Search VoyageForum
FR
Croisière Costa Classica îles grecques English translation pending
by Aniza44 · 2014-02-22 · 15 replies
Bonjour à tous,

Je pars pour ma première croisière sur le Costa Classica fin mars. Voici l'itinéraire: Marseille / Lipari / Olympie, Katakolon / Santorin / Mykonos / La Valette / Marseille

Je voulais savoir ce qui est inclus sur un bateau de croisière. Par exemple, j'ai vu qu'il y avait un spa. Avez vous une idée des prix des massages?

Egalement au sujet des excursions. J'ai cru voir sur les forums qu'il était possible de réaliser les excursions par soi-même. J'ai l'habitude de voyager, mais jamais en croisière, je ne connais donc pas les "petits trucs" à savoir. Y a t-il toujours des bus ou taxis à côté du bateau ? Le bateau accoste t-il dans le port ou biens sommes nous débarqués en chaloupes ? Combien de temps faut il se présenter avant l'heure de débarquement pour être débarqué rapidement?

Avez vous des conseils sur les excursions de ma croisière ?

J'espère vivre une superbe expérience à bord d'un paquebot. J'ai hâte !
MSC Fantasia, départ le 20 juillet 2014 de Venise English translation pending
by Isacrevet · 2014-02-09 · 244 replies
Bonjour tout le monde !

Nous partons pour notre 1ère croisière MSC cet été. Nous avons déjà fait une transatlantique Costa, pour notre voyage de noce, il y a 2 ans et avons attrapé le virus ! 😛

Cette fois nous partons avec nos 2 filles de 6 et 12 ans et sommes preneurs de tous les conseils que vous pourrez nous donner sur cette destination (Italie, Grèce, croatie), mais aussi sur l'organisation MSC en comparaison de Costa.

N'hésitez pas à échanger avec nous aussi sur ce post si vous partez pour la même croisières, ça nous donnera l'occasion de faire connaissance avant le départ et d'échanger nos bons plans, avant un apéro bien mérité sur le bateau !! 😏

@ vous lire donc !

Isa&Nico
À la recherche d'une plage de rêve en Argentine ou au Chili English translation pending
by Chachahappy · 2014-01-16 · 25 replies
Bonjour à tous !

Nous partons avec mon homme pour notre voyage de noces en Argentine.

L'idée serait de se faire un road trip qui partirait de Salta puis monterait jusqu'en Bolivie.

Nous sommes habitués au voyage "backpacker" mais pour donner une note glamour et plus "voyage de noces" à notre séjour, nous aimerions terminer par quelques jours de détente dans un hôtel très classe, dans l'idéal au bord de la mer.

Auriez-vous des lieux à nous conseiller soit au Chili soit côté Argentin (ou ailleurs si le vol n'est pas trop long !😉 ) ?

La mer est un critère "idéal" mais nous sommes ouverts à toute idée ! 🙂

Merci d'avance !!!
Bivouac autorisé en altitude en Equateur? (3 000-5 000 m) English translation pending
by Toujourspret · 2013-11-28 · 22 replies
Bonjour à tous, 🙂

Préparant mon voyage en Equateur.

Je souhaiterais randonner 10 j en altitude ( 3000m à 5000m) pour préparer mon acclimatation. Ceci avant de me lancer sur les pentes du Chimborazo et du Cotopaxi.

Les parcs du Chimborazo et du Cotopaxi étant très réglementés ( il me semble), dans quels parcs est-il toléré de camper? Existe-t-il des zones de bivouac?

Par avance merci, 😉
Météo aux Canaries début mars English translation pending
by PtiteDomi · 2013-10-09 · 26 replies
Bonjour à tous,

Moi et mon conjoint souhaitons partir une semaine du 01 au 09 mars 2014 pour nos 10 ans de mariage. Nous avons pas un gros budget, mais nous aimerions partir au soleil. J'aimerais savoir le temps qu'il fait au mois de mars aux iles canaries ? Et si vous pouviez nous renseigner sur les différentes Iles que composent les canaries. Quelles iles nous conseillez vous ? Nous aimons la farniente mais nous aimons aussi beaucoup marcher pour découvrir de beaux paysages. Je vous remercie par avance des réponses que vous pourriez nous apporter. Si la météo n'est pas clémente à notre période, pouvez-vous nous conseiller un endroit qui pourrait correspondre à nos attentes en terme de climat et découverte pour un budget ne dépassant pas les 700 € par personne en tout inclus. Dans l'attente de vous lire, Bonne soirée !

Domi
Fermeture des musées et des parcs nationaux aux États-Unis English translation pending
by Pong · 2013-09-30 · 213 replies
Sans être trop alarmiste, quels seraient les conséquences d'une "clôture" du gouvernement sur les Parcs Nationaux ? http://edition.cnn.com/...-to-speed/?hpt=hp_t1 Voici une traduction google (rapide mais...) du texte précédent :

10. Si rien ne change, ne le gouvernement a fermé? Oui, pour la première fois depuis la fin de 1995. C'est une duré 21 jours, en 1996. 11. Comment peut-elle se produire? Il n'y aura pas un coup de tonnerre ou cliquetis des clochettes.Première commande de l'entreprise? dresser une ligne de démarcation entre les travailleurs jugés essentiels ou non essentiels.Ceux de la première catégorie porteront sur ​​les opérations. Les autres s'éteindra jusqu'à ce que le Congrès vient à ses sens et des fonds du gouvernement. Ainsi, par exemple, les gardes du parc pourrait commencer à fermer les parcs nationaux *

*So, for example, park rangers would start locking up national parks.
Au gré des escales... en Méditerranée et en Adriatique English translation pending
by Jemaflor · 2013-09-22 · 23 replies
Il paraît qu’il existe deux principales catégories de croisiéristes, ceux qui veulent profiter au maximum de l’ambiance et des activités proposées sur le bateau et les autres qui tout au long du voyage privilégient les visites lors des escales. Je crois que j’appartiens à un troisième type de voyageurs, ceux qui apprécient tout autant les moments de détente sur le bateau que les visites à terre … Tant de souvenirs de cette croisière se bousculent dans ma mémoire qu’il paraît difficile, voire prétentieux, d’en faire un récit complet. Aussi, je n’évoquerai ici que quelques bons moments vécus durant les escales de ce périple en Méditerranée.

--

Comme les navires marchands qui quittaient autrefois le port de Venise pour commercer dans toute la méditerranée (et au-delà …) notre navire, à son tour, lève l’ancre. Au programme du périple, aucun échange commercial mais une croisière découverte : Bari, Katakolon, Athènes, Santorin, Corfou et Dubrovnik …. des noms de ports qui déjà nous font rêver. On s’éloigne avec un peu de regret de la Sérénissime Venise, mais le panorama de la ville vue depuis le bateau est captivant et puis, nous savons que nous aurons l’occasion à nouveau d’admirer cette ville unique au retour de notre voyage.



-- Notre croisière en Méditerranée débute en fait par une navigation … en mer Adriatique. Mais nous ne quittons pas pour autant les eaux italiennes. Après une nuit et une matinée à longer la côte en direction du Sud, un phare se profile à l’horizon, le port de Bari est en vue.



L’excursion à terre sera l’occasion de découvrir l’intérieur du pays et les originales « trulli ». C’est dans le village d’Alberobello qu’elles sont les plus nombreuses ces fameuses trulli, je veux évoquer ici ces étonnantes maisons circulaires aux murs blancs et à la toiture conique faites de pierres. De l’extérieur ces habitations évoqueraient presque des cases africaines … en pierres ! Bon, nous sommes loin de l’Afrique, mais juste en plein cœur de la région des Pouilles où cet habitat est une tradition.





Lors de notre déambulation parmi les ruelles de la petite ville, une famille, au demeurant très accueillante, nous propose de visiter l’intérieur de son « trullo ». Entrons ! L’appartement est coquet, joliment décoré, et possède tout l’indispensable confort ; l’aménagement intérieur a un aspect qui mêle celui d’une habitation troglodyte (ou d’une caverne …) au logement de « Monsieur tout le monde » …



En rejoignant le port de Bari où le bateau nous attend, nous empruntons un trajet différent qu’à l’aller. Chemin faisant nous traversons la campagne et ses fermes-trulli puis un parcours qui sinue entre montagnes, champs d’oliviers parsemés de coquelicots laissant apercevoir par moments de fantastiques vues plongeantes sur la mer.



Tous les passagers sont maintenant à bord, le navire de croisière peut quitter le port de Bari … et l’Italie. --



Une nuit à croiser en mer et nous atteignons maintenant la côte grecque. Katakolon, la première escale en Grèce, se présente comme un petit port tout simple avec ses tavernes et ses quelques bateaux de pêcheurs … avouons le, là n’est pas l’intérêt de cette destination. Il faut en fait se rendre à moins de 20 kilomètres pour découvrir un haut lieu de la Grèce antique et par là même de l’histoire du sport. Le but de la balade du jour est de visiter le berceau de l’olympisme … ça y est, nous arrivons à présent sur le site des ruines d’Olympie. Comme lors de toutes visites de ruines, les explications sont indispensables pour faire revivre le site, les colonnes encore debout et les amas de pierres alignées au sol. Notre guide saura nous raconter l’histoire des premiers jeux olympiques qui se sont déroulés, ici dans cette plaine arborée, il y a déjà bien longtemps … c’était en 776 avant J.C.



A l’aide d’images superposant sur les ruines actuelles l’aspect des constructions d’origine, notre accompagnateur nous a parfaitement « plongé» dans l’ambiance antique, de l’histoire des divinités à celle des athlètes. Justement, parlons sport avec la visite de l’endroit le plus symbolique du site, le stadium olympique, le premier du genre. Il apparaît comme un simple terrain de terre battue entouré de pelouses en guise de gradins. C’est ici que les athlètes courraient en ligne et non en faisant le tour du stade comme les épreuves de courses à pied actuelles …



Je ne sais si c’est à cause de la célèbre devise du Baron Pierre de Coubertin qui me trotte dans la tête (l’essentiel et de participer …) ou alors est-ce l’excitation de la vue du mythique stade ? Mais voilà que j’ai des fourmis dans les jambes. Finalement, je ne serai pas le seul à courir sur ce sol où l’olympisme est naît. Plusieurs visiteurs s’élanceront également pour quelques foulées … banales, mais qui laissent un souvenir inoubliable à tout amateur de sport. C’est sur ce site chargé d’histoire qu’a lieu à chaque olympiade, la cérémonie d’allumage de la symbolique flamme … selon le rituel ancien : une flamme obtenue par concentration du rayonnement solaire sur un miroir parabolique (une immense reproduction témoigne de cette cérémonie).



--



L’escale du troisième jour de notre croisière se fait à Athènes ou plus précisément dans le grand port de la capitale grecque, Le Pirée.



J’aime observer ces arrivées matinales où le gigantesque paquebot suit le sillage du bateau pilote du port, toujours une minuscule embarcation comparée à la taille de notre bateau. Accoudé au bastingage du pont supérieur, à l’avant du bateau, on bénéficie toujours d’une belle vue d’ensemble. Là, devant nous, les quais du port de commerce animés par des grues en mouvement déchargeant les portes containers un peu plus loin, les ferries desservant les îles font un va et vient incessant. Les manœuvres d’amarrage terminées, il temps de se préparer pour notre découverte du jour : un tour de la ville d’Athènes puis une escapade jusqu’au Cap Sounion, un programme séduisant !

Le premier arrêt dans le centre de la ville est consacré à la relève de la garde devant le Parlement, Place Syntagma. Amusant ballet très synchronisé pendant lequel les Evzones (les gardes), le regard fixe et l’esprit concentré sur leur chorégraphie maintes fois répétées font l’admiration des badauds (dont je suis évidemment …). Quel étonnant costume traditionnel pour ces hommes ! Jupe plissée et chaussures évoquant presque des pantoufles à pompons …



La visite principale sera bien sûr toute entière dédiée à l’Acropole d’Athènes. Au pied de la fameuse colline, nous ne sommes pas les seuls ce matin à vouloir découvrir le célèbre Parthénon. Les touristes sont en nombre aujourd’hui à vouloir gravir les sentiers qui mènent à ce monument impressionnant. Il symbolise à lui seul, la Grèce et ses ruines antiques. Edifié de -449 à - 438 avant J.C., ce temple était un hommage à la déesse Athéna, protectrice de la cité et déesse de la sagesse. Notre guide nous conte l’histoire et la mythologie de ce lieu et nous fait observer d’intéressants détails architecturaux de ce temple dorique détails qu’il serait difficile de voir avec un simple coup d’œil rapide. En effet, les architectes de l‘époque ont fait preuve de beaucoup d’ingéniosité, un système de correction optique précis donne l’illusion parfaite de verticalité et d’horizontalité du monument … alors que les lignes sont légèrement incurvées et certaines colonnes légèrement inclinées. Des options de construction réalisées par soucis d’esthétique mais aussi pour des raisons techniques.



Le Parthénon est toujours en travaux de rénovation, des échafaudages quadrillent les colonnes d’une de ses façades … le monument a subi les outrages des temps, des assauts guerriers et des tremblements de terre ! Du haut du promontoire que constitue l’Acropole, le regard s’attarde sur la fantastique vue panoramique, elle s’étend sur l’ensemble de la capitale grecque, magnifique !



L’après- midi, nous quittons la capitale et ses embouteillages pour longer la côte, entre plage de sable, stations balnéaires et rochers escarpés. Le plus spectaculaire s’avérant être le but de la balade : le Cap Sounion.





Outre le superbe panorama dont on jouit depuis ce promontoire qui domine la mer d’une soixantaine de mètres, la visite a également un intérêt culturel. En ce lieu a été édifié vers 700 avant J.C. un temple dont il reste les ruines. Les blocs de pierre au sol et les quelques colonnes permettent d’avoir une idée de l’aspect originel de ce temple dédié à Poséidon, dieu de la mer et des océans dans la mythologie grecque.

--

Petit matin en Mer Egée, à l’horizon et par intermittence des éclats lumineux déchirent la pénombre. Ces rayons lumineux sont ceux du phare de Santorin, l’île volcan de l’archipel des Cyclades. Nous allons y débarquer en tout début de matinée.



Le temps de progresser vers les côtes sombres de l’île, la lumière du phare cède sa place à celle du soleil qui joue à cache-cache avec quelques petits nuages. En orientant le regard vers les hautes falaises de l’île, de véritables murailles de roches et d’éboulis, l’esprit balance entre une contemplation admirative et une impression dérangeante due à l’austérité de ce chaos minéral.



La suite du périple ( ... Santorin, 2 ème partie ; Corfou; Dubrovnik ...) à lire et à voir dans le message suivant ...
Sites exceptionnels en Asie du Sud-Est: inédits et peu fréquentés English translation pending
by Silvestik · 2013-09-04 · 42 replies
Hello,

Merci d'avance pour votre participation. Je recherche des sites exceptionnels sur le plan géographique, historique, culturel, architecturel...

En clair j'aimerai savoir s'il y a en Asie du sud-est des sites touristiques peu voir jamais fréquentés, qui sont extraordinaires. En attendant vos infos, vos sites, vos photos ! 😛

Pour préciser, je connais bien la Thaïlande, j'ai aussi visité le Laos, le Cambodge, la Malaisie, Singapour, Hong-Kong, Macao. Mais rien ne dit que vous n'allez pas me surprendre.

Bonne soirée
Retour de croisière sur le MSC Fantasia du 14 au 21 juillet au départ de Venise English translation pending
by Lelion42 · 2013-07-30 · 31 replies
Bonjour à tous,

ayant bénéficier de pas mal d'informations lors de la préparation de notre croisière, je décide à mon tour de partager notre retour d'expérience.

Petite présentation pour commencer: nous sommes une petite famille avec 2 garçons de 9 et 7 ans. Après une première croisière réussié l'an passé sur le Splendida, en Méditérannée, nous décidons de repartir cette année destination les îles grecques.

La croisière étant prévue du 14 au 21 juillet, et ayant décider d'opter pour l'avion entre Lyon et Venise, nous arrivons à Venise le jeudi 11 (les vols Lyon-Venise ne sont que les jeudi) et repartons le 21, juste après l'arrivée du bateau.
Escales de croisière à Corfou, Santorin, Mykonos et Katakolon: des idées? English translation pending
by 75delphine75 · 2013-05-08 · 30 replies
Bonjour à tous et à toutes,

Nous partons avec le NCL JADE le 3 août 2013 à travers la Grèce (Corfou, Santorin, Mykonos, Katakolon).

Nous ne voulons pas prendre d'excursions (trop coûteuses).

Que nous conseillez-vous de visiter seuls dans ces 4 villes ?

Corfou ? Santorin ? Mykonos ? Katakolon ?

Nous sommes un peu perdus avec tous les forums et sites.

Merci pour votre aide !!

A bientôt
Conseils pour un séjour en routard à la Réunion et à Maurice? English translation pending
by Zebulon787 · 2013-04-21 · 34 replies
Bonjour à tous !

Après 4 séjours en Inde, 2 au Népal (2 treks : tour du Manaslu et tour des Annapurnas), un au Cambodge et un en Indonésie (1 trek : le volcan du Rinjani), je souhaite explorer l’île de La Réunion (10 à 15 jours de trekking + quelques jours pour faire du tourisme non sportif) et une ou deux autres îles proches (Maurice certainement, et si j’ai le temps Rodrigues ou Mayotte) pour profiter de la plage et reposer les muscles fatigués par le trekking. Mon idée serait de partir 3 à 4 semaines en juillet-août, en routard mais en étant encadré par un guide pour la partie trekking. Je pose plein de questions mais ne vous sentez pas obligés de répondre à toutes !... 😉

Donc je cherche des conseils et des idées : - conseils pour les billets d’avion (sachant que je partirai de Paris) : tarifs, compagnies, aéroports (c’est mieux de faire Paris - La Réunion aller retour, ou bien Paris - La Réunion et Maurice – Paris ?) - conseils pour les transports sur place (a priori j’exclue de louer une voiture sur place, je préfère utiliser les bus ou les taxis collectifs) et pour relier les îles Maurice, Rodrigues et Mayotte - conseils pour l’hébergement (en dehors du trekking puisque je vais essayer de trouver une agence de trek locale qui s’occupera de tout pendant le trek) : quelles sont les solutions pas trop cher ? est-ce que je dois obligatoirement réserver ou pas ? (ça me fait gonfle de réserver car ça enlève toute souplesse au niveau des étapes, donc je préfère éviter si c’est possible) - quels itinéraires de trekking privilégier ? quand je regarde la carte de La Réunion, je me dis qu'il y a pas mal d'endroits à parcourir... mais par où commencer ?... j’ai vu qu’il y a 3 itinéraires de Grande Randonnée (GR 1, GR2 et GR3) et apparemment chacun a ses points forts... c’est peut-être possible aussi de faire 3 treks de 3-4 jours au lieu d’un seul grand trek de 14 jours ? je sais qu’en juillet-août il fera un peu froid, mais avec une bonne polaire et une veste coupe-vent imperméable ça devrait aller, non ? en tous cas je préfère avoir un peu froid que de crever de chaud quand je fais de la randonnée... - quel est le niveau de difficulté des treks ? (par rapport à ceux que j’ai fait au Népal et en Indonésie) Sachant qu’au Népal et en Indonésie il y avait des guides ET des porteurs (je suis rapidement en difficulté physique si je dois porter plus de 8 kg, même si je pratique 2h de sport chaque semaine), je souhaite donc trouver une solution qui me permette de ne pas trop porter (soit une solution en groupe avec des porteurs soit une agence de trek qui garde à l’agence les affaires qui ne servent pas pour le trek et je les récupère au retour). - est-ce que je dois obligatoirement réserver l’agence de trek ? ou bien je la trouve sur place ? - au niveau du budget total du voyage, par rapport à mes autres voyages que je cite au début de mon message, je dois prévoir combien ? le double ? le triple ? plus encore ?... comment s’en sortir pour pas trop cher à La Réunion et à Maurice ?

Merci d'avance de vos conseils ! 🙂
Studio ou appartement à Naxos (Cyclades) English translation pending
by Soleilsol · 2013-04-13 · 20 replies
Bonjour, Nous avons prevu de passer une semaine à Naxos dans les Cyclades, en mai prochain, j'ai n'ai aucune idée dans quel endroit de l'ile réserver. Nous avons un enfant de 3 ans et l'idéal serait un studio ou appartement avec coin cuisine, situé pas loin de la plage (sable), accessible à pied. Nous préférons éviter les zones trop bruyantes, plutot à la recherche d'un lieu familial et tranquille (ou hotel classique si bien noté). Nous pensions ensuite passer 3 jours sur Santorin et revenir à Athènes d'où on enchainerait directement avec notre vol international. Si vous avez des adresses à nous conseiller, particulièrement sur Naxos et Santorin, mais aussi sur Athènes (où il sera sans doute plus facile de trouver une adresse sympa pour les 2 nuits a notre arrivée) n'hésitez pas à partager vos expériences. Tout autres conseils 😏 et bon plans bienvenus ! Merci, merci...
Réchaud et nourriture pour vélo-camping dans la vallée de la Loire English translation pending
by Paolucci · 2013-03-29 · 18 replies
bonjour je voudrais avoir de l info sur les réchauds je pars pour 4 semaines vallée de la Loire peut-on seulement se faire réchauffer de la bouffe j aimerais savoir comment les gens qui partent en autonomie s organisent avec la bouffe tout vos conseils seront apprécié merci
Traversée des parcs Chobe et Moremi en 4x4, trajet complet (Botswana) English translation pending
by Poney · 2013-03-28 · 25 replies
Bonjour

Nous prévoyons la possibilité de partir de Kasane et traverser le parc de chobe avec un arrêt à Savuti, puis de continuer vers Moremi pour finalement rejoindre Maun. Nous visiterions ces deux parcs en autonome avec 4x4, deux roues de secours, un frigo garni et de l'eau.

On me dit que la navigation est extrêmement difficile. J'ai vu qu'il y a un guide et des cartes (veronica roodt) ainsi que des carte gps SD d'Arica4tracks

http://tracks4africa.co.za http://www.botswana-maps.co.za/Guides.php

J1 Windhoek - Londiningi Double room BB

J2 Okaukuejo - Waterhole chalet double rooms DBB

J3 Okaukuejo - Waterhole chalet double rooms DBB

J4 Halali - Premier Bush chalet double room BB

J5 Halali - Premier Bush chalet double room BB

J6 Mushara Double room DBB

J7 Rundu - Kaisosi River Lodge Double room BB

J8 Bagani - Nunda Lodge Double Luxury tent DBB

J9 Bagani - Nunda Lodge Double Luxury tent DBB

J10 Kongola – Nkasa Lupala tented lodge Double room DBB

J11 Kongola - Nkasa Lupala tented lodge Double room DBB

J12 Kasane - Water lily bush lodge Double room FI

J13 Kasane - Water lily bush lodge Double room FI

J14 Savuti lodge ou camping

J15 Savuti lodge ou camping

J16 Xakanaxa Camp

J17 Xakanaxa Camp

J18 Xakanaxa Camp

J19 Xakanaxa Camp

J20 Xakanaxa Camp

J21 MaunThamalakane Safari Lodge Jacana Double room BB

J22 Ganzy – Motswiri Double room DBB

J23 Windhoek - Londiningi Double room BB

Les jours 16 à 20 pourraient, en partie ou totalité, être remplacé par un séjour de deux nuits au pompom camp

Merci pour vos retours d'expérience sur ce trajet
Croisière Norwegian Jade dans les îles grecques le 4 mai 2013 English translation pending
by Denferr1 · 2013-03-18 · 54 replies
bonjour à tous!

Pour notre mariage, nous partons en famille 13 personnes de 9ans a 69 ans(nous sommes pas superstitieux😕 enfin presque pas!!) sur le norwegian jade direction les iles grecques😎 connaissez vous le bateau? et surtout avez vous des conseils, des bons plans sur les escales, a 13 les excursions du bateau reviennent très chères visite a ne pas manquer info sur les bus, taxis fiable, ou les trouver, les tarifs voici nos escales Corfou de 8h à 15h30 Mykonos de 8h à18h Katakolon de 9h à 18h

nous faisons une escale à Santorin où notre mariage est prévu a l'hotel Filotera xenones par l' agence JOSS TRAVEL Nicolas Amidis connaissez vous cet hotel ou l'agence? avez vous des infos?

merci à tous
Récit de voyage au Chili en passant par la Patagonie argentine English translation pending
by Hermine82 · 2013-01-20 · 4 replies
De Buenos Aires à Bariloche Dès sa descente de taxi au Retiro, terminal de bus de la capitale argentine, elle se dirige vers les nombreux guichets qui affichent tous leurs destinations. Bariloche direct en vingt-cinq heures. Départ douze heures trente. Juste le temps de se restaurer d'un poulet-frites-coca que le départ est annoncé. Assise au premier étage, place panoramique, semi-cama, l'aventure commence. Quelle joie de retrouver cette atmosphère printanière et le soleil qui rend tout plus beau. Elle ne pense déjà plus au brouillard et à la grisaille de sa ville natale dans le sud-ouest de la France. Il fait beau, les gens sont souriants. A sa droite, deux jeunes touristes belges révisent leurs cours d'espagnol. Elles viennent pour six mois en Argentine perfectionner leur langage et leur première halte se situe dans une ferme près de Bariloche. Elles vont travailler quatre heures par jour en échange de l'hospitalité. La plus jeune semble plus inquiète car elle n'arrête pas de manger des bonbons. La route est droite, longue, très longue. De chaque côté c'est la pampa avec ses troupeaux de vaches. Des nids de cigognes sont perchés en haut des pylones électriques. Elles parcourent ainsi des centaines de kilomètres sans voir une seule maison. De temps à autre, on devine au loin une estancia abritée par un bosquet d'arbres. Le paysage se déroule ainsi pendant des heures. Cette monotonie n'est entrecoupée que par le vue de pique-boeufs, de poules d'eau, de rapaces, d'autruches, de portails aux croisillons blancs, de plaques indiquant le nom des estancias et de barbelés. Ce grand pays d'élevage est clôturé : d'un côté l'Atlantique, de l'autre la Cordillère des Andes, à l'intérieur des milliers de kilomètres de fil de fer barbelé. Au petit matin, des haies de peupliers penchés bordent la route, l'herbe est plus verte. La pampa a laissé place à un environnement moins désertique. Au loin, quelques sommets enneigés apparaissent derrière d'immenses forêts. La route devient plus sinueuse et pentue. Le soleil se reflète dans les eaux du lac Nahuel Huapi. Bariloche est en vue. Cette région de Patagonie ressemble à notre Suisse voisine et doit sa spécialité, le chocolat, aux premiers habitants d'Europe venus s'installer ici au début du vingtième siècle. Un colectivo (bus de ville) conduit Marie au centre-ville. La fatigue commence à se faire sentir et l'on peut lire sur son visage les traits d'une touriste qui vient de voyager quarante heures non-stop depuis Toulouse-Blagnac. Après un rapide coup d'oeil au plan de la ville, elle se dirige quatre cuadras (carrefours) plus haut vers l'hospedaje San Francisco. La patronne l'accueille avec un large sourire et lui souhaite la bienvenue. Marie n'a qu'une envie : se doucher et dormir. Au réveil, le lendemain matin, elle allume le poste de télévision et la nouvelle tombe : l'ex Président Kirchner, époux de Cristina, la Présidente actuelle, vient de décéder à El Calafate. Son coeur malade vient de lâcher à l'âge de soixante et un ans. Sur chaque chaîne les images tournent en boucle, montrant tour à tour la Casa Rosada et la foule effondrée venant soutenir la veuve. “Fuerza Cristina” “Nous t'aimons”, autant d'inscriptions accrochées aux grilles du palais présidentiel montrent que le peuple s'identifie à la douleur de cette famille. Des bouquets de fleurs sont déposés sur les trottoirs. Les journalistes interviewent les mères éplorées. On montre aussi l'avion présidentiel qui s'apprête à décoller pour la Patagonie et les silhouettes de Madame Kirchner-mère, de sa soeur et de son épouse. L'Argentine toute entière est frappée par une immense émotion. Comme pour ajouter à cette peine c'est le jour du recensement national. Consignes sont données de rester chez soi. Les magasins sont fermés, la ville est déserte. Par bonheur, vers vingt heures, les commerces rouvrent et Marie se jette sur la première confiserie venue pour acheter une livre de chocolats. Tout en dégustant les spécialités barilochiennes, elle fait du lèche-vitrine. Les magasins de sport sont nombreux de part et d'autre de la rue Mitre et O'Connor, les deux principales artères de la ville. Dans la journée, elle a eu le loisir de flâner le long du lac, prenant plusieurs photos. Le contraste entre le jaune des genêts et le bleu du lac, avec pour toile de fond un ciel azur rempli de gros nuages blancs, lui donne envie d'immortaliser ce paysage. Elle a également fixé la Cathédrale au style gothique, les chalets en bois bordant le lac, la Place des Armes avec ses canons, l'office du tourisme, ancienne maison coloniale pouvant rappeler l'Alsace. Deux saint-bernard tenus en laisse par leurs maîtres attendent les photographes. Le musée de la Patagonie attire son attention. Demain, elle viendra le visiter. Aujourd'hui Marie a prévu une randonnée à Los Coihues, malgré la pluie annoncée. Le colectivo n°50 la dépose à une vingtaine de kilomètres plus haut, à l'entrée du parc. Cette balade va lui permettre de découvrir la flore de cette région. Elle emprunte le sentier de randonnée qui longe le lac Guttierez et s'arrête parfois sous les arbres pour se protéger de la pluie fine. Ce sont des coihues ou des robles à petites feuilles persistantes et brillantes semblables à du houx. De beaux chalets en bois bordent le sentier. Etonnée de trouver des bambous à cette altitude, Marie repense à son dernier voyage au Vietnam dans la région de Sapa. La pluie se calme et laisse place à un timide soleil. Elle arrive à un carrefour : à droite, cascade de los Duendes (gnomes), à gauche, Mirador (point de vue). Marie décide d'aller d'abord voir la cascade. La forêt s'épaissit et de longues barbes de vieux dansent sous les mélèzes, signe de bonne santé de la forêt. Cet endroit est magique. Les essences nouvelles éveillent la curiosité de la randonneuse, comme le ciruelillo, sorte de chèvre-feuille aux fleurs orange. Elle aperçoit aussi des chincols, petits oiseaux semblables aux moineaux. Quelques piverts martèlent les troncs d'arbres à la recherche de quelque nourriture. Le bruit de la cascade se fait de plus en plus fort. L'air est frais et humide mais la marche réchauffe Marie et son coeur est léger. Elle se plaît à chantonner et apprécie cette communion avec la nature. Elle aime poser ses mains sur les troncs d'arbres, caresser les mousses et lichens, s'excuser parfois lorsqu'elle est obligée de fouler les herbes. Ce comportement naturel n'est réprimé que par la vue d'un couple qui a fait une halte pour boire un maté. Par politesse, elle accepte gentiment l'invitation à partager cette boisson nationale qu'elle apprécie peu. Ces argentins sont heureux de discuter avec une touriste française. L'ascension vers le Mirador est plus accidentée, surtout à l'approche du sommet où le sentier se transforme en escalier de marches naturelles de pierres. De magnifiques orchidées jaunes parsèment le chemin. Marie ne peut s'empêcher de pousser un cri d'exclamation lorsqu'elle découvre le panorama. Les cimes enneigées se confondent avec les gros nuages blancs qui se reflètent dans les eaux du lac. Des condors planent dans le ciel, apparaissant et disparaissant tour à tour derrière les montagnes. Tout ici respire l'harmonie et la paix et un sentiment presque religieux envahit Marie.

CROISIERE EN PATAGONIE CHILIENNE Marie a réservé depuis la France une croisière Navimagreliant Puerto Montt à Puerto Natales, au Chili. Pour bénéficier du tarif basse-saison, elle a un impératif : être sur le lieu du départ le vendredi avant le premier novembre. Elle serait bien restée plus longtemps dans la région des sept lacs pour profiter des forêts d'alerces et d'arrayans, des ciels changeant au gré du vent, des randonnées en montagne et des parrillas le soir au dîner. Lorsqu'elle a traversé la frontière et s'est retrouvée au Chili, Marie s'est sentie envahie de joie : elle était à moitié chez elle. De l'autre côté de la Cordillère, certains paysages lui rappelaient le bocage normand : des pommiers en fleurs, des vaches noires et blanches, de l'herbe verte, des prés clôturés par des haies d'arbres, des maisons en bois. C'est donc le vendredi vingt neuf octobre, vers seize heures, que le bateau largue les amarres.A bord il y a cent vingt cinq personnes, touristes et employés compris. De gros camions ont été chargés à l'aide de puissants ascenseurs. La corne de brume se fait entendre, le drapeau chilien bleu, blanc, rouge étoilé flotte au vent, de grosses cordes de chanvre sont enroulées aux bittes d'amarrage, la cheminée crache une fumée noire. Les touristes, appuyés au bastingage, caméras au poing, immortalisent ces moments d'effervescence. Le bateau prend sa vitesse de croisière et s'élance dans le Seno Reloncavi, baie protégée de chaque côté par des terres. A droite Calbuco, à gauche Hornopiren. La mer est calme, le soleil brille, l'ambiance à bord est décontractée et des affinités se créent entre les voyageurs selon leur pays d'origine. Il y a beaucoup de français, des espagnols, des allemands, des anglais, quelques italiens, des chauffeurs et ouvriers chiliens qui se regroupent à table pour jouer aux cartes. Chacun a retrouvé ses bagages dans les couloirs, au pied des cabines-dortoirs. Deux services de cafétéria assurent la restauration à bord. La nuit commence à tomber. Marie sympathise avec un jeune couple toulousain, Sophie et Cédric, qui achèvent leur tour du monde ici au Chili. Le jour suivant deux animateurs présentent le programme en anglais et en espagnol. Suit un diaporama sur la flore et la faune de la Patagonie. Un écran TV affiche la position du navire et Marie suit avec attention ces indications sur sa carte : 73° de longitude, 45°Sud de latitude (juste à l'opposé de Bordeaux qui se situe à 45° Nord) Nous sommes dans le canal Moraleda. A droite, une multitude d'îles inhabitées, très découpées. A gauche l'Ile Magdalena. Le paysage est de toute beauté. Les mouettes, les goélands et les albatros se détachent sur le gris du ciel, parfois entrecoupé de rayons de soleil. C'est magique, féérique. Après avoir franchi le canal Chacabuco, le bateau arrive dans les eaux plus agitées de l'Océan Pacifique. Les voyageurs ont été prévenus la veille qu'il y aurait beaucoup de tangage et de roulis, surtout dans le golfe de Penas. Marie a prévenu le mal de mer à l'aide de cachets homéopathiques. Les espaces communs se vident peu à peu, les visages palissent et une odeur désagréable envahit les coursives. Marie, amusée, constate que les hommes sont plus sensibles que les femmes à ce phénomène. La soirée s'achève ainsi dans un calme tout relatif. Est-ce l'effet du médicament ou du bercement du bateau, Marie a passé une très bonne nuit. Au petit matin, le micro informe les passagers que le bâtiment a quitté l'Océan et navigue à présent dans le canal Messier, plus calme. De chaque côté de magnifiques fjords et, récompense due à l'avance prise, un arrêt est prévu au pied du glacier Tampanas (48°42 Lat S) Bien emmitouflés dans leurs vêtements chauds, têtes cagoulées, mains gantées, les touristes se précipitent à babord pour admirer le glacier. Une immense bande de glace se jette dans les eaux glacées. Quelques icebergs se sont détachés et dansent sur les vagues. On dirait une glace norvégienne. Malgré l'air glacial qui rougit les visages, on peut lire la joie de partager un spectacle hors du commun. Une escale de deux heures est prévue à Puerto Eden pour ceux qui le désirent. L'occasion sera donnée à Marie de découvrir la flore de l'île Wellington. Les terres sont battues par les vents et seules quelques fétuques poussent aux pieds d'arbustes piquants aux fleurs jaunes, les calafates. Cet arbrisseau donne des baies violettes en automne dont on fait de délicieuses confitures. La tradition dit que celui qui mange ces fruits reviendra en Patagonie! Chaque maison, ou plutôt cabane en bois, a son lopin de terre bien travaillé. La terre est noire, volcanique. Quelques barques colorées sont ancrées au port. Il y a même un collège flambant neuf et l'accès à internet. Tout au long du sentier, des boutiques d'articles artisanaux permettent aux habitants isolés de survivre. Pas de mendicité ici mais de la dignité, la dignité d'un peuple fier. Cet arrêt bi-hebdomadaire permet le ravitaillement de ce petit port de pêche en produits de première nécessité. Le débarquement à Puerto Natales se fait sous la pluie. Les plus jeunes et sportifs projettent de faire un trek de plusieurs jours dans le célèbre Parc de Torres del Paine. Quant à Marie ce sera juste une ville-étape. Elle en profite pour visiter les lieux en fin de journée lorsque la pluie a cessé. Elle revient au port où une famille de majestueux cygnes blancs à cols noirs attire son attention. C'est aujourd'hui le premier novembre, les magasins sont fermés. Sur la route du cimetière elle photographie les petites maisons colorées et leur devant de porte bien clôturé. Les pelouses sont recouvertes de pissenlits formant un épais tapis jaune. Quelques massifs de tulipes et de pivoines la renvoient à son jardin lointain. Là-bas, tout doit être en sommeil et elle apprécie la chance d'être à l'autre bout du monde en ce moment. Le jour suivant, Marie se retrouve deux cents kilomètres plus bas, dans la ville la plus australe du Chili, Punta Arenas. Des maisons aux toits de tôle peints de couleurs vives lui rappellent les ports norvégiens du Spitzberg, à latitude inverse, même paysage. Est-ce par hasard que Marie se sent déboussolée dans ces contrées? Son sens inné de l'orientation lui fait défaut. Elle interprète toujours en sens opposé les plans de son guide et doit demander son chemin aux passants. Elle regrette de ne pas avoir emporté une boussole dans ses bagages. C'est donc après plusieurs kilomètres d'errance que Marie arrive au Residencial Roca, avenue Magellan. C'est une belle bâtisse coloniale pleine de charme, tenue par deux soeurs septuagénaires. La chambre est spacieuse, les plafonds très hauts, le lit confortable. A deux pas se trouve la Place des Armes très animée en cette fin d'après-midi printanière. Un groupe de collégiens en uniforme bleu-marine et blanc posent pour elle au pied de la statue du célèbre navigateur. Des boutiques sur roulettes exposent les articles artisanaux faits de laine du pays : bonnets, pulls, écharpes, porte-clés, bijoux. A l'approche du fameux Détroit de Magellan, Marie ne peut s'empêcher d'avoir une pensée émue pour ses lointains ancêtres les portugais, découvreurs et aventuriers courageux. Le lendemain une excursion la conduit dans la pingouinerie de Seno Otway, à bord d'un minibus. Une heure de route où elle peut observer les guanacos broutant les herbes de la steppe, des troupeaux de moutons paissant tranquillement, quelques nandous et des condors. Cette région très aride, balayée par des vents violents, est une réserve naturelle pour les manchots de Magellan, reconnaissables à leur double collerette noire. C'est la période de la couvaison et les parents veillent à tour de rôle sur leurs oeufs enfouis au fond des trous, à même le sable. Au loin, un panorama spectaculaire s'offre à ses yeux : les massifs enneigés de la Terre de Feu. LE PERITO MORENO ET LE FITZ ROY Prochaine destination : El Calafate et le Perito Moreno. Après une brève escale à Rio Gallegos, passage obligé pour rejoindre en bus cette région d'Argentine si célèbre grâce à son glacier, Marie arrive au terminal d'El Calafate au milieu de l'après-midi. Elle n'a qu'une centaine de mètres à parcourir pour se rendre à l'albergue du lago argentino. Cet endroit est très touristique et elle n'est pas étonnée de trouver beaucoup de routards. Heureusement, il reste un lit disponible en chambre individuelle, en cellule plutôt. La pièce mesure deux mètres cinquante sur un mètre cinquante à peu près. Une petite fenêtre en hauteur laisse passer un peu de lumière. Les douches et les lavabos communs se trouvent au fond du bâtiment. Il y a une cuisine équipée à la disposition des clients et Marie, lasse des sandwichs jambon–beurre–pain de mie et des poulet-frites va en profiter pour se cuisiner de bons petits plats qui attireront l'odorat du réceptionniste et des co-pensionnaires. Comme à chaque fois qu'elle arrive dans une nouvelle ville, Marie prend l'atmosphère des lieux en arpentant les rues toujours tracées sur le même modèle, en quadrillage. De beaux magasins, restaurants et cafés se trouvent de chaque côté de l'avenue du général San Martin. Elle entre dans un cyber café pour consulter ses mails et envoyer quelques photos à sa famille et à ses amies. Il fait beau, l'air est frais et elle se réjouit d'être là, consciente du privilège qu'elle a. En remontant vers l'auberge, elle s'arrête au terminal pour acheter son billet pour le lendemain à la compagnie Caltur qui assure l'aller-retour pour le Perito Moreno. C'est donc le lendemain à neuf heures que le bus quitte la ville pour une heure de route à destination du mythique glacier. Le soleil brille, une belle journée s'annonce. Marie est stupéfaite à la découverte de l'imposant spectacle qui s'offre à elle du haut des passerelles. Des kilomètres de passerelles bien sécurisées zigzaguent face au monstre de glace, permettant aux visiteurs de le voir sous plusieurs angles. Tout à coup, un bruit d'explosion la stoppe sur place. Un gros bloc vient de se détacher du front, entraînant d'immenses remous dans les eaux du lac. Elle retrouve la même végétation qu'au Chili, à même latitude : les ciruelillos et les calafates. Quelques rouges-gorges sautillant de branche en branche viennent rompre le silence de leur chant aigu. L'atmosphère est irréelle. Ce glacier avance de deux mètres par jour en été, sous l'action du soleil qui réchauffe les glaces, et des vagues qui viennent miner la base de l'édifice. D'énormes icebergs se détachent et flottent à la surface des eaux turquoise. Les rayons du soleil éclairent d'immenses failles verticales d'un bleu électrique. L'ensemble ressemble à une cathédrale ou à un château-fort dont les créneaux se découpent sur le ciel limpide. Des traces brunâtres alternent avec un blanc-bleuté d'une pureté extraordinaire : on dirait un gâteau marbré. Ces strates sont constituées de sédiments et il est facile de dater l'épaisseur de neige compactée. Plus loin on aperçoit une arche et des cavernes. Le dessus ressemble à de la crème chantilly que l'on aurait dressé à l'aide d'une poche à douille. Marie ne peut s'empêcher de méditer devant ce spectacle hors du commun, faisant le vide dans sa tête et prenant toute l'énergie de ce lieu grâce à une respiration contrôlée. Le soir, Marie réserve une excursion pour découvrir les glaciers Onelli, Spagazzini et Perito Moreno depuis le lac Argentine. Arrivée à l'auberge, elle partage son plat de langoustines avec des touristes rencontrés sur le paquebot de croisière, et raconte sa journée passée devant le fabuleux glacier. Certains ont fait aujourd'hui l'excursion sur le lac et en sont revenus vraiment enchantés. Elle aime ces échanges autour d'un bon plat et d'un bon verre de vin argentin. Les conseils et les avis sur telle ou telle destination sont toujours bons à prendre, même si le temps très variable en Patagonie, peut influer sur l'appréciation de chacun. A sept heures du matin, un minibus vient prendre les touristes à l'auberge pour les conduire à Puerto Banderas, lieu de départ de l'excursion. Une longue file d'attente s'étire avant de pénétrer, après acquittement des droits d'entrée au parc, sur les quais. Les visiteurs se répartissent par groupe d'une cinquantaine de personnes dans les nombreux catamarans ancrés au port. A nouveau, Marie entend parler plusieurs langues, et une charmante hôtesse annonce la bienvenue à bord. C'est sous le soleil matinal que le bateau s'élance. Les passagers, cameras et appareils photos en main, se massent sur les plats-bords pour ne rien perdre du spectacle unique qui se déroule sous leurs yeux. A tribord ce sont des montagnes de granit rouge qui contrastent avec le bleu-vert des eaux du lac. Puis, deux heures après ils aperçoivent les premiers îlots de glace. Le glacier Onelli est en vue. Moins impressionnant que le géant mais tout aussi beau. Chacun se plaît à imaginer une forme : un gros palmipède, une baleine, un navire, une maison de Schtroumfs. Les lunettes de soleil haute protection sont indispensables pour éviter les brûlures et une odeur de crème solaire se dégage des visages rougis par le froid. Des cris d'exclamation se font entendre de part et d'autre. Il règne une atmosphère de joie et les amateurs de photos se régalent, prenant cliché sur cliché pour la postérité. Le bateau redémarre et l'hôtesse annonce le prochain glacier aux environs de midi. Frigorifiés par l'air glacial, les passagers rentrent à l'intérieur pour se réchauffer. Marie s'assied près d'une argentine et entame une conversation par politesse. Cette personne suit, avec un groupe de collègues, un stage de formation à El Calafate et en profite pour faire du tourisme dans cette région si belle. Marie apprend beau-coup de choses sur la vie quotidienne des argentins et son interlocutrice semble ravie de discuter avec une française. Un service de boissons et de sandwichs permet aux touristes de se restaurer. Aux abords du second glacier, le Spegazzini, on retrouve la même effervescence. Celui-ci est très imposant, son front mesure plusieurs mètres. Toujours des dizaines d'icebergs d'un blanc immaculé en haut et bleuté à la base. Quand on pense que seule la partie émergée est visible on réalise avec peine que la partie immergée est dix fois supérieure. Ce lac, le plus grand d'Argentine, mesure près de six cents mètres au plus profond. Le passage vers l'Upsala étant bloqué par les glaces, une approche au pied du Perito Moreno est proposée. Une pluie glaciale se met à tomber, obligeant les touristes à regagner la pièce chauffée à l'intérieur. C'est donc en début d'après-midi que Marie fait face à une barrière de soixante mètres de hauteur. La vue d'en bas est encore plus impressionnante. Plusieurs ruptures se produisent dans un bruit d'enfer. Les remous font dangereusement bouger le bateau. Les fenêtres lumineuses ont disparu laissant place à des failles verticales de couleur grise ou noire. L'omelette norvégienne s'est transformée en un redoutable fantôme. Hier, sous le soleil et vu d'en haut, le glacier était féérique, aujourd'hui, sous la pluie et vu d'en bas il est dantesque. Après une bonne nuit Marie prend le bus pour El Chalten, situé à trois heures de route plus au nord. Le même paysage de steppes se déroule : ci et là quelques guanacos et choiques semblables à des autruches, affrontent le vent glacial. Elle regarde la cordillère enneigée se dessinant au loin sur un ciel azuré parsemé de gros nuages blancs, lorsque soudain, le Géant s'offre à elle. Elle l'a déjà vu en photo, mais le voir en vrai la remplit d'une immense joie et du sentiment d'être privilégiée. Cette dent de granit émerge des montagnes et son sommet joue à cache-cache avec les nuages. Le Fitz Roy grossit de plus en plus. Ses couleurs changent au gré de la lumière, passant du gris bleuté au rose tendre. La neige recouvre les flancs, le sommet est dénudé, battu par les vents. L'arrêt du bus devant le Maison d'information du Parc lui permet de se renseigner sur les diverses randonnées à effectuer et, passionnée par les plantes, elle achète un dépliant sur la faune et la flore de cette région. Chaque groupe est accueilli par des animateurs qui donnent les règles à suivre pour respecter l'environnement et signaler le risque de se trouver face à face avec un puma! Les empreintes de daims doivent être signalés également. Des consignes de sécurité sont données afin d'éviter les accidents. El Chalten est un tout petit village s'étendant dans la vallée. Il reçoit des amateurs de randonnées et des andinistes chevronnés de tous les pays. C'est à l' Auberge Patagonia qu'elle trouve un lit dans un dortoir prévu pour quatre personnes. Comme dans toutes les auberges il y a une cuisine équipée, une salle à manger et beaucoup de routards. Ici aussi, les prés regorgent de fleurs jaunes de pissenlits. L'accueil est très chaleureux. Marie partagera sa chambre avec une allemande et deux autrichiens. Après un déjeuner composé d'une soupe de citrouille et de blanc de poulet frit, elle décide de se rendre au Mirador, en direction de la Laguna Capri. Le sentier grimpe sévèrement dès le début. Elle doit s'arrêter pour reprendre sa respiration à plusieurs reprises et elle profite de ces haltes pour se retourner et admirer le village : des toits de tôle de couleur bleue, verte, rouge, jaune rendent ce petit village très gai. Le soleil brille mais un vent glacial souffle. La forêt de hêtres atténue son effet. Au bout de deux heures de marche entrecoupées de pauses, le sentier est à découvert et un spectacle hors du commun s'offre à Marie : un couple de condors plane au-dessus d'elle. Elle s'amuse à les suivre à la jumelle et observe le travail des rémiges. Trois battements d'ailes et la levée des rémiges leur permet de se diriger. Ont-ils aperçu une proie? Leur cercle s'agrandit de plus en plus et ils disparaissent derrière les montagnes. Des mottes buissonnantes, épineuses et flamboyantes parsèment l'herbe rase. Ce sont des mata guanaco. Les fleurs ne s'épanouissent pas, ce sont des boutons en forme d'ogives de couleur rouge-orangé qui contrastent avec le vert des prés, le bleu du ciel et le blanc de la neige au loin. Une barre rocheuse s'élève: le Fitz Roy. Il se dresse, majestueux. Marie a une pensée émue pour Lionel Terray qui l'a gravi en 1952. Quel courage! A côté, elle se sent toute petite. On dirait une canine dressée qui s'élève à près de 3 500 mètres d'altitude. Les indiens l'avaient surnommé “le volcan” en raison des nuages gris qui le recouvrent souvent comme de la fumée qui s'échapperait d'un volcan. Heureusement, cet après-midi, elle peut l'admirer et le photographier dans toute sa splendeur. Lors de la descente vers le village, Marie aperçoit, à flanc de montagne, plusieurs traces blanchâtres, signe qu'il y a au-dessus, posées sur le rebord étroit, des aires de condors ou d'aigles. Les rapaces continuent leur ballet dans le ciel et se jouent des randonneurs. Elle s'arrête plusieurs fois pour se désaltérer à l'eau pure des petits torrents qui dévalent les pentes. Plus bas, elle observe des carpinteros magallanicos, ces piverts au jabot rouge feu, au bec noir et au plumage gris strié de blanc. Habitués aux humains, ils ne daignent même pas arrêter leur martèlement sur les vieux troncs calcinés par les tempêtes. En revenant sous le couvert des hêtres, elle croise Georges, le bordelais septuagénaire qu'elle a rencontré sur le Puerto Eden. Ce vieil homme solitaire, très alerte et jovial, semble ravi de retrouver un visage connu. Ils échangent quelques mots, se racontant leur parcours depuis leur séparation à Puerto Natales, quinze jours auparavant. Les journées sont si intenses ici en Patagonie qu'il leur semble s'être rencontrés dans une autre vie. Tout au long de son voyage Marie croisera ainsi ce qu'elle appelle “des petites étoiles”, des hommes et des femmes remplis d'optimisme, les yeux pétillant des mêmes valeurs qu'elle, une sorte de communauté de gens de bonne volonté. Ces deux-là auraient pu faire un bout de chemin ensemble, mais la timidité et le respect mutuel en ont décidé autrement. Le lendemain, de très bonne heure, Marie opte pour une randonnée vers le Mirador du Cerro Torre. L'approche est plus douce. Le sentier démarre dans les tourbières moelleuses gorgées d'eau. De temps à autre, les montagnes se reflètent dans des petites mares, accentuant la magie des lieux. Sur ce versant mieux exposé au soleil, les anémones et les orchidées foisonnent. Sur la gauche Marie découvre une montagne en forme de pyramide bicolore, noire et blanche. Des cascades gigantesques alimentent plus bas la rivière Fitz Roy, cachée par la végétation. Le chemin devient de plus en plus ardu et serpente à travers les rochers et les souches grises des arbres morts. Arrivée au Mirador, la même émotion indescriptible envahit Marie. A côté du Géant, sur la gauche, un autre massif plus bas et arrondi : le Poincenot. Celui-ci est entièrement recouvert de neige. Ces deux sentinelles veillent amoureusement sur le village. Marie sort le pique-nique de son sac et s'assied, fatiguée, sur l'un des nombreux bancs. Il est midi, le soleil tape fort et toujours ce vent cinglant. Lunettes de soleil, bonnet, coupe-vent, crème solaire sont vraiment indispensables. Son plaisir, à chaque grande halte, c'est d'ôter ses chaussures et chaussettes afin de laisser respirer ses pieds. Le troisième jour, Marie entreprend de gravir le versant opposé, en direction du Mirador du Lago Toro. Le départ du sentier est situé juste à côté de la Maison du Tourisme. Des panneaux de bois balisent le chemin, aucun risque de se perdre. Au pied de la montée même fraîcheur et humidité, même végétation. Au bout d'une heure de marche celle-ci se raréfie, laissant place à un paysage aride. Seules des fétuques jaunâtres poussent ça et là. La montée est de plus en plus difficile, la fatigue et le découragement se font sentir. Le sommet est encore loin et à ce rythme elle pense au retour qui risque de s'avérer trop long. Marie n'aime pas renoncer mais la sagesse lui conseille de faire demi-tour. La descente est plus agréable, moins épuisante pour son coeur qui, à cette altitude, doit travailler deux fois plus. Au loin, toujours les deux sentinelles au garde-à-vous, vues sous un angle différent. En bas, le paisible village semble endormi. Le clocher de l'église sonne midi lorsque Marie arrive, épuisée, à l'auberge Patagonia. Ce midi au menu ce sera ratatouille et beefsteak. L'auberge est vide de touristes, les jeunes partant pour la journée entière et ne revenant que tard le soir, le visage et les bras rougis, fourbus mais heureux. L'après-midi Marie décide d'aller voir les chutes du Chorillo del Salto. Cette promenade suit la petite rivière Las Vueltas. Il n'y a pas d'effort à faire, juste mettre un pied devant l'autre. Le début est une piste caillouteuse et à chaque passage d'un 4x4 un nuage poussiéreux l'oblige à se protéger le visage avec son écharpe en guise de masque. Sur le bord de la rivière, un couple d'oies andines prend le soleil. Le mâle tout blanc excepté son bec et ses pattes noires, les ailes rayées de gris. La femelle toute grise, plus petite. Le couple semble habitué à la fréquentation de cet endroit par les curieux car il ne daigne même pas bouger. Puis l'accès est interdit aux véhicules et la piste se transforme en un agréable sentier qui serpente au milieu d'un épais tapis d'herbe verte parsemé de milliers de fleurs de pissenlits. Ici encore des calafates, des ciruellos (sorte de chèvre-feuille) aux fleurs orange flamboyant, des gaultherias aux baies violettes, un véritable festival de couleurs. Soudain, Marie entend un bruit assourdissant : des tonnes d'eau s'abattent sur les rochers. Haute d'une quinzaine de mètres, la cascade miroite sous l'effet du soleil. A ses pieds, beaucoup de touristes, appareils photos en mains, immortalisent la scène. La roche est grise, brillante, usée par l'écoulement de l'eau. Sur les côtés, le gris des arbres déracinés contraste avec le vert des arbustes en fleurs. Quelques amoureux semblent s'éterniser, assis sur les rochers. C'est rechargée en énergie que Marie regagne le village qu'elle doit quitter ce soir pour une très longue route qui la conduira jusqu'à Chile Chico. RETOUR EN PATAGONIE CHILIENNE C'est donc vers 15H30 que le minibus arrive le 10 novembre à Chile Chico. La traversée sur la célèbre route 40 a été fatigante. Peu ou pas de goudron, un bus en mauvais état pas confortable du tout, un arrêt au petit matin dans une estancia pour le petit déjeuner, un ranch perdu au milieu de nulle part, un lever de soleil magnifique, la terre et le feu. Le passage de la frontière à los Antiguos avait duré plus d'une heure, les chiliens vérifiant tous les bagages des argentins; puis ce minibus pour elle toute seule. Ici aussi des lacs à perte de vue, des paysages magnifiques. L'aridité a laissé place à une nature généreuse. Marie est très heureuse de retrouver “son” Chili et la gentillesse de ses habitants. L'hôtesse du guichet ne l'avait-elle pas appelée corazon? Ce n'est pas en France que de tels mots affectueux seraient prononcés. Ce n'est pas de la familiarité, seulement un signe d'attention. La voyageuse trouve un hôtel, le Rosaria, juste à côté du port. Marie va se dégourdir les jambes en gravissant la colline qui se dresse derrière le port et où trône une Vierge. Des lycéens argentins en voyage de fin d'année chahutent et interpellent la touriste : “D'où viens-tu? Où vas-tu? Tu viens de quel pays?”. De là-haut Marie voit la petite ville et ses rues quadrillées, les barges ancrées prêtes à larguer les amarres pour Puerto Ibanez, ville située sur l'autre rive du lac Carrera. Ce soir, elle ira au restaurant car dans le bus, contrairement aux habitudes, les repas n'ont pas été servis et elle se sent affamée. Le lendemain matin elle parcourt les rues de la ville et observe l'avance du printemps : les soucis et les pivoines sont en fleurs, les arbustes aussi comme le pommier de japon, le forsythia, le genêt. Près de l'hôtel elle remarque une quantité de plantes en pots. Une jeune femme s'approche, la salue et la conversation est entamée. La même passion les anime : les fleurs et les plantes. Elle s'appelle Marcela. C'est une belle femme d'environ trente cinq ans, ses longs cheveux noirs bouclés encadrent un visage fin, à peine typé. Sa voix est douce, elle est souriante. Marie est invitée à pénétrer à l'intérieur de la serre et s'exclame devant tant d'abondance. Des semis et des boutures partout, bien étiquetés. Marie traduit en français le nom des plantes qu'elle reconnaît. Beaucoup de noms sont semblables car la racine est latine. C'est à regret que les deux amies se séparent car Marie doit faire ses bagages et embarquer sur le Pilchero pour l'autre rive. La route 40 n'a rien à envier à la Carretera Austral si ce n'est la végétation luxuriante. Même ripio, même poussière lorsque le temps est sec. De part et d'autre de la route d'immenses fougères, des bambous, des malcas (sorte de rhubarbes) en fleurs violettes dont les tiges se mangent crues et salées, transportent Marie en forêt tropicale tandis que nous sommes en Patagonie, à environ 47° de latitude Sud. Sur la gauche les sommets enneigés se découpent sur le ciel bleu. La route serpente dangereusement dans un foisonnement de cascades, de torrents, de lacs, de falaises et de plantes géantes. On se croirait dans un conte de fées! Le bus croise des touristes à bicyclette, sacoches bien remplies. Ces fous du cyclo ont bien de la chance de pouvoir s'arrêter quand ils le veulent. Planter la tente dans des lieux aussi magiques et sublimes, seuls, coupés du monde, n'ayant pour compagnie que la nature généreuse, quel luxe! Le bus arrive à Coihaique en pleine nuit. Difficile pour Marie de se repérer dans ce dédale de rues à la recherche d'un hôtel. Heureusement, quelques habitants croisés sur les trottoirs lui indiquent un hospedaje à un kilomètre de là, rue Freire. L'accueil est toujours aussi chaleureux. Elle pénètre dans une salle commune sombre, surchauffée, enfumée. Quelques hommes sont attablés, étonnés de voir ici une gringa. Les locaux, en effet, sont plutôt métissés, bruns de peau et de cheveux. Marie à une chevelure plus blanche que neige, le teint pâle. La maîtresse de maison semble hésiter avant d'accepter de recevoir son hôte. Le patron, quant à lui, conduit directement la touriste dans une cuisine sortie tout droit d'un roman de Victor Hugo. La table de bois brut cirée par la saleté des années est surchargée de récipients, couverts ébréchés et restes de nourriture. Les murs sont tapissés de placards et d'étagères où s'entassent les ustensiles et provisions. L'évier déborde de vaisselle sale et la gazinière n'a pas vu l'éponge depuis des lustres, L'homme propose à Marie de partager son repas. Poliment, elle refuse, ne voulant pas abuser de son hospitalité. Elle sort de son sac à dos un sachet de soupe poulet-vermicelle et un sandwich jambon-fromage. Pour ce soir, ça ira, pense t-elle. Elle est affamée, mais la vue de ce spectacle la rebute un peu. C'est vraiment du typique. Cet hospedaje restera pour longtemps dans les souvenirs de Marie, tant pour la cuisine que pour la chambre : des draps sales, pas de chauffage, des couvertures sentant la crasse et l'humidité. Et la salle-de-bains, impossible d'y entrer tellement c'est sale. Marie fera sa toilette à la lingette. Le lendemain Marie va se promener le long du Rio Simpson pour découvrir l'attraction locale : la tête d'indien. La route est bordée de hauts lupins en fleurs. Le violet mélangé au jaune des cytises est un ravissement pour la touriste. Elle, qui ne peut réussir à faire pousser de lupins dans sa terre trop calcaire, est émerveillée. Ici, la terre est brune, volcanique. La région foisonne de volcans qui se réveillent parfois, projetant leurs cendres à des dizaines de kilomètres. Le rocher de granit apparaît et, avec un peu d'imagination, on peut reconnaître, en effet, le profil d'une tête d'indien. Chaque ville offre ainsi une spécialité touristique à voir ou à goûter. Plus enthousiasmée par la flore que par la vue de ce bloc de granit gris, Marie remonte la route jusqu'au centre ville, en direction de la Place des Armes. Toujours le même schéma: au centre, une statue en bronze d'un général célèbre, ici O'Higgins, des canons, une fontaine, des arbres, des bancs, des marchands ambulants, des étudiants dans leurs costumes bleu-marine, chemises blanches et cravates, des pigeons, des vendeurs de grains, des agents de ville balai en mains, d'autres chargés du stationnement encaissant la taxe. Ici, au Chili, peu de chômage. Chacun à un petit emploi. Excepté aux abords des grandes villes, Marie ne trouvera pas de sans logis. C'est peut-être dû au sens de la famille très développé dans ce pays. Les vieux sont respectés et pris en charge par les enfants et petits-enfants. La solidarité et l'entraide sont encore présents. A aucun moment Marie n'a ressenti de stress venant des chiliens. Ils sont décontractés, très lents, heureux de vivre. Peut-être est-ce dû à leur récente liberté? Sortis d'un régime de dictature sous Pinochet, ils goûtent à la joie d'une liberté durement acquise. Le lendemain matin Marie arrive à Chaiten, petit village situé au bord de la mer. C'est d'ici qu'elle prévoit de rejoindre l'Ile Chiloe en ferry. Dès sa descente de bus elle part, comme à l'habitude, à la recherche d'un hospedaje. Personne dans les rues. Le premier hôtel est fermé. Au deuxième, la propriétaire dit : “Désolée, je n'ai pas d'eau”. Il règne ici une ambiance étrange, inhospitalière. Marie s'enfonce un peu plus dans la ville et tombe sur une épicerie ouverte. “Bonjour Madame, pourriez-vous m'aider, je suis à la recherche d'un hôtel”. “Pas de problème, je vais appeler mon amie Carla, elle va venir vous chercher.” Et la discussion se poursuit. Marie apprend, tout étonnée, que le village a été enseveli en mai 2008, suite à l'éruption du volcan. “Allez voir là-bas” dit l'épicière en tendant son bras, “il ne reste plus rien”. Carla arrive à bord de son puissant 4x4. Elle conduit Marie au Don Carlos, rescapé du sinistre. Un drapeau gris flotte au-dessus d'un échafaudage de bois sur lequel repose une énorme citerne d'eau. Les murs jaunes à l'origine tirent sur une couleur jaune-grisâtre. L'herbe a du mal à pousser, le sol est recouvert de cendres. L'hôtel est très grand, désert. Dans l'immense salon des photos aux murs attirent l'attention de la touriste : celles d'avant et celles d'après la catastrophe. Que vient faire cette étrangère ici doit penser Carla. N'a t-elle pas lu son guide? Si, elle l'a bien lu mais il date de 2008-2009 et l'information n'y figure pas. Marie commence à angoisser d'autant plus que le prochain départ de ferry n'est prévu que dans trois jours. Le volcan Chaiten aperçu au-dessus des montagnes continue de fumer et c'est peu rassurée que l'aventureuse part constater les dégâts occasionnés par l'éruption. Dix centimètres de cendres recouvrent les rues, de larges traces de pneus indiquent que de gros engins sont venus déblayer les lieux. Des amas de cendres s'entassent de part et d'autre du chemin. Les maisons de bois sont englouties, ne laissant apparaître que leurs toits rouges. Les voitures aussi ont été saisies par la coulée dévastatrice. Les câbles électriques arrachés s'agitent au vent. Il règne ici un silence de mort. C'est une ville fantôme, un décor de film d'horreur. Mais que font ces gens ici? Marie apprendra que le gouvernement a relogé les habitants plus loin, hors du danger potentiel et qu'il ne reste que des résistants, des enracinés qui ne veulent pas partir malgré la menace d'une nouvelle éruption. Marie a rencontré deux “Calamity Jane” sorties tout droit d'un western. Elle aura la chance d'apprendre qu'un ferry appareillera le soir même pour Quellon. Les dieux auraient-ils entendu ses prières? La traversée du canal Corcovado durera plus de six heures sur une véritable tôle ondulée, éprouvante. Chiloe la rayonnante, Chiloe la fière, Chiloe la typique, Chiloe la désirée s'offre enfin à Marie. Il y a vingt ans, lors de son précédent voyage au Chili, le couple était allé jusqu'à Puerto Montt et la région des lacs. On leur avait tellement vanté cette île que dans l'imaginaire de Marie sa beauté était devenue inaccessible. La découvrir la remplit d'une immense émotion. Elle n'est pas déçue. La lande parsemée de genêts et de ciruellos en fleurs se déroule sous ses yeux. Des troupeaux de vaches bien grasses paissent tranquillement. L'herbe est riche, bien verte. Le soleil brille et rend tout plus beau. Il pleut souvent dans cette région agricole. Les maisons colorées égayent le paysage et toujours ce ciel patagon d'un bleu soutenu sur lequel se détachent de gros cumulus blancs. La capitale, Castro, s'enorgueillit en son centre d'une belle église tout en bois aux tons pastels de violet et de jaune. Près d'elle le musée régional, en bois également, permet à Marie de mieux connaître l'histoire des chilotes, derniers résistants de la colonie espagnole. Des maquettes de chalupones, ces embarcations creusées dans les troncs d'arbres dont la proue et la poupe sont identiques, sont exposées à côté d'instruments de musique typiques. Marie flâne dans les rues animées et se réjouit de pouvoir goûter aux premières cerises et fraises de l'année. Un vrai régal! Puis elle descend vers les palafitos, ces maisons de pêcheurs construites sur pilotis, qui sont l'attraction de la ville. Côté rue, c'est une succession de façades en bois, aux bardeaux peints en bleu, vert, jaune, framboise. Côté mer, c'est moins joli: des moules sont accrochées aux poteaux qui soutiennent les maisons et une odeur désagréable se dégage des lieux. Plus loin, une locomotive noire aux jantes rouges trône au milieu d'un square fleuri de gaillardes et de lupins aux tons pastels. Des enfants jouent sur la plage recouverte de coquilles. Marie pense à ses petits-enfants et la nostalgie l'envahit.

SANTIAGO - VALPARAISO Marie quitte l'Ile Chiloé pour un long trajet de nuit en direction de Santiago. Elle connaît déjà cette région et préfère gagner du temps en voyageant de nuit, les bus étant confortables et se sentant en sécurité dans ce pays. Aux abords de la capitale, elle sent une vive émotion l'envahir et les souvenirs des trois mois passés dans l'attente d'une décision de justice remontent à la surface. Elle est à la fois impatiente et inquiète. Ne va-t-elle pas être déçue? Le taxi la dépose devant le Residencial Londres 54, recommandé par les jeunes toulousains. On se croirait dans un vieil hôtel anglais avec ses fauteuils dépareillés, son parquet crissant sous les pas, ses salons cosy et ses chambres aux plafonds très hauts. Ambiance très british. Cet hôtel a l'avantage d'être à deux pas du centre, dans un quartier très calme. La température avoisine les trente degrés l'après-midi lorsque Marie gravit le Cerro de la Virgen del Valle à los Andes. Le sentier caillouteux zigzague à travers les cactus, ce sentier qu'elle a gravi vingt ans plus tôt en compagnie de son mari. C'est comme un chemin de croix tellement la montée est rude. Elle avait promis de revenir ici si son voeu était exaucé : adopter Julie. Ici, le paysage n'a pas changé, contrairement à la banlieue de Santiago qui a vu grandir de gigantesques gratte-ciel. C'est épuisée que Marie arrive aux pieds de la statue. Elle sort l'ex-voto de son sac et l'accroche à la grille bleue qui entoure la Vierge. Debout, elle la remercie de tout son coeur et adresse une prière, mélange de bouddhisme et de christianisme, à l'intention de sa fille. Pas de Je vous salue Marie, pas de Notre père, juste un recueillement religieux. C'est le coeur léger qu'elle quitte ce lieu de pèlerinage, redescend vers la ville et apprécie de déguster une glace à la vanille à la terrasse d'un café. Le soir, Marie va se promener dans Ahumada, la principale rue piétonne de la capitale, toujours bondée de monde, avec ses beaux magasins et ses nombreux fast-food, les pollitos, restaurants où l'on trouve des demi-poulets grillés accompagnés de frites (papas fritas), le tout servi avec un énorme verre de coca-cola ou de soda. Il lui est agréable de se fondre dans la foule, de passer pour une véritable chilienne. Le lendemain Marie se dirige vers le Cerro Santa Lucia au pied duquel se dresse toujours l'hôtel Monte Carlo. On dirait qu'il a souffert du récent tremblement de terre, ses murs roses sont fissurés et il semble à l'abandon. La montée matinale de cette colline la renvoie à ses vieux souvenirs et Marie ne peut s'empêcher de penser à sa fille qui trottinait à ses côtés ou juchée sur les épaules de Jean, heureuse d'avoir enfin trouvé une famille. Les décors n'ont pas changé, seule la saison a changé : autrefois c'était l'hiver en plein mois d'août, les arbres dénudés, les massifs dépourvus de fleurs, à présent c'est le printemps, l'équivalent d'un mois de mai en France, et les fleurs abondent. Des jardiniers, tuyau ou balai en mains s'affairent à arroser les massifs ou balayer les allées. D'énormes acanthes en fleurs voisinent avec des cornes de bélier, les céanothes et les bougainvilliers se mêlent aux fleurs violettes des jacarandas (flamboyants bleus-violets), les palmiers se reflètent dans les vitres bleutées des immeubles avoisinants. Une cascade s'écoule dans trois grandes vasques superposées, ajoutant un brin de fraîcheur et d'humidité à cet endroit si romantique. Marie arrive au sommet et redécouvre les créneaux du fort aux briques rouges, retrouve avec émotion l'endroit même où avaient été prises les photos. Rien n'a changé. La colline a résisté au tremblement de terre! Seul le point de vue a changé : la ville semble deux fois plus étendue. Un groupe de jeunes filles, portable en mains, s'amusent à se photographier, assises sur un énorme canon. Marie s'assied sur un banc et médite sur la notion du temps. Pour l'ascension de l'autre célèbre cerro de Santiago, le San Cristobal, Marie emprunte le funiculaire. A plus de trois cents mètres de dénivelé est érigée une immense statue de la Vierge de l'Immaculée Conception qui veille sur la ville, les yeux levés vers le ciel et les mains ouvertes en offrande. Premier arrêt au zoo (c'est ici que Julie avait vu pour la première fois des girafes et des lions). Les jeunes parents accompagnés de leurs enfants excités descendent. Deuxième arrêt, l'esplanade de la Vierge. La statue géante attire de nombreux touristes, croyants ou non. Un jardinier propose gentiment à Marie de la prendre en photo avec, au premier plan, les roses épanouies dont il est si fier, et en arrière plan la statue vénérée. D'ici, la ville semble encore plus étendue et la pollution empêche de discerner clairement les limites de la mégapole noyée sous une fine couche de brume. Prochaine destination : Limache et le foyer Saint-Vincent de Paul. Trois heures de route sont nécessaires pour atteindre les lieux si chers au coeur de Marie. Ce chemin parcouru autrefois dans un autre état d'esprit lui semble long et court à la fois. Long car elle est pressée d'y arriver, court car elle apprécie la nature généreuse en cette saison : les cerisiers croulent sous le poids des cerises et les avocatiers sont en pleine production. Les champs de pommes de terre, de fèves et d'asperges alternent avec les vergers. Cette région agricole, loin de la capitale, convient mieux à Marie. Il est midi lorsque le bus “Golondrinas” stoppe devant la petite Place des Armes. Rien n'a changé. Toujours ces larges trottoirs carrelés qu'elle a foulé pendant trois mois, seule ou accompagnée de Julie. Une joie mêlée de nostalgie envahit la touriste. Une inquiétude aussi (et si le foyer n'existait plus!) Marie dépose ses bagages au petit restaurant faisant face à la place et dans lequel elle vient de se restaurer à la hâte, puis elle part, conduite par ses souvenirs ancrés dans sa mémoire, comme téléguidée, vers la rue Colon, au 349, où se trouvait le Foyer. La statue de bronze du célèbre saint, un enfant dans les bras et deux autres à ses pieds est toujours là, sur le trottoir. Elle reconnaît les grilles, la porte, la cloche. Le coeur battant très fort Marie s'apprête à la saisir lorsque la porte s'ouvre, laissant apparaître deux adolescents. Elle entre dans le hall, s'approche de la jeune secrétaire souriante et se présente. La Mère Supérieure étant absente, c'est Sonia, l'éducatrice qui se souvient très bien de la petite Julita, sordita con ojos azules qui recevra Marie.(...) Ses pas la conduisent machinalement vers le Collège Allemand où elle est restée près de trois mois, en attente du jugement. Elle reconnaît l'enseigne de tôle peinte en vert se dressant en arche au-dessus du portail et sur laquelle est écrit “Farienheim”. La cour est identique, des amarylys en fleur et des acanthes de part et d'autre de l'entrée gravillonnée. La grande baie vitrée et le hall. Son coeur bat très vite. Tout se mêle dans sa tête et son coeur, le passé et le présent se bousculent. Sur la gauche, le bar et derrière le comptoir deux femmes. Marie s'adresse à celle qui l'accueille d'un large sourire, se présente et demande poliment la permission de visiter le parc et de prendre des photos. A gauche la piscine, ses relax blancs et ses parasols, un peu plus loin l'aire de jeux avec le tourniquet et les balançoires sur lesquels Julie passait des heures. Les arbres centenaires aux essences rares reconnaissent Marie et agitent leurs feuilles en guise de bienvenue. Le parc s'étend sur un demi-hectare, bien entretenu. Les bancs se souviennent de cette maman et de cette petite fille qu'ils recevaient souvent. Ils revoient leurs visages se faisant face, les mouvements de leurs lèvres, leurs sourires, leurs câlins. Plus loin, en contrebas, il y avait une vache noire et blanche. Julie arrivait à prononcer le mot “vaca”. Elle n'est plus là. Le bâtiment qui était occupé par les collégiens est vide. Marie se revoit dans sa chambre où elle a commencé, patiemment, à apprendre quelques mots de français à Julie. Elle s'entend lui chantonner à l'oreille droite : “A la claire fontaine...” Que de chemin parcouru depuis ce temps! Il n'y a pas d'hôtel à Limache et Valparaiso n'est qu'à une heure en métro-bus. Un taxi la dépose à l'hôtel Pilcomayo au Cerro Alegre. Marie est encore toute bouleversée par le retour sur ces lieux qu'elle avait dû quitter en pleurs, vingt ans auparavant, les démarches n'aboutissant pas et surtout menacée de radiation par le directeur de l'hôpital. Elle était loin de sa famille et de ses deux garçons qui lui manquaient beaucoup. Elle n'avait pas pu revenir à Noël lorsque la nouvelle était tombée : “Vous pouvez venir chercher Julie”. Mais le bonheur d'avoir enfin une réponse à la question de sa fille l'emporta et elle passa une très bonne nuit. Le lendemain, Marie continue son tourisme et part à la découverte de la ville qui n'a pas changé. Les maisons colorées tapissent les collines qui protègent la baie. Des ascenseurs brinqueballants font la navette entre le bas de la ville et le haut des quartiers les plus beaux, évitant ainsi aux piétons bien des fatigues. C'est un véritable festival de couleurs, entre les murs peints de couleurs vives et les fleurs qui débordent des balcons. Marie est attirée par le musée à ciel ouvert, au cerro Bellavista, où les artistes-peintres rivalisent de créativité. Un vieil homme est en train de peindre les marches d'un escalier d'une marine éclatante, dans un style figuratif plus vrai que nature. Les barques semblent flotter sur l'océan et les mouettes blanches se dessinent sur un ciel azuré. Plus loin, des bancs en demi-lune recouverts de mosaïques invitent au repos. Les lampadaires aussi sont tapissés de mosaïques aux couleurs vives. Ailleurs, ce sont des tags plus ou moins réussis. Les chats et les chiens cohabitent. Un persan gris est allongé sur le rebord d'une fenêtre, se fondant avec le gris des volets et de la grille. Il ne daigne même pas bouger lorsque Marie le prend en photo. Le quartier dégage beaucoup de charme et les touristes sont très nombreux ici. En revenant vers l'hôtel, Marie aperçoit une enseigne “Kfe Havana Club”. Depuis son arrivée en Amérique du Sud elle n'a bu que du café en poudre! Ici, peut-être va-t'elle pouvoir déguster un bon café! Ramon le cubain l'accueille gentiment et lui sert un véritable expresso. Quel régal! Il lui parle de sa femme et de ses enfants laissés à Cuba et son souhait le plus cher c'est de visiter Paris un jour. L'hôtel est ancien. C'est un grand bâtiment à étage où les chambres et les dortoirs se répartissent de chaque côté d'un large couloir moquetté. Une cuisine équipée bien propre est à la disposition des clients. Deux ordinateurs gratuits d'accès meublent le grand salon. Une vieille machine à coudre Singer décore la pièce aux côtés d'un écran télé dernier cri. Des canapés usés invitent au repos dans le coin lecture. Satisfaite de cette première journée, Marie va cuisiner des fèves aux lardons, le tout arrosé d'un bon vin chilien “El Gato” (le chat). COQUIMBO Encore toute bouleversée par sa découverte, Marie continue son trajet vers le Nord, vers la ville natale de sa fille, Coquimbo. Des vignes et des champs d'oliviers s'étendent à perte de vue au départ de Valparaiso, dans la vaste plaine s'étalant entre le Pacifique et la Cordillère. Puis le paysage devient plus aride et la panaméricaine longe l'océan sur plus de trois cents kilomètres, surplombant de magnifiques criques. Les roches rouges, riches en cuivre et recouvertes de cactus, se détachent sur un ciel sans nuages. Il fait de plus en plus chaud et les tongs ont remplacé les chaussures de randonnée. Son sac à dos s'est allégé au fur et à mesure du voyage, surtout à Chaiten où Marie a offert la moitié de ses vêtements à Carla, toute heureuse de recevoir des “marques” françaises. Le bonnet a laissé place à la casquette et les lunettes de soleil sont vraiment indispensables. La climatisation du bus fonctionne à plein régime et les postes de télévision projettent leur DVD sous les yeux attentifs des voyageurs, tantôt en espagnol, tantôt en anglais mais sous-titrés. Marie ne s'assied plus au premier rang, plutôt au milieu ou au fond, depuis qu'un bus de la même compagnie a fait quatorze victimes au sud de Santiago. Elle a vu les images dans sa chambre le soir et, croyant aux signes, elle est devenue prudente. En Amérique du Sud les habitants sont friands de faits divers qui sont repassés en boucle sur les diverses chaînes avec des témoignages plus émouvants les uns que les autres. Ajoutez à cela les Novelas, ces feuilletons romantiques à l'eau de rose, il ne reste pas grand chose à regarder, à part les émissions de cuisine qui, comme en France, ont un réel succès. Coquimbo, petit port de pêche situé à une dizaine de kilomètres au sud de la Serena, capitale de la région, est en vue. Cette ville est abritée par une baie et s'arrondit au pied des collines, ce qui en fait un lieu tranquille et charmant, loin du tumulte de la grande ville touristique. Marie, comme à l'habitude, part à la recherche d'un hôtel en cette fin de journée. Elle ne réserve jamais à l'avance, préférant voir sur place la situation et le confort. Tout près du terminal de bus, dans une rue parallèle, elle trouve un apart-hôtel bien tenu. Elle restera là une bonne semaine pour se reposer et digérer les milliers de kilomètres parcourus. Idéal. La touriste va enfin se poser en vacancière. Le lendemain matin ses pas la guident vers le port de pêche animé. De gros palans lèvent les filets pleins de calamars et de thons qui viennent se déverser à même le quai. Les pêcheurs pèsent et découpent leur butin, rejetant les viscères à l'eau, festin attendu des pélicans et des lions de mer, habitués à recevoir cette manne providentielle. Les grosses têtes de chats à longues moustaches n'ont qu'à ouvrir leur gueule pour engloutir, encore chauds et sanguinolents, les rejets de la pêche. Le vol pataud des pélicans plongeant depuis le quai ne les effraie même pas. Les marchands et les restaurateurs négocient avec les patrons pêcheurs. Chacun semble y trouver son compte et le quai se vide peu à peu, laissant les lions de mer et les pélicans repus jusqu'au lendemain. Les mouettes mangent les miettes en virevoltant au-dessus des barques. Près du terminal pesquero une multitude de restaurants proposent leurs spécialités. Les passants peuvent grignoter à toute heure les crustacés préparés à l'avance et présentés dans des bols en plastique transparent. Moules, crevettes, calamars baignent dans un jus épicé et une odeur de pêche fraîche s'exhale des étals. Chez Juanito, chez Rosa, chez Don Jose. Chaque stand porte le nom de son propriétaire et des tables recouvertes de tissu coloré invitent à la dégustation. Evacuation tsunami. De grosses flèches jaunes indiquent au sol la direction à prendre en cas de raz-de-marée. Marie emprunte l'escalier en zigzag qui grimpe jusqu'au sommet de la colline où se dresse une immense croix en béton, la Croix du 3ème Millénaire. Les hibiscus, les lantanas et les strélitzias débordent des jardins et des géraniums géants et abondamment fleuris retombent en cascade le long des murets. A chaque halte, Marie se retourne pour profiter de la vue sur le petit port; au loin, les sommets enneigés de la cordillère, véritable décor de carte postale. Au Chili, les chiens sont rois. On les trouve partout, seuls ou en bande, même dans les terminaux de bus; ils font partie du paysage et surtout, ils ne sont pas agressifs et aboient rarement. Curieux, ils accompagnent les touristes ou les précèdent pour leur indiquer le chemin. Au pied de la croix un groupe de touristes chiliens pénètre dans la chapelle moderne. Mariage du bois et du béton, statues religieuses, autel épuré, odeur de cierges, recueillement. Le jour suivant Marie décide de grimper jusqu'à la Mosquée récemment construite et parrainée par le roi Mohammed VI pour la paix dans le monde. C'est la seule mosquée du pays, ce pays largement catholique. Trouvant cette construction pour le moins incongrue dans ce paysage et surtout inutile car il n'y a pas de musulmans ici, Marie ne peut s'empêcher de repenser à sa fille et à ses nombreux voyages au Maroc. Les drapeaux chilien et marocain flottent au vent, les voûtes au style mauresque et les mosaïques vertes et blanches ne sont pas sans lui rappeler un petit air de déjà vu. L'Orient et l'Occident cohabitent sous le regard tolérant des coquimbiens. Le sentier redescend, bordé de bananiers, de palmiers et de cannas. Les habitants croisés la renvoient aux origines de sa fille. Il y a peut-être ici des parents, des gens qui l'ont vu naître, qui ont connu sa mère et, inconsciemment, Marie leur trouve une certaine ressemblance. Une fête foraine est installée sur la Costanera. Les manèges, chenilles et auto-tamponneuses attirent les familles entières. Les bambins se promènent aux bras de leurs parents, une énorme glace en main. Les vendeurs de pop corn, glaces et sodas font recette. Les chiliens sont gourmands et heureux de profiter de ces moments de fête en famille. Cette ambiance bon enfant renvoie Marie à sa jeunesse, aux fêtes votives et à la joie de s'amuser sans souci du lendemain. C'est à Coquimbo que Marie prendra son premier bain dans l'océan glacé malgré la chaleur extérieure. Elle préfèrera lézarder, allongée sur la plage de sable gris et rêver à d'autres mers plus chaudes qu'elle a connues par le passé, au Kerala par exemple. La ville n'avait plus d'inconnu pour Marie. Elle avait déjà ses repères quotidiens : le cyber café d'où elle pouvait consulter sa messagerie et envoyer des mails, le supermarché Unimarc où elle faisait ses courses et mangeait parfois à la cafétéria, la Place des Armes qui se préparait à recevoir le gigantesque arbre de Noël enguirlandé, le port et le marché aux poissons, la plage et le jardin public ombragé où elle aimait venir lire les après-midi. Elle se verrait bien vivre ici à trente degrés de latitude sud, sans hiver rigoureux, sans trop de pluie, juste ce qu'il faut pour alimenter les réserves d'eau. Elle se sentait devenir à moitié chilienne par la pensée mais complètement par le coeur. Une excursion à Vicuna, village natal de Gabriela Mistral va permettre à Marie de découvrir la vallée de l'Esqui, ses vignobles taillés hauts comme des treilles, ses paysages à couper le souffle et l'authenticité de l'arrière-pays avec ses maisons en adobe. La tour Bauer a quelque chose de la Tour Eiffel de par sa forme pyramidale, excepté son clocher cubique crénelé et ses murs recouverts de bois. Elle abrite la mairie et l'office du tourisme. Elle apprendra que le pisco sour, cette boisson alcoolisée si typique, se fabrique dans cette région, gardant jalousement son secret. Au loin, les cerros enneigés culminent à plus de cinq mille mètres. Marie avait visité la maison natale de Pablo Neruda à Valparaiso, ici, la visite de la maison de son amie Gabriela, première femme d'Amérique latine à recevoir le prix Nobel de Littérature, l'émeut par-dessus tout. Marie se recueille sur sa tombe à Monte Grande et se promet de lire son oeuvre. LE DESERT D'ATACAMA Copiapo, Caldera, Chanaral, Antofagasta, autant de villes et d'arrêts dans ce Chili du Nord que Marie découvre pour la première fois. Les ports exportant les minerais de cuivre et le salpêtre, la pampa, le tropique du Capricorne, les cactus, les lamas, la sècheresse et une oasis accueillante, perdue dans le désert : San Pedro de Atacama. Sur la place, devant l'église, une fanfare joue et Monsieur le Maire fait un discours. Foule colorée, drapeau atacamène aux couleurs de l'arc-en-ciel, visages burinés, costumes traditionnels. Ici les touristes sont dans le typique. Le petit village d'adobe fourmille de touristes. Marie est fatiguée, ses chevilles sont enflées, son coeur bat trop fort et son crâne va exploser. Est-ce dû à l'altitude, à la chaleur ou au rythme élevé de son voyage? Quelques jours de repos dans un hôtel bien calme vont lui faire du bien. C'est à l'hôtel Cruz d'Atacama qu'elle trouve son bonheur. Situé à l'écart du village, peu fréquenté, cet endroit va lui permettre de se ressourcer. Elle repense à ses précédents arrêts. Antofagasta et la Portada, cette arche naturelle creusée par les vagues dans la roche calcaire, sa place des Armes aux bougainvilliers multicolores et aux quatre fontaines si romantiques, la crèche qui ornait déjà l'Eglise San Francisco, les balades sur les quais où se dresse une immense sculpture de cuivre et les petites plages bondées de monde. Caldera, petit port de pêche non loin de la célèbre Baie des Anglais, avec son église de bois fraîchement repeinte et son monument en hommage à Cousteau, son hôtel Pucara si accueillant. Copiapo, ville sans intérêt si ce n'est son musée minéralogique rempli de trésors. Tous ces souvenirs lui reviennent en mémoire et se bousculent dans sa tête. Ne rien faire, s'allonger sur la chaise longue et boire beaucoup d'eau. Son corps lui rappelle qu'elle aura bientôt soixante deux ans et qu'il serait temps qu'elle apprenne à le ménager. Elle se sent jeune dans son esprit et ce décalage lui déplaît. Un peu de sophrologie, quelques techniques de récupération et tout va rentrer dans l'ordre. Effectivement, le lendemain Marie arpente les rues poussiéreuses de la ville en direction de l'église. Hier, il y avait trop de monde pour s'approcher de cette église qu'elle a déjà peinte en aquarelle d'après photo. Eclatante de blancheur sous le soleil de midi, entourée d'une clôture de briques de terre et de paille séchée, elle-même peinte en blanc, son arcade au linteau surmonté de trois pics au travers de laquelle on aperçoit la porte de bois bleue, entr'ouverte. Le toit de terre et de chaume brun et, à droite, le clocher cubique surmonté d'une croix de travers. Encore plus beau en vrai, pense Marie. Elle pénètre à l'intérieur sombre et frais. La charpente de bois de cactus ressemble à un navire à l'envers. Saint Pierre et la Vierge Marie se côtoient et scintillent sous les cierges allumés. Recueillement, prières, silence. Plus loin, Marie emprunte le passage entre la place et ses vieux caroubiers et le cimetière, où se dresse le marché artisanal très coloré. Des tissages aux motifs incas, des pulls en alpaga, des poteries, des aguachos (carrés de laine tissée aux couleurs vives servant à porter les bébés dans le dos), des souvenirs fabriqués dans la Bolivie voisine, beaucoup plus pauvre. Marie s'arrête devant la boutique d'un potier qui fabrique des ocarinas. Elle l'observe remplissant les moules d'une boule d'argile et trouant l'objet avec adresse et précision pour en faire sortir les notes si harmonieuses. Alfaro est un artiste, après cuisson au four à haute température, ces ocarinas partent comme des petits pains. C'est ici, dans ce marché, que Marie va rencontrer un couple de grenoblois extraordinaire, Christophe et Fabienne, des routards atypiques et courageux. Christophe est paraplégique. Elle aura l'occasion de sympathiser et de partager avec eux quelques moments dits existentiels. Le cimetière, comme tous les cimetières de l'altiplano, est accueillant. Chaque tombe est fleurie d'une couronne de fleurs en papier crépon aux tons brûlés par le soleil. Il fait sec et chaud. Au loin, le volcan Licancabur se dresse majestueusement et veille sur les morts. Le lendemain matin Marie loue un vélo tout terrain et part visiter le Pukara de Quitor et la Gorge du Diable . Dans son sac à dos, de l'eau, des fruits secs et des biscuits, indispensables pour de tels efforts. Elle reprend la route internationale sur trois kilomètres avant de tourner à droite sur un sentier sablonneux qui serpente vers la forteresse inca construite au XIIe siècle. Elle laisse son vélo à l'entrée du site protégé et commence l'ascension des ruines. Elle imagine sans mal la vie d'ici autrefois, paisible, agricole, familiale, rituelle, avant l'arrivée des conquistadores au XVIe siècle et les massacres qui ont suivi. Marie se sent l'âme d'une indienne. Déjà, petite, quand son frère l'obligeait à jouer aux cowboys et aux indiens, elle s'attribuait d'office le rôle d'indien. Elle voue une admiration à la nature et déteste les armes à feu. Les envahisseurs catholiques ont forcé ces habitants à croire et à pratiquer une religion tellement éloignée de la leur qu'ils en ont gardé une peur superstitieuse, mêlant cette nouvelle croyance à leurs rites ancestraux dédiés au Soleil et à la Pachamama. Du sommet de la cité antique dont il ne reste que des blocs de pierre, Marie peut admirer la vaste oasis verdoyante qui s'étale dans la vallée. Quel contraste avec l'aridité environnante! Marie continue en pédalant vers la Gorge du Diable, passage étroit créé par l'érosion de la cordillère de sel. Le sentier longe des haies de bambous et d'arbrisseaux avant de traverser une large rivière au débit peu abondant et heureusement peu profonde. C'est à pied qu'elle franchit le gué en prenant soin de ne pas glisser. L'eau est fraîche, pure et invite à une pause à l'ombre des arbres. Le lendemain Marie partira pour trois jours en excursion en Bolivie, sur le Salar d'Uyuni, à plus de quatre mille cinq cents mètres d'altitude. Elle découvrira des paysages magiques, des lagunes Verte, Blanche, Colorée, qui doivent leur couleur aux algues et aux minéraux présents dans les eaux comme le borax, l'arsenic, le cuivre, le soufre. Elle sera émerveillée à la vue des flamants roses andins aux ailes noires pris dans les glaces, des volcans se reflétant dans les lagunes, des pierres sculptées par la force des vents, de la mer de sel s'étendant à perte de vue, rendant irréel le paysage, de la beauté de la nature à l'état pur.

ARICA Mi décembre Marie arrive à Arica, la ville la plus septentrionale du Chili. La France est paralysée par la neige. Ici, la température constante avoisine les vingt cinq degrés. Cela fait quatre ans que les habitants n'ont pas vu une goutte de pluie. Ville agréable située au bord de la mer, Marie décide de s'y reposer jusqu'à Noël. Le trek en Bolivie a été éprouvant à cause du mal des montagnes, de la poussière et du rythme accéléré du pilote sur les pistes sablonneuses. Cela a été pour elle l'équivalent du Dakar qui d'ailleurs sera accueilli dans la région en Janvier. Ensuite, elle a dû regagner de nuit Antofagasta avant de reprendre la seule route qui suit la côte. Arrêts repos à Tocopilla et à Iquique où elle a pu apprécier la rue Baquedano avec ses vieilles maisons coloniales datant de l'époque du salpêtre, aux teintes pastels et semblant sorties d'un western. C'est là, dans un petit restaurant en terrasse, qu'elle a commandé un gratin de fruits de mer dont elle se souviendra longtemps, tellement il était bon. C'est dans la rue Sotomayor qu'elle s'installe à l'hôtel Jardin del Sol. C'est de loin le meilleur hébergement rapport qualité prix qu'elle trouve depuis bientôt deux mois. Marta, la réceptionniste l'accueille avec un large sourire et lui donne la meilleure chambre à l'étage. Des employées, chiffons et balais en mains, traquent le moindre grain de poussière. Au rez-de-chaussée, une petite cour remplie de plantes vertes abrite Tatiana, la tortue fétiche âgée de quarante ans. Elle est énorme et dort, la nuit, dans une petite maison en bois. Au fond, un local à la disposition des résidents, avec quatre ordinateurs et une vaste documentation sur la région. A l'étage, face à l'escalier, une cuisine équipée très lumineuse va permettre à Marie de se cuisiner de bons petits plats. Les chambres sont situées sur la gauche, dominant la cour, et bien exposées au soleil. Au fond, au-dessus du local informatique, une terrasse couverte avec fauteuils, tables et chaises longues. Les murs sont tapissés de treillis en bois peints en blanc. C'est ici que Marie fera son réveillon. Le centre ville est à deux cuadras seulement. Les magasins bondés de monde en cette période pré-festive, se trouvent de part et d'autre de la rue piétonne du 21 Mai. Ici, ça ressemble à la France, il y a des terrasses de cafés et de restaurants où l'on peut boire et manger à toute heure. Ce sont les vacances scolaires d'été et les familles déambulent joyeusement dans les rues, d'énormes glaces à la main. Plus bas, Marie arrive sur une place où est installée une vieille locomotive à vapeur allemande qui reliait autrefois Arica à la Paz en Bolivie. A côté, un bassin avec des jets d'eau où viennent boire et se baigner des centaines de mouettes. Des palmiers abritent des oiseaux noirs, très laids, qui chantent comme grognent les cochons. En remontant, elle aperçoit la Cathédrale Saint Marc au style gothique, peinte en jaune et blanc. C'est une oeuvre de Gustave Eiffel, les piliers et les arcades sont en fer forgé, de même que le bâtiment abritant le Centre des Arts. (en 1868, il y a eu un terrible tremblement de terre qui a tout détruit dans la ville) Arica est protégée par le Morro, célèbre colline qui vit la victoire des chiliens sur les péruviens lors de la guerre du Pacifique. Un Christ immense y est édifié côtoyant un musée de la guerre et d'antiques canons. De là-haut, Marie a un point de vue superbe sur la ville et sur les plages qui bordent l'océan. Sur une autre colline, moins haute, qui sert de refuge en cas de tsunami, est érigée une statue de la Vierge. Des marchands de fruits et de légumes stationnent aux angles des rues, proposant avocats, bananes, fraises, cerises, tomates à des prix très raisonnables. Marie fera ses courses au supermarché Santa Isabel et achètera à ces commerçants ambulants les meilleurs fruits et légumes de tout son voyage. Elle aura l'occasion de se baigner dans la piscine olympique, sa tentative en mer ayant été repoussée à cause des méduses. De longues promenades sur le port, le long des quais où quelques lions de mer paresseux guettent les restes jetés par les pêcheurs, le long des plages sablonneuses, sur l'ex île Alacran, lui permettent de se refaire une santé. L'air marin, le soleil, la basse altitude conviennent mieux à Marie que les montagnes. Entre montagnes et déserts, elle est arrivée au bout de ce qu'elle voulait : connaître tout le Chili, sur plus de cinq mille kilomètres. Son épine dorsale, la Cordillère des Andes et son ventre, le Pacifique. Elle comprend mieux à présent le caractère de sa fille, tantôt explosif comme les volcans, tantôt doux et charmeur comme la tendre Patagonie, tantôt fier comme l'Ile Chiloé.
Buenos Aires - Valparaíso: des chutes d'Iguazú au cœur des Andes, de la côte chilienne à l'Atacama English translation pending
by Kashtin · 2012-12-28 · 484 replies
Buenos Aires - Valparaíso. Des chutes d'Iguazu au cœur des Andes, de la côte chilienne à l'Atacama.

Pour ce troisième printemps austral en Argentine et au Chili, ce sont des noms porteurs de rêves anciens qui ont guidé notre itinéraire, tout comme Ushuaia, le Perito Moreno et le Fitz Roy l’avaient fait en 2010 : Iguazú et ses chutes, l’Aconcagua, Valparaíso... 1400 km séparent Buenos Aires de Puerto Iguazú. Nous avons pris un bus pour rejoindre l’extrême Nord-Est du pays, puis un avion d'Iguazú à Salta. De là, comme d’habitude, nous avons loué chez Argentina Excepción une petite berline – cette année une Chevrolet Agil – pour faire une boucle au sud en traversant les Andes au pied de l’immense et magnifique Aconcagua (6962 m), et redescendre sur Valparaíso, sa baie, son port et ses pirates, ses collines et ses fleurs… En remontant vers le nord, la côte chilienne était par endroits brumeuse ou noyée de pluie, le Pacifique glacial, les goélands marins dansaient dans les vagues écumantes, mais elle cachait aussi des criques de sable étincelant et des merveilles géologiques. L’aridité a peu à peu repris le dessus, nous avons rejoint le désert d’Atacama, San Pedro, l’altiplano, la puna… puis Salta, d’où nous nous sommes envolés pour Buenos Aires.

Je tiens cette année encore à remercier Krikri que j'avais mise à contribution pour nous dénicher de bonnes adresses et grâce à qui nous avons passé un excellent séjour à Valparaíso!

La version avec photos est visible ici: carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_152...



********************************

Pour plus de clarté, je suis l'exemple de Trois14, et donc fais un Index du carnet. Chaque lien renvoie à la page concernée lorsqu'on est connecté :

Buenos Aires. La Querencia, Puerto Madero, Recoleta Buenos Aires - Puerto Iguazú Chutes d'Iguazú(1), Garganta del Diablo, Paseo Superior Chutes d'Iguazú(2), Paseo Inferior, isla San Martin Chutes d'Iguaçu côté brésilien Iguaçu (Brésil), Parc des oiseaux De Salta à Villa Unión via San Carlos et Belén En route pour la Laguna Brava... Parc national de Talampaya Ischigualasto, « là où se pose la Lune » De San Agustin de Valle fértil à Barréal en passant par San Juan La route des Andes (1). De Barréal à Puente del inca La route des Andes (2). Parc provincial de l'Aconcagua De Puente del Inca à Valparaiso Valparaiso (1) Valparaiso (2) Valparaiso (3). Museo a cielo abierto La côte Pacifique (1). De Valparaiso à La Serena La côte Pacifique (2). De La Serena à Bahia Inglesa La côte Pacifique (3). De Bahia Inglesa à Taltal via le parc Pan de Azucar La côte Pacifique (4). De Taltal à San Pedro de Atacama via Antofagasta De San Pedro de Atacama à San Antonio de los Cobres via le Paso de Sico Tolar Grande De San Antonio de los Cobres à Salta. Museo de Arqueología de Alta Montaña Buenos Aires. Tigre, La Boca

Renseignements divers

********************************

Buenos Aires. La Querencia, Puerto Madero, Recoleta

Mardi 16 octobre

Le voyage a plutôt moyennement commencé… A Roissy, alors que je veux passer un texto à Loïc, impossible de trouver le portable. Je fouille partout, rien… En désespoir de cause, je m’adresse à un homme qui a l’air sympa et lui demande s'il veut bien appeler mon numéro pour que je l'entende sonner. Ça doit être assez comique, car nous avons ouvert les bagages à même le sol et j'ai l'oreille collée sur les vêtements tandis que lui, à côté, égrène régulièrement d’une voix forte le nombre de sonneries avant que le répondeur se déclenche: Une…, deux…, trois…, quatre!!! Mais il faut se résoudre à l’évidence, je l'ai bien oublié à Paris. Le taxi qu'on avait commandé est arrivé avec un quart d'heure d'avance et a envoyé un sms pour prévenir, j'ai sorti le portable de mon sac, lui ai répondu et... dans la précipitation j'ai dû le reposer sur une table!...

Mercredi 17

Le vol a duré dix-sept heures au lieu de treize heures trente-cinq. Une fois au-dessus de Buenos Aires (14 °C et de la pluie!), l'avion a tourné, tourné, tourné... L'atterrissage était prévu à 8 h 5, puis à 8 h 15, mais dix minutes plus tard on est remontés à 3000 mètres et on y est restés jusqu'à l'annonce du commandant de bord disant que les orages au-dessus de Buenos Aires nous obligeaient à aller nous poser à Montevideo, en Uruguay. En fait, le 777 ne pouvait de toute façon ni atterrir à cause des orages ni rester en vol parce que les réservoirs étaient presque vides. Je préférais très nettement ça, je me faisais tout un film avec le train d'atterrissage qui était peut-être bloqué... ;-)

De retour à EZE – l’aéroport international de Buenos Aires – à 11 h 35, le remis n'est évidemment plus là. On attend encore et encore, étant quasi certains que Yann s'est tenu au courant et aura fait le nécessaire. C'est bien le cas. Le chauffeur revient vers 1 h 15 mais réclame ensuite deux fois la course – ce qui en somme est normal puisqu’il a fait un aller-retour pour rien; un remis est un taxi privé que rien ne distingue des autres voitures, il travaille au forfait et ne peut embarquer d’autres personnes que celles convenues au départ. A cela s'ajoutent les quarts d'heure d'attente supplémentaires au-delà de l'heure prévue avant qu'il ne se soit décidé à repartir, et la note monte à 380 pesos – aussi cher que pour faire Paris - Roissy. A La Querencia, Yann discute âprement et arrive à faire baisser le prix à 320 pesos.

Second petit accroc, la souris du Netbook a disparu du sac de voyage entre Paris et Buenos Aires. Le bagage cabine étant plein, je l'ai posée sur le dessus du sac alors qu'il n'avait pas de cadenas, une habitude prise sur les vols à destination des Etats-Unis où l’on doit tout laisser ouvert ou avoir un cadenas TSA.

On est très contents de revoir Yann, on discute longuement avec lui l'après-midi en buvant du thé, de tout, du bébé à venir, de ses travaux très réussis, de notre travail, de la situation en Argentine, de Cristina Kirchner, etc. On retrouve aussi la grande chambre en duplex si agréable de l'an dernier avec Val et Guy, et les patios fleuris. Et le soir, les pizzas chez le traiteur voisin et sa « gata » (sa chatte), qui nous reconnaît et tient avec un enthousiasme aussi débordant que l'an dernier à transformer nos bas de pantalons en bonnets de hussards!

Jeudi 18

Quand on est à BsAs, nos pas nous mènent invariablement vers San Telmo et son mercado couvert, quel que soit notre planning, aujourd'hui comme hier et comme demain sans doute; en l'occurrence, Yann nous ayant indiqué un magasin sur Carlos Calvo pour racheter une souris, de l'autre côté de l'avenida 9 de Julio, nous ne pouvons faire autrement que de prendre la rue Carlos Calvo en direction de... San Telmo. D'autant que nous voulons aussi rejoindre Puerto Madero, ancien port de BsAs devenu rapidement obsolète après sa construction et laissé des décennies à l'abandon avant sa remise à neuf et sa transformation en quartier branché et hors de prix. Mais il est très sympa, surtout sous le soleil, traversé par le río de la Plata qui charrie une terre ocre généreusement amenée par les ríos Parana et Uruguay.



Pas de chance, au terminal de bus où nous allons chercher nos billets pour Puerto Iguazú, tout est complet en « tutto letto » avec Via Bariloche ou en « suite ejécutivo » (les deux catégories ont des sièges inclinables à 180°) avec Crucero del Norte. Seule cette dernière compagnie a encore des sièges camas (à 160°) pour le 19, côte à côte et au milieu du bus.

Ensuite, toujours à pied, nous voilà repartis pour le cimetière de Recoleta, ou cimetière de toutes les démesures si l'on excepte sa taille, que l'on n'avait jamais visité au cours de nos précédents séjours. Ici sont enterrés généraux, politiques, grands bourgeois, intellectuels et artistes, dans des mausolées dominés par des anges, des archanges et des vierges de tous les âges et de toutes les tailles.



Le marbre noir ou rose côtoie le béton envahi par de délicates guirlandes de plantes grimpantes ou de fleurs sauvages.

Par les portes, la plupart du temps vitrées, on aperçoit à l’intérieur deux cercueils, l'un au-dessus de l'autre, et à droite un escalier qui descend dans la froideur, le silence et la pénombre de la terre. Une grille, souvent ouvragée, permet de distinguer, lorsqu'un rayon de soleil se glisse au travers, l'empilement des morts dans leurs boîtes luxueuses... Le dernier arrivé prend la place du cercueil qui est en haut et fait descendre au sous-sol le cercueil du bas. Dehors, le ciel est bleu, les promeneurs défilent à la recherche de la tombe d'Eva Perón, les chats au poil en bataille roulent des mécaniques, la vie poursuit son cours...

Nous quittons le cimetière et ses quatre mille tombes – dont près d’une centaine classées monuments historiques. Parmi elles on trouve de tout, du kitchissime, avec souvent un brin de mégalomanie, mais aussi de très belles choses. Encore une bonne marche pour rejoindre le métro à Callao; changement à Catedral, linea E, sortie à Independencia, et à 16 heures nous avons rejoint nos pénates.

Croisière Ruby Princess Rome - Venise le 29 juin 2013 English translation pending
by Mike4ever · 2012-12-27 · 19 replies
Bonjour,

Ça y est: notre croisière est réservée.

J'ai voyagé précédemment avec Carnival, mais c'est une première avec le Princess.

Notre avion arrivera à midi heure de Rome. Notre embarquement doit être fait pour 16h. Est-il possible de voir la fontaine Trévi et le Colisée rapidement avant notre embarquement?

Ensuite, avez-vous des conseils pour le choix des activités? Est-ce que certains ports d'escale sont plus propices à faire des activités par nous-mêmes plutôt que de prendre celles du bateau?

Voici notre itinéraire: Départ de Rome Naples (Capri/Pompéi) Santorin Kusadasi Mykonos Athènes Katakolon Corfou Dubrovnik Venise

Enfin, nous passerons 2 journées après la croisière à Venise. Puisque le bateau nous permet de visiter Venise une journée et que nous y serons pour 2 jours de plus, y a-t-il des coins de Venise à ne pas manquer? Est-il profitable de prendre le train pour se rendre à Pise?

Nous serons sur le pont 14. Y a-t-il une vue ouverte sur ce pont ou bien faut-il monter au pont 15 pour voir le ciel.

Merci d'avance pour vos conseils.
Du Nouveau-Mexique à la Louisiane en trente jours à l'été 2013 English translation pending
by Arnho · 2012-12-24 · 37 replies
Bonjour les forumeurs et meuses,

Après une boucle Denver-Denver en 2009, une boucle Las Vegas-Las Vegas en 2010, après un large tour de l’Est états-uniens en 2011, Hawaii en 2012 puis la Floride il y a quelques semaines, nous voici partis pour un trip Albuquerque - La Nouvelle Orleans l’été prochain.

L’idée est de prolonger vers le sud nos deux premiers périples, et de faire un lien virtuel entre nos précédents voyages, le compte rendu de Max68 nous ayant donné définitivement envie de visiter le Nouveau – Mexique (merci aussi à lui pour la pré-validation de notre parcours).

Les billets d’avions sont déjà dans la fouille, départ le vendredi 21 juin, retour le dimanche 21 juillet soit 30 jours sur place. Je vous soumets donc notre projet, toutes les suggestions seront les bienvenues… au plaisir de vous lire !

J1 : Décollage de Roissy à 13h50 atterrissage à Albuquerque à 19h00 J2 : d'Albuquerque à Chinle. Visite d'Albuquerque, Canyon de Chelly: rando White House J3 : de Chinle à Farmington. Canyon de Chelly, Shiprock Pinnacle J4 : Bisti Badlands, possibilité couché de soleil à Angel Peak J5 : Ah Shi Sle Pah (tôt le matin), Chaco Culture NHP J6 : de Farmington à Santa Fe. Vereda Canyon: Aztec Arch, Aztec Ruins J7: visite de Santa Fe, canyon road, Ranchos de Taos, Taos, Las Trampas, Truchas J8: White Rock: Bandelier NM, Los Alamos, Valle Calderia J9: Tent Rocks (tôt le matin), Ojito Wilderness J10 : de Santa Fe à Alamogordo. Ruidoso (Lincoln Forest), White Sands NM en fin de journée J11 : de Alamogordo à Alpine. White Sands NM tôt le matin J12 : Big Bend NP J13 : d'Alpine à San Antonio J14 : visite de San Antonio et Fête Nationale (parade + feu d'artifice) J15 : de San Antonio à Bandera J16 : journée dans un Ranch J17 : de Bandera à Rockport. Visite de Corpus Christi J18 : journée plage à Rockport Beach J19 : de Rockport à Houston. Visite de Houston J20 : de Houston à Gavelston. NASA Space Center Houston J21 : journée plage à Galveston Beach J22 : de Gavelston à Lafayette en passsant par le bac de Galveston. Visite de Lafayette J23 : St Martinville, balade sur le lac Martin avec Norbert Leblanc J24 : de Lafayette à Natchez par le Mississippi River Trail. Randos dans un des wildlife management area du secteur J25 : de Natchez à Baton Rouge. Visite de Baton Rouge J26 : de Baton Rouge à Houma. Oak Alley plantation J27 : Bayou Teche National Wildlife J28: de Houma à la Nouvelle Orléans. Visite de la Nouvelle Orléans J29 : visite de la Nouvelle Orléans J30 : décollage à 16h30. Atterrissage à Paris à 11h le lendemain, dimanche 21 juillet.

la carte est ici
Lanzarote: retour d'un séjour photographique de quatorze jours English translation pending
by Jip26 · 2012-12-10 · 37 replies
Bonjour à tous,

Je reviens d’un séjour photographique de 15 jours à Lanzarote.

But du jeu : sillonner toutes les routes pour la photographie et la rencontre des gens et des lieux.

Je suis resté quatorze jours sur place et j’ai sillonné toute l’île de 8h30 du matin à 18 h30.

Je vous conseille de prendre le temps, d’éviter les cars touristiques, de rester sur l’île deux semaines si vous désirez prendre le temps de découvrir tous les lieux indiqués.

Je vous déconseille la haute saison et la période des vacances scolaires, mais on n'a pas toujours le choix !

Voici quelques bons plans totalement désintéressés. Je n’ai aucun lien commercial avec l’un ou l’autre organisme.

J'ai fui quelques lieux que j'estimais peu intéressants comme Playa Blanca (à déconseiller aussi comme lieu de séjour) ou même Costa Teguise (je recommande pourtant ce deuxième lieu comme simple lieu de séjour).

L'anglais est un petit atout si vous ne connaissez pas l'espagnol.

Seul regret : j'ai des amis allemands, mais là-bas comme dans les Canaries, c'est l'invasion allemande et un peu anglaise ! Un peu dérangeant.

• Je vous conseille de loger à Costa Teguise ou dans le centre de l’île. Ainsi les trajets seront réduits pour vos déplacements.

• Je vous conseille une formule de logement sans les repas. Il y a des formules appart-hôtel très intéressantes.

• Je vous conseille de louer une voiture pendant votre séjour (Payless à l’aéroport et Payless à Costa Teguise est une formule très intéressante : celui de Costa Teguise est tenu par un belge très sympathique). J'ai personnellement loué une voiture 13 jours et j'ai sillonné quasiment toute l'île en revenant chaque soir à Costa Teguise.

• Je vous recommande trois restaurants sur le plan rapport qualité/prix : Amanecer à Arrieta, Casa Torrano à El Golfo, El Pescador à Playa Quemada.

• Je vous recommande de voir les lieux suivants en première position :

- Le Jardin des Cactus - La ville de Teguise - La Fondation Manrique - Faire toute la route des vins entre Mozaga et Uga dans les deux sens (LZ 30) - Faire toute la route entre Teguise et Haria dans les deux sens (LZ 10) - Caleta de Famara - Los Hervideros - Lago de Los Clicos - Musée agricole El Patio - La route du Parc Timanfaya entre Mancha Blanca et la LZ 30 (dans les deux sens) - La route entre Mancha Blanca et Yaiza (dans les deux sens). - Cueva de Los Verdes - Le parc volcanique de Timanfaya

• En deuxième position je vous recommande vivement les lieux suivants :

- Papagayo - Orzola - Jameo del Agua - Salinas de Janubio - Haria - Mirador del Rio - Yaiza - Route de Las Casitas de Femes jusqu’ à Femes - Promenade à pied jusqu’au cratère du Cuerbo. - Centro de Visitantes.

• En troisième position je vous recommande les lieux suivants :

- Ermita de Los Dolores - Musée d’art contemporain à Arrecife. - Casa Museo de Campesino - El Golfo - Playa Quemada - La Vegueta - Maguez

Voilà, j'ai voulu vous offrir ce compte rendu très rapide et je répondrai à vos questions dans la mesure de mes moyens.

Plein de choses à dire, mais je n'ai pas voulu vous encombrer.
Février 2012: Lanzarote entre farniente et volcans English translation pending
by Bluequark · 2012-11-08 · 40 replies
Cette année, pour diverses raisons, les enfants ne souhaitaient pas aller à la neige pendant les vacances de février. Leur père leur a vendu un nouveau type de vacances, encore inconnu de notre famille : séjour dans une destination où il fait assez chaud pour se baigner, dans un hôtel où l'on peut avoir accès à différentes types d'activités style tennis et mini-golf. Mmmm, pas vraiment sur que cela me plaise... mais comme je leur ai prévu un programme avec quelques randos l'été suivant, il faut bien que chacun fasse des efforts.

Subrepticement, j'ai dévoyé, en partie seulement, le concept en suggérant que ce serait quand même bien de retenir un endroit où l'on puisse aussi faire quelques visites et balades. Après quelques hésitations, notre choix s'est porté sur Lanzarote. J'avais découvert Lanzerote grâce au carnet de Marie et m'étais aperçue par la même occasion que Les Canaries ne se résumait pas à la plage et aux barres bétonnées. Lanzarote a pour elle d'offrir de somptueux paysages volcaniques – 300 cratères sur un territoire plus petit qu'un département – avec de jolis villages blancs aux volets verts. C'est aussi un destination culturelle et artistique avec les œuvres de Manrique. Enfant de l'île revenu au bercail après avoir connu le succès international, il a parsemé l’île de ces œuvres : maison construite dans un champ de lave, mobiles qui ornent les ronds-points, promontoire, restaurant, musée... Bref, depuis que j'avais lu le carnet de Marie, je rêvais d'aller à Lanzarote. Voilà donc la destination qui permettait de concilier les envies des uns et des autres.

Pour rester dans l'idée du concept de départ, nous avons, après avoir épluché les avis sur Internet, réservé une semaine à Costa Teguise au Grand Mélias Salinas, dont l'architecte n'est pas moins que le fameux Manrique. Disons le tout de suite, même si le cadre est fort joli avec un grand jardin intérieur et s'il reste fort correct, l'hôtel n'est pas à la hauteur de ces X étoiles et du prix payé : chambres un peu défraîchies mais surtout service de qualité médiocre (pour ce genre d’hôtels, j'entends). Mais enfin, avec le piscine – bien fraîche au mois de février – le tennis et le minigolf, les enfants étaient contents. C’est déjà ça. Le buffet du petit-déjeuner était aussi très complet et bon. Personnellement, à tout prendre je préfère de loin louer un gîte qui, outre le prix moins élevé, permet une plus grande autonomie.





Sur place, nous avons adopté un rythme cool : levé tardif, petit-déjeuner à la limite de l'heure autorisée suivi de wifi et autres joyeusetés ce n'est qu'en fin de matinée que nous commencions à nous activer vraiment. Un peu frustrant, mais cela faisait partie du deal.

J1 - Trajet Paris-Madrid J2 - Arrivée à Arrecife J3 - Teguise et Fondation Manrique J4 -El Frisco et le nord de l’île (trajet rouge) J5 - Cuerva de Los Verdes et Jameos del Agua J6 - Parc national de Timanfaya - Yaza - Salinas de Janubios - Piscines Naturelles et Geria (trajet bleu) J7 - Montana Blanca -El Golfo - Los Hervideros - Salinas de Janubio (trajet vert) J8 - Hôtel J9 -Jardin de cactus- Promenade en chameaux – Avion pour Madrid. J10 - Arrivée Paris



Maintenant place au récit.
Martine et Dédé à Hawaï (5 au 26 septembre 2012) English translation pending
by Marcalamar · 2012-10-31 · 17 replies
Bonjour 🙂 Mon mari et moi venons de rentrer de 3 semaines inoubliables à Hawaii (du 5 au 26 septembre 2012). Ne disposant pas de davantage de temps nous avons choisi de ne pas visiter Oahu (la plus moderne de l'archipel) pour rester un peu plus longtemps sur Big Island (8 nuits), Maui (5 nuits ) et Kauai (6 nuits). Nous avons eu beau temps malgré quelques averses

Les avions: Vols internationaux: Pour gagner quelques miles avec la carte Flying blue, nous avons voyagé avec Air France et sa Sky Team en passant par Amsterdam (avions de Air France, de KLM et de Delta Airlines ) : 2420 euros pour 2 personnes (billets achetés en décembre). Nous avons pris un billet de bout en bout avec la même compagnie pour minimiser les risques de rester sur le carreau avec les correspondances en cas de retard d'avion et je pense que c'est vraiment une bonne précaution . Nous avons fait Marseille-Amsterdam-Los Angeles-Kona pour l'aller et Lihue-Los Angeles-Paris-Marseille pour le retour ( avec 11 h de transit et récupération des bagages à L A) Bien meilleure présence des hôtesses de KLM pour le vol Amsterdam-Los Angeles que celles de Air France pour le Los Angeles-Paris en 380. Quant à Delta ils proposent même d'acheter les écouteurs pour leur écran collectif (2 dollars) et offrent juste deux petits sachets de biscuits et une boisson pour 5 h de vol !!! Nous avons stressé jusqu'au départ d'Amsterdam car les horaires ont été changés après l'achat du billet et le transit avait été réduit à 55 mn à Amsterdam mais en parlant de notre connection courte au personnel de sol d'Amsterdam, nous avons été dirigés vers une file rapide à l'immigration ce qui nous a permis d'avoir notre avion pour L A (après avoir couru comme des dératés dans leurs immenses couloirs )et à L A aussi, à l'immigration nous sommes tombés sur du personnel compréhensif qui nous a mis dans une file moins importante car nous avions aussi une connection courte et notre avion avait du retard Vols interiles: Nous avons réservé les vols auprès d'Hawaiian Airlines par internet avec notre carte bancaire française (contrairement à ce qu'on peut lire sur leur site). Aucun souci pour la réservation mais multiples changements d'horaire et un itineraire complètement incoherent sur le net jusqu'au jour du départ avec bien sûr aucune réponse aux mails envoyés à la compagnie. D'où nouveau stress mais en fait tout était OK arrivés là bas Nous avons volé avec eux sur les tronçons Kona-Kahului puis Kahului-Lihue pour 426 $ pour 2 personnes. Ils offrent des cartes de l'ile très complètes pendant le vol pour ceux qui le désirent Les voitures: Réservées aussi par internet auprès de Hertz Les hébergements: Réservés longtemps à l'avance car nous voulions loger en B&B et comme ils proposent souvent peu de chambre ils sont donc rapidement complets L'hébergement reste cher même en B&B (sélection faite en lisant les retours des forums et de Tripadvisor) Nous avions prévu plusieurs hébergements sur chaque ile pour limiter les kms et nous n'avons rencontré que des hôtes extrêmement sympathiques et plein d'excellents conseils La plongée Bonne ambiance, très bonne sécurité et matériel au top pour les trois clubs qui nous ont fait plonger. André ne parlant pas anglais et ne comprenant pas un mot au briefing pré plongée les moniteurs sont restés près de lui lors des plongées. Programmation des plongées impérativement après ou à distance (24h) des vols et des activités en altitude

BIG ISLAND : arrivée à 16h 42 pour 8 nuits

8 jours de location de 4x4 pour 474 euros, 230 $ d'essence et 1800 km parcourus Nous avions loué un 4x4 afin de pouvoir grimper au sommet du Mauna Kea. Vues la consommation et la difference de prix pour cette sorte de véhicule, je pense que nous aurions pu louer une petite voiture pour les 8 jours et relouer un 4x4 juste pour aller au volcan

BELLEVUE KONA à CAPTAIN COOK (4 nuits) : 95 $ la nuit (plus les taxes) Une chambre immense avec tapis, fauteuil et canapé, une grande cuisine complète avec possibilité de cuisiner et un frigo rempli pour le petit dej, des fruits du jardin dans un panier, une grande terrasse avec une vue magnifique sur la mer, un superbe jardin rempli d'oiseaux, un magasin d'alimentation et plats cuisinés à 5mn et une hôtesse gentille au possible qui parle français

J1 Kealakakua Bay (matin): Mon coup de coeur pour BI. Nous avons loué le kayak au port de Kealakekua bay park au bout de la Napoopoo road (65 $). Traversée tranquille d'une petite demie heure accompagnés par les dauphins pour aller faire du snorkelling au pied du monument dédié au Captain cook (beaux poissons, beaux coraux) Visite du Nord jusqu'au point de vue de la Polulu valley (après midi) la route traverse des champs de lave arides en bordure de mer avec de magnifiques points de vue sur la côte puis le paysage devient très verdoyant lorsqu'on s'approche de la péninsule de Kohala et de la Polulu Valley (photos à faire à Polulu valley lookout ). Petites villes typiques le long de la route et statue du roi Kamehamea 1 er à Kapaau J2 Plongée de Dédé au club Seaspace diving (matin) Le centre est situé près de Captain Cook. Petite structure tenue par des français très sympa. Sécurité optimum, moniteur zen et pédagogique qui prend son temps pour faire découvrir les fonds marins (92 euros TTc pour 2 plongées consécutives, le matériel (ordinateur entre autre), le casse croute et l'eau) Pendant ce temps je suis allée à Greenwell store (plantation de café avec dégustation et musée). Le musée étant fermé ce jour je décide d'aller visiter à pied une autre plantation de café sur la Napoopoo Road. Je la croyais près de la route principale mais j'ai dû faire plus 6 kms pour y arriver (j'avais confondu les miles et les kms) et c'est sous la pluie qu' André me récupère pour aller photographier la jolie petiteéglise peinte de Saint Benedict. Sieste (l'après midi): nous comptions passer l'après midi à faire du snorkeling à Place of Refuge et visiter le parc historique de Pu'uhunua o Honaunau mais la plongée, la marche, le décalage horaire et surtout la pluie auront raison de nous. Partis au gîte pour manger nous nous sommes allongés et endormis pour une bonne partie de l'après midi J3 Les plages du sud et Hawaii Volcano National Park Levés très tôt nous sommes partis pour une Visite non guidée et des photos sous le soleil du park historique non fait la veille puis direction le Sud. La route traverse aussi les differentes coulées de lave d'une épaisseur parfois impressionnante. Ayant loupé l'embranchement vers South point et Green Sand beach nous préferons continuer et de nous y arrêter au retour et d'aller directement vers Black Sand beach (Punalu'u). Arrivés sur place nous avons la chance de trouver deux très grosses tortues en train de se sécher au soleil. En allant au promontoire rocheux dominant la plage (à gauche) nous avons pu en photographier de très près d'autres qui nageaient. La mer étant agitée et les rochers à fleur d'eau nous n'avons pas voulu nous mettre à l'eau avec elles. comme le beau temps était toujours au rendez et que nous n'étions qu'à environ 30 mn d'Hawaii National Park nous nous y rendons. L'entrée est de 10 $ par voiture valable 7 jours. C'est sous un ciel couvert qu'on s'arrête prendre de la doc au Kilauea Visitor Center où on apprend qu'à cause d'une grande quantité de gaz de dioxyde de soufre la Crater Rim Drive est fermée à partir du Jaggar Museum au nord et du début de la Chain of craters Road au sud ce qui la réduit considérablement. Nous allons au Jaggar Museum d'où on a une superbe vue sur la caldera du Kilauea et son cratère fumant en s'arrêtant pour se promener au milieu des Sulphurs Banks (petites fumeroles sortant de terre un peu partout) La pluie commençant à sinviter, demi tour vers South Point(le point le plus au sud du territoire américain) et Green Sand beach. La route qui y mène est étroite et défoncée. Elle est bordée de pâturages d'une herbe jaune, complètement dessechée où paissent quelques vaches et chevaux qui s'abritent à l'ombre d'impressionnants arbres complètement couchés par le vent, avec de temps à autre les batiments d'une ferme qui émergent. En arrivant au parking de Green Sand beach on s'approche des 4x4 des locaux. On nous demande 40 $ par personne pour l'aller retour. Ne pouvant emprunter la route avec la voiture de location (même un 4x4) On décide d'y aller à pied. Au bout de 15 mn d'une marche éprouvante sous le soleil un pêcheur nous propose de nous y conduire tous les 2 pour 20 $ . C'est avec joie qu'on grimpe dans son 4x4. Il mettra 20 bonnes minutes pour y arriver et là WAOUH !!! Le bleu du ciel, le vert olive du sable, le turquoise de l'eau, le gris foncé des falaises striées qui entourent la plage et le noir de la lave en font un véritable petit bijou. On y restera 3/4 h à jouer dans les rouleaux avant que notre ami revienne nous chercher. Même s'ils ne présentent pas de difficulté majeure, je pense que les 4km 800 pour y aller sont réservés à de très bons marcheurs car le chemin vraiment est cahotique: on marche sans ombre et sans aucune indication de direction dans de grosses ornières de sable rouge avec en prime les nuages de poussière soulevés par les 4x4 qui nous dépassent. J4 Mauna Kea

ART & ORCHIDS à KEAAU (3 Nuits) : 148 $ TTC la nuit Jolie surprise en arrivant au B&B : la maison toute en bois peint est nichée dans une jungle de fleurs, d'arbres et de plantes tous plus beaux les uns que les autres. Il se trouve à une trentaine de minutes de Volcano Park. La "Garden room" est décorée comme une maison coloniale avec une immense chambre et un salon (lit, canapé, table basse, livres, TV, musique) et la baignoire à bulles a été très appréciée après les balades au parc. Un petit dejeuner maison copieux et excellent se prend en commun à l'étage ce qui nous permet de partager nos impressions avec les autres voyageurs. La maitresse de maison est adorable et se coupe en quatre pour nous aider à réussir notre séjour(photocopies, conseils)° Il y a même une piscine et un jaccuzzi. J'ai adoré le son de flûte des petites grenouilles kokee qui ont chanté toute la nuit

Partis très tôt de Captain Cook, on décide de se rendre au gite (vers 10h) afin de le repérer de jour et pour y déposer nos valises avant d'aller au sommet du Mauna Kea. Super accueil de notre hôtesse qui nous permet de tout déposer dans notre chambre. Nous traversons Hilo pour attraper la Saddle Road alors que le ciel se couvre de gros nuages. La route jusqu'au centre d'observation Onizuka Visitors est large et en excellent état. En chemin la pluie commence à tomber et un brouillard s'installe. Nous attendons au centre (2200m ) l'heure d'adaptation à l'altitude préconisée avant de monter au sommet en prenant notre repas froid et en buvant beaucoup d'eau . Nous sommes dimanche et il y a une visite organisée par un garde à 13h (le samedi ausssi). Nous sommes une dizaine de voitures à le suivre jusqu'au sommet. Nous avons vu des berlines monter mais même si la piste n'est pas si mauvaise que ça, elle peut être glissante et on est bien contents d'avoir nos 4 roues motrices. Arrivés à 4200 m le temps était toujours aussi mauvais, la pluie et le brouillard toujours au rendez vous et ça caillait (0°). Le guide nous a emmené voir un des télescopes mais mon anglais scolaire m'interdit de comprendre les explications qu'il donne. Une petite percée de ciel bleu nous permet de prendre quelques photos et nous encourage à attendre le coucher de soleil. Malheureusement ça ne dure pas et vers 19h c'est un peu déçu qu'on decide de redescendre au gite sans avoir vu le coucher du soleil J5 Hawai'i Volcanoes National Park Passage à une petite épicerie de Volcano pour acheter nos sandwichs pour midi. On demarre la boucle de la Kilauea iki trail. Le debut de la rando se trouve au parking du Kilauea iki. On marche comme indiqué sur la doc du Kilauea visitor center c'est à dire dans le sens inverse des aiguilles d'une montre. On descend un bon moment avant d'arriver dans le cratère (-120m). On a croisé des personnes qui la faisait de gauche à droite mais la remontée doit être plus difficile que dans le sens où on l'a fait. La rando dure deux petites heures sans grande difficulté et elle est très agréable surtout la partie dans le cratère. Le temps d'avaler notre repas la pluie qui s'était invitée cesse et après la petite marche du "devastation trail" (1,600 km de plat vraiment tranquille) on descend vers l'ocean jusqu'à la fin de la Chain of crater road (29km). Arrivés aux coulées qui stoppe la route, on marche sur une des terres les plus jeunes du monde, on fait quelques photos, notamment de l'arche de lave au milieu de la mer et on reprend le même chemin en shuntant volontairement les Petroglyphes (2,400km sur la lave).A mi chemin on emprunte la Hilina pali road (qui repart vers l'ouest) mais on ne va pas jusqu'au bout car après même si par endroit le paysage est splendide (lave rouge) les 15 km sur une étroite route pavée pour arriver au Hilina lookout nous décourage et on rebrousse chemin. Juste avant la sortie du parc, dernier arrêt au Thurston Lava Tube (boucle de 0,500 km de marche plate à travers une forêt et dans un tube de lave. Retour au gite des images plein la tête et des photos plein l'appareil après avoir passé une excellente journée J6 Mauna kea le retour et triangle Kea'au-Kapoho-Kalapana Beau soleil le lendemain. Ayant terminé notre visite au kilauea nous décidons de remonter le matin au Mauna Kea pour le voir sous le soleil. En chemin à nouveau des nuages. Malgré tout on continue et MIRACLE, une fois passée une certaine altitude, presque arrivé au centre d'observation, le ciel bleu revient car nous sommes passé au dessus des nuages et le sommet nous apparait dans toute sa splendeur avec en prime le Mauna Loa de l'autre côté. Nous attendons sagement à nouveau l'heure d'adaptation et nous en profitons pour aller photographier quelques sabres d'argent qui se trouvent à 5 mn sur le petit sentier derrière la barrière jouxtant le parking. Nous reprenons l'ascension cette fois ci sans guide. De là haut, le temps est si clair que nous pouvons voir le nord verdoyant de Big Island et une île tout à fait en arrière plan (on apprendra par la suite qu'il s'agit de Maui et du sommet de l'Haleakala). Même si nous n'avons pas pu voir le coucher du soleil c'est très satisfait de notre deuxième virée que nous regagnons la vallée. Le matin, nous avions appris au petit dej que la lave du Kilauea avait recommencé à couler, que ça coutait 100 dollars par parsonne pour aller la voir en marchant jusqu'à l'écoulement mais qu'elle était aussi visible gratuitement des hauteurs de Kalapana. Comme nous avions prévu la visite du triangle Kea'a-Kapoho-Kalapana nous la mettons au programme ( triangle = route 130 puis 132, puis 137 et reprendre la 130 après Kalapana pour remonter vers Pahoa). Arrêt au Lava Tree state park : c'est une petite boucle (0,7 miles) on marche au milieu de troncs d'arbre moulés dans la lave dans un cadre verdoyant très calme permettant des photos insolites. Deuxième arrêt pour une baignade dans la piscine naturelle de l'AHALANUI County park (eau de mer poissonneuse chauffée par l'activité volcanique) juste à côté d'un océan démonté et enfin nous sommes allés jusqu'au village détruit et reconstruit de Kalapana par une superbe petite route qui serpente le long de l'océan (végetation luxuriante, tunnels d'arbres). Arrivés au bout de la route nous avons marché jusqu'à l'océan à travers une coulée de lave balisée. Après être retourné au village, nous avons repris la route, montés sur la colline et attendu la nuit pour pour voir de très loin les minuscules points rouges de la lave (le parking se trouve à la fin de la route 130 ensuite on marche une dizaine de mn à travers les champs de lave (prendre lampe de poche) pour arriver au point final autorisé par les rangers lorsqu'on n'est pas accompagné d'un guide. J7 Le nord de l'ile Nous avons choisi de retourner dormir à Kailua Kona pour notre dernière nuit afin d'être près de l'aéroport le jour du départ et par là avoir vraiment tout notre temps pour visiter le Nord de Big Island en passant par la côte Est HALE MALUHIA COUNTRY INN à KAILUA KONA (1 nuit) 95,03 $ TTC (nous aurions payé 10 $ de moins si nous étions restés plus d'une nuit) - Ce b&b est niché dans la verdure un peu sur les hauteurs de Kona. Il est fait de plusieurs pavillons de bois. Notre chambre (MAILE) était petite et propre et nous avons été surpris de trouver une boîte de chocolat aux noix de macadamia sur notre lit en signe d'accueil. Nous avons pu profiter d'un jaccuzzi bien chaud. Le matin est un moment génial où tout le monde se retrouve dans la cuisine pour préparer le petit dejeuner de son choix super copieux (entre autre oeufs, jambon, saucisses, champignons, oignons, fruits, céréales, pains). Sans oublier la pâte qui nous attend pour préparer de délicieuses gaufres que nous allons déguster tous ensemble sous la grande terrasse à côté des petits oiseaux. Le personnel est adorable et le prix defie toute concurrence.

En quittant Hilo pour remonter vers le Nord nous avons traversé Banyan drive avec ses immenses arbres et les plaques d'identification des hommes célèbres qui les ont plantés puis nous nous sommes arrétés aux Rainbow Falls et aux Boiling Pots . Malheureusement le temps était gris et les sites pas bien mis en valeur (trop d'une végétation dense qui empêche de faire de belles photos alors qu'une simple taille suffirait à dégager l'endroit et avoir un meilleur point de vue ). Nous avons continué par les 7 kms de la Pepeekeo Scenic drive (magnifique petite route parallèle à la Highway 19 à ne pas manquer : cascade, falaises, lave ). Volontairement nous ne nous sommes pas arrêtés aux Akaka Falls. Arrêt photos à la Waipio Valley lookout puis traversée de la verdoyante région de Waimea avec ses immenses ranchs et ses troupeaux. Comme le temps s'était remis au beau nous avons pu faire de nouvelles photos du sommet du Mauna Kea depuis la route 190 que nous avions pris pour rejoindre Kona. Installation au gite et repas en ville (sur les conseils de notre hôte) au Big Island Grill (super rapport qualité prix , nourriture excellente et fraiche, parking gratuit devant le resto)

MAUI : Départ de Big Island à 13h12- arrivée à Maui à 13h43 pour 5 nuits

5 jours de location d'une berline compacte pour 240 euros, 49 $ d'essence (625 kms parcourus)

J8 Transfert vers Maui, puis Paia et Iao Valley

OLD WAILUKU INN à WAILUKU (2 nuits) : 198 $ ttc la nuit Superbe maison coloniale (1924) magnifiquement restaurée très bien placée pour rayonner. Les petits dejeuners sont exceptionnels pris en commun autout d'une grande table pour partager un moment de convivialité avec les voyageurs et la maitresse de maison et ses conseils avisés et dans cette pièce se trouve café, jus de fruits, chips, soda, fruits secs à disposition gratuitement à dispo sur place pour calmer les petites faims. La chambre est très grande, jolie, la literie super confortable (nous étions dans la Plumeria), il y a une cafetière electrique et du thé , et la salle de bain a une douche à l'italienne multi jets d'où on ne sortirait plus (super après la rando !!). Ils prêtent aussi des glacières Notre heure d'arrivée sur l'ile et la proximité du gite nous a permis, après notre installation, de monter jusqu'à L'Iao Valley pour faire des photos (courte marche tranquille sur un bon chemin pour arriver au pied de l'aiguille ) puis de partir sur Paia pour visiter la ville (très agréable et depaysante) et voir Hookipa beach et ses surfers. Belle vue sur le sommet de l'Haleakala Excellent repas mexicain (que nous n'avons pas reussi à terminer tant il était copieux) pour 50$ pour 2 au Café Mambo après avoir fait nos courses pour la rando du lendemain dans une grande épicerie de la même rue. J9 Halehakala Après le petit dej servi à 8h nous partons pour le sommet de l'Haleakala (direction aéroport puis route 37, 377 et enfin 378). Contrairement au Kilauea, on ne trouve ni nourriture ni boissons à acheter. 10$ par vehicule seront demandés à l'entrée du park (garder le ticket car il est valable plusieurs jours et servira pour visiter les Ohe'o Gulch (7 sacred pools) à Kipahulu (à l'extrémité sud de la route de Hana) La Crater road est sinueuse mais en excellent état (pas besoin de 4x4). A son début On y trouve des bovins qui se promènent librement (ranchs et pâturages) puis les forêts et les prés disparaissent pour laisser place à des arbustes bas et enfin et on entre dans le minéral. Attention aux vélos qui descendent la route à fond !!! Arrêt au premier visitor center où nous avons vu nos premières nénés (oie sauvage) . Quelques parkings sont prévus le long de la route pour des arrêts photos. Au sommet (3055 m): on trouve un parking, des télescopes et une salle circulaire avec vue à 360°sur Maui et le cratère. Comme le temps est très beau on peut voir BI à l'horizon et photographier les sommets du Mauna Kea et du Mauna Loa. Pour ceux qui ne marchent pas beaucoup, possibilité de monter en une dizaine de minutes sur l'éperon rocheux qui domine le 2 ème visitor's center pour avoir une très belle vue sur le cratère Partis pour faire une belle portion des Slindings Sands nous demandons à un ranger du 2 ème visitor's center le temps approximatif de marche pour descendre dans le cratère et marcher jusqu'à l'endroit où la boucle remonte vers l'Halemau'u trail . Sa réponse (minimum 2 heures pour y aller et 4 heures pour le retour) et l'heure tardive (le petit dejeuner était servi à 8 h) nous incite à changer notre programme et se contenter d'aller jusqu'au petit cratère du Ka Lu'u o Ka'o'o et d'en faire le tour. La rando commence en prenant le sentier des Slindings Sand, avec 8 km de marche aller-retour et un denivelé négatif d'environ 500m. c'est d'abord une longue descente sur une piste de sable volcanique avec quelques rochers à contourner puis à désescalader (sans grande difficulté) dans un magnifique désert aride puis on remonte légèrement pour arriver au cône de scories multicolore avec une dominance de tons rouges. On se trouve alors au milieu d'un paysage lunaire aride avec des vues à couper le souffle aussi loin que se porte le regard avec pour seule végétation la présence ponctuelle de sabre d'argent et de quelques arbustes maigrichons. Les quelques petits nuages blancs présents sur certains sommets ajoutent encore de la magie au moment. Le tour du cône est un peu glissant (chaussures de rando obligatoires) mais sans problème majeur si vous n'étes pas sujet au vertige car la crête est étroite et pentue par endroit . Retour par le même chemin avec 500m de denivelé positif. Nous aurons mis 5 h pour faire l'aller retour en prenant notre temps pour admirer et photographier toutes ces merveilles. J10 Tour de Maui pour rejoindre Lahaina en passant par la route de Hana Plutôt que de faire demi tour à la fin de la route de Hana on a choisi de continuer en passant par le Sud pour rejoindre notre hébergement de Lahaina. C'est avec un temps maussade qu'on décolle de Wailuku pour parcourir la route de Hana mais après un gros orage alors que nous arrivons au parking des Twin falls (nous ne sortirons pas de la voiture )le temps se remet au beau pour le restant de la journée. Ne vous précipitez pas pour acheter des fruits et du pain banane au premier marchand car il y en a tout le long de la route. Magnifique route de Hana avec ses cascades, ses petits ponts à voie unique, ses virages (j'avais avalé un anti nauséeux avant de partir pour ne pas être incommodée), ses falaises et ses plages, ses arbres peints (en perdant de grandslambeaux d'écorces ces arbres que l'on trouve au commencement de la route de Hana laissent voir une palette de couleurs dont certaines sont franchement fluo), sa végétation luxuriante (forêt de bambous). Il faut absolument faire un petit détour par la superbe péninsule de Keanae (petite église sous les palmiers et roches noires) La ville de Hana passée on continue vers le Sud. A quelques kms des cascades des Seven Pools d'Oheo Gulch (penser à garder le ticket d'accès au parc si vous n'avez pas encore été sur l'Haleakala), la végétation tropicale disparait et la route carrossable se tranforme pour une quinzaine de kms en une piste pavée étroite et sinueuse, d'abord à flanc de falaise, pleine d'ornières et de nids de poule. Nous roulons pendant de nombreux kms sur les contreforts du volcan dans un paysage minéral désertique aride et sec avec quelques très belles vues sur l'ocean (Piilani HWY). Puis la végétation revient (Kula HWY) en rattrappant la route 37 qui nous ramène à Kahului. Nous ne regrettons pas d'avoir fait cette boucle qui nous a fait découvrir le sud de l'ile mais il ne faut vraiment l'emprunter que par beau temps. En fin d'après midi arrivée à Lahaina

MAKAI INN à LAHAINA (3 nuits) 160 $ ttc par nuit (vue mer) Lorsqu'on arrive au Makai Inn on est d'abord enchanté par l'accueil de Suzie, ensuite en entrant dans l'appartement (une petite chambre, une petite cuisine complètement équipée où on peut se faire à manger avec frigo, congélateur, cafetière, un salon avec canapé et livres avec de vieilles photos d'Hawaii, serviettes de plages et nécessaire dans la salle de bain) ) on est surpris par l'aspect vieillot (surtout après le confort de notre gite précédent) mais rapidement à bien y réfléchir on se dit qu'on fait un bon en arrière et qu'on se retrouve dans le Hawaii tel qu'il devait être il y a une cinquantaine d'année (pas de TV, une déco kitch). Ensuite on ouvre la porte fenêtre pour aller sur le balcon et on se retrouve à quelques mètres de la mer en surplomb d'un magnifique jardin plein de fleurs et d'oiseaux, bercé par le bruit des vagues contre le petit mur qui nous sépare de l'océan. Bien sûr, il y a bien un peu de poussière sur les lattes de l'armoire mais l'endroit est assez loin de l'agitation de Lahaina pour être très tranquille tout en étant suffisamment prêt, la literie est confortable, il y a un grand parking pour garer sa voiture, un ordinateur dans le couloir à disposition des clients, la wi fi dans la chambre et Suzie est vraiment un amour. Et que dire des couchers de soleil et des tortues qu'on voit nager depuis notre balcon !!!! Si vous cherchez le luxe n'y allez pas, si vous voulez le calme, l'authenticité et la gentillesse, n'hésitez pas.

J11 Plongée et Snuba sur le Pride of Maui (matin), plage et visite Lahaina Nous avions réussi à trouver et à réserver par internet un bateau qui accueille en même temps les plongeurs et les non plongeurs. C'est le "Pride of Maui" basé au port de Maalaea. Nous avons choisi l'excursion du matin (7h30-13h) avec petit déjeuner, déjeuner à bord et boissons à volonté . André a fait 2 plongées bouteille et moi qui fait ordinairement du snorkeling j'ai essayé la plongée snuba qui est une association de plongée en apnée et de plongée sous marine ( 2 personnes avec masque, tuba, poids, palmes et un embout relié par un tuyau de quelques mètres à un réservoir d'air attaché sur un petit radeau qui reste à la surface de l'eau). Il y a un plongeur du bateau en rescue en cas de soucis. Un arrêt se fait au cratère de Molokini et un deuxième à un spot avec de nombreuses tortues. Nous avons payé pour nous deux 255 euros . J'ai adoré !!!! Après cette super matinée, au lieu d'aller voir les plages du Sud nous avons opté pour une petite sieste (le bateau ça fatigue !!!)à l'ombre des arbres de l'HanaKaoo beach park avant d'aller visiter la ville de Lahaina (coucher de soleil sur le front de mer, gigantesque vieux banyan de 1873 occupant toute une place, vieille prison, temple ). Excellent repas mexicain au Famous Dave dans le centre de Lahaina J12 Le Nord et repas au Old Lahaina Luau Journée consacrée à la côte nord de l'ile. Succession de jolies plages difficiles d'accès à cause des nombreux hôtels dont la plupart dépendent. Nous sommes restés un bon moment à faire du snorkeling dans la sublime baie d'Honolua après une courte marche d'approche ( 2 petits parkings, 2 points d'accès et un petit quart d'heure de marche ) . Le rivage est fait de rochers mais les coraux sont très beaux et la faune variée et riche. Retour à la voiture pour aller voir le souffleur de Nakalele point. Belles photos des falaises rouges à prendre entre la baie d'Honolua et le souffleur. Le parking (aucune indication) se trouve entre les marqueurs 38 et 39. La descente n'est pas très aisée (chaussures fermées recommandées) et il n'y a aucun balisage. On arrive d'abord à un premier petit souffleur puis en continuant sur la droite à travers la lave on découvre le 2ème nettement plus imposant. Attention danger de noyade si on s'approche trop près de l'évent. Retour par la même route et détour jusqu'à Lahaina pour acheter quelques cadeaux . Nous avions réservé par internet 2 repas au Old Lahaina Luau (204 dollars pour 2). Le gite se trouvant à proximité nous y sommes allés à pieds (rendez vous à 17h45). Lors de la réservation on nous avait demandé de choisir entre être assis sur des coussins par terre très près de la scène ou sur des chaises ( tables de 8 personnes). Nous avions choisi cette deuxième option en demandant à être le plus près possible des danseurs pour pouvoir apprécier le spectacle et nous avons été placés aux premières places de la première table (les dernières tables étant relativement loin de la scène). Nous avons été accueillis avec un collier d'orchidées. Avant le repas (copieux et très bon avec boissons à volonté ) on a pu se promener parmi des artisans qui exposaient et vendaient leurs réalisations tout en nous montrant leur savoir faire dans un magnifique jardin tropical en bordure de mer. Le personnel est charmant. Le spectacle est un spectacle traditionnel avec de bons danseurs, de la bonne musique et de beaux costumes et il se termine vers 20h45. Seul bémol : s'il fait beau vous aurez un magnifique coucher de soleil sur la mer par contre s'il venait à pleuvoir, comme les tables sont en plein air, manger sous la pluie ne doit pas être très agréable

KAUAI: départ de Maui à 14h10, arrivée à Kauai à 16h31 pour 6 nuits ( 50 mn de transit à Honolulu) 6 jours de location d'une berline compacte pour 239 euros et 45 $ d'essence (nous avons parcouru 708 kms)

. J13 Transfert vers Kauai et installation au B&B

KAUAI BANYAN INN à LAWAI (4 nuits) pour 183$75 par nuit (vu mer et montagne) L'endroit est isolé et calme mais facile d'accès dans un beau jardin tropical à quelques kms de Poipu.Idéalement placé pour rayonne. La vue est superbe du grand balcon donnant à la fois sur la mer à l'horizon et sur les pointes acérées de la montagne ( levers de soleil) La cuisine jouxte la chambre spacieuse et confortable (nous étions dans la suite ULU )et on y trouve le nécessaire pour cuisiner et réchauffer. Le refrigérateur contient des fruits et de quoi se préparer plusieurs petits déjeuners complets et il y a une corbeille remplie de muffins, de friandises, de flocons d'avoine et même de nouilles chinoises.Les serviettes de plage sont fournies et le jaccuzzi sous abri est au top pour une relaxation même en cas de pluie. Lorna est très sympa et nous donne de multiples conseils pour les visites et les restaurants.

Comme nous avions rendez vous pour le survol de Kauai en hélico le lendemain matin nous avons cherché leur bureau de Harbor Mall avant de rejoindre le gite puis après notre installation, sur les conseils de Lorna nous sommes partis au centre commercial de Kukui'ula village (prendre Kalanikaumaka Road ) manger de succulentes crevettes au Savage Shrimp (celles à l'ail sont à tomber !!!) J 14 Survol de Kauai en hélico, un peu du Nord Ouest et un peu du Nord Est Avant de rejoindre notre RV de 10h45 nous sommes allés photographier le Spouting Horn (souffleur) et réserver les plongées d'André pour le lendemain matin (Poipu) . Nous avions réservé par internet le "private tour" avec Mauna Loa helicoptères (départ à Lihue) . C'est un gros budget (500 dollars pour nous deux) mais c'est fabuleux. Comme l'hélico est petit on se faufile tout près des parois et des chutes d'eau. Nous sommes seuls avec le pilote (3 passagers maximum alors que certaines compagnies ont 4 sièges à l'arrière) donc nous sommes sûrs de profiter de la vue au maximum surtout que nous avions opté pour l'hélico sans porte. Moi qui ai la trouille en avion je ne me suis jamais sentie en insécurité. C'est avec un temps magnifique que nous avons survolé Kauai, les aiguilles de Napali Coast et Waimea Canyon pendant plus d'une heure. Après être retourné grignoter au gite nous avons visité la jolie petite ville de Koloa Old Town (ancienne usine sucrière, vieille ville, magnifique tunnel d'arbres) et pris la route vers le Nord ouest. La pluie qui avait commencé à tomber lorsque nous étions sur le Swinging Bridge d'Hanapepe (vieux pont tremblant en bois) se transforme bientôt en déluge et nous oblige à rebrousser chemin. Elle cesse en remontant vers le Nord Est et on en profite pour retourner jusqu'à Lihue pour photographier la rivière Wailua depuis les chutes d'eau et faire du snorkelling au Lydgate Park (la mer étant démontée à l'exterieur de la retenue d'eau empierrée c'est là que je me suis baignée mais je n'ai pas vu l'ombre d'un poisson !!!). Repas au gite car il pleuvait et nous n'avons pas voulu ressortir. J15 Plongée et snorkeling André a plongé avec les moniteurs du Seasport divers de Poipu (175$ ttc pour deux plongées d'un bateau à deux endroits differents). Personnel très sympa, bon matériel. Pendant qu'il plongeait, je suis retournée à pied au Spouting Horn (16 kms aller retour) et sur le chemin du retour arrêt à la petite plage de Lawai beach pour du snorkeling (quelques poissons). Retour au gite pour grignoter puis snorkeling à la jolie plage de Poipu. Nombreux et beaux poissons mais un peu ternes à cause du ciel couvert. Grosse averse suivie d'un coucher de soleil aux couleurs magnifiques (nuages). Malheureusement aucun endroit à découvert pour le photographier . Hamburgers (très bons) chez Bubba (au même centre commercial que Savage Shrimp) J16 Waimea canyon En avançant sur la HWY 50 on peut voir que la terre chargée en oxyde de fer se dépose partout rougit tout (route, arbres, ponts, poteaux). On a grimpé vers le canyon par la très carrossable Waimea Canyon drive (HWY55o) plus étroite et accidentée mais avec des paysages sublimes (ne pas manquer sur la gauche un petit ruisseau qui serpente à travers les roches et le sable rouges ). Arrêt au Waimea lookout puis après le Puu hina hina lookout, entrée dans le Kokee state park jusqu'au Kalalau valley lookout (commencer le Pihea trail sur quelques centaines de mètres pour avoir de meilleures photos). Arrêt pique nique au Kokee museeum Camp ground avec nos amis les coqs de Kauai et visite du petit musée. Redescente par la Kokee Road (HWY 552) puis HWY 50 pour aller jusqu'au Polihale state park et sa magnifique et immense plage de sable blanc ( baignade dangereuse) avec vue sur les premières falaises du sud de Napali coast (tout à fait à l'extrémité de la route 50 puis très longue piste non carrossable, mauvaise mais praticable) Retour à Poipu pour faire des photos du coucher du soleil (moins beau que celui que nous avions loupé la veille) et se régaler une dernière fois avec les crevettes de Savage Shrimp J17 Le Nord. Départ sous le soleil pour nos deux dernières nuits au nord. Nouvel arrêt à Wailua falls que nous avions vu sous un ciel nuageux et Opaeha's Falls. Une nouvelle fois nous trouvons que la végétation empêche de jouir pleinement du spectacle des chutes. Traversée de la jolie petite ville de Kapaa ( maisons anciennes en bordure de route ). Nous n'avons pas visité le phare de Kilauea au bout de la péninsule car il était en pleine réfection et couvert de bâches et d'échafaudages. Nous nous sommes contentés de le photographier du parking ainsi que les colonies d'oiseaux. Mignonne petite église en pierre de lave à Kilauea. Belles plages (Anini beach, Kilihiway Bay ). Quelques arbres au troncs colorés pas facile à trouver (route piétonnière en bordure du golf) à Princeville. Arrêt photo au Hanalei Valley Lookout qui donne une vue plongeante sur la verdure des champs de tarots avec en toile de fond les collines accidentées. Traversée d'Hanalei pour accéder au gite par une jolie petite route étroite avec une succession de superbes plages avec d'énormes vagues (double pont à voie unique et multiples petits ponts en pierre). Nous avions prévu d'aller jusqu'à Kee beach pour repérer le départ de la rando et y faire du snorkeling avant de rejoindre le gite. Malheureusement impossible de se garer d'autant que les sauveteurs surveillant la plage interdisent le snorkelling à cause des courants et des rouleaux. Cette interdiction durera pendant les deux jours de notre séjour . Installation au gite puis baignade dans les rouleaux d'une jolie plage du centre ville d'Hanalei. Nous y retrouvons un Bubba pour y manger nos derniers hamburgers americains.

HALE HO'O MAHA à HANALEI (2 nuits) : 198 $ la nuit TTC Ce qui surprend en arrivant c'est de voir cette immense batisse perchée sur pilotis (il y a un monte charge pour les bagages). La maison est très aérée et magnifiquement meublée et tout est fait pour qu'on s'y sente à l'aise (ordinateur à dispo, frigo, livres ) avec le dynamisme et le sourire de Kirby et le coeur d'or de Toby sous un premier aspect un peu bougon. Notre chambre (Mango) est grande et le balcon s'ouvre sur la montagne et la végétation luxuriante (jeu d'echec, pantoufles, peignoirs, douche italienne). On se retrouve tous ensemble chaque matin pour prendre un excellent et super copieux petit déjeuner préparé et servi par Toby autour d'une table joliement décorée pour partager notre expérience avec les autres voyageurs. Elle est idéalement située pour le départ de la rando du Napali Coast et à courte distance en voiture d'Hanalei et nous avons grandement apprécié la chaleur du jaccuzzi après notre rando arrosée.

J 19 Rando Napali coast Après un copieux petit déjeuner nous démarrons notre rando.Il faut partir tôt car les deux parkings sont très petits et il y a des interdictions de se garer partout. II n'y a pas besoin de permis pour aller de la plage de Ke'e beach (départ des randos ) jusqu''à Hanakapi'ai beach (2 miles) et on peut aussi prolonger sans permis jusqu'à Hanakapi'ai falls (la cascade) en faisant 2 miles supplémentaires . Par contre au delà il faudra un permis . C'est une rando très sympa avec de superbes vues sur les falaises et la montée vers les chutes est très agréable (bambous ) sans vraiment de difficultés majeures (environ 13 km aller-retour) si on a l'habitude de marcher et il faut être bien chaussé car le terrain devient très rapidement glissant. Par contre pour aller à la cascade il n'y a pas de balisage. On ne risque pas de se perdre car on longe la rivière mais comme on doit parfois la traverser à gué c'est pas toujours évident de savoir où passer. Partis avec un soleil voilé, la pluie a commencé à tomber en début de rando. D'abord quelques gouttes avec des percées de soleil jusqu'à la plage où il est très dangereux de se baigner (un panneau en bordure du chemin nous rappelle d'ailleurs le nombre d'imprudents qui y ont perdu la vie) puis les averses sont devenues beaucoup plus denses et le terrain s'est vite transformé en une vraie patinoire à cause de la boue collante. L'eau boueuse de la dernière pluie sur le chemin vers la cascade est devenue d'énormes flaques. Au début j'ai essayé de marcher sur les pierres dans les passages à gué de la rivière mais la boue sous les chaussures de rando et les rochers glissants m'ont très vite contrainte à traverser carrement dans l'eau. Nous ne nous sommes pas attardés à la cascade à cause de la pluie. Retour par le même chemin sous une succession de bonnes averses.A l'arrivée, lavage des chaussures à grande eau au robinet prévu pour ça au parking de Kee beach. Nous avons marché pendant presque 7 heures. Nous étions fatigués mais ravis de notre journée Si c'était à refaire je ferai d'abord le nord afin de laisser aux chaussures de rando le temps de sécher car on reprenait l'avion pour Paris le lendemain et n'étant pas sèches on les a mis dans le sac cabine. Excellent repas de pâtes au fruits de mer et une énorme glace pour un prix plus que raisonnable au Kalypso (centre d'Hanalei) J20 retour à Lihue pour prendre l'avion à 20h40

Nous avons adoré Hawai où nous avons vu des paysages sublimes et variés. Les gens que nous avons rencontré ont tous été hyper gentils, acceuillants et très indulgents pour mon abominable anglais. Merci d'avoir eu la patience de lire tout mon récit qui j'espère pourra vous aider à organiser le vôtre. Si vous avez des questions précises n'hesitez pas à m'envoyer un post Marcalamar 🙂
Voyage autour de Salta, location de voiture, trekking English translation pending
by Prokodisiac · 2012-10-18 · 37 replies
Bonjour, Nous sommes 3 adultes qui partons à Buenos Aires puis dans le NOA, autour de SALTA, vers le 27 /28 décembre prochain. 1er question : Nous souhaiterions louer une voiture avec un chauffeur guide pour faire la boucle en 8 : SALTA CAFAYATE CACHI SA de las COBRES PURMAMARCA TILCARA URIYA HUMAHUACA SALTA. L'un de vous aurait un contact ou une adresse pour trouver un chauffeur guide ? Quelle type de voiture recommandez vous en vue des pluies, crevaison... 2ème Question Sur le parcours , nous sommes intérssés par des trekkings. L'un de vous aurait des recommendations sur ce point?

Merci vivement pour votre aide. Nous attendons impatiemment de vos nouvelles. Prokodisiac
Galapagos 2012: récit English translation pending
by Boz51 · 2012-09-23 · 21 replies
Visiter les Galapagos en solo ou en croisière ? Nous ferons les deux mais rétrospectivement, l’option croisière s’avère être la plus adaptée pour la découverte de l’archipel. De plus, il est inutile de vouloir visiter le maximum d’îles car on y voit souvent les mêmes animaux et il faut rappeler également qu’au mois d’août, c’est l’hiver et que la plupart des arbres n’ont pas de feuilles (sauf essentiellement la mangrove) ce qui fait que les paysages n’ont rien d’extraordinaires.

L’option solo présente un gros inconvénient : être tributaire des horaires des navettes pour relier les trois îles principales (Santa Cruz – Isabella et Santa Cruz-San Cristobal : départ 14h et retour à 6h pour Isabella et 7h pour San Cristobal tous les jours : 30 $ l’aller) et des dates et horaires de sortie pour la visite de certaines îles car toutes ne sont pas relier par des navettes. A ma connaissance, seules les îles suivantes sont visitables à la journée depuis Santa Cruz :

- Floréana : 100 $/pers de 7h30 à 17h30, 2h de trajet et programme annoncé (bateau North Star) : visite des grottes où vécurent des pirates, de Galapaguera pour les tortues géantes, de l’îlot la Loberia pour faire du snorkelling et l’îlot Punta Luz del Dia pour les pingouins

- Isabella : 115 $/pers, départ à 7h30, 2h30 de trajet et programme annoncé (bateau North Star) : Humedales, Playa del Amor, Centre d’interprétation et Las Tintoteras

- Seymour Nord et Playa Bachas : 145 $/pers, départ à 7h30 de l’hôtel pour rejoindre le canal d’Itabaca (bateau Queen Karen I) les mardis et vendredis et programme annoncé : visite de l’île et snorkelling

- Bartolomé : 155 $/pers, départ à 5h de l’hôtel pour rejoindre le canal d’Itabaca (bateau Queen Karen I) les mercredis et samedis et programme annoncé : visite de l’île et snorkelling

- Isla Plazas : 145 $/pers, départ à 7h30 de l’hôtel pour rejoindre le canal d’Itabaca (bateau Queen Karen I) les jeudis et dimanches et programme annoncé : visite de l’île et snorkelling

- Isla Santa Fe : 145 $/pers, départ à 8h de l’hôtel pour rejoindre le port de Puerto Aroya (bateau Queen Karen I) les lundis et programme annoncé : visite de l’île et snorkelling.

A l’inverse, l’option croisière permet de relier les îles dans la nuit et d’arriver sur site au petit matin pour pouvoir observer les animaux tant que la température est fraîche : plus tard dans la journée, ils ont tendance à se cacher dans la végétation ou dans l’eau pour se protéger de la chaleur.

Pour choisir la croisière, c’est loin d’être simple. La visite des îles est réglementée : outre l’obligation d’être accompagné d’un guide agréé, chaque île ne doit pas être visitée pas un trop grand nombre de touristes quotidiennement pour ne pas trop déranger la faune. Chaque bateau a donc une autorisation pour une journée de la semaine bien déterminée. La difficulté pour choisir une croisière consiste donc à faire coïncider les dates de la croisière avec le reste du parcours. Certains sites proposent les croisières en précisant le jour de départ ce qui facilite le choix :

-
http://www.galapagosislandsonline.com/;

- http://www.stanfordtravel.com/GalapagosCruisePlanner.html;

- http://www.terranovatrek.com/galapagos_cruises.html;

- http://www.galapagoslastminutes.com/;

- Pour les tarifs : http://www.galapagosislands.com/.

Nous avons donc choisi la croisière de 5 jours sur le Darwin. Nous avons réservé notre croisière via l’agence Equateur Voyage Passion mais voici les coordonnées directes de l’exploitant du bateau : http://vigaltravel.com/

Nous avons réservé la dernière cabine fin juillet 1 170 $ par personne : il s’agit de la plus chère car située sur le pont supérieur et donc éloignée des moteurs. L’inconvénient c’est que lorsque le bateau est à la merci de la houle, c’est en haut que ça bouge le plus…

Pour le billet d’avion, nous sommes passés par la compagnie Lan, la seule à l’époque qui avait un site internet permettant d’acheter les billets en ligne depuis la France. Depuis, Lan Ecuador et Tame ont fusionné et il ne reste plus qu’une seule autre compagnie : Aérogal. Nous sommes donc passés par Lan (une compagnie très présente sur tout l’Amérique du Sud) : 360 € l’aller-retour modifiable sans frais sous réserve des disponibilités.

Lundi 27 août 2012 :

- avion à 10h50 pour Baltra. A l’aéroport de Guayaquil, avant l’enregistrement des bagages, il faut se rendre au guichet Ingala pour obtenir la carte de transit (coût : 10 $/pers) : les bagages sont passés aux rayons X et scellés. Ensuite, arrivée à Baltra, il faut s’acquitter du droit d’entrée de 100 $ (en espèces et les billets de 100 $ ne sont pas acceptés). Ensuite, un bus gratuit nous emmène au bac (1,20 $/pers) puis nous prenons un taxi pour rejoindre Puerto Aroya (18 $). Le bus est moins cher mais nous devons prendre le bateau pour Isabella qui part à 14 h donc le taxi pourra nous déposer là où il faut pour acheter les tickets.

- Nous arrivons devant la boutique mais, sur les 3 bateaux au départ ce jour-là, il ne reste plus qu’une place mais une personne ne s’est pas encore présentée pour le moment. J’attends donc devant la boutique jusqu’au moment où la vendeuse se décide à me vendre 2 aller-retour (60 $ l’AR / pers). Nous croiserons une personne après nous qui achètera également un billet pour Isabella : le nombre maximal de personnes par bateau n’est peut-être pas respecté… Sur le quai, les bagages sont fouillés mais les nôtres passeront outre car ils ont été scellés à l’aéroport de Guayaquil. Ensuite, il faut prendre un bateau taxi pour rejoindre le fibra (0,50 $/pers) dans lequel nous monterons enfin (de préférence à l’arrière pour les personnes sujettes au mal de mer). Arrivés à Isabella, il faut encore prendre un bateau taxi pour rejoindre le quai (1 $ / pers) et puis 5 $ / pers pour l’utilisation du quai : on frôle le ridicule !

- Des taxis attendent pour rejoindre le centre du village : 1 $.

- Hôtel Posada del Caminante (coût : 25 $/jour situé un peu à l’écart du village et de la plage ; posadadelcaminante.com/exito.html) : le propriétaire est extrêmement sympathique : les chambres sont en réalité de petits studios avec cuisine, internet est à disposition ainsi que des bananes et oranges à volonté ! Il est possible de réserver des excursions à l’avance : nous choisirons le volcan Sierra Negra le premier jour (35 $ / pers) et Los Tuneles le lendemain (65 $ / pers).

Mardi 28 août 2012 :

- Départ pour le volcan Sierra Negra (actif) de l’hôtel en taxi puis en bus vers 7h30. On nous remet notre pique-nique et nous nous rendons au pied du volcan. Le groupe est assez important car nous sommes bien une petite 20aine. Cette excursion nous permettra de nous rendre compte à quel point cette île a été peu préservée de l’agriculture (tout comme Santa Cruz d’ailleurs). Le sentier qui mène au bord de la caldera (la 2ème plus grande du monde) est en réalité une piste 4x4 et la végétation tout le long est composée essentiellement de goyaviers plantés il y a longtemps pour que les habitants puissent boire des jus de fruits… Du coup, ces arbres ont envahis les pentes du volcan.

- La vue de la caldera est impressionnante car c’est gigantesque et nous avons de la chance paraît-il, car il n’y a pas du tout de nuage mais c’est un peu décevant car il est difficile de l’appréhender dans son entier : c’est trop grand.



- La visite se poursuit par un petit volcan secondaire qui se trouve sur la pente Est du Sierra Negra : El Chico. Nous descendons au milieu des cactus pour rejoindre ce joli petit volcan au moment où le guide m’explique que nous n’irons pas jusqu’au volcan. Je lui demande pourquoi et il me dit que le groupe est trop important. Je lui demande donc pourquoi le groupe est si important et il me répond de voir ça avec l’organisateur. Du coup, vu qu’on n’a pas prévu de revenir dans ce coin du monde avant un bon bout de temps, nous irons seuls. Le guide ne pourra pas s’empêcher de nous expliquer que c’est dangereux, puis que nos chaussures ne sont pas adaptées, puis que nous allons rater le bus de retour… Bref, nous voilà partis sur un sentier parfaitement stable et balisé ce qui me rappellera d’ailleurs avoir lu sur internet qu’un guide n’a pas vraiment d’utilité pour cette excursion : la difficulté est cependant de rejoindre le site en taxi : je ne sais pas combien cela peut coûter.

- Ce volcan secondaire est très coloré : rouge, jaune soufre, noir charbon… Au loin, il est possible de voir les autres volcans de l’île : Alcedo et Darwin notamment.





- Sur le retour, nous rattraperons le groupe sans difficulté et nous mangerons notre pique-nique en attendons ce bus que nous étions supposés manquer…

- Nous arriverons à l’hôtel vers 14h30 le temps de nous changer et de prendre la direction du port (à pied) près duquel se trouve la Concha de Perla pour faire du snorkelling : l’eau est fraîche et les combinaisons sont indispensables. Nous verrons de multiples poissons ainsi que des lions de mer. Le site est plaisant car il faut traverser la mangrove en suivant une passerelle en bois et nous verrons nos premiers iguanes marins et des crabes rouges en quantité.

- Hôtel : Posada del Caminante.



Mercredi 29 août 2012 :

- Départ de l’hôtel à 9h en direction du port : nous sommes 5 + 2 accompagnateurs. Après 1h de bateau, nous arrivons sur le site qui est constitué d’une multitude d’arches volcaniques issues d’anciens tunnels de lave effondrés depuis. L’ensemble forme un labyrinthe où il est possible de nager à la rencontre des tortues marines et des lions de mer. Il est possible également de marcher sur ces vestiges volcaniques : des fous à pattes bleues niches à ces endroits là au milieu des cactus.





Ce jour-là, nous aurons vu la plus grosse tortue marine du séjour : énorme !, un requin corail (pointe blanche) assez impressionnant surtout quand on tombe nez à nez avec lui, un lion de mer avec lequel nous avons nagé une petite demi-heure, un pingouin, des fous à pattes bleues.





Sympa cette journée : sur le retour, on se remémore les animaux avec lesquels on a nagé ou qu’on a pu observer et soudain, le bateau heurte quelque chose : une raie Manta que nous verrons se débattre au loin et qui est probablement morte peu de temps après : c’est aussi ça les Galapagos et le tourisme…

- Nous serons de retour au port vers 14h. Juste en face du port se trouvent des îles appelées Las Tintoteras sauf qu’il faut y aller avec un guide qui demande 25 $/pers (d’ailleurs, pourquoi le tarif est par personne, ça c’est une bonne question !). Du coup, je suis allé voir des pêcheurs pour leur demander de nous amener sur les îles mais ils refuseront tous en nous expliquant qu’ils sont plus ou moins surveillés par le responsable du port. Il faut savoir que les bateaux jaunes sont des taxis et les bateaux verts sont réservés aux excursions avec guide obligatoire : tout est très réglementé, sans doute trop. Sauf que c’est très cher car deux visites par jour, c’est minimum plus de 100 $/pers : pas étonnant qu’ils roulent tous en 4x4 !

- Nous opterons plutôt pour le centre d’interprétation qui se trouve au sud du village : il faut emprunter une passerelle en bois qui longe un lac où il est possible d’observer des flamants roses. Au centre, il y a plusieurs sous-espèces de tortues géantes mais difficile de les différencier. Il y a des tortues de toutes tailles : des plus petites toutes agglutinées les unes sur les autres aux plus grosses.

- Ensuite, nous longerons la Playa del Amor jusqu’à la tombée de la nuit. Au bout de la plage, 3 pélicans montent la garde.



- Hôtel : Posada del Caminante : nous avons payé la totalité des prestations (hôtel et excursions) à l’hôtel. J’ai d’ailleurs demandé une réduction à cause du guide sur le Sierra Negra, soit 15 $.

Jeudi 30 août 2012 :

- Réveil à 5h pour le retour à Santa Cruz. Sur le ponton, nous discutons avec un québécois qui nous avouera être déçu par sa visite de l’île et, à vrai dire, nous partageons un peu son point de vue. En tout cas, on tombera d’accord sur le fait que ça ne vaut pas le prix payé. Il visite l’archipel avec un groupe mais ils vont d’île en île et n’ont pas pris l’option croisière car ils sont sujets au mal de mer. D’ailleurs, il nous expliquera que certains ont préféré prendre l’avion pour retourner sur Santa Cruz !

- Nous arriverons à Puerto Aroya vers 9h puis nous rejoindrons le canal d’Itabaca en taxi (15 $ mais partagé avec un couple d’italiens). Arrivés au bac, nous voyons le Darwin au milieu du canal : le type sur le bac l’appelle en faisant des grands signes et on vient nous chercher en zodiac : cool, pas besoin d’aller jusqu’à l’aéroport qui était notre point de rendez-vous.

- Nous sommes reçus par le capitaine qui nous fait visiter et nous amène à notre cabine. Le bateau est en bonne état et l’équipage très sympa : apparemment, ils sont tous sur ce bateau depuis de nombreuses années donc tout est parfaitement rôdé. Nous attendrons jusqu’à 13h les autres passagers avant de prendre la direction de la Playa Las Bachas qui se trouve au nord de Santa Cruz à la sortie du canal. C’est un site intéressant pour faire du snorkelling (beaucoup de poissons, requin, tortues marines) et aussi car il y a un petit lac derrière les dunes où il est possible d’observer des flamants roses, iguanes marins...



- Il faut savoir qu’après 18h, il est interdit de rester sur les îles et tous les touristes doivent retourner sur les bateaux.

Vendredi 31 août 2012 :

- Nous avons rejoint l’île de Plaza Sur dans la nuit ce qui fait que nous pouvons la visiter juste après le petit-déjeuner. L’île est très belle car recouverte de végétation dans laquelle évoluent les lions de mer et les iguanes marins (les noirs et rouges) et terrestres (les jaunes).







Les iguanes mangent notamment les fruits des cactus (Opuntia) après avoir enlevé les épines ainsi que ces plantes qui recouvrent l’île et qui varie du vert au rouge. C’est ce qui leur donne leur couleur paraît-il.



- Le bateau se dirige ensuite vers Santa Fé sur laquelle nous ferons du snorkelling en compagnie de lions de mer faciles à approcher et inoffensifs (pendant une petite heure) puis nous visiterons l’île sur laquelle se trouve une colonie importante de lions de mer et beaucoup d’iguanes.

Samedi 1er septembre 2012 :

- Durant la nuit, nous avons rejoint l’île Española vers 4 ou 5h : à 8h, nous débarquons sur la plage de la Bahía Gardner avec au programme des lions de mer, des crabes rouges, un petit serpent qui est inoffensif d’après le guide mais dangereux d’après le capitaine, des iguanes marins, un aigle…





Ensuite, petite séance de snorkelling avec une petite tortue marine, 3 requins corail (pointe blanche) d’environ 2 mètres planqués dans une petite grotte, une raie énorme. On pense avoir tout vu et puis non, il y en a encore !

- Après le déjeuner, nous nous dirigeons vers Punta Suarez pour aller à la rencontre des albatros dont c’est le lieu de nidification. La côte nord de l’île est particulièrement exposée au vent ce qui favorise l’envol de ces énormes oiseaux.





Nous verrons également des fous à pattes bleues, le faucon des Galapagos, des lions de mer, des iguanes, les fameux pinsons, …











Dimanche 2 septembre 2012 :

- Au petit matin (5h30), nous sommes arrivés à Floreana. Il n’y a pas grand monde ce matin au petit-déjeuner car le bateau a pas mal tangué. Nous nous dirigeons vers le Mirador La Baronesa qui offre une vue des alentours sauf que ce n’est pas très joli car nous sommes en hiver, que les arbres n’ont pas de feuilles, que les nuages sont déjà là et que les flamants roses sont trop loin pour qu’on puisse les observer réellement. On redescend vers une plage où nous voyons une multitude de raies évoluer au gré des vagues : vraiment bizarre.





- Nous allons ensuite à la Bahía Oficina de Correos : sans intérêt. C’est surtout l’occasion pour le guide de nous raconter l’histoire de ces 3 familles allemandes débarquées sur cette île vers 1930 et dont une seule survécue dans des conditions pas toujours très claires : les Wittmer devenus multimillionnaires (et propriétaires de certains bateaux de croisière comme les Tip Top). Puis séance de snorkelling mais il est à peine 8h du matin : pas évident de se jeter à l’eau. Nous verrons 6 tortues marines en train de brouter de petites algues vertes sur les rochers.

- Puis direction la Corona Del Diablo pour une dernière séance de snorkelling. Les fonds marins sont extrêmement poissonneux et de nombreuses espèces se côtoient sur différentes profondeurs : un spectacle qu’on a peu l’habitude de voir. La densité de poissons et d’espèces différentes est celle qu’on peut observer dans un récif corallien sauf qu’on est en pleine mer et que la profondeur est bien plus importante. Du coup, on ne sait plus où donner de la tête !

- A 15h, nous partirons pour Puerto Aroya que nous atteindrons vers 19h.

Lundi 3 septembre 2012 :

- Vers 8h, nous visiterons au pas de course la Station Charles Darwin : Georges est mort au mois de mars dernier à l’âge de 80 ans (de vieillesse d’après les scientifiques et d’avoir été gavé de viagra dans le cadre du programme de reproduction d’après notre guide) mais ses congénères sont tout aussi énormes et il suffit de leur jeter une feuille de bananier pour qu’elles sortent de leur torpeur et se précipitent dessus pour la dévorer en quelques minutes.





- Nous rejoindrons ensuite l’aéroport vers 9h30 pour un vol prévu à 12h35.

- Vol international prévu à 20h05 depuis Guayaquil.

Je ne sais pas trop quoi penser de cette croisière. Cette croisière nous a été vendue pour 5 jours ce qui n’est pas vraiment la réalité. Le premier jour, le bateau a quitté le canal d’Itabaca vers 13h à cause de passagers qui arrivaient tardivement sur Santa Cruz. Le deuxième jour, nous avons visité les 2 îles au rythme d’une personne (très) âgées, soit 3h environ + 1h de snorkelling, soit seulement 4h d’activité. Le quatrième jour, on a dû se lever à 5h30 pour commencer les visites avec une séance de snorkelling à 8h du matin parce qu’il fallait quitter Floréana pour 15h alors que normalement, les trajets entre les îles se font la nuit. Enfin, le dernier jour, nous avons visité le centre des tortues au pas de course pour ensuite rejoindre l’aéroport dès 9h30. Je ne sais pas si c’est la même chose sur les autres bateaux mais je trouve qu’il y a là quelque chose qui ne colle pas.
Équateur 2012: récit English translation pending
by Boz51 · 2012-09-23 · 11 replies
J’ai organisé mon parcours en Equateur avec le Lonely Planet (assez ancien car date de 2009) et surtout le livre de Vincent GEUS « Equateur de la randonnée littorale à l’alpinisme » édité chez Glénat (2011) qui propose une 40aine de ballades, treks et ascensions avec descriptif du trajet et carte à l’appui (http://andes.free.fr/...equateur_geusv2.html).

Par contre, contrairement à ce qui est écrit dans ces deux livres, nous n’avons jamais payé de droit d’entrée pour les parcs. La réglementation a dû changer entre temps.

Pour une carte GPS de l’Equateur : http://mapas.alternativaslibres.es/index_en.php

Vendredi 10 août 2012 :

- arrivée à l’aéroport à 16h25

- prendre un taxi (8 $) pour 20 min de trajet

- Hôtel Auberge Inn (coût : 26 $ http://www.auberge-inn-hostal.com/) : l’un des rares hôtels à moins de 30 $ la nuit avec quelques personnes qui parlent le français ce qui peut être très utile. Nous avons acheté une carte téléphonique Claro mais il faut s’identifier avec son numéro de passeport auprès du service clientèle : c’est long et il vaut mieux bien parler espagnol. Du coup, c’est à l’hôtel qu’on a trouvé un coup de main :)

Samedi 11 août 2012 :

- visite de Quito : Parque La Alameda, la Basilica del Voto National, la Merced, la Plaza San Francisco, la Compania (très richement décorée : il y a de l’or partout !), le Mercado central, le Parque Itchimbia durant un concert de hard rock. Jolie ville pour se balader en grignotant des pralines ou autres graines achetées au coin de la rue et où il n’est pas rare de croiser une procession religieuse et son cortège de croyants. D’ailleurs, les monuments religieux sont richement décorés façon rococo ce qui est un peu déroutant pour un européen.

- direction Otavalo (taxi (20 min et 8 $) via le terminal de bus de Carcelén bus ttes les 15 min avec Union de Otavalo : trajet 2h, 2 $)

- Hôtel Riviera Sucre (coût : 26 $ mais le prix a augmenté depuis ; http://www.rivierasucre.com/fran_index.html). Hôtel sympa et agréable.

Dimanche 12 août 2012 :

- direction la Laguna Cuicocha (taxi : 35 min, 10 $ pour aller jusqu’à el Mirador : impossible d’aller jusqu’à Los Pinos en taxi. Nous commençons donc à marcher sur cette route caillouteuse avec l’espoir d’être pris en stop. Après 15 min, un troisième 4x4 s’arrête et nous amène au pied du sentier (point GPS : N 00°18.191 W 078°22.806) : ils auront d’ailleurs fait une partie du chemin juste pour nous car nous les voyons faire demi-tour : sympa). Le sentier débute sous les pins et longe un grillage jusqu’au bord du cratère.

- Nous ferons le tour de la lagune dans le sens contraire de ce qui est indiqué sur le parcours en 2h45 environ en marchant tranquillement et sans difficulté d’orientation. Le paysage est agréable avec ces deux petites îles au milieu de ce grand cratère transformé en lac sur lequel nous voyons de petits bateaux naviguer.



- Au poste de contrôle, nous n’avons pas trouvé de taxi et décidons de faire du stop : le quatrième 4x4 sera le bon et va justement à Latacachi : nous n’aurons même pas attendu plus de 10 minutes. Il s’agit d’un couple d’équatoriens et leur fils en vacances dans la région.

- Nous visiterons rapidement le village et mangerons un délicieux ceviche aux crevettes.

- Direction Otavalo (bus ttes les heures : durée : 25 min pour 0,25 $/pers) et taxi pour rejoindre le parc Bolivar à partir duquel il est possible de rejoindre à pied El Lechero (lieu de rituels et d’offrandes très ancien puisque les chefs Incas Atahualpa et Ruminahui s’y concertèrent) mais la ballade pour y parvenir ne présente pas vraiment d’intérêt. De là, il y a une vue sur la Laguna de San Pablo et il est possible de rejoindre le parque Condor (3,5 $/pers) pour y voir toute sorte de rapaces (possible de faire appeler un taxi pour rejoindre Otavalo et de lui demander de faire un court arrêt à la cascade de Peguche (9 $). Nous partagerons d’ailleurs ce taxi avec une famille de suisse rencontrée au parque Condor.

- Hôtel Riviera Sucre.

Lundi 13 août 2012 :

- Nous avons prévu de faire l’ascencion du Fuya-Fuya (nuages-nuages) et de rejoindre ensuite le site archéologique de Cochasqui. Nous rejoignons ainsi la laguna Mojanda en taxi (15 $, appelé par l’hôtel, le chauffeur devant être un membre de la famille de notre ami hôtelier…). Le taxi nous dépose au pied du sentier qui n’est pas vraiment tracé au début. Nous trouvons assez rapidement des panneaux mais il semble qu’il existe plusieurs sentiers dont un qui contourne le sommet au nord et un autre au sud. Nous prendrons le second avec un sommet atteint en 2 heures environ. Le Fuya-Fuya (4 263 m) n’est pas vraiment le sommet d’un volcan mais une partie du cratère effondré d’un volcan.





- Pour la descente, nous dévions du sentier par le sud en suivant une sente qui évolue à mi pente sur le Cerro Colangal. Sur le papier, c’était une bonne idée sauf que les herbes du paramo sont plus longues sur ce versant et sont rabattues sur la sente ce qui ralenti la progression. Nous arrivons finalement à la lagune Warmicocha mais plus vraiment motivés pour rejoindre Cochasqui qui est encore à 14 km même si la route caillouteuse à emprunter est juste devant nous.

- Nous décidons de renoncer en considérant avoir suffisamment fait connaissance avec le paramo pour aujourd’hui et en constatant qu’il serait difficile de rejoindre le site archéologique avant sa fermeture à 16h30 (d’autant plus que nous comptions sur un membre du personnel rentrant chez lui à la fin de sa journée de travail pour nous amener à un arrêt de bus…). Nous rejoignons ainsi la lagune Caricocha en voyant les deux bus de touristes s’en aller au loin. Nous sommes lundi, il est 15h, pas un chat et la pluie qui arrive. Une chance que j’ai pensé prendre le numéro de notre taxi de ce matin (15 $) qui viendra nous chercher et nous déposer à un arrêt de bus à Otavalo pour Quito (2 $/pers).

- Hôtel Auberge Inn.

Mardi 14 août 2012 :

- Nous avions pour ambition de faire la traverser entre le Rucu (« vieux ») et le Gua-Gua (« jeune ») Pichincha sur deux jours, 25 km en portant les sacs comprenant eau, nourriture et sacs de couchage. J’en profite pour signaler que nous n’avons pas réussi à trouver à Quito de cartouche de gaz à visser mais seulement le kit Camping Gaz C206 (et encore dans une petite boutique paumée du quartier San Blas spécialisée dans le matériel de randonnée).

- Niveau sécurité, un colombien a été arrêté il y a plusieurs mois : il attendait les touristes sur le sentier et les volait sous la menace d’une arme. Contrairement à ce qui est écrit dans le Lonely Planet à plusieurs reprises, en trois semaines en Equateur, nous n’avons pas été le moins du monde inquiété par des problèmes d’insécurité (ni dans les bus, ni dans les parcs, ni dans les villes, ni en faisant du stop) ni vu ni entendu quoi que ce soit à ce sujet-là auprès d’autres touristes.

- Nous prenons le taxi (5 $) pour le teleferiqo (8,5 $/pers, arrivée avant 9h) qui amène à Cruz Loma à 3 965 m. De là, nous avons une vue impressionnante sur Quito et toute la vallée. Le sentier débute au dessus du bâtiment d’accueil et est très facile à trouver. Le sentier est assez monotone malgré le paysage et l’arrivée au pied du Rucu (en 2h15) est gâchée par un vent glacial doublé d’un nuage bien accroché au sommet. Le sentier pour atteindre le sommet est instable et l’absence de visibilité réduit grandement l’intérêt d’atteindre le sommet. La météo ne s’améliorant pas, nous décidons de rebrousser chemin puisque l’intérêt de ce type de randonnée est de pouvoir observer les volcans et non les nuages qui les recouvrent !

- Hôtel Auberge Inn.



Mercredi 15 août 2012 :

- Direction en taxi (30 min et 10 $) au Terminal Quitumbe-sur pour un bus Trans Banos à 4,5$/pers pour un trajet d’une durée annoncée d’1h30 pour Papallacta. Nous arriverons 3 heures plus tard au bas du village…

- Ce long trajet en bus nous permet de contempler les paysages ainsi que les nombreux nuages et pour finir la pluie ce qui nous incite à renoncer d’ores et déjà au trek du Condor au départ d’El Tambo qui devait nous mener au pied du volcan Cotopaxi en 4 jours. L’organisation avait été difficile à mettre en œuvre mais bon. Pour infos, Ecuador-experience.com m’a proposé le trek du condor pour 2 + ascension du Cotopaxi pour une personne en 6 jours 1 160 $ puis 910 $ par personne comprenant guide, muletier, matériel de camping et nourriture. Surtrek ne m’a pas fait de proposition car je leur avais demandé seulement un muletier mais il ne vende que des packages. Du coup, j’ai fini pas demander par mail au propriétaire de l’hôtel Coturpa à Papallacta s’il pouvait prendre contact avec Manolo Vega, muletier à El Tambo au 09 277 5206 ce qu’il a fait. Son tarif pour le seul trek du Condor est de 90 $ par jour avec toute la logistique et 40 $ par jour pour un muletier seul.

- Nous avons également décidé d’annuler notre visite de la cascade San Rafael près du volcan actif Reventador compte tenu de la lenteur des bus. Pour réserver un hôtel dans ce coin là, j’ai contacté Victor Cansino, guide mentionné dans le livre de Vincent GEUS à l’adresse suivante : turismovolcanreventador@yahoo.com.

- Une fois atteint l’hôtel et déposé toutes nos affaires, nous sommes allés aux termas de Papallacta (7,5 $/pers + 5 $ pour avoir la clé d’un casier !, du coup, on a fait sans). Bon, c’était sympa car le temps était pluvieux et venteux donc nous étions aux premières loges mais je ne pense pas qu’il faille aller jusqu’à Papallacta uniquement pour cela. De l’hôtel jusqu’aux thermes, il faut compter 20 à 30 min à pied mais des taxis 4x4 font la navette.



- Hôtel COTURPA (coût : 30 $ ; http://www.hostalcoturpa.com) : Wilfrido PERREZ, le propriétaire est très sympa au point de me prêter son ordinateur portable pour que je puisse faire mes réservations d’hôtel et de m’avoir aidé pour la réservation d’un muletier.

- Le soir, nous décidons d’aller manger au restaurant Don Wilson mais il fait nuit noire et la route n’est pas éclairée au-delà du village. On commence à marcher et une voiture de police s’arrête à notre niveau et nous propose de nous emmener. On monte dans le véhicule un peu étonné, le type commence à rouler en allumant les sirènes et c’est comme ça qu’on arrive au resto : surréaliste !

Jeudi 16 août 2012 :

- Vu qu’on n’a pas fait 3h de bus depuis Quito juste pour aller aux thermes, nous décidons de maintenir la randonnée des lagunes de Papallacta au départ de la Virgen (5h de marche pour 14 km).

- A 7h, nous prenons donc un bus pour la Virgen (25 min, 1$/pers) qui culmine à 4060 m : le temps n’est pas terrible mais nous atteignons le poste de garde pour aviser. Nous attendons un peu dans l’espoir que les nuages se dissipent et que la pluie s’arrête. Les gardes dorment encore et nous attendons sous le porche plus d’une heure. Les gardes se réveillent et nous invitent à nous réchauffer près de la cheminée. On les reconnaît d’ailleurs car ils étaient aux thermes la veille. Je leur montre alors une photo des lagunes avec un grand soleil et le ciel bleu. Le type éclate de rire et nous explique que cela doit arriver 3 ou 4 fois par an, pas plus… Nous décidons quand même de rejoindre les antennes de Papallacta à 4408 m en nous disant qu’après ça descend et que si le temps est favorable, on poursuivra la randonnée. Sauf que plus on monte et plus il fait froid, que la pluie se transforme en neige et que sous les antennes, la glace accumulée nous tombe dessus. Nous entamons la descente mais le sol est glissant, boueux, instable, on ne voit pas les paysages et le vent est plus fort encore. Nous décidons une nouvelle fois de rebrousser chemin et croisons une équipe d’ingénieurs venue faire leurs réglages au niveau des antennes : ils nous font entrer dans leur cabane pour nous réchauffer près des plaques de cuisson et nous proposent de nous ramener. Nous leur disons que nous allons à Papallacta puis à Quito : ils nous proposent alors de nous ramener à Quito mais qu’ils doivent faire un saut à Baeza avant : sympa !

- Ils nous déposerons finalement à Papallacta où nous récupérons nos bagages pour prendre un bus pour Quito (4 $/pers).

- Hôtel Auberge Inn.

Vendredi 17 août 2012 :

- Direction Quilotoa (taxi pour le terminal de Quitumbe Sur 8 $ bus pour Latacunga : 3 $ bus Iliniza n°12 de 11h45 pour Quilotoa : 4 $ droit d’entrée : 2 $/pers) ; le bus dépose les passagers au bord de la route un peu avant le village. Pour l’anecdote, très vite, un 4x4 s’est proposé pour nous amener au village mais notre nouvel ami n’a pas pu s’empêcher de nous demander 1 $ pour la course (d’une durée d’environ 2 min à peine) ce à quoi nous lui avons répondu « muchas gracias » : rendre service, ça doit rester gratuit !

- Petite descente jusqu’au bord de la lagune puis remontée tranquille : 2h environ. Il est possible de louer des chevaux pour la remontée.

- Hôtel Chukirawa (coût : 12 $/pers diner et petit-déjeuner compris ; à 30 m du mirador ; hostalchukirawa@hotmail.com) : chambre munie d’un poêle.





Samedi 18 août 2012 :

- 8h30 : direction Chugchilan en contournant la caldera par l’est (c'est-à-dire par la droite) en évoluant sur un sentier étroit et escarpé qui passe par le point culminant à 3 915 m. Derrière ce point culminant, il y a encore tout de suite après un pic à monter et descendre pour arriver ensuite sur une zone où le dénivelé est moins important. Il est possible de voir alors le village de Guayama et au loin, Chugchilan. Nous n’avons pas vraiment trouvé de sentier pour rejoindre le premier village jusqu’à un chemin de sable assez large, une sorte de piste 4x4 défoncée (point GPS : S 00°50.803 W 078°54.468). Nous descendons à pic en traversant les lacets de ce chemin jusqu’à une bergerie puis une habitation. Un panneau (point GPS : S 00°50.338 W 078°54.676) nous dirige ensuite sur un sentier en direction de Guayama. Nous traversons le village (1h environ), passons devant le petit cimetière et entamons la deuxième partie du périple. Le sentier descend d’abord doucement puis, après un mirador, de manière beaucoup plus prononcée dans la profonde ravine. Au niveau du cours d’eau, il y a un petit pont en ciment qui permet de passer sur le versant opposé et de remonter jusqu’au village de Chugchilan (1 heure environ). Cette dernière étape est assez difficile car elle intervient en fin de parcours. Nous arrivons fatigués à l’hôtel vers 18h après une dizaine d’heures de marche.

- Hostal Cloud Forest (coût : 15 $/pers diner et petit-déjeuner compris ; tél : (03) 2 708016 ; en bas de la colline sur la gauche, juste après l’hostal Mama Hilda http://www.cloudforesthostal.com/index.html). Le patron est très sympa.

Dimanche 19 août 2012 :

- Retour à Latacunga via Zumbahua par le bus de 9h (3 $/pers) qui passera à 9h30 à Chugchilan. Il n’y a pas de bus tous les jours : le site de l’hôtel détaille les jours de bus, sinon il semble qu’il soit possible de rejoindre Latacunga en louant une voiture.



- Nous arriverons à Latacunga à 13h pour une journée étape avant de rejoindre le volcan COTOPAXI. Nous avons visité la ville l’après-midi en montant jusqu’au Mirador de la Virgen del Calvario pour voir le volcan au loin.

- Hôtel Rosim (coût : 32 $ http://www.hotelrosim.com/index.html) : un peu cher et quelques problèmes avec l’eau chaude.

Lundi 20 août 2012 :

- Notre guide pour l’ascension du Cotopaxi n’arrivant qu’en milieu de journée nous chercher à notre hôtel, nous décidons d’aller faire un tour à Ambato pour « le marché du lundi, qui investit les rues et les places du centre, est un important marché aux fleurs. Roses, œillets, et fleurs tropicales envahissent toute la ville » dixit le Lonely Planet. Le bus est à 2 $/pers l’aller. Arrivés à Ambato, nous arrêtons un taxi et nous lui demandons de nous amener au « marché du Lundi » : il ne semble pas en avoir entendu parler. Nous arrivons dans le centre historique de la ville et nous ne voyons pas cette effervescence qui aurait dû être celle du « marché du Lundi ». En fait, il ne doit pas exister ce « marché du Lundi » : il y a bien des mercado en dur mais rien dans les rues et le marché aux fleurs est plutôt discret. Un coup pour rien.

- Retour à Latacunga pour attendre notre guide. Nous sommes passés par l’agence Equateur Voyage Passion, agence francophone dont les bureaux sont situés à Quito dans l’Auberge Inn. Cette agence m’a proposé le prix le moins cher pour l’ascension du Cotopaxi et du Chimborazo 500 $ les deux (hors coût des refuges mais repas et matériel (sauf sac de couchage) compris) sachant que j’étais seul à faire ces ascensions (Surtrek : 960 $, Estalin Suarez de Mountain Guide : 1 100 $ (sans l’équipement), Tovar Expedition : 340 $ pour le seul Cotopaxi, Ecuador Experience : 405 $ pour le seul Cotopaxi).

- Notre guide s’appelle Miguel Pérez (miguelpérez_87@hotmail.com, tél : 098391072 et 032742053). C’est un guide connu, francophone et compétent que je recommande.

- Il est venu nous récupérer à Latacunga (il habite à Banos) avec son 4x4 pour rejoindre le Cotopaxi. Nous entrons dans le parc national puis arrivons à la piste qui mène en contrebas du refuge : la piste est fermée. Un français de 59 ans vient de décéder d’une crise cardiaque et l’ambulance est embourbée à mi-piste. Nous apprendrons par la suite que des guides ont dû descendre le corps à l’aide d’une civière jusqu’à l’ambulance…

- Une fois l’ambulance redescendue, la piste est rouverte et nous pouvons accéder au refuge (22 $/pers) après une courte montée à pied de 45 min environ. Nous mangeons, visitons les alentours du refuge puis allons nous coucher. Il n’est pas évident de dormir en refuge et à cette altitude (4 800 m) avec en plus, un vent fort qui ne présage rien de bon.





Mardi 21 août 2012 :

- Levée à minuit pour un départ à 1h : certains se sont levés plus tôt car jugés plus lents par leur guide. Je serai le dernier à partir mais pour ma part, je pense que c’est mon guide qui a eu un peu de mal à se lever. Le début de l’ascension sur le sentier en terre n’est pas difficile mais très vite ça bouchonne : il y a bien une 40aine de personnes sur le sentier. La nuit est claire et la vue sur Quito et ses lumières est surréelle.

- Nous atteignons les premières glaces et la marche avec crampons commence. Ce n’est pas très difficile au début mais la deuxième moitié de l’ascension va être rendue plus difficile à cause du vent qui se lève et qui soulève la poudreuse glacée qui vient piquer au vif le visage. Et le final est pire encore car il y a des parties très raides qui nécessitent l’usage du piolet avec en prime, pour ma part, un début de mal des montagnes à partir de 5 500 m (dû à une mauvaise acclimatation du fait de l’annulation du trek du Condor notamment pour cause de mauvais temps). L’avantage c’est qu’au sommet, j’ai pu voir des étoiles qui n’existent pas !

- La vue au sommet est bouchée avec en prime un vent fort qui soulève la poudreuse : j’apprendrais par la suite que ceux qui sont arrivés un peu avant (car partis un peu avant) ont eu une vue dégagée…

Bien repérer la sente ! - Nous décidons de redescendre assez rapidement : le guide m’avait bien dit et répété qu’arrivé au sommet, il faut avoir conservé 30 % d’énergie pour redescendre car la descente n’est pas forcément simple.

- Nous arriverons au refuge vers 9h30 : j’ai bien perdu 30 min au niveau du sentier en terre à cause de la poussière qui passe sous les lunettes de soleil pour venir se loger dans les yeux et pour un bon moment (il faut penser à emmener un masque comme au ski).

- Une fois redescendu, j’apprendrais qu’il y a bien eu 70 % d’abandon (mauvaise acclimatation, hypothermie…). Et nous avons été plusieurs à s’étonner que ce genre d’ascensions puisse être proposé au grand public. Deux américains m’ont confirmé en avoir pas mal bavé et qu’ils s’interrogeaient pour le Chimborazo.

- Notre guide nous amène ensuite jusqu’à Banos à l’hôtel Le Petit Banos (coût : 32 $ http://www.lepetit.banios.com/contacto.html), hôtel sympa avec restaurant (pas essayé), proche du centre mais calme

- Sur la route, en approchant de Banos, le volcan Tungurahua entre trois fois en éruption lâchant trois panaches de poussière couleur ocre que l’on voit se dissiper lentement.

Mercredi 22 août 2012 :

- Location de vélos (5 $/pers pour la journée) pour descendre la route des cascades. On arrive assez facilement jusqu’aux chutes du Manto de La Novia puis jusqu’à la fameuse cascade du Pailon del Diablo (chaudron du diable). Il faut descendre par le petit sentier : pour trouver le départ, il faut passer par les stands d’articles artisanaux. Le débit de cette cascade est vraiment impressionnant tout comme le bruit, sourd et continu. La plupart des sites où se trouvent les cascades est malheureusement payant.

- Après Rio Verde, la route est moins intéressante et il y a davantage de montées. Même si les fruits vendus sur le bord de la route nous donnent de l’énergie, il faut aimer faire du vélo (en l’occurrence du VTT sur de l’asphalte) pour aller jusqu’à Rio Verde voir au-delà. Nous sommes arrivés à Rio Verde à 17h50 et avons attendu à peine 10 min avant de monter dans un bus pour Banos. Le bus nous arrête devant les stands de canne à sucre à Banos : quelle bonne idée !

- Hôtel Le Petit Banos.

Jeudi 23 août 2012 :

- J’avais prévu de tenter l’ascension du Chimborazo ce jour-là mais lors de l’ascension du Cotopaxi, j’ai ressenti un léger mal des montagnes qui m’a décidé à renoncer. Du coup, nous avons le guide pour 2 jours.

- Nous allons donc faire une ballade à cheval sur les pentes du Tungurahua de 10h à 16h30 en atteignant la coulée de 2006. La vue sur la vallée de Banos est superbe mais la promenade est un peu longue et je découvre que je n’aime par faire du cheval. Lorsque nous sommes arrivés sur la coulée, nous avons laissé les chevaux pour remontée la coulée une petite demi-heure. Sympa mais sans plus.

- Hôtel Le Petit Banos.



Vendredi 24 août 2012 :

- Ce matin, nous attendons le guide à l’hôtel pour rejoindre le parc du Chimborazo lorsque le Tungurahua entre à nouveau en éruption avec un panache de poussières plus grand encore que ceux vus les jours précédents.

- Nous partons pour le parc du Chimborazo avec notre guide et sa femme pour une petite ballade sur les pentes du volcan. Ce volcan (éteint) est gigantesque : c’est d’ailleurs, paraît-il, le sommet le plus proche du soleil compte tenu de sa situation par rapport à l’équateur. Par contre, à comparer, je préfère le Cotopaxi qui est plus élégant et le parc autour est plus varié car il y a des forêts.



- Le guide nous explique que durant la journée, il y a beaucoup de chutes de pierres car le glacier fond et qu’il n’est donc pas possible de suivre le sentier classique qui mène au sommet et atteindre le refuge Whymper ni même de faire les aiguilles du Whymper. Du coup, nous emprunterons un sentier qui part sur la gauche à partir d’un parking 200 mètres environ avant le premier refuge. Nous montons sur l’arête pour arriver au niveau du glacier jusqu’à 5 275 mètres d’altitude. Les paysages valent le détour avec cette lave dont la couleur va du noir charbon au rouge en passant par le jaune soufre.



- Nous redescendons ensuite pour rejoindre le premier refuge où nous mangerons. Nous apprenons que quelques jours auparavant, une américaine a tenté l’ascension du Sangay. Elle a glissé sur une roche et fait une chute fatale sur 200 mètres. Notre guide nous explique que son guide voulait rebrousser chemin à cause de la météo mais qu’elle ne voulait pas et qu’en plus, sur les pentes d’un volcan très actif comme le Sangay, sujet à de nombreux tremblements de terre, l’usage est de ne pas être en cordée…

- Notre guide nous déposera à Riobamba à l’hôtel Tren Dorado (coût : 30 $).

Samedi 25 août 2012 :

- Direction la gare routière pour rejoindre Cuenca avec le bus de 7h30 (6 $/pers) : arrivée à 13h et petit arrêt à l’office du tourisme qui se trouve dans la gare. Nous trouverons là la réponse à toutes nos questions s’agissant de comment rejoindre le parc Cajas.

- Nous visitons la ville jusqu’à 18h45 mais sans vraiment être emballés : certes, les façades de certaines maisons sont superbes mais en comparaison avec Quito, c’est un cran en dessous. Mon meilleur souvenir restera le cochon grillé el Hornado dégusté au mercado de la Plaza Civica : un délice.



- Pour acheter un Montécristi, nous avons sillonné la ville de long en large sans vraiment trouver de magasin jusqu’à la boutique Barranco (calle Larga 10-41) qui fait aussi musée. Si vous ne trouvez pas de chapeau à votre taille, ils vous en font un dans les 20 minutes (30 $).

- J’avais repéré un restaurant de sushi sur le Lonely Planet et on y est allé dans l’idée d’en manger en quantité pour trois fois rien sauf que l’addition a été plus salée que prévu : 38 $ pour deux…

- Hôtel Casa Del Barranco (coût : 36 $ Calle Larga 841 casadelbarranco.com).

Dimanche 26 août 2012 :

- Direction le parc Cajas qui se trouve sur la route pour Guayaquil. A l’office du tourisme, on nous a dit d’aller au Terminal Sur pour prendre le bus (départ : 7h30 coût : 1,25 $/pers durée : 50 min) et de ne pas prendre le bus depuis la gare principale car le prix serait alors de 8 $ comme si on allait jusqu’au terminus, c'est-à-dire à Guayaquil.

- Le bus nous arrête à la Laguna Toreadora. Il y a un restaurant, un poste de garde et un centre d’information. Un garde nous voit arriver avec nos sacs et notre grosse valise et vient à notre rencontre. Il nous propose d’entreposer les bagages dans leur bureau le temps de notre randonnée. Ensuite, il nous explique que la Ruta 1 est bien pour découvrir le parc rapidement. Pourquoi rapidement ? parce que la brume recouvre assez vite le parc avec de la pluie et un vent froid en général (le parc est à plus de 4 000 m d’altitude).

- Nous commençons donc cette randonnée qui passe par le lac Toreadora en contrebas, puis dans une forêt de Polylepis (le seul arbre capable de pousser à cette altitude), et d’autres lacs et d’autres petites forêts. Le sentier est parfois boueux voire carrément marécageux à certains endroits. Il y a des indications tout au long du sentier sous forme de marques de différentes couleurs suivant le sentier suivi. La ruta 1 n’est pas difficile et permet de découvrir une toute petite partie de cet immense parc. Nous terminerons vers 12h30 en compagnie de quelques lamas et profiterons du panorama qu’offre le restaurant. D’ailleurs, 10 min après notre arrivée, une brume épaisse recouvre le parc au point de ne rien voir à 10 mètres !







- A l’office du tourisme de Cuenca, on nous a dit que si on veut aller à Guayaquil ensuite, pas de problème, il suffit d’arrêter un bus Cuenca-Guayaquil au bord de la route ce que le gardien du parc nous confirmera également. Ok : après 45 min d’effort aucun bus ne s’arrête et pour cause, ils sont blindés. Je me décide donc à faire du stop à la vue de ces gros 4x4 à moitié vides qui passent toutes les 2 min. Bien entendu aucun ne s’arrête, la brume rend l’exercice périlleux et le froid commence à avoir raison de mon entrain. Du coup, je tente ma chance avec les camions et bingo : un semi-remorque s’arrête après avoir freiné sur une vingtaine de mètres ! On monte dans la cabine à moitié frigorifiés mais soulagés de ne pas être obligés de retourner à Cuenca pour prendre un bus pour Guayaquil. Le type est très sympa : il nous propose des mandarines, nous offre une salade de fruits sur le bord de la route et refuse qu’on lui donne 10 $ pour le dérangement. Du coup, on lui laissera quelques bananes. Arrivés à Guayaquil, il nous aidera également à trouver un taxi pour relier le centre ville (au départ, il voulait même nous conduire à notre hôtel mais je lui ai dit qu’un taxi c’était très bien : faut pas abuser).

- Hostel suites Madrid (coût : 30 $ Quisquis 305 y Rumichaca hostalsuitesmadrid.com).

La suite du périple, c'est les Galapagos : http://voyageforum.com/...1021&%3b#5553529
La petite arnaque de fin de voyage à Santorin English translation pending
by Novomonde · 2012-09-19 · 34 replies
Y a deux ans on a passé un magnifique séjour dans les Cyclades... Toutes les îles sont vraiment plus magnifique les unes que les autres!

Une île qui nous a particulièrement plu de part ses paysages a été Santorin. Nous avions vus que cela valait la peine d'arriver en Ferry sur l'île, car le ferry passe au milieu des roches volcanique et c'est vrai que le spectacle est superbe! Bref tout ça pour en revenir à la petite arnaque qui au final nous a fait sourire... C'était le dernier jour du voyage, et nous devions reprendre le ferry pour partir sur une autre île. Le port de l'île est situé en bas d'une falaise abrupte. Le port est accessible en voiture, à pied (mais c'est loin et très pentu)... Des bus partent depuis Thira pour rejoindre le port, du moins c'est ce qui était annoncé dans les guides et sur la place de départ des bus... Nous avions pris une bonne marge, et nous étions rendu au départ des bus 2 heures avant le départ de notre ferry... Et là, un nombre incalculable de touriste, des bus, mais point de chauffeurs... Pas de panique, c'est la Grèce les chauffeurs sont surement en train de siroter un café fredo :)

Nous attendons pendant une bonne demi heure, puis tentons de nous renseigner (nous étions un soixantaine de personnes à attendre des bus), la dame du guichet nous disait seulement: "yes yes, in 2 minutes" et ce pendant 1 heure... En voyant l'heure du départ du ferry approcher, nous ainsi que la majorité des autres voyageurs nous sommes rendu à la station de taxi située à deux pas des bus. La aussi, la dame du guichet plongée dans ses lectures de magazine people nous dit:"Yes no problem, they come in 2 minutes"... Le temps passe, passe, passe... Nous sommes en quarantaine de personnes à devoir prendre le même ferry et sommes gentiment mais sûrement en train de désespérer face à la situation. Le trajet jusqu'au port devait durer 10 minutes de bus, et 6 minutes en taxi...

Quand soudain, 7 minutes avant le départ du ferry, une dizaine de taxi surgissent de nul part! La c'est la guerre pour s'emparer d'un taxi! Tout à coup l'arnaque! Les chauffeurs nous explique qu'il n'y a pas de problème, qu'ils peuvent rouler vite, et que nous pouvons encore avoir notre ferry... Il propose d'entasser 6 personnes par taxi... Pour la maudite somme de 20€ PAR PERSONNE! Autant vous dire qu'à ce prix là les chauffeurs peuvent se contenter d'une course par jour! Mais vu le prix payé pour le ferry nous avons tous fini par accepter! La s'est suivi un remake du film "Taxi"... Le taxi roulait à toutes allures sur la petite route sinueuse qui mène au port, pendant le trajet il a fait passer sa casquette à l'arrière pour qu'on mette chacun nos 20€ dedans! Freinage comme dans les films sur le port, le ferry est sur le point de partir! Nous courrons tous comme des forcenés et arrivons à prendre notre bateau à LA SECONDE PRES!

Bref petite manoeuvre qui apparemment est assez fréquente... Au final ça nous a fait sourire, mais sur le moment c'était un sacré coup de stress (surtout le trajet en taxi!) :)

Alors voilà, ne vous laisser pas décourager par cette anecdote, l'île est une merveille! Par contre essayer de planifier un transport via votre hôtel ou auberge pour le port si vous en avez la possibilité, ou allez y à dos d'âne! ;)
Compte-rendu du MSC Armonia du 17 au 24 août 2012 English translation pending
by Dédé83160 · 2012-08-29 · 24 replies
Bonjour à tous et à toutes

de retour de croisière en amoureux pour nos 10 ans de mariage sur le MSC ARMONIA en destination de VENISE ANCONE CORFOU SANTORIN ATHENES ARGOSTOLI ET KOTOR, je vous remercie tous et toutes pour toutes les informations précieuses laissées sur le site

A mon tour, je vais vous faire part de mon compte rendu :

VENDREDI 17 AOUT 2012 : départ à 5h00 du Var en voiture à destination de Venise (après un faux départ car oubli de la glacière !)

Nous voilà sur la route des vacances sauf que le GPS refuse de nous donner l'itinéraire pour aller sur Venise

Donc nous voilà dans l'obligation d'acheter une bonne vieille carte routière d'Italie dans la première station service du pays (bonjour la pression pour le co-pilote que je suis !!!!😛)

Nous arrivons à Venise vers les 13h30, on laisse la voiture au parking et embarquons assez rapidement

Ayant déjà pris notre déjeuner, on en profite pour visiter le bateau décoré avec goût et simplicité et qui semble être très agréable

Nous nous dirigeons vers notre cabine pont 10 : jolie cabine avec hublot assez spacieuse et avec des rangements suffisants. La valise de mon mari est déjà là (la mienne arrivera 3 heures plus tard ... Bonjour l'angoisse ...😕)

L'accueil par le personnel de cabine est très chaleureux

L'exercice de sauvetage est programmé pour 18h

De retour à la cabine, (ouf ma valise est là) je range les affaires et on a à peine le temps de prendre une douche que l'on doit se présenter pont 6 au restaurant La pergola pour le premier service

Le restaurant est joliment décoré dans les tons rouge avec de grandes baies vitrées car il est à l'arrière du bateau.

Nous sommes à une table de 4 proche des baies vitrées et nous apercevons le coucher de soleil sur Venise et là je regrette de ne pas avoir pris mon appareil photo.

Le repas est délicieux (comme tous ceux qui suivront) et nous terminons la soirée avec un petit verre en amoureux et repartons direction la cabine car le débarquement le lendemain se fera à 7h00 et la route a été longue aujourd'hui.
Compte-rendu de croisière Costa Fascinosa - Iles grecques du 20 au 27 août 2012 English translation pending
by Porites · 2012-08-28 · 24 replies
Bonjour,

Voici le CR de notre dernière croisière sur le Costa Fascinosa

Le périple: Venise / Bari / Katakolon / Santorin / Rhodes / Dubrovnik

Globalement très belle croisière (nous avions déjà fait toutes les escales), pas la meilleure de nos 7 croisières Costa (je vous dirais pourquoi plus tard) mais ça restera encore une fois un excellent souvenir.

Avant de débuter cette croisière, nous sommes arrivés par le Thello (train de nuit) 2 jours avant pour apprécier Venise. Bon le train, c'est pas le grand confort et prévoir des boules quies... Venise, petit hôtel réservé à mi chemin entre la piazza Roma et la place San Marco.

A suivre....
Circuit Bromo et Kawa Ijen (Indonésie) English translation pending
by Resda · 2012-08-23 · 26 replies
salut à tous les voyageurs qui ont visité l'indonésie,

je pars mi septembre en indonésie avec ma copine pour 4 semaines, nous allons probablement faire le circuit classique pour notre première visite : java, bali, gili et peut etre lombok suivant le temps.

avis à vous voyageurs, je ne suis pas fan des circuits et dailleurs je n'en ai jamais fais! mais apparemment niveau tarif et temps le circuit bromo kawa ijen (hebergement, voyage, transfert bali) est plutot intéressant, je recherche donc des témoignages voir des bon plans pour faire ce circuit au départ de yoghakarta, j'ai entendu parler qu'il était possible de faire ce circuit en privée ce qui pourrai nous intéressé enfin suivant les tarifs. donc mes questions sont simples :

combien de temps cela nous prendrait il ? en 3 jours cela est il possible et est ce pas trop rapide pour pouvoir quand meme apprécier?

niveau tarif combien cela vous a t il couter?

vers quelle heure environ peut on arriver à bali?

merci à vous, vos conseils sont les bien venus.

🙂
Séjour de dix jours en Grèce et les environs English translation pending
by Dancegirl007 · 2012-07-29 · 18 replies
Bonjour,

mon copain et moi sommes dans la vingtaine et planifions un petit voyage de 10 jours en Grece et les environs. Nous allons atterir a Athenes.

nous aimerions avoir des suggestions d'endroits a visiter, d'excursions a faire.

merci neaucoup!

Advanced search

Your search

More filters

Filters

By member

Display