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Safari Tanzanie + Zanzibar: votre avis sur le programme? English translation pending
Nous organisons un voyage en Tanzanie + Zanzibar deux semaines en janvier 2014. Nous avons reçu deux offres une de Bel Africa et l'autre d'un agence ici en Suisse les programmes proposés sont les suivants, merci de nous faire part de vos avis :
1ère proposition :
Jour 1 Arusha Jour 2 Tarangire Jour 3 Tarangire - Ngorongoro Jour 4 cratère du Ngorongoro Jour 5 Jdutu Jour 6 Serengeti Jour 7 Serengeti - Manyara Jour 8 Manyara - Zanzibar Jour 9 à10 Zanzibar Stone town Jou 11 à 13 Zanzibar Jour 14 retour
ou Jour 1 Arusha Jour 2 Tarangire Jour 3 Parc Tarangire Jour 4 Tarangire - Manyara Jour 5 Manyara - cratre Ngorongoro Jour 6 cratère du Ngorongoro - serengeti Jour 7 Parc Serengeti Jour 8 Serengeti - Zanzibar Jour 9 à 11 Zanzibar Jour 12 à 13 Stown town Jour 14 retour
Autre question : en janvier est-ce qu'il y aura encore un peu de végétation ? nous prévoyons de partir du 11 au 25 janvier 2014. Nous avons demandé un safari privatif et des logements confortables.
Plusieurs amis nous ont conseillés de passer deux nuits à Stown town sachant que nous ne sommes pas très "balnéaire" nous pensons de 3 jours de plage sont suffisants, votre avis nous intéresse est-ce que deux nuits à Stown town c'est trop ?
D'avance merci de toutes vos informations. Ce sera notre premier contact avec l'Afrique de l'Est et nous nous réjouissons de ce beau voyage 😛
1ère proposition :
Jour 1 Arusha Jour 2 Tarangire Jour 3 Tarangire - Ngorongoro Jour 4 cratère du Ngorongoro Jour 5 Jdutu Jour 6 Serengeti Jour 7 Serengeti - Manyara Jour 8 Manyara - Zanzibar Jour 9 à10 Zanzibar Stone town Jou 11 à 13 Zanzibar Jour 14 retour
ou Jour 1 Arusha Jour 2 Tarangire Jour 3 Parc Tarangire Jour 4 Tarangire - Manyara Jour 5 Manyara - cratre Ngorongoro Jour 6 cratère du Ngorongoro - serengeti Jour 7 Parc Serengeti Jour 8 Serengeti - Zanzibar Jour 9 à 11 Zanzibar Jour 12 à 13 Stown town Jour 14 retour
Autre question : en janvier est-ce qu'il y aura encore un peu de végétation ? nous prévoyons de partir du 11 au 25 janvier 2014. Nous avons demandé un safari privatif et des logements confortables.
Plusieurs amis nous ont conseillés de passer deux nuits à Stown town sachant que nous ne sommes pas très "balnéaire" nous pensons de 3 jours de plage sont suffisants, votre avis nous intéresse est-ce que deux nuits à Stown town c'est trop ?
D'avance merci de toutes vos informations. Ce sera notre premier contact avec l'Afrique de l'Est et nous nous réjouissons de ce beau voyage 😛
Hôtel à Khiva (Ouzbékistan) English translation pending
Bonsoir,
Je pars en Ouzbékistan du 13 au 31 août et nous avons envoyé divers mails à des hôtels de khiva pour réserver. Parmi les réponses il y a Meros B&B et Lali Opa Guesthouse.
Quelqu'un a t'il déjà séjourné dans l'un des deux ? Lequel est le mieux ? Avez vous d'autres bonnes adresses à Khiva.
On nous propose de venir nous chercher en taxi à l'aéroport d'Urgentch pour 15 $ est ce fiable selon vous ?
Meric d'avance pour vos réponses 🙂
Deux semaines et demie en Provence en août 2013 English translation pending
Bonjour à tous 🙂
Mon conjoint, mon fils de 3 ans et moi partons cet été en Provence, région que nous ne connaissons pas encore. Rentrée oblige, nous partons en haute saison du 14 au 31 août 2013.😕
Nous aimons visiter les villages, nous balader dans la Nature (même si nous ne sommes pas randonneurs ) , découvrir la gastronomie locale mais nous voulons aussi nous reposer un peu et nous baigner. C’est pourquoi nous avons loué une villa avec pisicne à Le Thor (à côté de L’Isle sur la Sorgues) du 17 au 31 Août afin de pouvoir rayonner autour sans trop faire de kms à chaque fois. Et du 14 au 17, on a réservé dans un hôtel à Avignon pour éviter les bouchons des départs et profiter de la ville d’Avignon en étant sur place.
J’ai conscience que nous cumulons certains désavantages à partir à cette période : touristes+++, chaleurs, risques de fermetures de sentiers/promenades, et l’âge de notre fils (3 ans) est un frein à certaines activités (canoe kayak, sentiers escarpés, randonnées, escalade…) ou visites car il risque de vite fatiguer. 🤪 Mais nous aimerions quand même en profiter un maximum…😏
Alors j’ai préparé quelques circuits à la journée (ou 2 pour certains) à moduler selon notre fatigue, nos envies, le temps et surtout l’afflux touristique.
_ du 14 au 17/08/13 : Avignon (visite ville en détails), Villeneuve les Avignon, une journée au Pont du Gard (visite+baignade+bal du 15/08 avec illuminations du pont le soir éventuellement). J’ai lu qu’il y avait aussi Castillon-du-Gard et Tavel à voir mais je ne pense pas avoir le temps d’y aller. A moins d’y retourner une fois à la location…
Puis au départ de Le Thor (à côté de l’Isle-sur-la-Sorgues) :
_ Circuit Orange (1 journée): visite de la ville (Arc de triomphe, théâtre antique, vieux Orange) +/- quelques villages autour selon nos envies et le tps qu’il nous reste: Mornas et sa forteresse, Caderousse et le plan d’eau du Revestidou, Piolenc et le Cirque Gruss
_ Circuit « villages des côtes du Rhônes et Dentelles de Montmirail » (1 journée) : Châteauneuf-du-Pape, Beaumes-de-Venise, Cirque de St-Amand, Crestet, Vaison-laRomaine (pas d’arrêt ce jour car j’ai lu qu’il fallait bien 1 journée pour tout visiter et bien profiter de la ville), Rasteau, Cairanne, Séguret, Gigondas, col du Cayron (possibilité d’une balade d’1h dans les dentelles), Vacqueyras. L’objectif de ce circuit est de découvrir de jolis villages et leurs spécialités viticoles + découvrir les fameuses Dentelles de Montmirail (j’ai un coup de cœur pour la balade du col de Cayron).
_ Vaison-la-Romaine (1 journée) : vestiges gallo-romains + ville médiévale+ l’un des 2 marchés (sachant que nous sommes déjà à 1h de route de la location).
_ Circuit « Le Mont Ventoux » (1 journée) : Le château du Barroux, Malaucène, Notre-Dame-du-Groseau et la source vauclusienne, le Mont Serein (sentier botanique Henri Fabre : votre avis ?), Sommet du Mont Ventoux, Chalet Reynard, Bédoin, Crillon-le-Brave et Caromb (sentier du Petit patrimoine rural ou sentier de découverte de la pré Fantasti : votre avis ?).
_ Circuit « Le Petit Lubéron » (1 journée) : villages plus touristiques et plus connus donc plus de monde ! : Coustellet, (Musée de la lavande), Goult, le Pont Julien, Bonnieux avec l’enclos des bories (balade dans la forêt de cèdres : votre avis ?), Lacoste, Abbaye St-Hilaire, Ménerbes, Oppèdes-le-Vieux. J’ai vu que Cavaillon n’était pas loin mais ça fera un peu trop et certaines personnes que je connais n’ont pas vraiment apprécié ce village.
_ Circuit « Le Grand Lubéron » (1 journée) : moins de villages connus donc moins de monde : Saignon (ascension du Rocher de Bellevue), le plateau des Claparèdes, le Mourre Nègre vu du village d’Auribeau (car pour atteindre le sommet randonnée sportive et difficile d’après les guides), St-Martin-de-Castillon (grand intérêt ?), Céreste, Prieuré de Carluc (intérêt ?), Grambois, Cucuron, Vaugines, Lourmarin, Fort de Buoux (20min AR + 1h de visite), Sivergues. Beaucoup de villages, je sais mais je comptais trier au fur et à mesure de la route et selon plusieurs critères (foule, chaleur, fatigue…) quitte à revenir faire l’autre partie du circuit une 2ème journée.
_ Apt : le marché provençal, la cathédrale : j’espérais pouvoir rajouter ce village à l’un des 2 circuits du Lubéron. Votre avis ?
_ Circuit « Beaux villages et les Ocres » (2 jours) : 1er jour : Gordes et le village des Bories, Abbaye de Sénanque, Le sentier des Ocres (sentier de 50min) puis arrivée à Roussillon en fin d’après-midi pour voir le soleil se coucher sur le village et pouvoir en profiter sans la foule touristique. Nuit à Roussillon. 2ème jour : Roussillon (si pas visité complètement la veille) tôt le matin, les mines de Bruoux à Gargas, St-Saturnin-lès-Apt (balade sur les remparts), le colorado Provençal de Rustrel (sentier le plus long 5.5km) +/- le village de rustrel.
_ Différentes villes aux alentours de notre location, à visiter ponctuellement ou en circuit : Le Thor(village+colline et grottes de Thouzon), l’isle-sur-la-Sorgues (ville + brocantes), Fontaine-de-Vaucluse (même si je sais que je ne verrai rien de la « fontaine » mais jolie vue des ruines du château via la balade « sur les traces de Pétrarque » : votre avis :?), Pernes-les- Fontaines (circuit des fontaines), Saint-Didier (village+Ecomusée des Appeaux et de la faune), Venasque, Carpentras.
Il me reste Les Baux-de-Provence et la ville d’Arles à planifier mais je ne sais pas sur combien de temps car de la route (45min à 1h minimum) et beaucoup de monde notamment aux Baux. J’ai même envisagé de faire comme à Roussillon et de dormir sur place le soir pour profiter du village quand la foule sera partie.
Je souhaitais donc avoir l’avis de personnes qui connaissent déjà la région sur : _ la faisabilité de ces circuits dans ces conditions (été, touristes, enfant en bas âge…), si je dois modifier certains circuits et si oui, à quel niveau ? Quel village retirer ou rajouter ? _ il me reste la région des Alpilles à organiser sachant que je ne veux pas en faire trop car il y a pas mal de km depuis location et le nombres de touristes risque de rallonger les visites : Bien sûr je compte visiter les Baux-de-Provence et la ville d’Arles. Mais d’après ce que j’ai lu et vu sur internet, j’ai des doutes sur le grand intérêt de St-Rémy de Provence et sur Tarascon… Bien sûr, je ne dénigre pas ces villages mais au vu de tout ce que j’ai déjà prévu (autres région + Baux + Arles), est-ce vraiment nécessaire de rajouter ces 2 villages ? Ou d’autres ? _ Je ne pousserai pas plus loin les visites (Camargues, Aix en Provence, Marseille…) car le programme est déjà chargé et j’ai bien compris que ces destinations demandaient bien plus qu’une journée pour être visitées correctement.
Merci d’avance à tous ceux qui auront la gentillesse de me répondre après avoir eu le courage de tout lire. 😉
Mon conjoint, mon fils de 3 ans et moi partons cet été en Provence, région que nous ne connaissons pas encore. Rentrée oblige, nous partons en haute saison du 14 au 31 août 2013.😕
Nous aimons visiter les villages, nous balader dans la Nature (même si nous ne sommes pas randonneurs ) , découvrir la gastronomie locale mais nous voulons aussi nous reposer un peu et nous baigner. C’est pourquoi nous avons loué une villa avec pisicne à Le Thor (à côté de L’Isle sur la Sorgues) du 17 au 31 Août afin de pouvoir rayonner autour sans trop faire de kms à chaque fois. Et du 14 au 17, on a réservé dans un hôtel à Avignon pour éviter les bouchons des départs et profiter de la ville d’Avignon en étant sur place.
J’ai conscience que nous cumulons certains désavantages à partir à cette période : touristes+++, chaleurs, risques de fermetures de sentiers/promenades, et l’âge de notre fils (3 ans) est un frein à certaines activités (canoe kayak, sentiers escarpés, randonnées, escalade…) ou visites car il risque de vite fatiguer. 🤪 Mais nous aimerions quand même en profiter un maximum…😏
Alors j’ai préparé quelques circuits à la journée (ou 2 pour certains) à moduler selon notre fatigue, nos envies, le temps et surtout l’afflux touristique.
_ du 14 au 17/08/13 : Avignon (visite ville en détails), Villeneuve les Avignon, une journée au Pont du Gard (visite+baignade+bal du 15/08 avec illuminations du pont le soir éventuellement). J’ai lu qu’il y avait aussi Castillon-du-Gard et Tavel à voir mais je ne pense pas avoir le temps d’y aller. A moins d’y retourner une fois à la location…
Puis au départ de Le Thor (à côté de l’Isle-sur-la-Sorgues) :
_ Circuit Orange (1 journée): visite de la ville (Arc de triomphe, théâtre antique, vieux Orange) +/- quelques villages autour selon nos envies et le tps qu’il nous reste: Mornas et sa forteresse, Caderousse et le plan d’eau du Revestidou, Piolenc et le Cirque Gruss
_ Circuit « villages des côtes du Rhônes et Dentelles de Montmirail » (1 journée) : Châteauneuf-du-Pape, Beaumes-de-Venise, Cirque de St-Amand, Crestet, Vaison-laRomaine (pas d’arrêt ce jour car j’ai lu qu’il fallait bien 1 journée pour tout visiter et bien profiter de la ville), Rasteau, Cairanne, Séguret, Gigondas, col du Cayron (possibilité d’une balade d’1h dans les dentelles), Vacqueyras. L’objectif de ce circuit est de découvrir de jolis villages et leurs spécialités viticoles + découvrir les fameuses Dentelles de Montmirail (j’ai un coup de cœur pour la balade du col de Cayron).
_ Vaison-la-Romaine (1 journée) : vestiges gallo-romains + ville médiévale+ l’un des 2 marchés (sachant que nous sommes déjà à 1h de route de la location).
_ Circuit « Le Mont Ventoux » (1 journée) : Le château du Barroux, Malaucène, Notre-Dame-du-Groseau et la source vauclusienne, le Mont Serein (sentier botanique Henri Fabre : votre avis ?), Sommet du Mont Ventoux, Chalet Reynard, Bédoin, Crillon-le-Brave et Caromb (sentier du Petit patrimoine rural ou sentier de découverte de la pré Fantasti : votre avis ?).
_ Circuit « Le Petit Lubéron » (1 journée) : villages plus touristiques et plus connus donc plus de monde ! : Coustellet, (Musée de la lavande), Goult, le Pont Julien, Bonnieux avec l’enclos des bories (balade dans la forêt de cèdres : votre avis ?), Lacoste, Abbaye St-Hilaire, Ménerbes, Oppèdes-le-Vieux. J’ai vu que Cavaillon n’était pas loin mais ça fera un peu trop et certaines personnes que je connais n’ont pas vraiment apprécié ce village.
_ Circuit « Le Grand Lubéron » (1 journée) : moins de villages connus donc moins de monde : Saignon (ascension du Rocher de Bellevue), le plateau des Claparèdes, le Mourre Nègre vu du village d’Auribeau (car pour atteindre le sommet randonnée sportive et difficile d’après les guides), St-Martin-de-Castillon (grand intérêt ?), Céreste, Prieuré de Carluc (intérêt ?), Grambois, Cucuron, Vaugines, Lourmarin, Fort de Buoux (20min AR + 1h de visite), Sivergues. Beaucoup de villages, je sais mais je comptais trier au fur et à mesure de la route et selon plusieurs critères (foule, chaleur, fatigue…) quitte à revenir faire l’autre partie du circuit une 2ème journée.
_ Apt : le marché provençal, la cathédrale : j’espérais pouvoir rajouter ce village à l’un des 2 circuits du Lubéron. Votre avis ?
_ Circuit « Beaux villages et les Ocres » (2 jours) : 1er jour : Gordes et le village des Bories, Abbaye de Sénanque, Le sentier des Ocres (sentier de 50min) puis arrivée à Roussillon en fin d’après-midi pour voir le soleil se coucher sur le village et pouvoir en profiter sans la foule touristique. Nuit à Roussillon. 2ème jour : Roussillon (si pas visité complètement la veille) tôt le matin, les mines de Bruoux à Gargas, St-Saturnin-lès-Apt (balade sur les remparts), le colorado Provençal de Rustrel (sentier le plus long 5.5km) +/- le village de rustrel.
_ Différentes villes aux alentours de notre location, à visiter ponctuellement ou en circuit : Le Thor(village+colline et grottes de Thouzon), l’isle-sur-la-Sorgues (ville + brocantes), Fontaine-de-Vaucluse (même si je sais que je ne verrai rien de la « fontaine » mais jolie vue des ruines du château via la balade « sur les traces de Pétrarque » : votre avis :?), Pernes-les- Fontaines (circuit des fontaines), Saint-Didier (village+Ecomusée des Appeaux et de la faune), Venasque, Carpentras.
Il me reste Les Baux-de-Provence et la ville d’Arles à planifier mais je ne sais pas sur combien de temps car de la route (45min à 1h minimum) et beaucoup de monde notamment aux Baux. J’ai même envisagé de faire comme à Roussillon et de dormir sur place le soir pour profiter du village quand la foule sera partie.
Je souhaitais donc avoir l’avis de personnes qui connaissent déjà la région sur : _ la faisabilité de ces circuits dans ces conditions (été, touristes, enfant en bas âge…), si je dois modifier certains circuits et si oui, à quel niveau ? Quel village retirer ou rajouter ? _ il me reste la région des Alpilles à organiser sachant que je ne veux pas en faire trop car il y a pas mal de km depuis location et le nombres de touristes risque de rallonger les visites : Bien sûr je compte visiter les Baux-de-Provence et la ville d’Arles. Mais d’après ce que j’ai lu et vu sur internet, j’ai des doutes sur le grand intérêt de St-Rémy de Provence et sur Tarascon… Bien sûr, je ne dénigre pas ces villages mais au vu de tout ce que j’ai déjà prévu (autres région + Baux + Arles), est-ce vraiment nécessaire de rajouter ces 2 villages ? Ou d’autres ? _ Je ne pousserai pas plus loin les visites (Camargues, Aix en Provence, Marseille…) car le programme est déjà chargé et j’ai bien compris que ces destinations demandaient bien plus qu’une journée pour être visitées correctement.
Merci d’avance à tous ceux qui auront la gentillesse de me répondre après avoir eu le courage de tout lire. 😉
Ryanair poursuivi par le tribunal de Marseille English translation pending
Le tribunal de Marseille requiert 225.000€ d'amende et la confisquation de 4 boeings pour travail dissimulé et fraude envers plusieurs caisses (urssaf, sécu, trésor public, exct..). Ces avions pourront etre confisqués dès leurs présence sur le sol Francais, ils seront revendus afin de couvrir les frais dues.
Attente du jugement maintenant.
Compte rendu de croisière sur le Celebrity Reflection du 6 au 17 mai 2013 - Méditerranée orientale English translation pending
Bonjour à tous ! De retour de croisière sur le Celebrity Reflection, je vous fais part de mes impressions et commentaires, s'agissant pour ma mère et moi de notre premier voyage avec cette compagnie (autres expériences avec Costa), au départ de Rome. Les escales étant : Santorin, Mykonos, Istanbul, Kusadasi, Athènes et Naples.
L'impression générale est très positive mis à part le débarquement que j'évoquerai plus loin. La population est en majorité anglophone (USA, Australie), latino américaine (brésil) ; d'après ce que j'ai compris, il y avait particulièrement beaucoup de québecois mais pas d'annonce en français pour autant.
Embarquement
Nous avons organisé nous mêmes le vol Genève Rome, avec Alitalia, départ 11h30, arrivée à Rome à 13h. Nous retrouvons notre chauffeur à la sortie du terminal ; il nous conduira jusqu'à Civitavecchia en moins de temps qu'il ne faut pour écrire le nom ! 35 mins chrono entre l'aéroport et le port !! 🤪 Bon, il se prenait un peu pour Fangio sur une autoroute sans circulation, avec des pointes à 160 km/h. Je précise que ce transfert nous a coûté env. 75 euros par personne, aller/retour (sans assurance vie! 😛). Celebrity demande 92 euros aller simple. J'avais fais le online check-in donc en arrivant, après avoir confié nos bagages au porteur, nous passons dans la tente où nous remplissons le questionnaire santé puis sommes orientées vers un guichet Class concierge (il y a de nombreux guichets pour chaque catégorie de cabine) ; notre passeport est scanné et on nous remet notre SeaPass, clé d'accès à la cabine et carte de paiement à bord. On nous invite ensuite à monter sur le Reflection. J'ai trouvé cette procédure très rapide, simple, efficace ; en quinze minutes, toutes les formalités étaient remplies et nous étions au buffet, pont 14, Oceanview Cafe, après un passage par la cabine, no 2209, babord arrière.
Repas
J'ai apprécié la nourriture à bord, que ce soit au buffet, au restaurant principal ou au resto payant que nous avons testé. Le buffet est varié (asiatique, mexicain, curries indien, international), bien présenté, les plats sont appétissants et tout est très propre. Ma seule comparaison étant Costa, je n'avais pas cette impression de cantine scolaire et c'est avec plaisir que nous avons pris nos repas de midi sur la terrasse arrière quand nous étions à bord, ainsi que le petit déjeuner. A ce sujet, le seul point négatif : les produits allégés !! Quelle obsession ... impossible d'avoir un yaourt normal, que des "low fat", berk ! Vu les litres de soda qui sont bus, cherchez l'erreur 🤪 Le soir, nous étions au deuxième service, 20h30, avec notre serveur Oscar et Gabriel, son assistant. Toujours de bonne humeur, très sympa et attentif. J'ai trouvé très bon, avec au choix petite entrée type salade tomates mozzarella ou carpacio, deux soupes, deux salades, avec choix de trois sauces, un poisson, deux plats de viande, un plat de pâtes et un plat végétarien. C'est très copieux, notamment la viande, on se contentait en principe d'une petite entrée et d'un plat, parfois avec une salade. La viande est de grande qualité, très très tendre. Nous fêtions la fêtes des mères le dimanche 12 mai et j'ai donc invité ma maman dans un restaurant payant : le Qsine. Ce concept est juste incroyable et nous avons adoré !! On commande au fur et à mesure différents plats, certains exotiques (chinois, indien, moyen-oriental), d'autre moins (hamburger, filet mignon). Tout est servi en petite portion avec une présentation soignée. Génial, dommage que l'on ne puisse pas gouter les 20 plats ! 😎
Animation
Nous ne participons pas trop aux animations. J'ai trouvé cependant que l'équipe des cuisiniers, le chef Thomas et son personnel, sont très dynamiques. Nous avons assisté à une démonstration culinaire : le chef du restaurant français, Le Murano, Pascal, nous a préparé un risotto et Claudio, le chef patissier, un tiramisu. Bien sûr, le tout se fait en anglais, sans traduction. Nous avons également assisté au concours des chefs : deux chefs s'affrontent sur le modèle des épreuves de Top Chef. Ils préparent un plat en 15 mins, assisté de qqun du public. Puis 3 personnes sont choisies pour gouter et noter. C'est un show à l'américaine, plutôt bien ficelé, également tout en anglais. Nous avons également pu visiter les cuisines. Autres animations : la zumba, deux fois par jour les journée en mer, une fois lors des escales. Pour le reste, nous n'avons pas participé, mais sur le Today j'ai vu des cours de danses, des "séminaires" organisé par le centre de spa. Il y a aussi des ateliers créatifs, mais je crois que c'était payant. C'est plutôt calme en général, l'équipe d'animation est discrète, certains diront trop. En ce qui nous concerne, c'était parfait !
Voilà pour aujourd'hui !
L'impression générale est très positive mis à part le débarquement que j'évoquerai plus loin. La population est en majorité anglophone (USA, Australie), latino américaine (brésil) ; d'après ce que j'ai compris, il y avait particulièrement beaucoup de québecois mais pas d'annonce en français pour autant.
Embarquement
Nous avons organisé nous mêmes le vol Genève Rome, avec Alitalia, départ 11h30, arrivée à Rome à 13h. Nous retrouvons notre chauffeur à la sortie du terminal ; il nous conduira jusqu'à Civitavecchia en moins de temps qu'il ne faut pour écrire le nom ! 35 mins chrono entre l'aéroport et le port !! 🤪 Bon, il se prenait un peu pour Fangio sur une autoroute sans circulation, avec des pointes à 160 km/h. Je précise que ce transfert nous a coûté env. 75 euros par personne, aller/retour (sans assurance vie! 😛). Celebrity demande 92 euros aller simple. J'avais fais le online check-in donc en arrivant, après avoir confié nos bagages au porteur, nous passons dans la tente où nous remplissons le questionnaire santé puis sommes orientées vers un guichet Class concierge (il y a de nombreux guichets pour chaque catégorie de cabine) ; notre passeport est scanné et on nous remet notre SeaPass, clé d'accès à la cabine et carte de paiement à bord. On nous invite ensuite à monter sur le Reflection. J'ai trouvé cette procédure très rapide, simple, efficace ; en quinze minutes, toutes les formalités étaient remplies et nous étions au buffet, pont 14, Oceanview Cafe, après un passage par la cabine, no 2209, babord arrière.
Repas
J'ai apprécié la nourriture à bord, que ce soit au buffet, au restaurant principal ou au resto payant que nous avons testé. Le buffet est varié (asiatique, mexicain, curries indien, international), bien présenté, les plats sont appétissants et tout est très propre. Ma seule comparaison étant Costa, je n'avais pas cette impression de cantine scolaire et c'est avec plaisir que nous avons pris nos repas de midi sur la terrasse arrière quand nous étions à bord, ainsi que le petit déjeuner. A ce sujet, le seul point négatif : les produits allégés !! Quelle obsession ... impossible d'avoir un yaourt normal, que des "low fat", berk ! Vu les litres de soda qui sont bus, cherchez l'erreur 🤪 Le soir, nous étions au deuxième service, 20h30, avec notre serveur Oscar et Gabriel, son assistant. Toujours de bonne humeur, très sympa et attentif. J'ai trouvé très bon, avec au choix petite entrée type salade tomates mozzarella ou carpacio, deux soupes, deux salades, avec choix de trois sauces, un poisson, deux plats de viande, un plat de pâtes et un plat végétarien. C'est très copieux, notamment la viande, on se contentait en principe d'une petite entrée et d'un plat, parfois avec une salade. La viande est de grande qualité, très très tendre. Nous fêtions la fêtes des mères le dimanche 12 mai et j'ai donc invité ma maman dans un restaurant payant : le Qsine. Ce concept est juste incroyable et nous avons adoré !! On commande au fur et à mesure différents plats, certains exotiques (chinois, indien, moyen-oriental), d'autre moins (hamburger, filet mignon). Tout est servi en petite portion avec une présentation soignée. Génial, dommage que l'on ne puisse pas gouter les 20 plats ! 😎
Animation
Nous ne participons pas trop aux animations. J'ai trouvé cependant que l'équipe des cuisiniers, le chef Thomas et son personnel, sont très dynamiques. Nous avons assisté à une démonstration culinaire : le chef du restaurant français, Le Murano, Pascal, nous a préparé un risotto et Claudio, le chef patissier, un tiramisu. Bien sûr, le tout se fait en anglais, sans traduction. Nous avons également assisté au concours des chefs : deux chefs s'affrontent sur le modèle des épreuves de Top Chef. Ils préparent un plat en 15 mins, assisté de qqun du public. Puis 3 personnes sont choisies pour gouter et noter. C'est un show à l'américaine, plutôt bien ficelé, également tout en anglais. Nous avons également pu visiter les cuisines. Autres animations : la zumba, deux fois par jour les journée en mer, une fois lors des escales. Pour le reste, nous n'avons pas participé, mais sur le Today j'ai vu des cours de danses, des "séminaires" organisé par le centre de spa. Il y a aussi des ateliers créatifs, mais je crois que c'était payant. C'est plutôt calme en général, l'équipe d'animation est discrète, certains diront trop. En ce qui nous concerne, c'était parfait !
Voilà pour aujourd'hui !
Croisière "Terre Sainte" Costa Pacifica du 9 octobre 2013 English translation pending
Bonjour à vous tous.Nouvellement inscrite à voyageforum, le 9 octobre 2013, je pars avec mon époux faire une croisière Terres saintes à bord du Costa Pacifica.Nous partons de Nice gare SNCF via Savone.Y aurait -il d'autres personnes partant pour cette même croisière le même jour? Sinon, avez-vous fait récemment cette croisière (les dernières discussions datant de l'année dernière), pour me donner des infos concernant notamment les escursions - celles de Costa et celles faites individuellement - les plus intéressantes à faire, les astuces...Merci d'avance et à très bientôt sur le forum😉
Madagascar avec enfants: traitement anti paludéen et vaccin contre la fièvre jaune? English translation pending
bonjour , nous partons pour un mois en voyage a madagascar avec deux enfants de 6 et 9 ans a la mi octobre faut-il leur faire le vaccin contre la fièvre jaune et le traitement anti palu ?Et pour nous adultes?Merci de vos réponses!
Du voyage éco-responsable... English translation pending
🙂 Bonjour Camarades Forumistes,
Je viens vous parler de voyage, de respect de l'environnement et de responsabilisation & action individuelles.
Mais avant de poursuivre, je tiens à souligner 3 petites choses: 1-Je n'ouvre pas ici le débat de l'Ecologie;Aussi, Merci d'avance aux personnes soit ininterressées par le sujet, soit septiques ou autres hostiles, de ne pas "polluer" la discussion que j'aimerais positive, concrète, pratique et inspirante. 2-Je ne me pose pas en donneur-de-leçons, je suis moi-même perfectible en la matière et il m'arrive, je le confesse, de faire des écarts d'"éco- conduite"; 3-Je ne représente aucune des marques mentionnées ci-dessous (héhé).
Voilà, chacun de nous ne peut plus dire aujourd'hui:je ne sais pas.Je ne sais pas que la Planète souffre, je ne sais pas que chacun, à titre individuel, en toute responsabilité, peut et doît agir.Chez soi et en voyage.Tant de pages de journaux, d'images à la tv etc... nous le rappellent quotidiennement.
Alors, je pense qu'il serait utile, dans cette discussion, que chacun témoigne de son action éco-responsable afin, notamment, de s'enrichir mutuellement de nos pratiques et pourquoi pas encourager, susciter des comportements plus respectueux de la Nature.
Perso, j'utilise un savon liquide et un shampooing biodégradabes de chez The Body Shop (gamme Earth Lovers) au format pratique (250ml), aux parfums sympas (moi le concombre-menthe pour le savon héhé), aux prix raisonnables (promos régulières du style 2 pour le prix d'1).Ils me semblent "indispensables" notamment en bords de mer et de rivière (qui nous aimantent...), ou bien en bivouac par exemple.
Un geste simple aussi que je préconise: refuser le sac en plastique du commerçant.Notre petit-sac-à-dos sert à ça!!!! Un conseil:penser à chaque fois à l'"île de plastiques" qui flotte au milieu du Pacifique, on a tous entendu parler de ça!!!
Ramener aussi ses piles usagées, médicaments par exemple, ou tous déchêts non-biodégradables à la maison, les pays dits "pauvres" n'ont pas les mêmes moyens que nous, Occidentaux, pour les traîter/recycler.
Privilégier le transport terrestre (le vélo c'est l'idéal, sinon si possible bus public ou train) ou maritime (si possible ferry public) à l' aérien (très pollueur, cf Lonely Planet).
Privilégier les agences de tourisme, dans son pays ou à destination (si vous utilisez leurs services), qui valorisent l'éco-tourisme.Se comporter, à titre individuel, à chaque instant, dans le respect de l'environnement (ne pas jeter parterre -surtout en campagne-, ne pas soulever les coraux, ne pas souiller la plage-mégots de cigarette, emballages plastique...-, ne pas allumer de feu sans autorisation, ne pas gaspiller l'eau des douches, boycotter les produits à base d'huile de palme -déforestation- etc, etc...).
Privilégier les hébergements éco-responsables (c'est la mode) ou en tous cas, de visu, qui respectent leur environnement.Halte au bêtonnage!!!
Utiliser, autant que possible, des répulsifs anti-moustiques naturels (essences naturelles) ou les moins nocifs possible pour l'environnement.Idem pour les crèmes solaires.
Voilà un début d'inventaire qui ne demande qu'à être étoffé !!!
Alors, chers camarades Forumistes "concernés" par la chose, à vos claviers et surtout à vos bonnes recettes, infos, astuces, recommendations, expériences.Je vous invite à être très "pratique" et à citer des marques, références, indices (ce serait notre "Que Choisir" à nous) nous permettant d'emporter en voyage le bagage le plus éco-friendly possible et d'avoir le meilleur comportement possible envers la Planète, en particulier en séjour à l'Etranger.
J'espère, notamment, des renseignements précis sur les anti-moustiques& crèmes solaires (quelles essences naturelles/huiles essentielles? quels critères éco-responsables pour choisir son répulsif et sa crème?).Quelqu'un(e), également, connaîtrait-il/elle des sites sur le web d'éco-tourisme?N'hésitez pas, également, à promouvoir ici tels ou tels hébergement, activité, agence de tourisme ou autres, locaux, oeuvrant/développant l'éco-tourisme, que vous auriez "testé/approuvé" en voyage, qu'importe la destination.
Ensemble, diffusons la bonne attitude!!!!
Cordialement,
Yellowmop (Gard/France).😉
Je viens vous parler de voyage, de respect de l'environnement et de responsabilisation & action individuelles.
Mais avant de poursuivre, je tiens à souligner 3 petites choses: 1-Je n'ouvre pas ici le débat de l'Ecologie;Aussi, Merci d'avance aux personnes soit ininterressées par le sujet, soit septiques ou autres hostiles, de ne pas "polluer" la discussion que j'aimerais positive, concrète, pratique et inspirante. 2-Je ne me pose pas en donneur-de-leçons, je suis moi-même perfectible en la matière et il m'arrive, je le confesse, de faire des écarts d'"éco- conduite"; 3-Je ne représente aucune des marques mentionnées ci-dessous (héhé).
Voilà, chacun de nous ne peut plus dire aujourd'hui:je ne sais pas.Je ne sais pas que la Planète souffre, je ne sais pas que chacun, à titre individuel, en toute responsabilité, peut et doît agir.Chez soi et en voyage.Tant de pages de journaux, d'images à la tv etc... nous le rappellent quotidiennement.
Alors, je pense qu'il serait utile, dans cette discussion, que chacun témoigne de son action éco-responsable afin, notamment, de s'enrichir mutuellement de nos pratiques et pourquoi pas encourager, susciter des comportements plus respectueux de la Nature.
Perso, j'utilise un savon liquide et un shampooing biodégradabes de chez The Body Shop (gamme Earth Lovers) au format pratique (250ml), aux parfums sympas (moi le concombre-menthe pour le savon héhé), aux prix raisonnables (promos régulières du style 2 pour le prix d'1).Ils me semblent "indispensables" notamment en bords de mer et de rivière (qui nous aimantent...), ou bien en bivouac par exemple.
Un geste simple aussi que je préconise: refuser le sac en plastique du commerçant.Notre petit-sac-à-dos sert à ça!!!! Un conseil:penser à chaque fois à l'"île de plastiques" qui flotte au milieu du Pacifique, on a tous entendu parler de ça!!!
Ramener aussi ses piles usagées, médicaments par exemple, ou tous déchêts non-biodégradables à la maison, les pays dits "pauvres" n'ont pas les mêmes moyens que nous, Occidentaux, pour les traîter/recycler.
Privilégier le transport terrestre (le vélo c'est l'idéal, sinon si possible bus public ou train) ou maritime (si possible ferry public) à l' aérien (très pollueur, cf Lonely Planet).
Privilégier les agences de tourisme, dans son pays ou à destination (si vous utilisez leurs services), qui valorisent l'éco-tourisme.Se comporter, à titre individuel, à chaque instant, dans le respect de l'environnement (ne pas jeter parterre -surtout en campagne-, ne pas soulever les coraux, ne pas souiller la plage-mégots de cigarette, emballages plastique...-, ne pas allumer de feu sans autorisation, ne pas gaspiller l'eau des douches, boycotter les produits à base d'huile de palme -déforestation- etc, etc...).
Privilégier les hébergements éco-responsables (c'est la mode) ou en tous cas, de visu, qui respectent leur environnement.Halte au bêtonnage!!!
Utiliser, autant que possible, des répulsifs anti-moustiques naturels (essences naturelles) ou les moins nocifs possible pour l'environnement.Idem pour les crèmes solaires.
Voilà un début d'inventaire qui ne demande qu'à être étoffé !!!
Alors, chers camarades Forumistes "concernés" par la chose, à vos claviers et surtout à vos bonnes recettes, infos, astuces, recommendations, expériences.Je vous invite à être très "pratique" et à citer des marques, références, indices (ce serait notre "Que Choisir" à nous) nous permettant d'emporter en voyage le bagage le plus éco-friendly possible et d'avoir le meilleur comportement possible envers la Planète, en particulier en séjour à l'Etranger.
J'espère, notamment, des renseignements précis sur les anti-moustiques& crèmes solaires (quelles essences naturelles/huiles essentielles? quels critères éco-responsables pour choisir son répulsif et sa crème?).Quelqu'un(e), également, connaîtrait-il/elle des sites sur le web d'éco-tourisme?N'hésitez pas, également, à promouvoir ici tels ou tels hébergement, activité, agence de tourisme ou autres, locaux, oeuvrant/développant l'éco-tourisme, que vous auriez "testé/approuvé" en voyage, qu'importe la destination.
Ensemble, diffusons la bonne attitude!!!!
Cordialement,
Yellowmop (Gard/France).😉
Récit (long) de croisière - Celebrity Infinity en Amérique du Sud et sur le canal de Panama English translation pending
Compte-rendu de notre croisière sur le Celebrity Infinity - Amérique du Sud et Canal de Panama - 15 mars au 1 avril 2013
Tout d’abord, je dois dire que j’avais reluqué cet itinéraire depuis plusieurs années. Très peu d’itinéraires permettent de voir le nord du Chili, le Pérou et l’Équateur! Et c’est cette année que nous avons finalement réalisé ce rêve.
15-16 mars 2013, Montréal – Santiago Nous avions acheté le vol avec Celebrity car le prix était plus avantageux pour l’aller sur Santiago. Nous avons donc quitté Montréal sur les ailes d’American Airlines vers 18h00, fait une connexion à Miami sur un vol LAN et sommes arrivés à Santiago vers 9 :00 am après un vol de nuit de 9 heures… un peu fripés, mais enthousiastes de commencer ce voyage!
J’avais réservé un tour de ville et transfert à l’hôtel avec South Excursions. Tel que promis, Pablo, notre guide francophone nous attendait avec impatience car l’avion avait plus d’une heure de retard. Le chauffeur a rapidement mis nos bagages dans le minivan et nous sommes partis tout de go pour explorer Santiago. Pablo nous a fait faire un bon tour de ville incluant le Marché central, la place d’Armes, la cathédrale, la Moneda – le palais présidentiel, l’église San Francisco, la colline Santa Lucia, le quartier Bellavista où est la maison de Pablo Neruda. Vers 14h00, nous sommes arrêtés prendre une bouchée dans une excellente pizzeria (recommandée par Lonely Planet), Voraz Pizza, avec une bonne bière locale, la Crystal.
Après le repas, notre duo guide-chauffeur est venu nous reconduire à l’hôtel Plaza El Bosque dans le quartier Las Condes, hôtel que j’avais réservé sur Booking.com ($159 US). Un très bel hôtel, avec une terrasse sur le toit avec piscine, bar, et resto-déjeuner avec la plus belle vue en ville! C’était parfait. On s’est reposé un peu, puis nous sommes sortis souper. L’avenue Isidora Goyenechea juste à côté de l’hôtel regorge de restaurants de toutes sortes et est très agréable pour une soirée al fresco! Nous avons terminé la soirée en allant admirer la ville toute illuminée sur le toit terrasse de l’hôtel, et en mangeant de la crème glacée!
Belle première journée qui se termine… mais plusieurs autres qui s’annoncent superbes!
Pour les photos de Santiago : https://picasaweb.google.com/104362977208178847031/2013_SantiagoChile?noredirect=1#slideshow/5862304230690290866
17 mars – Santiago à Valparaiso, Chili
Après une excellente nuit de sommeil dans notre lit super confortable de l’hôtel Plaza El Bosque, nous avons profité d’un délicieux petit-déjeuner sur le toit de l’hôtel. Avec le magnifique soleil et le temps clair, nous pouvions voir les Andes qui entourent complètement la ville de Santiago. Une vue à couper le souffle! Encore aujourd’hui, j’avais réservé notre transfert vers Valparaiso avec SouthExcursions.com ($90 US pp). En plus du transfert, nous avions prévu un arrêt dans un vignoble et un tour de ville de Valparaiso et Vina del Mar. Tel que convenu, Pablo et un nouveau chauffeur Barnabé était fin prêt à 9h00 am à charger nos nombreuses valises. A quatre, nous avions 5 grosses valises et 4 bagages à main…
Nous avons pris la route 68 en direction de la vallée de Casablanca. J’avais choisi d’aller visiter le vignoble Emiliana car c’est une entreprise qui met en valeur le développement durable, pratique l’agriculture biodynamique et offre des vins faits de raisins biologiques. South Excursions avait accepté de visiter ce vignoble plutôt que les habituels, plus commerciaux. Mais une fois arrivés sur place, nous avons rapidement compris que SE n’avait pas fait de réservation pour la visite et la dégustation tel que promis, et c’était complet pour la journée. Déception n’est pas assez fort pour décrire mon état… j’étais vraiment furieuse. Mais Pablo, notre guide extraordinaire a rapidement retourné la situation. Il nous a trouvé un coin confortable, et nous a fait choisir 6 vins. Puis, il est allé arranger avec les gens du vignoble une façon de nous faire faire une petite dégustation privée. Pablo arrivait justement de Bordeaux où il avait enseigné l’espagnol à des sommeliers! Nous avons tourné la situation et avons pu déguster les vins magnifiques de cette vallée, la seule au Chili à produire des vins blancs : Sauvignon blanc, Viognier, Gewurtztraminer… délicieux! Le site est enchanteur… des fleurs partout, entouré de montagnes, des animaux qui gambadent, des abeilles qui butinent! Y retourner, je réserverais pour un lunch sur la terrasse!
Nous reprenons la route direction Valparaiso que nous rejoignons vers midi. Le soleil plombe, et fait ressortir toutes les couleurs qui ornent les maisons et les murales de cette ville toute en collines. Pablo nous amène un peu partout dans les différents quartiers, nous voyons l’autre maison de Neruda, le centre historique, puis la faim nous prenant, je décide d’aller acheter des empenadas dans une pâtisserie. On s’est arrêté dans un joli quartier pour manger et faire un tour! On est monté sur le Cerro Artilleria où il y avait un petit marché, puis on a pris l’Ascensore Artilleria! Construit en 1912, il fait communiquer la Plaza Aduana avec le cerro Artillería. Sa longueur est de 175 m, son dénivelé de 48 m et le trajet dure 80 secondes. Faut pas cligner des yeux trop souvent! L’ascensor Artillería a pour particularité de posséder deux paires de wagons, ce qui lui donne la plus grande capacité de passagers. Nous sommes allés jusqu’à Vina del Mar, la station balnéaire voisine de Valparaiso, où on retrouve les grands resorts et les hôtels de luxe. L’hôtel O’Higgins construit en 1931, le plus ancien de Vina del Mar, nous rappelle que le soleil et la mer sont depuis longtemps à l’agenda des vacanciers fortunés!
Après cette visite des plus colorées, nous retournons vers le port de Valparaiso pour faire l’embarquement sur le Celebrity Infinity qui sera notre ‘chez-nous’ pendant les 15 prochains jours! Nous disons adieu à notre guide Pablo et embarquons sur le paquebot de 91 000 tonneaux, un mastodonte aux yeux de plusieurs, mais pour nous qui avons navigué sur des navires allant jusqu’à 160 000 tonneaux, il nous paraît bien raisonnable!
Après un enregistrement assez rapide, nous devons prendre un autobus qui zigzague à travers les conteneurs pour nous amener jusqu’à la passerelle. Bienvenue à bord : Champagne ou mimosa? Ahhh… Là, je me sens en vacances. Nous allons rapidement découvrir nos cabines, tout à l’arrière du navire, avec d’immenses balcons. De là, nous pouvons apprécier la vue magnifique sur la ville de Valparaiso… la ville aux mille collines, aux maisons colorées, aux murales qui frappent tant par leurs couleurs que par leurs paroles qui tantôt optimistes, tantôt percutantes, ne peuvent laisser personne indifférente.
Je ne peux terminer ce récit que par les mots de Pablo Neruda, le grand poète chilien, et ses mots sur Valparaiso :
18 mars – La Serena, Chili
Ce matin, le navire est accosté vers 9h00 à Coquimbo, un port à quelques 200 miles de Valparaiso, mais juste à côté de La Serena, une des plus vieilles villes du Chili, fondée en 1549. La Serena est à la porte de la vallée de l’Elqui, du nom de la rivière qui irrigue cette vallée reconnue pour la culture du raisin, mais pas n’importe lequel, celui qui servira à faire le Pisco, cette eau-de-vie que le Chili, autant que le Pérou, revendique comme boisson nationale!
Le quai est assez long et nous devons marcher une quinzaine de minutes pour arriver aux portes du port. Heureusement, notre guide Christopher a les bonnes accréditations et a pu venir nous attendre au pied de la passerelle. Toutefois, nous avons dû marcher pour aller rejoindre notre minivan qui nous attendait avec le chauffeur René à la sortie du port.
Nous quittons donc Coquimbo par le bord de mer afin de rejoindre La Serena à quelques kilomètres au nord. Une immense plage relie les deux villes, et d’innombrables condos sont en construction tout au long de cette avenue sur le Pacifique. Nous faisons un premier arrêt au Phare Monumental de La Serena. Ce phare qui a l’air fait en carton a été construit en 1949 afin d’abriter un canon qui a servi à la guerre du Pacifique, dans l’espoir d’en faire un attrait touristique. Mais leurs efforts n’ont pas donné les résultats escomptés… cet endroit est un peu délabré et désolant, mais la mer y est magnifique. C’est ici que notre chauffeur René a commencé à nous prendre en photo. Devant le phare, devant le canon, devant la mer… Au début, on trouvait ça sympathique, mais on a rapidement trouvé ça un peu envahissant et énervant… mais, ce ne sera pas la seule chose qui nous énervera chez lui!
Nous reprenons la route pour faire un tour rapide du centre de la ville, puis nous bifurquons pour aller vers la vallée de l’Elqui. Après avoir franchi la montagne, nous laissons derrière nous l’aridité et les nuages pour nous retrouver dans une verte vallée ensoleillée, avec de part et d’autre de la route des champs de raisins et de papayes. La rivière au fond de la vallée est pratiquement à sec. Christopher nous dit qu’il n’y a pratiquement pas eu de pluie depuis quatre ans et que le niveau de la rivière a baissé de dizaines de mètres. En fait, la vallée bénéficie de plus de 300 jours de soleil par année! Nous faisons un bref arrêt dans une coopérative de papaye qui vend ses produits et qui nous offre une pause bio! Le nectar de papaye est excellent.
Christopher nous propose d’aller dîner à Villaseca, un village reconnu pour ses cuisines solaires. En effet, au début des années 2000, des chercheurs ont proposé aux femmes de ce village d’utiliser des fours utilisant des panneaux solaires plutôt que le traditionnel four à bois. Les femmes ont d’abord maîtrisé la nouvelle technique, puis rapidement, elles ont ouvert un restaurant de quelques places au début, mais qui compte maintenant près de 120 places! Cette perspective nous enchante et nous avons hâte de découvrir cette cuisine locale assez particulière. Nous sommes les premiers arrivés au restaurant Delicias Del Sol. C’est impressionnant de voir tous les fours sur le devant du resto. En fait, le four est une boîte en verre dans lequel on place une casserole, et tout autour du dessus, des panneaux en aluminium reflète et dirige les rayons du soleil dans le petit incubateur! Chaque four contient un plat différent – ragoût de chèvre, poulet rôti, légumes, riz, petit pain, etc. J’avoue que je n’avais jamais mangé de chèvre alors c’est ce que j’ai choisi, question de pousser l’exotisme jusqu’au bout! C’était un osso bucco de chèvre… délicieux, tendre, miam! Le dessert, postre de leche asada (une crème caramel) était excellente – tout cuit dans les fours par la chaleur du soleil! C’était fascinant et délicieux!
La région est tellement aride, les flancs de montagne sont complètement dépourvus d’arbres ou d’herbes. En fait, tout ce qu’on y voit, ce sont des cactus candélabres. Chris nous explique que les agriculteurs retirent les cactus des champs cultivés de la vallée, et les transplantent sur la montagne afin d’aider à diminuer l’érosion et améliorer l’irrigation. Ingénieux non?
Après ce festin, nous avions bien besoin d’un petit digestif! Alors quoi de mieux que la visite d’une distillerie de Pisco! Nous sommes allés vers Vicuna pour visiter la distillerie Capel, une des plus grandes et plus vieilles marques de Pisco au Chili. En fait, ce centre agro-touristique appartient à une coopérative de plus de 1300 vignerons qui vendent leur raisin à l’usine de Capel. En plus de voir les différentes étapes de production ainsi qu’un petit musée, nous avons eu droit à une dégustation de différents cocktails à base de pisco dont le fameux Pisco Sour. Mon préféré : Le Crepuscolo – un délicieux mélange de pisco, de jus de limette, de fraises tranchées, de feuilles de basilic, avec un peu de sucre le tout servi sur des glaçons. Evidemment, une boutique bien garnie offrait les différents produits, dont le pisco vieilli Alto del Carmen, un pisco brun encore plus fin qu’un brandy, que mon beau-frère a bien apprécié tout au long de la croisière! Nous sortons enfin de la distillerie vers 15h00. Après la dégustation d’environ 6-7 cocktails, j’étais plutôt désinvolte, mais ma mère nous rappela que l’heure de montée à bord était 16h30!! En fait, nous aurions dû déjà être rentré, et nous avions plus d’une heure de route à faire… Je peux vous dire que le trajet de retour s’est fait sur les chapeaux de roues… notre chauffeur, super-René, trouvait ça pas mal drôle, mais pas nous… il doublait dans des virages, brûlait les feux rouges… ahhhh… quel retour angoissant… Finalement, nous sommes revenus à 16h00. Le temps de payer, et de faire la distance jusqu’au navire, nous avons été en temps, mais les derniers à monter à bord! Ouf… belle journée, mais qui s’est terminée de façon un peu dramatique! Cette excursion nous a tout de même permis de découvrir une magnifique région du Chili. Je l’avais réservé avec SouthExcursions.com ($95 US pp).
Pour les photos de La Serena et la vallée de l’Elqui : https://picasaweb.google.com/104362977208178847031/2013_LaSerenaElquiValleyChile?noredirect=1#5862385721078396626
Pour en apprendre sur le projet de fours solaires dans la vallée de l’Elqui : http://solarcooking.wikia.com/wiki/Villaseca_Solar_Restaurant
19 mars – En mer
20 mars – Arica, Chili
Après une journée en mer bien méritée où chacun a pu faire la grasse matinée, profiter du soleil et de la piscine et se pomponner pour la soirée du Capitaine, nous voici donc au point le plus au nord du Chili, à 20 km de la frontière du Pérou.
Arica est reconnue comme l’endroit habité le plus aride au monde! Ils reçoivent en moyenne 0,8mm de pluie par année – avec la chaleur, les gouttes doivent s’évaporer avant même de toucher le sol. Arica a été le théâtre de l’un des plus célèbres épisodes de la Guerre du Pacifique (entre le Pérou, le Chili et la Bolivie de 1879 à 1884), la prise du El Morro en 1880. C’est lors de cette bataille qu’Arica qui faisait partie du Pérou est devenue Chilienne. C’est d’ailleurs la vue du El Morro que nous avons alors que nous mettons le bout du nez dehors ce matin. Comme le soleil est à peine levé et qu’un léger brouillard flotte sur l’océan, El Morro semble sortir d’un nuage. Mais aussitôt le soleil accroché, le ciel s’est orné d’un bleu azur sans nuage et la température s’est mise à grimper.
Du navire, nous devons prendre une petite navette fournie par les autorités portuaires jusqu’aux portes du port. La distance est courte, mais on ne veut pas nous laisser marcher entre les conteneurs. En fait, ce port est très actif et vraiment important, surtout pour le commerce avec la Bolivie. Ce petit pays enclavé dans le continent a perdu son accès à la mer lors de la fameuse Guerre du Pacifique. C’est donc par Arica que presque tout ce qui rentre ou sort de la Bolivie transit.
Nous rencontrons notre guide Carolina à la sortie du port. Beaucoup de taxis et de tours sont offerts à ceux qui n’auraient pas fait d’arrangements préalables. Arica est un des points de départ pour se rendre dans l’Altiplano – une grande plaine dans les Andes à plus de 12 000 pi d’altitude. Bien que nous aurions aimé nous y rendre, une telle montée d’altitude en quelques heures n’est pas vraiment recommandée. Nous optons plutôt pour un tour dans la vallée de Lluta pour voir les géoglyphes et la vallée d’Azapa pour aller voir les momies Chinchorro qui datent de plus de 7000 ans!
Notre excursion aurait dû commencer par un tour de ville à pied, mais cette perspective n’enchantait pas vraiment ma mère. Le proprio de l’agence a rapidement rejoint notre chauffeur afin qu’il vienne nous chercher immédiatement. Cette décision fut rusée car nous avons pu battre les hordes de touristes partout où nous sommes allés! Notre premier arrêt fut à la péninsule d’Alacran mieux connu sous le nom d’Isla Alacran. Autrefois une île, elle a été rattachée au continent en 1964. Cette île est fréquentée par deux groupes bien spéciaux – les oiseaux migrateurs (d’où son surnom d’île au Guano), et les surfeurs! Une compétition internationale s’y déroule chaque année. Les rouleaux de vagues forment un cercle tout autour de l’île, puis elles viennent se casser sur le rivage rocailleux… vraiment impressionnant, mais réservé aux experts!
Nous sommes montés au sommet de l’El Morro d’où nous avions une vue saisissante de cette ville de sable bordée par cet océan si bleu. Plusieurs très belles plages ont été aménagées au plus grand plaisir des touristes et des Chiliens du Sud qui viennent se réchauffer dans le Nord (c’est quand même drôle quand on est dans l’hémisphère sud, tout est à l’envers!). Avant de prendre la route pour la vallée de Lluta, nous avons fait un arrêt dans une réserve ornithologique qui a été créé à l’embouchure de la rivière Lluta, là où elle se jette dans le Pacifique. Un des rares endroits avec de la verdure dans ce désert!
Puis, nous avons emprunté la route 11, la route empruntée par plus de 500 camions chaque jour afin d’assurer l’approvisionnement de la Bolivie. La verdure disparaît pour ne faire place qu’à du sable et de la roche. Il ne faut pas oublier que nous sommes dans la partie nord du désert d’Atacama! Les flancs sablonneux des Andes nous laissent découvrir quelques géoglyphes – des dessins ou motifs fait à même le sol, soit par entassement de pierres ou en négatif par enlèvement de terre et de pierres. Certains de ces dessins datent de l’Antiquité, d’autres sont contemporains. La plupart représentent soit l’homme ou des animaux. On pense que ces dessins avaient pour but de communiquer les activités des tribus locales. Qui sait, c’était peut-être tout simplement de l’art!
Nous arrivons à Poconchile, un petit village pré-inca où nous visitons une petite église en adobe, l’église San Jéronimo, constuite en 1580. Mais c’est son cimetière qui attirent le plus notre attention. Les habitants mettent des abris en toile sur les croix et stèles afin de les protéger du soleil! On en profite pour faire une pause bio. Notre guide Carolina voit dans mes yeux la convoitise quand j’aperçois au comptoir du kiosque des emballages d’alfajores! Les alfajores sont des biscuits fourrés et recouverts de chocolat… un peu comme les ‘wagon wheels’ de notre enfance, mais oh! combien plus savoureux!
Nous laissons la vallée de Lluta en escaladant la montagne afin de traverser du côté de la vallée d’Azapa. Beaucoup plus verte, cette vallée est reconnue pour sa culture d’olive et de mangue. On nous dit que les olives d’Azapa sont les meilleures au monde… j’espère bien qu’on pourra y goûter!
Cette région est aussi reconnue pour son musée archéologique dans lequel on retrouve des centaines de momies Chinchorros. La présence de ce peuple du Nord du Chili est datée à plus de 8 000 ans. Bien qu’on n’en sache peu sur leur origine, on sait qu’ils pêchaient, qu’ils ramassaient et chassaient. Ils faisaient du troc et consommaient le quinoa. Le musée nous montre des centaines d’objets qu’ils utilisaient ainsi que leurs parures. Les Chinchorros se sont peu à peu sédentarisés pratiquant l’agriculture dans ces vallées verdoyantes. Une fois le lama domestiqué, les échanges et le transport ont été facilités, et c’est à ce moment que la culture Chincorro semble avoir disparu, vers 1700 avant J.-C.
La particularité de ce peuple est sans contredit son rituel funéraire. On a retrouvé dans la région d’Arica des momies datées de plus de 7000 ans, soit 2000 ans de plus que celles trouvées en Egypte. Elles seraient les plus anciennes momies au monde. Plus de 300 momies ont été retrouvées, montrant aussi l’évolution des techniques. Au début, les corps étaient éviscérés puis recouvert d’une argile noire. Puis la technique des bandelettes est arrivée, mais enrubannant le squelette plutôt que le corps embaumé. Une nouvelle aile du musée abrite ces centaines de momies allant de petits fœtus, à des enfants et des familles entières, figées dans le temps. Le musée de San Miguel d’Azapa nous a fait découvrir ce peuple si ancien et si créatif. Une page importante de l’histoire de l’Amérique du Sud qui nous était inconnue. Vraiment un musée à ne pas manquer.
Avant de se rendre au resto, nous faisons un arrêt au Mirador Alto Ramirez afin de bien voir un des géoglyphes du Cerro Sagrado. C’est vraiment impressionnant de voir ces œuvres gigantesques à flanc de collines. Nous arrivons au Rancho Don Floro, un restaurant caché dans une petite rue quelconque de Cerro Sombrero. Quand j’ai vu le gros autobus avec la pancarte du CAA – eh oui, il y avait un groupe de 48 québécois avec le CAA sur notre croisière, j’étais un peu déçue. Notre petit quatuor au milieu d’une cinquantaine de québécois dans ce coin perdu du Chili, on repassera pour l’immersion! Mais quand j’ai vu que notre guide nous amenait sous le toit d’un kiosque extérieur où une magnifique table nous attendait, loin loin des québécois entassés à l’intérieur! La table était garnie d’immenses plats d’olives, des noires, des vertes, des assaisonnées, des fromages, de beaux ananas garnis de brochettes de fruits frais et un Pisco sour à la mangue pour nous souhaiter la bienvenue! Le lieu est enchanteur, avec des fleurs partout. Après les entrées d’empanadas de pino – des petites pâtes farcies avec de la viande, oignon, olive et œuf dur – on nous sert des brochettes de grillades mixtes. Pour dessert, les fruits frais. C’était fantastique. En passant, les olives d’Azapa sont en effet les meilleures au monde! Elles sont immenses, juteuses et ont une saveur intense absolument unique. J’espère qu’on pourra en trouver ici car j’ai tenté d’en acheter, mais tous les magasins étaient fermés – Semana Santa!
Après ce festin, nous rentrons à Arica où nous faisons un tour rapide du centre. Nous pouvons voir l’église San Marcos et l’ancienne douane, deux édifices conçus et réalisés par Gustave Eiffel, bien avant qu´il ne soit rendu célèbre par sa non moins célèbre tour à Paris. Construite entièrement en fer sauf les portes et les vitraux, l’église a la particularité d'avoir été fabriquée à Paris avant d'être transportée et montée sur la place Colomb à Arica. Un petit marché d’artisan est installé sur la place alors après voir quitté notre guide, nous allons fouiner un peu, mais peut-être à cause de la fatigue, rien ne nous accroche l’œil.
Nous rentrons au bateau où nous allons faire une belle petite sieste sur notre balcon d’où nous avons une superbe vue sur la ville. Mais de charmantes sternes incas, des oiseaux rares au plumage assez original et qui ne vivent que dans cette région, viennent s’installer sur la rampe et nous font une petite symphonie de jacassements. Alors on finit notre journée avec ces nouvelles amies, en regardant le soleil teinter de rose notre dernière escale au Chili alors qu’il tombe doucement dans le Pacifique.
Pour les photos de Arica, la vallée LLuta et la vallée d’Azapa : https://picasaweb.google.com/104362977208178847031/2013_AricaLLutaValleyChile#slideshow/5862402925348870354
21 mars – En mer
22 mars – Lima, Pérou
Un des attraits principaux de cet itinéraire était l’alternance de journées en mer et d’escales, ce qui nous permet de bien marier exploration et relaxation. Après notre longue et aride journée à Arica, nous avons pu profiter d’une belle journée en mer pour se la couler douce. La couleur de l’eau est passée du turquoise au vert kaki, beaucoup moins exotique, mais on nous a expliqué que ces eaux foisonnaient en krill et en plancton. Un vrai buffet pour les dauphins, marsouins et baleines! Nous avons pu en observer vraiment beaucoup durant ces journées en mer. De plus, notre voisin avait des yeux d’aigle et les repérait vraiment loin! Aussitôt qu’il voyait quelque chose, il criait ‘Whao’!! Le mot enfantin pour ‘whale’ qui devint notre cri de ralliement. Ces spectacles spontanés offerts par la nature sont toujours tellement réjouissants.
Donc après une bonne journée de farniente, nous avions très hâte de découvrir la capitale du Pérou. Toutefois, il y avait un peu de confusion sur l’heure de notre excursion. Mon contact ne m’avait pas confirmé l’heure de départ du tour et le navire accostait à 7h00, ce qui était trop tôt pour nous. Donc je lui ai écrit pour lui demander de venir pour 8h00, mais dans sa réponse, il me dit que c’était à 9h00, mais qu’il ‘essaierait’ pour 8h00… Donc je n’étais pas plus avancée… Je décidai donc de sortir seule vers 8h00 pour voir s’il était là. Mais à Callo, le port de Lima, il faut encore une fois prendre une navette fournie gratuitement pour sortir du port. Evidemment, les autobus de Celebrity étaient au quai, ainsi que quelques autres plus petits véhicules d’excursion… Mon guide n’avait pas confirmé l’heure ni l’endroit… les agents du port m’ont conseillé de sortir car c’était là que la plupart des excursions privées attendaient leurs clients. J’ai donc appelé ma gang et on a pris la petite navette pour sortir du port. Wow… chaos! Il y avait des dizaines de taxis et de guide offrant toute sorte de possibilités pour la journée. Il faisait chaud, c’était plein de monde, et je ne savais pas si 1) j’étais au bon endroit et 2) à quel heure le guide se pointerait. Un péruvien parlant français nous a offert de nous dépanner, mais ne voulant pas sauter aux conclusions trop vite, j’ai attendu jusqu’à 9h00 pour voir si notre guide arriverait. J’avais même fait une petite pancarte avec mon nom et le nom de l’agence! Ça a marché, à 9h00 pile il est arrivé… ouf… j’ai quand même eu des petites chaleurs, surtout qu’il faisait tellement chaud et humide.
Notre guide Braxso est d’origine croate mais est né à Lima. Le chauffeur Milton, lui, est péruvien pure laine d’alpaca! Nous partons donc à la découverte de cette métropole de plus de 10 millions d’habitants. La circulation est intense et on repassera pour la courtoisie au volant… ici, c’est la loi du plus fort!
Lima a été fondée en 1535 par le conquistador espagnol Francisco Pizarro qui lui donnât le nom de ‘la Ciudad de los Reyes’ (Cité des Rois). Elle devient la capitale et la ville principale de la vice-royauté du Pérou et puis celle de la République, après l’indépendance du pays vis-à-vis de l’Espagne en 1822. On ne peut s’empêcher de penser aux Incas et à tout cet or qui suscitait tant de convoitise. Cet empire eut une fin tellement tragique. Le dernier empereur Inca, Atahualpa, a été capturé par les Espagnols. Il promet alors une rançon d’argent assez importante à Francisco Pizarro et ses hommes en échange de sa libération. Cependant, après le versement de la rançon promise par l’empereur, le conquistador Pizarro ordonne malgré tout son exécution. On dit que la rançon donnée par Atahualpa était une pièce remplie d’or!
Notre premier arrêt fut à la Plaza de Armas, le centre historique de Lima, qui a été classé au patrimoine mondial de l’UNESCO en 1991. Comme toute place principale sud-américaine, tous les lieux de pouvoir la bordent : l’église, le palais présidentiel, la mairie. Les palais de cette grande place se sont grandement inspirés de ceux de Séville et brillent par leur couleur jaune! La cathédrale impose par sa grandeur et ses deux tours de style néo-classique. Une magnifique fontaine de bronze, la plus vieille structure de la place, demeure le point central. Le palais de l’archevêque, juste à côté de la cathédrale, est remarquable pour ses balcons ornés de fines jalousies en cèdre.
De là, nous avons marché jusqu’au monastère et basilique San Francisco de Lima afin de visiter ses catacombes. La basilique est aussi de couleur jaune, et de loin, on dirait qu’elle a des rayures noires… mais en arrivant plus près on voit que ce sont des rangées de pigeons qui se nichent sur les rangées de pierres bien coupées. Le cloître du monastère est tellement coloré! Les murs et les colonnes sont ornés de tuiles espagnoles aux couleurs vives, jaune, bleu, vert. Nous entrons dans les tunnels des catacombes. On dit que ces tunnels se rendaient jusqu’à la Cathédrale et au Tribunal de l’inquisition. On raconte aussi que plusieurs personnes les auraient utilisés pour fuir durant la Guerre du Pacifique. Les catacombes ont été utilisé jusqu’en 1808 et contiennent plus de 70 000 corps. En fait, ce qu’on voit, c’est des piles d’os dans des caissons qui bordent les tunnels. On y a aussi vu deux immenses ossuaires circulaires avec des os et des crânes empilés. Une fois qu’on a vu les catacombes de Palerme, c’est difficile d’être impressionné par autre chose, mais l’histoire est toujours intéressante.
Nous avons ensuite pris la voiture pour se rendre du côté de Miraflorès, le quartier plus chic de Lima où nous avons visité le parc de l’Amour, un parc en bord de mer avec un grand banc orné de mosaïque et sillonnant tout du long du parc, très très inspirée du Parc Guell de Barcelone et de l’œuvre de Gaudi! Une immense statue d’un couple enlacé trône au centre de ce parc. La brise du large nous rafraîchit enfin!
Notre itinéraire devait inclure une visite du musée de l’or, mais Braxso notre guide nous propose plutôt la visite du musée Larco, qui à son avis est bien supérieur. Je suis un peu sceptique car je ne connais pas ce musée, mais je lui fais confiance! Nous sommes aussi un peu affamés alors il nous propose de prendre une bouchée au café du musée. Wow, quelle bonne idée! Ce musée privé a été créé par une famille passionnée d’archéologie au début du 20e s. et compte plus de 45 000 pièces couvrant 4 000 ans d’histoire. Il est abrité dans une vaste demeure datant de la vice-royauté du Pérou, elle-même bâtie sur les restes d’une pyramide du 7e s. Cette imposante bâtisse blanche partage l’architecture typique des haciendas du 18e s et possède des jardins absolument époustouflants. Les murs sont remplis de bougainvilliers de toutes les couleurs. Je n’ai jamais rien vu de tel, même dans les plus beaux jardins botaniques. Nous ne sommes pas surpris d’apprendre que plusieurs nouveaux mariés y viennent pour faire des photos.
Le lunch est succulent et nous permet de prendre une petite pause bien méritée. En attendant nos assiettes, on va visiter une exposition de poteries érotiques. Un drôle d’apéro, mais quand même assez fascinant! On voit que Braxso est dans son élément… il nous fait visiter les différentes salles en ordre chronologique, et nous baigne d’histoire des différents peuples qui ont précédé les Incas. La qualité des objets est remarquable. La dernière salle contient les parures des grands chefs! Tout en or et en argent, on peut facilement imaginer ces personnages vêtus de telles parures avec le soleil les faisant briller de tout feux… pas surprenant que le peuple les ait traités comme des dieux. Finalement, la visite se termine par les entrepôts du musée. Peu de musée nous offre la possibilité de voir comment sont entreposés toutes les pièces qui ne sont pas exposées. Les entrepôts contiennent plus de 45 000 pièces de poteries et autres objets… un trésor inouï, et quelle chance de pouvoir y avoir accès! Définitivement, nous sommes ravis de cette suggestion de Braxso! De plus, notre tour devait durer 5 heures, donc un retour vers 14h00. Mais nous revenons au port vers 16h00… on peut dire qu’on en a eu pour notre argent et plus! Une journée inoubliable… et définitivement une destination à revoir! J’avais réservé cette excursion avec SouthExcursions.com ($85 US pp)
De retour au port, nous devons reprendre la navette qui nous amène au quai. Un marché d’artisans y est installé et c’est assez difficile de ne pas résister… Je déniche une belle nappe aux motifs Incas pour $10! Et je trouve aussi quelques petits bracelets aux motifs péruviens. Pas trop ruinée, je remonte à bord, contente de ma journée et de mes petits achats!
Pour les photos de Lima : https://picasaweb.google.com/104362977208178847031/2013_LimaPerou?noredirect=1#slideshow/5862438334464080178
23-24 mars – En mer
25 mars – Manta, Équateur
Nous avons eu pas une, mais deux journées en mer pour se reposer et profiter du soleil magnifique qui nous suit sur le Pacifique. Mais comme nous nous rapprochons de plus en plus de l’Équateur, nos journées raccourcissent un peu… le soleil s’est levé à 6h19 et se couchera à 6h25 aujourd’hui.
Bien que nous préférions toujours trouver nos excursions par nous-mêmes, j’ai eu beau chercher mais je n’ai pas pu trouver avant de partir. On s’est donc dit que nous pourrions soit trouver un taxi sur place, soit prendre un tour avec Celebrity. Comme la plupart des gens ne parlent que l’espagnol, nous avons opté pour un tour avec Celebrity, question de ne pas se retrouver dans un coin douteux sans pouvoir communiquer avec le taxi! Comme l’excursion était en après-midi, nous avons pu profiter de la matinée pour regarder le va-et-vient du port. En plus d’être le port de pêche au thon le plus important d’Équateur, Manta est aussi une destination pour les amateurs de pêche au gros! On a vu quelques gros yachts accompagnés de plusieurs chaloupes de pêche partir en expédition.
Après un lunch ‘early bird’ au grill de la piscine, nous sommes donc partis pour notre tour vers 12h45. Bien que le port soit près de la ville, il faut encore une fois prendre une navette ou les autobus d’excursion afin de sortir du port, question de sécurité. Premier arrêt : au bout du quai, au musée archéologique de Manta. Après avoir vu le musée d’Azapa et ses momies Chinchorros ainsi que le musée Larco de Lima, c’était difficile de garder notre attention dans ce petit musée qui a probablement été créé pour les croisièristes. Quelques salles avec de grandes murales dessinées représentant les peuples précolombiens et leurs différents modes de vie, quelques petites poteries… bien peu pour nous impressionner. Mais j'ai tout de même appris quelque chose. Afin de faire fondre l'or, on demandait à des hommes de souffler sur le feu sans arrêt afin de le garder bien attisé. Ces hommes souffleurs avaient développer une capacité pulmonaire exceptionnelle et pouvait plonger dans la mer très longtemps. Ainsi, ils étaient capables d'aller chercher un coquillage unique à cette région qu'on ne retrouvait que dans les grandes profondeurs. La concha Spondylus avait une couleur bordeaux qui était très convoité par la Incas. Les indiens Manta créaient donc des pièces de bijoux fait de Spondylus qui leur rapporta beaucoup. Encore aujourd'hui, les bijoux fait de Spondylus sont très recherchés.
Notre deuxième arrêt est à quelques kilomètres en dehors de la ville dans une usine de bouton fait en tagua, une noix qu’on qualifie d’ivoire végétal. On voit les travailleurs couper et tailler les noix afin de façonner les petits disques blanc qui seront utilisés tels quels ou qui seront teints de différentes couleurs afin d’en faire des boutons qui orneront les chemises Ralph Lauren ou Tommy Hilfiger. J’aurais bien aimé qu’un inspecteur de la CSST soit avec nous… c’était hallucinant de voir le peu de mesure de sécurité utilisée tant pour les hommes qui coupent les noix à la scie ronde, que les femmes qui les poinçonnent, ou celles qui les polissent… danger de coupure, poussière… c’était épouvantable. Un petit marché avec des sculptures et bijoux fait avec la noix de tagua était installé dans la cour de l’usine. La plupart des bijoux étaient un peu quétaine, mais j’ai déniché un beau collier multicolore dans le lot! Difficile aussi de résister aux petites sculptures de tortues et de toucans fait dans la noix. Le guide nous dit que l’Équateur met beaucoup d’espoir dans la production de tagua et tente de sensibiliser les nord-américains à l’utilisation de ce matériau plutôt que celle du plastique dans l’industrie de la mode. Plus ils éduquent les gens sur la disponibilité de ce matériau, plus nous en ferons la demande. Bien que la tagua soit une ressource renouvelable naturelle, ma seule inquiétude est qu’il faudra définitivement pousser pour que cette production soit faite de façon responsable et durable. Peut-être qu’une certification équitable pourrait aider les producteurs? Une histoire à suivre de près.
Le but premier de ce tour était d’aller à Montecristi, le haut-lieu de fabrication du fameux chapeau Panama. Vous le saviez que ce fameux chapeau était d’origine équatorienne? Nous traversons cette petite ville où tous les commerces affichent les fameux chapeaux. On voit quelques personnes tressant la paille nonchalamment, installées sur le trottoir. Mais c’est plutôt dans un centre culturel que nous arrêtons. On nous présente une démonstration des différentes étapes de fabrication, du séchage de la paille toquilla, au commencement du chapeau, du tressage plus ou moins fin, jusqu’au blanchiment au souffre et finalement le formage. C’est fascinant de voir que le tressage se fait debout, penché vers l’avant, le ventre appuyé sur une forme en bois qui tient en serre le chapeau pendant qu’on le tresse. On ne peut tresser qu’une trentaine de minutes à la fois puisqu’on a la tête à l’envers! La dame qui faisait la démo était une belle mamita aux cheveux tout gris… je ne put m’empêcher d’aller lui parler. Elle s’appelle Sebastiana et a 83 ans. Nous étions tous ébahis de voir cette grand-mère courbée sur la forme à chapeau et maniant les fines pailles à une vitesse éclair. Des mains qui en ont vu des chapeaux… Evidemment, plusieurs kiosques nous offraient différents modèle et de qualité de panama. Il y en avait pour tous les budgets à partir de $5 jusqu’à plusieurs centaines pour les Montecristi extra fino. En fait, plus le tressage est fin, plus le chapeau est souple et peux se rouler et reprendre sa forme! On dit que les extrafino sont si fins que l’eau ne peut les traverser, et que roulés, ils peuvent passer dans un anneau de mariage! Difficile de résister, même quand on n’a pas une tête à chapeau (comme moi… ) mais ma sœur, mon beau-frère et moi avons fait des achats. Nos panamas ont été bien roulés dans leur petit coffre de bois de balsa. En fait, je suis assez contente de mon super fino qui me fait pas mal bien! On verra au Maine cet été si je pense toujours la même chose!
Nous retraversons la ville de Montecristi sans vraiment s’y arrêter, dommage car ça avait l’air d’une petite ville coloniale chouette. On nous amenât plutôt à La Pila… un village désolant, reconnu pour ses céramiques. Nous sommes arrêtés dans une petite coopérative sur le bord de la route. À l’intérieur, quelques enfants qui courent sur le plancher poussiéreux, et quelques tables où les femmes tentent de vendre ces quelques pièces de poteries glacées au style rappelant les salons de mauvais goût des années 70. C’est affreux. Une grosse licorne ruant, des grosses potiches, des statues religieuses. C’est en fait en peu gênant… je jase un peu avec une des dames, qui a un petit bébé dans les bras. Elle me présente son fils de 10 ans et me dit : ‘Vous ne pourriez pas l’amener au Canada avec vous? Ça m’aiderait et lui assurait un bon avenir.’ Ouf… pas facile ces rencontres… Cet arrêt a rendu tout le monde mal à l’aise. On aurait mieux fait de passer plus de temps à Montecristi.
Nous sommes retournés au quai par une autre route qui nous a permis de voir les nouveaux quartiers résidentiels. Le gouvernement a mis sur pied beaucoup de programmes d’accès au logement. Mais le problème c’est que les gens achètent leur lot, commence la construction, et manque d’argent. La plupart des maisons n’ont que le premier étage de fini, et utilise le deuxième pour installer les cordes à linge, ce qui donne un air plutôt curieux à ces quartiers!
L’Équateur, ou du moins cette partie, semble très pauvre. Bien que la ville possède plusieurs grandes industries de pêche et de transformation du thon (dont le thon Starkist), la richesse ne semble pas rejoindre la population. Toutefois, la nature est beaucoup plus luxuriante. Ici, tout est vert, ça change du nord du Chili si désertique!
De retour sur le navire, nous profitons des derniers rayons du soleil pour relaxer sur notre balcon tout en regardant la ville se teinter d’orangé. C’est ce soir que nous traverserons l’Équateur, vers 21h00. Nous sommes vraiment excités et on décide de manger sur la terrasse afin de ne pas rien manquer… quoi? Le capitaine nous a dit que nous devions tous être dehors pour lever le câble rouge sur l’Équateur! Je sais, je sais… on voit rien, mais c’est quand même spécial, on ne l’a jamais encore traversé en navire. Le plus navrant c’est que Celebrity n’a rien fait… même pas une petite annonce, ou un coup de corne de brume… rien. On a soupé en regardant le poste GPS et on est allé prendre une photo du ciel noir une fois arrivé à la latitude 0o. Demain, nous avons une journée en mer et il y aura la célébration de la croisée de l’Équateur – on verra bien de quoi il en retournera!
Pour les photos de Manta Équateur : https://picasaweb.google.com/104362977208178847031/2013_MantaEcuador#slideshow/5862754448459157554
26 mars – En mer Petite journée en mer, comme on les aime! Mais c’est aujourd’hui qu’il y aura la célébration de la traversée de l’Équateur. En effet, une ancienne tradition navale veut que le passage de l'Équateur donne lieu à un baptême pour tous ceux qui franchissent la ligne pour la première fois. Comme nous sommes beaucoup trop nombreux pour pouvoir tous ‘subir’ cette initiation, des braves se sont portés volontaires pour nous représenter. La cérémonie qui a lieu autour des piscines commence par l’arrivée de Neptune, qui d’autre, avec ses nymphettes et cheerleaders. Les non-initiés, ceux qui franchissent pour la première fois l’Équateur, sont appelés ‘pollywogs’ qu’on pourrait traduire par larve de crapaud. Ils devront relever plusieurs défis farfelus contre les ‘shellbacks’, ou les marins initiés! Nous avions entendu toutes sortes d’histoires d’initiation un peu troublante, mais les quelques défis que nos ‘pollywogs’ ont réussi à surmonter n’étaient pas bien méchants, mais tout le monde s’est retrouvé à l’eau dans la piscine!! La cérémonie a duré environ une heure et tous les officiers y étaient. D’ailleurs le capitaine riait tellement qu’il se tapait les cuisses!
Faute d’avoir souligné la traversée hier soir au moment où nous avons franchi le N : 0’00, Celebrity s’est un peu repris avec cette petite activité, mais c’est quand même le certificat qu’on nous a remis quelques jours qui nous fit le plus plaisir. Il ira rejoindre les autres certificats navals que Mariette arbore fièrement dans sa bibliothèque!
Pour les photos: https://picasaweb.google.com/104362977208178847031/2013_EquatorLineCrossing#slideshow/5865345885785554802
27 mars – Transit du Canal de Panama
Enfin, après deux tentatives manquées, nous allons finalement fait la traversée du canal de Panama. En effet, depuis 2003, nous avons dû annuler deux croisières ayant comme itinéraire le transit du canal… C’est donc avec fébrilité que nous nous sommes réveillés ce matin, avant même que le soleil ne se lève alors que nous faisons l’approche de l’entrée du canal. On pouvait à peine deviner les nombreux bateaux en attente dans la pénombre de l’aurore. On nous avait annoncée l’arrivée à la première écluse pour 8h30 mais déjà à 7h30 nous amorcions l’entrée dans les premiers mètres des écluses de Miraflorès, les premières écluses du côté Pacifique. C’est vraiment impressionnant de voir tout le système mis en place pour faire faire le transit aux navires. Car en fait, une fois dans l’écluse, le bateau est attaché à 6 locomotives – 4 en avant et 2 en arrière – qui le font entrer et sortir de l’écluse. Elles permettent aussi au navire de rester bien au centre du canal. L’Infinity est le navire le plus long et le plus large admis dans l’actuel canal. Il n’y a que 60 cm de part et d’autre des parois du navire. Les écluses de Miraflorès permettent aux navires de franchir 2 élévations jusqu’au lac Miraflorès, et un peu plus loin l’écluse Pedro Miguel nous fait passer à une 3e élévation.
Nous avons passé sous le Pont des Amériques très tôt vers 7h00. Puis après Pedro Miguel, sous le Pont Centenaire. Une fois dans le lac Gatun, le navire a repris sa propre navigation. De part et d’autre du canal on pouvait voir la végétation dense et tropicale, mais aussi le méga-chantier de construction du nouveau canal qui sera beaucoup plus large. Ce nouveau canal devrait être prêt en 2015. Quand on voit la machinerie lourde nécessaire à réaliser ce nouveau projet et qu’on imagine comment les français, les américains et tous leurs esclaves ont fait pour creuser le canal actuel, pratiquement de leurs mains, ça nous donne une bonne dose d’humilité et nous rappelle la résilience des découvreurs et explorateurs des siècles derniers.
Notre grand balcon de coin nous offrait une vue incomparable pour cette traversée! Vers 14h00, nous avons fait l’approche des écluses Gatun, les 3 dernières écluses qui nous feront redescendre au niveau de l’océan Atlantique. Un bateau cargo de Hong Kong est entré en même temps que nous, eux dans le canal nord, nous dans le sud. C’était amusant de le voir monter et descendre. Parfois c’était l’Infinity qui prenait les devants, parfois, c’était eux. Les marins étaient tous sur la balustrade à nous envoyer la main et nous faire toutes sortes de grimaces!
Une fois sortis du canal nous somme partis en haute mer bien que ayons été juste à côté de Colon, notre prochain escale… Mais le bateau devait s’éloigner des côtes s’il voulait ouvrir les boutiques et le casino! À peine une heure après avoir quitté la partie endiguée où les navires attendent leur transit dans le canal, nous avons commencé à sentir la houle de l’Atlantique. On s’est fait brassé comme des chaussettes dans la lessive… C’est la première journée où nous avons ressenti la houle, le Pacifique a été digne de son nom, mais la mer des Caraïbes nous a encore une fois brassé…
Quelle chance nous avons eu de pouvoir enfin faire la traversée du canal de Panama sur un superbe balcon de coin, avec une vue imprenable sur toutes les opérations de ce transit. C’est vrai que ce n’est pas très sexy comme journée, mais je dois avouer que de voir le génie de l’homme et tous les efforts qui ont été déployés pour créer une des merveilles du monde moderne est tout de même fascinant. Je referais certainement ce transit si l’occasion se représentait, encore plus après 2015, une fois que le nouveau canal sera complété!
Pour les photos du transit du Canal de Panama : https://picasaweb.google.com/104362977208178847031/2013_PanamalCanalTransit#slideshow/5863112585133295522
28 mars – Colon, Panama – 35C soleil, chaud et humide!! Ce matin, j’étais particulièrement excitée de partir pour notre excursion car nous allons passé la journée dans un village de la tribu indigène Embera. Celebrity et les autres lignes de croisière offre cette excursion, mais ils vont dans un village créé pour les touristes. Curieuse de voir s’il existait encore de ces villages, des vrais, j’avais fait ma recherche avant de partir et avait trouvé un opérateur qui nous permettait d’aller dans un de ces ‘vrais’ villages.
Nous étions les premiers à sortir du navire, à 6h45! Une grande passerelle nous amène au terminal Colon 2000 où se trouvent plusieurs boutiques et restaurants. C’est à la sortie du terminal qu’on peut trouver des taxis. David, notre guide, nous attendait, prêt à partir. Il était assez surpris de nous voir arriver si tôt. Nous sommes donc partis immédiatement afin d’éviter le trafic du matin. David nous annonce que nous devons changer nos plans. Le niveau de l’eau de la rivière Chagrès étant trop bas, nous ne pouvons rejoindre le village que nous devions visiter en pirogue. Nous irons plutôt sur la rivière Gatun au village Embera Quera – qui veut dire parfum. Nous avons pris un minivan pour sortir de la ville. Une vingtaine de minutes plus tard, nous avons rejoint le point de rencontre sur la rivière Gatun où les indiens sont venus nous chercher en pirogue. La pirogue pouvait accommoder 6 personnes. Deux indiens vêtu de leur pagne en ‘beads’ nous firent monter à bord et hop, nous sommes partis, filant doucement sur la rivière qui était calme comme un miroir. David nous dit que c’était bien d’être si tôt car on pourrait voir plus d’oiseaux et d’animaux. En effet, nous avons vu des dizaines d’oiseaux de toutes les tailles et de toutes les couleurs; des balbuzards, des toucans, et bien d’autres dont le nom m’échappe. Nous avons aussi vu un singe araignée tout roux, qui faisait ses cabrioles dans un grand arbre. De la rivière Gatun, nous avons viré à droite dans un ruisseau qui nous a mené dans un lac, puis tout au fond, dans une petite baie, nous avons aperçu les toits de chaume en forme de cône du village. Dès notre approche, on a entendu les chants et la musique d’un petit comité d’accueil qui s’était formé près du quai. Il s’est avéré que notre chauffeur de pirogue était le Noco, le chef du village. Il s’appelle Atilano et n’a que 26 ans, célibataire en plus! Il nous a souhaité la bienvenue puis tous les membres du comité d’accueil sont venus nous serrer la pince. Atilano nous a invité dans la hutte principale qui sert de cuisine et de salle de réception pour les touristes. Contrairement au village touristique, ce village est habité par les indiens, mais ils se sont donné une mission touristique et ont bâti deux huttes hôtels, ainsi que cette hutte de réception. Les gens vivent ici, et reçoivent à l’occasion des petits groupes de touristes afin de combler leurs revenus. Tous les revenus gagnés par le tourisme vont à payer l’hypothèque pour les terres qu’ils ont achetées il y a 6 ans afin de s’installer ici. Typiquement, les indiens vivent sur des terres prêtées par le gouvernement. Et c’était le cas de ces indiens qui vivaient tous dans la région de Darien, qui borde la Colombie. Là bas, ils étaient un peu persécutés, et ne pouvaient pas acheter de terre. Ce petit groupe voulait une indépendance face au gouvernement et c’est pourquoi ils sont venus vers Gatun et ont créé ce projet d’éco-tourisme. Assez impressionnant…
Atilano nous a parlé de l’organisation du village, de leur mode de vie, la pêche, l’artisanat etc. Puis, nous sommes partis faire le tour du village avec l’herboriste. L’homme nous a montré l’école où un professeur vient faire la classe aux 8 enfants du village du lundi au vendredi. Mais aujourd’hui, c’est congé car c’est la semaine sainte! Et oui, même ces indiens ont été évangélisés, et la plupart sont de religion évangélique, une branche du protestantisme. Nous avons visité les huttes hôtels. Rudimentaires, mais assez fidèles à leur propre mode de vie. Deux chambres avec moustiquaires (ça, c’est pour les touristes!) et une magnifique véranda avec vue imprenable sur le village et le lac, des hamacs pour faire la sieste et des toilettes communes, aménagées pour satisfaire aux exigences de base des touristes! Ils louent la chambre $125 US par personne par nuit, incluant les repas et les activités traditionnelles comme la pêche, l’herboristerie, l’artisanat etc. Nous avons continué notre tour avec le chaman qui nous a fait découvrir différentes plantes pour différents maux, dont une belle petite fleur bleue pour la virilité, bleue comme le viagra!! Comme mon beau-frère avait attrapé un rhume, le chaman nous a donné des feuilles à faire bouillir en infusion. Personne ne me croyait capable de les ramener sur le bateau, mais je les ai fourrées dans ma poche, et franchement, je les ai oubliées là!!! Après la marche nous sommes allés manger! En arrivant ce matin, nous avions vu les femmes affairées à préparer des filets de poisson, à couper des fruits etc. Elles avaient préparés du tilapia avec des patacones (un morceau de plantain qu’on fait bouillir, qu’on écrase et qu’on frit dans l’huile) et un plateau d’ananas et de papaye. Elles avaient fait des petits cornets en feuille de bananier dans lequel nous avions notre poisson et patacones. Un Fish & Chips Embera! Sans blague, ce tilapia était le meilleur que j’ai jamais mangé… c’était absolument délicieux. C’est David qui avait apporté les fruits, et ils étaient succulents.
Après le lunch, je me suis fait faire un dessin tribal sur le pied. C’est Atilano qui me l’a fait. Je lui ai dit de faire ce qu’il voulait! Avec une branche finement taillée, il dessiné un motif Embera sur mon pied droit en trempant la branche dans un liquide noir provenant d’une plante. Le dessin ne paraît presque pas, mais se développe tranquillement et au bout de 8 heures, est complètement noir! Les Embera portent ses dessins un peu partout sur leur corps, même dans le visage. Les jeunes filles se font des motifs sur les joues et le menton. C’est un peu bizarre, mais ce sont les coutumes. Après avoir accouchées, les femmes se trempent les jambes dans ce liquide au complet, et ont donc les jambes toutes noires. Elles trempent aussi les nouveaux-nés afin de les noircir et les protéger des mauvais esprits.
Nous sommes allés voir les kiosques d’artisanat. Chaque famille du village a sa table et vend ce qu’ils ont fabriqué. Beaucoup de panier en osier, mais d’un tressage très fin. Les paniers étaient très chers – entre 80$ et 150$ pour de tout petit panier. Mais on nous dit qu’ils chargeaient 1$ par jour de travail. Beaucoup de sculptures en cocobolo, un bois rougeâtre d’Amérique centrale, quelques bijoux de billes et de bois.
Un peu plus tard, les villageois nous ont invités à un court spectacle de danse et de musique. Les filles dansent, les garçons jouent de la musique. Evidemment, nous avons été invité à se joindre à eux et avons fait partie, pour le temps d’une danse, de la tribu Embera Quera!
Les gens étaient tous gentils et voulaient échanger. Les enfants eux étaient un peu plus craintifs. D’ailleurs, les bambins étaient tous des petits garçons… Curieux. Malheureusement, très peu d’entre eux parlent l’anglais, seulement un ou deux, et quelques uns parlent l’espagnol, surtout les plus jeunes… comme j’étais la seule à avoir un brin d’espagnol, la communication était un peu difficile. Heureusement, David notre guide était là pour nous épauler. Le doyen du village, Miguel, avec ses cheveux longs et dents en or, nous a invité, ma sœur et moi, à visiter sa hutte… David a vite changé de sujet en nous disant qu’il était un peu trop play-boy et qu’il valait mieux lui faire attention!!
On a finalement quitté vers 12h30. Nous étions là depuis 8h00 ce matin, et avions fait le tour de ce qu’il y avait à voir, et il faisait tellement chaud, et humide! C’était plutôt étouffant. David nous a ramené au port de Colon dans une congestion monstre. C’est le weekend de Pâques, et tout le monde a terminé tôt pour le long weekend. David nous dépose au port vers 13h30 en nous conseillant de ne pas sortir du terminal car le coin est plutôt dangereux. Depuis l’automatisation du canal le taux de chômage a grimpé à 40%, entrainant un taux de criminalité très élevé. Nous avons fait une brève visite aux magasins du terminal Colon 2000 sans trop de dommages! Nous avons quitté Colon à 5h00 pile et quelques minutes plus tard, nous étions en haute mer, direction Cartagena, avec des vagues de 12-15 pi. Ça brassait tellement que nous n’avons pas terminé notre souper… nous sommes allés chercher des petites pilules magiques avant d’aller se faire bercer dans notre lit. Mais le sommeil est venu rapidement car j’avais en tête les magnifiques rencontres faites aujourd’hui avec le peuple Embera. Une journée inoubliable dans un monde complètement parallèle au nôtre qui nous remet en plein visage quelles sont les vraies valeurs de la vie!
Cette excursion a été réservée à EmberaVillageTours.com ($130 US pp).
29 mars – Cartagena, Colombie – 35C soleil!
Cartagena était la seule escale où je n’avais pas prévu d’excursion. Ma sœur et mon beau-frère avaient envie de visiter la forteresse, mais après une nuit un peu mouvementée, ma mère et moi n’étions pas prêtes à partir tôt, nous les avons donc laissé partir pour l’excursion avec Celebrity. Après avoir déjeuné tranquillement, nous avons décidé de descendre pour voir ce qu’il y avait aux alentours. Une petite navette nous amène au terminal de croisière. En fait, nous aurions presque pu passer la journée entière juste là! Il y a un magnifique jardin rempli de fleurs tropicales, d’oiseaux et d’animaux: des flamands roses, des paons, aras, toucans, iguanes, singes. C’est absolument magnifique. Et en cette journée si chaude et humide, l’ombre de ce jardin était la bienvenue. Un café Juan Valdez est installé au milieu du jardin, et on peut aussi faire un tour dans un centre d’interprétation de l’émeraude pour apprendre comment cette pierre précieuse est récoltée dans les mines de Colombie. On peut aussi faire bien des achats dans la boutique qui offre de tout, et de belles choses contrairement aux boutiques de bébelles qu’on a vues partout. Ici, on trouve autant des bijoux avec pierre précieuse que des bijoux mode, des chocolats, du café, des souvenirs, de l’artisanat. Enfin, une très belle boutique. À la sortie du terminal, on s’est fait assaillir par tous les chauffeurs de taxi nous offrant des tours. Un de ceux là nous a accroché en disant qu’il ne lui manquait que 2 personnes et qu’il était prêt à partir… on s’est encore fait prendre… Il n’était pas tout à fait prêt, mais comme on n’était pas pressée, nous avons attendu qu’il trouve deux autres personnes. Nous étions 11 en tout. Mais quand j’ai vu le petit minivan, je lui ai dit que je ne me ferais pas ‘squeezer’ trois par bancs avec une chaleur pareille. Pas de problème, on change de minivan. Tout le monde sort, et un minivan un peu plus grand arrive. Quoi? Encore trois par banc? Non, nous ne montons pas… alors il me dit que moi et ma mère on peut monter à l’avant avec le chauffeur. Comme les autres ne semblaient pas avoir de problèmes à se coller à des étrangers suant et humides, j’ai accepté l’offre! Donc le guide est monté à l’arrière et nous en avant, avec une excellente vue! Le tour devait durer 3 heures, et finalement, il nous a ramené 5 heures plus tard! Pour $20 par personne, c’était un bon deal.
Notre premier arrêt fut au monastère La Popa, tout en haut de la petite montagne qui surplombe la ville. Du haut des 145 m de la colline nous avions une vue spectaculaire sur la ville et la nouvelle section de Bocagrande que les Cartageneros surnomme la « petite Miami ». Un chemin de croix a été installé tout au long de la route en tête d’épingle qui monte jusqu’au monastère. Comme nous sommes vendredi saint, plusieurs personnes faisaient la route à pied… sous cette chaleur et humidité, il faut une foi inébranlable pour accomplir de tel sacrifice! Nous sommes redescendus et avons passé par les quartiers défavorisés où les maisons de tôle et de planches tiennent un brin sur rien. Encore ici, les écarts de richesse sont très visibles. Nous sommes allés à la forteresse Castillo San Felipe. Mais avec la chaleur qu’il faisait, pas question de s’aventurer à monter pour faire la visite… ce sera pour une autre visite! A bord du minivan climatisé, nous avons continué notre visite et avons fait une bonne partie des 19 km de plages qui sont situées autour de la ville. Les plages étaient bondées en ce jour de congé. Les gens de la place avaient envahis les plages et parcs avec panier pique-nique, chaise et abris!
Nous avons fait un arrêt près d’un petit marché et quelques boutiques qui ‘commanditent’ ces tours! Le guide nous demande d’aller faire un petit tour dans la boutique mais sans obligation d’acheter. Les gens ne sont pas trop insistant, et ça nous permet de s’acheter une crème glacée bien méritée. Il fait chaud et on a faim!! On ne pensait pas être partie si longtemps. Un autre petit arrêt au musée de l’émeraude, une autre trappe à touristes où on nous montre en 3 minutes comment les émeraudes sont trouvées, puis taillées, polies etc. Le magasin est bondé et je tente bien de marchander un beau bracelet, mais les vendeuses sont intransigeantes et ne cèdent pas. Tant pis.
Dernier arrêt, la vieille ville. La chaleur est trop intense pour ma mère qui décide de rester à l’air climatisé du minivan avec un autre monsieur qui lui aussi en a assez. Je pars donc avec le reste du groupe découvrir la charmante vieille ville. J’aurais passé toute la journée ici… On dit que la vieille ville de Cartagena, fondée en 1533, est l’une des villes coloniales les mieux conservées d’Amérique. Elle a d’ailleurs été mise au patrimoine de l’humanité de l’UNESCO. L’architecture est tellement caractéristique avec des arches et des balcons de bois. La place de l’Église San Pedro Claver est magnifique avec ses sculptures en métal représentant les divers métiers traditionnels. Nous avons arpenté les rues de la vieille ville en arrêtant dans quelques boutiques. J’ai finalement trouvé un joli bracelet avec émeraudes. J’ai bien ri quand j’ai dit à notre guide que j’espérais que sa commission soit bonne car il avait travaillé fort à me trouver un bracelet… Ce à quoi il me répondit : « Ah, vous savez, ils me donnent un petit quelque chose, mais c’est pour l’église… » Ah oui? L’église San Alberto sans doute! (car il s’appelait Alberto…) Il est parti à rire… puis me dit qu’avec sa commission il amènerait son petit-fils manger au McDonald ce soir, car il était fou des hamburgers. Soit… j’ai fait ma bonne action pour la journée!
Nous avons retrouvé notre minivan, et ma mère, de l’autre côté de la vieille ville et avons repris le chemin du retour. Une journée bien remplie et plus longue que nous l’avions prévu, mais pour $20, ça valait le coup! On a flâné un peu dans les magnifiques jardins et cette fois, un des paons nous a donné un beau spectacle avec sa queue flamboyante. C’est fou, mais c’était la première fois que je voyais un pan avec la queue ouverte! J’étais comme une enfant de 5 ans!! J’ai du prendre 30 photos! L’ombre du jardin nous a permis de reprendre un peu nos esprits avant de remonter à bord, pour la dernière fois puisque nous serons en mer jusqu’à notre retour à Fort Lauderdale dans deux jours. C’est avec un brin de nostalgie que nous avons regardé le soleil se coucher sur Cartagena, au moment où nous avons quitté le port.
Pour les photos de Cartagena : https://picasaweb.google.com/104362977208178847031/2013_CartagenaColombia?noredirect=1#slideshow/5864121369731521954
30-31 mars – En mer
1 avril – Retour
Celebrity Infinity – revue du navire et de la croisière
L’Infinity a été construit en 2000 et a reçu une rénovation pour le ‘Solsticizer’ en novembre 2011. Après avoir navigué sur plusieurs bateaux de classe Solstice (un peu plus gros et plus nouveaux) nos attentes n’étaient pas trop élevées. Heureusement, quelques mois avant le départ, j’avais réussi à obtenir un surclassement en cabine familiale sur la poupe du bateau, et ce pour ma mère et moi et aussi pour ma sœur. Nos cabines étaient à quelques portes l’une de l’autre. Nous avions donc bien hâte de découvrir ces grandes cabines avec salon et immense balcon. Quand je suis monté à bord de l’Infinity, j’ai senti un léger sentiment de claustrophobie car l’Atrium est moins haut, mais ce sentiment est vite passé. En fait, j’ai beaucoup aimé l’Infinity. La ‘Solsticization’ est bien réussi à mon avis. Ils ont intégré le restaurant Blu sur la droite de la mezzanine de la salle à manger. L’ajout du Cellar Master près de la salle à manger est super pour aller prendre un apéro avant le souper. Bistro Five est un peu à l’écart et nous n’y sommes pas allés, alors je ne peux me prononcer. Le Café El Bacio est au centre près de l’Atrium et un des endroits les plus populaires du navire, fréquenté autant par les passagers que les officiers. En fait, les rénovations des endroits publics sont très réussies.
Mais il faut savoir que les cabines n’ont pas été rénovées, à part les cabines qui ont été ajoutées – celles de classe Aqua. Ils ont changé les literies, rideaux etc. mais l’ameublement et la salle de bain montrent quelques signes de vieillissement.
La cabine – FV 7199 Quand nous avons ouvert la porte, nous étions surpris de voir un corridor menant à une autre porte. Mais ce corridor est privé et nous sommes les seuls à y avoir accès, donc on laissait toujours la porte intérieure ouverte. Cette dernière cabine, sur le coin, est plus grande que les autres. Nous avions 2 garde-robes complètes, 1 garde-robe avec les tiroirs et le coffre-fort. La vanité était 2 fois plus longue avec 4 rangées de tiroirs! Puis un petit meuble en coin avec la TV plasma avec système interactif, et le petit frigo. Le frigo n’était pas très froid, mais pour nous, ce n’était pas un problème. La partie chambre était séparée d’un salon avec des portes coulissantes en verre givré. Le salon avait deux divans 3 places, face à face, avec une grande console (plein de rangement) et une 2ième télévision. Notre balcon est immense. De plus, il a une section qui se projette vers l’avant comme une nacelle, nous donnant une vue incroyable.
La salle de bain était plus petite que celle de classe Solstice. Toilette, lavabo et douche avec rideau. Le carrelage était un peu noirci par l’usure. Nous avons eu à faire changer le rideau quelques fois à cause des odeurs de moisissures, mais quand je lui ai dit de mettre un rideau neuf, nous n’avons plus eu de problème.
Au jour 3, le directeur de l’hôtellerie avait laissé une note dans les cabines pour demander si tout était à notre satisfaction. J’ai renvoyé la note avec 3 points. 1) pas de miroir plein pied dans la cabine 2) le balcon a beaucoup de rouille ce qui enlève beaucoup au plaisir de s’y trouver 3) on se pique les pieds sur le tapis près des portes coulissantes. En quelques jours, le balcon a été repeint et le tapis réparé. Quant au miroir, j’imagine que ça viendra plus tard, mais j’ai été agréablement surprise par la rapidité à régler ces petits inconvénients.
Nous avons été pas mal gâtés dans cette cabine… ça va être difficile de retourner dans une cabine régulière! Mais c’était génial pour cet itinéraire avec la traversée du canal de Panama. Je vais assidument vérifier la disponibilité de ces cabines dorénavant!
La salle à manger Nous avons choisi le Select Dining et je dois dire que même sans réservation nous n’avons jamais attendu plus que 5-10 minutes. Le menu était légèrement différent de notre dernière croisière et la nourriture allait de « très bien » à « excellent ». Le sommelier était toujours là, avant que nous passions la commande. Mais une fois le vin reçu nous le revoyions plus jusqu’au moment de la facture… Le service en général était très lent. Le personnel a visiblement été réduit, et on avait l’impression que tout le personnel était en formation, que personne ne savait trop quoi ni comment le faire. On a fini par se faire à l’idée et on a pris notre mal en patience! Mais c’était une lacune importante. Heureusement, les plats étaient bons. De plus, le Maître d’hotêl, Lazar, un beau grand jeune homme, était impeccable et tellement serviable. Il est venu à notre rescousse à maintes reprises. Il pouvait lire dans nos pensées… hum, où est le pain? Tada… Lazar arrivait avec le pain. Hum, cette table n’est pas super, Lazar arrivait pour nous amener à une autre table.
L’étiquette vestimentaire était plus ou moins respectée. Plusieurs personnes en bermuda ou en chemise le soir de gala. Mais le Maître d’hôtel a fait sa ‘job’ en apportant des vestons aux hommes qui n’en avaient pas… je n’avais jamais encore vu ça sur un bateau de croisière! J’étais très contente de voir le règlement appliqué – c’est la moindre des choses et fait preuve de respect pour les autres passagers. Personne n’est tenu à faire quoique ce soit – si tu ne veux pas t’habiller, pas de problème, tu peux manger au buffet ou dans ta chambre. Excellent point pour Celebrity.
Le buffet Ceux qui me connaissent savent que je ne suis pas une grande fan des buffets. Et celui de l’Infinity ne fait pas exception. En fait, c’était correct, avec toutes les stations habituelles. Mais comme l’alerte au Norovirus est arrivée assez tôt dans notre croisière, le buffet est devenu un peu infernal car il y avait d’énormes files particulièrement aux stations de café et boissons froides… Mais je dois avouer que j’aime mieux aller au buffet dans ces circonstances puisque ce sont les employés qui servent, ce qui me rassure toujours un peu. Toutefois, comme les employés devaient servir, il n’en restait que très peu pour nettoyer les tables qui étaient toujours jonchées de vaisselles sales. A tous les coups, j’ai eu à nettoyer moi-même la table. Mais nous n’avons eu recours au buffet qu’à quelques occasions. Nous avons pris nos déjeuners en salle à manger, à la chambre ou au SS United States au déjeuner pour Elite. Quant au lunch, nous avons fait honneur au grill du Lido où on faisait d’excellents burgers ave oignons frits et champignons grillés… miam!
Room service Excellent! Le service était à l’heure, on nous appelle juste avant la livraison, rien à redire. Toutes les petites demandes spéciales ont été faites à l’exception d’un matin.
Piscines Le solarium, notre endroit privilégié habituellement, était moins invitant que ceux des navires de classe Solstice. La piscine est vieilli, et n’as pas été rafraîchi, et le climat y était toujours froid et humide. Nous avons préféré la piscine centrale où on a ajouté plusieurs divans en osiers et des lits de bain. On pouvait généralement trouver des chaises. La musique était variée et pas trop forte, une bonne note pour l’Infinity. Mais il faut dire qu’avec le balcon qu’on avait, on y a passé beaucoup plus de temps qu’à la piscine!
Divertissement Nous avons été voir quelques uns des spectacles qui étaient très bien. Un conférencier panaméen a donné 5 conférences sur le Panama et le Canal. Il a fait salle comble à toutes les fois, mais il était un peu trop ‘Dale Carnegie’ pour moi… le genre qui fait le tour de chaque rangée avant de commencer pour dire merci à tout le monde. 5 jours de file… c’est un peu too much. Mais l’information était pertinente et nous en a appris sur le pays et l’importance du canal dans l’économie panaméenne.
Le directeur de croisière était argentin. Il parlait anglais tellement vite que personne ne comprenait ses farces, et il parlait espagnol encore plus vite. Mais il était gentil et sympathique et tous les sud-américains à bord étaient bien contents d’avoir quelqu’un de leur coin!
Plusieurs musiciens à bord, des bands, un quatuor classique, un pianoman. Nous avons bien aimé ces actes musicaux en rotation dans les divers lounge du navire.
Nous avons célébré plusieurs fêtes ou occasions spéciales durant cette croisière. Le jour du départ c’était la St-Patrick, nous avons traversé l’Équateur, le canal de Panama et avons célébré Pâques à bord. Je ne sais pas trop si c’est à cause de l’alerte au Norovirus, mais aucune célébration n’a été faite à bord… rien. Même pas une mention dans le journal de bord. J’ai trouvé ça un peu moche. Ma sœur avait même apporté des trucs verts pour célébrer la St-Patrick, mais elle ne les a pas sorti car personne n’en faisait de cas. Et Pâques! Je me souviens avoir vu des photos avec des atriums remplis de cocos en chocolat décorés! Pas ici… le matin, au buffet, ils ont donné quelques œufs en chocolat, mais c’est tout. Même au déjeuner Elite nous n’avons rien eu… J’ai trouvé ça vraiment désolant. Ce sont les petites attentions qui rendent les croisières spéciales, et j’ai trouvé que Celebrity avait passé à côté cette fois-ci.
Elite Le cocktail pour les membres Elite avait lieu tous les soirs de 5 à 7 au Constellation Lounge, le plus beau lounge du navire. C’était salle comble presque tous les soirs. La journée de la traversée du canal, ils nous ont donné des coupons afin de ne rien manquer de la traversée et ainsi pouvoir avoir nos drinks dans n’importe quel lounge du navire. Une belle pensée. Les bouchées étaient bonnes, meilleures que d’habitude, et plusieurs étaient servies chaudes. Mais pour en avoir il fallait y aller avant 18h00.
Quant au déjeuner, c’était plus complet que par le passé. C’est un déjeuner continental, mais nous avions un buffet avec viennoiseries, une grande variété de fruits, viandes et fromages, saumon fumé, céréales, une bonne sélection de smoothies, et évidemment les cafés de spécialité. De plus, comme il était servi au SS United States, c’était très confortable avec plein de tables à deux sur le bord de la fenêtre.
La rencontre avec les officiers qui est souvent en après-midi a été déplacée à 19h45 le soir. Donc je n’ai pas pu y aller car c’est en pleine heure de souper.
Nous avons participé à la dégustation de vins. C’était super bien, et différente de toutes celles que nous avons faites jusqu’à maintenant. Nous avons goûté 2 Shiraz, un du nouveau monde, et un de l’ancien, et 2 Cabernet, aussi du nouveau et ancien monde. C’était intéressant de voir les différences de terroirs et tout le monde a été bien surpris de connaître leur préféré!
Heureusement que nous avions des forfaits internet gratuits (forfait $49.95 X2) car la connexion était vraiment lente. Je n’arrivais pas à ouvrir mes courriels, ni à me connecter à Facebook. Ecrire un statut sans photo, seulement quelques mots pouvait prendre 15-17 minutes à télécharger et souvent après tout ce temps, je me faisais déconnecter. C’était frustrant mais je me suis résignée… après tout on est en vacances, et à moins d’une urgence, l’internet peut bien attendre!
En conclusion, nous avons fait une excellente croisière grâce à un itinéraire vraiment unique et à une bonne préparation qui nous a permis de maximiser nos escales. Le Norovirus a affecté notre croisière, peut-être même plus que ce que nous en savons. Mais je préfère de loin avoir un service plus lent et moins d’activités que de risquer d’attraper ce fichu virus qui peut vraiment ruiner une vacance. Nous avons beaucoup aimé l’Infinity qui offre le meilleur de la classe Solstice tout en restant d’une grosseur gérable! Le service avait certes des lacunes, mais pas assez pour nous empêcher de retourner avec Celebrity.
Pour les photos de l’Infinity : https://picasaweb.google.com/104362977208178847031/2013_CelebrityInfinity?noredirect=1#slideshow/5865351194290906914
Tout d’abord, je dois dire que j’avais reluqué cet itinéraire depuis plusieurs années. Très peu d’itinéraires permettent de voir le nord du Chili, le Pérou et l’Équateur! Et c’est cette année que nous avons finalement réalisé ce rêve.
15-16 mars 2013, Montréal – Santiago Nous avions acheté le vol avec Celebrity car le prix était plus avantageux pour l’aller sur Santiago. Nous avons donc quitté Montréal sur les ailes d’American Airlines vers 18h00, fait une connexion à Miami sur un vol LAN et sommes arrivés à Santiago vers 9 :00 am après un vol de nuit de 9 heures… un peu fripés, mais enthousiastes de commencer ce voyage!
J’avais réservé un tour de ville et transfert à l’hôtel avec South Excursions. Tel que promis, Pablo, notre guide francophone nous attendait avec impatience car l’avion avait plus d’une heure de retard. Le chauffeur a rapidement mis nos bagages dans le minivan et nous sommes partis tout de go pour explorer Santiago. Pablo nous a fait faire un bon tour de ville incluant le Marché central, la place d’Armes, la cathédrale, la Moneda – le palais présidentiel, l’église San Francisco, la colline Santa Lucia, le quartier Bellavista où est la maison de Pablo Neruda. Vers 14h00, nous sommes arrêtés prendre une bouchée dans une excellente pizzeria (recommandée par Lonely Planet), Voraz Pizza, avec une bonne bière locale, la Crystal.
Après le repas, notre duo guide-chauffeur est venu nous reconduire à l’hôtel Plaza El Bosque dans le quartier Las Condes, hôtel que j’avais réservé sur Booking.com ($159 US). Un très bel hôtel, avec une terrasse sur le toit avec piscine, bar, et resto-déjeuner avec la plus belle vue en ville! C’était parfait. On s’est reposé un peu, puis nous sommes sortis souper. L’avenue Isidora Goyenechea juste à côté de l’hôtel regorge de restaurants de toutes sortes et est très agréable pour une soirée al fresco! Nous avons terminé la soirée en allant admirer la ville toute illuminée sur le toit terrasse de l’hôtel, et en mangeant de la crème glacée!
Belle première journée qui se termine… mais plusieurs autres qui s’annoncent superbes!
Pour les photos de Santiago : https://picasaweb.google.com/104362977208178847031/2013_SantiagoChile?noredirect=1#slideshow/5862304230690290866
17 mars – Santiago à Valparaiso, Chili
Après une excellente nuit de sommeil dans notre lit super confortable de l’hôtel Plaza El Bosque, nous avons profité d’un délicieux petit-déjeuner sur le toit de l’hôtel. Avec le magnifique soleil et le temps clair, nous pouvions voir les Andes qui entourent complètement la ville de Santiago. Une vue à couper le souffle! Encore aujourd’hui, j’avais réservé notre transfert vers Valparaiso avec SouthExcursions.com ($90 US pp). En plus du transfert, nous avions prévu un arrêt dans un vignoble et un tour de ville de Valparaiso et Vina del Mar. Tel que convenu, Pablo et un nouveau chauffeur Barnabé était fin prêt à 9h00 am à charger nos nombreuses valises. A quatre, nous avions 5 grosses valises et 4 bagages à main…
Nous avons pris la route 68 en direction de la vallée de Casablanca. J’avais choisi d’aller visiter le vignoble Emiliana car c’est une entreprise qui met en valeur le développement durable, pratique l’agriculture biodynamique et offre des vins faits de raisins biologiques. South Excursions avait accepté de visiter ce vignoble plutôt que les habituels, plus commerciaux. Mais une fois arrivés sur place, nous avons rapidement compris que SE n’avait pas fait de réservation pour la visite et la dégustation tel que promis, et c’était complet pour la journée. Déception n’est pas assez fort pour décrire mon état… j’étais vraiment furieuse. Mais Pablo, notre guide extraordinaire a rapidement retourné la situation. Il nous a trouvé un coin confortable, et nous a fait choisir 6 vins. Puis, il est allé arranger avec les gens du vignoble une façon de nous faire faire une petite dégustation privée. Pablo arrivait justement de Bordeaux où il avait enseigné l’espagnol à des sommeliers! Nous avons tourné la situation et avons pu déguster les vins magnifiques de cette vallée, la seule au Chili à produire des vins blancs : Sauvignon blanc, Viognier, Gewurtztraminer… délicieux! Le site est enchanteur… des fleurs partout, entouré de montagnes, des animaux qui gambadent, des abeilles qui butinent! Y retourner, je réserverais pour un lunch sur la terrasse!
Nous reprenons la route direction Valparaiso que nous rejoignons vers midi. Le soleil plombe, et fait ressortir toutes les couleurs qui ornent les maisons et les murales de cette ville toute en collines. Pablo nous amène un peu partout dans les différents quartiers, nous voyons l’autre maison de Neruda, le centre historique, puis la faim nous prenant, je décide d’aller acheter des empenadas dans une pâtisserie. On s’est arrêté dans un joli quartier pour manger et faire un tour! On est monté sur le Cerro Artilleria où il y avait un petit marché, puis on a pris l’Ascensore Artilleria! Construit en 1912, il fait communiquer la Plaza Aduana avec le cerro Artillería. Sa longueur est de 175 m, son dénivelé de 48 m et le trajet dure 80 secondes. Faut pas cligner des yeux trop souvent! L’ascensor Artillería a pour particularité de posséder deux paires de wagons, ce qui lui donne la plus grande capacité de passagers. Nous sommes allés jusqu’à Vina del Mar, la station balnéaire voisine de Valparaiso, où on retrouve les grands resorts et les hôtels de luxe. L’hôtel O’Higgins construit en 1931, le plus ancien de Vina del Mar, nous rappelle que le soleil et la mer sont depuis longtemps à l’agenda des vacanciers fortunés!
Après cette visite des plus colorées, nous retournons vers le port de Valparaiso pour faire l’embarquement sur le Celebrity Infinity qui sera notre ‘chez-nous’ pendant les 15 prochains jours! Nous disons adieu à notre guide Pablo et embarquons sur le paquebot de 91 000 tonneaux, un mastodonte aux yeux de plusieurs, mais pour nous qui avons navigué sur des navires allant jusqu’à 160 000 tonneaux, il nous paraît bien raisonnable!
Après un enregistrement assez rapide, nous devons prendre un autobus qui zigzague à travers les conteneurs pour nous amener jusqu’à la passerelle. Bienvenue à bord : Champagne ou mimosa? Ahhh… Là, je me sens en vacances. Nous allons rapidement découvrir nos cabines, tout à l’arrière du navire, avec d’immenses balcons. De là, nous pouvons apprécier la vue magnifique sur la ville de Valparaiso… la ville aux mille collines, aux maisons colorées, aux murales qui frappent tant par leurs couleurs que par leurs paroles qui tantôt optimistes, tantôt percutantes, ne peuvent laisser personne indifférente.
Je ne peux terminer ce récit que par les mots de Pablo Neruda, le grand poète chilien, et ses mots sur Valparaiso :
18 mars – La Serena, Chili
Ce matin, le navire est accosté vers 9h00 à Coquimbo, un port à quelques 200 miles de Valparaiso, mais juste à côté de La Serena, une des plus vieilles villes du Chili, fondée en 1549. La Serena est à la porte de la vallée de l’Elqui, du nom de la rivière qui irrigue cette vallée reconnue pour la culture du raisin, mais pas n’importe lequel, celui qui servira à faire le Pisco, cette eau-de-vie que le Chili, autant que le Pérou, revendique comme boisson nationale!
Le quai est assez long et nous devons marcher une quinzaine de minutes pour arriver aux portes du port. Heureusement, notre guide Christopher a les bonnes accréditations et a pu venir nous attendre au pied de la passerelle. Toutefois, nous avons dû marcher pour aller rejoindre notre minivan qui nous attendait avec le chauffeur René à la sortie du port.
Nous quittons donc Coquimbo par le bord de mer afin de rejoindre La Serena à quelques kilomètres au nord. Une immense plage relie les deux villes, et d’innombrables condos sont en construction tout au long de cette avenue sur le Pacifique. Nous faisons un premier arrêt au Phare Monumental de La Serena. Ce phare qui a l’air fait en carton a été construit en 1949 afin d’abriter un canon qui a servi à la guerre du Pacifique, dans l’espoir d’en faire un attrait touristique. Mais leurs efforts n’ont pas donné les résultats escomptés… cet endroit est un peu délabré et désolant, mais la mer y est magnifique. C’est ici que notre chauffeur René a commencé à nous prendre en photo. Devant le phare, devant le canon, devant la mer… Au début, on trouvait ça sympathique, mais on a rapidement trouvé ça un peu envahissant et énervant… mais, ce ne sera pas la seule chose qui nous énervera chez lui!
Nous reprenons la route pour faire un tour rapide du centre de la ville, puis nous bifurquons pour aller vers la vallée de l’Elqui. Après avoir franchi la montagne, nous laissons derrière nous l’aridité et les nuages pour nous retrouver dans une verte vallée ensoleillée, avec de part et d’autre de la route des champs de raisins et de papayes. La rivière au fond de la vallée est pratiquement à sec. Christopher nous dit qu’il n’y a pratiquement pas eu de pluie depuis quatre ans et que le niveau de la rivière a baissé de dizaines de mètres. En fait, la vallée bénéficie de plus de 300 jours de soleil par année! Nous faisons un bref arrêt dans une coopérative de papaye qui vend ses produits et qui nous offre une pause bio! Le nectar de papaye est excellent.
Christopher nous propose d’aller dîner à Villaseca, un village reconnu pour ses cuisines solaires. En effet, au début des années 2000, des chercheurs ont proposé aux femmes de ce village d’utiliser des fours utilisant des panneaux solaires plutôt que le traditionnel four à bois. Les femmes ont d’abord maîtrisé la nouvelle technique, puis rapidement, elles ont ouvert un restaurant de quelques places au début, mais qui compte maintenant près de 120 places! Cette perspective nous enchante et nous avons hâte de découvrir cette cuisine locale assez particulière. Nous sommes les premiers arrivés au restaurant Delicias Del Sol. C’est impressionnant de voir tous les fours sur le devant du resto. En fait, le four est une boîte en verre dans lequel on place une casserole, et tout autour du dessus, des panneaux en aluminium reflète et dirige les rayons du soleil dans le petit incubateur! Chaque four contient un plat différent – ragoût de chèvre, poulet rôti, légumes, riz, petit pain, etc. J’avoue que je n’avais jamais mangé de chèvre alors c’est ce que j’ai choisi, question de pousser l’exotisme jusqu’au bout! C’était un osso bucco de chèvre… délicieux, tendre, miam! Le dessert, postre de leche asada (une crème caramel) était excellente – tout cuit dans les fours par la chaleur du soleil! C’était fascinant et délicieux!
La région est tellement aride, les flancs de montagne sont complètement dépourvus d’arbres ou d’herbes. En fait, tout ce qu’on y voit, ce sont des cactus candélabres. Chris nous explique que les agriculteurs retirent les cactus des champs cultivés de la vallée, et les transplantent sur la montagne afin d’aider à diminuer l’érosion et améliorer l’irrigation. Ingénieux non?
Après ce festin, nous avions bien besoin d’un petit digestif! Alors quoi de mieux que la visite d’une distillerie de Pisco! Nous sommes allés vers Vicuna pour visiter la distillerie Capel, une des plus grandes et plus vieilles marques de Pisco au Chili. En fait, ce centre agro-touristique appartient à une coopérative de plus de 1300 vignerons qui vendent leur raisin à l’usine de Capel. En plus de voir les différentes étapes de production ainsi qu’un petit musée, nous avons eu droit à une dégustation de différents cocktails à base de pisco dont le fameux Pisco Sour. Mon préféré : Le Crepuscolo – un délicieux mélange de pisco, de jus de limette, de fraises tranchées, de feuilles de basilic, avec un peu de sucre le tout servi sur des glaçons. Evidemment, une boutique bien garnie offrait les différents produits, dont le pisco vieilli Alto del Carmen, un pisco brun encore plus fin qu’un brandy, que mon beau-frère a bien apprécié tout au long de la croisière! Nous sortons enfin de la distillerie vers 15h00. Après la dégustation d’environ 6-7 cocktails, j’étais plutôt désinvolte, mais ma mère nous rappela que l’heure de montée à bord était 16h30!! En fait, nous aurions dû déjà être rentré, et nous avions plus d’une heure de route à faire… Je peux vous dire que le trajet de retour s’est fait sur les chapeaux de roues… notre chauffeur, super-René, trouvait ça pas mal drôle, mais pas nous… il doublait dans des virages, brûlait les feux rouges… ahhhh… quel retour angoissant… Finalement, nous sommes revenus à 16h00. Le temps de payer, et de faire la distance jusqu’au navire, nous avons été en temps, mais les derniers à monter à bord! Ouf… belle journée, mais qui s’est terminée de façon un peu dramatique! Cette excursion nous a tout de même permis de découvrir une magnifique région du Chili. Je l’avais réservé avec SouthExcursions.com ($95 US pp).
Pour les photos de La Serena et la vallée de l’Elqui : https://picasaweb.google.com/104362977208178847031/2013_LaSerenaElquiValleyChile?noredirect=1#5862385721078396626
Pour en apprendre sur le projet de fours solaires dans la vallée de l’Elqui : http://solarcooking.wikia.com/wiki/Villaseca_Solar_Restaurant
19 mars – En mer
20 mars – Arica, Chili
Après une journée en mer bien méritée où chacun a pu faire la grasse matinée, profiter du soleil et de la piscine et se pomponner pour la soirée du Capitaine, nous voici donc au point le plus au nord du Chili, à 20 km de la frontière du Pérou.
Arica est reconnue comme l’endroit habité le plus aride au monde! Ils reçoivent en moyenne 0,8mm de pluie par année – avec la chaleur, les gouttes doivent s’évaporer avant même de toucher le sol. Arica a été le théâtre de l’un des plus célèbres épisodes de la Guerre du Pacifique (entre le Pérou, le Chili et la Bolivie de 1879 à 1884), la prise du El Morro en 1880. C’est lors de cette bataille qu’Arica qui faisait partie du Pérou est devenue Chilienne. C’est d’ailleurs la vue du El Morro que nous avons alors que nous mettons le bout du nez dehors ce matin. Comme le soleil est à peine levé et qu’un léger brouillard flotte sur l’océan, El Morro semble sortir d’un nuage. Mais aussitôt le soleil accroché, le ciel s’est orné d’un bleu azur sans nuage et la température s’est mise à grimper.
Du navire, nous devons prendre une petite navette fournie par les autorités portuaires jusqu’aux portes du port. La distance est courte, mais on ne veut pas nous laisser marcher entre les conteneurs. En fait, ce port est très actif et vraiment important, surtout pour le commerce avec la Bolivie. Ce petit pays enclavé dans le continent a perdu son accès à la mer lors de la fameuse Guerre du Pacifique. C’est donc par Arica que presque tout ce qui rentre ou sort de la Bolivie transit.
Nous rencontrons notre guide Carolina à la sortie du port. Beaucoup de taxis et de tours sont offerts à ceux qui n’auraient pas fait d’arrangements préalables. Arica est un des points de départ pour se rendre dans l’Altiplano – une grande plaine dans les Andes à plus de 12 000 pi d’altitude. Bien que nous aurions aimé nous y rendre, une telle montée d’altitude en quelques heures n’est pas vraiment recommandée. Nous optons plutôt pour un tour dans la vallée de Lluta pour voir les géoglyphes et la vallée d’Azapa pour aller voir les momies Chinchorro qui datent de plus de 7000 ans!
Notre excursion aurait dû commencer par un tour de ville à pied, mais cette perspective n’enchantait pas vraiment ma mère. Le proprio de l’agence a rapidement rejoint notre chauffeur afin qu’il vienne nous chercher immédiatement. Cette décision fut rusée car nous avons pu battre les hordes de touristes partout où nous sommes allés! Notre premier arrêt fut à la péninsule d’Alacran mieux connu sous le nom d’Isla Alacran. Autrefois une île, elle a été rattachée au continent en 1964. Cette île est fréquentée par deux groupes bien spéciaux – les oiseaux migrateurs (d’où son surnom d’île au Guano), et les surfeurs! Une compétition internationale s’y déroule chaque année. Les rouleaux de vagues forment un cercle tout autour de l’île, puis elles viennent se casser sur le rivage rocailleux… vraiment impressionnant, mais réservé aux experts!
Nous sommes montés au sommet de l’El Morro d’où nous avions une vue saisissante de cette ville de sable bordée par cet océan si bleu. Plusieurs très belles plages ont été aménagées au plus grand plaisir des touristes et des Chiliens du Sud qui viennent se réchauffer dans le Nord (c’est quand même drôle quand on est dans l’hémisphère sud, tout est à l’envers!). Avant de prendre la route pour la vallée de Lluta, nous avons fait un arrêt dans une réserve ornithologique qui a été créé à l’embouchure de la rivière Lluta, là où elle se jette dans le Pacifique. Un des rares endroits avec de la verdure dans ce désert!
Puis, nous avons emprunté la route 11, la route empruntée par plus de 500 camions chaque jour afin d’assurer l’approvisionnement de la Bolivie. La verdure disparaît pour ne faire place qu’à du sable et de la roche. Il ne faut pas oublier que nous sommes dans la partie nord du désert d’Atacama! Les flancs sablonneux des Andes nous laissent découvrir quelques géoglyphes – des dessins ou motifs fait à même le sol, soit par entassement de pierres ou en négatif par enlèvement de terre et de pierres. Certains de ces dessins datent de l’Antiquité, d’autres sont contemporains. La plupart représentent soit l’homme ou des animaux. On pense que ces dessins avaient pour but de communiquer les activités des tribus locales. Qui sait, c’était peut-être tout simplement de l’art!
Nous arrivons à Poconchile, un petit village pré-inca où nous visitons une petite église en adobe, l’église San Jéronimo, constuite en 1580. Mais c’est son cimetière qui attirent le plus notre attention. Les habitants mettent des abris en toile sur les croix et stèles afin de les protéger du soleil! On en profite pour faire une pause bio. Notre guide Carolina voit dans mes yeux la convoitise quand j’aperçois au comptoir du kiosque des emballages d’alfajores! Les alfajores sont des biscuits fourrés et recouverts de chocolat… un peu comme les ‘wagon wheels’ de notre enfance, mais oh! combien plus savoureux!
Nous laissons la vallée de Lluta en escaladant la montagne afin de traverser du côté de la vallée d’Azapa. Beaucoup plus verte, cette vallée est reconnue pour sa culture d’olive et de mangue. On nous dit que les olives d’Azapa sont les meilleures au monde… j’espère bien qu’on pourra y goûter!
Cette région est aussi reconnue pour son musée archéologique dans lequel on retrouve des centaines de momies Chinchorros. La présence de ce peuple du Nord du Chili est datée à plus de 8 000 ans. Bien qu’on n’en sache peu sur leur origine, on sait qu’ils pêchaient, qu’ils ramassaient et chassaient. Ils faisaient du troc et consommaient le quinoa. Le musée nous montre des centaines d’objets qu’ils utilisaient ainsi que leurs parures. Les Chinchorros se sont peu à peu sédentarisés pratiquant l’agriculture dans ces vallées verdoyantes. Une fois le lama domestiqué, les échanges et le transport ont été facilités, et c’est à ce moment que la culture Chincorro semble avoir disparu, vers 1700 avant J.-C.
La particularité de ce peuple est sans contredit son rituel funéraire. On a retrouvé dans la région d’Arica des momies datées de plus de 7000 ans, soit 2000 ans de plus que celles trouvées en Egypte. Elles seraient les plus anciennes momies au monde. Plus de 300 momies ont été retrouvées, montrant aussi l’évolution des techniques. Au début, les corps étaient éviscérés puis recouvert d’une argile noire. Puis la technique des bandelettes est arrivée, mais enrubannant le squelette plutôt que le corps embaumé. Une nouvelle aile du musée abrite ces centaines de momies allant de petits fœtus, à des enfants et des familles entières, figées dans le temps. Le musée de San Miguel d’Azapa nous a fait découvrir ce peuple si ancien et si créatif. Une page importante de l’histoire de l’Amérique du Sud qui nous était inconnue. Vraiment un musée à ne pas manquer.
Avant de se rendre au resto, nous faisons un arrêt au Mirador Alto Ramirez afin de bien voir un des géoglyphes du Cerro Sagrado. C’est vraiment impressionnant de voir ces œuvres gigantesques à flanc de collines. Nous arrivons au Rancho Don Floro, un restaurant caché dans une petite rue quelconque de Cerro Sombrero. Quand j’ai vu le gros autobus avec la pancarte du CAA – eh oui, il y avait un groupe de 48 québécois avec le CAA sur notre croisière, j’étais un peu déçue. Notre petit quatuor au milieu d’une cinquantaine de québécois dans ce coin perdu du Chili, on repassera pour l’immersion! Mais quand j’ai vu que notre guide nous amenait sous le toit d’un kiosque extérieur où une magnifique table nous attendait, loin loin des québécois entassés à l’intérieur! La table était garnie d’immenses plats d’olives, des noires, des vertes, des assaisonnées, des fromages, de beaux ananas garnis de brochettes de fruits frais et un Pisco sour à la mangue pour nous souhaiter la bienvenue! Le lieu est enchanteur, avec des fleurs partout. Après les entrées d’empanadas de pino – des petites pâtes farcies avec de la viande, oignon, olive et œuf dur – on nous sert des brochettes de grillades mixtes. Pour dessert, les fruits frais. C’était fantastique. En passant, les olives d’Azapa sont en effet les meilleures au monde! Elles sont immenses, juteuses et ont une saveur intense absolument unique. J’espère qu’on pourra en trouver ici car j’ai tenté d’en acheter, mais tous les magasins étaient fermés – Semana Santa!
Après ce festin, nous rentrons à Arica où nous faisons un tour rapide du centre. Nous pouvons voir l’église San Marcos et l’ancienne douane, deux édifices conçus et réalisés par Gustave Eiffel, bien avant qu´il ne soit rendu célèbre par sa non moins célèbre tour à Paris. Construite entièrement en fer sauf les portes et les vitraux, l’église a la particularité d'avoir été fabriquée à Paris avant d'être transportée et montée sur la place Colomb à Arica. Un petit marché d’artisan est installé sur la place alors après voir quitté notre guide, nous allons fouiner un peu, mais peut-être à cause de la fatigue, rien ne nous accroche l’œil.
Nous rentrons au bateau où nous allons faire une belle petite sieste sur notre balcon d’où nous avons une superbe vue sur la ville. Mais de charmantes sternes incas, des oiseaux rares au plumage assez original et qui ne vivent que dans cette région, viennent s’installer sur la rampe et nous font une petite symphonie de jacassements. Alors on finit notre journée avec ces nouvelles amies, en regardant le soleil teinter de rose notre dernière escale au Chili alors qu’il tombe doucement dans le Pacifique.
Pour les photos de Arica, la vallée LLuta et la vallée d’Azapa : https://picasaweb.google.com/104362977208178847031/2013_AricaLLutaValleyChile#slideshow/5862402925348870354
21 mars – En mer
22 mars – Lima, Pérou
Un des attraits principaux de cet itinéraire était l’alternance de journées en mer et d’escales, ce qui nous permet de bien marier exploration et relaxation. Après notre longue et aride journée à Arica, nous avons pu profiter d’une belle journée en mer pour se la couler douce. La couleur de l’eau est passée du turquoise au vert kaki, beaucoup moins exotique, mais on nous a expliqué que ces eaux foisonnaient en krill et en plancton. Un vrai buffet pour les dauphins, marsouins et baleines! Nous avons pu en observer vraiment beaucoup durant ces journées en mer. De plus, notre voisin avait des yeux d’aigle et les repérait vraiment loin! Aussitôt qu’il voyait quelque chose, il criait ‘Whao’!! Le mot enfantin pour ‘whale’ qui devint notre cri de ralliement. Ces spectacles spontanés offerts par la nature sont toujours tellement réjouissants.
Donc après une bonne journée de farniente, nous avions très hâte de découvrir la capitale du Pérou. Toutefois, il y avait un peu de confusion sur l’heure de notre excursion. Mon contact ne m’avait pas confirmé l’heure de départ du tour et le navire accostait à 7h00, ce qui était trop tôt pour nous. Donc je lui ai écrit pour lui demander de venir pour 8h00, mais dans sa réponse, il me dit que c’était à 9h00, mais qu’il ‘essaierait’ pour 8h00… Donc je n’étais pas plus avancée… Je décidai donc de sortir seule vers 8h00 pour voir s’il était là. Mais à Callo, le port de Lima, il faut encore une fois prendre une navette fournie gratuitement pour sortir du port. Evidemment, les autobus de Celebrity étaient au quai, ainsi que quelques autres plus petits véhicules d’excursion… Mon guide n’avait pas confirmé l’heure ni l’endroit… les agents du port m’ont conseillé de sortir car c’était là que la plupart des excursions privées attendaient leurs clients. J’ai donc appelé ma gang et on a pris la petite navette pour sortir du port. Wow… chaos! Il y avait des dizaines de taxis et de guide offrant toute sorte de possibilités pour la journée. Il faisait chaud, c’était plein de monde, et je ne savais pas si 1) j’étais au bon endroit et 2) à quel heure le guide se pointerait. Un péruvien parlant français nous a offert de nous dépanner, mais ne voulant pas sauter aux conclusions trop vite, j’ai attendu jusqu’à 9h00 pour voir si notre guide arriverait. J’avais même fait une petite pancarte avec mon nom et le nom de l’agence! Ça a marché, à 9h00 pile il est arrivé… ouf… j’ai quand même eu des petites chaleurs, surtout qu’il faisait tellement chaud et humide.
Notre guide Braxso est d’origine croate mais est né à Lima. Le chauffeur Milton, lui, est péruvien pure laine d’alpaca! Nous partons donc à la découverte de cette métropole de plus de 10 millions d’habitants. La circulation est intense et on repassera pour la courtoisie au volant… ici, c’est la loi du plus fort!
Lima a été fondée en 1535 par le conquistador espagnol Francisco Pizarro qui lui donnât le nom de ‘la Ciudad de los Reyes’ (Cité des Rois). Elle devient la capitale et la ville principale de la vice-royauté du Pérou et puis celle de la République, après l’indépendance du pays vis-à-vis de l’Espagne en 1822. On ne peut s’empêcher de penser aux Incas et à tout cet or qui suscitait tant de convoitise. Cet empire eut une fin tellement tragique. Le dernier empereur Inca, Atahualpa, a été capturé par les Espagnols. Il promet alors une rançon d’argent assez importante à Francisco Pizarro et ses hommes en échange de sa libération. Cependant, après le versement de la rançon promise par l’empereur, le conquistador Pizarro ordonne malgré tout son exécution. On dit que la rançon donnée par Atahualpa était une pièce remplie d’or!
Notre premier arrêt fut à la Plaza de Armas, le centre historique de Lima, qui a été classé au patrimoine mondial de l’UNESCO en 1991. Comme toute place principale sud-américaine, tous les lieux de pouvoir la bordent : l’église, le palais présidentiel, la mairie. Les palais de cette grande place se sont grandement inspirés de ceux de Séville et brillent par leur couleur jaune! La cathédrale impose par sa grandeur et ses deux tours de style néo-classique. Une magnifique fontaine de bronze, la plus vieille structure de la place, demeure le point central. Le palais de l’archevêque, juste à côté de la cathédrale, est remarquable pour ses balcons ornés de fines jalousies en cèdre.
De là, nous avons marché jusqu’au monastère et basilique San Francisco de Lima afin de visiter ses catacombes. La basilique est aussi de couleur jaune, et de loin, on dirait qu’elle a des rayures noires… mais en arrivant plus près on voit que ce sont des rangées de pigeons qui se nichent sur les rangées de pierres bien coupées. Le cloître du monastère est tellement coloré! Les murs et les colonnes sont ornés de tuiles espagnoles aux couleurs vives, jaune, bleu, vert. Nous entrons dans les tunnels des catacombes. On dit que ces tunnels se rendaient jusqu’à la Cathédrale et au Tribunal de l’inquisition. On raconte aussi que plusieurs personnes les auraient utilisés pour fuir durant la Guerre du Pacifique. Les catacombes ont été utilisé jusqu’en 1808 et contiennent plus de 70 000 corps. En fait, ce qu’on voit, c’est des piles d’os dans des caissons qui bordent les tunnels. On y a aussi vu deux immenses ossuaires circulaires avec des os et des crânes empilés. Une fois qu’on a vu les catacombes de Palerme, c’est difficile d’être impressionné par autre chose, mais l’histoire est toujours intéressante.
Nous avons ensuite pris la voiture pour se rendre du côté de Miraflorès, le quartier plus chic de Lima où nous avons visité le parc de l’Amour, un parc en bord de mer avec un grand banc orné de mosaïque et sillonnant tout du long du parc, très très inspirée du Parc Guell de Barcelone et de l’œuvre de Gaudi! Une immense statue d’un couple enlacé trône au centre de ce parc. La brise du large nous rafraîchit enfin!
Notre itinéraire devait inclure une visite du musée de l’or, mais Braxso notre guide nous propose plutôt la visite du musée Larco, qui à son avis est bien supérieur. Je suis un peu sceptique car je ne connais pas ce musée, mais je lui fais confiance! Nous sommes aussi un peu affamés alors il nous propose de prendre une bouchée au café du musée. Wow, quelle bonne idée! Ce musée privé a été créé par une famille passionnée d’archéologie au début du 20e s. et compte plus de 45 000 pièces couvrant 4 000 ans d’histoire. Il est abrité dans une vaste demeure datant de la vice-royauté du Pérou, elle-même bâtie sur les restes d’une pyramide du 7e s. Cette imposante bâtisse blanche partage l’architecture typique des haciendas du 18e s et possède des jardins absolument époustouflants. Les murs sont remplis de bougainvilliers de toutes les couleurs. Je n’ai jamais rien vu de tel, même dans les plus beaux jardins botaniques. Nous ne sommes pas surpris d’apprendre que plusieurs nouveaux mariés y viennent pour faire des photos.
Le lunch est succulent et nous permet de prendre une petite pause bien méritée. En attendant nos assiettes, on va visiter une exposition de poteries érotiques. Un drôle d’apéro, mais quand même assez fascinant! On voit que Braxso est dans son élément… il nous fait visiter les différentes salles en ordre chronologique, et nous baigne d’histoire des différents peuples qui ont précédé les Incas. La qualité des objets est remarquable. La dernière salle contient les parures des grands chefs! Tout en or et en argent, on peut facilement imaginer ces personnages vêtus de telles parures avec le soleil les faisant briller de tout feux… pas surprenant que le peuple les ait traités comme des dieux. Finalement, la visite se termine par les entrepôts du musée. Peu de musée nous offre la possibilité de voir comment sont entreposés toutes les pièces qui ne sont pas exposées. Les entrepôts contiennent plus de 45 000 pièces de poteries et autres objets… un trésor inouï, et quelle chance de pouvoir y avoir accès! Définitivement, nous sommes ravis de cette suggestion de Braxso! De plus, notre tour devait durer 5 heures, donc un retour vers 14h00. Mais nous revenons au port vers 16h00… on peut dire qu’on en a eu pour notre argent et plus! Une journée inoubliable… et définitivement une destination à revoir! J’avais réservé cette excursion avec SouthExcursions.com ($85 US pp)
De retour au port, nous devons reprendre la navette qui nous amène au quai. Un marché d’artisans y est installé et c’est assez difficile de ne pas résister… Je déniche une belle nappe aux motifs Incas pour $10! Et je trouve aussi quelques petits bracelets aux motifs péruviens. Pas trop ruinée, je remonte à bord, contente de ma journée et de mes petits achats!
Pour les photos de Lima : https://picasaweb.google.com/104362977208178847031/2013_LimaPerou?noredirect=1#slideshow/5862438334464080178
23-24 mars – En mer
25 mars – Manta, Équateur
Nous avons eu pas une, mais deux journées en mer pour se reposer et profiter du soleil magnifique qui nous suit sur le Pacifique. Mais comme nous nous rapprochons de plus en plus de l’Équateur, nos journées raccourcissent un peu… le soleil s’est levé à 6h19 et se couchera à 6h25 aujourd’hui.
Bien que nous préférions toujours trouver nos excursions par nous-mêmes, j’ai eu beau chercher mais je n’ai pas pu trouver avant de partir. On s’est donc dit que nous pourrions soit trouver un taxi sur place, soit prendre un tour avec Celebrity. Comme la plupart des gens ne parlent que l’espagnol, nous avons opté pour un tour avec Celebrity, question de ne pas se retrouver dans un coin douteux sans pouvoir communiquer avec le taxi! Comme l’excursion était en après-midi, nous avons pu profiter de la matinée pour regarder le va-et-vient du port. En plus d’être le port de pêche au thon le plus important d’Équateur, Manta est aussi une destination pour les amateurs de pêche au gros! On a vu quelques gros yachts accompagnés de plusieurs chaloupes de pêche partir en expédition.
Après un lunch ‘early bird’ au grill de la piscine, nous sommes donc partis pour notre tour vers 12h45. Bien que le port soit près de la ville, il faut encore une fois prendre une navette ou les autobus d’excursion afin de sortir du port, question de sécurité. Premier arrêt : au bout du quai, au musée archéologique de Manta. Après avoir vu le musée d’Azapa et ses momies Chinchorros ainsi que le musée Larco de Lima, c’était difficile de garder notre attention dans ce petit musée qui a probablement été créé pour les croisièristes. Quelques salles avec de grandes murales dessinées représentant les peuples précolombiens et leurs différents modes de vie, quelques petites poteries… bien peu pour nous impressionner. Mais j'ai tout de même appris quelque chose. Afin de faire fondre l'or, on demandait à des hommes de souffler sur le feu sans arrêt afin de le garder bien attisé. Ces hommes souffleurs avaient développer une capacité pulmonaire exceptionnelle et pouvait plonger dans la mer très longtemps. Ainsi, ils étaient capables d'aller chercher un coquillage unique à cette région qu'on ne retrouvait que dans les grandes profondeurs. La concha Spondylus avait une couleur bordeaux qui était très convoité par la Incas. Les indiens Manta créaient donc des pièces de bijoux fait de Spondylus qui leur rapporta beaucoup. Encore aujourd'hui, les bijoux fait de Spondylus sont très recherchés.
Notre deuxième arrêt est à quelques kilomètres en dehors de la ville dans une usine de bouton fait en tagua, une noix qu’on qualifie d’ivoire végétal. On voit les travailleurs couper et tailler les noix afin de façonner les petits disques blanc qui seront utilisés tels quels ou qui seront teints de différentes couleurs afin d’en faire des boutons qui orneront les chemises Ralph Lauren ou Tommy Hilfiger. J’aurais bien aimé qu’un inspecteur de la CSST soit avec nous… c’était hallucinant de voir le peu de mesure de sécurité utilisée tant pour les hommes qui coupent les noix à la scie ronde, que les femmes qui les poinçonnent, ou celles qui les polissent… danger de coupure, poussière… c’était épouvantable. Un petit marché avec des sculptures et bijoux fait avec la noix de tagua était installé dans la cour de l’usine. La plupart des bijoux étaient un peu quétaine, mais j’ai déniché un beau collier multicolore dans le lot! Difficile aussi de résister aux petites sculptures de tortues et de toucans fait dans la noix. Le guide nous dit que l’Équateur met beaucoup d’espoir dans la production de tagua et tente de sensibiliser les nord-américains à l’utilisation de ce matériau plutôt que celle du plastique dans l’industrie de la mode. Plus ils éduquent les gens sur la disponibilité de ce matériau, plus nous en ferons la demande. Bien que la tagua soit une ressource renouvelable naturelle, ma seule inquiétude est qu’il faudra définitivement pousser pour que cette production soit faite de façon responsable et durable. Peut-être qu’une certification équitable pourrait aider les producteurs? Une histoire à suivre de près.
Le but premier de ce tour était d’aller à Montecristi, le haut-lieu de fabrication du fameux chapeau Panama. Vous le saviez que ce fameux chapeau était d’origine équatorienne? Nous traversons cette petite ville où tous les commerces affichent les fameux chapeaux. On voit quelques personnes tressant la paille nonchalamment, installées sur le trottoir. Mais c’est plutôt dans un centre culturel que nous arrêtons. On nous présente une démonstration des différentes étapes de fabrication, du séchage de la paille toquilla, au commencement du chapeau, du tressage plus ou moins fin, jusqu’au blanchiment au souffre et finalement le formage. C’est fascinant de voir que le tressage se fait debout, penché vers l’avant, le ventre appuyé sur une forme en bois qui tient en serre le chapeau pendant qu’on le tresse. On ne peut tresser qu’une trentaine de minutes à la fois puisqu’on a la tête à l’envers! La dame qui faisait la démo était une belle mamita aux cheveux tout gris… je ne put m’empêcher d’aller lui parler. Elle s’appelle Sebastiana et a 83 ans. Nous étions tous ébahis de voir cette grand-mère courbée sur la forme à chapeau et maniant les fines pailles à une vitesse éclair. Des mains qui en ont vu des chapeaux… Evidemment, plusieurs kiosques nous offraient différents modèle et de qualité de panama. Il y en avait pour tous les budgets à partir de $5 jusqu’à plusieurs centaines pour les Montecristi extra fino. En fait, plus le tressage est fin, plus le chapeau est souple et peux se rouler et reprendre sa forme! On dit que les extrafino sont si fins que l’eau ne peut les traverser, et que roulés, ils peuvent passer dans un anneau de mariage! Difficile de résister, même quand on n’a pas une tête à chapeau (comme moi… ) mais ma sœur, mon beau-frère et moi avons fait des achats. Nos panamas ont été bien roulés dans leur petit coffre de bois de balsa. En fait, je suis assez contente de mon super fino qui me fait pas mal bien! On verra au Maine cet été si je pense toujours la même chose!
Nous retraversons la ville de Montecristi sans vraiment s’y arrêter, dommage car ça avait l’air d’une petite ville coloniale chouette. On nous amenât plutôt à La Pila… un village désolant, reconnu pour ses céramiques. Nous sommes arrêtés dans une petite coopérative sur le bord de la route. À l’intérieur, quelques enfants qui courent sur le plancher poussiéreux, et quelques tables où les femmes tentent de vendre ces quelques pièces de poteries glacées au style rappelant les salons de mauvais goût des années 70. C’est affreux. Une grosse licorne ruant, des grosses potiches, des statues religieuses. C’est en fait en peu gênant… je jase un peu avec une des dames, qui a un petit bébé dans les bras. Elle me présente son fils de 10 ans et me dit : ‘Vous ne pourriez pas l’amener au Canada avec vous? Ça m’aiderait et lui assurait un bon avenir.’ Ouf… pas facile ces rencontres… Cet arrêt a rendu tout le monde mal à l’aise. On aurait mieux fait de passer plus de temps à Montecristi.
Nous sommes retournés au quai par une autre route qui nous a permis de voir les nouveaux quartiers résidentiels. Le gouvernement a mis sur pied beaucoup de programmes d’accès au logement. Mais le problème c’est que les gens achètent leur lot, commence la construction, et manque d’argent. La plupart des maisons n’ont que le premier étage de fini, et utilise le deuxième pour installer les cordes à linge, ce qui donne un air plutôt curieux à ces quartiers!
L’Équateur, ou du moins cette partie, semble très pauvre. Bien que la ville possède plusieurs grandes industries de pêche et de transformation du thon (dont le thon Starkist), la richesse ne semble pas rejoindre la population. Toutefois, la nature est beaucoup plus luxuriante. Ici, tout est vert, ça change du nord du Chili si désertique!
De retour sur le navire, nous profitons des derniers rayons du soleil pour relaxer sur notre balcon tout en regardant la ville se teinter d’orangé. C’est ce soir que nous traverserons l’Équateur, vers 21h00. Nous sommes vraiment excités et on décide de manger sur la terrasse afin de ne pas rien manquer… quoi? Le capitaine nous a dit que nous devions tous être dehors pour lever le câble rouge sur l’Équateur! Je sais, je sais… on voit rien, mais c’est quand même spécial, on ne l’a jamais encore traversé en navire. Le plus navrant c’est que Celebrity n’a rien fait… même pas une petite annonce, ou un coup de corne de brume… rien. On a soupé en regardant le poste GPS et on est allé prendre une photo du ciel noir une fois arrivé à la latitude 0o. Demain, nous avons une journée en mer et il y aura la célébration de la croisée de l’Équateur – on verra bien de quoi il en retournera!
Pour les photos de Manta Équateur : https://picasaweb.google.com/104362977208178847031/2013_MantaEcuador#slideshow/5862754448459157554
26 mars – En mer Petite journée en mer, comme on les aime! Mais c’est aujourd’hui qu’il y aura la célébration de la traversée de l’Équateur. En effet, une ancienne tradition navale veut que le passage de l'Équateur donne lieu à un baptême pour tous ceux qui franchissent la ligne pour la première fois. Comme nous sommes beaucoup trop nombreux pour pouvoir tous ‘subir’ cette initiation, des braves se sont portés volontaires pour nous représenter. La cérémonie qui a lieu autour des piscines commence par l’arrivée de Neptune, qui d’autre, avec ses nymphettes et cheerleaders. Les non-initiés, ceux qui franchissent pour la première fois l’Équateur, sont appelés ‘pollywogs’ qu’on pourrait traduire par larve de crapaud. Ils devront relever plusieurs défis farfelus contre les ‘shellbacks’, ou les marins initiés! Nous avions entendu toutes sortes d’histoires d’initiation un peu troublante, mais les quelques défis que nos ‘pollywogs’ ont réussi à surmonter n’étaient pas bien méchants, mais tout le monde s’est retrouvé à l’eau dans la piscine!! La cérémonie a duré environ une heure et tous les officiers y étaient. D’ailleurs le capitaine riait tellement qu’il se tapait les cuisses!
Faute d’avoir souligné la traversée hier soir au moment où nous avons franchi le N : 0’00, Celebrity s’est un peu repris avec cette petite activité, mais c’est quand même le certificat qu’on nous a remis quelques jours qui nous fit le plus plaisir. Il ira rejoindre les autres certificats navals que Mariette arbore fièrement dans sa bibliothèque!
Pour les photos: https://picasaweb.google.com/104362977208178847031/2013_EquatorLineCrossing#slideshow/5865345885785554802
27 mars – Transit du Canal de Panama
Enfin, après deux tentatives manquées, nous allons finalement fait la traversée du canal de Panama. En effet, depuis 2003, nous avons dû annuler deux croisières ayant comme itinéraire le transit du canal… C’est donc avec fébrilité que nous nous sommes réveillés ce matin, avant même que le soleil ne se lève alors que nous faisons l’approche de l’entrée du canal. On pouvait à peine deviner les nombreux bateaux en attente dans la pénombre de l’aurore. On nous avait annoncée l’arrivée à la première écluse pour 8h30 mais déjà à 7h30 nous amorcions l’entrée dans les premiers mètres des écluses de Miraflorès, les premières écluses du côté Pacifique. C’est vraiment impressionnant de voir tout le système mis en place pour faire faire le transit aux navires. Car en fait, une fois dans l’écluse, le bateau est attaché à 6 locomotives – 4 en avant et 2 en arrière – qui le font entrer et sortir de l’écluse. Elles permettent aussi au navire de rester bien au centre du canal. L’Infinity est le navire le plus long et le plus large admis dans l’actuel canal. Il n’y a que 60 cm de part et d’autre des parois du navire. Les écluses de Miraflorès permettent aux navires de franchir 2 élévations jusqu’au lac Miraflorès, et un peu plus loin l’écluse Pedro Miguel nous fait passer à une 3e élévation.
Nous avons passé sous le Pont des Amériques très tôt vers 7h00. Puis après Pedro Miguel, sous le Pont Centenaire. Une fois dans le lac Gatun, le navire a repris sa propre navigation. De part et d’autre du canal on pouvait voir la végétation dense et tropicale, mais aussi le méga-chantier de construction du nouveau canal qui sera beaucoup plus large. Ce nouveau canal devrait être prêt en 2015. Quand on voit la machinerie lourde nécessaire à réaliser ce nouveau projet et qu’on imagine comment les français, les américains et tous leurs esclaves ont fait pour creuser le canal actuel, pratiquement de leurs mains, ça nous donne une bonne dose d’humilité et nous rappelle la résilience des découvreurs et explorateurs des siècles derniers.
Notre grand balcon de coin nous offrait une vue incomparable pour cette traversée! Vers 14h00, nous avons fait l’approche des écluses Gatun, les 3 dernières écluses qui nous feront redescendre au niveau de l’océan Atlantique. Un bateau cargo de Hong Kong est entré en même temps que nous, eux dans le canal nord, nous dans le sud. C’était amusant de le voir monter et descendre. Parfois c’était l’Infinity qui prenait les devants, parfois, c’était eux. Les marins étaient tous sur la balustrade à nous envoyer la main et nous faire toutes sortes de grimaces!
Une fois sortis du canal nous somme partis en haute mer bien que ayons été juste à côté de Colon, notre prochain escale… Mais le bateau devait s’éloigner des côtes s’il voulait ouvrir les boutiques et le casino! À peine une heure après avoir quitté la partie endiguée où les navires attendent leur transit dans le canal, nous avons commencé à sentir la houle de l’Atlantique. On s’est fait brassé comme des chaussettes dans la lessive… C’est la première journée où nous avons ressenti la houle, le Pacifique a été digne de son nom, mais la mer des Caraïbes nous a encore une fois brassé…
Quelle chance nous avons eu de pouvoir enfin faire la traversée du canal de Panama sur un superbe balcon de coin, avec une vue imprenable sur toutes les opérations de ce transit. C’est vrai que ce n’est pas très sexy comme journée, mais je dois avouer que de voir le génie de l’homme et tous les efforts qui ont été déployés pour créer une des merveilles du monde moderne est tout de même fascinant. Je referais certainement ce transit si l’occasion se représentait, encore plus après 2015, une fois que le nouveau canal sera complété!
Pour les photos du transit du Canal de Panama : https://picasaweb.google.com/104362977208178847031/2013_PanamalCanalTransit#slideshow/5863112585133295522
28 mars – Colon, Panama – 35C soleil, chaud et humide!! Ce matin, j’étais particulièrement excitée de partir pour notre excursion car nous allons passé la journée dans un village de la tribu indigène Embera. Celebrity et les autres lignes de croisière offre cette excursion, mais ils vont dans un village créé pour les touristes. Curieuse de voir s’il existait encore de ces villages, des vrais, j’avais fait ma recherche avant de partir et avait trouvé un opérateur qui nous permettait d’aller dans un de ces ‘vrais’ villages.
Nous étions les premiers à sortir du navire, à 6h45! Une grande passerelle nous amène au terminal Colon 2000 où se trouvent plusieurs boutiques et restaurants. C’est à la sortie du terminal qu’on peut trouver des taxis. David, notre guide, nous attendait, prêt à partir. Il était assez surpris de nous voir arriver si tôt. Nous sommes donc partis immédiatement afin d’éviter le trafic du matin. David nous annonce que nous devons changer nos plans. Le niveau de l’eau de la rivière Chagrès étant trop bas, nous ne pouvons rejoindre le village que nous devions visiter en pirogue. Nous irons plutôt sur la rivière Gatun au village Embera Quera – qui veut dire parfum. Nous avons pris un minivan pour sortir de la ville. Une vingtaine de minutes plus tard, nous avons rejoint le point de rencontre sur la rivière Gatun où les indiens sont venus nous chercher en pirogue. La pirogue pouvait accommoder 6 personnes. Deux indiens vêtu de leur pagne en ‘beads’ nous firent monter à bord et hop, nous sommes partis, filant doucement sur la rivière qui était calme comme un miroir. David nous dit que c’était bien d’être si tôt car on pourrait voir plus d’oiseaux et d’animaux. En effet, nous avons vu des dizaines d’oiseaux de toutes les tailles et de toutes les couleurs; des balbuzards, des toucans, et bien d’autres dont le nom m’échappe. Nous avons aussi vu un singe araignée tout roux, qui faisait ses cabrioles dans un grand arbre. De la rivière Gatun, nous avons viré à droite dans un ruisseau qui nous a mené dans un lac, puis tout au fond, dans une petite baie, nous avons aperçu les toits de chaume en forme de cône du village. Dès notre approche, on a entendu les chants et la musique d’un petit comité d’accueil qui s’était formé près du quai. Il s’est avéré que notre chauffeur de pirogue était le Noco, le chef du village. Il s’appelle Atilano et n’a que 26 ans, célibataire en plus! Il nous a souhaité la bienvenue puis tous les membres du comité d’accueil sont venus nous serrer la pince. Atilano nous a invité dans la hutte principale qui sert de cuisine et de salle de réception pour les touristes. Contrairement au village touristique, ce village est habité par les indiens, mais ils se sont donné une mission touristique et ont bâti deux huttes hôtels, ainsi que cette hutte de réception. Les gens vivent ici, et reçoivent à l’occasion des petits groupes de touristes afin de combler leurs revenus. Tous les revenus gagnés par le tourisme vont à payer l’hypothèque pour les terres qu’ils ont achetées il y a 6 ans afin de s’installer ici. Typiquement, les indiens vivent sur des terres prêtées par le gouvernement. Et c’était le cas de ces indiens qui vivaient tous dans la région de Darien, qui borde la Colombie. Là bas, ils étaient un peu persécutés, et ne pouvaient pas acheter de terre. Ce petit groupe voulait une indépendance face au gouvernement et c’est pourquoi ils sont venus vers Gatun et ont créé ce projet d’éco-tourisme. Assez impressionnant…
Atilano nous a parlé de l’organisation du village, de leur mode de vie, la pêche, l’artisanat etc. Puis, nous sommes partis faire le tour du village avec l’herboriste. L’homme nous a montré l’école où un professeur vient faire la classe aux 8 enfants du village du lundi au vendredi. Mais aujourd’hui, c’est congé car c’est la semaine sainte! Et oui, même ces indiens ont été évangélisés, et la plupart sont de religion évangélique, une branche du protestantisme. Nous avons visité les huttes hôtels. Rudimentaires, mais assez fidèles à leur propre mode de vie. Deux chambres avec moustiquaires (ça, c’est pour les touristes!) et une magnifique véranda avec vue imprenable sur le village et le lac, des hamacs pour faire la sieste et des toilettes communes, aménagées pour satisfaire aux exigences de base des touristes! Ils louent la chambre $125 US par personne par nuit, incluant les repas et les activités traditionnelles comme la pêche, l’herboristerie, l’artisanat etc. Nous avons continué notre tour avec le chaman qui nous a fait découvrir différentes plantes pour différents maux, dont une belle petite fleur bleue pour la virilité, bleue comme le viagra!! Comme mon beau-frère avait attrapé un rhume, le chaman nous a donné des feuilles à faire bouillir en infusion. Personne ne me croyait capable de les ramener sur le bateau, mais je les ai fourrées dans ma poche, et franchement, je les ai oubliées là!!! Après la marche nous sommes allés manger! En arrivant ce matin, nous avions vu les femmes affairées à préparer des filets de poisson, à couper des fruits etc. Elles avaient préparés du tilapia avec des patacones (un morceau de plantain qu’on fait bouillir, qu’on écrase et qu’on frit dans l’huile) et un plateau d’ananas et de papaye. Elles avaient fait des petits cornets en feuille de bananier dans lequel nous avions notre poisson et patacones. Un Fish & Chips Embera! Sans blague, ce tilapia était le meilleur que j’ai jamais mangé… c’était absolument délicieux. C’est David qui avait apporté les fruits, et ils étaient succulents.
Après le lunch, je me suis fait faire un dessin tribal sur le pied. C’est Atilano qui me l’a fait. Je lui ai dit de faire ce qu’il voulait! Avec une branche finement taillée, il dessiné un motif Embera sur mon pied droit en trempant la branche dans un liquide noir provenant d’une plante. Le dessin ne paraît presque pas, mais se développe tranquillement et au bout de 8 heures, est complètement noir! Les Embera portent ses dessins un peu partout sur leur corps, même dans le visage. Les jeunes filles se font des motifs sur les joues et le menton. C’est un peu bizarre, mais ce sont les coutumes. Après avoir accouchées, les femmes se trempent les jambes dans ce liquide au complet, et ont donc les jambes toutes noires. Elles trempent aussi les nouveaux-nés afin de les noircir et les protéger des mauvais esprits.
Nous sommes allés voir les kiosques d’artisanat. Chaque famille du village a sa table et vend ce qu’ils ont fabriqué. Beaucoup de panier en osier, mais d’un tressage très fin. Les paniers étaient très chers – entre 80$ et 150$ pour de tout petit panier. Mais on nous dit qu’ils chargeaient 1$ par jour de travail. Beaucoup de sculptures en cocobolo, un bois rougeâtre d’Amérique centrale, quelques bijoux de billes et de bois.
Un peu plus tard, les villageois nous ont invités à un court spectacle de danse et de musique. Les filles dansent, les garçons jouent de la musique. Evidemment, nous avons été invité à se joindre à eux et avons fait partie, pour le temps d’une danse, de la tribu Embera Quera!
Les gens étaient tous gentils et voulaient échanger. Les enfants eux étaient un peu plus craintifs. D’ailleurs, les bambins étaient tous des petits garçons… Curieux. Malheureusement, très peu d’entre eux parlent l’anglais, seulement un ou deux, et quelques uns parlent l’espagnol, surtout les plus jeunes… comme j’étais la seule à avoir un brin d’espagnol, la communication était un peu difficile. Heureusement, David notre guide était là pour nous épauler. Le doyen du village, Miguel, avec ses cheveux longs et dents en or, nous a invité, ma sœur et moi, à visiter sa hutte… David a vite changé de sujet en nous disant qu’il était un peu trop play-boy et qu’il valait mieux lui faire attention!!
On a finalement quitté vers 12h30. Nous étions là depuis 8h00 ce matin, et avions fait le tour de ce qu’il y avait à voir, et il faisait tellement chaud, et humide! C’était plutôt étouffant. David nous a ramené au port de Colon dans une congestion monstre. C’est le weekend de Pâques, et tout le monde a terminé tôt pour le long weekend. David nous dépose au port vers 13h30 en nous conseillant de ne pas sortir du terminal car le coin est plutôt dangereux. Depuis l’automatisation du canal le taux de chômage a grimpé à 40%, entrainant un taux de criminalité très élevé. Nous avons fait une brève visite aux magasins du terminal Colon 2000 sans trop de dommages! Nous avons quitté Colon à 5h00 pile et quelques minutes plus tard, nous étions en haute mer, direction Cartagena, avec des vagues de 12-15 pi. Ça brassait tellement que nous n’avons pas terminé notre souper… nous sommes allés chercher des petites pilules magiques avant d’aller se faire bercer dans notre lit. Mais le sommeil est venu rapidement car j’avais en tête les magnifiques rencontres faites aujourd’hui avec le peuple Embera. Une journée inoubliable dans un monde complètement parallèle au nôtre qui nous remet en plein visage quelles sont les vraies valeurs de la vie!
Cette excursion a été réservée à EmberaVillageTours.com ($130 US pp).
29 mars – Cartagena, Colombie – 35C soleil!
Cartagena était la seule escale où je n’avais pas prévu d’excursion. Ma sœur et mon beau-frère avaient envie de visiter la forteresse, mais après une nuit un peu mouvementée, ma mère et moi n’étions pas prêtes à partir tôt, nous les avons donc laissé partir pour l’excursion avec Celebrity. Après avoir déjeuné tranquillement, nous avons décidé de descendre pour voir ce qu’il y avait aux alentours. Une petite navette nous amène au terminal de croisière. En fait, nous aurions presque pu passer la journée entière juste là! Il y a un magnifique jardin rempli de fleurs tropicales, d’oiseaux et d’animaux: des flamands roses, des paons, aras, toucans, iguanes, singes. C’est absolument magnifique. Et en cette journée si chaude et humide, l’ombre de ce jardin était la bienvenue. Un café Juan Valdez est installé au milieu du jardin, et on peut aussi faire un tour dans un centre d’interprétation de l’émeraude pour apprendre comment cette pierre précieuse est récoltée dans les mines de Colombie. On peut aussi faire bien des achats dans la boutique qui offre de tout, et de belles choses contrairement aux boutiques de bébelles qu’on a vues partout. Ici, on trouve autant des bijoux avec pierre précieuse que des bijoux mode, des chocolats, du café, des souvenirs, de l’artisanat. Enfin, une très belle boutique. À la sortie du terminal, on s’est fait assaillir par tous les chauffeurs de taxi nous offrant des tours. Un de ceux là nous a accroché en disant qu’il ne lui manquait que 2 personnes et qu’il était prêt à partir… on s’est encore fait prendre… Il n’était pas tout à fait prêt, mais comme on n’était pas pressée, nous avons attendu qu’il trouve deux autres personnes. Nous étions 11 en tout. Mais quand j’ai vu le petit minivan, je lui ai dit que je ne me ferais pas ‘squeezer’ trois par bancs avec une chaleur pareille. Pas de problème, on change de minivan. Tout le monde sort, et un minivan un peu plus grand arrive. Quoi? Encore trois par banc? Non, nous ne montons pas… alors il me dit que moi et ma mère on peut monter à l’avant avec le chauffeur. Comme les autres ne semblaient pas avoir de problèmes à se coller à des étrangers suant et humides, j’ai accepté l’offre! Donc le guide est monté à l’arrière et nous en avant, avec une excellente vue! Le tour devait durer 3 heures, et finalement, il nous a ramené 5 heures plus tard! Pour $20 par personne, c’était un bon deal.
Notre premier arrêt fut au monastère La Popa, tout en haut de la petite montagne qui surplombe la ville. Du haut des 145 m de la colline nous avions une vue spectaculaire sur la ville et la nouvelle section de Bocagrande que les Cartageneros surnomme la « petite Miami ». Un chemin de croix a été installé tout au long de la route en tête d’épingle qui monte jusqu’au monastère. Comme nous sommes vendredi saint, plusieurs personnes faisaient la route à pied… sous cette chaleur et humidité, il faut une foi inébranlable pour accomplir de tel sacrifice! Nous sommes redescendus et avons passé par les quartiers défavorisés où les maisons de tôle et de planches tiennent un brin sur rien. Encore ici, les écarts de richesse sont très visibles. Nous sommes allés à la forteresse Castillo San Felipe. Mais avec la chaleur qu’il faisait, pas question de s’aventurer à monter pour faire la visite… ce sera pour une autre visite! A bord du minivan climatisé, nous avons continué notre visite et avons fait une bonne partie des 19 km de plages qui sont situées autour de la ville. Les plages étaient bondées en ce jour de congé. Les gens de la place avaient envahis les plages et parcs avec panier pique-nique, chaise et abris!
Nous avons fait un arrêt près d’un petit marché et quelques boutiques qui ‘commanditent’ ces tours! Le guide nous demande d’aller faire un petit tour dans la boutique mais sans obligation d’acheter. Les gens ne sont pas trop insistant, et ça nous permet de s’acheter une crème glacée bien méritée. Il fait chaud et on a faim!! On ne pensait pas être partie si longtemps. Un autre petit arrêt au musée de l’émeraude, une autre trappe à touristes où on nous montre en 3 minutes comment les émeraudes sont trouvées, puis taillées, polies etc. Le magasin est bondé et je tente bien de marchander un beau bracelet, mais les vendeuses sont intransigeantes et ne cèdent pas. Tant pis.
Dernier arrêt, la vieille ville. La chaleur est trop intense pour ma mère qui décide de rester à l’air climatisé du minivan avec un autre monsieur qui lui aussi en a assez. Je pars donc avec le reste du groupe découvrir la charmante vieille ville. J’aurais passé toute la journée ici… On dit que la vieille ville de Cartagena, fondée en 1533, est l’une des villes coloniales les mieux conservées d’Amérique. Elle a d’ailleurs été mise au patrimoine de l’humanité de l’UNESCO. L’architecture est tellement caractéristique avec des arches et des balcons de bois. La place de l’Église San Pedro Claver est magnifique avec ses sculptures en métal représentant les divers métiers traditionnels. Nous avons arpenté les rues de la vieille ville en arrêtant dans quelques boutiques. J’ai finalement trouvé un joli bracelet avec émeraudes. J’ai bien ri quand j’ai dit à notre guide que j’espérais que sa commission soit bonne car il avait travaillé fort à me trouver un bracelet… Ce à quoi il me répondit : « Ah, vous savez, ils me donnent un petit quelque chose, mais c’est pour l’église… » Ah oui? L’église San Alberto sans doute! (car il s’appelait Alberto…) Il est parti à rire… puis me dit qu’avec sa commission il amènerait son petit-fils manger au McDonald ce soir, car il était fou des hamburgers. Soit… j’ai fait ma bonne action pour la journée!
Nous avons retrouvé notre minivan, et ma mère, de l’autre côté de la vieille ville et avons repris le chemin du retour. Une journée bien remplie et plus longue que nous l’avions prévu, mais pour $20, ça valait le coup! On a flâné un peu dans les magnifiques jardins et cette fois, un des paons nous a donné un beau spectacle avec sa queue flamboyante. C’est fou, mais c’était la première fois que je voyais un pan avec la queue ouverte! J’étais comme une enfant de 5 ans!! J’ai du prendre 30 photos! L’ombre du jardin nous a permis de reprendre un peu nos esprits avant de remonter à bord, pour la dernière fois puisque nous serons en mer jusqu’à notre retour à Fort Lauderdale dans deux jours. C’est avec un brin de nostalgie que nous avons regardé le soleil se coucher sur Cartagena, au moment où nous avons quitté le port.
Pour les photos de Cartagena : https://picasaweb.google.com/104362977208178847031/2013_CartagenaColombia?noredirect=1#slideshow/5864121369731521954
30-31 mars – En mer
1 avril – Retour
Celebrity Infinity – revue du navire et de la croisière
L’Infinity a été construit en 2000 et a reçu une rénovation pour le ‘Solsticizer’ en novembre 2011. Après avoir navigué sur plusieurs bateaux de classe Solstice (un peu plus gros et plus nouveaux) nos attentes n’étaient pas trop élevées. Heureusement, quelques mois avant le départ, j’avais réussi à obtenir un surclassement en cabine familiale sur la poupe du bateau, et ce pour ma mère et moi et aussi pour ma sœur. Nos cabines étaient à quelques portes l’une de l’autre. Nous avions donc bien hâte de découvrir ces grandes cabines avec salon et immense balcon. Quand je suis monté à bord de l’Infinity, j’ai senti un léger sentiment de claustrophobie car l’Atrium est moins haut, mais ce sentiment est vite passé. En fait, j’ai beaucoup aimé l’Infinity. La ‘Solsticization’ est bien réussi à mon avis. Ils ont intégré le restaurant Blu sur la droite de la mezzanine de la salle à manger. L’ajout du Cellar Master près de la salle à manger est super pour aller prendre un apéro avant le souper. Bistro Five est un peu à l’écart et nous n’y sommes pas allés, alors je ne peux me prononcer. Le Café El Bacio est au centre près de l’Atrium et un des endroits les plus populaires du navire, fréquenté autant par les passagers que les officiers. En fait, les rénovations des endroits publics sont très réussies.
Mais il faut savoir que les cabines n’ont pas été rénovées, à part les cabines qui ont été ajoutées – celles de classe Aqua. Ils ont changé les literies, rideaux etc. mais l’ameublement et la salle de bain montrent quelques signes de vieillissement.
La cabine – FV 7199 Quand nous avons ouvert la porte, nous étions surpris de voir un corridor menant à une autre porte. Mais ce corridor est privé et nous sommes les seuls à y avoir accès, donc on laissait toujours la porte intérieure ouverte. Cette dernière cabine, sur le coin, est plus grande que les autres. Nous avions 2 garde-robes complètes, 1 garde-robe avec les tiroirs et le coffre-fort. La vanité était 2 fois plus longue avec 4 rangées de tiroirs! Puis un petit meuble en coin avec la TV plasma avec système interactif, et le petit frigo. Le frigo n’était pas très froid, mais pour nous, ce n’était pas un problème. La partie chambre était séparée d’un salon avec des portes coulissantes en verre givré. Le salon avait deux divans 3 places, face à face, avec une grande console (plein de rangement) et une 2ième télévision. Notre balcon est immense. De plus, il a une section qui se projette vers l’avant comme une nacelle, nous donnant une vue incroyable.
La salle de bain était plus petite que celle de classe Solstice. Toilette, lavabo et douche avec rideau. Le carrelage était un peu noirci par l’usure. Nous avons eu à faire changer le rideau quelques fois à cause des odeurs de moisissures, mais quand je lui ai dit de mettre un rideau neuf, nous n’avons plus eu de problème.
Au jour 3, le directeur de l’hôtellerie avait laissé une note dans les cabines pour demander si tout était à notre satisfaction. J’ai renvoyé la note avec 3 points. 1) pas de miroir plein pied dans la cabine 2) le balcon a beaucoup de rouille ce qui enlève beaucoup au plaisir de s’y trouver 3) on se pique les pieds sur le tapis près des portes coulissantes. En quelques jours, le balcon a été repeint et le tapis réparé. Quant au miroir, j’imagine que ça viendra plus tard, mais j’ai été agréablement surprise par la rapidité à régler ces petits inconvénients.
Nous avons été pas mal gâtés dans cette cabine… ça va être difficile de retourner dans une cabine régulière! Mais c’était génial pour cet itinéraire avec la traversée du canal de Panama. Je vais assidument vérifier la disponibilité de ces cabines dorénavant!
La salle à manger Nous avons choisi le Select Dining et je dois dire que même sans réservation nous n’avons jamais attendu plus que 5-10 minutes. Le menu était légèrement différent de notre dernière croisière et la nourriture allait de « très bien » à « excellent ». Le sommelier était toujours là, avant que nous passions la commande. Mais une fois le vin reçu nous le revoyions plus jusqu’au moment de la facture… Le service en général était très lent. Le personnel a visiblement été réduit, et on avait l’impression que tout le personnel était en formation, que personne ne savait trop quoi ni comment le faire. On a fini par se faire à l’idée et on a pris notre mal en patience! Mais c’était une lacune importante. Heureusement, les plats étaient bons. De plus, le Maître d’hotêl, Lazar, un beau grand jeune homme, était impeccable et tellement serviable. Il est venu à notre rescousse à maintes reprises. Il pouvait lire dans nos pensées… hum, où est le pain? Tada… Lazar arrivait avec le pain. Hum, cette table n’est pas super, Lazar arrivait pour nous amener à une autre table.
L’étiquette vestimentaire était plus ou moins respectée. Plusieurs personnes en bermuda ou en chemise le soir de gala. Mais le Maître d’hôtel a fait sa ‘job’ en apportant des vestons aux hommes qui n’en avaient pas… je n’avais jamais encore vu ça sur un bateau de croisière! J’étais très contente de voir le règlement appliqué – c’est la moindre des choses et fait preuve de respect pour les autres passagers. Personne n’est tenu à faire quoique ce soit – si tu ne veux pas t’habiller, pas de problème, tu peux manger au buffet ou dans ta chambre. Excellent point pour Celebrity.
Le buffet Ceux qui me connaissent savent que je ne suis pas une grande fan des buffets. Et celui de l’Infinity ne fait pas exception. En fait, c’était correct, avec toutes les stations habituelles. Mais comme l’alerte au Norovirus est arrivée assez tôt dans notre croisière, le buffet est devenu un peu infernal car il y avait d’énormes files particulièrement aux stations de café et boissons froides… Mais je dois avouer que j’aime mieux aller au buffet dans ces circonstances puisque ce sont les employés qui servent, ce qui me rassure toujours un peu. Toutefois, comme les employés devaient servir, il n’en restait que très peu pour nettoyer les tables qui étaient toujours jonchées de vaisselles sales. A tous les coups, j’ai eu à nettoyer moi-même la table. Mais nous n’avons eu recours au buffet qu’à quelques occasions. Nous avons pris nos déjeuners en salle à manger, à la chambre ou au SS United States au déjeuner pour Elite. Quant au lunch, nous avons fait honneur au grill du Lido où on faisait d’excellents burgers ave oignons frits et champignons grillés… miam!
Room service Excellent! Le service était à l’heure, on nous appelle juste avant la livraison, rien à redire. Toutes les petites demandes spéciales ont été faites à l’exception d’un matin.
Piscines Le solarium, notre endroit privilégié habituellement, était moins invitant que ceux des navires de classe Solstice. La piscine est vieilli, et n’as pas été rafraîchi, et le climat y était toujours froid et humide. Nous avons préféré la piscine centrale où on a ajouté plusieurs divans en osiers et des lits de bain. On pouvait généralement trouver des chaises. La musique était variée et pas trop forte, une bonne note pour l’Infinity. Mais il faut dire qu’avec le balcon qu’on avait, on y a passé beaucoup plus de temps qu’à la piscine!
Divertissement Nous avons été voir quelques uns des spectacles qui étaient très bien. Un conférencier panaméen a donné 5 conférences sur le Panama et le Canal. Il a fait salle comble à toutes les fois, mais il était un peu trop ‘Dale Carnegie’ pour moi… le genre qui fait le tour de chaque rangée avant de commencer pour dire merci à tout le monde. 5 jours de file… c’est un peu too much. Mais l’information était pertinente et nous en a appris sur le pays et l’importance du canal dans l’économie panaméenne.
Le directeur de croisière était argentin. Il parlait anglais tellement vite que personne ne comprenait ses farces, et il parlait espagnol encore plus vite. Mais il était gentil et sympathique et tous les sud-américains à bord étaient bien contents d’avoir quelqu’un de leur coin!
Plusieurs musiciens à bord, des bands, un quatuor classique, un pianoman. Nous avons bien aimé ces actes musicaux en rotation dans les divers lounge du navire.
Nous avons célébré plusieurs fêtes ou occasions spéciales durant cette croisière. Le jour du départ c’était la St-Patrick, nous avons traversé l’Équateur, le canal de Panama et avons célébré Pâques à bord. Je ne sais pas trop si c’est à cause de l’alerte au Norovirus, mais aucune célébration n’a été faite à bord… rien. Même pas une mention dans le journal de bord. J’ai trouvé ça un peu moche. Ma sœur avait même apporté des trucs verts pour célébrer la St-Patrick, mais elle ne les a pas sorti car personne n’en faisait de cas. Et Pâques! Je me souviens avoir vu des photos avec des atriums remplis de cocos en chocolat décorés! Pas ici… le matin, au buffet, ils ont donné quelques œufs en chocolat, mais c’est tout. Même au déjeuner Elite nous n’avons rien eu… J’ai trouvé ça vraiment désolant. Ce sont les petites attentions qui rendent les croisières spéciales, et j’ai trouvé que Celebrity avait passé à côté cette fois-ci.
Elite Le cocktail pour les membres Elite avait lieu tous les soirs de 5 à 7 au Constellation Lounge, le plus beau lounge du navire. C’était salle comble presque tous les soirs. La journée de la traversée du canal, ils nous ont donné des coupons afin de ne rien manquer de la traversée et ainsi pouvoir avoir nos drinks dans n’importe quel lounge du navire. Une belle pensée. Les bouchées étaient bonnes, meilleures que d’habitude, et plusieurs étaient servies chaudes. Mais pour en avoir il fallait y aller avant 18h00.
Quant au déjeuner, c’était plus complet que par le passé. C’est un déjeuner continental, mais nous avions un buffet avec viennoiseries, une grande variété de fruits, viandes et fromages, saumon fumé, céréales, une bonne sélection de smoothies, et évidemment les cafés de spécialité. De plus, comme il était servi au SS United States, c’était très confortable avec plein de tables à deux sur le bord de la fenêtre.
La rencontre avec les officiers qui est souvent en après-midi a été déplacée à 19h45 le soir. Donc je n’ai pas pu y aller car c’est en pleine heure de souper.
Nous avons participé à la dégustation de vins. C’était super bien, et différente de toutes celles que nous avons faites jusqu’à maintenant. Nous avons goûté 2 Shiraz, un du nouveau monde, et un de l’ancien, et 2 Cabernet, aussi du nouveau et ancien monde. C’était intéressant de voir les différences de terroirs et tout le monde a été bien surpris de connaître leur préféré!
Heureusement que nous avions des forfaits internet gratuits (forfait $49.95 X2) car la connexion était vraiment lente. Je n’arrivais pas à ouvrir mes courriels, ni à me connecter à Facebook. Ecrire un statut sans photo, seulement quelques mots pouvait prendre 15-17 minutes à télécharger et souvent après tout ce temps, je me faisais déconnecter. C’était frustrant mais je me suis résignée… après tout on est en vacances, et à moins d’une urgence, l’internet peut bien attendre!
En conclusion, nous avons fait une excellente croisière grâce à un itinéraire vraiment unique et à une bonne préparation qui nous a permis de maximiser nos escales. Le Norovirus a affecté notre croisière, peut-être même plus que ce que nous en savons. Mais je préfère de loin avoir un service plus lent et moins d’activités que de risquer d’attraper ce fichu virus qui peut vraiment ruiner une vacance. Nous avons beaucoup aimé l’Infinity qui offre le meilleur de la classe Solstice tout en restant d’une grosseur gérable! Le service avait certes des lacunes, mais pas assez pour nous empêcher de retourner avec Celebrity.
Pour les photos de l’Infinity : https://picasaweb.google.com/104362977208178847031/2013_CelebrityInfinity?noredirect=1#slideshow/5865351194290906914
Voyage aux États-Unis en 2014 English translation pending
Bon, voila je commence aujourd'hui ...
Tout ce que je sais c'est qu'il faut que je me fasse Hertz Gold pour ne pas perdre 3 plombes à l'aeroport ... et que je veux une bagnole américaine !
Tout ce que je sais c'est qu'il faut que je me fasse Hertz Gold pour ne pas perdre 3 plombes à l'aeroport ... et que je veux une bagnole américaine !
Retour des E.A.U / Émirats Arabes Unis sur le Costa Classica en mars 2013 de Dubaï à Marseille (vingt-deux jours) English translation pending
Voila le compte rendu est lancé!
Je commence par situer le contexte:l'année passée nous avions fait la transat retour des Caraîbes en mars avec une joyeuse équipe rencontrée "d'abord" sur VF et ensuite" à bord"(n'est ce pas roucoucou et Cie) La même équipe, plus des adeptes rajoutés , avait réservé le retour du Brésil pour cette année, nous l'avions déjà fait en 2011 et avions envie de découvrir les Emirats.D'autant plus que mon mari qui adore faire des surprises avait décidé d'en faire une à Patjojo, rencontré avec son épouse lors de la précédente équipée!
Nous voilà à Charles de Gaulle occupés à guetter l'arrivée de nos copains. Sacrée surprise pour eux , d'autant plus que mon mari leur avait envoyé des souhaits de bonnes vacances alors qu'ils étaient dans le Thallys direction Paris.
Bref, un super début. Voyage en avion Air France très agréable et descente vers Dubaï 6h plus tard dans le soleil couchant.
Ceux qui le peuvent coincent leur nez contre le hublot et essayent de deviner les tours qui s'illuminent et la fameuse île en forme de palmier...
Spectaculaire! Nous voilà dirigés par les premiers hommes en blanc vers les files de l'immigration et comme d'habitude au supermarché, nous tombons dans la meilleure, celle ou( à gauche et à droite )on est dépassés par des chanceux qui avancent eux!!
C'est mon tour et le préposé ( qui louche)après avoir compulsé mon passeport dans tous les sens, m'ordonne de regarder vers un objectif de caméra: ne souriez pas vous êtes filmés. Enfin le sésame , on peut récupérer ses valises de 23 kg et se diriger vers l'autocar.
Il est 10h du soir et il fait 25° cela change du matin ou on avait 4° tout rond!!!
Arrivée au pied de ce "vieux Classica" comité d'accueil habituel:on donne son passeport, on pose échevelé devant les paparazis qui insistent et nous voilà presqu'à bord. J'oublie nous avons fait connaissance du seul Hollandais de l'équipe d'animation: Pepijn (en français Pépin comme le mérovingien bien connu) le roi des danses de salon, maladroit mais tellement impliqué dans son rôle.Je crois qu'il vient de commencer son job.
Question sur les Laurentides et autres intérêts aux alentours de Montréal English translation pending
Bonjour,
Le début de mon roadtrip commence par la ville de Montréal, avant de rejoindre Ottawa j'aimerai visiter les alentours de Montréal.
Je pense visiter les Milles Iles et la sucrerie de la Montagne.
Les Laurentides étant souvent conseillés , je me demande concretement ou aller et que voir ?
Y a t'il d'autres endroits dans les alentours ?
Merci d'avance pour vos réponses.
Le début de mon roadtrip commence par la ville de Montréal, avant de rejoindre Ottawa j'aimerai visiter les alentours de Montréal.
Je pense visiter les Milles Iles et la sucrerie de la Montagne.
Les Laurentides étant souvent conseillés , je me demande concretement ou aller et que voir ?
Y a t'il d'autres endroits dans les alentours ?
Merci d'avance pour vos réponses.
Moustiques dans le Var English translation pending
Bonjour,
Touristes qui envisagez de visiter le Var entre Juin et Octobre prenez vos précautions car nous sommes colonisés par le moustique tigre depuis 2 étés.
Peu de communes traitent ce problème de santé publique.
Canal de Bourgogne à vélo avec enfants: que faire de la voiture? English translation pending
Bonjour,
Notre famille (2 adultes et 2 enfants 5 et 7 ans) va faire le canal de bourgogne cet été, ce sera nos premières vacances en cyclo tourisme !! Normalement, nous devrions le faire dans le sens dijon / montbard (ou inversement si vous avez de bon arguments, ...?)
Ma question est très simple : Que faire de la voiture pendant notre semaine de périple ??
Nous sommes drômois et avons besoin de la voiture sur place pour poursuivre nos vacances en bourgogne ...!
Merci de me faire part de toutes vos suggestions qui ne manqueront pas de bien nous aider dans l'organisation de notre premier cyclo-périple ;) !
Notre famille (2 adultes et 2 enfants 5 et 7 ans) va faire le canal de bourgogne cet été, ce sera nos premières vacances en cyclo tourisme !! Normalement, nous devrions le faire dans le sens dijon / montbard (ou inversement si vous avez de bon arguments, ...?)
Ma question est très simple : Que faire de la voiture pendant notre semaine de périple ??
Nous sommes drômois et avons besoin de la voiture sur place pour poursuivre nos vacances en bourgogne ...!
Merci de me faire part de toutes vos suggestions qui ne manqueront pas de bien nous aider dans l'organisation de notre premier cyclo-périple ;) !
Une semaine en Côte d'Azur English translation pending
Bonjour,
J'aimerais avoir vos conseils en préparation de mon premier voyage en Europe, sur la Côte d'Azur en juin 2013. Nous atterrissons à Nice après quelques jours à Paris, nous avons un appartement en location pour la semaine près du vieux Nice.
Nous voulons lézarder sur les plages, profiter du soleil et admirer de beaux paysages. Nous avons un certain budget à respecter. Nous allons privilégier les transports en commun pour se déplacer dans les environs. J'aimerais savoir: -Avez-vous des endroits à me suggérer pour louer un vélo (préférablement un tandem!!!) sur Nice? Et des pistes cyclables à ne pas manquer a part la Promenade des anglais? -Y a t-il des scooters pour 2 en location, qu'on pourrait louer pour se rendre à Monaco par exemple? -Nous allons faire certains circuits à pieds: vieux Nice, Colline du Chateau, Villefranche, Monaco, Eze, Cagnes... autres circuits à faire absolument?
Merci à l'avance!
Nous voulons lézarder sur les plages, profiter du soleil et admirer de beaux paysages. Nous avons un certain budget à respecter. Nous allons privilégier les transports en commun pour se déplacer dans les environs. J'aimerais savoir: -Avez-vous des endroits à me suggérer pour louer un vélo (préférablement un tandem!!!) sur Nice? Et des pistes cyclables à ne pas manquer a part la Promenade des anglais? -Y a t-il des scooters pour 2 en location, qu'on pourrait louer pour se rendre à Monaco par exemple? -Nous allons faire certains circuits à pieds: vieux Nice, Colline du Chateau, Villefranche, Monaco, Eze, Cagnes... autres circuits à faire absolument?
Merci à l'avance!
Transition énergétique: à vélo en plus grand nombre English translation pending
Lors de mon dernier voyage à vélo : voyageforum.com/...post=5898281#5898281
j'ai loué un tricycle couché. Avec ce type de vélo on se sent encore plus exposé à la circulation.
Il serait souhaitable que de nombreux axes routiers possèdent une bande cyclable pour assurer les déplacements en sécurité.
Alors que le gouvernement français nous donne la parole.
Nous pouvons tous demander que les déplacements à vélo soient pris en compte pour qu'ils deviennent quotidiens pour le plus grand nombre et attractifs pour les touristes.
Ce mode de déplacement doux bon pour la Santé et pour l'Environnement répond aux objectifs de la transition énergétique
C'est au gouvernement d'agir pour qu'il le fasse en sécurité pour tous.
Pourquoi tant de place pour la côte Ouest? English translation pending
En navigant sur le forum, j'ai pu constater quelque chose d'assez ahurissant, la côte Ouest accapare 70 % des discussion 😮 ! Le reste des Etats-Unis (à part NY et la Floride) ne semble pas exister.
Que l'on ne se méprenne pas, je ne dis pas que la côte ouest ne vaut pas la peine, c'est un endroit magnifique et unique, mais seulement que :
Premièrement, beaucoup trop de personne ne pense qu'à l’Ouest en faisant disparaître le Mississippi et les grands Lacs, limitant la côte Est à New-York, négligeant le Sud et faisant l'impasse sur le Nord-Ouest.
Deuxièmement, la plupart de ces discussions sont identiques et reviennent à la fin à négliger le travail des forumeurs qui ont déjà fait le travail avant.
Voyageur voulant découvrir les merveilles du Sud-Ouest américain, vous êtes donc invités à, tout d'abord, bien réfléchir avant de commencer la préparation du voyage, les Etats-Unis se rapprochant plus du continent que du pays, n'oubliez donc pas le Sud, l'Est et le Nord-Ouest, souvent moins fréquentés et parfois plus proches de ce que vous désirez; ensuite à lire davantage le forum notamment ce post de Pong : http://voyageforum.com/forum/conseils_etablir_son_circuit_dans_ouest_americain_resume_D5303777/ ainsi que les itinéraires déjà concocté par Bastinj.
Voila, désolé pour ce coup de gueule 😊, mais il fallait que ça sorte !
Que l'on ne se méprenne pas, je ne dis pas que la côte ouest ne vaut pas la peine, c'est un endroit magnifique et unique, mais seulement que :
Premièrement, beaucoup trop de personne ne pense qu'à l’Ouest en faisant disparaître le Mississippi et les grands Lacs, limitant la côte Est à New-York, négligeant le Sud et faisant l'impasse sur le Nord-Ouest.
Deuxièmement, la plupart de ces discussions sont identiques et reviennent à la fin à négliger le travail des forumeurs qui ont déjà fait le travail avant.
Voyageur voulant découvrir les merveilles du Sud-Ouest américain, vous êtes donc invités à, tout d'abord, bien réfléchir avant de commencer la préparation du voyage, les Etats-Unis se rapprochant plus du continent que du pays, n'oubliez donc pas le Sud, l'Est et le Nord-Ouest, souvent moins fréquentés et parfois plus proches de ce que vous désirez; ensuite à lire davantage le forum notamment ce post de Pong : http://voyageforum.com/forum/conseils_etablir_son_circuit_dans_ouest_americain_resume_D5303777/ ainsi que les itinéraires déjà concocté par Bastinj.
Voila, désolé pour ce coup de gueule 😊, mais il fallait que ça sorte !
Où mettre les médicaments pour la République Dominicaine? English translation pending
Salut tout le monde,
Je suis allée voir sur le site de Air transat (c'est avec eux qu'on va voyager) ça dit qu'on ne peut pas mettre les médicaments dans nos bagages enregistré qu'on doit les mettre dans nos bagages à main. Mais tsé quand on voyage avec deux jeunes enfants (2 ans et demi et 3 ans et demi) et nous allons être 3 adultes, ça en prends pas mal pour les en cas.
Genre Tylénol, Advil, médicament anti-allergène, gravol, immodium et alouette et ce pour adulte mais ausis pour enfant, alors c'est le double qu'on doit emporter. Tsé normalement j'ai une petite valise dans laquelle je mets tout ce qui est pharmacie, incluant shampoint et tout le trlalala.
Mais là sur le site ça dit que les médicaments et trucs électroniques doivent être dans le bagage à main. Bon ok c'est clair pour mes ipad et mon appareil photo, qu'ils vont voyager avec moi dans l'avion là, mais les médocs crime mon bagage à main va être plein de "pillule" et "sirop, car les enfants c'est toujours en sirop" ça pas d'allure j'aurai même pas de place pour mon porte-monnaie.
Il me semble lors de mon dernier voyage j'avais tout mis dans ma valise enregistrée, sauf mes diclectins et vitamine prescrite (j'était enceinte) et je devais en prendre pendant le vol.
Dites- moi comment ça marche. Quand ils parlent pas de médicaments dans les bagages enregistré, peut être ils parlent seulement de ceux sous prescription (tsé pour éviter que ça sonne comme de la contre-bande), mais là de la contre-bande de gravol, je suis pas trop convaincue là hihihi
Je suis allée voir sur le site de Air transat (c'est avec eux qu'on va voyager) ça dit qu'on ne peut pas mettre les médicaments dans nos bagages enregistré qu'on doit les mettre dans nos bagages à main. Mais tsé quand on voyage avec deux jeunes enfants (2 ans et demi et 3 ans et demi) et nous allons être 3 adultes, ça en prends pas mal pour les en cas.
Genre Tylénol, Advil, médicament anti-allergène, gravol, immodium et alouette et ce pour adulte mais ausis pour enfant, alors c'est le double qu'on doit emporter. Tsé normalement j'ai une petite valise dans laquelle je mets tout ce qui est pharmacie, incluant shampoint et tout le trlalala.
Mais là sur le site ça dit que les médicaments et trucs électroniques doivent être dans le bagage à main. Bon ok c'est clair pour mes ipad et mon appareil photo, qu'ils vont voyager avec moi dans l'avion là, mais les médocs crime mon bagage à main va être plein de "pillule" et "sirop, car les enfants c'est toujours en sirop" ça pas d'allure j'aurai même pas de place pour mon porte-monnaie.
Il me semble lors de mon dernier voyage j'avais tout mis dans ma valise enregistrée, sauf mes diclectins et vitamine prescrite (j'était enceinte) et je devais en prendre pendant le vol.
Dites- moi comment ça marche. Quand ils parlent pas de médicaments dans les bagages enregistré, peut être ils parlent seulement de ceux sous prescription (tsé pour éviter que ça sonne comme de la contre-bande), mais là de la contre-bande de gravol, je suis pas trop convaincue là hihihi
Compte rendu de la croisière "Douce Méditerranée" sur le Costa Pacifica du 27 janvier au 3 février 2013 English translation pending
Cr croisière douce méditerranée
Du 27 janvier 2013 au 3 février 2013
Croisière prévu pour les 80 ans de ma mère Pour elle la première, pour moi déjà deux 1) en 2009 avec MSC la méditerranée, 2) en mai 2012 la mer baltique toujours avec MSC Nous étions donc toutes les deux. Cabine avec Balcon au pont 6 au centre du bateau Réservée sur le site « logitravel » en novembre 2012 1 er jour Marseille Embarquement à 14h Cabine 6275 L’embarquement se passe ainsi, lors de votre arrivée, vous allez vous inscrire, on vous donne un numéro ( 1 à 6) , votre carte costa, où se trouve votre nom , votre cabine, le nom de votre restaurant, ainsi que l’heure de vos repas et le numéro de votre table , une carte rouge ( taille identique à celle de costa) ainsi qu’ une fiche de votre état de santé à remplir et à rapporter au même endroit , vous ne pourrez pas embarquer si vous n’avez pas rendu la fiche de votre état de santé . Lorsque l’on appelle votre numéro, vous passez la porte d’embarquement, on vous prend en photo avec du personnels habillés en marin et la photo de la mer à l’arrière (cela commence) puis vous embarquez sur le bateau, au personnel d’embarquement vous présentez votre ticket d’embarquement et la carte costa , ils vous prennent en photo cette fois pour que vous soyez identifié sur la carte costa. Puis du personnel vous aide à trouver votre étage et votre cabine. Vous arrivez, bien sûr nos valises n’étaient pas encore arrivées, mais comme il est déjà 15h30. Nous sommes allées prendre une collation au self « la paloma ».pont 9. Selon son étage et la situation de la cabine dans le bateau, il faudra se repérer, car la Paloma se trouve au pont 9 arriére. Un petit bémol (par rapport à MSC), pour manger au self, pas de plateau , mais des assiettes certes grandes, mais vous ne pouvez pas tout mettre sur une assiette surtout les liquides, donc vous trouverez une place et vous serez certainement obligé de vous relever pour aller chercher un verre d’eau ou de jus d’orange, ou un café ou du thé. Regardez, au centre du self, il y a un escalier vous aurez la possibilité de manger votre collation à cet endroit, il y a beaucoup moins de monde, mais cela oblige de monter avec l’assiette et redescendre pour les boissons, nous, nous avons trouvé cela plus agréable tout au loin de notre séjour. (de plus vous vous trouvez au pont 10 avec des ascenseurs moins occupés). Donc retour à la cabine où nous avons trouvé nos valises, nous avons défaits celle-ci, il y a beaucoup de place dans la penderie, donc pas de soucis. Nous avons lu le « Today » qui était posé sur le lit, ce petit journal, est bien utilise pour tous les renseignements qu’il fournit, nous avons vu que nous avions un exercice de sauvetage à 16h30. Nous avons été à l’accueil qui se trouve au pont 3 au centre du bateau (ascenseurs panoramiques). Nous avions vu que notre repas était prévu au 2 ème service, vu l’âge de ma mère qui m’accompagnait, j’ai préféré être au 1 er service, donc il a fallu aller voir le maitre d’hôtel qui se trouvait au pont 3 devant le restaurant le my way et attendre notre tour pour changer l’ heure, éventuellement la place et le nombre de personne que vous souhaitez être à table ( nous étions nombreux à vouloir changer dans un sens ou l’autre) . Nous avions pris notre gilet de sauvetage, qui se trouve dans la cabine, dans la penderie, pour aller au point de rassemblement (écrit sur le « Today ») et rappeler au hautparleur. Nous il s’agissait du théâtre, nous avons donc écouté notre interprète française (Rachel) nous expliquer comme se déroulera notre séjour, puis nous avons été invités à rejoindre nos points de rassemblement pour le sauvetage, les points sont différents dépendants de l’emplacement dans le bateau. Avant de partir nous avons remis nos cartes rouges, indiquant de cette façon que nous avions participée à cette simulation. L’heure du premier repas à sonner et nous sommes donc allées rejoindre notre restaurant, le New York pont trois à l’arrière du bateau. Nous étions au centre du restaurant, donc bien dégagé, ce qui nous a permis pendant toute la traversée de profiter des animations du restaurant, Gala avec le capitaine avec l’équipage, la soirée italien, sans nous déplacer. Nous avons aussi découvert nos voisins 2 couples qui ne se connaissaient pas, nous sommes restées toute la traversée avec eux a table et nous nous sommes réellement apprécié (En principe à moins d’une demande express, nous sommes installées à table avec des personnes qui parlent la même langue que nous).Nous étions donc 6, un couple venant de Nice, et un venant de la région parisienne. Tous les repas ont été bon, il y a largement de quoi satisfaire les plus exigeant, nous avons commandé à tour de rôle du vin que nous avons partagé avec nos compagnons, nous avons demandé des carafes d’eau (servi gratuitement) vraiment de bons moments de partage avec nos compagnons (Valérie, Maryse, Jean Luc, Jean) qui étaient charmants. Après quelques repas, nous avons pu faire mieux connaissance avec nos serveurs, charmants et attentifs comme toujours des philippins bien agréables (en fin de séjour, j’ai glissé dans la main de chaque serveur un petit billet, pour leur témoigner nos remerciements.)Petit remarque sur les philippins, je trouve presque normal qui ne soient pas toujours au top avec les croisiéristes, car vraiment, il y a des croisiéristes qui les traitent vraiment comme leurs larbins…et je pèse mes mots, genre, je laisse tomber ma serviette, j’attends qu’ils me la ramassent….ou, je fais tomber ma fourchette et hop un petit signe pour en avoir une autre…mais surtout on ne se baisserai pas pour la ramasser…et je ne vous raconte pas tout ce que j’ai pu voir au cours de mes différentes croisières… Après ce premier repas, nous sommes allées au théâtre donc à l’avant du bateau, le théâtre est sur deux niveaux, le premier on voit bien, mais on est au ras de la scène, le niveau au-dessus le pupitre de commande est juste en face de la scène, du coup on n’est pas si bien. Premier spectacle, pas terrible. (mais déjà sur les deux autres traversées, je n’avais que moyennement aimé), nous y sommes retournée pour la première soirée de Gala, où nous avons eu droit à une coupe de champagne.( enfin vin blanc pétillant….bof) et des petits fours (uniquement pour ceux qui sont en bas….), suivi d’un discours du commandant, et de la présentation de ses lieutenants puis un spectacle « fungo », un peu redondant à mon gout, mais les changements de costumes étaient remarquables, je n’y suis pas retourné au théâtre, je n’aime pas trop leur spectacle. Puis l’heure de la première nuit a sonnée, nous sommes donc allées la cabine, demain, nous avons une dure journée de ballade dans Barcelone. ( Bon nous sommes au pont 6 mais au centre, donc à côté de l’escalier d’apparat et des ascenseurs panoramiques montant du 3 au 9 , ce qui fait que la musique émanant du pont 3 avec le bruit qui monte , impossible de fermer l’œil jusqu’à 1 h du matin car la musique s’arrête à 1 h, pas grave j’avais emporté mes boules Quies , je les ai mis tous les soirs .(ma mère dort bien et n’a rien entendu). En rentrant dans la cabine, nous trouvons le « Today » pour Barcelone, Costa nous propose une navette pour aller du port à la ville pour 6 € par personne, comme nous pouvons aller prendre les billets facilement dans des bornes appeler « Totem Multimédia » qui grâce à la carte Costa on peut prendre les tickets sans faire la queue au centre de réservations où il y a toujours une grande file d’attente ( c’est bien pratique) je les prendrais le lendemain matin.
Croisière prévu pour les 80 ans de ma mère Pour elle la première, pour moi déjà deux 1) en 2009 avec MSC la méditerranée, 2) en mai 2012 la mer baltique toujours avec MSC Nous étions donc toutes les deux. Cabine avec Balcon au pont 6 au centre du bateau Réservée sur le site « logitravel » en novembre 2012 1 er jour Marseille Embarquement à 14h Cabine 6275 L’embarquement se passe ainsi, lors de votre arrivée, vous allez vous inscrire, on vous donne un numéro ( 1 à 6) , votre carte costa, où se trouve votre nom , votre cabine, le nom de votre restaurant, ainsi que l’heure de vos repas et le numéro de votre table , une carte rouge ( taille identique à celle de costa) ainsi qu’ une fiche de votre état de santé à remplir et à rapporter au même endroit , vous ne pourrez pas embarquer si vous n’avez pas rendu la fiche de votre état de santé . Lorsque l’on appelle votre numéro, vous passez la porte d’embarquement, on vous prend en photo avec du personnels habillés en marin et la photo de la mer à l’arrière (cela commence) puis vous embarquez sur le bateau, au personnel d’embarquement vous présentez votre ticket d’embarquement et la carte costa , ils vous prennent en photo cette fois pour que vous soyez identifié sur la carte costa. Puis du personnel vous aide à trouver votre étage et votre cabine. Vous arrivez, bien sûr nos valises n’étaient pas encore arrivées, mais comme il est déjà 15h30. Nous sommes allées prendre une collation au self « la paloma ».pont 9. Selon son étage et la situation de la cabine dans le bateau, il faudra se repérer, car la Paloma se trouve au pont 9 arriére. Un petit bémol (par rapport à MSC), pour manger au self, pas de plateau , mais des assiettes certes grandes, mais vous ne pouvez pas tout mettre sur une assiette surtout les liquides, donc vous trouverez une place et vous serez certainement obligé de vous relever pour aller chercher un verre d’eau ou de jus d’orange, ou un café ou du thé. Regardez, au centre du self, il y a un escalier vous aurez la possibilité de manger votre collation à cet endroit, il y a beaucoup moins de monde, mais cela oblige de monter avec l’assiette et redescendre pour les boissons, nous, nous avons trouvé cela plus agréable tout au loin de notre séjour. (de plus vous vous trouvez au pont 10 avec des ascenseurs moins occupés). Donc retour à la cabine où nous avons trouvé nos valises, nous avons défaits celle-ci, il y a beaucoup de place dans la penderie, donc pas de soucis. Nous avons lu le « Today » qui était posé sur le lit, ce petit journal, est bien utilise pour tous les renseignements qu’il fournit, nous avons vu que nous avions un exercice de sauvetage à 16h30. Nous avons été à l’accueil qui se trouve au pont 3 au centre du bateau (ascenseurs panoramiques). Nous avions vu que notre repas était prévu au 2 ème service, vu l’âge de ma mère qui m’accompagnait, j’ai préféré être au 1 er service, donc il a fallu aller voir le maitre d’hôtel qui se trouvait au pont 3 devant le restaurant le my way et attendre notre tour pour changer l’ heure, éventuellement la place et le nombre de personne que vous souhaitez être à table ( nous étions nombreux à vouloir changer dans un sens ou l’autre) . Nous avions pris notre gilet de sauvetage, qui se trouve dans la cabine, dans la penderie, pour aller au point de rassemblement (écrit sur le « Today ») et rappeler au hautparleur. Nous il s’agissait du théâtre, nous avons donc écouté notre interprète française (Rachel) nous expliquer comme se déroulera notre séjour, puis nous avons été invités à rejoindre nos points de rassemblement pour le sauvetage, les points sont différents dépendants de l’emplacement dans le bateau. Avant de partir nous avons remis nos cartes rouges, indiquant de cette façon que nous avions participée à cette simulation. L’heure du premier repas à sonner et nous sommes donc allées rejoindre notre restaurant, le New York pont trois à l’arrière du bateau. Nous étions au centre du restaurant, donc bien dégagé, ce qui nous a permis pendant toute la traversée de profiter des animations du restaurant, Gala avec le capitaine avec l’équipage, la soirée italien, sans nous déplacer. Nous avons aussi découvert nos voisins 2 couples qui ne se connaissaient pas, nous sommes restées toute la traversée avec eux a table et nous nous sommes réellement apprécié (En principe à moins d’une demande express, nous sommes installées à table avec des personnes qui parlent la même langue que nous).Nous étions donc 6, un couple venant de Nice, et un venant de la région parisienne. Tous les repas ont été bon, il y a largement de quoi satisfaire les plus exigeant, nous avons commandé à tour de rôle du vin que nous avons partagé avec nos compagnons, nous avons demandé des carafes d’eau (servi gratuitement) vraiment de bons moments de partage avec nos compagnons (Valérie, Maryse, Jean Luc, Jean) qui étaient charmants. Après quelques repas, nous avons pu faire mieux connaissance avec nos serveurs, charmants et attentifs comme toujours des philippins bien agréables (en fin de séjour, j’ai glissé dans la main de chaque serveur un petit billet, pour leur témoigner nos remerciements.)Petit remarque sur les philippins, je trouve presque normal qui ne soient pas toujours au top avec les croisiéristes, car vraiment, il y a des croisiéristes qui les traitent vraiment comme leurs larbins…et je pèse mes mots, genre, je laisse tomber ma serviette, j’attends qu’ils me la ramassent….ou, je fais tomber ma fourchette et hop un petit signe pour en avoir une autre…mais surtout on ne se baisserai pas pour la ramasser…et je ne vous raconte pas tout ce que j’ai pu voir au cours de mes différentes croisières… Après ce premier repas, nous sommes allées au théâtre donc à l’avant du bateau, le théâtre est sur deux niveaux, le premier on voit bien, mais on est au ras de la scène, le niveau au-dessus le pupitre de commande est juste en face de la scène, du coup on n’est pas si bien. Premier spectacle, pas terrible. (mais déjà sur les deux autres traversées, je n’avais que moyennement aimé), nous y sommes retournée pour la première soirée de Gala, où nous avons eu droit à une coupe de champagne.( enfin vin blanc pétillant….bof) et des petits fours (uniquement pour ceux qui sont en bas….), suivi d’un discours du commandant, et de la présentation de ses lieutenants puis un spectacle « fungo », un peu redondant à mon gout, mais les changements de costumes étaient remarquables, je n’y suis pas retourné au théâtre, je n’aime pas trop leur spectacle. Puis l’heure de la première nuit a sonnée, nous sommes donc allées la cabine, demain, nous avons une dure journée de ballade dans Barcelone. ( Bon nous sommes au pont 6 mais au centre, donc à côté de l’escalier d’apparat et des ascenseurs panoramiques montant du 3 au 9 , ce qui fait que la musique émanant du pont 3 avec le bruit qui monte , impossible de fermer l’œil jusqu’à 1 h du matin car la musique s’arrête à 1 h, pas grave j’avais emporté mes boules Quies , je les ai mis tous les soirs .(ma mère dort bien et n’a rien entendu). En rentrant dans la cabine, nous trouvons le « Today » pour Barcelone, Costa nous propose une navette pour aller du port à la ville pour 6 € par personne, comme nous pouvons aller prendre les billets facilement dans des bornes appeler « Totem Multimédia » qui grâce à la carte Costa on peut prendre les tickets sans faire la queue au centre de réservations où il y a toujours une grande file d’attente ( c’est bien pratique) je les prendrais le lendemain matin.
Philippines, c'est pas le Paradis! English translation pending
Bonjour (nouveau)
Sexe: Homme Age: 30ans Nationalité: Française Economies: Près de 20 000€ Philippines: 10 Mois Thailande: 1 Mois
Le moment s'y prêté, j'avais les sous et surtout je voulais voir le bout du monde. Dans ma tête: Philippines = Archipel de 7700 îles + Photos paradisiaque
L'ARGENT --
Je voulais y rester un certain temps donc: 1ière tactique: dépenser le moins possible, hotel miteux, et bouffe local.
Bouffe: Au bout de quelques semaines et en tant que Français (pays de la gastronomie), petite portion pas très bon ou mal cuisiné: sur la durée j'ai pas tenu. Hotel: Le FanRoom avec les habits qui colle à la peau dès que tu les mets, ça m'a vite passé. Passons encore sur les cafards, la salle d'eau plus petite que moi, le matos a 4 sous qui merde tout le temps (chasse d'eau, eau chaude, électricité) etc, etc. LeReste: Tout calculé au moins cher, transport, peu ou pas de sortie, donc pas de grand lieu touristique.
Mon 1ier mois (sans l'avion): 550€
J'ai vite compris, que soit je restais pour longtemps à l'autre bout de la planète pour me reclure dans une vie de merde. Soit je m'offrais une vie descente (dite normal) mais en restant moins longtemps.
Après expérience, traverser la moitié de la planète pour gratter le moindre €uro et donc tout sauf une bonne idée. Deplus pour un Philippins, Sans Argent = (je le fais vite) "Méprisable", Alors un Blanc sans Argent vous n'imaginez même pas. En fait ça il faut venir sur place pour le comprendre!
Changement de Vie: Hotel: Petit mais Aircon, Salle d'eau confortable, Internet et sans dormir avec de gros cafard. Bouffe: La bouffe en quantité raisonnable plus adapté pour un européen (en mixant tout de même) c'est tout de suite, trèèèèès cher. LeReste: Transport dans plus de confort (la-bas c'est pas du luxe), lieu touristique et plus de confort
Mes autres mois: 1300€/mois J'ai enfin pus profiter, tout en m'outrepassant moults galères ...
Je peux vous dire que je ne suis pas revenu en arrières !!!
Donc niveau argent, ceux qui plan au moins chère ce n'est pas une bonne idée de venir là-bas. Au début on se dit, la vie et pas cher, l'€uro est fort, eux ils vivent bien avec moins de 400€ par mois ... C'est ce que je me suis dit, et ce n'est pas la meilleur expérience que j'ai fait. Oui mais ...
L'effet: J'ai payé je ne peux donc pas être décut ou Je ne me suis pas fait avoir! Quelqu'un qui achète un téléphone 700€, même s'il ne sait pas s'en servir, même si son téléphone dysfonctionne. Il dira que son téléphone est le meilleur du monde...
Je vois passer des témoignages de personnes ayant économisé dur toute l'année, pour partir 3 semaines aux philippines avec 2500€ en poche. Payer 1400€ (A/R) d'avion pour faire au plus juste et au moins cher sur place (ce n'est pas valable que pour les philippines) mais après expérience c'est vraiment du Gachis.
D'autres faire le tour des Philippines avec 600€ en même pas 3 semaines: Mais comment font'ils ? Un vrai marathon, a vouloir voir le plus de choses en le moins de temps possible, c'est comme engloutir un bon repas de Noel en 1min, bonjour l'indigestion !, La encore : Quel Gachis...
On comprend pourquoi bcp reviennent au bureau plus crevé qu'avant leurs vacances ...
LE PAYS --
Beaucoup de monde Pas très propres Pas très sécur Pauvre en patrimoine culturel Cuisine mauvaise Paysages jolie Chaleur tropical Touristes peu de femme (et pour cause) Anglais Parlé Nécessaire Arnaque Attention Mentalité (pas bonne du moins du point de vue de mes valeurs)
LES FILLES --
La encore je vais peut être cassé le mythe de l'expat qui fait rêver le pauvre collègue resté en France dans le gris et le froid.
Il y en a de jolies, et (oh miracle!) de moches. Je dirais même plus qu'il y a plus de moches que de jolies, mais ceci est je pense valable dans le monde entier. Dsl de vous décevoir, mais le pays des Amazones n'existes Pas!
Après avoir crapahuté dans le pays 6 mois, oui j'ai été aux prostituées. Disons que le mari qui va la bas et dit ne pas avoir tromper sa femme, ça n'en tiens qu'a moi mais bizarrement je ne le croirai pas ! (personnellement je n'avais plus de copines en France, donc j'ai pas trop ce pb de conscience)
Pour être honnête avec vous j'y étais 14 ou 15 fois! Je suis "sortie" 2 mois avec l'une d'entre elle (très jolie) Quand je dis sortie cad que je la rémunéré pas à la journée (sauf forcément la première nuit) Juste la bouffe local (pour elle), quelques sorties, et quelques restos, l'hotel ct le même prix!
Je précise bien que c'est elle qui à voulu rester avec moi (au début je ne voulais pas), et la 1ière nuit (quand je ne la connaissais pas) elle m'a dit de lui payer ce que je voulais, ce que j'ai fait.
Ne rêvez pas ce n'est pas le genre de cas systématique, ou alors vous paierai la fille à la journée comme beaucoup! J'ai cottoyé suffisamment ses copines pour en connaitre suffisamment sur cet univers.
Honnêtement venir la-bas pour les filles est une ineptie car avec le biller AR ça vous reviendra plus cher que de payer pour ça près de chez vous. Ou alors il vous faudra/vouloir en prendre un certains nombre pour rentabiliser la chose, dans tous les cas cela vous reviendra cher!
En ce qui concerne la chose, à 2 ou 3 exceptions près c'est pas terrible, pour ne pas dire nul ! On ne compte plus les 'batailles' entre les filles et les clients mécontent. Autant vous dire qu'il n'y aura pas de SAV, et si vous insisté ça finira au poste de Barangay (corrompu) le plus proche. Et la le voyage risque de vous coûter plus cher que prévu.
Ps: A noter (ca peu servir) que faire entrer des Sexes Toys dans le pays est Totalement Illégal, au même titre que les Armes ou autres Drogues. Cela est bien spécifié sur le "Custom Delcaration" (au dos), lorsque vous passé au service immigration à votre sortie de l'avion!
Les filles sont sexuellement (malgré la pratique) d'un classique..., et pour la plus part seront pressé de vous expédier pour retourner au bar a fin de faire tourner la planche à billet avec un autre. Ne croyez pas qu'elles sont la pour vos beau yeux bleu ou pour vos beaux muscles (ou même votre belle peau de blanc). Sachez qu'une fille qui "marche" normalement bien, c'est facile plus de 300 mecs par an, alors imaginez au bout de 10 ans, je vous laisse compter, vous n'êtes plus qu'une aiguille dans une botte de paille.
C'est d'ailleurs ce qui m'a fait quitter "la mienne", au début j'étais un peu naïfs, je voyais la pauvre fille qui faisait cela juste pour survivre. Ensuite pour bcp cela deviens une drogue à l'argent, si je vous dis que c'elle avec qui j'étais, 24 ans toute mimi, visage de gamine, ce faisait parfois 6 gars dans la journée (soit environ 400-500€) pour tout dépenser aux machines à sous ou en alcool le même jour, et ce n'est pas un cas isolée ... croyez moi!
(Je ne parlerai même pas des Sponsors)
Bref, ne pensez donc pas impressionner ces filles parce que vous dépenser quelques 100 aine d'euro pour elles. Si pour vous c'est beaucoup, pour elles (mêmes dans ce pays "pauvre') ce n'est pas grand choses pour ne pas dire presque rien!
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Voila un petit témoignage comme un autre, d'un pays "du bout du monde" ... Un pays qui fait néanmoins grandir quand on est jeune (ou pas trop vieux)
Sexe: Homme Age: 30ans Nationalité: Française Economies: Près de 20 000€ Philippines: 10 Mois Thailande: 1 Mois
Le moment s'y prêté, j'avais les sous et surtout je voulais voir le bout du monde. Dans ma tête: Philippines = Archipel de 7700 îles + Photos paradisiaque
L'ARGENT --
Je voulais y rester un certain temps donc: 1ière tactique: dépenser le moins possible, hotel miteux, et bouffe local.
Bouffe: Au bout de quelques semaines et en tant que Français (pays de la gastronomie), petite portion pas très bon ou mal cuisiné: sur la durée j'ai pas tenu. Hotel: Le FanRoom avec les habits qui colle à la peau dès que tu les mets, ça m'a vite passé. Passons encore sur les cafards, la salle d'eau plus petite que moi, le matos a 4 sous qui merde tout le temps (chasse d'eau, eau chaude, électricité) etc, etc. LeReste: Tout calculé au moins cher, transport, peu ou pas de sortie, donc pas de grand lieu touristique.
Mon 1ier mois (sans l'avion): 550€
J'ai vite compris, que soit je restais pour longtemps à l'autre bout de la planète pour me reclure dans une vie de merde. Soit je m'offrais une vie descente (dite normal) mais en restant moins longtemps.
Après expérience, traverser la moitié de la planète pour gratter le moindre €uro et donc tout sauf une bonne idée. Deplus pour un Philippins, Sans Argent = (je le fais vite) "Méprisable", Alors un Blanc sans Argent vous n'imaginez même pas. En fait ça il faut venir sur place pour le comprendre!
Changement de Vie: Hotel: Petit mais Aircon, Salle d'eau confortable, Internet et sans dormir avec de gros cafard. Bouffe: La bouffe en quantité raisonnable plus adapté pour un européen (en mixant tout de même) c'est tout de suite, trèèèèès cher. LeReste: Transport dans plus de confort (la-bas c'est pas du luxe), lieu touristique et plus de confort
Mes autres mois: 1300€/mois J'ai enfin pus profiter, tout en m'outrepassant moults galères ...
Je peux vous dire que je ne suis pas revenu en arrières !!!
Donc niveau argent, ceux qui plan au moins chère ce n'est pas une bonne idée de venir là-bas. Au début on se dit, la vie et pas cher, l'€uro est fort, eux ils vivent bien avec moins de 400€ par mois ... C'est ce que je me suis dit, et ce n'est pas la meilleur expérience que j'ai fait. Oui mais ...
L'effet: J'ai payé je ne peux donc pas être décut ou Je ne me suis pas fait avoir! Quelqu'un qui achète un téléphone 700€, même s'il ne sait pas s'en servir, même si son téléphone dysfonctionne. Il dira que son téléphone est le meilleur du monde...
Je vois passer des témoignages de personnes ayant économisé dur toute l'année, pour partir 3 semaines aux philippines avec 2500€ en poche. Payer 1400€ (A/R) d'avion pour faire au plus juste et au moins cher sur place (ce n'est pas valable que pour les philippines) mais après expérience c'est vraiment du Gachis.
D'autres faire le tour des Philippines avec 600€ en même pas 3 semaines: Mais comment font'ils ? Un vrai marathon, a vouloir voir le plus de choses en le moins de temps possible, c'est comme engloutir un bon repas de Noel en 1min, bonjour l'indigestion !, La encore : Quel Gachis...
On comprend pourquoi bcp reviennent au bureau plus crevé qu'avant leurs vacances ...
LE PAYS --
Beaucoup de monde Pas très propres Pas très sécur Pauvre en patrimoine culturel Cuisine mauvaise Paysages jolie Chaleur tropical Touristes peu de femme (et pour cause) Anglais Parlé Nécessaire Arnaque Attention Mentalité (pas bonne du moins du point de vue de mes valeurs)
LES FILLES --
La encore je vais peut être cassé le mythe de l'expat qui fait rêver le pauvre collègue resté en France dans le gris et le froid.
Il y en a de jolies, et (oh miracle!) de moches. Je dirais même plus qu'il y a plus de moches que de jolies, mais ceci est je pense valable dans le monde entier. Dsl de vous décevoir, mais le pays des Amazones n'existes Pas!
Après avoir crapahuté dans le pays 6 mois, oui j'ai été aux prostituées. Disons que le mari qui va la bas et dit ne pas avoir tromper sa femme, ça n'en tiens qu'a moi mais bizarrement je ne le croirai pas ! (personnellement je n'avais plus de copines en France, donc j'ai pas trop ce pb de conscience)
Pour être honnête avec vous j'y étais 14 ou 15 fois! Je suis "sortie" 2 mois avec l'une d'entre elle (très jolie) Quand je dis sortie cad que je la rémunéré pas à la journée (sauf forcément la première nuit) Juste la bouffe local (pour elle), quelques sorties, et quelques restos, l'hotel ct le même prix!
Je précise bien que c'est elle qui à voulu rester avec moi (au début je ne voulais pas), et la 1ière nuit (quand je ne la connaissais pas) elle m'a dit de lui payer ce que je voulais, ce que j'ai fait.
Ne rêvez pas ce n'est pas le genre de cas systématique, ou alors vous paierai la fille à la journée comme beaucoup! J'ai cottoyé suffisamment ses copines pour en connaitre suffisamment sur cet univers.
Honnêtement venir la-bas pour les filles est une ineptie car avec le biller AR ça vous reviendra plus cher que de payer pour ça près de chez vous. Ou alors il vous faudra/vouloir en prendre un certains nombre pour rentabiliser la chose, dans tous les cas cela vous reviendra cher!
En ce qui concerne la chose, à 2 ou 3 exceptions près c'est pas terrible, pour ne pas dire nul ! On ne compte plus les 'batailles' entre les filles et les clients mécontent. Autant vous dire qu'il n'y aura pas de SAV, et si vous insisté ça finira au poste de Barangay (corrompu) le plus proche. Et la le voyage risque de vous coûter plus cher que prévu.
Ps: A noter (ca peu servir) que faire entrer des Sexes Toys dans le pays est Totalement Illégal, au même titre que les Armes ou autres Drogues. Cela est bien spécifié sur le "Custom Delcaration" (au dos), lorsque vous passé au service immigration à votre sortie de l'avion!
Les filles sont sexuellement (malgré la pratique) d'un classique..., et pour la plus part seront pressé de vous expédier pour retourner au bar a fin de faire tourner la planche à billet avec un autre. Ne croyez pas qu'elles sont la pour vos beau yeux bleu ou pour vos beaux muscles (ou même votre belle peau de blanc). Sachez qu'une fille qui "marche" normalement bien, c'est facile plus de 300 mecs par an, alors imaginez au bout de 10 ans, je vous laisse compter, vous n'êtes plus qu'une aiguille dans une botte de paille.
C'est d'ailleurs ce qui m'a fait quitter "la mienne", au début j'étais un peu naïfs, je voyais la pauvre fille qui faisait cela juste pour survivre. Ensuite pour bcp cela deviens une drogue à l'argent, si je vous dis que c'elle avec qui j'étais, 24 ans toute mimi, visage de gamine, ce faisait parfois 6 gars dans la journée (soit environ 400-500€) pour tout dépenser aux machines à sous ou en alcool le même jour, et ce n'est pas un cas isolée ... croyez moi!
(Je ne parlerai même pas des Sponsors)
Bref, ne pensez donc pas impressionner ces filles parce que vous dépenser quelques 100 aine d'euro pour elles. Si pour vous c'est beaucoup, pour elles (mêmes dans ce pays "pauvre') ce n'est pas grand choses pour ne pas dire presque rien!
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Voila un petit témoignage comme un autre, d'un pays "du bout du monde" ... Un pays qui fait néanmoins grandir quand on est jeune (ou pas trop vieux)
Les Antilles sur le MSC Musica en mars 2014 English translation pending
Voilà ! Nous avons réservé notre 2ème croisière C'est notre cadeau de St Valentin et nous avons 1 an pour en rêver !
Nous avons précédemment fait une croisière en méditerranée avec le Splendida (au printemps 2012) ce fut un ravissement et une belle découverte, nous ne pouvions qu'avoir envie de reprendre la mer
Nous découvrirons le Musica et surtout les Antilles en Mars 2014 c'est loin mais ça va passer très vite
Que pourriez vous nous dire sur ce bateau le Musica? Quel conditions météo allons nous rencontrer ? Oui il y a aussi les excursions a prévoir ....... je me réjoui autant de ce voyage que de cette année que nous allons passer à en rêver, à rechercher comment profiter au mieux de chacun de ces instants ...... C'est aussi cela voyager c'est rêver longtemps à l'avance
Je serai attentive a tout ce que vous pourrez me dire sur vos expériences, j'écouterai vos conseils et vos astuces
Merci d'avance de vous arrêter sur mes requêtes
Nous découvrirons le Musica et surtout les Antilles en Mars 2014 c'est loin mais ça va passer très vite
Que pourriez vous nous dire sur ce bateau le Musica? Quel conditions météo allons nous rencontrer ? Oui il y a aussi les excursions a prévoir ....... je me réjoui autant de ce voyage que de cette année que nous allons passer à en rêver, à rechercher comment profiter au mieux de chacun de ces instants ...... C'est aussi cela voyager c'est rêver longtemps à l'avance
Je serai attentive a tout ce que vous pourrez me dire sur vos expériences, j'écouterai vos conseils et vos astuces
Merci d'avance de vous arrêter sur mes requêtes
Circuit de voyage en auto à partir de Bordeaux? English translation pending
Bonjour les voyageurs,
Moi et ma conjointe avons comme projet de visiter la partie sud de la France à partir de Bordeaux. Le voyage serait de vingt-et-un jours et nous prévoyons louer une auto sur place. Avez-vous des suggestion de circuit interessant à faire en auto.
Moi et ma conjointe avons comme projet de visiter la partie sud de la France à partir de Bordeaux. Le voyage serait de vingt-et-un jours et nous prévoyons louer une auto sur place. Avez-vous des suggestion de circuit interessant à faire en auto.
Mon deuxième voyage en Thaïlande English translation pending
Salut à tous, je suis nouveau ici, j'aimerais quelques renseignement ou tuyaux si possible, je suis allez en thailande dernièrement, c'était mon tout premier voyage de ma vie, j'ai passé 3 semaines a Bangkok, j'ai vraiment adoré le rythme de vie, c'était la ville mais il y avait des tonnes de chose a faire et a découvrir j'ai passé un très bon moment. Pour le mois d'Avril, disonsentre le 10 et 15, j'ai l'intention de me rendre sur Phuket.
Pour mon premier voyage j'avais pris la compagnie Thai airways car comme je l'ai dis, je n'ai aucune expérience et le voyage direct m'enlevais une grosse part de stress (mon principal stress est de rester coincé dans un pays parce que j'ai raté mon avion au changement)...
Du coup la j'ai regardé pour des vol directs vers Phuket, et surprise je n'en trouve aucun 😕
Je suis de Toulon, j'aimerais savoir d'après vous quel serait la manière la plus économique et SURTOUT la plus pratique et la plus simple d'aller sur Phuket en Avril, quel compagnie choisir etc je sais que j'ai la possibilité de m'arrêter à l'aéroport de Bangkok et ensuite de prendre un autre avion pour aller sur Phuket mais l'aéroport de BKK c'est limite une ville, pour mon premier voyage quelqu'un m'attendait dans cette aéroport mais la cette personne m'attendra à Phuket je vais me retrouver seul dans ce big aéroport a chercher mon avion pour aller a Phuket je ne sais pas si c'est la meilleure solution pour moi...
Voilà quelqu'un aurais une idée ?
merci pour votre aide !
PS : J'aimerais savoir aussi quel est le meilleur endroit pour acheter les billets, j'avais pris sur OPODO les premiers, je n'ai pas rencontré de soucis particulier mais c'est juste qu'ils sont totalement injoignable et quand ont arrive par miracle a avoir quelqu'un au bout du file, la personne dit qu'elle va vous rappeler dans 30min mais ne rappel jamais (ça m'est arrivé deux fois)...
Pour mon premier voyage j'avais pris la compagnie Thai airways car comme je l'ai dis, je n'ai aucune expérience et le voyage direct m'enlevais une grosse part de stress (mon principal stress est de rester coincé dans un pays parce que j'ai raté mon avion au changement)...
Du coup la j'ai regardé pour des vol directs vers Phuket, et surprise je n'en trouve aucun 😕
Je suis de Toulon, j'aimerais savoir d'après vous quel serait la manière la plus économique et SURTOUT la plus pratique et la plus simple d'aller sur Phuket en Avril, quel compagnie choisir etc je sais que j'ai la possibilité de m'arrêter à l'aéroport de Bangkok et ensuite de prendre un autre avion pour aller sur Phuket mais l'aéroport de BKK c'est limite une ville, pour mon premier voyage quelqu'un m'attendait dans cette aéroport mais la cette personne m'attendra à Phuket je vais me retrouver seul dans ce big aéroport a chercher mon avion pour aller a Phuket je ne sais pas si c'est la meilleure solution pour moi...
Voilà quelqu'un aurais une idée ?
merci pour votre aide !
PS : J'aimerais savoir aussi quel est le meilleur endroit pour acheter les billets, j'avais pris sur OPODO les premiers, je n'ai pas rencontré de soucis particulier mais c'est juste qu'ils sont totalement injoignable et quand ont arrive par miracle a avoir quelqu'un au bout du file, la personne dit qu'elle va vous rappeler dans 30min mais ne rappel jamais (ça m'est arrivé deux fois)...
Comment j'ai (pas trop) aimé le Canada: la suite English translation pending
9 : Sur le Iceline trail
Dernier jour à Lake Louise. J'ai bien aimé ce petit séjour. Je choisis d’aller admirer le lac une dernière fois au lever du jour. Quelques canoës glissent déjà sur la surface froide et lisse. C’est la formule « sunrise canoe expérience ». Vous embarquez à 6h30 avec un café, des muffins et un journal pour une heure trente de promenade. Chouette idée, malgré le prix.


La fraîcheur de l’air ambiant autant que la curiosité me pousse à entrer dans le Château Fairmont qui défigure le site. Très prout prout l’ambiance intérieure. C’est officiel, je déteste cet endroit sur toutes ses coutures.


Aujourd'hui, le Iceline trail est au programme. Le ciel est de nouveau parfaitement bleu mais la météo annoncée pour le lendemain est moins enthousiasmante. C'est pourquoi, avant de rejoindre le point de départ du Iceline trail, je décide d'aller faire un détour jusqu'au Belvédère du lac Peyto, à 40 km du début de la promenade des glaciers. Mazette, quel point de vue ! En plus y a personne ce qui est assez rare.


Bon, les choses sérieuses maintenant. L'iceline trail est une longue et difficile ballade (18km) qui conduit jusqu'à la ligne des glaciers (comme l'indique son nom). Le départ se situe au pied des chutes Takakkaw. C'est une boucle, donc il faut décider de quel côté partir. Je choisis le sentier qui s'enfonce vers le fond le la vallée en traversant le camping. A côté de moi, un groupe se prépare lui aussi à partir. Leur guide québecquoise leur résume le début du trail : traverser la route avant de commencer à gravir la montagne en face. Ce qui est l'inverse de ce que j'ai décidé de faire. Je reste sur ma première idée, puis le doute s'installe à mesure que je progresse et je décide de revenir sur mes pas et de suivre l'itinéraire dicté par la cousine.
La pente est rude et longue. Très rude et très longue. On dépasse de très loin le haut des chutes Takakkaw qu'on peut admirer de l'autre côté le la vallée.


Une fois sortis de la forêt, on continue de grimper dans la caillasse. Et on va y rester longtemps dans la caillasse.


Bon, je ne vais pas vous mentir, je suis moyennement emballé. Ce décor de pierraille grise ne me fait pas rêver. Puis quelques petits lac viennent heureusement agrémenter ce décor assez frustre.




La barre montagneuse qui annonce la fin de cette vallée grise est elle aussi assez graphique.


La redescente nous entraîne à nouveau sous les arbres. Et elle est très longue, elle aussi. Les efforts consentis la veille ajoutés à ceux d'aujourd'hui se font douloureusement sentir. La descente est un calvaire à cause de mon genou droit qui refuse de se plier. Je me dis que ce serait une bonne idée de ranger mon Canon dans son sac. Heureuse inspiration : 5 minutes plus tard, je dérape sur une portion glissante de sentier. Et c'est parti pour un superbe gadin en forme de vrille. Je me relève quelques mètres plus bas couvert de boue. La vache, c'est vraiment l'année des chutes ! La suite est assez pénible car je suis loin d'être arrivé. Je me dis que c'est une chance d'avoir pu entendre cette guide avant de partir, car faire cette ballade dans l'autre sens aurait été beaucoup moins intéressant et la descente de l'autre côté bien plus raide.
Une belle rencontre sur le chemin du retour.

Pour ma dernière soirée à Lake Louise, je m'offre un bon repas au Bill Peyto Café. La bière qui l'accompagne et excellente. Le service, par contre, n'est pas très réactif. Ne vous étonnez de devoir attendre de longues minutes au seuil de la salle avant que quelqu’un ne vienne vous proposer de vous installer. Mon inquiétude vient de mon genou droit. Très douloureux et totalement raide. Je ne me vois pas continuer à enchaîner les randos de ce type dans cet état. J’avais très envie de tenter la « Paradise Valley » et ses « Giant steps » mais il ne faut plus y compter dans cet état.
10 août : sur La promenade de glaciers.
Contrairement aux prévisions, le ciel est toujours bleu au dessus de lake Louise. Pour ce qui est du genou, c'est ce à quoi je l'attendais. Impossible de le plier sans ressentir une vive douleur. Ca ne va pas être pratique. Dernier petit déjeuner à la station avec les workers de la transcanadienne. Salut les gars.
Originalement appelée Icefield parkways, la promenade des glaciers est une route de 250 km environ qui conduit de Lake Louise à Jasper en coupant au cœur de la chaine des Rocheuses. Une belle surprise pour commencer. Une file de voitures arrêtée au bord de la route. Ca signifie généralement qu'un animal se trouve à proximité. Et un rare. On a rarement vu une marmotte provoquer un embouteillage. Ici, c'est un ours brun. Depuis le temps que j'espérais en voir un de près ! Bon, les photos prises à travers les vitres de bagnole, c'est pas le top. Du coup, je garderai le cliché pour moi.
Premier arrêt sur les berges du lac Herbert d’où s’élève une jolie brume matinale.


Puis ce sont les bords du lac Bow. Un gigantesque miroir. C’est beau, c’est grandiose. Et c’est le bon moment pour les photos.




Puis c'est le retour au lac Peyto qui mérite bien une seconde visite. D’autant qu’il est un peu plus tard qu’hier et que la lumière est différente. La montagne est moins exposée et le lac moins sensible aux reflets. En redescendant du chemin qui mène au belvédère, je croise un gars qui parcourt la région sur un vélo orné d'énormes sacoches. J'en ai déjà vu un certain nombre comme lui ces derniers jours. Difficile de ne pas être admiratif. Il me demande si ça vaut la peine de monter là haut. Je le lui confirme et il s’engage dans la montée sans descendre de son vélo. Vu la pente, je ne mettrais pas une pièce sur ses chances d’arriver là haut comme ça.




Je repars. Cette première partie de l'Icefield parkway est incroyable. Les lacs se succèdent, plus somptueux les uns que les autres. Les Waterfowl Lakes pour continuer.




J'arrive au glacier Athbasca pour la pause du midi. Pas emballé par le spectacle. Franchement, les glaciers de la vallée de Chamonix ont une autre gueule. Peut-être que la lumière n'est pas bien orientée. En montagne, c'est capital. Le plus beau panorama revient fade et sans charme sous un contre jour aveuglant. C'est sans doute un peu le cas ici.

Le temps d'une pause déjeuner revigorante à la cafète du complexe et je repars. Le ciel s'est dégradé. La montagne au loin est moins visible, recouverte d'une fine couche de brume. Mais les paysages sont aussi moins spectaculaires dans cette seconde moitié de l'Icefield, bien moins étroite. Mes arrêts suivants se font aux chutes Sunwapta et Athabasca. Pas mémorable. Vous ne vous y sentirez pas seuls.




Jasper approche. Je passe devant le camping Wapiti qui affiche complet. Je poursuis jusqu'au camping Whistler qui est immense. Il y a la queue à l'entrée. Une jeune employée remonte la file des voitures et échange quelques mots avec chaque conducteur. Tout ça ne me dit rien qui vaille, comme dirait Han Solo. Elle arrive à mon niveau et confirme mes craintes. Le camping est complet et seuls ceux qui ont une réservation y trouveront une place. Un camping overflow, peut-être ? Non, pas d'overflow, sorry. Je fais comment, alors ? Elle me propose de sortir du parc. Auquel cas, je serais remboursé de mon ticket d'entrée. Sortir du parc, ça signifie 1h30 de route, et autant pour revenir le lendemain. Sans aucune garantie de trouver quelque chose à la sortie. J'enrage. « Le pays où les campings sont toujours complets », je crois que c'est comme ça que je nommerais l'ouest du Canada jusqu'à la fin de mes jours. Je reviens vers le Wapiti que j'avais dépassé un peu plus tôt. Je me gare sur le côté et je vais directement à l'arrière de la petite cabane d'accueil où se trouve une petite blonde qui tape à l'ordinateur. Miracle. Elle pense qu'elle peut trouver une place pour ma petite tente. Pour une nuit seulement. C'est déjà ça. Demain est un autre jour.
Je gagne l'emplacement désigné et plante ma tente. Juste à côté, un groupe de retraités canadiens se reposent sur leurs transats, à l'ombre de leurs RV. Comment je sais que ce sont des canadiens ? Parce que des américains m'auraient déjà souhaité la bienvenue, ou seraient venus m'inviter à prendre un verre. Les canadiens, eux, ne bougeront pas une oreille.
Je file découvrir Jasper. Pas désagréable. Beaucoup moins animé que Banff. Deux rues principales parallèles où défilent les restaurants, souvent chers, et les boutiques pour touristes chinois. Je vous ai déjà parlé des chinois ? Incroyable. Ils sont partout, ici, dans l'ouest. Une colonisation, au vrai sens du terme, c'est à dire un remplacement de population. Paraît que ça agace pas mal les indiens.



Je repère une laverie, puis je passe par le visitor center. Un employé sympa m'indique un camping à une quinzaine de kilomètres au nord de la ville. Il m'assure qu'en m'y pointant de bonne heure le matin, je trouverai une place pour le soir. Y a intérêt que ce soit vrai. Sinon, je reviens planter ma tente dans son jardin.
Je termine l'après midi près de Pyramid Lake. Il y a ici une petite île assez jolie avec de beaux points de vue sur les environs. Je me promets de revenir le lendemain matin pour y déguster mon traditionnel café / muffin, « le petit déjeuner des champions ! ».


11 août : autour du lac Maligne jusqu'à Spirit island.
Comme prévu, je vais déguster mon muffin sur les berges de Pyramid Lake. Une belle surprise m'y attend : un troupeau de Wapiti qui sort de la forêt juste devant moi pour aller s'abreuver au lac. Je m'en approche avec mille précautions.




Mais si les hommes font généralement fuir les animaux, les animaux, eux, attirent inévitablement l'homme. Obéissant à cette loi fondamentale de la nature, une tribu d'italiens forts bruyants qui campaient pas loin débarquent aussitôt à grand renfort d'interjections braillardes. Les cervidés se font la malle.
Je me dirige ensuite vers le Snaring river campground. Je parviens effectivement à y trouver un emplacement pour le soir. J'installe rapidement ma tente avant de filer vers le lac Maligne, distant d'une cinquantaine de kilomètres. La route est assez chouette, on y longe notamment le lac Medecine qui à la caractéristique de se vider en hiver. J'arrive enfin et je me précipite pour réserver une place sur la dernière croisière vers Spirit Island, celle de 17h00.

Nous sommes en milieu de matinée et cela me laisse le temps de faire la randonnée vers les Bald hills, à partir desquelles on peut profiter d'une vue somptueuse sur la plus grande partie du lac Maligne. Rappelons qu'il fait tout de même 25 kilomètres de long. La première partie de la ballade est très facile. Plus qu'un sentier, c'est un chemin large à la pente légère qui nous fait gentiment progresser. Les choses se corsent lorsqu'on bifurque sur un petit sentier de montagne beaucoup plus raide. Il ne faut heureusement pas trop longtemps pour sortir de sous les arbres et gagner une partie plus plane d'où le lac se laisse enfin découvrir. La vue est belle mais encore une fois le ciel s'est couvert. La malheureuse et triste histoire du lac O'Hara sous la pluie s'est reproduite. La pluie en moins, quand même...





Je continue à grimper, puis progresse le long de la corniche qui surplombe l'ensemble du site. J'y croise un couple de retraités savoyards, Marie Claude et Jean Noël, qui échangent avec un couple de jeunes français expatriés à New York. Ils sont en train d'évoquer les grands parcs américains qu'ils ont traversés quelques semaines plus tôt et qui les ont manifestement marqués. Impossible de ne pas me mêler à cette conversation sur mon sujet favori. En plus, ils sont tous très sympas. Marie Claude et Jean Noël ont entrepris un voyage de six mois à travers l'Amérique du Nord. Partis de New York après avoir récupéré leur camping car livré par cargo, ils sont aux deux tiers de leur impressionnant périple. Il ne leur reste qu'à descendre les rocheuses, puis à traverser les grandes plaines pour rejoindre le Québec où ils resteront 2 mois avant de rentrer en France. Il y a pire façon d'occuper sa retraite, non ? Ils m'apprennent que l'accès au mont Edith Cavell, ma destination prévue pour le lendemain, est fermé jusqu'à nouvel ordre à cause de la rupture d'un glacier qui est venu envahir la route et détruire les installations du parking des visiteurs. Super.

La ballade est moins longue qu'annoncée sur le guide et je suis assez vite redescendu sur les berges du lac. L'heure de ma croisière approche et je constate avec une amertume teintée d'agacement - c'est vraiment trop injuste ! - que l'autre extrémité du lac est recouverte de nuages et qu'il va me falloir renoncer à l'idée de bénéficier d'une belle lumière sur Spirit Island et son écrin somptueux de crêtes enneigées. La croisière est assez longue, 45 minutes au moins. Une fois accostés, on nous autorise à peine 10 minutes sur place avant de regagner le bateau. Ca laisse peu de temps pour fignoler ses réglages. Bon, de toute façon, vu la qualité de la lumière...




3 sonneries rythment la mini ballade qui permet de faire le tour du site. La première signifie : « Messieurs dames, il est temps de revenir tranquillement vers le ponton ». La seconde : « J'en vois quelques uns qui traînent. S'ils veulent bien se magner le cul, on n'a pas toute la nuit ! ». La troisième : « Couvrez-vous bien, les nuits sont fraîches par ici, A demain matin, les gars. Enfin, pour ceux qui ne se seront pas fait bouffer par les ours. ». En ce qui me concerne, je suis de retour au bateau dès la seconde. Discipliné, le gars.

Retour au port. Je tombe sur Marie Claude en retournant à ma voiture. Nous restons une bonne heure avec elle et son mari à papoter sur le parking, près de leur camping car. Ils ont affiché la carte géante de leur périple sur le côté du véhicule. Cela leur a valu une belle popularité parmi les américains, souvent intrigués par ce petit véhicule compact si éloigné de leurs standards monumentaux. Agréable conversation en tout cas.
Je suis sur le chemin du retour quand un véhicule garé sur le bord de la route attire mon attention. Comme je l'ai déjà précisé, au canada comme aux usa, véhicules garés en catastrophe sur le bord de la route signifie bel animal à proximité. Je me gare moi aussi et je descends, appareil photo en main. Il y a effectivement un immense cervidé en train de brouter sur le bas côté. Je m'apprête à déclencher quand une nouvelle voiture arrive face à moi. La femme au volant freine et se met à crier : « Bear on the road! ». Je me retourne et je découvre qu'un ours brun est en train de traverser la route à une trentaine de mètres derrière moi (je ne suis pas affirmatif sur la distance : à chaque fois que je raconte l'anecdote, l'ours se rapproche !). Je regagne prudemment mon véhicule et me dirige lentement vers le plantigrade. Mais il est maintenant entré dans les hautes herbes qui bordent la route et n'a manifestement pas l'intention de se laisser tirer le portrait. Il disparaît dans la forêt avant que je n'ai pu l'immortaliser. Fuck !
Je termine la journée en traînassant dans le rues de Jasper. Je me laisse tenter par un resto qui affiche une pizza BBQ chicken au menu. Je suis un inconditionnel de ce plat succulent quoique pas très fin qu'on ne trouve que très rarement en France. Celle ci ne fera pas partie des meilleures que j'ai goûté. La palme, en ce domaine très particulier, reste à « ZAK », pizzeria située sur la main street de Moab, Utah, USA. Avis aux amateurs.
12 août : de Jasper au parc du mont Robson.
Je ne suis pas pressé ce matin. Je replie ma tente malgré les deux nuits déjà réglées. Le mont Edith Cavell n'étant plus au programme, je n'ai plus de raison de m'attarder à Jasper. Et ce satané genou m'oblige à mettre la pédale douce sur les randonnées. Plus question d'enchainer les difficultés comme en début de séjour. Du coup, je réfléchis à l'idée de pousser mon périple jusqu'à Vancouver. Cela n'entrait pas dans mon projet initial mais comme je ne reviendrais probablement jamais dans cette région du monde, l'idée de la quitter sans avoir fait quelques pas dans cette cité mythique m'ennuie un peu.
Revenu à Jasper, je lance une lessive au lavomatic près du visitor center avant de m'y rendre. J'ai la bonne surprise d'y croiser mes retraités savoyards de la veille. J'apprends qu'ils ont passé la nuit en douce dans un coin de mon camping après s'être fait éjecter de l'overflow par des indiens peu accueillants qui l'avaient annexé pour préparer un pow wow. Deux nuits auparavant, ils s'étaient discrètement installés sur un parking, faute de trouver de la place ailleurs, quand un type s'est pointé en voiture et a braqué ses pleins phares sur leur camping car en les menaçant d'appeler la police s'ils ne déguerpissaient pas immédiatement. Sympas les autochtones ! Bref, ils sont venus se renseigner ici sur ce qu'il est possible de faire lorsque tous les campings sont complet. Ils me conseillent une pause au Mont Robson sur la route de Vancouver.
Je quitte Jasper en début d'après midi. Le bilan est maigre. Des campings surchargés, le lac Maligne sous les nuages, l'annulation du mont Edith Cavell et un ours brun qui joue les divas, mon court séjour dans ce parc aura donc été marqué jusqu'au bout du signe de la frustration. Mais comme rien n'est jamais complètement négatif, une rencontre sympathique aura permis d'éclairer un peu ce sombre tableau.

Le route n'est pas très longue jusqu'au mont Robson. Deux heures au grand maximum. Je m'installe au camping – incroyable, il y a de la place ! - et je pars pour une petite ballade jusqu'au lac Kinney qui se trouve au pied de la massive montagne, sur le chemin de la mythique randonnée vers le lac Berg.



Le temps est incertain et la ballade pas désagréable sans pour autant mériter le détour. Pas grand chose à dire sur le reste de cette journée.

13 août : sur la route de Vancouver.
Ma première pause de la journée se fait à Clearwater. Les chutes du parc national de Well's Grey. Bon, pour être franc, les chutes d’eau, ça ne m'émeut pas plus que ça. Je me contente d’une pause rapide aux Spahat falls, puis aux Helmcken falls.



Et puis l'idée, c'est de se rapprocher autant que possible de Vancouver pour y passer la plus grande partie de la journée du lendemain.
Je stoppe pour la nuit à Hope, petite bourgade entourée de montagnes à une centaine de kilomètres de Vancouver. Pour les cinéphiles, c'est là que fut tourné le premier Rambo, excellent film de Georges P. Cosmatos sur les stigmates du Vietnam, bien meilleur que ses suites, à l'exception du dernier qui rééquilibre de justesse une franchise partie en couille dans les années 80. Après 10 jours de camping, j'ai envie d'un lit, un vrai, avec un matelas, des draps propres et des oreillers, et aussi d'une salle de bain pour moi tout seul et d'une télé pour zapper jusqu'à en avoir mal aux yeux.
Au Confort Inn ou je pose ma valise, je croise un jeune Italien très sympa qui doit retrouver des amis à lui de l'autre côté des rocheuses mais qui hésite à s'y rendre. Il semble redouter une hypothétique tempête qu'on lui a annoncée au dessus des montagnes. Curieux...
J'irais bien piquer une tête dans la piscine mais elle a été annexée par une bande de gosses braillards et je choisis d'aller plutôt me balader en ville. Agréable fin de journée avec une belle lumière au dessus des néons qui coiffent la plupart des constructions. Je m'achète un combo burger que je ramène dans ma chambre.
14 août : sur le port de Vancouver.
J'arrive aux abords de Vancouver. Quel bordel ! Des travaux à n'en plus finir et les embouteillages qui vont avec. Je dois trouver le Dogwood campgrounds. Il se trouve à environ 25 kilomètres de la ville mais la sortie d'autoroute qui est censée y mener n'existe plus. Je reviens en arrière pour emprunter la précédente. A force d'approximations successives, je finis par trouver. Pas très cher et il y a de la place. Une bonne adresse. De mon emplacement situé à deux pas du pont de l'autoroute, on profite à fond de la circulation. Avec un peu d'autosuggestion, on doit pouvoir s'imaginer que le torrent de véhicules est en fait celui de la rivière Bow qui coulait près du lake Louise campground.
Je m'installe et je file. Le ciel est d'un bleu immaculé ce qui est, parait-il, assez rare par ici. Il en faut du temps pour gagner le centre. Vancouver semble bien plus étendu que Calgary, ce qui n'était pas évident sur la carte. Je me dirige directement vers le Stanley Park. C'est un parc très réputé qui se trouve à la pointe ouest de la presqu’ile, face à l’océan. Un petit arrière goût de Californie. Je me gare à proximité du Lyon’s Gate bridge et j'achète un ticket de parking valable une heure dans l'ensemble du parc. Le tarif est prohibitif. Comme d'hab.


Je traîne un peu dans le coin, descend jeter un œil sur le pont qui est ici considéré comme le Golden Gate local, mais qui est loin d'en avoir le charme et les proportions, et manque de me faire percuter par un cycliste qui débouche à tombeau ouvert. Et en plus il m'engueule, ce malade !
Je fais le tour de ce très beau parc qui possède une variété d'arbres magnifiques dont certains ont été se percher dans des lieux très inattendus.




Je reviens vers le port et trouve miraculeusement à me garer. Je remarque alors que mon véhicule a laissé sur le sol derrière lui une importante traînée de liquide. Séquence inquiétude. C'est quoi ce truc ? (Ceux qui savent, et ils sont certainement nombreux, sont priés de se taire !) Il faut que je trouve une agence Alamo pour faire vérifier ça. Il y en a justement une dans le centre. Sauf que non. C'est juste un dépôt de véhicules et personne ne s'y trouve. En fait, je vais devoir aller jusqu'à l'aéroport. C'est parti pour une découverte intégrale de Vancouver du nord au sud. Pas passionnant. J'arrive à l'aéroport. Je me dirige vers l'agence Alamo. J'explique en quinze seconde mon problème à un des employés qui le solutionne en deux moins de temps. Tout va bien, man, c'est la clim. Quand il fait chaud dehors, ça dégivre dedans. Et ça coule à l'extérieur. Il y a des moments dans la vie où on se sent très con.
Allez, on retourne sur le port.




Je suis de retour dans la baie. Je trouve un parking qui fait une promo entre 18 et 21 heures et y laisse ma voiture pour aller me balader dans le centre. Pas désagréable. On y retrouve l'habituel château Fairmont qui ne risque pas ici de dégrader grand chose. D'autant que celui-ci a une certaine allure.




Il y a un quartier historique appelé « Gastown », tout petit mais assez charmant. On y trouve une vieille horloge qui expulse toutes les heures des jets de vapeurs. Les japonais adorent.


Il y a aussi cette péninsule artificielle nommée Canada place qui offre une vue imprenable sur la baie. Il est agréable d'y musarder en fin de journée lorsque la lumière dorée du soleil couchant baigne sa promenade. Surtout lorsqu'il n'y a pas foule comme aujourd'hui. Et il est difficile dans ces instants là de ne pas se remémorer la chanson éponyme de Véronique Sanson.







Je repars à la nuit tombée. Chouette soirée, finalement. Je retraverse doucement Vancouver d'ouest en est en observant la vie nocturne qui gagne les rues. Normalement, je devrais mettre une petite vingtaine de minutes à retrouver ma tente, sauf qu'il y a un accident sur l'autoroute et que ça va ma prendre un peu plus du triple.
Pour la suite, CLIQUEZ ci dessous ... http://voyageforum.com/v.f?live=1;post=5841339;#5841339
Dernier jour à Lake Louise. J'ai bien aimé ce petit séjour. Je choisis d’aller admirer le lac une dernière fois au lever du jour. Quelques canoës glissent déjà sur la surface froide et lisse. C’est la formule « sunrise canoe expérience ». Vous embarquez à 6h30 avec un café, des muffins et un journal pour une heure trente de promenade. Chouette idée, malgré le prix.


La fraîcheur de l’air ambiant autant que la curiosité me pousse à entrer dans le Château Fairmont qui défigure le site. Très prout prout l’ambiance intérieure. C’est officiel, je déteste cet endroit sur toutes ses coutures.


Aujourd'hui, le Iceline trail est au programme. Le ciel est de nouveau parfaitement bleu mais la météo annoncée pour le lendemain est moins enthousiasmante. C'est pourquoi, avant de rejoindre le point de départ du Iceline trail, je décide d'aller faire un détour jusqu'au Belvédère du lac Peyto, à 40 km du début de la promenade des glaciers. Mazette, quel point de vue ! En plus y a personne ce qui est assez rare.


Bon, les choses sérieuses maintenant. L'iceline trail est une longue et difficile ballade (18km) qui conduit jusqu'à la ligne des glaciers (comme l'indique son nom). Le départ se situe au pied des chutes Takakkaw. C'est une boucle, donc il faut décider de quel côté partir. Je choisis le sentier qui s'enfonce vers le fond le la vallée en traversant le camping. A côté de moi, un groupe se prépare lui aussi à partir. Leur guide québecquoise leur résume le début du trail : traverser la route avant de commencer à gravir la montagne en face. Ce qui est l'inverse de ce que j'ai décidé de faire. Je reste sur ma première idée, puis le doute s'installe à mesure que je progresse et je décide de revenir sur mes pas et de suivre l'itinéraire dicté par la cousine.
La pente est rude et longue. Très rude et très longue. On dépasse de très loin le haut des chutes Takakkaw qu'on peut admirer de l'autre côté le la vallée.


Une fois sortis de la forêt, on continue de grimper dans la caillasse. Et on va y rester longtemps dans la caillasse.


Bon, je ne vais pas vous mentir, je suis moyennement emballé. Ce décor de pierraille grise ne me fait pas rêver. Puis quelques petits lac viennent heureusement agrémenter ce décor assez frustre.




La barre montagneuse qui annonce la fin de cette vallée grise est elle aussi assez graphique.


La redescente nous entraîne à nouveau sous les arbres. Et elle est très longue, elle aussi. Les efforts consentis la veille ajoutés à ceux d'aujourd'hui se font douloureusement sentir. La descente est un calvaire à cause de mon genou droit qui refuse de se plier. Je me dis que ce serait une bonne idée de ranger mon Canon dans son sac. Heureuse inspiration : 5 minutes plus tard, je dérape sur une portion glissante de sentier. Et c'est parti pour un superbe gadin en forme de vrille. Je me relève quelques mètres plus bas couvert de boue. La vache, c'est vraiment l'année des chutes ! La suite est assez pénible car je suis loin d'être arrivé. Je me dis que c'est une chance d'avoir pu entendre cette guide avant de partir, car faire cette ballade dans l'autre sens aurait été beaucoup moins intéressant et la descente de l'autre côté bien plus raide.
Une belle rencontre sur le chemin du retour.

Pour ma dernière soirée à Lake Louise, je m'offre un bon repas au Bill Peyto Café. La bière qui l'accompagne et excellente. Le service, par contre, n'est pas très réactif. Ne vous étonnez de devoir attendre de longues minutes au seuil de la salle avant que quelqu’un ne vienne vous proposer de vous installer. Mon inquiétude vient de mon genou droit. Très douloureux et totalement raide. Je ne me vois pas continuer à enchaîner les randos de ce type dans cet état. J’avais très envie de tenter la « Paradise Valley » et ses « Giant steps » mais il ne faut plus y compter dans cet état.
10 août : sur La promenade de glaciers.

Contrairement aux prévisions, le ciel est toujours bleu au dessus de lake Louise. Pour ce qui est du genou, c'est ce à quoi je l'attendais. Impossible de le plier sans ressentir une vive douleur. Ca ne va pas être pratique. Dernier petit déjeuner à la station avec les workers de la transcanadienne. Salut les gars.
Originalement appelée Icefield parkways, la promenade des glaciers est une route de 250 km environ qui conduit de Lake Louise à Jasper en coupant au cœur de la chaine des Rocheuses. Une belle surprise pour commencer. Une file de voitures arrêtée au bord de la route. Ca signifie généralement qu'un animal se trouve à proximité. Et un rare. On a rarement vu une marmotte provoquer un embouteillage. Ici, c'est un ours brun. Depuis le temps que j'espérais en voir un de près ! Bon, les photos prises à travers les vitres de bagnole, c'est pas le top. Du coup, je garderai le cliché pour moi.
Premier arrêt sur les berges du lac Herbert d’où s’élève une jolie brume matinale.


Puis ce sont les bords du lac Bow. Un gigantesque miroir. C’est beau, c’est grandiose. Et c’est le bon moment pour les photos.




Puis c'est le retour au lac Peyto qui mérite bien une seconde visite. D’autant qu’il est un peu plus tard qu’hier et que la lumière est différente. La montagne est moins exposée et le lac moins sensible aux reflets. En redescendant du chemin qui mène au belvédère, je croise un gars qui parcourt la région sur un vélo orné d'énormes sacoches. J'en ai déjà vu un certain nombre comme lui ces derniers jours. Difficile de ne pas être admiratif. Il me demande si ça vaut la peine de monter là haut. Je le lui confirme et il s’engage dans la montée sans descendre de son vélo. Vu la pente, je ne mettrais pas une pièce sur ses chances d’arriver là haut comme ça.




Je repars. Cette première partie de l'Icefield parkway est incroyable. Les lacs se succèdent, plus somptueux les uns que les autres. Les Waterfowl Lakes pour continuer.




J'arrive au glacier Athbasca pour la pause du midi. Pas emballé par le spectacle. Franchement, les glaciers de la vallée de Chamonix ont une autre gueule. Peut-être que la lumière n'est pas bien orientée. En montagne, c'est capital. Le plus beau panorama revient fade et sans charme sous un contre jour aveuglant. C'est sans doute un peu le cas ici.

Le temps d'une pause déjeuner revigorante à la cafète du complexe et je repars. Le ciel s'est dégradé. La montagne au loin est moins visible, recouverte d'une fine couche de brume. Mais les paysages sont aussi moins spectaculaires dans cette seconde moitié de l'Icefield, bien moins étroite. Mes arrêts suivants se font aux chutes Sunwapta et Athabasca. Pas mémorable. Vous ne vous y sentirez pas seuls.




Jasper approche. Je passe devant le camping Wapiti qui affiche complet. Je poursuis jusqu'au camping Whistler qui est immense. Il y a la queue à l'entrée. Une jeune employée remonte la file des voitures et échange quelques mots avec chaque conducteur. Tout ça ne me dit rien qui vaille, comme dirait Han Solo. Elle arrive à mon niveau et confirme mes craintes. Le camping est complet et seuls ceux qui ont une réservation y trouveront une place. Un camping overflow, peut-être ? Non, pas d'overflow, sorry. Je fais comment, alors ? Elle me propose de sortir du parc. Auquel cas, je serais remboursé de mon ticket d'entrée. Sortir du parc, ça signifie 1h30 de route, et autant pour revenir le lendemain. Sans aucune garantie de trouver quelque chose à la sortie. J'enrage. « Le pays où les campings sont toujours complets », je crois que c'est comme ça que je nommerais l'ouest du Canada jusqu'à la fin de mes jours. Je reviens vers le Wapiti que j'avais dépassé un peu plus tôt. Je me gare sur le côté et je vais directement à l'arrière de la petite cabane d'accueil où se trouve une petite blonde qui tape à l'ordinateur. Miracle. Elle pense qu'elle peut trouver une place pour ma petite tente. Pour une nuit seulement. C'est déjà ça. Demain est un autre jour.
Je gagne l'emplacement désigné et plante ma tente. Juste à côté, un groupe de retraités canadiens se reposent sur leurs transats, à l'ombre de leurs RV. Comment je sais que ce sont des canadiens ? Parce que des américains m'auraient déjà souhaité la bienvenue, ou seraient venus m'inviter à prendre un verre. Les canadiens, eux, ne bougeront pas une oreille.
Je file découvrir Jasper. Pas désagréable. Beaucoup moins animé que Banff. Deux rues principales parallèles où défilent les restaurants, souvent chers, et les boutiques pour touristes chinois. Je vous ai déjà parlé des chinois ? Incroyable. Ils sont partout, ici, dans l'ouest. Une colonisation, au vrai sens du terme, c'est à dire un remplacement de population. Paraît que ça agace pas mal les indiens.



Je repère une laverie, puis je passe par le visitor center. Un employé sympa m'indique un camping à une quinzaine de kilomètres au nord de la ville. Il m'assure qu'en m'y pointant de bonne heure le matin, je trouverai une place pour le soir. Y a intérêt que ce soit vrai. Sinon, je reviens planter ma tente dans son jardin.
Je termine l'après midi près de Pyramid Lake. Il y a ici une petite île assez jolie avec de beaux points de vue sur les environs. Je me promets de revenir le lendemain matin pour y déguster mon traditionnel café / muffin, « le petit déjeuner des champions ! ».


11 août : autour du lac Maligne jusqu'à Spirit island.
Comme prévu, je vais déguster mon muffin sur les berges de Pyramid Lake. Une belle surprise m'y attend : un troupeau de Wapiti qui sort de la forêt juste devant moi pour aller s'abreuver au lac. Je m'en approche avec mille précautions.




Mais si les hommes font généralement fuir les animaux, les animaux, eux, attirent inévitablement l'homme. Obéissant à cette loi fondamentale de la nature, une tribu d'italiens forts bruyants qui campaient pas loin débarquent aussitôt à grand renfort d'interjections braillardes. Les cervidés se font la malle.
Je me dirige ensuite vers le Snaring river campground. Je parviens effectivement à y trouver un emplacement pour le soir. J'installe rapidement ma tente avant de filer vers le lac Maligne, distant d'une cinquantaine de kilomètres. La route est assez chouette, on y longe notamment le lac Medecine qui à la caractéristique de se vider en hiver. J'arrive enfin et je me précipite pour réserver une place sur la dernière croisière vers Spirit Island, celle de 17h00.

Nous sommes en milieu de matinée et cela me laisse le temps de faire la randonnée vers les Bald hills, à partir desquelles on peut profiter d'une vue somptueuse sur la plus grande partie du lac Maligne. Rappelons qu'il fait tout de même 25 kilomètres de long. La première partie de la ballade est très facile. Plus qu'un sentier, c'est un chemin large à la pente légère qui nous fait gentiment progresser. Les choses se corsent lorsqu'on bifurque sur un petit sentier de montagne beaucoup plus raide. Il ne faut heureusement pas trop longtemps pour sortir de sous les arbres et gagner une partie plus plane d'où le lac se laisse enfin découvrir. La vue est belle mais encore une fois le ciel s'est couvert. La malheureuse et triste histoire du lac O'Hara sous la pluie s'est reproduite. La pluie en moins, quand même...





Je continue à grimper, puis progresse le long de la corniche qui surplombe l'ensemble du site. J'y croise un couple de retraités savoyards, Marie Claude et Jean Noël, qui échangent avec un couple de jeunes français expatriés à New York. Ils sont en train d'évoquer les grands parcs américains qu'ils ont traversés quelques semaines plus tôt et qui les ont manifestement marqués. Impossible de ne pas me mêler à cette conversation sur mon sujet favori. En plus, ils sont tous très sympas. Marie Claude et Jean Noël ont entrepris un voyage de six mois à travers l'Amérique du Nord. Partis de New York après avoir récupéré leur camping car livré par cargo, ils sont aux deux tiers de leur impressionnant périple. Il ne leur reste qu'à descendre les rocheuses, puis à traverser les grandes plaines pour rejoindre le Québec où ils resteront 2 mois avant de rentrer en France. Il y a pire façon d'occuper sa retraite, non ? Ils m'apprennent que l'accès au mont Edith Cavell, ma destination prévue pour le lendemain, est fermé jusqu'à nouvel ordre à cause de la rupture d'un glacier qui est venu envahir la route et détruire les installations du parking des visiteurs. Super.

La ballade est moins longue qu'annoncée sur le guide et je suis assez vite redescendu sur les berges du lac. L'heure de ma croisière approche et je constate avec une amertume teintée d'agacement - c'est vraiment trop injuste ! - que l'autre extrémité du lac est recouverte de nuages et qu'il va me falloir renoncer à l'idée de bénéficier d'une belle lumière sur Spirit Island et son écrin somptueux de crêtes enneigées. La croisière est assez longue, 45 minutes au moins. Une fois accostés, on nous autorise à peine 10 minutes sur place avant de regagner le bateau. Ca laisse peu de temps pour fignoler ses réglages. Bon, de toute façon, vu la qualité de la lumière...




3 sonneries rythment la mini ballade qui permet de faire le tour du site. La première signifie : « Messieurs dames, il est temps de revenir tranquillement vers le ponton ». La seconde : « J'en vois quelques uns qui traînent. S'ils veulent bien se magner le cul, on n'a pas toute la nuit ! ». La troisième : « Couvrez-vous bien, les nuits sont fraîches par ici, A demain matin, les gars. Enfin, pour ceux qui ne se seront pas fait bouffer par les ours. ». En ce qui me concerne, je suis de retour au bateau dès la seconde. Discipliné, le gars.

Retour au port. Je tombe sur Marie Claude en retournant à ma voiture. Nous restons une bonne heure avec elle et son mari à papoter sur le parking, près de leur camping car. Ils ont affiché la carte géante de leur périple sur le côté du véhicule. Cela leur a valu une belle popularité parmi les américains, souvent intrigués par ce petit véhicule compact si éloigné de leurs standards monumentaux. Agréable conversation en tout cas.
Je suis sur le chemin du retour quand un véhicule garé sur le bord de la route attire mon attention. Comme je l'ai déjà précisé, au canada comme aux usa, véhicules garés en catastrophe sur le bord de la route signifie bel animal à proximité. Je me gare moi aussi et je descends, appareil photo en main. Il y a effectivement un immense cervidé en train de brouter sur le bas côté. Je m'apprête à déclencher quand une nouvelle voiture arrive face à moi. La femme au volant freine et se met à crier : « Bear on the road! ». Je me retourne et je découvre qu'un ours brun est en train de traverser la route à une trentaine de mètres derrière moi (je ne suis pas affirmatif sur la distance : à chaque fois que je raconte l'anecdote, l'ours se rapproche !). Je regagne prudemment mon véhicule et me dirige lentement vers le plantigrade. Mais il est maintenant entré dans les hautes herbes qui bordent la route et n'a manifestement pas l'intention de se laisser tirer le portrait. Il disparaît dans la forêt avant que je n'ai pu l'immortaliser. Fuck !
Je termine la journée en traînassant dans le rues de Jasper. Je me laisse tenter par un resto qui affiche une pizza BBQ chicken au menu. Je suis un inconditionnel de ce plat succulent quoique pas très fin qu'on ne trouve que très rarement en France. Celle ci ne fera pas partie des meilleures que j'ai goûté. La palme, en ce domaine très particulier, reste à « ZAK », pizzeria située sur la main street de Moab, Utah, USA. Avis aux amateurs.
12 août : de Jasper au parc du mont Robson.

Je ne suis pas pressé ce matin. Je replie ma tente malgré les deux nuits déjà réglées. Le mont Edith Cavell n'étant plus au programme, je n'ai plus de raison de m'attarder à Jasper. Et ce satané genou m'oblige à mettre la pédale douce sur les randonnées. Plus question d'enchainer les difficultés comme en début de séjour. Du coup, je réfléchis à l'idée de pousser mon périple jusqu'à Vancouver. Cela n'entrait pas dans mon projet initial mais comme je ne reviendrais probablement jamais dans cette région du monde, l'idée de la quitter sans avoir fait quelques pas dans cette cité mythique m'ennuie un peu.
Revenu à Jasper, je lance une lessive au lavomatic près du visitor center avant de m'y rendre. J'ai la bonne surprise d'y croiser mes retraités savoyards de la veille. J'apprends qu'ils ont passé la nuit en douce dans un coin de mon camping après s'être fait éjecter de l'overflow par des indiens peu accueillants qui l'avaient annexé pour préparer un pow wow. Deux nuits auparavant, ils s'étaient discrètement installés sur un parking, faute de trouver de la place ailleurs, quand un type s'est pointé en voiture et a braqué ses pleins phares sur leur camping car en les menaçant d'appeler la police s'ils ne déguerpissaient pas immédiatement. Sympas les autochtones ! Bref, ils sont venus se renseigner ici sur ce qu'il est possible de faire lorsque tous les campings sont complet. Ils me conseillent une pause au Mont Robson sur la route de Vancouver.
Je quitte Jasper en début d'après midi. Le bilan est maigre. Des campings surchargés, le lac Maligne sous les nuages, l'annulation du mont Edith Cavell et un ours brun qui joue les divas, mon court séjour dans ce parc aura donc été marqué jusqu'au bout du signe de la frustration. Mais comme rien n'est jamais complètement négatif, une rencontre sympathique aura permis d'éclairer un peu ce sombre tableau.

Le route n'est pas très longue jusqu'au mont Robson. Deux heures au grand maximum. Je m'installe au camping – incroyable, il y a de la place ! - et je pars pour une petite ballade jusqu'au lac Kinney qui se trouve au pied de la massive montagne, sur le chemin de la mythique randonnée vers le lac Berg.



Le temps est incertain et la ballade pas désagréable sans pour autant mériter le détour. Pas grand chose à dire sur le reste de cette journée.

13 août : sur la route de Vancouver.
Ma première pause de la journée se fait à Clearwater. Les chutes du parc national de Well's Grey. Bon, pour être franc, les chutes d’eau, ça ne m'émeut pas plus que ça. Je me contente d’une pause rapide aux Spahat falls, puis aux Helmcken falls.



Et puis l'idée, c'est de se rapprocher autant que possible de Vancouver pour y passer la plus grande partie de la journée du lendemain.
Je stoppe pour la nuit à Hope, petite bourgade entourée de montagnes à une centaine de kilomètres de Vancouver. Pour les cinéphiles, c'est là que fut tourné le premier Rambo, excellent film de Georges P. Cosmatos sur les stigmates du Vietnam, bien meilleur que ses suites, à l'exception du dernier qui rééquilibre de justesse une franchise partie en couille dans les années 80. Après 10 jours de camping, j'ai envie d'un lit, un vrai, avec un matelas, des draps propres et des oreillers, et aussi d'une salle de bain pour moi tout seul et d'une télé pour zapper jusqu'à en avoir mal aux yeux.
Au Confort Inn ou je pose ma valise, je croise un jeune Italien très sympa qui doit retrouver des amis à lui de l'autre côté des rocheuses mais qui hésite à s'y rendre. Il semble redouter une hypothétique tempête qu'on lui a annoncée au dessus des montagnes. Curieux...
J'irais bien piquer une tête dans la piscine mais elle a été annexée par une bande de gosses braillards et je choisis d'aller plutôt me balader en ville. Agréable fin de journée avec une belle lumière au dessus des néons qui coiffent la plupart des constructions. Je m'achète un combo burger que je ramène dans ma chambre.
14 août : sur le port de Vancouver.

J'arrive aux abords de Vancouver. Quel bordel ! Des travaux à n'en plus finir et les embouteillages qui vont avec. Je dois trouver le Dogwood campgrounds. Il se trouve à environ 25 kilomètres de la ville mais la sortie d'autoroute qui est censée y mener n'existe plus. Je reviens en arrière pour emprunter la précédente. A force d'approximations successives, je finis par trouver. Pas très cher et il y a de la place. Une bonne adresse. De mon emplacement situé à deux pas du pont de l'autoroute, on profite à fond de la circulation. Avec un peu d'autosuggestion, on doit pouvoir s'imaginer que le torrent de véhicules est en fait celui de la rivière Bow qui coulait près du lake Louise campground.
Je m'installe et je file. Le ciel est d'un bleu immaculé ce qui est, parait-il, assez rare par ici. Il en faut du temps pour gagner le centre. Vancouver semble bien plus étendu que Calgary, ce qui n'était pas évident sur la carte. Je me dirige directement vers le Stanley Park. C'est un parc très réputé qui se trouve à la pointe ouest de la presqu’ile, face à l’océan. Un petit arrière goût de Californie. Je me gare à proximité du Lyon’s Gate bridge et j'achète un ticket de parking valable une heure dans l'ensemble du parc. Le tarif est prohibitif. Comme d'hab.


Je traîne un peu dans le coin, descend jeter un œil sur le pont qui est ici considéré comme le Golden Gate local, mais qui est loin d'en avoir le charme et les proportions, et manque de me faire percuter par un cycliste qui débouche à tombeau ouvert. Et en plus il m'engueule, ce malade !
Je fais le tour de ce très beau parc qui possède une variété d'arbres magnifiques dont certains ont été se percher dans des lieux très inattendus.




Je reviens vers le port et trouve miraculeusement à me garer. Je remarque alors que mon véhicule a laissé sur le sol derrière lui une importante traînée de liquide. Séquence inquiétude. C'est quoi ce truc ? (Ceux qui savent, et ils sont certainement nombreux, sont priés de se taire !) Il faut que je trouve une agence Alamo pour faire vérifier ça. Il y en a justement une dans le centre. Sauf que non. C'est juste un dépôt de véhicules et personne ne s'y trouve. En fait, je vais devoir aller jusqu'à l'aéroport. C'est parti pour une découverte intégrale de Vancouver du nord au sud. Pas passionnant. J'arrive à l'aéroport. Je me dirige vers l'agence Alamo. J'explique en quinze seconde mon problème à un des employés qui le solutionne en deux moins de temps. Tout va bien, man, c'est la clim. Quand il fait chaud dehors, ça dégivre dedans. Et ça coule à l'extérieur. Il y a des moments dans la vie où on se sent très con.
Allez, on retourne sur le port.




Je suis de retour dans la baie. Je trouve un parking qui fait une promo entre 18 et 21 heures et y laisse ma voiture pour aller me balader dans le centre. Pas désagréable. On y retrouve l'habituel château Fairmont qui ne risque pas ici de dégrader grand chose. D'autant que celui-ci a une certaine allure.




Il y a un quartier historique appelé « Gastown », tout petit mais assez charmant. On y trouve une vieille horloge qui expulse toutes les heures des jets de vapeurs. Les japonais adorent.


Il y a aussi cette péninsule artificielle nommée Canada place qui offre une vue imprenable sur la baie. Il est agréable d'y musarder en fin de journée lorsque la lumière dorée du soleil couchant baigne sa promenade. Surtout lorsqu'il n'y a pas foule comme aujourd'hui. Et il est difficile dans ces instants là de ne pas se remémorer la chanson éponyme de Véronique Sanson.







Je repars à la nuit tombée. Chouette soirée, finalement. Je retraverse doucement Vancouver d'ouest en est en observant la vie nocturne qui gagne les rues. Normalement, je devrais mettre une petite vingtaine de minutes à retrouver ma tente, sauf qu'il y a un accident sur l'autoroute et que ça va ma prendre un peu plus du triple.
Pour la suite, CLIQUEZ ci dessous ... http://voyageforum.com/v.f?live=1;post=5841339;#5841339
Petits conseils pour le Sénégal English translation pending
Bonjour
je rentre d'un voyage de 12 jours a Saly. Aucun probleme suite au Mali. Il a fait tres beau. Profiter bien de vos journée car elle passent tres vite. Pour les moustiques, en ce moment, ca va. Je n'ai eu aucune piqures mais ils sont présent. Prenez comme meme un répulsif. Si vous avez des questions, n'hésiter pas. Bon voyage a tous et profiter bien. Ah oui, une derniere chose, en arrivant à l'aeroport de Dakkar, faites attention a vos valises car il y a pas mal de gens mal intentioné qui vous aide mais ce n'est pas gratuit. Je me suis fait avoir de 5000 f. ATTENTION
Se faire comprendre en Thaïlande English translation pending
Bonsoir,
Je suis francais et je ne parle pas anglais , c'est un gros soucis pour se faire comprendre en thailande ou pas ? Pour rencontrer des thai est se un gros handicap ? Merci à plus tard😉
Je suis francais et je ne parle pas anglais , c'est un gros soucis pour se faire comprendre en thailande ou pas ? Pour rencontrer des thai est se un gros handicap ? Merci à plus tard😉
Visite sur l'île d'Elbe avec enfants (Italie) English translation pending
Bonjour à tous,
Je pars avec mon mari et mes 2 enfants ( 5 et 10 ans) sur l'île d'elbes fin juillet, debut aout 15 jours. Nous aurons notre propre voiture. Quelles visites ou activités avec les enfants? Quels sont les coins incontournables? Ne vont-ils pas s'ennuyer 15j?
Nous pensons louer des bungalows dans des campings. 1 semaine sur une partie de l'île et une autre semaine sur une autre partie pour cadrier toute l'île. Quels sont les 2 endroits de l'île, les plus adaptés pour séjourner et si possible près de la plage? Et quels campings pas chers? Merci d'avance pour vos conseils. Christelle.
Avez-vous encore envie de partir pour la Tunisie? English translation pending
Un touriste français, pourtant d'origine tunisienne, s'est fait tabasser à Bizerte par des islamistes mécontents de la tenue vestimentaire de sa femme !
Pour moi c'est décidé, le tourisme en Tunisie c'est fini. Tant que les salafistes séviront, je ne me risquerai plus à amener ma femme dans ce coupe gorge !
Et vous ? Ne pensez-vous pas que les salafistes vont tuer le tourisme en Tunisie ?
http://www.lemonde.fr/societe/article/2012/08/23/un-elu-sarthois-agresse-par-des-salafistes-en-tunisie_1749033_3224.html
http://www.lemonde.fr/societe/article/2012/08/23/un-elu-sarthois-agresse-par-des-salafistes-en-tunisie_1749033_3224.html
Quel itinéraire France-Italie-Suisse devrait-on faire? English translation pending
Bonjour, nous sommes un jeune couple et désirons faire un court séjour france-italie-suisse en septembre 2013. Nous désirons faire un survol de 16 à 19 jours. Nous avons fait un peu de recherches, mais j'aimerais quand même avoir votre opinion à savoir quelles villes nous devrions visiter selon vous, pourquoi, combien de jour, et surtout, entre les destinations, quel moyen de transport devrions nous utiliser?
Nous aimons la conduite automobile et ceci n'est pas un frein pour nous. Donc si c'est plus économique de louer une petite voiture et de voyager de cette façon, j'aimerais donc savoir pourquoi vous mettez certains ordres dans votre itinéraire (Pourquoi effectuer un voyage en boucle et éviter de nombreux kilomètres de route à revenir sur nos pas)
Nous ne connaissons pas tous les attraits de toutes les villes, mais grosso modo, nous aimons le vin, la bonne nourriture, les paysages, les musées, les belles constructions et les chateaux. Nous prendrions l'avion en direction de paris où nous avons déjà pensé rester 3 jours (où j'imagine que nous prendrions le métro)
Merci de m'éclarcir sur notre petit projet
Nous aimons la conduite automobile et ceci n'est pas un frein pour nous. Donc si c'est plus économique de louer une petite voiture et de voyager de cette façon, j'aimerais donc savoir pourquoi vous mettez certains ordres dans votre itinéraire (Pourquoi effectuer un voyage en boucle et éviter de nombreux kilomètres de route à revenir sur nos pas)
Nous ne connaissons pas tous les attraits de toutes les villes, mais grosso modo, nous aimons le vin, la bonne nourriture, les paysages, les musées, les belles constructions et les chateaux. Nous prendrions l'avion en direction de paris où nous avons déjà pensé rester 3 jours (où j'imagine que nous prendrions le métro)
Merci de m'éclarcir sur notre petit projet
Iran: 1'100 km à vélo (site tour du monde à vélo) English translation pending
Bonjour!
Je visite voyageforum hyper souvent, mais je n'avais jamais consulté cette rubrique. Du coup, pour fêter ça j'ai décidé de poster à mon tour un post. L'année passée j'ai fait un voyage d'un an autour du monde en vélo, et du coup je vous mets à disposition le chapitre consacré à la traversée du nord de l'Iran qui m'a particulièrement marqué. J'espère que ça donnera envie à certaines personnes de se rendre dans ce superbe pays. Vous pouvez trouver le reste du texte sur mon site.
Chapitre 27: L’Iran, l’Axe du Bien?
»Mais t’es fou! L’Iran c’est plein de terroristes! Mais pourquoi tu vas la-bas, les filles, y’en a pas! Mais n’y va pas maintenant, Israël va les faire tous sauter d’un moment à l’autre! ».
…ou….
Femmes sur-maquillées, talons hauts, foulards multicolores posés à l’arrière du crâne, couples de jeunes amoureux qui se tiennent la main dans la rue, boutiques de sacs à main, de jeans moulants et de parfums. Et aussi, tous ces nez cachés d’un sparadra indiquant, quand ce n’est pas du bluff, qu’un chirurgien esthétique est passé par là.
Que faut-il croire? Faut-il renoncer à se rendre dans un pays comme l’Iran à cause d’informations généralisant les actions d’un gouvernement ou de quelques individus à l’ensemble d’un pays? Ces premiers commentaires, prononcés par des personnes qui fondent leur jugement sur quelques images vues à la télé m’agacent profondément. Cela m’agace encore plus quand je sais via mes rencontres avec des cyclos du monde entier que les iraniens sont les pros de l’accueil et de la bienveillance. L’Occident, notamment via les médias, fait tout ce qu’il peut pour faire passer l’Iran pour le Grand Satan, accentuant le clivage entre les pays musulmans et occidentaux. D’accord, il y a le spectre de l’Ayatollah Khomeini et les déclarations ultra-provocatrices du président Ahmdinedjad. Mais, un gouvernement, surtout quand il est constitué de fanatiques, est-il vraiment le reflet des nations qui le constituent?
Trois invitations en trois heures
En arrivant à Téhéran, je tente tant bien que mal de libérer mon esprit de tous ces prejugés. Je me »créé une objectivité ». Barbus fanatiques et femmes en burqa ou patriarches souriant m’invitant à boire le thé: on verra bien qui m’attendra à l’aéroport. Quand je débarque, ce n’est pas comme au Népal, où je sautait de joie à l’idée de faire tamponner mon passeport. Là, je suis sur mes gardes. Encore une fois, les avertissements que j’ai entendu à droite et à gauche me reviennent à l’esprit: » surtout, prends le moins de photos possible, et essaye d’avoir l’air local, sinon on va te prendre pour un espion ». Pas de bol, tout le monde voit tout de suite que je suis un touriste, et malgré le pantalon enfilé à la hâte dans les toilettes pour faire »comme tout le monde », de nombreuses personnes me demandent »where are you from? ». Pour l’Iran, j’opte pour la réponse: »I am from Switzerland ». Ça changera un peu de ma rengaine habituelle.
Il est 11h du matin quand je commence à monter mon vélo à coté des tapis roulants crachant les derniers bagages. En deux minutes, le personnel de l’aéroport ainsi qu’un douanier viennent me saluer et me regarder monter mon vélo. Ces spectateurs ne sont pas comme en Inde, muets et inactifs. Ceux-ci me posent des questions, tentent de se faire comprendre malgré la barrière linguistique et leur présence n’est pas étouffante. Parfois aussi, ils mettent la main sur le vélo qui vacille sur sa bequille quand je visse mes écrous avec un peu trop de vigueur. Une femme d’une trentaine d’année parlant bien anglais fait la traduction pour ses compatriotes. Nous sympathisons et quand son mari arrive, il me propose de me déposer à Téhéran. J’accepte avec joie car l’aéroport se trouve à une bonne cinquantaine de kilomètre du centre-ville, et je suis attendu pour le déjeuner dans la capitale.
Musulmans pratiquants, Maryam et Jamal, ainsi que leur fils de cinq ans Mohamed, vivent à Téhéran, mais ont vécu quelques années au Canada précédemment. Jamal est professeur d’université et le couple parle parfaitement anglais. Le vélo accroché sur le toit de la voiture, nous roulons vers la capitale. Grâce à eux je peux prendre la température. Ils ont un franc parlé qui me surprend, surtout quand ils disent que le gouvernement est fou à lier. Ils ont été témoins aux premières loges des manifestations de 2009 contre le gouvernement animées principalement par des etudiants. Jamal me confie que trois ans après ces émeutes, plusieurs de ses élevés manquent encore à l’appel…
Quand nous arrivons dans le centre, ils me proposent de loger chez eux, mais je suis déjà attendu. Maryiam me gâte de tous les biscuits et sucreries présents dans la voiture, et Jamal me donne son numéro de téléphone pour le contacter en cas de soucis. À peine débarqué, les sacoches toujours giseantes sur le trottoir, un jeune homme s’avance, et me propose lui aussi son toit pour la durée de mon séjour à Téhéran.
Je suis attendu chez Madame Kazemi. Cette femme, je ne la connais pas, mais elle m’a gentillement proposé de m’heberger . Enfait, c’est grâce à mon petit cousin Oscar que j’ai quelqu’un qui m’attend à Téhéran. Pour faire simple, Madame Kazemi est la mère de la mère d’un camarade de classe d’Oscar qui, lui, vit au Havre. C’est donc cette première invitation que je vais honorer.
En cherchant la rue, puis l’immeuble, je constate une chose: les iraniens ne sont pas des as de l’orientation, ou tout du moins, il y a des lacunes quand il s’agit de donner une direction. Par la suite je constaterais que leur appréciation des distance est une des pire que j’ai rencontré dans ce voyage. Les sénégalais et les mauritaniens les battent à plates coutures dans ce domaine!
Il est déjà plus de 15h quand j’arrive chez Mme Kazemi, et je n’ai qu’une chose à faire: mettre mes pieds sous la table! Nous faisons connaissance autour des premiers mets iraniens que je déguste. Mme Kazemi a vécu de nombreuses années en France. Anesthésiste à la retraite, elle vit actuellement entre Paris et Téhéran. Avec son caractère et son goût pour l’art et la peinture, elle me rappelle ma grand-mère paternelle. Ainsi, grâce à Mme Kazemi, j’arrive en Iran en étant accueilli comme-ci j’arrivais chez moi!
Mes trois jours dans la capitale, je les passe à me mettre au diapason. Ce n’est pas très difficile. Comme je suis quasiment l’unique touriste du pays (je n’en rencontrerai que quatre en deux semaines), je suis sujet de toutes les attentions. On me renseigne, on m’aide à prendre le métro…etc.Je fais aussi la connaissance avec les Bazaars. Dans celui de Téhéran, ont peu s’y balader des heures sans passer au même endroit. Pas facile de chercher une boutique en particulier.
Une fois en phase avec le rythme de vie iranien (et avec les règles de circulation), je suis prêt à réceptionner le premier touriste rencontré en Perse:
Daniel
Daniel… mon beau-père, ce fou, ce fada, cet irresponsable qui me laisse aller en Iran alors que c’est si dangereux. Pis encore, il laisse sa famille et son boulot pour venir prendre le risque insensé de pédaler avec moi pendant une semaine. J’ai presque envie de lui remonter les bretelles à la sortie de l’avion, mais non, je suis content de retrouver mon beau-père et les paquets plein de chocolat, de gruyère et de roestis agissent en sa faveur.
Nous sommes fatigués tous les deux, mais super motivés. Lui, il a volé toute la nuit, ne dormant que deux heures. Pour ma part, j’ai quitt�� Téhéran la veille en fin d’apres-midi pour partir à la recherche de l’aéroport international distant de plus de 50km du centre-ville. Quasiment aucun panneau n’indiquait la direction à prendre, j’ai donc fait des allers et retours incessant sur les divers autoroutes sortant de la capitale. Quand finalement je trouve la bonne route, la nuit tombe, et sans phares opérationnels, je suis obligé de planter ma tente non loin du trafic. À 3h20, je remballe le tout pour être sur place quand Daniel arrive.
Pas de bol cette journée s’avèrera être l’une des plus dure de mon voyage. On s’échange les dernières nouvelles, moi celles de la route, lui celles de la maison qui sont toutes aussi excitantes! Quand tout est monté et qu’on se sent d’attaque, on met la machine en marche. Il est est 9h, et on met le cap à l’ouest, en plein vent de face… ce vent, si violent qu’à plein régime, nous dépassons difficilement les 11km/h. Baptême du feu donc pour Daniel qui se retrouve aussitôt face au pire ennemi du cycliste, véritable fléau qui en plus de nous crever physiquement porte un coup au moral. Pour en rajouter une couche, nous avons opté de contourner Téhéran en prenant plein de petites routes qui s’avèrent difficile à trouver. Ne pas savoir si on va dans la bonne direction avec ce vent de face rend cette journée extrêmement pénible moralement. Heureusement, on est heureux de rouler ensemble et en ce motivant mutuellement nous arrivons à avancer.
À mon départ, il y a presque 11 mois, une dizaine de copains m’avaient accompagnés jusqu’au premier campement. Nous avions bivouaqué près de Genève, puis mes amis sont rentrés en train. Daniel etait là, et il a continué a pedaler avec moi jusqu’au sud de Lyon. L’expérience avait été concluante et avait, au passage, réveillé l’âme d’aventurier de Daniel. 11 mois après, nous sommes bien heureux de renouveler l’expérience une nouvelle fois, dans un cadre bien plus exotique que le long du Rhône.
La carotte pour nous faire avancer durant cette journée difficile, ce sont nos pauses-kebabs. Ici, ce qu’on appelle un kebab, c’est une brochette de viande hachée, de boeuf, d’agneau ou de poulet, que l’on sert avec une grosse portion de riz (avec du beurre) et accompagné d’une tomate grillé. C’est bon, et j’en mangerai au moins une par jour jusqu’en turquie
Finalement, en fin de journée, nous parvenons à notre objectif, Karaj, et trouvons un hôtel bien mérité. Le lendemain, rebelotte, vent de face, mais avec cette fois-ci un trafic plus intense. Heureusement c’est plat et on sait où on va. En fin de journée, éloignés de plus de 50km de notre objectif, nous décidons de faire signe à un pick-up de s’arrêter et de nous prendre jusqu’à Quazvin. Daniel est là pour 5 jours seulement, et on ne va pas les passer sur des voies rapides dans des paysages plats et quelconques. De plus, ce coup de pousse de 50km nous permet de visiter cette ville, ancienne capitale, et de s’étonner encore et toujours devant toutes ces jeunes femmes qui donnent tord à toutes les idées que nous nous faisions de la femme musulmane. Bon, tout reste relatif, et ce sont les jeunes femmes qui se mettent extraordinairement en valeur malgré leurs contraintes vestimentaires. Souvent celles ci se baladent avec leurs mères, cachées sous un chador étouffant et glauque. Les plus de cinquante ans semblent bien plus ancrées dans les traditions que la nouvelle génération. Les jeunes avec qui nous discutons, et ils sont nombreux tant le pays est jeune, nous affirment tous que le gouvernement est fou, et qu’ils aiment les États-Unis. Notre ami Payam nous dira »Islam is a very beautiful religion, they just destroy it… »
Au troisième jour de vélo avec Daniel, et après une nouvelle matinée harassante, nous découvrons avec joie que la route qui semblait s’en aller buter contre une chaîne de montagne, se joue d’elle en longeant une rivière qui la traverse de part en part pour aller se jeter dans la Mer Caspienne. Ainsi, ce n’est pas un col qui nous attend, mais une descente magique de 40km dans des paysages splendides. Le soir, nous allons serrer la pince à cette rivière en allant planter notre tente à quelques mètres d’elle.
Le lendemain, dernière étape avant l’arrivée à la Caspienne, nous prenons notre petit déj dans un restaurant de Manjil. Le taulier de l’établissement, Bashir, vient discuter avec nous et nous nous lançons dans un dialogue farsi-français du tonnerre qui marche à merveille car nous nous comprenons. Bashir est un ancien haltérophile et me fait penser à notre bon vieil ami menuisier de l’uni: Daniel Rod. Finalement, il nous offre tout ce que nous avons consommer! Un exemple parmi d’autre de la générosité iranienne.
Quand nous arrivons enfin à Rasht, le but de notre chevauchée commune de 300km, nous profitons de la dernière journée pour aller visiter un joli village perché, Masuleh, et d’aller tremper nos pieds dans la Mer Caspienne. Quand le soir arrive, Daniel prend un taxi qui le ramène à l’aéroport de Téhéran en seulement 5h.
En voyageant avec Daniel, j’ai découvert plusieurs choses, par exemple c’est un pro pour faire un sac. Il ne prend que l’essentiel et ne s’encombre d’aucun superflu. Il se prête aussi parfaitement au jeu du bivouac et ne ronchonne pas à cause d’une nuit trop humide ou de pâtes pas suffisamment al dente. Paradoxalement, durant ces quelques jours d’effort et de vie au plein air, j’ai l’impression que là, il se repose réellement. Par rapport aux vacances far niente dont on a l’habitude en famille, il est ici plus relax, prends les imprévus avec humour et sympatise avec toute personne qui vient lui serrer la main. Daniel, il est temps que tu rentres parce que si tu restes sur la route plus longtemps tu ne retourneras jamais dans la routine audi-boulot-dodo! En tout cas merci pour ces quelques jours en ta compagnie et quand tu iras faire ton tour du monde et que je serai à mon tour dans cette routine, je viendrais volontiers te rejoindre pour quelques kilometres!
Communication breakdown
De nouveau seul, en tête à tête avec mon biclou, je fais face à plusieurs ennuis techniques en quelque jours. La plupart d’entres eux arrivent un peu trop tard, car s’ils étaient arrivés quand Daniel était encore avec moi, il aurai été possible d’y remédier immédiatement en récupérant les pièces de son vélo. Ma roue avant crêve deux fois de suite, puis ma bequille se casse en deux et mon compteur décide de ne plus fonctionner. Les piles spéciales de ma balise Spot qui envoie ma position vers mon site internet sont à plat, mon chargeur Nokia se brise en deux, mon phare arrière est out et celui de devant nécessite une intervention chirurgicale pour le sauver. Mon téléphone portable rend l’âme et je dois le remplacer par un nokia plus ancien perdant ainsi de nombreux numéros (mais gagnant le jeu Snake!).
Il me faut cinq jours pour rejoindre Tabriz. Pendant ces cinq jours, je traverse des paysages somptueux, notamment entre Khal Khal et Miyaneh. Une matinée, je monte de plus de 1’000m. Quand mes jambes fatiguent, je mets en pratique ce que j’ai appris à faire en Asie du Sud-Est avec Benoît à savoir: je me fait tirer par des camions. Sur les 25km de montée, j’arrive à »rider » des camions sur un total de presque 5km. Comment faire? Quand je vois en contre-bas un camion qui toussotte et qui peine à avancer, je décide que celui-ci sera ma cible. Je continue à pédaler, ou parfois je m’arrête même pour l’attendre. Quand il est suffisament proche, je commence à pedaler à fond pour avoir plus ou moins sa vitesse quand il arrive près de moi et tente de trouver une prise à l’arrière de la remorque. Ensuite, le tout est de rester le plus longtemps accroché, et ce malgré les gaz d’échappement et les crampes dans les bras, pour changer de la monotonie de la montée. Les échanges avec le chauffeur se font via le rétro, et souvent, ils se marrent! Quand je lâche un camion par épuisement, celui-ci s’arrête pour me laisser revenir à lui. Pour lui faire honneur, je rempile pour 1km de crampes dans le bras gauche. Au final, on ne peut pas dire que j’économise des forces car l’effort que cela demande est intense, mais au moins mon biceps gauche aura la classe à mon retour à lausanne, et fera craquer toutes les filles du bord du lac.
Gawdaraq
Au risque de le répéter, les Iraniens sont les gens les plus accueillant que j’ai rencontré durant ce voyage. Le soir d’une longue étape sur la route de Tabriz, dans une campagne presque verte et sans avoir vu aucun minaret (contrairement à ce qu’on croit, les paysages n’en sont pas hérissés). Cette longue journée de pédalage sur un faux-plat ascendant de 80km et un vent de face arassant touche à sa fin quand une voiture s’arrête et deux hommes aux environs de la trentaine et parlant bien anglais en sortent. On discute 1 minute et demie et il me proposent d’aller dans leur village. Il faut juste faire demi tour sur 5km. J’hésite, revenir sur mes pas étant une des choses que je déteste le plus au monde après les choux fleurs et les brocolis. Finalement j’accepte, et suis la voiture sur plus de …12km! Ça me fâche énormément, je suis fatigué, j’ai faim, je suis donc de mauvaise humeur. Quand finalement nous arrivons, le calme revient et j’offre un visage plus sympathique. Je me laisse guider dans les rues de Gowdaraq jusqu’à la maison des parents par les deux frères Hassan et Saeid. Quand nous arrivons à la maison, toute la famille est là, les femmes, les frères les parents, des enfants du voisinage. Tout de suite on étend une couverture sur le sol, et on prend tous l’apéro: miel, pastèque, fromage, galette hyper-fines…etc. je discute un peu plus avec Hassan et Saeid. L’un est hygiéniste dentaire, l’autre est designer graphique à Téhéran. Ils profitent des jours fériés commémorant le 23e anniversaire de la disparition de Khomeini pour passer quelques instants dans la maison familiale. Aussitôt l’apéritif terminé, ils me proposent d’aller jouer au volley. Il est 19h, je suis HS, mais je me joins au groupe qui a rendez-vous au filet du village pour le tournoi du soir. Comme partout, il y a les stars, les Ronaldo de la manchette, il y a les pères de famille un peu gênés par les kilos en trop et les mauvais, comme moi. Après un match ou je touche 2x la balle, pour la mettre dans le filet, je décide de couvrir l’évènement en prenant quelques photos. De retour à la maison, je constate que les femmes ont tué le poulet éclaboussant légèrement mes affaires de viscères où je ne sais quoi. Ici, on retombe dans les traditions, les femmes de Téhéran mettent la main à la pâte à côté de la Mère, et c’est elles qui s’occupent de tout tandis que les hommes »m’entretiennent ». Je leur demande s’ils font leurs prières et s’ils vont à la mosquée tous les jours. »What?!?! We go there once a year maybe! ». Les pièces de la maison sont non meublées. Tout le monde vit sur des tapis perses, épais, magnifiques. A onze heure, alors que j’ai atteins un rythme de 47 baillements par minute le repas est servi et nous nous réunissons tous dans une des pièces, sur des tapis autour d’une nappe en plastique. Poulet, riz, frites maison, salade de tomate-concombre-oignon: c’est délicieux. Une fois le repas fini, je m’écroule sur une couche posée dans une des pièces. Hassan et Saeid viennent me border.
Le lendemain, les deux frères se proposent pour m’aider à ratrapper les 12 km perdus la veille. Je m’accroche à la voiture grâce à la fenêtre arrière laissée ouverte et ensembles nous filons à 40km/h! Après de sincères remerciements, je reprends la route, sans voiture pour m’aider, en direction de Tabriz.
Tabriz
Sitôt seul, je tombe sur mes touristes n°2-3. Sophie et Barbara, bernoises à vélo, pedalant en pantalon et en voiles malgré la chaleur. Elles ne sont pas très bavardes, mais je sais d’elles qu’elles ont pour objectif la Mongolie. Cela fait trois mois qu’elles pédalent sur les même routes que je compte empreinter. Avant de nous séparer, je déchire les pages de mon guide don je n’ai plus besoin et qui pourront leur servir.
Encore une fois, je voulais m’arrêter avant la ville pour camper mais la force d’attraction a été la plus forte, j’arrive dans la »ville de Bouvier et Vernet » après une étape de 120km, une ultime montée vaincue à la force de mon bras gauche et une longue descente qui m’a literralement catapulté dans le centre ville.
Tabriz, tous ceux qui ont lu l’Usage du Monde, en sont familier. Dans les années cinquante, lors de son voyage en Fiat Topolino avec son ami peintre Vernet, Nicolas Bouvier a vécu plus de six mois dans cette ville. Pendant ma longue journée à parcourir la ville, je prends un plaisir immense à me perdre dans les dédales infinis du bazaar. Plus de dix kilomètres de galeries couvertes par des voûtes en briques rouge. Ce bazaar existe depuis un millénaire, et ces voûtes, conférant un côté intimiste en ce lieu où l’agitation règne en maître, datent du XVe siècle. En y allant tôt le matin, en ce jour férié qu’est le 3 juin, la plupart des boutiques sont fermées, et j’erre des heures dans ces allées calmes, peuplées uniquement de chats, véritables maîtres des lieux. Ensuite, je me rend à la Mosquée Bleue, construite en 1465 mais détruite lors d’un violent tremblement de terre en 1773. Bouvier, lui n’en a vu que des ruines, mais j’ai de la chance, la mosquée a été reconstruite et ses mosaïques bleues, couvrant toutes les paroies d’entant, partiellement reconstituées.
Le soir, alors que je cherche un endroit où manger, je tombe sur un autre cyclo au crâne rasé et à la barbichette pointue: Jean. En route pour l’Inde, il arrive droit de la Turquie qu’il a adoré. Heureux de pouvoir enfin parler un peu français, nous partageons le dîner puis le petit déjeuner du lendemain. Il me dit ce que je dois manger à tout prix quand je passerais la frontière turque.
Kandovan, Orumiyeh, finish en beauté
Je sors de Tabriz sur le tard, vers 11h. J’ai bien passé une heure à la poste pour acheter mes 30 timbres pour l’Europe. Difficile de se faire comprendre. Heureusement que Parisa, jeune employée, parlait anglais. On a bien discuté, et les employés m’ont traités de fou à nombreuses reprises quand Parisa leur à décrit mon périple! À 11h, je m’extirpe donc des tantacules de cette ville de plusieurs millions d’habitants et décide de faire un écart pour me rendre à Kandovan. Une trentaine de kilomètres à l’écart de ma route vers la Turquie, ce village est incroyable. Une érosion bizarre a taillé dans une sorte de conglomérat des formations rocheuses pointues qui ont été aménagées en maison troglodyte et qui sont toujours habitées. Après quelques kilomètres de montées sur la route qui y mène, je me rend compte que je suis de nouveau pris de diarrhée, et je sens que mes batteries se vident à vitesses grand V. Je mets fin au supplice en faisant les 25 derniers kilomètres (de montée) à bord d’un pick up. Après une balade de deux heures dans ses ruelles-escaliers, je remonte sur mon vélo, et grâce à la descente et au vent qui m’est favorable, bats mon record de vitesse: 72km/h!! Dans un paysage magnifique qui me rappelle les hauts plateaux boliviens, je tente de planter ma tente parmi les chardons, mais le vent qui est trop fort me force à me rabattre en contrebas.
Voyager en Iran sans faire du désert, c’est un comble! Heureusement, cette fin de parcours perse l’offre un désert auquel je ne me serais pas attendu: un désert de sel. Trente kilomètre à travers les reste d’un ancien lac, terres jaune ou blanche, buissons rares et éparses, terre inhospitalière mais magnifique. Avant de rejoindre les rives du Lac d’Orumiyeh, je passe mon 10’000km, point symbolique qui ne me laisse pas indifférent et qui porte un coup aussi à mon compteur car c’est peu après qu’il décidera d’arrêter de fonctionner. Au bord du lac, et tout au long de la traversée de la longue digue de 20km qui le coupe en deux, je m’émerveille devant ce paysage. Rives blanches, eau rouge, ciel bleu. La rive opposée semble n’être qu’à deux minutes de vélo tant l’air est clair. Il me faudra plus d’une heure pour l’atteindre. Le lac, véritable mélange entre la Mer Morte, tant il est salé, et la Mer d’Aral, car il est condamné a disparaître à cause de la déviation des cours d’eau qui l’alimente. C’est dans un paysage comme cela que je veux planter ma tente. De retour sur la terre ferme je rempli mes bouteilles d’eau et m’avance sur l’immense plage de sel, qui est si étendue à cause de la baisse du niveau de l’eau que je ne vois pas le lac. Après le repas, alors que le soleil disparaît progressivement derrière la mintagne, je me jette, euphorique, dans l’immensité de cette étendue en soufflant à perdre haleine dans mon harmonica. Plusieurs fois, j’ai l’impression d’avoir eté ramené en Bolivie. Uyuni Orumiyeh, même combat! Le lendemain, je ne fais pas le fier malgré le lever de soleil magique. En effet, une meute de gros chien entoure ma tente et aboie en ma direction pendant quelques minutes. Heureusement, ils semblent aussi euphoriques que moi la veille et son vite lassés de jouer les méchants et s’en retournent se courir après pour se croquer la queue. Profitant de cet instant de repris, je file.
Jeudi 7 juin, 308e jour et 10’033km, je m’apprête à quitter l’Iran qui m’a tant surpris et tant apporté. A fond la caisse et en pleine forme, je mets le cap sur la Turquie. Je roule bien, en une heure je couvre 22km, mais soudain, c’est le drame. Je n’avance plus. Je suis à plat. Pas mes pneus, mais mon corps. Je tente de m’arrêter pour grignoter des choses sucrées: j’avance de 5km, puis cale à nouveau. Pourtant, moralement je me sens en pleine forme, et hormis ces maux d’intestin qui accompagnent ma coulante, j’ai l’impression d’aller bien. Tant bien que mal, je me traîne jusqu’à la route qui se dirige vers la Turquie. Seulement 50km au compteurs quand je jette l’eponge. Je décide de faire du stop jusqu’à la frontière pour l’éviter les derniers 40 kilomètres de montées et de descentes sans endroits à l’ombre pour me reposer.
Il doit etre 13h quand je pousse mon vélo dans le meli mélo de la douane de Sero-Esendere. Rien n’est indiqué en anglais, et j’ai l’impression qu’il n’y a que des civils qui n’en savent pas long sur la procédure que je dois suivre. Finalement, j’ai mes deux tampons dans mon passeport, et crevé comme pas possible, je fais mes premiers pas en Kurdistan turc. PKK, me voilà!
Pour les photos, c'est ici
Je visite voyageforum hyper souvent, mais je n'avais jamais consulté cette rubrique. Du coup, pour fêter ça j'ai décidé de poster à mon tour un post. L'année passée j'ai fait un voyage d'un an autour du monde en vélo, et du coup je vous mets à disposition le chapitre consacré à la traversée du nord de l'Iran qui m'a particulièrement marqué. J'espère que ça donnera envie à certaines personnes de se rendre dans ce superbe pays. Vous pouvez trouver le reste du texte sur mon site.
Chapitre 27: L’Iran, l’Axe du Bien?
»Mais t’es fou! L’Iran c’est plein de terroristes! Mais pourquoi tu vas la-bas, les filles, y’en a pas! Mais n’y va pas maintenant, Israël va les faire tous sauter d’un moment à l’autre! ».
…ou….
Femmes sur-maquillées, talons hauts, foulards multicolores posés à l’arrière du crâne, couples de jeunes amoureux qui se tiennent la main dans la rue, boutiques de sacs à main, de jeans moulants et de parfums. Et aussi, tous ces nez cachés d’un sparadra indiquant, quand ce n’est pas du bluff, qu’un chirurgien esthétique est passé par là.
Que faut-il croire? Faut-il renoncer à se rendre dans un pays comme l’Iran à cause d’informations généralisant les actions d’un gouvernement ou de quelques individus à l’ensemble d’un pays? Ces premiers commentaires, prononcés par des personnes qui fondent leur jugement sur quelques images vues à la télé m’agacent profondément. Cela m’agace encore plus quand je sais via mes rencontres avec des cyclos du monde entier que les iraniens sont les pros de l’accueil et de la bienveillance. L’Occident, notamment via les médias, fait tout ce qu’il peut pour faire passer l’Iran pour le Grand Satan, accentuant le clivage entre les pays musulmans et occidentaux. D’accord, il y a le spectre de l’Ayatollah Khomeini et les déclarations ultra-provocatrices du président Ahmdinedjad. Mais, un gouvernement, surtout quand il est constitué de fanatiques, est-il vraiment le reflet des nations qui le constituent?
Trois invitations en trois heures
En arrivant à Téhéran, je tente tant bien que mal de libérer mon esprit de tous ces prejugés. Je me »créé une objectivité ». Barbus fanatiques et femmes en burqa ou patriarches souriant m’invitant à boire le thé: on verra bien qui m’attendra à l’aéroport. Quand je débarque, ce n’est pas comme au Népal, où je sautait de joie à l’idée de faire tamponner mon passeport. Là, je suis sur mes gardes. Encore une fois, les avertissements que j’ai entendu à droite et à gauche me reviennent à l’esprit: » surtout, prends le moins de photos possible, et essaye d’avoir l’air local, sinon on va te prendre pour un espion ». Pas de bol, tout le monde voit tout de suite que je suis un touriste, et malgré le pantalon enfilé à la hâte dans les toilettes pour faire »comme tout le monde », de nombreuses personnes me demandent »where are you from? ». Pour l’Iran, j’opte pour la réponse: »I am from Switzerland ». Ça changera un peu de ma rengaine habituelle.
Il est 11h du matin quand je commence à monter mon vélo à coté des tapis roulants crachant les derniers bagages. En deux minutes, le personnel de l’aéroport ainsi qu’un douanier viennent me saluer et me regarder monter mon vélo. Ces spectateurs ne sont pas comme en Inde, muets et inactifs. Ceux-ci me posent des questions, tentent de se faire comprendre malgré la barrière linguistique et leur présence n’est pas étouffante. Parfois aussi, ils mettent la main sur le vélo qui vacille sur sa bequille quand je visse mes écrous avec un peu trop de vigueur. Une femme d’une trentaine d’année parlant bien anglais fait la traduction pour ses compatriotes. Nous sympathisons et quand son mari arrive, il me propose de me déposer à Téhéran. J’accepte avec joie car l’aéroport se trouve à une bonne cinquantaine de kilomètre du centre-ville, et je suis attendu pour le déjeuner dans la capitale.
Musulmans pratiquants, Maryam et Jamal, ainsi que leur fils de cinq ans Mohamed, vivent à Téhéran, mais ont vécu quelques années au Canada précédemment. Jamal est professeur d’université et le couple parle parfaitement anglais. Le vélo accroché sur le toit de la voiture, nous roulons vers la capitale. Grâce à eux je peux prendre la température. Ils ont un franc parlé qui me surprend, surtout quand ils disent que le gouvernement est fou à lier. Ils ont été témoins aux premières loges des manifestations de 2009 contre le gouvernement animées principalement par des etudiants. Jamal me confie que trois ans après ces émeutes, plusieurs de ses élevés manquent encore à l’appel…
Quand nous arrivons dans le centre, ils me proposent de loger chez eux, mais je suis déjà attendu. Maryiam me gâte de tous les biscuits et sucreries présents dans la voiture, et Jamal me donne son numéro de téléphone pour le contacter en cas de soucis. À peine débarqué, les sacoches toujours giseantes sur le trottoir, un jeune homme s’avance, et me propose lui aussi son toit pour la durée de mon séjour à Téhéran.
Je suis attendu chez Madame Kazemi. Cette femme, je ne la connais pas, mais elle m’a gentillement proposé de m’heberger . Enfait, c’est grâce à mon petit cousin Oscar que j’ai quelqu’un qui m’attend à Téhéran. Pour faire simple, Madame Kazemi est la mère de la mère d’un camarade de classe d’Oscar qui, lui, vit au Havre. C’est donc cette première invitation que je vais honorer.
En cherchant la rue, puis l’immeuble, je constate une chose: les iraniens ne sont pas des as de l’orientation, ou tout du moins, il y a des lacunes quand il s’agit de donner une direction. Par la suite je constaterais que leur appréciation des distance est une des pire que j’ai rencontré dans ce voyage. Les sénégalais et les mauritaniens les battent à plates coutures dans ce domaine!
Il est déjà plus de 15h quand j’arrive chez Mme Kazemi, et je n’ai qu’une chose à faire: mettre mes pieds sous la table! Nous faisons connaissance autour des premiers mets iraniens que je déguste. Mme Kazemi a vécu de nombreuses années en France. Anesthésiste à la retraite, elle vit actuellement entre Paris et Téhéran. Avec son caractère et son goût pour l’art et la peinture, elle me rappelle ma grand-mère paternelle. Ainsi, grâce à Mme Kazemi, j’arrive en Iran en étant accueilli comme-ci j’arrivais chez moi!
Mes trois jours dans la capitale, je les passe à me mettre au diapason. Ce n’est pas très difficile. Comme je suis quasiment l’unique touriste du pays (je n’en rencontrerai que quatre en deux semaines), je suis sujet de toutes les attentions. On me renseigne, on m’aide à prendre le métro…etc.Je fais aussi la connaissance avec les Bazaars. Dans celui de Téhéran, ont peu s’y balader des heures sans passer au même endroit. Pas facile de chercher une boutique en particulier.
Une fois en phase avec le rythme de vie iranien (et avec les règles de circulation), je suis prêt à réceptionner le premier touriste rencontré en Perse:
Daniel
Daniel… mon beau-père, ce fou, ce fada, cet irresponsable qui me laisse aller en Iran alors que c’est si dangereux. Pis encore, il laisse sa famille et son boulot pour venir prendre le risque insensé de pédaler avec moi pendant une semaine. J’ai presque envie de lui remonter les bretelles à la sortie de l’avion, mais non, je suis content de retrouver mon beau-père et les paquets plein de chocolat, de gruyère et de roestis agissent en sa faveur.
Nous sommes fatigués tous les deux, mais super motivés. Lui, il a volé toute la nuit, ne dormant que deux heures. Pour ma part, j’ai quitt�� Téhéran la veille en fin d’apres-midi pour partir à la recherche de l’aéroport international distant de plus de 50km du centre-ville. Quasiment aucun panneau n’indiquait la direction à prendre, j’ai donc fait des allers et retours incessant sur les divers autoroutes sortant de la capitale. Quand finalement je trouve la bonne route, la nuit tombe, et sans phares opérationnels, je suis obligé de planter ma tente non loin du trafic. À 3h20, je remballe le tout pour être sur place quand Daniel arrive.
Pas de bol cette journée s’avèrera être l’une des plus dure de mon voyage. On s’échange les dernières nouvelles, moi celles de la route, lui celles de la maison qui sont toutes aussi excitantes! Quand tout est monté et qu’on se sent d’attaque, on met la machine en marche. Il est est 9h, et on met le cap à l’ouest, en plein vent de face… ce vent, si violent qu’à plein régime, nous dépassons difficilement les 11km/h. Baptême du feu donc pour Daniel qui se retrouve aussitôt face au pire ennemi du cycliste, véritable fléau qui en plus de nous crever physiquement porte un coup au moral. Pour en rajouter une couche, nous avons opté de contourner Téhéran en prenant plein de petites routes qui s’avèrent difficile à trouver. Ne pas savoir si on va dans la bonne direction avec ce vent de face rend cette journée extrêmement pénible moralement. Heureusement, on est heureux de rouler ensemble et en ce motivant mutuellement nous arrivons à avancer.
À mon départ, il y a presque 11 mois, une dizaine de copains m’avaient accompagnés jusqu’au premier campement. Nous avions bivouaqué près de Genève, puis mes amis sont rentrés en train. Daniel etait là, et il a continué a pedaler avec moi jusqu’au sud de Lyon. L’expérience avait été concluante et avait, au passage, réveillé l’âme d’aventurier de Daniel. 11 mois après, nous sommes bien heureux de renouveler l’expérience une nouvelle fois, dans un cadre bien plus exotique que le long du Rhône.
La carotte pour nous faire avancer durant cette journée difficile, ce sont nos pauses-kebabs. Ici, ce qu’on appelle un kebab, c’est une brochette de viande hachée, de boeuf, d’agneau ou de poulet, que l’on sert avec une grosse portion de riz (avec du beurre) et accompagné d’une tomate grillé. C’est bon, et j’en mangerai au moins une par jour jusqu’en turquie
Finalement, en fin de journée, nous parvenons à notre objectif, Karaj, et trouvons un hôtel bien mérité. Le lendemain, rebelotte, vent de face, mais avec cette fois-ci un trafic plus intense. Heureusement c’est plat et on sait où on va. En fin de journée, éloignés de plus de 50km de notre objectif, nous décidons de faire signe à un pick-up de s’arrêter et de nous prendre jusqu’à Quazvin. Daniel est là pour 5 jours seulement, et on ne va pas les passer sur des voies rapides dans des paysages plats et quelconques. De plus, ce coup de pousse de 50km nous permet de visiter cette ville, ancienne capitale, et de s’étonner encore et toujours devant toutes ces jeunes femmes qui donnent tord à toutes les idées que nous nous faisions de la femme musulmane. Bon, tout reste relatif, et ce sont les jeunes femmes qui se mettent extraordinairement en valeur malgré leurs contraintes vestimentaires. Souvent celles ci se baladent avec leurs mères, cachées sous un chador étouffant et glauque. Les plus de cinquante ans semblent bien plus ancrées dans les traditions que la nouvelle génération. Les jeunes avec qui nous discutons, et ils sont nombreux tant le pays est jeune, nous affirment tous que le gouvernement est fou, et qu’ils aiment les États-Unis. Notre ami Payam nous dira »Islam is a very beautiful religion, they just destroy it… »
Au troisième jour de vélo avec Daniel, et après une nouvelle matinée harassante, nous découvrons avec joie que la route qui semblait s’en aller buter contre une chaîne de montagne, se joue d’elle en longeant une rivière qui la traverse de part en part pour aller se jeter dans la Mer Caspienne. Ainsi, ce n’est pas un col qui nous attend, mais une descente magique de 40km dans des paysages splendides. Le soir, nous allons serrer la pince à cette rivière en allant planter notre tente à quelques mètres d’elle.
Le lendemain, dernière étape avant l’arrivée à la Caspienne, nous prenons notre petit déj dans un restaurant de Manjil. Le taulier de l’établissement, Bashir, vient discuter avec nous et nous nous lançons dans un dialogue farsi-français du tonnerre qui marche à merveille car nous nous comprenons. Bashir est un ancien haltérophile et me fait penser à notre bon vieil ami menuisier de l’uni: Daniel Rod. Finalement, il nous offre tout ce que nous avons consommer! Un exemple parmi d’autre de la générosité iranienne.
Quand nous arrivons enfin à Rasht, le but de notre chevauchée commune de 300km, nous profitons de la dernière journée pour aller visiter un joli village perché, Masuleh, et d’aller tremper nos pieds dans la Mer Caspienne. Quand le soir arrive, Daniel prend un taxi qui le ramène à l’aéroport de Téhéran en seulement 5h.
En voyageant avec Daniel, j’ai découvert plusieurs choses, par exemple c’est un pro pour faire un sac. Il ne prend que l’essentiel et ne s’encombre d’aucun superflu. Il se prête aussi parfaitement au jeu du bivouac et ne ronchonne pas à cause d’une nuit trop humide ou de pâtes pas suffisamment al dente. Paradoxalement, durant ces quelques jours d’effort et de vie au plein air, j’ai l’impression que là, il se repose réellement. Par rapport aux vacances far niente dont on a l’habitude en famille, il est ici plus relax, prends les imprévus avec humour et sympatise avec toute personne qui vient lui serrer la main. Daniel, il est temps que tu rentres parce que si tu restes sur la route plus longtemps tu ne retourneras jamais dans la routine audi-boulot-dodo! En tout cas merci pour ces quelques jours en ta compagnie et quand tu iras faire ton tour du monde et que je serai à mon tour dans cette routine, je viendrais volontiers te rejoindre pour quelques kilometres!
Communication breakdown
De nouveau seul, en tête à tête avec mon biclou, je fais face à plusieurs ennuis techniques en quelque jours. La plupart d’entres eux arrivent un peu trop tard, car s’ils étaient arrivés quand Daniel était encore avec moi, il aurai été possible d’y remédier immédiatement en récupérant les pièces de son vélo. Ma roue avant crêve deux fois de suite, puis ma bequille se casse en deux et mon compteur décide de ne plus fonctionner. Les piles spéciales de ma balise Spot qui envoie ma position vers mon site internet sont à plat, mon chargeur Nokia se brise en deux, mon phare arrière est out et celui de devant nécessite une intervention chirurgicale pour le sauver. Mon téléphone portable rend l’âme et je dois le remplacer par un nokia plus ancien perdant ainsi de nombreux numéros (mais gagnant le jeu Snake!).
Il me faut cinq jours pour rejoindre Tabriz. Pendant ces cinq jours, je traverse des paysages somptueux, notamment entre Khal Khal et Miyaneh. Une matinée, je monte de plus de 1’000m. Quand mes jambes fatiguent, je mets en pratique ce que j’ai appris à faire en Asie du Sud-Est avec Benoît à savoir: je me fait tirer par des camions. Sur les 25km de montée, j’arrive à »rider » des camions sur un total de presque 5km. Comment faire? Quand je vois en contre-bas un camion qui toussotte et qui peine à avancer, je décide que celui-ci sera ma cible. Je continue à pédaler, ou parfois je m’arrête même pour l’attendre. Quand il est suffisament proche, je commence à pedaler à fond pour avoir plus ou moins sa vitesse quand il arrive près de moi et tente de trouver une prise à l’arrière de la remorque. Ensuite, le tout est de rester le plus longtemps accroché, et ce malgré les gaz d’échappement et les crampes dans les bras, pour changer de la monotonie de la montée. Les échanges avec le chauffeur se font via le rétro, et souvent, ils se marrent! Quand je lâche un camion par épuisement, celui-ci s’arrête pour me laisser revenir à lui. Pour lui faire honneur, je rempile pour 1km de crampes dans le bras gauche. Au final, on ne peut pas dire que j’économise des forces car l’effort que cela demande est intense, mais au moins mon biceps gauche aura la classe à mon retour à lausanne, et fera craquer toutes les filles du bord du lac.
Gawdaraq
Au risque de le répéter, les Iraniens sont les gens les plus accueillant que j’ai rencontré durant ce voyage. Le soir d’une longue étape sur la route de Tabriz, dans une campagne presque verte et sans avoir vu aucun minaret (contrairement à ce qu’on croit, les paysages n’en sont pas hérissés). Cette longue journée de pédalage sur un faux-plat ascendant de 80km et un vent de face arassant touche à sa fin quand une voiture s’arrête et deux hommes aux environs de la trentaine et parlant bien anglais en sortent. On discute 1 minute et demie et il me proposent d’aller dans leur village. Il faut juste faire demi tour sur 5km. J’hésite, revenir sur mes pas étant une des choses que je déteste le plus au monde après les choux fleurs et les brocolis. Finalement j’accepte, et suis la voiture sur plus de …12km! Ça me fâche énormément, je suis fatigué, j’ai faim, je suis donc de mauvaise humeur. Quand finalement nous arrivons, le calme revient et j’offre un visage plus sympathique. Je me laisse guider dans les rues de Gowdaraq jusqu’à la maison des parents par les deux frères Hassan et Saeid. Quand nous arrivons à la maison, toute la famille est là, les femmes, les frères les parents, des enfants du voisinage. Tout de suite on étend une couverture sur le sol, et on prend tous l’apéro: miel, pastèque, fromage, galette hyper-fines…etc. je discute un peu plus avec Hassan et Saeid. L’un est hygiéniste dentaire, l’autre est designer graphique à Téhéran. Ils profitent des jours fériés commémorant le 23e anniversaire de la disparition de Khomeini pour passer quelques instants dans la maison familiale. Aussitôt l’apéritif terminé, ils me proposent d’aller jouer au volley. Il est 19h, je suis HS, mais je me joins au groupe qui a rendez-vous au filet du village pour le tournoi du soir. Comme partout, il y a les stars, les Ronaldo de la manchette, il y a les pères de famille un peu gênés par les kilos en trop et les mauvais, comme moi. Après un match ou je touche 2x la balle, pour la mettre dans le filet, je décide de couvrir l’évènement en prenant quelques photos. De retour à la maison, je constate que les femmes ont tué le poulet éclaboussant légèrement mes affaires de viscères où je ne sais quoi. Ici, on retombe dans les traditions, les femmes de Téhéran mettent la main à la pâte à côté de la Mère, et c’est elles qui s’occupent de tout tandis que les hommes »m’entretiennent ». Je leur demande s’ils font leurs prières et s’ils vont à la mosquée tous les jours. »What?!?! We go there once a year maybe! ». Les pièces de la maison sont non meublées. Tout le monde vit sur des tapis perses, épais, magnifiques. A onze heure, alors que j’ai atteins un rythme de 47 baillements par minute le repas est servi et nous nous réunissons tous dans une des pièces, sur des tapis autour d’une nappe en plastique. Poulet, riz, frites maison, salade de tomate-concombre-oignon: c’est délicieux. Une fois le repas fini, je m’écroule sur une couche posée dans une des pièces. Hassan et Saeid viennent me border.
Le lendemain, les deux frères se proposent pour m’aider à ratrapper les 12 km perdus la veille. Je m’accroche à la voiture grâce à la fenêtre arrière laissée ouverte et ensembles nous filons à 40km/h! Après de sincères remerciements, je reprends la route, sans voiture pour m’aider, en direction de Tabriz.
Tabriz
Sitôt seul, je tombe sur mes touristes n°2-3. Sophie et Barbara, bernoises à vélo, pedalant en pantalon et en voiles malgré la chaleur. Elles ne sont pas très bavardes, mais je sais d’elles qu’elles ont pour objectif la Mongolie. Cela fait trois mois qu’elles pédalent sur les même routes que je compte empreinter. Avant de nous séparer, je déchire les pages de mon guide don je n’ai plus besoin et qui pourront leur servir.
Encore une fois, je voulais m’arrêter avant la ville pour camper mais la force d’attraction a été la plus forte, j’arrive dans la »ville de Bouvier et Vernet » après une étape de 120km, une ultime montée vaincue à la force de mon bras gauche et une longue descente qui m’a literralement catapulté dans le centre ville.
Tabriz, tous ceux qui ont lu l’Usage du Monde, en sont familier. Dans les années cinquante, lors de son voyage en Fiat Topolino avec son ami peintre Vernet, Nicolas Bouvier a vécu plus de six mois dans cette ville. Pendant ma longue journée à parcourir la ville, je prends un plaisir immense à me perdre dans les dédales infinis du bazaar. Plus de dix kilomètres de galeries couvertes par des voûtes en briques rouge. Ce bazaar existe depuis un millénaire, et ces voûtes, conférant un côté intimiste en ce lieu où l’agitation règne en maître, datent du XVe siècle. En y allant tôt le matin, en ce jour férié qu’est le 3 juin, la plupart des boutiques sont fermées, et j’erre des heures dans ces allées calmes, peuplées uniquement de chats, véritables maîtres des lieux. Ensuite, je me rend à la Mosquée Bleue, construite en 1465 mais détruite lors d’un violent tremblement de terre en 1773. Bouvier, lui n’en a vu que des ruines, mais j’ai de la chance, la mosquée a été reconstruite et ses mosaïques bleues, couvrant toutes les paroies d’entant, partiellement reconstituées.
Le soir, alors que je cherche un endroit où manger, je tombe sur un autre cyclo au crâne rasé et à la barbichette pointue: Jean. En route pour l’Inde, il arrive droit de la Turquie qu’il a adoré. Heureux de pouvoir enfin parler un peu français, nous partageons le dîner puis le petit déjeuner du lendemain. Il me dit ce que je dois manger à tout prix quand je passerais la frontière turque.
Kandovan, Orumiyeh, finish en beauté
Je sors de Tabriz sur le tard, vers 11h. J’ai bien passé une heure à la poste pour acheter mes 30 timbres pour l’Europe. Difficile de se faire comprendre. Heureusement que Parisa, jeune employée, parlait anglais. On a bien discuté, et les employés m’ont traités de fou à nombreuses reprises quand Parisa leur à décrit mon périple! À 11h, je m’extirpe donc des tantacules de cette ville de plusieurs millions d’habitants et décide de faire un écart pour me rendre à Kandovan. Une trentaine de kilomètres à l’écart de ma route vers la Turquie, ce village est incroyable. Une érosion bizarre a taillé dans une sorte de conglomérat des formations rocheuses pointues qui ont été aménagées en maison troglodyte et qui sont toujours habitées. Après quelques kilomètres de montées sur la route qui y mène, je me rend compte que je suis de nouveau pris de diarrhée, et je sens que mes batteries se vident à vitesses grand V. Je mets fin au supplice en faisant les 25 derniers kilomètres (de montée) à bord d’un pick up. Après une balade de deux heures dans ses ruelles-escaliers, je remonte sur mon vélo, et grâce à la descente et au vent qui m’est favorable, bats mon record de vitesse: 72km/h!! Dans un paysage magnifique qui me rappelle les hauts plateaux boliviens, je tente de planter ma tente parmi les chardons, mais le vent qui est trop fort me force à me rabattre en contrebas.
Voyager en Iran sans faire du désert, c’est un comble! Heureusement, cette fin de parcours perse l’offre un désert auquel je ne me serais pas attendu: un désert de sel. Trente kilomètre à travers les reste d’un ancien lac, terres jaune ou blanche, buissons rares et éparses, terre inhospitalière mais magnifique. Avant de rejoindre les rives du Lac d’Orumiyeh, je passe mon 10’000km, point symbolique qui ne me laisse pas indifférent et qui porte un coup aussi à mon compteur car c’est peu après qu’il décidera d’arrêter de fonctionner. Au bord du lac, et tout au long de la traversée de la longue digue de 20km qui le coupe en deux, je m’émerveille devant ce paysage. Rives blanches, eau rouge, ciel bleu. La rive opposée semble n’être qu’à deux minutes de vélo tant l’air est clair. Il me faudra plus d’une heure pour l’atteindre. Le lac, véritable mélange entre la Mer Morte, tant il est salé, et la Mer d’Aral, car il est condamné a disparaître à cause de la déviation des cours d’eau qui l’alimente. C’est dans un paysage comme cela que je veux planter ma tente. De retour sur la terre ferme je rempli mes bouteilles d’eau et m’avance sur l’immense plage de sel, qui est si étendue à cause de la baisse du niveau de l’eau que je ne vois pas le lac. Après le repas, alors que le soleil disparaît progressivement derrière la mintagne, je me jette, euphorique, dans l’immensité de cette étendue en soufflant à perdre haleine dans mon harmonica. Plusieurs fois, j’ai l’impression d’avoir eté ramené en Bolivie. Uyuni Orumiyeh, même combat! Le lendemain, je ne fais pas le fier malgré le lever de soleil magique. En effet, une meute de gros chien entoure ma tente et aboie en ma direction pendant quelques minutes. Heureusement, ils semblent aussi euphoriques que moi la veille et son vite lassés de jouer les méchants et s’en retournent se courir après pour se croquer la queue. Profitant de cet instant de repris, je file.
Jeudi 7 juin, 308e jour et 10’033km, je m’apprête à quitter l’Iran qui m’a tant surpris et tant apporté. A fond la caisse et en pleine forme, je mets le cap sur la Turquie. Je roule bien, en une heure je couvre 22km, mais soudain, c’est le drame. Je n’avance plus. Je suis à plat. Pas mes pneus, mais mon corps. Je tente de m’arrêter pour grignoter des choses sucrées: j’avance de 5km, puis cale à nouveau. Pourtant, moralement je me sens en pleine forme, et hormis ces maux d’intestin qui accompagnent ma coulante, j’ai l’impression d’aller bien. Tant bien que mal, je me traîne jusqu’à la route qui se dirige vers la Turquie. Seulement 50km au compteurs quand je jette l’eponge. Je décide de faire du stop jusqu’à la frontière pour l’éviter les derniers 40 kilomètres de montées et de descentes sans endroits à l’ombre pour me reposer.
Il doit etre 13h quand je pousse mon vélo dans le meli mélo de la douane de Sero-Esendere. Rien n’est indiqué en anglais, et j’ai l’impression qu’il n’y a que des civils qui n’en savent pas long sur la procédure que je dois suivre. Finalement, j’ai mes deux tampons dans mon passeport, et crevé comme pas possible, je fais mes premiers pas en Kurdistan turc. PKK, me voilà!
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