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Restaurants hors du commun en Thaïlande? English translation pending
by Mezzan · 2006-08-28 · 9 replies
j'aimerai savoir s.v.p. ou il y a des resto qui sortent de l'ordinaire😮, qui ont des specialitees, comme le serpent et autre especes.peut on acheter comme au vietnam differente sortes d'alcool, exemple...alcool de riz.de serpent d'abeilles, ect....si oui donnez moi des bonnes adresses a bangkok ou phuket.ici, je veut bien me faire comprendre, a savoir que consommer ces mets speciaux si cela peut nuire a la diminution de l'espece et bien je ne serai pas preneur.il y a pour moi un respect de la faune et voila🙂.merci de vos reponses et commentaires............MEZZAN.
Vin dans les bagages à mains pour Montréal? English translation pending
by Fzoo · 2006-08-14 · 14 replies
Considérant la situation actuelle, certains voyageurs pourraient-ils m'infirmer ou me confirmer qu'il est toujours possible d'apporter du vin (ou de l'alcool) au départ de Paris (Orly plus précisément) pour Montréal??

Merci!

"oO"? __>
Adresses de restaurants à Bangkok? English translation pending
by Lau188 · 2006-06-11 · 24 replies
Bonjour, en dehors de la problèmatique où dormir quand on va pour la première fois à BKK, j'aimerais aussi partir avec quelques adresses de restos qui vous ont énormément plu (gastronomie, ambiance, rapport qualité prix, pas trop farangs etc). Ca peut aussi être des marchés où on se régale pour pas cher, le jour et la nuit..

J'en ai déjà 1 : Ton Pho (merci Sawaddeekha)
Vidéo gag à Bali... on ne rit pas! English translation pending
by Trabuc · 2006-05-27 · 4 replies
Les voyages réservent bien des surprises, bonnes, mauvaises ou drôles.

Lors d'un voyage en Indonésie, mon avion atterrissant à Bali, je décide de rester 1 semaine pour visiter la région d'Ubud; ma destination finale était Irian Jaya, mais disposant de 2 mois, je m'autorise après plusieurs séjours dans ce pays à visiter (un peu) Bali. Vite fatigué par la visite des temples et autres vieilles pierres (pardon aux amateurs), et juste avant de quitter l'île plus tôt que prévu, je me laisse tenter par le patron de la petite guest house dans laquelle je loge et qui me propose d'assister à des funérailles balinaises... à l'époque je croyais tout ce que racontait le GDR qui encourageait d' y assister à condition de se tenir comme ceci et ne pas faire comme cela. Nous voila donc arrivés dans un village à quelques km d'Ubud en compagnie de très nombreux "participants", beaucoup de locaux en tenue traditionnelle et aussi des "touristes-routards-voyageurs-visiteurs" qui me ressemblent comme deux gouttes d'eau ! Et vas-y que tout le monde rentre dans la demeure de la défunte, le cercueil est posé sur une estrade, un genre d'immense lit à baldaquin en plein air sur une terrasse intérieure et entouré de centaines d'offrandes; très mal à l'aise, je suis sorti rapidement sur le trottoir en attendant la suite... Au bout de quelques minutes, la foule massée à l'intérieur sort de la maison avec de grands gestes... des cris... et juste derrière, l'énorme catafalque enrubanné porté à bout de bras par les hommes. Direction un grand pré à quelques centaines de mètres où doit se dérouler la crémation. Bien entendu en tant que "touriste-routard-voyageur-visiteur" armé de son camescope, j'ai suivi et filmé toute la procession., la pauvre défunte devait avoir le tournis après une dernière ballade si mouvementée ! Le catafalque est déposé sur l'emplacement du bûcher allumé par un gros lance flammes qui d'après l'odeur doit fonctionner au pétrole; lorsque le préposé aux feu juge que le brasier est suffisant pour faire son oeuvre, il stoppe le lance flammes et remue un peu le bûcher avec de longues tiges métalliques; à ce moment là, tout le décor de rubans et d'offrandes est rapidement englouti par le feu puisque tout doit disparaitre au cours de cette cérémonie. Toujours camescope au poing, je ne loupe rien de la scène quand j'aperçois dans le viseur un chien qui entre dans le champ de l'objectif, il s'approche du bûcher et renifle les cendres comme n'importe quel chien puis s'éloigne en passant entre les jambes des personnes présentes. Comme le bûcher ne présentait plus beaucoup d'intérêt cinématographique, j'ai zoomé le chien dans mon viseur et l'ai suivi d'un élégant mouvement de caméra jusqu'à ce qu'il disparaisse derrière la foule.

De retour en France, je visionne mes cassettes sur la télé et au moment de la fameuse scène du chien Balinais, je découvre le pot aux roses ou plutôt que le cabot n'est pas venu flairer pour des prunes... Il a dans la gueule un gros morceau (peut-être un tibia, un fémur, une épaule ?) qu'il emporte fièrement bien à l'écart afin de le déguster dans l'indifférence générale ! Au moment de l'action, je n'avais pas perçu ce "détail" et le plus étonnant c'est que personne n'a courru après le chien pour récupérer les restes .

Voila le souvenir le plus marquant qui me reste de Bali; heureusement que l'Indonésie ne se réduit pas à Bali !
Recherche recette des sarmalés (Roumanie) English translation pending
by Islit · 2006-01-16 · 4 replies
Hello à vous tous et toutes, Ayant à plusieurs reprises gouté aux délices de la cuisine roumaine, je suis à la recherche d'une recette afin de cuisiner les fameux sarmalés ! Je sais que cela n'a pas l'air très facile mais, j'ai bien envie de me lancer ! Multumesc frumos ! 😎 Antoine
Vivre dans la nature: quels pays? English translation pending
by Michael2 · 2006-01-10 · 1 reply
Bonjour tout le monde,

J'aimerai visiter un pays (ou plusieurs l'un à coté de l'autre) où j epourrai rencontrer des personnes qui vivent de facon autonome dans la nature. Peut être aussi avec un rapprochement avec la nature en tant qu sacrée.

Je pense beaucoup aux andes, mais ca reste encore trés vague.

merci à vous d'avance

Michael 🙂
Emmerdes à Bangkok English translation pending
by DeCléricy · 2005-06-27 · 16 replies
Ça passe ou ça casse. (ou l’art de se mettre les pieds dans les plats)

En Thaïlande, comme partout ailleurs, on ne badine pas avec les visas. En janvier 1999 je l’ai appris à mes dépends. Après avoir traversé la frontière Cambodge-Thaïlande (voir De Kompong Som à Klong Hay en ti-batô) mes neuf premiers jours au pays le furent sans visa. Quatre entre la frontière et Bangkok, cinq dans la mégapole à poireauter pour l’obtenir, non sans une certaine inquiétude.

J’aime le brouhaha des passages frontaliers, la recherche de combines légales et honnêtes, le négoce pour la conversion des monnaies, d’où mon butinage de quatre jours avant de rejoindre Bangkok, histoire de prendre le pouls du pays qui m’accueille. Donc pas de tampon-visa à la frontière? Ni de bureau d’immigration à Trat? No problemo me dis-je! Je vais remonter molo jusqu’à Bangkok et régulariser ma situation sur place. Ils vont me recevoir avec une tape dans le dos et ce sourire tellement imprimé dans le Lonely Planet. Ce fut d’une naïveté et d’une insouciance sans bornes de ma part! Fallait le faire! Et je l’ai fait.

Bangkok, 9 heures 30 le matin, direction Bureau des visas. Dans la file je remarque que par osmose tous nous avons la même attitude; cœur allègre, légère, très légère impatience d’attendre son tour et sourire d’une ou d’un ‘’tamponé’’ quittant le guichet, le passeport collé sur le cœur et la Thaïlande devant soi.

- SUIVANT!

Justement le suivant c’est moi (et pas Jacques Brel!). Je tends le passeport. Miss Sourire feuillette et recherche je ne sais quoi. Page après page son sourire se fane. Elle tente une explication.

- Ils ont oubliés le tampon à l’aéroport?

Moi le con au lieu de sauter sur l’occasion je réponds doublement con.

- Euh! Pas du tout!

Je lui explique le no man’s land juridique que j’ai traversé. Là je n’aime pas mais alors pas du tout ce regard soupçonneux qu’elle pose sur moi. J’aggrave la situation.

- Ya un problème?

La ‘’Demoiselle sourire perdu’’ me scanne du premier cheveux gris jusqu’à l’ongle du petit orteil puis disparaît dans les dédales de l’arrière guichet, mon passeport à la main. Le temps de me retourner pour faire la moue interrogative en guise d’excuse à la file, elle revient précédée de deux gardes en uniforme brun chocolat et casquettes astiquées. Elle ajoute :

- Vous allez devoir suivre les policiers au 9e étage dans l’édifice derrière.

- SUIVANT!

Dans l’ascenseur vers le 7e ciel du 9e étage commence à trottiner un spaghetti de points d’interrogations entre mes neurones. Long corridor avec bancs de bois près de chaque porte close d’un coté et de l’autre, fenêtres entre ouvertes à mi-hauteur d’où parviennent de grands pans des rumeurs de Bangkok. Un des policiers me désigne poliment un des bancs: You here! Attente d’une quinzaine de minutes. Ça me donne le temps d’observer que toutes les femmes cèdent le passage en saluant celui ou ceux qu’elles croisent dans le corridor. Plus haut est le gradé plus haut se fait le salut Thaï! Nous les occidentaux devrions adapter cette politesse élémentaire; serrer la main au niveau du genoux pour un subalterne et au niveau des épaules pour le patron! Le niveau de la taille étant réservé aux confrères de même rang.

À deux portes du banc où je converse avec ma maman sort un civil au regard sévère. Chemise blanche immaculée, manches courtes, cheveux noir jais coupés courts, pantalon gris bleu et souliers vernis schuischuitant sur les carreaux céramiques. Monsieur Sévère m’ordonne de demeurer assis avant même d’avoir le temps de le saluer. Mon petit doigt me dit d’écouter sans interrompre.

- You illegal in Thailand. Maybe you go in jail!

Puis il déboule question sur question; où je crèche à Bangkok, la durée de mon séjour en Thaïlande, si j’ai un billet de retour, combien d’argent j’ai en poche et surtout, surtout, pourquoi j’ai franchi la frontière thaïlandaise dans une zone de conflits armés potentiels.

Bon écoutes Chose! Pour l’instant je n’ai pas d’hôtel attitrée, je veux visiter votre beau pays environ un mois ou deux, je n’ai pas de billet de retour en avion because je voyage par les routes, j’ai une carte de crédit Visa, une carte débit de ma banque, près de quatre cent dollars au porteur émis par l’oncle Sam, mille deux cent dollars en chèques de voyage Thomas Cook à l’effigie de Georges Washington… et un petit grain de beauté en haut de la fesse gauche. Quand à la Province de Trat je n’ai pas vu l’ombre d’un canon de fusil ni de panneaux indiquant ‘’No trepassing’’ ou ‘’Stay away. War in progress’’. Alors? Tu me le fais le visa?

Ma dernière question fut suffisante pour ouvrir un dossier à mon nom au 9e étage de l’édifice, derrière le guichet de Miss Sourire. Cinq jours plus tard ce dossier avait deux centimètres d’épaisseur; résultat des rendez-vous de l’avant midi et de l’après midi de chaque jour où je devais me présenter à Monsieur Sévère.

Entre-temps j’allais quotidiennement à l’ambassade canadienne où une employée Thaïe, d’une gentillesse exemplaire et d’un français impeccable, s’inquiéta de mon sort en me suppliant de l’informer régulièrement de l’évolution du dossier.

Au cinquième jour dans l’après-midi Monsieur Sévère me remit mon passeport estampillé d’un joli visa à la page 11, suivi d’une note signée et rédigée en Thaï sur la moitié de la page 12. Je le remerciai d’un salut Thaï à la hauteur du front qu’il ne m’a pas retourné. Dans le corridor vers l’ascenseur je me disais ‘’Mamounet tu peux retourner prendre le thé avec St Pierre. Je te fais signe si j’ai besoin de toi à nouveau’’

Dernière visite à l’ambassade canadienne pour remercier Mademoiselle Gentille et lui annoncer que j’avais récupéré mon passeport. Une question, que je n’ai pas osé lui demander, me rongeait l’esprit : ‘’Vous ne seriez pas ma maman réincarnée à Bangkok par hasard?’’

Bangkok, 15 heures 20, direction gare de Hualamphong pour le train de nuit de Surat Thani. J’ai mon passeport collé sur le cœur et la Thaïlande devant moi! Ne bouge pas Ko Samui! J’arrive!

Épilogue : De Ko Samui j’ai du faire un voyage-visa vers la Malaisie, un aller retour éclair de dernière minute. Ne lisant pas le Thaï j’ignorais ne posséder que 21 jours de visa dans mon passeport (30-9 jours illégaux. Merci au policier du poste de Na Thon!) Je suis d’une nonchalance!...En même temps je me dis que j’ai sûrement les ailes diaphanes d’un ange gardien greffées dans le dos…Incorrigible Marcel!

DeCléricy

Notes de voyage en Thaïlande, cahier no. 3, janvier 1999.
Hôtels en Turquie pour séjour avec des enfants English translation pending
by Magboss · 2005-04-25 · 6 replies
bonjour,

pouvez-vous me donner des noms d'hôtels où aller en turquie ?

je ne connais absolument pas la turquie et ne sait pas où il faut aller, merci à tous de vos renseignements !

nous avons 3 enfants de 2 ans à 8 ans... nous voulons un hôtel en tout inclus et de bonne catégorie

merci

magali
Yaourts au Maroc? Raibi? English translation pending
by Saen · 2005-02-19 · 3 replies
SLT, je cherche la recette, ou plutot la facon de faire les yaourts, "raibi" j'crois, que l'on trouve ds la pluspart des restos, laiteries marocaines, servis frais, ds des pots en verres, je cherche aussi la recette et le nom des crepes souvent accompagnées de miel, celles ki sont en plusieur couches !! voila !merci si quelquns a ces infossssss!!
Hôtel Hammamet Garden English translation pending
by LaurentA · 2004-07-03 · 6 replies
Salut !

Je voulais savoir qi quelqu'un avait deja gouté au all-inclusive de république dominicaine et à celui de tunisie.

En effet cet été je pars en tunisie au hammamet garden en all-inclusive et l'année dernière javais gouté au all-inclusive de RD qui est vraiment le grand luxe. Je me suis laissé entendre dire qu'en Tunisie ce serait pas aussi bien. Quelqu'un s'y connait ? Est-ce que par exemple on a un mini bar dans la chambre qui est ré-approvisionné gratuitement comme en RD ?

Merci d'avance !
Balade au Cap Ferret English translation pending
by Jemaflor · 2020-08-06 · 32 replies


En cette année si particulière où les idées de voyage au-delà de nos frontières sont difficilement envisageables … l'occasion nous est donnée de « voyager » plus près de chez nous. Avec ce récit très illustré, je vous invite à découvrir (ou à redécouvrir) un de nos plus beaux sites du Sud-Ouest : le Cap Ferret. Entre les eaux du Bassin d'Arcachon et les vagues de l'Océan Atlantique, ma balade (photographique) suivra les rivages, de plages en dunes et traversera la pinède jusqu'au phare. J'ai choisi de vous présenter ces lieux que j'apprécie tout particulièrement depuis de nombreuses années mais en essayant d'éviter l'affluence estivale … Vous l'avez donc compris, ce sera ce coin de nature privilégiée qui sera à l'honneur mais sans l'agitation et la surfréquentation de la haute saison ! Certaines des photos présentées ont été prises à la fin de ce printemps, d'autres sont plus anciennes mais toutes vous feront partager, je le souhaite, le charme fou de cette si plaisante presqu'île.

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Au Cap-Ferret, un privilège des lèves-tôt consiste à assister parfois au spectacle de l'embrasement du ciel avant le lever du soleil … avec un plus, celui de contempler les nuances sur le miroir d'eau du Bassin d'Arcachon. Des lumières et des teintes dévoilées dans un superbe fondu enchaîné. De minutes en minutes, les tonalités varient passant comme ce matin-là de l'orangé au rose jusqu'à ce que le soleil inonde le paysage marin de sa lumière dorée. Splendide et éblouissant.



Je me trouve sur la plage du phare et il suffit de se retourner pour voir côté terre, le fameux phare avec sa lanterne encore allumée. Le phare du Cap Ferret qui veille sur cette extrémité de presqu'île sera un peu un fil rouge au cours de cette balade qui va vous mener du rivage côté Bassin jusqu'au littoral côté Océan. Un fil rouge … ou plutôt rouge et blanc à l'image des couleurs de sa haute colonne. Un phare qui domine toute cette extrémité de la presqu'île, on l'aperçoit de presque partout, aussi il sera présent sur plusieurs de mes photos de ce récit. En bordure de plage, les villas avec vue marine nous offrent à l'aurore un second miroir avec des reflets d'or sur leurs surfaces vitrées.





Un peu plus loin et un peu plus tard dans la matinée, nous voici à l'entrée du Quartier des pêcheurs que l'on pourrait également qualifier de quartier des ostréiculteurs. Un site classé pour le pittoresque de ses cabanes en bois. A côté de cette cabane, une pinasse, l'embarcation traditionnelle des lieux, vient de se refaire une beauté à coups de pinceaux. Elle attend sagement la prochaine mise à l'eau. Ici règne une atmosphère d'authenticité, celle des travailleurs de la mer et des parcs ostréicoles.





Dans ce hameau on prépare les fameuses huîtres du Bassin que l'on peut même déguster sur des terrasses aménagées avec vue imprenable sur l'étendue d'eau de la baie du Mimbeau.



C'est la dernière cabane ostréicole, tout au bout du quartier des pêcheurs, une cabane avec ici une vue dégagée sur la célèbre Dune du Pilat. J'aime bien cette atmosphère surannée donnée par cette ancienne Aronde des années 50/60. La présentation de la photo en sépia convient parfaitement en renforçant cette impression rétro … mais c'est peut-être dommage de se priver des jolies teintes jaunes des genêts en fleurs ! Bon, une précision, la photo n'a été prise qu'il y a deux ans seulement.



Faisons maintenant un bref crochet à proximité des cabanes des ostréiculteurs en passant parmi les pins. Avec ce soleil matinal et cette photo prise à contre-jour, les pins allongent leurs ombres sur le sol, un bel effet photogénique, je m'empresse de le capturer.



Un autre point de vue depuis ce bosquet. Ici, entre les pins et leurs lignes verticales s'invite la colonne toute droite du phare. Entre deux troncs elle s'immisce et tranche avec sa teinte claire par rapport à celle plus sombre de l'écorce des troncs de résineux.
Les racines du besoin de voyager English translation pending
by Sawadeebaht · 2020-07-27 · 67 replies
Certains ne quittent jamais leur ville ou leur province et ne le souhaitent pas. Nous autres voyageurs avons un beau jour attrapé le virus de la decouverte et il nous faut voir l Ailleurs.

il y a eu une fois une petite semence qui a germé : un voyage de classe, un pays decouvert avec des amis, des vacances avec les parents, un passage de frontiere. un moment qui nous a donné le goût, un moment qu on veut revivre à tout jamais, a chaque fois.
Revenir au "backpack" après les voyages à vélo? English translation pending
by Piratelife · 2019-02-19 · 18 replies
Hello, Je me demandais si certains d'entre vous, après des périples ou expériences à vélo , y compris loin à l' étranger , ont encore l'envie ou le goût des voyages en sac à dos, ou est-ce que ça leur paraît beaucoup plus fade et contraignant finalement, comparé à la liberté qu'on trouve dans les périples à vélo ? Est ce que vous emmenez votre velo a tous les coups sans hesitations? Ca peut aussi dependre des pays, adaptés ou moins, du temps dispo etc Pour ma part j'avais commencé par des voyages sac à dos puis plusieurs périples velo en France, Europe et quelques uns en Asie avec mon VTT personnel ou un vélo d'occasion acheté sur place. Au final il y a toujours des destinations qui m'intéressent, mais vient parfois se poser le problème d'amener à chaque fois mon vélo en soute d'avion et les risque de casses et autres aleas en terres inconnus. Pour ma part j'ai eu plusieurs fois de la casse plus ou moins importante en soute d avion, et d un autre côté se contenter d'un voyage en sac à dos et dépendre toujours des transports pour le moindre déplacement , de même pour l'hébergement , ça me motive toujours beaucoup moins de repartir comme ça . Donc le dilemme se pose parfois entre les deux choix ! Chacun ayant ses facilités et inconvénients .Plus physique et risqué pour le vélo bien sûr, mais plus libre et indépendant une fois arrivé sur place , et inversement pour le backpack
Spécialités culinaires à ne pas manquer en Provence-Côte d'Azur English translation pending
by Francois2410 · 2017-06-02 · 2 replies
Dite moi quel spécialité culinaire de la Provence et Cote d'Azur qu'on ne devrait pas manqué de goûté lors de notre voyage , si vous avez un coup de coeur pour un fromage , un saucisson , une terrine , un pain ou brioche indiqué nous l'endroit si vous connaissez ou le village/commune , jai déja faim menoumme menoumme
Visa de 5 ans pour l'Inde English translation pending
by Marien33 · 2017-03-10 · 2 replies
Bonjour, Je sais que ce visa de 5 ans, sans être vraiment supprimé, est délivré au compte gouttes. Depuis plusieurs années je fais des aller-retour entre la France et l’Inde où je vis plus longtemps qu’en France, souvent autour de 8 mois en Inde contre 4 en France. J’y ai de solides attaches affectives avec une famille indienne - qui pourrait me recommander/parrainer - et quelques bons amis et désormais j’ai loué une maison à l’année. Je voudrais tenter de demander un visa de cinq ans. J’ai vu sur le site de VFS qu’il faut AVANT de faire la demande obtenir l’accord préalable de l’Ambassade. Dois-je envoyer ma lettre en anglais ? A quel service ? D’après votre expérience, pourriez-vous me dire sur quel points il serait bon que j’insiste pour obtenir cet accord ? Merci beaucoup de m'aider si vous le pouvez. A défaut, je me rabattrais sur un visa de 1 an. Donc mes questionnements sont les mêmes pour le visa d'un an.
Sarajevo deux époques English translation pending
by Lucbertrand · 2017-02-26 · 17 replies
Les Balkans sont une région, où foisonnent les sociétés, zone d'achoppement et de conflits entre les cultures, où longtemps l'empire ottoman a affronté la chrétienté. Les influences ont fluctué au gré des fortunes de guerre. Tous ces pays je les ai visités plus ou moins longuement. Chacun d'entre eux a eu sa période de gloire au cours du millénaire écoulé, et pour la Grèce son apogée remonte encore bien plus loin. L'un d'eux, je le connais assez bien pour y avoir vécu trois ans. J'y ai laissé une partie de mon cœur, l’Albanie, pays dans lequel je me suis forgé des amitiés très fortes et indéfectibles. La Bosnie je l'ai aussi arpentée à différentes occasions, tout particulièrement au cours d'un long épisode dramatique de son histoire, le siège de Sarajevo. Mes voyages dans ce coin d'Europe, où l'on se sent très loin, plongé dans cette constellation de petits pays, qui chacun a une identité forte, j'en ai fait déjà plusieurs compte-rendus dans les carnets de voyage forum. L'un de ces écrits je ne l'avais jamais publié, car il pourrait s’apparenter quelque part à un voyage dans la guerre. Mais j'ai décidé de vous le soumettre, car il pourra intéresser les amoureux de cette ville extraordinaire qu'est Sarajevo, et que je trouve toujours aussi envoûtante chaque fois que j'y retourne. Donc voici ce texte, et désolé si certains le trouveront très très long et manquant de photos, mais j'espère qu'il donnera envie d'aller visiter ces terres balkaniques qui sont pétries par deux mille ans d'histoire:

Sarajevo deux époques, souvenirs, anecdotes

Sarajevo, cette ville au nom évocateur, qui tient une place particulière dans l'histoire de l'Europe, j'ai eu l'opportunité de la connaître à deux époques relativement rapprochées mais très différentes. La première fois, quatre mois durant le siège en 1994 en pleine guerre de Bosnie, et la seconde en effectuant un bref passage de deux jours en 2008 au cours d'un périple balkanique. Ces deux expériences dans des contextes opposés, me permettent de mettre en exergue tous les contrastes d'atmosphère au gré des circonstances et des événements que cette ville magique a connus. L'été 1994 arrive à grands pas, j'ai programmé mes vacances, j'irai faire de l'alpinisme du côté de la Vanoise. Brutalement à deux jours du départ, changement de destination, on m'informe que je pars à court terme pour Sarajevo dans le cadre des missions de guidage d'avions de combat. A peine le temps de prendre quelques habits, prévenir ma famille et je suis en route pour une formation accélérée afin de me remettre en tête les techniques aéronautiques appropriées. Les cours théoriques et pratiques sont prodigués par de braves Américains qui n'ont jamais imaginé que sur la terre des gens pouvaient parler autre chose que leur langage qui s'apparente plus à une suite d'acronymes et d'onomatopées à peine prononcés qu'à de l'anglais ! Après une injection à haute dose d'une semaine, je prends la direction de la Bosnie, plus spécialement Sarajevo et son siège. Survol des Alpes, je distingue très nettement les montagnes que je voulais grimper à proximité du col du Mont Cenis, mais l'aventure sera différente.

Je suis arrivé sur l'aéroport surchargé de matériels et d'hommes. La première urgence est de trouver à se loger avec mon équipe, nous sommes 7. On déniche un petit réduit, digne des plus minuscules refuges que j'ai connus en montagne. A 7 nous nous empilons sur 6 mètres carrés, mais ça va. Il ne fait pas froid nous sommes en juillet. D'ailleurs on pourrait avoir très, très chaud, car notre réduit est adossé au dépôt de munitions de la légion étrangère, un obus mal placé et nous prenons un billet direct pour la vaporisation. Nous allons vivre dans cet espace réduit quelques semaines, mais l'activité était si intense que lorsque nous le rejoignions nous nous écroulions dans le sommeil.

Ma première sortie dans la ville me permet de saisir immédiatement l'atmosphère qui y règne. Cité complètement bloquée où tout le monde se cache. Les rues sont désertes, la population vit, comme des rats, terrée. Les militaires dans les blindés et engoncés dans leur gilet pare-balles sont les seuls à donner un peu d'animation à la cité. Rarement, toujours furtivement on aperçoit un civil qui presse le pas dans une rue et disparaît bien vite pour éviter d'être tué par une balle qu'elle soit perdue ou non.

La ville de Sarajevo occupe le fond d'une cuvette toute en longueur. Du fait de son développement, les maisons par manque de place ont colonisé les collines environnantes. Des quartiers serrés se pressent tout au long des pentes de cette multitude de buttes raides, qui rentrent carrément dans la ville basse et l'encerclent de toutes parts. En levant les yeux, la première chose qui frappe, ce sont les façades de maisons individuelles qui constellent tous les reliefs environnants. Il ne faut pas de grandes explications pour comprendre, que de toutes ces fenêtres en encorbellement, des multitudes d'yeux vous regardent voire vous surveillent. Elles sont innombrables, les unes sur les autres, tout au long de ces grandes pentes qui tombent dans la ville. Tels de gros yeux inexpressifs mais lourds de menaces dissimulées, elles peuvent à tout moment prêter assistance à l'auteur d'un assassinat, tapi à l'abri de la lumière, son arme de précision à la main. On imagine facilement tous ces guetteurs scrutant l'immobilité de la ville. Combien de snipers, qui vous prennent dans leur croisillon, se cachent derrière ces ouvertures, à dessein pleines de pénombre ? Combien de fois, montant les escaliers de la fameuse patinoire la Skandéria j'ai senti ces regards sur moi. L'impression est étrange et désagréable, mais il ne sert à rien de lever les yeux, cela pourrait juste être pris pour un acte de provocation, et souvent la susceptibilité du tireur est proportionnelle à son taux d'imbibition à la slibovitch, alcool blanc de prune.

Au cours de différentes missions, je suis amené à remonter des rues remplies de carcasses de voitures et de trams bombardés et incendiés, on se croit dans un film de fiction, des spectacles dantesques de rouille et de fer tordu, mais non c'est la réalité. Par endroits, il faut bousculer certains obstacles avec le blindé pour passer sur ces chaussées recouvertes de gravats. Lors de ces déplacements en véhicules, des gens nous regardent à la dérobée. Dans les jardins de nombreuses maisons particulières les voitures sont bâchées et protégées dans un recoin de terrasse, en attendant des jours meilleurs où il y aura de l'essence, des routes en état et plus d'obus qui s’abattent selon une logique parfois difficile à saisir.

Assister au bombardement d'une ville est une expérience étrange. De gros obus frappent de plein fouet des façades qui s'écroulent dans des nuages de fumée. Les obus lorsqu'ils vous survolent, vous réalisez avec précision le danger qu'ils représentent. S'ils font un bruit strident et aigu, cela signifie qu'ils ont une vitesse élevée et qu'ils vont aller frapper plus loin. Par contre s'ils font un bruit plus mat avec des flop flop, cela trahit une vitesse faible et un engin qui commence à tanguer sur son axe, d'où une chute dans les environs. On apprend très vite, en regardant les autres, à réagir. J'ai fait cette découverte sur une colline en présence d'un groupe de Bosniaques, alors que je faisais des repérages concernant le positionnement des différentes forces en présence. La ville était sous le bombardement régulier de canons serbes de gros calibre. Nous nous trouvions sur la trajectoire des obus, mais bien en-deçà de leur point d'impact. Nous les entendions donc nous survoler dans un sifflement strident. Soudain, un bruit beaucoup plus bas, accompagné du fameux flop flop, décrit si souvent par les poilus de la grande guerre, a provoqué une réaction de fuite immédiate de mes interlocuteurs bosniaques. Effectivement un gros obus est tombé beaucoup plus près que les précédents mais à une distance, où le danger restait faible. C'est ce qu'on appelle apprendre par l'expérience ou sur le tas.

Dans la ville de Sarajevo une petite communauté de Croates se trouve prise en otage entre les Serbes et les Bosniaques. Participer à un office religieux parmi ce groupe catholique est très poignant. Même là, il faut se méfier du scoop journalistique, on pourrait rapidement faire croire en juxtaposant sur une même photo un militaire français et une religieuse croate que nous sommes là pour prendre parti en leur faveur. Bien sûr que leur situation nous émeut, bien sûr que dans la mesure de nos moyens nous les pourvoyons en nourriture, mais nous le ferions de la même manière pour les autres communautés, lorsque des êtres humains sont dans la nécessité impérieuse ils méritent une égalité de traitement. Dans cette petite communauté acculée, la ferveur est très importante, jeunes et vieux montrent la même foi. Je me souviens d'une anecdote amusante malgré la situation. Le prêtre de la légion étrangère française célèbre l'office au cours duquel il se réfère aux noces de Cana. Le légionnaire d'origine croate, lui servant d'interprète, traduit par noces de canard, d'où éclat de rire franc de toute la communauté croate. La difficulté et l'incertitude extrêmes n'enlèvent pas à l'être humain son sens de l'humour et son envie de rire. C'est rassurant. Bien que n'étant pas particulièrement pratiquant, ces offices me bouleversaient par la conviction et l'espérance qui émanaient de cette population martyrisée. Le fait d'y penser quinze ans après, je sens toujours monter en moi de l'émotion.

Observateur de cette situation dramatique que vit une population à trois entités et aussi un peu acteur pour essayer d’y remédier, on ne peut qu'éprouver un réel malaise en constatant toute la frénésie de ce qu'on appelle l'information pour contenter le voyeurisme de nos populations occidentales. Il faut dire que c'est tentant, bien installé chez soi le soir à vingt heures de regarder le sacro-saint journal télévisé qui distille sa kyrielle de faits divers sordides. Montrer des obus écraser une cité qui vit ou plutôt survit dans une immense détresse, c'est l'assurance de faire exploser l'audimat. Pourquoi le spectateur qui se cache en chacun de nous est-il si friand de ce genre de spectacle ? Voyeurisme par rapport à la mort, réconfort de voir qu'il y a plus malheureux que nous, oublier ses petits déboires quotidiens professionnels ou sentimentaux ?

J'ai été au cours de mes nombreux déplacements témoin de situations curieuses, que je ne comprenais pas toujours. Sur la fameuse « snipers allée » complètement déserte, un cycliste, seul sur l'immense ruban de goudron, marche recroquevillé son vélo à la main, et semble se protéger derrière le cadre de sa bicyclette, étrange ! Face à lui les hautes façades d'immeubles, desquelles des yeux amis et d’autres hostiles le surveillent, ces derniers prêts à délivrer la mort. Cette scène est surréaliste, le temps semble suspendu. L'hésitation de l'individu, de toute évidence dans une mauvaise situation est angoissante. À chaque instant on s'attend à entendre un bruit sec se répercutant le long des murs et voir l'homme et son vélo s'abattre au sol. Ce spectacle fait véritablement mal par la tension qu'il engendre. En bruit de fond permanent le son des détonations rappelle que la guerre est présente. On s'y adapte au point que l'absence de tir semble anormale. Se réveiller au bruit de la poudre devient une habitude, un peu à la manière du chant des oiseaux au printemps qui accompagne la reprise de conscience au sortir du sommeil. Lorsque je suis rentré en France, la première semaine j'étais réveillé tôt à cause justement de l'absence de ce bruit de fond qui m'avait accompagné durant quatre mois. L'accoutumance est telle, que le retour à la vie normale semble bizarre. Dès mon arrivée chez moi, je suis parti en montagne remonter le canyon de la Niscle dans les Pyrénées espagnoles. Ne plus avoir à porter un gilet pare-balles, ne plus faire attention aux mines, ne plus chercher le sniper embusqué, pouvoir se déplacer sans contrainte sur de grands espaces, cela procure une sensation étrange, comme si le retour à la normale nécessitait une rééducation. En quatre mois de conditions particulières, on s'adapte très fortement à la situation locale et l'on ne réalise pas à quel point cette adaptation formate les actions réflexes. De façon étrange dans ce canyon de la Niscle, qui est une œuvre de la nature titanesque et de grande beauté, je me sentais comme dans un environnement inhabituel par cette absence de dangers. Il faut se réhabituer à la normalité, et je comprends très bien qu'après des expériences extrêmes, ce qui n'a pas été mon cas, cette réadaptation soit très longue, voire impossible.

J'ai lu à plusieurs reprises des comptes-rendus de voyages en zones de guerre. Ces pratiques suscitent des critiques parfois acerbes, le voyeurisme étant considéré comme indécent. Cela me semble logique, et effectivement, je ne sais pas ce que j'aurais ressenti si j'étais venu simplement me promener, attiré par une curiosité malsaine. Je n'étais pas dans ce cas. Je me demande quelle différence existe entre le touriste en zone de guerre et le journaliste qui couvre l’événement ? Ce dernier ne fournit-il pas un document et des photos, choc des images oblige, à des gens curieux de voir plus que de savoir, poussés par ce qu'il faut appeler l'attrait du spectaculaire morbide donc du voyeurisme ? Mon premier réflexe serait de condamner le tourisme en zone de conflit, alors pourquoi permettre les scoops souvent violents des reporters, qui sous couvert d’information visent au sensationnel si possible bien sanguinolent ? Bien sûr, il me sera répondu qu'il s'agit du devoir d'information. Mais s'agit-il vraiment d'information ou d'un business lucratif à la limite de la décence ? Les journalistes, j'en ai croisé un certain nombre durant cette saison en Bosnie. Comme nous tous, ils faisaient leur métier, même si parfois « JT » oblige, contrainte de temps incompressible du 20h, les informations étaient à mon sens un peu arrangées voire beaucoup. L'obus de mortier filmé était peut-être payé et pas forcément attribué au bon camp, d'où l’ire du camp en question. Il nous arrivait même de recevoir des obus après le fameux JT en guise de protestations, tout du moins c'est ce que j'ai ressenti.

Cependant la visite des journalistes était toujours intéressante, révélatrice du mode de fonctionnement de nos sociétés, prises sous le feu des scoops et de l'information immédiate. Cette précipitation à rapporter de l'information, conditionnée par l'urgence du produit à livrer, quelles que soient les conditions de la collecte et la crédibilité des sources, conduit très logiquement à la désinformation ou même dans certains cas à la manipulation. Je me souviens avoir vu certains impacts de balles troublants sur certains véhicules, qui me faisaient penser qu'ils avaient été demandés par les occupants du dit véhicule pour les besoins du sensationnel à médiatiser. Peut-être ai-je l'esprit mal tourné ? En effet lorsque l'on me présente des traces de balles prétendument tirées par un sniper et que je vois des impacts très rapprochés, semblables à une rafale d'arme du style kalachnikov, je me pose des questions ! Mais imaginons le ou la reporter qui couvre l'événement du siège de Sarajevo et qui un soir ne rapporte rien de très spectaculaire pour la ‘grand-messe’ de 20heures, alors que ses concurrents des autres chaînes font un tabac. Il est fort à parier que ce journaliste va se retrouver très rapidement dans un placard à couvrir le fait divers en province. Donc dans cette surenchère de la précipitation, pour ne pas perdre son emploi, on est prêt à tout pour ne pas priver le bon peuple de France de son coup d'adrénaline en mangeant sa soupe devant son téléviseur. Il est important de lui montrer que ça pète, et mon Dieu que ce soit les uns ou les autres qui font péter ça n'a pas d'importance. Cela en a d'autant moins, qu'entre Serbes, Croates et Bosniaques la majorité des spectateurs ne fait pas la différence et puis s'en fout. L'important étant que ça pète autant que dans la série américaine sur laquelle ils vont embrayer dès le JT terminé. Je ne citerai pas les noms de chaînes dont j'ai vu, je dirais même subi les sarcasmes des représentants, qui dans l'anxiété de ne pas avoir suffisamment de matière à transférer par leur antenne satellite, me reprochaient de faire de la rétention d'information. Mais comment se prononcer sur une situation que l'on ne cerne pas complètement, mouvante à souhait, toute erreur d'interprétation pouvant avoir des répercussions graves. Tout particulièrement étaient concernés ceux qui restaient sur le terrain, les représailles n'étaient pas exclues de la part d'une faction que l'on aurait accusée à tort d'une action perpétrée par l'ennemi. Je trouvais dommage d'avoir à considérer les journalistes de mon propre pays comme un danger pour ma sécurité et essayer de les fuir autant que je pouvais. Je me souviens cependant d'un journaliste de Libération qui venait sur les zones de confrontation et qui posait peu de questions, mais cherchait à se faire sa propre idée de la situation. En le regardant, je comprenais qu'il mûrissait son article et qu'il n'était pas pressé. Ce qu'il fournirait serait certainement le fruit de sa conviction après son expérience sur le terrain et non un show médiatique à consommer le soir même.

Vie en zone de danger, comme il est étrange en tant que militaire de vivre dans des endroits où l'on se sent menacé sans être confronté à la guerre telle que nous l'avons tous gravée en nous par la narration des grands massacres entre Occidentaux. En effet, les deux conflagrations mondiales ont conditionné notre vision d'un conflit. Nous imaginons tout d'abord une hécatombe de militaires, comme par exemple sur les plages de Normandie ou dans les tranchées de Verdun ou de la Somme. Cela ne veut pas dire que les civils ont été épargnés dans ces périodes troublées. Là à Sarajevo pour les soldats internationaux, il s'agit plutôt de vie sous menaces multiples, mais non de danger de mort immédiate comme à Omaha Beach. En effet, durant mon séjour pas un seul soldat des forces internationales ne sera tué, tant mieux. Pour se préserver sur les itinéraires que nous empruntons à pied, des levées de terre ont été faites, ce qui permet un abri relatif contre les snipers. Mais par endroits, il y a des interruptions, par exemple aux carrefours, et là, on reste à découvert. C'est le cas en particulier pour accéder à la machine à laver, un petit passage devant le croisillon d'un fusil à lunette, mais on va quand même nettoyer son linge. C'est aussi le cas pour se rendre à une citerne où nous allons puiser de l'eau pour nettoyer les WC, égalité de traitement, quel que soit le grade chacun va chercher son seau pour les toilettes. Cette ambiance sous contrainte, on s'y habitue tellement que parfois cela en devient dangereux. Je me souviens de ce militaire monté en haut de la protection de terre et qui fumait tranquillement sa cigarette sous le regard de snipers. Il m'a de toute évidence pris pour un mauvais coucheur, lorsque je lui ai donné sèchement l'ordre de redescendre fumer à l'abri. Je pourrais relater d'autres anecdotes de ce genre qui me viennent à l'esprit, cependant ne vous y trompez pas cela n'enlève rien à l'extrême compétence et au dévouement sans faille des militaires français. Dans le cadre de ces coalitions aux ordres de l'ONU, on se trouve comme pris dans une énorme machine administrative à la réaction molle, alors que des populations vivent des situations dramatiques. Srebrenica et son massacre en sont la preuve manifeste. Assez vite, en ce qui me concerne je me suis fait une idée du niveau de danger auquel j'étais confronté. Bien sûr cela est statistique en fonction des événements que l'on constate. Comme je l'ai dit, malgré les tirs de tous calibres permanents, en tant que soldats de la force internationale, à la période où je me trouvais à Sarajevo, nous étions peu visés. À d'autres périodes ce n'était plus le cas, mais durant les quatre mois où j'ai été présent, nous n'avons eu à déplorer qu'un seul blessé. Par contre parmi les trois entités, bosniaques, croates et serbes les morts se comptaient par centaines, combattants et civils confondus. On prend rapidement conscience, que sur un même lieu, nous ne sommes pas tous soumis aux mêmes conditions et aux mêmes dangers. Parfois je pensais à Chamonix en été et à sa ronde permanente d'hélicoptères lancés dans des sauvetages souvent périlleux pour aider de nombreux alpinistes, ou malheureusement récupérer les corps de ceux qui y laissent leur vie. Durant les deux mois d'une saison à la « Mecque de l’alpinisme » la liste des blessés et de ceux qui ne reviendront pas est longue. Je ne pouvais m'empêcher de penser que statistiquement durant cet été 1994, le grimpeur dans les Alpes était plus en danger que le militaire plongé dans le siège de Sarajevo. Cette comparaison me troublait beaucoup. Comment l'assouvissement d'une passion peut-elle se révéler plus dangereuse que la participation à ce qu'on appelle une guerre, même s'il s'agit de mission d’interposition ?

Les sorties nocturnes dans la ville pour faire des essais de transmissions avec les avions, alors que les rues ont été rendues aux factions est une expérience pour le moins impressionnante. De nuit comme de jour le travail se fait généralement à partir d'un blindé. Espace carcéral auquel on s'habitue. On a parfois l'impression d'être en immersion dans un milieu glauque, entouré de bruits de tirs, à serpenter parmi des carcasses détruites, parfois des balles de petit calibre claquent sur le blindage. Ne rêve-t-on pas ? Sommes-nous dans un film d'anticipation au centre d'une ville soumise à la plus abominable des insurrections ? Non, il s'agit bien de la réalité. Dans cette ambiance tendue, la voix nasillarde d'un pilote américain, anglais ou français se fait entendre dans les écouteurs et la procédure de guidage commence. Être le maillon d'une énorme machine de guerre ou de paix, selon le point de vue, raccroche à une réalité palpable et par certains côtés est rassurante, surtout lorsqu'on pense être dans le camp des gentils. De toute évidence être le soldat d'un pays démocratique évite les états d'âme. Notre Président, à cette époque s'appelait François Mitterrand, même lorsque l'on n'a pas voté pour lui, l'image d'humanisme qui lui est attachée rassure le soldat engagé sur sa décision.

La vie dans une ville assiégée et affamée par encerclement laisse des souvenirs profonds. Circuler dans un quartier sous bombardement est une situation étrange. Le souffle puissant des déflagrations qui remonte les rues dans un râle rauque est impressionnant. Cela produit un bruit presque épais à la manière d'un gémissement profond et lugubre, canalisé par de hautes façades qui le compriment en lui donnant longueur et gravité. Il se propage accompagné d'une multitude d'échos tout aussi graves qui entretiennent le son. On sait qu'un obus est tombé à proximité, mais on ne voit rien entre les bâtiments, seul ce souffle renseigne sur la proximité de l'explosion. On est d'autant plus surpris, que le sifflement de la munition en vol a été atténué par le bruit du moteur de notre véhicule. Un jour où les tirs étaient particulièrement nourris, j'ai assisté à ce spectacle incompréhensible de civils qui n'avaient pas l'air de paniquer, comme s'il y avait un accord tacite sur le lieu précis du bombardement. Ils restaient sur le pas de leur porte, alors que le bombardement était tout proche. Je n'ai jamais eu d'explications. J'ai vu avec surprise le fameux marché de Sarajevo qui se tenait, même misérablement, alors qu'autour des munitions de gros calibres tombaient.

Au cours de nos missions il nous arrivait de dialoguer avec des avions alors que nous étions en pleine ville. Un après-midi, alors que nous stationnons sur la petite place de la patinoire, nous allons commencer une séance d'entraînement aux procédures de guidage avec des pilotes. Le lieu où nous nous trouvons est sous le feu permanent des belligérants qui se battent entre eux. Les armes qu'ils utilisent, principalement de petit calibre, ne représentent pas un réel danger pour nous, dans la mesure où nous restons dans notre véhicule blindé. Avant que la séance d'entraînement commence, je donne mes consignes à l'équipage du véhicule. Je leur précise qu'il s'agit d'un entraînement donc en aucun cas nous ne devons prendre de risque inutile. C'est à dire que tout problème technique de transmission qui nécessiterait une intervention extérieure au blindé ne doit pas être pris en compte, sécurité du personnel est prioritaire. Le contact est établi avec un A10 américain. Au début tout se passe bien, puis le contact radio se détériore. J'ai de plus en plus de mal à communiquer avec l'avion. Tout absorbé à mon travail à essayer d'interpréter les paroles de l'aviateur hachées et baignées dans une importante friture, je ne prête plus attention à mon environnement immédiat. Alors subitement la liaison redevient parfaite et la compréhension mutuelle facile. L'avion ayant fini son passage le calme revient dans l'habitacle de notre blindé. Alors discutant avec l'adjudant des transmissions qui m'assiste, je réalise qu'il était sorti sur le toit changer une antenne pour rétablir la communication, alors que partout autour nous entendions les bruits secs des balles qui frappaient les façades et parfois le métal de notre véhicule. Sans chercher à comprendre, régissant à son seul réflexe de technicien, l'adjudant était monté sur le toit pour changer un embout d'antenne restant exposé de longues secondes aux balles qui fusaient dans tous les sens. Il considérait qu'il avait simplement rempli sa mission. Cependant pour le principe, alors qu’il avait fait preuve d’un véritable courage, je lui ai reproché d'être sorti alors que j'avais demandé de limiter les risques. Mais je ne pouvais m'empêcher de penser que si la situation se dégradait et si l’on passait à une phase plus offensive, j'étais entouré de vrais combattants qui iraient jusqu'au bout sans se poser de question. Les périodes de vie en ville alternaient avec les périodes de vie en montagne, sur le fameux mont de Bijelasnica. Lorsqu'on est montagnard, que l'on soit en temps de paix ou de guerre l'attrait de l'ambiance de la montagne reste très fort. Nous logions dans un chalet de bois dans lequel des photos de montagnes prestigieuses étaient accrochées aux murs, en particulier les Tre Cime di Lavaredo et l'Everest. J'ai même trouvé un topo d'escalade écrit en yougoslave. Décor immense autour de ce point haut qui était le départ de la descente de ski des JO de Sarajevo. Quelques soldats français habitent ce lieu. En fonction des missions le nombre varie de cinq à une petite trentaine. Nous y sommes venus pour la première fois au mois d'août, après que les belligérants l'aient quitté suite à des accords internationaux. À notre arrivée nous découvrons un site dévasté, dans un état de grande saleté. Les derniers occupants ayant déféqué au beau milieu des pièces et saccagé le mobilier. Nous prenons donc régulièrement nos quartiers dans ces montagnes et remettons de l'ordre dans ce magnifique refuge. Ma mission principale était la détection de tous les matériels militaires dans les plaines environnantes pour les signaler à l'aviation. En conséquence j'ai passé beaucoup de temps assis tout en haut d'une cime à scruter. Il ne m'était jamais arrivé de rester au sommet d'une montagne une semaine complète. Expérience étonnante et enrichissante, je ne trouvais pas le temps long. Pouvoir assister au cours des jours qui s'écoulent à l'évolution météorologique autour d'un sommet, quel plaisir ! Bien entendu, j'y ai connu tous les temps : beau, chaud, soleil, couvert, venteux, pluvieux, froid et même la neige.

Le site était d'une grande beauté et très sauvage, bien qu'il s'agisse du sommet d'une station de ski. Le dénivelé était important par rapport à la plaine que nous dominions. De ce point, vers le nord, la vue donnait sur les Monts Igman et ensuite embrassait la cuvette de Sarajevo. Certains jours où la brume remplissait les terres basses, de Sarajevo ne surnageaient au-dessus du brouillard que les tours de retransmission détruites, qui comme des statues fracassées, portaient témoignage de la folie des hommes, qui plus bas s'affamaient et s'entretuaient. Il m'arrivait souvent de venir m'isoler seul assis au sommet. Tous les matins au lever du jour j'étais un spectateur assidu de ce moment magique, que tout alpiniste apprécie plus que tout. Pour le montagnard, généralement assister à l'apparition du soleil d'un sommet signifie que l'entreprise de la journée a été un succès puisqu'on est arrivé au but que l'on s'était fixé, donc tout à loisir, l'esprit libre on peut se livrer à ce fantastique spectacle de la nature. Bien évidemment ma situation et les raisons de ma présence étaient bien différentes de la motivation habituelle du grimpeur partant à l'assaut d'une face. Un matin, à cinq heures, alors que la nuit ne va pas tarder à céder la place à la lumière, assis seul, tous les sens en éveil je m'imprègne de ce spectacle dans ce contexte particulier du siège. Sous Bijelasnica une mer de nuages s'étale, de laquelle sortent quelques points hauts des collines enserrant Sarajevo. La distance à la ville amortit le bruit du canon qui est quasi permanent, et le transforme en une rumeur lointaine, sourde et diffuse. Y a-t-il vraiment la guerre ? Ce moment de joie intense que tout alpiniste gardera pour toujours dans son cœur va se produire. À l'est, la clarté se fait de plus en plus nette et les nuages prennent des teintes irisées qui s'étalent du rouge vif au marron sombre presque noir, dans un dégradé continu d'est en ouest. Alors, le soleil perce la couche et apparaît déformé du fait de la distorsion de la lumière traversant l'atmosphère. À cet instant, j'aperçois dans la direction de l'astre du jour deux « bateaux » chevauchant à vive allure cette mer de nuages calme. Enfin, je distingue leurs silhouettes surmontées de leurs doubles dérives caractéristiques. Il s'agit de deux F14 de l'US Navy qui convergent vers ma position, point caractéristique connu de tous les aviateurs de la coalition. Arrivés au pied de la montagne, ils l'escaladent en patrouille serrée au plus près du relief. J'ai tout loisir de les regarder monter vers ma position. L'un des avions me survole de quelques mètres, tandis que le second passe en dessous dans le petit col qui est à ma droite en contrebas. Je peux voir très distinctement les casques de l'équipage de l'aéronef lancé à vive allure. Heureusement que je me suis levé, dire que j'aurais pu rater un tel spectacle, qui restera gravé en moi à jamais. Je ne peux m'empêcher de penser à ma chère maman à laquelle j'ai dit, que j'étais en Italie. Si elle pouvait imaginer « l’enfer » qui est le mien. Je sais que ce genre de réflexion peut choquer, mais c’était bien mon état d’âme à ce moment, confronté à un double spectacle de beauté de la nature au lever du jour et de merveille technologique, le tout dans un environnement de guerre. Les journées étaient bien remplies, entre le travail technique, les visites d'autorités alliées ou serbes, de journalistes et même de troupes tentant des actions tout du moins d'intimidation. Dans ce contexte, pris entre les positions des Serbes et des Bosniaques, ce que nous craignions le plus c'était de nous faire attaquer par une faction, qui essaierait d'en rejeter la faute sur leurs ennemis afin que nous les attaquions à notre tour en guise de représailles. Du fait de cette insécurité, lorsque nous restions peu nombreux, nous prenions des précautions particulières, car nous ne pouvions rester éveillés toute la nuit. Nous déployions autour de notre refuge, des systèmes d'alarme constitués de fils fins reliés à des mines éclairantes. Un soir alors que nous sommes seulement cinq au sommet de cette montagne, réunis pour dîner, une explosion nous indique qu'une mine a été déclenchée. Branle-bas, nous montons rapidement sur le toit, prêts à répliquer en cas d'attaque. Que constatons-nous ? Un gros lièvre qui détale et qui de toute évidence était le responsable du déclenchement de notre alarme. Il est étrange de se retrouver couché à plat ventre sur le toit d'un refuge en montagne un pistolet mitrailleur à la main. L'adrénaline dans ces cas est la même que celle qui inonde lors d'un passage difficile d'escalade, tout l'esprit tendu vers l'action. De plus le groupe réagit comme un seul homme, chacun se positionnant au meilleur endroit prêt à faire front. L'esprit d'équipe dans ces situations lorsqu'il est bien rôdé est un atout indéniable. Je ne dirais pas presque déçus, nous retournons terminer notre dîner.

A deux mille mètres d'altitude, en l'absence de toute lumière parasite, la nuit est magnifique. En Bosnie à l'été 1994, des lumières parasites il n'y en avait pas, le pays n'étant plus approvisionné en électricité. Au mois d'août à l'époque des grands passages d'étoiles filantes, j'ai assisté de mon promontoire à de véritables feux d'artifices. Ce qui était aussi très curieux à regarder, c'était la ligne de démarcation ou ligne de front entre les belligérants. Autant la journée, elle n'était pas matérialisée à travers les forêts qui s'étalaient à nos pieds, la nuit par contre, les lampes de poche et les petits feux ponctuaient très nettement cette ligne qui séparait des hommes en guerre. Un soir j'étais en train de la regarder serpenter au gré des mouvements de terrain. Un avion m'a contacté pour venir étudier la zone. Dès que le bruit de son réacteur, très ténu à peine perceptible du fait de sa hauteur, s'est fait entendre, la ligne de front s'est presque instantanément éteinte. Dans cette quiétude de l'été, il ne fallait pas se fier aux apparences. Les hommes restaient très vigilants et se guettaient, prêts à donner la mort à l'imprudent qui se serait laissé prendre par la douceur de l'été.

Parfois nous étions confrontés à des situations difficiles. Un exemple, à quelques centaines de mètres de notre refuge, se trouvait le cadavre d'un combattant bosniaque en zone serbe. Des tractations par radio sont engagées afin que ses camarades puissent le récupérer. Les Serbes ne s'y opposent pas dans la mesure où, on leur rend la dépouille de l'un des leurs en échange. La réponse du camp adverse est simple : nous ne détenons pas de cadavre serbe, par contre nous avons des prisonniers, nous allons en tuer un, et vous donner son cadavre en échange. La négociation s'est égarée et a traîné quelques jours. Au mois d'août la chaleur aidant, le corps du combattant s'est rapidement métamorphosé et ce sont les soldats français qui sont allés le ramasser afin que les siens puissent lui donner une sépulture décente.

Il m'est arrivé d'avoir à participer à des reconnaissances le long de lignes de crêtes, afin de nous assurer que les différentes factions de combattants respectaient bien le retrait auquel elles s'étaient engagées. Hors le contexte très particulier de cette guerre balkanique, le déplacement en lui-même consistait en une magnifique balade sur une crête aérienne, offrant de toutes parts une vue magnifique sur un pays sauvage, très peu habité. Le problème des mines nous préoccupait cependant, et nous faisions attention. Sur ce sol de rocher dénudé, le risque de marcher sur l'une d'elles était faible. Par contre déclencher un système de piège en tirant du pied sur un fil me semblait possible.

Un jour où l'activité aérienne était interrompue pour cause de météo très mauvaise, je suis parti me balader dans le brouillard en pleine montagne avec l'un de mes camarades. Outre le danger inhérent à la montagne par mauvais temps, nous ressentions des impressions fortes à l'idée du contexte général de la région à ce moment. Devant nous, une masse sombre apparaît, nous marquons l'arrêt puis nous approchons. Il s'agit d'une stèle à la mémoire de randonneurs morts de froid après s'être égarés dans le mauvais temps. Cet accident remontait à plusieurs années avant le début de la guerre.

Depuis mon observatoire, j'ai aussi assisté à la destruction totale de la station de ski olympique par les Serbes. En effet, lorsqu'ils se sont retirés de cette zone, afin d'être sûrs que les Bosniaques n'utiliseraient pas les installations, ils ont tout dynamité. Par un bel après-midi, j'ai vu les pylônes des remontées mécaniques plier sous les charges d'explosif. Le feu d'artifice a duré un certain temps, avec en bouquet le dynamitage avec une très forte charge de bunkers qui se trouvaient à quelques mille cinq cents mètres de ma position. Des blocs énormes ont été projetés et un immense panache de fumée s'est élevé tel un geyser. L'onde de choc forte a sérieusement secoué notre bâtiment. Ce soir-là, tout autour dans un ciel clair il n'y avait que désolation et incendies. En contrebas un très bel ensemble hôtelier finissait de se consumer dans la nuit qui s'installait.

Bien que souvent isolé sur mon piton, je savais que très vite l'actualité pouvait me propulser au premier plan, au travers d'une déclaration à des reporters français mais aussi serbes. Il m'est arrivé à ce titre une expérience très intéressante et pleine d'enseignements. Ce jour-là, nous étions assez nombreux au sommet de la montagne, mon équipe, six en comptant le spécialiste du renseignement, un petit détachement de la Légion pour assurer notre sécurité et un détachement de parachutistes qui effectuait une mission spécifique. En tout, nous étions une bonne vingtaine. Un nuage de poussière tout en bas de notre montagne attire mon attention. Un véhicule monte. Lorsque j'arrive à le discerner clairement, je constate qu'il s'agit d'une voiture civile non blindée et non tout terrain, donc ce ne sont pas les journalistes habituels, reconnaissables à leur 4x4 aux vitres blindées. Immédiatement j'interroge le spécialiste du renseignement, qui me dit reconnaître ce véhicule. Il s'agit d'une équipe de télévision serbe venant de Belgrade. Qu'est-ce que cela signifie ? Le chemin est long pour arriver jusqu'à nous le long de ce chemin très caillouteux. Nous avons tout le temps de nous perdre en interrogations. Enfin la voilà cette voiture qui débouche sur l'esplanade devant notre bâtiment. Il s'agit d'une petite auto à la silhouette carrée, bien dans la tradition des véhicules des pays de l'est. En sortent deux journalistes, une femme et un homme à l'aspect assez miteux. Ils ne sont pas armés, donc pas considérés comme hostiles. Leur hostilité résidant cependant dans leur caméra. En effet, ne faisant pas confiance aux journalistes français, il est encore moins question de faire confiance à une équipe serbe, qui vient probablement sur instruction. Je demande à chacun de ne pas communiquer avec les nouveaux arrivants. Ayant enlevé mes différents attributs de grade, de nom et surtout d'appartenance à l'armée de l'air, je les laisse s'approcher. Une fois au contact, j'engage la conversation, et je ne juge pas utile de les empêcher de filmer, dans la mesure où nous ne leur parlons pas, afin d'éviter toute tentative de manipulation. Rapidement ils ne semblent plus motivés pour nous filmer, je pense les avoir découragés. Alors le spécialiste du renseignement attire mon attention sur le nouveau nuage de poussière qui vient à notre rencontre. Très vite les véhicules sont identifiés. Il s'agit de l'un des généraux de l'armée serbe de Bosnie accompagné de certains de ses adjoints. Les véhicules s'arrêtent à proximité de celui des journalistes. Le général et l'un de ses subordonnés descendent du premier ainsi que quelques officiers du second. Les journalistes se sont mis en position pour filmer. Je n'ai aucun mandat pour recevoir qui que ce soit de l'un des camps belligérants. Je me tiens donc en retrait, montrant très clairement que je n'ai pas l'intention d'accueillir cette délégation même si à sa tête se trouve un général. Ce dernier juge vite la situation et entreprend de faire le tour de la position. N'étant pas menaçant, ses adjoints non plus, je ne juge pas utile de leur en interdire l'accès. Cependant je les fais suivre par un légionnaire d'origine yougoslave, lui demandant de se tenir à la distance nécessaire et suffisante pour écouter ce qui se dit. La conversation entre ces officiers serbes est édifiante. En gros le général dit : les Français sont là mais n'en n'ont rien à foutre. Ensuite il revient se camper au milieu du terre-plein et attend que l'un d'entre nous vienne à son contact. J'interdis à quiconque de bouger. Alors le journaliste serbe s'approche et me dit que le général désirerait me parler. Ayant pris précédemment les précautions nécessaires afin que les caractéristiques de mon uniforme ne puissent être utilisées à des fins de propagande proserbe, je m'approche. Le général me tend la main, j'en fais de même. Et commence un grand serrage de mains à la mode communiste sous l'œil de la caméra. Je n'apprécie pas et me mets à tourner, pour perturber la prise de vue. Mon interlocuteur me pose un certain nombre de questions que j'élude et il me fait constater que je suis particulièrement prudent. A l'une d'entre elles je réponds que les montagnes de son pays sont très jolies et que j'apprécie d'avoir à m'y trouver. Il regarde les siens un peu interloqué et sourit. Je ne me sens pas particulièrement à l'aise, d'autant plus que le journaliste essaie de me coller le micro sous le nez. Je parle donc le moins distinctement possible tout en tournant, et la langue anglaise se prête bien à la non-articulation. Nous sommes donc tous à tourner sur ce terre-plein au sommet d'une montagne. Même si cela n'a pas duré très longtemps, j'ai eu l'impression d'une éternité. En effet, mes interlocuteurs sont aguerris beaucoup plus que je ne le suis à l'art de la manipulation et de la désinformation, donc je me sens dans cet entretien en position de vulnérabilité. Le général voyant toute l'hostilité passive que je manifeste à son encontre n'insiste pas trop. Il me dit au-revoir et repart avec ses adjoints. La voiture des journalistes les suit dans la foulée. Je ne pense pas qu'ils puissent exploiter les images qu'ils viennent de faire. Cette visite me semble étrange et surréaliste.

Nous sommes vraiment dans une situation bizarre au milieu de belligérants qui peuvent investir notre position dans la mesure où ils ne sont pas hostiles, mais auxquels nous nous opposerons s'ils sont armés. Alors que je me perds depuis une heure en conjectures sur la signification réelle de cette visite, l'un des parachutistes attire mon attention sur un groupe d'hommes à pied qui monte la pente raide qui conduit à notre position. Nous identifions tout de suite un groupe de combat d'une dizaine de soldats serbes, cette fois armés. Immédiatement je réunis les légionnaires et les parachutistes et les fais se positionner face à la menace. Les intrus constatent que nous réagissons mais continuent leur progression. À ma droite les légionnaires à ma gauche les parachutistes, échelonnés le long de la crête. Les armes sont clairement mises en position de tir. Ils montent toujours. Par contre ils ne lèvent pas leurs armes. J'y suis particulièrement attentif, car s'ils ont ordre d'attaquer il est fort probable que la première balle sera pour moi. La tension monte très clairement. Le lieutenant commandant le détachement de parachutistes positionné à quelques mètres de moi, tenant son pistolet mitrailleur prêt, m'interroge d'un regard insistant et n'attend qu'un signe de ma part pour tirer dans le tas. Pas de panique, mais ça ne va pas tarder à urger! Ils continuent de monter. Même s'ils ne sont pas directement menaçants, il n'est pas question de les laisser arriver avec leurs armes. Ils ne sont plus qu'à deux cents mètres. Les deux chefs de détachements légion et parachutiste guettent la moindre de mes réactions. J'ai clairement conscience de la décision rapide et lourde de conséquences, que je peux être amené à prendre à la moindre évolution de la situation. Les Serbes sentent que cela ne va pas tarder à dégénérer. Nous avons l'avantage de la hauteur, ce qui psychologiquement est confortable. Alors je vois le chef de groupe de combat serbe poser son arme, tous ses hommes en font de même, mais ils continuent de monter. Pour moi, cela est différent par rapport à mes directives. Je demande aux militaires français tout en restant extrêmement vigilants de ne plus les viser directement. Les Serbes arrivent à notre contact. Ils nous demandent de l'eau. Nous leur en offrons. Nous échangeons quelques paroles en restant les uns et les autres sur nos gardes, faisant attention à tout geste mal interprété, car après ces minutes de grosse tension, il faut revenir au calme psychologique. Puis ils repartent par où ils étaient arrivés. Au passage ils récupèrent leurs armes et disparaissent au bas de la montagne. De toute évidence, leur général les a envoyés pour nous tester. Je ne sais pas à quelle réaction il s'attendait. Par contre, je sais qu'il aurait suffi d'un détail, un petit incident, par exemple un soldat serbe qui trébuche en levant malencontreusement son arme de façon menaçante, et que j'interprète comme un déclenchement d'offensive pour que je fasse tirer sur le groupe.

À la fin de ma mission de quatre mois, la passation de consignes à mon successeur m'a une fois de plus amené à vivre une situation chargée en adrénaline. En effet, alors que je le conduisais sur les différents sites environnant Sarajevo à partir desquels nous guidions les avions, il se montra très curieux concernant l'un d'eux. Il s'agissait d'un point haut sur l'une des collines dominant la ville. Sur le mouvement de terrain en face de nous se trouvait une ligne de canons serbes. Afin de les faire désigner aux avions de combat, nous prenions comme point de repère initial une usine dans la vallée sous nos pieds. Cette usine nous ne la voyions pas du fait d'une rupture de pente. Cependant, je savais précisément où elle se situait et j'en connaissais les caractéristiques, car l'aéronavale française m'avait fait parvenir des photos de qualité. Mais mon camarade ne voulant se satisfaire des photos, il me demanda donc que nous allions voir de nos propres yeux cette fameuse usine. Pour ce faire, il fallait passer une petite ligne de crête à partir de laquelle la vue était plongeante sur le fond de la vallée. Je lui dis que cette manœuvre je ne l'avais jamais faite, elle était inutile et de plus fort dangereuse, car considérée à coup sûr comme une provocation par les Serbes. Nous nous dirigeons à pied vers ce lieu, alors que je m'efforce de le convaincre de la stupidité de ce que nous sommes en train d'accomplir. Au moment de passer cette fameuse ligne de crête, un sifflement strident et violent se fait entendre. L'air autour de nous est comme déchiré par une vibration puissante. Nous réalisons immédiatement que nous avons été la cible d'un tir direct. L'obus à pleine vitesse a dû passer dans un rayon d'une dizaine de mètres, mais heureusement un peu au-dessus. Du fait de notre position dominante il a franchi la colline et s'est écrasé loin derrière. Là j'ai dit à mon camarade que je refuse de continuer et je fais demi-tour, il me suit. Un deuxième obus s’abat à une centaine de mètres dans le jardin potager d'une villa en contrebas. Nous nous mettons à courir vers notre véhicule blindé. Une fois que nous sommes à l'intérieur, un troisième obus éclate à proximité et nous recevons quelques pierres projetées par le souffle de la déflagration. De toute évidence les Serbes nous ont fait passer un message, quant aux limites à ne pas dépasser. Je l'ai bien senti depuis quelques mois que je travaille dans ce secteur, qu'il y a un code de comportement non écrit mais bien établi entre eux et nous. S'ils avaient voulu nous tuer je pense que le premier coup aurait été le bon. Cependant plus j'y pense et plus je me dis que ce premier obus est passé très, très près. La moindre erreur de tir de leur part et nous le recevions directement et nous étions transformés en poussière. Ce sont là des expériences uniques, qui lorsque vous les avez vécues, vous marquent pour votre vie. Face à des décisions lourdes de conséquences que l'on peut être amené à prendre, je constate que je ne me pose plus de questions annexes. Toute la réflexion, que chaque militaire a dû avoir en amont concernant le métier des armes, permet de réagir sans état d'âme mais en gardant en tête les principes de démocratie et d'importance de la vie humaine.

Voilà ce que j'ai vécu dans cette ville et ses environs durant quatre mois de l'année 1994. C'est avec beaucoup d'intérêt et une curiosité exacerbée que j'y reviens en mai 2008, au cours d'un périple à travers les Balkans.

Mon arrivée se fait par une route à forte circulation, alors que je connaissais ce pays au travers d'un trafic inexistant hormis les véhicules militaires de la coalition de l'ONU. Donc tout surpris je rentre dans une ville qui n'a plus rien à voir avec celle où j'avais vécu. Très rapidement j'arrive au carrefour où durant quatre mois j'avais connu cette carcasse de tramway tordue et rouillée. Je suis impressionné par l'activité de la ville. Les façades des immeubles gardent les traces de la guerre. Comme il est étrange de voir cette foule dans ces rues dont je garde le souvenir d'un lieu désert, où seules les déflagrations perturbaient le silence pesant. Ce qui me frappe tout de suite une fois de plus, c'est cette foule de constructions escaladant les collines, mélange de maisons de quartiers, de mosquées et de cimetières. Ces derniers ne sont pas cachés par de grands murs afin de les soustraire à la vue. Bien au contraire ces véritables forêts de stèles blanches éclatantes, surgissent un peu partout au gré des reliefs qui enserrent la ville, par groupes plus ou moins importants. Au cours de mon séjour précédent, cette cité, je ne l'avais pas perçue de cette façon, sans doute accaparé à guider des avions à partir de mon blindé.

Après renseignement je vais loger chez l'habitant à mi-chemin du sommet d'une colline, où je me rendais fréquemment pour accomplir ma mission. Lorsque je parle au propriétaire de cet endroit que j'avais fréquenté pendant le siège, je le sens un peu gêné. Il me dira au fil de la conversation qu'à cette époque il était réfugié en Suisse. Il n'a pas à se sentir gêné. En effet, qu'aurait-il bien pu apporter en restant ici durant cette période de terreur ? Le quartier est superbe, constitué de petites rues en pente, délimitées par des maisons très balkaniques, un étage maximum, bien propres, badigeonnées à la chaux. De temps à autre une mosquée aux dimensions réduites, avec un minaret noir en bois dépasse au-dessus des toits. Que ce quartier est esthétique ! Sur une fenêtre deux chats sont langoureusement étalés, l'un d'eux est d'une blancheur immaculée et l'absence de contraste sur le mur blanc est étonnante. Sans délimitation aucune on passe de la rue à l'un des multiples cimetières. Les stèles funéraires relèvent plus de monuments historiques que des froides demeures de défunts que l'on rencontre chez nous. En s'y promenant on ressent tout le poids de l'histoire récente et dramatique, mais aussi et surtout de l'histoire ancienne et multiple, chrétienne et principalement ottomane. Le syncrétisme est palpable dans ce mélange de cultures. Ce qui est étonnant c'est qu'une guerre ait pu éclater. Pourquoi des peuples qui ont de tels points de convergence peuvent arriver à se battre. Des origines différentes qui subsistent malgré le temps et qui resurgissent sous le poids des évolutions géostratégiques, sous la pression de systèmes idéologiques du passé. Des chefs à l'esprit obtus, exacerbent les peurs par rapport à l'autre et tout éclate ? Cette différence culturelle entre orthodoxes, catholiques et musulmans, je l'ai connue en Albanie. Mais les situations ne peuvent se comparer. Dans ce petit pays, quelles que soient les origines religieuses, le voisin n'est pas ressenti comme une menace, même si on s'en moque parfois. Sans doute est-ce là tout le côté néfaste d'un politicien, qui de par son formatage idéologique, entretient des barrières entre les différents groupes, alors que son prédécesseur avait maintenu l'union, certes d'une main de fer. Sans doute est-ce facile de dire ce que je dis, la réalité de la relation humaine étant complexe. Peut-être les groupes d'origine différente ne sont pas vraiment solubles entre eux? Adieu les belles illusions de citoyen du monde, image idyllique que nos démocraties colportent de façon un peu hypocrite. Dans notre pays, la France la fraction ethnique est une réalité qui semble devenir de plus en plus visible. On comprend d'autant mieux, alors que nous sommes un pays encore prospère qui se veut démocratique, pays des droits de l'homme, que dans un pays pauvre régi par des règles sorties du communisme stalinien, les explosions entre groupes soient inévitables. Ces clivages qui montent les hommes les uns contre les autres, n'empêchent pas qu'individuellement ces mêmes hommes soient accueillants et très sensibles, c'est tout le paradoxe de la race humaine.

En tout cas je ne suis pas très optimiste pour le devenir de la Bosnie et de Sarajevo en particulier. Ce que j'y ai vu en 2008 n'est pas très rassurant. J'ai ressenti que si en apparence les frontières n'existaient plus, les différents groupes les situaient toujours avec précision. Si nous, Occidentaux, nous pouvons passer dans les différentes zones de Bosnie, les autochtones semblent beaucoup plus cantonnés par secteur. Par exemple il n'est pas possible de faire le tour de l'aéroport de Sarajevo en bus. De façon inexplicable à première vue, il s'arrête à un endroit et ne va pas plus loin. Cela semble correspondre aux limites de la zone de front que j'ai connue il y a plus de vingt ans.

Ayant donc utilisé le bus jusqu'à son terminus je continue mon tour à pied et je tombe sur le fameux tunnel, dont à l'époque nous ne savions pas s'il s'agissait d'un mythe ou d'une réalité. Que d'émotion cela me procure d'y pénétrer. Ce tunnel permettait aux Bosniaques de rejoindre la ville de Sarajevo en passant sous l'aéroport, car tous les accès terrestres étaient tenus par les Serbes, ou maintenus sous leur menace. De son point d'entrée sous terre je distingue très nettement le bâtiment de l'aéroport dans lequel j'avais été logé au cours de mon dernier mois de présence. Me revient à l'esprit mon installation dans la pièce qui m'avait été attribuée avec mon équipe. La fenêtre détruite ne protégeait pas la pièce des intempéries, mais surtout des tirs éventuels de snipers bien identifiés à proximité. Donc très humblement nous avions mis des sacs de sable dans le trou béant de la fenêtre, laissant un petit espace latéral afin que la lumière entre. Aucun sniper ne nous a jamais tiré dessus. Par contre je n'ai jamais cherché à les narguer. S'il avait été question de les détruire, alors il y aurait eu le choix entre un tir de blindé ou un passage d'avion, mais ce n'était pas à l'ordre du jour. Cependant mon successeur, sans doute plus joueur, s'est amusé à attirer l'attention d'un sniper. De ce fait de temps à autre, il se rappelait à son bon souvenir en lui tirant une balle dans la pièce, rien que pour le « fun ». Je suis content de ne pas avoir goûté ce genre de plaisir !

En regardant les vastes espaces dégagés de cet aérodrome, me reviennent en mémoire les soirées, où alors incorporé dans un régiment de légion je prenais des tours d'officier de service, dont la mission principale la nuit était de suivre la fameuse mission dite de « crossing ». Il s'agissait de gérer le flux de Bosniaques qui traversait en surface la zone de l'aéroport contrôlée par la force internationale. Tous ne pouvant pas emprunter le tunnel, le passage à l'air libre se faisait sous les yeux des Serbes qui avaient une vue directe sur la scène, car ils tenaient les deux extrémités de la piste. Or en vertu d'un accord international, la force militaire de l'ONU avait la responsabilité d'interdire aux Bosniaques de traverser en ce lieu. Il en résultait une situation ubuesque. Les Serbes nous menaçaient de tirer dans le tas si nous n'empêchions pas les Bosniaques de passer. Avec des véhicules blindés coordonnés de la tour de contrôle à l'aide d'intensificateurs de lumière infrarouge nous surveillions les passages. Avec nos blindés nous interceptions les personnes en train de traverser et les ramenions à leur point de départ. Dans une même nuit il n'était pas rare de ramener plusieurs fois la même personne. Et la population essayant de traverser était très diverse, ça allait de la jeune fille en mini-jupe au paysan qui traversait avec sa vache. Bien évidemment cette dernière il n'était pas question de la faire monter dans le blindé, on l'accrochait donc à l'extérieur. Tout ce ballet était observé par les Serbes qui parfois nous appelaient au téléphone pour nous dire d'être plus efficaces, en nous menaçant d'ouvrir le feu au canon si nous n'obtempérions pas. Me trouver là en bordure du terrain d'aviation avec tous ces souvenirs qui me reviennent à l'esprit est très émouvant. Prendre les transports en commun le long de « sniper allée » que cela me semble étonnant. Cette avenue est longue, je n'en avais plus un tel souvenir. Une ville déserte se traverse effectivement plus facilement qu'une ville noyée dans un trafic important. Des grappes humaines dans ces bus, cela prouve que la vie a repris malgré les problèmes qui subsistent. La visite du musée national, qui délimitait quasiment la ligne de front est aussi un moment unique. L'un de ses conservateurs qui y est demeuré tout au long de la guerre, vous montre la position de la ligne de front, qui passait pratiquement dans le petit bout de pelouse attenant au bâtiment.

Je pénètre dans l'enceinte de l'université. Une partie des bâtiments est abandonnée, étant trop endommagée et les réparations tardent. Ce qui est frappant, ce sont ces murs criblés de balles. Ces scènes je les ai aussi beaucoup vues en Croatie, autre pays dévasté par cette guerre de désagrégation de la Yougoslavie. Mais lorsque l'on regarde les façades de nombre de nos cathédrales on y voit les mêmes traces, souvenirs des conflits passés. Une fois dans les bâtiments occupés, un cerbère femme à l'allure peu sympathique me demande ce que je fais en ce lieu. Je lui réponds que je cherche la bibliothèque, qu'elle m'indique. Cela me permet de continuer à me promener pour m'imprégner de l'ambiance de cette université. Beaucoup d'étudiants y circulent l'air empressé, mais il m'est difficile de me faire une idée de l'activité réelle qui y est menée. Nombreux sont ceux qui parlent au moins un peu l'anglais, me semble-t-il.

Cette ville de Sarajevo la nuit est magnifique. Y manger dans un petit restaurant du centre, attablé sur la terrasse en pleine rue piétonne, au milieu d'une foule dense qui déambule, permet de bien prendre le pouls de la population. Beaucoup de jeunes, moins cependant que dans la ville de Prisren, capitale historique du Kosovo, que j'ai traversée la semaine précédente. Un pourcentage non négligeable de jeunes femmes sont voilées. Mais contrairement à ce que l'on voit généralement, ces voilages sont multicolores de tissu de belle qualité et moulants sur tout le corps. Ce que je pensais être le but du voilage, cacher les formes féminines, a ici l'effet inverse et révèle toute la grâce et l'esthétique de la passante. Que faut-il y comprendre ?

Le soir après ce bain de foule agréable, dans cette zone bien éclairée, que j'avais connue lugubre et déserte durant de longues nuits, je remonte à ma chambre. Il fait bon. La ville vue de haut est une véritable splendeur. Les collines environnantes enserrent de leurs lumières plongeantes cette cité qui s'étire en longueur. Une multitude de mosquées pointent leurs minarets couronnés d'ampoules. Je longe un grand cimetière aux stèles centenaires, elles débordent de l'autre côté de la rue qui le délimite, en colonisant quelques plates-bandes. On dirait qu’elles ont décidé d’aller se promener en prenant quelque liberté. Toutes ces pierres blanches érigées de facture ottomane, aux formes arrondies et pleines d'harmonie, reflètent la lumière environnante. Il règne en ce lieu une grande quiétude et cette atmosphère prend aux tripes. De telles rencontres faites au hasard vous tombent dessus par surprise et brutalement déclenchent une émotion très forte. Dans ces instants, l'émoi qui monte et vous envahit, procure une forme de béatitude que l'on aimerait garder en soi longtemps. Il me faut m'engager ensuite dans une petite rue en pente raide, pleine de pénombre. Au détour d'un mur, une mosquée au minaret de bois noir luit faiblement, tel un fanal sombre. Cette ville de nuit m'a bouleversé.

Ces deux passages séparés par 15 ans dans Sarajevo m'ont inspiré les quelques pages précédentes. Cette ville dans laquelle des événements capitaux pour l'Europe se sont déroulés au cours de toutes les époques de notre histoire, en particulier l'assassinat de l'archiduc François-Ferdinand héritier du trône d'Autriche par un jeune Serbe le 28 juin 1914, lieu permanent d'affrontement de civilisations et de religions, revêt à mes yeux une grande importance. Elle représente la ville balkanique dans toute sa splendeur et sa complexité historique. Avoir assisté, et participé à mon niveau, à l'un de ses épisodes historiques, l'un sans doute des plus dramatiques, me laisse une impression forte et des images indélébiles. La simple évocation de ce nom, Sarajevo, réveille en moi le souvenir d'une période passée, vécue avec intensité. Cette saison en Bosnie est probablement à l'origine de cette passion balkanique que j'éprouve fortement et que j'ai cultivée à travers d'autres pays, en particulier l'Albanie. D'ailleurs le jour où je changerai de véhicule, nécessairement j'aurai droit à une plaque avec nouvelle immatriculation qui laisse le choix du département. Et si j'en ai la possibilité à la place du 69 dans le coin inférieur droit j'aimerais mettre un aigle albanais, symbole balkanique par excellence, qui transcende les frontières de plusieurs pays.
Mauritius: From One Lagoon to Another via the Southern Roads
by Jemaflor · 2016-01-04 · 41 replies
From one lagoon to another or from one island to another… From Blue Bay to Le Morne Brabant or from Île aux Aigrettes to Île aux Bénitiers. In this travel journal, I invite you on a journey through the south of Mauritius—a region undoubtedly less known than the busy shores of the beach resorts, yet it’s an enchanting, authentic, and charming Mauritius that unfolds along this route.



Blue Bay, now there’s a place name that immediately sets the tone… obviously, blue is the dominant shade of this lagoon. Here, you’d almost want to add an “s” to the word *blue*, so many are the shades of blue in this bay. From the matte turquoise of the early morning, where the mangroves on the shore are reflected in the lagoon’s depths, to the translucent light blue of midday—most stunning when the sun is at its zenith. Then there’s the deep navy blue of late afternoon, as the last rays of sunlight add golden touches to the ripples.





What a joy to admire this landscape with all its tones—they shift with the angle of the sun, the presence of clouds, or even the underwater terrain (light sand or coral). How could anyone ever tire of such paradise-like sights! Let’s set the scene a little more. This lagoon is one of the largest on Mauritius, and luckily, its shores remain preserved. There are no unsightly buildings along its edges—just a few pavilions from a luxury hotel, partially hidden by *filaos* (a type of tropical pine) and coconut palms. Across the way lies the quiet village and beach of Blue Bay.



For the rest, nature reigns supreme here, with lush greenery (palm trees, *filaos*, and mangroves) alternating with light sandy beaches dotted with black rocks. The lagoon’s entrance is protected by a coral barrier, where waves from the Indian Ocean crash, forming a frothy edge that outlines the horizon. And as if this setting weren’t already idyllic enough, there’s also an island floating on these impossibly beautiful blue waters: Île des Deux Cocos. This private tropical haven has just one structure—a house with striking Moorish-style architecture. Renting it would cost a fortune, I can only imagine… so let’s just admire this dreamy landscape from afar.



Even though the lagoon’s waters are astonishingly clear, to see the tropical fish and coral, you’ll need to explore either by glass-bottom boat (the view is a bit blurry and distorted) or—much better—by snorkeling. There, you swim in the middle of a real aquarium… without any walls. The wonder is guaranteed! I’ll admit that during my (too short) snorkeling session, I didn’t see all the species in this lagoon—far from it! Apparently, there are over 72 different kinds.





But I did spot and admire some elegant angelfish, colorful parrotfish with their shimmering scales, and especially schools of striped fish—the famous sergeant majors. These two Mauritians, seen from behind with their legs in the water, have another way of interacting with the bay’s fish—they’re teasing them with fishing lines and hooks.





Exploring the lagoon can be nicely rounded out with a kayak trip. With just a few paddle strokes, I’m almost in the middle of the bay. There, during a pause, my gaze wavers between admiring the stunning surroundings and peering at the underwater world through the crystal-clear waters. Look! A few fish dart near my kayak… before quickly hiding in the coral crevices. A little farther on, near the lagoon’s shores, I now glide along the mangroves and their tangled roots—another fascinating aspect of the area to discover.



A lagoon so rich in sights and aesthetic emotions quickly makes you feel like you’ve arrived at the gates of paradise. As my thoughts drift with each stroke of the paddle, the peaceful silence of the lagoon is suddenly shattered by a growing noise… a passenger plane flies overhead before landing on a runway near the island’s airport, which is close to the lagoon. Okay, you’ve got to admit—that’s really the only detail in this environment that brings you back to reality. Can paradise truly exist on Earth? Still, luckily, takeoffs and landings aren’t *too* frequent!



Twilight comes quickly in subtropical regions—it’s now the blue hour over the blue lagoon. From Île des Deux Cocos, a few notes of rhythmic music drift over, accompanied by colorful lights. The evening will be festive well into the night…



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After the lagoon and its sea baths, it’s time for a *bain de foule*—we’re now in town. The main city in the south, with its 16,000 inhabitants, Mahébourg is even Mauritius’ second-largest urban area. Its vibe is nothing like the hustle (and traffic jams) of the capital, Port Louis. Here, no tall buildings—just residences, houses, shacks, and shops that give off the charming, laid-back atmosphere of a provincial tropical town.



You’ll encounter the crowd a little later at the central market. It’s Monday morning, a busy day, but the morning is just beginning, and some aisles of the covered market are still sparse.



Under these colorful tarps, stalls overflow with mounds of vegetables and fruits. Here, tomatoes in bulk; there, pyramids of eggplants… Farther on, fruit displays: watermelons, pineapples, bananas, and lychees—the first of the season, a vendor tells me. It all looks so appetizing! We continue our visit, weaving between crate carriers, vendors, and busy housewives feeling, weighing, and comparing the produce… before finally buying their groceries. Baskets fill up as conversations flow in a relaxed but somewhat noisy atmosphere.



Near the exit, stalls line up with Indo-Mauritian specialties. Here, the air smells of deep-fried goodness. The displays are piled high with samoussas and dholl puris—those famous flatbreads made with lentil flour and stuffed with spiced vegetables. There are also some eggplant fritters… The sight of all these local treats makes me want to try them, even if it all looks a bit (okay, *very*) greasy. Let’s grab some for our midday picnic! On the other hand, I’ll pass on the chili cakes, even though the vendor kindly offers them. I’m not used to that local *piquant* heat!



Leaving the market, we take a random street—this one’s particularly crowded and busy. It leads to another covered market, this one for clothes. Here, stalls overflow with colorful fabrics and saris, as well as T-shirts, jeans, and caps…



Near the Chaux River, just before the bridge leading to a working-class neighborhood on the outskirts, stands the old lavoir. It seems like a relic from the past—its basins are completely dry, and the place is deserted. No one is scrubbing, beating, or wringing out laundry. Either Monday isn’t laundry day here, or washing machines have replaced the *lavandières* (laundry women)?

A large community of Indian origin lives in Mahébourg, and of course, they have their places of worship, like this Hindu temple at the city’s entrance, decorated with colors and deities.



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To be continued in the next post: the Hindu festival of Diwali, Île aux Aigrettes, the rocky cliffs of the South…
L'Afrique se vit, elle ne se raconte pas! English translation pending
by Sophorse · 2015-06-18 · 13 replies
Salut cher membres du forum,

Très souvent les gens portent des témoignages négatifs ou positifs sur les conditions de vie en Afrique, et je suis d'accord avec cela mais comme je le dis à mes amis qui souhaiteraient voyager , partez en Afrique pour mieux la vivre et la comprendre car elle est plein de mystères, sur place vous comprendriez mieux , elle se vit l'Afrique elle ne peux jamais être conté par un spécialiste ! Il faut la vivre et apporter son témoignage, mais sachez que nos témoignages reste toujours insuffisante pour mieux comprendre l'Afrique. Que pensez vous de mes réflexions ou mes pensées sur l'Afrique.
Authentique... English translation pending
by Vani84 · 2015-06-01 · 160 replies
Je lis souvent sur ce forum ou ailleurs (ou oralement) des voyageurs qui veulent que de l'authentique.. mais j'aimerais mieux comprendre quel est cette quête absolue de l'authentique?

Moi quand je voyage, je trouve aussi sympa de rencontrer d'autre touriste, je trouve que l'échange peut-être autant enrichissant qu'avec des locaux (sur d'autres points on s'entend) mais si je rencontre des gens de divers pays j'aime bien aussi en apprendre sur le pays d'ou viennent ces gens, même si ça n'a rien à voir avec le pays que je visite, c'est des échanges humains qui peuvent être très agréable.

et je dois dire que oui effectivement quand il y a beaucoup de monde à quelque part ça peut être un peu casse-pied, mais je trouve que on peut pas en vouloir au gens de vouloir visiter Angkor, ou la tour Eiffel, et je me vois mal aller à Paris sans aller voir la tour Eiffel ou le sacré cœur, même si c'est bondé de touriste cela reste des endroits fantastique à visiter..

et je lis souvent, que c'est dommage que certains pays s'occidentalise (se modernise à mon avis) et qu'ils perdent de leurs authenticité, mais je trouve cela très égoïste de vouloir à tout prix que ces pays continue à vivre comme nous vivions en occident il y a 100 ans pour notre plaisir, et je trouve tout à fait normale que les jeunes générations de ces pays veulent vivre dans des pays modernes, et perso je trouve pas qu'il s'occidentalise tant que ça, il se modernisent simplement, mais ils continuent à apprécier leurs gastronomie et à aimer parler leurs langues, et écouter des musique venues de chez eux...

enfin pour finir je trouve qu'en fait ce qui me déplaît de plus en plus en voyage ou en parlant de voyage c'est cette quête du plus absolue que l'autre, du plus authentique et cet énorme mépris pour l'autre de la part de ces voyageurs en quête d'authentique, jusqu'à il y a pas longtemps je trouvais le touriste de masse qui allait dans son hôtel-club inintéressant, et finalement malgré qu'il ne soit pas très intéressant il n'est pas méprisant lui au moins.

Pourquoi vouloir fuir les autres touristes/voyageurs à tout prix selon vous?
Voyage en Inde du Nord en tour organisé English translation pending
by Sunfire · 2015-05-24 · 5 replies
Bonjour,

Je désire aller en Inde du Nord en novembre 2015 ou mars 2016. Je veux me joindre à un tour organisé mais ne sais pas trop lequel choisir: Traditour, Passion Monde, CAA, Incursion voyages?

J'aimerais vos commentaires.

Merci beaucoup de vos précieuses informations.
Quatre retraités au printemps dans le southwest English translation pending
by Yéti74300 · 2015-05-17 · 77 replies
Bonjour,

Parcourir l'Ouest en juillet ou en août est souvent la seule possibilité imposée par les dates des congés annuels. Ces périodes présentent les inconvénients majeurs de prix élevés des vols et des hôtels, d'une forte fréquentation, mais surtout de la chaleur qui rend pénible bien des randonnées. Aussi, l'arrivée à l'âge de la retraite permet-elle de s'affranchir de tout ça et de programmer des séjours plus tranquilles et plus abordables. Ce nouveau road trip s'est donc déroulé du 6 au 29 avril 2015.

L'équipe : deux couples (240 ans au total !), amateurs de nature et d'espaces sauvages et souhaitant profiter de cette période propice à la randonnée pour découvrir de nouveaux paysages.

La préparation.

Elle a commencé début 2014 en puisant les informations dans de nombreuses sources : - Les livres : Le Routard, Ouest américain de Lonely planet, les Photographing the southwest de Laurent Martrès. - Le web : avec bien sûr l'incontournable "Ouest USA", les sites du BLM et Google Map pour le calcul des trajets. - Les forums, VF principalement, qui nous a fourni une mine de renseignements. Un grand merci en particulier à Itat, Pong, stratelec52, Protege….et tous les autres pour leurs précieux conseils de spécialistes.

Le vol : réservation en janvier sur British Airways pour un Genève – Londres – Las Vegas. Un peu moins de 1200 CHF (960 €), juste avant la réévaluation du Franc Suisse. Ouf….

Les hôtels : des Best Western dans la mesure du possible ou alors en suivant les conseils de Tripadvisor…et un coup de cœur pour un hôtel à proximité de Moab…

La voiture : nous souhaitions un SUV standard en suivant l'évolution des prix et les promotions chez Alamo, mais au moment de réserver, il ne restait plus que des modèles fullsize. Nous sommes alors passés par Autoescape qui proposait des SUV standard….chez Alamo et à un prix même un peu inférieur. De plus nous bénéficions d'une remise supplémentaire de 5% avec un code trouvé dans le Routard ! Nous verrons que ce choix s'est révélé finalement judicieux.

Les permis : nous visions le permis pour CBS, celui pour CBN nous paraissant bien aléatoire compte tenu du nombre important de candidats à la loterie. A M-3, soit le 1 janvier à 20 H 00, nous attaquons la demande de permis sur le site du BLM, après avoir quelque peu rodé la procédure les jours précédents ! Nous obtenons les quatre précieux permis : YESSSS ! La consultation du site quelques minutes plus tard seulement nous indique que les dix permis sont déjà attribués pour la date que nous avions choisie….

Pour la photo : un Nikon D7000 avec un zoom 16 - 85 + retouche en post-production.

Le programme.

Jour 1 : Vol Genève – Londres – Las Vegas Jour 2 : Las Vegas Jour 3 : Valley of Fire Jour 4 : Las Vegas – Death Valley Jour 5 : Death Valley Jour 6 : Death Valley - Zion Jour 7 : Zion : Angels landing. Emerald pools. Jour 8 : Zion – Red canyon - Bryce Jour 9 : Bryce : Navajo loop – Queen's garden Jour 10 : Bryce – Torrey : Capitol Reef Jour 11 : Torrey - Moab Jour 12 : Arches Jour 13 : Canyonland Jour 14 : Moab – Monument Valley Jour 15 : Monument Valley - Page Jour 16 : Lower antelope canyon. Glen dam. Lake Powell Jour 17 : Wahweap Hoodoos Jour 18 : Rafting sur le Colorado Jour 19 : CBS Jour 20 : Page – Grand Canyon Jour 21 : Grand Canyon : South Kaibab trail Jour 22 : Grand Canyon – Las Vegas Jour 23 : Las Vegas et vol retour Londres – Genève

Allez : c'est parti !

Jour 1 – 06 Avril 2015 Nous avions choisi ce vol de British Airways pour le prix, mais aussi pour ses horaires intéressants : départ de Genève à 12 H (pas obligés de se lever tôt !) et arrivée à LV à 19 H 20. Le vol retour partait de LV à 21 H 30, ce qui laissait une journée supplémentaire sur place pour les derniers achats. A notre arrivée, l'officier d'immigration est assez sympa et essaye même quelques mots de Français (que nous reconnaissons malgré son terrible accent et le fait qu'en même temps, il mâche bruyamment son chewing-gum…) Nous prenons la navette pour le car rental et nous présentons chez Alamo pour les formalités. - Pouvons-nous choisir le véhicule sur le parking ? - Oh, yes, of course ! Arrivés sur le parking, le choix n'est pas difficile car il reste…zéro véhicule ! Après avoir attendu une dizaine de minutes le retour éventuel d'une voiture, l'employé décide alors de nous surclasser et nous propose un "énorme" GMC Yukon (en 2WD, mais ce sera bien suffisant pour les pistes au programme) 😎 😎 😎 Après avoir installé notre GPS et fait le tour des nombreuses commandes permettant de "maitriser la bête", nous rejoignons notre première étape, l'hôtel Tuscany sur Flamingo road.



Jour 2 – 07 Avril 2015 Après un réveil assez tardif, nous passons cette première journée sur place à nous balader sur le Strip et dans les casinos. Il y a un monde fou partout, qui s'explique en partie par le fait que ce sont actuellement les vacances scolaires des écoliers américains. Le luxe des casinos est vraiment démesuré mais on pense aussi que tout cela est financé par la multitude des joueurs qui s'y font "plumer" à longueur d'année ! Nous passons au Mirage récupérer nos réservations pour le spectacle du Cirque du soleil (Love – Les Beatles) que nous verrons lors de notre retour à LV en fin de séjour. Nous avions obtenu un prix intéressant en adhérant au club du Cirque du soleil.

Nous prenons ensuite le bus (Deuce) pour aller jusqu'à Fremont street. Ayant le souvenir de cette rue dans les années 80, nous avons été assez déçus : moins de néons et le sentiment d'être enfermés avec ce "faux ciel" Nous avions déjà eu cette impression d'être "mis en boite" au Venetian. On se sent aussi un peu moins en sécurité que sur le strip…





Nous retournons finir la journée sur le Strip en contemplant les fontaines du Bellagio.







Jour 3 – 08 Avril 2015 Départ à 9H pour Valley of Fire, par la Northshore road. La route est peu fréquentée et serpente dans de beaux paysages : palmiers et sources thermales. C'est plus agréable que d'emprunter l'autoroute I 15. Nous arrivons donc à VOF par l'entrée Est et déposons nos 10 USD de droits d'entrée dans l'enveloppe. Nous admirons les véhicules stationnés sur le parking : de magnifiques Harley et une rutilante Corvette !





C'est ici également que se trouve Elephant rock.





Nous poursuivons la route jusqu'au Visitor Center pour récupérer une carte et quelques informations auprès des rangers. Notre premier objectif est le fameux "stripped rock" évoqué depuis quelques temps sur VF. Nous l'avions enregistré sur notre GPS rando : il est facilement accessible depuis la Vista trail. Il ne semble pas encore très connu car nous sommes les seuls à nous écarter de la piste pour le voir.





Puis nous reprenons la route jusqu'au parking de White dôme pour faire la petite boucle d'une heure trente environ. C'est l'occasion de parcourir un mini slot canyon.





Un autre petit saut en voiture nous conduit au parking du trailhead de Fire wave. Le trail est bien agréable et balisé de nombreux piquets. Nous sommes seuls sur le site, mais c'est vrai qu'il est encore un peu tôt et que les couleurs seront plus belles au sunset.











Nous n'avons pas fait la totalité de la "boucle aux sept merveilles", mais ce sera une raison de plus de revenir dans ce parc vraiment étonnant.

Nous empruntons cette fois l'I 15 pour rentrer plus rapidement sur Las Vegas.
Choix hôtel à Cayo Santa Maria English translation pending
by Chantalv · 2015-02-08 · 33 replies
Bonjour pour un départ le 14 ou 15 février En couple Pour l instant j ai 2 choix d hôtel Memories Paraiso Azul Beach Ressort 1125,00 Starfish Cayo Santa Maria 995,00

Je veux avoir vos idée de ces hôtel On cherche Belle plage pas tros chaud , sécuritaire et bien manger

Merci de votre aide
Trek d'El Mirador au Guatemala: retour d'expérience English translation pending
by Viracocha30 · 2014-11-16 · 8 replies
Nous revenons juste d'une formidable aventure dans la jungle du Peten où nous avons réalisé le rêve de tout passionné de nature et de culture maya : découvrir des sites perdues, inaccessibles au commun des touristes... Nous avons tout organisé depuis la France avec une agence spécialisée locale (Mayan Z..., avec qui nous partons pour la 2è fois - Merci Jean-François pour ton professionnalisme, ton écoute et ton suivi super efficace!) qui a fait le lien avec la communauté de Carmelitat qui nous a fournie notre guide très expérimenté, Adrian et ses accompagnants (soit 3 personnes pour nous 3 dont une cuisinière -Adriana, quels repas délicieux malgré les conditions précaires- et un muletier pour notre matériel !). Donc 5 jours de marche, de 20 à 25 km quotidien soit entre 6 et 7 heures de trek sur une terrain boueux très difficile (fin de saison des pluies...) pour découvrir plusieurs sites mayas majeurs encore inexplorés ou faiblement investigés, dont celui d'El Mirador, incontestablement le plus important du monde maya, des bivouacs sous tente dans différents camps de base (dont celui d'El Tintal où nous avons eu le privilège de vivre le quotidien des archéologues présents et de découvrir leurs recherches - ma fille et moi en sommes encore émus tant le contact a été simple et le partage total-). Au final, une expérience inoubliable au sens propre du terme pour toute la famille (les milliers de points lumineux le soir à El Mirador qui ne sont pas des gouttes de rosée mais des yeux d'araignées, les traces du jaguar au matin sur notre chemin, les joutes entre singes araignées et singes hurleurs, les serpents corail et la culebra amarilla, le coucher du soleil sur la pyramide d'El tigre, les heures passées au sommet d'El Mirador à contempler la jungle inexplorée et au loin, le site de Calakmul au Mexique....), tellement de souvenirs merveilleux, une vraie aventure certes physiquement difficile (bon niveau de marche et d'endurance nécessaire car 35° en journée et une humidité constante) mais d'une intensité inédite pour nous qui avons pourtant sillonné les endroits les plus reculés de l'Amérique Latine depuis plus de 20 ans... nous en sommes revenus sales comme des pains d'orge (oubliez les douches sauf si avez le plaisir comme nous de "profiter" d'une intense pluie tropicale....), mais heureux comme des enfants à Noël et riches d'une expérience si forte que l'émotion me submerge encore au moment où j'écris ces mots...
Altiplano Bolivie tour classique... quoique! English translation pending
by Max68 · 2014-11-04 · 18 replies
Hello tous,

Nous revenons de Bolivie où nous avons fait un petit tour en indépendant. Tout c'est très bien passé, notamment grâce à tous ceux qui m'ont aidé, en tout premier lieu Krikri (sans elle je n'aurais même pas envisagé de le faire), mais aussi Diamina, Beregong et bien d'autres.

Je ferais un carnet mais cela risque de durer (notamment à cause du tris des photos). Donc dans un premier temps je vous rapporte notre itinéraire définitif, qui pourrait susciter des questions. Je rajouterais quelques impressions / conclusions en attendant le blog détaillé -> qui maintenant est fait ici.

J1 La Paz

J2 Sajama : très beau, notamment la balade au niveau des geysers Nuit Tomarapi Lodge, très bien

J3 Route Sajama -> Salar d’Uyuni en passant le long de la frontière Chilienne : Nogachi, Carranguillas, Cotasi, Huachacalla, Chipayas (très sympa et dépaysant, on se serait cru en Afrique avec les huttes rondes et les toits pointus), San Martin pour finir à Salinas Garcia De Mendoza où nous avons dormi à l’hôtel. Très bien comme parcours mais très hors des sentiers battus, à la boussole et parfois presque plus de pistes).

J4 Coquesa et ses momies, Salar d’Uyuni : magique, vaut à lui tout seul le voyage. Nuit sur l’île Pescado ... extraordinaire (4x4)

J5 Toujours salar, ensuite Colchani (moche), Uyuni (pour l’essence), route par San Cristobal et Culpina K. Nuit entre Villa Alota et San Augustin, superbe canyon et nuit auprès des lamas (4x4).

J6 Après deux petites balades dans la Valle De Las Rocas (très sympa) route classique Laguna Canapa, Chiar Khota, Honda, Ramaditas, Dsert de Siloli, Arbol De Piedra jusqu’à Laguna Colorada où nous avons dormi dans le Canyon au Sud (4x4) On a adoré le désert de Siloli où on a eu l’impression de rouler sur le toit du monde.

J7 Sol Manana (4.910 mètres), Thermes de Chalviri où nous avons pris un bain, Désert de Dali, Laguna Verde (plage Ouest mirador), puis … puis du spécial : nous avons pris une piste à l’Est de la laguna Verde qui passe par une mine abandonnée (Horsu) pour rejoindre la route « normale » vers la laguna Hedionda. L’Ouest Américain … eu pardon la route entre Hedionda et Quetena ! Nuit à Quetena Chico (4x4) Là nous avons retrouvé un contact avec qui ont a passé les 3 jours suivants :

J8 Laguna Celeste , Laguna Khastor et quelques copines. San Antonio De Esmoroco. Nuit Guadalupe chez l’habitant

J9 Cuidad De Roma. Extraordinaire, un Cathedral Valley en immense Suivi par Rio Seco, nuit quelque part en remontant vers Tupiza en longeant la frontière Argentine Vers Florida – nuit 4x4

J10 Visite d’un site ancien avec Granieros au fond d’un slot Canyon. Très chouette, puis route vers Tupiza par Mojitene Nuit Hôtel Mitru

J11 Journée repos à Tupiza, ville agréable … enfin repos, façon de parler car la boucle Canyon de l’Inca et Quebrada Canon est presque impossible à faire (les filles ont rebroussées chemin) Nuit Hôtel Mitru

J12 Route pour Potosi et visite de Potosi Nuit hôtel Cima Argentum (ils ont un parking)

J13 retour à La Paz Repas du soir dans restaurant Argentin - pas de nuit, vol à 4h40

J14 Visite de Bogota que nous avons beaucoup apprécié

😎😎😎
Allergie gluten au Maroc English translation pending
by RobertDupuis · 2013-11-18 · 6 replies
Bonjour......

Si on opte pour un voyage organisé (ou peut-être pas) au Maroc, ma femme étant allergique au gluten, est-ce que ce sera possible de manger assez facilement ou impossible?

Bien sûr si c'est un tout inclus les buffets offrent assez de choix......mais sur la route...???

Merci de vos commentaires
Review of Voyages Traditours (Montreal)
by Grumman · 2013-08-01 · 11 replies
Hi,

I’m looking for any info or experiences (good or bad) about this agency.

Thanks
Recette du thé au lait indien English translation pending
by Gnathalie · 2013-02-15 · 10 replies
bonjour, je reviens d 'Inde du sud, j'ai gouté de nombreuses fois au thé indien au lait ......j'ai adoré..... ayant ramené ce thé, quelqu'un pourrait m'expliquer leur façon de faire?
Voyage d'une vie (à vélo) English translation pending
by Bayernd77 · 2012-02-17 · 203 replies
Bonjour à tous Vous me connaissez plus ou moins pour certains. Je voulais vous remercier pour votre patience et vos contributions ces 2 dernières années qui m'ont aidées à préparer mon voyage. J'ai parfois lancé des sujets un peu bébêtes mais on se pose mille questions et ce qui peut être évident quand on répond à un message l'est moins lors d'une préparation. C'est aujourd’hui que débute ma nouvelle vie, c'était en effet ma dernière journée au travail 🙂 Je lève les voiles (en espérant avoir le vent dans le dos 😛) le 4 mars, dans 2 semaines. Je voyagerai tant que j'en aurai les moyens financiers et l'envie. Je serai beaucoup moins présent sur le forum mais je saurai à qui m'adresser pour des conseils ! Bonne préparation de vos futurs voyages et merci à tous.

Oui, une autre vie est possible ...
Retour de croisière sur le Norwegian Pearl (octobre 2011) English translation pending
by Titi77310 · 2011-11-03 · 114 replies
Bonjour à tous, par où commencer !!! (c’est notre 7ème croisière COSTA 3X, MSC 1X, NCL1X, CELEBRITY1X et la 3ème dans les Caraïbes)

NCL PEARL DU 23/10/2011 AU 30/10/2011 MIAMI-GREAT STIRRUP CAY-en mer-OCHO RIOS-ILES CAYMANS-COZUMEL-en mer-MIAMI

Suite a Ouragan Rina itinéraire modifié comme suit en cours de croisiere !!!

JOUR 1 : Miami (Floride) JOUR 2 : Great Stirrup Cay (Bahamas) JOUR 3 : en mer JOUR 4 : Ocho Rios (Jamaïque) JOUR 5 : en mer JOUR 6 : Nassau (Bahamas) JOUR 7 : en mer JOUR 8 : Miami (Floride)

Introduction : ceci est notre 7ème croisière et la 3ème dans les caraïbes.Nous sommes 5 pour cette croisière puisque mes parents nous accompagnent.je réservé directement par un agent à Miami.en France le représentant NCL est Echos du Large mais c’était plus cher.il m’a été donné par le membre de VoyageForum "fx2002" du Québec, que je remercie au passage.pour ceux que cela intéresse : Marc J. Nicolas | Personal Cruise Consultant | (001) 954 514 4216 (mjnicolas@ncl.com) Norwegian Cruise Line ® 7665 Corporate Center Drive | Miami FL 33126. (il est haïtien et parle français comme vous et moi !!!)reste à prendre un vol sec, cette fois je vais faire en direct Paris-Miami puisque le vol est possible (American Airlines).nous passons de nouveau une nuit la veille de l’embarquement (pratique et reposant avant de prendre la mer), on avait aussi fait comme cela lors de nos 2 précédentes expériences aux départs des USA (Nouvelle Orléans et Fort Lauderdale).je réserve à l’hôtel Runway Inn 90€ la nuit pour la veille (navette aéroport et port gratuit).le port est à 4 kms de l’aéroport soit 15 minutes. Voilà, on a tout, y a plus qu’à embarquer !!! Attention, ce compte rendu est celui de notre croisière à nos dates, surtout ne rien figer comme d'habitude !!!
Recette du "Talay Curry" (Thaïlande) English translation pending
by Valou2406 · 2011-11-02 · 10 replies
bonsoir,

je cherche la Recette du "Talay Curry" (avec fruits de mer) que j'ai goûté dans un resto thai parisien et que j'ai trouvé absolument délicieuse. si parmi vous, quelqu un la connait, je suis preneuse

merci d'avance 😉

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