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Retour de croisière: c'est général ou bien...? English translation pending
by Laurencewill · 2011-02-05 · 60 replies
Voila je voulais vous faire part de mon ressentie depuis notre retour de croisière, je n'arrive pas a décrocher de cette magnifique semaine que nous avons passé. Le matin je me dit, tient ils sont a savone, tiens ils sont a palerme, tous les midi du boulot un petit regard sur la webcam pour voir la météo .. Bref je n'arrive pas a raccrocher le monde réel 😎😎😎 Dailleurs nous n'etions pas rentré depuis 48h que je regardait deja pour la prochaine croisière qui ne serra surement pas avant 2012, MON dieux que cela va etre longggggggggggg Bref pour savoir si vous etes comme moi au retour ou si je suis definitivement perdue 😉😉😉
Canada en sac à dos en mars 2011: bus, train...? English translation pending
by Nadou06540 · 2010-12-14 · 10 replies
Bonjour,

Nous sommes un couple qui souhaitons tenter l'expérience du sac à dos au canada... malheureusement les seules vacances qui nous seraient possibles sont en Mars.

Je ne sais pas trop comment organiser le voyage ne connaissant pas trop le pays en situation neigeuse: bus, train, etc...

J'aimerais bien pouvoir accéder aux grands espaces mythiques, mais en sac à dos est-ce possible?? Je n'ai trouvé aucune carte référençant les lignes de bus possibles (nous partirons et devront revenir à Montréal): où puis-je trouver cette info? Au niveau du logement on m'a parlé des motels: sont-ils accessibles avec les bus?

Enfin on m'a parlé de la possibilité de prendre l'avion entre les villes pour pas cher: cette solution est-elle vraiment économique??

Je vous remercie par avance pour vos conseils et/ou expériences!!

Nadège
Marche de Saint Jacques De Compostelle au départ du Puy en Velay en avril English translation pending
by Hutereau · 2010-11-17 · 35 replies
J'aimerais faire la marche de Saint jacques de compostelle, en démarant le 2 avril de Puy en Velay, j'ai 52 ans, et je désire faire cette marche avec mon chien. J'aimerai savoir si les gites d'étapes acceptent facilement les chiens sur cette voie. Ou vaut-il mieux que je prenne une tente. J'aimerai faire cette marche relax, et aimerait savoir quel est le budget qu'il faudrait envisager. Je vous remercie d'avance pour les renseignement🙂
Voyager en van aménagé avec deux enfants en Nouvelle-Zélande? English translation pending
by Phino · 2009-10-29 · 11 replies
Bonjour,

Nous envisageons de louer un campervan pour notre voyage de 6 semaines en Nouvelle-Zélande, mais comme nous sommes 4, je me demande si les espaces de rangement serons suffisants pour caser toutes nos affaires?!!?

J'aimerais avoir l'avis de personnes ayant voyagé en campervan !!

Merci!
Hôtel à Las Vegas? English translation pending
by Piet013 · 2009-05-15 · 63 replies
bonjours comme vous le savez je prépare un itinéraire après avoir fait en partie los angeles je suis sur las végas. j'avais l'intention d'y rester 1 jour et 2 nuit . pour l'hotel j'avais l'intention de mettre 100 dollars par personne, donc 200 dolars par chambre. (Nous aurons 2 chambre avec 2 personnes dans chacune d'elle). qu'el hotel me conseilerez vous? sur le trip 😉 merci
Mauvais souvenir de Thaïlande: la gale English translation pending
by John1986 · 2009-04-29 · 23 replies
Bjr à tous,

Après plusieurs voyages en Thaïlande, dont le derniers de 6 mois sur Bangkok, je me suis malheureusement choppé une saloperie... Comme quoi faut tjrs faire attention : et quel est cette saloperie et bien c'est la GALE : la gale est un acarien ou minuscule araigné(0.5mm) qui cruise des petits tunnel sous votres peau pour y pondre ses oeufs. entre le moment de la premiere contamination jusqu'au premiers symptomes (très forte demangaison et appariton de point rouges) il faut +- 2 à 3 semaines, donc je me suis choper ça lors de ma dernieres semaines(cool moi qui suis resté 6 mois a bkk), j'avais été la semaine passé pour prise de sang a l'hosto de bruxelles, verdict : santé impecable, mais me suius choper "la gale", cet acarien se transmet très facilement, au niveau contact de la peau prolongé(realtion sexuelle), drap de lit mal propre(dans une Guest house par exemple) ou l'esseyage d'un vetement dans un marché ou centre commercial qui avais été contaminé. Je ne cherche nulement a lancer une polémique mais juste dire de faire quand meme attention... le traitement dure 5 jours(étalage de creme sur tous le corps 2 x par jours : je donerai un petit commentaire a la fin de ce traitement.

Bon tous cela ne m'empechera pas de repartir ds 1mois et demi.

merci
Envoyer un colis de Rouen à Casablanca English translation pending
by Titonnes · 2009-01-15 · 18 replies
bonjour a tous

j'aimerai envoyer un colis d 50 kg au maroc je cherche un moyen de tranport pour envoyer ce colis il y a des bus mais je sais pas ou me renseigné si un particulier peu me prendre ce colis en participants je serai tres ravi j'attends vos réponse merci
Photos de l'hôtel Club Amigo Holguin English translation pending
by Guylou1664 · 2009-01-09 · 47 replies
Voici comme promis des photos du Amigo de la section des bungalows à la demande de plusieurs.

Photos 1 à 7 c'est de la chambre.

Photos 9 à 20 section bungalows.

Bon visionnement en attend les autres que je vous prépare tout de suite.

Guylou1664
Hôtel Melia Las Dunas English translation pending
by Isacat · 2008-11-05 · 18 replies
Est-ce qu'il y a des gens qui sont de retour de cet hôtel?

Venez-nous faire un petit résumé? Est-ce qu'il y a encore des gens qui se sont fait voler des choses dans leurs chambres ou sur leurs balcons?

Merci à l'avance
Avoir marre de voyager en tour du monde? English translation pending
by Vladi · 2008-10-27 · 27 replies
Bonjour,

Ma question s'adresse à ceux qui ont fait ou qui sont en train de faire un TDM ou un très long voyage.

Je pars faire un TDM avec mon chéri pendant 16 mois et je voudrais savoir si c'est fréquent d'en avoir marre au bout de plusieurs mois de voyager? Est-ce que les conditions de vie précaires lors d'un voyage routard, la fatigue, les mauvaise conditions climatiques etc peuvent changer vos envies de long voyage😕?

J'ai déjà voyagé routard dans des pays étrangers (camping sauvage, auto stop etc) pendant plusieurs semaines mais jamais pendant plusieurs mois.....Je pense être une aventurière mais je reste quand même une fille....😛

J'attends vos témoignages avec beaucoup d'impatience!

Vladi
Cherche recette de l'apfelkuche (gâteau) Suisse English translation pending
by Lorraine78 · 2008-09-19 · 4 replies
Bonsoir, Je cherche depuis un moment maintenant la recette de "l'Apfelkuche", gâteau que nous dégustons après les dures journées de ski dans l'Oberland Bernois .....😎 😉 Cette pâtisserie est servie chaude avec une sauce vanillée qui s'apparente à une crème anglaise. Merci par avance A bientôt Lorraine78
Beaucoup d'hésitation sur mon parcours dans l'Ouest américain English translation pending
by Mayflower · 2008-09-18 · 13 replies
re-bonjour, c'est encore moi. D'habitude je fais mes parcours en deux coups de cuillère, mais là je galère ! Pourtant ce n'est pas faute d'en avoir fait pour moi-même, mais j'en réalise aussi pour la famille et les amis, mais là ....

Nos vols sont nice-san diego (24 novembre) et los angeles - nice (30 décembre) 31 jours delocation de voiture (du 27/11 au 28/12)

Je n'arrive pas à me décider. Voilà ce que j'envisageais: nice-san diego et on reste 2 jours sur place san diego (on récupère la voiture à 10h) et là j'hésite déjà: la Côte ou direct le désert ? en fait j'avais prévu l'itinéraire en longeant la frontière pour faire Saguaro et Organ Pipe, mais vue ce que je viens de lire sur le site des parcs ça ne m'emballe plus autant de longer la frontière (en plus ma copine qui vit à SD me l'a un peu déconseillé). Et eventuellement pousser jusqu'au texas (pour faire guadalupe mts NP) mais bon ça a pas l'air terrible. Ensuite on devait remonter pour faire petrified, canyon de chelly, monument valley, monter sur Moab et redescendre les 5 fabulous. Je schématise mais c'est en gros ce qu'on voulait faire puis LV descendre sur Palm Springs faire Joshua aller à SD au moins 1 semaine finir 2 jours à LA

Mon autre plan était depuis SD, de partir sur la Côte Pacifique (aller, par étapes) jusqu'à Monterey, puis faire Kings Canyon + sequoia, death valley, soit Moab, soit grand canyon, etc... Bref finir ds le sud de l'Arizona (Tucson) et revenir par phoenix pour retourner en californie.

Je ne sais pas si vous avez tt suivi, mais JE TOURNE EN ROND, 😕 je suis bloquée alors que j'ai plus de jours de voyage que d'habitude. Nos impératifs sont: SD - LV - LA (à la fin) un max de parcs car on adore

Voilà, donc si vous avez des idées, merci pour votre aide, car je vais craquer !
Retour du Pérou du 11 juillet au 21 août 2008 English translation pending
by Dondetevas · 2008-08-23 · 11 replies
Bonjour a tous

Je reviens du Perou ou j'ai passé plus de 5 semaines.... comme ce site m'a beaucoup aidé dans la préparation de mon périple a mon tour de vous faire partager quelques infos qui pourront peut etre vous etre utiles :

Dans les endroits peu touristiques, il peut etre difficile de trouver un lieu ou prendre un petit dej continental... pas de panique rendez vous sur les marches dans la section des jus... en general ils ne proposent pas de café ou de thé mais si vous leur demandez ils se debrouillent pour vous en trouver... en revanche vous trouverez des cakes et des jus de fruits ou des salades de fuits extraordinaires... Une chambre double au Perou c'est une chambre avec deux petits lits une chambre matrimonial grand lit

Le menu - une soupe plus un plat entre 2.5 et 5 NS

Lima : Logement Hotel Espana - 20 NS sdb commune mais propreté bof bus vers Nazca de nuit cie civa 30 NS

Nazca : Hotel Guadaloupe (pas très loin du terminal terrestre, pratique quand on trimbale les gros sacs...) san martin 225 25 NS double sdb commune propre et magnifique patio pour prendre des petits dej et personnel tres sympa En revanche ne pas hésiter a négocier les tours... notamment les lignes de Nazca si vous ne pouvez pas les survoler en avion, aller jusqu'aux lignes de Palpa bien plus jolies que les lignes du mirador, visite du musée de maria reiche interessant bus civa de nuit 40 NS

Arequipa : Hotel Santa Catalina c/ santa catalina 500 tel : (054) 22 17 66 possibilité de laver son linge, hotel super propre, personnel adorable 30 NS la double sdb commune, petit dej possible, possibilité de faire sa cuisine Il propose un tour au canon de colca a 20 dollards super !!!! S'éloigner de la plaza de armas dans la rue bolognesi menus a 2.5 NS Bus san cristobal del sur 15 NS

Puno : Residencia Illary lambayeque 318 tel 35 58 78 15 NS avec sdb la double tout neuf super propre pas de petit dej possible Pour visiter les iles n'hesitez pas a contacter Olga qui est absolument adorable et vous organise un tour Amantani / Taquille genial vous logez chez sa maman.... grand moment de bonheur son mail olga_yina@hotmail.com sinon son QG est l'hotel Cricarlet a Puno 75 NS le tour pour deux jours tout compris

Cuzco : Miradorcito hospedaje 35 NS la double sdb commune c/tandapata pasnapacana 100 san blas tel 23 76 97 pas de petit dej mais je vous conseille la boulangerie el buen pastor pour aller dejeuner...

Pour aller au macchu : Nous avons decide de partir de ollantaytambo car les prix des billets sont moins chers que depuis Cusco Aller acheter ses billets de train a la gare de Wanchaq prix des billets 210 NS aller/retour prendre un combi pour ollantaytambo 7 NS nous avons reserve un hotel pour le retour dans ce village hospedaje las portadas c/ principal tel : 20 40 08 - 30 NS sdb commune Nuit a aguas calientes - Hotel el inca super bruyant et pas tres clean... 40 NS la double avec sdb c/ Wiracocha tel (084) 21 10 08 ne pas hésiter a negocier... on nous proposait la chambre a 70 NS au depart !!!!! Le bus pour monter au MP 40 NS aller et retour - Ne faites pas comme nous prenez vos billets avant de faire la queue pour prendre le bus Entrée au MP 122 NS Bus Molina 30 NS

Andahuaylas : Hotel delicias c/ Ramos 525 chambre double avec sdb 35 NS accueil tres aimable chambre propre Bus los chankas 35 NS

Ayacucho : Hotel Samary c/ callas 329/335/341 tel (066) 31 85 75 - 30 NS la double sdb commune tres bon accueil et le proprietaire donne volontier des infos sur les sites a voir possibilite de laver son linge et de l'étendre sur une terrasse bus molina 35 NS

Huancayo : La casa de la abuela un peu excentré mais petit dej excellent... un peu chers tout de meme mais endroit delicieux av Giraldez 691 tel (064) 22 33 03 Dortoir 20 NS par personne petit dej compris bus turismo central 35 NS

Huanuco : Hotel cuzco... pas terrible pas d'eau chaude 30 NS apres negociation Pour rejoindre Huaraz... aller a la Union soit en bus 7 h du matin soit en taxi 30 NS par personne le lendemain prendre le bus de 4 h du matin pour Huaraz "el rapido" 15 NS Oui je sais c'est un peu galère comme plan mais ca evite de passer par Lima

Huaras : Caroline lodge... demander a loger chez Rex beaucoup plus calme urb avitentel (043) 42 25 88 50 NS petit dej compris sur une magnifique terrasse avec vue sur les montagnes Si vous allez au lac de llanganuco prenez un taxi collectif c'est le meme prix que le combi sauf que c'est plus rapide et moins tape cul Bus movil tour 50 NS avec bus semi cama... si vous voyagez de nuit prenez ces bus ils sont un peu plus chers mais on y dort super bien... nous nous essayons toujours d'avoir la place 1 et 2 car pas de passage donc on est super tranquille pour dormir

Trujillo :en arrivant a trujillo nous avons pris un combi ( 1 ns) pour Huanchaco et avons logé au Naylamp av victor Larco 1420 tel (044) 46 10 22 super hotel avec patio de reve et petit dej super propre et personnel super gentil 40 NS avec sdb Patisserie de reve en face del muelle Happy days - patisserie faite maison par une hotesse merveilleuse... a ne manquer sous aucun pretexte bus linea 30 NS

Cajamarca : Les hotels sont hors de prix... Hotel el prado.. a éviter absolument personnel peu aimable et hotel moisi... et super cher 70 NS la double avec sdb négociée a 50 NS mais... sur la plaza de armas Hostal Plaza c/ amalia Puga 669 tel 36 20 58 double sans sdb 25 NS les salles de bain commune sont un peu defraichies mais cela reste correct personnel super gentil

Chiclayo : Hostal tumi de oro Prado 1145 - 45 NS avec sdb propre mais personnel moyennement aimable

Voila si vous avez des questions, n'hésitez pas je suis a votre disposition...
Achat de matériel de camping à Las Vegas English translation pending
by Ceyanne · 2008-05-20 · 13 replies
Bonjour à tous! Je viens de lire une discussion sur les possibilités d'achats de matériel de camping à SF. Je me demandais si vous connaissiez des magasins sur Las vegas pour acheter quelques trucs pour le camping : je pense notamment à des matelas en mousse pour mettre dans la tente, une glacière en toile isotherme. D'ailleurs, que me recommandez-vous comme équipement à emporter ? comme équipement à acheter sur place ?

merci 🙂
Açores cet été en routards English translation pending
by Sylfires · 2008-03-10 · 37 replies
Bonjour, Ca y est c'est quasi décidé, cet été, ce sera les Acores. Mais cette destination qui a l'air terrible (nature, sauvage, préservée...) à son revers de la médaille pour préparer un voyage, on ne trouve peu d'info (Web et guide).

Je suis à la recherche d'un maximum de conseils et de bons plans de la part de tous (j'ai déja lu tout ce qu'on pouvais sur cette destination sur ce forum et internet, mais bon, j'demande toujours!)

Nous sommes un couple désirant y aller 20-25 jours (mi-juillet mi aout 2008) avec le sac-à-dos, la tente, le réchaud... Roots quoi!

Nous sommes près à louer une voiture ou scooter s'il la taille de l'île ou le nombre de lieu magnifique le nécessite (à ce que j'ai cru, surtout sur San Miguel). Nous y allons pour y faire de la randonnée (trekking), visite, et repos baignade dans l'océan et les piscines naturelles.

Quelles sont les îles plutôt à préconiser? (on a tout de même près d'un mois)

Se déplacer sur les îles est-il "facile"? bus, taxi, stop...

pour se déplacer d'île en île: avion? bateau? (nous pensions arriver sur San Miguel, y rester un peu prendre un avion vers le groupement d'île centrale, se déplacer d'ile en île en bateau) puis rejoindre Flores en avion: J'ai cru voir une histoire d'Azores Air Pass, mais j'ai pas tout compris: où peut-on l'avoir?)

Les randonnées sur les îles sont-elles faciles? Balisages? GPS préconiser? l'ascension du Pico est-elle réalisable facilement (nous avons fait de nombreuse étape du GR20 l'an passé)

Pour dormir sur les ïles: le camping sauvage est-il autorisé?interdit? facile? peut-on demander un lopin de terre à un habitant histoire de planter une tente? Trouve t-on des camping "facilement"? J'ai trouvé un site internet qui répertorie des "gites" ou maison chez l'habitant? trouve s'en t-on facilement? est-ce cher?.. Enfin, de nombreuse questions quoi!! Si vous avez des réponses (même à des questions non citées, (j'oublie par exemple la plongée, le Whale watching...) ) n'hésitez surtout pas, nous prenons tous les bons plans et idées!!!

Merci bien, Cordialement, SYLVAIN

sylvain_nicaisse@yahoo.fr

(nous pouvons renseigner sur la Corse, ou encore les voyages à vélo type cyclotourisme avec sacoche, tentes... en France)
Recherche un hôtel précis dans la Death Valley English translation pending
by Lamarche · 2008-02-23 · 14 replies
Bonjour,

Je suis allé l'an passé a l'hôtel "Furnace Creck ranch" motel sur la 190 HYW dans la vallée de la mort; je me souviens en partant, dans la direction de Las Vegas, a quelques kilomètres, d'un hôtel au milieu d'une palmeraie qui dominait toute la région. Très chic avec un jardin sublime; mais impossible de savoir le nom de cet hôtel??? quelqu'un connait il cet endroit? Je vous en remercie par avance JP
Intérêt de Luang Prabang? (Laos) English translation pending
by Helap58 · 2008-02-19 · 36 replies
Bonjour! Je pars dans moins d'une semaine pour l'Asie du Sud est avec mon amie pour 35 jours! J'ai trop hâte!! C'est notre baptème de l'Asie. Nous arrivons à Bangkok et repartons d'Hanoi, mais entre les 2, notre itinéraire est encore un peu flou mais nous aimerions en voir le plus possible comme de raison. Mon problème est le suivant: mon amie a parlé avec des voyageurs qui lui ont dit qu'on ne pouvait absolument pas manquer de visiter Luang Prabang au Laos. Le Laos n'était pas prévu dans notre itinéraire et la, il faudrait faire Bangkok-Luang Prabang et Luang-Prabang- Siem Reap en avion, tout ça pour aller passer 3-4 jours au Laos. La question qui tue: est-ce que cela vaut vraiment la peine d'apres vous?? En gros notre itinéraire c'est Bangkok, - région de Pattaya (surement Ko chang), peut etre Luang Prabang :P, Siem Reap au cambodge, Phnom Penh, Delta du Mékong, Ho chi minh ville, HoI an, Hué, Baie de Along et hanoi. J'aimerais avoir vos avis sur Luang Prabang... Merci! Helap58
Onze jours en Thaïlande English translation pending
by Bibiline · 2007-10-06 · 13 replies
Salut à tous,

Nous recherchons des conseils pour un premier voyage en thailande (courant janvier février) d'une durée approximative de 11 jours sur place. Nous souhaiterions en particulier savoir où se trouvent les plus beaux vestiges de temples, puis les plus beaux paysages ainsi que les plus belles plages et fonds marins (pour snorkling). En bref le meilleur de la thai mais assez authentique !!!!! Merci d'avance pour vos infos.
Algérie: drague sur l'internet? English translation pending
by Paloma1 · 2007-07-06 · 120 replies
J'ai été témoin d'un évènement qui m'a quelque peu bouleversé, qui l'aurais été beaucoup grandement si cela avait été ma fille. J'aimerais vous en faire part.

Je ne suis pas de nature raciste et je respecte le mode de vie de chacun, tant qu'il ne contrevient pas au mien ou à celui de mes proches.

Une jeune fille début vingtaine achète un billet d'avion Montréal - Alger. Elle n'est pas certaine de la date de retour. Elle voyage seule. C'est la première fois qu'elle quitte le Canada. Chose étant assez rare, on s'informe un peu plus...

Elle a fait la connaissance d'une jeune algérien sur le net 4 mois auparavent et va maintenant le rejoindre là-bas pour se marier avec lui. Elle ne l'a jamais rencontré en personne, si non que par la caméra web, mais elle semble en amour et pleine d'enthousiasme. Elle n'est pas trop trop au courant des procédures de voyage, en étant à son premier et ne semble pas non plus à l'affût des moeurs et coutumes de ce pays musulman, à par ce que le garçon lui a raconter. Selon ses dires, sa famille organise et pait tout pour la noce, etc etc... Il lui enverra de l'argent pour payer une partie du billet, car elle n'a pas suffisamment d'argent.

Sommes-nous dans le champs ma collègue et moi pour être offuquée de ce scénario ? Mais il me semble que c'est une attrappe scandaleuse. Pauvre petite !.. Il me semble qu'elle s'embarque dans une aventure incensée.

J'ai beaucoup voyagé, entre autre en Tunisie et au Maroc, qui ressemblent sensiblement à l'Algerie. J'ai eu des copains algériens qui étaient de très bonnes personnes et que j'adorais, mais bon sang !... Le comment se passe cet "idylle", me bouleverse. J'ai communiqué avec des gens de l'étranger sur le net moi aussi, mais en gardant toujours mes distance. J'ai eu des "petis copains" lors de mes nombreux séjours à l'étrangers, mais sans jamais les marier ou me laisser convaincre de les ramener dans mon pays le Canada.

Je trouve cela triste que de jeunes femmes se laissent attirer dans des pièges comme cela, s'il en est un.

J'espère me tromper pour cette jeune fille et que tout se passe pour le mieux pour elle. Si c'était ma fille, car je suis maman d'une adolescente, je crois que j'aurais TOUT fait pour l'empècher de faire ça, mais les parents n'ont peut-être pas tous les même moyens de conviction.

J'aimerais avoir votre opinions sur ce sujet. Algériens !.. exprimez-vous, vous aussi. Je désire lire votre point de vue.
Itinéraire de dix-huit jours en Australie: que sacrifier? English translation pending
by Bedo · 2007-03-19 · 24 replies
Bonjour,

J'ai besoin de vos avis eclairés! je pars en australie le 22 mai, j'arrive a Sydney le 24 mai. j'y reste 18 jours. J'ai parcouru le forum, lu le LP, suis allé sur divers sites web et voila au final ce que j'aimerais visiter une fois la bas. Hélas, j'ai conscience que mon planning est vraiment trop chargé, mais je ne sais que sacrifier.

J1 J2 Sydney J3 J4 Blue mountains J5 Vol Sydney Adelaide J6 J7 Kangaroo Island J8 Vol Adelaide Alice Springs J9 J10 Uluru-Ayers Rock par un TO J11 Vol Alice Springs Darwin J12 J13 J14 Kakadu par un TO J15 Vol Darwin Cairns J16 Visite de Cairns J17 Daintree Park J18 Barriere de corail J19 Depart de Cairns, snif ...

Je precise que je pars seul. Donc j'en appelle a votre avis: Que garder et que jeter ? De plus, je pensais faire un stop de 4 jours a hongKong. Ca vaut le coup ou pas ? A ce que j'en ai lu, il y aurait pas mal de choses a faire aussi (et a acheter 😉 )

Merci pour votre aide.
Journal d'une Parisienne: seule avec son sac à dos en Inde du Nord English translation pending
by Imli · 2007-03-04 · 11 replies
3 Mars 05 DELHI Une vraie souris vient de me passer sous le nez, alors que j'allumais l'ordinateur .... Elle doit faire partie du processus de connection.

J'ai donc mis le pied en Inde comme d'autres ont mis le pied sur Mars. Tout devait être différent et pourtant, je ne me sens pas aussi étranger que ça (aurais je des origines martiennes?). A peine une vague sensation d'apesanteur due à la fatigue. ?Le voyage fut un étrange mélange initiatique. Je n'ai jamais eu autant de correspondances (Paris, Behaim, Abu-Dhabi, Muscat, Delhi...enfin). Tous à vos atlas, BANDE DE FLEMMARDS! Comble de malchance, je fut poursuivie pendant tout ce périple par un groupe de touristes quadra franchouillards qui (comme le veut le règlement du beauf à l'étranger) n'ont pas cessés de faire des commentaires douteux, râler… bref, se faire remarquer. Passons, peut être qu'un jour, l'âge aidant, j'en serais réduite à voyager avec leurs semblables... ?Par contre je recommande vivement la compagne Gulf Air. Leurs hôtesses portent un voile qui tombe gracieusement de leur petit chapeau sur leurs épaules. On dirait un mixe entre la Fée Bleue et Shéhérazade.??Comme le vol est long, les passagers tentent tant bien que mal de se dégourdir les jambes. Il en résulte une imitation presque parfaite du bagnard dans sa coure de récréation, l'uniforme en moins. A pas comptés, ils tentent de faire circuler le sang dans leurs jambes engourdies et comme l'avion est petit, ils tournent vite sur eux mêmes. ?Enfin Delhi, j'enlève mon pull avec bonheur (promis, j'ai eu une pensée pour vous), je dégaine mes lunettes de soleil et en route pour l'aventure! ?J'ai bien fait de demander qu'on vienne me chercher. A l'extérieur de l'aéroport, une foule de chauffeurs de tout poils sont à l'affût du touriste. Par contre, il devient rapidement évident que la conduite ici est une affaire de Karma. De toute façon, notre fin sur terre est déjà écrite, alors autant foncer et s'en remettre aux divinités locales. Les voitures slaloment dangereusement, ne laissant que peu de chance aux piétons. Pas de refuge possible pour eux, les trottoirs servant ont tout sauf à marcher dessus. Traverser relève du suicide collectif. Les rues sont toutes à double sens, même les plus étroites. On roulera au besoin sur ces fameux trottoirs. Enfin, pour ceux qui poussent le masochisme à l'extrême, nous proposons la moto. Tout sert de casque pourvu que ce ne soit pas homologué (casque de chantier, de football américain, je m'attends même à croiser un saladier pourvu que ce soit la bonne taille) ?Me voici arrivé à mon hôtel après, deux accrochages, trois dérapages et une bonne dizaine de grosses frayeurs (la routine quoi). La rue est sordide, nous sommes en plein Old Delhi, j'adore.

Un drôle d'escalier en marbre aux marches surdimensionnées m'amène jusqu'a la terrasse sur laquelle donne ma chambre. Là aussi, le faux marbre du sol contraste avec l'étroitesse et le kitsch du décors. ?C'est sur cette terrasse que je fais la connaissance de Penina, une française. Elle est sur la fin de son voyage, c'est elle qui m'initiera aux joies du négoce. ?C'est tout un art. Il faut avant tout avoir le temps. On se pose, on boit un thé avec le vendeur. Il invoque sa famille à nourrir, on montre notre portefeuille que crie famine. Petit sourire échangé, personne n'est dupe. On regarde d'autres objets. "special price". Il faut savoir doser. Parfois j'ai honte mais à la fin de la transaction, quand Penina ressort en ayant payé un prix dérisoire, le vendeur lui glissera: "you are clever " (tu es maline). C'est de bonne guerre. ?J'ai le sentiment que dans cette ville, on a concentré un maximum d'échoppes, de voitures, de passants dans un minimum de place. On a vite l'impression que le ciel est tout juste au dessus de nos têtes à cause de la toile que forment les câbles électriques. Ils sont emmêles, dérives, coupés, je n'ose imagine le boulot de l'EDF locale... ?Il est tard maintenant et la rue grouille encore. Beaucoup de klaxon, des chiens qui se battent, on se hèle d'un balcon à l'autre. ?Penina est partie aujourd'hui, à moi de mettre en pratique son enseignement. ?Ben voila le premier de la série. Je vous embrasse tous. Je m'amuse comme une folle et mon système digestif tient le coup.

4 Mars  DELHI J'ai trouvé un ange gardien! Mr Singh. Il est sikh (religion) et chauffeur de taxi (profession).?La première fois que je l'ai rencontré, j'étais avec Penina. Il était tard, nous avions eu une mauvaise expérience avec un chauffeur un peu agressif à cause du faible taux de sang qui flottait dans l'alcool de ses veines. Et là, on a croise ce type au turban impeccable. La moustache digne du baron de Munchausen. J'AVAIS TROUVE MON MARAJAH !! Il sera mon guide sur Delhi. ?Le sikhisme est une religion qui regroupe deux pour cent de la population indienne. Malgré ce faible nombre, il s'agit d'une minorité religieuse (et non ethnique) solidaire, entreprenante, très présente dans le domaine de l'économie. Le sikhisme qui prescrit l'honnêteté et le service de la société, en fait des interlocuteurs surs. ?Malgré leur longue barbe, ils sont loin d'être des hippies attardés, bien au contraire.?Leur religion suit les préceptes de Guru Nanak (né en 1469) qui déclara: " il n'y a pas d'indous, il n'y a pas de musulmans, il n'y a qu'un Dieu, la Vérité suprême". Ce bricoleur des religions rejeta les castes de l'indouisme tout en conservant la croyance en la réincarnation. De l'islam, il retint la simplicité, l'absence de représentation divine, la prière et le dogme du Dieu unique. Il butina même chez les zoroastriens et les juifs. ?Les puristes suivent la loi des cinq K: Ils doivent laisser pousser leur barbe et leurs cheveux (kesh en Indien).Ils gardent donc leurs cheveux sous un magnifique turban plié au centimètre prés et protégent leur barbe dans une résille nouée sur la tête quand ils se déplacent en moto par exemple. Ils placent un peigne d'ivoire ou de bois dans leur chignon (konga). Ils portent un bracelet en argent au poignet droit pour se souvenir que leurs mains ne doivent pas tricher ou faire de mal (kara). Kacca désigne le caleçon court que certains portent encore. Enfin, ils portent parfois un poignard à la ceinture (kirpan). ?Outre ces percepts, les siks ne doivent pas boire d'alcool ou fumer ce qui m'arrange particulièrement pour le cas de mon chauffeur de taxi.

Ce matin, j'ai continué mon voyage initiatique à la gare centrale pour acheter, à l'avance, mes billets pour les étapes suivantes. Mon chevalier ne m'a quitté qu'une fois devant la porte même de l'International Tourist Bureau, m'évitant ainsi de tomber entre les griffes des nombreux rabatteurs, faux guides et autres types louches. ?Me voici donc dans le temple du transport ferroviaire (un temple de plus ou de moins, on n'est plus a ça prés dans ce pays). Petit coup d'oeil à mes confrères touristes. Il en vient de toutes part; Japon, Australien, Allemagne.... Par contre, pour ce qui est de cette brochette, ils ont tous un point en commun: ce sont de véritables épaves!! (J’exclue tout de suite nos amis asiatiques qui sont comme d'hab, tirés à quatre épingles). ?Ici, tout est fait pour vous faciliter la vie mais dans une logique toute locale. Après donc une heure de queue, j'accède au guichet..... Perdu!! Vous devez reculer de trois cases pour aller chercher le nom exacte du train que vous voulez (ne passez pas par la case départ, ne touchez pas vingt mille francs) ..... Par contre, si vous voulez les trains en partance pour d'autres gares, reculez de trois cases et soyez heureux de ne pas avoir de gage. ?Enfin, je sors victorieuse. Ca vaut bien un thé massala à l'hôtel devant une série TV indienne. Lors de mon séjour au Burundi, mon amie indienne Shiwa m'a fait découvrir ces deux piliers de la culture indienne. J'en use et abuse avec délice depuis mon arrivée ici. Quand je vais revenir en France je serais incollable sur les dernières nouveautés!! ?Faisant fi des guides touristiques j'ai résolument tourné le dos aux monuments locaux pour suivre, à son invitation, mon marajah jusqu’a son temple. Ce n'est pas tant les musées que je veux voir. Quoi de mieux que d'entrer dans un temple sikh par la porte de service. Pendant le trajet, je regarde les yeux de chat de mon chauffeur dans le rétroviseur. Il a l'air particulièrement fier de m'emmener là-bas. C'est en partageant les cultures qu'on arrive à mieux se comprendre. ?Avant d'entrer, je me couvre la tête avec mon étole. Le temple est immense, tout en marbre. En passant déposer nos chaussures, on se fait offrir un thé et des petits gâteaux par le gardien. Pendant que Mr Singh papotte avec ses amis, je me fais toute petite, c'est le vestiaire des hommes après tout!! (jalouses hein??). Des chaussures s'alignent sur toute la hauteur du mur. ?Dans le temple, l'ambiance est recueillie. Ca fait du bien après la folie des rues de Delhi. Un prêtre psalmodie accompagné par une musique entêtante. ?Le temple a été construit sur une source miraculeuse. Le matin, beaucoup de personnes viennent se baigner dans le grand bassin. Sur le côté, des "moines" armés de bouilloires, proposent de boire l'eau bénie. J’avoue avoir essayé. Peut être retrouverais je quelques neurones grâce à elle (sinon ce sera juste une bonne diarrhée). ?Un peu plus loin, sous un préau, le temple offre un repas simple aux nécessiteux mais aussi à qui veut. Tout provient de généreux donateurs. Cette religion me semble pleine de sens, à l'échelle humaine.

Mon voyage commence bien.

5 Mars AGRA On vit tellement plus de choses quand on voyage seul! On a peut être l'air plus abordable et on va plus vers les autres. Quand on voyage à deux, on a un interlocuteur privilégie, pas besoin d'aller voir ailleurs. De plus le binôme peut vite être ressentit comme un cercle fermé. Depuis mon arrivée en Inde j'ai fait beaucoup de rencontres intéressantes. Je dois avouer que mon coté ours est aussi en cause; j'aime bien disposer de mon temps et de mon espace. Ca fait du bien de choisir les moments ou on veut de la compagnie et ceux ou on préfère se replier dans ses pénates. ?Je viens d'arriver à Agra après deux heures de train. J'ai le dos en compote et pourtant, je retrouve toute mon énergie en arrivant à l'hôtel. Les chambres entourent un petit jardin ou on peut manger sur le pouce et, contrairement à Delhi, ON EST AU CALME!! ?Très vite, je prends possession des lieux. Mon pyjama sous l'oreiller, je sors mes sachets de thé et quelques pommes sur la table de nuit, je brûle un bâton d'encens. Cette fois, ma chambre a la couleur d'un chamalow. Au plafond, un ventilateur suspendu par des fils électriques qui ne lui transmettront jamais l'énergie vitale faute de branchement. Plutôt étonnant comme déco. Dans la salle de bain je tends ma corde a linge et je fais bouillir de l'eau dans le seau (merci la résistance chauffante burundaise) pour me doucher. Je veux bien jouer les routardes mais pas question de se négliger. Mieux vaut être belle et rebelle que moche et re-moche. Sur ma table de nuit trônent ma crème de jour et ma crème de nuit (que j'utilise à bon escient, comprenne qui pourra). Détail intéressant de ma salle de bain: l'eau usée du lavabo s'écoule .... sur mes pieds. Le siphon ayant été coupé, tout va directement dans la grille d'évacuation de la douche située par terre, juste à côté. ?Au resto de l'hôtel je rencontre Beckie, infirmière vétérinaire australienne. Ce soir, elle part en direction du Nepal. On passera l'après midi ensemble. Mon alliance l'a bien fait rire. Elle utilise le même subterfuge. ?Paradoxe du voyageur solitaire, on n'est jamais seul

6 Mars AGRA Ce matin, je me suis levée avant le soleil pour aller visiter le Taj Mahal.

L'histoire raconte que l'empereur Shah Jahan l'aurait fait construire pour recevoir le corps de sa femme Mumtaz Mahal, morte alors qu'elle accouchait de son quatorzième enfant. Sa mort laissa le souverain fou de chagrin. Il fit alors la promesse de construire, en sa mémoire, un monument qui n’a pas son pareil dans le monde. Comme aucun architecte du royaume n'était capable de concevoir projet à la dimension de la douleur de l'empereur, celui-ci aurait alors convoqué l'architecte Perse le plus célèbre et tué sa fiancée. Comprenant enfin toute la peine du sultan, il créa le Taj Mahal. S'en suivirent vingt années de labeur (1631-1653) pour des milliers d'artisans venus pour certains du Moyen Orient ou d'Europe. Certains furent ensuite amputés des mains ou des pouces pour qu'ils ne puissent plus jamais reproduire une telle perfection. ?Une autre version tendrait à montrer le souverain sous un jour moins poétique. En effet, l'agencement du jardin en quatre parties sépares par des bassins symboliserait le paradis ou coule des rivières d'eau fraîche, de lait, de miel et de vin. Ces bassins se rejoignent en un point central qui représenterait le bassin céleste de l'abondance. Certaines calligraphies de la porte principale citent un des deux seuls passages du Coran ou Dieu s'adresse directement aux hommes: "Entrez dans mon paradis". Le Taj serait ils alors la représentation du paradis? ?Jusque là, me direz vous, tout va bien... Le problème c'est que la tombe n'est pas située au centre du jardin comme le voudrait la tradition mais au fond de celui ci. On sait depuis peu que le père de Shah Jahan possédait dans sa bibliothèque, un texte Sufi décrivant le plan de l'assemblée du jugement dernier. Celui-ci correspond exactement aux plans du Taj Mahal. Le Taj serait alors une symbolisation du trône de Dieu. Notre empereur ne serait il alors qu'un mégalo bouffit de vanité?? ?Même chose pour sa mort. La version la plus répandue dit que l'empereur serait resté inconsolable après la mort de sa belle. Il fut emprisonné par un de ses fils dans le fort d'Agra d'ou il contempla le Taj jusqu'a sa mort en 1666. Une autre version indique qu'il serait mort d'une over dose d'opium et d'aphrodisiaque. Moins poétique tout d'un coup... ?Alors, doit on croire en l'amour ou n'est ce qu'un miroir aux alouettes? Pour ma part, fidèle à mon cynisme légendaire, je retire une conclusion de tout ça. Il n'est pas d'amour parfait. Les années érodent la pierre, les sentiments se révèlent parfois moins nobles, se fatiguent avec le temps. ?Mais revenons à nos moutons. Je ne tenterais pas de décrire le Taj. Nombreux sont ceux qui se sont essayés à cet exercice et je ne me mesurerais pas à eux. Par contre, face à tant de beauté, je réalise à quel point les hommes sont capables de rejoindre Dieu et faire des miracles quand ils veulent bien s'en donner la peine. ?Le soleil commence à se lever. Les touristes pressent le pas pour voir le Taj s'illuminer et se refléter dans son miroir minéral. Il n'y a pas que les touristes d'ailleurs. Une nuée de moustiques me fait rapidement une auréole. ?Personne ne parle, on n'entend que les cris des singes, quelques oiseaux et le bruit étouffé de la ville qui se réveille. ?Derrière le Taj, en toile de fond, il n'y a rien que le ciel comme une porte vers l'éternité. Un pur moment de beauté. ?L’Inde est un pays où cohabitent la grâce la plus divine et la misère la plus infernale.

7 Mars AGRA Mon hôtel est décidément plein de surprises. L'électricité est coupée dans la journée, ce qui, en soi, n'est pas un réel problème, sauf si on cumule, le fait que mes toilettes ne sont équipés d'aucune autre source de lumière et que la corde sur laquelle je viens d'étendre mon linge passe au dessus des toilettes. Je me retrouve donc sur le trône, ma lampe frontale sur la tête, mes chaussettes me dégoulinant dans le cou! J'avais prévu de passer une après midi au calme, recluse à l'hôtel, me refusant de faire du shopping dans cette ville attrappe touriste, mais mes voisins américains ont su me convaincre. Je ne regrette pas. Ils avaient dégotés pour le dîner, une terrasse qui surplombait la ville. Vue imprenable sur le Taj, des guirlandes qui clignotent, le tout sur un air de Bob Marley. Tables sur une surface à peine plus grande que ma chambre d'hôtel. De là, je voyais la ville labyrinthe sous un autre oeil. Loin des rabatteurs, je pouvais voir la vraie Agra. Sur une terrasse, des gamines qui jouent, un peu plus loin une ribambelle de singes qui se chamaille. Le muezzin du coin commence à rappeler ses fidèles à l'ordre. Je respire. Le retour fut nettement moins calme. Il faisait nuit noire quand nous sommes montés à bord de l'auto rickshaw. J'avais quelques réticences, quelque chose clochait mais impossible de savoir quoi. Après quelques minutes de route, j'ai réalisé que le véhicule n'avait tout simplement pas de phare. Nous roulions à l'aveugle. On a bien tente de tenir ma lampe de poche à bout de bras mais les tressautements incessants dus au mauvais état de la chaussée nous faisaient passer, aux yeux des autres chauffeurs, pour un véhicule en proie à quelques démons. De plus, cerise sur le gâteau, vu que les rickshaw n'ont de toute façon pas de clignotant (décidément, à part une banquette et des roues c'est plutôt minimaliste) son fils de sept ans assis à ses cotés, était chargé de tendre la main si d'aventure il lui prenait l'idée saugrenue de tourner. Nous étions d'ailleurs tellement rassurés qu'à chaque virage nous agitions nous aussi les bras comme les naufragés de la méduse.... Nous sommes tout de même arrivés à l'hôtel sains et saufs (ce n'était pas notre heure de mourir)

8 Mars FATEHPUR SIKRI Il fait déjà nuit quand je monte dans le bus qui me ramène à Agra. Les plafonniers diffusent une lumière jaunâtre. On se croirait dans un aquarium mal entretenu. J'ai passé la journée à Fatehpur Sikri et pourtant ce fut trop court. Bâtie par l'empereur Akbar en 1572 (donc quelques centaines d'années avant notre copain Shah Jahan le mégalo en amoure) pour y installer se cour, elle fut abandonnée quinze ans plus tard suite à une baisse du niveau de la nappe phréatique. A vingt six ans, Akbar avait tout ce qu'un monarque pouvait désirer: le pouvoir absolu, un harem (cinq cent femmes, quelle santé!).... mais pas d'héritier. Il vint sur la colline de Sikri consulter un hermite renommé. La bénédiction du saint homme lui apporta trois fils l'année suivante (rentable). Plein de gratitude Akbar décida d'élever sa nouvelle capitale à Sikri. Le temple de marbre blanc dans lequel repose le corps de l'hermite sert de " Darty local". On fait un voeu en achetant des offrandes. Pas plus de trois (ça lui fait déjà pas mal de boulot à notre copain l'hermite, vu le nombre de visiteurs! Pas de répit même pour les défunts) On accroche un bout de ficelle rouge à l'un des magnifiques panneaux ajourés (fait d'un seul bloc de marbre. Imaginez, deux mètres sur deux) et là, c'est garantit sur facture... votre voeu se réalisera (en vingt quatre heures chrono?). J'avoue avoir craqué. J'ai mis mon bout de ficelle. En règle générale je ne crois pas à ce genre d'histoire mais ici, je me laisse porter, je pense que j'aime croire un peu à la magie de l'Inde.?Akbar semble avoir été un homme plein de sagesse tout en gardant un côté enfantin. En plus de son harem, il avait trois femmes: une indoue, une musulmane et une chrétienne. Pour chacune il fit bâtir un pavillon. Chaque pavillon est orné de peintures, de détails architecturaux s'inspirant de leur culture.?Dans la grande cour, un trône très simple, au milieu d'un jeu inscrit sur le sol. Il s'agit d'une sorte d'échiquier géant dont les pions étaient des esclaves et des femmes nues que le souverain déplaçait à son gré (ça va en faire revers plus d'un). Un peu plus loin, sur une plate-forme entourée de bassins, une scène sur laquelle les plus célèbres musiciens venaient faire concert. A certaines grandes occasions, Akbar faisait remplir ce bassin de pièces d'or et d'argent qui étaient ensuite distribuées aux pauvres. J'ai même visité les restes d'un hôpital. Plutôt sommaire mais les entrelacs qui ornent les piliers m'ont fait rêver. Vers la fin de ma visite, je me suis assise pour dessiner un peu. Il est tard, les touristes ont déjà regagnés leur bus climatisé. Le palais respire enfin. Le soleil fait flamboyer les murs de grés rouge. J'ai paye mon guide et pourtant il reste assis à coté de moi. Lui qui n'a cessé de m'abreuver de détails historiques, architecturaux, est devenu soudain muet. Je suis fascinée par cet endroit. Le moindre piller, la moindre poutre est richement décorée. Les linteaux ondulent gracieusement comme des trompes d'éléphant. Art Jain, mongol, indou, persan, turc, boubhique, chinois, il a su prendre le meilleur de chacun. Il fait déjà nuit quand je monte dans le bus qui me ramène à Agra. Les enfants de ma voisine se sont endormis sur ses genoux. Dehors, les grenouilles se sont réveillées et sifflent cachées par les herbes hautes. Ca sent la terre humide. L'air est frais. Après une heure de route à travers la campagne, on arrive aux portes d'Agra. Les échoppes, les maisons sont éclairées par des bougies faisant apparaître la route en pointillés. Leur lumière chaude et vacillante transforme le moindre étal en caverne d'Ali Baba. Les guirlandes de sachets de bonbons brillent comme des bijoux. Les plats d'alu deviennent de riches plateaux d'argent. La nuit a effacé la misère, laissant place au rêve.

10 Mars vers KHAJURAHO Désolée pour le retard (vous commencez à prendre de mauvaises habitudes !!!) mais la connection locale est des plus aléatoires...

Les trajets en Inde sont toujours une rude épreuve. Je me disais qu'avec mon entraînement étant jeune, ça ne devrait pas trop poser de problème (à cinq dans une Renault 14 pour passer des vacances dans le sud de la France). Ben je me fourrais le doigt dans l'oeil jusqu'à l'omoplate.?Au Burundi, je regardais d'un oeil amusé les minibus ou la capacité de l'homme à se comprimer était utilisée à son maximum. Une fois dedans ça ne m'amuse plus du tout. J'avais de la chance (!!), j'étais collée contre la fenêtre, les genoux encastrés dans le fauteuil de devant. Par contre, au bout de la banquette, ma voisine avait l'entre jambes des passagers debout dans l'allée qui s'imposaient a elle à chaque secousse (Y'en a qui ont fait le voyage debout… si, si).?Juste avant d'atterrir dans cette boite à sardine sur roulettes, j'ai du prendre la train d'Agra à Jhansi. Trente cinq minutes de retard, la routine. J'étais assise à coté d'un ponte de l'assurance vie indienne, qui ne s'est pas fait prier pour dégainer son lap top dernier cris et me montrer les centaines de photos de ses collaborateurs, sa famille, le mariage de l'oncle Alphonse... Je m'extasie, pousse des "ah" des "oh" aux moments appropriés. Là ou ça s'est complique, c'est quand il a embrayé sur le mariage en France, les relations avant mariage et là je le voyais venir avec ses grosses babouches! Je tente bien de défendre notre moralité mais sans grande conviction. Pas évident. On doit passer pour de sérieux débauchés à leurs yeux! Les ados sortent à tour de bras les uns avec les autres, on vit ensemble hors mariage, on divorce au moindre petit problème. Je suis très mal placée pour défendre la vertu, par contre je pense qu'on se passerait bien de tout ce petit manège si seulement on trouvait le bon.?Eh ! Oh! pendant que vous êtes tranquillement en train de lire ces lignes, au fond de votre canapé douillet, je vous signale que je suis toujours dans le car! On a quitte Jhansi à treize heures trente. Dans le guide du routard ils disaient cinq à six heures de route. Je ne sais plus comment me mettre. Remarquez, je n'ai pas beaucoup le choix. On s'arrête, pause pipi. Ouf! je déplie enfin mes jambes. Pas la moindre toilette recommandable aux yeux des services d'hygiène. Ma vessie attendra. Le bus est pris d'assaut par des gamins qui vendent des légumes dans des assiettes en feuille de bananier. Pour la dernière partie du calvaire, le chauffeur m'achèvera en mettant sa cassette préférée de musique locale. Je vous vois rigoler d'ici. Oui! J’adore toujours la musique indienne, mais perclue de rhumatismes, dans un bus glauque, la vessie comme un ballon de football, j'avoue que mes sens étaient quelque peu altérés. Et puis vu la qualité de la chaîne et le niveau sonore, j'aurais plus penché pour un cochon qu'on égorge que pour une douce mélopée a l'eau de rose. Je n'ai pas vu la tête de l'hôtel dans lequel j’atterrissais. Une douche, une soupe et extinction des feux. O joie!

?11 Mars KHAJURAHO Je me réveille sur un air de musique transcendantale. Dans quel Eden ai-je atterris ? Un petit bassin ou une statue de Buddha fait trempette au milieu des nénuphars, des fleurs fraîches sur chaque table du resto... j'ai complètement oublie la journée d'hier. L'hôtel est tenu par un swami à la longue barbe. Possibilité de cours de yoga le matin pour les lève tôt (donc pas moi). Je retrouve mes voisines de bus. Deux minettes belges. On sympathise autour d'un tchai et nous voila parties à la découverte des alentours. On est rapidement entourées par une horde de gamins. Un peu paumées, on les suit. Du haut de leurs quinze ans ils se révéleront des guides fort intéressants. La ville est surtout connue pour les sculptures érotiques qui ornent certains de ses temples. Les touristes se jettent dessus avec l'avidité de l'ado boutonneux sur le porno du samedi soir. En fait, elles ne représentent que cinq pour cent de l'ensemble de la surface sculptée. Le reste décrivant des scènes de vie pleines de grâce (une jeune femme ôtant une épine de son pied, une autre se maquillant). En fait, on a plus été marquées par une petite école ou un des gamins a absolument tenu à nous emmener. C'est son école. Il semble tellement fier. En fait, il y a deux pièces de plein pied qui donnent sur une courette. L'une sert de bureau, l'autre de salle de classe. Les murs sont en torchis. Le professeur nous fait signe d'entrer. Ils doivent être une dizaine de gamins, dépenaillés, assis par terre, une ardoise sur les genoux. Ils se lèvent tous à notre entrée pour nous saluer. Je suis un peu gène de troubler ainsi la classe. Le village est divisé en quatre "arrondissements" en rapport avec les différentes castes. Chacun ayant ses propres temples, ses propres centres de soins. Par contre, cette école ne fait aucune différence. Six instituteurs ont décide de la monter en dépit de tout. La plupart des élevés n'ont pas de quoi se payer les cahiers ou même l'uniforme. On a été touches par cette initiative. C'est pas tout, mais je suis en Inde depuis plus d'une semaine et je n'ai pas achète le moindre vêtement.... pas normal ça... mes hormones féminines en auraient elles pris un coup dans l'aile? Prince saura remédier à tout ça. Prince tient un magasin de vêtements, de tissus, de saris en tout genres (your sexy mother f...). C'est un commerçant mais surtout, je le sens passionné par ce qu'il vend. Voyant mon intérêt, il me sort ses plus beaux brocards. Il en dessine lui même les motifs, s'inspirant de certaines fleurs, de motifs vu sur les temples. Tout est filé, brodé à la main. Je tombe sous le charme. Au bout de dix minutes, son comptoir est recouvert de tissus multicolores. Si je m'écoutais, je ferais des folies. Dans ce pays les vêtements féminins sont tellement gracieux! Par contre ma peau couleur lavabo me déprime. J'ai l'air maladive. Finalement, je me laisse tenter par un punjabi en coton (tunique longue fendue + pantalon + châle) simple mais aux broderies travaillées. Mais pour mon prince aux yeux de velours, même le vêtement le plus simple doit être parfait. Son tailleur prendra mes mesures et fera les retouches pendant que nous conversons de choses et d'autres autour d'un thé comme deux vieux amis. Et les aventures continuent! En ce moment, à Khajuraho, se déroule le festival de Shivaratri. Il réunit tous les adeptes de Shiva pour fêter sa naissance. A cette occasion, une grande foire est organisée. Nous nous y rendons à la nuit tombée. On y trouve des étals de bijoux, des saris, des ustensiles de vaisselle et puis il y a ... la fête foraine avec ses deux grandes roues! On a fait un tour avec un de nos petits guides, il était ravi. En rentrant à l'hôtel, on s'est arrête pour regarder un vieux film indien projeté sur la place. Il y avait la une trentaine de personnes assises par terre. Du plus jeune au plus vieux, tous vibraient devant les roucoulements d'un héros grassouillet sortit tout droit d'une gravure pieuse. On touche le fond quand notre demi Dieu s'entiche d'une belle paysanne (fondu enchaîne pendant dix minutes sur les deux visages illumines d'amour) On hulule de plaisir.!!

14 mars KHAJURAHO Ce matin, j'ai vécu un véritable film indien, avec la musique et tout... Nous voici, Prince et moi, filant sur la route, chevauchant son fidèle tonnerre mécanique (pour le coup, c'est pas Jolly Jumper, ce sera Honda). Plan large. Prince chante (ça fera la musique de fond). La route est déserte, il fait encore nuit. Il est six heures du matin. Lui, mal rasé, porte un col roulé, un jean. Renforcer le côté "on the road again". Elle: treillis, cheveux au vent (prévoir de toute urgence une coiffeuse à l'arrivée pour récupérer tout ça!) Mais qui m'a foutu des cheveux aussi paillasson!! On fait du remplissage pendant les dix huit kilomètres de route avec des flash back en tout genre: Elle entre pour la première fois dans son magasin. Il lui fait essayer un punjabi. Rires autour d'un verre de Tchai. Petit signer de la main quand elle passe devant son magasin en allant au temple (pas mal l'idée de radinner un petit coup de religion). ??STOP la musique ! Retour à nos deux amis sur leur moto. Arrivée sur les falaises qui surplombent les chutes d'eau de Khajuraho. Plan fixe d'eux sur la moto genre poster d'ado pré pubère. Note pour plus tard: penser à dégotter un hélico pour un plan tournant plongeant. Sensation de liberté. "je suis le maître du monde" et tout le tintouin. Passage obligé par un petit chemin escarpé où elle se tordra la cheville (un peu mais pas trop, faut encore qu'elle puisse se trémousser la grognasse). Il lui tend la main pour l'aider (gros plan de cinq minutes). Le soleil se lève. Timing parfait. On caille ici. Penser à voir avec le syndicat d'initiative si on ne peut pas monter le thermostat de quelques degrés. Des acteurs nus sous les pull-overs, c' est pas du tout vendeur! De retour à Khajuraho, chacun reprendra sa place. Lui derrière son comptoir, elle dans son hôtel de luxe. C'était leur dernière journée ensemble. Renforcer le côté dramatique, la fracture culturelle par un retour, pour elle, aux vêtements européens alors qu’elle portait des punjabis avant. Dernier acte: Musique déchirante, violons à fonds les ballons. Sur le marchepied du bus qui l'emmène à Varanasi. Il arrive au dernier moment. Mèche rebelle mais pas trop, on dose le gel poupée, on dose le gel... Il lui tend un paquet qu'elle ouvrira pendant le trajet. TADAAAM: super sari rouge et or. Merci la fée clochette. LARME obligatoire. Genre le truc discret que tu ne peux pas louper tellement c'est gros. Plan final. De retour en France, pour le mariage de son amie, la belle héroïne porte le fameux sari. Retour de la musique utilisée sur la route au début, genre elle se souvient, enfin bref tu vois le truc Coco. Bon, le making-off est nettement moins beau: Je n'ai pas arrête de renifler et de larmoyer pendant tout le trajet sauf quand un moucheron a eu la bonne idée de venir se coincer dans mon oeil!.?Le paysage était magnifique, lunaire mais vu la saison, la chute d'eau tenait plus du Mannkenpiss que des chutes du Niagara. Pas grave, J'ai vu la ville se réveiller. Un peu de calme avant la foire.?Le dernier acte n'est que pure fiction mais comment arrêter le génie créateur une fois lancé? Je m'y voyais déjà, je vous jure que j'entendais même la musique de fonds.... Je n'ai peut être pas joué dans une super production Bollywoodienne mais en tout cas j'ai réellement rencontre un ami à KHAJURAHO. Ce midi, il m'a (pour de vrai, je vous dit!) invité à venir manger dans sa famille qui habite une grande maison un peu plus loin. Les quatre frères habitent ensembles avec leurs femmes et tous les marmots. Première fois que je mangeais vraiment à l'indienne, j'avais intérêt à assurer. Du coin de l'oeil je guettais Prince et reproduisais ses gestes. Il faut manger de la main droite, pas facile au début mais c'est marrant, et puis il y a le joker (y'a toujours une cuillère qui traîne). On s'est assis sur une natte devant la TV. Les femmes nous ont préparées un thali du tonnerre et les enfants faisaient le service veillant à ce que je ne manque pas de chapatti (galette de pain). Le thali c'est un peu comme un plateau TV. Sur une assiette compartimentée on met du Dhal (lentilles en sauce), des légumes, de la chutney, du choux macéré aigre doux, un bol avec du raisin, un autre avec de la papaye et du riz. Le contenu peut varier mais c'est souvent un mixe entre le chaud et le froid, le salé et le sucré, l'acide et le doux. On pioche sans ordre. J'adore. Toute la famille fut adorable. Je regrette de devoir repartir demain et de ne pouvoir les connaître plus. J'aurais bien voulu parler avec les filles. Insatisfaite. C'est déjà un premier pas.

15 Mars KHAJURAHO J'ai passé presque tout mon séjour à Khjuraho avec Prince et j'ai dépense tout mon budget prévu pour cette ville dans son magasin. C'est de bonne guerre. Je l'ai chargé, lui et ses couturiers de me confectionner une tenue indienne spéciale. Alors je passe régulièrement voir l'avancée des travaux. Après, je me mets dans un coin du magasin pour observer les femmes qui viennent choisir leur sari, la pièce de coton qui ira avec pour le débardeur (il a des centaines de tissus de nuances différentes, on se croirait "au bonheur des dames"), le châle. On prend le temps, on cherche au détail près. Et puis, entre deux clientes, Prince me raconte sa vie. Il est Jain. C'est une religion minoritaire en Inde. Non violents, ils refusent les armes et ne mangent aucun animal. Ils sont très respectés par les indiens. L'origine du Jainisme remonte au VI éme siècle av JC. Les Jains doivent respecter cinq règles majeures: Ne pas voler (mouaich, mouaich, je doute encore de la justesse des prix qu'il m'a proposé), se détacher des bien matériels, rester chaste, ne tuer aucun être vivant et ne pas manger la nuit (au cas ou une bestiole se serait noyée dans la soupe). Ceux qui respectent ces principes à la lettre se baladent avec un foulard sur le visage comme les cow-boy pour ne pas avaler d'insecte en respirant. De même, les moines ne prennent jamais le bus (le pare brise est un véritable cimetière a moucheron). Mon Prince est loin de tout ça mais il tente de conserver une âme pure pour atteindre petit à petit la délivrance via la réincarnation. Il faut aussi savoir que leur éloignement de tout ce qui est matériel n'est pas du tout contradictoire avec un possible enrichissement (ouf! on avait eu peur). Comme il leur est interdit de tromper leur prochain, cela en fait des personnes dignes de confiance, très présents dans le domaine des affaires, du commerce ou de la joaillerie. Un jour, les parents de Prince, lui trouveront une jolie petite Jain, ils se marieront et auront pleins d'enfants. Ca fait longtemps que je m'interroge sur ce concept du mariage arrangé, à première vue choquant pour une européenne comme moi, qui a brûlé son sous-tif depuis longtemps. Pourtant, la vie aidant, je me demande si ce n'est pas plus réaliste. Je refuse l'idée d'imposer quelqu'un, par contre si on voit le mariage comme une sorte d'association et non comme une union ultra romantique de deux coeurs.. et tout le blabla, on se détache alors des sentiments encombrants et éphémères. En gros, il faut qu'elle trouve un type pas trop moche (on ne va pas non plus ramener du boulot humanitaire à la maison!!), qui gagne sa vie, qui semble sérieux... et l'affaire est dans le sac. Pas d'amour donc pas de dépendance, pas de douleur. On prend soin l'un de l'autre mais le bonheur de l'une dépendra pas des "preuves d'amour" de l'autre. Ils sont partenaires. Bon, le hic, c'est que vu à travers les yeux de Prince, la femme vaut quatre vingt cinq pour cent de l'homme et là je tique. C'est cinquante, cinquante ou rien. Je ne suis pas Jain mais les affaires sont les affaires. Et puis, vu que les filles indiennes sont nourries de films à l'eau de rose, depuis leur plus tendre enfance, comment se fait-il qu'elles ne nous rejoignent pas dans cette quête absurde du prince charmant?? Contradictoire. En fait, je pense qu'un mariage arrangé a autant de chance de réussir qu'un mariage basé sur les sentiments.

16 Mars VARANASI J'écris à la lumière d'une chandelle. L'électricité vient d'être coupée, mon ventilateur s'est mis en grève, j'ai juste eu le temps de faire chauffer l'eau de mon thé. Il fait noir dans la ville. Il n'y a que les ghâts (les marches qui donnent sur le fleuve) qui brillent. C'est l'heure de la prière, l'heure de faire Puja. Des centaines de petites bougies brillent comme autant de prières entre les bras de la Mère Gange. Bienvenue donc dans le plus grand bénitier du monde. Je suis arrivée ce matin par le train de nuit. Mon hôtel a presque les pieds dans l'eau.?Vue imprenable sur le Gange. Un petit dej me remettra vite sur pieds. Me voici face à un des plus beaux vestiges de la colonisation britannique; j'ai nomme le porridge. Si on y ajoute des bananes, on a de quoi faire un mastic qui bétonnera tous les systèmes digestifs, même les plus expressifs. La cérémonie de Puja a lieu vers dix neuf heures. C'est une sorte de prière universelle pendant laquelle a lieu l'offrande de la lumière au fleuve. En bordure du ghât, trois petites avancées sur pilotis. Les fidèles s'asseyent sur les marches en bordure du Gange. Sur le coté, les musiciens. Les cloches rythment la prière de façon entêtante. Pendant toute la cérémonie, des femmes proposent des petites coupelles fleuries. On allume la bougie en son centre et on la laisse dériver au fil de l'eau. Les fleurs sont fraîches, leur parfum se mélange à celui de l'encens et participe à l'enivrement collectif.?Ca commence avec les chants. D'une voix grave, les Brahmanes psalmodient en frappant dans leurs mains. Puis, trois d'entre eux s'avancent sur les jetées. Ils sont jeunes, vêtus d'un Tshirt d'un blanc immaculé et d'un pantalon bouffant brode d'or. Leur peau brille à la lumière des bougies. D'une main, ils agitent une cloche et de l'autre ils tiennent des bâtons d'encens avec lesquels ils ponctuent des demi cercles de fumé qui se dissolvent dans l'air à peine formés. Avec une parfaite synchronisation, ils vont bénir les quatre points cardinaux. Leur poignet est souple, gracieux. Ils feront de même avec des éventails, des torches. La chorégraphie est simple et pleine de recueillement. Sur une petite table, face à eux, sont disposés les accessoires pour la cérémonie. Des pétales de fleur fushia et orange jonchent le sol autour de leur tapis de prière. Les voici soufflant dans un gros coquillage. Ils se tiennent parfaitement droits, le visage tourné vers le ciel. Plus personne ne bouge, les cloches se sont tues, on n'entend plus que le son grave de ces cornes de brume qui résonne dans la nuit. Les barques se sont amassées autour du ghât. Leurs coques s'entrechoquent et craquent. Tiens, un groupe qui débarque.... mais ce sont mes franchouillards quadra que j'avais croise dans l'avion!! Y'a vraiment qu'eux pour avoir le culot de se balader aussi nonchalamment en plein milieu d'une cérémonie religieuse. Fidèles à eux même. Que diraient-ils si un car de touriste japonais se déversait en pleine messe dominicale pour prendre des photos??

17 Mars Je viens de passer sous le rouleau compresseur local. Traduction: je viens de découvrir les joies du massage Ayurvédique. Certains disent que c'est énergisant. Je veux bien le croire. A force de me faire pétrir, pincer et tordre dans tous les sens, je suis ressortie aussi rouge qu'un homard. Toutes mes articulations y sont passées. Il a même fait craquer le bout de mon petit orteil!. Sur le ventre, j'avais l'impression qu'un chat de cinquante kilos me malaxait le dos de ses grosses pattes (vous savez, ils font ça avant de se coucher en boule). Sur le ventre, il a été surpris par mon piercing au nombril. Moi, je dis que face à tous les yogis locaux, je suis une petite joueuse. Chochotte va!. Les jambes en l'air. Mieux que des bas à varice. Il fait remonter tout le sang jusqu'aux orteils, en exerçant des pressions de la cuisse jusqu'au pied. J'avais la jambe exsangue et le pied comme une tomate trop mure. Le massage des paupières fut surprenant. Et vas y que je te pincouille la aussi (bof, bof).?Comme dirait Ma Grand Meren, ce fut.... intéressant. Je ne sais pas si mon énergie vitale en fut renforcée mais en tout cas, j'arrive maintenant à me gratter l'oreille avec le pied! En poussant ma ballade du soir, je suis arrivée au ghât de crémation. Ce matin, j'étais censée être au paradis (..), j'approche maintenant les portes de la mort. Face au temple de Shiva, on trouve une plate forme pour chaque caste. Les brahmanes sont les plus proches de temple. Plus on descend dans les castes, plus on s'éloigne du temple. Lors d'un décès, le corps est sortit de la maison, sur le dos (il ne doit pas rester dans une pièce close). Puis il sera embaumé. Par les hommes si le défunt est un homme, par les femmes si c'est une femme. On l'enveloppe les jeunes et les adultes d'un tissu blanc, le orange pour les vieillards, le fuschia pour les femmes mariées. Le ghât est interdit aux femmes, trop expressives, elles pourraient troubler l'ascension de l'esprit du défunt vers le Nirvana. Ce sont donc les hommes qui portent le corps sur un brancard de bambous. Ils entrent avec dans le fleuve pour lui faire prendre son dernier bain. Puis le fils ainé va se faire raser la tête (sur le sol, près de la jetée, il reste encore des mèches). Vêtu d'un pagne blanc, c'est lui qui mettra le feu au bûcher. Depuis quelques temps, l'Inde connaît une pénurie de bois, ça coûte très cher. Les familles les plus riches ajoutent des rondins de santal, les autres se contenteront de sachets de copeaux. ?Le corps mettra près de trois heures à brûler. Chez les hommes, c'est le torse qui met le plus de temps (symbole de leur force) et les hanches pour la femme (siège de leur fertilité). Personne ne pleure pendant la cérémonie. Il faut être heureux, le défunt arrive à l'étape finale (mourir a Varanasi, c'est l'assurance d'un aller simple pour le paradis). C'est là que brûle jour et nuit le feu sacré laissé par shiva. Entretenu par des prêtres, il est le seul à pouvoir mettre le feu aux bûchers. Après quelques temps, le fils aîné toucher la tête du défunt à travers les flammes avec un bambou, la faisant éclater. Il versera alors du beurre dessus. Une fois le corps réduit en cendres, elles seront dispersées dans le Gange. Un peu plus loin, les orpailleurs passent inlassablement l'eau au tamis à la recherche de bijoux, de dents en or, voir même de prothèse totale de hanche... Le soir sera l'occasion d'une fête en famille. Les larmes seront pour plus tard quand chacun se retrouve seul chez soi. C'est étonnant de voir ces bûchers. Des centaines de corps sont brûlés chaque jour. Jour et nuit, ils arrivent de l'Inde entière pour passer cette dernière étape. Il y a même un hospice ou les personnes en fin de vie viennent attendre la mort. La mort est vécue au grand jour, à ciel ouvert. Elle fait partie de la vie. J'entend des cloches, quelques mètres plus loin, on célèbre Puja. La vie continue. Les indous ne regardent pas en arrière.

18 Mars Le Gange est un fleuve pur, c'est un fait, par contre il est tellement sale qu’aucun microbe qui se respecte ne saurait vivre dans une eau pareille. C'est pas de moi c'est Mark Twain qui l'a dit. On y fait sa toilette le matin, on y lave son linge, on y jette des cadavres mal incinères et les usines du coin y déversent leurs produits chimiques. Si on résiste à un bain dans un tel bouillon de culture, alors on doit être effectivement béni des Dieux. Une ballade sur les Ghâts n'est pas de tout repos ou pleine de spiritualité comme on pourrait le penser. Ca relève plus du parcours du combattant. On commence par un slalom géant entre les étrons qui jonchent le sol. Singes, buffles, vaches, chiens, humains, chacun y va de son petit paquet. Ce serait ridicule de devoir être rapatriée pour cause de " Triple looping incontrôlé sur bouse de vache sacrée" . Petit assouplissement du cou et des poignets avec une série de hochements de la tête et de rotations de la main pour décourager les rabatteurs en tout genre. Le tout en marchant, le scanner anti-étron en alerte et avec le sourire s'il vous plait. Superbe. Pause buvette sur le coin d'une marche. Il y a toujours des gamins qui arpentent le Ghât avec une bouilloire remplie de tchai. Ils me le versent dans un petit godet en terre cuite. Je me brûle les lèvres mais ça fait du bien. Puis viens l'épreuve d'escalade car comme le niveau du Gange est au plus bas, je dois gravir une trentaine de marches de hauteur inégales avant d’atteindre mon hôtel (sans compter celles pour passer d'un Ghât à l'autre ou celles pour monter à ma chambre nichée au quatrième étage). Dur, dur d'être un touriste à Varanasi. Nous sommes en terre Sainte, un petit catéchisme local s'impose. Le premier qui déserte le cours, je lui fais une tête au carré!. Selon les écritures locales, plus de trois cent trente millions de divinités formeraient le panthéon indou. On va donc essayer de faire simple sinon on n'est pas rendu. G.... Generator.... Brahmâ?O.... Organiser.... Vishnou?D.... Destroyer.... Shiva Brahmâ est le créateur de l'univers. Une fois qu'on a dit ça on comprend qu'il soit un peu loin des préoccupations des pauvres humains. Vishnou a pour rôle de protéger l'univers. Shiva est le destructeur sans qui aucune création ne serait possible. Marié à Parvati, il eut un fils qui naquit en son absence. Ganesh. Celui-ci grandit sans connaître son père (pas d'appareil photo à l'époque). A son retour, Shiva demanda à voir sa femme mais son fils lui fit obstacle, refusant à cet intrus le droit d'entrer. Furieux, Shiva le décapita, pour découvrir qu'il avait levé la main sur son propre fils. Il décida alors de remplacer sa tête par celle de la première créature vivante qu'il croiserait et ce fut... un éléphant. Jovial, dodu, Ganesh est le dieu de la chance et le patron des scribes. Je l'aime bien. Il a l'air un peu moins sérieux et moins intimidant que les autres. Varanasi est dédie à Shiva. Les adorateurs de Shiva se reconnaissent aux trois traits blancs horizontaux traces sur le front. Les sectateurs de Vishnou portent un "U" jaune entre les sourcils avec une ligne rouge au centre. Voila, voila, méditez maintenant pauvres mortels.

20 Mars Je sens que je suis en train de m'accomplir totalement. Pas à pas, expérience après expérience, je m'approche chaque jour un peu plus de la perfection. Ce soir je crois que je frise le Nirvana...... JE VAIS VOIR UN FILM INDIEN DANS UN CINEMA INDIEN!!!! (Raaaaaa lovely). J'y vais avec Lucky. Un gamin des rues que j'ai rencontre à mon arrive, un petit caïd. Dans le rickshaw, du haut de ses vingt ans, il fusillait du regard quiconque me dévisageait un peu trop. Le cul entre deux chaises, il joue les mauvais garçons devant ses copains et les touristes mais, en véritable gentleman, il ne manquera pas de me raccompagner jusqu'au bout de ma rue une fois le soir tombé. Ses phrases sont ponctuées de "m'dam", impossible de lui faire prononcer mon prénom. Les seuls mot de français qu'il connaisse sont "lâche moi les baskets". Le cinéma est à l'autre bout de la ville, un véritable monument de béton. La salle est gigantesque, bétonnée elle aussi. On a pris des billets premiers classe pour être au balcon. Il y a même des ventilateurs au plafond pour rafraîchir un peu l'air (souvenez vous qu'un film dure en moyenne quatre heures). On se prend un coca, on se cale dans les vieux fauteuils et c'est partit! Le film fut un régal de musiques, de paillettes, de larmes et de rebondissements. Au début, on a l'impression que la pellicule a été recolorée (un peu comme dans les films de J. Tati) mais on oublie vite. Pas de sous titre mais mon voisin me traduisait les passages clef. Il faut dire que l'intrigue est souvent prévisible (un mélange de tous les soaps connus sur le petit écran avec une grosse touche de morale indienne). On ajoute du piment avec des coupures de courant aux moments cruciaux. Et pour couronner le tout, encore mieux que le cinéma 3D, nous avons ici le cinéma inter-actif. Dans la salle, certains chantent, d'autres s'esclaffent. Quelques rangs plus bas, un bébé pleure (pas question de louper le film du samedi soir a cause du dernier né, on radine toute la marmaille). Je peux mourir en paix, j'ai vu mon film et je suis à Varanasi. Que demande le peuple??

22 Mars VARANASI ( ben si...) Grosse trouille ce matin. La ville, tout comme l'Inde d'ailleurs, est peuple de singes. Il doit y avoir une famille qui loge pas loin de ma chambre. Jusque là, je gère. Chacun fait sa vie. Là ou ça pose un problème c'est quand, alors que je tente de me réveiller sur mon balcon, je me retrouve nez a nez avec un gros mâle grimaçant et sifflant. J'ai vite battu en retraite, lui claquant la porte au nez. Il n'avait pas l'air commode du tout et ses dents étaient bien affûtées (quoique j'ai cru entrevoir un reste de salade coince entre ses canines). Je n'ai aucune envie de me faire refaire le visage par ce type de chirurgien plastique. Ils sont tellement habitués aux humains qu'ils ne sont même pas effrayés quand on les chasse du bras. Bien au contraire, ils contre attaquent et c'est moi qui doit fuir. Ou va le monde, ma brave dame. J'en viens même à regretter mes bons gros pigeons parisiens Comme faune locale, c'est tout de même plus rassurant. Heureusement que j'ai des grillages à mes fenêtres. Lors de leur ascension de la façade, ils ne manquent pas de pousser ma fenêtre entre ouverte pour voir si il n'y a rien à chiper. Changements de plans donc. J'ai décide de rester à Varanasi pour fêter Holi (la fête des couleurs) il parait que c'est particulièrement animé dans cette ville. J'avais mon sac sur le dos, mon billet de train en poche mais j'ai changé d'idée au dernier moment. Grisant. Pas d'obligation de suivre le plan de route, il faut saisir les occasions quand elles se présentent. La ville vaut le coup qu'on s'y attarde. Il y a des indiens qui payeraient cher pour être à ma place. Et puis, je n'ai pas trop envie de retrouver le bruit de Delhi. Je partirais d'ici à la fin mois pour aller vers le Rajastan. Je verrais Richikech et Amritsar une autre fois.

23 Mars Impossible pour les indiens de prononcer mon prénom, me voici donc rebaptisée Imli (c'est le mot en hindi pour designer le tamarin). Ca fait près d'une semaine que je suis immergée dans la vie indienne. J'ai quitte le monde des touristes pour partager la vie d'une famille, celle de Lucky. Il n'y a que lui qui parle anglais mais on arrive à se comprendre un peu. Chaque jour, il m'invite à déjeuner chez lui et sa maman me prépare un bon thali. Après avoir passé un rideau de linge qui sèche, je me retrouve dans une petite pièce aux murs noirs de suie. La lumière vient d'une petite lucarne. On me fait prendre place sur une des nattes au sol. Les seuls meubles sont des étagères couvertes d'ustensiles divers et un petit hôtel avec des images pieuses et des statues. Seules touches de couleur au tableau. C'est petit, sombre et pourtant, tout doucement, j'ai senti la chaleur du foyer. Pas besoin de décoration hi tech. Lucky taquine son petit cousin, ses soeurs me regardent manger, rigolant de mes débuts laborieux. Pas facile de manger du yaourt avec les doigts. Puis, après s'être bien lavé les mains, la plus jeune me coiffe, me passe de l'huile sur les cheveux et me les remonte en chignon. Avec mon punjabi, mon bindi (point sur le front) et mes bracelets, elles disent que je ressemble à une véritable indienne. Si seulement ça pouvait être vrai. Je suis frustrée de ne pas pouvoir parler plus avec elles. Foutue barrière de la langue! Parfois, j'ai l'impression que notre culture a trop aplanit les relations. Ici, on touche les pieds de quelqu'un pour marquer son profond respect. C'est un geste très important. Et nous, que nous reste- t- il pour signifier la hiérarchie? Peut être avons nous oublié certaines valeurs...

24 Mars Quelle image ont-ils de la femme blanche? J'ai souvent l'impression qu'ils nous voient comme des filles faciles. C'est certain, on ne colle pas beaucoup avec le cliché de la femme soumise, un tantinet neuneu et homo-dépendante de la version indienne. Mais quand je vois une affiche de film "hot" avec que des blanches comme actrices, je ne peux pas non plus l'accepter. Difficile pour eux de nous comprendre. Pourtant on est loin du temps ou le summum du sensuel était représente par une pauvre pucelle se dandinant sous la mousson avec le sari qui lui colle aux mollets. Tout ce que je vois dans les films indiens relève plutôt du nombril à l'air, du décolleté plongeant et de l'image suggestive... Par contre, bobonne, à la maison, c'est sari ou punjabi obligatoire. Intéressant. Quelle hypocrisie.

27 Mars VARANASI ( toujours...) Aujourd'hui c'est la fête de Holi (personne n'a été foutu de me dire la signification, je vous ferais donc grâce de mes explications dignes d'un guide touristique). Quelques jours avant la date fatidique, on a vu apparaître des marchands de poudre de couleur, de pistolets à eau, de chapeaux de carnaval. Petites montagnes de pigments rouges ou verts. Les yeux des gamins brillent déjà. On fait ses réserves, choisissant avec soin la couleur de ses munitions. Le jour J arrive enfin! Ca commence très tôt. A sept heurs les hostilités sont déclarées. Les particuliers font hurler leur chaîne hi-fi et les premières bombes à eau sont lancées. Bataille rangée d'un toit à l'autre. Impossible de circuler dans les rues sans être bombardé. Les vaches et les singes ne sont pas oubliés (la vache Milka n'a qu'a bien se tenir). On sort l'alcool, les cigarettes, aujourd'hui tout est permis. Les forces de police ferment les yeux. Pendant six heures ce ne seront que des cris, des rires, des courses poursuite. Même les couloirs de mon hôtel sont le siège d'une lutte Touristes/ Indiens. Des rivières de couleur dégringolent dans les escaliers. Les hommes poussent des cris guerriers, les enfants hurlent de joie. On se barbouille le visage, les vêtements prennent les couleurs d'arlequin. Les murs sont mouchetés. Toute la ville est repeinte de fushia, d'ocre et de bleu. C'est féerique, on se croirait dans un tableau de Kandinsky. Je croise un gamin hilare, son visage est pourpre et ses yeux brillent comme des billes, on dirait un diablotin. Un gros bonhomme moustachu passe en vélo. Il a un petit chapeau doré comiquement posé sur le haut de son crâne. Son marcel est repeint aux couleurs de l'arc en ciel et sa moustache s'est transformée en un buisson d'un vert éclatant. Vers quatorze heures tout se calme. On écope, on nettoie à grandes eaux, on essuie. Tout Varanasi va se laver dans le Gange qui prend alors des reflets irréels. Un peu comme une immense tache d'huile. L'après midi se passe en famille ou avec des amis. On sort ses plus beaux vêtements. La maman de Lucky nous a fait un thali spécial avec du poulet (ne croyez pas qu'en Inde, on soit végétarien par goût du bio).

31 Mars stand by Juste un petit message pour dire que je suis toujours en vie, toujours à Varanasi et ....... peut être en Indonésie. A suivre.

3 Avril vers JAIPUR (enfin...) Je décolle enfin de Varanasi. A croire que la ville m'avait ensorcelée. La quitter semble relever de l'exploit. A force de suivre Lucky dans le labyrinthe du Chowk (vieux quartier qui borde le Ghat principal), on a fini par devenir inséparables. Il travaille chez un détaillent en soieries. On y passait des heures entières, affalés sur les tapis, à boire du thé avec ses amis. Tous les commerces se pressentent de la même façon. On enlève les chaussures à l'entrée avant de passer sur un matelas qui recouvre tout le sol de la pièce. Là, assis en tailleur, un thé à la main, on peut commencer les affaires. J'étais même devenue l'interlocutrice spécial touriste français. A chaque client, c'était un festival de couleurs. Le sol était vite recouvert de dizaines de châles, de couvres lits brodes d'or, de brocards. On me "remerciait" en m'offrant une étole ou une pashmina de temps en temps. Le midi, on allait manger chez Lucky, bref, la routine a commence à s'installer. On a écume tous les cinémas de la ville, sillonné toutes les ruelles en moto. A la fin, Luckyse se prenait presque pour mon mari, refusant que je parle aux étrangers, que je sorte seule, veillant à ce que je ne dévoile pas trop de ma personne. Il s'est presque battu avec un policier qui me regardait d'un peu trop près. Je veux bien jouer le jeu cinq minutes, mais à la fin ça devient insupportable Il était grand temps de partir. Le temps de troquer mon punjabi contre le treillis, je saute dans le premier train qui passe direction le Rajasthan!.... Je crois que les dieux de Varanasi ont du bien rigoler! Dix huit heures de train!!! Coincée sur une couchette à peine plus large que mon derrière, le nez colle au plafond avec, en guise d'air conditionné, des ventilateurs brassant l'air chaud et la poussière ambiante. Mon coté aventurier en a pris un coup. A la sortie du train je ressemblais plus à un mix entre un épouvantail et une sorcière.

8 Avril JAIPUR Jaipur est une ville très structurée. Grandes artères, rues bien perpendiculaires. Il semble y avoir un véritable projet d'urbanisme. C'est la première fois que je croise des feux de signalisation! Ca fait tout drôle après les rues sinueuses de Varanasi. C'est même un peu trop. Trop bruyant, trop carré, trop urbain. En fait il semble y avoir tous les défauts de la ville sans les avantages. Heureusement, mon hôtel est un paradis de calme et de verdure. C'est un ancien petit palais. Le soir, je me prélasse dans un des transats sous un bougainvillier. L'air sent bon le jasmin et l'herbe fraîche. Il y a même un paon qui se dandine dans l'allée. L'hôtel est un ensemble de petites courres intérieures, de patios, d'escaliers secrets, cachés par une façade recouverte de buissons fleuris. Je n'ai pas beaucoup vu la ville. Juste ce qu'il faut. Ça fait du bien de se couper un instant de la réalité indienne. Une petite parenthèse dans la parenthèse, le matin j'oublie presque que je suis en transit. J'ai l'impression de me réveiller dans ma maison de campagne...

9 AVRIL PUSHKAR Arrgghhh! Je suis maudite! Ce matin, j'ai levé le camp de Jaipur. Adieu veaux, vaches, cochons, le fugitif repart vers de nouvelles aventures. Jusque là, la routine. Ca se complique quand, arrivée à mon nouvel hôtel, je réalise que pour des raisons obscures, ma bouche est bloquée. Impossible d'avoir un écart de plus d'un centimètre entre les deux mâchoires sous peine de voir mon dentier me dégringoler sur les genoux! Vais je devoir me mettre au régime calibré avant l'age fatidique? Je clôture mon stade oral de façon plutôt rédhibitoire. Je suis trop jeune pour boire mes biscottes noyées dans mon Nesquick avec le beurre qui surnage! Et puis, ou vais-je trouver un presse purée dans ce bled pourris? Je n'en suis pas encore au trismus mais quel est l'imbécile qui a trifouille ma poupée vaudou en lui plantant des aiguilles dans la bouche? Qu'il se montre, je n'en ferais qu'une bouchée... enfin, presque. Je ne vais quand même pas aller voir le rebouteux du coin. Même ma copine infirmière Caro, qui fait du rapatriement sanitaire, m'a laisse tomber comme une vieille chaussette. Pas assez grave pour envisager un retour au bercail aux frais de la princesse! Dix neuf heures, Hourra! Je suis décoince (vous en doutiez?) Apres avoir brûle maint et maint bâtons d'encens (doit bien y avoir un dieu spécial problèmes dentaires dans le coin), massé, farfouillé, mastiqué au risque de me faire prendre pour une nouvelle race de ruminant, ma mâchoire à enfin recouvré la raison. Ouf! pas besoin de mettre un gant en latex et passer par "l'autre voie". Comprenne qui pourra (merci mon ostéopathe). Et vive la grenouille à grande gueule ! (ceux qui ne connaissent pas encore l'histoire n'ont qu'a se manifester, je me ferais un plaisir de leur raconter.) L'Inde, pays aux mille dieux et aux mille prières. Jour et nuit, elles montent vers le ciel telles les volutes de fumée d'une gitane maïs. Et c'est justement le problème. Il est trois heures du mat et le vieux d'en face a décide de tenter sa chance, des fois qu'un dieu serait encore à l'écoute. Le voila qui tambourine avec conviction sur sa plus belle casserole en guise de banjo et braille à s'en faire péter les plombages. On dirait un mélange de sirène de pompiers et de fado chanté par un asthmatique. N'y a t il personne qui veuille abréger ses souffrances? Le seul effet kiss-cool observé c'est une accélération bruyante du transit de mon voisin de chambre et une reprise en choeurs par tous les canidés du coin. Puis, une fois qu'il a bien massacré son ustensile de cuisine, il retourne se coucher (Seb c'est bien?).?ET MOI ALORS? A cause de lui j'ai les yeux en position plein phare, impossible de retrouver le fil mon rêve qui semblait pourtant des plus philosophiques. Demain, c'est décidé, je vais danser la macaréna sous ses fenêtres à deux heures du mat!!

11 Avril PUSHKAR C'est la tanshumance! Je descends de mon village bleu à flanc de colline pour me perdre dans le quartier musulman d'Ajmer, la grande ville dans la plaine. J'ai passé toute la matinée dans la mosquée, il faut dire que les alentours sont un mixe entre la foire et la coure des miracles qui ne donne pas envie de prolonger le stationnement. Un type coincé en position grand écart fait le crabe dans la rue, un autre se déplace en se roulant par terre, il y a même un chien qui avance en équilibre sur ses pattes avant, les pattes arrière difformes. Mieux vaut battre en retraite. Avant d'entrer dans le lieu saint, je confie mes chaussures au portier et je me couvre la tête. Dans l’enceinte, une milice est chargée de faire respecter les bonnes manières. Portant une étole genre miss monde et un bâton de guignol, ils traquent tout écart de conduite. Ce serait de mauvais goût de se prendre une prune pour outrage à divinité. Je me pose dans un coin de la coure dallée de marbre et je regarde. C'est un lieu de prière, mais aussi un lieu de vie. Un petit bonhomme s'approche de moi en gazouillant. Il a les yeux soulignés au crayon noir et une ficelle autour de son proéminent bidon. Une fillette me demande de poser avec elle pour une photo (il est important de savoir que tout bon indien se doit de tirer une tronche de six pieds de long lors de cet exercice... pas le moindre petit rictus). C'est une procession incessante de visiteurs. Les hommes portent des djellabas blanches magnifiquement brodées. Ce soir, à Pushkar, c'est mégateuf!. C'est le nouvel an indien, on sort les dieux des temples et de la naphtaline pour leur faire faire un petit tour de la ville. Chaque soir c'est la permission de minuit pour un dieu différent, et ça va durer dix jours!. Les familles ont dessinées des fleurs, des motifs géométriques avec de la poudre de couleur devant leur perron pour accueillir la procession. La rue est parée d'un tapis aux couleurs flamboyantes. Les femmes accrochent des fleurs dans leurs cheveux.?Les chars sont précèdes par une fanfare dominée par le son du Bontempy sur lequel s'acharne un des musiciens. Puis vient... un énorme moteur monte sur roulettes qui servira à alimenter les lustres portés par des dizaines de gamins des rues pour faire une haie d'honneur. Enfin, le char, entouré de brahmanes distribuant des copeaux de noix de coco et autres sucreries. On en reçoit une poignée, on partage avec son voisin. Tous les sens sont à la fête. La foule se presse pour recevoir la bénédiction, toucher le char. Les sâdhus en tous genres sont aussi de la partie. A la base, le sâdhu est un mendiant religieux. Ils sont reconnaissables à leur allure souvent excentrique. Vêtus d'orange, le corps couvert de cendres, le cou chargé d'amulettes et le crâne recouvert d'une forêt vierge qui ferait rêver nos amis rasta symbole de leur puissance. Le sâdhu devient siddha, soit hermite soit ascète après de dures pénitences et diverses formes de mortifications. Certains ont décidé de passer leur vie sur un pied, d'autres se coupent un bras, tout ça pour atteindre la délivrance du cycle infernal des renaissances.?Ca c'est la version locale, mais on a aussi le Western sâdhu, race particulièrement endémique si on considère qu'elle possède la faculté de troquer ses fripes contre un costume trois pièces une fois revenu sur leur pays d'origine. Leur but est encore obscur mais il semble que pour y parvenir, ils doivent porter les vêtements les plus miteux, traîner la savate et afficher une pilosité amazonienne...

18 Avril JAISALMER Mon voyage aura été marqué par de nombreuses rencontres. Chaque ville que je traverse m'apporte une nouvelle histoire. Il faut être patient, laisser les choses venir. L' Inde ne s'apprivoise pas en deux jours. Apres un certain temps, une fois que vous faites bien partie du décor, le miracle s'opère. Je crois qu'ici, j'ai atteint la perfection. Jaisalmer est une ville fortifiée au milieu du dessert du Tahr. Son épaisse muraille ocre renferme un trésor. C'est ici que se trouvent les plus beaux have lis de toute l'Inde. Ce sont des palais construits au XVIII ème siècle par de riches marchands. Certains sont officiellement visitables mais je me rends vite compte que presque toutes les façades de la ville sont richement ouvragées. On dirait de la dentelle, mais en plus beau, avec une variété incroyable de motifs. Je ne m'en lasse pas. Mon hôtel est à l'intérieur du fort. Le soir, assise sur la terrasse, je me prends pour une maharani attendant son Lawrence d'Arabie (ouaich, un peu anachronique, mais Peter O'Toole avait de si beaux yeux bleus...). Les habitations couvrent encore quelques kilomètres autour des remparts et puis...c'est le désert. Pas les dunes de sable comme dans le désert des tartares, mais une plaine aride ou ne poussent que des buissons hirsutes et des éoliennes à perte de vue. Et puis, il y a eu la rencontre avec ces deux soeurs. Deux gitanes qui alpaguent le touriste à la sortie du fort pour leur vendre quelques breloques. Comme elles sont parées de leurs plus beaux atours, je joue le jeu du "bakchich contre photo". Jusque là, relations professionnelles. Le lendemain, je les retrouve pour leur offrir quelques T shirts que je dois jeter par dessus bord de mon sac à dos sous peine de surpoids fatal pour la suite du périple. Elles semblent ravies. Ce soir, elles m'ont invitées à boire un thé chez elles et écouter de la musique. Je les suis en dehors de la ville et me voici assise dans la courette d'une maison en torchis, un gamin dans les bras. Les hommes jouent du violon pendant que les deux soeurs dansent et chantent. Pour l'occasion, elles m'ont décorées de leurs bijoux traditionnels. On pose pour la photo. Une fillette aux cheveux ébouriffés danse devant moi. Sa robe est mocharde mais ses yeux brillent comme ceux d'un chat et ses hanches ondulent gracieusement. Petit moment de pur bonheur. C'est simple et beau comme un Kinder-Surprise.

26 Avril BOMBAY Dernière étape du voyage:Bombay. Retour à la civilisation mais ce n'est pas pour autant la fin des aventure, bien au contraire. Coup de chance, un de mes amis indien que j'ai connu au Burundi est lui aussi de passage dans le coin. Il insiste pour que je loge dans un des studios qui appartiennent à sa famille. Jusque là, plutôt idyllique comme tableau surtout vu le prix d'une chambre d'hôtel ici et vu l'état de mes finances... Mais c'est sous estimer l'esprit farceur qui plane constamment au dessus de mon crâne gracile! En fait, l’appart est parfait, mais c'est comme acheter une robe chez un grand couturier et se rendre compte qu'on ne peut même pas monter les escaliers avec. Beau mais pas pratique. Canapés dans le plus pur style post néo gréco romain, sol en marbre, la classe. Mais quand il s'agit de passer aux choses concrètes genre: qu'est ce qu'on mange ce soir? C’est une autre paire de bretelles. Les placards de la cuisine sont remplis ...... de cahiers, de cirages, de bouteilles de fly-tox. Ah, quelques bouteilles d'alcool, (on avance petit à petit vers le rayon alimentaire) et une cinquantaine de bouillons Knorr. Ce soir, donc, on révise Maïté version Koh-Lanta. Faute de casserole, j'ai du faire bouillir mes nouilles dans une poêle tellement petite qu'on pourrait la qualifier de HLM pour omelette! Me voici en train d'égorger une boite de concentré de tomate (la seule dont la date d'expiration n'avoisine pas le néolithique). Le plan de travail porte encore les traces de notre lute acharnée. Papa, tu aurais été fier de moi! Deuxième épreuve: Bombay est la seule ville d'Inde ou il est presque mal vu pour une jeune (si, si, j suis encore jeune) femme de porter le punjabi. Pas de chance, je n'ai plus que ça dans ma garde robe. A cela il faut ajouter le fait que Vinod (mon ami indien) ne fréquente que des gens super branchouillés et j'avoue qu'après deux mois de voyage je ne me sens pas trop dans ce trip. Panique à bord, donc, comment ressembler à quelque chose de correct quand on n'a plus que des tongs, un sac à patate en guise de robe et .....Pas le moindre sac à main coordonné! Je fonce dans le premier magasin du coin et fait péter ma carte bleue. J'en ressors habillée dans le plus pur style minette rose bonbon, un régal. Il fallait au moins ça pour tenir la route face à la jeunesse dorée locale. En trois jours, avec Vinod et sa bande, on a écumé tous les bars fashion de la ville. Ca fait tout drôle, mais j'avoue que ça m'a fait du bien de retrouver tout ça! J'ai presque fait une over-dose de crevettes et autres produits de mer (ras le bol du poulet et du régime végétarien). Ce soir, Vinod retourne au Burundi, moi je reste encore quelques jours. Je vais tenter de survivre dans cet univers.

La suite au prochain épisode.
Vietnam ou pas Vietnam? English translation pending
by Robinio · 2006-12-10 · 91 replies
Re remoi

cela fait maintenant 3 mois que je suis parti de France en commencnt par l Inde puis le Myanmar (super au passage) et je suis maintenant au nord de la thailande pret a passer au Laos d ici quelques jours. Je compte me rendre ensuite pour un mois au Viet nam MAIS...

Apparement le visa pour les Francais est tres cher ( 120 euros!!! assez prohibitif) Et surtout tous les gens que j ai rencontre dans mon petit periple (jeunes et moins jeunes je precise) disent tous la meme chose: le pays est tres beau mais les gens sont super casse b..., tres interesses, arnaqueurs et pas sympas.... et ca ca donne pas envie du tout. et beaucoup de gens ne veulent plus jamais y retourner pour ca.

Je pense que ca va faire reagir, faites le sans demagogie, et je pense, et bien sur il ne faut pas faire de generailites, que si les gens sont desagreables dans un pays il faut le dire.

Merci pour vos reactions
Restrictions bagages sur les vols pour les Etats-Unis English translation pending
by Atticus · 2006-08-29 · 30 replies
Bonjour ! Je suis désolé si je me suis trompé de catégorie pour poster mais je n'ai pas trouvé celle que je voulais alors je le fais ici ! Je pars vers les USA dans un peu plus d'une semaine et je compte emmener un ordinateur portable je voudrais savoir si je peux l'avoir avec moi en cabine (sachant qu'il sera dans une malette de transport pour PC portable et que ce sera mon seul bagage a main). Je dois aussi ramener une bouteille de vin (evidemment, on n'y coupe pas quand on est francais !) vers les USA, puis-je quand meme la mettre dans la soute a bagages malgré les événements récents ? Merci
Conseils pour circuits en Namibie English translation pending
by Cindy24 · 2006-02-24 · 18 replies
Bonjour,

J'ai en projet de partir au mois d'août 3 semaines en Namibie. Je ne me "sens" pas de partir toute seule à l'aventure, donc je pense m'orienter vers un organisme de randonnée. Voici les circuits que j'ai sélectionnées par rapport à mes dates et durée de vacances. Pour ceux qui connaissent bien la Namibie, lequel vous parait le mieux? Sachant que mon but n'est pas de passer toute la journée en voiture, mais ausi de marcher! 1 NMB52 €Kalahari, Namib et chutes d’Epupa. 22 j. en v€hicule avec de nombreuses balades  pied. NMB52 €Kalahari, Namib et chutes d’Epupa. 22 j. en v€hicule avec de nombreuses balades  pied. JOUR 1-2 : PARIS (ou PROVINCE) – WINDHOEK - OTJIBAMBA Vol de nuit Paris (ou province) – Windhoek. Arriv€e . Windhoek et d€part imm€diat en direction du parc d’Etosha. Nuit en Lodge . l’ext€rieur de Windhoek ou . Otjiwarongo (en fonction de l’heure d’arriv€e). JOURS 3-4 : OTJIBAMBA – ETOSHA PN Route vers le parc d'Etosha. D€but d'un safari de 2j. . la recherche des animaux vivants autour de ce lac ass€ch€. Les f€lins y sont pr€sents ainsi qu’€l€phants, rhinoc€ros et une large vari€t€ d’antilopes. Camping dans le parc prs d’un point d’eau €clair€ pour l’observation nocturne des animaux. JOUR 5 : ETOSHA PN – KAOKOLAND - OPUWO Travers€e de la partie Ouest du parc d’Etosha, zone r€serv€e aux tours op€rateurs. Observation de la faune sur des zones plus sauvages et plus montagneuses. Sortie du parc et d€part en direction du Kaokoland, le pays des nomades Himbas. Opuwo, capitale des Himbas, ville de modernisme et de tradition o. se m€langent les diff€rentes ethnies du pays : Himbas, Hereros, Ovambos… Camping. JOUR 6 : OPUWO – EPUPA FALLS Nous remontons dans l’extr.me nord du Kaokoland jusqu’. atteindre les chutes d’Epupa. Rencontre avec les Himbas, l’une des derni.res tribus vivant encore selon des traditions ancestrales. Camping. JOUR 7 : EPUPA FALLS La journ€e est consacr€e . la d€couverte du fleuve Kunene et de ses magnifiques chutes d’Epupa. Visite d’un village Himba, balade en amont a la recherche des crocodiles, d€tente et coucher de soleil sur les chutes. Camping. JOUR 8 : DAMARALAND - KHOWARIB Nous redescendons vers le Damaraland o. nous atteignons le canyon du Khowarib dans l’aprs-midi. Balade dans ce splendide canyon. Camping. JOUR 9 : DAMARALAND - TWYFELFONTEIN Nous traverserons la concession de Palmwag (un ancien territoire annexe . Etosha). Des paysages de Sud-ouest am€ricain : c.nes volcaniques et montagnes tabulaires de grs rouges. Nous quittons vers le sud du Damaraland. Transfert au site de Twyfelfontein d’o. nous marchons . la d€couverte du site de gravures rupestres (+/- 6 000 ans) et du panorama qui nous attend depuis les hauteurs de falaises de grs. Camping dans les environs de l’Aba Huab (rivi.re ass€ch€e). JOUR 10 : TWYFELFONTEIN - SPITZKOPJE Court transfert vers le massif du Spitzkopje, un kopje impressionnant qui lui vaut bien son surnom du . Cervin namibien .. Rando . la d€couverte de ces €rosions o. nous pourrons admirer quelques peintures rupestres dans le creux d’un cratre. Nuit sous tente. JOUR 11 : SPITZKOPJE – CAPE CROSS - SWAKOPMUND Nous rejoignons Cape Cross et ses otaries (+/- de 80 . 150 000), la plus grande concentration d’Afrique australe. Un spectacle surprenant. Nous longeons l’Oc€an Atlantique jusqu’. Swakopmund. Nuit . l’h.tel. JOUR 12 : SWAKOPMUND Journ€e libre pour d€couverte et le shopping en ville. Nombreuses possibilit€s d’activit€s en option : survol du d€sert du Namib, croisire dans la baie : otaries et dauphins sont souvent au rendez-vous. Nuit . l’h.tel. JOUR 13 : SWAKOPMUND – DESERT DU NAMIB : BLOEDKOPJE D€couverte de la vall€e de la Swakop River aux paysages lunaires et de la surprenante Welwitshia Mirabilis, cette fameuse plante " fossile " pouvant atteindre plus de 1500 ans. Nous visitons le canyon de Timkas et ses €tranges sculptures de granit ainsi que le massif de Bloedkopje lors d’une jolie rando en aprs-midi. Nuit sous tente. JOUR 14 : NAMIB : BLOEDKOPJE - HOMEB 14. Transfert vers la Kuiseb River. Balade en aprs-midi et possibilit€ de contempler le coucher de soleil au sommet des dunes. Bivouac . Homeb, oasis de verdure et frontire entre les plaines du nord et l’oc€an de dunes ocre au Sud. JOUR 15 : NAMIB : HOMEB – SESRIEM - CANYON DE SESRIEM Transfert . Sesriem et visite du canyon. Camping. JOUR 16 : NAMIB : SESRIEM - SOSSUSVLEI Trs t.t le matin, nous quittons vers Sossusvlei et Dead Vlei, ces lacs ass€ch€s et durcis d’une cro.te blanch.tre sal€e. Situ€s au centre d’un gigantesque cirque de dunes ocres et rugissantes, nous grimperons une des plus hautes dunes du monde (300 m de haut !) pour mieux admirer ce lieu magique. En aprs-midi, rando jusqu’au sommet de la dune d’Elim afin d’y contempler le coucher de soleil. Camping. JOUR 17-18 : NAMIB : SESRIEM – NAMIB-NAUKLUFT : ZEBRA NATIONAL PARK Court transfert dans les montagnes du Namib-Naukluft. Nous consacrons un jour et demi . pied . ce massif cisaill€ de gorges aux sources d'eau claire et aux piscines naturelles o. les Kookerbooms (vari€t€ d’alos g€ante, end€mique au d€sert du Namib) sont nombreux. Camping. JOUR 19 : NAMIB-NAUKLUFT : ZEBRA NATIONAL PARK - KALAHARI Nous continuons notre travers€e de la Namibie vers le Kalahari. Possibilit€ d’une balade en 4x4 d€couvert dans les dunes rouges du Kalahari jusqu’au coucher du soleil, ap€ritif en haut d’une dune (en option). Camping. JOUR 20 : KALAHARI - WINDHOEK Nous levons le camp pour nous diriger vers Windhoek. Aprs-midi de shopping et nuit en h.tel. Possibilit€ d’effectuer une excursion guid€e pour l’observation de gu€pards et /ou de lions au lodge d’Amani (en option). JOURS 21-22 : WINDHOEK – PARIS (OU PROVINCE) Transfert . l’a€roport et vol sur Paris (ou province). Arriv€e le j. 22.

OU Jour(s) 02 Arrivée à l`aéroport de Windhoek en milieu de journée. Accueil aéroport par votre accompagnateur puis départ vers l`ouest du pays. Installation au camping de Nauchas. Transport : minibus Jour(s) 03 Nous nous dirigeons sur le Zebra parc dans la réserve du Namib-Naukluft, où nous nous installons pour deux nuits au camping. Balade agréable dans l`après-midi dans les montagnes du Naukluft. Nb d'heures de marche : 3 Jour(s) 04 Journée de marche dans les montagnes du Naukluft, possibilité de voir des zèbres, des oréotragues et de se baigner dans les piscines naturelles. La baignade dépend de la période de l`année pendant laquelle vous visitez la Namibie, ces points d`eau naturels peuvent être à sec pendant la saison sèche. Nb d'heures de marche : 5 à 6 Jour(s) 05 Nous sommes aujourd`hui au coeur des grandes dunes du Namib et nous nous installons pour deux nuits au camping de Sesriem. Dans l`après-midi, nous partons du campement vers la dune Elim, nous atteignons son sommet pour le coucher du soleil. Nous retournons au campement en bus. Nb d'heures de marche : 2 Jour(s) 06 Départ matinal en direction du coeur des dunes. Nous prenons le petit déjeuner au départ de la randonnée et nous marchons en direction de la crazy dune. après l`ascension de la plus haute dune de Sossusvlei, nous descendons dans le Dead vlei puis retour au bus et au campement. Nous pique niquons au site de Sesriem puis repos détente au bord de la piscine avant la visite l`après-midi, du canyon de Sesriem. Possibilité de retourner au campement à pied. Nb d'heures de marche : 5 à 6 Jour(s) 07 Nous partons vers la petite bourgade, le bagdad café de Namibie, appelée Solitaire, au croisement de toutes les pistes. Petite halte où vous pourrez déguster les uniques apple cramble puis direction vers le nord du parc du Namib Naukluft et le site de Homeb sur la rivère de Kuiseb. Nous sommes à la limite des dunes, plus au nord et on arrive sur un désert plus minéral avec des rochers. Arrivée dans l`après-midi, montage du camp puis balade dans les dunes. Les paysages sont superbes et isolés. Nb d'heures de marche : 2 Jour(s) 08 Nous partons plus au nord pour atteindre le site de Bloedkoppe. Installation du campement puis en fin d` après-midi nous grimpons cet impressionant monolithe granitique pour une vue imprenable sur le parc du Namib. Nous aurons certainement la chance d`observer quelques animaux dans cette région sauvage. Nb d'heures de marche : 2 Hebergement : camping à Bloedkoppe Jour(s) 09 Par le route du Moonlandscape et la plaine des Welwitschia Mirabilis, la doyenne des plantes de notre planète, nous rejoignons la ville de Swakopmund en fin de matinée. Installation dans de petits bungalows. Apres midi libre avec possibilité de faire un survol des dunes et de la côte en petit avion, de faire du quad ou encore du Sand-boarding. Jour(s) 10 Départ de Swakopmund en direction du site de Cape Cross le long de la côte. Visite de la réserve où se sont données rendez vous des milliers d` otaries à fourrure. Nous prenons maintenant la direction du massif du Spitzkoppe pour y installer notre campement pour 2 nuits. Jour(s) 11 Nous visitons le site de Spitzkoppe et ses célèbres peintures d`origine bochimans. L`après-midi, balade autour du site avec la possibilité de grimper dans les koppe granitiques. Nb d'heures de marche : 5 à 6 Jour(s) 12 Nous rejoignons le célèbre massif du Brandberg, plus haut massif Namibien qui contient des milliers de peintures rupestres. Installation sur les bords de la rivière Ugab. Possibilité de voir des éléphants qui se sont acclimatés au milieu désertique. Dans l`après midi, marche à l’intérieur du massif pour découvrir la fameuse peinture de la Dame Blanche. Nb d'heures de marche : 2 à 3 Jour(s) 13 Nous continuons notre visite de cette région sauvage, le Damaraland. Dans l`après-midi, nous nous baladons pour découvrir le site de gravures rupestres de Twyfelfontein. Nb d'heures de marche : 2 Jour(s) 14 Nous remontons à présent plein nord en direction de la rivière Hoanib. Sur la route, nous avons de grandes chances de voir des oryx, des springboks et des girafes. Nous nous installons au camping situé au coeur de magnifiques gorges dans la rivière Hoanib. Possibilité de voir des éléphants du désert et de baignade dans la rivière (si la saison le permet). Nb d'heures de marche : 1 Jour(s) 15 Nous rentrons dans la région du Kaokoland et nous faisons route en direction de Opuwo. Véritable melting ethnique, ce sera notre premier vrai contact avec la population Himba. Installation en camping à l`extérieur de la ville. Jour(s) 16 Le matin de bonne heure, nous partons avec un guide local visiter un village Himba pour comprendre le mode de vie et voir vivre cette population qui a gardé ses coutumes ancestrales. En fin de matinée, nous redescendons en direction du parc de Etosha. Un point d`eau non loin de l`endroit où nous montons notre camp permet d`observer les animaux en toute tranquillité. Jour(s) 17 Nous entrons dans le parc d`Etosha par la porte ouest. Cette partie du parc est très peu fréquentée car seulement réservée à quelques compagnies de tourisme. Il nous faut une demi journée pour rejoindre le campement d`Okaukuejo où nous nous installons. L`après midi, nous pouvons faire une "game drive", c`est à dire partir à l`observation du parc en véhicule, ou tout simplement nous reposer au bord de la piscine. Un point d`eau éclairé la nuit permet d`observer des animaux difficilement visibles la journée. Hebergement : camping à Okaukuejo Jour(s) 18 Ce parc qui fait la superficie de la Belgique est un des plus grands parcs animaliers en Afrique. Nous allons durant cette journée rechercher les animaux qui peuplent ce parc. Nuit dans le camp central de Halali. Il y a aussi un point d`eau éclairé la nuit, le léopard vient souvent s`y désaltérer. Hebergement : camping à Halali Jour(s) 19 Nous parcourons la partie est du parc, riche en faune et en points d`eau naturels. Nous installons notre campement à Namutoni. Hebergement : camping à Namutoni Jour(s) 20 Nous entamons notre redescente sur Windhoek. A mi-chemin, nous installons notre campement au pied du Plateau du Waterberg. Dans l`après-midi, balade au pied du plateau que nous gravissons finalement pour avoir une vue imprenable sur la région. Dénivelé plus : 100 mètres Nb d'heures de marche : 4 Jour(s) 21 et 22 Nous rejoignons Windhoek. Sur la route et suivant l`horaire de retour, nous nous arrêtons au marché de Okahandja pour faire du shopping. Possibilité également de faire quelques achats à Windhoek, toujours si l`horaire du vol retour le permet. Transfert pour l`aéroport et vol retour pour Paris.

Merci par avance de votre aide,

Cindy
Dilemme de sac à dos! English translation pending
by Morak · 2005-09-20 · 9 replies
Bon, j'ai décider le sac a dos que je veux, soient un Osprey cresent 110L ou 85L.

D'une par jai peur que le 110L soient trop gros ou que le 85L pas asser...

Je suis quelq'un qui fait pas mal de plein air, que sa soient l'hivers ou l'été.Je sait que l'hivers sa prend plus de stock a cause du froid, et jaimerai etre capable detre en autonomie totale (boufe, equipement) pour au moin une semaine et avoir asser de place dans mon sac pour tout. Nimporte la saison et la durée (d'une max de 1 semaine en autonomie totale hivers comme été.) Donc que me conseiller vous? le 85L ou le 110?

parler moi de vos expérience, de la grosseur de vos sac et ce que vous faites avec en général, vos conseil astuce!

merci beaucoup!
Acheter les vols intérieurs à l'avance ou pas ( Brésil) English translation pending
by Cantora · 2005-01-09 · 12 replies
Bonjour à tous !

J'ai un vol intérieur à prendre de Salvador de Bahia à Rio de Janeiro au Brésil autour du 23 juin 2005. Est-ce que je devrais attendre d'y être pour acheter nos billets ? Est-ce que c'est prudent ? Serons nous certains d'avoir de la place (nous serons 4)? Est-ce que ça reviendrait moins cher étant donné qu'on payerait en Reais ?

Dites-moi ce que vous en pensez !

Merci à l'avance !

Cantora
Compte-rendu road trip sud-est de l'Australie + Uluru du 26 novembre au 16 décembre 2017 English translation pending
by Petitbanjo · 2018-01-20 · 0 replies
Alors voilà je m’y mets enfin ! voici le compte-rendu de notre road trip du 26/11 au 16/12 :

26/11 : arrivée le soir à l’aéroport de Sydney – transfert (qu’on avait préalablement réservé) jusqu’à notre hôtel le Mantra on Kent où on dormira 3 nuits. Hôtel très confortable, bien situé, petit-déjeuner correct. Parking juste à côté (15$ la nuit). 27/11 : visite de Sydney à pied : le matin marche jusqu’au Harbor Bridge qu’on a traversé pour aller de l’autre côté de la baie prendre des photos de l’opéra. Puis retour jusqu’à Circular Quay où on a pris le ferry jusqu’à Manly beach où on a déjeuné. Puis retour à Circular Quay. On continue notre balade vers l’opéra puis les jardins botaniques avec ses milliers d’oiseaux tous plus beaux les uns que les autres (beaucoup de perroquets de toutes les couleurs). Le soir dîner à Darling Harbor, très proche de notre hôtel. 28/11 : on va chercher notre voiture de location chez Europcar. On avait un peu peur car on avait lu partout que sans permis de conduire international, ils ne donnent pas la voiture… en fait on avait fait la demande environ un mois avant de partir et on ne l’avait pas reçu à temps (on ne l’a toujours pas reçu d’ailleurs !)… et bien ils ne nous ont rien demandé ! ouf !!!! donc nous voilà dans notre titine direction Bondi Beach. On voulait faire la rando qui fait toutes les plages mais finalement ça nous faisait beaucoup pour une première journée de rando (ben oui on est plus tout jeunes !) alors on a marché environ une heure puis au retour je me suis baignée dans la mythique grande piscine de Bondi beach ! ensuite on a fait les autres plages en voiture ! on a mangé à Clovelly Beach, qu’on a bien aimée et là je me suis baignée dans la mer cette fois. Au retour on s’est arrêté à Paddington et ses jolies maisons. Retour à l’hôtel puis dîner à Darling Harbor à nouveau. 29/11 : notre road trip commence vraiment aujourd’hui J on prend donc la route sous une espèce de bruine jusqu’aux Blue Mountains. On arrive au point de vue Echo Point mais comme il y a du brouillard on aperçoit que très peu les 3 Sisters. On attend un peu mais au bout d’un moment on décide d’aller faire les petites randos qu’on avait prévues. On commence donc par les Katoomba Falls avec le soleil qui commence à sortir le bout de son nez. Magnifique rando dans la forêt dense, magnifique cascade avec des centaines de cacatoès partout dans les arbres ou qui se baignent dans la cascade ! féérique ! en plus on voit les 3 Sisters de là ! ensuite on va aux Gordon Falls puis Sublime Point puis on retourne à Echo Point sous le soleil. Ensuite on voulait aller aux Wentworth Falls mais la route était barrée. On nous dit qu’il y a un très gros accident, mais pas sur la route, dans le site. Alors déçus, on s’en va… on saura plus tard en regardant les infos, qu’il y a eu un éboulement et que 3 personnes sont décédées. Donc il faut relativiser… donc route pour Wollongong. Dîner au petit port qu’on a trouvé joli. Nuit au Novotel. Super hôtel. Grande chambre moderne. Superbe vue sur la mer. 30/11 : on reprend la route. 1er arrêt au grand trou souffleur de Kiama mais comme il n’y a pas de houle, le trou ne souffle pas. Donc nous allons au 2ème trou, plus petit, et là il y a plus de houle donc on entend et voit le trou souffler. Pas mal de perroquets rouges dans le coin. On reprend la route. Arrêt à Huskisson pour déjeuner. On voit plein de pélicans. Puis Hyams Beach et Chinaman’s Beach (grandes plages de sable blanc). Puis route jusqu’à Pebbly Beach. On ne voit aucun kangourou sur la plage alors on repart et 3 minutes plus tard on voit toute une famille dans le camping juste là ! nos premiers kangourous ! trop contents ! puis route jusqu’à Merimbula. Nuit au Motel Kingfisher. Super petit motel avec des jolies chambres avec balcon vue sur mer et plein d’oiseaux partout. Un vrai petit paradis. 01/12 : on reprend la route. Arrêt à Eden pour observer les baleines mais on n’en voit aucune puisque c’est pas la saison. On continue la route jusqu’à Gipsy Point et Mallacoota reserve. La pluie commence à bien tomber. Route pour Lakes Entrance. Nuit au Banjo Motor Inn. Confortable. Comme il pleut, on en profite pour faire une lessive dans la super laverie du motel ! et moi je me baigne dans la piscine sous la pluie ! 02/12 : on reprend la route sous la pluie. Arrêt à Metung. Puis route pour Paynesville. Là on prend le petit ferry pour Raymond Island. Et là on voit plein de koalas partout dans les arbres ! c’était magique !!! même sous la pluie ! dommage pour les photos… on voit aussi pas mal de kangourous… on repart trempés, on déjeune au resto à Paynesvile pour se réchauffer et se sécher un peu… puis route pour Sale. Hôtel Ibis Styles : moyen… comme le temps se calme un peu on va jusqu’à la 90 miles Beach voir Paradise Beach et Golden Beach. 03/12 : route pour Wilson’s Promontory toujours sous la pluie. Arrêt à Squeaky Beach et autres plages. Déjeuner à Tidal River. Là je vois mon premier kookaburra (ou martin chasseur géant). Je suis littéralement tombée amoureuse de cet oiseau ! puis route pour Melbourne. Nuit au Mercure Welcome où on restera 2 nuits. Chambre et salle de bains un peu petites. Petit-dej correct. Par contre pas pratique pour le parking, à 15-20mn à pied de l’hôtel donc avec tout notre bardas, pas facile (20 $ la nuit). 04/12 : le matin visite à pied de Melbourne et toutes ses ruelles et passages très jolis. Déjeuner au bord de la Yarra River, très sympa. Puis un petit tour de ville dans le City Circle Tram. Après-midi voiture jusqu’à la plage de St Kilda et ses petits pingouins. Puis Brighton beach et ses jolies cabanes de plage colorées. 05/12 : on reprend la route. Arrêt à Bells Beach. Puis rando à Erskine Falls. Super balade. Puis rando Shoak Falls. Puis arrêt à Kenneth River et ses nombreux perroquets et cacatoès et quelques koalas. On a vu un koala mâle hurler dans un arbre car il voulait faire des cochonneries avec une femelle qui ne voulait pas ! ça a duré un moment. Impressionnant le cri du koala mâle ! Ils se couraient après dans les arbres ! Puis rando à Carisbrook Falls. Nuit au Seaview Motel à Apollo Bay. Pas trop mal. 06/12 : en route pour le Cape Otway. Phare du Cape Otway et au retour on décide de s’arrêter faire une mini balade dans un petit chemin qui avait l’air bien sympathique. Et au bout de 5mn, que voit-on en haut d’un arbre ? une maman koala avec son petit dans les bras ! instant magique ! on repart. Rando à Hopetoun Falls. Endroit sublime et là je me baigne enfin dans une cascade ! on reprend la route, et quelle route !!! nombreux arrêts : Gibson Steps, les 12 Apôtres, Loch Ard Gorge, Tom and Eva lookout, the Razorback, Mutton Bird lookout, London Bridge, The Grotto, Bay of Martyrs, Bay of Islands… tous ces endroits plus spectaculaires les uns que les autres ! puis route pour Warrnambool. Nuit au City central Motor Inn. Super motel. Nous avions carrément un petit appart avec salon-kitchenette, chambre séparée et salle de bains avec lave-linge ET sèche-linge. 07/12 : petit tour de Warrnambool et ses superbes plages ! on a beaucoup aimé cette petite ville… puis route pour Tower Hill. Donc on arrive dans ce petit parc et en arrivant, que voit-on depuis le parking ? un koala qui descend de son arbre et ensuite sur le sol ! on se gare vite et je m’approche de lui, il vient vers moi et passe à 10cm de moi pour remonter dans un autre arbre derrière moi ! inutile de vous dire que cet instant a été magique ! (encore un !) je ne m’en suis toujours pas remise ! ensuite on a fait quelques petits balades dans le parc, on a vu principalement des émeus. La pluie commence à tomber alors on reprend la route direction les Grampians. La pluie s’arrête. Arrêt rando aux Silverband Falls. Puis route pour Hall Gaps. On se disait que ça faisait longtemps qu’on n’avait pas vu de kangourous… et bien on a été servis !!! Halls Gap est LE village des kangourous !!! il y en avait de partout ! On passera deux nuits au Kookaburra Motel. Super extra génial ! grande chambre confortable avec terrasse vue sur la prairie et ses nombreux kangourous et plein de cacatoès. 08/12 : journée découverte dans les Grampians : Boroka lookout puis Reeds lookout puis rando aux McKenzie Falls ! grandioses ! puis Broken Falls et rando aux Fish Falls ! tout aussi sublimes ! puis Splitter Falls et Turrett Falls. Puis dernière cascade de la journée : Clematis Fall qui était à sec mais sur le chemin, j’ai vu mon seul et unique echidnée du voyage ! trop mimi ! Retour à l’hôtel puis dîner et en rentrant, on voit plein de kookaburra près de notre motel et qui vont même dans le jardin du patron du motel ! alors on entre et là sur un grand perchoir il y avait une bonne vingtaine de kookaburra ! en fait le mec leur donne des petits bouts de viande séchée (ils sont carnivores) tous les soirs, comme ça ils viennent, ils montent sur lui et du coup, ben… ça fait une petite animation : les clients du motel aussi peuvent leur donner à manger et ils montent sur nous ! c’était trop trop trop génial !!! 09/12 : on reprend la route bien triste de quitter ce petit paradis… premier arrêt aux Nigretta Falls. Puis arrêt à Wannon Falls puis route pour Mont Gambier. Premier arrêt au Humpherstone Sinkhole puis le Blue Lake. Enfin route pour Penola. Petite dégustation de vin dans un domaine viticole. Nuit au Alexander Cameron Motel. Chambre toute neuve, super grande avec petite terrasse bien agréable. 10/12 : route pour Victor Harbor en passant par le Coorong National Park. En arrivant, petit tour à Victor Harbor, qui a l’air bien paisible. Nuit au McCraken Country Club. Hôtel assez classieux situé dans un golf. Chambre sympa mais qui manquait d’une petite terrasse… piscine intérieure (j’aurais préféré extérieure). 11/12 : route pour Cape Jervis où on prend le ferry pour Kangaroo Island. Arrivés vers 11h. Route pour l’autre bout de l’île (quand même plus de 120 bornes), le Flinders Chase National Park : là on a vu des émeus, un koala, puis Admiral’s Arh et sa colonie d’otaries puis Remarkable Rocks. Puis arrêt à Vivonne Bay (très jolie plage). Route pour notre hôtel : le Mercure à American River. Chambre confortable, très paisible, piscine sympa, petit resto. 12/12 : balade proche de l’hôtel à American River et ses pélicans, puis petit tour à Kingscote (sans intérêt) puis Emu Bay pour une bonne baignade ! (enfin !) puis Pennington Bay (magnifique plage) puis Antechamber Bay, magnifique aussi ! puis phare de Willoughly. Puis Penneshaw pour reprendre le ferry pour rentrer sur le continent. Et là donc on avait du 22-23° sur l’île, on débarque sur le continent, 35° !!!! choc climatique ! on n’avait jamais eu plus de 22-23 depuis le début de notre voyage ! route pour Adelaide. Arrivée au Rockford hotel où on restera 2 nuits. Super hôtel ! super clean, grandes chambres très confortables, piscine sur le toit ! bref ! super ! parking à 5mn à pied (20$ la nuit). 13/12 : visite de la ville à pied. On a bien aimé cette ville car petite ville à taille humaine avec plein de parcs tout autour. L’après-midi balade à Waterfall Gully puis au Cleland Park où on a vu plein de wallabies qui nous mangeaient dans la main, kangourous, koalas, émeus, dingos, un diable de Tasmanie, oiseaux… 14/12 : route pour l’aéroport où on a laissé notre petite de loc L vol pour Uluru avec une escale à Alice Springs. Peu avant l’atterrissage, on le voit là ! le rocher !!!! superbe ! On récupère notre 2ème titine de loc qu’on n’aura que 2 jours ! Arrivés vers 14h au Desert Gardens où on restera 2 nuits. Resort sympa mais un peu vieillissant… et puis un coup de balai dans les jardins ne serait pas un luxe ! vers 16h30 on décide d’aller déjà faire connaissance avec Uluru : on fait le Kuniya walk. Sublime cette petite forêt au pied du rocher avec le bassin de la cascade en eau ! on imagine bien quand il pleut, la cascade là… ça doit être magique ! puis coucher de soleil sur Uluru. 15/12 : le matin Kata Tjuta : Valley of the Winds walk + Walpa Gorge walk. Sublime ! Puis retour à l’hôtel pour se rafraîchir et se reposer au bord de la piscine. Il faisait 42°. En fin d’après-midi on fait le tour d’Uluru en voiture puis la Mala Walk, sublime aussi. Le soir coucher de soleil depuis le resort. 16/12 : route pour l’aéroport où on rend notre petite titine de loc L vol pour Melbourne-Singapour-Dubai-Nice. Voilà c’est fini L c’était un chouette voyage malgré le temps mitigé… on a beaucoup aimé les Blue Mountains, Raymond Island et ses nombreux koalas, la Great Ocean Road, les cascades, les Grampians, le centre rouge… Quand est-ce qu’on y retourne ? un road trip Adelaide-Perth nous branche bien… le nord aussi… on verra… à bientôt pour nos nouvelles aventures !
Discussion à propos du concours "Porte(s) dans le monde" (juillet 2015) English translation pending
by Ragamuffin · 2015-06-30 · 185 replies
C'est ici que vous pouvez exprimer vos commentaires à propos du concours de ce mois de Juillet 2015 : Porte(s) dans le monde

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