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Motivations et choix d'une destination English translation pending
by Williama · 2008-04-02 · 100 replies


Bonsoir, Vous choisissez vos destinations de voyage en priorité en fonction du niveau de vie plutôt modeste d'un pays? ainsi, vous êtes sûrs d'avoir plus de moyens pour voyager que vous aurez plus de dépaysement parce que les gens sont en général plus cools dans ces pays etc...

ou alors vous vous en fichez, seul l'intérêt proprement-dit pour un pays vous intéresse quels que soient les sacrifices à faire si le pays a un niveau de vie élevé?
Croisière "Parfum des îles grecques" sur l'Orient Queen English translation pending
by Muriele · 2008-03-30 · 88 replies
Bonjour, je voudrais partir avec la compagnie Louis Cruise Line sur le bateau l' Orient Queen le 05/08/08 J'ai visionné plusieurs forums et les avis sont partagés quant au bateau par lui même !!! Pouvez vous me rassurer 😕 Est-ce que les excursions sont honéreuses Merci de me repondre
Guest house à Siem Reap? English translation pending
by Erge · 2008-03-27 · 21 replies
Sommes a la recherche d une guest house a Siem Reap - hebergement correspondant a votre coup de coeur...- pendant notre sejour/decouverte d Angkor, 4 jours en juillet. Notre budget reste "budget"; de plus nous n arrivons pas a faire notre choix parmi le nombre important d hotels trouves sur le net. Nous vous remercions pour vos suggestions.
Aller au Tiger Temple en Thaïlande English translation pending
by Shudrum · 2008-03-26 · 38 replies
Bonjour tout le monde !

Alors je me présente : Julien, 25 ans, futur marié et ... jamais sorti de la france !

Je me permet de m'inscrire ici car j'aimerai vous poser une question, une graaaaaaande question :

J'aimerais, l'année prochaine, pour mon mariage, emmener ma chérie au Tiger Temple, c'est une très très très très grande passionnée des tigres. Or, une rencontre ne sera pas de trop dans sa vie, loin de là.

Le problème, c'est que je ne suis jamais sorti de la france et cela m'effraie pas mal. Je ne sais même pas ou commencer à me renseigner.

Je sais juste que je veux atterrir près de Kanchanaburi en Taïlande, pour être à proximité du Tiger Temple et pouvoir y aller une ou deux fois quoi !

Donc si du monde peut me donner un maximum de conseil, notamment pour que je me fasse comprendre là bas, l'anglais moyen devrais suffire, mais pour tout ?

Finbref, c'est une question super large, mais je veux vraiment tout apprendre de comment ne pas rater un voyage là bas ^^ !

Merci beaucoup !
Une athlète thai refuse de porter la flamme olympique English translation pending
by Salsa3 · 2008-03-24 · 260 replies
J'admire ce geste de bravoure et de défiance (même si il est isolé). Narisa Chakrabongse est une athlète thai qui refuse de porter la flamme olympique en protestation de la répression chinoise au Tibet.

http://www.iht.com/articles/ap/2008/03/23/sports/AS-SPT-OLY-Thailand-Torchbearer.php

BANGKOK, Thailand: One of Thailand's representatives in the Olympic torch relay has withdrawn in protest over China's recent crackdown on protesters in Tibet, a statement said Sunday. Narisa Chakrabongse — one of the country's six torchbearers — said in an open letter that she decided against taking part in the relay to "send a strong message to China that the world community could not accept its actions." Anti-government protests started in the Tibetan capital, Lhasa, on the March 10 anniversary of a failed uprising against Chinese rule and turned violent four days later, touching off demonstrations among Tibetans in three neighboring provinces. Beijing's official death toll from the rioting is now 22, but the Dalai Lama's government-in-exile has said 99 Tibetans have died. "The slaying of the Tibetans ... is an outright violation of human rights, " Narisa wrote. "It happened two weeks before the Olympic torch leaves Athens and five months before the Olympic Games. This reflects the Chinese government's negligence of world sentiment." Some fear the arrival of the Olympic torch — which arrives in Thailand in April en route to Beijing — could spark violent protests against China, while others are calling for heads of state, dignitaries and even corporate sponsors to boycott the Olympics, or at least the opening ceremony.
Madagascar c'est aussi le pays des caméleons English translation pending
by Tamerlan95 · 2008-03-20 · 63 replies
Madagascar le pays des Caméléons😉

Bonjour à vous tous!!!!!

J'aime tellement ce pays, que je ne peux m'empêcher de vouloir lancer et essayer de dévellopper avec vous plein de sujets!!!😛

Si nous parlions de cet animal au sein de la grande ile!!!!!🙂

Voila une photo du plus petit caméleon, j'espère le voir cette année



A+🙂
Kerala hors des sentiers battus (Inde) English translation pending
by Paheli · 2008-03-19 · 11 replies
Namaste tout le monde,

je me rends au Kerala en Avril pour 2 semaines et à part les étapes obligatoires comme Munnar, Cochin, Trivandrum etc, j'aimerais découvrir la partie plus sauvage et moins touristique de cet état. J'ai entendu que les backwaters de VALIYAPARAMBA, au nord de Calicut, sont encore presque "vièrges" avec très peu de touristes, concentrés plutôt à Alleppey. Même discours pour les plages, apparemment il y en a de tres belles dans le nord, comme BEKAL. Je voudrais éviter Kovalam et les autres plages bétonnées et bruyantes du sud qui ressemblent de plus en plus à celles de Goa. Je recherche la tranquillité et la vraie âme de la region...

Merci pour vos précieux conseils!
Madagascar après le cyclone Ivan English translation pending
by Diamada08 · 2008-03-17 · 44 replies
Bonjour à tous!

Je pars seul à Madagascar dans moins de 15 jours pour un peu plus de 2 mois! Préparant ce voyage depuis quelques mois, j'avais prévu de visiter essentiellement la partie Nord et la région des Hautes Terres de l'île selon l'itinéraire théorique suivant : Antananarivo, l'île Sainte-Marie, Antsiranana, Mahajanga et Fianarantsoa.

Cependant, j'ai vu que Madagascar a été sévèrement touché par le cyclone Ivan les 17, 18 et 19 février derniers et que de nombreuses personnes sont actuellement sans abris, que plusieurs hectares de cultures ont été détruits, et que sur place les autorités locales et l'UNICEF craignaient une crise sanitaire et alimentaire!

Je ne me vois donc pas traverser des zones dévastées par le cyclone sans rien faire! Je souhaiterais donc savoir où en est la situation et également savoir si quelqu'un aurait des contacts à me donner pour me rendre utile sur place lors de mon séjour?

Merci de votre participation à ce forum!
Agence de voyage pour le Chili? English translation pending
by Lachnel · 2008-03-14 · 28 replies
Je dois partir au Chili prochainement. Je me suis renseignée auprès de certaines agences, leurs programmes paraissent bien, mais que vaux t elles? Quelqu'un a t il voyagé avec l'agence d'annecy Altiplano? Qu'en pensez vous? ou connaissez vous une agence de qualité. Merci pour vos réponses
Quelque part dans les Caraïbes....Bonaire (Antilles Néérlandaises) English translation pending
by Krikri6792 · 2008-03-01 · 14 replies
Bonaire, vous connaissez ?

Jusqu’à il y a quelques semaines, cette destination m’était complètement inconnue. Hervé, lui, en tant que plongeur en avait entendu parler…..alors cette destination si confidentielle s’est rapidement imposée à nous. Puisqu’elle était si peu connue (du moins par les Français), elle devenait d’autant plus attirante. Alors, c’était décidé, du 12 février au 23 février 2008, nous irions à Bonaire.

Après neuf heures de vol depuis Amsterdam, voilà cette petite île de 30kms de long et de 5 à 11kms à l’endroit le plus large, peuplé de 12000 habitants et qui fait partie avec Aruba et Curaçao des Antilles Néerlandaises à 80 kms au large du Venezuela.



La version accompagnée de photos est ici :
http://sites.google.com/site/nosvoyagesenimages/

La carte générale de Bonaire (Merci Marie mlefevre pour le lien vers la carte).

Nous arrivons de nuit le 12 février 2008. Ce n’est donc que le lendemain que nous découvrons réellement notre hôtel, son environnement et les premières vues de l’île. Notre port d’attache pour ces dix jours est l’ Eden Beach Resort, un petit hôtel familial où nous avons réservé un studio. Petite plage, piscine, club de plongée et centre d’activités divers complètent l’équipement.

La vue depuis notre terrasse.

Coucher de soleil sur Klein Bonaire, îlot en face de notre hôtel.

Si nous sommes venus à Bonaire, c’est principalement pour la plongée (Hervé) et le snorkeling (moi).

A LA DECOUVERTE DES FONDS SOUS- MARINS.

Ici on plonge « en toute liberté », c’est-à-dire qu’après une plongée d’évaluation qui fait office de réadaptation, il suffit de se servir en bouteilles d’air ou de Nitrox (plongées illimitées), les charger dans le pick-up et c’est parti ! Mais il faut avoir son badge (25USD pour les plongeurs, 10USD pour les snorkeleurs), les fonds sous marins sont classés « national marine park »

Le pick-up que nous avons loué.

Tout autour de l’île, mais principalement sur la côte ouest, les spots de plongée et/ou de snorkeling sont matérialisés par des pierres peintes en jaune marquées du nom du lieu, comme celle-ci par exemple.

Les plongées se font du bord, à partir du récif ou plus rarement d’une petite bande de plage. Hervé étant seul à plonger, il se trouve à chaque fois un ou des partenaires comme ce groupe d’Américains avec lesquels il a plongé plusieurs fois. Ici, ils se mettent à l’eau à Andrea II.

Pendant ce temps (50mn à 1h), je nage en surface avec palmes, masque et tuba et je me régale. En plus des poissons habituels (perroquets, anges, trompettes, papillons, coffres, porcs-épics……), j’ai fait plusieurs jolies rencontres : - deux tortues à Hilma Hooker - une raie–aigle à Angel City - trois tortues à Playa Frans.

Je laisse la parole à Hervé pour vous donner ses impressions de plongeur :

Ici c’est vraiment le Paradis des plongeurs et encore plus pour ceux qui ont le mal de mer. Les fonds me rappellent la Mer Rouge d’il y a 20 ou 30 ans avec les éponges en plus.

Bonaire a été la première réserve marine des Antilles (1969) et il est strictement interdit de pratiquer la chasse sous marine. La pêche est quasiment inexistante sous quelque forme que ce soit, les « Bonairiens » ayant très vite compris que leur richesse dépendait plus du tourisme écologique que de quelques poissons.

Bref, c’est un véritable enchantement de côtoyer cette faune intacte dans une eau claire : la visibilité lors de notre voyage (février) était de 30 bons mètres. A noter qu’aucune rivière ne se déverse dans la mer, aucune industrie ni agriculture ne pollue les eaux. La température de l’eau est de 27°, une petite combinaison de 3mm est largement suffisante mais nécessaire car attention au corail de feu omniprésent. Il est d’ailleurs interdit de toucher ou de ramasser quoi que ce soit, de vivant ou de mort. Les gants sont interdits en plongée.

On y rencontre par exemple des coraux cornes de cerfs, très délicats sur la qualité de l’eau, que l’on ne voit plus beaucoup depuis de nombreuses années.

Peu de courant mais des dérivantes possibles d’un site à l’autre, car peu éloignés l’un de l’autre le retour se faisant à pied ou en stop, la solidarité entre plongeurs fonctionnant très bien.

Nous n’avons pas été à Klein Bonaire mais la plongée n’y est parait-il guère différente.

Finalement, plutôt que des longs discours, place aux images…voilà quelques illustrations de nos ballades sous marines.

Anémone.

Poisson ange royal.

Bébé mérou.

Chevrettes.

Corail rouge.

Corail cerveau.

Corail cerveau (bis).

Poisson porc-épic.

Poisson trompette.

Lut jan-chien.

Corail mou.

Ronco fish.

Corail étoilé rose.

Poisson coffre.

Poisson ange français.

Éponge tubulaire.

Huître perlière.

Labre créole.

Cherchez le mérou.

Cherchez le plongeur.

Maître d'école et perche à rayures bleues

Perche à rayures bleues (bis).

Salmonettes.

Vers turbicoles "sapins de Noël".

Le résumé de nos impressions se lit tout simplement sur la plaque minéralogique des voitures de l'île. Oui, incontestablement, « Bonaire is a…..

Bonaire vaut également pour ses paysages et sa faune terrestres très différents des autres îles antillaises. Ici très peu de palmiers ou de cocotiers (sauf ceux plantés près des hôtels). Bonaire se révèle très particulière. Alors suivez nous dans un petit tour de l’île…

A LA DECOUVERTE DES PAYSAGES TERRESTRES.

Commençons par explorer le sud de l’île.

Ici, c’est le plat pays couvert de marais salants

Notez cette couleur rose : est-ce pour cela que la plage toute proche porte le nom de Pink Beach ? à moins que ce ne soit en rapport avec les flamands roses qui la survolent ?

Coucher de soleil à Pink Beach.

Le sud concentre effectivement à Pekelmeer la majorité des flamands-roses de l’île (mais on en peut en voir à plusieurs autres endroits de l’île).

Parfois on les voit prendre leur envol vers le Venezuela.

Dans l’extrême sud très sauvage, l’océan rugit et vous éclabousse de ses embruns.

Parfois, sur la grève, la laisse de mer inspire quelques sculpteurs anonymes.

Au sud – est : Lac Bay.

Une partie du « Lac » est réservée au windsurfing, une autre à des activités guidées de kayaking dans la mangrove, une dernière est une réserve protégée.

La route non goudronnée qui mène à cette zone de mangrove livre quelques paysages un peu irréels

Pour pouvoir accéder à la mangrove, il est indispensable de se joindre à un groupe pour deux heures de balades en kayak suivi de snorkeling dans cet environnement très protégé. C’est ce que nous avons fait, mais tout de même très cher pour ce que c’est (45USD /pers.)

Dans le dédale de la mangrove.

Sous l’eau dans la mangrove

Le nord-est : Bocca Onima.

C’est ici qu’on se rend le mieux compte du caractère singulier de Bonaire : son aridité…et une végétation faite de broussailles et de cactus.

Au milieu de cette végétation, les lézards sont rois, ça grouille littéralement.

Les ânes (sauvages) sont légion dans ces contrées arides : ils sont les descendants de l’époque où le commerce du sel avaient besoin de leurs services.

La côte nord-ouest : de Kralendijk à la limite du parc national.

Contrairement au sud, le paysage au nord devient plus montagneux, mais toujours empreint de cette végétation si emblématique de broussailles et cactus. En quittant la ville principale Kralendijk vers le nord, la route surplombe la mer et livre quelques très belles vues.

1000 steps porte bien son nom. On accède à cette plage par 64 marches, mais au retour, surtout avec une bouteille de plongée sur le dos, c’est courageux !!!

Vue vers le nord depuis 1000 steps.

A Ol’ Blue.

Au lieu-dit Karpata, les ruines de quelques bâtiments historiques.

Un arbre « remarquable » près de Karpata.

Enfin à la limite du parc national qui couvre le nord de l’île, un petit bout du monde (accessible par une dirt road) : Playa Frans où vivent un couple d’Américains et un pêcheur. C’est là, en snorkeling, que nous avons la joie de voir trois tortues.

En revenant sur nos pas, une petite incursion vers Gotomeer, un autre sanctuaire pour les flamands-roses.

Sur le bord de l’étang, les lézards aussi ont élu domicile.

Le nord : Washington Slagbaii National Parc (carte ici).

Le parc ouvre de 8h à 17h : les badges pour la plongée sont également valables pour l’entrée du parc.

Le point culminant de Bonaire, le Brandaris (241m) se trouve dans le parc. Comme nous avons prévu de le gravir, il nous faut prendre la « short route », ce qui nous fait louper la côte extrême nord de l’île (la route est en effet en sens unique).

Vers 8h30, nous franchissons la guérite d’entrée.

A 9h, nous sommes au pied du trailhead du Brandaris. La randonnée (2H A/R) démarre en douceur sur un large chemin, dans une forêt de broussailles d’où émergent cactus et arbres dénudés.

Les premières collines sont en vue et le sentier devient plus escarpé.

Le soleil tape, et le vent fait plier les arbres.

On commence à prendre de la hauteur.

Ça y est, le sommet est en vue !

Enfin, l’île s’offre à nous d’en haut. Au loin, les plages de Slagbaai et Funchi que nous atteindrons plus tard dans la journée. A l'horizon, on devine l'île voisine de Curaçao.

Dans la descente, nous découvrons ces jolies fleurs de cactus.

De retour à notre pick-up, nous poursuivons jusqu’à Put Bronswinkel, un trou d’eau susceptible d’attirer oiseaux et iguanes.

Les perruches sont nombreuses à piailler dans ce coin, mais pas évident de les photographier.

En revanche, l’iguane pose carrément.

Nous atteignons bientôt Playa Funchi.

Un petit plongeon dans cette eau turquoise n’est pas de refus après notre grimpette de la matinée.

A Salina Wayaka, les flamands-roses côtoient les pélicans.

Mais sur la plage du même nom, seuls les pélicans occupent les rochers.

La plage, à cet endroit, est idyllique….et l’eau délicieuse.

A Salina Slagbaai, les flamands-roses se laissent observer de plus près à condition de ne pas quitter son véhicule.

Nous quittons le parc après une dernière traversée de la pampa.

Que ce soit dans l’eau ou sur terre, Bonaire est étonnante !

Si notre récit et nos photos vous donnaient l’envie de venir à Bonaire, voilà quelques informations pratiques complémentaires.

INFORMATIONS PRATIQUES :

Bonaire est desservi au départ de l’Europe depuis Amsterdam par KLM en vol régulier.

Une location de pick-up est pratique pour les plongeurs, mais ne faites pas comme nous, réservez d’avance. Nous avons eu avec difficulté la dernière voiture de l’île et au prix fort. Sinon comptez entre 35 et 45 $/J

L’île offre un grand choix d’hébergements dans toutes les catégories de 75 $ à 300 $/J. L’Eden Beach se situe dans la catégorie intermédiaire.

Côté ravitaillement, plusieurs supermarchés et épiceries dans l’île. La nourriture est chère dans l’ensemble comme dans toutes les îles où tout est importé.

Côté restauration, toutes les cuisines sont représentées : internationale, mexicaine, argentine, chinoise, italienne, néerlandaise….Nous avons gouté un excellent mahi-mahi à la sauce chili au Wil’s Tropical Grill dans un cadre très sympa.

Le prix des plongées est imbattable : 12, 5 $ la bouteille et 25 par jour sans limite pour l’air et 15 et 30 $ pour le Nitrox. Il est habituel de voir les addicts partir avec 2 blocs chacun le matin et 2 autres blocs l’après midi et pourquoi pas une petite dernière de nuit vers 19h !!! Certains hôtels proposent un forfait tout compris : logement, voiture et blocs à volonté.

Pour préparer le voyage, le site www.infobonaire.com donne tous les renseignements indispensables.

Pour préparer nos sorties-plongées, le guide Lonely Planet « Diving & snorkeling Bonaire » nous a été très utile. On trouve également sur place bon nombre de brochures gratuites très bien documentées : « Bonaire Dive Guide », « Nights Bonaire », « Bonaire Affair ».

Pour conclure, un dernier clin d’œil à l’animal fétiche de Bonaire : le flamand-rose. Ici il est partout.

Sur le fronton des maisons

En guise de boîte aux lettres

En incrustation sur les trottoirs

Nous vous remercions de nous avoir lu jusque là. N'hésitez pas à nous laisser vos commentaires. Si vous avez besoin de renseignements supplémentaires, nous nous ferons une joie d'y répondre.

Krikri (texte) et Hervé (photos) le 1er mars 2008.
De Ouarzazate à Merzuga (Maroc) English translation pending
by Mijoperette · 2008-02-26 · 3 replies
Dans mon précédent récit (Marrakech, nous revoilà), nous venions de quitter la petite Fatima. Je tremble de plaisir en pensant à la suite de notre voyage. Itinéraire de 204km à partir de Marrakech jusqu'à Ouarzazate, en passant par le col de TIZI-N-TICHKA. Puis, balade dans la vallée du Draà jusqu'à Merzouga, nuit dans l'erg Chebbi, retour à Marrakech, par la vallée du Dadès, pour revenir ensuite à Essaouira !... Bon, ça paraît un peu compliqué, mais non, la preuve .... -- Le coffre de la voiture est assez grand pour tous nos bagages. Ouf ! Nous avons eu un peu peur de ne pas tout caser ! Sortir de Marrakech n’est pas une simple affaire ! D’abord remplir le réservoir d’essence, puis consulter la boussole. De quel côté, Ouarzazate ? Il faut prendre la route qui passe par le col de Tizi-n-Tchika. Nous avons été prévenus, il ne faut pas oublier que nous sommes en vacances et prendre notre temps. Ouarzazate n’est qu’à 3h de voiture de Marrakech. Jean est tout heureux d’avoir un volant entre les mains, il pilote le 4X4 qui nous a été confié avec enthousiasme par Fouzia et son collègue. Bon d’accord, il y a un peu de jeu dans la direction, un feu arrière cassé, un impact sur le pare-brise, une des portes qui ne se ferme pas facilement et par ci, par là quelques éraflures du plus bel effet ! Mais il ronfle bien et on espère très fort qu’il nous amènera à bon port ! Nous les filles, confortablement installées à l’arrière du véhicule, essayons de ne rien rater du paysage qui défile. Les appareils à photos sont sortis de leur étui, prêts à capter l’évènement imprévu, le personnage insolite, les couleurs des costumes, celles des tapis exposés en plein soleil, prêts à témoigner de la diversité des régions que l’on traverse, des émotions qui nous saisissent devant certaines scènes de la vie campagnarde marocaine. Dès les premiers kilomètres, nous sommes surpris par l’aridité du paysage. Cette route, toute droite devant nous, traverse une plaine immense où « fleurissent » des tas de cailloux. Pratiquement pas d’habitations en vue, quelques arbres misérables qui s’obstinent à pousser là, et de temps en temps, un bout de champ, une tâche verte sur laquelle de pauvres gens travaillent, aidés dans leur labeur par de petits ânes dociles. Nous prenons un peu plus d’altitude et la végétation se fait un peu plus « dense ». Ce sont les cactées qui dominent, en particulier les figuiers de Barbarie. La route grimpe petit à petit, le paysage devient plus montagneux, des moutons arrachent quelques brins d’herbe à cette terre aride et caillouteuse. Les ravins se font plus impressionnants, les virages serrés sont négociés avec prudence. Les couleurs sont toujours aussi belles, mariant toutes les variations de l’ocre. Et puis, dans un virage plus large, la vue d’un bar nous incite à faire une pause. L’occasion de jouer « aux vases communicants », nous désaltérer et soulager nos vessies soumises à rude épreuve par les soubresauts du 4X4 ! Nous sommes accueillis aussi bruyamment que chaleureusement par un magnifique jeune homme. Il est habillé de bleu comme les hommes du désert, il a un sourire éclatant, de bonnes joues rebondies, il s’appelle Ahmed. Il nous suit dans le bar et nous le prenons pour le patron. Nous commandons cafés et rafraîchissements et demandons bien sûr : « les toilettes, SVP ? ». Le papier nous est dispensé avec parcimonie et c’est avec un peu d’appréhension que nous entrons à tour de rôle dans le « saint des saints ». Rudimentaire mais impeccable de propreté. Un trou dans le sol, une arrivée d’eau à l’aide d’un petit robinet et un seau qu’il faut remplir afin de « tirer la chasse » ! Et Ahmed qui nous félicite, car :-« il y en a qui pose la m… et qui ne boive rien ! ». Nous sommes des gens « bien » et cela fait plaisir d’être reconnu ! Il s’assied à notre table et de confidences en confidences, nous apprend qu’il tient la boutique accolée au bar. Nous comprenons vite que le respect qu’il éprouve à notre égard sera encore plus grand si nous lui achetons quelque chose ! Bon, on y va. On va bien trouver l’occasion de dépenser nos dirhams. Il y a longtemps qu’on ne leur a pas fait prendre l’air ! Nous flanchons pour de jolis chèches, bleus pour Michel et Huguette, vert pour moi. Jean ne cède pas et rigole de nous voir enturbannés de la sorte. Quand à Ahmed, il rit à gorge déployée ! Quoi ? On n’est pas beau ? Personnellement, je dirais même que Lilou est de loin celui qui s’arabise le plus vite ! Sacré Ahmed, il a réussi à nous vendre ces écharpes 10€ chacune ! On aurait dû se méfier quand il n’a pas insisté pour nous vendre autre chose ! Mais il est tellement sympathique que nous lui promettons de nous arrêter au retour. Les rares villages que l’on aperçoit se confondent avec la couleur du sol. Les montagnes plus loin ont des airs menaçants. De grandes murailles sévères surplombent de petits carrés verts de végétation. Ce sont les seuls signes qui témoignent de la présence d’êtres humains dans les parages ! La route s’élève doucement et le paysage change petit à petit. Ce sont maintenant des forêts de pins et de chênes. Certains villages sont entourés de noyers et nous pourrions y trouver de quoi nous restaurer. L’ascension se poursuit par de larges lacets dans un paysage montagnard où la végétation se réduit à de maigres prairies. Nous avons la chance de capter une jolie scène de la vie rurale. Une jeune bergère et ses quelques moutons. J’apprends que ces prairies s’appellent en berbère « tichka ». Comme le nom du col, le plus haut du Maroc, qui nous permettra de passer sur le versant saharien du Haut Atlas.

Et le sommet du col, tout proche. Nous sommes à 2260m d’altitude, les cimes sont légèrement enneigées. Après la gentillesse d’Ahmed et sa conception du commerce, voilà les « arnaqueurs » du Tizi-n-Tchika ! Ici, on vend des minéraux et fossiles dont l’authenticité est plus que douteuse ! Les pierres que brandissent les marchands scintillent dans la lumière. La plupart des améthystes ne sont que des cristaux de roche teints à l’aide d’encre violette. Je ne parlerai pas des « rubis et saphirs » aussi fabuleux que faux ! Le premier marchand (photo) est sympa et donc, réussit à nous vendre un petit objet à chacun. Mais le second a déclenché en moi une profonde aversion. Sous des airs bonaces, il cache une agressivité qui me hérisse le poil encore aujourd’hui !Les autres promettent de s’arrêter au retour, moi, je fais la tête ! Je n’ai vraiment pas envie de le revoir, celui-là ! Quelques kasbahs en bord de route dressent leurs murailles de terre ocre. Beaucoup sont en piteux état ! Je surprends un petit âne qui attend patiemment je ne sais quoi ! Nous approchons de Aït-Benhaddou. Et soudain, le choc ! A la sortie d’un large virage, la vue superbe du ksar rouge, hérissé de hautes tours en pisé, se dressant à flanc de colline nous laisse sans voix ! Il se trouve sur l’autre rive de la rivière en contre bas, le Mellah. On s’arrête pour mieux le contempler. Puis, laissant notre voiture en bordure de route, sous la surveillance d’un jeune homme qui nous servira de guide plus tard, nous optons à l’unanimité pour une pause réparatrice dans l’auberge la plus proche. Pas de problème, ce sera encore un tajine au poulet. Nous n’avons pas pensé à compter combien de fois nous avions choisi ce plat ! Petite plongée dans le guide touristique et nous sommes tout de suite plus savants ! (Le ksar de Aït-Benhaddou, l'un des plus fameux du Sud marocain, est désormais classé patrimoine de l'humanité par l'Unesco. Le décor du ksar a inspiré de nombreux cinéastes. David Lean y tourna pour Lawrence d'Arabie les scènes censées se dérouler à Aqaba.)

Nous franchissons facilement la rivière Mellah à gué. De gros sacs sont posés à distance irrégulière et c’est en sautant avec plus ou moins de grâce que nous arrivons sur l’autre rive. Le guide nous apprend que l’eau de la ou le...Mellah n’est utilisable ni pour les hommes ni pour les cultures. Il ou elle traverse d’anciennes mines de sel et charrie bien sûr des eaux impropres à la consommation. Nous nous promenons dans un lacis de ruelles et grimpons allègrement un sentier pierreux qui nous amène au sommet du ksar. La vue plongeante sur la rivière et la plaine alentour, l’immense grenier tout au fond, les tentes noires dressées au bord de l’eau pour un groupe de touristes, et juste en contre bas, les belles tours de pisé, nous rendent muets ! Et pour rendre muettes les deux filles, il en faut, vous le savez bien !





En visitant le village, nous sommes passés devant moult boutiques et avons été agréablement surpris de n’être importunés par aucun des marchands ! Nos illusions se sont envolées en redescendant du promontoire. Notre gentil guide nous propose de visiter la « maison berbère », il y en a paraît-il pour 5 minutes ! Comme il est sympa, va pour la visite. Nous sommes accueillis par un homme à l’imposante stature qui, aimablement, nous invite à boire le thé. Nous entrons dans une pièce où sol et murs sont recouverts de tapis. Des montagnes de tapis ! Nous nous asseyons par terre face à lui, notre guide sur le côté, toujours aussi discret. Sans s’arrêter de parler, notre hôte prépare le traditionnel thé de bienvenue. Nous sommes détendus et sourions à ses propos débonnaires. Il a commencé par une histoire amusante, suivie d’une devinette, nous rions, confiants et de bonne humeur. Il nous parle de la fabrication des tapis par les femmes de la montagne et nous dit qu’il n’a pas l’intention de nous en vendre. Nous sommes tout à fait rassurés, quand il nous annonce que par contre…Et le voilà qui attrape un beau coffre de bois et de cuir, jusque là caché derrière lui. Il y a à l’intérieur une profusion de bijoux « berbères » fabriqués, soi-disant dans le désert, et qui sont, bien sûr, uniques au monde ! Bon, nous y voilà ! Michel garde le sourire, Jean fronce les sourcils et nous deux, nous bavons d’envie devant les petites merveilles que le roublard a disposées devant nous ! Bien sûr, « il faut boire le thé, ne pas s’énerver et surtout ne pas parler du prix…on a le temps, ce n’est pas important…on achète, c’est bien, on n’achète pas, on reste ami ! » Bien entendu, il a vu que nous étions plus vulnérables que nos hommes et il essaie de nous appâter de toutes les façons. Il n’hésite pas le gros malin, à augmenter outrageusement les prix lorsqu’il voit que nous regardons plus particulièrement un article ! Finalement, ce sera un peu fâché quand même que nous le quitterons ! Notre guide ne bronche pas et continue à nous raconter l’histoire du village et de ses habitants. Nous lui sommes reconnaissants de ne pas nous montrer sa déception, car il ne touchera pas de bakchich auprès du marchand de bijoux. Nous compensons par un bon pourboire et reprenons la route. Nous sommes à une vingtaine de kilomètres de Ouarzazate et avons hâte de faire un brin de toilette. Je consulte le voucher qui nous permettra de loger à l’hôtel « LE ZAT ». C’est bien sur la route de Skoura, en direction des gorges du Dadès. Entrée de Ouarzazate. Nous passons comme une fusée devant la Casbah du Glaoui et je n’ai que le temps d’armer mon appareil photo, elle est déjà loin !



L’hôtel est moderne, l’eau de la piscine un peu fraîche et le serveur a un petit air d’Henri Salvador qui nous le rend tout à fait sympathique. Nous n’aurons qu’à nous féliciter du bon accueil qui nous est réservé partout où nous irons !

VENDREDI 1ER DECEMBRE 2007. La journée d’hier a été remplie d’images et de paysages les plus divers, les maisons et villages de pisé se sont succédés sur la route et la visite de Aït-Benhaddou a ravi nos yeux. Nous passons donc sans états d’âme particuliers devant la magnifique Casbah du Glaoui située à Telouèt, 1Km de Ouarzazate. (Voir la photo plus haut). Elle est d’une luminosité exceptionnelle et a été reconstruite avec des moyens financiers énormes. Les réalisateurs de cinéma s’y précipitent, on dit qu’Hemingway y séjourna et malgré cela, .... nous préférons faire la visite des studios de cinéma qui se trouvent à la sortie de la ville. Michel frétille comme un gardon à la pensée de se frotter aux prestigieux acteurs qui ont tourné là et fréquentent toujours cet endroit. D’immenses statues égyptiennes sont érigées aux abords du site. Munis du billet d’entrée, nous attendons patiemment qu’un guide soit libre pour commencer la visite. Huguette pose tranquillement et s’imagine être dans la peau de Cléopâtre. Nous nous attardons devant les affiches des films dont certaines scènes ont été tournées ici.

Notre guide est tout mignon et s’appelle Ali, je crois ! Il est marrant comme tout et démystifie une à une tous les histoires qui nous avaient faits rêver jusque là ! De l’illusion partout et du toc en veux-tu en voilà ! Des murs qui paraissaient faits en dur, ne sont en réalité fabriqués que de toile et de peinture. Des décors en trompe- l’œil, donnent le change jusqu’à ce qu’on s’en approche de près ! Eclats de rire quand on voit que tout est « bidon » ! On reste admiratif devant ce déploiement d’astuces les diverses. Vraiment aucun regret après cette visite qui nous a prouvé à quel point il est « facile » de manipuler tout un chacun ! Respect pour tous les acteurs de cette ville fantôme ! Un champ de pierres, immense devant nous, et un berger qui y mène ses moutons avec je ne sais quel espoir d’y trouver leur pitance ! Encore un qui va se faire prendre aux pièges des prestidigitateurs de cet endroit ! Le guide nous certifie que de grandes « batailles » cinématographiques se sont jouées là ! Bon ! On préfère le croire, car rien ne nous paraît plus réel ! « Laisse béton ! ». On s’amuse bien en passant d’une pièce à l’autre, les décors changent et nos délires aussi. Ali nous pose des devinettes : « Quel est le film qui a été tourné ici ? »-- Les idées les plus farfelues nous traversent l’esprit et nous lui en faisons part bruyamment ce qui le fait rire aux éclats ! Nous nous prenions pour des cinéphiles avertis, que non ! Chaque réponse est fausse ! Les garçons s’amusent à nous faire peur, bouuuuuuh ! Comme si on ne voyait pas que ce sont de faux ossements ! Quoique !!! Et puis on ne se lasse pas de jouer les reines dans ce décor « Hollywoodien » et, prendre la pose dans les escaliers qui mènent au trône de Cléopâtre n’est pas pour nous déplaire ! Il n’y a pas que Monica Bellucci sur la terre ! On me met une perruque et une couronne sur la tête, deux seins hauts placés et un régime « slim fast » pendant 2 ans, je n’aurais aucun mal pour lui ressembler…surtout de loin ! Et Ali qui rigole ! Il ne se fiche pas de nous quand même ! C’est qu’il en est bien capable, le bougre ! Direction la vallée du Dadès et plus précisément, TINERHIR aux orthographes les plus diverses, sans parler de la prononciation qui nous divisera souvent. La route qui va de Ouarzazate à Tinerhir, et au-delà jusqu’à Erfoud, a été nommée la « route des Kasbahs ». Difficile de rester insensible à la beauté de cette architecture de terre. Ces villages fortifiés, aux façades souvent décorées, ces colosses de terre puissants et fragiles à la fois sont vraiment impressionnants. Certaines kasbahs sont en piteux état, et les poteaux et fils électriques qui courent devant elles défigurent ces magnifiques bâtisses. Mais il doit être déjà suffisamment difficile de vivre là, et il serait bien mal venu de leur reprocher ce manque d’esthétisme provoqué par le peu de confort auquel ils ont droit. Un magnifique plan d’eau surprend à la sortie de la ville. C’est un lac de retenue sur le Drâa. Tout de suite, le paysage désertique, avec pour fond de décor une vue saisissante sur les sommets de l’Atlas. Certains dépassent largement les 3000 mètres. Plusieurs dizaines de kms plus loin, l’oasis de Skoura. L’œil sur la carte, nous nous interrogeons sur la possibilité de visiter le jour même les Gorges du Dadès et celles du Drâa. L’objectif est d’arriver à Boulmane-du-Dadès. Une centaine de kms nous en séparent, et la succession d’oasis et de kasbahs nous font patienter. Aux alentours de El-Kelaà M’Gouna, des enfants sur le bord de la route nous proposent des flacons et autres produits fabriqués à base d’eau de rose. On apprendra par la suite que la plupart de ces produits sont tout à fait artificiels, certaines eaux de rose étant elles-mêmes fabriquées à Casablanca ! La magie du Maroc ! Et les magnifiques kasbahs, encore et encore…jusqu’à Boulmane, embranchement à ne pas rater si on veut voir de plus près les célèbres gorges du Dadès.

Le début de la vallée est riant, les minuscules champs irrigués par le torrent, les vergers d’amandiers et de noyers offrent un paysage reposant. Les villages en terre rouge sont accrochés à la montagne. Un camaïeu de couleurs splendides. De l’autre côté de la rivière, une formation géologique extraordinaire. Elle est appelée le « cerveau de l’Atlas » ou « les doigts de singes ». Nous prendrons cette photo en revenant et les derniers rayons de soleil donnent à ces roches une couleur et une dimension surprenantes ! La route est bordée de petites auberges où il ferait bon s’arrêter, mais il y a tellement de choses à voir ! (symbole berbère sur pratiquement toutes les maisons) On croise des femmes qui portent de lourdes charges. Elles ont sur le dos de grands morceaux de tissu remplis d’herbes qui doivent servir à nourrir le bétail. D’autres s’en servent pour porter leur bébé ! Nous essayons le plus discrètement possible de saisir quelques personnages mais les images ne sont pas trop nettes ! Tant pis ! Notre chauffeur n’a pas l’intention de ralentir chaque fois que nous avons l’impression de faire la photo du siècle. De grands fous rires nous tordent le ventre. Lilou ne fait que râler, fustigeant Huguette qui soumet à rude épreuve les piles de son appareil. C’est vrai aussi ! Elle vise au petit bonheur la chance, tout ce qui pourrait devenir le scoop de l’année ! En fait, c’est surtout le montant des portières qu’elle photographie avec le plus de réussite. Je ris tellement que j’en prends à mon tour pour mon grade ! « Et l’autre (moi) avec son téléphone…Blip, blip, blip… » Ces vieux alors, pas moyen de rigoler ! Puis la route se fait plus étroite, les parois plus abruptes, plus menaçantes au dessus de nos têtes. La végétation se fait plus rare et tout à coup, une brève mais impressionnante montée en lacet nous permet d’avoir une vue saisissante sur les gorges. Plus d’une centaine de mètres de profondeur pour moins de dix de large ! Puis la route redescend doucement pour arriver au niveau de la rivière et là, c’est le spectacle à l’envers, l’immensité de ces murailles qui nous surplombent, nous écrase. Le soleil est encore assez haut pour pénétrer entre les parois verticales. Nous levons la tête à la limite du torticolis ! Le jeu de lumière entre eau et minéraux est vraiment fantastique. Dommage que la photo ne soit pas fidèle à ce que voient nos yeux ! La proximité de ces falaises est telle qu’il est impossible de faire quelque chose de bien. Tant pis ! Il commence à se faire tard et c’est à regret que nous rebroussons chemin Quelques notes sur la carte me rappelle le nom de cet endroit : « le défilé d’IMDIAZEN ».

Au sommet du col, juste avant d’entamer la descente en lacet sur Boulmane, une petite auberge juchée sur un piton rocheux attire notre attention. Il est l’heure du déjeuner et nous trouvons plus judicieux de nous arrêter là. C’est sympa comme tout, les gens sont charmants et sont prêts à confectionner un beau tajine dans l’heure. Photos sur les gorges en descendant des escaliers aux marches inégales, visite dans les toilettes « berbères » et Huguette qui tombe sous le charme d’un jeune homme. Celui-ci lui présente plusieurs tapis tissés par sa femme et elle se laisse aller ! Un beau tapis rouge en laine épaisse qui agrémentera l’entrée de sa maison. Toute fière, la Guichou ! La fin du repas sera animée car nous sommes les témoins d’un mini drame. Nous avons été intrigués dès notre arrivée par l’attitude d’un homme. Il a le verbe haut et le geste large, l’apanage qui sied à tout individu décontracté, bien dans sa peau et surtout au dessus de tout soupçon. Mais il en fait peut-être un peu trop et c’est sans surprise que nous découvrons qu’il n’est qu’un vulgaire petit escroc. Il a trouvé le moyen de partir sans payer et ce sont les cris de colère du restaurateur qui nous font lever d’un bond. Collés contre le bord de la rampe sur la terrasse qui surplombe la route, nous tentons avec force gestes, d’attirer l’attention du mauvais payeur, lui accordant encore le bénéfice du doute. Après tout, ce n’est peut-être que de l’étourderie ! Il est écoeuré le patron du resto ! On a maintenant la certitude qu’Arabes et Berbères ne sont pas copains du tout ! Allons bon ! Cap sur Boulmane-du-Dadès et direction Tinerhir. Un œil fébrile sur le voucher qui me donne l’adresse de l’hôtel : « la casbah de Tombouctou, 126, av.Bir Anzarane ». Fouette cocher ! Tinerhir est une étape importante et le point de départ de nombreuses excursions dont celle des célèbres Gorges du Todra. On nous en a tellement parlé que nous nous engageons dans la route qui y mène, négligeant l’entrée de la ville et la possibilité de rejoindre notre hôtel. La végétation luxuriante prouve que l’eau est toute proche. Les nombreux palmiers et arbres au bord du chemin poussiéreux cachent à demi les magnifiques casbahs de pisé de l’autre côté du torrent. Nous sommes pratiquement au niveau de la rivière. Et puis, la route s’élargit, et nous succombons sous le charme de la palmeraie, de la ville ocre et rouge que l’on découvre au loin, des champs minuscules, cultivés avec soin. Nous descendons de voiture et essayons de fixer sur la pellicule ce morceau de paradis ! Après avoir consulté la carte routière et compris que la nuit tomberait sur nous avant peu de temps, nous retournons sur nos pas et faisons notre entrée dans la ville. Celle-ci a l’air animé et la large avenue est bordée de magasins et d’ateliers artisanaux eux-mêmes situés sous de grandes arcades. Je repère la poste près d’un grand espace arboré et me souviens des cartes postales à envoyer aux amis. Ne pas reproduire la mésaventure de Marrakech et ne pas oublier de vérifier les adresses avant la mise en boîte ! (Certaines cartes ne sont parvenues à leur destinataire qu’au mois de février !!! Le « facteur à dromadaire » a eu bon dos ! Hi Hi Hi)

La Casbah de Tombouctou. Mais où est-elle ? Nous l’avons dépassée quand, tournant la tête j’aperçois, son enseigne lumineuse coincée entre deux magasins. Soupirs de soulagement, demi-tour. Garés devant une boutique qui vomit à tue-tête la dernière chanson à la mode, nous déplions nos jambes engourdies et prenons la mesure de notre fatigue. C’est un catalan, Roger Mimo, qui, amoureux de l’architecture du Maroc et particulièrement de cette région, a restauré une ancienne casbah. Le couloir qui mène à la réception, est tapissé de photos qui rappellent aux voyageurs l’ampleur des travaux effectués. Chaque chambre a son propre décor. Le mobilier en bois de laurier-rose, le crépi de terre sur les murs, les plafonds en tataoui, (Technique décorative : baguettes de lauriers, peintes, assemblées et entrecroisées entre les poutres d'un plafond, formant un décor géométrique), les tentures et rideaux aux couleurs chaudes et profondes, la jolie salle de bain, les sofas sur lesquels on peut s’écrouler, les lumières tamisées qui donnent une ambiance sensuelle à la pièce, nous font taper des mains de joie ! Vite, photo ! Finalement, un peu plus de lumière ne serait pas de trop ! Déjà que je suis un peu contrariée de l’épisode « promenade apéritive », il ne faut pas m’énerver ! Non, je rigole ! Mais c’est vrai aussi, pas moyen de flâner le nez au vent dans ce pays ! Mes cartes postales à la main, je marche aux côtés d’Huguette quand un jeune homme nous accoste. Il est « mimi » tout plein et parle bien le français. Il a l’air content de deviser avec nous et nous l’écoutons attentivement quand il nous parle de sa vie, de ses études. Nous sommes près du parc dont je parlais tout à l’heure et le bureau de poste n’est pas loin. Et voilà qu’un deuxième luron se joint à notre groupe ! (Peut-être même « larron !) Largement moins mignon que le premier et surtout beaucoup plus pressant ! L’ambiance change d’un coup et on a un petit mouvement de contrariété qu’il perçoit très vite. Alors il change de façon de faire et semble remarquer les cartes que je tiens à la main. Pour dissiper le malaise, je lui demande à quel endroit je pourrais déposer ces dernières. J’aperçois au même moment une boîte aux lettres sur la façade de la poste juste en face de nous et me dirige donc par là. Mais non, il me prend vigoureusement par le bras et me dit : « Non, non, par là c’est mieux ! »- Et je me retrouve propulsée à la vitesse « grand V » sur le côté gauche du bâtiment et devant une ouverture dans le mur qui ressemble à celle d’une ancienne boîte. Je proteste en lui disant : « Tu es sûr que mes cartes ne vont pas être perdues ? ». Il affirme énergiquement que je n’ai aucun souci à me faire, que c’est vraiment là qu’il faut que je pose mon courrier, bref, je cède car il est trop ch…, je ne dis pas le mot ! Je glisse avec appréhension mes cartes dans le trou béant et les lâche avec regret sous l’œil attentif de mon compagnon. Le bruit que je perçois me rassure quelque peu, on dirait que la boîte est bien remplie. Est-elle régulièrement vidée ? That’s the question ! Je me méfie de lui et l’avenir me prouvera que j’avais tort d’un côté et raison de l’autre ! Le courrier a bien été expédié, mais il est parvenu tellement tard à leur destinataire que je garde toujours un doute quant à la vélocité avec laquelle il a été traité ! C’est bien entendu au moment de les quitter que cela se complique un peu ! Ils essaient l’un et l’autre de nous retenir, veulent nous accueillir chez eux, nous invitent à prendre le thé et surtout, à admirer les tapis que fabriquent leurs mamans ! Et comme d’habitude, sans obligation d’achat !!! Du coup, fini la promenade, nous repartons vers l’hôtel ! Quelle barbe ! Il doit pourtant y avoir de jolies choses à voir dans cette ville ! Il y a devant La Casbah de Tombouctou, une cabine téléphonique. Guichou s’y engouffre, elle veut parler avec Floflo. Mais le bruit de la rue et le magasin de disques en face qui diffuse toujours à tue-tête le dernier tube, la gênent et elle est déçue de ne pouvoir entendre la petite. Plus loin un Point Phone va nous sauver. Pour quelques dirhams échangés avec le monsieur de service, nous pourrons communiquer avec nos enfants respectifs. Quel bonheur d’entendre leur voix ! Il faut aller se coucher, demain le programme est chargé. Visite des gorges du Todra puis départ vers Merzouga et les belles dunes ! J’ai des fourmis dans les jambes rien que d’y penser. Vite, vite !

Nous nous arrêtons pour la deuxième fois à l’endroit qui nous avait tant plu la veille. La lumière du matin magnifie la vue que nous avons sous les yeux. Tout paraît paisible jusqu’au moment où les pétarades d’un moteur de mobylette donnent l’alerte. Nous tournons la tête de ce côté quand Jean nous signale un autre intrus. Comme sorti de terre, un homme que nous n’avions pas vu, s’approche de nous. Nous rentrons dans la voiture, maudissant cette mauvaise habitude qu’ils ont tous : harceler les touristes ! Comme les gorges du Dadès, le départ se fait à peu près au niveau de la rivière et la vallée est assez large. De nombreux campings et auberges jalonnent le parcours, puis vient la partie la plus spectaculaire : un défilé de quelques dizaines de mètres de large avec des parois verticales de près de 300m de haut. Petite déception pour moi qui aurais bien voulu aller plus loin, mais il faut laisser la voiture et continuer à pied, alors…Et puis il y a encore du chemin à faire, ce soir nous devons dormir dans le désert…Youpi ! Jean est un peu préoccupé par cette étape et nous presse de partir. Retour sur Tinerhir et direction d’abord Erfoud, puis Merzouga représenté par un tout petit point sur la carte ! Je me rassure en regardant les derniers vouchers. Prochain contact : LE KSAR BICHA. Au moins 200 kilomètres à parcourir, il vaut mieux ne pas s’attarder. Erfoud est encore assez loin. Cette ville est importante car située à l’entrée du désert. On peut dire que c’est la capitale touristique de la région : hôtellerie florissante et nombreuses boutiques artisanales. Ici est commercialisée la fameuse « pierre d’Erfoud », pierre noire incrustée de fossiles. Nous allons avoir plus d’une fois la frayeur de notre vie, en évitant de justesse tout le long de la route qui nous mène à Merzouga, de téméraires vendeurs de pierre qui se jettent carrément sous nos roues. Cette route goudronnée s’étire devant nous et le contraste est frappant : la palmeraie, alimentée par l’eau qui coule invisible, déploie avec magnificence de superbes palmiers, tandis que quelques mètres plus loin, les cailloux fleurissent par milliers ! Des hommes creusent la terre pour dénicher sûrement les pierres qu’ils proposeront aux touristes, tandis qu’une femme, juchée sur un petit âne, vient de récolter quelques légumes dans un des jardins de l’oasis. Autrefois nomades, les populations berbères se sédentarisent de plus en plus et occupent pratiquement tous les endroits situés le long des points d’eau. Leur condition de vie est bien rude et c’est avec beaucoup de respect que nous les observons. Nous ne pourrons nous empêcher d’éprouver quelques remords, lorsque nous ne serons pas assez généreux.

Puis, très vite, changement de paysage. Les cailloux dominent, plus de palmiers même clairsemés à l’horizon, la plaine (hamada) est immense, la lumière intense. Le regard se perd. Devant nous, la route toute droite, et sur les côtés, au loin, très loin, les prémisses du désert tout proche. Pas de marchands de pierre dans le coin, nous en profitons pour faire une « pause pipi » derrière l’un des mamelons pierreux en bordure de route . C’est là que je prendrai en photo les petites fleurs, pensant que ce serait les dernières que nous aurions l’occasion de voir, pendant un bon moment ! On « grimpe » sur les monticules de sable, imaginant déjà être au pied des dunes ! Michel n’a pas quitté son chèche, il est fin prêt pour affronter le soleil du désert. On ne voit plus que ses yeux bleus, je me surprends à penser à Lauwrence d’Arabie ! Non, Huguette, je rigole ! Quoique, fais gaffe quand même ! Lit-elle dans mes pensées ? Elle se rapproche de son mari et ne le quitte pas ! Encore une heure de route pour arriver aux environs de Merzouga. Le ksar Bicha, est-il avant ou après la ville ? Nous scrutons attentivement chaque panneau en bord de route, car les dunes de l’erg Chebbi, bien qu’encore éloignées, sont maintenant visibles. Euréka ! Nous y sommes ! Quelques kilomètres avant merzouga, une pancarte sur le bord de la route. C’est là ! Quelques arbres, du sable et des constructions ici et là. Pas d’erreur, nous sommes arrivés ! Jean gare le 4x4 et nous descendons timidement, cherchant un interlocuteur qui nous rassurera. Dans le hall de la réception, quelques bagages sur le sol attirent notre attention. Ce sont ceux du jeune homme qui se dirige vers nous. Il nous dit tout d’une traite : Qu’il vient juste d’arriver, qu’il est le nouveau cuisinier, que le patron n’est pas là, mais que si on le veut, il nous fait quelque chose à manger ! Dis donc, il est à l’air aussi désorienté que nous ! Va pour une omelette au fromage (qui nous restera un peu sur l’estomac) et quelques fruits. Pas faciles à manger, les grenades ! Il est là, le beau Ali. Je ne résiste pas à l’envie de vous le montrer. Petit coup d’œil à Huguette . Ah, si on était plus jeune ou… si nos maris n’étaient pas là !

Et il est coquin comme tout, il se moque de notre accent et s’amuse à répéter nos phrases en exagérant notre prononciation. Morveux, va ! Le gars qui doit nous prendre en charge pour la « traversée » du désert n’est pas encore arrivé et on parle du Paris-Dakar, du Trophée des Gazelles…et voilà Ali qui nous propose une petite démonstration dans les dunes avec le 4x4 que nous a loué Fouzia ! Les premières vagues de dunes ne sont qu’à une centaine de mètres du ksar. On craint un peu pour le 4x4, mais Ali a l’air sûr de lui et nous affirme que c’est un exercice auquel il se livre souvent et ce, avec n’importe quelle voiture. Alors… ! Les garçons ont l’air intéressé, les filles l’air effrayé…mais il y va de notre honneur, il n’y aura pas de dégonflé dans la troupe ! Ali s’installe au volant, Jean est à côté de lui, Guichou, Lilou et moi sur la banquette arrière. J’allume la caméra. Départ…pour l’instant, ça va, le terrain est plat ! On grimpe tranquillement sur la première dune, la crête est suffisamment large pour ne pas s’inquiéter. Cool ! Tout d’un coup, Ali braque le volant à 90° et voilà la voiture qui plonge dans le creux de la dune ! Maman !!! La caméra ne filme plus que le sol et l’instant d’après, que le ciel ! Bonjour le reportage ! Les garçons restent stoïques tandis que les filles commencent à pousser des cris d’orfraie ! Il faut que je sois honnête, c’est surtout moi qui crie ! Guichou rit, toujours aussi placide devant le danger ! Elle a confiance, paraît-il ! Et Ali qui répète et répète la manœuvre pour que les gars comprennent bien comment il faut faire ! Quand le conducteur sent qu’il ne peut plus rouler facilement sur la dune, il faut qu’il en redescende « fissa » en braquant le volant de cette façon et cela sans aucune hésitation ! Autrement, gare à l’ensablement ! Stop. Ali descend et Jean se met au volant. Je ne veux pas montrer que j’ai peur et serre les dents. Je ne veux pas que Jean pense à autre chose qu’à la conduite de ce maudit engin! J’ai confiance, mais !!! Jean est attentif et suit scrupuleusement les consignes d’Ali. L’ambiance est chaude dans le 4x4, surtout sur la banquette arrière ! Les cris fusent souvent et la caméra valdingue de tous les côtés. Je suis sûre qu’on aura le « tournis » simplement en visionnant le film ! Et le ballet continue : je monte, je roule et je descends à 90° ! Bon sang de bonsoir ! Je commence à avoir chaud partout ! Stop ! Tout le monde descend ! Nous sommes sur une portion de terrain relativement plat et c’est Lilou qui prend le volant. Je ne comprends pas pourquoi Huguette panique ! N’aurait-elle pas confiance en son mari ? On roule un petit peu encore quand Ali nous conseille de descendre. Allons bon ! Ou il en a marre de nous entendre crier, ou il n’a pas trop confiance lui aussi ! Je penche gentiment pour la première hypothèse ! Jean prend la caméra et nous regardons le véhicule s’éloigner. Tout baigne ! On les voit se diriger vers une dune, y grimper quelques instants et puis…Que se passe-t-il ? 4x4 stoppé en plein élan, perché sur la crête de la dune. Lilou qui essaie de redémarrer et qui apparemment n’y arrive pas. Ali descend et regarde sous la voiture, alors là, la panique revient. Zut ! Pourvu qu’il n’y ait rien de cassé ! Comment allons nous faire pour continuer ? Nous les rejoignons au pas de course et constatons avec effroi que la voiture est ensablée. Tout le monde à quatre pattes ! Nous nous servons de nos mains comme pelle de fortune et essayons fébrilement de dégager les roues du sable qui les maintient prisonnières Plus de peur que de mal, Ali reprend le volant et nous ramène sagement au point de départ ! Allez, fini de faire des bêtises ! Revenons au ksar. Notre méhariste doit être arrivé ! Le voilà, il s’appelle Hassan, il a un sourire éblouissant et porte la tenue bleue des hommes du désert ! Les quatre dromadaires sont couchés sur le sable, jambes repliées sous le ventre. Leurs gros yeux ombragés de grands cils sont fixés sur nous. Ils mâchouillent je ne sais quoi et leurs mâchoires vont et viennent de façon fort disgracieuse d’un côté et de l’autre de leur bouche ! Hou lala ! Mon ventre a des gargouillis de mauvais augure ! Je regarde mes compagnons…ils ont un petit air qui me fait penser que je ne suis pas la seule à me poser des questions ! Nous avons noué tant bien que mal, notre chèche, Jean s’obstinant à ne rien vouloir sur le crâne ! Il a emporté son bonnet de ski bleu marine et le mettra sûrement plus tard. Hassan nous aide à grimper sur les bestioles, je me retrouve sur le premier, Guichou clôture la marche, les deux « gazous » entre nous deux. Ma pauvre monture doit supporter mon poids et celui des provisions qu’Hassan a chargées dans de gros sacs jaunes. Huguette a été la première à faire le grand saut. Hassan lui fait la courte échelle, lui permettant d’enjamber plus facilement la bestiole qui n’a pas arrêté pour autant de ruminer. Sont-ce des ruminants, ces camélidés-là ? Que oui, je viens de vérifier ! On sait aussi qu’ils n’ont qu’une bosse et on voudrait bien la voir ! On a l’impression qu’on pourrait mieux caler notre postérieur si elle était visible. Mais la selle est cachée elle aussi sous une couverture et c’est au petit bonheur que nous y posons notre fessier ! Il sera bien difficile de rectifier la position lorsque ces charmantes bêtes iront l’amble. Guichou est concentrée et tient fermement le devant de la selle. Nous l’observons avec attention. Hassan, tout en maintenant Huguette, donne un léger coup sur les pattes arrière du dromadaire. Oh, purée ! On voit Huguette partir vers l’avant, puis vers l’arrière, l’animal est maintenant debout. Guichou nous domine largement ! C’est au tour de Lilou ! Pas de panique, tout se passe bien. Jean se retrouve haut perché dans la minute qui suit. Allez, bibiche, c’est à toi ! Qu’il est gentil cet Hassan ! Il voit que j’ai un peu peur et fait tout ce qu’il faut pour me rassurer. Les quatre dromadaires sont reliés les uns aux autres par une corde dont Hassan tient une extrémité. Nous sommes équipés pour cette expédition comme des pros ! Chaussures et pantalons de montagne, chèches noués laborieusement sur la tête pour certains, sacs à dos remplis d’affaires de toilette et de quelques vêtements. Et Hassan qui trotte dans le sable avec des nu-pieds éculés ! Il se retourne de temps en temps pour surveiller ses nouveaux compagnons. C’est dans une position tout à fait « confortable » que nous faisons nos premiers pas : jambes écartelées, dos ronds, pieds ballants, les mains fermement accrochées au pommeau de la selle invisible, le corps soulevé et balancé tantôt à droite, tantôt à gauche. Ah, elle a fière allure la caravane ! Cette photo a été prise par Hassan qui, pour ce faire, a dévalé la pente, pieds nus. Les dromadaires doivent être habitués à tout ce cirque car, livrés à eux-mêmes, ils n’ont pas bougé d’un pouce. Heureusement pour nous, d’ailleurs !

Mais que font ces gosses ? Ils courent après nous et réclament des bonbons qu’Huguette s’empresse de distribuer. Notre guide rappelle à l’ordre les gamins et leur dit de s’en aller car les dromadaires n’apprécient pas leurs cris et commencent à manifester du mécontentement. Ils se mettent à blatérer, et je vois avec effroi, sortir de la bouche fendue de ma monture, une énorme langue toute tordue qui s’agite dans tous les sens. Sa tête qui pivote vers les intrus me rappelle le film dans lequel jouait Coluche : « Banzaï » ! A part que là, ça ne me fait pas rire, mais pas du tout ! On demande à Huguette d’en finir avec ses largesses ! Le ksar Bicha est pratiquement hors de vue. Plus qu’une heure et demie à être ballotté de la sorte, ce n’est pas la mer à boire ! Où est-elle la mer ? Pour le moment, nous naviguons au milieu de vaguelettes de dunes. Le terrain n’est pas trop accidenté et nous cheminons « cahin-caha », en essayant de garder une assise à peu près correcte. On arrive même à prendre des photos et on pose des questions à Hassan sur le relief qui est autour de nous. On apprend que ces premières dunes ne sont pas stables, contrairement à celles que nous verrons plus tard, et qu’elles se déplacent souvent au gré des vents. Quelques courageux palmiers consolident leur attache à ce sol mouvant et des traces blanches par terre amènent d’autres questions. Ce sont des traces de sel qui, après évaporation de la rosée ou de l’eau qui tombe parfois, affleurent le sol. L’erg Chebbi est le massif le plus important du Maroc, il s’étire sur une trentaine de kilomètres et sur une largeur maximale d’une dizaine de kilomètres. Nous allons dormir dans le creux de la plus haute dune de l’erg : 150m de haut, la dune ! Je suis impatiente de la voir ! Les crampes dans les jambes, les douleurs sournoises au creux des reins, les adducteurs qui sont soumis à rude épreuve, nous font faire la grimace. On se tortille en essayant de trouver une position plus confortable, mais les « chevaux du désert » opposent de la résistance ! On échange quelques conseils difficilement praticables, on geint le plus doucement possible pour qu’Hassan ne se paie pas notre tête ! On monte sur la crête des dunes et on redescend dans les creux…comme avec le 4x4, mais on crie moins fort ! Le temps commence à peser à certains, n’est-ce pas Jean ? Il me semble qu’il fait un peu la tête, l’Aspois ! Ah, ce n’est pas sur un âne qu’il est assis ! Quel extraordinaire paysage ! Le soleil qui baisse à l’horizon, joue avec le relief et donne des couleurs changeantes aux dunes qui nous entourent de tous les côtés. La couleur dominante tire sur le rose et le beige orangé, mais selon la face qui est éclairée, la palette des nuances s’élargit. Tout est douceur, les courbes, les teintes, le silence. Et Hassan, qui se met à fredonner, ajoute un peu plus au bonheur ambiant ! Le sourire rassurant d’Hassan et son doigt pointé dans une direction : le bivouac est en vue. Effectivement, on aperçoit une tache noire au pied d’une immense dune rose. C’est là que nous allons passer la nuit ! L’aventure continue et les surprises vont se succéder, pour notre plus grande joie. C’est avec quelques difficultés que nous descendons de nos montures. Aïe, aïe… ! Il faut redonner du jeu à nos articulations traumatisées ! Je commence à comprendre pourquoi Lucky Luke a les jambes arquées ! Le chamelier décharge les sacs qui sont sur la bête de bât, enlève les couvertures qui nous servaient d’amortisseurs, détachent les dromadaires et les fait coucher sur le sable à bonne distance de la tente. Ils les attachent ensuite les uns aux autres et les entravent pour empêcher toute velléité de fuite. Les animaux se laissent faire docilement et si la manoeuvre nous impressionne un peu, les voir continuer leur mastication sans broncher, nous rassure ! Le sol est jonché d’excréments et nous nous félicitons de ce que le campement soit plus loin. Nous dévalons la pente jusqu’à la grande tente noire et déposons en vrac nos affaires. Hassan nous suggère de grimper sur l’une des dunes qui nous entoure et de guetter le coucher du soleil. Ce sera aussi l’occasion de se cacher pour faire un petit pipi. On est des humains, pas vrai ? Les toilettes aseptisées dont rêvait Huguette ne sont pas au rendez-vous ! Nos hommes se sont étendus sur le sable, se croient-ils à la plage ? Et Jean qui n’a pas enlevé son anorak ! Nous partons à l’assaut de la dune sans complexe, d’un pas bien décidé.

Mais bien vite, le souffle nous manque et les muscles de nos jambes se raidissent. Il nous semble impossible de faire les derniers mètres ! Nos « gazous » tendent vers nous une main secourable que nous saisissons précipitamment ! Quel spectacle ! L’émotion m’envahit totalement. Mon rêve d’enfant s’est réalisé ! Assise sur la crête de la dune, je regarde autour de moi et ne vois qu’une immensité de sable aux couleurs merveilleuses, des courbes harmonieuses où le regard se perd et s’alanguit. Ma poitrine est soulevée par un gros soupir de contentement, et je regarde mes compagnons. Nous restons, tous les quatre, un grand moment sans parler. On essaie de réajuster nos coiffes, on est dans le désert ou on n’y est pas ! Jean a mis son bonnet !!! Heureusement, nous n'avons pas de miroir, ce qui nous laisse tout à fait décontractés, face à l'objectif ! 😎 La position que nous occupons n’est pas très confortable et nous enfonçons bien fort nos talons dans le sable qui glisse sous nos pieds. En face de nous, tout au loin, la barrière rocheuse (la hamada du Guir) qui sépare le Maroc de l’Algérie, pays natal de Guichou. Nous jouons à la petite chèvre de Mr Seguin en voyant derrière nous, tout en bas, le minuscule campement et la silhouette bleue d’Hassan. Notre guide a l’air bien actif. On le voit en train de défaire les sacs, il serait peut-être temps d’aller lui donner un coup de main, et de visiter notre « hôtel » ! Ce bivouac est un ensemble de plusieurs tentes, de toiles noires, lourdes et épaisses qui ne laissent passer, une fois les pans d’ouverture rabattus, ni la lumière, ni le froid, ni la chaleur. A la gauche de la photo, la grande chambre que nous partagerons tous les quatre. A côté d’elle, un espace assez large où sont entreposés couvertures, matelas et oreillers. Formant un angle droit avec ce que je viens de décrire, une tente plus importante où se déroulera le repas. Personnellement, Jean et moi connaissons les « joies » du camping. Guichou et Lilou vont apprendre à vivre au ras du sol et prendrons même du plaisir à s’étaler sur les coussins qui nous servent de siège ! Hassan s’active et pèle oignons, pommes de terre, tomates et poivrons. Il refuse gentiment notre aide et dit que tout sera prêt dans un moment ! Il a l’air un peu intimidé ou tout simplement préoccupé par toutes les tâches qu’il doit accomplir en si peu de temps. Nous le laissons vaquer à ses occupations et, mollement étendus sur les coussins, nous essayons de récupérer de la rando à dos de chameaux ! La nuit tombe tout doucement, le ciel s’étoile de plus en plus. Un trépied posé sur le sol et relié à une bonbonne de gaz accueillera le tajine, le lourd plat de terre brun vernissé que nous avons aperçu à l’entrée. Hassan a émincé les oignons, les pose au fond du plat et ajoute les morceaux de poulet. Il alterne les lamelles fines de pommes de terre, les rondelles de tomates et les lanières de poivrons, sale le tout avec du gros sel, met des épices et de l’huile, ferme le plat avec le couvercle en forme de cône qui permet à la vapeur condensée en fines gouttelettes de retomber sur les mets et de se mêler au jus ! Miam ! Les parfums qui s’échappent très rapidement du tajine sont tout à fait alléchants et nous serons soumis à rude épreuve pendant environ deux heures. Notre cuisinier est amusé par la curiosité qui nous anime.

Que fait-il maintenant ? Il émince à nouveau un gros oignon rouge, il coupe en minuscules dés les tomates, les poivrons verts, les concombres, et arrange harmonieusement le tout dans un grand plat. Il a gardé un concombre qu’il pèle, coupe en plus gros morceaux qu’il évide et met une olive noire dans chacun des trous ainsi faits. Le plat est maintenant agrémenté d’une jolie couronne de concombres aux olives ! Il est fier Hassan, de la jolie photo que nous lui montrons ! Le plat principal mijote doucement, la salade est prête, Hassan a l’air content de lui. Nous sommes installés plus ou moins confortablement sur les coussins, et il nous rejoint en tenant dans ses mains un taârija, instrument à percussion en céramique et cuir de chèvre. Je suis assise à côté de lui et il me tend une paire de crotales appelés aussi qarabek. Je suis sensée l’accompagner en rythmant avec ce truc-là le chant qu’il entonne pendant qu’il frappe avec ses doigts ou la paume de ses mains sur le taârija ! Je tourne et retourne dans mes mains ces morceaux de métal et reste perplexe quant à la manière de faire vibrer ce drôle d’outil ! Hassan rit de toutes ses dents et daigne enfin nous expliquer comment s’en servir. Effectivement, il y arrive beaucoup mieux ! Alors, chacun notre tour, nous allons essayer à sa plus grande joie, d’accompagner le chant monocorde et néanmoins enthousiaste qu’il recommence. On se coince les doigts, on n’arrive pas à suivre, peu importe, c’est vraiment une partie de rigolade ! Et puis voilà qu’il veut jouer aux devinettes et demande si on connaît des histoires. J’en ai une en mémoire, celle que nous a racontée le berbère « marchand de bijoux hors de prix » de Âït- Benhaddoù. --« Quelle différence y a-t-il entre un chameau et une femme ? »--Il me regarde et ses yeux noirs sont interrogateurs. Ah, je lui en bouche un coin !--« Avec un chameau, tu traverses le désert, avec une « gazelle », toute la vie ! » Et vlan ! Dans l’élan, on apprend qu’il a une femme « Fatima » et, je crois deux enfants, qu’il est pour les mariages d’amour, mais en même temps, on sent bien que le poids de la famille et le choix de celle-ci pour choisir une épouse « bien », est très important ! --« Car si les parents de la future épouse sont bien, il y a de fortes chances pour que la jeune fille le soit aussi !!! »--dixit Hassan ! Et ce n’est ni Guichou ni moi, qui avons été choisies sur ces critères, qui allons le contredire ! Devinette, avec gestes à l’appui : --« Qui est plein comme ça et vide comme ça ? » Il met tantôt la paume de la main vers le bas, doigts légèrement recourbés, tantôt tournée vers le haut ! C’est à notre tour d’avoir l’air interrogateur ! Assis en tailleur, il se balance d’avant en arrière en riant fort ! On lui fait répéter et le mystère reste entier. Alors il dit d’une voix puissante qu’il y a quelqu’un parmi nous qui pourrait répondre ! Allons bon ! Qui est-ce ? C’est Jean, et l’objet à deviner, il l’a sur la tête…son bonnet ! Quelle rigolade ! Ah quand on est heureux, il en faut peu !!! Tout content, le naïf Hassan ! Puisque c’est ça, on s’en rechante une autre ! Bon, les paroles, c’est plutôt difficile, mais l’air, no problem ! On arrive à fredonner le leitmotiv qu’il nous chante depuis le début ! Il s’amuse à nous appeler par l’équivalent en arabe, de nos prénoms : Mostafa (Jean), Mohammed (Michel), Radija (Huguette) et Fatima (Marie). Je ne garantis pas l’orthographe pour le pseudo de Guichou ! Le moment tant attendu, arrive. Le repas va nous être servi sous une tente berbère, au cœur du désert, par un superbe homme en bleu ! Le top du top !

Bien sûr, il a mis des fourchettes, mais le plat est au centre de la table et comme la coutume le veut, ce devrait être avec les doigts que nous devrions partager ce bon plat. J’observe Hassan et j’ai envie de faire comme lui. Je tiens un morceau de pain dans la main gauche et approche la main droite du plat. J’essaie d’attraper le plus adroitement possible la nourriture, en me servant seulement de trois doigts, « les doigts d’Adam ». L'expression "manger avec la fourchette d'Adam" est une phrase polie pour désigner le manque de savoir-vivre dans la manière de se nourrir ou pour assumer soi-même le fait de manger avec ses doigts. (manière de vous montrer, chers lecteurs, que je me suis enrichie au hasard de mes recherches !) 😉 Pas fastoche ! Mais j’y arrive quand même et déguste ce poulet cuit à l’étouffée avec gourmandise. Cela ressemble fort au poulet aux oignons que l’on fait cuire à la maison, mais avec un parfum de je ne sais quoi qui fleure bon les vacances ! Les derniers morceaux de pain enlèveront les dernières fibres « oignons-poulet » caramélisées au fond du tajine ! Re-miam ! Hassan débarrasse la table et ne veut pas être aidé. Il est tout fier de ses nouveaux « invités » et nous parle avec dédain de ces touristes, je crois Japonais, qui --« eux manger, dourmir, ci tout ! Fatigués, toujours fatigués !». Pas marrants, les Japonais ! Et voilà qu’il nous parle, japonais, allemand et anglais ! Quelques mots et expressions certes, mais là, il marque des points ! Sacré Hassan ! Et il rit à gorge déployée en voyant notre air stupéfait ! On lui pose plein de questions et il répond avec application. Il est quelquefois difficile de comprendre « son français », nous essayons de parler plus lentement pour qu’il comprenne le « notre » ! On demande de quelle matière est faite la tente. Il répond--« avec des bouts d’étoffes tissées par les femmes, avec de la laine de chèvre et de chameau », il ajoute et là, nous tendons l’oreille, perplexes, (Je vais écrire phonétiquement, du moins essayer !!!)--« et y en a disicour. » --Disicour ? Qu’est-ce que ça veut dire ? Et il s’obstine à répéter ce mot, ne comprenant pas notre étonnement. Il ne parle plus, réfléchit puis, un éclair dans les yeux, il nous pose une autre devinette. -« Tu as une voiture--oui--Tu as quatre roues--oui--Alors, tu as une disicour-- ! Mais bon sang, oui, il y en a une « DE SECOURS » !!! On comprend alors ce qu’il voulait dire. Les femmes tissent toujours un morceau de tissu en plus pour pallier d’éventuelles déchirures dans la toile, la voilà la « toile disicour » ! Et allez, une autre pinte de rire ! Comme il rit aussi fort que nous en se tapant sur les cuisses, je me demande qui se moque de l’autre. Hum ! La nuit est complètement tombée depuis un bon moment, il serait temps d’aller faire un tour dehors. Brrr ! Il fait froid, et nous remettons bien entendu le chèche autour de notre tête. Il nous va si bien ! 🤪 Jean enfonce son bonnet au ras des oreilles ! Hassan nous promet de nous faire faire du « ski berbère » sur les dunes ! Il faut d’abord y grimper, sur les dunes ! Elles sont là, qui se détachent sur un ciel étoilé. Le silence est parfait, on a le nez fixé sur le firmament et Hassan nous dit d’observer le ciel attentivement. Les étoiles « ithri ou titrit » filantes sont légion dans le coin. Bien entendu, j’en vois plein et Jean se moque de moi en me disant que je me laisse influencer. Mais non, je suis sûre que j’en aie vues ! Je veux en avoir vues ! C’est trop beau, trop magique ! Et la lune qui nous sert d’éclairage a un bien joli nom en berbère : Ayour. On pourrait presque dire qu’on y voit comme en plein jour si ce n’était l’absence de couleurs ! Et Hassan qui rigole doucement devant notre émerveillement et qui se moque de nous en transformant en «ci tri jouli » le « Oh que c’est joli ! » qui nous échappe à chaque instant ! Allez, faudrait voir de là-haut ! Départ en fanfare et arrivée dans la douleur ! Encore les mains tendues pour les fragiles gazelles ! Ici, on a le droit et même le devoir d’être moins forte que les hommes. Quel bonheur ! On rit, on se bouscule, on fait semblant d’avoir peur ! Le sable file un peu sous nos pieds et la notion des distances nous est devenue étrangère. La tente paraît bien petite, tout en bas et Hassan veut nous faire descendre la dune en courant ! Droit devant nous ! Maman !!! Bien sûr les trois hommes ricanent devant nos appréhensions. Ils tiendront pourtant fermement nos mains pendant la descente. Mais qu’est-ce qu’on peut s’amuser dans le désert ! Une vraie cour de récré ! Quelques dizaines de mètres plus bas et il faut penser à « dourmir » comme dit Hassan. D’abord attraper les matelas, les draps, les couvertures, les coussins, tout cela à la lumière de la lune, aidée par la lampe tempête du guide et celle électrique de Jean. C’est à quatre pattes que nous entrons dans la chambrette. Nous disposons les quatre matelas sur des tapis qui nous isolent du sable. Les lisle d’un côté, les Lamazou de l’autre ! Ce n’est pas un club d’échangiste ici ! Il y a quelques trous dans la toile de notre côté et Jean chasse les courants d’air en les bouchant avec les sacs à dos !

Là encore, Hassan veut faire son boulot tout seul, je l’aide quand même à étendre les draps, à disposer les trois couvertures, (oui trois et elles ne seront pas de trop !) et il est exigeant, pas de faux plis, tout est au carré ! Les deux lits sont faits, Hassan disparaît, emportant avec lui la lampe tempête. C’est à la faible lueur des piles Wonder que nous nous déshabillons. Enfin, déshabiller n’est peut-être pas le mot le plus approprié, car si nous enlevons nos habits de « baroudeurs », c’est pour enfiler survêtements et pull-over, et même garder le bonnet sur la tête pour Jean ! On se faufile sous les couvertures en rigolant encore. Va-t-on pouvoir dormir ? Peut-être pas tout de suite ! La lampe de poche est éteinte, on essaie de reprendre notre sérieux, quand un sifflement se fait entendre du côté de la « chambre » de nos amis ! Ils sifflotent tous les deux en nous affirmant qu’ils ne peuvent s’endormir que de cette façon…et c’est reparti pour le fou rire ! La fatigue sera la plus forte et nous fera glisser dans les bras de Morphée. On aimerait se réveiller de bonne heure pour assister au lever du soleil ! 7h, vite, debout ! On remet les habits de la veille, la toilette se fait très succinctement, quelques lingettes imbibées nous servent de gant de toilette ! La portière en toile noire est tellement lourde que nos hommes doivent se mettre à deux pour la soulever ! Un petit pipi en cachette derrière la tente, brossage des dents vite fait ! Le soleil n’attend pas, il faut regrimper là-haut ! Quelle merveille encore une fois ! Mais c’est qu’ils deviennent très sensibles, les petits béarnais ! Assis au sommet pour la dernière fois, on assiste sans parler à l’apparition du « tafukt » (le joli nom du soleil en berbère). Comme il est content Hassan, ou plus sûrement après maintes recherches, AFSAN. Peu importe, il répond avec bonne humeur quand nous l’interpellons et nous a pardonné s’il y a erreur ! Le regard fixé sur la barrière rocheuse de la frontière algérienne, la hamada du Guir, nous n’arrivons pas à quitter notre poste de gué tout là-haut. Nous jouons avec le sable et le laissons filer entre nos doigts, admirant la couleur rose que lui donne le soleil naissant. Peu de paroles échangées, nous dégustons ce moment de plénitude et laissons notre regard errer sur cet espace magique. (J'ai rêvé de voir le désert pendant des années, et je trouve le moyen de ne pas ramener de sable ! Heureusement, les semelles de mes chaussures auront eu la bonne idée de pailler à mon étourderie. Je prélèverai avec soin sur un papier journal, les grains rosés de la belle dune, qui s'étaient cachés dans leurs crans. ils sont maintenant à l'abri dans un petit tube de verre ! Je suis un peu fada, par moment !) Hier était la première fois, ce matin, la dernière ! On a un peu le cœur gros ! Il faut se faire une raison et rejoindre notre guide qui est toujours en train de s’affairer près de la tente. Il prépare notre petit déjeuner et il faut lui faire honneur. Il y a sur la petite table basse tout ce qu’il faut pour passer un bon moment ! Le sempiternel thé à la menthe (ataye), le pain omni présent lui aussi (khoubz), le pot de confiture de facture européenne et les petits morceaux de beurre dans une coupelle, nous mettent en appétit ! « Saha » nous dit Hassan, bon appétit ! Nous lui répondons en chœur, --Saha- tout content de parler sa langue. Et j’ajoute pour le faire rire, au moment où il me sert le thé -« Choukrane bezef ». C’est garanti, à chaque fois, il rigole ! Quel bon public, cet Hassan ! Nous défaisons nos lits et rassemblons nos affaires personnelles pendant qu’Hassan range les ustensiles de cuisine dans un coin de la tente principale. Il recouvre le tout d’un linge et remplit à nouveau les sacs jaunes qu’il remet sur le dos de mon dromadaire. Eh oui, c’est encore moi qui porte tout ! D’ailleurs je suis la première à grimper la dune, déjà « bien » en place sur mon canasson ! Mes compagnons sont à pied et grimpe péniblement jusqu’à l’endroit où leurs montures les attendent paisiblement. Jean a eu un moment l’intention de faire le chemin du retour à pied, craignant pour ses jolies fesses ! Réflexion faite, il remonte sur le dromadaire qui n’attendait que lui ! Hassan entonne la litanie de circonstance, « Fatima, Radija, marhaba à Sahara…Mohammed et Mostafa etc…etc… » Et nous, ballottés comme des paquets de linge sale, essayant de garder le sourire malgré les douleurs récurrentes dans nos fessiers, dos, adducteurs et cie, chantonnons de concert. M’éloigner de ce site merveilleux me fait mal au cœur et j’emmagasine le maximum d’images. Hassan nous signale des traces sur le sable, c’est un fennec qui est passé par là ! Ici, ce sont sûrement celles d’un petit lapin ! Si je voyais le « Petit Prince » caché derrière une dune, je ne serais pas plus étonnée que ça ! Des touffes d’herbes raides et jaunies poussent de ci de là, et nos dromadaires tendent le cou pour les arracher plus facilement. Oh, la bestiole ! Ne te penche pas trop comme ça ! Et pas besoin de secouer tes pattes de cette façon ! Hassan nous explique que c’est à cause du sable qui pénètre entre leurs doigts de pieds ! Bon, alors c’est bon ! Cela ne ressemblait tout de même pas à des ruades, mais on est plus rassuré ! Le roulis, auquel on est soumis depuis un moment, nous endort un peu et les ombres qui s’étirent sur le sable nous hypnotisent. Attention au mirage ! Non, attention surtout au troupeau de dromadaires qui arrive droit sur nous ! Ceux-là ne sont pas attachés les uns aux autres et visiblement, aimeraient en découdre avec les notres ! Ils sont gardés par un jeune homme qui se fait enguirlander par Hassan. Notre guide fait de grands moulinets avec les bras, poussent de grands cris pour empêcher l’affrontement. Eh bien, les touristes n’en mènent pas large ! Manquerait plus qu’on soit désarçonné ! Boudiou, comme dit Guichou !

Rencontre privilégiée entre deux dunes. La femme d’Hassan, accompagnée de ses enfants, à la recherche d’herbe à chameaux, nous offre un joli sourire. On taquine Hassan en lui disant que sa femme s’ennuyait de lui et que c’est pour ça qu’elle vient à sa rencontre ! Il rit, Hassan de toutes ses dents ! On fouille nos poches à la recherche de friandises et on leur donne la bouteille d’eau que l’on n’a pas bue. Moins de poésie dans l’air depuis un moment. Est-ce parce que nous apercevons loin devant, les premières constructions bétonnées des multiples ksars de Merzouga ? Est-ce parce que les dunes sont plus petites, plus espacées et que nous sentons bien que le voyage initiatique prend fin ? Awah, chouf ! (J’y crois pas, regarde !) Quelle désillusion ! Une sonnerie ténue parvient à mes oreilles, Hassan a un « tilifoune » (je n’invente rien, ça s’écrit comme ça ! Hi hi hi ! ) caché sous sa djellaba ! Le patron doit appeler, d’autres clients attendent sûrement ! Voilà qui sonne le glas de notre « aventure », redescendons sur terre…et d’abord de nos dromadaires ! Aïe…Ouille…dur de reprendre contact avec le sol ! Besslâma, Hassan, Ali et l’erg Chebbi ! (Au revoir !)

Les bagages sont chargés dans le coffre et nous n’avons vraiment pas le temps de nous attendrir outre mesure ! C’est Lilou qui prend le volant et je n’y vois personnellement aucun inconvénient puisqu’il n’y a plus de dunes à grimper !!! Juste une longue étape à faire, car il n’y a pas moins de 400kms qui nous séparent de Zagora. Un coup d’œil sur la carte routière et passage obligé dans la ville de Merzouga où nous aurions aimer faire le plein d’essence. Mais les regards curieux et, nous semble-t-il, peu amènes de ses habitants, ne nous incitent pas à nous attarder ! Les a priori ont du mal à s’estomper ! Dès que l’on se retrouve au milieu de la multitude, les mauvais réflexes jouent encore ! C’est sûrement jour de marché et le souk s’étale tout le long de la rue principale. Il est vrai que les touristes sont peu nombreux et bien sûr, nous avons l’impression d’être observés plus attentivement. Alors, n’écoutant que notre « courage », nous demandons à Michel d’accélérer et de sortir le plus rapidement possible de la ville ! Il faut revenir sur nos pas, direction Rissani, et ce ne sera que deux heures plus tard, à la sortie d’une ville dont je ne me rappelle plus le nom, que nous ferons le plein du 4x4 et celui de notre petit ventre ! La jeune fille qui prend notre commande n’a pas l’air de s’affoler, nous sommes les seuls clients, du moins pour le déjeuner, et elle envoie tout simplement un adolescent, chercher légumes et cigarettes au marché que nous venons de traverser ! Puis elle préparera le tajine aux légumes et nous le servira en terrasse ! Plus frais, tu meurs ! Pendant ce temps, comme nous sommes au premier poste pour surveiller tout ce qui bouge autour de nous, nous nous amusons à commenter l’animation qui règne au niveau des pompes à essence. Ce n’est qu’un va et vient de voitures et camionnettes aux fortunes les plus diverses ! Apparemment, certaines servent de taxi et nous voyons avec stupeur, s’entasser dans l’une d’elles, un nombre incroyable de gens ! Le fou rire nous prend, quand d’autres personnes prennent place sur la galerie ! Y a-t-il un code de la route au Maroc ? Bien sûr, mais il est transgressé tellement souvent qu’on pourrait en douter ! Il fait chaud, la lumière du soleil puissante. La végétation est rare et la poussière que soulèvent les pneus de la voiture, dense. Nous roulons sur une route droite, aux balisages inexistants. Le paysage est splendide, une immense étendue désertique et la barrière rocheuse du djebel Ougnat sur notre droite, puis plus loin, celle impressionnante du djebel Sarhro.

On approche de Tazzarine, quelques palmiers apportent un peu de fraîcheur à notre itinéraire. La ville, ou ce que l’on en aperçoit, est assez moderne, les cybercafé, les téléboutiques et restaurants sont nombreux. Et puis, jusqu’à Nekob, ce n’est qu’une suite d’oasis et de kasbahs. Plusieurs oueds venant de l’Atlas, irriguent cette région qui vit de l’agriculture. (Maïs, blé, fèves et des tomates quand l’eau est assez abondante.) oasis et jdebel Sarhro kasbahs le Draà
Randonner au Ladakh ou Zanskar? English translation pending
by Mag75 · 2008-02-25 · 45 replies
Bonjour, J'envisage de partir seule au mois de juin en Inde du nord, avec l'idée de randonner un dizaine de jours. Je commence à potasser, mais j'ai encore quelques questions : pour une première approche de cette région, vaut-il mieux "explorer" le Ladakh ou le Zanzkar ? Le Ladakh n'est-il pas plus accessible, moins éprouvant physiquement (je pense entre autre à la vallée de la Markha)... ? Ladakh ou Zanskar, puis-je partir seule avec mon sac à dos puis me débrouiller sur place (rejoindre un groupe de randonneurs, louer une tente, prendre les services d'une agence...) ? Le Zanskar à l'air plus "sauvage" que le Ladakh et me tenterait plus, mais s'y rendre à l'air plus mouvementé... Merci d'avance aux connaisseurs de me dire ce qu'ils en pensent. A bientôt, Magali
Saïgon et la pollution English translation pending
by Vertigo · 2008-02-22 · 104 replies
Esce moi ou?

Tout juste arrive a HCM, elle nous prends la gorge et les poumons(la pollution), comme une guillotine, peut-etre c'est une mauvaise journee, mais j'avoue que je suis decue de cette ville, en esperant en dire autrement sur le Vietnam.....
Projet de voyage: suivre le fleuve Niger de la Guinée au Niger cet été English translation pending
by Kanopea · 2008-02-21 · 12 replies
Bonjour a tous et a toutes, je m'appelle Tom, j'ai 20 ans et je suis actuellement en train de préparer un projet pour cet été dans le cadre d'un stage pour mon ecole(une ecole qui nous prepare pour travailler dans les pays en développement dans les associations, les entreprises qui œuvrent pour un developpement durable etc..). Mon projet serait de suivre le fleuve Niger de la Guinée au Niger pour en étudier le rôle "géopolitique", économique, sociologique, culturel enfin bref, justement pour en cerner toutes les dimensions et l'importance du rôle qu'il peut avoir dans les pays qu'il traverse. J'aimerais suivre le fleuve principalement en pirogue et par la route pour les passages non-naviguables(autour de Bamako, etc...). J'aimerais effectuer principalement des pirogues sans moteur (pagaie, voile)car j'ai le temps(environ trois mois) et je n'ai pas de point précis d'arrivée (je peux m'arreter au mali si je n'ai pas eu le temps d'aler plus loin) et puis je suis prêt a pagayer:-). En plus mon objectif est de rencontrer tout les acteurs de la vie du fleuve(population, commerçants, voyageur, touristes, pêcheurs...)et je pense quque des petites pirogues avec peu de monde serait plus pratique pour s'arrêter et prendre son temps.Je serais surement seul ou a deux sur une partie du voyage.En plus je n'ai pas beaucoup de moyen pour ce voyage donc je prefere economiser l'essence si possible...

Premièrement mon plus gros souci c'est que pour ce projet ma seule periode disponible c'est de Juin a Aout, et j'ai cru comprendre qu' a cette époque il est encore très difficile de naviguer sur le fleuve car ça n'est que le début de la saison des pluies. Donc déja est ce que vous pensez que c'est faisable d'envisager ce genre de projet a cette époque ou non? Quel serait le sens le plus facile a cette époque en sachant que je serais principalement en pirogue sans moteur(pagaie ou voile)? Quelles sont les zones non-naviguables a cette époque? Est ce que je pourrais trouver facilement des guides pour des périodes de deux trois jours a une semaine en petite pirogue pour 2/3 personnes tout au long du fleuve? En effet j'aimerais pouvoir avoir different guide au cours du voyage afin de multiplier les points de vue et les rencontres possibles. Je n'ai pas beaucoup de moyen comme je l'ai déjà dit, donc en gros quel est le budget que je dois prévoir par semaine ou mois, en limitant les frais au max (bivouac, pagaie, nourriture faites nous memes)....?

J'ai des milliers de question a vous posez encore mais deja j'aimerais savoir ce que vous pensez de l'idée et si c'est faisable ou pas a cette époque??????Dites moi si vous avez besoin de precision.

Merci de votre attention pour je l'espere un futur passager du fleuve.....
Location de matériel de camping à Nouméa? (Nouvelle-Calédonie) English translation pending
by Jefferson · 2008-02-20 · 13 replies
Bonjour tout le monde !

Juste une petite question d'ordre pratique ... Je prevois d'aller passer 3 semaines en Nouvelle Caledonie et compte tenu du prix de l'herbegement, je souhaiterai camper tout le long. Mon probleme est que je ne souhaite pas acheter tout le materiel de camping et espere donc pouvoir le louer sur place.

Connaissez vous des endroits a Noumea ou je pourrais louer tente, matelas, et tout le materiel de camping (rechaud, casserole, etc..). ?

J'espere vraiment que quelqu'un aura une reponse pour moi !

Merci d'avance !

Jef
Ma réconciliation avec la Corée du Sud English translation pending
by Yangguizi · 2008-02-13 · 23 replies
J’étais déjà allé une fois en Corée du Sud, en 2002, un an avant de rendre visite à son homologue nordiste, et il faut bien reconnaître que j’avais gardé une opinion plutôt négative de ce pays. Je ne m’étais pas promis de ne jamais y retourner, mais je l’avais trouvé insipide, peu accueillant et somme toute, peu intéressant à visiter. Plus tard, au fil des années, la Corée du Nord et le Yanbian m’ont réconcilié avec le monde coréen et bon an mal an, j’ai fini par oublier mes mauvais souvenirs sud-coréens. Mon intérêt pour la culture coréenne grandissant presque de jour en jour, un retour en Corée du Sud était inévitable, malgré l’intense propagande anti-sudiste qui a fini par m’imprégner à force de me plonger dans la littérature nord-coréenne.

Mais c’est l’amour du ski plus que l’amour de la Corée qui m’a ramené là-bas pour les vacances du Nouvel An chinois 2008. Vivre à Shanghai et être fou de ski est un gage certain de grande frustration car les pistes les plus proches sont bien loin de la grande métropole des plaines de Chine de l’Est, et les abondantes chutes de neige qui ont enseveli cette partie de la Chine peu avant les vacances étaient inexploitables en raison de l’absence de relief dans la région. Bref, si on veut partir au ski au départ de Shanghai, les options sérieuses ne sont pas si nombreuses que ça. On peut évacuer toutes les stations chinoises dont tous les témoignages concordent pour en souligner le manque d’intérêt et la petite taille, et il ne reste donc plus que le Japon et la Corée du Sud si on veut éviter les vols longs courriers. Ayant skié à Nagano il y a deux ans, la Corée du Sud semblait cette fois toute désignée pour assouvir ma passion, d’autant plus que le seul ami que j’ai réussi à convaincre de partir au ski avec moi voulait justement faire un tour dans ce pays. En ce qui me concerne, une réconciliation avec la Corée du Sud était-elle à la clé?
C'est pour quand le Roissy-Singapour en A380 sur Singapore Airlines? English translation pending
by Ballondor · 2008-02-12 · 81 replies
Bonjour, je voudrait savoir quand la liaison Paris-Singapour sera telle opere en A380 de la singapore airlines? J'ai une fois telephone a l'agence pour cette question, il m'on repondu "alors la aucune idee" S'il y a une personne qui en sache plus qu'un personnel de la compagnie, ca sera cool et surprenant aussi! 😐
Que pensez-vous d'Hurghada pour passer le niveau 1? English translation pending
by Arnacilene · 2008-02-11 · 20 replies
Bonjour, je viens poster dans cette section car c'est certainement ici qu'on pourra le mieux me répondre... je suis en train de préparer un séjour de 2 semaines en juin... le but premier est de passer notre niveau mais aussi de faire autre chose... donc je suis en train de voir pour organiser notre séjour en individuel! Je lis beaucoup de choses négatives sur hurghada: usine à plongeurs, pollution etc... donc que dois je penser? pour des amateurs comme nous? qu'est ce que ça vaut?? et d'après vous, quel est le "meilleur" club pour passer notre niveau (plutot PADi)?? car en fait, je pense qu'on fera ça en milieu de séjour, avant on passera certainement 3 jours au caire et après 3 jours à louxor... dans l'attente de vos conseils!! merci d'avance
Cannabis en Thaïlande? English translation pending
by Yurei · 2008-02-10 · 78 replies
Je sais que ca ne rigole pas en thailand en ce qui concerne les drogues dures. Mais comment ca se passe pour le cannabis ? On risque quoi a en acheter et en consommer ? Et est-ce qu'on peut s'en procurer facilement ? Ou ? Merci.
Diverses questions concernant San Francisco English translation pending
by Gab64 · 2008-02-10 · 46 replies
Bonjour, quelques petites questions sur SF, pas forcement facile à trouver meme avec le moteur de recherche Quels sont les meilleurs endroits pour avoir des points de vue sur le Golden Gate? (rue, etc, merci pour vos expériences de trajet) On compte dormir sur Lombard Street (Vu que de toute façon on garde la voiture puisque SF n'est pas la fin de notre trajet), à partir de cette avenue, les moyens de transport sont ils facile d'accès, ou est ce que ça va être un marathon? (je sais que de toute façon on marchera mais pas la peine d'en rajouter trop en choisissant mal le point de départ) Aller sur les hauts de Twin peaks le soir, est ce que ça craint? Quel est l'endroit où on pourrais passer un bon moment le soir, type boire un verre en écoutant un groupe de jazz, de blues, voir rock. Et bien sûr peut on se garer facilement le soir dans ces endroits là (on va pas crapahuter à minuit à pied ou dans les transports en commun) On voudrait se faire un 'bon' restau un soir (je veux pas dire par là un *** ou il faut lever le petit doigt en tenant la fourchette..) mais un endroit cool sympa ou on mange bien dans une ambiance sympa. Avez vous des tuyaux (je sais bien qu'il y a les guides, mais j'en sais quelque chose, et rien ne vaut l'expérience du vécu pour ces choses là) Merci à tous, chaque jour passé nous rapproche du voyage (lapalissade) et rien que de consulter le forum tous les jours, je suis déjà un peu là bas.. coooooool
Adirondacks en automne (Etats-Unis) English translation pending
by Aiassa · 2008-02-08 · 9 replies
Qui pourrait nous conseiller le circuit automobile et la randonnée à ne pas manquer dans les Adirondaks, NY, fin septembre 2008, au moment du "foliage"? Nous aimons admirer, photographier et faire de la vidéo.
Thaïlande: vers qui se nichent sous la peau? English translation pending
by Stephou27 · 2008-02-06 · 23 replies
😎J'ai entendu à plusieurs reprises des gens qui sont revenus de Thailande avec des vers qui viennent se nicher dans la peau, savez-vous comment on peut éviter d'en attraper et si ça se soigne facilement ? beurk !
Recherche d'un restaurant en Guyane English translation pending
by Hcaroline · 2008-02-05 · 12 replies
Bonsoir, J'ai entendu parler d'un restaurant en guyane où l'on ne commande pas, le chef nous apporte le repas et a la fin il nous apporte la photo de l'animal qu'on a mangé qui peut etre du serpent ou de la mygale ou encore d'autres animaux. Quel est le nom de ce restaurant ? Est il encore ouvert? faut il reserver?

Amicalement
Intérêt pour le Mont Tremblant en dehors du ski? (Québec) English translation pending
by Guigui33 · 2008-02-04 · 28 replies
je demande si l e mont tremblant présente un grand intérêt touristique en dehors du ski si vous avez des objections, n'hésitez pas ! En tous cas, à priori la région de québec a l'air bien plus intéressante sur beaucoup de plans.
Achat de pierres précieuses à Antsirabe English translation pending
by Gilles1965 · 2008-02-01 · 19 replies
😎Bonjour J'ai vu qu'a Antsirabé, on peut trouver des pierres precieuses. Je cherche une adresse fiable, ou acheter celles-ci. Merci d'avance.
Itinéraire de trente jours États-Unis - Canada English translation pending
by SDanneaux · 2008-01-30 · 31 replies
Bonsoir,

Suite à divers avis négatifs sur le texas que j'avais prévu de visiter apres la lousianne, je voudrais vous demander votre avis sur la logique de ce nouveau circuit, si vous avez des avis et conseils pour améliorer ce dernier ...

Certains Etapes sont pour moi indispensable (Orlando - Chicago, N O ), d'autres moins ...

Orlando (Disney World) 7 j Tampa -ST Petersburg Clearwater-Cedar Key-Crystal River Talahassee Panama city Pensacola Mobile New Orleans

>>>Avion vers CHicago <<<<

Chicago 5 j Grand Rapids Detroit-london Niagara Falls Toronto Ottawa

Montréal

Le tout en 30 jours ... et pour le mois de mai ou juin ... !

Il y a donc un vol interne entre la NO et Chicago

Et un passage des USA-Canada avec une voiture de location prise aux USa ... Possibilité de laissé la voiture à Montréal ? combien de Drop Off ?

Sur la partie canadienne, n'ayant jamais mis les pieds je suis donc un néophytes en la matiere sur cette partie la ...

Que pensez vous sur la pertinence d'un tel circuit ? avis afin d'améliorer la chose .? (ayant fait pas mal de chose aux USA, je connais donc assez bien toute la partie sud de la floride ... d ou le passage par la cote nord ouest )

Merci de vos avis ...

Amicalement😉
Du blanc partout, pis du frette itou (Québec) English translation pending
by DeCléricy · 2008-01-28 · 10 replies
I

Quand Raymond s’est affalé tout le long de son mètre 91, la face dans le banc de neige à 2 mètres en contrebas du balcon, la braguette de son sous-vêtement d’hiver Stanfield’s était encore grande ouverte. Quéquette et bijoux de famille humaient le grand air nordique. Raymond est rentré tout grelottant, givré de neige poudreuse et d’alcool. Un bonhomme de neige de 107 kilos est apparu à Jean Paul! - Tabarnak qui fa frette lé gars! - Cé quoi l’idée d’aller s’rouler dans neige par un frette de même? - Cibouère, chu tombé d’la galerie en pissant mon homme! Ché pas s’qu’yé arrivé! - Yé t’arrivé qu’tu devrais lâcher la boésson, s’est esclaffé Jean Paul.

Il était -38 au thermomètre et quasiment 3 heures à l’horloge. Le boucan de Raymond a réveillé lé ceuses qui dormaient encore. Ti-Phonse (Alphonse pour les intimes) est allé donner à manger au poêle à bois, Jean Paul taquinait un Raymond toujours déboussolé, André a sorti la pinte de gros gin pis le pot de miel et mis l’eau à bouillir. Quant à moi, j’étais incapable à autre chose que d’me rouler sur le plancher. - Toé Paquet, si t’arrêtes pas d’rire drè là ch’te câlisse dans l’banc neige!

J’me suis contenu net sec. Faut dire que Raymond impressionne avec son gabarit. Une armoire à glace capable de faire du vermicelle d’un gringalet ricaneux. N’empêche qu’on s’est payé sa gueule jusqu’au petit matin. À la barre du jour, vers 7 heures et -41 degrés, un constat s’imposait; il valut mieux sortir les cartes à jouer et le cordial en bouteille en place des motoneiges. Pas question de risquer un bris mécanique par un froid pareil. Les carrioles à moteur sont demeurées sous l’abri à bois de chauffage et nous, bien au chaud au camp 5. Chacun occupa l’avant-midi à sa guise. Jean Paul donna le biberon au poêle toutes les deux heures, André acheva d’entamer la caisse de bière, Ti-Phonse piqua une jasette aux poissons du lac et ramena cinq maigres dorés. J’ai griffonné quelques feuilles d’un cahier et relu des pages de Betting on the Muse : Poems & Stories de Henry Charles Bukowski. Raymond quant à lui ronfla sa mésaventure 3 heures durant, se leva dégrisé comme s’il ne s’était rien passé en clamant : - J’ai faim moé. Pas vous autres? Ya ti d’la boustifaille icitte dans? - On va faire cuire lé dorés à Ti-Phonse avec dé patates rôties pis dé oignons, j’ai répondu.

Sur le comptoir trônaient dans une grande assiette cinq dorés maigrichons. Théâtralement Raymond à ouvert grand les bras en ma direction. - Tabarnak Paquet, t’appelles ça du manger toé? Y’en a même pas assez pour un cure-dent comme toé! Ma t’en vas vous montrer cé quoi d’la bouffe cibouère!

Il était 9 heures 30. Raymond s’habilla, mit sa chapka de loup gris, empoigna la carabine, enfouit un chargeur à 6 balles dans une poche de son manteau et sortit en nous pointant du doigt. - Bougez pas de d’là vous autres! J’m’en r’viens ça s’ra pas ben ben long! - Hé Raymond j’y vas avec toé, a quémandé Ti-Phonse. - Embraye mon homme!

Ti-Phonse et Raymond contournèrent les rochers près du quai puis on les a vu filer tout droit en coupant au travers de la baie du lac. Pendant que Raymond faisait un pas, Ti_Phonse en faisait deux loin derrière. Cinq cent mètres plus loin ils disparurent, happés chacun par un sentier de la forêt boréale. En moins d’un quart d'heure, la poudrerie effaça leurs traces de raquettes sur la baie.

Quarante minutes plus tard, deux coups de fusil déchirent le blanc silence extérieur. On s’est fait des clins d’œil tous les trois pis on s’est mis fébrilement à éplucher les patates, trancher les oignons, bourrer le poêle de p’tit bois fendu, sortir la grande poêle de fonte noire à grillades, dresser la table, déboucher 2 litres de gros rouge pis, en faisant semblant de rien, on s’est assis de nouveau pis on a attendu. Nos deux chasseurs sont revenus vers 11 heures 30. Raymond a ouvert à grandeur la porte d’la cabane, deux cuisses de caribou sur les épaules, la barbe poivre et sel couverte de frimas et sa grande personne tout enveloppée d’un nuage de froidure à l’assaut de la chaleur intérieure. Il déposa les deux pièces de viande près de l’évier, le torse fièrement bombé: - Quin-toé! M’en vous l’avais dit hein? Ça mon homme, cé du manger à mon goût! Pis à vouère la table toute endimanchée d’même, j’ai comme l’impression que j’étions attendu!

Après le repas Ti-Phonse enveloppa discrètement ses dorés. Yé t’allé les mettre à congeler sur la corde de bois appuyée contre le mur extérieur du camp. En fin de journée les écureuils, les mésanges à tête noire et les geais gris en firent leur festin.

Au camp 6, le surlendemain, Ti-Phonse cé r’vengé de Raymond. Y nous a préparé d’autres dorés enrobés dans la chapelure de pain, frits dans le beurre avec du riz c’te fois là. Avec une bouteille de rouge pis deux blancs. Comme de coutume, André a bu d’la bière parce qu’y trouve que « l’vin cé d’la boésson de moumounes ». - Ti-Phonse, a dit Raymond, ton poésson était ben bon.

C’est seulement plus tard en soirée qu’on a appris que Raymond avait pas attendu Ti-Phonse pour tirer son caribou. Le silence complice entre les deux s’expliquait enfin.

II En hiver il faut quelques heures pour chasser le froid intérieur d’une cabane inhabitée depuis plusieurs mois. À chacun des camps le rituel est sensiblement le même; si possible arriver quelques heures avant la noirceur, déneiger l’accès aux escaliers et balcons de la porte d’entrée, allumer le poêle à bois au plus vite, trouer le lac gelé, y puiser l’eau, déballer la bouffe, fendre assez de bois pour une nuit sinon plus. Ces nécessités achevées, chacun étale sa literie, suspend mitaines et bas de laine sur des cordes à linge improvisées. Dehors le froid peut bien cogner aux portes et fenêtres, l’intérieur est douillet et confortable. Pour quiconque observant un campement noyé parmi les bouleaux et conifères ployés sous la neige, où la cheminé se signale d’une fumée droite et blanche comme un point exclamatif dans la nuit cristalline, la carte postale est invitante. La chaleur, la vraie chaleur est autour et parmi 5 complices venues se raconter des histoires à rêver debout encore un peu. À s’faire dé accroires qu’il y aura toujours six doigts dans une main :

Nous étions six depuis toujours. Tu es parti, nous sommes restés. Cinq demeurons encor à ce jour, Chagrins de tout. À ton Éternité.

III

Méfiant comme des gamins en train de préparer un mauvais coup, les renards roux ou argentés font partis des rencontres fortuites. Cette année les loups n’étaient pas au rendez-vous. Il y eut bien quelques concerts, entre meutes, 2 soirées de suites et de nombreuses pistes laissées autour des campements ou sur les rives des lacs mais pas le moindre museau en vue en 9 jours de randonnée. Preuve supplémentaire de leur existence, une carcasse de caribou éventrée près du ruisseau servant d’exutoire au lac du camp 4. Les loups reviendront. Dérangés ou repus pour l’instant, ils attendent notre départ pour terminer les ripailles. Il y a également les lièvres, boules de neige sur 4 pattes, toujours prêts à se dérober et des dizaines et dizaines de caribous, troupeaux locaux en perpétuel mouvement. Grégaires, curieux de nature et peu farouches, ils se déplacent en harde d’une vingtaine d’individus, parfois moins, souvent davantage.

Nous n’avons pas atteint les campements 7 et 8, les plus éloignés. Deux ennuis mécaniques aux motoneiges nous ont fait perdre un temps précieux. La fin de mon congé annuel du temps des fêtes approchait et je ne voulais pas manquer l’anniversaire d’une de mes sœurs avant de regagner Montréal et la routine du boulot.

Voilà. Neuf jours et 1 560 kilomètres plus tard, la fin de la récré avait sonnée. Ma quête avait-elle rapporté des fruits? Avais-je voyagé? Ou avais-je cherché et cherché encore mon frère dans l’un de ces camps où il vécu ses dix dernières années? Peut-être est-il au milieu de ce blanc silence à étreindre l’éternité, son éternité depuis bientôt un an. DeCléricy
Laos, aux confins de la province de Phongsaly, quarante jours de lentes balades à pied English translation pending
by 321 · 2008-01-27 · 192 replies
Laos, aux confins de la province de Phongsaly, quarante jours de lentes balades à pied En compagnie des Akha, des Hô et des Lolo, des Hmong, des Yao, des Sila...

~

« Je constatai ici encore combien l'argument de l'intérêt commun mène plus vite à la confiance que les cadeaux, par exemple, qui ne font bien souvent que fortifier la méfiance. » H. A. Bernatzik

~

Un an plus tôt, à l'extrême nord du Laos, une première expédition de trente-quatre journées, effectuée seul, à pied et sans guide, au cœur des montagnes qui s'étendent sur la fascinante province de Phongsaly, me permettait d'y effectuer de nombreux repérages. Retour sur les lieux l'année suivante pour me diriger, à nouveau sans accompagnateur et uniquement à pied, vers les confins de la province, étonnantes enclaves isolées du monde, et même du reste du pays. Après cette fois au total quarante-huit journées sur place, dont quarante et autant de nuits passées exclusivement chez l'habitant, en compagnie des innombrables minorités ethniques montagnardes présentes dans la région, il en subsiste quelques anecdotes, que je propose de relater ici.

Parmi celles-ci, une étourdissante journée de navigation sur la portion la plus sauvage de la rivière Nam Ou, des offices chamaniques de guérison chez les Hô et chez les Hmong, le sacrifice rituel simultané d'une chèvre, cinq cochons, deux poules et douze poussins dans un village Akha, la récolte de l'opium puis "l'art" de le fumer, l'exténuante technique agraire dite de friche sur abattis-brûlis pratiquée sur les pentes par les montagnards, les pieds réduits d'une grand-mère "chinoisante", des huttes de l'ethnie Hmong abritant plus de cinquante personnes, le cœur de la très méconnue réserve naturelle de Phou Den Din, des marchands de cheveux itinérants chinois, une rencontre avec la très minoritaire et discrète ethnie Sila, un trafic transfrontalier de papillons, les délirants accoutrements des femmes Akha, des geysers d'étincelles lors d'une fête bouddhiste rurale, la première présence d'un falang, d'un Blanc occidental, dans certains villages depuis près de vingt ans, et fort probablement premier touriste depuis toujours.
Visa touristique pour l'Egypte English translation pending
by Ventilateur · 2008-01-27 · 38 replies
Bonjour, 😉 J'entend beaucoup de sons de cloches concernant ce fameux visa touristique et parmis ceux-là en voici un auquel je sollicite vos connaissances approfondies: il parait que lorsque l'on se rend en Egypte (Hurghada) pour une période de 8 jours avec un package complet TO (avion+séjour)et que l'on vient de CE, le visa est gratuit, il n'est nécessaire que d'avoir sa carte d'identité valable 6 mois après le retour et se munir d'une photo d'identité! Est ce un canular et dois je prévoir ces fameux 15$ ou est ce vrai? et si c'est le cas, quelle est la procédure à suivre à mon arrivée à l'aéroport d'Hurghada? Merci de vos conseils judicieux😎
Visite du Laos avec trois enfants en décembre 2008 English translation pending
by K974 · 2008-01-26 · 26 replies
bjr! à peine rentrés de borneo, on pense déjà à notre futur départ, le laos! environ 4 semaines. j'ai fait des recherches sur vf, ce qui me fait un peu peur, les longs voyages en bus, on a une petite fille autiste alors, ce n'est pas comme une enfant ordinaire, (elle est "extraordinaire"😉)une sacrée baroudeuse

quels endroits à voir avec les enfants? Ils aiment bcp la rando, les cascades, les animaux, on a repéré le kingfischer lodge avec bcp d'activités centrées autour des éléphants

on aimerait bcp finir par qq jours au cambodge, pour angkor, mais comment y aller du laos? J'avoue que la compagnie aerienne laotienne me fait peur vaut il mieux zapper angkor? Ou sinon, faire que le cambodge?

merci bcp, karine

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