Search VoyageForum
FR
Informations sur la Tsum Valley (Népal) English translation pending
by Dniorthe · 2019-12-03 · 17 replies
Bonjour, Revenant de 2 semaines passées dans la « tsum valley » je vous propose quelques informations fraîches... mais du mois de novembre (13 au 28).

Je suis parti de barpak (bus local depuis Katmandou) départ intéressant car évite le démarrage depuis soti khola et la première journée sur la route mais nécessite une journée de plus. Barpak / laprak puis laprak/ khorla-besi (longue journée, beaucoup de dénivelé négatif, faire une pause déjeuner vers singla, sans forcément monter dans le village, tea shop sur le chemin avec vue extraordinaire sur les ganesh) De khorla-besi, il faut prendre la route en construction jusqu’à un peu après tatopani. Enfin, le « vrai » chemin débute en rive gauche. Arrivée à jagat. Jagat- lokpa avec bifurcation vers la tsum en début d’après-midi. 2 lodges à lokpa. Lokpa / chumling, journée à bien organiser car il n’y a pas beaucoup de lieux pour manger. Option tea shop en milieu de descente avant domje où un nouveau longe tout neuf est opérationnel. Montée vers chumling, attention à un passage délicat en zone d’éboulements... surtout à la descente. Chumling : un lodge familial en bord de chemin, d’autres dans le haut village. Des singes viennent dépouiller les cultures dans la partie basse du village le soir ! Chumling / chokang-paro, journée tranquille car on commencé à atteindre les 3000m. Lodge très sympa au cœur du village - la maison de la propriétaire (tibétaine) est de l’autre côté du chemin. Thé salé possible ! Chokan-paro / chule : C’est l’entrée dans la tsum... ne pas hésiter à visiter les lieux suivants à la montée ou la descente... en fonction du côté de la rivière où l’oncle se situe : nouveau monastère tout neuf à lamagon, monastère des nones rive gauche et grotte de milarepa, rive droite (demander la clé dans un homestay dans le village au pied, je n’y ai pas dormi, la deco tibétaine de la cuisine donne envie). Chule : un nouveau lodge à l’entrée du village, famille sympathique. En profiter pour monter au monastère qui domine le village l’après-midi ! Super vue ! Chule / mu gompa : très rapide mais on atteint 3700m : possibilité de dormir au pied du monastère dans des tentes... et d’y manger ! Mu gompa, chambres possibles, lits avec couvertures /blanckets parfois sales ! Repas possibles aussi mais uniquement dal baht ! Pas de tarifs affichés mais ils sont dans le tiroir de la cuisine... seuls habitants : quelques moines et un cook. Ce dernier n’est pas très présent et disponible... nous avons négocié avec le moine pour récupérer la clé de la cuisine le matin pour se faire un thé ! Au dessus de mu gompa, la route en cours de construction par les chinois est présente... on peut la prendre et ce jusqu’à la rivière qu’il faut traverser (petit pont en bois) puis monter une vingtaine de minutes et arriver sur le plateau où le chemin se sépare et permet d’accéder et de visualiser les 2 cols vers le tibet. Zone de camping très sale avec nombreux déchets !

Peu de monde, quelques personnes font le doublé tsum/manaslu, tarifs nuitée autour de 300 rps, thé noir de 60 à 100 rps, fonction de l’altitude. Entre 2200 et 3000 rps par jour. Nourriture chinoise moins chère en altitude (venant du Tibet) et plus chère vers le bas de la vallée ! Trek effectué avec un guide (obligatoirement) et en passant par une agence (azimut Népal me concernant). D’autres informations plus précises si nécessaire ! Dominique
Trois semaines en Birmanie English translation pending
by Jeeaan · 2019-12-02 · 80 replies
La Birmanie, on y avait pensé il y a quelques années années déjà mais ça ne s'était pas fait. Cette année, en novembre  on a bouclé nos valises après avoir préparé notre voyage sur les forums et suivi les conseils des uns et des autres, notamment ceux de Christophe.  On a voyagé avec la Qatar et on a atterri à Rangon après une escale à Doha. A 18h30, l'avion se posait à Rangon et à 19h, on était déjà dans le taxi qui nous conduisait à notre hôtel  , hôtel réservé avant de partir. On avait choisi un hôtel assez proche de la gare routière puisqu'on voulait repartir dès le lendemain pour Mandalay. Sitôt arrivés au Winner Résidence, on leur fait part de notre souhait de réserver un bus pour le lendemain matin. La réceptionniste n'est pas très optimiste, nous sommes à la veille d'un week-end de fête...Elle va se décarcasser et finir par nous trouver 2 billets...Premier contact avec les Birmans....Positif...Et ça ne se démentira pas une seule au cours de ces 3 semaines. Des gens serviables, aimables, accueillants, souriants...Et sans être intéressés....Bravo! Après une bonne nuit , bercés par la pluie diluvienne qui s'abat sur la ville, on prend un bon petit déjeuner et on saute dans le taxi pour aller jusqu'à la gare routière.  La jeune fille de l'hôtel tient à nous accompagner. On est surpris...Mais quand on voit la foule et combien il est difficile de se frayer un chemin pour faire les derniers mètres on comprend mieux et on apprécie d'être guidés jusqu'au bureau de l'agence qui a vendu nos billets...On récupère les billets :28000kiats pour nous 2. Et à 9h30 on est en route pour Mandalay....Il pleut encore sur la 1ère partie du parcours mais on roule bien. .
Zig Zag dans le sable à Zag (sud Maroc) English translation pending
by Gaouri49 · 2019-12-01 · 3 replies
Novembre 2019

ZIGZAG DANS LE SABLE A ZAG. SUD MAROC ou

2 ZIGS DANS LE SABLE A ZAG. SUD MAROC

Me voilà comme Saint Exupéry en panne dans le désert, et seul peut être pour plusieurs jours, mais contrairement à lui, je n’ai pas de réparation a faire. Jean Pierre vient de partir pour ces 40 km de marche dans le désert. Le Toyota de Jean Pierre s’est ensablé dans une petite dune de sable trop mou, il a voulu faire une marche arrière, a dévié un peu de ses traces et a buté par l’arrière une petite butte d’herbe sèche couverte de sable. Quand il a voulu repartir impossible, 2 roues sur 4 patinaient, on appelle ça en terme technique : un croisement de ponts.

C’était le vendredi 1er novembre. Il était 11H30.

Nous étions partis la veille sur cette piste sauvage de 195 km dans ce sud Maroc magnifique, dans le but de joindre un lieu ou il y a des gravures rupestres. Après un 1er bivouac sympa avec un coucher de soleil magnifique, nous devions le lendemain traverser une zone indiquée sur notre guide : zone de sable sans grande difficulté. Mais c’est ce genre de surprise que réserve ces régions tout peu être différent au rythme des saisons et du vent violent qui changent la configuration de la nature. Tout l’après midi, nous avons essayer de sortir cette voiture de 3 tonnes du sable, en employant toutes les techniques classiques de l’ensablement. -Dégonfler les pneus au maximum. -mettre les plaques de désensablage. La plupart des randonneurs en 4X4 en ont 2. Jean Pierre en a 4. -Enlever le sable en dessous de la voiture avec cette super pelle à sable fabriquée spécialement. Si la voiture est posée sur le sable à force de faire tourner les roues sans qu’elle avance, elle s’enfonce de plus en plus. Dans ce cas là, à chaque fois qu’on essayait de sortir , les roues patinaient et enfonçaient les plaques de désensablage dans ce sable mou. Il fallait donc creuser sous les roues pour récupérer ces plaques au risque de l’enfoncer encore plus. -mettre le cric de la voiture pour essayer de la soulever pour mettre les plaques sans plus creuser. Il faisait 32°C

Rien n’y a fait. Nous avons arrêter le soir, fourbus. Pris l’apéro et dîner de cuisse de poulet grillé et de haricots verts. Et coucher à 21 H en ayant avant admirer la voie lactée qui illuminait le ciel sans lune ce soir là.

Samedi 2 novembre.

Réveil le lendemain matin à 7H30, Il fait à peine jour et j’entendais J.P qui déjà commençait à retirer le sable avec sa pelle magique. Nous avons travaillé toute la journée. Mis des cailloux, remis les plaques, Rien n’y a fait. Vers 17H, nous avons essayer de démarrer, moi, monté sur le capot pour faire un peu plus de poids, la voiture à fait trois mètres et les roues ont patinées. Nous étions crevés de déblayer tous ces m³ de sable. La voiture était maintenant dans un trou de 1,50m de profondeur. Nous avons arrêter et décider d’appeler les secours…… Mais 1er problème il n’y avait pas de réseau téléphonique. Nous avions déjà été sur la petite colline de 50m à coté d’où nous étions, le tel ne passait pas. Il fallait donc essayer de faire une quarantaine de kms à pied en revenant d’où nous étions partis pour retrouver du tel. Jean Pierre s’est déclaré volontaire nommé d’office. Mais qui appelez ? Nous avions le numéro de tel d’amis qui tenaient un campement pour touristes à une centaine de kms. Borj Biramane. c’était donc les premiers à avertir, ces deux frères, Paul et Philippe, que nous connaissons depuis 10 ans, ont 2 4X4 pour emmener leurs clients en balade. S’ils étaient absents, nous aurions tel aux amis d’Essaouira à 450 km d’ici. Jean Pierre voulait partir le soir même, mais après réflexion, nous avons décidé qu’il partirait le lendemain soir vers 17H. Il fallait qu’il se repose un peu. Dîner après l’apéro d’une côte de bœuf grillée au feu de bois avec des pommes de terre sautées. Et…..admirer la voie lactée avec un léger croissant de lune et coucher, moi dans ma tente et J.P dans sa tente de toit très penchée.

Dimanche 3 novembre

Après le petit déjeuner, nous sommes remontés sur la colline pour essayer le réseau de tel, négatif. Nous avons donc commencer à faire la liste de ce qu’il fallait qu’il amène pour cette marche de 40 kms qu’il estimait pouvoir faire en 2 jours. 2ème gros problème, son sac à dos destiné à porter un bidon de 5 litres d’eau potable et ses affaires s’est révélé défectueux, le soleil et l’age avait eu raison des sangles qui étaient pourries. Je lui ai donc proposé le mien. Son autre GPS de secours s’est aussi révélé défectueux, piles non chargées et caoutchouc complètement cuit. Il fallait qu’il amène donc : -5 litres d’eau, son GPS de voiture, une boussole, couteau, lampe frontale, miroir réfléchissant, son tel chargé, chapeau, lunette de soleil, gobelet, papier d’identité, de l’argent, des pansements pour les ampoules, chaussettes 2 paires. Polaire pour la nuit ou il fait 14°C, ses médicaments et un peu d’aspirine et de paracétamol pour les douleurs. Sans oublier un peu de nourritures, Biscuits, dattes, amandes, noix, cacahuètes, boite de maquereaux. Et pour finir une moitié de côte de bœuf coupée en petits morceaux. J.P fait un petit essai de marche sur 100m. Tout fonctionne. Le temps de cette journée est passé trop vite. Nous nous sommes mis d’accord que j’attendrais 3 ou 4 jours. Sans nouvelles, j’envisagerai de partir à mon tour. Mais je suis sur que J.P va y arriver. Il est 17H, J.P pars, je filme son départ, il monte une petite dune, se retourne, me fait un au revoir et après quelques minutes disparaît de ma vue. Le hasard fait que une demi heure plus tard, j’observe la direction du nord avec ses jumelles et je l’aperçois fugacement quelques secondes qui se transforment en secondes d’émotion.

Dimanche 3 novembre 17H40

Ça y est, je suis seul, en plein désert, environné de petites dunes de sable mordoré, parcellées de petites buttes d’herbe sèche. Il fait un peu frais, le vent s’est levé comme tous les soirs, il déplace du sable à raz terre qui envahi un peu le trou que l’on a fait pour la voiture. j’ai pris ma douche vite fait et je me suis couvert, bonnet, foulard, pull, blouson. Et je commence à épluché des légumes dans le but de les faire à la vapeur dans la cocote, agrémenté avec le reste de la côte de bœuf de la veille que l’on a partagé avec Jean Pierre. Le coucher de soleil comme tous les soirs a été magnifique. Ah...j’ai oublié l’apéro que j’ai pris : bière plus gin tonic comme d’habitude. (J’ai arrêté de boire de l’alcool, il y a 5 ans, mais symbole ou superstition, j’ai continué seul l’apéro que l’on prenait à deux) Je me suis couché à 21H avec mes deux couvertures polaires, car la nuit, il fait 14°C. Je pense à J.P qui doit avoir froid cette nuit, j’espère qu’il va marcher doucement, ne rien escalader au risque de tomber et qu’il fasse attention aux scorpions qui sortent la nuit. Je me suis endormi rapidement, réveillé à 23H, et continué de lire « Le désert des déserts » de Wilfred Thesiger. Récit des voyages de l’auteur dans l’Arabie de sud en chameaux avec les derniers nomades du désert dans les années 50. J’étais dans la même ambiance ici.

Lundi 4 novembre

Lever 7H30, fait un petit déjeuner, pain grillé, beurre, confiture d’orange fait avec amour par Jean Pierre. Je pense à lui souvent, je l’imagine marchant seul dans ce désert un peu montagneux.

10H. Je viens de démonter le rétroviseur droit de la voiture pour éventuellement faire des signaux lumineux à l’horizon ou aux avions qui passeraient.(En 4 jours, j’ai vu un seul long courrier dans le ciel limpide et sans nuage.) Je suis monté sur la petite colline et fait le tour de l’horizon avec mon miroir. Du coup, j’en ai profité pour me raser, j’en avais besoin et si quelqu’un trouve mon cadavre desséché, on puisse me reconnaître...je rigole… J’ai aussi essayer de faire flamber un buisson d’herbes sèches mais ça ne faisait pas de fumée. Brûler un pneu aurait été plus efficace.

11H45. En faisant un peu de ménage dans la tente, je viens de découvrir un joli scorpion jaune des sables, presque transparent. Malheureusement, je l’ai tué. (voir photo.) Je pense aux personnes qui pourraient nous secourir : Olivier, Jean Charles, son copain Lucky qui habite Ouarzazate. Monsieur Gandini, lui même : l’auteur des guides qui sont nos bibles pour les pistes du Maroc. Jean Pierre doit marcher depuis ce matin, aujourd’hui la température est excellente, il fait 24°C à l’ombre, et un petit vent frais d’ouest. Bon courage Jean Pierre, ne m’oublie pas… Je déjeune d’une salade de tomate, carotte, oignons, courgettes et vinaigrette. Le temps pour moi passe vite, je me déplace avec mon livre au gré de l’ombre que l’auvent de la voiture me donne. Je rempli un bidon avec de l’eau du réservoir en inox et met du micropur dedans. Je change l’ouverture de la tente pour avoir moins de sable qui rentre la nuit. J’ai commencé il y a 4 jours un roman qui démarre par un enterrement alors tout d’un coup je pense à la mort. Donc je commence mon testament pour être enterrer au Maroc au cas ou.

16H. Cet ensablement est un incident que tout le monde redoute quand on part a une seule voiture. Mais un tel incident n’arrive jamais sauf : -On a une, deux roues de secours en cas de crevaison. Mais ça arrive que l’on crève 3 fois, alors là, on est mal !!! -On peut tomber en panne de batterie un matin, de démarreur, d’autre chose, alors là, on est mal !!! Nous sommes souvent partis ensemble, J.P et moi dans son Land Rover, nous nous sommes ensablé plusieurs fois mais on a pu en sortir à chaque fois. Alors, on oublie ces incidents et on devient trop optimiste.

17H. Je mets en route pendant une heure le moteur de la voiture pour recharger les batteries, surtout celle du réfrigérateur

19H. Pas de douche ce soir, il fait froid à l’ombre, et il faut économiser l’eau. Mais apéro et dîner avec le reste de légumes et d’une boite de maquereaux. J’ai écouté Michel Berger et Orange Blossom sur ma tablette. La voie lactée est superbe. Coucher à 20H20 avec les nomades de Thesiger.

Mardi 5 novembre. Lever à 7H30 au lever du jour, petit déjeuner à 8H10. Lever du soleil sur la colline à 8H16. Je commence à m’organiser et à régler ma journée pour avoir un peu d’activités. Il est 9H15, je monte sur la petite dunette juste à cote, j’amène le rétroviseur de la voiture pour faire des signaux lumineux, et là surprise, en regardant vers le nord, j'aperçois une voiture à environ deux kms qui vient dans ma direction. Je lui fais donc des signaux lumineux et j’agite mon grand foulard blanc. Et je vois la voiture qui se dirige vers moi. Elle arrive très vite à 100 m ou elle s’arrête dans une zone de sable dur. Un jeune arabe en djellaba marine en sort et vient vers moi, foncé de peau, l’air très sahraoui, tête nu, les pieds dans des sandales. Très beau garçon. Je vais vers lui. On se rencontre, il me dévisage, souris, on se serre la main et en me désignant le 4X4 ensablé, se dirige vers lui. En arrivant à ma table de pique nique, je lui propose un thé, il éclate de rire, refuse et fait le tour du 4X4 en ré-éclatant de rire en le voyant enfoncé dans le sable à mi hauteur. Il me demande de le suivre à sa voiture, un 4X4 Toyota plateau comme celui de J.P mais simple cabine. Un sigle est peint sur les portières représente un oiseau en vol. Je reconnais le sigle des gardes chasses de la région du sud Maroc. Ces gardes chasses salariés par le Qatar, gardent des territoires immenses de désert pour qu’ une ou deux fois par an des qataris viennent chasser l’outarde aux faucons pèlerins. Au cours du chemin jusqu’à sa voiture, il me demande depuis combien de jours nous sommes là, alors quand je lui répond 5 jours, il éclate encore de rire. Il était plié de nous savoir seul dans ce désert hostile pendant 5 jours. Il mets en route sa radio VHF, parle en arabe avec quelqu’un et me tend le micro, je suis en communication avec un gendarme qui me demande comment je vais. -Bien je lui réponds -Pouvez vous revenir avec lui ? - oui, dis-je. Comment va Jean Pierre -Il vous attend, me répond-il . -a tout à l’heure donc. -Ok Nous retournons donc, mon futur chauffeur et moi jusqu’au 4X4 je range un peu les choses du bivouac qui traînent, prends mon sac rouge qui contient quelques affaires d’urgence dont mes médicaments, ne sachant pas exactement combien de temps nous serons partit. J’éteins le frigo, ferme la voiture, et nous partons à toute allure vers le nord, vers l’endroit d’où nous sommes partis, il y a 5 jours. Il conduit à toute vitesse, nous sautons sur les cahots et les mottes de sable. Et au bout d’une heure, j’aperçois le goudron ou une petite camionnette de la gendarmerie royale nous attend. Trois gendarme sont là, me demandent si je vais bien, si j’ai besoin d’un médecin. Devant mon grand sourire, ils se présentent. L’un le grand adjudant est le commandant de la gendarmerie de ZAG, petite ville à 60 km au sud d’Assa. l’autre que nous allons appeler l’adjudant excité est son adjoint. Le 3ème est un simple gendarme. Nous quittons donc le beau chauffeur sahraoui qui se prénomme Bachir, à qui je donne un bakchich et à qui je laisse aussi notre poubelle de huit jours et nous filons rejoindre Jean Pierre. Une demi heure plus tard, nous arrivons à ZAG, et allons directement au café du coin qui est plein de monde. On me présente aux 3 caïds, à d’autres gendarmes, au colonel de la garnison des Forces Armées Royale (FAR). On me propose un café. Et on me dit que jean Pierre arrive. Sur la rue , au bord du trottoir sont garés plusieurs 4X4 plateau de l’armée et un énorme engin à 4 roues jumelées à L’arrière soit 8 roues surmontées d’une grue télescopique énorme, le tout peint en couleur camouflé. Mais Jean Pierre arrive, l’air frais dispos et souriant et nous nous étreignons sauvagement content des retrouvailles. Mais maintenant, assez parlé de moi, je laisse la plume à Jean Pierre……mon héros.

La balade de JP

CHAPITRE 1

Départ le Dimanche 3 Novembre 2019 pour une balade de 41,8 km à vol d’oiseau sur le retour de la piste Gandini G5a du Tome 3 2013.

Il est 17h quand je pars suite aux préparatifs et a une journée dédiée au repos. P as facile de quitter son ami, bien que je sache que tout est en place pour une attente d’au moins 5 jours dans un confort relatif. Michel a un moral de fer, nous avons préparer mon retour de façon rationnel sans pathos. Le courageux c’est lui, qui doit attendre sans vrai certitude quant à ma réussite. Il souffle un vent d’ouest soutenu et il me reste quelques heures avant le coucher du soleil. Nous sommes à 2,8km du WP 10 ( WP signifie Way Point donc une position précise et identifiée) que j’atteins facilement en une bonne heure. Je ralentis même le pas que je trouve trop gaillard afin d’économiser les jambes. Je ne suis pas un bon marcheur, tout le monde le sait, et je dois faire attention aux signaux précédents une fatigue excessive.

A 19h30 »à j’atteins le WP 9, distant de 5,5km du 10, au pied d’une colline qui porte à mi-hauteur des tombes pré-islamiques. Je suis en sueur, le soleil s’éteint à l’horizon, magnifique comme toujours en hiver, et décide de manger et boire un peu. Morceaux de côte de bœuf et amandes.

Une demi-heure plus tard je repars avec l’idée d’atteindre le WP 8 distant de 4,5km. La nuit est tombée, l’obscurité gagne du terrain. Le vent est plus frais. J’enfile ma polaire. Je me sers du GPS une fois toutes les demi-heure pour vérifier si mon cap pris à la boussole est le bon. J’économise la batterie au maximum ne sachant pas le temps que je mettrais pour arriver à destination. A 20h30 la nuit est complète, je suis arrivée à ce WP8, un désert plat semi-sableux avec une pauvre végétation pour tout rempart contre le vent et le froid désormais bien présent. Je tourne à droite à gauche cherchant le buisson qui m’abritera. Je le trouve, il fait environ 1 mètre de long et 50 cm de hauteur, le plus grand. Je m’allonge, mange, bois et décide de dormir car je suis fatigué. Le vent incessant et le froid m’empêche de me reposer correctement et j’entame une nuit frissonnante digne d’un parkinsonien confirmé. Au cours de la nuit je me lève pour trouver un buisson plus protecteur à la lueur de ma frontale, laissant mes affaires sur place. Je m’aperçois soudain que je ne vois plus l’endroit ou je m’étais couché. Grosse erreur, on ne part pas la nuit sans avoir bien localiser son point de départ. Ma frayeur est de courte durée et la leçon dûment enregistrée.

J’attends le point du jour avec impatience, balançant entre sommeil et veille. Les nuits sont longues à cette période, presque 12h. A 7h30, Le reste de cote de bœuf, des biscuits, trois noix et deux dattes font mon petit déjeuner et je repars. Il me faudra attendre 2 heures pour que la température redevienne agréable. Vers 10h, pas loin du WP 7, je vois, vers l’ouest, un pick-up à 500m qui doit venir de Labouirat. Je fais des grands signes, elle me passe devant puis semble ralentir et se tourner vers moi. Je suis content, j’ai été aperçu. Quelques instants après elle repart, j’ai pris mes rêves pour des réalités. Plus tard j’apprendrais que j’avais été vu, le chauffeur ayant signaler à la Gendarmerie, qu’un individu habillé en bleu traînait au milieu de nul part.

WP 7 vers 10h30. Je continue. Peu après je suis pris d’un léger malaise. Holà holà…je m’assieds par terre et me dit qu’il ne faut pas flancher. En fait je n’ai pas bu depuis le matin et je dois être déshydraté. Je bois, je mange et repars me disant que j’ai fais presque la moitié du chemin, donc le doute n’est pas permis. Pas de bobos quelconque, pas de crampe. Tout va bien. Le paysage est très plat juste quelques petits reliefs de temps en temps. La chaleur monte d’un cran. Je rate le WP6 de 1,2km et me dirige vers le 5. Il fait carrément chaud, le vent ne baisse pas d’intensité, je marche plus lentement et fais des arrêts toutes les demi-heure pour boire. J’estime que je dois faire moins de 3km/h. Le temps passe je suis au milieu de l’après-midi, je vois au loin des montagnes entre lesquelles je sais qu’il faudra que je me glisse. Je passe au WP5 vers 15h30. Je déjeune d’une conserve de maquereau au vin blanc ( du jus supplémentaire à boire) de dattes et d’amandes. Je me sens bien, quoique bien fatigué. A 16h 30 j’atteins le WP4, puis le WP 3 et me fixe comme objectif d’arrêter la journée au WP 2 soit à 5,6 km du goudron. A l’aller je m’étais aperçu que le signal téléphone était encore perceptible dans cette partie du parcours. Une demi-heure plus tard j’ai le réseau et commence l’appel téléphonique convenu avec Michel, c’est à dire aux frères de Borj Biramane à Icht.

Ensuite tout s’enchaîne, je reçois un coup de fil toutes les deux minutes, La Gendarmerie Royale, Le Pacha, les caïds, le Gouverneur et le Sous-Préfet. Tous me demandant ma situation physique et ma position GPS. Je leur signale que je vais au WP 2 et donne ma position d’attente pour être récupérer. A cet endroit il y a des restes de fortins militaires et je m’abrite du vent. A 18h, les appels se succèdent, me disant qu’ils arrivent, qu’ils sont à 2km puis 1 minute de moi.Je fais clignoter ma frontale pour qu’ils puissent me localiser. Il faudra 6h en fait pour se rencontrer vers minuit. Je suis accueilli par les autorités locales, un peu stupéfaites qu’un homme de 69 ans ait parcouru une telle distance à travers une région hostile. Environ 38 km à vol d’oiseau en un peu plus d’une journée. Beaucoup de questionnements pour contrôler la véracité de mon récit, des prises de décisions étranges comme le fait d’aller chercher Michel en pleine nuit en urgence absolue alors qu’il doit dormir tranquillement. On me demande comment je me suis dirigé, si j’ai vu des loups, comment j’ai dormi à même le sol avec toutes les bêtes furieuses qui habitent le désert, ce que j’ai mangé etc.. Je suis ensuite amené à Zag et dort chez le Pacha qui me couve comme un père m’offrant le verre de lait et des dattes dans la plus pure tradition. L’homme est simple peu causant mais chaleureux.

Le matin au petit déjeuner il m’annonce que Michel a été récupéré et qu’il arrive bientôt. Vers 10h, nous allons à un café ou des voitures militaires et de Gendarmerie sont là ainsi qu’une dépanneuse surdimensionnée qui ne ferait pas 100m dans le sable mou. Les présentations sont faites, Colonel, Commandant, Adjudants et hommes de troupe, tout le monde est bienveillants, pas de reproche ou de leçon pour avoir dérangé tant de force. J’aperçois Michel au milieu de tout ce monde, grand sourire et assurance tranquille, et vous laisse imaginer mon émotion.

CHAPITRE 2

L’opération de récupération de la voiture se dessine. 2 pick-up de l’Armée, Le Commandant de la Gendarmerie Royale, 1 adjudant complètement excité en uniforme,14 soldats, Michel et moi-même. Je prends la voiture de tête afin de diriger l’expédition grâce à mon GPS. Je rappelle qu’il faut partir avec beaucoup d’eau mais on me dit d’en prendre juste pour moi. Je prends 15 litres malgré tout, car je sais que la journée sera difficile. Les militaires partent les mains dans les poches, quelques pioches, des pelles ayant déjà beaucoup servies et hop on part plein ouest. Aucun autre équipement dont on pourrait s’attendre de militaires, comme VHF, jumelle, sangles et/ou cordes, eau ou nourriture. Il faut dire qu’ils ont estimé la position de notre voiture à 21Km, mais, mais en réalité nous allons faire au moins 60km en 4 heures. Tout ceci en roulant comme des brutes.

Le conducteur, un homme expérimenté me dit-on, démarre comme un bolide, à 80/90km.h sur des pistes que nous faisons normalement à 30, par souci d’efficacité je pense et un enthousiasme digne de Rambo.. Évidemment il perd le deuxième véhicule rapidement, demi-tour, on le retrouve et on fonce bille en tête pour être sur de le reperdre le plus tôt possible. On fait des bonds dans la voitures, on est bousculés violemment et je sens que mon dos commence à souffrir sérieusement, mais efficacité rime avec frénésie. Je le guide comme je peux, jusqu’à ce que j’indique qu’il faut partir plein sud. Lewis Hamilton continue comme un forcené et malgré mes incantations nous nous éloignions de l’objectif. Rien à faire, il cherche une piste qui n’existe pas, assurant que le hors piste est super dangereux à cause des mines. Il y a des traces de voitures et d’animaux partout, signe que c’est juste son esprit qui est miné et rien d’autre. Il comprend enfin qu’il va falloir faire autrement mais il est trop tard, nous avons largement dépassé notre position d’ensablement et il s’enlise à son tour ainsi que le véhicule suiveur. Une fois , deux fois. Il s’arrête enfin…en hors piste.

Étant à 2km plus au sud de notre but, nous partons à pieds, colonne par deux, pour rejoindre notre véhicule. 2 km dans le sable ça compte énormément. Arrivés à la voiture 14 bonhommes la pousse et en deux fois elle sort de son trou. Par souci de faire vite et bien, tout est mis en vrac dans la voiture, Michel n’ayant pas eu le temps de préparer le retour. Tente, vaisselle, plaque de désensablement, caisses et autres babioles. La tente de toit est prise d’assaut et j’ai bien du mal à expliquer comment la fermer. Néanmoins je suis soulagé de récupérer le Toy en bon état car il y eu un moment ou je me voyais mal parti pour le récupérer 12 repartent vers les voitures et j’emporte avec moi, 2 soldats l’Adjudant énervé, électrisé par ce sauvetage réussi, qui court devant pour m’indiquer le meilleur passage. Regonflage des pneus (à la stupéfaction générale) et retour vers Zag, cette fois-ci tranquillement.

Bilan de santé: Des ampoules entre les doigts de pieds, 2 ongles de pieds devenus noirs par le frottement des chaussures et le sillon fessier en état de surchauffe. On ne rit pas devant la douleur de l’autre, merci. Pas de crampes ou courbatures, il semblerait que mes exercices physiques 3 fois par semaine soient pour quelques choses dans ce bilan. Ceci est pour la marche en solitaire. Pour ce qui est de l’état mental, il reste le même, à vous de juger des dégâts. En ce qui concerne l’épisode du conducteur fou, j’en repars avec un mal de dos qui ne fait qu’empirer…on verra. JEAN PIERRE ………………………………………………………………………………………………….

Effectivement, pour aller récupérer la voiture de Jean Pierre avec les deux 4X4 de l’armée et les 14 soldats et leurs pelles. l’adjudant excité a d’abord voulu que je reste au café estimant peut être que mon corps âgé méritait du repos. Mais devant mon insistance pour y aller aussi, prétextant que je voulais faire le reportage photo pour 2M la chaîne TV marocaine, il m’a autorisé a me mettre à l’arrière du 4X4 dans la plateau bâch�� avec 5 militaires et leurs pelles. Comme J.P l’explique, nous partons comme des fous. J’ai du mal à me tenir aux ridelles sur un banc à peine fixé à la voiture qui sautait en même temps que moi à chaque cahot. J’ai même eu le mal de mer, et nous avons été obligé de nous arrêter par deux fois pour que je puisse vider mon estomac dans le sable du désert. Arrivés sur une bute, en dépassant de 2 km l’endroit ou la voiture est ensablée, tout le monde s’arrête et tout le monde réfléchit pour la suite. J’avais emmener mon GPS, et en indiquant que la voiture était exactement à 2 km vers le nord juste derrière une colline que je reconnais pour y avoir été la veille pour essayer d’avoir du réseau de téléphone. -Vous êtes sur ? Me demande l’adjudant excité -oui, juste à 2 km, derrière la colline. Tout à coup il part en courant dans le sable simplement accompagné par son aide de camp. Effectivement, une demi heure après, nous l’apercevons au sommet de la colline nous faisant de grands gestes pour faire venir tout le monde. Jean Pierre part avec eux, je décide de rester avec le grand adjudant, n’ayant pas envie de faire encore 4 ou 5 km dans le sable. En attendant les autres, s’abritant du vent fort qui soufflait en rafale soulevant des nuages de sable, nous discutons de la région ou il a été nommé il y a 3 mois pour 3 ans. Il vit à Zag avec sa femme et ses 2 enfants qui ont du mal à l’école avec les enfants des nomades du coin alors que lui arrive de Meknès, grande ville moderne du nord du Maroc. On parle du guide Gandini que nous utilisons pour nous diriger sur les pistes, il est très étonné d’apprendre que tout près d’ici, il y a des tombes anciennes qualifiées de préislamiques datées de 3000 à 8000 ans. Enfin, les militaires reviennent, la voiture est dégagée. Jean Pierre est parti avec l’adjudant excité et un guide et nous nous repartons aussi, le grand adjudant me fait monter devant avec lui et le chauffeur, je suis coincé entre le levier de vitesse et le chauffeur, mon GPS à la main, car c’est moi qui dirige le chauffeur pour lui faire récupérer nos traces de l’aller. Par, toujours la peur des mines restant de la guerre des année 80 entre le Maroc et le Polisario. Nous arrivons à Zag, Le grand adjudant, commandant de la gendarmerie, nous fait écrire succinctement notre aventure pour justificatif. Nous sommes sur le départ, nous échangeons nos tel et nos adresses, promettant de nous revoir. Nous décidons que nous sommes devenus frères. Passons dire aussi au revoir au chef des caïds, et sortons de la ville précédé d’une voiture de la gendarmerie tout feux et gyrophares allumés. Il nous laisse à la sortie de la ville et nous partons pour rejoindre ASSA, à 80 km, ou nous arrivons pour dormir et pour dîner. Nous arrivons en pleine fête de la marche verte….mais ça, c’est une autre histoire……. Nous sommes allés le lendemain, voir les deux frères Paul et Philippe, à Borj Biramane, ou nous avons passés la nuit dans un bungalow confortable. Ils nous ont confirmé l’histoire dès la réception du téléphone de Jean Pierre vers 17H, et n’ayant pas de 4X4 à disposition, Philippe à alerté un ami gendarme de la ville juste à coté de Icht, qui a téléphoné à ses collègues de Zag, et là, tout s’est enchaîné. Nous avons remercié chaleureusement nos sauveurs et nous leur rendons hommage, car sans eux, nos corps desséchés et la voiture sous plusieurs mètres de sable auraient été découvert dans 2 ou 3000 ans par les générations futures. Nous avons fêté notre survie an dînant avec eux d’un tagine de dromadaire. La journée a passé à ranger le 4X4 ou tout était en vrac et plein de sable. Retour à Essaouira le lendemain. Michel

Un mois dans le nord du Pakistan English translation pending
by Yemen · 2019-11-30 · 127 replies
1 mois au Pakistan, C’était GÉNIAL !

Un pays où le tourisme chinois, coréen et japonais est florissant. Du côté européen, 1 groupe de trekkeurs, et 2 individuels. C’est tout !

Nous étions 2 copines. Début janvier, achat du billet d’avion pour le Pakistan pour y passer un mois. Départ 31 juillet, retour 27 août avec une arrivée à Lahore et un départ d’Islamabad. Objectif : le nord du Pakistan.

Le visa : Pour entrer au Pakistan, il faut une invitation d’un pakistanais ou d’une agence française ou locale. Pour profiter au mieux de paysages et pouvoir s’arrêter où nous voulions, nous avions décidé de louer une voiture. Recherche de loueurs : nous n’avons pas trouvé de location sans chauffeur. Et j’ai envie de dire, avec du recul, aucun regret : notre chauffeur étant super, avec une parfaite connaissance du circuit que nous voulions faire. De plus, les routes sont souvent catastrophiques (en dehors des grands axes) et seules, nous aurions certainement renoncé à une bonne partie du périple !

Arrivée à Lahore où nous y avons passé 2 jours. Grande ville, bruyante à cause des motos mais avec une vieille ville très authentique. Pas de souci pour y passer 2 jours sans s’ennuyer (pourquoi pas 3). Et la population est accueillante, souriante. Une entrée en matière dans le pays très intéressante.

Puis nous avons pris un bus pour Islamabad. Nous n’avons pas du tout apprécié cette ville qui n’a aucune âme. Tracé au carré, avec des grands boulevards. Au centre de chaque quartier un centre commercial. Le seul intérêt : la mosquée.

C’est à Islamabad que nous avons été pris en charge par notre chauffeur. L’enjeu était de taille : il fallait s’entendre avec lui parce que 27 jours, cela peut être long avec quelqu’un avec qui il n’y a pas de complicité ! il nous a rapidement dit que nous étions des touristes « un peu spéciale » mais il s’est très vite adapté à nos attentes et à notre rythme. Le circuit avait été établi auparavant. Il a été respecté mais nous avons parfois modifié les étapes où nous avons dormi. Il faut le dire, c’est grâce à sa capacité d’adaptation, notre voyage a été formidable

cela commence mal, j'ai oublié les photos ! et maintenant, je ne sais pas les mettre en grand !

ISLAMABAD / CHILAS Journée longue. On a mis 5 h d’Islamabad pour arriver à l’intersection qui nous fasse rentrer dans la vallée de Kaghan. Route encombrée de voitures, camions… bruit, passage de villes sans intérêt. La vallée jusque Naran, je n’y ai pas trouvé d’intérêt, rien d’exceptionnel à mes yeux. Vallée fréquentée par les pakistanais qui viennent chercher la fraicheur et de Naran, faire la randonnée jusqu’au Glacier de Nanga Parbat. Après Naran, village touristique au milieu de la vallée, les paysages sont plus beaux. (Alors attention, à mes yeux car personnellement, je préfère les paysages arides. Donc sur mes photos, beaucoup de paysages arides. Ce qui ne veut pas dire que dans certains endroits il n’y a pas d’arbres mais comme je prends des photos pour me faire plaisir, de ce que j’aime, je fais peu de photos des paysages plus verts !) Au total, 12 h 30 de route !



Nous n’avons connu de Chilas que la rue principale le soir, pas vraiment animée, car nous sommes reparties le lendemain matin pour traverser le plateau de Diosai. Avec du recul, nous aurions dû prendre le temps le matin de marcher dans la petite ville et profiter de l’environnement).



CHILAS /ASTORE La vallée de Chilas, jusque l’embranchement d’Astore est superbe. Après, c’est une vallée très resserrée.





c'est l'occasion de voir nos premiers trucks pakistanais







Astore : une rue principale avec le bazar. Du monde le matin. Peu de contact et on fait vite le tour ! Mais en même temps, l’occasion d’observer la vie, les tenues. Et aucun touriste de quelques nationalités qu’ils soient.







Dans l’après-midi, nous sommes allés dans la vallée de Rama (c’est vert !). Quelques familles y vivent, l’occasion de belles rencontres.







à suivre....
Circuit classique à Madagascar avec guide et chauffeur English translation pending
by Magryelle · 2019-11-29 · 32 replies
Bonjour à tous,

Nous projettons de faire un circuit assez classique à Madagascar avec guide et chauffeur :

v Arrivée Antananarivo v Jour 2: Antananarivo - Antsirabe v Jour 3: Antsirabe – Miandrivazo v Jour 4: Miandrivazo – Masiakampy (Début de la descente) v Jour 5: Tsiribihina v Jour 6: Fin descente et transfert Bekopaka v Jour 7: Visite du grand et petit Tsingy v Jour 8: Bekopaka – Morondava v Jour 9 : Morondava – Belo sur mer v Jour 10:Belo sur mer – Manja v Jour 11: Manja -Morombe v Jour 12: Morombe–Andavadoaka v Jour 13 :Andavadoaka – Salary v Jour 14: Salary - Mangily Ifaty v Jour 15: Mangily Ifaty (Plongée et ballade en pirogue) v Jour 16:Ifaty-Tuléar – Ranohira v Jour 17: Visite du parc national de l’Isalo v Jour 18: Ranohira – Anja - Ambalavao v Jour 19: Ambalavao – Fianarantsoa v Jour 20: Fianarantsoa – Manakara (en train) v Jour 21: Le canal de Pangalane) v Jour 22: Manakara – Ranomafana v Jour 23 : Visite du parc national de Ranomafana v Jour 24: Ranomafana – Ambositra v Jour 25 :Ambositra – Antsirabe v Jour 26 : Antsirabe v Jour 27 : Antsirabe- Antananarivo v Jour 28 : Transfert aéroportJe serais tentée de rajouter quelques jours dans le nord, pour découvrir les Tsingy rouges, la montagne d'ambre et faire une plongée quelque part. Est-ce que ça vaut le coup? Le meilleur moyen pour y aller est-ce l'avion? Où faire de la plongée? L'ile Sainte Marie n'est-elle pas hyper touristique? Merci pour votre aide et vos réponses!
Croisiéristes: intérêt de l'offre forfait boissons MSC du moment? English translation pending
by Celgou · 2019-11-28 · 21 replies
Bonjour à tous les croisiéristes MSC.

Avez-vous déjà bénéficié de l'offre du moment ? 50% pour la deuxième personne et forfait boissons offert ? Est-ce intéressant ?

Par avance, merci. Cordialement.
Eastern Canada and a few parks in September (Bic, Gaspésie, Forillon, Bonaventure Island...)
by Balouder · 2019-11-24 · 7 replies
Eastern Canada: the Eastern Townships, Gaspésie, New Brunswick, Acadia, and Nova Scotia.

Forests, lakes, lighthouses, parks, and encounters. To sum up this trip: amazing encounters, stunning parks, wildlife, and passionate, fascinating Parks Rangers. Bic Park, Gaspésie, Forillon, Bonaventure Island, Cape Breton Highlands Park, Hopewell Rock

My tips:

Don’t hesitate to chat with the park rangers and check out the activities they organize—it’s really interesting.

If you want to see wildlife, get up early.

The kilometers go by pretty easily; driving 500 km in Canada with an automatic car on long, straight roads with light traffic isn’t much more tiring than doing 120 km on Ireland’s narrow roads...

Try to catch a Quebecois film at the cinema or on TV.

For the ferry, plan ahead. Taking it at least once is a great experience.

For the rest, once you know what you want to see, just go with your gut—it’s easy.

The Trip:

Arrived in Montreal on 09/02. Family meal where we tried homemade *pouding chômeur*.

We spent 3 days exploring the Eastern Townships: the Abbey of Saint-Benoît-du-Lac, Bolton, Magog (its wine fair and thunderstorms), Granby, Bromont and its little lake, and its spa…

Gaspésie, New Brunswick, Nova Scotia:

We didn’t stop in Quebec City or at the Montmorency Falls, as we’d already visited them on a previous trip. Otherwise, plan an extra day and a stop in the lovely city of Quebec.

Day 1: Left on 09/05 for Saint-Fabien and Bic Park, famous for its coastline, marshy landscapes, and harbor seals (brochure). About 500 km. Stayed overnight in Saint-Fabien.

Along the way, we saw *barachois*—bodies of water usually at the mouth of a river, separated from the sea by a gravel, sand, or pebble barrier. They can be freshwater or saltwater. The fresh water of the St. Lawrence River mixes with the sea up to Orléans Island. And there’s a measurable tide up to the Trois-Rivières bridge. Visited Bic Park and observed seals molting with the park rangers. More park photos.

Days 2 & 3: Headed to Sainte-Anne-des-Monts (about 200 km). The lighthouse route guided us 😊.

Two nights in Sainte-Anne-des-Monts for a short hike in Gaspésie Park (brochure) and its stunning landscapes between mountains, forests, rivers, and lakes. We didn’t see any caribou or moose, but from the top of Xalibu (a well-marked 5-hour round-trip hike), we had a 360° view of Mont Jacques-Cartier and Mont Albert. More photos. This was Muriel’s favorite park—it’s exactly what she imagined Canadian forests, rivers, and lakes to be. You can also stay overnight in the park (especially by Lac Cascapédia), which is better but pricier 😢.

Days 4 to 6: Left for Forillon Park (brochure) near Gaspé (200 km). Magical... We were lucky—we came face-to-face with a mother bear and her cubs (brown bears). It was incredible. We also saw beavers at work...

Our lodging was out of the ordinary—what luck! A ranch in the middle of the woods. We stayed 3 nights. This is my favorite park. More Forillon photos.

Gaspé in Mi’gmaq means "end of the land." But for Jacques Cartier, it was the beginning of the country. On July 6, 1534, he and his crew made contact with the first Indigenous people of the Mi’gmaq Nation off the Baie des Chaleurs. On July 24, 1534, he landed in Gaspé, planted a 30-foot cross, and claimed the region for the King of France, where they met the St. Lawrence Iroquoians. Visited Bonaventure Island (brochure) and its 100,000 northern gannets. Bonaventure Park photos.

Not to mention our first freshly caught and cooked lobster, bought at a fish market on the port.

Day 7: Finished the Gaspésie loop with a stop in Campbellton (300 km) before crossing into New Brunswick. Stopped at Bourdage Tradition farm. We could’ve gone as far as Caraquet, which would’ve been better. Rain all day.

Day 8: Headed to Cape Breton Highlands National Park in Nova Scotia. Overnight in Moncton to split the drive (500 km). We stopped in Acadia, a truly unique region with incredibly friendly and open people. New Brunswick is over 80% forest—it’s impressive how many trucks and dead raccoons you see on the side of the road.

Sunset at Hopewell Rock—bring mosquito repellent! There are thousands, it’s awful. Photos.

Days 9 to 11: Left for Sydney (500 km) for 3 days exploring Cape Breton Highlands Park. If you have time, stop at the "Train Station Inn in Tatamagouche"—I love the concept. You can eat there, sleep there, or just visit.

The Cape Breton Highlands Park loop is over 300 km. Photos. Our apartment was in North Sydney, a bit far from Chéticamp (2-hour drive) and 1.5 hours from the park entrance. But the road itself is beautiful. We should’ve found lodging in Chéticamp or Ingonish. At the time, we were also planning to visit Louisbourg, but it was too much.

Day 12: Time to head back, but there were still over 1,500 km to go. We’d planned to stop at "Le Pays de la Sagouine," a local heroine from Antonine Maillet’s imagination, played by the wonderful local actress Viola Léger. A fantastic place for shows and passion—don’t miss it if you get the chance. Another overnight in Moncton to split the trip (550 km).

Returned through Gaspésie and the Matapédia Valley, famous for its salmon fishing. We met a guy from Haute-Savoie who’d been living there for 15 years, making a living from fishing (he runs a shop) and dog sledding in winter.

Day 13: Things didn’t go exactly as planned. We were supposed to take the ferry from Rimouski to Tadoussac and the Saguenay Fjord. But due to Storm Florence, all boats were docked. We tried the ferry from Trois-Pistoles, but all crossings were canceled. The only other way was a 500 km detour to Quebec City. So we decided to spend the night of 09/17 in Trois-Pistoles (we’d already driven 600–700 km that day).

Days 14 & 15: We changed our plans, heading to Trois-Rivières and La Mauricie Park for a quick seaplane tour. There, we had an amazing encounter at the "Gîte de la Vieille Caisse" (the Old Bank Inn). The welcome was warm, breakfast was hearty, and the outdoor spa in the rain was great. We took our flight with Hydravion Aventure—the team was super friendly, and it was close to our inn. We’ll be back to explore this side of the St. Lawrence 😊.

Returned to family for a quiet end to the trip, with a little hike on Bromont Mountain, a visit to the Bombardier Museum, and a detour to local vineyards to buy a few bottles as souvenirs.

Bromont is the local ski resort, open until midnight on weekends.

We were 10 days too early for the fall colors and the cranberry harvest. I think it’s worth seeing.

If we go back, we’ll try to combine a trip to the north shore of the St. Lawrence (Mauricie, Lac Saint-Jean, Saguenay), the cranberry harvest, and a day at the Saint-Tite Festival. It must be amazing...

In summary: Parks, forests, but also plains, fields, farms, lighthouses, beaches, small fishing ports, hikes, family moments, and encounters...

Trip Cost:

We spent 3,400 € total for two, including souvenirs. The exchange rate with the Canadian dollar was pretty good.

Flights: 830 € for two.

Accommodations: 750 € for 14 nights, averaging 54 € per night in B&Bs and Airbnbs (family stays not included).

Car rental: 600 € for 3 weeks + 350 € for gas. We drove over 6,000 km—it’s a lot but doable. We wanted to go to New Brunswick and Nova Scotia.

Park entry fees were about 8 CAD per person. We didn’t get a pass because some parks are national (Forillon), others are Quebec national parks, and some are neither.

The seaplane cost 99 CAD per person for 30 minutes.

For meals, we had a cooler to do some basic cooking in apartments or hostels. We ate out 4 evenings.
Phuket-Singapour avec la Belle des Oceans, le nouveau bateau de Croisieurope English translation pending
by Hyerois83 · 2019-11-23 · 98 replies
Bonjour à tous, Dès la mise en vente par Croisieurope de cette croisière de neuf jours entre Phuket et Singapour, nous avons été intéressés par l'itinéraire qu'on voit ci dessus , qui comportait une escale par jour le long de la cote Malaise, alors que la plupart des bateaux soit font Phuket – Singapour avec une seule escale intermédiaire et plusieurs jours en mer, soit effectuent des voyages plus longs, avec aussi des jours en mer. La taille du bateau nous convenait aussi mieux et nous avions de bonnes expériences avec la Belle de l'Adriatique en Croatie et sur la côte Amalfitaine . La Belle des Oceans vient de rejoindre la flotte de Croisieurope. Il était exploité jusqu'en juillet 2018 par Silversea sous le nom de Silver Discoverer. Je reparlerai plus loin des avantages et des inconvénients de ce bateau. Initialement, nous devions partir le 25 octobre, mais le chantier naval restaurant le bateau ayant pris du retard, Croisieurope avait annulé notre croisière . Ce qui nous avait obligé à annuler les vols pris par nos soins, ainsi que les hôtels réservés à Bangkok avant le départ et à Singapour après la croisière . Une vraie galère pour annuler et retrouver l'équivalent à la nouvelle date. Après des discussions assez difficiles avec Croisieurope, nous avons obtenu le remboursement des dépenses effectuées, mais nous y avons néanmoins perdu près de 500 €, les nouveaux vols, pris au dernier moment, étant beaucoup plus chers. Nous avons prévu de passer trois jours au préalable à Bangkok et de rester deux jours supplémentaires à Singapour pour visiter plus à fond ces deux villes intéressantes et. profiter pleinement d'un voyage de cette longueur. Je vais essayer de vous faire partager les moments intéressants de ce voyage, en commençant par Bangkok, qui n'était pas compris dans la croisière, mais offre de nombreux centres d'intérêt. A demain.
Retour sur trek de 3 jours dans les montagnes de Lalibela (Éthiopie) English translation pending
by Pacharot · 2019-11-20 · 27 replies
De retour de voyage en Ethiopie. Nous, ma femme et moi, avons fait un trekking de 3 jours dans les montagnes de Lalibela, magnifiques paysages et nuits chez des familles. Nous avons trouvé un guide sur les forums et nous l’avons contacté par mail, ensuite nous avons échangé sur Whatsapp. Un jeune de 28 ans très gentil et vraiment motivé pour faire découvrir son pays et surtout Lalibela et ses montagnes alentours. Nous avons passé 3 jours merveilleux au cœur des montagnes entre 3200 et 4200m. Contrairement au trek dans le Simiens, que nous avions fait quelques jours plus tôt, et où nous étions dans de magnifiques paysages mais souvent au-dessus des cultures et avec beaucoup de randonneurs, ici nous étions vraiment au cœur des populations montagnardes et des petits villages où nous avons logés, avec très peu de randonneurs, pourtant les paysages sont à couper le souffle. Avec des rencontres vraiment enrichissantes et très authentiques. Avant et après le trek, Mareg était là pour nous conseiller et nous aider à organiser notre voyage, il nous a trouvé sans problème un guide francophone pour la visite des églises de Lalibela. Lui et son frère Zinabe se sont vraiment mis à notre portée tout au long de notre voyage et aussi, nous parlons assez mal anglais, pour toutes les conversations que nous avons pu avoir ensemble. Après le trek lors de notre départ, quelques jours après, il est venu spécialement, tôt le matin, pour nous dire au revoir. Mareg est un guide indépendant et il a un projet de créer sa propre entreprise de trekking avec pour finalité de développer des moyens de subsistance pour les communautés locales et en particulier aider les écoles primaires du secteur de Lalibela. Voilà, je fais rarement des retours de voyage, mais cette fois-ci je tenais absolument à mettre en avant Mareg, tant nous l’avons apprécié lors de notre périple. Patrice Mareg ASMRO +251 910144206 maregasmro@yahoo.com
Refilling gas canisters or denatured alcohol in Central America (bike trip)
by Jmc1 · 2019-11-19 · 7 replies
Hi there,

I’m planning a bike trip from Panama to Mexico and I’m looking for info on where to find gas canisters in Central America.

I have a stove that works with Primus bottles (or other brands except Campingaz).

I also have an alcohol stove, and I’d prefer that option if denatured alcohol or even 90% alcohol is easy to find.

Thanks in advance for your help!

Jean Marie
Quelle voiture en Namibie? (SUV, Duster ou RAV4) English translation pending
by Quadri · 2019-11-12 · 11 replies
Bonjour à tous, Je fais appel à votre connaissance du terrain pour la préparation de mon voyage en Namibie en juillet-août 2020. Quel véhicule conseilleriez-vous pour ce circuit très classique, avec hébergement en camping (tente au sol) : Windhoek-Fish River Canyon (Hobas)- Lüderitz - Betta camp - Sesriem - Swakopmund - Brandberg - Twyfelfontein - Palmwag - Etosha (de Olifantrus à Namutoni) - Waterberg - Windhoek. Nous disposons de 25 nuits et ferons appel à des excursions sur place si pistes sableuses. Nous envisageons un SUV. Duster ? RAV4 ? Merci de votre aide !
Vacances en famille à Londres en décembre avec enfants de 4 et 6 ans English translation pending
by BigSur · 2019-11-12 · 7 replies
Bonjour,

Nous désirons organiser des vacances en famille à Londres du 20 décembre jusqu'au 5 Janvier avec 2 enfants de 4 et 6 ans. Nous aurions aimé avoir quelques suggestions de visites immanquables avec nos enfants ainsi que des idées pour passer le réveillon du 31 décembre. Nous pensons loger à l'extérieur de Londres, est ce que les accès vers Londres en voiture sont faciles ainsi que le stationnement ?

Merci pour votre aide...

Claire & Philippe
Quel endroit pour location d'appartement 4 nuits sur la Côte d'Émeraude? (Bretagne) English translation pending
by Tostakyre · 2019-11-12 · 31 replies
Bonjour, nous (2 adultes et 2 enfnats) passerons 4 nuits autour de St-Malo en juillet. Nous aurions aimé visiter St-Malo, Dinard, Dinan et le cap Fréhel. Quel endroit serait le mieux pour notre location d'appartement ? Nous cherchons un endroit où il sera possible de revenir prendre un bon dîner en fin de journée. Nous aurons une voiture.

Merci !
Le Tour de Mont Blanc est trop exigeant? English translation pending
by WalkingNatur · 2019-11-09 · 8 replies
Le Tour de Mont Blanc est trop exigeant? | Jour 3 de la TMB des Chalets de Miage aux Contamines-Montjoie

Dans l'épisode d'aujourd'hui, nous sommes allés des Chalets de Miage aux Contamines-Montjoie.

Regardez la vidéo complète ici:
https://youtu.be/y1GtWtUFYHU N'oubliez pas de cliquer sur les sous-titres français dans la vidéo.

La nuit était très froide dans la vallée de Maiges, tout était humide et on pouvait sentir l'humidité venir à vous. Nous étions très épuisés par l'aventure extrême d'hier et nous nous sommes sentis déchirés le matin. Nos jambes, nos épaules et notre dos étaient très douloureux. Et nous ne voulions aller nulle part, nous voulions restions à la place.

Nous avons surestimé nos pouvoirs avec ce sentier en regardant les étapes proposées par les gens et celles que nous avions sur notre carte. Ils font tous environ 15 km et nous pensions que ce n'était pas si grave. Mais nous avons oublié le relief montagneux et ici vous sentez la distance différemment. La même situation que nous avions avec Camino de Santiago quand les gens faisaient 30-35 km et nous pouvions à peine faire 20 km. Pour nous, le juste milieu était de 15 km. Et ici, nous devions faire nos propres étapes en fonction du parcours et de notre état physique, mais nous serions heureux de faire environ 10 km par jour. C’est la règle pour nous de réduire de moitié la distance que tous les guides nous proposent.

Mais comme le village des Contamines était assez proche et qu’il y avait un camping où séjourner, nous avons décidé de partir en randonnée. Ce n'était que dans environ 7 km, mais pour nous c'était plus que suffisant ce jour-là.

Nous avons donc pris notre petit-déjeuner et commencé à tout emballer. La plupart de nos vêtements étaient encore mouillés et en particulier nos chaussures parfaitement trempées. Mais nous espérions que cela s'assèche pendant la journée.

Dès le début, nous avons dû franchir la montée raide et gravir la montagne. Ce n’était qu’environ 1 ou 2 km, mais c’était comme si notre état physique était mauvais. Nous avons donc dû ralentir et nous reposer beaucoup avant de pouvoir enfin y arriver.

Nous avons vu des maisons en bois qui étaient probablement des maisons de réfugiés. Et nous avons vu les pâturages de bovins pour la première fois dans ces endroits; ils étaient marron et blancs et ressemblaient beaucoup à ceux que nous avons vus dans la publicité télévisée de certains chocolats suisses.

Après cela, nous avons commencé notre descente très raide, en passant d'abord par des sentiers forestiers pittoresques, puis par des chemins de voiture en terre. C’était vraiment difficile pour nos genoux et nous avions l’impression de torturer une descente aussi longue et abrupte. Nous avons rencontré pas mal d’autres randonneurs qui montaient en sens inverse du nôtre et c’était probablement tous les randonneurs de la journée qui le faisaient le week-end du dimanche.

Le temps était ensoleillé et frais avec le vent frais après la pluie d’hier. Et c'était agréable, à l'exception des racines d'arbres glissantes et des roches que nous devions éviter.

Quand nous sommes finalement arrivés aux Contamines du village, il était déjà 12h30 et nous espérions acheter des aliments comme du chocolat, des collations et des fruits. Quand nous sommes arrivés à la porte du supermarché, nous avons constaté qu'il était fermé pour la pause de l'après-midi et qu'il ouvrirait à 15 heures. Mais nous étions heureux qu’au moins ils soient ouverts le dimanche alors que la plupart des magasins sont normalement fermés.

Nous avons donc acheté deux croissants au chocolat et avons décidé d'attendre ces deux heures dans le jardin de l'église. Il y avait des bancs très pratiques où nous pouvions faire une petite sieste et nous allonger le dos en position horizontale. C'était vraiment bien.

Avec un peu plus de pouvoirs, nous nous sommes dirigés vers le supermarché et avons acheté tout ce dont nous avions besoin, à l'exception des champignons secs que nous ne pouvions malheureusement trouver nulle part. Nous savions que ce serait probablement le dernier supermarché que nous rencontrons depuis plusieurs jours et nous voulions donc nous assurer que nous avions les meilleurs approvisionnements dont nous avions besoin.

Ensuite, nous avons mangé nos repas et sommes allés directement à ce camping sans avoir aucune attente. Nous avons marché le long de la rivière, traversé le parc d’aventures avec de nombreuses activités comme le golf, le tennis, les terrains de football, etc. Et à côté de celui-ci se trouvait notre camping appelé Pontet.

Il s’est transformé en un charmant petit camping avec plusieurs chalets et un espace spécialement dédié aux tentes. À notre grande surprise, le prix n'était pas trop élevé, seulement 16 euros pour deux personnes et une tente, ce qui était incroyable et nous avons bien sûr décidé de rester. C'était super de prendre une douche chaude et de se sentir propre. Nous avons lavé la plupart de nos vêtements et disposions d'une connexion wifi pour transmettre un message à notre famille. Donc, le camping était très utile à ce moment-là.

Plus tard dans la soirée, il y avait plus de gens qui venaient dans la zone des tentes, la plupart d'entre eux étaient coréens ou japonais, et ils occupaient presque tout l'espace. Cela ressemblait beaucoup à un grand camp de tentes et nous en avons même pris quelques clichés. Vous voyez rarement autant de tentes au même endroit. Cela nous rappelle des groupes d’expédition ou des camps de l’Everest.

C'était donc très agréable d'avoir ce temps pour se reposer car nous sommes arrivés assez tôt sur place et pour récupérer les pouvoirs. Nous avons eu le festin de la nourriture avec du riz, des tomates cerises, des champignons frais et du fromage. C'était comme à la maison. Nous espérions donc obtenir assez de pouvoirs pour poursuivre cette piste difficile.

Quelle est votre distance moyenne par jour en randonnée en montagne? Et qu'est-ce que cela dépend pour vous?
Conseils pour l'Ouest américain en 4x4 sans parler anglais English translation pending
by Paolienne · 2019-11-03 · 11 replies
Bonjour j’ai bcp voyagé et je me suis toujours débrouillé pour me faire comprendre n’ayant que très peu de notions d’anglais. Le hic c’est que j’aimerais faire l ouest américains le grand canion etc... et là c’est du gros !! En 4/4 avec mon époux, mais j’ai peur que l’on ne s’en sorte pas ne parlant pas anglais. Pour un premier séjour aux États Unis que nous conseillez vous? Quel tour opérator pour ne pas se faire arnaquer, et quelle compagnie aérienne ? Merci de tous vos conseils, ils seront les biens venus. Nous avons fait les Antilles (cuba, mexique, Guadeloupe, Martinique punta cana) la réunion, Maurice, le Portugal, la Grèce. Sardaigne, crête etc... mais en hôtels +véhicules.
Discussions du concours "Les édifices religieux dans le monde" English translation pending
by Megapixel · 2019-11-02 · 399 replies
C'est ici que l'on discute dans la bonne humeur et le respect de l'autre du concours du mois de novembre.😏 C'est aussi ici que l'on partage des photos en "OFF du concours" avant d'avoir trouver "la" bonne photo pour le concours. Retour au concours de novembre: voyageforum.com/...5795;live=1;#9805795
Que voir ou visiter sur circuit de 3 semaines au Gujarat English translation pending
by Lapaule · 2019-11-01 · 2 replies
Bonjour, nous envisageons un circuit de 3 semaines au GUJARAT en février 2020. Nous seronss 2.

QUE VOIR DS CETTE REGION DE L Inde (pour ma part ce sera mon 7ème voyage ds ce pays mais ce sera 1ère fois au GUJARAT)

3 semaines est ce trop long dans cette région?

Faut-il prendre un chauffeur local ou peut on se débrouiller aisément seuls?

Nous aimons vivre au plus près de la population, partager leurs coutumes, visiter leurs structures scolaires, découvrir des villages typiques et même partager leur vie, voir les marchés, leur artisanat, fuyons les endroits trop touristiques, et pas trop fans de safaris mais grands marcheurs. Et nous aimons prendre notre temps.

QUE NOUS CONSEILLEZ VOUS ? réserver les 2 premiers jours hôtels puis recherche ensuite sur place en fonction du parcours? CONNAISSEZ VOUS DES GUESTS HOUSES SYMPATHIQUES, des "huts eco-friendly" ou des petits hôtel simples mais propres?

Je sais pouvoir compter sur vous pour nous aider.

Bien cordialement et bon long week-end à vous toutes et tous sous la pluie, ici à La Rochelle.

Paule
Résumé du trek Choquequirao fin septembre 2019 English translation pending
by Ubremst · 2019-10-27 · 4 replies
Bonjour à tous! On a fait le trek du Choquequirao en itinérant de Cachora à Yanama là en septembre. Comme on avait pleins de questions avant, je vous fais un petit résumé, peut-être cela intéresse quelqu'un... On voulait absolument faire ce trek en itinérant et non aller/ retour de Cachora, mais on avait pas mal de doutes si on serait capable de le faire vue les dénivelées importantes... (mais sans partir avec une grande agence). Finalement, on est tombé sur une adresse mail d'un gars qui proposait de partir avec une mule plus muletier (kuychuy22@hotmail.com). Si vous tombez sur cette adresse mail, laissez tomber!! On l'a fait et le mec n'est pas fiable!! Il nous a laissé tomber et c'est son frère (qui était malade et plus vraiment capable de faire de telle marche) qui est parti avec nous, le pauvre. On ne s'est rendu compte que sur le chemin de son état de santé et c'est lui qui voulait absolument continuer de nous accompagner... Mais: pour nous (autour de 50 ans, nous bougeons régulièrement sans être des super sportifs), la mule était la bonne solution de partir un peu plus léger. Et on le recommande, même si on a trouvé des gens qui ont porté leurs gros sacs et qui y sont aussi arrivés. Je n'indique pas les distances et dénivelées en détail. Il y a toutes les infos sur novo-monde.com. Leur page est vraiment super et complet! Si c'était à refaire, je partirais le premier jour vers 10 heures de Cusco (on n'est pas obligé de partir en bus, il y a pleins de collectivos qui partent à Cachora toute la matinée pour 15 soles), arrivée vers 14 h à Cachora. De là, il y a 10 km avec peu de dénivelée jusqu'à l'entrée du parc où on peut dormir (aire de camping ou petites cabanes en bois). Comme ca, on gagne quelques kilomètres le lendemain sur une étappe assez longue. J 2, une longue descente jusqu'à la rivière plus la montée, soit jusqu'à Santa Rosa Baja (où on s'est arrêtés) et pour ceux qui ont encore le courage encore une heure de plus jusqu'à Marampata. Quand nous, on est passé, il pleuvait, mais ca a l'air plus sympa que Santa Rosa. En plus, on est plus vite au Choque le lendemain... J 3 Départ de Santa Rosa (ou Marampata) au site du Choque. De Santa Rosa, on a marché 3 heures jusqu'au camping du Choque avec pleins de pauses photo ;-) On a visité le site à partir de midi environ. J 4 comme on avait vraiment envie de "tout voir", on a visité le reste du site jusqu'à 14 h environ. Il faut se rendre compte qu'on fait facilement 1000 m de dénivelée en visitant ce site. Ce n'est pas une journée de repos dans le vrai sens du terme. Mais c'est magnifique, car les quelques personnes qu'on était, on était tout le temps seuls ou presque à un endroit... Dans l'après midi on a marché encore 3 heures jusqu'au site du Pichaunioc. Un site archéologique (des terrasses) au milieu de la cambrousse. Il y a les terrasses, une source et basta. C'est génial!! J 5 comme on s'est arrêté la veille au Pichaunioc, l'étappe vers Maizal était plutôt petite mais avec une dénivelée importante. Vers midi on était arrivé. L'après midi tranquille. Du repos, ca fait du bien aussi! J 6 Maizal- Yanama par le Col de San Juan à 4100 m. La montée est dure mais pas très raide. Mais on dépasse quand même les 4000 m... Une fois arrivé à Yanama, on a le choix entre plusieurs campings. Pour nous, ca s'est arrêté là. Le lendemain, on a pris un collectivo à Santa Teresa. Mais les paysages restent beaux. Donc ceux, qui on le temps, je pense que ca vaut toujours le coup de continuer à marcher.... Voilà, comme disaient déjà les autres: jusqu'à Marampata, on trouve régulièrement des tiendas et quoi à manger (aussi des plats chauds). Du Choquequirao jusqu'à Maizal, il n'y a rien, à Maizal deux campings où on peut aussi avoir un plat. Et à Yanama aussi, bien sûr... Si vous avez des questions, j'essaie de vous répondre.
Retour de Cracovie English translation pending
by Pussy13 · 2019-10-27 · 6 replies
Bonjour Nous voilà revenu de 4 jours à Cracovie du 21 au 25 Octobre, nous avons eu un temps superbe et avons adoré cette magnifique ville. Je tenais à faire un retour sur le forum car certains internautes nous ont donné des renseignements bien utiles.

Nous avons logé au Stare Miasto, la vieille ville, nous étions à 10 min à pied maxi de la place principale " rynek Glowny" . Cracovie est une ville moderne mais dépaysante quand même. Ci contre une photo des fameuses calèches je n'ai pas testé car j'ai trouvé cela très cher, c'est mon avis, en tout cas c'est plaisant à voir. Ensuite photo de la cathédrale Mariacki, et une vue depuis de la tour de la cathédrale sur la place.



Here and there... my walks in the land of pralines, couques, and gosettes..
by Moushika · 2019-10-26 · 178 replies
Hello,

It often happens that we're asked what to visit in Belgium. And the answers usually point to Bruges, Ghent, Antwerp, and Brussels—and rightly so, as these cities are well worth visiting ;). However, Belgium, though small, isn’t just limited to these four cities.

I live in one of them (Brussels), enjoy spending time in the other three, but I’d like to highlight some lesser-known spots that could add to the trip for those who want to see a bit more or something different. Between trips, I like exploring one or two corners of the country where I live.

Hence the idea for a travel journal of walks.

Most of the places I’ll talk about can be visited as a day trip from Brussels, whether by public transport or car.

In chronological order of the topics covered:

- The Gileppe Dam (Liège province) - message 2, page 1 - The Domaine de La Hulpe (Walloon Brabant) - message 3, page 1 - Mechelen (Antwerp province) - message 4, page 1 - The coast - message 5, page 1 - The Westhoek, from De Panne - message 6, page 1 - The Zwin, from Knokke - message 7, page 1 - Lier (between Mechelen and Antwerp) - message 8, page 1 - Mons (Hainaut) - message 9, page 1 - The Florenville region - message 12, page 1 - The East Cantons - message 13, page 1 - Dinant - message 18, page 1 - The Japanese garden in Hasselt - message 24, page 2 - Leuven - message 29, page 2 - Louvain-la-Neuve - message 32, page 2 - Ostend - message 42 (page 3) and message 166 (page 9) - The floralies of Groot-Bijgaarden - message 43, page 3 - Halle Forest - message 44, page 3 - Pralines - message 54, page 3 - Charleroi - message 68, page 4 - Namur - message 92, page 5 - Le Bois du Cazier (Marcinelle) - message 95, page 5 - Couques and gosettes - message 96, page 5 - Liège - message 99, page 5 - Tournai - message 115, page 6 - Oudenaarde - message 121, page 7 - Meise Botanical Garden - message 124, page 7 - Tongeren - message 125, page 7 - Beersel Castle (Flemish Brabant) - message 126, page 7 - Brussels in lockdown (messages 150 and 154, page 8) - Notre-Dame à la Rose Hospital in Lessines (messages 161 and 162, page 9) - Westende (message 167, page 9) I’ll keep updating this list as the journal progresses...
Impressions guyanaises: voyage touristique d'un mois, septembre-octobre 2019 English translation pending
by Schischi · 2019-10-21 · 2 replies
Voyage d'un mois, d'abord pour voir notre fille travaillant en Guyane depuis près d'un an. La région n'est pas très courue; peu pou pas de touristes, les rares voyageurs venant visiter leur famille ou travailler. Pourquoi? Contrairement à l'Asie, très peuplée, où les contacts humains sont fréquents, la vie souvent bon marché, le patrimoine culturel riche et la mer bleue transparente, la Guyane a peu à offrir au premier abord. Les transports collectifs sont quasi inexistants, taxis, pirogues et vie courante sont chers; vous devez louer une voiture et le total des dépenses pour les excursions ou activités est conséquent. De plus, la mer est boueuse. Routards fauchés, passez votre chemin. Si, toutefois, vous désirez, comme nous, découvrir la Guyane, vous approfondirez vos connaissances sur l'esclavage, les Noirs Marrons ou Bushinengués, vous vous intéresserez aux problèmes des Amérindiens et glanerez ici ou là quelques infos sur l'orpaillage légal ou non. En pleine forêt, les arbres gigantesques et photogéniques raviront les plus blasés et les habitants, certes peu nombreux sont d'un abord amical. Nous étions basés confortablement à Cayenne où nous avons séjourné quelque temps, flânant au bord de la mer ou au marché pour déguster des soupes asiatiques délicieuses et faire le plein de fruits et légumes exotiques. la piscine de la résidence permettait de se relaxer après des marches éprouvantes sous la chaleur. Le guide papier " Guyane, tourisme, culture, nature et randonnées", (disponible à la Case à Bulles) regorge d'infos et de cartes sur les balades sur sentiers balisés. Les romans locaux " Cat 215", "Guyanismes"et ceux du célèbre Colin Niel, ont agrémenté nos soirées autour d'un savoureux ti-punch. Nos visites: - les plages de Rémire-Monjoly où il fait bon se promener le matin. -les balades en forêt sur les sentiers de Montabo, Loyola, Lamirande et Rorota où, si on a de la chance ( nous, non), on peut apercevoir des paresseux. -Le bagne des Annamites à Montsinéry-Tonnegrande; l'atmosphère très prenante rend parfaitement compte de la vie rude des bagnards. Promenade à faire absolument. -Le Marais de Kaw, en pirogue depuis l'embarcadaire à 17h. jusqu'au confortable écolodge flottant "Caïman". Ti punch, dîner copieux, open bar et nuit en hamac. Sortie nocturne avec guide pour attraper des petits caïmans. Petit dej, baignade et canoës à disposition. Paisible et sympatique, bon rapport qualité-prix mais presque 100€ par personne. Réserver à l'avance. -Un dimanche à Cacao; marché Hmong et "pho" extra. Le musée des insectes: 5€, trop de monde dans un petit espace pour apprécier à leur juste valeurs énormes migales et morphos bleus présentés par un passionné. -Canoë ( ou pirogue) à Roura sur la crique Gabriel. Lieu très agréable et boisé, avec restaurant. canoë 2 places 28€ la 1/2 journée. pagayer n'est pas toujours facile en fonction de la marée et de son coefficient. Réserver à l'avance par tel. -Centre Spatial Guyanais de Kourou; visite guidée de 3h1/2 en autobus . gratuit et très instructif. Stops devant les pas de tir de Soyouz, Véga et Ariane 5. Chantier Ariane 6 . pas de lancement pendant notre séjour, dommage. Réserver quelques jours avant par tel. -Journée dans les îles du Salut au moteur et à la voile en catamaran; Tropic-Alizés 51€. bateau confortable, personnel sympathique, ti-punch offert pour agrémenter son picnic. Visite du bagne de l'île Royale et de l'île St Joseph, baignade autour du bateau et tour de l'île du diable ou a été incarcéré Dreyfus. réserver quelques jours avant et régler par internet. -Iracubo: église en bois dont les murs et le plafond ont été peints par un bagnard fin du 19ème ouvert tous les jours, gratuit. -St Laurent du Maroni, route assez longue en voiture, peu de circulation au delà de Kourou. Quelques taxis co 35€. Nous avons pris quelques stoppeurs attendant patiemment au soleil. Déambulation agréable le long du fleuve et dans les rues bordées de maison d'époque et de photos anciennes. Visite commentée (obligatoire) du bagne, 6€. marché vivant et bien achalandé le samedi. -Awala-Yalimapo; de St Laurent, conduire jusque la mer. paysage assez désertique, peu d'arbres, personne à part quelques artisans présentant leur travail ( calebasses gravées). baignade dans une mer marron et chaude. -En dehors de Cayenne où nous étions logés, nuits en carbet, 10€ par personne. Transports en voiture louée ; Car- Go! petite officine sur la route de Montabo; une petite Kia toute neuve 165€ la semaine, 23€ chaque jour suppléméntaire, 2 conducteurs autorisés. Possiblité de réserver par tel et régler par internet et on vous apporte le véhicule, même à l'aéroport. Des agences plus connues aux tarifs plus élevés ont leurs bureaux dans l'aéroport. - Saül, en plein milieu de la forêt, fondé par des chercheurs d'or. En petit avion de 17 places, aller/retour depuis Cayenne 138€. Carbet chez Lulu dans un bel environnement, en hamac 10€, chambres plus chères. Dîner bien arrosé et convivial 20€. Randonnées superbes, belvédères, sentiers des Gros Arbres et de la Roche-Bateau sans oublier le fromager colossal du village, appelé "arbre remarquable". Visite à 17h de la plantation de cacao. Fort sympathique, passionnante et gratuite. -Possibilité de rejoindre en avion Maripasoula depuis Saül mais peu de connexions - Maripasoula, en petit avion, aller/retour depuis Cayenne 169€. taxi co pour le centre à environ 3 km, 5€ par P. Le carbet "le Terminus" est magnifiquement implanté au bord du Maroni. Nuits en hamac 12€, plus cher en chambre. Le carbet cuisine, assez sommaire, et les sanitaires vont être rénovés et la piscine de la maison mise à disposition est fort appréciée. Bel après-midi avec piroguier expérimenté aux chutes et au delà, balade en forêt et baignade dans la cascade. 20€ par personne à réserver au Terminus en arrivant. Randonnée guidée de 4h, très instructive, sur le sentier des Géants. Réserver en arrivant à la maison du Tourisme. 80€ le guide pour un groupe jusqu'à 6-8 personnes. Nous étions 4. Départ à 11 km de Maripasoula; le Terminus assure le transport, 15€ par P. Quelques petites supérettes et vendeuses de fruits et légumes. Restaurant "chez Maryse", modeste, bon et pas cher. Soirée Festival du Pangi; musique et culture Bushinengué, belles rencontres. -Possibilité de rentrer en pirogue à St Laurent. Des piroguiers transportant des barils de carburant vides cherchaient 2 passagers quand nous étions au carbet. -Pour les amateurs; la bière locale "Jeune gueule", et le rhum se trouve partout en Guyane, chez les Chinois. La " Belle Cabresse"est à moins de 8€ le litre et se boit bien chez soi ou sur la terrasse du célèbre bar "les Palmistes". bon voyage.
Cécile et ses ados à New York English translation pending
by Ducono · 2019-10-21 · 124 replies
Après e fabuleux voyage de pâques (https://voyageforum.com/v.f?post=9613741;search_string=Cecile;page=3) dans l'ouest américain pleinement réchauffé par un soleil estival

Cécile invite ses ados une semaine à New York avec toujours le même guide.. Pour ma part, 3° voyage ...celui ci moins axés musées, cloitres.. plus ados !

1er souci: gros merdouille avec Opodo: impossible d'enregistrer notre bienfaitrice au départ d'Air France ! la sympathique télé-supportrice de clients mécontents et inquiets me calme: vous avez bien vos 4 numéros de siège sur les 2 vols (Lyon- Bruxelles - JFK)..

on verra cela demain à 6h30 en arrivant ...pas très envie de partir à 3 sans mon sponsor !

la suite demain et en direct depuis mon Google pixel 3a , soit disant un excellent appareil photo

à plus ! en direct à chaque fois
L'archipel des Tuamotu English translation pending
by Vaikeaiti · 2019-10-19 · 22 replies
ANA'A , L'ÎLE FABULEUSE

INTRODUCTION AUX TUAMOTU

Anciennement nommé archipel des Îles Basses, Îles du Grand Océan, Îles Archipélagiennes ou encore Archipel de la Mer Mauvaise, les Pomautu , mot qui signifiait " Îles Soumises " et fut utilisé par la Royauté Tahitienne après la conquête, devinrent définitivement et officiellement les Îles Tuamotu en 1854. L' expression ' Archipel Dangereux ' ne concerne que Ana'a et les atolls environnants sur lesquels Ana'a étendait jadis sa domination. L' archipel est composé de 80 îles environ qui s'étirent sur une longue traînée de 1500 kms de long sur 600 kms de large, du Nord-Ouest au Sud-Est. Dans leur prolongement méridional se trouve le groupe des Gambier ou Mangareva. Au nord, se trouvent 8 îles, au Centre 52, au sud 16. Plusieurs îles sont inhabitées, soit parce qu'elles présentent peu d'interêt ou sont difficiles et dangereuses d'accès, soit parce que les missionnaires les ont vidées de leurs habitants, rapatriés vers des îles plus importantes, afin qu 'il ne reste pas de " poches païennes "- c'était l' expression utilisée - dans cet immense ensemble. Les principales sont Hao, découverte par Bougainville, Hikuera connue pour sa nacre, Takaroa, Ana'a découverte par Cook en 1773, Kaukura, Ahe et Takapoto fameuses pour leurs perles, Fakarava, Rangiroa, le plus vaste atoll de l' archipel. Certains atolls n' ont pas de passe et ne sont alimentés en eau océanique que par les ' hoa ' , des chenaux de faible profondeur qui, en cas de houle importante, font rapidement monter le niveau des lagons. C' est le cas de Ana'a. L' eau potable est souvent un problème récurrent auquel on remédie en consommant l' eau de pluie précieusement récupéré dans des citernes ou de l' eau distillée, l' eau naturelle étant saumâtre. Le climat est chaud et plutôt agréable, avec une saison des pluies irrégulière qui va de novembre à janvier. Les cyclones sont rares. Le dernier, en date de 1983, a ravagé Ana'a. Le précédent datait de 1906. La flore est pauvre, mais moins qu' elle ne l' était jadis. Le cocotier, l' hibiscus, le miro ( ou bois de rose ), et puis un tubercule comme le taro, l' arbre à pain - ou ' uru ', le bananier, le papayer, ont été progressivement introduits, alors que les populations avaient appris à creuser des fosses à culture, rapprochant les plantes de l' humidité latente de la lentille des eaux de précipitations retenues dans le socle corallien, après filtrage naturel de l' eau saumâtre entre pierres plates de corail superposées, l'une servant de bouchon. C 'est à Ana'a que des fosses de grande taille ( 18 à 28 mètres de long ), chacune dédiée à une plante, un tubercule ou un arbre fruitier bien défini - bananier ou papayer ou taro ou hibiscus ont été creusées et entretenues par les esclaves, des captifs saisis sur d' autres îles. Ceux qui ont eu la chance - une fois un accord de paix trouvé entre Tahiti et Ana'a - de rentrer enfin chez eux ont aussi rapporté cette façon de cultiver la terre arable en optimisant les rendements, là où c'était possible bien sur, certains atolls étant très plats et peu fertiles. La faune marine est riche, la faune terrestre est limitée par destruction des habitats originels, en raison de la chasse ( Ex : le Lori de Kühl à Rimatara pour les deux plumes rouges qui surmontent sa queue ) et aussi de l'introduction fatale d' espèces allogènes nocives. Beaucoup d' espèces d'oiseaux très fragiles du genre perruches ou pigeons, endémiques à parfois une seule île, ont été décimées par le rat noir, une véritable plaie.

DE L'USAGE DU COCOTIER

Ana'a est à l' origine de la diffusion du cocotier, ' l'arbre aux cent usages ', dans tout l' archipel. Jadis l'implantation du cocotier était limitée aux alentours de la maison d'habitation pour ensuite, très rapidement, devenir l' arbre de vie, planté à l'infini dans des cocoteraies intensives. Le cocotier est l'un des facteurs ayant contribué à l' influence grandissante de l' île dans la Grande Région aux 17ème et 18ème siècles. Les guerriers de l' atoll avaient l' habitude de planter des cocotiers sur les atolls conquis avant de rentrer chez eux avec leurs captifs, une forme d'expansionnisme et d'impérialisme économique avant la lettre. En 1860, Ana'a exportait déjà 200 tonnes de coprah par an vers Tahiti, alors que, par exemple, Fakarava n' en exportait que 20 tonnes, et Rangiroa 30. A la fin du 19ème siècle, le protectorat français choisit Ana'a pour devenir l'une des toutes premières îles exportatrices de coprah vers Tahiti. On notera que dans l' atoll voisin de Niau, a été bâtie une structure ultra-moderne qui produit directement sur place une huile de coco de qualité supérieure exceptionnelle, vendue à prix élevé sur place, à Tahiti bien sur, et qui commence à s'exporter en Europe, aux Etats-Unis et au Japon. La fabrication du coprah - ou séchage de la noix de coco - reste l'unique activité économique de l'île de Ana'a, permettant à ses habitants de vivre décemment. Toutes les deux semaines, le coprah stocké dans de petits entrepôts modernes, est transporté par bateau puis raffiné et transformé en huile à Tahiti même. La légende raconte que les guerriers Parata s' entraînaient régulièrement au lancer de javelot - ou ' patia fa ' - mais, à l' époque, ce n' étaient pas des noix de coco que l'on plantait au bout d' un mât, mais les têtes coupées de prisonniers vaincus au combat et ramenés captifs à Ana'a. C 'est sans doute plus qu' une légende car les écrits anciens corroborent cette version des choses. Ils suggèrent même que les Parata se réjouissaient d'entendre chanter le vent dans les crânes desséchés fichés sur de longs mâts... De nos jours, le lancer de javelot est toujours pratiqué à Ana'a, et est l'un des sports pratiqués aussi aux Fêtes de Juillet - ou Heiva I Tahiti - à Papeete, Tahiti. La hauteur du mât est fixée officiellement à 7 mètres à Tahiti. Les Ana'a excellent à ce jeu et remportent généralement les premières places. A Ana'a même, la hauteur des mâts peut atteindre 9 mètres et plus, voire 11 mètres. D' après les écrits anciens, du temps des Parata, la hauteur du mât pouvait atteindre 13 à 15 mètres.

Les Tuamotu furent, semble-t-il, conquises par des immigrants venus des Marquises au 16ème siècle, alors que l' on y introduisait déjà le cocotier. Rapidement placés sous influence des Tahitiens, ils furent soumis par ces derniers avant l' arrivée des Européens. A partir du 17ème siècle, quelques-uns de ces atolls furent découverts par des navigateurs tels Quiros, Lemaire, Schouten - en 1616 - Bougainville en 1768 et Cook en 1769 et 1773. Les rois de Tahiti conquirent Makatea et en firent un lieu de déportation pour des éléments rebelles de leur société; les rois Oton et Pomaré Ier finirent par dominer tout l' archipel. Sous présence française de plus en plus prégnante, les Tuamotu passèrent sous protectorat en 1842 en même temps que Tahiti, la puissance suzeraine, et devinrent dans la foulée colonie française en 1880, au même titre que le reste du territoire.

INTRODUCTION A ANA'A

UN PEU DE GEOGRAPHIE

L' atoll d' Ana'a est situé à 377 kms à l' est de Tahiti, et à 66 kms de Faaite, l' atoll le plus proche. C 'est une île de forme ovale de 28 kms de long et 7 kms de large pour une superficie de 38 km2 environ, ce qui la place comme le second plus grand atoll après Rangiroa. Les terres émergées sont constituées de 11 ' motu ' bordant un lagon de 90 km2. Géologiquement parlant, l' atoll est la crête corallienne d'une énorme montagne volcanique sous-marine de 3500 m de haut environ qui s'est formée il y a environ 60 millions d'années. Cette formation volcanique colossale, c'est l'île de Tahiti / Moorea, soulevée par des éruptions violentes successives qui ont fini par déformer le plancher océanique. Ce phénomène dit de bombement a aussi soulevé les îles avoisinantes de Mataiva et surtout Makatea - surélevée de 110 mètres - et puis Ana'a et Niau ( de 8 à 12 mètres ). L' atoll d' Ana'a fait donc partie de ce petit groupe des îles dites soulevées, car soumises à un certain moment de leur vie géologique à des forces telluriques puissantes. Cette particularité explique la présence de formations de corail fossilisé, de puits profonds et même de grottes, qui, au fil de l' eau et en bateau lors d'excursions, offrent un paysage exceptionnel entre lagon, récif et motu.

A NOTER Selon les traditions anciennes, les puits et cavités étaient des lieux d'accès au Pô, le monde des abysses, le monde des profondeurs ténébreuses et maléfiques, habité par certains dieux, par des créatures fabuleuses et par les morts, les ancêtres disparus. Face à ce monde du dessous, il y avait le monde de la lumière qui lui aussi avait ses dieux. Révérés ou craints, les dieux des deux mondes étaient ceux de la religion ancienne.

Le lagon compte de larges zones ensablées d'un blanc éblouissant et des piscines naturelles aux eaux peu profondes d'une clarté et d'une limpidité exceptionnelles. Vu du ciel, alors que l' avion se rapproche, l'atoll laisse apparaître les couleurs stupéfiantes de son lagon, des dégradés sans fin de bleu, de turquoise et d' un vert clair rappelant le jade. Ce camaïeu de couleurs est du à la faible profondeur du lagon, 5 à 8 mètres au lieu des 15 à 25 mètres - et plus parfois - habituels. Cette particularité naturelle est à l' origine d'un effet de réfraction lumineuse qui a surpris les premiers explorateurs et surprend toujours de nos jours si on vient à Ana'a en bateau. Le lagon vert clair se reflète dans les nuages de basse altitude. ' Te nuku taeroto ' est le nom donné à ce reflet couleur jade permettant de repérer Ana'a à distance uniquement quand il y a un plafond de nuages bas. Ce nuage serait visible par moments à partir de Tautira à Tahiti où on l' appelle " la montagne de Ana'a ". Ce phénomène unique n' existe que pour les atolls de Ana'a et de Niau.

Sur les rivages des ' motu ', au milieu des étendues d'eau, on verra des ' feo ', ces enrochements faits de corail fossilisé, alors que des méga-blocs de ce même corail se retrouvent posés sur le récif même, projetés là lors de convulsions volcaniques passées. Moins soumis que d'autres atolls à la submersion des océans en raison de son altitude plus élevée ( 8 à 12 mètres ), Ana'a a conservé une flore terrestre diversifiée. On y a recensé 55 espèces indigènes et 4 endémiques, dont un arbuste emblématique aux fleurs rouges appelé le ' kôfaiou 'ofai '. Cet atout naturel ainsi que sa superficie supérieure ont été mis à profit pour le développement de formes d'agriculture adaptées - dont les fameuses fosses à culture ou ' maite ' - qui expliquent la puissance et l' influence acquises par l' atoll aux temps pré-chrétiens.

LES GUERRIERS PARATA La société se divisait en plusieurs groupes : celui des esclaves, celui de la population ordinaire qui comptait le plus grand nombre et vivait une vie simple et tranquille, celui des grands prêtres qui formaient une caste supérieure à part et gouvernaient le peuple, celui des chefs- guerriers - ou ' ariki ' - en Pomautu, un groupe singulier qui au départ s'était constitué sous forme de milice pour se retrouver, au fil du temps, telle une armée, sous contrôle étroit des grands prêtres et à leur service. Dès le 17ème siècle, Ana'a imposait sa domination économique mais aussi guerrière et politique sur une grande partie de l' archipel. Les guerriers Parata - du nom donné au requin longimane, dit océanique à ailerons blancs, massif, belliqueux et dangereux - étaient redoutés pour la violence sanguinaire de leurs raids et razzias , en quête permanente d'esclaves sur les rivages d'autres atolls. La légende et la tradition sont ambivalentes en ce qui concerne les Parata : des chants célèbrent leurs exploits, leur témérité, leur courage, leur force physique, mais s'ils étaient audacieux, c'étaient surtout des combattants implacables, cruels et formatés pour la guerre, au sommet de leur forme physique, expérimentés, tacticiens hors pair, capables de construire des pirogues rapides et maniables. Mettant en pratique une expertise militaire exceptionnelle, ils tétanisaient littéralement leurs ennemis lorsque leurs pirogues abordaient les rivages. Ils combattaient toujours deux par deux, dos à dos pour éviter de prendre des coups de lance par derrière, et utilisaient des lances à double pointe d'une terrible efficacité. Naviguant uniquement de nuit et se repérant aux seules étoiles avec l' aide d'un grand prêtre présent à bord de la pirogue principale, ils attaquaient toujours par surprise, à l' aube. Vivant entre eux, ils avaient interdiction de se marier et de procréer, et leurs femmes ou compagnes étaient sacrifiées si elles se retrouvaient enceintes. Et puis surtout, ils étaient cannibales par obligation coutumière, contrairement au reste de la population, ce qui permettait aux grands prêtres de les garder sous influence et au service de leurs ambitions. On peut se demander légitimement pourquoi ils acceptaient aussi facilement un contrôle aussi étroit des grands prêtres : en fait, leurs ancêtres sur Ana'a avaient enfreint un tabou majeur, amenant le maléfice permanent sur leurs têtes et celles de leurs successeurs s'ils osaient un jour contester l' autorité supérieure. C' étaient des mercenaires au service d'une politique belliqueuse initiée par la caste religieuse. Ne pouvant fonder une famille et étant sans descendance, ils recrutaient certains captifs lors de leurs raids- c' était cela ou la mort - pour grossir leurs rangs.

La dernière guerre inter-insulaire eut lieu entre 1800 - peut-être avant dans les années 1790 - et 1820, entre Ana'a d'une part et Rangiroa plus Mataiva, Makatea, Fakarava, Arutua, Kaukura et Makemo. Elle fut terrible et sanglante, incitant une grande partie de la population de tous ces atolls à se cacher ou fuir par la mer et chercher protection auprès du roi Pomaré Ier de Tahiti, agacé par l' expansionnisme militaire de Ana'a. A noter que l' ancêtre originel de la lignée Pomaré des rois de Tahiti venait de Ana'a, ce qui créait un lien de sang compliquant les discussions. Des délégations de guerriers Parata très agressives se succédèrent à Tahiti ( les rencontres formelles se faisant à Tautira dans la presqu'île de Tahiti, , mais aussi à Moorea) , réclamant qu'on leur livre leurs captifs. Le roi Pomaré Ier qui avait accordé sa protection aux habitants de Rangiroa et des autres atolls et l' avait fait savoir, les faisait lanterner et boudait volontiers ces rencontres. Ce fut son successeur Pomaré II à qui revint le privilège de devoir trouver un terrain d'entente pour un accord qui permettait à Ana'a de garder une forme de suzeraineté sur un certain groupe d'atolls des Tuamotu nord, à Tahiti de contrôler un autre groupe d''îles et aux îles précédemment soumises et martyrisées par les Parata de retrouver leurs habitants et de vivre enfin en paix.

Une guerre intestine meurtrière entre guerriers Parata brisa l' équilibre de la société de l' île au moment de choisir entre religion mormone et religion catholique dans les années 1850. Tout s' écroula comme un château de cartes, et l' ancienne société disparut en un rien de temps. Ana'a était prête pour une autre histoire religieuse - avec l' abandon de l' ancienne religion - et politique, cette fois-ci sous protectorat français puis au sein de l' Etablissement des Pays d'Océanie Française.

Beaucoup plus tard, sous l' impulsion de l' administration coloniale, Ana'a devint un centre pour la culture du coprah, ce que l' île est toujours de nos jours. Le prix du coprah - fixé à environ 60 FCP au cours mondial - est subventionné par le Territoire et indirectement par la France, et fixé à 145 FCP le kilo pour la qualité supérieure, 55 FCP pour une qualité moindre, assez haut pour donner envie aux habitants de rester dans leur île ou d'y revenir après un séjour malheureux à Tahiti. En pleine saison, on peut collecter 30 sacs de 25 kgs par jour. On peut facilement calculer un revenu moyen pour un agriculteur actif et dynamique travaillant dans une belle cocoteraie qui reste tout à fait honorable : autour de 150.000 FCP par mois. La coprahculture se pratique toute l' année.

La pêche également est un atout de Ana'a. Près de l' ancien village de Putuahara, sur l'un des plus grands motu de l' atoll, se trouve une vaste zone de mares peu profondes, ancien domaine maritime royal, où l'on pêche le ' pati ' ou poisson-lait aux brillantes écailles ainsi que le ' kiokio ' ou " bone fish " en anglais, espèce communément consommée sur l' atoll. Un ' rahui ' - à savoir une interdiction temporaire de pêche - est imposé tous les ans du moi de mars au mois de mai sur la pêche au ' kiokio ' mais cette interdiction ne concerne pas la pêche à la mouche. La pêche au ' kiokio ' attire de plus en plus de visiteurs du monde entier qui viennent s'essayer à la pêche à la mouche - ou ' fly-fishing ' -, pratiquée depuis l' an 2000 environ, au départ par des visiteurs américains, éblouis par les paysages naturels marins de l' atoll et ses étendues uniques d' eau claire et peu profonde, très poissonneuses. Ana'a, au niveau international, concurrence la sublime île d' Aitutaki aux Cook ou le cap York en Australie, la Jordanie, la Slovénie, l' Alaska et tant d'autres destinations. On pêche aussi à Ana'a le tétrodon, ou ' fugu ' en japonais, pour le manger. Ce poisson se gonfle quand il se sent en danger. Mais surtout, sa consommation est toxique et mortelle si la poche de fiel proche de la région caudale vient à se déchirer. Le poisson devient alors inconsommable. Au Japon, les chefs découpent le poisson devant les clients des restaurants. La découpe à la polynésienne est différente mais les dangers sont les mêmes. Il y a des parcs à poisson privés un peu partout dans île, mais aussi un parc communal, accessible à tous, et où l'on peut venir collecter du poisson pour sa consommation personnelle. Cette mise en commun des ressources d' une île n 'est pas spécifique à Ana'a. Elle existe un peu partout en Polynésie.

L' avifaune de l' atoll est riche et variée, certains oiseaux étant endémiques à toutes les îles, d'autres ayant disparu de certains atolls : rousserolle des Tuamotu - ou ' kotiotio ' -, une sorte de grosse grive au ramage aussi mélodieux que celui du rossignol, fauvette des Tuamotu, chevalier errant ou ' uriri ', un oiseau ressemblant au vanneau européen qui fréquente les plages de sable, de corail et de cailloux ainsi que les récifs et qui, tout menu et passe-partout qu'il soit, ne se reproduit que dans l' hémisphère nord, en Sibérie, en Alaska et dans le Nord du Canada pour venir ensuite, à tire-d'aile, passer l' été austral dans les atolls des Tuamotu. Les jeunes ou premières nichées resteront toute une année sur place après ce long voyage entre les deux hémisphères. Côté lagon, ' hoa ' ou récif, on rencontre le héron blanc et le héron gris, le fou brun, le fou à pieds rouges - les fous nichent souvent dans les anfractuosités des énormes ' feo ' entourés d'eau et proches du récif -, le noddi noir et le noddi brun, la sterne blanche et la sterne huppée, la gygis blanche ou ' kotake '. Il y en a sans doute d'autres encore, Ana'a est une île à l' avifaune riche et diversifiée.

Le principal village d' Ana'a est Tukuhora, peuplé d'environ 500 âmes. Il existe des villages anciens, désormais inhabités depuis le cyclone ravageur de 1983 sur les motu Temarie au nord, Otepipi à l' ouest, Putuahara au sud-ouest, Tematahoa au sud-est, Tekahora au sud. Ces villages ne sont pas complètement désertés car habités pendant de longues semaines à la suite par les coprahculteurs qui y ont construit des cabanons. Par ailleurs, à l' occasion de processions et fêtes religieuses, les habitants de l' atoll se retrouvent dans les églises qui ont résisté au temps et aux cataclysmes naturels au milieu des maisons abandonnées et ont donc été préservées et plus ou moins rénovées. Selon l' Annuaire des Etablissements d'Océanie publié en 1863, l' atoll comptait alors environ 1300 habitants. En 1825, la population avait été estimée à 2500 habitants environ, dont un millier de captifs des deux sexes enlevés dans les atolls voisins et qui retournèrent dans leurs îles d'origine quand le roi Pomaré II signa un traité de paix définitif avec les guerriers d'Ana'a. On tourne donc bon an mal an autour de 1200 habitants originaires de l' atoll jusqu' à la fin du 19ème siècle. Le cyclone ravageur de 1906 fit de tels dégâts sur l' atoll, submergé par des vagues de 15 à 19 mètres, que celui-ci resta exsangue pendant des années sans compter la centaine d'habitants disparus pendant le cyclone. Et puis il y eut les maladies dont la grippe espagnole qui vont décimer une population affaiblie et appauvrie et faire tomber Ana'a dans l' oubli. Le nombre d'habitants qui était tombé à 400 en 1900 est remonté depuis aux alentours de 600 personnes. La population est très majoritairement catholique après avoir été très peu de temps mormone. Les mormons, sentant une partie de la population leur résister et leur échapper, en vinrent même à menacer physiquement des prêtres catholiques et à tuer, dans l'un des districts, un gendarme qui se portait au secours d'un prêtre avec un fusil. Le prêtre blessé à la tête survécut à ses blessures. On chercha longtemps les assassins sans les trouver ; ils s'étaient réfugiés dans une grotte de la pointe sud de l' atoll, et l' affaire remonta jusqu'à Tahiti qui envoya des militaires pour débusquer les coupables. On les trouva enfin et ils furent pendus sans délai sur place. Ce fut la fin de l' évangélisation mormone, d' anciens fidèles décidant de se convertir en masse au catholicisme tandis que d'autres décidèrent de fuir définitivement vers Tahiti. Cet épisode marqua aussi la fin de l' ancienne société pré-chrétienne.

On parle le ' Parata ' ou ' Putahi ' à Anaa. Et aussi le tahitien et le français, langue unitaire.

L' aérodrome - lien essentiel avec l' extérieur et Tahiti- existe depuis 1976.

UN PEU D HISTOIRE

Dans les temps anciens pré-chrétiens, Ana'a s'appelait autrement. Nganaia est l'un de ces anciens noms que l' on a trouvé dans un manuscrit de l' atoll de Manihi. Mais aussi Ngana ou Gana, mot altéré ensuite en Ana'a. Un autre nom, Hae-rangi a aussi pu être utilisé. On passe ensuite à la période européenne.

L' atoll aurait été aperçu pour la première fois par Pedro Fernandes de Queiros en février 1606. Pourtant, c'est Bougainville qui découvre et recense l' atoll en 1768. Cook abordera l' atoll en 1769, en le nommant Chain Island, puis c'est au tour du navigateur espagnol Domingo de Boenechea de visiter l' île en novembre 1772, puis une seconde fois en novembre 1774, en le nommant " Todos Los Santos ". Un autre navigateur espagnol, Jose de Andia y Varela abordera Ana'a également en novembre 1774, mais c'est le capitaine britannique Frederick William Beechey qui note dans son journal de bord le nom d' Ana'a le 1er avril 1837. Les recherches ethno-historiques et archéologiques menées depuis un siècle, ainsi que la tradition révèlent que l' île a connu des heures glorieuses. Au 17ème et au 18ème siècles, son influence sur le reste des Tuamotu fut prédominante. L' état de protection naturelle de l' île - qui ne compte aucune passe en raison du soulèvement géologique et est donc quasiment impossible à envahir - lié à à d' impressionnantes possibilités de production alimentaire, a permis le développement social et culturel d'un groupe cohérent, organisé et dynamique, et très structuré qui s'est imposé sur la grande région avec autorité et audace, mais aussi avec une violence aveugle terrifiante inconnue dans les atolls avoisinants. Aucune chefferie adverse n' était capable de faire face aux féroces guerriers Parata venus pour conquérir, mettre en esclavage et tuer. Au moment du basculement dans l' ère chrétienne et de l' évangélisation, une majorité de grands prêtres et de membres éminents des chefferies décide de fuir Ana'a plutôt que de se convertir. Ils emportent à Hawaii les objets de l' ancien culte, sculptures en bois et pierres sacrées, et aussi leur précieuse connaissance des rites et de l' histoire glorieuse de l'île. A partir de là, on perd leur trace.

C 'est pourquoi l' atoll d' Ana'a doit beaucoup à un ethnologue français, Frédéric Torrente, qui a redécouvert un manuscrit ignoré et qui dormait dans les archives du Bishop Museum de Hawaii et du Peabody Museum de Salem aux Etats-Unis. Ce manuscrit fut écrit par un sage paumotu, Paea-a-Avehe, né à Ana'a en 1889, et descendant d'une longue lignée de chefs et de grands prêtres. Paea consigna par écrit dans la langue natale ancienne l' ensemble des connaissances acquises ou transmises ( en particulier par son oncle, sage et prêtre traditionnel ), un millier de pages - hélas dans le désordre le plus complet - qui furent dument recopiées par le linguiste américain Franck Stimson, auteur du fameux dictionnaire paumotu dans les années 30. Torrente s' est rendu maintes fois à Ana'a pour rencontrer ses habitants. Ils ont ensemble, et avec l' aide des anciens encore en vie et celle, précieuse, de l' Académie Paumotu, redécouvert et traduit les récits mythiques de l' atoll, la religion ancienne, les chants, les odes aux guerriers valeureux, les histoires et traditions d'antan, les techniques d'utilisation des ressources, la cosmogonie. La thèse de doctorat de Torrente intitulée " Buveurs de mers, mangeurs de terres, histoire des guerriers d' Ana'a aux îles Tuamotu ' s'est construite au contact d'érudits locaux de l' association culturelle de l' atoll, Pu Tati Haga no Ganaa. Torrente note que l' île possédait " des sols plus riches et plus variés, de nombreux points d'eau douce et des ressources végétales plus abondantes. Son récif lui ouvrait aussi des potentialités de pêche et de collecte de coquillages plus vastes ". Ce qui " fournit un ensemble d'éclairage inédit sur la cosmogonie, les fondements mythiques de l' organisation sociale, la religion ancienne, les techniques d'exploitation des ressources, les récits mythiques sur les pérégrinations des grands guerriers, des chants louant les prouesses guerrières ou les chefs principaux de l' île et leurs généalogies rattachées à leurs principes cosmogoniques ". Cette thèse de doctorat - en date de 2010 - a permis aux Paumotu, souvent raillés pour leur histoire banale et de second ordre comparée à celle de Tahiti ou des Marquises - et en particulier aux habitants de Ana'a de retrouver la fierté de leurs origines et d'un passé prestigieux d' agriculteurs et de sculpteurs hors pair, de guerriers redoutables et redoutés.

ANA'A AUJOURD'HUI

L' atoll relève le défi de son développement en s'ouvrant à un éco-tourisme durable, adapté au rythme de vie des habitants, en proposant des micro-niches touristiques susceptibles d'attirer des visiteurs passionnés de nature et de culture, hors des sentiers battus. Ana'a a rejoint à titre de projet-pilote le cercle des destinations mondiales convoitées par les amateurs de ' fly-fishing '. Il s'agit de promouvoir l' autonomie de l' île en favorisant la gestion et la valorisation durable des ressources. Un projet original et ambitieux qui implique les élèves de l' école de Tukuhora, sous l' impulsion du directeur Jean-Pierre Beaury.





Il est proposé également, via un financement de l' Union Européenne ( programme BEST ) des formations qualifiantes aux métiers du tourisme au profit de jeunes résidents de l' île.

DETAILS PRATIQUES Le paiement de la pension se fait généralement par virement inter-bancaire avant l' arrivée sur le Territoire et dans l' île. Pas de carte de crédit. Les excursions se règlent cash. il faut donc prévoir de se munir d'argent liquide avant le départ de Tahiti. Dans un distributeur, à l' aéroport, ou en ville à Tahiti. Bureau de change à l' aéroport. Le FCP étant aligné sur l' euro ( 120 FCP pour 1 euro ), aucun problème. Taxe de change, quelle que soit la somme, de 500 FCP, en ce qui concerne l' euro uniquement. Une excursion à la journée est facturée 14000 FCP pour deux personnes ( déjeuner sur un motu inclus ). Pour les îles, prévoir de l' anti-moustiques ainsi qu 'un petit nécessaire de pharmacie contre les coupures sur corail. Egalement des chaussures pour marcher sur le corail, sur les platiers, sur la barrière, chaussures fermées ou sandales en plastique à porter avec de grosses chaussettes. Prévoir aussi de petites chaussettes à mettre dans les palmes. On se retrouve vite avec des ampoules. NB : Pour calmer les démangeaisons dues à des coupures sur corail, on utilise ici du jus de citron vert. A appliquer rapidement après l'incident. L' urine est également très efficace...

NOTRE SEJOUR Du 17 au 24 octobre. Un seul vol Air Tahiti par semaine, le jeudi. Au départ de Tahiti-Faa'a. Un second vol le dimanche est proposé au moment des vacances scolaires de Tahiti, qui permet de raccourcir le séjour à 4 nuitées, du dimanche au jeudi ou 3 nuitées du jeudi au dimanche. Intéressant quand on vient de France et que l'on veut découvrir plusieurs facettes de la Polynésie. Billet acheté sur le site Internet de la compagnie. Compter environ 22 à 25000 FCP pour un billet AR. ( environ 200 euros ). Il y a deux pensions : l'une se trouve dans la partie reconstruite du village principal, entre nouvelle mairie, école primaire et magasin principal. Elle est un peu coincée, et n' a aucune vue sur la mer. Il y fait chaud, le vent du soir n' arrive pas jusque là. A déconseiller donc. Il reste la pension Toku Taiga : Paiement par virement bancaire. Quatre bungalows confortables, propres, calmes en bord de mer, bien ventilés par le petit vent du soir et de la nuit. Peu ou pas de moustiques. Certains bungalows sont équipés de moustiquaires sur lit. Literie et oreillers très propres. Lits confortables et serviettes de douche de qualité. On peut dormir tout ouvert sur le lagon et la plage. Sécurité totale. Excellents petits déjeuners et dîners. On déguste le matin le miel récolté par Joël autour de sa propriété mais aussi sur les motu. Les abeilles prospèrent dans un milieu exceptionnel, butinant uniquement les fleurs indigènes, celle de cocotier, celle de kahaia - ou tafano -, celle de pandanus - ou 'fera ' en tahitien, l' arbre qui donne le tapa - , celle de tamanu - ou ati -, l' arbre tabou que l'on plantait uniquement dans les ' marae ' royaux et qui servait à fabriquer les tiki - et puis celle du miki-miki, un arbuste au bois rouge sombre, résistant à la salinité, que l'on trouve en première ligne le long des atolls et qui a la particularité de fleurir toute l' année. Joël vend son miel à Tahiti et à ses hôtes qui, parait-il, en rapportent jusqu'en France.

Pension chère ( effet d'aubaine réel dans une île comme Ana'a, hors sentiers battus ). Compter entre 25 et 30000 FCP la nuit en demi-pension. ( environ 250 euros ). C' est pourquoi les semaines où il y a deux vols au départ de Tahiti sont intéressantes financièrement: 3 ou 4 nuits maximum. Et en 3 nuits / 4 jours, on a largement le temps de faire la principale excursion et celles que propose Joël à la demi-journée. Connection internet correcte quand il s'agit de rentrer son courrier, un peu lente si on veut télécharger ou envoyer des photos. En fait, cela dépend du moment. Pour la petite histoire, le maire a ' oublié ' de se rendre à une réunion importante - il n' aime pas aller à Tahiti - où il fallait demander à être relié au nouveau câble sous-marin reliant Hawaii à Tahiti via les Marquises et les Tuamotu Nord et Centre. Du coup, Faaite, petit atoll voisin bénéficie d'une connexion Internet rapide, et Ana'a a raté le coche pour un moment ... La population est furieuse, mais le mal est fait !

17 octobre 1er jour. Vol de 4 heures un quart, avec deux escales, la première à Raroia, et l' autre à Makemo. Survol d'une multitude d'atolls, grands, petits, minuscules, beaucoup inhabités. Il fait un temps magnifique, les couleurs sont magnifiées.

















Arrivée vers 13h 30 et réception par notre hôte, Joël Dexter, propriétaire de la pension Anaa Toku Kaiga où nous allons résider une semaine entière. Installation en bungalow face au lagon magnifique, et longue baignade dans une eau claire, plus chaude qu'à Tahiti en ce moment. Beau temps chaud.







Pas de moustiques dans un bungalow confortable, mais il peut y faire chaud les nuits sans vent , au coeur de la saison chaude. Il faut donc ouvrir en grand les portes-fenêtres donnant sur le bord de lagon. Cela implique aussi d' accepter de se réveiller tôt, entre aboiements de chiens dans le lointain, cocoricos avant l' aube, chants de rousserolles dans les arbres entourant le bungalow à l'aube qui pointe, cloches de l' église qui sonnent dès 5 heures du matin, mer qui murmure en permanence sur le sable tout proche, bruits divers d'une île qui s'éveille tôt de toute façon... Il ne faut pas compter faire de grasse matinée dans les îles ! Balade à pied dans le village.



Excellent dîner à 3 + le propriétaire. Un autre visiteur est écossais d'origine, passionné de pêche à la mouche et qui a réservé 6 jours de suite pour s'adonner à son passe-temps favori. Il réside à Singapour et a fait ce long voyage via Auckland et Tahiti uniquement pour assouvir sa passion. Son dernier pays visité est la Papouasie Nouvelle Guinée où l'on pratique aussi cette pêche dans les îles éloignées.

18 octobre

Petit déjeuner et entraînement d' endurance dans le lagon. Nous y sommes seuls. Pas de concentration touristique à craindre à Ana'a... Ensuite nous allons retourner faire une longue balade à pied vers le village nouveau et reconstruit avec mairie surélevée en cas de cyclone, école primaire flambant neuve et magasin. Les gens sont souriants et accueillants, et l' on s'arrête souvent pour échanger. C' est, pour notre plaisir et typiquement la vie des îles et aussi la manière de recevoir les étrangers. Retour au bungalow pour le déjeuner. Début de rédaction de mon carnet de voyage et séjour à Ana'a. Demain est prévue une longue excursion à la journée vers le sud de l' atoll et ses merveilles naturelles. En compagnie justement du directeur de l' école primaire, issu d'une grande famille de l'île, parlant la langue ancienne, ayant travaillé longuement sur l' histoire glorieuse d' Ana'a , ancien ministre aussi du gouvernement territorial, et qui est l'un des initiateurs du programme de valorisation éco-touristique de l'île.

19 octobre Excursion à la journée. Départ à 8 heures et retour vers 17 heures. Nous sommes plusieurs à participer à cette excursion, et deux bateaux sont nécessaires pour transporter tout le monde. Des enseignants de l' atoll voisin de Makemo sont venus voir leurs collègues de l' école primaire d'Ana'a , suite à la mise en place cette rentrée d'une 6ème de transition entre le primaire et le collège ( Les enfants de Ana'a entreront en 5ème au collège de Makemo l' année prochaine ). Nous partons d'abord en direction du motu O' Terekia qui se distingue tout d'abord par son immense platier de corail, partie intégrante d'un ' hoa ' de grande largeur. Il est au sec en général, et il faut une houle puissante en extérieur pour que les chenaux se remplissent et fassent la jonction avec le lagon.









La cocoteraie est également immense. Cette immensité, c'est ce qui surprend au premier abord dans cet atoll ; tout semble hors normes. Dans la cocoteraie, des vestiges archéologiques nombreux, sous forme de petits ' marae ' formés de pierres dressées en cercle ou en rectangle ( comme aux Australes ), la plus haute pierre étant le dossier d'un siège de chef ou de grand prêtre.



Sur le platier se dressent à 3 mètres de hauteur des ' feo ' faits de corail fossilisé et tranchant , dont trois ont la particularité de sonner quand on les frappe avec une pierre. Selon la légende, ce seraient des entités malveillantes échappées du monde ténébreux du Pô qui, après avoir semé la terreur chez les habitants du village tout proche, auraient fini par être maîtrisées, forcées de rentrer dans des trous du sol à l' aube naissante, annonciatrice du pouvoir supérieur de la lumière sur les ténèbres, et enfin changées en pierres pour l' éternité.

Nous retournons ensuite aux bateaux et devons modifier l'itinéraire prévu pour la balade sur le lagon en raison d'un orage qui menace au sud de l' atoll où nous devons aller. Cap donc par le travers vers le motu Temarie et passage dans ce que l'on appelle ici le second lagon. Il se met à pleuvoir un peu au moment où nous arrivons au ' motu ', mais ce n' est rien à côté de ce qui tombe un peu plus loin...! Nous prenons trois gouttes sur la tête, et puis c'est fini. Nous rentrons à l' intérieur du motu pour visiter une église, l' Eglise St Michel, datant de 1880, bâtie par la Congrégation de Jésus, originaire de Plöermel en Bretagne et dont les membres ont aussi construit la cathédrale, et les multiples églises, séminaires et couvents que l' on peut toujours voir aux Gambier. La marque de la congrégation est un coeur rouge surmonté d'une croix, ou un coeur rouge transpercé d'une flèche. Ici, c' est le coeur à la croix qui est sculpté sur le fronton de l' église. L' endroit est infesté de moustiques comme rarement dans les îles, surtout l' entrée de l' église. On est cerné !





On s'enfonce un peu plus vers l' intérieur du motu pour trouver le cimetière qui, pour une fois, ne jouxte pas l' édifice religieux. S' y trouvent deux tombeaux imposants, plus un troisième dont la partie supérieure hors terre a été détruite il y a longtemps suite à une tentative avortée de violation de sépulture, les ossements se trouvant dans la partie souterraine. Il s'agissait sans doute pour le ou les voleur(s), de récupérer la ceinture, le collier de plumes précieux et la parure de tête qui accompagnaient le défunt d'un haut niveau social, chef ou grands prêtre, dans sa tombe. Quelques autres tombes plus récentes dans un coin.

Retour aux bateaux. Le temps s'améliore, il y a du bleu dans le ciel. Nous continuons du même côté, le long d'une longue plage de sable blanc de plusieurs kilomètres vers le motu Ogogo où se trouve ce que l' on appelle ici le tourbillon, ou le ' pito ' ( = nombril ) d' Ana'a, un trou bleu dans le platier où l'eau tourbillonne dans un sens pendant que le courant supérieur venant de l' océan provoque un tourbillon contraire. On peut s'y baigner dans les remous, c'est ce que nous faisons avec masque et tuba. On ne voit pas clairement le fond, mais on devine un tunnel qui relie ce trou à l' océan. Une particularité géologique, peut-être un ancien conduit de lave dont les habitants d'Ana'a pensaient qu'il reliait leur atoll à Fakarava.



Fin de la baignade et retour aux bateaux. Nous filons vers le sud du lagon vers le motu Tematahoa où l'on devine de loin dans le vert des cocotiers, la structure d'une superbe petite église, l' Eglise St Etienne bâtie en 1856, consacrée en 1858 et qui sert de temps en temps pour des offices, lors de fêtes religieuses. C 'est le seul édifice qui demeure du village initial qui existait alors sur cet îlot. Abîmée par le cyclone de 1906, elle a été rénovée dans les années 70. Les collecteurs de coprah et leurs familles viennent s'y mettre à l' ombre et au frais, au calme aussi, et y prier. Son intérieur est plus sophistiqué que celui de l' église St Michel. Pas de moustiques sur ce motu...



Petite histoire : La supervision de la construction originale avait été confiée à un grand prêtre de l' ancienne religion, converti... mais pas totalement convaincu ! A l' insu des missionnaires, peu au fait des anciens rites et coutumes, le grand prêtre s' est permis quelques fantaisies dans la décoration en bois qui orne le mur derrière l' autel et rappelle les lances que maniaient les Parata tandis que les statues de bois - dont la Vierge - tiennent des pierres dans la main, sans parler d'autres détails foncièrement païens dans la sculpture du bois. Bref, une façon de faire le lien entre l' ancien dieu et le nouveau mais sans renier ce qui était et rattachait au passé. Rappelons que la pierre tient une place prépondérante dans les rites anciens; elle est sacrée et chargée de ' mana ' (= puissance ). Elle sert à construire les ' marae ', à faire des outils et des armes. Une fois la visite de l' église terminée, nous nous enfonçons à l' intérieur du motu. Tout de suite, on tombe sur les fameuses fosses à culture, désormais en déshérence, qui permettaient aux habitants de l'île de vivre en autarcie alimentaire, mais étaient creusées et entretenues par des esclaves travaillant sous contrôle des Parata, et, de toute façon, condamnés à être tués et mangés le moment venu. On continue le long d'un sentier vers le récif, côté océan donc, un endroit sauvage et magnifique. Toujours beaucoup de ' feo ', une eau cristalline, des bancs de poissons dont un banc de perroquets constitué d'une centaine d'individus dont un - de couleur orangée vive - qui mène la troupe dans tous les sens, et de gros coquillages - du genre bulot -collés sur le récif au contact de la vague, dont certains d'entre nous vont ramasser une brassée pour le déjeuner à venir. La marée est basse, les bancs de poissons qui tournent dans tous les sens attendent le moment où ils pourront franchir le récif vers l' océan.

Retour par le même chemin et vers le bord de lagon. Et en quelques minutes nous sommes sur le motu Ovana où nous allons déjeuner. Il est 14 heures déjà. Une partie du groupe est venue directement pour préparer le repas, faire griller les poissons, et faire cuire un ' uru '. Repas typique et local : poissons grillé, uru, pain fait à base de germe de coco, corned beef américain - on en trouve absolument partout dans le Pacifique Sud. Eau et bière. Après le repas, repos dans l' eau tiède ou natation dans le chenal. La vie des îles, le week-end, quand il fait beau, . On est au ' district ' ou au ' secteur ', comme l' on dit ici. Les copraculteurs y passent la semaine et sont rejoints par leurs femmes et leurs enfants en fin de semaine. De petites cabanes simples voire sommaires ont été construites en lisière de la cocoteraie et donnant sur la plage et le lagon pour ces séjours en pleine nature. Bien sur, il y a les moustiques, mais certains ' motu ' en sont exempts, alors que d'autres ( peu en fait ) sont infestés. Difficile à comprendre... Quand il y a du vent le soir et la nuit, les moustiques se cachent et n' attaquent pas.

Il est 16 H 30 et donc temps de rentrer. Le lagon est navigable mais dangereux car parsemé de patates de corail entre lesquelles il faut serpenter en permanence. Notre pilote est un expert car il mène son bateau à vive allure. il faut être né sur l' atoll pour en connaître le lagon aussi parfaitement, d'autant qu'il n' y a pas de balises. L' expertise est particulièrement nécessaire quand on se retrouve pris dans un grain violent au milieu du lagon, et sans visibilité.

20 octobre ( dimanche )

Matinée plage et lagon. Nous sommes ici aussi pour nous relaxer. Le plan d'eau devant la pension est superbe. Pas de coraux, aucun danger. L' eau est claire. Et il n' y a personne. Notre ami écossais est parti à la pêche comme tous les matins dès 7 H 30.

On nous a dit que dans l' après-midi, il y aurait une compétition amicale entre jeunes de l' île de lancer de javelot traditionnel. Mais quelqu'un est décédé brutalement ce dimanche matin et la compétition a été annulée au dernier moment. Quand nous passons le long de l' aire derrière l' église dédiée au lancer de javelot, nous y rencontrons seulement un jeune couple. Le mât est dressé et le jeune homme s'entraîne, avec beaucoup de talent. Nous allons apprendre qu' il est le fils du champion reconnu de Ana'a lors de toutes les compétitions passées. Tel père, tel fils donc. Ensuite, nous allons assister aux répétitions du groupe de danse féminin à la salle omnisports flambant neuve construite auprès de l' école primaire. Demain lundi, en soirée , il y a spectacle de danse en costume traditionnel. Nous sommes conviés.

Suivez moi en page 2...
Between Réunion and Nosy Bé
by Jlcro · 2019-10-17 · 62 replies
Saturday, September 28, 2019

On the Orly-Saint-Denis flight, under the pretext that Air France had paired their delicious chicken with mushrooms meal with a little bottle of rum, Dom noticed that some passengers hadn’t even opened theirs. So he bribed a flight attendant to bring him the abandoned mini bottles! Needless to say, the guy slept like a baby!



Sunday, September 29, 2019 Saint-Pierre

A flawless journey (well, except for a minor distraction in the massive Hertz queue that led me to cut in front of a few young couples, who weren’t too happy about it—though I joked with the agent about it: *"It happens!"*). We ended up at Hôtel Le Battant des Lames in Saint-Pierre, a gorgeous combo of an infinity pool and the Indian Ocean. We rushed straight into the pool—after over ten hours of sitting on a plane, it felt *amazing*!



We didn’t waste any time—you know Dom—exploring the city on foot. It’s lovely: the seaside is well-developed, it’s tropical, but with the budget of a wealthy country.



Réunion is also famous for its killer sharks…



A Creole music group was playing at a seaside bar, so we settled in.



Night fell, and with it, swarms of insects suddenly invaded the city!



One of the few signs of the tropics here! Insects, geckos, and cockroaches...



Monday, September 30, 2019

Saint-Pierre



We were disappointed, of course! We could’ve gotten a photo of our *aura* and missed the chance by just a week! In tears, we decided to tackle the island’s most famous site.

Excursion to Piton de la Fournaise. The plan was to head to one of the nearby parking lots and take a relaxed stroll. But it quickly turned into… something else.

First, I realized the built-in GPS operates on a pretty basic algorithm—like the earliest models. If there’s a bumpy road that even the toughest Mitsubishi 4x4 struggles with, a path through a junkyard, or any shortcut to save a few meters, it’ll proudly suggest it. So instead of taking the main road—the royal route to the famous volcano—we ended up on charming little mountain roads…



A la quête de la force, entre the Ring of Kerry, Killarney parc et Wicklow parc English translation pending
by Balouder · 2019-10-14 · 10 replies
Entre océan, falaises, ports de pêche, plages, lac et montagne, sur des routes à la pente vertigineuse. Encore des paysages époustouflants et de beaux moments.

Important : n’ayez pas peur du péage de la M50. Pour les voitures de location, nous avons 1mois pour payer. Il suffit, juste avant de repartir d’aller au magasin SPAR à l’aéroport T2 premier étage (arrivées), avec la copie de votre contrat de location (pour le n° de la plaque numérologique) et de payer le nombre de passage que vous avez fait sur la M50. Il est facile à trouver. Nous l’avons fait en 2017 et en 2019 sans avoir eu de pb par la suite. Vous pouvez également y acheter vos titres de transport si vous restez sur Dublin (LeapVisitor Card). Le péage est entre la sortie 6 et la sortie 7. Si vous êtes sortis avant, vous n’avez pas à payer. plus d'info sur mes voyages en Irlande : ici

Notre voyage :

Nous souhaitions terminer la wild atlantique way que nous avions quitté 2 ans plus tôt à Inch beach sur a péninsule de Dingle. Notre objectif était de découvrir chacune des péninsules du sud (Kerry, Beara, Sheep’s Head, Mizen Head, Durrus), Killarney Parc, de remonter par la côte jusqu’au parc de Wicklow. Nous avons pris le temps d’aller au bout de chacune des péninsules et de randonner. Nous avons eu une bonne météo, de longues journées ensoleillées et les rhododendrons étaient en fleur. Il y a de nombreuses cartes de la Wild Atlantic Way et de ses points d’intérêts.Allez dans le premier tourisme information ouvert et demandez toutes celles dont vous avez besoin. Attention, hors saisons, ils sont fermés les dimanches, après 17h et les midis. Pour les randonnées et ballades, le site irishtrails et le site visorando répertorient les ballades de tout niveau, ce qui permet de les anticiper. Sur place, elles son plutôt bien balisées. Les distances et les temps annoncés sont relativement conformes. Les Parcs sont plutôt bien équipés en toilettes. Attention, le service des repas s’arrête souvent à 21h même dans les pub il est préférable de commander tôt.

Notre itinéraire :

1 nuits vers Kilkenny (chambre privée airbnb) vers Borris, en Airbnb, à seulement 1h30 de route de l’aéroport. Nous avons mangé dans un pub attenant au Step House Hôtel le meilleur Fish & ships et soupe de poisson de tous nos voyages en Irlande, et à un prix identique à tous les autres pubs que nous avons fait. Le serveur était aussi professeur de français en collège. Ce fut une soirée très sympa, dans un cadre très sympa.Départ tôt le lendemain. Les 350km jusqu'à Portmagee se font plutôt bien. Il y avait 2 châteaux sur notre chemin : Kilkenny, et Cahir Castle et un site monastique médiéval : Rock of Cashel . Nous avons choisis de nous promener sur les extérieurs et de visiter les parties gratuites de Kilkenny castle et Rock of Cashel, sans oublier d’y acheter du fromage (le Cashel blue cheese), et de visiter celui Cahir, car c’est un château médiéval plutôt bien conservé. Pour les amateurs de bière, la Kilkenny sort des brasseries de Smithwick’s à Kilkenny, une des plus vieilles brasseries d’Irlande. Elle se visite. Renseignez vous. Aujourd’hui, elle appartient au groupe Guinness

3 nuits en appartement à Portmagee Nous espérions aller sur l’ile de Skellig Michael, mais la saison n’avait pas encore commencé et le temps ne permettait pas d’accoster, ni même d’en faire le tour(trop de vent). Donc après un petit moment de déception pour Muriel, changement de plans.

Nous avons sillonné les côtes de la Kerry Way, de la skellig ring (encore plus jolies), mais aussi l’intérieur de la péninsule en passant par le Ballaghisheen Pass avec des vues sublimes sur les chaines de montagnes, les lacs... et fait quelques ballades sur l’ile Valentia avec ses points de vue sublimes (Bray Head, Geokaum Mountain...), son phare et sa route très pentue, son histoire avec le premier cable transatlantique...

Les Kerry cliffs de Portmagee ont un secteur aménagé qui se visitent pour quelques euros. Nous avons fait une petite marche jusqu'à Bolus Head. Il faut bien compter 3h A/R. mais la vue vaut l'effort. nous y sommes revenus le soir pour voir un couché de soleil.

Nous avions une chambre dans un appartement (airbnb) indépendant, bien équipé chez Marie, que je recommande fortement, surtout pour les familles (possibilité de louer tout l’appartement). Marie est une leçon de générosité et de gentillesse. Il y a tout pour se faire un petit déjeuner, elle nous fait le feu de bois s’il fait froids. Elle est à la fois discrète et toujours disponible pour discuter…

3 nuits en auberge de jeunesse à Kenmare, pour découvrir le parc de Killarney. Nous avions opté pour un logement dans la petite ville de Kenmare, plutôt que Killarney beaucoup plus cher. Pas de regret. Car tous les petits commerces et l’artisanat sont vraiment sympa. Il y des pubs avec musique les soirs. Il y a un fabriquant de meubles, le Mango Craft qui vaut vraiment le détour. Nous avons eu plaisir à arpenter les 2 rues principales, et tester les pubs. Notre auberge de jeunesse, était bien placée, avec un Parking à côté. nous avions une chambre privée, les sanitaires étaient communs. Nous y avons croisés des randonneurs qui faisaient la Kerry Way à pied.

Nous avons visités les classiques à Killarney : la Muckross House and Gardens, le Ross castle, les cascades, promenades dans le parc, ballade en voiture sur la Ring of Kerry et arrêts aux différents points : Avoca, Ladies view…

Les plus: randonnées de 3h 30 A/R sur la Torc mountain . Soit 9km environ et 500 de dénivelé positif avec vues sur le Muckross Lake et le parc

Ballade d’environ 1h30 A/R que j'ai découvert par hasard. c’est un chemin, qui commence dans le Gap of Dunloe, à gauche à environ 10 min du parking du Kate Kearney’s Cottage. Sur la fin, ne pas manquer à droite le petit pont qui traverse le Bog (il est indiqué par un piquet). Ensuite, c’est tout droit jusqu’au sommet. De là une très belle vue sur le lac, le Carrauntuohil, le plus haut sommet d’Irlande, les montagnes environnantes, les Purple Mountains (crêtes sur lesquelles il y a aussi un chemin balisé, bien plus long que ce que nous avons fait). N’oubliez pas de prendre de l’eau, le nécessaire en cas de changement de météo, et des vêtements chauds (ça souffle en montagne ou au bord des falaises). Ne partez pas si la visibilité n’est pas bonne on se perd vite, même sur de petits sommets.

Cette balade se fait en A/R ou si la météo le permet et si vous partez le matin, elle peut se prolonger sur les crêtes. Nous nous sommes promenés dans le Gap of Dunloe. Les paysages sont sublimes.

il y a également plein d'autres balades à faire pour quitter la route et prendre de la hauteur ou longer les crêtes. Nous avons traversé le Gap of Dunloe en voiture pour rejoindre Kenmare. Nous l’avons fait un jour de pluie (il n’y avait plus de marcheurs, ni de calèches) et après17h. Ne vous y lancez pas en période d’affluence vous serrez mal vu, ou si vous avez peur de serrer un peu la montagne pour croiser… c’est impressionnant, et la pente est raide surtout sur la fin. Il y a beaucoup de piétons, vélos et calèches dans le Gap. Ils restent prioritaires. Toute cette route est magnifique pour retourner à Kenmare, loin des cars. Conduire sur ces toutes petites routes d’Irlande est physiquement éprouvant et demande de la concentration.

1 nuit sur la péninsule de Beara (auberge de jeunesse) - Beara est ma péninsule préférée avec Dingle, même si elles se valent toutes avec des paysages entre mer et montagne, des côtes déchiquetées sur lesquelles les vagues déferlent inlassablement qui tranchent avec ces km de plages de sable fin. Nous avons logé 1 nuit à l’auberge de jeunesse du centre de Dzogchen Beara Meditation Retreat Center. Le cadre y est magnifique et reposant.

Faites le tour de la péninsule de Beara, mais prenez aussi la route entre Lauragh et Adrigole ou entre Eyeries et Castletownbere.

Une petite marche d’1h30 A/R au milieu des moutons nous a emmené jusqu’à la Crow Head. Le chemin est bien balisé en jaune, mais il faut le trouver… Pour y accéder, prendre la L8903 petite route km à gauche avant d’arriver au Cable de Dursey Island. La suivre sur environ 2 km au Y rester sur la droite. Attention, elle monte en lacet il y a des habitations donc la possibilité de croiser. Le parking est de max 4 places. Il est écrit que nous pouvons voir baleine ou dauphins dans la baie, mais nous n'en avons pas vu.

Puis direction des péninsules de Sheep's Head et Mizen Head. La marche pour atteindre le phare de Sheep’s Head prend 2h A/R les infos complémentaires sont également accessibles sur le site Irish trails. Mizen Head est un site payant, qui se visite en 2h. C’est aussi assez grandiose. En peu de distance, les baie de sable fin succèdent au falaises abrupte.

1 nuit vers schull (appartement airbnb). Dernière nuit sur les péninsules du sud. Je pense qu’il aurait été bien d’y rester 2 nuits. Les péninsules de Mizen et Durrus sont également magnifiques, des iles et des baies qui auraient méritées de s’attarder.

Nous continuons notre route jusqu'à old head of Kinsale et la fin de la Wild Atlantic Way. le pharee n'est pas accessible. il est sur le terrain de golf. mais monter au Lusitania Museum & Old Head Signal Tower permet de le voir et d'avoir unebelle vue, en plus de connaitre l'histoire du nauffrage du Lusitania.

1 nuit à Yourghal (hôtel avec spa, piscine, restaurant). Petit break détente. Je pense qu’en pleine saison ce doit être archi plein d’enfants et la piscine le hammam peu accessibles, mais hors saison c’était le pied. Nous avons continué notre route pour rejoindre le parc de Wicklow. Je serais bien allé sur l’ile de Saltee pour observer la colonie de fous de bassan et autres oiseau marins. Petit arrêt à Hook Head

Les 4 dernières nuits au parc de Wicklow (airbnb), à Glendalough. Entre forêt, lac et montagne, il offre des paysages variés et des chemins de randonnées pour tout niveau. Le monastère se visite gratuitement et rapidement. Le Parking au parc est payant de en journée et gratuit ensuite. Les hébergements sont très chers aux alentours du parc. Petites randonnées sur le Carrawaysticks et boucle autour du Upper lake, balade dans la vallée de Glendalure d’où partent également de jolies randonnées.

La météo n’étant pas vraiment bonne nous avons également sillonné les routes en passant par Sally Gap et ses paysages lunaires qui tranchent avec les paysages de forêt de sapin du parc. Hollywood est un petit village qui a bien su capter l’intérêt et la curiosité (n'hésitez pas à vous y arrêter pour un rallye découverte ludique). Visite des jardins de Powerscourt où il est agréable de se promener. Je les trouve vraiment magnifiques.

Nous aurions dû n’y rester que 3 nuits pour rester une journée de plus soit à Schull, soit entre Schull et Kinsale.

Coût du voyage : Vol : 289€ A/R Location voiture : 170€ (11.33€/j) Hébergements : 710€ pour 14 nuits Essence : 200€ pour 2200km (13.33/j) Entrées attractions : 70€Divers et cadeaux: 100€ Alimentation, pub restau : 480€ (32€/j)

n'hésitez pas à me questionner si vous souhaitez plus d'informations
Tarifs transports et nourriture Tadjikistan et Kirghizistan 2019 English translation pending
by Titine04 · 2019-10-11 · 1 reply
Bonjour à tous, Retour de voyage dans le Pamir, voici juste quelques infos des coûts pour un voyage Osh - Murghab - Wakhan - Khorog - petit bout de Bartang - Khorog - Murghab - Osh du 15 septembre au 10 octobre 2019 :

TRANSPORTS - Osh aeroport -> centre ville : taxi 400 SOM. - Osh - Murghab : 2500 SOM - Ishkachim-Khorog : 50 TJS - Khorog-Rushan : 25 TJS - Rushan-Khorog : 20 TJS - Khorog centre -> Khorog terminal taxis pour Murghab : marshroutka n°1, 2 SOM. - Khorog-Murghab : 150 TJS - Murghab-Osh : 200 TJS Pour les gros trajets les chauffeurs vous demanderont 50 TJS de + pour le siège de devant, à vous de négocier 😉 - Osh centre ville -> aéroport : marshroutka n°107 (sous le pont) : entre 10 et 30 SOM selon la taille de vos bagages (j'avais un seul gros sac à dos de 40 litres et j'ai payé 10 SOM)(en fait j'ai pas demandé, j'ai donné mes 10 SOM puis suis allée m'asseoir sans attendre de réponse du chauffeur).

NOURRITURE, en moyenne (en cherchant les prix les + bas) à OSH (bazar) : - pain rond (20 cm de diamètre) 20 SOM - pomme 50 SOM - banane 20 SOM / banane - raisin 50 SOM /kg - pastèque 50 SOM / pièce - melon jaune 100 SOM / pièce - carottes 25 SOM /kg - petits concombres 20 SOM /kg - grenades 50 SOM /kg - abricots secs 150 SOM /kg - miel en alvéoles (ok dans avion) : 150 SOM / 250g - kurut : entre 2 et 5 SOM / pièce selon la grosseur (1cm à 2cm de diamètre). - épices (curcuma, gingembre etc) : environ 200 SOM / kg.

Au Tadjikistan Melon jaune : 30 TJS/pièce grenades : 18 TJS/kg bananes : 20 TJS/kg petit pain rond : 1 TJS (10cm de diamètre) ou 2 TJS (20cm de diamètre) Murghab : 5 TJS les 15 petits kurut, 5 TJS 1 pain (25cm diamètre), pommes 7 TJS/kg

HEBERGEMENTS En moyenne, 15 dollars la nuit+dîner+petit déj, 10 dollars sans les repas. Chez l'habitant, j'ai demandé combien ils voulaient, ils demandent en règle générale entre 5 et 10 dollars ; à vous de leur laisser un billet qui vous semble juste... (s'ils ont utilisé du bois pour faire du feu ou ont arrêté leur travail au champ pour vous emmener chez eux, laissez + par exemple).

DIVERS - Tous les habitants vérifient leur monnaie, prenez le temps de le faire aussi en vérifiant en même temps que ce sont bien des pièces du pays : roubles, somonis, soms khirgizes, elles se ressemblent toutes ; j'ai donné une pièce à un commerçant qui était en fait un rouble. Comme je n'avais que ça, j'ai dû insister et il l'a finalement pris... pour mieux le rendre à un autre touriste j'imagine ^^ 😉 Attention aux billets déchirés puis re-scotchés, un commerçant m'en a également refusé un (puis finalement pris....).

- Villages touristiques : Je n'ai eu aucune demande d'argent ou de bonbons de la part des habitants et des enfants dans le pays. Sauf... Village de Yamchun dans la Wakhan vallée (Forteresse + sources chaudes de Bibi Fatima) : une jeune fille m'a invité à prendre un chaï chez elle ; elle m'a demandé 10 TJS en partant !!! (que je ne lui ai pas donné *évidemment*). Et autre village : Vrang : c'est le seul village où les enfants m'ont demandé des "khakhas", donc des bonbons (refusé aussi, bien évidemment).

Total pour moi : environ 400 euros pour un petit mois, en mode je-mange-presque-rien et j'ai-pas-de-sous.
Retour d'expérience d'un mois à Madagascar English translation pending
by Didierlouis · 2019-10-05 · 4 replies
Bonjour, Je sollicite souvent les voyageurs pour préparer mes circuits quand je pars découvrir un pays. Je fais un retour extrêmement bref, pour ne vous donner que mes 3 coups de cœur sur ce voyage qui faisait une boucle :Tana, Miandrivazo, Morandava, Belo sur Mer, Morombe, Ifaty, PN Isalo, PN Andringita, Ambalavao, Finarantsoa, Manakara, Ambositra, Antsirabe, PN Analmayaotra soit 4000km en 29 jours.

Nos must ont été : PN Andringita, pas trop de touristes (pas de groupe), belle nature aux sentiers non balisés, contacts très agréables et faciles avec les locaux. Notre guide Jean Baptiste, alias Fanou de son vrai prénom, était super.

Manakara, ville au passé riche, endormi dans son état d'abandon avec de très beaux bâtiments décrépis anciens, ballades sur le canal des Pangalanes (aller chercher des piroguiers au Nord de Manakara, les canaux sont plus étroits et plus sauvages, à trouver aux abords de Éden Sidi hôtel), contact avec les locaux simple et très agréables.

Antsirabe, avec l'association Baliaka (voir sur internet l'adresse
http://associationbaliaka.over-blog.com/2019/01/association-baliaka.html) , super ballade d'une journée à la rencontre des paysans des hautes terres. On est parti avec eux de Betafo pour se ballader. Paysage superbe, terres très cultivées, contact avec les locaux. On a assisté à la cérémonie de retournement des morts, il faut dire que septembre est la saison. Leur mél rakotomamonjyj@yahoo.fr ou associationbaliaka.atj@gmail.com notre guide Arsène était génial

Bon voyage
L'Ouest américain a-t-il mené à la ‘’rustography"? English translation pending
by Cochize · 2019-09-29 · 33 replies
L’Ouest américain a-t-il mené à la ‘’rustography’ ? …

Dans un vaste échange précédent très ouvert Fabhyene a fait des remarques judicieuses qui m’ont paru mériter un petit développement …

‘’’ C'est marrant parce que certains se demandent pourquoi sur internet on trouve une telle fascination pour la rouille et les ruines. Sans remonter aux textes bibliques (tu es poussière et tu retourneras poussière), c'est oublier que les ruines étaient déjà fascinantes pour les Romantiques au 19ème siècle (à relier aussi à la thématiques des cités englouties)... et c'est aussi oublier la tradition dans la peinture occidentale des "vanités", ces représentations allégoriques de la mort, du temps qui passe et du caractère vain de toute activité humaine, vouée à la mort et la destruction... Plus récemment, c'est aussi une thématique qui s'est développée d'une revanche de la nature sur les hommes... Je pense qu'aux USA cela renvoie aussi aux villes fantômes, qui font partie du patrimoine... ‘’’ …

Le sujet est en effet assez fascinant quand on y réfléchit….

Chez les Romains qui ont dû leur Empire pour une bonne part à la maîtrise du fer mais qui n’avaient pas les moyens de comprendre l’oxydation, la rouille était un acte des dieux compensant la facilité avec laquelle le nouvel armement permettait de tuer l’ennemi … en tous cas c’est ce qu’ aurait écrit un certain Pline l’Ancien (🙂) en parlant de ferrum corrumpitur ( pas besoin de traduire). Cette interprétation force d’ailleurs le rapprochement avec la fiction développée dans La mort du fer(1931) de S.S. Held oû ce n’est pas une force divine mais une maladie venue de l’espace la sidérie encore appelée Mal bleu qui détruit la civilisation industrielle. La sidérie aurait bien sûr été introduite sur terre par une Sidérite …

Au Moyen Age et sous les latitudes humides on imagine le travail que çà devait être de maintenir l’armure hors rouille. Heureusement le Chevalier avait son fidèle Ecuyer qui s’en chargeait en frottant consciencieusement ladite armure avec du sable fin puis de l’huile de poisson, à ce qu’on lit chez les historiens! Cependant quand l’écuyer n’est plus là les choses peuvent mal tourner… on raconte d’un Chevalier Normand, en Angleterre, frappé par la Grâce divine ou pour échapper à l’ennemi, se réfugie dans la forêt et en signe de pénitence décide d’y vivre en ermite et ne plus jamais quitter son armure … de mauvaise langues disent qu’en réalité il ne pouvait plus l’ôter tant elle était rouillée. …...

Bon… passons sur les ponts effondrés à cause de la rouille des boulonnages de poutres acier ou du ferraillage interne, la plus récente étant celle du béton armé du pont Morandi de Gênes Alors, effectivement aux Etats Unis l’attrait contemporain de la rouille ‘’ renvoie aussi aux villes fantômes, qui font partie du patrimoine…’’

mais pas seulement….

Aux Etats Unis, en Australie et plus récemment au Royaume Uni se sont développés depuis une trentaine d’années un intérêt voire une passion pour ‘’la rouille’’ largement et d’abord associés à son esthétisme On peut probablement trouver un repère important dans l’introduction vers 1983 par le magazine Hemmings Motor News d’un calendrier thématique sur les voitures abandonnées dont voici la dernière édition :

L’art s’est donc emparé de la rouille : en peinture, en photographie, dans l’art textile oû c’est souvent tout simplement un objet de fer rouillé qui, posé pour un certain temps sur le tissu, imprime en rouille le canevas de l’oeuvre (textile rust dye) ..

Parlons photo et vieux trucks rouillés...

Il y a une douzaine d’années, ou un peu plus, une jeune architecte d’intérieur de la Côte Est, un peu pour s’amuser, met en vente dans une boutique quelques photos de vieux trucks abandonnés et rouillés prises à l’occasion d’un voyage dans l’Ouest. Elle s’aperçoit alors qu’elles partent toutes en un clin d’oeil et que les gens en redemandent. Stupeur : il y avait donc un marché pour çà !

Lors d’un interview de 2015 trucks & rust - Nancy "Weezy"Forman devait en effet déclarer :

“ A little bell went off in my head, ” Forman said. “I realized it was something people were loving, artistically, automotively and nostalgically.”

C’est ainsi qu’elle devient photographe spécialisée en RUSTOGRAPHY et qu’elle parcourt le pays, en particulier l’Ouest et le Sud Ouest, à la recherche de nouveaux sujets, mue par un sens artistique opportun puisque, incidemment, elle vend ses photos à partir de 250 et jusqu’à 2500 à 3000 dollars pour décorer les murs de votre cuisine, de votre bureau, de votre salle de séjour ou même de votre chambre…

Pour elle au moins l’expression ‘’beau comme un camion’’ a pris un sens concret !

Un autre photographe, Wayne Stadler, à peu près en même temps crée le groupe Rustography

S’il existe donc maintenant indiscutablement un rust art en anglophonie (à défaut d’un art de la rouille en francophonie) c’est à dire en fin de compte un art associé à l’oxydation du fer on peut en retracer l’origine loin… très loin en arrière, au paléolithique quand maîtrise du feu (= charbon de bois) et prise en compte des oxydes de fer (ocre etc..) ont permis l’art pariétal avec en premier lieu l’impression de mains positives ou négatives comme à La Grotte Chauvet-Pont d'Arc ( 36000 ans)

Le fer joue décidément un rôle capital dans l’histoire de la Terre et dans celle de l’humanité qu’elle porte.

Il a d’abord permis à la vie de se développer et de se maintenir grâce au puissant champ magnétique généré par le noyau externe (du fer liquide) au centre du globe qui la protège d’un excès de rayonnements et de particules solaires et cosmiques potentiellement léthales. Si un jour, le noyau s’étant suffisamment refroidi, le fer liquide arrêtait de ‘’bouger’’ sous nos pieds, le champ magnétique terrestre disparaissant alors, nous n’aurions plus à nous soucier de changement climatique…Nous disparaîtrions aussi, probablement complètement irradiés… mais çà n’est pas pour demain !

je m’égare un peu…...

Parlons ‘’rust’’ et paysages….

En peinture je me demande si ce n’est pas Georgia O'Keeffe elle-même qui n’aurait pas, la première, associé le terme ‘’rust’ à la peinture interprétative des paysages du sud ouest américain avec ‘’rust red hills’’. De ceci je ne suis pas sûr... quoiqu’il en soit le rust painting est maintenant bien établi

En francophonie on ne trouve pas un tel engouement. Cependant on peut citer au Quebec L'Art de la rouille de Jean-Pierre Tremblay (2016) et en France Rust-Art ou l'art de la rouille by AYRAULT BRIGITTE de Nantes (2015) dont le patronyme est bien celui auquel vous pensez . Son livre disponible chez l’ Américain Blurb, Inc. est payable en dollars. En en pied de couverture : ‘’ Rust in photo is an artistic and philosophic subject ‘’.

Au fait et la sculpture ?

Il existe bien sûr depuis des décennies des sculptures, constructions métalliques d’art plus ou moins rouillées ou plus ou moins potentiellement rouillées mais qui ne sont ni dédiées à la rouille ni construits avec elle . Superbe exemple avec Anza Borrego !

Par contre l’an dernier (2018) à Pittsburg ville qui semble avoir surmonté la crise de la Rust Belt issue du déclin industriel amorcé à la fin des années 70 le Carnegie Museum of Art a inauguré une œuvre dédiée à l’histoire industrielle passée, aux ouvriers, afro-américains entre autres qui l’ont fait vivre et à la musique jazz qui en est sortie. Occupant 185 m², constituée à partir de 11 tonnes de ferraille rouillée récupérée sur une friche industrielle et arrangée sur du charbon (en principe, peut-être une lave volcanique noire tenant lieu de charbon) et sur du verre pilé, l’oeuvre évoque par sa géométrie un ‘’sand painting’’ Navajo , ce qui n’est pas fortuit les auteurs étant trois Amérindiens de l’Ouest (dont un Navajo d’Albuquerque). From Smoke and Tangled Waters We Carried Fire Home est le titre complet de l’oeuvre que l’on peut admirer ... ou simplement voir ici :

From Smoke and Tangled Waters

Mais la rouille au sens large, c’est à dire l’oxydation du fer est à l’origine de bien d’autres beautés…..

Sans l’oxydation du fer , sans la ‘’rouille’’ le sud ouest américain serait à peu près monochrome et les formes mêmes des sédiments du plateau du Colorado (bof!) plus cohérents, seraient moins découpées, beaucoup moins spectaculaires parce que de la même manière que l’oxydation du ferraillage contribue à la désagrégation du béton des ponts elle contribue à celle des couches géologiques en créant des hétérogénéités. Le Plateau du Colorado ne serait qu’une masse d’une monotonie accablante. Déprimante perspective !

Rust et imagination

C’est un fait que les épaves abandonnées çà et là dans le désert, les ghost-towns, ou la forêt … çà titille l’imagination et on peut rêver un instant devant chacune d’entre elles. Le mystère est d’autant plus prégnant que, au milieu de nulle part, l’abandon semble avoir été brutal et imprévu.

L’exemple le plus médiatisé , le plus photographié depuis que les touristes affluent en Utah est probablement celui de la foreuse d’eau de Cathedral Valley (cathedral valley abandoned drill rig). On y voit un vieux truck de la marque INTERNATIONAL des années 50, reconnaissable à sa calandre, dont la peinture verte (comme c’était courant chez INTERNATIONAL à l’époque) est encore visible. On imagine qu’il a été pris dans une coulée de boue suite à un flash flood, que l’équipage ( de la Compagnie J. Pinkerton) a fuit, n’ayant plus tard jamais été en mesure de l’extirper de sa gangue. Peu à peu le sable, le recouvrant, il se fossilise pour...les archéologues du futur, tel un dinosaure de l’ère moderne ! Pour eux il portera aussi témoignage de l’une des Gun cultures les plus affirmées de notre temps puisque, comme beaucoup d’autres épaves, il a servi de cible aux ‘’ trigger happy’’ de la région en devenant un exemple d’une variante du ‘’rust art’’... à savoir le '’bullet ridden rusty car ‘’ dont voici un autre classique :

et dont un autre exemple fameux est bien sûr le véhicule dans lequel Bonnie and Clyde furent mitraillés libéralement ( Bonnie and Clyde's bullet riddled "death car" ). Assez morbide !

Si la foreuse sur camion est encore en batterie, tour dressée, matériel éparpillé tout autour, l’effet est encore plus saisissant. On dirait alors que le temps s’est figé.. comme à Pompéi ... sans les cendres. Mais là nous sommes dans l’ouest et, pendant une seconde, une idée va vous traverser la tête…. l’équipage aurait-il dû fuir pour échapper à une attaque d’ Apaches irréductibles descendus des montagnes. Que diable a-t-il bien pu survenir en effet à l’équipage de cette foreuse fantomatique abandonnée là, en urgence (sud de l’Arizona du côté de la San Pedro valley)….



En réalité l’affaire remonte à la fin des années 50 quand nombre de prospecteurs ont commencé à forer pour le pétrole dans le coin et sans beaucoup de succès… certains qui avaient vendu la peau de l’ours avant de l’avoir tué et emprunté pour payer leur matériel ont simplement dû couper court à leur aventure de manière en effet brutale... Mais qu’en est-il de ce mystérieux porte-voitures encore chargé de ses 4 voitures, lui aussi des années 50… ?

... Si vous avez une idée….lâchez vous !

Pour conclure sur une note d’humour tout en poursuivant votre réflexion métaphysique et si vous passez par là, visitez donc, en Oregon : The Rust Age - Zymoglyphic Museum

p.s. inutile de chercher Zymoglyphic dans le Merriam-Webster il n’y est pas encore ! Bonne journée !
Massada - mer Morte - Jéricho en bus au départ de Jérusalem English translation pending
by Estak13 · 2019-09-28 · 11 replies
Bonjour à tous, Je pars dans 16 jours à Jerusalem. Je me concentre sur la ville pendant une semaine, mais je voudrais faire une escapade à Massada. Je ne souhaite pas y aller en groupe constitué car j'ai peur d'y passer plus de 2h ... Je veux être libre. J'ai lu que l'on peut prendre le bus 231 à Jerusalem et que l'arret est au pied de la forteresse. Durée 2h : est-ce bien cela ? Ma question est : je serai seule car mes amies ont déjà fait Massada. Le bus va directement à Massada ? Si il y a un checkpoint, que dois-je faire ? Je ne suis pas peureuse et je ne pense pas que voyager seule "craigne" mais je veux m'assurer que je saurai me débrouiller.

Pareil pour la Mer Morte : je sais que généralement on fait Massada + Mer Morte dans la foulée, mais très souvent, les plages se situent au nord pour ces excursions là et moi je voudrais plutot aller vers le Sud de la Mer Morte car il me semble que c'est là que l'on voit le mieux le sel et ses jolis dessins sur les plages ... Est-ce une idée que je me fais ? Et dans ce cas, alors, j'irai en excursion organisée.

Et pareil pour la Vieille ville de Jericho ! Sauf que là j'ai un souci : je voudrais voir le tombeau des Patriarches + la vieille ville + le Palais de Hisham. Ces sites sont-ils vraiment à coté les uns des autres ? Puis-je les joindre à pied ? Je ne trouve aucune excursion organisée vers Jericho. Pourquoi ? Je trouve cela bizarre .... il semble y avoir des trésors !

Je vous remercie beaucoup pour vos conseils, votre aide. A plus tard !🙂
Retour d'expérience "Rivages du Monde" MS Astoria English translation pending
by Jarod3110 · 2019-09-22 · 0 replies
Bonjour

je reviens sur la communauté pour vous parler de la croisiere de RIVAGE DU MONDE avec le MS ASTORIA tant décrié et malmené

je rappelle que ce navire faisait une croisiere dite d'exception GROENLAND ISLAND et IRELAND

Tout d'abord une petite mise au point

il y a deux types de croisieres à ma connaissance :

les croisieres de masses MSC ou COSTA ( 5000 personnes jeunes ou moins jeunes, des piscines à profusion, des italiens à profusion aussi, la sono à fond et à des prix assez bas !!)

Les croisières RIVAGES DU MONDE ( 500 personnes toutes francophones, plutôt assez âgés, un fort pouvoir d'achat, calme voir trop calme, et surtout pédagogique : conférencierà bord)

donc pour en revenir à la croisiere du mois d'aout.....

certes le bateau était des plus ancien ( 1945) du pur style des années glorieuses mais pas du tout kitch bien au contraire. 1 salle de sport ( 4 machines) : juste pour moi étant l'un des plus jeune !!!! 1 sauna et un haman gratuit en illimité ( rare sur les bateaux). Une alimentation des meilleures ( demi langouste pour le repas de gala ......) donc rien à envier au autre compagnie loin de la....

cependant, une animation des plus minimaliste au vue de l'age incertain des occupants ( fête d’anniversaire à bord : 97 ans !!!).. avec mes 50 ans j'étais l'un des plus jeune !!!! et surtout porté ds sa totalité sur les conférences

par ailleurs, un bateau sans systeme anti tanguage ... aie aie pour moi ( 4 jours de grosse mer avec houle de 6 m).... pas bien !!!! mais bon on survie quand on regarde les passages et paysages magnifiques

la literie quoique déjà évoqué ( la fameuse planche en bois dessous) est des meilleur qui soit ( pas de mal au dos) il est vrai que parfois on puise de l'eau ( chaude) on ne sait ou !!!! fosse magmatique peut être tellement elle est jaunâtre ( mais cela dure tout au plus 2 min)

par contre une cabine si spacieuse que cela fait rêver sur les autres bateaux !!! ( bidet de rigueur !!! et baignoire !!!) et une penderie pour accueillir au moins 6 personnes !!!)

donc pour moi et surtout au vue du tarif de 3300 euros ( tarif promotionnel) pour 2 adultes, cela fut un excellente croisiere ( et 4€ pour la tablette de nautamine aussi)

Advanced search

Your search

More filters

Filters

By member

Display