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Vélo et pression des pneus English translation pending
Pour grimper un col dont les pentes oscillent entre 9 et 11% est il conseillé de gonfler ses pneus au maximum ?
Exemple je pèse 79 kg et le maxi autorisé sur mes pneus est 8, 5 bar (pneus course Vittoria..).....je gonfle à 10% du poids de mon corps ou je gonfle à 8, 5 bar?
Un pneu sous gonflé fais surement perdre un x % de performance au cyclo qui grimpe un col....mais je me pose la question
si 1 bar de différence est notable à la fin d'une montée de 15 km au niveau fatigue, effort etc...
Désolé si je vous "gonfle" avec mes questions mais j'ai besoin d'en savoir davantage...
merci pour vos opinions.
Désolé si je vous "gonfle" avec mes questions mais j'ai besoin d'en savoir davantage...
merci pour vos opinions.
Quels sont les trois endroits incontournables pour voir Bali? English translation pending
Bonjour,
Je pars avec toutes ma petite familles (enfants de 3 et 4 ans) 22 jours à Bali. Etant avec de jeunes enfants, je me dis qu'il faut que j'évite de changer tous les jours d'endroits et que par consequent je reste 1 semaines par endroits tout en rayonnant autour de cet endroit au courant de la semaine, tout cela pour donner des reperes aux enfants et peut etre les securiser (ou cet peut etre moi qui ai besoin de me rassurer lol, ayant deja beaucoup voyager avec ma femme mais jamais avec les enfants).
Cependant quels sont les 3 endroits où resider ??? qui me permetterai de voir Bali sans etre en itinerant
j'ai pensez 1 semaine à Kuta ou autres station ds les environs, 1 semaine à Ubud et le reste Amed et iles Gili
Qu'en pensez vous ??? que me suggerez vous ???? pourquoi ?????
merci de votre aide
bonne journée
Je pars avec toutes ma petite familles (enfants de 3 et 4 ans) 22 jours à Bali. Etant avec de jeunes enfants, je me dis qu'il faut que j'évite de changer tous les jours d'endroits et que par consequent je reste 1 semaines par endroits tout en rayonnant autour de cet endroit au courant de la semaine, tout cela pour donner des reperes aux enfants et peut etre les securiser (ou cet peut etre moi qui ai besoin de me rassurer lol, ayant deja beaucoup voyager avec ma femme mais jamais avec les enfants).
Cependant quels sont les 3 endroits où resider ??? qui me permetterai de voir Bali sans etre en itinerant
j'ai pensez 1 semaine à Kuta ou autres station ds les environs, 1 semaine à Ubud et le reste Amed et iles Gili
Qu'en pensez vous ??? que me suggerez vous ???? pourquoi ?????
merci de votre aide
bonne journée
Cinq nuits à Las Vegas en septembre English translation pending
Bonjour à tous🙂,
Je prévois d'aller en septembre à Las Vegas pour 5 nuits.
Le projet est de faire 3 nuits en semaine dans un magnifique hôtel 5 étoiles et le week-end 2 nuits dans un hôtel un peu moins cher.
Mes critères principaux sont : sur le Strip, luxe, nourriture, piscine, casino, attractions...
Que pouvez-vous me proposer ?
Est-ce qu'il y a des tour operator qui propose la visite du Grand Canyon et autres ? :o)
Merci pour vos conseils.
Bonne journée.
Whitetigre
Bonne journée.
Whitetigre
Quel quartier choisir à Tokyo? English translation pending
Hello,
quel quartier conseillez-vous pour dormir à Tokyo ?
Je pensais chercher dans Asakusa qui semble un quartier animé le soir : je ne suis pas trop du genre à passer mes nuits en boîte, c'est plus histoire de me balader dans Tokyo by night dans un endroit sympa. 😛 C'est un bon choix ? (et je cherche quelquechose de pas cher - moins de 3000 yens si possible - donc genre auberge de jeunesse a priori)
quel quartier conseillez-vous pour dormir à Tokyo ?
Je pensais chercher dans Asakusa qui semble un quartier animé le soir : je ne suis pas trop du genre à passer mes nuits en boîte, c'est plus histoire de me balader dans Tokyo by night dans un endroit sympa. 😛 C'est un bon choix ? (et je cherche quelquechose de pas cher - moins de 3000 yens si possible - donc genre auberge de jeunesse a priori)
Travailler à Saint-André à la Réunion English translation pending
Bonjour,
Je dois passer un entretien pour un travail à Saint-André. Rien est fait, puisqu'entretien ne signifie pas forcément qu'on a le poste...Toutefois, je commence à me renseigner sur ce coin. J'ai vu quelques posts à ce sujet, mais comme tout change vite là-bas j'ai l'impression, je voulais avoir quelques avis. J'ai lu que Saint-André n'était pas la ville la plus fantastique (pas mal de pluie, voire insécurité ??) de l'île...mais qu'il n'était pas conseillé de vivre trop loin de son lieu de travail à cause des fameux embouteillages (que j'ai testés il y a 1 an d'ailleurs !!). Qu'en est-il exactement ? Est-il envisageable de vivre, pas exemple, vers Saint-Denis, coté Est ou est ce que c'est déjà la panique en voiture le matin ? Ou plutôt vivre carrément à Saint-Benoît ? Comment est cette ville ? Question pluie, on lit qu'il y pleut tous les jours...Mythe ou réalité ?!? Puisque s'il pleut 3 gouttes tous les jours, c'est pas pire qu'autre chose... Bref, je lis tellement de trucs peu encourageants que je reste dubitatif, et je remercie donc tous ceux qui connaissent ce coin de me donner leurs avis éclairés. J'ai quand même bien envie d'aller là-bas pour quelques temps 😉 Merci beaucoup !
Jeff
Je dois passer un entretien pour un travail à Saint-André. Rien est fait, puisqu'entretien ne signifie pas forcément qu'on a le poste...Toutefois, je commence à me renseigner sur ce coin. J'ai vu quelques posts à ce sujet, mais comme tout change vite là-bas j'ai l'impression, je voulais avoir quelques avis. J'ai lu que Saint-André n'était pas la ville la plus fantastique (pas mal de pluie, voire insécurité ??) de l'île...mais qu'il n'était pas conseillé de vivre trop loin de son lieu de travail à cause des fameux embouteillages (que j'ai testés il y a 1 an d'ailleurs !!). Qu'en est-il exactement ? Est-il envisageable de vivre, pas exemple, vers Saint-Denis, coté Est ou est ce que c'est déjà la panique en voiture le matin ? Ou plutôt vivre carrément à Saint-Benoît ? Comment est cette ville ? Question pluie, on lit qu'il y pleut tous les jours...Mythe ou réalité ?!? Puisque s'il pleut 3 gouttes tous les jours, c'est pas pire qu'autre chose... Bref, je lis tellement de trucs peu encourageants que je reste dubitatif, et je remercie donc tous ceux qui connaissent ce coin de me donner leurs avis éclairés. J'ai quand même bien envie d'aller là-bas pour quelques temps 😉 Merci beaucoup !
Jeff
Cherche une carte de la ville de Djibouti English translation pending
Bonjour!
Est-ce qu'il est possible de se procuréer une carte de Djibouti ville avec le nom des rues? D'avance, merci ! 🙂
Est-ce qu'il est possible de se procuréer une carte de Djibouti ville avec le nom des rues? D'avance, merci ! 🙂
Bivouac en France pour une fille seule? English translation pending
Suite à un petit contre-temps, mes vacances prévues en Août tombent à l'eau mais plutôt que de me lamenter, je me dis c'est peut être THE occasion de réaliser un de mes rêves secrets, partir une semaine en rando avec juste mon sac sur le dos et deux bestioles poilues comme compagnons de route.
Ce qui m'effraie le plus, comme tout le monde je suppose avant de sauter le pas, c'est de dormir. Déjà j'ai plutôt l'imagination débordante, mais en fermant les yeux très fort, en demandant au berger allemand de dormir collé contre mon sac de couchage et en me disant pas que tous ces petits bruits ne sont pas des aliens prêts à me dévorer, je devrais être capable de me raisonner... dès la 2ème nuit (faut pas exagérer !).
J'aimerais quand même savoir si d'un point de vue rationnel, c'est une bonne idée ou une idée totalement suicidaire que de vouloir dormir toute seule au milieu de nulle part quand on est une femme ? Il me semble aussi que le bivouac est toléré en France, mais que veux dire tolérer, y'a des horaires à respecter ? des endroits à respecter ou à éviter ? Vaut mieux un champs, une forêt ou on s'en fiche ? Y'a toujours le risque de se faire réveiller en pleine nuit par un propriétaire énervé parce qu'on a choisi le mauvais coin de forêt ou globalement c'est bon ?
Pour le lieu je ne sais pas encore. Je sais juste que je fuis les parcs nationaux, et que la montagne seule n'est pas encore d'actualités pour les baptêmes du feu. J'hésite entre les chateaux de la loire vu que j'habite dans la région et connait un peu mais pour de courtes randos mais c'est rassurant de se dire qu'on est un peu chez nous (seul hic, grande région de chasse donc quasi toutes les forêts de sologne sont privées... après on peut faire comme si on savait pas trop ptete...), et les volcans d'auvergne pour son côté désert enfin j'ai l'impression que c'est désert (suis pas trop adepte des coins où je rencontre 10 personnes à l'heure).
Qu'en pensez vous ?
Ce qui m'effraie le plus, comme tout le monde je suppose avant de sauter le pas, c'est de dormir. Déjà j'ai plutôt l'imagination débordante, mais en fermant les yeux très fort, en demandant au berger allemand de dormir collé contre mon sac de couchage et en me disant pas que tous ces petits bruits ne sont pas des aliens prêts à me dévorer, je devrais être capable de me raisonner... dès la 2ème nuit (faut pas exagérer !).
J'aimerais quand même savoir si d'un point de vue rationnel, c'est une bonne idée ou une idée totalement suicidaire que de vouloir dormir toute seule au milieu de nulle part quand on est une femme ? Il me semble aussi que le bivouac est toléré en France, mais que veux dire tolérer, y'a des horaires à respecter ? des endroits à respecter ou à éviter ? Vaut mieux un champs, une forêt ou on s'en fiche ? Y'a toujours le risque de se faire réveiller en pleine nuit par un propriétaire énervé parce qu'on a choisi le mauvais coin de forêt ou globalement c'est bon ?
Pour le lieu je ne sais pas encore. Je sais juste que je fuis les parcs nationaux, et que la montagne seule n'est pas encore d'actualités pour les baptêmes du feu. J'hésite entre les chateaux de la loire vu que j'habite dans la région et connait un peu mais pour de courtes randos mais c'est rassurant de se dire qu'on est un peu chez nous (seul hic, grande région de chasse donc quasi toutes les forêts de sologne sont privées... après on peut faire comme si on savait pas trop ptete...), et les volcans d'auvergne pour son côté désert enfin j'ai l'impression que c'est désert (suis pas trop adepte des coins où je rencontre 10 personnes à l'heure).
Qu'en pensez vous ?
Trouver les stations d'essence dans l'Ouest américain? English translation pending
Bonjour,
Partant la semaine prochaine dans l'Ouest américain, nous nous préparons à faire de longues distances en voiture. Je me demandais du coup (c'est peut etre une question bête... 🤪) comment savoir quand faire le plein, pour ne pas nous retrouver en panne séche... Comment savoir les endroits où il n'y aura pas de pompe à essence...? 😉
Merci d'avance pour vos conseils
Partant la semaine prochaine dans l'Ouest américain, nous nous préparons à faire de longues distances en voiture. Je me demandais du coup (c'est peut etre une question bête... 🤪) comment savoir quand faire le plein, pour ne pas nous retrouver en panne séche... Comment savoir les endroits où il n'y aura pas de pompe à essence...? 😉
Merci d'avance pour vos conseils
Voyager l'Albanie en voiture de tourisme English translation pending
Nous partons le 20 juillet en Albanie avec notre voiture personnelle (qui n'est pas un 4/4. Quelques questions se posent à nous.
1) le permis international es-il indispensable (conseillé par le lonely planet ed. 2009 sur les Balkans)
2) Est-il possible d'aller jusqu'à Theth sans 4/4 ? ainsi que Bajram Curri et Valbonna ?
3) Y a t-il des parkings gardés dans les villes ? peut-on laisser sans surveillance et sans risque une voiture chargée (sacs, matériel de camping) pendant la journée sans risque, le temps de visiter la ville ?
4) Les passages de frontières sont-ils longs ? Monténéro/Albanie, Montenegro/Bosnie, Montenegro/Croatie ?
Merci pour vos conseils. Dominique
Merci pour vos conseils. Dominique
Visa court séjour français pour une Thaïlandaise English translation pending
Bonjour à tous.
J'ai quelques question pour l'obtention d'un visa court séjour pour visite privée pour une amie Thailandaise. - Tout d'abord pour le billet d'avion. Est ce que une simple réservation par billet électronique est suffisante ? Les fonctionnaires de l'ambassade sont t' ils capable d' appeler la compagnie pour voir si la réservation est encore valable ? - Sachant personne dispose de très peu d'argent sur son compte et son travail n'est pas bien payer. Je voulais savoir si en faisant un courrier comme quoi je subvenais à tous les besoins nécessaires lors de son séjour et en envoyant mes bulletins de payes, s'il était possible d'obtenir le visa ? - Dernière question, comme mon amie ne parle pas le Français. Est t' il possible qu'elle aille faire la demande au consulat toute seule.
Merci.
J'ai quelques question pour l'obtention d'un visa court séjour pour visite privée pour une amie Thailandaise. - Tout d'abord pour le billet d'avion. Est ce que une simple réservation par billet électronique est suffisante ? Les fonctionnaires de l'ambassade sont t' ils capable d' appeler la compagnie pour voir si la réservation est encore valable ? - Sachant personne dispose de très peu d'argent sur son compte et son travail n'est pas bien payer. Je voulais savoir si en faisant un courrier comme quoi je subvenais à tous les besoins nécessaires lors de son séjour et en envoyant mes bulletins de payes, s'il était possible d'obtenir le visa ? - Dernière question, comme mon amie ne parle pas le Français. Est t' il possible qu'elle aille faire la demande au consulat toute seule.
Merci.
Partir en vacances à Marrakech pendant le Ramadan? English translation pending
Dans les agences de voyages on me l'a plutot déconseillé
Prises pour ordinateurs à Cuba? English translation pending
Bien le bonjour... question bien importante pour moi... pour les portables (laptop) venant du qc...
j'ai besoin d'adapteur ???
et même si j'en ai besoin ... l'ampérage ou voltage sera adéquat une fois là-bas ???
J'ai "tuer" mon fer plat lors de mon dernier séjour ! même avec un adapteur.
Merci bien de vos réponse rapides, , je quitte dans 3 jours !! !
Etats-Unis: vous faites quoi de vos effets de valeur pendant la journée? English translation pending
Ca va vous paraître terre à terre, mais je n'ai pas encore trouvé de solution pour sauvegarder mes objets de valeur pendant la journée.
Comme dirait Arnho dans un post de la journée, c'est la 2° question border line.
Quand on reste plusieurs jours au même endroit, l'hôtel est un lieu sûr.
Quand on change d'hôtel tous les jours, le problème se pose. Pour les appareils photo et les accessoires, ça semble normal et logique de les amener avec soi quand on visite. Les papiers d'identité n'occupent pas trop de place.
Reste le cas, par exemple, de l'ordinateur. Je suis bien tenté de l'amener quand on voit tout l'intérêt de l'Internet, ne serait ce que pour la météo, les nouvelles de notre monde ou pour décharger les nombreuses photos prises pendant la journée. Et puis nombre d'hôtels proposent la WIFI sans supplément (bizarrement ce sont souvent les plus chers qui la facturent)
J'ai vu dans des posts que les forumeurs privilégient les voitures avec coffre fermé ou avec cache bagages.
La communauté VF a-t-elle d'autres idées ou des astuces à proposer ?
Quand on reste plusieurs jours au même endroit, l'hôtel est un lieu sûr.
Quand on change d'hôtel tous les jours, le problème se pose. Pour les appareils photo et les accessoires, ça semble normal et logique de les amener avec soi quand on visite. Les papiers d'identité n'occupent pas trop de place.
Reste le cas, par exemple, de l'ordinateur. Je suis bien tenté de l'amener quand on voit tout l'intérêt de l'Internet, ne serait ce que pour la météo, les nouvelles de notre monde ou pour décharger les nombreuses photos prises pendant la journée. Et puis nombre d'hôtels proposent la WIFI sans supplément (bizarrement ce sont souvent les plus chers qui la facturent)
J'ai vu dans des posts que les forumeurs privilégient les voitures avec coffre fermé ou avec cache bagages.
La communauté VF a-t-elle d'autres idées ou des astuces à proposer ?
Itinéraire de six jours pour Lyon-Marseille à vélo? English translation pending
Bonjour,
Avec ma copine on projette de faire lyon-Marseille à velo. Le but n'est pas de battre des records mais de se promener tranquillement. Donc on voudrait éviter au maximum les gros cols(et donc les alpes), sans toutes fois longé l'autoroute.Je pensais donc à la vallée du rhone. On a une semaine devant nous. Je pense qu'on a une assez bonne condtion physique pour faire au moins 60-80km par jour, si il n'y a pas de grosse difficulté. Donc sur 6 jours (le 7ième retour en train), on pourrait faire environs 400km.
Est ce que vous pourriez me conseiller un itinéraire ou me renvoyer sur des sites qui traitent ce sujet?
Merci d'avance.
Paulo.
Merci d'avance.
Paulo.
Location véhicule avec GPS pour la Thaïlande English translation pending
Bonjour à tous.
J'ai vu sur le site Budget Thailand que l'on pouvait louer un GPS avec le véhicule mais par contre sur leur site lorsqu'on veut effectuer une réservation en ligne il n'y a pas la possibilité de réserver un GPS. Faut il absolument passer par leur call center? De plus sur leur site pour les contacter il n'y a qu'un numéro de téléphone et pas d'adresse email, quelqu'un aurait il une adresse mail pour contacter Budget Thailand.
Existe t'il aussi chez Avis thailand la possibilité de réserver un GPS comme chez Budget (aucunes informations à ce sujet sur le site internet Avis Thailand)?
Quelqu'un aurait-il déjà effectué une réservation d'un véhicule avec GPS en Thaïlande et si oui auprès de quelles compagnies?
Merci pour vos réponses.
Existe t'il aussi chez Avis thailand la possibilité de réserver un GPS comme chez Budget (aucunes informations à ce sujet sur le site internet Avis Thailand)?
Quelqu'un aurait-il déjà effectué une réservation d'un véhicule avec GPS en Thaïlande et si oui auprès de quelles compagnies?
Merci pour vos réponses.
Cherche école secondaire à Tananarive English translation pending
Bonjour,
je cherche une école pour un élève entrant en seconde.
Cette école doit être: - d'expression française - située à tana - non confessionnelle
Pouvez vous m'aider ?
Cet élève n'a pas, je pense, le niveau pour entrer au Lycée français de Tana. Mais il a de trés bons résultats et est un bon élève.
Merci à tous.
Cordialement😉
je cherche une école pour un élève entrant en seconde.
Cette école doit être: - d'expression française - située à tana - non confessionnelle
Pouvez vous m'aider ?
Cet élève n'a pas, je pense, le niveau pour entrer au Lycée français de Tana. Mais il a de trés bons résultats et est un bon élève.
Merci à tous.
Cordialement😉
Les vagabonds des airs. Les dugongs de Marsa Mubarak (Egypte) English translation pending
Les vagabonds des airs.
Egypte. Les dugongs de Marsa Mubarak.
Pas de coq. Pas de réveil. C’est la température ambiante qui nous extirpe du sac à viande. Passé six heures, la chaleur devient malaisément supportable dans la tente.
Nous levons le camp, déjeunons et marchons pour se poster sur le bord de la route. Circulant à la fraîche, les véhicules remontant de Bir Shalatin en direction d’Hurghada sont plus nombreux vers 7 heures. L’expérience des jours passés nous a démontré que les transports individuels et collectifs en Egypte n’étaient pas toujours pénétrables ; mais en bons bretons têtus que nous sommes, nous contrecarrons les refus catégoriques et parfois agressifs, par des sourires et une motivation accrocheuse.
Nous comptons en fait rejoindre aujourd’hui une des baies qu’abrite la côte Sud Est Egyptienne, se situant à une trentaine de kilomètres au nord d’ici. J’ai lu dans des brochures de plongée que celle-ci serait fréquentée par des dugongs ; mammifères herbivores en voie d’extinction.
L’obstination finit toujours par payer, nous faisons le pied de grue un juste quart d’heure. Une 504 Peugeot se range sur le bas côté, un barbu poivre et sel au volant. Il ouvre la fenêtre côté passager. - Salam aleikoum - Salam - Nous souhaiterions aller à 15 km d’ici. Ne comprenant pas l’anglais ; j’use alors des gestes et des mimiques faciales avant de sortir ma carte du pays. Mieux vaut toujours un plan qu’un grand discours imagé et ridicule. - Ok - How much ? Imageant ma question par le frottement de pouce sur l’index.
Il m’annonce cinquante livres égyptiennes, je lui propose vingt. Il me réitère cinquante. Je lui en offre trente, mais le bougre campe sur le billet de départ. Je tente alors quarante, avant de convenir finalement au prix qu’il souhaitait au départ. Quel piètre marchandeur je fais….
La morale dans ce coin du désert arabique, est qu’il est fort inutile de jouer au marchand et à la marchande. Car rares ici sont les voitures s’arrêtant pour embringuer les étrangers. À vouloir gagner petit on peut perdre gros : Rester poireauter plusieurs minutes, voire quelques heures, le porte monnaie mafflu et la raison bien maigre.
Nous payons sans aucun doute le prix fort pour une si une courte distance, mais cela fait quand même de moi un voyageur satisfait. L’asphalte de la route est en bon état, et les paysages désertiques la bordant tout simplement sublimes. Avec ses mystères de nature sauvage, le désert arabique prend ses plus beaux apparats le matin. Les molles dunes semblables aux vagues de mer, jalonnent la route suivie. Par ma pente naturelle de rêverie, une idée me vient.
- Demain j’irais marcher quelques heures dans le désert arabique histoire de prendre quelques photos. Que j’adresse à Isabelle. - Si tu veux, mais sans moi…rétorque mon épouse. Je me tourne vers mes enfants. - Idem Maman. Répond Loïck. - Je suis en vacances. Conclut Morgann.
La carriole nous dépose sur une placette en rond- point, appartenant à un complexe hôtelier. Palissadé sur toute sa longueur, le Resort bâillonne sur toute sa longueur l’accès à la plage. Les matons à l’entrée ne nous ont pas remarqué, nous contournons la clôture par la gauche…pas bien, oh non ça ce n’est pas bien !!
Quel ras le bol de passer à la caisse à chaque fois que nous tentons une baignade sur un site naturel en Mer rouge ! Nous oublions pour l’occasion nos principes moraux, et ne pensons alors qu’à une seule chose : trouver un dugong.
Nous gauchons sans difficulté la palanque et déboulons sur le versant nord de la baie. La pointe domine très légèrement la baie et permet ainsi une vue d’ensemble. Une légère brise venant du large, une mer turquoise ; des fonds apparemment sablonneux, mouchetés de vert ci et là ; le golfe de Marsa Mubarak parait tranquille.
Nous sommes étrangement quasi seuls. Cela rassure, car la vision de tous ces transats sous parasols sur la plage de la baie laisse présager l’abominable en haute saison. Nous poursuivons une marche de quelques minutes jusqu’au bout de la langue caillouteuse. Nous rassemblons nos affaires sur une minuscule grève et posons un regard scrutateur sur l’horizon. L’animal nécessite une remontée toutes les cinq à dix minutes pour se remplir les poumons. Cette surnage ne devrait pas passer inaperçue.
Mais pas la moindre écume entre les vagues courtes. Soit les dugongs sont des lèves tard… soit la présence du mammifère dans ces eaux alimente une fois de plus la légende. Nous nous équipons malgré tout et palmons en direction du premier récif, situé à quelques vogues du littoral.
L’incertitude regagne nos esprits, aussi le souvenir déçu des tentatives passées. En effet nous ne sommes pas à notre première chasse à l’œil, nous battons le rappel depuis belle lurette pour évoluer avec ces placides herbivores. Les conditions environnementales sur l’ile de Mantanani à Bornéo étaient bien plus souveraines qu’elles ne sont ici au nord de Marsa Alam. (Lire La légende des sirènes, les dugongs de Mantanani).
Je tiens à rappeler que le dugong est un animal menacé, condamné à disparaître. Et ceci pour plusieurs allégations .La plus évidente dans l’ébranlement de son espèce est la réduction massive de ses habitats côtiers. En particulier du fait du tourisme, de l’urbanisation des littoraux et de la pollution. Sur toute sa côte sud de la Mer rouge, l’Egypte exécute à grands pas les chances de réhabilitation du mammifère. Sur une portion de cinq cent kilomètre comme celle entre Safaga et Ras Banas, il n’existe qu’une trentaine de Marsa ou baies comme celle de Mubarak. Nourricières par les herbiers qu’elles abritent, jouissant pour la plupart de séduisantes plages ; les baies fréquentées par les siréniens sont également très convoitées par les promoteurs immobiliers.
Sur les quatre cent kilomètres de littoral que nous avons longé depuis Hurghada, chacune de ces baies est enlaidie par une ou plusieurs structures hôtelières. Je fais l’impasse sur les Sharm, les timides renfoncements ou avancées sur la mer …il n’y a pas vingt, voire dix kilomètres sans un Dirladada hôtel existant ou en construction. Une fois les chantiers achevés, les deux années qui viennent s’annoncent bien orageuses pour cette zone côtière. Ce coin ; jusque là décrit comme le dernier paradis authentique et préservé géographiquement du tourisme de masse ; est en passe de devenir un désastre écologique.
Aujourd’hui Petit Poucet, l’aéroport de Marsa Alam souhaite devenir ogre. Il promet de remplir les deux cent quarante mille chambres prévues par les promoteurs ! En devenant international, l’aérogare assure aujourd’hui des vols sans escale, et ce à partir des principales capitales Européennes puis du Moyen Orient.
Dixit l’écologie Egyptienne ; les récifs coralliens de la côte sud, et la vie émanant de ceux-ci, ne supporteraient pas une fréquentation supérieure à soixante dix mille chambres. Mon sentiment est que les écologistes peuvent ergoter tant qu’ils veulent et tant qu’ils peuvent, l’argent est trop séducteur et le corrupteur par excellence. En poursuivant cette course pognoniste, les totalitaires offrent à la faune et la flore sous marine Egyptienne un aller simple pour l’enfer.
Les Egyptiens voient les choses en grand et prouvent une fois de plus qu’ils sont toujours de stupéfiants bâtisseurs. L’histoire racontera s’ils ne sont pas en train de scier la branche sur laquelle ils sont assis….
Je mets un terme à la digression et reviens sur une note plus poétique, notre promenade sous marine.
D’un cobalt virant par endroit à l’outremer, le bleu des profondeurs déteint graduellement sur les coraux et devient transparent sur les fonds sablonneux. Affleurant la surface ; le récif est frangeant et en formation de queue de comète. Ici le récif est aussi une longue trainée de poussières ; un amas épars d’îlets, explosant de vies et de lumières. Les îlots coralliens sont compartimentés sur une seule et même courbe, voyageant du large comme des wagons sur un seul rail, tirés par une locomotive qu’est le littoral.
Nous ne résistons pas longtemps au plaisir de passer sous les arches naturelles ; de pénétrer dans chaque passage ou goulet que les bosquets de polypes forment depuis des années. Jacques Cousteau comparaissait la Mer Rouge en un couloir de merveilles. C’est juste aussi, si je résume la description de ce récif en une merveille de couloirs. Chaque dédale est un espace rivalisant de couleurs avec le voisin.
Fantastique balade en aquarium.
Coraux mous puis durs, gorgones tentaculaires, anémones agiles et éveillées…..à foison. La faune n’est pas en reste. Les anthias rouges virevoltent puis s’abritent dans les talus d’acropora. Les poissons cochers chevauchent le flux de nos palmes, les poissons crocodiles se camouflent…mais nous ne sommes pas venus jusqu’ici pour batifoler avec les communs du paysage corallien.
Nous empruntons alors la dernière passe et rejoignons rapidement un bleu plus profond. Nous nageons vers le large.
L’évent en poupe, sous l’action du courant nous survolons ainsi dunes et jardins de corail. Voler. Planer. Sans effort. Nos palmes pour seul moyen d’orientation.
Nous explorons toute la baie. Trois heures de nage. Epuisés. Le vent s’est levé, et nous disputons un bras de fer depuis une heure avec le courant et les clapots. Nombreuses sont les tortues, requins guitare, bancs de fusillers…pas l’ombre d’une caudale dans les prés de Marsa Mubarak.
Vague à l’âme, vagues par-dessus le tuba nous revenons vers la plage. Désabusés. Une fois de plus déçus.
Parviendrons-nous un jour à nager avec un dugong ?
Faut il penser que le contact est quasi impossible, fou ?
Souvent le désespoir a gagné des batailles disait Voltaire.
Comme pour celui qui s’apprête à battre en retraite, je jette un dernier regard vers le terrain de ma défaite. Le grand bleu. Nous vivons aujourd’hui notre Austerlitz.
Il y’a un truc qui monte. Un machin rond. Une chose entre deux eaux. Et cela à une trentaine de mètres de nous. Une ogive blanche. L’image est encore trop vague car sous l’eau tout se confond. Une tortue ? Non, c’est bien trop barrique et trop rapide.
On reste là en surface. Les têtes rivées vers cette masse ondulante. Plus de doute, en voilà un.
Nous allons nager avec un dugong.
Nous n’en croyons pas nos yeux. Je mets sous tension mon caisson étanche et commence à immortaliser les premières secondes d’une rencontre tant attendue. Lui aussi nous a vu, et fonce droit sur nous. Curieux animal.
Cet animal magnifique semble un revenu de la terre, des océans datant de milliers d’années. Sa beauté, son innocence, son sourire lui donnent un caractère commun avec notre espèce de mammifère. Et comme si nous partagions une ancienne histoire terrestre, il se rapproche figurément et proprement de nous. Il remonte des profondeurs, et vient se reposer à la surface.
Respirer. Nous rencontrer. Nous extasier face à la magie de la nature. De cet équilibre subtil qui régit la vie de ce sirénien.
Il plonge, broute inlassablement les herbiers. Cinq minutes à huit minutes tout au plus, avant de remonter. A chaque fois sur la même cible ; nous.
Il y’a la place pourtant. Il pourrait venir se remplir les poumons à deux encablures. Mais non. Il souhaite indéniablement nous démontrer comment il est agile, doux, beau, fort. Amical. L’union est étrange, relevant d’une alchimie de l’instinct, d’un ordre malheureusement éphémère.
Grandiose. C’est tout simplement grandiose.
Il cherche un accord avec nous. Nous voulons la même synergie.
Alors je l’imite. Et lui montre comment l’homme est gourd, malagauche, faible et pataud dans l’eau. Il ne me quitte pas des yeux ; semble se marrer. Cela me vaudra d’ailleurs mon surnom estival : Papa le dugong. Les enfants sont amusants…parfois délirants et exagérants dans les raccourcis cognitifs qu’ils font. J’ai beau être chauve et souriant, cela ne fait pas de moi un sosie du mammifère quand même ! À moins que la vérité ne soit ailleurs ; que le lien soit fait tout bonnement pour mes poignées d’amour naissantes … sic !! Amis de la quarantaine : bienvenue au club !!
Mais la rencontre dégage tant d’affection, que je prends volontiers à mon compte l’essentiel ; le charme de l’apnéiste … P’té comment il se la raconte le gars !!
Toute la famille est impressionnée, émotionnée par la taille du dugong. Il faut avouer qu’il est imposant, haut comme une pièce de notre appartement, rond comme une colonne de Karnak... . Morgann se sent minuscule et préfère marquer légèrement un retrait. Loïck lui, accompagne chacune des lentes immersions de notre nouvel ami et prend autant de plaisir que les rémoras qui lui collent au train.
L’accompagnement du fiston se fait durant quelques mètres seulement car l’animal plonge pour se poser sur les herbiers situés à une douzaine de mètres en dessous de la surface. Et pour que l’apnée soit nourricière réciproquement, il nous faut plonger comme l’animal. Bien sûr nous pourrions nous contenter d’observer le dugong des nuages ; de contempler la Mer Rouge d’en bas, vu d’en haut.
Mais la politique de notre maison n’est pas de percevoir la vie d’un regard plongeur, d’un point de vue hiérarchique. Superficiel.
Alors nous plongeons comme lui. Sans artifice. En apnée. Pour une descente roborative réciproque. Lui pour brouter ses quarante kilogrammes quotidien d’herbacées ; nous pour nourrir nos yeux de son regard rond et de son sourire anatomique. Pour assouvir, comme si cela était possible, notre insatiable émerveillement de la beauté du monde animal.
Les vagabondages dans les airs durent à peu de chose près, deux heures.
Et puisque seules nos limites respiratoires peuvent mettre fin à la rencontre, nous rejoignons la côte. Ces sensations fortes laisseront en nous une extraordinaire et éternelle empreinte. Des images aussi superbes que nos souvenirs.
Nous sommes revenus deux fois sur ce coin. En trois journées, nous en avons rencontré à chaque balade aquatique. Jamais les mêmes mammifères. Avec toujours autant de bonheur.
Egypte. Les dugongs de Marsa Mubarak.
Pas de coq. Pas de réveil. C’est la température ambiante qui nous extirpe du sac à viande. Passé six heures, la chaleur devient malaisément supportable dans la tente.
Nous levons le camp, déjeunons et marchons pour se poster sur le bord de la route. Circulant à la fraîche, les véhicules remontant de Bir Shalatin en direction d’Hurghada sont plus nombreux vers 7 heures. L’expérience des jours passés nous a démontré que les transports individuels et collectifs en Egypte n’étaient pas toujours pénétrables ; mais en bons bretons têtus que nous sommes, nous contrecarrons les refus catégoriques et parfois agressifs, par des sourires et une motivation accrocheuse.
Nous comptons en fait rejoindre aujourd’hui une des baies qu’abrite la côte Sud Est Egyptienne, se situant à une trentaine de kilomètres au nord d’ici. J’ai lu dans des brochures de plongée que celle-ci serait fréquentée par des dugongs ; mammifères herbivores en voie d’extinction.
L’obstination finit toujours par payer, nous faisons le pied de grue un juste quart d’heure. Une 504 Peugeot se range sur le bas côté, un barbu poivre et sel au volant. Il ouvre la fenêtre côté passager. - Salam aleikoum - Salam - Nous souhaiterions aller à 15 km d’ici. Ne comprenant pas l’anglais ; j’use alors des gestes et des mimiques faciales avant de sortir ma carte du pays. Mieux vaut toujours un plan qu’un grand discours imagé et ridicule. - Ok - How much ? Imageant ma question par le frottement de pouce sur l’index.
Il m’annonce cinquante livres égyptiennes, je lui propose vingt. Il me réitère cinquante. Je lui en offre trente, mais le bougre campe sur le billet de départ. Je tente alors quarante, avant de convenir finalement au prix qu’il souhaitait au départ. Quel piètre marchandeur je fais….
La morale dans ce coin du désert arabique, est qu’il est fort inutile de jouer au marchand et à la marchande. Car rares ici sont les voitures s’arrêtant pour embringuer les étrangers. À vouloir gagner petit on peut perdre gros : Rester poireauter plusieurs minutes, voire quelques heures, le porte monnaie mafflu et la raison bien maigre.
Nous payons sans aucun doute le prix fort pour une si une courte distance, mais cela fait quand même de moi un voyageur satisfait. L’asphalte de la route est en bon état, et les paysages désertiques la bordant tout simplement sublimes. Avec ses mystères de nature sauvage, le désert arabique prend ses plus beaux apparats le matin. Les molles dunes semblables aux vagues de mer, jalonnent la route suivie. Par ma pente naturelle de rêverie, une idée me vient.
- Demain j’irais marcher quelques heures dans le désert arabique histoire de prendre quelques photos. Que j’adresse à Isabelle. - Si tu veux, mais sans moi…rétorque mon épouse. Je me tourne vers mes enfants. - Idem Maman. Répond Loïck. - Je suis en vacances. Conclut Morgann.
La carriole nous dépose sur une placette en rond- point, appartenant à un complexe hôtelier. Palissadé sur toute sa longueur, le Resort bâillonne sur toute sa longueur l’accès à la plage. Les matons à l’entrée ne nous ont pas remarqué, nous contournons la clôture par la gauche…pas bien, oh non ça ce n’est pas bien !!
Quel ras le bol de passer à la caisse à chaque fois que nous tentons une baignade sur un site naturel en Mer rouge ! Nous oublions pour l’occasion nos principes moraux, et ne pensons alors qu’à une seule chose : trouver un dugong.
Nous gauchons sans difficulté la palanque et déboulons sur le versant nord de la baie. La pointe domine très légèrement la baie et permet ainsi une vue d’ensemble. Une légère brise venant du large, une mer turquoise ; des fonds apparemment sablonneux, mouchetés de vert ci et là ; le golfe de Marsa Mubarak parait tranquille.
Nous sommes étrangement quasi seuls. Cela rassure, car la vision de tous ces transats sous parasols sur la plage de la baie laisse présager l’abominable en haute saison. Nous poursuivons une marche de quelques minutes jusqu’au bout de la langue caillouteuse. Nous rassemblons nos affaires sur une minuscule grève et posons un regard scrutateur sur l’horizon. L’animal nécessite une remontée toutes les cinq à dix minutes pour se remplir les poumons. Cette surnage ne devrait pas passer inaperçue.
Mais pas la moindre écume entre les vagues courtes. Soit les dugongs sont des lèves tard… soit la présence du mammifère dans ces eaux alimente une fois de plus la légende. Nous nous équipons malgré tout et palmons en direction du premier récif, situé à quelques vogues du littoral.
L’incertitude regagne nos esprits, aussi le souvenir déçu des tentatives passées. En effet nous ne sommes pas à notre première chasse à l’œil, nous battons le rappel depuis belle lurette pour évoluer avec ces placides herbivores. Les conditions environnementales sur l’ile de Mantanani à Bornéo étaient bien plus souveraines qu’elles ne sont ici au nord de Marsa Alam. (Lire La légende des sirènes, les dugongs de Mantanani).
Je tiens à rappeler que le dugong est un animal menacé, condamné à disparaître. Et ceci pour plusieurs allégations .La plus évidente dans l’ébranlement de son espèce est la réduction massive de ses habitats côtiers. En particulier du fait du tourisme, de l’urbanisation des littoraux et de la pollution. Sur toute sa côte sud de la Mer rouge, l’Egypte exécute à grands pas les chances de réhabilitation du mammifère. Sur une portion de cinq cent kilomètre comme celle entre Safaga et Ras Banas, il n’existe qu’une trentaine de Marsa ou baies comme celle de Mubarak. Nourricières par les herbiers qu’elles abritent, jouissant pour la plupart de séduisantes plages ; les baies fréquentées par les siréniens sont également très convoitées par les promoteurs immobiliers.
Sur les quatre cent kilomètres de littoral que nous avons longé depuis Hurghada, chacune de ces baies est enlaidie par une ou plusieurs structures hôtelières. Je fais l’impasse sur les Sharm, les timides renfoncements ou avancées sur la mer …il n’y a pas vingt, voire dix kilomètres sans un Dirladada hôtel existant ou en construction. Une fois les chantiers achevés, les deux années qui viennent s’annoncent bien orageuses pour cette zone côtière. Ce coin ; jusque là décrit comme le dernier paradis authentique et préservé géographiquement du tourisme de masse ; est en passe de devenir un désastre écologique.
Aujourd’hui Petit Poucet, l’aéroport de Marsa Alam souhaite devenir ogre. Il promet de remplir les deux cent quarante mille chambres prévues par les promoteurs ! En devenant international, l’aérogare assure aujourd’hui des vols sans escale, et ce à partir des principales capitales Européennes puis du Moyen Orient.
Dixit l’écologie Egyptienne ; les récifs coralliens de la côte sud, et la vie émanant de ceux-ci, ne supporteraient pas une fréquentation supérieure à soixante dix mille chambres. Mon sentiment est que les écologistes peuvent ergoter tant qu’ils veulent et tant qu’ils peuvent, l’argent est trop séducteur et le corrupteur par excellence. En poursuivant cette course pognoniste, les totalitaires offrent à la faune et la flore sous marine Egyptienne un aller simple pour l’enfer.
Les Egyptiens voient les choses en grand et prouvent une fois de plus qu’ils sont toujours de stupéfiants bâtisseurs. L’histoire racontera s’ils ne sont pas en train de scier la branche sur laquelle ils sont assis….
Je mets un terme à la digression et reviens sur une note plus poétique, notre promenade sous marine.
D’un cobalt virant par endroit à l’outremer, le bleu des profondeurs déteint graduellement sur les coraux et devient transparent sur les fonds sablonneux. Affleurant la surface ; le récif est frangeant et en formation de queue de comète. Ici le récif est aussi une longue trainée de poussières ; un amas épars d’îlets, explosant de vies et de lumières. Les îlots coralliens sont compartimentés sur une seule et même courbe, voyageant du large comme des wagons sur un seul rail, tirés par une locomotive qu’est le littoral.
Nous ne résistons pas longtemps au plaisir de passer sous les arches naturelles ; de pénétrer dans chaque passage ou goulet que les bosquets de polypes forment depuis des années. Jacques Cousteau comparaissait la Mer Rouge en un couloir de merveilles. C’est juste aussi, si je résume la description de ce récif en une merveille de couloirs. Chaque dédale est un espace rivalisant de couleurs avec le voisin.
Fantastique balade en aquarium.
Coraux mous puis durs, gorgones tentaculaires, anémones agiles et éveillées…..à foison. La faune n’est pas en reste. Les anthias rouges virevoltent puis s’abritent dans les talus d’acropora. Les poissons cochers chevauchent le flux de nos palmes, les poissons crocodiles se camouflent…mais nous ne sommes pas venus jusqu’ici pour batifoler avec les communs du paysage corallien.
Nous empruntons alors la dernière passe et rejoignons rapidement un bleu plus profond. Nous nageons vers le large.
L’évent en poupe, sous l’action du courant nous survolons ainsi dunes et jardins de corail. Voler. Planer. Sans effort. Nos palmes pour seul moyen d’orientation.
Nous explorons toute la baie. Trois heures de nage. Epuisés. Le vent s’est levé, et nous disputons un bras de fer depuis une heure avec le courant et les clapots. Nombreuses sont les tortues, requins guitare, bancs de fusillers…pas l’ombre d’une caudale dans les prés de Marsa Mubarak.
Vague à l’âme, vagues par-dessus le tuba nous revenons vers la plage. Désabusés. Une fois de plus déçus.
Parviendrons-nous un jour à nager avec un dugong ?
Faut il penser que le contact est quasi impossible, fou ?
Souvent le désespoir a gagné des batailles disait Voltaire.
Comme pour celui qui s’apprête à battre en retraite, je jette un dernier regard vers le terrain de ma défaite. Le grand bleu. Nous vivons aujourd’hui notre Austerlitz.
Il y’a un truc qui monte. Un machin rond. Une chose entre deux eaux. Et cela à une trentaine de mètres de nous. Une ogive blanche. L’image est encore trop vague car sous l’eau tout se confond. Une tortue ? Non, c’est bien trop barrique et trop rapide.
On reste là en surface. Les têtes rivées vers cette masse ondulante. Plus de doute, en voilà un.
Nous allons nager avec un dugong.
Nous n’en croyons pas nos yeux. Je mets sous tension mon caisson étanche et commence à immortaliser les premières secondes d’une rencontre tant attendue. Lui aussi nous a vu, et fonce droit sur nous. Curieux animal.
Cet animal magnifique semble un revenu de la terre, des océans datant de milliers d’années. Sa beauté, son innocence, son sourire lui donnent un caractère commun avec notre espèce de mammifère. Et comme si nous partagions une ancienne histoire terrestre, il se rapproche figurément et proprement de nous. Il remonte des profondeurs, et vient se reposer à la surface.
Respirer. Nous rencontrer. Nous extasier face à la magie de la nature. De cet équilibre subtil qui régit la vie de ce sirénien.
Il plonge, broute inlassablement les herbiers. Cinq minutes à huit minutes tout au plus, avant de remonter. A chaque fois sur la même cible ; nous.
Il y’a la place pourtant. Il pourrait venir se remplir les poumons à deux encablures. Mais non. Il souhaite indéniablement nous démontrer comment il est agile, doux, beau, fort. Amical. L’union est étrange, relevant d’une alchimie de l’instinct, d’un ordre malheureusement éphémère.
Grandiose. C’est tout simplement grandiose.
Il cherche un accord avec nous. Nous voulons la même synergie.
Alors je l’imite. Et lui montre comment l’homme est gourd, malagauche, faible et pataud dans l’eau. Il ne me quitte pas des yeux ; semble se marrer. Cela me vaudra d’ailleurs mon surnom estival : Papa le dugong. Les enfants sont amusants…parfois délirants et exagérants dans les raccourcis cognitifs qu’ils font. J’ai beau être chauve et souriant, cela ne fait pas de moi un sosie du mammifère quand même ! À moins que la vérité ne soit ailleurs ; que le lien soit fait tout bonnement pour mes poignées d’amour naissantes … sic !! Amis de la quarantaine : bienvenue au club !!
Mais la rencontre dégage tant d’affection, que je prends volontiers à mon compte l’essentiel ; le charme de l’apnéiste … P’té comment il se la raconte le gars !!
Toute la famille est impressionnée, émotionnée par la taille du dugong. Il faut avouer qu’il est imposant, haut comme une pièce de notre appartement, rond comme une colonne de Karnak... . Morgann se sent minuscule et préfère marquer légèrement un retrait. Loïck lui, accompagne chacune des lentes immersions de notre nouvel ami et prend autant de plaisir que les rémoras qui lui collent au train.
L’accompagnement du fiston se fait durant quelques mètres seulement car l’animal plonge pour se poser sur les herbiers situés à une douzaine de mètres en dessous de la surface. Et pour que l’apnée soit nourricière réciproquement, il nous faut plonger comme l’animal. Bien sûr nous pourrions nous contenter d’observer le dugong des nuages ; de contempler la Mer Rouge d’en bas, vu d’en haut.
Mais la politique de notre maison n’est pas de percevoir la vie d’un regard plongeur, d’un point de vue hiérarchique. Superficiel.
Alors nous plongeons comme lui. Sans artifice. En apnée. Pour une descente roborative réciproque. Lui pour brouter ses quarante kilogrammes quotidien d’herbacées ; nous pour nourrir nos yeux de son regard rond et de son sourire anatomique. Pour assouvir, comme si cela était possible, notre insatiable émerveillement de la beauté du monde animal.
Les vagabondages dans les airs durent à peu de chose près, deux heures.
Et puisque seules nos limites respiratoires peuvent mettre fin à la rencontre, nous rejoignons la côte. Ces sensations fortes laisseront en nous une extraordinaire et éternelle empreinte. Des images aussi superbes que nos souvenirs.
Nous sommes revenus deux fois sur ce coin. En trois journées, nous en avons rencontré à chaque balade aquatique. Jamais les mêmes mammifères. Avec toujours autant de bonheur.
Rentrer au Maroc de l'Algérie? English translation pending
Bonjour à tous
En Algérie depuis bientot 2 mois, je souhaiterais retourner en France au début du mois d'aout...seulement je suis à sec, presque plus d'argent, et les tarifs de l'Algérie vers la France (bateau et avion) sont hors de prix, minimum 300 euros je pense...Donc j'aimerais bien passer par le Maroc, ca me coutera bien moins cher et j'en profiter pour decouvrir ce pays que je ne connais pas...
Une fois au Maroc, je peux prendre un bateau Tanger-Sete (35 euros) ou regagner l'Espagne et rentrer en France en autostop...
Seulement la frontière entre l'Algérie et le Maroc est fermée...Connaissez vous des moyens (clandestins, mais pas trop) pour entrer au Maroc de l'Algérie par la frontière terrestre? j'ai par exemple entendu parler de postes frontière ou il suffisait de donner 60 euros aux policiers pour passer en toute securité...pouvez-vous m'en dire plus?
Sinon connaissez vous les prix d'avions entre l'Algérie et le Maroc (mais ca me fait chier de prendre un avion pour une distance comme ça...)
Merce de répondre
Hébergement à Paraty? (Brésil) English translation pending
Bonjour à tous
Départ au brésil en juillet ; arrivée à Rio et voiture vers la Costa verde et Paraty, puis Iguaçu et le Pantanal
Avez -vous de bons plans hébergement : pousada bien et pas trop chère ou camping (on emporte une tente et des duvets) . Nous sommes un couple de quinquas routards ...
Merci
Passeport d'urgence ou visa pour une escale aux États-Unis? (urgent) English translation pending
Bonjour,
J'ai obtenu aujourd'hui un passeport d'urgence (16 pages) afin de me rendre au Mexique pour raisons humanitaires (je suis externe en médecine)
Seul problème : mon vol fait une escale aux USA : Le passeport d'urgence (16 pages) est-il suffisant pour atterrir sur le sol américain ou faut-il un VISA ?
Les informations sur ce passeport d'urgence sont très floues et rares : je ne sais pas s'il est doté d'une lecture optique par exemple.
Merci d'avance
J'ai obtenu aujourd'hui un passeport d'urgence (16 pages) afin de me rendre au Mexique pour raisons humanitaires (je suis externe en médecine)
Seul problème : mon vol fait une escale aux USA : Le passeport d'urgence (16 pages) est-il suffisant pour atterrir sur le sol américain ou faut-il un VISA ?
Les informations sur ce passeport d'urgence sont très floues et rares : je ne sais pas s'il est doté d'une lecture optique par exemple.
Merci d'avance
Location de voiture aux États-Unis: donne avis English translation pending
Bonjour,
ça y est, sniff, je suis de retour. Alors que j'avais "l"habitude" de passer par Autoescape, j'ai tenté elocationdevoiture le courtier en second était une boite allemande : drive FTI le prix pour un SUV (pb de dos pour bagages dans le coffre) 578€ pour kilométrage illimité, 2 conducteurs, 1 plein inclus, 1m de $ de couverture, remboursement de franchise en cas de pépin.24 jours de location à Denver Somme débitée qqs jours+ tard ( en février pour départ fin mai) Voucher une semaine aprés Qqs jours avant le départ: mail de rappel avec un "guide" de la loc de voiture destiné aux novices, certes, mais clair et bien fait A l'arrivée alamo a bien essayé de vendre un véhicule plus cher, plus les gadgets habituels (GPS) plus les assurances superflues plus l'assurance 24/24 etc... J'avais choisi un Chevrolet Equinox. Je l'ai trouvé un peu "cheap" ( volume et finitions)-il y avait des myriades de japonaises mais rouler en toyota là bas pas question ; je voulais du local (pour le son du V6..) J'ai choisi un Ford Edge (taille grand Picasso avec grosses roues: en plus large quoi!) Véhicule TRES confortable 15000km tres propre, tres logeable pour 4 maxi paske le coffre était déja bien rempli avec 2 grosses valises, 2 bagages cabine et...la glacière, plus les objets qu on ne sait où mettre. Donc à 2 c'était parfait! Conso: 10l, 5 / 100 ça grimpe dur dans le Colorado. 9l/100 sur Highway à 65 mph Ordinateur de bord, toit en verre ouvrant et occultable, lecteur MP3 6 discs Et radio XTM ( radio satellite thématique sans pub - la pub ça me saoule à la longue) 5000 km parcourus sans soucis Un point gris clair: le freinage de ce genre d'engin... mais vu la courtoisie et la "zénitude" des conducteurs US aucune frayeur. très content je suis! au retour aucun souci
Voilà! à méditer pour les hésitants Autres renseignements sur demande
Alain
PS evidemment je travaille pas (plus) pour Ford!
ça y est, sniff, je suis de retour. Alors que j'avais "l"habitude" de passer par Autoescape, j'ai tenté elocationdevoiture le courtier en second était une boite allemande : drive FTI le prix pour un SUV (pb de dos pour bagages dans le coffre) 578€ pour kilométrage illimité, 2 conducteurs, 1 plein inclus, 1m de $ de couverture, remboursement de franchise en cas de pépin.24 jours de location à Denver Somme débitée qqs jours+ tard ( en février pour départ fin mai) Voucher une semaine aprés Qqs jours avant le départ: mail de rappel avec un "guide" de la loc de voiture destiné aux novices, certes, mais clair et bien fait A l'arrivée alamo a bien essayé de vendre un véhicule plus cher, plus les gadgets habituels (GPS) plus les assurances superflues plus l'assurance 24/24 etc... J'avais choisi un Chevrolet Equinox. Je l'ai trouvé un peu "cheap" ( volume et finitions)-il y avait des myriades de japonaises mais rouler en toyota là bas pas question ; je voulais du local (pour le son du V6..) J'ai choisi un Ford Edge (taille grand Picasso avec grosses roues: en plus large quoi!) Véhicule TRES confortable 15000km tres propre, tres logeable pour 4 maxi paske le coffre était déja bien rempli avec 2 grosses valises, 2 bagages cabine et...la glacière, plus les objets qu on ne sait où mettre. Donc à 2 c'était parfait! Conso: 10l, 5 / 100 ça grimpe dur dans le Colorado. 9l/100 sur Highway à 65 mph Ordinateur de bord, toit en verre ouvrant et occultable, lecteur MP3 6 discs Et radio XTM ( radio satellite thématique sans pub - la pub ça me saoule à la longue) 5000 km parcourus sans soucis Un point gris clair: le freinage de ce genre d'engin... mais vu la courtoisie et la "zénitude" des conducteurs US aucune frayeur. très content je suis! au retour aucun souci
Voilà! à méditer pour les hésitants Autres renseignements sur demande
Alain
PS evidemment je travaille pas (plus) pour Ford!
Ne pas faire ce que l'on s'était promis peut être source de sagesse... English translation pending
Bonjour ...
Cela me travaille depuis un moment, et je ne sais pas si le sujet a déjà été abordé sur VF, mais je voudrais savoir si la maladie a été quelque chose qui vous a fait réfléchir sur vos voyages, ou si vous vous êtes déjà posé la question de savoir ce que vous feriez face à celle ci ...... est ce que cela est un réel handicap, est ce que vous vous accommodez de celle ci, refusez vous certains " paris " ou destinations, réfléchissez vous avant de projeter un voyage dans une région difficile si vous ne le sentez pas, avez vous la sagesse d'annuler une " expédition " face au danger représenté, même si vous n'êtes pas malade .....
A titre d'exemple, un extrait de mon carnet en Ethiopie .... "Finalement on avait décidé que je louerais une voiture de mon côté, sur place à Mekele, pour accompagner mes collègues dans ce périple de trois jours au Dallol ..... je n'étais pas prévu au départ ..... mais en arrivant mauvaise surprise le coût se révèle deux fois celui qui était prévu .... pourquoi ? Santi est embêté et n'a pas l'air trés chaud avec cette expédition ..... les températures sont trés élevées en ce moment, 53°C ce jour, et un touriste est décédé la semaine dernière, alors forcément les tarifs augmentent au vu des risques .... celà me ramène sur terre d'un seul coup et me rappelle mon problème cardiaque, Santi tombe des nues et me dit que de toute façon il est hors de question que j'y aille, trop risqué ..... je me doutais et je ne sais pas pourquoi je m'étais emballé, sachant en France que je ne pourrais y aller à cause de ce problème, mais là c'est bon, c'est cuit .... si je peux dire .....
Mes compagnons sont dans le doute au vu des températures élevées ...... être venu ici pour ce périple et devoir renoncer, c'est rageant, mais d'un autre côté trois jours dans des températures caniculaires jour et nuit lorsque l'on est pas habitué est hyper risqué ..... je les laisse discuter ...... finalement la mort dans l'âme ils renoncent au vu des trop gros risques, sans doute une sage décision ..... il faudra revenir entre Novembre et Février ...... "
Merci de vos rendus, même si je sais que beaucoup de personnes n'aiment pas parler de leurs problèmes de santé, mais cela peut être constructif et " rassurant " d'en débattre ....
Cela me travaille depuis un moment, et je ne sais pas si le sujet a déjà été abordé sur VF, mais je voudrais savoir si la maladie a été quelque chose qui vous a fait réfléchir sur vos voyages, ou si vous vous êtes déjà posé la question de savoir ce que vous feriez face à celle ci ...... est ce que cela est un réel handicap, est ce que vous vous accommodez de celle ci, refusez vous certains " paris " ou destinations, réfléchissez vous avant de projeter un voyage dans une région difficile si vous ne le sentez pas, avez vous la sagesse d'annuler une " expédition " face au danger représenté, même si vous n'êtes pas malade .....
A titre d'exemple, un extrait de mon carnet en Ethiopie .... "Finalement on avait décidé que je louerais une voiture de mon côté, sur place à Mekele, pour accompagner mes collègues dans ce périple de trois jours au Dallol ..... je n'étais pas prévu au départ ..... mais en arrivant mauvaise surprise le coût se révèle deux fois celui qui était prévu .... pourquoi ? Santi est embêté et n'a pas l'air trés chaud avec cette expédition ..... les températures sont trés élevées en ce moment, 53°C ce jour, et un touriste est décédé la semaine dernière, alors forcément les tarifs augmentent au vu des risques .... celà me ramène sur terre d'un seul coup et me rappelle mon problème cardiaque, Santi tombe des nues et me dit que de toute façon il est hors de question que j'y aille, trop risqué ..... je me doutais et je ne sais pas pourquoi je m'étais emballé, sachant en France que je ne pourrais y aller à cause de ce problème, mais là c'est bon, c'est cuit .... si je peux dire .....
Mes compagnons sont dans le doute au vu des températures élevées ...... être venu ici pour ce périple et devoir renoncer, c'est rageant, mais d'un autre côté trois jours dans des températures caniculaires jour et nuit lorsque l'on est pas habitué est hyper risqué ..... je les laisse discuter ...... finalement la mort dans l'âme ils renoncent au vu des trop gros risques, sans doute une sage décision ..... il faudra revenir entre Novembre et Février ...... "
Merci de vos rendus, même si je sais que beaucoup de personnes n'aiment pas parler de leurs problèmes de santé, mais cela peut être constructif et " rassurant " d'en débattre ....
Séjour à Oiapock? (frontière franco-brésilienne) English translation pending
Pour ceux qui habitent ou qui ont sejourné à Oiapock (frontière franco brésilienne) : Quels sont les endroits "interessants" (hotel, restaurant, musee, lieux de culte etc...), ou l'on peut rencontrer des "qprofessionnels" francophones, avec un bon rapport qualité/prix ?
Y a t-il possibilité de séjour chez l'habitant ?
Autre chose : Quelqu'un m'a dit que le mot "Oiapock" est le nom du fleuve, mais que la ville s'appelait "Martinique" ! Avez vous des détails sur cette histoire ?
C'est une ville brésilienne, par conséquent y a t-il des gestes, des propos ou des vêtements où des lieux à éviter ? (j'entend pour une française !)
Merci pour vos réponses !
Y a t-il possibilité de séjour chez l'habitant ?
Autre chose : Quelqu'un m'a dit que le mot "Oiapock" est le nom du fleuve, mais que la ville s'appelait "Martinique" ! Avez vous des détails sur cette histoire ?
C'est une ville brésilienne, par conséquent y a t-il des gestes, des propos ou des vêtements où des lieux à éviter ? (j'entend pour une française !)
Merci pour vos réponses !
Quel préparatif pour un long voyage (tour de l'Asie)? English translation pending
Bonsoir, bon je ne vais commencer a raconter ma vie, mais dison juste que cela fait un moment que je ne pense qu'a une chose et c'est de partir de france pour traverser toute l'asie a pied (non je ne suis pas fou^^)
j'ai 18ans et j'ai toujours sut que je ne voudrais pas rester en france, donc oép comme j'ai vu sur d'autre post ya des rabageois^:oé té trop jeune, ta pas d'argent nanana^^
donc ce genre e commentaires j'avoue qu'ils ne sont pas du tout constructif et que ceux qui les écrivent sont des froussard et qu'ils ont qu'a rester bien au chaud dans leur maison en regardant attention a la marche :P
bref donc le choix est fait et je ne reviendrait pas dessus; je compte partir dans un ou deux ans en mettant environ 3000 euros de coté, cet argent ne servira en aucun cas au transport, donc ce sera juste pour ce qui est nouriture et sait on jamais changement de chaussure, fringues et autre.
je n'ai pas de limite de temps c'est a dire que le voyage peut duré 30 ans je m'en fiche complétement.
Si je post ici c'est pour obtenir des remarques ou conseil constructif: Quel équipement, combien d'argent, itinéraire, comment obtenir les visas et quel temps cela prendra?...etc
Si je trouve j'aimerai partir avec 2 voir 3 compagnons de moins de 30 ans de n'importe quel sexe et nationalité.
Si nos chemins se séparent sur la route eh bé c'est comme sa.
Je ne compte pas tracer(c'est pas pekin express!!), j'entend par la que si un pays, village..me plait je peut m'y arréter quelques temps.
Enfin si quelqu'un a deja vécu cela ou si au contraire il aimerait la partager c'est avec grands plaisir que j'attens vos reponses ;)
On n'a qu'une vie, pourquoi suivre le systéme?: reveil boulot manger dodo et économiser 2-3 ronds pour partir a la mer lété.. Chacun sa vie, chacun ses envies et pour finir chacun son chemin :)
bref donc le choix est fait et je ne reviendrait pas dessus; je compte partir dans un ou deux ans en mettant environ 3000 euros de coté, cet argent ne servira en aucun cas au transport, donc ce sera juste pour ce qui est nouriture et sait on jamais changement de chaussure, fringues et autre.
je n'ai pas de limite de temps c'est a dire que le voyage peut duré 30 ans je m'en fiche complétement.
Si je post ici c'est pour obtenir des remarques ou conseil constructif: Quel équipement, combien d'argent, itinéraire, comment obtenir les visas et quel temps cela prendra?...etc
Si je trouve j'aimerai partir avec 2 voir 3 compagnons de moins de 30 ans de n'importe quel sexe et nationalité.
Si nos chemins se séparent sur la route eh bé c'est comme sa.
Je ne compte pas tracer(c'est pas pekin express!!), j'entend par la que si un pays, village..me plait je peut m'y arréter quelques temps.
Enfin si quelqu'un a deja vécu cela ou si au contraire il aimerait la partager c'est avec grands plaisir que j'attens vos reponses ;)
On n'a qu'une vie, pourquoi suivre le systéme?: reveil boulot manger dodo et économiser 2-3 ronds pour partir a la mer lété.. Chacun sa vie, chacun ses envies et pour finir chacun son chemin :)
Corse à vélo: où garer sa voiture à Toulon? English translation pending
Bonjour à tous,
Nous partons en Corse au mois d'août et descendons à Toulon en voiture (on est de Bretagne) et nous cherchons un lieu sûr et surtout gratuit 😉 pour y laisser notre voiture pendant 3 semaines. Connaissez-vous des astuces, des lieux sûr dans la ville (jardin, rue, parking personnel peut être) pas trop loin de la gare maritime. Nous prenons le bateau le dimanche 2 août au matin, retour prévu vers le 20 août. J'attends des infos avec impatience ! 😉 Guillaume
Nous partons en Corse au mois d'août et descendons à Toulon en voiture (on est de Bretagne) et nous cherchons un lieu sûr et surtout gratuit 😉 pour y laisser notre voiture pendant 3 semaines. Connaissez-vous des astuces, des lieux sûr dans la ville (jardin, rue, parking personnel peut être) pas trop loin de la gare maritime. Nous prenons le bateau le dimanche 2 août au matin, retour prévu vers le 20 août. J'attends des infos avec impatience ! 😉 Guillaume
Histoire russe English translation pending
Après plusieurs années à profiter de chaque instant de libre pour bourlinguer aux quatre coins de la Russie, à parcourir des kilomètres d'étendues quasiment désertiques, à passer de villes en villes, de villages en villages, de campagnes en forêts, de montagnes en rivières, à partager shashliki et vodka avec des hommes et des femmes d'un peu partout...il ne m'était jamais venu à l'esprit d'écrire un carnet de voyage. Et je ne l'ai pas fait. Sans doute parce que certaines choses se vivent bien mieux qu'elles ne se racontent.
J'ai eu l'occasion, néanmoins, au cours de mes pérégrinations, de rencontrer des gens dont la vie, les histoires, m'ont particulièrement ému. Et c'est cela que je voudrais raconter. Des tranches de vie, des instants dans l'existence d'hommes et de femmes dont le monde ignore le nom et qui ne seront jamais que des silhouettes lointaines et sans consistance pour la plus grande majorité de la population mondiale. Des gens ordinaires qui ne sont ni des sages, ni des artistes, ni des philosophes. Des gens nés quelque part et qui essaient tant bien que mal de se construire une vie. Mais des gens qui m'ont fait aimer ce pays, qui se sont contentés d'être ce qu'ils étaient et qui m'ont permis de lever un peu le voile sur cette fameuse "âme russe" que personne n'arrive jamais vraiment à saisir.
J'ai changé les noms, je ne dis pas d'où ils viennent, je romance un peu, mais sans trahir, je crois, la réalité que j'ai pu constater. Ce que je raconte là, c'est ce que j'ai vu, entendu, ressenti. C'est un petit bout de la Russie, telle que je l'ai connue, avec mon regard de française.
Youri, le désabusé
Lorsqu’un étranger demande à Youri où il vit, le vieil homme a bien du mal à fournir une réponse précise. La ville de N… est au nord, toujours plus au Nord. Pas le Nord qu’on connaît, pas le Nord féérique. Juste le Nord, en plein centre, encore au Nord. Bien au-delà de la zone où les hommes normaux s’aventurent.
Lorsqu’un étranger demande à Youri ce qu’il fait dans la vie, le vieil homme a bien du mal à fournir une réponse précise. Il travaille à la poissonnerie, comme tout le monde ici, mais son poste n’est pas vraiment défini, à chemin entre l’homme à tout faire et le bouche trou qu’on appelle en renfort en fonction des besoins. Ce qu’il sait c’est qu’il est en bas de l’échelle. Sa femme, Katya, le lui répète suffisamment, les rares fois où ils échangent plus de dix mots.
Lorsqu’un étranger demande à Youri de lui conter ses rêves, Youri hausse les sourcils, regarde un moment dans le vide, et finit par sourire. « Une bouteille de vodka et une femme bien ronde ».
Youri trouve qu’il travaille trop. Ses mains lui font mal, son dos souffre des longues heures à trimballer des caisses et son chef est un crétin. Et quand il ne travaille pas, Youri s’ennuie.
La ville de N… n’est pas une ville. C’est un ensemble de bâtiments organisés autour de la poissonnerie. A une époque, Youri s’en souvient, vivre là, c’était bien. Les bâtiments étaient neufs, les salaires étaient payés à la fin du mois, il y avait même un théâtre.
Le théâtre a fermé depuis longtemps et le bâtiment est devenu une ruine où les jeunes se retrouvent le soir pour picoler. Les immeubles ne tiennent plus debout que grâce à l’intervention de forces obscures. Et il y a bien longtemps que l’argent liquide a disparu de la ville (sauf peut-être du coffre du directeur). Les salaires sont désormais payés sous la forme d’un compte ouvert à l’épicerie.
Youri aime bien l’épicerie, c’est bien la seule distraction du coin. Mais il n’aime pas Nadia, la propriétaire. Il aurait bien été tenté pourtant de faire quelque chose avec elle. Elle a une poitrine généreuse et un arrière train tout aussi généreux. Youri aime bien les femmes qui ont des formes, alors que Katya, elle, est plus maigre qu’une vieille planche de bois pourri.
Nadia, personne ne sait d’où elle vient. Un matin, elle est arrivée à N…, a posé ses valises, a racheté l’épicerie qui périclitait et elle n’est plus jamais partie. Peut-être a-t-elle essayé un jour de raconter son histoire, mais nul ne s’en souvient. Les rumeurs sur cette femme étrange avaient déjà pris le dessus. Tant et si bien que les histoires les plus folles circulent sur son compte. Youri a entendu dire qu’elle venait de Perm, qu’elle avait été mariée et mère d’un enfant. On dit également que son fils serait mort en Afghanistan. Quant à son mari, il aurait été arrêté et serait mort en prison. Les plus informés prétendent même que son mari lui faisait vivre un enfer et que, pour se débarrasser de ce tyran qui la battait comme plâtre, elle l’aurait elle-même dénoncé, sous de faux prétextes. Youri ne sait pas si c’est vrai, mais une chose est sûre Nadia n’aime pas les hommes.
Et les hommes n’aiment pas Nadia. Elle dirige son commerce d’une main de maître et inscrit chaque achat dans son grand cahier. Elle contrôle tout, sait tout et a toujours un regard désapprobateur quand Youri vient acheter une bouteille. Par solidarité féminine, sans doute, elle contrôle tous ce que les hommes achètent. Elle s’assure ainsi qu’il restera suffisamment de crédit sur le compte pour ce qu’elle appelle les dépenses utiles. Youri ne voit pas en quoi une bouteille serait une dépense inutile. Mais il ne peut rien contre la toute puissance de Nadia et son grand cahier – maudit soit-il !
Pour contourner la tyrannie de Nadia, Youri et ses amis se sont organisés. Ils n’achètent leur vodka qu’à tour de rôle, afin de ne pas éveiller ses soupçons. A une époque, Youri envoyait sa fille, Dacha. Nadia était folle d’elle et ne pouvait rien lui refuser. Mais Dacha est partie et Youri est obligé de négocier avec les autres pour avoir sa ration de vodka. Ces derniers temps, la bouteille coûtait un paquet de vraies cigarettes, pas les trucs horribles qu’on fume d’ordinaire par ici. Youri regrette parfois que Dacha soit partie.
Dacha trouvait que la vie ici était une vie de chien. Un jour, elle a fait ses valises et elle a quitté la ville avec un jeune imbécile. Elle est partie pour Moscou, pour devenir mannequin. C’est vrai qu’elle est jolie Dacha. Youri ne s’est jamais posé de questions sur ce qu’elle pouvait bien faire. Jusqu’au jour où Dima lui a dit ce qu’il arrivait aux jeunes filles de province qui venaient à Moscou pour être mannequin. « Elles finissent sur le trottoir, a-t-il dit. Et les plus chanceuses trainent dans les hôtels de luxe pour trouver un mari étranger et obtenir un passeport ». Youri lui a cassé la figure. Il aimait bien Dacha et il ne veut pas qu’on dise cela d’elle. Ça le rend triste d’imaginer sa petite fille toute seule, loin de lui.
Et Katya est devenue insupportable depuis que sa fille est partie. Elle est tout le temps sur son dos, à vérifier ce qu’il fait, ce qu’il dit, à lui reprocher de ne pas avoir d’ambition. Youri en a eu pourtant de l’ambition. A une époque, il avait décidé de devenir livreur pour la poissonnerie. Les livreurs sont les plus chanceux. Ils restent assis derrière leur volant tandis que ceux comme Youri chargent la marchandise. Ensuite, ils partent vers des destinations que Youri trouve exotiques. Et certains d’entre eux touchent même un vrai salaire, en espèces sonnantes et trébuchantes. Alors Youri a obtenu son permis de conduire. Il avait mis de côté juste ce qu’il fallait pour payer l’examinateur. Il lui aurait suffi ensuite d’être muté au service des livreurs, pour ça aussi, il avait réuni l’argent.
Mais il a tout planté. Le jour où il a eu son permis, il a fait la fête avec des amis. Ruslan avait une voiture. Youri a voulu l’essayer, il était ivre. Les GAItchiki l’ont arrêté et il a perdu son permis. Il pensait pourtant que tout irait bien. Son beau-frère est flic et Youri était sûr qu’il l’aiderait. Mais le beau-frère n’a rien fait et Youri a du oublier tous ses rêves de liberté. Le lendemain, il repartait transporter des caisses et Katya reprenait ses reproches.
Youri vient de finir sa journée, il est fatigué. Ses mains, son dos, il ne sent presque plus rien depuis le temps. Il ne veut pas rentrer chez lui. Il se dirige vers l’épicerie, la seule distraction de la ville. Il faut qu’il trouve deux compagnons pour s’offrir une bouteille. On ne boit pas tout seul, c’est un principe. Et des principes, on n’en manque pas par ici. Dima a dit qu’il serait au veux théâtre ce soir. Alors Youri déambule dans les rues pour le retrouver. La ville est sinistre dans cet endroit que même le soleil a fui. Et tous les hommes ont le même regard hagard et vide. Youri se demande comment il va faire pour pouvoir obtenir une bouteille. Il sait que Nadia veille. Et que Katya l’attend. Il s’arrête soudain et lève les yeux vers le ciel blanc. Il y a dans l’air un parfum d’été, de cet été sans chaleur qui peine à réchauffer les cœurs. Il songe aux rêves qu’il aurait pu avoir. Durant un instant, aussi éphémère qu’un flocon de neige, un léger sourire se dessine sur ses lèvres et ses yeux brillent. Une vieille Zhiguli passe dans la rue, Youri secoue la tête, hausse les épaules et reprend sa route, armé de cette certitude inébranlable : si les rêves étaient faits pour se réaliser, ce ne serait plus des rêves.
J'ai eu l'occasion, néanmoins, au cours de mes pérégrinations, de rencontrer des gens dont la vie, les histoires, m'ont particulièrement ému. Et c'est cela que je voudrais raconter. Des tranches de vie, des instants dans l'existence d'hommes et de femmes dont le monde ignore le nom et qui ne seront jamais que des silhouettes lointaines et sans consistance pour la plus grande majorité de la population mondiale. Des gens ordinaires qui ne sont ni des sages, ni des artistes, ni des philosophes. Des gens nés quelque part et qui essaient tant bien que mal de se construire une vie. Mais des gens qui m'ont fait aimer ce pays, qui se sont contentés d'être ce qu'ils étaient et qui m'ont permis de lever un peu le voile sur cette fameuse "âme russe" que personne n'arrive jamais vraiment à saisir.
J'ai changé les noms, je ne dis pas d'où ils viennent, je romance un peu, mais sans trahir, je crois, la réalité que j'ai pu constater. Ce que je raconte là, c'est ce que j'ai vu, entendu, ressenti. C'est un petit bout de la Russie, telle que je l'ai connue, avec mon regard de française.
Youri, le désabusé
Lorsqu’un étranger demande à Youri où il vit, le vieil homme a bien du mal à fournir une réponse précise. La ville de N… est au nord, toujours plus au Nord. Pas le Nord qu’on connaît, pas le Nord féérique. Juste le Nord, en plein centre, encore au Nord. Bien au-delà de la zone où les hommes normaux s’aventurent.
Lorsqu’un étranger demande à Youri ce qu’il fait dans la vie, le vieil homme a bien du mal à fournir une réponse précise. Il travaille à la poissonnerie, comme tout le monde ici, mais son poste n’est pas vraiment défini, à chemin entre l’homme à tout faire et le bouche trou qu’on appelle en renfort en fonction des besoins. Ce qu’il sait c’est qu’il est en bas de l’échelle. Sa femme, Katya, le lui répète suffisamment, les rares fois où ils échangent plus de dix mots.
Lorsqu’un étranger demande à Youri de lui conter ses rêves, Youri hausse les sourcils, regarde un moment dans le vide, et finit par sourire. « Une bouteille de vodka et une femme bien ronde ».
Youri trouve qu’il travaille trop. Ses mains lui font mal, son dos souffre des longues heures à trimballer des caisses et son chef est un crétin. Et quand il ne travaille pas, Youri s’ennuie.
La ville de N… n’est pas une ville. C’est un ensemble de bâtiments organisés autour de la poissonnerie. A une époque, Youri s’en souvient, vivre là, c’était bien. Les bâtiments étaient neufs, les salaires étaient payés à la fin du mois, il y avait même un théâtre.
Le théâtre a fermé depuis longtemps et le bâtiment est devenu une ruine où les jeunes se retrouvent le soir pour picoler. Les immeubles ne tiennent plus debout que grâce à l’intervention de forces obscures. Et il y a bien longtemps que l’argent liquide a disparu de la ville (sauf peut-être du coffre du directeur). Les salaires sont désormais payés sous la forme d’un compte ouvert à l’épicerie.
Youri aime bien l’épicerie, c’est bien la seule distraction du coin. Mais il n’aime pas Nadia, la propriétaire. Il aurait bien été tenté pourtant de faire quelque chose avec elle. Elle a une poitrine généreuse et un arrière train tout aussi généreux. Youri aime bien les femmes qui ont des formes, alors que Katya, elle, est plus maigre qu’une vieille planche de bois pourri.
Nadia, personne ne sait d’où elle vient. Un matin, elle est arrivée à N…, a posé ses valises, a racheté l’épicerie qui périclitait et elle n’est plus jamais partie. Peut-être a-t-elle essayé un jour de raconter son histoire, mais nul ne s’en souvient. Les rumeurs sur cette femme étrange avaient déjà pris le dessus. Tant et si bien que les histoires les plus folles circulent sur son compte. Youri a entendu dire qu’elle venait de Perm, qu’elle avait été mariée et mère d’un enfant. On dit également que son fils serait mort en Afghanistan. Quant à son mari, il aurait été arrêté et serait mort en prison. Les plus informés prétendent même que son mari lui faisait vivre un enfer et que, pour se débarrasser de ce tyran qui la battait comme plâtre, elle l’aurait elle-même dénoncé, sous de faux prétextes. Youri ne sait pas si c’est vrai, mais une chose est sûre Nadia n’aime pas les hommes.
Et les hommes n’aiment pas Nadia. Elle dirige son commerce d’une main de maître et inscrit chaque achat dans son grand cahier. Elle contrôle tout, sait tout et a toujours un regard désapprobateur quand Youri vient acheter une bouteille. Par solidarité féminine, sans doute, elle contrôle tous ce que les hommes achètent. Elle s’assure ainsi qu’il restera suffisamment de crédit sur le compte pour ce qu’elle appelle les dépenses utiles. Youri ne voit pas en quoi une bouteille serait une dépense inutile. Mais il ne peut rien contre la toute puissance de Nadia et son grand cahier – maudit soit-il !
Pour contourner la tyrannie de Nadia, Youri et ses amis se sont organisés. Ils n’achètent leur vodka qu’à tour de rôle, afin de ne pas éveiller ses soupçons. A une époque, Youri envoyait sa fille, Dacha. Nadia était folle d’elle et ne pouvait rien lui refuser. Mais Dacha est partie et Youri est obligé de négocier avec les autres pour avoir sa ration de vodka. Ces derniers temps, la bouteille coûtait un paquet de vraies cigarettes, pas les trucs horribles qu’on fume d’ordinaire par ici. Youri regrette parfois que Dacha soit partie.
Dacha trouvait que la vie ici était une vie de chien. Un jour, elle a fait ses valises et elle a quitté la ville avec un jeune imbécile. Elle est partie pour Moscou, pour devenir mannequin. C’est vrai qu’elle est jolie Dacha. Youri ne s’est jamais posé de questions sur ce qu’elle pouvait bien faire. Jusqu’au jour où Dima lui a dit ce qu’il arrivait aux jeunes filles de province qui venaient à Moscou pour être mannequin. « Elles finissent sur le trottoir, a-t-il dit. Et les plus chanceuses trainent dans les hôtels de luxe pour trouver un mari étranger et obtenir un passeport ». Youri lui a cassé la figure. Il aimait bien Dacha et il ne veut pas qu’on dise cela d’elle. Ça le rend triste d’imaginer sa petite fille toute seule, loin de lui.
Et Katya est devenue insupportable depuis que sa fille est partie. Elle est tout le temps sur son dos, à vérifier ce qu’il fait, ce qu’il dit, à lui reprocher de ne pas avoir d’ambition. Youri en a eu pourtant de l’ambition. A une époque, il avait décidé de devenir livreur pour la poissonnerie. Les livreurs sont les plus chanceux. Ils restent assis derrière leur volant tandis que ceux comme Youri chargent la marchandise. Ensuite, ils partent vers des destinations que Youri trouve exotiques. Et certains d’entre eux touchent même un vrai salaire, en espèces sonnantes et trébuchantes. Alors Youri a obtenu son permis de conduire. Il avait mis de côté juste ce qu’il fallait pour payer l’examinateur. Il lui aurait suffi ensuite d’être muté au service des livreurs, pour ça aussi, il avait réuni l’argent.
Mais il a tout planté. Le jour où il a eu son permis, il a fait la fête avec des amis. Ruslan avait une voiture. Youri a voulu l’essayer, il était ivre. Les GAItchiki l’ont arrêté et il a perdu son permis. Il pensait pourtant que tout irait bien. Son beau-frère est flic et Youri était sûr qu’il l’aiderait. Mais le beau-frère n’a rien fait et Youri a du oublier tous ses rêves de liberté. Le lendemain, il repartait transporter des caisses et Katya reprenait ses reproches.
Youri vient de finir sa journée, il est fatigué. Ses mains, son dos, il ne sent presque plus rien depuis le temps. Il ne veut pas rentrer chez lui. Il se dirige vers l’épicerie, la seule distraction de la ville. Il faut qu’il trouve deux compagnons pour s’offrir une bouteille. On ne boit pas tout seul, c’est un principe. Et des principes, on n’en manque pas par ici. Dima a dit qu’il serait au veux théâtre ce soir. Alors Youri déambule dans les rues pour le retrouver. La ville est sinistre dans cet endroit que même le soleil a fui. Et tous les hommes ont le même regard hagard et vide. Youri se demande comment il va faire pour pouvoir obtenir une bouteille. Il sait que Nadia veille. Et que Katya l’attend. Il s’arrête soudain et lève les yeux vers le ciel blanc. Il y a dans l’air un parfum d’été, de cet été sans chaleur qui peine à réchauffer les cœurs. Il songe aux rêves qu’il aurait pu avoir. Durant un instant, aussi éphémère qu’un flocon de neige, un léger sourire se dessine sur ses lèvres et ses yeux brillent. Une vieille Zhiguli passe dans la rue, Youri secoue la tête, hausse les épaules et reprend sa route, armé de cette certitude inébranlable : si les rêves étaient faits pour se réaliser, ce ne serait plus des rêves.
Photos du Costa Luminosa English translation pending
😉😉Bonjour,
Je vous propose le même thème de discussion sur un autre paquebot :
le LUMINOSA qui lui a pris un peu plus d'avance par rapport au PACIFICA.
Nous consacrerons également un sujet à venir sur le DELIZIOSA.
Naturellement, nous pourrons faire plus amples connaissances grâce à ceux qui ont ou vont voyagé sur les paquebot MSC ou autres compagnies.
Bien à vous.
JC
Je vous propose le même thème de discussion sur un autre paquebot :
le LUMINOSA qui lui a pris un peu plus d'avance par rapport au PACIFICA.
Nous consacrerons également un sujet à venir sur le DELIZIOSA.
Naturellement, nous pourrons faire plus amples connaissances grâce à ceux qui ont ou vont voyagé sur les paquebot MSC ou autres compagnies.
Bien à vous.
JC
Circuit de sept semaines en camping-car au Portugal English translation pending
Nous partons au Portugal cet été avec notre camping car .
Nous serons sur place 7 semaines .
Nous vous proposons ce circuit :
Entrée par Miranda do douro - Vila real - Guimares - Braga - Parc nat Peneda Geres -Viana do castelo - Porto - Vallée du Douro - Lamengo - Viseu - Aveiro - Bucaco - Coimbra - Tomar - Batalha - Sintra - Lisboa - Lagos - Faro - Vila real de st antonio - Monsaraz - Evora - Elvas - marvao - Monsanto - Mont Torre - sortie par Guarda .
Qu'en pensez-vous ?
Merci d'avance pour vos réponses .
Entrée par Miranda do douro - Vila real - Guimares - Braga - Parc nat Peneda Geres -Viana do castelo - Porto - Vallée du Douro - Lamengo - Viseu - Aveiro - Bucaco - Coimbra - Tomar - Batalha - Sintra - Lisboa - Lagos - Faro - Vila real de st antonio - Monsaraz - Evora - Elvas - marvao - Monsanto - Mont Torre - sortie par Guarda .
Qu'en pensez-vous ?
Merci d'avance pour vos réponses .
TGV manqué à Paris pour retard de l'avion? English translation pending
Je dois arriver le 8 septembre prochain à Paris Charles de Gaulle à 7H05. Je veux prendre le TGV pour Strasbourg à 10H40 à partir de Paris Charles de Gaulle. En principe j'aurai assez de temps pour prendre mon TGV. Cependant, si pour une raison inconnue, mon avion a du retard et que je manque mon TGV, est-ce que je peux échanger mon billet pour prendre le prochain TGV ou un autre ultérieur? Si oui, où dois-je échanger mon billet? Si non, est-ce que je perds le prix de mon billet et je dois acheter un autre billet?
Préparation d'un long voyage à vélo: l'alimentation sur la route English translation pending
Hello tout le monde,
Je prépare un long voyage à vélo, et je commence à m'interroger sur l'alimentation sur la route.
Qu'est-ce que vous mangez quand vous êtes à vélo sur de longues distances ? Comment se passe la cuisine ? Est-ce que vous êtes plutôt feu de bois récolté sur la route ou bien réchaud à gaz ? De quoi est composé votre matériel de cusine ? Quelques recettes à partager ? La vaisselle, c'est à l'eau de gourde ou un ruisseau peu suffire ? Est-ce que vous êtes du genre à vous cuisiner de vrais plats ou bien est-ce plutôt soupes de nouilles et sachets lyophilisés ?
Merci beaucoup pour vos appétissantes réponses !
Je prépare un long voyage à vélo, et je commence à m'interroger sur l'alimentation sur la route.
Qu'est-ce que vous mangez quand vous êtes à vélo sur de longues distances ? Comment se passe la cuisine ? Est-ce que vous êtes plutôt feu de bois récolté sur la route ou bien réchaud à gaz ? De quoi est composé votre matériel de cusine ? Quelques recettes à partager ? La vaisselle, c'est à l'eau de gourde ou un ruisseau peu suffire ? Est-ce que vous êtes du genre à vous cuisiner de vrais plats ou bien est-ce plutôt soupes de nouilles et sachets lyophilisés ?
Merci beaucoup pour vos appétissantes réponses !