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Croisière en fête sur le Costa Marina English translation pending
by Clown83 · 2011-02-13 · 101 replies
Bonjour à tous, Nous avons confirmé notre participation pour la croisière en fête sur le "COSTA MARINA" du 20 Mars départ de Marseille: le prix attractif (480 E) et les escales nous ont incités à repartir!.. 5ème croisières en 14 mois! vive la retraite!!! MERCI à tout les membres VF de me donner des renseignements concernant ces escales : LIVOURNE-NAPLES-LE PIREE (ATHENES)-IZMIR-CORFOU et LA VALETTE-en évitant si posible les excursions proposées par Costa (trop chères!) Bons plans, sites incontournables à ne pas manquer etc....

Bon dimanche à tous
Un mois à Salt Lake City (Utah) English translation pending
by Martinedsn · 2011-02-11 · 30 replies
SALT LAKE CITY (Utah, USA) janvier-février 2010; – 1 mois à Salt Lake City en “14” épisodes.

1 mois à Salt Lake City. Nos amis me demandent de relater notre séjour à SLC. Ayant pris quelques notes lors de l’une ou l’autre soirée, je vais les reprendre une à une, les corriger et les agrémenter. Passez un agréable moment en notre compagnie

Plan. Episodes 1. 😠 Trois valises olé! 2. 🙁 Le départ 3. 😊 Le bonheur 4. 🙂 SLC ville 5. 😮 Réflexion 6. 🤪 Bisons futés 7. 🤪 Les neurones 8. 🙂 Le capitole 9. 😇 La franc-maçonnerie 10.😛 La restauration 11.😄 Utah Jazz 12.😐 Le Parc des Arches 13.🏴‍☠️ Les sports d'hiver 14.😏 La généalogie

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Traversée du Pérou à vélo (octobre 2010) English translation pending
by Lucbertrand · 2011-02-11 · 3 replies
Après la traversée de l’Equateur, je vous livre mon journal au jour le jour de la traversée du Pérou, qui va se dérouler sur un peu plus d’un mois jusqu’à la frontière bolivienne à Desguadero, ville frontière sur le lac Titicaca.

Les jours (J) correspondent au jour depuis notre départ de Quito et non depuis notre entrée au Pérou.

J33 dimanche 19 septembre

Zumba à Namballe 35km de piste Passage de frontière Equateur Bolivie

Le jour se lève une fois de plus sur une journée qui s'annonce humide. La ville est nimbée de brouillard. Outre la multitude de poules et de coqs qui comme d'habitude font leurs vocalises à ce moment, nous entendons les chants des militaires stationnés à proximité.

Nous espérons faire une grande étape de 70 kilomètres. Rapidement nous comprenons que notre projet ne tiendra pas. En effet le terrain jusqu'à la frontière est une fois de plus très accidenté. Les montées certes jamais très longues, sont cependant particulièrement pentues. L'atmosphère est saturée d'humidité, de gros bancs de brume stagnent accrochés au relief, constitué d'une multitude de mouvements de terrain couverts d'une forêt épaisse.

Nous passons notre dernier village équatorien, puis un peu plus loin, un premier poste militaire. Nos passeports sont contrôlés. Le chef de poste veut être pris en photo avec nous. Pour se faire il s'équipe de son fusil et se met fièrement entre nous, tandis que l'un de ses hommes prend le cliché. Notre chemin se poursuit le long d’une crête qui semble monter dans le ciel. Près du sommet d’une bosse boueuse, voire gluante, à la déclivité très forte, il nous faut batailler comme des fous pour ne pas mettre pied à terre. Que c'est raide. Un tout dernier hameau constitué de quelques baraques, avant de plonger sur le Rio qui marque la frontière. Un petit bistrot, nous nous y arrêtons boire notre dernière bière d'Équateur. Là on nous met en garde sur le Pérou. Fini pour vous la tranquillité.

Une grande descente et en-dessous nous voyons enfin la frontière. Du côté équatorien, les formalités vite accomplies, nous franchissons un grand pont. Nous sommes seuls. Une barrière en barre l'accès au Pérou. Personne pour l'ouvrir. Nous faisons des signes, vers des personnes de l'autre côté. Elles nous encouragent à passer dessous, ce que nous faisons. Nous foulons le sol du Pérou. Nous traversons un terre-plein d'une centaine de mètres et arrivons devant un groupe guitare à la main qui chante à capella. De toute évidence, il s'agit des douaniers. L'un d'entre eux se lève et nous emmène dans un bureau pour effectuer les contrôles d'usage. Pendant que nos remplissons un formulaire, il joue au solitaire sur son ordinateur, jetant de temps en temps un coup d'œil sur ce que nous écrivons. Puis il nous envoie au poste de police faire tamponner nos écrits. Là un jeune policier qui se réveille, nous accueil tout sourire. Nous retournons voir notre douanier qui avait repris sa place parmi les chanteurs et rapidement nous sommes libérés. Nous mangeons dans un petit restaurant à même le poste frontière. On a l'impression dans ces points de passage secondaires de se retrouver quelques siècles en arrière, où de temps en temps quelques voyageurs devaient franchir les frontières. Après un repas agréable, nous reprenons notre route et en quelques kilomètres nous arrivons à Namballe. La première impression n’est pas très favorable, le niveau de vie semble moins élevé qu'en Équateur, mais nous sommes dans un village reculé. Nous trouvons un hôtel. La tenancière, d’un âge déjà avancé, commence par nettoyer la poussière, les clients ne semblant pas se bousculer. Bien que son hôtel soit poussiéreux et lugubre, elle au contraire est avenante et très serviable, bien que son regard soit empreint d’une tristesse, ou d’une lassitude de la vie. De toute évidence, elle n’a pas l’air d’être d’origine indienne, mais espagnole, et son adaptation sans doute depuis des dizaines d’années dans cette contrée reculée n’a pas due se faire facilement.

J34 lundi 20 septembre Namballe à San Ignacio 45 km de piste

Ce matin nous allons vraiment nous lancer dans la traversée du Pérou, pays très grand et très montagneux. Au moment de quitter l'hôtel, le propriétaire nous offre une dizaine de bananes. Après un petit-déjeuner consistant à base d'œufs, de riz, de youkas, de café et de lait nous sommes prêts pour démarrer. Nous avons pu constater que là aussi comme en Équateur, le matin les rues sont envahies d'écoliers et de collégiens en tenue. La piste n'est pas en bon état, de plus elle commence par monter sur presque onze kilomètres. Ensuite vient un replat sur une courte distance et de nouveau une montée sans fin de huit kilomètres. Durant cette ascension en pleine chaleur, en passant devant une maison, une fois encore on me propose des bananes que je prends. Puis succède une autre côte. Cela va faire presque vingt kilomètres de côte sur un chemin difficile. Dans un passage particulièrement raide, la boue envahit la chaussée, ce qui fait chuter ma vitesse déjà faible. Mes chaussures sont fixées sur mes cale-pieds, du fait de la très faible vitesse je n’arrive pas à les dégager. Une seule alternative, essayer de continuer à avancer en développant un effort surhumain pour ne pas m’aplatir dans une boue visqueuse sous le regard intrigué de gamins à l’entrée d’un village.

Il est midi, nous nous arrêtons dans ce village au nom évocateur: la Nueva Esperenza. Les gens y sont très gentils. Un banc public nous accueille et nous consommons nos provisions très frugales comme lors de tous ces arrêts pique-nique. Des gamins s'approchent et nous entamons la conversation. À notre tour nous offrons des bananes. L'un de ces gamins nous emmène dans le bar de son père pour prendre un café. Ce village est très agréable et nous éprouvons quelques difficultés à reprendre notre route. Un peu plus loin, ce sont des grenades qui nous sont gentiment proposées. Elles sont succulentes. En remerciement Jean offre une de ses médailles de la Vierge qu’il a achetées à Lourdes. Vers quinze heures notre but de la journée est atteint. Nous avons parcouru quarante cinq kilomètres à une moyenne d'un peu plus de huit à l'heure!

La campagne électorale en vue des élections régionales bat son plein. Une multitude d'affiches concernant les différents candidats fleurissent un peu partout. Les maisons sont en pisé, donc de couleur terne. De nombreuses façades sont peintes aux couleurs des différents candidats. Les propriétaires acceptent-ils cela afin d'avoir une façade propre et peinte de fraîche date? Mais que deviendront ces murs peints une fois les élections passées?

Ce soir en arrivant à l'hôtel, nous procédons à un grand nettoyage de nos vélos, car ces centaines de kilomètres de piste les ont franchement salis.

J 35 mardi 21 septembre

San Ignacio Jaen 112 km

La nuit est somme toute assez bonne, malgré le bruit, car en Amérique du Sud le bruit est omniprésent, et s'il n'y en a pas assez, on allume une radio ou une télé que l'on met à fond et cela à toute heure du jour, jusque tard dans la nuit et on reprend très tôt le matin.

Nous démarrons tardivement, huit heures trente, du fait d'un passage à la banque qui n'ouvre qu'à huit heures. A l'ouverture une longue queue est déjà formée sur le trottoir. Heureusement Alain grâce à l'intervention d'un employé passe assez rapidement, et nous voilà partis. Nous découvrons que contrairement à ce que nous pensions, et ce qui était mentionné sur nos cartes la route n'est pas asphaltée. A cette heure tardive pour commencer une longue étape, nos espoirs d'atteindre Jaen seront très probablement déçus. Après trois kilomètres de montée, nous avons la bonne surprise de trouver une longue descente de 16 kilomètres. Une fois encore en passant sur un caillou Jean crève. Le temps de la réparation nous nous faisons agresser par des petits insectes très urticants. Ils me rappellent les medges écossaises, qui sont grosses comme des grains de poivre moulu et qui attaquent en nuages. Là, la densité est moindre, mais les piqûres tout aussi douloureuses, générant de gros boutons que l'on a tendance à gratter. Nos jambes sont couvertes de croûtes. En effet, cela fait déjà plusieurs jours que nous sommes soumis à ces horribles insectes que l'on voit à peine.

Une fois au bas de la côte, la piste suit une rivière au gros débit qui serpente dans une vallée large. Il fait très chaud, une brume de chaleur estompe les contrastes et tout semble gris La circulation est faible, mais lorsqu'un véhicule nous double ou nous croise, nous sommes plongés dans un nuage de poussière qui pique la gorge et les yeux. Sur le bord de la route une échoppe propose des jus de fruits. Nous savourons un excellent jus d'ananas, sucré et moelleux, pour un sol ce qui correspond à 0,25 centime d'euro. Des vigiles régionaux y stationnent et nous renseignent. A priori ils surveillent les routes afin de les sécuriser contre d'éventuels délinquants. En tout cas ils ont des armes avec balle engagée dans le canon, donc ils ne semblent pas être là pour rigoler.

Après 55 kilomètres de piste, oh! Miracle, d'un coup sans transition un joli bitume bien lisse prend la relève. Un panneau indicateur mentionne Jaen à 55 kilomètres, il est midi. Nos espoirs de rejoindre cette ville ce soir nous habitent de nouveau. Un restaurant dans un village nous propose l'incontournable poulet riz. Mais là comme en Équateur le repas est accompagné de succulents jus de fruits. Par contre, il est toujours très difficile d'obtenir un café, alors qu'on le cultive dans le pays, inexplicable!

Un peu plus loin, nous réussissons en en obtenir un, très bon. La propriétaire du bar a refusé que nous la payions, elle a insisté pour nous l'offrir. Depuis que nous sommes entrés au Pérou, il ne s'est pas écoulé un jour sans que l'on nous donne quelque chose et cela sans aucune arrière-pensée, refusant toute compensation de quelque ordre que se soit. A quatorze heures, sous un soleil de plomb nous reprenons la route. Mais le goudron et le terrain plat nous rendent l'effort très supportable. Il est étrange, après plus de trois cents kilomètres de piste, où nous nous traînions à des moyennes horaires à un chiffre, de nous sentir avancer sans trop appuyer sur les pédales à plus de vingt à l'heure. Cependant une côte de quelques huit kilomètres vers les quinze heures, sous une chaleur terrible, nous sommes seulement à six cents mètres d'altitude, va nous faire quelque peu souffrir, bien que nous la montions à un bon rythme.

Nous rencontrons un jeune cycliste qui nous accompagne une vingtaine de kilomètres. Il nous propose de nous arrêter chez lui, nous présente à ses parents et nous offre une boisson fraîche. Cela fait du bien et nous change de notre eau et notre coca qui sont au moins à trente degrés.

À cinq heures après cette agréable pause, nous entamons les dix huit kilomètres qui nous séparent de Jaen. Le terrain est en descente et nous atteignons la ville avant la nuit. Peu avant cette dernière, un étrange check-point nous intrigue. Il semble tenu par des détrousseurs de route armés de fusils et à moitié habillés de tenue militaire. Ils nous interpellent en nous traitant de gringos, nous montrant des pièces, nous incitant à être généreux. Nous ne freinons pas et nous engouffrons dans la descente raide qui fait suite. Quatre kilomètres plus bas une patrouille de police stationne sur le bas-côté. Je n'ai rien compris à cette étrange situation.

L’arrivée en ville à la tombée de la nuit est étonnante. Nous sommes dans le tiers-monde, circulation grouillante dans une poussière qui recouvre tout. À la première impression cette ville nous est désagréable et hostile, mais nous réviserons notre jugement. Un hôtel qui vient d'ouvrir, il y juste deux semaines, nous propose de jolies chambres pour l'équivalent de sept euros. Cependant au Pérou, il ne faut pas demander d'eau chaude, d'ailleurs il n'y a qu'un robinet pour l'eau froide. Le patron, gentiment, nous emmène et nous dépose au centre ville pour que nous allions dîner, puis il vient nous récupérer à vingt et une heure trente. Son 4X4 à l'instar des façades des maisons est tout bariolé d'affiches électorales. Ici on affiche sans vergogne ses opinions politiques.

J36 mercredi 22 septembre

Jaen en attente du bus pour Trujillo à 22h30

Nous avions décidé de nous avancer en bus, car la traversée du Pérou est immense et je n'aurais pas assez de trois mois et demi pour me rendre à Santiago. De plus certaines zones avant la ville de Trujillo sont réputées peu sûres, en particulier à cause des «rançonneurs». Nous avions compris que le bus pour Trujillo était à 10 heures du matin, mais non c'était à 22h30. Nous avons donc une journée à occuper. Nous en profitons pour nous promener dans la ville et nous laisser guider par notre intuition. De toute évidence, la vie est très animée en Amérique du Sud. Le bruit est toujours présent, bien que les véhicules fassent peu de bruit. En particulier dans la ville de Jaen, il y a des milliers de tricycles à moteur, genre pousse-pousse qui font office de taxi. Nous utilisons leurs services pour un prix modique de l'ordre de cinquante centimes d'euro.

Nous assistons à une manifestation de la jeunesse en faveur du respect de la nature et de la personne. Des enfants et des adolescents, défilent en portant des panneaux, abordant une multitude de thèmes: la lutte contre l'alcoolisme, la drogue, le sida, la violence, les infractions routières, le respect de la couche d'ozone etc... Certains des enfants sont déguisés en soleil, forêt, oiseau ou autre représentant de la nature. J'ai fait des clichés attendrissants de tout ce petit monde, mais malheureusement mon appareil photo me sera volé avant que j'ai pu les exploiter.

Vingt deux heures trente, le bus part à l'heure. Tout est bien organisé, en particulier pour les bagages, qui sont bien contrôlés et à l'embarquement et au débarquement. Nous pouvons mettre nos vélos sans les démonter.

J 37 jeudi 23 septembre

Trujillo

Notre bus parcourt cinq cents kilomètres en dix heures. La nuit a été pour moi assez confortable. De temps à autre je me réveille, et je constate que nous franchissons des routes escarpées et pas toujours goudronnées. En particulier je me souviens avoir vu une grande descente en lacets dans laquelle des phares de camions se déplaçant à faible vitesse matérialisaient la chaussée.

Nous arrivons à Trujillo à huit heures trente avec une heure de retard sur l'horaire prévu. La ville semble assez agréable. Rapidement nous sommes au centre et trouvons un hôtel. C'est là alors que nous discutons avec le tenancier, qu'un individu entre et demande la carte de l'établissement. En ressortant il est très probablement reparti avec mon sac à dos dans lequel j'avais mis certaines de mes affaires: GPS, appareil photo, habits, lunettes, certains de mes papiers comme contrats d'assurance, billet avion retour, carnet de vaccination, etc... Heureusement j'avais pris la précaution de photographier les documents importants et de les mettre sur l'ordinateur et sur ma boîte mail. Mais cela donne un bon coup au moral. On se demande toujours si on ne serait pas mieux chez soi. Mais même chez soi, on se fait voler. Il y a six mois on m'a volé mes papiers et pourtant nous étions dans la maison. Alors il ne faut pas se poser trop de questions et encaisser les coups, en se disant qu'ils font partie de la vie.

J 38 vendredi 24 septembre

Toujours Trujillo

Nous sommes un jour de plus dans cette ville pour des problèmes techniques de vélos. Demain nos problèmes de pneu devraient se régler et j'espère que nous pourrons reprendre l'action et nous diriger vers la Cordillère Blanche distante de 320 kilomètres. Je dois dire que l'immobilité après m'être fait voler mon sac contenant de nombreuses affaires, est propice à gamberger, et ce n'est pas bon du tout. J'en arrive à me demander ce que je fais là. Nous avons changé de lieu pour cette seconde nuit dans cette ville. Nous sommes hébergés chez Luchio, connu dans le monde entier par les cyclotouristes au long cours qu'il accueille. Manifestement la pièce dans laquelle nous dormons tout les trois est sympathique et on sent qu'elle irradie des ondes positives. Sans doute toute l'��nergie des cyclistes qui y ont dormi, plus de cinq cents. Nombreux d'entre eux ont marqué l'arrêt dans leur périple de l'Alaska à la Terre de Feu, souvent voyage d'une durée supérieure à un an. J’ai du mal à digérer le vol de mes affaires. J'essaie de me raisonner en me disant qu'il ne s'agit que de pertes matérielles. On m'a conseillé de lire un livre étudiant le dépouillement suite au vol. Il en analyse 16 degrés. En ce qui me concerne, on ne doit pas dépasser le niveau 3, donc à priori, rien de bien grave, mais on ressent tout de même un traumatisme.

J39 samedi 25 septembre

Trujillo Viru 58 km

Nos derniers problèmes techniques réglés nous reprenons notre route vers le sud à 11h30. La sortie de la vile n'est pas très compliquée, bien que nécessitant quelques kilomètres dans un trafic intense. Enfin nous voilà sur la panaméricaine. À la ville succède le désert. Cela paraît paradoxal à ces latitude, en effet mille kilomètres à l'est on se trouve en pleine forêt amazonienne. L’aridité est due à un courant froid de l'océan Pacifique qui baigne les côtes à cet endroit. Le paysage est étrange, succession de grands mouvements de terrain, mi-montagnes, mi-dunes. Le tout baigné dans une brume d'altitude qui en estompe les hauteurs et les reliefs. Il fait froid, nous roulons bien habillés. Mais cela ne devrait pas durer, car nous rentrerons demain plus en avant dans les terres et le phénomène climatique disparaîtra. La route que nous suivons passe d'après la carte à 30 kilomètres de la mer. Jean me fait remarquer, qu'il aperçoit dans la grisaille la mer, et les vagues qui se brisent sur la plage sont très nettement discernables. Cela me semble impossible, et pourtant effectivement à quelques trois kilomètres les vagues sont bien réelles. Je commence à douter que nous soyons sur la bonne route, mais pas d'autre alternative. Il semblerait d’après la carte que la route sur laquelle je pense être rejoint la panaméricaine trente kilomètres plus loin Eh bien non, nous sommes bien sur la panam, et la route que je crois suivre, tracée sur la carte, tout du moins l'une de nos cartes, n'existe pas. Après une cinquantaine de kilomètres nous arrivons dans la petite ville de Virù. Après avoir visité plusieurs hôtels très glauques, nous en trouvons un très sympathique, tenu par une dame fort agréable. Cette petite ville nous plait bien. Comme partout en ce moment au Pérou, les élections battent le plein et il y a agitation et bruit permanents.

J40 samedi 26 septembre

Viru Chuquicara 97 km dont 51 de piste

Départ 8 heures, après une nuit qui n'a pas été très bonne malgré le confort du lieu. Durant 38 kilomètres nous suivons la panaméricaine, mais le trafic est faible. Nous faisons une halte dans une petite ville très active, marché, boutiques et beaucoup de monde. J'essaie de commencer à racheter ce que je me sui fait voler. Mais couteau à lame repliable et autres petits objets de campeurs, ils ne connaissent pas. Nous quittons comme prévu la Panam et nous engageons plein est sur un chemin non asphalté mais qui roule bien. Très vite le brouillard se déchire, le ciel devient bleu et la chaleur revient. Nous allons suivre ce chemin durant 51 km. Sur les trente derniers kilomètres il est de moindre qualité et nous devons appuyer un peu plus sur les pédales. À notre droite de l'autre côté de la rivière, une belle route goudronnée nous nargue. Mais pas de pont pour la rejoindre. Enfin en voilà un, il s’est fait longuement attendre! Encore huit kilomètres et nous arrivons à Chuquicara, alignement de maisons le long de la route, petit air de far-West au milieu des grandes montagnes des Andes qui nous entourent. La station service à l’entrée de cette minuscule agglomération nous loue pour un prix dérisoire deux petites pièces où nous nous installons. Ce côté spartiate perdu au milieu de nulle part dans des montagnes qui nous écrasent me plaît beaucoup. Cette vallée en 1970 a connu un séisme terrible qui a tout ravagé, en particulier du fait de l'effondrement d'un grand lac d'altitude qui a produit un gigantesque déferlement d'eau et de boue, 80 000 morts tout au long de la vallée que nous remonterons les deux jours qui viennent.

Nous trouvons un petit local, où il est possible de boire une bière que nous apprécions après notre longue étape. La propriétaire du lieu nous raconte divers anecdotes survenues lors du grand bouleversement du au tremblement de terre. La population de Chuquicara a été prévenue par une forte vibration qui devançait le flot de boue. De ce fait, presque tous les êtres humains ont eu le temps de courir vers la montagne et se mettre en sécurité sur les pans escarpés qui dominent le vallon. Des photos de gare et de machines à vapeur sur le mur attirent notre attention. On nous explique que jusqu’à la catastrophe de 1970, le train arrivait jusqu’ici. Tout a été entièrement détruit lors de ces événements tragiques, au point qu’il n’en reste aucune trace.

J41 dimanche 27 septembre

Chuquicara Huallanca 69 km de piste

Après une nuit tranquille au cours de laquelle à plusieurs reprises je suis sorti dans l'espoir, déçu, de voir la Croix du Sud, nous reprenons la route à huit heures. Le macadam s'arrête après quatre cents mètres et la piste n'est pas bonne du tout, pierreuse et sableuse, la tôle ondulée s’imposant de temps à autre sur de longues distances. Les fesses vont en pâtir, les poignets aussi. Malgré le très mauvais état de la chaussée, cet itinéraire est emprunté par des véhicules, certes pas très nombreux, mais souvent de gros gabarit, cars et camions. Nous évoluons parfois dans des nuages de poussière, qui nous pénétrent de toutes parts, les yeux et les narines sont les parties les plus sensibles à ces nuages désagréables.

Le panorama devient grandiose car la rivière que nous suivons s'insinue entre la Cordillère Blanche et la Noire. Les sommets qui nous entourent et que nous ne voyons pas, cachés par leurs contreforts culminent pour certains d'entre eux à plus de 6000 mètres. Des noms de montagnes prestigieuses, comme le Huscaran, l'Aplamayo me remémorent les nombreux livres que j'ai lus sur les Andes. À un détour du chemin une pyramide de neige se dévoile juste un instant avant d'être à nouveau masquée par un premier plan. Je crois avoir vu l'Alpamayo, que certains qualifient de plus belle montagne du monde avec sa pyramide parfaite qui monte presque à six mille mètres. Cette gorge, que nous remontons, nous fait souffrir, d'autant plus qu'il y des tunnels dans lesquels nous sommes aveugles, mais que le spectacle est grandiose dès que la lumière revient.

Attirés par un nuage noir en bordure de falaise, nous nous arrêtons discuter avec des hommes en train d'exploiter de manière très artisanale une mine de charbon, du Zola ! Ils poussent sur un tapis roulant en plein air le minerai qui dégage ce qui s’apparente à une fumée épaisse, dans laquelle les mineurs sont baignés. Leur peau est entièrement noire, seuls les yeux tels des billes de verre ressortent du visage. Je n’ose imaginer quel est l’état de leurs poumons !

À 17 heures nous atteignons notre but, bien contents d'en finir car l’étape a été particulièrement éprouvante entre cailloux et poussière. Il était temps car la pluie arrive et la couleur du ciel ne laisse aucune illusion sur l’évolution à court terme du temps. Un petit hôtel très sympathique nous accueille et j'y suis très sensible. Des petites chambres bien aménagées sont particulièrement agréables. Nous rencontrons un Allemand qui va de Trujillo à Lima à vélo et qui pour le moment suit le même itinéraire que nous.

J42 lundi 28 septembre

Huallanca à Caraz 41 km dont 20 de piste

L'hôtel a un nom bien adapté au lieu « Canyon del Pato», car ce sont les gorges que nous remontons. Nous y avons passé un excellent moment dans ses petites chambres individuelles, magnifiquement ordonnées, avec des couleurs chatoyantes. Aujourd'hui nous allons parcourir la seconde partie du canyon, avec ses 35 tunnels. Tous les guides décrivent cette section comme magnifique et à ne pas manquer. Oui c'est joli et impressionnant par endroits du fait de l'encaissement et des à-pics sur la rivière dans certains endroits très étroits. Mais la couleur générale est terne, ocre clair, les faces rocheuses semblent délitées et herbeuses, le panorama est restreint. Par contre hier, nous étions dans une vallée moins resserrée, mais les montagnes qui nous entouraient semblaient se perdre dans le ciel quelques kilomètres plus haut. Les couleurs de la roche s'étalaient sur toute une gamme du noir au jaune en passant par le vert. Non, à mon goût personnel l'étape de la veille était plus grandiose, dans une gorge s’apparentant plus à une vallée permettant d’admirer un vaste panorama s’envolant jusqu’à de hautes altitudes, où la géologie à travers ses chaos, ses pierriers, ses falaises, ses strates martyrisées, le tout dans un mélange de couleurs stupéfiant, ne laisse pas de nous surprendre.

Après un petit-déjeuner agréable en compagnie de Reiner, l'Allemand de Düsseldorf, rencontré hier nous prenons la route sans nous presser vers les dix heures, l'étape n'étant pas très longue et le dénivelé de 800 mètres. Avant de partir, Alain jette un coup d'œil à ma chaîne qui me procure quels soucis. En effet sur le plateau du milieu, elle ne tient pas sur les pignons et saute. Il faut dire que depuis notre départ le matériel a été particulièrement éprouvé entre côtes en cailloux à plus de dix pour cent et bains de boue et de sable.

L'étape se passera sans problème. Cependant, il faut faire attention lorsqu'on s'engage dans un tunnel de ne pas se trouver face à un bus, qui roule vite, avec une visibilité nulle, et des espaces avec les parois rocheuses de quelques dizaines de centimètres. À la halte pique-nique de midi nous tombons sur une famille costaricaine. Ils parlent tous bien le français. Le fils a habité quelques mois rue Bugeaud à Lyon, tout près de chez mes parents. Le monde est petit. Avec satisfaction nous voyons arriver le goudron après vingt kilomètres. On a l'impression de se mettre à voler et cette sensation si agréable qui me pousse à faire du voyage à vélo est au rendez-vous et j'appuie comme un sourd sur les pédales et me sens grisé par des vitesses de trente à l'heure.

L’agglomération dans laquelle nous arrivons est très animée et nous nous installons dans un agréable hôtel sur la « Plaza des armas», qui correspond toujours au centre de la ville. Le soir, nous prenons notre repas dans un restaurant en compagnie de Reiner et une autre Allemande lancée dans un périple de 9 mois en Amérique du Sud. Elle compte rentrer dans son pays en mai 2011pour les 70 ans de son père.

Jean veut absolument profiter de notre passage au pied de la Cordillère Blanche pour effectuer un trek. Notre choix se porte sur l’un des plus connus, le trekking de Santa Cruz. Nous organisons à l'arraché le programme de la randonnée des deux jours à venir, normalement prévue sur 4 jours. Nous comptons effectivement parcourir cet itinéraire en deux jours seulement. Je ne suis pas très fana de ces plans montés, comme je le dis à l'arrache. On loue, par chance sur information à neuf heures du soir, un sac à dos, on complète avec mon North face, sac de voyage à bretelles de gros volume, mais pas sac à dos et le petit sac d'Alain. On achète de la nourriture au marché ouvert très tard. Par l'intermédiaire de l'hôtelier on réserve un taxi qui nous prendra à 6 heures et c'est parti.

J43 mardi 29 septembre

Première partie du trek

5h30 petit déjeuner, 6h le taxi nous prend. C’est une vieille bagnole déglingue. Le chauffeur commence par faire le plein et gonfler un pneu arrière, oui un seul ! Puis nous partons pour le village de Cashapampa, à 2900 mètres d'altitude, par une piste chaotique. Le trajet dure une heure. Une fois sur place nous essayons de louer un muletier car deux de nos sacs sont lourds, celui de Jean particulièrement. Mais nos espoirs sont déçus. En effet trouver à sept heures du matin dans un village endormi quelqu'un pour une balade de plusieurs jours, car le muletier doit revenir, est mission improbable voire impossible. Les mules il n’y en aura pas, nous les remplacerons. Nous voilà partis le long d'un vallon monotone d'une longueur quasi-infinie. Nous doublons vers les treize heures le premier point d'arrêt habituel à 3850 mètres. Nous espérons pousser jusqu'au suivant à 4250 mètres, afin de nous positionner au mieux pour passer le lendemain au plus tôt le col de Punta Union à 4750 mètres. Cette vallée est vraiment sans fin et d'une grande monotonie, ressemblant un peu à certaines vallées de l'Oisans, mais sans pratiquement aucune vue sur les sommets et puis beaucoup, beaucoup plus longue. Attention, je prends cet exemple de l’Oisans, alors que paradoxalement c’est le massif montagneux que je préfère. Revenons à la Cordillère Blanche, vers les seize heures après avoir longé un grand lac et traversé le très long plat qui lui fait suite, enfin le panorama s’agrandit et quelques sommets nous apparaissent. Ils sont plongés dans les nuages et la pluie se met de la partie. Au pied de la côte qui fait suite au lac, un bâtiment toilettes, mis en place pour les trekkeurs est le seul abri que nous trouvons. Nous nous y installons entre excréments et trou bien plein servant de réceptacle. La position est loin d'être confortable, mais au moins le toit en tôle de cette infrastructure circulaire nous protège. Étant humide, je commence à prendre froid, bien que la température reste clémente. Nous sommes à 4000 mètres et le soir arrive. De plus je n'ai pas de veste de montagne, la mienne étant partie avec le sac que l'on m'a volé la semaine dernière. Je pense pouvoir en racheter une lors de notre étape prochaine dans la ville de Huaraz, grande ville touristique, lieu de départ de balades dans la Cordillère. Enfin une accalmie toute relative, nous en profitons pour monter nos deux tentes. Nous faisons un feu qui finit par prendre, malgré la forte humidité du bois. Nous passerons une nuit assez confortable, malgré l’effet de l'altitude. En effet, à partir de 4000 mètres en position couchée, je ressens une sorte de malaise désagréable. Cette sensation je l'avais déjà éprouvée il y a trois ans dans l'Himalaya, lorsque j'avais fait le tour des Annapurna.

J44 mercredi 30 septembre

Deuxième partie du trek

Durant la nuit les nuages s'estompent laissant la place à un ciel peu clair à cause de la forte humidité, laissant voir cependant quelques étoiles. Vraiment tout est différent de ce que l'on peut voir dans l'hémisphère nord. Moi qui suis souvent le nez en l'air la nuit à chercher les différentes constellations, les planètes ou à essayer de repérer les satellites, j'ai l'impression devant ce ciel inconnu de me trouver sur une autre planète.

Lever six heures, nous déjeunons en pliant et à 6h45 nous sommes en route. Nous remplissons nos bouteilles au torrent, grossi par les pluies d'orage. L'eau est trouble, nous doublons la dose de pastilles purifiantes. Une course va s'engager pour essayer de rejoindre avant seize heures le village de Vaqueria à 3700mètres d'altitude et distant d'une trentaine de kilomètres en passant par un col à 4750 mètres. Le rythme est bon. Le chemin monte régulièrement au début. Un vaste cirque montagneux se découvre. Nous sommes entourés de montagnes qui se situent toutes entre 5800 et 6200 mètres. Le spectacle est majestueux, mais je n’oublie pas l'effort fourni hier dans cette longue vallée ennuyeuse. À 9heures30 le col est atteint. Il fait bon. Nous mangeons quelques provisions et nous lançons dans la course vers Vaqueria en espérant prendre un moyen de transport. L'extrait de carte que je possède annonce 7 heures pour atteindre notre but, mais cela dans le cadre d'un circuit de quatre jours. Attention cependant de ne pas se fouler un pied dans ce chemin très accidenté par endroits. Je pense surtout à Jean et Alain qui portent les deux plus grosses charges. Nous passons le point de bivouac de Cachinpampa avec du retard sur l'horaire. Notre espoir d'attraper le dernier «colectivo» ou transport en commun semble s'envoler. Mais nous ne sacrifions pas une petite halte repas. Nous remplissons nos gourdes dans un ruisseau qui collecte les crottes d'animaux, puis nous repartons avec en ligne de mire le dernier bus en fin de randonnée. Nous arrivons au point de contrôle du parc du Huscaran et nous constatons que nous avons repris un peu d'avance. Je dois préciser que hier matin au démarrage, nous avons payé de l'ordre de 20 euros chacun pour commencer notre randonnée et un ticket confirmant notre payement nous a été délivré. Sur ce billet figurent le nom et le numéro de passeport. Nous traversons des zones habitées. Les gamins, pour la première fois, depuis que nous sommes au Pérou nous réclament quelque chose. Mais notre train ne nous laisse pas vraiment le temps de leur répondre. Devant nous, l'ultime remontée pour atteindre le village. Par différentes rampes, nous l'atteignons vers 15heures40. Là il nous est confirmé qu'un colectivo passera vers 16 heures, mais l'horaire nous dit-on est fluctuant, mais pas de souci nous pouvons patienter en toute sécurité. Nous buvons une bière. L'heure prévue est dépassée depuis longtemps, mais à nos questions il nous est répondu de ne pas s'alarmer. Après 16h30, un gros camion avec une benne type bétaillère à ciel ouvert s'arrête. On nous invite à y monter, en nous précisant que c'est le colectivo. Le chauffeur nous ouvre la haute porte arrière et nous rejoignons dans un espace de poussière à ciel ouvert les trois Indiens blottis au fond derrière la cabine. Durant trois heures nous allons vivre une expérience unique en étant secoués de manière invraisemblable le long d'une piste qui passe au milieu d'un univers de pics totalement féeriques. Nous passerons un col à 4800 mètres. La longue montée vers ce col nous ouvre un espace d'une beauté infinie. Les Indiens sont particulièrement accueillants. Outre les deux hommes et la femme assis avec nous au fond de cet enclos en bois que constitue la remorque, deux Indiennes et un Indien sont assis en hauteur au niveau du toit de la cabine. Une fois le point haut atteint, je pensais que le panorama extraordinaire, qui nous surplombait durant cette heure de montée, allait disparaître. En effet en plongeant sur l'autre versant tout change. De magnifique, le paysage devient franchement stupéfiant. Je n'ai jamais rien vu de tel dans ma vie. Surtout le soir lorsque la lumière oblique donne des teintes presque irréelles. Le Huscaran s'est découvert jaillissant, masse sombre par le rocher et éclatante par la glace. Il nous domine de ses 6700 mètres, dégageant une impression de sauvagerie indomptable, montagne envoûtante. Face à cette masse énorme jaillissant tout en puissance massive, le Nevad Huandoy, s'élevant lui aussi à plus de 6000 mètres déploie au soleil couchant ses immenses draperies glacées et élancées sur des pentes d'une raideur à couper le souffle. En effet, du fait des conditions climatiques différentes de celles de l'Europe et de l'Asie, la neige tient sur des pentes plus raides que dans les autres massifs montagneux dans d’autres continents. Il en résulte ces formations de neige et de glace qui s'élancent dans le ciel, défi à la gravitation. Les Indiens s'excitent un peu à ce spectacle et l'un d'eux me demande mon appareil photos et fait une série de photos magnifiques. En effet, il se tient mieux en équilibre que moi dans cette remorque, alors que nous descendons à toute vitesse un chemin mal pavé. Les deux Indiennes en hauteur, avec le froid de la nuit qui vient, nous rejoignent dans la benne. L'une est institutrice dans un village éloigné et fait ce trajet chaque semaine. La nuit tombe complètement. Nous nous enfonçons dans une gorge, surplombée d'immenses parois rocheuses verticales. Que le site est sauvage.

Le trajet durera 3 heures et nous roulerons à mon avis de l'ordre de 80 à 100 kilomètres. Vers les 19h45 nous arrivons à la ville de Yungay, qui a la sinistre particularité d'avoir été complètement détruite lors du tremblement de terre de 1970. En effet un immense pan du Huscaran, glace, boue et roche, avait déferlé sur la ville. Cette vague minérale avait mis deux minutes pour atteindre la cité et ensevelir ses 20 000 habitants. Le lieu a été conservé en l'état et constitue un immense cimetière sans tombe commémorant les victimes du drame. Nous y repasserons en vélo lorsque nous reprendrons notre itinéraire vers le sud. Nous disons au-revoir aux Indiens qui éclatent de rire, en constant qu'une Indienne à qui j'avais prêté mon Kway, par étourderie et pas intentionnellement oublie de me le rendre en descendant.

Au terminal de la ville un colectivo plus classique nous ramène à Caraz. Expérience de deux jours conduite à l'arrache. Arrivés sur la «Plaza des Armas» une fois de plus la campagne électorale bat son plein. Un bruit infernal monte d'un stand monté sur lequel, un orateur surexcité hurle de façon hystérique et invraisemblable devant une petite foule d'Indiens. Les Indiennes sont habillées de façon traditionnelle, avec de grands chapeaux et des vêtements de couleurs vives. En longeant la place, alors que je me bouche les oreilles, un feu d'artifice explose juste au-dessus de nous et je crains de recevoir quelques boules incandescentes. L'Amérique du Sud ça vit! Une fois posées nos affaires nous allons dîner en retraversant la place à l'agitation de folie.

J45 vendredi 1 octobre

Caraz

La nuit n'est pas très bonne, mélange de fatigue et d'interrogations. En effet, malgré les choses fabuleuses que nous avons faites et vues, j'ai la sensation de m'éloigner du projet pour lequel je me suis engagé, Quito Santiago à vélo. Lorsque je fais le décompte des jours, je trouve que nous avons passé la moitié de notre temps à des activités autres que pédaler vers Santiago. Le parcours me paraît déjà tellement long, et de me disperser, entre problèmes techniques, attente et activités certes intéressantes mais annexes, entame ma motivation et me plonge dans un certain état de malaise. Jusqu'à présent les voyages à vélo que j'ai effectués étaient rondement menés, axés presque uniquement sur le fait de pédaler. Les autres activités nécessitant du temps, je les vis un peu comme une entrave au projet. Je sais que si je n'adhère pas j'ai tout loisir de m'arrêter et rentrer à la maison ou de partir seul. Voilà, j'ai un peu de vague à l'âme. Ce matin je suis même allé me renseigner sur les vols Cusco Lyon, de fois que je décide d'arrêter mon voyage dans cette ville.

Aujourd'hui, repos, nous avons quelques traces de notre balade éclair. En ce qui me concerne, outre quelques courbatures, un début de sciatique me tire la fesse droite. Mais je ne pense pas que le vélo amplifiera la douleur. Alain a récupéré par le chauffeur d'un colectivo son guide Pérou Bolivie et sa méthode d'espagnol, oubliés à l’étape précédente. La mienne, méthode assimil, a disparu, comme un certain nombre d'autres choses dans le sac qui s'est envolé à Trujillo. Mais comme vient de me l'écrire mon fils, il ne me reste qu'à appliquer la devise que je lui ai enseignée: si tu perds quelque chose tu t'en passes.

SUITE A VENIR
Quel pays d'Asie du Sud-Est avec un bébé de neuf mois? English translation pending
by Letibordeaux · 2011-02-10 · 12 replies
bonjour, nous venons d'avoir un bébé qui aura 9 mois en septembre. nous cherchons une destination pour 3 semaines en asie du sud est pour septembre. Quel pays serait le plus adapté avec un bébé (maladie, chaleur, ...) ? nous ne sommes absolument pas des voyageurs de club vacances donc nous ne voulons pas faire courir de risques inutiles à notre fille. Nous avons déjà fait la thailande et avons maintenant un penchant pour la malaisie. ce qui m'inquiète le plus sont les moustiques car pour le reste elle ne mangera pas la nourriture locale donc elle ne risque pas grand chose. merci pour vos avis.
Type de voiture conseillée pour les Etats-Unis? English translation pending
by Saintmaritai · 2011-02-09 · 25 replies
bonjour à tous, mon voyage aux usa est finalisé grace à vous (itat, le tigre, cendryon, partiràcinq, etc):merci à tous. le seul probléme qu'il me reste est celui de la voiture: je voyage en voiture du 9 mai au 24 mai, circuit classique:deux grandes etapes au debut et à la fin, los angeles-death valley le 9 et grand canyon-las vegas le 23, le reste est classique:jamais plus de 300 km par jour, nous sommes un couple de sexagenaires, non sportifs, je cherche donc une voiture confortable et routiére, pas trop basse(pb de hanches), que me conseillez-vous en berline ou intermédiaire?compact un peu juste? modéles correspondants aux voitures européennes. merci de vos conseils.
Que mettre dans sa valise pour le Vietnam (mi à fin mars)? English translation pending
by Coquelicot51 · 2011-02-05 · 46 replies
Bonsoir, Que mettre dans une valise pour 15 jours au Vietnam/Cambodge.(circuit organisé). Période du 17 mars à fin mars. Vêtements pour homme et femme. par exemple. Merci à vous tous et bien cordialement
Hampi/Goa: quel ordre? English translation pending
by Cecile67 · 2011-02-05 · 35 replies
Bonjour à tous,

Nous devrions partir en couple durant les vacances de Pâques (25/04 au 7/05/11) à Goa et Hampi. Nous disposons de peu de jours et ne tenons donc pas à nous disperser. Je pense que nous arriverons à Goa en venant de Bombay (Paris/Bombay?)

Ma question est la suivante: doit-on commencer par Hampi ou Goa? Ou bien l'ordre est-il indifférent? Jugez-vous un endroit plus fatigant que l'autre? (en terme de visite, d'affluence touristique, les moyens de locomotion...)

Nous aimons les vieilles pierres, la nature , et prendre le temps de vivre, pas question de nous presser tout le temps et de passer notre temps dans les trajets.

Merci pour votre réponse
Classes Affaires et Première (suite) English translation pending
by Sasmalko · 2011-02-04 · 436 replies
Bonjour à tous, je commence une nouvelle discussion car l'ancienne est visiblement close.

Je viens de réserver un retour de NY en Club World sur BA, compagnie que je n'ai prise sur un LC, pour essayer car j'en entends souvent du bien. Quel étonnement en voyant qu'on me demande 70€ pour choisir mon siège ! Pas très classe vu le prix du billet.
Hôtel Blue Bay Cayo Coco: vos commentaires récents? English translation pending
by Dola · 2011-02-01 · 24 replies
Bonjour

J'ai besoin d'avoir des commentaires récents sur le Blue-Bay Cayo Coco. Sur le site de Tripadvisor, les commentaires ne sont pas très bons... 🤪 Je sais que la plage est merveilleuse (pour y avoir été il y a 2 ans au Oasis Playa Coco).

Merci
Comparaison des produits européens Air France, Swiss et Lufthansa English translation pending
by Voldenuit1 · 2011-01-31 · 67 replies
Petit trip report / comparaison entre l’offre européenne d’Air France, Swiss et Lufthansa (les 3 compagnies avec lesquels je fais 95% de mes voyages en Europe, donc peu de possibilité de comparer à autre chose).

Les trois vols étaient de durée plus ou moins égale : Lufthansa FRA-CDG (1h10), Swiss ZRH-CDG (1h20), Air France CDG-MUC (1h40). Lufthansa et Air France pour un vol l’après-midi, Swiss pour un vol le matin. Tous en Classe Affaires / Business Class. Je ne compare pas les salons, car les concepts sont différents : chez AF il n’y a qu’un seul type de salon pour les vols MC, accessible aux pax statut et classes Premium, le salon Première étant réservé pour les départs LC. Chez LH/LX, c’est un mix : salon « Business » pour clients Silver et Business Class sans statut, salon « Senator » pour clients Senator, salon « First Class » pour clients HONCircle et First Class long courrier. En gros en tant que passager HON Circle on a les prestations du salon Première même si on ne fait que Munich-Nuremberg, vol de 20 minutes.

1ère partie: Swiss

Cabine sobre avec des sièges en cuir couleur terre et moquette de la même couleur. Depuis plusieurs années déjà on trouve au bord de presque tous les avions LX les sièges légers avec le dossier « fin » et le rangement magazines au-dessus des jambes. Sièges confortables, on peut abaisser le dossier, bouger les accoudoirs. Configuration 2-2 avec le siège du milieu laissé libre. Sur certains avions il y a une petite table qui s’abaisse, sur d’autres non. Tablette assez grande, on peut facilement y poser un ordinateur portable + une tasse + un verre.

Des trois compagnies, c’est la seule qui a des petits écrans télé en cabine, diffusant d’abord des infos sur la compagnie (intéressant uniquement pour ceux qui veulent savoir quand la nouvelle C sera mise sur quelle route), des clips vidéo avec des sketchs de caméra cachée (ULTRA nul !!! Pathétique…), et la AirShow (carte avec la position de l’avion et des infos sur le vol).

Accueil agréable et efficace (pas de ré-contrôle de carte d’embarquement par les PNCs à la porte de l’avion). Distribution de serviettes rafraichissantes – très bien : elles sont épaisses et agréables – et de petites bouteilles d’eau ainsi que de journaux avant la fermeture des portes. Le maître de cabine (CDC chez LX) se présente chez les pax HONCircle, leur souhaite la bienvenue, demande s’ils ont besoin de qqch, etc. Très souvent ils arrivent même de les repérer de loin – étiquette bagage, carte d’embarquements avec mention « HON » écrit dessus de manière lisible de loin ­– et les accueillent à la porte (« Bonjour Monsieur voldenuit, on vous attendait déjà, votre place sera la 2A, on vous a laissé un peu de place dans le compartiment pour vos bagages à main…). Comme il n’y a jamais plus de 1 ou 2 HONs par vol à l’exception des vols pour Londres et entre la Suisse et l’Allemagne ils n’ont aucun problème de se rappeler et de les adresser par leur noms. Aussi, ils ont une petite note sur le manifeste avec les préférences linguistiques du passager et ses journaux préférés. En gros on arrive un peu chez de la famille. PS : mis à part la configuration des sièges tout ceci est valable aussi pour les passagers HONCircle voyageant en classe économique : serviettes, bouteille d’eau, presse, MDC qui se présente, etc.

Service repas parfois servi du chariot, parfois apporté directement depuis la galley. (Désolé j’ai oublié de prendre des photos). Petit déjeuner correcte : grande assiette de fruits frais, yaourt, fromage suisse, confiture, parfois « muesli », le pain et des croissants chauds étant présentés dans corbeille de pain avec davantage de confiture, beurre, etc. Personnellement je n’aime pas les croissants réchauffés – un croissant juste comme une baguette ne doit être chaud qu’une seule fois dans sa durée de vie, c’est quand il sort du four – mais j’apprécie l’effort. D’ailleurs ça m’est arrivé de leur faire la remarque et toute de suite ils m’ont amené un croissant qui n’était pas encore réchauffé. Les plateaux sont ramassés assez rapidement, on n’attend pas pendant longtemps devant un plateau vide. Aussi les PNCs passent avec les très bons chocolats « Swiss ». Certainement pas de la grande cuisine, mais un repas suffisant pour ne pas devoir prendre du temps supplémentaire avant ou après le vol, de qualité correcte, présenté sur des assiettes en porcelaine, couverts en inox (même les petites cuillères). Typiquement les pax HON et SEN sont appelés par leur nom au moment du service (« Madame atterrissagedejour, voudriez-vous un autre café ? »). Très sympa : il m’est arrivé déjà que le CDC m’a préparé lui-même la salade que je voulais en prenant les ingrédients de plusieurs plateaux ainsi que du catering du vol aller ou retour, etc.

Désembarquement : rien à signaler, salutation personnalisé pour les pax HONCircle à la porte (« Bonne journée Monsieur voldenuit, à bientôt »).

En somme, des vols extrêmement agréable pour la qualité du service très attentionné (pour tous les pax), la « souplesse » du déroulement du vol et les cabines toujours en bon état ; bon pour la qualité des sièges et la place et pour la restauration. Ce qui est moins bon est la distribution de journaux qu’une fois à bord et le choix de magazines qui n’est pas intéressant du tout.
Agence à Tupiza pour tour sud Lipez et Salar d'Uyuni? English translation pending
by Mariegau · 2011-01-28 · 35 replies
Bonjour, nous sommes 2, et nous serons à tupiza autour du 23-24 fevrier. nous souhaitons faire l'excursion de 4 jours au sud lipez et salar d'uyuni, avez vous une ou des agences à nous recommander ? (ou au contraire). notre budget est plutot serré. merci d'avance pour vos réponses.

Marie et Caro
Portugal en camping-car: lieux à visiter et endroits où dormir? English translation pending
by Mareine · 2011-01-25 · 9 replies
Bonjour, nous partons cet été en camping car au Portugal.. Je voudrais des conseils sur les lieux à visiter, les endroits ou dormir. Nous arrivons par Bayonne, j'avais l'intention de m'arreter à Miranda Do Doura, dans la région de Tras Os Montes, est ce que quelqu'un peut me donner des infos sur cette ville et cette région..ensuite nous irions à Porto Et de là nous visiterions le Portugal en longeant les cotes , pour arriver en Algarve, region apparement tres conseillee.Je vous remercie d'avance ..

Mareine
Départ à Londres début mars pour y travailler English translation pending
by Attia0037 · 2011-01-24 · 52 replies
Bonjours, après avoir lus et relus les nombreux messages sur Londres........ Il me reste toujours quelques questions.... Je pars début mars pour y travailler, mais ou loger j'ai regardé les prix des auberges de jeunesse et sa va jusqu’à 300 euros la semaine (bien cher 😕). Qui aurait des liens, des conseilles concrets à me donner? (résidant à Londre bienvenus!!!🙂) du styles auberges pas cher, colocation... De plus mon cv français suffit-il pour trouvé du travaille ou dois-je en préparé en anglais? Je vous remercie d'avance pour avoir porté attention à mes questions.
Carnet pratique Sri Lanka English translation pending
by Chouhibou · 2011-01-23 · 42 replies
Bonjour,

De retour d'un voyage de 3 petites semaines au Sri Lanka, voici quelques infos qui pourront peut être servir à d'autres. D'abord un petit mot sur nous et notre façon de voyager (pour éviter tout quiproquo): nous sommes un couple franco-belge. Nous voyageons en "routard": sac à dos (8 et 10 kg pour ce voyage), petits hôtels simples, parfois limites coté hygiène, et puis de temps en temps on se fait plaisir. Nous goutons beaucoup à la cuisine locale en prenant tout de même un minimum de précautions. Il n'est pas rare que nous ne fassions qu'un vrai repas par jour car on se contente souvent de grignoter à midi. Nous voyageons en bus ou train de préférence, il nous arrive d'utiliser des vols intérieurs (mais en l'occurrence pas au Sri Lanka). En voyageant « à la routarde », nous avons l'impression de voyager au plus près de la population locale (sans être dupes, ça n'est évidemment pas en 3 semaines, ni même en 3 mois, que nous devenons experts des conditions de vie d'une population étrangère).

Nous sommes partis le 10 décembre 2010 pour un retour le 28 (c’est très court, je sais). Nous avons voyagé avec le Lonely planet (qu'on préfère en général au routard) qui, malgré tous les reproches qu’on peut lui faire, rend de grands services. Coté transport Paris-Colombo, nous avons fait affaire avec OPODO qui nous a vendu un billet OMAN Air pour un peu plus de 650 euros/pers. La compagnie OMAN AIR est impeccable. Par contre nous ne ferons plus appel à OPODO pour l’achat de nos billets (ok ce n’est pas la faute d’OPODO si Oman Air change ses horaires, mais la moindre des choses ce serait de nous prévenir !!!). A l’aller nous avons fait 2 escales (à Oman puis aux Maldives, wouhaaa ça jette de trooooop) et une seule au retour (Oman). Nous avons rencontré des voyageurs qui ont payé un peu moins cher, pour un vol sans escale depuis Paris, avec la compagnie Sri Lankaise. Tout ça dépend souvent des dates, il faut fouiller sur le net.

Au Sri Lanka: Ce qui nous a vraiment plu:La population. Ce qui choque agréablement d’abord, c’est le sourire qu’affichent les Sri Lankais. Ces gens là sont d’une bonne humeur (affichée en tout cas) incroyable. Coup de bol, voilà une qualité contagieuse, et on oublie vite le « tirage de tronche » cher au bon français que je suis. Une autre agréable surprise vient de l’apparente facilité avec laquelle les différentes religions cohabitent. Il y a ici bouddhistes, hindous, musulmans, chrétiens, et tout ce petit monde se supporte très bien (propos qui n’engagent que moi et ma toute petite connaissance du pays. Sous leurs airs de « bienheureux », ne pas oublier que les Sri Lankais sortent juste d’une guerre interne qui a fait quelques milliers de morts). Ils sont très nombreux à parler anglais mieux que moi (bon d’accord, je ne suis pas une référence…) et quand ils ne comprennent pas, ils font très bien semblant (mais c’est un peu déroutant). Leur langue est une vraie langue de sauvages (meuhhh nooon, j’rigole !!!) et on a tout juste appris à dire merci. Face aux touristes, ils sont parfois intéressés (pour nous vendre une course de taxi, nous diriger vers un hôtel que tient le beau-frère etc.…) mais le plus souvent nos échanges étaient très sains. Nous avons tout de même eu 2 expériences désagréables (toute proportion gardée, voire chapitre sécurité) : Un rabatteur à Galle, franchement pénible et malhonnête, et 3 jeunes, toujours à Galle, qui au bout d’un moment de discussion sont franchement devenus relous avec mon amie (blonde, yeux bleus, elle cherche les embêtements aussi !!). Pour ces 2 fois, juste élever un peu la voix a suffi pour nous débarrasser de ces indésirables. Ils sont parfois un peu pénibles en magasins. Ainsi quand on fait une queue, les gens n’hésitent pas à vous passer devant si vous ne collez pas littéralement la personne qui vous précède. On peut mettre ça au chapitre des différences culturelles qui restent tout à fait gérables. Une autre différence culturelle, mais celle là très sympa (et vue plusieurs fois) : dans les bus bondés quand quelqu’un monte, qu’il doit rester debout et qu’il (ou elle) est chargé(e), cette personne donne son bagage (son parapluie, son cahier…) à quelqu’un qui est assis… sans même lui demander son avis !! Le bagage est en sécurité jusqu’à l’arrivée (!!!) et la personne debout a les mains libres pour se tenir. Cette petite anecdote me permet d’aborder le thème « sécurité » et de le traiter en 3 mots : nulle part nous ne nous sommes sentis menacés, d’une agression ou d’un vol. Clairement, la plupart des Sri Lankais ne roulent pas sur l’or –voire sont très pauvres- mais les voyages nous apprennent qu’insécurité et pauvreté ne sont pas forcément liés. C’est le cas ici. La gastronomie Sri Lankaise : On a goûté pas mal de chose. Dans ce qu’on appelle les « bouis-bouis » on trouve des « en-cas » le plus souvent très bons, parfois très épicés, ça dépend, au bout de quelques jours on sait à peu prés reconnaître lesquels vont nous arracher le palais. Moi au départ je ne suis pas fan de cuisine épicée, ça a donc été une (très) bonne surprise (coté en-cas, j’adoooore les crêpes fourrées qu’ils font, c’est trop bon, et pas épicé). Evidemment on n’échappe pas au Rice’n curry. Ils sont parfois succulents, parfois moyens, on n’en a jamais mangé de mauvais. Là-bas, on mange très peu de viande, on s’y fait très bien. On mange par contre beaucoup de riz mais ça c’est pas une surprise. Il ne faut évidemment pas rater les fruits et les jus de fruits, certains sont justes géniaux. Nous adorons les marchés, on vous conseille de les fréquenter (au Sri Lanka comme ailleurs) ça donne souvent lieu à des échanges sympas en plus d’être un plaisir pour les yeux (évidemment faut pas être regardant sur l’hygiène, les conditions de conservation de la viande par exemple…). Et puis, must parmi le must (en ce qui me concerne évidemment), le curd, qui mériterait que je l’écrive avec une majuscule. Le Curd est un yaourt au lait de buffle (parait-il), et on le mange en y faisant couler dessus un « miel » de palmier (en fait plutôt un sirop très épais). C’est juste divin et ça ne coûte rien. Le mec qui va au Sri Lanka et qui ne goûte pas le Curd, je ne lui cause plus. Coté boisson faut pas compter sur le vin (j’vous l’fais pas dire, c’est la misère). J’ai goûté une bière dont je n’ai pas gardé un souvenir impérissable, il parait qu’il faut tester la « Lion », mais nous on ne l’a pas fait. Pour l’eau on a toujours pris de la minérale mais on se doute bien que ça n’est pas ça qu’ils mettent dans les jus de fruits dont on ne s’est pas privés. He ben on n’a jamais été malade, même pas une petite cagouline durant tout le voyage, c’est très appréciable (ohhhh ça va hein ! c’est peut être pas correct de parler de ça dans un forum clean, mais que le routard qui n’a jamais été pris de panique en cherchant (vite, vite, viteuuuuh) des toilettes en ville me jette la première pierre). Je n’ai pas retenu le nom des restos que nous avons pu faire mais il y en a un qu’il ne faut pas rater si vous allez à Ella, c’est le « Adam’s breeze ». C’est croquignolet, peint de couleurs vives, la terrasse offre un chouette point de vue et ça se situe sur la gauche, juste avant le sentier qui monte sur le petit Pic Adam’s. Le patron (fort sympathique) a réussi à nous servir notre meilleur jus de fruits, notre meilleur Rice’n curry et en dessert devinez-quoi, il m’a servi du curd! (ce petit resto n’apparait pas dans le dernier LP car il est tout récent). Pour s’y rendre le soir, prenez un rickshaw (100 Rps l’AR depuis l’hotel). Bon sang j’allais oublier : le thé bien sûr ! Y’a (trooop) bon ! Certains paysages : Moi j’ai adoré les montagnes plantées de thé, un peu l’équivalent de nos régions viticoles. Marcher dans les plantations est très agréable, visiter une fabrique est instructif. Les cueilleuses font de jolies tâches de couleur dans tout ce vert, mais on les plaint (travail physique, probablement usant, et apparemment peu rémunéré). Mon amie a beaucoup aimé les plages, dont certaines sont effectivement vraiment très belles. L’eau y est tout de même plus agitée que dans les « îles paradisiaques » car il n’y a pas ici de barrière de corail (mais les surfers y trouvent leur compte). Certains bateaux de pêche -à balanciers- sont très beaux. Les types qui pêchent à quelques mètres de la plage, perchés sur… heuuu… leur bout de bois (??) sont étonnants. J’aime aussi beaucoup les paysages de rizières et on est gâtés quand on descend des montagnes vers la côte sud.Les transports. C’est souvent là aussi un bon moyen d’avoir quelques échanges sympas. Bon…faut pas être pressé, et faut pas être stressé. A la surface de la terre il y a une loi physique qui fait que plus on s’approche de l’équateur, plus les gens roulent comme des cons. Le Sri Lanka n’est pas bien loin de l’équateur et de toute évidence les chauffeurs de bus du Sri Lanka en sont encore plus près !! Les bus sont souvent bondés, ça permet de ne pas voir ce qui se passe sur la route et donc, de moins stresser. Sinon y’a le train, un de nos meilleurs souvenirs. Là aussi pressés s’abstenir, mais que d’échanges, et quel plaisir de parcourir les montagnes à faible allure, le nez au vent ! (si, si, vous verrez). Et puis les tuc-tucs (rickshaws), sympas et bien pratiques, à éviter tout de même sur de longues distances (sauf si vous voulez, en plus de la jouer routard, la jouer aventurier).Le coût de la vie : Les transports sont quasi-donnés (plusieurs heures de trajet pour l’équivalent d’1 euro mais les tuc-tucs un peu plus chers). On mange souvent (bien) pour 3 euros, les en-cas sont très peu chers également. Coté hôtellerie on a souvent dormi à 2 pour l’équivalent de 15 euros (voir détails en fond de post), parfois pour la moitié, dans des chambres simples mais qui n’ont jamais été sordides. A 2 reprises on a payé plus cher, dont une fois l’équivalent de 25 euros, c’était un bungalow nickel (tenu par une suisse c’est dire…), sur une plage de rêve. Le séjour (hors billet d’avion) nous est revenu à 26 euros/jour/pers et on ne s’est pas privés. Ce sont les visites de certains sites (archéologiques, parc nationaux, temples etc…) qui plombent le budget, car très chers (par exemple 25 dollars/pers pour entrée Polonnaruwa et 13.000 Rps ( !! oufti comme disent les Belges) pour 2 entrées au Parc de Yala, avec 4X4 et chauffeur/guide obligatoire). La montée à l’Adam’s peak. On l’a fait la veille du début du pèlerinage (pas le choix). Pour info le pèlerinage commence au mois de décembre, le jour de la pleine lune. Au début c’était une vraie déception de rater la foule mais après avoir lu certains posts de voyageurs qui l’ont fait « en pleine saison », j’ai moins de regrets. Là on a pu le faire à la cool. A peu prés 50% touristes 50% Sri Lankais et au final très peu de monde. 2h30 de montée, apparemment c’est un bon temps. N’oubliez pas les frontales ça aide au début, car pas toujours éclairé. La montée est rude (je ne suis pas triathlonien !), il faut souvent faire des pauses. Sur le parcours, à 3 ou 4 heures du mat’, des échoppes vendent des boissons, du thé, c’est très sympa (ah oui n’oubliez pas la petite laine car quand on s’arrête, ça caille vite). Les Sri Lankais font ça en claquettes, parfois pieds nus (je vous ai dis, ce sont des sauvages !!!). Certains portent même des bouteilles de gaz, de la tôle ou des objets lourds car il faut ravitailler les points de…ravitaillement. Il est hors de question que je fasse ça en job d’été. Les bâtiments au sommet sont décevants mais le lever de soleil jette un max. La tradition veut qu’on fasse tinter la cloche d’autant de coups que de fois qu’on a grimpé la montagne. On a rencontré une vieille dame qui lors de sa dernière grimpette, l’a faite sonner plus de …60 fois ! Faut avoir la Foi (anciennement elle était guide, Brenda) ! Et puis donc il y a ce drôle de phénomène optique, la montagne dont on voit pendant quelques minutes l’ombre telle une pyramide, un chouette moment. La descente casse aussi les jambes, plus particulièrement les derniers muscles que vous aviez gardés valides jusque là. 3 jours plus tard nous avions encore mal aux mollets (un touriste a compté 4666 marches, j’ai pas vérifié, mais ce qui est particulièrement dur c’est qu’aucune ne fait la même hauteur que la suivante). Galle : C’est une ville (j’entends la vieille ville) particulièrement agréable en fin de séjour, car on peut s’y reposer. Les autres villes sont souvent poussiéreuses, sales, bruyantes. Bon attention hein, je ne me plains pas de ça, du bruit, de l’hygiène limite, de la dure condition de piéton dans ce pays, mais au bout de 3 semaines de voyage routard, le petit occidental -d’habitude cajolé- aime à retrouver ses repères d’occidental privilégié, et des conditions correctes d’hygiène, de douceur de vivre… Bon, quoi dire… Galle est très agréable. Mais c’est clairement un truc à touristes (réussi) qui aurait sa place dans la liste des « plus beaux villages de France ». 2-3 jours ça va, mais moi je n’aimerais pas passer 3 semaines dans un des plus beaux villages de France. Tiens, véridique, on a croisé Stéphane Berne là-bas, pour vous dire comme c’est nickel ! Pour les autres villes : Kandy n’est pas désagréable, le lac lui donne un vrai charme et le marché est sympa (pour ma part je pense que la visite du temple de la dent ne mérite pas son prix, occidental). Nous ne sommes restés sur Colombo que quelques heures, ça m’est difficile d’avoir un avis. Les autres villes que nous avons traversées étaient plutôt des grosses bourgades, pas de coup de cœur de ce coté. Dans tous les hôtels, au dessus du lit, une moustiquaire. Presque toujours un ventilo.Les petits déj’ pris soit dans les hôtels, soit dans les « bouis-bouis ». Ils sont toujours sympas et quand on ne mange pas vraiment à midi, ça permet de tenir jusqu’au soir.Voir (avec de bonnes jumelles tout de même) le léopard dans le parc national de Yala, avec en plus des éléphants, des crocodiles, des phacochères, des oiseaux, tout ça et d’autres, et en plus, cerise sur le gâteau, un ours (avec de très très bonnes jumelles, mais il parait qu’on était quand même très chanceux).Ce qu'on n'a pas -ou moins- aimé (faut bien assumer ma nationalité française, et faire le grincheux)L’absence de sites archéologiques majeurs, ou même de traces architecturales du passé. Bon d’accord, il y a Polonaruwa qui est agréable à parcourir en vélo : de chouettes vestiges, des dagobas impressionnants, des Bouddhas assis-debouts-couchés, mais c’est un peu juste non ? Enfin je veux dire que moi je suis généralement friand de ça, donc là faut oublier. C’est mon péché mignon : m’installer à une terrasse, prendre un verre, et regarder la vie qui se fait sous mes yeux, les gens qui passent, et qui me disent (rien qu’en passant) un peu comment ils vivent. Au Sri Lanka, y’a quasiment pas de terrasses (en dehors des hôtels).Certaines plages : Oui il y en a de très belles (que dis-je ? Elles sont toutes très belles !). Mais parmi elles, il y a celles qui ont été littéralement colonisées par les touristes. Clairement je ne vais pas au Sri Lanka pour me baigner allemand, manger anglais, boire un coup américain, bronzer français, que sais-je ? Je veux, naïvement, voyager Sri Lanka quand je suis au Sri Lanka. Je suis TRES en colère contre les guides (en l’occurrence Lonely Planet) qui m’envoient dans ces endroits là. C’est qu’au départ… je lui fais confiance moi !!!. Voilà, vous le saurez, si vous voyagez dans le même état d’esprit que nous, n’allez pas à Mirissa. Et bon d’accord, je veux bien vous pardonner si vous n’aimez pas le Curd mais je ne vous pardonnerai pas si vous allez à Unawatuna qui doit être ce qu’il y a de plus lamentable au Sri Lanka. A l’inverse, on trouve des plages que seuls les Sri lankais fréquentent (Galle près du phare par exemple, Tangalle après la rest house).Notre guide au PN de Yala. Bon je sais bien qu’ils n’ont pas les mêmes critères que nous. Mais clairement, aller à Yala, ça coûte un bras (85 euros pour 2 en ce qui nous concerne, doit y avoir moyen de l’avoir moins cher facilement). La moindre des choses ce serait que le chauffeur/guide ait 2 mots intéressants à nous dire ! Je ne vais pas vous dire à quel hôtel on l’a eu, car il semble que d’autres guides, du même hôtel, étaient très bons. Tout ce que je peux dire c’est que le notre, on aurait dit qu’il avait 16 ans, et je me suis demandé tout au long du long trajet à quel âge on leur donne le permis de conduire là-bas (puréeee, meeeerdeuh, le mec pas foutu de s’arrêter pour profiter des animaux quand on lui demande ! Il a dû croire qu’on venait juste pour faire un tour de 4X4)Voilà pour les grandes lignes. N’hésitez pas à demander si vous voulez d’autres infos (on n’a pas fait du tout le nord ni l’est, pas assez de temps).

A suivre en dessous, les étapes de notre voyage, les hôtels occupés avec tarifs et un avis rapide sur la prestation.

Pour finir, et pour paraphraser un type que j’aimais bien avant qu’il devienne directeur de France Inter :

« le Sri Lanka allez-y, vous n’en reviendrez pas »

Notre circuit (prix hôtel pour 2 pers, en général on peut négocier, parfois on l’a fait, parfois moins. La plupart sont cités dans le LP au rayon « hôtels bon marché ») (et pour info 1000RPS=6.60 euros env.) :

- Arrivée Colombo mais départ immédiat pour…

- Negombo- Hotel Star beach, 2500rps, bof, mais situé sur la plage (pas eu le temps d’en profiter). P dej agréable.

- Kandy- Hôtel Freedom lodge. Pas mal. Propre. Calme. Accueil correct. 3000rps (soit env 20 euros, donc assez cher pour là-bas). Le soir nous avons mangé dans un hotel, au dessus du freedom lodge. Ce devait être le Sharon Inn. Le Rice’n curry, servi en buffet, y est très bon.

- Sigiriya- Hôtel Flower Inn. Tout simple, très bien. Accueil sympa 1500rps (site de Sigiriya à faire, attention aux singes, ne pas manger devant eux)

- Polonnaruwa (site archéologique à faire)- Hôtel Manel guest house. 2000rps. Petit mais propre. Balcon sympa. M. Bandula (le patron) est gentil mais vite encombrant, limite pète-couille, il ne nous lâche plus !! A Polonnaruwa j’ai noté le prix de consommations pris dans un bar, genre bouis-bouis : 1 Coca + 1 café + 1 petite eau minérale = 90 Rps soit environ….0.60 euros !!!!

- Nuwara Eliya, région du Thé- Hôtel The Trevene. 3000 Rps avec petit dej inclus (négocié), et quel petit dèj !! le meilleur !!. Nisa vous accueille dans un français impeccable, elle a vécu en région parisienne. Elle est Sri Lankaise, c’est un plaisir de parler avec elle. Personnel compétent et sympa. Chambre correcte. (ne figure pas, à tort, dans le LP)

- Delhouse (Montée de l’Adam’s peak)- Hôtel Punsisi rest – Bungalow chouette et chouette terrasse (ne pas se fier à la moche façade de l’hotel). 2000 Rps un des meilleurs qualité/prix. Des grenouilles dans la salle de bain !! trop rigolo la panique de ma nana qui n’ose plus aller faire pipi.

- Ella- hôtel Rock view hotel. Accueil trop commercial à notre goût. 2000Rps. Repas bof. C’est à partir d’Ella qu’on a commencé à voir des touristes en nombre. Pas grand-chose à faire mais si vous y êtes, allez à l’Adam’s breeze (Resto, voir plus haut). Balade au petit Adam’s peak heuuu, gentillette. Ma copine a apprécié le massage Ayurveda.

- Tissa (Porte d’entrée au Yala PN)- Hôtel Indépendant travellers- 1000Prs. Chouette chambre, qualité/prix imbattable. Attention dans le choix du guide pour le parc. Entrée parc très chère.

- Tangalle, plage – Patini bungalows. Tenu par Séverine, une suisse mariée à Daya, un Sri Lankais. Confort suisse. Prix…suisse donc un peu cher (3500 Rps) mais vraiment bien, sur une plage ***. (swydler@hotmail.com, francophone)

- Mirissa Hôtel « Sea, sun, breeze », les pieds dans l’eau, tout à droite quand on arrive sur la plage. J’ai honte d’avoir séjourné là. 7000 Rps (mais avec p Dèj et repas réveillon Noël très très bof). Si vous voulez améliorer votre anglais, Mirissa peut être une solution, sinon, Fuyez !

- Galle : Hôtel Frangipani. 3000 Rps petit dèj inclus (négocié). Un grand balcon pour nous tout seuls. Chouette mais un peu cher, mais chouette….

- Galle : Hôtel Weltevreden. Simple. Jardin intérieur très chouette. 1500 Rps
Surclassement pour une croisière sur le MSC Splendida English translation pending
by Voyageur930 · 2011-01-21 · 126 replies
Bonjour à toutes et tous, Nouveau sur ce site qui me parait après première lecture très intéressant et utile, je désire poser une petite question aux "routards" de la mer : nous avons effectué une première croisière en famille en février 2009 sur le COSTA CONCORDIA. Nous partons le 06 février prochain en changeant de destination et de compagnie, et embarquerons pour une croisière en méditerranée de 12 jours sur le MSC SPLENDIDA. J'ai donc effectué la réservation il y a quinze jours et ai reçu le contrat de réservation que j'ai signé et retourné pour une cabine extérieure avec balcon au pont 12. Avant hier, j'ai reçu le carnet de voyage et je constate à sa lecture que la cabine a été changée, je continue à lire et je vois qu'il est fait état d'une cabine en yacht club ...... je ne comprends pas trop et vais vérifier sur le site de MSC. Je constate en me connectant à l'aide de mon numéro de réservation que la cabine en yacht club nous a bien été attribuée alors que nous n'avions pas du tout fait cette réservation. Je précise que nous sommes passés d'une cabine extérieure avec balcon à une suite familiale en yacht club ...................... Cela est-il déjà arrivé à quelqu'un ? Car là j'ai encore du mal à y croire, mais en même temps je me demande s'il n'y a pas eu un remplissage du bateau après ma réservation faisant que la cabine qui nous était attribuée n'était plus disponible ..... Je précise que nous voyageons à quatre dans la même cabine : ma femme, mes deux enfants de 5 1/2 et 7 1/2 et moi même. Merci d'avance pour vos réponses et au plaisir de poster notre carnet de voyage de la croisière ..... j'ai hâte !!!!!!!!!!!!!
Carnet de voyage de quinze jours sur l'Andalousie en été 2010 English translation pending
by Tbouf · 2011-01-20 · 2 replies
Bonjour, Voici notre carnet de voyage sur notre voyage en Andalousie de 2 semaines au cours de l'été 2010, à partir de Bordeaux. Vous trouverez les photos associées sur notre blog (Cf bas de texte)

Vendredi 30/07 – Voyage vers St Jean de Luz Sylvie a juste le temps de se changer après le travail et c’est le départ vers 17h15. Vue les embouteillages sur la rocade, nous décidons de passer par les petites routes des Landes. Nous allons mettre peut être un peu plus de temps mais au moins nous roulons tranquille. Dès que nous reprenons l’autoroute après Dax, nous découvrons les premiers bouchons. Nous décidons alors d’aller diner à Hossegor et de faire un petit pèlerinage sur notre lieu de vacances 10 ans plus tôt, quand Sylvie était enceinte de 8 mois de Thomas. Bon souvenir. Après le repas, nous rejoignons plus facilement St Jean De Luz pour faire une halte, courte et sympa, grâce à Laurent et Valérie. Au passage, les « festayres » se préparent dans les villes des alentours, pour aller à faire les fêtes de Bayonne.

Samedi 31/07 – Départ vers l’Espagne et arrivée à Madrid Le départ est un peu laborieux (3/4 h pour atteindre Biriatou depuis St Jean de Luz). Après, ca va, sauf avant les péages où nous roulons au ralenti. Cela va mieux après Burgos quand une partie des automobilistes prennent la route vers le Portugal. Au total, au lieu de 4h30 de route seulement, nous allons mettre 1h30 de plus. Petit arrêt café dans un relai près de la route. Nous avons l’impression de retrouver l’Espagne que nous avons connue il y a 25 ans : petit bar rempli de fumeurs. L’arrivée sur Madrid est jolie car nous passons de terrains presque désertiques aux faubourgs de Madrid, en apercevant au loin les 4 tours modernes du centre d’affaire. Il fait chaud avec 35 ° en arrivant à Madrid. Après une petite douche pour se rafraîchir, départ vers le centre de Madrid avec le Métro qui est très propre et agréable, carrelé avec des couleurs jaunes. Nous commençons par la Puerta del Sol et la Plaza Mayor, deux grands lieux typiques de Madrid. La foule commence à se faire sentir à partir de 18h. Nous faisons déjà un bon tour à pied dans les rues madrilènes et passons près de la Cathédrale et du Palais Royal. Retour en métro pas trop tard car la journée a été longue : nous ne sommes pas encore au rythme espagnol (surement l’effet du décalage horaire ??). L’hôtel est calme et la chambre très bien (Parking, PC, Wifi, belle salle de bain, grand lit).

Dimanche 01/08 – Madrid J2 Après un petit déjeuner copieux à l’hôtel, avec « Jamon » pour Thierry, nous partons visiter le Palais Royal aperçu la veille. En chemin, trempette dans la fontaine du parc de l’Orient. Nous ne nous attardons pas : le dimanche, tout ferme plus tôt. Le palais est surprenant avec des salles comportant des styles totalement différents. Très belles salles d’armurerie. Au passage, nous passons par les statues de Don Quichotte et Sancho Panza sur la Plaza de España et par la Gran Via, avenue commerçante très large avec des édifices du 19 ème . Ensuite direction le Parc de Retiro. Café/boisson/glace au bord du lac, à l’ombre puis ballade dans les jardins avec visite des palais de Velasquez et de Cristal qui sont magnifiques et où se tiennent des expositions d’art moderne du musée Reina Sofia. On nous donne des entrées gratuites pour le musée de la Reine Sophia: ça tombe bien, nous voulions y aller le lendemain ! Madrid est une ville majestueuse et étonnamment assez sereine et calme : sûrement à cause de ses rues larges et de ses bâtiments très clairs. Le soir, dîner dans un restaurant près de l’hôtel. Il est 21h30 et nous sommes les premiers à manger. Seules quelques personnes plus âgées commenceront vers 10h. Pour les plus jeunes, ce ne sera pas avant 11h. Romain veut absolument se mettre rapidement à l’heure espagnole. Quelle honte nous avons pris notre repas même avant les mamies !

Lundi 02/08 – Madrid J3

Notre journée commence par la visite du musée d’art moderne Reina Sofia. Nous allons voir de nombreuses œuvres de Picasso, Dali et Miro, dont le très célèbre Guernica. Nous allons avoir quelques fous rires devant certaines œuvres modernes sûrement trop compliquées à comprendre pour nous (tableau tout bleu ou tableau blanc avec juste un petit trait noir par exemple). Nous déjeunons au restaurant futuriste du musée, conçu par Jean Nouvel : une vraie merveille architecturale. Direction ensuite la Gare d’Atocha, en face du musée, qui a la particularité d’abriter sous sa verrière un magnifique jardin exotique. Nous partons ensuite à la recherche des 4 tours madrilènes que souhaite voir Romain. Malheureusement, nous ne nous arrêtons pas au bon arrêt de métro. Par contre, nous sommes près de San Bernabeu, le mythique stade du Real Madrid que Sylvie a toujours rêvée de visiter. Devant tant d’enthousiasme de sa part, vous comprenez bien que nous ne pouvons refuser, malgré notre préférence naturelle pour les couleurs marines et blanches que nous continuerons d’afficher (surement un peu de jalousie …) Le stade est impressionnant par sa dimension et sa prestance. Nous revenons ensuite dans le centre de Madrid pour aller voir un spectacle de Flamenco dont nous avons eu le prospectus le dimanche en arrivant. Seulement, le prospectus n’indiquait pas que le spectacle se terminait hier. Pour se consoler, nous allons prendre notre 1er Repas Tapas, en terrasse près de la Plaza Mayor. Entre tortillas, et tartines de chorizo et/ou tomates/jamon ibérico, le repas est délicieux, arrosé de sangria, comme il se doit.

Mardi 03/08 – Madrid fin et voyage vers Cordoue

Après notre départ de l’hôtel, comme promis la veille à Romain, nous nous rendons en voiture près des 4 tours de Madrid. Romain, féru d’architecture, est ravi. En route vers Cordoue, la température va sans cesse s’élever pour atteindre 39 ° à notre arrivée. En chemin, Thierry repère quelques moulins de la Mancha que Don quichotte a surement attaqué. Il avait probablement pris quelques substances illicites car il est vraiment difficile de les confondre avec des géants, à moins que ce ne soit le manque d’ophtalmologues à l’époque. L’arrivée en Andalousie vers Cordoue, avec ses champs d’olivier à perte de vue et ses lauriers roses, contraste avec les paysages précédents secs et arides. Nous arrivons dans l’après-midi à l’hôtel Alcazar, tout près du centre de Cordoue (Mezquita à 300m) Le propriétaire de l’hôtel nous amène au parking en nous faisant prendre quelques rues étroites, qui plus est en sens interdit. La descente vers le parking n’est pas mal non plus puisque qu’il y a juste 1,80m de hauteur, avec une belle pente. Au moins la voiture sera fraiche quand nous la reprendrons. Les propriétaires sont très sympas et nous donnent quelques tuyaux sur la ville et notamment pour un spectacle de Flamenco. Nous ne serons pas déçus d’avoir raté celui de Madrid car le cadre de celui-ci est enchanteur, dans le charmant patio andalou d’un monument historique. Bien qu’il se déroule tout près de la Mezquita, et que le public soit composé en majorité de touristes, le spectacle de chants, musiques et danses traditionnelles est de très bonne qualité avec des artistes reconnus en Andalousie (Tablao Cardenal).

Mercredi 04/08 – Cordoue

Encore un réveil matinal (8h30 !) pour pouvoir bénéficier de l’entrée gratuite avant 10h à la Mezquita. Vous imaginez sans problème la réaction de Romain devant l’annonce de l’horaire et ses difficultés au réveil d’autant plus que nous nous sommes couchés à 1heure du matin après le spectacle. La mosquée est magnifique. Il est surprenant de voir ce mélange des cultures musulmanes et chrétiennes dans un même monument, avec une cathédrale créée au centre de la forêt de plus de 850 splendides colonnes. Le patio avec tous ses orangers est relaxant avec sa fontaine et ses palmiers et cyprès. Nous nous baladons ensuite dans la Judéria avec ses rues blanches et fleuries et les magnifiques patios à l’intérieur des maisons. Thomas et Sylvie achètent chacun un éventail et s’en servent frénétiquement espérant obtenir un peu de fraîcheur. Nous traversons le pont Romain sous la chaleur et visitons la tour Calhorra dont les commentaires de l’audio guide ne nous laisseront pas un souvenir impérissable. Premières Paella et Fideua le midi à l’ombre d’un patio. La Fidéua est une préparation semblable à la paella avec de grosses pâtes, sortes de gros vermicelles L’hôtel étant tout proche du centre, nous allons faire notre première sieste pendant les heures chaudes : chaleur oblige mais aussi rappelons que la nuit précédente a été un peu courte.

Après la sieste, nous partons à la découverte des petites ruelles moins touristiques de Cordoue. Nous en profitons pour faire quelques courses pour le trajet du lendemain.

Jeudi 05/08 – fin Cordoue et route vers Séville

Après le petit déjeuner et discussion avec Fernando, le propriétaire très sympa de l’hôtel (merci à Claire et Wilfried pour cette adresse), nous partons visiter la Medina de Azahara, toute proche de Cordoue. Il fait chaud mais le site est magnifique (Thomas et Sylvie ne sortent désormais plus sans leurs éventails). Le documentaire initial sur ce palais du calife, étagé sur plusieurs niveaux nous permet de bien comprendre ce site, malgré sa taille, n’est que très partiellement restauré (10% découvert uniquement). Nous ne prenons pas la route principale vers Séville car la prochaine étape est le château d’Almodovar del Rio. Il est situé sur un promontoire et a donc une position stratégique. Il a une vue imprenable sur le Guadalquivir et une vue panoramique sur toute la région : il est donc essentiellement un château à vocation de guerre. Nous faisons une visite très agréable mais nous dépassons l’heure limite de visite 14h30 et nous nous retrouvons à 14h 35 devant les grosses portes fermées. Petit instant de stress ! Mais, Thierry ne se laisse pas impressionner et trouve le mécanisme pour nous délivrer, Ouf !!!!

Dernier arrêt avant Séville : le Parador de Carmona, ancienne forteresse bâtie au sommet d’une falaise transformée en hôtel de luxe. Sylvie a un peu moins de réticence que lors de notre passage à New York dans le palace Waldorf Astoria. Nous n’hésitons même pas à aller consommer au salon.

Après cette pause, nous arrivons sur Séville et découvrons notre appartement qui est au-delà de nos espérances : 2 chambres, 2 sdb, terrasse extérieure avec vue sur les toits de Séville et la Giralda, mais surtout : une piscine sur le toit de l’immeuble, et tout cela à 500m de la Cathédrale. Les enfants sautent illico dans leurs maillots. Sylvie est même dans l’eau avant Thierry, normal avec une eau à 28° et une température extérieure à 38°. Le plus dur est de sortir pour aller manger.

Quand nous réussissons enfin à aller au restaurant, la chaleur a de drôles de répercussions sur Thierry. Il perd son sens de l’orientation ! Nous errons dans le dédale des ruelles de Séville ! A droite, à gauche et encore à droite encore à gauche…..Même avec le plan ! Nous réussissons quand même à rentrer dormir ! Fatigués, la journée fut longue.

Vendredi 06/08 – Séville

Après un petit déjeuner en terrasse sur les toits, nous commençons ce matin par la visite de la Cathédrale et de sa célèbre tour : la Giralda. Depuis son sommet, la vue de Séville est magnifique. Nous retrouvons beaucoup le mélange des civilisations dans cette cathédrale gothique bâtie sur une ancienne mosquée, qui a conservée son ancien minaret et son patio des orangers. Ayant perdu notre sens de l’orientation, perte due à la chaleur et non pas à la sangria ou la cerveza comme certains pourraient le penser, nous avons effectué la visite en 2 groupes et ensuite cherché Sylvie longtemps dans la cathédrale : du coup, Sylvie a tellement adoré la Giralda qu’elle a effectuée 2 fois la montée : je pense que c’était aussi pour préparer sa condition physique pour la rentrée.

Balades dans les rues piétonnes du quartier Santa Cruz et ensuite visite du Real Alcazar, résidence des rois espagnols, avec sa multitude de patios de tradition musulmane et ses jardins qui apportent beaucoup de fraicheur et du calme. Nouvelle ballade dans les ruelles et bien entendu, après cette journée, nous allons nous détendre à la piscine jusqu’à 21h : il y fait pourtant encore très chaud.

Samedi 07/08 – Séville

Grasse matinée jusqu’à 10h (enfin dirait certains !) c’est le premier cadeau d’anniversaire pour Romain, puis, lecture des messages d’anniversaire qui lui font très plaisir et ouverture des cadeaux pour Romain pendant le petit déjeuner. La journée commence ensuite par une visite des célèbres arènes de Séville. Nous aurions bien souhaité assister à une corrida mais il n’y en a malheureusement aucune au mois d’août. Nous longeons ensuite les rives du Guadalquivir (Rq pour les amateurs de foot : que les Romains appelaient Betis) pour atteindre la Tour de Oro, autre symbole de la ville. Repas Tapas avec vue sur la tour pour fêter l’anniversaire de Romain. Thierry a largement fêté les 16ans de Romain avec un pichet de sangria normalement commandé pour deux mais qui au final a été consommé au trois quart par Thierry ! Il fait très chaud (44°) et la traversée jusqu’à la place d’Espagne, construite pour l’exposition universelle de 1929, est un peu difficile. Elle l’est un peu plus pour Thierry pour qui la sangria fait son effet. Arrêt au musée des sciences dans un bâtiment au style totalement péruvien puis arrivée sur la splendide place d’Espagne avec ses bancs d’azulejos illustrant chacun une ville d’Espagne. Au vu de la chaleur, nous décidons de rentrer à l’appartement, nous ne rêvons que de piscine ! Ouf, Quel plaisir !

Dimanche 08/08 – Ronda et les Pueblos Blancos

Nous laissons avec regret notre bel appartement de Seville. La sortie par les petites rues qui se rétrécissent au fur et à mesure est inquiétante mais pittoresque. Le trajet jusqu’à Ronda est parsemé de villages blancs. Thierry nous vente avec enthousiasme ces villages et nous indique qu’une visite est indispensable ! Nous nous arrêtons donc dans un de ces villages qui s’avère joli de loin mais qui ne mérite vraiment pas d’arrêt. Nous ne manquons pas de taquiner Thierry le reste de la journée sur ses « Pueblos Blancos ». Après un petit repos à l’hôtel, nous allons découvrir la ville de Ronda à pied car nous avons là-aussi un hôtel dans le centre. C’est une jolie petite ville mais nous en faisons le tour rapidement avec la visite de la Casa del rey moro qui nous amène au bord du Tajo. Aussi nous profitons de faire une pause « commère » dans un café de la place centrale. Nous décidons de partir plus rapidement demain matin pour aller découvrir Gibraltar.

Lundi 09/08 – Gibraltar et la Costa del Sol

Petit déjeuner anniversaire de Thomas à Ronda et départ ensuite vers Gibraltar. La route de montagne est magnifique mais quelque peu tourmentée. C’est tellement perdu que même le téléphone ne passe pas et que nous ne découvrirons des messages pour Thomas que bien plus tard. Après de nombreux lacets, nous apercevons au loin Gibraltar. Nous sommes pourtant à 30 km et le rocher est impressionnant. Il se détache très nettement dans le paysage. Traversée de la frontière vers l’Angleterre à pied après s’être garé au parking en Espagne. C’est marrant car le tarif du parking est à la minute (0,033 € la minute). Cela ne paraît pas cher mais cela défile vite quand même. Juste après la frontière, il y a l’aéroport et nous sommes arrêtés au passage à niveau pour laisser décoller un avion. Nous sommes ensuite obligés de traverser la piste pour rejoindre le centre ville. La ville ressemble à l’Andorre avec une rue commerçante où les boutiques vendent du parfum, de l’alcool, des cigarettes, de l’électronique, … : la seule différence, c’est la chaleur. A part cela, pas grand-chose mais nous sommes (presque) au bout de l’Europe. Nous remontons ensuite la Costa del Sol en passant par les stations connues comme Marbella, Fuengirola, Torremolinos ou Torre del Mar. Notre arrêt se trouve à Torrox Costa, juste avant Nerja. Nous découvrons un endroit enchanteur : piscine, tennis, tennis de table, fléchettes …. Tout pour se sentir bien. Le couple de hollandais qui s’occupe de ce centre donne une âme à cet endroit. Du coup, les trois quart des clients sont aussi des hollandais et nous avons l’impression d’avoir changé de pays. Encore un lieu que nous allons quitter avec regret. Comme vous vous en doutez, nous plongeons dans nos maillots de bain pour ensuite plonger dans la piscine : un vrai bonheur ! Ensuite, tennis, basket et tennis de table avant de repasser par la case piscine. Le soir nous fêtons dignement l’anniversaire de Thomas en prenant l’apéritif sur la terrasse de la pension qui surplombe la côte. Nous avons donc en prime une vue d’enfer. Enfin, pour finir cette longue journée nous finissons dans un restaurant au bord de la plage, avec uniquement des espagnols, et nous dégustons des grillades. Le barbecue se trouve directement sur la plage.

Mardi 10/08 – Torrox Costa

Petit déjeuner espagnol (ou néerlandais) pour Thierry avec œuf/bacon. Nous nous décidons à aller voir les grottes de Nerja. C’est assez joli mais nous sommes surpris du peu d’explications données : pas de visite guidées et informations très sommaires lorsqu’elles existent. Déjeuner ensuite en terrasse avec vue sur la mer à Nerja. Le surnom de « Balcon de l’Europe » de Nerja parait quand même un peu surfait. Nous trouvons ensuite une petite crique pour aller nous baigner. Là encore, il n’y a que des espagnols Nous n’y restons pas longtemps car le soleil tape très fort et les premières rougeurs se font sentir (surtout pour Thierry !) A peine arrivé à la pension, nous retournons à la piscine avec bien sûr un peu de tennis, tennis de table et basket. Nous choisissons de ne pas ressortir et de se faire un apéro /repas sur la terrasse Cette journée farniente et détente a été bien agréable après les journées précédentes dans les villes. Nous regrettons déjà de ne pas rester plus longtemps

Mercredi 11/08 – Torrox Costa puis Grenade

Grenade n’étant qu’à 1h30 de Torrox Costa, nous choisissons de profiter au maximum de la pension. Les enfants partent à la piscine pendant que nous mettons à jour le blog et que nous finissons d’écrire nos cartes postales : il était temps ! Checkout à 11h59 alors que la limite était midi. A notre arrivée à Grenade, nous ne regrettons pas d’avoir choisi l’option parking avec l’hôtel car il n’y aucune place disponible dans les rues. Déjeuner à l’ombre sur une place avec crêpes salées et nos premiers « Granizados », glace pilée, ici au jus de fruits naturel, délicieux et avec trois parfums. Nous partons ensuite à pied (10 mn de l’hôtel) visiter la cathédrale et la chapelle royale. Ballades dans les petites rues dont certaines font penser à des souks. Nous montons ensuite dans les ruelles du quartier de l’Albayzin, au pied de l’Alhambra. Thierry a choisit des petites rues absolument désertes pour y aller. Pour le retour, ce sont Sylvie et les enfants qui tiennent à choisir l’itinéraire. Résultat : nous retrouvons des ruelles animées et sympathiques, avec un petit chambrage pour Thierry. Nous dégustons des pâtisseries locales aux amandes.

La journée sera marquée du signe de la dégustation puisque nous allons le soir dans un restaurant tendance avec cuisine nouvelle. Les plats (canard aux endives caramélisées au jus de Xérès par exemple) seront délicieux et présentés avec soin. Du coup, nous prenons l’option dessert. Thomas choisit un feuilleté « bourré » de pommes : erreur de traduction assez amusante dans un restaurant aussi stylé.

Jeudi 12/08 – Grenade

Nous nous levons un peu plus tôt aujourd’hui car c’est la journée visite de l’Alhambra, site majeur de Grenade. Afin d’économiser nos jambes, nous prenons le bus pour monter à l’Alhambra : vue la montée, nous ne regrettons pas. A notre arrivée vers 9h45, il y a déjà beaucoup de monde dans la file d’attente. Heureusement, nous avions réservé part internet il y a environ 1 mois, avec une entrée au palais nazaries de à 11h. . Nous allons retirer nos places à une caisse automatique et filons vers les jardins. Nous apprenons par un couple, dépité, que les seules entrées vendues concernent uniquement les jardins. Il faut éventuellement venir de très bonne heure le matin car tout est complet par internet pour toute la semaine. Le site est à hauteur de sa réputation : une vraie merveille ! Il est composé de trois parties : une forteresse pour la défense du palais, un palais partie résidentiel du sultan et son harem et enfin une troisième servant pour la culture de potager. L’eau est omniprésente et donne un sentiment de vie et de sérénité. La partie résidentielle est magnifique avec ses différents patios et salles. Nous sommes plus déçus de ne pas avoir vu sous son meilleur jour le patio de los Leones pour cause de restauration. Comme le disent les deux garçons : « il faut bien restaurer un jour». Nous n’avons pas pu malheureusement visiter le Généralife, potager et maison attenante, car nous n’avions pas vu que notre billet prenait fin à 14h pour les visites des monuments. Nous nous sommes présentés à 14 h 35 à cette dernière partie. Nous sommes un peu déçus mais pas trop car celle-ci n’était pas la plus importante. Nous en repartons vers 15 H avec les jambes lourdes mais de belles images plein la tête.

Nous rentrons pour notre traditionnel plongeon dans la piscine, pas très grande mais suffisante pour se rafraîchir. Elle offre également de belles vues sur la ville.

Nous faisons ensuite un tour en ville et Thierry en profite pour acheter un jambon « ibérico ».

Nous terminons ensuite notre journée par un repas sur une petite place très agréable proche de la cathédrale, Bib Rambla, où un chanteur se produit au milieu sur une scène.

Vendredi 13/08 – Tolède et corrida

Nous abordons la dernière étape de notre périple et nous commençons à remonter vers le nord de l’Espagne. Dernier arrêt : Tolède, ville classée au patrimoine mondial de l’Unesco. Le trajet est de 4h, le programme de notre journée sera donc moins chargé. La température baisse un peu puisqu’il ne fait plus que 30°.

Nous nous installons dans notre nouveau et ultime hôtel à 15H. Bonne surprise : il est top classe avec une belle piscine que nous nous empressons d’aller tester bien sûr, après avoir déposé nos affaires. L’eau est un peu plus froide et Sylvie y mettra juste le bout des pieds. Pendant l’enregistrement à l’hôtel, Thierry a aperçu une affiche annonçant une corrida le soir même à 22h aux arènes de Tolède. Le personnel au comptoir n’en savait malheureusement pas plus que l’affiche et surtout pas si il était encore possible d’y assister. Tant pis, nous décidons de tenter notre chance en nous rendant sur place vers 20h En fait, il reste des places et nous allons pouvoir découvrir une corrida espagnole. Vu l’heure de début, nous n’aurons pas de problème de Sol ou de Sombra puisque le soleil sera en train de se coucher. Nous ne savons pas trop si nous allons aimer (surtout Sylvie et les enfants) mais c’est une occasion en or de se faire une opinion. Thierry ose même demander une affiche au guichetier qui arrive quand même à le comprendre malgré son espagnol par très académique : « Por favor, podria haber una afficha ? ». Ce sont surement les gestes complémentaires de Thierry qui lui ont permis de comprendre. Bien qu’il soit un peu tôt pour manger (20h30 ! mais nous sommes maintenant habitués aux heures espagnoles), nous nous dirigeons vers le bar en face des arènes. Nous commandons des tapas que la charmante serveuse arrive à nous servir bien que la cuisine n’ouvre qu’à 21h. Il y a dans le bar beaucoup d’aficionados. A notre entrée dans l’arène (enfin dans les tribunes ! ), les places ne sont pas numérotées et nous choisissons de nous mettre au premier rang, là ou il y a le plus de monde et surtout des espagnols. Notre choix sera super car c’est juste devant nous que les matadors et leurs cuadrilla de peones se préparent et échangent leurs matériels (muletas, capes, banderilles, épées) mais également débutent les faenas et viennent saluer durant le paseo. J’espère que vous avez remarqué la richesse de notre nouveau vocabulaire ! Tout cette nouvelle culture a été possible grâce à un charmant papy espagnol que j’ai branché dès le début et qui m’a expliqué plein de choses jusqu’à la position idéale que doit avoir le taureau juste avant l’estocade. Pour être franc, je n’ai pas toujours tout compris mais il fournissait des explications avec tellement de cœur que je ne pouvais pas lui demander de rater le spectacle pour m’expliquer de nouveau. Pour ce qui est de la corrida, on aime ou on n’aime pas mais c’est un spectacle Sylvie et Thomas ont bien fermé les yeux à certains moments, surtout lors de la charge des taureaux vers les picadors. L’un des picadors se retrouvera deux fois à terre et également le cheval qui se fera chargé violement à terre. Plus de peur que de mal pour cependant pour le cheval et le cavalier. Pour le taureau, c’est bien entendu une autre histoire… Il y aura du spectacle également avec un banderillo que se fera peur avec un soleil par-dessus la balustrade après avoir raté la marche et senti le souffle chaud du taureau. Un torero se fera marcher sur le pied par le taureau. Le spectacle est également dans les gradins avec les espagnols arrivant avec leurs glacières et mangeant leurs pipas. L’ambiance est conviviale avec les espagnols qui n’hésitent pas à manifester tout au long de la corrida : chambrage et/ou sifflets, ‘MUSICA’ pour arrêter les picadors, panuelo (mouchoir blanc) pour demander une récompense. Au final, même si nous sommes surs de ne pas être des potentiels aficionados, nous sommes ravis d’avoir pu assister à une corrida en Espagne. A notre retour à l’hôtel vers 1h du matin, nous découvrons qu’il y a un concert dans le parc des expositions proche. Le bruit n’est pas gênant car il s’arrête peu après notre arrivée.

Samedi 14/08 – Tolède suite Etant donné que l’hôtel est un peu à l’extérieur de la ville, nous prenons la voiture pour aller visiter le centre de Tolède que nous avons juste aperçu hier soir en nous rendant aux arènes. Nous trouvons une belle place pour nous garer au pied de la ville qui se situe sur un promontoire, dans un méandre du Tage. Nous décidons de prendre le petit train touristique pour visiter la ville. La visite est sympa et fait le tour extérieur de la ville (les petites rues intérieures sont presque toutes inaccessibles en train) et offre de superbes vues sur la ville. D’ailleurs nous referons le même parcours extérieur le soir avec le « Scenic Train ». La poursuite de la visite de la ville s’effectuera à pied. Tolède est une ville historique chaleureuse avec tout plein de vieux bâtiments, des remparts, une cathédrale et tout et tout mais également avec des petites rues sympas et où on se sent bien. On trouve bien entendu des magasins d’armes un peu partout. Thomas et Thierry feront une petite pause au soleil pendant que Sylvie et Romain iront visiter la Cathédrale. Après la visite, nous retournons récupérer la voiture et oh surprise, nous avons un PV pour stationnement. En regardant bien, nous voyons en effet un petit panneau indiquant que le stationnement est réservé aux résidents à certaines heures. En lisant la contravention, nous nous apercevons qu’il est possible de payer directement au poste de police mais, bien sûr, pas le samedi, ni le dimanche et lundi nous serons déjà en France. Que faire ? Dès notre retour à l’hôtel, nous consultons internet pour savoir si nous pouvons être rappelés par la patrouille en France. Les avis sont partagés et devant notre impossibilité de traiter le point en Espagne, nous prenons le risque d’attendre une relance. Après ces recherches, nous descendons profiter une dernière fois de la piscine avant de retourner diner en ville pour notre dernière soirée espagnole. Malheureusement, après avoir déambulé dans les rues, nous trouvons peu de restaurants libres au centre ville. La faim commençant à se faire sentir, nous tombons sur un restaurant pas terrible et nous écourterons rapidement notre repas : ce sera la seule mauvaise surprise en restau depuis le début du voyage. A notre retour à l’hôtel vers minuit, il y a de nouveau un concert. Pas de chance, celui du samedi soir dure plus longtemps que celui du vendredi et ne s’arrêtera que vers 2/3h du mat.

Dimanche 15/08 – Retour vers France

Eh Oui tout a une fin. Notre périple espagnol s’achève. Nous quittons Tolède, de bonne heure et de bonne humeur malgré la musique nocturne. Le retour est tranquille, sans bouchons (ouf). Nous avons même le temps de faire une grosse pause à Béhobie pour faire quelques courses. La différence de température est notoire puisque le thermomètre a pris 10° de moins et qu’il y a un peu de pluie sur les Pyrénées. Le choix de faire une étape à Madrid à l’aller et à Tolède au retour a été une bonne option. Pendant le voyage retour, nous pensons déjà à nos prochains périples possibles et à la possibilité de les organiser soi-même. A bientôt pour de nouvelles aventures...
Deux semaines de camping-car en Ecosse avec trois enfants? English translation pending
by Patknot73 · 2011-01-18 · 12 replies
Bonjour à toutes et à tous !

Je suis nouveau en ces lieux et après avoir passé quelques jours à consulter divers "carnets de voyages" (certains étant vraiment très complets), je me lance...

Je sais que ce sujet existe déjà et qu'il y a des réponses en long en large et en travers, mais rien n'est plus simple et plus rassurant que d'avoir des conseils personnalisés et toutes mes lectures m'ont amenées encore plus de questions eh eh !

Bref, nous comptons partir en camping car (avec deux jumaux de 6 ans et une fille de 10), de Genève (Suisse), du 8 au 23 juillet 2011, destination Ecosse ! C'est la toute première fois que nous prendrons l'option camping car, alors j'aimerais avoir différents avis/conseils sur ce qui suit :

> Est-ce facile de trouver des campings ou tout autre lieu pour changer, vider et remplir les divers contenants d'eaux ? Faut-il réserver à l'avance ou trouve-t on de la place facilement ? NB: Ne connaissant rien à la vie en camping car, je n'ai aucune idée des autonomies d'eau, gaz, électricité, etc.

> Est-ce envisageable de faire un tour complet de l'Ecosse (en gros, d'Edinburgh à Fraserburgh, Inverness, le nord-ouest des Highlands, l'île de Skye, Fort William, Glasgow, les environs de Dumfries, etc.) en 15 jours, sans courir et passer tous les jours 6 heures en camping car ? NB: Comme c'est un premier voyage, nous aimerions vraiment pouvoir profiter au maximum de la beauté de ce pays, mais aussi en voir le plus possible...

> Quels itinéraires/parcours choisir ? J'ai une idée de base, mais dans l'absolu et en tenant compte du fait que nous ayons 3 enfants d'âges différents, faut-il privilégier les visites ou les panoramas naturels ? NB: Je sais que c'est subjectif, mais l'expérience de certains peut s'avérer très utile afin d'éviter pleurs, ennuis et déceptions eh eh !

> Est-ce que la vie est chère "sur place" ? NB: Essence, nourriture, excursions, etc.

> Enfin, quels sont, d'après ceux qui connaissent bien l'Ecosse, les endroits à ne pas manquer ? Si vous deviez faire un tri et ne retenir que l'essentiel, quels endroits me conseilleriez-vous ? NB: Je sais que ça semble idiot, mais disons qu'aller à Rome sans voir le colisée ou le vatican ou aller à Paris sans visiter la tour Eiffel et Notre Dame, c'est vraiment dommage...

Voilà, dans un premier temps, j'ai posé assez de question pour me préparer aux réponses et par conséquent, à la suite de mes interrogations qui ne manqueront sûrement pas eh eh...

D'avance merci à toutes et à tous pour vos prochaines réponses :-)

Pat
Vols directs multi-destinations pour l'Asie? English translation pending
by Virginath · 2011-01-18 · 23 replies
Bonjour à tous,

Nous (parents + un enfant de 10 ans) souhaitons partir à Bali fin juin/début juillet, et j'avais pensé faire une étape d'un ou deux jours à l'aller et au retour dans une grande ville asiatique, et aller à Bali avec Air Asia. J'espérais trouver un billet "multidestination", mais pour l'instant, je ne trouve pas d'offre avec 2 vols directs, par exemple Paris-BKK et SIN-Paris. Ou alors si, à 17 000 euros (non, il n'y a pas un zéro de trop - prix pour 3 billets quand même 😏).

Connaîtriez-vous une compagnie qui dessert 2 grandes villes d'Asie en direct depuis Paris (ou Londres, voire Amsterdam), ou auriez-vous d'autres bons tuyaux à proposer ? Je sais que les vols pour Bali passent souvent par Kuala Lumpur, mais hormis les tours Petronas, la ville ne semble pas exceptionnelle, d'après ce que j'ai pu lire ici. J'aurais préféré passer par des villes emblématiques du style Hong Kong, Singapour, Bangkok ou Shangaï (malgré la distance).

Merci d'avance ! 🙂
Rejoindre Kakku depuis le lac Inle par la piste? (Birmanie) English translation pending
by EricMoorea · 2011-01-15 · 14 replies
Bonjour,

je m'adresse aux connaisseurs de la région Inle - Taunggyi - Kakku. Au cours de mon séjour au Lac Inle en Mars prochain, je voudrai me rendre à Kakku pour le Pagoda festival. Plutôt que de prendre la route Nyaungshwe - Taunggyi - Kakku, j'aimerai sortir des sentiers battus et prendre la piste à travers les collines qui permet de rejoindre Kakku depuis la rive Sud-Est du lac (apparemment le départ serait aux environs du Golden Island Cottage à Nampan). J'ai trouvé sur le net le compte-rendu (en anglais) d'une personne qui l'a fait en 2009 avec un 4X4 et un guide Pa'o. Quelqu'un pourrait-il me confirmer qu'il est possible de faire cette liaison ? Merci pour les infos que vous pourrez me donner.

Bonne année à tous. Eric
Idées de visites pour un tour de l'île à St-Kitts? (escale de croisière) English translation pending
by Caral2004 · 2011-01-11 · 8 replies
Bonjour,

Nous ferons escale à Basseterre, St-Kitts en avril prochain lors de notre première croisière. Nous avons loué une voiture que nous prendrons directement au port étant donné que mon mari et moi préférons visiter à notre rythme, aller où nous désirons et découvrir des petits coins par nous-même.

Quelqu'un a des idées des endroits où il faut vraiment aller? Des choses à ne pas manquer? Nous irons certainement faire un tour à la plage mais nous ne savons pas laquelle encore. Et moi j'espère bien voir des singes en liberté à quelques parts?

Des suggestions?

Merci!
Itinéraire pour trois semaines en Indonésie? English translation pending
by Poprei · 2011-01-11 · 11 replies
Bonjour à tous,

Ma compagne et moi-même partons en Indonésie du lundi 2 mai au dimanche 22 mai pour notre voyage de noces. Nous avons l'habitude de voyager par nos propres moyens équipés du Routard ou du Lonely Planet et de nos sacs à dos, et même si c'est un voyage de noces, on ne changera pas nos habitudes 😉. Nous n'avons prévu que l'achat des billets d'avion pour le moment. Voici ce que nous avons repéré comme la possibilité la plus intéressante au niveau budget et point de départ-arrivée:

Arrivée à Yogyakarta le 3 mai à 10h50. Et départ de Denpasar (Bali) dimanche 22 mai à 14h25.

Connaissant le point d'arrivée et de départ ainsi que les dates, pensez vous qu'un circuit incluant au moins les points suivant soit réalisable:

- Le site de Borobodur sur Java - Le volcan Bromo sur Java - Le volcan Kawa Ijen sur Java - Snorkeling et plage sur Bali - 2 ou 3 jours de treks sur le Rinjani à Lombok (sans doute avec une excursion organisée à partir de Bali)

Ce ne sont que quelques incontournables, le reste est en cours de réflexion. Nous ne sommes qu'au début de la préparation de ce voyage, comme je vous l'ai dit, seuls les billets d'avion sont prévus. Nous avons parcouru pas mal de forums et de sites Internet ainsi que le Lonely Planet, mais comme vos conseils sont souvent d'une aide précieuse, je me permets de faire appel à vos expériences pour influencer notre circuit!

Merci d'avance et meilleurs vœux à tous pour l'année 2011!
Malaisie: un choix judicieux? English translation pending
by Dilemma · 2011-01-10 · 43 replies
bonjour et meilleurs voeux à tous

recherche un pays d'Asie pour effectuer 1er voyage en se débrouillant vraiment seuls(=ss prise en charge ds un circuit organisé) goût pr les pays d'Asie circuit voyage organisé en grpe en Thailande...puis 2008 et 2010 voyage au Vietnam avec du sur mesure individuel... pr le moment suis trés tentée par la Malaisie, suite à lecture LP , VF et surf sur internet... Le pays semble bien adapté au tourisme:habitants accueillants locomotion facile vols intérieurs pas chers bon réseau routier(circulation facile pr location par rapport à d'autres pays d'Asie) bus train etc plusieurs sites me donnent envie Georgetown Malacca Singapour( c'est à côté) Kuching etc...lac chini profil et contraintes 18 nuits sur place et obligatoirement en juillet envie d'un circuit mais aimerais obligatoirement y intégrer 3 à 4 nuits plage.quel casse tête!!! je sais déjà parfait çà n'existe pas mais pour ceux qui connaissent j'ai bcp aimé Phu Quoc ou Con Dao au Vietnam...

impératif:une plage où je ne risque pas de me faire dévoree par des sand flies car je développe des allergies qui me rendent dingue.je ne pratique ni plongée ni snorkeling mais apprécie eau limpide balade sur la plage baignade bungalow sur la plage PROPRETE ...pas un immense resort les uns sur les autres...et bonne nourriture(=correcte).je vais devenir incollable sur les iles de Malaisie mais je n'arrive pas à me décider... Perhentian Abdul chalet? Redang coral redang?archipel seribuat?Pangkor?ou la plage pres de Kuching peutelle faire l'affaire?en fait c'est pr décompresser et buller ds un très beau cadre et visiter evt... La malaisie est elle un bon choix pr un 1er essai et quelle destination plage choisir...? merci
Croisière Costa dans les îles grecques le 2 mai 2011 English translation pending
by Bruno26780 · 2011-01-09 · 107 replies
Bonjour à tous et bonne année 2011

j'ouvre cette discussion pour essayer de récolter un maximum d'information et bien sur une fois de retour je vous ferais un compte rendu 😉

Nous partons en voiture le samedi 30 avril pour pouvoir passer le week end à Venise nous avons réservé dans l'hôtel Vecellio. un petit hôtel de 8 chambres pour profiter de Venise car il parait que c'est super de flâner le soir dans cette superbe ville 🙂

et nous prenons le Costa Fortuna le 2 mai à 17h30 pour Bari, Katakolon, Santorin, Rohde, Dubrovnic, Venise.

nous avons l'intension de profiter du parking voiture pour les personnes qui font la croisière à partir du 30 avril donc 48 heures avant le depart de la croisière j'ai vue sur ce forum que c'était possible.

sur le bateau nous avons pris une cabine sur le pont 2 en plein centre du bateau et nous prendrons nos repas au deuxième services.

toutes vos suggestions astuces et conseils sont les biens venues 😉

je viendrais régulièrement rajouter les informations qui me permettrons de preparer mon voyage.

pour finir courant Mai par un compte rendu.

Trek du camp de base de l'Everest: argent, équipement et précisions? English translation pending
by Pyogene · 2011-01-09 · 38 replies
Bonjour,

Je pars faire le trek du Camp de base de l'Everest (three passes) seul sans guide ni porteur en avril. Malgré mes recherches sur le forum, plusieurs de mes questions restent sans réponse (précise)...

1) Un sac de couchage en duvet -10C (avec doublure d'appoint en soie) est-il suffisant?

2) Est-il possible de recharger ses batteries de caméra dans les lodges (chargeurs lithium-ion, ipod, etc...)?

3) Combien d'argent liquide pour 22 jours de trek (lodges, nourriture, etc...)?

Merci!
Tourisme individuel à Bali: bons plans, hôtels...? English translation pending
by Diben · 2011-01-08 · 27 replies
Bonjour, Nous désirons mon épouse et moi même effectuer un séjour à Bali durant La 2ème quinzaine de mars 2011. L'affluence touristique ne gâche-t-elle pas le charme de l'île. Quels sont les bons plans pour découvrir Bali en évitant les hordes de touristes. Est-t-il préférable de confier la réservation des hôtels et voiture à une agence ou bien un vol sec est suffisant ? Faut-il se limiter à Bali ou bien envisager de compléter le séjour par une visite de Lombok et/ou l'est de Java ? merci d'avance pour les renseignements
Laos, en pays Katou, deux mois à pied aux confins de la province de Sékong English translation pending
by 321 · 2011-01-07 · 78 replies
Laos, en pays Katou, deux mois à pied aux confins de la province de Sékong

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« Phoua khao khin màa, èt màa khin khun ! » (Nous mangeons nos chiens, mais nos chiens mangent les hommes !) Un homme katou

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TABLE Introduction I. Orpailler II. Marcher III. Habiter IV. Contrôler V. Manger VI. Fumer VII. Tuer (Puis quelques photos à partir d'ICI ainsi que LÀ).

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Introduction À deux reprises et à trois années d'intervalle, durant un mois chaque fois, j'ai marché, seul, sans guide, dans l'extrême sud-est du Laos, vers les confins de la province de Sékong, en direction des villages de l'ethnie Katou les plus isolés et les plus traditionnels de la région, dans lesquels je fus accueilli chaque nuit, devenant dès lors par ailleurs le tout premier touriste à se rendre en ces lieux. Ces étonnants et emblématiques villages circulaires, au caractère tribal original et remarquable, sont disséminés au cœur d'une zone résolument sauvage de montagnes escarpées et de forêts denses que l'on ne peut atteindre qu'à pied, la plupart du temps via d'étroits et improbables sentiers, rares traces tellement peu foulées qu'elles disparaissent continuellement sous la végétation envahissante.

La province de Sékong est la plus pauvre du Laos, et parmi les quelques groupes de populations qui la peuplent, les Katou figurent sans conteste au nombre des plus déshérités. Les Katou, les Khas-tuu, c'est-à-dire les "sauvages d'en haut" si l'on veut croire, entre toutefois d'autres hypothèses possibles, à une étymologie d'origine mixte, lao pour la première syllabe et katou pour la seconde.

Les Katou - ou Katu, Kantou - composent un des groupes ethniques les plus isolés et méconnus du Laos, même de leurs compatriotes. Population encore un peu crainte, car non laocisée, elle peuple une région montagneuse difficilement accessible, la Haute-Sékong, toujours peu connue à ce jour, et même redoutée de la plupart des Lao eux-mêmes : les Katou vivraient dans des contrées mystérieuses et dangereuses - un monde forestier demeuré non civilisé - voire s'avéreraient eux-mêmes dangereux. La réputation belliqueuse et sanguinaire des Katou n'est pourtant plus justifiée : leurs villages ne sont plus fortifiés, car les équipées sauvages et guerrières entre tribus voisines - les Katou de la province de Sékong se répartissent en sept sous-groupes - ont cessé depuis quelques décennies, et le tout dernier témoignage relatif à leurs fameuses Chasses au Sang rituelles, destinées à conjurer une catastrophe, un bouleversement ou une malédiction, date déjà de la fin des années 1930. Les sacrifices humains et les actes de cannibalisme qui s'ensuivaient - le sang et des organes vitaux étaient consommés par les chasseurs - ont désormais été remplacés par l'immolation rituelle occasionnelle de buffles.

Toujours est-il que les villageois Katou restés retranchés dans l'extrême est de la province de Sékong vivent encore véritablement en marge de la nation. Les influences culturelles et économiques lao s'arrêtent en effet de manière quasiment nette au pied des premiers escarpements qui composent leur pays, dans le sud de la Cordillère annamitique, chaîne montagneuse forestière formant une barrière naturelle ici difficilement franchissable entre le Laos et le Vietnam voisin. Un relief tourmenté, de petites vallées profondément encaissées et aux orientations diverses et variées, une nature éminemment sauvage et préservée où abonde une faune exceptionnellement riche, parmi laquelle de nombreuses espèces rares et endémiques à la région.

Bien que faisant épisodiquement, de la part des autorités, l'objet de tentatives d'intégration à la société lao, se traduisant par des incitations à transmigrer, c'est-à-dire à déplacer leurs habitats vers les vallées plus accessibles, et donc mieux contrôlables, les groupes Katou les plus reculés de la province sont néanmoins parvenus jusqu'à aujourd'hui, grâce à cet isolement géographique exceptionnel et radical, ainsi qu'à l'absence presque totale d'influences extérieures, à préserver une très forte indépendance culturelle. Ils ont par exemple pu perpétuer l'usage, au quotidien, de dialectes propres, ainsi que des croyances et rituels animistes particulièrement singuliers. De plus, contrairement à de nombreuses autres "enclaves ethniques" du pays, aucun groupe de population plus majoritaire et mieux intégré à la société lao, des bouddhistes notamment, n'est encore jamais venu s'implanter à proximité de leur territoire. Les Katou ont ainsi pu conserver nombre de leurs traditions ancestrales, généralement en étroite relation avec leur riche et dense environnement forestier.

Les Katou sont donc animistes et ils s'efforceront en permanence d'entretenir des rapports harmonieux avec les nombreux phii, les "esprits", qui peuplent la montagne, les grottes, la forêt, les cours d'eau, le village, les huttes, et d'autres lieux encore. Si cette harmonie a été rompue par viol d'une tradition ou d'un tabou, ou pour toute autre raison qui se manifestera le plus souvent par l'apparition d'une maladie, d'un décès ou encore d'une mauvaise récolte, seules les chamanes Katou sauront alors, par des méthodes ancestrales de divination, en définir l'origine, puis rétablir ce lien entre les humains et les "esprits" contrariés ou offensés.
Choix d'hôtel tout-inclus à Punta Cana English translation pending
by Saonah · 2011-01-07 · 31 replies
Bonjour,

J'hésite présentement sur le choix d'hôtel à Punta Cana et j'aimerais avoir votre avis entre le Gran Paradise Bavaro, le Be live, le Natura Park et le Tropical Princess. Ce sera pour des vacances en couple, la qualité de la nourriture est importante mais la beauté de la plage aussi.

Merci !
Les parcs du Nord chilien à vélo English translation pending
by Lucbertrand · 2011-01-06 · 8 replies
Parcs nationaux nord du Chili de Sajama à Colchane

Nous poursuivons notre descente de l’Amérique du Sud. Après une formidable traversée de Chemins oubliés de Bolivie au sud-ouest du lac Titicaca jusqu’à Samaja, petit village de montagne bolivien, nous envisageons de traverser les parcs naturels du nord du Chili, qui portent les noms suivants, parc de Lauca, Réserves des Vigognes, parc du salar de Surire et parc du volcan Isluga.

Cette succession de parcs nationaux ou naturels semble constituer une immense chaîne de pistes, dont nous ignorons l’état et les dénivelés. Nous ne savons pas si nous y trouverons du ravitaillement. Notre première impression est favorable, le Chili étant un pays occidentalisé, nous ne manquerons pas de trouver des infrastructures touristiques. Tout du moins l’espérons-nous. Cependant dans le doute nous envisageons cinq jours d’autonomie.

Nous quittons la Bolivie et le magnifique village de Sajama. Une route asphaltée succède à la piste sablonneuse après trois cents kilomètres. La première sensation est exquise, plus un seul frottement. Je ressens plus un sentiment de glisse que de roulement. Là-bas à l’ouest une ville que nous prenons à tort pour Lagunas, alors qu’il s’agit de Tembo Quemado. Cela aura son importance. Nous l’atteignons et nous décidons d’y déjeuner. Ensuite, une longue montée nous conduit à la frontière à plus de 4500 mètres d’altitude. Du fait de notre erreur, nous nous trouvons à un poste frontière en pleine nature loin de la dernière ville, et nous effectuons les formalités de sortie de Bolivie et d’entrée au Chili. Mais le hic, impossible d’échanger nos bolivaros. Le douanier chilien nous assure que plus loin il n’y aura pas de problème pour faire du change. Nous constaterons qu’il nous a dit n’importe quoi.

Le contrôle d’entrée au Chili est sévère. La douane fait passer un chien anti-drogue le long de nos vélos. On nous demande de nous délester de nos produits alimentaires frais ou secs. Nous abandonnons nos pommes et nos raisins secs.

La route se déroule le long du majestueux lac de Chungara à 4500 mètres d'altitude, derrière lequel le volcan Parinacota et son voisin dressent leurs silhouettes caractéristiques à plus de 6000 mètres. Nous le longeons sur une bonne dizaine de kilomètres. Le lieu est presque désert, à part quelques gros camions, mais du fait de la route goudronnée, ils nous gratifient seulement de leur gaz d’échappement, et non d’une poussière dense et persistante. La zone est désertique, des sommets pelés aux couleurs vives font face aux deux volcans. Nous progressons sur un immense plateau accidenté, et nous constatons que la nature est la même qu’en Bolivie. L’impression de pays occidentalisé va se révéler inexacte dans cette partie nord du Chili. Ce que nous allons croiser durant cinq jours, ne seront que villages désertés et étendues nues.

Dans un premier temps nous espérons arriver au village de Parinacota, que nous croyons grand. Enfin nous l’atteignons, il s’agit d’une petite bourgade nichée au bord de cet immense lac de Chungara. Nous réalisons que le change ne va pas être facile, et le ravitaillement non plus. Cela me donne un sacré coup au moral. Va-t-il falloir que nous fassions un détour immense pour rejoindre la première ville où trouver un distributeur de billets ? Une auberge nous accueille. Il y fait froid, l’altitude est de 4300 mètres. Nous y rencontrons un couple de jeunes Français qui ont laissé tomber leurs métiers et partent pour un tour du monde. Au cours de ces trois mois d’errance, nous croiserons à plusieurs reprises des couples dans cette situation.

Nos problèmes comme par enchantement et peut-être aussi grâce à la pugnacité de Jean, vont trouver une solution. L’aubergiste nous fera du change et nous vendra du pain et des paquets de spaghettis. Ce sera la base de notre nourriture pour les jours à venir.

Et de plus au matin une minuscule boutique nous vend quelques sucreries. C’est le Pérou ! Nous prenons notre temps, allons demander conseil auprès de l’organisme du parc implanté dans le village. La personne interrogée ne semble pas très bien renseignée et nos questions obtiennent des réponses évasives. Pour un employé de cette structure, l’impression est franchement déplorable. A croire qu’il ne s’est jamais aventuré en dehors de son bureau !

Le village est touristique. Nous discutons avec un groupe de Français, qui se déplace à travers le Chili en 4X4. Nous finissons par prendre la route vers les 11 h du matin. Notre intention est de faire une vingtaine de kilomètres et de trouver un coin de bivouac, ce qui nous avancera pour l’étape du lendemain.

Il nous faut dans un premier temps rejoindre la route goudronnée à partir du village. Après quelques péripéties, nous la suivons sur quelques kilomètres et nous nous engageons sur un chemin, qui est un raccourci permettant de nous faire gagner une vingtaine de kilomètres. Très vite il nous faut peiner contre le sable et le vent. À un carrefour, nous n’avons aucune certitude sur de la direction. Après un temps d’hésitation nous optons en faveur du chemin qui s’avérera le plus court. Nous évoluons dans une immense plaine désertique sans relief, bordée de grands volcans laissant échapper quelques fumerolles. Cette première impression est loin de l’idée que l’on se fait d’un parc national, en pensant par exemple à l’Oisans ou les Ecrins en France. Mais nous sommes venus ici à la recherche d’autre chose, et effectivement cela ressemble à autre chose, bien que la première impression soit de désolation !

Quelques camions soulèvent des nuages de poussière. Mais que font ces monstres à cinq essieux dans ce coin retiré ? Nous découvrirons demain soir, qu’ils participent à l’exploitation du salar de Surire. Pour le moment, nous constatons grâce à un panneau routier miraculeux au milieu de ce désert, que le village de Gualaterie se trouve à quarante kilomètres, le panneau affiche exactement quarante et un. Du fait d’un changement de direction de notre chemin, le vent de ce milieu d’après-midi est bien orienté, nous devrions être en mesure de parcourir cette distance avant la nuit. Nous nous remotivons et abandonnons notre intention de bivouaquer après une vingtaine de kilomètres. En effet, le vent nous pousse et le terrain est plat ou presque. Cependant le revêtement n’est pas terrible, tôle ondulée et sable parfois obligent à mettre pied à terre, car les roues s’enfoncent, et le pédalage devient impossible. Le challenge de rejoindre ce village et son auberge espérée nous donne des ailes et nous traversons ces grandes zones désertiques avec motivation et acharnement.

Vers les dix neuf heures, nous atteignons notre but, petite bourgade au pied du volcan Gualaterie. Le site est austère sous cette bise froide de fin d’après-midi, vaste plaine sans végétation ni relief au pied de cette énorme montagne qui émet des fumeroles. Le gîte est effectivement ouvert, nous poussons un ouf de soulagement, car cela nous évite un bivouac qui se serait sans doute avéré assez inconfortable, pour le moins. L’étape de ce jour aura été de 64 kilomètres, distance respectable, eu égard à notre heure de départ tardive et à l’état de la piste. Mais le vent, qui sur les deux tiers du trajet nous a poussé vigoureusement, a été notre principal allié. Nous ne pouvons nous empêcher d’imaginer ce qui se serait passé s’il nous avait été défavorable !

Les conditions de vie sont vraiment rudes dans ces régions. Dès que le soleil a disparu, la température chute rapidement et le vent ajoute à l’austérité ambiante. On nous propose des chambres spacieuses avec une antichambre où nous pouvons laisser nos vélos. C’est toujours appréciable de ne pas avoir à retirer les sacoches, ce qui économise la fatigue due au temps de manutention, de démontage et de remontage.

Nous sommes seuls dans cette auberge tenue par une femme. Elle allume un poêle à côté duquel nous nous blottissons. L’ambiance demeure la même que lors de la traversée des pistes boliviennes effectuée les jours précédents. Seule différence, les prix sont plus élevés mais restent bon marché, même si le montant semble à première vue très élevé, car le change est de 700 pesos chiliens pour 1 euro.

Au matin, après le petit déjeuner dans une salle glaciale, nous nous promenons dans cette petite bourgade en attendant que le garde du parc rejoigne son bureau. En effet, aujourd’hui nous espérons rejoindre le salar de Surire, au bord duquel se trouve un refuge tenu par le parc. Nous espérons obtenir des renseignements, car semble-t-il il n’est pas toujours ouvert. Cela dépend de la présence des gardes. Comme dans tous ces coins retirés de Bolivie et du Chili, une vieille église avec son clocher posé à même le sol attire immédiatement l’attention. Je gravis l’escalier étroit en colimaçon qui conduit à son sommet. Là comme dans chacun des clochers visités, une énorme cloche suspendue à une poutre tordue, sans doute centenaire, trône imposante.

La vue de ce lieu sur la région est étonnante. Une immense plaine désolée, qui par sa monotonie, ne laisse aucun relief particulier, où le regard pourrait s’arrêter. Cependant au-dessus de cette immensité morne, un grand volcan, sur lequel fumeroles et traces de neige se disputent la prédominance, ajoute à la désolation du site. De manière paradoxale, je ne sais plus si je suis dans une région montagneuse ou dans un grand désert aride et lugubre. Pourtant, le ciel est d’une grande pureté et le soleil essaie d’ajouter une touche de gaité, mais rien n’y fait. Ces régions, peut-être trop immenses, où la végétation n’a pas sa place, m’oppressent et me semblent hostiles. Les montagnes, je les imagine en grands pics qui s’élancent, en forêts denses ou alors encore en beaux pâturages verts qui montent à l’assaut des pentes, mais là, cette énorme masse, qui nous domine, ne présente que gigantesques pierriers, qui s’étendent presque à l’infini. Ils viennent mourir ou plutôt se perpétuer dans cette étendue sans repère particulier et qui court bien au-delà de l’horizon. L’attractivité de ces régions réside plus dans leur exotisme que dans l’esthétisme. Voilà les pensées qui m’assaillent dans ce matin frais au beau milieu du parc national de Lauca.

Nous nous dirigeons vers le bureau des gardes, car il commence à y avoir du mouvement. Là nous exposons notre demande. Il nous est r��pondu qu’il n’y aura aucun problème pour être hébergé au bord du salar de Surire. Nous retournons récupérer nos vélos et partons. L’étape de la journée sera seulement de 52 kilomètres, mais la piste sera terrible, tôle ondulée et sable, comme d’habitude. De plus le trafic de camions sera intense. En effet, l’exploitation du sel bat son plein, et le nuage de poussière est permanent sur cette piste qui conduit au lieu d’extraction. Nous souffrons de ces particules de terre qui nous tapissent les muqueuses. Les camionneurs sont cependant sympathiques et essayent dans la mesure du possible de diminuer cette nuisance. Comme ils font des allers-retours pour charger du sel, nous voyons les mêmes plusieurs fois dans la journée et ils nous font de grands signes.

Mais pour un parc national, ce n’est pas terrible, on a vraiment l’impression de se déplacer dans une immense carrière. Seuls, quelques alpagas de loin en loin ou alors quelques vigognes furtives apportent une touche différente. Vers les treize heures, nous faisons une pause casse-croûte en nous protégeant du vent et de la poussière derrière nos vélos, sur lesquels nous avons fixé des couvertures de survie. La protection est toute relative, mais bien allongé au sol la tête sur mon sac, la position est tenable. Il faut dire que depuis presque trois mois que nous affrontons les différents climats des Andes, nos corps se sont adaptés et nous ne souffrons pas, en dehors de cette poussière qui s’insinue partout.

Le matériel est durement éprouvé par les conditions du chemin. Les vibrations permanentes desserrent les boulons et nous ne prenons pas la peine de vérifier fréquemment nos vélos. Cette négligence entraîne la rupture d’une fixation de mon porte-bagages avant, et il nous faut réparer en plein vent. Mais grâce à l’ingéniosité d’Alain, les travaux seront menés rapidement.

Enfin au sommet d’une butte, le salar nous apparaît. Il ne semble pas très grand, mais nous avons appris à nous méfier de nos perceptions des distances, car le périmètre de ce désert de sel est de 60 kilomètres, ce qui est supérieur par exemple au pourtour du lac du Bourget, plan d’eau de superficie imposante. Nous sommes impatients de nous approcher de cette étendue de sel et de pouvoir y rouler. La déception est vive de constater que toute la surface de ce lac immobile est retournée et grattée du fait de l’exploitation. Nous essayons cependant d’y rouler et faisons quelques photos. Nous sommes sur le premier des trois salars que nous envisageons de traverser, mais c’est le plus petit, le second sera déjà beaucoup plus grand et enfin le dernier Uyuni est tout simplement le plus vaste désert de sel du monde. Mais déjà cette première expérience préfigure les émotions que nous ressentirons au milieu de déserts de sel des centaines de fois plus amples.

Un employé de l’entreprise d’exploitation nous signale que le salar est propriété privée et que nous n’avons pas le droit d’y circuler. Il attire aussi notre attention sur le danger que représente cet endroit, car par secteurs la croûte de sel peut céder sous le poids de la personne qui s’y déplace. Mais il nous dit tout cela sur un ton affable. Il nous explique aussi le cheminement du sel exploité vers les pays étrangers.

Nous reprenons notre chemin vers le refuge qui se trouve encore à huit kilomètres. Avec le vent dans le nez et une piste en état médiocre cela représente encore presque une heure d’efforts soutenus. Enfin nous y sommes. Les vigognes sont protégées, elles ne s’y trompent pas. Par troupeaux elles séjournent dans les environs de ce refuge, sous l’œil des gardes, dont la mission est justement de veiller sur elles.

Pour des problèmes de clés, nous devons attendre dehors dans le froid qui vient rapidement avec le soir. Finalement nous demandons s’il n’est pas possible de se mettre à l’abri car nous commençons à nous geler, n’oublions pas que nous sommes à plus de quatre mille mètres d’altitude. Comme par enchantement, suite à notre demande, les problèmes de clés disparaissent, car la porte du bâtiment que l’on nous réservait n’est pas fermée à clé ! Que faut-il en déduire ? Les problèmes de communication ne sont pas toujours évidents. Cette construction est une espèce de gros baraquement en préfabriqué, constitué de plusieurs pièces. On nous affecte une grande chambre pour tous les trois et une autre pour entreposer nos vélos et nos bagages.

Nous sommes situés quelques dizaines de mètres au-dessus de l’étendue de sel, position de laquelle le regard embrasse une large zone. Pour la première fois nous assistons au coucher de soleil sur cette immensité blanche. Les teintes virent au rose, puis au rouge et s’assombrissent pour se confondre avec le noir de la nuit. Nous sommes sous le charme de ce spectacle extraordinaire. Nous ne pouvons nous empêcher d’imaginer et d’extrapoler ce que nous dévoileront les grands déserts de sel boliviens, vers lesquels nous nous dirigeons et que nous atteindrons la semaine prochaine.

Dans le bâtiment principal, nous sommes autorisés à faire notre cuisine. Il y règne une bonne chaleur. En dehors de l’équipe de gardes et d’une scientifique, un couple de Hollandais séjourne en ce lieu. Ils viennent de passer leur journée à photographier le salar et sa faune de flamants roses. Malheureusement ces grands oiseaux ont élu domicile sur le côté opposé du site, et nous n’en verrons pas.

Le lendemain matin, nous attendons les premiers rayons du soleil pour sortir. Le spectacle est magnifique, le sel s’éclaire. La chaleur monte très rapidement dès l’apparition de l’astre du jour. De plus, comme tous les matins, pas un souffle de vent ne perturbe le calme ambiant. Dans ces déserts d’altitude, le contraste est considérable entre le début et la fin du jour. Le vent du soir apporte austérité et hostilité à ces zones perdues. Par contre le lever du jour et le début de matinée diffusent une atmosphère de tranquillité apaisante qui invite à la contemplation des petites troupes de vigognes qui nous environnent. Mais il nous faut songer à partir pour profiter de l’absence de vent afin de parcourir un maximum de kilomètres dans de bonnes conditions.

Nous longeons le salar et arrivons à un embranchement. Un ouvrier d’une équipe travaillant à l’amélioration de la piste nous dit que les deux routes se rejoignent plus loin. Nous passons par le village désert de Surire, mais le chemin se termine en cul-de-sac. Cependant ce détour permet de faire la visite de l’un de ces villages du bout du monde. De plus, comme nous sommes montés légèrement pour atteindre ce hameau, la perspective sur le salar est magnifique. Après avoir fait demi-tour sur un kilomètre, nous hésitons quant au chemin à prendre. Nous distinguons bien dans le lointain le col par lequel nous devons passer. Mais dans cette immense plaine vallonnée qui y conduit, quel est la voie qu’il faut suivre, tout ne semble que sable inconsistant, et le mauvais choix peut se révéler redoutable. D’ailleurs le col en question, est-ce bien l’itinéraire ? Je distingue dans cette direction un nuage de poussière soulevé par un véhicule, preuve qu’il y a bien une piste, donc probablement la notre. Dans ces immenses espaces où la présence humaine est faible et nos cartes très imprécises, nous sommes parfois confrontés à des choix difficiles. Je ne sais si par chance ou du fait de notre sens de l’orientation, mais nous ne ferons pas de grosses erreurs.

La montée vers ce col n’en finit pas. La piste est difficile, l’altitude n’arrête pas de s’élever. L’environnement devient de plus en plus minéral. De grands pans de montagnes en pentes assez douces nous entourent, un peu à la manière de grandes collines désertifiées, sur lesquelles des pierriers aux couleurs multiples se déverseraient. Plus une seule voiture, le lieu est grandiose dans son austérité. Notre altimètre indique plus de 4600 mètres, alors qu’enfin nous atteignons ce que nous pensons enfin être le point le plus élevé. En effet, nous sommes habitués maintenant depuis plusieurs mois à la topographie des Andes, ce qui est particulièrement vrai en particulier au Pérou et en Bolivie. Des pentes douces qui ne semblent jamais se terminer alors que l’on croit avoir atteint le point culminant. Mais lorsqu’on atteint enfin ce fameux point culminant, on réalise qu’il n’est qu’une énième antécime. Le point le plus élevé se dérobe toujours, et pousse parfois au découragement après des montées interminables.

Enfin nous sommes au sommet et nous marquons l’arrêt. Le col, plutôt la vaste zone plate qui en tient lieu ressemble un peu à ces images lunaires que nous avons tous vues, sur lesquelles de grands espaces plats recouverts de grosses pierres éparses s‘étendent jusqu’au pied de reliefs lointains. Contrairement à la lune, il ne s’agit pas dans le cas présent de gigantesques rebords de cratères dus à la chute de quelques gros météorites, mais tout simplement de reliefs volcaniques. La palette de couleurs présentée est vraiment très large, du noir provenant de quelques pierres charbonneuses, en passant par le rouge le vert, pour s’étendre jusqu’à des teintes très claires, le blanc ou le jaune, provenant d’écoulements soufrés. Je ressens en ces lieux une profonde impression de bout du monde.

La vitesse réduite du vélo, en particulier par des pistes difficiles et mal adaptées aux deux roues, seule permet cette pénétration lente dans ce milieu désertique. La lenteur constitue l’élément fondamental, qui laissera à l’esprit le temps de s’adapter à cet environnement, d’où tout naturellement découlera ce plaisir intense de la contemplation de ce panorama d’exception. Venir trop facilement dans un lieu, un peu comme si on ne l’avait pas mérité par l’effort de son corps, ne permet pas d’accéder à cette félicité. Bien évidemment, j’ai conscience d’être un privilégié, qui a la santé et le temps pour réaliser de tels projets. Le temps reste la plus grande richesse dans nos sociétés occidentales en accélération permanente, et non l’argent. Bien sûr, il en faut un minimum, mais le voyage à bas coût est une réalité accessible, nous en faisons la démonstration. Je dirais même que les vrais souvenirs persistants, nous les obtenons au cours de nos expériences rustiques. Les nuits dans des hôtels confortables, ne laissent souvent aucun souvenir, car ce ne sont pas des lieux de rencontre et d’échange, et le dépaysement, source d’intérêt du voyage, y est généralement absent. On va me rétorquer que pour aller si loin, il n’y a que l’avion et le billet il n’est pas gratuit? Certes il faut en tenir compte, mais une fois sur place on vit pour quelques centaines d’euros par mois. Mais à travers ces considérations, je ne veux surtout pas jeter la pierre à ceux qui ont choisi de voyager de façon différente, accompagnés ou motorisés ou dans le confort. Je restitue seulement les états d’âme qui sont les miens et qui dans ces moments m’apportent beaucoup de plaisir.

Nous basculons sur l’autre versant de la montagne et immédiatement la végétation apparait. Il ne s’agit pas de plantes luxuriantes, mais de touffes d’herbe éparses et d’une drôle de plante vert clair. Elle recouvre et enveloppe les grosses pierres à la manière d’une mousse, mais beaucoup plus résistante au toucher. Elle se développe sur de grandes surfaces. Son taux de croissance est lent, elle peut atteindre plusieurs centaines d’années. Elle a été très exploitée aux siècles derniers, pour fabriquer une poudre, me semble-t-il, qui servait à faire du feu. De ce fait elle a quasiment disparu de nombreux endroits, et ne reconquerra ses espaces naturels qu’avec le temps.

Après un repas frugal, nous reprenons notre descente. La plaine qui se déroule à nos pieds est un véritable désert, à la végétation extrêmement clairsemée. A un embranchement de pistes, une fois encore nous nous demandons quelle direction prendre. Après une estimation à la boussole, nous optons sans certitude pour le chemin de droite. Il s’avérera que nous avons fait le bon choix. Nous en aurons confirmation quelques kilomètres plus loin, car nous aurons la chance de rencontrer le seul véhicule que nous croiserons d’ici ce soir.

Nous rejoignons un village. Il est désert, mais pas tout à fait abandonné, car certaines portes possèdent un cadenas. Ces groupes de maisons sans vie jetées à même le désert, dégagent une impression de tristesse et de désolation. Ces régions se désertifient. Je me demande comment il était possible de vivre dans un environnement aussi hostile, chaleur la journée, grand froid la nuit, vent permanent, absence d’eau et de végétation. Après une courte halte auprès de ce qui devait être l’église, nous reprenons la traversée de cette immense plaine dont nous ne voyons pas la fin. Le sol est exécrable, sable et tôle ondulée se liguent pour nous freiner. Le guidon tangue lorsque la roue avant s’enlise dans quelques centimètres de substance instable. Il faut alors appuyer fort sur les pédales pour ne pas être bloqué et il arrive que la roue arrière dérape par manque d’adhérence, et alors c’est à pied qu’il nous faut poursuivre notre chemin.

Enfin se dessine devant nous un petit canyon, qui vient rompre la monotonie de cette immensité plate et sableuse. Une rivière y coule, et tout naturellement la végétation fait son apparition, et avec elle la vie animale. Des troupeaux de lamas et d’alpagas paissent tranquillement dans cette étroite gorge tapissée de verdure et encadrée de grands pans de montagnes arides. Un peu de verdure dispense immédiatement une touche sympathique à l’endroit. Dans cette lumière de fin d’après-midi, aux couleurs pastel, en regardant ces camélidés nonchalants, je me sens pénétré de toute la sérénité du lieu. Je me sens d’autant plus rassuré qu’il y a une rivière, et même si nous devons bivouaquer nous ne manquerons pas d’eau.

Nous sortons de cette gorge par un petit raidillon, puis à nouveau les grandes étendues plates et arides s’offrent à nous. D’après la carte un village se situe quelque part dans ce lointain que l’on discerne comme sans aspérité. Il n’est pas toujours possible de distinguer un groupe de maisons à une dizaine de kilomètres, car elles sont construites avec les matériaux pris sur place. De ce fait les bâtisses jouent un parfait rôle de caméléon.

Enfin la piste amorce une descente, et un peu en contrebas, le village d’Aravilla apparait. Nous le rejoignons avec satisfaction dans l’espoir de trouver un gîte. Il semble désert. Nous l’arpentons à la recherche d’une cabane ouverte. Plusieurs, plus ou moins en ruines, pourraient faire l’affaire pour un bivouac. Après avoir arrêté notre choix, nous constatons qu’il y a une petite maison qui est habitée en bordure du hameau. Il s’agit d’un vieux couple d’Indiens, derniers habitants de ce coin reculé. Nous nous approchons et demandons l’autorisation de nous installer. L’homme nous propose une petite habitation à l’allure de chapelle au confort très rudimentaire. Nous dormirons Alain et moi à même le sol en terre battue. Jean ira se caler derrière l’autel. Mais nous nous y trouvons bien, car nous sommes à l’abri du vent et ces murs en terre sont très calorifuges, donc dans ce petit espace nos corps font rapidement monter la température.

Je pars me promener à travers ce village presque désertifié. Pas un bruit à part le feulement du vent. Les seuls être vivants que je puisse voir, ce sont quelques lamas et alpagas broutant de rares touffes d’herbe. Dans cette immense plaine en regardant bien, on peut distinguer dans un rayon d’une dizaine de kilomètres plusieurs autres petits villages se camouflant aux couleurs du lieu, qui eux aussi semblent avoir perdu toute activité humaine. Parmi cette végétation clairsemée, il y a beaucoup de crottes petites et rondes provenant du bétail local. Au détour d’un léger monticule en bordure de chemin, je découvre une curieuse plante, grosse boule constituée d’une multitude de petits globes épineux de la grosseur d’une fleur de pissenlit montée à graine. Et une fois de plus comme presque tout ce qui se rencontre en ces lieux, la couleur tire sur le brun et l’ocre. En revenant à notre petite chapelle, je passe à proximité du logis de notre vieux couple d’Indiens. Je les vois allongés à même le sol, cherchant à se chauffer aux derniers rayons solaires, qui s’accrochent encore quelque temps au sol, avant de céder brusquement sous les assauts du froid de la nuit. Je me fais tout petit en faisant un détour pour ne pas les déranger, puis je rejoins mes compagnons qui s’affèrent au repas du soir.

Ces points de chute en vue d’un abri pour la nuit, découverts un peu au hasard depuis bientôt trois mois, constituent à mon sens l’un des plus grands attraits du voyage itinérant. Passer une journée à pédaler sans savoir où l’on va pouvoir faire une halte nocturne, se résigner et l’instant d’après espérer, s’imaginer rester dehors sans eau et puis soudainement trouver un havre de paix, qui de plus avec un robinet à proximité, fournissant une eau claire et fraîche. Voilà le vrai plaisir de l’itinérance. Je dois dire qu’en un trimestre d’aventure nous avons toujours trouvé de quoi passer des nuits acceptables. La nuit la plus austère nous sera réservée sur le salar de Coipasa en Bolivie. Il s’agissait d’un coin particulièrement lugubre poussiéreux, venteux, sale et en ruine, la concrétisation de la désolation. Eh bien, même là, une fois installés dans la tente nous avons retrouvé notre petit confort, certes à l’étroit, car pour des raisons de poids, Jean et moi dormions dans la même tente, conçue pour une personne.

La tombée de la nuit sur ce site abandonné des hommes et peut-être aussi des dieux est d’une rare beauté. Sur ces terres de coloris ocre, qui s’étendent à l’infini, surmontées de volcans aux couleurs vives, dont on a du mal à estimer les dimensions, leur altitude approchant les 6000 mètres, la nuit descend en amplifiant les contrastes et en répandant sa palette de teintes fauves. Ces immenses montagnes, qui à première vue ressemblent à des collines démesurées, révèlent dans la lumière déclinante tous leurs reliefs tourmentés. En effet les rayons rasant font naître une multitude d’ombres qui jouxtent les parties encore éclairées et un immense patchwork constitué de brun et de noir se développe sous nos yeux. Le bouquet final se révèle au moment où l’ultime sommet reçoit son dernier rayon de soleil, prélude à l’arrivée des premières étoiles. Ces dernières rapidement vont se multiplier et envahir l’immensité de la voûte céleste en un véritable feu d’artifice. Le spectacle est féérique, car ces régions sont dénuées de toutes lumières parasites et bénéficient d’une atmosphère d’une grande pureté à plus de quatre mille mètres d’altitude. Je reste fasciné devant cette scène d’une nature sauvage. Mais l’hostilité du lieu me ramène à des considérations plus terre à terre, il se met à faire très froid et je suis fatigué à la suite d’un parcours de 68 kilomètres sur des pistes exécrables.

Après une très bonne nuit, calfeutrés dans notre chapelle, le retour du soleil dans un air calme, prodigue sérénité et apaisement à l’endroit, et l’appel du vélo se fait pressant. L’étape de la journée ne devrait pas être très longue. La petite ville frontière de Colchane, où nous terminerons notre périple à travers les parcs et réserves du nord du Chili, se trouve à trente kilomètres. Mais dans ces coins, le kilométrage ne veut rien dire, il suffit d’une petite dose de sable pour que le pronostic soit erroné et les temps de parcours augmentent démesurément.

La piste est toujours aussi mauvaise et nous nous résignons à nous traîner à des vitesses comprises entre cinq et dix kilomètres à l’heure. Même parfois, il nous faut mettre pied à terre et pousser nos vélos. Dans ces situations, nous réalisons qu’ils sont vraiment lourds. En chemin, quelques villages possèdent de magnifiques églises centenaires, illuminant la désolation du lieu d’un charme réel, à la manière de l’espérance que tout chrétien détient au fond de lui. Elles sont plus ou moins entretenues, toujours peintes en blanc et possèdent un clocher massif posé à côté du corps principal de l’édifice.

Au sommet d’une côte, d’un coup l’espace s’agrandit. Sans pouvoir distinguer la cité de Colchane, qui se cache quelque part dans cette immensité, nous pouvons cependant discerner dans le lointain des reflets diffus tirant sur le blanc. Cette teinte laiteuse au ras du sol est annonciatrice du salar de Coipasa, au-delà de la frontière en Bolivie. Nous nous situons au nord de ce désert de sel à une cinquantaine de kilomètres. Les montagnes positionnées sur sa rive sud, sans aucun doute, se dressent à plus de cent kilomètres de notre point d’observation. Ce panorama immense qui jaillit brutalement au détour d’une bosse du chemin, nous fait prendre conscience que nous quittons les parcs chiliens et que bientôt une autre aventure extraordinaire nous attend, la traversée des grands déserts de sel boliviens.

Cette immersion dans cette zone du nord du Chili, nous a surpris par son aspect désertique et sa pauvreté. Après avoir parcouru trois cents kilomètres de pistes au fond de la Bolivie, pays réputé très pauvre, nous nous attendions à trouver des zones occidentalisées, avec quelques infrastructures. En effet, nous en avons vu, même utilisé, mais elles étaient sommaires, avec un confort minimum. D’après ce que j’ai vu, généralement la région est aussi pauvre et plus désolée que celle que nous venions de traverser en Bolivie.

Le vélo est certainement le moyen de locomotion le plus adapté pour pouvoir s’immerger dans ces régions désertes et hostiles pour essayer d’en percer l’âme secrète. Par contre, le voyage à pied doit être très rébarbatif et sans doute plus ennuyeux et je ne le conseille pas pour parcourir ces parcs au nord du Chili. Cependant j’aimerais bien prendre connaissance des sensations de ceux qui l’ont accompli de cette façon.
Compte rendu de croisière sur le Costa Magica (Noël 2010) English translation pending
by Missrambo · 2010-12-30 · 117 replies
Marseille, Savone, Rome, Palerme, Tunis, Palma de Majorque, Barcelone … du 21 au 28 décembre 2010.

Retour de notre croisière à bord du Costa Magica pour les fêtes de Noël. Voici nos impressions et quelques informations pratiques pour les futurs passagers.

Première croisière, nous sommes un couple de 24 ans. Ce qui va suivre n’est que notre avis. A chacun ses propres impressions.

Le bateau. Le Costa Magica est un bateau de 13 ponts, aménagé dans le plus pur style italien : décors baroques, statues, tableaux de paysages monumentales ... Certains aimeront, d’autres auront plus de mal : c’est notre cas. Le Magica est un joli navire, mais trop « chargé » à notre goût (dans l’un des restaurants, des bras de statue en imitation bronze terne tiennent les ampoules : mais qu’est t-il passé par la tête du décorateur ?).

Equipements. Le navire est bien doté en piscine (une à l’arrière couverte et réservé aux enfants, 1 petite à la salle sport, et une sur le pont central). 7 jacuzzis de grande taille, dont 3 intérieurs (suffisant pour tout le navire) et un toboggan viennent compléter le dispositif. Une salle de sport panoramique très bien équipée et spacieuse. 2 magnifiques saunas et hammam : gros point négatif, ces derniers ne sont pas mixtes. Un théâtre de taille standard, mais mal conçu : arrivez en retard et vous vous retrouverez assis au niveau des places latérales avec vue sur les coulisses au lieu de la scène.

Loisirs à bord. Tous les soirs avait lieu un spectacle avec des artistes différents au théâtre. D’une durée moyenne de 45min, nous les avons tous trouvé distrayants, voir amusants, mais perfectibles. En dehors de ces spectacles avait lieu des animations sur les principaux ponts. Nous les avons trouvés pathétique et ridicule. Exemple. Animation « création de bijoux » : une ficelle et des perles dans une assiette. Animation « création de cocktail » : un serveur fait 3 cocktails à 10m de vous sans aucune explication, durée, 4min. Animation « Miss Costa et Mister Costa » : les femmes doivent simuler un orgasme et les hommes chanter le lac des signes en tutu ou guêpière. Après, chacun est libre d’y participer ou non, heureusement le bateau est assez grand pour y échapper.

Chambre. Pour notre première croisière nous avions choisi une cabine intérieure au premier pont. Avec des escales et des spectacles tous les soirs, elle convient très bien pour y dormir et s’y préparer. Le bruit des machines à ce niveau est présent, mais pas du tout dérangeant. Le service de chambre est irréprochable : passage deux à trois fois par jour, tout y est propre en permanence.

La nourriture et les boissons. Tous les jours, il est possible de manger soit dans l’un des trois restaurants, soit dans l’un des trois buffet- grills. Au début de la croisière, un restaurant et une table de 10 personnes vous est attribué pour toute la durée du séjour. Au début nous étions réticent à manger avec des inconnus, mais nous y avons rencontré des personnes formidables : nous avons vraiment aimé ce concept. Au niveau de la nourriture des restaurants, beaucoup de plats différents pour la plus part de bonne qualité. Le service, toujours irréprochable : personnel francophone (du moins faisant des efforts), souriant et professionnel. Pour les buffet-grills : nourriture bonne mais sans plus, à volonté de 06h à 01h. Pour les boissons, pas la peine de payer un forfait pour l’eau : l’eau du bord est potable et bonne. Un forfait « boys and girls »(10 boissons non alcoolisées pour 20€) agrémente les repas ou les soirées à moindre prix (2€ la boisson au lieu de 5€ pour les cocktails). Attention aux pourboires : à chaque achat, vous devrez payer 15% de plus, et ce n’est pas précisé.

La météo. Pour une croisière à la fin du mois de décembre, nous avons eu 1 jour de pluie et 6 jours de soleil avec des températures moyennes de 15°C. Une mer agitée. Très agréable.

Les excursions. Voici des conseils pour éviter de payer les excursions exorbitantes de Costa. Savonne est une jolie petite ville italienne avec le port donnant sur le centre ville. Civitavecchia est aussi une jolie petite ville avec une plage. Pour aller à Rome, 9€ a/r en train depuis la gare. Le bateau est au bout du port, alors pour s’y rendre, prendre soit les navettes misent en place gratuitement par le port (bus blanc « Royal Shuttle Bus ») et marcher 5 min jusqu’à la gare, soit marcher tout court pendant 30min. La navette Costa coûte 9€ pour le même trajet !!! Palerme, que nous avons moins apprécié à cause du trafic et de la pollution, dont le port est situé au centre ville. Tunis, le port est éloigné de la ville : pour 60€ nous avons pu nous rendre en taxi à la médina, Sidi Bou Said et Carthage avec un guide. Ne prenez pas les taxis à la sortie du bateau au niveau des guichets de la douane, allez discuter avec les chauffeurs de taxi après la douane. Palma : la plus jolie ville de notre étape, le port est au centre ville. Possibilité de prendre des bus de la ville juste devant le port. Barcelone, 30min de marche à pied pour se rendre du bateau jusqu’au Rambla, ou bien prenez des navettes de la ville disponibles depuis le bateau.

Conclusion : nous avons beaucoup aimé notre croisière, le bateau, l’itinéraire, et le concept. Oui nous recommanderions Costa et le Costa Magica : la compagnie comme le bateau ne sont pas parfait, mais nous y avons passé une excellente croisière et serions prêt à y repartir. Cependant, notre prochaine croisière sera une Royal Carribean aux caraïbes avec le Freedom of the Sea, un 5 étoiles avec patinoire, rue commerçante, piscine à surf, mur d’escalade, et j’en passe. RDV à la fin du mois de septembre pour notre prochain compte rendu : )

Et merci à notre « Major Costa » dit « Alcati » pour tous ses précieux conseils et sa passion pour les croisières qu’il nous a transmis.

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