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Islande - Août 2005 English translation pending
by Nancy · 2005-08-30 · 23 replies
Beaucoup, beaucoup d'hésitations avant de poster ce carnet de voyage ... Que pourrais-je donc bien ajouter d'intéressant aux infos et aux impressions de Christian et Marie-Françoise (membre VF Chris51) ? Avec leur magnifique site, ils ont mis la barre vraiment très haut ! Quant au site de Yann Pichon, il est également incontournable pour bien préparer son voyage. Bourré d'informations très pratiques et très concrètes. Ces 2 sites sont très complémentaires. Je vais donc commencer par leur rendre hommage et par les remercier vivement de leurs conseils et de leur aide. Sans eux, jamais nous ne serions partis en Islande ... En fait, on n'en aurait même jamais eu l'idée !...

Voici donc notre histoire.

NOTRE PERIPLE EN 2 SEMAINES : Sam 6 Août - Vols Icelandair Paris/Reykjavik direct - Arrivée à Keflavik à 15h45 - Nuit à Reykjavik (Hôtel Björk) Dim - Thingvellir - Geysir - Gullfoss - Nuit près de Geysir (Efstidalur 2) Lun-Piste de Kjölur F35 - Kerlingarfjöll - Nuit à Kerlingarfjöll (refuge) Mar-Piste de Kjölur F35 - Hveravellir - Eglise de Vidimyri - Ferme musée Glaumbaer - Nuit près de Varmahlid (GH Bakkaflöt) Mer -Akureyri - Hjalteryri - Godafoss - Aldeyjarfoss - Nuit près de Myvatn (Þinghúsið Hraunbær) Jeu -Lac Myvatn - Namaskard - Nuit près de Myvatn (Þinghúsið Hraunbær) Ven-Lac Myvatn - Volcan Krafla - Musées de Husavik - Nuit près de Myvatn (Þinghúsið Hraunbær) Sam-Parc National de Jökulsargljufur : Asbyrgi, Hljoðaklettar, Dettifoss/Selfoss/Hafragilsfoss - Route vers l'Est - Nuit à Egilsstadir (Guesthouse Egilsstaðir) Dim-Fjords de l'Est (pas vus, on était dans la purée de pois !) - Lagon glaciaire Jökulsarlon sous la pluie - Nuit près de Skaftafell (Hof I in Öræfi) Lun-Lagons glaciaires de Jökulsarlon, Breiðarlon, Fjallsarlon sous le soleil - Parc National de Skaftafell : Svartifoss et le glacier Skaftafellsjökull - Nuit près de Skaftafell (Hof I in Öræfi) Mar-Après-midi couette (grosse tempête - nous avions prévu de faire la piste F206 vers le volcan Laki) - Nuit près de Kirkjubaejarklaustur (Geirland) Mer-Piste F208 : Faille d'Eldgja - Landmannalaugar - Piste F225 - Nuit près de Hella (Heimaland) Jeu -Landmannalaugar - Nuit près de Hella (Heimaland) Ven -Lac du glacier Gigjökull (piste F249) - Musée deSkögar - Skogafoss - Vik - Dyrholaey - Reynir - Nuit près de Vik (Brekkur / Hótel Dyrhólaey) Sam -Krisuvik - Reykjanes - Blue Lagoon - Nuit à Blue Lagoon (Northern Light Inn) Dim 21 Août - Vols Icelandair Reykjavik/Paris direct - Arrivée à Paris à 21h35

ISLAND TOURS :

Nous avons suivi les conseils de Chris et délégué la réservation du 4X4 et des hébergements à Island Tours. Nous avons adressé notre itinéraire (constitué à partir du site de Chris ... ah ben oui, quitte à copier, on y a été à fond !!) à Eric, le patron de l'agence, qui, fort de son expérience, nous a proposé une ou deux corrections et effectué les réservations. Mi janvier, tout était organisé et réservé. 35% versé à la commande pour assurer les réservations, le solde 1 mois avant le départ. Ils proposent également les vols mais légèrement plus chers (562 Euros). Nous avons décliné. Eric est un passionné d'Islande, un peu froid, mais super pro. Il répond volontiers à toutes les questions. Il offre habituellement le Petit Futé et une carte d'Islande. Comme nous les avions déjà achetés pour préparer notre itinéraire, il nous a offert les 3 cartes au 250 000e. Avec ça, nous étions parés !

BUDGET :

La devise locale est la couronne islandaise ISK (ou KR) 100 ISK = 1, 29 Euros Nous avons changé 200 Euros à l'aéroport en arrivant et n'avons pas eu besoin de plus (de cash !) Paiements en CB possibles partout.

Voici le détail de notre budget pour nous 2 : 1 050 Euros pour les vols 5 162 Euros pour la location du 4X4 et tous les hébergements (b&b) 31 285 ISK (404 Euros) pour l'essence (3 400 km parcourus - Entre 113 et 119 ISK/l) 19 750 ISK (253 Euros) pour 3 extras au restaurant 12 600 ISK (163 Euros) pour les entrées des musées/Jökulsarlon/Blue Lagoon 8 140 ISK (105 Euros) pour les petites dépenses cash (skyr, salon de thé, cartouche de gaz, dépliants dans les centres d'info ...) Total : 7 137 Euros ... 😕 c'est un voyage qui se prévoit ...

TRANSPORTS :

1 - Vols

Billets d'avion achetés en Janvier 2005 sur Internet auprès de Voyages-SNCF.com. Récupérés par la poste. Prix = 525 Euros l'A/R Aucune taxe d'aéroport.

2 - 4X4 Petit 4X4 Suzuki Jimny réservé par l'agence Island Tours chez Hertz. Récupéré et rendu à l'aéroport. Km illimité - CDW incluse - Nous avons décliné la super CDW qui n'a plus d'autre intérêt que d'abaisser la franchise, sans couverture plus large. Attention, c'est petit. Pour 2, c'est suffisant à condition de replier les sièges arrière pour un accès plus facile aux bagages. A plus de 2, je conseille vraiment de réserver plus grand ... Pour le parcours que nous avons fait, ce véhicule était parfait. Petit, maniable, pour des néophytes du 4X4 comme nous, c'était l'idéal. L'état de certaines pistes et la traversée de rivières à gué nécéssitent 4 roues motrices (même si quelques pros les passent en dérapage en 2 roues motrices, mais tout le monde ne sait pas faire ! 😉 clin d'oeil pour Vilcanota). Les pistes Fxxx sont normalement réservées aux 4X4 bien que certaines soient pratiquables en véhicule standard (mais dans ce cas, l'assurance ne couvre pas les dégâts faits au bas de caisse). L'Islande est un voyage qui coûte cher. Alors, quitte à casser la tirelire, autant louer un 4X4. Je crois dommage de se priver des plaisirs de certaines pistes (ou de les faire dans l'angoisse) parce qu'on a une voiture normale. Nos plus beaux souvenirs viennent des pistes intérieures ...

HEBERGEMENT :

Toutes les réservations ont été effectuées par Island Tours en Janvier. En 2004, nous nous y étions pris en mai ... c'était bien trop tard ... On parle de ferme ... mais parfois, on se demande vraiment pourquoi. Je suppose qu'à l'origine, il s'agissait vraiment d'hébergement dans des fermes et puis ça a dû se généraliser, se moderniser, s'organiser ... Bref, parfois ce sont de vrais hôtels de campagne, des chalets, des bungalows ... D'une façon générale, ces hébergements sont fonctionnels, pratiques, très propres avec des sanitaires toujours impeccables (même communs). Mais ne vous attendez pas à retrouver la douceur cosy des B&B d'Irlande ou d'Ecosse ... Ici, pas de cheminée, pas de cadres sur les murs, pas de petits bibelots pour réchauffer l'atmosphère, pas de jolis tissus épais aux fenêtres ...

Voici nos avis (lien hyper texte pour chacun) : Hôtel Björk : hôtel simple et spacieux, dans un quartier tristounet mais pas très loin du centre (à pied). C'est tout à fait correct. Efstidalur 2 : 🙂 chambre immense et complète dans un grand grand grand chalet qui en comporte 10. Sanitaires privés. Tout en pin et 2 cadres sur les étagères ! ... Refuge de Kerlingarfjöll : petits chalets à se partager. Le nôtre étaient pour 3. Nous y étions tous les 2 seuls. Pas de coin cuisine dans le nôtre. Douche commune près du jacuzzi. WC privés. Vraiment vieillot et tout juste propre. Pour une nuit, ça va ... Et puis, la vue rattrape ! GH Bakkaflöt : hôtel sympathique. On profite de la cuisine du camping mise à disposition de l'autre côté de la route. Sanitaires communs. Jacuzzi et piscine. Notre meilleur petit déjeuner avec du vrai jambon fumé et des oeufs cuits mollets. Délicieux ! Þinghúsið Hraunbær : 🙂 ah, là c'est un vrai grand bonheur !!! Dans une maison séparée, 6 chambres spacieuses et très lumineuses - Sanitaires communs - Immense cuisine moderne très bien équipée, séjour et coin salon à se partager. C'est vraiment très confortable. Notre préférée ! Guesthouse Egilsstaðir : hôtel classique. Beaucoup de charme mais moi, je m'y suis sentie un peu mal à l'aise (trop chic pour mon sac à dos et mes soupes en sachet). Du coup, on a mangé au restaurant ... voir § repas. Hof I in Öræfi : des petits chalets de 2 chambres et 1 sdb chaque. C'est joli, en pin, mais vraiment petit petit ... Geirland : des bungalows en ... ? ... matériau composite. Ca parait tout neuf. Sanitaire privé. C'est grand et confortable. Vue superbe sur la montagne et les cascades. On en a longuement profité puisqu'une violente tempête nous a cloués dans la chambre tout l'après-midi. L'accueil le plus froid qu'on ait reçu ... en accord avec le temps ... Heimaland : 🙂 nous avions la petite maison individuelle juste à côté du jacuzzi entouré de claustras de bois. Quel charme ! Petite maison de poupée avec 2 lits superposés, un coin cuisine, des WC. La douche est dans la maison principale. Le petit déj, plus original qu'ailleurs, est servi par les hôtes dans leur propre maison. Ils sont très chaleureux (si, si !!) sans être envahissants, prêts à tout pour rendre votre séjour confortable. On dirait qu'à eux seuls, ils veulent contrebalancer la réputation des Islandais ! ... Tant d'attentions, lors du petit déjeuner, ont fini par me gêner, moi la grande timide ... tant et si bien que j'ai fini par lâcher une rondelle de tomate ... dans mon verre de jus d'orange ! 😊 C'est toujours comme ça 😕 !!... Ils sont vraiment adorables, en voyant qu'ils avaient affaire à Mrs Bean, ils ont été encore plus prévenants (et donc moi encore plus embarassée !) ... Je vous rassure, je n'ai pas fait d'autres bourdes, j'ai attrapé mon concombre à 2 fourchettes ! ... Non, tout ça reste pour nous un excellent souvenir et un vrai coup de coeur ! En plus, la vue sur le volcan Hekla et sur les 2 glaciers Tindfjallajökull et Eyjafjallajökull est fabuleuse (surtout qu'on avait beau temps !) Brekkur / Hótel Dyrhólaey🙁 Beurk ... un grand hôtel sans aucun charme, des longs couloirs tristes, des chambres très impersonnelles au sol de cailloux (bouah !), des groupes, une grande salle de restau pour le petit déj ... pas bien, pas bien ... surtout après Heimaland ... Northern Light Inn : 🙂 surprise ! On s'attendait à un grand machin à groupes. Pas vraiment, c'est une petite structure avec pleins de petits coins salon chaleureux et accueillants et ... une cheminée !!! une vraie, qui marche !!! Pas mal du tout.

Une remarque sur les jacuzzis : nous imaginions des bains naturels, aménagés en bois, au milieu d'une nature accueillante ... euh, en fait, ce sont des jacuzzis en résine (comme chez nous), scéllés dans le béton d'une méchante terrasse à l'arrière du bâtiment ou près du parking et protégé du vent par des tôles ... Ca n'a absolument aucun charme. Mieux vaut le savoir pour éviter d'être déçus ... Le seul qui est vraiment chouette c'est celui de Heimaland, entouré de claustras de bois. Puisqu'on en est à parler des bains, nous, on s'est finalement baignés 2 fois en milieu «naturel» : à Landmannalaugar, là c'est super chouette et à Blue Lagoon, bien bien mieux que ce que j'imaginais (voir § site). On n'a pas pris le temps de se baigner à Myvatn, mais là aussi ça avait l'air très beau et bien mis en valeur, dans un très joli cadre. Et donc ..., on n'a pas testé les jacuzzis ...

Et l'accueil des Islandais alors ? Cette froideur légendaire ?... Pour nous, qui sommes des gens de la Lorraine (et pas de Nice !), pas très liants, pas très bavards (un peu ours quoi !), ça ne nous a pas choqués !! On arrivait, on remettait notre voucher, ils répondaient à notre sourire en nous remettant la clé de la chambre, en nous indiquant où étaient les douches, le coin cuisine et à quelle heure était servi le petit déjeuner. Et voila ! Ils ne cherchent pas du tout à lier conversation. Mais comme nous non plus 🤪... Donc, sur cet aspect là, vous l'aurez compris : on ne peut pas être de bons juges !

On avait apporté des chaussons, des mules quoi. C'est mieux que les tongs car ça permet de garder ses chaussettes. Car, pour ceux qui découvrent, il est d'usage de se déchausser en entrant dans toute habitation, a fortiori dans votre chambre. Ca semblait moins attendu dans les hôtels traditionnels (du coup les moquettes sont beaucoup plus sales, comme quoi c'est finalement une excellente habitude). Nous avons pris tous nos petits déjeuners en chaussons.

Je conseillerais d'imprimer le descriptif de chaque ferme notamment le «how to find». Avec une bonne carte, ça suffit pour trouver. D'autant plus que in situ, les fermes sont toutes indiqués par des petits panneaux bleus. Aucun souci.

REPAS : Nous avions prévu d'éviter au maximum les coûteuses dépenses de repas sur place. Nous profitions donc largement des petits déjeuners inclus dans nos réservations pour pouvoir nous contenter d'une collation à midi (thé et gâteaux secs) et d'une soupe le soir. Et puis, après tout, un peu de régime ne nous ferait pas de mal !!

Nous avions donc emporté de quoi être autonomes pour 15 jours, sansdépasser les 3 kg/p autorisés par la douane : Une trentaine de sachets de thé Des gâteaux secs (genre Lu) à tremper dans le thé (assis dans l'herbe mouillée, dans les embruns et le vent d'une cascade, ça a un côté magique !) 11 sachets de soupe déshydratées (Maggi et Knorr - 1 sachet pour 2) 8 repas lyophilisés (Decathlon) - pensez à la pince à linge pour maintenir le sachet fermé pendant la «cuisson» Un gros paquet de crackers et 2 bouteilles de Martini (ben ? et le régime ?!?)

Au niveau du matériel: Un petit réchaud camping gaz (Twister 270 PZ - super compact - 35 Euros chez GoSport) On a acheté la cartouche de gaz CV 270 à la première station service juste après l'aéroport (740 ISK) - A la fin de notre périple, nous avons été la déposer au camping de Keflavik (il restait encore pas mal de gaz), à côté de l'aéroport où un container est prévu à cet effet. Plusieurs dizaines à disposition ... Il suffit de le savoir pour se servir ... Une casserole en alu d'1 litre et son couvercle 2 bols en plastique Couverts-1 paire de ciseaux (pour ouvrir les sachets de soupe ...) Sopalin-Eponge grattoir-Lavettes/torchon- Allumettes-Briquet- 1 Thermos d'1 litre

Les petits déjeuners étaient compris avec toutes nos nuits. Ils se présentent partout de la même façon, un grand buffet composé de tomates/concombres/poivrons - jambon et/ou charcuterie et/ou saumon fumé et/ou hareng mariné (un peu dur au saut du lit mais Philippe a aimé !) - confitures - céréales - lait frais (nymjolk) et lait caillé (surmjolk, un régal) - jus de fruits - fruits frais - divers pains C'est super bien et super bon mais ... un peu toujours pareil. Un petit déjeuner aussi complet nous tenait sans problème toute la journée.

Vers 2-3h, on s'arrêtait pour prendre un thé (on faisait remplir notre Thermos d'eau chaude par nos hôtes qui l'ont toujours fait avec empressement et gentillesse) et des gâteaux secs. Parfois, on y ajoutait un Skyr (fromage blanc local absolument délicieux) acheté dans une station service (quand même entre 70 et 130 ISK le pot, selon l'endroit).

Le soir, petite pause apéritif (😛) suivie d'une soupe ou d'un repas lyophilisé les jours de fête. A noter, que les repas Decathlon ne sont pas mauvais ... Si, si !!

Ce n'est pas un voyage gastronomique, mais on s'y fait ...

3 extras au restaurant : Le premier soir, à Reykjavik, le Kaffivin (Guide du Routard) Cadre et ambiance très sympa 🙂 1 salade 490 ISK 1 fish & chips 1250 ISK 2 bières pression 2X500 ISK (Total : 2740 ISK) - A mi voyage, à Egilsstadur, au restaurant de l'hôtel Bôf ... vraiment trop cher pour la qualité des mets ... 🙁 Le vin était bon ... 1 plat d'agneau (trop cuit) 2990 ISK 1 plat de canard (trop cuit) 3790 ISK 1 bouteille de vin Italien 2800 ISK (Total : 9580 ISK) - Le dernier soir, à Keflavik, le Rain (Guide du Routard) Bien situé en bord de mer, accueil très sympa. Et c'était vraiment bon ! 🙂 2 plats de poisson (morue et lotte) 2100 ISK et 2090 ISK 2 fondants au chocolat 2X920 ISK 2 verres de vin 2X700 ISK (Total : 7430 ISK)

SITES :

Budget total entrées des musées : 5 800 ISK/2 Balade Jökulsarlon : 4 000 ISK/2 Entrée Blue Lagoon : 2 800 ISK/2 Bonne nouvelle : tous les sites naturels sont gratuits

Je ne vais pas décrire chaque site visité, d'autres (Chris et Yann, encore eux !) l'ont très bien fait. Je vous y renvoie. Je rapporte juste quelques impressions plus personnelles.

Sur les grands sites naturels, un centre d'information vend un petit dépliant détaillant les balades à pied à faire dans la région (en Français, à défaut en Anglais). 100 ISK sauf à Landmannalaugar et Kerlingarfjöll à 200 ISK.

Les cascades On en a vu 9 au total. La plus impressionnante : Dettifoss ; la plus riante : Svartifoss ; la plus surprenante : Aldeyjarfoss sur la route 842 ; la plus amusante : Seljalandsfoss (on passe derrière au sec) ; et notre préférée : Hafragilsfoss ... Un petit mot à propos de notre préférée : les 3 chutes Dettifoss, Selfoss et Hafragilsfoss sont dans le même périmètre du Parc National de Jökulsargljufur, accessible par la magnifique piste F862. D'abord, allez jusqu'à Dettifoss. Parking lunaire pour une cascade démoniaque et effrayante tant elle est puissante et grondante. De Dettifoss, vous rejoindrez à pied Selfoss à quelques centaines de mètres en amont. Plus calme ... Et puis en repartant en voiture, surtout ne manquez le petit détour à Hafragilsfoss (en aval de Dettifoss). Le parking de cette 3è cascade se situe à quelques encablures de là, sur la droite quand on repart de Dettifoss (vous aurez d'ailleurs surement vu le panneau à l'aller, mais gardez-la pour la fin !). Petit parking, vide. Le circuit balisé de jaune forme une boucle. Je conseille de le suivre par la droite pour se réserver les meilleurs effets. On est très haut par rapport à la rivière. Donc, rien à voir avec Dettifoss. On domine un paysage édenesque. Et quel paysage !! Un long canyon multicolore, des cascades, un lagon bleu turquoise, un torrent traversant une prairie de mousse vert fluo, des criques de sable noir ... bref, c'est irréel tellement c'est beau ! et tout ça arrive petit à petit au fil de la boucle. Ne ratez pas ça, la boucle prend 15-20 minutes, beaucoup plus en réalité car on reste scotché devant un tel panorama !

Les orgues basaltiques Nous sommes fana de ce genre de formations volcaniques. Ici, il y en a partout !! Il est vrai, certaines n'ont pas la régularité de la Chaussée des Géants d'Irlande mais la quantité est impressionnante. Les cascades Svartifoss et Aldeyjarfoss en offre des exemples remarquables. Le site de Hljoðaklettar sur la piste F862 est également extraordinaire et à ne pas manquer si vous êtes sensibles à ces formations ...

Les glaciers et lagons glaciaires Jökullsarlon est le plus touristique avec des balades organisées sur le lac auprès des gros glaçons bleus. 2000 ISK/p pour 40 minutes environ. 25 Euros/p ... je ne suis pas complètement sûre que ça vaille le coup, car au bord du lac, on voit également très bien les icebergs ...Les voit-on mieux à bord du petit bateau ?... Mmmm, pas si sûre ... 😐 Breiðarlon : pas de glaçon. On ne s'y est pas arrêté Fjallsarlon : magnifique, sauvage (on y est seul), superbe. Nos plus belles photos ! Ces 3 lacs sont très facilement accessibles depuis la route 1. Un peu plus délicat, le lac du glacier Gigjökull sur la piste F249 (à 21 km à l'Est de Hvolsvöllur) vers Þórsmörk. La piste présente quelques gués un peu plus délicats qu'ailleurs. Nous, on s'est arrêté au lac, mais il parait qu'on peut aller plus loin ... on n'a pas testé, notre but c'était le lac (conseillé d'ailleurs par le charmant propriétaire de Heimaland) et on a été gâté. Un rayon de soleil sur le glacier et les petits icebergs bleus, blancs et noirs (ceux couverts de cendres volcaniques). On ne s'en lasse pas ... Solheimajökull au bout de la route 221 à quelques km à l'Est de Skogar: l'intérêt de ce glacier est qu'on peut s'en approcher tout près, toucher la glace. Pas de lac devant pour le protéger de nos doigts curieux. Soyez prudents tout de même, au bord du glacier, le sol est meuble par endroit, au point de s'y enfoncer jusqu'à mi mollet. Remarquez, après il y a tous les petits torrents dont on a besoin pour laver chaussures, chaussettes et bas de pantalons ! Bien sûr, nous ne sommes pas montés sur la glace. Pas fous !! Des balades guidées sont organisées pour cela. Plusieurs départs à heure fixe depuis le parking avec un guide. On n'a pas fait.

Les sites géothermiques Geysir : le geyser Strokkur jaillit régulièrement toutes les 4 à 6 minutes. Il suffit d'attendre et d'essayer de fixer sur papier la remarquable bulle bleue qui se forme juste avant l'explosion. Vilcanota l'a parfaitement réussie (voir sur le forum photographie et videos de voyage), nous un peu moins ... Nous avons eu la chance d'assister aussi à une petite explosion de Geysir, le grand geyser voisin, lui beaucoup moins régulier. Sur le même site, 2 très jolies mares côte à côte, l'une d'un bleu roi profond, l'autre turquoise ! Beaucoup de monde car c'est très facilement accessible et ça fait partie de toutes les excursions organisées depuis Reykjavik. Kerlingarfjöll : Beaucoup moins de monde ! Ici, l'hébergement est limité (mais il y a toujours un terrain de camping pour les courageux). Magnifiques montagnes multicolores, glaciers, torrents, solfatares, jets de vapeur, marmites de boue ... une jolie boucle permet d'avoir un bon aperçu des ces montagnes en 2-3 heures. Montez en voiture jusqu'au parking (la piste démarre au dessus du camp vers la montagne), de là suivez les piquets ... Attention, le sol peut être très glissant s'il a plu. C'est extraordinaire ! Pour arriver au camp, 2 gués. Pour beaucoup, ce sont les premiers du voyage ... Le premier est très facile, le second un peu moins : plus de courant et opaque. A l'aller, nous avons suivi des Hollandais et nous nous sommes un peu trop compliqués la vie en remontant trop vers l'amont. Au retour, j'ai testé à pied (voir § plus bas sur les gués) et trouvé un passage bien plus sûr et bien plus simple : tout droit ! Ce jour là, le niveau de l'eau le permettait ... ce jour là ... Autour de Myvatn : Namaskard et Volcan Krafla Le lac Myvatn est magnifique avec ses berges découpées, ses petites îles, ses pseudo-cratères, ses canards .... Seule ombre au tableau : les moucherons. Ils inspectent tous les orifices disponibles ! Heureusement, ils ne piquent pas mais qu'ils sont insolents ! On comprend rapidement pourquoi certaines personnes se couvrent la tête d'un filet. Et notre sourire moqueur du début s'est vite transformé en regard envieux ! Plusieurs sites à visiter dans cette région dont le Namaskard et surtout les alentours du Volcan Krafla. Le lac Viti en cache un autre qui se mérite ... il faut faire le tour du lac Viti pour le découvrir, sur la droite. Il est bleu/vert, tout mignon. La balade est sympa. Et puis, surtout, ne manquez pas le tour du Krafla, le Leirhnjukur, balade dans un champ de lave stérile avec de belles solfatares. Landmannalaugar : Entre Kerlingarfjöll et Landmannalaugar mon coeur balance ... La piste F208 qui y mène est extraordinaire et vaut le voyage à elle seule. Depuis la route principale au sud, 30km et 2 gués pour arriver jusqu'au croisement d'Elgdja. Si l'on veut faire le décrochement jusqu'au parking de la faille d'Elgdja, encore 2 autres gués (qu'il faudra donc repasser au retour). Ce jour là, ça passait bien, je les ai sondés à pied sous le regard mi amusé/mi incrédule d'un groupe de marcheurs Français véhiculés, eux, dans un énorme bus/tracteur dont les roues arrivaient en haut du toit de notre Jimny !... Forcément, pour eux, pas besoin de chercher le chemin à pied dans l'eau ! Du parking, il faut (dixit ces fameux marcheurs qui en revenaient) 1h30 A/R pour rejoindre la chute d'Orafoss. Trop long pour nous, nous avions encore beaucoup de chemin à parcourir ce jour-là. Nous nous sommes donc contentés d'une balade à l'entrée de la faille, véritable canyon dont les parois sont recouvertes d'une mousse épaisse. Ca vaut le coup : c'est beau et c'est aussi symbolique que de se trouver sur le tropique du Capricorne. On est ici à la jonction des plaques tectoniques Américaine et Eurasienne. Ah, c'est sûr que pour prendre un vrai plaisir en Islande, il faut un tant soit peu être sensible à la géologie et à l'histoire de la Terre ..... Après Elgdja, on reprend la F208. D'extraordinaire, elle devient subjugante ! Là, les gués se succèdent ... Une bonne douzaine avant d'arriver au camp de Landmannalaugar. Nous passons les 2 derniers gués (réputés un peu plus difficiles ; on peut d'ailleurs parfaitement se garer juste avant et terminer à pied sec, c'est juste à côté du site), nous récupérons le dépliant habituel auprès du centre d'information et partons à l'assaut de la coulée de lave. Nous avons choisi de faire le tour du Laugahraun : 2h en flânant, en s'arrêtant pour boire un thé, en prenant 50 photos ... c'est une bien belle boucle. En fin d'après-midi, nous quittons Landmannalaugar par la piste F225 vers l'Ouest. Encore d'autres paysages fabuleux. Quelques gués pas bien méchants, et puis là on commençait à avoir une certaine expérience !... Tiens justement, à ce propos, une anecdote. On arrive face au dernier gué (nous, bien sûr, on ne savait pas encore que c'était le dernier !). Il est assez large, mais pas très profond. Néanmoins, de l'autre côté, face à nous, un couple d'Allemands était sorti de son vieux camping car, perplexe devant cette étendue d'eau. Ils observent notre traversée. On y va ... pas le moment de se planter !... Bon, ça passe tout seul. Ils ont l'air impressionné (pourtant, pas vraiment de quoi ...). On s'arrête, on discute, on les rassure (c'est tout ce dont ils avaient besoin !), on leur explique qu'il y a encore d'autres gués après mais moins larges et peu profonds. Ils hésitent, on insiste : «les paysages sur cette piste sont magnifiques, vous ne pouvez pas rater ça !! - Plus beau qu'ici ? - Tu parles ! Et comment !!» Bref, ils finissent par passer, sans difficulté. De chaque côté de la rivière, on se fait des grands signes «Bravo ! Merci !» Et chacun repart, nous vers l'Ouest, eux vers l'Est. Le lendemain, nous revenons à Landmannalaugar. Et sur le parking juste avant les 2 derniers gués, on reconnaît leur vieux camping car (faut dire que des antiquités pareils, y en avait pas 2 !). Donc ils sont arrivés au bout !! Je glisse sous leur essuie-glace un petit mot du style «on est super content de vous savoir là, j'espère que vous en profitez. Nancy & Philippe, le couple Français du gué». La journée s'écoule et le soir on rentre par le même chemin ... Une 2ème fois, on se retrouve donc devant ce même dernier gué. Et cette fois, ce sont 3 Italiens qui «nous» attendent avec la même perplexité. Le scénario se répète, on passe, on s'arrête, on les rassure sur la suite, on leur montre le chemin à suivre dans l'eau (eux, ils ont une petite voiture), ils hésitent encore, on insiste, je leur montre, les pieds dans l'eau (j'ai fini par y prendre goût) qu'il y a peu de fond, ils y vont enfin ! Mêmes grands gestes, mêmes sourires !!! Et chacun continue ... Mais, c'est pas fini ! Au bout de la piste, que voit-on ? Le vieux camping car des Allemands ! Non ? Si ! Ils font une pause, garés et sont au volant ! On s'arrête, ils sortent et nous accueillent d'un «hello Nancy & Philippe» preuve qu'ils ont trouvé notre petit mot qui visiblement leur a fait plaisir ! Retrouvailles émues (on a failli s'embrasser !). Evidemment ils ont adoré la piste et le Landmannalaugar !... Quelques mots, quelques politesses et chacun a poursuivi son chemin, tout émus de cette double coïncidence. On s'est demandé si on allait revoir les Italiens !! Allez, l'Europe est en route. Voila, c'est tout. Tout ça pour dire qu'on peut être ours et serviables !... 😛 Notre 2ème journée passée dans le Landmannalaugar nous a permis de nous baigner dans la source chaude. Même si se déshabiller sur le petit ponton est bien peu pratique et qu'il y a un peu de monde, faites-le, c'est sympa ! Quant à la balade, nous avons tourné dans la vallée de Brandsgil puis comme les sommets étaient couverts (voila qui nous donnait bonne conscience !) nous n'avons pas voulu tenter une ascension qu'on sentait vaine et avons décidé de refaire la même balade que la veille ... dans l'autre sens. Et bien, c'était une bonne idée, et du coup, ça me permet de vous dire qu'elle est plus jolie dans les sens des aiguilles d'une montre : d'abord la vallée du Graenagil, puis la coulée de lave. En quittant Landmannalaugar, ne manquez pas 2 petits arrêts auprès des lacs Ljotipollur et Blahylur. Les parois rouges ou vertes des cratères font ressortir le bleu de l'eau. Du plus bel effet ! Pour terminer, voici notre avis sur les pistes qui mènent à Landmannalaugar : Si vous venez de la route 26, la piste F208 n'a aucun gué. Elle est donc empruntée par les voitures de tourisme. Néanmoins, elle est pénible, c'est de la tôle ondulée qui secoue affreusement et surtout les paysages sont beaucoup moins beaux. Si vous êtes en 4X4, préférez-lui sans hésiter la F225 . Cela dit, le must, c'est bien la F208 entre Eldgja et Landmannalaugar ...

Parc National de Jökulsargljufur Dans la péninsule de Tjörnes. Le site d'Asbyrgi est assez fabuleux. Encore faut-il s'y promener un peu ... Nous y sommes arrivés un matin de pluie et de brouillard. Le petit dépliant acheté au centre d'infos, les anoraks enfilés, les capuches serrées, nous partons vers le fond du canyon pour entreprendre une petite balade vers le lac (1h, guère plus). C'est superbe ! Le lac occupe l'extrême fond du canyon, il est entouré de parois verticales, en forme de U. Et là, la pluie s'est arrêtée, la brume s'est levée. Il y a des moments magiques comme ça dans la vie où l'on a l'impression que la Nature nous récompense de nos efforts et de notre opiniâtreté. C'en était un ! A la suite de ce site, nous avons emprunté la F862 décrite dans le même dépliant. Tout le long de la piste, les sites se succèdent. On passe d'une attraction à une autre, comme chez Disney ! Après Asbyrgi, nous sommes arrivés à Hljoðaklettar, le site des monuments en orgues basaltiques. Belle balade encore. Près du parking, une petite rivière et quelques tables permettent de pique niquer dans un décor paradisiaque (tiens, un conseil : n'oubliez pas un plastique, genre sac FNAC, pour pouvoir vous asseoir par terre ou sur un banc mouillé. Plus pratique qu'un Kway ou une cape qu'il faut ensuite faire sécher ...). Plus loin, les 3 cascades décrites plus haut : Dettifoss, Selfoss et Hafragilsfoss. Cette journée fut parmi nos plus belles ! Une telle variété nous a émerveillés.

Blue Lagoon (1400 ISK/p) Très agréable surprise. C'est bien aménagé : l'usine est cachée par des talus de roches volcaniques. Depuis le bassin, on ne la voit pas. L'eau a une couleur bleue laiteuse, elle est opaque, chaude et douce. C'est irréel. Et finalement, peu de monde quand on y était. Pour clore un voyage, c'est absolument parfait, d'autant que l'hôtel est à 18km de l'aéroport. Nous en avons profité pour faire le tour de la péninsule de Reykjanes. Bon, pour une fois, les paysages ne nous ont pas éblouis ...

Les musées L'église de Vidimyri (200 ISK/p) Petite église au toit de tourbe. La ferme Glaumbaer (400 ISK/p) Joliment restaurée, instructif, intéressant. Et puis un petit salon de thé charmant, pas trop cher pour l' Islande (1400 ISK pour 1 café, 1 chocolat et 2 crèpes confiture/chantilly) ... A ne pas manquer Le musée Safnahusid à Husavik (400 ISK/p) Musée d'animaux empaillés dont de nombreux oiseaux - Outils, matériel de pêche ... Le Whale Center de Husavik (500 ISK/p) Pour tout savoir sur les baleines. Le musée de Templarinn à Faskrudjördur (400 ISK/p) Petit musée à la mémoire des pêcheurs Français de Paimpol qui sont venus pêcher la morue dans les eaux Islandaises. J'ai découvert un métier !... C'est très émouvant. La ferme musée de Stöng sur la route 32 (300 ISK/p) Sympathique reconstitution d'une ferme Viking. Et animée par 2 jeunes chats adorables qui attiraient plus l'attention que la ferme elle-même ! Le folk museum de Skögar (700 ISK/p) Incontournable - S'il ne faut en voir qu'un c'est celui-là ! Il résume tout - Prévoir au moins 1h30 - Collection d'ustensiles, d'outils, d'objets ... - Habitations d'antan reconstituées (ferme, école, église ...) - Musée des transports -

GUIDES :

Pour préparer mon voyage, j'ai d'abord consulté, épluché et pillé les sites de Chris et de Yann Pichon, puis j'ai acheté le Petit Futé (sans aucun intérêt). J'ai acheté par la suite et n'ai finalement emporté sur place que les 2 guides suivants : Guide du Routard 2005-2006 - Pas mal car il est structuré. Impossible de rater l'essentiel mais seul l'essentiel est décrit .... Bibliothèque du Voyageur - Gallimard C'est de la littérature, à lire �� haute voix en voiture quand le paysage ne vous laisse pas le souffle coupé (donc, pas très souvent) - Pas très pratique pour préparer le voyage car ça manque de structure, de paragraphe, de mise en valeur (ça c'est mon côté scientifique qui ressort !) Cartes : j'adore les cartes ; en voyage, Philippe pilote et je co-pilote. Alors, avec les 3 cartes LANDMAELINGAR ISLANDS au 250 000e, ce fut un vrai bonheur. J'avais surligné l'itinéraire prévu et roule ma poule ! Un tel niveau de détail est bien agréable pour repérer les fermes où on doit coucher, les gués, les cascades, la qualité de la route ... On les trouve dans toutes les stations service et centres d'information à environ 1300 ISK la carte.

DIVERS :

L'itinéraire - Il nous manque la Sprengisandur (F26) ... entre beaucoup d'autres ... A l'usage, cet itinéraire nous a paru vraiment intéressant, autant par les sites visités, les routes empruntées, le choix des hébergements, que par le nombre de km à faire chaque jour. C'était raisonnable. La plus grosse journée se faisait sur la route #1, goudronnée (en grande partie). Pas de regret (sauf celui d'avoir raté le volcan Laki et la piste F206 et les fjords de l'Est, mais, ça ce sont les aléas d'un voyage en Islande) Les photos - Toujours à l'argentique, je crois que ce voyage nous a (enfin !) décidés à passer au numérique. On a fait beaucoup de photos (près de 400) et surtout beaucoup de photos qui se ressemblent ... car à chaque fois, on se dit que ... cette fois, la lumière est plus belle, qu'ici la couleur du soufre est plus vive, que là le mouton est encore plus beau ... Bon, au final, pffff que de doublons !! Le climat - Ah ça, ce n'est pas les Seychelles !! En 15 jours, nous n'avons eu qu'une seule journée complète sans pluie. Pour le reste, du crachin, des nuages, de la brume, du vent ... et quelques éclaircies ! Cela dit, il a fait beaucoup moins froid que ce qu'on pensait : 8-9°C mini et 16°C pour la plus belle journée. Le vent par contre souffle parfois violemment. Nous avons donc bien apprécié notre anorak polaire/coupe vent. C'est vraiment important d'être bien équipés pour pouvoir profiter malgré des conditions climatiques difficiles. Donc, de bonnes chaussettes chaudes, une bonne polaire, un bon coupe vent bien imperméable, des gants éventuellement ... aux pieds, des chaussures de marche basses nous ont suffi. La poussière - Voila bien un pays où l'on ne se salit pas : pas de poussière, pas de pollution, on ne transpire pas et on risque peu les taches des trop rares agapes ... Les pistes - Pour se préparer à la conduite en Islande (entre autres !), l'incontournable site de Yann Pichon. Nous l'avons étudié consciencieusement avant de partir, avons imprimé et emporté les pages pratiques sur le passage des rivières. C'est très utile, très bien fait et ça dégrossit ... L'expérience sur place fait le reste ... Les gués - Parlons-en ! Ca fait partie d'un voyage en Islande ! Avant le départ, ça m'a réveillé plus d'une nuit ... eh oui, je suis une grosse inquiète ... Yann Pichon (toujours lui !) dit qu'il y a 5 choses à vérifier : le courant, la profondeur, la nature du fond, les points d'entrée et de sortie. Pour chaque gué important (certains ne sont que des flaques ...), en bons élèves studieux, nous avons fait cette étude calmement et ces traversées sont devenues ... un vrai jeu ! «Alors, et celui-là, comment on va le prendre ?....» J'ai calmé mes angoisses en traversant les premiers gués ... à pied. J'avais emporté des sandales en plastique, vous savez, ces affreuses choses de couleur (les miennes sont bleues) qu'on porte sur les plages aux rochers coupants (mais pourquoi donc les avais-je gardées ?...), j'ai tombé le pantalon, piqué un caleçon à Philippe, attrapé le pied de l'appareil photo en guise de bâton et hop, à la baille ! Ah, la photo vaut son lot de cacahuètes !! Bon, c'est un peu froid mais ... pas de quoi se pamer non plus. C'est une méthode très efficace dans les gués opaques. Ensuite, rien de plus facile pour le conducteur (qui lui est resté bien au sec ... je me demande si je ne me suis pas fait avoir dans la répartition des responsabilités ...) de suivre le chemin défini à pied ... Attention, évitez cette méthode s'il y a trop de courant .... Au bout de 4-5 gués passés comme ça, l'expérience commençait à gagner, les conseils de Yann à prendre consistance «Ah oui, là, je vois l'arc de reprise du courant !». Et donc, plus besoin de faire trempette (ça va bien un temps cette histoire quand même). Et au final, ce ne fut ... que du bonheur ! J'insiste sur ce § car, vraiment, j'étais un peu inquiète et je pense (en tous cas, ça me rassure de penser) que je ne suis peut-être pas la seule. Maintenant, quand je vois les photos que j'ai prises de Philippe au milieu du gué, j'ai le sentiment qu'il n'y avait vraiment pas de quoi s'affoler. Nous avons eu de 10 à 60 cm d'eau. Au total, nous avons traversé une cinquantaine de gués dont environ 30 différents (ben oui, y en a qu'on passe à l'aller et au retour comme à Kerlingarfjöll par ex, et au retour, c'est forcément plus facile). En résumé, lisez bien les conseils de Yann et de Chris, restez toujours humbles et prudents (l'eau opaque peut réserver des surprises) et n'hésitez plus !! L'expérience est inoubliable ! L'artisanat - Pas fana d'articles en laine, nous n'avons rapporté que 2 CD de musique folklorique (Islandica) qui nous ont d'ailleurs accompagnés pendant tout notre périple. Du coup, maintenant quand on les met à la maison, les paysages grandioses du Landmannalaugar réapparaissent ! C'est fou comme la mémoire auditive entraîne la mémoire visuelle. On le savait et on en a joué ! Et ça marche !!!

On a beaucoup aimé : 🙂 Les montagnes noires lacérées du Landmannalaugar Les montagnes vert fluo couvertes de mousse épaisse Les montagnes multicolores du Kerlingarfjöll.. bref, les montagnes Les glaçons bleus (première fois qu'on en voyait) sur les lacs glaciaires Traverser les gués ! Si !! Les énormes petits déjeuners

On a moins aimé : 😕 Le vent Les prix ...

En conclusion ... L'Islande n'est pas une destination qui s'improvise. Tout y est rudesse : le climat, les paysages, les pistes, l'hébergement, les prix ... L'Islande ne s'offre pas facilement, il faut savoir où l'on va, être passionné par Mère Nature et le volcanisme, ne pas craindre la pluie et être prêt à casser sa tirelire. A partir de là, c'est magique, c'est lunaire, c'est envoutant. Envoutant, c'est finalement le mot le plus juste ; on n'oublie pas ces paysages : avec la même rudesse, ils se gravent dans la mémoire.
Carnet de Voyage-Grèce- juillet 2005 English translation pending
by Tchoops · 2005-08-29 · 3 replies
Vala, vala...L'intégralité de mon "carnet de voyage" en Grèce...Pour ceux qui veulent le lire en entier, je vous souhaite bien du courage !! 😉 @+++

Introduction:

29 Décembre 1951, deux jeunes amis entreprennent de traverser l’Amérique Latine sur leur bonne vieille moto Norton 500cc. L’un d’eux se prénomme Ernesto Guevara. Ce n’est pas du tout de ses idéaux politiques ou sociaux dont je veux vous parler, mais de l’homme lui-même; ce qu’il a entrepris, la façon dont il l’a réalisé. Quelques affaires, un peu d’argent, un moyen de transport; et c’est ainsi que le jeune homme parti à l’aventure, en laissant tout ce qu’il avait derrière lui sans se préoccuper de ce qu’il adviendra de demain...Juste aller de l’avant, vivre pleinement chaque instant de ce voyage qui contribue à constituer la part d’un rêve. C’est un peu de cette manière là que je conçois la façon de voyager. Briser l’ennui d’un quotidien trop monotone. Sortir de ce monde trop étouffant où tout est programmé, minuté; du lever où le simple geste est répétitif ne serait-ce que pour prendre son petit déjeuner, au coucher en passant par la journée de travail où les mêmes personnes nous attendent au bureau, le même travail, etc... Sortir d’un monde où l’on est cocconé, où l’on sait d’avance que dans les 10 minutes qui viennent le prochain bus passera nous prendre...Sortir de ce monde où tout est atrophié.C’est un peu de ce monde fade et incipide dont je veux m’évader...Voyager est en quelque sorte un extuoire à ce monde trop prévisible.

Voyager...Vivre une vie différente de celle que l’on vit, découvrir des lieux, des payasages, une histoire, un passé, une culture. Voyager c’est aussi faire des rencontres : Rencontrer des gens que ce soit des autochtones ou d’autres voyageurs de passage. Voyager c’est un peu tout ça, un foisonnement de tout un tas de choses dont nous nous imprègnons le temps de rêver un peu...

26 juin 2005

Et c’est partiiiii !!! Après un court trajet Tarbes-Toulouse animé par l’écoeurante musique « dragostea » de O-Zone que passait en boucle un petit garçon qui était assis devant moi, j’ai enchaîné avec un trajet me menant à Nice, véritable point de départ de mon aventure. En effet c’est ici que je fais mes adieux à la France. Sur le quai voilà que je m’improvise agent de renseignement en aidant tout d’abord un jeune Hollandais un peu perdu, puis des Français et un Indien qui ne parlait pas un mot de Français ni d’Italien. Après avoir aidé quelques Français et Américains, je me décide à monter à mon tour dans ce train corail Italien. Rien à voir avec les nôtres ! Ils sont un peu plus exigus avec des portes bagages un peu à l’ancienne faits de tubes métalliques dorés et des sièges en tissus de couleur verte. Ça leur donne un certain cachet…Certes ce n’est pas l’Orient Express mais avec tout ce brassage de cultures et de Nationalités, ça en donnerait presque l’impression. Me voilà donc avec un jeune couple d’Américain ayant tout juste passé leur Bac, et un Italien travaillant en France.

27 Juin 2005

Très tôt nous fûmes réveillés par des Italiennes sans gênes nous poussant et n’hésitant pas à allumer la lumière en jacassant sans le moindre souci de discrétion. Finalement le train ne tarda pas à arriver à Vérone….avec 30 minutes de retard ! Bien évidemment j’ai loupé mon transfert pour le prochain train. Mais en arrivant à la gare je trouve rapidement un autre train et y grimpe en précisant au contrôleur mon problème ; un problème anodin apparemment vu la façon dont il a réagit. Connaissez-vous l’histoire du train fantôme ? C’est un train qu’on attend et qui ne vient jamais alors que les panneaux affichent qu’il vient de partir sous vos yeux ! Surprenant, non ? Je m’explique. J’attendais mon train au quai n°6. Etrangement j’étais le seul voyageur qui attendait à ce quai. Pourtant les quais à coté de celui-ci étaient en service. Lorsque l’affichage se mit à indiquer que mon train venait de partir, je me décidai à aller voir le service d’assistance. Là, une dame qui ne parlait pas un mot d’anglais, m’expliqua que j’avais loupé mon train (perspicace la petite dame !). Elle m’orienta vers un autre train, quai n°8, qui passait par Ancône. C’est là que je compris qu’au fond de la gare, derrière la voie n°1, il y avait d’autres voies : n° 2, 3, 4, 5, 6, 8, 9, 10, 11 et 12, complétant les autre voies n° 6 et 7 qui se trouvaient de l’autre coté, là où j’avais attendu. Il y avait donc deux voies n°6 !! Finalement je pu prendre ce train au quai n°8. Arrivé à Ancône, je mis un peu de temps avant de finir par trouver l’accès au ferry et surtout aux guichets de réservation. Après une courte attente sous la chaleur écrasante, me voici à bord du ferry d’Anek Lines en partance pour la Grèce. Je crois que dans tout ça, ce qui me réjouit le plus, c’est de pouvoir rester dehors 24h/24h. Ça me change des 1h à 2h dont je pouvais profiter durant l’année ! Et puis il y a aussi le fait de ne pas être dépendant du temps, c’est un bonheur que l’on semble avoir oublié dans nos sociétés modernes, esclaves du temps que nous sommes. Le soleil vient de se coucher, je pense que je ne vais pas tarder à en faire de même….Une longue journée m’attend demain.

28 Juin 2005

Arrivé à Patras, je me laisse entraîner par le flot de touristes qui me guide vers la station de bus. Je continue un peu plus loin pour prendre le train qui se révèle être beaucoup moins cher. Pendant le trajet j’ai fais la connaissance d’une Grecque de mon âge, étudiante en économie, très ouverte et très sympa avec qui j’ai discuté pendant toute la durée du trajet. En arrivant au terminus je crois être au Pirée. Je pars donc à la recherche de la station de métro. Mais en cherchant un peu, je finis par me rendre compte que je suis arrivé à la station du Péloponnèse, c’est-à-dire en plein centre d’Athènes. Tant mieux ! Je marche alors pendant bien 45 minutes pour rallier le point de rendez vous : l’office du tourisme où je dois retrouver Yann, mon compagnon de route. Par une étrange coïncidence nous arrivons juste en même temps alors que l’un habitant Paris, venait de prendre l’avion et l’autre habitant Tarbes, avait opté pour le train et le ferry. Nous voilà à discuter tranquillement dans le jardin national pour faire un peu plus connaissance tout en dégustant les oranges particulièrement acides que l’on a cueilli ici. Nous partions ensuite à la recherche de l’auberge de jeunesse Pangrati. L’ambiance est cool et nous y rencontrons Elsa, une étudiante Française en école d’ingénieur. Nous avons d’ailleurs assisté à l’instant jubilatoire où elle venait d’apprendre par e-mail qu’elle avait réussi ses examens. Nous avons profité de la douceur des températures nocturnes pour visiter Athènes de nuit. Ça s’anime, ça vit, toute la ville est en effervescence. Les badauds sont des touristes comme nous qui curieux, viennent observer sous un autre regard cette mégalopole gigantesque s’étendant sur des kilomètres dans un bassin encastré dans un paysage vallonné. Elsa a insisté pour nous payer à boire sur la terrasse d’un café pour fêter la réussite de ses examens. Nous avons passé la soirée à discuter de tout et de rien, c’était vraiment sympa ! Nous sommes rentrés vers 3h du matin, heureux d’une journée emplie de bons souvenirs.

29 Juin 2005

Levés vers 9h, nous décidons de nous rendre à l’Acropole. En passant nous achetons quelques pommes pour nous constituer un rapide petit-déjeuner. Peu après nous voilà entrain de grimper sur ce chemin mythique qui mène au Parthénon. Je n’ai pas été déçu de la visite, c’est vraiment sublime. Evidemment on regrette un peu la présence des échafaudages qui gâchent le plaisir de contempler cet édifice qui mériterait sa place parmi les 7 merveilles du monde. J’ai trouvé aussi l’Erechteion très bien conservé avec ses statues des Caryatides en excellent état. Le théâtre quand à lui, n’a pas autant égayé ma curiosité que les deux autres monuments. Le musée n’est pas extraordinaire non plus. On y trouve souvent les mêmes choses : quelques fragments de frontons, des morceaux de statues ou des céramiques représentant des scènes similaires. Il est dommage qu’il n’y ait pas d’explications. Au lieu de cela, les écriteaux se content de décrire ce que l’on voit…ce qui est absurde ! Nous sommes ensuite passés par l’Agora. Dommage qu’il ne reste presque que des ruines, excepté le temple d’Héphaïstos et quelques églises plus récentes. En passant dans les quartiers de la Plaka, on s’arrête au Scholarchio Yérani, un joli petit restaurant avec une terrasse entourée de verdure, lieu favori de petits oiseaux venant se poser sur la balustrade pour nous faire partager leur agréable petit gazouillis. Les plats que l’on nous proposait étaient pas très recherchés mais plutôt bon et le tout n’étant pas trop cher. En revenant nous avons fait un détour par la porte d’Hadrien et les quelques colonnes du temple de Zeus restant encore debout, puis le zappeion et le stade Olympique avant de faire une halte au supermarché pour s’acheter des provisions pour le soir. Après avoir fait la connaissance d’un Hongrois super sympa, nous avons décidé de manger tous les quatre ensemble à l’auberge, c’est-à-dire : moi, Yann, Elsa et Rolland notre ami Hongrois. Elsa avait eu la bonne idée d’acheter de quoi faire une petite salade Grecque ; quand à nous, nous avons apporté le melon et Rolland fournissait le pâté ainsi qu’un délicieux petit muscat Hongrois. Ce repas était un vrai délice et c’était vraiment convivial ! Nous avons passé une agréable soirée sur la terrasse à discuter de nos études, de ce que nous souhaitons faire dans l’avenir et surtout quelle serait la suite de notre voyage, et tout cela en sirotant un alcool Hongrois à base d’herbes. Pour être raisonnable nous sommes allés nous couchés vers 1h. Nous aurions bien souhaité rester un peu plus mais la fatigue avait fini par avoir raison de nous.

30 Juin 2005

Ce jour est celui des adieux. C’est ici que nos chemins se séparent. Tandis qu’Elsa part à Koroni dans le Sud-ouest du Péloponèse pour porter secours aux tortues menacées par le tourisme et la négligence des Grecs vis-à-vis de leur environnement, Rolland s’en va sur l’île de Skopélos rejoindre un ami et chercher du travail pour rester sur l’île durant ses vacances, et nous nous partons du coté de Mycènes. La faible fréquence des bus nous obligea à partir seulement à 14h30 pour arriver à 17h à Mycènes. Nous décidâmes alors de s’installer au camping et de ne visiter le site archéologique de Mycènes que le lendemain. On fit quelques courses avant de profiter de la piscine et de se reposer un peu.

1 Juillet 2005

Vers 8h nous sommes déjà debout. Il faut dire que la nuit fut agitée à cause de la présence des moustiques qui n’ont cessé de nous harceler durant la nuit. Malgré tout, on se lève nonchalamment pour engloutir un rapide petit-dej, prendre une douche et plier le matériel. Et nous voilà parti pour rallier le site archéologique de Mycènes qui se trouve à 3 km de là. Avant d’arriver à la cité Mycénienne proprement dite, on s’arrête pour visiter la première partie du site : il s’agit du trésor d’Atrée qui serait, selon les dires de certains, le tombeau d’Agamemnon. L’édifice en lui-même est assez impressionnant, dissimulé dans le relief d’une colline. Il est surtout intéressant de voir la façon dont est conçue l’entrée avec cette fameuse clé de voûte triangulaire. Par contre, du point de vue architecture, le tombeau ne révèle pas grand intérêt. En montant sur la colline, on peut avoir une bonne vue d’ensemble de la vieille cité Mycénienne, et on se rend compte assez rapidement qu’il n’en reste que des ruines. Rien d’étonnant à cela quand on sait que la plupart de ces vestiges datent du XIII siècle avant J-C et qu’ils ont fait l’objet de pillages et d’incendies moins d’un siècle plus tard, suite aux tristement célèbres guerres Mycéniennes. Cependant lorsque l’on passe devant la mythique porte des lions, avec un peu d’imagination et un guide assez complet, on se plonge assez bien dans cette période sombre à laquelle Clytemnestre avait assassiné son époux, Agamemnon, avant d’être tuée des mains de son propre fils, Oreste. Soudain, les ruelles de la vieille cité semblent s’animer. L’artisan s’affaire dans ses petites échoppes pour fabriquer ses produits nécessaires à la prospérité des habitants. Les hautes et épaisses murailles de la forteresse dominant la vallée rassure la population insouciante qui continue ses activités quotidiennes comme si n’était de rien, se sentant à l’abri de cette enceinte fortifiée. Pourtant cette image s’estompe peu à peu. Les ruines sont bien là ; tas de pierre gisant sous un soleil de plomb et témoignant d’une triste fin pour ce peuple Atride. Le tombeau de Clytemnestre est toujours là, semblable au trésor d’Atrée. Elle repose auprès de son amant, Egisthe. Un peu plus loin on découvre les restes de ce qui semblait être le palais royal dont il ne reste que les fondations. Avant de prendre un bus pour Nauplie, nous passons rapidement au musée qui vaut seulement le coup pour les férus d’Archéologie Grecque ou de poterie. Notre projet était de rester une seule nuit dans cette ville, juste pour visiter le site d’Epidaure le lendemain. Mais là, coup de cœur ! Nauplie est un charmant port aux petites rues piétonnes agréables, aux maisons souvent colorées empruntant un style un peu Italien. Ici on y trouve quelques églises catholiques, traces d’un passé fortement ancré dans les racines du temps. Nauplie est réputée pour être la ville romantique de Grèce. En effet, quand on s’intéresse un peu a son histoire et que l’on parvient à faire revivre un peu ces vieilles pierres dictant l’architecture originale de cette ville, on s’y attache et souhaiterait y demeurer plus longtemps le temps de flâner et de rêver un peu. Avec Yann, nous sommes logés aux chambres Dimitris Beckas surplombant la ville et offrant une vue imprenable, l’endroit nous a tout de suite charmé. De ce fait, nous décidons d’y rester deux nuits. Vers midi nous dégustons quelques pêches et un melon dans un petit parc à l’ombre d’un arbre et visitons la ville avant d’entreprendre l’ascension des 899 marches menant à la forteresse de Nauplie. La vue est à couper le souffle ! On y voit tout aux alentours, dominant la baie et devinant les contours du continent se dessinant à l’horizon. La forteresse quand à elle, vaut le détour. Avec ses imposantes fortifications cernées de cactus par endroit, la forteresse perchée sur cette colline abrupte plongeant dans l’océan mérite qu’on la visite. Comme nous avons beaucoup sué pour pouvoir atteindre cet endroit, nous optons pour faire un petit tour à la plage au retour. De retour dans la chambrée, on lave un peu notre linge avant d’aller visiter la ville de nuit et d’y manger une salade rafraîchissante et la fameuse moussaka dans la taverne la moins racoleuse et attrape touriste du coin.

2 Juillet 2005

Pour bien commencer la journée, rien de tel qu’un bon petit déjeuner sur la terrasse avec vue sur Nauplie. Nous quittons ensuite la petite ville pour aller à Epidaure. Le théâtre est gigantesque, mais dommage que sa beauté soit altérée par la présence d’un décor pour les spectacles nocturnes. Comme chacun des millions de touristes qui viennent chaque année ici, nous avons été surpris par la formidable acoustique de cet amphithéâtre. Certains touristes amateurs d’opéra n’ont pas hésité à nous faire part de leur prodigieux organe (vocal, je précise) en entonnant un célèbre chant. C’était assez marrant à voir et à entendre. Ephémère heure de gloire que chacun de ces chanteurs anonymes avaient juste le temps d’apprécier. Par contre ce qui était beaucoup moins amusant, c’était la présence de nombreux touristes qui nous demandaient sans cesse de nous déplacer pour pouvoir prendre leurs photos. J’adresse une mention toute particulière à une vieille guide Italienne qui ne manquait pas de culot en nous intimant tout bonnement de dégager de la scène et de se taire pour qu’elle puisse faire tranquillement son speech à son troupeau de moutons sexagénaires. Bien sûr, nous avons pris tout le temps qu’il nous fallait sans pour autant abuser. Puis vint la visite du musée où nous avons pu observer le célèbre « Caducée », statue représentant Asclépios sous forme d’un vieillard tenant un bâton autour duquel s’enroulait un serpent, celui qui symbolise la médecine. Nous nous sommes un peu attardés sur le site archéologique portant le nom de « sanctuaire d’Asclépios » dont il ne reste que des ruines mais donnant tout de même un bon aperçu de ce qui se trouvait en ces lieux il y a moins de deux millénaires. De retour à Nauplie, et après avoir dévoré un gros morceau de pastèque et quelques autres fruits, nous sommes allés nous baigner le restant de l’après-midi. Le soir tombant, nous avons assisté à un joli coucher du soleil en flânant près du port. Je me dis que peut-être un jour j’y reviendrai en charmante compagnie…un jour peut-être…C’est bien de rêver, n’est-ce pas?

3 Juillet 2005

Il était une fois dans un camping à Monemvassia, un jeune aventurier dénommé Yann, qui dormait seul dans une tente dans le plus simple apparat..Euh, nan ! En fait tout a commencé un dimanche matin sur une terrasse à Nauplie où deux jeunes routards prenaient leur petit-déjeuner avant de se lancer pour une quête bien difficile : Tenter de rallier Monemvassia - un petit village perdu dans le Péloponnèse sur un éperon rocheux – par les simples moyens de transports publics, avec pour guide leur seule intuition et leur sens de l’orientation. Le trajet se déroula pourtant sans encombre jusqu’à Tripoli. Après moult aventures et beaucoup de patience, ils parvinrent à Monemvassia. Là, nous demandons à un touriste Français où se trouve le camping le plus proche. Il s’avère que le camping est à 4 km. Qu’importe, nous prenons nos sacs à dos et commençons à prendre la route. Très vite, une voiture s’arrête à notre hauteur. Il s’agit du touriste Français qui est venu exprès pour nous déposer au camping ! Nous le remercions puis entrons dans le camping où nous montons vite fait notre tente avant de revenir visiter le village médiéval. Le village médiéval de Monemvassia est vraisemblablement l’un des plus magnifique de la Grèce Continentale. Ayant su se préserver des grandes vagues du tourisme et aussi des invasions, il a su garder un charme authentique avec un dédale de petites ruelles dans lesquelles on se perd facilement mais à souhait. Au début, on est un peu réservé lorsque l’on pénètre à l’entrée du village et qu’on y découvre pêle-mêle tout un nombre de petites boutiques pour les touristes, mais ce n’est qu’à l’entrée du village. En poursuivant notre chemin, on est vite séduit par le caractère unique de ce village. En cherchant un peu, on finit par trouver le chemin qui mène à l’ancienne citadelle dominant cette presqu’île. Il ne reste qu’une église à peu près intacte, cependant le panorama nous subjugue. Peu à peu le temps se gatte et nous scrutons le ciel menaçant qui s’assombrit au fur et à mesure que l’on redescend vers le village. Bientôt des bourrasques de vent balayent la surface de l’eau et l’air devient humide. La mer s’agite et prend des teintes inquiétantes. Pourvu que la pluie ne tombe pas car nous n’avons pas mis le double toit qui protège la tente des intempéries. Après ces 3h30 de marche, nous avons bien mérité un petit resto avec vue sur mer s’il vous plaît ! Etant donné que je n’ai qu’un budget limité, je me contente d’une pita et d’une bonne salade Grecque. Nous ne tardons pas à rentrer car il se fait tard et il nous reste encore 4km avant de rentrer au camping. Malgré l’orage qui nous a menacé en début de soirée, je choisi de dormir à la belle étoile cette nuit. Beaucoup d’étoiles sont visibles ici et le ciel semble bien dégagé. Je m’allonge alors sur mon matelas en observant la voûte céleste, le visage caressé par une légère brise tiède en se laissant bercé par le chant de la mer mêlé à celui des grillons.

4 Juillet 2005

La nuit fut mouvementée. Je subissais les attaques intempestives de moustiques si bien que je fus obligé d’aller chercher refuge près de la mer en espérant y trouver moins de ces bestioles avides de sang. Ce fut le cas et je pu observer tranquillement quelques étoiles filantes zébrer ce ciel limpide dans lequel on pouvait deviner la voie lactée. A peine cinq heures de sommeil. Je remballe mon matelas en mousse, jette un dernier regard en direction de la mer et rentre prendre mon petit déjeuner avec Yann. Peu après on revient sur la plage pour aller se baigner un peu avant de partir pour Sparte puis Mystra. Le trajet est très long à cause des nombreux détours pour desservir des villages isolés. Au final nous arrivons vers 19h à Mystra. Nous devons donc reporter au lendemain matin la visite du site de Mystra. En attendant nous avons profité un peu de l’eau froide de la piscine du camping, et pour la première fois il nous fallut sortir le double toit imperméable et la polaire car quelques gouttes vinrent nous importuner et l’air s’était rafraîchit. Au camping nous retrouvons une famille Française que nous avons auparavant croisée dans Monemvassia. Ils voyagent dans un vieux combi rafistolé et projettent de traverser toute la Grèce continentale pendant deux mois avec leurs deux enfants d’environs 8 ans. Il se fait tard et demain nous envisageons de quitter les lieux assez tôt.

5 Juillet 2005

Pour la première fois nous ressentons une petite fraîcheur matinale. Nous partons à pied sur le site médiéval de Mystra situé sur une colline à proximité du camping. C’est un site très intéressant à voir, avec ses fameux monastères Byzantins décorées de jolies fresques, sa citadelle située au sommet et quelques autres bâtiments imposants comme le grand palais en rénovation. On retrouve notre petite famille Française et on croise plusieurs colonies de vacances de Français. Vers midi nous sommes de retour au camping pour prendre notre repas, plier nos affaires et partir pour Athènes. Le temps de changer de bus et de faire les différents trajets y compris dans Athènes, nous n’arrivons qu’à 19h l’auberge de jeunesse. Cette fois-ci elle est pleine à craquer. Et pour cause ! Une colonie d’ados Français de 17 ans vient de prendre d’assaut l’AJ. Le réceptionniste nous propose alors de dormir sur le toit pour 10 € ! C’est cher mais c’est pratique et ça nous évite de faire le tour des AJ et hôtel d’Athènes avec 20 kilos sur le dos sans être sûr de pouvoir trouver quelque chose de mieux. Après avoir cassé la croûte sur l’une des tables mises à notre disposition, je fais la connaissance de l’une des organisateurs de la colonie de vacances qui se prénomme Elsa. Je sympathise aussi avec un des ados du groupe avant de rejoindre Yann et les 8 autres routards qui dorment sur le toit : Deux Danois, deux Suisses et quatre Italiennes.

6 Juillet 2005

Après une nuit plutôt paisible, petit-déjeuner improvisé sur le toit. Je profite de l’occasion pour faire connaissance de nos voisins Suisses et Danois. En descendant, le patron nous apprend que des places viennent de se libérer et que nous pouvons transférer nos affaires dans un dortoir afin que l’on puisse dormir dans un vrai lit cette fois. Cette nouvelle réjouit mon compagnon de voyage qui ne s’était pas accommodé au confort sommaire que nous offrait le toit de l’auberge. Nous sortons ensuite pour aller à la place Syndagma, lieu où l’on assiste à la relève de la garde, événement assez « kitsch » pour le touriste moyen, mais qu’importe puisque c’est sur notre chemin. Et puis nous ne regrettons pas de nous y être rendu car ils sont si drôles avec leur démarche calquée sur celle des hérons et le pompon qui se balade au bout de leurs chaussures est « la cerise sur le gâteau » si je puis dire. On fait un petit détour par le marché où j’achète 1 kilo de prunes pour une misérable somme et nous mangeons tranquillement sur un banc sur la place Monastraki. On prend alors le métro pour se rendre à rue mavromatéon où sont censés se trouver les bus de l’attique d’après le guide. Ne trouvant pas notre bus, on se renseigne auprès d’un guichet où l’on nous indique un square en contrebas. Arrivés au Cap Sounion, nous partons nous baigner dans une adorable petite crique en attendant d’observer le coucher de soleil sur le temple de Poséidon. C’est agréable de pouvoir se baigner dans une eau aussi limpide, d’autant plus qu’il n’y a pas grand monde. Malheureusement, le fond de l’eau ne reflète pas l’aperçu que l’on en a en surface. On y trouve en vrac un pneu, des canettes, quelques morceaux de vieilles tôles. Sur cette plage on y fait la connaissance de Nicolas et Charlotte, un couple d’Angers de notre âge environ. Nous avons passés le reste de l’après-midi ensemble jusqu’au moment crucial où le soleil dardait ses derniers rayons. Ce coucher de soleil sur le temple est tout simplement magique. Je ne saurai exactement retranscrire comment c’était, le mieux serait de vous montrer les photos qui pourraient vous donner une petite idée de cet instant que je n’oublierai jamais. Ce souvenir fut d’autant plus marquant lorsqu’une sorte de petite caille est venue se poser sur un petit promontoire au milieu de l’édifice comme si elle s’offrait de son propre gré en offrande au dieu de la mer…J’ai suivi l’astre décliner lentement sur la baie jusqu’à ce que la lumière s’intensifie une ultime fois avant que la pénombre reprenne ses droits pour nous plonger peu à peu dans l’obscurité. Dans le bus on partage nos derniers instants en compagnie de nos nouveaux amis avant qu’ils descendent un peu plus tôt que nous sur le littoral de l’Attique. Ils nous racontent comment ils se sont fait avoir en arrivant à l’aéroport, où le chauffeur leur fit faire plusieurs détours tout en faisant grimper malicieusement le compteur en donnant des petits à-coups sur l’accélérateur avant d’arriver devant l’hôtel où ils souhaitaient se loger. Comme par hasard, le taximan leur dit que l’hôtel était complet mais qu’il connaissait un autre hôtel avec lequel il avait sûrement conclu un accord pour toucher un pourcentage sur chaque client rabattu. Il se faisait tard et ils durent se résilier à accepter de dormir dans cet hôtel de luxe à un prix pas du tout abordable. Comme quoi, il faut toujours apprendre à se méfier des arnaques qui se présentent surtout dans les lieux de concentration de touristes qui sont de véritables aubaines pour les autochtones malhonnêtes. De retour à l’auberge, on compte discuter un peu avec les membres de la colo Française avant de se coucher. Mais voilà que Paul, le réceptionniste de l’auberge, me propose d’accompagner deux Danoise souhaitant aller boire un coup en ville avec d’autres voyageurs. Au début mon avis était assez mitigé car j’étais un peu fatigué et je ne voulais pas laisser Yann tout seul, mais après réflexion ça me tentait bien de faire connaissance d’autres routards et puis je ne pouvais pas résister à l’invitation de l’une des Danoises qui était plutôt mignonne. Vers 23h nous sommes allés dans un bar dans la rue Filolaou, rue la plus fréquentée du coin. L’ambiance était vraiment sympa et nous avons discuté longtemps sans voir passer le temps. Notre petit groupe de joyeux fêtards se composaient de deux Danoises, trois Danois, une Australienne, un Anglais, deux Français (moi et Damien l’organisateur de la colo) et Paul d’origine Italo-américaine. Il n’y a pas à dire, les auberges de jeunesse c’est vraiment super, on y rencontre des gens de toutes nationalités. Damien me faisait rire lorsqu’il parlait Anglais car il avait un très fort accent Français et mélangeait parfois des mots. Je ne peux pas dire que j’étais très à l’aise non plus. Mais j’ai beaucoup parlé avec Julia la jolie Danoise, à qui j’essayais d’apprendre le Français. En contrepartie, elle m’a appris quelques mots de Danois dont le fameux « skoooll » en faisant un mouvement bizarre de la langue dans sa bouche, ce qui veut dire « Tchin-Tchin » lorsque l’on porte un toast. Julia avait un accent Français très mignon, un peu à la manière des Allemands. L’anglais quand à lui parlait un peu Français car il avait travaillé comme saisonnier à Biscarosse et il avait lui aussi un accent assez original, cet accent English qu’on connaît si bien. Nous avons tous bien rigolé pendant notre discussion surtout lorsque Julia nous a avoué qu’elle ne buvait du vin que lorsqu’elle le mélangeait avec un soda. Quel gâchis ! Et même les autres Danois semblaient dégoûter à cette idée de gâcher du vin de cette manière. Il fallut bien mettre un terme à cette soirée sympathique. Et nous rentrons clopin-clopant à 2h du matin en faisant quelques détours pour semer un chien qui nous avait suivi jusque là. Ce fut difficile de trouver le sommeil à cause des ados Français qui faisaient un sacré bazar. Ils faisaient au moins autant de bruit qu’un bataillon de chars Leclerc défilant sur les pavés des Champs-élysées.

7 Juillet 2005

Départ vers 9h de l’auberge de jeunesse où je fais mes adieux à Paul car je sais que je ne redormirai plus à cette auberge. D’autre part nous apprenons que le groupe d’ados part aussi vers Delphes mais dans un autre camping. Nous allons au terminal de bus à Athènes et attendons notre bus. Quelques instant plus tard nous sommes rejoins par le groupe de Français qui débarque avec toutes leurs affaires dans le désordre le plus total. On effectue donc 3h30 de trajet ensemble avant d’arriver à Delphes. Là, ils changent d’avis et décident d’aller dans le même camping que nous car il est plus agréable et surtout plus proche du site que le camping qu’ils avaient réservé. Le soir venu, Yann me paye un coup à boire pour fêter sa réussite à son examen du BTS, moment de grande satisfaction qui mit un terme à plusieurs semaines de doutes et d’inquiétudes pour lui. A coté de notre tente se trouve un adorable petit chiot, très affectueux et tout adorable. Nous avons passé pas mal de temps à le cajoler lui et son grand frère tellement ils étaient adorables. On se rend vite compte dans le camping qu’il y une autre colonie Française et plusieurs famille...ça fait trop de Français, beaucoup trop…ça tue un peu le coté dépaysant du voyage. Vivement qu’on se sépare d’eux !

8 Juillet 2005

La nuit fût plutôt rude à cause des chiots qui ne cessaient de japper et même d’hurler à la mort parce qu’ils se sentaient seul, leur maître étant parti faire la fête quelque part. Mais comment en vouloir à ces deux petites boules de poil ? Aussitôt levé, on s’empresse de prendre le petit-dej pour se rendre assez tôt sur le site de Delphes. Que dire ? …assez décevant ! On y voit qu’un amas de grosses pierres qu’un groupe de touristes d’un tour operator se dépêche de prendre en photo pour avoir quelques clichés. Il faut vraiment être passionné de la Grèce Antique pour faire ressortir l’âme de ces vieilles pierres, à moins d’avoir beaucoup d’imagination et un bon guide. Heureusement, il y a quelques trucs intéressants comme le stadium assez bien conservé quoique pas vraiment surprenant, le petit théâtre mais surtout temple d’Apollon où la Pythie proféraient ses Oracles, le Tholos du sanctuaire d’Athéna et bien sûr le musée pour ces frontons et ses statues très bien conservées. Le reste n’est que ruines dont on nous ne donne aucune explication. En revenant, nous nous arrêtons en ville pour faire quelques courses pour manger au camping. Après cela, je décide de faire une balade vers Itéa que mon guide nomme si justement « la mer des oliviers », tandis que Yann choisit de rester au camping pour se détendre à la piscine et passer quelques coups de fil. J’ai marché pendant 3 heures sous un soleil de plomb pour faire les 16 kms qui séparent mon camping du littoral, mais quel spectacle. C’est impressionnant de voir cette mer d’oliviers qui s’étend à perte de vue et dans laquelle on manque parfois de s’y noyer. Mais bon, en visant toujours le Sud en se repérant par rapport au soleil, on finit toujours par s’y retrouver, du moment qu’on garde ses distances des chiens excités attachés à un piquet ou du serpent d’un mètre de long qui vous passe sous le nez à deux mètres de vous. Finalement arrivé à Itéa, je prends quelques photos de la jolie petite église et me rend ensuite vers le port. Etant donné l’heure, je préfère prendre le bus pour ne pas rentrer trop tard. En attendant le bus, je m’assied à la terrasse d’un bar et entame la discussion avec un retraité Grec. Curieux, il me pose beaucoup de questions sur ce que je fais et le coût de la vie en France. De retour au camping, détente à la piscine et repos car un long trajet nous attend le lendemain.

9 Juillet 2005

Le « bip, bip » agaçant de la montre me tire de mon profond sommeil. On plie bagage et le réceptionniste nous propose de grimper dans son pick-up pour nous déposer à Delphes puisqu’il s’y rend aussi. Nous prenons ensuite le bus qui nous emmène à Livadia qui se trouve à quelques dizaines de kilomètres de Delphes. Il nous reste alors à chercher la gare ferroviaire pour prendre un train qui nous mènera dans les météores. Comme la gare n’est pas bien indiquée, on se renseigne auprès du personnel de la station de bus et de passants. Le problème c’est que leurs avis sont assez contradictoires. Certains nous disent que la gare est à 2 kms, d’autres à 10 kms ; les uns nous disent qu’il faut prendre telle direction et les autres nous indiquent la direction opposée. Tant bien que mal nous finissons par trouver l’endroit où l’on peut réserver nos tickets et prendre le bus pour se rendre à la gare. L’inconvénient c’est que le premier train ne part pas à 11h comme nous l’avait indiqué la dame de l’office du tourisme de Delphes, mais à 10h ! Et le train suivant n’est pas à 17h mais 18h ! C’est assez râlant de devoir passer sa journée à attendre un malheureux train. D’autant plus que pour couronner le tout on apprend que le train est un intercity (plus rapide) donc nous devons payer 13, 50€ au lieu de 6.50€ pour un train classique. On choisit donc de se poser dans un parc de Livadia à attendre que le temps passe. Tout compte fait on réussit à trouver quelques occupations et le temps passe relativement vite. Peu après nous prenons le bus qui nous emmène à la gare, et de là nous prenons un train qui arrivera à Kalambaka 3 heures plus tard. Dans le train on regarde d’un air amusé des Sud Coréens qui prennent en photo tout et n’importe quoi, comme le coucher de soleil à travers une vitre aussi translucide que le pare-brise d’une voiture de Rallye tout en prenant soin de cadrer à moitié sur le rideau. On n’a pas pu s’empêcher de pouffer de rire avec nos voisins qui faisaient parti d’un groupe de Heavy Metal Grec. Grosses lunettes noires, casquettes militaires (genre Marines), T-shirt noirs de groupes tel « Iron Maiden » et jeans déchirés ; nos sympathiques amis Heavy Metalleux avaient un style bien branché. L’un d’eux me dit qu’ils avaient participé il y a peu, à un festival à Bordeaux. A Kalambaka, on descend pour se rendre au village de Kastraki à l’entrée duquel se trouve le camping Vachros. Nous ne sommes pas les seuls. En effet, à coté de nous, deux Françaises du nom d’Emilie et Juliette sortant du même train que nous, semblent chercher le même camping. Je les aborde et leur propose de chercher ce camping avec nous. On sympathise très vite et nous finissons par dénicher ce camping plutôt vaste et regorgeant, à notre grand regret, de colonies de vacances Françaises. D’ailleurs nous retrouvons parmi eux, notre petite colonie menée par Damien, Elsa et J-P. Le soir venu, nous jouons avec eux au loup-garou (jeu de rôle) pendant toute la soirée ; c’était bien animé !

10 Juillet 2005

Les rayons du soleil jouant à cache-cache à travers le feuillage des arbres nous réveille. Nous nous préparons à entamer une marche dans les chemins tortueux des Météores. On traverse le village pour arriver à un premier monastère du nom d’Agios Nikolaos Anapafsas, puis on quitte la route pour s’engager dans un petit sentier indiquant « Varlaam ». Nous grimpons le petit chemin escarpé se perdant dans la végétation dense des Météores et débouchant au pied d’un monastère. Je crois être arrivé en face du monastère de Varlaam, mais à bien regarder le plan qui nous a été fourni, je me rends compte assez rapidement qu’il s’agit du monastère Métamorphosis ou Grand Météores, et que nous avons longé celui de Varlaam qui se trouve maintenant derrière nous. Qu’à cela ne tienne, ce n’est pas un problème car nous souhaitions visiter ces deux monastères. En haut du monastère nous avons une jolie vue, notamment sur le rocher sur lequel est perché le monastère de Varlaam. Le monastère Métamorphosis est vraiment joli à voir. L’extérieur est bien arrangé avec des plantes et des fleurs qui embellissent les façades de ce lieu dédié à la prière. Nous sommes bien loin des monastères austères et sans charme que l’on peut rencontrer ailleurs. L’intérieur est décoré par des fresques couvrant tous les murs et les plafonds, et les façades richement décorées sont agrémentées de nombreuses icônes. Je fus choqué de voir que bon nombre de scènes représentées sur les fresques étaient des scènes de massacre ou de guerre. Moi qui pensait que l’église, qu’elle quelle soit, devait véhiculer une image de paix et de sagesse, je fus assez étonné de voir des peintures allant à l’encontre de cela. Il faut dire qu’en visitant le musée, on comprend que la région a souvent été une zone de conflit, et cela explique aussi pourquoi les moines ont trouvé refuge au sommet de ces impressionnants rochers tombés du ciel selon ce que dit la légende. Nous quittons ensuite le « Grand Météores » par la route pour visiter celui de « Varlaam ». Nous croisons en chemin nos amis de la colo, totalement épuisés d’avoir marché plusieurs heures au soleil en longeant la route plutôt que de couper par le sentier comme nous l’avons fait. L’intérieur du monastère proprement dit, ressemble assez à celui de Métamorphosis. Yann me fait remarquer qu’une Italienne très pieuse se signe à chaque fois qu’elle aperçoit l’icône d’un saint, puis l’embrasse ou embrasse la vitrine dans lequel il est entreposé. Elle a du bien se signer au moins une cinquantaine de fois pendant la matinée ! Après avoir fait le tour du monastère, nous décidons de rentrer en faisant quelques petits crochets pour profiter de ce lieu unique où la végétation se déploie tout autour de ces immenses falaises qui sont en réalité les restes d’un amas rocheux guidant l’embouchure d’un grand fleuve il y a des centaines de milliers d’années. Nous suivons les sentiers presque effacés, imageant la lente victoire de la végétation sur le temps. On s’arrête quelques instants devant des arbres imposant dont les larges troncs évasés évoquent ceux des fromagers. Ici, le coin abonde de tortues ! Oui, cela paraît un peu invraisemblable vu la distance qui nous sépare de la mer, mais pourtant nous en avons vu huit en pleine forêt sur le sentier nous menant à Kastraki….nous aurons du baptiser ce sentier « le refuge des tortues ». A Kastraki, nous passons devant le camping pour continuer jusqu’à Kalambaka où nous espérons faire nos courses pour le repas de midi. Nous sommes dimanche et bien sûr tous les supermarchés sont fermés. On erre un peu avant de trouver une petite taverne dans laquelle on mange une salade Grecque. De retour au camping, on se jette dans la piscine de bon cœur. Pourtant bien que la piscine soit cristalline, l’aspect de l’eau est presque gluant lorsqu’on se frotte la peau et elle pique horriblement les yeux ; à croire qu’il y a autant de chlore que d’eau dans cette piscine. Dans cette eau désagréable, on retrouve nos deux amies Françaises qui nous invitent ensuite à goûter à la bière Grecque. Du coup on discute toute la fin de l’après-midi. Emilie et Juliette sont des amies d’enfance, la première est prof de sport et l’autre prof de Français. Elles nous font part de leur voyage, de leurs premières expériences en tant que professeur et de diverses autres choses. Elsa - l’animatrice de la colonie - se joint aussi à nous. Le soir tombant, on quitte la terrasse pour regagner nos tentes respectives ; mais en passant je m’arrête à une autre table où Damien (organisateur de la colonie) discute avec Mélanie qui s’avère être la rédactrice du guide « le petit futé » sur la Grèce pour l’édition 2007/2008. Passionnée par la Grèce depuis une dizaine d’années, cette étudiante à sciences-politique parle couramment le Grec et un connaît un bout sur l’histoire de ce pays. Par exemple la légende de l’hydre viendrait de « ……… », ancienne capitale où les habitants s’efforcaient de retirer l’eau qui revenait incessamment dans cette zone marécageuse. L’eau - qui se prononce « Hydra » en Grec - a été personnifiée sous la forme de cet horrible monstre dont les trois têtes repoussaient inévitablement à chaque fois que l’une d’elle était tranchée. Le mythe de l’Hydre n’est autre qu’une métaphore de l’histoire de « M…….. » et de ses marécages. Mélanie nous appris aussi que la tête d’Ali Pacha est à Constantinople comme toutes celles de ceux qui avaient osés faire affront à l’Empereur Ottoman, tandis que son corps repose à Arta. Pendant toute notre discussion je buvais ses paroles, c’était vraiment intéressant ! Je du pourtant la laisser pour qu’elle puisse continuer à préparer son itinéraire, et de mon coté je devais rejoindre Yann, Emilie et Juliette avec qui nous allions manger. Quelques saucisse grillées au barbecue avec des pâtes et le tout accompagnée d’une bonne petite bière…Encore une soirée agréable qui s’achevait bien tard.

11 Juillet 2005

Cette matinée est celle des adieux. Nous devons quitter Emilie et Juliette qui partent pour Ioannina et la colo Française avec qui nous avons partagés presque une semaine entière de notre périple. C’est un peu difficile car nous nous étions habitués à leur présence. De notre coté, nous faisons une dernière petite balade du coté du monastère d’Agios Triada. En passant dans un sentier se terminant en cul-de-sac et peu fréquenté par les touristes, on y découvre ces énormes rochers dans lesquelles se sont creusées de centaines de cavités abritant certaines fois les fondations de ce qui paraît être une habitation. Ces myriades de petites alvéoles semblent venir tout droit d’un roman de science-fiction et nous fait basculer dans un autre univers. Des ouvriers sont affairés sur des échafaudages à bâtir ou restaurer ces curieux aménagements tandis qu’au pied des falaises, un vieux moine - avec une longue barbe lui mangeant une bonne partie de son visage - fauche les hautes herbes environnantes. Le vieil homme vêtu d’une tunique bleu roi répète inlassablement ce même mouvement comme s’il s’agissait d’un rituel étrange transmis depuis des siècles. On se croirait plongé dans autre monde, à une autre époque. Nous poursuivons notre promenade en longeant le Nord de la ville de Kalambaka et nous nous en éloignons peu à peu en suivant ce chemin qui serpente entre les falaises, nageant au beau milieu de ce fleuve de verdure où nous croisons quelques tortues égarées. De manière générale, se balader dans les météores n’est pas très épuisant ; par contre ce qui est éprouvant c’est de supporter cette chaleur qui nous accable. Revenus au camping, nous plions la tente et prenons nos billets de bus à Kalambaka avant de faire quelques courses. Après l’habituel repas composé d’un melon, un yaourt et quelques fruits, nous partons pour Volos. Cette grosse ville à l’entrée du Pélion n’a aucun charme mais c’est la porte d’accès à la multitude des petits villages de cette péninsule montagneuse. Arrivé à Volos nous apprenons que le prochain bus pour Agios Ioannis – lieu où nous désirons nous rendre – ne partira que le lendemain. Tant pis, il nous faudra passer la nuit à Volos. Le problème c’est qu’il n’y a pas de camping dans cette ville et qu’il va falloir négocier sec pour pouvoir dormir dans un hôtel pour un prix raisonnable. Nous entrons dans un hôtel où le réceptionniste nous propose une chambre à 40 €. Je lui fais comprendre que c’est beaucoup trop cher et nous faisons mine de partir. Comme par hasard, notre homme nous retient et nous propose un tarif plus intéressant à 30 €. Etant donné qu’il ne parle pas un mot d’Anglais, nous voulons vérifier que nous sommes bien d’accord et qu’il ne cherche pas à nous entourlouper. Pour être sûr de notre coup, nous décidons de payer immédiatement la nuit. J’interpelle alors une passante et demande de lui traduire que nous désirons payer de suite. Tant bien que mal nous finissons par nous entendre et quand vient le moment de payer, le réceptionniste nous rend 25 € sur le billet de 50 € que le lui a donné Yann. On préfère ne pas lui faire remarquer car la chambre est suffisamment chère au niveau rapport qualité/prix. La chambre est très spartiate et les sanitaires comme le reste de l’hôtel sont très vétustes, limite crasseux, et je ne parle pas des autres clients à l’air louche...

12 Juillet 2005

La sonnerie du téléphone de la chambre retentit. Il est 7h00. Le type de la réception vient de nous réveiller comme nous le lui avons demandé. On s’enfuit aussitôt de cet hôtel médiocre sentant l’arnaque à plein nez. Nous prenons le bus comme prévu pour Agios Ioannis. Au lieu que le trajet dure 1h comme on le pensait, il durera plus de 2h30 alors qu’Agios Ioannis située sur la côte Est du Pélion n’est qu’à 60 km de Volos. La raison ? Le bus fait un tas de détour dans les méandres d’une route montagneuse afin de desservir une foultitude de villages minuscules. Et le prix du billet est en fonction du nombre de kilomètres que l’on a parcouru, sans prendre en compte que si le bus passait par une autre route, le prix serait beaucoup moins élevé. Cela dit, les paysages sont vraiment jolis. On monte à travers la montagne dont les sommets sont enveloppés d’une mousseline onctueuse que sont les petits nuages aux formes galbées, tout en découvrant - après une succession de langoureux lacets - de mignonnets petits villages décorés soigneusement. Vers 11h00 nous parvenons de l’autre coté de la péninsule, à Agios Ioannis. Nous déposons nos affaires au camping et mangeons assez rapidement pour avoir le temps de se balader un peu dans l’après-midi et se trouver un petit endroit sympa pour faire trempette. On grimpe dans des petits chemins à flanc de falaises sous une chaleur torride si bien que l’on ruisselle d’une sueur dont nos vêtements s’imbibent bientôt. Nous arrivons à un petit port de pêche caché dans une anse du nom de Damouchari. On y trouve de jolies petites maisons avec dont la toiture est faite de tuiles caractéristiques que l’on observe dans les maisons du coin. Il y a bien une plage à Damouchari, mais elle trop fréquentée à mon goût et les fonds marins n’en valent pas la peine à vue d’œil. Je suggère donc à Yann de poursuivre notre chemin en grimpant une autre falaise dont la pente et la hauteur sont plus accentuées que la précédente. Nous souffrons pas mal de cette chaleur caniculaire, la montée se fait un peu plus rude et notre respiration plus haletante. Peu importe, nous continuons et descendons de l’autre coté jusqu’à une sublime petite crique. Certes, il n’y a pas de plage mais les fonds semblent beaucoup plus riches et le cadre me plaît. Je convaincs Yann de s’installer ici et me jette aussitôt à l’eau pour découvrir les lieux. Quelques jolis poissons ça et là, mais pas de quoi jubiler ! L’eau est profonde et à plusieurs reprises je me glisse entre les interstices séparant de rocs pour voir si une faune plus abondante ne s’y dissimule pas. Ce qui devait arriver, arriva ! A force de me faufiler dans d’étroits passages, je finis par bousculer un oursin avec ma main droite et me voilà avec quelques épines dans les doigts. Je parviens à les retirer toutes sans les casser à quelques exceptions près. Peu après je reviens sur la terre ferme, la main un peu engourdie. Par la suite, nous décidons de retourner à la plage de Damouchari car Yann ne se sent pas très à l’aise ici étant donné que l’accès à l’eau n’est pas très facile puisqu’il s’agit de rochers glissants sur lesquels il est difficile de prendre prise, et d’autre part le fond marin est directement profond. En remontant par le chemin, j’assiste l’espace d’un instant à la fuite d’un petit serpent effrayé qui se faufile entre les jambes de Yann. On est resté médusé pendant quelques instant, d’autant plus que Yann pense lui avoir marché dessus ! Sur la plage de sable de Damouchari nous ne sommes plus seuls et les poissons ne s’aventurent presque pas vers cette plage. Cependant nous y restons jusqu’en fin de soirée. Rentré au camping, après une bonne douche bien méritée, nous partons en quête d’un restaurant pour notre dernier dîner. Au menu : pizza ! Pas très exotique, mais au moins on sait à quoi s’attendre. On fait alors un petit bilan de ce voyage que l’on a partagé. Pour être bref, c’était une bonne expérience et même si une grande amitié n’est pas née, ce fut un plaisir de partager cette aventure avec l’autre.

13 Juillet 2005

Très tôt levés nous prenons le premier bus pour Volos dans lequel je sommeille pendant presque toute la durée du trajet pour récupérer de la nuit précédente qui fut assez courte. Arrivé à Volos, nous faisons quelques provisions et partageons notre dernier repas sur le banc d’un jardin public. Pour ce dernier repas : une petite salade Grecque maison accompagnée - pour la quatrième et dernière fois du séjour - d’une petite bière Grecque que j’avais acheté pour l’occasion. Ensuite nous repartons vers la station où me quitte Yann qui retourne à Athènes pour prendre l’avion le surlendemain. Je le remercie vivement d’avoir partagé ce voyage avec moi et je garderai longtemps le souvenir de tous les moments passés ensemble (pas de mauvaise interprétation SVP). De mon coté, je continue mon périple et pars pour le Nord-ouest du pays à Ioannina. Cette destination joue le rôle d’escale avant de visiter Parga et surtout Corfou, dernier acte de mon aventure. A Ioannina, je longe le lac à la recherche d’un endroit où déposer mon sac. Je finis par l’abandonner dans un coin paumé en l’enfouissant dans les hautes herbes, le temps pour moi de visiter tranquillement la vieille ville. L’ancienne ville est cernée d’une enceinte fortifiée encore à peu près intacte. A l’intérieur on y trouve quelques vieilles mosquées et autres vestiges pas vraiment attrayants. Heureusement le coucher de soleil noyant la ville dans un bain de lumière vint enjoliver les couleurs ternes des façades usées par le temps. Vu des remparts qui dominent la ville, le spectacle est encore plus surprenant et j’assiste jusqu’à la dernière seconde à l’inexorable défaite du soleil qui s’effondre et s’évanouit derrière le relief vallonné qui entoure le lac. Je dois revenir à l’endroit où j’ai laissé mon sac pour m’assurer de le retrouver avant qu’il n’y ait plus assez de clarté pour se repérer. Je décide de m’installer ici, à l’abri d’un arbre et masqué par les hautes herbes sauvages. Après avoir englouti mes dernières provisions, j’étends mon matelas et mon duvet sur le sol. C’est la première fois du séjour que je fais du camping sauvage. Dans la nuit, des petits craquements se font entendre et éveillent ma curiosité. Je ne suis pas seul. Dans l’obscurité au milieu des broussailles, 8 yeux en amandes me fixent. J’essaye à plusieurs reprises de m’approcher de ces petits chatons, mais ceux-ci - un peu trop froussards ou très prudents – préfèrent s’enfuir au moindre mouvement de ma part. Jusqu’à 4 heures du matin, la musique des bars et discothèques environnantes m’empêche de dormir paisiblement et je du prendre mon mal en patience. Je m’endormi alors tant bien que mal aux cotés de mes quatre nouveaux compagnons.

14 Juillet 2005

Je me lève les cheveux hirsutes en m’emmitouflant dans ma polaire…j’ai froid ! Pourtant après avoir plié bagage et repris ma route, une enseigne avec affichage à quartz m’indique que la température est tout de même de 18°C ! Je ne tarde pas à quitter la ville en prenant le bus pour Parga. Arrivé là-bas, je fais quelques provisions avant d’entreprendre la visite de la ville. Parga est un joli petit port s’étalant autour d’une crique et dominé par une vieille citadelle en ruine. On oublie assez rapidement tout ça en observant l’impressionnant flot de touristes qui se déverse sur les plages. Il est vrai que les plages ne sont pas très grandes mais il y a beaucoup trop de touristes à mon goût, autant retourner à Saint-Tropez ! La citadelle n’a pas grand intérêt puisqu’il n’en reste pas grand chose. Par contre la vue sur la crique est agréable, cela donnerait presque envie de plonger directement dans cette eau turquoise. Je redescends à la plage pour me baigner un peu. En nageant à la surface, l’eau est un peu plus froide qu’ailleurs en Grèce. Mais c’est en plongeant en profondeur que la température diminue extrêmement si bien que mes muscles se sont tétanisés ; j’ai bien cru que j’allais avoir une hydrocution. Le reste de mon après-midi n’est pas très constructive et je finis ma journée en mangeant à l’abri sous ma tente car pour la deuxième fois de mon séjour, il pleut. La pluie vient s’abattre sur la toile imperméable pendant près d’une heure et sans interruption. J’en profite pour établir les lieux que je désirerai visiter sur Corfou. Espérons que la masse de touristes qui s’y rend chaque année ne gâchera pas le plaisir du voyage.

15 Juillet 2005

Il me faut peu de temps pour prendre mes affaires et quitter le camping de Parga, non mécontent de quitter cet endroit trop fréquenté. Lorsque j’arrive à la station de bus, j’apprends que le bus suivant ne part que dans 3h ! Je retourne sur la plage en attendant que le temps passe. A 13h, mon bus arrive enfin. Ce qui est amusant dans les bus Grecs, les numéros de places ne sont jamais au même endroit : une fois au plafond, d’autres fois sur l’accoudoir, sur le dossier du siège d’en face, ou bien vers la fenêtre, ou encore sur l’appui tête…Si ça continue on va devoir les lire sous les sièges !!! A Igoumenitsa, je me dirige vers le quai d’embarquement où je prendrai un ferry pour aller sur Corfou. La température est de 35°C. Cependant je ne souffre pas de cette chaleur. Je crois que je m’habitue au climat estival de la Grèce où les températures varient entre 32 et 37°C au milieu de la journée. Me voici maintenant sur un ferry faisant route vers Corfou. J’ai un petit pincement au cœur en pensant que dans quelques jours je prendrai un ferry semblable mais pour rentrer en France cette fois-ci. Que dire de « Kerkyra », Corfou ? Cette ville a vraiment un charme. Ses petites ruelles, ces places fleuries dont une esplanade de toute beauté, ces grandes avenues sans trottoirs où flânent les passants…tout cela est non sans nous rappeler un petit air Vénitien. Dommage que les façades des maisons soient souvent dégradées à cause du temps, mais d’un autre coté ça leur donne un charme supplémentaire. La vieille forteresse vaut le détour avec ses petits musées et surtout sa vue imprenable sur la ville. De retour à la station de bus je fais la connaissance d’un étudiant Tchèque de 19 ans nommé Philippe qui travaille en Grèce pour ses vacances. Nous discutons pas mal ensemble tandis que nous attendons nos deux bus respectifs. Il me parle de son pays et aussi de sa petite amie qui lui a offert un coussin sur lequel y est inscrit « sweet dreams », et juste au-dessus sont cousus deux petits nounours en peluche qui l’accompagnent pendant chacune de ses nuits. Je dis au revoir à mon ami de passage et prends mon bus pour Dassia. Là-bas, il me faut parcourir encore 2 ou 3 km avant d’arriver au camping. Là, je sympathise avec mes voisins qui sont 4 Français âgés de 23 ans, séjournant sur l’île de Corfou pour quelques jours. La nuit est douce et agréable. Je m’endors paisiblement.

16 Juillet 2005

Aujourd’hui, rien de tel qu’un peu de marche pour se revigorer. Je vais tenter l’ascension du Mont Pantocrator, le plus dur étant de trouver comment y accéder. A première vue, Vigla – un petit village en hauteur dominant Agni Bay et Kouloura – semble le point de départ le plus approprié pour cette balade. Qu’il en soit ainsi ! Je prends donc le bus pour m’y rendre. Je grimpe à travers le village en espérant de trouver un accès pour le Mont Pantocrator. Je dois suivre une route mais très peu fréquentée, pour ne pas dire pas dire pas du tout. Les petits villages que je traverse sont de plus en plus authentiques. Quand on leur dit « Kalimantan », les gens vous rendent la pareil en souriant. On est bien loin de Parga où l’on crache à vos pieds parce que vous avez refusé poliment de prendre un de ces satanés parasols&chaises longues pour la modique somme de 8 € ! Ici tout est calme, vert, fleuri et l’on s’émerveille à chaque instant en passant dans ce chemin bordé de cyprès et d’oliviers. Du coup on oublie que ça grimpe et on ne prête guère attention à la chaleur qui règne ici. Au bout d’un moment le sentier devient caillouteux et les paysages se font plus arides. A partir de cet instant je n’ai croisé qu’une seule personne pendant 3 h ; c’était un touriste d’environ la soixantaine qui faisait un footing !!! Un peu inconscient sous cette chaleur et en étant seul qui plus est ! Sur ce sentier il y a pas mal de sauterelles Grecques. Ce sont des sauterelles High-tech car elles disposent de petites ailes pour se déplacer dans les airs sur de grandes distances. Ce qui est agaçant, ce sont les mouches qui sont nombreuses et qui ne cessent de vous harceler, surtout lorsque l’on transpire. Finalement j’aboutis sur un mont qui se trouve en face de ce qui semble être le Pantocrator. Même si je ne suis pas au point culminant de l’île, je dois bien être au 2ème ou au 3ème le plus haut car la vue est dégagée et on peut voir à 360° autour de nous un panorama qui vaut le coup. Pour accéder à ce mont, je dû couper à travers le maquis en prenant garde à ne pas marcher sur des serpents car j’étais seul dans un endroit isolé et en short par-dessus le marché ! En descendant de l’autre coté, je désespère de trouver le bon chemin pour rentrer car celui-ci s’arrête à une sorte de bergerie avec un enclos à méchoui. Les pauvres petites bêtes ont l’air d’être effrayées de me voir et se bousculent au fond de leur enclos. Je suis pourtant bien plus préoccupé à essayer de trouver mon chemin plutôt que de penser à faire rôtir un de ces moutons sur un bon feu de bois. Au moment où je me crois contraint de devoir rebrousser chemin, j’aperçois un autre sentier en contrebas, derrière une étendue de fougères…et c’est là qu’on peut employer à juste titre l’expression qui me fait bien délirer : « ça gère la fougère ! ». Je traverse à nouveau le maquis en sautant de rocher en rocher pour mieux distinguer les serpents des « non serpents ». Je prends ensuite le sentier qui descend doucement vers la mer du coté de Kassiopi. Au total, pas loin de 5 heures de marche pour à peu près une vingtaine de kilomètres en comptant les détours. Kassiopi est un petit port agréable, et malgré la forte présence touristique, le paysage n’est pas complètement défiguré. J’y reste 2 heures le temps de manger et de visiter un peu. On notera la présence d’un magasin en face de l’arrêt de bus qui fit sourire beaucoup de touristes Français de par son nom : « The big bite ». Je rentre alors en bus où j’y retrouve les trois Françaises avec lesquelles j’avais voyagé à l’aller ce matin même. J’en profite pour prendre quelques conseils sur Paleokastritsa. Il est 17h30 passé, je finis tranquillement ma journée au bord de la piscine.

17 Juillet 2005

Cette nuit les moustiques ne m’ont pas épargné. Et pour cause ! La fermeture éclair de la tente refusait de se fermer correctement si bien qu’une vingtaine de moustiques se sont introduits dedans pour me tenir compagnie et me souhaiter une bonne nuit. En quittant le camping, la réceptionniste n’esquissa pas le moindre sourire et affichait plutôt une mine d’enterrement comme si elle venait d’apprendre le décès de sa sœur…J’apprécie beaucoup les gens aimables comme cela. Départ pour Corfou pour aller à Paleokastritsa dans un deuxième temps. Je rencontre une jeune Néo-Zélandaise dans le bus. Elle vient d’achever ses études et parcourt découvrir la Grèce pendant deux semaines. Paleokastritsa : « un must de l’île ! » soulignait le guide. Tu parles d’un must ! Une crique dans laquelle les bateaux circulent constamment, surtout pour les loisirs comme le ski nautique, etc… les plages sont aussi bondées de touristes qu’à Parga et jolies constructions en béton viennent défigurer le site ! Ah, j’oubliais…le monastère du coin est cerné de boutiques en tout genre, sans parler des bus qui s’arrêtent juste devant. Bref, Paleokastritsa : « un refuge à touristes ! ». Bien sûr dans les magasins on parle l’anglais couramment, les serveurs sortent le costume et la cravate, on nous fait un grand sourire niais quand on passe devant une enseigne…tout ceci est très naturel évidemment ! Enfin, je suis quand même allé me baigner dans une eau glaciale, si froide que je ne pu rester plus d’un quart d’heure dans cette eau qui devait être à moins de 15°C ! La famille de Français qui se trouve à coté de moi me le confirme et ose à peine y tremper les pieds. Je discute un peu avec eux et ils me parlent notamment de Glyfada en ventant la beauté du site. Ils ont deux enfants âgés de 5 et 8 ans dont je surprends quelques dialogues amusant lorsqu’ils jouent dans le sable. En creusant dans le sable, la petite fille lance : « C’est un gros caillou ! » et son frère réplique aussitôt : « Meuh non, c’est un caillou moyen ! ». Un peu plus tard le garçon brandit un petit crustacé, en scandant fièrement : « regardez, j’ai trouvé un lézard-l’hermite ! ». Creusant toujours, il dit un peu plus tard à sa sœur : « On va vider les cailloux. », et à sa sœur de lui répondre : « mais ça veut rien dire ce que tu dis ! ». Ils sont trop adorables…Et le père me dit cette jolie phrase : « Je crois que la plus belle chose que l’on puisse offrir à ses enfants, c’est les voyages ! ». Je suis d’accord avec lui sur ce point, à ceci près qu’il s’agit du plus beau cadeau que l’on puisse leur offrir après l’amour que peuvent porter des parents pour leurs enfants. Il est vrai que lorsque l’on fait découvrir d’autres pays, d’autres cultures à ses enfants, on leur apprend beaucoup sur le sens de la vie. Je crois que l’on a une autre perception du monde lorsqu’on a voyagé. On acquiert une ouverture d’esprit en s’intéressant au monde qui nous entoure plutôt que vivre dans sa petite bulle. En rentrant au camping je mange ma ration de raviolis pour me changer des pâtes, seul aliment qui composait mes repas chauds durant le séjour.

18 Juillet 2005

Je quitte le camping de Paleokastritsa et son aimable gérant qui fut d’ailleurs le seul à me sourire et à me souhaiter bonne chance pour la suite. Après un changement obligatoire par Corfou, me voilà à Pelekas. Je grimpe jusqu’au village possédant quelques recoins charmants ; mais dès qu’on commence à descendre vers la plage, les boutiques et divers attrapes-touristes s’entassent le long de la route principale. Les touristes du coin ne sont pas du genre routard car lorsqu’une dame du village me demande ce que je cherche, elle me regarde avec des yeux ronds de merlan frit quand je lui réponds que je désire simplement découvrir cet endroit…à croire que je venais d’une autre planète. Je continue ma descente, un peu inquiet d’être tombé à nouveau dans une usine à touriste. Mes doutes se confirment lorsque l’accès à la plage se fit en de perdant dans un labyrinthe de restaurants et d’hôtels s’étalant le long de la côte à la manière d’un gigantesque filet de pêche à touriste. Je me faufile entre les mailles du filet pour parvenir à hauteur de la plage en s’efforçant vainement de faire abstraction de ce parc à touriste. Quelqu’un m’aborde et me demande combien coûte mon sac-à-dos. Trouvant sa question étrange, je comprends très vite qu’il est seul et qu’il veut simplement discuter. Il est Macédonien et est âgé de 34 ans. On partage nos expériences en matière de voyages. Il me conseille fortement la Croatie et la Bulgarie en m’avertissant que cette dernière était une nation assez instable. L’après-midi s’écoule plus tranquillement en alternant baignade et discussion sur la plage. N’étant pas décidé à me prélasser le reste de mon avant dernière journée sur une plage à touriste, je décide de visiter le village de Sinaradès qui se situe à 7km de là selon les dires de mon ami Macédonien. Je fais mes adieux à ce dernier et entame la lente montée sillonnant jusqu’à Pelekas ; ce qui n’est pas aisé vu la raideur de la pente, la chaleur et avec un sac de plus de 20 kilos sur le dos dont les bretelles vous scient les épaules en frottant les grains de sable collés à la peau. Arrivé au niveau de Pelekas, la balade devient plus facile et je parcours en une heure les cinq kilomètres restant en prenant le temps de regarder quelques belles maisons. Sinaradès est un joli petit village aux couleurs chatoyantes, souvent ocre mais parfois voyantes comme en jaune vif ou même rose fluo. C’est d’autant plus appréciable que les rares touristes ne font que traverser le coin en scooter ou en quad s’en s’y arrêter ; on se sent alors dans un lieu plus authentique. A rester là à contempler le paysage, le temps passe vite et il serait peut-être temps de prendre une décision pour choisir où dormir. Le plus simple est de revenir à Dassia, au camping Dionysus car c’est l’endroit le plus proche de Corfou. J’attends donc à l’arrêt de bus, posant mon sac-à-dos en retrait. Tout à coup une voiture de touristes Allemands s’arrête à ma hauteur en me prenant pour un habitant du coin et me demande leur chemin. Par chance je connais l’endroit où ils désirent se rendre et leur indique la route à suivre. Allez donc savoir pourquoi, quelques minutes plus tard, ce sont deux autres touristes en scooter qui me demande aussi un renseignement. Là aussi je montre la bonne direction à prendre, m’aidant des panneaux écris en Grec. Ce petit jeu commence à m’amuser ! Un peu plus tard une étudiante - accroc au portable – me rejoint pour attendre son bus, suivie d’un autre homme dont la bedaine est moulée dans un T-shirt orange fluo n’ayant pas été lavé depuis des jours probablement. Et voilà que ce bon monsieur - dont la bouche était déformée par un rictus bizarroïde – se met à avoir une manie assez dérangeante : Il se triture continuellement le **** - enfin, vous voyez ce que je veux dire ! - en alternant main droite/main gauche. C’est d’autant plus perturbant qu’une bosse est visible dans son short, au niveau de l’entrejambe. Et puis au bout d’un moment, voilà que notre petit bonhomme étrange repart avant même que le bus arrive. Peu après, le bus arrive et je retourne au camping de Dassia où la réceptionniste me reconnaît. Je m’installe au même endroit que la fois précédente et mange un plat de pâte pour la dernière fois du séjour…ça sent la fin des vacances !

19 Juillet 2005

Date fatidique. Tranquillement je quitte le camping et m’en vais pour Corfou afin de me promener dans les quelques petites ruelles que j’aurai omis de visiter et surtout pour ramener quelques cadeaux souvenirs à la famille. Bien entendu, ce n’est pas facile de trouver à la fois quelque chose d’original et évoquant la Grèce. Après les emplettes, je grignote un petit quelque chose avant de prendre le ferry pour Igoumenitsa. J’attends plusieurs heures assis sur un banc dans un petit coin de verdure près du port d’Igoumenitsa en attendant qu’une presse internationale ouvre pour m’acheter de quoi lire sur le trajet du retour. Un homme au teint basané m’aborde pour me demander € en prétextant en avoir besoin pour acheter son ticket alors qu’il était venu me voir juste avant pour me demander si je n’avais pas une cigarette ; et que d’autre part un gigantesque panneau publicitaire affichait en gros derrière moi que le paquet de cigarette d’une certaine marque était à 1 €. Ayant bien compris la vraie motivation de sa requête, je lui cède tout de même cet argent puisqu’il me l’avait demandé si aimablement…et puis après tout, qu’est-ce qu’un euro ? Un peu plus tard voilà que notre homme réapparaît, mais cette fois-ci pour s’asseoir à coté de moi et entamer la conversation. Tant mieux, rien ne me fait plus plaisir ! Et puis rien de tel que discuter pour tuer le temps. Je ne sais pas comment il s’appelle, mais qu’importe… Il est Tunisien et est âgé de 25 ans. Il m’explique - dans un Français mêlé à de l’Anglais et un peu d’Italien - qu’il voyage pas mal et qu’il a visité l’Autriche, l’Italie, la France, la Bulgarie, l’Albanie et la Grèce. J’apprends au fil de la discussion qu’il a quitté son pays à 14 ans et qu’il voyage clandestinement pour trouver du travail. Il me narre comment il se débrouille pour se faufiler sous un camion et entrer incognito dans un ferry ; ses déboires avec la police Italienne l’obligeant à plonger dans l’eau pour se cacher derrière un bateau, trempant de ce fait son portefeuille dans lequel se trouvait la photo de son fils. Il me montre cette photo abîmée dont on devine à peine le visage d’un adorable bébé métisse. C’est la seule photo qu’il possède de cet enfant âgé maintenant de 6 ans vivant en Italie avec sa mère. Il me dit qu’il reviendra en Tunisie après la coupe du monde…enfin, il ne sait pas exactement…peut-être ou peut-être pas…le temps le lui dira... Et mon ami Tunisien s’éclipse aussi discrètement qu’il était venu en me faisant un signe de la main, préoccupé par le moyen de s’infiltrer dans un camion le plus sûrement possible. Quoique il n’a pas de soucis à se faire puisqu’il s’agit du départ. C’est en arrivant en Italie que ce sera plus difficile. Il m’a même raconté qu’un jour sur le quai de débarquement, un capitaine lui avait dit : « no documents ? It doesn’t matter, you could hide in a truck tomorrow ! ». Ainsi vont les choses... Encore une rencontre intéressante que je ne suis pas prêt d’oublier et que je n’aurai sans doute pas pu faire ailleurs. De mon coté je pars m’acheter un journal à la presse au lieu de choisir un livre car ils sont tous à 13 €, en Anglais comme en Français. J’achète un sandwich et je m’assied sur le quai après avoir modifié mon billet puisque j’étais censé partir de Patras. Sur le quai, je contemple mélancoliquement mon dernier coucher de soleil en Grèce. Au loin, un navire de pêche passe tandis que je me laisse bercer par la douce mélodie que je joue à la guitare un autre voyageur assis un peu plus loin sur le quai. Alors que le soleil vient de glisser doucement dans l’océan, l’imposant bâtiment illuminé comme un sapin de Noël arrive lentement dans l’embouchure du port, laissant derrière lui la traînée d’un discret sillon. Peu de temps après j’embarque sur le ferry, laissant derrière moi la Grèce, le port d’Igoumenitsa et sa route éclairée serpentant dans le flanc des montagnes tel un dragon de feu…

20 Juillet 2005

Il y a eu beaucoup de vent cette nuit. Pourtant cela ne m’a pas empêché de passer la nuit sur le pont jusqu’au lever du soleil. Lentement le soleil reprend sa place dans un ciel azuré, et lentement notre ferry s’approche des côtes Italiennes. N’ayant plus guère de provisions, je dois me contenter de quelques biscuits en guise de petit-déjeuner, puis du reste des biscuits avec deux nectarines pour le déjeuner. Une vieille ville un peu en hauteur, bâtie sur le pourtour de la côte, avec des maisons dans un style bien Italien ; nous sommes à Ancône. Je ne me souviens pas que la ville avait tant de charme. Je n’y avait probablement apporté guère d’attention à l’aller car j’étais beaucoup trop préoccupé par le fait de retrouver Yann en Grèce, et j’étais sans doute un peu tendu à l’idée de ce premier voyage sans être sous la tutelle de quelqu’un. Mais maintenant c’est différent ! En débarquant je vois la police contrôler chaque camion. A cet instant je pense à mon ami Tunisien en espérant qu’il ne se trouve pas dans un de ces convois où qu’ils ne détectent pas sa présence. En y repensant, j’aurai pu lui proposer de prendre le même ferry que moi en se cachant dans un camion et en sortir la nuit pour me rejoindre sur le pont. Ainsi le lendemain il aurait débarqué avec moi comme un simple passager, en faisant mine de discuter…Je suis sûr que ça aurait marché ! Il ne contrôle pas les passagers qui descendent par le débarcadère pour piétons. Enfin, qu’importe ! Maintenant il est trop tard… Je me dirige vers la gare pour prendre mon billet. Le premier train m’emmène à Padoue sans problème. J’attends ensuite mon deuxième train qui doit partir vers 23h pour arriver le lendemain à Nice. Je suis impatient qu’il soit là car je suis épuisé et j’ai besoin de sommeil. Malheureusement lorsque celui-ci arrive, je comprends tout de suite qu’il me sera impossible de prendre du repos. Le train est tellement bondé qu’on parvient à peine à y trouver une place debout ! Nous tenons à quinze dans le ridicule petit espace qui se trouve entre la porte du wagon, les toilettes et la double porte permettant d’accéder à l’autre wagon…et je ne vous parle pas de la bonne cinquantaine de personnes qui se trouvent dans le minuscule couloir de ces wagons corail !! Les gens qui souhaitent aller aux toilettes doivent s’y refuser à moins qu’ils soient à proximité, et encore ! C’est un véritable parcours du combattant où ils doivent enjamber les sacs, se faufiler entre deux personnes, etc… Parfois entre deux stations, je trouve suffisamment de place pour m’asseoir une dizaine de minutes ; mais il me faudra attendre 4h00 du matin avant que les places ne se libèrent vraiment ! A partir de cet instant, je prends mon matelas, l’étends dans le couloir avant de m’affaler dessus et de sombrer dans les bras de morphée…

21 Juillet 2005

Vers 8h00, j’émerge difficilement de cette courte nuit et je me prépare à débarquer à Nice. Une fois arrivé je passe quelques coups de téléphone à la famille avant de me réalimenter dans un distributeur automatique. Sur le trajet entre Nice et Toulouse je fais la connaissance d’un habitant des TOM, de Mayotte plus précisément. Il est patron d’un petit commerce sur l’île. Il me parle de sa vie là-bas sur l’île. C’est intéressant de voir leur philosophie de vie. Chez eux, tout le monde se connaît dans le village ; il n’y a pas vraiment de vie privée. C’est un esprit très convivial où tout le monde s’entraide, s’invite. Ils ne sont pas sans cesse penchés par-dessus leur montre, ils vivent au jour le jour, chacun à son rythme. A Toulouse, je prends immédiatement le métro pour arriver au terminus de Basso Combo. Là, je cherche désespérément une cabine téléphonique pour que quelqu’un vienne me récupérer. Malheureusement depuis l’hégémonie du téléphone portable, le nombre de cabine téléphonique a diminué d’une façon phénoménale et ça devient de plus en plus difficile d’en trouvé aisément. Je décide donc de rentrer à pied chez mes grands-parents, ce qui me prendra presque 2 heures. C’est ainsi que s’achève ce long périple, le sac-à-dos sur les épaules, des images et des souvenirs plein la tête, avec dans le cœur un peu d’amertume. A quand le prochain voyage ?

Remerciements :

- Tous les routards de toutes nationalités, de tous pays pour leur contribution à mon épanouissement culturel et pour avoir partagé quelques bons moments ensemble. - Yann pour avoir partagé ce fabuleux voyage avec moi, sa compagnie agréable et son amitié. - Mes parents pour m’avoir soutenu financièrement et pour leur confiance en moi. - Rolland pour son Muscat Hongrois. - Elsa pour nous avoir payé un coup à boire. - La colo Française pour nous avoir collé pendant presque une semaine, pour sa compagnie sympa et ses soirées animées. - Philippe pour m’avoir indiquer où déposer ses bagages à Corfou. - La mer, l’eau…parce que c’est mon élément ! Et puis aussi pour m’avoir bouché l’oreille gauche pendant plus de deux semaines. - Les pigeons dans les gares, pour m’occuper à les observer pendant les transits. - Ma tente pour avoir tenu le coup. - Les Grecs pour leur accueil. Je n’oublierai jamais leurs longues heures de sieste, les coups de klaxon des voitures, le café froid et le papier toilette qu’il faut jeter dans la corbeille au lieu de le mettre dans la cuvette. - La caille inconnue pour avoir posé pour nous au Cap Sounion. - Les moustiques pour leurs animations nocturnes.
Itinéraire pour 6 jours en Jordanie English translation pending
by Babiroussa · 2005-07-27 · 40 replies
Bonjour 🙂 Je pars en Jordanie pour 6 jours a la fin du mois d aout. Quel itineraire pouvez vous me conseiller ? Merci
Népal: libération de 200 opposants, dont un ex-Premier ministre influent English translation pending
by Grosminet · 2005-04-03 · 2 replies
😎😎Népal: libération de 200 opposants, dont un ex-Premier ministre influent 1 avril 2005 16:40

Les autorités népalaises ont annoncé vendredi la libération de plus de 200 opposants, dont un ex-Premier ministre influent, qui étaient emprisonnés ou assignés à résidence depuis le coup de force, il y a deux mois, du roi du Népal soumis depuis à une forte pression internationale.

"Dans l'ensemble du Népal, un peu plus de 200 personnes ont été libérées", a dit un haut responsable de la police.

Parmi elles se trouvent Girija Prasad Koirala, ancien Premier ministre et chef du principal parti d'opposition, le Congrès népalais.

M. Koirala, 82 ans, premier chef de gouvernement népalais issu d'une chambre élue, était assigné à résidence depuis que le roi Gyanendra a limogé son gouvernement le 1er février, pris les pleins pouvoirs et instauré l'état d'urgence.

"Je suis content, je me sens bien", a-t-il dit à l'AFP peu après sa libération en fin d'après-midi.

Les membres de son parti ont estimé que sa libération allait donner un coup de fouet au mouvement d'opposition contre le roi, pour le moment ténu, en raison de l'état d'urgence et de l'arrestation de nombreux dirigeants politiques, syndicaux ou étudiants.

L'état d'urgence suspend toutes les libertés fondamentales, notamment les droits d'expression, de rassemblement et de la presse.

"Désormais nous allons renforcer notre mouvement contre le coup du roi", a déclaré une dirigeante étudiante du Congrès Népalais, Shrijana Karki. "Nous attendons qu'il (M. Koirala) nous guide pour les plans à venir", a-t-elle ajouté.

Sa libération va donner "une nouvelle dynamique et apporter de l'énergie" au mouvement anti-monarchique, a également estimé Harihar Dahal, avocat de M. Koirala. Le roi a été forcer d'agir ainsi "en raison de la pression maintenue du public", a-t-il ajouté.

Ces libérations font suite à d'intenses pressions de la communauté internationale, et notamment des pays et organismes donateurs, pour un retour à la démocratie au Népal, un des pays les plus pauvres du monde.



Après l'Inde et la Grande-Bretagne, qui ont cessé leur aide militaire vitale pour le royaume, la Banque mondiale a gelé le déblocage de fonds, des gestes considérés comme un moyen de pression sur Katmandou.

L'Inde a immédiatement "salué" la libération de l'ancien Premier ministre.

Le gouvernement indien espère que cette libération sera suivie par celle "d'autres responsables et cadres politiques, militants des droits de l'Homme, dirigeants étudiants, membres des media et représentants de la société civile actuellement détenus en vertu de l'état d'urgence", a ajouté le ministère indien des Affaires étrangères dans un communiqué.

Plusieurs centaines de personnes ont été arrêtées depuis le coup de force royal, selon les partis politiques et les organisations de défense des droits de l'Homme.

Depuis, certaines ont été libérées. Vingt-quatre, dont Sher Bahadur Deuba qui dirigeait le gouvernement de coalition limogé, ont ainsi été relâchées en mars. D'autres l'avaient été plus tôt en février.

Mais dans le même temps, les autorités ont poursuivi les arrestations d'opposants au roi.

Ainsi, près de 190 militants qui manifestaient contre le souverain ont été arrêtés lundi et mardi. La semaine dernière, au moins 149 militants avaient subi le même sort pour avoir protesté publiquement contre le monarque.

Le roi Gyanendra avait expliqué avoir limogé son gouvernement parce qu'il avait, selon lui, échoué à entamer des négociations avec les maoïstes et à organiser des élections législatives. Il a promis de rétablir la démocratie d'ici trois ans une fois matée l'insurrection maoïste lancée en 1996.

L'armée népalaise, mal équipée, dépend largement de l'assistance extérieure pour mener ses opérations.

L'annonce de ces libérations a été faite alors que les maoïstes ont appelé à une nouvelle grève générale de onze jours à compter de samedi.AFP
Retour d'Italie, dont un mois à Rome English translation pending
by Mguibentif · 2015-06-04 · 13 replies
1er jour : jeudi 23 avril 2015

Départ 7 h 10 de Genève, 49'254 km au compteur...

Nombreux travaux sur l'autoroute, faudra pas être pressé...

Lausanne 7 h 50

Sion 8 h 50

Viège 9 h 30, arrêt station Coop essence, etc. 15 min. essence super sans plomb à 1.52 frs le litre = 40 frs 2 croissants = 1.90 frs

On passe par Glis, pour voir un magasin de brocante, on traîne un peu...

10 h 30, on sort de Brigue et on monte au Simplon, travaux, feux rouges, etc.

11 h 00, on est au col

11 h 30, Gondo, douane, enfin débarrassés de 3 camions qui n'avançaient pas.

On continue sur la SS33 et on va manger à Omegna, arrivée 12 h 20 2 menus à 10 euros + 1 coca = 22 euros. Très simple, penne à la viande, spaghetti à l'ail, 2 côtes de porc, 1 pomme vapeur, 1 salade, 1 eau minérale, 1 coca light, 2 cafés...

Départ vers 13 h 30, on passe par Baveno, Stresa, Arona, toujours un plaisir de revoir le lac quand il fait beau...

Sesto Calende, Vergiate et Somma Lombardo vers 15 h où nous avons réservé à l'hôtel Tre Leoni, chambre 103, avec petit déjeuner, 50 euros, 2 grands lits séparés, parking gratuit devant l'hôtel ou dans la rue devant l'hôtel. WIFI gratuit. Restaurant dans l'hôtel.

Vers 15 h 30, on part à pied voir le château (extérieur seulement, l'intérieur ne se visite que le samedi et dimanche), puis la vieille ville à l'arrière de l'église San Vito. L'église San Vito elle-même (surtout l'arrière et l'extérieur, l'intérieur n'a rien d'exceptionnel).

2 glaces en route = 6 euros

Puis, on part à pied sur la SS33 en direction de Gallarate et de Milan voir le centre commercial Il Gigante et alentours, rien d'extraordinaire.

On revient à l'hôtel vers 18 h, petit pique nique avec ce que nous avions emporté de Genève, repos un moment.

2 cafés dans un bar près de l'hôtel, 2 euros.

Retour vers 20 h.

On entend au loin quelques avions de Malpensa, mais bruit très lointain; en revanche, pas mal de gesticulations dans l'hôtel. Petits déjeuners de 4 h à 10 h pour ceux qui vont prendre l'avion à Malpensa, on espère qu'il n'y aura pas trop de mouvements et bruits dans les couloirs demain à 4 h du matin... bon, on a le sommeil lourd...

2e jour : vendredi 24 avril 2015

Aucun bruit ce matin, ouf !

Petit déjeuner buffet correct et départ de l'hôtel vers 7 h 15

On s'égare un peu autour de Malpensa, Gallarate, Busto Arsizio, Magenta et on arrive à la Chartreuse de Pavie vers 9 h 20, on s'approche pour vérifier les horaires pour cet après-midi, OK pour 14 h 30 comme prévu.

Valise à l'Hôtel Certosa, chambre 203, 60 euros avec petit déjeuner, très grand lit double, balcon, grande douche, parfait. Parking dans la cour fermée ou à côté dans la rue. WIFI gratuit. Restaurant et pizzeria dans l'hôtel.

On retourne en voiture à Pavie et on se gare gratuitement via Tageo vers 10 h 25.

On repasse le canal à pied, on voit les 3 tours médiévales, la place du Broletto avec la vierge, le Duomo, l'église Santa Maria del Carmine, le marché rue XX Septembre et place Pétrarque. Il est midi, juste temps, ils ferment l'église del Carmine.

On coupe à travers le parc pour voir l'extérieur du château et on rejoint le bord du canal (rue Bigny).

Vers 12 h 40, on trouve l'Osteria della Darsena (sur la Piazzetta Morosi), très joli, ancien, terrasse, avec menu du jour à 10 euros.

2 pennes avec jambon/petits pois, 2 brochettes avec salade rampon, 1 eau minérale, 1 coca light, 2 cafés = 20 euros. Très bien pour un menu de midi. L'endroit est plein d'habitués visiblement...

On retourne à la voiture et directement à la Chartreuse où on arrive à 14 h 35. Parcomètre 3 euros de l'heure, on met 6 euros pour être tranquille...

Visite de la Chartreuse, vue sur le petit cloître et de la partie musée ouverte cet après-midi justement, Belles copies anciennes en plâtre de parties de la façade, ce qui permet de les voir en gros plan, vue depuis la partie musée sur le grand cloîtres (cellules avec cheminées, très beau). Dans ce bâtiment, vente de tisanes, etc.

WC dans la cour centrale si nécessaire.

On reste finalement environ 1 h 30, retour à l'hôtel, repos un moment, on repart avec la voiture vers 17 h. pour retourner à Pavie.

Nous passons vers le pont couvert, prenons le pont suivant et allons nous garer gratuitement sur l'autre rive, tout près du pont couvert.

Nous le passons à pied, puis allons voir la basilique San Michele, façade romane, intérieur magnifique; puis l'église San Teodoro, romane, en brique, mais fermée.

On rejoint les rives du Ticino et on s'arrête en face du pont couvert, café Il Ponte, ça tombe bien "aperitivo", comme on n'a pas très faim..., 2 aperitivo, 2 cocas light, 2 cafés = 10 euros.

Nous retraversons le pont couvert à pied, reprenons la voiture et rentrons à l'hôtel vers 19 h 40.

3e jour : samedi 25 avril 2015

Jour férié en Italie.

Petit déjeuner vers 7 h 15, très copieux..., trop même, on en renvoie la moitié...

Départ vers 8 h.

Nous contournons Pavie, direction Voghera, puis route pour Piacenza.

Essence sans plomb 95 à 1.529 euro le litre à Piacenza = 20 euros

10 h 30, arrêt 15 min. à la sortie de Piacenza pour 2 cafés = 2 euros

Nous continuons sur la SS9 pour Parme, Reggio Emilia et nous arrêtons à midi à Rubiera avant Modena.

On connaît déjà, un petit tour, pas facile pour un resto car jour férié...

12 h 30, on a trouvé Restaurant-Pizzeria Oceania. 2 pizzas aux bolets, 2 salades mêlées, 1 coca light, 1 eau minérale, 2 cafés, 2 couverts = 30.30 euros. Pizzas pas au feu de bois, mais excellentes.

Départ avec la voiture vers 13 h 40, on passe Modena, on trouve sans se tromper la route de contournement de Bologne et la SS64 qui mène à Poretta Terme...

15 h 30, on arrive à Poretta. Quelques problèmes de fléchage pour trouver la route qui mène à Castel di Casio où j'ai réservé un studio pour ce soir...

Donc, il faut aller derrière la gare de Poretta Terme, prendre la route SP40, au bout d'environ 5 km, il faut tourner à droite (et surtout pas à gauche pour suivre Castel di Casio à 4 km), 2 km après, on arrive à la pizzeria-hôtel La Prossima. C'est une route de montagne avec virages à éviter pour ceux qui ont peur...

Il y avait un fléchage pour tourner à droite, mais nous avons voulu suivre Castel di Casio quand même... l'horreur, il y a plusieurs hameaux, un éboulement de chaussée, mais on peut passer quand même, etc. On a fini par trouver La Prossima par bison futé, mais ce fut pénible.

16 h 15, on y est enfin ! Studio Annabella, très bien, on n'entend pratiquement aucun bruit en provenance de la pizzeria au dessous. 48 euros sans petit déjeuner, que je règle tout de suite pour pouvoir partir tôt demain matin en laissant la clef dans le studio...

De nombreuses randonnées fléchées dans le secteur pour les amateurs...

A 17 h, nous redescendons à Poretta Terme nous garer à l'arrière de la gare, en ligne directe 7 km, une dizaine de minutes...

Nous montons voir les anciens thermes abandonnés, la ville, puis allons vers les nouveaux thermes qui semblent assez déserts (fermés ?).

Nous revenons en ville où se tient place Massarenti un rassemblement de voitures ayant subi un tunning, gros bruits (moteurs, musiques...). Pas fâchés finalement de ne pas avoir d'hôtel sur cette place par ex.

Sur la place, une tavola calda, La Romagnola, cela va faire l'affaire... 2 couverts, 2 jambons du pays, 4 tomates provençales, quelques aubergines, 1 coca, 1 eau minérale, 2 cafés = 24.70 euros.

C'est très bien pour une fin d'après-midi, mais je n'y séjournerais pas une semaine...

Nous reprenons la voiture et arrivons à l'hôtel vers 19 h 45. Le parking et la pizzeria commencent à se remplir...

4e jour : dimanche 26 avril 2015

Pas de bruit venant de la pizzeria au dessous de la chambre, ouf !

Départ 6 h 45 pour Poretta Terme.

Arrêt devant la gare. 2 cafés et 2 croissants = 4.20 euros Départ vers 7 h 15

Route jusqu'à Pistoia et Prato.

Près de Prato, essence super sans plomb 95 à 1.512 euros, le seul de la région... = 35 euros.

Comme c'est dimanche, peu de trafic, on entre dans Florence, on retrouve le parc de la Cascine et la route pour Scandici, je voulais passer par le nouveau tunnel menant à la via Senese et à Galluzzo. Un peu déçue, le tunnel est très court, je pensais qu'il allait plus loin en direction de Scandici, mais bon... on l'a vu terminé...

On poursuit jusqu'à Sienne, on prend la route de contournement Sienne Ouest, puis Sienne Sud.

10 h 35, arrêt 10 min. pour 2 cafés à Isola d'Arbia = 2 euros

11 h 30, on m'appelle sur mon portable pour me dire que l'hôtel Iris réservé à Chianciano pour ce soir était fermé et que nous devions aller dans un autre hôtel qui s'appelle hôtel Massarelli...

On poursuit jusqu'à Pienza où on arrive à 11 h 50, énormément de monde, c'est dimanche... Parking payant, 4 euros, on est tranquille jusqu'à 14 h 35.

Petit tour en ville, église, cour de 2 palais, assez pénible vu le monde... Toujours aussi jolie cette ville...

On s'arrête au restaurant La Mensa del Conte, où il ne reste de la place que sur la terrasse extérieure...

2 pici à l'aglione, 2 salades mêlées, 1 verre de Montepulciano, 1 coca light, 2 couverts = 32 euros.

On retraverse la ville et on retourne à la voiture, départ vers 14 h.

On va à Montepulciano, arrêt à l'église San Biaggio quelques minutes, puis on va se garer près de la ville.

2 cafés au Café Stella près du parking = 2 euros

Vers 14 h 40, on monte à pied en ville, ça monte pas mal, mais moins de monde qu'à Pienza, balade et départ vers 16 h 30. Très beau également mais on préfère Pienza quand il y a moins de monde...

16 h 45, on est à Chianciano Terme, on se renseigne où se trouve l'hôtel Massarelli, OK près des thermes, donc pas du tout comme l'hôtel Iris...

17 h, on a trouvé, parking gratuit à l'hôtel, chambre 225 avec balcon, simple, très correct, il y a un 3e lit dans la chambre qui est très grande. Ici, la version est différente, l'hôtel Iris n'est pas fermé, mais plein, ça sent le surbooking... 3 bus dans le secteur d'ailleurs... WIFI ne fonctionne que dans l'entrée, pas dans les chambres.

17 h 30, on repart à pied voir Chianciano et la vieille ville, environ 3 km entre l'hôtel et la vieille ville... On passe par le parc thermal, la via Roma, la place d'Italie et à 18 h 45 on est à l'extrémité de la vieille ville. La ville est déjà mieux que Poretta Terme, pas grand monde en revanche...

19 h, on trouve à l'entrée de la vieille ville le café Central avec aperitivo. 2 aperitivo avec 2 cocas light = 6 euros, puis 2 cafés = 3 euros.

19 h 30, on attaque courageusement le retour en passant par le viaduc cette fois-ci, un poil plus court... On arrive vers 20 h 30 à l'hôtel...

5e jour : lundi 27 avril 2015

Il pleut... mais cela va cesser dès le départ...

Je trouve la personne qui m'a téléphoné hier; 3e version, l'hôtel Iris est fermé et a été mis en vente depuis que j'ai réservé la chambre en décembre... Bon, on s'en fiche à vrai dire...

Je règle 40 euros, le prix qui était prévu pour l'hôtel Iris + 2 taxes de séjour = 1.80 euro pour les 2 personnes.

Petit déjeuner buffet, assez lent car 1 car entier de touristes allemands sur place...

Départ vers 8 h pour Chiusi après manoeuvre du car allemand devant la sortie du parking... pour que je puisse sortir...

Chiusi, arrêt au bas de la ville hors ZTL vers 8 h 15. On monte faire un tour, cela mériterait d'y revenir comme on est tôt et lundi matin, plusieurs choses fermées, musée étrusque, cathédrale, etc...

Près du parking au bas de la ville, on a vu une albergo 1 étoile "La Sfinge" qui semblait assez correcte.

2 cafés = 2 euros

Départ vers 9 h 30, on passe au dessus du lac de Chiusi, très beau, en direction de Castiglione del Lago, on trouve la SS71 pour Orvieto, on s'égare un peu, on la retrouve en allant à Citta della Pieve.

Orvieto Scalo vers 11 h 40, parking gratuit.

2 tickets pour le funiculaire = 2.60 euros

Petite balade dans Orvieto, on retourne voir le Duomo, 2 entrées à 3 euros.

Près du duomo, vers 12 h 20, repas dans un restaurant self service "Al San Francesco", via Cerreti 10. Très bien pour un self service.

1 gnocchi aux bolets, 1 tagliatelle aux bolets, 2 tranches de veau, 1 laitue, 1 aubergine, 1 coca light, 1 eau minérale = 30.50 euros.

Départ vers 13 h, cela devient bruyant suite à l'arrivée d'une troupe d'ados... on prendra le café ailleurs...

On va jusqu'à la place de la République et on revient par le Corso Cavour.

2 cafés en route = 3 euros.

On redescend avec le funiculaire, 2 billets = 2,60 euros.

Dèpart avec la voiture vers 14 h 10 pour Todi, puis route 2x2 voies jusqu'à Terni, puis route jusqu'à Rieti où on arrive vers 16 h 15.

Hôtel-restaurant Pantagruel au sud de Rieti sur la SS4 Salaria pour Rome, au km 69.

La réception/bar se trouve à l'entrée du restaurant. A côté de la réception, 2 gâteaux et des biscuits secs sous cloche en verre, on en reparlera plus tard...

Chambre 6, 50 euros, avec petits déjeuners négociés à 7 h 30 demain matin. Parking pour hôtel et restaurant devant. WIFI. Il n'y a que 6 chambres. Pas d'ascenseur.

Très grande chambre avec terrasse, pourrait être bruyant en été si fenêtres ouvertes car toutes les chambres donnent sur la route devant (à 50 mètres). Grand lit. Les chambres semblent avoir été refaites récemment. Il y a une clim réversible, sauf qu'il faut récupérer les piles de la télécommande de la TV pour les transférer sur la télécommande de la clim afin de mettre le chauffage, ça fonctionne très bien, de toute façon la TV, on ne l'utilise pas...

Il se met à pleuvoir, on attend un moment, puis on retourne à Rieti vers 18 h.

Arrêt près de la Porta Romana.

Pas très faim, 2 panini, 1 coca light dans une pizzeria "Il Pappamondo" près du pont romain = 10 euros

A côté, 2 cafés dans le bar Cavour = 1.80 euros.

Retour à l'hôtel vers 19 h 45, il recommence à pleuvoir...

Le restaurant est très beau, immense cheminée (dans laquelle on peut cuisiner)

6e jour : mardi 28 avril 2015

Il a plu toute la nuit et il pleut à verse encore ce matin...

7 h 30, on descend pour le petit déjeuner... personne en vue... on s'installe dans 2 fauteuils et on attend... on pourrait piquer des dizaines de bouteilles de vin, personne n'y verrait rien !

Vers 7 h 40, apparaît quelqu'un qui s'excuse de son retard. On s'installe sur une table devant la réception, on nous sert 2 expresso et on nous prie de nous servir des fameux gâteaux dont j'ai parlé hier... un peu l'impression qu'on finit les restes... on reprend 2 expresso supplémentaires quand même, un peu bizarre le petit déjeuner...

8 h 15, on part sous un déluge de flotte en direction de Tivoli.

On s'égare bien sûr, on arrive à rejoindre péniblement Tivoli par bison futé... en passant par Mentana, Guidonia...

Guidonia, une station service, essence sans plomb super 95 à 1.549 euros, prix assez étonnant comparé à ce que l'on a vu dans la région jusque là, ça tombe bien... = 44 euros.

Après quelques errements entre Tivoli et Tivoli Terme (dus à l'absence d'écriteau dans un giratoire), on arrive à l'hôtel à Tivoli Terme à 10 h 20.

La chambre n'est pas prête, ce qui est normal à cette heure-ci. On attend à la réception, de toute façon, il pleut encore...

Hôtel-restaurant Il Grottino, chambre 201, 50 euros par nuit avec le petit déjeuner. Je règle les 100 euros.

Vers 11 h, c'est prêt, on s'installe. Pas d'ascenseur. La chambre est petite, le lit est assez grand, c'est très simple, mais propre et calme. Parking en face, disons dans le jardin d'une petite villa. La gare de Bagni di Tivoli (Tivoli Terme) est très proche, on pourrait y aller facilement à pied.

Petits déjeuners de 7 h 15 à 10 h. le matin. WIFI qui fonctionne très bien.

Il y a un menu dégustation affiché à 25 euros pour la partie restaurant-pizzeria.

Pour la clim, même chose qu'hier, on transfère les piles, c'est une mode dans le secteur... ?!

Vers 11 h 20, on repart dans l'idée d'aller manger à Tivoli, puis de visiter la villa Adriana, il ne pleut pratiquement plus. Embouteillages, etc. On monte à Tivoli, c'est assez pénible, on abandonne et on redescend à Villa Adriana.

Parking dans une rue arrière à la via Tiburtina, il y a une tavola calda, parfait.

1 spaghetti aux fruits de mer, 1 rigatoni lard/truffes, 1 boulette de viande, petits pois, patates, 1 escalope de veau avec épinard, 1 coca light, 1 eau minérale, 2 cafés = 25.50 euros. Très bon et très frais.

Vers 13 h 20, on part à pied en direction de la villa Adriana (à env. 1 km).

2 entrées = 16 euros. (Possibilité d'audio guide à 5 euros si intéressé) Si nécessaire, parking devant, voiture = 3 euros par jour

On y reste de 13 h 40 à 16 h 40, pratiquement personne, c'est l'idéal...

On redescend récupérer la voiture, 2 cafés en route = 1.60 euros

Re-embouteillages sur la via Tiburtina, c'est même pire que ce matin...

Repos à l'hôtel entre 18 h et 19 h environ.

Pas très faim, on ressort manger un petit quelque chose.

Dans le bar "Cavallino rosso", 2 tramezzini, 1 gâteau aux pommes, 1 coca light, 2 cafés = 7.80 euros.

Retour à l'hôtel vers 20 h.

7e jour : mercredi 29 avril 2015

Petit déjeuner buffet, simple, mais correct vers 7 h 20.

8 h, départ pour Subiaco où on arrive à 9 h 10.

On suit les panneaux "Monasteri".

Avant d'arriver aux monastères, nous voyons sur la gauche une partie des restes de la villa de Néron. C'est fermé mais sur le parking il y a un schéma montrant que cette villa était bien plus grande qu'on pourrait le penser en voyant les ruines au bord de la route, qu'il y avait un pont et une suite de l'autre côté de la rivière.

On se gare d'abord à l'arrière du monastère de Santa Scholastica vers 9 h 20.

Il faut reculer de 100 mètres à pied pour la visite. Ce faisant, on voit une première cour permettant l'accès à la bibliothèque (si intéressé, ouverte dès 8 h 30, il faut sonner). Dans cette cour, WC sur la droite et vue sur le campanile roman.

On continue et on arrive à l'entrée proprement dite.

Visite guidée à 9 h 30, on doit laisser ce que l'on veut au guide à la fin.

Le matin, seulement guide en italien, l'après-midi en anglais.

Une charmante guide nous montre les 3 cloîtres, le campanile, l'église, etc. L'architecture est intéressante, quelques fresques, mais il y en aura bien davantage dans le monastère de San Benedetto.

Enormément de pierres, de colonnes, etc. ont été prélevées de la villa de Néron et réutilisées dans la construction de ce monastère.

Nous ressortons à 10 h 10 et laissons 10 euros.

Nous reprenons la voiture pour monter visiter le monastère de San Benedetto. Du parking où nous étions, il existe un chemin piétonnier qui y monte également.

Il existe d'ailleurs un chemin de 150 km entre le monastère de San Benedetto à Subiaco et le monastère de Monte Cassino, = le cammino di San Benedetto

http://www.camminodibenedetto.it/percorso.html

Vers 10 h 15, nous sommes garés au dessous du monastère de San Benedetto. Il semble exister un petit train pour touristes qui attend sur le parking.

On monte à pied un chemin de 100 mètres pour arriver au monastère, visite gratuite, nombreuses fresques, plusieurs églises "superposées", la grotte de Saint Benoît, vraiment magnifique.

On ne peut pas redescendre par le chemin utilisé pour monter à pied (sens interdit !); en descendant par l'autre chemin fléché, terrasse avec magnifique vue sur la région.

On repart avec la voiture vers 11 h 15, on retraverse Subiaco et on va au couvent de Saint-François, à l'entrée de la ville. On se gare devant l'entrée vers 11 h 30; là aussi, on peut y aller à pied, notamment depuis l'ancien pont.

Il faut sonner pour qu'on nous ouvre... (ça ferme à 12 h)... On finit par nous ouvrir la porte du cloître, duquel on peut accéder à l'église (fresques, tableaux, stalles). Dans le cloître, peintures... (et WC si nécessaire). La porte s'est ouverte automatiquement, on ne verra donc personne...

Vers 12 h, on a quitté les lieux et on est retourné se garer à Subiaco, près de la rivière (marché le samedi matin).

On remonte à pied en direction de l'arc de Triomphe et du vieux pont. Entre les deux, on trouve une pizzeria/tavola calda, corso Battisti 24, parfait.

1 poisson, 1 assiette pommes de terre/artichauts, 1 veau, 1 assiette pommes de terre/épinards, 1 coca light, 1 eau minérale = 19.60 euros. Simple, très frais et bon.

En face, dans un bar, 4 cafés et 2 tartelettes au fruit = 5.60 euros.

On va voir le vieux pont de près, l'eau de la rivière semble extrêmement propre; puis l'arc de triomphe, on monte jusqu'au centre de la ville, sans aller voir la Rocca et la cathédrale, on redescend prendre la voiture, départ vers 14 h.

On retourne à Tivoli, on se gare au bas de la ville vers 14 h 40.

On va à pied voir la Rocca (de loin), quelques magasins de souvenirs en face et la Villa d'Este où on arrive vers 15 h 15.

2 entrées = 16 euros.

Visite des salles, surtout fresques, puis du magnifique jardin.

On y reste environ 1 h 30.

On retourne à la voiture, il y a un Carrefour Market, 2 tramezzini et 1 litre d'eau = 5 euros. Suffisant pour ce soir...

Départ avec la voiture vers 17 h 15, moins d'embouteillages qu'hier, on arrive à l'hôtel environ 30 min. après.

Repos, rangement, 2 cafés dans le bar à côté de l'hôtel = 1.60 euros.

8e jour : jeudi 30 avril 2015

Petit déjeuner buffet, simple, mais correct vers 7 h 10.

Journée de transition et d'installation à Rome...

Départ vers 7 h 45 pour rejoindre l'appartement réservé à Rome par Airbnb pour 1 mois à la rue C. Bertinazzi. 895 euros pour 1 mois.

On ne se perd pas et on arrive vers 8 h 30. On se gare dans le quartier, nous avons rendez-vous à 13 h avec la personne qui doit nous remettre les clefs.

On part à pied voir le centre commercial Porta di Roma (à environ 1.5 km de là).

Cafétéria Flunch à l'entrée, bus 80 pour y aller (devant l'immeuble où se trouve notre appartement).

Petit tour dans le centre dont les boutiques ouvrent de 10 h à 22 h tous les jours, dimanche compris. Le grand magasin Auchan lui ouvre à 9 h.

2 cafés = 2 euros

On achète 2 tickets de bus au magasin de tabac dans le centre commercial, 2 tickets à 1.50 euros (valables 100 minutes).

On prend le bus 38 pour se rendre à Conca d'Oro au métro, il y a là un boutique ATAC où nous allons pouvoir acheter un abonnement mensuel.

2 guichets, ça n'avance pas très vite, il faut remplir un questionnaire (en italien) et fournir le numéro de son passeport (ou de sa carte d'identité), pas de photo.

abonnement pour le mois de mai = 35 euros par personne

en comparaison, une carte pour 7 jours = 24 euros (ces cartes peuvent s'acheter aux appareils ou dans les magasins de tabac en revanche)

on rachète 2 billets à 1.50 euros pour rentrer à 13 h.

Sur la place Conca d'Oro, avant de rentrer, dans la pizzeria Lo Sfizio 2, 2 quarts de poulet, 2 pommes de terre, 2 brocolis, 1 coca light = 10.40 euros. A côté, 2 cafés = 1.80 euros

On retourne vers l'appartement avec le bus 80, on vient avec la voiture. A 13 h, nous pouvons entrer garer la voiture dans la copropriété et rentrer dans l'appartement.

Installation et rangements...

On repart vers 14 h 45 à pied en suivant le 80, on trouve un bar qui vend les billets de bus, on en rachète 4 pour aller-retour cet après-midi = 6 euros.

On va jusqu'au terminus du 80, Plaza Venezia, on poursuit à pied dans le sens du retour du bus. Trajet du bus entre l'appartement et la plaza Venezia environ 40 minutes.

Achat 1 plan de Rome = 1.50 euros

Achat 1 plan des bus, métros et trams = 6 euros

A Barberini, vers 18 h, 1 salade/kebab, 1 rigatoni bolognaise, 2 salades de fruits, 1 coca light = 21.50 euros.

On remonte la Via Veneto.

2 cafés au Harrys Bar sur la terrasse = 12 euros, je pensais que ce serait même pire...

On redescend la via Veneto pour prendre le 80 au bas pour rentrer vers 19 h 15.

20 h, nous sommes à l'appartement.

9e jour : vendredi 1er mai 2015

Fête du Travail ce jour...

8 h 30, on a un bus 80 qui arrive après 15 min. d'attente.

Vers 9 h 10, on descend à Barberini

4 cafés, 2 croissants = 15 euros

On va revoir la piazza del Popolo et l'église, on se fait virer juste avant 10 h (messe)

On va voir le petit marché sur la place à côté, devant le départ du train pour Viterbo.

On prend ensuite le tram 2 pour aller voir le Ponte Milvio.

Un peu avant le pont, il y a sur la droite un marché (tous les vendredi matin), on descend et on va voir. Notamment plusieurs stands de pulls en cachemire et de perles/colliers. Au bout du marché, quelques stands avec d'assez belles chaussures.

Ensuite, nous revenons vers le tram et allons à pied jusqu'au pont, on le franchit.

Vers 12 h, repas dans une trattoria juste après le pont. 2 salades pâtes/tomates/mozzarella et 2 salades mêlées avec thon, 1 coca light, 2 cafés = 26 euros.

Nous poursuivons jusqu'au pont suivant et montons à gauche sur la via Cassia, dans l'idée de prendre le bus 201 pour aller voir la Tombe de Néron.

Vers 13 h 40, nous sommes à l'arrêt du bus, qui est annoncé dans 2 minutes... A 14 h 15, nous y sommes encore, on renonce, pensant qu'il y a des problèmes avec le 1er mai.

On revient en arrière, on franchit le pont pour voir de loin le Ponte Milvio, on longe le Tibre jusqu'au pont de la Musique et on coupe pour rejoindre le tram de ce matin, qui semble lui aussi ne plus exister cet après-midi...

Bon, on espère que le métro fonctionne encore, on longe la voie de tram pour rejoindre Flaminia.

2 cafés avant d'arriver à Flaminia = 7 euros

Vers 16 h 50, on prend le métro pour Termini, il prend 15 min. pour démarrer... mais on y arrive.

A Termini, on prend le métro pour Jonio où on arrive vers 17 h 30.

Les bus semblent rouler à nouveau dans le secteur, ouf !

On s'arrête à une trattoria ouverte sur la Piazzale Jonio. 1 ravioli, 1 aubergine, 1 veau, 1 salade verte, 2 coca light, 2 cafés = 18.20 euros

On se trompe et on prend le bus 80 dans le mauvais sens... bon, on s'en rend compte tout de suite. On descend à Conca d'Oro et on le reprend dans l'autre sens (en attendant 20 minutes...).

19 h, on est à l'appartement, ouf !

10e jour : samedi 2 mai 2015

Bus 80 vers 8 h 15 pour Conca d'Oro

A Conca d'Oro, 2 cafés, 2 croissants = 5 euros

Métro jusqu'à Termini et métro jusqu'à Saint-Jean de Latran

De 9 h 30 à 11 h 30, marché via Sannio

Puis, visite de Saint-Jean de Lattran et du baptistère à l'arrière.

Vers 12 h 45, repas, rue Laterano, cafétéria 800. 1 spaghetti aux fruits de mer, 1 omelette, 1 salade mêlée, 1 coca light = 24.50 euros

On se rend à Santa Maria Maggiore par la via Merulana.

En route, dans la pâtisserie Ornelli, 1 profiterolle, 1 gâteau à la crème, 2 cafés = 6.50 euros.

On passe devant Santa Prassede, mais pas ouverte.

Visite de Santa Maria Maggiore.

On retourne à Termini prendre le métro jusqu'à Conca d'Oro et le bus 80.

Arrivée à l'appartement à 17 h, repos jusqu'à 18 h

On reprend le bus 80 pour aller au centre commercial Porta di Roma. Il y a un caddie à commissions dans l'appartement, ça va nous arranger, on l'embarque...

Arrêt au Flunch vers 18 h 30. 1 spaghetti tomate, 1 poulet panné/épinards, 1 bouteille d'eau = 1 menu = 9 euros 1 merlu/épinard et 1 coca light = 7.80 euros

Commissions chez Auchan pour les prochains repas à l'appartement = 42 euros

On reprend le bus 80 et on arrive à l'appartement à 20 h.

11e jour : dimanche 3 mai 2015

Premier dimanche du mois, donc musées gratuits, + week-end prolongé du 1er mai, on va éviter le centre...

Aujourd'hui, journée sportive...

Départ avec le bus 80 vers 7 h 30

Métro à Conca d'Oro, on arrive à Termini vers 8 h 10.

Petit tour, place de la République, basilique Santa Maria de Angelis, on n'entre pas dans les thermes de Dioclétien (ouverture à 9 h de toute façon), on en fait le tour extérieur à pied.

Via Volturno, 2 cafés (debout au bar), 1 croissant = 3 euros

On retourne à Termini pour prendre le train régional à 9 h 54 jusqu'à Capanelle (d'ailleurs dernière station de cette ligne comprise dans notre abonnement mensuel).

Sur notre gauche, du train, nous voyons le parc des Aqueducs.

10 h 05, nous sommes dehors de la gare à Capanelle, on longe l'hippodrome, marché paysan le dimanche au croisement avec la via Appia Nuova, on traverse la Via Appia Nuova, un petit pont, on continue tout droit jusqu'à ce que l'on croise la via Appia Antica qu'on prend à droite, en direction du centre ville.

Le dimanche, seulement piétons et vélos (quelques voitures quand même... mais très peu)

A 10 h 35, nous avons atteint la via Appia Antica, pavée.

On est parti pour un footing... Plusieurs tombes en route, catacombes, mausolées... Magnifique promenade pour un beau dimanche ensoleillé, mais heureusement pas trop chaud.

On est entré en route voir le petit musée à Cave Bovo (entrée gratuite).

Depuis là, de plus en plus de voitures, ce n'est plus trop agréable de marcher sur la via Appia...

Puis le mausolée de Cecilia Metella, gratuit ce jour, sinon billet combiné avec les Thermes de Trajan.

On est entré voir la situation aux catacombes de St Sebastiano (fermées le dimanche) et dans l'église adjacente.

On est également entré voir la situation aux catacombes de Callixte (fermées le mercredi), entrée 8 euros, mais il était déjà 13 h 30, ouverture à 14 h. Pas envie aujourd'hui, de toute façon, on peut revenir, bus 118 devant...

1 bouteille d'eau au passage dans une machine, ça tombe bien, = 0.70 ct

Vers 14 h. repas en route dans un snack, l'Incontro. 2 sandwiches, 2 salades pâtes/tomates/thon 1 coca light, 2 cafés = 22.60 euros. Ca fait du bien de s'asseoir un moment, mais quatuor de Suisses allemands bruyants à côté, finalement je préfère encore le "bruit italien" !

On poursuit la via Appia, porte de San Sebastiano, Arc de Drusius et on arrive aux Thermes de Trajan vers 15 h 15. Repos sur un banc.

Thermes de Trajan, entrée gratuite ce jour (sinon 9 euros), mosaïques...

On poursuit jusqu'au métro à côté du Circus Maximus.

Métro jusqu'à Conca d'Oro, bus 80 et on arrive à l'appartement à 17 h 30.

Petit repas, on est fatigué, pieds endoloris..., on ne bouge plus pour ce jour...

12e jour : lundi 4 mai 2015

Départ avec le bus 80 vers 8 h

Arrêt à Conca d'Oro

2 cafés, 2 croissants = 3.40 euros

On prend le métro pour s'arrêter au Colisée où nous arrivons à 8 h 55.

C'est déjà la foire d'empoigne et la queue pour les billets...

Nous avions tenté de réserver les billets pour le Domus Aurea et pour le Colisée avec visite du sous-sol sur le site officiel : http://www.coopculture.it/en/colosseo-e-shop.cfm

Pour le Domus Aurea, cela fonctionnait mal chez moi à la fin de la réservation. Je leur ai envoyé un mail et ils m'ont répondu instantanément de recommencer, ce que j'ai fait et cela a fonctionné, donc j'ai payé et reçu un document à présenter le jour où nous ferons la visite.

Pour le Colisée, un autre jour, j'ai eu les mêmes problèmes en fin de réservation, mais personne n'a jamais répondu à mes 2 mails sur le sujet, donc on ne savait même pas si cela avait fonctionné ou non... J'avais tenté de réserver pour ce jour à 15 h.

Ce matin, à 9 h, je suis entrée directement par la file des personnes ayant une réservation effective et suis allée au guichet no 7. Là, après vérification sur le PC, ils n'avaient à mon nom que la réservation pour le Domus Aurea.

On m'a vendu alors 2 billets à 12 euros pour Colisée et Forum et 2 réservations pour 12 h 40 ce jour à 9 euros chacune (visite en italien), total 42 euros (contre 50 euros si effectuée par internet). On a une certaine chance, cela se termine plutôt bien...

Vers 9 h 20, nous sommes ressortis de la caisse et allons au Forum romain que nous visitons jusqu'à midi.

Comme les billets sont valables 2 jours, il aurait peut-être été plus intelligent de faire autre chose ce matin, de visiter le Colisée à 12 h 30 et d'aller au Forum demain matin, on aurait eu davantage de temps pour mieux le visiter, la fin surtout...

A la sortie, 2 sandwiches et 1 coca light = 14 euros

12 h 30, nous sommes dans le Colisée, devant le point de rendez-vous pour la visite guidée à 12 h 40.

Nous voyons avec la guide la partie souterraine, puis on monte d'étage en étage, jusqu'à 1 étage plus haut que les personnes sans visite guidée. Plusieurs escaliers, parfois assez inégaux. La visite est intéressante et dure environ 1 h 20. Malgré le monde, on est quand même assez isolé, c'est agréable. Ensuite, la guide nous laisse terminer seuls la visite ou sortir.

Vers 14 h 20, nous sortons et allons boire 2 cocas light dans un rue à l'arrière du Colisée = 6 euros. Faut dire qu'il fait assez chaud ce jour...

A 15 h, nous sommes à l'église Saint Cosme et Damiano (elle rouvre à 15 h).

Puis, nous longeons les divers forums et allons sur la via Corso.

Petit détour au McDonald du coin. 2 Mcdo, 1 frites, 1 coca light = 12.90 euros.

On retrouve l'arrêt du bus 80 et rentrons à l'appartement où nous arrivons à 17 h 30.

Grande salade dans la soirée... pour compléter nos 2 "repas" pris sur le pouce vu les circonstances...

13e jour : mardi 5 mai 2015

Il était annoncé hier que ce jour il y avait deux cortèges (deux manifestations) qui perturberaient le parcours d'une trentaine de lignes de bus... On va donc essayer de rester en centre ville à pied...

Départ avec le bus 80 vers 7 h 45

8 h 30, on descend à Barberini

2 cafés et 2 croissants au Pepy's Bar = 8.80 euros

Les manifestations se préparent, il y a des flics partout...

On part à pied vers la fontaine de Trevi, toujours en travaux..., puis en direction du Panthéon, de l'église de la Minerva et du Largo Argentina...

A 12 h, repas dans un self service sur le Largo Argentina, Il Delfino. 2 fettucine aux champignons, 2 dindes avec haricots, 1 coca light, 1 eau minérale, 2 cafés = 31 euros. Les pâtes étaient excellentes, le reste, rien d'extraordinaire.

Départ vers 12 h 45, on va voir le Campo dei Fiori, puis la piazza Navona, ensuite on essaie d'aller voir le palais Montecitorio (chambre des députés), mais la place est bouclée par les flics, on ne passe pas...

On contourne par l'arrière...

1 glace en route, ici : http://www.dellapalma.it/en/ = 4.50 euros Excellente... et il y a du choix dans les parfums !

Il fait de plus en plus chaud...

On rejoint le Corso, la via Condotti et la Piazza di Spagna, sans monter à Trinita dei Monti toujours en travaux.

On rejoint Barberini.

En route, 1.5 litres de coca light dans une épicerie = 4 euros

Avant de reprendre le bus 80, on va voir l'église du couvent des Capucins (sans entrer dans le musée et la crypte)

Vers 15 h 50, bus et retour à l'appartement à 16 h 30.

Toujours chaud et fort vent dans les arbres devant le balcon, on dirait qu'il va y avoir un orage mais il n'en n'est rien...

Petit repas tranquille dans l'appartement.

14e jour : mercredi 6 mai 2015

Ce jour, 5 ou 6 bateaux de croisière dans le port de Civitavecchia, on va se diriger vers le Trastevere et le Janicule, et éviter le Vatican notamment...

Départ avec le bus 80 vers 7 h 45.

8 h 30, on s'arrête juste avant la Piazzale Venezia et on va à pied au Largo Argentina.

Dans le même bar/self service qu'hier, Il Delfino, 2 croissants et 4 cafés = 5.20 euros.

On passe chez un cordonnier proche repéré hier pour déposer une paire de chaussures, talons à refaire = 20 euros.

On part en direction du Tibre, on s'égare un peu, on voit la fontaine des Tortues, le théâtre Marcello,

visite de Santa Maria in Carcere+ sous-sol (3 euros par personne),

puis visite de l'église San Giorgio in Velabro (avec arc des Argentiers)

on poursuit et on visite l'église Santa Maria in Cosmedin (plus crypte 1 euro par personne), on sort par l'entrée réservée aux personnes venant de la Bocca de la Verita, juste pour la revoir, pendant que les Japonais faisaient la queue pour la toucher et faire la photo...

On longe le Tibre et on passe par l'Isola Tiberina avec rapide visite de l'église.

Vers 12 h 15, on arrive au début du Trastevere.

Arrêt à la Taverne Piscinula, piazza Piscinula, il n'y a personne, terrasse agréable et pizzas au feu de bois.

2 pizzas, 1 salade mêlée, 1 coca light, 1 eau minérale, 2 cafés, service 3.20 euros = 35.20 euros

Délicieuses pizzas, minces comme on les aime...

Vers 13 h 15, on poursuit dans le Trastevere, avec un petit crochet pour aller voir le pont Sisto, on va visiter l'église Santa Maria in Trastevere.

Santa Maria in Cosmedin et Santa Maria in Trastevere sont vraiment les plus belles à nos yeux, pavement et mosaïques surtout...

Il fait à nouveau chaud, on s'encourage pour monter au Janicule... on coupe carrément par un escalier fermé au public (éboulement de quelques pierres), place Garibaldi, vue sur Rome, repos dans le parc à l'ombre un moment, on redescend vers l'hôpital des enfants.

On passe le pont Principe Amedeo.

16 h 30, arrêt à l'angle du Corso V. Emmanuel, 2 cocas light sur une terrasse = 6 euros

On passe la via Coronari pour voir les antiquaires notamment, on s'égare un peu près de la Piazza Navona... Un supermarché, on profite, 1.5 litre de coca light = 1.55 euros.

On attrape un bus 64 qui va à la Piazzale Venezia.

17 h 45, on quitte la place dans le bus 80 qui n'avance pas (circulation...) et on finit par arriver à l'appartement à 18 h 40.

Petit repas et repos.

15e jour : jeudi 7 mai 2015

Départ vers 7 h 45, on essaie de prendre le 80 devant l'immeuble en direction de Porta di Roma pour voir son trajet après le centre commercial. Il va jusqu'au parc des Sabines, terminus de plusieurs lignes. On aurait pu en descendre et prendre le premier 80 qui attendait dans la file des bus, on est resté dans le nôtre...

On finit par arriver à Conca d'Oro à 8 h 15.

4 cafés et 2 croissants = 5 euros

On prend le métro pour Termini et le métro pour la Place d'Espagne.

Vers 9 h 30, on sort en direction de la Villa Borghese, on coupe sur la gauche, on va voir la vue sur Rome à côté de la villa Médicis, l'Obélisque, on revient en direction de la Gallerie Borghese.

On sort du parc et on va voir la place Verdi, confirmation du marché aux puces le 4e dimanche du mois.

Vers 12 h 15, repas dans une trattoria/tavola calda, 25 rue G. d'Arezzo.

2 linguine au pesto, 1 seiche avec artichauts/patates, 1 steak hâché avec petits pois/patates, 1 coca light, 1 eau minérale, 2 cafés = 32.40 euros.

On revient tranquillement dans le parc Borghese, repos à l'ombre, il fait chaud, pluie/neige de pollens, les allergiques doivent souffrir...

A 14 h 30, on va retirer nos billets pour 15 h (j'avais réservé par téléphone) = 2 x 11 euros (dont 4 euros de frais de réservation) payés à l'avance avec ma carte de crédit.

On peut rester maximum 2 h. Nous avons fini vers 16 h 15 et partons à pied par la Via Po, place de Buenos Aires (brève visite de l'église, peu intéressante), puis passage par via Dora et place Mincio (immeubles art nouveau). Effectivement très beaux immeubles assez originaux.

On rejoint notre bus 80 Corso Trieste.

Arrivée à l'appartement vers 17 h 40.

16e jour : vendredi 8 mai 2015

Départ avec le bus vers 8 h

Conca d'Oro, 4 cafés, 2 croissants = 5 euros

On prend le métro jusqu'à Termini, puis on change jusqu'à Ottaviano.

Petite marche jusqu'au Vatican, arrivée latérale dans la file d'attente déjà très longue, on s'immisce... En 5 minutes, on est dans la basilique, il est 9 h 30.

Visite de la basilique et du musée (entrée 7 euros par personne pour le musée). On ne monte pas sur la coupole (déjà fait).

A l'entrée de la basilique, il y a un bureau qui vend des tickets coupe-file pour le musée du Vatican, ceux que je n'ai jamais réussi à acheter sur le site officiel du Vatican (qui semble ne pas aimer le navigateur Google Chrome...). Sur internet = 20 euros par personne (16 euros l'entrée + 4 euros taxe de réservation). Ici, 20 euros + 5 euros de taxe de réservation, ça ira très bien. On réserve pour ce jour 13 h 45, ce qui autorise une entrée réelle entre 13 h 15 et 14 h 15. Je suis presque sûre qu'on pourrait entrer cet après-midi sans trop d'attente, mais pas trop envie de prendre le risque...

Vers 11 h 15, on ressort et on s'éloigne un peu pour trouver un resto.

12 h, on en trouve un avec un menu du genre menu pour touriste à 13 euros, sans les boissons. La Caravella, rue des Scipion, agréable terrasse à l'ombre. 1 spaghetti ail/huile, 1 cannelloni bolognaise, 1 foie de veau, frites/salade, 1 côtelette de veau frites/salade, 2 salades de fruits, 2 coca light, 2 cafés = 36 euros.

A 13 h 15, nous entrons dans le musée du Vatican avec notre réservation, il n'y a effectivement aucune queue apparente aux guichets sans réservation...

Nous voulions essentiellement revoir la chapelle Sixtine après rénovation n'y étant plus retourné depuis...

Dans la chapelle, il y a du monde, mais supportable, on s'assied au moins 30 min. sans problème.

Au fond à droite de la chapelle, il y a la porte qui permet aux groupes de passer dans la basilique... certains ont essayé de suivre un groupe, mais les guides se sont interposés et une fois aussi, un gardien. Certains sont arrivés à passer, d'autres pas...

Vers 15 h 15, nous sortons, descendons en direction du château Saint-Ange, qu'on ne va pas visiter, on y est allé assez récemment.

Achat 2 cartes postales = 40 ct et 2 timbres italiens pour la Suisse = 1.90 euros

A côté, bus 40 pour Largo Argentina, on fait un saut chez le cordonnier pour récupérer les chaussures, on reprend le bus 40 pour la Piazzale Venezia.

A 16 h 10, bus 80 pour rentrer à l'appartement où nous arrivons à 17 h.

Repos un moment.

Entre 18 h 30 et 20 h, bus pour le centre commercial Porta di Roma,

Cafétéria Flunch, pas très faim, 1 profiterolles, 1 plat de légumes, 1 petit pain, 1 eau minérale = 6.80 euros

Courses chez Auchan = 44 euros.

20 h 15, de retour à l'appartement.

17e jour : samedi 9 mai 2015

Départ avec le bus vers 8 h

Conca d'Oro, 2 croissants + 4 cafés = 5 euros

On prend le métro jusqu'à l'arrêt Cavour.

On rejoint à pied l'église Santa Prassede (dans la rue éponyme). Magnifiques mosaïques. 2 x 1 euro pour les 2 éclairages des mosaïques, on ne s'en lasse pas...

On repasse brièvement dans Santa Maria Maggiore et on reprend le métro à Termini pour San Giovanni afin de revoir la Scala Sacra (fermée l'autre jour), puis on revient en métro à Termini.

On descend la rue Cavour à pied et on monte voir San Pietro in Vincoli (notamment la statue de Moïse). On arrive à 11 h 45 et l'église ferme à 12 h 20...

Nous continuons en direction du parc Colle Oppio et trouvons un bar Giorgio's, largo della Polveriera, où on peut avoir un buffet légumes/pâtes, etc. (assiette buffet à 10 euros), très bien comme il fait chaud...

2 assiettes buffet à choix, 1 macédoine de fruits, 1 coca light, 1 eau minérale, 2 cafés = 37.40 euros.

Vers 13 h 30, on part à pied dans le parc Colle Oppio, thermes de Trajan (extérieur visible seulement, ne se visite pas), puis repos à l'ombre sur un banc avant d'aller visiter la Domus Aurea.

J'avais réservé sur internet (obligatoire) pour 15 h 30, visite en anglais, à 12 euros par personne, déjà réglés avec ma carte de crédit.

Se présenter 10 min. avant pour changer le voucher contre un badge à coller indiquant l'heure de la visite et la langue. On vous remet un casque (en cas de chute de pierre...)

WC disponibles à l'entrée.

La visite guidée (obligatoire) dure 1 h. environ.

On peut certes difficilement comparer les deux choses, mais j'ai trouvé beaucoup plus intéressante cette visite que celle du sous-sol du Colisée...

16 h 40, on reprend le métro au Colisée

On descend à Conca d'Oro, on reprend le bus 80.

A 17 h 30, nous sommes à l'appartement.

18e jour : dimanche 10 mai 2015

Fête des mères...

Départ avec le bus 80 vers 7 h 45

On en descend à Via Nizza pour prendre le tram 3 en direction de la Porta Portese.

A Pyramide, on doit descendre du tram 3 et prendre un bus 3B qui continue le voyage jusqu'à la Porta Portese où nous descendons. Ce bus 3B poursuit son chemin et va jusqu'à la station de train de Roma Trastevere.

A 9 h 05, nous y sommes et visitons le marché, on farfouille... et on ne fera que la moitié du marché, on reviendra dimanche prochain et on recommencera par l'autre bout du marché. Pour ce faire, soit on procède comme aujourd'hui, mais en descendant du bus 3B à la station de train Roma Trastevere ou un arrêt avant, soit on va avec le 80 jusqu'à Piazza Venezia et on prend le tram 8, en descendant juste avant la station de train Roma Trastevere. Sûrement la 2e possibilité...

Vers 11 h 45, arrêt à la via Portuense 131, snack C'Era une Volta la Pizza, avec terrasse à l'ombre. 1 poulet, courgettes, pâtes et 1 part pizza et de courgettes, 1 coca light, 1 eau minérale = 10.40 euros.

On poursuit jusqu'à la fin du marché sans visiter les stands. Fin du marché, rue des Stradivari. On va brièvement voir le pont du Testaccio et on revient en arrière dans la via del Trastevere.

Vers 13 h, 2 cafés au Number One Caffe sur la terrasse à l'ombre = 1.60 euros, on y reste 3/4 d'heure, il fait chaud au soleil, mais très agréable à l'ombre avec petit vent.

Ensuite, nous poursuivons dans la rue et tournons à droite pour aller voir l'église Saint-François a la Ripa (notamment statue du Bernin). On attend 15 min. car elle réouvre à 14 h 30.

Puis, nous allons vers la basilique Santa Cecilia in Trastevere, là, elle ne réouvre qu'à 16 h. On va se ballader dans le quartier en attendant, 2 glaces = 6 euros.

16 h, on peut y entrer. Belle mosaïque dans le choeur + visite du sous-sol, aire archéologique (domus) et crypte (entrée pour le sous-sol = 2.50 euros par personne)

On rejoint la via del Trastevere, on prend le tram 8 pour Piazzale Venezia vers 17 h. et le bus 80 pour rentrer.

Arrivée à l'appartement vers 18 h 10.

19e jour : lundi 11 mai 2015

Départ avec le bus 80 vers 8 h 10

Arrêt à Conca d'Oro, 4 cafés, 2 croissants = 5 euros

On prend le métro jusqu'à EUR, petit tour vers le plan d'eau, on fait le tour du complexe sportif, on redescend, peu convaincus... Visite des stands de marché autour des 2 stations de métro.

On reprend le métro pour aller visiter la basilique Saint-Paul hors les murs où on arrive vers 11 h 15, faut avouer que cela nous intéresse davantage...

Magnifiques mosaïques, colonne et visite du cloître (cosmatesque) et musée. 2 entrées à 4 euros pour cloître et musée. Superbe.

On passe sous le métro pour trouver un resto.

Vers 13 h, Miami Café 2 tagliatelle aux champignons, 1 énorme salade mêlée, 2 cocas light, 2 cafés = 18.60 euros

Il fait assez chaud et on décide d'aller en métro prendre l'air de la mer à Lido di Ostia (après Ostia Antica où nous irons un autre jour).

Ballade en bord de mer, délicieux petit vent... on respire...

2 grosses glaces = 10 euros

1 pain dans un Carrefour Market = 0.80 euros.

Départ à 16 h 30 avec le métro, on change à EUR Magliana pour prendre un autre métro pour Conca d'Oro où nous arrivons à 17 h 25, puis bus 80 pour rentrer à l'appartement où nous arrivons à 17 h 55.

Repos bien mérité !

20e jour : mardi 12 mai 2015

Départ avec le bus 80 vers 8 h 15

Arrêt à Conca d'Oro, 2 croissants et 4 cafés = 5 euros

Métro jusqu'à Termini où on arrive vers 9 h 30

On va visiter l'Eglise du Gesu.

Ensuite, de 10 h à 12 h 15, les thermes de Dioclétien, billet groupé à 10 euros avec 3 autres musées (Musée National Romain, Palais Altemps, crypte Balbi), billet valable 3 jours.

Le bâtiment en lui-même est intéressant, sinon, nombreuses statues, sarcophages, mosaïques, nécropoles transférées sur place, 2 cloîtres.

Nous nous écartons ensuite en direction du Palais du Viminal (siège du ministère de l'Intérieur) pour chercher un resto.

On trouve le restaurant-pizzeria Holiday, rue A. Depretis. Menus à 12 euros (eau minérale comprise). 1 spaghetti carbonara, 1 penne arabiata, 1 saltimboca/ patates, 1 escalope au citron/patates, 1 eau minérale, 1 coca light, 2 cafés, 10 % de service = 33 euros.

Départ vers 13 h 30, les Italiens, eux, arrivent pour manger...

14 h, on est au Musée national Romain. Le bâtiment en lui-même n'est pas spécialement intéressant, pièces de monnaie, statues, sarcophages, nombreuses mosaïques et fresques (surtout au 3e étage)

Départ vers 16 h 30, on passe devant les bouquinistes sur la place en face du musée.

Place de la République, on jette un oeil à l'intérieur du Grand Hôtel, puis rue du XX Septembre, église Santa Maria della Vittoria (statue du Bernin, en restauration depuis mars, mais visible en grande partie), Ambassade d'Angleterre, Porta Pia, on rejoint le métro à Castro Pretorio vers 17 h 15.

Métro jusqu'à Conca d'Oro, puis bus, on arrive à l'appartement à 18 h.

21e jour : mercredi 13 mai 2015

Départ avec le bus 80 vers 8 h 10

Arrêt à Barberini.

4 cafés et 2 croissants dans un bar près de la via dei Tritoni = 9 euros

On passe vers la fontaine de Trevi et on va voir la place devant le Quirinal.

On passe vers le Panthéon, petite visite à l'église Sainte Eustache

11 h 15, musée Crypte Balbi, près du Largo Argentina (avec le billet groupé acheté hier)

On visite le musée au dessus de la crypte.

A 12 h, un gardien nous ouvre la crypte, ce n'est pas une visite guidée. Il faut avoir de bonnes connaissances d'archéologie pour distinguer les diverses strates superposées...

Nous décidons de retourner au self service du Largo Argentina où nous étions l'autre jour pour manger.

12 h 30, restaurant Il Delfino (menu 10.80 euros) + 2 boissons à 2 euros chacune + 2 cafés à 0.90 ct chacun. 1 spaghetti tomate, 1 lasagne, 2 saucisses avec épinards = 27.40 euros

13 h 30, nous prenons la fuite devant l'arrivée d'une quarantaine de gamins assez agités...

Nous allons au Palais Altemps (avec le billet groupé acheté hier). Le bâtiment en lui-même est intéressant + magnifiques sculptures. On y reste entre 14 h et 15 h 30 environ.

Puis, via della Scrofa, 2 grosses glaces assis sur une terrasse à l'ombre = 14 euros Il fait à nouveau chaud, mais pas de vent comme hier...

On va voir la tombe d'Auguste, sans entrer (en plus, il y a une exposition qui ne nous intéresse pas), on en fait le tour extérieur.

16 h 10, on repère un bus 913 qui va à Lepanto, on le prend.

Place Cavour au passage.

On retrouve le métro à Lepanto et on descend à Barberini pour prendre le bus 80.

Il y a certainement plus simple et plus court comme trajet, mais pas envie de chercher...

Retour à l'appartement à 17 h 30.

22e jour : jeudi 14 mai 2015

Ascension, mais pas jour férié en Italie...

Départ avec le bus 80 à 7 h 35

On reste dans le bus jusqu'au terminus, Plazza Venezia, arrivée à 8 h 20

4 cafés et 2 croissants dans le bar Baretto Night, via Celsa, presqu'en face de la crypte Balbi = 5 euros.

On va visiter le musée capitolin (ouverture 9 h 30), 2 billets combinés avec la Centrale Montemartini à 16 euros par personne, valables 7 jours. (Le billet pour le musée capitolin seul coûterait 15 euros).

Sous-sol (avec vues sur le forum, etc.), sculptures, statues, tableaux au dernier étage. Jamais trouvé la terrasse panoramique et la cafétéria en revanche, mais pas grave...

On monte voir Santa Maria in Aracoeli assez rapidement, puis on passe sur la terrasse du monument à Victor Emmanuel. Possibilité d'ascenseur panoramique à 7 euros, on n'y va pas. Restaurant sur la terrasse où nous nous trouvons. On redescend, musée sur le Risorgimento payant (5 euros), on n'y va pas, cela ne nous intéresse pas. En bas, au niveau de la rue, 1 salle avec des objets consacrés à la marine, 1 musée sur l'émigration italienne, tous deux gratuits si intéressé.

On traverse la rue et on va encore voir la mosaïque du choeur de l'église Saint Marc. Illumination possible avec une pièce d'un euro.

Il fait chaud et lourd, on saute dans le tram 8 pour 1 arrêt et on retourne au self service au Largo Argentina, Il Delfino,

1 pâte aux asperges, 1 penne à la crème, 1 veau avec carottes/courgettes, 1 saucisse avec laitue, 1 fraises, 1 eau minérale, 1 coca light, 2 cafés = 26.20 euros.

On va à pied visiter la synagogue.

En passant, rue Caetani 32, une magnifique cour intérieure...

13 h 30, musée hébraïque, 2 entrées à 11 euros par personne (audioguide compris si intéressé). Visite de quelques salles individuellement, puis visite guidée de la synagogue à 14 h 15 (en anglais).

Vers 15 h 15, nous reprenons le bus 80 à la Piazza Venezia et sommes à l'appartement à 16 h

Repos un moment.

Entre 18 h et 20 h, bus pour aller au centre commercial Porta di Roma.

Cafétéria Flunch, 3 salades, 1 crème catalane, 1 fraises, 1 coca light = 20 euros

Achats quelques provisions chez Auchan = 24.20 euros.

23e jour : vendredi 15 mai 2015

On nous annonce une grève des bus/métros entre 8 h 30 et 12 h 30... on se méfie un peu...

Départ plus tôt à 7 h avec le bus 80, à Conca d'Oro, métro jusqu'à Termini, puis métro jusqu'à Flaminio et tram 2.

Vers 8 h 15, nous sommes près du marché que nous désirons revoir.

Dans la Via Flaminia, on prend 4 cafés et 2 croissants au bar Rocchi = 5.60 euros

Visite du marché.

Vers 10 h 50, on voit un tram passer au loin, donc certains circulent encore malgré la grève... on ne va pas essayer d'aller à la Tombe de Néron ce jour...

On attend le tram 2 à l'arrêt où nous sommes descendus pour faire la boucle au terminus et revenir à Flaminio... Il en arrive un vers 11 h 10.

On s'écarte de la place del Popolo pour trouver un resto...

Vers 12 h, Green Bar, via C Beccaria 9. 2 farfalle au gorgonzola, 1 veau/petits pois, 1 veau/haricots, 1 eau minérale, 1 coca light, 2 cafés = 26.10 euros. Très bon et très frais.

On retraverse la place del Popolo et on retourne voir le Caravage dans l'église, puis on va voir l'intérieur de Trinita dei Monti, puis magasins et maisons rues Babuino et Sistina.

On rejoint Barberini, nous avons remarqué que les stations de métro étaient fermées et il est question de grève jusqu'à 17 h, puis d'une reprise, et de la poursuite de la grève dès 20 h jusqu'à demain matin. On ne va donc pas essayer d'attendre 17 h pour rentrer...

A 14 h 10, on attend le bus 80 au bas de la Via Veneto... Certains bus circulent... Il y a des 80 dans l'autre sens... Vers 15 h, apparaît un 80, bondé. Bon, on pousse, on force, on arrive à entrer dans la boîte à sardines... qui mettra 55 min. pour arriver jusque devant notre immeuble...

16 h. arrivée à l'appartement, douche et repos bienvenus !

24e jour : samedi 16 mai 2015

Départ avec le bus 80 vers 7 h 50, temps plus frais ce jour, on apprécie après les chaleurs des derniers jours...

Conca d'Oro, 4 cafés et 2 croissants = 5 euros

Métro jusqu'à Termini et métro jusqu'à San Giovanni

9 h marché via Sannio, on farfouille...

Départ à pied vers 10 h 30 pour aller voir l'église Santa Maria alla Navicella, surtout mosaïque IXe siècle et fontaine devant l'église; puis l'église San Sebastiano, fresques et mosaïque du Ve siècle. 2 magnifiques églises que nous ne connaissions pas.

On poursuit à pied via Celiamontana

12 h, restaurant pizzeria Luzzi, rue Saint-Jean de Latran 88, terrasse agréable. Les plats servis sont excellents, la pizza bonne, mais sans plus, si je devais y retourner, je prendrais un plat et non une pizza.

1 tagliatelle aux bolets, 1 veau avec patates, 1 pizza, 2 cocas light, 1/4 de Montepulciano = 26.50 euros

Il n'y a pas de café dans le restaurant...

Pour les pizzas, ça ne va pas vite..., le garçon annonce 20 min. d'attente, disons 40 plutôt... Le lieu semble connu, file d'attente dès 12 h 45.

Départ vers 13 h 30.

On va vérifier les horaires pour la basilique San Clemente proche, fermée jusqu'à 15 h, on repassera...

On rejoint la station de métro Colisée et on prend le métro jusqu'à Garbatella pour aller visiter la Centrale Montemartini (billet groupé avec celui du musée capitolin)

Un peu la zone entre le métro et la via Ostiense où se situe le musée...

2 cafés dans un bar à côté du musée = 1.80 euros

Centrale thermoélectrique restaurée avec machines et outils d'époque et statues anciennes, assez curieux le mélange, mais pourquoi pas ? Les adeptes de photos s'en donnent à coeur joie. Une magnifique mosaïque également.

On y reste environ 1 h.

On reprend le métro pour rentrer à Conca d'Oro où on arrive vers 16 h.

Petit footing alentour pour trouver un pain, pas évident, mais on y arrive.

1/2 pain = 50 ct

Retour avec le bus 80, on est à l'appartement à 17 h.

25e jour : dimanche 17 mai 2015

Départ avec le bus 80 vers 7 h 35

On va jusqu'à Piazza Venezia et on prend le tram 8 jusqu'à la gare du Trastevere (1 arrêt avant la gare) pour refaire le marché de la Porta Portese en commençant par l'autre bout pas vu dimanche dernier...

On arrive vers 8 h 30, 4 cafés et 2 croissants dans un bar = 4.80 euros

8 h 45, on commence à farfouiller dans le marché, davantage de brocanteurs de ce côté-là...

12 h 15, on fatigue...

Arrêt au même restaurant que la dernière fois, terrasse à l'ombre, avec un peu de vent, il fait déjà très chaud... 1 assiette tranche de dinde/pâtes/brocolis, 1 assiette boulettes/pâtes/brocolis, 1 eau minérale, 1 coca light = 14.40 euros.

Vers 13 h, on repart et on visite encore quelques stands jusqu'à la fin du marché...

14 h, on est près de la gare du Trastevere, 2 cafés = 1.80 euros

On reprend le tram 8 en direction de Casaletto pour voir les 4 ou 5 arrêts restants, rien de notoire et on revient avec le même tram jusqu'à la piazza Venezia.

On prend le bus 80 et on arrive à Conca d'Oro vers 15 h 20.

On descend et on s'arrête pour 2 grosses glaces = 8 euros

On remonte dans le bus 80 et on arrive à l'appartement vers 16 h, il fait très chaud, repos au frais sur le balcon...

26e jour : lundi 18 mai 2015

Départ avec le bus 80 vers 8 h 05

Quelqu'un fait remarquer aux personnes présentes à l'arrêt de bus habituel qu'il y a un panneau indiquant que l'arrêt n'était plus desservi dès ce jour... un petit footing sur 200 m environ jusqu'à l'arrêt suivant... le chauffeur de bus est sympa, il attend ceux qui arrivent en courant...

On descend au croisement avec la rue Regina Margherita .

Dans un bar proche, 4 cafés, 2 croissants = 7.20 euros

On prend le tram 3 pour aller voir l'église San Lorenzo hors les murs.

On va jusqu'à la Porta Maggiore d'abord. On y arrive à 9 h 45, un petit marché-souk peut-être pas très légal est en train de s'organiser... Chaussures, etc. On jette un oeil, on fait le tour de la porte pour reprendre le tram 3 en sens inverse jusqu'à San Lorenzo (devant le cimetière du Verano). Une voiture de flics passe, les vendeurs ne bougent pas, bizarre...

Petit coup d'oeil dans le cimetière, puis visite de San Lorenzo, en se faufilant entre 2 enterrements successifs...

Essentiellement, façade, sarcophages, mosaïque, ambon cosmatesque, sol de l'église et cloître en brique. Il a fallu demander au curé entre les 2 enterrements l'autorisation de traverser la sacristie pour visiter le cloître, mais on y est arrivé...

Vers 11 h 20, après 20 min. d'attente, tram 19 jusqu'au bord du Tibre.

On recule à pied en passant près du tombeau d'Auguste.

Vers 12 h 30, arrêt au café Monte d'Oro, sur la place du même nom. 2 pâtes aux légumes/gorgonzola, 1 grosse salade, 2 macédoines de fruits, 1 coca light, 1 eau minérale = 17 euros

On part à pied via de la Scrofa et on arrive vers 14 h à l'église Saint-Louis des Français.

Il fait chaud, on s'assied sur les marches à l'ombre et on attend sa réouverture à 15 h.

Essentiellement 3 tableaux du Caravage.

On poursuit à pied et on vérifie l'heure de réouverture de l'église Sant'Andrea della Valle, 16 h 30, on abandonne.

Via Baullari, près du Campo dei Fiori, 2 grosses glaces = 8 euros.

Puis 2 cafés via Monserrato = 3 euros.

A 16 h 45, on est devant le Palais Farnèse où j'ai réservé la visite en italien à 17 h pour mon mari. Il n'y avait plus de place pour moi ce jour, donc j'avais réservé un autre jour une visite en anglais pour moi. Comme 2 personnes ne se présentent pas, le policier de l'ambassade accepte que je rentre ce jour, ce qui nous arrange...

La visite dure 1 heure et coûte 5 euros par personne; je les ai payés lors de la réservation par carte de crédit.

La guide est intéressante et le palais magnifique.

On ressort à 18 h et on tente de prendre le bus 116 pour rejoindre Barberini.

Vers 18 h 20, il en arrive un... qui va au terminal Janicule... A mon avis, le panneau à l'arrêt devait être faux car j'avais bien vérifié qu'on partait dans le bon sens..., bref, passons... on nous fait monter dans un autre 116 là-bas, on y traîne 15 min. et on repart...

19 h, on arrive Largo Chigi, on descend car on peut prendre le bus 80 aussi à cet endroit. On l'attend 5 min., on arrive même à s'asseoir et on parvient à l'appartement à 20 h. Ouf, cet arrêt-ci n'a pas été déplacé...

Douche et repos salvateur après cette chaleur !

27e jour : mardi 19 mai 2015

Départ avec le bus 80 vers 8 h 05

Conca d'Oro, 4 cafés et 2 croissants = 5 euros

On prend le métro jusqu'au Colisée.

Tiens, il est fermé ce matin... réunion syndicale de 8 h 30 à 11 h 30 paraît-il... certains vont être contents...

9 h 30, nous sommes à la basilique San Clemente, rue Saint-Jean de Lattran. Magnifique mosaïque du choeur, pavement, fresques. Nous visitons également la basilique souterraine, bien mise en valeur, 5 euros par personne.

Nous faisons le tour de la basilique et revenons par la rue Labicana vers le Colisée, escalier et rue en direction du Quirinal, puis rue Leontina. Très joli quartier.

Vers 12 h, repas au restaurant Ragno d'Oro, rue Leontina. Menus à 16 euros sans boissons 2 spaghetti tomate, 1 côtelette porc/frites/salade, 1 tranche poulet/frites/salade, 1 macédoine de fruit, 1 glace citron, 1 coca light, 1 eau minérale, 2 cafés = 38 euros. Les 2 viandes étaient très bonnes. Un groupe d'environ 30 élèves d'une école avait réservé plusieurs tables vers 13 h., la salle intérieure est assez grande pour ce faire.

On repasse vers le Quirinal, parc du Quirinal, puis angle avec les 4 fontaines. Il est 15 h, on peut entrer dans l'église San Carlo alle Quattro Fontane, faite par Borromini. Visite du cloître et de la crypte (pas très intéressante la crypte...)

On poursuit jusqu'à la Place de la République. Juste avant, église Santa Susana, fermée pour restauration, on regarde San Bernardo en face, pas très intéressante.

On rejoint Termini pour reprendre notre métro.

16 h 20, on est à Conca d'Oro.

2 grosses glaces = 8 euros

Bus 80 et on arrive à 17 h 05 à l'appartement.

28e jour : mercredi 20 mai 2015

Départ avec le bus 80 vers 8 h 10.

Conca d'Oro, 4 cafés et 2 croissants = 5 euros

Métro jusqu'à Termini et métro jusqu'à Piazza di Spagna. Le métro est bondé à Termini, on attend le suivant... vers 9 h 45, on arrive Place d'Espagne, on refait un petit tour de la place.

On prend l'ascenseur au fond du Vicolo del Bottino pour arriver près de Trinita dei Monti et on tourne à gauche pour aller visiter la villa Médicis.

Il y a une visite guidée en français à 11 h. On ne peut pas visiter sans visite guidée. On ne peut pas acheter les billets avant 10 h 30 (ni réserver pour un autre jour). On attend 10 h 30, puis 1 billet plein tarif = 12 euros et 1 billet demi-tarif = 6 euros (pour les personnes de 60 ans et plus, personne n'a vérifié la date de naissance sur le passeport...).

On attend dans le hall jusqu'à 11 h. La visite guidée dure 1 h 30. Guide très sympathique. On visite essentiellement le jardin, un ou deux pavillons dans le jardin et la chambre à coucher de Ferdinand de Médicis. Très agréable visite, sans courir, qui se termine à la cafeteria où les visiteurs ont le droit de manger (très belle cafeteria avec des prix tout à fait corrects).

Nous ressortons vers 13 h et prenons la via della Croce.

Nous nous arrêtons pour manger au bar Gambero Due. 1 spaghetti carbonara, 1 fusilli tomate, 1 grosse salade mêlée, 1 gâteau à la vanille, 1 glace, 1 coca light, 1 eau minérale, 2 cafés = 34.50 euros.

Nous poursuivons la via della Croce et prenons la via del Corso ensuite en direction de la Place de Venise.

Petite visite au passage de la Basilique San Carlo sur le Corso (tiens, elle est ouverte à 14 h !). Rien de notoire à nos yeux...

On poursuit jusqu'à Piazza Venezia, le théâtre Marcello et Santa Maria in Cosmedin. Avant de descendre en direction du théâtre Marcello, il y a un Carrefour Market assez bien achalandé, on profite pour acheter un pain = 45 ct. A côté du Carrefour Market, il y a un petit magasin qui vend de belles reproductions de statues de toute l'Italie et quelques belles mosaïques.

Nous montons à l'arrière de Santa Maria in Cosmedin pour aller visiter Santa Sabina, qu'on n'a pas trouvée très intéressante dans l'ensemble, puis le jardin des Orangers à côté (avec vue sur Rome).

Nous allons ensuite à Santa Prisca, rien de notoire, le mithreum sous l'église est fermé actuellement.

On redescend, on jette un oeil au Roseto, jolie roseraie à l'emplacement d'un ancien cimetière israélite. A cette époque, roses en fleur, superbe. En haut du Roseto, petit bâtiment circulaire ocre avec WC si nécessaire...

On rejoint le métro au Circo Massimo; à 16 h 40, il y en a un pour Jonio. Nous sortons à Conca d'Oro où un bus 80 arrive à l'instant. A 17 h 10, nous sommes à l'appartement, un record de vitesse... !

Depuis 16 h 20, il tombe quelques gouttes et, selon la météo, le temps va se rafraîchir les prochains jours, ouf !

29e jour : jeudi 30 mai 2015

Départ avec le bus 80 vers 8 h

Conca d'Oro, 4 cafés et 2 croissants = 5 euros

Métro jusqu'à EUR Magliana et train jusqu'à Ostia Antica où nous arrivons à la gare vers 9 h 45.

On passe la passerelle piétonne au dessus de la via Ostiense, puis on va toujours tout droit.

A 10 h. on est à la billetterie, une douzaine d'Anglais devant nous payant chacun leur billet et des profs accompagnant de nombreuses classes... 1 seul guichet ouvert... ça n'avance pas...

Entrée 10 euros par personne. 1 plan du site à 2 euros.

A 10 h 20, nous arrivons enfin à entrer sur le site.

Magnifique promenade en ce jour ensoleillé mais frais sur ce site où nous sommes déjà venus, mais que nous avons toujours plaisir à revoir.

Vers 13 h, nous ressortons et allons voir le château à côté à Ostia Antica (fermé pour restauration) et l'église (plafond avec poutres peintes), puis nous nous arrêtons chez un vendeur de pizzas... avec une table dans le magasin...

2 pizzas, 1 coca light, 1 eau minérale = 13.80 euros

Puis 2 cafés sur la place = 2 euros

14 h 30, on reprend le train jusqu'au terminus (Piazza Porta San Paolo), à côté de la station de métro Piramide.

15 h, nous sortons revoir la Porta San Paolo, en faisons le tour, puis la Pyramide, nous longeons la route extérieure entre le métro et la station de train Roma Ostiense. Petit coup d'oeil sur le marché-souk le long de la rue...

A Roma Ostiense, nous profitons pour acheter 2 allers-retours en train régional à Viterbo = 5 euros par trajet par personne = 20 euros.

Nous retournons à la station de métro Piramide via le souterrain depuis Roma Ostiense, compter une dizaine de minutes sans courir.

16 h 05 métro jusqu'à Conca d'Oro, puis bus 80 qui arrive tout de suite, nous sommes à l'appartement avant 17 h.

Repos un moment

Entre 18 h 15 et 19 h 15, nous allons à pied au supermarché In-Coop (via Bettini 85).

Achats nourriture = 36.40 euros.

Retour à l'appartement vers 19 h 20.

30e jour : vendredi 22 mai 2015

Départ avec le bus 80 vers 7 h 50

Conca d'Oro, 4 cafés et 2 croissants = 5 euros

Métro jusqu'à Termini et métro jusqu'à Flaminia

Petit coup d'oeil au marché-souk à Flaminia

Tram 2 pour retourner au marché le long de la via Flaminia, nous y sommes vers 9 h 10.

On farfouille...

On reprend le tram pour aller à son terminus, place Mancini, où nous arrivons vers 11 h 40.

2 pains dans une boulangerie = 80 ct

On va voir où se trouve le bus 201 qui nous intéresse pour tout à l'heure, très facile à trouver sur cette place où tous les bus sont alignés en rang d'oignon...

On fait un petit tour pour chercher un resto.

On trouve un restaurant "Art Gallery", via Francesco Gai 8, qui fait restaurant self-service à midi en sous-sol.

1 risotto aux fruits de mer, 1 salade de pâtes, 1 poissons/légumes, 1 boulettes/légumes, 2 coupes de fraises, 1 coca light, 1 eau minérale = 21 euros.

Pour un self-service, tout était très bon et très frais, à recommander !

Vers 13 h, on prend le bus 201 qui parcourt la via Cassia pour aller voir la Tombe de Néron (qui n'est d'ailleurs pas la sienne... !). C'est le 3e essai pour y aller, la première fois pas de bus car 1er mai, la 2e fois, grève des bus, on va y arriver cette fois-ci !

On décide d'aller d'abord de toute façon au terminus du bus pour voir un peu le secteur.

Quelques collines, certaines maisons doivent avoir une belle vue au loin sur la campagne romaine. On passe notamment par La Storta (où il y a un arrêt de train près du bus).

A 14 h, on atteint le terminus et le bus repart tout de suite.

14 h 35, on descend à l'arrêt "Tomba di Nerone", assez près de l'hôpital.

La tombe est au bord de la via Cassia, on la trouve aisément. Il est vrai que le monument est assez curieux.

Ensuite, 2 cafés et 2 gâteaux dans une boulangerie = 4.60 euros

Il commence à pleuvoir et il fait moins chaud. La pluie s'arrête assez rapidement, et recommencera de pleuvoir ce soir.

Vers 15 h, on prend le bus 223 qui va à la gare de Termini où on arrive à 15 h 55.

Puis le métro jusqu'à Conca d'Oro où on arrive à 16 h 25.

Puis le bus 80 et on arrive à l'appartement à 16 h 45.

Assez de bus pour cet après-midi, heureusement, on a toujours pu s'asseoir !

31e jour : samedi 23 mai 2015

Week-end de Pentecôte, il pleuvra surtout cet après-midi, ça commence mal pour ceux qui ne viennent que pour le week-end...

Départ avec le bus 80 vers 8 h

Conca d'Oro, 4 cafés et 2 croissants = 5 euros

On reprend le bus 80 jusqu'à Piazza Venezia, puis le tram 8.

On descend du tram après avoir passé le pont sur le Tibre, on va voir la rue Garibaldi, on revient en arrière pour aller visiter la villa Farnesina, entrée 6 euros par personne, on y reste de 10 h à 10 h 45 environ. C'est petit, mais magnifiques fresques de Rafael (et d'autres).

On continue le long du Tibre et on passe le pont suivant, on va tout droit, enfin presque parce qu'on est freiné par la construction d'un parking souterrain... et on va visiter la Chiesa Nuova (= Santa Maria in Vallicella). Sur la place devant, fontaine de la Terrina.

Belles peintures dans les chapelles latérales, chapelle de Saint Philippe Néri avec les restes du saint, fresques de Pierre de Cortona, peinture de Rubens au dessus de l'autel. Possibilité d'audioguide si intéressé (on laisse ce qu'on veut comme don pour le prêt).

Certains jours, il est possible de visiter les appartements privés de Saint Philippe Néri.

On revient à pied en direction du Largo Argentina.

Il n'est pas encore midi, on peut entrer dans l'église Sant Andrea della Valle. Tombes de 2 papes, plafond et coupole. On trouve le tout assez triste, on ne reste pas longtemps...

12 h 15, on retourne manger à la cafeteria Il Delfino au Largo Argentina

1 pâtes carbonara, 1 spagheti tomate, 1 veau/légumes, 1poulet olives/patates,2 portions de melon, 2 cafés = 26.60 euros

Départ vers 13 h. On va à la Piazza Venezia, on longe les forums, on tourne à gauche dans la via Cavour.

Un petit arrêt pour 2 grosses glaces à la "Dolce Vita" = 8 euros. Excellentes les glaces...

On continue toujours tout droit jusqu'à la place Victor Emmanuel.

Petit tour des stands de brocantes et autres sous les arcades et visite de l'intérieur de la place (avec petits restes archéologiques du Nymphée d'Alexandre et de la Porte Magique).

On prend la rue Santa Croce de Jérusalem, il recommence à pleuvoir...

15 h 45, on arrive à l'église Santa Croce, faut faire vite car il y a un mariage dans un quart d'heure... Fresques du choeur, copie du suaire de Turin, chapelle, et on nous vire de l'église...

On retourne à la Porta Maggiore où l'on prend le tram 5 pour la gare de Roma Termini, puis le métro pour Conca d'Oro et le bus 80.

On arrive à 18 h. à l'appartement. Il ne pleut plus, mais il ne fait pas très chaud...

32e jour : dimanche 24 mai 2015

Départ avec le bus 80 vers 8 h 10

On descend à l'intersection avec via Regina Margherita et on prend le tram 5 jusqu'à la via Liegi où on arrive à 8 h 40.

Place de Hongrie, un café ouvert... 4 cafés et 2 croissants = 5.60 euros

On passe rue G. d'Arezzo pour rejoindre la place Verdi et le marché de brocante du 4e dimanche du mois.

Rien à l'horizon... On ne comprend pas et on s'en va. Ce soir, je verrai sur internet que le marché n'a pas lieu en mai et reprendra en juin... !

Bon, on décide de prendre le tram 3 via Liegi et de retourner au marché de la Porta Portese. On change à Piramide pour le bus 3B et on arrive à 10 h 10 à la porta Portese...

Tour dans le marché, on farfouille...

Vers 12 h 30, on trouve le restaurant Roadhouse, piazza I. Nievo, cela fera l'affaire... 1 picanha/haricots, 1 salade avec filets viande, 1 frites, 1 verre de vin rouge, 1 coca light, service = 37.90 euros. A 13 h 45, on part, le restaurant est plein... beaucoup semblent intéressés par une action du dimanche, une seule sorte de viande à volonté (ribs) pour 10 euros... A mon avis, rien d'extraordinaire dans ce restaurant de chaîne, on mange mieux dans un Courtepaille par ex...

Un Japonais très égaré à la recherche de tickets de bus, on l'emmène au bureau de tabac en face, on lui montre le logo ATAC sur la porte, etc, on lui explique quel bus prendre...

2 cafés à côté dudit bureau de tabac = 1.60 euros.

Vers 14 h 10, on prend le tram 8 pour aller Piazza Venezia. Là, on prend le bus 80 et on descend à Sant Agnese/Annibaliano.

Quand on se trouve sur la place Sant Agnese/Annibaliano, on voit, sur la gauche, un mur circulaire qui est le reste d'une ancienne basilique (basilique Costantiniana) et on voit, sur la droite, le mausolée de Santa Costanza, on ne voit pas l'église Saint Agnès cachée par les arbres.

On monte la rue Sant Agnese et à 15 h on est au Mausolée de Santa Costanza qui ouvre à 15 h justement, grosse averse...

Fantastiques mosaïques du IVe siècle, éclairage possible avec 40 ct. minimum

Puis, on va visiter l'église Saint Agnès à côté, avant un baptème à 16 h... Surtout pour la mosaïque du choeur (VIIe siècle).

Dans la cour, billets pour visite accompagnée des catacombes, 8 euros par personne. Visite de 15 h 30 à 16 h environ pour nous deux seulement (en italien ou en anglais). Très intéressant, nous ne retournerons pas aux catacombes de Callixte plus grandes.

Nous montons sur la via Nomentana, jolie fontaine face à l'église, il y a également une entrée sur cette rue pour visiter l'église et le mausolée.

Nous redescendons la rue Saint Agnès.

Achat de 2 pains et 1 coca au magasin Conad = 3 euros.

On reprend le bus 80 à l'arrêt Istria et on arrive à 17 h 30 à l'appartement, grand soleil et il fait chaud...

33e jour : lundi 25 mai 2015

Lundi de Pentecôte, pas férié en Italie.

Départ avec le bus 80 vers 8 h 10.

Conca d'Oro, 4 cafés et 2 croissants = 5 euros

On prend le métro jusqu'à l'arrêt Policlinico, puis le tram 19 pour aller à l'arrêt Lepanto.

On va d'abord jusqu'au terminus, Place Risorgimento, à côté de la via Ottaviano. Il y a déjà énormément de monde qui se rend au Vatican...

Le tram reste env. 10 min. au terminus et on s'arrête à Lepanto.

Nous allons vers la place Mazzini, on jette un coup d'oeil en passant à un petit marché dans une rue sur la droite (via Tito Speri), à la fontaine de la place Mazzini, puis nous allons voir un magasin rue Monte Zebio.

Nous poursuivons cette rue jusqu'au Tibre et le longeons jusqu'au pont Cavour.

Il est 11 h 30, nous allons en direction de la Place Cavour pour chercher un restaurant dans les petites rues.

Vers 12 h, café 700, rue Dionigi, 2 tomates farcies au riz, 1 poulet panné/épinards, 1 poulet/aubergines, 1 macédoine de fruits, 2 cafés = 36.50 euros.

Départ vers 13 h, on rejoint le Tibre, façade du Palais de Justice, on passe devant le château Saint-Ange (fermé le lundi, de toute façon, on ne souhaite pas y retourner).

Pont Victor Emmanuel et rue des Coronari pour revoir les antiquaires...

Petite visite à l'église San Salavatore in Lauro, notamment reliques de Padre Pio, sinon, rien d'exceptionnel.

Dans la rue Coronari, vers 14 h 30, 2 grosses glaces à la Gelateria des Teatro = 12 euros.

On poursuit jusqu'à Piazza Navona en entrant également dans l'église Santa Maria dell'Anima au curieux clocher (église allemande de Rome). Intérieur très baroque.

Vers 15 h 30, on est devant l'église Sant'Agnese in Agone, sur la place Navona, fermée le lundi selon internet et ouverte tous les jours selon le panneau sur le monument... Apparemment, c'est internet qui avait raison, ne s'ouvre pas, on capitule vers 15 h 40...

On poursuit, on passe devant le Panthéon et on va visiter l'église Saint-Ignace, ouverte.

Baroque très chargé, beaucoup d'animation car répétition pour une messe tout à l'heure (chorale, danse, etc.)... La place devant l'église est belle également.

Vers 16 h 30, on a rejoint le Largo Chigi et on prend le bus 80 pour rentrer.

17 h 15, nous sommes à l'appartement.

Vers 19 h, match de football entre 2 équipes romaines, de nombreux cris de tifosi dans le quartier...

34e jour : mardi 26 mai 2015

Départ avec le bus 80 vers 7 h 55

Conca d'Oro, 4 cafés et 2 croissants = 5 euros

On reprend le bus 80 jusqu'à Piazzale Venezia, arrivée 9 h 30

Dans le monument à Victor Emmanuel, on profite pour aller voir une exposition temporaire sur les bois taillés en Macédoine. Une vingtaine de pièces assez exceptionnelle.

On prend le tram 8 jusqu'à Piazza Cairoli, on coupe par l'arrière jusqu'à Piazza Navona.

Eglise Sant'Agnese in Agone. Très baroque... On a vu la tête de la sainte après avoir vu le reste de ses reliques dans l'autre église hier, à Sant'Agnese/Annibaliano...

On traverse la place et on entre brièvement dans l'Eglise Notre Dame du Sacré Coeur, rien d'extraordinaire...

On retourne Piazza Venezia, on descend à l'arrière du Capitole, Place de la Consolation, un petit coup d'oeil dans l'église, rien de notoire, puis on longe le forum pour le voir d'en haut. Visite de l'église orthodoxe San Teodoro, surtout mosaïque du VIe siècle (pas éclairée malheureusement). On revient Place de la Consolation.

Ensuite, rue Monte Tarpea pour voir la Roche Tarpéenne, on fait tout le tour comme les voitures et on arrive à coté du monument à Victor Emmanuel.

On rejoint notre self-service habituel au Largo Argentina, Il Delfino, il est 13 h.

1 pâte aux artichauts, 1 spaghetti tomate, 1 veau/épinards, 1 calamars/frites, 1 coupe de fraises, 2 cafés = 26.40 euros.

Vers 14 h, on prend le bus 87 pour aller à Saint-Jean-de-Latran, puis le bus 218 pour aller voir le Mausolée des Fosses Ardéatines. On aurait dû en descendre devant les catacombes de Callixte et faire encore 100 mètres à pied sur la droite pour les trouver...

On n'a pas compris et on est resté trop longtemps dans le bus... on a atterri très loin au terminus, devant une école vers 15 h. 10... mal partis...

Le chauffeur dit qu'un autre conducteur va venir prendre le bus, départ à 15 h 30. On attend, finalement, c'est un autre bus qui vient, départ 15 h 45...

16 h 10, on descend au bon arrêt, mais on nous envoie dans la fausse direction... On fait env. 500 mètres, on atterrit dans un hôtel, lequel nous renvoie au point de départ...

Bon, finalement à 16 h 25, on y arrive, entrée gratuite, WC disponibles sur place si nécessaire. On visite la grotte, on voit les tombes et le petit musée adjacent. Triste épisode de guerre, un de plus...

Vers 16 h 55, on est de retour à l'arrêt de bus, un 218 arrive tout de suite, une chance.

Saint-Jean-de-Latran, métro jusqu'à Barberini, là un bus 80 arrive aussi tout de suite.

Retour à l'appartement à 18 h 15, un peu crevés, il fait chaud en plus dans le bus...

Vers 19 h, petite pluie bienvenue qui va rafraîchir l'atmosphère...

35e jour : mercredi 27 mai 2015

Pas fermé l'oeil de la nuit, douleurs, etc, je me recouche...

Mon mari ira à pied faire quelques achats au supermarché Porta di Roma et revoir les magasins, 2 cafés, 2 croissants = 4 euros courses = 6.70 euros

A 11 h 30, nous partons en bus et métro jusqu'à la Piazza Bologna, histoire de bouger un peu et de voir cette place, rien de spécial d'ailleurs.

12 h, nous y sommes et allons manger dans la rue du XXI Avril, magasin traiteur avec tables et chaises, Mercuri. 2 veaux avec champignons, 1 portion de patates, 1 portion de fraises, 1 portion de melon = 23 euros. Très bon et très frais.

Nous revenons Piazza Bologna, puis via Ravenna, quelques stands de marché, via Arezzo, via Padova ou nous prenons 2 cafés sur une terrasse vers 13 h 30, délicieux petit vent... = 2.40 euros. Le quartier est agréable.

Ensuite, Piazza Lecce, Piazza Salerno, on continue en direction de Castro Pretorio, le temps se couvre.

14 h 20, angle rue Lancisi, il commence à pleuvoir, on se planque dans un café, il tonne, il pleut, il grêle... Finalement, cela a duré 2 heures... !

On abandonne toute velléité de continuer en direction de Castro Pretorio et de Termini pour rejoindre au plus vite la station de métro Policlinico en profitant d'une légère accalmie vers 16 h 15.

Métro jusqu'à Conca d'Oro et bus 80.

A 17 h, au sec à l'appartement ! Il y a des jours comme celui-ci où rien ne va...

36e jour : jeudi 28 mai 2015

Départ avec le bus vers 7 h10

Conca d'Oro, 4 cafés et 2 croissants = 5 euros

Métro jusqu'à la station Piramide, on va à pied jusqu'à la gare de Roma Ostiense où l'on arrive vers 8 h 30.

Devant la gare de Roma Ostiense, parking en surface à 5 euros par jour.

Train pour Viterbo à 8 h 52, affiché voie 15 (au lieu de 14). On avait déjà acheté les billets de train régional l'autre jour (10 euros aller retour par personne)

On monte à l'intérieur dès son arrivée (vers 8 h 40), il part et arrive exactement à l'heure.

Viterbo (gare Porta Romana), 10 h 45.

On sort de la gare, on tourne à droite, on passe la Porta Romana, petite visite à l'église San Sisto, via Garibaldi, Fontana Grande, via Cavour, Piazza del Plebiscito, Palais des Prieurs (+ vue depuis sa terrasse arrière), via San Laurenzo, on arrive sur la place avec le duomo (San Lorenzo) et le palais des Papes qu'on voulait visiter, pas pu la dernière fois...

11 h 50, dernière visite guidée du matin, 9 euros par personne (pas possible de visiter sans visite guidée). On nous explique la Loge, la salle du conclave, puis, dans le duomo, visite de la sacristie (plafond notamment) et de l'arrière du choeur actuel (choeur ancien), puis on peut aller seuls visiter le petit musée adjacent. On sort vers 13 h 15. Très intéressante visite guidée.

Nous partons en direction du quartier ancien et visitons Santa Maria Nuova, sans le cloître (fermé à cette heure-là).

Nous trouvons un restaurant avec salle à arcades voûtées, l'Osteria del Vicolo. A midi, menu à prix fixe à 15 euros avec boissons et café. Excellente cuisine, accueil agréable, à recommander.

2 assiettes d'antipasti, avec charcuterie, 1 tagliatelle aux champignons, 1 ravioli al pesto, 1 hambourger, 1 côte de porc, 1 salade, 1 patates, 1 coca light, 1 litre d'eau, 1/4 de vin, 2 cafés = 30 euros.

Nous ne mangerons rien ce soir après ceci... !

Départ vers 14 h 30, nous revenons place du Plebiscite, via Roma, place aux herbes, corso Italia, place Verdi, la basilique Santa Rosa est fermée, nous allons place de la Rocca, on voit la Porta Fiorentina (l'autre gare de Viterbo se trouve à l'arrière de cette porte), puis Basilique San Francisco, nous arrivons juste à visiter rapidement entre 2 enterrements... surtout les tombes des papes (avec cosmatesques), retour à la place Verdi, via Marconi, place des Martyrs de Hongrie, on remonte sur la place du Plébiscite, on retourne à la gare via la rue Cavour, rue Garibaldi.

A Viterbo, chaque 3 septembre au soir, cortège pour Santa Rosa, voir http://vacanzeintuscia.blogspot.it/2014/09/trasporto-macchina-di-santa-rosa-3.html

On arrive à la gare à 16 h 35, le train pour Rome est à 16 h 55.

Il partira à l'heure, mais arrivera à Roma Ostiense avec 24 minutes de retard vers 19 h 05...

Métro pour Conca d'Oro depuis la station Piramide, on attend un moment le bus 80 et on arrivera à l'appartement à 20 h 15.

37e jour : vendredi 29 mai 2015

Départ avec le bus vers 8 h

Conca d'Oro, 4 cafés et 2 croissants = 5 euros

Métro jusqu'à Termini et métro jusqu'à Flaminia.

Tram 2 et visite du marché du vendredi matin.

Tram 2 jusqu'à Mancini et repas à 12 h. dans le même self-service que la semaine passée (Art Gallery), toujours très bon et frais...

2 salades pâtes/tomates/thon/olives, 2 veaux avec brocolis, 2 coupes d'ananas, 1 eau minérale, 1 coca light = 20 euros

Départ vers 12 h 45 avec le tram 2, puis on prend le tram 19 et on s'arrête près du Vatican, place du Risorgimento.

On contourne large la place pleine de monde... Puis, via della Fornaci, en route 2 cafés = 2.80 euros.

On poursuit jusqu'au parc Villa Pamphili, pavillon à l'entrée et maison (théâtre actuellement), nous restons 30 min. à l'ombre sur un banc à l'air frais... puis on passe les murs de la ville, porta San Pancrazio (musée), on poursuit via Garibaldi, on repasse devant la fontaine et la vue sur Rome, puis devant le mausolée de l'ossuaire garibaldien.

On arrive à l'église San Pietro in Montorio à 16 h. Juste le temps de jeter un coup d'oeil à l'intérieur, début d'un mariage... et, dans la cour à côté, le petit temple (tempietto) de Bramante, charmant...

On poursuit la descente, on traverse le pont Sisto, de nombreux magasins de bijoux dans la rue qui le suit. 2 grosses glaces = 8 euros.

puis Largo Argentina et Piazza Venezia.

Bus 80 à 17 h 15, on arrive à l'appartement à 18 h 10.

38e jour : samedi 30 mai 2015

Mardi prochain, jour férié, donc certains font un pont depuis aujourd'hui jusqu'à mardi...

Rangement, ménage, valises...

Départ avec le bus 80 vers 8 h 30

Conca d'Oro, 4 cafés et 2 croissants = 5 euros

Métro jusqu'à Termini et métro jusqu'à Saint-Jean de Latran

9 h 50, marché via Sannio, on farfouille...

Vers 11 h 30, départ à pied vers la basilique et on prend la via San Giovanni Laterano pour retourner au restaurant qui nous avait plu.

12 h, restaurant pizzeria Luzzi, rue Saint-Jean de Latran 88, terrasse agréable. 1 tagliatelle al ragu, 1 tagliatelle aux bolets, 1 salade verte, 1 salade tomates, 2 macédoines de fruits, 1 coca light, 1 eau minérale = 28.50 euros, toujours aussi bon... Vers 12 h 45, restaurant plein. Départ vers 13 h.

On passe à l'arrière du forum d'Auguste, on voit le Marché de Trajan, musée, on n'entre pas, juste un oeil sur le hall.

Puis, on va visiter Santa Maria di Loreto (extérieur en travaux) à 15 h. Une mosaïque du XVe siècle qui ne nous emballe pas vraiment, plusieurs statues et fresques.

Ensuite, visite de la basilique Santi Apostoli, essentiellement crypte peinte assez spéciale, tombeaux de 2 papes, chapelle du cardinal Bessarion

On se rapproche de la fontaine de Trevi.

Juste avant, rue San Vincenzo, 2 grosses glaces = 10 euros

Tout près est fléché ceci, on va voir, mais on n'a pas envie d'y aller... http://www.romasotterranea.it/insula-del-vicus-caprarius.html

On passe devant la fontaine de Trevi, 3 Japonais au m2... fuite...

On continue est on rejoint Barberini où l'on prend le bus 80 vers 16 h 30.

17 h 05, on est à l'appartement.

39e jour : dimanche 31 mai 2015

Fin du rangement, on laisse les clefs dans l'appartement.

Départ avec la voiture vers 8 h 05, on rejoint le GRA, vers 8 h25, on en ressort pour suivre la SS1 Aurelia

9 h, 4 cafés et 2 croissants dans le bar d'une station service vers Ladispoli = 5.60 euros

9 h 45, Civitavecchia, 3 ou 4 bateaux de croisières et/ou ferries dans le port...

Il y a des travaux sur plusieurs kilomètres à la sortie de Civitavecchia, apparemment travaux pour continuer la 2x2 voies qui va à Grossetto.

11 h, après Orbetello, essence super sans plomb 95 à 1,579 euros le litre = 25 euros

12 h 30, on va à Cecina.

12 h 45, repas sur la terrasse du restaurant Drugstore, piazza Gramsci, petit vent, délicieux.

2 spaghetti avec morceaux de tomates, 1 escalope au citron, 1 escalope milanaise, 1 frite, 1 salade mêlée, 1 eau minérale, 1 coca light, 2 cafés, 2 services = 44 euros. Correct, sans plus.

Départ vers 14 h, on va encore voir les stands du marché à la brocante...

On quitte Cecina vers 15 h 15.

A 16 h 30, on est à Viareggio. On tourne un peu autour de l'hôtel pour se garer. Parcomètre (même le dimanche) de 17 h à 20 h = 4.30 euros.

17 h, hôtel Quatro Assi, rue Léonard de Vinci, chambre 4, 1er étage sans ascenseur, petite mais confortable et donne sur l'arrière (calme), réservée sur Booking = 50 euros avec petit déjeuner. Apparemment, pas de climatisation. Je suppose que c'est 1 étoile car pas d'ascenseur, mais cela vaut 2 étoiles.

L'hôtel vend des cartes de parking à 3 euros par jour pour stationner dans le secteur (zone C).

Rangement, repos un moment, puis on ressort faire la Passagiata le long de la mer, magasins, maisons et bains de mer Belle Epoque... Il y a du monde, mais supportable.

En route, 2 grosses glaces = 8 euros

Vers 19 h, 2 formules aperitivo sur une terrasse = 12 euros.

Les 4e et 5e dimanches du mois, ainsi que les samedis les précédant, brocante sur la place face au Grand Café.

On rentre à l'hôtel vers 21 h.

40e jour : lundi 1er juin 2015

Petit déjeuner très copieux à l'hôtel à 8 h.

Départ avec la voiture vers 8 h 40, on longe la route côtière jusqu'à Sarzana pour y prendre l'autoroute vers 9 h 50.

En route, essence sans plomb 95 à 1.579 euro le litre = 27 euros

11 h on arrive à Gênes, 1.5 km avant la sortie pour l'aéroport de Pegli, sur le grand pont, bouchon...

11 h 50, on se traîne, fin du bouchon avant la sortie de Pegli. En fait, il semble qu'un camion de récupération de verre usagé ait semé sa cargaison sur 100 mètres de long sur la voie de droite de l'autoroute, on passe sur une file à gauche en remontant cette déchetterie improvisée... le camion a dû être évacué, on ne le voit plus en tout cas...

12 h, on sort à Voltri, péage 12.50 euros.

On prend la SS456 en direction d'Ovada pour aller à Acqui Terme où j'ai réservé un hôtel pour ce soir.

Pas mal de choses fermées, on est lundi, en plus certains doivent faire le pont avec le 2 juin.

Vers 12 h 40, arrêt à l'entrée de Campo Ligure, hôtel-restaurant Turchino. D'habitude, menu à 12 euros, mais ce lundi est spécial, donc à la carte.

2 polenta avec sauce tomates et bolets, 2 brochettes agneau avec salade, 1 tarte à la crème, 1 mousse aux fraises, 1/4 de vin, 1 coca light, 2 couverts, 2 cafés = 49.50 euros. Très bon et très frais.

Départ vers 14 h. En passant, joli pont ancien et château à Campo Ligure.

Traversée d'Ovada et on va à Acqui Terme.

L'hôtel est à l'entrée de la ville, sur la SS 456, avant le pont et les restes d'aqueduc.

En face de l'hôtel ou presque, aire ombragée payante pour camping cars.

15 h 30, parking devant l'hôtel, le long des anciens thermes. Hôtel Restaurant Belvédère, chambre 26, 2e étage sans ascenseur. Très bien et très propre. 50 euros avec petit déjeuner. La route 456, latérale à l'immeuble, risque d'être un peu bruyante si les fenêtres sont ouvertes. Apparemment, pas de climatisation.

Vers 16 h 15, on repart à pied, aqueduc, pont, magasins, cathédrale, château (musée fermé le lundi), fontaine avec eau à 74 degrés, église romane (fermée), on fait le tour de la ville... C'est très joli, faudra qu'on revienne...

En route, 2 grosses glaces = 6 euros

Avant de retourner à l'hôtel, dans une boulangerie, 2 parts de pizza, 1 eau minérale, 1 coca light = 5 euros. Puis 2 cafés sur une terrasse = 2 euros.

Retour à l'hôtel vers 20 h 30.

41e jour : mardi 2 juin 2015

Fête nationale italienne, jour férié...

Petit déjeuner correct à l'hôtel à 7 h 30 (possible dès 7 h)

Vers 8 h, départ pour Alba, magnifique route dans le vignoble jusqu'à Nizza Monferrato.

Vers 9 h 30, on est garé place Grassi à Alba (gratuit car jour férié, sinon parcomètre)

Promenade en ville, jolies maisons, visite du Duomo, de quelques autres églises, dont Saint-Dominique splendides fresques. Les magasins sont ouverts, il y a des touristes, essentiellement Italiens.

12 h, repas Cafetteria Maestra, rue Victor Emmanuel, sur terrasse. 2 ravioli au beurre de sauge, 2 veaux avec patates, 1 coca light, 1 eau minérale, 2 cafés = 37.50 euros. Simple, mais correct.

Départ d'Alba vers 14 h. A 15 h, on est à Moncalieri, on cherche l'hôtel que j'avais réservé.

15 h 30, on est installé, hôtel Cavour, 3 étoiles, chambre 201, au premier étage, 55 euros sans petit déjeuner. Il y a un parking intérieur, mais nous avons laissé la voiture devant dans la rue. Un 3 étoiles sans ascenseur, avec de l'eau chaude uniquement dans la douche pas dans le lavabo, des fenêtres en hauteur grillagées comme une prison... bizarre. Un bâtiment qui ne devait peut-être pas être un hôtel auparavant et qui a été transformé ?

Repos un moment.

Ensuite, on veut aller à Turin.

Bus devant l'hôtel (no 45 notamment), mais tabac fermé en face pour acheter les tickets car jour férié et on ne les vend pas dans le bus...

Bon, on va à la gare, à 10 min. à pied. Le seul appareil accessible vendant les billets est en panne... On monte dans le train de 16 h 36, le contrôleur n'a pas de monnaie, on ne paie donc pas (sinon 8.70 euros avec une majoration de 2 euros pour billets pris dans le train selon lui).

16 h 49, Turin Porta Susa, on part à pied revoir un peu la Porte Palatine, le Château, etc. et surtout viser où est l'entrée pour aller voir le Saint Suaire car j'ai réservé pour demain matin à 8 h 30 (gratuit). Pas facile de trouver l'entrée... Via San Maurizio.

En route, 2 grosses glaces = 7 euros.

On revient par le chemin qu'on fera demain, place du Château, via P. Mica, tout droit jusqu'à Porta Susa.

En route, 2 aperitivo à 5 euros par personne à 19 h. Encore 28 degrés, pénible...

Retour à la gare vers 19 h 45, le prochain train pour Moncalieri est à 20 h 31...

Achat billets pour retour ce soir et pour allers retours demain à 1.90 euro par personne par trajet. 11.40 euros.

Le train est à l'heure, on arrive à 20 h 43 à Moncalieri, retour à l'hôtel à 21 h.

42e jour : mercredi 3 juin 2015

Vers 6 h 45, départ à pied pour la gare, après avoir posé nos valises dans la voiture.

On attrape juste le train de 7 h 06, à 7 h 19 on est à Turin Porta Susa.

En face de la gare, 4 cafés et 3 croissants = 7 euros

7 h 40, on part à pied d'un pas soutenu pour aller voir la suaire de Turin (Sindone). On arrive à l'entrée vers 8 h 10. J'avais réservé pour 8 h 30. On n'est pas au bout de nos peines, scanner des sacs, etc. et encore au moins 500 mètres à parcourir sur un chemin couvert par des tentes, certains râlent... A 8 h 28, on arrive enfin dans une salle où on nous rassemble pour un bref diaporama d'explication (en plusieurs langues), puis on peut pénétrer dans le duomo et rester env. 10 min. devant le suaire où il est récité une prière en italien. Ensuite, on est prié de sortir pour laisser la place aux suivants... On ne peut pas visiter le reste du duomo, sauf à ressortir et faire la queue. En effet, ceux qui n'ont pas réservé peuvent entrer dans le duomo et voir le suaire de plus loin, disons 20 à 30 mètres... la queue est longue...

8 h 50, on revient vers la gare de Porta Susa, en jetant encore un oeil au passage sur un marché.

On attrape juste un train vers 9 h 45 pour retourner à Moncalieri où on arrive à 10 h.

1 bouteille d'eau au passage devant une épicerie = 60 ct.

On récupère la voiture garée devant l'hôtel, départ vers 10 h 25.

On prend la tangenziale en direction de l'aéroport, puis la route pour Ivrea.

Ivrea, 11 h 50, arrêt à la sortie face à l'endroit où se tient un grand marché le vendredi matin.

Trattoria dei Tigli, vialie Monte Stella. menu du jour à 12 euros. 2 fusilli au thon, 2 côtelettes de porc, 1 salade de patates, 1 salade verte, 1 coca light, 1 eau minérale, 2 cafés, 2 couverts = 26 euros. Simple, mais correct.

Départ vers 13 h avec la voiture, on va à Aoste.

On aurait voulu passer le col du Grand Saint-Bernard, mais encore fermé...

Tunnel du Grand Saint-Bernard = 27.90 euros aller simple

Sembrancher, essence à station Coop, essence sans plomb 95 à 1.58 frs le litre = 44 frs.

Martigny, arrêt vers 16 h 10 pour aller voir un magasin, départ à 16 h 30, on prend l'autoroute.

De notre côté, pas de problème sur l'autoroute, en face, pas mal de bouchons, accident, etc.

Arrivée à Genève vers 18 h 10.

Km au compteur de la voiture 51.943.

Circuit de deux semaines dans l'Ouest américain English translation pending
by Herikles · 2012-03-11 · 136 replies
Bonsoir, 🙂

Les prix pour l'ouest me faisaient bien de l'œil depuis peu, mais j'hésitais encore sur la destination à choisir pour 2 semaines de congés. Puis un provocateur (il se reconnaîtra 😉) m'a glissé sous les yeux une photo de Horse Shoe Bend. Il n'en fallait pas plus. Après 8 jours de torture, j'ai craqué. 😊 Dates décidées comme toujours tardivement. Billets pris 2 semaines avant le départ. 🏴‍☠️ 😄

Retour donc dans l'ouest pour un circuit rapide, disons court: arrivée à Phoenix, retour par LA. Si je suis fixé sur la fin du séjour (en gros, après 1 journée à LV, nous passerons par DV, puis 3 jours à LA avant le retour), sur le début, pas du tout.

Pour faire quoi ? 😮 J'hésite à refaire la boucle Phoenix-GC-MV-Moab-Bryce-Zion-LV, car j'ai l'impression d'y être allé hier. 😊 Pas trop de randos, ou pas trop longues. Page sera de toutes façons au programme. GC peut-être. Détour par la route 66 ?...

Mes interrogations portent sur: - l'Apache Trail et Petrified Forest (bien que les lectures VF et guides me semblent un peu neutres, ça me tente bien); - le Canyon de Chelly vaut-il le déplacement ? Les températures annoncées me bloquent un peu, mais moins que celles de Mesa Verde; - le meilleur endroit pour loger à DV pour profiter, sans trop de route, d'un point de vue le soir et le matin; - la route DV-LA est-elle possible dans la journée en passant par Sequoia (en fonction du temps bien évidemment, car la neige pourrait bien être là).

Votre avis m'intéresse. 😉 Merci.

🙂
Maroc-Mauritanie-Mali: logement, restauration, guides English translation pending
by Pasgil · 2007-12-14 · 29 replies
Salut a tous Voila, sommes presque prets, mon amie et moi partons mi-janvier (1 mois) pour notre 1er voyage en 4x4 direction le Mali via le maroc et la mauritanie, notre destination la plus éloignée seras Tombouctou je pense, en passant par Bamako, Mopti, pays Dogon, Djéné et la pinasse sur le Niger bien sur!! Nous sommes donc à votre écoute de bonnes adresses sur notre parcours pour manger, dormir, les vrais guides....Merci par avance!
Trois itinéraires au Maroc, mais lequel choisir? English translation pending
by Francinne · 2010-05-24 · 11 replies
Bonjour,

Nous bouclons un itinéraire de 3 semaines au Maroc: Nous ferons: - 3j Marrakesh - 5j Ait Bougmez - 2j Demnate ensuite Essaouira Nous hésitons pour la fin du séjour.: 1ère solution: faire Demnate -> Ouarzazate (loger à Skoura) et revenir vers Essaouira. Cette solution me semble diversifiée mais pas mal de route et peut-être des grosses chaleurs (nous partons avec un bébé de 6 mois). 2éme solution: faire Essaouira puis Ouirgane pour visiter la région du Toubkal. On fait moins de route, moins chaud à priori mais est-ce que ce n'est pas fort ressemblant à l'Ait Bougmez? 3ème solution: après Essaouira descendre un peu plus au sud sur la côte pour qu'il ne fasse pas trop chaud mais où???

Merci pour vos avis...
Jeu des photos n°61 English translation pending
by Davek · 2011-05-20 · 543 replies
Une fleur, trouvez son origine.......
Quelles roues de 26 pouces pour un VTT cyclotourisme? English translation pending
by Dec · 2008-06-02 · 16 replies
Bonjour

Je viens d'arracher un rayon sur la roue arrière de mon VTT 😕 que j'utilise en cyclotourisme. Que me conseillez vous comme roue de remplacement ? et où les trouver à bon prix. j'ai vu sur une discussion les Rigida ZAC 2000 équipées shimano XT

Merci d'avance pour votre aide
Cappadoce à vélo avec siège bébé à l'arrière? English translation pending
by Camédite · 2013-03-19 · 5 replies
Bonsoir,

je projette une randonnée en VTT en Cappadoce pendant 1 semaine ; je pars avec ma fille de 3 ans. Eta, t donné le risque de chaleur, je ferai mes circuits de très bon matin et me reposerai l'après-midi.

Quelqu'un pourrait-il me dire si la Cappadoce à vélo est envisageable avec un vélo avec siège bébé à l'arrière ( les circuits sont-ils faciles?) ; connaissez-vous des campings ombragés vers Goreme?

Merci beaucoup!
An Off-the-Beaten-Path Destination? Cape Verde!
by Lhorizon · 2018-10-12 · 55 replies


It’s been a month and a half since our family returned from Cape Verde, and I’ve finally found the time to write this travel journal about this beautiful yet little-known destination.

Cape Verde is a small volcanic archipelago made up of ten isolated islands in the middle of the Atlantic Ocean. At the crossroads of maritime routes between three continents—Africa, the Americas, and Europe—its name is tied to the history of slavery.

But today, this little piece of Africa with Creole influences has a lot to offer travelers craving a change of scenery and adventures off the beaten path.

We visited three of these ten lovely islands rising from the ocean: Maio, the wild and authentic island; Fogo, the volcanic one; and Santiago, the cosmopolitan hub.

MAIO: THE SMALL, WILD, AND AUTHENTIC ISLAND

To travel between the neighboring islands of Santiago, where we landed from France, and Maio, the first stop on our trip, there are two options: plane or boat. To avoid the risk of the boat being canceled due to rough seas—and to save time—we chose to fly. The flight takes just fifteen minutes, while the boat ride lasts three hours. Since our stay was only fifteen days, saving that half-day was a big deal.

The colorful houses of Vila de Maio

Our first day on the island didn’t let us see the sun. It’s mid-August, the very start of the rainy season—which should really be called the cloudy season. This “rainy” period has nothing to do with what happens in other parts of the world, like Southeast Asia, where the monsoon can be devastating. Here, locals hadn’t seen a drop of rain in nearly a year, and for them, it’s a tragedy. That’s why the ground is so dry and the vegetation so sparse.

As a result, fruits and vegetables are scarce, and livestock are suffering so much that some farmers are forced to cull their herds. Ironically, back in France, we’d just come out of a miserable winter with nearly five months of nonstop gray skies and frequent rain, especially in some regions. Is our climate out of whack?...

The beach bordering the village of Vila de Maio

We stayed a week on Maio. We were lodged at Stella Maris Village, a small residence at the edge of Vila. A shared pool, perched on a small cliff, overlooks the deep blue sea.

Sunset at Stella Maris Village

The cliff isn’t very high, but it offers a nice view of the surroundings.



From the residence, it’s just a ten-minute walk through the village to reach the beach.

> The beach and the fishermen

We didn’t choose Maio just for its calm, wild, and authentic vibe. It was also so Victor and Arthur, our two sons, could earn their Level 1 scuba certification in Cape Verde’s beautiful waters, known for their abundant marine life but still relatively untouched by divers—for now...

On the first day, we met Bernard, who runs AAA Maio Plongée, to plan the five dives needed for their certification.

The dive sites are accessible by boat, but to reach it, you have to cross the surf. The waves vary in strength, and while they were gentle for our first snorkeling trip, getting past them with scuba tanks on our backs was a bit more of a workout for the later dives.



Snorkeling trip: this time, the waves were gentle...

The week of diving with Bernard went perfectly, in Cape Verde’s surprisingly fish-rich waters. On the morning of the last dive, while checking the sea to cross the surf safely, we even spotted a pod of dolphins swimming across the bay in the distance. Always a magical moment...

In a week, the beach at Vila, where the dive club is located, was the liveliest spot we saw on the whole island. All day long, fishing boats returned loaded with fish of all sizes.

Return from fishing

Here, fishermen have a strong sense of solidarity because they can’t pull their boats out of the water alone, especially when the waves are rough.

So, all day long, whenever a boat comes in, the fishermen on the beach rush to help drag it ashore and secure it higher up on the sand, away from the sea.



The sight of these colorful fishing boats on the beach is something we saw everywhere in Cape Verde.





Sometimes, the fishermen bring back impressive catches. Instead of carrying the fish by hand to a proper spot, they clean them right on the beach.



Sailfish

But every evening during our stay, this beach also hosted Maio’s annual soccer tournament. Residents from villages across the island gathered here at the end of the day to compete, including a few women’s teams.

Players were cheered on by hundreds of spectators—which is a lot for a small island with barely 8,000 inhabitants.



The beach doubled as a stadium: sand replaced grass, and the fishermen’s colorful boats served as seats and bleachers. The celebration had a laid-back vibe, with loudspeakers blasting music and the smell of grilled fish in the air.



Meanwhile, kids splashed around in the sea, which could sometimes be dangerous. The waves could be strong, but the currents were the real concern.



Location de voiture SUV aux États-Unis English translation pending
by 27fifi · 2014-10-29 · 94 replies
Bonjour,

Petite question pratique concernant la location de voiture... j'ai réservé le véhicule en même temps que les vols car cela revenait beaucoup moins cher (pour l'été prochain). Notre sélection s'est portée sur un Ford Escape catégorie F ou équivalent. Il s'agit d'un modèle SUV...

Quelle est la différence entre un SUV et un 4x4... ?

La question peut paraître bête mais je ne trouve pas vraiment de réponse...

Merci pour votre aide !
Banaue et Palawan, le retour English translation pending
by Genevois · 2018-03-11 · 22 replies
Un peu plus de 30 heures. C’est plus ou moins ce qu’il a fallu entre le moment où on a mis deux tours de clés sur notre porte à Genève et le moment où on se pose enfin à Banaue, au cœur des montagnes de la grande île de Luzon aux Philippines. Un voyage au goût d’un menu gastronomique, sans le choix des plats. Une entrée, avec un vol de 6 heures jusqu’à Dubai. 3 petites heures d’attente avant le plat principal, le second vol jusqu’à Manille. 8 heures de mieux. Pour monter jusqu’à Banaue, il faut rejoindre une petite gare routière dans le quartier de Sampaloc. A peine 10km de l’aéroport, mais surtout 2 heures de taxi, à avancer au pas dans une ville congestionnée par un trafic démentiel. Finalement, de Manille nous n’aurons vu que le cul d’une voiture devant nous. Bon, faut dire qu’il semble y avoir plus sexy comme ville. Pollution, bruit, saleté, trafic démentiel, tous les ingrédients d’une grande capitale asiatique sans réel charme. Et pour le dessert, 9 heures de bus de nuit pour faire les 450km qui nous séparent des montagnes. Un trajet sans crainte, le chauffeur philippin n’ayant rien à voir avec son homologue indien. L’arrivée à Banaue se fait dans les brumes matinales qui s’élèvent de la végétation à l’allure de jungle. Le jour se lève à peine, mais nous n’aurons quasi point dormi. À la descente du bus, nous sommes accueillis par Jaypo. Un guide qui nous a été conseillé pour le trek qui va suivre. Car si on monte jusqu’ici, c’est pour s’immiscer au cœur des fameuses rizières en terrasse, classées patrimoine mondial UNESCO, qui ornent certaines vallées. Des rizières principalement accessibles à pied. 3 jours de marche au programme donc, à travers des paysages que nous espérons féeriques. Banaue, une petite ville, point d’arrivée des touristes. Ses restos locaux, son marché, rien de vraiment extraordinaire. Mais le passage oblig�� pour trouver son guide et rejoindre les sentiers. Nous y aurons flâné, récupérant de tous ces milliers de km parcourus pour être à l’autre bout de la planète. Jaypo nous décrit le trek. Demain sera le plat de résistance avec pas loin de 7 heures, « enfin selon votre rythme » précise-t-il. Et pour les nuits ? Dans des auberges locales, au cœur des villages sur le parcours. Jaypo s’excuse d’ailleurs, les prix ont un peu augmenté. Au lieu de 500 pesos la nuit, c’est désormais 600. La seule interrogation demeure la météo. Le sud de l’archipel a dû faire face à un typhon. Et ici, à plusieurs milliers de km plus au nord, nous en récoltons les effets avec une petite pluie fine qui débarque l’après-midi. On verra. Demain donc, on quitte la civilisation du wifi pour 3 jours de calme et de paix dans le monde de la nature et du calme. Ça ne fera pas trop de mal de se couper du monde quelques heures. Même si l’effort sera sans doute rude.

Coupés du monde ! Ok, trois jours seulement, mais quel pied d’oublier son IPhone dans un sac. Parce que là où Jaypo nous a emmenés, autant oublier tout de suite réseau, Wifi et autres outils addictifs dont l’homo conecticus ne peut plus se passer. Tout a commencé par une petite course en tricycle local, sur les hauts de Banaue. Et la première gifle d’arriver avec les splendides rizières en terrasse, ici plutôt de structure pyramidale. Un travail de déforestation, de terrassement, d’irrigation, de nivellement, un labeur dantesque qui date d’une époque où le mot machine n’avait pas encore effleuré l’esprit humain. Même pas une heure que nous sommes partis que déjà on en prend plein les yeux. Jaypo nous avait prévenu. Le premier jour serait rude. J’ai envie de dire tout de suite que les deux autres aussi, mais patience. Le premier jour donc, avec pour commencer 4 bonnes heures de marche dans la jungle. Le typhon Sanba qui a sévi a amené pas mal de pluie et la piste, normalement sèche, s’est transformée en un chemin boueux où il faut réfléchir à chaque pas qu’elle est la meilleure voie à suivre pour éviter de glisser. Alors évidemment on progresse assez lentement, surtout que ça grimpe quand même. Enfin bref. Le premier village que nous croisons est Pula. Un village assez grand, avec bon nombre de familles qui vivent ici principalement de la culture du riz. On l’aurait deviné vu que l’arrivée près du village se fait à travers les rizières en terrasse. Et c’est sur les murets de séparation que nous marchons, avec concentration car d’un côté c’est soit 40cm de boue et d’eau dans la rizière, et de l’autre c’est la chute assurée dans celle qui en-dessous, parfois à plusieurs mètres ! Mais la principale caractéristique de Pula, c’est qu’il n’y a qu’un seul moyen de locomotion pour arriver ici : à pied. Pas de route, ni même de piste, juste des sentiers. Et pour prendre un bus ou un tricycle, et bien la première route est au moins à 5-6 km de marche ... après Pula, voici Cumbalo, un autre village isolé, accessible uniquement à pied. Un peu plus grand et équipé d’une école primaire. Du coup, les enfants de Pula se tapent une heure de marche tous les matins pour aller à l’école et autant le soir pour rentrer. Saison sèche ou saison des pluies peu importe ... Cumbalo est notre première étape nocturne, dans une petite Guesthouse toute simple où l’unique douche (à l’eau froide) est dans la cuisine. Total de la journée, 8 heures de marche et 22km parcourus (selon l’appli de notre IPhone) !!!!! Surprise après le repas. Les enfants de Cumbalo se regroupent sur la petite terrasse devant la Guesthouse et sous la direction de leur maîtresse (qui tient son nouveau-né en bandoulière), ils vont chanter des chansons dans plusieurs langues : en allemand, en hébreu et évidemment en français. Outre les chansons enfantines classiques, ils iront même jusqu’à entonner le célèbre « aux Champs-Elysées ». Tout ça dans un village paumé au cœur de la jungle et des montagnes philippines... et pour bien finir la soirée, deux femmes du village viennent nous masser histoire d’atténuer les violentes courbatures qui s’annoncent déjà... Départ de Cumbalo le lendemain matin, non sans avoir fait le tour du village avec Jaypo qui va nous donner multitudes d’informations sur la vie locale et les codes de fonctionnement de ces indigènes. Direction Batad. Beaucoup moins long, seulement 11.5 km, mais tout en dénivelé. Des marches, irrégulières et hautes, boueuses et souvent glissantes, de quoi se fusiller cuisses et mollets. L’arrivée sur Batad est magique. A l’arrivée d’une énième montée, le village et ses fantastiques terrasses est là, sous nos yeux. À l’époque où nous vivons dans la société du « tout est dû, tout est normal (et si possible tout de suite) », il y avait un prix à payer pour mériter cette splendeur. La descente sur le village se fait dans une pente très raide, à la verticale, par un escalier. Des centaines de marches, encore et encore. Et ce n’est pas fini, car Batad, à part ses terrasses, c’est aussi sa cascade et son bassin pour se baigner. Sauf que c’est 900 marches supplémentaires en contrebas, à la rivière. 900 marches qu’il va falloir remonter. Mais on y va et trempette on fera, dans une eau fraîche, à peine 15 degrés sans doute. L’effet rafraîchissant est de très courte durée, car pour remonter à notre Hillsview Inn Guesthouse, c’est la suée finale. Une Guesthouse dans la plus pure tradition des Backpackers, une seule douche (mais avec eau chaude svp), simple mais conviviale. Et une vue M’sieur Dame, mais une vue ... Allez, plus qu’une journée de marche. Nous repartons de Batad à travers cette forêt pluviale qui transpire autant que nous, sur des petits sentiers boueux. Côté pente il y a une dense végétation. Mais que l’on ne s’y trompe pas, le vide est bien là. Un faux pas et c’est l’accident assuré. Vaut mieux garder ses deux pieds sur les 50cm de largeur à disposition.... Fin du trek, le tricycle du départ nous récupère et nous ramène à Banaue. Au total, environ 42km parcourus sur ces trois jours, des muscles carbonisés. Mais surtout une déconnexion totale, un rappel que tant de peuples vivent tellement chichement, que les enfants de Pula et Cumbalo ont soif d’apprendre, que les distractions dans ses villages ne sont que jeux avec des cailloux ou les poules qui gambadent (tous comme le reste des animaux d’ailleurs) en toute liberté. Un rappel qui dit aussi que pour certains, maison signifie avoir un toit et peu importe que la baraque soit en tôle et sans confort aucun. On s’est fait mal, on a touché nos limites physiques. Mais on s’est fait tellement de bien à la tête. Merci Jaypo pour ton professionnalisme, tes connaissances partagées et pour nous avoir fait découvrir ces coins d’un monde si éloigné du nôtre. Allez, ce soir c’est 9 heures de bus pour regagner Manille, puis dans la foulée un vol pour l’île de Palawan où une moto nous attend pour d’autres découvertes.

Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’en Asie, rien n’est vraiment compliqué. Tiens, les transports par exemple. Après avoir pris une douche froide au Sanafé Lodge (la moindre des choses à l’arrivée de notre trek), Jaypo nous accompagne à la gare routière avec son pote chauffeur de tricycle. Enfin gare routière, pas vraiment. Les trois cars qui retournent à Manille sont garés sur le bord de la route, obstruant une bonne moitié de la chaussée. Une cahutte en bois fait office de bureau et c’est là que nous échangeons notre réservation faite sur le net contre un vrai ticket, avec sièges attribués ! 9 heures de route plus tard, nous arrivons à Sampaloc, le quartier de Manille où arrivent les bus de la compagnie Ohayami. 3 heures du matin, mais les taxis rôdent dans le coin attendant le touriste pressé de quitter cette zone peu accueillante de la ville. Un couple de français va tout comme nous à l’aéroport et nous attrapons directement un de ces taxis. Honnête en plus puisqu’il met le compteur sans même que nous lui demandions. 40 minutes de trajet et nous arrivons au Ninoy Aquino International Airport. Les mesures de sécurité sont importantes ici, car personne ne rentre dans le hall sans passer à un détecteur. Quelques heures plus tard, notre vol Cebu Pacific à destination de Puerto Princessa, sur l’île de Palawan, décolle à l’heure. Et à notre arrivée, nous sommes attendus par Pedrito, le gars qui va nous louer notre Honda XR 200 pour les 8 prochains jours. Entre Banaue et Puerto, tout a marché comme sur des roulettes. Facile non ? Une Honda XR donc. 40’000 km au compteur mais ronronnant comme une gamine. Pour pouvoir profiter de la moto, on a fait fort. Un seul sac de 60 litres pour deux, le strict minimum, 11 kilos sur la balance du check-in. Plus un petit sac à dos que je prendrai sur le ventre. Sortir de Puerto Princessa est très facile. L’île de Palawan est toute en longueur, parcourue par une seule route principale coupée par de multitudes embranchements pour atteindre les différents villages. Pedrito nous met sur la bonne voie et « ciao, à la semaine prochaine » ! Direction Sabang, sur la côte ouest de l’île. J’avais oublié la sensation de rouler sur un mono cylindre nippon. Tape-cul, c’est certain, mais quand même mieux qu’un scooter. Honda et casque Souzouke, on se sent bien bridé... la route principale est excellente, bordée de palmiers et de végétation. Pas trop de circulation non plus. Bon faut dire que les voitures ne sont pas légion dans le coin. À part les vans qui transportent les touristes, les bus pour les locaux, les camions pour les marchandises, c’est à peu près tout. Le reste du bitume se partage entre les motos, les scooters, les innombrables tricycles et les side-cars locaux. Pas de quoi prendre beaucoup de risque. Les panneaux sont rares dans La région. Il faut dire que 95 % des touristes utilisent des transports organisés et ne se soucient donc guère de trouver leur chemin. Demander aux gens au bord de la route reste du coup la meilleure solution. Mais attention, certains ne sauront pas vous répondre et plutôt que de l’avouer, ils vous indiqueront quand même une direction ! Pour se loger en ce premier soir sur Palawan, nous nous arrêtons chez Jenny, au village de Buenavista. Au bord de la plage disait l’annonce. C’est pas faux, sauf qu’on ne peut pas s’y baigner. Pas assez d’eau et des rochers qui empêchent de marcher pour aller chercher un peu de profondeur. Mais un splendide jardin, un grand bungalow et surtout le calme absolu. Sauf quand ces satanés chiens et coqs se lancent des défis sonores au milieu de la nuit. Chez Jenny, le petit-déjeuner est compris. Et pour le reste des repas, pas de carte, elle prépare et on se met à table avec ce qu’il y a. Poissons grillés, crabe, légumes, soupe de poulet, limite un festin. Et le traditionnel riz bien sûr. Pour 250 Pesos... Notre but dans ces premiers jours sur Palawan, c’est Sabang, une petite vingtaine de kilomètres plus au nord. Une jolie plage, une eau chaude et transparente et peu de monde. Comme souvent en Asie, les mains expertes des masseuses attendent l’Occidental en mal de décontraction, musculaire, mais peut-être plus mentale. Alors se faire masser à l’ombre d’un arbre, à quelques mètres des flots ressemble au bonheur. Mais Sabang, ce n’est pas que la plage, mais aussi une des plus grandes rivières souterraines de la planète. Des kilomètres et des kilomètres sous les montagnes karstiques de la région. Alors oui, c’est touristique, mais on ne peut pas y passer à côté. Gilet de sauvetage et casque de chantier. On ne badine pas avec la sécurité des touristes. Et nous voilà embarqués sur un kayak, un audio guide en français dans les oreilles. Une visite intéressante malgré tout avant une bonne baignade sur la grande plage. Retour en moto chez Jenny. Nous avons laissé nos casques toutes la journée sur la moto. Aucun souci, c’est bien agréable. Juste à temps pour admirer les fantastiques couleurs des couchers de soleil de Palawan. Demain, le mal de cul est prévu. On va se taper 200 bornes pour rejoindre l’extrême nord de l’île dans la région de El Nido. On y restera 4 jours, il y aura de quoi raconter.

On avait prévu un mal de cul sévère, on ne s’était pas trompé... au début de la route on pensait faire un stop toutes les heures, mais rapidement cela a été toutes les 40 minutes, puis toutes les 20 ! El Nido, ça se mérite. Et pourtant. El Nido est sans doute le bled le plus laid que nous avons vu sur Palawan. Une succession de restos qui servent la (mal)bouffe préférée des backpackers de moins de 30 ans : pizza, burgers et bières. Une succession d’agences qui vendent toutes les mêmes tours en bateau ou les transferts en van à travers l’île. Une succession de petites boutiques vendant t-shirts et babioles. Bref une succession de choses qui n’ont plus rien à voir avec les Philippines que l’on recherche. Au moins j’aurai pu y raser ma barbe de 8 jours dans une petite échoppe de rue où le jeune s’est appliqué avec soin, changeant 3 fois la lame, pour me redonner un peu de fraîcheur sur les joues. Heureusement, nous trouvons le bonheur absolu 20 kilomètres plus loin, sur la plage de Calitang, voisine et jumelle de la plus réputée Nacpan. Une plage quasi privative vu le peu de logements, des eaux calmes et transparentes dans une petite baie, où le coucher de soleil nous émerveillera chaque soir. Et pour plus de fun avec quelques vagues, 5 minutes à pied et nous voilà sur Nacpan. Le Dandal Bay View propose quelques chambre ultra simples. Un lit, une mini salle de bain et un ventilo. On s’y sent bien et relaxe, loin des tumultes 20 kilomètres plus bas. Soif ? On se sert dans le frigo et on note ses consommations sur une feuille. Ici peu ou pas de wifi, on déconnecte. Même le personnel est désarmant. Une seule fille parle anglais, les autres sourient en haussant les épaules ...! Alors c’est vrai, parfois on attend. Mais on se tourne vers la mer, 10 mètres en contrebas, en se disant qu’attendre, ça fait parfois du bien. El Nido et sa région. Ça serait un trou paumé s’il n’y avait le fantastique archipel de Bacuit au large des côtes. Un ensemble de dizaines (centaines ?) d’îles kharstiques sortant abruptement des flots. Et c’est pour ça qu’on y vient à El Nido. L’économie locale est d’ailleurs entièrement tournée vers cette manne naturelle et protégée. 4 tours à la journée sont proposés par toutes les agences. Des tours bien rôdés, dont la capacité des bangkas régule le nombre de passagers embarqués. Nous aurons fait deux excursions différentes depuis Calitang. Embarquement à 08h30, retour 17h00. Avec chaque fois un « équipage » de 3 marins aussi sympathiques que professionnels. Le lunch est inclus dans le package et quel bonheur de déguster un poisson grillé sur l’arrière de la petite barque lors de l’un de nos arrêts. Difficile de décrire les lieux, mais les couleurs turquoises des fonds sableux font le bonheur des photographes. Des plages et des baies secrètes aussi, enfouies derrière des rochers où il faut parfois nager dans un trou de la montagne pour y accéder. Nous y aurons même vu un splendide serpent d’eau, de très près, reptile très dangereux semble-t-il, mais jamais agressif. Et évidemment le bateau embarque masque et tuba, au cas où on en aurait pas encore pris plein les yeux. On a eu mal au cul pour monter la, mais franchement quel pied. Calitang Beach, un nom à retenir. La région d’El Nido aura été le but principal sur Palawan, il fallait l’avoir vu. La redescendre sur Puerto Princesa ne s’annonce pas plus calme pour notre fessier. Mais on va couper le trajet en deux avec un dernier stop au bord de cette mer chaude et limpide. À Port Barton. Le retour n’est pas loin, quelques heures à profiter de la douceur de vivre des îles philippines. À fond.

Calitang-Port Barton ou l’histoire du raccourci qui n’en était pas un... Tout commençait bien pourtant. Grand beau temps, la route comme toujours tranquille avec peu de circulation. Comme aurait annoncé un pilote d’avion, pas de turbulences à l’horizon. On démarre donc de notre petit paradis. Le soleil cogne déjà bien en ce début de matinée. Dans les villages, les habitants ont étendu de grandes bâches sur le bord des routes, pour faire sécher le riz. Comme d’hab’, il faut faire gaffe aux nombreux chiens qui pour la plupart savent bien rester sur les bords de la chaussée. Mais on en trouve toujours un qui fait pas comme les autres. Alors évidemment, on a mal aux fesses. C’est bien le monocylindre japonais, mais au niveau confort, on déguste quand même. En sortant notre Lonely Planet, on trouve la carte du Nord de Palawan. Et on y voit une route qui coupe par San Vincente ce qui nous ferait gagner du temps pour notre fessier. Une route donc. La bifurcation est trouvée et un gars qui se trouve là sur le bord de la route me dit que oui, cette route va vers Port Barton. Bingo, on le tient notre raccourci. Même si certaines portions de ce nouveau tronçon n’était pas bitumées, cela reste bien roulant. Peu avant San Vincente, nous longeons une plage vierge, sable blanc et cocotiers. Long Beach. On comprend pourquoi elle s’appelle comme ça, elle doit faire au moins 10 km de long et sans aucune infrastructure. Il semble que les Chinois aient flairé l’affaire, car à San Vincente, un petit bourg de quelques centaines d’âmes, une nouvelle piste d’atterrissage est en construction. Paraît-il financée par le voisin géant qui aurait l’intention d’ouvrir des lignes directes, notamment depuis Hong Kong... pas sûr que Long Beach reste vierge encore bien longtemps ... Mais bref, revenons à notre raccourci. À San Vincente donc, on voit un panneau indiquant Port Barton vers une piste. On demande et évidemment on nous dit que oui oui, on peut y aller. Bon faut dire qu’on nous dit toujours oui quand on demande notre chemin... La piste va rapidement montrer de belles ornières et des trous assez profonds. Mais confiance, on continue. Et bien sûr après quelques km, la piste de se séparer en deux. À droite ou à gauche ? Des gamins en scooter apparaissent derrière nous, les sauveurs. Donc à gauche. Et ça monte raide dans la pente. En haut, de gros engins creusent la route et il y a juste la place pour passer avec la Honda. La, le doute commence à s’installer, plus de place pour une voiture. Une route disait-on ? Et la piste va rapidement devenir chemin, puis sentier, avec ornières, passage de petites rivières, flaques de boue, pierriers à la montée et pareils la descente, en plein milieu de la forêt. Une vraie séquence Enduro, à deux sur la moto avec les sacs, et un mal de cul qui s’amplifie... et on croise personne. Mais personne. Au bout de 40 minutes, miracle, un gars en scooter arrive en face. Alors on lui demande et comme tous les autres il nous dit que oui, Port Barton sera au bout de ce chemin... bon on y arrivera à Port Barton. On aura perdu deux heures par rapport à la route normale. La gueule du raccourci, comme quoi, les petites cartes du Lonely Planet... On reconnaît, sur le moment on ne faisait pas les marioles, mais après coup, le parcours Enduro en jungle était quand même bien sympa. Port Barton. Un vrai village, avec une vraie vie locale. Alors oui, le bord de la plage est un ensemble de petites Guesthouse et de restaurants. Mais on n’y sent pas la pression du tourisme de El Nido ici. Au contraire, l’ambiance y est nonchalante, reposante. On y déguste volontiers un bon bouquin à l’ombre d’un palmier, à écouter vaguement une discrète musique lounge ou reggae qui sort des établissements du bord de plage. Il y a aussi des tours à faire en bateau ici, sur des îles de la baie. Pas le temps pour nous malheureusement, demain dernière étape vers Puerto pour rendre la moto. Avec le recul, on aurait dû zapper Sabang et venir ici. M’enfin si on savait tout aussi... Retour à Puerto donc, sous un ciel gris et même un peu de pluie, le soleil nous fait déjà ses adieux. Mais on sèche aussi vite qu’on se mouille sous ces températures. Arrivés dans la ville, la circulation redevient dense, ça dépasse à droite et à gauche, ça roule en contresens, les règles sont ... euh quelles règles ? La moto est rendue, poignées de main avec Pedrito. Ciao à la prochaine, tout a bien roulé. Et pour notre dernière nuit, on a dégoté une petite chambre toute mimi chez un couple de retraités, via Airbnb. Calme, tout confort, à deux pas de Rizal Avenue, l’artère principale de la ville. Moins de 15.—... Dernier jour aux Philippines. Un tricycle nous amène à l’aéroport pour notre premier vol. Un A319 de la Cebu Pacific qui va nous ramener à Manille. On a encore une dizaine d’heures avant notre tronçon sur l’Europe. Alors comme vous savez que tout est facile en Asie, on pose nos sacs à la consigne, on saute dans un taxi et nous voilà au Mall of Asia, le plus grand centre commercial des Philippines (en tout cas c’est ce que dit la pub). Retour dans notre monde, retour dans le paradis de la consommation, avec des dizaines et des dizaines de boutiques et de restos genre fast food. Bah, de toute façon, fallait bien s’y remettre, comme ça c’est fait.
On part en vadrouille en Birmanie! English translation pending
by Bibouns51 · 2016-08-22 · 85 replies
Jour 1 (14 février) - Joyeuse Saint-Valentin !

Ma chère bachelorette, cette année, pour la Saint Valentin, je vais te sortir le grand jeu ! Je vais t’emmener dans un restaurant digne de ton standing... Mais non, pourquoi veux-tu toujours aller au Flunch, tu mérites mieux que ça, quand même !?!… Et tu n’auras pas non plus droit à une petite auberge de campagne… Ni même à un resto branché du centre-ville… Non, cette année, je me suis surpassé pour marquer cet événement d’une pierre jaune ! Au menu de la Saint Valentin, ce sera plateau repas made in Ukraine Airlines ! Original, n’est-ce pas ? Et devine quoi ?... Un vol est même compris dans le prix du repas ! Du coup, on en profitera pour rester les trois prochaines semaines là où le commandant de bord décidera de nous parachuter… Je viens de m’entretenir avec lui et attention… roulement de tambourin… ce sera en Birmanie !!! « Alors là, non ! Y en a marre de chez marre de payer des rançons pour des gens comme vous qui voyagent dans des pays qui craignent !… Qu’est-ce que vous allez faire dans ce pays totalitaire, encore ? Tu vas peut-être me dire que c'est pour ses régions encore interdites aux étrangers ? Ou alors pour son conflit tribal ? A moins que ce ne soit pour vivre aux côtés de sa population, une des plus pauvres au monde ? »

Je savais que je n’pouvais pas compter sur toi, lâcheur !… Une personne censée et intelligente m’aurait plutôt dit, la Birmanie, pourquoi pas ??? Déjà, l'Asie est le terrain de jeu idéal en cette ère glaciaire de février. Ensuite, les carnets de route que je me suis injecté depuis plusieurs années en intraveineuse m’ont contraint et forcé à inscrire cette destination sur ma sacrosainte longue liste de souhaits de voyage. Enfin, les yeux pétillants de nos routards d’amis Jérôme et Chloé à l'évocation de leur voyage là-bas ont fait le reste, c’est-à-dire faire gagner au classement les nombreuses et précieuses places à la Birmanie afin qu’elle arrive touuuuut là-haut, en tête de cette liste ! Et puis un repas de Saint Valentin chez Ukraine Airlines à mille sept cents euros pour quatre, ça ne pouvait pas se refuser ! Donc le Myanmar, je valide !

« Alors là, je ne comprends plus rien à ton histoire à dormir debout ! Il y a encore deux minutes, tu disais que c’était en Birmanie que vous partiez, non ? » Ben oui, première info pour toi, la Birmanie est au Myanmar ce qu’est le Ceylan pour le Sri Lanka... Ok, vus tes yeux tout estomaqués, je pense que ma métaphore n’a pas abouti au résultat escompté… Et la Gaule pour la France, tu comprends mieux comme ça ?... En fait, le Myanmar est le nouveau sobriquet de la Birmanie depuis 1989, date à laquelle la junte militaire en place a décidé de rebaptiser le pays pour cause de… Ah non, en fait, ils n’avaient pas vraiment de raison… Mais bon, au final, doit-on dire « Birmanie » ou « Myanmar » ? La célèbre Aung San Suu Kyi a déclaré à ce sujet : « Les militaires ont rebaptisé le pays contre la volonté du peuple, nous continuerons pour notre part à l'appeler Birmanie et nous ne reviendrons pas sur cette décision ». Sauf que comme tu le sais peut-être, la junte a enfermé Aung San Suu Kyi de nombreuses années à cause de son opposition au pouvoir. Du coup, dans ce carnet, j’emploierai les deux termes simplement pour m’éviter des répétitions, mais sur place, fais ce qu’il te plait, mais moi, ce sera Myanmar pour éviter de finir le séjour en taule !

Bon, lorsque tu m’as interrompu, je disais donc que le Myanmar, je valide ! Et plutôt mille fois qu’une ! Donc si tu as d’autres questions, n’hésite pas… : « Quand aura lieu votre petite sauterie ? - En février, mais ça, je l’ai déjà dit ! - Avec qui ? - On prend les mêmes zigotos et on r’commence, soit les personnes à peu près normales que voici : Anna la chieuse (ma fille de 8 ans), Sasha la chieuse (ma seconde fille de 5 ans), Sandrine la chieuse (ma femme), et moi, le tour-opérateur de A comme « Aéroport » jusqu’à Z comme « Z’était drôlement bien ! » Enfin, ça, c’est c’que j’espère… - Où ? - La boucle classique, Mandalay, Bagan, Inle, Rangoon et deux trois aventures par-ci par-là dans des coins moins fréquentés. Mais ça, on aura l’occasion d’en reparler un peu plus tard... - En combien de temps ? - Seulement trois semaines… - Pourquoi dis-tu « seulement trois semaines » ? - Ben à ton avis ?... Parce que Herr Colonel Sandrine n’a pas voulu plus, pardi !!! Et puis tu m’en poses, toi, des questions !!! Allez, au lieu de me faire perdre mon temps avec tes questions, au lieu de déguster ta petite coupe de champagne pour la Saint Valentin, n’as-tu pas plutôt envie d’un petit verre d’alcool de riz, n’as-tu pas plutôt envie de partir avec nous vers de nouvelles aventures pour te réchauffer entre deux perturbations ? Si ? Et bien suis-nous et tais-toi !!! »

La suite bientôt... mais déjà dispo sur mon blog (avec photos)...
http://onpartenvadrouille.over-blog.com/2015/02/joyeuse-saint-valentin.html
Colorado Plateau: conseils glanés English translation pending
by Pong · 2012-10-26 · 157 replies
Bonjour à tous, en direct de Las Vegas (Baby !) 😉 Heureux de vous écrire de Tropicana Ave, où le soleil se lève sur un ciel limpide ! 😎 La température est très agréable, et l'air bien sec ! 😏 Merci à tous pour vos encouragements au moment du départ : voici quelques conseils glanés cette première journée, en exclu pour le Forum ! 🙂Finalement, en suivant les indications donnés sur les sites officiels de la SNCF (transilien.com par ex) j'ai vérifié que le trafic correspondait bien : j'ai donc pris le RER B de Paris, et 45 mn plus tard, j'étais à CDG sans encombres, (mais ça n'a pas été sans angoisses ! 🤪) je pense que c'est le moyen le plus rapide et le plus économique. Bagages :l'enregistrement des bagages au guichet de Tahiti Nui s'est fait rapidement : sauf sur un point : l'employée a absolument tenu que je lui montre un seul bagage cabine, alors que j'avais une petite valise (aux dimensions prévues) et un petit sac à dos. Il a fallu que je range devant elle le sac à dos dans la valisette ! Heureusement j'avais prévu le coup, mais avis aux futurs voyageurs !😇 Voyage : C'est la première fois que je prenais un vol direct Paris-LAX, c'est drolement agréable et confortable ! Service bien, plateaux repas excellents (je ne m'attendais pas à grand chose : mais je suis tombé sur un menu végétarien, je le recommande ! descriptions plus tard pour les gourmand(e)s ! 😉Ecrans individuels : rien à redire (bons choix de films, jeux, ...)Passage frontière-douane : conforme aux descriptions des voyageurs du forum, plutôt même un peu plus vite que la moyenne pour l'immigration, mais une file d'attente impressionnante pour la douane !!! 😮 Un forumeur averti en vaut deux : parmi les questions déstabilisantes que j'ai eu (-véridique-) :"Une dernière question et je vous laisse passer si vous savez y répondre : (... suspens...) : -Where is Bryan ? 😮 Heureusement je connaissais la réponse ! 😏Location voiture chez Dollar : Ah le moment de vérité, l'épreuve du feu ! ALors, premier bon point : un guichet spécial pour les locations pré-payées internationales ! C'est une bonne idée ! Et en plus avec des employés plutôt sympas, souriants, à l'écoute, plaisantant avec les clients, mais je n'ai pas vérifié tous les contrats signés (avec options à la pelle ou pas). Comme il y avait une longue file d'attente, je suis passé (à leur demande) à un guichet "normal" (pour clients US). Il a fallu valider toutes les options sur le petit écran tactile électronique comme la dernière fois (cf description dans le lien en signature). Par contre, il m'a proposé au moins 3 fois la Road Safe, et même une fois avec un écran en français pour être sûr que je comprenais bien ce que j'osais refuser (poliment mais fermement...) 😠 Il a terminé en me disant, un peu condescendant : "tout le monde la prend, sauf vous !" - hé bien oui, c'est comme ça , merci beaucoup, au revoir ! 😛Choix de la voiture : je teste cette année la Jeep Liberty ! 😎Erreur à éviter : 😊 j'ai un peu honte parce qu'elle figure en bonne place dans le post dédié ! J'ai tenté une seconde fois de relier LAX à Vegas, directement, en enchainant derrière le vol de 12h : autant de nuit, ça va, ça roule bien, en 4h on arrive. Mais là, en fin de journée (17h) j'ai testé les embouteillages de LA, + les travaux sur la route avant d'arriver à Vegas, résultat, je suis arrivé à minuit, crevé, et je pense que ce n'était pas du tout prudent pour la conduite !!! 🏴‍☠️ Prochaine fois : vol intérieur, ou pause à LA ! 😇A New Day has come, il est temps d'y aller, à bientôt sur le Forum, Amitiés à tous ! 😎
Qui loue des vrais 4x4 à Las Vegas? English translation pending
by Daniel1200 · 2016-07-26 · 61 replies
Bonjour,

Je reviens d'un voyage de 3 semaines aux Etats-Unis. Nous avons fait une boucle autour de Las Vegas. J'ai loué un SUV que je pensais 4x4, chez Budget. Sur la réservation c'était un Ford Explorer (ou similaire) et j'ai reçu un Lincoln MK T; une marque que je ne connais pas du tout.

Le comfort de la voiture était très bien, mais c'est un AWD et la garde au sol était bien trop faible pour faire des pistes. Je voulais faire la Hole In The Rock Road jusqu'à Peekaboo/Spooky... mais au visitor center on m'a déconseillé d'aller jusqu'au bout de la piste, et il aurait fallu marcher encore quelques miles supplémentaire. Du coup, avec la chaleur, et ma femme qui n'était pas très partante, je ne l'ai pas fait.

Bref, pour un prochain voyage, je cherche un loueur qui offre des vrais 4x4, avec garde au sol haute, et si possible une option "skip the counter"... car Budget m'a bien saoulé! Précisons que nous sommes une famille de 4 personnes, voyageant avec 4 valises 😉

Quelqu'un a déjà eu des bons retours de loueurs à Las Vegas?
The Racetrack dans le parc national Death Valley English translation pending
by Karin15 · 2008-08-07 · 5 replies
Bonjour,

Mon copain et moi serons du côté de Death Valley les 9-10 septembre prochains. J'ai très envie d'aller voir the Racetrack Playa. Nous avons une Volvo V70 Cross Country. Donc, en gros, on a le 4X4 mais pas une garde au sol de SUV.

Est-ce que vous savez si ça passe, la route? J'ai vu qu'il y avait eu un post à ce sujet, mais je n'arrive pas à en tirer une conclusion claire... Wavemaster a l'air de dire qu'on a une chance sur deux de crever (ce qui est un peu trop à mon goût), Valérie a l'air de dire que c'est roulant... Qqn a une info précise? Je n'ai pas envie de vivre l'aventure de vazyvite 🤪... (bien que lui il semble dire que si on roule molo, ça secoue, mais ça devrait pas crever).

Merci merci 🙂
Baisse de fréquentation dans l'ouest des États-Unis? English translation pending
by Thibaut31 · 2006-09-15 · 9 replies
Bonjour à tous ! 😉

Lors de mon voyage en Août dans l'Ouest des Etats-Unis (récit sur http://voyageforum.com/v.f?post=714633;) j'ai été (agréablement) surpris par la modeste fréquentation des sites. Je ne connaissais pas les USA mais j'avais tellement entendu dire que les sites étaient hyper fréquentés que j'ai été étonné.

San Francisco: du monde, mais correct Yosemite : relativement calme, mais attire les citadins de Californie Death Valley : pas grand monde Las Vegas : là beaucoup de monde ! Grand Canyon : pas grand monde (pourtant le week-end), camping à moitié plein Lake Powell : pas grand monde Monument Valley : des visiteurs, mais pas la foule non plus Arches / Canyonlands : pas foule ! Bryce : un peu plus de monde Great Basin : absolument personne ! Impressionant, 2 voitures au parking pour la rando du Wheeler Peak Yellowstone : le parc le plus fréquenté, mais jamais la sensation d'être les uns sur les autres

Je me pose la question, fait normal étant donnée l'immensité des sites, ou baisse réelle de fréquentation ?? En tout cas, on ne s'en plaint pas !!! 😉
The Foam of Days
by Pondy · 2026-01-07 · 31 replies
Now that the curtain has fallen on the past year, it’s time to see what’s happening around here. It seems pretty quiet, but I’ll read more in detail later.

First, I need to tell you all an anecdote.

My eldest little girl, in her third year of law school, was really scared she wouldn’t pass the year. I told her: “Trust yourself, you’ve worked so hard, and worst case, if you fail, you’ll just redo the year.” “But I don’t think I’ll make it—they changed the rules, and if I mess up even one unit, I have to start all over.” I knew her grades weren’t exactly stellar, and with what I was about to say, I wasn’t taking much of a risk. “Here’s the deal, sweetheart: if you pass, I promise I’ll take you to India, just the two of us.” I have to admit, India is a country I’ve talked about so much to all my grandchildren that in their minds, it’s become a magical, mythical place (hmm).

July had barely begun when my phone rang, her name flashing on the screen. “Mamido, I did it!” My promise came rushing back—oh no, oh no, oh no! “Congratulations, sweetheart!” A little shyly, she said: “Is the India trip still on?”

And me, replying: “Of course it is!”

And that’s that—a promise is a promise, or you risk losing that precious trust that keeps hearts warm and at peace.

We’re leaving in February. Only 8 days—yikes, the carbon footprint! But we can’t miss her tutorials, or she’ll be kicked out. Personally, that works just fine for me.

Going to India has become a challenge for me. It’s far, it’s exhausting, I sweat, I hate mosquitoes, the spices bother my mouth when I used to love them. There’s noise all the time—at night, the dogs bark nonstop, and we almost get run over. I’ll get lost in the streets because my sense of direction has vanished. I don’t like rice anymore. All that chaos and those cultural differences that once enchanted me now just overwhelm me. But I promised.

The upside—and it’s a big one—Raman, the same driver I’ve had forever, will be at the airport with a sign with our names. We’ll stop at the same little shop for chai (or tea, plain and simple) with that aroma that intoxicates me, halfway through the trip.

It’ll be a tiny trip—staying with friends, I’ll show her a few places I love: Chidambaram, Mamallapuram, and the clinic where I worked. Then we’ll head back. My little girl will go home to her parents.

As for me, I’ll leave right away for our Scottish island with Homme for our chilly winter.

How can you love a country so much you want to live there, then suddenly reject it, no longer able to appreciate what once made it special? That’s the mystery of love, I guess.
L'Ancienne Route du Thé et des Chevaux (Chine, à vélo) English translation pending
by Marcelfree · 2018-02-09 · 29 replies
Bonjour,

A 43 jours du départ je viens ici vous présenter mon prochain voyage. Cela fait plus d'un an que je le prépare c'est dire s'il me tient à cœur.

Mais voyons de quoi il s'agit.....

L'Ancienne Route du Thé et des Chevaux

Aux sources du Thé à vélo.

OBJECTIF :Parcourir à vélo, en solo et en autonomie les 3000 km qui conduisent de Pu'er, dans la province du Yunan en Chine, au plateau Tibétain en longeant les contreforts de l'Himalaya et en suivant au plus près la route ouverte en l’an 640 de notre ère. Elle a permis l’introduction du bouddhisme et du thé au Tibet, mais aussi la diffusion du thé et l’échange d’hommes et de cultures entre l’Asie et l’occident pendant des siècles.

ORGANISATION : Formation cinématographique à l’Idem (prise d'images et enregistrement audio pour un film aventure), Initiation au Mandarin classique (obtention du HSK1 en objectif)

EXPERIENCE ACQUISE : Traversée du Laos en vélo et en solo (Novembre 2016) Traversée de l'Espagne par les Pyrénées (Juillet 2017) Pratique du bivouac en solo et des techniques de survie (Espagne et France 2017) Traversée de l’Andorre et ses vallées en hiver (Novembre 2017)

PARTAGE : Tournage et diffusion d’un film aventure au format télé.

Avec ce voyage j'ai également tenté l'aventure du sponsoring... pas simple vous imaginez bien.

Mais aujourd'hui le plus important est que je suis prêt à rouler trois mois en CHINE... je ne manquerai pas de venir partager ici cette aventure à mon retour..... fin JUIN !! LOL

Bien cyclement

L'appel des pistes au nord Laos à vélo English translation pending
by Lucbertrand · 2016-04-17 · 51 replies
L’appel des pistes du nord Laos à vélo Le Laos je l’avais déjà traversé à vélo du nord au sud il y a maintenant trois ans, principalement par les grands axes sur 1800 kilomètres. J’en garde un très bon souvenir, les longues et raides pentes du nord où l’on sue au cours d’un effort soutenu, les longues lignes droites du sud que l’on remonte à vive allure dès le lever du jour, en regardant la vie s’éveiller. Mais cette chevauchée me laissa un peu sur ma faim, car je trouvais que le Laos profond des pistes je ne l’avais pratiquement pas pénétré. Voilà que l’opportunité de réparer cette lacune se présente lorsque Gérard cherche une destination en Asie qui soit un peu en dehors des chemins battus. Le Laos et ses pistes du nord me semblent tout indiqués. Il ne nous faut pas longtemps pour nous décider à tenter cette nouvelle aventure.

Effectivement, cette partie du monde je l’ai souvent regardée sous toutes les coutures à partir de google earth ou de cartes. Ces dernières ne sont jamais à des échelles vraiment compatibles pour le voyage à vélo, cependant elles permettent de rêver. Ma préférée est la Reise au 1/600 000. A côté des grands axes, on y voit apparaître un certain nombre de pistes en jaune, blanc voire marron pour les plus confidentielles. Que de mystères semblent se cacher dans ces lignes perdues au milieu des montagnes et des forêts impénétrables. Et puis il y a le Mékong, fleuve mythique qui de temps à autre est bordé d’une piste, incertaine par endroits, qui invite au départ. Je crois que chez beaucoup de cyclistes, et chez les autres voyageurs aussi, la passion du lointain est née en regardant en rêvant des cartes ou atlas, à bâtir d’hypothétiques itinéraires. Je ne sais pas si je possède plus de livres que de cartes, mais les deux participent à ce besoin d’évasion. Donc cette carte du Laos, malgré ma petite connaissance du pays, me fait des clins de pistes. Je repère plusieurs passages, chacun d’une longueur de 100 à 200 kilomètres. Ils semblent parfaits pour satisfaire nos exigences de très loin. Je sens l’appel de la route et j’entends le chant des pistes, il est temps de partir.

C’est justement le parcours de ces quelques 800 kilomètres de piste sur les 1750 de notre parcours à vélo que je me propose de vous relater. Ils hument bon le mystère et la surprise, car je n’ai trouvé que très peu de renseignements les concernant. Les deux portions sur lesquelles des informations m’ont été fournies, sont les deux que nous n’allons pas parcourir. C’est le hasard des imprévus qui en a décidé. D’une part, un problème mécanique sur des freins hydrauliques trop sollicités par la poussière, la chaleur, les descentes à plus de 20% et le poids des bagages, d’autre part l’intervention de l’inspecteur Lee qui un soir débarque dans notre chambre à Anouvong, et nous interroge sur notre itinéraire. Il nous interdira de poursuivre notre route vers le pied du plus haut sommet du pays (pic Bia 2819m), pour des raisons de sécurité nous dira-t-il sans trop de conviction, parlant aussi de route en réfection non praticable. Nous ne saurons pas exactement pourquoi nous avons été bloqués, certainement la raison a trait aux relations entre une ethnie habitant les environs du pic Bia point culminant du pays, et le gouvernement.



Les portions que je vais décrire sont les suivantes : 1) Ban Vang à Xanakham 30 km : située 110 km à l’ouest de Vientiane le long du Mékong 2) Muang Nan à Luang Prabang 50 km : située au sud de Luang Prabang le long du Mékong 3) Luang Prabang à Napong 125 km : située à l’ouest de Luang Prabang en traversant le Mékong 4) Vientiane à Thao 80 km : située à l’est de Vientiane le long du Mékong 5)Palai Long Xan 50 km : située 100 km à l’est de Vientiane, de la 13 S elle monte au nord 6) deux portions de part et d’autre du lac Nam Ngum 2, 35 km: route 5. Auparavant le lac n’existant pas, la route était continue, maintenant il faut prendre le bateau, 1h30 de trajet. 7)Xang à Xanakham 185 km : départ 50 km au nord de Vang Vieng sur N 13 8) Vang à Hinheup 130 km : départ sur bord du Mékong arrivée sur 13 N à 50 km au sud de Vang Vieng 9) Nanokkhoum à Somsavad 50 km : départ 40 km au nord de Vientiane sur la 10 et arrivée sur la 13 S à mi-distance entre Vientiane et Pakxan
Croisière Perle des Antilles sur le Costa Luminosa le 2 mars 2012 English translation pending
by Vivie0178 · 2011-05-25 · 467 replies
Nous avons réservé la croisière Perle des Antilles sur le Costa Luminosa du 2 au 10 mars 2012 avec vol à départ de Paris et embarcation en Guadeloupe. Nous recherchons les expériences d'anciens croisièristes sur ce bateau ou ce circuit pour conseils mais aussi des contacts avec de futurs passagers du Costa Luminosa aux même dates. Nous serons en couple (33 et 35 ans) accompagnés de nos deux enfants de 5 et 8 ans.
Location d'un SUV pour l'ouest des États-Unis English translation pending
by Kikileroy · 2016-03-10 · 21 replies
Bonjour à tous,

Depuis plusieurs jours, je fais des recherches pour louer un véhicule durant cet été. Nous serons 6 personnes don un enfant (ma fille étant aussi grande que moi, je la compte comme adulte).

Après de longues hésitations, mon beau-frère a dit qu'il préférait que l'on prenne un SUV genre Chevrolet Tahoe plutôt que le Dodge Grand Caravan.

J'ai donc fait des simulations de prix. Le prix sur le site alamo.de est le moins cher par rapport à alamo.fr et ne parlons pas de alamo.be où j'en ai pour pratiquement 500€ de différence.

J'ai donc voulu réserver sur le site allemand, mais j'obtiens toujours un message d'erreur au moment du paiement, ainsi que sur le français. Les résidents belges doivent-ils passer absolument par le site de leur pays?? J'ai donc regarder via des sites comparateurs où je trouve des tarifs intéressants (notamment sur rental cars), mais je ne sais pas si je peux me fier, si les assurances sont les mêmes. Nous optons pour une location avec conducteurs additionnels, car la voiture sera payée avec la carte de ma soeur et je pense qu'elle va donc être considérée comme conducteur principal... mais c'est la seule qui ne conduira pas! Mon mari, mon beau-frère et moi, nous nous relayerons.

Sur certains comparateurs, je ne trouve pas le véhicule que je désire et sur un des sites, il est indiqué 5 personnes pour le Tahoe. J'y perds mon latin!
Go West: découverte des États-Unis en dix jours bien remplis English translation pending
by Gagaprovence · 2010-11-06 · 13 replies
Et voilà ! Nous sommes de retour en france après 10 jours de rêve aux pays des cowboys et des indiens ! Nous avons vécu des moments inoubliables, nous nous sommes régalés et le voyage, je dois dire, était plutôt bien organisé ... grâce à vous, et surtout à la lecture de vos carnets de voyage. Ceux de jp13, de cendryon et d'autres encore m'ont beaucoup inspirée. Vos conseils juducieux m'ont permis d'optimiser le peu de temps dont nous disposions, mais aussi de mûrir nos choix. Au départ, mon mari devait faire une conférence internationale à Pheonix, AZ... qui tombait justement pendant un pont ! 5 jours, cela nous permettait d'aller jusqu'au grand Canyon, beaucoup de frais étaient pris en charge ... Banco, nous iront, l'occasion est trop belle ! J'en rêve depuis des années... Nous faisons faire nos passeports, mais au dernier moment c'est un collègue de Fabrice qui part à sa place... La déception est grande, mais qu'à cela ne tienne, nous iront tout de même ! Notre premier projet est sur 1 mois, en été, en famille. Le budget est trop important, la chaleur nous fait peur. Je découvre voyage forum, et certains conseils nous font réfléchir : nous partiront à la Toussaint, sans les enfants. 10 jours seulement, donc, puisque je suis tenue par les vacances scolaires, et les petits ( 3, 5 ans et 5, 5 ans) resteront chez leur mamie. Nous centrons donc notre voyage sur ce qui nous intéresse le plus et qui les aurait gonflés : les parcs, la nature. Tant pis pour la route !

Jour 1 : Malgré les grèves, malgré la gastro de notre fils de 3 ans et demi qui a bien failli, nous avons réussi à monter dans notre avion de 10H30 Lyon-Amsterdam. Beaucoup de monde, ça va assez vite. Ca se corse un peu pour nos 9h de vol jusqu’à Minnéapolis : il faut passer tous les contrôles de sécurité (mais les gens sont sympas), et je suis assise à côté d’un gros monsieur sans gêne qui prend toute la place. Nous sommes vraiment entassés au milieu de l’appareil, mais les écrans individuels et les films récents en libre accès font passer le temps plus vite. Pas de hublot, et j’en suis quitte pour une belle frayeur à l’aterrissage : je n’avais pas vu la terre se rapprocher ! A Minéapolis, l’un VIP nous fait prendre du retard : Barack Obama, dans air force one, vient d’arriver juste avant nous et il faut lui laisser la place ! A l’immigration, comme au supermarché, on choisit la mauvaise file. Du coup, c’est la course (éperdue) pour attraper notre correspondance. Gros stress ! Nos valises sont là tout de suite, super rapides. 40 minutes plus tard, nous sommes assis dans l’avion… presque les premiers finalement ! La une hôtesse habillée rock n’ roll avec jean t-shirt et surtout une ceinture tête de mort digne de l’idée que l’on se fait de Las Vegas. Ca nous change de l’hôtesse du vol Paris / Amsterdam dont le chignon était tout simplement irréel : régulier, pas un cheveu qui dépasse, presque du plastique… de l’hôtesse première classe de chez Air France.

Arrivée sur Las Vegas en vue… un énorme sapin de noël qui illumine les hublots : MAGNIFIQUE et incroyable. Des lumières de toutes les couleurs bien alignées sur une étendue immense. On se pose en douceur côté avion mais pas côté pulsation ! Reste à récupérer les bagages, et pour se faire on doit carrément prendre un métro pour aller jusqu’au « luggage claim ». Ensuite on doit prendre une navette pour aller jusqu’aux loueurs de voiture. Tout est comme chez Mickey, très organisé. Quelqu’un nous indique où faire la queue, quelqu’un monte nos bagages et les range dans la navette. C’est confort et rigoureux ! Chez Dollar, notre loueur, tout se passe bien. Accueil très sympa. On prend une assurance en plus « roadsafe » (perte de clés et bêtises dans le genre). La voiture est neuve et jolie : c’est une ford fusion 4 places au lieu de 2. Fab se lance courageusement dans la circulation végassienne. Je reste bouche bée, nez collé aux fenêtres. C’est grand ! Tellement énorme que ça fait presque peur.

Arrivés à l’hôtel, une énorme surprise : l’hôtesse paraît bien embarrassée quand je rappelle que nous avons réservé une chambre « mountain view ». Elle disparaît un moment et revient en nous proposant de nous surclasser en suite !! Evidemment on accepte. Le voyage commence TRES BIEN ! Un « petit » hamburger , puis on file à la tour d’observation de l’hôtel découvrir Las vegas by night. C’est magique ! Magnifique ! C’est épuisés qu’on se couche à minuit. Cela fait 25h que l’on est debout !





Jour 2 : Réveillée à 5h du matin (merci le décalage horaire), je regarde un moment Fabrice, mon mari, dormir, fais quelques roulades dans le lit « king size » et finis par me lever à 6h. Fab aussi se lève tôt, et nous sommes prêts à 7h. Nous voulons aller voir le sunrise en haut de la tour d’observation, mais elle n’ouvre qu’à 10h, alors nous partons, direction : le Grand Canyon ! 5h30 de route d’après Tom-Tom.

Le paysage est incroyablement varié : les Blacks Mountains, lugubres et imposantes, cèdent le pas au désert, puis aux grandes plaines à perte de vue, parsemées çà et là de mobil homes. Enfin les arbres et la montagne. La route est large, il y a peu de monde et globalement les gens respectent les limitations, assez basses.

Nous faisons deux haltes : la première, vers 9h, à Kingman, dans une grande surface pour acheter un adaptateur, de quoi pique-niquer et petit-déjeuner dans notre chambre demain, une glacière. Ensuite, nous partons à la recherche du D’Z, un "diner" chaudement recommandé par le routard. Nous le trouvons, couleurs flashy et belles voitures postées devant. Ce matin, petit dej à l’américaine, et gare au cholestérol ! ;) Œufs, bacon, toasts, pommes de terre… Nous faisons le serment de ne pas manger ainsi tous les jours, sous peine de ne pas rentrer dans notre siège Delta Airlines au retour ! anecdote croustillante : je reste coincée dans les chiottes ! Fab doit me tirer de là en se marrant et la serveuse, compatissante, m’explique que cela lui est déjà arrivé ! A Kingman passe la route 66, que nous empruntons en partie. En tout cas nous voilà vraiment en Amérique, la vraie, celle des films !

Il est 11h quand nous repartons. A 12h, nouvelle halte à Seligman, minuscule bourg, quelques baraques amassées le long d’une route, limite ville fantôme, qui survit en faisant la pub de la route 66. Petite pause devant le dafé Delgadillo, où de vieilles carcasses ont été grimées (elles ont paraît-il inspiré le dessin animé cars). Une boutique de souvenir est un ancien salon de barbier, les clients ont écrits des mots sur des billets de banque accrochés aux murs ! Un plein, et on repart !







A 14h, l’excitation est à son comble : nous arrivons au grand canyon ! Passage à l’héliport pour booker un vol au-dessus du canyon pour demain… si le temps le permet ! Croisons les doigts !

Fabrice nous conduit au parking du visitor center, et nous gardons les yeux rivés sur le bitume pour ne les lever que devant le panorama. Un seul mot convient : breathtaking ! Fabio comme moi étouffons un sanglot en levant les yeux, tant la vue est saisissante ! Pour ma part, l’émotion est très forte et je ne retiens pas mes larmes. Nous nous promenons le long du rim trail, en direction de Desert View, puis nous regagnons la voiture pour le check in de notre chambre.



Les bâtiments du Maswik lodge ressemblent à des cabanes en bois. Ils s’intègrent bien dans la nature. La chambre est sympa, deux grands lits et des plinthes en...moquette !?! Il est 16h30, vite nous regagnons la rim pour le coucher de soleil. Une belle rencontre sur le chemin : des mule deer en liberté ! Hopi point est paraît-il l’endroit idéal pour le coucher de soleil. Nous y allons en navette. Le spectacle est beau, un peu gâché par les nuages, mais ce n’est pas grave. Pique-nique dans la chambre, et repos ! Ca fait du bien après cette journée intense !





Jour 3 : Levés encore plus tôt aujourd’hui : 4h30 ! Cela nous laisse largement le temps de nous préparer pour le lever de soleil. Ce matin, un grand moment nous attend : le survol du grand canyon en hélicoptère !

Nous prenons un petit déjeuner dans la chambre, puis nous quittons les lieux, à l’aide de notre lampe de poche. Nous ratons la navette pour Hopi point, lieu où vont souvent les gens pour les lever de soleil, et le jour commence à poindre, alors nous partons à pied de l’autre côté. En fait, point de lever de soleil à admirer : nous sommes dans une véritable purée de poix, un brouillard épais. Nous sommes carrément dans les nuages ! En plus, un vent très fort et froid souffle, et il commence à pleuvoir. Bref, après une courte balade, nous nous réfugions dans l’entrée du El Tovar, le plus vieil hôtel des lieux, et le plus chic aussi. Il est très beau, avec ses rondins de bois foncé et ses têtes de bête sauvages accrochés au mur. Ca ne déplairait pas à Davy Crockett ! Le wi-fi gratuit nous permet de mettre enfin à jour le blog, et de lire nos mails aussi. Apparemment les enfants vont bien. Ouf !



Vers 8h30 nous retournons à l’hôtel, et après le check out, nous nous rendons à l’héliport, où on nous confirme ce que nous savions déjà : les appareils sont cloués au sol à cause du temps… La déception est cruelle, mais nous savions que tout dépendrait de la météo. Nous remettrons ça plus tard, sur un autre site, tant pis ! Nous décidons de quitter le grand canyon, un petit pincement au cœur. C’est vraiment un énorme coup de cœur ! Nous nous arrêtons aux points de vue de la route est, sans trop y croire : on ne voit rien au premier, au 2e ça se découvre un peu (Navajo point, très beau).

A Desert View, un petit miracle se produit : c’est un arc en ciel qui se dessine sur ce magnifique panorama. Incroyable ! Fabrice mitraille à tout va ! 12h est déjà là quand nous repartons.







Une autre belle surprise nous attend plus bas : la « scenic view » indiqué par un petit panneau mène à un point de vue extraordinaire sur le « Petit Colorado », la George River. Nous sommes seuls et l’endroit est très beau…



Un peu plus loin à nouveau, des échoppes tenues par des indiens navajos vendent artisanat indien et bijoux soit-disant faits mains par des natives. Dreamcatcher, bijoux et poteries hideuses sont étalées, et les vendeurs, contredisant la réputation des indiens, sont sympas. Nous croiserons à partir de maintenant bp de ces stands sur la route, la plupart fermés. La route est très belle et les 3h30 de route filent à toute vitesse.



Nous nous offrons le luxe d’un détour vers Marble Canyon, Vermillion Cliffs et Lee’s ferry. De drôles de pierre en forme de champignon montrent les drôles d’effet de l’érosion sur la nature. Lee’s ferry est l’endroit d’où partent les rafts en été. La place est totalement déserte en cette saison et nous pique-niquons sur place, sur le sable (il est tout de même 14h30). C’est sympa de toucher le Colorado de nos doigts.







Puis nous allons à Horseshoe bend, sorte de coude formé par le fleuve que l’on observe d’en haut. Tout autour, c’est le désert. Enfin nous gagnons Page, petite ville au bord du lac Powell. Je ne sais pourquoi, mais il y a un nombre incroyable d’églises dans cette ville. Une équipe de football américain est à l’entraînement : trop fun ! Notre hôtel, le Bashful bob’s motel, est connu pour être particulièrement bon marché, mais son propriétaire, visiblement très âgé, est un peu paumé : il y a des gens dans notre chambre, bref, c’est un beau bazard dans les réservation, mais il nous envoie chez son fils, dans la même rue un peu plus loin, au Debbie's hide a way. L’accueil est très sympa ! En fait de chambre, nous louons un petit appartement, déco à l’américaine (comprenez, fleuri et d’un autre âge) mais très propre. Nous allons voir le coucher de soleil sur le barrage du lac, puis un petit tour au supermarché pour préparer nos repas de demain. Bref, une journée hyper remplie !

Jour 4 : En territoire indien

Ce matin réveil tranquille, puis départ pour Antelope lower canyon, un « slot canyon » c’est-à-dire un canyon enterré. Il est défendu d’y aller en cas d’orage car il peut alors se produire un « flash flood » : une brusque arrivée d’eau, qui peut être fatal. Mais aujourd’hui nous avons eu droit à un beau ciel arizonien. La visite du canyon est très fun : il faut se glisser dans les failles, descendre des escaliers, etc… Il y avait plein de français (la honte) tous aussi désagréables les uns que les autres…

Bref on s’est bien amusé, et c’était très beau ! L’appareil photo est impuissant à traduire la diversité des couleurs que l’on voit toutes en même temps. Notre guide navajo était sympa et nous a joué des morceaux de flûte traditionnelle. Elle voulait nous aider à prendre les bonnes photos, mais elle n’était hélas pas très douée !









Ensuite, 3h30 de route pour Monument valley. On perd une heure, donc on arrive directement pour le check in de l’hôtel « The View » qui mérite bien son nom, puisqu’il offre une vue imprenable sur les mythiques « mittens ». Là encore nous avons bp de chance : notre chambre est l’une des mieux placées…



A peine le temps de poser nos valises que nous repartons nous renseigner pour une visite guidée : on peut s’approcher des buttes en voiture, mais la piste n’est pas très bien entretenue et notre voiture de location n’est pas assurée pour un tour de piste, ou alors on fait un tour en jeep guidé par un indien… mais c’est la 3e solution qui nous tente : un tour à cheval. Comble de chance, le guide qui s’en occupe, Anthony, est très sympa et nous sommes les deux seuls clients ! Nous partons donc pour une fabuleuse balade dont nous revenons au coucher du soleil. Wouah !! Moment magique, inoubliable, il n’y a pas un bruit et nous sommes seuls dans ce décor de rêve. Anthony nous parle des légendes et traditions indiennes et le bonheur est total quand nous nous mettons à galoper dans le soleil couchant… Les oranges, rose, violets illuminent le ciel et le sable. Nos ombres s’étirent… il est temps de rentrer. Nous sommes complètement frigorifiés et nos fesses et nos genoux sont douloureuses. Dur, le métier de cowboy ! Nous aidons Anthony à désseller et nourrir les chevaux puis une bonne douche.













Petit repas chaud au resto de l’hôtel : ragoût de mouton pour Agathe, fried steak au poivre pour Fab. C’est bon !

Belle, incroyable journée au pays des indiens Navajos. Clin d’œil à Papa qui galopait dans ces mêmes décors il y a des années. Il avait vécu quelques mois dans un ranch la vie de Cowboy, dans les années 60, et ce sont ses photos qui m'ont donné envie, il y a 25 ans au moins, de voyager moi aussi un jour dans le Far West...
Costa Rica: saison des pluies (août 2007) English translation pending
by Darkette · 2007-08-27 · 35 replies
Vendredi 3 Août : Me voilà bien arrivée au Costa Rica. Je suis arrivée a mon Hôtel a 2h du mat heure française (ya 8h de décalage). Quand on sait que je me suis levée a 5h du mat et ben oui ça fait presque 24h que je suis partie de la maison pour arriver à mon Hôtel a San José ! Faut dire que j’ai eu 3h de transit à Madrid et j’ai aussi eu droit aux heures de pointe sur San José avec bouchon dès sortie de l’aéroport. Faut être motivée ! Mais j’ai pu discuter avec le chauffeur ce qui a bien fait passer le temps.

L’hôtel bon alors il est bien placé mais c’est franchement vieux ! tout est vieux : les chambres, l’équipement, même le réceptionniste est vieux !! et c’est aussi bruyant...mais bon on est vraiment dans le centre, près de tous les commerces, avec une belle zone piétonne.

Une fois avoir pris une bonne douche, je sors faire le tour du quartier histoire de me repérer un peu. Mais je ne sors pas bien tard vu que je suis bien crevée. Samedi 4 : Visite du Volcan Irazua 54km de la Capitale. Faut 1h30 de bus pour y accéder. Le trajet me paraîtra pas long vu que je fais la connaissance au départ d'une québécoise, Dominique, environ 25ans (contact que j’ai eu au préalable grâce a VF). On parle tout le long bien sur et le trajet on l’a pas vu passé !

A l’arrivée nous sommes au plus haut point culminant du Costa Rica 3432m. Le Volcan est composé de 2 cratères dont un ou il y a un lac mais on le voit plutôt de loin.

La chance est qu il n’y avait pas trop de nuage quand nous sommes arrivées ce qui nous a permis vraiment de profiter du site. 1 heure après c’était fini, les nuages se sont engouffrés dans le cratère où il y a un petit lac et on ne voyait plus cette magnifique couleur d un vert si spécial.

Nous avons un peu marché autour et on a bien senti qu’on était en altitude. Un gars du Bus se faisant appelé Jasper et soit disant bénévole dans le Parc nous a servi d une manière tout a fait sympathique de guide draguant tantôt Dominique, tantôt moi ! Il était pas mal faut bien le dire mais de toute évidence il cherche à se caser avec une étrangère pour les papiers... Enfin on a ressenti ça comme ça. Malgré tout, on a quand même bien rigolé avec lui !

Bref, le bus redescend vers 12h30 et on s’arrête dans une petite ville du nom de Cartago, ancienne Capitale du Costa Rica jusqu’en 1823 mais connue dans tout le pays pour sa Basilique du nom de Basilica de Nuestra Señora de los Angeles et sa Vierge noire. C’est le lieu le plus saint de tout le pays.

Nous avons déjeuné dans ce qu’ils appellent un SODA, restaurant bon marché. On y a très bien mangé.

Nous avons repris le bus à 16h30, arrivée a San José environ 1h après...entre temps il avait commencé à pleuvoir et oui c’est la saison des pluies…

Dimanche 5 : Au petit déjeuner, je tombe pas sur un jeune couple français fraîchement arrivés Tiphaine et Guillaume. Ils me demandent quelques renseignements et, n’ayant rien prévu de bien précis, décident de venir avec moi au Volcan Poas qui est à 2H30 de bus de San José. Je retrouve aussi Dominique. Nous partons donc a 4. Arrivés au Volcan, grosse désillusion car on voit avec difficulté le cratère principal vu que les nuages sont déjà dessus et il commence a pleuvoir grave. On se dit que c’est une simple averse mais ça tombe toujours et encore. On décide de ne pas rester statique et on se dirige vers un lac à 30mn à pied. Mais ça nous paraît bien long car ça monte et la pluie ne cesse de tomber même très fort. On se retrouve tremper ! On arrive tout de même au Lac. Il en va de même, les nuages stagnent dessus et on y voit rien ! Bon en ayant un peu de patience ça se dégage mais se recouvre puis de dégage etc.... Bref, on arrive tout de même à voir le Lac en entier mais quant au cratère on l’aura à peine vu en tout cas pas d’une manière bien dégagé !

Quand on reprend le bus on est carrément trempé jusqu’aux os ! On ne rêve que d’une chose c’est vite de retrouver notre chambre et de prendre une douche brulante !

A l Hôtel on fait la connaissance de Marceau qui vient à peine d’arriver de Quebec (il est aussi du Forum et ça fait plusieurs semaines que je tchate avec lui sur le Costa Rica).

Nous voilà donc à 5 pour diner dans un très bon restau du reste qui se nomme Le Patio et qui se trouve dans l'Avenida Central. Voilà voilà le lendemain on part chacun de notre côté dans un endroit différent mais il est fort probable qu’on se revoit quelque part dans le pays. Pour ma part, je pars pour Cahuita, sur la côte des Caraïbes. Ca promet !
Récit de trois semaines en Namibie et au Botswana English translation pending
by Rollercynoc · 2010-01-05 · 6 replies
Bonjour à tous,

Après de nombreuses heures passées à trier, supprimer et mettre en forme les nombreuses photos, le récit de notre séjour en Namibie et au Botswana en septembre 2009 est finalement disponible sur notre site.

Nous avons organisé notre séjour autour de 5 sites clés que nous voulions absolument voir : Les dunes du Kalahari Sossusvlei Etosha Les chutes VictoriaLe delta de l’Okavango Après avoir déterminé notre itinéraire et les différentes étapes, nous sommes passés par une agence de voyage pour tout réserver. Les prix pratiqués par l’agence étant les même que si nous avions réservé directement, il nous semblait plus pratique de n’avoir qu’un seul interlocuteur (surcout prélevé par l’agence pour tout réserver : 60 euros par personne).

Sur place, l’agent local (Sens of Africa) nous a remis tous les documents nécessaires et aucunes mauvaises surprises.

Le 4x4 récupéré, nous partons en direction du Sud à la découverte de ces deux magnifiques pays.

En espérant susciter l’envie pour certains ou de ravier des souvenirs pour d’autres….

Rollercynoc
Coût élevé de location de voiture dans le nord-est des États-Unis? English translation pending
by Caussat · 2015-03-26 · 66 replies
Bonjour à toutes et à tous,

Je constate donc un coût relativement élevé pour une location de 21 jours entre Boston et Chicago cet été. Presque le double (pour une catégorie inférieure!) d'une résa l'an dernier à la même période entre Salt Lake City et Las Vegas! Si je simule l'équivalent de mes réservations l'été dernier (donc : SLC-LV, puis une autre en Floride), les prix restent relativement similaires malgré la baisse de l'euro ...

Avez vous déjà constaté cela ? Est-ce le cas dans ces régions du Nord-Est ou puis-je espérer bientôt une baisse des tarifs pour l'été ?

Merci d'avance pour vos partages d'expériences.

Cordialement, Caussat
Ouest américain 2009: à la découverte de nouveaux sites hors des sentiers battus English translation pending
by Sedonax · 2010-03-13 · 38 replies
Partie 1 : de Denver à Santa Fe

Partie 2 : de Santa Fe à Lost City

Partie 3 : de Lost City à Page

Partie 4 : autour de Page et de Coyote Buttes

Partie 5 : de Cottonwood Canyon Road à Escalante

Partie 6 : de Grand Staircase Escalante National Monument à Capitol Reef

INTRODUCTION

Encore un carnet de voyage sur l’Ouest américain ?

Eh oui ! C’est à mon tour de saluer par le biais de ce carnet tous les forumeurs attirés par cette magnifique région qu’est l’Ouest américain, notamment ceux qui en ont attrapé le virus et veulent se remémorer certaines de leurs expériences et/ou rechercher quelques nouveaux sites à visiter.

Compte tenu de la floraison sur VF d’excellents carnets sur l’Ouest américain, j’ai hésité à en proposer un de plus, d’autant que je n’ai pas la fibre littéraire et que j’ai préféré jusque-là consacrer mon temps libre à fournir des informations et des descriptions pratiques dans le cadre de ma collaboration aux 3 volumes de Photographing the Southwest de Laurent Martres et au site web Ouestusa réalisé par Thierry (Wavemaster sur VF), sans compter les interventions sur VF et les réponses à de nombreux MP et e-mails. Tant mieux si cela a pu être utile à certains d’entre vous car le partage de ses connaissances et l’entraide entre voyageurs sont des valeurs qu’il nous faut entretenir… et qui permettent également d’enrichissantes rencontres sur VF puis dans le monde réel ! 🙂

Je me suis finalement dit que ce seizième voyage dans l’Ouest pouvait être l’occasion de « sacrifier à l’exercice du carnet de voyage » (plus chronophage que je ne le pensais !), d’autant qu’il s’est déroulé dans l’optique « hors des sentiers battus » que j’affectionne depuis de nombreuses années, avec certains sites qui n’ont jamais (ou quasiment jamais) été abordés dans d’autres carnets de VF.

Il y a toutefois un bémol concernant quelques-uns de ces sites encore confidentiels : certains d’entre eux m’ont été indiqués par des amis américains ou européens aussi fans de l’Ouest que moi, mais à la condition expresse que je promette de n’en publier que des photos (comme eux-mêmes ou d’autres avant eux l’ont fait). Et que je ne dévoile en aucun cas les localisations ou même les noms qui pourraient permettre de les trouver facilement sur internet, soit parce que certains sont particulièrement fragiles, soit parce que leurs visites ne sont pas franchement autorisées, voire pour toute autre raison propre à ceux qui ont exigé cette discrétion. Quelle que soit mon habituelle volonté de partage, je respecterai strictement la promesse faite à mes amis (il ne servira donc à rien de me harceler par MP, de me manipuler psychologiquement, de m’hypnotiser ou de me menacer 😛 ). J’espère que vous comprendrez le respect de cet engagement et que vous ne l’interpréterez pas négativement ou n’en ferez pas un sujet de polémique (c’est déjà arrivé… 😕 ).

Comme la photographie est une des composantes importantes de mes récents voyages (voir mon site de photos ), ce carnet sera plus orienté vers l’illustration que vers la fourniture d’informations sur les lieux visités (que vous retrouverez en partie via ma collaboration aux guides et sites web cités plus haut). Je donnerai au passage quelques détails de mon expérience pratique qui pourront éventuellement être utiles à certains d’entre vous.

La conséquence de cette importante iconographie (en dehors du fait que vous risquez une overdose d’images 😛 ) est qu’il sera nécessaire de diviser ce carnet en un certain nombre de parties et qu’il vous faudra être patients pour le chargement de chacune d’entre elles 😐.

Je tiens à remercier sincèrement Pascale (Kashtin sur VF, son site web) et Alain qui ont eu la gentillesse et la patience d’assurer la relecture de ce carnet et d’y apporter leurs remarques pertinentes.

Qu’a recouvert ce voyage?

J’ai pu consacrer plus de cinq semaines à ce circuit en ayant l’opportunité de partir trente-huit jours en mai et juin 2009. Elisabeth, ma femme, ne pouvant m’accompagner même pour une partie du voyage comme elle le faisait les autres années, je suis parti seul pour la totalité de ce « trip ». Mais vous verrez que je ne suis pas resté un « poor lonesome traveler », puisque j’ai rendu visite à plusieurs amis américains, passé quelque temps avec des amis français et aussi rencontré des personnes fort sympathiques au gré de mes pérégrinations.

J’ai profité de cette occasion, où je disposais à la fois de temps et d’une totale liberté, pour réaliser une immersion dans cette région que j’affectionne tant, en prenant mon temps et sans avoir à suivre un programme strictement planifié. C’était d’autant plus réalisable que j’avais loué un SUV 4 x 4 bien adapté aux pistes et dans lequel je pouvais confortablement dormir, ce qui me permettait de bivouaquer n’importe où (ou presque, puisque certains secteurs ne sont pas autorisés au camping sauvage), sans être tenu par des réservations ou la recherche de places libres dans des motels ou des campings.

Je suis donc parti avec une longue « wish list » de sites à visiter dans laquelle je piochais sur la base d’un circuit indicatif qui pouvait évoluer au gré de la météo, des circonstances, de la disponibilité de mes amis sur place… et de mes envies du moment !

Je me suis fixé pour objectifs de :visiter des lieux en majorité « hors des sentiers battus », que je n’avais encore jamais vus ou que j’avais photographiés avant d’être équipé d’un appareil photo numérique (en avril 2006). explorer des sites renfermant des ruines amérindiennes et/ou des panels d’art rupestre, car cet aspect fait désormais partie intégrante de ma passion pour l’Ouest américain.profiter au maximum du wilderness, dans la journée mais également en bivouaquant de préférence au milieu de nulle part, afin de bénéficier de la belle lumière et de l’ambiance particulière du lever et du coucher du soleil chaque fois que c’était possible et que cela en valait la peine.consacrer un peu plus de temps que d’habitude à la photographie, sans ennuyer un(e) partenaire de voyage n’ayant pas le même hobby, d’autant que je venais tout juste de me doter de mon premier reflex numérique (auparavant je disposais d’un bridge Sony R1 de très bonne qualité et que j’aurais volontiers gardé si, en 2008, il n’avait été endommagé suite à une bourrasque qui l’avait fait tomberdu haut de son trépied trop léger).privilégier la randonnée (et si possible en faire une itinérante, ou « backpacking », sur deux jours), car c’est en la parcourant à pied que j’apprécie le mieux cette région. En bénéfice connexe de cette activité physique associée à des repas frugaux lors des bivouacs, perdre quelques-uns de mes kilos superflus !consacrer du temps et de la disponibilité à mes amis sur place (sans chercher à optimiser les visites dans leur région mais en prenant le temps de vivre avec eux), être ouvert aux nouvelles personnes que je rencontrerais durant le voyage.J’ai choisi de faire une boucle à partir de Denver, en passant par le Colorado, le Nouveau-Mexique, l’Arizona et surtout l’Utah, ce qui m’a permis de visiter tous les sites ci-dessous (ils sont listés par région mais vous les retrouverez dans l’ordre chronologique dans le carnet de voyage).

Cette boucle a négligé beaucoup de classiques incontournables (mais déjà visités) au profit de sites secondaires et elle n’a pas suivi de trajets optimisés (à cause des perturbations météo notamment). Elle ne peut donc servir d’exemple de circuit (d’où l’absence de carte), mais pourra attirer l’attention sur tel ou tel site évoqué au fil du récit.Colorado : Red Cliffs amphitheaterRoxborough State ParkPainted MinesColorado National MonumentRattlesnake CanyonRiffle FallsHanging LakeNouveau-Mexique : Santa FePecos Pueblo« Galisteo petroglyphs » Bisti BadlandsAh Shi Sle Pah« King of Wings »Réserves indiennes (Arizona et Utah)Royal Arch « Many Hands Cave »« Lost City »« White and Red Canyon »« Arch Slot Canyon »« Red Canyon »Coal Mine CanyonNavajo National MonumentWaterholes Canyon (rim)ArizonaHidden Gardens (Page)Paw Hole (Coyote Buttes South)Double Barrel Arch« Maze Panel »UtahCatstair CanyonWire Pass + Buckskin Gulch« The Nautilus »Edmaier’s SecretWahweap HoodoosSidesteps HoodoosStud Horse PointCottonwood Canyon RoadRed SlotWillis CreekMossy Cave (Bryce Canyon)Pink CliffsEscalanteCircle of Friends PanelEast Temple Loop (Zion)Cedar Wash ArchPeek A Boo, Spooky & Dry Fork slot canyonsDevil’s Garden (Hole in the Rock Road)The VolcanoUpper Calf CreekBurr Trail via Wolverine LoopStrike Valley OverlookRed Canyon (sur Nottom road) Pedestal AlleyChimney Rock (Capitol Reef)Hickman BridgeSulphur CreekLittle Wild Horse CanyonWild Horse Canyon ArchFive Hole ArchWolfman PanelMonarch CaveProcession PanelValley of the Gods (mesa)Muley PointNatural Bridges National MonumentMule CanyonSheiks CanyonCitadel RuinLower Maidenwater CanyonHovenweep National MonumentSalt Creek & Angel Arch (Canyonlands Needles)Rim viewpoints (Canyonlands Island in the Sky)Murphy TrailFort BottomMoïse & ZeusDead Horse PointRing Arch & Tunnel (Arches)Courthouse WashFaux Falls« Delta Pool »Olympic TorchMoab Man PanelNB : les sites « » sont ceux pour lesquels je n’indiquerai pas la localisation, voire le véritable nom.

JOUR 1 – DE PARIS A DENVER

C’est enfin le jour du départ ! 🙂 Même si cela fait plus de 15 fois que je retourne dans cette région, l’excitation est toujours bien présente, j’ai hâte de randonner au milieu des « red rocks », de m’immerger dans le wilderness, de retrouver l’ambiance de l’Ouest, d’y rencontrer mes amis. Cette joie est toutefois ternie par le fait qu’Elisabeth ne m’accompagnera pas cette fois-ci et que nous ne pourrons partager ces bons moments 😕 mais, c’est promis, l’année prochaine nous repartirons là-bas ensemble !

Mon père a la gentillesse de me conduire à l’aéroport. Sur le chemin de Roissy, nous nous remémorons ces neuf semaines passées ensemble aux USA en juin 2000 et 2001, quand je l’avais emmené visiter le maximum de beaux endroits de l’Ouest, et que nous avions randonné en tout près de 800 km. Au-delà de l’intérêt même du voyage, ce fut un véritable moment de partage et de complicité que nous sommes tous les deux très heureux d’avoir vécu. Dix ans plus tard, alors qu’il est dans sa quatre-vingtième année, mon randonneur de père pourrait-il toujours faire un aller-retour dans la journée au sommet de Half Dome à Yosemite ou au fleuve Colorado dans le Grand Canyon ? Il en serait bien capable, alors que je risquerais de traîner la patte et de tirer la langue !

J’ai eu la chance de décrocher un aller-retour Paris - Denver (avec escale à Londres) par British Airways au tarif promotionnel de 494 €, une aubaine ! J’arrive à l’enregistrement avec mes deux sacs car je ne voyage pas vraiment léger pour un trip de plus de cinq semaines essentiellement en camping (en passant des frimas du Colorado aux chaleurs de l’Arizona avec de très rares possibilités de faire une lessive car je ne fais que traverser les villes), avec plusieurs guides de voyage (les 3 volumes de Photographing the Southwest, 2 guides de Michael Kelsey) et une pochette de documentation pour chaque secteur de ma « wish list », mais aussi avec quelques provisions gourmandes (Petits Pains Suédois très pratiques en bivouac et que je ne trouve pas sur place, boîtes de filets de saumon au naturel pour varier l’ordinaire, quelques paquets de crêpes bretonnes que d’autres apprécieront également, une bonne bouteille de Bordeaux à partager). Me serais-je embourgeoisé avec le temps ? Malgré mes louables efforts de pesée différentielle sur la balance familiale, le plus gros sac dépasse de 800 g les 23 kg autorisés en franchise et je me vois obligé de transférer 1 kg dans le plus petit sac que j’avais déjà eu bien du mal à fermer avant le départ. Je m’étonne de cette inutile intransigeance mais, en me donnant mes cartes d’accès à bord, l’hôtesse d’enregistrement s’excusera discrètement en me disant qu’elle a été obligée d’être si stricte car elle est étroitement surveillée dans le but de l’obliger à faire payer la surtaxe bagage dès les premières centaines de grammes d’excédent.

J’ai volontairement choisi une escale de trois heures à Londres Heathrow, pour prendre une marge en cas de retard du vol Paris - Londres, mais également pour bien laisser le temps à mes sacs de me suivre dans l’avion pour Denver, car l’aéroport londonien a une mauvaise réputation au niveau du déroutement et de la perte des bagages (il semble que la situation se soit nettement améliorée courant 2009).

Le vol direct Londres - Denver s’avère agréable avec un repas tout à fait correct et un personnel de bord sympathique et très cosmopolite. Ce sera pour moi un vol studieux car je dois apprendre les subtilités de fonctionnement de mon premier reflex numérique (un Nikon D90 avec un objectif Nikor 16-85 mm et un grand angle Tamron 10-24 mm), matériel que j’ai reçu il y a seulement quelques jours et que je n’ai eu le temps de tester que quelques minutes au pied de chez moi. Tout de même plus de 200 pages à avaler (en essayant de piquer du nez le moins possible), ce qui fait que, malgré mes efforts de mémorisation, je ne me suis pas toujours souvenu en pleine action de tous les modes de réglage et options. Le vol direct depuis Londres me semble un réel avantage, sans le stress d’une correspondance aux USA avec le risque de rater le second avion en cas de forte queue ou de problème au passage de l’immigration. L’horaire d’arrivée à Denver est respecté, tout se déroule sans problème avec un officier d’immigration plutôt aimable, mes bagages m’attendent sagement en tournant sur le carrousel, donc tout va pour le mieux.

Maintenant, se profile une première étape décisive du voyage : l’obtention du véhicule qui va me permettre de vivre pleinement mes aventures, c'est-à-dire me conduire dans les meilleures conditions sur des pistes plus ou moins roulantes et m’héberger confortablement pour la nuit sans avoir à planter une tente dans des campings. J’ai déjà loué différents modèles de SUV et j’ai aussi voyagé dans ceux de mes amis, donc je connais les avantages et les inconvénients des principaux modèles proposés jusqu’ici par les grands loueurs. Mais je sais aussi que ceux-ci s’orientent depuis peu vers des modèles de type « crossover » nettement plus adaptés à la ville et aux highways qu’aux escapades sur pistes (d’ailleurs interdites dans les contrats des loueurs ; en roulant en dehors des routes goudronnées on n’est plus du tout assuré et il faut assumer ce risque). L’arrêt il y a quelques mois de la fabrication du populaire Chevrolet Trailblazer (pourtant souvent indiqué comme référence de sa catégorie de location), un SUV 4WD très correct pour les clients et peu onéreux pour les loueurs, a accentué ce phénomène. J’ai donc quelques inquiétudes à ce niveau…

Après avoir pris la navette Alamo, et avant même d’aller au comptoir, je me précipite sur le parking pour constater que dans la rangée SUV standard (catégorie que j’ai louée) il n’y a que des SUV « crossover » dont aucun n’est vraiment 4 x 4 (au mieux ils sont AWD, c'est-à-dire qu’ils peuvent automatiquement et temporairement se mettre en mode 4 x 4 si les capteurs en font ressentir la nécessité, mais sans possibilité que l’utilisateur enclenche lui-même préventivement le mode 4 roues motrices à plein temps pour anticiper une difficulté). Il y a une majorité de Chevrolet Traverse, à la médiocre hauteur de caisse et avec une honteuse roue de secours galette qui s’avérera ridicule en cas de crevaison sur une piste. Avec ce type de véhicule, un certain nombre des visites les plus prometteuses de ma « wish list » tomberaient à l’eau, aussi je décide de m’installer du côté où l’on restitue les véhicules et d’attendre patiemment en espérant qu’il en rentrera un qui me convienne.

Je patiente presque une heure en écoutant mon lecteur MP3 quand par chance rentre mon véhicule préféré, le Toyota 4Runner qui est à la fois suffisamment confortable, agréable à conduire, performant sur piste (hauteur de caisse, vrai 4 x 4), sobre par rapport aux concurrents de sa catégorie (10,75 l / 100 km en moyenne sur mon parcours de cinq semaines) et parfait pour dormir dedans (plancher plat de 1,80 m une fois les sièges arrière rabattus, l’année dernière nous y avions très bien dormi à 2 avec ma femme). Je note ses numéros et je me précipite au comptoir en demandant expressément ce véhicule-là. L’employé accepte, mais constatant que je veux absolument ce Toyota, il essaie de me faire croire qu’il y a un supplément tarifaire par rapport à mon voucher. Je lui prouve que je connais bien les véhicules de cette catégorie et je lui lance un « good try ! », exprimant clairement par là que je ne suis pas dupe 😠. A partir de ce moment, il s’avérera charmant car il sait bien qu’il a été pris en flagrant délit de « trompe couillon ». Il ira même chercher le véhicule à la sortie du lavage pour me l’amener personnellement.

Particulièrement ravi d’avoir obtenu cet excellent SUV 🙂, je déchante après avoir lancé le moteur quand je vois le voyant « Maintenance » rester allumé. Je ne vais pas partir cinq semaines sans savoir si la révision et/ou la vidange ont bien été faites ou si c’est seulement la remise à zéro du voyant qui a été oubliée après la maintenance. Je demande à l’employée sur le parking si je peux aller faire vérifier cela au garage attenant à la station de lavage mais celle-ci m’assène sans sourciller qu’il n’y a personne à l’atelier à cette heure et que je dois obligatoirement prendre un autre véhicule, alors que j’ai eu tout le loisir de voir œuvrer un mécano à l’atelier pendant que j’attendais. Devant la mauvaise foi et l’air revêche de la dame, je n’insiste pas et je fais mine de m’exécuter mais dès qu’elle a le dos tourné je fonce à l’atelier où je tombe sur un mécano arborant un T-shirt du chanteur de country Tim McGraw, dont j’aime plusieurs chansons. Le mécano me fait remarquer que je n’ai pas le droit de venir ici mais je fais mine de ne pas comprendre et j’enchaîne immédiatement sur Tim McGraw en évoquant mes chansons préférées (notamment My kind of rain et The cow boy in me). Il est surpris et visiblement content qu’un Frenchie apprécie son chanteur préféré, la glace est rompue, on discute un petit moment et il accepte de regarder le véhicule, s’apercevant rapidement que la vidange a été faite mais sans remise à zéro du voyant, ce qu’il a vite fait de corriger. Nous nous quittons dans la bonne humeur, prouvant une fois de plus que la musique peut adoucir les mœurs et aplanir les difficultés.

Il fait nuit quand j’arrive au Comfort Inn de Stapleton dans lequel j’ai obtenu une chambre à 50 $ HT via un site internet quelques jours avant le départ. En fermant à clé le Toyota, ce qui a pour effet de faire fonctionner les 4 clignotants pour signifier que l’alarme est enclenchée, je m’aperçois que le clignotant arrière gauche (le plus important) ne fonctionne pas. Ce n’est pas de chance ! Tant pis pour ce soir, je prends possession de ma chambre et m’écroule sans tarder sur le lit, épuisé par cette journée de transport.

JOUR 2 – DE DENVER A PAINTED MINES

Comme toujours à cause du décalage horaire dans le sens est - ouest, le premier jour je me réveille naturellement tôt et j’en profite pour retourner à l’aéroport chez Alamo afin de faire réparer le clignotant, espérant qu’il s’agit d’une simple ampoule à remplacer. Cette fois, je fonce directement au garage sans rien demander à personne et je tombe sur un jeune et timide employé aussi surpris de me voir à l’atelier que son collègue de la veille. Sans diversion possible cette fois-ci, je joue le rôle du client exigeant et pressé, celui qu’il vaut mieux ne pas énerver. Le jeune meccano n’insiste pas et change immédiatement l’ampoule.

Enfin ! me voilà au volant d’un excellent Toyota 4Runner en état de marche, et ce fidèle compagnon de voyage ne me fera jamais défaut durant les cinq semaines qui ont suivi. Pour moi, c’est à ce moment que les vacances commencent vraiment, car je suis maintenant certain de disposer de l’élément logistique principal qui me permettra de réaliser les visites soigneusement préparées et rêvées durant les mois précédents.

Mon fidèle Toyota 4Runner (lors d’un bivouac en Utah) :



En revenant de l’aéroport, le ciel est devenu très menaçant. Je retourne au motel et je prends mon temps pour un excellent petit déjeuner (compris dans le prix de la chambre), au cours duquel je me régale de gaufres que l’on fait cuire soi-même. Délicieux ! Avec cela je tiendrai jusqu’au soir…

Je déballe mes deux sacs de voyage, répartissant un maximum d’objets dans les différents rangements du SUV afin qu’ils tombent immédiatement sous la main, j’en réorganise logiquement le contenu restant (par exemple, mes habits sont répartis par fonction dans des taies d’oreiller de différentes couleurs), ceci dans l’optique de tout trouver facilement et sans même déplacer les sacs quand j’arriverai les soir au bivouac. Le fait de partir le matin avant le lever du soleil et d’arriver souvent de nuit nécessite d’être bien organisé pour gagner du temps et ne pas chercher, voire perdre ses affaires dans l’obscurité et la précipitation. Je rabats les sièges arrière en mode « break à plancher plat », mode qu’ils ne quitteront plus jusqu’au dernier jour du voyage.

C’est le moment d’aller au Wal-Mart (repéré sur Google Maps avant le départ afin ne pas perdre de temps à en chercher un en ville) pour faire les courses. En premier lieu, je choisis l’indispensable glacière qui fait aussi office de stockage de nourriture même quand je n’ai plus de glace. Suivant les promotions du jour, je prends toujours un modèle en plastique dur (qui peut éventuellement servir de siège), d’une contenance d’environ 30 litres, de marque Coleman ou Rubbermaid, toujours à moins de 20 $ puisque je le laisserai sur place à la fin du voyage. Cette année, j’achète aussi un matelas de camping basique en mousse bleue à 5 $, bien que j’aie emmené un confortable matelas autogonflant Therm-a-Rest. Ce petit matelas supplémentaire aura plusieurs usages : placé sous le Therm-a-Rest il apportera un peu de moelleux supplémentaire mais surtout absorbera l’humidité due à la condensation (ce qui évitera au Therm-a-Rest d’être humide le matin, de finir par sentir et de se détériorer). Il me servira pour le backpacking que j’envisage (il est plus léger que le Therm-a-Rest et ne craint pas d’être percé par des branches ou des épines) et sera immédiatement disponible pour improviser une sieste réparatrice. Comme la glacière, je le laisserai sur place à la fin du voyage.

En plus de divers aliments frais (dont un très bon raisin californien), j’achète suffisamment de nourriture qui se conserve, de manière à n’être jamais pris au dépourvu dans le cas où je resterais plusieurs jours dans le wilderness sans possibilité de ravitaillement (volontairement ou pas, en cas de problème de véhicule par exemple). Si la plupart de ces produits sont similaires à ceux que l’on trouve en France, il existe aussi des produits plus spécifiques aux Etats-Unis que j’achète dans les Wal-Mart ou autres grandes surfaces alimentaires (comme Safeway, City Market, etc.):Une sorte de muesli Quaker Oatmeal (parfum Apples & Cinnamon ou bien Maple & Brown Sugar) qui gonfle bien dans un peu d’eau (chaude de préférence mais avec l’eau froide cela passe aussi). Cette mixture de petit déjeuner bien nourrissante devient plus mangeable si on y ajoute des céréales croquantes et si on l’accompagne d’un fruit comme une banane.Des packs de 4 bouteilles (d’un peu moins de 30 cl chacune) de Frappuccino de Starbucks, sorte de café au lait aromatisé (divers parfums : chocolat, moka, vanille, caramel…) que je trouve fort bon et idéal pour le petit déjeuner en camping.Du Beef Jerky « natural style » de la marque Oh Boy ! Oberto. Il s’agit de lambeaux de viande séchée que l’on mastique et qui apportent leur lot de protéines et de sel (indispensable quand on transpire en randonnée), sans gras et pour un poids ridiculement faible (appréciable en randonnée itinérante). C’est spécial, on aime ou on n’aime pas, moi j’aime beaucoup celui-ci car la viande y est un peu plus tendre (moins dure devrais-je dire) et moins épicée que celle d’autres marques.Des boîtes de conserve auto-ouvrantes de White Chicken in water de la marque Valley Fresh (mais je ne prends pas le Chunk Chicken de la même marque que je ne trouve pas très bon). Ce sont des petits morceaux de poulet présentés un peu comme du thon en boîte pour mettre dans des salades. Je trouve cela pratique et pas mauvais à manger, le fait que le poulet soit conservé dans de l’eau salée (et non pas tout sec ou dans de l’huile) étant appréciable quand il fait chaud.Un gros paquet de Trail Mix (mélange de raisins secs et autres fruits déshydratés, de peanuts, de noix de cajou, d’amandes…) et plusieurs paquets de mes fruits secs préférés (cranberry, cherry, abricot, papaye...). Tous les jours, dans un petit sachet Ziplock, je me fais un mélange personnalisé du Trail Mix « de base » et d’un des fruits secs, en variant régulièrement car ce sera mon encas quotidien du midi.Un pack de 12 canettes de… lemonade (citronnade à l’eau plate) car je fais partie de ceux qui n’aiment pas la bière (bien qu’il me soit arrivé d’en avaler pour honorer l’invitation à prendre « a cool beer » de voisins de camping voulant faire connaissance).Plusieurs gallons (de 3,8 litres) de Spring water, en privilégiant les bouchons qui se vissent (pour qu’ils ne s’ouvrent pas seuls avec les secousses sur les pistes, expérience vécue). J’en ai en permanence au moins 5 ou 6 dans la voiture (réserve en cas de panne ou d’ensablement au milieu de nulle part). Parmi eux, il y en aura rapidement 2 remplis d’eau du robinet (auxquels j’arrache l’étiquette pour les reconnaître) pour mes ablutions, la vaisselle, le radiateur d’eau du véhicule si besoin…En cette fin de matinée, j’ai à peine fini de répartir toutes mes provisions dans la glacière et dans les sacs semi rigides que j’ai amenés pour cela, qu’il se met à pleuvoir sérieusement, comme l’avaient d’ailleurs annoncé les prévisions météo de Weather.com. Inutile de se presser pour aller visiter sous la pluie Garden of the Gods à Colorado Springs (que je connais déjà). Je décide donc de filer directement à Painted Mines, en espérant que la pluie aura cessé dans quelques heures, ce qui me laisse tout le temps pour me balader dans ce magasin nommé Outdoor World que j’ai repéré dans une zone commerciale à proximité du motel. Certain(e)s apprécient les outlets américains pour les achats de vêtements, en ce qui me concerne je suis attiré par leurs magasins d’outdoor toujours très bien achalandés en ce qui concerne les activités de nature (sports, camping…) dans un décor souvent soigné. L’Outdoor World de Denver est sans conteste le plus beau que j’aie vu, dépassant dans mon hit-parade personnel le magasin REI de Seattle. Tout y est impressionnant, avec des piliers et des poutres en énormes troncs, des fresques murales, des animaux naturalisés un peu partout, un immense aquarium…

Puisque j’ai du temps devant moi, c’est l’occasion de tester mon nouvel appareil photo en intérieur.

L’entrée est vraiment imposante :



En se baladant dans les rayons, on rencontre un sympathique élan…



… un fringant bison…



… un puma bondissant au-dessus d’un ascenseur…



… un ours impressionnant…



… un loup agressif…



… et un gros poisson bien vivant et plein de tendresse pour les enfants !



On y trouve même quelques meubles vraiment rustiques.



J’ai passé plusieurs heures à traîner dans tous les recoins de ce remarquable magasin et il pleut toujours 😕. Mais il faut quand même que je me décide à rouler vers Painted Mines, qui se trouve au nord-est de Colorado Springs, près de la petite ville de Calhan, tant pis si j’y arrive sous la pluie. J’avais oublié que nous étions vendredi et que dès le milieu de l’après-midi les habitants de Denver partent en week-end. Je me retrouve dans un embouteillage qui s’étire sur des dizaines de miles à partir de la sortie sud de Denver. Heureusement que je trouve une station radio de Classic Rock qui diffuse une belle collection de musique anglo-saxonne et me permet de redécouvrir certains morceaux avec plaisir, me replongeant vingt ou trente ans en arrière. Aux alentours de chaque ville importante, on trouve toujours au moins une station de Classic Rock qui diffuse en franchise un programme pré-enregistré, programme que l’on peut retrouver à l’identique quelques jours ou semaines plus tard sur la station d’une autre ville ou d’un autre État (il m’arrive alors de « deviner » quelle sera la prochaine chanson car j’ai inconsciemment mémorisé l’enchaînement lors de la première écoute).

Arrivé près de Colorado Springs, les embouteillages réapparaissent et je trouve judicieux de quitter l’autoroute pour rejoindre Calhan par de petites routes. Mauvaise idée, car cette zone est très habitée et il y a en réalité beaucoup plus de routes secondaires qui se croisent que celles indiquées sur ma carte, pourtant assez précise. Avec une absence quasi totale de signalisation, il n’est pas facile de faire les bons choix aux intersections. Après plusieurs hésitations mais au final aucune erreur d’aiguillage, j’arrive en fin d’après-midi à Calhan où une pluie fine subsiste. Je repère le camping de la ville (pratiquement vide) pour éventuellement y revenir après la visite et je me rends au parking principal de Painted Mines où il n’y a évidemment personne à cause de la météo.

Painted Mines Interpretive Park est un petit parc local récent, constitué de couches d’argiles de différentes couleurs qui forment des badlands, des petits canyons, des hoodoos, avec quelques sentiers faciles et bien balisés pour visiter aisément cet environnement coloré. Le nom du site provient du fait que ses argiles colorées ont été exploitées par les Indiens pour leurs poteries et leurs peintures de cérémonie, puis plus tard par les Blancs pour fabriquer des briques décoratives.

La pluie finit par cesser et je peux commencer ma visite en ce presque début de soirée. Finalement, la toute récente pluie et le ciel toujours très chargé font ressortir les couleurs du site, bien davantage que sous un soleil éclatant si j’en crois les photos que j’en ai vu.

Je traverse de jolis badlands, étonné qu’ils ne soient pas boueux après la pluie.



Puis je m’approche d’un petit amphithéâtre où les teintes pastel sont douces et variées :





Je me balade dans les petits canyons mais le soir tombe vite, créant une ambiance particulière, un peu irréelle, accentuée par le fait que je suis totalement seul dans le parc. J’ai toujours aimé me balader «

JOUR 3 – DE PAINTED MINES A SANTA FE

Bip… bip… bip… bip… BIP… BIP… BIP… BIP !

Ce matin, c’est en insistant que la sonnerie du réveil me tire des bras de Morphée. Il faut dire que je dors très bien dans mon SUV et qu’un réveil aussi matinal (5 h 45), pour ne pas rater le lever du soleil, ne m’est pas franchement habituel le reste de l’année.

Durant ce voyage, comme mes réveils solitaires aux aurores ne dérangeront personne, j’ai décidé d’assister à un maximum de levers de soleil, pour bénéficier de la fugitive mais belle lumière qui les accompagne généralement, et avant tout pour vivre ce moment particulier qui apporte une dimension supplémentaire et une complétude à la journée qui débute. Je me lève dans la pâle lumière de l’ aube, émergeant peu à peu du sommeil dans une fraîcheur vivifiante, et choisis avec soin l’endroit où je vais attendre le lever du soleil en fonction de l’éclairage espéré . Parfois, des nuages bien placés réfléchissent quelques instants la lueur rougeoyante du soleil encore caché derrière l’horizon. Je patiente en observant les subtiles variations de lumière et en écoutant les oiseaux s’en donner à cœur joie. L’attente devient fébrile durant les dernières dizaines de secondes qui précèdent l’apparition du soleil et, quand elle a enfin lieu, je vis pleinement cet instant unique, essayant d’en capturer la magie, si les conditions photographiques s’y prêtent . Que la lumière soit belle ou décevante (c’est la surprise à chaque fois), j’ai toujours le sentiment d’avoir vécu un moment essentiel et je m’apprête alors à profiter le plus possible d’une nouvelle journée dans l’Ouest.

Ce matin il fait froid, et c’est bien couvert que je me rends à l’endroit repéré la veille pour assister au lever du soleil. Des nuages mal placés l’empêcheront d’être très spectaculaire, mais le spectacle des premiers rayons éclairant les badlands colorés n’en reste pas moins un moment privilégié.





Le ciel se dégage rapidement et il se met à faire grand beau, la pluie de la veille est oubliée. Je prends tout mon temps pour explorer les petits canyons, sachant qu’en début de matinée les couleurs sont le plus présentes, la lumière devenant vite écrasante par la suite. C’est à l’ombre que les argiles colorées s’avèrent le plus photogéniques.

J’apprécie ce site naturel, certes secondaire et peu isolé mais qui vaut quand même le détour, surtout si on peut bénéficier de bonnes conditions de lumière qui en font ressortir les couleurs, faute de quoi la déception serait probable.











Quand la lumière se fait plus franche, je termine par un secteur où l’argile est d’un blanc éclatant.



Je reviens à mon véhicule pour prendre un petit déjeuner bien mérité. Après cette balade à la fraîche, le Frappuccino au Dark Chocolate de Starbucks n’en paraît que plus délicieux 🙂 !

Le rangement du matelas, des duvets et autres affaires de nuit prend très peu de temps et me permet de partir rapidement. J’apprécie de ne pas avoir une tente à replier et à ranger dans son sac, bien qu’avec une tente de type « 2 Seconds » de Decathlon cela irait très vite. Malheureusement, maintenant que le second bagage est devenu payant pour aller aux USA, emmener cette tente encombrante (qui, du fait de sa taille, compte comme un bagage dans lequel on ne peut pas ajouter grand-chose à part certains matelas) coûterait un supplément d’environ 100 $ pour l’aller-retour (avec des billets économiques et un statut de voyageur standard).

Après quelques heures de route en quittant le Colorado pour le Nouveau-Mexique, j’arrive en début d’après- midi au Pecos Pueblo Historic Park, au sud-est de Santa Fe. Il ne reste malheureusement plus grand-chose des ruines du pueblo amérindien qui abritait pourtant jusqu’à 2000 personnes au XVe siècle. Mais la kiva (restaurée) et les restes impressionnants des murs de la mission que les Espagnols construisirent en arrivant valent ce rapide détour à partir de l’autoroute I-25.











En seconde partie d’après-midi, je me trouve dans le bassin de Galisteo, un secteur connu pour ses nombreux sites de pétroglyphes (les pétroglyphes sont des gravures rupestres tandis que les pictographes sont des peintures rupestres). Ici, la plupart des pétroglyphes ne datent pas de plusieurs milliers d’années, comme dans le reste du Southwest, mais ont été gravés par les Indiens Pueblo entre le XIVe et le XVIe siècle.

Les plus beaux d’entre eux sont situés sur un immense domaine à l’intérieur duquel le propriétaire n’autorise qu’une seule visite annuelle, menée par des archéologues, davantage pour assurer sa tranquillité que pour préserver ces panels qui ne sont pas spécialement fragiles car gravés dans de la roche volcanique très dure. Près de la route, des clôtures et des panneaux « No trespassing », or je ne m’autorise jamais à passer outre à une interdiction aussi clairement exprimée. Mais j’ai appris qu’en prenant une piste qui aboutit au milieu de nulle part on peut s’approcher d’un site rupestre comportant le même type de pétroglyphes (en moins spectaculaires) et qu’il n’y a là-bas ni clôtures ni panneaux d’interdiction. Je me demande quand même s’il ne serait pas aux confins de ce domaine, ou peut-être à ceux d’une propriété attenante gérée par quelqu’un de plus accueillant ? En cas de problème, l’absence d’éléments visibles d’interdiction serait sûrement « plaidable » pour un visiteur étranger nécessairement peu au fait des spécificités locales 😇.

Une fois sur place, pour être certain de retrouver ma voiture dans ce no man’s land si je reviens au crépuscule, je décide de prendre ses coordonnées GPS avec le Garmin Colorado 400t flambant neuf que j’ai réceptionné il y a quelques jours pour remplacer mon vieux Garmin eTrex d’entrée de gamme (sans affichage de cartes). Mais la position GPS affichée est hautement fantaisiste malgré plusieurs essais successifs, je ne comprends pas pourquoi puisqu’il avait bien fonctionné lors du test dans le parc à côté de mon domicile. Je le laisse tout de même allumé et j’utilise mon vieil eTrex amené en appareil de secours et qui fonctionne toujours. Une demi-heure plus tard, je teste à nouveau mon Colorado 400t et je constate que cette fois-ci il donne les bonnes coordonnées : il avait probablement besoin d’un certain temps de recalage depuis sa dernière utilisation sur un autre continent.

Les pétroglyphes sont dispersés au sommet de plusieurs collines volcaniques qu’il faut d’abord atteindre pour, ensuite, longer les crêtes.



Ce n’est pas une partie de plaisir car dans ce site reculé il n’y a aucun chemin et, le long des crêtes, les pierres très instables et la végétation (herbes, épineux…) entravent ma progression. On ne sait jamais si la pierre sur laquelle on pose le pied ne va pas se dérober subitement ni même si on ne va pas se coincer le pied dans un trou traîtreusement caché par les herbes. Il y a de quoi se fouler cent fois une cheville et mon avancée s’avère bien plus précautionneuse et lente que prévu.

Mais le jeu en vaut la chandelle car les pétroglyphes sont nombreux et intéressants, sans compter la lumière de début de soirée qui fait ressortir les lichens particulièrement verts en cette saison.



Certains personnages ont des têtes faisant penser à des smileys :



Un Kokopelli viril joue la sérénade pour des animaux :



Un masque semble provenir d’Amérique centrale ou du Sud :



Un rattlesnake quelque peu raide :



Un perroquet égaré :



Un écureuil dont on jurerait qu’il a été gravé très récemment :



Un curieux bonhomme soleil :



Le dernier panel est le plus beau. On y trouve un saisissant démon surmonté d’oiseaux…



Et surtout ce personnage avec ses trois plumes et qui se cache les yeux. Quelle peut être la signification de ce geste ? Il aurait presque pu inspirer John Travolta pour sa célèbre danse dans Pulp Fiction !



J’ai vraiment beaucoup apprécié ce site d’art rupestre pour l’originalité de ses pétroglyphes mis en valeur par leur localisation en surplomb de la plaine et la douce lumière du soir.

Ayant progressé moins vite que prévu, je renonce à gravir une autre colline et reviens rapidement à la voiture car ce soir je suis attendu à Santa Fe par mes amis français Annie et André (ainsi que deux de leurs amies qui voyagent avec eux et que je ne connais pas).

Annie et André sont des spécialistes de l’Ouest et c’est dans ce contexte que je les ai rencontrés il y a quelques années avant même qu’ils ne soient devenus membres de VF (respectivement sous les pseudos de Aiassa et de Pyrola). Auteurs du site français de référence sur The Wave, ils sont également d’excellents photographes et plusieurs de leurs images ont été exposées, d’autres publiées dans des revues et dans des livres. André étant passé à la vidéo depuis l’avènement du numérique, je connais surtout les superbes photos d’Annie qui sont pour moi une source d’inspiration. Quel bonheur quand, quelques mois après un de leurs voyages aux USA, je reçois un DVD d’Annie & André contenant un montage vidéo et un diaporama, tous deux réalisés de manière professionnelle !

Installés en Drôme provençale depuis qu’ils sont des retraités très actifs, Annie et André ont cette année fait un échange de maison (de 2 semaines) avec un couple de Santa Fe et m’ont gentiment invité à venir les rejoindre quand je passerai dans le secteur. J’étais parallèlement invité par Karen & Spencer, des amis américains habitant aussi Santa Fe, mais comme ces derniers sont sur le départ pour un grand voyage en Europe, il vaut mieux leur éviter du dérangement et plutôt loger dans la maison dont disposent Annie et André.

Quand j’arrive chez eux vers 20 heures, je suis chaleureusement accueilli, nous sommes contents de nous retrouver dans la région pour laquelle nous partageons la même passion 🙂. Au dîner, nous évoquons leurs aventures des dernières semaines passées dans l’Ouest et je me régale d’un délicieux curry de crevettes maison qui me changera de mon habituel poulet en boîte !

Le lendemain, il est prévu de se balader dans Santa Fe et de visiter un musée conseillé par Karen. Il y a quelques semaines, j’avais mis en contact Annie & André Karen & Spencer, présageant une bonne entente. Ils se sont vus il y a quelques jours quand Karen leur a fait visiter le musée Georgia O’ Keeffe dont elle est un guide volontaire. Le courant est bien passé et du coup mes quatre compatriotes (Annie, André et leurs deux amies) sont également invités pour le barbecue du lendemain à partir de 17 heures chez Karen et Spencer. Ce n’est pas la première fois que je mets en contact des personnes qui ne se connaissent pas mais qui ont des centres d’intérêts communs, c’est une bonne occasion pour chacun d’élargir son cercle amical.

Bien qu’Annie me propose d’utiliser le canapé du salon, je préfère limiter le dérangement et dormir sur mon Therm-a-Rest dans la salle de yoga, où je suis très bien installé et où je bénéficie de la connexion WiFi pour accéder à ma messagerie.

JOUR 4 – UNE JOURNEE A SANTA FE

Ce matin, c’est grasse matinée avec un réveil programmé à 7 h 30. Il n’y a pas un nuage dans le ciel et la belle lumière qui contribue à la réputation de Santa Fe n’est pas une légende.

Après un petit déjeuner convivial, nous voilà partis tous les cinq pour le musée que nous avions prévu de visiter, mais celui-ci est fermé car nous sommes dimanche. On aurait dû y penser, mais en vacances on a quelquefois tendance à oublier de raisonner en fonction des jours de la semaine 😛. Nous nous rabattons sur une balade sans but précis dans le centre de Santa Fe, sans être axés sur les monuments historiques que nous avons déjà vus auparavant.

Cette journée sera pour moi l’occasion de m’essayer à la photographie en ville, un type de sujet qui me changera de celui des paysages auxquels je me consacre quasi exclusivement.

Nous jetons un coup d’œil aux boutiques autour de la Plaza.





On observe deux techniques de vente, totalement différentes, plus ou moins volontaristes.

Une jeune femme, debout au beau milieu de l’avenue et simplement protégée des voitures par un drapeau jaune, se démène pour vendre ses journaux en essayant de capter l’attention par son attitude enjouée.



A quelques dizaines de mètres, un Indien Pueblo, qui dispose d’un emplacement réservé sous les arcades de la Plaza, ignore superbement les clients qui regardent son étalage de peintures 😮.



Tout près de là, un homme à l’esprit jeune s’amuse avec sa trottinette motorisée et nous gratifie de quelques figures pour la photo. Cool man ! 😎



Cela finit par donner soif à Annie et ses amies.



Nous passons sous des arcades « graphiques »…



… avant de nous recueillir devant un troupeau de crânes.



Les chapelets de piments qui sèchent en extérieur (ristras) sont une spécialité de Santa Fe.





La poterie colorée est également une production locale.



Mais on trouve ici toutes sortes d’artisanat créatif, comme ces jolis oiseaux.



Quand Annie photographie, elle peut être partout à la fois, comme le prouve cette photo !



Certains bâtiments modernes imitent à la perfection les constructions d’adobe, respectant avec bonheur le style typique de Santa Fe.



On peut trouver de jolies portes au hasard des rues.





Nous finissons notre tour par le Capitole et ses sculptures expressives









Rentrés à la maison, nous prenons notre temps pour déjeuner dans le jardin en dégustant une appétissante salade composée par Annie.

André propose de rester là cet après-midi afin de préparer une grande salade de fruits frais que nous apporterons chez Karen et Spencer pour le dîner/barbecue. C’est sympa de sa part !

Pendant ce temps, via un agréable chemin longeant la rivière, nous nous rendons à pied dans Canyon Road, la rue des galeries d’art de Santa Fe. Butinant de l’une à l’autre, nous profitons également des opportunités photographiques qu’offre cette rue aux maisons particulièrement bien entretenues et joliment décorées.

















Dans cette rue où s’expriment les artistes, on peut constater que certains prennent la grosse tête…



… d’autres préfèrent la « zen attitude ».



… ou se reposent…



… ou bien s’amusent franchement…



… mais il faut tout de même prendre garde à ses fesses !



On retrouve ici aussi quelques ristras colorées.



Même de simples murs d’adobe semblent vouloir apporter leur contribution artistique.



Une Hudson nous rappelle les Sixties…



… mais cette échoppe nous montre que nous sommes bien en 2009, l’année d’Obama, et que le business n’est pas oublié avec un slogan très second degré : « Jesus said buy folk art. » 😄



Dans cette rue huppée, on peut aussi bien rencontrer des ladies « so British »…



… que de sympathiques artistes locaux…



… qui apprécient probablement ces mobiles New Age.



De retour à la maison, nous nous laissons conduire par André dans le Dodge Durango qui leur a donné toute satisfaction lors du périple dans l’Ouest qui a précédé leurs deux semaines à Santa Fe.

Vers 17 heures, nous pénétrons dans la résidence privée au sud de Santa Fe, où se trouve la maison de Karen et Spencer. Ils nous accueillent chaleureusement dans ce qu’ils appellent « l’hacienda », où ils se sont installés il y a quelque temps pour leur retraite (je devrais plutôt dire « pour leur nouvelle vie hyper active »). Nous sommes vraiment impressionnés par cette magnifique demeure : pièces immenses, hauteur sous plafond et lumière qui entre de toute part, décoration recherchée sans être ostentatoire et qui intègre harmonieusement l’art indien local…

Cette photo de la cuisine/salle à manger ne me démentira pas.



Ma rencontre avec Karen et Spencer remonte à 2003, lors d’une randonnée à Bryce Canyon en compagnie de ma fille Flora. Nous avions immédiatement bien accroché. Il faut dire que Karen est très enthousiaste et dégage un charisme incontestable. Elle est de plus très francophile : elle a été entres autres professeur de français, fait partie d’associations franco-américaines et voyage souvent en France où nous l’avions revue. Spencer, aussi posé que sympathique, a dirigé un hôpital et, pour s’occuper durant sa retraite, vient de se lancer avec succès comme agent immobilier. Il fallait oser, en pleine crise, mais il m’assure que Santa Fe reste un marché privilégié.

Nous passons un bon moment sur la terrasse pour l’apéritif et les sujets de discussion ne manquent pas. La communication est d’autant plus facilitée que Karen parle un français parfait et a déjà rencontré mes amis au musée Georgia O’Keeffe. Spencer a préparé des Margaritas que Karen assure être « parmi les meilleures du Nouveau-Mexique ». Je veux bien le croire après avoir bu la première et je ne pourrai que le confirmer après les trois suivantes 🤪, alors que je ne suis habituellement pas attiré par les boissons alcoolisées…

Spencer ne faillit pas à la tradition américaine où c’est le chef de famille qui s’occupe du barbecue. Il nous prépare une succulente pièce de bœuf sur leur barbecue sophistiqué.



Karen, qui est passionnée de cuisine (elle a même donné des cours de cuisine chinoise, preuve de son éclectisme), a préparé le reste du repas avec notamment une émulsion à base de concombres d’une grande finesse. Elle nous sert un vin rouge d’Arizona (où ils habitaient auparavant), bien charpenté et qui titre 14°. Nous terminons le repas en nous régalant avec la rafraîchissante salade de fruits frais préparée par André.



Toute cette soirée, durant laquelle nous avons partagé notre passion croisée pour nos pays respectifs (un bel exemple d’entente franco-américaine), s’est déroulée dans une ambiance enthousiaste 🙂. C’était vraiment sympathique de la part de Karen et Spencer d’avoir invité cinq personnes à seulement quarante-huit heures de leur départ pour un périple en Europe. Ils me renouvellent leur invitation à venir passer quelques jours chez eux, invitation qu’Elisabeth et moi honorerons avec plaisir en mai 2010 lors de notre prochain voyage.

André n’ayant pas bu une goutte d’alcool 😇, c’est en toute sécurité qu’il nous ramène à la maison de Santa Fe où je n’ai aucun mal à m’endormir dans la salle de yoga, l’esprit quelque peu embrumé par les libations de la soirée.

Partie 1 : de Denver à Santa Fe

Partie 2 : de Santa Fe à Lost City

Partie 3 : de Lost City à Page

Partie 4 : autour de Page et de Coyote Buttes

Partie 5 : de Cottonwood Canyon Road à Escalante

Partie 6 : de Grand Staircase Escalante National Monument à Capitol Reef

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