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Business visa pour la Russie - demande d'explication pour les nouvelles règles English translation pending
Bonjour,
Je voyage actuellement en velo pour faire le tour de l'Eurasie(www.common-life.org)J'ai obtenu a Pekin mon business visa pour une periode d'un an.
Cependant, il est stipule sur ce meme visa la mention suivante: действует 90 дней из каждых 180
(je sias pas si les lettres russes, donc en alphabet latin: deistvuet 90 dnei iz kajdix 180)
Je l'ai comprise comme suit: pour une periode de 6 mois, je ne peut rester plus de trois mois. Soit sur la premiere periode de 6 mois, allant du 20 avril 2008 au 20 octobre, je peux rester trois mois, puis sur la periode du 21 ocotbre 2008 au 20 avril 2009, j'ai de nouveau permission de rester trois mois.
Sur le site de moscou news, j'ai trouvre l'article suivant: http://www.mnweekly.ru/national/20071101/55286365.html
ou ils indiaue une explication differente pour cettre nouvelle regle de visa: Now, foreigners who obtain a multiple entry business visa that is active for a year will be able to stay for no more than 90 consecutive days, and no more than a total of 180 days out of a year.
Donс suivant cette explication, je pourrais rester 6 mois entre le 20 avril 2008 et le 21 ocotbre 2008, tout en etant obliger de sorti minimum une jornee apres 90 jours.
Personnellement, je prefererais que cete nouvelle explication soit la bonne, me donnat pas mal de liberte pour mon projet. Quelqu'un peut-il m'indiquer quelle explication est la bonne?
Merci par avance pour tous renseignements
/Gael www.common-life.org
PS: pour сугч qui veulent prendre un visa russe a Pekin, il n'y a pas de probleme pour les ressortissant francais. Pas besoin d'un permis de sejour comme pour denombreuses autres nationalites.
Je voyage actuellement en velo pour faire le tour de l'Eurasie(www.common-life.org)J'ai obtenu a Pekin mon business visa pour une periode d'un an.
Cependant, il est stipule sur ce meme visa la mention suivante: действует 90 дней из каждых 180
(je sias pas si les lettres russes, donc en alphabet latin: deistvuet 90 dnei iz kajdix 180)
Je l'ai comprise comme suit: pour une periode de 6 mois, je ne peut rester plus de trois mois. Soit sur la premiere periode de 6 mois, allant du 20 avril 2008 au 20 octobre, je peux rester trois mois, puis sur la periode du 21 ocotbre 2008 au 20 avril 2009, j'ai de nouveau permission de rester trois mois.
Sur le site de moscou news, j'ai trouvre l'article suivant: http://www.mnweekly.ru/national/20071101/55286365.html
ou ils indiaue une explication differente pour cettre nouvelle regle de visa: Now, foreigners who obtain a multiple entry business visa that is active for a year will be able to stay for no more than 90 consecutive days, and no more than a total of 180 days out of a year.
Donс suivant cette explication, je pourrais rester 6 mois entre le 20 avril 2008 et le 21 ocotbre 2008, tout en etant obliger de sorti minimum une jornee apres 90 jours.
Personnellement, je prefererais que cete nouvelle explication soit la bonne, me donnat pas mal de liberte pour mon projet. Quelqu'un peut-il m'indiquer quelle explication est la bonne?
Merci par avance pour tous renseignements
/Gael www.common-life.org
PS: pour сугч qui veulent prendre un visa russe a Pekin, il n'y a pas de probleme pour les ressortissant francais. Pas besoin d'un permis de sejour comme pour denombreuses autres nationalites.
Tour du monde de notre barbarie English translation pending
Nous voyageons pour faire de belles rencontres, voir de beaux paysages. Pour nous connaître mieux aussi. Les tour du monde ont toujours des thèmes positifs : entre le tour des initiatives locales et celui du commerce équitable, en passant par les écoles et l'art.
Je vous propose là un tour du monde et de l'homme. Mais de ce que nous faisons de pire. Pas besoin d'aller très loin, il y a un massacre plus ou moins récent à chaque carrefour... L'Humanité a une tendance au masochisme. Je ne parlerai là que des massacres directs, pas de ceux à retardement qui passent par la destruction de notre environnement. Ni du nombre de morts des pays du sud, nécessaires à ma vie confortable...
Mémorial du Linge, Vosges.
Nous sommes une classe de CM2, excité de faire une petite excursion. Nous nous enfonçons dans les Vosges. C'est sans doute l'automne et il tombe une pluie fine. Un vieux monsieur nous guide dans les tranchées, là la ligne allemande, ici, celle française. On ne l'écoute pas trop, on recherche des éclats d'obus. Pour les gamins que nous sommes, la guerre, c'est l'action, les méchants, les gentils. On s'amuse bien. Dans le petit musée, nous posons de nombreuses questions sur le fonctionnement des armes. Mitrailleuses, obus, fusils, barbelés, etc... Une question commence à germer en moi : quel type d'homme peut inventer ces choses là ? Cet ingénieur d'Arsenal, de Manurhin ou de Dassault se dit sûrement que c'est un métier comme un autre, qu'il a une famille à nourrir...
Hiroshima, Japon.
Arrivée matinal en gare d'Hiroshima. Nous arrivons en Shinkansen de Hakata, dans l'île de Kyushu. La ville est moderne, à l'image des grandes villes japonaises. En face de la gare, trois immeubles anciens résistent. Parmi eux, un cinéma et un pachinko. Quand je dis ancien, cela signifie des années 60. Nous rejoignons le but de notre visite à pieds. Au bord d'une rivière, je devine le dôme. Le seul bâtiment à avoir résister au lancement de la bombe atomique, le 6 Avril 1945. Nous passons le pont qui a servi de repère aux pilotes du bombardier pour lâcher Little Boy, nom étrange pour une bombe A. C'est touchant de savoir garder un peu de légèreté en toutes circonstances... Au milieu du parc se dresse le mémorial de la Paix. On peut y lire 221 000 noms. Ceux des victimes du bombardement. Des enfants sont assis devant le musée. Casquette de couleurs différentes pour chaque classe. Un professeur s'adresse à eux en parlant dans un mégaphone. La première partie du musée tente d'expliquer le contexte qui a entraîné le lancement de la bombe. La deuxième regroupe des témoignages de toutes sortes : des lettres, des photos, des vidéos, des objets. On y voit des ongles coupés long de huit ou dix centimètres. Dans les semaines qui ont suivi l'explosion, les ongles des irradiés ont poussés à toute vitesse, avant de tomber. Dans une vitrine, il y a quelque chose d'informe, qui est à mi-chemin entre le verre fondu et le charbon. C'est tout ce qu'une mère de famille a retrouvé de son fils et de son mari dans la maison qu'ils occupaient. Je vois aussi un fantôme : sur un mur gris rapporté au musée, se dessine une ombre blanche. C'est celle de l' homme qui se tenait devant ce porche au moment de l'explosion. La chaleur et les rayonnement ont marqué le mur sauf là où l'homme se trouvait. Lui a disparu. Son ombre reste.

Le dôme à Hiroshima
Prague, République Tchèque.
Il est agréable de se promener dans cette ville. Une des plus grande minorité d'Europe centrale, les juifs ont été décimés par le nazisme et ses alliés. On peut découvrir les objets de cultes dans les nombreuses synagogues du quartier. Elles ne sont plus des lieux de vie ou de prière, mais des lieux de mémoire. Celle figée d'une culture qui a été exterminée. Sur les murs de la synagogue Pinkas, on peut lire les noms des familles qui ont été décimées durant l'holocauste. Cet enchaînement de noms, cette surface immense recouverte des traces des disparus permet à peine de fixer l'ampleur de l'extermination.
Îles du Salut, Guyane.
Ce lieu a tout d'un petit paradis : cocotiers, chemins de promenade, plage et même piscine. Oui, mais tout ça a été planté, creusé et aménagé par les bagnards. Et ce temps là n'est pas si loin. Le bagne a fermé en 1946. Nous sommes deux en plus du légionnaire de garde à passer la nuit sur la petite île St Joseph. Les hamacs et la bâche tendus entre deux cocotiers, je monte vers le centre de l'île. La végétation est dense. On croise quelques agoutis et une petite famille de chèvres. Une voie pavée monte tout droit vers les bâtiments pénitentiaires. Ils sont là, au sommet de l'île, entourés d'arbres. La nature n'a pas encore réussi à les engloutir. Aucune difficulté à s'imaginer la vie ici. Epuisés par le travail, impaludés, les détenus sont surveillés constamment de tous côtés. Le plafond consiste en une grille sur laquelle peuvent se promener le gardes. Pour eux aussi, d'ailleurs, la vie ici est insupportable. Des racines passent de cellule en cellule. Derrière une porte fermée, on s'attend presque à découvrir quelque bagnard oublié. Je suis seul dans ces ruines et seul le vent me tient compagnie. Je quitte ce camps de la mort français pour rejoindre mon campement. Sur le chemin, je passe devant le cimetière des bagnards. Pas de noms sur les croix.

Cimetière des bagnards
Moscou, Russie.
Je quitte des sosies de Staline présents sur la place rouge, je passe devant le théâtre Bolchoi et me voilà à un carrefour. Devant moi se dresse la Loubianka. L'ancien siège du KGB. Le nouveau siège du FSB ! En passant devant les petites fenêtres grillagées qui longent le trottoir, je me demande si de nos jours encore, on y amène des opposants pour les interroger ou les faire disparaître. Le KGB n'existe plus mais c'est bien la clique de ses anciens cadres qui dirige le pays. Lirons nous dans quelques décennies les crimes commis par le KGB-nouveau dans les murs muets de la Loubianka ?

La Loubianka
Phnom Penh, Cambodge.
S-21 ou Tuol Seng a été le lieu de toute la folie khmère rouge. On y a torturé, le but étant d'obtenir des aveux accompagnés d'une liste de complices. Ceux-ci étaient à leur tour internés. Les tortionnaires eux-même ont souvent changé de côté et sont devenus à leurs tours des ennemis de l'intérieur. Entre 1975 et 1979, environ 14000 hommes, femmes et enfants furent incarcérés, torturés et exécutés à S-21. Sur les murs, les images des victimes nous regardent avec un regard brûlant. Elles portent un numéro sur la poitrine. Certaines femmes portent des nourrissons. Les détenus étaient couchés et attachés par les pieds à une barre de fer. Entassés dans les salles de classe de cet ancien lycée, tout leur était interdit. Dans certaines salles, un maçonnage rapide a permis d'aménager des cellules individuelles. Dehors, les oiseaux chantent fort. Je me demande si les détenus, entre deux séances de torture les entendaient aussi. L'atmosphère est lourde en cette saison de mousson. Je vois les photos prises par les vietnamiens à leur arrivée dans la prison. Des corps achevés à la hâte, attachés à des tables. Il y a aussi la photo de Douch, le chef de la prison. A la porte de Tuol-Seng, le buisness continue. On me propose de voir les Killing Fields, champs d'exécution des détenus de S-21. On me propose aussi d'aller dans un stand de tir. Contre quelques dollars, je pourrai essayer des mitraillettes, lancer des grenades. Pour un peu plus, je pourrai même tirer au lance-roquette. Je vais plutôt aller me promener sur le quai Sisovath...

Règlement de S-21.
Retour à la maison :
En face de chez moi, une plaque rappelle que cet ancien collège a servi de quartier général au Général Joffre en août 1914. La ville est au centre de la bataille de la Marne qui a fait 250 000 morts. Durant la guerre suivante, en juin 1940, la ville est rasée à plus de 90 % par les bombardements.
J'ouvre le livre qui se trouve sur mon bureau : S-21 ou le crime impuni des khmères rouges. Je relis ce texte intelligent et sage, de David Chandler :
Les explications des phénomènes comme S-21 résident dans notre capacité à ordonner et à obéir, à nous souder contre les étrangers, à nous perdre au sein de groupes, à aspirer à la perfection et à l'approbation, et à décharger notre haine et notre confusion sur d'autres individus souvent sans défense, particulièrement lorsque nous y sommes encouragés par des gens que nous respectons. Pour trouver la source du mal mis en oeuvre chaque jour à S-21, nous ne devons finalement pas regarder plus loin que nous-mêmes.
Je vous propose là un tour du monde et de l'homme. Mais de ce que nous faisons de pire. Pas besoin d'aller très loin, il y a un massacre plus ou moins récent à chaque carrefour... L'Humanité a une tendance au masochisme. Je ne parlerai là que des massacres directs, pas de ceux à retardement qui passent par la destruction de notre environnement. Ni du nombre de morts des pays du sud, nécessaires à ma vie confortable...
Mémorial du Linge, Vosges.
Nous sommes une classe de CM2, excité de faire une petite excursion. Nous nous enfonçons dans les Vosges. C'est sans doute l'automne et il tombe une pluie fine. Un vieux monsieur nous guide dans les tranchées, là la ligne allemande, ici, celle française. On ne l'écoute pas trop, on recherche des éclats d'obus. Pour les gamins que nous sommes, la guerre, c'est l'action, les méchants, les gentils. On s'amuse bien. Dans le petit musée, nous posons de nombreuses questions sur le fonctionnement des armes. Mitrailleuses, obus, fusils, barbelés, etc... Une question commence à germer en moi : quel type d'homme peut inventer ces choses là ? Cet ingénieur d'Arsenal, de Manurhin ou de Dassault se dit sûrement que c'est un métier comme un autre, qu'il a une famille à nourrir...
Hiroshima, Japon.
Arrivée matinal en gare d'Hiroshima. Nous arrivons en Shinkansen de Hakata, dans l'île de Kyushu. La ville est moderne, à l'image des grandes villes japonaises. En face de la gare, trois immeubles anciens résistent. Parmi eux, un cinéma et un pachinko. Quand je dis ancien, cela signifie des années 60. Nous rejoignons le but de notre visite à pieds. Au bord d'une rivière, je devine le dôme. Le seul bâtiment à avoir résister au lancement de la bombe atomique, le 6 Avril 1945. Nous passons le pont qui a servi de repère aux pilotes du bombardier pour lâcher Little Boy, nom étrange pour une bombe A. C'est touchant de savoir garder un peu de légèreté en toutes circonstances... Au milieu du parc se dresse le mémorial de la Paix. On peut y lire 221 000 noms. Ceux des victimes du bombardement. Des enfants sont assis devant le musée. Casquette de couleurs différentes pour chaque classe. Un professeur s'adresse à eux en parlant dans un mégaphone. La première partie du musée tente d'expliquer le contexte qui a entraîné le lancement de la bombe. La deuxième regroupe des témoignages de toutes sortes : des lettres, des photos, des vidéos, des objets. On y voit des ongles coupés long de huit ou dix centimètres. Dans les semaines qui ont suivi l'explosion, les ongles des irradiés ont poussés à toute vitesse, avant de tomber. Dans une vitrine, il y a quelque chose d'informe, qui est à mi-chemin entre le verre fondu et le charbon. C'est tout ce qu'une mère de famille a retrouvé de son fils et de son mari dans la maison qu'ils occupaient. Je vois aussi un fantôme : sur un mur gris rapporté au musée, se dessine une ombre blanche. C'est celle de l' homme qui se tenait devant ce porche au moment de l'explosion. La chaleur et les rayonnement ont marqué le mur sauf là où l'homme se trouvait. Lui a disparu. Son ombre reste.

Le dôme à Hiroshima
Prague, République Tchèque.
Il est agréable de se promener dans cette ville. Une des plus grande minorité d'Europe centrale, les juifs ont été décimés par le nazisme et ses alliés. On peut découvrir les objets de cultes dans les nombreuses synagogues du quartier. Elles ne sont plus des lieux de vie ou de prière, mais des lieux de mémoire. Celle figée d'une culture qui a été exterminée. Sur les murs de la synagogue Pinkas, on peut lire les noms des familles qui ont été décimées durant l'holocauste. Cet enchaînement de noms, cette surface immense recouverte des traces des disparus permet à peine de fixer l'ampleur de l'extermination.
Îles du Salut, Guyane.
Ce lieu a tout d'un petit paradis : cocotiers, chemins de promenade, plage et même piscine. Oui, mais tout ça a été planté, creusé et aménagé par les bagnards. Et ce temps là n'est pas si loin. Le bagne a fermé en 1946. Nous sommes deux en plus du légionnaire de garde à passer la nuit sur la petite île St Joseph. Les hamacs et la bâche tendus entre deux cocotiers, je monte vers le centre de l'île. La végétation est dense. On croise quelques agoutis et une petite famille de chèvres. Une voie pavée monte tout droit vers les bâtiments pénitentiaires. Ils sont là, au sommet de l'île, entourés d'arbres. La nature n'a pas encore réussi à les engloutir. Aucune difficulté à s'imaginer la vie ici. Epuisés par le travail, impaludés, les détenus sont surveillés constamment de tous côtés. Le plafond consiste en une grille sur laquelle peuvent se promener le gardes. Pour eux aussi, d'ailleurs, la vie ici est insupportable. Des racines passent de cellule en cellule. Derrière une porte fermée, on s'attend presque à découvrir quelque bagnard oublié. Je suis seul dans ces ruines et seul le vent me tient compagnie. Je quitte ce camps de la mort français pour rejoindre mon campement. Sur le chemin, je passe devant le cimetière des bagnards. Pas de noms sur les croix.

Cimetière des bagnards
Moscou, Russie.
Je quitte des sosies de Staline présents sur la place rouge, je passe devant le théâtre Bolchoi et me voilà à un carrefour. Devant moi se dresse la Loubianka. L'ancien siège du KGB. Le nouveau siège du FSB ! En passant devant les petites fenêtres grillagées qui longent le trottoir, je me demande si de nos jours encore, on y amène des opposants pour les interroger ou les faire disparaître. Le KGB n'existe plus mais c'est bien la clique de ses anciens cadres qui dirige le pays. Lirons nous dans quelques décennies les crimes commis par le KGB-nouveau dans les murs muets de la Loubianka ?

La Loubianka
Phnom Penh, Cambodge.
S-21 ou Tuol Seng a été le lieu de toute la folie khmère rouge. On y a torturé, le but étant d'obtenir des aveux accompagnés d'une liste de complices. Ceux-ci étaient à leur tour internés. Les tortionnaires eux-même ont souvent changé de côté et sont devenus à leurs tours des ennemis de l'intérieur. Entre 1975 et 1979, environ 14000 hommes, femmes et enfants furent incarcérés, torturés et exécutés à S-21. Sur les murs, les images des victimes nous regardent avec un regard brûlant. Elles portent un numéro sur la poitrine. Certaines femmes portent des nourrissons. Les détenus étaient couchés et attachés par les pieds à une barre de fer. Entassés dans les salles de classe de cet ancien lycée, tout leur était interdit. Dans certaines salles, un maçonnage rapide a permis d'aménager des cellules individuelles. Dehors, les oiseaux chantent fort. Je me demande si les détenus, entre deux séances de torture les entendaient aussi. L'atmosphère est lourde en cette saison de mousson. Je vois les photos prises par les vietnamiens à leur arrivée dans la prison. Des corps achevés à la hâte, attachés à des tables. Il y a aussi la photo de Douch, le chef de la prison. A la porte de Tuol-Seng, le buisness continue. On me propose de voir les Killing Fields, champs d'exécution des détenus de S-21. On me propose aussi d'aller dans un stand de tir. Contre quelques dollars, je pourrai essayer des mitraillettes, lancer des grenades. Pour un peu plus, je pourrai même tirer au lance-roquette. Je vais plutôt aller me promener sur le quai Sisovath...

Règlement de S-21.
Retour à la maison :
En face de chez moi, une plaque rappelle que cet ancien collège a servi de quartier général au Général Joffre en août 1914. La ville est au centre de la bataille de la Marne qui a fait 250 000 morts. Durant la guerre suivante, en juin 1940, la ville est rasée à plus de 90 % par les bombardements.
J'ouvre le livre qui se trouve sur mon bureau : S-21 ou le crime impuni des khmères rouges. Je relis ce texte intelligent et sage, de David Chandler :
Les explications des phénomènes comme S-21 résident dans notre capacité à ordonner et à obéir, à nous souder contre les étrangers, à nous perdre au sein de groupes, à aspirer à la perfection et à l'approbation, et à décharger notre haine et notre confusion sur d'autres individus souvent sans défense, particulièrement lorsque nous y sommes encouragés par des gens que nous respectons. Pour trouver la source du mal mis en oeuvre chaque jour à S-21, nous ne devons finalement pas regarder plus loin que nous-mêmes.
Achat d'un billet d'avion pour Oulan-Bator à la mi-juin (Mongolie) English translation pending
Bonjour,
Je recherche un billet d'avion pas cher pour Ulan Bator. Je pars mi juin mais jusqu'a present, je n'ai trouvé que des billets a 1200 euros minimum. Quelqu'un aurait le nom d'une agence specialisee a me donner ? Merci par avance
Shaiia
Je recherche un billet d'avion pas cher pour Ulan Bator. Je pars mi juin mais jusqu'a present, je n'ai trouvé que des billets a 1200 euros minimum. Quelqu'un aurait le nom d'une agence specialisee a me donner ? Merci par avance
Shaiia
Formalités pour un séjour chez l'habitant en Russie au mois de juin English translation pending
Alors voilà, j'aimerai partir en Russie au mois de Juin car je fais du Russe depuis maintenant 3 ans, déjà il faut que je fasse mon passeport.. Je suis totalement perdue, parniquée, je ne sais pas quoi faire, en sachant que mes parents n'ont absolument pas le temps de s'occuper des démarches je dois m'y prendre seule. Je serai accueillie par une Russe et sa famille à Moscou, elle doit me faire une invitation pour le visa n'est ce pas ?Que doit-elle écrire dessus ?Je dois l'envoyer joint à ma demande de visa cette invitation ?Et qu'est ce qu'un voucher ?En ai-je besoin pour ce type de voyage, aaah je suis paumée aidez moi... Merci beaucoups vraiment..
Fumigation des avions à Cuba English translation pending
Une collègue de travail est arrivé de Varadéro samedi dernier. Elle m'informe que la ligne aérienne Skyservice
a procédé à la fumigation
de l'appareil peu-après son arrivé à Cuba. Le tout a été fait alors que les voyageurs étaient encore dans l'avion🤪. Avez-vous déjà subi ce traitement à Cuba?? Je sais que c'est fréquent en Australie et en d'autre endroits mais c'est la première fois que j'en entend parler pour Cuba
danduc
a procédé à la fumigation
de l'appareil peu-après son arrivé à Cuba. Le tout a été fait alors que les voyageurs étaient encore dans l'avion🤪. Avez-vous déjà subi ce traitement à Cuba?? Je sais que c'est fréquent en Australie et en d'autre endroits mais c'est la première fois que j'en entend parler pour Cubadanduc
Visa russe English translation pending
Boujour à tous,
J’envisage sérieusement de prendre le transsibérien puis le transmongolien cet été soit St Pétersbourg Pékin en cinq semaines. Pour bien commencer j’aimerais savoir s’il est judicieux de prendre son billet d’avion avant d’avoir son visa russe et est ce que l’on peut me refuser ce visa ??? Ca m’embêterait de me retrouver avec un billet d’avion et de ne plus pouvoir partir…
Respect des dates mentionnées sur le visa russe? English translation pending
Bonjour,
je vais en Russie au mois de février 2008. Normalement je devais y aller 2 semaines. J'ai obtenu un visa sur lequel il est écrit "entry from 17.02.08, stay until 03.03.08".
Malheureusement je ne pourrais m'y rendre que du 22.02.08 au 02.03.08. Mon visa est-il toujours valable?
Le visa doit être enregistré dans les 3 jours suivant mon arrivée dans une ville russe, mais c'est bien 3 jours à partir de ma date d'entrée effective en Russie? Merci de votre aide. David.
Le visa doit être enregistré dans les 3 jours suivant mon arrivée dans une ville russe, mais c'est bien 3 jours à partir de ma date d'entrée effective en Russie? Merci de votre aide. David.
Vol Brésil-Berlin-Russie? English translation pending
Bonjour
je cherche un vol pour aller en russie du Brésil avec stop à Berlin
ou je peut trouver un site avec intineraire multiple?
les dates 17JUL08 GRU BER 22JUL08 BER LED 31JUL 08 MOW GRU
Merci
je cherche un vol pour aller en russie du Brésil avec stop à Berlin
ou je peut trouver un site avec intineraire multiple?
les dates 17JUL08 GRU BER 22JUL08 BER LED 31JUL 08 MOW GRU
Merci
Qui va voyager à vélo en Russie pour un à trois mois cette année? English translation pending
Salut!
Je termine les preparatifs d'un voyage a velo de 6 mois jusqu'en Chine dont le depart est prevu en avril cette annee. Je compte passer par la Russie 3 mois, si possible, etant donne les complications recentes pour l'obtention du visa "business" russe! Je connais un peu la langue, et j'aime bien l'idee de prendre un peu le temps de voyager a travers cet enorme pays.
Y a-t-il d'autres cyclos ici qui ont prevu un voyage similaire cette annee? J'aimerais partager nos preparatifs, routes, etc...
Merci, Arnaud.
Je termine les preparatifs d'un voyage a velo de 6 mois jusqu'en Chine dont le depart est prevu en avril cette annee. Je compte passer par la Russie 3 mois, si possible, etant donne les complications recentes pour l'obtention du visa "business" russe! Je connais un peu la langue, et j'aime bien l'idee de prendre un peu le temps de voyager a travers cet enorme pays.
Y a-t-il d'autres cyclos ici qui ont prevu un voyage similaire cette annee? J'aimerais partager nos preparatifs, routes, etc...
Merci, Arnaud.
Formalités pour inviter un Kirghize en France? English translation pending
salut à tous !
j'ai quelques questions à propos du kirghizistan, ca s'adresserait plutot à des Kirghizes d'ailleurs, mais je me dis que peut etre quelqu'un sur ce forum aura la réponse =)
je voudrais inviter un ami Kirghize en france, chez moi à Paris. Il s'agit de tourisme normal, donc d'un visa scehngen de type court, moins de trois mois.
j'ai deux questions : mon ami me dit qu'il existe à Bichkek des "agences privées" qui délivrent ds visas schengen pour 300 dollars sans besoin d'invitation. Mon ami pense que c'est plus simple car plus rapide, puisqu'il n'y aurait pas besoin que je fasse, et surtout que j'envoie par la poste, l'invitation officielle ; mais moi je me demande si ces "visas" sont des "vrais" et si vraiment on peut rentrer sur le territoire francais avec. Conniassez-vous des Kirghizes qui l'ont deja fait pour venir en France ? savez-vous si mon ami a besoin, en tant que Kirghize, d'un visa de transit pour la Russie s'il décide, histoire de payer moins cher, de prendre le train jusqu'à Moscou pour faire un Moscou-Paris en avion ?
voila,
merci à vous si vous pouvez me renseigner =)
bonne journée à tous !
Hélène
j'ai quelques questions à propos du kirghizistan, ca s'adresserait plutot à des Kirghizes d'ailleurs, mais je me dis que peut etre quelqu'un sur ce forum aura la réponse =)
je voudrais inviter un ami Kirghize en france, chez moi à Paris. Il s'agit de tourisme normal, donc d'un visa scehngen de type court, moins de trois mois.
j'ai deux questions : mon ami me dit qu'il existe à Bichkek des "agences privées" qui délivrent ds visas schengen pour 300 dollars sans besoin d'invitation. Mon ami pense que c'est plus simple car plus rapide, puisqu'il n'y aurait pas besoin que je fasse, et surtout que j'envoie par la poste, l'invitation officielle ; mais moi je me demande si ces "visas" sont des "vrais" et si vraiment on peut rentrer sur le territoire francais avec. Conniassez-vous des Kirghizes qui l'ont deja fait pour venir en France ? savez-vous si mon ami a besoin, en tant que Kirghize, d'un visa de transit pour la Russie s'il décide, histoire de payer moins cher, de prendre le train jusqu'à Moscou pour faire un Moscou-Paris en avion ?
voila,
merci à vous si vous pouvez me renseigner =)
bonne journée à tous !
Hélène
La Valette à Malte English translation pending
Bonjour,
Nous sommes intéressés par la Vallette mais je vois très peu de message. Peu d'enthousiasme pour ce pays de la part des forumeurs.... Je cherche un tour opérator sympa afin de ne pas être déçue pour préparer mon séjour. Bien sûr, cela regorge d'annonces de séjours (dernière minute, etc.....) mais je veux un interlocuteur et une compréhension même si internet facilite beaucoup, je ne veux pas avoir de mauvaises surprises et quelques conseils sur les hôtels à éviter... Amicalement, Oria
Trajet Népal-Tibet ou Tibet-Népal? English translation pending
Bonjour à tous !
Je viens de m'inscrire il y a peu de temps, je ne connais donc pas bien ce forum ...
Je m'excuse par avance si mes questions ont déjà été posée ! En tout cas, je n'ai pas trouvé les réponses que je cherchait !
Je part faire le tour du monde courant 2008 (Dès que mon appart est vendu en fait!), je suis donc en pleine réflexion pour mon itinéraire (qui change tous les jours en ce moment ... compliqué de le fixer, il y a tant de choses à voir dans ce vaste monde et 1 an c'est finalement court ) .
J'hésite entre ( je simplifie ! ) deux début d'itinéraire :
1 * Moscou puis le transsibérien jusqu'à Pekin, puis traverser la Chine pour rejoindre le Tibet . Passer ensuite au Népal par voie terrestre et de Katmandu, reprendre un avion vers Canton ou Shangai pour reprendre mon périple !
2* Dehli, puis Népal par voie terrestre, puis Tibet, Pékin ( tout ça par voie terrestre ! ) puis la suite de mon périple !
Quelqu'un sait-il dans quel sens passe-ton le plus facilement la frontière entre le Népal et le Tibet ? J'aimerai faire le trajet en bus mais je n'arrête pas de lire des choses assez flipantes sur le mal des montagnes ! Est que quelqu'un à fait ce trajet et est ce que c'est si terrible que celà ? J'ai 39 ans, une condition physique plutôt bonne et pas de problèmes de santé particulier !
Si quelqu'un peu me donner son expérience ou son avis par rapport à ces deux itinéraires ou me parler de ce mal des montagnes ...
Merci par avance ! J'espère à mon retour ou pendant ( je vois que certains le font ! ) pouvoir aider à mon tour car préparer un tour du monde est un peu comme commencer un casse tête .... Chinois bien sûr !
Super forum en tout cas ! Bravo à tous ceux qui postent !
Zoran, apprenti tour du mondiste ...
1 * Moscou puis le transsibérien jusqu'à Pekin, puis traverser la Chine pour rejoindre le Tibet . Passer ensuite au Népal par voie terrestre et de Katmandu, reprendre un avion vers Canton ou Shangai pour reprendre mon périple !
2* Dehli, puis Népal par voie terrestre, puis Tibet, Pékin ( tout ça par voie terrestre ! ) puis la suite de mon périple !
Quelqu'un sait-il dans quel sens passe-ton le plus facilement la frontière entre le Népal et le Tibet ? J'aimerai faire le trajet en bus mais je n'arrête pas de lire des choses assez flipantes sur le mal des montagnes ! Est que quelqu'un à fait ce trajet et est ce que c'est si terrible que celà ? J'ai 39 ans, une condition physique plutôt bonne et pas de problèmes de santé particulier !
Si quelqu'un peu me donner son expérience ou son avis par rapport à ces deux itinéraires ou me parler de ce mal des montagnes ...
Merci par avance ! J'espère à mon retour ou pendant ( je vois que certains le font ! ) pouvoir aider à mon tour car préparer un tour du monde est un peu comme commencer un casse tête .... Chinois bien sûr !
Super forum en tout cas ! Bravo à tous ceux qui postent !
Zoran, apprenti tour du mondiste ...
Air France ou Delta Airlines pour les Etats-Unis? English translation pending
🙂voilà je doit partir en juin pour les usa mais en reservant mon billet d'avion sur le site internet e air france j'ai remarquer que ce sera un vol effectuer par Dela airlines! question: est ce que ce sera un aion air france ou delta? pourquoi ne pas trouver que des avionsair france sur le site qui porte son nom? je e pose toute ces questions car la qualités des services de air france me font preferer et de loin cette compagnie!!!! et donc je ne voudraipas me retrouver sur une compagnie autre!
Traduction en russe English translation pending
Bonjour tout le monde.
Je voudrais savoir comment dire "Bonjour, tu vas bien ?" en russe s'il vous plaît
( je maîtrise le serbe et le cyrilique )
Voila mais je n'ai aucune notion russe excepté "Priviette --> stp" xD
Voila merci :)
Bons plans pour la Sibérie? English translation pending
bonjour rêveurs,
j'ai une attirance pour la Sibérie pourquoi je ne le sais pas, seulement les informations sur ce pays sont dures à trouver, de plus les récits de voyages sont peu nombreux .
J'ai pas mal voyagé dans les pays de l'est et j'aimerai poursuivre cette belle aventure slave alors si vous avez des avis, infos, tuyaux bref n'hésitez pas .
J'ai deja laissé ce message sur le forum reflexion sur les voyages mais je n'ai pas eu beaucoup de succès.
merci
Le pays le plus cher du monde? English translation pending
Quel est selon vous le pays du monde où le cout de la vie est le plus élevé? (logement, nourriture, transports, assurances, loisirs etc...)
J'ai entendu dire que c'était la Norvège. Est-ce vrai?
Savez vous s'il existe un classement ?
Merci de votre contribution !
Rituel du banya russe English translation pending
Bonjour,
Je voudrais connaître le rituel d'un banya . J'ai expérimenté le sauna traditionnel finlandais dans une cabane en Laponie; un poêle à bois chauffait la pièce (105 degrés🤪); après quelques minutes, frictions avec de la neige 😉, retour au sauna, puis un thé chaud pris à l'extérieur😮 (-40degrés). Retour au sauna pour se laver et se détendre 😊... Quelqu'un pourrait-il me renseigner sur les différences existantes avec le banya??🙂
Merci!
Je voudrais connaître le rituel d'un banya . J'ai expérimenté le sauna traditionnel finlandais dans une cabane en Laponie; un poêle à bois chauffait la pièce (105 degrés🤪); après quelques minutes, frictions avec de la neige 😉, retour au sauna, puis un thé chaud pris à l'extérieur😮 (-40degrés). Retour au sauna pour se laver et se détendre 😊... Quelqu'un pourrait-il me renseigner sur les différences existantes avec le banya??🙂
Merci!
Avis sur Alitalia English translation pending
Alors voilà, je suis rentré hier d'un sejour d'une semaine à Istanbul.
Comme vous vous en douter, j'ai choisi Alitalia, car leur prix etait le plus interessant: 250€/p avec une escale à Milan, alors que le direct LYS-IST avec Turkish coutait 360€ ....j'ai donc pris Alitalia, car nous etions 4 et cela representait une petite economie non negligeable, mais non sans crainte avec tous les avis negatifs que j'ai lu sur differents forums de voyageurs. Cependant, comme ma critique est plutot positive (et apparement ca a l'air d'etre plutot rare avec AZ), je la publie pour rassurer de potentiels voyageurs qui auraient choisi Alitalia.
Samedi 15 septembre, depart a 7h15 de LYS a bord d'un ATR 72, l'appareil etait très confortable, et ne tombait pas en epave comme j'ai pu le penser. Le service à bors c'est clair ne casse pas des barres: 1 boisson chaude ou fraiche avec un petit biscuit sucré ou des petits biscuits aperitifs salés à 7h15, je vous laisse le choix :-) Arrivée à Milan à 8h20, "on time" aucun retard, et on redecolle à 9h50 de Milan (MXP) a bord d'un A320 pour arriver à IST à 13h35, à l'heure une nouvelle fois. L'appareil est en bon état, le service à bord est effectivement minime, mais bon, on ne prends pas l'avion pour manger on est d'accord (?!) alors ca nous etait egal. On recupere les valises au tapis, et je signale que toutes les valises sont arrivées à bon port en excellent état, il n'en manquait aucune.
Retour samedi 22 septembre de IST à 14h35 (à l'heure). A l'enregistrement, on avait un excedent de bagage de plus de 10kg, l'hotesse très sympa n'en tiens meme pas rigueur et ne nous pose aucun probleme. On decolle à bord d'un A319, personne souriant et sympa qui fait en plus l'effort de parler en francais. Toujours le meme sandwich comme a l'aller, mais bon en s'en fiche. Arrivée à Milan à 16h30, là on a 3h45 pour redecoller pour LYS à 20h15. On decolle à 20h15 toujours avec l'ATR 72, meme service a bord. Et toutes les valises arrivent à LYS, en excelent état, aucune casse, il y avait des objets fragiles, tout s'est super bien passé.
Je sais bien entendu que cet avis ne peux pas representer l'opinion de l'ensemble des passagers Alitalia. Mais comme j'en ai eu une experience positive, je tenais à le signaler pour peut etre en rassurer quelques uns. Reste plus que mes miles soit crediter sur mon compte Flying Blue ...... Merci de m'avoir lu !
Comme vous vous en douter, j'ai choisi Alitalia, car leur prix etait le plus interessant: 250€/p avec une escale à Milan, alors que le direct LYS-IST avec Turkish coutait 360€ ....j'ai donc pris Alitalia, car nous etions 4 et cela representait une petite economie non negligeable, mais non sans crainte avec tous les avis negatifs que j'ai lu sur differents forums de voyageurs. Cependant, comme ma critique est plutot positive (et apparement ca a l'air d'etre plutot rare avec AZ), je la publie pour rassurer de potentiels voyageurs qui auraient choisi Alitalia.
Samedi 15 septembre, depart a 7h15 de LYS a bord d'un ATR 72, l'appareil etait très confortable, et ne tombait pas en epave comme j'ai pu le penser. Le service à bors c'est clair ne casse pas des barres: 1 boisson chaude ou fraiche avec un petit biscuit sucré ou des petits biscuits aperitifs salés à 7h15, je vous laisse le choix :-) Arrivée à Milan à 8h20, "on time" aucun retard, et on redecolle à 9h50 de Milan (MXP) a bord d'un A320 pour arriver à IST à 13h35, à l'heure une nouvelle fois. L'appareil est en bon état, le service à bord est effectivement minime, mais bon, on ne prends pas l'avion pour manger on est d'accord (?!) alors ca nous etait egal. On recupere les valises au tapis, et je signale que toutes les valises sont arrivées à bon port en excellent état, il n'en manquait aucune.
Retour samedi 22 septembre de IST à 14h35 (à l'heure). A l'enregistrement, on avait un excedent de bagage de plus de 10kg, l'hotesse très sympa n'en tiens meme pas rigueur et ne nous pose aucun probleme. On decolle à bord d'un A319, personne souriant et sympa qui fait en plus l'effort de parler en francais. Toujours le meme sandwich comme a l'aller, mais bon en s'en fiche. Arrivée à Milan à 16h30, là on a 3h45 pour redecoller pour LYS à 20h15. On decolle à 20h15 toujours avec l'ATR 72, meme service a bord. Et toutes les valises arrivent à LYS, en excelent état, aucune casse, il y avait des objets fragiles, tout s'est super bien passé.
Je sais bien entendu que cet avis ne peux pas representer l'opinion de l'ensemble des passagers Alitalia. Mais comme j'en ai eu une experience positive, je tenais à le signaler pour peut etre en rassurer quelques uns. Reste plus que mes miles soit crediter sur mon compte Flying Blue ...... Merci de m'avoir lu !
Route jusqu'à Vladivostok? (Russie) English translation pending
Bonjour
Quelqu'un a t-il fait la route (pas le train) jusqu'à Vladivostok ? merci
Quelqu'un a t-il fait la route (pas le train) jusqu'à Vladivostok ? merci
Impressions au retour d'Ouzbékistan (août 2007) English translation pending
Impressions d'un voyage en août 2007
Le voyage en avion sera toujours le pire qu’un voyageur ait à réaliser. Il le déporte bien trop vite, l’espace de quelques heures, voire d’une nuit, dans un univers qu’il n’a pas eu le temps de voir se modifier. Toute migration nécessite le temps des mutations. Sans doute adviendra t-il bientôt ce temps où par manque d’énergie facile, ces grands oiseaux pollueurs n’auront plus en partage que l’espace de nouveaux musées de la nostalgie et l’occupation des récupérateurs de vieux métaux ! Le grand oiseau de l’Ouzbekistan Airways est donc sorti de la nuit pour se poser à Tachkent, un beau matin d’août dernier. L’ancienne quatrième ville d’URSS par sa population, a gardé tout de l’héritage soviétique du siècle passé. Comme à Moscou, comme à Saint Pétersbourg, pour ce que nous en connaissons : de larges avenues, des barres d’immeubles hideuses, les uniformes arrogants, des douaniers tatillons, mais plus heureusement de belles filles, de la vodka et la bière Baltika. Nous sommes là, non pas sur une ancienne terre russe, mais plus justement dans un territoire colonisé suite aux luttes d’influences menées entre l’Empire du Tsar et la Couronne Britannique, à la fin du XIXème siècle, plus connue sous le nom du Grand Jeu. Il s’agissait en prenant possession de ce Turkestan ancestral, farouche et hostile, fait de déserts et de populations nomades, de limiter les appétits de l’anglais venu du sud. Nous aurons donc été particulièrement surpris par les empreintes toujours visibles, laissée par les griffes du grand ours soviétique. Soixante dix ans de dictature auront gommés beaucoup de la spécificité de cette région d’Asie Centrale. Laminée l’identité turkmène, anesthésiées les religions musulmane, juive, chrétienne, voire même zoroastrienne, anéantie l’écosystème régional par une culture intensive du coton. L’Union Soviétique et son système, par la division de la région conquise en quatre républiques dites autonomes (Turmenistan, Tadjikistan, Kirgizistan et Ouzbékistan), aura uniformisé le pays originel sur le modèle idéal : celui du Bonheur des peuples !
A la chute de l’Empire en 1991, ces quatre républiques furent prises entre les mains de fer des anciens apparatchiks du régime. A la dictature des soviets succédèrent des dictatures autocratiques et ce avec les mêmes funestes personnages. En Ouzbékistan le président Karimov règne sans partage depuis 1989. Le résultat se devine : les mêmes cadres aux mêmes places et des régimes policiers et corrompus. Après le coton et le gaz, le tourisme est devenu aujourd’hui une priorité nationale, il faut en prendre soin. La présence militaire y sied mal, mais la gentillesse des ouzbèques est là heureusement pour y pallier un peu. Mais quel fond d’histoire montrer ? Un homme fort s’avérait indispensable à une nouvelle identité du pays, ce fut Tamerlan, l’un des personnages les plus sanguinaire de l’histoire de l’humanité. Les statues de Lénine furent vite fondues dans les nouveaux moules. Comme elles étaient nombreuses, celles de Tamerlan, le nouveau héros national, purent se faire plus grandes encore. Heureusement pour nous voyageurs, il nous reste le rêve. Celui de découvrir cette ville attendue, au carrefour des antiques routes de la soie : Samarcande. Celui aussi d’imaginer Marco Polo quittant la maison familiale du Sotoportego del Million de Venise et qui se mit en route vers la Chine, accompagné de son père et son oncle ; c’était en 1271. Le doute persiste néanmoins de savoir s’il a réellement visité Samarcande, bien qu’il la décrive « grande et splendide » dans ses mémoires.
SAMARCANDE Nous sommes à SAMARCANDE. plus de 730 ans après et là il n’y a aucun doute, le rêve est devenu une réalité. Enfin Samarcande !. La voilà plus belle encore que vous l’imaginions ; si richement parée de mosaïques et de majoliques aux mille nuances ; elle nous aura ébloui de tous ces bleus et de ces verts, bruns et ocres. Des riches mosaïques et des majoliques, ces céramiques peintes. Elle resplendit tout autant que les étoiles qu’Ouloug Beg, le petit-fils de Tamerlan, aimait à mesurer et à observer sur les hauteurs de la ville.
Une histoire riche, allant d’Alexandre le Grand à l’Empire soviétique et une architecture somptueuse, celle des Timourides du XVème siècle ; Gengis Khan et ses hordes mongoles ayant fait table rase de la ville deux siècles plus tôt. Tamerlan mit autant d’énergie et de moyens à construire sa capitale, qu’à détruire celles des pays conquis. Le résultat est renversant de beauté et d’harmonie. Le premier monument visité fut le mausolée dédié à sa dynastie : Le Gour Emir ; superbe coupole striée, la plus belle à mon avis. Dommage que l’ensemble phare de la ville : Le Réguistan fusse occupé par la préparation des fêtes commémorant les 2 750 ans de la ville. Néanmoins la majesté des médersas qui composent cet ensemble architectural aussi fastueux et unique s’impose d’entre toutes ces estrades disgracieuses. Les prises de vues sous tous les angles restitueront-elles l’émotion ressentie ? Voilà l’éternelle difficulté de la photo ! Le souvenir en aura au moins été figé pour partie, c’est déjà important. Aux lieux remarquables je n’oublierais pas d’ajouter cet autre mausolée saint, à 25 kilomètres de la ville : celui d’Al- Boukhari, le grand collecteur d’hadiths (les paroles du prophète) du IX ème siècle (la construction du site ne date que des années 1990, financée par l’Arabie Séoudite, elle est d’une facture remarquable). Quelle sérénité partagée avec les autochtones aux sourires d’or ( les femmes exhibant leurs dents couronnées d’or, comme une marque de richesse), à Al-Boukhari comme dans la remarquable nécropole de Chah-i-Zinda par exemple, entre les morts d’hier et ceux d’aujourd’hui. L’on pourrait tant dire sur Samarcande, la ville est grande ; nous n’avons pas eu le temps d’en faire une découverte plus hasardeuse, mais sans aucun doute réserve t-elle encore bien d’agréables surprises. J’en garde des clichés et des ambiances : le jardin de l’hôtel, avec des roses superbes et je pense à l’émerveillement ( rapporté ! ) de Marco Polo à trouver Samarcande si belle et si fleurie. Dans ce jardin, un « tcharpoï », dont l’usage se fit si naturellement comme une évidence : celui d’un grand lit d’extérieur, où l’on se retrouve entre amis, pour causer ; propice à la médisance ??? Allez savoir !
BOUKHARA Nous rêvions de Samarcande, puis nous avons découvert Boukhara, 400 kilomètres plus loin…… Une autre ville remarquable, rejointe après un détour dans le pays voisin, le Tadjikistan et la ville natale de Tamerlan : Chakhrizad. N’imaginions-nous pas de notre bus mal climatisé, les longues caravanes chargées de milles choses, venues de Méditerranée dans un sens et de Chine dans l’autre; progressant à des allures aujourd’hui inconnues, annoncées par leur traînées de poussière ; elles reliaient à un rythme solaire des caravansérails aujourd’hui disparus. Le passage du col Takta Karatcha compléta encore ce paysage imaginé que nous foulions aujourd’hui à mille lieues de notre quotidien de citadins d’occident. Les voyages ne sont aujourd’hui devenus que des condensés de ce qu’ils furent en d’autre temps : du voyage « travel digest » ! Tout l’art du voyage réside aujourd’hui dans la perception rapide des sensations les plus fugitives qu’il nous soit donné de rencontrer. Quand prendrons nous enfin le temps…. de vivre ? Boukhara, la ville religieuse, siège d’un khana puissant, était interdite aux étrangers jusqu’à la fin de XIXème siècle, sous peine de mort ; beaucoup d’aventuriers en firent les frais. Là, les mosaïques virent au brun, alors que le ciel reste du bleu le plus pur. La ville, plus petite, garde son ambiance intemporelle, faite d’ombres (heureusement merci ), de silences et de petites rues populaires. Il y fait déjà plus chaud.
Encore des clichés et des ambiances en mémoire ; plusieurs semaines après, la décantation ne s’est toujours pas faite. Je pense à ces maisons de thé, où il fait bon oublier les 40 ° de température de l’après midi, en dégustant une eau fraîche ou un thé vert ; à cette « tchaïkana » devant la mosquée Bolo Khaouz par exemple. Je pense à cette cohabitation religieuse étonnante qui existait entre musulmans et juifs ( moins d’un millier aujourd’hui ), là à moins de 400 kilomètres de l’Afghanistan ! Bien sûr que cet islam modéré, d’inspiration soufi et laminé par 70 ans de soviétisation, subit aujourd’hui l’influence des mouvements radicaux voisins ; le régime y veille. Mais dans ce pays laïc, où l’on a jamais vu la moindre burkha, ni le moindre hijab, pas même l’ombre d’un voile, je reste impressionné par ce monument de Boukhara : la mosquée Magoki-Attari. Les rouleaux de la Thora servent d’ornementation aux piliers extérieurs de la mosquée !. Ce bâtiment se partageait entre les deux cultes : l’islam et le judaïsme, quelle leçon de tolérance ! Nous avons repris la route à travers les sables du Kyzyl Koum. La chaleur intense du désert (50°C à l’ombre…. Mais l’ombre de quoi me direz-vous ! ) mit à la peine la climatisation du vieux bus Renault et ses passagers. Un arrêt curieux dans un campement nomade, nous fit penser que notre sort restait quand même plus enviable que celui d’une yourte, toute propre et confortable qu’elle put être. Journée longue ; arrêt dans un champ de coton, l’or blanc du pays, irrigation à outrance, débat évident sur l’assèchement de la mer d’Aral ; la version officielle de notre guide, échauffe un peu plus l’ambiance et s’accommode mal de ce que nous voyons et de nos arguments circonstanciés et unanimement reconnus de par le Monde. Les discours officiels ne sauraient tenir longtemps face aux vérités universelles : la Mer d’Aral qui fut la 4ème mer fermée du globe disparaît peu à peu, dans un scandale écologique équivalent au barrage d’Assouan, ou autre Yang Tsé. Défendre notre environnement commence par le combat nécessaire contre les dictatures, dont la mondialisation libérale s’accommode trop facilement. Une image encore : Mouniak, qui était il y a trente ans encore le port principal de la mer d’Aral, se trouve aujourd’hui à prés de 200 Kms du rivage, ou du moins de ce qui l’en reste ! Edifiant non ? Nous arriverons avec la lumière rasante du soir dans la troisième ville étonnante de ce voyage ; KHIVA.
KHIVA Khiva une ville musée ? Non, une ville plus vivante que ne pourrait le laisser penser ce slogan. Que les bâtiments anciens se succèdent les uns aux autres bien sûr, mais cette enceinte historique si distincte du reste de la ville moderne laisse dans mon souvenir, la vertu rare d’éveiller l’imaginaire. J’imagine très bien l’ennui pesant de ces cours de palais, l’univers lascif de ce grand harem, où règne les quatre femmes du khan, faisant face aux nombreuses concubines ; intriguant sur l’art de séduire entre toutes, le prince qui viendra ce soir. Plaisir de la chair, ou ambition de favorite ? Ou comment prendre la place d’une de ces princesses vieillissantes.
Les ruelles de Khiva aux perceptives remarquables les heures chaudes de l’après midi, continuent d’habiter ma mémoire. Elles transportent nos imaginations dans des temps que l’on ne sait plus mesurer, l’on y trouve là le vrai charme oriental que nous étions venus chercher : le bout du voyage.
EPILOGUE Visiter l’Ouzbékistan se résume souvent aujourd’hui à la visite de ces trois villes : Samarcande, Boukhara et Khiva, en partant et en arrivant (organisation politique oblige) par la capitale : Tachkent. Le programme est riche et chargé en deux semaines, mais le pays dans ses profondeurs mériterait d’autres découvertes plus près des gens encore, comme on aime à voyager. La province du Ferghana, sans doute la plus belle, mériterait un voyage, mais les touristes n’y sont pas souhaités pour des raisons de sécurité intérieure ( une sanglante répression du régime à des manifestations jugées subversives y firent plus de 1000 morts en 2005). En terminant ce petit carnet de route, je constate qu’il me reste beaucoup à dire encore. Le temps passant, d’autres réflexions me viendront à l’esprit bien sûr. Comme je le disais, la décantation n’est pas terminée, il en est des voyages réussis, comme des bons vins. J’aurai pu vous parler de l’inévitable tourista, quand les intestins les plus fragiles ne supportent pas la cuisine à l’huile de coton ; je fus de ceux là. J’aurai pu parler encore de cette incursion dans la petite ville tadjik de Tadjikent et de cette belle rencontre avec les marchands du grand bazar, venus y vendre leurs amandes, leurs gâteaux et leurs fruits, tout cela dans mille odeurs charmantes. De cette rencontre avec deux petits garçons, un atlas élimé sous le bras, ils vinrent vers nous avec ce livre à rêver. Curieux signe du destin, je rencontrais le petit garçon de dix ans que j’étais à rêver devant la moindre carte, comme devant cet atlas de 1896 que possédait mon grand-père. Mais l’empreinte de « l’ours » était là, bien présente encore : l’atlas se limitait à ce qui fut le centre du monde des parents et grands-parents de ces deux copains : à l’Union soviétique ! Comment leur expliquer que nous, nous venions d’ailleurs, nous étions comme des extra-terrestres. Je leur donnais en guise de petit cadeau une carte postale des bords de notre Maine et du château d’Angers. Peut-être se diront-il qu’un jour ils iraient à Angers ! Leur étonnement joyeux, comme cette lumière dans leurs yeux émus fut de courte durée. Une matrone qui nous surveillait de loin intervint, leur rappelant sans doute combien il ne fallait pas accepter quoi que ce soit d’un étranger, un infidèle de surcroît. Sinon encore il me revient souvent en mémoire ce petit guide tadjik, gentil, timide et fier de nous présenter sa famille. Il nous laissa avec beaucoup d’émotion partagée, au poste frontière, disant fort et répétant « Et surtout n’oubliez jamais votre guide ! Lui ne vous oubliera pas ! » Non Kholic, nous ne t’oublierons pas, comme nous n’oublierons pas tous ces regards sincères et fraternels, malgré les distances qui nous séparent de l’autre bout de la route qui va de nos cœurs à Samarcande. Nous n’oublierons pas non plus nos compagnons de voyage, que la magie des lieux visités, nous a fait devenir des amis. Nous n’oublierons pas Olga notre guide au regard de feu, celui des femmes Tatares, auxquel selon Eric Orsenna dans son « Histoire des pays du coton », peu d’hommes ne sauraient résister. N’oublions pas non plus que ce pays reste malgré l’abolition de la peine de mort en 2003, l’un de ces pays où l’on muselle l’information et l’opinion, une dictature tout simplement. Si la chance vous emmène un jour sur les pas de ces caravanes là, anciennes ou modernes, si vous avez toujours des rêves d’enfants à assouvir, une capacité d’émerveillement intacte, alors n’hésitez pas, partez. Vous reviendrez plus riche encore !.
Le voyage en avion sera toujours le pire qu’un voyageur ait à réaliser. Il le déporte bien trop vite, l’espace de quelques heures, voire d’une nuit, dans un univers qu’il n’a pas eu le temps de voir se modifier. Toute migration nécessite le temps des mutations. Sans doute adviendra t-il bientôt ce temps où par manque d’énergie facile, ces grands oiseaux pollueurs n’auront plus en partage que l’espace de nouveaux musées de la nostalgie et l’occupation des récupérateurs de vieux métaux ! Le grand oiseau de l’Ouzbekistan Airways est donc sorti de la nuit pour se poser à Tachkent, un beau matin d’août dernier. L’ancienne quatrième ville d’URSS par sa population, a gardé tout de l’héritage soviétique du siècle passé. Comme à Moscou, comme à Saint Pétersbourg, pour ce que nous en connaissons : de larges avenues, des barres d’immeubles hideuses, les uniformes arrogants, des douaniers tatillons, mais plus heureusement de belles filles, de la vodka et la bière Baltika. Nous sommes là, non pas sur une ancienne terre russe, mais plus justement dans un territoire colonisé suite aux luttes d’influences menées entre l’Empire du Tsar et la Couronne Britannique, à la fin du XIXème siècle, plus connue sous le nom du Grand Jeu. Il s’agissait en prenant possession de ce Turkestan ancestral, farouche et hostile, fait de déserts et de populations nomades, de limiter les appétits de l’anglais venu du sud. Nous aurons donc été particulièrement surpris par les empreintes toujours visibles, laissée par les griffes du grand ours soviétique. Soixante dix ans de dictature auront gommés beaucoup de la spécificité de cette région d’Asie Centrale. Laminée l’identité turkmène, anesthésiées les religions musulmane, juive, chrétienne, voire même zoroastrienne, anéantie l’écosystème régional par une culture intensive du coton. L’Union Soviétique et son système, par la division de la région conquise en quatre républiques dites autonomes (Turmenistan, Tadjikistan, Kirgizistan et Ouzbékistan), aura uniformisé le pays originel sur le modèle idéal : celui du Bonheur des peuples !
A la chute de l’Empire en 1991, ces quatre républiques furent prises entre les mains de fer des anciens apparatchiks du régime. A la dictature des soviets succédèrent des dictatures autocratiques et ce avec les mêmes funestes personnages. En Ouzbékistan le président Karimov règne sans partage depuis 1989. Le résultat se devine : les mêmes cadres aux mêmes places et des régimes policiers et corrompus. Après le coton et le gaz, le tourisme est devenu aujourd’hui une priorité nationale, il faut en prendre soin. La présence militaire y sied mal, mais la gentillesse des ouzbèques est là heureusement pour y pallier un peu. Mais quel fond d’histoire montrer ? Un homme fort s’avérait indispensable à une nouvelle identité du pays, ce fut Tamerlan, l’un des personnages les plus sanguinaire de l’histoire de l’humanité. Les statues de Lénine furent vite fondues dans les nouveaux moules. Comme elles étaient nombreuses, celles de Tamerlan, le nouveau héros national, purent se faire plus grandes encore. Heureusement pour nous voyageurs, il nous reste le rêve. Celui de découvrir cette ville attendue, au carrefour des antiques routes de la soie : Samarcande. Celui aussi d’imaginer Marco Polo quittant la maison familiale du Sotoportego del Million de Venise et qui se mit en route vers la Chine, accompagné de son père et son oncle ; c’était en 1271. Le doute persiste néanmoins de savoir s’il a réellement visité Samarcande, bien qu’il la décrive « grande et splendide » dans ses mémoires.
SAMARCANDE Nous sommes à SAMARCANDE. plus de 730 ans après et là il n’y a aucun doute, le rêve est devenu une réalité. Enfin Samarcande !. La voilà plus belle encore que vous l’imaginions ; si richement parée de mosaïques et de majoliques aux mille nuances ; elle nous aura ébloui de tous ces bleus et de ces verts, bruns et ocres. Des riches mosaïques et des majoliques, ces céramiques peintes. Elle resplendit tout autant que les étoiles qu’Ouloug Beg, le petit-fils de Tamerlan, aimait à mesurer et à observer sur les hauteurs de la ville.
Une histoire riche, allant d’Alexandre le Grand à l’Empire soviétique et une architecture somptueuse, celle des Timourides du XVème siècle ; Gengis Khan et ses hordes mongoles ayant fait table rase de la ville deux siècles plus tôt. Tamerlan mit autant d’énergie et de moyens à construire sa capitale, qu’à détruire celles des pays conquis. Le résultat est renversant de beauté et d’harmonie. Le premier monument visité fut le mausolée dédié à sa dynastie : Le Gour Emir ; superbe coupole striée, la plus belle à mon avis. Dommage que l’ensemble phare de la ville : Le Réguistan fusse occupé par la préparation des fêtes commémorant les 2 750 ans de la ville. Néanmoins la majesté des médersas qui composent cet ensemble architectural aussi fastueux et unique s’impose d’entre toutes ces estrades disgracieuses. Les prises de vues sous tous les angles restitueront-elles l’émotion ressentie ? Voilà l’éternelle difficulté de la photo ! Le souvenir en aura au moins été figé pour partie, c’est déjà important. Aux lieux remarquables je n’oublierais pas d’ajouter cet autre mausolée saint, à 25 kilomètres de la ville : celui d’Al- Boukhari, le grand collecteur d’hadiths (les paroles du prophète) du IX ème siècle (la construction du site ne date que des années 1990, financée par l’Arabie Séoudite, elle est d’une facture remarquable). Quelle sérénité partagée avec les autochtones aux sourires d’or ( les femmes exhibant leurs dents couronnées d’or, comme une marque de richesse), à Al-Boukhari comme dans la remarquable nécropole de Chah-i-Zinda par exemple, entre les morts d’hier et ceux d’aujourd’hui. L’on pourrait tant dire sur Samarcande, la ville est grande ; nous n’avons pas eu le temps d’en faire une découverte plus hasardeuse, mais sans aucun doute réserve t-elle encore bien d’agréables surprises. J’en garde des clichés et des ambiances : le jardin de l’hôtel, avec des roses superbes et je pense à l’émerveillement ( rapporté ! ) de Marco Polo à trouver Samarcande si belle et si fleurie. Dans ce jardin, un « tcharpoï », dont l’usage se fit si naturellement comme une évidence : celui d’un grand lit d’extérieur, où l’on se retrouve entre amis, pour causer ; propice à la médisance ??? Allez savoir !
BOUKHARA Nous rêvions de Samarcande, puis nous avons découvert Boukhara, 400 kilomètres plus loin…… Une autre ville remarquable, rejointe après un détour dans le pays voisin, le Tadjikistan et la ville natale de Tamerlan : Chakhrizad. N’imaginions-nous pas de notre bus mal climatisé, les longues caravanes chargées de milles choses, venues de Méditerranée dans un sens et de Chine dans l’autre; progressant à des allures aujourd’hui inconnues, annoncées par leur traînées de poussière ; elles reliaient à un rythme solaire des caravansérails aujourd’hui disparus. Le passage du col Takta Karatcha compléta encore ce paysage imaginé que nous foulions aujourd’hui à mille lieues de notre quotidien de citadins d’occident. Les voyages ne sont aujourd’hui devenus que des condensés de ce qu’ils furent en d’autre temps : du voyage « travel digest » ! Tout l’art du voyage réside aujourd’hui dans la perception rapide des sensations les plus fugitives qu’il nous soit donné de rencontrer. Quand prendrons nous enfin le temps…. de vivre ? Boukhara, la ville religieuse, siège d’un khana puissant, était interdite aux étrangers jusqu’à la fin de XIXème siècle, sous peine de mort ; beaucoup d’aventuriers en firent les frais. Là, les mosaïques virent au brun, alors que le ciel reste du bleu le plus pur. La ville, plus petite, garde son ambiance intemporelle, faite d’ombres (heureusement merci ), de silences et de petites rues populaires. Il y fait déjà plus chaud.
Encore des clichés et des ambiances en mémoire ; plusieurs semaines après, la décantation ne s’est toujours pas faite. Je pense à ces maisons de thé, où il fait bon oublier les 40 ° de température de l’après midi, en dégustant une eau fraîche ou un thé vert ; à cette « tchaïkana » devant la mosquée Bolo Khaouz par exemple. Je pense à cette cohabitation religieuse étonnante qui existait entre musulmans et juifs ( moins d’un millier aujourd’hui ), là à moins de 400 kilomètres de l’Afghanistan ! Bien sûr que cet islam modéré, d’inspiration soufi et laminé par 70 ans de soviétisation, subit aujourd’hui l’influence des mouvements radicaux voisins ; le régime y veille. Mais dans ce pays laïc, où l’on a jamais vu la moindre burkha, ni le moindre hijab, pas même l’ombre d’un voile, je reste impressionné par ce monument de Boukhara : la mosquée Magoki-Attari. Les rouleaux de la Thora servent d’ornementation aux piliers extérieurs de la mosquée !. Ce bâtiment se partageait entre les deux cultes : l’islam et le judaïsme, quelle leçon de tolérance ! Nous avons repris la route à travers les sables du Kyzyl Koum. La chaleur intense du désert (50°C à l’ombre…. Mais l’ombre de quoi me direz-vous ! ) mit à la peine la climatisation du vieux bus Renault et ses passagers. Un arrêt curieux dans un campement nomade, nous fit penser que notre sort restait quand même plus enviable que celui d’une yourte, toute propre et confortable qu’elle put être. Journée longue ; arrêt dans un champ de coton, l’or blanc du pays, irrigation à outrance, débat évident sur l’assèchement de la mer d’Aral ; la version officielle de notre guide, échauffe un peu plus l’ambiance et s’accommode mal de ce que nous voyons et de nos arguments circonstanciés et unanimement reconnus de par le Monde. Les discours officiels ne sauraient tenir longtemps face aux vérités universelles : la Mer d’Aral qui fut la 4ème mer fermée du globe disparaît peu à peu, dans un scandale écologique équivalent au barrage d’Assouan, ou autre Yang Tsé. Défendre notre environnement commence par le combat nécessaire contre les dictatures, dont la mondialisation libérale s’accommode trop facilement. Une image encore : Mouniak, qui était il y a trente ans encore le port principal de la mer d’Aral, se trouve aujourd’hui à prés de 200 Kms du rivage, ou du moins de ce qui l’en reste ! Edifiant non ? Nous arriverons avec la lumière rasante du soir dans la troisième ville étonnante de ce voyage ; KHIVA.
KHIVA Khiva une ville musée ? Non, une ville plus vivante que ne pourrait le laisser penser ce slogan. Que les bâtiments anciens se succèdent les uns aux autres bien sûr, mais cette enceinte historique si distincte du reste de la ville moderne laisse dans mon souvenir, la vertu rare d’éveiller l’imaginaire. J’imagine très bien l’ennui pesant de ces cours de palais, l’univers lascif de ce grand harem, où règne les quatre femmes du khan, faisant face aux nombreuses concubines ; intriguant sur l’art de séduire entre toutes, le prince qui viendra ce soir. Plaisir de la chair, ou ambition de favorite ? Ou comment prendre la place d’une de ces princesses vieillissantes.
Les ruelles de Khiva aux perceptives remarquables les heures chaudes de l’après midi, continuent d’habiter ma mémoire. Elles transportent nos imaginations dans des temps que l’on ne sait plus mesurer, l’on y trouve là le vrai charme oriental que nous étions venus chercher : le bout du voyage.
EPILOGUE Visiter l’Ouzbékistan se résume souvent aujourd’hui à la visite de ces trois villes : Samarcande, Boukhara et Khiva, en partant et en arrivant (organisation politique oblige) par la capitale : Tachkent. Le programme est riche et chargé en deux semaines, mais le pays dans ses profondeurs mériterait d’autres découvertes plus près des gens encore, comme on aime à voyager. La province du Ferghana, sans doute la plus belle, mériterait un voyage, mais les touristes n’y sont pas souhaités pour des raisons de sécurité intérieure ( une sanglante répression du régime à des manifestations jugées subversives y firent plus de 1000 morts en 2005). En terminant ce petit carnet de route, je constate qu’il me reste beaucoup à dire encore. Le temps passant, d’autres réflexions me viendront à l’esprit bien sûr. Comme je le disais, la décantation n’est pas terminée, il en est des voyages réussis, comme des bons vins. J’aurai pu vous parler de l’inévitable tourista, quand les intestins les plus fragiles ne supportent pas la cuisine à l’huile de coton ; je fus de ceux là. J’aurai pu parler encore de cette incursion dans la petite ville tadjik de Tadjikent et de cette belle rencontre avec les marchands du grand bazar, venus y vendre leurs amandes, leurs gâteaux et leurs fruits, tout cela dans mille odeurs charmantes. De cette rencontre avec deux petits garçons, un atlas élimé sous le bras, ils vinrent vers nous avec ce livre à rêver. Curieux signe du destin, je rencontrais le petit garçon de dix ans que j’étais à rêver devant la moindre carte, comme devant cet atlas de 1896 que possédait mon grand-père. Mais l’empreinte de « l’ours » était là, bien présente encore : l’atlas se limitait à ce qui fut le centre du monde des parents et grands-parents de ces deux copains : à l’Union soviétique ! Comment leur expliquer que nous, nous venions d’ailleurs, nous étions comme des extra-terrestres. Je leur donnais en guise de petit cadeau une carte postale des bords de notre Maine et du château d’Angers. Peut-être se diront-il qu’un jour ils iraient à Angers ! Leur étonnement joyeux, comme cette lumière dans leurs yeux émus fut de courte durée. Une matrone qui nous surveillait de loin intervint, leur rappelant sans doute combien il ne fallait pas accepter quoi que ce soit d’un étranger, un infidèle de surcroît. Sinon encore il me revient souvent en mémoire ce petit guide tadjik, gentil, timide et fier de nous présenter sa famille. Il nous laissa avec beaucoup d’émotion partagée, au poste frontière, disant fort et répétant « Et surtout n’oubliez jamais votre guide ! Lui ne vous oubliera pas ! » Non Kholic, nous ne t’oublierons pas, comme nous n’oublierons pas tous ces regards sincères et fraternels, malgré les distances qui nous séparent de l’autre bout de la route qui va de nos cœurs à Samarcande. Nous n’oublierons pas non plus nos compagnons de voyage, que la magie des lieux visités, nous a fait devenir des amis. Nous n’oublierons pas Olga notre guide au regard de feu, celui des femmes Tatares, auxquel selon Eric Orsenna dans son « Histoire des pays du coton », peu d’hommes ne sauraient résister. N’oublions pas non plus que ce pays reste malgré l’abolition de la peine de mort en 2003, l’un de ces pays où l’on muselle l’information et l’opinion, une dictature tout simplement. Si la chance vous emmène un jour sur les pas de ces caravanes là, anciennes ou modernes, si vous avez toujours des rêves d’enfants à assouvir, une capacité d’émerveillement intacte, alors n’hésitez pas, partez. Vous reviendrez plus riche encore !.
Vaccins pour la Mongolie en août English translation pending
Salut,
nous partons en circuit organisé pour 15 jours en Mongolie au mois d'août. Pour un trekking dans le Khangai.
Apparemment il n'y a pas de vaccins obligatoire, mais les recommandés sont: polio, diphterie, le typhoïde, tétanos, hépatite A et B.
J'ai polio, diphtérie, typhoïde et hépatite B. Mais pas tétanos et hépatite A.
Qui peut me conseiller s'il faut vraiment les faire. Quels sont les risques? Et les effets secondaires possibles?
Ou c'est trop tard pour un départ le 31/07?
Merci à vous!!
tatjana
Achat du billet transsibérien Vladivostok-Paris English translation pending
Bonjour, bonjour,
Avec mon ami nous commencons à préparer un voyage autour du monde (départ en septembre 2008) Nous aimerions cloturer cette aventure en rentrant en Europe via le Transiberien Vladivostok-Paris (ou autre ville prohe de la France). J'ai commencé à farfouiller sur le net et n'ai trouvé que des voyages organisés assez chers. Je suis juste à la recherche d'informations concernant l'achat du billet, savoir si on peut l'utiliser sur plusieurs mois etc...si vous connaissez un site ou si vous avez quelques infos, ce sera bienvenu!! merci d'avance
Avec mon ami nous commencons à préparer un voyage autour du monde (départ en septembre 2008) Nous aimerions cloturer cette aventure en rentrant en Europe via le Transiberien Vladivostok-Paris (ou autre ville prohe de la France). J'ai commencé à farfouiller sur le net et n'ai trouvé que des voyages organisés assez chers. Je suis juste à la recherche d'informations concernant l'achat du billet, savoir si on peut l'utiliser sur plusieurs mois etc...si vous connaissez un site ou si vous avez quelques infos, ce sera bienvenu!! merci d'avance
Cumul de milles flying blue en voyageant avec Aéroflot? English translation pending
bonjour quels sont les classe de réservation avec aéroflot pour les cumules de milles sur carte flying blue airfrance.merçi
Corse, sur le sentier Mare a Mare Centre English translation pending
L’Ile de Beauté est notre destination favorite. Nous y avons déjà séjourné trois fois en été (1 mois) et deux fois à l’automne (1 semaine). Nous y avons souvent randonné, mais toujours à la journée. Alors ce nouveau séjour sera une première à plus d’un titre : la saison : première fois au printemps. le type de randonnée : première fois en randonnée itinérante avec portage. le type d’hébergement : première fois en gîte d’étape.
Pour notre premier trek en Corse et avant de songer à entreprendre la traversée de l’île par le mythique GR20, nous avons choisi le sentier « Mare a Mare Centre » qui relie Ghisonaccia sur la côte est à Porticccio sur la côte ouest en 7 étapes.
Ce sentier est l’un des moins connus et des moins fréquentés de Corse. Il traverse des régions parmi les plus reculées de l’île : le Fiumorbo et le Taravo, puis l’arrière-pays d’Ajaccio. De beaux moments en perspective !!

La version accompagnée de plus de photos est ici :
sites.google.com/...abuleuxvoyagescorse/
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Jour 1 : Paris – Bastia – Ghisonaccia.
Notre séjour commence par un vol Air France Paris – Bastia le mercredi 2 mai 2007 à 9h05. Après le décollage, le pilote annonce un temps légèrement nuageux avec des risques d’orage dans la journée et une température de 19°.
Le soleil nous accueille à Bastia, même si de gros nuages sont accrochés aux montagnes. Nous avons tout juste le temps d’attraper la navette de 11h05 qui nous conduit dans le centre-ville. Là, nous profitons de ce beau temps inespéré pour nous installer sur le bord de mer et pique-niquer. Puis une petite ballade dans le vieux port,
et vers la citadelle.
Les nuages se font de plus en plus menaçants et l’orage éclate en début d’après-midi. Nous passons un moment dans un café avant de prendre le car jusqu’à Ghisonaccia où nous arrivons à 18h. Le temps s’est amélioré en allant vers le sud.
A Ghisonaccia, la « Casa di Maria Cicilia » est notre maison d’un soir, et au restaurant de l’hôtel, nous sommes les seuls pensionnaires. Pour notre première soirée, nous nous régalons avec pour 2 : une tarte fine de coquilles saint jacques aux cèpes, un carpaccio d’espadon aux légumes de Provence, suivis d’un filet de bœuf au foie gras, d’une brochette de gambas grillées, puis deux nougats glacés. Repas agrémenté d’un Patrimonio de chez Orsini. Excellent et service impeccable !!
Bastia
Jour 2 : Ghisonaccia – Serra-di-Fiumorbo (460m).
La pluie est au rendez-vous à notre réveil. Hésitation…. Mais après le petit-déjeuner, l’horizon paraît moins bouché et « Corse Matin » annonce un temps encore plus mauvais pour l’après-midi. Alors nous nous mettons en route vers 9h30 en espérant pouvoir profiter d’une fenêtre météo favorable pendant quelques heures, puisque cette étape est courte (3h30 et 450m de dénivelé). Afin d’éviter un début de parcours le long de la N198, nous décidons de « couper » directement vers l’ouest, admirant de ci de là orangers et néfliers, humant les senteurs des chèvrefeuilles, nous attardant devant des passiflores, prêtant l’oreille au chant d’un coucou. De temps en temps, nous enfilons nos capes de pluie pour éviter quelques gouttes et avons, ainsi équipés, des airs de Quasimodo et de Fée Carabosse.
Une 2CV s’arrête et son conducteur nous propose gentiment de nous véhiculer jusqu’à Serra-di-F (nous le reverrons plus tard, c’est le voisin du gîte). L’accueil corse n’est pas une légende. Nous déclinons aimablement la proposition, nous sommes là pour en « découdre » avec la montagne.
Au bout de 2h, nous rattrapons le « Mare a Mare » tout juste avant la première montée de notre étape, montée que le guide Lonely Planet qualifie de cassante. Finalement, nous la montons tranquillement à notre rythme. Le maquis est en fleurs, pose photos.
Une petite erreur de parcours nous amène à nous frayer un passage dans des broussailles mouillées. Résultat : nous sommes trempés jusqu’à la taille ! Un coq qui chante, un chien qui aboie, le grondement d’une scie électrique… le village n’est pas loin. En effet, nous débouchons rapidement sur une route qui nous amène au gîte vers 12h30. Ici aussi nous sommes les seuls occupants et nous nous installons à deux dans un dortoir pour cinq. Après le déjeuner, petit tour dans le village : son église, son cimetière,
le calme absolu, l’ambiance de la montagne corse et l’odeur du maquis.
Pour le dîner, la maîtresse de maison nous sert du jambon corse, des lasagnes à la bonifacienne, du fromage et de la tarte aux pommes.
Cimetière de Serra-di-Fiurmobo
Jour 3 : Serra-di- Fiumorbo (460m) – Catastaju (523m).
Le soleil est au rendez-vous ce matin et à 8h15, nous démarrons notre randonnée. Cap sur Catastaju. 4 à 5h de marche, point culminant 957m. Nous laissons le village derrière nous. Le chemin s’élève lentement et progressivement vers la crête.
Cistes, belliums, digitales pourpres, bruyères composent le maquis.
Au détour d’un chemin, rencontre avec un troupeau de vaches.
Mon bâton de marche les effraie et elles se sauvent au galop. Depuis la crête, la vue s’étend jusqu’à la mer d’un côté, et de l’autre côté, sur de petits villages tapis au fond de la vallée comme autant de touches pointillistes. Puis la montée se poursuit au milieu des pins et des chênes verts. Par moments, l’humidité ambiante sur ce sentier dévoré par les taillis nous rappelle la Réunion ou la Guadeloupe. Plus loin, de gros rochers nous font penser à Fontainebleau.
Arrêt pique-nique sur les rochers près de la Bocca di Juva (957m). Après le col, nous arrivons dans une petite clairière parsemée de touffes d’asphodèles.
Puis c’est le début de la descente dans un paysage grandiose cerné par les montagnes. Nous traversons une forêt de pins et la descente, tantôt raide, tantôt plus douce nous amène vers Catastaju. Le grondement du torrent se fait de plus en plus proche. Ca y est, l’Abatesco est en vue. Il nous reste à traverser la passerelle et nous voilà au gîte. Dénivelé total de l’étape : 450m. Après nous être installés (nous sommes toujours seuls), nous explorons les alentours. Pose photo près du torrent. Hervé sursaute…une couleuvre ondule sur la rive.
Après cette belle randonnée, quoi de plus réconfortant qu’une bonne soupe corse servie avec une assiette de crudités et charcuterie, du fromage (corse bien sûr !) et un pudding maison.
Vers Catatasju
Jour 4 : Catastaju (523m) – col de Laparo (1525m) – Cozzano 727m.
Nous nous réveillons avec le beau temps et nous mettons en route peu avant 9h. Mille mètres de dénivelé sur la première partie de l’étape et 6-7h de marche nous attendent.
Le sentier monte lentement et régulièrement en suivant le ruisseau Macini. Deux belles cascades retiennent notre attention. La deuxième nous invite à un petit détour pour l’admirer de plus près. Nous progressons toujours dans notre montée : on se croirait dans une allée paysagère d’un jardin botanique, avec des touffes de fleurs jaunes, blanches ou violettes plantées au milieu des rocailles.
Un premier passage de ruisseau nous pose quelques difficultés techniques. En effet, le ruisseau est en crue et les seules pierres émergées rendues glissantes par la pluie ne nous permettent pas de prendre le risque de traverser à gué. Alors il faut enlever les chaussures et se mouiller les pieds. L’eau glaciale nous anesthésie jusqu’aux mollets, mais nous revigore pour la suite de l’ascension, d’abord dans une jolie pinède, puis dans une hêtraie.
Au pied d’un arbre, rencontre avec une jolie salamandre.
Bientôt le ciel s’obscurcit. Les nuages couvrent cette forêt de hêtres et donnent à ce paysage un air de forêt de Brocéliande.
Nous nous arrêtons aux bergeries de la Scanciatella baignés par la brume.
Peu après c’est la pluie qui se met à tomber. La montée devient pénible, j’ai le moral dans les chaussettes et je n’arrive plus à avancer. Nous décidons de faire un détour par le refuge de Laparo afin de nous mettre au sec pour pique-niquer. Il fait froid !!! Nous rajoutons une couche de vêtements. Nous regrettons de n’avoir pas pris de briquet pour nous faire un café chaud. Après le déjeuner nous reprenons notre ascension toujours sous la pluie. Bientôt la délivrance ! Nous arrivons au col de Laparo (1525m), mais il est dans les nuages. Quel dommage pour la vue !!!
Nous amorçons alors notre descente vers Cozzano dans une forêt au feuillage vert tendre.
La pluie ne va pas cesser, tantôt soutenue, tantôt plus fine jusqu’à notre arrivée au village après moult passages à gué de ruisseaux quelque peu acrobatiques. Nous arrivons fourbus et trempés au gîte peu avant 18h. Tiens, nous ne sommes pas seuls… Deux randonneurs américains et une randonneuse française descendus du GR20 ainsi qu’un vététiste anglais, font également étape ici.
Randonner, ça creuse et c’est avec appétit que nous faisons honneur au dîner : soupe aux vermicelles, ragoût aux petits légumes, fromage et flan caramel.
Vers Cozzano
Jour 5 : Cozzano (727m) – Guitera-les-Bains (620m).
A 6h du matin, le ciel bleu et le soleil nous remontent le moral. Mais nous attendons 9h l’ouverture de l’épicerie du village pour démarrer notre étape. Les nuages commencent à être plus nombreux. Il faut se dépêcher pour profiter de l’éclaircie. Durée prévue : 4h30 à 5h de marche. Point culminant : 955m.
Le faible dénivelé (par rapport à la veille !) pourrait faire croire à un itinéraire plat. Que nenni !!! C’est une succession de montées et de descentes : descente jusqu’au Taravo (torrent qui a donné son nom à toute la région) sur un sentier champêtre.
puis montée en direction du petit village de Sampolo sur un chemin bordé de fougères et de genêts.
Ensuite descente vers Giovivacce dans le lit d’un ruisseau : la gadoue, la gadoue, la gadoue avec arrêt sous un châtaignier remarquable.
Dans ce village, pause pique-nique à côté de l’église. Au moment de poser son sac, Hervé sursaute (encore !)…une couleuvre (encore une !) disparaît dans un trou.
Les nuages se font de plus en plus nombreux. Nous décidons de modifier notre itinéraire, car en direction de Tasso, le mauvais temps menace. Cap sur Guitera via la D28. La pluie finit par nous rattraper et nous arrivons trempés au village. Quel temps de cochon !!!
Dénivelé total : 400m au lieu des 550m prévus, car étape écourtée pour cause de pluie.
Heureusement au gîte de Guitera un bon feu flambe dans la cheminée et l’accueil est vraiment très chaleureux. Pour le dîner, M. et Mme Lanfranchi nous invitent à leur table avec trois autres randonneurs. Au menu : soupe corse, ragoût de sanglier avec polenta et pennes sautés, tarte à la noisette ou tiramisu. A 20h01, les pétards annoncent le résultat des élections présidentielles et les commentaires vont bon train autour de la table.
Genêts au bord du sentier
Jour 6 : Guitera-les-Bains (620m) – Quasquara (721m).
Comme les jours précédents, le soleil est de la partie ce matin, mais les nuages ne sont pas loin. Pourvu que ça dure ! Durée prévue : 3h30 à 4h, point culminant 1086m. L’étape commence par une bonne grimpette sur un large chemin rocailleux bordé de genêts qui s’enfonce ensuite dans la forêt. Un panneau indique le Castellu di Bozzi (d’où la vue par temps clair s’étend jusqu’au golfe d’Ajaccio). Nous croisons les doigts pour que le temps se maintienne et attaquons cette montée abrupte. Plus tard, nous arrivons à une première esplanade, le fameux Castellu (1080m) où nous jouissons déjà d’une belle vue, mais il est possible de poursuivre jusqu’aux crêtes (1237m). Nous laissons alors nos sacs à dos coincés entre deux branches, hors de portée des cochons sauvages pour continuer jusqu’au sommet.
Là-haut, la vue est à la mesure de nos efforts. Grandiose !!! Je voulais voir la mer, j’ai vu la mer… et aussi le village de Guitera, blotti au pied de la montagne et les crêtes environnantes.
Des senteurs aromatiques nous chatouillent les narines.
Déjà il faut redescendre, cette fois par un chemin défoncé et labouré par les sangliers. Tout à coup, nous entendons une respiration bruyante dans les taillis. Probablement un sanglier ! Hervé brandit le bâton de marche, mais l’animal ne se montre pas. Nous nous arrêtons dans une vaste clairière pour pique-niquer. Après manger, Hervé va voir des cochons en liberté un peu plus loin et leur donne nos croûtes de fromage et nos trognons de pomme. Voilà que toute la horde le suit et nous sommes obligés de lever le camp. Nous continuons à descendre et atteignons Frassetto, joli hameau où de grandes maisons en pierre semblent évoquer un passé prestigieux.
Quelques gouttes de pluie accompagnent notre montée vers Quasquara où nous débouchons dans une superbe châtaigneraie tapissée de fougères. Je joue à cache-cache dans le tronc évidé d’un châtaignier pluri centenaire.
Les premières maisons de Quasquara sont en vue. Nous arrivons à destination à 15h et avons encore une fois le gîte pour nous tout seuls. Dénivelé total de l’étape : 700m. Au dîner, la maîtresse de maison nous sert une tourte aux blettes et jambon, une côte de porc accompagnée de pommes de terre sautées, une salade de fruits et de la tarte aux pommes.
Détour vers Castellu di Bozi
Jour 7 : Quasquara (721m) – Col Saint Georges (757m).
Grand soleil et aucun nuage à l’horizon à notre réveil. Une vraie belle journée s’annonce. Durée prévue de l’étape : 5h à 5h30 de marche ; point culminant 1150m. A 8h30, nous nous lançons à l’assaut des crêtes sur un sentier étroit bordé de fougères, de bruyères et de genêts.
Une barrière nous oblige à une petite gymnastique matinale. Le chemin continue à grimper et passe par deux fois dans de vastes châtaigneraies avec quelques beaux spécimens…
et de drôles de champignons (?).
Au bout d’1h30, nous atteignons la Bocca di Foce (1150m), nous profitons de la vue sur les deux versants : en face de nous, le Rotondo et le Monte d’Oro dont les sommets sont encore enneigés.
Nous entendons des voix…quelle surprise…depuis notre départ de Ghisonaccia, c’est la première fois que nous croisons du monde sur le chemin. Et il y a du monde, 7 personnes : 5 jeunes suivis de 2 messieurs. Les premiers s’entraînent pour la course du dimanche 13 mai au départ de Santa Maria-di-Siché (18kms à travers la montagne et 1500 m de dénivelé que les meilleurs couvrent en 2-3h). Les suivants sont des organisateurs chargés du balisage de l’épreuve.
Nous voyons tout ce petit monde escalader la Punta d’Urghiavari 1339m (notre itinéraire devait longer le flanc de cette montagne). Les voir grimper jusque là-haut nous donne très envie de faire ce détour afin de profiter d’une vue encore plus saisissante. Nous abandonnons nos sacs à dos et commençons l’ascension en nous servant par endroits de nos mains et aussi d’une corde prévue à cet effet. La montée est un peu vertigineuse, il vaut mieux que je ne regarde pas trop en bas.
190m plus haut, la vue est époustouflante !!! Le golfe d’Ajaccio, les pistes d’atterrissage de l’aéroport et toute la chaîne des montagnes corses de la Tafunata à l’Incudine en passant par le Rotondo et le Monte d’Oro.
Nous en prenons plein les yeux puis redescendons par un chemin plus facile qui rejoint le Mare a Mare plus loin, mais nous oblige à faire une boucle pour récupérer nos sacs à dos.
De retour à la Bocca di Foce, il faut repartir. Le chemin zigzague dans le maquis pendant un long moment, entre les asphodèles, les ellébores et même les pivoines sauvages.
Les rochers de la crête ont des formes bizarres, sculptées par l’érosion.
Après plusieurs montées et descentes successives, nous posons les sacs sur les rochers de la Bocca San Antonu pour l’habituel pique-nique.
Après manger, nous poursuivons notre route et arrivons au pied de le Punta Maggioli. L’ascension est cruelle sous le soleil du début d’après-midi. Arrivés là-haut, quelques nuages nous rafraîchissent un peu avant d’amorcer une longue descente, d’abord au milieu des fleurs de ciste et des chênes, puis dans la forêt.
Nous débouchons enfin sur une large piste en terre et là, nous perdons la trace du balisage. Hervé continue malgré tout espérant retrouver le chemin plus loin. Mauvaise option, nous nous éloignons et nous retrouvons devant un grand portail fermé à proximité de la Nationale. Une seule solution : l’escalader pour passer de l’autre côté. Deux alternatives s’offrent alors à nous : rejoindre le col St Georges par la Nationale ou prendre un hypothétique chemin qui devrait nous ramener sur le Mare a Mare. Va pour la deuxième solution ! Nous voici sur un sentier tracé par les cochons au milieu de la forêt dans les broussailles, les ronces et la boue, guidés par le GPS ! Quand enfin nous sortons de cette jungle, il reste à remonter un grand talus envahi par les graminées et les orties. Je remets les bas de mon pantalon pour affronter cette végétation hostile…. Trop tard, j’ai déjà les jambes zébrées d’égratignures !!! Ca y est, nous revoilà sur le Mare a Mare et après être passés dans un sous-bois, nous arrivons à destination à 17h30 après bien des tours et des détours, fatigués mais enchantés par les paysages que nous avons vus.
Dénivelé total : 1200m au lieu des 900 prévus. Durée de marche : 9h (arrêts compris). Nous avons réservé une chambre à l’Auberge du col St Georges. Nous sommes comblés : chambre moderne, confortable, meublée et décorée avec beaucoup de goûts. Très agréable !!! La salle du restaurant est tout aussi cosy. Le menu du dîner est copieux : assiette de charcuterie corse (dont pâté de sansonnet), côtelettes d’agneau avec pommes de terre sautées, salade et fromage, en dessert tiramisu et crème brûlée glacée. Très bonne adresse !!!
Rochers remarquables !
Jour 8: Col St Georges (757m) – Porticcio.
Ca y est ! Le beau temps est durablement installé et à 8h, nous sommes dehors. Pour une étape qui doit nous amener au niveau de la mer, il faut commencer par monter. Le comble !!! Durée prévue : 5-6h de marche. Point culminant : 890m. 11km à vol d’oiseau, bien plus par le chemin. Bref une étape qui s’annonce longue.
Alors en avant sur un sentier escarpé ! Bientôt nous traversons un champ d’asphodèles.
La rosée matinale sur leurs feuilles nous rafraîchit les mollets griffés par les ronces hier. Nous poursuivons notre ascension jusqu’au point culminant. De là-haut, nous avons une très belle vue sur le golfe d’Ajaccio.
Il est 10h. La descente commence, tantôt lente quand le chemin est raviné et caillouteux, tantôt plus rapide quand le terrain est moins accidenté, tantôt à l’ombre des sous-bois, tantôt au soleil. Les genoux sont mis à rude épreuve !!!
Nous débouchons alors sur une route que nous longeons pendant 2, 5km. Cette marche le long de la départementale pourrait s’avérer pénible. Or elle est plutôt agréable. Elle permet d’accélérer la cadence et surtout de profiter du spectacle de toutes ces variétés de fleurs qui tapissent les bas-côtés.
C’est là que nous croisons les 2 premiers vrais touristes randonneurs. Ils font le Mare e Monti dont la trace fusionne à cet endroit avec le Mare a Mare. Au lieu-dit « Buselica », nous quittons la route pour reprendre un petit chemin. Une buse tournoie au-dessus de nos têtes. Nous pique-niquons à l’ombre d’un chêne vert et repartons vers 13h.
Tout au long de cette dernière partie, nous profitons de vues magnifiques sur le golfe. Bientôt, nous arrivons au cimetière de Porticcio qui marque la fin du sentier. Nous prenons la route bitumée jusqu’à la plage que nous atteignons à 14h. Dénivelé total de l’étape : 300m. La mer est agitée. Je me contente de tremper les doigts de pied.
Mais il fait très bon sur la plage (22°) : petite sieste, bronzette, bonne glace, lecture…Il est déjà l’heure de prendre le taxi pour l’aéroport. Nous quittons Ajaccio par le vol Air France de 18h50 pour Paris Orly.
Fin (ou début) du sentier
EPILOGUE
Nous sommes très fiers d’avoir accompli cette traversée d’est en ouest, de la Mer Thyrénéenne à la Mer Ligurienne. A vol d’oiseau cela fait 52 kms. Par le Mare a Mare nous avons parcouru entre 12 et 20kms par jour, ce qui fait un total d’environ 100kms sur l’ensemble du parcours. En dénivelé nous avons fait en moyenne 650m par jour, ce qui fait un dénivelé cumulé d’environ 4500m. Un Mont-Blanc. Pas mal quand même à notre âge : plus d’un siècle à nous 2 !!!
Nos conclusions sur :
=> Les capacités nécessaires : Etre capable de marcher entre 5 et 9h et de faire +/- 1000m de dénivelé par jour en portant un sac de +/- 10kg, cela pendant 7 jours consécutifs.
=> Le matériel : Ont été utiles entre autres : poncho, poche à eau « Camel », briquet, serviette « Packtowel », sac à viande.
=> L’intérêt du sentier. Ce sentier ne présente aucune difficulté particulière. En alternant des étapes +/- longues, il permet de doser les efforts. Mais du coup l’intérêt et la beauté des étapes sont très inégaux. Si on pouvait attribuer des étoiles, sur 5*, voilà quel serait notre classement : incontestablement, Quasquara / Col St Georges 4* Catastaju/ col de Laparo/ Cozzano 3* A cause des nuages, nous n’avons certainement pas pu apprécier cette étape à sa juste valeur. Serra-di-Fiumorbo/Catastaju 2* Col St Georges / Porticcio 2* Guitera/Quasquara 2 * à cause de la Punta di Bozzi qui vaut le détour. Sinon beaucoup de passage en sous-bois, sans vue, peu d’intérêt. Cozzano/Guitera 1* mais nous n’avons pas fait la partie Tasso - Guitera en raison de la pluie…alors ? Ghisonaccia/Serra-di-Fiumorbo 1*, étape de mise en jambe…sans plus.
Plus généralement, le fond des vallées est moins intéressant, et plus on monte, plus c’est beau.
=> L’hébergement. L’accueil a été très sympathique dans tous les gîtes. Les gîtes pratiquent tous la demi-pension et peuvent préparer un panier-repas ou des sandwichs pour l’étape du lendemain (qualités très inégales). Le ravitaillement est possible à Ghisonaccia (au départ), à San Gavino-di-Fiumorbo (mais le village est à 45mn à pied du gîte de Catastaju), à Cozzano et à Porticcio (à l’arrivée). Pas de paiement par carte bancaire dans les gîtes. Pour le couchage, il y a des couvertures partout, prévoir un « sac à viande ». Les deux hôtels que nous avions réservés étaient à la hauteur de nos attentes. Nous avons également très bien mangé (et 2kg de plus en rentrant !!!). Une mention toute particulière pour le gîte de Guitera-les-Bains où en plus de la qualité de l’hébergement et de la nourriture, nous avons passé une très agréable soirée à la table de M. et Mme Lanfranchi.
=> La météo Nous n’avons pas eu très beau temps dans l’ensemble, sauf les deux dernières journées qui ont été chaudes et ensoleillées. Le jour 4 a été très pluvieux, les autres jours nous avons pu bénéficier d’éclaircies +/- longues.
=> La saison. Nous avons pu apprécier la Corse au printemps et pu voir toutes ces variétés de fleurs que nous n’avions jamais vues en été ou en automne.
Alors en guise de bouquet final nous vous offrons cette brassée de fleurs de Corse et vous remercions de nous avoir lus jusqu'ici.

FIN
Pour notre premier trek en Corse et avant de songer à entreprendre la traversée de l’île par le mythique GR20, nous avons choisi le sentier « Mare a Mare Centre » qui relie Ghisonaccia sur la côte est à Porticccio sur la côte ouest en 7 étapes.
Ce sentier est l’un des moins connus et des moins fréquentés de Corse. Il traverse des régions parmi les plus reculées de l’île : le Fiumorbo et le Taravo, puis l’arrière-pays d’Ajaccio. De beaux moments en perspective !!

La version accompagnée de plus de photos est ici :
sites.google.com/...abuleuxvoyagescorse/
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Jour 1 : Paris – Bastia – Ghisonaccia.
Notre séjour commence par un vol Air France Paris – Bastia le mercredi 2 mai 2007 à 9h05. Après le décollage, le pilote annonce un temps légèrement nuageux avec des risques d’orage dans la journée et une température de 19°.
Le soleil nous accueille à Bastia, même si de gros nuages sont accrochés aux montagnes. Nous avons tout juste le temps d’attraper la navette de 11h05 qui nous conduit dans le centre-ville. Là, nous profitons de ce beau temps inespéré pour nous installer sur le bord de mer et pique-niquer. Puis une petite ballade dans le vieux port,
et vers la citadelle.
Les nuages se font de plus en plus menaçants et l’orage éclate en début d’après-midi. Nous passons un moment dans un café avant de prendre le car jusqu’à Ghisonaccia où nous arrivons à 18h. Le temps s’est amélioré en allant vers le sud.
A Ghisonaccia, la « Casa di Maria Cicilia » est notre maison d’un soir, et au restaurant de l’hôtel, nous sommes les seuls pensionnaires. Pour notre première soirée, nous nous régalons avec pour 2 : une tarte fine de coquilles saint jacques aux cèpes, un carpaccio d’espadon aux légumes de Provence, suivis d’un filet de bœuf au foie gras, d’une brochette de gambas grillées, puis deux nougats glacés. Repas agrémenté d’un Patrimonio de chez Orsini. Excellent et service impeccable !!
Bastia

Jour 2 : Ghisonaccia – Serra-di-Fiumorbo (460m).
La pluie est au rendez-vous à notre réveil. Hésitation…. Mais après le petit-déjeuner, l’horizon paraît moins bouché et « Corse Matin » annonce un temps encore plus mauvais pour l’après-midi. Alors nous nous mettons en route vers 9h30 en espérant pouvoir profiter d’une fenêtre météo favorable pendant quelques heures, puisque cette étape est courte (3h30 et 450m de dénivelé). Afin d’éviter un début de parcours le long de la N198, nous décidons de « couper » directement vers l’ouest, admirant de ci de là orangers et néfliers, humant les senteurs des chèvrefeuilles, nous attardant devant des passiflores, prêtant l’oreille au chant d’un coucou. De temps en temps, nous enfilons nos capes de pluie pour éviter quelques gouttes et avons, ainsi équipés, des airs de Quasimodo et de Fée Carabosse.
Une 2CV s’arrête et son conducteur nous propose gentiment de nous véhiculer jusqu’à Serra-di-F (nous le reverrons plus tard, c’est le voisin du gîte). L’accueil corse n’est pas une légende. Nous déclinons aimablement la proposition, nous sommes là pour en « découdre » avec la montagne.
Au bout de 2h, nous rattrapons le « Mare a Mare » tout juste avant la première montée de notre étape, montée que le guide Lonely Planet qualifie de cassante. Finalement, nous la montons tranquillement à notre rythme. Le maquis est en fleurs, pose photos.
Une petite erreur de parcours nous amène à nous frayer un passage dans des broussailles mouillées. Résultat : nous sommes trempés jusqu’à la taille ! Un coq qui chante, un chien qui aboie, le grondement d’une scie électrique… le village n’est pas loin. En effet, nous débouchons rapidement sur une route qui nous amène au gîte vers 12h30. Ici aussi nous sommes les seuls occupants et nous nous installons à deux dans un dortoir pour cinq. Après le déjeuner, petit tour dans le village : son église, son cimetière,
le calme absolu, l’ambiance de la montagne corse et l’odeur du maquis.
Pour le dîner, la maîtresse de maison nous sert du jambon corse, des lasagnes à la bonifacienne, du fromage et de la tarte aux pommes.
Cimetière de Serra-di-Fiurmobo

Jour 3 : Serra-di- Fiumorbo (460m) – Catastaju (523m).
Le soleil est au rendez-vous ce matin et à 8h15, nous démarrons notre randonnée. Cap sur Catastaju. 4 à 5h de marche, point culminant 957m. Nous laissons le village derrière nous. Le chemin s’élève lentement et progressivement vers la crête.
Cistes, belliums, digitales pourpres, bruyères composent le maquis.
Au détour d’un chemin, rencontre avec un troupeau de vaches.
Mon bâton de marche les effraie et elles se sauvent au galop. Depuis la crête, la vue s’étend jusqu’à la mer d’un côté, et de l’autre côté, sur de petits villages tapis au fond de la vallée comme autant de touches pointillistes. Puis la montée se poursuit au milieu des pins et des chênes verts. Par moments, l’humidité ambiante sur ce sentier dévoré par les taillis nous rappelle la Réunion ou la Guadeloupe. Plus loin, de gros rochers nous font penser à Fontainebleau.
Arrêt pique-nique sur les rochers près de la Bocca di Juva (957m). Après le col, nous arrivons dans une petite clairière parsemée de touffes d’asphodèles.
Puis c’est le début de la descente dans un paysage grandiose cerné par les montagnes. Nous traversons une forêt de pins et la descente, tantôt raide, tantôt plus douce nous amène vers Catastaju. Le grondement du torrent se fait de plus en plus proche. Ca y est, l’Abatesco est en vue. Il nous reste à traverser la passerelle et nous voilà au gîte. Dénivelé total de l’étape : 450m. Après nous être installés (nous sommes toujours seuls), nous explorons les alentours. Pose photo près du torrent. Hervé sursaute…une couleuvre ondule sur la rive.
Après cette belle randonnée, quoi de plus réconfortant qu’une bonne soupe corse servie avec une assiette de crudités et charcuterie, du fromage (corse bien sûr !) et un pudding maison.
Vers Catatasju

Jour 4 : Catastaju (523m) – col de Laparo (1525m) – Cozzano 727m.
Nous nous réveillons avec le beau temps et nous mettons en route peu avant 9h. Mille mètres de dénivelé sur la première partie de l’étape et 6-7h de marche nous attendent.
Le sentier monte lentement et régulièrement en suivant le ruisseau Macini. Deux belles cascades retiennent notre attention. La deuxième nous invite à un petit détour pour l’admirer de plus près. Nous progressons toujours dans notre montée : on se croirait dans une allée paysagère d’un jardin botanique, avec des touffes de fleurs jaunes, blanches ou violettes plantées au milieu des rocailles.
Un premier passage de ruisseau nous pose quelques difficultés techniques. En effet, le ruisseau est en crue et les seules pierres émergées rendues glissantes par la pluie ne nous permettent pas de prendre le risque de traverser à gué. Alors il faut enlever les chaussures et se mouiller les pieds. L’eau glaciale nous anesthésie jusqu’aux mollets, mais nous revigore pour la suite de l’ascension, d’abord dans une jolie pinède, puis dans une hêtraie.
Au pied d’un arbre, rencontre avec une jolie salamandre.
Bientôt le ciel s’obscurcit. Les nuages couvrent cette forêt de hêtres et donnent à ce paysage un air de forêt de Brocéliande.
Nous nous arrêtons aux bergeries de la Scanciatella baignés par la brume.
Peu après c’est la pluie qui se met à tomber. La montée devient pénible, j’ai le moral dans les chaussettes et je n’arrive plus à avancer. Nous décidons de faire un détour par le refuge de Laparo afin de nous mettre au sec pour pique-niquer. Il fait froid !!! Nous rajoutons une couche de vêtements. Nous regrettons de n’avoir pas pris de briquet pour nous faire un café chaud. Après le déjeuner nous reprenons notre ascension toujours sous la pluie. Bientôt la délivrance ! Nous arrivons au col de Laparo (1525m), mais il est dans les nuages. Quel dommage pour la vue !!!
Nous amorçons alors notre descente vers Cozzano dans une forêt au feuillage vert tendre.
La pluie ne va pas cesser, tantôt soutenue, tantôt plus fine jusqu’à notre arrivée au village après moult passages à gué de ruisseaux quelque peu acrobatiques. Nous arrivons fourbus et trempés au gîte peu avant 18h. Tiens, nous ne sommes pas seuls… Deux randonneurs américains et une randonneuse française descendus du GR20 ainsi qu’un vététiste anglais, font également étape ici.
Randonner, ça creuse et c’est avec appétit que nous faisons honneur au dîner : soupe aux vermicelles, ragoût aux petits légumes, fromage et flan caramel.
Vers Cozzano

Jour 5 : Cozzano (727m) – Guitera-les-Bains (620m).
A 6h du matin, le ciel bleu et le soleil nous remontent le moral. Mais nous attendons 9h l’ouverture de l’épicerie du village pour démarrer notre étape. Les nuages commencent à être plus nombreux. Il faut se dépêcher pour profiter de l’éclaircie. Durée prévue : 4h30 à 5h de marche. Point culminant : 955m.
Le faible dénivelé (par rapport à la veille !) pourrait faire croire à un itinéraire plat. Que nenni !!! C’est une succession de montées et de descentes : descente jusqu’au Taravo (torrent qui a donné son nom à toute la région) sur un sentier champêtre.
puis montée en direction du petit village de Sampolo sur un chemin bordé de fougères et de genêts.
Ensuite descente vers Giovivacce dans le lit d’un ruisseau : la gadoue, la gadoue, la gadoue avec arrêt sous un châtaignier remarquable.
Dans ce village, pause pique-nique à côté de l’église. Au moment de poser son sac, Hervé sursaute (encore !)…une couleuvre (encore une !) disparaît dans un trou.
Les nuages se font de plus en plus nombreux. Nous décidons de modifier notre itinéraire, car en direction de Tasso, le mauvais temps menace. Cap sur Guitera via la D28. La pluie finit par nous rattraper et nous arrivons trempés au village. Quel temps de cochon !!!
Dénivelé total : 400m au lieu des 550m prévus, car étape écourtée pour cause de pluie.
Heureusement au gîte de Guitera un bon feu flambe dans la cheminée et l’accueil est vraiment très chaleureux. Pour le dîner, M. et Mme Lanfranchi nous invitent à leur table avec trois autres randonneurs. Au menu : soupe corse, ragoût de sanglier avec polenta et pennes sautés, tarte à la noisette ou tiramisu. A 20h01, les pétards annoncent le résultat des élections présidentielles et les commentaires vont bon train autour de la table.
Genêts au bord du sentier

Jour 6 : Guitera-les-Bains (620m) – Quasquara (721m).
Comme les jours précédents, le soleil est de la partie ce matin, mais les nuages ne sont pas loin. Pourvu que ça dure ! Durée prévue : 3h30 à 4h, point culminant 1086m. L’étape commence par une bonne grimpette sur un large chemin rocailleux bordé de genêts qui s’enfonce ensuite dans la forêt. Un panneau indique le Castellu di Bozzi (d’où la vue par temps clair s’étend jusqu’au golfe d’Ajaccio). Nous croisons les doigts pour que le temps se maintienne et attaquons cette montée abrupte. Plus tard, nous arrivons à une première esplanade, le fameux Castellu (1080m) où nous jouissons déjà d’une belle vue, mais il est possible de poursuivre jusqu’aux crêtes (1237m). Nous laissons alors nos sacs à dos coincés entre deux branches, hors de portée des cochons sauvages pour continuer jusqu’au sommet.
Là-haut, la vue est à la mesure de nos efforts. Grandiose !!! Je voulais voir la mer, j’ai vu la mer… et aussi le village de Guitera, blotti au pied de la montagne et les crêtes environnantes.
Des senteurs aromatiques nous chatouillent les narines.
Déjà il faut redescendre, cette fois par un chemin défoncé et labouré par les sangliers. Tout à coup, nous entendons une respiration bruyante dans les taillis. Probablement un sanglier ! Hervé brandit le bâton de marche, mais l’animal ne se montre pas. Nous nous arrêtons dans une vaste clairière pour pique-niquer. Après manger, Hervé va voir des cochons en liberté un peu plus loin et leur donne nos croûtes de fromage et nos trognons de pomme. Voilà que toute la horde le suit et nous sommes obligés de lever le camp. Nous continuons à descendre et atteignons Frassetto, joli hameau où de grandes maisons en pierre semblent évoquer un passé prestigieux.
Quelques gouttes de pluie accompagnent notre montée vers Quasquara où nous débouchons dans une superbe châtaigneraie tapissée de fougères. Je joue à cache-cache dans le tronc évidé d’un châtaignier pluri centenaire.
Les premières maisons de Quasquara sont en vue. Nous arrivons à destination à 15h et avons encore une fois le gîte pour nous tout seuls. Dénivelé total de l’étape : 700m. Au dîner, la maîtresse de maison nous sert une tourte aux blettes et jambon, une côte de porc accompagnée de pommes de terre sautées, une salade de fruits et de la tarte aux pommes.
Détour vers Castellu di Bozi

Jour 7 : Quasquara (721m) – Col Saint Georges (757m).
Grand soleil et aucun nuage à l’horizon à notre réveil. Une vraie belle journée s’annonce. Durée prévue de l’étape : 5h à 5h30 de marche ; point culminant 1150m. A 8h30, nous nous lançons à l’assaut des crêtes sur un sentier étroit bordé de fougères, de bruyères et de genêts.
Une barrière nous oblige à une petite gymnastique matinale. Le chemin continue à grimper et passe par deux fois dans de vastes châtaigneraies avec quelques beaux spécimens…
et de drôles de champignons (?).
Au bout d’1h30, nous atteignons la Bocca di Foce (1150m), nous profitons de la vue sur les deux versants : en face de nous, le Rotondo et le Monte d’Oro dont les sommets sont encore enneigés.
Nous entendons des voix…quelle surprise…depuis notre départ de Ghisonaccia, c’est la première fois que nous croisons du monde sur le chemin. Et il y a du monde, 7 personnes : 5 jeunes suivis de 2 messieurs. Les premiers s’entraînent pour la course du dimanche 13 mai au départ de Santa Maria-di-Siché (18kms à travers la montagne et 1500 m de dénivelé que les meilleurs couvrent en 2-3h). Les suivants sont des organisateurs chargés du balisage de l’épreuve.
Nous voyons tout ce petit monde escalader la Punta d’Urghiavari 1339m (notre itinéraire devait longer le flanc de cette montagne). Les voir grimper jusque là-haut nous donne très envie de faire ce détour afin de profiter d’une vue encore plus saisissante. Nous abandonnons nos sacs à dos et commençons l’ascension en nous servant par endroits de nos mains et aussi d’une corde prévue à cet effet. La montée est un peu vertigineuse, il vaut mieux que je ne regarde pas trop en bas.
190m plus haut, la vue est époustouflante !!! Le golfe d’Ajaccio, les pistes d’atterrissage de l’aéroport et toute la chaîne des montagnes corses de la Tafunata à l’Incudine en passant par le Rotondo et le Monte d’Oro.
Nous en prenons plein les yeux puis redescendons par un chemin plus facile qui rejoint le Mare a Mare plus loin, mais nous oblige à faire une boucle pour récupérer nos sacs à dos.
De retour à la Bocca di Foce, il faut repartir. Le chemin zigzague dans le maquis pendant un long moment, entre les asphodèles, les ellébores et même les pivoines sauvages.
Les rochers de la crête ont des formes bizarres, sculptées par l’érosion.
Après plusieurs montées et descentes successives, nous posons les sacs sur les rochers de la Bocca San Antonu pour l’habituel pique-nique.
Après manger, nous poursuivons notre route et arrivons au pied de le Punta Maggioli. L’ascension est cruelle sous le soleil du début d’après-midi. Arrivés là-haut, quelques nuages nous rafraîchissent un peu avant d’amorcer une longue descente, d’abord au milieu des fleurs de ciste et des chênes, puis dans la forêt.
Nous débouchons enfin sur une large piste en terre et là, nous perdons la trace du balisage. Hervé continue malgré tout espérant retrouver le chemin plus loin. Mauvaise option, nous nous éloignons et nous retrouvons devant un grand portail fermé à proximité de la Nationale. Une seule solution : l’escalader pour passer de l’autre côté. Deux alternatives s’offrent alors à nous : rejoindre le col St Georges par la Nationale ou prendre un hypothétique chemin qui devrait nous ramener sur le Mare a Mare. Va pour la deuxième solution ! Nous voici sur un sentier tracé par les cochons au milieu de la forêt dans les broussailles, les ronces et la boue, guidés par le GPS ! Quand enfin nous sortons de cette jungle, il reste à remonter un grand talus envahi par les graminées et les orties. Je remets les bas de mon pantalon pour affronter cette végétation hostile…. Trop tard, j’ai déjà les jambes zébrées d’égratignures !!! Ca y est, nous revoilà sur le Mare a Mare et après être passés dans un sous-bois, nous arrivons à destination à 17h30 après bien des tours et des détours, fatigués mais enchantés par les paysages que nous avons vus.
Dénivelé total : 1200m au lieu des 900 prévus. Durée de marche : 9h (arrêts compris). Nous avons réservé une chambre à l’Auberge du col St Georges. Nous sommes comblés : chambre moderne, confortable, meublée et décorée avec beaucoup de goûts. Très agréable !!! La salle du restaurant est tout aussi cosy. Le menu du dîner est copieux : assiette de charcuterie corse (dont pâté de sansonnet), côtelettes d’agneau avec pommes de terre sautées, salade et fromage, en dessert tiramisu et crème brûlée glacée. Très bonne adresse !!!
Rochers remarquables !

Jour 8: Col St Georges (757m) – Porticcio.
Ca y est ! Le beau temps est durablement installé et à 8h, nous sommes dehors. Pour une étape qui doit nous amener au niveau de la mer, il faut commencer par monter. Le comble !!! Durée prévue : 5-6h de marche. Point culminant : 890m. 11km à vol d’oiseau, bien plus par le chemin. Bref une étape qui s’annonce longue.
Alors en avant sur un sentier escarpé ! Bientôt nous traversons un champ d’asphodèles.
La rosée matinale sur leurs feuilles nous rafraîchit les mollets griffés par les ronces hier. Nous poursuivons notre ascension jusqu’au point culminant. De là-haut, nous avons une très belle vue sur le golfe d’Ajaccio.
Il est 10h. La descente commence, tantôt lente quand le chemin est raviné et caillouteux, tantôt plus rapide quand le terrain est moins accidenté, tantôt à l’ombre des sous-bois, tantôt au soleil. Les genoux sont mis à rude épreuve !!!
Nous débouchons alors sur une route que nous longeons pendant 2, 5km. Cette marche le long de la départementale pourrait s’avérer pénible. Or elle est plutôt agréable. Elle permet d’accélérer la cadence et surtout de profiter du spectacle de toutes ces variétés de fleurs qui tapissent les bas-côtés.
C’est là que nous croisons les 2 premiers vrais touristes randonneurs. Ils font le Mare e Monti dont la trace fusionne à cet endroit avec le Mare a Mare. Au lieu-dit « Buselica », nous quittons la route pour reprendre un petit chemin. Une buse tournoie au-dessus de nos têtes. Nous pique-niquons à l’ombre d’un chêne vert et repartons vers 13h.
Tout au long de cette dernière partie, nous profitons de vues magnifiques sur le golfe. Bientôt, nous arrivons au cimetière de Porticcio qui marque la fin du sentier. Nous prenons la route bitumée jusqu’à la plage que nous atteignons à 14h. Dénivelé total de l’étape : 300m. La mer est agitée. Je me contente de tremper les doigts de pied.
Mais il fait très bon sur la plage (22°) : petite sieste, bronzette, bonne glace, lecture…Il est déjà l’heure de prendre le taxi pour l’aéroport. Nous quittons Ajaccio par le vol Air France de 18h50 pour Paris Orly.
Fin (ou début) du sentier

EPILOGUE
Nous sommes très fiers d’avoir accompli cette traversée d’est en ouest, de la Mer Thyrénéenne à la Mer Ligurienne. A vol d’oiseau cela fait 52 kms. Par le Mare a Mare nous avons parcouru entre 12 et 20kms par jour, ce qui fait un total d’environ 100kms sur l’ensemble du parcours. En dénivelé nous avons fait en moyenne 650m par jour, ce qui fait un dénivelé cumulé d’environ 4500m. Un Mont-Blanc. Pas mal quand même à notre âge : plus d’un siècle à nous 2 !!!
Nos conclusions sur :
=> Les capacités nécessaires : Etre capable de marcher entre 5 et 9h et de faire +/- 1000m de dénivelé par jour en portant un sac de +/- 10kg, cela pendant 7 jours consécutifs.
=> Le matériel : Ont été utiles entre autres : poncho, poche à eau « Camel », briquet, serviette « Packtowel », sac à viande.
=> L’intérêt du sentier. Ce sentier ne présente aucune difficulté particulière. En alternant des étapes +/- longues, il permet de doser les efforts. Mais du coup l’intérêt et la beauté des étapes sont très inégaux. Si on pouvait attribuer des étoiles, sur 5*, voilà quel serait notre classement : incontestablement, Quasquara / Col St Georges 4* Catastaju/ col de Laparo/ Cozzano 3* A cause des nuages, nous n’avons certainement pas pu apprécier cette étape à sa juste valeur. Serra-di-Fiumorbo/Catastaju 2* Col St Georges / Porticcio 2* Guitera/Quasquara 2 * à cause de la Punta di Bozzi qui vaut le détour. Sinon beaucoup de passage en sous-bois, sans vue, peu d’intérêt. Cozzano/Guitera 1* mais nous n’avons pas fait la partie Tasso - Guitera en raison de la pluie…alors ? Ghisonaccia/Serra-di-Fiumorbo 1*, étape de mise en jambe…sans plus.
Plus généralement, le fond des vallées est moins intéressant, et plus on monte, plus c’est beau.
=> L’hébergement. L’accueil a été très sympathique dans tous les gîtes. Les gîtes pratiquent tous la demi-pension et peuvent préparer un panier-repas ou des sandwichs pour l’étape du lendemain (qualités très inégales). Le ravitaillement est possible à Ghisonaccia (au départ), à San Gavino-di-Fiumorbo (mais le village est à 45mn à pied du gîte de Catastaju), à Cozzano et à Porticcio (à l’arrivée). Pas de paiement par carte bancaire dans les gîtes. Pour le couchage, il y a des couvertures partout, prévoir un « sac à viande ». Les deux hôtels que nous avions réservés étaient à la hauteur de nos attentes. Nous avons également très bien mangé (et 2kg de plus en rentrant !!!). Une mention toute particulière pour le gîte de Guitera-les-Bains où en plus de la qualité de l’hébergement et de la nourriture, nous avons passé une très agréable soirée à la table de M. et Mme Lanfranchi.
=> La météo Nous n’avons pas eu très beau temps dans l’ensemble, sauf les deux dernières journées qui ont été chaudes et ensoleillées. Le jour 4 a été très pluvieux, les autres jours nous avons pu bénéficier d’éclaircies +/- longues.
=> La saison. Nous avons pu apprécier la Corse au printemps et pu voir toutes ces variétés de fleurs que nous n’avions jamais vues en été ou en automne.
Alors en guise de bouquet final nous vous offrons cette brassée de fleurs de Corse et vous remercions de nous avoir lus jusqu'ici.

FIN
Etrangers escortés après les attentats d'Alger? English translation pending
Bonjour,
Ma mère vient de me dire qu'elle a entendu à la radio que les étrangers arrivant en Algérie étaient escortés par la police jusqu'à leur lieu de résidence et qu'on leur demandait de ne pas sortir. Elle a entendu ça le 11 avril au soir.
Est-ce que quelqu'un pourrait m'apporter des infos fiables à ce sujet (si vous êtes en relation avec quelqu'un qui travaille à l'aéroport, par exemple).
Est-ce que ces mesures sont maintenues ou bien est-ce que ça n'a été mis en place que dans la journée du 11 ?
J'ai prévu un séjour touristique de 10 jours en Algérie à partir du 28 avril, mais si je suis escortée et si on me demande de restée enfermée, ça m'intéresse peu. J'avais prévu de passer à Alger, Tipasa, Cherchell, Ghardaia, Biskra, Batna. Je me doute que si de telles mesures sont mises en place c'est pour notre sécurité, mais je préfèrerais faire les trajets au milieu de la population plutôt que dans une fourgonnette de policiers !
Je profite de ce message pour transmettre toute mon amitié au peuple algérien et j'ai une pensée très forte pour toutes les personnes que j'ai croisées lors de mes précédents voyages et qui m'ont toujours accueillie comme une des leurs.
J'ai prévu un séjour touristique de 10 jours en Algérie à partir du 28 avril, mais si je suis escortée et si on me demande de restée enfermée, ça m'intéresse peu. J'avais prévu de passer à Alger, Tipasa, Cherchell, Ghardaia, Biskra, Batna. Je me doute que si de telles mesures sont mises en place c'est pour notre sécurité, mais je préfèrerais faire les trajets au milieu de la population plutôt que dans une fourgonnette de policiers !
Je profite de ce message pour transmettre toute mon amitié au peuple algérien et j'ai une pensée très forte pour toutes les personnes que j'ai croisées lors de mes précédents voyages et qui m'ont toujours accueillie comme une des leurs.
Possibilité de mile flying blue Air France en volant avec Alitalia? English translation pending
bonjour je voudrais connaitre les classe de reservation pour acumuler des milles qualifiants en voyagant avec alitalia pour les crediter sur ma carte flying blue d'airfrance.merçi
Trajet le plus économique Montréal-Kiev English translation pending
Je parts cette été pour L'Europe de L'EST. Je voudrais savoir ceux qui l'ont fait qu'elle est le moyen le moins couteux pour s'y rendre? Prendre l'avion directement Montréal-Kiev ou débarquer a Paris, Franfort ou autre grande ville Européenne et prendre le train ou l'autobus jusqu'a labas?!?
Merci!
Merci!
Cathay Pacific ou Aeroflot pour Paris-Hanoi English translation pending
Souhaitons voyager au Vietnam en novembre 2007. Avons trouvé sur internet 2 tarifs intéressants (environ 700 € AR / personne), soit avec CATHAY PACIFIC, soit avec AEROFLOT. Pouvez-vous nous faire part de vos expériences sur l'utilisation de ces compagnies aériennes (âge des avions, qualité du service à bord, films diffusés en français ou non, ...). Merci d'avance !
Compagnie aérienne Aéroflot English translation pending
Bonjour à tous.
Quelqu'un a t-il déjà voyagé avec la compagnie aérienne Aéroflot.
Merci pour vos réponses.
Quelqu'un a t-il déjà voyagé avec la compagnie aérienne Aéroflot.
Merci pour vos réponses.
Sécurité en Russie English translation pending
Bonjour à tous,
Je souhaiterais avoir l’avis de personnes vivant en Russie ou ayant voyagé de façon individuelle sur la sécurité dans ce pays. Cela fait un moment que je souhaite me rendre en Russie mais je dois dire que j’ai entendu tellement de choses sur les problèmes de sécurité ainsi que sur l’accueil des Russes que je souhaiterais avoir vos avis. Je tiens à préciser que j’ai l’habitude de voyager seule, je sais donc que comme partout il faut éviter les endroits et les comportements à risque (cela semble élémentaire). Je parle également un peu russe donc là aussi cela ne devrait pas être le principal problème. Je m’intéresse beaucoup à la culture de ce vaste pays et c’est pourquoi je souhaite enfin m’y rendre.
Je serais vraiment très contente d’avoir vos avis sur cette question. J’aimerais me rendre à Moscou, St Petersbourg mais également vers Kazan et pourquoi pas si tout se passe bien un voyage bien plus à l’est vers la Sibérie.
Merci beaucoup
Mudem
Je souhaiterais avoir l’avis de personnes vivant en Russie ou ayant voyagé de façon individuelle sur la sécurité dans ce pays. Cela fait un moment que je souhaite me rendre en Russie mais je dois dire que j’ai entendu tellement de choses sur les problèmes de sécurité ainsi que sur l’accueil des Russes que je souhaiterais avoir vos avis. Je tiens à préciser que j’ai l’habitude de voyager seule, je sais donc que comme partout il faut éviter les endroits et les comportements à risque (cela semble élémentaire). Je parle également un peu russe donc là aussi cela ne devrait pas être le principal problème. Je m’intéresse beaucoup à la culture de ce vaste pays et c’est pourquoi je souhaite enfin m’y rendre.
Je serais vraiment très contente d’avoir vos avis sur cette question. J’aimerais me rendre à Moscou, St Petersbourg mais également vers Kazan et pourquoi pas si tout se passe bien un voyage bien plus à l’est vers la Sibérie.
Merci beaucoup
Mudem