets que le magasin Carrefour de Montesson n’a de caisses. Par contre, nous faisons la queue assez peu de temps, mais toujours à l’américaine, conduits par des barrières de sangles qui imposent le respect des files ! Direction le quinzième étage de la pyramide, nous traversons les salles de jeu (fermez les yeux, les enfants !) où résonnent les machines à sous, pour rejoindre la bonne batterie d’ascenseurs. Nous découvrons enfin nos chambres et leurs fenêtres en pente. Pas aussi grandes que ce que j’imaginais, mais très confortables !
Pour le reste… La facture d’électricité de l’hôtel doit égaler le PIB de plusieurs pays africains, les machines à sous les plus variées se succèdent, ponctuées par des voitures de sport rutilantes présentées sur des podiums pivotants. Enfin, machines à sous, le terme est désormais abusif. Il vaudrait mieux parler de machines à tickets. Les joueurs vont d’abord déposer une somme aux stands de cash (« cashier »), repartent avec un ticket qui représente cette somme, et qu’ils introduisent ensuite dans les machines pour jouer. Plus de jetons introduits dans une fente et de manette que l’on abaisse pour récolter les trois figures identiques, maintenant un bouton pressé actionne le mécanisme en même temps qu’il débite votre compte. La magie a vraiment disparue… De même, si vous gagnez, n’espérez pas une pluie de pièces. Seulement un « Ting Ting Ting » et un bout de papier qui indique de combien votre compte est crédité…
Des tables de jeux, des serveuses dont la tenue a visiblement subi un lavage trop chaud, perchées sur des talons vertigineux qui accentuent leur déhanché, des lumières, quelques très rares cris de joie. En fait, devant les machines à sous, les joueurs sont plutôt apathiques, comme résignés à ne rien gagner, appuyant machinalement sur le bouton qui débite leur crédit.
Les tables de poker, black-jack et autres jeux de cartes sont plus animés. On sent une tension qui s’exprime sur le visage des joueurs. Autre curiosité : les paris sur le sport. Ce jour-là, Tiger Woods est sous le feu des projecteurs, une partie des grands écrans de télévision qui tapisse le mur de cette salle retransmettent ses exploits lors d’une compétition en Angleterre ou en Ecosse, c’est difficile à dire pour des profanes comme nous. Visiblement, Tiger n’est pas le cheval sur lequel miser pour l’heure…
Drôle de monde que ces immenses salles de jeux ; le temps semble s’y être arrêté, d’ailleurs aucune horloge pour indiquer l’heure. Il paraît que c’est volontaire, pour que les joueurs perdent la notion du temps. A tout moment du jour et de la nuit, ils peuvent manger ou boire. « All you can eat ! », promettent les panneaux au-dessus de certains restaurants. « Jusqu’à ce que votre panse éclate ! », pourrait-on ajouter. Ils sont traités comme des athlètes de haut niveau, dont la seule préoccupation doit être de jouer, jouer, jouer. Les contingences matérielles ne doivent en aucun cas entraver leur soif de gain.
Nous retrouvons nos amis dans le hall à 17h30. A la grande surprise des enfants, qui n’étaient pas dans la confidence, une limousine blanche conduite par Emake, en costume-cravatte, qui nous attend. Le grand luxe ! Nous faisons un tour sur le « strip », avec arrêt obligatoire sous le légendaire panneau Las Vegas pour la photo souvenir.
Le spectacle du soir : « O », du Cirque du Soleil. Les mots ne suffisent pas à traduire la féerie, la poésie et l’émerveillement que suscite ce spectacle. Le cousin d’un collègue de Christophe fait partie des artistes, il nous envoie un SMS pour nous proposer gentiment de le rejoindre en coulisse à la fin du spectacle. Nous spéculons en riant pour deviner de qui il s’agit, parmi les nombreux funambules et plongeurs. Nous en connaissons pas encore Pierre, et quant bien même, il eut été impossible de savoir quel rôle il jouait. Maquillage, costumes, ils sont méconnaissables, et apparemment peuvent tenir plusieurs rôles. Succession de plongeons vertigineux dans la piscine qui occupe les trois-quarts de la scène, acrobaties sur des structures métalliques mobiles et suspendues dans les airs, costumes soignés, personnages aquatiques fantasmagoriques, valets vêtus de rouge évoluant avec un air guindé, on en prend plein les yeux sans parvenir à saisir tous les détails de chaque scène.
Baissé de rideau. Une jeune femme avec un micro-oreillette nous attend près des ascenseurs de service pour nous remettre des badges « visiteurs » et nous conduire jusqu’à Pierre, qui nous reçoit très gentiment dans l’espace des artistes. Il arbore encore son maquillage blanc. Sa carrure traduit le sportif, il nous explique qu’il a fait 15 ans de gymnastique avant d’être recruté par le Cirque du Soleil. Et il offre aux enfants un véritable trésor : une des deux immenses bouées qui ont servi durant le spectacle ! Nous le remercions chaleureusement et repartons assez vite, pour ne pas lui prendre trop de temps sur sa courte période de repos avant la deuxième représentation qui suit.
Dîner au buffet du Bellagio, succulent. Du choix à profusion, tous les types de cuisine sont représentés, les enfants sont assez grands pour prendre en charge eux-mêmes leur repas et se composer un menu relativement équilibré, contrairement à ce que nous aurions pu craindre. Ce sont nos derniers moments en terre américaine avec nos amis, et nous profitons pleinement de ce repas pris entre amis, sans contrainte, dans la bonne humeur habituelle. Nous nous coucherons un peu tard après une balade sur le strip, à pied cetet fois-ci, qui nous permettra d’assister au spectacle de jets d’eau du Bellagio. Les enfants s’amuseront beaucoup avec les artistes ambulants, mimes, sosies de star, etc… Quelle soirée !
Jeudi 8 juillet - De Paris à San Francisco Départ très matinal de la maison pour toute la tribu, nous prenons place à bord d'un gros monospace. Arthur profite du siège arrière environné de bagages pour continuer sa nuit, la tête appuyée sur un sac Décathlon grand format. Une fois n'est pas coutume, nous arrivons plus que dans les temps à l'aéroport (et le bon aéroport, en plus...), si bien que nous enregistrons nos bagages quasiment les premiers d'un vol sur 747, quand même ! Un petit déjeuner et quelques emplettes au Relais H plus tard, nous embarquons. Ce sera l'occasion de découvrir nos nombreux compagnons de voyage, notamment plusieurs groupes de jeunes adolescents typiques encadrés par des moniteurs plus vieux qu'eux de quelques heures, mais qui témoignent déjà d'une grande expérience et d'un solide sang-froid face à la provocation pure... La passerelle franchie, Valentin renonce pour cette fois à saluer l'équipage d'une vigoureuse poignée de main. Il se contente d'un discret signe de tête, accompagné d'un jeté de mèche, en bon ado qui se respecte (même si, de ce côté-là, il y a eu récemment du raccourci dans l'air...). Nous gravissons immédiatement les quelques marches qui nous mènent au pont supérieur qui, à défaut d'être en plein air comme sur un paquebot de croisière, présente l'énorme avantage de proposer des écrans individuels, avec la programmation qui va bien. Cela nous permet de passer un voyage relativement paisible, en dépit des escarmouches ponctuelles et parfois bruyantes entre Capucine et Arthur. Rien que du très habituel (« business as usual » comme disent nos amis américains !). Christophe, entrepris par sa voisine de droite – une habitante de San Francisco – réalise, mais un peu tard, que la langue bizarre qu’elle utilise sera celle qu’il entendra pour les 3 semaines et demi à venir… Il regrette un instant la Corse et l’accent traînant des locaux, plus compréhensible. Le voyage se déroule sans encombre. Douane, bagages, voiture, nous partons rapidement à bord d'une magnifique voiture blanche, spacieuse et haute sur roues, vers notre hôtel tout près de Union Square. En chemin, nous croisons nous premiers "trucks".
Un petit tour en ville avant de se coucher ?...
20h21… Seule une petite lumière luit encore dans la chambre. La quasi-totalité de la troupe a sombré avec bonheur dans les bras de Morphée ; les garçons se partagent une chambre avec deux queen beds, ils ne devraient pas manquer de place. Pas plus que Capucine qui a hérité du même format de lit. Elle a déjà entamé sa nuit auparavant dans les moelleux fauteuils de Levi’s et Abercrombie & Fitch, fournisseur officiels des ados français comme nous le découvrirons au cours du voyage. Le repas au Lori’s de Powell Street ne nous laissera pas un souvenir impérissable sur le plan gustatif. Pourtant, les hamburgers ne sont pas mauvais, mais ils deviennent rapidement écoeurants, même pour notre « labrador » en chef. Arthur et Capucine ont des allures de zombies, nous faisons en sorte qu’a minima, ils ne tombent pas de leur chaise. Il doit être prêt de 4h du matin en France, leurs paupières le savent bien. Nous expédions hamburgers, bacon frit, oignons, tomates et autres salades au plus vite. Le milk-shake de Capucine prend sensiblement la clé des champs, il est rattrapé de justesse par Christophe au moment où il menaçait de se répandre définitivement sur la table.
Arthur retrouvera un soupçon d’énergie qui le poussera jusqu’à son lit, Capucine sera évacuée en ascenseur. Nous croisons à l’entrée du restaurant un couple de Français qui viennent justement de passer trois semaines aux USA. Ils rêvent de yaourts, de coquillettes avec jambon blanc… Pour ma part, malgré l’enthousiasme du début, ce hamburger est presque déjà celui de trop. Il va falloir sélectionner nos restaurants avec plus de discernement, en attendant de nous préparer nous-mêmes nos pique-niques. Malgré tout, le cadre du Lori’s s’est révélé très typique, avec son décor années 50. Pour un peu, nous nous serions attendus à voir apparaître Fonzi au détour d’une table en formica ou d’une banquette rouge !
Une sirène résonne dans la rue. Police ou ambulance ? Je n’ai pas encore ma cartographie des bruits dans l’oreille, elle se complètera dans les jours à venir. Je garde également de cette journée deux autres images. La première à l’aéroport, lorsque nous avons pris possession de notre énorme voiture, pour croiser d’encore plus gros spécimens et de rutilants camions. Valentin nous fait remarquer que toutes les voitures ont l’air neuf, en fait elles sont visiblement très bien entretenues.
L’autre image : celles de clochards isolés, qui pour la plupart jouent d’un instrument. Parfois seulement une batterie de fortune improvisée sur des poubelles renversées et recouvertes d’une casserole ou d’un vague couvercle, pour produire les différents sons nécessaires. Ah oui ! Et un « Jesus loves you » ou quelque chose dans le genre, brandi par un black sur un panneau, en pleine rue, sans autre forme de revendication. Dois-je le préciser ? Nous découvrons une Bible dans le tiroir de notre table de nuit…
Mes lentilles n’en peuvent plus. Je vais les immerger dans leur solution de lavage préférée.
Dans son sommeil, Capucine émet une dernière récrimination à l’encontre d’Arthur. Pour aujourd’hui, elle aura eu le dernier mot !Vendredi 9 juillet - China Beach, Sausalito and co Notre journée du vendredi nous permet de visiter des lieux très variés de San Francisco. Réveillés à 3h du matin, puis à 6h, les parents attendent que leur tribu reprenne quelques forces, d’où un départ tardif de l’hôtel. Le restaurant soigneusement repéré sur le « Guide du Routard » pour ses célèbres petits déjeuners se révèle inaccessible, au vu de la foule qui s’entasse sur le trottoir. Nous renonçons et choisissons – horreur et erreur fatales – de prendre notre petit déjeuner juste en face de l’hôtel. Les pancakes commandés arrivent, et là les visages s’allongent : impossible d’ingurgiter de telles quantités, même pour les plus gourmands d’entre nous (et ils sont nombreux). Je m’aperçois que les « french toasts » choisis ne ressemblent pas du tout aux pains de mie imaginés, mais à des brioches traitées façon pain perdu, avec un fort goût de cannelle. Christophe, quant à lui, se console en apercevant sur ses pancakes une boule blanc cassé. « Une boule de glace vanille ! Cà c’est sympa ! ». Son sourire se transforme en grimace à la première bouchée, c’est en fait du beurre salé… Nous regagnons péniblement notre hôtel, et demandons notre voiture. En effet, se garer n’est pas chose facile à San Francisco, et même le parking réservé aux clients de l’hôtel est en fait un parking situé un peu plus loin, et mutualisé avec d’autres hôtels certainement. Il faut donc, comme pour le fût du canon, « un certain temps » pour récupérer son véhicule. Nous avons le temps de faire un petit tour dans les chambres pour nous rafraîchir, et nous voilà partis direction le Golden Gate Park. Le trajet de ce matin aurait dû nous emmener nous promener dans ce parc, mais vu l’horaire tardif, nous nous contenterons de nous garer près de China Beach, et de nous balader à pied jusqu’à cette plage. Premier contact avec le Pacifique : nous sentons bien l’air marin, la chaleur en moins. Sur la plage, des enfants s’amusent, couverts comme si nous étions en automne. Et c’est vrai que tous les matins de notre séjour seront frais à San Francisco, le soleil et la chaleur ne daignant se montrer que l’après-midi. Quant à la plage, elle tire son nom des immigrés chinois qui peuplaient le coin auparavant, pêcheurs de leur état venus chercher une meilleure fortune sous le ciel américain. Le quartier, résidentiel, abrite de belles maisons aux architectures variées, sur des terrains souvent garnis de jardins paysagers. L’une des maisons qui surplombe la plage s’attire d’ailleurs les grâces de Valentin, qui décide qu’elle sera sienne dans quelques années… C’est beau de rêver ! Nous reprenons la voiture. Une fois la bonne bretelle d’accès empruntée, ce qui n’est pas sans difficulté, le franchissement du célèbre Golden Gate se fait dans une circulation assez dense. Nous trouvons notre chemin assez facilement jusqu’au restaurant les pieds dans l’eau qui nous attend. Nous traversons pour ce faire une bonne partie de Sausalito, qui ressemble assez à nos stations balnéaires, peut-être en plus huppée. Pas mal de boutiques de luxe et surtout peu de place, y compris pour se garer. Les difficultés de stationnement seront le fil rouge du jour.
Ce déjeuner en terrasse sera l’occasion d’une première rencontre cuisante avec le soleil pour nos avant-bras. Le repas est délicieux, le cadre idyllique. Capucine s’essaie à l’américain, et sur mes indications demande « The toilett, please ? », à quoi on lui répond « Tout droit et à gauche… ». Elle revient, toute penaude d’avoir laisser apparaître si clairement son statut de touriste français. Les fois suivantes, elle pensera à demander « The restroom, please ? » avec un succès nettement plus grand. Il va falloir que je rafraîchisse (et que j’américanise) mes connaissances…
Une promenade digestive à Muir Woods poursuit agréablement cette journée, toujours après un peu de temps perdu à se garer. Nous croisons nos premiers séquoias, dont les troncs n’en finissent pas de s’élever vers les cieux. Ce qui frappe le plus dans ce parc, tout comme dans les suivants que nous visiterons c’est, au-delà de la petitesse des parkings au regard de la foule qui les prend d’assaut, l’absence totale de papiers gras et autres bouteilles en plastique, où que le regard se pose. C’est assez réconfortant. Comme quoi, il n’y a pas de fatalité… Un lieu hautement touristique n’est pas obligatoirement condamné à devenir une poubelle en plein air. Une leçon à rapporter en France.
Quelques heures et une jambe de jean trouée plus tard, nous refranchissons le Golden Gate dans l’autre sens. C’est l’heure du péage, mais l’attente aux guichets est assez courte. Nous continuons notre chemin jusqu’aux quais, où nous avons la ferme intention d’apercevoir les fameux lions de mer. Nous trouvons un parking public assez éloigné de l’extrémité du Pier 39, ce qui nous oblige à marcher plus que prévu et à faire provision, pour certains, d’une polaire plus chaude. Il faut dire que ce soir, le vent est glacial, tout comme ce matin aux premières heures du jour. En chemin, nous croisons la foule des grands jours. C’est très animé, les musiciens une fois de plus participent activement. Les bruits, les sollicitations, les odeurs… tout cela finit par nous agresser. Nous trouvons en restaurant italien, plus gras et copieux que ce à quoi nous sommes habitués.
Notre retour en voiture ce fera avec quelques visites imprévues, notamment de la Coït Tower que nous atteignons après de nombreux lacets sur une route escarpée. Lombard Street – en descente, bien sûr. Et nous pouvons enfin regagner notre hôtel pour un repos bien mérité, seulement troublé à 2 heures du matin par un fêtard bien imbibé.Samedi 10 juillet - San Francisco à pied Ce samedi nous trouve plus matinaux. Prudents, nous prenons notre petit déjeuner à l’hôtel et partons à pied pour une longue journée de marche. Un petit crochet par Union Square, puis nous voici dans le quartier chinois où Arthur se met en chasse d’un magasin de gadgets, babioles ou magie. Une « babiolerie » en fait, comme il le dit lui-même. De ce côté-là, il est assez servi et nous aurons du mal à le faire renoncer à deux ou trois « saloperias » qui seraient venues encombrer ses étagères. Nous sommes bredouilles à deux reprises. Le musée de la Wells Fargo d’abord, fermé le samedi, et un restaurant à l’heure où les ventres des enfants recommencent à crier famine. Nous parvenons malgré tout, après quelques pas de plus et une course démente dans une rue en très forte pente, à les conduire à pied cette fois-ci jusqu’à la Coït Tower. « Mama’s » nous accueille pour le déjeuner, aux alentours de 13h30. C’est une institution, avec un grand choix de sandwichs à la composition qui dépasse notre niveau de langage, mais c’est délicieux. En sortant, nous nous faisons héler par un homme dans une voiture. Drôle de sensation que d’entendre son nom de famille crié, à l’autre bout du monde, dans une ville où, a priori nous ne connaissons personne. Ce sont nos amis français qui passaient par hasard dans le coin. Le monde est un grand village… L’après-midi, ce sera bus (ligne 45 puis 22, nous rencontrons d’autres Français et des francophiles), marches vers Alamo Square, où nous manquons de peu un repas de quartier annoncé à grand renfort d’affiches sur les poteaux alentours, Hayes, St-Mary’s Cathedral où les enfants sont à deux doigts de se faire enrôler pour la quête d’un office en espagnol. Je remercie chaleureusement pour la proposition, mais explique que nous ne faisons que passer et ne resterons pas tout le temps de la cérémonie. Nous nous éclipsons discrètement, un peu gênés, et trouvons au sous-sol de l’église une petite bibliothèque et surtout des toilettes qui nous sont d’un grand secours après cette longue marche. Souvent, en nous voyant plongés dans nos plans, des passants nous proposerons spontanément leur aide pour nous orienter. Il n’y a pas à dire, les Américains sont très accueillants. Mais quel drôle d’idée, quand même, de commencer toutes leurs phrases par « How are you today ? ». Il me vient souvent une réponse à la Dupontel, que je garde pour moi afin de ne pas nuire aux relations franco-américaines. Pas un seul caissier qui nous en fasse grâce, pour l’instant. Je préfère de loin la spontanéité de ceux qui interpellent les enfants, dans la rue ou le bus, pour les chambrer gentiment en nous glissant des clins d’œil complices…
Retour shopping à Westfield Mall, après la traversée d’un quartier fréquenté par des clochards titubants, souvent drogués paraît-il. Les bâtiments qui l’occupent alternent : un squat, une mission, un squat, un centre social, un squat, une boutique délabrée, un squat, etc… Nous accélérons le pas, changeons de trottoir une fois ou deux, mais il fait encore trop jour pour que nous nous sentions réellement en danger. Pèlerinage chez Abercombie, avec un nouvel espace que nous n’avions pas exploré la veille, et qui permet au reste de la famille de s’équiper.
Nous rentrons un peu éreintés de cette journée de ballade, il faut pourtant presser le pas car nous sommes attendus pour le repas du soir. Passage par l’hôtel pour poser nos paquets et nous rafraîchir rapidement. Nous renonçons à prendre notre voiture pour nous rendre au restaurant, et privilégions le taxi. Il connaît parfaitement la route et nous éviterons les problèmes de parking ! Il nous faudra un peu de temps pour réussir à en alpaguer un devant l’hôtel, car quelques valets de parking efficaces nous piquent les plus beaux ! Nous étudions leur technique, et profitant d’un « banc » plus important, réussissons à trouver notre bonheur. Il faut nous entasser, le véhicule n’est pas vraiment prévu pour cinq et tout le long du trajet, les genoux sous le menton et une carte vaguement dépliée pour repérer notre route, je prie pour que notre chemin ne croise aucun képi. La chance est avec nous, nous atteignons le « Benihana of Tokyo », en avance sur nos amis. Ce restaurant japonais va nous donner l’occasion d’assister à une démonstration de virtuosité culinaire, devant les yeux ébahis des enfants. Des crevettes pourtant coupées en petits morceaux semblent reprendre vie, un oignon tranché se transforme en cratère fumant, le couvre-chef du cuisinier devient panier de basket pour récupérer les queues de crevettes désormais inutiles. Beaucoup de bruit dans le restaurant, ce qui rend la conversation difficile. Mais c’est quasiment un dîner spectacle auquel nous participons. Chacune des tables, configurée en demi-lune, possède son propre chef et le ballet de serveurs qui va avec.
Coucher à 22h30 pour tout le monde…Dimanche 11 juillet - De San Francisco à Yosemite Nous quittons aujourd’hui San Francisco pour Yosemite. L’empaquetage des affaires, avec un léger surplus, ne pose pour l’instant pas de problème. Les sacs supplémentaires récupérés lors de nos achats sont cependant les bienvenus. La relative harmonie originelle de nos bagages se fissure… Les choses risquent de se gâter, car un arrêt shopping est prévu sur le trajet, au « Gillroy Outlets » vanté par les habitués. Une sorte de « Quai des Marques » où l’on peut, paraît-il, faire de très bonnes affaires. C’est à voir… Nous remontons dans notre gigantesque voiture, direction… l’ouest d’abord, en suivant la rue qui passe devant notre hôtel. Un quart de tour plus loin, nous bifurquons vers le sud, sans trop de difficultés. Facile de s’orienter dans ces conditions. Et depuis hier, nous disposons d’informations supplémentaires sur la manière d’appréhender les stops avec double barres blanches au sol, qui nous avaient laissé un peu perplexes jusqu’à présent. Traversant à l’instinct, nous avions de sérieux doutes sur la justesse de notre conduite. Les quatre rues ayant la même signalisation au sol, c’est en fait l’ordre d’arrivée au carrefour qui détermine l’ordre de passage, une fois que chacun a marqué le stop. Une sorte de FIFO à quatre tuyaux, en quelque sorte ! Une fois de plus, les Américains présentent toutes les dispositions naturelles qui conviennent à ce type de dispositif, là où en France le carrefour deviendrait une sorte de zone de non-droit, un royaume du chacun pour soi où le plus culotté tirerait son épingle du jeu. Nous rejoignons la US 101 qui nous conduit vers notre destination, via San José. Pensée émue pour cette Silicon Valley, où tant de start-ups sont nées (et parfois mortes). Effectivement, les abords de cette autoroute se parent rapidement des noms des acteurs les plus connus de l’informatique, pour la plus grande joie de Christophe et des enfants qui découvrent, sur des immeubles de bureaux, les noms de leurs éditeurs de jeux préférés, de leurs routeurs, anti-virus, logiciels, j’en passe et des meilleurs… L’endroit ne doit pas être très agréable à vivre néanmoins, il n’y a rien à y faire en dehors des bureaux. Les yeux sur le compteur de vitesse en même temps que sur le paysage, nous nous apercevons avec surprise que nous sommes pratiquement les seuls à respecter les limitations de vitesse. C’est une surprise ! L’esprit civique de nos hôtes se trouve pris en défaut pour la première fois. Le « Gillroy Outlet », avec ses magasins de plain-pied étendus sur quatre zones distinctes, se révèle un peu décevant. Il y a forcément beaucoup de marques, mais on perd aussi beaucoup de temps à naviguer de l’un à l’autre, à arpenter les rayons à la recherche de la perle rare, qui soit d’une couleur « portable ». Les soldes sont inégales, ce n’est pas la curée promise, mais cela vaut mieux pour nos finances. Nous reprenons notre route pour Yosemite, à travers un paysage relativement aride et environné de monts, avec de temps en temps et sans prévenir des champs d’arbres fruitiers et de cultures. De nombreuses pancartes et petites boutiques sur le bord de la route proposent d’ailleurs des fruits. Mais nous allons au pays des ours, où il ne fait pas bon laisser de la nourriture dans sa voiture, nous nous abstenons, malgré l’attrait de leurs fraises de compétition grosses comme des clémentines et goûteuses. Et dire que les fraises n’étaient vraiment pas terribles cette année, en France… Nous espérons nous rattraper plus tard, notamment entre Bryce et Moab où j’ai repéré une ferme bio très alléchante sur le papier. Nous atteignons aux alentours de 19h le parc de Mariposa Grove, succédané de Sequoia Park qui lui est beaucoup plus au sud et nous obligerons à faire un grand détour. Il est encore temps de visiter, nous confirme la Ranger à l’entrée. Nous faisons un tour d’une bonne heure dans ce petit parc, jalonné de sequoias aux noms évocateurs. Nous découvrons ainsi le Grizzli, un arbre extraordinaire de 2700 ans, qui porte encore très bien son âge. Visible de très loin de par sa hauteur et son envergure, le haut de son feuillage donne une sensation d’irréalité. Est-ce les couleurs, la forme de ses aiguilles, les torsions de ses branches, la luminosité déclinante qui donne une ambiance particulière ? C’est impossible à dire, mais l’impression est bien là, de se retrouver devant un arbre de conte de fées. Je m’attends à tout moment à le voir s’animer pour nous délivrer un message obscur et sentencieux, puis reprendre son immobilité habituelle de vieux sage.
Retour à la voiture à la nuit tombante, pas d’ours en vue par contre des biches et des écureuils en pagaille. Et des moustiques aussi, assoiffés qui plus est ! C’est le sauve-qui-peut général, nous battons en retraite.
Sur la route entre Mariposa et Yosemite Valley, alors que nous pensions avoir fait le plus dur du trajet, c’est visiblement la saison des travaux, nous contraignant à de fréquents arrêts ou ralentissements. Il nous faudra plus d’une heure pour atteindre notre hôtel.
La mauvaise surprise du jour, c’est qu’ils ont réussi à nous mettre dans deux chambres certes contigues, au premier étage, mais auxquelles on accède par deux escaliers différents, à 20m d’écart… Malgré notre réclamation, ils sont « so sorry » mais ne peuvent nous proposer une autre solution, l’hôtel est complet. Too bad…
Demain matin, direction Panorama Trail, via la navette réservée par téléphone depuis l’hôtel de San Francisco, et qui part à 8h30. Je m’assure qu’au moins de ce côté-là tout est ok, et que nous pourrons acheter avant le départ de cette navette de quoi préparer notre pique-nique de midi. Nous trouvons deux-trois trucs à grignoter au restaurant-bar de l’hôtel, tout le reste est fermé. Il est 22h10…
Il faut expliquer que la vallée de Yosemite jouit d’une configuration particulière. Accessible par une seule route qui la traverse, elle ne propose pas pléthore de logements, qui sont donc en quasi-situation de monopole. Bien évidemment, cela se fait au détriment de la qualité. Il est certes plus difficile, dans cet endroit reculé, de se ravitailler aussi facilement que dans une grande ville. Il n’empêche que les hôteliers sont à peu près libres de pratiquer les prix et la qualité de service qu’ils veulent, vu qu’une fois sur place, vous n’allez pas reprendre votre voiture et la route de montagne pour trouver une hypothétique chambre plus bas. D’ailleurs, tout est fait pour décourager l’usage des voitures individuelles, et les transports par bus offrent toutes les commodités nécessaires. Le problème n’est pas là, mais plutôt sur les structures d’accueil, les seules sur des kilomètres à la ronde.
Résultat : nous nous retrouvons non seulement avec des chambres éloignées, mais en plus d’une indubitable saleté. La moquette foncée camoufle de toute la force de ses motifs chargés de nombreuses taches. Sous le lavabo, le carrelage ne peut faire autrement que de révéler les restes des précédents occupants, papier et autres cheveux… Derrière un lourd double rideau (figé par la crasse ?), nous découvrons la malette d’un précédent occupant, avec une réservation en date du début du mois de juin. Soit un mois avant nous. C’est dire si le ménage est fait à fond…
Heureusement, la bonne surprise viendra de la magnifique balade que nous ferons le lendemain. La nature y tiendra la première place et toutes ses promesses.Lundi 12 juillet - Paradis à "Panorama Trail" Après une nuit peu reposante (la climatisation ne marchait pas, surprenant !), nous prenons notre petit déjeuner dans la salle commune, grande comme un hall de gare, qui sert de réfectoire. Le sol moquetté de couleurs sombres, de nouveau, et le bruit ambiant n’en font pas un lieu très agréable. Nous nous évadons rapidement de l’endroit et prenons le bus de 8h30, pour rejoindre le point de départ de la randonnée, à Glacier Point (prononcer « Glaichieure Ponhitte » pour être compris !). Le chauffeur du bus, un solide gaillard d’une cinquantaine d’années qui ne répond pas (ben oui, il conduit il n’a donc pas le droit) au doux prénom de Bill nous raconte, tout en manoeuvrant son engin dans les lacets, un florilège d’anecdotes sur Yosemite Valley. Ses origines, les hommes qui ont marqué son histoire, les rivalités et les affrontements qui s’en sont suivis, pour finir son statut de « National Park » grâce au rôle prépondérant joué par Théodore « Teddy » Roosevelt. Ce président, grand amateur de nature sauvage, a créé le statut de parc national, donnant le premier label à Yellowstone. Notre guide nous apprend également que la vallée n’a été découverte par l’homme blanc qu’au milieu du XIXème siècle. Les années suivantes, le schéma habituel et tristement célèbre fut appliqué : déplacement vers des réserves de la population autochtone, qui ne l’a pas supporté, affrontement entre les amateurs de la nature « dans son jus » et les marchands du temple, création des premières voies d’accès (la route actuelle date de 1932). Au final, le site reste ultra préservé, ce qui est une vraie victoire, ce que nous pourrons constater durant notre marche du jour, au milieu d’une nature encore très sauvage où les forêts sont entretenues a minima, et uniquement aux endroits où les arbres peuvent poser un problème de sécurité. Toilettes rustiques, pas de marchands de frites ni de babioles sur le parcours, seulement un magasin au départ pour les habituelles cartes, casquettes et magnets souvenirs ! Du beau travail. Et la balade sera à la hauteur des efforts qu’elle va nous demander. Quelques 12km, en descente à 90%, avec une belle montée dans la chaleur de la mi-journée qui nous a un peu cuits. Heureusement, ce sera la seule du parcours. Mais aussi des points de vue extraordinaires sur les différentes chutes d’eau (Ililouette, Vernal et Nevada Falls) et surtout quelques apics vertigineux avec un passage sous la brume d’eau de Nevada Fall, point d’orgue de la promenade. Des moments vraiment magiques. Pas d’ours mais de nombreux écureuils et geais bleus. Et une taupe, enfin ce que nous prenons pour tel. Près d’un tronc d’arbre couché, la terre s’anime brusquement et la petite motte soulevée progresse lentement, traçant un hasardeux itinéraire. Un bâton soulevant une partie du sol en surface ne nous permettra pas d’en apprendre davantage, interrompant juste momentanément la progression de la « Bête »… Le timide animal préfèrera rebrousser chemin.
Les jambes en compote mais réjouis par cette aventure, nous regagnons l’hôtel par la navette gratuite qui parcourt la vallée, car-balais des randonneurs de tout poil. A notre arrivée, la piscine n’est plus disponible que pour des cours de natation. Et son entrée était payante, même pour les clients : 5 dollars pour les adultes, 3 pour les enfants. Cà continue… Après les chambres distantes, les draps plus qu’élimés, les couvertures, dessus de lit et moquette d’une propreté douteuse, nous découvrons, tels les Trois Ours tombant sur Boucle d’Or, que la chambre des garçons a été occupée par une jeune fille qui s’est trompée de numéro. Et pourtant, sa clé ouvre bien notre porte. Nouveau passage à la réception. Je leur ramène par la même occasion la mallette du client précédent. Pour le reste, ils sont « So sorry… », comme d’habitude.
Le bilan de la journée reste largement positif, grâce à cet endroit merveilleux et préservé ; la sensation de calme et d’espace ressentie à de nombreux endroits du parcours – car globalement on est souvent tout seuls, en dehors des points stratégiques où les gens s’arrêtent pour déjeuner ou admirer le coup d’œil – est incomparable. Le Panorama Trail nous a permis de faire un parcours exhaustif du coin, une balade d��une montagne à l’autre comme jamais dans les Alpes.Mardi 13 juillet - Retour dans le passé avec Bodie Nous quittons sans regret notre hôtel. Le dernier petit déjeuner ne relève pas le niveau de l’accueil. Les mollets de Valentin sont baptisés aux éclaboussures de chocolat chaud par un type au tee-shirt siglé… IBM ! Le malotru part sans rien ramasser ni s’excuser. Ce doit être un commercial… Quant à la caissière, elle n’a pas l’air d’entendre ce que nous lui disons et biffe tous les tickets de petit déjeuner. Emportée dans son élan, elle continue sur un billet de 5 dollars… Une des serveuses qui ramasse les plateaux dans la salle (je devrais dire le hall), affligée d’un fort strabisme et - comme si cela ne suffisait pas - d’une maladresse affligeante, laisse échapper la moitié de ce qu’elle prend sur les tables directement sur le sol, sans passer par la case poubelle de son chariot. D’où l’intérêt, sans doute, de la moquette sombre… qui nous semblait une hérésie pour un restaurant. Nous quittons cette cour des miracles sans regret. Cahin-caha, nous regagnons notre voiture. Nos mollets – entre autres – se ressentent fortement de notre « trek » de la veille. Ce sont donc trois petits vieux et deux grabataires qui s’installent péniblement dans leur Dodge blanche. Pour sortir de Yosemite Valley, un long parcours montagneux nous attend, toujours au milieu de pins vertigineux. Eux aussi ont compris que le pays était vaste et qu’ils pouvaient occuper l’espace au maximum sans se marcher sur les racines. Des troncs calcinés portent témoignage des incendies passés. Dans ces scènes de désolation sylvestre, la nature reprend vite ses droits et tapisse de vert le sol tout autour des cadavres noircis. Le contraste de couleurs est frappant. Les versants se succèdent, nous atteignons enfin le sommet pour redescendre vers la Tioga Pass, à 2700 m d’altitude. Commence une descente avec des points de vue encore plus spectaculaires, dignes du « Seigneur des Anneaux ». Pins sur les versants, puis succession de prairies verdoyantes d’herbe grasse dont la verdure est ponctuée de pierres blanches, et parcourue de petits cours d’eau. Quelques coins à pêcheurs. Et un horizon qui s’éloigne encore, jamais nos yeux n’auront pu porter aussi loin. Nous déjeunons à Lee Vining, puis prenons la route vers le nord-est pour Bodie, la ville fantôme. De route, nous passons à piste, c’est de plus en plus sport. Mais le résultat en vaut la peine. D’un bois très sombre, les maisons sont encore remarquablement conservées. Il y a ici trois mètres de neige en hiver, l’endroit est coupé du monde et, en été, il faut connaître pour y aller. Quelques maisons sont ouvertes et se visitent rapidement, pour les autres nous devinons à travers les vitres poussiéreuses les vestiges des vies passées. Car il y a eu une vie à cet endroit, une vie difficile, bourdonnante, bruyante, décadente même. Ancienne deuxième ville la plus importante de Californie au XIXeme siècle, elle eut pour origine la découverte d’or en 1859 par le prospecteur W S Bodey, qui lui a donné son nom. Du temps de sa splendeur, la ville jouissait d’une très mauvaise réputation, celle de « Sin City » (ville du pêché). La vie y était très dure, l’argent et l’alcool servaient de détonateurs à des situations souvent explosives. La raréfaction du précieux métal et deux incendies (le dernier en 1932) auront raison de l’endroit, abandonné par sa population.
C’est assez émouvant de découvrir, parfois de reconnaître des objets familiers, laissés là comme s’il avait fallu évacuer les lieux rapidement. Une église, bien sûr, qui arborait auparavant un tableau sur le thème « Tu ne voleras point », avant que des mains mal intentionnées ne s’en emparent…Une école, une banque ou plutôt un coffre-fort, dans une loge de pierre, seul vestige ayant résisté à la dernière attaque et à l’incendie qui a suivi, une loge maçonnique, une centrale électrique la première de son genre) qui a répondu aux besoins de ce lieu si retiré, en réalisant par la même occasion une prouesse technologique. Des toilettes à l’ancienne. Une salle de sport, avec punching-ball, anneaux et trapèze, un bar, un hôtel, des écuries, une glacière, les maisons des notables, légèrement plus grandes que les autres, mais rien d’ostentatoire, ce n’est pas le genre. Les couleurs de bois sur ce paysage tantôt désolé, tantôt verdoyant, suivant de quel côté porte le regard, avec des espèces de petits lys qui poussent un peu partout, et le ciel d’orage couleur plomb qui se prépare… Tout contribue à transformer ce lieu si singulier, hors du temps.
Le musée qui conclue la visite regorge d’objets variés : piège à souris, sérum anti-venin avec sa seringue de compétition, toilettes de dames élégantes, skis en bois, machine à sous, corbillard, documents officiels témoignant des dates importantes de la ville, et souvent liés à la mine, pèse-personne… Un vrai bric-à-brac. Il est même possible d’acheter, pour 10 dollars, une carotte de pierre extraite de la mine de Bodie !
Nous repartons, enchantés de notre visite, direction cette fois-ci Mono Lake que nous avons déjà longé sur sa partie nord pour rejoindre la route de la ville fantôme. C’est d’ailleurs cette berge que nous entreprenons de visiter, en suivant les indications du forum « ouestusa ». Nous bifurquons sur une première route, puis sur une plus petite. « Cemetery road » indique le panneau. On se croirait dans un roman de Stephen King. Qu’importe, nous continuons notre chemin. Et « chemin » est vraiment le terme approprié. De virages en nids de poule, le parcours devient de plus en plus hasardeux, sans autre indication que des panneaux rappelant que l’accès est interdit aux voitures hors 4x4. Mais cela nous semble encore jouable. Après quelques miles et virages choisis un peu à l’instinct, nous apercevons un panneau « Black Point ». Nous touchons au but ! Enfin presque, cette fois-ci il nous faut continuer sur un chemin prévu pour un seul véhicule, sans demi-tour possible. Nous sommes environnés de hautes herbes avec le ciel orageux en toile de fond, je n’ose pas imaginer ce que l’on va faire s’il faut rebrousser chemin… Et au moment où nous allions renoncer pour tenter la marche arrière, les herbes s’écartent enfin pour dévoiler un petit parking. Nous y sommes ! Et tout seuls, en plus. Nous descendons de voiture pour parcourir à pied les 400m qui nous séparent de la berge. Sable noir très fin, puis plus épais, végétation rase, excréments de petite taille, sel en croûte sur le sol, passages plus boueux, tout y passe. Les concrétions calcaires sont quasiment à portée de main. Mais nous nous arrêtons juste avant de toucher l’eau, pour ne pas déranger les nids de mouettes qui s’y trouvent, malgré les réclamations du trio infernal qui se voyait bien prendre un bain. Nous assistons alors à un spectacle étonnant : le gobage de mouches par les mouettes, en mode fantassin. La technique est simple : elles avancent en courant le long de la rive, bec ouvert et ailes collées au corps, cou tendu, faisant fuir devant elles des nuages de mouches de plus en plus denses jusqu’à les gober. Les insectes se dispersent alors, et la course reprend en sens inverse. Il y a aussi les amatrices du gobage à même les vaguelettes, pour celles que les mouches noyées ne rebutent pas.
Le coin a beau être très isolé, nous découvrons néanmoins des traces de pas, humains chaussés ou à pied, mais aussi de chiens, chevaux, lapins. Pour être plus précis, il faudrait consulter le manuel des Castors Junior. Le mien est resté à la maison.
Nous repartons vers Mammoth Lake cette fois-ci, dans un surprenant hôtel style bavarois propre et sympathique. Seule la laverie me donnera du fil à retordre : je vais réussir à mettre le linge par deux fois (avec sa dose de lessive, of course…) dans ce que je pense être la machine à laver avant de réussir à comprendre que le lave-linge, c’est la machine à côté, celle-ci étant le sèche-linge… Bonjour la blonde !Mercredi 14 juillet - Un petit air autrichien à Mammoth Lake Super, encore des « outlets » ! Mammoth Lake nous offre une nouvelle opportunité de shopping, certainement moins branché que les magasins de San Francisco. Arthur et Capucine dénichent pourtant deux ou trois « babioleries » qui valent le détour. Nous repartons ainsi avec deux pots de pâte gluante qui contribueront, n’en doutons pas, à mettre un peu de fantaisie dans ce voyage. Plus un serpent ébouriffé jaune, un porte-clé « croc » et un « R » brillant de mille feux pour une certaine R… Nous voici après quelques miles à Lone Pine. Nous déjeunons dans un restaurant décoré de photos de westerns, la plupart en noir et blanc. La serveuse n’est pas spécialement aimable, mais il y a une salle de jeux avec air-hockey, authentique Pacman, flipper… Ils savent recevoir, un vrai bonheur ! L’occasion pour Christophe de prendre sur moi une revanche méritée, après l’affront subi à l’Ile Maurice… soit il y a 11 ans ! Quel rancunier. Visite au musée du cinéma de Lone Pine. Une impressionnante collection de photos et affiches des films tournés dans le coin, principalement des westerns, mais aussi « Star Trek », « La Charge de la Brigade Légère », et quelques films de science-fiction. Souvent des séries B, mais aussi quelques-uns plus prestigieux avec des noms comme John Wayne, Steve McQueen, Clint Eastwood, etc… Un petit film de quinze minutes retrace les grandes lignes de cette épopée. Une voiture ultra-kitsch nous accueille dès l’entrée, ornée de ses plus beaux atours. Surtout des colts et des winchesters fixés deci-delà à la carrosserie, au milieu d’une nuée de pièces de monnaie collées un peu partout. Une « coccinelle » de pièces ! Le tout est très drôle à voir… Je ne suis pas sûre que les enfants y trouvent le même intérêt - nos idoles leur sont souvent totalement inconnues - mais ils sont quand même bluffés par des objets sortant de l’ordinaire. Pour Arthur, un mini juke-box de marque Wurlitzer, pour Capucine des selles plus richement décorées les unes que les autres, pour Valentin peut-être les voitures d’époque.
Nos provisions d’eau faites, nous nous dirigeons vers Death Valley ; la température extérieure monte inexorablement, jusqu’à 118°F. La voiture résiste, nous tentons quelques sorties photo et même un sprint le long de la route sous la canicule pour les enfants, juste pour voir si c’est aussi chaud que prévu. Promesse tenue !
Le Furnace Creek Ranch, notre hôtel pour le soir, dispose d’une climatisation certes bruyante mais efficace. Heureusement, les sites consultés avant notre départ nous avaient informé de ce désagrément, nous avons donc des boules Quies dans nos bagages. Nous dînons dans un des trois restaurants locaux d’un vrai steak, version XXL comme d’habitude. Surprise du chef, un panier de vrais petits pains se retrouve sur notre table. Il ne passe pas les entrées.
Nos chambres, communicantes pour la première fois, se trouvent près du terrain de golf. L’occasion de voir gambader des lapins aux très longues oreilles, ce soir. Demain matin, peut-être aurons-nous la chance d’apercevoir un ou deux coyotes, qui sait ?
Pour l’instant, il est l’heure de mettre nos boules Quies.
23h37, tout le monde dort.
Juste une théorie au passage, tant que j’y pense. Peut-être que si les certains Américains sont si gros, ce n’est pas seulement à cause de leur alimentation. Le poisson de Capucine, dans son aquarium, prend toute la place qu’on lui laisse. Dans un aquarium plus grand, il serait, paraît-il, encore plus gros. Finalement, le comportement des Américains est peut-être le même. Ils ont tellement d’espace, pourquoi n’en profiteraient-ils pas pour s’étendre ? Ils ont encore de la marge, au vu des déserts à perte de vue que nous venons de traverser.
Bon, je sais, ce n’est pas très sérieux comme théorie… Une fois baptisée, va-t-elle gagner en respectabilité ! Ce sera le « syndrôme du Delturinae » !Jeudi 15 juillet - Canicule à Death Valley, frénésie à Las Vegas Six heures du matin. Je risque un œil à l’extérieur. Le soleil m’a devancée d’une bonne heure, mais il reste encore de belles couleurs sur le relief surplombant le golf. Je prends l’appareil photo de compétition de Christophe (vais-je maîtriser la bête ?) et entreprend de mitrailler, en variant les réglages (enfin je crois) pour espérer avoir pour chaque vue une prise correcte. Au bout d’une vingtaine de photos, ce bijou de technologie me lâche, « carte pleine » ! Argh ! Espérons que cela suffira. Je m’installe avec un bouquin sur notre terrasse, en attendant que le reste de la troupe sorte des bras de Morphée. Devant moi, un beau tapis d’herbe soigneusement entretenu, comme le reste des espaces verts alentour, par un arrosage systématique toutes les nuits. Moins de dix minutes plus tard, le bâtiment en face de moi, de l’autre côté du « jardin », n’est plus assez haut pour me protéger des rayons du soleil. Et il tape sacrément, le bougre ! La température extérieure doit largement dépasser les 40°, plutôt vers 45°, je me replie dans la chambre. Nous déjeunons rapidement avec les moyens du bord, complétés par une visite au magasin-épicerie de l’hôtel. Nos excursions du jour seront ultra-limitées, tant la chaleur est dense, pesante. Capucine a beaucoup de mal à supporter les excursions hors de la voiture dans cette fournaise, on ne dépasse jamais les dix minutes dehors avec elle. Pour le reste, nous ferons, Christophe et moi, des sorties à tour de rôle pour prendre en photo les paysages les plus remarquables. Nous commençons par un tour en voiture sur Artist Drive, pour contempler les curieuses couleurs dont la nature a paré les strates de roches à cet endroit. Une vraie palette d’artiste, d’où le lieu tire son nom. Puis nous revenons sur nos roues pour emprunter la route officielle. Zabriskie Point se présente, après quelques miles, sous la forme d’un grand parking où les autobus sont les plus nombreux. Il faut ensuite monter un plan incliné sur 200m environ, une épreuve avec la chaleur qui règne aujourd’hui. Contrairement à notre arrêt précédent où nous étions tous seuls, une quarantaine de personnes nous environnent. Tous n’ont qu’une envie : parvenir à l’esplanade offrant le meilleur point de vue, prendre une photo avec les montagnes brûlées en toile de fond, et regagner rapidement les véhicules climatisés. Nous n’échappons pas à la règle, dénichant même notre photographe officielle en la personne d’une Anglaise d’une soixantaine d’années, qui sert de guide à un groupe et parle remarquablement notre langue. Elle se moque gentiment des tee-shirts Abercrombie arborés par nos trois enfants, nous demandant si nous sommes sponsorisés… Nous continuons notre chemin sans autre point de vue où s’arrêter. A proximité de Pahrump, nous apercevons au loin une colonne de chaleur qui forme comme une mini-tornade. Le phénomène se reproduit deux ou trois fois, c’est assez curieux, pas du tout inquiétant (la colonne n’est vraiment pas haute ni large). Nous ne verrons cela qu’à cet endroit. Nous traversons une zone très désertique en terme d’habitations. La principale trace de présence humaine seront ces panneaux disséminés tout le long de la route. Il y a de tout : élection du nouveau shérif, propositions d’avocats de tout poil, offrant leurs services spontanément, mais aussi des dentistes, des vendeurs d’armes à feu… A se demander si Pahrump ne compte pas plus de panneaux que d’habitants.
Nous y faisons halte pour manger dans notre premier McDonald du voyage, comme… d’autres familles françaises ! Nous sommes sans doute des gens d’habitudes.
Las Vegas est enfin en vue. Le voyage est passé assez vite, d’autant que nous avons bénéficié d’un concert privé des enfants, quand nous sommes tombés sur une radio ni religieuse ni country, qui passait des tubes de Lady Gaga et de Rihanna.
Arrivée à Las Vegas. L’hôtel Luxor est… en fait, ce n’est plus un hôtel, c’est une vraie ville ! Nous laissons le voiturier garer notre véhicule sur le « petit » parking, et un bagagiste récupère l’ensemble de nos paquets et valises, après un décompte sommaire qui m’inquiète un peu. Il me donne un numéro de téléphone à appeler quand nous serons dans nos chambres, avec un numéro de réservation, pour que les bagages nous soient livrés. Je le regarde partir avec un peu d’angoisse… Nous passons au check-in, qui propose plus de guichets que le magasin Carrefour de Montesson n’a de caisses. Par contre, nous faisons la queue assez peu de temps, mais toujours à l’américaine, conduits par des barrières de sangles qui imposent le respect des files ! Direction le quinzième étage de la pyramide, nous traversons les salles de jeu (fermez les yeux, les enfants !) où résonnent les machines à sous, pour rejoindre la bonne batterie d’ascenseurs. Nous découvrons enfin nos chambres et leurs fenêtres en pente. Pas aussi grandes que ce que j’imaginais, mais très confortables !
Pour le reste… La facture d’électricité de l’hôtel doit égaler le PIB de plusieurs pays africains, les machines à sous les plus variées se succèdent, ponctuées par des voitures de sport rutilantes présentées sur des podiums pivotants. Enfin, machines à sous, le terme est désormais abusif. Il vaudrait mieux parler de machines à tickets. Les joueurs vont d’abord déposer une somme aux stands de cash (« cashier »), repartent avec un ticket qui représente cette somme, et qu’ils introduisent ensuite dans les machines pour jouer. Plus de jetons introduits dans une fente et de manette que l’on abaisse pour récolter les trois figures identiques, maintenant un bouton pressé actionne le mécanisme en même temps qu’il débite votre compte. La magie a vraiment disparue… De même, si vous gagnez, n’espérez pas une pluie de pièces. Seulement un « Ting Ting Ting » et un bout de papier qui indique de combien votre compte est crédité…
Des tables de jeux, des serveuses dont la tenue a visiblement subi un lavage trop chaud, perchées sur des talons vertigineux qui accentuent leur déhanché, des lumières, quelques très rares cris de joie. En fait, devant les machines à sous, les joueurs sont plutôt apathiques, comme résignés à ne rien gagner, appuyant machinalement sur le bouton qui débite leur crédit.
Les tables de poker, black-jack et autres jeux de cartes sont plus animés. On sent une tension qui s’exprime sur le visage des joueurs. Autre curiosité : les paris sur le sport. Ce jour-là, Tiger Woods est sous le feu des projecteurs, une partie des grands écrans de télévision qui tapisse le mur de cette salle retransmettent ses exploits lors d’une compétition en Angleterre ou en Ecosse, c’est difficile à dire pour des profanes comme nous. Visiblement, Tiger n’est pas le cheval sur lequel miser pour l’heure…
Drôle de monde que ces immenses salles de jeux ; le temps semble s’y être arrêté, d’ailleurs aucune horloge pour indiquer l’heure. Il paraît que c’est volontaire, pour que les joueurs perdent la notion du temps. A tout moment du jour et de la nuit, ils peuvent manger ou boire. « All you can eat ! », promettent les panneaux au-dessus de certains restaurants. « Jusqu’à ce que votre panse éclate ! », pourrait-on ajouter. Ils sont traités comme des athlètes de haut niveau, dont la seule préoccupation doit être de jouer, jouer, jouer. Les contingences matérielles ne doivent en aucun cas entraver leur soif de gain.
Nous retrouvons nos amis dans le hall à 17h30. A la grande surprise des enfants, qui n’étaient pas dans la confidence, une limousine blanche conduite par Emake, en costume-cravatte, qui nous attend. Le grand luxe ! Nous faisons un tour sur le « strip », avec arrêt obligatoire sous le légendaire panneau Las Vegas pour la photo souvenir.
Le spectacle du soir : « O », du Cirque du Soleil. Les mots ne suffisent pas à traduire la féerie, la poésie et l’émerveillement que suscite ce spectacle. Le cousin d’un collègue de Christophe fait partie des artistes, il nous envoie un SMS pour nous proposer gentiment de le rejoindre en coulisse à la fin du spectacle. Nous spéculons en riant pour deviner de qui il s’agit, parmi les nombreux funambules et plongeurs. Nous en connaissons pas encore Pierre, et quant bien même, il eut été impossible de savoir quel rôle il jouait. Maquillage, costumes, ils sont méconnaissables, et apparemment peuvent tenir plusieurs rôles. Succession de plongeons vertigineux dans la piscine qui occupe les trois-quarts de la scène, acrobaties sur des structures métalliques mobiles et suspendues dans les airs, costumes soignés, personnages aquatiques fantasmagoriques, valets vêtus de rouge évoluant avec un air guindé, on en prend plein les yeux sans parvenir à saisir tous les détails de chaque scène.
Baissé de rideau. Une jeune femme avec un micro-oreillette nous attend près des ascenseurs de service pour nous remettre des badges « visiteurs » et nous conduire jusqu’à Pierre, qui nous reçoit très gentiment dans l’espace des artistes. Il arbore encore son maquillage blanc. Sa carrure traduit le sportif, il nous explique qu’il a fait 15 ans de gymnastique avant d’être recruté par le Cirque du Soleil. Et il offre aux enfants un véritable trésor : une des deux immenses bouées qui ont servi durant le spectacle ! Nous le remercions chaleureusement et repartons assez vite, pour ne pas lui prendre trop de temps sur sa courte période de repos avant la deuxième représentation qui suit.
Dîner au buffet du Bellagio, succulent. Du choix à profusion, tous les types de cuisine sont représentés, les enfants sont assez grands pour prendre en charge eux-mêmes leur repas et se composer un menu relativement équilibré, contrairement à ce que nous aurions pu craindre. Ce sont nos derniers moments en terre américaine avec nos amis, et nous profitons pleinement de ce repas pris entre amis, sans contrainte, dans la bonne humeur habituelle. Nous nous coucherons un peu tard après une balade sur le strip, à pied cetet fois-ci, qui nous permettra d’assister au spectacle de jets d’eau du Bellagio. Les enfants s’amuseront beaucoup avec les artistes ambulants, mimes, sosies de star, etc… Quelle soirée !Voyage à vélo Lituanie - Pologne du Nord en été 2009 (suite) English translation pending
2e jour (35 km)
Départ en vélo pour Trakai (30 kms).
Sur la carte achetée en Lituanie, il existe un itinéraire vélo. Les routes par contre ne sont pas dépourvues de panneaux indicateurs itinéraires vélo. Par conséquent, c’est un grand problème de trouver la bonne sortie de la ville. Curieusement, les vélos ne sont pas interdits sur les grands axes genre autoroute. Mais il est très dangereux et stressant d’y rouler.
Hébergement : A 5 km de Trakai, l y a un très joli camping au bord d’un lac pour 16 E/2 personnes et la tente.
3e jour et 4e jour
Trakai est un lieu touristique et vacancier, situé dans le parc national „traku istorinis“.
C’est encore le Grand Duc Vytautas qui, en 15e siècle, a ramené de la Crimée le peuple des Karaïtes ou bien Karïmes pour en faire des soldats et des surveillants de son château. Aujourd’hui, ce peuple y vit toujours dans des maisons en bois bien colorées jonchant la rue principale. Leur spécialité culinaire est les «kibinais», des sortes de raviolis, mais plus grands, fourrés de viande. Plusieurs restos spécialisés l’offrent. Dans la rue principale, on trouve aussi des cafés dites « kivinés ».
Trakai est fier de son château fort situé sur une île, reliée par un pont à la terre ferme. C’est l’unique forteresse de ce style en Europe de l’Est. Elle a été détruite en 1661 suite a la guerre perdue contre la Russie et laSuède. Ensuite, elle continue d’être habitée, mais tombe de plus en plus en ruines, pour être finalement restaurée à partir de 1960. Depuis 1962 elle abrite le musée historique (peu intéressant).
5e jour (6 km)
Départ de Senieji Trakai (c’est 5 km de Trakai, on y arrive sur une petite route agréable) en train, en passant par Varena , on arrive à Marcinkonys. Pour les 76 kms, le train met 1h3/4. Prix : 12,5 latis/pers + 7 latis/vélo.
C’est la ville la plus petite de la Lituanie. Elle est située dans le parc national de« Dzukijos » à 17 km de la frontière biélorusse. Petites maisons en bois, 2 petits magasins, 1 café, le seul hôtel est fermé manque de gérant. Aucune chambre chez l’habitant ! Mais à 1 km plus loin, le long de la voie ferrée, il
y a, au bord d’un lac, un camping – aire de picknick – sympa et gratuit! (Il semble que, de temps en temps, on demande aux campeurs une petite contribution).
6e jour (32 km)
En traversant pendant 32 km sur une petite route agréable à peu de circulation Druskininkai. C’est la ville spa la plus connue et la plus ancienne de la Lituanie. Elle se trouve au bord du fleuve Niémen (Nemunas en lituanien, Memel en allemand), dont la partie nord fut le fleuve frontière de l’ancienne Prusse Orientale. C’est une ville verte, avec plein de parcs pour y déambuler, un lac entouré d’un parc, de grands hôtels, un centre balnéaire, des promenades au long du fleuve….
Hébergement : O n’y trouve que des hôtels chers à partir de 45 E/pers. (mais certainement de meilleur prix que chez nous !) Le camping est moderne, très bien aménagé avec cuisine, propre, on paie 30 latis/pers.= 8 Euros.
7e jour (33 km)
On prend la 180 jusqu’à Leipalingis (pas trop de circulation, 11 km) -1 grand, 2 petits magasins, 2 cafés- puis on traverse le parc régional de Veisiejai vers le sud par une petite route agréable pendant 19 km pour arriver à Kapciamiestis, une petite agglomération, 2 petits magasins sur la place centrale. A peu près 3 km après vers la frontière polonaise, on trouve, au bord d’un lac, un camping – aire de picknick – sympa et gratuit.
8e jour (55 km)
Encore 12 km jusqu´à la frontière polonaise près de Kaukuoris sur une route étroite et à peu près bonne (la deuxième partie un peu ensablée) sans circulation, à travers de la forêt. À la frontière, nous changeons de l´heure : en Pologne c´est l´heure française, en Lituanie, il est une heure de plus.
Le paysage change aussi. Maintenant, nous traversons des collines aux champs de blé et de prairies. En passant par Berniki (un seul petit magasin) nous arrivons à la N 16 que nous traversons pour aller à Sejny (le dernier tronçon est plus fréquenté). (15 km)
Sejny est une ville avec un monastère revalorisé par le passage du pape Jean-Paul II dans la région. A côté de l´entrée de l´église, on trouve l´information et une grande carte avec l’itinéraire vélo de la région.
Nous empruntons la R 11 qui nous mène par des petites routes peu fréquentées jusqu´à Wigry dans le parc régional Wigierski. (28 km) Wigry est un monastère baroque se trouvant sur une presque´île d´un grand lac.
Nous sommes toujours dans une région de lacs. Bâti sur une colline, on voit le cloître de loin. En 1999, le pape Jean-Paul II a passé trois jours ici, ce qui attire aujourd´hui les touristes. En contre-pas du monastère, on trouve le camping.
Nous sommes accueillis par le propriétaire qui parle couramment allemand. Il nous propose un dîner à 10 E avec soupe, entrée, plat résistant et dessert, même prix pour le repas du midi, un peu moins pour le petit dèj. Le camping nous coûte 2 E50 par personne. Le propriétaire est un manager parfait.
9e jour (20 km)
Départ en vélo pour Trakai (30 kms).
Sur la carte achetée en Lituanie, il existe un itinéraire vélo. Les routes par contre ne sont pas dépourvues de panneaux indicateurs itinéraires vélo. Par conséquent, c’est un grand problème de trouver la bonne sortie de la ville. Curieusement, les vélos ne sont pas interdits sur les grands axes genre autoroute. Mais il est très dangereux et stressant d’y rouler.
Hébergement : A 5 km de Trakai, l y a un très joli camping au bord d’un lac pour 16 E/2 personnes et la tente.
3e jour et 4e jour
Trakai est un lieu touristique et vacancier, situé dans le parc national „traku istorinis“.
C’est encore le Grand Duc Vytautas qui, en 15e siècle, a ramené de la Crimée le peuple des Karaïtes ou bien Karïmes pour en faire des soldats et des surveillants de son château. Aujourd’hui, ce peuple y vit toujours dans des maisons en bois bien colorées jonchant la rue principale. Leur spécialité culinaire est les «kibinais», des sortes de raviolis, mais plus grands, fourrés de viande. Plusieurs restos spécialisés l’offrent. Dans la rue principale, on trouve aussi des cafés dites « kivinés ».
Trakai est fier de son château fort situé sur une île, reliée par un pont à la terre ferme. C’est l’unique forteresse de ce style en Europe de l’Est. Elle a été détruite en 1661 suite a la guerre perdue contre la Russie et laSuède. Ensuite, elle continue d’être habitée, mais tombe de plus en plus en ruines, pour être finalement restaurée à partir de 1960. Depuis 1962 elle abrite le musée historique (peu intéressant).
5e jour (6 km)
Départ de Senieji Trakai (c’est 5 km de Trakai, on y arrive sur une petite route agréable) en train, en passant par Varena , on arrive à Marcinkonys. Pour les 76 kms, le train met 1h3/4. Prix : 12,5 latis/pers + 7 latis/vélo.
C’est la ville la plus petite de la Lituanie. Elle est située dans le parc national de« Dzukijos » à 17 km de la frontière biélorusse. Petites maisons en bois, 2 petits magasins, 1 café, le seul hôtel est fermé manque de gérant. Aucune chambre chez l’habitant ! Mais à 1 km plus loin, le long de la voie ferrée, il
y a, au bord d’un lac, un camping – aire de picknick – sympa et gratuit! (Il semble que, de temps en temps, on demande aux campeurs une petite contribution).
6e jour (32 km)
En traversant pendant 32 km sur une petite route agréable à peu de circulation Druskininkai. C’est la ville spa la plus connue et la plus ancienne de la Lituanie. Elle se trouve au bord du fleuve Niémen (Nemunas en lituanien, Memel en allemand), dont la partie nord fut le fleuve frontière de l’ancienne Prusse Orientale. C’est une ville verte, avec plein de parcs pour y déambuler, un lac entouré d’un parc, de grands hôtels, un centre balnéaire, des promenades au long du fleuve….
Hébergement : O n’y trouve que des hôtels chers à partir de 45 E/pers. (mais certainement de meilleur prix que chez nous !) Le camping est moderne, très bien aménagé avec cuisine, propre, on paie 30 latis/pers.= 8 Euros.
7e jour (33 km)
On prend la 180 jusqu’à Leipalingis (pas trop de circulation, 11 km) -1 grand, 2 petits magasins, 2 cafés- puis on traverse le parc régional de Veisiejai vers le sud par une petite route agréable pendant 19 km pour arriver à Kapciamiestis, une petite agglomération, 2 petits magasins sur la place centrale. A peu près 3 km après vers la frontière polonaise, on trouve, au bord d’un lac, un camping – aire de picknick – sympa et gratuit.
8e jour (55 km)
Encore 12 km jusqu´à la frontière polonaise près de Kaukuoris sur une route étroite et à peu près bonne (la deuxième partie un peu ensablée) sans circulation, à travers de la forêt. À la frontière, nous changeons de l´heure : en Pologne c´est l´heure française, en Lituanie, il est une heure de plus.
Le paysage change aussi. Maintenant, nous traversons des collines aux champs de blé et de prairies. En passant par Berniki (un seul petit magasin) nous arrivons à la N 16 que nous traversons pour aller à Sejny (le dernier tronçon est plus fréquenté). (15 km)
Sejny est une ville avec un monastère revalorisé par le passage du pape Jean-Paul II dans la région. A côté de l´entrée de l´église, on trouve l´information et une grande carte avec l’itinéraire vélo de la région.
Nous empruntons la R 11 qui nous mène par des petites routes peu fréquentées jusqu´à Wigry dans le parc régional Wigierski. (28 km) Wigry est un monastère baroque se trouvant sur une presque´île d´un grand lac.
Nous sommes toujours dans une région de lacs. Bâti sur une colline, on voit le cloître de loin. En 1999, le pape Jean-Paul II a passé trois jours ici, ce qui attire aujourd´hui les touristes. En contre-pas du monastère, on trouve le camping.
Nous sommes accueillis par le propriétaire qui parle couramment allemand. Il nous propose un dîner à 10 E avec soupe, entrée, plat résistant et dessert, même prix pour le repas du midi, un peu moins pour le petit dèj. Le camping nous coûte 2 E50 par personne. Le propriétaire est un manager parfait.
9e jour (20 km)
Film sur le Pérou English translation pending
Hello,
Voilà, après 4 mois au Pérou (vas et viens du Quebec au Pérou - en été, en automne et en hivers), mon film sur le Pérou. Vous trouverez le demo et quelques séquences sur le site: http://perou.netfolder.com . Donnez vos commentaires comme réponse à ce message, cela serait grandement apprécié.
Le film de 90 minute couvre la partie sur, centre et nord du pays. De la cote à l'amazonie et son titre est le Pérou: Costa, Sierra, Selva.
Merci d'avance pour vos commentaires.
Didier PH Martin.
Voilà, après 4 mois au Pérou (vas et viens du Quebec au Pérou - en été, en automne et en hivers), mon film sur le Pérou. Vous trouverez le demo et quelques séquences sur le site: http://perou.netfolder.com . Donnez vos commentaires comme réponse à ce message, cela serait grandement apprécié.
Le film de 90 minute couvre la partie sur, centre et nord du pays. De la cote à l'amazonie et son titre est le Pérou: Costa, Sierra, Selva.
Merci d'avance pour vos commentaires.
Didier PH Martin.
Voyage au Portugal à vélo en septembre / octobre English translation pending
Salut tout le monde,
Nous aimerions avoir des infos sur les possibilités "vélo" du portugal.
Nous sommes entre 2 et 5 amis et nous comptons allons au portugal pour faire du vélo fin septembre / début octobre. Nous ne savons pas encore combien de temps, mais a priori entre 1 et 2 semaines.
1ere question : le lieu. Le sud, le nord, la frontière espagno-portugaise à l'Est : nous ne savons pas trop. Lequel offre les paysages les plus sympas ? Y-en-a-t-il un réservé aux grimpeurs hors-norme ? Est-ce que ça vaut le coup de longer le littoral (pas trop monotone ?) ?
2ème question : la période. Fin septembre, début octobre est-il un bon choix ? Y-fait-il encore beau et assez chaud ? Les paysages sont-ils encore sympas ?
3ème question : l'accès sans avion. De Paris, est-il jouable d'accéder à Lisbonne ou Porto sans prendre l'avion ? (volonté de ne pas utiliser l'avion) Sacrifices de journées en train ou en bus possibles, mais je me demande comment faire avec les vélos (que je pourrais démonter et mettre dans un sac) : quelqu'un l'a-t-il déjà fait ?
J'espère que vous pourrez nous aider à organiser un voyage qui, à ce que nous avons pu voir dans les différents forums, vaut le coup !
A bientôt
Julien
Nous aimerions avoir des infos sur les possibilités "vélo" du portugal.
Nous sommes entre 2 et 5 amis et nous comptons allons au portugal pour faire du vélo fin septembre / début octobre. Nous ne savons pas encore combien de temps, mais a priori entre 1 et 2 semaines.
1ere question : le lieu. Le sud, le nord, la frontière espagno-portugaise à l'Est : nous ne savons pas trop. Lequel offre les paysages les plus sympas ? Y-en-a-t-il un réservé aux grimpeurs hors-norme ? Est-ce que ça vaut le coup de longer le littoral (pas trop monotone ?) ?
2ème question : la période. Fin septembre, début octobre est-il un bon choix ? Y-fait-il encore beau et assez chaud ? Les paysages sont-ils encore sympas ?
3ème question : l'accès sans avion. De Paris, est-il jouable d'accéder à Lisbonne ou Porto sans prendre l'avion ? (volonté de ne pas utiliser l'avion) Sacrifices de journées en train ou en bus possibles, mais je me demande comment faire avec les vélos (que je pourrais démonter et mettre dans un sac) : quelqu'un l'a-t-il déjà fait ?
J'espère que vous pourrez nous aider à organiser un voyage qui, à ce que nous avons pu voir dans les différents forums, vaut le coup !
A bientôt
Julien
Thaïlandaise vivant en France English translation pending
bonjour a tous,
voila je vien de me marier avec mon amie thai en thailande, et je souhaiterais avoir des temoignages sur l'adaptation en france. apprennent telles le francais rapidement, se trouve t'elle facilement des amies, ect...? elle est deja venus passer 3 mois en france avec moi et cela c'est tres bien passe, on a fait pleins de trucs, la bouffe thai etait la aussi, elle regardais ses series sur le net et appelais sa famille aussi souvant qu'elle le voulais. mais voila c'etait les vacances, je ne travaillais pas.
voila si quelques uns pouraient partager leurs experiences se sera avec grand plaisir merci
ps j'habite sur paris
voila je vien de me marier avec mon amie thai en thailande, et je souhaiterais avoir des temoignages sur l'adaptation en france. apprennent telles le francais rapidement, se trouve t'elle facilement des amies, ect...? elle est deja venus passer 3 mois en france avec moi et cela c'est tres bien passe, on a fait pleins de trucs, la bouffe thai etait la aussi, elle regardais ses series sur le net et appelais sa famille aussi souvant qu'elle le voulais. mais voila c'etait les vacances, je ne travaillais pas.
voila si quelques uns pouraient partager leurs experiences se sera avec grand plaisir merci
ps j'habite sur paris
Concours photo VF mars 2012: "L'eau dans tous ses états" English translation pending
Bonjour à tous,
Je lance le nouveau thème du concours VF du mois de mars 2012 : "L'eau dans tous ses états".
L'eau douce est source de vie, elle peut être précieuse par sa rareté, elle peut même être précieuse au point d'être vénérée comme une divinité. En voyage l'eau peut susciter l'émotion : la poésie parce qu'elle est calme et reposante ou la peur lorsqu'elle gronde, se déchaîne et parfois balaye tout sur son passage.
Alors, entre ruisseaux, torrents, cascades, lacs, rivières et fleuves, je vous invite à nous faire partager en quelques photographies à travers vos voyages et périples votre approche photographique avec l'eau.
Bon, il faut quand même une limite, on s'arrêtera donc aux fleuves ... de toute façon après, l'eau n'est plus douce et devient salée et là on sera hors sujet. En cas de doute chacun jugera lors de son vote !
L'élément humain, animal ou végétal sera le bienvenu et pourra contribuer à la beauté (l'équilibre ou la composition diraient certains) de la photo mais l'eau devra rester un élément important de l'image.
Tout le monde est bienvenu sur ce petit concours qui n'a en fait pour but que de nous faire partager vos émotions photographiques.
Règlement en quelques points :
Dépôt des images jusqu'au dimanche 18 mars au soir.
3 photos maxi postées par membre avec un petit commentaire sur le lieu et si possible sur la motivation de la prise de vue.
1 seule photo par message svp.
Prises de vues réalisées en voyage (mais ballades pour nous faire découvrir son pays ou sa région acceptées).
Votes ouverts à tous du lundi 19 au dimanche 25 mars au soir.
Photo n°1 = 3 pts Photo n°2 = 2 pts Photo n°3 = 1 pt
Tout le monde peut (devrait) voter en précisant sans ambiguité le pseudo du déposant suivi du numéro de photo avec si possible un petit commentaire pour expliquer son choix.
La photo gagnante est celle qui obtiendra le plus de points. L'heureux vainqueur aura la tâche d'organiser le concours du mois d'Avril. En cas d'égalité le vainqueur sera celui qui aura obtenu le plus grand nombre de premières places.
Ici c'est le fil pour déposer vos photos (Un post par photo svp !) et plus tard ce sera celui pour les votes.
Pour discuter sur les photos il faut aller sur le fil de discussion intitulé : Tous les à-cotés du Concours photo VF mars 2012 : "L'eau dans tous ses états".
Cliquez ici pour visualiser le diaporama de toutes les photos (merci à Herikles pour sa collaboration).
Bon assez causé ! le moment est venu de vous "jeter à l'eau", susciter l'émotion en déposant vos images, pour nous faire le plus souvent rêver mais aussi peut être pour nous faire peur ! 😉.
Cordialement Magellan18
Je lance le nouveau thème du concours VF du mois de mars 2012 : "L'eau dans tous ses états".
L'eau douce est source de vie, elle peut être précieuse par sa rareté, elle peut même être précieuse au point d'être vénérée comme une divinité. En voyage l'eau peut susciter l'émotion : la poésie parce qu'elle est calme et reposante ou la peur lorsqu'elle gronde, se déchaîne et parfois balaye tout sur son passage.
Alors, entre ruisseaux, torrents, cascades, lacs, rivières et fleuves, je vous invite à nous faire partager en quelques photographies à travers vos voyages et périples votre approche photographique avec l'eau.
Bon, il faut quand même une limite, on s'arrêtera donc aux fleuves ... de toute façon après, l'eau n'est plus douce et devient salée et là on sera hors sujet. En cas de doute chacun jugera lors de son vote !
L'élément humain, animal ou végétal sera le bienvenu et pourra contribuer à la beauté (l'équilibre ou la composition diraient certains) de la photo mais l'eau devra rester un élément important de l'image.
Tout le monde est bienvenu sur ce petit concours qui n'a en fait pour but que de nous faire partager vos émotions photographiques.
Règlement en quelques points :
Dépôt des images jusqu'au dimanche 18 mars au soir.
3 photos maxi postées par membre avec un petit commentaire sur le lieu et si possible sur la motivation de la prise de vue.
1 seule photo par message svp.
Prises de vues réalisées en voyage (mais ballades pour nous faire découvrir son pays ou sa région acceptées).
Votes ouverts à tous du lundi 19 au dimanche 25 mars au soir.
Photo n°1 = 3 pts Photo n°2 = 2 pts Photo n°3 = 1 pt
Tout le monde peut (devrait) voter en précisant sans ambiguité le pseudo du déposant suivi du numéro de photo avec si possible un petit commentaire pour expliquer son choix.
La photo gagnante est celle qui obtiendra le plus de points. L'heureux vainqueur aura la tâche d'organiser le concours du mois d'Avril. En cas d'égalité le vainqueur sera celui qui aura obtenu le plus grand nombre de premières places.
Ici c'est le fil pour déposer vos photos (Un post par photo svp !) et plus tard ce sera celui pour les votes.
Pour discuter sur les photos il faut aller sur le fil de discussion intitulé : Tous les à-cotés du Concours photo VF mars 2012 : "L'eau dans tous ses états".
Cliquez ici pour visualiser le diaporama de toutes les photos (merci à Herikles pour sa collaboration).
Bon assez causé ! le moment est venu de vous "jeter à l'eau", susciter l'émotion en déposant vos images, pour nous faire le plus souvent rêver mais aussi peut être pour nous faire peur ! 😉.
Cordialement Magellan18
Province de Satun, Koh Lipe English translation pending
Bonjour,
J'ai prévu une semaine de vacances en Thailande à partir de jeudi. Sur les conseils de Chris Cool, j'ai choisi Koh Lipe. Cependant, en me renseignant sur l'horraire du ferry, je vois que c'est 1h30 de trajet depuis Satun..... Ooooppps moi être malade en bateau, surtout quand la mer est pas très calme:-S. Est-ce que qqun aurait un avis sur un ile plus proche de la côte? Koh Bulon? Ou est-ce que le trajet est supportable?
Est-ce que pour l'hébergement il est possible de voir sur place ou vaut-il mieux réserver? Par une agence à Hat Yai? Par internet?
Pour rentrer ensuite à Penang, est-ce que vous savez quel est le moins cher et plus rapide? passer par langkawi et ensuite ferry+ minibus ou ferry depuis langkawi ou repasser par satun?
Merci
J'ai prévu une semaine de vacances en Thailande à partir de jeudi. Sur les conseils de Chris Cool, j'ai choisi Koh Lipe. Cependant, en me renseignant sur l'horraire du ferry, je vois que c'est 1h30 de trajet depuis Satun..... Ooooppps moi être malade en bateau, surtout quand la mer est pas très calme:-S. Est-ce que qqun aurait un avis sur un ile plus proche de la côte? Koh Bulon? Ou est-ce que le trajet est supportable?
Est-ce que pour l'hébergement il est possible de voir sur place ou vaut-il mieux réserver? Par une agence à Hat Yai? Par internet?
Pour rentrer ensuite à Penang, est-ce que vous savez quel est le moins cher et plus rapide? passer par langkawi et ensuite ferry+ minibus ou ferry depuis langkawi ou repasser par satun?
Merci
Volontariat en Équateur English translation pending
Bonjour tout le monde,
Voila j'ai 21 ans et je pars le 7 mars en Equateur, c'est le premier voyage seul que j'entreprends . Je vais faire du volontariat pour une durée de 3 mois dans le village de Shiripuno ou vit une communauté Quichua, afin d'avoir une première approche du monde amérindien tout en étant utile à la communauté . Au fur et à mesure que la date de départ approche qqes angoisses se prononcent, par exemple je ne parle pas couramment l'espagnol quoi que je puisse exprimer ce que je souhaite dire avec un vocabulaire simple ( ce que j'ai pu apprendre de mes années lycées ) mais ce voyage me permettra aussi de m'améliorer, ou le fait de me retrouver seul de ne pas oser car je suis de nature plutot réservé . J'ai entrepris ce projet car je suis très interessé par les cultures amérindiennes que j'ai pu découvrir à travers différents ouvrages et par l'intermédiaire de certaines associations comme Jabiru Prod à Toulouse . Mais si je pars aussi dans un pays que je ne connais pas, une culture qui m'est inconnue, et dans une langue que je ne connais pas seul c'est aussi pour me permettre de m'ouvrir plus vers les autres, de m'ouvrir l'esprit aussi et de passer au dessus de certaines peurs , me connaitre un peu plus . Voila si vous pouviez me donner qqes conseils vis à vis de l'état d'esprit pour un voyage seul ça serait sympa . A bientot
Voila j'ai 21 ans et je pars le 7 mars en Equateur, c'est le premier voyage seul que j'entreprends . Je vais faire du volontariat pour une durée de 3 mois dans le village de Shiripuno ou vit une communauté Quichua, afin d'avoir une première approche du monde amérindien tout en étant utile à la communauté . Au fur et à mesure que la date de départ approche qqes angoisses se prononcent, par exemple je ne parle pas couramment l'espagnol quoi que je puisse exprimer ce que je souhaite dire avec un vocabulaire simple ( ce que j'ai pu apprendre de mes années lycées ) mais ce voyage me permettra aussi de m'améliorer, ou le fait de me retrouver seul de ne pas oser car je suis de nature plutot réservé . J'ai entrepris ce projet car je suis très interessé par les cultures amérindiennes que j'ai pu découvrir à travers différents ouvrages et par l'intermédiaire de certaines associations comme Jabiru Prod à Toulouse . Mais si je pars aussi dans un pays que je ne connais pas, une culture qui m'est inconnue, et dans une langue que je ne connais pas seul c'est aussi pour me permettre de m'ouvrir plus vers les autres, de m'ouvrir l'esprit aussi et de passer au dessus de certaines peurs , me connaitre un peu plus . Voila si vous pouviez me donner qqes conseils vis à vis de l'état d'esprit pour un voyage seul ça serait sympa . A bientot
L’année, le mois, la semaine, le jour (en bambara) English translation pending
LE CALENDRIER MALIEN
MALI DONJATELAN
– masalabolo bamanankan na (texte en bambara) :
Mali donjatelan
San kelen ye kalo tannifila wala dògòkun biduuru ni fila ni tile kelen ye. San kalo tannifila ninnu tògò ye : zanwuye, feburuye, marisi, awirili, mè, zuwèn, zuluye, uti, sètanburu, òkutòburu, nowanburu ani desanburu. San kelen ye tile kèmè saba ni biwòòrò ni duuru wala kèmè saba ni biwòòrò ni wòòrò ye. Bamanankan na, san tèmènnen bè wele sanwo, min bè sen na nyina, min ka kan ka na san wèrè. San bè daminè zanwuyekalo tile fòlò, a bè ban desanburukalo tile bisaba ni kelen don. O don su fè, n’o ye sanyèlèmasu ye, mògòw b’u nyènajè dinyè fan bèè fo ka dugu jè. U bè su bèè kè dòn ni dumuni de la. Jamana caman na, ni su ser’a cèmancè la, siraw bè fa mògòw la. Hali hadamaden minw tè nyògòn dòn, olu bèè bè nyògòn sumusumu.
Kalo kelen ye dògòkun naani ni tile fila wala tile saba ye. O de kosòn, kalo kelen ye tile bisaba wala tile bisaba ni kelen ye. Feburuyekalo dòròn de ye tile mugan ni segin ye, nka san naani o san naani tile kelen bè far’ale kan, k’a kè tile mugan ni kònòtòn ye. Kalo minw ye tile bisaba ye, olu filè : awirili, zuwèn, sètanburu, nowanburu. Kalo tòw, n’olu ye zanwuye, marisi, mè, zuluye, uti, òkutòburu ni desanburu ye, olu ye tile bisaba ni kelen de ye.
Dògòkun kelen ye tile wolonwula de ye. Olu tògò ye : ntènèn, tarata, araba, alamisa, juma, sibiri ani dimansi. Dimansi bè wele fana kari(don). Ntènèn ye dògòkun tile fòlò ye, dimansi y’a tile laban ye. Juma ye silamèw ka don ye, wajibi don olu ka taa seli misiri la o don. Jumaseli mana jigin, silamè caman bè saraka bò : u bè takula san k’o di garibuw ma, wala u bè warimisènw tila fiyentòw ani faantanw ni nyògòn cè.
Mali la, mògòw bè baara kè k’a ta ntènèn na k’a ta juma na. Nka dugubaw kònò sugu kòni bè sigi don o don. Forotigi caman bè sibiri ni dimansi k’u ka forow de la.
– texte en français (masalabolo tubabukan na) :
Le calendrier malien
Un an compte 12 mois ou 52 semaines et 1 jour. Les 12 mois de l’année s’appellent : janvier, février, mars, avril, mai, juin, juillet, août, septembre, octobre, novembre et décembre. Un an a 365 ou 366 jours. En bambara, l’année passée s’appelle « sanwo », celle qui est en cours s’appelle « nyina », et l’année qui doit venir « san wèrè ». L’année commence par le 1er janvier et finit par le 31 décembre. Cette nuit, qui est la veille du nouvel an, les gens s’amusent partout dans le monde jusqu’au petit matin. Ils passent toute la nuit à danser et à manger. Dans beaucoup de pays, à minuit, les rues se remplissent de gens. Même des personnes qui ne se connaissent pas s’embrassent.
Un mois a 4 semaines et 2 ou 3 jours, donc 30 ou 31 jours. Seul le février a 28 jours, mais tous les 4 ans un jour s’y ajoute, et il compte alors 29 jours. Les mois qui ont 30 jours sont : avril, juin, septembre et novembre. Les autres mois, qui sont janvier, mars, mai, juillet, août, octobre et décembre, ont 31 jours.
Une semaine compte 7 jours. Ils s’appellent : lundi, mardi, mercredi, jeudi, vendredi, samedi et dimanche. Dimanche se dit aussi « kari(don) ». Le lundi est le 1er jour de la semaine, le dimanche le dernier. Le vendredi est le jour des musulmans, ce jour là, ils sont obligés d’aller prier à la mosquée. Quand la prière du vendredi prend fin, beaucoup de gens font des sacrifices : ils achètent des « takula » (1) qu’ils offrent à des mendiants ou bien ils partagent des pièces de monnaie entre les aveugles et les pauvres.
Au Mali, les gens travaillent du lundi au vendredi. Mais dans les grandes villes, le marché a lieu tous les jours. De nombreux propriétaires de champs passent le samedi et le dimanche dans leurs champs.
– Traduction des phrases (kumasenw bayèlèmali) :
Mali donjatelan Mali / don-jate-lan M. / jour-compter-INST Le calendrier malien
San kelen ye kalo tannifila wala dògòkun biduuru ni fila ni tile kelen ye. san / kelen / ye / kalo / tannifila / wala / dògòkun / biduuru / ni / fila / ni / tile / kelen / ye année / 1 / EQ / mois / 12 / ou / semaine / 50 / et / 2 / et / jour / 1 / EQ Un an a 12 mois ou 52 semaines plus un jour.
San kalo tannifila ninnu tògò ye : zanwuye, feburuye, marisi, awirili, mè, zuwèn, san / kalo / tannifila / ninnu / tògò / ye / zanwuye / feburuye / marisi / awirili / mè / zuwèn année / mois / 12 / ces / nom / EQ / janvier / février / mars / avril / mai / juin Les 12 mois de l’année s’appellent : janvier, février, mars, avril, mai, juin,
zuluye, uti, sètanburu, òkutòburu, nowanburu ani desanburu. zuluye / uti / sètanburu / òkutòburu / nowanburu / ani / desanburu juillet / août / septembre / octobre / novembre / et / décembre juillet, août, septembre, obtobre, novembre et décembre.
San kelen ye tile kèmè saba ni biwòòrò ni duuru wala kèmè saba ni biwòòrò ni wòòrò ye. san / kelen / ye / tile / kèmè / saba / ni / biwòòrò / ni / duuru / wala / kèmè / saba / ni / biwòòrò / ni / wòòrò / ye année / 1 / EQ / jour / 100 / 3 / et / 60 / et / 5 / ou / 100 / 3 / et / 60 / et / 6 / EQ Un an a 365 ou 366 jours.
Bamanankan na, san tèmènnen bè wele sanwo, min bè sen na nyina, bamanankan / na / san / tèmèn-nen / bè / wele / sanwo / min / bè / sen / na / nyina bambara / en / année / passer-PART / INAC / appeler / « sanwo » / REL / SIT / pied / à / « nyina » En bambara, l’année passée s’appelle « sanwo », celle qui est en cours s’appelle « nyina »,
min ka kan ka na san wèrè. min / ka kan ka / na / san wèrè REL / devoir / venir / « autre année » et celle qui doit venir « san wèrè ».
San bè daminè zanwuyekalo tile fòlò, san / bè / daminè / zanwuye-kalo / tile / fòlò année / INAC / commencer / janvier-mois / jour / premier L’année commence par le 1er janvier,
a bè ban desanburukalo tile bisaba ni kelen don. a / bè / ban / desanburu-kalo / tile / bisaba / ni / kelen / don il / INAC / finir / décembre-mois / jour / 30 / et / 1 / PRES il finit par le 31 décembre.
O don su fè, n’o ye sanyèlèmasu ye, o / don / su / fè / ni / o / ye / san-yèlèma-su / ye DEM / jour / soir / pendant / quand / DEM / EQ / année-changer-nuit / EQ Cette nuit, qui est la veille du nouvel an,
mògòw b’u nyènajè dinyè fan bèè fo ka dugu jè. mògòw / bè / u / nyènajè / dinyè / fan / bèè / fo / ka / dugu / jè gens / INAC / REF / amuser / monde / côté / tous / jusque / INF / pays / faire jour les gens s’amusent partout dans le monde jusqu’au bon matin.
U bè su bèè kè dòn ni dumuni de la. u / bè / su / bèè / kè / dòn / ni / dumuni / de / la ils / INAC / nuit / toute / passer / danser / et / manger / FOC / à Ils passent toute la nuit à danser et à manger.
Jamana caman na, ni su ser’a cèmancè la, siraw bè fa mògòw la. jamana / caman / na / ni / su / se-ra / a / cèmancè / la / siraw / bè / fa / mògòw / la pays / beaucoup / à / quand / soir / arriver-AC / son / milieu / à / rues / INAC / remplir / gens / de Dans beaucoup de pays, à minuit, les rues se remplissent de gens.
Hali hadamaden minw tè nyògòn dòn, olu bèè bè nyògòn sumusumu. hali / hadama-den / minw / tè / nyògòn / dòn / olu / bèè / bè / nyògòn / sumusumu mêmê / Adam-enfant / REL / INACnég / l’un l’autre / connaître / eux / tous / INAC / l’un l’autre / embrasser Même des personnes qui ne se connaissent pas s’embrassent.
Kalo kelen ye dògòkun naani ni tile fila wala tile saba ye. kalo / kelen / ye / dògòkun / naani / ni / tile / fila / wala / tile / saba / ye mois / 1 / EQ / semaine / 4 / et / jour / 2 / ou / jour / 3 / EQ Un mois compte 4 semaines et 2 ou 3 jours.
O de kosòn, kalo kelen ye tile bisaba wala tile bisaba ni kelen ye. o de kosòn / kalo / kelen / ye / tile / bisaba / wala / tile / bisaba / ni / kelen / ye donc / mois / 1 / EQ / jour / 30 / ou / 30 / et / 1 / EQ Donc, un mois a 30 ou 31 jours.
Feburuyekalo dòròn de ye tile mugan ni segin ye, feburuye-kalo / dòròn / de / ye / tile / mugan / ni / segin / ye février-mois / seulement / FOC / EQ / jour / 20 / et / 8 / EQ Seul le février a 28 jours,
nka san naani o san naani tile kelen bè far’ale kan, nka / san / naani / o / san / naani / tile / kelen / bè / fa-ra / ale / à mais / année / 4 / tout / année / 4 / jour / 1 / remplir-AC / lui / avec mais tous les 4 ans un jour s’y ajoute,
k’a kè tile mugan ni kònòtòn ye. ka / a / kè / tile / mugan / ni / kònòtòn / ye CONV / le / faire / jour / 20 / et / 9 / à ce qui fait alors 29 jours.
Kalo minw ye tile bisaba ye, olu filè : kalo / minw / ye / tile / bisaba / ye / olu / filè mois / REL / EQ / jour / 30 / EQ / eux / voici Les mois qui comptent 30 jours sont :
awirili, zuwèn, sètanburu, nowanburu. awirili / zuwèn / sètanburu / nowanburu avril / juin / septembre / novembre avril, juin, septembre et novembre.
Kalo tòw, n’olu ye zanwuye, marisi, mè, zuluye, uti, òkutòburu ni desanburu ye, kalo / tòw / ni / olu / ye / zanwuye / marisi / mè / zuluye / uti / òkutòburu / ni / desanburu / ye mois / autres / si? / eux / EQ / janvier / mars / mai / juillet / août / octobre / et / décembre / EQ Les autres mois, qui sont janvier, mars, mai, juillet, août, octobre et décembre,
olu ye tile bisaba ni kelen de ye. olu / ye / tile / bisaba / ni / kelen / de / ye eux / EQ / jour / 30 / et / 1 / FOC / EQ eux comptent 31 jours.
Dògòkun kelen ye tile wolonwula de ye. dògòkun / kelen / ye / tile / wolonwula / de / ye semaine / 1 / EQ / jour / 7 / FOC / EQ Une semaine compte 7 jours.
Olu tògò ye : ntènèn, tarata, araba, alamisa, juma, sibiri ani dimansi. olu / tògò / ye / ntènèn / tarata / araba / alamisa / juma / sibiri / ani / dimansi leur / nom / EQ / lundi / mardi / mercredi / jeudi / vendredi / samedi / et / dimanche Ils s’appellent : lundi, mardi, mercredi, jeudi, vendredi, samedi et dimanche.
Dimansi bè wele fana kari(don). dimansi / bè / wele / fana / kari(don) dimanche / INAC / appeler / aussi / dimanche(jour) Le dimanche s’appelle aussi « kari(don) ».
Ntènèn ye dògòkun tile fòlò ye, dimansi y’a tile laban ye. ntènèn / ye / dògòkun / tile / fòlò / ye / dimansi / ye / a / tile / laban / ye lundi / EQ / semaine / jour / premier / EQ / dimanche / EQ / son / jour / dernier / EQ Le lundi est le 1er jour de la semaine, le dimanche le dernier.
Juma ye silamèw ka don ye, wajibi don olu ka taa seli misiri la o don. juma / ye / silamèw / ka / don / ye / wajibi / don / olu / ka / taa / seli / misiri / la / o / don vendredi / EQ / musulmans / CONN / jour / obligation / PRES / eux /INJ / partir / prier / mosquèe / à / DEM / jour Le vendredi est le jour des musulmans, ce jour-là, ils sont obligés d’aller prier à la mosquée.
Jumaseli mana jigin, silamè caman bè saraka bò : juma-seli / mana / jigin / silamè / caman / bè / saraka / bò vendredi-prière / HYP / finir / musulman / beaucoup / INAC / sacrifice / offrir Quand la prière du vendredi prend fin, beaucoup de musulmanss offrent des sacrifices :
u bè takula san k’o di garibuw ma, u / bè / takula / san / ka / o / di / garibuw / ma ils / INAC / petit gateau / acheter / CONV / DEM / donner / mendiants / à ils achètent des « takula » (= galettes de mil)
wala u bè warimisènw tila fiyentòw ani faantanw ni nyògòn cè. wala / u / bè / wari-misènw / tila / fiyentòw / ani / faantanw / ni / nyògòn / cè ou / ils / INAC / monnaie-petits / distribuer / aveugles / et / pauvres / entre / l’un l’autre / entre ou bien ils partagent des pièces de monnaie entre les aveugles et les pauvres.
Mali la, mògòw bè baara kè k’a ta ntènèn na k’a ta juma na. Mali / la / mògòw / bè / baara / kè / ka a ta / ntènèn / na / ka a ta / juma / na M. / à / gens / INAC / travail / faire / à partir / lundi / de / jusque / vendredi / à Au Mali, les gens travaillent du lundi au vendredi.
Nka dugubaw kònò sugu kòni bè sigi don o don. nka / dugubaw / kònò / sugu / kòni / bè / sigi / don / o / don mais / villes / dans / marché / RES / INAC / habiter / jour / tout / jour Mais dans les villes, le marché en tout cas a lieu jour par jour.
Forotigi caman bè sibiri ni dimansi k’u ka forow de la. foro-tigi / caman / bè / sibiri / ni / dimansi / kè / u / ka / forow / de / la champ-propriétaire / beaucoup / SIT / vendredi / et / dimanche / passer / leurs / CONN / champs / FOC / à Beaucoup de propriétaires de champs passent le samedi et le dimanche dans leurs champs.
(Abréviations utilisées : AC = marque de prédication de l’accompli ; CONN = connectif entre nominaux ; CONV = connectif entre verbaux ; DEM = démonstratif éloigné ; EQ = marque de prédication non-verbale [équatif] ; FOC = particule de focalisation ; HYP = marque de l‘hypothétique ; INAC = marque de prédication de l’inaccompli ; INACnég = marque de prédication de l’inaccompli négatif ; INF = marque de l’infinitif ; INJ = marque de prédication de l’injonctif ; INST = suffixe verbale indiquant l'instrument qui fait l'action ; PART = suffixe du participe accompli ; PRES = marque de prédicatif non-verbale ; REF = pronom réfléchi ; REL = pronom relatif ; RES = particule à valeur réservative ; SIT = marque de prédication non-verbale )
Bonne lecture !
Herbert
(1) petits gateaux (de mil) qui se vendent le vendredi à l'entrée des mosquées pour les donner aux mendiants et élèves-marabouts.
– masalabolo bamanankan na (texte en bambara) :
Mali donjatelan
San kelen ye kalo tannifila wala dògòkun biduuru ni fila ni tile kelen ye. San kalo tannifila ninnu tògò ye : zanwuye, feburuye, marisi, awirili, mè, zuwèn, zuluye, uti, sètanburu, òkutòburu, nowanburu ani desanburu. San kelen ye tile kèmè saba ni biwòòrò ni duuru wala kèmè saba ni biwòòrò ni wòòrò ye. Bamanankan na, san tèmènnen bè wele sanwo, min bè sen na nyina, min ka kan ka na san wèrè. San bè daminè zanwuyekalo tile fòlò, a bè ban desanburukalo tile bisaba ni kelen don. O don su fè, n’o ye sanyèlèmasu ye, mògòw b’u nyènajè dinyè fan bèè fo ka dugu jè. U bè su bèè kè dòn ni dumuni de la. Jamana caman na, ni su ser’a cèmancè la, siraw bè fa mògòw la. Hali hadamaden minw tè nyògòn dòn, olu bèè bè nyògòn sumusumu.
Kalo kelen ye dògòkun naani ni tile fila wala tile saba ye. O de kosòn, kalo kelen ye tile bisaba wala tile bisaba ni kelen ye. Feburuyekalo dòròn de ye tile mugan ni segin ye, nka san naani o san naani tile kelen bè far’ale kan, k’a kè tile mugan ni kònòtòn ye. Kalo minw ye tile bisaba ye, olu filè : awirili, zuwèn, sètanburu, nowanburu. Kalo tòw, n’olu ye zanwuye, marisi, mè, zuluye, uti, òkutòburu ni desanburu ye, olu ye tile bisaba ni kelen de ye.
Dògòkun kelen ye tile wolonwula de ye. Olu tògò ye : ntènèn, tarata, araba, alamisa, juma, sibiri ani dimansi. Dimansi bè wele fana kari(don). Ntènèn ye dògòkun tile fòlò ye, dimansi y’a tile laban ye. Juma ye silamèw ka don ye, wajibi don olu ka taa seli misiri la o don. Jumaseli mana jigin, silamè caman bè saraka bò : u bè takula san k’o di garibuw ma, wala u bè warimisènw tila fiyentòw ani faantanw ni nyògòn cè.
Mali la, mògòw bè baara kè k’a ta ntènèn na k’a ta juma na. Nka dugubaw kònò sugu kòni bè sigi don o don. Forotigi caman bè sibiri ni dimansi k’u ka forow de la.
– texte en français (masalabolo tubabukan na) :
Le calendrier malien
Un an compte 12 mois ou 52 semaines et 1 jour. Les 12 mois de l’année s’appellent : janvier, février, mars, avril, mai, juin, juillet, août, septembre, octobre, novembre et décembre. Un an a 365 ou 366 jours. En bambara, l’année passée s’appelle « sanwo », celle qui est en cours s’appelle « nyina », et l’année qui doit venir « san wèrè ». L’année commence par le 1er janvier et finit par le 31 décembre. Cette nuit, qui est la veille du nouvel an, les gens s’amusent partout dans le monde jusqu’au petit matin. Ils passent toute la nuit à danser et à manger. Dans beaucoup de pays, à minuit, les rues se remplissent de gens. Même des personnes qui ne se connaissent pas s’embrassent.
Un mois a 4 semaines et 2 ou 3 jours, donc 30 ou 31 jours. Seul le février a 28 jours, mais tous les 4 ans un jour s’y ajoute, et il compte alors 29 jours. Les mois qui ont 30 jours sont : avril, juin, septembre et novembre. Les autres mois, qui sont janvier, mars, mai, juillet, août, octobre et décembre, ont 31 jours.
Une semaine compte 7 jours. Ils s’appellent : lundi, mardi, mercredi, jeudi, vendredi, samedi et dimanche. Dimanche se dit aussi « kari(don) ». Le lundi est le 1er jour de la semaine, le dimanche le dernier. Le vendredi est le jour des musulmans, ce jour là, ils sont obligés d’aller prier à la mosquée. Quand la prière du vendredi prend fin, beaucoup de gens font des sacrifices : ils achètent des « takula » (1) qu’ils offrent à des mendiants ou bien ils partagent des pièces de monnaie entre les aveugles et les pauvres.
Au Mali, les gens travaillent du lundi au vendredi. Mais dans les grandes villes, le marché a lieu tous les jours. De nombreux propriétaires de champs passent le samedi et le dimanche dans leurs champs.
– Traduction des phrases (kumasenw bayèlèmali) :
Mali donjatelan Mali / don-jate-lan M. / jour-compter-INST Le calendrier malien
San kelen ye kalo tannifila wala dògòkun biduuru ni fila ni tile kelen ye. san / kelen / ye / kalo / tannifila / wala / dògòkun / biduuru / ni / fila / ni / tile / kelen / ye année / 1 / EQ / mois / 12 / ou / semaine / 50 / et / 2 / et / jour / 1 / EQ Un an a 12 mois ou 52 semaines plus un jour.
San kalo tannifila ninnu tògò ye : zanwuye, feburuye, marisi, awirili, mè, zuwèn, san / kalo / tannifila / ninnu / tògò / ye / zanwuye / feburuye / marisi / awirili / mè / zuwèn année / mois / 12 / ces / nom / EQ / janvier / février / mars / avril / mai / juin Les 12 mois de l’année s’appellent : janvier, février, mars, avril, mai, juin,
zuluye, uti, sètanburu, òkutòburu, nowanburu ani desanburu. zuluye / uti / sètanburu / òkutòburu / nowanburu / ani / desanburu juillet / août / septembre / octobre / novembre / et / décembre juillet, août, septembre, obtobre, novembre et décembre.
San kelen ye tile kèmè saba ni biwòòrò ni duuru wala kèmè saba ni biwòòrò ni wòòrò ye. san / kelen / ye / tile / kèmè / saba / ni / biwòòrò / ni / duuru / wala / kèmè / saba / ni / biwòòrò / ni / wòòrò / ye année / 1 / EQ / jour / 100 / 3 / et / 60 / et / 5 / ou / 100 / 3 / et / 60 / et / 6 / EQ Un an a 365 ou 366 jours.
Bamanankan na, san tèmènnen bè wele sanwo, min bè sen na nyina, bamanankan / na / san / tèmèn-nen / bè / wele / sanwo / min / bè / sen / na / nyina bambara / en / année / passer-PART / INAC / appeler / « sanwo » / REL / SIT / pied / à / « nyina » En bambara, l’année passée s’appelle « sanwo », celle qui est en cours s’appelle « nyina »,
min ka kan ka na san wèrè. min / ka kan ka / na / san wèrè REL / devoir / venir / « autre année » et celle qui doit venir « san wèrè ».
San bè daminè zanwuyekalo tile fòlò, san / bè / daminè / zanwuye-kalo / tile / fòlò année / INAC / commencer / janvier-mois / jour / premier L’année commence par le 1er janvier,
a bè ban desanburukalo tile bisaba ni kelen don. a / bè / ban / desanburu-kalo / tile / bisaba / ni / kelen / don il / INAC / finir / décembre-mois / jour / 30 / et / 1 / PRES il finit par le 31 décembre.
O don su fè, n’o ye sanyèlèmasu ye, o / don / su / fè / ni / o / ye / san-yèlèma-su / ye DEM / jour / soir / pendant / quand / DEM / EQ / année-changer-nuit / EQ Cette nuit, qui est la veille du nouvel an,
mògòw b’u nyènajè dinyè fan bèè fo ka dugu jè. mògòw / bè / u / nyènajè / dinyè / fan / bèè / fo / ka / dugu / jè gens / INAC / REF / amuser / monde / côté / tous / jusque / INF / pays / faire jour les gens s’amusent partout dans le monde jusqu’au bon matin.
U bè su bèè kè dòn ni dumuni de la. u / bè / su / bèè / kè / dòn / ni / dumuni / de / la ils / INAC / nuit / toute / passer / danser / et / manger / FOC / à Ils passent toute la nuit à danser et à manger.
Jamana caman na, ni su ser’a cèmancè la, siraw bè fa mògòw la. jamana / caman / na / ni / su / se-ra / a / cèmancè / la / siraw / bè / fa / mògòw / la pays / beaucoup / à / quand / soir / arriver-AC / son / milieu / à / rues / INAC / remplir / gens / de Dans beaucoup de pays, à minuit, les rues se remplissent de gens.
Hali hadamaden minw tè nyògòn dòn, olu bèè bè nyògòn sumusumu. hali / hadama-den / minw / tè / nyògòn / dòn / olu / bèè / bè / nyògòn / sumusumu mêmê / Adam-enfant / REL / INACnég / l’un l’autre / connaître / eux / tous / INAC / l’un l’autre / embrasser Même des personnes qui ne se connaissent pas s’embrassent.
Kalo kelen ye dògòkun naani ni tile fila wala tile saba ye. kalo / kelen / ye / dògòkun / naani / ni / tile / fila / wala / tile / saba / ye mois / 1 / EQ / semaine / 4 / et / jour / 2 / ou / jour / 3 / EQ Un mois compte 4 semaines et 2 ou 3 jours.
O de kosòn, kalo kelen ye tile bisaba wala tile bisaba ni kelen ye. o de kosòn / kalo / kelen / ye / tile / bisaba / wala / tile / bisaba / ni / kelen / ye donc / mois / 1 / EQ / jour / 30 / ou / 30 / et / 1 / EQ Donc, un mois a 30 ou 31 jours.
Feburuyekalo dòròn de ye tile mugan ni segin ye, feburuye-kalo / dòròn / de / ye / tile / mugan / ni / segin / ye février-mois / seulement / FOC / EQ / jour / 20 / et / 8 / EQ Seul le février a 28 jours,
nka san naani o san naani tile kelen bè far’ale kan, nka / san / naani / o / san / naani / tile / kelen / bè / fa-ra / ale / à mais / année / 4 / tout / année / 4 / jour / 1 / remplir-AC / lui / avec mais tous les 4 ans un jour s’y ajoute,
k’a kè tile mugan ni kònòtòn ye. ka / a / kè / tile / mugan / ni / kònòtòn / ye CONV / le / faire / jour / 20 / et / 9 / à ce qui fait alors 29 jours.
Kalo minw ye tile bisaba ye, olu filè : kalo / minw / ye / tile / bisaba / ye / olu / filè mois / REL / EQ / jour / 30 / EQ / eux / voici Les mois qui comptent 30 jours sont :
awirili, zuwèn, sètanburu, nowanburu. awirili / zuwèn / sètanburu / nowanburu avril / juin / septembre / novembre avril, juin, septembre et novembre.
Kalo tòw, n’olu ye zanwuye, marisi, mè, zuluye, uti, òkutòburu ni desanburu ye, kalo / tòw / ni / olu / ye / zanwuye / marisi / mè / zuluye / uti / òkutòburu / ni / desanburu / ye mois / autres / si? / eux / EQ / janvier / mars / mai / juillet / août / octobre / et / décembre / EQ Les autres mois, qui sont janvier, mars, mai, juillet, août, octobre et décembre,
olu ye tile bisaba ni kelen de ye. olu / ye / tile / bisaba / ni / kelen / de / ye eux / EQ / jour / 30 / et / 1 / FOC / EQ eux comptent 31 jours.
Dògòkun kelen ye tile wolonwula de ye. dògòkun / kelen / ye / tile / wolonwula / de / ye semaine / 1 / EQ / jour / 7 / FOC / EQ Une semaine compte 7 jours.
Olu tògò ye : ntènèn, tarata, araba, alamisa, juma, sibiri ani dimansi. olu / tògò / ye / ntènèn / tarata / araba / alamisa / juma / sibiri / ani / dimansi leur / nom / EQ / lundi / mardi / mercredi / jeudi / vendredi / samedi / et / dimanche Ils s’appellent : lundi, mardi, mercredi, jeudi, vendredi, samedi et dimanche.
Dimansi bè wele fana kari(don). dimansi / bè / wele / fana / kari(don) dimanche / INAC / appeler / aussi / dimanche(jour) Le dimanche s’appelle aussi « kari(don) ».
Ntènèn ye dògòkun tile fòlò ye, dimansi y’a tile laban ye. ntènèn / ye / dògòkun / tile / fòlò / ye / dimansi / ye / a / tile / laban / ye lundi / EQ / semaine / jour / premier / EQ / dimanche / EQ / son / jour / dernier / EQ Le lundi est le 1er jour de la semaine, le dimanche le dernier.
Juma ye silamèw ka don ye, wajibi don olu ka taa seli misiri la o don. juma / ye / silamèw / ka / don / ye / wajibi / don / olu / ka / taa / seli / misiri / la / o / don vendredi / EQ / musulmans / CONN / jour / obligation / PRES / eux /INJ / partir / prier / mosquèe / à / DEM / jour Le vendredi est le jour des musulmans, ce jour-là, ils sont obligés d’aller prier à la mosquée.
Jumaseli mana jigin, silamè caman bè saraka bò : juma-seli / mana / jigin / silamè / caman / bè / saraka / bò vendredi-prière / HYP / finir / musulman / beaucoup / INAC / sacrifice / offrir Quand la prière du vendredi prend fin, beaucoup de musulmanss offrent des sacrifices :
u bè takula san k’o di garibuw ma, u / bè / takula / san / ka / o / di / garibuw / ma ils / INAC / petit gateau / acheter / CONV / DEM / donner / mendiants / à ils achètent des « takula » (= galettes de mil)
wala u bè warimisènw tila fiyentòw ani faantanw ni nyògòn cè. wala / u / bè / wari-misènw / tila / fiyentòw / ani / faantanw / ni / nyògòn / cè ou / ils / INAC / monnaie-petits / distribuer / aveugles / et / pauvres / entre / l’un l’autre / entre ou bien ils partagent des pièces de monnaie entre les aveugles et les pauvres.
Mali la, mògòw bè baara kè k’a ta ntènèn na k’a ta juma na. Mali / la / mògòw / bè / baara / kè / ka a ta / ntènèn / na / ka a ta / juma / na M. / à / gens / INAC / travail / faire / à partir / lundi / de / jusque / vendredi / à Au Mali, les gens travaillent du lundi au vendredi.
Nka dugubaw kònò sugu kòni bè sigi don o don. nka / dugubaw / kònò / sugu / kòni / bè / sigi / don / o / don mais / villes / dans / marché / RES / INAC / habiter / jour / tout / jour Mais dans les villes, le marché en tout cas a lieu jour par jour.
Forotigi caman bè sibiri ni dimansi k’u ka forow de la. foro-tigi / caman / bè / sibiri / ni / dimansi / kè / u / ka / forow / de / la champ-propriétaire / beaucoup / SIT / vendredi / et / dimanche / passer / leurs / CONN / champs / FOC / à Beaucoup de propriétaires de champs passent le samedi et le dimanche dans leurs champs.
(Abréviations utilisées : AC = marque de prédication de l’accompli ; CONN = connectif entre nominaux ; CONV = connectif entre verbaux ; DEM = démonstratif éloigné ; EQ = marque de prédication non-verbale [équatif] ; FOC = particule de focalisation ; HYP = marque de l‘hypothétique ; INAC = marque de prédication de l’inaccompli ; INACnég = marque de prédication de l’inaccompli négatif ; INF = marque de l’infinitif ; INJ = marque de prédication de l’injonctif ; INST = suffixe verbale indiquant l'instrument qui fait l'action ; PART = suffixe du participe accompli ; PRES = marque de prédicatif non-verbale ; REF = pronom réfléchi ; REL = pronom relatif ; RES = particule à valeur réservative ; SIT = marque de prédication non-verbale )
Bonne lecture !
Herbert
(1) petits gateaux (de mil) qui se vendent le vendredi à l'entrée des mosquées pour les donner aux mendiants et élèves-marabouts.
Guest houses ou hôtels sympathiques au Rajasthan? English translation pending
Bonjour
Nous partons au mois d' août prochain au Rajasthan et nous recherchons des adresses recommandées par les "forumeurs VF" car en général plus sympa que dans les guides papiers et surtout bien plus à jour.
Nous passerons donc par Dehli , Jaipur, Pushkar, Jodhpur, Mount Abu ou les alentours, Ranakpur, Kumbhalgarh, Udaipur , Chittorgarth, Bundi.
Merci beaucoup et n' hésitez surtout pas a nous faire part de vos coups de coeur.
A bientôt.
Nous partons au mois d' août prochain au Rajasthan et nous recherchons des adresses recommandées par les "forumeurs VF" car en général plus sympa que dans les guides papiers et surtout bien plus à jour.
Nous passerons donc par Dehli , Jaipur, Pushkar, Jodhpur, Mount Abu ou les alentours, Ranakpur, Kumbhalgarh, Udaipur , Chittorgarth, Bundi.
Merci beaucoup et n' hésitez surtout pas a nous faire part de vos coups de coeur.
A bientôt.
Retour de Puerto Plata, hôtel Barcelo English translation pending
Bonjour à tous,
Voici le récit de ma semaine sur Puerto Plata pour ceux qui en aurait besoin.
Partis à 2 adultes et 2 ados de Paris le Dimanche 12/02 avec XL Airways. Tout d'abord, FAITES TRES ATTENTION avec cette compagnie à vos excédents bagages ! On a droit à 20 kg PAR BAGAGE ! Le prix est de 10 € par kilo supplémentaire ! Ça chiffre vite...!
Arrivés avec la pluie sur Puerto Plata mais heureux ! L'hôtel est proche de l'aéroport (15/20 min.) ce qui est agréable. Les chambres sont spacieuses et agréables. Penser à demander une chambre communicante si vous avez des enfants ! Le lundi matin, réunion d'information avec la gentille et drôle "Nina" qui nous parle un peu de son pays et nous propose les excursions "incontournables".
Personnellement, m'étant renseignée avant de partir sur les "bons plans excursions", j'avais pris RDV avec Irène, une Suisse HYPER GENTILLE et très à l'écoute, qui travaille pour ALF TOUR (une agence locale très sérieuse) : http://www.alftour.com/index.html Nous nous sommes donc retrouvées le lundi à midi à l'accueil de l'hôtel et nous avons pris nos excursions avec elle (la moitié moins cher et surtout, moins de monde car en mini-bus !) N'hésitez pas à la contacter de ma part (Carole) car nous avons eu un bon échange et un bon contact. Vous pouvez lui envoyer un mail pour lui fixer un RDV. Elle répond à toutes nos questions pendant les excursions, et nous fait rire avec ses petites anecdotes locales !).
Avec elle, nous avons fait l'excursion à JARABACOA (60 $ par personne, la moitié pour les moins de 12 ans). Il s'agit d'une excursion où l'on part le matin et vers 8 h et on revient vers 19 h. Cette excursion permet de voir du "local" ! Tout d'abord, visite d'une fabrique de cigares à Santiago : impressionnant... On peut en acheter et au moins, on sait qu'ils sont bons ! Ensuite, visite d'une poterie : très intéressant et on peut acheter aussi si on le souhaite. Déjeuner dans un très beau ranch en montagne (avec du Wifi ! car rare) et départ pour une très belle ballade à cheval à travers les champs et rivières : sublime ! jusqu'à arriver à une cascade. Au retour, arrêt sur Puerto Plata pour acheter du rhum et café en supermarché (très intéressant au niveau tarif) et Irène nous fait même goûter un gâteau typique et de la canne à sucre ! Une belle journée garantie.
Le lendemain, nous avons fait avec elle l'excursion "Paradise Islande" (immanquable) qui s'appelle aussi "Punta Russia" puisque c'est le village où se situe le point de départ pour l'île. Le prix de de 73 $ par personne, repas (et rhum !) compris. On part vers 8 h et retour vers 16 / 17 h. La traversée se fait à bord d'une barque rapide (contrairement à ceux qui prennent l'excursion par l'hôtel et ont un grand bateau) ; on a bien rigolé ! Il s'agit d'un banc de sable blanc au milieu de l'océan dont la grandeur varie au long de l'année (là, il faisait 1000 m²). C'est SUBLIME ! On peut se faire bronzer, faire des photos, et après, ils nous emmènent faire du snorkling comme je n'avais fait nulle part ailleurs ! On est réellement au milieu des poissons, de superbes poissons ! On nage avec eux, on les carresse, on leur donne à manger, bref, c'est le rêve pour ceux qui aiment !
Sinon, nous avons fait aussi Puerto Plata et Susua par nous mêmes.
Pour Puerto Plata, c'est 20 PESOS par personne en Gwagwa = bus local (une vingtaine de minutes). Il faut se ballader dans les ruelles, voir le marché surtout ! Nous n'avons pas pris le téléphérique car la vue n'était pas dégagée.
Pour Susua, c'est 40 PESOS par personne en Gwagwa (1/2 heure). Nous étions 25 pour 9 places dans ce transport typique !!! Il ne faut pas louper Sosua, c'est somptueux. Nous avons passé toute la matinée et le début d'AM là-bas, sur des transats, en prenant une délicieuse Pina Colada chez JEFF, un rasta haïtien à l'accent canadien hyper sympa ! (bar Black & White). Là, les eaux sont cristallines et on peu manger des huitres, des crevettes, ou des fruis frais sur la plage ! On peut aussi manger une langouste en terrasse et tout ça pour pas grand chose.
Le reste de notre temps a été réparti à profiter de l'hôtel. Un conseil, si vous pouvez, demandez le BLOC 2, c'est le mieux et un des plus calmes ! Dans ce pays, il y a (comme je l'avais également constaté à Punta Cana il y a 7 ans), beaucoup de canadiens et de jeunes américains. Les canadiens sont adorables et respectueux ; quant aux américains, je pense qu'ils se croient tout permis hors de chez eux... Ils crient dans les couloirs à 1 ou 2 h du matin, complètement souls... Hormis ce désagrément, l'hôtel est agréable. Il y a 2 piscines confortables, même si le principe de réserver son matelas dès 9 h du matin ne fait pas partie de ma culture... mais on n'a pas le choix... La nourriture est variée et très bonne. Dommage par contre qu'il n'y ait que très peu d'activités auxquelles les gens participent car les ados "s'ennuient" un peu parfois. Nous avons pu faire du cayak de mer (gratuit sur la plage).
Concernant la plage de l'hôtel, elle est plus jolie l'après-midi car l'eau est clair contrairement au matin. Il faut aller plus sur la gauche de l'hôtel pour avoir de l'eau claire. Les marchands sont la plage sont nombreux mais on peut facilement leur dire non sans qu'ils insistent.
Je pense avoir fait le tour de ce que je voulais mentionner concernant mon séjour. N'hésitez pas à me poser des questions, j'y répondrai avec plaisir si je peux.
Bon voyage à tous ! Les dominicains sont toujours aussi gentils et le rhum toujours aussi bon ;-)
Voici le récit de ma semaine sur Puerto Plata pour ceux qui en aurait besoin.
Partis à 2 adultes et 2 ados de Paris le Dimanche 12/02 avec XL Airways. Tout d'abord, FAITES TRES ATTENTION avec cette compagnie à vos excédents bagages ! On a droit à 20 kg PAR BAGAGE ! Le prix est de 10 € par kilo supplémentaire ! Ça chiffre vite...!
Arrivés avec la pluie sur Puerto Plata mais heureux ! L'hôtel est proche de l'aéroport (15/20 min.) ce qui est agréable. Les chambres sont spacieuses et agréables. Penser à demander une chambre communicante si vous avez des enfants ! Le lundi matin, réunion d'information avec la gentille et drôle "Nina" qui nous parle un peu de son pays et nous propose les excursions "incontournables".
Personnellement, m'étant renseignée avant de partir sur les "bons plans excursions", j'avais pris RDV avec Irène, une Suisse HYPER GENTILLE et très à l'écoute, qui travaille pour ALF TOUR (une agence locale très sérieuse) : http://www.alftour.com/index.html Nous nous sommes donc retrouvées le lundi à midi à l'accueil de l'hôtel et nous avons pris nos excursions avec elle (la moitié moins cher et surtout, moins de monde car en mini-bus !) N'hésitez pas à la contacter de ma part (Carole) car nous avons eu un bon échange et un bon contact. Vous pouvez lui envoyer un mail pour lui fixer un RDV. Elle répond à toutes nos questions pendant les excursions, et nous fait rire avec ses petites anecdotes locales !).
Avec elle, nous avons fait l'excursion à JARABACOA (60 $ par personne, la moitié pour les moins de 12 ans). Il s'agit d'une excursion où l'on part le matin et vers 8 h et on revient vers 19 h. Cette excursion permet de voir du "local" ! Tout d'abord, visite d'une fabrique de cigares à Santiago : impressionnant... On peut en acheter et au moins, on sait qu'ils sont bons ! Ensuite, visite d'une poterie : très intéressant et on peut acheter aussi si on le souhaite. Déjeuner dans un très beau ranch en montagne (avec du Wifi ! car rare) et départ pour une très belle ballade à cheval à travers les champs et rivières : sublime ! jusqu'à arriver à une cascade. Au retour, arrêt sur Puerto Plata pour acheter du rhum et café en supermarché (très intéressant au niveau tarif) et Irène nous fait même goûter un gâteau typique et de la canne à sucre ! Une belle journée garantie.
Le lendemain, nous avons fait avec elle l'excursion "Paradise Islande" (immanquable) qui s'appelle aussi "Punta Russia" puisque c'est le village où se situe le point de départ pour l'île. Le prix de de 73 $ par personne, repas (et rhum !) compris. On part vers 8 h et retour vers 16 / 17 h. La traversée se fait à bord d'une barque rapide (contrairement à ceux qui prennent l'excursion par l'hôtel et ont un grand bateau) ; on a bien rigolé ! Il s'agit d'un banc de sable blanc au milieu de l'océan dont la grandeur varie au long de l'année (là, il faisait 1000 m²). C'est SUBLIME ! On peut se faire bronzer, faire des photos, et après, ils nous emmènent faire du snorkling comme je n'avais fait nulle part ailleurs ! On est réellement au milieu des poissons, de superbes poissons ! On nage avec eux, on les carresse, on leur donne à manger, bref, c'est le rêve pour ceux qui aiment !
Sinon, nous avons fait aussi Puerto Plata et Susua par nous mêmes.
Pour Puerto Plata, c'est 20 PESOS par personne en Gwagwa = bus local (une vingtaine de minutes). Il faut se ballader dans les ruelles, voir le marché surtout ! Nous n'avons pas pris le téléphérique car la vue n'était pas dégagée.
Pour Susua, c'est 40 PESOS par personne en Gwagwa (1/2 heure). Nous étions 25 pour 9 places dans ce transport typique !!! Il ne faut pas louper Sosua, c'est somptueux. Nous avons passé toute la matinée et le début d'AM là-bas, sur des transats, en prenant une délicieuse Pina Colada chez JEFF, un rasta haïtien à l'accent canadien hyper sympa ! (bar Black & White). Là, les eaux sont cristallines et on peu manger des huitres, des crevettes, ou des fruis frais sur la plage ! On peut aussi manger une langouste en terrasse et tout ça pour pas grand chose.
Le reste de notre temps a été réparti à profiter de l'hôtel. Un conseil, si vous pouvez, demandez le BLOC 2, c'est le mieux et un des plus calmes ! Dans ce pays, il y a (comme je l'avais également constaté à Punta Cana il y a 7 ans), beaucoup de canadiens et de jeunes américains. Les canadiens sont adorables et respectueux ; quant aux américains, je pense qu'ils se croient tout permis hors de chez eux... Ils crient dans les couloirs à 1 ou 2 h du matin, complètement souls... Hormis ce désagrément, l'hôtel est agréable. Il y a 2 piscines confortables, même si le principe de réserver son matelas dès 9 h du matin ne fait pas partie de ma culture... mais on n'a pas le choix... La nourriture est variée et très bonne. Dommage par contre qu'il n'y ait que très peu d'activités auxquelles les gens participent car les ados "s'ennuient" un peu parfois. Nous avons pu faire du cayak de mer (gratuit sur la plage).
Concernant la plage de l'hôtel, elle est plus jolie l'après-midi car l'eau est clair contrairement au matin. Il faut aller plus sur la gauche de l'hôtel pour avoir de l'eau claire. Les marchands sont la plage sont nombreux mais on peut facilement leur dire non sans qu'ils insistent.
Je pense avoir fait le tour de ce que je voulais mentionner concernant mon séjour. N'hésitez pas à me poser des questions, j'y répondrai avec plaisir si je peux.
Bon voyage à tous ! Les dominicains sont toujours aussi gentils et le rhum toujours aussi bon ;-)
Presque un mois en Australie: retour d'expérience English translation pending
Bonjour à tout le monde !
Nous voila de retour d'Australie. Un grand merci aux membres du forum qui nous ont aidé dans la préparation de notre voyage et surtout un GRAND merci à ceux qui nous ont recommandé la Tasmanie.
Je vous soumets donc mon feedback global sur ce séjour et espère que cela répondra aux futures questions de voyageurs.
Pour plus d'info, les titres sont cliquables et renvoient sur mon blog, avec photo et commentaires...
Itinéraire : Arrivée à Sydney - 3 jours Tasmanie - 9 jours Port Arthur Parc naturel de Freycinet Bay of Fires Tamar Valley Strahan Hobart De Melbourne à Sydney - 9 jours Melbourne Great Ocean Road Twelves Apostles Phillip Island Wilson Promontory Jervis Bay Encore Sydney 2 jours
Période : De mi Janvier à début Février 2012
1. Arrivée à Sydney Après une nuit d'avion Qantas très confortable, nous arrivons en fin de matinée à Sydney avec le ciel bleu et la chaleur. Nous avons dormi dans un hotel de Kings Cross. Censé être le quartier chaud de Sydney, ça reste très mignon par rapport à d'autres quartiers rouges dans le monde, pas de problèmes particuliers. 3 Nuits à 100AUD. Premier jour, ballade autour de l'opéra, the rocks, circular quay et le parc de Macquarie à côté de l'opéra. Début de soirée, cinéma en plein air face au CBD et à l'opéra. Deuxième jour, journée à Bondi et ballade jusqu'à Bronte par la corniche, superbe. Fin de journée sur la plage à regarder les surfeurs. Troisième jour, ferry pour Manly et journée à la plage encore mais le temps n'est pas terrible.
2. Tasmanie Vol pour Hobart par Jetstar parfait. Arrivés à Hobart, on récupère le van chez Tasmania Camper Van. Un mercedes quasi neuf, tout équipé en électronique, diesel (plus cher qu'essence), avec toilettes, douche, kitchenette. Total pour 9 jours : 1400AUD avec l'assurance stress free (pas de deposit et pris en charge 100%). Avec cela, on est paré pour le tour de l'île.
Port Arthur : on fait la croisière autour de la péninsule de Tasman. Super journée ! Parc naturel de Freycinet : Magnifique parc, un de nos meilleurs souvenirs. Surtout s'arreter à la honeymoon bay. Bicheno : on voulait aller aux pingouins, mais cher et pas beaucoup de petits oiseaux, donc on a filé à l'étape suivante. Bay of Fires : superbe plage et très belles couleurs. Vallée de Tamar : coupure sur la route de Strahan. Mais les activités ornithorynques et hypocampes ne valent pas le coup de s'arreter, on a été un peu déçu. Strahan : jetboat à la poursuite du train, très bien. croisière sur la rivière gordon, très joli aussi mais domage que l'on ne marche pas plus longtemps dans la foret primaire. Lac St Clair : on s'y est arreté mais pas longtemps.
3. De Melbourne à Sydney Vol pour Melbourne par Jetstar, retard de 2 heures. A Melbourne hotel vers Victoria Street pour 90AUD propre. Le tramway est direct vers le CBD et St Kilda. On a pas trop aimé Melbourne, peut etre à cause du temps. Par contre pouvoir voir les pingouins sans sortir un dollar et face au CBD c'est génial ! Location d'un van chez Jucy pour 800AUD pour 9 jours mais avec une kitchenette de base, on va l'utiliser pour dormir seulement. Cette voiture roule plutot vite cela change du mercedes. On a pu dormir dans des campings gratuits pendant la totalité de ce trajet sauf à Jervis Bay une nuit (parc naturel) et twelves apostles (camping municipal). Torquay : ville des surfeurs, bells beach. Pas mal mais sans plus. Par contre il y a pleins de kangourous dans les champs. Great Ocean Road : une journée entière sur la route pour s'arreter dans les points de vues et surtout à Kennett River en remontant la route dans la foret pour voir pleins de koala (on était tout seul). Twelves apostes : impressionnant, surtout faire toute la marche la ou il y a moins de monde pour avoir un autre point de vue sur les falaises. Phillip Island : grosse attraction de touristes on nous avait dit. C'est le cas. On a pas vraiment de soucis à se meler à la foule en général mais je comprends que cela gène beaucoup de voyageurs. Après 30 minutes et le froid, il n'y a quasiment plus personne, si on va vers la passerelle VIP sur le côté, il y a pleins de pingouins qui remontent tranquillement de la plage en groupe (parade). Super soirée, on a adoré on est parti les derniers (les rangers nous ont dit qu'ils éteignaient la lumière). Wilson Prom : superbes plages, beaucoup de chemins fermés par les inondations, mais quelle beauté ! On a pas dormi au camping mais on a bien utilisé les installations, c'est très propre. Jervis Bay : endroit cher par rapport aux autres, mais le parc naturel est très beau avec une grande diversité d'oiseaux (pleins de perroquets dans les arbres on s'entend pas) et des kangourous pas farouches.
Au final, on a adoré ce premier voyage en australie. Premier, car on y a pris gout et on espère la prochaine pouvoir faire un itinéraire de Darwin à Uluru. On avait nos billets pour Uluru mais un problème administratif nous a obligé à rentrer en urgence en Chine. Quelle frustration de ne pas avoir vu le désert, de s'etre cantonné aux cotes...
Le cout de la vie, la qualité inférieure des restaurants moyenne gamme en général (de l'industriel dans l'assiette) nous ont un peu déçu. Mais la gentillesse des australiens, la faible densité de population, la sensation de LIBERTE sur les routes australiennes, la nature unique et partout, le respect de celle-ci, la propreté, etc. tout cela nous fera revenir vite.
Quelques photo en bonus !
Nous voila de retour d'Australie. Un grand merci aux membres du forum qui nous ont aidé dans la préparation de notre voyage et surtout un GRAND merci à ceux qui nous ont recommandé la Tasmanie.
Je vous soumets donc mon feedback global sur ce séjour et espère que cela répondra aux futures questions de voyageurs.
Pour plus d'info, les titres sont cliquables et renvoient sur mon blog, avec photo et commentaires...
Itinéraire : Arrivée à Sydney - 3 jours Tasmanie - 9 jours Port Arthur Parc naturel de Freycinet Bay of Fires Tamar Valley Strahan Hobart De Melbourne à Sydney - 9 jours Melbourne Great Ocean Road Twelves Apostles Phillip Island Wilson Promontory Jervis Bay Encore Sydney 2 jours
Période : De mi Janvier à début Février 2012
1. Arrivée à Sydney Après une nuit d'avion Qantas très confortable, nous arrivons en fin de matinée à Sydney avec le ciel bleu et la chaleur. Nous avons dormi dans un hotel de Kings Cross. Censé être le quartier chaud de Sydney, ça reste très mignon par rapport à d'autres quartiers rouges dans le monde, pas de problèmes particuliers. 3 Nuits à 100AUD. Premier jour, ballade autour de l'opéra, the rocks, circular quay et le parc de Macquarie à côté de l'opéra. Début de soirée, cinéma en plein air face au CBD et à l'opéra. Deuxième jour, journée à Bondi et ballade jusqu'à Bronte par la corniche, superbe. Fin de journée sur la plage à regarder les surfeurs. Troisième jour, ferry pour Manly et journée à la plage encore mais le temps n'est pas terrible.
2. Tasmanie Vol pour Hobart par Jetstar parfait. Arrivés à Hobart, on récupère le van chez Tasmania Camper Van. Un mercedes quasi neuf, tout équipé en électronique, diesel (plus cher qu'essence), avec toilettes, douche, kitchenette. Total pour 9 jours : 1400AUD avec l'assurance stress free (pas de deposit et pris en charge 100%). Avec cela, on est paré pour le tour de l'île.
Port Arthur : on fait la croisière autour de la péninsule de Tasman. Super journée ! Parc naturel de Freycinet : Magnifique parc, un de nos meilleurs souvenirs. Surtout s'arreter à la honeymoon bay. Bicheno : on voulait aller aux pingouins, mais cher et pas beaucoup de petits oiseaux, donc on a filé à l'étape suivante. Bay of Fires : superbe plage et très belles couleurs. Vallée de Tamar : coupure sur la route de Strahan. Mais les activités ornithorynques et hypocampes ne valent pas le coup de s'arreter, on a été un peu déçu. Strahan : jetboat à la poursuite du train, très bien. croisière sur la rivière gordon, très joli aussi mais domage que l'on ne marche pas plus longtemps dans la foret primaire. Lac St Clair : on s'y est arreté mais pas longtemps.
3. De Melbourne à Sydney Vol pour Melbourne par Jetstar, retard de 2 heures. A Melbourne hotel vers Victoria Street pour 90AUD propre. Le tramway est direct vers le CBD et St Kilda. On a pas trop aimé Melbourne, peut etre à cause du temps. Par contre pouvoir voir les pingouins sans sortir un dollar et face au CBD c'est génial ! Location d'un van chez Jucy pour 800AUD pour 9 jours mais avec une kitchenette de base, on va l'utiliser pour dormir seulement. Cette voiture roule plutot vite cela change du mercedes. On a pu dormir dans des campings gratuits pendant la totalité de ce trajet sauf à Jervis Bay une nuit (parc naturel) et twelves apostles (camping municipal). Torquay : ville des surfeurs, bells beach. Pas mal mais sans plus. Par contre il y a pleins de kangourous dans les champs. Great Ocean Road : une journée entière sur la route pour s'arreter dans les points de vues et surtout à Kennett River en remontant la route dans la foret pour voir pleins de koala (on était tout seul). Twelves apostes : impressionnant, surtout faire toute la marche la ou il y a moins de monde pour avoir un autre point de vue sur les falaises. Phillip Island : grosse attraction de touristes on nous avait dit. C'est le cas. On a pas vraiment de soucis à se meler à la foule en général mais je comprends que cela gène beaucoup de voyageurs. Après 30 minutes et le froid, il n'y a quasiment plus personne, si on va vers la passerelle VIP sur le côté, il y a pleins de pingouins qui remontent tranquillement de la plage en groupe (parade). Super soirée, on a adoré on est parti les derniers (les rangers nous ont dit qu'ils éteignaient la lumière). Wilson Prom : superbes plages, beaucoup de chemins fermés par les inondations, mais quelle beauté ! On a pas dormi au camping mais on a bien utilisé les installations, c'est très propre. Jervis Bay : endroit cher par rapport aux autres, mais le parc naturel est très beau avec une grande diversité d'oiseaux (pleins de perroquets dans les arbres on s'entend pas) et des kangourous pas farouches.
Au final, on a adoré ce premier voyage en australie. Premier, car on y a pris gout et on espère la prochaine pouvoir faire un itinéraire de Darwin à Uluru. On avait nos billets pour Uluru mais un problème administratif nous a obligé à rentrer en urgence en Chine. Quelle frustration de ne pas avoir vu le désert, de s'etre cantonné aux cotes...
Le cout de la vie, la qualité inférieure des restaurants moyenne gamme en général (de l'industriel dans l'assiette) nous ont un peu déçu. Mais la gentillesse des australiens, la faible densité de population, la sensation de LIBERTE sur les routes australiennes, la nature unique et partout, le respect de celle-ci, la propreté, etc. tout cela nous fera revenir vite.
Quelques photo en bonus !
Que pensez-vous de cet itinéraire de quatorze jours dans l'Ouest américain? English translation pending
Bonjour à tous !
Voila ce que je planifie comme road trip. Qu’en pensent les connaisseurs ? Des avis sur la question ?
Je précise que j’ai déjà fait (enfin en partie bien sûr ) la parties plus à l’ouest ( L A, Sanfransico, Grand canyon …)
J1 Denver
J2 Denver-cheyenne
J3 cheyenne-custer
J4 custer – deadwood
J5 deadwood- sheridan
J6 sheridan-cody
J7 cody- yellowstone
J8 yellowstone
J9 yellowstone- jackson
J10 jackson- vernal
J11 vernal-moab
J12 moab
J13 ??? ( je ne sais pas où faire étape si je suit cette itinéraire )
J14 Denver ( il me semble que c’est plus économique pour l’avion de repartir par la ville d’arrivée )
Merci à tous ceux qui veulent bien me faire profiter de leur regard critique sur ce road trip et à tout ceux sui partagent et font vivre ce forum ;)
Voila ce que je planifie comme road trip. Qu’en pensent les connaisseurs ? Des avis sur la question ?
Je précise que j’ai déjà fait (enfin en partie bien sûr ) la parties plus à l’ouest ( L A, Sanfransico, Grand canyon …)
J1 Denver
J2 Denver-cheyenne
J3 cheyenne-custer
J4 custer – deadwood
J5 deadwood- sheridan
J6 sheridan-cody
J7 cody- yellowstone
J8 yellowstone
J9 yellowstone- jackson
J10 jackson- vernal
J11 vernal-moab
J12 moab
J13 ??? ( je ne sais pas où faire étape si je suit cette itinéraire )
J14 Denver ( il me semble que c’est plus économique pour l’avion de repartir par la ville d’arrivée )
Merci à tous ceux qui veulent bien me faire profiter de leur regard critique sur ce road trip et à tout ceux sui partagent et font vivre ce forum ;)